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26/10/2007

N°127 journal de l'Afghanistan dossier 25-10 Suite

3-3 Point de vue de Annelise Arcq : Etats-Unis en Afghanistan : Crimes sans châtiments?
En pleine préparation pour une nouvelle guerre contre l'Irak les Etats-Unis tentent à tout prix de protéger les crimes de leurs soldats en Afghanistan.

 

Des charniers entiers d'Afghans sauvagement assassinés ont été trouvés dans la région, l'implication US est-elle établie?

 

Pourquoi les Etats-Unis refusent-ils de reconnaître la Cour Pénale Internationale (CPI) de La Haye ?

 

Nous en faisions état déjà le 26 juin dernier: lorsque la ville de Kunduz est tombée aux mains de l'armée du général afghan Abdul Rachid Dostom, allié des Etats-Unis, le 24 novembre 2001, des milliers de talibans et de combattants d'al-Qaïda se sont rendus aux nouveaux maîtres du pays. Des négociations, menées en présence d'Américains, ont fixé les termes de la reddition : les talibans pourraient rentrer chez eux et les hommes de Ben Laden pourraient quitter l'Afghanistan et rentrer dans leur pays.

 

Mais Dostom n'avait pas l'intention de respecter les termes de la reddition. Les prisonniers ont été chargés dans des containers hermétiques. Des centaines d'entre eux sont morts d'asphyxie, dans d'atroces souffrances, ou ont été abattus.

 

Une odeur de charnier

 

 

 

Dans un documentaire présenté en juin dernier devant des membres du parlement européen, Jamie Doran, journaliste indépendant, avait enquêté sur ce «convoi de la mort». Selon son documentaire Massacre à Mazar, des soldats américains ont demandé aux Afghans de se débarrasser des containers remplis de prisonniers, pour éviter que cela n'apparaisse sur des photos satellites.

 

 

 

Doran a recueilli les témoignages de chauffeurs de camion et de soldats afghans selon lesquels certains prisonniers avaient frappé contre les parois, hurlant, suffoquant, devenant à moitié fous pour une goutte d'eau ou un filet d'air. Des soldats afghans affirment que des officiers US ont donné l'ordre aux militaires afghans de tirer dans les containers.

 

 

 

L'un d'eux rapporte avoir vu un soldat américain briser la nuque d'un prisonnier et arroser d'acide d'autres prisonniers. «Ils faisaient ce qu'ils voulaient, nous n'avions pas le pouvoir de les empêcher», affirme-t-il. Doran demandait que le site des fosses communes soit protégé, car le risque était grand que les traces de ces crimes de guerre soient nettoyées par l'Alliance du Nord ou les Américains.

 

 

 

Les révélations de Jamie Doran ont été confirmées par des journalistes du journal allemand Die Zeit, qui fait encore état d'un autre massacre dans la ville de Mazar-i-Sharif lorsqu'elle était occupée par les troupes de l'Alliance du Nord. Des combattants talibans s'étaient retranchés dans une école du centre ville d'où ils défendaient leurs positions. L'aviation américaine est entrée en action pour vaincre cette résistance. Après l'action, la Croix Rouge a dénombré 570 corps. On se souviendra aussi de l'assaut donné contre la prison de Qala Jangi, la forteresse où éclata le 25 novembre une émeute très meurtrière, où plus de 600 prisonniers talibans ont péri en présence et avec l'aide de troupes américaines.

 

 

 

En janvier et février, une équipe de Physicians for Human Rights (PHR), une organisation basée à Boston, avait enquêté sur les «convois de la mort» et découvert les charniers, à Dasht-e Leili.

 

 

 

L'hebdomadaire Newsweek revient largement sur ces convois dans son édition du 26 août. Selon Newsweek, un mémorandum confidentiel des Nations Unies estime que les découvertes faites dans les fosses communes «suffisent pour justifier une enquête criminelle officielle.» «Considérant la sensibilité politique de cette affaire, et pour des raisons de sécurité, il est fortement recommandé que toutes les activités relevant de ce cas soient arrêtées jusqu'à ce que soit prise une décision concernant la finalité : procès criminel, commission vérité ou autre.» Mais ce mémorandum est resté sans suite. Des responsables genevois de la Croix Rouge , rencontrés à Kaboul par l'équipe de PHR, avaient confié avoir de «graves inquiétudes» quant au traitement des prisonniers par les troupes US et leurs alliés. Et dans son bureau de Kandahar, la Croix rouge a présenté aux journalistes un survivant d'un des containers, Sardar Mohammed, 23 ans, qui affirme avoir compté plus de 1.000 victimes n'ayant pas survécu au convoi.

 

Accusations de crimes de guerre

 

 

 

«Des forces US étaient présentes dans la région à cette période, dit Jennifer Leaning, professeur à l'Ecole de santé publique de Harvard et membre de l'équipe de PHR. Que savaient les Américains, quand, et où, et qu'ont-ils fait?»

 

 

 

Newsweek rapporte que la A-team 595 des Special Forces ­ les troupes de choc de l'attaque US contre les Talibans ­ avait été assignée pour travailler avec le général Dostum (chaque A-team est assignée à un commandant local). Elle a établi le contact avec Dostum le 19 octobre dans ses quartiers généraux, au sud de Mazar-i-Sharif.

 

 

 

Le 4 novembre, l'Alliance du Nord a donné l'assaut à Mazar, un assaut orchestré notamment par les Special Forces, dont deux A-teams. A-team 595 a assisté Dostum lors des négociations qui ont entouré la reddition des prisonniers talibans. Les jours où les convois de la mort sont arrivés à Shebergan, des troupes des Special Forces étaient dans la région et s'occupaient principalement de la sécurité dans la prison.

 

 

 

Une équipe des services secrets US, en tenue de combat, était présente dans la prison et opérait la sélection des membres d'al-Qaïda. Le colonel Mulholland, commandant du Fifht Special Forces Group, rapporte que la A-team savait qu'un nombre important de prisonniers talibans étaient morts sur le trajet vers Shebergan. Mais bien entendu, l'armée américaine nie toute implication: «Nos soldats affirment qu'ils n'ont vu transporter des prisonniers que dans des camions découverts et que les détenus recevaient eau et nourriture [...]. Tous ont appris que s'ils étaient témoins d'atrocités, ils devraient agir pour y mettre fin», a déclaré au Monde l'un de ses porte-parole, le lieutenant colonel David Lapan.2 Ce peloton d'élite suivait pas à pas le seigneur de la guerre Dostom, devenu ministre. Des bérets verts si efficaces et héroïques que leur capitaine a reçu, en avril, les honneurs officiels de son Etat du Kansas.

 

 

 

Les accusations de crimes de guerre se multiplient donc envers les Américains et leurs alliés afghans. Depuis que les troupes US sont arrivées en Afghanistan en octobre dernier, l'administration Bush considère sa campagne comme une guerre américaine contre le terrorisme, une guerre contre les Talibans pour laquelle elle fait appel aux services de l'Alliance du Nord, son allié sur le terrain. Ce sont clairement les Américains qui ont le contrôle. Le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld décrivait en ces termes les relations des forces armées US avec l'Alliance du Nord: «Dans le Nord, les Special Forces US sont enrôlées dans des éléments de l'Alliance du Nord, et les ont assistés dans les communications afin d'apporter de la nourriture, des munitions, des équipements médicaux, des tenues d'hiver, ainsi que pour communiquer avec la force aérienne que fournissent lkes Etats-Unis.»

 

 

 

Depuis des mois, l'Afghanistan est sous surveillance militaire intense, avec du matériel électronique hypersophistiqué utilisé pour surveiller les déplacements de troupes. Comment le mouvement d'un convoi de containers n'aurait-il pas été repéré? Comment la mort de centaines sinon de milliers de prisonniers et leur déchargement dans le désert auraient-ils pu passer inaperçus? D'une part, les Américains se vantent d'aller chasser le terroriste en Afghanistan, mais lorsque l'évidence de massacre se fait de plus en plus présente, l'administration Bush prétend qu'elle n'a rien à voir avec cela?! L'Alliance du Nord agissait à l'initiative de l'administration Bush. A plusieurs reprises, la Maison Blanche a répété que les combattants talibans, assimilés à Al-Qaïda, étaient des «combattants illégaux» qui n'étaient pas protégés par les Conventions de Genève.

 

 

 

Plusieurs enquêtes, dont celle de Newsweek, rapportent l'évidence que des crimes de guerre ont été commis. Toutes confirment la présence de personnel militaire américain sur le terrain à différents stades des atrocités. Une enquête pour crimes de guerre, non seulement envers l'Alliance du Nord mais aussi à l'encontre de militaires américains et de l'administration Bush est nécessaire. Et tôt ou tard, ces derniers pourraient être amenés à devoir répondre de leurs actes devant la Cour Pénale Internationale. Ce dont ils tentent actuellement de se prémunir.

 

 

 

Pourquoi les Etats-Unis refusent-ils de reconnaître la Cour Pénale Internationale (CPI) de La Haye ? Pourquoi multiplient-ils les pressions sur les pays ayant signé le traité fondateur de la Cour , pour signer des accords bilatéraux?

 

 

 

Sur base de l'exemple afghan, on comprend mieux pourquoi. Dans ces accords, les deux signataires s'engagent à ne pas livrer leurs ressortissants à la CPI. Les citoyens américains seraient ainsi assurés de ne jamais se retrouver devant la CPI , qui poursuit des individus soupçonnés de crimes de guerre ou de génocide. Pour inciter les pays tiers à signer les accords proposés, le Congrès américain vient d'adopter une loi que le président Bush a signée dernièrement. Cette loi prévoit de stopper l'aide militaire aux pays qui refuseraient d'accepter le pacte de non-extradition mutuelle. Ce que craignent les Etats-Unis, c'est que l'administration et les militaires américains en mission à l'étranger soient l'objet de procès «politiques», mais surtout qu'une instance internationale vienne jeter un grain de sable dans le sale jeu de la grande puissance américaine. Surtout que personne ne vienne mettre son nez dans les affaires puantes de l'administration américaine!

 

Annelise Arcq

 

http://www.stopusa.be/scripts/texte.php?section=BY&langue=1&id=15175
9 septembre 2002

 

 

 


3-4 Entretien avec Mohammed Daud Miraki : La souffrance des Afghans sous l’occupation et la guerre .

 

German-foreign-policy.com : Des troupes occidentales ont envahi l’Afghanistan, soi-disant dans le but d’apporter la démocratie et de meilleures conditions de vie. Vous êtes allé en Afghanistan. Qu’avez vous vu ? La démocratie et de meilleures conditions de vie ?

 

Mohammed Daud Miraki : Non, pas du tout. Absolument pas. Vous savez, la démo­cratie ne décrit pas quelque chose de concret, c’est seulement une conception de base. On peut seulement s’orienter sur ce que les ­grandes puissances désignent comme leur référence de succès : des élections et une Constitution. Cela ne signifie par contre rien pour le peuple afghan. Il ne peut pas transformer la Constitution en pain ou en vêtements, en médicaments ou en logement. De ce fait la « démo­cratie » n’est qu’une généralité. Chaque puissance au cours de l’histoire a eu son propre adjectif et l’une ou l’autre explication pour nommer ses objectifs impérialistes. Le terme « démocratie » arrange les Américains pour déguiser leurs terribles intentions.

 

Quelle est véritablement la situation en Afghanistan ?

 

Là où la misère se trouve, une affreuse misère et l’absence d’espoir, toutes les sortes de normalité, qui ont auparavant prévalu dans la famille, dans le voisinage, cessent d’exister. Ecoutez, quand les gens sont bombardés et tués, chacun ne pense qu’à soi. Il n’y a plus de vie sociale normale. Les priorités des gens changent, leur approche de la vie change, et les perspectives des gens sur les choses qui doivent être faites changent aussi. La première priorité des gens en Afghanistan est la question : où peuvent-ils trouver de la nourriture, comment peuvent-ils se procurer de l’alimentation pour remplir leur estomac.

 

Et en trouvent-ils suffisamment ?

 

Bien sûr que non. Malheureusement, en parallèle de l’invasion américaine, le coût de la vie a augmenté de façon exponentielle. Les prix pour les terrains, les logements, les loyers par exemple ont énormément augmenté. Avant l’invasion, on pouvait louer une petite maison pour 50 dollars par mois. La même maison coûte aujourd’hui 1500 dollars par mois. Avant l’invasion, on pouvait louer une maison dans un quartier aisé de Kaboul pour 300 à 350 dollars par mois. Le loyer pour la même maison coûte aujourd’hui 15 000 dollars par mois. L’économie s’est donc adaptée aux ­forces d’occupation, aux ONG internationales et aux entreprises de conseil étrangères. Il n’y a rien pour les Afghans. Les Afghans sont de plus en plus mis à l’écart, déshumanisés et réduits à l’état de victimes. Celui qui peut manger 3 fois par jour, est l’homme le plus heureux du monde. En Afghanistan, c’est un luxe de manger 3 fois par jour.

 

La guerre en Afghanistan a rendu beaucoup d’enfants orphelins. Comment vivent-ils ?

 

Bien sûr, il y a beaucoup d’orphelins, déjà de la dernière guerre. Puis les bombardements des Américains et de leurs alliés ont encore dégradé la situation déjà précaire des orphelins. Les orphelins sont vraiment les victimes principales. Ils doivent chercher leur nourriture eux-mêmes et n’importe où, ils sont livrés à eux-mêmes pour survivre. Ils sont kidnappés par des organisations criminelles et vendus dans le monde entier à des pédophiles, mais aussi à des entreprises militaires américaines comme Blackwater, Brown and Root etc. pour des abus sexuels. Ils sont exclusivement vendus pour l’exploitation sexuelle, puis rejetés et finalement exécutés ou victimes d’autres horreurs possibles. Ils sont également kidnappés par des criminels, pour leur faire l’ablation d’organes – leurs reins, leur foie, etc. – et les vendre à des syndicats criminels internationaux pour des transplantations. Certains criminels réalisent leurs transactions avec ces orphelins de manière complètement illimitée.

 

Dans quelles conditions vivent les réfugiés ?

 

Depuis l’invasion il y a 6 ans, la propagande américaine affirme qu’il y a un développement, une reconstruction, que tout fonctionne bien. Les réfugiés au Pakistan et en Iran ont été contraints de revenir en Afghanistan. Ils se retrouvent par contre dans une situation encore plus terrible qu’avant. Ils retournent dans un pays dont le gouvernement n’est pas en situation de leur apporter une aide minimale. Ils deviennent finalement des proscrits dans leur propre pays. Ils ne peuvent aller nulle part, ils ne peuvent rester nulle part, ils n’ont pas de toit au-dessus de la tête, rien pour nourrir leur famille, rien pour protéger leur famille. Leurs enfants meurent pendant les nuit froides – il fait vraiment très froid en Afghanistan – , et il y a beaucoup de maladies. S’y ajoutent les réfugiés repoussés à l’intérieur du pays, qui fuient devant les bombardements de l’OTAN dans le sud et dans l’est du pays. Les bombardements obligent les habitants à quitter leurs villages et à chercher refuge dans un camp de réfugiés, là où beaucoup d’enfants et d’adultes meurent de faim. L’OTAN et l’Occident disent : « Oh, nous sommes là pour amener la sécurité. » Mais avec des armes à feu et la destruction d’êtres humains on ne peut pas amener la sécurité.

 

On dit que les troupes de l’OLI (« Opération liberté immuable ») utilisent des munitions à l’uranium appauvri…

 

Ils les utilisent en énormes quantités. Ils ont utilisé plus de 1200 tonnes de munitions à l’uranium appauvri. Cela a provoqué une quantité de malformations d’origines géné­tiques chez les nouveau-nés. Cela a provoqué des cancers et de nombreuses autres maladies inexplicables. Par exemple des femmes de la région de Tora Bora, ainsi que des animaux, ont des avortements spontanés. Ils ne peuvent pas porter leur descendance à terme. Les bébés développent le cancer avant leur naissance dans le ventre maternel. Les enfants naissent avec le cancer ou des malformations. Cet uranium a une demi-vie de cinq milliards d’années, cela veut dire que le peuple afghan est condamné à une mort lente. C’est une tragédie – malheureusement les Afghans ne peuvent pas fuir leur pays, et leur pays ne peut pas les fuir. C’est pourquoi je suis en train de ramasser de l’argent, pour créer un centre de recherche qui pourrait aider. Si l’argent utilisé pour tuer les ­hommes avait été investi dans la construction d’un centre de recherche pour trouver comment on doit réagir devant ces munitions à l’uranium appauvri, cela aurait été beaucoup plus productif.

 

Mohammed Daud Miraki 

 

15 -10-2007

 

Traduction Horizons et débats

 

 

 


3-5 Point de vue de Guy Charron : Le gouvernement conservateur du Canada avalise un général prônant une intervention agressive en Afghanistan.

 

Le gouvernement conservateur canadien a démenti un reportage de CTV diffusé au début du mois d'octobre laissant entendre qu'il envisageait ne pas renouveler le contrat du chef d'état-major des Forces armées canadiennes, Rick Hillier, qui arrive à échéance en février 2009. Connu pour être proche du corps officier et des forces de sécurité, le gouvernement a rapidement levé toute ambiguïté sur l'avenir du général Hillier. Le premier ministre Stephen Harper l'a qualifié de « soldat remarquable » et son ministre de la Défense , Peter McKay, a précisé que le « premier ministre est très satisfait » de Hillier.

 

Les milieux militaires ont exprimé leur indignation devant l'annonce d'un possible condégiement du général en temps de guerre, ce qui serait selon eux un acte proche de la trahison. « S'ils devaient le retirer à cette étape en ne renouvelant pas son contrat en février, ce serait une grosse gifle », a dit Scott Taylor, le rédacteur en chef de l'hebdomadaire militaire Esprit de corps.

 

Hillier qui fut nommé à son poste par le gouvernement libéral de Paul Martin a joué, de mémoire d'homme, un rôle politique comme aucun autre chef de l'état-major avant lui. Alors que l'élite canadienne a, durant la Guerre froide, mené ses interventions militaires à l'étranger en se donnant une image de « gardien de la paix »,  le général est applaudi par ses supporteurs pour être intervenu dans le débat politique afin de raviver les traditions militaristes du Canada et préconiser un rôle agressif pour l'armée.

 

Hillier s'est fait le porte-parole des sections de plus en plus dominantes de l'élite canadienne qui ne voulaient pas que le Canada se limite « à diriger la circulation à Kaboul ». Il est crédité pour avoir convaincu Paul Martin, alors premier ministre libéral, de modifier le rôle de l'armée canadienne en Afghanistan afin de prendre part aux combats à Kandahar dans le cadre d'une opération de contre-insurrection menée sous l'égide de l'OTAN.

 

Le Canada fait partie de la « coalition de volontaires » menée par les forces américaines qui ont envahi l'Afghanistan en 2001. Cette opération militaire, quoique lancée au nom de la « guerre contre le terrorisme », a pour but véritable le contrôle de l'Asie centrale, région cruciale de par sa position géostratégique et les réserves importantes de gaz et de pétrole dont elle dispose. Depuis 2005, l'armée canadienne est au front dans la province de Kandahar au sud de l'Afghanistan, connue pour être le fief des talibans. Sur les 2500 soldats canadiens déployés en Afghanistan, il y a déjà eu 71 morts et environ 500 blessés. Cette mission est la plus importante dans laquelle le Canada a participé depuis la guerre de Corée il y a plus de cinquante ans.

 

Hillier a aussi joué le rôle dirigeant dans la création d'une équipe de Canadiens, la plupart étant des officiers de l'armée canadienne, conseillant le président fantoche de l'Afghanistan, Hamid Karzaï, avec la liberté d'intervenir dans tous les ministères. Avec un rôle clairement politique, cette équipe d'une vingtaine de membres est directement sous les ordres du général canadien. L'Equipe consultative stratégique, comme on la nomme, coordonne les affaires de la plus haute importance pour les nations impérialistes qui soutiennent le gouvernement Karzaï (voir Les « ministres canadiens » du gouvernement afghan d'Hamid Karzaï).

 

Le gouvernement Harper défend si vigoureusement Hillier parce qu'il cherche à implanter le tournant militariste dont ce dernier est devenu le symbole. Dans les derniers jours de la dernière campagne électorale en 2006, Harper avait déclaré qu'il développerait les Forces armées canadiennes (FAC) jusqu'à ce que les grandes puissances en prennent note. Une question centrale de la politique de son gouvernement a été de réhabiliter l'idée que les FAC sont un instrument de guerre et que ce rôle est une composante essentielle de la position géopolitique du Canada.

 

Peu après son élection, devant une foule de quelques centaines de supporteurs de l'armée rassemblée devant les édifices du Parlement canadien, Harper avait repris une citation controversée d'Hillier, déclarant que c'était le soldat qui était la source des libertés canadiennes. Au contraire, les droits démocratiques ont historiquement été arrachés par les classes populaires dans une lutte pour limiter les droits des puissants et des bien nantis. Et le plus souvent, c'est lorsque les soldats envoyés pour réprimer la population se sont plutôt rangés de ses côtés que les grands gains démocratiques ont été conquis.

 

Plus récemment en Chambre des communes, Harper avait violemment attaqué Stéphane Dion, le chef de l'opposition officielle, parce qu'il tentait d'utiliser le fait que l'armée canadienne était complice de la torture des prisonniers afghans pour se faire un peu de capital politique. Harper avait répliqué avec mépris à Dion qu'il n'avait pas à lui répondre parce qu'il n'était pas membre de l'armée. Selon les principes de la démocratie bourgeoise, l'armée est soumise au pouvoir civil et toutes les questions politiques et militaires sont discutables au Parlement, encore plus par le chef de l'opposition officielle.

 

Le reportage qui a fourni aux conservateurs l'occasion de réaffirmer leur soutien plein et entier à Hillier citait des sources au sein du parti conservateur selon qui Hillier aurait irrité le gouvernement parce qu'il avait pris « plus de place dans les médias que ses maîtres politiques » et « miné l'ancien ministre de la Défense ». Gordon O'Connor, un brigadier-général de l'armée canadienne à la retraite et devenu lobbyiste pour l'industrie de l'armement, a perdu son poste de ministre de la Défense lors du dernier remaniement ministériel en août 2007. Il avait été critiqué pour la façon dont il avait géré la question des prisonniers afghans faits par l'armée canadienne qui avaient été torturés par les forces de sécurité afghanes auxquelles ils avaient été remis. Hillier faisait partie de ceux qui ont demandé que O'Connor soit sacrifié afin de ne pas rendre la mission afghane encore plus impopulaire aux yeux d'une population canadienne largement opposée à la guerre en Afghanistan.

 

Le fait que Hillier ait prévalu dans cette querelle interne sur la meilleure façon pour l'élite de « vendre » aux Canadiens une guerre dont ils ne veulent pas, et l'endossement qu'il a obtenu du gouvernement conservateur, indiquent un profond changement dans les rapports entre l'armée et le pouvoir politique où l'armée a une influence grandissante dans les questions de la politique étrangère et de façon générale dans les affaires politiques canadiennes.

 

Guy Charron

 

Dimanche 21 Octobre 2007

 

Sources WSWS

 

Posté par Adriana Evangelizt

 

 

 

 


3-6 Point de vue de Karl Müller : Colonialisme : Le Parlement allemand prolonge d’un an l’engagement de la Bundeswehr au sein de la FIAS.

 

Quelque soient les prétextes ayant servis à justifier l’invasion de l’Afghanistan, cette guerre se résume à une opération coloniale. C’est en violation du droit international qu’une force multinationale, placée sous l’égide de l’OTAN, occupe aujourd’hui ce pays. Alors même que ce conflit apparaît tous les jours plus encore comme une impasse, le Parlement allemand a décider de prolonger la participation de la Bundeswehr à ces opérations.

 

Le 12 octobre, le parlement allemand a décidé par vote de prolonger d’un an l’engagement de la Bundeswehr dans la cam­pagne FIAS en Afghanistan. 453 députés ont voté pour, 79 contre et 48 se sont abstenus. Le Parlement ne s’est pas non plus opposé à l’obligation imposée par le Gouvernement de voter en même temps l’engagement au sein de la FIAS et l’envoi de Tornados allemands dans la région de guerre en Afghanistan, décidé pour la première fois au mois de mars. Les 79 voix contre et les 48 abstentions sont de précieuses voix contre la politique allemande quant à l’Afghanistan. Elles résultent de l’engagement de tous ceux qui ont fourni un très gros travail d’information depuis des années, des mois et des semaines.

 

Le vote concernant l’engagement allemand au sein de la soi-disant « Opération liberté immuable » (OLI), dont les USA ont le commandement, a été reporté par le Gouvernement au mois de novembre. On veut faire croire à la population qu’il s’agit de projets différents. Mais c’est faux. Ces deux engagements, d’une part celui de l’OLI mené de façon illégale du point de vue du droit international par les États-Unis (cf. « Raisons militant en faveur d’un « non » à la participation de troupes allemandes à l’OLI et à la FIAS  », in : ­Horizons et débats no 38, du 24 septembre) et d’autre part celui de la FIAS , couvert par plusieurs décisions du Conseil de sécurité, sont devenus, entre-temps, sur le plan du personnel, de l’organisation et de la stratégie si étroitement imbriqués qu’on peut parler d’unité. Et l’engagement des avions allemands Tornados est, malgré les démentis officiels, un lien important dans cette stratégie de guerre.
Les mois passés, les mass média —comme s’ils avaient été mis au pas— se sont pro­noncés en faveur de l’engagement militaire allemand en Afghanistan, se servant d’insupportables techniques manipulatives.
La grande majorité de la population allemande s’oppose pourtant depuis des années et de plus en plus fort à un engagement militaire à l’étranger. Cette constance dans le refus est de première importance, car il ne s’agit pas d’un mouvement d’humeur pas­sager, provoqué par un événement fortuit, mais bien d’une volonté fermement exprimée par une majorité de la population allemande.
Il en est donc d’autant plus inquiétant de voir la majorité des députés au parlement ­allemand se prononcer depuis 2001 une fois de plus en faveur d’un engagement militaire en Afghanistan, en contradiction avec la volonté populaire et en tout cas pas en tant que « représentants du peuple » comme cela est consigné dans l’article 38 de la Loi fondamentale. Cette façon de marquer, pendant des années, son mépris de la volonté des citoyens et citoyennes et de ne pas les laisser s’exprimer par les mass média, les bombardant bien au contraire de propagande de guerre, n’a plus rien à voir avec la démocratie.
C’est uniquement à quelques person­nalités et à des institutions indépendantes qu’on doit d’être informé sur la véritable situation en Afghanistan. Horizons et Débats a toujours ouvert ses colonnes à ces informations et continuera.

 

En prenant ces voix au sérieux, on constate­ :

 

1. L’engagement de l’armée allemande en Afghanistan, qui dure depuis six ans, n’a pas apporté davantage de sécurité dans ce pays dévasté. La violence a augmenté et fut cette année-ci pire, avec ses 5000 morts, que lors de l’invasion des troupes anglo-saxonnes – sans compter les innombrables victimes de la faim, des maladies, ainsi que des rayonnements et empoisonnements dus à l’utilisation des armes à l’uranium et autres systèmes meurtriers interdits par le droit international. Un rapport actuel de l’ONU fait état pour 2007 d’une augmentation de 30% du nombre de victimes.

 

2. Les interventions militaires et la guerre continuelle empêchent la mise en œuvre de l’aide humanitaire dont le pays a tant besoin. De nombreuses œuvres humanitaires, parmi elles celles des églises catholique et protestante, s’inscrivent en faux contre la prétention du gouvernement allemand que l’aide humanitaire a besoin du soutien militaire pour assurer sa sécurité (voir l’encadré à la page suivante). C’est le contraire qui est vrai, car dès que des militaires étrangers apparaissent sur place, l’aide humanitaire en souffre quand elle n’est pas carrément rendue impossible.

 

3. La population afghane ressent de plus en plus la présence de troupes étrangères comme une occupation semant la mort et le malheur. Et ce ne sont pas que les troupes états-uniennes qui sont mises au même niveau que les troupes russes autrefois haïes. Plus les troupes FIAS participent aux combats —et elles le font depuis que la « responsabilité » FIAS a été étendue à l’en­semble du pays sous la direction de l’OTAN— plus elles sont considérées, ainsi que leur pays d’origine, comme des ennemis de l’Afghanistan. À juste titre !

 

4. La résistance contre les troupes d’occupation grandit de jour en jour. On n’accorde plus de crédit à la prétention des puissances d’occupation quand elles parlent d’« extrémistes » ou de « terroristes ». La résistance s’est développée en un véritable mouvement de libération nationale et la défaite des armées d’occupation n’est plus qu’une question de temps. Peter Scholl-Latour et Seymour Hersh qui parlent de cette défaite à prévoir ne sont pas des journalistes superficiels, mais des auteurs de réputation mondiale.

 

5. L’engagement de l’armée allemande n’a en rien apporté un supplément de sécurité à l’Allemagne, en matière d’attaques terroristes. L’Allemagne n’est pas défendue dans les lointaines montagnes de l’Hindou Kouch. Bien au contraire : la menace d’un retour de flamme se dessine dans la mesure où les soldats allemands participent à ce régime insupportable d’occupation militaire. Une brochure en papier glacé propage « Paix en Afghanistan, sécurité pour nous tous ». Elle est diffusée par le gouvernement allemand pour plaider en faveur de l’engagement militaire. En fait, l’Afgha­nistan ne connaîtra pas de paix tant que le pays sera occupé.

 

6. Les troupes d’occupation n’ont vraiment aucun droit de maintenir ce pays sous leur domination et de lui imposer des gouvernements à leur gré. Le temps du colonialisme, de l’impérialisme, voire même de ce qu’on nommait par euphémisme, depuis la Première Guerre mondiale, les pays sous mandat, est bien passé. Il faut s’y faire. D’autant plus que c’est inscrit dans la charte de l’ONU et de la Déclaration des droits de l’homme. C’est le fondement même du droit international. C’est le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Les pays européens, en premier lieu l’Alle­magne, doivent prendre leurs responsa­bilités et mettre un terme aux fauteurs de guerre états-uniens, s’ils ne veulent pas être entraînés vers la défaite finale.

 

Instaurer la paix en Afghanistan est possible. Les forces de résistance ont déposé déjà en 2003 des propositions de paix. De tels plans existent également en Allemagne. Christoph Hörstel, par exemple, en a formulé un qui mérite d’être discuté sincèrement. L’ exigence du président afghan et du délégué de l’ONU pour l’Afghanistan de faire participer au gouvernement ceux qu’on appelle les Talibans va dans le bon sens pour obtenir un armistice. Le succès dépend toutefois de la volonté d’en finir avec la domination étrangère dans ce pays et de laisser ce peuple décider lui-même de son destin.
Chaque député doit être mis à contribution afin qu’il justifie publiquement sa décision. Aucun député ne pourra se tirer d’affaire par des prétextes. Chaque citoyen est obligé de se rendre compte de quoi il s’agit en s’informant davantage.
Il est important de ne pas s’arrêter à l’argumentation du Gouvernement (Talibans, terrorisme etc.) —aussi important qu’il soit d’y répondre— mais il faut davantage ­prendre en considération la toile de fond de politique mondiale de l’engagement militaire allemand en Afghanistan ; c’est-à-dire qu’il faut un débat public sur la participation allemande à la politique impérialiste et meurtrière de la superpuissance de guerre, des États-Unis – dont les victimes sont l’Afghanistan et les Afghans – prétentions impérialistes qui ne sont ni dans l’intérêt de l’Europe ni dans celui de l’Allemagne. En outre, il s’agira également de savoir dans quelle mesure les critiques prononcées par les politiciens allemands quant à la façon de mener la guerre des États-Unis, sont sérieuses et comment il faut interpréter les tentatives de présenter la politique allemande au sujet de l’Afghanistan comme « meilleure ». Une fois de plus la question se pose de savoir comment obliger les députés à respecter davantage la volonté des électeurs. En effet, il s’agit d’éviter qu’ils ­prennent leur élection comme carte blanche pour agir durant quatre ans par-dessus la tête de leurs électeurs.

 

Karl Müller


N°127journal de l'Afghanistan dossier debut 25-10

 Sommaire : Tirer à part  1 Le coût des guerres en Irak et Afghanistan atteindrait 2 400 milliards de dollars d’ici à 2017.  2 Les insuccès de l'OTAN. 1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos 1 -1 Michael : Pourquoi les troupes canadiennes doivent se retirer immédiately de l'Afghanistan. 1-2 Crimes de guerre à l’Otan. 2 Brèves 2-1 Afghanistan : manifestation contre des troupes étrangères.  2-2 Des soldats en Afghanistan mettent en danger l’aide humanitaire. 2-3 Les acteurs humanitaires en Afghanistan perçus comme des représentants de la dominance occidentale. 3 Dossier & Point de vue 3-1 L’Otan au Jour le Jour... 1 Le secrétaire d’État à la Guerre Gates , a déclaré qu’il n’était pas satisfait. 2 La Force d'assistance à la sécurité (Isaf) sous commandement de l'OTAN compte actuellement 37.000 soldats en Afghanistan. 3 A la réunion informelle des ministres de la guerre de l’Otan aux Pays-Bas 4 Sur le terrain, les combats ont redoublé d'intensité. 5 L'OTAN a fait état mercredi de progrès. 3-2 Soutenu à bout de bras par l'Otan, le 'gouvernement' afghan exécute les prisonniers de guerre. 1 Afghanistan: Une critique du bout des lèvres. 2 Afghanistan : Ottawa cherche ses prisonniers. 3 Executions in Afghanistan unlikely to change NATO policy of handing over prisoners.  3-3 Point de vue de Annelise Arcq : Etats-Unis en Afghanistan : Crimes sans châtiments? 3-4 Entretien avec Mohammed Daud Miraki : La souffrance des Afghans sous l’occupation et la guerre. 3-5 Point de vue de Guy Charron : Le gouvernement conservateur du Canada avalise un général prônant une intervention agressive en Afghanistan. 3-6 Point de vue de Karl Müller : Colonialisme : Le Parlement allemand prolonge d’un an l’engagement de la Bundeswehr au sein de la FIAS. 3-7 Point de vue de Seymour Hersh : « L’Afghanistan sera bientôt perdu » 3-8 Point de vue de Peter Scholl-Latour : « Se retirer, dès que ce sera possible » 3-9 Sociologie de la guerre: Johan Galtung : «L’intervention de la Bundeswehr prolonge l’insécurité» 4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 4-1 Nous avons mille raisons pour manifester ce samedi le 27 octobre contre les guerres des Etats-Unis. 4-2 A propos du Droit international : à propos des bombardements des populations civiles. (Giorgio & JC Paye) 1 Michele Girgio : Le tabou des victimes civiles dans le collimateur. 2 Jean-Claude Paye : La fin des souverainetés et des libertés en Europe ? 3 Mise au point de Marie-Ange Patrizio. 4 Réponse de Daniel Iagolnitzer.

 5 Annexe Géopolitique et stratégie

5-1 Ashanti Alston : «Les États-Unis n’ont jamais été une démocratie».

 




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Tirer à part 

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Le coût des guerres en Irak et Afghanistan atteindrait 2 400 milliards de dollars d’ici à 2017.

Le coût des guerres en Irak et Afghanistan atteindrait 2 400 milliards de dollars d’ici à 2017.  

Le coût total des guerres en Irak et en Afghanistan pourrait atteindre 2 400 milliards de dollars d’ici 2017, selon un rapport officiel du Bureau du budget du Congrès américain (CBO)* publié mercredi 24 octobre. Selon ce rapport, les dépenses pour les guerres pourraient atteindre 1 700 milliards de dollars, auxquels il faudrait ajouter 705 milliards pour payer les intérêts d’emprunts, que le gouvernement américain devrait encore contracter d’ici à 2017. C’est la première fois que le CBO prend en compte les intérêts des emprunts relatifs aux dépenses engagées pour la guerre. Entre 2001 et 2017, les intérêts devraient s’élever à 415 milliards de dollars, auxquels pourraient s’ajouter 290 milliards de dollars, si les dépenses prévues sont dans la fourchette haute. Source 25-10 Al-Oufok http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4234

 


2 Les insuccès de l'OTAN. Les insuccès de l'OTAN à freiner la résistance qui se propage à travers le pays repoussent de plus en plus loin le retrait des militaires de la communauté internationale présents par dizaines de milliers en Afghanistan. Selon le chef d'État-major de l'armée canadienne, le général Rick Hillier, la corruption(lire la collaboration avec la résistance) et le manque de formation des militaires et des policiers afghans minent les chances de l’Afghanistan d'atteindre à court terme l'autonomie en matière de sécurité intérieure. Ainsi, le général Hillier estime que l'Afghanistan aurait besoin de doubler les effectifs de son armée pour être en mesure de faire face seul aux résistants talibans. Le chef d'État-major, a estimé que les efforts pour conquérir l’Afghanistan  pourraient bien encore prendre au-delà d'une dizaine d'années.

 

Ces commentaires du général canadien surviennent alors que l'ancien représentant spécial des Nations unies en Bosnie Herzégovine, le Britannique Paddy Ashdown, estime, lui, que l'OTAN a perdu la guerre en Afghanistan. « Je pense que nous avons perdu et que le succès, désormais, est improbable », a laissé tombé le diplomate britannique lors d'une entrevue au quotidien The Daily Telegraph. M. Ashdown, pressenti selon plusieurs observateurs pour le poste de coordonnateur international des Nations unies en Afghanistan, craint que l'impact de cette défaite militaire soit encore plus grave que la perte du conflit irakien par les États-Unis. « Ça signifie que le Pakistan va tomber et que ça va avoir de sérieuses conséquences pour notre propre sécurité », a expliqué le politicien britannique. Source : Presse canadienne 25-10.  

1  Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information 1 -1 Michael : Pourquoi les troupes canadiennes doivent se retirer immédiately de l'Afghanistan. Michael Le 18 octobre 2007, 2 000 délégués du Congrès national du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) a décidé, en un vote presque unanime, d'exiger du gouvernement du Canada le retrait immédiat des troupes canadiennes de l'Afghanistan.  Le SCFP est le plus grand syndicat du Canada et représente un demi million de travailleuses/eurs canadiennes/iens.

Un peu plus tard le même jour, la Canadian Broadcasting Corporation (CBC), réseau de radio et de télévision d'État du Canada, le quotidien «The Globe and Mail» et le quotidien « La Presse » ont diffusé les résultats d'un sondage qu'ils ont payé conjointement et qui a été mené en Afghanistan par la firme de sondage canadienne Environics.  D'après le sondage de cette firme, un grande majorité des Afghan voudraient que les troupes canadiennes restent en Afghanistan.

Les travailleuses du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) se trompent-ils sur ce que la plupart des Afghans veulent vraiment?  Je crois que non, si je me base sur l'expérience que j'ai eue en écoutant des travailleurs et des intellectuels afghans parler sur l'occupation de leur pays.  Mais je suis, par contre, sceptique sur les conclusions du sondage effectué par la firme Environics.

En juin et en juillet 2007 j'ai voyagé pendant cinq semaines à travers l'Afghanistan en compagnie de Hamayon Rastgar, mon partenaire de recherche au sein du Groupe de recherche du Canada sur l'Afghanistan.  Hamayon, né en Afghanistan, est devenu citoyen du Canada et étudie à l'Université York.

Nous avons, Hamayon et moi, installé notre lieu central de travail à Kaboul puis nous nous sommes redus à Bamiyan et à Yawkawlang, au centre de l'Afghanistan, ensuite dans le Nord du pays, dans la province de Parwan, et dans le Sud, aussi loin que la ville de Ghazni.  Au cours de sa visite d'une durée de trois mois, Hamayon a voyagé encore plus vers le Nord à Mazar-e-Sharif et à Konduz, et dans le Sud, aussi loin que la ville de Kandahar.

Le but de notre visite était de demander aux citoyennes/ens afghanes/ans ordinaires, surtout aux travailleuses/eurs et aux étudiantes/iants, dont les opinions ne sont pas exprimées dans les médias internationaux et afghan, ce qu'elle/ils pensent de l'intervention militaire internationale dans leur pays.

Nous avons installé des caméras de vidéo à deux campus universitaires à Kaboul et à Bamiyan, à l'école normale (teachers' college) de Kaboul, à des coins de rue et dans des marchés, et, une fois, au sommet d'une montagne.  Nous avons invités des Afghanes/ans à nous dire, devant la caméra, ce qu'ils pensaient de l'interventio militaire internationale.  Nous avons pu tourner 13 heures d'enregistrement avant que, malheureusement, notre caméra tombe en panne.

Nous ne pouvons affirmer que la méthodologie que nous avons utilisée lors de nos recherches en Afghanistan conduise à des conclusions rigoureusement scientifiques.  Celles-ci dependent en effet des situations dans lesquelles nous nous trouvions et de notre choix parmi les personnes qui avaient accepté d'être interviewées ouvertement devant une caméra.  La grande majorité des personnes ont exprimé des opinions négatives sur l'intervention militaire internationale, et cela indique la possibilité d'une large possibilité d'erreurs dans le sondage d'Environics.  D'autre part nos observations sur le projet de développement international, ou plus précisemment l'absence d'un projet qui soit systématiquement mis en oeuvre à l'avantage de la majorité des Afghanes/ans semble indiquer un large degré d'erreur du sondage Environics.

Je me pose des questions sur le type de méthodologie utilisée par le sondage Environics.  Comment les organisateurs du sondage ont-il choisi les personnes qu'ils allaient interviewer?  Les personnes interviewées se sentaientaient-elle assez protégées pour pouvoir critiquer ouvertement le régime militaire théocratique dans lequel elles vivent?  Ces questions et de nombreuses autres concernant la méthodologie du sondage d'Environics ne sont pas répondues.

Le sondage réalisé par Environics a été payé par la CBC,  La Presse , le Globe and Mail, le Munk Centre for International Studies et le Centre for European, Russian, and Eurasian Studies (CERES).  Le sondage a été mené par Environics (at
http://erg.environics.net/media_room/default.asp?aID=653), qui a, à son tour a donné en sous-traitance la collecte de données au Afghan Center for Social and Opinion Research (ACSOR) de Kaboul, qui est une succursale de la firme états-unienne D3 Systems
Michael Skinner est étudiant au niveau du doctorat de Département de sciences politiques de l'Université York, chercheur au Centre d'études internationales et de sécurité de York [York Centre for International and Security Studies (YCISS) et membre du Groupe de recherche Afghanistan Canada [Afghanistan Canada Research Group (ACRG)]. Inc. (http://www.d3systems.com/).

 

Échec à la guerre

 

 

1-2 Crimes de guerre à l’Otan. Pierre-Henri Bunel est Saint-Cyrien, ancien officier d’artillerie, dont l’expertise est reconnue dans les domaines suivants : effets des explosifs sur les hommes et les bâtiments, effets des armes d’artillerie sur le personnel et les bâtiments, lutte anti-incendie sur les feux spécifiques, épaves et restes d’avions détruits. Il a notamment participé à la Guerre du Golfe, aux côtés des généraux Schwarzkopf et Roquejeoffre. "Puisque l’on m’a accusé de trahison, "crime" que je n’ai pas commis, je n’hésite pas à révéler ceux de certains de mes accusateurs. Il me paraît impossible de continuer à cautionner ce qu’il faut bien appeler des crimes de guerre, et qui se préméditent à l’Otan. Parce que l’Otan, c’est encore nous, les Français..." Pierre-Henri Bunel Commandant français, officier de renseignement, ayant eu quelques problèmes avec certains américains en Bosnie, ... Tout » auteurs de Mes services secrets, Souvenirs d'un agent de l'ombre, Flammarion, Paris 2001 ; Crimes de guerres à l'Otan, Edition n°1 2000, Editions Carnot 2001 ; Ces terroristes qui dévoilent l'Islam, Carnot, Paris, 2001. 
Auteur : Pierre-Henri BUNEL
Langue : Français
Éditeur : Carnot
On retrouve pas mal d'élément de Who Kill John O'neil les liens entre toutes les affaires stratégiques mondiales
http://video.google.fr/videoplay?docid= … 1725770787
http://video.google.fr/videoplay?docid= … 6256161835
Morceaux choisis:
WTC7:   http://video.google.fr/videoplay?docid= … 787#49m33s
Pentagone : http://video.google.fr/videoplay?docid= … 835#06m51s
Ben Laden, CIA et Afghanistan: http://video.google.fr/videoplay?docid= … 835#16m30s

Vol 77: 
http://video.google.fr/videoplay?docid= … 835#26m20s



2 Les Brèves Ndlr :  la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information   2-1 Afghanistan : manifestation contre des troupes étrangères.  Dans le sud de l'Afghanistan, un millier de personnes sont descendues dans les rues de Kandahar pour dénoncer les exactions commises par les troupes étrangères. Celles-ci fouilleraient des habitations en toute illégalité et aurait tué des innocents. Au cours des funérailles de deux religieux, des habitants en colère ont déclaré que les défunts sont les victimes de raids menés mardi soir par les forces étrangères dans la région de Zhari. Les responsables locaux menacent de s'armer si les troupes étrangères ne coordonnent pas leurs opérations avec les forces afghanes. Le président afghan, Hamid Karzai, avait déjà lancé de tels appels par le passé. Source : Xinhua . Le Quotidien du Peuple. 27 septembre 2007  

2-2 Des soldats en Afghanistan mettent en danger l’aide humanitaire.

« Le gouvernement allemand devrait prendre distance par rapport à la prétention de pouvoir protéger des aides humanitaires civiles par l’armée ou de demander à l’armée elle-même de donner de l’aide à la reconstruction. La première idée ne fonctionne pas : Nos expériences dans des situations de crise partout dans le monde depuis 50 ans prouvent que les aides humanitaires sont protégées surtout par leur stricte neutralité et par conséquent, par l’acceptation de leur présence dans tous les groupes de la société ! Et la deuxième idée coûte – en plus de tout le reste – beaucoup trop cher : l’aide humanitaire ou l’aide au développement, entreprises par l’armée allemande, coûtent bien trop cher ! » Source : Cornelia Füllkrug-Weitzel, directrice de l’œuvre sociale protestante « Pain pour le monde » dans une interview sur www.german-foreign-policy.com du 13/9/2007

2-3 Les acteurs humanitaires en Afghanistan perçus comme des représentants de la dominance occidentale.

« Les dangers auxquels nos collaborateurs sont exposés ne sont pas tellement une conséquence d’un fondamentalisme islamique au sein de la population, mais ils sont plutôt dus aux nouveaux plans stratégiques et tactiques des acteurs politiques et militaires.
Les nouvelles stratégies militaires contribuent à ce que les acteurs humanitaires en Afghanistan, mais aussi bien dans d’autres pays où l’Islam joue en rôle important tels la Somalie et l’Iraq, soient de plus en plus perçus comme des représentants de la dominance occidentale. Cela met en danger notre travail. En tant qu’organisation humanitaire qui a absolument besoin de la neutralité, nous refusons strictement d’être soumis à des agendas politiques.
Comme conséquence de l’effacement croissant des limites entre l’aide humanitaire civile et les opérations militaires effectuées dans le cadre d’un aide sous contrôle militaire, les engagements d’aide des organisations purement humanitaires deviennent plus dangereux. Autrefois, le drapeau de la Caritas (organisation d’aide de l’église catholique en Allemagne) ou de la Croix Rouge était une protection dans les régions en guerre.
Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. » Source : Dr. Oliver Müller, directeur de la Caritas internationale, à l’occasion d’une conférence dans le cadre de la présentation du rapport annuel 2006 de l’organisation à Berlin, le 13 juin 2006


3 Dossiers Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information   3-1 L’Otan au Jour le Jour... 1 Le secrétaire d’État à la Guerre Gates , a déclaré qu’il n’était pas satisfait par l’engagement des États membres de l’Otan sur le théâtre afghan. Gates a de nouveau tapé du poing sur la table lundi face aux réticences des États membres de l'OTAN à engager plus de troupes et de moyens en Afghanistan, et assuré que ce sujet serait au centre d'une prochaine réunion de l'Alliance.  « Je ne suis pas satisfait qu’une alliance dont les États membres ont plus de deux millions de soldats, de marins et de pilotes ne puisse pas trouver les modestes ressources supplémentaires qui ont été promises pour l’Afghanistan au sommet allié de Riga fin novembre 2006 » a-t-il martelé lundi lors d’une conférence de presse à Kiev. « Cela sera clairement le thème principal  de la réunion informelle des ministres de la guerre de l’Otan aux Pays-Bas qui doit se tenir mercredi et jeudi», a-t-il poursuivi. Source : AFP -24-10 & Daphné Benoit Agence France-Presse Le lundi 22 octobre 2007 2 La Force d'assistance à la sécurité (Isaf) sous commandement de l'OTAN compte actuellement 37.000 soldats en Afghanistan. Confrontés à une résistance plus acharnée que prévue et à des pertes en hausse(vertigineuse) , certains des 37 pays de l'Isaf sont en train de revoir leur engagement. Les Pays-Bas et le Canada, dont les soldats combattent les talibans dans le sud du pays, débattent de leur maintien au-delà des dates limites de leur mission, et aucun autre allié n'a offert de les remplacer pour l'instant. A Varsovie, les libéraux, qui ont remporté dimanche les législatives, sont réticents à maintenir le contingent polonais en Afghanistan à son niveau actuel, soit 1.200 soldats. A Kiev, M. Gates a notamment insisté sur la nécessité d'envoyer plus d'instructeurs «pour aider à constituer une armée afghane efficace» et plus d'équipes de reconstruction dans les provinces. «Plusieurs pays» du SEDM se sont dit prêts à augmenter leur présence en Irak et surtout en Afghanistan «mais ils ne sont pas prêts à s'y engager publiquement en ce moment», a-t-il déclaré.

 

Le SEDM réunit douze États: USA, Albanie, Bulgarie, Croatie, Grèce, Italie, Macédoine, Roumanie, Slovaquie, Ukraine et depuis lundi la Bosnie. L'Ukraine «décidera plus tard avec ses partenaires» du SEDM d'une possible participation aux opérations en Afghanistan, a ainsi indiqué son ministre de la Défense , Anatoly Grytsenko, estimant que Kiev pourrait y contribuer avec «des unités de génie, des unités médicales ou autre».

 

Plus tôt lundi, le président ukrainien Viktor Iouchtchenko avait réaffirmé son souhait de voir son pays entrer dans l'OTAN. Source :  Daphné Benoit
Agence France-Presse
Le lundi 22 octobre 2007 3 A la réunion informelle des ministres de la guerre de l’Otan aux Pays-Bas l'accent a été mis sur les contributions des Etats membres à la Force internationale de stabilisation en Afghanistan (Isaf) et à la formation de l'armée afghane. Le secrétaire Gates, a une fois de plus accusé les alliés de ne pas remplir leurs engagements en matière de soldats, d'équipements et de formation de l'armée afghane, ce qui permettrait d'envisager un allègement de la présence occidentale dans ce pays en proie à la violence. "Notre priorité aujourd'hui est l'Afghanistan", a déclaré le secrétaire général de l'Otan, Jaap de Hoop Scheffer, selon qui ce pays est "le front avancé de la lutte contre le terrorisme".(…)

 

"La chose la plus importante que la communauté internationale puisse faire est de renforcer la capacité (de l'armée) afghane, afin que l'Afghanistan puisse se battre avec ses propres forces", a-t-il ajouté devant les ministres. Les alliés de l'Otan, notamment la France et l'Allemagne, ont en partie répondu mercredi à l'appel des Etats-Unis, qui les ont ‘exhortés’ à accroître leurs contributions pour pacifier l'Afghanistan..

 

Le ministre français de la Défense , Hervé Morin, a annoncé que Paris enverrait quelques 50 hommes pour la formation de l'armée afghane, en plus de 1.100 hommes dont elle dispose déjà en Afghanistan, a-t-on appris de source française. Son homologue allemand, Franz Josef Jung, dont le pays a déployé 3.000 hommes, a promis de tripler, à 300 hommes, le nombre d'officiers qui participeront à la formation. Les Tchèques et les Slovaques ont également annoncé l'envoi de 160 hommes supplémentaires et d'autres pays pourraient dans un proche avenir faire connaître leurs projets. Jaap de Hoop Scheffer s'est déclaré convaincu que des engagements fermes seraient pris lors d'une "conférence de génération de forces" qui se déroulera en novembre. "J'ai des offres, y compris pour le Sud", a-t-il dit. "Nous pouvons faire mieux que ce que nous faisons maintenant." Mais les promesses faites mercredi sont limitées. Jung a ainsi déclaré que les officiers allemands chargés de former l'armée afghane seraient basés dans le Nord du pays, où la situation est relativement calme, et non dans le Sud. "Notre priorité reste le Nord", a-t-il dit. Dans la délégation française, on souligne qu'il n'est pas possible pour l'armée française de faire plus au moment où elle s'apprête à déployer 1.500 hommes au Tchad, près du Darfour.

 

"On n'a pas à rougir", a déclaré l'un de ses responsables en estimant que les Etats-Unis comprenaient la France. "Ils veulent par exemple plus d'hélicoptères, mais on n'en a pas". D'après des diplomates, neuf des 26 pays membres de l'OTAN ont proposé l'envoi de nouvelles troupes au premier jour d'une réunion des ministres de la Défense de l'Alliance, qui se tient jusqu'à jeudi dans la ville néerlandaise de Noordwijk. Ces propositions devraient être confirmées le mois prochain au cours d'une réunion au QG militaire de l'OTAN dans le sud de la Belgique.

 

Des responsables jugent qu'il est trop tôt pour estimer les contributions supplémentaires à la force de l'OTAN de 41.000 hommes. Mais un haut diplomate de l'Alliance a précisé que les offres étaient significatives dans la mesure où elles autoriseraient de nouveaux déploiements vers les champs de bataille les plus dangereux dans le sud du pays et davantage d'équipes pour former l'armée afghane. "J'ai remarqué des propositions de pays, y compris pour la partie sud de l'Afghanistan", a déclaré le secrétaire général de l'Alliance Jaap de Hoop Scheffer lors d'une conférence de presse. "Nous avons 90% de ce dont avons besoin, mais il y a encore des pénuries". D'après des diplomates, les contributions probables porteraient sur l'envoi de 50 soldats de Slovaquie, de 150 de Hongrie, de 200 de République tchèque et de 200 de Géorgie, pays qui ne fait pas partie de l'OTAN. L'ensemble des Etats membres de l'OTAN ont déjà des troupes servant en Afghanistan, du Luxembourg (neuf hommes) aux Etats-Unis (15.000). L'Allemagne et la France ont déclaré qu'elles augmenteraient leur contribution en vue de former les soldats afghans.

 

Source : Yves Clarisse Reuters24-10  & AP du 25-10

 

4 Sur le terrain, les combats ont redoublé d'intensité, particulièrement dans le Sud du pays et plusieurs pays présents sur le terrain sont tentés de retirer leurs troupes et la plupart des alliés estiment que le déploiement de leurs forces a déjà atteint un niveau maximal avec une présence en Irak, au Liban ou encore au Kosovo.

 

L'Otan dispose de 41.000 hommes dans le pays au sein de l'Isaf, sans compter les 7.000 soldats, essentiellement américains, de l'opération "Liberté immuable" dans les zones montagneuses près du Pakistan.

 

L'Isaf pourrait accroître son efficacité, mais des lacunes en matière de transport de troupes et d'hélicoptères freinent ses mouvements et sa capacité de réaction, tandis que l'armée afghane manque d'instructeurs pour sa formation. Les Pays-Bas étudient en ce moment l'opportunité d'étendre au-delà du mois d'août le mandat de leurs 1.600 hommes déployés dans le Sud du pays, ce qui ne manquerait pas d'avoir un impact sur la présence des Canadiens dans ce même secteur explosif.

 

Le gouvernement de La Haye qui, avec les Etats-Unis, le Canada, le Royaume-Uni et l'Allemagne, consent un effort particulièrement important, est confronté à une opinion et un parlement hostiles au maintien de cette présence et espère que d'autres pays lui permettront d'alléger son fardeau.

 

Un retrait total n'est pas exclu par les Néerlandais. "La paix et la sécurité ne s'obtiennent pas sans effort", a dit le ministre néerlandais de la Défense , Eimert van Middelkoop. "Un partage équitable des risques et du fardeau reste le principe directeur de cette Alliance." Plusieurs pays ont fait des gestes en ce sens…. Source AP du 24 & 25-10 5 L'OTAN a fait état mercredi de progrès dans le cadre des efforts visant à renforcer la présence militaire de l'Alliance en Afghanistan, suite aux pressions exercées par les Etats-Unis sur leurs alliés européens les plus réticents.

 

Les Etats-Unis ont néanmoins estimé que le compte n'y était encore pas. "Je ne dirais pas que je suis satisfait", a déclaré le secrétaire à la guere Gates. "Mais je dirais que la journée d'aujourd'hui a été considérablement plus positive que je ne le prévoyais". Source AP du 25-10  

3-2 Soutenu à bout de bras par l'Otan, le 'gouvernement' afghan exécute les prisonniers de guerre. Le gouvernement afghan soutenu à bout de bras par l'Otan, exécute ses prisonniers de guerre, sans que cela provoque beaucoup de réactions, si jamais l'information est même relayée. 3 articles Une critique du bout des lèvres Ottawa cherche ses prisonniers Executions in Afghanistan unlikely to change NATO policy of handing over prisoners
+ rappel sur le traitement des prisonniers de guerre en 2002 : Crimes sans châtiments?   1 Afghanistan: Une critique du bout des lèvres. Le gouvernement afghan soutenu à bout de bras par l'Otan, exécute ses prisonniers de guerre, sans que cela provoque beaucoup de réactions, si jamais l'information est même relayée. Sévèrement critiqué pour son silence par des organismes de défense des droits de la personne, Ottawa a finalement réagi mardi aux premières exécutions de prisonniers en Afghanistan depuis trois ans. La réponse d'Ottawa risque cependant de les décevoir. Le gouvernement Harper n'a pas voulu dénoncer le gouvernement afghan pour ces exécutions. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Jamie Christoff, s'est contenté de dire que les prisonniers capturés par l'OTAN en Afghanistan ne devaient pas être condamnés à mort. Il a ajouté que les droits de la personne, de façon générale, devaient être respectés et qu'il s'attendait à ce que le gouvernement Karzaï « respecte ses obligations vis-à-vis des droits internationaux de la personne. »

 

Il a rappelé que les ententes entre Ottawa et Kaboul indiquent clairement qu'aucun détenu transféré par le Canada ne peut être condamné à la peine capitale. La réaction plutôt modérée d'Ottawa contraste avec celle du gouvernement des Pays-Bas, qui a qualifié les exécutions « d'extrêmement malvenues ».

 

Mais sous couvert de l'anonymat, un membre important du gouvernement Harper a affirmé qu'Ottawa avait des hésitations à se mêler des « affaires internes » afghanes. La même explication a été fournie par des responsables des Forces canadiennes à Kandahar.

 

De son côté, le gouvernement afghan affirme qu'il continuera à exécuter des prisonniers, mais pas ceux qui sont capturés par les forces de l'OTAN. Une première depuis 2004 Lundi, des responsables afghans ont annoncé que 15 prisonniers avaient été exécutés par balle, la veille, dans une prison de Kaboul. Ces exécutions de prisonniers étaient les premières en trois ans à survenir en Afghanistan. [les premières déclarées : voir ci-dessous]

 

Les groupes de défense des droits de la personne avaient dénoncé ses exécutions et le silence du gouvernement canadien. Selon Amnistie internationale, la reprise des exécutions soulève d'importantes inquiétudes en ce qui concerne la politique d'Ottawa sur le transfert de prisonniers aux autorités afghanes. « Lorsqu'il est question des détenus que le Canada et les autres pays de l'OTAN remettent [aux autorités afghanes], nous devons être sérieusement inquiets de la possibilité que la peine de mort soit appliquée contre eux », indique Paul Champ, avocat pour l'organisation.

 

Selon Amnistie internationale, on ne peut se fier aux promesses du gouvernement afghan, d'autant plus que les prisonniers capturés par les forces de l'OTAN et transférés aux autorités afghanes sont souvent portés disparus. Donc, dit l'organisme, impossible de dire s'ils ont été exécutés ou non. Le Parti libéral du Canada s'est lui aussi dit inquiet de la reprise des exécutions de prisonniers en Afghanistan. Le porte-parole du parti en matière de défense, Denis Coderre, de passage à Kandahar, a affirmé que cela soulevait surtout des doutes sur le système judiciaire afghan qui permet ces exécutions. Selon lui, cela rappelle l'époque où les talibans au pouvoir exécutaient des personnes en plein stade de soccer.

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24/10/2007

N°126-Journal de l'Afghanistan10-10 -23-10 FIN

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos
Ndlr : PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information
Marc

6-1 Manipulation de l’opinion : Une majorité d'Afghans pour le maintien des troupes étrangères.

Une majorité d'Afghans juge positive la présence des troupes de l'Otan dans leur pays et souhaite leur maintien, indique un sondage publié vendredi par plusieurs médias canadiens. Cette étude a été réalisée par la firme Environics pour le compte de la chaîne publique CBC et des quotidiens The Globe and Mail et La Presse , en interrogeant plus de 1.500 Afghans. Et seuls 14% des Afghans souhaitent un départ immédiat des soldats étrangers. Selon Environics, 38% des Afghans estiment que les armées étrangères devraient rester dans leur pays pour des périodes allant de 1 à 5 ans et 43% qu'elles devraient y demeurer aussi longtemps qu'il le faudr. En outre, une large majorité d'Afghans,disent avoir une opinion très ou plutôt négative des talibans. 51% des personnes interrogées jugent que leur pays va dans la bonne direction (48% dans la région de Kandahar) et 73% considèrent que la condition féminine s'est améliorée. Mais ils ne sont que 40% à croire que le gouvernement afghan, avec l'aide des pays étrangers, arrivera à vaincre la résistance. C'est le premier sondage effectué en Afghanistan pour une firme canadienne. Keith Neuman, président d'Environics, a précisé qu'il avait été réalisé par la filiale afghane de la firme américaine D3 systems, The Afghanistan Center for Social and Opinion Research, basé à Kaboul.  (Source : AFP / 19 octobre)

 



7 Les Brèves Ndlr : PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information Marc 7-1 Les Afghans disent que la situation s'est encore détériorée.

Les résultats d'un sondage subventionné par des intérêts américains laissent entendre que les Afghans signalent  que la situation s'est détériorée depuis l'an dernier, dans leur pays, en ce qui a trait à la sécurité, mais aussi qu'ils estiment que la qualité de vie est meilleure qu'elle ne l'était sous le régime taliban.

Quarante-six pour cent des personnes sondées à la grandeur du pays jugent que la ‘sécurité’ constitue le plus important problème auquel fait face l'Afghanistan, tandis que 29 pour cent d'entre elles croient qu'il s'agit plutôt du chômage. Payée par l'Agence pour le développement international des Etats-Unis, l'enquête d'opinion a été menée par la Fondation pour l'Asie auprès de 6263 personnes âgées de 18 ans et plus, entre les 11 et 22 juin. Sa marge d'erreur est de 2,4 points de pourcentage. Associated Press - 21-10

 


7-2 Gates s'indigne du manque de soutien des membres de l'Otan en Afghanistan

Le secrétaire américain à la guerre Gates s'est dit "insatisfait" lundi du manque de soutien des Etats membres de l'Otan en Afghanistan, et a assuré que ce sujet serait le "thème principal" de la réunion informelle des ministres de la Défense de l'Otan mercredi et jeudi. "Je ne suis pas satisfait qu'une alliance dont les Etats membres ont plus de deux millions de soldats, de marins et de pilotes ne puisse pas trouver les modestes ressources supplémentaires qui ont été promises pour l'Afghanistan" au sommet allié de Riga fin novembre 2006, a-t-il martelé lors d'une conférence de presse à Kiev. "Cela sera clairement le thème principal" de la réunion informelle des ministres de la Défense de l'Otan aux Pays-Bas qui doit se tenir mercredi et jeudi, a-t-il poursuivi, à l'issue d'un conseil des ministres de la Défense des pays de l'Europe du Sud et de l'Est. "Plusieurs pays" qui ont participé à cette réunion à Kiev se sont dit prêts à augmenter leur présence en Irak et surtout en Afghanistan "mais ils ne sont pas prêts à s'y engager publiquement en ce moment", a encore déclaré le responsable américain. Plus tôt dans la journée, M. Gates avait été informé par la délégation slovaque que Bratislava allait augmenter son dispositif en Afghanistan d'une cinquantaine de militaires, faisant passer à 125 le nombre de ses hommes dans ce pays en 2008.  (Source : AFP  22 octobre 2007)

 

 


7-3 Corps des Marines : De l'Irak à l'Afghanistan.

Citant des responsables du Pentagone et de hauts gradés militaires, le New York Times rapporte que les Marines voudraient se retirer de l'Irak pour concentrer leurs forces en Afghanistan, tandis que l'armée de terre contrôlerait les opérations américaines en Irak. Ce redéploiement permettrait à l'US Army et au Marine Corps de se concentrer mutuellement l'une sur l'Irak, l'autre sur l'Afghanistan. Si cette mesure devait être adoptée, la composition des forces américaines en Afghanistan serait donc considérablement modifiée, puisque les Marines deviendraient la force américaine dominante dans ce pays. Le plan prévoit le retrait des 25 000 Marines en Irak du contingent américain de 160 000 militaires, et leur transfert en Afghanistan, d'où ils sont absents à l'heure actuelle. Sourc ; New York times jeudi 11 oct,
7-4 La torture de prisonniers.

 

Un avocat fédéral a caractérisé une contestation judiciaire de la politique canadienne de transfert des prisonniers en Afghanistan de "soumission politique" qui devrait être rejetée par le tribunal. L'avocat du gouvernement Sanderson Graham a affirmé en Cour fédérale du Canada, mercredi, qu'aucun élément de preuve ne soutenait le dossier préparé par des organismes de défense des droits de la personne. En cas de succès, l'intervention de l'avocat ferait dérailler l'affaire avant que les parties n'atteignent le coeur de la question. Amnistie Internationale Canada et l'Association des libertés civiles de la Colombie-Britannique avancent que l'entente de transfert signée en décembre 2005 par le Canada et l'Afghanistan ne prévoyait pas de mesures visant à prévenir la torture de prisonniers. Selon des allégations qui persistent depuis avril, certains Afghans faits prisonniers par les troupes canadiennes ont été victimes de mauvais traitements après avoir été remis aux autorités afghanes. Le gouvernement canadien a confirmé en mai que des accusations de mauvais traitements contre six personnes avaient été lancées, et que des responsables fédéraux se penchaient sur ces plaintes. mercredi 17 oct, 21 h 51 La Presse Canadienne

 


7-5 Le nombre d'entrepreneurs canadiens assurant des fonctions de 'soutien et de logistique' est près de 200.

 

Depuis que des troupes canadiennes ont été déployées dans le sud de l'Afghanistan, au printemps de 2006, le nombre d'entrepreneurs assurant des fonctions de soutien et de logistique a plus que doublé, pour atteindre près de 200. Les Forces armées canadiennes comptent encore élargir le rôle des entrepreneurs civils à la principale base de la coalition à Kandahar, pour soulager l'armée, qui doit faire face à de lourdes exigences, a dit la responsable des contrats opérationnels, le major Gwen Walsh.  

 

De hauts gradés disent espérer pouvoir remplacer bientôt certains membres du personnel médical militaire, comme des techniciens en radiologie et des commis en santé, par des employés civils contractuels. Le nombre d'entrepreneurs civils, incluait jusqu'à présent des mécaniciens et des employés d'entretien des ordinateurs. Dave Perry, de l'Université Dalhousie, estime qu’il s'agit d'une mesure coûteuse. Après avoir évalué les avantages et les inconvénients de cette option, M. Perry estime qu'en se basant sur les estimations initiales des coûts du déploiement à Kandahar, cela revient, à court terme, "jusqu'à dix fois plus cher" qu'employer du personnel militaire. Mais ce surcoût initial peut être contrebalancé, avec le temps, lorsqu'on tient compte des coûts du recrutement, de l'entraînement et des avantages à long terme consentis aux militaires. L'automne dernier, l'armée a examiné la possibilité de hausser le nombre d'entrepreneurs comme moyen de poursuivre les rotations de troupes jusqu'en février 2009, l'échéance prévue de la mission actuelle. Elle avait aussi examiné la possibilité de confier des postes de soutien hors de l'enceinte fortifiée à des membres des forces aériennes et de la marine. Mais des documents obtenus en vertu de la Loi sur l'accès à l'information indiquent que l'idée ne recueille guère d'appuis chez les planificateurs militaires, et ne serait peut-être pas nécessaire. Source : Murray Brewster, La Presse Canadienne 15-10

 


7-6  L'Oxford Research Group étudie…

 1ere Etude: l'engagement en Irak et Afghanistan "catastrophique"

L'engagement des Etats-Unis et de ses alliés en Irak et en Afghanistan est "catastrophique": il a non seulement échoué à pacifier (…)  ces pays mais il a également offert un terrain fertile à Al-Qaïda, selon un rapport publié lundi par le centre de réflexion Oxford Research Group. "Mettre fin au régime taliban par la force militaire en 2001-02 n'a pas réussi à ramener la sécurité en Afghanistan. Les milices talibanes ont été relancées et le pays est dorénavant le premier producteur d'héroïne", souligne l'institut de réflexion stratégique. "Mettre fin au régime taliban avait de plus, une valeur directe pour le mouvement Al-Qaïda", selon le rapport de quelque 130 pages. "Les détentions massives sans procès de plusieurs milliers de personnes, la torture généralisée, les mauvais traitements infligés aux prisonniers, jouent en faveur des organisations extrémistes et sont une source continue de propagande", estime le groupe. "Al-Qaïda a plus de soutien qu'il y a six ans", tranche-t-il. Pour contrer Al-Qaïda, le groupe appelle à "comprendre les racines de ses soutiens et à systématiquement les couper". En combinant cela avec "des mesures conventionnelles de politique et de sécurité, Al-Qaïda peut être contenu et minimisé mais cela nécessite un changement politique à tous les niveaux".  (ats / 08 octobre 2007 01:17)

 

2eme Etude: L'engagement en Irak et Afghanistan "catastrophique".

En Afghanistan, il conviendrait également de réduire immédiatement les activités militaires, d'accroître l'aide civile et d'inciter à des négociations avec les groupes armés pour les réintroduire dans le processus politique.

 

Même en appliquant ces recommandations, écrit Rogers, il faudrait "au moins dix ans pour effacer les erreurs commises depuis le 11-Septembre". "Mais si on n'entreprend pas les changements nécessaires, la guerre contre le terrorisme pourrait durer des décennies", poursuit-il.

Source : Kate Kelland Reuters & ats)

 

7-7 Le véhicule de détection des mines ‘Husky’ a été touché par une explosion… Une des nouvelles armes du Canada dans la lutte aux mines artisanales a été endommagé par une explosion, mardi en Afghanistan. Le véhicule de détection des mines Husky a été touché par une explosion, mais son conducteur s'en est tiré indemne. Sa conception, avec un habitacle conçu pour un seul homme placé vers l'arrière du châssis et des roues gigantesques à l'avant, offre une protection accrue au conducteur. Deux Husky se déplaçaient le long de la route Forester - une route étroite et sinueuse qui s'étire à l'ouest de la base d'opérations avancée Masum Ghar, dans la province de Kandahar. Le premier véhicule a traversé sans encombres une portion plus étroite de la route, mais le second a touché une mine. La partie avant du Husky a été complètement pulvérisée, mais le reste du véhicule, dont le conducteur - le caporal Pierre Brûlé - dans son habitacle, ont été retrouvés indemnes. L'explosion a creusé un cratère de deux mètres de largeur et d'un mètre de profondeur. Par Bill Graveland, La Presse Canadienne 23 oct, 17 h 06

8 Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

8-1 Point de vue de Bassirat.net : La police afghane mise en accusation. Extrait Au lendemain de la libération d’un ingénieur allemand et de ses quatre collègues afghans, les premières informations qui filtrent jettent une lumière crue sur l’état de la police afghane. « La police nous a remis aux taliban », a déclaré un ex-otage afghan sous le couvert de l’anonymat. Il a expliqué qu’il était parti de Kaboul en voiture le 18 juillet, en compagnie de six compatriotes et deux Allemands, pour réparer un barrage dans la région de Jaghato, dans la province centrale du Wardak. L’un des policiers qui les escortaient dans la province de Wardak, a-t-il déclaré, était constamment au téléphone en indiquant à son interlocuteur : « nous sommes en train d’arriver ». Au barrage, a raconté l’ex-otage, « avant de commencer à faire quoi que ce soit, nous avons vu les taliban arriver. Je l’ai signalé aux quatre policiers qui nous accompagnaient, mais ils n’ont rien fait, et lorsque j’ai pris un fusil l’un d’eux m’a giflé. “Il y a plus de 50 à 100 taliban ici, m’a-t-il dit, pourquoi fais-tu ça ? ” » « La police de notre pays nous a remis aux taliban », a déclaré l’ex-otage. « Comment puis-je avoir confiance en ce pays et sa police ? », s’est-il interrogé, en référence aux 62 000 forces de sécurité mal équipées, mal formées et accusées de corruption. Cette version des faits semble corroborée par l’ex-otage allemand Rudolf Blechschmidt, 62 ans. La radio régionale bavaroise Antenne Bayern a diffusé jeudi un entretien téléphonique entre la victime et sa famille deux jours avant sa libération. « C’était une affaire conclue d’avance », aurait-il dit lundi. Les policiers chargés d’escorter le groupe d’ingénieurs lors de la visite d’un barrage auraient, selon lui, prévenu les ravisseurs. Puis, il les aurait attendus et même salués. Selon le chef du district de Jaghato, Mohammad Naim, la libération des otages a été obtenue contre cinq prisonniers. Cette information a été démentie par le ministère de l’Intérieur. « Il n’y a pas eu échange de prisonniers », a-t-il dit, ce qui correspond à la ligne officielle depuis le tollé provoqué par la libération de cinq détenus de la résistance en échange du journaliste italien Daniele Mastrogiacomo. C’est une « grande victoire », s’est exclamé le mollah Omar, chef suprême des taliban dans un message adressé à l’occasion de la fin du ramadan. « Cet échange est une grande victoire » dit dans son message le chef taliban en rappelant que le gouvernement afghan avait dit qu’il « ne négocierait jamais » avec les talibans, selon SITE, centre américain spécialisé dans la surveillance des messages des réseaux islamistes. « C’est le djihâd afghan et la résistance qui ont obligé les envahisseurs et la coalition à négocier avec l’Émirat islamique (les taliban) », dit le message. Source de Bassirat.net : AFP vendredi 12 octobre 2007 Ndlr : Autre point de vue  : Les policiers sont du côté de la résistance…

 



Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information  9-1 300 militaires bloqués en Afghanistan… Le SPF Défense ne dispose plus d'Airbus pour rapatrier 300 militaires d'Afghanistan. Le ministre André Flahaut est en effet parti avec l'avion, révèle ce lundi la presse flamande.
Jeudi, 300 paracommandos de l'ISAF14 doivent rentrer en Belgique après une mission de 4 mois. Mais leur retour n'est pas encore certain. L'appareil qui doit normalement les ramener se trouve en effet toujours à Lubumbashi, dans le sud-est du Congo. L'Airbus A310 est cloué au sol à la suite d'une double crevaison. Selon le SPF Défense, l'avion devrait pouvoir être réparé d'ici jeudi. La Défense affirme également que tout est fait pour obtenir un bon avion prêté par des "nations amies".
Le deuxième Airbus de la Défense est en effet bloqué depuis longtemps à cause d'une panne. L'incident n'enchante guère les compagnes et compagnons des militaires. "Ils resteront encore plus longtemps loin de la maison, tout ça parce que le ministre voulait encore faire un voyage de complaisance en Afrique", disent-ils.
(belga) Paru dans : 7SUR7 UPDATE 19:10  

 


 


10-0 Annexe Géopolitique et stratégie

10-1  Mission d’assistance des Nations Unies en Afghanistan : Le Représentant spécial s’est montré optimiste…

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

 

La Réunion ministérielle sur la situation en Afghanistan qui se tiendra au Siège de l’ONU à New York, dimanche 23 septembre, devra être l’occasion pour les 24 pays présents aux côtés du Président Ahmed Karzai de réaffirmer leur engagement de maintenir en tête de leur agenda la reconstruction de ce pays, a déclaré aujourd’hui M. Tom Koenigs, Représentant spécial du Secrétaire général pour l’Afghanistan.  M. Koenigs, qui s’adressait à la presse sur les plus récents développements relatifs aux travaux de la Mission d’assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA), a insisté sur la nécessité, à ce stade, d’accroître les financements, de déployer plus de troupes militaires et de personnels diplomatiques et de police afin d’avancer dans la formation des forces nationales de sécurité.  « Ces forces sont à la fois indispensables au retour au calme en Afghanistan mais aussi pour assurer la sécurité du personnel de la Mission et de toutes les parties prenantes internationales à la reconstruction », a encore estimé Tom Koenigs, qui a déploré la mort d’un soldat français, aujourd’hui, dans un attentat-suicide qui visait une patrouille de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN). 

 

Le Représentant spécial s’est montré optimiste concernant les récents rapprochements opérés par la Mission et le Gouvernement afghan avec « certains membres des Taliban ».  Il a jugé qu’il était indispensable d’associer les représentants les plus modérés de ce groupe, qu’il a qualifié de très diversifié quant à sa composition, en vue de négociations qui visent à engager, sur la base de la Constitution nationale, l’avenir de l’Afghanistan.  « Ces négociations doivent également inclure les pays voisins, à commencer par le Pakistan, pour éviter à tout prix la « talibanisation » des frontières communes», a affirmé M. Koenigs.

 

Répondant aux questions, Tom Koenigs a également insisté sur le besoin de renforcer la coordination des troupes sur le terrain et des institutions des Nations Unies, en vue de faciliter la tâche du Gouvernement en place qui, « en dépit d’immenses difficultés, a obtenu des résultats remarquables dans le domaine du désarmement des milices des Seigneurs de la guerre ».  M. Koenigs a tenu, à cet égard, à rendre hommage à l’action du Président Karzaï: « Depuis 2002,a-t-il dit, le Président afghan a fait beaucoup dans les 44 provinces du pays, son autorité est réelle et son investissement dans les programmes de démantèlement des milices, indiscutable.  M. Karzaï n’est pas, comme on a pu le dire, ‘le Maire de Kaboul’».

 

Pour ce qui est du trafic des stupéfiants, le Représentant spécial a indiqué que 18 officiers de la Mission et le Gouvernement afghan étaient en pourparlers réguliers avec les chefs de tribus dont les provinces, celles situées notamment dans le sud du pays, sont les plus touchées par ces activités.  Il a expliqué que c’était dans ces régions les moins contrôlées par le Gouvernement que le climat insurrectionnel qu’alimente le trafic de drogue pose le plus de problèmes.  M. Koenigs a par ailleurs salué la prorogation d’un an du mandat de la Mission autorisée, il y a deux jours, par le Conseil de sécurité.  Tout en regrettant l’abstention de la Fédération de Russie lors du vote sur la résolution examinée par les membres du Conseil, il s’est félicité de ce que ce document comporte désormais l’obligation de renforcer par tous les moyens la protection des civils. 

 

Enfin, le Représentant spécial a fait savoir que la Journée internationale de la paix avait été un succès de taille à Kaboul comme dans l’arrière-pays.  « Des milliers de personnes, dont l’acteur anglais Jude Law, ont participé à diverses initiatives en faveur de la paix, a dit Tom Koenigs, ce qui signifie que les possibilités d’unifier le pays existent ».  Il a ajouté que le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avaient décidé de lancer, à cette occasion, une vaste campagne de vaccination que les porte-parole des Taliban se sont engagés à ne pas troubler. 

 

 

 


10-2 Provinces Afghanes

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N°126-Journal de l'Afghanistan 10 au23-10 debu

 
 Sommaire :  1 Analyse Des résistants Des occupants 2 Occupation de l'Afghanistan  3 Politique a) collaborateurs afghans b) occupants  4 Lutte pour la libération du territoire Détails. 5 L'Afghanistan en chiffre  Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos 6-1 Manipulation de l’opinion : Une majorité d'Afghans pour le maintien des troupes étrangères. 7 Brèves 7-1 Les Afghans disent que la situation s'est encore détériorée. 7-2 Gates s'indigne du manque de soutien des membres de l'Otan en Afghanistan. 7-3 Corps des Marines : De l'Irak à l'Afghanistan. 7-4 La torture de prisonniers. 7-5 Le nombre d'entrepreneurs assurant des fonctions de 'soutien et de logistique' est près de 200.

7-6  L'Oxford Research Group étudie…

1ere Etude: l'engagement en Irak et Afghanistan "catastrophique"

2eme Etude: L'engagement en Irak et Afghanistan "catastrophique". 7-7 Le véhicule de détection des mines ‘Husky’ a été touché par une explosion… 8 Dossier & Point de vue 8-1 Point de vue de Bassirat.net : La police afghane mise en accusation 9 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 9-1 300 militaires bloqués en Afghanistan… 10 Annexe Géopolitique et stratégie  10-1  Mission d’assistance des Nations Unies en Afghanistan : Le Représentant spécial s’est montré optimiste…

 10-2 Provinces Afghanes





Tiré à part :

14-10

Dimanche, des combats ont opposé les résistants aux forces de l’Otan dans le district de Jalrez, dans la province centrale du Wardak, ont annoncé lundi les autorités locales. Dans un premier temps, une patrouille motorisée de la FIA ) a été visée par l’explosion d’une mine. Puis, les résistants ont ouvert le feu sur les soldats de la FIAS qui ont demandé un appui aérien. Le bilan des combats, selon la FIAS et la police afghane, fait état de la mort de cinq résistants et de trois civils, a expliqué le chef de la police de la province de Wardak, Mohammad Asif Banwal. Sept civils ont également été blessés, selon lui. Avec AFP et Xinhua

22-10

Treize personnes, dont onze membres d’une même famille, ont été tués lors d’un bombardement aérien de l’Otan dans le district de Jalrez, situé dans la province du Wardak, au centre du pays, ont affirmé lundi des habitants de la région. Seize civils auraient également été blessés, selon ces témoignages.

Les soldats de l'OTAN ont indiqué qu'un de leurs avions de combat avait lâché deux bombes…

L’Otan n’a pas réagi à ces informations, mais toutefois, a reconnu avoir lancé un raid dans cette zone reculée de la province de Wardak, mais ne disposer a priori d'aucune indication sur des pertes civiles.

BassiratNet Avec Pajhwok, Reuters, Associated Press

22-10 Les "dommages collatéraux" des actions de l'Otan nourrissent une animosité croissante parmi la Plus de 370 civils ont été tués cette année dans des opérations militaires occidentales, selon des estimations des ‘ONG’ occidentales. (Reuters) Samedi, 13 octobre 2007 des centaines d’habitants de la province orientale du Kounar ont manifesté et bloqué une route lors de l’arrestation en pleine nuit de quatre hommes dans le village de Kodu, à vingt kilomètres au sud du chef-lieu de la province, Asadabad. « Ils ont emmené deux de mes fils. Ils ont fouillé parmi les livres, les ont jetés par terre puis ils ont déchiré et mis le feu à un saint Coran et en ont emporté un autre », a déclaré à l’AFP Char Gôl, en montrant un ouvrage endommagé. AFP 18-10 Des centaines de personnes ont manifesté mercredi dans le district d’Orgoun, dans la province de Paktykâ, au sud-est de l’Afghanistan, contre les soldats américains qui ont jeté un Coran . Quatre personnes, dont une femme, ont été arrêtées lors de cette opération, selon le chef de la police d’Orgoun, Nawar Khân. AFP Marc


L'Afghanistan en chiffre du 10-10 au 23/10/07  
tués blessés
Usboys / Autres boys  3  34
Policiers, armée et collaborateurs 24  29
Peuple Afghan 46  2 + x
  1 La résistance contre l'agresseur Résistance : Analyse & déclaration 12-10 Le chef Omar, appelle les pays voisins de l'Afghanistan à aider la résistance à renverser Karzaï et à contraindre au départ les forces internationales présentes dans le pays. mollah Omar déclare que "les voisins devraient abandonner toute forme de soutien (à la coalition internationale, NDLR) et comprendre qu'elle est un danger pour toute la région", ajoute-t-il.  Sur le Web Source & Associated Press

Occupation de l'Afghanistan  Analyse & déclaration Résistance : 21-10 Mohammad Omar, a désigné son assistant proche Mawlawi Abdul Kabir comme commandant de la région de l’Est de l’Afghanistan,. "Mawlawi Abdul Kabir a remplacé Anwarul Haq Mujahid dans la zone de l’Est qui comprend les provinces de Nangarhar, Laghman, Kunar et Nooristan", selon Daily Afghanistan. Kabir était gouverneur de Nangarhar sous le régime des Talibans. Xinhua

Otan- Isaf 24-10 Le secrétaire d’État à la guerre  Gates, a déclaré :  « Je ne suis pas satisfait qu’une alliance dont les États membres ont plus de deux millions de soldats, de marins et de pilotes ne puisse pas trouver les modestes’ ressources’ supplémentaires qui ont été promises pour l’Afghanistan »

 

« Cela sera clairement le thème principal » de la réunion informelle des ministres de l’Otan aux Pays-Bas qui doit se tenir mercredi et jeudi, a-t-il poursuivi. AFP Allemagne 12-10 Prolongation de l’occupation de l’Afghanistan par les troupes allemandes. Le mandat voté par le Bundestag prévoit un plafond de 3.500 soldats au maximum. Selon les députés de la coalition majoritaire, c'est au nom de la solidarité internationale que la mission a été prolongée…. L'opposition s'est,divisée sur la question, beaucoup de députés écologistes se sont abstenus. Renate Künast, leader du groupe des Verts : "La majorité de nos abstentions exprime notre souci et notre inquiétude sur le sort des civils en Afghanistan". Mais l'opinion publique ne suit pas forcément l'avis de ses représentants... Un sondage récent a montré que moins d'un Allemand sur trois souhaitait voir prolongée la mission allemande en Afghanistan. 3.000 soldats de l'armée allemande sont actuellement dans le nord du pays dans le cadre de l'ISAF sous commandement de l'Otan. EuroNews Azerbadjan 19-10 A la demande du président Ilham Aliev, le parlement azerbaïdjanais a donné vendredi son feu vert au doublement du contingent déployé en Afghanistan, qui passera ainsi à 45 hommes.

 

L'armée dépêchera deux sections supplémentaires en appui d'un bataillon turque de la Force internationale d'Assistance à la sécurité (Isaf) sous commandement de l'Otan,  a déclaré Ziafet Askerov, vice-président du Parlement.

 

L’azerbadjan compte 150 hommes en Irak et 33 au Kosovo.

 

Reuters Canada  17-10 Le gouvernement canadien a annoncé mardi qu'il souhaitait que son contingent déployé en Afghanistan y reste au moins jusqu'en 2011, soit deux années de plus que ce qui était initialement prévu, a indiqué le gouvernement dans un discours de politique générale.

 

Plus de 2.500 militaires participent actuellement à l’occupation de Afghanistan. Reuters) Pologne 22-10 Le probable futur Premier ministre polonais, le libéral Donald Tusk, vainqueur des élections législatives de dimanche, s'est engagé pendant la campagne à retirer les troupes polonaises d'Irak, soit quelque 900 soldats. Son parti est également réticent envers l'ampleur de l'engagement polonais en Afghanistan (1.200 soldats actuellement). 5AFP 16h07)

3) Politique a) Les collaborateurs afghans Les grandes manoeuvres 11-10 Les 'autorités afghanes' ont mis fin cette semaine aux activités de deux sociétés de sécurité privées et ont averti que plus d'une dizaine d'autres, dont certaines soupçonnées de meurtres et de vols, seraient prochainement fermées, ont annoncé jeudi des responsables afghans et occidentaux. Mardi, les autorités ont fermé les sociétés de sécurité afghanes Wathan et Caps, et 82 armes illégales ont été retrouvées au cours de deux raids à Kaboul, selon Ali Shah Paktiawal, un responsable de la police locale. D'après un responsable occidental chargé des questions de sécurité, d'importantes sociétés de sécurité occidentales figurent sur la liste des entreprises menacées de fermeture. AP

Politique intérieure & extérieure 11-10 Le Sénat a demandé au président iranien Ahmadinejad de différer l’expulsion de milliers de réfugiés afghans qui doit intervenir avant l’hiver. Depuis le mois d’avril, l’Iran a rapatrié quelque 260 000 réfugiés afghans, et envisage de procéder de même avec 200 000 autres. Reuters  

b) Les occupants  1) Usa Occupation de l'Afghanistan 02-10 Le Sénat américain a voté un budget de 648 milliards de dollars (756 milliards de francs) pour la guerre en 2008, dont 150 milliards pour financer les guerres en Irak et en Afghanistan. Ce budget pour l'année fiscale 2008 est le plus important consacré par les Etats-Unis depuis six ans L'estimation budgétaire initiale de l'administration Bush pour financer les guerres en Irak et en Afghanistan s'élevait en février à 141,7 milliards de dollars, auxquels s'est ajoutée une première demande de rallonge de 5,3 milliards, pour des véhicules blindés résistant aux mines. L'administration Bush avait aussi requis une rallonge supplémentaire d'environ 42 milliards pour porter à près de 190 milliards le financement des guerres en Irak et en Afghanistan.  (ats 07:24)

 

22-10 Bush va demander au Congrès une rallonge de 46 milliards de dollars (32,5 milliards d'euros) pour financer la guerre en Irak et en Afghanistan, ainsi que d'autres opérations…a appris l'Associated Press .

 

Ce chiffre, qui devrait être confirmé par le président dans la journée, porte à 196,4 milliards de dollars (139 milliards d'euros) le budget réclamé par l'administration US pour couvrir les besoins en Irak, en Afghanistan et ailleurs La guerre en Irak, commencée en mars 2003, a déjà coûté 455 milliards de dollars (321 milliards d'euros) au budget américain, qui dépense 12 milliards par mois (8,5 milliards d'euros).  AP

 


Sur le terrain  22-10 Le secrétaire à la guerre Gates a émis "l'espoir" lundi que les Etats-Unis et la Pologne "poursuivent" leur coopération en Irak et en Afghanistan ainsi que sur le projet de bouclier antimissile américain, malgré l'arrivée d'un nouveau gouvernement à Varsovie. "Les relations entre les Etats-Unis et la Pologne sont très proches, peu importe la composition du gouvernement", a-t-il fait valoir. "De toute évidence, nous allons devoir avoir des discussions avec le nouveau gouvernement polonais concernant les plans futurs" sur la contribution de la Pologne en Irak et en Afghanistan, a-t-il concédé.  (AFP 16h07)

 


Prisons, exactions & torture 10-10 Pour la troisième journée consécutive, des prisonniers étaient mercredi en grève de la faim à la prison de Pol-e Tcharki, dans les environs de Kaboul. Ils entendent protester contre l’exécution dimanche de quinze condamnés à mort, rapporte l’AFP. AFP et Pajhwok

4 Lutte pour la libération du territoire Pertes des occupants.- US & Isaf  14-10 Dimanche, des combats ont opposé les résistants aux forces de l’Otan dans le district de Jalrez, dans la province centrale du Wardak, ont annoncé lundi les autorités locales. Dans un premier temps, une patrouille motorisée de la FIA ) a été visée par l’explosion d’une mine. Puis, les résistants ont ouvert le feu sur les soldats de la FIAS qui ont demandé un appui aérien. Quatorze soldats de la FIAS ont  été blessés dans les combats. Avec AFP et Xinhua 16-10 Un soldat danois blessé lundi lors de combats dans la vallée de Gereshk, dans la province méridionale de Helmand, a succombé à ses blessures, a annoncé mardi l’armée danoise. Son unité a été prise sous des tirs de mortiers et de roquettes alors qu’elle tentait de récupérer un véhicule blindé touché par une mine. Reuters 17-10 Deux agents de ‘sécurité’ ont été tués mercredi par l’explosion d’une mine au passage de leur véhicule sur une route du district de Narai, ont annoncé les autorités locales. Les deux agents assuraient la 'protection' d’une base de l’Otan située dans une région montagneuse. Avec Pajhwok 18-10 Neuf soldats états-uniens ont été blessés dans une attaque a annoncé jeudi la coalition antiterroriste internationale. (qui ne parle pas des morts US…)  « Les résistants ont attaqué une patrouille de reconnaissance à l’aide de mitrailleuses lourdes, de lance-roquettes et d’armes légères », a précisé le communiqué. Les résistants ont lancé leur attaque depuis deux positions situées en hauteur, ajoute le texte.

 

Avec Pajhwok 21-10 Appuyés par l’artillerie et des moyens aériens, des soldats afghans et états-uniens ont affronté des résistants dans la vallée de Korengal, dans la province orientale du Kounar, a annoncé dimanche le ministère afghan de la Défense. Des résistants ont péri dans cette offensive, selon le communiqué. Onze soldats américains ont été blessés, a, pour sa part, affirmé le major Charles Anthony, porte-parole de la Force internationale d’assistance à la sécurité que dirige l’Otan. . Selon le gouverneur de la province, Didar Shalizaï, un civil a également été tué dans les combats. Avec AP

Détails Province du Badakhshan (septentrionale) 10-10 Des inondations récentes ont détruit la moitié des récoles dans deux districts de la province de Bâmyân, ont annoncé mardi les responsables locaux. Le Comité de gestion des risques de la province a estimé que 22 000 tonnes de nourriture étaient nécessaires pour venir en aide aux populations avant l’hiver et, ainsi, éviter la famine. Avec Pajhwok

Province de Ghanzi (centre de l’Afghanistan) 18-10 Des inconnus ont exécuté mardi un docteur dans le district de Qarabagh, a annoncé le chef de la police locale, Abdoul Shakour Farahi. Pajhwok

Province d'Helmand  (sud de l'Afghanistan) 12-10 Au moins six policiers ont été tués et 10 autres ont été blessés dans une explosion sur un bazar a rapporté l’agence de presse Pajhwok sur la base de témoignages d’habitants de la région. Ps : Le chef de la police provinciale n'a pas fait état de blessés civils. .Il s'agissait "d'une bombe à retardement (télécommandée) placée sur le bord d'une route qui a atteint l'un de nos véhicules", a précisé le chef de la police provinciale de Helmand, Mohammad Hussein Andiwal.  (Reuters, Pajhwok & AFP.)

 

19-10 Des résistants ont attaqué une patrouille près de la ville de Musa Qala, près d'une ville contrôlée par les talibans dans le sud du pays, a annoncé samedi la coalition. Les soldats de la coalition et des militaires afghans aurait tué une trentaine de résistants, a annoncé samedi la coalition. Nb : Cette information n’a pu être confirmé de source indépendante  AP

Province d'Herat (ouest de l'Afghanistan) 21-10 Dimanche, le brigadier général Juma Adil, chef de la police de la province et son convoi ont été la cible d’une attaque sur la route qui relie l’aéroport au centre ville de Hérât. L’attaque a été revendiquée par un porte-parole de la résistance qui a affirmé que quatre policiers ont été tués et qu’un autre a été capturé durant l’attaque. Avec Pajhwok 22-10  Une bombe déclenchée à distance a explosé lundi matin au passage du chef de la police du district de Zana Khân, dans la province de Ghazni. L’engin explosif n’a(urait) fait que des dégâts matériels.

 

Avec Pajhwok

Province de Kandahar (sud)  10-10 Dix résistants dont le commandant Loy Lala, ont été tués lors d’une opération menée conjointement mardi et mercredi par l’Otan et les forces afghanes. Deux autres ont été blessés lors des combats qui se sont déroulés dans le district de Zherai, à l’ouest de la ville de Kandahâr. Quatre policiers ont également été blessés. Avec Pajhwok 13-10 Attaque kamikaze. 3 policiers 3 membres de la police frontalière afghane et 2 civils ont été tués dans la ville de Spin Boldak, d'après un communiqué de  l'ISAF.

 

Parmi les blessés, on compte 8 officiers de police. AFP et AP 16-10 Mardi, une patrouille de la police est tombée dans une embuscade dans le district de Maywand, annoncé Sayyid Afgha Saqib, chef de la police provinciale. Deux policiers, dont le responsable d’un check point, ont été tués et quatre autres ont été blessés, a-t-il précisé. Avec AIP

Province de Kapiza (au nord-est de Kaboul) 10-10 Des combats se sont déroulés mardi soir dans le district de Tagab, ont rapporté les autorités locales. Deux résistants ont été tués et un soldat de l’armée nationale afghane a été blessé, selon le chef du district de Tagab. Avec Pajhwok

Province de Khost (sud-est)18-10 Quatre policiers ont été tués et trois autres blessés jeudi par l'explosion d'une bombe au passage de leur véhicule,  annoncent les autorités. (Reuters)

Province de Nouristan (l'Est du pays,) 13-10 Des résistants sont tombés dans une embuscade tendue par des policiers dans le district de Kamdesh, ont annoncé samedi les autorités locales. Sept combattants ont été tués, ont-t-elles précisé. Avec Pajhwok 

Province de Paktikâ (sud-est) 09-10 Une frappe aérienne de l’Otan a fait cinq morts dans les rangs de la résistance, a annoncé un porte-parole de la coalition antiterroriste. Les résistants ont été observés par des troupes au sol alors qu’ils posaient un engin explosif improvisé au bord d’une route du district de Barmal,. Les soldats de la coalition ont alors demandé un appui aérien. 09-10 Attaque d’un bâtiment officiel dans le district de Bakwa, a annoncé un responsable de la police locale. Les combats, qui ont duré quatre heures, ont fait une victime dans les rangs de la police afghane. Avec AP

23/10/2007

N° 58 -Journal du Liban - 23-10 FIN

  8-2 Point de vue de Ali Fayad : La victoire du Hezbollah est celle de tous les damnés de la terre".

 

Interview d'Ali Fayad, membre du bureau politique du Hezbollah par Chris Den Hond, Mireille Court et Nicolas Qualander.
En août 2007, exactement un an après la victoire de la résistance libanaise sur l'armée israélienne, nous avons rencontré Ali Fayad, membre du bureau politique du Hezbollah et président du centre d'étude et de recherche, lié au Hezbollah. Ce centre se situe à Beyrouth sud, la banlieue shiite. Ali Fayad est également professeur à la faculté libanaise où il enseigne les sciences politiques. Il suit de près les évolutions du mouvement alter mondialiste.

 

Août 2007 au Liban: un an après la victoire du Hezbollah sur l'armée israélienne
Quelle est la principale conséquence de votre victoire sur l'armée israélienne?
La conséquence immédiate de la victoire de notre résistance sur l'armée israélienne, c'est qu'elle a avorté les projets américains au Moyen Orient. Condoleeza Rice, qui disait que l'attaque israélienne aboutirait à un nouveau Moyen Orient, a dû revoir sa copie. La victoire du Hezbollah ouvre une ère nouvelle, non seulement au Liban mais aussi dans la région. Ce qui est arrivé est un modèle pour ceux et celles qui refusent cette suprématie américaine, l'occupation israélienne et la domination des instances internationales comme l'ONU. C'est aussi un refus de la propagande américaine qui dit que la guerre américaine contre nous est une guerre pour la défense de la liberté et de la démocratie. Ceci n'est pas vrai. Notre victoire est la victoire de tous les damnés de la terre, du Venezuela, en Amérique latine, au monde arabe, à la Palestine , à l'Irak, au Liban, à tous ceux-là on dit: "Les peuples sont capables de vaincre les grandes puissances, même armées jusqu'aux dents."

Le Hezbollah, est-ce une résistance religieuse? Quelle est votre identité?
Tout d'abord, on se considère comme un mouvement de libération nationale et on agit pour libérer nos terres occupées par Israël. Nous sommes un mouvement de libération qui essaie de défendre le Liban des agressions israéliennes dont nous avons souffert depuis plus de 50 ans. Nous sommes un mouvement de libération et de résistance nationale avec une dimension humaniste d'abord et nationaliste et islamique ensuite. Nous faisons partie de cette grande "ouma islamique" et on ressent les douleurs de ce monde islamique opprimé. Nous faisons partie du monde arabe qui souffre des effets de l'occupation israélienne. Donc d'abord, nous sommes un mouvement de libération nationale, humaniste, arabe et islamique.

Deuxièmement, nous aspirons à créer l'Etat libanais libéré des calculs et des appartenances communautaristes. Un Etat dans lequel les citoyens sont égaux devant la loi, indépendamment de leur religion ou de leur communauté ou de leur appartenance politique. Nous voulons un Etat démocratique, un Etat de droit et institutionnel, l'Etat de la justice sociale et en plus un Etat qui est capable de défendre la souveraineté du territoire et la vie des citoyens. Nous ne cherchons pas à créer un gouvernement religieux. Le Liban est une société diverse, il y a des chrétiens et des musulmans. Les musulmans et les chrétiens se divisent en plusieurs courants. Nous comptons 18 communautés au Liban, c'est une société plurielle. Nous avons besoin d'un Liban qui soit un modèle pour notre monde islamique. Nous voulons montrer qu'on est capable de vivre ensemble avec des communautés différentes.

Quelle relation entretenez-vous avec la gauche?
Les marxistes ici au Liban sont nos alliés. Le Parti communiste libanais et la gauche en général sont nos alliés. Nous avons une différence idéologique, nous avons nos convictions et eux les leurs. On diverge sur ce point mais à ce moment de l'histoire de notre pays, c'est une divergence qui n'est pas importante. Pour nous, la question principale aujourd'hui: es-tu pour ou contre les Américains? Est-ce que tu es avec les opprimés dans le monde ou pas? Est-ce que tu refuses la domination du monde et l'augmentation de la brèche entre riches et pauvres ou pas? Nous refusons que la division actuelle soit une division idéologique ou religieuse, que l'opposition se fasse entre chrétiens et musulmans, ou entre marxistes et croyants. La question aujourd'hui est de savoir qui est avec la domination américaine et qui est contre, qui est avec la résistance et qui est contre, qui est avec l'occupation et qui est contre, qui refuse la mondialisation sauvage et qui l'approuve. En toute honnêteté, je dis: les marxistes résistants se trouvent dans la même tranchée que nous et les musulmans non résistants comme les takfiristes ou ceux qui s'allient avec les puissances mondiales sont très loin de nous.

Nous avons une spécificité shiite uniquement en terme de composition sociale. Cette composition a ses raisons religieuses et elle est liée à l'histoire du pays. Mais notre résistance n'est pas religieuse, elle est nationale. Notre projet politique est un projet national patriotique par excellence. On ne fait pas la différence entre une région ou une autre, que tu sois sunnite ou shiite. Economiquement, nous avons des réserves sur les politiques de la privatisation et on appelle à des études plus approfondies pour éviter une augmentation des prix. Nous sommes pour un rôle fort de l'Etat dans la gestion de l'économie au Liban. Je répète et je redis que notre programme politique et économique est un projet anti-néolibéral.

J'ai lu le programme du Parti communiste ici et j'ai remarqué qu'il n'y a pas de grandes différences entre leur vision politique et la nôtre. Je ne peux pas appeler notre programme politique un programme marxiste ou socialiste. Selon les critères occidentaux, on peut dire que notre vision du monde est proche de celle de la social-démocratie, donc pour un régime capitaliste libre, mais avec un rôle fort pour l'Etat en tant que régulateur de l'équilibre entre l'Etat et le marché. Nous refusons les privatisations et la réduction du rôle de l'Etat.

Quelle est la relation entre le Hezbollah et l'Iran?
D'abord, nous ne recevons nos décisions d'aucun parti en dehors du Liban, mais cela ne nous empêche pas d'être des alliés de l'Iran. L'Iran est dans une position de leadership dans la confrontation avec le colonialisme mondial et les tentatives de domination. Les Iraniens sont du côté du peuple libanais depuis 25 ans. Quand les Israéliens détruisent nos maisons, nos usines, nos régions, ce sont les Iraniens qui nous aident à les reconstruire . Si tu vas au sud Liban maintenant, tu verras comment les Iraniens contribuent à reconstruire les ponts, les routes, les hôpitaux. Regardez les Nord Américains. Ils soutiennent les Israéliens avec toutes sortes d'armes et les aides militaires américaines pour Israël cette année ont dépassé les 3 milliards de dollars. Pourquoi donc notre alliance avec l'Iran serait négative quand l'Iran nous donne des aides sociales, économiques et éducatives et de développement? L'Iran est un ami du Liban, est un ami de tout le peuple libanais et du Hezbollah. Mais cela n'est pas contradictoire avec le fait que nous sommes un parti indépendant. Nous décidons de notre politique nous-mêmes. Les intérêts nationaux libanais sont notre guide pour nos décisions.

Quelle est l'importance de la chaîne de télé Al Manar pour votre lutte?
Al Manar est une institution civile de soutien à la résistance. Dans notre société, il ne faut jamais sous-estimer l'importance et la valeur des médias. Al Manar est devenu ces dernières années la deuxième chaîne arabe. De ce point de vue, Al Manar contribue dans notre lutte et joue un rôle important et primordial pour défendre la résistance. Ceci explique probablement les décisions nord américaines de classifier Al Manar comme une institution terroriste.

Quelle est votre position sur la Palestine ?
Je pense que la géographie palestinienne et les possibilités économiques pour la Palestine font en sorte qu'une stabilité n'est pas possible selon le modèle d'une solution à deux Etats. Nous croyons qu'il doit y avoir un seul Etat pour tous les Palestiniens de différentes communautés qu'ils soient juifs, musulmans ou chrétiens. Les Palestiniens, enfants de la région, ont le droit au retour pour vivre dans cet Etat. Ce sont eux qui doivent choisir la forme du régime politique et après cet Etat doit décider de tout ce qui est lié à la sécurité de cet Etat et à l'avenir de ceux qui vivent à l'intérieur de cet Etat. Selon nous, la stabilité en Palestine est liée à la création d'un seul Etat dans lequel tous les citoyens seront égaux devant le droit, indépendamment du fait qu'ils soient juifs, musulmans ou chrétiens.

Y a-t-il un lien particulier entre Hugo Chavez, président du Vénézuela et Hassan Nasrallah, le secrétaire générale du Hezbollah?
Quand il a parlé de Chavez sur la tribune devant un million de personnes, Hassan Nasrallah a appelé le président du Venezuela "brother Chavez". Nous sentons que cet homme est très proche de nous, qu'il est un camarade de route. Comme s'il y avait entre nous et lui une longue histoire de lutte commune, comme si son fusil était le nôtre. Nous l'aimons et le respectons et nous pensons qu'il y a des moyens de développer notre relation de telle sorte que ceci devienne un modèle de relation entre ce qui est de gauche et ce qui est islamiste.
Le général Aoun, de la communauté chrétienne, entretient une alliance avec le Hezbollah. Comment jugez-vous cette alliance?
Entre nous et le général Aoun, il y a une alliance et cette alliance-là est l'avenir de la stabilité au Liban. C'est une alliance entre deux forces qui sont politiquement les plus populaires au Liban. De notre point de vue, ces deux mouvements, le Hezbollah et le courant patriotique libre de Aoun, sont capables de créer un Etat réel, un Etat de droit. De notre point de vue, Aoun est le personnage politique libanais qui est le plus adéquat pour être président. C'est un homme qui se bat pour une véritable indépendance et pour une véritable souveraineté, capable de jouer un rôle important au service de tous les Libanais.

 

Ali Fayad 

 

traduit de l'arabe par Adnane Ben Youssef

 

 

 


8-3 Point de vue de Tendances : Elliott Abrams supervise la création de milices en Palestine et au Liban.

Selon des sources arabes bien informées, les pays ayant participé au sommet de Charm el-Cheikh (octobre 2006), considéré comme le moment-fondateur de l’axe des pays arabes « modérés » alliés des États-Unis (Jordanie, Arabie saoudite, Egypte, Emirats arabes unis, Qatar et Autorité palestinienne), s’activent anormalement ces derniers temps. Des comités de suivi ont été formés pour se pencher sur les dossiers des crises libanaise et palestinienne. Les membres de ces comités tiennent des réunions intensives avec des représentants d’Elliott Abrams, le conseiller à la sécurité nationale de George Bush chargé du Moyen-Orient. Diverses mesures ont été décidées contre le Hezbollah, le Hamas et le Jihad Islamique, ainsi que des organisations et autres associations proches de ces mouvements. Il s’agit de mesures bancaires destinées à entraver et perturber les réseaux de financement de ces formations anti-israéliennes, sous prétexte de la mise en œuvre des lois antiterroristes et de la lutte contre le blanchiment d’argent.
Sur le plan de la sécurité, ces comités procèdent à un échange d’informations et à des recherches sur des noms de militants fournis directement par les États-uniens. Une coordination a été mise en place pour mener à bien un programme d’armement, d’entraînement et de financement des services de l’Autorité palestinienne. Au Liban, ces comités arment et entraînent les Forces de sécurité intérieure (contrôlées par le clan Hariri), les membres de compagnies de sécurité privée et les milices du Parti socialiste progressiste (PSP de Walid Joumblatt), des Forces libanaises (de Samir Geagea) et du Courant du Futur (De Saad Hariri).
Les entraînements se déroulent en Jordanie sous la supervision d’officiers des forces spéciales. 300 miliciens du Courant du futur, ayant terminé leur formation vont bientôt rentrer au Liban pour être déployés à Beyrouth.

 

Tendances est un bulletin quotidien de veille politique sur le Proche-Orient, réalisé par l’agence New Orient News à Beyrouth.

 

Retrouvez-le sur Voltairenet.org, en versions arabe, anglaise et française.

 



9 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage
Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme
9-1 Tendances et événements au Liban.

 

Que s’est-il passé lors de la dernière réunion entre le faucon du 14-mars, Walid Joumblatt, et le commandant en chef de l’armée, le général Michel Sleimane ? Les deux hommes ne se rencontrent que très rarement. En début de semaine, Joumblatt a invité le général à dîner à sa résidence de Beyrouth.
Selon des sources bien informées, la discussion a porté sur des questions sécuritaires, à la lumière de pronostics pessimistes sur l’évolution de la situation au Liban. Le chef druze a ainsi demandé au général Sleimane de ne plus dévoiler au public les informations en possession des services de renseignement de l’armée et susceptibles d’innocenter la Syrie des assassinats et autres désordres sécuritaires intervenus au Liban. L’interrogatoire des membres de Fatah al-Islam détenus par l’armée a ainsi permis d’établir un lien direct entre ce groupe intégriste sunnite et al-Qaida, surtout la branche irakienne de l’organisation. Joumblatt a conseillé à Sleimane de suivre l’exemple du service de renseignement des Forces de sécurité intérieure (contrôlé par un proche de Hariri), qui détient les mêmes informations mais s’abstient de la divulguer. Ce service a ainsi imposé un black-ouit total sur les aveux d’un réseau salafiste qui a reconnu être impliqué dans l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri.
Walid Joumblatt a tenté de convaincre Michel Sleimane de s’aligner sur le projet états-unien au Liban et de ne plus adopter une position de stricte neutralité dans la crise politique qui secoue le Liban.
Selon un journaliste étranger qui l’a récemment rencontré, le chef druze est convaincu qu’une prochaine guerre israélienne contre la Syrie et le Hezbollah est inéluctable. Il continue sa pression pour empêcher toute entente autour d’un président consensuel et semble s’être totalement impliqué dans le projet US non seulement au Liban mais aussi au Moyen-Orient. Il pense qu’une guerre israélienne va modifier en faveur de son camp les rapports de forces internes. Le chef de file des faucons du 14-mars a été convoqué à Washington pour accélérer le processus d’internationalisation de l’échéance présidentielle libanaise qui se traduirait par l’établissement d’un cordon de sécurité « international » dans le centre-ville de Beyrouth pour « protéger le Parlement et permettre la tenue de l’élection ».
En lisant entre les lignes de la dernière lettre secrète envoyée par Fouad Siniora au secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon, on comprend que l’intervention étrangère au Liban n’est pas seulement un vœu pieux mais un plan bien intégré.

 

Tendances est un bulletin quotidien de veille politique sur le Proche-Orient, réalisé par l’agence New Orient News à Beyrouth.

 

Retrouvez-le sur Voltairenet.org, en versions arabe, anglaise et française.

 


On a la preuve de toute façon que les attentats au Liban sont perpétrés par le Mossad mais la communauté internationale préfère accuser la Syrie, c'est plus simple.

 

Imaginez s'ils accusaient Israël, même avec les preuves, comme la horde molochite sioniste passerait à l'attaque en criant au scandale.

 

C'est tout ce qu'ils savent faire. Prendre des mines de pucelles éffarouchées "OHHHHHH nous accuser a nous ! OHHHHHHH ça alors ! Mais quel scandale ! OHHHHH !"

 

Le problème c'est qu'il y a longtemps que ces pucelles-là ne sont plus vierges !

 

Adriana Evangelizt.

 

 

Le Liban a été frappé par une série d'attentats à la bombe qui a commencé par la tentative d'assassiner, le 1er octobre 2004, le ministre libanais des Télécommunications, Marwan Hamade.
Le plus récent assassinat s'est produit le 19 septembre dernier contre le législateur anti-syrien, Antoine Ghanem.

 

Le dirigeant du Hezbollah libanais, Sayyed Hassan Nasrallah, a rendu vendredi Israël responsable des assassinats des dirigeants majoritaires anti- syriens dans le pays.

 

C'est dans l'intérêt d'Israël de maintenir le Liban dans le chaos, car cela atténuera la pression du Hezbollah sur l'Etat hébreu, a souligné M. Nasrallah lors d'un rassemblement marquant la Journée de Jérusalem.
Par ailleurs, M. Nasrallah a appelé à un amendement constitutionnel pour permettre au peuple libanais d'élire son président.

Les législateurs libanais devront choisir un nouveau chef d'Etat avant le 24 novembre prochain pour remplacer l'actuel président, Emile Lahoud, qui démissionnera la veille conformément à la Constitution.

 

Sources Xinhuanet

 

5 octobre

 



10 Annexe - Géopolitique et stratégie

 

Ndlr : Lla publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

Marc

10-1 Kouchner espère une élection présidentielle sur base d’un consensus le plus large possible….

 

Dans le cadre de la mission de la troïka européenne au Liban (qui
débutera aujourd’hui, samedi) et avant de se rendre à Beyrouth, M.
Bernard Kouchner (qui est arrivé tard hier soir dans la capitale
libanaise) a pris soin de procéder à des contacts jugés utiles et de
nature à accroître les chances de succès de cette tentative de la
dernière chance. Celle de parvenir à une élection présidentielle sur
base d’un consensus le plus large possible.

Après l’entretien téléphonique qu’il y a eu mercredi avec son homologue
syrien Walid Moallem, le chef du Quai d’Orsay a consulté, toujours par
téléphone, ses pairs saoudien et égyptien ainsi que le secrétaire
général de la Ligue arabe.
L’objectif de cette double démarche, selon des sources diplomatiques
françaises, était de rappeler à M. Moallem la position officielle de la
France sur la question libanaise et sur sa relation avec Damas, à savoir
que le régime syrien doit s’engager et montrer par les faits qu’il ne
s’ingère nullement dans l’élection présidentielle libanaise. Cette
position définie par le président Nicolas Sarkozy lors de la conférence
des ambassadeurs de France en septembre dernier, et martelée sans cesse
depuis par les diplomates français, est aujourd’hui à l’ordre du jour,
et M. Kouchner a voulu en parler avec le ministre syrien.

Avec ses homologues arabes et avec le secrétaire général de la Ligue , M.
Amr Moussa, le ministre français a voulu en même temps donner le ton de
cette initiative européenne au Liban, que la France aurait voulu
euro-arabe. Mais tant l’émir Saoud al-Fayçal que M. Aboul-Gheit et le
secrétaire général de la Ligue auraient, selon des cercles diplomatiques
arabes à Paris, apporté leur ferme soutien à l’action de la « troïka »
européenne et auraient promis d’en assurer le suivi jusqu’à la
réalisation de l’objectif prioritaire de tous les amis du Liban dans le
monde, à savoir qu’un nouveau président de la République soit élu avec
le consentement d’une large majorité des courants politiques libanais et
des communautés spirituelles du pays.

De plus, M. Bernard Kouchner aurait rallié à sa cause (libanaise) et à
la position franco-européenne sur le Liban son homologue turc qu’il
rencontrera prochainement à Ankara. Ce qui lui permettrait d’user de
l’influence grandissante de la Turquie à Damas pour que le régime syrien
se conforme aux résolutions internationales tant en ce qui concerne la
mise en place et le bon fonctionnement du tribunal international que la
coopération pour que le Liban traverse sa crise actuelle et reprenne son
rôle dans la région avec un nouveau président bénéficiant d’un soutien
ferme et général, local, régional et international.

Autre souci majeur, marqué par la grande inquiétude des trois ministres
arrivés à Beyrouth : faire face concrètement au pire si un président
n’était pas élu le 24 novembre prochain et que les soldats de la Finul
se retrouvaient dans une zone de non-droit. Un haut responsable français
a laissé entendre hier que des mesures concrètes ont d’ores et déjà fait
l’objet de concertations entre Paris, Rome et Madrid, et que l’une
d’elles est certainement un « resserrement » (entendre un renforcement)
du dispositif de sécurité dont bénéficie actuellement la Finul et qui
est déjà, a ajouté ce responsable, à un niveau très élevé depuis la
tentative d’attentat contre des positions de la Finul , survenue il y a
quelques jours.
d’Élie MASBOUNGI
http://www.lorient-lejour.com.lb/page.aspx?page=article&id=355460

 

N° 58 -Journal du Liban - 23-10 Debut

1 Liban occupé

 

3 Politique Libanaise  

 

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

 

6-1 Pierre Mellet : Comment la structure rituelle du Journal télévisé formate nos esprits.

 

 

7 Brèves

 

7-1 Moshé Kaplinski : ‘‘La prochaine fois, nous saurons nous y prendre avec la résistance.

 

7-2 L’Unrwa a transporté une centaine de familles réfugiées vers Nahr el-Bared.

 

7-3 Moyen-Orient: le FMI souhaiterait une plus grand discipline budgétaire.

 

8 Dossiers

 

8-1 Point de vue de Lorient le Jour : La majorité accusée de vouloir placer le pays sous tutelle américano-sioniste.

 

8-2 Point de vue de Ali Fayad : La victoire du Hezbollah est celle de tous les damnés de la terre".

 

8-3 Point de vue de Tendances : Elliott Abrams supervise la création de milices en Palestine et au Liban.

 

9 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

 

9-1 Tendances et événements au Liban.

 

9-2 Israël derrière les assassinats de politiciens libanais. 

 

10 Annexe - Géopolitique et stratégie

 

10-1 Kouchner espère une élection présidentielle sur base d’un consensus le plus large possible….

8-2 Point de vue de Ali Fayad : La victoire du Hezbollah est celle de tous les damnés de la terre".

 

Interview d'Ali Fayad, membre du bureau politique du Hezbollah par Chris Den Hond, Mireille Court et Nicolas Qualander.
En août 2007, exactement un an après la victoire de la résistance libanaise sur l'armée israélienne, nous avons rencontré Ali Fayad, membre du bureau politique du Hezbollah et président du centre d'étude et de recherche, lié au Hezbollah. Ce centre se situe à Beyrouth sud, la banlieue shiite. Ali Fayad est également professeur à la faculté libanaise où il enseigne les sciences politiques. Il suit de près les évolutions du mouvement alter mondialiste.

 

Août 2007 au Liban: un an après la victoire du Hezbollah sur l'armée israélienne
Quelle est la principale conséquence de votre victoire sur l'armée israélienne?
La conséquence immédiate de la victoire de notre résistance sur l'armée israélienne, c'est qu'elle a avorté les projets américains au Moyen Orient. Condoleeza Rice, qui disait que l'attaque israélienne aboutirait à un nouveau Moyen Orient, a dû revoir sa copie. La victoire du Hezbollah ouvre une ère nouvelle, non seulement au Liban mais aussi dans la région. Ce qui est arrivé est un modèle pour ceux et celles qui refusent cette suprématie américaine, l'occupation israélienne et la domination des instances internationales comme l'ONU. C'est aussi un refus de la propagande américaine qui dit que la guerre américaine contre nous est une guerre pour la défense de la liberté et de la démocratie. Ceci n'est pas vrai. Notre victoire est la victoire de tous les damnés de la terre, du Venezuela, en Amérique latine, au monde arabe, à la Palestine , à l'Irak, au Liban, à tous ceux-là on dit: "Les peuples sont capables de vaincre les grandes puissances, même armées jusqu'aux dents."

Le Hezbollah, est-ce une résistance religieuse? Quelle est votre identité?
Tout d'abord, on se considère comme un mouvement de libération nationale et on agit pour libérer nos terres occupées par Israël. Nous sommes un mouvement de libération qui essaie de défendre le Liban des agressions israéliennes dont nous avons souffert depuis plus de 50 ans. Nous sommes un mouvement de libération et de résistance nationale avec une dimension humaniste d'abord et nationaliste et islamique ensuite. Nous faisons partie de cette grande "ouma islamique" et on ressent les douleurs de ce monde islamique opprimé. Nous faisons partie du monde arabe qui souffre des effets de l'occupation israélienne. Donc d'abord, nous sommes un mouvement de libération nationale, humaniste, arabe et islamique.

Deuxièmement, nous aspirons à créer l'Etat libanais libéré des calculs et des appartenances communautaristes. Un Etat dans lequel les citoyens sont égaux devant la loi, indépendamment de leur religion ou de leur communauté ou de leur appartenance politique. Nous voulons un Etat démocratique, un Etat de droit et institutionnel, l'Etat de la justice sociale et en plus un Etat qui est capable de défendre la souveraineté du territoire et la vie des citoyens. Nous ne cherchons pas à créer un gouvernement religieux. Le Liban est une société diverse, il y a des chrétiens et des musulmans. Les musulmans et les chrétiens se divisent en plusieurs courants. Nous comptons 18 communautés au Liban, c'est une société plurielle. Nous avons besoin d'un Liban qui soit un modèle pour notre monde islamique. Nous voulons montrer qu'on est capable de vivre ensemble avec des communautés différentes.

Quelle relation entretenez-vous avec la gauche?
Les marxistes ici au Liban sont nos alliés. Le Parti communiste libanais et la gauche en général sont nos alliés. Nous avons une différence idéologique, nous avons nos convictions et eux les leurs. On diverge sur ce point mais à ce moment de l'histoire de notre pays, c'est une divergence qui n'est pas importante. Pour nous, la question principale aujourd'hui: es-tu pour ou contre les Américains? Est-ce que tu es avec les opprimés dans le monde ou pas? Est-ce que tu refuses la domination du monde et l'augmentation de la brèche entre riches et pauvres ou pas? Nous refusons que la division actuelle soit une division idéologique ou religieuse, que l'opposition se fasse entre chrétiens et musulmans, ou entre marxistes et croyants. La question aujourd'hui est de savoir qui est avec la domination américaine et qui est contre, qui est avec la résistance et qui est contre, qui est avec l'occupation et qui est contre, qui refuse la mondialisation sauvage et qui l'approuve. En toute honnêteté, je dis: les marxistes résistants se trouvent dans la même tranchée que nous et les musulmans non résistants comme les takfiristes ou ceux qui s'allient avec les puissances mondiales sont très loin de nous.

Nous avons une spécificité shiite uniquement en terme de composition sociale. Cette composition a ses raisons religieuses et elle est liée à l'histoire du pays. Mais notre résistance n'est pas religieuse, elle est nationale. Notre projet politique est un projet national patriotique par excellence. On ne fait pas la différence entre une région ou une autre, que tu sois sunnite ou shiite. Economiquement, nous avons des réserves sur les politiques de la privatisation et on appelle à des études plus approfondies pour éviter une augmentation des prix. Nous sommes pour un rôle fort de l'Etat dans la gestion de l'économie au Liban. Je répète et je redis que notre programme politique et économique est un projet anti-néolibéral.

J'ai lu le programme du Parti communiste ici et j'ai remarqué qu'il n'y a pas de grandes différences entre leur vision politique et la nôtre. Je ne peux pas appeler notre programme politique un programme marxiste ou socialiste. Selon les critères occidentaux, on peut dire que notre vision du monde est proche de celle de la social-démocratie, donc pour un régime capitaliste libre, mais avec un rôle fort pour l'Etat en tant que régulateur de l'équilibre entre l'Etat et le marché. Nous refusons les privatisations et la réduction du rôle de l'Etat.

Quelle est la relation entre le Hezbollah et l'Iran?
D'abord, nous ne recevons nos décisions d'aucun parti en dehors du Liban, mais cela ne nous empêche pas d'être des alliés de l'Iran. L'Iran est dans une position de leadership dans la confrontation avec le colonialisme mondial et les tentatives de domination. Les Iraniens sont du côté du peuple libanais depuis 25 ans. Quand les Israéliens détruisent nos maisons, nos usines, nos régions, ce sont les Iraniens qui nous aident à les reconstruire . Si tu vas au sud Liban maintenant, tu verras comment les Iraniens contribuent à reconstruire les ponts, les routes, les hôpitaux. Regardez les Nord Américains. Ils soutiennent les Israéliens avec toutes sortes d'armes et les aides militaires américaines pour Israël cette année ont dépassé les 3 milliards de dollars. Pourquoi donc notre alliance avec l'Iran serait négative quand l'Iran nous donne des aides sociales, économiques et éducatives et de développement? L'Iran est un ami du Liban, est un ami de tout le peuple libanais et du Hezbollah. Mais cela n'est pas contradictoire avec le fait que nous sommes un parti indépendant. Nous décidons de notre politique nous-mêmes. Les intérêts nationaux libanais sont notre guide pour nos décisions.

Quelle est l'importance de la chaîne de télé Al Manar pour votre lutte?
Al Manar est une institution civile de soutien à la résistance. Dans notre société, il ne faut jamais sous-estimer l'importance et la valeur des médias. Al Manar est devenu ces dernières années la deuxième chaîne arabe. De ce point de vue, Al Manar contribue dans notre lutte et joue un rôle important et primordial pour défendre la résistance. Ceci explique probablement les décisions nord américaines de classifier Al Manar comme une institution terroriste.

Quelle est votre position sur la Palestine ?
Je pense que la géographie palestinienne et les possibilités économiques pour la Palestine font en sorte qu'une stabilité n'est pas possible selon le modèle d'une solution à deux Etats. Nous croyons qu'il doit y avoir un seul Etat pour tous les Palestiniens de différentes communautés qu'ils soient juifs, musulmans ou chrétiens. Les Palestiniens, enfants de la région, ont le droit au retour pour vivre dans cet Etat. Ce sont eux qui doivent choisir la forme du régime politique et après cet Etat doit décider de tout ce qui est lié à la sécurité de cet Etat et à l'avenir de ceux qui vivent à l'intérieur de cet Etat. Selon nous, la stabilité en Palestine est liée à la création d'un seul Etat dans lequel tous les citoyens seront égaux devant le droit, indépendamment du fait qu'ils soient juifs, musulmans ou chrétiens.

Y a-t-il un lien particulier entre Hugo Chavez, président du Vénézuela et Hassan Nasrallah, le secrétaire générale du Hezbollah?
Quand il a parlé de Chavez sur la tribune devant un million de personnes, Hassan Nasrallah a appelé le président du Venezuela "brother Chavez". Nous sentons que cet homme est très proche de nous, qu'il est un camarade de route. Comme s'il y avait entre nous et lui une longue histoire de lutte commune, comme si son fusil était le nôtre. Nous l'aimons et le respectons et nous pensons qu'il y a des moyens de développer notre relation de telle sorte que ceci devienne un modèle de relation entre ce qui est de gauche et ce qui est islamiste.
Le général Aoun, de la communauté chrétienne, entretient une alliance avec le Hezbollah. Comment jugez-vous cette alliance?
Entre nous et le général Aoun, il y a une alliance et cette alliance-là est l'avenir de la stabilité au Liban. C'est une alliance entre deux forces qui sont politiquement les plus populaires au Liban. De notre point de vue, ces deux mouvements, le Hezbollah et le courant patriotique libre de Aoun, sont capables de créer un Etat réel, un Etat de droit. De notre point de vue, Aoun est le personnage politique libanais qui est le plus adéquat pour être président. C'est un homme qui se bat pour une véritable indépendance et pour une véritable souveraineté, capable de jouer un rôle important au service de tous les Libanais.

 

Ali Fayad 

 

traduit de l'arabe par Adnane Ben Youssef

 

 

 


8-3 Point de vue de Tendances : Elliott Abrams supervise la création de milices en Palestine et au Liban.

Selon des sources arabes bien informées, les pays ayant participé au sommet de Charm el-Cheikh (octobre 2006), considéré comme le moment-fondateur de l’axe des pays arabes « modérés » alliés des États-Unis (Jordanie, Arabie saoudite, Egypte, Emirats arabes unis, Qatar et Autorité palestinienne), s’activent anormalement ces derniers temps. Des comités de suivi ont été formés pour se pencher sur les dossiers des crises libanaise et palestinienne. Les membres de ces comités tiennent des réunions intensives avec des représentants d’Elliott Abrams, le conseiller à la sécurité nationale de George Bush chargé du Moyen-Orient. Diverses mesures ont été décidées contre le Hezbollah, le Hamas et le Jihad Islamique, ainsi que des organisations et autres associations proches de ces mouvements. Il s’agit de mesures bancaires destinées à entraver et perturber les réseaux de financement de ces formations anti-israéliennes, sous prétexte de la mise en œuvre des lois antiterroristes et de la lutte contre le blanchiment d’argent.
Sur le plan de la sécurité, ces comités procèdent à un échange d’informations et à des recherches sur des noms de militants fournis directement par les États-uniens. Une coordination a été mise en place pour mener à bien un programme d’armement, d’entraînement et de financement des services de l’Autorité palestinienne. Au Liban, ces comités arment et entraînent les Forces de sécurité intérieure (contrôlées par le clan Hariri), les membres de compagnies de sécurité privée et les milices du Parti socialiste progressiste (PSP de Walid Joumblatt), des Forces libanaises (de Samir Geagea) et du Courant du Futur (De Saad Hariri).
Les entraînements se déroulent en Jordanie sous la supervision d’officiers des forces spéciales. 300 miliciens du Courant du futur, ayant terminé leur formation vont bientôt rentrer au Liban pour être déployés à Beyrouth.

 

Tendances est un bulletin quotidien de veille politique sur le Proche-Orient, réalisé par l’agence New Orient News à Beyrouth.

 

Retrouvez-le sur Voltairenet.org, en versions arabe, anglaise et française.

 



9 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage
Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme
9-1 Tendances et événements au Liban.

 

Que s’est-il passé lors de la dernière réunion entre le faucon du 14-mars, Walid Joumblatt, et le commandant en chef de l’armée, le général Michel Sleimane ? Les deux hommes ne se rencontrent que très rarement. En début de semaine, Joumblatt a invité le général à dîner à sa résidence de Beyrouth.
Selon des sources bien informées, la discussion a porté sur des questions sécuritaires, à la lumière de pronostics pessimistes sur l’évolution de la situation au Liban. Le chef druze a ainsi demandé au général Sleimane de ne plus dévoiler au public les informations en possession des services de renseignement de l’armée et susceptibles d’innocenter la Syrie des assassinats et autres désordres sécuritaires intervenus au Liban. L’interrogatoire des membres de Fatah al-Islam détenus par l’armée a ainsi permis d’établir un lien direct entre ce groupe intégriste sunnite et al-Qaida, surtout la branche irakienne de l’organisation. Joumblatt a conseillé à Sleimane de suivre l’exemple du service de renseignement des Forces de sécurité intérieure (contrôlé par un proche de Hariri), qui détient les mêmes informations mais s’abstient de la divulguer. Ce service a ainsi imposé un black-ouit total sur les aveux d’un réseau salafiste qui a reconnu être impliqué dans l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri.
Walid Joumblatt a tenté de convaincre Michel Sleimane de s’aligner sur le projet états-unien au Liban et de ne plus adopter une position de stricte neutralité dans la crise politique qui secoue le Liban.
Selon un journaliste étranger qui l’a récemment rencontré, le chef druze est convaincu qu’une prochaine guerre israélienne contre la Syrie et le Hezbollah est inéluctable. Il continue sa pression pour empêcher toute entente autour d’un président consensuel et semble s’être totalement impliqué dans le projet US non seulement au Liban mais aussi au Moyen-Orient. Il pense qu’une guerre israélienne va modifier en faveur de son camp les rapports de forces internes. Le chef de file des faucons du 14-mars a été convoqué à Washington pour accélérer le processus d’internationalisation de l’échéance présidentielle libanaise qui se traduirait par l’établissement d’un cordon de sécurité « international » dans le centre-ville de Beyrouth pour « protéger le Parlement et permettre la tenue de l’élection ».
En lisant entre les lignes de la dernière lettre secrète envoyée par Fouad Siniora au secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon, on comprend que l’intervention étrangère au Liban n’est pas seulement un vœu pieux mais un plan bien intégré.

 

Tendances est un bulletin quotidien de veille politique sur le Proche-Orient, réalisé par l’agence New Orient News à Beyrouth.

 

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On a la preuve de toute façon que les attentats au Liban sont perpétrés par le Mossad mais la communauté internationale préfère accuser la Syrie, c'est plus simple.

 

Imaginez s'ils accusaient Israël, même avec les preuves, comme la horde molochite sioniste passerait à l'attaque en criant au scandale.

 

C'est tout ce qu'ils savent faire. Prendre des mines de pucelles éffarouchées "OHHHHHH nous accuser a nous ! OHHHHHHH ça alors ! Mais quel scandale ! OHHHHH !"

 

Le problème c'est qu'il y a longtemps que ces pucelles-là ne sont plus vierges !

 

Adriana Evangelizt.

 

 

Le Liban a été frappé par une série d'attentats à la bombe qui a commencé par la tentative d'assassiner, le 1er octobre 2004, le ministre libanais des Télécommunications, Marwan Hamade.
Le plus récent assassinat s'est produit le 19 septembre dernier contre le législateur anti-syrien, Antoine Ghanem.

 

Le dirigeant du Hezbollah libanais, Sayyed Hassan Nasrallah, a rendu vendredi Israël responsable des assassinats des dirigeants majoritaires anti- syriens dans le pays.

 

C'est dans l'intérêt d'Israël de maintenir le Liban dans le chaos, car cela atténuera la pression du Hezbollah sur l'Etat hébreu, a souligné M. Nasrallah lors d'un rassemblement marquant la Journée de Jérusalem.
Par ailleurs, M. Nasrallah a appelé à un amendement constitutionnel pour permettre au peuple libanais d'élire son président.

Les législateurs libanais devront choisir un nouveau chef d'Etat avant le 24 novembre prochain pour remplacer l'actuel président, Emile Lahoud, qui démissionnera la veille conformément à la Constitution.

 

Sources Xinhuanet

 

5 octobre

 



10 Annexe - Géopolitique et stratégie

 

Ndlr : Lla publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

Marc

10-1 Kouchner espère une élection présidentielle sur base d’un consensus le plus large possible….

 

Dans le cadre de la mission de la troïka européenne au Liban (qui
débutera aujourd’hui, samedi) et avant de se rendre à Beyrouth, M.
Bernard Kouchner (qui est arrivé tard hier soir dans la capitale
libanaise) a pris soin de procéder à des contacts jugés utiles et de
nature à accroître les chances de succès de cette tentative de la
dernière chance. Celle de parvenir à une élection présidentielle sur
base d’un consensus le plus large possible.

Après l’entretien téléphonique qu’il y a eu mercredi avec son homologue
syrien Walid Moallem, le chef du Quai d’Orsay a consulté, toujours par
téléphone, ses pairs saoudien et égyptien ainsi que le secrétaire
général de la Ligue arabe.
L’objectif de cette double démarche, selon des sources diplomatiques
françaises, était de rappeler à M. Moallem la position officielle de la
France sur la question libanaise et sur sa relation avec Damas, à savoir
que le régime syrien doit s’engager et montrer par les faits qu’il ne
s’ingère nullement dans l’élection présidentielle libanaise. Cette
position définie par le président Nicolas Sarkozy lors de la conférence
des ambassadeurs de France en septembre dernier, et martelée sans cesse
depuis par les diplomates français, est aujourd’hui à l’ordre du jour,
et M. Kouchner a voulu en parler avec le ministre syrien.

Avec ses homologues arabes et avec le secrétaire général de la Ligue , M.
Amr Moussa, le ministre français a voulu en même temps donner le ton de
cette initiative européenne au Liban, que la France aurait voulu
euro-arabe. Mais tant l’émir Saoud al-Fayçal que M. Aboul-Gheit et le
secrétaire général de la Ligue auraient, selon des cercles diplomatiques
arabes à Paris, apporté leur ferme soutien à l’action de la « troïka »
européenne et auraient promis d’en assurer le suivi jusqu’à la
réalisation de l’objectif prioritaire de tous les amis du Liban dans le
monde, à savoir qu’un nouveau président de la République soit élu avec
le consentement d’une large majorité des courants politiques libanais et
des communautés spirituelles du pays.

De plus, M. Bernard Kouchner aurait rallié à sa cause (libanaise) et à
la position franco-européenne sur le Liban son homologue turc qu’il
rencontrera prochainement à Ankara. Ce qui lui permettrait d’user de
l’influence grandissante de la Turquie à Damas pour que le régime syrien
se conforme aux résolutions internationales tant en ce qui concerne la
mise en place et le bon fonctionnement du tribunal international que la
coopération pour que le Liban traverse sa crise actuelle et reprenne son
rôle dans la région avec un nouveau président bénéficiant d’un soutien
ferme et général, local, régional et international.

Autre souci majeur, marqué par la grande inquiétude des trois ministres
arrivés à Beyrouth : faire face concrètement au pire si un président
n’était pas élu le 24 novembre prochain et que les soldats de la Finul
se retrouvaient dans une zone de non-droit. Un haut responsable français
a laissé entendre hier que des mesures concrètes ont d’ores et déjà fait
l’objet de concertations entre Paris, Rome et Madrid, et que l’une
d’elles est certainement un « resserrement » (entendre un renforcement)
du dispositif de sécurité dont bénéficie actuellement la Finul et qui
est déjà, a ajouté ce responsable, à un niveau très élevé depuis la
tentative d’attentat contre des positions de la Finul , survenue il y a
quelques jours.
d’Élie MASBOUNGI
http://www.lorient-lejour.com.lb/page.aspx?page=article&id=355460

 

 

22/10/2007

N°276- Journal de Palestine-dossier 22-10 FIN

Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

 

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

4-1 Dalia Karpel « On tire comme des dingues »

 

En octobre 91, Noufar Yishai-Karin a commencé à étudier au département de psychologie de l’Université Hébraïque. « Déjà pendant mon service militaire, il était clair pour moi que ce serait mon domaine de recherche et ça m’intéressait en particulier de découvrir pourquoi il y a dans un groupe des gens qui oeuvrent à un changement positif, ce qu’il y a dans leur personnalité qui les rend tels et ce qui se passe dans une telle situation. »
Un de ses professeurs, Yoel Elizur, faisait alors un rappel comme réserviste au sein de la structure de santé mentale de l’armée israélienne. Elizur a expliqué cette semaine que cette structure de santé mentale disposait, dans les années 90, d’un bon département de recherche, mais qu’il n’était pas parvenu à obtenir une autorisation pour entreprendre une recherche sur la violence chez des soldats. « La tendance qui prévalait alors était de garder le silence sur la question et de dire que d’une manière générale les soldats se comportaient correctement », dit-il.
Noufar Yishai-Karin qui savait qu’il avait une connaissance dans le domaine s’est adressée à lui avec son idée de recherche et Yoel Elizur a sauté sur l’occasion. Dans le cadre de sa recherche, elle a interviewé 18 soldats et 3 officiers ayant servi dans deux unités d’infanterie blindée. Elle les avait connus, pour la plupart, à l’époque de son service militaire. Elle les a recherchés et les a rencontrés individuellement, chez eux, pendant quelques heures. Les interviews ont été enregistrées et toutes ces cassettes sont toujours en sa possession. Le fait qu’elle connaissait déjà les soldats a permis d’étayer et d’approfondir leur confiance en elle jusqu’à s’ouvrir, se découvrir devant elle et être disposés à lui raconter des crimes qu’ils avaient eux-mêmes commis : des cas de meurtres et d’homicides, d’enfants dont on brise des os, d’humiliations, de destructions de biens, de pillages et de vols.
Qu’est-ce qui caractérise les 21 interviewés ? Il y a de tout dans la liste. Ils sont à peu près pour moitié ashkénazes et pour moitié mizrahim. La majorité est née dans le pays. Ce sont pour la plupart des fils de familles appartenant à la classe moyenne. Des habitants de moshav ou de kibboutz, venant de villes mixtes comme Jérusalem, Acre ou Ramle, mais aussi de Herzliya Pitouah, Tel Aviv ou Ramat Hasharon. L’analyse des évolutions des groupes se focalise, dans l’article publié par la revue « Alpayim », sur une des deux compagnies, d’où viennent 14 des interviewés. L’article déroule les événements de la compagnie d’infanterie, dont certains soldats sont passés par un processus de brutalisation, d’autres sont restés passifs et une minorité s’est lancée dans la lutte contre les exactions. Parmi les premiers, on peut par exemple distinguer le type impulsif qui lâchait facilement les freins intérieurs et parfois avec enthousiasme.


Témoignage : « Je suis sorti pour ma première patrouille… Les gars avec qui j’étais dans la patrouille tiraient tout simplement comme des dingues… Moi aussi, j’ai commencé à tirer comme tout le monde… C’était, tu vois, je ne te dirai pas que ce n’était pas super, parce que comme ça tout d’un coup, la première fois que tu viens, que tu prends une arme pour de vrai, pas comme à je ne sais quel exercice, ou dans je ne sais quelle cabane dans les sables, ou je ne sais pas quoi, ou que tu aies au-dessus de toi un commandant qui pèse sur ton cerveau. Tu te retrouves tout d’un coup responsable de ce que tu fais. Tu prends ton arme. Tu tires. Tu fais ce que tu veux. »

Noufar Yishai-Karin a découvert que les soldats jouissaient de l’ivresse du pouvoir non moins que du plaisir qu’ils puisaient de la violence, et c’est là un des résultats terrifiants de cette étude. « La plupart des interviewés ont pris plaisir à la violence, à un moment ou un autre de leur service militaire », écrit-elle dans sa thèse. « Ils prenaient plaisir à la violence parce qu’elle rompait la routine, et ils prenaient plaisir à détruire et à mettre le désordre. Ils tiraient aussi du plaisir de la sensation de pouvoir présente dans la violence, et de la sensation du danger. »

Témoignage : « La vérité ? Quand c’est le foutoir, alors je suis ‘mabsout’, heureux. Alors je prends mon pied. C’est comme une drogue. Si je n’entre pas à Rafah et qu’il n’y a pas moyen de se déchaîner une fois dans la semaine, je deviens fou ». Et un autre témoignage : « Ce qui est le plus important c’est que ça te dégage du joug de la loi. Tu sens que c’est toi la loi. Tu es la loi. C’est toi qui décides, qui tranches… Comme si au moment où tu quittes cet endroit appelé Israël et que tu entres par le barrage d’Erez, dans la Bande de Gaza, tu es la loi. Tu es dieu. »

Un petit enfant de quatre ans
La dureté affective de plusieurs des soldats exprimait une indifférence extrême à la souffrance du prochain quand il est arabe. « On était à bord d’un véhicule, on passait simplement dans une rue. Un gars de 25 ans, par là. Comme ça, sans raison, qu’on ne vienne pas me dire qu’il y avait une raison. Il n’avait pas lancé de pierre, rien. Tac, une balle dans le ventre… On lui tire une balle dans le ventre et il est là à agoniser sur le trottoir et nous continuons à rouler, indifférents. Aucun ne le regarde deux fois… »
Il y avait des durs qui avaient développé une idéologie selon laquelle il faut riposter avec brutalité même aux incidents mineurs. « Un enfant de trois ans est incapable de rien lancer, il ne peut pas m’atteindre, quoi qu’il fasse. Un gamin de 19 ans bien. Avec les femmes, je n’ai pas de problème. Une femme m’avait lancé sa savate, je lui ai donné un coup de pied ici (il montre l’entrejambe), je lui ai brisé tout ça ici. Elle ne peut plus avoir d’enfants maintenant. La prochaine fois, elle ne jettera plus de savates. Un jour qu’une femme m’a craché dessus, elle a reçu ma crosse dans la figure. Elle n’est plus en mesure de cracher aujourd’hui. »
Il y a des soldats qui sont diagnostiqués dans l’étude comme s’étant laissés entraîner par les commandants et les camarades et il y en a parmi eux qui n’avaient jamais levé la main sur personne avant le service militaire. « La ligne rouge, au moment où elle se brise, elle ne se brise pas, elle vole en éclats. Dès ce moment, tout est permis », témoigne un soldat.
Ces soldats croyaient que l’Intifada était une guerre et qu’il leur fallait être professionnels et préserver la pureté des armes, mais la réalité et les camaraderies entre combattants ont conduit quelques-uns d’entre eux à une situation où ils couvraient leurs copains même quand ceux-ci volaient dans des maisons où ils étaient entrés pour opérer une fouille, ou encore quand ils harcelaient sexuellement de jeunes Arabes ou les provoquaient.
Chez la plupart des soldats interviewés, la première rencontre avec la brutalité est restée gravée dans la mémoire. Dans l’un des cas, qui s’est produit alors qu’ils en étaient encore à leur entraînement de base, les soldats accompagnaient un groupe de suspects. « Ils ont pris les Arabes, les commandants, ils les ont fait monter dans l’autobus entre la porte arrière et la dernière banquette et les ont placés seulement entre les sièges. Sur les genoux. Ils disent : dans deux minutes – c’est de l’entraînement, finalement – dans deux minutes, tout le monde dans le bus. Aucun n’est passé en marchant sur les banquettes… et tout le monde a commencé à leur marcher dessus, à passer sur eux en courant… C’était un hiver rude, quoi. Moins quatre degrés, de la pluie, de la grêle… Chacun sortait au milieu de la nuit… On ne leur laissait pas le temps de s’habiller. Certains en pantoufles, avec une chemise courte… Tous ouvraient les fenêtres, intentionnellement. On versait sur eux les bidons d’eau pour qu’ils gèlent de froid. Et sans arrêt, on les assommait de coups, mais vraiment sans arrêt. »

Dans un autre témoignage, un soldat décrit une de ses premières incursions dans une maison pour arrêter un Arabe « vraiment très grand, la trentaine. Il se rebiffe. On lui crie ‘couche-toi’, on lui donne des coups mais il ne se couche pas, il veut fuir… Quatre types s’étaient mis à nous lancer des pierres de toutes parts. Nous lui donnons des coups. ‘Couché ! couché ! couché ! Jusqu’à ce qu’enfin il soit couché… On arrive à la compagnie et on s’est rendu compte qu’il avait perdu connaissance… Et quelques jours plus tard, il est mort. »
Il y avait des officiers subalternes qui encourageaient la brutalité et en donnaient même un « exemple personnel ». « Après deux mois à Rafah, un commandant est arrivé… On part alors avec lui pour une première patrouille. Six heures du matin. Rafah est sous couvre-feu. Y a pas un chat dans les rues. Seulement un petit enfant de quatre ans qui joue dans le sable. Il bâtit une espèce de tour comme ça dans la cour de sa maison. Celui-là se met tout à coup à courir et tous, nous courons avec lui. Il était du génie. Nous courons tous avec lui. Il attrape le gosse. Noufar, je suis un fils de pute si je ne dis pas la vérité. Il lui a brisé le bras, ici, à l’articulation. Il lui a cassé le bras à hauteur du coude. Il lui a cassé la jambe ici. Et il a commencé à lui marcher sur le ventre, trois fois. Puis il est parti. Nous étions tous bouche bée, le regardant, choqués… Le lendemain, je repars en patrouille avec lui et déjà les soldats commençaient à faire comme lui. »

Les trois qui osèrent s’opposer
Dans un cas qui a conduit à une crise, un commandant de brigade, du groupe des durs, avait maltraité trois adolescents menottés. Un soldat, guidé par sa conscience, avait alors alerté par radio un autre commandant de brigade, infirmier de métier. Dans son interview, il a raconté à Noufar Yishai-Karin qu’avant que les secours n’arrivent, les adolescents avaient déjà « du sang sur tout le corps, leurs vêtements déjà imbibés de sang et ils tremblaient de peur. Ils étaient agenouillés, mains liées et avaient peur de bouger. »
Le soldat et le commandant de brigade qui, fidèles à leur conscience, avaient réprimandé le commandant de brigade brutal, n’ont pas été soutenus par le commandant de section. « Sachez que c’est très grave, ce que vous avez fait », leur a dit celui-ci. « Vous l’avez fustigé comme ça ! Sachez que vous êtes passibles d’une sanction. » Les deux soldats sévèrement critiqués en ont parlé à un autre soldat qui a décidé d’exposer l’affaire le lendemain, lors d’une réunion avec le commandant de division. Le commandant a écouté et a demandé à entendre les témoignages des deux autres soldats, et quand les trois ont achevé de parler, le commandant de division s’est tourné vers le commandant de section violant pour lui demander sa réaction. Mais celui-ci a refusé de répondre en présence des soldats. Le commandant de division avait alors décidé de l’éloigner du secteur et de transmettre le cas pour examen par la division d’investigation criminelle. Le commandant de brigade avait été jugé et avait passé trois mois en prison.

Noufar Yishai-Karin s’est souvenue, cette semaine, de cet incident qui avait brisé la conspiration du silence au sein de la compagnie. Tous les autres soldats ont soutenu le commandant de brigade, dit-elle, même ceux d’entre eux qui trouvaient qu’il avait effectivement exagéré et qu’il méritait une sanction. Mais face au sacro-saint principe de la fraternité entre combattants et de la loyauté envers la compagnie, les deux soldats qui avaient manifesté des scrupules furent tenus pour traîtres parce que « nul soldat ne mérite de se retrouver en prison pour un quelconque Arabe ».

-- Comment expliquez-vous cela ?
« La compagnie Ashhar, appelée sous les drapeaux avant nous, était une compagnie dépravée et fanatique. Au niveau humain. Ce qui était frappant, là, c’était l’absence de surveillance par les supérieurs, et les actes qu’ils avaient commis avant que nous n’arrivions étaient extrêmes. L’histoire de l’enfant et du coup de pied entre les jambes, par exemple.
« Les soldats de la compagnie Ashbal était des recrues de meilleure qualité que dans la compagnie Ashhar. Il y en avait en tous genres qui avaient échoué aux cours de pilotage. Entre les deux compagnies est née une âpre lutte qui était en fait une lutte entre cultures et même une lutte socio-économique. Il y a un lien entre le milieu socioculturel d’un homme et la manière dont il se comporte. C’est un peu comme le film parodique "La colline Halfon ne répond pas" de Assi Dayan : le reflet de l’identité israélienne dans ses multiples nuances, y compris, par exemple, l’Irakien cultivé, raffiné, portant des lunettes, et qui ne comprend pas ce qu’il fait là et qui se prépare à devenir expert comptable.
« Les deux soldats scrupuleux venaient de familles investie dans leurs enfants. L’un était le fils d’une psychologue et d’un directeur d’entreprise, et l’autre le fils d’un lieutenant-colonel dans l’armée. Dans les deux cas, les mères s’impliquaient, ce qui se traduisait par de gros colis chaque semaine. Tous deux étaient d’excellents soldats. Ils avaient suivi au quart de tour l’entraînement de base et le reste, et ils avaient assez de temps pour considérer ce qui était juste et ce qui ne l’était pas dans les actions de la compagnie à Rafah. Les officiers qui les commandaient avaient un horizon beaucoup plus étroit et venaient d’un milieu différent, et là les cultures se sont heurtées. Pour le commandant de section qui est allé en prison, le choc de sa vie aura été que, de toutes les choses qu’il a faites, s’il s’est retrouvé en prison c’est pour avoir battu des adolescents menottés. Il vit aujourd’hui aux Etats-Unis. La plupart des soldats que j’ai interviewés ont quitté le pays, à l’exception de cinq ou six. »

-- Comment avez-vous réussi à prévenir des représailles à l’encontre des « traîtres » dont vous avez parlé ?
« Ils sont venus me consulter, le soldat décrit comme infirmier et celui qui était allé parler au commandant de division. Ce dernier se trouvait dans une situation difficile et il avait peur, une peur terrible. Après le départ du commandant de division, je suis allée dans le quartier des sergents et j’ai rencontré le commandant de brigade violent que tous étaient occupés à réconforter. J’ai réfléchi un instant puis j’ai dit que si l’un d’entre eux osait faire quelque chose, je ne me tairais pas. Je n’avais besoin de rien demander : je savais qu’ils projetaient une vengeance. Je n’avais pas fini ma phrase qu’ils bondissaient tous, comment est-ce que j’osais ? C’était clair pour moi qu’il me fallait marquer ma ligne à moi. J’étaistellement bien vue d’eux qu’ils m’ont pardonnée. Tout de suite quelqu'un a déclaré : "Elle est la sous-off chargée des conditions de service de nous tous".
« Dans ma thèse, j’ai abordé toute cette affaire comme une famille dans laquelle il y aurait eu un viol, ou de l’inceste ou de la violence et où on garde le secret. C’était comme ça dans la compagnie. On ne donne pas quelqu'un de la famille. C’est un mécanisme élémentaire qui existe chez nous tous et ces soldats nous représentent tous. »

Des instincts de l’âge des cavernes
Les deux soldats qui ont suivi leur conscience, le témoin visuel des coups donnés aux adolescents menottés et son camarade infirmier, ont été retirés de la compagnie. Le premier a été envoyé suivre une formation de tireur d’élite et l’autre un complément de formation pour infirmiers, après quoi ils ont tous deux été envoyés pour un cursus d’officiers. Le soldat qui avait rapporté l’affaire au commandant de division fut l’objet d’un ostracisme. Tout le monde le boycottait et l’importunait. Il a finalement été retiré de la compagnie et intégré dans un poste à l’arrière.
Les deux premiers soldats sont retournés dans la compagnie comme officiers et ils ont entrepris un travail dont l’objectif était « la transmission d’une culture professionnelle ». Selon eux, la compagnie a subi une métamorphose et les soldats s’abstiennent en général de comportements brutaux. Dans son étude, Yishai-Karin a examiné comment les brutalités influaient sur l’esprit des soldats et a trouvé que ces deux-là étaient « les seuls interviewés de l'échantillon à avoir présenté un discours intégrant croissance personnelle, victoire morale et l’impression d’une signification attribuée au service militaire. Tous deux ressentaient que ce sentiment était lié au fait de se sentir en accord avec soi-même. »

Yishai-Karin considère aujourd’hui encore les soldats qu’elle a interviewés comme de bonnes gens. « Du point de vue de la structure militaire, nous étions dans une compagnie d’infanterie sans bataillon, reliée directement à un régiment de blindés se trouvant la plus grande partie du temps dans les hauteurs du Golan. Il n’y avait pas de commandant de régiment pour superviser et même le commandant de brigade était dans les blindés. Personne ne comprenait ce qui se passait dans la compagnie et il n’y avait personne pour l’examiner. Le commandant du commandement sud, Matan Vilnai, se rendait fréquemment dans la compagnie et avait des bouts de conversation avec de simples soldats, mais alors opéraient les mécanismes de déni et de dissimulation si bien que, malgré ses efforts, il n’a entendu parler de rien de ce qui se passait. Une des conclusions de l’étude est qu’il faut prendre en compte ces mécanismes de dissimulation, parce qu’ils sont naturels et qu’ils apparaîtront toujours. La guerre du Liban a montré à quel point un bon leadership et une bonne autorité protégeaient des atteintes psychologiques. »

-- Malgré les crimes de guerre qu’ils ont commis, vous les considérez comme des victimes avec des atteintes post-traumatiques ?
« Des types différents de recrues induisent des types différents d’unités d’infanterie blindée. Il y avait des différences importantes dans les normes de fonctionnement des différentes unités selon les recrues qui y avaient été intégrées. Ashbal, ma compagnie, fonctionnait d’une manière moins violente que les compagnies Ashhar et Ashouah. Dans le contexte de la présélection, par exemple, un des soldats qui a fait de la prison pour violence à l’encontre de Palestiniens avait été recruté dans une telle unité en dépit du fait qu’il avait déjà été condamné pour une agression dans le civil. On lui a dit que s’il faisait un bon soldat, on effacerait son dossier sur l’agression mais, au bout du compte, il s’est aussi retrouvé dans une prison militaire, et il a fait ainsi l’objet de deux condamnations.
« Il est important de souligner que ce n’était pas une unité de volontaires comme Douvdevan ou Shimshon. Les soldats dans l’infanterie blindée ne voulaient pas se retrouver dans l’Intifada. C’était une manière terrible d’exploiter leur bonne volonté et leur engagement à l’égard de l’armée et de l’Etat. Pas assez nombreux sont ceux qui ont reconnu la contribution de celui qui s’est levé et a parlé. On ne l’a pas défendu du tout. On l’a abandonné. Il a quitté le pays, en état de choc post-traumatique. Il a fait quelque chose d’important pour nous tous et n’a pas été reconnu. »

-- Les soldats disent que c’est du mouchardage et de la trahison.
« Ils disent ce que n’importe quel fantassin dirait. La loyauté est une valeur en soi et dans une compagnie d’infanterie, on apprend vraiment sa signification. Les autres voient cela au cinéma mais n’en font pas l’expérience comme eux le font. La loyauté est, elle aussi, une valeur importante. Leur embarras était de nature morale et ils ont fait un certain choix.
« L’armée n’a pas permis d’entraînements réguliers pour cette unité et elle ne l’a quasiment pas sortie de la routine. On ne leur a pas donné l’occasion de récupérer grâce à un peu de congé. Les entraînements bâtissent l’unité dans le sens d’une armée régulière plutôt qu’une milice, mais les entraînements de l’unité représentaient moins du tiers de ce qu’il était censé y avoir. L’argument des soldats était que plus l’unité se trouve longtemps sur le terrain, plus elle est violente et impose son ordre. Les soldats soutenaient que l’armée était consciente d’une usure portant à la violence et que, par le choix qu’elle faisait d’investir le minimum en ressources humaines, elle encourageait cette situation.
« Dans l’enseignement secondaire, je militais au sein d’un mouvement de jeunesse qui s’appelait ‘La jeunesse chante une autre chanson’, un mouvement arabo-juif. J’étais aussi dans le ‘mouvement kibboutzique’ du Mouvement Kibboutzique Unifié. C’était un mouvement très socialiste qui visait une vie au sein de communes, avec une coopération entre les gens.
« Il y a deux types de mesures que l’armée adopte pour donner à la violence qu’il y a dans la guerre une orientation adéquate : la tradition du combat et les entraînements. Ces mesures n’ont pas été prises lors de l’Intifada. Les deux officiers scrupuleux y avaient pensé d’eux-mêmes et avaient initié des ‘entraînements Intifada’ avant d’aller sur le terrain lui-même. Si un soldat s’entraîne, il sait ce qu’on attend de lui et son comportement se conforme alors aux normes de l’armée et non pas aux instincts de l’âge des cavernes.
« Pour ce qui est de la tradition du combat, j’ai été en contact avec cette tradition dès la maison. Mon père me parlait de la guerre du Liban. Il commandait un groupe de reconnaissance. Un jour, de nombreux Chiites en colère s’étaient assemblés à l’entrée de la base, et les soldats étaient plutôt serrés. Mon père et quelques autres soldats sont entrés dans la foule, ils ont discuté avec les gens et les ont calmés. Mon père m’a dit alors que quelqu'un qui n’aurait pas connu les Arabes et qui se serait senti oppressé par toute la situation, aurait pu ouvrir le feu. C’est une histoire que j’ai entendue, enfant, en 83. Ensuite, pendant l’Intifada, je n’ai cessé de voir comment la pression provoquait des réactions extrêmes et plus violentes. Il y avait un commandant de section qui était stressé et qui soulevait chaque fois beaucoup d’agitation. Il lui manquait la tradition du combat comme l’histoire de mon père où le courage se distingue par le fait qu’ils n’ont pas ouvert le feu. La tradition du combat est quelque chose de structuré que transmet le département enseignant de l’armée, et ça manque. »

-- Pourriez-vous résumer le message de l’article, pour les lecteurs du journal ?
« Le message de l’étude est peut-être trop complexe pour un article de journal. Freud parle de pulsion agressive destructrice. Dans une lettre à Einstein datée de 1932, il écrivait : "En entendant parler des atrocités de l’Histoire, on a parfois l’impression que les mobiles idéologiques n’avaient que valeur de prétextes à d’intenses désirs de destruction". C’est présent chez tout le monde, dans toutes les langues, dans toutes les religions et tout au long des siècles et des millénaires de l’Histoire, et bien sûr avant elle encore. Il y a des cultures plus violentes, c’est vrai, mais la violence est apparue dans toute culture. Il y a des situations qui excitent et ramènent la violence à la surface.
« Il n’y a rien de surprenant dans la réaction des soldats envoyés là-bas. Dans une situation d’abandon, sans supervision de l’autorité supérieure, sans recherche psychologique substantielle, sans examen, ils ont agi ensuivant leurs instincts et leurs émotions. Mais, en dépit de tout ce qui s’est passé là-bas, un nombre appréciable de soldats ont tenu honorablement ; grâce à des valeurs, au soutien venu de la maison, au professionnalisme et à la capacité de retenue. Les opinions politiques n’ont en rien influencé le comportement ; les opinions politiques se sont modifiées en accord avec le comportement et non l’inverse ».

On nous a donné des matraques et nous, on frappait
Un soldat de la compagnie a accepté d’être interviewé sous son vrai nom, pour cet article. Ilan Vilenda, 38 ans, célibataire, vit aujourd’hui dans un moshav de la vallée d’Izraël. Il est né dans le kibboutz Merhavia, de parents immigrés, d’une mère française et d’un père hollandais, qui se sont connus alors qu’ils étaient volontaires dans le kibboutz en 1967. Vilenda a été appelé sous les drapeaux en 1988 et a servi dans la brigade Givati. Pour transgressions à la discipline, il a été envoyé en prison à quatre reprises, transféré dans le commandement sud et intégré à la compagnie d’infanterie blindée Ashhar, peu après que ses soldats se soient mutinés et soient partis à Eilat. Il a été envoyé pour une formation de commandant de brigade puis il a été, à sa demande, transféré dans la compagnie Ashbal.
Quand il est arrivé à la base d’Ashbal, près de Rafah, Noufar Yishai-Karin y était déjà. Il était sergent d’opérations et est resté au même endroit jusqu’à la fin de la guerre du Golfe. « C’était comme dans le film "La colline Halfon ne répond pas". Des tentes dans le désert, un garde-frontière à la porte et des rouleaux de fil de fer barbelé et tu voyais la mer et Tel Sultan, le quartier nord de Rafah. On faisait un travail de police, on patrouillait et on essayait de faire régner l’ordre. S’ils lançaient des pierres, nous avions des recours comme du gaz lacrymogène, des balles en caoutchouc et en plastic ; on nous a donné des matraques en bois et on frappait. J’ai vu des choses pas faciles et il y en a d’autres dont j’ai entendu parler.
« Notre commandant était pour qu’on leur rentre dedans avec des coups. C’était une espèce de combat sans armes à feu. Ils montaient des embuscades et c’était comme jouer au chat et à la souris. Moi personnellement, je frappais un enfant ici, un enfant là, avec la main ou la matraque. Les vrais coups étaient pour les adultes. Il y en a un qui avait la télévision chez lui et la patrouille allait chez lui pour voir les matches du Mondial jusqu’à ce qu’il s’énerve et nous dise d’emporter le poste de télévision. Nous étions comme des policiers, mais sans loi. On n’était pas dans des histoires de corruption, mais on faisait ce qu’on voulait parce que la loi c’était nous et que nous contrôlions la rue. »

-- Comment expliquez-vous cela ?
« Le travail dans les Territoires se créait de lui-même. Personne n’avait de doctrine de combat dans les Territoires. Nous voulions être des soldats combattants et nous nous battions comme nous avions compris qu’il fallait combattre. Par la suite, nous avons compris qu’il s’agissait d’exécuter un ordre d’arrestation et qu’on ne pouvait pas donner des coups, comme ça. C’était irréel. Je rentrais à la maison et dans l’autobus un Arabe est assis à côté de toi et un quart d’heure a passé et tu ne lui as pas demandé sa carte d’identité, ni fait une petite tape. Je vivais dans deux mondes séparés et le passage se faisait quand tu mettais ton uniforme de sortie et que tu retournais à la maison. Et alors tu te retrouvais dans un autre monde, dans lequel on ne veut pas te tuer et où tu n’as envie de frapper personne. Le dimanche, tu rentrais à la base et tout recommençait. Terriblement étrange, mais on ne s’occupait pas de sentiment et de choses de ce genre. On faisait le travail. »

-- Cela n’influençait-il pas le comportement dans la vie civile ?
« C’est clair que mon comportement dans le kibboutz ce n’est pas mon comportement à Gaza. C’étaient deux mondes parallèles. C’est la même personnalité qui réagit différemment à deux cas extrêmes et tu es le même homme. On développait une autre personnalité parce qu’il nous fallait faire ce travail. Au début de mon service, je m’identifiais au Mapam et il n’y avait là pas de place pour que je me mette à frapper qui que ce soit, mais à Rafah, tu es atteint par une pierre, puis une autre et tu accumules énormément de colère qui finit par exploser sous forme de violence. C’était aussi censé être ça notre réaction. Nous étions là pour leur rendre la pareille. Ça m’a peut-être rendu rude, grossier. Mes opinions politiques ont changé à l’armée. J’ai viré à droite et je vote Mafdal [Parti National Religieux­ - NdT]. J’ai été démobilisé en 91. J’ai travaillé six mois environ dans le kibboutz puis je suis parti en Hollande où j’ai travaillé plusieurs années dans le tourisme, et j’ai fabriqué des fromages et des sabots en bois. J’y ai aussi fumé des drogues en vente libre. En 95, je suis allé en Inde. »
Début 96, Vilenda a été arrêté à Goa, avec cinq autres Israéliens, en possession de hashish et de LSD. Après un an passé en prison, ils ont été jugés et condamnés à dix ans de prison. Ils ont fait appel du verdict et, après environ un an, avec l’aide du Ministère des Affaires étrangères et du Président Ezer Weizman, ils ont été libérés et il est rentré en Israël.
« Je n’ai pas encore trouvé ma place », dit-il, « mais j’étais déjà bizarre avant le service militaire. J’ai été un enfant hyperactif. Je voulais servir le pays et c’était ça le boulot. Toute l’armée, c’était un ordre parfaitement illégal. Non pas qu’à Rafah nous fussions quelque chose d’exceptionnel. A l’armée, jamais les missions n’ont insinué en moi le moindre doute. Tu te convaincs toi-même que c’est là ce que tu dois faire et tu es plein d’adrénaline et il y a intérêt. Bien des fois, j’ai pensé, waouh, ce que je fais n’est pas bien, mais un soldat qui tue au front un autre soldat, c’est pire. »

-- Etes-vous déçu ?

 

« Nous avons fait trois ans dans l’armée. Nous n’avons pas obtenu un travail par priorité ni des conditions pour étudier à l’université ; nous n’avons pas attendu de miracle ici dans le pays, et beaucoup parmi la compagnie ont quitté le pays. Je suis agriculteur et quand je suis revenu d’Inde, c’était plein de Thaïlandais ici. Le monde n’attendait pas précisément que nous revenions au kibboutz. Je ne sens pas qu’on nous ait utilisés ; j’espère que c’est ce qu’ils ont fait. Je suis allé volontairement à l’armée et je n’aurais servi aucune autre armée au monde. »
Sa mère a dit, cette semaine : « Il a mûri et il a changé à l’armée. J’ai envoyé un kibboutznik sympa et j’ai eu en retour un gars qui hait les Arabes. »

 

Dalia Karpel
21 septembre 2007
Haaretz

(Traduction de l'hébreu : Michel Ghys)


4-2 Mayan Al-Helou : Un Palestinien privé de carte d’identité a tenté de s’immoler par le feu au cours d’une manifestation. 

 

 

Des centaines de Palestiniens privés de carte d’identité ont manifesté dans la ville de Gaza. L’un d’entre eux, un jeune homme de vingt ans, s’est répandu de l’essence sur le corps et a raconté n’avoir pas vu sa famille depuis dix ans. Les manifestants l’ont empêché de s’immoler. Les manifestants : nous continuerons le combat.

 

Des centaines de Palestiniens privés de carte d’identité ont manifesté au début de la semaine [dimanche 14 octobre 07] face aux bureaux du Conseil législatif, dans la ville de Gaza, pour protester contre le fait qu’ils n’ont pas été repris sur les listes d’unification familiale annoncées récemment par l’Autorité palestinienne. Un des manifestants, Mohamed Junaid, 20 ans, s’est versé de l’essence sur le corps et a tenté de s’immoler par le feu mais la foule des manifestants l’en a empêché. Mohamed Junaid a expliqué n’avoir pas vu les membres de sa famille depuis dix ans.

 

Le secrétaire du Comité national pour la défense des droits du citoyen, Raja Abou Daka, a appelé le Président de l’Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas, à inscrire les personnes privées de carte d’identité sur les listes d’unification familiale et à leur octroyer des cartes d’identités et des passeports afin qu’elles puissent rendre visite à leurs proches vivant hors de la patrie. « Des dizaines de milliers de Palestiniens sont privés de leur droit élémentaire à la citoyenneté », a dit Abou Daka dans une conversation avec un journaliste de « Mahsom ». « Je demande à toutes les personnes en charge de cette question d’y consacrer toute leur attention. Israël punit ces gens-là alors que ce sont les premiers à avoir cru dans la paix après les accords d’Oslo et à avoir laissé derrière eux des maisons où ils avaient vécu de longues années – pour la paix et pour encourager le processus diplomatique. Au lieu de nous récompenser, Israël nous punit. Nous ne sommes pas des criminels et nous n’avons rien fait qui porte atteinte à aucun des côtés. Nous sommes arrivés dans la patrie pour aider à la construire. L’Autorité Palestinienne, elle aussi, nous abandonne et ne prend pas notre problème en considération. C’est pourquoi nous avons pris nos responsabilités et nous continuerons à manifester et à protester chaque dimanche jusqu’à ce que nous atteignions notre objectif et recevions une carte d’identité et un passeport comme nos autres compatriotes. »

 

 

 

Abou Daka a indiqué que, dans les Territoires occupés, vivent des centaines de femmes ayant épousé un Palestinien, qui ont quitté leur patrie et sont venues dans les Territoires avec leur mari et leurs enfants. « Ces femmes n’ont rien à voir avec le conflit. Israël doit prendre cela en compte et leur accorder un traitement humain. Israël traite humainement les prisonniers et leur permet même parfois d’avoir des visites familiales. Pourquoi ne pas nous définir comme prisonniers, nous et nos épouses, et autoriser celles-ci à rendre visite à leur famille qu’elles n’ont pas vue depuis des années ? Il y a quelques jours, l’information a été diffusée qu’Israël approuverait environ 5.000 unifications familiales. Nous nous félicitons de cette démarche mais elle nous a déçus aussi. A ce rythme-là, il faudra 25 ans pour résoudre notre problème, si pas davantage. »

 

 

 

Khalil Abou Shmala, qui dirige l’organisation Al-Damir pour les droits de l’homme, et qui a participé à la manifestation, en a appelé à Mahmoud Abbas en disant : « Il y a quelques jours, vous avez, Monsieur le Président, annoncé que les passages étaient ouverts et je vous dis que ce n’est pas vrai. Tous les passages sont fermés et plus de 600 étudiants ont raté l’occasion d’aller étudier à l’étranger. Des milliers d’autres ont perdu leur emploi dans les pays du Golfe et ailleurs. Vous devriez, Monsieur le Président, réexaminer la question et tenir vos promesses. » Abou Shmala a vivement critiqué les factions palestiniennes. « Le rôle des factions est de servir la population et pas de se montrer arrogantes à son égard. Cette illusion qu’on appelle Autorité Palestinienne occupe encore les esprits des politiciens palestiniens. Alors que même un Ministre palestinien ne peut se déplacer sans l’accord d’Israël ». A la fin de son discours, Abou Shmala a déclaré « le citoyen qui a tenté, aujourd’hui, de s’immoler par le feu, s’était adressé dans un message au Président Abbas et aux responsables pour les presser d’œuvrer sur cette question. Le peuple palestinien a atteint une situation de désespoir et nous en sommes tous responsables ».

 

 

 

Parmi les manifestants se trouvait Ibrahim Abou Matar, qui avait été arrêté par Israël en 1969 et condamné à la détention à perpétuité, mais qui a été libéré après 16 ans. En 1985, Abou Matar est parti en Jordanie, comme de nombreux Palestiniens, et il s’y est marié. « Je me suis abstenu d’entrer à Gaza parce que j’avais payé le prix de mon combat », dit-il. « J’ai été arrêté alors que j’avais vingt ans. J’avais 36 ans quand je suis arrivé en Jordanie. Les Jordaniens m’ont procuré un document inutilisable, sans mention nationale ni de patrie. C’est comme ça que nous avons été opprimés en Jordanie aussi. Je me trouve à Gaza depuis 2005. J’ai sauté par-dessus le mur séparant Gaza de l’Egypte. Je suis arrivé à Gaza avec mon fils aîné, de vingt ans. Je suis actuellement emprisonné dans la grande prison de Gaza, et ma famille est dispersée dans les pays arabes. Ma mère et mon frère sont morts. J’ai un frère en Libye et une sœur en Grande-Bretagne qui, elle non plus, ne peut pas venir à Gaza, pour la même raison. »

 

 

 

La question des personnes déracinées, privées de documents d’identité est récemment devenue une question humanitaire de premier degré. Beaucoup parmi ces personnes déplacées sont malades et nécessitent des soins médicaux à l’étranger mais se voient empêcher de quitter Gaza en raison de cette absence de documents.

 

 

 

Ashraf Al-Shenati est ingénieur. Les membres de sa famille n’ont pas de cartes d’identité. Deux de mes fils souffrent d’une maladie grave et il n’y a pas à Gaza de possibilité de les soigner », dit-il. Leur traitement nécessiterait un séjour en Allemagne. J’ai fait tous les efforts possibles pour les faire sortir de Gaza mais en vain. Finalement, on a été d’accord de les faire entrer à l’intérieur de la Ligne Verte , mais du côté israélien, on fait traîner la coordination de la sécurité et l’affaire s’éternise. La situation de mes fils se détériore. »

 

 

 

Le jeune Sami Hadjaoui est arrivé à Gaza il y a 11 ans. Il lui est interdit d’achever ses études et aussi de voir ses parents qui vivent en Egypte, mais jamais il n’a reçu la citoyenneté dans sa patrie. « Quand je suis arrivé au pays, j’ai compris que ma patrie ne m’acceptait pas puisque je n’ai pas de carte d’identité. Je vis actuellement seul à Gaza et ma famille est en Egypte. Nous sommes coupés les uns des autres. »

 

 

 

Une autre manifestante, Saida D, une citoyenne marocaine mariée à un Palestinien : « Visiter mon pays et ma famille au Maroc est devenu un rêve inaccessible. Mon père est décédé avant que j’aie pu le voir, parce que je n’ai pas de citoyenneté et que les responsables lancent des promesses qu’ils ne tiennent pas. J’ai très peur que si je pars, je ne puisse pas revenir auprès de mon mari et de mes enfants. »

 

 

 

Un enquêteur du Centre palestinien pour les droits de l’homme, Khalil Shahin, insiste sur le fait que la question des personnes déplacées et sans carte d’identité dépend, en fait, des forces d’occupations israéliennes qui ont arrêté de s’occuper de l’unification des familles ou même de leur fournir un numéro provisoire, depuis 1994. En attendant, le nombre de personnes déplacées ne cesse de croître. « Notre Centre suit la question aux côtés d’autres organismes », dit Shahin. « Tous les Centres pour les droits de l’homme établissent fiévreusement des contacts avec Ramallah, mais la question est entre les mains des Israéliens. La solution de ce problème ne sera obtenue que par une pression internationale accompagnée d’une pression de l’Autorité Palestinienne lors des rencontres qui ont lieu avec les Israéliens. »

 

 Mahsom,

 

17 octobre 2007

 

www.mahsom.com/article.php?id=6209

 

 (Traduction de l'hébreu : Michel Ghys)

 


4-3 Jamal Zahalka : "Déclaration d’indépendance" de l’Etat d’Israël : "Ne signez pas !"
Quand l’Etat d’israel veut obliger tous les enfants du pays à signer sa "déclaration d’indépendance" et demande « d’aider la jeunesse juive, musulmane, druze et autre, à formuler une vision commune pour l’Etat d’Israël comme Etat juif démocratique » (sic !)

 

"Ne signez pas !"

 

Selon ce qu’ont rapporté les médias, le Ministère israélien de l’Education aurait l’intention de faire signer par les élèves des écoles la « Déclaration d’Indépendance d’Israël ». Le projet inclut toutes les écoles arabes, depuis la 1ère année jusqu’à la 12e. Dans chaque école sera installé un stand spécial auquel on conduira les élèves afin qu’ils signent la Déclaration d’Indépendance.

 

Tenter de forcer les élèves à signer un document comme celui-là n’est pas innocent et revient à profiter de l’innocence des élèves. Il s’agit d’une nouvelle tentative visant à humilier la victime et à la mépriser. Il s’agit d’une atteinte grave à la dignité humaine, à l’identité, à l’appartenance nationale et à la mémoire historique. Ce programme prend place dans un projet dangereux, dont l’objectif est d’altérer notre identité nationale et de forger une loyauté à l’égard de l’Etat créé sur les ruines de notre peuple, après qu’il ait été chassé de sa patrie.

 

En 48, a eu lieu la Naqba palestinienne. Parler de l’ « indépendance » d’Israël, c’est essayer de fausser la notion d’indépendance et sa signification. Cette notion est l’expression de la libération des peuples du joug du colonialisme et de la victoire sur celui-ci. La création de l’Etat juif était une victoire d’un projet colonial qui comportait l’expulsion des habitants d’origine, par des massacres et autres crimes. Dans cette situation, il est de l’obligation de tout individu ayant une conscience et de tous ceux qui croient aux valeurs universelles de liberté et de véritable indépendance, sans distinction de nation, de s’opposer à la substitution de la notion d’indépendance à celle de Naqba. Il n’est pas permis de tenter de justifier ou même de tirer fierté d’une signature sur ce qui est appelé la « Déclaration d’Indépendance » à la manière dont le parti communiste considère la signature du dirigeant historique, Meir Vilner, sur la Déclaration.

 

L’annonce par le Ministère de l’Education, sur son intention d’obliger nos élèves à signer cette déclaration, est inacceptable dans son contenu et par son contexte, et constitue un coup violent porté à la victime palestinienne et à sa dignité nationale et humaine. Nous nous adressons à nos élèves, à chaque élève, fille et garçon, et leur disons : ne signez pas ! Nous nous adressons à chaque père, à chaque mère, à chaque grand-père et grand-mère, aux comités de parents et à toutes les écoles, et leur disons : ne laissez pas nos filles et nos fils signer cette Déclaration, quelles que puissent être les séductions et les menaces.

 

La collecte des signatures sur la « Déclaration d’Indépendance » se fait dans le cadre d’un programme d’ensemble du Ministère israélien de l’Education en l’honneur des soixante ans de ce qu’on appelle l’ « Indépendance d’Israël ». Dans le cadre de ce programme, les élèves arabes se voient tenus de « développer des sentiments d’appartenance, de la fierté et de la sympathie pour cet Etat âgé de soixante ans » et de célébrer son soixantième anniversaire de l’indépendance. Le programme demande en outre « d’aider la jeunesse juive, musulmane, druze et autre, à formuler une vision commune pour l’Etat d’Israël comme Etat juif démocratique ».

 

Le Ministère de l’Education a même dressé une liste publicitaire pour vendre ce qui est appelé les « réalisations de l’Etat » en faveur des minorités. Cette liste comprend, par exemple, la « fusion de Daliyat al-Karmel avec Ousfiya et la création de la première ville druze ». Tout le monde sait que les habitants des deux localités s’opposent à cette fusion et y voient un désastre qui leur est tombé dessus. Une autre réalisation dont s’enorgueillit le Ministère de l’Education est « la victoire de l’équipe des Bnei-Sakhnin en coupe nationale de football » – victoire obtenue grâce au staff de l’équipe et à ses joueurs en dépit de la discrimination raciste dont l’équipe fait l’objet. Le Ministère de l’Education ne se contente donc pas d’humilier les élèves arabes mais demande à leurs enseignants de mentir à d’autres et à eux-mêmes.

 

Face à ce programme, fondé sur une éducation au mensonge, à la tromperie, à l’égarement, à l’humiliation et à la falsification, le parti Balad [Alliance Nationale démocratique] projette de mener une campagne oeuvrant pour le boycott de toutes les cérémonies officielles et les festivités des soixante ans. Balad appelle toutes les forces nationales et à tous les membres de notre peuple d’agir en commun contre ce projet du Ministère de l’Education dont le but est de fausser la conscience et l’identité de nos filles et nos fils. Il nous faut immédiatement commencer à préparer les commémorations le soixantième anniversaire de la Naqba palestinienne, à nourrir et faire avancer notre identité nationale et à déclarer notre loyauté à l’égard des victimes et à l’égard de la question nationale palestinienne.

 

Jamal Zahalka

 

Mahsom, 5 octobre 2007

 

www.mahsom.com/article.php ?id=6173

 

(Traduction de l’hébreu : Michel Ghys)

 

Sources : CAPJPO-EuroPalestine

 

Posté par Adriana Evangelizt

 

Dimanche 21 Octobre 2007

 

 

 

 



5 Annexe - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

 

5-1 Un système antimissile israélo-américain envisagé à Washington.

 

Si Barak est à Washington et qu'il rencontre Cheney, on peut être sûr qu'ils vont encore mettre au point une future guerre. D'autant qu'il y est question d'un système anti-missile pour se protéger d'une "éventuelle" attaque iranienne. Or, comme il est clair que ce n'est pas l'Iran qui va attaquer d'abord c'est que tous ces assassins ont l'intention de le faire et le système anti-missiles serait pour essayer d'intercepter les retombées. Et il pourrait y en avoir de fortes si Poutine s'en mêle, ce qui est à souhaiter. Voir l'article ICI sur son voyage en Iran.

 

Un système antimissile israélo-américain envisagé à Washington

 

Le ministre israélien de la Défense Ehud Barak a discuté mardi à Washington avec son homologue américain Robert Gates de la mise au point conjointe d'un système d'interception de missiles destiné à protéger Israël d'une éventuelle attaque iranienne, a annoncé mercredi le cabinet du ministre israélien.
M. Barak a débattu avec le secrétaire à la Défense de questions régionales, dont le programme nucléaire controversé de l'Iran, qui selon les deux pays, vise à doter Téhéran de l'arme atomique. L'Iran dément ces accusations. Les deux ministres ont également discuté de la mise au point d'un "système d'interception de missiles à plusieurs niveaux" susceptible de protéger l'Etat hébreu d'une éventuelle attaque iranienne.
Israël a déjà testé avec succès et déployé son système antimissile Arrow, également mis au point avec les Etats-Unis, dont il affirme qu'il est capable de le protéger de la plupart des attaques au missile. Au cours de sa visite de six jours, l'ancien chef d'état-major israélien, qui a quitté Israël dimanche, doit également rencontrer le vice-président Dick Cheney, le conseiller à la sécurité nationale Stephen Hadley et le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.
Israël, réputé être la seule puissance nucléaire régionale - bien que non déclarée - considère l'Iran comme son ennemi principal.

 

Le ministre israélien doit aussi discuter au cours de sa visite de la mise au point d'un système de défense anti-roquettes destiné à faire face aux engins tirés contre Israël par des combattants palestiniens à partir de la bande de Gaza.

 

Sources 7 sur  7

 

Jeudi 18 Octobre 2007

 

 

N°276-Journal de Palestine-dossier 22-10 )suite

3-3 Point de vue de Françoise Feugas : Gaza sous écrou.

 

 

Le siège imposé à la population de Gaza se poursuit et même s’intensifie. L’absence de circulation de matières premières et de produits de base étouffe toute l’économie et contraint une population entière à la dépendance. Les rapports alarmants des organisations internationales, humanitaires et de défense des droits se multiplient.

 

Gaza assiégée, « enfermée », « affamée »... : c’est, en réalité, d’un lent et inexorable étranglement qu’il s’agit, et il n’est pas nouveau. Il a débuté en 2005, après le « désengagement » unilatéral d’Israël. Un second tour d’écrou a été donné après les élections législatives de janvier 2006 remportées par le Hamas, avec le boycott international et la rétention des taxes à l’exportation dues à l’Autorité palestinienne par Israël. Un troisième a accompagné les destructions opérées par l’armée israélienne, après la mort de deux soldats israéliens et la capture du tankiste Gilad Shalit et au moment de la guerre du Liban l’été 2006. Le dernier en date a commencé dès l’annonce de la prise de pouvoir armée du Hamas sur la bande de Gaza en juin dernier.

 

En septembre 2006, Patrick Coburn [1] écrivait déjà : « Gaza se meurt. [ ...] Ici, sur les rives de la Méditerranée , se déroule une grande tragédie que le monde ignore, parce que son attention a été détournée par les guerres au Liban et en Irak. » Et de rappeler qu’outre la fermeture des points d’accès depuis l’élection du Hamas et le boycott international, l’armée israélienne avait consciencieusement saccagé Gaza, tuant, démolissant, bombardant et pilonnant, sans discrimination. Les trois quarts des orangeraies, notamment, étaient détruites pour créer des « zones de sécurité » ; des oliveraies, les vergers de citronniers et d’amandiers étaient rasés par les bulldozers. Les oeillets et les fraises, deux des principales exportations de Gaza, avaient pourri sur pied et une frappe aérienne israélienne avait détruit la centrale électrique, privant les habitants de 55% de l’énergie ainsi perdue.

 

Ces destructions venaient aggraver une situation économique dont un rapport de la Banque mondiale [2] de septembre 2006 faisait le bilan, parlant d’« une année de récession économique sans précédent. Les revenus réels pourraient se contracter d’au moins un tiers en 2006 et la pauvreté affecter les deuxtiers de la population. » Dans ce cas, pauvreté signifie un revenu par habitant de moins de 2 dollars (1,57 €) par jour. Le maire de Gaza, Maged Abou-Ramadan, disait alors : « Pour nous, c’est la pire année depuis 1948 [...] Gaza est une prison. Ni les gens, ni les marchandises ne sont autorisés à sortir. Les gens sont déjà affamés. Ils essayent de survivre avec du pain et des falafels et quelques tomates et concombres qu’ils cultivent eux-mêmes »

 

Gideon Levy, dans Ha’aretz [3], décrivait lui aussi, il y a tout juste un an, une situation qui ne cesse de se répéter : « Le passage d’Erez est vide, le passage de Karni n’a été ouvert que quelques jours ces derniers mois et la même chose est vraie pour le passage de Rafah. Quelque 15 000 personnes ont attendu pendant deux mois pour entrer en Egypte, certains attendent toujours, y compris un grand nombre de personnes malades et blessées. 5000 autres personnes attendaient de l’autre côté pour retourner dans leurs foyers. Certains sont morts pendant l’attente. Il faut voir les scènes à Rafah pour comprendre à quel point cette tragédie humaine qui se déroule est profonde. [...]Les Etats-Unis et l’Europe, qui font la police au passage de Rafah, sont aussi responsables de cette situation. Gaza est aussi plus pauvre et plus affamée qu’elle ne l’a jamais été. Il n’y a pratiquement aucune marchandise qui entre ou qui sort. Pêcher est interdit. Les dizaines de milliers de fonctionnaires de l’Autorité palestinienne ne reçoivent plus aucun salaire et la possibilité de travailler en Israël est hors de question ».

 

Une crise économique et humanitaire imposée

 

Depuis juin 2007, Israël a bloqué de nouveau tout passage de marchandises et de personnes entre Israël et Gaza aux cinq passages qu’il contrôle (Erez, Karni, Nahal Oz, Sufa, et Kerem Shalom). Karni, en particulier, par où transite habituellement la grande majorité des marchandises qui entrent ou sortent de Gaza. La conséquence immédiate ne s’est pas fait attendre : plusieurs entreprises ont dû fermer et la crise économique à Gaza s’est encore aggravée. Des rapports de l’ Office des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) [4] et de l’organisation palestinienne pour le commerce (Paltrade) notamment, montrent que les exportations ont été totalement stoppées et qu’à l’exception de quelques produits de base (farine, sucre, huile, riz et sel), toute importation de marchandise a également cessé.

 

Ces mesures ont eu un effet désastreux. Ainsi que le décrit un autre rapport de Paltrade, l’activité industrielle de Gaza est le fait d’entreprises qui dépendent à 90% de l’importation de matières premières, de machines et de pièces également importées pour fonctionner. Depuis le siège, 80% des entreprises ont dû stopper toute activité. Les autres fonctionnent à 60% de leur capacité. Plus de 1300 containers de produits importés sont bloqués en Israël, obligeant en outre les importateurs à payer les coûts de stockage. Le boycott a obligé les Nations unies à suspendre pour 93 millions de dollars de projets de constructions pour des maisons, écoles et traitement des eaux d’égouts à Gaza car le ciment et les autres matériaux de construction ont été épuisés. Ces projets employaient 121 000 personnes. D’une manière générale, le secteur du bâtiment est particulièrement touché : tous les chantiers en cours ont été arrêtés.

 

Les familles qui ne peuvent ni acheter de la nourriture ni travailler ne vivent pratiquement qu’avec du thé et du pain. Les produits alimentaires de base comme le lait en poudre, le lait pour bébés, l’huile végétale et l’approvisionnement en médicaments commencent à manquer. Plus de 150 types de médicaments sont épuisés dans les hôpitaux, les cliniques et les pharmacies, des traitements arrêtés. Une grande partie des équipements médicaux, notamment les machines à rayons X, ne fonctionnent plus, faute de la maintenance nécessaire. De nombreuses opérations ont été retardées parce que l’équipement et les anesthésiants nécessaires ne sont plus disponibles.

 

La perte financière se chiffre à 20,6 millions de dollars simplement entre juin et juillet. 3190 entreprises ont fermé temporairement et entre 65 000 et 68 000 salariés -selon les différentes sources - faisant vivre environ 450 000 personnes ont perdu leur travail. Le taux de chômage est porté à 70% de la population active et plus d’un million d’habitants sur un million et demi dépendent désormais de l’aide humanitaire pour survivre.

 

La liste des organisations internationales, humanitaires et de défense des droits qui, depuis plus d’un an, multiplient en vain les rapports alarmants sur l’asphyxie économique de Gaza et le désastre humanitaire qu’elle produit est imposante : la Banque Mondiale , Oxfam, l’UNRWA, CARE International, le Programme alimentaire mondial (PAM), B’Tselem, World Vision, OCHA, Amnesty International, le Conseil économique et social des Nations unies (ECOSOC)... Comment les Etats-Unis comme l’Europe pourraient prétendre ne pas savoir ce qui se joue ainsi dans la bande de Gaza ?

 

La fermeture du passage de Rafah

 

Gaza n’a ni aéroport ni port et Rafah, seul point de passage qui officiellement n’est pas sous le contrôle direct d’Israël, est la seule porte de sortie vers l’étranger. Le passage est géré par l’Autorité palestinienne en coopération avec l’Egypte, sous supervision israélienne qui en contrôle les mouvements par caméra vidéo et qui, également, vérifie les listes de candidats au passage. Des observateurs de l’Union européenne y sont postés, sans la présence desquels le passage ne peut être ouvert. Depuis le 9 juin, personne n’est autorisé à traverser, l’Egypte n’ouvrant pas le passage sans le consentement d’Israël et en l’absence d’observateurs. Six mille Palestiniens sont restés bloqués en Egypte. Un grand nombre d’entre eux n’avaient pas les moyens de financer un plus long séjour en Egypte. Un certain nombre de Gazaouis sont également bloqués à l’étranger.

 

Divers rapports faisaient état d’une vingtaine de morts à la frontière égyptienne, où s’amassaient dans des campements de fortune des centaines de Palestiniens empêchés de retourner à Gaza. Dans le sens inverse, tous ceux qui ont besoin de passer la frontière égyptienne pour travailler, recevoir un traitement médical ou poursuivre des études à l’étranger en ont été empêchés. Le 30 juillet, des organisations de défense des droits humains palestiniennes, israéliennes et européennes ont demandé, dans un appel conjoint, la réouverture du passage de Rafah.

 

Le contrôle israélien sur la bande de Gaza

 

Le “plan de désengagement”, accompli en septembre 2005, est suivi de l’annonce de la fin du gouvernement militaire dans la bande de Gaza alors que, dans les faits, Israël continue depuis lors à opérer un contrôle quasiment absolu sur tous les aspects de la vie économique et sociale à Gaza :

 

L’espace aérien et les eaux territoriales sont totalement sous contrôle. Le contrôle de l’espace aérien permet notamment celui des programmes de radio et de télévision. La mainmise sur les eaux territoriales fournit l’occasion de restreindre les activités de pêche (voir Monique Etienne, « La pêche à Gaza : une industrie en danger »). L’absence d’aéroport et de port rend impossible la circulation des personnes et des biens sans l’autorisation et/ou le bon vouloir israéliens.

 

Les services de l’état-civil ont été officiellement transférés à l’Autorité palestinienne selon le second accord d’Oslo en 1995, mais en pratique ils sont toujours supervisés par Israël qui ne reconnaît aucune modification n’ayant pas obtenu son accord. Le « désengagement » n’a rien changé à cette situation, Israël continue à déterminer qui est « résident palestinien » et qui est « étranger », qui peut résider à Gaza et en Cisjordanie.

 

L’entrée des « étrangers » : l’Autorité palestinienne ne peut autoriser l’entrée à Gaza via le terminal de Rafah qu’aux « résidents palestiniens » mais même à ceux-ci, elle doit interdire l’entrée à Gaza si Israël en décide pour « raison de sécurité ». Les résidents « étrangers » ne peuvent entrer dans la bande de Gaza que par les passages de Kerem Shalom et d’Erez -sous contrôle israélien. Ce qui permet notamment de « maîtriser » (entraver) le regroupement familial entre des Gazaouis et leurs conjoint(e)s « résidents étrangers », mais aussi de limiter la présence de membres d’ONG, d’experts économiques, d’organisations de défense des droits, de délégations diverses... venus de l’étranger.

 

La circulation des Palestiniens entre la bande de Gaza et la Cisjordanie dépend entièrement d’Israël. Les résidents de Gaza sans permis qui sont contrôlés en Cisjordanie, même s’ils y vivent depuis des années, même s’ils y ont fondé une famille, sont considérés comme « illégaux » et expulsés vers Gaza. Quant aux résidents de Cisjordanie déclarés « interdits de séjour à l’étranger », ils ne peuvent se rendre dans la bande de Gaza.

 

Importations et exportations : Karni, Sufa et Kerem Shalom, les trois points de passage de marchandises, sont sous contrôle israélien (le terminal de Rafah sous « administration » de l’Autorité palestinienne peut laisser passer des marchandises, mais seulement à l’exportation ; or, la plupart des produits exportés sont à destination d’Israël et passent par Karni). Ce qui permet de priver à volonté les Gazaouis de produits de base et de médicaments.

 

Les taxes : Israël récolte la TVA et les droits de douane sur les produits à destination de Gaza et doit les reverser tous les mois à l’Autorité palestinienne. Ainsi peut-il stopper les transferts d’argent - ce qui a été fait après l’élection du Hamas l’an dernier - par mesure de rétorsion. Tel-Aviv gère également l’exemption de droits de douane pour les dons de vivres, de matériel et de médicaments et n’hésite pas à faire payer à des organisations humanitaires les mêmes taxes qu’à un importateur commercial.

 

Source : B’Tselem , “The scope of Israeli Control in the Gaza Strip”. http://www.btselem.org

 

[1] « Gaza is dying », Counterpunch, http://www.counterpunch.org/patrick0908200 6.html

 

[2] « West Bank and Gaza - Country Economic Memorandum : growth in West Bank and Gaza  : opportunities and constraints » , consultable à : http://www-wds.worldbank.org/

 

[3] « Gaza’s darkness », 3 septembre 2006.

 

[4] voir http://www.ochaopt.org/

 

Françoise Feugas 

 

Dimanche 21 Octobre 2007

 

Sources AFPS

 

Posté par Adriana Evangelizt

 

 

N°276-Journal de Palestine-dossier 22-10 Debut

1 La puissance desMédias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1  La fin des souverainetés et des libertés en Europe ?

 

1-2   Stefan Durand : Fascisme, islam et grossiers amalgames.

 

3 Dossier

3-1 Point de vue de Neta Golan et de Mohammed Khatib : La prochaine « offre généreuse » mise à nu.

 

3-2 Point de vue de Ian Black : La "mission impossible" de Blair au Moyen-Orient : Une lune de miel tournant à la lune de fiel.

 

3-3 Point de vue de Françoise Feugas : Gaza sous écrou.

 

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Dalia Karpel « On tire comme des dingues ».

 

4-2 Mayan Al-Helou : Un Palestinien privé de carte d’identité a tenté de s’immoler par le feu au cours d’une manifestation.

 

4-3 Jamal Zahalka : "Déclaration d’indépendance" de l’Etat d’Israël : "Ne signez pas !"

 

Annexe - Géopolitique et stratégie – Réflexion.


 

1 La puissance des Médias et Manipulation de l’opinion /Vidéos

 

 

1-1 La fin des souverainetés et des libertés en Europe ?

 

"Les lois « antiterroristes » imposées par les États-Unis ont servi à jeter les bases sur lesquelles se construit un nouvel ordre de droit, observe le sociologue belge Jean-Claude Paye. Elles s’appliquent désormais dans tous les États européens.

 

 Tout citoyen européen ordinaire peut, aujourd’hui, être surveillé dans son propre pays par des services secrets étrangers, être désigné comme un « ennemi combattant », être remis aux tortionnaires de la CIA et être jugé par des commissions militaires états-uniennes".

 

Bonne lecture

 

m-a: Lire l’Interview du sociologue belge Jean-Claude Paye par Silvia Cattori pour le Réseau Voltaire

 

Voir :  http://www.voltairenet.org/article151318.html 

 

Wednesday, October 17, 2007 7:54 PM


1-2 Stefan Durand : Fascisme, islam et grossiers amalgames.
Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage l'entièreté de l'analyses, mais doit être vu comme information 

 

Un cadre idéologique pour la « troisième guerre mondiale »

 

Excellent article à relire et à méditer. Ne serait-ce que pour bien comprendre la "nullité" de ceux que l'on nomme les "nouveaux philosophes".

 

Comme le fait si habilement remarquer Stefan Durand, Deleuze -qui lui était un vrai philosophe- dénonçait "la pensée nulle des nouveaux philosophes". Et trente années plus tard, « ces penseurs toujours « nuls » mais plus vraiment « nouveaux » et toujours pas « philosophes » se retrouvent à l’avant-garde pour propager en France, sur la base de « mélanges grotesques »  le concept creux de « fascisme islamique ». 

 

Et nous ajouterons à leur encontre ce qu'ils ont en commun, ils sont surtout philo-israéliens ou philo-sionistes, on ne peut même pas dire philosémites car ils ne possèdent pas le vrai sens de la judéité ou du judaïsme, ne peuvent donc pas "philosopher" sur ce concept et font honte aux vrais juifs dont nous sommes. C'est à dire des êtres fondus dans la multitude qui ne se prennent pas pour ce qu'ils ne sont pas.

 

Alors que les Etats-Unis s’enlisent en Irak et que ce pays sombre dans la guerre civile, l’administration Bush continue de justifier ses interventions au Proche-Orient au nom de la lutte contre le « fascisme islamique ». Ce cadre idéologique permet de ranger dans la même catégorie des mouvements disparates, d’Al-Qaida au Hezbollah en passant par les Frères musulmans.

 

« Ils procèdent par gros concepts, aussi gros que des dents creuses. La loi, le pouvoir, le maître, le monde, la rébellion, la foi. Ils peuvent ainsi faire des mélanges grotesques, des dualismes sommaires, la loi et le rebelle, le pouvoir et l’ange. » En cela, « ils cassent le travail consistant à “former” des concepts à articulation fine, ou très différenciée, pour échapper aux grosses notions dualistes. 

 

 



3 Dossier

 

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

3-1  Point de vue de Neta Golan et de Mohammed Khatib : La prochaine « offre généreuse » mise à nu.

 

Apartheid masked as peace,

La prochaine « offre généreuse » mise à nu

 

Les Etats-Unis projettent d’accueillir le mois prochain une conférence régionale pour discuter de la paix au Proche-Orient, ou tout au moins de la paix entre Israël et les Palestiniens.

Les manœuvres, l’élaboration de transactions et les négociations portant sur ce qui sera mis sur la table se poursuivent depuis quelques temps déjà. Mais les détails de l’accord faisant l’objet de discussion ont été un secret bien gardé, en dehors d’un flot continu de fuites et de ballons d’essai. En déchiffrant ces informations, combinées avec des faits de terrain, on peut constituer un contour clair de la prochaine « offre généreuse » d’Israël.

 

Les manœuvres politiques peuvent être tournées pour avoir belle allure si les détails en sont maintenus vagues, mais à y regarder de près, il devient évident que la prochaine offre israélienne n’est pas si généreuse. Comme les Accords d’Oslo et le « désengagement » de Gaza, le processus de paix qui est concocté actuellement est un coup visant à consolider le contrôle d’Israël sur toute la Palestine historique tout en débarrassant Israël d’une large part de la population palestinienne. Le Diable se cache dans les détails qui suivent.

 

 

 

L’accord qui est sur la table offre aux Palestiniens ce que le Président d’Israël, Shimon Peres, appelle « l’équivalent de 100% du territoire occupé en 1967 ». Selon Peres, Israël conservera la plupart de ses plus grands centres de populations de Cisjordanie, aussi appelés blocs de colonies, que Peres prétend ne représenter que 5% de la Cisjordanie. En échange, Israël proposera de donner aux Palestiniens la même quantité de territoire, ailleurs. Selon Peres, Israël échangera des terres israéliennes peuplées par des Palestiniens ayant la citoyenneté israélienne. Cela permettra à Israël de se défaire d’une partie de sa population arabe que la plupart des Juifs israéliens perçoivent comme une « menace démographique » pesant sur la nature de l’Etat juif.

 

Lorsque des politiciens israéliens comme Peres parlent de retenir 5% de la Cisjordanie , ils n’y incluent pas Jérusalem-Est, occupé. Israël a, illégalement et unilatéralement, annexé Jérusalem-Est en 1967-68. De là vient que les sources israéliennes parlent de 250.000 colons israéliens en Cisjordanie, ne tenant aucun compte des colons de Jérusalem-Est occupé, estimés à encore 250.000.

 

  

 

Des blocs de colonies israéliennes se créent et se construisent à l’heure où vous lisez ces lignes. Cela fait des années qu’Israël crée des centres de population en des points stratégiques permettant de découper la Cisjordanie en îlots séparés, de maintenir l’accès israélien aux ressources en eau de la Cisjordanie et d’encercler et étrangler le Jérusalem arabe. L’annexion de fait de ces 9,5% stratégiques des terres de Cisjordanie derrière le mur de l’apartheid a déjà eu lieu. Simplement, le processus de « paix » l’officialisera.

 

En mars 2006, le parti Kadima, nouvellement constitué, a été élu pour mettre en œuvre le « plan de convergence » d’Ariel Sharon. D’après ce plan, les colonies non stratégiques situées en dehors des blocs de colonies seraient démantelées. Les colons évacués seraient réinstallés dans les « blocs » derrière le mur qui seraient à leur tour annexés par Israël.

 

Le 14 avril 2004, le Président Bush a écrit à Ariel Sharon, alors Premier Ministre : « Au vu des nouvelles réalités de terrain, en ce compris des centres de population déjà existants, il serait irréaliste d’espérer que l’issue des négociations sur le statut final soit le retour plein et entier aux lignes d’armistices de 1949… » Cette lettre a ensuite été ratifiée par les deux chambres du Congrès américain.

 

Israël a pris ceci pour un feu vert donné par les Etats-Unis pour conserver toute zone qu’il pourra remplir de colons. Dès lors, en dépit de la Feuille de Route qui exige d’Israël le gel de l’expansion des colonies, Israël a accéléré la création de centres de populations dits « existants » dans des zones stratégiquement importantes, connues autrement sous la dénomination de blocs de colonies. 

 

Dans la même lettre à Sharon, Bush déclarait : « Il semble clair qu’un cadre convenu, juste, équitable et réaliste pour une solution à la question des réfugiés palestiniens comme élément d’un accord sur le statut final sera à trouver par le biais de la création d’un Etat palestinien et l’installation des réfugiés palestiniens là plutôt qu’en Israël ». Par conséquent, dans l’offre qu’Israël est censé faire, les réfugiés palestiniens se verront accorder le droit au retour, non pas chez eux mais dans de petits fragments, non contigus, de leur patrie d’origine divisée en unités territoriales déconnectées, sans aucune chance de pouvoir maintenir une économie viable et sans contrôle sur l’eau, l’énergie ou autres ressources nécessaires. Ils seront autorisés à retourner dans une cage, avec Israël posté à chaque porte.

 

Les plans israéliens, appuyés par les garanties états-uniennes, créent une situation d’apartheid inviable pour les Palestiniens. Mais les Palestiniens pourraient bien ne pas même se voir proposer une offre d’apartheid aussi « généreuse » en novembre.

 

Alors qu’il reste maintenant moins de seize mois à l’administration Bush, il manque à Ehoud Olmert le poids politique lui permettant de mener à bien la part israélienne de l’accord. Le Ministre israélien de la Défense , Ehoud Barak, a récemment déclaré son opposition à ce qu’il a appelé un « abandon des principes israéliens maintenus depuis 40 ans, simplement pour gagner la faveur d’un président américain qui quitte ses fonctions dans un an ». Devant l’insistance de l’administration d’Olmert, les objectifs de la conférence régionale ont dès lors été édulcorés dans le sens d’une déclaration commune qui esquissera la base d’un futur accord. Olmert demande que cette déclaration commune comporte une référence à la lettre de Bush à Sharon d’avril 2004 ainsi qu’à la Feuille de Route.

 

L’objectif déclaré de la Ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, est de proclamer un Etat palestinien « transitoire » avec des frontières « provisoires », une option qui apparaît dans la deuxième phase de la Feuille de Route. Quand Israël a accepté la Feuille de Route en mars 2003, il y a attaché « 14 clauses de réserve ». Israël considère ces réserves comme faisant partie intégrante de la Feuille de Route. La cinquième clause de réserve israélienne déclare : « L’Etat provisoire disposera de frontières provisoires et de certains aspects de souveraineté, sera totalement démilitarisé…, n’aura pas autorité pour s’engager dans des alliances de défense ou une coopération militaire, et Israël aura le contrôle sur l’entrée et la sortie de toute personne et de tout chargement, ainsi que de l’espace aérien et du spectre électromagnétique ».

 

Un tel Etat serait comprimé entre le mur de séparation, la « frontière démographique » d’Israël, et la Vallée du Jourdain, la « frontière de sécurité » d’Israël avec la Jordanie. La Vallée du Jourdain constituant approximativement 30% de la Cisjordanie , Israël conserverait probablement, dans ce scénario, plus de 40% de la Cisjordanie. Cet Etat palestinien transitoire consisterait en une série de Bantoustans isolés ou, comme Sharon à qui on doit la paternité de ce plan, préférait s’y référer : des « cantons ». 

 

Dans le passé, les Palestiniens ont insisté pour que cette option d’un Etat provisoire soit retirée de la Feuille de Route, dans la mesure où l’histoire de l’occupation israélienne montre que des « mesures provisoires » sont quasi toujours définitives. Cependant, les négociateurs palestiniens acceptent maintenant la possibilité d’un Etat provisoire à condition de recevoir l’assurance internationale que la troisième et dernière phase de la Feuille de Route, qui inclut un accord définitif, soit mise en œuvre dans les six mois. Israël n’a nullement l’intention d’accepter cette condition.

 

On peut douter que le Président palestinien Mahmoud Abbas puisse accepter cette offre sans que soit fixé l’agenda d’un règlement définitif. Mais peut-être n’est-il pas même supposé l’accepter. Car si Abbas refuse une nouvelle « offre généreuse » israélo-américaine, son rejet pourrait être présenté au monde comme une preuve supplémentaire qu’il n’y a pas de « partenaires palestiniens pour la paix ». Israël serait alors « fondé » à mettre unilatéralement en œuvre son plan de convergence.  

 

Une « convergence » unilatérale rendra possible la création, en Cisjordanie, d’une situation comparable à ce que le « désengagement » unilatéral a créé dans la Bande de Gaza. Les habitants de Gaza, dont 70% sont des réfugiés de ce qui est maintenant Israël, sont, à l’heure actuelle, isolés économiquement et physiquement, affamés et sous blocus israélien total, terrestre, aérien et maritime.

 

Olmert, Bush, Blair et leurs complices au sein du « Quartette » disposent de toute une machinerie de relations publiques à la fois vaste, sophistiquée et dotée de ressources infinies, qui par un accès illimité à des médias non critiques, est capable de donner une irrésistible « tournure de paix » à un processus d’apartheid. Durant la conférence de novembre, ils assureront le monde de leur engagement en faveur d’un Etat palestinien (avec les judicieuses séances de photos Abbas/Olmert/Bush). Ils promettront d’engager des millions de dollars, pour financer la « construction des institutions » palestiniennes et l’aide humanitaire et pour armer des troupes dans le but de « maintenir la paix » à l’intérieur des bantoustans. Les Etats arabes normaliseront leurs relations avec Israël, renforçant les « modérés » dans toute la région et calmant ainsi la rue arabe, condition préalable à une attaque dirigée par les Etats-Unis contre l’Iran.

 

Même les participants au sommet se rendent compte que l’occupation israélienne n’est pas soutenable dans sa forme actuelle. Si nous, la communauté en faveur de la paix et de la justice, nous arrangeons pour donner à voir cette dernière manœuvre pour ce qu’elle est, Israël pourrait, pour la première fois, être forcé à des négociations loyales.

 

Pour que ceci se produise, nous devons nous mobiliser immédiatement. Il est de notre tâche d’informer le reste du monde de ce que ces pourparlers signifient réellement et sur la vérité de ce qui est en cours. La catastrophe est imminente. Il a fallu de nombreux mois sinon des années pour mettre à nu la vérité cachée derrière la première « offre généreuse ». Ne répétons pas cette erreur.

 

 

Neta Golan, qui vit  à Ramallah, est une militante israélienne de « Peace and Justice » et co-fondatrice de ISM.

 

Mohammed Khatib est membre du comité populaire de Bil’in contre le Mur, et secrétaire du conseil du village de Bil’in.

 

 Traduction de l’anglais : Michel Ghys.

 

 


3-2 Point de vue de Ian Black : La "mission impossible" de Blair au Moyen-Orient : Une lune de miel tournant à la lune de fiel.

 

Tandis qu’il commence à prendre conscience de l’ampleur démesurée de sa tâche d’envoyé spécial de la paix, l’ancien Premier ministre britannique semble stupéfait, et même horrifié par la situation qu’il découvre en Cisjordanie.

 

C’était encore tôt, dans l’après-midi, mais il faisait déjà terriblement chaud, quand le convoi s’approcha et vint stationner, lourdement et toutes sirènes hurlantes, devant le portail de la mairie.
Des flics palestiniens armés de mitraillettes, en tenue de camouflage à fond bleu entourèrent le véhicule 4X4 blanc, d’où émergea la Very Important Person, aux traits fossilisés dans un large sourire Colgate de bienvenue à destination des dignitaires qui l’attendaient.

"Bienvenue à Hébron, Mister Blair", déclama le maire, Khaled Osaily, avant qu’ils ne disparurent dans l’immeuble couleur sable, à l’abri d’un écran d’hommes de la sécurité armés jusqu’aux dents, tandis que des fillettes en fichu se pressaient sous les guirlandes de lampions du Ramadan, tentant de les apercevoir.
Les jeeps de l’armée israélienne qui avaient escorté le visiteur de marque jusque-là s’étaient discrètement tenues en arrière, laissant Blair faire seul les derniers deux cents cinquante mètres…
Des quartiers entiers de la "ville des patriarches" cisjordanienne ont été remis au contrôle palestinien voici une dizaine d’années de cela, à une époque où Yasser Arafat bénéficiait des bénédictions ambigües des accords d’Oslo, qui laissaient des colons juifs extrémistes (et armés) occuper le centre historique d’Hébron.

M. Blair, représentant du Quartette (des médiateurs européens dans le conflit du Moyen-Orient) avait beaucoup entendu parler de leurs provocations violentes. "Notre briefing sur les problèmes causés par les colons ont été tout, sauf " briefs", plaisanta ensuite M. Osaily.
"M. Blair a été horrifié par ce que nous lui avons exposé", a dit Mats Lignell, porte-parole des observateurs internationaux installés là-bas à titre "temporaire" depuis 1994, après qu’un fanatique venu de la colonie israélienne voisine, Kiryat Arba, eut massacré quelques vingt-neuf fidèles palestiniens en prières à la Mosquée Ibrahimiyy.
Cett e visite, mercredi dernier, a donné un très rare aperçu sur la manière dont l’ancien Premier ministre britannique s’en tire avec ce que d’aucuns ont appelé sa "mission impossible".
Cette mission peut aussi être qualifiée de "mission invisible" - en effet, en dépit de son profil tout ce qu’on voudra, sauf bas, Blair a quasiment disparu, mis à part deux ou trois interviews fadasses accordées à des médias palestiniens et israéliens.

Khaled Amayreh, un journaliste palestinien sympathisant du mouvement islamiste Hamas, aura du mal à en obtenir une, d’interview !
"Je voulais demander à M. Blair ce que les générations futures de musulmans allaient penser de lui, après ce qu’il a fait, en Irak ?", bouillait-il, en vain, devant la mairie.
"Je voulais lui demander s’il croit vraiment qu’on ne sait trop bien quelle 'prospérité économique' est susceptible d’acheter les Palestiniens, au point de leur faire brader Jérusalem et leur droit au retour ?!?"
En dépit de son profil extrêmement effacé, M. Blair a dû apprendre vite, depuis le début de sa mission, au mois de juillet de cette année. Ce silence assourdissant masque une remise en cause de ses idées reçues, qui fut radicale et traumatisante pour lui, depuis que l’envoyé s’est attelé à sa nouvelle tâche.

Blair furax
"Blair était vraiment stupéfait, et en colère", dit un responsable de l’Onu qui lui avait fait une présentation sur les effets dévastateurs de l’ainsi dite "barrière de sécurité" construite par les Israéliens, ainsi que des colonies, des checkpoints et des barrages routiers – effets dévastateurs pour la vie des Palestiniens habitant les territoires occupés.
"Il a posé des questions très pertinentes… Mais, ce qui m’a étonné, c’est que quelqu’un qui avait été si longtemps Premier ministre d’un pays quel qu’il soit aurait dû connaître ces réalités depuis bien longtemps !"
Contrairement à ses nombreux détracteurs britanniques, occidentaux et arabes, le gouvernement palestinien semble heureux, à dire le moins, que M. Blair soit sur l’affaire.
Celui-ci a dit à Mahmoud Abbas, le président, que s’il est confronté à une telle opposition, c’est parce qu’il est trop proche des Américains et des Israéliens.
"C’est précisément pour cela que je suis en train de vous recevoir !", a répliqué Abbas. Les citoyens ordinaires, quant à eux, sont très majoritairement indifférents.
La profession de foi de M. Blair consiste à dire qu’il faut très rapidement créer la capacité des Palestiniens de gérer leur propre Etat, et booster une économie paralysée par les restrictions israéliennes – aussi difficiles la piste politique et le processus de paix soient-ils, et quelle que soit l’issue de la conférence d’Annapolis, que Condoleezza Rice, la Secrétaire d’Etat américaine, réunira le mois prochain.
Blair est très attentif à coller au mandat de développement économique et de bonne gouvernance que lui a donné le Quartette, laissant des aspects politiques fondamentaux, comme les colonies, le statut de Jérusalem et les frontières définitives à Mme Rice, dont il est persuadé qu’elle est engagée à travailler intensivement en vue d’un accord de paix.
"Condi est quelqu’un de religieux !" a-t-il confié à certains de ses amis.

Sans surprise, Blair se voit comme un acteur majeur, les arguties légalistes autour des paragraphes en petits caractères et les combats à fleuret moucheté de la diplomatie le gonflent.
"Nous ne pouvons séparer les questions politiques des considérations sécuritaires, lesquelles interagissent et se recoupent avec les premières", a-t-il dit, lors d’une interview accordée au quotidien palestinien Al-Quds, durant sa troisième visite ici, cette semaine.
"Blair peut certainement faire quelque chose d’utile, si quelqu’un d’autre s’efforce de faire avancer l’agenda politique", dit Ghassan Khatib, un ancien ministre palestinien.
"L’économie et la sécurité sont les deux éléments qui vont constituer, ou faire éclater, n’importe quel gouvernement palestinien. Ce sont les deux seuls domaines où un progrès est possible – mis à part le politique."
Tandis que ses souvenirs de Downing Street s’estompent, M. Blair passe actuellement environ une semaine par mois à travailler à partir du charmant hôtel désuet du quartier de l’American Colony.
Ses murs blanchis à la chaux sont couverts de photos sépia remontant à l’époque du général britannique Sir Edmund Allenby, qui vainquit les Turcs, en Palestine, voici de cela quatre-vingt-dix ans, quelques mois après que la Déclaration Balfour , en promettant un "foyer national" au peuple juif, eut mis en branle les événements qui conduisirent au conflit actuel.
En lieu et place de flics, ce sont deux gardiens en uniforme de l’Onu qui font le guet devant la porte, et une grille en acier. Les visiteurs qui viennent voir Blair attendent, assis sur une terrasse spacieuse dissimulée à la vue des indiscrets par une haie nouvellement plantée d’oliviers et de cyprès. Un tapis roulant a été amené, afin que le boss puisse pratiquer son jogging même les jours où il est surchargé de rendez-vous.
Les sofas sont décorés, dorés et ont un look ottoman acceptable. Les secrets, toutefois, risquent d’être difficiles à conserver : l’après-midi même de l’arrivée de M. Blair, je suis tombé sur Ehud Barak, le ministre israélien de la Défense , qui faisait paisiblement sa sieste juste derrière la porte du fond.
Les journalistes palestiniens étaient intrigués de voir des alliés du prisonnier charismatique du Fatah, Marwan Barghouthi, ressortant d’un entretien avec Blair.
Les conseils politiques proviennent d’une équipe multinationale forte de quatorze experts : un fonctionnaire du Département d’Etat américain, un Espagnol pris en location à l’Union européenne, un économiste hollandais et un Norvégien, plus des experts de l’Onu et un couple de britanniques du Foreign Office.
C’est l’ambassade britannique qui a organisé sa première visite, mais aujourd’hui, la mission de Blair est autofinancée.
"Il travaille autant pour les Polaks que les nôtres", a persiflé un diplomate Grand-Breton.
Les coûts prévisionnels pour la première année du bureau de Jérusalem, avec son personnel et sa sécurité (comprenant des véhicules blindés…) s’élèvent à environ 8 millions de dollars (soit 3,9 millions de £ivres) ; ils sont couverts par un fonds de placement administré par l’Onu.
L’attention se focalise sur des plans en vue d’un "agenda palestinien de développement national et économique", qui doit être présenté à une conférence de donateurs au mois de décembre. La "propriété" en sera palestinienne, mais c’est M. Blair qui le gèrera.
"Il sait qu’il se doit d’apporter quelque résultat rapidement", dit un responsable. "Il n’a pas beaucoup de temps pour marquer la réalité."

Investissement japonais
On travaille à mettre du liant entre plusieurs projets existants.
Le concept fondamental, cher au cœur du président israélien, Shimon Peres, c’est une "zone économique sécurisée" autour de la région de Jéricho, où il y a déjà un projet, financé par le Japon, d’un parc d’agrobusiness et d’un débouché pour les exportations à travers le pont Allenby (contrôlé par Israël), qui conduit à la Jordanie , puis, de là, vers les marchés du Golfe arabo-persique.
Jéricho présente une relative facilité : c’est une petite ville tranquille, sans présence israélienne. Le problème, corrige M. Khatib, c’est qu’il s’agit d’une ville trop petite pour que cela soit déterminant.
Salam Fayyad, économiste palestinien nommé Premier ministre après la prise de contrôle de Gaza par le Hamas, au mois de juin, était désireux de voir prendre une initiative ambitieuse à Naplouse, la capitale économique et la plus grande ville de la Cisjordanie.

Mais M. Blair est d’avis que Naplouse est une noix trop difficile à casser : cette ville est entourée de barrages routiers israéliens, et des incursions régulières de l’armée israélienne et des services de sécurité du Shin Bet s’y produisent.
Sa conclusion reflète des discussions acharnées avec les principaux acteurs israéliens : Ehud Olmert, le Premier ministre ; M. Barak et le chef d’état-major de l’armée.
Il a également rencontré le partenaire d’Olmert dans le gouvernement de coalition, le dirigeant du parti d’extrême-droite Yisrael Beitenu, Avigdor Lieberman, lequel est opposé à toute concession, veut chasser d’Israël ses citoyens arabes, et menace de faire chuter le gouvernement.
Pour reprendre les propos de Zahi Khouri, un des hommes d’affaires palestiniens qui conseillent M. Blair, celui-ci "essaie de trouver des moyens permettant de revitaliser l’économie palestinienne, tout en étant sensible à la paranoïa israélienne en matière de sécurité".
Cela, apparemment, semble signifier qu’il ne sera pas question de tacler la barrière de sécurité en Cisjordanie, tout au moins, dans l’immédiat.
Beaucoup de Palestiniens disent qu’ils ne sont absolument pas surpris.
"Pourquoi Blair devrait-il tout soudain devenir audacieux, lui qui s’est montré tellement timide alors même qu’il était au pouvoir ?" fait mine de s’interroger Salim Tamari, professeur à l’Université de Bir Zeit, près de Ramallah.

L’équipe de Blair encourage par ailleurs de projets – formation, financement, restructuration – afin de s’assurer que les services de sécurité palestiniens totalement désorganisés opèreront à l’avenir d’une manière plus efficace. Des réformes légales et judiciaires sont également indispensables.
La théorie voudrait que des hommes et une police plus professionnels soient en mesure de contrer des formations extrémistes comme les Brigades des Martyrs d’Al-Aqçâ.
Cela une fois fait, Israël pourrait permettre que les marchandises circulent librement, ce qui créerait des emplois, attirerait des investisseurs et relâcherait quelque peu l’étouffement créé par l’occupation.
Mais, dans la pratique, la question clé est celle de savoir si M. Barak, (encore) plus faucon que M. Olmert, tiendra ses promesses mieux qu’avec M. Jim Wolfensohn, prédécesseur de Blair en tant qu’envoyé du Quartet, lequel a échoué parce qu’Israël n’a jamais respecté l’accord fondamental sur " le mouvement et les accès" (pourtant) négocié par Mme Rice.

 


Alchimie personnelle
MM. Barak et Blair s’entendent bien, mais l’alchimie personnelle n’est pas suffisante.
"Si les Israéliens n’enlèvent même pas un seul de leurs barrages routiers autour de Naplouse, comment pourrions-nous espérer qu’ils vont nous restituer Jérusalem Est et 90 % de la Cisjordanie ?" se lamente un des principaux conseillers d’Abbas.
Ce qu’il y a de crucial, c’est que M. Blair se tient soigneusement à l’écart de la bande de Gaza, laquelle – depuis que le Hamas en a pris le contrôle – est soumise à un boycott international et se trouve coupée de la Cisjordanie. Il a dit, en privé, qu’Israël et l’Autorité palestinienne finiront bien par prendre langue avec les islamistes.
L’espoir étant qu’un succès en Cisjordanie, apporterait une preuve que les modérés peuvent faire quelque chose, et affaiblirait le Hamas – mais c’est là ignorer l’évidence que – comme on le constate en Irak et ailleurs – des sanctions et des punitions collectives en mènent absolument nulle part.
Le danger – évident – c’est que la situation à Gaza, d’ores et déjà catastrophique, va continuer à se détériorer (les tirs de roquettes artisanales Qassam étant une invitation lancée à Israël de procéder à des représailles comme bon lui semble), que MM Abbas et Fayyâd n’auront pas grand-chose à montrer comme fruit de leurs efforts et, enfin, que la conférence d’Annapolis va s’écraser, en flammes.
Il ne semble pas très difficile de prévoir que la lune de miel au profil bas de M. Blair au Moyen-Orient risque de ne pas se poursuivre encore bien longtemps.
"Il est difficile, pour lui, de présenter un plan détaillé, car c’est dès lors qu’il le ferait que les deux camps se mettraient à lui balancer des œufs et des tomates pourries, car ni l’un ni l’autre n’apprécieront ses suggestions actuelles", affirme un responsable israélien haut placé.
"Il est dans une position intenable, dès lors qu’il s’est contenté de travailler tranquillement, entre consultations et audiences. Le moment où il mettra quelque chose sur la table sera aussi celui où les problèmes commenceront pour lui !"

Source : http://www.guardian.co.uk/

 

Traduction : Marcel Charbonnier

 

 

21/10/2007

N°275 Journal de Palestine-Les Brèves 21-10 debu

2 Les brèves
2-1 Blair, un plan pour diviser la résistance palestinienne et pour ancrer l’occupation israélienne !

 

2-2 Al Masri : Nous refuserons tout accord offrant des concessions contre les principes des Palestiniens.

 

2-3 Confiscation de 110 hectares de terres près de Jérusalem.

 

2-4 Le gouvernement israélien soutient une division de Jérusalem.

 

2-5 Israël doit rendre la superficie occupée en 1967, exige Abbas.

 

2-6 Rice minimise les chances d’une "percée".

 

2-7 Moshe Kaplinsky: l’invasion de Gaza est "une question de temps".

 

2-8 Les incursions sionistes, une sorte de préparation à la conférence d’automne.

 

2-9 Le futur Etat palestinien sera laïque et disposera d'une économie stable.

 

2-10 Ahmed Qoreï envisagerait de démissionner.

 

2-11 Les brigades d’Al-Qassam : Nous reprendrons bientôt nos frappes et nos attaques contre l’occupation.

 

2-12 Le Hamas salue les déclarations de Dughard qui comprend réellement la situation en Palestine.

 

2-13 Le Hamas engagerait des discussions en vue d’une réconciliation avec le Fatah.

 

2-14 Haniyeh : Un pays arabe va veiller sur des rencontres de dialogue ente le Hamas et le Fatah.

 

2-15 Une réelle catastrophe sanitaire imminente à Gaza.

 

2-16 La banque israélienne Discount Bank cesse toute relation avec la Bande de Gaza.

 

2-17 L’Egypte exige des explications des pays européens qui n’ont pas soutenu son appel à un Proche-Orient dénucléarisé.

 

 


2 Les brèves

 

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information
2-1 Blair, un plan pour diviser la résistance palestinienne et pour ancrer l’occupation israélienne !
Le Hamas a fortement critiqué le plan Blair, président du Quartet.
En fait, Blair avait appelé à la constitution d’un comité de sécurité composé de trois partis : un palestinien, un israélien et un international.

 

Ces agissements sont destinés à continuer « la série de conspirations menées contre la résistance, à entériner la division palestinienne intérieure et à protéger l’occupation », a insisté à dire Fawzi Barhoum, porte-parole du mouvement de la résistance islamique Hamas, dans un communiqué dont le Centre Palestinien d’Information (CPI) a reçu une copie.

 

Ainsi, le gouvernement de Fayyad et l’autorité palestinienne d’Abbas seront entièrement au service de la sécurité de l’occupation israélienne, pense-t-il.

 

« Dès le départ, ajoute Barhoum, nous disons que Tony Blair n’a jamais été juste envers les droits palestiniens. Il soutient toujours le terrorisme israélien contre notre peuple. Il n’est pas apte à porter un message de paix au Moyen-Orient. Toute sa préoccupation est de protéger l’occupation, contre les droits et les principes palestiniens ».

 

Enfin, le porte-parole du Hamas a appelé le Quartet à revoir sa politique qui est toujours au profit de l’occupation israélienne, à répondre positivement aux appels palestiniens, arabes et internationaux demandant la levée du siège injuste imposé sur notre peuple palestinien, à stopper l’application de la politique du deux poids deux mesures, toujours au profit des projets américano-israéliens.

 

Source :  CPI


2-2 Al Masri : Nous refuserons tout accord offrant des concessions contre les principes des Palestiniens.
Gaza - CPÏ
Le Hamas a averti de la tournée de négociations entre les deux commissions palestinienne et israélienne qui va conduire à plus de concessions et à des abandons de principes palestiniennes.

 

 

De son côté, Al-Masri a souligné que le mouvement du Hamas va refuser tout accord qui résultera de ces rencontres.

 

Le membre du bloc "changement et réforme" Mouchir Al-Masri a fortement critiqué les éléments de la commission de  négociations palestinienne, en les avertissant de signer tout accord qui touchera aux intérêts et principes suprêmes palestiniens.

 

Il a dit : "Tant que Saeb Erekat, Yasser Abd Rabouh et Ahmed Qoréa représentent le peuple palestinien, les résultats seront évidemment catastrophiques, car Yasser Abd Rabouh a renoncé, lors de la convention de Genève, au droit au retour de 5 millions de Palestiniens".

 

"Saeb Erekat a été testé par les Palestiniens pendant 12 ans en tant que négociateur, alors qu'Ahmed Qoréa est impliqué dans sa participation à la construction du mur d'apartheid, cela nous indique qu'un grand crime va être commis contre les Palestiniens".

 

Al-Masri  a affirmé que le Hamas n'accepte aucun accord entre ces responsables et l'entité sioniste car cela va toucher les principes palestiniens, en affirmant que le refus du Hamas va être réel sur le terrain, par la pratique et non juste la théorie...

 

D'autre part, il a accusé le groupe du coup d'état d'avoir œuvré pour provoquer de nouveau l'anarchie sécuritaire et le chaos dans la bande de Gaza.

 

De plus, il a attiré l'attention sur le fait qu'ils exécuté des crimes sans précédent à Gaza, à travers des charges explosives, et que les enquêtes ont démasqué l'implication des responsables du Fatah.


2-3 Confiscation de 110 hectares de terres près de Jérusalem,

 

 

L'armée israélienne a ordonné la confiscation de 110 hectares de terres près de Jérusalem, faisant craindre une relance d'un projet destiné à relier la colonie de Maalé Adoumim à Jérusalem.’AL-OUDS

 

Les ordres de confiscation émis fin septembre portent sur 110 hectares répartis sur les localités palestiniennes d'Abou Dis, Al-Sawahreh Al-Sharqiyeh, Nabi Moussa et Al-Khan Al-Ahmar, a indiqué Hassan Abed Rabbo, directeur général pour la région de Jérusalem au ministère palestinien des Collectivités locales.

 

Selon Hassan Abed Rabbo ces confiscations visent à "créer un bloc de colonies" regroupant Maalé Adoumim et les implantations proches de Mishor Adoumim et de Kedar "et empêcher toute continuité territoriale palestinienne avec la vallée du Jourdain".

 

"Ils usurpent des dizaines d'hectares de terres de la Cisjordanie au profit de leur projet de colonisation dit du Grand Jérusalem qui comprend Maalé Adoumim", a-t-il ajouté.

 

L'annonce des confiscations survient alors qu'Israéliens et Palestiniens travaillent sur un "document conjoint" censé servir de base à des négociations sur le statut définitif des territoires palestiniens occupés, en vue d'une réunion internationale sur le Proche-Orient prévue en novembre aux Etats-Unis.

 

Or la colonisation juive est l'une des principales questions sur lesquelles ont buté les précédentes négociations israélo-palestiniennes.

 

"Nous condamnons cette décision israélienne de confisquer des terres palestiniennes au moment où nous tentons de relancer le processus de paix", a déclaré le négociateur palestinien Saëb Erakat.

 

"L'expansion de colonies, notamment dans la région de Jérusalem, va saper, voire anéantir, ces efforts. Nous appelons le gouvernement israélien à renoncer à cette décision pour donner une chance à la paix", a-t-il ajouté.

 

La colonisation juive est l'une des principales frustrations des Palestiniens.

 

AFP 09-10


2-4 Le gouvernement israélien soutient une division de Jérusalem.

 

 

Le vice-Premier ministre israélien Haïm Ramon a déclaré lundi que son gouvernement soutiendrait une division de Jérusalem,

 

Dans le cadre des récentes négociations entre les deux parties, le vice-Premier ministre israélien a proposé de restituer des quartiers arabes de Jérusalem-Est aux Palestiniens. Selon Ramon, les Palestiniens pourraient établir la capitale d’un futur Etat dans ce secteur de la ville, dont Israël s’était emparé pendant la guerre de 1967.

 

En contrepartie, l’Etat hébreu recevrait la reconnaissance de la communauté internationale, dont celle des Etats arabes, de sa souveraineté sur les quartiers juifs et de l’existence de sa capitale à cet endroit, a expliqué Ramon.

 

Dans le cadre de cette proposition, des quartiers de Jérusalem-Est où vivent environ 170.000 Palestiniens seraient transférés sous souveraineté palestinienne, selon M. Ramon.

 

Mais Israël ne transférerait pas aux Palestiniens le contrôle de la Ville Sainte et des quartiers l’entourant, a-t-il ajouté.

 

(Source : 08-10 Al-Oufok avec les agences de presse)

 


2-5 Israël doit rendre la superficie occupée en 1967, exige Abbas.

 

 

Abbas a exigé mercredi qu’Israël restitue dans le cadre d’un futur règlement de paix l’entière superficie territoriale conquise durant la guerre de 1967.

 

"Tout ce que nous voulons, c’est un Etat sur les frontières de 1967, à savoir de la taille de la Cisjordanie et de Gaza, soit 6.205 km2. Nous le voulons tel quel", a déclaré Abbas à la chaîne de télévision de l’Autorité palestinienne.

 

C’est la première fois qu’un dirigeant palestinien se montre aussi précis sur l’étendue de territoire réclamée pour le futur Etat palestinien.

 

Pour sa part Israël a toujours déclaré qu’il se refuserait à en revenir aux frontières d’avant 1967 et n’a jamais dévoilé l’étendue territoriale qu’il serait prêt à rétrocéder dans le cadre d’un accord de paix définitif

 

Miri Eisin, porte-parole d’Ehud Olmert, a rappelé que ce dernier avait "déclaré dans le passé que toute solution à deux Etats entraînerait une restitution de territoire, de beaucoup de territoire".

 

"Mais nous n’avons jamais été plus précis à ce sujet et nous ne le serons pas davantage à ce stade", a-t-elle ajouté après avoir été invitée à commenter les derniers propos du président palestinien.

 

On ignore si ceux-ci impliquent qu’Abbas revendique les seuls les territoires occupés en 1967 ou s’ils signifient qu’il serait prêt à accepter une portion du territoire d’Israël équivalente à la surface des colonies de peuplement que l’Etat juif entend conserver en Cisjordanie.

 

Les Etats-Unis ont déjà apporté leur soutien à l’idée d’un tel troc de territoires entre Israël et le futur Etat palestinien, que Mahmoud Abbas s’est dit dans le passé prêt à envisager pourvu que les Palestiniens ne soient pas lésés dans l’échange.

 

Cette perspective laisse toutefois entière l’épineuse question de Jérusalem, dont Israël a annexé en 1967 la partie orientale, que tous les dirigeants palestiniens revendiquent comme la capitale de leur futur Etat. Le vice-Premier ministre de l’autorité d’occupation Haïm Ramon a semblé lundi lancer un ballon d’essai pour le compte d’Olmert en estimant que son pays devait envisager, dans la perspective de la paix, de se retirer de Jérusalem-Est et d’accepter un statut spécial pour ses lieux saints.

 

Interpellé à ce sujet par l’opposition de droite, qui le soupçonne de sacrifier Jérusalem et la Cisjordanie sur l’autel de la conférence de paix prévue en novembre dans le Maryland, Olmert a affirmé laconiquement : "Rien n’a été donné, rien n’a été pris et rien n’a été promis."

 

Abbas et Olmert sont convenus de rédiger un document commun qui, après avoir été approuvé par les instances dirigeants de l’OLP et le gouvernement de l’autorité d’occupation, sera soumis à la conférence et servira de base aux futures négociations sur un règlement final.

 

(Source : 10-10 Al-Oufok avec les agences de presse)

 

 


2-6 Rice minimise les chances d’une "percée".

 

 

Rice, a minimisé la probabilité d’une "percée" diplomatique au cours de sa nouvelle tournée au Proche-Orient destinée à promouvoir le processus de paix, qu’elle a entamée dimanche en Israël.

 

Rice s’est aussi démarquée pour la première fois de la récente décision de l’autorité d’occupation de confisquer des terres palestiniennes près de Jérusalem, estimant que ce genre de mesure était de nature à "éroder la confiance", alors que Washington organise en novembre une réunion internationale sur le Proche-Orient.

 

"Il faut être très prudent, au moment où nous tentons de nous diriger vers un Etat palestinien, sur les actions et les déclarations qui érodent la confiance dans l’engagement des deux parties envers une solution à deux Etats", a-t-elle déclaré.

 

Rice a précisé que l’autorité d’occupation l’avait assurée que la mise en oeuvre du projet de construction d’une route entre Jérusalem et la colonie de Maale Adoumim, qui couperait pratiquement en deux la Cisjordanie , n’était "pas imminente" et qu’il était destiné à "améliorer la mobilité des Palestiniens".(…)

 

"Même si les intentions sont bonnes, même si les événements sur le terrain sont destinés à produire certains effets, tout le monde sait que cette période est très délicate", a toutefois souligné Rice. "Dans une période où nous essayons de créer un climat de confiance entre les deux parties (...) il faut être extrêmement prudent".

 

Le cabinet d’Ehud Olmert, a refusé de réagir à ces propos.

 

(Dimanche, 14-10 Al-Oufok avec les agences de presse)

 

 


2-7 Moshe Kaplinsky: l’invasion de Gaza est "une question de temps".
Le chef de l’état-major de l’armée israélienne, Moshe Kaplinsky, a parlé de la probabilité d’une invasion imminente de la bande de Gaza par les forces israéliennes. Il a ajouté que les troupes allaient "rester là pour quelques mois."

 

 

Kaplinsky a indiqué qu'une future invasion était "une question de temps", argumentant que l'armée israélienne ne pouvait pas ignorer un renforcement militaire perceptible du Hamas et les tirs continus de roquettes artisanales depuis la région côtière.

 

"Nous ne serons pas capable de continuer à ignorer le renforcement du Hamas à Gaza et les attaques de roquettes incessantes pendant longtemps... nous avons besoin d'un traitement systématique", a déclaré l'officier.

 

Source : PNN

 


2-8 Les incursions sionistes, une sorte de préparation à la conférence d’automne.
Des forces occupantes ont pratiqué une incursion en ouvrant le feu et en ratissant des terrains agricoles.

 

 

Un résistant palestinien est tombé en martyre et quinze autres ont été kidnappés.

 

Un soldat de l’occupation a aussi trouvé la mort par le feu de la résistance palestinienne.

 

Taher Al-Nouno, porte-parole du gouvernement palestinien dirigé par Ismaël Haniyeh, a commenté ces actions :

 

« Cette incursion sioniste vient en parallèle à la visite de Rice, ministre américaine des affaires étrangères.

 

Elle démontre les vraies intentions de l’Entité sioniste et met à jour ses prétentions de vouloir aller vers la paix et la réconciliation avec notre peuple », a-t-il dit.

 

Le gouvernement a condamné les agressions israéliennes qui ne fléchiront en aucun cas le peuple palestinien qui n’entameront pas sa volonté et sa résistance jusqu’à la réalisation de ses objectifs et l’obtention de ses droits. Il a appelé à un arrêt immédiat de toutes ces rencontres avec l’ennemi sioniste et à aller vers une unité nationale pour affronter les agressions israéliennes perpétuelles.

 

Source :  CPI

N°275 Journal de Palestine-Les Brèves 21-10FIN

2-9 Le futur Etat palestinien sera laïque et disposera d'une économie stable.

 

Olmert a invoqué la "feuille de route", un plan de paix formulé en 2003 avec l'appui des Etats-Unis, qui énonçait plusieurs mesures préalables à la formation d'un Etat palestinien, dont la lutte contre les factions armées anti-israéliennes. "Tout ce qui pourra mener à une solution (à deux Etats) dépend de la bonne application de la feuille de route, pas seulement en termes de contenu, mais aussi en termes de chronologie", a soutenu Olmert lors du conseil des ministres. Lors du conseil des ministres, Olmert a annoncé que des "gestes diplomatiques" étaient "inévitables", ajoutant qu'il travaillerait à la création d'un consensus israélien en ce sens. D'après un responsable palestinien, Israël souhaite que le document commun mette l'accent sur la "nature" du futur Etat palestinien plutôt que sur les engagements demandés à l'Etat juif. Israël veut notamment que le futur Etat palestinien soit laïque et dispose d'une économie stable. Israël a promis la semaine dernière qu'un accord serait atteint avant le début de la conférence, qui devrait se tenir durant la deuxième quinzaine de novembre près de Washington.

(Reuters- 07-10

 


2-10 Ahmed Qoreï envisagerait de démissionner.


Une source palestinienne proche d'Ahmed Qoreï a rapporté que celui-ci pensait sérieusement à démissionner à cause du manque de sérieux de la part d'Israël d'entrer dans de réelles négociations avec les Palestiniens. Il quitterait son poste si Israël ne signait pas la déclaration commune faisant état du processus de paix.

 

Selon la même source, Ahmed Qoreï réfléchirait sérieusement à sa position car il craindrait que la conférence de paix ne soie qu'une occasion pour les Américains et les Israéliens de célébrer George Bush et Ehud Olmert. Ahmed Qoreï a déclaré qu'Israël essayait de torpiller les négociations de paix avant même qu'elles n'aient commencé. La confiscation de certaines terres palestiniennes à l'est de Jerusalem est selon lui la preuve du manque de volonté israélienne d'arriver à un accord.  La nomination de Livni Tipzi à la tête de la délégation israélienne de négociation en serait une autre preuve. Celui-ci est en effet connue pour son attitude sceptique à l'idée d'arriver à un solution définitive au problème israélo-palestinien.

 

Ahmed Qoreï serait aussi influencé par l'insistance qu'a Israël de vouloir signer une déclaration générale sur le processus de paix plutôt qu'une version plus détaillé

Source : PNN

 

 


2-11 Les brigades d’Al-Qassam : Nous reprendrons bientôt nos frappes et nos attaques contre l’occupation.
Les brigades d’Al-Qassam, la branche militaire de la résistance ont annoncé qu’elles vont poursuivre leurs attaques contre les forces de l’occupation.

 

Le porte-parole des brigades d'Al-Qassam Abou Obeida a dit le mercredi 17/10 : "L'ennemi de l'occupation israélienne se trompe s'il croit que nos résistants ne sont pas capables de faire face à ses incursions, et que nous allons, bientôt, reprendre notre bataille. Nous soulignons aussi que les frappes vont être violentes et douloureuses".

Il a ajouté : "Notre message à l'ennemi est que nous le poursuivrons partout".
Source : CPI.

 

 


2-12 Le Hamas salue les déclarations de Dughard qui comprend réellement la situation en Palestine .
Le Hamas a hautement estimé les déclarations du délégué de l’ONU pour les droits de l’homme aux territoires palestiniens John Dughard qui a affirmé
qu’il va appeler son organisation, l’ONU, à se retirer du Quartet s’il continue sa politique actuelle de blocus contre le peuple palestinien.

 

Dughard a également averti de l'explosion d'une troisième Intifada au cas où les agressions de l'occupation israélienne continuent. Le député et secrétaire du bloc parlementaire du Hamas, Mouchir Al-Masri, a dit : "Nous estimons fortement les déclarations de Dughard et nous croyons qu'elles représentent une vison réelle et une compréhension des situations dangereuses sur la scène palestinienne". Al Masri a dit dans ses déclarations à l'agence "Qods press": "Ceci doit pousser l'ONU à revoir ses engagements politiques envers le Quartet, autour des événements sur la scène palestinienne et dans la région".
Al-Masri a ajouté que le Hamas est un élément politique, populaire, constitutionnel et militaire très fort que personne ne peut négliger.
Il a aussi appelé les parties internationales, surtout l'ONU, à prendre en considération les conseils juridiques de Dughard qui est bien informé des situations humanitaires en Palestine, tout en insistant sur les valeurs ethniques, les conventions internationales et les droits de l'homme. Enfin, Al-Masri a réaffirmé l'attachement du Hamas aux droits légaux, aux intérêts suprêmes et aux principes du peuple palestinien, tout en condamnant la participation de l'ONU au blocus imposé injustement par le Quartet contre les Palestiniens. Il a également condamné les efforts déployés pour soutenir un parti palestinien contre un autre afin d'approfondir la mésentente entre les Palestiniens, contredisant ainsi les lois et chartes internationales sur lesquelles l'ONU se base.

Source : CPI


2-13 Le Hamas engagerait des discussions en vue d’une réconciliation avec le Fatah.

Le Hamas a annoncé mercredi qu’il engagerait des discussions en vue d’une réconciliation avec le Fatah, et a laissé entendre qu’il pourrait être prêt à renoncer à terme au contrôle qu’il exerce depuis la mi-juin sur la bande de Gaza. Mahmoud Abbas, qui est soutenu par l’Occident et s’emploie à conclure un accord de paix avec l’autorité d’occupation, a exclu de reprendre le dialogue avec le Hamas tant que cette organisation ne se soumettrait pas à son autorité et ne mettrait pas fin au contrôle qu’elle exerce sur la bande de Gaza. "Il y a un fort courant en faveur d’un dialogue palestinien et nous avons accepté d’engager un dialogue avec le Fatah dans l’une des capitales arabes", a déclaré le dirigeant du Hamas Ismaïl Haniyeh, qui a été Premier ministre de l’ancien gouvernement palestinien, dissous par Abbas après la prise de contrôle de la bande de Gaza par les forces du Hamas en juin. "Notre administration, à Gaza, est temporaire", a ajouté Haniyeh dans un avis diffusé sur un site internet favorable au Hamas. Un responsable impliqué dans les efforts de médiation entre le Hamas et le Fatah, mais affilié à aucune de ces deux organisations, a confirmé qu’une réunion se tiendrait bien la semaine prochaine, sans doute au Caire. "Nous n’avons jamais entendu parler d’un tel dialogue", a répondu Abdel Rahman, qui est un des porte-parole du Fatah, à Reuters. "Le Hamas a voulu créer une fausse atmosphère positive à Gaza pour pouvoir dire qu’il est l’avocat du dialogue et que le Fatah y est hostile." L’autorité d’occupation s’oppose à une réconciliation entre le Hamas et le Fatah, estimant que le Hamas doit être écartée des négociations car elle nuit à toute chance de progrès dans les discussions, a déclaré à Jérusalem le porte-parole d’Ehud Olmert, David Baker. (11 octobre 2007 - Avec les agences de presse)

 


2-14 Haniyeh : Un pays arabe va veiller sur des rencontres de dialogue ente le Hamas et le Fatah.
10-10

 

Le premier ministre Ismail Haniyeh a révélé l’existence de mesures pratiques entre le Hamas et le Fatah afin d’activer le dialogue inter-palestinien. Haniyeh "Nous avons accepté l'organisation de rencontres avec le Fatah dans un pays arabe et nous avons proposé une vision complète pour trouver une solution à la crise actuelle". Il a éloigné toute possibilité que le processus de négociations avec l’occupation puisse présenter quelque chose aux Palestiniens, tout en condamnant le congrès d'automne et ses préparatifs, en soulignant qu'"il ne donnera que des illusions". Il s'est interrogé : "Est-ce que les occupants ont renoncé à leurs trois non (non à Al-Qods, non au droit au retour, non aux frontières de 1967) ?" Ismail Haniyeh a souligné les souffrances des Palestiniens, alors que les citoyens vivent dans des situations économiques très sévères. Il faut rajouter à cela les agressions, les arrestations et les assassinats continuels. Il a insisté sur le maintien des Palestiniens de leurs principes et droits suprêmes dont le droit au retour des réfugiés. Il a réaffirmé qu'"Al-Qods est sacrée pour les Palestiniens ", et qu'il faut que les pays arabes et musulmans déploient tous leurs efforts pour soutenir les Palestiniens, notamment les palestiniens d'Al-Qods.
Enfin, il a condamné la division d’Al-Qods en deux parties (Est et Ouest), ainsi que la division de ses quartiers et de ses routes entre Juifs et Musulmans.
Il a également attiré l'attention sur le fait que son gouvernement dirige provisoirement la bande de Gaza.

Source : CPI

 

 

 


2-15 Une réelle catastrophe sanitaire imminente à Gaza.
Le ministère palestinien de la santé dans le cabinet dirigé par Haniyeh a appelé les institutions internationales, la Croix Rouge et le Parlement européen à intervenir et à pratiquer des pressions sur l’Entité de l’occupation israélienne pour « lever le siège injuste imposé sur la bande de Gaza ».

 

Dans un communiqué le ministère a sonné l’arme devant toutes les conséquences catastrophiques que peuvent engendrer le siège total imposé sur la bande de Gaza, la fermeture de tous les points de passage et l’interdiction d’emporter des produits, hormis une liste très limitée. Ce siège injuste a des effets très négatifs sur les services sanitaires dans la bande de Gaza. A titre d’exemple, le taux de manque de médicaments a dépassé les 40%. Les pièces de rechange n’arrivant plus, beaucoup de machines et d’équipements médicaux ne fonctionnent plus… La liste des manques est trop longue pour pouvoir l'énumérer entièrement. Notons que les autorités de l’occupation israélienne pratiquent un siège total sur la bande de Gaza en fermant tous les points de passage de façon hermétique depuis le mois de juin dernier, depuis le jour où le mouvement du Hamas y a mis fin à l’anarchie sécuritaire. Source : CPI19-10 


2-16 La banque israélienne Discount Bank cesse toute relation avec la Bande de Gaza .La Discount Bank a suspendu mercredi tout lien avec les établissements bancaires de la Bande de Gaza, en accord avec la position du gouvernement à l’égard du territoire. La décision de la Discount Bank fait suite à celle de la banque Hapoalim, la plus grande d’Israël. Les deux banques étaient les seules à faire affaire avec les institutions financières de Gaza. Le cabinet de l’autorité d’occupation a décrété la Bande de Gaza "territoire ennemi" le mois dernier, après la prise de l’étroite bande côtière par le Hamas. Cette décision permettrait à l’autorité d’occupation de couper l’approvisionnement vital en électricité, eau et carburant pour les 1,4 million d’habitants du territoire. Dans un communiqué, la Discount Bank précise qu’elle envisage également de "suspendre ses relations avec toutes les banques de l’Autorité palestinienne". (10 octobre 2007 - Avec les agences de presse)

2-17 L’Egypte exige des explications des pays européens qui n’ont pas soutenu son appel à un Proche-Orient dénucléarisé.

 

L’Egypte a envoyé une lettre de protestation à de très nombreux pays de l’Union européenne pour exprimer sa "stupéfaction et son regret" devant leur refus de soutenir l’appel du Caire pour un Proche-Orient dépourvu d’armes nucléaires, lors de la conférence générale de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) le mois dernier. La lettre, datée du 4 octobre et signée du ministre des Affaires étrangères Ahmed Aboul Gheit, dont l’Associated Press a obtenu un exemplaire mercredi, demande également aux Européens d’expliquer leur position. La missive concerne une résolution non-contraignante présentée par l’Egypte lors de la conférence annuelle de l’AIEA en septembre. Traditionnellement, les pays européens ont soutenu les résolutions appelant à un Proche-Orient dépourvu d’armes nucléaires, mais cette année, 25 des 27 membres de l’UE se sont abstenus lors du vote, qui s’est soldé par l’adoption de la résolution. Seuls les Etats-Unis et Israël, clairement visé par la résolution, ont voté contre. Israël est effectivement considéré comme une puissance nucléaire malgré le fait que l’Etat hébreu n’ait jamais avoué être doté de la bombe. Les pays européens avaient voté pour une résolution similaire en 2006, première année où l’objection d’Israël a forcé l’AIEA à organiser un vote. Les années précédentes, la résolution sur l’"Application des garanties de lAIEA au Moyen-Orient" était adoptée par consensus. L’Egypte a appris "avec stupéfaction et regret (...) que ce soutien n’était plus disponible à la dernière session de la conférence générale" de l’AIEA, selon la lettre. "L’Egypte ignore les raisons de fond qui ont mené votre pays a prendre une telle décision et je voudrais donc apprécier grandement vos opinions sur la question", écrit le chef de la diplomatie égyptienne. Aucun pays européen n’a réagi dans l’immédiat, mais l’Italie devrait envoyer une réponse pour expliquer sa position.  (18 octobre 2007 - Avec les agences de presse)

 

20/10/2007

N°274 Journal de Palestine Jour le Jour - FIN

3 Politique Internationale des térritoires occupés

 

1 Pays Arabes & voisins

 

Iran

13-10

 

Ali Khamenei, a appelé samedi les pays arabes à ne pas participer la conférence de paix sur le Proche-Orient prévue en novembre aux Etats-Unis.

 

"Les Etats-Unis ont pris l'initiative de cette réunion pour sauver le régime sioniste qui a reçu une claque du Hezbollah" libanais durant le conflit de l'été 2006, a déclaré Khamenei, lors d'un discours à l'occasion de l'Aïd al-Fitr à la grande mosquée de Téhéran devant des centaines de milliers de personnes.

 

"Toutes les conférences organisées au nom de la paix ont desservi les Palestiniens.

 

Lorsque les Palestiniens eux-mêmes ne participent pas à cette conférence, comment les autres (pays arabes) peuvent-ils y participer ?", a déclaré le numéro un iranien.

 

"Le peuple palestinien a mis au pouvoir un gouvernement qui a fait de la résistance son slogan principal et malgré toutes les pressions le peuple et gouvernement palestiniens continuent à résister", a-t-il ajouté. "Je conseille aux frères palestiniens de ne pas s'affronter car l'ennemi est dans leur maison", a-t-il ajouté.

 

(AFP)

 

 


Soudan 08-10

 

Le Soudan va accueillir des centaines de réfugiés palestiniens qui ont été bloqués pendant des mois dans des conditions déplorables à la frontière entre l’Irak, la Syrie et la Jordanie , annonce le ministère des Affaires étrangères.

 

"Il s’agit de quelques centaines de personnes. Le président (Omar Hassan al Bachir) a accepté la demande faite à la fois par le Hamas et le Fatah pour qu’ils soient accueillis, et nous allons en informer la Ligue arabe puis faire des préparatifs", a déclaré un haut responsable du ministère qui a requis l’anonymat.

 

L’Irak comptait officiellement 30.000 réfugiés palestiniens avant l’invasion du pays par les forces sous commandement américain, en 2003. La communauté palestinienne est devenue une cible d’attaques en raison notamment du soutien apporté par Bagdad aux Palestiniens sous Saddam Hussein.

 

On estime que 15.000 Palestiniens vivent à Bagdad, où ils sont exposés à des meurtres, des enlèvements et des menaces, selon le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

 

1.550 Palestiniens ont été bloqués pendant des mois dans les camps de réfugiés d’Al Oualid et d’Al Tanf, du côté irakien de la frontière syrienne, selon le HCR.

 

Les conditions de vie dans ces camps, où les températures peuvent dépasser 50 degrés Celsius en raison de leur localisation dans le désert irakien, sont très mauvaises.

 

.08-10

 

 



2 Le Monde

 

1 Usa (le parrain)

 

1 Bush

Conférence de paix sur le Proche-Orient (organisée en novembre par les USA)

 

 

 

05-10

 

Bush s'est dit confiant dans l'issue de la réunion. "Je crois que nous devrions voir émerger un Etat démocratique (palestinien) malgré les efforts des extrémistes pour faire échouer ce plan", "Quoi qu'il en soit, je crois que cela peut être accompli et nous continuerons de travailler à cette fin", a-t-il conclu.

 

(AFP)

 

05-10

 

Bush s'est dit "très optimiste" quant aux chances de cette réunion de rendre plus palpable le futur Etat palestinien.

 

(Reuters)

 

 

 

2 Rice
Conférence de paix sur le Proche-Orient (organisée en novembre par les USA)

 

 

05-10

 

Rice : "Je ne m'attends pas à ce que qui que ce soit participe à n'importe quel prix, y compris nous. La réunion sera sérieuse et substantielle et permettra aux parties de discuter des questions en suspens, y compris les questions de fond",

 

Elle a affirmé avoir décelé "du sérieux et de la détermination chez tous ceux qui sont impliqués".

 

(AFP)

 

16-10

 

Mme Rice a déclaré aux journalistes qu'elle "essaiera d'aider et d'encourager les deux équipes à atteindre une document conjoint ", mais que "la chose la plus importante est d'établir la confiance, que je construis avec vous (Abbas) et avec (le Premier ministre israélien) Olmert".
SOURCE : IPC+agences


Les grandes manœuvres.
Conférence de paix sur le Proche-Orient (organisée en novembre par les USA)
10-10

 

Les Etats-Unis ont déjà apporté leur soutien à l'idée d'un troc de territoires entre Israël et le futur Etat palestinien, que Mahmoud Abbas s'est dit dans le passé prêt à envisager pourvu que les Palestiniens ne soient pas lésés dans l'échange.

 

(Reuters)

 

10-10

 

 huit ancien parlementaires et conseillers des présidents Jimmy Carter, Bill Clinton, George Bush père et John Kennedy ont exhorté mercredi les Etats-Unis et leurs alliés à engager un dialogue sérieux avec le Hamas à l'approche de la conférence de paix.

 

L'administration Bush se refuse à inviter le groupe qu'il classe parmi les organisations terroristes.

 

"Nous pensons qu'un vrai dialogue avec cette organisation est bien préférable à son isolement", disent ces huit anciens responsables.

 

Parmi eux figurent deux anciens conseillers à la sécurité nationale, Zbigniew Brzezinski et Brent Scowcroft, l'ancienne représentante au Commerce Carla Hills, l'ancien président de la Fed Paul Volcker ou encore l'ancien ambassadeur aux Nations unies Thomas Pickering.

"Il est de la plus haute importance, si on veut donner une crédibilité quelconque à cette conférence, qu'elle coïncide avec un gel de l'expansion de la colonisation israélienne", indiquent ces anciens responsables dont Zbigniew Brzezinski, Brent Scowcroft, Thomas Pickering et Lee Hamilton.

 

Les signataires félicitent l'administration américaine pour sa décision d'inviter la Syrie à la conférence de novembre et l'encouragent à faire de même avec le Hamas, mouvement que les Etats-Unis considèrent comme terroriste.

 

"Nous pensons qu'un dialogue franc avec cette organisation est de loin préférable à son isolation", ajoutent-ils.

 

 

"Nous n'avons pas l'illusion que ce sera un dialogue facile, mais nous savons aussi que le Hamas compte des gens réalistes et nous savons qu'un état de guerre permanent ne … ?

 

(Reuters -AFP 22h28)

 


Politique colonialiste israélienne.(vue des USA)
10-10

 

Les Etats-Unis se sont abstenus de tout commentaire après la décision par Israël de confisquer des terres palestiniennes près de Jérusalem,

 

"Je suis encore en train de me renseigner", a déclaré le porte-parole du département d'Etat, McCormack. Dès que je l'aurai, je serai heureux de vous donner une réaction", a ajouté le porte-parole.

 

(AFP 22h28)

 

12-10

 

La secrétaire d'Etat Rice, a indiqué avoir demandé des éclaircissements à Israël au sujet de la confiscation de terres palestiniennes près de Jérusalem.

 

"L'objectif est sécuritaire. La barrière a fait ses preuves en empêchant les attaques terroristes, ce qui incidemment est dans l'intérêt des Palestiniens, car l'arrêt des attentats crée un climat propice à la relance du processus de paix", a-t-elle poursuivi.

 

Présentée par Israël comme une "clôture antiterroriste", la barrière doit s'étendre à terme sur plus de 650 km le long de la ligne verte séparant la Cisjordanie du territoire israélien.

 

Elle est qualifiée de "mur de l'apartheid" par les Palestiniens, car elle empiète sur la Cisjordanie et rend impossible la création d'un Etat palestinien viable.

 

Dans un avis rendu le 9 juillet 2004, la Cour internationale de Justice a jugé illégale sa construction et exigé son démantèlement, tout comme l'a fait ensuite l'Assemblée générale de l'ONU.

 

Israël a ignoré ces demandes. Près de 500 km de ligne ont été achevés notamment autour de Jérusalem-est, englobant la colonie de Maalé Adoumim (33.000 habitants), à une dizaine de km de Jérusalem.

 

(AFP).

 

14-10

 

La secrétaire d'Etat Rice a entamé une tournée au Proche-Orient en appelant Israël à ne pas "éroder la confiance" des Palestiniens. (Il faut être très prudent, au moment où nous tentons de nous diriger vers un Etat palestinien, sur les actions et les déclarations qui érodent la confiance dans l'engagement des deux parties envers une solution à deux Etats")

 

Selon elle, l'Etat hébreu a assuré que la mise en oeuvre du projet de colonisation ( confiscation des terres palestiniennes près de Jérusalem) n'était "pas imminente" et qu'il était destiné à "améliorer la mobilité des Palestiniens". "Nous allons continuer à en parler", a ajouté Mme Rice.

 

Rice a rencontré. Olmert, avant de devoir dîner avec le premier ministre palestinien Salam Fayyad.

 

(ats 17:43- AFP)

 

 

 


2 Les institutions et leurs satellites
Otan - 3 Onu - 4 Nations Unies - Banque Mondiale- Mouvement des non-aligné (MNA)
Onu

 

16-10

 

Le délégué de l’ONU pour les droits de l’homme dans les territoires palestiniens John Dugard a condamné le Quartet de ne pas avoir protéger les droits de l’homme palestinien, dans les territoires palestiniens occupés.

 

Dans ce contexte, le responsable de l'organisation internationale( 'ONU) a menacé le Quartet, qui regroupe les Etats-Unis, la Russie , l'Union Européenne et l'ONU, de demander à son organisation internationale au Moyen-Orient de se retirer du Quartet, s'il ne s'intéresse pas fortement aux droits du peuple palestinien.

 

Dugard ajoutant que l'ONU dévalorise sa réputation à cause de sa présence dans ce Quartet avec sa position actuelle.
SOURCE : IPC+agences
16-10

 

Le délégué de l’ONU pour les droits de l’homme dans les territoires palestiniens John Dugard a exprimé son déssaroi  lors de sa dernière visite en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, où il a trouvé que les Palestiniens vivent dans une conjoncture catastrophique, de misère, de pauvreté et de souffrances continuelles.

 

De plus, il s'est étonné des pratiques oppressives de l'occupation israélienne qui étouffe quotidiennement les Palestiniens et viole leur liberté de déplacement en plaçant plus de barrières et de barrages militaires dans différentes régions.

 

Il a également considéré que les mesures de l'occupation imposées pour leur sécurité ne correspondent absolument pas aux menaces probables des Palestiniens contre cette sécurité.

 

Durgard a dit que la riposte du Quartet agit faiblement contre les pratiques et mesures oppressives de l'occupation contre les Palestiniens car Washington domine la commission du Quartet.
SOURCE : IPC+agences
16-10

 

Le délégué de l’ONU pour les droits de l’homme dans les territoires palestiniens John Dugard a fortement condamné la communauté internationale représentée par le Quartet qui soutient un seul parti palestinien (le Fatah) contre un autre (le Hamas), au lieu de les réunir et de réaliser l'autodétermination du peuple palestinien.

 

De son côté, Durgard a justifié son appel à l'ONU à se retirer du Quartet à cause de l'échec de cette commission qui s'est rangée contre les intérêts et le droit des Palestiniens à la résistance contre les pratiques de l'occupation, tout en soulignant que leurs effets seront catastrophiques si la communauté internationale ne réagit pas favorablement.

 

SOURCE : IPC+agences


6 Ue

16-10

 

Les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne, ont salué les efforts déployés par le président palestinien, et par le premier ministre israélien, et les encourage à prendre des initiatives courageuses dans le cadre de leur dialogue politique.

 

Le Conseil a exprimé son support plein de la prochaine réunion internationale annoncée par le Quartet (ONU, UE, Etats-Unis, Russie) pour la paix au Moyen-Orient espérant que cette réunion aidera les parties dans leurs négociations bilatérales pour progresser d'urgence et avec succès vers un Etat palestinien en Cisjordanie et à Gaza, qui rassemblera tous les Palestiniens.

 

SOURCE : IPC+agences
16-10

 

L'UE renouvelle l'appel lancé par le Quartet à tous les pays qui en ont les moyens pour qu'ils fournissent d'urgence une aide financière à l'Autorité Nationale palestinienne; il s'engage à coopérer avec les partenaires pour faciliter la transition vers une aide internationale directe dans les meilleurs délais.

 

SOURCE : IPC+agences


7 Commision Européenne

16-10

 

Le Conseil a appelé toutes les parties à oeuvré d'urgence à l'ouverture de points de passage permettant d'entrer dans la bande de Gaza et d'en sortir, considérant cela est essentiel pour assurer la viabilité de l'économie palestinienne et améliorer les conditions de vie de la population palestinienne.
SOURCE : IPC+agences

 


3- Organisations régionales

Quartette (composé des États-unis, de l'Union européenne, de la Russie et des Nations unies)

15-10

 

Les Nations unies doivent se retirer du "Quartet" des médiateurs internationaux au Proche-Orient, a estimé lundi le rapporteur spécial de l'Onu sur les droits de l'homme dans les territoires occupés palestiniens, John Dugard.

 

"Dans mon dernier rapport à l'Assemblée générale, je suggérerai que le secrétaire général se retire du Quartet, si celui-ci ne parvient pas à tenir compte de la situation des droits de l'homme dans les territoire palestiniens", a-t-il déclaré.

 

Dugard a jugé que le Quartet était "lourdement influencé" par les Etats-Unis et a exprimé son scepticisme quant aux résultats à attendre de la conférence de paix qu'ils organisent le mois prochain en présence seulement d'"une seule faction" palestinienne.

 

Dugard, qui estime que ce n'est pas le rôle des Nations unies de prendre partie pour le Fatah au détriment du Hamas, a évoqué la perspective d'une troisième intifada en cas d'échec de cette conférence de paix.

 

(Reuters)

 

 



La lutte pour la libération dans les  territoires occupé

 

a) Bande de Gaza - Au jour le jour
08-10

 

Dans la nuit de dimanche à lundi lors d'une attaque aérienne un appareil a tiré plusieurs missiles air-sol à la suite d’une tentative de tir de roquettes ou d’obus de mortier par des membres des Brigades Al-Qassam, le bras armé du Hamas, selon ces sources.

 

sur l'est de la ville de Gaza, près de la frontière avec Israël, ont rapporté des témoins et des source médicales palestiniennes.

 

L’attaque n’a pas atteint les résistants mais a atteint des civils sans armes. Sept civils Palestiniens ont été blessés dans la nuit de dimanche à lundi lors de l'attaque aérienne des forces d’occupation, ont rapporté des témoins et des source médicales palestiniennes.

 

Deux d'entre sont dans un état grave.

 

 (ats 04:43 - Al-Oufok avec les agences de presse)

 

13-10

 

Une attaque à été menée par Tsahal sur la ville de Beït Hanoun,.

Un missile tiré par les forces d’occupation a tué un résistant, samedi.

le Hamas signale que trois autres ont été blessés dans cette  attaque menée par les forces d’occupation .

 

(Al-Oufok avec les agences de presse - Reuters)

 

17-10

 

L’armée d’occupation a effectué une incursion à l'est de Khan Younès (dans le sud de la bande de Gaza), ont indiqué des sources israéliennes et palestiniennes.

 

Un soldat israélien et Hazem Asfour, 21 ans ont été tués dans ces combats.

 

Douze personnes, pour la plupart des résistants, ont été blessées. L'opération, qui a débuté

 

"Les brigades Al-Qods, la branche armée du Jihad islamique, revendique la responsabilité de la mort d'un soldat sioniste après avoir touché un engin sioniste avec cinq roquettes antichar dans la localité d'Abbassane, dans la zone de Farahin, à l'est de Khan Younès", ont indiqué les brigades Al-Qods.

 

(AFP 15h38)

 

18-10

 

Un porte-parole du Hamas a affirmé que des affrontements ont commencé lorsque les membres du clan pro Fatah, ont ouvert le feu sur les forces de sécurité.

 

Un officier de sécurité et deux membres d'un clan pro Fatah ont été tués dans des accrochages. Un autre officier de sécurité est grièvement blessé.

 

(Reuters)

 

19-10

 

Deux Palestiniens ont été blessés par les balles des forces de l’occupation israélienne qui avaient investi ce matin, le vendredi 19 octobre 2007, l’est de Rafah, au sud de la bande de Gaza.

CPI

B) Cisjordanie occupée par Israël depuis 1967
Djénine.(nord de la Cisjordanie)11-10

 

Le policier Mohammed Abou Tsror, 24 ans, a été tué dans la nuit de mercredi à jeudi par des membres d'une unité spéciale israélienne, dont les membres opèrent déguisés en Palestiniens, selon ces sources. Les soldat ont ouvert le feu sans sommation sur la voiture à bord de laquelle il se trouvait,expliquent les services de sécurité palestiniens.

 

AFP & AP - Al-Oufok avec les agences de presse)

 

 


Naplouse.( nord de la Cisjordanie)

10-10

 

Le résistant âgé de 22 ans Omar Ainaboussi, des Brigades des Martyrs d'al-Aqsa a été tué dans la nuit de mardi à mercredi, dans un échange de tirs avec des militaires israéliens, selon des sources sécuritaires palestiniennes.

 

Sudina Kandeel, chef local des Brigades a également été blessé , précisait-on de même source.

 

(ats 03:53 & AP)

 

16-10

 

Nouvelle incursion dans la ville de Naplouse ou plus de trente véhicules militaires israéliens, accompagnés de plusieurs bulldozers, ont envahi la ville de Naplouse ce matin,

Les forces de l’occupation israélienne ont tué Abed Chaker El-Wazir un septuagénaire (tué dans sa maison),

On relève sept blessés. Parmi eux figure un photographe de presse de l'agence européenne EPA, Alaa Badarneh, touché d'une balle au dos, selon des sources médicales.

On vient aussi d’apprendre que Bassim Abou Saria, chef d’un groupe de résistants, a succombé à ses blessures. Ce combattant de la liberté a été l’objet de plusieurs tentatives d’assassinat de la part des forces de l’occupation israélienne.

 

Notons qu’auparavant, plus de trente véhicules militaires israéliens, accompagnés de plusieurs bulldozers, se sont déployés aux alentours de l’hôpital Al-Ittihad (l’Union) et de l’hôpital Al-Wattani (National).

 

CPI -AFP 14h48)

 

 

Camp de réfugiés de Balata

08-10

 

 Lors d’une opération dans le camp de réfugiés de Balata un officier israélien a été blessé dans un échange de tirs avec des résistants, a indiqué l’armée d’occupation.

 

(Al-Oufok avec les agences de presse)

 


Village de Qalqilya
10-10

 

L'armée israélienne a effectué une incursiondans le village.

Un garçon âgé de 13 ans a été grièvement blessé à la tête quand les soldats ont ouvert le feu sur des jeunes qui leur lançaient des pierres, selon des sources médicales et les services de sécurité.

 

 (AFP 17h03)

 



4-2 La Palestine en chiffre (Depuis le début de l'Intifada le 25 septembre 2000)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Civils & résistants tués                                                                            :  5.629          

 

Palestiniens blessés                                                                               :  51.599

Internationaux blessés                                                                             : 192 (chiffre tout a fait minimal)

 

(balles réelles ou caoutchoutées, gaz lacrymogène, autres moyens)

 

Arrêtés     :                                                                                            :  47.660

En prison :                                                                                             : 11.800

Pacifistes en prison ou arrêtés                                                                  : 108

Autres actes           

 

Journalistes tués                                                                                      : 9

 

Journalistes blessés                                                                                :  ? + 32

Nombre de maisons palestiniennes détruites ou partiellement démolies       :  66.275

 

2-2 Occupants:

 

Israéliens  tués                                                                                        : 1.117

                                                                                                                ( 348 militaires/policiers)

 

Israéliens blessés                                                                                     : 6.291

                                                                                                                ( 400- militaires/policiers)

 


Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & XINHUANET (Chine)

 

N°274 Journal de Palestine Jour le Jour - 20-10

Tiré à part

Résistance

1 Politique Palestinienne (en Palestine toujours occupée)

2 Politique Israélienne
3 Politique internationale des territoires occupés 
4 La Palestine en chiffre & au jour le jour
Détails par région

:

Décompte des pertes humaines

 

 


Tiré à part :

Officiers et soldats israéliens reconnaissent la grande capacité militaire des brigades d’Al-Qassam
Une source importante dans l’armée de l’occupation israélienne a avoué au journal hébreu Haartis aujourd’hui, le jeudi 18 octobre 2007, les grandes capacités du mouvement du Hamas.

 

Elle a dit que ses capacités et celles de ses branches militaires, reconnues sous le nom des brigades du martyr Ezzidin Al-Qassam, se sont beaucoup développées.

 

Et une autre source militaire de la direction de la région Sud de l’armée de l'occupation israélienne a précisé que ces brigades ne tirent plus de façon inconsidérée. Désormais, ils ont des plans précis. Les combattants tirent des obus RPG sur les tanks pour ensuite attaquer les soldats. Désormais, il ne s’agit pas d’un simple fidayin nanti d’une Kalashnikov et d'un keffieh.

 

Dans le même contexte, après leur retour d’une opération donnée hier, le mercredi 17 octobre 2007, à l’est de Khan Younis, et après avoir perdu un des leurs, plusieurs soldats de l’occupation de l’unité spéciale "Jolanie" ont confirmé que le Hamas « travaille d'une façon différente de celle des armés régulières et il possède une grande quantité d’armes ».

 

Le même journal hébreu a qualifié ces dernières confrontations de directes. La distance entre les soldats et les résistants était très courte.

 

CPI

Un bouclage étroit reste en vigueur pour la bande de Gaza,

 

L'armée israélienne a levé le bouclage total des territoires palestiniens de Cisjordanie et de Gaza, selon un communiqué militaire. La mesure était imposée depuis le 25 septembre en raison de la fête juive de Soucot (Tabernacles).

 

Un bouclage étroit reste toutefois toujours en vigueur pour la bande de Gaza, contrôlée depuis la mi-juin par le mouvement islamiste Hamas, territoire qu'Israël a récemment décidé de considérer comme "entité hostile".

 

(ats / 07 octobre 2007 09:20)

 

 

 

 

 

     



                                   07-10 au 20-10: Peuple Palestinien :  8 tués   -  15 blessés

 

 
                                                              Occupants              : 1 tué      -   1 blessé


Résistance

 

Au jour le jour
07-10

 

Une roquette s'est abattue dimanche matin sur la ville de Nétivot, dans le désert du Néguev (sud d'Israël), a indiqué une porte-parole militaire israélienne.

 

De même source, des Palestiniens ont tiré dimanche plusieurs obus de mortier contre le secteur occidental du Néguev et l'un d'entre eux a heurté de plein fouet une maison.

 

La ville de Nétivot se trouve à 15 kilomètres de la bande de Gaza et a dans le passé déjà été la cible de tirs similaires, a souligné cette source.

 

Une source militaire a ensuite indiqué que selon les examens balistiques, l'engin tiré dimanche contre Nétivot était en fait un missile Grad de fabrication russe d'une portée de 20 km.

 

 (AFP 11h50)

 


Analyse
Une roquette Katioucha atterrit 11km à l’intérieur d’Israël

 

Des résistants ont tiré dimanche une roquette Katioucha de type Grad, de conception soviétique dans sa forme initiale, a éclaté à environ 11km de la frontière,( La roquette a  provoquer un feu de broussailles mais ne faisant pas de blessés, a fait savoir un porte-parole de la police) ont fait savoir des policiers, et ils signalent ainsi leur capacité à accroître la portée de leurs tirs en provenance de la bande de Gaza.

 

Les résistants de la bande de Gaza tirent généralement des roquettes dont la portée peut atteindre neuf kilomètres.

 

L’armée d’occupation pense que les groupes résistants opérant dans la bande de Gaza disposent de plusieurs dizaines de Katioucha de longue portée.

 

(Source : 07-10 Al-Oufok avec les agences de presse)

 

 



1  Politique Palestinienne

 

MM Abbas & Haniyeh.

Abbas

11-10

 

Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, a rejeté l’offre de dialogue formulée la veille par le Hamas : "Tout ce dont on a fait état dans les informations ou dans des rumeurs est dénué de tout fondement", a assuré Abbas, cité par l'agence de presse palestinienne.

 

Tant que le Hamas ne "rectifie pas leurs erreurs (...) nous n'accepterons aucun dialogue".

 

(Reuters)

 

Haniyeh.

10-10

 

Le Premier ministre Ismaïl Haniyeh a assuré : "Notre administration à Gaza est temporaire", a déclaré M. Haniyeh.

 

Il a annoncé à ce propos que le dialogue avec le président Abbas allait reprendre.

 

"De sérieux efforts sont déployés pour relancer ce dialogue", a-t-il ajouté, indiquant qu'il se déroulera dans un Etat arabe, sans préciser lequel.

 

 (AFP 23h51)

 

12-10

 

Ismaïl Haniyeh exhorte Mahmoud Abbas de ne pas participer à la conférence de novembre.

 

"Nous disons au président Abou Mazen (Abbas) de ne pas tomber dans les pièges et les illusions. De ne pas faire de concessions sur les questions essentielles de Jérusalem, des réfugiés et de la terre",.

 

Pour Ismaïl Haniyeh, la conférence de paix "porte en elle des risques graves pour la cause palestinienne et pour toute la région" car Israël et les Etats-Unis "en profiteront pour obtenir de nouvelles concessions".

 

Saëb Erekat, conseiller d'Abbas, a déclaré jeudi soir à une télévision israélienne que le président palestinien était résolu à faire de cette conférence un succès et qu'il pourrait même démissionner en cas d'échec.

 

Erekat a ajouté que la réussite de cette conférence signifierait la fin du Hamas à Gaza, "sans qu'un coup de feu ne soit tiré".

 

(Reuters)

 

 

 

1-1 Processus de paix.
Conférence de paix sur le Proche-Orient (organisée en novembre par les USA)

Préparation de la conférence pour la paix au Proche-Orient

06-10

 

Palestiniens & Israéliens se sont entendus pour entamer des négociations sur le statut définitif du futur Etat palestinien après la conférence, qui doit se tenir dans la deuxième quinzaine de novembre. Mahmoud Abbas souhaitait l’adoption d’un accord cadre détaillé et d’un calendrier précis à cette occasion, mais Ehud Olmert a opté pour une déclaration de principes sans date butoir.

 

(Source : 06 -10 – Al-Oufok avec les agences de presse)

 

08-10

 

Un accord entre Israël et les Palestiniens "est encore loin, sur un chemin rempli d'obstacles", a estimé Olmert à la suite de ses discussions avec Mahmoud Abbas.

 

"Il n'y a pas d'accord", a-t-il dit aux députés de la Knesset. "Rien n'a été donné, rien n'a été pris et rien n'a été promis. Mais un esprit de confiance mutuelle a été créé", a-t-il conclu…

 

(Reuters)

 

 

10-10

 

Le président Abbas a précisé l'étendue des terres sur lesquelles les Palestiniens entendent créer un Etat indépendant et a appelé Israël à se retirer de tous les territoires conquis lors de la Guerre des Six-jours en 1967.

 

AP

 

10-10

 

Abbas et Olmert sont convenus de rédiger un document commun qui, après avoir été approuvé par les instances dirigeantes de l'OLP et le gouvernement israélien, sera soumis à la conférence et servira de base aux futures négociations sur un règlement final.

 

AP

 

 

15-10
Les questions du statut final entre Israéliens et Palestiniens comprennent les six points suivants: "Jérusalem, les réfugiés palestiniens, les colonies juives, l'eau, la sécurité et les frontières de l'Etat indépendant palestinien."
SOURCE : IPC+agences

 

 

 

1-2 Les analyses (du processus de paix).
11-10

 

Dans une interview à la chaîne de télévision israélienne Channel 10, Saëb Erekat, collaborateur d'Abbas, a laissé entendre que ce dernier pourrait démissionner si la conférence de paix sur le Proche-Orient ne débouchait sur aucun accord.

 

"Lorsque je dis qu'Abou Mazen (Abbas) n'est pas accroché à son fauteuil, je le pense vraiment. Ce n'est pas qu'il ne veuille pas servir son peuple(…) , mais une absence d'accord changera la dynamique de la pensée au sein de la société palestinienne", a dit Erekat.

 

Il a reconnu que le Fatah n'était pas suffisamment fort pour reprendre par la force la contrôle de la bande de Gaza, mais, selon lui, si un accord de paix définitif est conclu, c'en sera fini le jour même du Hamas à Gaza, "sans un seul coup de feu".

 

(Reuters)

 

 

 


1-3 Sur le terrain.
GAZA
14-10

 

Le premier ministre Haniyeh,  a affirmé que le Palestinien de la bande de Gaza vit maintenant dans la sécurité et le calme. Et « toutes les tentatives destinées à faire revenir l’anarchie sécuritaire à la Bande seront traitées selon la loi ».

 

Haniyeh a confirmé la volonté de son cabinet d’assurer la sécurité aux Palestiniens. .

 

CPI 

 

 


1-5 Négociations.
10-10

 

Le Hamas a annoncé qu'il engagerait des discussions en vue d'une réconciliation avec le Fatah, "Il y a un fort courant en faveur d'un dialogue palestinien et nous avons accepté d'engager un dialogue avec le Fatah dans l'une des capitales arabes", a déclaré Ismaïl Haniyeh, qui a laissé entendre qu'il pourrait être prêt à renoncer à terme au contrôle qu'il exerce depuis la mi-juin sur la bande de Gaza.

 

Un responsable impliqué dans les efforts de médiation entre le Hamas et le Fatah, mais affilié à aucune de ces deux organisations, a confirmé qu'une réunion se tiendrait bien la semaine prochaine, sans doute au Caire.

 

Mahmoud Abbas, qui est soutenu par l'Occident a exclu de reprendre le dialogue avec le Hamas tant que cette organisation ne se soumettrait pas à son autorité et ne mettrait pas fin au contrôle qu'elle exerce sur la bande de Gaza.

 

(Reuters)

 

11-10

 

Selon un responsable palestinien impliqué dans les efforts de médiation mais indépendant des deux formations, Djibril Radjoub pour le Fatah et Mohamed Nazzal côté Hamas se sont rencontrés pour évoquer l'ouverture de discussions en Egypte.

 

Cette rencontre n'a eu lieu qu'à titre consultatif et Radjoub, ancien responsable des services de sécurité favorable au dialogue avec le Hamas, n'avait pas l'aval du mouvement, affirme-t-on au sein du Fatah.

 

Radjoub s'est refusé à tout commentaire sur ces informations.

 

(Reuters)

 

 


1-7 Des Canons ... pas du beurre. 09-10

 

Dans un rapport le Centre palestinien pour les droits de l'homme signale

 

‘Et le Hamas et le Fatah ont commis de "graves infractions" au droit international sur les conflits armés intérieurs lors de leur bref affrontement à la mi-juin à Gaza.’

 

 Le Centre palestinien établit à 161 morts, dont 41 civils, le bilan de ces combats.

 

Parmi les violations graves du droit international relevées dans le rapport figurent des exécutions sommaires de civils ou de prisonniers.

 

Les combattants des deux camps ont en outre "fait preuve de mépris pour la vie des civils" en transformant des toits de maisons en positions de tirs et en établissant des positions dans des zones peuplées.

 

Le Centre palestinien pour les droits de l'homme invite les deux mouvements à mettre sur pied des commissions pour enquêter sur le comportement de leurs combattants durant les affrontements.

 

(Reuters)

 

 

 

1-8 Violations colonialiste et action contre le Mur de la Honte

04-10

 

Une plainte a été émise par le centre palestinien des droits de l'Homme qui accuse le général Almog d'être impliqué dans un bombardement qui avait tué quinze personnes dont quatorze civils le 22 juillet 2002 à Gaza.

 

Un F16 avait largué une bombe d'une tonne tuant notamment Salah Chéhadé,(Hamas), sa femme et huit enfants.

 

"Nous réclamons depuis quatre ans une enquête indépendante en Israël sur ce bombardement et nous avons transmit aux avocats britanniques le dossier de notre plainte à la Cour suprême", a déclaré un porte-parole de Yesh Gvoul, Yoav Hess.

 

Yoav Hess soulignant que Yesh Gvoul est un "mouvement patriotique" qui s'attache à défendre les "fondements moraux" d'Israël.

 

AFP

 



2  Politique Israélienne

 

Tiré à part

05-10

 

M. Lieberman a comparé les membres du mouvement pacifiste israélien d'extrême-gauche Yesh Gvoul (il y a une frontière) à des "kapos", (les détenus chargés de surveiller pour les nazis les autres déportés dans les camps de concentration).

 

M. Lieberman, vice premier ministre chargé des Affaires stratégiques, est le chef du parti russophone d'extrême-droite, Israël Beitenou (onze élus, sur un total de 120 au Parlement).

 

Il reproche notamment à Yesh Gvoul d'avoir soutenu une plainte déposée en Grande Bretagne contre le général de réserve Doron Almog, ancien commandant de la région militaire sud, pour "crimes de guerre" contre des Palestiniens dans la bande de Gaza.

 

AFP

 

06-10

 

Zehava Galon, du parti Meretz de la gauche laïque. (L’opposition à la Knesset (Parlement)) a exigé le limogeage du ministre des Affaires stratégiques, Avigdor Lieberman, d'extrême-droite, après les propos qu'il a tenu contre le mouvement pacifiste Yesh Gvoul.

 

"Le Premier ministre Ehud Olmert doit limoger Lieberman, car sa présence au gouvernement est une menace envers la démocratie israélienne", a affirmé Zehava Galon.

 

"Les incitations à la haine proférées par Lieberman rappellent celles qui ont conduit à l'assassinat de Yitzhak Rabin", Premier ministre assassiné en novembre 1995 par un juif opposé au processus de paix avec les Palestiniens, ",a mis en garde Mme Galon.

 

AFP

 


2-1 Processus de paix.
Conférence de paix sur le Proche-Orient (organisée en novembre par les USA)

 

05-10

 

Mme Livni a pour sa part affirmé que le succès de la réunion nécessite "des compromis des deux parties". "Il ne faut pas nourrir de trop grandes attentes car cela pourrait susciter des frustrations et des violences" en cas d'échec, a-t-elle toutefois averti.

 

(AFP)

 

07-10

 

Ehud Olmert a invoqué la "feuille de route", un plan de paix formulé en 2003 avec l'appui des Etats-Unis, qui énonçait plusieurs mesures préalables à la formation d'un Etat palestinien.

 

"Tout ce qui pourra mener à une solution (à deux Etats) dépend de la bonne application de la feuille de route, pas seulement en termes de contenu, mais aussi en termes de chronologie", a soutenu Olmert lors du conseil des ministres.

 

(Reuters)

10-10

 

Israël s'oppose à une réconciliation entre le Hamas et le Fatah, estimant que le Hamas doit être écartée des négociations car elle nuit à toute chance de progrès dans les discussions (…) , a déclaré David Baker, le porte-parole du Premier ministre.

 

(Reuters)

 

11-10

 

Israël a prévenu qu'un dialogue avec le Hamas, risquait de compromettre un accord de paix avec leur état juif.

 

"Nous craignons qu'autoriser cette organisation extrémiste hostile à la réconciliation à revenir au centre de la scène ne revienne à hypothéquer toute chance de progrès", a déclaré Mark Regev, porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères.

 

(Reuters)

 

 

 

2-2 Des Canons ... pas du beurre.

14-10

 

Le ministre  de la guerre Barak, va rencontrer à Washington Gates (ministre  de la guerre), le vice-président Cheney et le conseiller à la sécurité nationale Hadley.

 

Le ministre y discutera du développement d'un système de défense anti-roquettes israélo-américain, selon un haut responsable israélien.

 

La semaine dernière Barak qui a été nommé le 15 juin, avait déclaré que ce système permettrait de protéger Israël "d'environ 90%" des tentatives de tirs de roquettes contre l'Etat hébreu.

 

 (AFP 17h31)

 

 


2-3 Sur le terrain .
12-10

 

Des responsables israéliens ont avertit que la contrebande de munitions vers la bande de Gaza depuis l'Egypte menace la possibilité de la conférence de paix du mois prochain, actuellement en train d'être préparée.

 

Dans un message au gouvernement américain, des responsables anonymes ont avertit que "la contrebande d'armes... est une vraie menace pour la conférence d'Annapolis". Ils ajoutent que la frontière entre Gaza et l'Egypte est devenu "un problème stratégique".

 

CPI

 

 


2-6 Pays corrompu cherche …
09-10

 

La police israélienne à interrogé Olmert dans le cadre d'une enquête sur un scandale financier, qui ne devrait toutefois pas remettre en cause son maintien au pouvoir.

 

"M. Olmert est interrogé à sa résidence officielle de Jérusalem (...). Il est le dernier à répondre aux enquêteurs dans l'affaire de la Banque Leumi ", a déclaré un porte-parole de la police, Rosenfeld.

 

Olmert est soupçonné d'être intervenu, alors qu'il était ministre des Finances par intérim en 2005, en faveur d'un homme d'affaires australien, Frank Lowy, initialement candidat à la reprise d'une partie du capital de la banque, la deuxième du pays. L'appel d'offres avait été finalement

18/10/2007

N° 305 - Journal d'Irak dossier - FIN

3-6 Point de vue de Gilles Munier : La guerre pour Kirkouk.

 

Après le renversement de la monarchie, le 14 juillet 1958, le Président Abdel Karim Kassem décréta une amnistie générale. Barzani, alors pro communiste, rentra triomphalement à Bagdad. L’'entente entre eux dura deux ans, jusqu'’à ce que le chef kurde – conseillé par les Soviétiques désireux de gêner les approvisionnements pétroliers occidentaux - exige la création d’'une région autonome avec Kirkouk pour capitale. Kassem lui déclara aussitôt la guerre. En septembre 1961, des milliers de réfugiés kurdes aboutirent à Kirkouk. Ils furent installés à Iskan, à l’'est de la ville.

 

L'’URSS soutenant finalement les gouvernements irakiens successifs, Barzani se tourna vers l'’Iran, Israël et les Etats-Unis qui l’'utilisèrent pour déstabiliser le régime des frères Aref, puis les baasistes arrivés au pouvoir en juillet 1968. En juin 1972, Barzani s’'opposa à la nationalisation de l'’IPC affirmant que le pétrole du nord était kurde et qu’'il en céderait l'’exploitation aux Américains dès l’'accession du Kurdistan à l’'indépendance. En mars 1974, il refusa la loi d'’autonomie négociée avec Saddam Hussein, prétextant que la carte de la Région n'’englobait pas Kirkouk. Les combats reprirent, avec leur lot de morts et de réfugiés. La guerre Iran-Irak en septembre 1980 entraîna la destruction de nouveaux villages le long des frontières avec l'’Iran. Les rescapés se retrouvèrent dans des hameaux construits dans la plaine d'’Erbil. Depuis la chute de Bagdad, le 9 avril 2003, ils ont été transférés à Kirkouk dans la perspective du référendum.

 

La guerre du Golfe de 1991, l'’embargo puis le renversement de Saddam Hussein, ont donné aux séparatistes kurdes l’'opportunité de créer un Etat. S'auront-ils la saisir ? Rien n'’est moins sûr, car Kirkouk n'’est pas seulement une pomme de discorde entre Irakiens – Arabes et Turcomans contre Kurdes - mais entre Massoud Barzani et Talabani qui se détestent cordialement. Ce dernier se prévaut de droits spécifiques, arguant que la plupart des Kurdes de Kirkouk parle le Sorani, dialecte de Soulimaniya, son fief.

 

Les deux chefs de guerre se livrent à une surenchère verbale sans en mesurer les conséquences. Pour Barzani, Kirkouk est « le cœoeur du Kurdistan », et pour Talabani le « Jérusalem des Kurdes », une suggestion, dit-on, du Mossad israélien. Forts des promesses américaines, ils pensent l'’emporter. S’ils réussissent, la ville sera la capitale de la Région autonome, puis d'’un Etat « indépendant », et peut-être un jour celle d’'un « Grand Kurdistan » englobant les régions kurdes des pays limitrophes. L'’entreprise américaine Bechtel qui a construit le pipeline Kirkouk-Haïfa – fermé avec la création d’'Israël en 1948 - étudie déjà les moyens d’'alimenter Israël en pétrole et en eau à partir du Kurdistan irakien…

 

C’'est évidement compter sans la résistance irakienne, et la réaction plus ou moins violente de la Turquie où des kémalistes estiment avoir un droit de regard sur l'’ancien wilayet de Mossoul. C’'est aussi ignorer Moqtada Sadr qui soutient les chiites des Marais expulsés de Kirkouk. Cela ne leur enlève pas le droit de vote dans le gouvernorat, dit-il. Les transferts d'’inscriptions d’'Arabes ou des Turcomans sur des listes électorales d’'autres régions – en échange de quelques centaines de dollars - sont parfaitement illégaux. Il se propose d’'organiser avec eux un référendum parallèle si les Kurdes maintiennent le leur.

 

Le hold-up kurde en préparation à Kirkouk inquiète le Proche-Orient. Selon Al-Binah al-Jadidah, quotidien chiite bagdadi, le roi Abdallah d’'Arabie a proposé en avril dernier à Massoud Barzani et Borham Saleh, « Vice-Premier ministre » irakien, 2 milliards de dollars pour qu'’ils reportent le référendum de 10 ans. Ils ont refusé.

 

Bloomberg Markets estime les réserves pétrolières de la Région autonome à 25 milliards de barils. Avec Kirkouk – 10 milliards de barils – et les « territoires disputés » – 20 milliards de barils – les revenus du « Grand Kurdistan irakien » dépasseraient ceux du Mexique ou du Nigeria. On comprend que ces chiffres donnent le vertige aux chefs féodaux kurdes et suscitent à l'’étranger bien des convoitises.

 

Publié le 11 octobre 2007 avec l'aimable autorisation de Gilles Munier

 

 


3-7 Point de vue de Rolland Richa : Terrorisme privé à Bagdad au service de l'armée américaine d'occupation.

 

 

Fusillades, assassinats, enlèvements, voitures piégées, attentats-suicides: ce tableau du quotidien de terreur des Bagdadis ne seraient pas complet si l'on n'y ajoutait le "numéro" d'intimidation parfois mortel des agents de sécurité privés étrangers.

 

Deux Irakiennes qui ont eu le malheur de croiser en voiture un convoi de 4x4 d'agents de la firme de sécurité australienne Unity Resources Group circulant à vive allure ont été tuées mardi par leurs tirs "aveugles".

 

Le 16 septembre, ce sont 17 civils irakiens qui avaient été tués apparemment sans motif par des agents de la société américaine Blackwater, provoquant l'indignation de la population irakienne et de ses dirigeants.

 

Les Bagdadis finissent par avoir une véritable hantise du comportement de cow-boys de ces agents étrangers armés jusqu'aux dents dont les convois parcourent à fond de train les rues de la capital, comme en terrain conquis.

 

Plusieurs dizaines de milliers d'agents de sécurité privés opèrent à travers le pays en vertu d'une législation - désormais contestée - imposée par l'occupant américain en 2004, qui les exonère de toute poursuite en Irak.

 

"Tant que l'Etat est faible et ne pourra pas maîtriser la sécurité, ces firmes de sécurité continueront à agir à leur guise dans les rues", se lamente un passant, se présentant sous le seul prénom de Mouhanad.

 

"La seule obsession du gouvernement est de se protéger, lui et ses amis, tandis que les citoyens irakiens peuvent aller au diable. La victime, c'est le citoyen, ça c'est sûr."

 

Les autorités militaires américaines d'occupation plaident que ces agents privés déchargent utilement l'armée de missions de routine, mais elles concèdent qu'ils ont parfois la gâchette trop facile.

 

Aux yeux de nombreux Irakiens, ces quelque 180 sociétés américaines et européennes forment de véritable armées privées - certains parlent mêmes de "mafias" - habilitées à tuer en toute impunité.

 

Les Bagdadis ont pris l'habitude de se mettre à couvert lorsqu'ils aperçoivent les gyrophares et entendent les crissements de pneus des 4x4 surmontées d'agents de sécurité, mitraillettes au poing.

 

"Les gens fuient. Ils ont peur de traverser la rue devant eux. C'est l'horreur. Même sous Saddam Hussein les gardes ne se comportaient pas comme ça", confie Kassi, un passant abordé dans la rue.

 

"Bien sûr que j'ai peur. On ne voit rien d'autre que leurs armes pointées vers les gens. Ils vont peut-être ouvrir le feu à l'aveuglette et nous tuer", explique Hassan, un autre habitant de la capitale.

 

Selon un rapport du Congrès américain, la firme Blackwater a été impliquée dans près de 200 incidents armés depuis 2005 et, malgré leur obligation contractuelle de ne tirer qu'en cas de légitime défense, ses agents ont ouvert le feu les premiers dans 84% des cas.

 

Le Premier ministre Nouri al Maliki a estimé que Blackwater, auquel l'Irak réclame huit millions de dollars d'indemnisation pour chacune des familles des victimes du 16 septembre, n'avait plus rien à faire en Irak.

 

Mais le ballet incessant dans le ciel de Bagdad des hélicoptères utilisés par la firme privée américaine rappelle que la page des armées privées n'est pas près d'être tournée en Irak.

 

Rolland Richa (Al Faraby):

 

(Mercredi, 10 octobre 2007 )

 

 http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4202

 

Al-Oufok

 

 


3-8 Point de vue de Naomi Wolf : Blackwater peut être légalement ce soir dans votre ville.
La bonne nouvelle est que les Américains se sont réveillés et sont conscients des dangers qui les guettent. Quand je me suis mis en route je pensais que j’allais affronter de l’opposition, de la résistance ou au moins de l’incrédulité quand je parlerais de l’obscurité qui s’étend lentement sur notre pays et l’héritage de liberté que nous ont légué nos ancètres.
Mais je me retrouve à parler devant des assemblées qui n’ont pas besoin de moi pour être inquiètes. Des gens qui ont peur, qui ont perçu depuis longtemps le danger qui grandit et la société qui se prépare.
A mon grand soulagement, j’ai redécouvert une société américaine qui est intelligente et alerte, courageuse et indomptable, des gens qui n’ont pas peur d’entendre des mauvaises nouvelles et d’agir en conséquence. Et ce sont des patriotes, des vrais, qui aiment leur pays à cause des valeurs sur lesquelles il a été construit.
Mais je suis écorchée vive par les histoires que l’on vient me raconter lors de ces réunions. Et je n’arrive plus à lire mes mails ces derniers temps, tellement ils sont pleins de témoignages effarants.
Et partout où je vais, il y a toujours, au moins une fois par jour, une personne dans l’assemblée qui se lève pour parler. Elle a toujours l’air solide et forte, courageuse… et soudain elle va se mettre à pleurer, submergée par la peur, au beau milieu de son témoignage.
L’autre jour, à Boulder, une jeune mère de deux deux enfants, la trentaine, l’image même de la jeune américaine dynamique, s’est effondrée alors qu’elle me parlait : “Je suis outrée par tout ce que j’entends et vois, je voudrais tellement faire quelque chose ! Mais j’ai tellement peur. Je regarde mes enfants et j’ai peur. Comment lutter contre cette peur qu’ils ont plantée en nous ? Qu’est ce qui est mieux pour l’avenir et la sécurité de mes enfants ? Est-ce que je dois agir et tenter de changer les choses ou bien me taire et ne pas me faire remarquer ? J’ai tellement peur de me retrouver fichée quelque part.“
A Washington DC, la semaine dernière, un directeur de service dans une administration, ancien joueur de foot, beau gosse, probablement membre du Parti Républicain, m’a confié, loin des micros, qu’il avait peur de signer le papier autorisant le FBI d’accéder à toutes les informations le concernant, comme l’y encourage l’agence anti-terroriste. “Mais en même temps, j’ai peur de ne pas le signer, si je ne le fais pas, je risque de perdre mon boulot, ma maison… c’est comme en Allemagne lors du fichage des fonctionnaires” me dit-il d’une voix résignée.
Ce matin, à Denver, j’ai parlé pendant plus d’une heure avec un très haut et très courageux gradé de l’armée, hautement décoré qui s’est retrouvé sur la liste des personnes surveillées (et interdites de prendre l’avion) parce qu’il a critique la politique de l’Administration Bush. Il m’a montré des documents qui prouvent que non seulement il est surveillé par les services secrets mais que toute sa famille est également espionnée et harcelée. Tout au long de sa carrière militaire, cet officier a mené de nombreuses missions très dangereuses au service de son pays, mais aujourd’hui, quand il me parle de sa crainte que ses enfants soient harcelés par le gouvernement à cause de ses opinions, sa voix se brise.
Ailleurs je suis abordé par un avocat qui travaillait pour le Ministère de la Justice. Un jour elle s’est opposée à “l’interrogatoire musclé” d’un détenu qui subissait une technique reconnue comme étant de la torture. Non seulement elle s’est retrouvée devant une commission de discipline mais en plus elle a été sujette à une enquête criminelle, a perdu de l’avancement, a vu son ordinateur fouillé et ses mails effacés… et maintenant elle est sur la liste noire et ne peut plus prendre l’avion.
Lors d’une conversation dans une soirée un technicien informatique travaillant pour une grande compagnie aérienne - et qui ne fait pas mystère de sa sympathie pour le Parti Républicain - m’explique qu’une fois que vous êtes sur la liste, il est impossible d’en sortir. “Même si on te dit que ton nom est effacé, ce n’est pas vrai, nous avons un système double qui n’efface jamais rien.”
Elisabeth Grant, de la coalition contre la guerre, a montré lors d’une conférence de presse la note manuscrite et le petit drapeau américain retrouvé dans sa valise après un voyage en avion. La note disait que l’agence anti-terroriste n’appréciait pas ses lectures.
Comme à l’époque du Mur de Berlin, quand je fais le queue pour me faire fouiller dans les aéroports, je me surprends à passer une nouvelle fois en revue le contenu de mon sac.
L’autre jour, à New-York, je me suis fait violence en jetant à la poubelle un exemplaire du dernier livre de Tara McKelvey “Monstering” que j’étais entrain de lire. Cet excellent ouvrage dénonce les pratiques d’interrogation utilisées par la CIA. Malgré le fait que j’avais acheté le livre dans une librairie grand public en ville… on ne sait jamais, il contient des informations “classifiées” et on pourrait m’accuser de faire le jeu des terroristes en les lisant.
(…)
Dans mon Amérique à moi, celle qu’on m’a apprise à l’école, on ne se comporte pas comme ça.
(…)
Et tout le monde me pose la même question : que pouvons nous faire ?
Cette avalanche de témoignages d’abus et d’atteintes aux libertés des citoyens américains montre clairement qu’un réseau criminel et de surveillance est entrain de prendre de plus en plus de citoyens innocents dans ses filets. Il est évident que ceci n’a rien à voir avec la démocratie — ni même avec l’habituelle corruption de la démocratie. Et il est clair que nous aurons besoin d’une action plus énergique que de simplement envoyer des lettres à notre député.
Les gens qui viennent témoigner ne sont pas des illuminés anarchistes, Ils sont de toutes les obédiences politiques, conservateurs, apolitiques, progressistes. La première régle d’une société en cours de fermeture ou bien déjà fermée est que ton alignement avec le parti politique au pouvoir ne te protège en rien; dans un véritable état policier, personne n’est à l’abri.
Je lis mon journal le matin et je n’en reviens pas :
Sept soldats ont publié une lettre dans le New York Times pour critiquer la guerre : peu de temps après, deux sont morts dont un d’une balle dans la tête tirée à bout portant.
Une femme comptable de l’armée qui voulait dénoncer les abus et détournements financiers est morte dans son baraquement, abattue d’une balle dans la tête, ici aussi à bout portant.
Pat Tillman, qui avait écrit un mail à un ami où il envisageait de dénoncer des crimes de guerre dont il avait été témoin : une balle dans la tête.
Donald Vance, un employé de l’armée qui avait dénoncé des trafics d’armes au sein de l’armée en Irak — kidnappé par des soldats US à l’intérieur même de l’Ambassade US de Bagdad et enfermé et torturé pendants des semaines sur une base militaire US, sans accès à un avocat — et officiellement menacé des pires représailles s’il parlait à quiconque à son retour au pays.
Et dans le dernier numéro de Vanity Fair un sous-traitant de l’armée qui avait dénoncé des malversations raconte qu’il a été kidnappé par des soldats US masqués et armés, passé à tabac toute une nuit dans un préfabriqué avant d’être expulsé d’Irak le lendemain. L’administration militaire a refusé d’entendre sa plainte et l’a fait éjecter du bureau.
Ce matin le New York Times écrit que le Département d’Etat (employeur des mercenaires de Blackwater USA) refuse officiellement de coopérer avec le Ministère de la Justice ou le FBI dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de 17 civils irakiens innocents. La Maison Blanche soutien l’attitude méprisante du Département d’Etat vis à vis de la justice de ce pays.
Ce n’est pas une information anodine. Mes lecteurs qui ont retenu quelques choses de l’histoire du XXè Siècle seront horrifiés mais pas surpris. La “Deuxième Etape” de la fermeture d’une société ouverte est la démonstration par l’Etat aux citoyens que la force paramilitaire est au dessus des lois du pays et que la loi ne peut donc plus servir de refuge à la dissidence.
En permettant au FBI et à la CIA d’arrêter n’importe quel citoyen américain et de le priver de ses droits légaux, le Ministre de la Justice a fait comprendre aux citoyens américains une leçon très simple : Nul d’entre vous n’est à l’abri de l’arbitraire d’Etat. Nous pouvons venir comme cela nous chante, enfoncer votre porte et vous faire disparaître pour toujours… en toute légalité.
(…)Si l’administration de ce pays annonce publiquement qu’elle ne sanctionnera pas les agissements criminels de ses propres employés en Irak et fera obstacle à la justice — alors est ce que les députés du Congrès auront le courage d’affronter les agissements similaires de Blackwater quand cette société remportera le contrat qu’elle convoite, celui de la sécurité intérieure aux Etats-unis ?
Ou bien cette force paramilitaire et protégée par l’Etat sera t’elle assez puissante pour intimider nos représentants — et nous mêmes ?
Est-ce que nous oserons encore manifester dans la rue si nous savons que nous risquons de recevoir le même traitement que les civils de Bagdad, mitraillés depuis des hélicoptères de Blackwater ? Est-ce qu’un député osera proposer une loi contre Blackwater s’il sait qu’il peut se faire tuer d’une balle dans la tête, en toute impunité ?
(…) N’oubliez pas que, dans la situation actuelle, le Department of Homeland Security a le droit légal de déployer les mercenaires de la société Blackwater dans votre ville dès ce soir. (…)

 

 

Naomi Wolf
[NOUS NE FERMERONS PAS NOS GUEULES… par Naomi Wolf - 10/10/2007 Trad. Grégoire Seither]
(Naomi Wolf est l’auteur de l’ouvrage “The End of America: A Letter of Warning To A Young Patriot”.)
http://libertesinternets.wordpress.com/2007/10/13/naomi-w...

 

 



4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net

 

Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

 

 

 

 

 

4-1 Sun Tzu : Les militaires et le pouvoir.
Sans revenir au 11 Septembre 2001 mais en rappelant cependant que les protections militaires contre les détournements d'avions civils furent ce jour là dramatiquement inactives il devient de plus en plus nécessaire de se préoccuper de la fébrilité des officiers généraux de l'armée US et des dysfonctionnements de l'appareil militaire.
En effet le monocolorisme ou le consensualisme de la représentation politique nationale est tel que le débat sur la politique étrangère* du pays est de plus en plus alimenté par les dirigeants de cette force énorme qu'est l'armée US (voir notre dernier bulletin n° 174 à ce sujet) .
* Il est toujours utile de rappeler que pour la classe dirigeante des USA, il n'existe pas de séparation entre politique « intérieure » et politique « étrangère » puisque par définition le monde lui appartient et que
1 -partout où il y a un dollar dans un tiroir-caisse elle est chez elle et que
2- partout où il y a un dollar l'armée est là pour en assurer le cours forcé
Au chapitre des dysfonctionnements il faut placer au plus haut niveau et comme un symbole le récent survol, au mépris des multiples procédures de contrôle et sans qu'aucune explication officielle de cette très inquiétante « bavure » n'ait jusqu'à présent été fournie, du territoire US par un bombardier B 52 porteur de 6 missiles à tête nucléaire opérationnels chacun porteur d'une bombe équivalant à 10 Hiroshima. D'où vient la « fuite », quels sont les responsables des erreurs et des violations de toutes les procédures de sécurité en vigueur, le B 52 qui s'est posé en Louisiane allait-il poursuivre sa route et vers où , autant de questions aujourd'hui sans réponses.

Quant aux prises de parole officielles des militaires du plus haut niveau elles se multiplient et méritent réflexion.
Sur les projets d'attaque de l'Iran deux prises de position sont à retenir : celles de l'actuel commandant en chef des forces US pour l'Europe et le Moyen-Orient (CENTCOM qui couvre la zone d'engagement maximum de l'armée US : Irak et Afghanistan) et celles de son prédécesseur.
Le premier : l'Amiral FALLON, comme le second , le général ABIZAID qu'il a remplacé en Février 2007 ont tous les deux déclaré officiellement qu'il étaient opposés à une attaque de l'Iran. Leur propos est à la fois rassurant dans l'immédiat car il prend à contre-pied les va-t-en guerre les plus fous au nombre desquels on compte maintenant SARKOZY DE NAGY BOCSA et « BUSHNER » mais en même temps préoccupant venant de militaires. En effet, conscients l'un et l'autre de l'échec des aventures afghane et irakienne ils ne veulent pas engager leur armée dans une troisième aventure aussi désastreuse que les deux précédentes malgré les énormes moyens mis en ouvre ou au moins ils ne veulent pas l'engager maintenant. Le ministre de la Défense , ROBERT GATES, vient d'ailleurs de répondre à leurs inquiétudes puisqu'il a décidé d'augmenter de 50 000 hommes les effectifs globaux de l'armée US qui devraient atteindre l'effectif de 580000 hommes fin 2008. Selon les observateurs locaux, cet objectif sera d'ailleurs difficile à atteindre puisque les difficultés de recrutement sont réelles et que l'armée a dû assouplir lest critères d'embauche en termes de niveau de formation et de « moralité » (elle doit accepter des petits délinquants).
Sur la conduite des opérations en Irak : plutôt que de le faire lui-même BUSH a fait défendre devant le Congrès sa politique par le commandant des forces US et de la coalition en Irak, le général PETRAEUS. Le sénateur MAC GOVERN qui demandait qu'à cette occasion le général PETREAUS dépose sous serment a été expulsé. PETREAUS a donc pu dire ce qu'il voulait aux parlementaires et leur faire partager son « optimisme ». A un autre sénateur qui lui demandait avec insistance s'il pensait que les opérations qu'il conduisait en Irak contribuaient à renforcer la sécurité du peuple étasunien, question évidemment prioritaire pour les citoyens et les électeurs étasuniens, PETREAUS a répondu qu'il ne savait pas !
Dernière en date des prises de position des officiers généraux, celle du général SANCHEZ. Commandant des forces US en Irak en 2003-2004 et éclaboussé par l'affaire de la prison d'ABOU GHRAIB, il a pris sa retraite et, au cours d'une conférence, il a accusé le pouvoir politique d'impéritie c'est-à-dire de ne pas donner aux militaires les moyens nécessaires à gagner la guerre. BUSH est donc attaqué pour avoir engagé l'armée dans des guerres et de trahir les militaires en ne les soutenant pas suffisamment dans leurs efforts pour « vaincre ». Le général SANCHEZ est l'expression d'un courant fondamentaliste chrétien de plus en plus présent aux postes les plus élevés de la hiérarchie militaire qui veut gagner la « croisade de BAGDAD ». Pour ceux qui s'en souviennent ce genre d'opposition entre l'armée en campagne et le pouvoir politique rappelle un certain mois d'Avril 1961 où 4 généraux français en poste en Algérie : SALAN, CHALLE, ZELLER et JOUHAUD ont voulu renverser le gouvernement.
La question d'un coup d'état militaire commence d'ailleurs à faire l'objet de débats publics aux Etats-Unis et apparaît même dans les éditoriaux des grands journaux comme le NEW YORK TIMES. Certains le redoutent, d'autres font valoir que l'armée et le complexe militaro-industriel ont déjà la réalité du pouvoir et que le Vice-président CHENEY est leur représentant à la Maison Blanche. La question est à suivre de prés, mais ce qui est d'ores et déjà certain c'est que n'importe quel futur candidat aux élections présidentielles de 2008 qui s'aviserait de dire que les politiques gouvernent et que les militaires exécutent s'exposerait à une fronde des militaires dont tous les mécanismes sont en place. Donc la guerre a encore de « beaux jours » devant elle.

COMAGUER

 

Sun Tzu


4-2 Merry Fitzgerald :  NOMBRE D'IRAKIENS TUES DEPUIS L'INVASION DE MARS 2003.
  Bonjour Marc,

 

Je suis fort étonnée que tu fasses encore référence à Iraq Body Count dans tes rapports !

 

Le nombre de morts annoncés par ce site de désinformation est bien en deçà du nombre réel de civils tués depuis l’invasion de mars 2003 et plusieurs rapports sérieux en attestent.

 

IBC sert la propagande impérialiste, IBC n’enregistre que les morts mentionnés dans la presse anglo-saxonne !!! Bush & Co. mentionnent les chiffres de IBC pour minimiser le nombre d’Irakiens tués et occulter le génocide du peuple irakien.  

 

 

Aujourd’hui on estime à 1.085.134 les civils tués depuis et à cause de l’invasion us-uk de mars 2003.

 

Voir les rapports du LANCET et dernièrement de l’ORB (Opinion Research Business).

 

Plusieurs sites, et tout récemment ANTI-WAR.com ont modifié les infos sur leurs sites à ce sujet.

 

Voir :

 

http ://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/iraq-...

 

http ://www.thecatsdream.com/blog/2007/10/some-repli...

 

 

Bien cordialement

 

 

 

 

 

 



5 Annexe Géopolitique et stratégie – Réflexion.

 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

 

5-1 René Naba : La plus importante concentration navale de l’histoire contemporaine au large du

Golfe arabo-persique.

 

La plus importante concentration navale de l’histoire contemporaine est déployée dans la zone Golfe arabo-persique/Océan indien, dans une démonstration de force américaine sans précédent face à l’Iran, alors que le Conseil de Sécurité des Nations-Unies se penche le 21 septembre 2007 sur le programme nucléaire iranien avec en arrière plan la menace d’une intervention américaine contre le Régime islamique de Téhéran.

 

1- Les forces en présence

 

A)- L’armada américaine

 

Trois porte-avions, dont un porte-avion nucléaire le Nimitz, ainsi que le Dwight Eisenhower et le John Stennis- soutenus par une quarantaine de bâtiments d’escorte, et près d’une centaine d’appareils de l’aviation embarquée, ont été affectés à cette zone oû ils bénéficieront de l’appui de la gigantesque infrastructure militaire américaine en Irak, le nouveau champ d’expérimentation de la guerre moderne américaine dans le Tiers-monde, de la base navale de Manana (Bahrein), point d’ancrage de la Vme flotte américaine dans cette région pétrolifère, d’Israël, le partenaire stratégique des Etats-Unis dans la zone, ainsi que des bases relais de Diégo Garcia (Océan indien) et de Doha (Qatar), qui abrite le poste de commandement opérationnel du CentCom (le commandement central américain) et dont la compétence s’étend sur l’axe de crise qui va de l’Afghanistan au Maroc.

 

Cette Armada, plus substantielle que celle massée face à l’Irak, en 2003, et face à l’Afghanistan, en 2001, constitue la plus importante concentration navale depuis le déploiement occidental au large de Beyrouth, en février 1984, qui était intervenu après la prise de contrôle de la capitale libanaise par les milices chiites et les attentats anti-occidentaux contre le quartier général français du Drakkar (59 morts français) et le quartier général américain de l’aéroport de Beyrouth (212 Marines US tués).

 

Le porte-avions nucléaire Nimitz est en effet accompagné du croiseur lance-missiles Princeton et de quatre destroyers lance-missiles (Higgins, Chafee, John Paul Jones et Pinckneyles), renforcés par l’escorte des deux autres portes avions constituant «l’Entreprise Strike Group» : le destroyer U.S.S. McFoul, la frégate U.S.S. Nicholas, le croiseur cuirassé U.S.S. Leyte Gulf, le sous-marin d’attaque U.S.S. Alexandria et le bâtiment de soutien U.S.N.S. Supply», un bâtiment dont l’efficacité a été démontrée dans les affrontements en close-combat avec les forces iraniennes dans le golfe Persique.
Cette concentration tend à marquer la détermination des Etats-Unis à peser, peu ou prou, sur le programme nucléaire iranien en faisant planer la menace d’une intervention militaire. Les trois porte-avions et leur escorte devant avoir, dans l’esprit de Washington, un effet dissuasif et «empêcher et dissuader certains pays d'agir contre les intérêts nationaux des Etats-Unis».

 

B- Le dispositif iranien

 

Face à une telle concentration, l’Iran a aligné une flotte de sous-marins de fabrication iranienne ou russe, une flotte d’aéroglisseurs, l’une des plus importantes du monde, de ROV (véhicules actionnés à distance), de navires de surface de différentes tailles, d’unités aéroportées comprenant plusieurs escadrons d’hélicoptères, des dragueurs de mines et un important arsenal de missiles antinavires. La flotte sous-marine iranienne comprend également des «sous-marins de poche» de fabrication iranienne.

 

A en juger par un tel dispositif, tout porte à croire que l’Iran pratiquera la guérilla navale à coup d’opérations commandos, comme tend à le démontrer le dernier coup de main contre une unité britannique au printemps 2007 ou Téhéran avait réussi à capturer quinze marins anglais.
Mais au vu dispositif américain, l’Iran ne parait pas devoir se contenter d’opérations de harcèlement, mais pourrait moduler sa riposte en fonction de la frappe adverse et le cas échéant compter sur son propre hinterland stratégique d’une densité démographique sans pareille pour des opérations «derrière les lignes ennemies» avec le concours de leurs alliés régionaux, notamment une large fraction de l’importante communauté chiite du Monde arabe implantée à Bahreïn, en Arabie saoudite, dans la région pétrolifère de l’est du Royaume, dans la zone pétrolière du Nord du Koweit ainsi qu’en Irak et au Liban, dans la zone limitrophe d’Israël.
Tirant les enseignements des trois dernières guerres du Golfe (1979-89), 1990-1991 et 2003), l’Iran a considérablement renforcé sa flotte militaire au cours de la dernière décennie présentant ses nouvelles réalisations au cours de ses deux dernières grandes manœuvres navales. Lors de ces exercices, en Avril et en Août 2006, l’Iran a présenté les derniers nés de sa flotte, notamment le dernier torpilleur de patrouille, petit bâtiment efficace dans l’attaque de grands navires de guerre.

 

Doté d’une technologie de pointe sans doute parmi les plus avancés du monde notamment en ce qui concerne les équipements électroniques, pouvant atteindre une vitesse de pointe de 45 nœuds, le «Joshan» de même que son frère jumeau, le «Peykan», disposent d’une redoutable puissance de feu. Patrouilleur lance-missiles, armé en supplément d’un canon sous-marin de 76 mm, à usage variable, le plus moderne du monde, appelé Fajr, il peut atteindre des cibles sous-marines et aériennes distantes de 19 km. Il peut lancer également plusieurs types de missiles et des roquettes d’une portée dépassant 100 km.
L’Iran a également testé une série de missiles antinavires mer-surface, réputé être «le plus rapide du monde». Propulsé à une vitesse de 362 km/h, le missile est destiné à détruire de grands sous-marins.

 

2- Les objectifs de guerre et les arguments des protagonistes

 

Bon nombre d’observateurs inclinent à penser que le président américain serait tenté par l’option militaire contre l’Iran pour «une sortie par le haut», selon le jargon en vigueur ans les cercles atlantistes, en vue de restaurer son prestige terni par l’échec irakien et de consacrer durablement la primauté occidentale dans la gestion des affaires du monde, alors que le leadership américain est ouvertement contesté par ses compétiteurs militaires et économiques, la Chine , l’Inde et à un degré moindre la Russie , l’Afrique du sud, en ce qui concerne le leadership moral sur l’Afrique, ainsi que le Brésil et le Venezuela de Hugo Chavez, pour l’Amérique latine.
L’Iran, par effet d’aubaine, a acquis une stature de puissance régionale du fait de la politique erratique des Etats-Unis tant en Afghanistan qu’en Irak, où ses rivaux idéologiques le radicaux taliban sunnites et le laïc baasiste irakien ont été éliminés par leur ancien protecteur américain. Il entend se faire reconnaître la place qu’il estime sienne dans le concert régional, qui était en fait sienne il y trente ans lorsque les Américains avaient confié au Chah d’Iran un rôle de «super gendarme» dans le golfe en proie alors à la rébellion communiste du Dhofar (Sultanat d’Oman) et à la contestation nationaliste du «Front de Libération Nationale de la Péninsule Arabique » tant en Arabie saoudite qu’au Yémen que dans les Emirats pétroliers.

 

Les Etats Occidentaux considèrent, pour leur part, que la détention de l’arme atomique par l’Iran constitue une menace à la paix mondiale dans la mesure où le régime islamique de Téhéran est de nature anti-démocratique et, du fait de ses alliances avec la Syrie et le Hezbollah libanais, un facteur de subversion intégriste qu’il importe de combattre au même titre que les autres composantes de «l’axe du mal». Ils tirent argument supplémentaire du fait que l’Iran a ratifié le traité de non prolifération nucléaire qui lui commande de s’abstenir d’accéder à la puissance militaire nucléaire.
L’argument gagnerait en crédit si les pays occidentaux observaient la même rigueur juridique à l’égard des autres protagonistes du dossier nucléaire. L’Inde et le Pakistan, par exemple, sont l’un comme l’autre détenteur de l’arme atomique. Bien que ces deux puissances asiatiques antagonistes n’aient jamais ratifié le traité de non prolifération nucléaire, ils bénéficient néanmoins d’une forte coopération nucléaire de la part des Etats-Unis et de la France.
I l en est de même d’Israël, lui aussi non adhérent au traité de non prolifération qui a, lui aussi, bénéficié de la coopération active des Etats occidentaux membres permanents du Conseil de sécurité (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne) pour se doter de l‘arme atomique et dont l’arsenal s’élèverait à une centaine d’ogives.
En revanche, les Etats arabes notamment l’Egypte, a dû renoncer à l’option nucléaire sous la pression de Washington en contrepartie d’une aide annuelle d’un milliard de dollars, abandonnant de fait la maîtrise de l’espace stratégique moyen oriental à l’aviation israélienne.

 

En porte à faux devant leur opinion publique dont ils redouteraient un débordement, l’Egypte et la Jordanie ont été autorisés, fin 2006, dans la perspective de l’épreuve de force irano-américaine, à s’engager dans la production nucléaire à usage civil sous contrôle américain, accumulant ainsi un retard technologique de trente ans sur leur voisin israélien.
La neutralisation de l’Iran ne répondrait donc pas exclusivement à des considérations de formalisme juridique, -le respect de la légalité internationale, tant bafouée par ailleurs par les états occidentaux eux-mêmes-, mais relèverait aussi d’impératifs militaires sous jacents: le maintien d’une supériorité stratégique d’Israël sur l‘ensemble des pays du Moyen-orient réunis, et, au-delà, la persistance de la mainmise occidentale sur les réserves énergétiques de l’Asie occidentale et le contrôle des nouveaux oléoducs stratégiques en construction depuis l’Asie centrale, une des motivations latentes de l’intervention américaine en Afghanistan et en Irak.

 

La dernière transaction militaire américaine à destination du Moyen-orient tendrait à accréditer la thèse du primat israélien qui trouve sa justification la plus récente dans le comportement de l’administration américaine à l’égard de ses amis et alliés au Moyen-orient: le président Bush a en effet promis à Israël, en Août 2007, des fournitures d’armes de l’ordre de trente milliards de dollars sur dix ans, à titre gracieux, en contrepartie de la vente d’équipements militaires d’une valeur équivalente à quatre pays arabes représentant une population de cent millions d’habitants.
Dans son approche des problèmes du Moyen-orient qu’il souhaite équilibrée, Washington offre ainsi gracieusement des armes à Israël, pourtant déjà doté de la bombe atomique, mais en vend, en revanche, à ses alliés arabes, dont il réclame pourtant avec insistance la coopération pour sortir du bourbier irakien. Cette distorsion de traitement est à l’origine de bon nombre de dysfonctionnements entre les pays occidentaux et l’ensemble arabo-musulman et sa persistance à l’origine des flambées de violence cycliques anti-occidentales.

 

Au-delà du nucléaire iranien, La Révolution Islamique Iranienne s’est heurtée dès sa naissance, en 1979, et sous divers prétextes, à l’ostracisme occidental, d’abord via une guerre déclenchée par l’irakien Saddam Hussein encouragé en sous mains par les Américains et les Français, ensuite par l’embargo de fait imposé à son économie, enfin par sa diabolisation permanente, quand bien même les Etats-Unis instrumentalisaient la frange la plus radicale de l’Islam sunnite, «les talibans» afghans, dans leur guerre contre l’Union soviétique en Afghanistan.

 

Ce bras de fer diplomatico-militaire intervient alors que le Moyen-Orient, déstabilisé par une série de revers militaires américains et israéliens, est à la veille d’échéances diplomatiques capitales: l’élection d’un nouveau président au Liban, à l’automne 2007, la conférence de Paix du Moyen-orient que le Président George Bush en perte de vitesse s’emploie à mettre sur pied, à la mi-novembre, en vue de s’aménager une sortie honorable de l’Histoire, la consolidation du pouvoir politique des régimes arabes sous perfusion permanente américaine, notamment le premier ministre libanais Fouad Siniora, le premier ministre irakien Noury al-Malki, et le président palestinien Mahmoud Abbas, ainsi que le premier ministre israélien Ehud Olmert déconsidéré par ses déboires militaires au Liban, en juillet 2006.

 

3- La position française et l’alarmisme de Bernard Kouchner, «un tiers mondiste, deux tiers mondain»

 

Dans ce contexte hautement volatile, un homme s’est distingué gravement, Bernard Kouchner, le nouveau ministre français des Affaires étrangères. Aux vertus préventives de la diplomatie, dont il devrait être, es qualité, le parangon, ce médecin urgentiste secouriste des misères du monde parait préférer les avantages d’un bellicisme purificateur, suscitant l’émotion de la communauté diplomatique internationale par des propos alarmistes sur l’Iran le 15 septembre.
De retour d’une visite en Israël, et relayant sans doute les préoccupations de ses interlocuteurs, Bernard Kouchner, ce récidiviste en la matière, partisan auparavant d’une intervention musclée en Irak pour évincer Saddam Hussein, n’a pas écarté l’hypothèse d’une guerre contre l’Iran rejoignant en cela les thèses atlantistes de son nouveau mentor Nicolas Sarkozy, auteur d’une équation aussi sommaire que rudimentaire «la bombe iranienne ou le bombardement de l’Iran», seul dirigeant au Monde d’ailleurs à adopter ouvertement sur ce thème un lexique identique aux Israéliens, désignant Gaza de «Hamastan» et le Hezbollah libanais de «terroriste».
Ce grand bourgeois parisien, -«un tiers mondiste, deux tiers mondain», selon le jugement charitable de ses anciens compagnons de route-, a souvent témoigné de son intérêt pour les minorités ethniques, avec une prédilection pour celles situées dans les zones pétrolifères, le Biafra (Nigéria), le Kurdistan (Irak), le Darfour (Soudan), mais ce transfuge socialiste humanitariste a réussi le tour de force de blanchir, contre toute évidence, la junte birmane de l’accusation d’esclavage des jeunes travailleurs dans un rapport commandité par la firme pétrolière française «Total».
Toute honte bue, il n’a pas hésité, non plus, à revendiquer le bénéfice de la politique menée par son prédécesseur Dominique de Villepin, qu’il couvrait pourtant de sarcasme, ainsi que son nouveau parrain, pour son hostilité à l’invasion américaine de l’Irak.
Le Quai d’Orsay, souvent brocardé pour sa frilosité, s’est mû en antre d’ultra-faucons avec la propulsion de Bernard Kouchner à sa tête et la promotion de l’ancien ambassadeur de France à Tel-Aviv, Gérard Araud, au poste de Directeur des Affaires politiques, celle de son adjoint, Michel Miraillet, ancien deuxième conseiller à Tel-Aviv, au poste de Directeur des affaires internationales et stratégiques (AIS) au Secrétariat général de la défense nationale (SGDN), en charge de la synthèse stratégique quotidienne, celle enfin de Thérèse Delpech, la nouvelle théoricienne de l’«Empire du mal absolu» représenté, selon elle, par le quatuor diabolique: Iran ,Syrie, Hezbollah libanais et Hamas palestinien).
A ce vétéran au comportement néophyte, et à ses collaborateurs d’un néo-conservatisme déconsidéré par ses multiples avatars en Afghanistan et en Irak, une salutaire piqûre de rappel s’impose pour qu’aux rodomontades si égoïstement valorisantes au départ mais coûteuses en fin de compte se substitue la prise en considération des intérêts des divers protagonistes.

 

4- La sortie de crise

 

Il est vain et illusoire de compartimenter les problèmes du Moyen-orient, de découpler le conflit d’Irak de celui de la Palestine ou du Liban. Les combats croisés menés par l’Amérique pour le compte d’Israël en Irak et d’Israël pour le compte des Etats-Unis au Liban, de même que le propre combat mené par Israël pour son compte avec le soutien américain contre les Palestiniens relèvent d’une même intrication dont l’élément central demeure la revendication nationale palestinienne à un Etat viable, indépendant et souverain.
Il est tout aussi vain et illusoire de jouer la division des peuples dans l’adversité et d’attiser la rivalité séculaire entre sunnisme et chiite à la faveur des incessants retournements d’alliance américains en Irak. La démarcation majeure contemporaine de l’Orient ne réside pas dans la fallacieuse distinction entre la «modération» présumée des régimes arabes proaméricains sunnites et le «totalitarisme» ou l’«intégrisme» de leurs adversaires chiites.
L’antagonisme n’est pas, dans son aspect primordial, de nature religieux, mais se situe au niveau d’une éthique de gouvernement. En Palestine, le combat de libération contre l’occupation israélienne est mené exclusivement par des Sunnites que cela soit le Fatah ou le Hamas. Mais la différence entre ces deux formations sunnites n’est pas un problème d‘intégrisme religieux mais d’intégrité politique

 

Un modus vivendi opératoire aussi bien en Irak, qu’au Liban que dans le Golfe visant à une stabilisation de la sphère arabo-musulmane constituerait un prélude à des efforts conjugués non vers la neutralisation de la capacité nucléaire iranienne mais vers la dénucléarisation d’Israël et de l’ensemble du Moyen orient en vue de déblayer la voie à la promotion d’un règlement d’ensemble des problèmes régionaux, en tête desquels le problème palestinien.
Les pays arabes ont dépensé mille cinq cent milliards de dollars dans le domaine de l’armement au cours du dernier quart du vingtième siècle sans se doter ni de la capacité nucléaire, ni de la capacité spatiale ni d’une capacité de projection de force. Plutôt que d’ameuter la planète de leurs jérémiades, ou de se placer dans le sillage de maîtres occidentaux successifs, ils seraient avisés de prendre exemple sur l’Iran et de se doter d’une capacité de dissuasion à l’effet de rétablir la parité stratégique avec Israël et de forcer ainsi le respect des autres pays et du reste du monde.

 

5- le précédent historique du déploiement occidental de Beyrouth, en 1984

 

La dernière grande concentration navale au Moyen-Orient, en février 1984, s’est produite avec une participation significative de la France , avec la présence du porte-avions «Clemenceau» et ses avions «super-étendards», avant le rocambolesque feuilleton de son désamiantage, en 2006, et de six bâtiments d’escorte: la frégate «Duquesne», l’escorteur d’escadre «d’Estrée», le bâtiment de soutien logistique « La Rance », un transport de chalands de débarquement (BDC), deux bâtiments de débarquement d’infanterie et de chars (EDIC) 9070 et 0094 et le pétrolier « La Meuse ».

 

Vingt trois ans après, la nouvelle armada américaine se déploie en l’absence de la moindre unité française en accompagnement amical, sauf à dérouter de l’Afghhanistan vers l’Iran l’escadrille aérienne basée au Kandahar en soutien aux opérations militaires américaines au Régime de Kaboul. Le fleuron de la flotte le porte-avions, le «Charles de Gaulle» est en phase de révision, absent du Golfe comme lors de l’intervention américaine en Afghanistan.

 

Au delà de l’infléchissement géostratégique de la nouvelle diplomatie française, cette évolution, pour bon nombre d’observateurs du Moyen-orient, signe symboliquement la contribution de la France aux affaires du monde, en la confinant à un rôle déclamatoire dont elle devrait user sinon avec sagesse du moins avec parcimonie.

 

En guise d’épilogue à la démonstration de force occidentale de Beyrouth, en 1984, Américains et Français ont dû subir les affres de la spirale des otages occidentaux au Liban (1984-1988), la vague des attentats de Paris (1986-1987), la guerre des ambassades entre Paris et Téhéran (1987), l’assassinat du Général Rémy Audran, un des responsables de la Direction Générale de l’Armement, le scandale de l’Irangate, la vente clandestine d’armes américaines à l’Iran sous embargo, le scandale Luchaire en France relatif à la vente du matériel de guerre français à l’Iran……La liste n’est pas limitative.

 

Le reste, connu, se passe de commentaires.

 

René Naba*

 

Paris le, 19 septembre 2007

 

N° 305-Journal d'Irak dossier 18-10 SUITE

3 Dossiers
Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

 

3-1 Point de vue de Fatih Abdulsalam : Balkanisation de l'Irak ?

 

Non contents d'avoir donné son feu vert pour attaquer, détruire l'Irak et commettre un génocide contre sa population, le Congrès américain vient de voter une résolution appelant à la partition de l'Irak. Et pourquoi pas faire de même avec les US, pour que ces va –t-en guerre comprennent que leur ambition hégémonique planétaire finira par avoir un effet boomerang ? La résistance irakienne s'unifie pour consolider son impact militaire mais aussi politique.

 

Les US considèrent l'Irak comme leur Ranch
Le vote au Congres américain sur le partage de l'Irak est une déclaration comme quoi le processus politique émanant de la constitution, des élections et des dirigeants de ce pays a été jeté à la poubelle.
L'important ce n'est pas si cette résolution du Congres US est contraignante ou pas. Si l'Irak était un pays souverain, aucun état de la taille des US n'oserait discuter de tels détails sur comment le partager en plusieurs parties
Pouvez vous imaginer le parlement français débattant sur une résolution pour diviser le Maroc, l'Algérie ou le Liban ? Sur ma table j'ai le journal égyptien al-Ahram dont le titre à la une réitère le rejet par le Caire de toute ingérence des US dans ses affaires intérieures, en réponse à la demande de Washington d'accélérer le traitement de l'appel des éditeurs emprisonnés.
Le Congres US et l'Administration se comportent comme si l'Irak leur appartenait. Dans la rhétorique politique cela présente un avantage car ils transforment leurs paroles en actes.
Ils sont arrivés à cette conclusion après qu'il soit devenu clair qu'ils ne sont plus capables de continuer leur stratégie militaire en Irak. C'est la leçon qu'ils ont appris de ces presque 5 ans de guerre féroce.
Ils ont utilisés quelques tactiques et fait appel à une nouvelle équipe. Malgré cela, leurs espoirs et leurs aspirations pour un quelconque semblant de succès ont disparu, non seulement militairement mais aussi sur le front politique ou leurs réalisations sont presque nulles.
Peut être que la seule histoire à succès des US c'est la construction de la plus grande ambassade américaine au monde en Irak et exactement sur le terrain où se trouvait le palace de l'ancien dirigeant Saddam Hussein à Bagdad.
Que le Congrès US est le culot d'adopter une résolution appelant à la partition de l'Irak en trois parties cela veut dire pour eux qu'il n'y a pas d'obstacle en l'absence d'une entité souveraine dans le pays.
Les choses sont devenues claires comme du cristal. L'Irak n'a pas de souveraineté, c'est le seul message derrière la proposition du Congrès.
Discuter à partir de maintenant pour savoir si l'Irak est souverain ou non est inutile. Et ces pays arabes qui envisagent d'envoyer leurs représentants ou ambassadeurs en Irak savent maintenant où ils doivent présenter leurs lettres de créance.
Fatih Abdulsalam, Azzaman – 1/10/07
Source : http://www.uruknet.info/?p=36855
Lien : www.azzaman.com/english/index.asp?fname=news\2007-10-01\kurd.htm



3-2 Point de vue de Linda S. Heard : Et si on essayait la partition des Etats-Unis ?
Comme s'ils n'avaient pas fait assez de dommages en bombardant et en envahissant un pays en utilisant de faux prétextes, en détruisant sa culture et en le laissant déchiré, ils – les sénateurs américains qui ont donné au président G. W Bush l'autorité de partir en guerre – veulent maintenant partager l'Irak en entités de dimensions facilement gérables.
L'Irak n'est elle pas supposée être une nation souveraine avec un gouvernement élu ? Si c'est le cas, alors pourquoi le Sénat US tente de s'ingérer dans ses affaires en passant à une large majorité une résolution appelant à la partition du pays en 3, ce qui équivaut à un nettoyage ethnique ? Ce n'est pas leurs affaires de déterminer la forme de l'Irak.
De plus, même s'ils avaient leur mot à dire sur un pays dont la destruction est de leur responsabilité, ce qui n'est certainement pas le cas, les sénateurs américains qui ont ou non appréciés un petite séjour de deux jours dans la zone verte de Bagdad, ne sont pas les décideurs.
Selon un sondage récent ABC/BBC, à peine 9 % des Irakiens sont en faveur d'une partition du pays.
La Ligue Arabe l'a également condamné. Son représentant en Irak Ali Al Garush a appelé les nations arabes à se tenir aux côtés du peuple irakien dans son opposition à cette proposition.
Le secrétaire général du GCC Abdul Rahamn Al Attiyah a dit que la partition rendrait la situation en Irak encore plus difficile et compliquée. Les déclarations officielles de l'Iran et de la Syrie étaient encore plus virulentes.
Ce plan rencontre une telle hostilité irakienne et régionale, à quoi pensaient ces 75 sénateurs qui ont voté en faveur ? C'est un sénateur démocrate Joseph Biden, un présidentiable, qui a été à l'initiative de ce vote.
Biden a expliqué sont raisonnement lors d'une conférence de presse. Il maintient que sa proposition offre une voie pour ramener les soldats américains à la maison en laissant derrière un Irak stable. C'est évident que son raisonnement est basé sur une série de fausses promesses.
Tout d'abord le futur de l'Irak ne devrait pas être planifié en fonction d'un départ arrangeant pour les troupes US. Biden et ses collègues devraient comprendre un principe simple. Les troupes américaines sont les intrus pas le peuple irakien, qui a déjà suffisamment souffert comme cela.
Deuxièmement, la partition de l'Irak en une vague fédération d'états shi'ite, sunnite et kurde, n'apportera pas la stabilité qu'ils suggèrent. Cela nécessiterait un déplacement massif de personnes, dont beaucoup se retrouveraient sans toit, réduits à la misère.
Un tel partage conduirait à des frictions sur les ressources naturelles. Par exemple, le plan Biden propose que seulement 20 % des revenus pétroliers aillent aux sunnites qui ont déjà été pénalisés après avoir perdu l'influence politique dont ils bénéficiaient auparavant. Il y a aussi la question de quel mini état contrôlerait la ville riche en pétrole de Kirkuk, une ville ethniquement mixte, largement convoitée par les kurdes.
De plus, il n'y a aucune garantie que de tels états insulaires ne seraient pas hostiles les uns vis-à-vis des autres, exacerbant encore plus les tensions existantes.
Troisièmement, bien que beaucoup de kurdes envisagent favorablement l'autonomie totale, ce n ‘est définitivement pas le cas de leurs voisins. Si un état kurde devient une réalité c'est probable que la Turquie l'envahira.
La Turquie craint qu'une telle entité influence inévitablement sa population kurde, qui a ses propres ambitions séparatistes. L'Iran aussi a de fortes objections.
Quatrièmement, une telle partition serait considérée comme un précédent inquiétant pour des pays vulnérables dans la région, qui ont des populations multi ethniques.
Soit Biden est complètement nul et inconscient du chaos qu'une telle partition provoquerait, ou il a en tête un agenda plus sinistre.
Sans mordant
Si l'Irak devait être divisée en trois, la nation perdrait complètement tout mordant comme c'est le cas de l'ex Yougoslavie aujourd'hui.
Les US auraient alors une excuse pour laisser dans la région des troupes pour «protéger» de tels minuscules états naissants l'un de l'autre et de leurs voisins. En fait, ils consolideraient leur main mise totale sur leur pétrole parce que de telles entités si petites n'auraient plus de voix.
Le plus grand gagnant de la partition de l'Irak serait Israël, dont les responsables et journalistes ont prôné depuis longtemps une telle partition.
Sur le site de la chaîne TV Shalom il y a une interview de Joe Biden qui fait référence à Israël comme la « seule plus grande force que les US ont au Moyen Orient « et proclame avec fierté « je suis un sioniste ». Nous devrions le croire.
Voici une suggestion pour le monde arabe. Et si on votait pour la partition des Etats-Unis ?
Et si on rendait la Californie au Mexique, Hawaii à sa population autochtone, et l'Alaska aux esquimaux et indiens ?
Qu'on regroupent les caucasiens sur les côté est et ouest, et crée quelques états pour les africains et latinos américains entre. Et tant que nous y sommes, invitons des conglomérats étrangers pour acheter le pétrole du pays, le gaz et le bois d'œuvre.
Ce serait là un nettoyage ethnique outrageant, mais c'est exactement ce que Biden et ses amis pensent avoir le droit de faire en Irak. C'est sûr que si Washington peut fourrer son nez de cette façon, nous pouvons aussi nous permettre de le faire.

 

 

Linda S. Heard,

 

2/10/07 -
Linda S. Heard, écrivain, spécialiste des affaires du Moyen Orient. On peut la joindre à lheard@gulfnews.com
Source: http://www.uruknet.info/?p=36851
Lien: archive.gulfnews.com/opinion/columns/region/10157376.html

 

 


3-3 Point de vue de Jacques Langlois : Une forte odeur de pétrole.

 

Après avoir été porté aux nues, Alan Greenspan, pendant près de vingt ans indéboulonnable gouverneur de la Banque fédérale américaine, la FED , et à ce titre tsar de l’économie états-unienne, est maintenant très critiqué, y compris à Washington où on lui impute l’éclatement de la “bulle immobilière” et ses conséquences dramatiques: la crise financière et demain sociale.
Faut-il attribuer le discrédit frappant actuellement “Magic Greenspan” à ses récentes déclarations sur l’agression de l’Irak, ou est-ce au contraire la rancœur d’être jeté aux chiens
par ceux-là mêmes qui l’encensaient naguère qui l’a incité à manger enfin le morceau?
Toujours est-il qu’interrogé le 16 septembre par le Sunday Times de Londres à l’occasion de la parution de ses Mémoires, Greenspan a martelé: “Je regrette d’avoir à reconnaître ce que tout le monde sait. La guerre contre l’Irak ne fut pas engagée pour neutraliser l’arsenal d’armes de destruction massive qu’était censé détenir ce pays, ni pour empêcher Saddam Hussein d’aider le terrorisme [prétextes avancés par Londres et Washington pour légitimer l’agression] mais uniquement pour mettre la main sur le pétrole.”
Venant de l’homme longtemps le plus puissant du monde, cette charge prend tout son sens alors que la même menace pèse sur l’Iran, lui aussi superpuissance pétrolière — et qui voudrait de surcroît prendre du champ par rapport au dollar comme unité de compte. Dans une correspondance de Washington, un autre hebdomadaire britannique, le conservateur Sunday Telegraph, affirmait en effet le même 16 septembre en citant “les chefs des services de renseignements et du ministère de la Défense ” états-uniens que “George W. Bush et son premier cercle s’avancent sur le sentier de la guerre contre l’Iran”, dont “2 000 cibles à bombarder” ont déjà été déterminées. Tout indique, précisait le journal londonien, que “Condoleezza Rice, qui privilégiait une solution diplomatique, est maintenant prête à s’aligner sur le vice-président Dick en vue d’une action militaire” — qui s’exercerait d’abord sur la base méridionale de Fajr,
principal cantonnement des Gardiens de la Révolution — dont est issu le président Ahmadinejad.
Toujours selon le Sunday Telegraph, “le premier cercle de M. Bush a décidé que le président ne devait pas finir son mandat sans s’assurer d’abord que l’Iran est définitivement incapable de développer une arme nucléaire” — rappelons une fois de plus que Téhéran revendique simplement son droit à la maîtrise du nucléaire civil. “Une escalade” est donc prévue, avec de nouvelles justifications pour l’agression programmée: “Au cours des prochains mois, les Etats-Unis fabriqueront des tensions et des témoignages (the US will build tensions and evidence) autour des activités iraniennes en Irak” — activités que le général David Petraeus, commandant en chef en Irak, a déjà maintes fois dénoncées.
Mais s’agit-il là de raisons ou bien plutôt de prétextes, comme en 2002-2003? On ne sache pas en effet que l’Oncle Sam se soit beaucoup ému quand deux Etats de la région, Israël puis le Pakistan, se sont dotés de l’arme nucléaire, ni, plus récemment, devant les ingérences turques dans le nord de l’Irak. En revanche, on rappellera que Bush junior, ancien gouverneur du Texas, et son vice-président Dick Cheney sont très liés au lobby pétrolier états-unien, qui fut en 2000 comme en 2004 leur principal pourvoyeur de fonds électoraux. Que les deux bénéficiaires du pactole tiennent à exprimer leur gratitude est tout à leur honneur, mais la “communauté internationale” en général et la France — dont le représentant Bernard Kouchner
était le 21 septembre à Washington et le président le 25 à l’ONU, où il a plaidé pour le renforcement des sanctions contre Téhéran — en particulier ne sont nullement tenues de reprendre cette dette à leur compte, en interdisant par exemple à Total (1) tout investissement
en Iran, histoire de ne faire aucune ombre aux pétroliers d’outre-Atlantique.
Au fait, faut-il mettre à l’actif des “tensions” fabriquées par Washington l’assassinat, aussitôt imputé au front irano-syrien, du député phalangiste Antoine Ghanem? Certes, ce chrétien était un opposant farouche au clan al-Assad et son élimination le 19 septembre, à une semaine de l’élection présidentielle libanaise où il s’agissait de donner un successeur au prosyrien Emile Lahoud, semble servir les intérêts de Damas. Mais les choses sont-elles aussi simples? Le tardif aveu de Greenspan quant à la véritable — voire seule — raison de la guerre d’Irak incite à la prudence.

 

Jacques Langlois 

 

Sources R-sistons

 

Posté par Adriana Evangelizt

 



3-4 Point de vue de Giulia D'Agnolo Vallan: Irak : des anges gardiens pour les mercenaires étasuniens.
José Saramago :
"L'éditorial fut lu, la radio en répéta les principaux passages, la télévision interwieva le directeur, et les choses en étaient là lorsque, à midi pile, des femmes armées de balais, de seaux et de pelles sortirent de toutes les maisons de la ville et se mirent à balayer sans un mot, le devant des immeubles où elles habitaient, depuis la porte jusqu'au milieu de la rue où elles rencontraient d'autres femmes qui de l'autre côté, dans le même but et avec les mêmes armes, étaient elles aussi descendues. Les dictionnaires affirment que le devant d'un immeuble est la partie d'une rue ou d'une route devant une construction et c'est parfaitementr vrai, mais ils disent aussi, en tout cas certains, que balayer devant sa porte c'est s'exonérer de toute responsabilité ou faute. Grande erreur que la votre, messieurs les philologues et lexicologues distraits, balayer devant leur porte est exactement ce que font en ce moment les femmes de la capitale, comme l'avaient fait aussi par le passé dans les villages leurs mères et leurs grand-mères, et celles-là ne le faisaient pas, et celles-ci non plus, pour se débarrasser d'une responsabilité, mais bien pour l'assumer. Ce fut peut-être pour la même raison que les éboueurs de la ville reprirent le travail au bout de trois jours. Ils ne portaient pas leur uniforme, ils étaient en civil. Ils déclarèrent que c'était leur uniforme qui était en grève, pas eux". *
La lucidité. (p.115)
José Saramago. Traduit du portugais par Genevieve Leibrich (Editions du Seuil)
Bonsoir,
On entend beaucoup parler de "nos valeurs", le plus souvent comme argument dernier et incontestable, pour justifier tout ce qu'on veut et tout ce dont on ne veut pas surtout chez ou pour "les autres", d'ailleurs.
A partir de ce passage du superbe roman La lucidité, de José Saramago, je vous propose quelques traductions d'articles que je vais vous envoyer, sur ce thème :
Balayer devant sa porte.
Aujourd'hui :
Nos valeurs chrétiennes évangélistes étasuniennes : "Irak : des anges gardiens du gouvernement (Us) pour les mercenaires étasuniens".
Un article de Giulia D'Agnolo Vallan ** correspondante à NewYork pour il manifesto.
"Les anges dan-ans nos campagnes..." du Family Research Council, Focus on the Family, Christian Freedom International, les lobbies de la droite évangélique étasunienne qui "protègent ceux qui sont persécutés parce qu'ils croient en Christ".
Marie-Ange Patrizio

 

 


Lexique utile pour la lecture :
Fondamentalisme :
"Le terme en question  apparaît pour la première fois dans un milieu protestant et américain (ou anglo-américain), en référence à un  mouvement dont le développement chevauche le premier  conflit mondial et dont les protagonistes se définissent parfois eux même comme « fondamentalistes ». Née au cour de l'Occident comme une auto-désignation positive et fière d'elle-même, la catégorie du fondamentalisme  est maintenant utilisée pour stigmatiser les « barbares » situés en dehors de l'Occident, lesquels aiment  en réalité se définir comme « musulmans »."
Extrait de : Il linguaggio dell'Impero. Lessico dell'ideologia americana.
Domenico Losurdo. p.43 (Editori Laterza, première édition 2007)
Le langage de l'Empire. Lexique de l'idéologie américaine (inédit, traduction en cours. Lecture vivement conseillée si vous lisez l'italien).

m-a
* ce serait un peu long de résumer pourquoi les femmes sont descendues balayer devant leurs portes ; le roman La lucidité raconte ce qui arriva à la population d'une capitale imaginaire d'un pays imaginaire après qu'elle eut voté, sans se concerter, et aux deux tours de scrutin, à 80% ...blanc.
** D'Agnolo Vallan est un nom typiquement frioulan, il y en a même dans le village de ma famille ; parfois ça crée des liens pour les valeurs. 


GIULIA D'Agnolo Vallan: Irak : des anges gardiens pour les mercenaires étasuniens.
Avec une initiative qui a fait les titres des journaux de samedi (6 octobre 2007), la secrétaire d'état  étasunienne Condoleeza Rice a annoncé sa trouvaille pour enrayer le scandale irakien des mercenaires à la gâchette facile. En particulier ceux de Blackwater, cette compagnie de Caroline du Nord, issue d'un cocktail mortel de christianisme évangélique, hommes entraînés à tuer comme des machines et surpayés pour le faire, industrie de l'armement, financements électoraux et méga profits de guerre. Un mélange capable d'abattre l'armée régulière étasunienne basée à Bagdad et alentours bien plus que n'importe quelle marche ou initiative pacifiste -même si, comme on pouvait s'y attendre, Rush Limbaugh* et consort ne l'ont pas remarqué.
Le coup de Rice n'a pas tant pour objectif de répondre aux pressions du Congrès (jeudi la  grande majorité des députés a voté pour que le mercenaires  passent sous la juridiction des  tribunaux fédéraux étasuniens, alors que, pour le moment, ils ne peuvent être jugés nulle part) ; ni à l'indignation de l'opinion publique face à une accumulation progressive de nouveaux détails non seulement sur les faits du 16 septembre (où 17 civils au moins ont perdu la vie sous les balles d'un convoi Blackwater qui aurait tiré sur la foule dans le Quartier de al Mansour), mais aussi sur d'autres épisodes de violence commis par la compagnie de Erik Price.
Et, non plus, la secrétaire d'Etat n'est pas intervenue pour sauver la face au gouvernement Maliki qui avait immédiatement demandé l'expulsion de Blackwater d'Irak, puis fait marche arrière deux jours après.

 

Rice est intervenue parce que sans Blackwater la Maison Blanche risque la paralysie totale à Bagdad : aucun diplomate étasunien ne peut de fait mettre le nez  hors de la Zone verte étant donné que, depuis 2003, Blackwater est responsable de leur protection. Selon les nouvelles directives, tout convoi d'escorte Blackwater pour des diplomates étasuniens sera accompagné d'un inspecteur du département d'état qui en contrôlera les actes ; en outre, les véhicules blindés de Blackwater seront munis de télé caméras qui, en cas d'enquête, pourront informer sur le comportement des mercenaires de Price (les autres compagnies de sécurité privée n'entrent pas dans la directive). Enfin, le département d'état conservera les enregistrements  des conversations radio entre les convois Blackwater et les agences gouvernementales Us (militaires ou non).
Il est évident  que ce nouveau cadre  ne touche pas le problème principal,  qui a explosé après les faits de Al Mansour, à savoir que les mercenaires  sont au-dessus de toute loi quand ils opèrent en Irak (et pas seulement) en toute liberté, comme une milice privée. Dans le cas de Blackwater, il faut ajouter qu'il s'agit d'une milice privée  qui intervient dans le cadre d'un projet idéologique bien précis, celui de la droite évangélique dont la famille d'Erik Price (déjà familier de Bush senior) est un financeur historique. Son père a en effet fondé avec Gary Bauer le think tank évangélique Family Research Council qui, selon la revue Salon, a reçu des Price, entre 2003 et 2006,  des financements se montant à 670.000 dollars. Pour Focus on the Family (un groupe analogue) les Price ont par contre déboursé 531.000 dollars. Et, alors que sa sour, Betsy Davos, a été chef du Parti Républicain au Michigan, Erik ferait à présent partie de la direction de Christian Freedom International, un lobby lancé pour « protéger ceux qui sont persécutés parce qu'ils croient en Christ ».
Sans entrer plus dans les détails, la fragilité de l'expédient « baby sitter de Washington » dégoté par Rice est manifeste aussi dans une nouvelle parue ultérieurement sur les journaux de samedi, en relation avec une autre enquête sur Blackwater : celle sur le mercenaire qui, complètement saoul, aurait tué un garde du corps du vice premier ministre irakien.
Licencié de Blackwater et renvoyé  chez lui  avec l'approbation du Département d'état tout de suite après « l'incident », Andrew J. Moonen, était réembauché peu de temps après par Combat Support Associated, une autre boîte de sécurité privée qui opère pour le ministère de Rice, et envoyé travailler au Koweït.
Personne ne les avait prévenus.

 

GIULIA D'AGNOLO VALLAN
New York

Edition de dimanche 7 octobre 2007 de il manifesto
http://www.ilmanifesto.it/Quotidiano-archivio/07-Ottobre-2007/art38.html
Traduit de l'italien par Marie-Ange Patrizio
* Rush Limbaugh est un animateur de radio qualifié d'ultra réactionnaire dans quasiment tous les sites que j'ai consultés (sauf le sien, qui vaut la visite pour avoir une  idée du bonhomme)


3-5 Point de vue de Gilles Munier  : Hold-up à Baba Gurgur.
Poussés par leurs dirigeants, des centaines de milliers de Kurdes d’'Irak, mais aussi des Kurdistans syrien, iranien, turc, s'’installent à Kirkouk. Bien plus que le nombre d’'habitants expulsés du temps de Saddam Hussein. Le but : modifier la composition ethnique de la ville avant le référendum qui décidera du statut de la région fin 2007.

 

 

Depuis le 10 avril 2003 – lendemain de la chute de Bagdad - on assiste à Kirkouk à une véritable invasion kurde : Massoud Barzani et Jalal Talabani, respectivement dirigeants du Parti Démocratique du Kurdistan (PDK) et de l'’Union Patriotique du Kurdistan (UPK) organisent militairement l'’immigration massive des Kurdes vers les territoires irakiens qu'’ils veulent conquérir. Les nouveaux venus s'’inscrivent sur les listes électorales et attendent le référendum devant se dérouler avant le 31 décembre prochain. But de l'’opération : donner un vernis démocratique à l’'annexion de la région par les Kurdes et céder aux Américains le champ pétrolifère de Baba Gurgur, situé près de Kirkouk.

 

Turcomans et Kurdes

 

L’'International Crisis Group (ISG) a recueilli le témoignage d'’un membre – turcoman - du Gouvernorat qui résume la situation : « En 2003, Kirkouk avait 800 000 habitants. Elle en a maintenant 1 150 000. D’'où viennent les 300 000 habitants supplémentaires ? Ils correspondent à 50 000 familles. On sait que 10 000 familles ont été expulsées, d’'où viennent ces 40 000 familles supplémentaires ? ». Depuis, la population est passée à 1 500 000 habitants, majoritairement kurdes, donc pour l'’annexion.

 

La mise en œoeuvre de l’'opération n'’est pas simple car l'’article 140 de la nouvelle « constitution » irakienne stipule que le référendum doit être précédé par la « normalisation » de la situation dans la région, et par un « recensement ». La « normalisation » est en cours. Elle signifie le retour des Kurdes, Turcomans et Assyriens déplacés et - parallèlement - le départ des Arabes qui les ont remplacés. Des pressions sont exercées sur les Kurdes qui refusent d’'y retourner parce qu’'ils ont refait leur vie ailleurs ou craignent que l'’annexion tourne au bain de sang. Pour les faire changer d’'avis, le « Gouvernement régional kurde » ne leur délivre plus de documents administratifs et les prive d’'aides sociales.

 

Les méthodes employées contre les non-Kurdes sont plus radicales. S'’ils refusent les 15 000 dollars de dédommagement, ils risquent d'’être assassinés ou de disparaître dans les prisons de la Région autonome. L'’attentat du 7 juillet 2007 à Amirli – 150 morts, 250 blessés - rappelle la sauvagerie de l'’Irgoun en Palestine. Sur place, les services secrets kurdes sont accusés et la réponse n'’a pas tardé : le 16 juillet une voiture a explosé à Kirkouk devant un siège de l’'UPK, faisant de nombreuses victimes.

 

Les nouveaux arrivants à Kirkouk n'’y vivent pas tous. Beaucoup restent à Soulimaniya ou à Erbil, faute de logements ou pour des raisons de sécurité. Ils n’'y vont que le week-end pour justifier leur « déménagement ». A Kirkouk, il suffit de creuser des fondations ou de réserver un appartement dans un immeuble à construire, pour devenir électeur…Le « recensement », néanmoins, n’'est pas facile à organiser. Il doit faire le décompte ethnique et religieux des habitants de la région de Kirkouk, et celui des « territoires disputés », c'est-à-dire revendiqués par les Kurdes. Le problème, c'’est qu’ils s'’étendent du Mont Sinjar à la frontière syrienne, jusqu’'à la frontière iranienne… et à une vingtaine de kilomètres au sud de Bagdad. Pour les Arabes, Turcomans, Yézidis, Shabaks, et Assyriens qui peuplent les lieux depuis des lustres, tous hostiles à la partition de l'’Irak, c'’est une déclaration de guerre. Il y a toujours eu des Kurdes à Kirkouk, mais ceux qui prétendent que la ville est kurde falsifient l'’histoire. Les archives ottomanes, les récits de voyageurs, les rapports des diplomates en poste en Mésopotamie et des espions – notamment de l’'Intelligence Service au début du 20ème siècle – attestent sans exception que Kirkouk et sa région sont turcomanes. Les dirigeants kurdes font remonter leur droit de constituer un Etat au Traité de Sèvres de 1920, mais oublient de dire que le Kurdistan promis… ne comprenait pas Kirkouk. A l'’époque, les Britanniques n’'auraient pas apprécié qu’'ils réclament une région aux ressources prometteuses : les veines pétrolifères détectées allaient de Mossoul à Kasr El Chirin, en passant sous Tuz Khurmatu, Kifri, Mandali, régions peuplées majoritairement de Turcomans, et non de Kurdes. En février 1925, la commission de la Société des Nations qui enquêtait sur la question de Mossoul – attribuée à la France par l'’accord Sykes-Picot - proposa officieusement aux dirigeants irakiens de rattacher le wilayet à l'’Irak s'’ils s’'engageaient à céder la Compagnie Turque des Pétroles aux Britanniques, ce qu’'ils firent. La frontière irakienne fut donc tracée comme le souhaitaient les Anglais.

 

La découverte de l'’immense champ pétrolifère de Baba Gurgur, le 15 octobre 1927, bouleversa l'’équilibre ethnique des alentours. Aux Kurdes qui y vivaient, s'’ajoutèrent ceux recrutés par l'’Irak Petroleum Company (IPC) : montagnards réputés dociles et durs à l'’ouvrage. Le quartier Imam Kassim, à Kirkouk, leur fut réservé. L'’IPC les préférait aux Turcomans soupçonnés de kémalisme, et les utilisait pour contrer l’'influence grandissante du nationalisme arabe et du bolchevisme en Irak.

 

Les Kurdes de Kirkouk sont pour une bonne part descendants des réfugiés des guerres déclenchées sous la monarchie et les régimes républicains. La révolte de Cheikh Mahmoud, proclamé « roi du Kurdistan » en novembre 1922, fut écrasée dans le sang. Des milliers de montagnards kurdes, fuyant les bombardements au gaz mortels de la RAF , s’'y réfugièrent. En 1945, la première révolte de Mustapha Barzani fut également écrasée par les Anglais. Les habitants des villages détruits y affluèrent eux aussi, tandis que leur chef trouvait asile en URSS après une courte période comme général dans l’'éphémère République kurde de Mahabad, en Iran.  

 

Gilles Munier

 

5 octobre 2007

N° 305-Journal d'Irak Dossier-18-10 : Debut

Sommaire :
Avant propos

 

  Unification de 22 groupes de résistance.
1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos
1-1 Raphaël Garrigos & Isabelle Roberts : Français-médias, la défiance règne.

 

1-2 Dr. Hassan Aydinli - Lettre à ARTE France.

 

1-3 Dr. Hassan Aydinli - A l’attention de Madame L’ALLINEC –Productrice.

 

2 Brèves
2-1 Pologne : manifestation anti-guerre à Varsovie.

 

3 Dossier & Point de vue

3-1 Point de vue de Fatih Abdulsalam : Balkanisation de l'Irak ?

 

3-2 Point de vue de Linda S. Heard : Et si on essayait la partition des Etats-Unis ?

 

3-3 Point de vue de Jacques Langlois : Une forte odeur de pétrole.

 

3-4 Point de vue de Giulia D'Agnolo Vallan: Irak : des anges gardiens pour les mercenaires étasuniens.

 

3-5 Point de vue de Gilles Munier : Hold-up à Baba Gurgur.

 

3-6 Point de vue de Gilles Munier : La guerre pour Kirkouk.

 

3-7 Point de vue de Rolland Richa : Terrorisme privé à Bagdad au service de l'armée américaine d'occupation.

 

3-8 Point de vue de Naomi Wolf : Blackwater peut être légalement ce soir dans votre ville.

 

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net

4-1 Sun Tzu : Les militaires et le pouvoir.

4-2 Merry Fitzgerald : NOMBRE D'IRAKIENS TUES DEPUIS L'INVASION DE MARS 2003.

 

5 Annexe Géopolitique et stratégie – Réflexion.

5-1 René Naba : La plus importante concentration navale de l’histoire contemporaine au large du Golfe arabo-persique.







                                                 Avant propos

 

 

 

Unification de 22 groupes de résistance.

 

Le site patriotique et résistant albasrah.net, a publié en date du 02/10/07, le texte, adopté par un congrès fondateur ayant réuni 22 groupes de résistance armée, scellant leur unité sous la bannière du: Haut Commandement du Djihad et de la Libération !
Un :

 

L’unification de tous les groupes de résistance participant au congrès sous la bannière du Djihad et de la libération jusqu’à la victoire totale et la libération définitive de notre patrie de ses occupants, quelques soient les sacrifices et le temps nécessaire à cela.

 

Deux :

 

L’unification est ouverte à tous ceux qui portent les armes et combattent l’occupant, qu’ils soient des individus, des groupes, des partis ou des courants.

 

Trois :

 

Constitution d’un commandement général du Djihad, dénommé Haut Commandement du Djihad et de la Libération , composé des membres élus par le congrès, et à sa  tête le Cheikh des moudjahiddines, le Général Izzet Ibrahim, élu par le congrès à l’unanimité, Chef suprême du Djihad et de la Libération , ainsi qu’un premier adjoint au chef suprême et un second adjoint chargé des questions militaires.

 

Le Haut Commandement du Djihad et de la Libération s’est réuni par la suite pour constituer les structures suivantes :

1) Un Etat Major général, commandé par le chef suprême, avec pour adjoint le Général Ameur Mohammad Amine, chargé des questions militaires.

 

2) Une instance d’Iftâa religieuse présidée par le Moudjahid Cheikh Abdallah Al Abidi, premier adjoint au chef suprême.

 

3) Une instance de la sécurité nationale, présidée par le Moudjahid, le Général Khaled Souleymane Khalaf, conseiller à la sécurité nationale.

 

4) Une instance administrative et financière, présidée par le Général Mohammad Salah Alouane.

 

5) Une instance de l’information et de la mobilisation, présidée par le Moudjahid, le Général Salah Eddine Ahmed.

 

6) Le commandement général du Djihad et de la libération a désigné le Docteur Kanâane Amine, en qualité de porte parole officiel.

 

Quatre :

 

 Le Commandement Général du Djihad et de la libération affirme son attachement aux « choix fondamentaux et sacrés » que nulle partie ne peut remettre en cause. Ainsi, aucune partie ne peut entrer en négociation avec l’ennemi que sur la base de  ces choix et, le combat continuera tant que l’ennemi ne les aura pas reconnus à moins qu’il prenne la fuite, défait et anéanti par la puissance divine. Ces choix sont les suivants :

 

1) La reconnaissance officielle de la résistance nationale, avec toutes ses composantes et sous toutes ses formes, armée et non, en tant que représentant légitime unique de l’Irak et de son peuple digne.

 

 2) Que l’occupant décide officiellement le retrait de ses troupes d’Irak, sans autre condition que celle d’un retrait rapide, ce dont il est capable, ou tout au plus l’adoption d’un calendrier de retrait rapide.

 

3) L’arrêt des opérations de fouilles, des poursuites, des massacres, des destructions, des démolitions, de déplacement forcé des populations et le retrait des troupes d’occupation hors des agglomérations humaines.

 

4) La libération de tous les prisonniers, les internés et les détenus, sans exception et leur dédommagement de tous les préjudices subis à cette occasion.

 

5) La réhabilitation de l’armée et des forces de sécurité, en conformité avec leurs propres statuts et traditions en usage avant l’occupation, ainsi que le dédommagement de tous leurs membres des préjudices subis à cause et par la dissolution des deux institutions.

 

6) L’engagement à dédommager l’Irak de tout ce qu’il a subi au plan matériel et moral par suite et à cause de l’occupation.

 

7) L’abolition de toutes les lois, des décrets et toutes autres législations ayant été adoptées après l’occupation et qui ont occasionné des dommages au plan humain, national, historique, matériel ou moral.

 

8) La négociation directe avec la résistance d’un programme de mise en application de ces choix fondamentaux, si l’occupant veut sortir avec un minimum de dignité, sinon il n’a d’autre alternative que la défaite et la fuite, ce dont l’administration américaine connaît le sens et évalue les délais.

 

9) Après la mise au point d’un programme d’application de ces choix fondamentaux, des rencontres et des discussions se tiendront, entre le peuple irakien, (à travers son gouvernement provisoire ou élu), et les pays agresseurs, afin de redéfinir les relations officielles entre eux. Ces relations, d’égal à égal, devront garantir les intérêts communs et équilibrés, basés sur la non-intervention dans les affaires intérieures d’autrui, le respect de l’indépendance, de la souveraineté et du libre choix des peuples.

 

10) Après le début d’un retrait conséquent de l’occupant du territoire national, toutes les forces combattantes, armées et non armées, se réuniront pour former une assemblée nationale ou une assemblée consultative, qui devrait gérer la période transitoire et ce par la nomination d’un gouvernement transitoire pour une période définie d’un commun accord. Ce gouvernement préparera les élections législatives générales qui permettront au peuple de choisir sa direction librement

 

Le système démocratique populaire sera le seul système organisant et décidant de l’alternance au pouvoir en Irak. Mais un tel système n’est pas le système démocratique impérialiste occidental qui interdit aux autres ce qu’il s’autorise pour soi-même, mais un système démocratique qui prend sa source dans notre foi arabo- musulmane, qui répond à nos besoins et qui s’adapte à nos conditions, à nos traditions, à nos usages et à nos valeurs.

 

Les arabes sont des gens de liberté et de démocratie et il n’est pas convenable qu’ils importent ces dernières de l’étranger. Les arabes sont les premiers à avoir exercé la démocratie, la liberté, la justice et les droits de l’homme et ils ont dans la mission prophétique Mohammadienne (SAS) ce qui pourrait combler toutes les nations du monde en ce domaine.

 

Que le pouvoir totalitaire en Irak soit définitivement aboli et que le seul pouvoir qui demeure soit à Allah, l’Unique, et au peuple, dans la guidance de l’Islam, le Saint Coran, la tradition du Prophète (SAM), la voie des Khalifes bien guidés et de tous ceux qui les ont suivis. Ceux-ci avaient bâti la civilisation arabe musulmane, à l’ombre de laquelle ont prospéré toutes les religions, toutes les nationalités, tous les peuples, toutes les confessions, les tribus, les villes et les pays, d’orient et d’occident, sans distinction entre eux. Sans distinction entre les noirs et les blancs, les petits et les grands que par les services que les uns et les autres rendent au peuple et à l’Umma et par leur sincérité et leur dévouement.

 

Les arabes ont légiféré depuis des millénaires et, il y a 1400 ans, leur Créateur a recommandé à Son Envoyé de « les consulter » Il  leur a enseigné que « leurs affaires étaient sujet à consultation entre eux ». Ils ont ainsi exercé la Choura ou démocratie à une grande échelle et adopté la parole retentissante du Khalife Omar : « Comment donc vous mettez en servage les gens que leurs mères ont mis libre au monde ».

 

Nous affirmons de nouveau que c’est le grand peuple irakien qui gouvernera le pays après la libération, ce grand peuple qui a payé très cher sa liberté, son indépendance, l’avenir des générations futures à travers son avant-garde combattante avec toutes ses composantes, et sous toutes les formes de lutte et ce sur la base d’une démocratie populaire étendue, permettant à ce grand peuple de choisir sa direction, son gouvernement et se responsables en tout ce qui touche sa vie.

 

Le Commandement général publiera ultérieurement, avec l’aide d’Allah, son programme général couvrant la période d’avant et d’après libération !

 

« La victoire émane d’Allah, Le Puissant, Le Sage ».

 

Le Commandement Général du Djihad et de la Libération

 

Septembre 2007

 

 Les groupes unifiés

 

1- L’armée des hommes de la confrérie Nakshabandya

 

2- L’armée des Compagnons du Prophète

 

3- L’armée des Mourabitines

 

4- L’armée de Hamza

 

5- L’armée du Message

 

6- L’armée de Ibn Al Walid

 

7- Le Commandement unifié des Moudjahiddines (Irak)

 

8- Les brigades de la Libération

 

9- L’armée d’Al Mustafa (Le choisi, le Prophète)

 

10- L’armée de Libération de l’Irak

 

11- Les escadrons des Chouhadas (martyrs)

 

12- L’armée des Sabirines (Patients)

 

13- Les brigades du Djihad sur la terre de Mésopotamie

 

14-L’armée du Chevalier pour la libération de l’enclave de l’autodétermination

 

15- Les escadrons du Djihad à Bassora

 

16- Les escadrons du Djihad à Fallouja

 

17- Le Front populaire national pour la libération de l’Irak

 

18- les escadrons de la révolution de Hussein de Ataf

 

19- Les compagnies de la libération du sud

 

20- L’armée de Hounein

 

21- Les Compagnies de Dyala pour le djihad et la libération

 

22- les compagnies de la gloire pour la libération de l’Irak

 

 ________________________________________________________________

 

Traduit de l’arabe par Ahmed Manai : www.tunisitri.net/

 


Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

 

Ndlr:  La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

Marc

1-1 Raphaël Garrigos & Isabelle Roberts : Français-médias, la défiance règne.

 

Selon notre sondage LH2-«Libération», 62% des Français jugent que télés, radios et journaux sont soumis au pouvoir politique.

 

Libération ? Le Monde ? TF1 et Europe 1 ? Tous pourris ! Tous inféodés au pouvoir politique. C’est le constat – forcément désagréable, forcément féroce – que dresse le sondage effectué par l’institut LH2 pour Libération : 62 % des Français estiment que les médias d’information sont «dépendants du pouvoir politique» quand seulement 7% les jugent «totalement indépendants».

 

Surexposition médiatique. Maigre consolation : 53 % pensent qu’ils ne le sont «ni plus ni moins» depuis l’élection de Nicolas Sarkozy. Gentil de la part des Français, quand on voit la médiatique du président de la République. Mais entre gauche et droite, la question est clivante : pour une forte majorité de sympathisants de droite (70 %), rien n’a changé depuis l’élection de Sarkozy tandis que 53 % des sympathisants de gauche jugent qu’au contraire, depuis le 6 mai 2007, les médias sont de plus en plus à la botte du pouvoir. Etrangement, l’étendard brandi par François Bayrou pendant la présidentielle semble avoir du plomb dans l’aile puisque seulement 44 % des sympathisants du Modem ont la même impression.

 

 

Journalistes débauchés. A la décharge des Français, il faut dire que nombre de journalistes brouillent les pistes. Le passage d’une rédaction aux coulisses du pouvoir n’a pas été inventé par Nicolas Sarkozy mais il s’en est fait le grand spécialiste : Georges-Marc Benamou, éditorialiste à la Provence  ? Zou, conseiller spécial de Sarkozy. Catherine Pégard qui a suivi toute la campagne de Sarkozy pour le Point ? Hop, à l’Elysée. Myriam Lévy du Figaro ? Bienvenue à Matignon. Dernier en date à sauter le pas, le journaliste Jean-Marc Plantade lâche la cellule «enquêtes» du Parisien, pour rejoindre le cabinet de Christine Lagarde, ministre de l’Economie en tant que… conseiller pour la communication ! Une sacrée porosité entre journalisme et pouvoir politique, qui n’aide pas à la perception d’une presse indépendante. C’est d’ailleurs le sens du combat mené depuis quelques mois par plusieurs syndicats et sociétés de journalistes qui demandent notamment l’inscription dans la loi de l’indépendance des rédactions.

 

 

Bourrelets. C’est que le pouvoir politique n’aide pas beaucoup la presse française à être indépendante. Un Patrick de Carolis confesseur de Bernadette Chirac nommé à la tête de France Télévisions, un Jean-Pierre Elkabbach patron d’Europe 1 qui demande conseil à Nicolas Sarkozy pour choisir le journaliste chargé de le suivre, un Laurent Solly directeur de campagne adjoint de Sarkozy bombardé dans le cénacle de TF1… N’en jetez plus!

 

Si, et du très lourd : comment les Français peuvent-ils juger les médias indépendants quand ils sont tous ou presque détenus par des très proches de Nicolas Sarkozy ? Ainsi Arnaud Lagardère, propriétaire du Journal du dimanche, de Paris Match etc., se considère-t-il comme le «frère» de Nicolas Sarkozy. Ainsi Bernard Arnault, propriétaire de la Tribune , était-il témoin au mariage de Sarkozy qui comptait un autre témoin de choix : Martin Bouygues, qui détient TF1, ami intime du Président. Résultat : entre copains et coquins, on s’entraide. On gomme les bourrelets du président à la Une de Paris-Match ou on dégage de la Tribune un sondage favorable à Ségolène Royal…

 

RAPHAËL GARRIGOS et ISABELLE ROBERTS

 

QUOTIDIEN : mardi 16 octobre 2007

 

 


1-2 Dr. Hassan Aydinli -

Lettre à ARTE France.

 

 

Madame Laurène L’Allinec

 

Monsieur Jean-Christophe Victor

 

Concerne: Votre émission Le Dessous des Cartes L’IRAK EN 2007 (3): VERS LA PARTITION ?

 

http://www.arte.tv/fr/histoire-societe/le-dessous-des-car...

 

Sur votre site vous écrivez: « Les cartes sont des outils, des atouts, elles enseignent… »

 

Cela est vrai, pour autant que les cartes en question soient précises et actuelles et qu’elles reflètent la réalité sur le terrain. Malheureusement, les cartes que vous avez présentées dans vos dernières émissions sur l’Irak ne sont ni précises, ni exactes, ni actuelles, ces cartes n’enseignent rien de vrai elles sont grossièrement erronées, elles sont tendancieuses, elles ne reflètent pas la réalité sur le terrain et elles ne donnent pas la composition exacte du peuple irakien, elles sont par conséquent des outils de désinformation.

 

Comme je vous l’avais déjà signalé dans la lettre que je vous ai adressée le 11 juillet 2007 - après la diffusion de la deuxième partie de votre émission consacrée à l’Irak -  le peuple irakien est composé de trois ethnies principales : les Arabes (environ 70%), les Kurdes (environ 17%) et les Turkmènes (environ 12%).

 

Malgré ma lettre de protestation (dont copie ci-dessous) vous continuez de passer sous silence l’existence des trois millions de Turkmènes en Irak (12% de la population) et vous continuez de désinformer vos téléspectateurs en présentant le peuple irakien comme étant composé de Kurdes (17%), Sunnis (20%), Shiites (60%) et Chrétiens (3%).

 

 

Je vous rappelle que la région turkmène appelée TURKMENELI est située dans le nord de l’Irak, elle s’étend de Talafer près de la frontière syrienne au nord-ouest de l’Irak jusqu’à Mendeli et Badra près de la frontière iranienne à l’est de Bagdad en passant par les villes d’Erbil, d’Altun Köprü, de Kerkuk, de Taze, de Beshir, de Tavuk, de Tuz Hurmatu, de Kara Tepe, de Kefri, de Khanaqueen.

 

 

Il est inadmissible que cette région ne soit pas représentée sur les cartes de l’Irak que vous présentez à vos téléspectateurs. 

 

Dans vos émissions vous semblez copier et répéter aveuglement la classification fallacieuse du peuple irakien inventée par les néo-conservateurs américains infiltrés et menés par les sionistes dans le but de diviser l’Irak en entités négligeables afin qu’il ne puisse plus jouer son rôle naturel en tant qu’un des leaders du monde arabo-islamique.

 

 

En tant qu’irakien, je peux vous assurer que non seulement les Turkmènes d’Irak mais que l’ensemble du peuple irakien ne se reconnaissent pas dans votre classification qui est erronée et qui ne sert que les intérêts de ceux qui veulent diviser l’Irak, le monde arabe et le monde islamique. 

 

Les Irakiens par leur résistance héroïque à l’occupation de leur pays par les puissances barbares anglo-américaines prouvent leur détermination à libérer leur pays de l’occupation la plus brutale de leur très longue histoire et à nettoyer leur pays des ‘agents’ et ‘contrebandiers-chefs de guerre’ installés à la tête du pays par les puissances occupantes. Aujourd’hui, le peuple irakien s’oppose aux néo-colonisateurs tout comme il s’est opposé aux colonisateurs britanniques au siècle dernier.

 

Hormis les quelques partisans des chefs de guerre kurdes, collaborateurs des forces d’occupation, tous les Irakiens veulent maintenir l’unité de leur pays et ils rejettent les plans machiavéliques de ceux qui veulent les diviser artificiellement et fallacieusement en « Kurdes, Shiites et Sunnis ».

 

En tant que chaîne thématique, historique et culturelle ARTE se doit de rester neutre et son rôle est d’informer et non de désinformer, par conséquent, par respect pour vos téléspectateurs il serait grand temps de corriger vos cartes et vos analyses qui ne sont que pure propagande néo-colonialiste.

 

Je vous demande de considérer cette lettre comme  « droit de réponse » du représentant des Turkmènes irakiens en Europe à vos émissions sur l’Irak dans lesquelles vous avez occulté l’existence des Turkmènes qui représentent l’une des trois ethnies principales du pays.

 

Veuillez agréer, mes salutations distinguées.

 

Dr. Hassan Aydinli

 

Représentant des Turkmènes Irakiens en Europe

 

Pièces jointes : 3 Cartes de l’Irak où figure TURKMENELI, la région turkmène située dans le nord de l’Irak

 


 

 

1-3  Dr. Hassan Aydinli - A l’attention de Madame L’ALLINEC –Productrice.

 

l.lallinec@laseptvideo.com

 

Le 11 juillet 2007

 

Madame,

 

Objet : Emission« Le dessous des cartes – Irak 2/3 »

 

http://www.artevod.com/programDetails.do?emissionId=2245

 

En consultant le site d’ARTE aujourd’hui je suis tombé sur la page consacrée à l’Irak et c’est avec stupéfaction que je constate que les 4 cartes colorées de l’Irak que vous affichez dans la ‘Galerie Photo’  qui sont censées donner la répartition ethnico confessionnelle exacte du peuple irakien en 2007 passent sous silence les 3 millions de Turkmènes irakiens (soit 12% de la population du pays) qui constituent incontestablement le troisième groupe ethnique le plus important de l’Irak avec les Arabes et les Kurdes.

 

‘TURKMENELI’ est une région bien distincte en Irak, habitée majoritairement par les Turkmènes, elle est située au nord de l’Irak et elle sépare les régions arabe et kurde du pays, elle s’étend de Talafer près de la frontière syrienne au nord-ouest de l’Irak jusqu’à Mendeli près de la frontière iranienne à l’est de Bagdad en passant par les villes d’Erbil, d’Altun Köprü, de Kerkuk, de Taze, de Tavuk, de Tuz Hurmatu, de Kara Tepe, de Kefri, de Khanaqueen, etc. Malheureusement, pour des raisons inconnues mais sûrement contestables,  la région Turkmène de l’Irak «Turkmeneli » ne figure même pas sur les cartes préparées par Monsieur Jean-Christophe Victor pour son émission !

 

Les Turkmènes irakiens bien qu’ils aient une très longue histoire aussi bien en Mésopotamie qu’en Irak où ils se sont établis depuis plus de 12 siècles - où ils ont créé des Etats et des Principautés et gouverné la région durant des siècles - sont totalement ignorés, voire ‘supprimés’, par Monsieur Jean-Christophe Victor lorsqu’il présente la composition ethnico confessionnelle du peuple irakien dans son émission indiquant les pourcentages des groupes ethnico confessionnels sur ses cartes représentant selon lui la composition actuelle et précise du peuple irakien en 2007!

 

En effet, Monsieur Jean-Christophe Victor présente erronément la composition du peuple irakien comme suit:

 

- les Kurdes (17%)

 

- les Arabes repartis comme suit : -

 

Chrétiens,

 

Sunnis (20%)

 

Shiites (60%)

 

Ceci est évidemment faux étant donné que le peuple Irakien est composé de trois ethnies principales qui sont les Arabes, les Kurdes et les Turkmènes; environ 98% des Irakiens sont musulmans et 2% sont chrétiens. Il est donc injuste d’ignorer les Turkmènes et d’occulter leur présence en Irak !

 

Dans l’éventualité où vous feriez d’autres émissions sur l’Irak, je vous signale qu’il y a au moins trois millions de Turkmènes en Irak, ils habitent dans les provinces de Mossoul, d’Erbil, de Kerkuk, de Salaheddin, de Dyala et de Bagdad, leur plus grande concentration se trouve dans la province de Kerkuk dont la capitale Kerkuk est leur centre historique et culturel depuis plus de 800 ans.

 

A la lumière de ce qui précède et par respect pour vos téléspectateurs et pour les personnes qui consultent votre site,  je vous demande instamment de rectifier les cartes de l’Irak que vous y publiez afin de refléter les vraies réalités historiques et géographiques de l’Irak en mentionnant toutes les communautés qui composent le peuple irakien, notamment les Turkmènes qui constituent le troisième groupe ethnique le plus important en Irak et qui vivent dans le nord du pays, dans la région indiquée en bleu sur la carte ci-jointe.

 

Je vous prie d’agréer, Madame, l’expression de mes sentiments distingués.

 

Dr. Hassan Aydinli

 

Représentant des Turkmènes irakiens en Europe

 

Président du Comité de Défense des Droits des Turkmènes irakiens – Belgique

 

l.lallinec@laseptvideo.com

 

lepac@wanadoo.fr

 

 



2 Les Brèves

 

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

 

Marc

 

2-1 Pologne : manifestation anti-guerre à Varsovie.
Plusieurs centaines de  personnes ont manifesté samedi dans le centre-ville de Varsovie,  demandant le retrait des troupes polonaises d'Irak et  d'Afghanistan et rejettant le déploiement d'un système antimissile américain en Pologne.

 

La manifestation a été lancée par l'organisation polonaise " Cessez la guerre".

 

Les manifestants sont partis de la Place du Palais scientifique et culturel, passant par l'ambassade des Etats-Unis en Pologne et  se sont dirigés vers le siège du Parlement. Ils scandaient des  slogans, brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait  lire "Retirez les troupes d'Irak et d'Afghanistan", "pas de  bouclier antimissile américain en Pologne".

 

Depuis le début de la guerre d'Irak, le nombre de soldats  polonais stationnés dans le pays avait atteint momentanément 2 500 et il se situe actuellement à 900. Plus de 20 militaires polonais  ont été tués en Irak jusqu'ici. En Afghanistan, la Pologne compte  environ 1 200 soldats.

 

Selon un récent sondage, près de 80% des Polonais désapprouvent la présence militaire du pays en Irak et en Afghanistan.

 

Source : Xinhua, 13 octobre 2007

 

http://www.french.xinhuanet.com/french/2007-10/14/content_505071.htm

 

 

17/10/2007

N°304 Journal d'Irak Special BRèVES-16-10 debu

Sommaire :
2 Brèves

2-1 Résistance.

1 Libérer l'Irak de l'occupation.

2 Ammar Hakim appelle au retrait total des forces étrangères d'Irak.

3 Retrait des troupes US de la province de Diyala.

4 Brown annonce le retrait de mille soldats britanniques d’Irak d’ici Noël.

 

2 L'occupation de l'Irak a été une "grave erreur".

 

1 Etude de l'Oxford Research Group: l'engagement en Irak et Afghanistan "catastrophique".

 

2 Général Sanchez : "Nos dirigeants ont fait étalage d'une incompétence stratégique patente".

 

3 Les Usa et la Turquie.

 

1 Les USA étudient un plan B pour fournir l'Irak sans passer par la Turquie.

 

2 Des bases turques dans le Kurdistan d'Irak depuis dix ans.

 

4 Contrats pétroliers juteux.

 

1 Le gouvernement autonome kurde signe de nouveaux contrats pétroliers…

 

2 Projet de loi controversé sur le pétrole.

 

3 L’exécutif autonome du Kurdistan irakien demande la "compréhension" de son allié US.

 

4 Pétrole? 88 dollars à New York .

 

5 La corruption en Irak ne connaît aucun frein.

 

5 Garder la porte ouverte aux réfugiés irakiens.

 

1 Je vais appeler l'Europe à garder la porte ouverte aux réfugiés irakiens,

 

2 Irak : réfugiés dans leur propre pays.

 

6 Les Etats-Unis pratiquent bien la torture.

 

1 Randall Mikkelsen Reuters : Le réseau de prisons secrètes de la CIA est encore actif.

 

2 Les Etats-Unis pratiquent bien la torture, explique l'ancien président Carter.

 

7 L'Onu en Irak 

 

1 L'Onu dit avoir dénombré différentes ‘bavures’

 

2 La crise humanitaire empire, selon l'ONU.

 

8 Barack Obama : La guerre d’Irak empêche d’oeuvrer sur des questions intérieures cruciales.

 

9 Corps des Marines : De l'Irak à l'Afghanistan.

 

10 Les Soldats Us tire sur leurs amis…

 

 

 







2 Les Brèves

 

PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

 

Marc

 

2-1 Résistance

1 Libérer l'Irak de l'occupation.

 

Six des principaux groupes de résistance irakienne ont annoncé, la formation d'un conseil politique"destiné à libérer l'Irak de l'occupation.

 

La création de ce conseil a pour objectif d'organiser et de mettre en place une direction des multiples groupes de résistance et un "programme politique pour libérer l'Irak".

 

Il précise que ce programme est basé sur deux principes.

 

"D'abord, l'occupation est une oppression et une agression.

 

La résistance à l'occupation est un droit garanti par toutes les religions et les lois",

 

"Ensuite, la résistance armée est le représentant légitime de l'Irak. C'est celle qui porte la responsabilité de diriger le peuple pour réaliser ses espérances légitimes", affirme-t-il.

 

Parmi les groupes de résistance qui forment le conseil figurent l'Armée islamique en Irak, l'Armée des Moudjahidines, Ansar al-Sunna, l'Armée des Fatihines, le Front islamique de la résistance irakienne (Jami) et le Mouvement islamique du Hamas-Irak.

 

Source AP -11-10

2 Ammar Hakim appelle au retrait total des forces étrangères d'Irak

Ammar Hakim, a appelé au retrait complet des troupes étrangères de son pays et refusé qu'y soient installées des bases permanentes.

 

Hakim (continue) "Nous allons oeuvrer pour passer des accords de sécurité avec la communauté internationale de façon à ce que l'Irak retrouve sa pleine souveraineté".

 

Le dirigeant du Conseil suprême islamique irakien (CSII faisant partie de la majorité parlementaire) a également appelé les forces Us à "plus de prudence" (…) dans l'usage de la force…

 

(Source : AFP / 13 octobre 2007)

3 Retrait des troupes US de la province de Diyala.

 

La province de Diyala, située à l'est de Bagdad, est le théâtre d'importants affrontements journaliers qui ne tournent pas à l’avantage des occupants.

 

Les commandants militaires US en Irak ont décidé d'amorcer le retrait des troupes dans la province de Diyala, une mesure qui marque un tournant dans l'engagement américain dans le pays, a appris l'Associated Press (AP) mardi.

 

La brigade qui doit quitter en décembre la province de Diyala ne sera pas entièrement remplacée. A la place, une autre brigade, stationnée dans la province voisine de Salahuddine verra son secteur de responsabilité élargi, selon plusieurs responsables américains.

 

Le nombre de brigades américaines en Irak passera donc de 20 à 19.

 

Le retrait de décembre n'a pas encore été avalisé par le département de la Défense , mais a été décrit à l'AP par le colonel Stephen Twitty, commandant d'une brigade en Irak,.

 

Le projet a été confirmé par trois autres responsables américains en Irak, dont le lieutenant-colonel Michael Donnelly, porte-parole du plus haut général en charge des troupes dans le nord du pays, Benjamin Mixon.

 

Sourc : Robert Burns AP 17-10

4 Brown annonce le retrait de mille soldats britanniques d’Irak d’ici Noël.

 

 

"D’ici la fin de l’année les forces britanniques, qui sont actuellement de 5.500 hommes peuvent être réduites à 4.500", a annoncé le Premier ministre Brown.

 

"Je crois que d’ici les deux prochains mois, nous pouvons passer à un contrôle irakien de la province (de Bassorah) "..

 

Auparavant, un porte-parole militaire britannique à Bassorah avait indiqué à l’AFP que les militaires britanniques envisagaient de remettre au gouvernement irakien la responsabilité de la province de Bassorah dès le mois de novembre.

 

Interrogé sur une réduction supplémentaire des troupes britanniques en 2008, M. Brown a indiqué : "nous prendrons nos décisions dans le futur en fonction de notre évaluation de la situation sur le terrain".

Brown a redit que la réduction du contingent ne pouvait pas être interprétée comme "l’admission d’une retraite, d’un épuisement ou d’une menace à la sécurité"...

Parallèlement à ce discours, les militants antiguerre ont une nouvelle fois promis de donner de la voix : une manifestation de la "Coalition pour un arrêt de la guerre" en Irak pourrait rassembler plusieurs milliers de personnes lundi après-midi dans le centre de la capitale. Le chanteur Brian Eno et l’acteur David Soul (ex-Starksy et Hutch) sont annoncés en tête du cortège.

 

 

La Grande-Bretagne avait pris en mars 2003, la responsabilité du contrôle de quatre provinces du sud de l’Irak.

 

Elle a ensuite remis le contrôle de trois de ces provinces au gouvernement irakien et n’est plus en charge que de la région de Bassorah, le grand port pétrolier sur le Golfe.

 

 (ats & Afp 01:17 - 08 octobre 2007 – AL-Oufok avec les agences de presse)

 

 

 


2 L'occupation de l'Irak a été une "grave erreur".

1 Etude de l'Oxford Research Group: l'engagement en Irak et Afghanistan "catastrophique".

 

Sous le titre "Alternatives à la guerre contre le terrorisme", le rapport recommande le retrait immédiat de toutes les forces étrangères présentes en Irak couplé à une politique d'engagement diplomatique

 

L'engagement des Etats-Unis et de ses alliés en Irak et en Afghanistan est "catastrophique": il a non seulement échoué à pacifier (…)  ces pays mais il a également offert un terrain fertile à Al-Qaïda, selon le rapport du centre de réflexion ‘Oxford Research Group’.

 

Cet organisme britannique de réflexion appelle à un "réexamen fondamental" de la stratégie mise en place après les ‘attentats’ de New York et Washington afin de rendre inopérants les réseaux qaedistes.

 

L'occupation de l'Irak a été une "grave erreur" et a "fourni un terrain d'entraînement au jihad pour des générations à venir de partisans d'Al-Qaïda, ajoute le rapport de quelque 130 pages.

 

"Les détentions massives sans procès de plusieurs milliers de personnes, la torture généralisée, les mauvais traitements infligés aux prisonniers, jouent en faveur des organisations extrémistes et sont une source continue de propagande", estime le groupe. "Al-Qaïda a plus de soutien qu'il y a six ans", tranche-t-il.

 

"Si l'objectif est de contrer le mouvement Al Qaïda, il est nécessaire de comprendre les racines du soutien dont il bénéficie et de s'y attaquer de manière systématique", écrit Paul Rogers, auteur du rapport et professeur à l'Université de Bradford.

 

En combinant cela avec "des mesures conventionnelles de politique et de sécurité, Al-Qaïda peut être contenu et minimisé mais cela nécessite un changement politique à tous les niveaux".

 

"Si l'objectif est de contrer le mouvement Al Qaïda, il est nécessaire de comprendre les racines du soutien dont il bénéficie et de s'y attaquer de manière systématique", écrit Paul Rogers, auteur du rapport et professeur à l'Université de Bradford.

 

Même en appliquant ces recommandations, écrit Rogers, il faudrait "au moins dix ans pour effacer les erreurs commises depuis le 11-Septembre".

 

Source : Kate Kelland Reuters & ats - 08-10

 

 2 Général Sanchez : "Nos dirigeants ont fait étalage d'une incompétence stratégique patente",

 

La gestion de la guerre en Irak par l'administration Bush est "un échec catastrophique" qui a plongé les Etats-Unis dans un conflit cauchemardesque dont on ne voit pas la fin, a déclaré le général Ricardo Sanchez, un ancien commandant des forces terrestres américaines en Irak, qui a dirigé les forces de la coalition de juin 2003 à juillet 2004.

 

S'exprimant devant des journalistes, le général Sanchez a violemment tancé la manière dont les autorités US ont géré le conflit depuis le début de l'intervention, en 2003.

 

"Nos dirigeants ont fait étalage d'une incompétence stratégique patente", estime le militaire, "L'Amérique continue son combat désespéré en Irak, sans être capable d'élaborer une stratégie permettant d'aboutir à une "victoire".

 

Sans jamais nommer Bush, il a qualifié la stratégie de renforcement de la présence militaire américaine en Irak de "tentative désespérée menée par une administration qui n'a pas pris en compte la portée politique et militaire de cette guerre."

 

Sanchez n'a pas ménagé le Conseil de sécurité national de la Maison blanche, qui était dirigé, alors qu'il servait en Irak, par Condoleezza Rice, désormais secrétaire américaine d'Etat.

 

"Notre Conseil national de la sécurité est un échec catastrophique", a-t-il dit, reprochant à ses membres d'avoir préféré une approche reposant uniquement sur les militaires sans parvenir à impliquer les forces politiques.

 

Il a déclaré que les commandants militaires déployés sur le terrain continueraient à obtenir des résultats, si on leur donne du temps et qu'on leur fournit "une stratégie globale", mais qu'en attendant, les militaires continueraient à mourir.

 

Quant à la stratégie actuelle, y compris le déploiement de 30.000 forces supplémentaires depuis le début de l'année, le général Sanchez n'y voit qu'une "tentative désespérée" de rattraper des années de politique malavisée en Irak

 

Sanchez a déclaré qu'il fallait une réduction des effectifs "étant donnée l'absence de stratégie", même s'il a dit que les Etats-Unis resteraient encore longtemps en Irak. . "L'armée américaine se trouve dans une situation inextricable. L'Amérique n'a pas d'autre choix que de poursuivre ses efforts en Irak", a-t-il conclu.

 

Source : Reuters 12-10 &  AP 13-10


3 Les Usa et la Turquie.

 

1 Les USA étudient un plan B pour fournir l'Irak sans passer par la Turquie.

Le Pentagone planche sur des alternatives pour approvisionner les troupes américaines en Irak alors que la Turquie menace de lui retirer un soutien logistique crucial si les USA adopte la résolution reconnaissant comme un génocide les massacres d'Arméniens.

 

La résolution à été adoptée par une commission parlementaire américaine la semaine passée, que pourrait voter la Chambre des représentants et qui reconnaîtrait que les Arméniens ont été victimes d'un génocide au début du XXe siècle sous l'Empire ottoman.

 

Les tensions se sont encore accrues ces derniers jours entre les Etats-Unis et leur partenaire turc qui envisage une intervention dans le nord de l'Irak .

 

"Nous sommes en train d'élaborer des plans alternatifs" pour acheminer le matériel militaire destiné aux quelque 160.000 soldats américaines basés en Irak sans passer par la Turquie , a reconnu mardi un responsable du ministère de la Défense.

 

Si la Turquie bloquait l'accès à son territoire, "cela aurait un impact significatif sur les opérations américaines en Irak", a fait valoir mardi après-midi le général américain Carter Ham, en confirmant que des solutions de rechange étaient à l'étude.

 

"Cela impliquerait probablement des coûts plus élevés, entre autres choses. Nous préférerions évidemment conserver l'accès que nous avons aujourd'hui" en Turquie, a-t-il conclu.

 

Selon le Pentagone, l'arrêt de la coopération turque pourrait également "augmenter les délais de livraisons et les risques d'attaques des convois par les résistants".

 

L'accès à l'espace aérien turc est crucial pour les Etats-Unis: 70% du fret aérien américain, 30% du carburant et 95% des nouveaux véhicules blindés destinés à l'Irak transitent par la base aérienne d'Incirlik (sud de la Turquie ).

 

En cas de blocage turc, "l'alternative est de passer par le sud de l'Irak", par la Jordanie ou le Koweït, explique l'expert en défense Micheal O'Hanlon, de la Brookings Institution. "Ces solutions alternatives vont juste coûter plus d'argent et vont prendre un peu de temps à se mettre en place".

 

"Pour le transport logistique par voie aérienne, il est plus facile de passer par le nord de l'Irak via la Turquie , que de devoir traverser l'espace aérien égyptien et la mer Rouge, par exemple", reconnaît-il.

 

Au final, tempère-t-il, "ce n'est pas pratique, mais pas impossible. L'armée américaine a déjà connu des problèmes bien pires" en matière d'accès.

 

Toutefois, souligne Anthony Cordesman, du Centre d'études internationales stratégiques, la perte du soutien turc générerait non seulement des problèmes logistiques, mais aussi un regrettable regain de tension dans la région.

 

" La Turquie est devenue un élément clé dans la conduite des opérations en Irak depuis la chute du régime de Saddam Hussein", conclut-il.

 

(Source : AFP -16 octobre 2007)

 

 

2 Des bases turques dans le Kurdistan d'Irak depuis dix ans.

 

"Il y a quatre bases turques dans le Kurdistan irakien depuis 1997", a assuré à l'AFP un responsable du gouvernement régional kurde irakien, qui parlait sous le couvert de l'anonymat.

 

Selon des sources du gouvernement régional kurde irakien, au moins 600 soldats turcs sont stationnés dans le Kurdistan irakien, avec l'appui de quelques 150 véhicules blindés dont des chars. Outre Bamerni, les camps sont installés à Amerli, Kanimesi, et Chiladeza.

 

Cependant des estimations d'habitants de la région font état de quelque 1.500 militaires turcs dans cette zone, qui est au nord-est de la ville kurde irakienne de Dohouk.

 

Ces unités turques sont installées depuis dix ans dans ces bases à l'est de la ville frontalière de Zakho, à une trentaine de km à l'intérieur de l'Irak, dans le cadre d'un accord avec le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) parti de Massoud Barzani, et l'Union patriotique du Kurdistan (UPK) de Jalal Talabani.

 

M. Barzani est aujourd'hui président de la région autonome kurde, et M. Talabani est président de la République d'Irak.

 

"Leur présence nous fait peur",dit  Yassine Ali, "un jour ils pourraient nous prendre pour cible, dans la mesure où on ne peut pas faire confiance à l'armée turque".

 

"Nous avons déjà vu l'armée turque envahir la région sous prétexte de chasser le PKK, (Le PKK lutte depuis 1984 contre le pouvoir central turc, pour un Kurdistan libre ) l'armée turque cherche des prétextes pour rester ici et contrôler la région", a-t-il ajouté.

 

Le PKK lutte depuis 1984 contre le pouvoir central turc,

 

Source : AFP / 16 octobre 2007)

 

 

N°304 Journal d'Irak Special BRèVES-16-10 FIN

4 Contrats pétroliers juteux. 1 Le gouvernement autonome kurde signe de nouveaux contrats pétroliers.

Signature de quatre nouveaux contrats pétroliers, au risque de précipiter une crise avec le gouvernement de Bagdad qui a déjà jugé un premier contrat illégal.

"Le Conseil régional kurde du pétrole et du gaz a approuvé quatre contrats de production pétrolière et deux projets de raffinerie dans la région du Kurdistan", a annoncé le ministère des Ressources naturelles du gouvernement autonome kurde. Un premier accord de partage de production (PSA) concernant le bloc de Miran (1.015 km2, dans la province de Souleimaniyeh) a été signé avec Heritage Energy Middle East Limited, filiale du groupe canadien Heritage Oil and Gas. Le second contrat concerne le bloc Sindi/Amedi (2.358 km2) près de la frontière irako-turque, qui a été attribué à Perenco S.A., filiale du groupe franco-britannique du même nom. "La signature de deux prochains contrats PSA avec des firmes internationales expérimentées suivra très prochainement", selon le ministère kurde des Ressources naturelles. Les investissements nécessaires à la réalisation de ces quatre contrats et de deux raffineries sont d'environ 800 millions de dollars. Début septembre, les autorités du Kurdistan autonome avaient déjà annoncé la signature d'un contrat avec une filiale locale des compagnies américaines Hunt Oil Company et Impulse Energy Corporation (IEC), pour l'exploration de champs pétroliers dans la province kurde de Dahouk. Il s'agissait du premier contrat signé par le gouvernement kurde après l'adoption début août par le Parlement régional d'une nouvelle législation sur le pétrole et le gaz. Le ministre irakien du Pétrole Hussein Chahristani a jugé ce contrat "illégal.. (Source : AFP / 03 octobre 2007)

 

 2 Projet de loi controversé sur le pétrole. Le Parlement irakien doit examiner un projet de loi controversé sur le pétrole, déjà approuvé en juillet par le gouvernement. Cette loi viserais à partager équitablement les revenus du pétrole entre les 18 provinces, et faciliter les investissements étrangers. Le gouvernement du Kurdistan irakien est hostile à ce projet de loi depuis qu'un amendement y a été ajouté "stipulant que les contrats d'exploration de pétrole seront du ressort du gouvernement central". L'exécutif kurde y voit une perte de ses prérogatives et une menace à ses intérêts. Aucune date n'a été fixée pour la discussion par le Parlement de cette loi qui doit mettre fin à la confusion sur les conditions juridique et politique de l'exploitation des ressources en hydrocarbures, secteur clé de l'économie. En attendant la ratification de la nouvelle législation, l'ancienne loi demeure en vigueur, mais ne permet pas la signature de nouveaux contrats, puisqu'elle prévoit, elle aussi, leur ratification par les députés. Les majors internationales comme BP, Shell, Total et Chevron, sont toujours en position d'attente. Mais, au Kurdistan, les investisseurs dont PEUGEOTse sont mobilisés….

(Source :AFP / 03 -10-2007)

 

3 L’exécutif autonome du Kurdistan irakien demande la "compréhension" de son allié US.

La région autonome du Kurdistan irakien a appelé les Etats-Unis à la "compréhension" après la signature de contrats pétroliers et gaziers. "Le gouvernement kurde a signé depuis août huit contrats de partage de production avec des compagnies pétrolières et gazières internationales", a expliqué le Premier ministre kurde Nechirvan Barzani "Nous espérons que nos amis aux Etats-Unis comprendront qu'il ne s'agit pas d'une tentative d'usurper les ressources pétrolières de la nation". "Nous avons fait de notre mieux pour être un allié loyal des Etats-Unis, soutenant presque toutes les initiatives majeures et les décisions des Etats-Unis en Irak, dont certaines étaient pourtant contraires à nos intérêts", a expliqué M. Barzani. "Nous continuerons à faire ainsi car nous pensons qu'il n'y a pas d'alternative au maintien de la présence américaine en Irak", a-t-il dit. "Nous voulons que les Américains restent en Irak, et nous avons besoin de l'aide américaine. En réponse à notre loyauté, nous demandons de la compréhension". L’IRAK abrite les troisièmes réserves mondiales d'or noir. (Source : AFP / 07 octobre 2007 1)

4 Pétrole? 88 dollars à New York .

Les prix du pétrole ont dépassé mardi pour la première fois de leur histoire les 88 dollars à New York et les 84 dollars à Londres, Le prix d'un baril de "light sweet crude" pour livraison en novembre a grimpé mardi jusqu'au prix jamais vu de 88,20 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex). "Les derniers développements en Turquie ont retenu l'attention du marché et accentué la pression à la hausse sur les prix", ont affirmé les analystes de la banque Barclays Capital.

 

Le risque d'une éventuelle offensive turque en irak s'ajoute aux craintes. Le Parlement turc discute actuellement d'une motion visant à autoriser cette intervention dans le Nord de l'Irak, Les analystes craignent qu'une telle intervention ne perturbe encore plus l'approvisionnement en brut de la région: le pétrole extrait dans le nord de l'Irak est acheminé hors du pays via un oléoduc aboutissant au terminal turc de Ceyhan, sur la Méditerranée. Le transit par les oléoducs du Nord a longtemps été quasiment inexistant depuis 2003, date de l'invasion militaire américaine, en raison d'incessants sabotages. L'Irak exporte également son brut par le Golfe où la production des champs du sud du pays est acheminée via le terminal pétrolier de Bassorah. Selon l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), l'Irak a produit environ 2 millions de barils par jour au mois d'août. Avant avril 2003, date de l'invasion militaire américaine, la production du pays était estimée à 2,8 millions de barils par jour. "Nous considérons que l'équilibre de plus en plus serré entre l'offre et la demande mondiale de pétrole est le facteur principal de l'escalade continue des prix", ont estimé les analystes de la banque Barclays Capital. Alors que les craintes sur l'approvisionnement se multiplient, l'afflux d'argent spéculatif pourrait contribuer à pousser les cours vers les 90 dollars le baril à très court terme, estiment plusieurs analystes. Source: AFP 16-10

5 La corruption en Irak ne connaît aucun frein.

La corruption endémique en Irak s’étend au gouvernement al Maliki, a déclaré Razi Hamza al Razi, un juge irakien .

Razi Hamza al Razi, nommé en 2004 par les Etats-Unis à la tête de la Commission irakienne d’intégrité publique, a indiqué que son organisation estimait que la corruption avait coûté au gouvernement irakien jusqu’à 18 milliards de dollars. Selon le juge, l’enquête menée par la Commission a été entravée par le Premier ministre qui a protégé certains de ses proches et autorisé les ministres à protéger des employés soupçonnés de corruption. Razi a été contraint de quitter l’Irak en août après avoir été victime de menaces. Il a dit aux députés américains que 31 employés de sa commission avaient été tués. Il dit ne disposer d’aucunes preuves incriminant Maliki personnellement mais le "Premier ministre a protégé certains de ses proches qui étaient impliqués dans des faits de corruptio". L’une de ces personnes était l’ancien ministre des Transports, a précisé le juge devant la Commission de la Chambre des représentants chargée de la surveillance et de la réforme du gouvernement. Lors de cette audition, l’inspecteur général pour la reconstruction de l’Irak, Stuart Bowen, a déclaré qu’il avait constaté une hausse de la corruption en Irak. Il a ajouté que les efforts menés par les Etats-Unis pour combattre ce phénomène étaient "décevants", en raison du manque de financements notamment. Le représentant démocrate Henry Waxman, qui dirige la Commission , s’est interrogé sur la capacité du gouvernement irakien à mener à bien ses missions en étant "si corrompu" et il a parlé de "débâcle totale" à propos de la lutte des autorités américaines contre la corruption en Irak. Il a par ailleurs critiqué les résistances du département d’Etat à l’enquête de la Commission d’intégrité publique, affirmant que le gouvernement américain craignait apparemment trop les révélations auxquelles elle pourrait aboutir, qui "pourraient embarrasser ou mettre à mal nos relations avec le gouvernement Maliki".

(Vendredi, 05 octobre 2007 – Al-oufok avec les agences de presse)

 


 

5 Garder la porte ouverte aux réfugiés irakiens.

1 Je vais appeler l'Europe à garder la porte ouverte aux réfugiés irakiens,

 

Le Haut commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Guterres :"Je vais appeler l'Europe à garder la porte ouverte aux réfugiés irakiens, c'est absolument fondamental en ce moment",

 

"Il faut" que les pays de l'UE "maintiennent une certaine cohérence, une certaine coordination" entre eux, a ajouté M. Guterres, rappelant qu'il y avait deux millions de personnes déplacées en Irak même et que plus de deux millions d'Irakiens s'étaient réfugiés dans les pays voisins, dont 1,4 million en Syrie et plus de 500.000 en Jordanie.

 

"L'aide internationale n'est pas du tout proportionnée aux défis auxquels ces deux pays sont confrontés", a-t-il affirmé. "Le risque que l'on se lasse dans la région (du Proche-Orient) d'accorder l'asile est évidemment énorme si en Europe même un espace pour l'asile n'est pas préservé", a-t-il plaidé, évoquant les réactions négatives des voisins de l'Irak lorsqu'un pays européen refoule une centaine de demandeurs d'asile irakiens. "Peu de problèmes humanitaires ont été à ce point négligés par la communauté internationale", a observé le Haut commissaire, attribuant cette indifférence à la "dimension militaire et politique si forte" de la question irakienne. Source : 16 octobre, AFP 2 Irak : réfugiés dans leur propre pays. Depuis le déclenchement de la guerre en 2003, 4 millions d’irakiens ont dû fuir leur domicile, 2 millions sont partis à l’étranger, en Syrie ou en Jordanie pour la plupart. Mais 2 millions sont restés en Irak, certains vivent sous des tentes dans des camps de réfugiés. Premières victimes : les femmes et les enfants car la plupart des chefs de famille ont fui ou ont rejoint des groupes armés.  (Mardi, 09 octobre 2007 – Al-oufok avec les agences de presse)

 


6 Les Etats-Unis pratiquent bien la torture.
1 Randall Mikkelsen Reuters : Le réseau de prisons secrètes de la CIA est encore actif. Le réseau de prisons secrètes de la CIA est encore actif et au moins un dirigeant d'Al Qaïda y a été retenu depuis que George Bush en a admis l'existence, a reconnu un responsable américain.

 

Jeudi, le New York Times a rapporté que la CIA s'opposait à la pratique consistant à détenir des prisonniers dans des centres situés à l'étranger mais que le département de la Justice , alors dirigé par l'ex-attorney general, Alberto Gonzales, avait soutenu ce programme et les "pratiques d'interrogatoires poussés". Selon un responsable américain interrogé sur le programme de détention, "fin 2006, Abdel Hadi al Iraki, un dirigeant d'Al Qaïda, a été capturé et remis à la CIA. Ce vétéran du Djihad a été transféré à Guantanamo." En mai, un autre dirigeant d'Al Qaïda avait avancé que des Irakiens arrêtés en Turquie étaient détenus par les Américains.

 

On ne sait pas si d'autres individus sont encore dans les prisons secrètes. Un porte-parole de la CIA , George Little, a déclaré que l'agence "ne commentait pas ce genre de questions." INTERROGATOIRES MUSCLES Selon le New York Times, un mémo secret du département de la Justice diffère de la version officielle, qui qualifie la torture "d'exécrable". Ce mémo autorise le recours à des interrogatoires musclés, qui peuvent comprendre des coups au visage, des simulations de noyade, et l'exposition à des températures glaciales. Randall Mikkelsen Reuters

 

04-10

 

2 Les Etats-Unis pratiquent bien la torture, explique l'ancien président Carter.

L'ancien président des Etats-Unis et prix Nobel de la paix … Carter a affirmé mercredi que les Etats-Unis utilisaient bel et bien la torture, contredisant ainsi les affirmations de Buch . "Ce gouvernement ne torture pas les gens. Nous observons la loi américaine et nos obligations internationales", avait déclaré Bush. Pour Carter, "ce n'est pas une déclaration pertinente si l'on se réfère aux normes internationales en matière de torture" qui prévalent "depuis 60 ans, depuis que la déclaration universelle des droits de l'Homme a été promulguée". "Vous pouvez avoir votre propre définition des droits de l'Homme et votre propre définition de la torture, et dire que nous ne les violons pas", a-t-il relevé. Interrogé pour savoir s'il pensait que l'administration Bush utilisait la torture, il a répondu: "je ne le pense pas, je le sais de manière certaine". "Le président donne sa propre définition de ce que nous avons fait et autorisé en matière de torture de prisonniers, oui", a-t-il ajouté alors qu'on lui demandait si Bush avait menti.

 (Source : AFP / 11 octobre 2007)


7 L'Onu en Irak 
1 L'Onu dit avoir dénombré différentes ‘bavures’

L'ONU RECLAME UNE ENQUETE

12-10 Une opération a eu lieu près du lac Tharthar, au nord de Bagdad. 6 femmes et 9 enfants ont été tués et une femme et trois enfants ont également été blessés lors du raid aérien et de l’opération au sol de l'armée d’occupation. 12-10 L'attaque est intervenue le jour même où, dans un nouveau rapport sur les droits de l'homme en Irak, les Nations unies demandaient aux forces américaines d'enquêter sur la mort de civils dans des attaques aériennes et terrestres et de rendre leurs conclusions publiques. La mission de l'Onu en Irak a réitéré vendredi cette requête, soulignant que la sécurité des civils doit être la priorité pendant les opérations militaires. Dans son rapport, qui couvre la période allant d'avril à juin, la mission de l'Onu en Irak dit avoir dénombré différentes ‘bavures’ qui ont causé au total la mort de 88 civils lors de raids aériens américains.

Source : ats 07:37 – Reuters 12-10

 

2 La crise humanitaire empire, selon l'ONU.

La crise humanitaire a empiré ces derniers mois en Irak, a averti l'ONU dans un rapport sur les droits de l'homme. En particulier, le sort de millions de déplacés est "critique". Selon ce rapport présenté par la mission de l'ONU en Irak, "la vie quotidienne des Irakiens reste très précaire". "les efforts du gouvernement(…)  pour trouver une solution au déplacement des populations sont insuffisants", a expliqué le porte-parole de la mission de l'ONU, Said Arikat.

 

La rapport souligne le sort des 2,2 millions d'Irakiens qui ont fui à l'étranger et des deux millions de déplacés à l'intérieur du pays. La plupart sont confrontés à des difficultés pour se nourrir, se loger, trouver du travail et avoir accès à des services de santé. Arikat, qui vient d'effectuer une tournée dans des camps de déplacés, a expliqué que la situation y était "dramatique". "Il n'y a pas assez d'abris, d'eau et de nourriture. Et cela empire"… (Source : ats / 11 octobre 2007)

 

 


8 Barack Obama : La guerre d’Irak empêche d’oeuvrer sur des questions intérieures cruciales.

 

Selon Barack Obama, la guerre d’Irak coûte chaque mois entre 10 et 12 milliards de dollars (7,07 et 8,49 milliards d’euros). Et ce alors que Bush a opposé son veto à une rallonge de 35 milliards de dollars (24,76 milliards d’euros) sur cinq ans de l’enveloppe du programme d’Etat pour l’assurance-maladie des enfants (SHIP). Et qu’il réclame dans le même temps une enveloppe de près de 190 milliards de dollars (134,41 milliards d’euros) pour les opérations militaires en Irak et Afghanistan.

Obama, qui a passé moins de trois ans à Washington, a rappelé à son auditoire qu’il s’était opposé à la guerre d’Irak dès l’automne 2002, soulignant qu’un jugement sûr est plus important que l’expérience au Capitole.

(Dimanche, 07 octobre 2007 – AL-Oufok avec les agences de presse)

 

 

 


 

 

9 Corps des Marines : De l'Irak à l'Afghanistan.

Citant des responsables du Pentagone et de hauts gradés militaires, le New York Times rapporte dans son édition de jeudi que les Marines voudraient se retirer de l'Irak pour concentrer leurs forces en Afghanistan, tandis que l'armée de terre contrôlerait les opérations américaines en Irak. Ce redéploiement permettrait à l'US Army et au Marine Corps de se concentrer mutuellement l'une sur l'Irak, l'autre sur l'Afghanistan. Si cette mesure devait être adoptée, la composition des forces américaines en Afghanistan serait donc considérablement modifiée, puisque les Marines deviendraient la force américaine dominante dans ce pays. Le plan prévoit le retrait des 25 000 Marines en Irak du contingent américain de 160 000 militaires, et leur transfert en Afghanistan, d'où ils sont absents à l'heure actuelle.  jeudi 11 oct, 13 h 15

 

 

16/10/2007

N°303 Journal d'Irak au jour le jour-15-10 FIN

L'armée d’occupation a placé 10.000 personnes supplémentaires en prison en Irak depuis le début de l'année, par rapport à la même période de 2006, a annoncé le général Douglas Stone.

 

A l'heure actuelle, plus de 25.000 personnes sont en prison ‘( sous la responsabilité de l'armée US)-. "Nous avons la possibilité de poursuivre cette hausse", a déclaré Stone à la presse, précisant que le nombre de ‘suspects’ interpellés était d'une soixantaine par jour, et selon lui, ce chiffre est bien en dessous des capacités actuelles….

 

Plus  de 860 prisoniers sont âgés de 17 ans ou moins.

 

Stone ignorait le nombre de femmes arrêtées…. Il a précisé qu'environ 280 ressortissants étrangers avaient également été faits prisonniers, dont des Egyptiens, des Syriens, des Iraniens et des Saoudiens.

 

En moyenne, un détenu passe environ 300 jours derrière les barreaux, a poursuivi Douglas Stone.

 

AP 10-10

11-10

 

L’ONU a indiqué que le rythme des arrestations excéde la capacité du système à assurer un suivi judiciaire adéquat des prisonniers.

 

Selon l'ONU, il y avait à la fin juin 44'325 prisonniers en Irak, soit en attente de procès, soit déjà condamnés.

 

(Source : ats / 11 octobre 2007 )

 



14-10

 

Salih Saif Aldin, 32 ans,  correspondant du "Washington Post en Irak" a été tué par balle dimanche alors qu'il effectuait un reportage dans le quartier de Sadiyah à Bagdad, rapporte le journal américain sur son site internet. Les circonstances de sa mort restent à élucider.

 

Au moins 118 journalistes, dont près de cent Irakiens, ont été tués en Irak dans l'exercice de leur métier, selon le Comité pour la protection des journalistes (CPJ).

 

(ats 23:51)

 



5 Enquête : Blackwater & Unity Resources Group (au jour le jour & brèves)
03-10

 

Dix sept personnes ont été tuées et 24 blessées lors de la fusillade sanglante impliquant l'entreprise de sécurité américaine Blackwater le 16 septembre à Bagdad, a indiqué mercredi le New York Times.

 

Ce bilan publié au lendemain de l'audition du PDG de la firme devant une commission du Congrès, est en nette augmentation par rapport aux dix morts annoncés initialement par les hôpitaux de Bagdad.

 

(AFP 09h30)

 

03-10

 

Le secrétaire américain à la guerre Robert Gates, a jugé nécessaire que l'armée US ait un plus grand contrôle sur les sociétés de sécurité privées qui opèrent en Irak, souvent à l'insu du commandement militaire.

 

04-10

 

A l'issue de son enquête, l'équipe d'experts a recommandé une meilleure coordination entre le commandement des forces de la coalition - Multi-National Forces-Iraq (MNF-I) - et les sociétés de sécurité privées, qui gardent notamment les bâtiments et protègent les convois transportant des officiels américains.

 

"Environ 30% des appels à l'aide, demandant des forces de réaction rapide, viennent de convois dont le MNF-I ignoraient la présence", a déclaré Gates à la presse alors qu'il se rendait au Chili pour une tournée en Amérique latine.

 

"Donc l'idée c'est, comment vous coordonnez tout cela de manière à ce que le MNF-I ait une meilleure connaissance de ce qui se passe sur son propre terrain", a-t-il ajouté.

 

Le Pentagone emploie au moins 7.300 agents de sécurité privés en Irak, mais aucun de la société Blackwater. Le département d'Etat en emploie des milliers d'autres.

 

04-10

 

La Chambre des représentants est sur le point de voter un texte qui permettrait d'appliquer le droit pénal américain à tous les agents de sécurité. Cette proposition de loi vise à étendre le Military Extraterritorial Jurisdiction Act, qui ne s'applique actuellement qu'aux sociétés travaillant pour le département de la Défense , à tous les civils travaillant pour le gouvernement américain.

04-10

 

Une enquête interne du Département d’Etat ordonnée par Rice recommande la révision des pratiques de sécurité des services diplomatiques en Irak, a rapporté vendredi un porte-parole. Condoleezza Rice a ordonné que ces recommandations soient suivies.

 

D’après Sean McCormack, porte-parole du Département d’Etat, l’une des recommandations majeures est que les agents de sécurité des services diplomatiques américains en Irak accompagnent les convois escortés par des employés de Blackwater à Bagdad.

 

Les services de sécurité gouvernementaux vont également renforcer la surveillance des escortes assurées par des agents de sociétés privées, en installant des caméras vidéo dans des véhicules et en enregistrant les liaisons radio entre les convois et l’ambassade des Etats-Unis.

 

(Al-oufok avec les agences de presse)

 

05-10

 

Malgré la polémique, Gates et les responsables militaires estiment que ces sociétés de sécurité doivent rester en Irak car elles permettent aux soldats américains de se consacrer à d'autres tâches.

 

Si le gouvernement irakien décidait, comme il l'a annoncé, de restreindre l'activité de ces sociétés ou d'interdire telle ou telle firme sur son territoire, l'armée américaine serait obligée d'intervenir ou les civils américains travaillant en Irak seraient contraints de limiter leurs déplacements.

 

Selon Gates, cela aurait un effet "contre-productif" compte-tenu de l'important effort de reconstruction mené en Irak par les civils du département d'Etat.

 

08-10

 

Les autorités irakiennes demandent aux Etats-Unis de mettre fin à tous les contrats qui les lient à la société privée de sécurité Blackwater pour des opérations en Irak.

 

Le rapport demande également à la société américaine d'indemniser les familles des victimes à hauteur de huit millions de dollars (5,7 millions d'euros) par victime.

 

AP

 

07-10
Le gouvernement irakien a annoncé  que le bilan de la fusillade ayant impliqué le mois dernier à Bagdad des agents de la société Blackwater s’établissait à 17 morts, soit six de plus qu’annoncé auparavant, et a accusé la firme américaine de "massacre délibéré".

 

Un porte-parole du gouvernement, Ali al Dabbagh, a indiqué dans un communiqué qu’une commission d’enquête mise en place par le Premier ministre Nouri al Maliki n’avait trouvé aucune preuve de tirs essuyés par les agents de Blackwater avant l’incident.

 

Il a ajouté que les gardes de cette société privée avaient "violé les règles régissant le recours à la force" lors de la fusillade du 16 septembre et qu’ils devaient en être tenus responsables. "Ce qu’ils ont fait est considéré comme un assassinat délibéré et ils doivent en répondre devant la loi", a dit Dabbagh, ajoutant que la firme pourrait elle aussi avoir à répondre devant la justice du comportement de ses employés.

 

Un rapport de l’armée américaine d’occupation avait déjà établi que les agents de Blackwater avaient ouvert le feu sans provocation et qu’ils avaient fait un usage disproportionné de la force.

 

Rice a ordonné un renforcement des mesures de surveillance de Blackwater, que certains considèrent comme une armée privée.

 

La firme emploie 1.000 agents en Irak.

 

Selon les autorités irakiennes, 180 d’entre elles, essentiellement des firmes américaines et européennes, opéreraient en Irak. Elles y emploieraient plus de  48.000 personnes.

 

Selon un rapport du Congrès des Etats-Unis diffusé la semaine passée, Blackwater a été impliquée dans 195 incidents armés en Irak depuis 2005. Dans 84% des cas, ses agents auraient tiré les premiers.

 

(Al-oufok avec les agences de presse 07-10 )

 

10-10

 

L'entreprise Unity Resources Group (URG), basée à Dubaï emploie une majorité d'Occidentaux,

 

Les autorités américaines ont admis que cette entreprise était chargée de la sécurité d'un sous-traitant, RTI International, un institut de recherche chargé par le gouvernement américain de renforcer les institutions irakiennes qui travaille pour l'agence américaine d'aide internationale, USAID.

 

(AFP)

10-10

 

 Des gardes appartenant à la compagnie australienne Unity Resources Group (sécurité privée australienne) ont ouvert le feu mardi sur une voiture à un carrefour du centre de Bagdad, tuant deux femmes, avant de prendre la fuite, ont annoncé dans la soirée la police et le gouvernement irakiens.

 

Cette fois, il s'agit de la compagnie australienne Unity Resources Group, selon le porte-parole du ministère irakien de l'Intérieur Abdul-Karim Khalaf.

 

AP

 

10-10

 

URG assure la protection de consultants américains, Research Triangle Institute (RTI), qui travaillent pour l'agence d'aide américaine USAID. RTI est chargé en Irak de renforcer les institutions irakiennes.

 

Dans un courriel à l'AFP, la porte-parole de l'ambassade des Etats-Unis à Bagdad a indiqué qu'"il pourrait y avoir un lien contractuel" entre URG et une ONG américaine, sans préciser le nom de cette ONG. "Nous nous informons".

 

URG est présentée sur un site du département d'Etat comme une entreprise de sécurité qui a la réputation de "satisfaire les besoins variés de sécurité de ses clients dans les 18 provinces irakiennes". Ses personnels sont d'ex-membres d'unités d'élite venant des Etats-Unis, de Grande-Bretagne, d'Australie, de Nouvelle Zélande et d'Europe, précise le descriptif de l'entreprise.

 

(AFP 08h11)

11-10

 

Quelques semaines après l'affaire Blackwater, l'ONU a exhorté jeudi les autorités US à tenir les sociétés privées de sécurité pour responsables des meurtres injustifiés de civils en Irak, et a averti que la dépendance accrue vis-à-vis de ces équipes lourdement armées comportait le risque de réduire la distinction entre les civils et les combattants.

 

11-10

 

Ivana Vuco, travaillant sur la question des droits de l'Homme au sein de la Mission d'assistance de l'ONU pour l'Irak (UNAMI), est allée jusqu'à dire que l'agence étudiait la possibilité de poursuivre ces sociétés pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité.

 

"Les lois internationales en matière de droit humanitaire s'appliquent aussi à elles. Nous insisterons sur cela dans nos communications avec les autorités américaines. Cela inclut la responsabilité d'enquêter pour poursuivre ceux qui sont accusés de méfaits", a-t-elle déclaré devant la presse à Bagdad.

 

Le rapport de 36 pages fait état d'informations concernant "des meurtres" perpétrés par des sociétés privées exerçant "des fonctions liées à la sécurité en soutien aux autorités gouvernementales américaines".

 

AP

11-10

 

Le porte-parole de la mission de l'ONU, Said Arikat a estimé que les personnels des compagnies privées de sécurité doivent être "poursuivis dans leur propre pays quand il y a des incidents comme ceux dont nous avons été témoins ces derniers jours".

 

En moins d'un mois, deux fusillades à Bagdad ont coûté la vie à plus de dix-neuf Irakiens, mettant en cause deux entreprises étrangères de sécurité, l'américaine Blackwater, et URG, dont l'encadrement est australien.

 

(ats / 11 octobre 2007 )

13-10

 

La société de sécurité privée Blackwater USA a mis fin à une enquête sur son action en Irak en se retirant du groupe qui avait entamé cette démarche à la suite de la mise en cause de certains gardes dans le meurtre d'Irakiens à Bagdad en septembre.

 

L'Association des opérations internationales pour la paix, qui représente les sociétés de sécurité et de logistique, a annoncé dans un communiqué vendredi soir que Blackwater était sortie de l'organisation deux jours après que celle-ci eut décidé lundi de voir si les "procédés et procédures" de la société respectaient le code de conduite de l'Association, basée à Washington. Blackwater qui l'avait intégrée en août 2004 était considéré comme un membre satisfaisant.

 

Le code de conduite consiste, selon l'organisation, en "une série d'instructions éthiques et professionnelles pour les sociétés opérant dans l'industrie des opérations de paix et de stabilisation". Le directeur des programmes et opérations de l'Association, J.J. Messner, a refusé de s'avancer sur les raisons du départ de Blackwater. Sollicité, Blackwater n'a pas retourné les appels.

 

AP

 

 

Point de vue de Yasser Fayçal (Reuters) Le "numéro" d'intimidation mortel des agents de sécurité privés étrangers.

 

Deux Irakiennes qui ont eu le malheur de croiser en voiture un convoi de 4x4 d'agents de la firme de sécurité australienne Unity Resources Group circulant à vive allure ont été tuées mardi par leurs tirs "aveugles".

 

Le 16 septembre, ce sont 17 civils irakiens qui avaient été tués apparemment sans motif par des agents de la société américaine Blackwater, provoquant l'indignation de la population irakienne et de ses dirigeants.

 

Les Bagdadis finissent par avoir une véritable hantise du comportement de cow-boys de ces agents étrangers armés jusqu'aux dents dont les convois parcourent à fond de train les rues de la capital, comme en terrain conquis.

 

Plusieurs dizaines de milliers d'agents de sécurité privés opèrent à travers le pays en vertu d'une législation - désormais contestée - imposée par l'occupant américain en 2004, qui les exonère de toute poursuite en Irak.

 

"Tant que l'Etat est faible et ne pourra pas maîtriser la sécurité, ces firmes de sécurité continueront à agir à leur guise dans les rues", se lamente un passant, se présentant sous le seul prénom de Mouhanad.

 

"La seule obsession du gouvernement est de se protéger, lui et ses amis, tandis que les citoyens irakiens peuvent aller au diable. La victime, c'est le citoyen, ça c'est sûr."

 

"C'EST L'HORREUR"

 

Les autorités militaires américaines plaident que ces agents privés déchargent utilement l'armée de missions de routine, mais elles concèdent qu'ils ont parfois la gâchette trop facile.

 

Aux yeux de nombreux Irakiens, ces quelque 180 sociétés américaines et européennes forment de véritable armées privées - certains parlent mêmes de "mafias" - habilitées à tuer en toute impunité.

 

Les Bagdadis ont pris l'habitude de se mettre à couvert lorsqu'ils aperçoivent les gyrophares et entendent les crissements de pneus des 4x4 surmontées d'agents de sécurité, mitraillettes au poing.

 

"Les gens fuient. Ils ont peur de traverser la rue devant eux. C'est l'horreur. Même sous Saddam Hussein les gardes ne se comportaient pas comme ça", confie Kassi, un passant abordé dans la rue.

 

"Bien sûr que j'ai peur. On ne voit rien d'autre que leurs armes pointées vers les gens. Ils vont peut-être ouvrir le feu à l'aveuglette et nous tuer", explique Hassan, un autre habitant de la capitale.

 

Selon un rapport du Congrès américain, la firme Blackwater a été impliquée dans près de 200 incidents armés depuis 2005 et, malgré leur obligation contractuelle de ne tirer qu'en cas de légitime défense, ses agents ont ouvert le feu les premiers dans 84% des cas.

 

Le Premier ministre Nouri al Maliki a estimé que Blackwater, auquel l'Irak réclame huit millions de dollars d'indemnisation pour chacune des familles des victimes du 16 septembre, n'avait plus rien à faire en Irak.

 

Mais le ballet incessant dans le ciel de Bagdad des hélicoptères utilisés par la firme privée américaine rappelle que la page des armées privées n'est pas près d'être tournée en Irak.

 

Yasser Fayçal Reuters - Mercredi 10 octobre, 16h31

 

 


 

Blackwater : des familles irakiennes portent plainte aux Etats-Unis

 

Un survivant et des familles de victimes irakiennes de la fusillade impliquant Blackwater ont porté plainte jeudi à Washington contre la société de sécurité, réclamant des dédommagements.

 

La plainte a été déposée devant le tribunal fédéral de Washington par plusieurs avocats réunis par le Centre pour les droits constitutionnels (CCR), une association de défense des droits de l’Homme.

 

Quatre enquêtes ont été ouvertes après la fusillade meurtrière dans laquelle des agents de Blackwater qui escortaient un convoi diplomatique sont soupçonnés d’avoir ouvert le feu sans raison et sans retenue. Dont un récent rapport irakien fait état de 17 morts et 22 blessés.

 

Les sous-traitants de la coalition internationale en Irak ne peuvent être poursuivis devant la justice irakienne, et la loi américaine qui permet de les traduire devant un tribunal fédéral ne concerne que ceux qui opèrent sous l’égide du ministère de la Défense , pas forcément ceux qui, comme Blackwater, travaillent pour département d’Etat.

 

La plainte des familles s’appuie sur une loi de 1789 sur la responsabilité civile envers les étrangers (Alien Tort Claims Act) qui permet aux tribunaux fédéraux de juger "toute action civile engagée par un étranger pour un dommage commis en violation de la loi des nations ou d’un traité des Etats-Unis".

 

Blackwater — poursuivie au côté de ses filiales et de son PDG, Erik Prince — "a créé et entretenu une culture de non-droit parmi ses employés, les encourageant à agir en fonction des intérêts financiers de l’entreprise au prix de vies humaines innocentes", dénonce la plainte.

 

En 2004, M. Akeel avait déjà été à l’origine d’une plainte déposée par d’anciens détenus de la prison irakienne d’Abou Ghraïb contre deux sociétés privées, Titan et CACI International, dont les interprètes et des interrogateurs privés sont soupçonnés d’avoir torturé des détenus.

 

Dans cette affaire, un juge fédéral a estimé que la loi de 1789 s’appliquait, mais il doit encore déterminer si les deux sociétés peuvent être poursuivies alors que leurs agents agissaient au service et sous le contrôle du gouvernement.

 

Selon l’association Human Rights Watch, la loi de 1789, longtemps inutilisée, a été invoquée quelques dizaines de fois depuis les années 1980, essentiellement contre des entreprises américaines soupçonnées de bénéficier financièrement de violations de droits de l’homme, en Birmanie ou au Nigeria par exemple.

 

(11 octobre 2007 – AL-Oufok avec les agences de presse)

 

 

 

 


L’ONU dénonce l’impunité des sociétés privées de sécurité en Irak

 

 

L’ONU a exhorté les autorités US à tenir les sociétés privées de sécurité pour responsables des meurtres injustifiés de civils en Irak, et a averti que la dépendance accrue vis-à-vis de ces équipes lourdement armées comportait le risque de réduire la distinction entre les civils et les combattants.

 

Ivana Vuco, travaillant sur la question des droits de l’Homme au sein de la Mission d’assistance de l’ONU pour l’Irak (UNAMI), est allée jusqu’à dire que l’agence étudiait la possibilité de poursuivre ces sociétés pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

 

"Les lois internationales en matière de droit humanitaire s’appliquent aussi à elles. Nous insisterons sur cela dans nos communications avec les autorités américaines. Cela inclut la responsabilité d’enquêter pour poursuivre ceux qui sont accusés de méfaits", a-t-elle déclaré devant la presse à Bagdad.

 

Dans son rapport biannuel sur les droits de l’Homme rendu public jeudi, l’UNAMI s’inquiète aussi du fait que de trop nombreux civils irakiens soient tués lors d’opérations militaires américaines à Bagdad même et à proximité de la capitale irakienne.

 

Au moins 88 civils irakiens sont morts dans des frappes aériennes américaines, et beaucoup d’autres lors de raids terrestres menés à Bagdad et dans sa région, selon l’UNAMI.

 

Le rapport de 36 pages fait état d’informations concernant "des meurtres" perpétrés par des sociétés privées exerçant "des fonctions liées à la sécurité en soutien aux autorités gouvernementales américaines".

 

Deux cas récents témoignent de ce problème. Mardi, des vigiles travaillant pour la société de sécurité australienne Unity Resources Group ont tiré sur une voiture qui approchait de leur convoi, tuant deux femmes civiles, avant de quitter les lieux rapidement.

 

Source : 11 octobre 2007 – AL-Oufok avec les agences de presse)

 

N°303 Journal d'Irak au jour le jour-15-10 suit

4 Lutte pour la libération du territoire 19-08

 

L’armée d’occupation a lancé la semaine passée une vaste offensive à l’échelle du pays afin de contrer l’influence des résistants.

 

(AFP)

 

Pertes occupants.
29-19

 

Deux soldats US ont été tués samedi en Irak, a annoncé l'armée.

 

Un soldat a été tué lors d'échanges de tirs dans la province de Diyala (nord-est de Bagdad), tandis que le second a été tué par des tirs d'armes légères dans le sud de la capitale, a précisé l'armée américaine.

 

 (AFP 17h03)
04-10

 

L'armée US a annoncé qu'un de ses soldats avait été tué jeudi par des tirs d'armes légères au cours d'une opération dans le sud de Bagdad.

 

(AFP 20h00)

 

 

05-10

 

 

Dans le sud-est de Bagdad, deux militaires US ont été tués et deux autres blessés vendredi dans l'explosion d'une bombe au cours d'une opération.

 

(AFP 20h00)

 

05-10

 

 Un soldat US a péri et trois ont été blessés dans l'explosion d'une bombe près d'une raffinerie de Bayji, dans la province de Salaheddine (centre).

 

(AFP 20h00)

06-10

 

L’armée US d’occupation a annoncé samedi la mort d’un de ses soldats tué par l’explosion d’une bombe sur une route à Bagdad tandis que trois autres militaires étaient blessés. Quatre soldats ont également péri jeudi en Irak, selon un communiqué officiel.

 

(Al-oufok avec les agences de presse.- AP)

 

10-10

 

Deux soldats US ont été tués mercredi en Irak dans des ‘incidents’… sans rapport avec les opérations de combat a annoncé l'armée américaine, sans autre précision.

 

 (AFP 20h25)

 

11-10

 

Des tirs de roquettes ou de mortier (un agent de sécurité privé occidental présent sur la base a dit avoir entendu neuf tirs de mortier et quatre explosions à l’intérieur de la base) contre la base américaine de Camp Victory, près de Bagdad, ont fait au moins deux morts (officiel)  et 38 blessés mercredi soir parmi les soldats de la coalition, annonce l’armée américaine d’occupation.

 

Dans un communiqué, l’armée d’occupation a déclaré que deux "ressortissants de pays tiers" avaient aussi été blessés.

 

Elle n’a pas détaillé la nationalité des tués et blessés.

Camp Victory abrite majoritairement des Américains mais aussi des petits groupes de soldats d’autres pays.

 

Source : AL-Oufok avec les agences de presse

 

13-10

 

L’armée US d’occupation a confirmé samedi la mort de deux de ses hommes, dans une attaque à la roquette contre Camp Victory, l’immense quartier général américain en Irak, non loin de Bagdad. L’attaque, mercredi, a également fait cinq blessés dans leurs rangs.

 

Trente-cinq autres personnes, dont deux non-Irakiens, ont aussi été blesssés dans ce tir de barrage de roquettes, depuis une école abandonnée voisine de cet immense complexe situé en banlieue ouest de Bagdad.

 

 (AFP)

 


Pertes des résistants

L'armée d’occupation a annoncé que neuf résistants avaient été tués  lors d'opérations menées lundi et mardi près de Bagdad, Mossoul, Beiji et Samarra

 

AP

 

 

 


1-1 Bagdad
Opération Wolf": et le nouveau plan de sécurité «Ordre et loi» devanant Fardh al-Qanoon ou "Imposing Law", (Imposer la loi),

 

07-10

 

Le général Petraeus a ainsi laissé entendre que certaines zones de Bagdad étaient suffisamment sûres pour qu'il puisse s'y promener sans escorte, précisant toutefois que "personne ne me laisserait faire ça".

 

(ats 15:06)

 

Et à Bagdad. pendant de ce temps..?

 

 

02-10

 

Une bombe a explosé au passage d'une patrouille de la police irakienne vers 7h30 dans le sud-est de Bagdad. Un officier a été tué, tandis que cinq autres étaient blessés.

 

AP

 

 

 

 

03-10

 

L’ambassadeur de Pologne en Irak a été blessé dans une attaque ayant visé un convoi diplomatique polonais, à Bagdad, rapporte une source diplomatique dans la capitale.

 

De source policière, on indique que l'attaque a fait au moins  4 tués, un membre de son escorte, un garde du corps de l'ambassadeur et deux collaborateurs civils irakiens.

 

cinq personnes(agents de sécurité ?)  ont été blessées par l’explosion de trois bombes au passage de trois véhicules de l’ambassade polonaise dans le quartier d’Arasat, dans le centre de Bagdad.

 

Un journaliste de Reuters a vu deux véhicules visiblement touchés par une explosion, dont au moins un arborant le drapeau diplomatique rouge et blanc.

Des hélicoptères transféraient les blessés à l’hôpital, lors de lattaque qui a eu lieu peu après 7H00 GMT",a annoncé le porte-parole du ministère polonais des Affaires étrangères Robert Szaniawski.

 

(Al-oufok avec les agences de presse - ats -16:11 & AFP)

06-10

 

Dans la capitale même, un gros millier d’habitants ont manifesté dans le quartier de Washash pour protester contre les murs de béton érigées par l’armée au motif de les protéger.

Les protestataires estiment que cela sert davantage à les couper du reste de la ville.

 

(Al-oufok avec les agences de presse)

 

07-10

 

Dans le quartier Dora, dans le sud de Bagdad, une bombe placée sur la chaussée a(urait) manqué sa cible, une patrouille américaine, mais tué trois civils irakiens. Trois autres ont été blessés, selon la police.

 

AP & Al-oufok avec les agences de presse 07-10)

 

08-10

 

Une voiture piégée a explosé lundi dans le quartier qui abrite l'ambassade de Pologne à Bagdad, faisant un mort, un passant irakien, et trois blessés, ont déclaré des sources des services de sécurité irakiens.

 

A Varsovie, le ministre en charge des services secrets Zbigniew Wassermann, a déclaré qu'il n'y avait personne à l'intérieur de l'ambassade, la représentation diplomatique ayant été évacuée après l'attaque qui avait visé l'ambassadeur de Pologne,

 

 (AFP 13h48)

 

 

 

 


1-3 Mossoul (capitale de la région nord du pays province de Ninive- à 375 km au nord de Bagdad,) Hawijah, Kassak"(70 km au nord-est de Mossoul) & Tall Afar 

Mossoul

09-10

 

La résistance a tué le général Abdel Al Znoun Moubarak, chef adjoint des opérations de la police dans la province de Ninive, qui circulait dans sa voiture.

(AFP -AP)

 

09-10

 

 Un engin piégé a tué un policier et blessé deux autres au passage de leur patrouille.

 

(AFP)

 

10-10

 

Une attaque kamikaze s'est produite à 10h30 locales (7h30 GMT) à environ 20km de Mossoul, selon le porte-parole du PDK Ahmed Tawfiq.

Un responsable local du parti et un gardien ont été tués.

 

L'explosion a également fait deux morts, un policier et un civil, et quatre blessés.

 

AP

 

 

 

 


1-4 Province de Taamim ( Kirkouk - chef-lieu de la province - 255 Km au nord de Bagdad)

 

 

 

 

 

 Kirkouk

11-10

 

Un kamikaze a lancé sa voiture remplie d'explosifs sur un marché

 

La cible détait un convoi composé de trois véhicules des forces de police, a déclaré le général Sarhat Qadir.

 

Trois policiers figurent parmi les personnes qui ont été tuées dans la déflagration. Et le chef de la police chargée de la circulation, Salar Faqi Rachid, a été blessé.

 

Les attaques ont augmenté depuis les offensives menées par l'armée US au printemps…

 

AP

 

 


1-5  Province de Babylone: Haswah, Hilla(chef-lieu de la province),Iskandariyah, Latifiyah, Machrouh, Mahawil, Mahmoudiyah, Moussayyeb & Youssoufiyah, (sud de Bagdad)

 

 

Iskandariya,

 

04-10

 

Abbas Hassan Hamza, membre du parti Dawa (deal-Maliki )qui était le maire du district d'Iskandariyah (50 km au sud de Bagdad). a été tué, ainsi que quatre de ses gardes du corps, dans l'explosion d'une bombe qui visait son convoi, a annoncé la police.

 

AP

 

 

06-10

 

Samedi, les corps décapités de deux conseillers municipaux  ont été découverts.

 

(Al-oufok avec les agences de presse)

 

 

 

 

 

 

 


1-6 Province de Diyala (Baaqouba (chef-lieu- 60 km au nord de Bagdad) Abou Saïda.-Bahriz, Baladrouz,   Balad Rouz,Jaloula, Khalès, Khan Bani Saad, Moqdadiyah, Mouradiya, Yathreb 
(La région de Baaqouba, capitale de la province de Diyala, à 60 km au nord de Bagdad, est le théâtre d'attaques visant quasi quotidiennement contre  les forces colonialistes et ses acolytes sur le terrain
Balad, à 80 kilomètres au nord de la capitale.

 

15-10

 

Une attaque kamikaze a ciblé un groupe de collaborateurs allié aux forces américaines.

 

L'explosion près des bureaux du Conseil tribal pour l'Eveil de Salahuddine a tué au moins six policiers et fait huit blessés, selon la police.

 

 Associated Press

 

 


1-7 Province de Salahedinne : Tikrit  (170 km au nord de Bagdad- chef-lieu de la province , Baji, Dejlaa, Samarra, Synia

09-10

 

Baïji et Samarra sont situées dans la province de Salaheddine, qui a pour capitale Tikrit, Cette région est l'un des bastions de la résistance.

 

Dans Salaheddine, les résistants ont lancé voilà deux semaines une nouvelle série d'attaques contre les responsables des forces de sécurité et les chef tribaux ralliés à l'armée US.

 

(AFP)

Tikrit (170 km au nord de Bagdad- chef-lieu de la province )

 

 

08-10

 

Un kamikaze a lancé sa voiture contre un poste de contrôle dans la ville  tuant trois officiers et un civil, et blessant 10 autres, selon la police.

 

AP

10-10

 

Deux policiers ont été tuées et huit blessées dans une explosion.

 

(AFP)

 

 Baiji (200 km au nord de Bagdad),

 

09-10

 

Deux attaques ont provoqué la mort d'au moins huit personnes, en visant mardi matin des personnalités mobilisées dans la lutte contre les résistants, a indiqué la police.

 

Outre les tués, la police a fait état de plusieurs dizaines de blessés.

 

Le premiere attaque a visé la résidence du chef de la police de Beiji, le colonel Saad al Nouffous, tuant sept personnes, dont trois membres de sa famille.

 

Au même moment, un deuxième kamikaze a lancé sa voiture contre la maison de Thamer Ibrahim Atallah, le chef du "réveil de Salaheddine",

 

Le véhicule a explosé dans l'enceinte de la maison tuant un garde du corps.

 

(AFP 06h55)

 

Dejlaa,

 

08-10

 

Au moins trois policiers ont été tués et 26 blessées dans un attaque kamikaze contre une station de police dans la station de police de Dejlaa, à 15 km au nord-ouest de Samarra (125 km au nord de Bagdad), a indiqué un responsable de la police locale, le commandant Ala Attia.

 

"C'est la troisième fois que ce poste de police est visé ", a précisé le commandant

 

(AFP 19h02)

 

 

 

 
Samarra (125 km au nord de Bagdad),

 

04-10

 

Muawiya Naji Jbara, responsable du Conseil tribal pour l'Eveil de Salahuddine, est mort des suites de blessures à la tête après un attaque à la bombe contre son convoi près de Samarra (95 km au nord de Bagdad), a annoncé son frère, précisant que deux gardes du corps avaient été blessés dans l'explosion. Il se rendait dans un secteur au sud-ouest de Samarra pour y encourager les combattants luttant contre la résistance qui avaient eu 16 blessés la veille, toujours selon son frère.

 

AP

 

13-10

 

"Dix-sept personnes ont été tuées et 27 blessées dont des femmes et des enfants " lorsqu'un kamikaze visant des patrouilles de policiers à Samarra a fait exploser son camion, a affirmé à l'AFP un responsable de la police de cette ville.

 

(AFP 16h11)