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16/10/2007

N°303 Journal d'Irak au jour le jour-15-10 Début

Sommaire :
Avant-propos

Tirer à part

1 La résistance contre l'agresseur

2 Politique des collaborateurs afghans

3 Politiques des occupants

4 Lutte pour la libération du territoire

Détails

L'Irak en chiffres

5 Enquête :Blackwater & Unity Resources Group  Au jour le jour & brèves.

 

 

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L'Irak en chiffre: du 02-10 au 15/10/07

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 tués
 blessés
 
 
 
 


 Peuple irakien
 77
 69
 
 
 
 


 Usboys/Autres boys
 12
 13
 
 
 
 


 Policiers, armée et collaborateurs
 53
 104
 
 
 
 


 
 
 
 
 
 
 


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Avant-propos

Six groupes de résistants annoncent la création d’un "conseil politique" pour libérer l’Irak

Parmi les groupes qui forment le conseil figurent l’Armée islamique en Irak, l’Armée des Moudjahidines, Ansar al-Sunna, l’Armée des Fatihines, le Front islamique de la résistance irakienne (Jami) et le Mouvement islamique du Hamas-Irak.

"La résistance armée est le représentant légitime de l’Irak. C’est celle qui porte la responsabilité de diriger le peuple pour réaliser ses espérances légitimes", affirme-t-il.

Cette initiative pourrait avoir pour but de donner plus de poids et de manière plus structurée, à ces groupes, à un moment marqué par la restructuration des mouvements de résistance Irakienne.

(11 octobre 2007 – AL-Oufok avec les agences de presse)

 

 

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Sous les coups de boutoir de la résistance, la coalition se réduit comme peau de chagrin.

La coalition formée par les Etats-Unis il y a quatre ans et demi se réduit comme peau de chagrin, et même le grand allié britannique va commencer à retirer la moitié de ses troupes restantes au printemps.

Le bloc se délite à grande vitesse: une demi-douzaine d'alliés de Washington se retirent ou vont se retirer, si bien qu'au milieu de l'année prochaine, la force multinationale hors Américains ne comptera plus qu'environ 7.000 hommes, contre quelque 50.000 au début de la guerre en 2003, selon les calculs de l'agence Associated Press.

On est bien loin des 300.000 hommes de 38 pays rassemblés au plus fort de la guerre, dans les mois qui ont suivi l'invasion de l'Irak conduite par les Etats-Unis. Les principales contributions étaient américaine, avec 250.000 soldats, et britannique (40.000), les autres allant de 2.000 Australiens à 70 Albanais. En janvier de cette année, la présence non-américaine était tombée à 14.000 hommes, et en début de semaine, à 11.400 fournis par 20 pays.

Londres va ramener ses troupes à 2.500 hommes et ne garantit même pas qu'il en laissera après la fin 2008; en août,

le Danemark a remplacé ses 460 soldats stationnés à Bassorah, dans le sud, par une petite unité héliportée;

la Lettonie ne dispose plus que de 15 de ses 125 militaires initialement déployés;

les 50 Lituaniens sont rentrés chez eux;

le Salvador, dernier pays d'Amérique latine encore présent en Irak, a rappelé 80 de ses 380 hommes en août et espère continuer dans cette voie si la situation s'améliore, et les Géorgiens devraient passer de 2.000 à 300 d'ici à l'été prochain.

La Pologne (900 militaires) et la Corée du Sud (1.200), alliés de poids des Etats-Unis, hésitent. Le Premier ministre polonais Jaroslaw Kaczynski a déclaré que rien ne serait décidé avant l'élection présidentielle américaine en novembre 2008, et le gouvernement sud-coréen semble enclin à maintenir la présence de son armée en Irak, sous la pression du président Bush, malgré le mécontentement de la population.

Seule une poignée de pays sont déterminés à rester en Irak, comme l'Australie (500 hommes), qui rejette les appels de son opposition politique au retrait, et la Roumanie (600).

"C'est devenu une guerre impopulaire dans le monde entier", constate Anthony Cordesman, ancien directeur de l'évaluation du renseignement au Pentagone, aujourd'hui analyste au Centre d'études stratégiques et internationales (CSIS) de Washington, un institut privé. "La plus grande partie du monde considère que c'est (une guerre) injuste et estime que les Etats-Unis ont perdu parce qu'ils sont entrés en guerre pour de mauvaises raisons", estime-t-il.

Comme le reconnaissait le Premier ministre danois Anders Fogh Rasmussen dans une récente interview, son pays et les autres membres de la coalition s'étaient trompés en croyant que "les troupes étrangères seraient accueillies à bras ouverts comme des libérateurs". Au moins sept Danois ont été tués en Irak.

L'effritement de la coalition, s'il est lourd de signification pour la politique américaine en Irak, ne devrait toutefois pas changer grand-chose à la situation concrète.

Source : William Kole AP 12-10

07-10

Moqtada al-Sadr et Abdul-Aziz al-Hakim, chef du Conseil suprême islamique en Irak (CSII, ex-CSRII), se sont engagés à "protéger le sang irakien et renforcer la coopération entre les deux mouvements dans l’intérêt national et pour sauver le pays"

(Al-oufok avec les agences de presse 07-10)

 

 

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Tirer à Part
05-10

C’est au village d’al-Jaysani près de la localité de Khalis  dans le secteur de Baqouba, à 60 km au nord de Bagdad que  "Vingt-cinq civils ont été tuées et 40 blessées, dont des femmes et des enfants",déclare le général al-Tmimi, responsable de la police dans cette région.

Une confusion serait à l’origine d’un raid américain

Des gardes armés du village d’al-Jayzani ont pris des unités américaines pour des assaillants et ont ouvert le feu sur les soldats qui progressaient, selon ces déclarations.

"Quand ils ont vu qu’ils étaient assiégés, ils ont ouvert le feu. Les hélicoptères et les avions américains ont ensuite bombardé le village ", a-t-il raconté. "Les frappes américaines ont touché les postes de garde autour du village et même des maisons.

Au moins six gardes ont été tués" a confirmé Ahmed Abou Nour, habitant d’al-Jayzani. Les gardes du village avaient été désignés par la police irakienne et le Conseil de la province de Diyala, a ajouté ce témoin.

Le commandement américain a localisé dans un courriel cette opération : "C’était au sud-ouest de Khalis, près d’al-Hadid. Le village le plus proche est Sab", a déclaré le capitaine américain Winfield Danielson.

Interrogé sur al-Jaysani, il a répondu sans autre précision : "Je n’ai pas ce village sur ma carte, et je ne suis pas sûr que ce soit dans ce secteur".

Selon le commandement américain, des militaires qui menaient une opération ont été la cible d’un groupe armé, et "le soutien aérien est intervenu, et détruisant deux bâtiments".

L’opération "visait un commandant des +groupes spéciaux+ ", a ajouté le texte.

Les cadavres d’une vingtaine de personnes ont été ramenés vers Bagdad, selon un photographe de l’AFP sur place.Les corps portaient des traces de brûlure, l’un n’était plus qu’un amas de chair, totalement disloqué.

(AFP & Al-oufok avec les agences de presse)

05-10

L’armée d’occupation a annoncé enquêter sur la mort de trois civils tués par des sentinelles américaines près d’un poste de contrôle tenu par des Irakiens.

D’après des responsables irakiens, les victimes étaient des gardes alliés des Américains pris pour cibles par erreur.

 

La province de Diyala, au nord-est de Bagdad, une des plus redoutée pour les occupants du pays. Elle est un bastion des résistants.

Source :(Al-oufok avec les agences de presse- Afp.

09-10

Des gardes appartenant à la compagnie de ‘sécurité’ privée australienne Unity Resources Group société de sécurité privée australienne ont ouvert le feu mardi sur une voiture à un carrefour du centre de Bagdad, tuant deux femmes. Trois personnes étaient assises sur la banquette arrière, dont deux ont été blessées.

Ils ont pris la fuite à bord d'un convoi de quatre véhicules 4x4 blindés, ont annoncé dans la soirée la police et le gouvernement irakiens.

Le centre de recherche US présent en Irak, RTI International, qui loue les services de Unity, a assuré qu'aucun de ses employés "n'étaient impliqués ou présents lorsque l'incident a eu lieu"…

(AP - AFP)

12-10

Une opération a eu lieu près du lac Tharthar, au nord de Bagdad.

6 femmes et 9 enfants ont été tués et une femme et trois enfants ont également été blessés lors du raid aérien et de l’opération au sol de l'armée d’occupation.

Selon un communiqué du commandement militaire américain d’occupation, les services secrets … ont signalé que des membres d’Al-Qaïda s’étaient réunis dans le secteur.

"Quatre résistants présumés ont été tués avant que l’aviation américaine n’intervienne contre la menace ennemie", a poursuivi le porte-parole.

Le contre-amiral Gregory Smith, porte-parole militaire américain conclu : « Aux termes des règles militaires d'engagement, les militaires sont autorisés à prendre des mesures pour se protéger s'ils sont pris sous un feu adverse, »

Source : ats 07:37 - Reuters

12-10

Dans son rapport biannuel sur les droits de l'Homme rendu public jeudi, l'UNAMI s'inquiète aussi du fait que de trop nombreux civils irakiens soient tués lors d'opérations militaires américaines à Bagdad même et à proximité de la capitale irakienne.

Au moins 88 civils irakiens sont morts dans des frappes aériennes américaines, et beaucoup d'autres lors de raids terrestres menés à Bagdad et dans sa région, selon l'UNAMI.

AP

 

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1 Occupation de l'Irak 
Analyse & déclaration
Les résistants

09-10

Dans une déclaration Hareth al-Dhari, a appelé à ne pas soutenir les Américains dans leur bataille contre Al-Qaïda.(lire la résistance)

"La décision de s'allier aux forces d'occupation est une erreur d'un point de vue du droit, de la patrie et de la raison", a déclaré le secrétaire général du Comité des oulémas.

(AFP)

14-10

Deux groupes de résistants ont revendiqué les attaques qui ont récemment visé des cibles polonaises en Irak, précisant avoir ainsi voulu se venger des "tortures" infligées par des soldats polonais à des détenus irakiens.

Dans une vidéo les "Brigades Imam Hussein" et les "Brigades Imam Moussa al Kadhim" affirment que les Polonais ont conclu un pacte avec le "diable américain" en vue de tuer des Irakiens.

"Ces attaques sont un message clair adressé à la Pologne - Quittez l'Irak avant de vous noyer dans ses marécages, comme c'est arrivé à la Grande-Bretagne", lance-t-il.

"Ces attaques sont une riposte naturelle à ce que les soldats polonais font à Diouanya - tuer, arrêter et torturer des gens", précisant avoir ainsi voulu se venger des "tortures" infligées par des soldats polonais à des détenus irakiens.

"Nous voulons dire à la Pologne que tous ses intérêts en Irak seront visés par notre résistance, notamment ses diplomates, ses sociétés et ses soldats. Nous n'excluons que les journalistes", ajoute-t-il.

Reuters Television,

 

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Les colonisteurs
Etats-Unis
07-10

Le général David Petraeus affirme que l'ambassadeur d'Iran à Bagdad est membre de la Force Al Qods, unité d'élite des Gardiens de la Révolution, qui arme et entraîne des résistants en Irak.

Les Iraniens "fournissent des armes perfectionnées et des fonds, ils forment des miliciens et dans certains cas prennent l'initiative d'opérations qui sont fatales à des soldats américains",

(ats 15:06)

07-10

Le général Petraeus a souligné des "progrès substantiels" enregistrés par les forces de US et irakienne. Il a ainsi laissé entendre que certaines zones de Bagdad étaient suffisamment sûres pour qu'il puisse s'y promener sans escorte, précisant toutefois que "personne ne me laisserait faire ça".

(ats 15:06)

 12-10

Ricardo Sanchez qui a dirigé les forces de la coalition de juin 2003 à juillet 2004 s'est exprimé: "les manipulations et ajustements continuels à notre stratégie militaire ne vont pas nous conduire à la victoire. Le mieux qu'on puisse faire avec cette approche bancale, c'est d'éviter la défaite. L'administration, le Congrès et notamment le secrétariat d'état doivent prendre la responsabilité de cet échec catastrophique. Et le peuple américain doit les tenir pour responsable."

Le général Sanchez estime que les querelles partisanes ont entravé l'effort de guerre. Regrettant que l'Amérique n'ait pas fourni ce qu'il fallait pour remporter cette guerre, le général a conclu qu'il fallait une réduction des effectifs étant donné l'absence de stratégie.

EuroNews

 


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Grande Bretagne
08-10

Le Premier ministre Gordon Brown a annoncé devant le Parlement que le niveau des troupes passerait de 5.000 à environ 2.500 hommes d'ici au printemps. En juillet dernier, près de 2.000 soldats s'étaient déjà retirés.

Une satisfaction générale qui va parfois jusqu'au "bon débarras" : "Nous ne voulons pas des troupes britanniques en Irak, en particulier à Bassorah, réagit un habitant de cette ville. On espère voir tous les soldats britanniques, et même ceux d'autres pays, quitter l'Irak pour de bon".

"Je pense que le retrait des troupes britanniques du sud de l'Irak prouve qu'ils ont échoué et montre leur incapacité à contrôler la province de Bassorah", conclu un autre.

EuroNews

08-10

Le Premier ministre Gordon Brown a annoncé devant le Parlement que le niveau des troupes passerait de 5.000 à environ 2.500 hommes d'ici au printemps. En juillet dernier, près de 2.000 soldats s'étaient déjà retirés.

EuroNews

 

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c) Les forces en présence


Leurs analyses & commentaires
USA
11-10

Des forces issues de pays arabes et de Turquie devraient remplacer les soldats américains en Irak, a proposé jeudi Bill Richardson.

"Les soldats seraient des soldats de l'Onu. Je ne serais pas opposé à des soldats de l'Otan, mais je pense qu'il devrait s'agir avant tout de soldats arabes", a-t-il ajouté.

Il a évoqué l'Egypte, l'Arabie saoudite, la Jordanie et la Turquie comme possibles contributeurs, mais pas la Syrie.

L''Iran et la Syrie, accusés par les USA de financer le terrorisme, devraient s'engager à ne pas interférer en Irak, a ajouté le gouverneur du Nouveau Mexique .

Richardson, qui fut représentant permanent des Etats-Unis à l'Onu sous la présidence de Bill Clinton, a appelé au retrait complet des soldats américains d'Irak d'ici un an.

(Reuters)

 


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2) Les troupes
USA
Irak: retrait de brigades US pourrait entraîner une hausse d'autres troupes
Le retrait de brigades de combat US d'Irak pourrait entraîner une augmentation du nombre de troupes spécialisées dans l'entraînement ou le soutien logistique, a indiqué le général Odierno, commandant adjoint des forces américaines en Irak.

"A terme, nous passerons (de brigades de combat) à des équipes de transition, chargées de missions d'entraînement, d'assistance" auprès des forces de sécurité irakiennes.

"Aujourd'hui, nous devons décider de combien d'équipes de transition nous avons besoin (...)"Il est prématuré d'évoquer la situation au-delà de l'été prochain", a souligné le général.

J'espère que nous serons capables de répondre à ces questions dans les semaines qui viennent", a-t-il conclu.

(Source AFP)

03-10

Du fait des rotations en cours, plus de 168.000 soldats américains sont actuellement déployés en Irak. Près de la moitié appartiennent à des brigades de combats. La majeure partie des autres soldats sont affectés à des tâches de soutien logistique et de services.

 (AFP 00h06)


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Grande Bretagne
08-10

Le Premier ministre Brown va devant le Parlement sur sa politique en Irak. Il doit notamment confirmer la réduction du contingent britannique à 4.500 soldats d'ici la fin de l'année.

(ats 01:17)


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Pologne
03-10

La Pologne, ont participé à l'invasion de l'Irak  par les Américains en 2003, a envoyé une force d’un millier d’hommes en Irak, et sont restés depuis lors dans le pays..

(Al-oufok avec les agences de presse)

14-10

900 soldats polonais sont stationnés dans la province de Kadisya, également appelée Diouanya, en appui à la 8e division de l'armée irakienne.

Reuters Television,

 

 

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2) Politique des collaborateurs Irakiens
Talabani & Maliki
Maliki

09-10

Le Premier ministre Nouri al-Maliki et d'autres responsables s'inquiètent de voir les occupants épauler des groupes armés dont une partie des membres sont vraisemblablement d'anciens résistants.

Lors d'une rencontre avec le nouveau chef d'état-major interarmes, l'amiral Mike Mullen, Nouri al-Maliki a réclamé la semaine dernière qu'elles soient autorisées "dans un cadre légal, pour ne pas permettre l'émergence de nouvelles milices".

AP

 

 

 

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Gouvernement fantoche
02-10

Après avoir donné son accord à une première version du texte, le ‘gouvernement kurde autonome’ s'est dit hostile à ce projet en raison d'un amendement stipulant que "les contrats d'exploration de pétrole seront du ressort du gouvernement central".

L'exécutif kurde y voit une perte de ses prérogatives.

"En 2003, nous avons choisi volontairement de continuer à faire partie de l'Irak (...). Mais cela signifie-t-il que nous devons être ramenés en arrière par le chaos et le bain de sang qui dominent dans le reste du pays?" s'interroge Barzani le Premier ministre kurde.

"Nous avons attendu cinq mois que les députés irakiens adoptent le projet de loi sur le pétrole, ils n'ont rien fait et il n'y a pas de signe qu'ils vont le faire rapidement", a-t-il également dit.

 (AFP 15h59)

 


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Les grandes manoeuvres- Corruption
05-10

La corruption endémique en Irak s'étend au gouvernement du Premier ministre Nouri al Maliki, a déclaré Razi Hamza al Razi (un juge irakien) devant des députés US.

Hamza al Razi, nommé en 2004 par les Etats-Unis à la tête de la Commission irakienne d'intégrité publique, a indiqué que son organisation estimait que la corruption avait coûté au gouvernement irakien jusqu'à 18 milliards de dollars.

Selon le juge, l'enquête menée par la Commission a été entravée par le Premier ministre qui a protégé certains de ses proches et autorisé les ministres à protéger des employés soupçonnés de corruption.

Razi a(urait) été contraint de quitter l'Irak en août après avoir été victime de menaces. Il a dit aux députés américains que 31 employés de sa commission avaient été tués.

(Reuters)


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3 Politiques des occupants
3-1 Usa
Bush
20-09

Bush a affirmé que les objectifs de Washington concernant le dossier irakien demeuraient les "mêmes", tout en notant que la réalisation de ces objectifs avait été "plus lente" que ce que prévoyaient les autorités américaines.

D'après le Pentagone, certains buts que Bagdad était supposé avoir atteint en novembre prochain ne le seront pas avant juillet 2008.

AP


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Sénat & Congrès  
02-10

Démocrates et républicains ont adopté à la Chambre des représentants un texte demandant au Pentagone de fournir des plans de retrait des troupes d'Irak.

La proposition de loi a recueilli l'adhésion de presque autant de républicains que de démocrates et a été adoptée par 377 voix pour et 46 contre.

Plusieurs démocrates ont toutefois voté contre, au motif que le texte oblige seulement le Pentagone à fournir des rapports sans le contraindre à retirer les 165.000 soldats américains d'Irak.

Certains ont menacé de bloquer la demande de financement formulée par Bush

pour les guerres en Irak et en Afghanistan tant que ce dernier n'accepterait pas l'objectif d'un arrêt des opérations militaires en Irak d'ici la fin de son mandat, début 2009.

(Reuters)

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Occupation de l'Irak
05-10

La corruption endémique en Irak s'étend au gouvernement du Premier ministre Nouri al Maliki, a déclaré Razi Hamza al Razi (un juge irakien) devant des députés US.

Lors de cette audition, l'inspecteur général pour la reconstruction de l'Irak, Stuart Bowen, a déclaré qu'il avait constaté une hausse de la corruption en Irak. I

Il a ajouté que les efforts menés par les Etats-Unis pour combattre ce phénomène étaient "décevants", en raison du manque de financements notamment.

Le représentant démocrate Henry Waxman, qui dirige la Commission, s'est interrogé sur la capacité du gouvernement irakien à mener à bien ses missions en étant "si corrompu" et il a parlé de "débâcle totale" à propos de la lutte des autorités américaines contre la corruption en Irak.

Il a par ailleurs critiqué les résistances du département d'Etat à l'enquête de la Commission d'intégrité publique, affirmant que le gouvernement américain craignait apparemment trop les révélations auxquelles elle pourrait aboutir, qui "pourraient embarrasser ou mettre à mal nos relations avec le gouvernement Maliki".

(Reuters)


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Les prisonsleurs exactions, torture & jugements
13-10

Un ancien responsable américain de la prison dans laquelle Saddam Hussein a été détenu sera jugé la semaine prochaine pour assistance à l'ennemi, a annoncé samedi l'armée américaine. Accusé d'avoir notamment fourni un téléphone portable à des prisonniers, il risque la prison à perpétuité.

Le lieutenant-colonel William Steele, un réserviste, a plaidé coupable de trois des sept accusations formulées contre lui et pour lesquelles il risque jusqu'à six ans de prison, ainsi qu'une perte de salaire et un renvoi de l'armée.

Mais il sera poursuivi pour les autres accusations, pour avoir fourni un téléphone portable à des détenus, accordé des avantages indus à des prisonniers, eu une conduite inappropriée avec un interprète et désobéi à un ordre, selon un communiqué de l'armée.

S'il est reconnu coupable, l'homme, détenu au Koweït depuis le mois de mars, risque la prison à vie. Son procès, déjà reporté à deux reprises, est prévu lundi.

Les faits se seraient déroulés entre octobre 2005 et février 2007. A cette époque, Steele a commandé un détachement de la police militaire dans la prison de Camp Cropper à Bagdad, avant de rejoindre un autre poste dans un camp militaire proche.

Des témoins ont affirmé qu'il a autorisé l'achat de cigares cubains pour Saddam Hussein et qu'il avait sympathisé avec la fille d'un détenu, mais ces éléments n'ont finalement pas été retenus contre lui.

AP


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Les voisins
Turquie
09-10

Le gouvernement turc a envisagé le lancement "si nécessaire" d'une opération transfrontalière en Irak pour ‘neutraliser’ le Parti des travailleurs du kurdistan (PKK), soutenu par les Kurdes d'Irak, alliés des Américains.

Le PKK, considéré comme une organisation terroriste par la Turquie, les Etats-Unis et l'Union européenne, a lancé en 1984 une lutte armée indépendantiste.

"Je ne suis pas sûr que les incursions unilatérales soient la solution pour résoudre ce problème", a déclaré à Washington le porte-parole du département d'Etat, Sean McCormack.

(AFP)

11-10

Le gouvernement turc envisage la possibilité d'une incursion militaire dans les régions du nord de l'Irak, utilisées selon lui comme base arrière par des milliers de membres du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) pour lancer des opérations dans le sud-est de la Turquie

Le gouvernement autonome kurde d'Irak a mis en garde : "Le recours à une action militaire ne peut pas aider à résoudre la question de la sécurité à notre frontière", a déclaré le porte-parole du gouvernement régional Jamal Abdallah. "Il doit y avoir d'autres moyens de régler ce problème parce que c'est aussi le nôtre".

La menace du gouvernement turc d'une opération transfrontalière a(urait) été condamnée par Washington, à la fois soutien indéfectible des responsables kurdes d'Irak et allié de la Turquie, pays clef de l'OTAN.

Ps : Dans les années 1990, les Turcs sont entrés à plusieurs reprises dans le nord de l'Irak avec des dizaines de milliers d'hommes. Mais depuis l'invasion américaine en 2003, l'armée turque n'a fait que de courtes incursions …

(AFP 11h03)

13-10

Environ 60.000 soldats turcs sont massés le long de la frontière irakienne, mais rien ne laisse pour l'instant supposer l'imminence d'une offensive contre les rebelles kurdes, a-t-on appris vendredi de source militaire américaine.

S'exprimant sous couvert d'anonymat, un responsable du Pentagone a estimé que toute offensive turque serait accompagnée de frappes aériennes et de tirs de mortiers.

AP

 

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Les alliés (des Usa) dans le monde
Organisation
ONU
04-10

La réunion annuelle, de l'Assemblée générale de l'ONU qui a débuté le 25 septembre, a fait l'objet de débats de haut niveau sur le Darfour, l'Afghanistan, l'Irak, le Moyen-Orient et le réchauffement climatique.

Une centaine de chefs d'Etat, dont George W. Bush (USA), Nicolas Sarkozy (France) et Mahmoud Ahmadinejad (Iran), ont participé à cette Assemblée générale, aux côtés de 80 ministres.

L'Assemblée générale de l'ONU s'est achevée mercredi par un appel à prendre des mesures contre le réchauffement climatique, la pauvreté et le terrorisme….

AP

 

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UE
11-10
Le porte-parole de la diplomatie européenne, Javier Solana, met en garde la Turquie contre une éventuelle incursion militaire dans le nord de l’Irak pour y pourchasser les kurdes.

A Ankara, un député du parti AKP au pouvoir a déclaré jeudi que le gouvernement turc solliciterait dans quelques jours l’autorisation du parlement pour une opération militaire contre le PKK dans le nord de l’Irak.

Source : AL-Oufok avec les agences de presse

 

 

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Pays
Grande Bretagne
08-10

Gordon Brown a confirmé la mise en place d'un programme d'aide aux Irakiens travaillant pour les Britanniques. Sont concernés essentiellement des interprètes et des traducteurs. Ils pourront bénéficier d'une aide financière pour se réinstaller ailleurs dans le pays, dans la région, voire pour émigrer au Royaume Uni.

EuroNews

 

 

13/10/2007

n°125-journal de l'Afghanistan Dossier-12-10 FIN

3-5 Point de vue de Voltairenet : Afghanistan : les barons de l’héroïne par la grâce des États-Unis.
En Afghanistan, sous la tutelle des « libérateurs » états-uniens et avec la participation des troupes de l’Otan, on engrange cette année la plus grande récolte d’opium que le monde ait jamais vue. Selon les rapports de l’ONU, il y avait eu, en 2006 déjà, la plus grande récolte d’opium de l’histoire. Elle avait dépassé le record précédent de 60%. Probablement ce record sera battu de façon massive cette année encore.

 

Financement illicite des opérations spéciales

 

Tandis que le trafic d’opium était presque entièrement bloqué et défendu sous le régime des Talibans, l’occupation de six ans a rendu possibles de nouveaux records concernant la culture du pavot somnifère et la production d’opium brut. Cependant, l’Afghanistan n’exporte aujourd’hui plus guère l’opium brut, car le pays a réussi à augmenter « la plus-value » à l’intérieur du pays – l’Afghanistan exporte aujourd’hui de l’héroïne pure !

 

L’héroïne n’est plus produite dans des caves-laboratoires, mais dans de vraies fabriques à partir d’opium brut. Des millions de litres des produits chimiques nécessaires sont importés en Afghanistan et on les transporte sur les routes qui ont été construites comme « aide aux Tiers-Monde ». Comment une chose pareille a-t-elle pu se passer ? La réponse nous est donnée par l’ancien ambassadeur anglais en Ouzbékistan, Craig Murray : « La réponse est simple. Les quatre auteurs principaux de ce jeu sont tous membres du gouvernement afghan pour lequel nos soldats se battent et meurent. Quand nous avons attaqué l’Afghanistan, l’armée de l’air états-unienne a recouvert le pays de bombes, pendant que la CIA a armé et équipé les barons de la drogue et les seigneurs de guerre afghans pour qu’ils effectuent les opérations terrestres – puis nous les avons nommés ministres. Le président Karzai est un bon garçon. Mais personne ne croit réellement qu’il a voix au chapitre dans le pays. Les États-Unis ignorent ses vœux de manière glaciale. Et avant tout, il n’a aucune influence sur les barons de la drogue et les chefs de tribus dont chacun contrôle strictement son domaine et dont chacun s’enrichit personnellement avec le trafic de drogue.

 

Tout cela, je l’ai appris pendant mon séjour en tant qu’ambassadeur en Ouzbékistan. J’étais près du « pont de l’amitié » à Termez et j’observais les véhicules qui transportaient l’héroïne à travers le pays en direction de l’Europe. Et j’observais les camions-citernes qui roulaient en direction de l’Afghanistan. Mais cependant, j’étais incapable d’amener mon propre pays à entreprendre quelque chose là-contre. »

 

Et d’ajouter : « Maintenant on récolte de l’opium partout en Afghanistan mais en quantité spécialement grande dans la région contrôlée par le général Abdul Rashid Dostum. Aujourd’hui, le général Dostum est le chef suprême de l’armée afghane. Là aussi mon propre gouvernement n’a reculé devant aucun effort pour cacher ces faits. Il a prétendu que la plupart de l’héroïne provenait de la région contrôlée par les Talibans. Mais cette région est formée en majeure partie de déserts rocheux et infertiles. Il est tout à fait impossible que cette énorme quantité d’opium puisse provenir de cette région.

 

Le fait que le général Dostum soit l’actuel ministre de la Défense de l’Afghanistan est un signe supplémentaire que notre politique est pourrie. Car ce n’est pas un secret que Dostum fait assassiner prisonniers et opposants de manière atroce. Aussi triste cela soit-il, mais Dostum n’est probablement pas même le pire des marchands de drogue qui siègent au gouvernement afghan sous la tutelle de l’OTAN. Et la prochaine fois que vous entendrez parler du nombre des victimes de la guerre en Afghanistan, n’oubliez pas qu’il faut y ajouter les jeunes gens, dont la vie a été ruinée et sacrifiée par l’héroïne. Eux aussi sont les victimes de notre guerre d’intervention en Afghanistan », a déclaré Craig Murray amèrement

 

http://www.voltairenet.org/article151385.html

 

 

 

 


3-6 Point de vue de Louis Tremblay : "Si vous devez tirer, tirez pas dans le radiateur, tirez pour tuer".

 

 

Le militaire du Régiment du Saguenay, qui est sous le coup d'une enquête pour avoir ouvert le feu et tué un civil afghan en plus d'en blesser un deuxième, a entendu ce genre d'information à plusieurs reprises depuis le début du déploiement.

 

Comme dans tout briefing obligatoire avant le départ d'un convoi, les militaires reçoivent des dizaines de directives et elles sont particulièrement claires en ce qui concerne celles qui prévalent en Afghanistan pour les règles d'engagement.

 

La présente citation est donc celle d'un chef de convoi qui dit explicitement quand il est possible d'engager l'ennemi et comment le faire quand la situation l'exige. Les chefs de convoi sont très précis lorsqu'ils rappellent aux militaires qu'ils ont le droit de tirer pour tuer si leur sécurité est menacée.

 

Le Quotidien a tenté d'obtenir le détail des règles d'engagement pour comprendre ce qui a mené le militaire à tirer sur l'ennemi. Pour des raisons de sécurité, il a été impossible d'obtenir de réponse. Selon les militaires, divulguer ces renseignements pourrait permettre aux talibans d'obtenir de précieuses informations leur permettant de déjouer les stratégies de défense établies pour chaque convoi.

 

 

 

État d'esprit 

 

Le langage utilisé lors du briefing traduit exactement l'état d'esprit dans lequel les soldats travaillent en Afghanistan. Le Canada participe à différents projets, mais il est aussi engagé dans une vraie guerre. L'ennemi est pratiquement invisible, mais il peut frapper à chaque instant.

 

Le geste du militaire du Régiment du Saguenay sera interprété en fonction des règles d'engagement.

 

Pour donner une idée de la nature de ces règles dans les opérations menées par les casques bleus de l'ONU, les militaires doivent attendre de se faire engager par un belligérant avant d'ouvrir le feu pour assurer leur défense. 

 

Dans le cadre des opérations de l'OTAN, les règles changent de façon significative. Les militaires ont le droit d'engager l'ennemi lorsqu'ils croient que leur vie (et/ou celle des autres membres de la section) est menacée. Dans le contexte actuel, chaque convoi qui sort s'expose à une quantité indescriptible de menaces.

 

Jusqu'à maintenant, selon ce que les médias ont rapporté ainsi que les informations diffusées par l'armée, des militaires canadiens ont été piégés de multiples façons (certaines importées d'Irak ou d'ailleurs dans le monde). Pensons aux "bombes humaines" qui utilisent tous les moyens de transport disponibles pour foncer dans les convois. 

 

Lors d'un convoi auquel notre groupe de journalistes a participé au cours des dernières heures, j'ai vu comment les fantassins, qui opèrent le blindé, s'échangent des informations pour gérer les situations. Les convois circulent dans des villes où les rues sont bondées de personnes à pied, à bicyclette, en motocyclette ou sur le dos des animaux (des ânes notamment).

 

Plein d'ordres

 

Pendant un convoi, le militaire peut recevoir des dizaines d'ordres du chef de char. Les blindés peuvent rouler jusqu'à 80 ou 90 kilomètres à l'heure. Il est aussi possible que le jeune militaire ait lui même identifié la menace potentielle auquel cas il n'a aucunement besoin d'un ordre de tir d'un supérieur. 

 

Jusqu'à maintenant, le Canada a perdu un militaire lors d'un attentat perpétré par un individu qui circulait à motocyclette et qui avait réussi à passer le filet de sécurité. Au cours des derniers jours, la ville de Kaboul a été frappée par des attentats terroristes qui ont fait des dizaines de morts au sein de l'Armée nationale afghane.

 

Louis Tremblay

 

Le Quotidien

 

http://www.cyberpresse.ca/article/20071005/CPACTUALITES/710050562/5276/CPACTUALITES

 

 


4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

 

 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

 

 

 4-1 Comité Valmy : L’hégémonie américaine a succédé à celle des nazis et de leurs alliés.

 

Depuis les années quarante, en France et dans le monde, l’hégémonie américaine a succédé à celle des nazis et de leurs alliés. L’ingérence états-unienne est organisée dans les affaires du peuple de France depuis 1942 au moins, avec la volonté de contrôler la Résistance et d’écarter de Gaulle d’une part,  de saboter l’alliance des communistes et gaullistes, de s’opposer au CNR, d’autre part.

A la libération, les Etats unis et leur personnel politique en France parvinrent à empêcher la constitution d’un gouvernement d’union, dans la continuation de la Résistance que souhaitait le CNR. Leur démarche géo politique pour la France et notre continent, devint euro atlantiste.

 

  De nos jours, avec  leur manipulation politico médiatique, l’achat d’une partie toujours plus grande, des professionnels de la politique, l’utilisation de la violence de la torture, des assassinats politiques, de la guerre, les impérialistes américains ont aggravé leur politique d’agression et de guerre que leur déclin en marche rend de plus en plus dangereuse. La stratégie américaine de domination a déterminé la plupart du temps, la politique des gouvernements français sous influence.

 

L’opposition entre les résistants et les collabos, sous une autre forme, est tout à fait actuelle, ainsi que le retour à l’esprit de la Résistance et au programme progressiste du CNR.

 

Claude Beauleu.

 

 

 


4-2 Les Etats-Unis pratiquent bien la torture.

 

M. Bush : "Ce gouvernement ne torture pas les gens. Nous observons la loi américaine et nos obligations internationales",

 

L'ancien président des Etats-Unis et prix Nobel de la paix Carter a affirmé mercredi 10-10 que les Etats-Unis utilisaient bel et bien la torture, contredisant les affirmations de Bush.

 

Pour Carter, "ce n'est pas une déclaration pertinente si l'on se réfère aux normes internationales en matière de torture" qui prévalent "depuis 60 ans, depuis que la déclaration universelle des droits de l'Homme a été promulguée".

 

Interrogé pour savoir s'il pensait que l'administration Bush utilisait la torture, il a répondu: "je ne le pense pas, je le sais de manière certaine".

 

"Le président donne sa propre définition de ce que nous avons fait et autorisé en matière de torture de prisonniers, oui", a-t-il ajouté alors qu'on lui demandait si George W. Bush avait menti.

 

"Vous pouvez avoir votre propre définition des droits de l'Homme et votre propre définition de la torture, et dire que nous ne les violons pas", a-t-il relevé.

 

Nb Les déclarations de Bush vendredi visaient à répondre à un article du New York Times révélant l'existence de documents du ministère de la Justice qui assuraient, que la loi n'empêche pas de gifler un détenu, de le soumettre à des températures extrêmes ou à un simulacre de noyade.

 

(Source : AFP 11 octobre 2007 )

 

 


4-3 La justice US rejette définitivement la plainte de Khaled El-Masri.
La justice US a définitivement fermé ses portes mardi à Khaled El-Masri, un citoyen allemand détenu à tort plusieurs mois en 2004 par la CIA , estimant que le respect du secret d'Etat empêchait la tenue d'un procès.
Dernier recours de l'ancien détenu, la Cour suprême américaine a refusé
mardi matin de se saisir de l'affaire, une décision que les juges n'ont
pas expliquée, conformément à l'usage, mais qui valide implicitement les
arguments des juridictions inférieures.
"C'est un triste jour, non seulement pour Khaled El-Masri, mais pour
tous les Américains attachés à l'Etat de droit et à la réputation de
notre pays", a déclaré à l'AFP Ben Wizner, l'avocat de M. El-Masri,
estimant que la décision offrait au gouvernement "l'immunité la plus
complète même pour les violations des droits de l'homme les plus honteuses".

M. El-Masri avait déposé plainte en décembre 2005 en expliquant avoir été enlevé lors d'un voyage en Macédoine, conduit en Afghanistan, battu, harcelé, puis libéré au bout de cinq mois sans explication. Il réclamait des excuses des Etats-Unis et 75.000 dollars de réparation.

Mais le gouvernement, estimant que les faits dénoncés relevaient des activités clandestines de la CIA et ne pouvaient donc être ni confirmés ni démentis, avait demandé à la justice de rejeter la plainte sans même l'examiner.

En première instance comme en appel, les juges avaient accepté l'idée que même si le gouvernement a reconnu l'existence des prisons secrètes de la CIA , M. El-Masri serait obligé de prouver les détails de ce programme pour gagner un éventuel procès.

Les avocats de M. El-Masri ont alors saisi la plus haute juridiction du
pays pour lui demander de clarifier les limites du respect du secret
d'Etat, un principe qu'elle a examiné pour la dernière fois en 1953.

Mais l'affaire portait alors sur la suppression d'éléments sensibles au
moment d'un procès, alors que "le gouvernement invoque maintenant (le
secret d'Etat) de manière régulière en début de procédure, avant
qu'apparaisse le moindre débat sur les preuves elles-mêmes", dénonçait
le recours.

Tout en refusant de s'exprimer sur les accusations de M. El-Masri, le porte-parole de la Maison Blanche , Dana Perino, a insisté sur la prééminence du secret d'Etat et estimé: "le fait que la Cour suprême en est convenue avec nous est une bonne chose".

L'affaire El-Masri est l'un des cas les plus connus de transfèrement
secret de terroristes présumés par la CIA , qui ont fait scandale en
Europe. Le Conseil de l'Europe était même intervenu début septembre pour
inviter la Cour à examiner l'affaire, insistant sur le fait qu'il ne
restait "pratiquement plus rien de secret au coeur de la plainte de M.
El-Masri".

M. El-Masri a aussi déposé plainte en Allemagne, où une enquête a abouti
en janvier à 13 mandats d'arrêt contre des agents américains. Mais
Berlin a récemment renoncé à obtenir leur extradition.

En rejetant la plainte en mai 2006, le juge de première instance, T.S.
Ellis, avait suggéré que si les affirmations de M. El-Masri étaient
vraies, les Etats-Unis lui devaient réparation et que le président ou le
Congrès avaient toute liberté pour agir en ce sens.

"Notre combat pour mettre fin à la torture et aux prisons secrètes
continue", a également annoncé M. Wizner, rappelant qu'une autre plainte
avait été déposée au nom d'autres victimes contre une filiale de Boeing
accusée d'avoir participé aux vols secrets de la CIA.

"Nous allons continuer à déposer ces plaintes jusqu'à ce qu'une cour
accepte d'en examiner une. Tôt ou tard, cela arrivera", a-t-il assuré.
Source : AFP

 

 

10.10.2007 Edicom
http://www.edicom.ch/fr/news/international/1188_4379962.html



5 Annexe Géopolitique et stratégie

 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

 

5-1 Claudine Pôlet : Mini traité européen = Maxi dépendance de l’'Otan.
Dans les prochaines semaines, un « Traité Modificatif de l'’Union Européenne » doit être adopté par le Conseil européen (réunissant chefs d’'Etat et de gouvernement) . Ce sera un pas essentiel de franchi vers la ratification par les Etats membres de l'’UE qui devrait intervenir avant les prochaines élections européennes de 2009.
Il va sans dire que les gouvernements, effrayés par le NON au projet de constitution, émis massivement par les populations quand elles ont eu la possibilité de voter, en France et aux Pays-Bas, vont tout faire pour que ce nouveau projet passe la rampe en toute discrétion et ne ressemble pas à une « constitution ». Aucun débat public n’'est prévu, et surtout pas de referendum.
Les chapitres concernant « la politique de sécurité et de défense commune » reprennent le contenu du projet de Constitution, déjà marqué par une dépendance vis-à-vis de l’Otan. Mais ils en rajoutent encore en disant explicitement que toute coopération entre Etats européens pour engager des missions, former une armée commune, une politique de défense, coordonner les équipements militaires, développer les industries militaires, ne peut s’'envisager que dans le cadre de l'’Otan. (voir encadré ou site cso). Ce texte va permettre de généraliser ce qui s’est déjà passé en Bosnie, quand l'’UE a pris le relais de l'’Otan (décembre 2004) : les mêmes soldats ont simplement changé l’'étiquette de leurs uniformes. On pourra faire de même dans le futur avec les tanks, les avions, les bombes nucléaires…
Quelques autres points sont abordés de façon plus explicite que dans le projet de constitution : la question de la sécurité d’'approvisionnement énergétique, la lutte contre le terrorisme, la nécessité d’'accroître les capacités militaires des membres de l’'UE. Ils vont tous dans le sens de militariser encore plus l'’Europe et de rendre ses forces militaires plus aptes aux nouvelles aventures mondiales de l’'Otan.
Des possibilités de « coopération renforcée » entre divers Etats membres de l'’UE apparaissent, des regroupements de pays pour des missions ou des actions ponctuelles, qui éloignent l'’Europe d’'une politique extérieure commune, et donc accroissent la dépendance de chacun et de tous vis-à-vis de l'’Otan.
Il y a déjà beaucoup de raisons pour rejeter catégoriquement ce nouveau Traité de l'’Union Européenne : ultra-libéralisme, recul de la démocratie, absence de l’'Europe sociale. On peut en ajouter une : la militarisation accrue et la maxi-dépendance de l’'Europe vis-à-vis de l'’OTAN.

 

Claudine Pôlet

 

n°125-journal de l'Afghanistan-Dossier 2-10 Début

Sommaire :

 

2 Brèves

2-1 Bilan des morts en Afghanistan : 2007 surpasse nettement 2006.

 

2-2 Corps des Marines : De l'Irak à l'Afghanistan.

 

3 Dossier & Point de vue

3-1 Antonio Artuso : Le Canada dans la guerre d'occupation en Afghanistan.

 

3-2 Communiqué du Comité Surveillance Otan (Belgique).

 

3-3 Pont de vue de Roland Marounek : Les militaires belges prennent le commandement de l’aéroport de Kaboul.

 

3-4 Pont de vue de Roland Marounek : Comment vendre la guerre ?

 

3-5 Point de vue de Voltairenet : Afghanistan : les barons de l’héroïne par la grâce des États-Unis.

 

3-6 Point de vue de Louis Tremblay : "Si vous devez tirer, tirez pas dans le radiateur, tirez pour tuer".

 

Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Comité Valmy : L’hégémonie américaine a succédé à celle des nazis et de leurs alliés.

 

4-2 Les Etats-Unis pratiquent bien la torture.

 

4-3 La justice US rejette définitivement la plainte de Khaled El-Masri.

 

5 Annexe Géopolitique et stratégie

5-1 Claudine Pôlet : Mini traité européen = Maxi dépendance de l’'Otan.

 






2 Les Brèves

 

Ndlr :  la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

 

 

 2-1 Bilan des morts en Afghanistan : 2007 surpasse nettement 2006.

 

« Si la vaste majorité de ces victimes sont considérées officiellement comme des combattants talibans, il n'en demeure pas moins que quelque 650 civils ont été tués lors des violences. » Et on peut faire confiance aux officiels de l'Otan et à leur considérations:
« Lorsque l'OTAN a annoncé au second jour de l'offensive que son artillerie et ses frappes aériennes avaient tué plus de 200 militants, des journalistes sceptiques, sans accès au champs d'action - suivant les avertissement du gouvernement selon lesquels quiconque errait hors de la route principale pouvait être abattu comme suspect d'être Taliban - ont  insisté pour avoir des détails : Où étaient les corps, et comment avaient-ils été compté ? »

 

(Seattle Post-Intelligence Sept 2006)


2-2 Corps des Marines : De l'Irak à l'Afghanistan.

 

Citant des responsables du Pentagone et de hauts gradés militaires, le New York Times rapporte dans son édition de jeudi que les Marines voudraient se retirer de l'Irak pour concentrer leurs forces en Afghanistan, tandis que l'armée de terre contrôlerait les opérations américaines en Irak.

 

Ce redéploiement permettrait à l'US Army et au Marine Corps de se concentrer mutuellement l'une sur l'Irak, l'autre sur l'Afghanistan.

 

Si cette mesure devait être adoptée, la composition des forces américaines en Afghanistan serait donc considérablement modifiée, puisque les Marines deviendraient la force américaine dominante dans ce pays.

 

Le plan prévoit le retrait des 25 000 Marines en Irak du contingent américain de 160 000 militaires, et leur transfert en Afghanistan, d'où ils sont absents à l'heure actuelle.

 

New York Times -  jeudi 11 oct, 13 h 15

 

 



3 Dossiers

 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

 

 

 3-1 Antonio Artuso : Le Canada dans la guerre d'occupation en Afghanistan.Ce document est le résultat de lectures, de réflexions et de discussions au sein du Collectif Échec à la guerre.  Suite à la rédaction d’une première ébauche, il a été enrichi par de nombreux apports individuels et par d’autres débats au sein d’organismes membres du Collectif.  Dix-huit questions sont formulées, regroupées en 5 sections.  L’ordre dans lequel ces questions sont abordées répond à une certaine logique; mais la plupart du temps les réponses formulées sont indépendantes les unes des autres, ce qui permet de les explorer selon les préoccupations et les priorités de chacunE.  La table des matières donne un aperçu rapide de l’ensemble des questions et permet, en cliquant sur l’une ou l’autre question, de se rendre directement à la portion du texte qui y répond.

Avant d’aborder cet argumentaire détaillé, résumons la position générale du Collectif concernant la guerre en Afghanistan :

 

  • La guerre en Afghanistan n’est pas une « guerre juste »; l’invasion de l’Afghanistan n’a jamais été pas autorisée par le Conseil de sécurité et ne peut se justifier par la légitime défense.

     

  • La « reconstruction » et l’appui aux « efforts du peuple afghan vers la démocratie » ne sont, au pire, que propagande mensongère et, au mieux, que rationalisation de bonne conscience.  Après 5 ans d’intervention étrangère en Afghanistan, la situation actuelle du pays est vraiment lamentable, totalement contraire aux belles intentions professées.

     

  • En réalité, cette guerre visait et vise toujours à installer dans ce pays un régime favorable aux intérêts des États-Unis et de leurs alliés.  Elle s’inscrit dans l’offensive plus large – la soi-disant « guerre contre le terrorisme » – pour agrandir l’empire étasunien en Asie centrale, au Moyen-Orient et en Europe de l’Est.

     

  • Le Canada y participe pour préserver et approfondir son partenariat stratégique avec les États-Unis,  plusieurs grandes corporations canadiennes espérant ainsi y trouver leur profit.

     

  • Pour toutes ces raisons, le Collectif appelle au retrait des troupes canadiennes de l’Afghanistan.

     

L’argumentaire qui suit n’a pas reçu l’assentiment des instances décisionnelles de tous les groupes membres du Collectif.  Mais nous croyons qu’il représente une contribution utile à l’avancement du débat sur la présence des troupes canadiennes en Afghanistan et à la systématisation d’un point de vue cohérent d’opposition à la guerre d’occupation en Afghanistan.

– Le Comité de suivi du Collectif Échec à la guerre

 

Table des matières

 

 


3-2 Communiqué du Comité Surveillance Otan (Belgique).
21 août 2007
Pourquoi tant de discrétion des négociateurs pour un futur gouvernement en ce qui concerne la politique extérieure et de défense de la Belgique ?
Le paragraphe de la "Note Leterme" originelle consacré à la politique militaire que le gouvernement pressenti envisage pour la Belgique , n'occupait que quelques lignes, à la fin, présentant un remarquable condensé des positions en faveur de l'Otan et de l'accroissement des moyens militaires de l'Europe. Ce chapitre a été développé dans la Note révisée, rencontrant apparemment un beaucoup plus large consensus que les problèmes communautaires servant d'écran au reste.
Voici les quelques points sur lesquels le CSO voudrait attirer l'attention des parlementaires, des responsables politiques qui se veulent progressistes, des militants et des citoyens belges en général.

I. Le Rôle de l'Otan

 

« La Belgique soutient les interventions mondiales accrues de l’Otan» (extrait de la note Leterme)
Dès 1999, l'Otan violait sa propre charte en attaquant un pays – la Yougoslavie - qui ne menaçait aucun des membres de l'Alliance. Quelle que soit la façon dont on le prend, et quelle que soit notre opinion sur Milosevic, le fait brut est là.
Le prétexte mis en avant, - arrêter un génocide en cours au Kosovo-, s'est avéré oeœuvre de propagande pure. Le résultat objectif au Kosovo c'est précisément une épuration ethnique de fait (anti-serbe et anti-rom notamment), la transformation de la province en plaque tournante du trafic d'êtres humains et de drogue, et l'établissement durable (bail de 99 ans) d'une énorme base militaire US.
Ce précédent préparait celui de 2003, lorsque l'Otan est complètement sortie de « sa zone géographique » pour participer à l'occupation de l'Afghanistan. Cette mission n'a strictement aucun rapport avec le rôle officiel de l'Otan, de protection et de défense de l'un des membres en cas d'attaque. Qui a informé la population de ce changement de règle ? Y a-t'il eu le moindre débat public ?
Au delà du ronronnement de la propagande, 'lutte contre le terrorisme', 'libération de la femme', les opérations de l'Otan en Afghanistan virent au désastre.
Le résultat le plus évident de l'occupation depuis six ans de l'Afghanistan par les Occidentaux, c'est surtout ses excellents résultats en production d'opium qui inonde le marché européen notamment… via le Kosovo (pour la sixième année consécutive, l'Afghanistan va battre son propre record mondial de production d'opium), et l'établissement de quatre bases US, bâties manifestement pour durer. Selon les conclusions les plus froides, l'intervention de l'Otan en Afghanistan n'a d'autre raison d'être in fine que de servir les visées géostratégiques états-uniennes, de contrôle mondial des ressources énergétiques et de préparation à la confrontation avec la Chine et la Russie.
Lutt e contre le terrorisme, nous prétend-on? Si demain un jeune, qu'il ait été élevé à Kaboul, ou à Londres, ou à Bruxelles, se fait embrigader pour un attentat suicide dans une de nos cités, ce sera peut-être en tout premier lieu parce qu'il aura été "échauffé" par le spectacle des ces dizaines de femmes et d'enfants afghans écrasés par "nos" bombes, dans l'indifférence totale de l'opinion occidentale. Les bombardements aveugles d'aujourd'hui font le lit du terrorisme de demain.
Actuellement on annonce que six navires de l`Otan vont effectuer sous commandement américain une tournée autour du continent africain, pour "montrer que l`Alliance est opérationnelle à tout moment partout dans le monde" ! Et c'est cette politique-là que le gouvernement belge cautionne discrètement.
Il est impératif que non seulement les pacifistes, mais plus largement les gens simplement conscients au sein des partis appelés à gouverner demain réagissent, et réclament enfin que l'Otan, en revienne, au moins, très strictement à la lettre de sa charte; qu'ils s'opposent fermement à la transformation de fait de l'Otan en "gendarme du monde" : L'Otan est une alliance de pays occidentaux, qui ont des intérêts bien particuliers, qui ne sont pas nécessairement convergents avec ceux du reste du monde. En aucun cas, il n'aurait dû et il ne devrait être question de confier à l'Otan une mission des Nations Unies.

 

Comité Surveillance Otan

 

 


 

3-3 Pont de vue de Roland Marounek : Les militaires belges prennent le commandement de l'aéroport de Kaboul.
"Les soldats hollandais avaient été envoyés initialement en Afghanistan en soutien à une politique de reconstruction et de stabilisation. Mais ils se retrouvent finalement dans une mission de combats de haute intensité, qui en fait n'était pas le mandat original de l'Otan"1.

 

La soudaine 'découverte' de la nature de la mission de l'Otan en Afghanistan par un expert en sécurité à l'Institut Néerlandais pour les Relations Internationales reflète bien le désarroi actuel des gouvernements alliés pris dans l'enlisement face à la catastrophe qui se précise.
Il est quand même assez peu vraisemblable que le glissement progressif de la mission otanienne dans la guerre US 'Liberté Immuable' se soit produit à leur insu. Rappelons-nous aussi à la suite de quelles pressions amicales cet engrenage a eu lieu : "Des décisions doivent être continuellement prises par le gouvernement US, par le Congrès, qui influencent les intérêts économiques néerlandais. Il n'est pas difficile d'imaginer que des décisions pourraient être prises qui ne seraient pas dans les intérêts des Pays-Bas"2, avait brutalement déclaré Paul Bremer à la veille de la décision hollandaise d'envoyer des troupes dans le Sud afghan en proie à la guerre.
Les choses dans les zones d'agression US en Asie centrale ne se déroulent en effet pas exactement comme prévu par les dirigeants états-uniens et leurs alliés. Ce qui était impensable il y a 4 ans est en train de prendre doucement forme : la déroute des forces occidentales en Irak et en Afghanistan, et cette perspective sème manifestement la panique et la division dans les rangs alliés. L'échec de la "pacification" de l'Afghanistan occupé ne parvient plus à être maquillé. Les témoignages se multiplient sur le chaos, l'anarchie, et les succès corollaires de la résistance à l'occupation, assimilée systématiquement aux Taliban. Ce n'est plus le seul sud du pays qui n'arrive pas a être 'pacifié', la rébellion s'est étendue au nord et à l'est. Et inévitablement le cercle vicieux de la répression s'enclenche: les pertes alliées sur le terrain, entraîne les troupes de l'Otan à plus de bombardements aveugles, qui à leur tour entraîne d'avantage de haine de la population envers l'occupant et d'avantage de soutien aux 'Taliban', ou quel que soit le nom collé aux 'insurgés'. Même le fantoche Karzaï est obligé de s'en émouvoir: "Les incidents d'avant-hier [22 juin 2007], selon les informations locales se sont déroulées ainsi: Une unité des forces de l'OTAN a été pris pour cible dans un village au lever du jour et a bombardé ce même village à 10 heures du soir. La question est de savoir pourquoi? ... Nous voulons coopérer avec la communauté internationale et nous sommes reconnaissants de l'aide apportée à l'Afghanistan mais cela ne signifie pas que les vies afghanes sont sans valeur!"3
Selon les seules estimation de l'ONU, nécessairement sous-estimées, plus de 300 civils ont été tué par les alliés au cours des 6 premiers mois de 2007, soit d'avantage que les morts civiles attribuées aux 'Taliban'…
Les pertes officielles dans les rangs des pays de l'Otan commencent elles aussi à devenir difficile à présenter à l'opinion publique : en première ligne le Canada avec 70 morts , la Grande Bretagne (73 morts), mais aussi l'Allemagne (21 morts), la France , les Pays-Bas et l'Italie (une dizaine de morts chacun). Le débat dans les pays concernés s'enfle parallèlement, et de plus en plus de personnes réclament ouvertement le retrait immédiat des forces engagées dans ce bourbier pour des résultats et des intérêts de plus en plus douteux. Les constats désabusés se succèdent dans les médias. "Les forces de l'OTAN assistent, comme le veut leur mission, un gouvernement corrompu et incapable de fournir des services réguliers à la population… L'Afghanistan a le privilège d'être le seul narco-Etat au monde soutenu par la communauté internationale", écrit ainsi le Monde début août4.
En Belgique, ce débat n'a pas encore commencé. 300 militaires belges sont essentiellement dévolus à la défense de l'aéroport de Kaboul, et 4 d'entre eux ont été blessés récemment dans une attaque. Notre pays doit prendre le commandement de l'aéroport en octobre, et 80 militaires supplémentaires doivent être envoyés pour cette période. Mais toute l'attention est braquée sur les problèmes communautaires. On attend les premiers morts?

 

Roland Marounek

 

 


 

3-4 Pont de vue de Roland Marounek : Comment vendre la guerre ?
Un récent sondage d'opinion montre que plus de 60% des Allemands, Italiens Français et Britanniques, et près de 50 % de Canadiens reconnaissent que la mission militaire en Afghanistan est un échec (contre 22% qui y voient un succès)5. La population est de plus en plus en décalage avec les options atlantistes de leurs gouvernants, quels que soit les efforts déployés les conseillers en communications.
Hors Otan, les pays de la 'coalition de volontaires' commencent à quitter le navire, et dans l'OTAN peu se montrent empressés de s'enfoncer un peu plus dans le bourbier. Les uns et les autres sont confrontés aux échéances électorales, et le départ des uns risque d'entraîner en cascade celui des autres. Le gouvernement néerlandais a remis à plus tard un débat parlementaire, qui pourrait décider le retrait des 1200 militaires du Sud Afghan d'ici 2008; l'Australie (un millier d'hommes) a déjà annoncé qu'ils ne resteraient pas en Afghanistan si les Pays-Bas décidaient de quitter; la polémique sur l'engagement a été un thème majeur de la campagne pour les élections partielles au Québec qui viennent d'avoir lieu, et les opposants du Nouveau Parti Démocratique qui réclament le retour immédiat des soldats canadiens y ont remporté une victoire "historique".
En Allemagne, la chancelière a beau clamer le "total engagement" de l'Allemagne en Afghanistan, les parlementaires, dont des membres de la coalition gouvernementale, viennent de rejeter la proposition du ministre de la défense de redéployer les troupes dans le Sud, certains réclamant également le retour immédiat des 3000 hommes déployés dans le Nord.
Seule la Grande-Bretagne annonce le renfort de soldats - mais ce sont ceux qu'elle tente d'extirper d'Irak.
Enfin, le nouveau gouvernement français vient lui d'annoncer le transfert de 6 Mirages dans le Sud afghan en soutien aux troupes de l'Otan, et d'autre part son intention de réintégrer l'Otan à part entière. Sarkozy semble tenté par la place laissée vacante par Tony Blair comme allié le plus fidèle des Etats-Unis, alors que les tensions deviennent patentes avec le nouveau gouvernement britannique. Le transfert des bombardiers français vers la frontière iranienne pourrait bien être une des mesures prises pour "se préparer au pire".
Le France en touchera t'elle les dividendes pétroliers qui lui avaient échappés lors de son opposition à l'invasion de l'Irak ? "Début août [2007], la compagnie américaine Chevron a accepté que Total prospecte avec elle le champ pétrolifère de Majnoun, attribué à Elf du temps de Saddam Hussein, dont les réserves sont estimées à 12 milliards de barils".6

 

Roland Marounek

 

1 Int. Herald Tribune, 13 sept., "Cracks appear in allied coalition in Afghanistan"
2 mathaba.net
3 RFI, 24 juin, "Coup de gueule du président"
4 Le Monde, 3 août 2007, "Dérive afghane"
5 La Presse, "La mission renvoie une image d'échec"
6 Interview de Gilles Munier au journal 7 Jours

12/10/2007

n°124 Jjournal de l'Afghanistan-fin du Jour le Jour

  4-1 L'Afghanistan en chiffre 
Guerre appelée "Enduring Freedom déclenchée en octobre 2001 devenue en mai 2007 :  "Force combinée 82 "
 

Civils tués                                                     : ? +  3.374

Civils blessés                                                : ? +  1.969 (chiffres trop bas)

 

 

 

Résistances afghans tués :                           : ?  +  2.496

Résistances afghans blessés                         :?  +  1.540 (chiffres trop bas)

 

Résistances afghans arretés :                        : ?  +  1.100


Militaires occupants et milice privés occupante tués :  998

Militaires et milice privés occupante blessés    : ?  +  1089 (chiffre invraisemblablement bas...)

 

Suicides                                                         : ?  +  20

 

CIA tués :                                                       :          4

 


Soldats /policiers gouvernementaux tués             : ? + 3.563

Soldats gouvernementaux blessés                     : ? + 3.648 (chiffre trop bas)

 

Mercenaires / collabo   tués                                :        887

Mercenaires / collabo   blessés                           :?  +  453 (chiffre trop bas

Collaborateurs disparus                                     :  ? +    13


Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & Bassirat.net.



6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos
Ndlr : PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information
Marc

26-09

Le ministère afghan de l’Intérieur a annoncé l’arrestation mercredi, dans le Helmand, du principal porte-parole de la résistance Mohammad Youssouf Ahmadi, ainsi que de son frère. "C’est de la pure propagande", a affirmé par téléphone à l’AFP un homme qui disait être Youssouf Ahmadi. "Je suis libre", a-t-il assuré, appelant d’un numéro de téléphone qu’utilise habituellement le porte-parole. Le journaliste de l’AFP qui lui a parlé, et qui a conversé avec lui à maintes reprises cette année, estime que la voix ressemblait fortement à celle de l’homme qui s’est toujours présenté à lui comme étant Youssouf Ahmadi.

AFP

 30-09 Dans la ville de Kandahar, chef-lieu de la province du même nom dans le sud afghan, deux policiers ont été tués et deux blessés dimanche par l'explosition d'une bombe qu'ils tentaient de désamorcer, a annoncé la police. Un cameraman d'une télévision locale qui filmait l'opération a été grièvement blessé et hospitalisé, selon la même source. AFP

 

 



7 Les Brèves Ndlr : PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

Marc

7-1 Marc Lemaire : Près de 190 milliards de dollars pour financer les guerres en Irak et en Afghanistan en 2008.

 

Le secrétaire à la guerre Robert Gates a demandé au Congrès près de 190 milliards de dollars pour financer les guerres en Irak et en Afghanistan en 2008, soit 42 milliards de plus que prévu.

 

"Onze milliards de dollars seront consacrés à l'achat de 7.000 nouveaux MRAP, en sus des 8.000 déjà demandés", a souligné le secrétaire. Neuf milliards seront investis dans les équipements et la technologie nécessaires aux futures opérations de combat. 6 milliards seront consacrés à l'entraînement et l'équipement des troupes, Un milliard servira à améliorer les installations américaines dans la région, Un milliard pour entraîner les forces de sécurité irakiennes, a-t-il détaillé. L'estimation budgétaire initiale de l'administration Bush s'élevait en février à 141,7 milliards de dollars, auxquels s'est ajoutée une première demande de rallonge de 5,3 milliards, pour des véhicules blindés résistant aux mines (MRAP, Mine Resistant Ambush Protected), a rappelé M. Gates Ndlr : Cette demande pour l'année fiscale 2008 (qui commence en octobre) serait le plus important consacré par les Etats-Unis depuis six ans à leur intitulée : "guerre contre le terrorisme".(…)

 

Note de la rédaction : Le financement des guerres en Afghanistan et en Irak est séparé du budget régulier de la Défense américaine, pour lequel l'administration Bush a demandé au Congrès 481,4 milliards de dollars au titre de 2008... Source : AFP- Daphné BENOIT & AFP) 27-09 02-10 Les sénateurs ont voté lundi en faveur de la loi de guerre autorisant l'allocation de 150 milliards de dollars (105,4 milliards d'euros) pour les guerres d’Irak et en Afghanistan.

 

La loi a été adoptée par le Sénat par 92 voix contre trois. A nouveau, le Sénat a donc donné son approbation de principe au déblocage de moyens supplémentaires pour les efforts de guerre en Irak et en Afghanistan. Mais la loi adoptée lundi ne fait qu'autoriser le financement, sans pour autant le garantir. AP
7-2 Robert Byrd, critique vertement la demande de rallonge budgétaire.

 

Le président démocrate de la commission sénatoriale des Finances, Robert Byrd, a vertement critiqué cette demande de rallonge budgétaire. "Si le Congrès approuvait la demande de budget révisé du président, le financement total de la guerre en Irak dépasserait les 600 milliards - 600 milliards!", s'est-il indigné. (AFP) –


7-3 Un général US nommé à l'un des principaux postes de commandement de l'OTAN.

Bush a désigné un général du Corps des Marines pour prendre la tête du Commandement de transformation de l'Alliance (ACT) de l'OTAN, situé à Norfolk, dans l'Etat de Virginie (est), a indiqué mardi le Pentagone dans un communiqué. L'OTAN a accepté la nomination du général James Mattis, qui dirige actuellement la 1ère force expéditionnaire des Marines et assume la responsabilité des troupes de Marines basées en Irak et en Afghanistan. Depuis la réforme de la structure de commandement militaire de l'Alliance atlantique en 2003, l'OTAN dispose de deux "commandements stratégiques". L'un, appelé "Commandement allié des opérations" (ACO), est chargé de toutes les opérations militaires. Il est basé à Mons, en Belgique, où se trouvait auparavant le siège du Commandement suprême des forces alliées en Europe (Shape). L'autre commandement, chargé de la modernisation de l'outil militaire de l'Alliance et baptisé "Commandement suprême allié Transformation" (ACT), est basé à Norfolk, en lieu et place de l'ancien commandement suprême chargé de l'Atlantique nord (Saclant).

(Source : AFP / 11 septembre 2007)

 
7-4 La situation en Afghanistan,selon Solana…

 

Solana, le chef de la diplomatie de l'Union européenne :  "Je crois que la situation en Afghanistan, en général (...) évolue de manière constructive", a déclaré l'Espagnol en marge de la réunion au Portugal des ministres de la Défense des Vingt-Sept, qui doit notamment évoquer la mission de formation de la police que l'UE a lancé en juin.

 

"Nous aimerions que cela aille plus vite, c'est clair. Mais nous devons rester déterminés, car c'est un théâtre que nous ne pouvons pas abandonner". Les responsables de l'UE ne cache pas avoir du mal à trouver des personnels pour cette mission, bien moins importante que prévu. L'ONU avait salué l'engagement de l'UE à dépêcher 160 à 180 hommes en Afghanistan, tout en disant avoir besoin de 2.000 de plus.

 

Source : AP -29-09

 


7-5 Nouvelle campagne de délation US, afin d'aboutir à des captures de résistants.

 

 

L'armée d’occupation a lancé une nouvelle campagne de récompenses pour toute information permettant d'aboutir à la capture d'une dizaine de chefs d'Al-Qaïda et de l'ancien régime taliban. Les résistants mentionnés dans ces avis de recherche dirigent des cellules.

 

Parmi les résistants s recherchés, cinq ont leur tête mise à prix 200.000 dollars. L'un d'entre eux, Abou Laith al-Libi, dirige un camp d'entraînement et est apparu sur de nombreuses vidéos sur Internet. Selon l'armée, il serait derrière l'attaque de février dernier contre la base de Bagram à l'occasion de la venue de Dick Cheney Des affiches, sur lesquelles figurent la photographie et le nom de douze responsables, ont été placardées dans tout l'est de l'Afghanistan.

 

Les délations seraient payées de 20.000 à 200.000 dollars (14.000 à 140.000 euros). La liste ne comprend pas des personnalités connues, comme Oussama ben Laden (récompense de 25 millions de dollars) ou le mollah Omar (10 millions de dollars). Source AP 01-10

 

 


7-6 Karzaï prêt à négocier...
 Karzaï, le 'président afghan', s’est dit prêt samedi à négocier avec les résistants y compris leurs chefs, le mollah Omar et le chef de guerre Gulbuddin Hekmatyar, alors même que leurs têtes sont mises à prix par la coalition internationale.
Karzaï est même d’accord pour donner des ministères aux résistants  (…).
 « Si je trouve leurs adresses, ils n'auront pas besoin de venir jusqu'à moi, j'irai personnellement là-bas pour prendre contact avec eux ».

« Ce qui nous importe, c'est de parvenir à une paix totale en Afghanistan. S'il faut en passer par là pour y parvenir, nous y sommes prêts », « Avec les talibans afghans et fils de cette terre, nous voulons parler et nous avons le soutien de la communauté internationale », (car) "Nous ne laisserons pas partir les étrangers" a-t-il ajouté.
Hamid Karzaï s’est même dit prêt à donner des postes gouvernementaux aux talibans en échange d'une renonciation à la violence.(..)
Principal obstacle à de telles négociations : la présence des 50.000 soldat soccuapants de la coalition internationale.

La résistance fait de leur retrait la condition sine qua non de tous pourparlers.

 


7-7 30-09 : Rejet de l'offre de Karzaï.

"Karzaï n'a rien dit de neuf" "Les talibans ne sont pas intéressés par des postes au gouvernement -ministère ou quoi que ce soit- ""Tant que les troupes étrangères ne se seront pas retirées, nous ne parlerons pas au gouvernement, et nous restons sur notre position a jugé M. Ahmadi. Source : AFP.
7-8 Exécution, sous les ordres des USA, de prisonniers en Afghanistan.

 

Les groupes de défense des droits de la personne ont dénoncé les exécutions et le silence du gouvernement canadien. Selon Amnistie internationale, la reprise des exécutions soulève d'importantes inquiétudes en ce qui concerne la politique d'Ottawa sur le transfert de prisonniers aux autorités afghanes. « Lorsqu'il est question des détenus que le Canada et les autres pays de l'OTAN remettent [aux autorités afghanes], nous devons être sérieusement inquiets de la possibilité que la peine de mort soit appliquée contre eux », indique Paul Champ, avocat pour l'organisation. Selon Amnistie internationale, on ne peut se fier aux promesses du gouvernement afghan, d'autant plus que les prisonniers capturés par les forces de l'OTAN et transférés aux autorités afghanes sont souvent portés disparus. Donc, dit l'organisme, impossible de dire s'ils ont été exécutés ou non. Le Parti libéral du Canada s'est lui aussi dit inquiet de la reprise des exécutions de prisonniers en Afghanistan. Le porte-parole du parti en matière de défense, Denis Coderre, de passage à Kandahar, a affirmé que cela soulevait surtout des doutes sur le système judiciaire afghan qui permet ces exécutions. Source : La Presse Canadienne

07& 09 octobre

 
7-9 Ottawa a réagi mardi aux exécutions.

 

mardi 9 oct, 18 h 32 Sévèrement critiqué pour son silence par des organismes de défense des droits de la personne, Ottawa a finalement réagi mardi aux exécutions de prisonniers en Afghanistan depuis trois ans. La réponse d'Ottawa risque cependant de les décevoir. Le gouvernement Harper n'a pas voulu dénoncer le gouvernement afghan pour ces exécutions. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Jamie Christoff, s'est contenté de dire que les prisonniers capturés par l'OTAN en Afghanistan ne devaient pas être condamnés à mort. Il a ajouté que les droits de la personne, de façon générale, devaient être respectés et qu'il s'attendait à ce que le gouvernement Karzaï « respecte ses obligations vis-à-vis des droits internationaux de la personne. » Il a rappelé que les ententes entre Ottawa et Kaboul indiquent clairement qu'aucun détenu transféré par le Canada ne peut être condamné à la peine capitale. Mais sous couvert de l'anonymat, un membre important du gouvernement Harper a affirmé qu'Ottawa avait des hésitations à se mêler des « affaires internes » afghanes. La même explication a été fournie par des responsables des Forces canadiennes à Kandahar. La réaction plutôt modérée d'Ottawa contraste avec celle du gouvernement des Pays-Bas, qui a qualifié les exécutions « d'extrêmement malvenues ». De son côté, Le gouvernement afghan affirme qu'il continuera à exécuter des prisonniers, mais pas ceux qui sont capturés par les forces de l'OTAN. Source : La Presse Canadienne 07& 09 octobre

 

 


7-10 Les convois qui transportent de la nourriture sont de plus en plus souvent la cible d'attaques.

 

Les convois qui transportent de la nourriture aux Afghans dans le besoin sont de plus en plus souvent la cible d'attaques dans le sud du pays, affirme Rick Corsino le représentant local du Programme alimentaire mondial des Nations unies. Selon Corsino, la sécurité des approvisionnements en nourriture s'est détériorée. Nous avons perdu plus de nourriture au cours des 12 derniers mois à cause de ces attaques qu'au cours des trois années précédentes, a précisé M. Corsino. Corsino estime qu'environ 1000 tonnes de blé, fèves, huile à cuisson et biscuits enrichis sont tombés entre les mains de la résistance (ndlr ou d'Afghans affamé) depuis janvier dernier.

Le Programme alimentaire mondial des Nations unies prévoyait de distribuer cette année 225 000 tonnes de nourriture, (ce qui représente environ 40 000 familles).

Ndlr : et pourquoi pas revendus par les nations unies aux riches compradores... Source : lundi 8 oct, La Presse Canadienne

 

 



Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information  9-1 Bruce Springsteen se défend d'être "anti-américain". Le chanteur de rock US Bruce Springsteen s'est défendu d'avoir une attitude antipatriotique. Il estime que c'est la politique du président Bush depuis six ans qui est "anti-américaine", dans une interview à la chaîne de télévision CBS. Springsteen, a notamment fait allusion aux méthodes d'interrogatoire de la CIA , au programme de surveillance intérieure mis en place par l'administration Bush et à la détention de terroristes présumés sur la base de Guantanamo, à Cuba, sans y faire toutefois explicitement référence. "Quand les gens pensent à ce qui fait la marque des Etats-Unis, ils ne pensent pas à la torture. Ils ne pensent pas aux écoutes illégales (...) ils ne pensent pas à l'absence de droits fondamentaux", a-t-il dit, en référence à la détention de suspects sans qu'ils soient inculpés. L'étiquette "antipatriotique" que certains lui ont collée en raison de ses déclarations contre la guerre correspondait seulement "au langage du moment" et "au modus operandi de tous ceux qui n'aiment pas quelqu'un",conclu t’il Source : ats / 05 octobre 2007

 


 


10-0 Annexe Géopolitique et stratégie
Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information
10-1  Etude du centre de réflexion Oxford Research Group.: l'engagement en Irak et Afghanistan "catastrophique". Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses des auteurs, mais doit être vu comme information L'engagement des Etats-Unis et de ses alliés en Irak et en Afghanistan est "catastrophique": il a non seulement échoué à pacifier ces pays, selon un rapport publié par le centre de réflexion Oxford Research Group. "Mettre fin au régime taliban par la force militaire en 2001-02 n'a pas réussi à ramener la sécurité en Afghanistan. Les milices talibanes ont été relancées", souligne l'institut de réflexion stratégique. "Mettre fin au régime taliban avait de plus, une valeur directe pour le mouvement Al-Qaïda", selon le rapport. L'occupation de l'Irak a elle aussi été une "grave erreur" et a "fourni un terrain d'entraînement au jihad pour des générations à venir de partisans d'Al-Qaïda, comparable à celui dont avaient bénéficié les insurgés combattant les troupes soviétiques dans les années 1980" en Afghanistan, ajoute le rapport de quelque 130 pages. "Les détentions massives sans procès de plusieurs milliers de personnes, la torture généralisée, les mauvais traitements infligés aux prisonniers, jouent en faveur des organisations extrémistes et sont une source continue de propagande", estime le groupe. "Al-Qaïda a plus de soutien qu'il y a six ans", tranche-t-il. Pour contrer le réseau, le groupe appelle à "comprendre les racines de ses soutiens et à systématiquement les couper". En combinant cela avec "des mesures conventionnelles de politique et de sécurité, Al-Qaïda peut être contenu et minimisé mais cela nécessite un changement politique à tous les niveaux".  Source : ats / 08 octobre 2007

 

n°124 Journal de l'Afghanistan-Suite jour le jour

 

4 Lutte pour la libération du territoire

 

Pertes des occupants.- US & Isaf 
08-09

 

Deux soldats britanniques ont été tués samedi dans la province d'Helmand, dans le sud de l'Afghanistan, et deux autres ont été grièvement blessés, a annoncé le ministère britannique de la Défense.

 

(Reuters)

 

09-09

 

Un soldat de la coalition internationale a été tué dimanche par l’explosion d’un engin improvisé dans la province de Helmand au cours de combats. Quatre autres soldats ont été blessés dans cette explosion qui s’est produite à 10 kilomètres à l’ouest de Sangin. La nationalité des victimes n’a pas, à ce stade, été rendue publique.

 

Avec AP et Xinhua

18-09

 

Lundi après-midi, un soldat du 36e Engineer Regiment a été tué dans l’explosion d’une bombe arau passage d’un convoi de logistique, à dix-neuf kilomètres au nord-est de la localité de Gereskh, dans la province de Helmand. Deux autres soldats britanniques ont également été blessés.

 

MoD

 21-09

 

Un soldat français à été tué dans l’ouest de Kaboul, vendredi, dans une explosion.

L’attaque visait un convoi de chasseurs alpins français qui circulaient dans des véhicules blindés, ont annoncé les autorités afghanes.

 

Selon la DICOD (Direction de la communication de la Défense , ex-SIRPA), cette patrouille française composée de plusieurs véhicules a été attaquée dans la périphérie de Kaboul.

 

PC

 

 

24-09

 

Les 2 soldats italiens libérés lundi au cours d'un raid des forces alliées devraient rejoindre l'Italie dans les heures qui viennent. Les deux hommes étaient membres des services de renseignements militaires. Tous les deux ont été blessés au cours de l'attaque, l'un d'entre eux serait dans un état désespéré.

 

EuroNews

24-09

 

Embuscade tendue dans l'ouest de l'Afghanistan,

 

L’attaque s'est produite contre un convoi dimanche soir, dans la zone de Shewan au nord ouest de Farah dans l'ouest du pays. Les tués (soldats) sont espagnol et équatorien, ainsi que 3 agents afghans d'une société US de sécurité.

 

Dix autres sont portés disparus, apprend-on auprès des autorités.

Les soldats espagnols de ce convoi regagnaient la base de Herat après une mission pour laquelle ils étaient en train d'être relevés par des militaires italiens de l'ISAF.

 

 

L'explosion a également fait six blessés dont trois graves. Un interprète de nationalité iranienne a également trouvé la mort.

 

Un responsable provincial, parlant sous le sceau de l'anonymat, a fait état de 13 morts au total parmi les membres du convoi.

 

(Reuters - EuroNews)

24-09

 

Un soldat canadien a trouvé la mort lundi pendant une patrouille dans la province de Kandahar., selon les autorités militaires canadiennes.

 

AP

26-09

 

C’est dans une province des plus dangereuse du sud, le Helmand, que 2 danois de la Force internationale (Isaf) de l’Otan ont été tués et un blessé mercredi lors de l’attaque de leur position, a annoncé Copenhague.

 

AFP

27-09

 

Mikkel Keil Soerensen, 24 ans et Thorbjoern Ole Reese 22 ans de l'unité d'infanterie des Gardes Royaux danoise ont été tués et un troisième a été blessé dans des échanges de tirs la résistance, a annoncé jeudi l'armée danoise.

 

La bataille a duré plusieurs heures avant que des renforts n'arrivent sous forme d'hélicoptères, a précisé Kiaerskou.

 

AP

27-09

 

Dans la province de Helmand, des affrontements ont été entamés mardi le village de Regay, a annoncé dans un communiqué la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis. .

 

Les combats se poursuivaient mercredi en fin d'après-midi,

 

Mardi soir, la coalition avait annoncé la perte d'un soldat (…)  dans ses rangs. Quatre autres avaient été blessés. Leur nationalité devait être annoncée ultérieurement par leurs pays d'origine, comme c'est l'usage.

 

(AFP)

 

 

29-09

 

Les militaires étrangers ont annoncé la mort de deux des leurs, dont un au combat

 

(AFP)

 

03-10

 

Un kamikaze a fait exploser sa voiture à proximité d'un convoi de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) dans la ville de Tirin Kot (centre).

 

Seul un soldat de l'Isaf souffre de blessures, a indiqué un porte-parole de la force.

 

(Reuters & AFP)

08-10

 

 

Lundi, un kamikaze s’est fait exploser à proximité d’une patrouille de la Force internationale d’assistance à la sécurité à Lashkar Gah, chef-lieu de la province méridionale de Helmand.

 

Deux civils ont été blessés dans l’attaque, a annoncé le chef de la police provinciale, Mohammad Hussein Andiwal.

 

AP

08-10

 

Province d'Oruzgan,  une’explosion d’une bombe au passage d’un convoi de la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS) dirigée par l’Otan a tué un soldat et en a blessé un autre, a annoncé l’Alliance dans un communiqué publié lundi.

 

Des soldats néerlandais et australiens y sont déployés.

 

Avec Reuters et AP

 

 

09-10
Deux soldats britanniques ont été tués samedi dans des affrontements distincts survenus dans la province d'Helmand, dans le sud de l'Afghanistan, déclarent les armées américaine et britannique.

 

(Reuters - AP et Xinhua)

 

02-10

 

 

La coalition internationale a annoncé mardi la mort d'un soldat étranger et trois autres blessés dans la province sud-est de Paktika, lors de combats.

 

(Reuters- AFP)

 

03-10

 

Le 3 octobre, cinq soldats néerlandais ont été blessés dans la province d’Ourouzgân lors d’une attaque.

 

Avec Reuters et AP

05-10

 

Un soldat de l'OTAN a été tué et deux autres blessés dans une explosion dans le sud du pays. Les faits se sont déroulés jeudi, précise l'Alliance atlantique dans un communiqué. On ignorait leur nationalité.

 

AP

06-10

 

Une attaque à la voiture piégée a visé un convoi militaire US circulant entre Kaboul et la base américaine de Bagram.

 

Un convoi de deux véhicules Humvees a été la cible d'un véhicule piégé, un minibus, a déclaré un porte-parole de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis, le commandant Clinton Larson

 

L'un des témoins, Mohammad Fahim, a expliqué qu'il sortait de son magasin quand il a assisté à l'explosion. "Les deux véhicules étrangers se dirigeaient vers l'aéroport de Kaboul. Je n'ai pas vu la voiture du kamikaze mais j'ai vu l'explosion", a-t-il raconté à l'AFP.

 

"Un des deux véhicules étrangers s'est retourné sur le côté heurtant deux voitures civiles, par la violence de l'explosion le véhicule a pris feu, l'autre a été moins endommagé. J'ai vu un corps sorti de chacun des véhicules, un d'un taxi un autre d'une voiture", a-t-il dit.

 

Un haut responsable afghan de la sécurité qui a requis l'anonymat a fait état de trois soldats de la coalition tués et deux blessés.

 

Un journaliste de l'AFP a vu des militaires américains soignés sur place.

 

(Afp – Reuters- The Associated Press

 

08-10

 

Un soldat australien de l’Isaf a été tué et un autre blessé dans l'explosion d'une bombe dans le sud de l'Afghanistan, ont annoncé lundi des sources officielles.

 

(AFP 19h50- Reuters et AP

08-10

 

L’explosion d’une bombe au passage d’un convoi de la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS) dirigée par l’Otan a tué un soldat et en a blessé un autre, a annoncé l’Alliance dans un communiqué publié lundi.

L’attaque s’est produite dans la province d’Ourouzgân, au centre-sud du pays. Des soldats néerlandais et australiens y sont déployés.

 

Avec Reuters et AP

 

 

Pertes des forces collaboratrice locales   - Province non précisée
10-09

 

Deux policiers et un garde de sécurité afghan ont t péri dans diverses attaques selon la coalition internationale et des sources officielles afghanes.

 

(AFP 15h45)

 

07-10

 

Les autorités ont annoncé que quatre policiers avaient été tués dans un attaque a la bombe et une fusillade.

 

AP

09-10

 

Un ressortissant américain travaillant pour l’équipe de reconstruction provinciale (PRT) dans le district de Waghaz, de la province de Ghazni, a été tué dimanche par l’explosion d’une mine..

 

Les équipes de reconstruction provinciale sont composées de militaires et de civils. Elles ont essuyé de vives critiques de la part des organisations non gouvernementales pour qui elles ont contribué à rendre encore plus ténue la frontière entre militaires et humanitaires

 

Avec Pajhwok

 

 

 

Pertes des armées privées
08-09

 

Un agent de sécurité travaillant pour une compagnie US a été tué tard samedi également dans la province de Helmand, a annoncé le ministère de l’Intérieur. Trois autres employés de la société américaine ont été blessés dans l’attaque.

 

Avec AP et Xinhua

 

09-10

 

dans la province d'Helmand, dans le sud de l'Afghanistan, un employé afghan d'une société américaine de sécurité a été tué et trois autres ont été blessés a déclaré le ministère de l'Intérieur.

 

(Reuters - AP et Xinhua)


Pertes des Résistants        - Province non précisée
26-09

 

Les forces internationales ont annoncé mercredi avoir tué au moins 170 résistants en 24 heures et perdu un soldat lors d'intenses combats en deux endroits distincts du sud, dont l'un faisait encore rage en fin d'après-midi.

 

Il n'était pas possible de confirmer ce bilan de sources indépendantes.

 

(AFP)

 07-10

 

Les autorités ont annoncé que quatre résistants avaient été tués dans un attaque a la bombe et une fusillade.

 

AP



Détails
Kaboul
21-09

 

Un civil afghan ont été tués dans l’ouest de Kaboul, vendredi, dans une explosion alors qu’au moins six civils afghans ont été blessés.

 

L’attaque visait un convoi de chasseurs alpins français qui circulaient dans des véhicules blindés, ont annoncé les autorités afghanes.

 

Selon la DICOD (Direction de la communication de la Défense , ex-SIRPA), cette patrouille française composée de plusieurs véhicules a été attaquée dans la périphérie de Kaboul.

 

PC

 

25-09

 

Au moins 11 personnes --cinq civils et six policiers-- ont été tuées mardi matin dans l'ouest de Kaboul dans une attaque contre un car transportant des policiers, a annoncé à l'AFP le ministère de l'Intérieur.

 

Sept autres personnes au moins, civils et policiers, ont été blessées, a précisé le porte-parole du ministère, Zemaraï Bashary.

 

L'attaque a été perpétrée par un kamikaze qui portait la bombe sur lui vers 7h00 (02h30 GMT), avait indiqué un peu plus tôt le chef de la police criminelle, le général Alishah Paktiawal.

 

Yol(PC)  & l'AFP

 

29-10

 

Un kamikaze a activé ses explosifs contre un car transportant des militaires afghans à Kaboul. Cette attaque a tué au moins 28 soldats et deux civils, 21 autres militaires blessés", a déclaré un porte-parole de l'armée. "Il y a également des victimes civiles, mais nous ignorons combien".

 

"L'explosion s'est produite alors qu'un groupe de soldats de l'armée nationale afghane venait de monter à bord du car", a raconté un témoin.

 

 (ats 07:34 & Reuters)  

 

02-10

 

Un attaque kamikaze dirigé contre un bus a tué 13 policiers afghans mardi à Kaboul, annonce un responsable de la police.

 

"Selon les informations dont nous disposons pour l'instant 15 autres policiers ont été blessés", a déclaré le responsable, qui a requis l'anonymat.

 

Le kamikaze a agi à l'avant du bus.

 

"Je descendais la rue lorsque j'ai vu une forte explosion. J'ai vu entre 20 et 25 personnes mortes dans le bus", a dit Ajmal Shinwari, un habitant.

 

Un journaliste de l'AFP a vu un côté du car entièrement détruit, le toit et les flancs arrachés. Tous les sièges étaient ensanglantés et autour de la carcasse, une mare de sang.

(Reuters- AFP- AP)

 

 


Province de Badghis
27-09

 

l'Isaf a annoncé qu'un de ses hélicoptères s'était retourné mardi en tentant d'atterrir dans un village de la province de Bagdhis, dans l'ouest.

 

Il devait récupérer des policiers afghans grièvement blessés par l'explosion d'une bombe qui a tué trois autres de leurs camarades, selon l'Isaf.

 

Cette mission a finalement été remplie par un second appareil qui a fait monter à bord les blessés et l'équipage de l'hélicoptère endommager, selon la même source qui ne fait état d'aucune perte parmi les militaires de l'Isaf….

 

(AFP)

 

 

 


Province du Badakhshan
24-07

 

Des hommes ont ouvert le feu sur un véhicule transportant des policiers et des employés gouvernementaux, tuant sept policiers et cinq employés du gouvernement dans une région reculée du nord-est de l'Afghanistan, a annoncé la police lundi.

 

Un policier a également été blessé. Tous se rendaient à Kaboul en provenance de la province de Badakshan au nord-est du pays, selon le chef de la police provinciale Agha Noor Kemtuz.

 

AP

 

 


Province de Farah (sud-ouest),
09-10

 

Dix résistants auraient été tués lors de l’attaque d’un bâtiment officiel dans le district de Bakwa, a annoncé un responsable de la police locale.

 

Les combats, qui ont duré quatre heures, ont également fait des victimes dans les rangs de la police afghane.

 

Avec AP

 

 


Province de Ghanzi (centre de l’Afghanistan)
23-09

 

La police a annoncé samedi la découverte des corps de deux ex-policiers décapités. La résistance les accusait d'espionnage au profit des forces américaines.

 

Les corps ont été découverts dans le district de Qarabagh, a précisé un responsable de la police.

 

La police est l'une des premières victimes de cette rébellion avec environ 700 de ses hommes tués depuis le début de l'année, selon le ministère de l'Intérieur.

 

 (ats 08:51)

30-09

 

"Une centaine de policiers étaient en route pour le district d'Ajristan pour y renforcer les effectifs. Sur le trajet, les ennemis ont tendu une embuscade à nos forces, malheureusement, des combats ont duré quelques heures et huit policiers ont été tués", a déclaré un porte-parole du ministère.

 

Les autorités de la province de Ghazni, où les faits se sont déroulés, avaient auparavant fait état de onze tués dans les rangs des forces de l'ordre. Les corps de trois de leurs agresseurs ont par ailleurs été découverts sur les lieux.

 

(Reuters)


Province d'Helmand  (sud de l'Afghanistan)
27-09

 

Dans la province de Helmand, où les résistants sont très présents dans nombre de districts, des affrontements entamés mardi ont fait 60 morts, a annoncé dans un communiqué la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis.

 

Il n'était pas possible de confirmer ce bilan de sources indépendantes.

 

Les combats se poursuivaient mercredi en fin d'après-midi.

 

Les combats ont éclaté alors que des soldats afghans et étrangers patrouillaient le village de Regay,

 

Mardi soir, la coalition avait déjà annoncé la perte d'un soldat (…)  dans ses rangs. Quatre autres avaient été blessés. Leur nationalité devait être annoncée ultérieurement par leurs pays d'origine, comme c'est l'usage.

 

Le théâtre des affrontements est le district de Musa Qalah, que les forces de la coalition internationale avaient cédé aux chefs tribaux début février, mais dont les résistants s'étaient empressés de s'emparer.

 

Les combats ont éclaté alors que des soldats afghans et étrangers patrouillaient le village de Regay, selon la coalition.

 

(AFP)

08-10

 

Un kamikaze s'est fait exploser samedi près d'un véhicule à l'arrêt de gardes de sécurité afghans, tuant l'un d'eux et en blessant deux autres, selon le ministère de l'Intérieur.

 

(AFP 15h45°


Province de Kandahar (sud) 
25-09

 

Un kamikaze s’est fait exploser à proximité d’une patrouille dans le district de Spin Boldak, et a tué cinq policiers mardi a annoncé la sécurité des frontières.

 

Trois policiers et un civil ont également été blessés, a précisé le commandant de la sécurité des frontières, Abdul Raziq Khan.

 

AP

 

25-09

 

Les forces afghanes et Us ont annoncé mardi avoir tué six résistants dans la province de Kandahar.

 

AP

30-09

 

Dans la ville de Kandahar, chef-lieu de la province du même nom dans le sud afghan, deux policiers ont été tués et deux blessés dimanche par l'explosition d'une bombe qu'ils tentaient de désamorcer, a annoncé la police.

 

Un cameraman d'une télévision locale qui filmait l'opération a été grièvement blessé et hospitalisé, selon la même source.

 

AFP

 

 


Province de Khost (sud-est)
03-10

 

Des résistants ont par ailleurs tué deux membres du "National Directorate of Security", les services secrets afghans, lors d'une attaque dans la ville de Khost, a indiqué le chef-adjoint des services secrets de la province, identifié sous le nom de Mirajan.

 

(Reuters & AFP)

06-10

 

Samedi matin, deux policiers ont été tués et deux autres blessés dans l’explosion d’un engin piégé improvisé au passage de leur véhicule.

 

Bassirat.net avec Cheragh, AIP et Pajhwok

 

09-10

 

Le commandant Takkar, ancien membre du Hezb-e Islami a été exécuté dans la ville de Khôst, a annoncé dimanche le quotidien afghan Cheragh.

 

Vendredi, les résistants avaient affirmé avoir exécuté l’espion à la solde des forces américaines répondant au nom de Takkar.

 

Mojahed, porte-parole avait également annoncé l’exécution mercredi d’un autre espion, un homme appelé Wali Badshah.

 

06-10

 

Un attaque à la bombe a tué cinq policiers afghans en patrouille au nord de la ville de Khost, dans l'est du pays.

 

(Reuters)

 

 

 

Province de Nimroz (ouest)

08-10

La police a perdu deux 2 de ces membres et a eu huit blessés, selon le gouverneur de la province  Ghulam Dastageer Azad.

 

(AFP 15h45)

 


Province d'Oruzgan (sud de l'Afghanistan)
26-09

 

Mardi soir  la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) de l'Otan  a engagé une bataille, intense.

 

Elle s'est achevée par la mort de plus de 65 résistants, selon un communiqué de l'Isaf, après l'intervention de l'artillerie lourde et des avions de l'Otan.

 

Il n'était pas possible de confirmer ce bilan de sources indépendantes.

 

Trois civils "pourraient avoir été blessés dans l'échange de tirs avec l'ennemi et ont été évacués dans un hôpital militaire", selon la même source qui ne fait état d'aucune perte parmi les militaires afghans et de l'Isaf….

 

(AFP)

30-09 

 

Des militaires afghans épaulés par des instructeurs américains ont sollicité un appui aérien après être tombés, dans une embuscade, rapporte l'armée américaine, qui signale un grand nombre de morts parmi les militaires afghans et les résistants.

 

(Reuters)

 

 

 

Province de Paktikâ (sud-est)
02-10

 

Une triple attaque suicide contre un convoi mixte Otan-armée afghane a raté, a annoncé la police.

Les trois kamikazes ont été pulvérisés pour une raison inconnue avant l'arrivée de leur cible.

 

(Reuters- AFP)

 

09-10

 

Une frappe aérienne de l’Otan aurait fait cinq morts dans les rangs de la résistance, a annoncé un porte-parole de la coalition

 

Les soldats de la coalition ayant alors demandé un appui aérien …

 

AP


Province de Paktia
05-10

 

Les troupes gouvernementales et étrangères ont été prises pour cible lors d'un raid dans un bâtiment soupçonné d'abriter des militants dans la province de Paktika.

 

Des affrontements ont alors éclaté, et plusieurs résistants présumés ont été tués, a expliqué un porte-parole de la coalition, le commandant Chris Belcher.

Le bâtiment a été détruit.

 

AP



Enlèvement

29-09

 

Les quatre membres du CICR, un Macédonien, un Birman et deux Afghans, ont été libérés samedi quatre jours après leur enlèvement dans le centre de l'Afghanistan, a annoncé un haut responsable afghan.

 

(©AFP 16h16



4-1 L'Afghanistan en chiffre 

 

Guerre appelée "Enduring Freedom déclenchée en octobre 2001 devenue en mai 2007 :  "Force combinée 82 "
 

 

Civils tués                                                     : ? +  3.374

Civils blessés                                                : ? +  1.969 (chiffres trop bas)

 

 

 

Résistances afghans tués :                           : ?  +  2.496

Résistances afghans blessés                         :?  +  1.540 (chiffres trop bas)

 

n°124 Journal de l'Afghanistan- 21-9au10-10

Sommaire :  :
1 Analyse

 

Des résistants

 

Des occupants

 

2 Occupation de l'Afghanistan 

3 Politique

a) collaborateurs afghans

 

b) occupants 

 

4 Lutte pour la libération du territoire
Détails.

 

L'Afghanistan en chiffre. 

4 Lutte pour la libération du territoire
Détails.

 

L'Afghanistan en chiffre

7 Brèves

 

7-1 Marc Lemaire : Près de 190 milliards de dollars pour financer les guerres en Irak et en Afghanistan en 2008.

 

7-2 Robert Byrd, critique vertement la demande de rallonge budgétaire.

 

7-3 Un général US nommé à l'un des principaux postes de commandement de l'OTAN.

 

7-4 La situation en Afghanistan, selon Solana…

 

7-5 Nouvelle campagne de délation US, afin d'aboutir à des captures de résistants.

 

7-6 Karzaï prêt à négocier...

 

7-7 30-09 : Rejet de l'offre de Karzaï.

 

7-8 Exécution, sous les ordres des USA, de prisonniers en Afghanistan.

 

7-9 Ottawa a réagi mardi aux exécutions.

 

7-10 Les convois qui transportent de la nourriture sont de plus en plus souvent la cible d'attaques.

 

9 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

9-1 Bruce Springsteen se défend d'être "anti-américain

 

10 Annexe Géopolitique et stratégie
10-1 Etude du centre de réflexion Oxford Research Group.: l'engagement en Irak et Afghanistan "catastrophique".

 

 



 


                                









Editorial

 

M. Lemaire : Il y a six ans, les premières bombes américaines commençaient à tomber sur l'Afghanistan.

 

Aujourd'hui, les forces des Etats-Unis et de l'OTAN ne semblent pas près de quitter le pays…

 

Les Etats-Unis comptent quelque 25.000 hommes en Afghanistan, alors que d'autres pays de l'OTAN apportent une contribution de 25.000 soldats dans le cadre de la Force internationale  (FIAS/ISAF), soit plus de trois fois le nombre de militaires présents dans le pays il y a quatre ans, quand la résistance semblaient disparus….

 

La résistance s'est renforcée depuis, et les combats ont été particulièrement violents cette année.

 

Barnett Rubin, un expert sur l'Afghanistan à l'Université de New York, estime que les dirigeants US à Washington ont "complètement échoué" dans leur démarche visant à anéantir toute résistance. "L'administration Bush n'a pas perçu l'Afghanistan comme un engagement à long terme, et ses dirigeants se sont trompés en pensant qu'ils avaient remporté une victoire irréversible.", a-t-il confié.

 

"Maintenant, les Etats-Unis et la communauté internationale ont perdu du terrain, et les résistants gagnent stratégiquement, même si nous les battons dans chaque engagement tactique", a-t-il conclu.

 

En réalité de grandes zones du sud du pays -dans les provinces d'Helmand, de Kandahar et d'Uruzgan- sont contrôlées par la résistance, et les combats se déplacent désormais vers le nord, dans les provinces de Ghazni, et de Wardak, située près de Kaboul.

 

07-10

 

Source : Jason Straziuso AP

 


Tiré à part :
01-10

 

Les Afghans ont manifesté la semaine dernière contre les soldats étrangers, incluant ceux du Canada, les jugeant responsables de la mort d’une personnalité religieuse et de celle de son frère au cours d’une descente.

 

Reuters
02-10

 

Un civil afghan âgé de 35 ans a été tué et un enfant de huit ans a été blessé, mardi matin, à Kandahar, lorsque des soldats canadiens ont accidentellement ouvert le feu dans leur direction.

 

Un convoi canadien de ravitaillement parcourait le centre-ville de Kandahar quand une motocyclette s’en est approchée. Le conducteur, un civil afghan âgé de 35 ans,  a été tué et son passager, un enfant de huit ans a été blessé, a indiqué une porte-parole de l’armée.

 

Il était impossible de savoir si le coup de feu était le fruit d’une erreur humaine…

 

.Certaines informations conflictuelles de la part des militaires et de la famille circulaient à la suite de l’incident.

 

La famille affirme que les victimes étaient deux frères, soit Esmatullah Zia, âgé de 18 ou 19 ans, et Ahmad Zia, âgé de 12 ans.

 

Les victimes civiles sont une source de critique des Afghans envers les forces étrangères.

 

Reuters & Presse Canadienne

 

Dene Moore

30-09

 

Trois civils ont été tués par les forces occupantes lors d'une embuscade tendue à des soldats afghans, qui ont dû appeler à l'aide les forces de l'Otan, a annoncé la Force internationale (Isaf) dans un communiqué.

 

L'Isaf ne précise pas où se trouvaient les civils, se contentant de faire état d'une enquête en cours...

 

La coalition internationale, dirigée par les Etats-Unis, a précisé que ces affrontements avaient fait sept tués parmi les résistants.

 

(AFP 12h58)

 

05-10

 

Les forces afghanes et les soldats de la coalition sous commandement américain ont lancé l'opération pour déloger les résistants du district de Waza Khawa, proche de la frontière pakistanaise.

 

"Alors que nous menions des recherches sur un site du district de Waza Khawa, des combattants taliban ont ouvert le feu et lancé plusieurs grenades sur des soldats afghans et des forces de la coalition", explique dans un communiqué un porte-parole de la coalition, le commandant Chris Belcher

 

L'armée américaine a fait état de "plusieurs non-combattants retrouvés morts et plusieurs autres blessés" après un affrontement dans la province de Paktika.

 

Plusieurs soldats de la coalition ont été blessés.

 

Huit personnes ont péri dans l'attaque, selon un responsable de la police locale qui a requis l'anonymat

 

Reuters.

 

07-10

L'Otan a reconnu avoir tués samedi trois civils dans la province de Kunar (est de l'Afghanistan),

Un chef de district avait déclaré à l'AFP que trois autres personnes, dont une femme, avaient été blessées dans ce drame.

 

(AFP 17h08)

 

AP

 

07-10

 

Samedi, un Afghan qui s'était "comporté de manière suspecte"… , a été abattu, a déclaré le porte-parole de l'Isaf, le Major Charles Anthony.

 

(AFP 17h08)

 

07-10

 

La police afghane a tué une Afghane et blessé son enfant samedi soir en la confondant avec un kamikaze …dans la province sud de Ghazni, a annoncé un responsable de la police à l'AFP, Mohammad Zaman.

 

 (AFP 17h08)

Marc

 



L'Afghanistan en chiffre du 21-09 au 10/10/07  

 

 

 

 

tués

 

blessés

 

 

 

 

Usboys / Autres boys

 

 45

 

 39

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs

 

 94

 43

 

 

 

 

Peuple Afghan

 

 72

 15 + x

 

 

 

 

 

 

 

 





1 La résistance contre l'agresseur
Occupation de l'Afghanistan  

03-10
La résistance s'empare d'un district dans le centre de l'Afghanistan.

 

Attaque dans la nuit de mardi à mercredi des forces de sécurité d'un petit district isolé du centre de l'Afghanistan dont ils se sont emparés, tuant deux policiers, a annoncé le gouvernement.

 

La police s'est retirée du district d'Ajristan, dans la province de Ghazni (centre) après l'attaque et a envoyé mercredi soir des renforts pour tenter de le reprendre, a indiqué à l'AFP le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Zemaraï Bashary.

 

Les policiers se sont retirés parce qu'ils ont été pris sous un feu intense de l'artillerie des talibans, a précisé M. Bashary, annonçant la mort de deux policiers dans les combats.

 

(Reuters & AFP)

 

 Ndlr : Perdu 2 articles sur la prise de régions
Analyse & déclaration

 

 

USA & Coalition
28-10

 

Le terrain difficilement gagné cette année en Afghanistan par les forces de l'Otan pourrait être reperdu dans les prochains mois si les forces afghanes ne parviennent pas à s'y établir, a déclaré le commandant de l'Otan en Afghanistan.

 

Dans une interview diffusée jeudi par la BBC , le général américain Dan McNeill souligne que ses troupes ont enregistré des succès en repoussant les résistants des vallées montagneuses de la province méridionale de Helmand.

 

Mais, ajoute-t-il, "Je pense que c'est à craindre parce que les forces afghanes de sécurité nationale n'ont pas rencontré le succès que nous espérions en ce domaine".

 

Les forces afghanes ne sont pas parvenues à tenir aussi bien que prévu ces positions, et il est possible que la guérilla soit en mesure de reconquérir une partie de ces territoires.

 

(Reuters)


Otan- Isaf 
03-10

 

Les soldats de l'OTAN et les forces afghanes ont lancé une nouvelle opération, a annoncé mercredi l'Alliance atlantique.

 

L'opération Pamir a commencé mardi et doit durer jusqu'au printemps, a précisé James Appathurai, porte-parole de l'OTAN. "Elle maintiendra la pression sur les forces militantes" de l'opposition.

 

Le porte-parole a refusé de préciser combien de militaires étaient engagés dans l'opération, mais a expliqué que des actions seraient menées dans toutes les régions du pays, à l'exception du nord, relativement calme.

 

M. Appathurai a ajouté que la nouvelle opération renforcerait aussi la présence des troupes de l'OTAN et des soldats afghans dans les secteurs où la population est importante.

 

AP

 

 


Espagne
24-09

 

Le ministre espagnol de la guerre José Antonio Alonso a réaffirmé l'engament de son pays avec la mission de l'ISAF.

 

L'Afghanistan est un pays stratégique, a-t-il assuré.

 

Le ministre de la Défense doit être entendu mardi par le Parlement. Il souhaite envoyer deux équipes pour des missions exclusives de formation de l'armée afghane.

 

(Reuters - EuroNews)

 

 



2 Occupation de l'Afghanistan

 

2-2 Les forces en présence

 

USA

07-10

Les Etats-Unis comptent quelque 25.000 hommes en Afghanistan, alors que d'autres pays de l'OTAN apportent une contribution de 25.000 soldats dans le cadre de la Force internationale (FIAS/ISAF),
Source : Jason Straziuso AP

Otan-Isaf
08-10.

 

L'Isaf maintient près de 40.000 troupes dans ce pays aux côtés d'une coalition essentiellement américaine..

 

(AFP 19h50


Australie 08-10

 

 Environ un millier de soldats australiens occupent  Afghanistan.

 

(AFP 19h50)

 

 


Canada
07-09

 

Le Canada compte 2300 soldats dans le sud de l'Afghanistan.

 

La Presse Canadienne

 

Espagne
26-10

 

Le parlement espagnol a autorisé l'envoi de 52 militaires supplémentaires en Afghanistan.

 

EuroNews

 


Danemark
27-09

 

Le Danemark à 600 hommes basés en Afghanistan.

 

AP

 

 

 

France
29-09

 

La France , a déployé pour occuper l’Afghanistan 1.000 soldats au sein de l’Isaf.

 

(AFP)

 

29-09

 

Côté participation française à l'ISAF, la Force internationale d'assistance ISAF de l'OTAN, les premiers de six Mirage sont arrivés à Kandahar, dans le sud du pays, a annoncé l'ISAF vendredi.

 

Lorsque le transfert du détachement sera terminé, ce contingent de l'armée de l'air française comptera 150 membres.

 

AP



3) Politique
a) Les collaborateurs afghans

 

Karzai
29-09

 

Hamid Karzaï a invité le dirigeant Gulbuddin Hekmatyar et le mollah Omar, chef des talibans, à négocier avec lui la fin de l(occupation.

"Nous sommes prêts à parler à tous les Afghans, nous sommes prêts à parler à tout Afghan," a-t-il répondu quand on lui demandait si le mollah Omar et Gulbuddin Hekmatyar pouvaient être inclus dans des négociations.

 

Karzaï a toutefois refusé catégoriquement un retrait des 50.000 soldats des forces internationales qui soutiennent son pouvoir, une condition à toute négociation posée par les deux Afghans

 

(AFP)

 

07-10

 

Karzaï a tendu la main à des résistants pour qu'ils rejoignent le gouvernement, dans le cadre de pourparlers de paix.

 

Mais les dirigeants  de la résistance et Gulbuddin Hekmatyar, qui dirige la faction Hezb-i-Islami, ont rejeté les offres de M. Karzaï, affirmant que les troupes internationales doivent d'abord quitter le pays.

 

AP

 


 

 

Prisons, exactions & torture

"Quinze personnes jugées coupables ont été exécutées", la plupart pour meurtre, a indiqué un haut responsable gouvernemental sous le couvert de l’anonymat.

 

Ces exécutions ont eu lieu dans la prison de Pul-i-Charkhi à Kaboul, selon ces sources

 

La dernière exécution connue, le 27 avril 2004, avait été celle d’un chef de milice, Abdulla Shah,.

 

Mais le porte-parole de la Cour Suprême , Wakil Omari, a estimé que "d’autres ont, depuis, été exécutés, dont certains pour des crimes politiques".

 

Il y aurait environ 300 condamnés à mort pour meurtres, attentats et activités antigouvernementales, selon un juge qui a requis l’anonymat. C

 

Certains attendent d’être exécutés depuis l’arrivée au ‘pouvoir’ du président Hamid Karzaï en 2002.

 

AFP



b) Les occupants 
1) Usa

 

 

Dans les coulisses et au sénat
02-10

 

Les sénateurs ont voté lundi en faveur de la loi de guerre autorisant l'allocation de 150 milliards de dollars (105,4 milliards d'euros) pour les guerres d’Irak et en Afghanistan.

 

La loi a été adoptée par le Sénat par 92 voix contre trois.

 

A nouveau, le Sénat a donc donné son approbation de principe au déblocage de moyens supplémentaires pour les efforts de guerre en Irak et en Afghanistan.

 

Mais la loi adoptée lundi ne fait qu'autoriser le financement, sans pour autant le garantir.

 

AP


 

 


Les alliés

 

1 Onu

09-10

 

Le nombre d’attaque kamikaze exécuté en Afghanistan cette année pourrait atteindre un record, a déclaré un haut responsable de l'Onu.

 

Du 1er janvier et la fin du mois d'août, 103 attaques kamikaze ont eu lieu contre 123 au cours de l'année 2006, indique un rapport de l'Onu.

 

Si le nombre d'attaques augmente, leur efficacité est en baisse. Elles tuent trois personnes en moyenne, et les Nations unies imputent ces faibles résultats au manque d'entraînement des kamikazes.

 

(Reuters)

 

 

 

10/10/2007

N°273 Journal de Palestine-Spécial dossier -FIN

3 Annexe Géopolitique et stratégie

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

3-1 Tayeb Belghiche : La désintégration du monde arabe ? Le grand complot !

Excellent article. Où l'on voit la prostitution des dirigeants arabes tant au Sionisme qu'à la clique bushienne.

Le partage de l'Irak n'a été décrié que par le Yémen. Ils se taisent tous, ces lâches.  Et pour bien se persuader que c'est bien le Sionisme International qui régentent le monde et le façonne à sa manière, il n'y a qu'à relire la stratégie sioniste que nous avons posé sur un autre site en son temps pour comprendre le machiavélisme de cette idéologie qui détruit tout au profit d'Israël. En n'oubliant pas que ces plans ont été tirés sur la comète en 1982, voici une entrée en matière sur le démantèlement du Moyen-Orient...

Adriana Evangelizt

 

"La décomposition du Liban en cinq provinces préfigure le sort qui attend le monde arabe tout entier, y compris l’Egypte, la Syrie , l’Irak et toute la péninsule arabe ; au Liban, c’est déjà un fait accompli. La désintégration de la Syrie et de l’Irak en provinces ethniquement ou religieusement homogènes, comme au Liban, est l’objectif prioritaire d’Israël, à long terme, sur son front est ; à court terme, l’objectif est la dissolution militaire de ces Etats."

 

Mais, notons surtout qu'actuellement tout s'agence comme ils l'ont souhaité en 1982. Le fait que le Congrès ait approuvé le démantèlement de l'Irak sans états d'âme prouve aussi combien l'infiltration sioniste dans les hautes sphères étatsnuniennes n'est pas une légende... voilà ce que les sionistes entrevoyaient pour l'Irak à l'époque...  "L’Irak, pays à la fois riche en pétrole, et en proie à de graves dissensions internes, est un terrain de choix pour l’action d’Israël. Le démantèlement de ce pays nous importe plus encore que celui de la Syrie. L ’Irak est plus fort que la Syrie ; à court terme, le pouvoir irakien est celui qui menace le plus la sécurité Israël. Une guerre entre l’Irak et la Syrie ou entre l’Irak et l’Iran désintègrera l’Etat irakien avant même qu’il ne puisse se préparer à une lutte contre nous. Tout conflit à l’intérieur du monde arabe nous est bénéfique à court terme et précipite le moment où l’Irak se divisera en fonction de ses communautés religieuses, comme la Syrie et le Liban. En Irak, une distribution en provinces, selon les ethnies et les religions, peut se faire de la même manière qu’en Syrie du temps de la domination ottomane. Trois Etats –ou davantage- se constitueront autour des trois villes principales : Bassorah, Bagdad et Mossoul ; et les régions chiites du sud se sépareront des sunnites et des kurdes du Nord. L’actuel conflit irano-irakien peut radicaliser cette polarisation."

 

Voilà ce qu'ils disent à propos de la Jordanie et de la "déportation" des populations... " La Jordanie ne peut plus survivre longtemps dans la structure actuelle et, la tactique d’Israël soit militaire, soit diplomatique, doit viser à liquider le régime jordanien et à transférer le pouvoir à la majorité palestinienne. Ce changement de régime en Jordanie résoudra le problème des territoires cisjordaniens à forte population arabe ; par la guerre ou par les conditions de paix, il devra y avoir déportation des populations de ces territoires, et un strict contrôle économique et démographique – seuls garants d’une complète transformation de la Cisjordanie comme de la Transjordanie. A nous de tout faire pour accélérer ce processus et le faire aboutir dans un proche avenir."

 

Quand on vous dit qu'il n'y aura jamais de Palestine parce que ces machiavéliques convoitent la Cisjordanie , voilà ce qu'ils disent sur le sujet... ce n'est même pas la peine que Abbas perde son temps à rencontrer Olmert. Ni même qu'il aille à la mascarade de conférence aux Etats-Unis... "Il faut rejeter le plan d’autonomie et toute proposition de compromis, de partage des territoires ; étant donné les projets de l’OLP et des arabes israéliens eux-mêmes (voir le plan de Shefar’ham) il n’est plus possible de laisser se perpétuer ici la situation actuelle sans séparer les deux nations : les Arabes en Jordanie et les juifs en Cisjordanie. Il n’y aura de véritables coexistence pacifique dans ce pays que lorsque les arabes auront compris qu’ils ne connaîtront ni existence ni sécurité qu’une fois établie la domination juive du Jourdain jusqu’à la mer. Ils n’auront une nation propre et la sécurité qu’en Jordanie."

 

Le grand Eretz Israël est bien leur seule ambition... "Quelle que soit la situation politique ou la situation militaire dans l’avenir, il faut qu’il soit clair que le problème des Arabes autochtones ne recevra de solution que lorsqu’ils reconnaîtront que la présence d’Israël dans les zones de sécurité jusqu’au Jourdain indirectement et au-delà constitue pour nous une nécessité vitale, dans l’ère nucléaire que nous allons vivre maintenant. Nous ne pouvons plus vivre avec trois-quart de la population juive concentrée dans une zone côtière, particulièrement vulnérable à l’âge nucléaire."

 

Il est facile alors de comprendre pourquoi les Palestiniens sont sans arrêt harcelés, humiliés, assassinés... "Il faut désormais disperser les populations, c’est un impératif stratégique. Faute de cela, nous ne pouvons survivre, quelles que soient les frontières. La Judée , la Samarie , la Galilée sont nos seules garanties d’existence nationale et si nous ne nous implantons pas de façon à être majoritaires dans les zones montagneuses, nous ne gouverneront pas le pays ; nous y vivrons comme les croisés, qui perdirent ce pays – un pays d’ailleurs qui n’était pas le leur, dans lequel ils étaient des étrangers. Notre but premier, le plus essentiel aujourd’hui est de rééquilibrer le pays sous le triple aspect démographique, stratégique et économique. Il faut coloniser tout le versant de la montagne qui s’étend depuis Birsheba jusqu’en Haute Galilée ; c’est un objectif essentiel de notre stratégie nationale : coloniser la montagne qui jusqu’à présent est vide de juifs.

 

Quant à l'Egypte, elle est aussi dans le collimateur... comme ces satrapes ont volé le Golan aux Syriens car c'est leur chateau d'eau, ils reprendront aussi un jour le Sinaï... "Il est donc d’importance vitale pour nous de regagner le Sinaï, avec ses ressources, exploitées et potentielles : c’est pour nous un objectif politique prioritaire, que les accords de Camp David et les accords de paix nous empêchent de poursuivre." Un jour ou l'autre, il faut donc que l'Egypte s'attende à subir le même sort que les pays environnants... "Sans pétrole, sans les revenus dérivés du pétrole, compte-tenu des dépenses actuelles énormes, nous ne pourrons pas maintenir les conditions présentes en 1982, et nous serons contraints d’agir, de façon à rétablir dans le Sinaï, la situation antérieure à la visite de Sadate et au traité de paix malencontreux signé avec lui en mars 1979." Et croyez bien qu'ils ne doutent de rien pour y parvenir... "Il reste donc la voie indirecte. Une situation économique égyptienne, le caractère du régime, sa politique pan-arabe vont créer une situation telle qu’après Avril 1982, Israël va se trouver contraint d’agir directement ou indirectement pour reprendre le Sinaï en tant que réserve stratégique, économique et énergétique à long terme. En raison de ses conflits internes, l’Egypte ne représente pas un problème stratégique du point de vue militaire, et elle pourrait être aisément réduite à sa situation d’avant la guerre de 1967."

 

Mais après l'Egypte n'est pas la seule visée, il y a aussi la Lybie et le Soudan... on comprend mieux les problèmes qui sévissent dans ce dernier pays et la propagande dont il est victime... "Si l’Egypte se désagrège, des pays tels que la Lybie , le Soudan et même des Etats plus éloignés ne pourront pas survivre sous leur forme actuelle et accompagneront l’Egypte dans sa chute et sa dissolution."

 

Le pire étant que cette mafia dangereuse a aussi un projet pour les Juifs diasporiques... à lire les lignes qui suivent, on a carrément l'impression que de gré ou de force, il faudra aller vivre en Israël... "Une rapide évolution du monde entraînera aussi une transformation de la condition des juifs dans le monde ; Israël ne sera plus pour eux un dernier recours mais le seul choix de survie possible. Nous ne pouvons pas tabler sur le fait que les communautés juives américaines, européennes, d’Amérique latine survivront sous leur forme actuelle." Croyez le, nous nous posons beaucoup de questions sur cette peste sioniste qui veut parquer tous les juifs dans un des endroits les plus dangereux du monde dans un seul but... les éradiquer. Et plus que jamais nous sommes persuadés que cette idéologie qui véhiculent des symboles vieux de quatre mille ans -au travers de ses rites et de ses loges maçonniques- ne veut ni le bonheur des juifs, ni celui des Arabes, ni celui du monde en général mais poursuit un idéal machiavélique... seulement tous les sionistes ne sont pas au courant, loin s'en faut...

 

Il est donc juste d'affirmer que le complot Sioniste n'est pas une fiction mais une réalité que beaucoup de gens ignorent...
Le ver est désormais dans le fruit.

 

Le complot visant à la désintégration du monde arabe commence à être esquissé. En effet, le sénat américain a voté à une écrasante majorité le partage de l’Irak en trois Etats distincts : sunnite, chiite et kurde. Du jamais vu, on se croirait revenu au XIXe siècle, à l’époque des accords de Berlin notamment, durant lesquels les puissances coloniales de l’époque se partageaient le tiers-monde tel un gâteau.

 

Voici, à nouveau, un pays étranger qui décide le démantèlement d’un Etat multimillénaire, berceau de la civilisation de l’humanité. Ces valeureux Irakiens sont devenus pour les Américains un troupeau à disséminer et à vendre ! Un scandale qui viole totalement le droit international, la souveraineté des peuples et la morale tout court.

 

Un tel scénario était prévisible depuis que George W. Bush et ses complices de la mouvance sioniste (Richard Perle, Paul Wolfowitz et Condoleezza Rice particulièrement) ont décidé l’invasion de l’Irak. Outre la mainmise sur les richesses pétrolières de ce pays, il y avait en arrière-pensée l’idée de son démantèlement.

 

Ces maîtres de la Maison-Blanche n’innovent pas en la matière. Le sénat ne fait que chercher à redonner vie à un plan machiavélique concocté dans les années 70 en vue de faire éclater des pays du Proche-Orient en plusieurs entités distinctes. C’était un rêve israélien auquel restent attachés jusqu’à ce jour les dirigeants de Tel-Aviv. Ce plan avait pour nom de code « Opération Diamant bleu » et impliquait le shah d’Iran, la CIA et Israël notamment. Mais il a été mis en sourdine suite à la révolution iranienne et la disparition de la scène politique de Réza Pahlavi. Depuis, on en parle accessoirement sans s’y attacher longuement. Le 11 septembre est arrivé. L’idée ressurgit à nouveau. Elle vise d’abord clairement l’Arabie Saoudite parce qu’elle a soutenu le terrorisme islamiste et que 16 de ses ressortissants étaient dans les fameux avions qui ont provoqué la tragédie que l’on sait. Il a été alors programmé de diviser le royaume saoudien en plusieurs Etats construits sur des bases ethniques ou religieuses. S’il n’y a pas eu concrétisation, c’est tout simplement que la conjoncture internationale ne s’y prêtait pas et que les dirigeants wahhabites peuvent encore servir les intérêts américains dans la région. Et voilà que le sénat US met les pieds dans le plat. Ce qui est désolant et grave dans cette histoire, c’est le silence des pays arabes, à l’exception du Yemen. On les savait soumis dans leur quasi-totalité à l’Amérique mais pas au point de se taire face à une initiative appelée à toucher d’autres pays de la sphère proche-orientale. C’est la preuve que ce monde arabe est dirigé par des individus qui travaillent pour leurs propres intérêts et non pour ceux des peuples qu’ils prétendent représenter. Le danger est à nos portes. A moins d’un sursaut salvateur des peuples, les Arabes resteront à la traîne de l’évolution du monde et de la civilisation universelle. Les dirigeants arabes ont déjà trahis la Palestine , la trahison de l’Irak est en marche.

 

Tayeb Belghiche 

 

Sources El Watan

 

Posté par Adriana Evangelizt

 

N°273 Journal de Palestine-Spécial dossier-2e suite

De toute façon, il faut que les Sionistes s'infiltrent dans toutes les organisations. Surtout celles où ils pourront retirer de la monnaie. Depuis des millénaires, l'or les taraude. Et c'est bien sûr aussi le cas pour l'OCDE. Vous pourrez consulter le dossier ICI... avec à la page 24 et 37 deux chapitres intitulés Human Rights... Ils n'ont pas dû rire en écrivant ce qui suit... sûr qu'ils ont bien dû ricaner du bon tour joué, une fois de plus... notamment au passage où tous les citoyens sont traités sans distinction de culture, de race ni de religion...

 

Israel is a democratic state with associated political rights, respect for the rule of law, and a flourishing civil society. Israel 's commitment to human rights has been part of its credo and ethic since long before the actual establishment of the State in 1948. Indeed, the principles of fundamental human rights find expression in Israel's Declaration of Independence, adopted on May 14, 1948, in the following words: "It [The State of Israel] will rest upon foundations of liberty, justice and peace as envisioned by the Prophets of Israel . It will maintain complete equality of Human rights social and political rights for all its citizens, without distinction ofcreed, race or sex. It will guarantee freedom of religion andconscience, of language, education and culture. It will safeguardthe Holy Places of all religious. It will be loyal to the principles ofthe United Nations Charter."

 

02 Octobre 2007

 

 

Participer à la Campagne : "NON à l'entrée d'Israel dans l'OCDE"

 


Le 16 mai 2007, l'Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE) a officiellement invité Israel à devenir l'un de ses membres.
Cependant, en tant que Palestiniens, nous remettons en cause cette invitation pendant qu'Israel agit clairement en violation de certains des principes de base de l'OCDE.

 

 

Schéma ci-dessus : Accords bilatéraux d'Israel [6] - Données d'après les chiffres du gouvernement israélien, comparés à des sources secondaires. Analyse : Stop the Wall

 

Suite aux Accords d'Oslo de 1994, une partie des bénéfices pour Israel a été un accroissement des accords bilatéraux internationaux, une meilleure intégration dans l'Union Européenne (UE) et dans l'OTAN en particulier, et le début d'une participation aux activités de l'OCDE.
Les institutions internationales ont tiré profit du climat post-Oslo pour former des alliances économiques et stratégiques avec Israel qui s'est retranché dans l'occupation, aliénant les Palestiniens de leur terre et de leurs droits.
Depuis 1994, l'attitude de plus en plus amicale envers Israel est en contraste absolu avec l'escalade de la colonisation israélienne de la Palestine , sous laquelle les Palestiniens sont éclatés dans 5 Bantustans murés et soumis à des abus quotidiens des droits de l'homme et à des confiscations de terre.
L'OCDE proclame être basée sur le "respect des droits de l'homme", sur l'observation des objectifs de l'ONU et "les valeurs de base du [...] pluralisme démocratique", pourtant l'invitation dans ses rangs faite à Israel démontre la détermination des institutions internationales à ignorer les violations israéliennes des règles internationales au profit de la poursuite d'intérêts coloniaux.
Si les Etats Membres de l'OCDE étaient sérieux au sujet du respect de leurs engagements déclarés sur le pluralisme démocratique et les droits de l'homme, ils devraient modifier cette tendance et refuser l'entrée d'Apartheid Israel dans l'organisation.

Le chemin de la normalisation
La création d'Israel a nécessité la destruction de 513 villes et villages palestiniens et l'exode forcé de plus de 750.000 Palestiniens de leurs terres.
Depuis ses débuts, l'occupation a fait face à une critique mondiale. Depuis 1948, une grande partie des Etats du Sud étaient peu disposés à entrer en relation avec Israel, soit pour protester contre l'injustice imposée aux Palestiniens par l'établissement d'un nouvel état colonial sur leur terre, soit parce qu'ils ont eu peur du boycott efficace de la Ligue Arabe.
Israel a également eu des difficultés à conclure des accords multilatéraux. Son admission à l'ONU a été fortement contestée et conditionnée à sa reconnaissance du droit au retour des réfugiés palestiniens.
Non seulement les réfugiés ne peuvent toujours pas rentrer dans leurs maisons, mais Israel n'a pas cessé d'ajouter plus de crimes par son expansionisme implacable et l'occupation de la Cisjordanie , de Gaza et des Hauteurs du Golan syriens en 1967.
La base idéologique raciste de l'Etat juif a fait face à une permanente condamnation internationale :
En 1975, l'Assemblée générale de l'ONU a voté la résolution 3379 déclarant que le Sionisme était une forme de racisme. [1]
Le processus d'Oslo a vu un effondrement dans la pression internationale sur Israel au profit de la Palestine. À la suite de la conférence de Madrid en 1991, l'ONU a retiré la résolution 3379, sans publier aucune explication officielle. [2]
En 1993, l'Organisation de Libération de la Palestine a accepté de reporter des questions comprenant "Jérusalem, les réfugiés (et) les colonies" à des négociations de statut final [3] tandis que l'établissement de l'ANP liait inextricablement une grande partie de la direction politique palestinienne aux autorités de l'occupation.
Ces initiatives ont donné à de nombreux pays le feu vert pour mettre de côté leurs engagements à faire respecter les droits des Palestiniens en faveur des bénéfices récoltés par l'établissement de relations avec Israel.

La poussée d'Oslo vers des accords bilatéraux
Oslo a ouvert la voie de la normalisation d'Israel au niveau mondial, au moment où Israel avait désespérément besoin de lui pour la restructuration de son économie.
Le résultat de la normalisation a été une multiplication par six de l'investissement étranger direct, soit un bond de 686 millions de dollars à environ 3.6 milliards de dollars . [4]
En 1994, le PIB d'Israel a augmenté de 6.8% et ses exportations de 12.6%. [5]
On peut observer la récompense d'Israel pour le faux processus d'Oslo dans l'accélération soudaine de l'activité diplomatique réussie autour de la période des Accords d'Oslo en 1994.
En particulier, la période d'Oslo a également vu pour la première fois une coopération bilatérale sérieuse avec l'Union Européenne. En 1995, Israel est devenu un membre de la nouvelle Association Euro-Méditerranéenne. [7]
Il a signé l'Accord d'Association avec l'Union Européenne à Bruxelles le 20 novembre 1995, avec une entrée en vigueur des aspects commerciaux en 1996. [8]
Cet accord forme la base juridique des relations entre l'UE et Israel, et inclut des dispositions pour le dialogue et la coopération entre Israel et l'Union Européenne. [9]
Il a été suivi d'un accord qui est entré en vigueur en janvier 2004, autorisant la majeure partie du commerce agricole entre Israel et l'Union Européenne. [10]
Israel est maintenant un acteur principal dans la "politique de voisinage" de l'UE, en dépit des larges campagnes de la société civile pour mettre fin aux accords entre l'UE et Israel et des preuves accablantes démontrant qu'Israel est en violation de ses engagements concernant les droits de l'homme aux termes de ces accords, et que plus de coopération risque en fait d'empirer la situation, ébranlant "l'élément essentiel" déclaré des relations extérieures de l'UE. [11]

La période d'Oslo a également vu l'instauration de relations officielles avec l'OTAN.
En décembre 1994, l'OTAN a lancé son Dialogue Méditerranéen, conçu pour mettre l'organisation en contact plus étroit avec les "sept partenaires méditerranéens", dont Israel, et pour renforcer leur capacité à dominer et à contrôler le monde arabe sous le prétexte de la "guerre contre le terrorisme" qui sera provoquée quelques années plus tard.
L'OTAN a accepté un "partage efficace des renseignements", "une coopération maritime" et une "sécurité des frontières" [12] et en avril 2001, alors qu'Israel engageait sa répression brutale du deuxième Intifada, Israel est devenu le premier pays du Dialogue Méditerranéen à signer un programme individuel de coopération avec l'OTAN, pour la protection d'informations secrètes pour "des besoins de sécurité". [13]
La relation entre Israel et l'OTAN a continué à se renforcer avec des exercices militaires communs, une augmentation du partage des informations et des manifestations très publiques de soutien, y compris l'invitation d'Amir Peretz, responsable de l'attaque israélienne contre le Liban, à l'OTAN en janvier 2007. [14]
L'OTAN apprécie clairement l'expertise israélienne dans l'occupation et la répression du mouvement de résistance populaire palestinien. [15]
De plus, comme c'est un accord bilatéral, Israel tire bénéfice de son association avec la puissance militaire prépondérante sans les contraintes du multilatéralisme.
Israel a également commencé à participer aux activités de l'OCDE en 1996. Il est maintenant membre ou observateur dans plus de cinquante comités, groupes de travail, réseaux et commissions de l'OCDE.
La contribution stratégique d'Israel à l'OCDE rend aveugle les pays membres non seulement en ce qui concerne les droits de l'homme et le droit international, mais également au sujet de leurs propres déclarations sur "l'éthique économique".
Bien que l'on puisse douter de la contribution "au bien-être général de la population" des économies d'autres pays membres et demandeurs, quelques pays se moquent vraiment ouvertement de ce précepte comme Israel, qui scinde les avantages économiques strictement sur des bases religieuses et racistes : au profit seulement des juifs.
Les Palestiniens avec la citoyenneté israélienne sont le secteur le plus pauvre de la société et le plus mal équipé en services sociaux ; Les Palestiniens en Cisjordanie et le Gaza sont systématiquement affamés et privés de leurs droits fondamentaux ; Les réfugiés palestiniens sont dépouillés de tout ce qu'ils possédaient.
Le principe de l'OCDE qu'une "coopération plus large constituera une contribution essentielle à des relations pacifiques et harmonieuses entre les peuples" est en totale opposition à la guerre économique de l'Apartheid d'Israel.
L'occupation illégale israélienne et le système résultant du bouclage, du siège et de la ghettoisation ont rendu impossibles le déplacement des marchandises et ruiné l'économie palestinienne : sa politique est clairement incompatible avec l'affirmation de l'OCDE que ses membres devraient "contribuer à une saine expansion économique dans les pays Membres, ainsi que non membres, en voie de développement économique" ; et "poursuivre leurs efforts en vue de réduire ou de supprimer les obstacles aux échanges de biens et de services, ainsi qu'aux paiements courants."
L'augmentation des accords internationaux et l'amélioration des relations pendant ou au lendemain immédiat des Accords d'Oslo n'est pas une coïncidence.
Pour les gouvernements et les institutions internationales, le "processus de paix" a agi comme outil pour justifier une augmentation des engagements avec Israel, malgré l'escalade des attaques contre les vies, les maisons et la terre des Palestiniens, a peint l'encre sèche sur les Accords d'Oslo, ce qui démontrait le véritable agenda du régime pour la Palestine.
N i le début du deuxième Intifada ni l'avis consultatif de la Cour International de Justice prononcé en 2004 n'ont arrêté cette dynamique.
La cour a déclaré illégaux le Mur et la politique de colonisation d'Israel, elle a déconseillé à la communauté internationale de soutenir le mur et le régime illégal qu'il crée et a réclamé des mesures appropriées pour arrêter la violation de la IV Convention de Genève par Israel.
Cependant, le cynisme des institutions internationales persiste à ce jour, comme l'incarne la décision de l'OCDE d'inviter Apartheid Israel à faire une demande d'adhésion. Ignorer les crimes et les abus afin de maintenir une alliance stratégique et économique devient de plus en plus important pour le maintien de l'approche néo-coloniale.
Le processus d'Oslo est maintenant largement présenté comme une farce, ce qui rend nécessaire de nouvelles approches pour maintenir l'illusion d'un "processus de paix" ; en particulier la Feuille de Route, une augmentation des réunions bilatérales entre Olmert et Abbas ; l'Initiative de Paix Arabe et plus récemment la Conférence Internationale de Paix réclamée par George Bush.
Les résultats ont été le maintien d'Israel dans les rangs de la communauté internationale, et un camouflage pour une augmentation de la coopération avec Israel.
L'Autorité Palestinienne, le soi-disant "partenaire pour la paix", est un participant volontaire dans cette parodie tandis que les confiscations de terre et les abus des droits de l'homme s'intensifient en Palestine.

Implications de l'invitation d'Israel à entrer dans l'OCDE
Inviter Israel à rejoindre l'OCDE marquera un nouveau chapitre dans l'engagement israélien avec les institutions internationales : un nouvel accord multilatéral important cimentant les accords bilatéraux déjà en place avec l'UE et différentes nations.
Israel voit son accession à l'OCDE comme une étape importante dans son intégration à l'économie globale. Plus d'intégration augmentera l'influence d'Israel dans les processus décisionnels mondiaux et perpétuera le mythe qu'Israel est une économie internationale légitime et respectable établie selon des principes de respect envers la démocratie, les droits de l'homme et le droit international.
Certains diront que l'entrée d'Israel dans l'OCDE pourrait provoquer une amélioration de son approche en Palestine. C'est un rêve.
Israel est membre de l'ONU depuis 1949, et cela n'a mené à aucune amélioration dans sa collaboration avec les 69 résolutions ou principes de l'ONU, ni à aucune réduction de sa politique d'occupation et d'Apartheid envers les Palestiniens.
Son engagement avec l'Union Européenne n'a pas eu non plus de répercussions dans les relations entre l'Union Européenne et Israel, malgré les campagnes incessantes de la société civile européenne contre l'accord de libre-échange entre Israel et l'Union Européenne, répétées dans les rapports fortement critiques du Bilan Annuel sur les droits de l'homme.
Dans d'autres cas, Israel explique que la situation en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza n'a pas à être soumise à l'institution internationale sur les droits de l'homme ou sur d'autres questions. [16]
Son approche à l'OCDE ne devrait pas être différente : nulle part dans son document "Israel : Prêt pour l'OCDE", il mentionne la Palestine. [17]
Quand toute autre forme d'engagement a tellement visiblement échoué comme dans le cas d'Apartheid Israel, la société civile mondiale doit souscrire à l'appel pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions contre Israel.
Tandis que la société civile en Occident a l'occasion de commencer une nouvelle ère de pression internationale pour les droits des Palestiniens, celles du Sud doivent regarder seulement deux décennies en arrière pour trouver encore les principes et les outils d'une solidarité efficace avec la Palestine.
L'OCDE doit être tenue pour responsable. Il n'est pas suffisant de proclamer une conviction dans la démocratie plurielle et les droits de l'homme tout en faisant une invitation à Israel qui piétine les vies des Palestiniens, marche sur les drois démocratiques et se moque des accords internationaux.
L'accession d'Israel à l'OCDE doit être empêchée.


Participer à la Campagne : "NON à l'entrée d'Israel dans l'OCDE"

 

NOTES
[1]
Résolution 3379 de l'Assemblée Générale des Nations-Unies; 10 Novembre 1975
[2] Assemblée Générale des Nations-Unies, 74ème reunion plénière, Elimination du racisme et de la discrimination raciale, 16 Decembre 1991
[3] Déclaration de Principes sur des Accords intérimaires d'auto-gouvernement (13 Septembre 1993)
Accord Intérimaire sur la Cisjordanie et la bande de Gaza (28 Septembre 1995)
[4] G. Feiler, From boycott to economic cooperation: The Political Economy of the Arab Boycott of Israel (London: Frank Cass, London), p. 287. (D'un Boycott à une Coopération Economique : L'Economie Politique du Boycott Arabe d'Israel)
[5] Op cit. Feiler, p. 255.
[6] Gouvernement d'Israel, Accord bilatéraux d'Israel, disponible sur www.israel-mfa.gov.il/MFA/Treaties/ (accessible le 13 Août 2008).
Notez que ces données sont sous forme globale et qu'elles ne font pas la différence entre les accords bilatéraux relativement mineurs (par exemple les transmissions de radio-amateur) et les accords significatifs sur la coopération militaire ou commerciale.
Cela donne cependant une forte illustration de l'accélération dans l'activité diplomatique au cours de la période 1993-1999

[7] UE, Feuille de Travail de l'Equipe de la Commission : Politique Européenne de voisinage : Rapport par pays - Israel (12 mai 2004)
[8] Délégation de la Commission Européenne en Israel, L'Union Européenne et Israel: Une Histoire d'Interdépendance et de Coopération, (droits d'accès le 13 Août 2008)
[9] Op cit. UE, Feuille de Travail de l'Equipe de la Commission
[10] Op cit. UE, Feuille de Travail de l'Equipe de la Commission

[11] Le Troisième Bilan Annuel des droits de l'homme dans les relations entre l'Union Européenne et Israel constate que : "Le Bilan envisage la possibilité que la pratique de l’UE consistant à tolérer l’application, illégale au regard du droit international, par Israël de ses obligations contractuelles privilégiées se poursuive dans le cadre de la PEV. "
“Aborder l’application de ce principe de conditionnalité de manière trop accommodante aurait pour conséquence une socialisation négative..

Le Bilan affirme que lorsque les obligations internationales en cause sont tenues pour essentielles à la protection et la réalisation des droits de l’Homme fondamentaux, on peut raisonnablement s’attendre à ce qu’une telle socialisation négative contribue à accroître la probabilité, la fréquence et la gravité des atteintes aux droits de l’Homme.
Ce faisant, l’UE faillirait à son obligation de se conformer elle-même à l’"élément essentiel" de ses relations extérieures, qui doivent "reposer sur le respect des droits de l’Homme" et doivent aussi promouvoir leur respect dans les pays tiers.

 


Troisième Bilan Annuel des Droits de l’Homme dans les Relations UE-Israël. Les accommodements au cas "spécial" d’Israël 2005-2006

Le soutien à cette opinion a émané de certains milieux étonnants, y compris de la Commission d'enquête parlementaire sur le développement international au Royaume-Uni, une institution parlementaire influente qui, en février 2007, a recommandé que le gouvernement britannique demande la suspension de l'Accord d'Association commercial entre l'Union Européenne et Israel jusqu'à ce qu'il agisse en conformité avec ses engagements aux termes du traité.
La Commission a déclaré : Il y a une incohérence dans le fait de permettre à Israel de continuer à tirer bénéfice d'un type d'accord alors qu'Israel empêche les Palestiniens d'en bénéficier. Le dialogue permanent avec Israel est certainement nécessaire mais l'Accord d'Association apparaît comme un consentement tacite aux restrictions aux déplacements et à l'accès qu'Israel impose aux Palestiniens.
Le Royaume-Uni devrait inviter l'Union Européenne à utiliser l'Accord d'Association avec Israel comme un levier pour le changement et envisager de suspendre l'accord jusqu'à ce qu'il y ait d'autres améliorations dans les dispositions pour les droits de passage
."
Comité au Développement International de la Chambre des Communes, Aide au Développement et les Territoires palestiniens Occupés : Réponse du gouvernement au 4ème rapport du Comité de la Session 2006–07 (27 Mars 2007),
[12]
OTAN, “L'OTAN célèbre de 10ème anniversaire du Dialogue Méditerranéen” (12 Decembre 2004)
[13] OTAN, “Israel signe un accord sur la sécurité avec l'OTAN” (24 Avril 2001),
[14] BBC, “Partenariat OTAN-Israel renforcé" (24 Février 2005),
OTAN, “Des bateaux de l'OTAN se rendent à Elat, Israel” (21 Mars 2005),
Jerusalem Post, "Des soldats de l'IDF s'entrainent pour la première fois avec l'OTAN" (22 juillet 2005)
OTAN, “Visite à l'OTAN du Ministre israélien de la Défense” (31 Janvier 2007),
[15] Selon l'OTAN, la contribution israélienne"... couvre de nombreux domaines d'intérêt commun, tels que la lutte contre le terrorisme et des exercices militaires communs, où l'expertise israélienne est très appréciée." - OTAN, Conférence publique de diplomatie de l'OTAN en Israel (23 octobre 2006)
[16] En 2007, dans leurs soumissions au Comité de l'ONU sur l'élimination de la discrimination raciale, ils ont refusé de faire référence à ces territoires, bien qu'ils aient été invités à le faire par le Comité des Nations Unies sur l'Elimination de la Discrimination Raciale , du 19 février au 9 mars 2007, CERD/C/ISR/CO/13
[17] Demande d'Israel à l'OCDE, Israel : Prêt pour l'OCDE

www.oecd.gov.il/Oecd_docs/book1_all.pdf

 

Source : http://stopthewall.org/

 

Traduction : MG pour ISM

 

Sources ISM

 

Posté par Adriana Evangelizt

 

Mardi 02 Octobre 2007


2-4 Comité pour l’exercice des droits inaliénables : Le droit inaliénable du Peuple Palestinien

 

Les droits inaliénables du Peuple Palestinien où sont-ils ?

 

Et que sont-ils devenus ?

 

Relire le plan de partage de novembre 1947, in mémoriam.

 

Quand on voit sur tous les sites sionistes qu'ils vont fêter les 60 ans de leur état alors que plus de la moitié a été volé aux Palestiniens, on peut vous dire que les vrais Juifs ne participeront pas à cet anniversaire qui nous fait honte. C'est vers le Peuple Palestinien qu'iront nos pensées.

 

Assemblée générale
AG/PAL/1065

 

LE COMITÉ POUR L’EXERCICE DES DROITS INALIÉNABLES DU PEUPLE PALESTINIEN ADOPTE SON RAPPORT ANNUEL

 

Le Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien a adopté, ce matin, son rapport annuel qu’il transmettra à l’Assemblée générale.  Par ce document, il appelle notamment Israël à mettre fin à son occupation militaire et se prononce en faveur du rétablissement de la situation dans la bande de Gaza telle qu’elle existait avant les événements du mois de juin dernier.

 

Ce rapport, dont le projet a été présenté par M. Saviour F. Borg (Malte), couvre les activités du Comité depuis le 4 octobre 2006, et contient ses conclusions et recommandations à l’attention de l’Assemblée générale.

 

Le Comité souligne ainsi que l’occupation, désormais dans sa quarante et unième année, est la cause du conflit israélo-palestinien, et que la poursuite des fermetures, le bouclage de la bande de Gaza, les incursions israéliennes dans les centres de population palestiniens, le système humiliant des points de contrôle à travers la Cisjordanie ont eu les effets les plus destructeurs sur la vie des Palestiniens et ont provoqué des dysfonctionnements au sein de l’Autorité palestinienne.

 

Le Comité en appelle à Israël pour mettre fin à son occupation militaire dans les territoires palestiniens et cesser toutes les autres mesures qui sapent les institutions palestiniennes.  Il condamne vigoureusement les assassinats de civils innocents commis de chaque côté.  Il dénonce les attaques à la roquette contre Israël et appelle les groupes palestiniens armés à cesser leurs activités.  De même, il s’oppose fermement à l’extension des colonies en Cisjordanie, ainsi qu’aux efforts visant à achever la construction par Israël du mur de séparation. 

 

En outre, le Comité appelle la direction palestinienne, les responsables de toutes les factions et l’ensemble des Palestiniens à soutenir le Président Abbas, son gouvernement et toutes les institutions démocratiquement élues et à résoudre leurs divergences politiques par des moyens pacifiques.  Il appelle à un rétablissement de la situation dans la bande de Gaza telle qu’elle existait avant les événements du mois de juin dernier et à des mesures en vue de préserver l’unité territoriale et l’intégrité du territoire palestinien, y compris Jérusalem-Est.

 

Enfin, le Comité assure que seule une solution négociée permettra de parvenir à l’objectif d’un règlement complet, juste et durable de la question palestinienne par la mise en place de deux États, Israël et la Palestine , à partir des frontières de 1967.

 

Par ailleurs, le Président du Comité, M. Paul Badji (Sénégal), a dressé un bref exposé des activités du Comité depuis sa dernière réunion, le 17 septembre.  Il a ainsi mentionné le communiqué du Bureau du Comité sur la décision d’Israël de déclarer la bande de Gaza « territoire hostile »** et d’appliquer à ce territoire des sanctions supplémentaires visant à y restreindre la livraison de divers biens et la fourniture de carburant et d’électricité.  Cette décision constitue une violation du droit international et une nouvelle forme de châtiment collectif du peuple palestinien, a affirmé M. Badji.

 

Le Président du Comité est également revenu sur la réunion des responsables du Quatuor, le 23 septembre, au Siège des Nations Unies à New York, au cours de laquelle ceux-ci ont exprimé leur ferme soutien aux pourparlers bilatéraux entre le Premier Ministre israélien, M. Ehoud Olmert, et le Président de l’Autorité palestinienne, M. Mahmoud Abbas.  Il a ajouté que le Quatuor s’était déclaré favorable à la réunion internationale sur la paix israélo-palestinienne, dont l’idée a été lancée par le Président américain, M. George Bush. 

 

De son côté, l’Observateur permanent de la Palestine auprès de l’ONU,

 

M. Riyad Mansour, a déploré le fait qu’aucune amélioration significative n’ait été constatée sur la situation des Palestiniens dans les territoires occupés, depuis la dernière réunion du Comité.  Le nombre de barrages routiers en Cisjordanie a augmenté, passant de 550 à 560, a-t-il dit, indiquant par ailleurs que la libération par Israël de 86 prisonniers palestiniens représentait peu en comparaison avec les 11 000 encore détenus.  Il a également appelé le Comité à tout faire pour empêcher Israël d’appliquer sa décision, qu’il a jugée illégale, de décréter Gaza « territoire hostile ».

 

M. Mansour a souligné le contraste entre l’optimisme prudent suscité par la forte activité diplomatique, tant à New York, en marge de l’Assemblée générale, que dans la région, et l’absence de tout changement sur le terrain.  Il s’est félicité des précisions fournies ces derniers jours sur la conférence convoquée par les États-Unis: elle aura lieu en dehors de Washington, le 15 novembre ou dans les deux semaines qui suivent.  Une trentaine de pays ont été invités, dont les 12 pays arabes membres du Comité de suivi ministériel arabe, dont la Syrie et le Liban, conformément, a-t-il noté, au souhait de la Palestine que tous les pays affectés par le conflit y soient associés.  Il a salué également l’invitation adressée aux pays du G-8, au Quatuor, aux cinq membres permanents du Conseil de sécurité, ainsi qu’à certains pays musulmans dont le rôle est crucial.  La réunion, a-t-il dit, prend les contours d’une conférence internationale avec la participation des parties au conflit, des parties régionales et des pays importants sur la scène internationale.

 

Concernant le contenu de la conférence, M. Mansour a souhaité qu’elle aborde les sujets de fond.  L’objectif de l’Autorité palestinienne, a-t-il indiqué, est d’aboutir à un document cadre concret sur le statut final, portant sur six chapitres: Jérusalem, les frontières, les réfugiés, les implantations, l’eau et la sécurité.  Il a demandé aux membres du Comité d’aider Israéliens et Palestiniens à parvenir à un document clair et utile qui, a-t-il ajouté, pourrait être avalisé par la conférence internationale et servir de prélude à l’ouverture de négociations sur un traité de paix final, dont il a souhaité qu’elles se déroulent selon un calendrier précis, si possible dans un délai de six mois.  La tâche colossale et l’échec n’était pas envisageable, a-t-il conclu, tout en rejetant par avance une déclaration trop vague.

 

Le Vice Président du Comité, M. Malmierca Díaz (Cuba), a déploré, pour sa part, l’aggravation, ces 12 derniers mois, du sort des Palestiniens dans les territoires occupés y compris Jérusalem-Est.  Il a regretté que le Gouvernement palestinien d’union nationale après l’Accord de La Mecque n’ait pas survécu aux événements de Gaza.  Il a estimé que la priorité devait être donnée au dialogue inter-palestinien, en appelant toutes les factions palestiniennes à soutenir le Président Mahmoud Abbas.

 

Enfin, le Président du Comité a rappelé que la réunion spéciale sur la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien aura lieu le jeudi 19 novembre 2007, dans la salle du Conseil de tutelle, de 10 h 30 à 13 heures.

 

* Projet de rapport publié sous la cote A/AC.183/2007/CRP.2

 

** Communiqué de presse publié sous la cote AG/PAL/1064

 

Sources ONU

 

Posté par Adriana Evangelizt

 

 

 


 

 

 

2-5 Yoav Stern : Sept ans après les heurts sanglants d’octobre, aucun policier n’a comparu.

 

 

Il y a sept ans, en cette époque de l’année, le pays était agité. Dans les Territoires, des émeutes avaient commencé et des heurts sanglants avaient lieu entre d’une part des habitants palestiniens et la police palestinienne et, d’autre part, des citoyens israéliens et les forces de sécurité, dans ce qui ouvrait les plus de quatre années sanglantes de la seconde Intifada. A l’intérieur d’Israël, on en était au plus fort des affrontements entre manifestants et forces de police lesquelles tuèrent, finalement, 13 manifestants arabes et un citoyen juif, outre les nombreux blessés. 

 

Un certain nombre d’actes d’accusation furent délivrés d’une manière décisive après les événements. Tous à l’encontre de citoyens arabes. Des actes d’accusation furent dressés contre des habitants de Jisser A-Zarka pour leur participation au jet d’une pierre sur la voiture d’un citoyen juif qui circulait sur la route côtière. D’autres le furent contre un homme de Sahnin dont le fils avait été tué et qui avait agressé un policier impliqué dans l’incident au cours duquel son fils avait été tué, ainsi que contre des centaines de jeunes gens qui avaient pris part aux manifestations d’octobre 2000. Dans aucun des cas, un acte d’accusation n’a été délivré contre un membre des forces de sécurité impliqué dans des tirs ou ayant donné l’ordre d’ouvrir le feu sur les citoyens arabes d’Israël.

 

Le centre « Adalah » qui représente les familles des Arabes tués alors, accuse les instances judiciaires de faire la preuve, par leur attitude dans cette affaire, de ce qu’il s’agit d’instances judiciaires colonialistes. Pourquoi ? Parce que ces instances se comportent différemment avec les « autochtones », par opposition à l’attention qu’elles manifestent pour les colonialistes qui sont, dans cette comparaison, les Juifs israéliens.

 

« La caractéristique dominante de la justice coloniale est l’existence, pour la mise en vigueur de la loi, de deux instances différentes qui expriment à la fois le contrôle exercé sur les autochtones et leur statut de citoyens inférieurs », lit-on dans la lettre de diffusion mensuelle de l’organisation. On peut encore y lire : « Nous n’espérons pas de conclusions équitables. Celui qui au bout de sept ans n’a rien fait contre les criminels, veillera à ce que ses conclusions justifient, essentiellement, ses propres omissions ainsi que celles de tout le système d’application de la loi ».

 

 

 

Le Ministère de la Justice faisait savoir dernièrement à « Haaretz » que l’examen des dossiers d’octobre 2000 se poursuivait et que le conseiller juridique du gouvernement présidait de nombreuses discussions à ce sujet. « Les discussions sur les différents dossiers ne sont pas encore terminées et nous nous efforçons de faire avancer la question autant qu’il est possible en la circonstance », nous a-t-on communiqué.

 

 (Traduction de l'hébreu : Michel Ghys)

 

04 Octobre 2007

 

www.haaretz.co.il/hasite/spages/909534.html

 

 

N°273 Journal de Palestine-Spécial dossier-suite

1-7 Point de vue de l'IRIN : Des dizaines de Palestiniens fouillent les dépotoirs pour survivre.
Cet article publié par l'IRIN, un service d'informations humanitaires de l'ONU ne reflète pas nécessairement les opinions des Nations Unies ou de ses agences. Le matériel d'IRIN peut être rediffusé ou a réimprimé libre-de-droit ; se référer à la page de copyright pour les conditions d'utilisation. IRIN est un projet du Bureau de Coordination aux Affaires Humanitaires de l'ONU.

Pour certains Palestiniens de Cisjordanie, les détritus sont devenus non seulement un moyen d'existence mais la seule méthode de survie qu'ils connaissent.
Plusieurs dizaines de Palestiniens à travers le territoire, y compris des enfants, travaillent dans des déclarges publiques, pour tenter de gagner maigrement leur vie.

 

 

"C'est un travail très dur ici. Mes mains sont toutes coupées, ça pue. Mais qu'est-ce que je peux faire ? Il n'y a pas de travail à Ramallah," dit Muhammad, d'Al-Bireh, une ville voisine.
Agé de 43 ans, il a travaillé pendant ces 30 dernières années – en dehors d'une période passée en prison -- dans le dépotoir de Psagot, à fouiller les détritus à la recherche de ferraille.
Muhammed, tout comme les 40 autres ouvriers, dont 20 enfants, n'est pas officiellement employé par quelqu'un, mais il vend ce qu'il peut aux revendeurs qu'il connait.
Un autre homme, Akram, âgé de 32 ans, conduit le tracteur qui transporte la ferraille chez les revendeurs. Lui, comme les autres, travaille sur le site de l'aurore au crépuscule.
"Avant, j'étais chauffeur de camion. Puis j'ai perdu mon travail. C'est le seul travail que j'ai pu trouver, travailler dans les ordures," a-t'il déclaré à IRIN tout en faisant monter le régime de son moteur pour emmener un ventilateur industriel et des poutres qui restaient d'un projet de construction

Travail d'enfants, analphabétisme
Deux enfants, ravis de leur chance, ont trouvé le ventilateur, qui venait d'arriver dans une benne à ordures, et il l'ont traîné jusqu'à Akram.
"Aucun des enfants ici ne sait écrire. Ils ne savent pas lire. Ils n'ont jamais été à l'école", dit Muhammad.
Shadi, qui a dit d'abord qu'il avait 16 ans et a ensuite avoué qu'il avait 12 ans, s'est mis en colère suite à l'accusation de Muhammad
"Je sais écrire", a-t'il crié, et il a commencé à esquisser son nom, en arabe, dans le sable. Cependant, il est devenu vite clair que c'était le seul mot qu'il connaissait et qu'il ne pouvait pas reconnaitre différents caractères. Les autres enfants n'ont même pas essayé.
Quand on lui a demandé pourquoi il n'allait pas à l'école, Shadi a répondu : "Mon père est malade. J'ai une grande famille et quelqu'un doit les soutenir. J'ai quitté l'école au bout d'un an pour travailler ici."

Questions juridiques
Le site de Psagot est baptisé du nom de la colonie israélienne voisine sur les périphéries de Ramallah.
La plupart du temps, la décharge est utilisée par des camions israéliens qui amènent des ordures des colonies ou des villes à l'intérieur d'Israel.
"Il y a beaucoup plus d'ordures israéliennes que palestiniennes. Beaucoup, beaucoup plus", dit Muhammad.

Dangers pour la santé
Des vautours planent au-dessus de leurs têtes, en attendant d'attraper ce que les ouvriers ne prendront pas.
En été, la chaleur cuit les ordures, répandant une odeur ignoble dans l'air, qui colle aux ouvriers. Tandis que certains ont des familles, d'autres réalisent que leur genre de travail n'aide peut-être pas leurs vies personnelles.
"Je pense que je ne me marierai pas", dit Ahmed, âgé de 20 ans. Il dit que l'odeur ne s'en va jamais.
En hiver, les ouvriers se battent contre le froid, la pluie, le vent et le gel pour effectuer leur travail. C'est particulièrement dur puisque les métaux qu'ils récupèrent sont très froids. Certains vivent dans des cabanes sur le site, parce qu'ils n'ont nulle part où aller.


A côté des éléments, les ouvriers font face à d'autres dangers.
"Les enfants souffrent considérablement," dit Ahmed Qunnam, un expert en matière de santé publique et médecin, qui est volontaire au Croissant Rouge Palestinien.
"Psychologiquement parlant, ils n'ont aucun réseau social normal. De plus, ils ne mangent pas bien et ils ne se développent pas correctement. Ils travaillent toute la journée, surexcités. Et les sites sont extrêmement peu hygiéniques."
Par exemple, sur le site de Psagot, les ouvriers ont trouvé une boite d'olives. Elle a été immédiatement ouverte et dévorée, bien que la date de limite de consommation était dépassée depuis longtemps et pour les manger, ils ont utilisé leurs mains avec lesquelles ils venaient de fouiller les ordures.
"Tout ça, ça les détruit pour le reste de leur vie. Ils perdent leur enfance", dit Qunnam.
"C'est facile pour eux de tomber dans la drogue."
Les ouvriers sont également menacés par l'utilisation de drogue des autres. Quand ils fouillent les ordures, il n'est pas rare pour eux de trouver des seringues. Ils peuvent attraper le SIDA ou l'hépatite", ajoute Qunnam.
Il pense que l'Autorité Palestinienne devrait faire plus pour les enfants, mais il ajoute qu'il est difficile pour l'Autorité Palestinienne de contrôler le secteur C -- là où se trouvent les sites - qui sont restés sous le contrôle de la sécurité israélienne, selon les Accords d'Oslo.
Ibrahim Atieh, au Ministère palestinien de la Santé , a expliqué que le nombre d'enfants dans les dépotoirs était proportionnellement bien moins élevé que dans les pays voisins.
"Mais, c'est une question très difficile, douloureuse. Qui sait quelles maladies ils peuvent attraper."
"En ce moment, il n'y a aucun programme de l'Autorité Palestinienne pour arrêter ce phénomène, mais peut-être à l'avenir," a-t'il dit.

 

Sources ISM

 

Posté par Adriana Evangelizt

 


1-8   Analyse de La Paix Maintenant  : Les territoires occupés et les Palestiniens sont en train de devenir, lentement, des réalités virtuelles.

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

 Triste quand même que les Israéliens -pour la plupart- acceptent que leurs voisins subissent tout ce que l'on sait et n'aient jamais eu l'idée de se révolter contre les dirigeants sionistes. Oui, curieux qu'ils n'aient pas compris d'où venait le mal et, par là-même, décidé d'y mettre fin.

 

Plus le temps passe, et moins les Israéliens (soldats et colons compris) voient l'occupation. Faudra-t-il une nouvelle Intifada ou des Qassam tirés depuis Qalqiliya pour qu¹ils s'en souviennent ?
  
Les territoires occupés et les Palestiniens sont en train de devenir, lentement, des réalités virtuelles, loin des yeux et loin du cœur. Les travailleurs palestiniens ont disparu de nos rues, les Israéliens ne vont plus faire du shopping dans les villes palestiniennes. De chaque côté, il y a aujourd'hui une nouvelle génération qui ne connaît pas l'autre. Même les colons ne rencontrent plus de Palestiniens, à cause d¹un réseau routier séparé qui fait la distinction ente les deux populations : l¹un est libre à la circulation, l'autre est bloqué par les barrages routiers.
Alors que les politiques débattent du partage de la terre entre deux peuples, l'opinion publique est apathique. Le sentiment des gens est que la division a déjà eu lieu. Désengagement de la bande de Gaza, évacuation de ses colonies, construction de la barrière de sécurité : le problème est résolu, à notre grande satisfaction. Les colons mènent leur politique de colonisation, s¹emparent de nouvelles terres, et font tout ce qu¹il faut pour empêcher une solution. Eux aussi se satisfont d¹un statu quo qui s'appuie sur le Shin Bet et l'armée.
Cette séparation de facto ressemble aujourd'hui davantage à un apartheid politique qu¹à un régime d'occupation, à cause de sa durée. L¹un des côtés, déterminé par l'appartenance nationale et non par la géographie, jouit du droit de choisir, de la liberté de circulation et d¹une économie en croissance. L¹autre est enfermé derrière des murs, ne jouit ni du droit de vote ni de la liberté de circuler, et ne peut pas planifier son avenir. Le fossé économique s¹élargit, et les Palestiniens voient avec envie arriver les travailleurs immigrés roumains et chinois en Israël. La peur des attentats terroristes a rendu indésirable le travailleur palestinien.
Récemment, il y a eu certaines informations concernant une « amélioration » de l¹occupation. 16 points de passage entre la Cisjordanie et Israël sont aujourd'hui contrôlés par des civils et non plus par des militaires. En apparence, il s'agit d¹un geste de normalisation, qui ressemble à ce qui se passe à une frontière internationale. Mais, dans ce cas précis, il n'y a de pays que d'un seul côté. En l¹absence d'une frontière mutuellement reconnue, ce ne sont que des frontières de sécurité dont Israël a décidé de manière unilatérale. Et les soldats frustrés, voire effrayés, qui fouillaient chaque Palestinien, ont été remplacés par des salariés recrutés par le ministère de la défense.
Leur travail est de contrôler des gens qui disposent de permis : en d¹autres termes, des gens à qui l'Administration civile, selon les critères déterminés par le Shin Bet, a accordé le droit de pénétrer en Israël. Les contrôles s'effectuent par des techniques sophistiquées, quasiment sans contact humain, derrière des vitres à l¹épreuve des balles. Cette nouvelle méthode a soulagé les soldats israéliens d¹un poids, mais en même temps, elle crée une distance supplémentaire. Le contact entre les soldats et les Palestiniens à ces passages, précisément à cause de leur caractère traumatisant, a conduit les Israéliens et les Palestiniens à rechercher une solution politique. Les histoires que racontaient les soldats rentrés chez eux ont nourri le débat public. Aujourd'hui, les soldats sont postés aux barrages routiers à l¹intérieur de la Cisjordanie. Il y a moins de frictions, et moins de débat public.
Cette situation peut-elle se prolonger indéfiniment ? Moins les Israéliens verront l'occupation, plus elle sera facile à ignorer. En septembre, 33 Palestiniens et un soldat israélien ont été tués lors d¹opérations anti-terroristes ou par des Qassam. Seule une nouvelle Intifada, ou des tirs de Qassam depuis la Cisjordanie , nous rappellera de nouveau l'existence de l'occupation.

 

Sources La Paix Maintenant

 

3 octobre 2007

 

Traduction Gérard : La Paix Maintenant 

 

 



Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

2-1  Ziad Medoukh : Une situation dramatique à Gaza.
C'est difficile pour un Palestinien de Gaza qui a l'habitude de dénoncer les crimes de l'occupation contre son peuple, de décrire la situation actuelle dans la Bande de Gaza qui est devenue dramatique sur tous les niveaux avec des conséquences très graves sur toute la population.
Gaza qui était toujours une ville résistante contre l'occupation israélienne et ses mesures est en train de vivre une division, une déchirure,et des affrontements entre frères et partis politiques palestiniens,mais surtout elle est en train de vivre un éloignement géographique et politique du reste de la Palestine et du reste du monde.
Pourquoi on est arrivé à cette situation à Gaza ? Qui est le responsable ? Le Fatah, le Hamas, l'occupation ou le peuple entier ? Notre Priorité était toujours notre combat et notre résistance contre l'occupation israélienne qui n'a pas réussi à changer en nous les Palestiniens notre volonté de continuer à espérer et à rêver d'un état palestinien libre et indépendant

Mais quand on trouve que la priorité de beaucoup de Palestiniens de Gaza est de se venger leurs morts tombés lors des affrontements inter palestiniens et non lors des bombardements et attaques israéliens ,on a le droit de s'inquiéter, et quand on voit que beaucoup de Palestiniens ont commencé à oublier les bombardements et les attaques de l'armée israélienne contre Gaza pour parler des affrontements entre les partisans du Hamas et des autres partis politiques on a le droit de s'interroger pourquoi tout cela ?.
Quand on arrive à voir des voitures piégées qui s'explosent dans la ville de Gaza et des attentats contres des policiers palestiniens par des Palestiniens ou même des attaques et des arrestations qui visent des résistants et des militants palestiniens connus non par des soldats israéliens mais par des Palestiniens, on a le droit de désespérer.

A Gaza, la situation est devenue de plus en plus difficile, mais la tristesse et la déception des Palestiniens reviennent que nos valeurs nationales sont en train de tomber.
A Gaza il y a un sentiment de haine et de mépris entre les partisans de Hamas d'un part et les partisans des autres partis politique et en particulier le Fatah.
A Gaza, on assiste à l'assassinat de notre projet national par des mains palestiniennes
A Gaza il y a beaucoup d'événements qui montrent que la vie de plus d'un million et demi de la population est devenue très difficile sur tous les niveaux politique, économique et social:

Des pratiques antidémocratiques de la part des dirigeants du Hamas contre les opposants et contre la presse et la liberté d'expression comme les arrestations, la fermeture des journaux et des chaînes de radio appartiennent au Fatah et à la gauche palestinienne..
-Les prix sont flambés à cause de manque de produits et de marchandises dans les marchés et tout cela est lié à la fermeture des frontières par l'armée israélienne.Cette augmentation de prix ont aggravé la pauvreté de beaucoup de Gens à Gaza.
-Le blocus est imposé sur tous les passages qui relient la Bande de Gaza au monde extérieur.
-Le taux de chômage dépasse le 75 % de la population active dans la Bande de Gaza
-Plus de 80% des Palestiniens reçoivent des aides alimentaires distribués par les organisations humanitaires de Nations Unies
-Les enterrements de martyrs qui était souvent une occasion de regroupement de toutes les factions palestiniennes, on assiste à des enterrements consacrés pour certains partis politiques et seulement les membres de ces partis sont autorisés à les assister.
-Les tensions sont vives entre le Hamas et les autres partis palestiniens y compris les partis de résistance
-La libération de prisonniers était toujours une fête nationale qui regroupe tous les Palestiniens, mais quand Israél a libéré 30 prisonniers de Gaza, ils ont été accueillis par leurs familles et leurs partis politique seulement.
-Le Hamas dicte sa loi:fermeture des journaux et de radio de l'opposition comme le Fatah et la gauche, arrestation, assassinat, interdiction d'organiser des manifestations, représailles,

Des attentats contre les soldats de Hamas par des opposants voir des inconnus.
Malgré tous les critiques de l'ancienne autorité de Gaza, les manifestations n'ont jamais été interdites et la liberté d'expression a été assurée. La corruption au sein de l'autorité palestinienne n'autorise pas le Hamas à pratiquer le meurtre pour défendre son pouvoir et à prendre le contrôle de la bande de Gaza, -quelles que soient la corruption et l'anarchie pratiquées par l'appareil du Fatah au passé,- parce que la situation devient trop dangereuse pour être réglée d'une manière aussi insensée.
En général, les conditions de vie sont inhumaines à Gaza et le désespoir total règne à Gaza surtout chez les jeunes qui ont perdu la confiance en leur partis politiques et en l'avenir car ils pensent que ces partis politiques ont oublié la cause palestinienne pour réaliser leurs propres intérêts.

La seule perte à Gaza est la résistance, voire solidarité sociale et l'espoir
Une autre perte très importante, le recul de la cause palestinienne au niveau international, la solidarité internationale qui a participé à faire connaître notre cause partout dans le monde, les solidaires qui viennent pour manifester à Bilin, qui cueillent les olives dans les villages palestiniens nous sommes en train de les perdre à cause de l'égoïsme de nos responsables, on a besoin des décennies pour essayer de revenir cette solidarité presque perdue.

Les Palestiniens connus par leur détermination et leur force, sont devenus tellement déchirés. Ils sont devenus les victimes de leurs divisions devant l'absence et la complicité de la communauté internationale Mais malgré toutes les difficultés, les mesures israéliens et la situation inter palestiniens, les Palestiniens n'abandonneront jamais leur lutte pour la Paix , car la Palestine est devant un grand projet pour la liberté et la paix.

 

Ziad Medoukh


2-2 Ficher Bernard : Non à la guerre annoncée !

 

 

Les pays du Proche et du Moyen Orient, de l'Afghanistan à la Syrie et la Palestine , en passant par l'Iran, l'Irak et les Émirats du Golfe, présentent un double intérêt : stratégique et économique (gaz, pétrole) ; ceci explique le projet du « Grand Moyen Orient » de l'Administration Bush : remodeler politiquement la région pour pouvoir contrôler ses richesses énergétiques.

 

Les récentes déclarations de Bernard Kouchner appelant à se « préparer au pire », à une « guerre » contre l'Iran, montrent à l'évidence que l'Etat français s'inscrit dans la même logique.

 

On veut nous faire croire qu'il s'agit d'une guerre des civilisations contre « l'axe du mal » pour justifier cette escalade guerrière et masquer les véritables enjeux. A entendre Nicolas Sarkozy, seul le nucléaire iranien serait un danger pour l'humanité, alors qu'Israël, les USA, la Russie et la France sont les plus grandes puissances nucléaires du monde.

 

On nous a menti pour l'Irak, on nous ment aujourd'hui sur la nécessité d'une « guerre préventive » contre l'Iran et la Syrie. Cette agression aurait des conséquences dévastatrices pour les peuples de la région et la paix mondiale. La tragédie que vivent actuellement les peuples d'Irak, d'Afghanistan et de Palestine, provoquée au nom d'une prétendue « guerre contre le terrorisme », en est la terrible illustration.

 

Ne les laissons pas faire. Mobilisons-nous pour dire

 

NON À L'ESCALADE GUERRIÈRE !

 

Exigeons :

 

> la levée des sanctions contre Gaza

 

> la fin de l'occupation et de la colonisation des territoires palestiniens

 

> le retrait des troupes d'occupation de l'Irak et de l'Afghanistan

 

> un processus mondial de désarmement nucléaire

 

> le respect du droit à l'autodétermination des peuples.

 

Le Collectif Nancéien contre la Guerre et pour une Paix Juste et Durable au Proche et Moyen Orient appelle à un

 

Rassemblement Place Maginot

 

Samedi 13 octobre à 15 heures

 

Ficher Bernard 

 

 

 

N°273 Journal de Palestine-Spécial dossier-0910

 Dossier

1-1   Point de vue de T. Hocine : Les crimes israéliens.

 

1-2    Point de vue de Karim Mohsen : L'État palestinien, un bluff américain. 1-3    Enquête de Philippe Grangereau : Un ouvrage publié dans la London Review of Books dénonce le soutien inconditionnel de Washington à Israël. 1-4    Point de vue de Rania Adel : Échec annoncé. 1-5    Point de vue de Ali Abunimah : Gaza : le nouveau ghetto de Varsovie. 1-6  Point de vue de Fares Chahine : Déluge de feu sur Ghaza.

1-7  Point de vue de l'IRIN : Des dizaines de Palestiniens fouillent les dépotoirs pour survivre.

1-8  Analyse de La Paix Maintenant  : Les territoires occupés et les Palestiniens sont en train de devenir, lentement des réalités virtuelles.

 

Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1  Ziad Medoukh : Une situation dramatique à Gaza.

2-2  Ficher Bernard : Non à la guerre annoncée ! 2-3  Stop The Wall : L'Apartheid israélien ne doit pas être récompensé par l'OCDE.

 

2-4  Comité pour l’exercice des droits inaliénables : Le droit inaliénable du Peuple Palestinien.

 

2-5  Yoav Stern : Sept ans après les heurts sanglants d’octobre, aucun policier n’a comparu.

 

9 Annexe Géopolitique et stratégie

3-1 Tayeb Belghiche : La désintégration du monde arabe ? Le grand complot !

 

 



1 Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information. 

1-1 Point de vue de T. Hocine : Les crimes israéliens.

L'ONU est un faux-nez sioniste et tant qu'elle ne nous prouvera pas le contraire, nous le penserons. L'ONU devrait dire CA SUFFIT !

Envoyons une force internationale pour décoloniser la Palestine et de gré ou de force revenons sur les frontières de 1947.

Revenons à la case départ, y compris pour Jérusalem.

Tandis que là, qu'est-ce qu'on a ? Une institution ridicule qui au lieu d'oeuvrer pour la paix oeuvrent pour les colonisateurs. Ce qui est quand même assez extraordinaire. L'ONU est un blasphème et une des têtes que l'on retrouve dans l'Apocalypse. Elle oeuvre pour la Bête infâme qui veut dominer le monde...

Adriana Evangelizt


Israël tente encore et toujours de falsifier les données de la crise du Proche-Orient. Ainsi en est-il de sa récente décision de qualifier la bande de Ghaza d’entité hostile. Ce qui dans le contexte israélien en fait de surenchère ouvre les portes de l’enfer. Et l’enfer, les Palestiniens le connaissent parfaitement dans leur face à face avec l’occupant israélien.
Voilà en fait une situation qui, par la magie du verbe, tend à être gommée pour ne laisser place qu’aux « attaques palestiniennes » et aux « représailles israéliennes ». Cela est dit de la manière la plus sérieuse qui soit. Une réalité qui est falsifiée, mais elle n’a pas empêché les Palestiniens de poursuivre leur résistance. Même l’ONU quand il lui arrive de réagir, car c’est de moins en moins le cas, en est à mettre dos à dos Palestiniens et Israéliens. Il n’est donc pas étonnant dans de telles conditions qu’un déluge de feu s’abatte sur Ghaza et que l’ONU ne juge pas utile de réagir, même pour appeler à la retenue, une approche déjà équivoque, alors que les Palestiniens résistent à une occupation étrangère par tous les moyens que leur reconnaît ce qui tient lieu de droit international. Et à l’inverse, il est faux, mais aussi immoral et injuste de dire qu’Israël a le droit à la légitime défense. Et dire que l’ONU s’est retrouvée à voter des sanctions financières contre les Palestiniens dans le cadre du Quartette, ce fameux cadre international qui s’est avéré incapable de tenir ses propres engagements comme la création d’un Etat palestinien en 2005, alors que le simple bon sens aurait voulu qu’elle défende ses propres résolutions qu’Israël traite avec mépris. Les Palestiniens continuent à compter leurs morts, mais comme en témoigne leur histoire, cela ne fait que renforcer leur résistance. Quant aux Israéliens, ils sont empêtrés dans une surenchère politique comme le prouvent les récentes attaques contre leur Premier ministre, et le retour sur scène de Ehud Barak, celui-là même qui avait refusé de poursuivre l’application des accords de paix conclus avec les Palestiniens. Et dire que c’est de cette manière que se prépare une conférence internationale qui laisse déjà sceptique par ses ambitions. Le Proche-Orient est-il donc condamné à vivre une guerre sans fin ?
Sources El Watan Posté par Adriana Evangelizt

04 Octobre 2007

 


1-2 Point de vue de Karim Mohsen : L'État palestinien, un bluff américain.

 

Le président palestinien, Mahmoud Abbas, et le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, ont eu une quatrième rencontre préparatoire au rendez-vous d’automne aux USA. Mme Rice, secrétaire d’Etat américaine, entamera du 14 au 18 octobre prochain, une nouvelle tournée d’explication au Proche-Orient dans la perspective de la conférence internationale, prévue cet automne aux Etats-Unis.
Cette conférence sur le dossier israélo-palestinien, organisée à l’initiative du président américain, George W.Bush, a officiellement pour objectif de déblayer le terrain à la création du futur Etat palestinien. Il est cependant fort douteux d’attendre du concret d’une conférence internationale, une de plus, dont on peut se demander, à raison, ce qu’elle pourrait bien apporter de nouveau à un dossier qui interpelle la communauté internationale depuis près de six décennies. M.Bush, qui est à moins de quatorze mois de la fin de
son deuxième mandat, n’aspire en fait qu’à terminer, avec un satisfecit, une présidence qui tourne pour lui au cauchemar, notamment en Irak et en Afghanistan.
En 2003, évoquant la «vision» de deux Etats, Israël et la Palestine , vivant côte à côte, George W.Bush avait alors «promis» l’Etat palestinien pour «l’horizon» 2005 avec le résultat que l’on sait. 2009, nouveau délai américain?, est encore trop près pour le président US -en fin de mission à cette époque- mais toujours loin pour les Palestiniens qui attendent leur Etat depuis 1948.
Aussi, la conférence internationale sur le Proche-Orient projetée pour le mois de novembre n’est qu’un leurre, au mieux, une autre manière de faire gagner du temps à l’allié israélien des Etats-Unis. Que propose en effet la Maison-Blanche pour dépasser les obstacles, du fait d’Israël, qui ont interdit jusqu’ici au peuple palestinien de vivre dans un Etat souverain? George W.Bush et sa secrétaire d’Etat, Condoleezza Rice n’ont donné, jusqu’à aujourd’hui, aucune indication claire et précise sur ce qu’ils entendent présenter aux belligérants israéliens et palestiniens pour avancer sur un dossier en stand-by depuis près de 60 ans.
En revanche, les Américains sont toujours à débattre sur les participants qui seront admis à cette conférence internationale (c’est notamment le cas pour la Syrie et le Hamas palestinien) qui n’augure rien de nouveau dès lors que manquent le courage et la volonté politique de mettre Israël face à ses responsabilités d’autant plus que l’Etat hébreu est, et reste, aux yeux des Nations unies comme la puissance étrangère occupante d’un territoire ne lui appartenant pas et dont le peuple est identifié: le peuple palestinien. Or, tant que les Etats-Unis ne disent pas clairement le droit des Palestiniens à créer leur Etat indépendant, sur les territoires reconnus palestiniens par le Conseil de sécurité de l’ONU, qu’ils n’appellent pas Israël à démanteler les colonies juives en Cisjordanie, que l’armée israélienne ne se retire pas au-delà de la ligne verte, fixée par les Nations unies, enfin que l’Etat hébreu -nonobstant les négociations entre Israël et les Palestiniens- applique les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité de l’ONU, notamment les résolutions 242 et 338 respectivement votées en 1967 et en 1973. Or, il n’en a rien été et les Américains se sont complus ces dernières années dans un bluff -comme en témoigne la fameuse «Feuille de route» (plan de paix international patronné par les USA, l’UE, la Russie et l’ONU) censée relancer le processus israélo-palestinien et créer les conditions pour une solution juste et équitable- qui n’a pas permis au dossier israélo-palestinien d’avancer d’un iota, notamment sous la présidence de George W.Bush, lequel s’est singularisé, lors de son premier mandat, par un parti pris flagrant faisant de l’ancien Premier ministre israélien, Ariel Sharon, qui n’a jamais caché son opposition à la création de l’Etat de Palestine, son unique interlocuteur. Or, l’objectif de Sharon a toujours été de «bantoustaniser» les territoires palestiniens, comme l’indiquent clairement l’édification du mur de l’apartheid et le retrait unilatéral, sans consultation avec les Palestiniens, de la bande de Ghaza. Par ailleurs, la constance des Etats-Unis a été ces dernières années de dire le «droit» des occupants israéliens de se défendre contre un peuple asservi au bon vouloir de l’armée d’occupation israélienne. Aussi, une nouvelle conférence sur le Proche-Orient, pourquoi faire quand il suffit à la communauté internationale de faire appliquer par les belligérants, notamment Israël, les résolutions de l’ONU et l’accord d’Oslo de 1993, accord, rappelle-t-on, gelé par les Israéliens? Notons d’autre part que le président palestinien, Mahmoud Abbas et le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, se sont réunis pour la quatrième fois mercredi à Jérusalem-Ouest dans l’objectif de mettre au point un document préparatoire à la conférence qui doit se tenir à Washington en novembre prochain. Selon le principal négociateur palestinien, Saëb Erakat, MM.Abbas et Olmert ont demandé à leurs équipes de négociateurs de travailler sur ce document «à partir de la semaine prochaine pour parvenir à un document conjoint sur les questions clés» en vue de le présenter à la réunion internationale. M.Erakat ajoutait, lors d’une conférence à Ramallah, que «cette réunion marquera le lancement des négociations sur le statut final (des territoires palestiniens) pour parvenir à un traité de paix, sur la base de la «Feuille de route» et la vision de deux Etats du président (George W.Bush) et le même de souligner que l’objectif était de «mettre fin à l’occupation (israélienne) qui a commencé en 1967». Dans leur position, les Palestiniens n’ont, hélas, d’autre choix que d’y croire, malgré les échecs répétés de ces dernières années.
Karim Mohsen  6 octobre 2007 Source : L'Expression
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1-3 Enquête de Philippe Grangereau : Un ouvrage publié dans la London Review of Books dénonce le soutien inconditionnel de Washington à Israël.
La Maison Blanche
Lorsqu’en 2006, l’ambassadeur de France aux Etats-Unis a invité la candidate à l’élection présidentielle, Hillary Clinton, celle-ci lui a adressé ce message très direct : « Je ne parle avec aucun ambassadeur, sauf un, l’ambassadeur d’Israël. » Cet échange confirme l’importance cardinale d’Israël dans la politique intérieure des Etats-Unis.
L’influence profonde du lobby pro-israélien dans la diplomatie américaine au Moyen-Orient est indiscutable. Mais jusqu’où va-t-elle ? Ce soutien sert-il les intérêts américains ? Telles sont les questions explorées par le Lobby pro-israélien et la Politique étrangère des Etats-Unis (1), un livre dont débat le tout-Washington depuis sa sortie, voilà quelques semaines. « Aucun autre essai académique n’a eu un tel, impact, écrit la New York Review of Books, depuis la publication du livre de Samuel Huntington le Choc des civilisations [1993]. » Compte tenu des tabous historiques et sémantiques qu’elle aborde, cette étude a demandé un courage considérable à ses deux auteurs, John Mearsheimer, de l’université de Chicago, et Stephen Walt, de Harvard. Les deux universitaires ont conscience de marcher sur un champ de mines. A la suite d’un article à l’origine de l’ouvrage actuel publié dans la London Review of Books, en 2006, « nous avons été dénoncés comme antisémites [...] par des éditorialistes du Jerusalem Post, du New York Sun, du Wall Street Journal et du Washington Post », constatent-ils dans leur préface. « Dès qu’on critique Israël ou l’Aipac [le Comité des affaires publiques américano-israélien, qui s’intitule sur son site web « le lobby pro-israélien en Amérique », ndlr] , on est sûr d’être accusé d’antisémitisme. C’est la tactique diffamatoire classique. La plupart des gens hésitent à aborder ce genre de questions, en raison de ces attaques », dit Stephen Walt. Leurs pressentiments ont été amplement confirmés. La charge a été sonnée par Eliot Cohen, un professeur de l’université Johns-Hopkins, dans une opinion, publiée dans le Washington Post, intitulée « Oui, c’est antisémite ». Eliot Cohen reproche aux auteurs, non sans une certaine mauvaise foi, le fait que leur ouvrage ait été applaudi par l’ancien chef du Ku Klux Klan. D’autres critiques ont qualifié les universitaires de « sombres obsédés du complot ». Et ce n’était qu’un début. En septembre 2007, un livre a été publié pour dénoncer les deux auteurs : les Mensonges les plus mortels, le lobby israélien et le mythe du contrôle juif. Selon son auteur, Abraham Foxman -président très controversé, y compris au sein de la communauté juive américaine, de l’Anti-Defamation League-, l’idée « pernicieuse » qu’il existe un lobby israélien doté d’une influence hors de proportion sur la diplomatie des Etats-Unis « fait partie du mythe antisémite traditionnel du complot juif ». « Les stéréotypes antisémites haineux refont surface et deviennent acceptables », s’inquiète Abraham Foxman. Que disent Walt et Mearsheimer ? Qu’il y a un lobby pro-israélien composé d’organisations juives, mais aussi d’éditorialistes, d’hommes d’affaires et de « chrétiens sionistes ». Cette importante minorité fondamentaliste, qui vote républicain, croit littéralement que le Christ reviendra lorsque les juifs auront repris possession de la « Terre sainte ». « Ce n’est en aucun cas, insistent les auteurs, un mouvement unifié doté d’une direction, et ce n’est pas un complot ou une conspiration qui contrôle la diplomatie américaine », mais plutôt « une coalition disparate d’individus et d’organisations qui œuvre pour aiguiller la politique américaine sur une voie pro-israélienne ». Les auteurs n’ont aucun mal à démontrer la nature exceptionnelle de la relation entre les Etats-Unis et Israël. Entre 1972 et 2006, les Etats-Unis ont mis leur veto à 42 résolutions des Nations Unies critiquant Israël. En 2006, pendant qu’Israël bombardait le Liban, la Chambre des représentants a adopté, par 410 voix contre 8, une motion de soutien inconditionnel à Israël. L’ouvrage devient discutable lorsqu’il affirme que, sans le lobby pro-israélien, « la guerre [d’Irak] n’aurait presque certainement pas eu lieu ». La démonstration : « La quasi-totalité des néoconservateurs est fortement engagée aux côtés d’Israël », ajoutent-ils. Mais les vrais maîtres d’œuvre de la guerre d’Irak demeurent George W. Bush et le vice-président, Dick Cheney. Et c’est oublier que plusieurs son­dages, comme le concèdent les auteurs, ont démontré que la communauté juive amé­ricaine était plus opposée à ­cette guerre que l’Américain moyen. L’influence du lobby serait telle qu’il compromettrait l’intérêt national américainavancent les auteurs. L’alliance entre les Etats-Unis et Israël, utile pendant la guerre froide, suscite l’hostilité des pays arabes à l’égard des Etats-Unis, qui sont la cible des terroristes islamistes. Et s’il n’est pas dans l’intérêt de Washington de poursuivre son soutien inconditionnel à Israël, c’est que le lobby pro-israélien y est pour quelque chose. Pour Stefen Walt et John Mearsheimer, les Etats-Unis devraient considérer Israël comme un « pays normal », car son existence, selon eux, n’est plus en danger : « L’influence politique du lobby et sa sagacité en termes de relations publiques ont découragé les leaders américains à rechercher des politiques moyen-orientales conformes à leurs intérêts, qui protégeraient aussi Israël de ses pires erreurs. L’influence du lobby, pour résumer, est mauvaise pour les deux pays. » Ils préconisent « une discussion franche et civilisée sur l’influence du lobby ». (1) John J. Mearsheimer et Stephen M. Walt, éditions la Découverte , 20 euros Source : Intérêt Général   
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1-4 Point de vue de Rania Adel : Échec annoncé.

Palestine. L’absence d’un agenda clair, les divergences de vues palestiniennes et israéliennes et la non participation du Hamas jettent le doute sur l’aboutissement de la conférence de paix prévue aux Etats-Unis en novembre prochain. Le processus de paix à l’agonie depuis des années pourrait-il être ranimé par la prochaine conférence de paix censée se tenir aux Etats-Unis en novembre prochain ? Telle est la question que se posent beaucoup de politologues. Plus les jours passent, plus les rencontres entre les différents responsables se multiplient pour s’accorder sur l’ordre du jour de la conférence. Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbass, s’est entretenu en début de semaine avec le président égyptien Hosni Moubarak pour débattre de cette conférence. La semaine dernière, le président américain, qui s’est entretenu avec le président de l’Autorité palestinienne, s’est déclaré convaincu que M. Abbass ainsi que le premier ministre israélien Ehud Olmert entendaient sincèrement parvenir à la coexistence pacifique de deux Etats palestinien et israélien. Outre cette rencontre, M. Bush a envoyé au Proche-Orient sa secrétaire d’Etat Condoleezza Rice pour préparer le terrain à cette conférence avec les dirigeants israéliens et palestiniens. Il a aussi prévu d’envoyer son épouse Laura en octobre au Proche-Orient pour une mission de diplomatie publique visant à améliorer l’image des Etats-Unis dans la région. Ces navettes suffisent-elles à garantir la réussite de la conférence ? Beaucoup en doutent et prévoient même que la conférence se termine sur un constat d’échec, si elle se termine. D’autres croient en une possibilité de report de la conférence. Primo, aucun ordre n’a été arrêté et c’est la divergence des points de vue palestinien et israélien qui mène les observateurs à cette conclusion. Les préparations de la conférence sont en effet compliquées par les attentes différentes des Israéliens et des Palestiniens. « Nous souhaitons que cette réunion traite de la substance des principales questions pour que nous puissions négocier par la suite un traité de paix permanent avec Israël », avait dit M. Abbass, en allusion aux questions fondamentales des frontières d’un futur Etat palestinien, du statut de Jérusalem, du sort des Palestiniens qui ont quitté leurs terres. « Nous devons nous rendre là-bas avec un document clair et précis, qui permettra d’engager des négociations détaillées sur ce que nous appelons les questions du statut final », a-t-il dit. « Je crois qu’aller là-bas avec une déclaration générale ne sera pas profitable », a ajouté Abbass à l’issue de son entrevue dimanche au Caire avec le président égyptien Hosni Moubarak. Pour le moment, on ignore dans quelle mesure Olmert, affaibli politiquement, est prêt à suivre Abbass dans sa volonté d’aborder ces questions centrales. Les attentes palestiniennes sont aussi celles des pays arabes. L’Egypte a ainsi insisté sur le fait que les résultats de la conférence doivent être clairs et influents de façon à mener à l’établissement d’un Etat palestinien dans les territoires palestiniens. Un partenaire aussi important que l’Arabie saoudite attend que soient clarifiés l’ordre du jour et les objectifs, a indiqué un responsable saoudien. Les analystes estiment que les Saoudiens sont conscients que le principal objectif des Etats-Unis est de tenir une rencontre publique entre de hauts responsables du royaume et le premier ministre israélien, Ehud Olmert, en contrepartie d’une déclaration d’intentions qui ne comporterait aucun engagement clair de la part de l’Etat hébreu ni un calendrier raisonnable pour le règlement du problème palestinien. Le chef de la diplomatie saoudienne, Saoud Al-Fayçal, avait ouvertement exprimé ces griefs et avait fait allusion à la nécessité de conclure une paix globale. Les réserves des dirigeants arabes La position égyptienne et saoudienne reflète la réserve des dirigeants arabes qui n’ont pas confirmé leur présence, et craignent que les sujets de fond ne soient pas abordés. A cela s’ajoute la position syrienne. Après sept dures années, souligne le quotidien officiel Techrine, l’Administration américaine a finalement décidé d’utiliser le mot paix, et d’appeler à une réunion aux objectifs flous. En effet, les craintes arabes ont leur raison d’être, puisqu’Israël a déclaré qu’il attend de la conférence une déclaration de principes plus générale. Allant dans la même direction, un haut responsable américain a tenté de contenir les attentes en disant que la conférence ne serait pas « une négociation sur le statut final » mais seulement un des « pas menant à terme à la négociation sur le statut final ». Ce qui assure l’opinion de certains observateurs qui voient que la raison essentielle derrière l’organisation de cette conférence est non pas la situation lamentable des Palestiniens mais plutôt la volonté américaine de détourner le regard de la communauté internationale de ce qui se passe en Iraq et de ce qui se passera éventuellement avec l’Iran. Il ne faut pas oublier non plus le rival du Fatah de M. Abbass, le mouvement de la résistance islamique du Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, et qui a appelé certains pays arabes à ne pas participer à la réunion et à ne pas faire de concessions à Israël. A Gaza, les dirigeants du Hamas ont minimisé l’importance de la conférence. Le Hamas a aussi souligné que tout accord qui pourrait résulter de la conférence de paix conçue par les Etats-Unis cet automne ne sera pas contraignant pour les Palestiniens. Bref, l’opacité de l’ordre du jour de ladite conférence et les tergiversations systématiques d’Israël envers ses engagements réduisent tout espoir de voir aboutir cette conférence. Cette conférence, si elle se tient, sera un énième leurre alimentant les illusions de progrès en Palestine. Rania Adel 
Source : Al-Ahram hebdo Mercredi 3 octobre 2007
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1-5 Point de vue de Ali Abunimah : Gaza : le nouveau ghetto de Varsovie.

 

Alors que tous les yeux sont braqués sur la Birmanie , personne, absolument personne ne se soucie du drame barbare qui est entrain de se dérouler à Gaza, ou une population de plus d’un million de personnes est maintenue en otage, coupable d’avoir mal voté.
L’Union Européenne regarde tranquillement les Palestiniens mourir de faim et de maladie, “espérant qu’Israël ne se verra pas obligée” de couper l’approvisionnement en eau potable (!!!). Des hommes politiques occidentaux de premier plan appellent ouvertement à l’assassinat de leaders politiques démocratiquement élus et personne ne s’en offusque. Les bien-pensants de l’anti-racisme qui s’étaient tellement mobilisés contre le “nazi” Haider en Autriche, ne trouvent rien à redire à la présence au gouvernement israélien du non moins nazi Avigdor Lieberman qui réclame publiquement la stérilisation des femmes arabes (mesure déjà pronée par Eichmann)…
Quand il s’agit des Palestiniens et des Israéliens, le “deux poids, deux mesures” est systématique.
Face à cela, de quelles armes disposent les Palestiniens pour se défendre ? De la diplomatie ? Qui les défend encore ? De la violence ? Que valent leurs pétards volants contre la toute puissance de Tsahal ? Si le mouvement pro-Palestinien était cohérent, il se cotiserait pour équiper le Hamas de missiles sol-air…
Tot ou tard les Palestiniens vont réaliser que le seul moyen de ne pas disparaître est d’impliquer la communauté internationale… Quand des kamikazes se feront exploser chaque semaine dans des bus à Londres, Paris et New-York, l’occident se décidera peut-être enfin à faire quelque chose ? Et bien sûr, on dira alors qu’on ne comprend pas, que de tels actes sont barbares… tandis que les actes de l’occident vis à vis des Palestiniens sont, eux, tout à fait civilisés. Déshumaniser les Palestiniens Les déclarations qui réduisent les Palestiniens à une simple existence biologique à laquelle il peut être mis fin sans aucun doute moral ne sont pas des exceptions. Le cabinet ministériel israélien a décidé de déclarer la bande de Gaza sous occupation « entité hostile, » ce qui permettra à ses propres yeux de couper les approvisionnements déjà réduits en nourriture, eau, électricité et carburant que les détenus de la bande de Gaza étaient autorisés à recevoir. La décision a rapidement obtenue le support de la secrétaire d’état américaine Condoleezza Rice. Israël est la puissance occupante dans la bande de Gaza, en dépit d’avoir enlevé ses colons en 2005 et d’avoir transformé ce territoire qui héberge près d’un million et demi d’habitants — la plupart du temps des Palestiniens réfugiés — en la plus grande prison en plein air au monde qu’il assiège et bombarde depuis l’extérieur. En vertu du droit international Israël est responsable du bien-être du peuple dont il contrôle les vies et les terres. Il y a eu à peine quelques faibles bêlements de protestation de la part de Ban Ki-moon, le sécrétaire général des Nations Unies (une « telle étape serait contraire aux engagements d’Israël envers la population civile en vertu du droit international, des droits de l’homme et du droit humanitaire ») et de la part de l’Union Européenne (« [ la Commission d’Européenne - CE] espère qu’Israël ne trouvera pas nécessaire de mettre en application les mesures pour lesquelles les décisions [du cabinet] ont fixé hier le cadre. » Quoi ? La CE espère qu’Israël ne trouvera pas nécessaire de couper les approvisionnements en eau à 1,5 million de personnes dont la moitié sont des enfants ? Ces rappels servent uniquement à souligner qu’Israël agit dans un contexte où « la communauté internationale » s’est accoutumée à un discours qui prône l’extermination des Palestiniens — politiquement et physiquement.

 

Yossi Alpher, par exemple, un ancien directeur du centre Jaffee pour les études stratégiques à l’université de Tel Aviv et autrefois conseiller spécial de l’ancien premier ministre israélien Ehud Barak, explique de sang-froid cette semaine qu’Israël devrait assassiner les dirigeants démocratiquement élus qui ont remporté les élections législatives palestiniennes en janvier 2006 — demandant que l’on « décapite la direction du Hamas, militaire et ‘ civile’. » En vérité, admet-il, il y aurait un prix possible à payer : « Israël payerait alors assurément un prix en termes de condamnation internationale, en particulier si des civils innocents étaient tués, » et parce que « Israël viserait vraisemblablement les dirigeants légalement élus du Hamas qui ont gagné une élection tout à fait régulière. » Néanmoins, une telle condamnation serait rapidement oubliée et, argumente-t-il, « c’est un mode de revanche et de dissuasion dont l’efficacité a été prouvée, » et par conséquent, ceci est « une option intéressante à considérer. » Alpher n’a pas incité au meurtre d’hommes politiques démocratiquement élus dans un journal marginal de droite, mais dans le bulletin en ligne Bitterlemons financé par l’Union Européenne qu’il a fondé avec l’ancien ministre de l’Autorité Palestinienne Ghassan Khatib. Quel journal publierait un appel par un Palestinien — ou n’importe qui d’autre — pour appeler à l’assassinat du premier ministre israélien ? Alpher ne se soucie vraisemblablement pas que des visas lui soient refusés pour participer à des conférences dans l’Union Européenne, ou qu’il ne puisse recevoir d’invitations venant d’universités américaines. L’histoire nous prouve qu’il peut se sentir confiant et qu’il ne souffrira aucune conséquence. En effet, dans le climat politique actuel, n’importe quelle tentative d’exclure Alpher pourrait même être présentée comme une attaque contre la liberté universitaire !

 

Les déclarations qui réduisent les Palestiniens à une simple existence biologique à laquelle il peut être mis fin sans aucun doute moral ne sont pas des exceptions. En mai, comme cela est rapporté par le Jerusalem Post, l’ancien rabbin sépharade Mordechai Eliyahu a publié en Israël un décret religieux adressé au premier ministre et déclarant « qu’il n’y avait absolument aucune prohibition morale contre le massacre aveugle de civils pendant une offensive militaire massive sur Gaza visant à faire cesser les tirs de fusées » (Voir « le “Top Israeli rabbis advocate genocide, » The Electronic Intifada, 31 mai 2007). Je n’ai pu trouver aucun communiqué venant d’aucun responsable israélien condamnant l’ordre d’Eliyahu.

 

Et, dans un blog daté du 6 septembre, un conseiller de Rudolph Giuliani, candidat bien placé à l’investiture républicaine pour la prochaine élection présidentielle américaine, a plaidé pour « couper les services à l’Autorité Palestinienne aussi bien qu’une foule d’autres mesures, telles qu’interdire aucun transport [dans les territoires palestiniens] de personnes ou de marchandises au delà des nécessités de base, appliquant la peine de mort contre les meurtriers, et rasant les villages d’où des attaques sont lancées. » Ceci, a indiqué le conseiller, « ferait que les Palestiniens seraient impressionnés par la volonté israélienne de survivre, et rapprocherait leur possible acceptation de l’état juif. » (Voir : “Giuliani Advisor : Raze Palestinian Villages,” par Ken Silverstein, le Harper Magazine, 14 septembre 2007).

 

Giuliani n’a fait face à aucun appel d’autres candidats pour écarter le conseiller en question pour avoir préconisé des crimes de guerre à motivation etnique et religieuse. En effet la présence d’une telle personne dans sa campagne pourrait même représenter un des ses atouts. La dernière déclaration gouvernementale israélienne est faite alors que les Palestiniens cette semaine ont commémoré le 25ème anniversaire des massacres des camps de réfugiés de Sabra et Shatila à Beyrouth, dans lesquels étaient partie prenante d’actuels dirigeants politiques et militaires israéliens. Nous pouvons nous dire que le déshumanisation des Palestiniens et d’autres Arabes par les Israéliens, le meurtre presque quotidien d’enfants, la destruction des communautés et la ségrégation raciste à l’encontre de millions de personnes ont été tellement normalisés que si ces massacres se produisaient aujourd’hui , Israël n’aurait pas besoin de passer par l’exercice compliqué consistant à nier sa culpabilité. En effet, la dite « communauté internationale » s’en rendrait à peine compte. Ali Abunimah Ali Abunimah est cofondateur d’Electronic Intifada et l’auteur de One Country : A Bold Proposal to End the Israeli-Palestinian Impasse

 

Consultez son site Internet : www.abunimah.org

 

Sources Libertés Internet

 

Posté par Adriana Evangelizt

1-6 Point de vue de Fares Chahine : Déluge de feu sur Ghaza.

 

 

Ni le mois de jeune de Ramadan ni même leurs fêtes juives n’empêchent l’armée israélienne de s’engouffrer en profondeur des territoires palestiniens, pour semer la mort et la désolation. Dans une nouvelle incursion, mercredi, dans le nord de la bande de Ghaza, plus exactement dans la région de Beit Hanoune, proche du territoire israélien, et d’où sont tirés la majorité des roquettes artisanales, dont l’une a tué, le 10 septembre, un soldat et blessé 69 autres, alors qu’ils dormaient dans des tentes, dans une base militaire de la ville israélienne d’Ashkelon. Cette nouvelle incursion, la plus sanglante depuis le contrôle par la force de la bande de Ghaza par le mouvement islamiste Hamas, à la mi-juin, a fait, mercredi 9 morts et 25 blessés. Des responsables palestiniens ont déclaré, mercredi, que quatre civils ont été tués au cours d’un bombardement à l’artillerie. Un cinquième civil a succombé, jeudi, à ses blessures. Ils ont tous été touchés par les éclats d’un obus tombé sur la maison dans laquelle se trouvaient ces victimes, tous des amis et des proches. Au cours de la même journée, l’aviation israélienne a bombardé un véhicule dans le quartier d’Ezzeitoune, au sud est de la ville de Ghaza, transportant des militants de l’armée de l’Islam. Pas moins de cinq combattants de ce mouvement radical ont été tués par les éclats du missile air-sol, qui a touché leur véhicule. L’armée de l’Islam s’était fait connaître en participant, aux côtés de deux autres groupes, dont les brigades Ezzeddine Al Qassam la branche armée du Hamas, à l’enlèvement du soldat israélien Gilad Shalit, en juin 2006. Elle a aussi retenu en otage pendant 114 jours le journaliste britannique de la BBC , Alan Johnston, enlevé en mars. Les attaques israéliennes se sont poursuivies jeudi, faisant alourdir le bilan qui est monté à 13 morts en moins de 24 heures. Au cours de la même période, selon des sources militaires israéliennes, plus de 20 obus de mortier et une quinzaine de roquettes ont été tirés de Ghaza contre le territoire israélien, sans faire de blessés. le président palestinien Mahmoud Abbas, qui participe à New York à l’assemblée générale de l’ONU, a fermement condamné les dernières opérations israéliennes. « Le président Abbas a appelé des hauts responsables de l’ONU et du Conseil de sécurité à intervenir immédiatement pour stopper le massacre perpétré par l’armée israélienne », a indiqué son bureau dans un communiqué. Un porte-parole du Hamas, Tahar Al Nounou, a, de son côté, dénoncé une « stratégie de guerre contre le peuple palestinien et le Hamas ». Le gouvernement d’Ehoud Olmert est incité depuis des semaines par les habitants de la région de Sderot, cible préférée des roquettes palestiniennes, à cause de sa proximité avec la bande de Ghaza, et la droite à lancer une opération massive contre les militants de ce territoire, dont l’armée s’est retirée il y a deux ans après 38 ans d’occupation. Mercredi, le tout nouveau ministre israélien de la Défense , Ehoud Barak, avait menacé à nouveau d’une prochaine opération d’envergure dans la bande de Ghaza, considérée par Israël comme « entité hostile », pour faire cesser les tirs de roquettes. Source : El Watan  http://www.elwatan.com/...

 

 


1-7 Point de vue de l'IRIN : Des dizaines de Palestiniens fouillent les dépotoirs pour survivre.
Cet article publié par l'IRIN, un service d'informations humanitaires de l'ONU ne reflète pas nécessairement les opinions des Nations Unies ou de ses agences. Le matériel d'IRIN peut être rediffusé ou a réimprimé libre-de-droit ; se référer à la page de copyright pour les conditions d'utilisation. IRIN est un projet du Bureau de Coordination aux Affaires Humanitaires de l'ONU.

Pour certains Palestiniens de Cisjordanie, les détritus sont devenus non seulement un moyen d'existence mais la seule méthode de survie qu'ils connaissent.
Plusieurs dizaines de Palestiniens à travers le territoire, y compris des enfants, travaillent dans des déclarges publiques, pour tenter de gagner maigrement leur vie.

 

"C'e

09/10/2007

N°272 Journal de Palestine-Special brèves-8-10

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1        Un photographe de Reuters blessé par les forces d’occupation à Gaza.

 

1-2        Palestine... une cruelle vérité.

 

2 Les brèves

2-1 A Gaza, catastrophe sanitaire et manque considérable de médicaments.

 

2-2 Ministère de santé : Le gouvernement de Fayyad empêche l’arrivée des aides aux citoyens de Gaza.

 

2-3 Situation économique & Humaine.

 

2-4 Manouchehr Mottaki a qualifie de “ simple propagande” les plans de paix des Etats-Unis au Moyen-Orient.

 

2-5 La conférence d’automne, un maillon de la chaîne des conspirations contre le peuple palestinien.

 

2-6 Abbas présente à Olmert de grands renoncements.

 

2-7 Hypocrisie : Israël appelle à soutenir les efforts de paix avec les Palestiniens.

 

2-8 Dugard affirme que le Quartet et l’ONU prennent position en faveur de l’occupation.

 

2-9 Des Européens essayent d’avoir des contacts avec le Hamas.

 

2-10 Le Quartette exprime son soutien au projet de conférence aux USA.

 

2-11 Cinquante sept prisonniers palestiniens ont été relâchés.

 

2-12 Retour dans la bande de Gaza de 29 Palestiniens amnistiés par Israël.

 

2-13 Plus de 70 colonies à l’intérieur de la vieille ville d’Al-Qods.

 

Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

3-1 Israël et l’Autorité palestinienne demandent le soutien des Nations Unies à leurs négociations bilatérales

 

4 Annexe Géopolitique et stratégie

4-1 Mostafa Mohammadi : les Etats-Unis se moquent de la démocratie.
4-2 Lisa Karpova : Les « valeurs » occidentales.

 

4-3 Le plan de Dayton : Elections anticipées écartant le Hamas, et changement à la tête du Fatah

 



 

Médias/Vidéos 

 

 

1-1 Un photographe de Reuters blessé par les forces d’occupation à Gaza.

 

02-10

 

Un photographe travaillant pour Reuters a été blessé (Une balle a traversé le mollet) mardi par les forces d’occupation alors qu’il couvrait le retour dans la bande de Gaza de 29 prisonniers palestiniens libérés.

 

"Tout le monde sait qu’il est interdit de courir" en direction de ce point de passage souvent pris pour cible par les extrémistes de la bande de Gaza, a-t-on souligné de source militaire.

 

"Le seul fait de porter un appareil photo ne garantit pas qu’on n’a pas de ceinture d’explosifs", a-t-on insisté, jugeant que l’auteur du tir n’avait pas d’autre choix et que son devoir était d’ouvrir le feu.

 

Selon un porte-parole militaire à Tel Aviv, les soldats ont d’abord tiré en l’air lorsque le groupe s’est dirigé vers le poste frontière. "Comme il ne se sont pas arrêtés, ils ont visé leurs jambes", a-t-il ajouté.

 

(Al-oufok avec les agences de presse : Reuters)


1-2 Palestine... une cruelle vérité.

 

 

Video : Palestine... une cruelle vérité
Palestine...une froide vérité

 

(envoyé par des-videos-censurees)

 

Posté par Adriana Evangelizt Samedi 06 Octobre 2007

 

http://palestine.over-blog.net/article-7164786.html

 

 



2 Les brèves

 

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

 

Marc
2-1  A Gaza, catastrophe sanitaire et manque considérable de médicaments.
Le docteur Bassim Na‘im, ministre de la santé, a attiré l’attention vers une catastrophe sanitaire qui peut à tout moment frapper Gaza, à cause de l’épuisement de médicaments et d’équipements.

 

Le manque de médicaments, d’équipements et de matériels nécessaires pour les laboratoires constitue une image parlante de toutes ces souffrances causées par le siège israélien, fermant les points de passage et interdisant l’arrivée de tout médicament, confirme Na‘im dans un conférence de presse donnée à Gaza hier, le jeudi 4 octobre 2007.

 

La réserve de quelque cinquante sortes de médicaments vitaux est tombée à ZERO. Et environ 470 autres sortes ne suffiront que pour une période de moins d’un mois… Evidemment, tout ce manque perturbe considérablement le travail des centres vitaux du ministère tel le centre de soin intensif, le centre du cœur, du cancer, du rein…

 

Le manque de matériel de radio, de laboratoire, de banque de sang ne fait qu’aggraver la situation. Et la fermeture des points de passage met en péril la vie de ceux dont les problèmes de santé ne peuvent trouver de solutions qu’à l’étranger.

 

CPI 04-10


2-2 Ministère de santé : Le gouvernement de Fayyad empêche l’arrivée des aides aux citoyens de Gaza.


Le ministère de la santé au gouvernement légal d’entente nationale, dirigé par le premier ministre Ismail Haniyeh, a accusé le gouvernement illégitime de Fayyad d’empêcher l’arrivée des aides humanitaires à la bande de Gaza.
qui a arrêté l'arrivée de 4500 tonnes de substances alimentaires, à travers le passage de Karm Abou Salem

 

 

Le ministère de la santé condamne fermement la décision du gouvernementd'empêcher l'arrivée des aides humanitaires aux citoyens de Gaza.

 

Le ministère a dit que le blocus imposé par l'occupation contre les citoyens de Gaza, (dont l'empêchement de l'arrivée de médicaments, de nourriture d'enfants, l'arrestation des malades sur les barrages et la politique de répression perpétrée contre les civils innocents), n'est pas étrange, car c'est un ennemi qui soutient sa culture d'assassinat et de destruction.

 

Le ministère de la santé a qualifié l'action du gouvernement de Fayyad de crime non ethnique et qu'elle est certainement étrange et non patriote.

 

Le ministère attire l'attention sur le fait que cette mesure a échoué à réaliser les buts qui tentait d'abaisser le peuple assiégé et résistant à Gaza.

 

CPI 04-10


2-3 Situation économique & Humaine.

 

30-09

 

Le Hamas est privé de l'aide étrangère qui arrive en Cisjordanie, où un gouvernement pro-occidental dirigé par Abbas, a pris le contrôle.

 

Aucune banque ne traitant directement avec le Hamas, le Hamas se tourne donc vers des bureaux de change et des commerçants pour recevoir des fonds de l'Iran, de pays arabes et d'organisations caritatives islamiques à l'étranger, affirment des dirigeants du Fatah

 

Toujours selon les dirigeants du Fatah, les frontières de la Bande de Gaza étant fermées, le boycott des fonds s'intensifie et le Hamas subit de multiples pressions.

 

Pour y faire face, il impose notamment des taxes élevées pour les immatriculations des véhicules et les certificats de naissance, alors que les grandes compagnies opérant sur son territoire doivent payer des taxes plus élevées.

 

Pour l'heure, le Hamas parvient à rester à flot financièrement, recevant la plus grande partie de son argent par le biais de marchands, de bureaux de change et d'organisations caritatives, affirme Saadi al-Korans, secrétaire général du gouvernement anticonstitutionnel Abbas.

 

Le Fatah essaye d'arrêter le flux financier vers le Hamas en établissant une nouvelle loi anti-blanchiment.

 

AP Par Steven Gutkin et Diaa Hadid

 



2-4 Manouchehr Mottaki a qualifie de “ simple propagande” les plans de paix des Etats-Unis au Moyen-Orient.
Manouchehr Mottaki, ministre iranien des Affaires étrangères, s’est entretenu avec le secrétaire général de l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI) Ekmeleddin Ihsanoglu, à qui il(elle) a déclaré que la nouvelle initiative du Gouvernement des États-Unis pour la paix au Moyen-Orient n’est qu’ “une simple propagande .”

 

 

Les Israéliens veulent normaliser de cette façon leurs relations avec les pays arabes, sans rien offrir en échange”, a-t-il fait remarquer.

 


De son côté, Ihsanoglu s'est fait l'écho de la diffusion d'une forme d'islamophobie par les médias occidentaux et a suggéré que le monde musulman aurait à faire quelque chose devant ce phénomène.

 

Ihsanoglu a qualifié de “mots savants” les déclarations du président de l'Iran, Mahmoud Ahmadinejad, quand il a dit qu' “il faudrait chercher un nouveau langage pour le dialogue.”

 

CPI


2-5 La conférence d’automne, un maillon de la chaîne des conspirations contre le peuple palestinien.
La cause palestinienne reste l’affaire de tous les Musulmans, non pas seulement celle du peuple palestinien, confirme Abou Ossama Abdulmu‘i, le représentant du mouvement du Hamas en Iran.

 

Dans une conférence de presse donnée dans la capitale iranienne hier, le jeudi 4 octobre 2007, Abou Ossama a attiré l’attention sur les activités du jour mondial d’Al-Quds. Elles donnent à la cause palestinienne sa profondeur arabo-islamique.

 

Le représentant du Hamas a cependant averti contre le fait que la courbe des conspirations contre la nation musulmane est en montée notable surtout en Palestine. Le siège étouffant pratiqué contre la bande de Gaza, la fermeture des points de passage, les invasions quotidiennement répétées, les martyres, les blessés en sont les meilleurs témoins.

 

Quant à la conférence d'automne dans la tenue a été proposée par le président américain, elle « ne produira rien de nouveau. Elle constitue tout simplement un maillon de la chaîne des conspirations menées contre notre peuple palestinien. Beaucoup de conférences, d’initiatives et d’accords avaient été auparavant organisés sans répondre à aucun des souhaits et des droits du peuple palestinien », a-t-il affirmé.

 

CPI - 04-10

 


2-6 Abbas présente à Olmert de grands renoncements.

 

 

Le journal hébreu Maariv a rapporté que la rencontre prévue entre le président de l’autorité palestinienne Mahmoud Abbas et Olmert vient au milieu d’un grand rapprochement de leurs attitudes autour de plusieurs affaires pour une solution durable, essentiellement le statut final de la ville occupée d’Al-Qods.

 

Dans son rapport, le journal hébreu a dit qu'Abbas et les responsables palestiniens ont présenté des facilités concernant le futur de la ville d'Al-Qods, alors qu'ils ont également exprimé qu'elle est une capitale unifiée pour les deux états, et qu'elles ne sera pas divisée à l'est pour les Palestiniens et à l'ouest pour l'occupation israélienne.

 

En ce qui concerne le retour des réfugiés palestiniens, le journal a dit qu'Abbas n'insiste plus, dans les accords avec l'occupation, sur l'expression du "retour des réfugiés palestiniens" aux territoires palestiniens, mais qu'il demande d'inclure cette expression dans l'accord final pour le retour à l'état palestinien d'une façon non déterminée, qui sera annoncé en Cisjordanie et à Gaza.

 

En ce qui concerne les colonies de l'occupation en Cisjordanie, le journal a notamment indiqué que les entretiens entre les deux parties ont réalisé des avancées  tout en rapportant que le directeur des négociations du mouvement du Fatah Saib O'riqat a dit aux responsables de l'occupation que les Palestiniens sont prêts à un échange de terres, afin que l'occupation accepte d'annexer à l'état palestinien des terres parmi les territoires occupés en 48 et que les Palestiniens acceptent l'existence des colonies implantées en Cisjordanie.

 

CPI
01-10


 


2-7 Hypocrisie : Israël appelle à soutenir les efforts de paix avec les Palestiniens.

 

NEW YORK (Nations unies)

La ministre israélienne des Affaires étrangères, Livni, a appelé la communauté internationale, notamment le monde arabe, à soutenir les efforts d'Israël et des Palestiniens pour parvenir à une "paix véritable" sur la base de deux Etats.

 

"Au moment où les parties prennent le risque de la paix, nous attendons de la communauté internationale et du monde arabe et musulman qu'ils apportent leur soutien, pas qu'ils dictent des conditions", a-t-elle déclaré dans un discours devant l'Assemblée générale des Nations unies.

 

Dans son discours, Mme Livni, a précisé que le soutien international devait notamment consister en "une aide économique et politique au nouveau ‘gouvernement’ palestinien, engagé en faveur de la coexistence et cherchant à établir les fondations d'un Etat pacifique et prospère".

 

Ce soutien doit également impliquer "l'approfondissement des relations et de la coopération régionales entre le monde arabe et Israël, tandis que parallèlement nous avançons vers une paix israélo-palestinienne", a-t-elle ajouté.

 

Mme Livni a réitéré qu'une "paix véritable" devait être basée sur la vision de deux Etats - Israël et la Palestine - vivant côte-à-côte, la Palestine étant établie comme "patrie et réponse aux aspirations du peuple palestinien, y compris des réfugiés."

 

"De même qu'une Palestine viable et prospère en Cisjordanie et à Gaza est dans l'intérêt d'Israël, de même un Israël en sécurité doit être considéré comme dans l'intérêt des Palestiniens," a-t-elle affirmé. "Le monde ne peut pas se permettre un nouvel Etat terroriste".

 

Mettant en garde contre "ceux qui se servent de la démocratie pour promouvoir des visées anti-démocratiques", Mme Livni a invité la communauté mondiale à adopter "des critères universels de participation à des élections véritablement démocratiques."

 

"Nous avons besoin d'un code démocratique universel qui exige que tous ceux qui recherchent la légitimité d'un processus démocratique démontrent qu'ils la méritent, en respectant des principes comme le monopole de l'Etat sur l'usage légal de la force, le rejet du racisme et de la violence, et la protection des droits des autres," a-t-elle dit.

 

"Des expériences amères ont montré qu'acheter des extrémistes est une solution à court terme, pour laquelle on paie très cher sur le long terme", a-t-elle poursuivi.

 

"Au contraire, des groupes comme le Hamas (dans la bande de Gaza) et le Hezbollah (au Liban) doivent se voir présenter une alternative claire, entre la voie de la violence et celle de la légitimité. Ils ne peuvent pas avoir les deux", a-t-elle affirmé.

 

(AFP - 01-10)

 

 


2-8 Dugard affirme que le Quartet et l’ONU prennent position en faveur de l’occupation.

 

 

Le Hamas a apprécié, ce samedi 1/10, les déclarations de John Dugard, responsable à l’ONU, qui a accusé l’ONU et le Quartet de prendre position au profit de l’entité sioniste, et de négliger régulièrement les rapports concernant les crimes de l’occupation contre le peuple palestiniens.

 

Le porte parole du Hamas Sami Abou Zouhri a dit que les déclarations de ce responsable de l'ONU sont une preuve claire que l'ONU et son secrétaire générale Ben Kimon prennent une position au profit de l'occupation tout en négligeant ses crimes perpétrés contre les Palestiniens.

 

On note que le responsable de l'ONU (John Dugard ) a remarqué dans son discours sur Al-Jazzera que Ben Kimon (le secrétaire général de l'ONU) reçoit ses engagements de Washington pour soutenir l'entité sioniste.
En conséquence, Abou Zouhri a ajouté que ses déclarations justes condamnent fortement le Quartet et ses engagements qui servent les objectifs et les intérêts de l'entité sioniste, alors qu'Abbas devra arrêter de s'engager dans les promesses de cette commission (Quartet) qui pratique le rôle de l'ennemi du peuple palestinien.

 

CPI

 

01-10

 

 


2-9 Des Européens essayent d’avoir des contacts avec le Hamas.


Le conseiller Ahmed Youssef du premier ministre palestinien Ismail Haniyeh a affirmé que des parties européennes officielles essayent d’avoir des contacts au niveau politique avec le mouvement du Hamas.

 

 

Dans son communiqué de presse dont le Centre Palestinien d'Information a reçu une copie le mercredi 3/10, le conseiller du premier ministre a dit que des Européens tentent d'organiser des rencontres officielles avec le Hamas.

 

De plus, il a confirmé qu'il n'y a aucune solution politique à la cause palestinienne sans prendre le Hamas pour partenaire dans les efforts déployés pour la réaliser, ce que les Européens savent, c'est pourquoi ils cherchent à intégrer le Hamas dans le processus politique.

 

Youssef a appelé à activer le rôle médiatique arabe et palestinien pour communiquer avec les Européens, afin de présenter les souffrances du peuple palestinien, ainsi que pour obtenir un soutien envers leurs droits justes et pour condamner les crimes quotidiens de l'occupation.

 

CPI  04-10


2-10 Le Quartette exprime son soutien au projet de conférence aux USA.

 

Le Quartette pour le Proche-Orient (USA, UE, Russie, ONU) a exprimé dans un communiqué dimanche à New York son "soutien" à la conférence internationale pour la paix entre Israéliens et Palestiniens.

 

Le Quartette "oeuvrera au succès de la réunion internationale et à la mise en oeuvre de ses conclusions", a indiqué le groupe international.

 

Le groupe a également exprimé son "fort soutien" aux discussions bilatérales en cours entre le premier ministre israélien Ehud Olmert et le président palestinien Mahmoud Abbas.

 

Le Quartette n'a pas mentionné la récente décision israélienne de déclarer "entité hostile" la bande de Gaza mais il a appelé à la poursuite de la fourniture des "services essentiels" et noté qu'il était "important que l'assistance humanitaire et l'aide d'urgence puissent se poursuivre sans obstruction".

 

"Nous n'avons pas encore envoyé les invitations à proprement parler mais il est tout naturel que nous espérions que les participants incluent les membres du comité de suivi arabe", a déclaré Mme Rice.

 

Ce comité, chargé de plaider en faveur d'une initiative de paix d'inspiration saoudienne comprend la Jordanie et l'Egypte - les deux seuls pays arabes à avoir signé un traité de paix avec Israël -, ainsi que le Qatar, les Emirats arabes unis, l'Arabie Saoudite et la Syrie.

 

(ats / 24 09)

 


2-11 Cinquante sept prisonniers palestiniens ont été relâchés.

 

Cinquante sept prisonniers palestiniens ont été relâchés lundi par l’autorité d’occupation, dans un geste de soutien à Mahmoud Abbas,

 

La plupart des détenus libérés sont des membres du Fatah d’Abbas.

 

Le cabinet de l’autorité d’occupation a approuvé ces libérations il y a une semaine après qu’Olmert a pris un engagement en ce sens avant la reprise de ses négociations mercredi avec Abbas en vue de préparer la réunion internationale de paix que les Etats-Unis entendent organiser en novembre.

 

L’autorité d’occupation détient plus de 11.000 Palestiniens.

 

Des membres du Front de libération arabe, un petit mouvement pro-irakien dont le responsable Rakad Salem, fait partie des prisonniers libérés, ont brandi un portrait de Saddam Hussein, l’ancien président irakien exécuté par les occupants US en décembre 2006.

 

Rakad Salem a purgé cinq ans de prison sur les huit auxquels il avait été condamné pour avoir distribué aux familles des "martyrs" palestiniens des fonds provenant de l’ancien régime irakien.

 

"Je renais aujourd’hui. Mais notre joie n’est pas complète puisque des milliers d’autres détenus sont toujours derrière les barreaux", a dit M. Salem à l’AFP à son arrivée à Beitounya.

 

Tout en saluant "le retour de n’importe quel prisonnier dans son foyer", un porte-parole du Hamas qui contrôle la bande de Gaza, Fawzi Barhoum, a rejeté "la politique de l’occupant israélien qui libère des dizaines de prisonniers et en arrête des centaines d’autres".

 

"Tous les prisonniers, et non pas uniquement ceux d’une certaine appartenance politique, doivent être libérés et cette question ne doit pas être laissée au bon vouloir d’Israël", a-t-il dit à l’AFP

01-10

 

 


2-12 Retour dans la bande de Gaza de 29 Palestiniens amnistiés par Israël .

 

 

Dans le cadre de la deuxième étape de l'amnistie les autorités israéliennes ont liberé 29 habitants de l'enclave palestinienne de Gaza, ainsi qu'un ressortissant de Cisjordanie à qui l'on avait refusé le retour dans sa patrie.

 

Ces gens ont purgé leur peine pour des actions violentes anti-israéliennes, mais personne n'est impliqué dans la mort d'Israéliens. Cependant, avant d'être relâchés, ils se sont tous engagés noir sur blanc, conformément aux conditions de l'amnistie, à ne pas participer à des activités terroristes.

 

Au total, plus de 10.000 Palestiniens sont emprisonnés en Israël.

 

La libération anticipée de petits groupes de détenus est présentée par Israël comme un geste de bonne volonté adressé au président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas en vue de renforcer ses positions dans sa lutte contre les islamistes du mouvement séditieux Hamas.

 

Tous les Palestiniens amnistiés appartiennent au Fatah, mouvement dirigé par Mahmoud Abbas, et à quelques groupements de moindre importance qui coopèrent avec le Fatah. Parmi les Palestiniens libérés, il n'y a pas de résistants du Hamas qui a pris le pouvoir dans la bande de Gaza et le renversement des structures de force pro-présidentielles.

 

GAZA - RIA Novosti

 

02-10


2-13 Plus de 70 colonies à l’intérieur de la vieille ville d’Al-Qods .
Le chef du haut conseil juridique islamique, le juge palestinien Taïssir Al-Tamimi, a fortement condamné les responsables, les dirigeants arabes, les savants de la Omma (nation) et les politiciens.

 

 

Taïssir Al-Tamimi a dit qu'Al-Qods est absente dans les agendas de tout le monde, notamment dans les agendas des Musulmans, surtout après que l'occupation a annoncé officiellement l'ouverture d'une synagogue au dessous d'Al-Qods.

 

Il a également ajouté  que "l'intérêt principal (Al-Qods) du conflit palestinien, arabe et islamique a baissé dans le discours politique  palestinien, ce qui a encouragé l'occupation à exécuter ses projets".

 

Dans ce contexte, le juge a explicitement révélé l'existence de plus de 70 colonies à l'intérieur de la vieille ville occupée d'Al-Qods.

 

Il a aussi ajouté que l'occupation travaille selon des projets bien programmés pour judaïser la ville occupée d'Al-Qods.

 

CPI 04-10

 

 



Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

3-1  Israël et l’Autorité palestinienne demandent le soutien des Nations Unies à leurs négociations bilatérales.
Israël aujourd’hui et l’Autorité palestinienne vendredi ont demandé le soutien de la communauté internationale et des pays arabes aux négociations de paix engagées au niveau bilatéral, appelant chacun séparément à ne pas abandonner la religion aux extrémismes.

 

Nous savons, en particulier après notre retrait du Liban et de Gaza, que le retrait territorial seul n'apportera pas la paix à moins que nous ne répondions aux valeurs fondamentales sous-jacentes au conflit », a déclaré aujourd'hui la ministre des Affaires étrangères d’Israël, Tzipi Livni, à la reprise du débat général ce matin.

 

« Israël est peut-être en première ligne de cette bataille mais ce combat ne nous concerne pas seuls. Il s'agit d'une lutte à l'échelle mondiale », a-t-elle affirmé, rappelant que « les extrémistes étaient engagés dans une guerre sanglante contre les civils et les communautés du monde entier » qui « menace les piliers fondamentaux de toute société moderne : la démocratie, la tolérance et l'éducation.

 

« Il est clair aussi que le conflit au Moyen-Orient n'est pas une cause de ce programme extrémiste mondial mais une conséquence », a-t-elle affirmé, rappelant qu'un porte-parole d'Al-Qaida avait récemment déclaré : « Nous utiliserons votre démocratie pour détruire votre démocratie ».

 

En référence à la prise du pouvoir à Gaza par le Hamas, lors des élections de décembre 2005, elle a souligné « qu'aucune démocratie au monde ne permet à une milice armée ou à des groupes ayant des programmes racistes ou violents de participer à des élections ». Elle a appelé en conséquence la communauté internationale « à adopter des normes pour la participation à de véritables élections démocratiques ».

 

« Le Hamas et le Hezbollah ont une alternative claire : la voie de la violence ou la voie de la légitimité. Ils ne peuvent pas avoir les deux », a-t-elle déclaré, soulignant que le même choix s'offrait à l'Iran.

 

Elle a déploré que trop d'Etats « voyaient le danger que représente l'Iran » en tant que premier sponsor du terrorisme, mais « l'ignoraient en espérant que quelqu'un d'autre s'en occuperait »,

 

Elle a appelé aussi à ce que le Conseil des droits de l'homme cesse d'accorder une attention totalement disproportionnée à Israël, ce qui affaiblit le poids moral de l'ONU, soulignant que « le prix de son aveuglement était payé par les victimes des atrocités au Darfour, à Myanmar et ailleurs dans le monde ».

 

Tzipi Livni a estimé par ailleurs qu'il était temps que la religion soit reprise des mains de ceux qui en font « une arme au lieu d'un abri ».

 

Elle a affirmé qu'Israël recherchait « à faire progresser la cause de la réconciliation israélo-palestinienne ».

 

« Ces derniers mois, le Premier ministre Ehud Olmert et le président Mahmoud Abbas se sont engagés dans des efforts sincères pour parvenir à l'accord politique le plus large possible », a-t-elle déclaré, réaffirmant son soutien à l'idée « d'Israël comme patrie du peuple juif et la Palestine comme patrie des Palestiniens, y compris des réfugiés ».

 

Elle a aussi appelé à l'intensification de la coopération entre le monde arabe et Israël, tout en faisant progresser le processus de paix israélo-palestinien ».

 

Prenant la parole devant la presse, à l'issue d'un entretien avec le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, Tzipi Livni a indiqué avoir abordé la question de la paix au Moyen-Orient, la question de la menace iranienne et la nécessité de prendre des sanctions et la question du Liban (webcast).

 

« Je crois que nous partageons la même vision », a-t-elle déclaré. « Il ne s'agit plus d'Israël contre les Palestiniens, mais d'Israël et des Palestiniens modérés contre les menaces venant de Gaza et de la région ».

 

« Nous avons besoin du soutien du monde arabe ; non pas en posant des conditions à notre dialogue, mais en apportant un soutien aux Palestiniens modérés ». « J'espère qu'ils n'attendront pas la fin du processus pour normaliser leurs relations avec Israël mais qu'ils le feront pas à pas », a-t-elle dit.

 

« Les attentes les plus importantes viennent des relations bilatérales. L'idée de la conférence [organisée cet automne à l'invitation des Etats-Unis] est de soutenir les deux parties. Et cela pourrait être un départ pour un accord final ».

 

« Mettons fin au conflit demain si nous le pouvons, mais sinon commençons à discuter du futur Etat palestinien. Les Palestini

N°272 Journal de Palestine-brèves-08-10 fin

« Je crois que nous partageons la même vision », a-t-elle déclaré. « Il ne s'agit plus d'Israël contre les Palestiniens, mais d'Israël et des Palestiniens modérés contre les menaces venant de Gaza et de la région ». « Nous avons besoin du soutien du monde arabe ; non pas en posant des conditions à notre dialogue, mais en apportant un soutien aux Palestiniens modérés ». « J'espère qu'ils n'attendront pas la fin du processus pour normaliser leurs relations avec Israël mais qu'ils le feront pas à pas », a-t-elle dit. « Les attentes les plus importantes viennent des relations bilatérales. L'idée de la conférence [organisée cet automne à l'invitation des Etats-Unis] est de soutenir les deux parties. Et cela pourrait être un départ pour un accord final ». « Mettons fin au conflit demain si nous le pouvons, mais sinon commençons à discuter du futur Etat palestinien. Les Palestiniens veulent un Etat viable, nous souhaitons qu'il puisse vivre en paix et garantir notre sécurité ». L'erreur des dernières semaines a été de poser des conditions de l'extérieur, a-t-elle estimé. Interrogée sur le « plan pour la paix d'Israël », Tzipi Livni a insisté sur le dialogue et la réconciliation. « Nous avons lancé le message que nous pouvons accepter des concessions sur le plan des territoires, mais pas sur les piliers de la démocratie. Israël a accueilli des réfugiés des pays arabes et d'Europe, de même la Palestine peut être la réponse à l'accueil des réfugiés palestiniens », a-t-elle affirmé, précisant que « les frontières seront définies par un accord entre les deux parties ». Vendredi, Mahmoud Abbas, prenant la parole à l'Assemblée générale en tant que président du Comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine et président de l'Autorité palestinienne, a estimé que la « relance du processus de paix sous l'égide des Nations Unies demeurait indiscutable ». Mahmoud Abbas a invoqué la nécessité absolue « de parvenir à la démocratie, seul moyen de faire naître un avenir nouveau au Moyen-Orient, 'un avenir de liberté et d'égalité' ». Il a en outre insisté sur le besoin de « défendre l'islam », religion amalgamée au fanatisme religieux alors qu'il s'agit, en réalité, d'une religion d'amour et de fraternité. M. Abbas a estimé que les forces vives de la région avaient ainsi une responsabilité particulière de renverser cette image négative, pour faire connaître le message de tolérance de l'Islam qui s'oppose au terrorisme. « L'Islam est une religion de lumière, qui défend les valeurs communes à l'humanité », a affirmé le président de l'Autorité palestinienne. Appelant à oeuvrer sans relâche au renforcement de la compréhension entre les religions et les cultures, il a jugé que ce rapprochement était le seul moyen de faire échec au terrorisme, dont la stratégie est de créer un conflit entre les civilisations. Il a appelé à saisir l'occasion de « la prochaine Conférence de paix pour négocier, avec le soutien du monde entier, la fin de l'occupation israélienne commencée en 1967, et réaliser la vision de deux États vivant côte à côte avec Jérusalem non seulement comme capitale d'un État palestinien mais aussi des religions coexistant dans la paix et l'harmonie ». Il a demandé que « soit mis un terme à l''expansion coloniale' et à l'édification du mur 'raciste' de séparation israélien ». Évoquant sa dernière rencontre avec le Premier ministre israélien Ehud Olmert, Mahmoud Abbas a fait savoir que les deux hommes s'entendaient désormais sur le besoin vital de mettre fin à « la spirale des occasions manquées ». Appréhendons ensemble cette prochaine Conférence de paix sur cette base claire et réaliste, a-t-il dit, ajoutant que le peuple palestinien serait consulté par référendum sur l'accord qui en résultera.

Centre de nouvelles ONU

 


4 Annexe Géopolitique et stratégie

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

 

4-1 Mostafa Mohammadi : les Etats-Unis se moquent de la démocratie.
Le ministre de l’Intérieur, Mostafa Pour Mohammadi a déclaré que Mahmoud Ahmadinejad a avec succès transmis son message à l’opinion publique internationale lors de son discours à l’université de Columbia.
Ce qui s'est produit à l'université de Columbia a indiqué que les Etats-Unis se moquent de la démocratie et les résultats de cette rencontre n'ont pas été ce que les organisateurs avaient escompté. »
Il a déclaré que les réseaux internationaux de télévision avaient mobilisé leurs équipes pour faire voir l’irrespect témoigné pour le président iranien, mais, Dieu merci le président a remporté une grande victoire.
C’est à l’Irna que Mostafa Pour Mohammadi a tenu ces propos.
« Les Etats-Unis et l’Occident ne laissent pas leurs concitoyens respectifs clairement comprendre le monde et apprendre à connaître les diverses cultures » a-t-il souligné.
Il a déclaré que le Mahmoud Ahmadinejad a agi comme un prophète et est parvenu à donner le message de la révolution islamique dans une conjoncture particulièrement tendue.
« Ce qui s’est produit à l'université de Columbia, peut être considéré comme un tournant permettant de démontrer la différence grave entre les deux cultures et civilisations, » a-t-il déclaré.
Irna

 


4-2 Lisa Karpova : Les « valeurs » occidentales.Il a été suggéré par quelques occidentaux hautains et arrogants que la Russie devrait adhérer aux « valeurs occidentales » ou les adopter. Quelles sont exactement les valeurs occidentales ? Jetons un bon coup d'œil. Depuis 1961, plus de huit millions de personnes du tiers monde sont mortes directement aux mains des militaires US ou indirectement par l'intermédiaire des régimes soutenus et financés par les USA. Source : Casualties in the Third World: Loss of life caused by American invasions or by US-backed and funded regimes since 1960 (Victimes du Tiers Monde : Nombreuses victimes dues aux invasions US ou aux régimes soutenus et financés par eux depuis 1960). ​​​​Plus tôt dans l'histoire colonialiste impérialiste, autour de 10 millions de Congolais sont morts à cause du travail forcé Belge et de massacres de masse au début du 20ème siècle. Des dizaines de millions ont péri dans des famines évitables ou imposés en Inde sous le règne britanniques. Jusqu'à un million d'Algériens sont morts dans la guerre pour leur indépendance. Beaucoup plus d'exemples du colonialisme brutal et meurtrier peuvent être cités. ​​​​Les USA en sont venus à se voir eux-mêmes en sauveur du monde et arbitre suprême du futur de toute nation. Les nations non préparées à se plier à leur volonté sont classées « États voyous, » menacées de cruelles sanctions inhumaines et en fin de compte la force brutale meurtrière est utilisée. À peine entrés dans le 21ème siècle, nous trouvons maintenant la planète revenue un siècle avant avec des pratiques impérialistes non dissimulées, tout au nom de quelques valeurs morales occidentales présumées. ​​​​La résistance irakienne a démontré que les gens de différentes ethnies et cultures ne veulent pas être gouvernés ou dictés par une puissance étrangère depuis l'autre côté du monde. Dans l'intervalle, la révélation du comportement criminel largement répandu des troupes étasuniennes et britanniques est une triste illustration du fait que les prétendues valeurs morales occidentales sont une farce totale et une mascarade, et que la prêche occidentale n'est rien de moins qu'hypocrisie et duplicité absolues. ​​​​Quand le Mur de Berlin est tombé vers la fin des années 80, en Europe de l'Est certains y ont pensée comme à un événement à célébrer. Les États-Unis ont envahi et bombardé le Panama seulement quelques semaines après que le Mur de Berlin soit tombé. Simultanément les USA intervenaient aussi dans les élections au Nicaragua pour vaincre les sandinistes. Quand l'Albanie et la Bulgarie ont élu des gouvernements non acceptables pour Washington, Washington est juste intervenu et a renversé ces gouvernements. Bientôt est venu le bombardement du peuple en Irak pendant 40 jours horribles et impitoyables sans raison valable ou honnête. Les USA étaient bientôt près d'attaquer encore la Somalie pour davantage de bombardements, de mutilations et de massacres. Ensuite est venu le démantèlement de la Yougoslavie. ​​​​L'empire a bombardé le peuple en Yougoslavie pendant 78 jours et nuits. Encore, sans raison valable ni honnête. Puis nous avons l'Afghanistan. Selon toute vraisemblance, ils ont maintenant tué plus de civils innocents dans cet infortuné pays qu'il y a eu de morts le 11 septembre, avec davantage à venir car les gens continuent à mourir des blessures des bombardements, des bombes à fragmentation, des mines, et de la toxicité de l'uranium appauvri qui continuera à dévaster l'environnement et les futures générations encore à naître. Après toutes ces années, ils insistent toujours pour garder leur domination sur Cuba. Ce n'est qu'une liste incomplète ! ​​​​Le président Bush a ramené les États-Unis aux jours sombres archaïques du tournant du siècle dernier et il rentrera probablement dans les annales comme l'un des pires présidents US de l'histoire. Les fonctionnaires de l'administration Bush n'ont aucune compréhension de l'histoire ni des régions et des peuples qu'ils cherchent à dominer et à piller. En dépit du record de sa basse cote de popularité, le président Bush a vacciné les étasuniens contre toute idée que leur pays était engagé dans l'impérialisme. Mais ceux à l'extérieur de son règne de désinformation considèrent ses actions pour exactement ce qu'elles sont : de l'impérialisme. Les États-Unis et la Grande-Bretagne ont toujours proclamé les mobiles les plus élevés en cherchant à dominer les autres peuples. Cependant, l'impérialisme n'a jamais donné naissance à la démocratie, mais plutôt à des guerres sans fin conduites avec une sauvagerie qui révèle la fausseté absolue de l'engagement US dans la civilisation occidentale ou dans la démocratie. La mentalité impériale considère le peuple qu'elle cherche à civiliser ou à démocratiser comme inférieur et cela mène en fin de compte à des atrocités innombrables et incessantes contre ces infortunés peuples. ​​​​Extrêmement plein de suffisance, Tony Blair a été cité disant, « Et ce n'est pas juste pour la sécurité ou la tactique militaire -- c'est au sujet des cœurs et des esprits. C'est pour l'inspiration des peuples, les persuader, leur montrer ce que nos valeurs signifient de meilleurs. Et pour juste présenter en ces termes appuyés à quel point nous devons le faire. » ​​​​Après 1945, l'ouest a décidé d'adopter des méthodes fascistes. Nuremberg a seulement puni un petit nombre de coupables, la plupart des criminels de guerre nazis ayant fini libre avec l'aide des USA. En 1946, plus de 1.000 scientifiques nazis ont été secrètement amenés aux USA. Les criminels de guerre nazis sont devenus architectes de la politique US chez eux et à l'étranger. Les mœurs et les valeurs se sont rapidement détériorées en Occident au bout de plusieurs décennies pendant que la révolution technologique et la société progressaient. Dans les sociétés occidentales, seul le point de vue admis du corporatif élitiste a accès à la diffusion médiatique, à l'industrie de publication ou aux facultés des universités. Les valeurs occidentales sont colportées comme supérieures à toutes autres. Pourquoi ? ​​​​Nous avons là quelques exemples plus récents des valeurs occidentales : ​​​​Un marine étasunien s'est exclamé fiévreusement, « C'est le rêve pour un tireur embusqué (sniper), vous pouvez aller n'importe où et il y a tant de manières de tirer sur l'ennemi sans qu'il sache où vous êtes. » ​​​​« Parfois un type tombera, et je le laisserai crier un peu pour détruire le moral de ses copains. Ensuite j'userai d'un deuxième coup de feu. » ​​​​« Éliminer un mauvais type, » explique-t-il, « c'est un incomparable bouffée d'adrénaline. » Il se vante d'avoir « 24 mises à mort confirmées. » ​​​​Il y a le cas de l'Armée Privée de Matt Guckenheimer, juste revenue après une virée de service en Afghanistan qui a révélé ce qui était censé être un ordre secret de ses supérieurs. « Il nous a été dit qu'il n'y avait aucune force amie, » a dit Guckenheimer. « Quiconque se trouvant là, est un ennemi. Il nous a été dit précisément que, s'il y avait des femmes et des enfants, de les tuer. » Il a été dit spécifiquement à des soldats étasuniens de tuer les femmes et les enfants sur ordres explicites de leurs supérieurs. ​​​​Un film pris à domicile en secret depuis un toit à Bassora dans le sud de l'Irak montre des soldats britanniques traînant quatre jeunes adolescents irakiens dans la base de leur armée après une émeute et les battant avec des bâtons, puis les boxant et leur donnant des coups de pied à plusieurs reprises sur le corps, la tête et entre les jambes. En l'espace d'une minute, les quatre adolescents qui n'avaient même pas de chaussures ont été roués par environ 42 coups. Un soldat a été vu donnant un coup de pied dans le visage d'un Irakien mort. Peut être que le cameraman non identifié entendait rire ses collègues et qu'il les poussait avec des vulgarités. Les britanniques sur le film chez eux sont exactement comme les tortionnaires des détenus tout feu tout flamme et excités, comme étaient les soldats à Abu Ghraib. Naturellement les abus pervertis et déviants d'Abu Ghraib et de Guantanamo sont déjà légendaires. ​​​​« Ils combattent pour notre liberté. » Aucun crime n'est trop inconcevable ni trop grand, à ce qu'il semble, pour assurer la « liberté » étasunienne et les valeurs occidentales. Les impérialistes sont voués à obtenir le contrôle et la domination des ressources et des marchés du monde. Tous les peuples du monde aimant la liberté doivent lutter pour vaincre l'impérialisme, et donner leur soutien à toutes ces nations et ces peuples qui résistent à l'empire, et faire échouer la plus brutale puissance militaire du monde. Les peuples aimant la liberté doivent être instruits et éclairées sur qui sont leurs ennemis : ceux qui envoient les travailleurs tuer ou se faire tuer pour cet empire tellement insatiable, un empire dans lequel ils n'ont absolument aucun intérêt, un empire qui abuse d'eux, les réprime et les garde sous domination dans une illusion vide, un empire qui ne réussit pas à leur fournir les besoins et les droits élémentaires des êtres humains uniquement pour l'avantage et l'enrichissement des élitistes des sociétés. ​​​​Avec une politique d'adhésion au droit international, de dialogue et de discussion amicaux et honnêtes, la Russie peut à coup sûr rejeter les valeurs occidentales en faveur de celles du peuple Russe que possède déjà la nation et qu'elle développera car elles se verront adaptées au futur de la Russie et de tous les peuples de partout aimant la liberté. La Russie peut bien le faire sans la brutalité débridée inhumaine inhérente aux valeurs occidentales. Puisant dans l'héritage de courage, d'héroïsme, de patriotisme et de sacrifice durant la Grande Guerre Patriote, et dans les prodiges technologiques et la supériorité du programme spatial russe, tout est possible pour assurer un futur brillant à la Russie.

Lisa Karpova

La Pravda, le 2 septembre 2007
Original : http://english.pravda.ru/opinion/columnists/96606-0/

 

ALTER INFO
Traduction de Pétrus Lombard pour Alter Info

 

Mardi 04 Septembre 2007  

 


4-3 Le plan de Dayton : Elections anticipées écartant le Hamas, et changement à la tête du Fatah.
Le plan du général américain Keith Dayton a fait couler beaucoup d’encre de part et d’autre.
D’emblée, on comprend que le plan vise principalement à mettre en échec l’accord de la Mecque et à réaliser des élections palestiniennes anticipées de façon à ce que le mouvement de la résistance islamique Hamas les perde
.
Le texte ne cache pas également la volonté de faire tomber quelques têtes emblématiques du mouvement du Fatah pour les remplacer par du sang nouveau – sur mesure – tel que Muhammad Dahlan. On trouve aussi la volonté de démanteler les brigades des Martyrs d’Al-Aqsa, branche militaire du mouvement du Fatah, la volonté de pousser quelques hauts gradés de la sécurité à la retraite… D’autres détails paraîtront dans ce plan, ci-après, rapporté par le journal « Al-Wattan » et traduit de l’arabe par nos soins.(CPI)   * Plan pratique pour la présidence palestinienne pour l’année 2007 1. Le sujet : La crédibilité du président Mahmoud Abbas est ébranlée à l’extérieur des territoires palestiniens suite à la signature de l’accord de la Mecque et à l’insatisfaction donnée par le gouvernement d’union nationale aux exigences du Quartet et aux conditions fondamentales d’Abbas. En l’absence de tout effort solide pour que la présidence reste un poids central dans la direction palestinienne, le soutien international à Abbas pourrait régresser. Ce ne serait pas le sujet d’un traitement exclusif avec lui (en prenant en considération le fait que son inefficacité est en constante progression). Ainsi, plusieurs pays, dont l’Union Européenne et le G8, commenceront à chercher d’autres partenaires plus crédibles et plus acceptables qui pourront pratiquer des réalisations au niveau de la sécurité et de la direction. Cela renforcera la position du « Hamas » à l’intérieur de la société palestinienne, conduira vers davantage d’affaiblissement du « Fatah » et de la présidence palestinienne, diminuera la chance d’effectuer des élections anticipées. Ainsi, le président Mahmoud Abbas a besoin d’une action efficace et forte basée sur un plan destiné à lui donner plus de crédibilité et d’acceptabilité, en entamant des négociations avec les Israéliens et les Américains à travers la visite de Condoleeza Rice, la ministre américaine des affaires étrangères, prévue en mars 2007. De plus, ce plan laissera la communauté internationale et les Etats-Unis se focaliser sur le soutien nécessaire pour faire avancer le règlement politique, par ses canaux des plus corrects. Il faut considérer les éléments de ce plan comme nécessaires à la construction de l’Etat palestinien (le gouvernement, la bonne direction économique, la construction d’institutions et l’autorité de la loi). 2. Les objectifs : - Garder, aux yeux de la communauté internationale, la présidence palestinienne et le mouvement du « Fatah » comme le centre essentiel de la scène palestinienne. - Délimiter les bases du règlement pacifique et les obligations de chaque partie en mettant en place des critiques internationales. Cela revient à dire qu’il ne faut pas perdre un temps précieux dans la tentative de corriger l’idéologie du « Hamas » et retourner dans le temps jusqu’à celui d’avant Madrid. Perdre le temps et l’effort politique pour que le « Hamas » rejoigne la caravane ne fera qu’affaiblir tous les fondements du règlement politique. - Fournir le soutien politique et financier à Abbas et au « Fatah » afin que le président palestinien puisse continuer les négociations politiques visant la constitution de l’Etat palestinien et la construction d’une solde politique nécessaire pour avancer vers le plan « b » (des élections parlementaires anticipées à l’intérieur des territoires palestiniens occupés). - Frapper les forces politiques du « Hamas » en fournissant au peuple palestinien ses besoins économiques directs à travers la présidence et le « Fatah », et en consolidant les institutions de la direction et de la loi à l’intérieur de l’autorité palestinienne. - Fournir les outils nécessaires pour que la présidence palestinienne puisse maîtriser les appareils de sécurité et imposer l’ordre et la sécurité dans la rue palestinienne. Cela empêchera le « Hamas » ou toute autre faction de toute tentative de pousser la scène vers l’escalade, au moment où les forces de l’autorité palestinienne et du mouvement du « Fatah » conforteront leur position. - Donner au plan un plafond temporel pendant lequel tous les partis mettront tous leurs efforts pour réaliser des objectifs délimités d’avance à réaliser dans une courte période allant de trois à six mois. - Insister sur la coopération entre Israël et les Etats-Unis dans le but de réaliser les objectifs ci-haut. Quatrièmement : L’économie (Durée limitée : 3-9 mois) Les salaires : il faut mettre en place une méthode pour distribuer les salaires dans le bureau du président palestinien, en coordination avec le ministre des finances après le refus total du gouvernement palestinien des conditions imposées par le Quartet, pour assurer l’arrivée des salaires aux secteurs des fonctionnaires auparavant décidés sans qu’ils n’aillent à telle ou telle faction ou organisation. Un tel système devra donner au président une crédibilité comme étant celui qui assure la distribution des salaires à l’intérieur de l’autorité palestinienne, au moment où le « Hamas » continue à refuser les obligations internationales. 1. Les projets de développement : Le président palestinien Mahmoud Abbas, en collaborant avec la Banque mondiale et l’Union Européenne, doit proposer un projet de travail délimitant les secteurs fondamentaux et les projets qui ont besoin d’un financement et dont l’utilité sur le terrain est tangible, pendant une période de ­6 à 9 mois ; la focalisation se portera sur l’affrontement et l’allégement de la pauvreté et du chômage. Le financement de ces projets passera par une caisse de la présidence mise au service des organisations et des institutions non gouvernementales et la communauté internationale afin de mettre en application les projets de développement les plus urgents. Et puisque de tels projets prendront plus de neuf mois, il sera nécessaire d’assurer une avancée suffisante dans cette période de neuf mois pour profiter de ces projets au maximum avant le jour des élections (la moyenne de temps nécessaire pour terminer les institutions d’entraînement professionnel et fonctionnel, écoles, centres sanitaires est de 15 mois environ). 2. Le mouvement des marchandises et des ouvriers : Il y aura une coordination entre le bureau du président palestinien et les autorités israéliennes pour assurer des « passages pacifiés » et des tentatives pour augmenter les exportations et éviter les contraintes israéliennes. Il y aura aussi une coopération israélienne dans le sujet de la suppression de quelques barrages et de la facilitation du passage des ouvriers. 3. Application du plan (avant le 15 mars) : Ce plan pourra être présenter aux Palestiniens comme étant des suggestions afin qu’ils l’adoptent et afin qu’ils aient l’approbation des Etats-Unis et du Quartet arabe, comme une étape préliminaire. Et ces suggestions seront aux mains d’Israéliens et d’Européens pour montrer qu’Abbas possède un plan concret et qu’il y tient. Aussi, les Etats-Unis et/ou la Jordanie , l’Egypte et l’Arabie Saoudite peuvent constituer une force commune afin d’arriver à mettre en place le projet final dans laquelle Israël pourra participer. Cependant, il est nécessaire que le plan soit claire afin qu’il n’accepte pas d’interprétations contradictoires causant des problèmes tels ceux dans lesquels est tombée la feuille de route. Le devoir d’Israël : En parallèle, Israël doit s’engager à faire avancer ce plan et à l’approuver dans le prochain sommet, selon le projet de la déclaration commune entre Rice, Abbas et Olmert. Et cela poussera le sommet arabe de Riyad à l’approuver dans un communiqué à intonation positive soutenant les efforts politiques et confirmant l’initiative arabe de paix. Il est aussi prévu que les Palestiniens avancent un pas et que les Israéliens montrent leur intéressement à faire avancer les choses. Cette affaire est nécessaire si Israël veut voir les Arabes les rejoindre, un but longuement souhaité. Israël peut mettre en place un comité autour de l’initiative arabe. Ce comité sera aura pour responsabilité de présenter l’initiative et de chercher les moyens menant à trouver un terrain d’entente afin de soutenir les aspects politiques de l’initiative. Cela adressera un message montrant la volonté d’Israël à trouver ce terrain d’entente commun avec les pays arabes afin d’atteindre la solution finale. Un résumé de la réforme des appareils de la sécurité palestinienne : L’autorité palestinienne s’est occupée à refaire la constitution des appareils de la sécurité palestinienne afin d’imposer l’ordre et la loi. C’est pour cette raison que le président palestinien Mahmoud Abbas a publié des ordres destinés à mettre en œuvre un programme de réforme des services de sécurité. L’objectif général Construire et renforcer le service de la sécurité palestinienne de façon à ce qu’il soit capable de concrétiser la solution de deux pays, de protéger l’application de décisions stratégiques et d’autres émanant au nom de l’autorité nationale palestinienne. Nouvelles étapes - Mettre en place un plan complet et spécifique pour les éléments de la sécurité de la garde présidentielle et de la sécurité nationale. Les éléments responsables de la sécurité et de l’application de la loi en font partie, ainsi que les éléments de la sécurité intérieure et ceux de la lutte contre l’anarchie et le terrorisme. - Mettre en place des camps de sécurité pour les éléments qui finissent leur entraînement afin de les distribuer sur les départements selon les priorités sécuritaires. - Parfaire la restauration des camps d’entraînement et augmenter leur capacité et les fournir en équipements. - Prévoir des stages d’entraînement à l’étranger. - Fournir aux éléments de la sécurité les équipements et les armes nécessaires pour assumer leur devoir. Les besoins : L’exécution des objectifs mentionnés ci-haut pour arriver à un état de sécurité meilleur dans la prochaine étape, estimée de six à douze mois, a besoin d’un soutien politique, économique, financier et logistique immédiat, de la manière suivante : 1. Un soutien technique, en fournissant des experts et des conseillers internationaux qui épaulent l’équipe technique de façon des plus optimales. 2. Mettre l’effort nécessaire pour créer un climat régional propice à la réussite du programme de la réforme des forces de la sécurité palestinienne (dont la coopération positive avec le gouvernement israélien). 3. Un soutien pratique et sérieux pour l’entraînement des membres de la sécurité palestinienne en Jordanie et en Egypte. Cela comportera l’entraînement de la garde présidentielle, des membres de la sécurité nationale et des gardes-frontières, selon un programme détaillé d’entraînement (96 millions de dollars pour la première année). 4. De sérieux efforts pour assurer le paiement des salaires des éléments de la sécurité palestinienne (53 millions de dollars par mois, 640 millions de dollars par an). 5. Couvrir les dépenses nécessaires pour les opérations des éléments de la sécurité palestinienne nationale (95 millions de dollars annuellement). 6. Couvrir les dépenses fondamentales (49 millions de dollars annuellement). 7. Fournir les équipements sécuritaires nécessaires (armes et autres) 8. Fournir les finances nécessaires pour construire les établissements et élargir leurs capacités (46 millions de dollars annuellement). 9. Développer les centres d’entraînement en Cisjordanie et dans la bande de Gaza (53 millions de dollars). Total : un milliard vingt-sept millions de dollars. Note : les coûts et le budget sont, en général, mis en place de façon commune de la part du général Dayton et de l’équipe technique palestinienne de réforme. 1er mars 2007 Cadre de travail du côté palestinien - Suite à des discussions avec les dirigeants arabes et occidentaux, l’autorité palestinienne ressent le besoin de se concentrer, durant son travail dans les mois à venir, sur les questions de l’autorité intérieure, ainsi que sur la question de la relation avec Israël en particulier, et de façon générale avec la communauté internationale. - En l’absence d’un plan clair (plan que la direction palestinienne doit présenter, adopter et annoncer en privé ou dans ses déclarations et ses discours publics), plusieurs affaires seront laissées à la bonne intention de la direction palestinienne en ce qui concerne la paix et sa capacité à réaliser toute avancée. Et cela influencera de façon négative la volonté des Israéliens d’entamer des pourparlers sérieux avec la direction palestinienne. Cela réduira aussi l’intérêt donné par les Américains en particulier et la communauté internationale en général à un engagement sérieux dans une nouvelle opération de paix. L’absence d’un tel plan de la part de la direction palestinienne pourrait pousser la communauté internationale à chercher à entamer des relations avec d’autres organisations palestiniennes, avec le mouvement du « Hamas » en particulier afin de briser le statu quo, notamment après l’image actuelle donnée par le « Hamas » comme celui qui possède les cartes du jeu (libération de Chalit, négociations…). - Il faut préparer un plan de travail qui sera suggéré aux Palestiniens pour qu’ils l’adoptent et pour obtenir l’approbation et le soutien du Quartet arabe et des Etats-Unis comme première étape. Mais les Israéliens et l’Union Européenne seront mis au courant afin de leur montrer qu’Abbas possède réellement un plan de travail et qu’il le respecte. - Le plan comprendra de nouveaux plans précis dans les domaines de la sécurité, de la politique et de l’économie. Ils auront pour but de consolider le pouvoir du président palestinien et d’assurer tout ce qu’il a besoin pour gouverner, politiquement, administrativement et financièrement. Et pour qu’il soit capable d’appeler aisément à des élections anticipées, le plut tôt possible. - Le plan sera basé sur les obligations palestino-israéliennes, sécuritaires, politiques et financières actuelles (Dyaton-Dahlan), et sur les anciens accords (ou ceux qui avaient été faits avec le Quartet et les Etats-Unis). Le plan doit avoir un agenda temporel et des critères estimables et reflétant le sérieux de la direction palestinienne, comprenant l’approbation des Israéliens et des autres partis. - Lorsque le plan de travail sera bien clair et adopté par la direction palestinienne, la crédibilité de cette direction sera agrandie aux yeux des Israéliens et des autres. Il assurera également un cadre permettant aux Palestiniens d’acquérir un soutien politique et financier. - Nous pouvons préparer une ébauche d’un plan dans les jours à venir et en discuter avec l’administration américaine. Et cette administration et/ou la Jordanie , l’Arabie Saoudite, l’Egypte le présenteront à la direction palestinienne, et mettront en place un comité commun (un représentant de chaque parti) pour préparer le projet final dont les Israéliens pourront prendre connaissance. Il faut finir tout cela avant la visite à venir dans la région de Rice. Ainsi, la position israélienne sera plus positive envers la déclaration en public (qui pourrait être donnée après la visite de Rice). Cela ouvrira aussi la route vers une position positive arabe pendant le sommet de Riyad, une position soutenant les efforts palestino-israéliens et confirmant la tentative arabe de paix.

08/10/2007

N°271 Journal de Palestine- au jour le jour FIN

Iran 05-10

 

Le président Ahmadinejad s'est engagé vendredi à poursuivre la lutte jusqu'à la "libération de toute la Palestine" et a exclu toute discussion sur le "droit" de l'Iran au nucléaire, dans un discours à l'occasion de la journée Al-Qods (Jérusalem).

 

 Le peuple palestinien tient bon. Le peuple iranien et les autres peuples aussi et tant que la totalité du territoire palestinien ne sera pas libérée, ils ne s'arrêteront pas", a déclaré M. Ahmadinejad, dont le pays ne reconnaît pas l'existence de l'Etat d'Israël.

 

Accusant les gouvernements occidentaux de soutenir Israël, M. Ahmadinejad a déclaré qu'"un jour ils seront jugés et punis par la puissante main des peuples.

 

Ils ne doivent pas penser que le peuple iranien et les autres peuples lâcheront la gorge des sionistes et de leurs partisans".

 



2 Le Monde

 

1 Usa (le parrain)

2 Rice

19-09

 

La secrétaire Rice a rappelé que le Hamas était une "entité hostile pour les Etats-Unis aussi", en commentant la décision israélienne de désigner ainsi la bande de Gaza.

 

Rice a toutefois assuré que "nous n'allons pas abandonner les Palestiniens innocents à Gaza et nous allons déployer tous les efforts possibles pour répondre à leurs besoins humanitaires"….

 

Elle a souligné que la bande de Gaza, constituerait avec la Cisjordanie "le futur Etat palestinien".

 

(AFP 15h53)

 

03-10

 

Condoleezza Rice doit revenir au Proche-Orient à la mi-octobre dans le cadre des préparatifs de cette réunion, prévue dans la seconde quinzaine de novembre à Annapolis, dans le Maryland.

 

Le négociateur palestinien Saëb Erekat a estimé que la conférence donnerait "le coup d’envoi des négociations sur toutes les questions de fond en vue d’aboutir à un traité de paix".

 

(Al-oufok avec les agences de presse)

 


Les grandes manœuvres
04-10

 

80 sénateurs américains ont critiqué le non soutien des pays arabes à la conférence proposée par Bush sur la soi disant paix au Moyen Orient et ont demande leur soutien et leur alignement sur la politique du gouvernement de Washington.
Selon le journal "Jerusalem Post", les sénateurs américains en évoquant le fait que les pays arabes n'ont pas encore annoncé leur soutien à la dite conférence, ont prétendu que l'objectif de la tenue de cette conférence est d'établir la paix et l'amitié entre les pays arabes et le régime sioniste.

 

CPI



2 Les institutions et leurs satellites
2 Otan - 3 Onu - 4 Nations Unies - Banque Mondiale- Mouvement des non-aligné (MNA)

Nations Unies

04-10

 

L'Assemblée générale de l'ONU s'est achevée par un appel à prendre des mesures contre le réchauffement climatique, la pauvreté et le terrorisme.

 

"L'Assemblée générale est le seul lieu où nous pouvons aborder nombre de ces questions de façon complète", a observé le président de la réunion, le Macédonien Srgjan Kerim, dans son discours de clôture.

 

La réunion annuelle, qui a débuté le 25 septembre, a fait l'objet de débats de haut niveau sur le ea  le Darfour, l'Afghanistan, l'Irak, le Moyen-Orient et le réchauffement climatique.

 

Une centaine de chefs d'Etat, ont participé à cette Assemblée générale, aux côtés de 80 ministres.

 

L'ouverture de cette nouvelle session avait été marquée par d'importantes manifestations près du siège des Nations unies à New York,

 

AP

 

 



La lutte pour la libération dans les  territoires occupé

 

a) Cisjordanie occupée par Israël depuis 1967 :  Au jour le jour 
26-09

 

La Cisjordanie est totalement bouclée …

 

(AFP)

 

Naplouse.(dans le nord de la Cisjordanie)
Camp de réfugiés d'Ein Beit Elma
18 & 19-09

 

Le résistant Mohammad Rida Khaled, 17 ans et un soldat israélien ont été tués mardi lors d'une incursion de l'armée dans le camp de réfugiés d'Ein Beit Elma à Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie , selon des sources médicales et militaires.

 

Un deuxième soldat a été également touché.

 

Le 19-09, Selon un porte-parole de l'armée occupante : "D'intenses échanges de tirs ont eu lieu",  et Adib Salim Damoni, un homme de 38 ans, handicapé, qui se trouvait à la fenêtre de sa maison dans le camp de réfugiés, a été atteint d'une balle dans la nuque et est décédé.

 

Une quarantaine de véhicules militaires et des bulldozers participaient à l'attaque toujours en cours en milieu de journée dans le camp, des explosions ont retenti dans le camp et d'épaisses colonnes de fumée noire s'élevaient vers le ciel.

 

Les 5.000 habitants ont été soumis à un couvre-feu, selon les témoins.

 

L'électricité a été coupée, privant de courant les 5.000 habitants du camp. Certaines familles rapportaient aussi ne plus être approvisionnées en eau

 

AFP & AP.

 


Ramallah
17-09

 

Mohammed Djabarine 17 ans a été tué par l'armée israélienne, apprend-on de source hospitalière.

 

Des habitants de Ramallah ont déclaré que les soldats avaient tiré sur un groupe de manifestants qui leur lançaient des pierres.

 

(Reuters)

 

16-09

 

Dimanche, les Israéliens ont tué deux membres des Brigades des martyrs d'Al Aksa, l'un à Hébron, l'autre à Naplouse.

 

(Reuters)



b) Bande de Gaza - Au jour le jour
20-09

 

6 Palestiniens ont été tués jeudi lors d'une incursion militaire israélienne dans la bande de Gaza, selon des sources médicales et des témoins.

 

L'incursion de Tsahal s'est heurtée à des Palestiniens armés. Un hélicoptère israélien a pris part aux affrontements.

 

Mahmoud Kayed, dont le corps a été déchiqueté, a été écrasé par le bulldozer qui a foncé vers un groupe d'enfants qui lançaient des pierres sur les soldats israéliens, près du camp de réfugiés d'Al-Boureij, dans le secteur central de la bande de Gaza.

 

Un chef militaire du Hamas a notamment été tué par les militaires israéliens qui avaient cerné son domicile.

 

Mohamed Abou Chajar, 22 ans, grièvement blessé par des bombardements israéliens au moment où des Palestiniens jetaient des pierres sur les soldats, a succombé à ses blessures, selon des sources médicales.

 

Après que les forces israéliennes se furent retirées du secteur, le personnel médical du camp de réfugiés de Boureïdj, n a retrouvé dans le camp le corps de Younés Abou Hajila, 22 ans, selon les mêmes sources.

 

Un deuxième homme, qui serait un combattant âgé de 22 ans, a également été tué, de même qu'un civil âgé de 16 ans, rapportent des responsables de l'hôpital local.

 

Quatre autres Palestiniens, ont été blessés par des tirs israéliens lors de l'incursion.

 

AFP & Reuters

 

20-09

 

"Trois soldats israéliens ont été blessés lors des opérations près d'Al-Boureij, et l'armée a arrêté une vingtaine de Palestiniens pour interrogatoire", a indiqué une porte-parole militaire.

 

(AFP 22h44)

 

 

22-09

 

Quatre enfants palestiniens se sont blessés alors qu'ils jouaient avec des explosifs dans le nord de Gaza, ont annoncé samedi des responsables palestiniens.

 

Les quatre enfants, âgés de 9 à 14 ans, jouaient dans une ancienne colonie israélienne, a-t-il ajouté.

 

Des responsables de la sécurité du Hamas ont affirmé que les explosifs avaient été laissés par Tsahal. Israël s'est retiré de la Bande de Gaza en 2005, quittant 21 colonies et toutes ses bases de l'armée. Toutefois, des militants palestiniens utilisent aussi ce site pour lancer des roquettes sur Israël.

 

Vendredi 21-09, quatre autres enfants ont été blessés alors qu'ils jouaient avec des explosifs dans la Bande de Gaza.

 

AP

25-09

 

"Trois membres de la Force exécutive ont été tués mardi soir dans l'explosion de leur voiture provoquée par un bombardement de la marine israélienne", a indiqué Ihab Al-Ghossein, porte-parole du ministère de l'Intérieur relevant du Hamas.

 

 Reuters

 

26-09

 

Neuf Palestiniens ont péri dans deux opérations israéliennes mercredi. Parmi eux figurent six membres de l'Armée de l'islam.

 

(AFP).

 

27-09

Israël a lancé mercredi une opération à Beït Hanoun, dans le nord de la bande de Gaza.

Les résistants palestiniens ont riposté à l'incursion.

 

Selon des habitants un missile a tué un combattant du Djihad."L'armée d’occupation a attaqué un groupe de résistants qui venaient juste de tirer une roquette sur Israël dans le nord de la bande de Gaza",

 

Selon les témoins, les troupes israéliennes sont revenues aux positions qu'elles occupaient précédemment à l'intérieur du territoire palestinien.

 

 

27-09

 

L'armée israélienne a poursuivi jeudi ses frappes aériennes sur la bande de Gaza, tuant 3 résistants - dans des raids qui ont fait 12 morts en à peine plus de 24 heures et ont été vivement condamnés par Abbas.

 

(AFP)

 

27-09

 

Un appareil de l'armée de l'air a attaqué jeudi soir des résistants "qui venaient de tirer une roquette sur le sud d'Israël".

 

Selon une source médicale palestinienne, un résistant a été tué et et un autre a été grièvement blessé.

(AFP)

 

27-09

 

Deux civils et un résistant des Comités de la résistance populaire ont été tués lors d'une incursion de l'armée israélienne dans le nord de la bande de Gaza, par un tir de char, près de Beit Hanoun. L'opération, qui a pris fin à l'aube jeudi, a fait une vingtaine de blessés. Ces affrontements comptent parmi les plus violents depuis que le Hamas s'est emparé de la bande de Gaza.

 

(AFP- Reuters)

 

27-09

 

Un résistant touché mercredi a succombé à ses blessures à l'hôpital jeudi matin

 

(AFP- Reuters)27-09

 

Un missile israélien a tué un résistant, jeudi, dans la bande de Gaza, au lendemain d'une incursion des forces israéliennes dans le nord du territoire qui a fait onze morts,  et une vingtaine de Palestiniens ont été blessés dans les affrontements de mercredi comptant parmi les plus violents dans la bande de Gaza, ont rapporté des témoins et des sources médicales.

 

(Reuters) 

 

 

01-10

 

Deux résistants du Hamas ont été tués par les forces d’occupation dans la nuit de dimanche à lundi dans la Bande de Gaza, a-t-on appris auprès d’un responsable du mouvement

L’armée d’occupation a fait savoir que les résistants les avaient attaqués dans le territoire palestinien, non loin de la frontière de la bande de Gaza, au nord du terminal de marchandises de Karni. Un soldat a été blessé dans une fusillade, ajoute-t-elle.

 

(Al-Oufok avec les agences de presse - AFP 00h58)

 

02-10

 

Trois membres des services de sécurité du Hamas ont été tués dans l’explosion d’une voiture à proximité d’un GQ des services de sécurité dans la ville de Gaza, ont annoncé un porte-parole du mouvement et des médecins.

 

Des médecins palestiniens ont fait état d’une quatrième personne grièvement blessée.

 

Selon la Force exécutive du Hamas, qui contrôle cette étroite bande côtière depuis la mi-juin, les quatre hommes faisaient partie de la police maritime, une unité récemment formée.

 

(Al-Oufok avec les agences de presse- Reuters)

 

 

03-10

 

 

Une colonne blindée israélienne a pénétré dans le secteur palestinien où des échanges de tirs ont éclaté.
Saïd Al-Amour, âgé d'une vingtaine d'années, a été mortellement touché par les tirs de soldats près de la ville de Khan Younès, dans le secteur d'Al-Fokhari proche de la frontière entre la bande de Gaza et Israël., le sixième mort dans le territoire palestinien au cours des dernières 24 heures.
(Reuters)

 

03-10

 

Avant l'aube, un résistant a été tué et un autre blessé dans un raid de l'aviation israélienne à Rafah dans le sud de la bande de Gaza.

 

(Reuters)

 

03-10

 

Hamed al-Rahel, 28 ans, a été tué dans l'effondrement d'un tunnel dans le nord de la bande de Gaza.

 

(Reuters)

 

03-10

 

Deux Palestiniens ont été blessés, dont l'un grièvement, lors d'un raid de l'aviation israélienne contre la bande de Gaza

 

L'attaque s'est produite dans la partie orientale de la ville de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, ont précisé des témoins et une source sécuritaire palestinienne.

 

(ats 06:01)

 

 

04-10

 

 

Une bombe a explosé tôt jeudi, à Gaza, près d'un véhicule transportant des membres des forces de sécurité du Hamas, faisant au moins trois blessés, ont rapporté des sources médicales.

 

(Reuters)

 

 



4-2 La Palestine en chiffre (Depuis le début de l'Intifada le 25 septembre 2000)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Civils & résistants tués                                                                            :  5.621          

 

Palestiniens blessés                                                                               :  51.584

Internationaux blessés                                                                             : 192 (chiffre tout a fait minimal)

 

(balles réelles ou caoutchoutées, gaz lacrymogène, autres moyens)

 

Arrêtés     :                                                                                            :  47.660

En prison :                                                                                             : 11.800

Pacifistes en prison ou arrêtés                                                                  : 108

Autres actes           

 

Journalistes tués                                                                                      : 9

 

Journalistes blessés                                                                                :  ? + 32

Nombre de maisons palestiniennes détruites ou partiellement démolies       :  66.275

 

2-2 Occupants:

 

Israéliens  tués                                                                                        : 1.118

                                                                                                                ( 347 militaires/policiers)

 

Israéliens blessés                                                                                     : 6.290

                                                                                                                ( 399 - militaires/policiers)

 


Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & XINHUANET (Chine)

 

37 tués et plus de 500 blessés au cours du mois de septembre.
01-10

 

L’association de la solidarité internationale pour les droits de l’homme en Palestine a affirmé que les troupes armées de l’occupation ont tué 37 Palestiniens, au mois de septembre, dont 14 sauvagement assassinés.

 

Le rapport a révélé que 16 enfants ont été tués, et qu'un citoyen est mort sur l'un des barrages militaires.
L'association a ajouté dans son rapport que les forces de l'occupation israélienne ont arrêté plus de 500 citoyens palestiniens, au cours du mois dernier.
Dans ce contexte, elle a aussi affirmé que les arrestations et violations des droits de l'homme perpétrées par les autorités de l'occupation ont touché tous les Palestiniens, enfants, femmes, personnes âgées, les activistes et les dirigeants des factions.
Le rapport a montré que les forces de l'occupation continuent  leur politique arbitraire contre le peuple palestinien, et qu'elles ont détruit des dizaines de maisons sous les mêmes prétextes, afin d'expulser les habitants de leurs terres et propriétés.

 

CPI publié lundi 1/10

 

n°271 Journal de Palestine-au jour le jour 07-10

Résistance

1 Politique Palestinienne (en Palestine toujours occupée)

2 Politique Israélienne
3 Politique internationale des territoires occupés 
4 La Palestine en chiffre & au jour le jour
Détails par région

:

Décompte des pertes humaines

 

 

                                    17-09 au 07-10: Peuple Palestinien : 40 tués   -  38 blessés

 

 
                                                              Occupants              :  1 tué      -    5 blessés



Résistance

 

Au jour le jour
27-09

 

Plus de 20 obus de mortier et une quinzaine de roquettes ont été tirés de Gaza contre le territoire israélien, selon l'armée.

 

(AFP)

 

30-09

 

La branche militaire du Hamas ont obligé une force spéciale de l’armée de l’occupation israélienne à se retirer après qu’elle s’est infiltrée dans le village d’Al-Karara à l’est de Khan Younès dans la bande de Gaza.

 

Les brigades d’Al-Qassam, la branche militaire du Hamas, a affirmé que les résistants ont lancé plusieurs obus sur la force spéciale de l’occupation qui s’est infiltrée à travers le poste israélien de Kissoufim vers le village d’Al-Karar, l’obligeant à se retirer.

 

Les habitants de la région ont dit que les forces occupantes ont échoué pour la deuxième fois d’envahir la région

 

CPI

 

 

Analyse

27-09

 

"Les factions de la résistance sont prêtes à contraindre l'ennemi sioniste à payer très cher la poursuite de leur agression. Toutes les options s'offrent aux factions pour défendre notre peuple", a déclaré le porte-parole du Hamas, Sami Abou Zouhri.

 

(Reuters)

 



1  Politique Palestinienne

 

MM Abbas & Haniyeh.

Abbas

27-09.

 

Mahmoud Abbas, qui participe à New York à l'Assemblée générale annuelle des Nations unies, a fermement condamné les dernières opérations israéliennes.

 

"Le président Abbas a appelé des hauts responsables de l'ONU et du Conseil de sécurité à intervenir immédiatement pour stopper le massacre perpétré par l'armée israélienne", a indiqué son bureau dans un communiqué.

 

(AFP)

 

Haniyeh.

04-10

 

Le gouvernement Haniyeh a affirmé que les priorités du peuple palestinien concernent maintenant la réalisation de l'entente nationale et l'arrêt des agressions incessantes de l'occupation.

 

En effet, le gouvernement d'entente nationale a affirmé son maintien des principes et constantes palestiniens non révocables, surtout le droit au retour des réfugiés et Al-Qods, en appelant le peuple palestinien à se réunir autour de sa résistance et de son maintien de ses droits.

 

CPI

06-10

 

Le chef du gouvernement Ismaïl Haniyeh, exhorte les pays arabes, en particulier l'Egypte et l'Arabie saoudite, à ne pas participer à la conférence internationale sur la paix au Proche-Orient que les Etats-Unis veulent organiser cet automne.

 

"Les Palestiniens n'avaient pas nourri trop d'espoir sur les précédents accords d'Oslo", a-t-il expliqué. "Nous n'allons donc pas nourrir d'espoir sur les résultats de cette conférence".

 

AP

 


1-1 Processus de paix.03-10

 

Le président Abbas et Olmert sont tombés d'accord ce mercredi pour commencer la semaine prochaine une série de négociations, afin d'aboutir à un acte commun concernant les affaires essentielles pour les présenter au congrès d'automne.

 

CPI

 

 


1-2 Les analyses (du processus de paix). 27-09

 

Le porte-parole du Hamas, Tahar al-Nounou, a dénoncé une "stratégie de guerre contre le peuple palestinien et le Hamas".

 

"Les factions de la résistance sont prêtes à contraindre l'ennemi sioniste à payer très cher la poursuite de leur agression. Toutes les options s'offrent aux factions pour défendre notre peuple", a déclaré le porte-parole du Hamas, Sami Abou Zouhri.

 

(AFP- Reuters)

 

01-10

 

Concernant la rencontre d'Abbas avec Tzipi Livni et Condoleezza Rice et sa rencontre avec Olmert, le vice-président du bureau politique du Hamas, Moussa Abou Marzouk, a dit qu'Abbas s'engageait avec les occupants sionistes et les Américains et met les statuts finaux des principes palestiniens sur la table de négociation pendant la période de mésentente palestinienne, et que ses négociations sont donc une chose étrange et condamnable.

 

Il a aussi attiré l'intention sur le fait qu'Abbas sera très affaibli au cours de ce désaccord et qu'il se pretera effectivement aux pressions, tout en insistant que l'ennemi sioniste ne lui concedera aucun résultat.

CPI

 

01-10

 

Moussa Abou Marzouk a critiqué la position d'Olmert, car il ne peut rien réaliser comme solution, au moment où il est très faible par ses défaites devant son peuple, et les dossiers de corruption financière, administrative et ethique de son gouvernement.

 

D'autre part, le responsable du Hamas a aussi critiqué l'attitude non claire des pays arabes envers la position américaine.

 

CPI

03-10

 

Faouzi Barhoum, porte-parole du Hamas, a déclaré que les efforts déployés par Olmert et Abbas ne visaient qu’à éluder les "questions palestiniennes fondamentales".

 

(Al-oufok avec les agences de presse

03-10

 

Abbas et Olmert ont décidé de passer à la rédaction d’un texte commun à soumettre à la conférence internationale de paix organisée par Washington le mois prochain.

 

Les négociations sur les termes de ce texte se dérouleront dans la plus grande discrétion, a déclaré Yasser Abed Rabbo, conseiller d’Abbas.

 

Pour sa part, David Baker, porte-parole d’Olmert, a déclaré qu’elles avaient d’ores et déjà débuté.

 

Ces négociations "visent à aboutir, et aboutiront, à la formulation d’une déclaration commune à temps pour la conférence internationale", a affirmé Baker, qui a laissé entrevoir "un document convenant aux deux parties".

 

Les Palestiniens "feront le maximum" pour parvenir à un texte commun, a promis Ahmed Koreï, membre de la délégation d’Abbas, tout en prévenant : "Ce ne sera pas facile."

 

La partie palestinienne souhaite un accord-cadre précisant les étapes de règlement des questions clés comme les frontières du futur Etat palestinien, le statut de Jérusalem et le sort des réfugiés de la guerre israélo-arabe de 1948.

 

De son côté, Olmert, se contenterait d’une déclaration commune aux termes vagues à soumettre à la conférence organisée par la Maison blanche.

 

Le texte conjoint israélo-palestinien devra être approuvé par le comité exécutif de l’OLP et par le gouvernement israélien avant de servir de base à la conférence internationale, puis aux négociations qui s’ensuivront, a déclaré Yasser Abed Rabbo.

 

L’objet affiché de la réunion, à laquelle seront conviés les voisins arabes d’Israël ainsi que l’Arabie saoudite et le Qatar, est de faire avancer l’idée d’un Etat palestinien indépendant et viable.

 

(Al-oufok avec les agences de presse)

 

04-10

 

Le porte-parole du gouvernement d'entente nationale Tahir Al-Nono a averti que l'occupation israélienne profite du désaccord palestinien pour établir des négociations afin de signer de faibles accords contredisant l'entente nationale.

 

De plus, il a affirmé que ces accords frappent les principes et les intérêts suprêmes du peuple palestinien, surtout après la formation de commissions dirigées par des membres qui avaient auparavant renoncé aux droits des Palestiniens à Genève, notamment le retour des réfugiés.

 

CPI 04-10

 

04-10

 

Le Hamas considére que la rencontre du président de l’autorité palestinienne Mahmoud Abbas avec Olmert, organisée le mercredi 3/10, n’a produit que plus d’échecs, tout en qualifiant ce qui se déroule de réelle comédie.

 

De même, le mouvement du Hamas a appelé la direction de l'autorité palestinienne à arrêter de mystifier le peuple palestinien et la nation arabe et islamique. 

 

CPI

 

04-10

 

Le porte-parole du Hamas Dr. Sami Abou Zouhri a dit que l'annonce d'un comité préparatif pour le congrès d'automne est inutile, au moment où l'occupation continue régulièrement ses crimes contre les Palestiniens, en niant complètement leurs droits.

 

Il a aussi ajouté que le refus de l'occupation de négocier sur un accord complet comprenant la question d'Al-Qods et le sujet des réfugiés affirme que ces rencontres et la continuation des négociations, ainsi que la formation de commissions, sont une comédie et une perte de temps.

 

De son côté, le responsable du Hamas a insisté que l'occupation est la seule qui tire profit de ces rencontres qui servent à donner une impression qu'il n'y a aucun problème avec les Palestiniens.
CPI

 

 


1-3 Sur le terrain. 03-10

 

Le Hamas a ordonné la fermeture temporaire des principaux bureaux du Fatah dans la bande de Gaza en invoquant des raisons de sécurité.

 

Le Hamas a indiqué que ces locaux se trouvaient près de l'endroit où une voiture a explosé mardi soir, tuant trois membres de la formation du président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. Un responsable de la sécurité du Hamas a accusé les trois victimes d'avoir tenté de déposer une bombe non loin d'un poste de sécurité du Hamas lorsque leur véhicule a explosé.

 

(Reuters

 


1-4 Les grandes manœuvres.
30-09

 

Sami Abou Zouhri, porte-parole du Hamas, a appelé le président Abbas, à revoir sa position envers les agressions des forces de l’occupation israélienne contre la bande de Gaza.

 

Abou Zouhri a condamné la position de l’autorité palestinienne envers les attaques et opérations militaires de l’occupation israélienne contre les Palestiniens dans la bande de Gaza et l’a accusé de connivence avec l’occupation israélienne.
Il a appelé Abbas personnellement à être le président de tous les Palestiniens en indiquant qu’il doit comprendre qu’il est le président de l’autorité palestinienne, ce qui l’oblige à s’engager à respecter son peuple.

 

CPI

 

30-09

 

Abou Zouhri a appelé les pays arabes et la communauté internationale à porter leurs responsabilités envers les agressions israéliennes contre la bande de Gaza en déclarant que le monde doit arrêter cette guerre sioniste ouverte contre les Palestiniens.

 

Il a dit que l’escalade militaire de l’occupation israélienne est la traduction de l’annonce que la bande de Gaza est une entité ennemie en affirmant que toutes les branches militaires des factions de la résistance palestinienne sont prêtes pour faire face aux agressions israéliennes.

 

CPI

 


1-5 Négociations.
inter-palestinienne

28-09

 

Le porte-parole du Hamas demande de mettre un terme à la crise entre les deux partis en insistant sur l’attachement du Hamas au dialogue sans conditions.

 

CPI

 

28-09

 

Le journal Al-Charq Al-Awsat a rapporté que le Hamas a proposé une initiative pour mettre fin à la crise avec le mouvement du Fatah dans le but de reprendre le dialogue national interne.

 

Lors d’un entretien avec le journal quotidien de la Palestine , Abou Zouhri a insisté à dire que le Hamas est attaché au dialogue sur la base du document d’entente nationale et de l’accord du Caire, à l’unité des territoires palestiniens, à la formation d’un gouvernement central d’unité nationale, à la réforme des services de sécurité sur des bases nationales et au respect de la loi.

 

CPI

 

01-10

 

Le vice-président du bureau politique du Hamas, Moussa Abou Marzouk, a réaffirmé que le Hamas s'intéresse à l'entente nationale et salue tous les efforts palestiniens et arabes déployés en ce sens, en insistant que la solution est le dialogue sérieux et indispensable.

 

CPI


1-7 Des Canons ... pas du beurre. 30-09

 

Le gouvernement du Hamas "est prêt à offrir une trêve à ce moment", a déclaré Mohammed Aouad, un haut responsable du Hamas.

 

Selon M. Aouad, la trêve ne sera possible que si elle aide "à parvenir à certains objectifs pour notre peuple", ce qui pourrait concerner l'ouverture des passages frontaliers bouclés vers Israël et l'Egypte, la levée des sanctions économiques internationales et l'arrêt des opérations de Tsahal contre les tireurs de roquettes palestiniens.

 

Gaza est coupé du reste du monde depuis juin.

 

AP

 

 


1-10 Politique extérieure & économique.30-09

 

Le ministre de l'Economie Ziad Zaza, assure que le Hamas fait face aux difficultés en gérant au mieux son budget et en se montrant plus économe que les précédents gouvernements du Fatah.

 

Par exemple, le Hamas à réduit de moitié les frais du gouvernement en carburant, parce que "maintenant, l'épouse d'un officier de haut rang ne se rend pas dans un luxueux magasin de vêtements et ne paye pas ses achats avec des coupons d'essence".

 

Les salaires des membres importants du Hamas ont été divisés par deux, voire plus.

 

Autre mesure d'économie: des véhicules du gouvernement sont mis aux enchères.

 

On a aussi taxé 7.000 Gazaouis de 420 dollars chacun (300 euros) pour faire le pélerinage à La Mecque. Sur une échelle plus large, plusieurs sources ont confirmé qu'une société de télécom avait versé un million de dollars (700.000 euros) en août dernier.

 

AP

 

01-10

 

Plusieurs dizaines de Palestiniens ont regagné la bande de Gaza dimanche, le ministère égyptien de l’Intérieur confirmant qu’un accord avait été conclu avec le Hamas pour permettre leur retour.

 

Parmi eux, figurent le député du Hamas Mushir al-Masri et des résistants.

 

(Al-Oufok avec les agences de presse)

 

18-09

 

Le gouvernement Fayyad a réduit sa masse salariale en ne payant plus les fonctionnaires employés par l'administration que contrôle le Hamas.

 

Mais la Banque mondiale pense que Fayyad "aura politiquement du mal à réduire encore la main d'oeuvre"….

 

Pour ce qui est de Gaza, entièrement coupé de l'extérieur à l'exception de l'aide humanitaire et où le chômage serait à un taux record de 44%, "il sera encore plus difficile de revenir sur les conséquences de ce bouclage", écrit la Banque mondiale.

 

(Reuters)

 

 


1-11 Situation économique.
17-09

 

L'administration palestinienne (Abbas) estime à au moins 1,62 milliard de dollars (1,17 milliard d'euros) son besoin annuel d'aides financières extérieures pour boucler son budget, selon la Banque mondiale.-

 

Dans un rapport que Reuters s'est procuré mardi, l'organisme international souligne que le gouvernement est incapable de verser les salaires des fonctionnaires et que les perspectives d'amélioration sont quasi nulles tant qu'Israël refusera de lever les restrictions frappant les relations commerciales extérieures de l'Autorité palestinienne.

 

Toujours d'après la Banque mondiale, 94% de l'aide financière extérieure servirait à couvrir les dépenses récurrentes (salaires, approvisionnement en électricité, protection sociale), ce qui ne laisserait qu'une part marginale pour le financement de projets de développement.

 

Ce rapport a été préparé en vue d'une réunion, la semaine prochaine, d'un comité de liaison regroupant d'importants bailleurs de fonds de l'Autorité palestinienne.

 

Cette réunion, partie intégrante des initiatives menées par les USA pour renforcer Abbas face au Hamas, doit préparer une conférence des pays donateurs prévue en décembre.

 

(Reuters)

 

18-09

 

De sources diplomatiques occidentales, on estime que le gouvernement de Salam Fayyad, le Premier ministre nommé par Abbas après la perte par Abbas de la bande de Gaza, sera en mesure de boucler son budget 2007 grâce à l'aide extérieure et au déblocage récent de taxes perçues par Israël au nom de l'Autorité palestinienne.

 

Mais sans un déblocage politique qui permettrait une relance de l'économie palestinienne et un accroissement de l'aide arabe, ces mêmes diplomates calculent qu'il manquera chaque année 1,6 milliard de dollars dans les caisses de l'administration palestinienne.

 

"C'est énorme et nous ne voyons pas comment l'Autorité palestinienne pourrait le financer", a dit un diplomate.

 

Depuis juin l'aide étrangère et le produit des taxes collectées par Israël sont de nouveau versés à l'Autorité palestinienne.

 

Le blocus frappent en revanche toujours la bande de Gaza, où les conditions économiques se sont dégradées.

 

(Reuters)

1-13 Situation dans les geôles israéliennes - Prisons & tortures
01-10

 

11.000 palestiniens sont détenus dans les geôles israéliennes

 

Les11.000 palestiniens sont considérés (a juste titre) par les Palestiniens comme des résistants à l'occupation israélienne.

 

(Reuters)

 

01-10

 

Israël a commencé lundi à libérer 87 détenus palestiniens afin de renforcer la position du ‘président’ Abbas.

 

Vingt-neuf des 87 détenus qui doivent retrouver la liberté lundi sont originaires de Gaza, les autres viennent de Cisjordanie.

 

On attendait la libération de plus d'une centaine de prisonniers mais des sources politiques ont rapporté que plusieurs détenus ne répondaient pas aux critères fixés par les services de sécurité.

 

Les prisonniers, tous membres du Fatah, ou de factions laïques de moindre envergure, ont quitté la prison de Kitsyot, située dans le désert, et pris place à bord de cars en direction de la Cisjordanie et de la bande de Gaza. Leur départ a toutefois été retardé, pour des raisons logistiques d'après un responsable israélien.

 

Le 20 juillet dernier, Israël avait déjà libéré 250 détenus palestiniens, pour la plupart issus du Fatah.

 

(Reuters)

 

 

 

01-10
La libération de 29 autres prisonniers originaires de Gaza a été retardée.

 

Des dizaines de Palestiniens se sont rassemblés dans la bande de Gaza près du point de passage d’Erez pour accueillir les détenus, avant l’annonce du retard.

 

Deux d’entre eux, dont un enfant, ont été blessés lorsque l’armée d’occupation a ouvert le feu pour disperser la foule, selon des sources médicales palestiniennes.

 

02-10

 

Vingt-neuf prisonniers palestiniens libérés mardi par l’autorité d’occupation sont arrivés dans la bande de Gaza,.

Les prisonniers, rassemblés ces derniers jours dans la prison de Ketziot dans le désert du Néguev, ont été conduits sous escorte policière à bord de bus avant d’être relâchés au point de passage d’Erez, à l’entrée de la bande de Gaza, a constaté un correspondant de l’AFP sur place

Deux palestiniens, dont un photographe de l’agence de presse Reuters, Mohammad Jadallah, ont été blessés  lorsque l’armée d’occupation a tiré en direction d’une foule venue les accueillir, selon des témoins et des sources médicales..

 

Les couleurs du Hamas, auquel n’appartient aucun des prisonniers libérés, étaient absentes.

 

Ces libérations sont présentées par l’autorité d’occupation comme un geste de soutien à Mahmoud Abbas face au Hama. La plupart des prisonniers libérés appartiennent à son parti, le Fatah.

 

(Al-Oufok avec les agences de presse)


1-14  Prisons & tortures : Déclaration  -

 

01-10

 

Le cabinet Abbas s'est félicité de la décision du gouvernement israélien de libérer des détenus palestiniens mais a ajouté qu'il restait encore beaucoup de choses à faire en ce domaine.

 

 (Reuters)

 

01-10

 

Le porte-parole du Hamas Fawzi Barhoum a affirmé que le Hamas accueille favorablement la libération de n'importe quel détenu palestinien, mais il a averti que la libération de dizaines de Palestiniens ne doit pas venir pour annuler les questions essentielles au congrès d'automne prochain.

 

De plus, il a également condamné la politique qui ne tient pas fortement à cette cause légale et qui néglige l'existence d'environ de12 mille détenus dans les prisons de l'occupation, tout en affirmant que le Hamas exige toujours la libération de tous les captifs.

 

On note que 87 captifs palestiniens, dont la majorité appartient  au mouvement du Fatah, ont été libérés afin de soutenir la position du président Mahmoud Abbas lors des négociations.

 

CPI

 



2  Politique Israélienne

Tzipi Livni

27-09

 

La ministre des affaires étrangères du gouvernement de l’entité sioniste, Tzipi Livni, a appelé le président de l’autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, à ne pas discuter des questions concernant une solution pour éviter l’échec du congrès prévu en automne prochain selon l’appel de Bush.

 

Livni travaille pour atteindre une normalisation avec les pays arabes sans attendre les résultats des négociations avec les Palestiniens à travers un travail politique dans le monde arabe, a rappelé le journal Yadiot Ahronoth.

 

CPI.

 

 


2-2 Des Canons ... pas du beurre.
19-09

 

Le cabinet israélien de la guerre a décidé mercredi de considérer la bande de Gaza comme une "entité hostile", ouvrant ainsi la voie à des sanctions économiques.

 

Livni a expliqué que la décision israélienne signifiait "que tout besoin non humanitaire ne sera plus fourni par Israël à la bande de Gaza". "En ce qui concerne les besoins humanitaires, nous avons des responsabilités à assumer", a-t-elle conclu.

 

(AFP 15h53)

 

26-09

 

Le ministre de la guerre, Barak, a menacé d'une prochaine opération d'envergure dans la bande de Gaza, considérée par Israël comme "entité hostile.

 

(AFP)

 

27-09

 

Le vice-ministre israélien de la guerre, Matan Vilnaï, interrogé sur la possibilité d'une vaste opération dans la bande de Gaza, ne l'a pas écarté a priori.

 

(AFP)

 


2-3 Sur le terrain .
07-10

 

L'armée israélienne a levé le bouclage total des territoires palestiniens de Cisjordanie et de Gaza, selon un communiqué militaire. La mesure était imposée depuis le 25 septembre en raison de la fête de Soucot (Tabernacles).

 

Un bouclage reste toutefois toujours en vigueur pour la bande de Gaza, territoire qu'Israël a récemment décidé de considérer comme "entité hostile".

 

(ats -09:20)

 

 


2-4 Les grandes manœuvres
30-09

 

David Baker, porte-parole du gouvernement terroriste israélien, a affirmé. "Israël va continuer à prendre les mesures nécessaires pour défendre (…) ses citoyens  et ne restera pas immobile pendant que ces organisations terroristes (ndlr : le Hamas)  continuent à planifier activement et finalement perpétrer des attentats terroristes contre nous".

 

AP

 

 


2-11 Politique extérieure.
02-10

 

Israël a protesté contre la décision de l’Egypte de laisser des Palestiniens partisans du Hamas retourner dans la bande de Gaza, rapporte mardi le quotidien israélien "Haaretz".

 

Selon "Haaretz", Israël a exprimé son mécontentement dans un message transmis à des responsables égyptiens dont l’identité n’a pas été précisée. Les autorités israéliennes se sont refusées à tout commentaire.

 

(Al-Oufok avec les agences de presse)

 

 



3 Politique Internationale des térritoires occupés

 

1 Pays Arabes & voisins

 

Égypte

30-09

 

Les autorités égyptiennes ont permis, dans la nuit de samedi à dimanche, à environ 100 Palestiniens qui étaient restés coincés en Egypte de regagner le territoire, selon des témoins. La plupart des Palestiniens sont des partisans du Hamas ou d'autres factions militantes, selon les mêmes sources.

 

Parmi les personnes qui ont passé la frontière figure un influent député du Hamas, Muchir al-Masri.

 

Les Palestiniens n'ont pas emprunté le point principal de passage de Rafah, mais un petit passage établi par Israël, destiné aux véhicules blindés.

 

Ni les autorités égyptiennes ni le Hamas n'ont fait de commentaire.

 

06/10/2007

N° 302-Journal d'Irak:Dossiers 06-10 Début

Sommaire :

Avant propos

Avant propos  L’Histoire retiendra la guerre en Irak comme un échec

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Le contribuable a versé près d'un trillion de $ à Blackwater.

 

1-2-Blackwater: Shadow Army.

2 Les Brèves

2-1 La Syrie abrite sur son sol environ 1,4 à deux millions de réfugiés irakiens. 2-2 Blackwater: la fusillade a fait 17 morts.

3 Dossier & Point de vue

3-1 Bruno DRWESKI : la Résistance Irakienne se réorganise. 3-2 Gabriel Kolko : Quoi qu'ils fassent les USA perdront la guerre d’Irak. 3-3 Point de vue de Patrick Martin : Silence total sur le million d’Irakiens tués sous l’occupation américaine. 3-4 Entretien avec Anthony Arnove : Les Etats-Unis ne peuvent quitter l’Irak... ». 3-5 Point de vue de Jeff Donn et Kimberly Hefling d’AP : Anciens combattants en voie de déclassement économique

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Témoignage de GI’s en Irak : La guerre telle que nous la voyons. 4-2 Trois des sept GI’s qui ont critiqué la guerre d’Irak dans le NYT mi-août sont déjà morts… 4-3 L’ACLU dénonce des crimes de guerre commis par les soldats US en Irak. 4-4 Gilbert Leonard : L'épicentre du Mal: après les mensonges sur l'Irak, l'Iran en ligne de mire. 4-5 Le gouvernement US sait tout de ses citoyens… 4-6 Gilles Munier : Les Yézidis dans la tourmente. 4-7 Un nouveau mur à Bagdad, qui sépare et inquiète

 

5 Annexe Géopolitique et stratégie - Réflexion

5-1 la décision d’envahir l’Irak n’avait rien à voir avec la lutte contre le 'terrorisme'. 5-2 David Petraeus : Audition au Congrès US. 5-3 Discours du président Bush après le rapport Petreaus 5-4 Les Américains n’ont rien appris de la période écoulée… 5-5 Un rapporteur spécial de l’ONU dénonce la servilité de Ban Ki Moon vis-à-vis des USA. 5-6 Qui se cache derrière la très opaque Transparency International 
 

 



Avant propos   L’Histoire retiendra la guerre en Irak comme un échec Près de six Américains sur dix (59%) estiment que l’Histoire retiendra la guerre en Irak comme un échec malgré l’envoi en renfort de 30.000 soldats américains supplémentaires, selon un sondage Associated-Press Ipsos publié lundi. Interrogés pour savoir si les Etats-Unis ont fait une erreur en s’engageant en Irak en 2003, 57% des personnes répondent par l’affirmative, soit sensiblement le même pourcentage que celui constaté en avril dernier. Ce sondage est rendu public alors que le général David Petraeus, le commandant des forces américaines en Irak, soulignait lundi lors de son audition par le Congrès que les renforts américains envoyés en Irak ces derniers mois -quelque 30.000 hommes- étaient en train, selon lui, d’atteindre leurs objectifs militaires "dans une large mesure". Il a également jugé possible un retour au pays de quelque 30.000 hommes d’ici l’été prochain, un retrait jugé "purement symbolique" par le camp démocrate. Pour seulement 36% des Américains interrogés, l’envoi de troupes supplémentaires a aidé à la stabilisation de la situation en Irak. Ce sondage a été réalisé par téléphone du 6 au 9 septembre auprès d’un millier d’adultes et comporte une marge d’erreur de plus ou moins trois points de pourcentage.

(Source : Al-Oufok avec les agences de presse- Mardi, 11 septembre 2007)

 



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos.
1-1 Le contribuable a versé près d'un trillion de $ à Blackwater.
POURQUOI L’ADMINISTRATION BUSH SOUTIENT-ELLE BLACKWATER COUTE QUE COUTE ?  La réponse est simple. Outre le fait que le programme politique de Bush/Cheney prévoit la privatisation massive de tous les services d’état (y compris les forces de police et de sécurité extérieure), il y a le fait que le fondateur de Blackwater Erik Prince est un chrétien d’extrème droite, mais surtout… le gouvernement des Etats-Unis a versé quasiment UN TRILLION DE DOLLARS US en paiement des services de Blackwater.

 

Quand une entreprise reçoit autant d’argent public, il est évident qu’un partie de cet argent revient dans les caisses du parti au pouvoir par le biais des financement politiques. Cela vaut bien une petite action de lobbying de la part de la Secrétaire d’Etat, Condoleeza Rice, pour que le gouvernement irakien revienne sur sa décision (bidon) de retirer sa licence (qui n’existe pas) à Blackwater. Dans le Washington Post du 25/09/2007 : Selon les données collectées par le site Web indépendant de défense des contribuables, FedSpending.org, les contrats du Département d’Etat avec Blackwater depuis 2004 portent sur une valeur de 840 millions de dollars US tandis que le Pentagone a payé environ 100 millions de dollars en sous-traitance. Le Ministère des Affaires étrangères, le Congrès et diverses agences ont, de leur côté versé plus de 70 millions de dollars d’argent public à Blackwater USA. http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2007/09/25/AR2007092502675_pf.html

 


1-2-Blackwater: Shadow Army.
De son côté, Jeremy Scahill, auteur de l’ouvrage  Blackwater dénonce dans le documentaire ci-dessous, une armée privée, dirigée par des militants de l’extrême droite chrétienne et qui, de plus en plus, se positionne sur le marché de la sécurité intérieure et de surveillance des citoyens états-uniens.  Ainsi, lors de l’ouragan Katrina, ce sont des mercenaires de Blackwater USA qui patrouillaient - lourdement armés - les quartiers dévastés de la Nouvelle-Orléans , pour “lutter contre les pillards”.

 

Blackwater: Shadow Army  Sources Libertés Internet Posté par Adriana Evangelizt http://usa-menace.over-blog.com/article-7155862.html

 

Mardi 02 Octobre 2007


2 Brèves
2-1 La Syrie abrite sur son sol environ 1,4 à deux millions de réfugiés irakiens.
01-10 La Syrie a rétabli lundi des restrictions à l’entrée sur son territoire de réfugiés en provenance d’Irak, annonce le Haut-Commissariat de l’Onu pour les Réfugiés (HCR). "Les frontières sont, une fois de plus, fermées (aux réfugiés)", a déclaré une porte-parole du HCR. "Le HCR va inviter la Syrie à délivrer des visas à titre humanitaire". La Jordanie , autre voie principale de sortie pour les réfugiés irakiens, a imposé des visas il y a quelques années. Damas s’était pour sa part contenté d’accorder à la frontière aux ressortissants irakiens un visa de séjour de trois mois. En septembre, le gouvernement syrien avait durci la réglementation en invoquant les pressions exercées par les réfugiés irakiens sur ses infrastructures et ses services publics. Quelques jours plus tard, Damas annulait ces mesures à titre temporaire. Aux termes de la nouvelle réglementation en vigueur depuis lundi, seuls les commerçants, hommes d’affaires et universitaires irakiens détenteurs de visas délivrés par les ambassades syriennes pourront désormais entrer sur le territoire syrien. La Syrie abrite sur son sol environ 1,4 à deux millions de réfugiés irakiens depuis l’intervention anglo-américaine de 2003. On estime que 4.000 à 6.000 Irakiens franchissent quotidiennement la frontière. (AL-Oufok avec les agences de presse)

01-10

 


2-2  Blackwater: la fusillade a fait 17 morts.

 

Dix sept personnes ont été tuées et 24 blessées lors de la fusillade sanglante impliquant Blackwater le 16 septembre à Bagdad, a indiqué le New York Times.. Ce bilan a été publié au lendemain de l'audition du PDG de la firme devant une commission du Congrès. Le New York Times. cite des témoins, des enquêteurs irakiens et des responsables US pour établir son nouveau bilan de cet incident qui a provoqué colère et indignation côté irakien. Selon le New York Times, tout a débuté lorsqu'un garde de Blackwater a ouvert le feu sur la voiture d'un médecin d'un hôpital qui accompagnait sa mère pour faire des courses, le tuant sur le coup. La voiture aurait continué à rouler vers les gardes de la compagnie de sécurité, ceux-ci paniquant ont tiré en tous sens, tuant la mère du médecin et atteignant de nombreux irakiens qui prenaient la fuite, ajoute le journal. Peu après  les gardes ont à nouveau ouvert le feu à quelques centaines de mètres du lieu du premier incident, ajoute le journal. Ce deuxième incident n'avait pas été rapporté jusqu'à présent, selon le New York Times. Une enquête est menée par le département d'Etat avec le soutien de l'armée par une commission américano-irakienne, d'autres ont été demandée directement par la secrétaire Rice et par le secrétaire à la guerre Gates. Le démocrate Henry Waxman, président de la Commission de réforme et de contrôle de la Chambre des représentants, a relevé que "la fusillade'...)  du 16 septembre était juste le dernier en date d’une série d’incidents troublants impliquant Blackwater". Un rapport du Congrès publié la veille de l’audition relève que Blackwater est impliqué dans près de 200 incidents de tirs en Irak depuis 2005.. Le très discret PDG de la société Blackwater, Prince, qui a fondé la société il y a 10 ans, est sorti de l’ombre mardi pour défendre ses agents devant le Congrès américain, affirmant qu’ils avaient "agi de manière appropriée"…. Prince, un multimillionnaire de 37 ans, ancien membre des Navy Seal a participé à des ‘missions’ en Bosnie, en Irak et au Proche-Orient.

(Mercredi, 03 octobre 2007 - Avec les agences de presse (©AFP / 03 octobre 2007 09h30)

 

 



3 Dossier & Point de vue
Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs

mais doit être vu comme information

Marc

3-1 Bruno DRWESKI : la Résistance Irakienne se réorganise.
En prévision du retrait des troupes d’occupation, la Résistance Irakienne se réorganise et constitue un Front du Djihad et du Changement composé de 8 groupes de résistance
Huit groupes de la Résistance Armée Irakienne ont annoncé le 6 septembre 2007, la constitution d’un nouveau front, « pour faire face à la situation qui sera créée par le prochain retrait des forces d’occupation et répondre à un besoin légitime de réorganisation ». Le Communiqué publié à cet effet rappelle « la nécessité d’une coordination politique et médiatique entre les différents groupes constitutifs du front, unis sur la base du refus de l’occupation et de ses conséquences ». Le nouveau front se dit « indépendant de tout parti politique et affirme que cette décision résulte du choix souverain des assemblées consultatives des divers groupes de résistance et de leur attachement aux options fondamentales
».
Jeudi le 06/ 08/ 2007
Le nouveau front de la Résistance a lancé un appel aux autres groupes de combattants pour entrer en contact avec lui afin de débattre des conditions de leur adhésion au nouveau projet de la Résistance.
Rappelon s que des groupes de la Résistance irakienne avaient déjà constitué auparavant un front du Djihad et de la Réforme. L ’Agence de presse Al Haq avait diffusé déjà un appel à la nécessité de constituer une couverture politique aux divers groupes de résistance armée en Irak afin de répondre aux nécessités de la prochaine étape et pour consolider les acquis du Djihad.
Le 5 septembre courant, l’Association des Oulémas Musulmans en Irak, a lancé elle aussi un vibrant appel aux divers groupes de Résistance armée pour les exhorterr à s’unir et à constituer un front politique, capable de prendre en charge les affaires du pays après le retrait imminent des troupes d’occupation (texte en traduction).

Communiqué du Front du Djihad et du Changement
Extraits
« Autorisation est donnée à ceux qui sont attaqués de se défendre parce que vraiment ils sont lésés ; et Allah est certes Capable de les secourir ». Sourate Le pèlerinage- Verset 39
Le combat dans la voie d’Allah exige l’unification de tous les efforts et le déploiement de tous les moyens en notre pouvoir pour garantir le succès de la lutte contre les agresseurs de notre patrie, de notre foi, de nos êtres et de nos biens et de leurs agents. Nous devons tous les combattre, unis comme ils le sont, en fidélité à notre promesse à Allah et dans l’espoir d’obtenir de Lui la victoire ou le martyr.
La triste réalité que subit notre peuple Irakien, victime d’une conspiration, conçue et exécutée par le grand mécréant et soutenue par un voisin prédateur, nous impose de nous unir, en parole et en action, pour juguler le danger qui guette la résistance et ses réalisations, menacées d’instrumentalisation et de récupération par les partis et les mouvements politiques.
L’examen minutieux de la situation de la résistance irakienne au plan politique et de l’information, ainsi qu’au plan de la légitimité, impose le recours à la constitution d’un front uni, capable de prendre les mesures objectives et les décisions adéquates que nécessitent les plans et les exigences stratégiques de la prochaine étape.
En foi de quoi, les groupes de résistance sous mentionnés, ont décidé de se constituer en Front du Djihad et du Changement.

Le Front du Djihad et du Changement, avec tous le groupes constituants, déclare :
- Son refus de l’occupation et de toutes ses conséquences, c'est-à-dire le processus politique, le gouvernement, la constitution, les partis politiques et les accords qui en sont nés. Le Front du Djihad et du Changement s’engage à réaliser dans un premier temps le projet de la Résistance irakienne pour aboutir par la suite à la constitution d’un Etat d’essence arabo- musulmane, garantissant la sécurité, la justice et la vie décente à tous ses citoyens. Les groupes constituants le Front y concourant à travers l’unification de leur discours politique, de leur information et de leurs référents culturels.
- Son indépendance vis à vis de tout parti ou formation politique. Sa décision résulte du choix souverain des assemblées consultatives des divers groupes de résistance et de leur attachement aux options fondamentales. Il n’est dirigé contre aucune formation ou rassemblement autre que l’ennemi et ses alliés.
- Le Front du Djihad et du Changement lance un appel à tous les groupes de résistance afin d’éviter de se confronter et de s’entretuer, et d’instituer entre eux un climat de complémentarité et de tolérance pour enfin aboutir à l’union. Ce sont les gouttes qui forment les torrents !
- Le Front appelle toutes les forces hostiles à l’occupation et soutenant la résistance en Irak à bénir notre initiative et à appuyer le programme politique qui sera publié sur son site officiel.

Frères et compatriotes du nord au sud de l’Irak et d’Est en Ouest, sachez que l’ennemi est terrassé par les frappes de vos frères Moudjahiddines et qu’il vit actuellement une véritable impasse. Allah a aggravé son échec. Il l’a complètement mis à nu et brisé sa puissance et il vous appartient maintenant d’entretenir le flambeau du combat militaire, politique et médiatique afin de le faire déguerpir de notre patrie, vaincu et la tête basse.
En Conclusion, les groupes de Moudjahiddines constituant le Front, réaffirment leur confiance dans leurs frères irakiens en particulier et les musulmans d’une façon générale, et leur détermination à ne jamais transformer un différend politique avec un autre groupe en conflit armé ou de l’étaler sur les chaînes satellitaires et de chercher en toute occasion l’arbitrage sage de la Charia , convaincus du caractère sacré de la vie du musulman et notamment du Moudjahid.

Les signataires s’engagent à aller de l’avant pour réaliser les objectifs du Front dans le respect de l’intérêt du pays et de Allah et pour mériter la grâce divine.
Les Groupes signataires :
1 Les brigades de la Révolution de 1920
2 L’armée des Rachidines (bien guidés)
3 L’armée des musulmans en Irak
4 Le mouvement islamique des moudjahiddines en Irak
5 Les bataillons de l’armée Arrahman (du miséricordieux)
6 Les bataillons de la prédication et de la résistance
7 Les brigades Attamkin (du raffermissement)
8 Les brigades Mohamed Al Fateh (le conquérant)
_______________________________________________

 

Bruno DRWESKI
Directeur: Ahmed Manaï
09 septembre 2007Traduit de l’arabe par Ahmed Manai : www.tunisitri.net/
N.B. : la traduction des versets du Saint Coran est de Mohammed Hamidullah
http://www.iraqirabita.org/index3.php?do=article&id=10836/

3-2 Gabriel Kolko : Quoi qu'’ils fassent les USA perdront la guerre d’Irak.
« Les USA perdent les guerres en Irak et en Afghanistan pour les mêmes raisons qu'’ils ont perdu tous leurs précédents conflits. Ils ont un avantage numérique et en puissance de feu, comme toujours, mais cela n'est finalement pas significatif sur le moyen et le long terme. »
L'’historien Gabriel Kolko répond aux question du Spiegel.
Entretien de Gabriel Kolko avec
John Goetz, pour le Spiegel, septembre 2007
Q : Les évaluations longtemps attendues sur le « surge » [1 ] sont maintenant là. Est-ce que cela a réussi ? Y a-t-il des raisons d'’optimisme en Irak ?
R : Le général David H. Petraeus et l’'ambassadeur américain Ryan C.
Crocker feront lundi au Congrès des rapports sur les « progrès, » mais les
sceptiques sont bien plus nombreux que ceux qui pensent que la stratégie
de Bush en Irak est en train de réussir. Ceux-là diront que les attaques
des chiites contre les sunnites à Bagdad ont décru, mais n'’ajouteront pas
que Bagdad a été largement vidée, en de nombreux endroits, de ses
habitants sunnites, ni qu'’ils avaient fui bien plus tôt, et que c’'est là, la
raison des « succès » qui peuvent être montrés au Congrès, et non pas
l’'accroissement de la présence américaine. Bien évidemment, la plupart de
ces statistiques ont été reçues avec scepticisme.
Les critères [benchmarks] militaires mais tout spécialement les critères
politiques, que l'’administration disait tellement cruciaux, et qu’'elle avait
utilisé pour justifier le « surge » de 28 500 soldats n’'ont pas été atteints
estime le Government Accountability Office (GAO) selon le rapport publié
fin août. Dans son état original, non expurgé, le GAO affirmait que seuls 3
critères sur les 18 requis par le parlement avaient été atteints : la violence
n’a jamais été aussi élevée, la reconstruction est affectée par la corruption,
à la fois du côté irakien et américain. Les chiites et les sunnites sont
opposés comme jamais, s’'assassinant les uns les autres. Des lois cruciales,
comme celle sur le pétrole, n’'ont pas encore été promulguées, et de
nombreux changements politiques vont encore intervenir. Et ainsi de suite.
De ses neufs objectifs sécuritaires, deux seulement ont été atteints. Les
efforts du Pentagone et de la Maison Blanche pour adoucir les critiques du
GAO ont échoué.

Q : Qui a bénéficié du désordre ?
R : La situation est pire que jamais, et cette nation artificielle - créée après
la première guerre mondiale de façon impulsive - se fracture. Le surge,
comme un irakien l'’a déclaré « isole les zones les unes des autres... et
créée des points de contrôle permanents. C’'est ce que j'’appelle un échec. »
Le bilan des victimes civiles en août dernier a été plus élevé qu’'en février.
Comme Bush père le craignait après la première guerre du golfe,
géopolitiquement, c’est l'’Iran qui émerge comme pouvoir régional plus
puissant que jamais, de plus en plus dominant dans la région. Les
nombreuses mise en gardes officielles d’'Israël avant la guerre avertissant
que tel serait le résultat d’'un conflit avec l'’Irak et du renversement de
Saddam Hussein se sont vérifiées.

Q : Comment décririez vous la situation de Bush, de la Maison Blanche , aujourd’'hui. Quelles options a-t-elle ?
R : L'’administration Bush se trouve confrontée à un dilemme fatal. Son
aventure irakienne va de plus en plus mal, les Américains vont sans doute
voter contre les Républicains à cause de cela, et la guerre est
extrêmement coûteuse au moment où l’'économie commence à connaître
un problème majeur. La cote de popularité du président est désormais la
pire depuis 2001. Il n’'y a que 33% des américains pour approuver sa
politique et 58% veulent diminuer le nombre de soldats, immédiatement ou
rapidement. 55% veulent qu’'une législation fixe une date limite de retrait.
En Afghanistan également, la guerre contre les talibans va mal, et les
efforts affligeants de l’'administration Bush, utilisant la puissance
considérable de l’'armée américaine pour réorganiser le monde de façon
inconséquente, sont en train d’'échouer. L'’Amérique est parvenue à
s’'aliéner de plus en plus ses anciens alliés, qui désormais redoutent son
désordre et son imprévisibilité. Par dessus tout, l'’opinion américaine est
moins décidée que jamais à tolérer le style de Bush.

Q : Qu’est-ce qui a mal tourné ? La guerre était-elle perdue depuis le début ? Comment l’'armée et le gouvernement US qui dépensent 3 milliards par semaine en Irak peuvent-ils perdre la guerre ?

R : Les USA perdent les guerres en Irak et en Afghanistan pour les mêmes
raisons qu'ils ont perdu tous leurs précédents conflits. Ils ont un avantage
numérique et en puissance de feu, comme toujours, mais cela n'’est
finalement pas significatif sur le moyen et le long terme. C’'était le cas dans
de nombreux cas ou les américains n'’étaient pas impliqués, et cela
explique le résultat de nombreuses luttes armées durant les siècles passés
indépendamment des protagonistes, car elles ont toujours été déterminées
par la puissance socio-économiques et la force politique des différents
camps. C’'était le cas par exemple en Chine après 1947 et au Vietnam
après 1972, mais ce sont loin d'’être les seuls. Les guerres sont plus
déterminées par les facteurs socio-économiques et politiques que par tout
autre facteur, et c’'était vrai bien avant que les Américains ne tentent de
régler les affaires du monde. Les conflits politiques ne trouvent pas de
solution par les interventions militaires et ceux qui ne peuvent se résoudre
par des moyens politiques pacifiques ne changent rien au fait que l'’usage
de la force est inadapté. C'’est encore plus vrai aujourd'’hui avec la diffusion
des technologies militaires. Washington refuse d’'entendre cette leçon tirée
de l’'histoire moderne.

Q : Quelle est la situation de l'’armée américaine. Est-elle unie pour cette guerre ?
R : Certaines critiques parmi les plus pertinentes faites contre les
simplismes grossiers qui ont guidé ces politiques interventionnistes ont été
émises par l'’armée, en particulier après l'’expérience du Vietnam qui l’a
traumatisée. Mon ouvrage sur la guerre du Vietnam a été acheté par de
nombreuses bibliothèques dans les bases de l’'armée, et les journaux
militaires en ont parlé de façon détaillée, et avec respect. La déclaration
faite fin juillet par le nouveau chef de l'’Etat Major l'’amiral Michael G.
Mullen, disant que si les politiques échouent à changer considérablement
« quelque soit le nombre d'’hommes et quelque soit la durée cela ne fera
pas grande différence, » reflète ce courant réaliste qui existe parmi les
penseurs militaires depuis quelques décennies. (Le fait qu'’il agisse en
fonction de cette hypothèse est une autre question et dépend largement de
considérations qui échappent à son contrôle.) Mais les hauts gradés restent
extrêmement divisés au sujet de cette guerre, et de nombreux officiers
considèrent le général Petraeus - le commandant en chef en Irak - comme
un opportuniste qui fera en fin de compte ce que Bush lui ordonne.
L'’amiral William J. Fallon, qui commande les forces américaines dans la
région et est le supérieur de Petraeus, a exprimé publiquement son
scepticisme sur la politique du président en Irak. L'’armée, tout
spécialement, n'’a pas assez d'’hommes pour mener une guerre prolongée,
et si les USA maintiennent ce niveau de troupes après le printemps 2008,
elle fera face à une crise. Elle sera contrainte de ne pas respecter son
engagement de ne pas maintenir plus de 15 mois les soldats en Irak,
d'’accroître la mobilisation de la Garde Nationale , et ainsi de suite, et
perdra la guerre quoi qu’'elle fasse.

Q : S’il y a des voix critiques dans l'armée, pourquoi ne sont-elles pas écoutées ?
R : Tout comme la CIA , l'’armée comprend dans ses rangs quelques
penseurs stratégiques affûtés, qui ont fait leur apprentissage lors
d’'expériences amères. Les analyses de l'’Institut des Etudes Stratégiques
de l’'armée - pour en nommer un parmi d’'autres - sont souvent très
pertinentes et critiques.
Le problème, naturellement, c'’est qu’'il y a peu - ou pas - d'’hommes au
niveau décisionnel qui prêtent attention aux réflexions critiques que l’'armée
et la CIA produisent en permanence. Il n'’y a pas de pénurie de
compétences parmi les analystes des institutions mais le problème est que
les politiques sont rarement formulées à partir de connaissances
objectives, et que cela pèse sur eux comme une contrainte. Les ambitieux,
qui sont nombreux, disent ce que leurs supérieurs ont envie d'’entendre et
ne les contredisent que rarement, voire jamais. L'’ancien directeur de la
CIA , Georges Tenet en est le plus bel exemple. Ce que la CIA mettait en
avant à l'’attention du président ou de Donald Rumsfeld correspondait à ce
qu’'ils voulaient entendre. Les hommes et les femmes qui s'’élèvent aux plus
hauts niveaux ont effectué un compromis finement pesé entre l'’ambition et
la capacité de contredire leurs supérieurs en leurs présentant des faits. Le
désordre total en Irak, pour prendre un exemple, était prévu. Si la raison
et la clarté avaient prévalu, le rôle de l'’Amérique dans le monde serait
complètement différent.

Q : Qu'’en est-il des forces de sécurité irakiennes ? Sont-elles capables de prendre la suite des américains ?
R : L'’armée irakienne et la police qui doivent remplacer les américains sont
fortement infiltrées par les chiites loyaux à Moqtada Sadr et autres. Les
estimations varient, mais au moins un quart de ces forces n'est absolument
pas fiable. Lorsque Paul Bremer a été envoyé comme proconsul en Irak en
mai 2003, il a décidé unilatéralement de purger complètement l’'armée des
officiers loyaux à Saddam. Bush voulait encore vaguement conserver
l’'armée intacte, mais la tâche de sa reconstruction s'’est avérée trop difficile
pour ses successeurs. L'’administration américaine utilise maintenant les
mêmes tribus sunnites avec lesquelles Saddam travaillait, principalement
en achetant leur loyauté. Il est très significatif que Bush lors de sa dernière
visite en Irak ait choisi d’'aller dans la province d'’Anbar plutôt qu’'à Bagdad.
Ceci reflétait le fait que le gouvernement de Nouri Al Maliki n’'est désormais
plus l'’outil ad hoc pour réaliser les objectifs des USA.

Q : Comment Washington prévoit de mettre fin à la guerre ?
R : Il règne à Washington la confusion la plus complète quant aux moyens
de mettre fin à ce bourbier. Les objectifs sont similaires mais les moyens
pour y parvenir sont de plus en plus changeants, confus, et plus la victoire
devient insaisissable, plus cette administration semble pathétique. Le
surge est un échec pour la majorité, plutôt conservatrice, des experts de
politique étrangère et dont 80% ont servi un gouvernement. A leur avis la
conduite de la guerre par l'’administration est lamentable. En fait c'est un
désastre.
Gabriel Kolko 

 

11 septembre 2007
Gabriel Kolko est historien.
Il est l'’auteur d’'Anatomy of a War : Vietnam, the United States , and the Modern Historical Experience.
Publication originale Der Spiegel, via Antiwar, traduction Contre Info.
[1 ] Surge : nom donné à l'’opération de renfort et de redéploiement des troupes en Irak

 

 


3-3 Point de vue de Patrick Martin : Silence total sur le million d’Irakiens tués sous l’occupation américaine.
[ Kerry a clairement dit qu’il était en faveur d’une politique plus, pas moins, agressive au Moyen-Orient. « Nous devons sortir d’Irak dans le but d’être plus fort face à l’Iran, a-t-il dit, dans le but de nous occuper du Hezbollah et du Hamas, de restaurer notre crédibilité dans la région. Et je crois, très profondément, qu’ils comprennent ce qu’est la puissance. » ]

 

WSWS, 24 septembre 2007. Lorsque les responsables de la guerre lancée par les Etats-Unis en Irak répondront publiquement de leurs énormes crimes, le week-end du 15 et 16 septembre 2007 constituera une preuve accablante contre eux. Vendredi le 14 septembre furent publiés de courts articles sur un sondage scientifique mené par la firme de sondage britannique ORB, qui concluait que 1,2 million de morts violentes étaient survenues en Irak depuis l’invasion américaine. Ce nombre ahurissant démontre deux faits politiques : 1) la guerre américaine en Irak a créé une catastrophe humanitaire aux proportions historiques, avec un total de victimes dépassant déjà celui du Rwanda en 1994 ; 2) ceux qui s’opposent à un retrait des Etats-Unis sur la base que cela entraînerait une guerre civile, ou même un génocide, dissimulent délibérément le fait qu’un tel massacre se déroule présentement sous le contrôle de l’armée américaine. La réaction au rapport de l’ORB dans l’establishment politique et médiatique fut un silence quasi total. Après quelques articles isolés publiés dans les journaux le 14 septembre, aucune couverture de la nouvelle ne fut présentée aux bulletins d’information de soirée et sur les chaînes de nouvelles spécialisées. La Maison-Blanche , le Pentagone et le département d’État ne firent aucun commentaire et aucun candidat à la présidence ou chef du Congrès, républicain comme démocrate, n’aborda la question. Aucun des quatre principaux réseaux de télévision n’abordèrent le sujet lors des talk-shows du dimanche matin. Et ce n’est pas parce que les personnes concernées n’étaient pas au courant de l’étude, qui a profité d’une grande diffusion sur Internet et qui a été rapportée abondamment dans la presse britannique. La validité des conclusions de l’étude n’a pas vraiment été remise en question. Opinion Research Business (ORB), fondée par l’ancien directeur britannique des opérations de la firme de sondage Gallup, est une firme de sondage commerciale bien établie. Elle a présenté une description technique détaillée des méthodes utilisées pour extraire un échantillon aléatoire de manière scientifique. Par contraste, six mois plus tôt, un sondage de l’ORB en Irak avait été acclamé par la Maison-Blanche car certaines de ses conclusions pouvaient fournir un éclairage favorable à la propagande de l’administration. Ce sondage, réalisé en février et rendu public le 18 mars dans le Sunday Times de Londres, concluait que seulement 27 pour cent des Irakiens croyaient que leur pays était en état de guerre civile et que la majorité appuyait le gouvernement Maliki et l’augmentation des troupes militaires américaines, et croyait que la vie s’améliorait au pays. Ce sondage rapportait aussi des statistiques sur la violence correspondant à celles du sondage mené en août et publié vendredi dernier, notamment que 79 pour cent des résidents de Bagdad affirmaient avoir assisté à une mort violente ou à un kidnapping dans leur famille immédiate ou au travail. Mais ses conclusions sur les opinions politiques irakiennes - et non celles sur les statistiques concernant les victimes - furent publiées à la une des quotidiens américains, dans le Washington Post, le Christian Science Monitor et d’autres journaux nationaux. Le porte-parole de la Maison-Blanche , Tony Snow, avait mentionné le sondage de l’ORB lors d’un point de presse le 23 mars, utilisant ses conclusions pour réfuter les résultats d’un sondage en Irak par ABC News, la BBC , le réseau allemand ARD et le journal USA Today. Lorsqu’on lui avait mentionné les conclusions du sondage de ABC soutenant que les Irakiens étaient davantage pessimistes face à leur avenir, Snow avait déclaré : « il y a eu au même moment un sondage britannique avec des résultats presque diamétralement opposés ». Il avait ajouté que l’échantillon du sondage britannique était deux fois plus grand que celui de ABC, et qu’il avait ainsi davantage de crédibilité. Le sondage ORB de mars avait été largement salué par les médias de droite, y compris le réseau Fox News. Le magazine de droite National Review déclarait : « Les partisans de l’Opération Liberté en Irak seront réconfortés par un nouveau sondage indiquant un haut niveau d’appui pour le plan de sécurité de Bagdad et pour le gouvernement élu qui le met en oeuvre. » Le dernier sondage ORB, qui se concentre sur l’énorme taux de mortalité produit par l’invasion américaine, n’a pas été reçu aussi positivement par la Maison-Blanche. Il y a, bien sûr, suffisamment de raisons pour une telle hostilité. Les chiffres rapportés par le sondage ORB mine les prétentions de l’administration Bush que son objectif en Irak est de « libérer » le peuple irakien de la tyrannie et terrorisme, ou de défendre la « liberté et la démocratie ». La véritable raison de la guerre a été révélée par l’ancien président de la réserve fédérale, Alan Greenspan, dans ses mémoires nouvellement publiés, dans lesquels il écrit : « Quelles que soient leurs craintes exprimées quant aux "armes de destruction massive de Saddam Hussein", les autorités américaines et britanniques étaient également préoccupées par la violence dans une région qui abrite une ressource indispensable au fonctionnement de l’économie mondiale. Je suis attristé qu’il soit politiquement inapproprié de reconnaître ce que tout le monde sait : la guerre en Irak est essentiellement une question de pétrole. » Tout aussi significatif est le silence des démocrates au Congrès et des candidats démocrates aux présidentielles, qui prétendent tous être opposés à la guerre en Irak. Cependant, cette posture anti-guerre n’a rien en commun avec un véritable sentiment de compassion pour les souffrances du peuple irakien ou avec une opposition de principe aux intérêts prédateurs de l’impérialisme américain dans ce pays riche en pétrole. Les démocrates s’opposent à la façon d’ont l’administration Bush mène la guerre, non pas parce que c’est une opération sanglante et criminelle, mais parce qu’elle est mal gérée et parce que les succès escomptés dans l’opération de pillage des ressources pétrolières et la consolidation de la position stratégique de l’impérialisme américain au Moyen Orient n’ont pas été réalisés. Les démocrates ne veulent pas souligner l’ampleur du bain de sang en Irak, tel que le suggère le sondage ORB, parce qu’ils partagent la responsabilité politique de la guerre, du vote autorisant l’utilisation de la force en octobre 2002 jusqu’au passage par le Congrès d’une série de lois finançant la guerre et totalisant plus de $600 milliards. Dans un procès pour crimes de guerre liés au quasi génocide en Irak, les dirigeants démocrates trouveraient leur place dans le box des accusés, juste derrière la cabale Bush/Cheney/Rumsfeld. Invité à l’émission de télévision Meet the Press du dimanche 16 septembre, le candidat des démocrates à l’élection présidentielle américaine de 2004, le sénateur John Kerry, a dénoncé toute suggestion que les démocrates au Congrès permettraient une défaite des Etats-Unis en Irak. Il a critiqué l’administration Bush pour la façon dont elle mène la guerre parce que les intérêts nationaux des Etats-Unis en matière de sécurité s’en trouvaient affaiblis, surtout face à l’Iran. «  Nous ne disons pas qu’il faut abandonner l’Irak, a dit Kerry. Nous disons qu’il faut un changement de la mission et un ajustement de la mission pour que le gros des troupes de combat soit retiré au plus tard d’ici un an pendant que nous continuons à offrir en arrière-garde le soutien de base nécessaire pour terminer l’entraînement [des troupes irakiennes], pour qu’elles puissent se tenir debout seules et que nous puissions pourchasser al-Qaïda. » Kerry a clairement dit qu’il était en faveur d’une politique plus, pas moins, agressive au Moyen-Orient. « Nous devons sortir d’Irak dans le but d’être plus fort face

N° 302- ournal d'Irak:Dossiers 06-10 - fin

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.
4-1 Témoignage de GI’s en Irak : La guerre telle que nous la voyons. Le New York Times a publié une tribune libre de sept GI’s affectés en Irak. Ceux-ci y portent témoignage de la réalité de l’occupation militaire et du drame qu’elle représente pour les populations. Ils plaident pour un retrait qui rende aux Irakiens leur dignité Vu d’Irak au terme d’un déploiement de quinze mois, le débat politique à Washington semble tout à fait surréaliste. La lutte contre l’insurrection est, par définition, une compétition entre insurgés et contre-insurgés pour le contrôle de la population et son soutien. Croire que les Américains, accueillis sans enthousiasme, peuvent gagner à leur cause une population locale rétive et remporter la lutte contre l’insurrection est une vue de l’esprit. En tant que soldats d’infanterie et sous-officiers de la 82e division aéroportée et en tant qu’hommes responsables sur le point de rentrer au pays, nous mettons en doute la couverture médiatique qui, ces derniers temps, présente le conflit comme de plus en plus gérable, et estimons qu’elle néglige les troubles civils, politiques et sociaux croissants que nous constatons au quotidien. Il s’agit bien évidemment de notre opinion personnelle et en aucun cas d’un point de vue officiel au sein de notre chaîne de commandement. Il se dit que nous nous rendons sans cesse plus maîtres de la situation sur les champs de bataille en Irak : une telle analyse est le fruit d’une vision américano-centrée et erronée. Nous jouissons certes de la supériorité militaire, mais ce que les soldats appellent le théâtre des opérations reste inchangé, à l’exception de quelques évolutions marginales. Ce théâtre fourmille d’acteurs difficiles à identifier : extrémistes sunnites, terroristes d’Al-Qaida, miliciens chiites, criminels et tribus armées. La situation est encore compliquée par la loyauté douteuse et le double jeu de la police et de l’armée irakiennes, entraînées et armées aux frais des Américains. Il y a quelques nuits de cela, nous avons ainsi vu un soldat américain mourir et deux autres être grièvement blessés après l’explosion d’une bombe antiblindage entre un poste de contrôle de l’armée irakienne et un autre de la police. Des témoins irakiens ont assuré aux enquêteurs américains que des représentants de la police et de l’armée locales avaient escorté les poseurs de bombe et les avaient aidés à installer l’engin. Ces civils ont exprimé leur dilemme : s’ils avaient informé les Américains avant l’explosion, l’armée, la police ou la milice chiite locale auraient tué leurs familles. Beaucoup de soldats vous le diront : ce genre d’événement fait quasiment partie de notre routine. Les informations affirmant que la majorité des chefs militaires irakiens sont désormais des partenaires fiables ne relèvent que d’une rhétorique mensongère. Les commandants des bataillons irakiens, y compris les mieux intentionnés, ont une influence limitée, voire nulle, sur les milliers d’hommes qui sont sous leurs ordres et qui ne sont vraiment fidèles qu’à leurs milices. S’il est essentiel de se faire des alliés pour remporter le combat contre une insurrection, il est aussi impératif que ces alliés soient fidèles à l’objectif que nous prétendons soutenir. Ainsi les sunnites, sous-représentés dans les nouvelles forces armées irakiennes, en sont désormais à créer leurs propres milices, parfois avec notre soutien tacite. Ils sont convaincus que la meilleure façon de se prémunir contre les milices chiites et un gouvernement à dominante chiite est de constituer leurs propres bandes armées. Et nous les armons pour qu’ils nous aident dans la lutte contre Al-Qaida. Certaines tribus sunnites armées sont ainsi devenues des délégués efficaces, mais une question demeure : à qui feraient-elles allégeance en notre absence ? Pour résumer, nous opérons dans un contexte ahurissant entre des ennemis déterminés et des alliés douteux, où l’équilibre des forces en présence est on ne peut plus flou. Soyons clairs, nous avons la volonté et les moyens de combattre dans un tel contexte, mais nous sommes de facto paralysés parce que les réalités du terrain exigent des mesures auxquelles nous nous refuserons toujours : le recours de façon massive, brutale et meurtrière à la force. On ne peut se contenter d’évaluer le niveau de sécurité d’un point de vue américano-centré. La possibilité pour des observateurs américains, par exemple, de se déplacer sans danger dans les rues de villes jadis violentes n’est pas un indicateur décisif du niveau de sécurité. Il faut prendre en compte le vécu des citoyens irakiens. Et, alors, force est de constater qu’une majorité d’entre eux se sent en danger et nous considère comme une force d’occupation incapable, en quatre ans, d’établir une normalité. Et qui semble même de moins en moins capable de le faire, puisque nous continuons d’armer toutes les parties en présence. Il est tout aussi inutile d’associer à notre stratégie militaire des demandes pressantes au gouvernement irakien pour qu’il atteigne des objectifs politiques en vue de la réconciliation. L’incurie du gouvernement est source d’impatience et de confusion et ne fait rien pour améliorer le sentiment de sécurité de l’Irakien moyen. De fait, une solution politique durable demeurera impossible tant que la situation militaire sera aussi instable. Le gouvernement irakien est tenu par les principaux partenaires de la coalition formée par l’Alliance irakienne unifiée, à majorité chiite, ainsi que par une minorité kurde. L’Alliance a été formée par le clergé chiite, soucieux d’éviter que le peuple ne commette la même erreur qu’en 1920, à savoir se rebeller contre la force occidentale d’occupation et perdre ce qu’il croyait être son droit inaliénable à gouverner l’Irak. Les chiites nous voient donc comme utiles, pour le moment, et ce moment est sur le point de se conclure, puisqu’ils ont obtenu ce qui à leurs yeux leur revient de droit. Leur prochain objectif consiste désormais à consolider ces acquis, car une réconciliation sans consolidation pourrait tout leur faire perdre. La réconciliation politique de l’Irak aura lieu, mais pas sur nos instances ni d’une façon qui satisfasse nos objectifs. Elle aura lieu aux conditions des Irakiens, lorsque la réalité sur le champ de bataille sera conforme à la réalité politique. Il n’y aura pas de grands remèdes magnanimes satisfaisant toutes les parties comme nous le voulons ; il y aura des gagnants et des perdants. Il ne nous reste qu’à choisir le camp que nous allons soutenir. En essayant de satisfaire toutes les parties, comme nous le faisons actuellement, nous ne faisons que nous assurer de la haine de tous, et pour longtemps. Le front le plus important de la lutte contre l’insurrection, celui de l’amélioration de la situation sociale et économique, est celui sur lequel nous avons le plus lamentablement échoué. Deux millions d’Irakiens vivent dans des camps de réfugiés dans les pays voisins. Près de deux millions sont des déplacés à l’intérieur de leur pays et s’entassent désormais dans de nombreux taudis en ville. Dans les villes, l’électricité, le téléphone et la voirie ne sont pas assurés en permanence. Les Irakiens " bien lotis " vivent dans des quartiers fermés, barricadés. Ils survivent dans une claustrophobie communautaire. Dans cet environnement anarchique où des hommes en armes font la loi dans la rue, les gestes les plus banals de la vie sont devenus autant de défis à la mort. Après quatre ans d’occupation, nous avons manqué à toutes nos promesses et substitué à la tyrannie du parti Baas la tyrannie de la violence islamiste, milicienne et crapuleuse. La seule inquiétude des Irakiens est désormais de savoir quand et comment ils seront tués. Ne faisons donc pas les fiers lorsque nous leur distribuons nos colis alimentaires. Comme nous l’a dit un Irakien résigné, il y a quelques jours, : " Nous avons besoin de sécurité, pas de nourriture. " Admettons-le, si notre présence a libéré le peuple irakien du joug d’un tyran, elle lui a aussi volé sa dignité. Les Irakiens ne tarderont pas à comprendre que le meilleur moyen de retrouver l’estime d’eux-mêmes est de nous prendre pour ce que nous sommes - une armée d’occupation - et d’exiger notre départ. En attendant, nous serions bien avisés de leur laisser progressivement reprendre le rôle central dans tous les domaines, pour qu’ils élaborent eux-mêmes une stratégie nuancée dans laquelle nous les aiderions de loin, mais en les laissant résoudre leurs différends comme bon leur semble. Cette suggestion ne relève pas du défaitisme, c’est simplement admettre que nous menons des politiques vers des buts absurdes et sans en reconnaître les aberrations. Il ne nous semble pas utile de parler de notre moral. Nous sommes des soldats consciencieux et nous mènerons notre mission à bien. Signataires :
- Buddhika Jayamaha (technicien militaire) ;
- Wesley D. Smith, Jeremy Roebuck, Omar Mora et Edward Sandmeier (sergents) ;
- Yance T. Gray et Jeremy A. Murphy (fourriers).
27 août 2007


4-2 Trois des sept GI’s qui ont critiqué la guerre d’Irak dans le NYT mi-août sont déjà morts… Le 19 août dernier, le New York Times publiait une tribune de sept GI’s affectés en Irak, « The War As We Saw It » (La Guerre telle que nous la voyons).

 

Brisant la langue de bois officielle, elle relançait dans le pays la polémique sur le bien-fondé de la présence militaire en Irak et sur la nécessité d’un retrait immédiat. Trois des « sept salopards » qui avaient signé cette tribune ont déjà payé leur audace. Le sergent Jeremy Murphy a été touché à la tête par un tir ennemi, il n’a guère de chances de survivre. Puis, les sergents Omar Mora et Yance T. Gray sont morts dans un accident de circulation à Bagdad survenu la semaine dernière dans des circonstances imprécises. Ces cas sont médiatiques, mais pas isolés. Le sort s’acharne désormais systématiquement sur tous les soldats états-uniens qui critiquent publiquement l’engagement militaire de l’administration Bush. La mère du sergent Omar Mora, l’Équatorienne Olga Capetillo, exige des explications sur « l’accident » qui a coûté la vie à son fils. Elle vient d’obtenir le soutien de personnalités démocrates.

(Source : Al-Oufok avec les agences de presse-)

 


4-3 L’ACLU dénonce des crimes de guerre commis par les soldats US en Irak.

 

Des soldats américains en Irak et en Afghanistan ont contrevenu aux règles sur les interrogatoires et ont commis des crimes contre les populations civiles locales, selon des documents publiés mardi.
Le rapport de l’Union américaine des libertés civiles (ACLU) a montré que les soldats américains étaient convaincus de ne violer aucune loi en tuant des civils.
Parmi ces actes criminels, les soldats américains ont poussé un Irakien dans le Tigre pour n’avoir pas respecté le couvre-feu et un ancien général irakien soupçonné d’aider les insurgés a été étouffé pendant son interrogatoire, selon les documents.
Lewis Welshofer, condamné en cour martiale en janvier 2006 pour homicide par négligence sur la personne d’un général irakien pendant l’interrogatoire, maintenait n’avoir par ses actions violé aucune loi, soulignent les documents.
"Un interrogatoire sans pression n’est pas un interrogatoire, c’est une conversation", se défend-il dans une lettre à la cour.
Invoquant la Loi fédérale sur la liberté de l’information, l’ACLU a demandé tous les documents concernant l’implication de soldats américains dans la mort de civils en Irak et en Afghanistan.
L’ACLU devrait entamer des procédures judiciaires pour obliger l’armée américaine à publier tous les documents relatifs aux morts de civils imputables aux soldats américains en Irak et en Afghanistan depuis janvier 2005.
Sources Xinhuanet

Posté par Adriana Evangelizt & w

 


4-4 Gilbert Leonard : L'épicentre du Mal: après les mensonges sur l'Irak, l'Iran en ligne de mire.
L'invasion de l'Irak s'est construite sur des mensonges d'État de la part de " la Coalition ".
Ils ont d'abord affirmé qu'il y avait un lien entre Saddam Hussein et les attentats du 11 septembre 2001.
Ils ont ensuite "montré" des preuves fabriquées "prouvant" que l'Irak disposait d'armes de destruction massive qui menaçaient l'Occident.
Ils ont même menti sur un pays Africain sans défense, le Niger, en l'accusant d'avoir vendu de l'uranium à l'Irak.
Ils ont menacé de représailles les pays qui ne supporteraient pas l'invasion de l'Irak; ils ont même menacé de "faire payer à la France " son opposition à l'invasion de l'Irak.
Bush a menti.
Blair a menti.
Powel a menti.

Ils ont tous refusé d'entendre les arguments de l'AIEA, l'Agence International de l'Energie Atomique.
Devant la grossièreté de leurs mensonges relayés par les médias soumis ou complices, ils ont ensuite dit que le but de l'opération était de "libérer" les Irakiens de la dictature qu'ils [Bush & Co] avaient eux-mêmes mise en place et entretenue.

Aujourd'hui, on assiste au même mécanisme vis-à-vis de l'Iran et avec les mêmes ingrédients: les mensonges, les mauvaises traductions des propos du président Iranien, les accusations de préparations d'armes nucléaires, malgré le travail de l'AIEA.
Ils continuent leurs mensonges relayés par les médias complices ou soumis.

La réalité: depuis la fin de l'an 2000 et pendant toute la période avant les attentats de septembre 2001, les économistes annonçaient une catastrophe économique mondiale à cause de la faillite du "fleuron de la réussite moderne": la faillite de la Californie devait entraîner toutes les bourses du monde dans une chute fatale pour le système économique capitaliste; après la chute de l'URSS, la chute du système économique occidental était envisagée par les plus éminents économistes mondiaux. Cette chute économique leur paraissait inéluctable, à moins d'un miracle.
Depuis l'attentat du 11 septembre, la faillite de la Californie avait été rangée aux oubliettes des médias.

La réalité: l'invasion de l'Irak n'a pas arrangé les choses; bien au contraire!
Aujourd'hui, tous leurs indicateurs économiques sont au rouge.
Même Alan Greenspan, le "Gourou" du monde de la finance et ex-président de la Fed (Réserve Fédérale américaine) l'affirme.
Monsieur Greenspan, qui est Républicain, écrit: "Ma plus grande frustration est restée le refus du président d'opposer son veto contre des dépenses incontrôlées, pour financer surtout la lutte antiterroriste ... les perspectives en  matière d'inflation vont se détériorer"
Et Monsieur Greenspan d'affirmer à propos de la guerre en Irak, "Cela m'attriste mais il faut reconnaître ce que chacun sait : c'est pour le pétrole que l'Irak a été envahi".

La réalité: la colonisation pour piller les ressources. C'est toujours la même méthode.
Sous le prétexte fallacieux de sauver et libérer les peuples étrangers de leurs Diables, on les soumet ou on les tue pour s'approprier toutes leurs richesses. On y crée des Diables que l'on nourrit avec le sang des victimes que l'on prétend vouloir sauver.
C'est cette idéologie qui est l'épicentre du Mal; c'est elle qui crée les axes du Mal.
Cette idéologie trouve toutes les excuses "économiques" pour justifier les pires atrocités. C'est ainsi qu'elle écrit "La fin, F I N, justifie les moyens", et jamais "La faim, F A I M,  justifie les moyens".

Comment peut-on continuer à croire ceux qui, par leurs mensonges, tuent des millions d'individus ?
Comment peut-on accorder la moindre confiance à ceux qui mentent sur ce que nous connaissons aujourd'hui ?
Quel crédit peut-on accorder à ce qu'ils racontent sur le passé ?
Comment ne pas se méfier de leurs belles paroles ?

Quand le Diable te sauve, c'est pour mieux te posséder.
Mais le Diable par essence est voué à sa propre perdition;
En se nourrissant du sang des victimes, il reconnaît qu'il ne sera jamais ressuscité.
Gilbert Léonard Paris, le 28 septembre 2007,

 

4-5 Le gouvernement US sait tout de ses citoyens…

Le gouvernement conserve des dossiers électroniques sur les habitudes de voyages à l'étranger de millions d'Américains, écrit le "Washington Post". Ces informations peuvent être stockées jusqu'à 15 ans, selon le journal. Le Post, qui cite des documents de groupes de défense des droits civils et des déclarations de responsables gouvernementaux anonymes, précise que ces dossiers comportent des informations sur les compagnons de voyages, les personnes chez lesquelles les Américains séjournent à l'étranger, les objets qu'ils emportent en voyage et même les livres qu'ils ont emportés. Les défenseurs des libertés civiles estiment que ce type d'informations montre l'intrusion du gouvernement dans la vie des citoyens ordinaires. (Source : ats / 22 septembre 2007)

 

 


4-6 Gilles Munier : Les Yézidis dans la tourmente.
Les chefs de guerre kurdes veulent annexer le Djebel Sinjar

 

Le 14 août 2007, quatre camions-citernes ont explosé à quelques minutes de distance à Qahtaniya, Al-Jazeera et Tell Uzair, gros villages situés au nord ouest de l’Irak, dans le district de Sinjar, près de la frontière avec la Syrie. Les déflagrations ont fait près de 500 morts et plus d’un millier de blessés, en majorité des Yézidis, adeptes d’une religion les plus anciennes de l’humanité. Ces attentats, les plus meurtriers depuis le 11 septembre à New York, n’ont pas été revendiqués. Comme ceux qui visaient Tell Afar le 27 mars dernier – 152 morts, 347 blessés - et le village turcoman d’Amirli le 7 juillet – 140 morts, plus de 250 blessés - l’ « Etat islamique en Irak » – regroupement comprenant Al-Qaïda en Irak (AQI) – a aussitôt été accusé du massacre par les Américains et Nouri Al-Maliki, « Premier-ministre » irakien. Selon l’armée US, le cerveau des attentats anti-yézidis serait un certain Abou Mohammad Al-Afri, présenté comme un proche d’Abou Ayyoud al-Masri, le chef d’AQI. Mais beaucoup de gens dans le Sinjar pensent qu’il s’agit d’une provocation du Parastin, le terrible service secret kurde. De toutes manières, l’accusé ne parlera pas. Il a été tué le 3 septembre dans un bombardement US. En Irak, c’est toujours ce qui arrive au suspect désigné après des attentats d’origine controversée. Crime d’honneur et vengeance Les seuls indices accréditant l’hypothèse salafiste sont des tracts distribués dans la région de Sinjar une semaine plus tôt. Ils accusaient les Yézidis d’être des « adorateurs du Diable », des « infidèles », des « anti musulmans », et les prévenaient de l’imminence d’un attentat. Le texte était signé « Etat islamique en Irak ». L’AQI s’était déjà manifestée dans la région, le 7 avril 2007, après la lapidation de Doua Khalil Aswad, une Yézidie de 17 ans, par un groupe de Yézidis opposés à son union avec un Irakien sunnite. Les deux amants résidaient à Bahzani et Badhiqa, deux villages au nord-est de Mossoul. La police, présente sur les lieux, n’était pas intervenue, considérant qu’il s’agissait d’un « crime d’honneur » ! L’assassinat de la jeune fille, filmé avec un téléphone portable, avait été diffusé sur Internet et retransmis par plusieurs chaînes de télévision. Le Prince Tahsin Beg – chef spirituel des Yézidis - avait condamné le meurtre et déclaré que la lapidation n’existe pas dans les textes sacrés yézidis. Selon lui, Doua n’avait pas été assassinée parce qu’elle allait se convertir à l’islam, mais simplement parce qu’elle aimait un jeune homme, issu d’une autre communauté que la sienne. Et dans ce secteur, il y en a plusieurs : kurde, chaldéenne, jacobite, shabak… Qu’à cela ne tienne : la résidence du Prince et le centre culturel yézidi d’Aïn Sifni dans le Cheikhan ont été attaqués par des Kurdes musulmans déchaînés, et brûlés. Al Qaïda en Irak avait averti qu’elle vengerait la jeune fille, au nom de l’islam. Mais est-ce bien un de ses commandos qui, le 22 avril, a stoppé un minibus ramenant à Bashiqa les ouvriers d’une usine de textile mossouli ? Après avoir effectué le tri des passagers, des fanatiques – ou des agents provocateurs - avaient fait descendre les musulmans et les chrétiens. Vingt trois Yézidis qui s’y trouvaient avaient été emmenés près de Mossoul, alignés le long d’un mur et assassinés. Selon les passagers descendus, les terroristes n’étaient pas arabes, mais kurdes.  

Jésus et les guerriers aux yeux bleus

 Les Yézidis qui ont manifesté leur colère quelques jours plus tard à Khana Sor et à Al-Jazeera – où a eu lieu un des attentats du 14 août – auraient pu conspuer des villageois arabes ou accuser Ansar Al Sunna (1) d’avoir commis les meurtres. Non, ils ont brûlé des drapeaux kurdes et attaqué les bureaux du Parti Démocratique du Kurdistan (2). Ils accusaient le Parastin d’avoir commis les assassinats.   Karim Sinjari – chef du Parastin depuis 1992, « ministre » de l’Intérieur du Gouvernement régional kurde - est bien connu des montagnards du Djebel Sinjar. Il a été un des chefs de la rébellion barzaniste des années 70 dans la région. C’est aussi lui qui a organisé, avec la CIA , l’accueil des troupes américaines à Sinjar en 2003, en faisant croire à ses habitants qu’une vieille prophétie yézidie allait se réaliser : Jésus, accompagné de guerriers aux yeux bleus , arrivait pour les libérer ! Selon le Colonel MacFarland qui commandait la Task Force 1-37 Bandits, les GI’s y ont été fêtés « comme à Paris en 1944 ».   Il fallait bien connaître les Yézidis pour savoir que Qahtaniya, Al-Jazeera et Tell Uzair, les villages choisis pour les attentats, étaient habités par de nombreux Faqirs, la caste des prêtres et donc qu’ils auraient des répercussions importantes dans la communauté. Il fallait aussi savoir que les terres des familles yézidies qui avaient participé à la rébellion barzaniste avaient été confisquées en 1976 et attribuées à des paysans arabes de la région de Qahtaniya et d’Al-Jazeera. Ces terres ont, bien sûr, été récupérées en 2003 par leurs anciens propriétaires et les Arabes expulsés à Ba’aj, un village du désert alimenté en eau par un oléoduc contrôlé par les peshmerga. Aucune compensation ne leur a été versée. A qui les attentats ont-ils profité ? Au Gouvernement régional kurde. Le massacre n’a pas grand chose à voir avec le yézidisme. Il est lié au « référendum » qui doit être organisé d’ici la fin décembre dans la région de Kirkouk et dans un certain nombre de « territoires disputés » - et pétroliers - pour les rattacher à la Région autonome. Comme prévu, le massacre a jeté les Yézidis dans les bras de Massoud Barzani. Désormais, selon un sondage, 80% d’entre eux opteraient pour l’annexion du Sinjar à condition que la Région autonome respecte leurs droits et les protège. Le chef kurde a aussitôt envoyé 350 peshmerga assurer la sécurité des villages martyrs, ce qui a contraint le Prince Tahsin à dire que les « terroristes islamiques veulent faire couler des rivières de sang yézidi » et que « la seule protection possible pour les Yézidis est de faire partie de la zone autonome kurde » (3).  

Israël, le pétrole, l’eau

 La revendication du Sinjar par les chefs de guerre kurdes ne repose sur aucune base historique sérieuse. La région n’a été incorporée dans une province kurde qu’au Moyen Age et très brièvement (4). Après la Première guerre mondiale et la création de l’Irak, le Sinjar s’est révolté pour échapper à la conscription, et non pour aider les nationalistes kurdes. A l’époque, les Yézidis soutenaient le projet d’« Etat libre non-musulman » dans le nord de l’Irak rejeté par la SDN , proposé par l’Iraq minorities rescue comittee de l’archéologue assyrien Hormuzd Rassam. Le Sinjar est revendiqué parce qu’il est - comme Tell Afar – sur le tracé d’un nouveau projet d’oléoduc Kirkouk-Haïfa (5) et en bordure des régions syriennes peuplées de Kurdes et de Yézidis qui, de ce fait, font partie du « Grand Kurdistan » (6). Les grandes manœuvres ont débuté le 22 mai, quand les « guerriers aux yeux bleus » de la Task Force Bandits ont quitté la région, laissant les Yézidis en tête à tête avec les séparatistes kurdes. On a appris le 22 septembre, grâce au quotidien israélien Haaretz que le ministère israélien des Affaires étrangères avait reçu un télégramme du Pentagone demandant à Tel-Aviv de relancer le projet de pipeline Kirkouk-Haïfa. Yosef Paritzky, ministre israélien des Infrastructures, va se rendre à Washington pour en discuter. L’idée de réparer l’ancien oléoduc semble pour l’instant abandonnée. Il voudrait construire un pipeline de plus gros diamètre, passant inévitablement dans le Sinjar, qui longerait la frontière syrienne et traverserait la Jordanie.   Le Mossad est-il déjà à pied d’œuvre ? La résistance irakienne le dit. Elle lui impute les attentats du 14 août. Toujours selon Haaretz, mais du 2 septembre dernier, 250 israéliens se rendraient tous les ans en Irak depuis 2003, via l’aéroport d’Amman. Ces « hommes d’affaires » - parmi lesquels des représentants du ministère israélien de l’Armement - et ces « touristes » avaient une nationalité autre qu’israélienne pour passer la frontière sans se faire remarquer. Que font certains d’entre eux, depuis quelques mois au bord de l’Euphrate, près de la frontière syrienne ? Le Cheikh Ahmad Al-Khandjar, qui dirige une confédération de 13 tribus, en a vu – en tenue civile et sous protection américaine - à Hadittah, Al Qaïm, Jubbah. Est-ce un hasard s’ils s’activent dans la région que devrait traverser le nouveau pipeline ? (25 septembre 2007)   Les Yézidis sont environ 600 000 en Irak. Ils ne se disent pas Kurdes au sens où on l’entend aujourd’hui. En fait, ils se considèrent comme les « vrais Kurdes », faisant remarquer que ces derniers descendent pour une part de Yézidis convertis à l’islam et des Mèdes qui ont envahi le Kurdistan dans les temps anciens. Ils habitent aujourd’hui le Djebel Sinjar où ils se sont réfugiés par échapper aux persécutions ottomanes, et le Cheikhan, proche de Mossoul dans la partie de la Région autonome contrôlée par Massoud Barzani. Les Yézidis sont représentés par trois députés au « Parlement » irakien, élus sur la liste de l’Alliance kurde, et deux députés au « Parlement » de la Région autonome. Il existe des communautés yézidies dans le Sinjar syrien ainsi que dans le Caucase en Georgie et en Arménie. Depuis la révolution khomeyniste, les Yézidis ont fui l’Iran pour échapper à l’extermination. Ceux, nombreux, qui vivent en Allemagne sont pour la plupart originaires de Turquie.*  par Gilles Munier 02 Octobre 2007 Ses articles

 

Gilles Meunier Blog

 

Notes: (1) Ansar Al-Sunna (Partisans des préceptes du Prophète) est un groupe de résistance kurdo-arabe islamique radical issu de Ansar Al-Islam, organisation djihadiste kurde basée dans la région de Halabja jusque fin mars 2003. Abou Musab Al Zarqaoui en était membre. (2) Yazidi rioters attack KDP offices, Iraq News Monitor, 2/5/07 http://iraqnewsmonitor.blogspot.com/search/label/Yazidi%20Reform%20and%20Progress%20Movement (3) They won't stop until we are all wiped out, par Michael Howard, The Guardian (18/8/07)  (4) La ville de Sinjar est une ancienne place forte du limes romain. Elle a fait partie de la province du Kurdistan créée en l’an 1150 par le Sultan turcoman Sandjar, souverain de la dynastie seldjoukide. (5) Lire: L’oléoduc kurde, par Gilles Munier http://gmunier.blogspot.com/2006/01/loleoduc-kurde.html

 

(6) Massoud Barzani a accusé les « services secrets de pays voisins », d’être derrière les attentats du 14 août, laissant à ses proches le soin de préciser – selon Al Qods Al Arabi du 20 août – que la Syrie est impliquée dans le carnage. Selon eux, Damas cherche à vider le Sinjar irakien de ses habitants. Cela ne tient pas debout.  Sources : - Guide de l’Irak, par Gilles Munier (Jean Picollec Ed.) - Mariage yézidi à Lalesh (vidéo) http://www.youtube.com/watch?v=MQ5ixapxBes&mode=related&search=
Sources Global Research

 

Posté par Adriana Evangelizt

 


4-7 Un nouveau mur à Bagdad, qui sépare et inquiète.
Les inscriptions sur le mur n'y ont rien changé. "Non, non, au mur". "Oui, oui, pour l'Irak". Imposant et gris, le rempart de béton de cinq mètres de haut, qui sépare un quartier chiite et sunnite de la capitale, a été érigé en moins d'une semaine par l'armée américaine. Et les habitants des deux quartiers de Bagdad dorénavant séparés, Chola et Ghazaliya, doivent apprendre à vivre avec cette nouvelle barrière.
"Le mur ne peut qu'inspirer plus de haine et encourager l'isolement entre les communautés, alors que nous débutons à peine le mois de Ramadan", soupire Um Ali, une mère de famille qui réside à Ghazaliya, un quartier majoritairement sunnite. "Rendre visite à la famille ou à des amis est devenu difficile, parce que le mur bloque des rues et des ponts qui reliaient les deux quartiers", ajoute-elle.
Affrontements confessionnels
"Le mur ne nous apportera que des ennuis", estime-t-elle. "Il empêche les voisins de se regarder". Mais aussi de se tirer dessus, assure le commandement américain. Pour les stratèges de la "zone verte", immense dédale de fortifications où résident les officiers et les diplomates envoyés à Bagdad par les Etats-Unis, ériger des murailles entre sunnites et chiites est la seule manière d'éviter les affrontements confessionnels.
Dès le début des violences à Bagdad et ailleurs, les habitants ont dressé des barricades et mis en place des barrages, pour contrôler les accès de leurs quartiers. Les immeubles officiels, les administrations, les commerces et les résidences privées se sont entourés de grands pans de béton censés les protéger des explosions de véhicules piégés. Mais c'est en avril 2007 que le cloisonnement confessionnel a pris une nouvelle dimension. L'armée américaine a construit un mur de quelque cinq km de long entre une zone sunnite de Bagdad, Adhamiyah, et des quartiers majoritairement chiites.
Coincés
Le Premier ministre Nouri al Maliki a bien essayé de s'opposer à l'érection de ce qu'il considère comme des "barricades sectaires", mais en vain. Malgré les protestations et des manifestations de résidents mécontents, l'armée américaine a récidivé cette semaine en dressant sur plusieurs centaines de mètres des blocs de béton entre Chola et Ghazaliya.
Mais le tracé de cette barrière a causé un nouveau problème, explique Sayed Dhya, un cordonnier chiite de 33 ans. "Ce mur nous protège contre qui?", demande-t-il. "De l'autre côté, ce sont également des chiites. Ils se retrouvent coincés entre les sunnites et le mur!". Le nouveau mur a en effet laissé du côté sunnite toute une section chiite du quartier de Ghazaliyah, illustrant la difficulté et le danger d'imposer un découpage confessionnel à une ville où la population a vécu mélangée.
"Les sunnites ne trouvent rien à redire à ce mur, ils en sont trop loin", ajoute Ali, un vendeur de cigarettes. "Mais les familles chiites qui vivent à proximité vont être une cible facile pour les terroristes". Malgré la crainte de voir leur cité se transformer en une mosaïque de quartiers ethniquement purs, bien des Bagdadis, épuisés par la violence des extrémistes de tous bords, se résignent.
Sources Global Research

 

02 Octobre 2007 Posté par Adriana Evangelizt

 

 


5 Annexe- Réflexion

 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

5-1 la décision d’envahir l’Irak n’avait rien à voir avec la lutte contre le 'terrorisme'  

La guerre contre le terrorisme va affecter l’image des États-Unis pour les générations à venir. La guerre en Afghanistan, théâtre cette année de 100 opérations-kamikaze se poursuit. De même que la guerre en Irak. Et maintenant, les prémices d’un troisième conflit commencent à se profiler avec le bras de fer de plus en plus dangereux avec l’Iran.
Il est désormais clair que la décision d’envahir l’Irak n’avait rien à voir avec la lutte contre le terrorisme islamique radical. Et ce dérapage a coûté cher aux États-Unis : plus de 3 700 morts tombés dans des sables étrangers et 27 000 autres rentrés au pays avec leurs blessures.
Le président George Bush ne croit pas dans les valeurs et les libertés états-uniennes. Ses guerres ont non seulement porté atteinte aux intérêts militaires des États-Unis, mais ont limité les libertés et les valeurs qui faisaient de cette nation un modèle à suivre tout au long de l’histoire. Tel est le véritable prix dramatique payé ces six dernières années.

 

 LOS ANGELES TIMES (QUOTIDIEN ÉTATS-UNIEN

5-2 David Petraeus : Audition au Congrès US.
12-09
Audition au Congrès : Le général David Petraeus a prévu que le niveau des troupes pourrait être réduit à quelque 130.000 en juillet 2008. Le général Petraeus a recommandé un calendrier de retrait qui correspond au calendrier électoral américain, avec l’élection présidentielle en novembre 2008, et l’entrée en fonction d’un nouveau président en janvier 2009. Petraeus a mis en garde contre un retrait substantiel trop rapide qui aurait, selon lui, des conséquences "catastrophiques". ( Al-Oufok avec les agences de presse) 13-09 Mardi, il a reconnu que les Etats-Unis auraient du mal, quelle que soit la situation sur le terrain, à maintenir l’an prochain les renforts. ( Al-Oufok avec les agences de presse) 13-09 Au deuxième et dernier jour des auditions devant le Congrès de David Petraeus, commandant de la force multinationale d’occupation, les chefs démocrates du Congrès ont dénoncé les recommandations du général. Autre favori pour l’investiture démocrate à la présidentielle de 2008, la sénatrice Hillary Clinton a estimé que les rapports du général Petraeus et de l’ambassadeur Crocker sur Bagdad incitaient à "l’incrédulité". "J’ai l’impression que le général Petraeus présente un plan pour une présence américaine forte d’au moins dix ans en Irak", a dit Nancy Pelosi, la présidente de la chambre basse du Parlement américain. "Nous devrions mettre un terme à l’envoi de renforts et commencer à faire rentrer les troupes", avait déclaré de son côté l’influent sénateur démocrate Joseph Biden, président de la commission des Affaires étrangères, au début d’une audition de près de cinq heures. S’adressant à l’ambassadeur américain à Bagdad Ryan Crocker, qui a indiqué que les progrès ne seraient pas rapides en Irak, le sénateur Biden a demandé : "En termes non diplomatiques, qu’est-ce que cela veut dire ? Devrions-nous dire au peuple américain que nous serons encore là, en grand nombre dans trois, quatre, cinq, six, sept, dix ans ?" Le sénateur Barack Obama, un des favoris démocrates dans la course à la Maison Blanche en 2008 a estimé que la guerre en Irak "continue d’être une erreur désastreuse de politique étrangère". "Je vous demande d’enlever vos lunettes roses", a lancé la sénatrice démocrate Barbara Boxer au général Petraeus. "Nous envoyons nos soldats là où on n’en veut pas, sans aucune fin en vue, au milieu d’une guerre civile, au milieu de la mère de toutes les erreurs", a-t-elle ajouté. ( Al-Oufok avec les agences de presse)

5-3 Discours du président Bush après le rapport Petreaus.
[Lire le texte intégral sur notre site] L’objectif des renforts (en Irak) est de fournir la sécurité et aider les forces irakiennes à la maintenir. Les succès obtenus nous permettent à présent de commencer à faire rentrer une partie de nos soldats
Le général (David) Petraeus pense que nous pouvons maintenir les progrès en matière de sécurité avec moins de troupes et estime que d’ici à juillet, nous pourrons réduire nos troupes en Irak de 20 à 15 brigades.
J’ai accepté les recommandations du général Petraeus et j’ai demandé (au général et à l’ambassadeur Ryan Crocker) de fournir un nouveau rapport au Congrès en mars pour évaluer le niveau des troupes et des ressources requises.
Plus grande sera notre réussite, plus grand sera le nombre de GI’s qui pourront rentrer à la maison.
Une présence américaine réduite a aussi le soutien des dirigeants irakiens. Ils comprennent que leur succès exigera un engagement américain au niveau politique, économique et de la sécurité qui se prolongera au-delà de ma présidence.
La province d’Al-Anbar est un bon exemple de la réussite de notre stratégie. L’an dernier un rapport du renseignement avait conclu que la province d’Al-Anbar était tombée sous la coupe d’Al-Qaïda. J’ai envoyé 4 000 Marines en renfort à Al-Anbar. Aujourd’hui, une ville où Al-Qaïda a un jour planté son drapeau commence à revenir à la normale.
Il faut que le gouvernement irakien fasse preuve de la même détermination à parvenir à la réconciliation. Il n’a pas atteint ses propres objectifs législatifs et j’ai clairement notifié aux responsables irakiens qu’ils devaient le faire.
Peuple irakien, vous devez demander à vos dirigeants de faire des choix difficiles pour parvenir à la réconciliation.
Nous devons aider l’Irak à combattre ceux qui menacent son avenir mais aussi le nôtre. Un Irak libre contrera les ambitions destructrices de l’Iran et sera un exemple pour les peuples du Moyen-Orient.
Aux voisins de l’Irak qui cherchent la paix : les extrémistes violents qui ont pris l’Irak comme cible vous visent aussi. Le meilleur moyen de défendre vos intérêts et de protéger votre peuple est d’aider le peuple irakien. Cela veut dire utiliser votre influence économique et diplomatique pour renforcer le gouvernement de Bagdad. Cela veut dire aussi que les efforts de l’Iran et
la Syrie pour saper le travail de ce gouvernement doivent cesser.

Tendances

04/10/2007

N°301-Journal d'Irak-Les brèves:Politique nationale

Sommaire :

1 Les Brèves

1-1 Le ‘gouvernement’ Maliki mis en place par les USA peut-il survivre à la défection sadriste ?

 

1-2 Nouvelles difficultés pour le Premier ministre al Maliki .

 

1-3 Nouri al Maliki propose de former un gouvernement irakien réduit.

 

1-4 Le projet de loi sur les firmes de sécurité privées en Irak prêt.

 

1-5 Contrôle des ressources pétrolières, diminution des effectifs des contingents alliés … Le général Petraeus et l'ambassadeur à Bagdad Crocker laissent dans l'ombre plusieurs points…

 

1-6 Manifestation à Bagdad contre la loi sur le pétrole imposé par les Etats-Unis.

 

1-7 Le ‘gouvernement’ du Kurdistan irakien réclame la démission du ministre du Pétrole.

 

1-8 Secteur pétrolier: l'Irak a besoin de 50 milliards USD.

 

1-9 Cent nouveaux cas de choléra chaque jour dans le nord de l’Irak.

 

1-10 Irak: plus de 1500 cas de choléra.

 

1-11 Les déplacements de populations s'accélèrent en Irak, une tragédie sans précédent.

 

1-12 La Syrie abrite sur son sol environ 1,4 à deux millions de réfugiés irakiens.

 

2 Annexe Géopolitique et stratégie - Réflexion

2-1 Blackwater au jour le jour

 

1 Fusillade à Bagdad sur le passage d'un convoi diplomatique US escorté par des employés de l'entreprise Blackwater.

 

2-2 Annexes

 

1 Les USA  enquête sur la possibilité que des armes américaines aient été détournées par Blackwater

 

3 Dossiers

 

1 Blackwater : les enquêteurs irakiens accusent, affirment disposer d’une vidéo

 

 

 



1-1 Le ‘gouvernement’ Maliki mis en place par les USA peut-il survivre à la défection sadriste ?

 

16-09

 

Les députés de la tendance Moktada Sadr ont quitté samedi l'Alliance chiite irakienne, première force parlementaire d'Irak, portant un nouveau coup au chef du gouvernement, Nouri al Maliki, qui avait déjà perdu cette année une douzaine de ministres.

 

 Voici quelques-uns des scénarios désormais envisageables.

 

LE GOUVERNEMENT PEUT-IL SURVIVRE?

 

Privé de soutien du groupe sadriste, le gouvernement Maliki ne dispose plus désormais que de l'appui d'une moitié des 275 députés, mais peut compter sur celui d'une poignée d'élus sans étiquette.

 

D'autres évoquent une motion de censure. Les partisans de Sadr, eux, jugent l'idée prématurée. "Nous avons beaucoup de réserves au sujet du gouvernement de Maliki, mais nous n'avons pas encore parlé de motion de censure parce que c'est encore trop tôt", a ainsi déclaré à Reuters Salah al Oubaïdi au nom du mouvement.

 

"Maliki a perdu un important allié (...) Un allié qui l'a aidé à arriver au pouvoir", souligne quant à lui Dhafir al Ani, membre du Front irakien de la Concorde , principale formation sunnite, dont les six ministres ont quitté l'exécutif le mois dernier.

 

"Le gouvernement se trouve dans une position fragile. Ses alliés d'hier sont aujourd'hui des adversaires", poursuit-il.

 

QU'EN EST-IL DE MALIKI LUI-MÊME?

 

Les démocrates, majoritaires au Congrès américain, réclament sa démission, ce qui le rend furieux. Dans un entretien accordé à la fin du mois dernier, Maliki réaffirmait son intention de se maintenir et écartait l'hypothèse d'une censure. La semaine dernière, il a évoqué le remaniement qu'il promet de longue date, jugeant le moment venu de mettre sur pied un "gouvernement d'ouverture".

 

Certains parmi ses détracteurs s'interrogent en outre sur les bénéfices à tirer de son départ.

 

"Le problème est de savoir qui peut remplacer Maliki. Trouver une alternative est plus difficile que de s'en débarrasser", ironise Hussein al Falloudji, membre du Front irakien de la concorde.

 

"Même les Américains (...) n'ont pas d'alternative", renchérit le député kurde Mahmoud Othman.

 

QUI POURRAIT LUI SUCCÉDER?

 

Les noms de trois personnalités circulent depuis plusieurs mois. Il s'agit d'Iyad Allaoui, d'Ibrahim al Djaafari - tous deux anciens titulaire du poste - et du vice-président Adel Abdoul-Mahdi.

 

Laïque de confession chiite, le premier, qui a déjà commencer à battre le rappel de ses soutiens, aussi bien en Irak qu'aux Etats-Unis, semble le plus désireux de lui succéder.

 

Abdoul-Mahdi, membre éminent du Conseil suprême islamique d'Irak (CSII), l'une des formations chiites les plus puissantes, et de la coalition au pouvoir, bénéficie d'une importante popularité, notent certains élus.

 

Issu comme Maliki du parti Daoua, Djaafari est au contraire jugé impopulaire, y compris aux Etats-Unis, en raison de l'immobilisme qui a caractérisé son passage aux affaires.

 

LES ETATS-UNIS SONT-ILS FAVORABLES À UNE ALTERNATIVE?

 

Washington considère toujours Maliki comme l'homme de la situation, a rapporté le mois dernier un diplomate occidental en poste à Bagdad. "Personne ne peut faire mieux", estime selon lui l'administration Bush. "Ce n'est pas le moment de changer de gouvernement", a-t-il ajouté. Quatre mois ont été nécessaire pour former l'actuel gouvernement, en 2006.

 

QUE SE PASSERA-T-IL SI LE GOUVERNEMENT TOMBE?

 

"En l'absence d'alternative crédible, ce serait problématique, chaotique", a estimé le vice-Premier ministre Barham Saleh, issu de la communauté kurde, interrogé le mois dernier.

 

"Ce serait un chaos comparable à celui qui a suivi la chute de Saddam, en particulier s'il n'y avait pas d'alternatives constitutionnelles", a confirmé le député kurde Mahmoud Othman.

 

(Source : Al-Oufok avec les agences de presse)Reuters)

 


1-2 Nouvelles difficultés pour le Premier ministre al Maliki .

 

Le Premier ministre Nouri al Maliki, déjà politiquement mal en point, a subi un nouveau revers avec la menace de son allié Moktada Sadr de se retirer de l’alliance chiite qui domine son gouvernement.

 

Le mouvement de Moktada Sadr réclame que le gouvernement de Maliki, dont il a claqué la porte au printemps, améliore la sécurité des Irakiens et fasse avancer le processus politique.

 

"Nous réfléchissons sérieusement à un retrait de l’Alliance irakienne unifiée si l’échec du processus politique persiste et si le gouvernement n’apporte pas aux citoyens sécurité et services", a déclaré Salah al Oubaïdi, porte-parole de Sadr.

 

La défection des partisans de Sadr réduirait le nombre de sièges de l’Alliance au parlement à 113 sièges sur un total de 275, mais Maliki pourrait encore s’appuyer sur une étroite majorité grâce aux partis kurdes.

 

"L’Alliance unifiée irakienne souffre de divers problèmes, qui sont la raison essentielle de l’échec du processus politique", a fait valoir Oubaïdi. "Nous exigeons que l’Alliance pousse efficacement le processus politique."

 

Oubaïdi n’a pas réitéré la revendication d’un calendrier de retrait des forces américaines d‘occupation, formulée par le mouvement de Sadr lorsqu’il a retiré ses six ministres du gouvernement, en avril.

 

Le gouvernement de Maliki, dont la composante sunnite a également claqué la porte, est sous le feu des critiques, en Irak comme aux Etats-Unis, pour son incapacité à favoriser une réconciliation nationale.

 

Le président sunnite du parlement, Mahmoud al Machhadani, a joint mardi sa voix aux critiques en réclamant des "mesures urgentes pour mettre fin à la détérioration continuelle des performances gouvernementales".

 

Machhadani a exigé une réduction du nombre de ministères, dénonçant leur "inflation effrénée visant à satisfaire tel ou tel bloc ou parti".

 

Prenant la parole lundi devant le parlement, Maliki a reconnu que son gouvernement d’union nationale n’en méritait plus guère l’appellation et dénoncé l’obstructionnisme politique de certaines de ses composantes

 

(Source : Al-Oufok avec les agences de presse- Mardi, 11 septembre 2007)

 

 

 

1-3 Nouri al Maliki propose de former un gouvernement irakien réduit

 

.
Le Premier ministre irakien Nouri al Maliki a proposé mercredi la formation d’un cabinet réduit de technocrates pour remplacer son gouvernement d’unité nationale aux nombreux postes vacants.

 

Le gouvernement Maliki, formé il y a 16 mois, est au bord de l’effondrement depuis le départ d’une douzaine de ministres.

 

"A la place du nombre actuel de ministres, nous pourrions former un gouvernement technocratique de plus petite taille", a déclaré Maliki lors d’une conférence de presse. "Pour former un tel gouvernement, le Premier ministre devrait se voir attribuer la pleine autorité de nommer le ministre de son choix." "Nous avons une liste de ministres, mais il nous faut maintenant l’approbation du parlement", a-t-il déclaré.

 

Maliki n’est pas parvenu à obtenir l’aval du parlement lors d’un vote destiné à remplacer plusieurs des ministres démissionnaires.

 

Maliki a assuré qu’à court terme il cherchait toujours à pourvoir les postes vacants dans son gouvernement et qu’il proposerait des noms aux députés à chaque fois que l’occasion se présenterait.

 

La session parlementaire de mardi a été annulée, seuls 108 députés s’étant présentés au lieu des 138 requis pour obtenir un quorum.

 

Maliki a réclamé du parlement des pouvoirs plus étendus pour pouvoir confirmer lui-même ses nominations.

 

(AFP 12h59)

 

 


1-4 Le projet de loi sur les firmes de sécurité privées en Irak prêt.
Le ministre irakien de l’Intérieur a achevé la rédaction du projet de loi visant à mettre fin à l’immunité dont bénéficient les firmes de sécurité privées étrangères.

 

Le général Abdoul-Karim Khalaf, porte-parole du ministère de l’Intérieur, a annoncé que le texte avait été soumis à la Choura , une assemblée qui vérifie la légalité des termes des projets de loi.

 

"Cette législation chapeautera tout ce qui touche à ces sociétés. Elles relèveront de la loi irakienne, elles seront surveillées par le ministère de l’Intérieur et elles agiront selon ses directives", a déclaré Khalaf.

 

"Elles seront sévèrement réprimées pour toute infraction commise sur la voie publique", a-t-il conclu…

 

Khalaf avait annoncé précédemment que le projet de loi garantirait aux ministères la possibilité de poursuivre les sociétés de sécurité privées et de refuser ou de rompre leurs contrats.

 

Un bon nombre de ces sociétés opèrent actuellement en Irak sans avoir les autorisations nécessaires. Elles se défendent en arguant de la lenteur bureaucratique et de difficultés administratives.

 

(Al-Oufok avec les agences de presse)


1-5 Contrôle des ressources pétrolières, diminution des effectifs des contingents alliés … Le général Petraeus et l'ambassadeur à Bagdad Crocker laissent dans l'ombre plusieurs points…

 

 

Les déclarations faites lundi et mardi au Congrès par le général Petraeus et l'ambassadeur à Bagdad Ryan Crocker laissent dans l'ombre plusieurs points.

 

Lors de leurs auditions par les deux chambres du Congrès, les deux hommes n'ont guère accordé d'attention  au de futurs obstacles tels que le référendum sur le contrôle des ressources pétrolières de Kirkouk.

 

"Tous deux ont remis un rapport sérieux mais laissé de côté plusieurs points fondamentaux", estime Bruce Riedel, analyste auprès de la Brookings Institution , centre de réflexion ‘indépendant’ basé à Washington.

 

 La diminution des effectifs des contingents alliés, passés de 15.000 en janvier à 11.000 aujourd'hui, n'a pas été abordée. Le risque d'un nouveau conflit à Kirkouk, dans le Nord, n'a pas non plus été évoqué".

 

"Mais surtout, il n'ont pas fait beaucoup d'efforts pour expliquer comment les Irakiens allaient parvenir à la réconciliation nationale. C'était pourtant l'objectif du renfort décidé en janvier."

 

Source : Kristin Roberts Reuters

 

 

 


1-6 Manifestation à Bagdad contre la loi sur le pétrole imposé par les Etats-Unis.

 

01-09

 

Des dizaines de personnes ont manifesté à Bagdad pour dénoncer l’adoption de la loi sur le pétrole, imposé par les Etats-Unis.

 

Brandissant pancartes et banderoles, les manifestants, en majorité des membres de syndicats et des sympathisants d'organisation de gauche, ont dénoncé l’adoption de cette loi tant que "l'occupant américain sera présent en Irak".

 

"L'occupant tente d'imposer cette loi en faisant pression sur le faible gouvernement (du Premier ministre) Nouri al-Maliki, qui a trop vite avalisé cette loi et qui l'a envoyée devant le Parlement pour que les députés fassent de même", a accusé Subhi al-Badri, chef du "Front anti-loi sur le pétrole et le gaz".

 

"Le seul but de cette loi est de voler les richesses de l'Irak. Nous ferons en sorte de l'annuler, avec le soutien de cinq millions de travailleurs irakiens", a accusé M. Badri, également responsable de la Fédération des syndicats et de la commission des travailleurs en Irak.

 

"Notre riposte consistera à paralyser les exportations de pétrole et à renvoyer les compagnies étrangères d'Irak, y compris celles qui ont commencé à travailler".

 

A majorité des Irakiens interprètent cet aspect comme un retour à l'ère coloniale, contraire à la législation jusqu'alors en vigueur qui fixait des limites très contraignantes à toute implication étrangère dans le secteur pétrolier.

 

L'Irak dispose des troisièmes réserves de brut au monde mais souffre d'un déficit de produits raffinés depuis l'invasion américaine de 2003 et l'attaque de ses infrastructures.

 

(AFP 01-10

 

 


1-7 Le ‘gouvernement’ du Kurdistan irakien réclame la démission du ministre du Pétrole.

Le gouvernement autonome du Kurdistan irakien a demandé la démission de Hussein Chahristani ministre du Pétrole en l'accusant de se mêler des affaires intérieures de la région, pour des propos qu'il aurait tenus sur un contrat pétrolier signé par les Kurdes.

 

L'exécutif kurde "rejette les déclarations du ministre Hussein Chahristani et exige qu'il démissionne immédiatement", a déclaré) le porte-parole du gouvernement, Khalid Saleh.

 

A l'en croire, au cours de la réunion de l'Opep, mardi à Vienne, M. Sharistani aurait qualifié "d'illégal" un contrat d'exploration pétrolière signé début septembre par le gouvernement du kurdistan irakien avec une société américaine.

 

"Ce qui se passe au Kurdistan ne regarde pas M. Chahristani", qui "ferait mieux de se consacrer à des choses plus positives pour le pays plutôt que de saper les efforts du gouvernement du Kurdistan en faveur du peuple irakien", a déclaré M. Saleh.

 

Le ministre du Pétrole "n'a aucune autorité pour remettre en question la légalité des contrats signés par le gouvernement régional du Kurdistan (...)", a-t-il estimé.

 

"Il ferait mieux de s'occuper de la contrebande de pétrole qui se déroule sous ses yeux, ainsi que des difficultés qu'il a lui même créées concernant la nouvelle législation sur le pétrole", a poursuivi le porte-parole.

 

Dans le cas contraire, "il ferait mieux de démissionner et de laisser sa place à quelqu'un d'autre, car l'industrie pétrolière irakienne mérite mieux", a-t-il ajouté.

 

Le porte-parole a par ailleurs accusé M. Chahristani d'avoir fait pression sur la Turquie et l'Iran pour que ces deux pays cessent d'approvisionner le Kurdistan irakien en essence et produits pétroliers, ce qui révèle "sa profonde rancune envers le peuple kurde".

 

Début septembre, le gouvernement régional kurde a annoncé la signature d'un contrat avec une filiale locale des compagnies américaines Hunt Oil company of Dallas et Impulse Energy Corporation (IEC), pour l'exploration de champs pétroliers dans la province kurde de Dahuk.

 

Il s'agissait du premier contrat signé par le gouvernement régional kurde après l'adoption début août par le Parlement de cette région du nord de l'Irak d'une nouvelle législation sur le pétrole et le gaz..

 

Cette loi partage les revenus du pétrole entre les 18 provinces …

 

Le gouvernement du Kurdistan irakien est hostile à ce projet de loi depuis qu'un amendement y a été ajouté "stipulant que les contrats d'exploration de pétrole seront du ressort du gouvernement central",

 

Ps : Le Parlement national irakien examine par ailleurs de son côté un projet de loi controversé sur le pétrole, déjà approuvé en juillet par le gouvernement

 

(Source : AFP / 13 septembre 2007)

 

 


1-8 Secteur pétrolier: l'Irak a besoin de 50 milliards USD.
L'Irak va avoir besoin de quelque 50 milliards de dollars d'investissements pour que ses secteurs pétrolier et électrique, affirme le Washington Post.

 

Selon le journal, qui cite des estimations du GAO, l'organisme américain de contrôle de l'action gouvernementale, l'Irak va avoir besoin de 27 milliards de dollars pour faire fonctionner correctement son réseau électrique et 20 à 30 milliards pour ses infrastructures pétrolières.

 

Depuis l'invasion du pays en 2003, le gouvernement américain a consacré la majeure partie de son ‘plan de reconstruction’ de 44,5 milliards de dollars aux secteurs de l'énergie, affirme le Washington Post.

 

Source : Washington Post & AFP)


1-9 Cent nouveaux cas de choléra chaque jour dans le nord de l’Irak.

 

Les cas de choléra se multiplient en Irak, où chaque jour, une centaine de patients atteints par cette maladie sont admis dans les hôpitaux de Kirkouk, la grande ville pétrolière du nord du pays, selon les services de santé publique.

 

La maladie a contaminé les provinces septentrionales de Souleimaniyeh, de Kirkouk et d’Erbil, qui comptent 3 millions d’habitants.

 

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait indiqué la semaine dernière que 29.000 personnes souffraient de diarrhée acqueuse aigüe dans tout le pays, mais que les cas confirmés de choléra étaient au nombre 1.500.

 

"Le choléra est une maladie grave, mais on peut en venir à bout si on prend des mesures préventives et si on diffuse les messages d’hygiène et de réhydratation à la population", avait souligné l’OMS.

 

Une épidémie de choléra avait sévi en 1999, également dans le nord du pays, et une autre, peu après l’invasion américaine de 2003, à Bassorah (sud).

 

Le nombre de victimes de la maladie dans le pays semble sous-estimé, le ministère de la Santé annonçant douze morts en un mois, alors qu’un bilan non exhaustif recueilli auprès d’hôpitaux fait état d’au moins 16 morts.

 

"Il y a maintenant cent personnes qui tombent malades et viennent dans les deux hôpitaux de Kirkouk", a déclaré lundi le vice-ministre irakien de la Santé Amir al-Khouzaï, dans un entretien par téléphone.

 

La situation à Kirkouk est particulièrement alarmante avec le nombre de cas de choléra passé de 1.671, le 25 septembre, à 2.069 pour les dernières statistiques datant de dimanche, a ajouté le Dr Khouzaï.

 

Des campagnes d’hygiène ont été lancées par différentes organisations, dans les régions affectées, selon des correspondants de l’AFP.

 

Dans l’immense quartier populaire de Sadr City, à Bagdad, dominé par la milice chiite de l’armée du Mahdi, des affiches ont été placardées sur les murs mettant en garde contre les dangers de la maladie.

 

Provoquée par de l’eau souillée de déjections humaines, le choléra se traduit par des diarrhées, la déshydratation du malade, et la mort si le patient n’est pas soigné.

 

Des milliers de pamphlets ont été également distribués à Sadr City, rappelant les mesures d’hygiène élémentaire pour tenter d’éviter la propagation de la maladie, notamment se laver les mains régulièrement.

 

Le gouvernement a également assuré que les réserves de chlore étaient suffisantes pour purifier l’eau des canalisations, mais les Irakiens n’ont pas confiance et consomment essentiellement de l’eau en bouteille.

 

"Le retard dans le passage à la frontière d’un chargement de 100.000 tonnes de chlore ne devrait pas affecter notre capacité de traitement des eaux", a assuré à l’AFP un responsable du ministère de la Santé , sous couvert de l’anonymat.

 

Cette question est délicate, dans la mesure où des informations de presse non confirmées ont indiqué que le chargement en question était retenu par les militaires américains, qui craignent que ce chlore ne soit utilisé dans des attentats.

 

(AL-Oufok avec les agences de presse)

 

01-10


1-10 Irak: plus de 1500 cas de choléra.

 

L'Organisation mondiale de la santé a confirmé jeudi le tout premier cas de choléra à Bagdad.

 

Il concerne une jeune femme de 25 ans, vivant dans la partie est de la capitale irakienne, qui s'est présentée dans un hôpital après avoir été victime de diarrhée, a déclaré le Dr Naeema al-Gasseer, représentant l'OMS en Irak.

 

Le choléra est une grave maladie épimédique caractérisée par des selles fréquentes, des vomissements, des crampes et un grand abattement. La maladie, qui résulte de l'absorption par la bouche d'eau ou d'aliments contaminés, peut être fatale.

 

Elle est apparue à la mi-août en Irak, mais s'était jusqu'à présent limitée au nord du pays.

 

Plusieurs cas suspects ont été rapportés dans la province de Diyala, au nord de Bagdad.

 

Selon le rapport de l'OMS, datant du 14 septembre, 24.532 personnes présentant des symptômes du choléra tels que la diarrhée et les vomissements ont été dénombrées dans les provinces septentrionales de Souleimaniyeh, Tamime et Erbil. Sur ce total, des tests de laboratoire ont confirmé 1.055 cas de choléra. L'OMS a précisé que dix personnes étaient mortes, neuf dans celle de Souleimaniyeh et une dans celle de Tamime.

 

D'après elle, les autorités sanitaires s'inquiètent d'une possible propagation de la maladie, en raison des déplacements de populations à l'intérieur des frontières de l'Irak. Des centaines de milliers de personnes ont en effet été contraintes de quitter leur logement en raison de la guerre.

 

AP- 20-09


1-11 Les déplacements de populations s'accélèrent en Irak, une tragédie sans précédent.

 

Le nombre d'Irakiens déplacés dans leur propre pays par l'insécurité a presque atteint, en août, le chiffre record de deux millions, en très forte augmentation par rapport au mois de juillet, indique un rapport du Croissant rouge irakien publié vendredi.

 

Au 31 août, 282.672 familles avaient fui leurs régions d'origine depuis l'invasion américaine en mars 2003, soit 1.930.946 personnes, selon ce rapport.

 

Ce chiffre était de 152.002 familles déplacées à la fin juillet, soit 1.128.086 personnes.

 

Le nombre de déplacés irakiens a été presque multiplié par deux en un mois, révèle ce rapport qui ne donne aucune explication spécifique à cette hausse soudaine.

 

Ce nombre est en constante augmentation depuis janvier, souligne-t-il.

 

Pour tout le pays, le nombre de déplacés est de loin le plus important à Bagdad, où il atteint en août 969.827 personnes (pour 169.666 familles).

 

Originaires de la capitale et de la province, ces déplacés dans Bagdad sont moins nombreux sur la rive ouest et majoritairement sunnite du fleuve Tigre (qui divise la ville en deux), où ils sont estimés à 146.626.

 

Ils sont environ 823.201 sur la rive est (majoritairement chiite) du Tigre.

 

Le Croissant rouge suggère également que de nombreuses familles déplacées ont changé plusieurs fois de domiciles dans la capitale, bougeant d'un quartier à un autre en fonction de l'évolution de la guerre, de l'état des infrastructures ou de l'accès aux différents services (eau, électricité, écoles...).

 

Enfin, il semblerait que le choix d'un nouveau toit ne se fasse pas nécessairement sur des critères confessionnels, et que des familles sunnites et chiites cherchent également refuge dans des zones mixtes.

 

Plus de quatre millions d'Irakiens, réfugiés et déplacés, ont fui leur domicile à cause de la guerre  s'était alarmé fin août le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR). Deux millions ont trouvé refuge en Syrie (1,4 million) et en Jordanie (entre 500.000 et 750.000).

 

L'exil des Irakiens est le plus important mouvement de population dans la région depuis l'exode d'une partie des Palestiniens après la création de l'Etat d'Israël en 1948.

 

En Europe, le nombre de réfugiés irakiens a augmenté de près de 20.000 personnes au premier semestre 2007, soit un chiffre équivalent à l'ensemble de l'année 2006, selon le HCR.

 

(Source : AFP / 21 septembre 2007)


1-12 La Syrie abrite sur son sol environ 1,4 à deux millions de réfugiés irakiens.

 

01-10

 

La Syrie a rétabli lundi des restrictions à l’entrée sur son territoire de réfugiés en provenance d’Irak, annonce le Haut-Commissariat de l’Onu pour les Réfugiés (HCR). "Les frontières sont, une fois de plus, fermées (aux réfugiés)", a déclaré une porte-parole du HCR. "Le HCR va inviter la Syrie à délivrer des visas à titre humanitaire".

 

La Jordanie , autre voie principale de sortie pour les réfugiés irakiens, a imposé des visas il y a quelques années. Damas s’était pour sa part contenté d’accorder à la frontière aux ressortissants irakiens un visa de séjour de trois mois.

 

En septembre, le gouvernement syrien avait durci la réglementation en invoquant les pressions exercées par les réfugiés irakiens sur ses infrastructures et ses services publics.

 

Quelques jours plus tard, Damas annulait ces mesures à titre temporaire.

 

Aux termes de la nouvelle réglementation en vigueur depuis lundi, seuls les commerçants, hommes d’affaires et universitaires irakiens détenteurs de visas délivrés par les ambassades syriennes pourront désormais entrer sur le territoire syrien.

 

La Syrie abrite sur son sol environ 1,4 à deux millions de réfugiés irakiens depuis l’intervention anglo-américaine de 2003.

 

On estime que 4.000 à 6.000 Irakiens franchissent quotidiennement la frontière.

 

(AL-Oufok avec les agences de presse)

 

01-01

 

 



2 Annexe- Réflexion

 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

2-1 Blackwater au jour le jour

1 Fusillade à Bagdad sur le passage d'un convoi diplomatique US escorté par des employés de l'entreprise Blackwater.

16-09

 

Fusillade à Bagdad sur le passage d'un convoi diplomatique US escorté par des employés de l'entreprise Blackwater. (une des plus puissantes compagnies privées de sécurité opérant en Irak)

 

Les témoins accusent les gardes du corps de Blackwate,r protégeant un convoi du département d'Etat US, d'avoir ouvert le feu sans retenue sur des civils sur une voie très fréquentée en lisière du quartier de Mansour (ouest de Bagdad).

 

Les circonstances de la fusillade de dimanche restent floues alors que le ministère irakien de la Défense a fait état de 20 Irakiens tués,

 

D'après le "New York Times", les gardes de Blackwater ont ouvert le feu sur un véhicule qui n'avait pas obtempéré, tuant un couple et son enfant.

Mais selon le ministère irakien de l'Intérieur,  qui cite le rapport préliminaire , des hélicoptères de Blackwater auraient aussi ouvert le feu.

 

Selon la police irakienne, une voiture a explosé non loin d'un convoi du département d'Etat et les gardes de Blackwater ont ouvert le feu. "Il n'y a pas eu de tirs contre le convoi", a assuré Ali al-Dabbagh au "New York Times".

 

Blackwater est l'une des plus puissantes sociétés de sécurité privée mondiale et assure notamment la protection des personnels diplomatiques américains en Irak.

 

Blackwater emploie des milliers de gardes armés en Irak, comme d'autres entreprises de sécurité étrangères.

 

Nb : les gardes du corps de Blackwater, sont connus pour leur agressivité,

 

Le total des personnels de sécurité privés en Irak, au statut mal défini mais qui sont habilités à faire l'usage de leurs armes, en fait la deuxième présence militaire étrangère en Irak après le contingent américain.

 

(AFP & AP)

 

16-09

 

Blackwater est l'une des firmes principales opérant en Irak, avec notamment sa flotte d'hélicoptères elle assure la ‘sécurité’ de nombreuses opérations’américaines en Irak. Cette compagnie ‘ dirigée par un ancien membre des commandos de la marine américaine, compterait un millier d'employés en Irak et pour au moins 800 millions de dollars de contrats du gouvernement US.

 

AP

 

17-09

 

Les autorités irakiennes accuse Blackwater, l'une des trois firmes de sécurité employées par le département d'Etat américain en Irak

 

"Le ministre de l'intérieur (ndlr, Jawad Polani) a ordonné l'annulation du permis de Blackwater et la société ne peut plus travailler en Irak", "Une enquête criminelle est ouverte contre ceux qui ont commis des crimes (dimanche)", a déclaré le porte-parole du ministère, Abdel Karim Khalaf.

 

Le Premier ministre Nouri al-Maliki avait condamné "une opération criminelle menée par une compagnie de sécurité étrangère". Et le ministre Polani avait personnellement "ordonné l'ouverture d'une enquête".

 

(AFP 13h58)

 

18-09

 

"Le droit irakien s'applique à cette entreprise", a déclaré à l'AFP Abdel Sattar Ghafour Bairaqdar, membre de la Cour suprême de justice, la plus haute instance judiciaire en Irak.

 

"Le crime a été commis par des employés de Blackwater sur le territoire irakien, la justice irakienne peut lancer des poursuites contre Blackwater", a expliqué M. Bairaqdar.

 

"Les victimes ont le droit de porter plainte auprès de la justice irakienne", a déclaré Bairaqdar. Elles "porteront plainte" et "la justice irakienne donnera suite à ces plaintes", a-t-il souligné.

03/10/2007

N°300 Journal d'Irak-Les breves:Politique internationale 03-01

Sommaire :
1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos
1-1 L’Histoire retiendra la guerre en Irak comme un échec.

 

 

2 Les Brèves

2-1 Manifestation antiguerre devant la Maison Blanche.

 

2-2 Etats-Unis: un budget de 648 milliards pour la défense.

 

2-3 Encore dix années de guerre en Irak.

 

2-4 Le gouvernement irakien se félicite du plan Petraeus.

 

2-5 Le général Peter Pace reconnait qu'il avait commis des erreurs stratégiques mais ... qu'il pensait toujours que la décision d'envahir le'Irak était la bonne.

 

2-6 La guerre ‘contre le terrorisme’ va affecter l’image des Etats-Unis…

 

2-7 Rejet du plan Bush pour l’Irak (à la sauce démocrate US).

 

2-8 Le Sénat US rejette un nouveau projet de loi anti-guerre.

 

2-9 "Elle a changé": Rudy Giuliani attaque Hillary Clinton sur l'Irak.

 

2-10 La CIA aurait supprimé le "supplice de la baignoire".

 

2-11 Les Etats-Unis "violent" la souveraineté irakienne.

 

2-12 Un général US nommé à l'un des principaux postes de commandement de l'OTAN.

 

2-13 Pas de calendrier de retrait des forces américaines en Irak.

 

2-14 Les grandes puissances, bailleurs de fonds et voisins de l'Irak discutent samedi à New York des moyens de … ? …reconstruire le pays.

 

2-15 Un nouveau ministre de la Justice  : Michael B. Mukasey.

 

2-16 Non-lieu pour Lucas McConnell capitaine des Marines dans l'affaire de la tuerie d'Haditha…

 

2-17  Nelson Mandela est encore en vie

 

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

3-1 Témoignage de GI’s en Irak : La guerre telle que nous la voyons.

 

3-2 Trois des sept GI’s qui ont critiqué la guerre d’Irak dans le NYT mi-août sont déjà morts…

 

3-3 l’image des États-Unis.

 



1-1 L’Histoire retiendra la guerre en Irak comme un échec.

 

Près de six Américains sur dix (59%) estiment que l’Histoire retiendra la guerre en Irak comme un échec malgré l’envoi en renfort de 30.000 soldats américains supplémentaires, selon un sondage Associated-Press Ipsos publié lundi.

 

Interrogés pour savoir si les Etats-Unis ont fait une erreur en s’engageant en Irak en 2003, 57% des personnes répondent par l’affirmative, soit sensiblement le même pourcentage que celui constaté en avril dernier.

 

Ce sondage est rendu public alors que le général David Petraeus, le commandant des forces américaines en Irak, soulignait lundi lors de son audition par le Congrès que les renforts américains envoyés en Irak ces derniers mois -quelque 30.000 hommes- étaient en train, selon lui, d’atteindre leurs objectifs militaires "dans une large mesure".

 

Il a également jugé possible un retour au pays de quelque 30.000 hommes d’ici l’été prochain, un retrait jugé "purement symbolique" par le camp démocrate.

 

Pour seulement 36% des Américains interrogés, l’envoi de troupes supplémentaires a aidé à la stabilisation de la situation en Irak.

 

Ce sondage a été réalisé par téléphone du 6 au 9 septembre auprès d’un millier d’adultes et comporte une marge d’erreur de plus ou moins trois points de pourcentage.

 

(Source : Al-Oufok avec les agences de presse- Mardi, 11 septembre 2007)

 



Les brèves
Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

Marc

2-1 Manifestation antiguerre devant la Maison Blanche.

 

Soutenez nos troupes, arrêtez la guerre", et "destituez Bush",

 

Manifestation devant la Maison Blanche pour protester contre la guerre en Irak, demander le retrait des troupes et la destitution du président Bush

 

Les organisateurs ont évalué la participation à 100.000 personnes, mais ce chiffre ne pouvait être confirmé de source indépendante.

 

La foule occupait plusieurs pâtés de maison sur Pennsylvania Avenue.

 

Les manifestants s'étaient réunis à l'appel de plusieurs mouvements, dont la coalition ANSWER,

 

La militante Cindy Sheehan, dont le fils est mort au combat en Irak, et qui avait campé pendant l'été 2005 pendant devant le ranch texan de George W. Bush figurait également parmi les porte-voix de cette manifestation

 

"Aujourd'hui, des milliers de gens répondent à Bush dans les rues de Washington et dans d'autres villes, pour demander l'arrêt immédiat de la guerre en Irak", a déclaré le coordinateur national de l'organisation américaine antiguerre "Answer Coalition", Brian Becker.

 

Sur la pelouse devant le Congrès, certains se sont allongés sous leur pancartes pour représenter les corps de soldats tués en Irak

 

Vêtu de sa veste camouflage de l'armée, Phil Aliff, 21 ans, fait partie des "anciens combattants de l'Irak contre la guerre".

 

"Je suis resté un an à Abou Ghraïb et à Fallujah, jusqu'en juillet 2006. On m'avait dit que notre mission était d'aider à stabiliser le pays. Mais sur place, on ne reconstruisait rien, et on a monté la population contre nous", raconte-t-il.

 

Selon le jeune homme, le rapport du plus haut gradé américain en Irak - le général David Petraeus - paru en début de semaine et qui fait état d'améliorations sur le plan de la sécurité, est "complètement différent de la réalité sur place"..

 

Diane Santoriello, elle, a perdu son fils Niel en Irak le 13 août 2004. "Je suis là pour réclamer au Congrès qu'il arrête de financer ce conflit. Je suis terrifiée à l'idée qu'on puisse commencer une autre guerre contre l'Iran", dit-elle, brandissant avec force une photo de son fils. "Ils me l'ont tué. Il avait 25 ans", s'étrangle-t-elle.

 

."Nous occupons un peuple qui ne veut pas de nous là-bas", a expliqué Justin Cliburn, un vétéran âgé de 25 ans. "Nous sommes ici pour démontrer qu'il n'y a pas seulement un groupe de vieux hippies des années 1960 pour protester contre la guerre".

 

Les démocrates, majoritaires au Congrès, étaient également critiqués pour leur "inaction" face à la guerre.

 

"Les démocrates m'ont déçu. Ils n'ont pas fait assez pour arrêter le financement du conflit", estime Richard Gold, 62 ans, venu de l'Etat de Pennsylvanie (nord-est) pour manifester son mécontentement.

 

Il fait malgré tout campagne pour Barack Obama, l'un des favoris démocrates dans la course à la Maison Blanche en 2008, dont il arbore le badge.

 

"Je pense qu'il est le seul à parler d'une voix claire dans ce pays", dit-il du sénateur noir de l'Illinois (nord), qui a demandé mercredi un retrait total des troupes américaines d'Irak d'ici à fin 2008.

 

"Je suis assez vieux pour me souvenir de la guerre du Vietnam et du fait qu'on a pas retiré nos troupes à temps. Il faut tirer des leçons du passé", conclut M. Gold.

 

Des télévisions américaines ont diffusé des images d'échauffourées entre manifestants et force de l'ordre.

 

Selon les organisateurs de la manifestation, 197 personnes ont été arrêtées, dont des dizaines de vétérans et d'activistes, alors qu'elles franchissaient des cordons policiers. Les forces de l'ordre ont par ailleurs utilisé des bombes lacrymogènes afin de disperser la foule, selon la même source.

 

(Source : AFP / 16 septembre 2007

 

& AP)


2-2 Etats-Unis: un budget de 648 milliards pour la défense.

 

02-09

 

Le Sénat américain a voté un budget de 648 milliards de dollars (756 milliards de francs) pour la guerre dont 150 milliards pour financer les guerres en Irak et en Afghanistan.

 

Ce budget pour l'année fiscale 2008 est le plus important consacré par les Etats-Unis depuis six ans.

 

L'estimation budgétaire initiale de l'administration Bush pour financer les guerres en Irak et en Afghanistan s'élevait en février à 141,7 milliards de dollars, auxquels s'est ajoutée une première demande de rallonge de 5,3 milliards, pour des véhicules blindés résistant aux mines.

 

L'administration Bush avait aussi requis une rallonge supplémentaire d'environ 42 milliards pour porter à près de 190 milliards le financement des guerres en Irak et en Afghanistan.

 

 (ats 07:24)

 


2-3 Encore dix années de guerre en Irak .

 

 

Les responsables démocrates ont critiqué avec virulence la stratégie US en Irak, estimant qu'elle augurait d'encore dix années de guerre et ont insisté sur un retrait militaire rapide.

 

"J'ai l'impression que le général Petraeus présente un plan pour une présence américaine forte d'au moins dix ans en Irak", a dit Nancy Pelosi, la présidente de la chambre basse du Parlement américain.

 

Le président Bush dévoilera ses intentions à la nation sur une éventuelle réduction des effectifs américains en Irak jeudi dans une allocution télévisée.

 

"Nous devrions mettre un terme à l'envoi de renforts et commencer à faire rentrer les troupes", avait déclaré de son côté l'influent sénateur démocrate Joseph Biden, président de la commission des Affaires étrangères, au début d'une audition de près de cinq heures.

 

S'adressant à l'ambassadeur américain à Bagdad Ryan Crocker, qui a indiqué que les progrès ne seraient pas rapides en Irak, le sénateur Biden a demandé: "En termes non diplomatiques, qu'est-ce que cela veut dire? Devrions-nous dire au peuple américain que nous serons encore là, en grand nombre dans trois, quatre, cinq, six, sept, dix ans?"

 

Le sénateur Barack Obama, un des favoris démocrates dans la course à la Maison Blanche en 2008 a estimé que la guerre en Irak "continue d'être une erreur désastreuse de politique étrangère".

 

"Nous avons placé la barre tellement bas que tout progrès minime est considéré comme un succès. Et ce n'est pas le cas", a-t-il dit.

 

"Je vous demande d'enlever vos lunettes roses", a lancé la sénatrice démocrate Barbara Boxer au général Petraeus. "Nous envoyons nos soldats là où on n'en veut pas, sans aucune fin en vue, au milieu d'une guerre civile, au milieu de la mère de toutes les erreurs", a-t-elle ajouté.

 

"Ma responsabilité n'est pas de présenter une belle image, mais de donner une image exacte" de la situation, a rétorqué le général Petraeus.

 

Lundi, lors d'une audition à la Chambre des représentants, l'officier avait estimé que les 30.000 soldats envoyés en renfort en Irak en 2007 pourraient rentrer d'ici l'été 2008 mais avait mis en garde contre un retrait substantiel trop rapide qui aurait, selon lui, des conséquences "catastrophiques". Mardi, il a reconnu que les Etats-Unis auraient du mal, quelle que soit la situation sur le terrain, à maintenir l'an prochain les renforts.

 

Lors d'une audition devant la commission des forces armées du Sénat dans l'après-midi, le sénateur démocrate Carl Levin a rejeté le constat du général Petraeus, estimant qu'il s'agissait du dernier exemple d'une "litanie d'illusions" sur l'Irak propagée par l'administration Bush.

 

Source : Marie SANZ AFP


2-4 Le gouvernement irakien se félicite du plan Petraeus.

 

 

Le gouvernement irakien a salué le rapport du général David Petraeus, qui prévoit une réduction graduelle des forces américaines d’occupation dans le pays, soulignant que l’Irak continuait d’avoir besoin d’elles tant que les Irakiens ne seront pas en mesure d’assurer la sécurité par eux-mêmes.(...)

 

Mouwaffak al-Rubaie, conseiller à la sécurité nationale, a jugé que le rapport Petraeus faisait preuve de "transparence dans l’évaluation de la situation" et a remercié Washington et ses partenaires de la coalition d’avoir "ouvert la voie pour obtenir la victoire et la sécurité pour les Irakiens".

 

Notant que le pays comptait actuellement 500.000 soldats et policiers "très entraînés", il a ajouté : "nous espérons que dans un avenir proche nous ayons moins besoin que les forces de la coalition mènent des opérations directes". Il a estimé qu’aujourd’hui, "sept des 18 provinces d’Irak étaient sûres".

 

"Nous avons encore des obstacles et défis énormes qui peuvent ramener à zéro notre victoire et nous enfoncer dans l’obscurité du passé", a-t-il conclu…

 

 (Source : Al-Oufok avec les agences de presse- Mardi, 11 septembre 2007

 


2-5 Le général Peter Pace reconnait qu'il avait commis des erreurs stratégiques mais ... qu'il pensait toujours que la décision d'envahir le'Irak était la bonne.Le général Peter Pace, chef d'Etat major américain, a reconnu vendredi qu'il avait commis des erreurs stratégiques dans les phases initiales de la guerre en Irak, mais affirmé qu'il pensait toujours que la décision d'envahir le pays était la bonne.

 

Le général Pace, qui doit prochainement quitter son poste après avoir été un des principaux architectes de l'invasion de l'Irak, a déclaré lors d'un point de presse au Pentagone qu'il avait surestimé la capacité de l'armée irakienne à rester soudée et disponible dans le sillage de l'arrivée des troupes étrangères, et qu'il avait par conséquent sous-estimé le nombre de soldats américains qui serait nécessaire pour gagner la guerre.

 

"Une des erreurs que j'ai faites dans mes hypothèses en allant (en Irak) est que le peuple irakien et l'armée irakienne salueraient la libération, que l'armée irakienne, en ayant la possibilité, resterait unie pour le peuple irakien et serait disponible pour servir la nouvelle nation", a déclaré le général, qui quittera ses fonctions le 1er octobre prochain.

 

"Si j'avais su que l'armée irakienne n'allait pas être disponible, alors j'aurais sans doute fait des recommandations différentes" sur la taille des effectifs, a-t-il rajouté lors de cette conférence de presse qui se déroulait en compagnie du secrétaire à la Défense Robert Gates, et qui représente un des bilans personnels les plus approfondis de son mandat.

 

Le général Pace, âgé de 61 ans, premier Marine à prendre la tête de l'armée américaine, est à son tour devenu une victime politique de cette guerre de plus en plus impopulaire dans l'opinion publique américaine. M. Gates avait eu plus tôt cette année l'intention de le reconduire dans ses fonctions, mais a changé d'avis en juin, déclarant que la confirmation de sa nomination aurait été une affaire compliquée, ce qui aurait nui aux intérêts des Etats-Unis.

 

A la question de savoir s'il estimait aujourd'hui que la guerre en Irak était une erreur, le général a clairement répondu par la négative vendredi.

 

"Je suis fier du fait que nous sommes restés debout et nous sommes battus en Afghanistan, et que nous restons debout et nous battons en Irak. Et avons-nous commis des erreurs? Oui. Mais sommes nous sur le bon chemin? Oui", a-t-il estimé.

 

"Cela fournit-il plus de liberté aux Irakiens et aux Afghans, et cela fournit-il plus de liberté pour nous (aux Etats-Unis)? Vous pouvez parier dessus. Plus il y a de gens libres de par le monde, plus notre démocratie est forte et plus notre démocratie est sûre", a conclu le général Pace.

AP


2-6 La guerre ‘contre le terrorisme’ va affecter l’image des Etats-Unis
La guerre ‘contre le terrorisme’ va affecter l’image des États-Unis pour les générations à venir.

 

La guerre en Afghanistan, théâtre cette année de 100 opérations kamikaze, se poursuit.

 

De même que la guerre en Irak. Et maintenant, les prémices d’un troisième conflit commencent à se profiler avec le bras de fer de plus en plus dangereux avec l’Iran.
Il est désormais clair que la décision d’envahir l’Irak n’avait rien à voir avec la lutte contre le terrorisme islamique radical. Et ce dérapage a coûté cher aux États-Unis : officiellement 3 700 morts tombés dans des sables étrangers et 27 000 autres rentrés au pays avec leurs blessures.
Le président George Bush ne croit pas dans les valeurs et les libertés états-uniennes. Ses guerres ont non seulement porté atteinte aux intérêts militaires des États-Unis, mais ont limité les libertés et les valeurs qui faisaient de cette nation un modèle à suivre tout au long de l’histoire. Tel est le véritable prix dramatique payé ces six dernières années.

 

 14-09

 

LOS ANGELES TIMES (QUOTIDIEN ÉTATS-UNIEN)


2-7 Rejet du plan Bush pour l’Irak (à la sauce démocrate US).

 

Bush a annoncé une réduction limitée de 20 à 15 brigades de combat d'ici à juillet 2008, ramenant de fait les effectifs à un niveau proche de ce qu'ils étaient en janvier 2007, avant l'envoi de renforts censés rétablir un pays au bord du chaos.

 

Les démocrates ont accusé Bush de condamner les soldats américains à une guerre "sans fin" en Irak et réfuté les progrès de sa stratégie dans un pays à feu et à sang.

 

Dans leur réponse officielle à l'allocution de Bush, les démocrates ont  décrié "une stratégie faussée qui détourne l'attention ".

 

Le sénateur Reed, lui-même un ancien militaire, a affirmé que le plan de l'administration Bush revient à instaurer "une présence militaire indéfinie et illimitée en Irak".

 

"Une fois de plus, le président a échoué à fournir un plan soit pour en finir avec la guerre, soit à donner une raison convaincante de la continuer", a déploré M. Reed.

 

"Continuons-nous à tenir compte de la position du président selon laquelle tout ce dont a besoin l'Irak, c'est plus de notre temps, plus de notre argent, et la présence indéfinie de 130.000 soldats Américains, exactement le même chiffre qu'il y a neuf mois?", a dit le sénateur Reed.

 

"Ce soir, le président n'a rien annoncé de ce genre", a-t-il relevé, ajoutant qu'une "présence militaire indéfinie et illimitée en Irak n'est pas une option".

 

Pour sa part, le sénateur Barack Obama, candidat à la Maison Blanche en 2008, a indiqué qu'il est "plus que temps de finir une guerre qui n'aurait jamais du commencer".

 

L'influent sénateur Edward Kennedy a relevé que les soldats américains en Irak sont placés "dans la situation impossible de gagner chaque bataille, mais de ne pas être autorisés à gagner la guerre".

 

"Au lieu de cela, a-t-il poursuivi dans un communiqué, la politique du président a transformé nos troupes en otages des leaders irakiens qui n'ont pas encore montré une quelconque volonté de prendre les difficiles décisions qui s'imposent pour mettre fin à une guerre civile".

 

"Il est clair que leBush tente de faire traîner ce processus mois après mois, année après année, pour pouvoir ensuite passer sa politique irakienne au prochain président", a quant à lui affirmé le sénateur Kennedy.

 

Un des chefs démocrates à la Chambre des représentants, Rahm Emanuel, a indiqué que le plan de l'administration Bush "ne représente pas une nouvelle direction dans notre politique en Irak".

 

"A nouveau, le président demande au peuple américain plus de patience, plus de temps et plus de la même chose". "Le pays continue d'attendre que le président s'engage dans une nouvelle direction en Irak et concentre les efforts sur la protection des Américains contre le terrorisme", a-t-il ajouté.

 

 (Source : AFP / 14 septembre 2007)

 

 


2-8 Le Sénat US rejette un nouveau projet de loi anti-guerre.

 

Le Sénat a bloqué la dernière tentative en date des démocrates visant à limiter le nombre de soldats sur le terrain. (cette mesure proposait que les périodes de repos des soldats soient aussi longues que leur présence au combat.)

 

Le Sénat, qui compte 100 membres, a voté à 56 voix contre et 43 pour cette mesure

 

Mais il fallait une majorité qualifiée de 60 voix pour que la loi soit adoptée.

 

Selon ses détracteurs, ce projet de loi, proposé par le sénateur démocrate James Webb, était en fait une tentative déguisée pour limiter le nombre de troupes en Irak.

 

Ses défenseurs, tout en reconnaissant qu'une telle loi aurait eu pour effet de limiter le nombre de soldats sur le terrain, affirmaient qu'il était vital d'alléger la pression sur l'armée américaine.

 

"Nous ne pouvons pas continuer à regarder la guerre et les gens qui combattent et qui meurent en faisant la guerre comme des abstractions, comme des pions, comme des objets", a estimé le républicain Chuck Hagel.

 

Pour d'autres républicains, au contraire, une telle loi aurait constitué une forme de reddition.

 

Elle aurait été "dangereuse", a estimé le sénateur John McCain, candidat républicain à la Maison Blanche en 2008.

 

Un autre républicain, John Warner, a souligné qu'une telle mesure aurait interféré avec le redéploiement progressif des effectifs annoncé la semaine dernière par le président Bush.

 

(Source : ats / 20 septembre 2007)

 

 


2-9 "Elle a changé": Rudy Giuliani attaque Hillary Clinton sur l'Irak.

 

 

Rudy Giuliani attaque la favorite démocrate Hillary Clinton. Il fustige sa position sur la guerre en Irak dans un spot de campagne au vitriol intitulé: "elle a changé".

 

Une video postée sur le site de campagne de l'ex-maire de New York montre Hillary Rodham Clinton en 2002, l'air grave, votant pour l'entrée en guerre des Etats-Unis en Irak.

 

"Si nous n'y prenons garde, déclare à l'époque la sénatrice de New York, Saddam Hussein continuera à augmenter sa capacité de lancer des attaques chimiques et biologiques et essayera de développer des armes nucléaires".

 

"Il a aussi donné assistance et refuge aux terroristes, dont des membres d'Al-Qaïda" continue-t-elle avant d'annoncer: "c'est avec conviction que je soutiens cette résolution (d'entrée en guerre) comme étant dans le meilleur intérêt de la nation".

 

Sur fond musical, un narrateur intervient: "Mais maintenant qu'elle est candidate à la présidence, Hillary Clinton a changé sa position et a même rejoint les rangs du groupe extrémiste MoveOn.org en attaquant le général Petraeus dans une publicité venimeuse dans le New York Times".

 

On entend ensuite la candidate démocrate asséner au général, le plus haut gradé américain en Irak, qui a témoigné cette semaine au Congrès, que son rapport sur l'Irak ne peut que susciter "l'incrédulité".  "Elle qualifiait le général d'expert il n'y a pas si longtemps, maintenant elle remet en question son honnêteté", poursuit le narrateur.

 

"Qui l'Amérique doit-elle écouter...un soldat couvert de médailles déterminé à défendre l'Amérique ou une Hillary Clinton déterminée à défendre MoveOn.org?" s'interroge l'ex-maire.

 

Dans une publicité dans le quotidien new-yorkais, le mouvement antiguerre MoveOn.org pose une question en forme de jeu de mots sur le commandant des forces américaines en Irak: "General Petraeus or General Betray us" (le général nous trahit).

 

(Source : ats / 15 septembre 2007 )


2-10 La CIA aurait supprimé le "supplice de la baignoire".

La CIA a interdit une technique d'interrogatoire appelée le "supplice de la baignoire", affirme la chaîne de télévision américaine ABC News. Il s'agit d'un simulacre d'exécution par noyade.

 

Les organisations des droits de l'homme et d'influents responsables américains, dont le sénateur républicain John McCain, qualifient le supplice de la baignoire de "torture" car elle s'apparente à un "simulacre d'exécution"."Le supplice de la baignoire est une forme de torture. Je suis convaincu que (sa suppression) va non seulement nous aider dans nos techniques d'interrogatoire mais aussi nous aider (à améliorer) notre image dans le monde",

 

Le directeur de la CIA , Michael Hayden, a interdit le "supplice de la baignoire" et a obtenu l'accord de la Maison Blanche pour supprimer cette pratique de la liste des techniques d'interrogation autorisées par l'administration Bush en 2002, après le 11-Septembre, selon la chaîne qui cite des sources ayant requis l'anonymat.

 

Cette technique a(urait) été supprimée l'année dernière mais cette décision n'avait pas été rendue publique, selon ABC News.

 

 (Source : ats / 15 septembre 2007)

 

 

 


2-11 Les Etats-Unis "violent" la souveraineté irakienne.

L'arrestation récente de Farhadi, Iranien, viole la souveraineté du ‘gouvernement’ de Bagdad et est un exemple des "erreurs" commises par les Etats-Unis dans ce pays, a estimé samedi l'ambassadeur iranien à Bagdad, Hassan Kazemi Qomi.

 

M. Farhadi, était un officiel responsable du développement du commerce transfrontalier et, il faisait partie d'une délégation commerciale de la province de Kermanshah, dans l'ouest de l'Iran, frontalière du nord de l'Irak signale Hassan Kazemi Qomi..

 

"Le gouvernement irakien a exigé (sa) libération", a souligné le diplomate.

 

"Le gouvernement irakien leur a expliqué (aux USA) que c'était contre les intérêts de l'Irak et des voisins de l'Irak", a encore souligné l'ambassadeur.

 

"Les autorités irakienne ne croient pas les accusations américaines", a encore assuré M. Kazemi Qomi, interrogé sur les mises en cause répétées des Etats-Unis sur une implication iranienne dans le soutien à des groupes armés en Irak.

 

"Combien d'Iraniens sont en prisons en Irak sous l'accusation de terrorisme?", a-t-il demandé. "Et combien de ressortissants de pays présentés comme les amis des Etats-Unis sont en prison?"

 

Selon les chiffres américains et irakiens, la majorité des étrangers arrêtés proviennent d'Arabie Saoudite, de Jordanie, d'Egypte, du Yémen, du Liban et de Syrie.

 

Hassan Kazemi Qomi.a également considéré que la frontière de l'Irak avec l'Iran était "la plus sûre", et que l'occupation américaine

 

"L'Irak est un pays occupé et l'occupation a apporté la résistance en Irak", a conclu le diplomate. (Source : AFP / 22 -09)

 

 


2-12 Un général US nommé à l'un des principaux postes de commandement de l'OTAN.

 

Bush a désigné un général du Corps des Marines pour prendre la tête du Commandement de transformation de l'Alliance (ACT) de l'OTAN, situé à Norfolk, dans l'Etat de Virginie (est), a indiqué mardi le Pentagone dans un communiqué.

 

L'OTAN a accepté la nomination du général James Mattis, qui dirige actuellement la 1ère force expéditionnaire des Marines et assume la responsabilité des troupes de Marines basées en Irak et en Afghanistan.

 

Depuis la réforme de la structure de commandement militaire de l'Alliance atlantique en 2003, l'OTAN dispose de deux "commandements stratégiques".

 

L'un, appelé "Commandement allié des opérations" (ACO), est chargé de toutes les opérations militaires. Il est basé à Mons, en Belgique, où se trouvait auparavant le siège du Commandement suprême des forces alliées en Europe (Shape).

 

L'autre commandement, chargé de la modernisation de l'outil militaire de l'Alliance et baptisé "Commandement suprême allié Transformation" (ACT), est basé à Norfolk, en lieu et place de l'ancien commandement suprême chargé de l'Atlantique nord (Saclant).

 

(Source : AFP / 11 septembre 2007)


2-13 Pas de calendrier de retrait des forces américaines en Irak.
Les sénateurs démocrates ne sont pas parvenus vendredi à imposer un calendrier de retrait des forces américaines présentes en Irak.

 

Le plan proposé Carl Levin, sénateur du Michigan, qui prévoyait d'évacuer la plupart des soldats américains dans les neuf mois suivant la promulgation du projet de loi, n'a obtenu que 47 voix contre 47, alors qu'il en aurait fallu 60 pour que le texte soit adopté.

 

Cet échec est le dernier d'une longue série de défaites essuyées par les démocrates cette semaine sur la guerre en Irak.

 

Jeudi, c'est une proposition visant à réduire le financement de la guerre qui avait été rejetée, de même qu'une proposition visant à garantir aux soldats des permissions plus longues entre deux rotations.

 

Les démocrates espéraient pouvoir compter sur le soutien de davantage de sénateurs républicains pour remporter le bras de fer qui les oppose au président George Bush et pour fixer un calendrier de retrait.

 

Avant le vote de vendredi, Lindsey Graham, sénateur républicain de Caroline du Sud, avait déclaré qu'un retrait des troupes dans un délai de neuf mois irait à l'encontre des recommandations de Petraeus qui préconise un retrait limité, tout en maintenant 130.000 hommes en Irak.

 

Seul membre du Sénat à avoir servi en Irak en qualité de réserviste, Graham a qualifié de "précédent dangereux" toute remise en cause "d'une stratégie qui s'avère payante".

 

Pour Jack Reed, sénateur démocrate de l'Etat de Rhode Island, et co-rédacteur de la proposition de Levin, le simple fait que Petraeus accepte un retrait, même partiel, montre que le militaire s'est fait à l'idée d'une évacuation.

 

Reed a appelé les sénateurs à affronter la réalité: "Le soutien des Américain envers une politique que le peuple pense être une tromperie, qui plus est, mal exécutée, est en constante diminution."

 

Même si les propositions de compromis formulées par les modérés des deux bords se multiplient, aucun dénominateur commun n'a été trouvé.

 

Source : Susan Cornwell Reuters

 

21-09

 

 


2-14 Les grandes puissances, bailleurs de fonds et voisins de l'Irak discutent samedi à New York des moyens de … ? ...reconstruire le pays.

 

La rencontre, prélude à l'Assemblée générale annuelle de l'ONU la semaine prochaine, vise à poursuivre sur la lancée d'une précédente conférence internationale sur l'Irak, tenue en mai à Charm el-Cheikh (Egypte).

 

Elle doit réunir, dans l'après-midi, une vingtaine de pays au niveau ministériel, dont les cinq "Grands" (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie), et huit voisins de l'Irak, sous la présidence du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, et du Premier ministre irakien, Nouri al-Maliki.

 

La réunion doit d'abord traiter des moyens de concrétiser la décision de donner un rôle accru à l'ONU en Irak, prise par le Conseil de sécurité en août dans sa résolution 1770.

 

Dès sa prise de fonctions en janvier, M. Ban avait manifesté le désir d'impliquer davantage l'ONU en Irak, à l'insistance de Washington. "Les Etats-Unis veulent voir davantage de responsables de l'ONU sur le terrain à Bagdad", a déclaré vendredi Kristen Silverberg, secrétaire d'Etat adjointe pour les organisations internationales, laissant entendre pour bientôt "un accroissement significatif".

 

Selon la résolution 1770, l'ONU doit, "si les circonstances le permettent", apporter "conseil, soutien et assistance" au gouvernement irakien dans de nombreux domaines: politique, électoral, constitutionnel, juridique, économique, diplomatique, humanitaire, droits de l'Homme et retour des réfugiés.

 

M. Ban a expliqué que le nouveau bureau onusien à Bagdad servirait notamment à stimuler le dialogue entre les pays de la région et la communauté internationale sur les moyens d'aider l'Irak. La "stabilité (de l'Irak) est notre souci commun", a-t-il souligné.

 

Les détails sur l'établissement du nouveau bureau seront évoqués lors d'une réunion ministérielle en Turquie, en octobre. M. Ban a rajouté qu'un autre bureau pourrait voir le jour dans la ville de Basra (sud) et que celui d'Irbil (nord) pourrait être agrandi.

 

La conférence doit ensuite tenter de faire avancer le Contrat international d'objectifs pour l'Irak (ICI). De hauts responsables de plus de 50 pays et organisations avaient adopté en mai à Charm el-Cheikh cette initiative quinquennale lancée en juillet 2006 par Bagdad et les Nations unies, avec le soutien de la Banque mondiale, pour renforcer la sécurité et redresser l'économie en Irak.

 

Source : (AFP – 22-09 & AP)


2-15 Un nouveau ministre de la Justice  : Michael B. Mukasey.

 

Bush a annoncé lundi la nomination comme nouveau ministre de la Justice de Michael B. Mukasey un homme a priori consensuel pour redresser un ministère essentiel mais é

N° 299-Journal d'Irak au jour le jour 02-10 1er

N° 299-Journal d'Irak au jour le jour 02-10 FIN