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12/01/2011

n°3 - Journal de Côte d’Ivoire - 12-01 - Début - Minuit moins cinq en Côte d’Ivoire.

n°3 - Journal de Côte d’Ivoire - 12-01 - Début - Minuit moins cinq en Côte d’Ivoire.


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre


       Journal de Côte d’Ivoire  

n°3                              12-01

    Par C.Debroeder &  M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blog : 

http://www.dhblogs.be/categories/International.html

http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Tiré à part :

Toussaint Alain : Minuit moins cinq en Côte d’Ivoire.

Communiqué de la Ligue Panafricaine du Congo-UMOJA (LPC-U)

Côte d`Ivoire : l`indignation sélective de la communauté internationale.

1 Politique

Amar Djerrad: Élections controversées en Côte d’Ivoire: Entre l’ultimatum, la ténacité et le recompte des voix.

Deux avocats de Gbagbo proposent le recomptage des voix.

 Suite

Politique internationale

Voisins & Occident  

Benin : Côte d'Ivoire : les solutions viendront du peuple ivoirien lui-même.  

3 Les brèves

3-1 Côte d'Ivoire: les ambassadeurs de Grande-Bretagne et du Canada renvoyés …

3-2 « Les guerres états-uniennes pour piller l’Afrique.

4 Dossier

4-1 Préparation de l’opération ‘’Code d’honneur’’ : Sarkozy a programmé des massacres à Abidjan.

4-2 Convergence des luttes : Côte d’Ivoire : la France pyromane ne doit pas jouer au pompier.

Fin

5 Analyse

5-1 T. B. Azoguenoo: Opinion d'un Africain sur la crise actuelle en Côte-d'Ivoire.

5-2 Bwemba-Bong : Opération françafricaine de hold-up électoral en Côte d’Ivoire.

 



Tiré à part :

Toussaint Alain : Minuit moins cinq en Côte d’Ivoire

« S’ils s’engagent dans une aventure militaire, ils perdront ! »
EXTRAIT

afiavimag : Au sujet de la Côte d’Ivoire, vous avez déclaré à Bruxelles : « Le coup d’État a échoué ! ». Qu’entendez-vous par là ?

Toussaint Alain : M. Alassane Ouattara est l’auteur du plus long coup d’État de l’histoire du monde. En septembre 2002, avec une bande armée, il a tenté de renverser le pouvoir du président Gbagbo. Ce coup d’état s’est mué en rébellion armée qui a provoqué la partition entre le nord et le sud du Pays. D’accord de paix en accord de paix, de gouvernement de réconciliation nationale en gouvernement de réconciliation nationale, nous sommes arrivés aux élections présidentielles de 2010. Aujourd’hui, nous estimons que M. Ouattara, par sa posture et son comportement, menace la stabilité de la Côte d’Ivoire déjà précaire et l’ensemble de la sous-région Ouest-africaine. Il faut que l’opinion publique européenne comprenne qu’Alassane Ouattara est loin d’être un démocrate. Il est l’opérateur, le sponsor, le bénéficiaire d’une rébellion armée qui a déjà fait plus de 5000 victimes en Côte d’Ivoire. Il faudra qu’un jour ce Monsieur et ses co-acteurs répondent de leurs crimes devant le tribunaux ivoiriens ou internationaux.

 

La Côte d’Ivoire se prépare-t-elle à affronter une intervention militaire extérieure ?

Je pense qu’il s’agirait d’une initiative totalement suicidaire. Il ne faut pas oublier que la Côte d’Ivoire compte 22 millions d’habitants dont plus de 40 % de ressortissants étrangers, principalement originaires d’Afrique de l’Ouest (Burkina-Faso, Sénégal, Mali, Nigeria, Ghana). S’ils voulaient mettre leurs ressortissants en danger, ces pays africains, qui soutiennent une intervention militaire contre la Côte d’ivoire, ne s’y prendraient pas autrement. Or, il faut choisir la voie de la raison qui est celle de la négociation et de la discussion. La Côte d’ivoire n’a pas engagé une action de belligérance contre ses voisins ou un État étranger. Il s’agit d’un contentieux post-électoral ! S’il fallait faire la guerre à tous les pouvoirs qui se retrouvent dans la même situation que la nôtre, c’est l’Afrique toute entière qui s’embraserait. Le risque d’une guerre déclenchée de l’extérieur n’est pas à exclure, mais nous ne le souhaitons pas.

 

L’ONU, l’UE, la France, les USA, la CEDEAO et le Nigeria se montrent chaque jour plus décidés à recourir à l’option militaire pour « déloger Laurent Gbabgo » ...

S’ils sont décidés, eux, à faire la guerre, nous, nous sommes décidés à faire la paix. Et s’ils s’engagent dans une aventure militaire, ils perdront ! Nous avons aujourd’hui la capacité et les moyens de faire face à ce type de danger. Néanmoins, une aventure militaire aurait de très lourdes conséquences pour tous les acteurs engagés dans un tel processus. C’est l’une des raisons pour lesquelles nous privilégions le dialogue. Par ailleurs, regardons la situation du Nigeria. Ce pays est confronté à de graves troubles intérieurs, des rivalités et affrontements inter-ethniques, des enlèvements de ressortissants européens et américains. Le Nigeria ferait mieux de balayer devant sa porte avant de se lancer dans une aventure guerrière. En conclusion, nous voulons la paix mais si nous sommes contraints à la guerre, nous ne serons pas les perdants ...

 

A la veille d’une éventuelle attaque, la Côte d’Ivoire est-elle soutenue par un ou plusieurs pays dits « émergents » (Chine, Inde, Brésil, etc.) ?

Il suffit d’observer la réunion spéciale portant sur la Côte d’Ivoire qui s’est tenue à la Commission des droits de l’homme à Genève (23 décembre 2010). Et d’examiner ensuite le communiqué final qui en est sorti. Ce qui avait été initialement proposé a été recalé par un certain nombre de pays ... C’est tout ce que je peux vous dire. Aux uns et aux autres d’en tirer les interprétations qui conviennent. J’ajouterais que la Côte d’Ivoire est loin d’être seule, en Afrique de l’Ouest, centrale, du Nord et du Sud comme en Europe, également. Nous comptons aussi des alliés en Amérique latine et en Asie. La Côte d’Ivoire a des partenaires raisonnables qui ne sont pas aveuglés par la haine anti-Gbagbo. Cela fait dix ans que l’instabilité perdure dans notre pays ! Et la « Communauté internationale » n’a jamais songé à une intervention militaire ou même à des sanctions contre la rébellion armée afin de faire cesser la partition territoriale. Aujourd’hui, à la faveur d’un contentieux électoral, il s’agirait d’attaquer notre pays avec des troupes étrangères pour, comme vous dites, « déloger Laurent Gbagbo » ? Il serait temps que les grandes puissances se prennent un peu plus au sérieux ...

 

Le dernier rapport de l’ONU sur les violences commises en Côte d’Ivoire fait état de 173 morts, crimes dont les auteurs seraient principalement les partisans de Laurent Gbagbo ...

Qui veut noyer son chien l’accuse d’avoir la rage ... Je ramène les auteurs de ce rapport à l’ensemble des évènements et violences qui ont eu lieu en Côte d’ Ivoire depuis septembre 2002. Il ne faut pas faire de distinguo entre les morts ; compter les victimes qui seraient le fait d’un camp et oublier celles qui seraient le fait de l’autre camp. Il faut que toutes les violations des droits de l’homme en Côte d’Ivoire soient prises en considération ! Dans cette perspective, ce n’est pas celui qu’on croit qui se retrouvera devant la CPI (Cour Pénale Internationale). M. Ouattara et M. Soro (Premier ministre désigné par Alassane Ouattara, ndlr), les patrons de la rébellion, savent pertinemment qu’ils portent la responsabilité de milliers de crimes dans la zone du Nord qu’ils occupent. S’il y a eu une enquête de l’ONU sur les récents évènements, cela ne peut que nous réjouir. Mais les morts de 2010 ne doivent pas faire oublier ceux des années précédentes. Ceux-ci sont essentiellement le fait d’Alassane Ouattara qui a fait assassiner des milliers de femmes et d’enfants en Côte d’Ivoire ...

 

Vous estimez la Côte d’Ivoire victime d’un « complot international » piloté par la France de Sarkozy. Comment Sarkozy a-t-il pu convaincre Obama, une majorité de dirigeants de l’UE, de l’ONU et de la CEDEAO de se faire « les complices d’un coup d’État » ?

Depuis septembre 2002, date du déclenchement de la rébellion, la France a toujours été à l’initiative de toutes les résolutions concernant la Côte d’Ivoire. Aux Nations-unies, c’est à l’initiative de la France que se tiennent les réunions sur la crise ivoirienne. La France a choisi de soutenir d’autres dirigeants que Laurent Gbagbo. C’est cette logique qui continue, année après année. Aussi longtemps que Gbagbo sera au pouvoir, la France se dressera contre lui. Désormais, par on ne sait quel tour de passe-passe, le pouvoir français est parvenu à embarquer M. Obama dans une aventure guerrière. Il s’agit de protéger des intérêts occidentaux au moment où la Chine, et plus largement l’Asie, fait une percée économique extraordinaire sur le continent africain. Ce qui intéresse la France et les États-Unis, c’est moins la promotion de la démocratie que les ressources pétrolières, minéralogiques de la Côte d’Ivoire et du Golfe de Guinée. Aujourd’hui, pour transporter le pétrole du Golf arabo-persique aux États-Unis, il faut compter trois mois, avec toutes les menaces terroristes qui pèsent sur les tankers. A partir du Golfe de Guinée, le même transport ne prend que trois semaines jusqu’à la Côte Est américaine. Il s’agit d’enjeux géopolitiques et géostratégique. Il y a également la menace d’AQMI (Al-Quaeda Maghreb Islamique) en Afrique du Nord. Compte tenu de cette donnée, les USA ont aussi besoin d’alliés en Afrique de l’Ouest. Mais le président Gbabgo n’a jamais mené d’actions contre les intérêts français et américains. Bien au contraire puisqu’il a permis aux 600 entreprises françaises de renforcer leurs parts de marché sur le territoire ivoirien.

 

Vos adversaires ivoiriens ont jugé nulle et non avenue la proposition de Laurent Gbagbo visant à créer un « comité d’évaluation international » pour sortir de la crise. Quelle carte vous reste-t-il pour rétablir le dialogue avec le parti d’Alassane Ouattara ?

Je sais que la raison finira par l’emporter. M. Ouattara se retrouvera à une table de négociation avec le Président Gbagbo. Parce qu’il faudra qu’on en revienne à la dimension nationale de la crise. On a créé une crise internationale de façon artificielle avec une substitution d’acteurs. Désormais, les premiers concernés doivent se retrouver. Le président Gbagbo et son épouse, M. Ouattara, M. Soro et M. Bédié doivent se retrouver pour discuter. Je pense que nous arriverons à cela dans une dizaine de jours. Parce que la situation de blocage n’arrange personne ! Ni le Président Gbagbo, ni M. Ouattara, ni ses parrains.

 

Revenons au « contentieux post-électoral ». Le Conseil Constitutionnel ivoirien (CC) a constaté des fraudes au Nord du pays et a annulé ces résultats partiels tout en proclamant la victoire de Gbagbo. Or, selon l’article 64 nouveau du Code électoral, en cas de fraudes, le CC doit invalider l’ensemble du scrutin pour le réorganiser. Pourquoi le CC n’a-t-il pas pris cette décision ?

C’est un article parmi d’autres. Le Conseil Constitutionnel, la Constitution et le Code électoral ivoiriens prévoient que le candidat qui souhaite introduire un recours, doit le transmettre au CC. Cette instance doit alors se prononcer dans un délai de un à sept jours. Après l’examen des éventuels recours, le CC proclame les résultats définitifs. Dans les deux textes, il y a plus de 70 articles. Chacun fait donc son marché, s’arrête à l’article qui l’arrange de manière opportuniste et ignore les autres articles. En ce qui concerne le traitement et l’annonce des résultats, le CC est saisi de recours dans les délais. C’est ce qui s’est passé à l’issue du second tour. Lorsque le CC a constaté qu’il y avait 2200 P-V trafiqués, il les a écarté, puis a proclamé les résultats ...

 

La CC avait-t-il le droit d’annuler des résultats partiels ?

Parfaitement ! La même décision a d’ailleurs été prise en France lors de l’élection présidentielle opposant Mme Royal à M. Sarkozy. A l’issue du second tour, il y a eu une ou deux circonscriptions françaises pour lesquels les votes ont été annulés. Annulation qui a conduit à recalculer avant proclamation des résultats. Les règles constitutionnelles sont les mêmes entre les deux Républiques. La différence, c’est que l’irrégularité constatée chez nous ne concerne pas une ou deux circonscription mais se retrouve à l’échelle du département, de la ville et de la Région. Il y a eu industrialisation de la fraude. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle l’opposition a refusé le comptage électronique. Les ordinateurs sont paramétrés : si vous avez, par exemple, plus de votants que d’inscrits dans une circonscription, la machine rejette automatiquement les résultats. Or, sur les P-V litigieux de M. Ouattara, c’est ce type d’anomalies qui a été constatée ... Pour résumer : la fraude est bizarrement concentrée au Nord du pays et profite à M. Ouattara. Ce dernier, qui a pourtant l’habitude de se plaindre, n’a pas introduit de recours au CC. Y compris contre les résultats exprimés au Sud qui lui sont défavorables. Cela signifie au moins une chose : au Sud du pays, (favorable à Laurent Gbagbo, ndlr), le vote s’est déroulé d’une manière globalement satisfaisante.

 

Vos adversaires affirment que M. Ouattara n’est pas l’homme des USA. Si vous deviez donner un exemple du contraire, quel serait-il ?

D’abord, la rébellion a été montée et financée depuis Ouagadougou (Burkina-Faso). La Côte d’Ivoire a été coupée en deux et le nord du pays est contrôlé par le Burkina-Faso, puissance étrangère aussi petite soit-elle qui a soutenu le candidat Ouattara. Entre les deux tours du scrutin, M. Ouattara se rend au Sénégal à la convocation du Président Wade ; c’est une preuve supplémentaire. Le président du Nigeria, Jonathan Goodluck, a financé à hauteur d’un milliard de FCFA la campagne électorale de M. Ouattara. L’agitation, l’excitation de l’ONU, des États-Unis et de la France montre bien qu’Alassane Ouattara est le candidat de l’extérieur. C’est un pantin, un instrument dont ils ont besoin pour s’accaparer la Côte d’Ivoire. Il y a tellement de problèmes plus graves dans le monde que le contentieux post-électoral ivoirien qu’il y a de quoi s’étonner de cette subite agitation. La Somalie, le Soudan, le Liban, Gaza et Israël/Palestine n’ont toujours pas trouvé de solutions mais L’ONU n’a rien d’autre à faire que de s’occuper des problèmes post-électoraux en Côte d’Ivoire ? Cette Institution invente des charniers, crée la psychose, communique autour d’une future guerre civile ... Soyons sérieux : Alassane Ouattara est un agent américain au service d’intérêts étrangers !

 

Au-delà des partis-pris, la crise ivoirienne réactive une question centrale : après le cinquantenaire des indépendances africaines, ce continent est-il réellement libre et indépendant ?

Tout le monde sait qu’aujourd’hui l’Afrique n’est pas libre ... La plupart des pays africains ont à leur tête des dirigeants cornaqués par les capitales occidentales. Ce sont des présidents aux ordres ; leur politique est essentiellement menée dans le but d’appauvrir les africains et d’enrichir les grandes puissances occidentales. Cette question des indépendances est effectivement centrale et ce qui se passe en Côte d’Ivoire, sans doute déterminant pour le futur de l’Afrique. C’est pour cela que nous souhaitons que ce conflit se résolve dans la paix. L’époque des Africains qui vendaient d’autres africains à des puissances négrières ne doit pas se renouveler. Lorsqu’on évoque la possibilité que le Nigeria, aidé de mercenaires burkinabé, sénégalais et togolais, attaque la Côte d’Ivoire pour rétablir je ne sais quel « président élu », on en revient aux souvenirs des temps anciens, de la trahison africaine dans la Traite négrière. Cette lutte pour une véritable indépendance doit s’amplifier et s’intensifier. De manière pacifique, par le débat d’idées et la confrontation des concepts. Kwamé N’Krumah, Patrice Lumumba, Sekou Touré et d’autres n’ont pas vécu et lutté en vain ! Le Président Gbagbo est dans la lignée de ces pères fondateurs de l’Afrique. A la lumière de ce que nous vivons aujourd’hui, nous comprenons mieux ce que l’Occident a appelé « la sagesse de Félix-Houphouët Boigny » (premier Président de la Cote d’Ivoire, décédé en 1993, ndlr). Houphouët était prisonnier du système de la Françafrique. Il avait le choix entre vivre et diriger son pays sans déplaire ou être assassiné et provoquer une guerre civile. Cette « sagesse », c’est d’être soumis et docile. Lorsqu’on ne choisit pas cette option, souhaitée par le maître blanc, on devient un « xénophobe », un « va-t-en guerre » et un « fraudeur d’élections ». Laurent Gbagbo est un patriote et un panafricain authentique qui a choisi la liberté contre l’asservissement. A Abidjan, la France aurait voulu un petit-commis de Paris, au service de ses ambitions. Le Président Gbagbo, lui, est un chef d’État, fût-il d’un pays qui n’a pas voix au chapitre concernant les résolutions prises au Conseil de sécurité des Nations-Unies.

Toussaint Alain
Conseiller UE de Laurent Gbabbo

Propos recueillis par Olivier Mukuna

Source : afiavi

Url de l'article : http://www.michelcollon.info/Minuit...

http://www.michelcollon.info:80/Minuit-moins-cinq-en-Cote-d-Ivoire.html

 

Communiqué de la Ligue Panafricaine du Congo-UMOJA (LPC-U)

Considérant la situation politique actuelle en Côte d’Ivoire, suite au second tour des élections présidentielles ;

Considérant les prises de position de l’ONU, l’Union Européenne (U.E.), des États-Unis d’Amérique, de l’Union Africaine (U.A.), l’U.E.M.O.A et de la C.E.D.E.A.O sur la situation en Côte d’Ivoire ;

Considérant que le refus de la création d’un État fédéral en 1963 a consacré la balkanisation de l’Afrique, et de ce fait l’Afrique est restée une zone d’influences pour les puissances occidentales ;

Considérant que Kwamé Nkrumah nous enseigne : « Il est clair que nous devons trouver une solution africaine à nos problèmes, et que ceci peut seulement être trouvé dans l'unité africaine. Divisés, nous sommes faibles ; unie, l'Afrique peut devenir l'une des plus grandes forces dans le monde …» ;

Considérant qu’un conflit postélectoral, sur notre continent, n’a jamais été réglé par des organisations régionales en décrétant l’usage des armes de guerre ; considérant qu’aucune goutte de sang d’un enfant africain ne doit couler pour la résolution de ce conflit...
 

Nous, Ligue Panafricaine du Congo-Umoja, appelons tous les Africains et tous les peuples épris de paix et de liberté, à se lever contre cette volonté d’hégémonie persistante de l’Occident sur les peuples opprimés.

Nous appelons la jeunesse africaine à la résistance face aux valets locaux et autres ennemis de la Renaissance africaine.

Nous réaffirmons avec force que la crise postélectorale en Côte d’Ivoire doit trouver une solution africaine, par la négociation et qu’aucune goutte de sang d’un enfant africain ne doit couler pour la résoudre. Depuis la nuit des temps, sous l’arbre à palabres ou ailleurs, les Africains ont expérimenté à plusieurs reprises l’art de la négociation.
 

Nous disons « NON » à la vision occidento-centrée, qui veut conduire nos peuples à la guerre, l’occasion étant trop belle pour les marchands de la mort, qui jubilent déjà sur les hyper profits générés par la vente de leurs armes et autres produits de destruction encore à l’essai.
 

Nous appelons toutes les organisations panafricaines à une action collective, concertée et globale pour, non seulement dénoncer cet état de fait, mais aussi prendre des mesures conservatoires pour que ceci soit un dernier épisode d’un système qui n’a que trop longtemps duré.

Thomas Sankara disait : « Il faut proclamer qu'il ne peut y avoir de salut pour nos peuples que si nous tournons radicalement le dos à tous les modèles que tous les charlatans de même acabit ont essayé de nous vendre 40 années durant. Il ne saurait y avoir pour nous de salut en dehors de ce refus là. Pas de développement en dehors de cette rupture là. Il faut ranimer la confiance du peuple en lui-même en lui rappelant qu'il a été grand hier et donc, peut-être aujourd'hui et demain. Fonder l'espoir ».

Fait à Paris, le 02 janvier 2011.
PS :
http://lpcumoja.unblog.fr   

 

Côte d`Ivoire : l`indignation sélective de la communauté internationale.

Le maintien au pouvoir de Laurent Gbagbo ne doit pas pour autant faire oublier d'autres violations de la démocratie qui se déroulent dans l'indifférence générale. Honduras, Afghanistan, Egypte, Irak : Jack Dion met en évidence un « deux poids, deux mesures » flagrant de la communauté internationale, uniquement préoccupée par le dirigeant ivoirien sortant.
Pour débloquer la situation en Côte d’Ivoire, les Etats-Unis ont proposé à Laurent Gbagbo, président autoproclamé, de l’accueillir outre Atlantique, et même de lui confier un poste de professeur. Pourquoi pas ? On espère seulement que dans l’hypothèse où il accepterait cette proposition, le grand ami de certains socialistes français n’aura pas en charge l’enseignement du droit ou de la justice, ce qui serait du plus mauvais effet. On notera également que les Etats-Unis, s’ils étaient vraiment fidèles aux principes qu’ils prétendent défendre aux quatre coins du monde, auraient dû formuler une telle offre à Hamid Karzaï. En effet, le président afghan a été élu à la présidence de la République dans des conditions aussi ubuesques que celles en vigueur en Côte d’Ivoire. Seulement voilà : aussi corrompu soit-il, Hamid Karzaï est un ami de l’Amérique, de l’Otan, et de la « communauté internationale » - celle-là même qui prétend dire le droit en Côte d’Ivoire, mais qui l’oublie en Afghanistan ou ailleurs.

Telle est d’ailleurs la raison pour laquelle Laurent Gbagbo peut se maintenir au pouvoir, malgré l’hostilité (justifiée) de toutes les instances prétendant définir les règles d’une démocratie a minima. A force de jouer avec les principes et de pratiquer la règle du deux poids, deux mesures, on permet à des apprentis sorciers de se transformer en bouc émissaire à moindre frais.

L’exemple afghan n’est pas le seul. Le président élu du Honduras, pays voisin des Etats-Unis, Manuel Zelaya, a été renversé par un putsch en juin 2009, puis expulsé manu militari. D’après les documents révélés par WikiLeaks, l’ambassadeur américain au Honduras parlait lui-même d’un « coup d’Etat » en bonne et due forme. Et que s’est-il passé ? Rien. Les pustchistes sont toujours au gouvernement, et la « communauté internationale » se contente de surveiller Chavez, président du Venezuela voisin. Le nombre de journalistes assassinés pour avoir rappelé que le droit avait été violé au Honduras continue à augmenter, lentement mais sûrement. Mais la « communauté internationale » préfère s’émouvoir du sort de la presse à Cuba. A l’Onu, à l’Union Européenne, à la Maison Blanche, le Honduras n’existe pas. Comment, dans ces conditions, avoir la moindre crédibilité pour faire la leçon à un Gbagbo ?

On pourrait multiplier les exemples de cette hémiplégie contagieuse. Le viol du suffrage universel est intolérable en Côte d’Ivoire, mais il l’est en Egypte, où Moubarak, grand ami des Etats-Unis, fait la loi (électorale) comme bon lui semble. Il l’est également en Irak, pays où il a fallu plusieurs mois de négociations pour former un gouvernement issu d’élections qui feraient passer Abidjan pour un havre de démocratie. Mais comme ce sont les émissaires américains qui ont constitué l’équipe gouvernementale, dont les principaux membres sont arrivés dans les fourgons de l’armée d’occupation, la « communauté internationale » brille par son silence.

Ladite « communauté internationale » n’est pas plus loquace avec les frasques d’un Berlusconi en Italie, qui ferait passer Chavez pour un prix Nobel de la paix, ou d’un Viktor Orban en Hongrie, qui est un mixte des deux à lui tout seul. Que le nouveau pouvoir hongrois redécouvre la censure pour délit d’opinion, cela ne semble émouvoir personne. La Hongrie, nonobstant ses étranges mœurs, est même devenue présidente du Conseil de l’Union Européenne. Va-t-on demander à Viktor Orban d’aller rappeler les principes démocratiques à Laurent Gbagbo ?
Où l’on voit que le président autoproclamé de Côte d’Ivoire peut compter sur ses ennemis de l’extérieur pour soigner sa popularité à l’intérieur, quitte à pousser son pays vers l’abime.

5 janvier

Marianne2.fr -

http://news.abidjan.net/h/386060.html



Politique

Amar Djerrad : Élections controversées en Côte d’Ivoire: Entre l’ultimatum, la ténacité et le recompte des voix.

Jamais des élections en Afrique n’ont subi de telles ingérences que celles de Côte d’Ivoire qui ont opposé Laurent Gbagbo, le président sortant, et Alassane Ouattara. Surtout de la part de la France dont le jugement ne peut être que suivi en vertu d’un principe tacite, partagé, relatif à l’attitude à prendre envers les ex-colonies.   
Aussi, leur faut-ils des dirigeants obéissants au risque de les évincer par la force s’il le faut. Dès lors, ils est tout fait pour s’ingérer, dans les affaires des pays récalcitrants, en soutenant à l’occasion l’opposition pour prendre le pouvoir; refaire si nécessaire le même scénario si celle-ci n’entre pas ‘dans leur rang’.  
Sur la Côte d’Ivoire, Sarkozy s’autorise une affligeante ingérence en donnant un ultimatum à L. Gbagbo de céder le pouvoir «avant la fin de la semaine».  
Logiquement, qui de Ouattara annoncé «vainqueur» par la commission électorale indépendante ou de Gbagbo déclaré président par le Conseil Constitutionnel, doit être légalement Président de Côte d'Ivoire si l’on veut respecter la légalité?  
Si changement il doit y avoir il ne doit venir que des ivoiriens. Ils sont les seuls à voir mieux ce qui les arrange sans se laisser guider par un Occidentdont les travers à se mêler des affaires des autres mènent au désordre et aux divisions.  

Une franco-ivoirienne résidente à Abidjan donne cette réponse à une question sur les réactions aux «commentaires» «…Ils sont très mal perçus. Ce n'est pas aux États-Unis et à la France de … se prononcer sur notre constitution…ce qu’[ils] ignorent, c'est que Gbabgo est soutenu par la population…» Gbagbo dénonce un «complot Franco-Américain» tout en mettant en garde contre un risque de guerre civile en cas de coup de force. Il révèle lors d’une interview le rôle des ambassadeurs de France et des États-Unis

«…Ils sont allés chercher le président de la Commission électorale... pour le conduire à l'hôtel du Golf QG de mon adversaire. Là-bas…on apprend…que mon adversaire est élu…Il y a un complot qui vise à installer Ouattara au pouvoir…». A propos de la Cédéao est la menace d’utilisation de la force, Gbagbo répond «Regardez un peu où ça se passe[élections] plus ou moins bien, ou plus ou moins mal, où il n'y a pas d'élection du tout…Si on devait aller en guerre dans tous ces cas-là, je crois que l'Afrique serait perpétuellement en guerre…Ici, nous avons des lois et une Constitution…Et selon cette Constitution, c'est moi qui suis élu président…». Il poursuit
«Quand j'ai été attaqué en 2002, nous n'avons vu ni la France, ni les États-Unis, ni la Cédéao prendre la moindre sanction. Les agresseurs…étaient connus… Aujourd'hui ils retrouvent tous la parole et ils disent «haro sur Gbagbo»
Quant à A. Ouattara, il a essuyé 2 revers en échouant à mobiliser les foules pour une marche et une grève générale. Lorsque ses partisans ont pris d’assaut l’Ambassade de Côte d’Ivoire à Paris, la France autorise, au même moment, «l’autorité légitime» à nommer un nouvel ambassadeur, suivie de la GB.
Après avoir été économiste FMI, Ouattara occupe différents postes à la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest. PM sous Houphouët-Boigny, il est remplacé pour devenir en 1994 DG adjoint du FMI. Il jouit d'une bonne réputation auprès de grandes institutions financières.
Le 2 décembre 2010 Ouattara est annoncé vainqueurs par la Commission électorale indépendante. Le Conseil constitutionnel proclame, le lendemain, le président sortant réélu en invalidant les résultats dans 7départements du Nord. Les présidents français et américain appellent Gbagbo à se retirer suivis de Catherine Ashton et du SG de l'ONU.   Ouattara, a donné à Gbagbo jusqu'à vendredi 31 décembre minuit pour quitter le pouvoir. Son PM, Guillaume Soro, qui déclare qu’il « n'aurait pas d'ennuis s'il se retirait dans ce délai...sinon [il sera] envisagé d'autres mesures ». l'UE accroît la pression par des sanctions contre 59 de ses proches (y compris des membres du Conseil Constitutionnel)  
Mais L. Gbagbo ne compte «pas céder» en opposant aux ultimatums une fin de non-recevoir. Il dénonce lors d’un discours de vœux à la télévision «une tentative de coup d’Etat sous la bannière de la communauté internationale »
Entre les ultimatums qui expirent et les manifestations reportées, la situation est bloquée. Blé Goudé du haut d’une tribune demande aux jeunes de prendre d’assaut, s’il le faut, «à mains nues» le QG de Ouattara - un Hôtel protégé par ses fidèles et des Casques bleus - qui se justifie, selon lui, par le fait qu’il devient « un lieu où se conçoit le plan de déstabilisation de la Côte d’Ivoire». Au sujet du soutien de Sarkozy, Blé Goudé révèle que c’est parce que le «président français aura besoin du soutien financier de Ouattara pour sa campagne de 2012».  
On reproche à Ouattara (69 ans surnommé ADO) son ascension grâce à l’influence de sa maitresse la française Dominique Nouvian - qu’il a ensuite épousée à Neuilly-sur-Seine, mariage célébré par le maire Nicolas Sarkozy - d’origine sépharade née à Constantine, femme d’affaire, qui a acquis sa puissance dans les milieux du ‘bisness’ sociétés immobilières en Côte d’Ivoire en gérant les propriétés immobilières de Félix Houphouët-Boigny et de Omar Bongo, à Paris, Canne puis au Gabon à Ouagadougou et au Burkina Faso. Elle acquiert, en 1998, les franchises Jacques Dessange aux EU en devenant présidente de la compagnie French Beauty Services à Washington.
Ce cumul d’activité la rendant fortunée, elle se tourne vers «l’humanitaire» en créant la fondation «Children of Africa». Ses détracteurs disent «Qui croirait que les enfants d’Afrique sont la couverture d’un gigantesque système de prédation et de transferts de fonds. Cosa Nostra en a rêvé, Dominique Ouattara l’a fait !»
Mais voilà que deux célèbres personnalités françaises s’y mettent de la partie. Il s’agit de l'ex-ministre des AE françaises Roland Dumas et du ténor du barreau Jacques Vergès que les pros Ouattara traitent de «vieillards, octogénaires, coutumiers des scandales, rejetés par une société française». Ces 2 personnalités qui ont rencontré Gbagbo proposent simplement le «décompte de nouveau de toutes les voix … sous le contrôle international…» et Vergès précise qu’il «ne vois pas qui de bonne foi peut le refuser». Il fait aussi cette significative remarque sur I-Télé «
Qu'est-ce qui autorise le gouvernement français à intervenir dans une querelle électorale en Côte d'Ivoire? Le temps de la colonisation et des juges de paix à compétence étendue est terminé», tandis que Roland Dumas estime qu’il y a « quelques indications pour pouvoir dire que tout le monde n'est pas d'accord dans la communauté internationale. Elle se résume à quelques personnalités qui se mêlent de tout et dont on va examiner le cas»

Jeudi 6 Janvier 2011

Amar Djerrad

http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article02/EkAuFEulAkVUBJHiDj.shtml

 

http://www.alterinfo.net/Elections-controversees-en-Cote-d-Ivoire-Entre-l-ultimatum-la-tenacite-et-le-recompte-des-voix_a53463.html

Deux avocats de Gbagbo proposent le recomptage des voix.

Deux célèbres avocats français Roland Dumas et Jacques Vergès ,recrutés par Laurent Gbagbo, ont proposé dimanche un recomptage des voix du scrutin présidentiel du 28 novembre en Côte d'Ivoire, pour départager le sortant et son rival Alassane Ouattara, qui revendiquent tous deux la victoire.
"Nous sommes pour le décompte de nouveau de toutes les voix, si tout le monde est d'accord, sous le contrôle international", ont déclaré l'ancien ministre socialiste des Affaires étrangères Roland Dumas et Jacques Vergès lors d'une conférence de presse.
"Faisons le décompte, je ne vois pas qui de bonne foi peut le refuser", a lancé Jacques Vergès au terme d'une visite de trois jours à Abidjan où ils ont rencontré à "trois reprises" Laurent Gbagbo.
"Nous avons trouvé quelqu'un de décidé à faire éclater la vérité sur certaines choses et à sortir de cette crise, pas à n'importe quel prix", a ajouté M. Dumas.
Laurent Gbagbo a proposé à plusieurs reprises la mise sur pied d'un "comité d'évaluation" international sur la crise post-électorale, une offre restée pour l'heure sans écho.
Le pays est plongé dans une grave crise depuis que M. Gbagbo a été proclamé réélu par le Conseil constitutionnel, qui a invalidé les résultats de la commission électorale donnant M. Ouattara vainqueur. 
La communauté internationale reconnaît ce dernier comme président légitime et exige le départ du sortant.

03/01/2011

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=168440&language=fr

 

n°3 - Journal de Côte d’Ivoire - 12-01 - Suite- Minuit moins cinq en Côte d’Ivoire.

n°3 - Journal de Côte d’Ivoire - 12-01 - Suite- Minuit moins cinq en Côte d’Ivoire.


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre


       Journal de Côte d’Ivoire  

n°3                              12-01

    Par C.Debroeder &  M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blog : 

http://www.dhblogs.be/categories/International.html

http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

 Politique internationale

Voisins & Occident  

Benin : Côte d'Ivoire : les solutions viendront du peuple ivoirien lui-même.  

3 Les brèves

3-1 Côte d'Ivoire: les ambassadeurs de Grande-Bretagne et du Canada renvoyés …

3-2 « Les guerres états-uniennes pour piller l’Afrique.

4 Dossier

4-1 Préparation de l’opération ‘’Code d’honneur’’ : Sarkozy a programmé des massacres à Abidjan.

4-2 Convergence des luttes : Côte d’Ivoire : la France pyromane ne doit pas jouer au pompier.

 



2 Politique internationale

Voisins & Occident  

Benin : Côte d'Ivoire : les solutions viendront du peuple ivoirien lui-même.  

Une déclaration du PCB :

Dans une première prise de position en date du 7 décembre 2010 sous le titre "A PROPOS DE LA SITUATION ACTUELLE EN COTE D’IVOIRE", le Parti Communiste du Bénin déclarait :

« Dans le cas de la Côte-d’Ivoire 2010, les Français avaient fait leur choix avant le scrutin et c’était OUATTARA et ils ont mis et mettent tout en œuvre pour qu’il triomphe et accède au palais présidentiel pour servir leurs intérêts. Toute la « communauté internationale » est mobilisée à cette fin et on a même inventé un concept nouveau : la certification du résultat par l’ONUCI qui se place ainsi au-dessus des instances nationales, comme si la Côte-d’Ivoire était sous protectorat. Il est donc en tout cas inadmissible pour tout patriote et démocrate cette ingérence des puissances étrangères en Côte-d’Ivoire qui piétine sa souveraineté, ingérence allant jusqu’à des menaces d’interventions armées.

Quant à GBAGBO, derrière ses discours et airs nationalistes, il a fini de tout brader aux multinationales françaises et autres, n’a plus rien à offrir ; ses manières brutales, tyranniques et de corruption ont fini par lasser nombre de ses partisans de première heure et font de lui un agent usé et moins crédible pour les Français ; il ne peut contenir la rébellion créée par ces mêmes Français et OUATTARA, et il faut que ce dernier prenne les rênes pour éteindre le feu de la guerre allumée par eux-mêmes et stabiliser le pays. GBAGBO est lâché et doit partir. » 

Depuis lors, l’évolution de la situation est grosse de dangers pour le peuple ivoirien et tous les peuples d’Afrique. Chaque camp s’accroche aux résultats qui le proclament vainqueur. Le pays se retrouve avec deux Présidents.

Fort du soutien de la « communauté internationale », OUATTARA se veut le Président légitime et désigne le chef de guerre Guillaume SOR0 comme son Premier Ministre. Pour tenter de briser son isolement dans l’Hôtel du Golf sous la haute protection des forces de l’ONUCI et des forces françaises, OUATTARA et SOR0 ont fait appel au soulèvement populaire avec les forces armées des « Forces Nouvelles » pour prendre d’assaut la Radio Télévision et la Primature. Cet appel qu’il faut bien appeler une insurrection armée a échoué. Il ne pouvait en être autrement, faute de préparation auparavant du peuple à assumer cette insurrection. Après cet échec, les menaces des puissances étrangères sur le camp GBAGBO se font plus pressantes et prennent la forme de sanctions et d’ultimatum.

Mais devant le constat que les sanctions et autres menaces des puissances occidentales (France, Angleterre, Allemagne et Etats-Unis notamment) ne semblent régler la question du pouvoir à leur profit, le camp OUATTARA-SOR0 franchit un seuil des plus dangereux en faisant appel ouvertement à l’intervention de forces étrangères pour s’installer au pouvoir en Côte d’Ivoire. Faire appel à des troupes étrangères à venir agresser son propre pays afin d’accéder au pouvoir est indigne, inadmissible et doit être dénoncé et combattu par tout patriote et démocrate. C’est une ingérence intolérable réprouvée par la morale internationale.

A leur suite, comme si c’était convenu dans un partage des rôles, les puissances occidentales poussent la CEDEAO à prendre la relève et décider le 24 décembre 2010 d’une intervention armée en Côte-d’Ivoire pour y déloger GBAGBO du pouvoir si ce dernier ne cédait aux injonctions que doit lui porter une ultime mission de trois présidents (dont Boni YAYI) représentant la CEDEAO. Ainsi, les puissances occidentales qui ne peuvent intervenir directement s’affairent dans les coulisses pour pousser leurs hommes au pouvoir en Afrique à aller commettre les forfaits qu’ils n’osent pas assumer publiquement. Comme des lâches, elles appellent leurs compatriotes à quitter la Côte d’Ivoire avant d’y mettre le feu sans se soucier du sort des nombreux ressortissants des pays africains.

Mais quelle que soit sa provenance, une intervention étrangère en Côte-d’Ivoire qui n’a agressé aucun pays, est inadmissible. Les interventions armées étrangères pour des "missions civilisatrices", "rétablir la démocratie" ou des "raisons humanitaires" ont fait trop de dégâts de par le monde et notamment en Afrique. On ne peut accepter le renouvellement de tels crimes de droit international sous aucun prétexte. La question de la démocratie en Côte-d’Ivoire, comme dans tout pays, doit et ne peut être durablement réglée que par les peuples de ces pays eux-mêmes.

L’histoire, même récente, a suffisamment montré que les puissances occidentales ne sont pas des philanthropes et que face à leurs intérêts vitaux (énergie, marchés, etc.) elles ne reculent devant aucune forfaiture : manipulations, mensonges, assassinats, crimes de masses. Ainsi, de même que l’on sait aujourd’hui les mensonges pour justifier l’invasion et la guerre par les USA en Irak, de même les raisons et la vérité sur ce qui se passe réellement en Côte-d’Ivoire seront un jour connues. Mais ces expériences donnent suffisamment de leçons aux peuples pour dire NON à toute intervention étrangère, d’où qu’elle vienne, pour soi-disant régler des problèmes, en lieu et place d’un peuple.

C’est pourquoi, le Parti Communiste du Bénin reste convaincu que les solutions à la crise que traverse la société ivoirienne viendront avant tout du peuple ivoirien lui-même. L’appel à l’intervention étrangère pour déloger un Président battu mais qui s’accroche au pouvoir ne serait que l’aboutissement des ingérences politiques et militaires dont la Côte-d’Ivoire est victime, la transformant en protectorat. Il dénonce toute intervention armée étrangère en Côte d’Ivoire et exige le départ de toutes les forces étrangères présentes sur le territoire ivoirien, qu’elles soient officielles (ONU-CI, Licorne, 41ème BIMA) ou officieuses (mercenaires).

Le PCB dit : Troupes étrangères hors de Côte d’Ivoire ! Vive la souveraineté du peuple ivoirien !

  source Taxlaca

 

 


 


 

3 Les brèves

 

Ndlr :  La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme

information

3-1 Côte d'Ivoire: les ambassadeurs de Grande-Bretagne et du Canada renvoyés …

Le gouvernement de Laurent Gbagbo, l'un des deux présidents proclamés de Côte d'Ivoire, a annoncé le renvoi des ambassadeurs de Grande-Bretagne et du Canada, dans un communiqué lu jeudi soir sur la télévision d'Etat RTI.
"Il est mis fin" aux accréditations en Côte d'Ivoire des ambassadeurs britannique Nicholas James Westcott et canadienne Marie-Isabelle Massip, indique le communiqué lu par le porte-parole du gouvernement Ahoua Don Mello.
Ces décisions ont été prises "en application du principe de réciprocité régissant les relations diplomatiques", a-t-il expliqué. 
En réaction, le Canada a refusé jeudi de reconnaître l'expulsion de son ambassadeur en Côte d'Ivoire annoncée par Laurent Gbagbo, en soulignant n'avoir reçu aucune
requête du gouvernement du président Alassane Ouattara à ce sujet.  
Londres avait adopté une position analogue à celle d'Ottawa quelques heures plus tôt, en soulignant que le Royaume-Uni ne reconnaissait que les déclarations faites
par Alassane Ouattara comme président de la Côte d'Ivoire, autrement dit qu'il ignorerait l'annonce faite par le gouvernement de M. Gbagbo à propos de son ambassadeur.  
Rappelons que la Grande-Bretagne et le Canada avaient retiré fin décembre les accréditations des ambassadeurs ivoiriens nommés dans ces pays par Laurent Gbagbo et indiqué qu'ils reconnaîtraient les représentants nommés par son rival Alassane Ouattara, reconnu président par la communauté internationale. 
Le 28 décembre, le gouvernement Gbagbo avait menacé de renvoyer des ambassadeurs de pays qui, à la demande de Ouattara, "entendent mettre fin à la mission" de ses propres représentants.
L'ex-puissance coloniale française, en pointe dans les efforts internationaux pour obtenir le départ de M. Gbagbo du pouvoir, avait indiqué la veille que la procédure d'agrément était en cours pour le nouvel ambassadeur à Paris désigné par M. Ouattara en remplacement de Pierre Kipré, un proche du président sortant.

07/01/2011

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=169035&language=fr


3-2 « Les guerres états-uniennes pour piller l’Afrique.

Les guerres états-uniennes pour piller l’Afrique

L’Administration américaine accorde un intérêt croissant à l’Afrique, qui occupe une place importante dans les plans des grandes entreprises US dans les domaines de l’énergie et de l’industrie alimentaire, constamment à la recherche de matières premières.
La Chine constitue le premier concurrent des Etats-Unis sur le Continent noir. Ses relations avec l’Afrique remontent à un demi-siècle, lorsque Pékin s’efforçait de développer les relations qu’elle avait établies avec les mouvements de libération nationale. Elle a hérité de nombreux liens économiques et commerciaux et de privilèges pétroliers de l’époque de la Guerre froide.
L’Afrique, riche en pétrole, gaz, or, uranium, cacao, café, banane… et disposant d’immenses ressources naturelles, constitue la principale réserve mondiale de matières premières, et représente le marché le plus alléchant des cinquante prochaines années.
A la fin du XXème siècle, les Etats-Unis étaient occupés à liquider les derniers bastions de l’influence française en Afrique. Ils ont provoqué, pour cela, une série de guerres civiles, de conflits ethniques et tribaux et de guerres interétatiques, avec l’aide d’Israël.
La semaine dernière, Washington a intensifié son activité autour du Soudan et de la Côte d’Ivoire et les Nations unies sont l’outil direct des Etats-Unis dans ces deux pays. Les indices montrent qu’une guerre civile dévastatrice est en préparation en Côte d’Ivoire, où tout conflit risque de prendre une connotation communautaire entre le Nord, à majorité musulmane, et le Sud, à majorité chrétienne.
Au Soudan, les derniers préparatifs pour le référendum sur la sécession du Sud s’accompagnent de préparatifs pour l’ouverture d’une ambassade israélienne dans ce nouvel Etat, et de pressions sur le président soudanais Omar Hassan al-Bachir pour obtenir des concessions pétrolières au Nord, sous la menace de l’activation de la Cour pénale internationale contre lui.
Tenter de réduire l’influence de la Chine en Afrique semble une tache difficile à cause de l’étendue de la présence de ce pays dans le continent et la taille de la communauté chinoise, estimée à 5 millions d’hommes d’affaires et d’experts, qui ont pris racines dans les sociétés africaines, ces 20 dernières années. En parallèle à la lutte contre la présence chinoise, l’alliance américano-israélienne tente de faire face à l’influence grandissante de l’Iran, notamment en Afrique de l’Ouest.
La partition du Soudan, le conflit en Côte d’Ivoire, et la poursuite des conflits en Somalie et au Yémen, dans la Corne de l’Afrique, ne sont que le début de décennies de troubles alimentés par les Américains et les Israéliens dans le but de contrôler les ressources pétrolières et minières ainsi que les voies de transport commercial.

« Tendances » n° 11



4 Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

4-1 Préparation de l’opération ‘’Code d’honneur’’ : Sarkozy a programmé des massacres à Abidjan.

Cirrus sur Abidjan!

Des langues se délient au sein de la communauté française vivant à Abidjan. Depuis quelques jours, des Français témoins de ce qui se prépare contre le pouvoir et même contre la personne de Laurent Gbagbo, actuel Chef d’Etat ivoirien, n’ont cessé d’attirer l’attention des autorités en place. Ils ont alors décidé de se confier, « afin que soit mis au grand jour » l’opération expéditive en préparation en Côte d’Ivoire et que le peuple ivoirien en soit informé», avouent-ils, lors des échanges avec eux.

Les révélations et confidences de français vivant à Abidjan
Les témoignages ont été recueillis quelque part à Abidjan, capitale économique ivoirienne et ont été livrés par des Français, vivant en Côte d’Ivoire depuis des années. Ils y ont fait fortune. Ils ont décidé de se confier. « Nous avons décidé d’alerter les autorités ivoiriennes et le monde entier sur ce qui se trame dans l’ombre sur le compte du peuple ivoirien ».

Pour ces ressortissants français, la France est sur le point de mettre à exécution son plan savamment préparé, depuis le premier tour de l’élection présidentielle. Un plan visant d’une part à exécuter des personnes du sillage du chef de l’Etat ivoirien, Laurent Gbagbo et d’autre part, à déclencher une situation de chaos en vue d’extrader celui-ci vers une destination inconnue. Mais ces français, compatriotes de Nicolas Sarkozy, président de la République française s’opposent à un tel projet.
Au nombre de quatre ce jour-là, l’air grave et refusant pour la circonstance tout appel (car ils ont fermé leurs téléphones portables) ces ressortissants français très au fait du « coup spectaculaire », imminent ont confié avoir alerté le pouvoir Laurent Gbagbo, sur la nature du commando présent à Abidjan. «Ils sont dans nos murs. Des unités spéciales de la terreur sont à Abidjan. Le temps presse. Si rien n’est fait, dans les jours qui suivent, la Côte d’Ivoire sera un champ de bataille», laissent-ils attendre. « Nous sommes autant menacés que les Ivoiriens. Il faut réagir vite », estiment-ils avant de livrer quelques indications sur les tueurs en embuscade
« C’est depuis la fin du second tour de la présidentielle en novembre 2010 que nous ne manquons, et cela chaque jour, de dévisager des éléments de plusieurs unités des forces spéciales membres de commandos des missions et autres expéditions, à Abidjan », lancent-ils d’emblée. Et de poursuivre : « Au sein de l’armée française, il existe des sections pour des opérations précises et urgentes. Ce sont des éléments de ces forces spéciales que nous avons identifiés au sein des populations, ici à Abidjan. Ce qui veut dire qu’il y a danger », indiquent ces français qui soulignent être des Ivoiriens dans l’âme.

« Nous avons fouiné et découvert qu’il y a actuellement trois sections du Centre des Opérations Spéciales, le COS. C’est une force de massacre. Ses éléments ne font pas de renseignements, ils tuent. C’est le COS qui a fait le sale boulot en Algérie. Ce sont des grenadiers voltigeurs. C’est une force spécialisée dans les combats urbains. Elles sont composées de 33 éléments par sections des six groupes parlant toutes les ethnies de Côte d’Ivoire.
Nous tenons à faire remarquer que ce sont des éléments spécialisés dans l’infiltration, l’extraction et l’élimination. Nous vous confions que la présence du COS à Abidjan est inquiétante et représente une réelle menace pour les populations. Parce que le COS n’est pas une force conventionnelle », insistent-ils.
« Cette unité spéciale, une idée de De Gaule est très active aujourd’hui. Car il s’agit pour ceux qui la composent de mourir pour le drapeau. Ils ont pour particularité d’apprendre et de parler plusieurs langues. Ceux qui sont actuellement en Côte d’Ivoire parlent parfaitement les ethnies ivoiriennes. Ils sont fondus au sein des populations et vivent actuellement avec elles. Ils se font passer pour des pêcheurs, marins ou des maçons et vivent ou marchent en double. Ils sont pour la plupart des noirs.
Plusieurs d’entre eux qui étaient en Irak ou en Afghanistan ont été sélectionnés pour la mission en Côte d’Ivoire ».
Dans la phase finale de l’exécution de la déstabilisation de la Côte d’Ivoire, confient-ils, le COS sera appuyé par plusieurs autres unités des forces spéciales françaises qui sont trempées dans la chute de plusieurs régimes que Paris ne voyait pas d’un bon oeil: «Il y a actuellement des éléments du 3è Régiment Parachutiste d’Infanterie Marine, le RPIM. Des éléments du 3è Régiment Etranger d’Infanterie, le REI basé en Guyane, ils ont leur quartier à Dakar. Il y a également ici, à Abidjan, le 6è Régiment d’Etranger du Génie, le REG. Ses éléments sont spécialisés dans la destruction et la reconstruction ; ils sont basés à Rouen en France »..
«Assassinats de français programmés… »
La Côte d’Ivoire a été déclarée zone 3 : « C’est-à-dire que ce pays a été déclaré zone en attente d’attaque. Deux croisières et des porte-avions sont en route pour la Côte d’Ivoire. Depuis une semaine nos parents présents au sein des forces spéciales nous recommandent de quitter la Côte d’Ivoire pour le Ghana », indiquent ces français et de poursuivre : «Toutes ces forces spéciales ont décidé de procéder par des intimidations.
Puis pousseront à des embuscades aux forces onusiennes, ce qu’ils ont déjà entrepris avec des provocations des casques bleus. C’est déjà constaté dans les différentes villes. Il faudra être très vigilants… Ils veulent commettre des assassinats contre des ressortissants français pour faire porter le chapeau aux forces de défense ivoiriennes. Or, tuer un français c’est déclarer la guerre à la France. Le COS utilise actuellement les renseignements de la Licorne qui a partagé Abidjan en 10 zones de combats et de rapatriement des ressortissants français ».
Toujours selon ces français, un avion américain, ‘’Apach Hawack’’, un bombardier serait depuis plusieurs jours positionné au-dessus de la Côte d’Ivoire. Avec pour mission de localiser les positions des soldats ivoiriens ou des manifestants qui iraient contre des intérêts français. « Lors de l’attaque, il projettera des bombes en papier comme cela s’est passé au Kossovo, dans les Balkans.
Grâce aux marquages par des transpondeurs et compteurs que les éléments des forces spéciales continuent de poser à travers la ville d’Abidjan. Ces bombes provoquent une onde de choc dans un cercle de 2 kilomètres qui fait tomber tout humain dans un étourdissement qui dure au moins cinq minutes. Mais, pour que lavictime retrouve toute sa lucidité, il lui faudra au moins trois à quatre jours », révèlent-ils
Au sortir de ce tourbillon chaotique, poursuivent ces français, « avec une attaque rapide prévue, ces forces spéciales envoyées par Sarkozy auront eu le temps de se saisir du Président Laurent Gbagbo pour le conduire hors de la Côte d’Ivoire. Nos sources au sein de ces forces nous rapportent que la destination prévue pour accueillir le chef de l’Etat Laurent Gbagbo est une île entre la Floride aux Etats unis d’Amérique et Bermudes pour accueillir la famille du Président. Pour un exil d’oré…. ». Ce qui pourrait certainement expliquer l’information récurrente de demande d’exile du Président Laurent Gbagbo auprès du Président américain Barack Obama  

«Une liste de 18 personnes à exécuter…»
« Dans leur plan diabolique, il y a une liste de 18 personnes à éliminer dont 5 généraux de l’armée ivoirienne. Il n’est point question d’éliminer physiquement le Président Laurent Gbagbo. Mais, le contraindre à l’exil. Il s’agit plutôt, pour les tueurs de Nicolas Sarkozy, d’éliminer en priorité, Charles Blé Goudé. C’est lui que l’Elysée redoute le plus en Côte d’Ivoire. Il est très populaire et charismatique. Il est perçu par Paris comme celui qui est capable de mettre à mal les actions de terrain des forces en présence. Ceci avec des appels aux soulèvements populaires ». Pour ces français, auteurs de cette attaque en vue, il n’est point question d’échec. « Toutes les chancelleries internationales savent ce qui se prépare. Et elles suivent attentivement la préparation de l’opération », confient-ils.

«Mais nous refusons que cela se passe ainsi. Aujourd’hui tous les français qui ont fait des déclarations pour soutenir la légalité constitutionnelle en Côte d’Ivoire en reconnaissant l’élection de Laurent Gbagbo sont menacés.
Nous nous sentons frères des Ivoiriens », soulignent nos informateurs avant de noter un autre volet spirituel du complot. « Nous savons que ce qui se passe en Côte d’Ivoire est une histoire de confrérie. La Rose Croix, la Franc maçonnerie, le Feu Ardent, le 5è Œil, Couleur pourpre, dont sont membres la plupart des membres de la hiérarchie militaire. Ce sont elles qui veulent décider de ceux qui doivent diriger ici en faisant croire au peuple qu’il est libre de se choisir un président »

« Paris nous traite de rebelles »
Pour ces confidents français, les USA soutiennent Sarkozy parce qu’il leur a fait croire que Laurent Gbagbo a organisé la confiscation du pouvoir, grâce aux preuves qu’auraient fournies les services secrets français avec le soutien de certains services secrets étrangers en Côte d’Ivoire. « C’est pourquoi les Usa soutiennent Alassane Ouattara. Aujourd’hui les ressortissants des pays occidentaux ont progressivement quitté à plus de 90 % la Côte d’Ivoire sur le nombre qu’ils ont été par le passé. Il ne reste en majorité que près de 16.800 français. Et l’Elysée nous traite de rebelles.
A l’heure où nous vous parlons, nous n’avons plus accès aux services de paieries. L’ambassade a bloqué nos comptes.
Les autorités françaises veulent que nous rentrions en France. Or nous refusons de quitter la Côte d’Ivoire. Nous avons reconstruit nos vies passés les évènements de novembre 2004. Sarkozy veut que nous rentrions pour nous reverser l’équivalent de 300.000franc Cfa.
Pourtant, nous gagnons mieux nos vies ici en Côte d’Ivoire parce que nos affaires ont repris depuis belles lurettes. Il faut que la police diplomatique s’active sur la trace des éléments du Centre des Opérations Spéciales. Si elle parvient à mettre la main sur un seul de ses éléments la Côte d’Ivoire évitera les massacres », ont invité ces Français avant de prendre congé de nous. Tout en indiquant être prêts à œuvrer à mettre en état de nuire les forces françaises présentes sur les bords de la lagune Ebrié

Vendredi 7 Janvier 2011

http://www.alterinfo.net/Preparation-de-l-operation-Code-d-honneur-Sarkozy-a-programme-des-massacres-a-Abidjan_a53487.html


4-2 Convergence des luttes : Côte d’Ivoire : la France pyromane ne doit pas jouer au pompier.
L’association Survie rappelle que la France porte une grande responsabilité dans la crise qui secoue la Côte d’Ivoire depuis huit ans. Malgré ce que prétendent l’ONU et les puissances occidentales, les conditions n’étaient pas réunies pour éviter une large fraude, particulièrement au Nord du pays. La seule issue semble désormais l’apaisement entre les deux camps et non l’affirmation de la victoire de l’un sur l’autre. La France doit procéder au retrait de son opération militaire au profit de troupes internationales sous commandement onusien.
Pour la première fois de leur histoire, les citoyens ivoiriens ont voté dans une élection présidentielle véritablement pluraliste et ouverte. Malgré des conditions extrêmement défavorables, la participation fut massive. Mais depuis trois semaines, la Côte d’Ivoire est séquestrée par « deux présidents ». Tandis que l’un, Laurent Gbagbo, se crispe sur son pouvoir, la « communauté internationale » est en passe d’imposer l’autre, Alassane Ouattara, aux Ivoiriens.

Pour cerner l’immense responsabilité de la diplomatie française dans l’impasse que vit actuellement la Côte d’Ivoire, il est nécessaire de poser quelques jalons historiques.

À l’automne 2002, l’Élysée refuse l’application des accords de défense à une Côte d’Ivoire en proie à une rébellion armée approvisionnée par un pays voisin. Au contraire, un cessez-le-feu est imposé, entérinant la partition du pays.

En janvier 2003, lors des accords de Marcoussis, la diplomatie française impose l’entrée des rebelles dans le gouvernement ivoirien. À Abidjan, des manifestants refusent que les portefeuilles de la Défense et de l’Intérieur soient confiés aux rebelles, comme le prévoyait l’exécutif français.

En novembre 2004, un engrenage tourne au drame. Au cours d’une offensive aérienne de l’armée ivoirienne sur les zones rebelles, neuf soldats français de l’opération Licorne et un civil américain trouvent la mort. Craignant un putsch orchestré par l’armée française après qu’elle a détruit l’aviation militaire ivoirienne, des manifestants envahissent certains quartiers d’Abidjan. L’armée française tire sur des manifestants, faisant plus de soixante morts.

Les accords de Pretoria d’avril 2005 calquent la structure de la Commission Électorale Indépendante (CEI) sur le plan de table des négociations de Marcoussis, aboutissant à une surreprésentation des rebelles, assurant aux partis d’opposition une large majorité [1]. Dans la foulée, le Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) est créé à Paris, réconciliant deux anciens ennemis [2], Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara, autour d’un accord électoral destiné à assurer la victoire de l’un des deux sur Laurent Gbagbo. L’Union Européenne impulse, à travers les Nations Unies, un Programme d’Appui aux Processus Électoraux dont la CEI est le principal bénéficiaire. Le descriptif de ce programme [3] laissait déjà augurer un passage en force :

« Pour les prochaines échéances électorales, il est à prévoir que le problème de confiance se posera avec une acuité encore plus grande et exigera le recours à des pouvoirs décisionnels exceptionnels pour contrecarrer l’incapacité d’atteindre des consensus politiques en temps utile. »

Début 2007, depuis Ouagadougou, Michel de Bonnecorse, chef de la cellule africaine de l’Élysée sous Jacques Chirac, annonce que la fin de la rébellion n’est pas un préalable aux élections [4]. Quelques semaines plus tard, Laurent Gbagbo, Guillaume Soro, leader de la rébellion, et Blaise Compaoré, président du Burkina, signent les accords de Ouagadougou : Guillaume Soro devient premier ministre. Fin 2007, un accord complémentaire a pour unique objet de confier à la société française Sagem Sécurité le volet technique de l’élaboration des listes électorales [5].

Ce 2 décembre 2010, le Conseil Constitutionnel ivoirien, essentiellement favorable à Laurent Gbagbo, constate l’expiration du délai imparti à la CEI pour annoncer les résultats provisoires. En effet, la CEI a échoué à trouver un consensus sur l’ampleur d’irrégularités dans le scrutin. Le président de la CEI Youssouf Bakayoko se rend alors au Golf Hôtel, où se trouvent déjà Henri Konan Bédié, Alassane Ouattara, Guillaume Soro, le représentant du secrétaire général de l’ONU et les ambassadeurs français et américain. Ces derniers lui promettent protection jusqu’à l’aéroport, en échange de la proclamation de résultats. Bakayoko annonce la victoire de Alassane Ouattara devant les caméras occidentales. Le lendemain, le Conseil Constitutionnel annonce l’invalidation du scrutin dans sept départements de la zone contrôlée par les rebelles et la victoire de Laurent Gbagbo.

Prétendre organiser une élection satisfaisante sans mettre fin à la partition du pays [6] était absurde. On s’étonne qu’aucune autorité internationale ne l’ait exigé sérieusement. Malgré les énormes moyens mis en œuvre, le scrutin n’a pas offert les garanties brandies par l’ONU.

Croire que l’élection présidentielle sortirait la Côte d’Ivoire de la crise était un leurre. Aucun des candidats du second tour ne sera capable à lui seul de guérir la société ivoirienne de ses plaies. Ni Alassane Ouattara, l’économiste libéral qui a fait carrière dans les grandes institutions financières internationales, l’adepte des privatisations, des coupes dans les budgets sociaux et autres plans d’ajustement structurel, l’ami très apprécié de l’Élysée. Ni Laurent Gbagbo, le socialiste devenu rapidement allié des grands groupes français, le nationaliste souvent - et sans doute volontairement - ambigu.

Il est urgent que les initiatives d’apaisement soient privilégiées [7]. Si la « communauté internationale » a une once de bon sens, c’est dans cette voie qu’elle doit pousser les acteurs de cette crise et non dans le refus de voir la réalité et dans l’illusion qu’on peut imposer une solution de force à un pays divisé. Le risque est de plonger la Côte d’Ivoire dans la violence.

Nous demandons que tout soit fait, à commencer par le retrait de l’opération Licorne au profit d’un renforcement de l’ONUCI, pour la réconciliation des Ivoiriens et non pour assurer la victoire d’un camp sur l’autre, ce qui serait lourd de menaces pour l’avenir de la Côte d’Ivoire.

Notes
[1] Par le jeu des alliances politiques, le président et trois des vice-présidents de la CEI sont favorables à Alassane Ouattara. Le quatrième vice-président est favorable à Laurent Gbagbo.
[2] Au milieu des années 90, la Cellule Universitaire de Recherche et de Diffusion des Idées du Président Henri Konan Bédié promeut l’ivoirité. Cette notion aux forts relents xénophobes fut instrumentalisée pour écarter Alassane Ouattara de la vie politique ivoirienne.
[3] Programmes d’Appui au Processus Électoral CIV-46362 (2006-2007, 58 millions de dollars) et CIV10-57717 (2008-2011, 75 millions de dollars) du Programme des Nations Unies pour le Développement.
[4] « Le but des pays raisonnables est qu’il y ait des élections libres et honnêtes en octobre [2007], ce qui donnera un président légitime qui sera soit élu, soit réélu, et c’est à ce président de mettre un terme à cette crise. »
[5] Le montant du contrat dépasse finalement les 200 millions d’euros. Filiale du groupe Safran, Sagem Sécurité est devenue Morpho.
[6] Les accords de Ouagadougou exigeaient le désarmement des rebelles et le rétablissement de l’État de droit sur tout le territoire. Sur la reconversion de la rébellion dans l’économie de guerre, consulter les rapports du groupe d’experts ad hoc de l’ONU.
[7] Par exemple celle de la Convention de la Société Civile Ivoirienne. En outre, on attend la publication du rapport de la mission de Thabo Mbeki. Ce dernier avait contribué à faire retomber la pression après les événements de novembre 2004.

http://www.convergencedesluttes.fr/index.php?post/2010/12/25/LA-FRANCE-ET-LA-COTE-D-IVOIRE

 


n°3 - Journal de Côte d’Ivoire - 12-01 – Fin - Minuit moins cinq en Côte d’Ivoire.

n°3 - Journal de Côte d’Ivoire - 12-01 – Fin - Minuit moins cinq en Côte d’Ivoire.


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre


       Journal de Côte d’Ivoire  

n°3                              12-01

    Par C.Debroeder &  M.Lemaire



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Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

 5 Analyse

5-1 T. B. Azoguenoo: Opinion d'un Africain sur la crise actuelle en Côte-d'Ivoire.

5-2 Bwemba-Bong : Opération françafricaine de hold-up électoral en Côte d’Ivoire.

 



5 Analyse

5-1 T. B. Azoguenoo : Opinion d'un Africain sur la crise actuelle en Côte-d'Ivoire

Ceux qui s'indignent de la présence de deux présidents en Côte-d'Ivoire ont la mémoire courte. Le Bénin, ancien Dahomey, en avait eu trois à un moment donné: MM. Ahomadegbe, Apithy et Maga. Ces choses sont les résultats de la politique de la France, ancien pays colonisateur, qui a divisé pour régner. Pour la RECOLONISATION elle a inventé la FRANÇAFRIQUE dont le siège social était à Abidjan (Côte-d’Ivoire) sous le règne de Houphouet et Ouattara. Ramener Ouattara au pouvoir relancerait d’une façon inespérée la Françafrique et chasserait la Chine du continent. Malheureusement pour elle, cette fois-ci, une armée africaine lui a échappé, d'où la mobilisation des armées de la CEDEAO.

Mais voilà que plusieurs pays ne veulent pas participer à ce fratricide. Ce n'est pas un secret pour les Africains que c'est la France qui fait et défait les dirigeants africains en les éliminant physiquement quelques fois: Sylvanus Olympio en 1963, parce qu'il voulait sortir de la Zone franc. Ses assassins sont toujours au pouvoir. Le capitaine Thomas Sankara assassiné par son ami Blaise Campaoré, l'actuel président du Burkina Fasso, parce qu'il a voté contre la France dans une affaire de la Nouvelle-Calédonie, et d'autres parce qu'ils ne suivaient pas la politique imposée par la France. M. Balladure,ancien premier ministre et parain de Nicolas Sarkozy n’a-t-il dit que la France doit rester une grande puissance ? Ceci n’est possible qu’en pillant les richesses africaines et en écrasant les pauvres nègres au ventre creux. Beaucoup de sang a coulé en Afrique pour assouvir l’appétit de la France de rester une grande puissance. Biafra, Togo, Gabon, Congo-Brazzaville sont les cas les plus connus.
La résistance de Gbagbo constitue pour plusieurs Africains, une nouvelle page de l'histoire coloniale française en l'Afrique. Toutes les populations africaines qui ont perdu leurs élections par  truquage avec la bénédiction de la France: au Togo, au Bourkina-Fasso, au Gabon, au Congo-Brazzaville et au Congo-Kinshasa, pour ne nommer que celles-là, doivent appuyer et applaudir le courage de Gbagbo. Pas l'homme dont elles ne connaissent pas grande chose, mais son action qui en une de libération de l'Afrique francophone du joug de la France. Ceux qui disent qu'il est proche de Mandela ont bien raison. Qu’il réussisse ou non, il deviendra certainement le BOLIVAR AFRICAIN, celui qui aura mis un frein à la reconquête de l'Afrique par des impérialistes qui ne jurent que par la COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE qui elle, penche toujours du même côté, celui de ceux qui pillent et appauvrissent  l'Afrique et se nourrissent de la misère de ce continent.

T. B. Azoguenoo 

 Mondialisation.ca,

Le 5 janvier 2011


5-2 Bwemba-Bong : Opération françafricaine de hold-up électoral en Côte d’Ivoire

De tous les anciens pays négriers, la France est le seul qui, six siècles plus tard, après la prétendue Abolition de la Traite négrière, s’accroche toujours et continue, par diverses violences, à vampiriser avec arrogance l’Afrique Noire qu’elle tient pour sa propriété, hommes et biens compris. Aussi, chaque fois que celle-ci tente de sortir la tête de l’eau, la nation de Gobineau et Colbert est-elle toujours présente, pour l’y replonger.

 

 « Pour les intérêts de notre pays, il ne faut pas avoir peur de mettre la main dans celle du diable » Jacques Foccart. 

Dans son préambule, la Constitution française de 1958 fait mention des Droits de l’Homme définis par la Déclaration de 1789, complétée par le Préambule de la Constitution de 1946, et du principe de la Libre Détermination des Peuples.

C’est sur l’application de cette profession de foi que se fonde l’Article 1er du texte, qui dispose : « La République et les peuples des territoires d’outre-mer qui, par un acte de libre détermination, adoptent la présente Constitution instituent une communauté. La communauté est basée sur l’égalité et la solidarité des peuples qui la composent ».

Ainsi donc, la Communauté franco-africaine, nouvelle structure mise sur pied par la France pour ne pas lâcher son empire et ses colonies d’Afrique Noire, donnait à penser qu’elle reposait sur deux principes fondamentaux : la participation et l’autonomie.

L’Article 76 de cette Constitution dispose : « Les territoires d’outre-mer peuvent garder leur statut au sein de la République s’ils en manifestent la volonté par délibération de leur Assemblée territoriale prise dans le délai prévu au premier alinéa de l’article 91 (dans un délai de quatre mois à compter de la promulgation de la Constitution), ils deviennent soit départements d’outre-mer de la République, soit groupés ou non entre eux, Etats membres de la communauté ».

 

Quatre solutions se présentaient donc :

1°)- Rejeter la Constitution (ce que fit la Guinée, sous l’impulsion de Sékou Touré). Ce vote négatif impliquant que, par ce rejet, la colonie sortait de l’Union Française, qu’elle n’entrait pas dans la Communauté, qu’elle devenait indépendante ;

2°)- Opter pour le régime de département d’Outre-mer ; 

3°)- Les territoires d’Outre-mer pouvaient garder leur statut au sein de la République ;

4°)- Les territoires d’Outre-mer pouvaient devenir des Etats membres de la Communauté.

 

Quant à l’autonomie, c’est le Titre XII de la Constitution, intitulé De la Communauté, qui en précisait la situation juridique, par des textes qui la définissaient à travers ce qu’ils dénommaient « l’Autonomie des Etats de la Communauté ».

S’inspirant de la doctrine de la IVe République, la Ve République reprenait ce système d’autonomie qui n’avait qu’un semblant de souveraineté interne.

A cet égard, l’Article 77 stipulait à propos de ces Etats fictifs : « ...s’administrent eux-mêmes et gèrent démocratiquement et librement leurs propres affaires ».

Mais l’Article 78 définissait la compétence de la Communauté : la politique étrangère, la défense, la monnaie, ainsi que la politique économique et financière revenaient à la France seule. En définitive, la Communauté se substituait tout simplement à l’Union Française.

Structurellement, la Communauté se composait de quatre organes

— le Président de la République (Français)[2],

— le Conseil Exécutif,

— le Sénat de la Communauté,

— la Cour arbitrale. 

Au plan de la participation, il était institué des organes propres de la Communauté, désignés indirectement par les populations des Etats membres et exerçant des compétences communes ; il s’agissait, en l’occurrence, du Président de la République française, du Conseil exécutif qui était composé notamment des chefs de gouvernement des membres de la Communauté et des ministres chargés par la Communauté des affaires communes, du Sénat de la Communauté, composé des parlementaires français et d’élus africains membres des Assemblées Territoriales ; enfin, d’une Cour Arbitrale.

Ces organes étaient investis des compétences attribuées à la Communauté : la politique étrangère, la défense, la politique des matières premières stratégiques, la politique économique et monétaire, l’enseignement supérieur, le contrôle de la justice, etc.

La Communauté autorisait formellement chaque Etat, y compris ceux d’Afrique Noire, à disposer d’organes propres : un gouvernement dirigé par un Premier ministre, une Assemblée territoriale et des tribunaux. Toujours aussi formellement, ces organes étaient investis des compétences de maintien de l’ordre, de vote du budget, de levée des impôts, de règlement des litiges, etc.

Dans la réalité, le droit de séparation proclamé par la France, était, comme la plupart de ses principes, une déclaration qui n’avait pas à avoir d’effet dans la pratique. La Guinée, qui sous la direction de Sékou Touré opta pour la séparation, en fit la triste expérience. C’est ce que révèle un responsable des services secrets français, alors chargés de mener la guerre totale et sans répit à la Guinée nouvellement indépendante : « Dans les semaines suivant le « non », Sékou Touré pouvait encore être récupéré. Albert nous bombarde de rapports pour nous signaler que le leader guinéen guette le moindre signe de dégel. Mais De Gaulle a décidé de se montrer intraitable et confie à ses intimes :

Sékou Touré, je le veux à plat ventre....

A ce jeu-là, Sékou Touré s’endette chaque jour un peu plus, car cette aide étrangère est payante, les missions économiques de l’Est ne lui font pas de cadeau. Où trouver l’argent ? Il n’a même plus de quoi payer ses fonctionnaires. De Gaulle lui a coupé les vivres [...]

Cet argent, disent les responsables français, restera bloqué à la Caisse des Dépôts et Consignations jusqu’au moment où nous serons autorisés à verser les pensions directement aux ayants droit [...]

Mais voici un miracle : Sékou Touré se souvient brusquement qu’il possède, dans les caisses de la Banque Centrale de Guinée, la très coquette somme de quatre milliards de francs C.F.A., abandonnés par les Français. Pourquoi n’y a-t-il pas pensé plus tôt pour éponger ses dettes ? Il commence donc à prélever sur le magot [...]

Alarmé, notre agent à Conakry nous prévient que Sékou Touré est en train de puiser dans des ressources insoupçonnées, au détriment de notre propre balance C.F.A., car il s’agit de monnaie émise par la Banque de France. Il nous propose d’y mettre le holà. Comment ? [...]

Vous m’envoyez deux ou trois grenades au phosphore. Moi, j’ai déjà repéré les cheminées d’aération de la Banque Centrale qui descendent jusque dans la salle des coffres. J’irai dire bonjour à mon copain le ministre et, ni vu ni connu, je balance les grenades. C’est un coup à gagner quatre milliards [...]

Quant au reste, soit près de trois milliards de francs C.F.A. en billets neufs, ils ne sont pas encore en circulation. Le directeur de la Banque de France devait, pour les rendre valables, signer le traditionnel décret d’émission. Mais on a attendu le résultat du référendum. A la suite du « non » de la Guinée, De Gaulle a donné des ordres formels pour que le décret ne soit pas pris : cette masse de billets demeure sans valeur [...]

Sékou entre dans une rage folle. Il se sent abominablement piégé. L’indépendance est une belle chose, mais comment se débrouiller quand on n’a plus un sou vaillant, plus un compte bancaire, quand l’argent que l’on croyait détenir est frappé d’un mal mystérieux et se désintègre entre vos doigts ? [...]

Pourtant, c’est le même franc CFA que celui qui circule au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Mali, etc. A un détail près toutefois, qui change tout. Dans sa grande méfiance, la Banque de France a pris depuis longtemps ses précautions : la monnaie imprimée en métropole et émise pour chaque territoire africain porte une lettre spécifique permettant de l’identifier. Ainsi, tout ce qui vient maintenant de Guinée est automatiquement détecté et rejeté [...]

Nous avons appris que la Guinée voulait de toute façon quitter la zone franc, créer sa propre monnaie [...]

Nous allons nous procurer des billets de la nouvelle monnaie guinéenne. Dans l’imprimerie ultra-secrète de la Piscine[3], dirigée par un officier Pied-Noir, nous sommes en mesure de reproduire ces bank-notes le plus parfaitement du monde et nous en inonderons le marché guinéen [...]

C’est de bonne guerre. Sékou Touré s’est moqué de nous, et a voulu tricher lui-même avec nos propres francs CFA [...]

Sékou Touré se retrouve avec une monnaie inexploitable, ruiné, aux abois. Il est à plat ventre comme le souhaitait le Général. Mais pas devant la France. Il se tourne définitivement ...vers les régimes socialistes »[4].

Mais, malgré la volonté de la France de doter la Communauté d’une armature colonialiste plus renforcée, celle-ci n’aura qu’une courte existence de deux ans, Paris ayant changé de stratégie : face à la revendication de l’indépendance posée par le Cameroun, et soucieuse d’éviter l’embourbement de type algérien en Afrique Noire, le France choisit la ruse articulée autour d’une donne nouvelle : octroyer de façon déclarative l’indépendance aux colonies, tout en gardant la haute main sur tout l’empire : le néocolonialisme.

Ainsi donc, la réalité de la politique de la France en Afrique Noire était appliquée en Guinée, par le Général de Gaulle qui, de ce fait, était d’autant plus à l’aise pour répondre à ceux qui lui faisaient grief d’avoir bradé ce qui restait à la France de son empire colonial : « Des territoires qui ne cessaient pas, depuis dix ans, d’aspirer à l’indépendance, la réclament aujourd’hui avec insistance. Faut-il laisser ce mouvement se développer contre nous, ou, au contraire, tenter de le comprendre, de l’assimiler, de le canaliser ? ».

L’expérience de l’Indochine et celle de l’Afrique du nord ont servi à devancer les événements en Afrique Noire. Elles ont permis d’octroyer l’indépendance qui allait être arrachée :

« J’ai desserré les liens avant qu’ils ne se rompent »[5].

Effectivement, le général de Gaulle avait desserré les liens avant qu’ils ne se rompent. Il avait réussi par la terreur sur la Guinée, et l’assassinat des vrais combattants africains de l’Indépendance, à placer à la tête de la quasi-totalité des « Etats » d’Afrique Noire à l’heure des fausses indépendances, des personnages dont la particularité était d’être marqués du sceau de la souplesse d’échine, et de s’être, de ce fait, farouchement opposés à l’indépendance de l’Afrique Subsaharienne, mais qui, pour les besoins du néocolonialisme, étaient travestis en « grands timoniers », « héros nationaux », « pères de la Nation ».

Dans un article d’une brûlante actualité aujourd’hui encore, sur les relations invariablement colonialistes que la France a toujours entretenues avec l’Afrique Noire, Cheikh Anta Diop notait déjà en 1953, avec une clairvoyance et une lucidité prémonitoires : « toutes lesDe puissances européennes qui dominent l’Afrique, la France est l’une des plus colonialistes – sinon la plus colonialiste. Les méthodes qu’elle applique (politique d’assimilation, etc.) sont telles que malgré l’exploitation la plus féroce, on n’a pas vu surgir, jusqu’ici, dans ses colonies d’Afrique Noire (les territoires sous mandat mis à part) une franche aspiration à l’indépendance nationale. Le colonialisme français a même réussi un tour de force exceptionnel en créant des consciences politiques, de tout âge, vieilles, d’âge mur, jeunes, attelées à la défense de l’Union française.

Car, l’Union française, quelque soit l’angle sous lequel on l’envisage, apparaît comme défavorable aux intérêts des Africains, en ce sens qu’elle impliquera, toujours, une exploitation unilatérale de l’Afrique par la métropole et un étouffement des aspirations légitimes d’indépendance nationale des peuples colonisés, sans la réalisation desquelles il n’y a pas de démocratie possible »[6].

En effet, par la ruse, la fraude et une violence endémique, les institutions administratives et politiques, créées par la France dans le cadre de sa mainmise sur l’Afrique Noire, fonctionnèrent et continuent de fonctionner à la pleine satisfaction de leur initiatrice.

D’un atavisme négrier sans égal, la France qui sait avoir définitivement perdu les colonies cochinchinoises et arabes (Tunisie, Maroc et Algérie) de son ancien empire, a choisi le raccourci de miser sur la « servilité » des « Nègres » qui, pense-t-elle, restent encore à portée de son hégémonie[7]. Aussi, fonde-t-elle sa politique extérieure sur une stratégie dont l’objectif central est d’empêcher les anciennes colonies d’Afrique Noire, de vivre de façon libre et indépendante. Pour ce faire, elle repose sa politique africaine sur une logistique dans laquelle elle s’inscrit comme le pays emblématique représentatif du triomphe de l’Occident sur le monde noir. Son système fonctionne ainsi sur la base :

 

1°)- Du maintien de l’Afrique Subsaharienne (que Jacques Chirac s’est donné pour mission d’élargir de plus en plus aux anciennes dites anglophones, lusophones et hispanophones) dans unecolonies africaines colonisation de type nouveau, par laquelle la France les utilise dans la plupart des problèmes internationaux pour ses besoins de puissance politique, économique, militaire et culturelle. En somme, le colonialisme français ancien a muté en néocolonialisme néonégrier triomphant : la coopération franco-africaine dont l’unique dominante et seule bénéficiaire est la France ;

 

2°)- D’une prétendue « coopération » qui sert de justificatif au pillage économique de l’Afrique Noire, aux interventions militaires françaises, et à l’aliénation culturelle des populations africaines, au nom d’une prétendue communauté de langue : le Français ;

 

3°)- De l’ancrage de l’Afrique Subsaharienne dans une intégration esclavagiste de plus en plus subtile, mais toujours plus renforcée et rigide ;

 

4°)- De la poursuite par la France de ses objectifs de domination, tout en les renforçant dans le cadre d’une projection stratégique ;

 

Cette nouvelle forme de maintien de l’Afrique Noire dite francophone en esclavage par la France se révèle être un système dans lequel le suzerain français et ses esclaves mages forment un Tout. Il se veut immuable, et n’accepte de remise en cause ni de sa structure, ni de son fonctionnement. Aussi, suffit-il seulement qu’un territoire africain se donne lui-même librement ses représentants, pour qu’un tel acte d’indépendance soit ressenti comme une agression et appelle la riposte immédiate : le coup d’Etat téléguidé de Paris et l’élimination du régime « intrus ».

C’est ce qui permet de comprendre les diverses opérations franco-africaines de harcèlements initiées par l’appareil politique français, à travers ses services secrets dont la mission est de renverser tout régime africain jugé indésirable par la France. Comme cela fut entrepris, avec plus ou moins de bonheur via le Sénégal et la Côte d’Ivoire d’Houphouët-Boigny, contre le régime de Sékou Touré en Guinée, jugé coupable d’avoir dit non en 1958 à la Communauté franco-africaine.

Le président Sylvanius Olympio ne pouvait pas plaire à la France : il était élu par le peuple togolais et il entendait s’atteler à la reconstruction du Togo, pour en faire un Etat au sens international du concept. Or, cela la France ne pouvait le tolérer. En riposte, elle actionna aussitôt le tirailleur Gnassingbe Eyadéma, fraîchement débarqué de la guerre d’Algérie. Sur ordre de Paris, l’exécutant de la France abattit le président Sylvanius Olympio le 13 janvier 1963, et devint ainsi le précurseur de la tradition politique désormais bien établie de l’accession au pouvoir en Afrique Noire grâce au coup de force militaire pro-occidental, français généralement : « Parce que joue en permanence, chez l’ancien sous-officier de l’armée française, une profonde francophilie, un patriotisme français, pourrait-on dire » exulta Jacques Foccart[8] au sujet de la mise à mort du président Olympio.

Tout fier d’avoir servi son maître, le zombie Eyadéma raconte le film de cet assassinat : « A l’aube nous sommes allés vers le parking de l’ambassadeur américain. L’homme, tout sali, était blotti sous le volant d’une Plymouth de l’ambassade, garée là. On lui a dit : Nous t’avons repéré, sors de là « Olympio a répliqué : D’accord, j’arrive. Où m’emmenez-vous ? Au camp militaire, avons-nous répondu. Il est descendu de la voiture et a marché vers le portail de l’ambassade. Là, il s’est arrêté (réalisant sans doute que, s’il continuait, il perdrait toute protection diplomatique), et nous a dit qu’il ne voulait pas aller plus loin. Je décidai : c’est un homme important, et il pourrait y avoir des manifestations de foule s’il restait ici. Aussi, je l’ai descendu »[9].

La même guerre de l’ombre fut menée sans relâche, via le Cameroun, au régime du marxiste-léniniste de Marien N’Gouabi, au Congo. De même qu’il en fut de celui du Bénin de Mathieu Kerekou en 1977, alors également d’obédience marxiste-léniniste, qui essuya de la part du mercenaire français, Bob Denard, via le Gabon, une tentative de renversement. C’est le même traitement qui a été réservé avec succès, en 1997, via la société Elf-Aquitaine, au régime de Pascal Lissouba, démocratiquement élu par le peuple congolais, doublement coupable pour la France d’avoir été élu par son peuple, et d’avoir réclamé un droit de regard sur les ressources pétrolières congolaises, considérées par la France comme une propriété française.

Chassé du pouvoir par la France, Pascal Lissouba fut remplacé par Sassou Nguesso, un second couteau de la mafia françafricaine en Afrique Centrale : « Le mécanisme de versement de la redevance pétrolière est difficile à décrire. Les redevances sont dues à des filiales d’Elf-Aquitaine, Elf-Congo et Elf-Gabon [...]. Mais le fonctionnement d’une autre société, Elf Trading, qui effectue des transactions, reste obscur. Les fluctuations du dollar jouent sur le montant de la redevance [...]. Qui gère le différentiel provoqué par ces fluctuations portant sur des sommes considérables ? Qui peut contrôler cela ? [...]. Le Congo recevait des redevances d’exploitation dont il était difficile de suivre le cheminement. Les sommes provenant des marges de fluctuation pouvaient être élevées et suffisaient à financer un mouvement de déstabilisation. Il pouvait donc s’agir d’une sorte de pacte de corruption soutenant un complot »[10], expliquera-t-il après sa chute.

François-Xavier Verschave écrit au sujet de ce putsch : « ...Dès mai 1999, l’association congolaise CDLC de Reims annonçait l’arrivée d’un contingent de « mercenaires » français - dont nombre de militaires « en congé sans solde » -, qui auraient installé leur QG à Kinkala, chef-lieu de la région de Pool. L’information est confirmée au début de l’été par la Lettre du Continent. Officiellement, Paris mobilise des crédits d’aide publique à décaissement rapide (le Fonds d’aide et de coopération) pour payer l’intervention au Congo-B d’au moins 80 officiers et sous-officiers français - afin d’instruire ou conseiller des bandes armées criminogènes. Simultanément est montée une opération officieuse, Hadès (comme le dieu de l’enfer), dirigée par un militaire « retraité », Marc Garibaldi. Elle recrute 2 sous-officiers français pour encadrer 600 soldats congolais. Ils monteront dès septembre des opérations commando dans les fiefs des Ninjas. Le financement passerait par la banque FIBA, d’Elf et de Bongo...

Diverses opérations « couvertes » sont signalées. Ainsi, le transport du matériel destiné au Festival panafricain de la musique (Fespam) aurait servi de couverture à l’envoi de militaires français, embarqués le 30 juillet à Roissy à bord du Boeing de la compagnie Cam Air... »[11].

C’est ce système qui réagit toujours à la manière de la pieuvre face à sa proie, qui, dans une première phase, a violemment secoué la Côte d’Ivoire au mois de septembre 2004, pour remettre en cause Laurent Gbagbo, démocratiquement élu président de la République par les Ivoiriens, à la différence des grouillots présidentialisés par la France, qui peuplent l’hémisphère francophone du Sud du Sahara.

Aussi, en cherchant le 26 janvier 2003 à imposer l’entrée d’opposants dans le gouvernement de Laurent Gbagbo, avec attribution des portefeuilles des Forces Armées et de l’Intérieur (dans le cadre d’une conspiration ourdie dans un bureau du Quai d’Orsay à Paris, sur instigation du président français, par Dominique de Villepin, alors ministre des Affaires étrangères[12]), Jacques Chirac ne faisait qu’intimer au président ivoirien l’ordre de tisser lui-même la corde qui devait le pendre. Le président français comptait ainsi mettre un terme à la « présence intruse » de Laurent Gbagbo qui n’avait que trop duré dans les arènes de la Françafrique.

C’est cette stratégie d’élimination de Laurent Gbagbo qui explique la tonitruante diabolisation du président ivoirien par la presse française, sa télévision notamment, qui ne manqua pas alors de mettre l’accent sur l’existence en Côte d’Ivoire de « charniers » imputables au président ivoirien.

La dernière carte de cette série vient d’être abattue aujourd’hui, en décembre 2010, par la tentative de hold-up électoral de la Françafrique d’imposer Alassane Ouattara comme Président de la République au Peuple Africain de Côte d’Ivoire.

« Scoop » s’il en fut, qui démontra sans équivoque que la télévision française savait manier une déontologie élastique ; en effet, auparavant, le 18 janvier 2001, le 21e sommet de la Françafrique s’ouvrit à Yaoundé au Cameroun, sur une série de scandales, portant sur des ventes d’armes, la corruption et des charniers de milliers de corps d’opposants froidement exécutés par les escadrons de la mort ethnicistes de la dictature camerounaise[13]. La télévision française, complice du pouvoir néonégrier de son pays, bien que largement au fait de ces crimes, n’en informa point les téléspectateurs français ; le dictateur Paul Biya ayant le mérite de pratiquer l’art de la génuflexion et de la souplesse d’échine avec une aisance consommée.

Aussi, les menaces que le président français proféra au cours du sommet de la Françafrique, à Paris en février 2003, sur « la fin de l’impunité », sur les assassinats et autres manquements aux libertés en Afrique Noire, visaient exclusivement Laurent Gbagbo, et non pas le parterre de ses supplétifs vassaux, qui avaient été sifflés pour applaudir la forfaiture de leur maître Blanc. C’est la dernière phase de cette stratégie française dont l’aboutissement devait être l’assassinat de Laurent Gbagbo, qui s’est déroulée au mois de novembre 2004, mais qui, grâce à l’intervention des jeunes « patriotes » qui se constituèrent en rempart du président ivoirien, s’est soldée par un cuisant échec pour la France.

Par contre, de même qu’elle supprime les indésirables, la France veille jalousement sur ses courtiers. Elle utilise à cet effet des méthodes de natures diverses, qui vont de la fraude électorale à des violences telles que l’élimination physique d’opposants et de réfractaires. C’est dire si elle n’accepte chez les Africains que des caricatures sans morale ni probité : de fait, la France ne tolère pas que puissent exister dans ses néo-colonies, des femmes et des hommes de la stature politique d’un Nelson Mandela[14], par exemple, sa politique africaine étant de loin plus négrophobe que le système de l’Apartheid.

Le soutien apporté jadis par Paris, comme seul pays occidental, à la dictature alors moribonde de Joseph-Désiré Mobutu, illustre bien cette idéologie néonégrière, qui repose sur des individus de nullité avérée, rompus à toutes sortes d’activités de prébendes, devant tout à leur protecteur français qui les a dressés pour une vie artificielle de servilité qui commande la reconnaissance et la soumission inconditionnelles. Des personnages de basse extraction morale, vassaux par excellence, complexés jusqu’à la moelle des os, lancés à coups de publicité mensongère par une presse particulièrement négrophobe et cocardière, qui cultive avec délice l’art du mépris du « Nègre »[15].

Des caricatures qui ne seraient rien sans le maître d’aujourd’hui, incarnation agissante du commandant administratif d’hier, maître de céans toujours, comme en attestent les privautés que la France et les Français s’autorisent dans le rythme et l’organisation de la vie politique, économique et culturelle des néo-colonies d’Afrique Noire ; notamment dans celles dont le sous-sol recèle du pétrole : le Gabon de la monarchie de la famille Bongo, le Cameroun de Biya, le Congo de Sassou N’Guesso, des pays pourtant dits pauvres dont la vampirisation des ressources par la France n’a jamais été dénoncée ni par les partis politiques de gauche français, ni par les médias français, qui en auraient fait une croisade, si les victimes avaient été des Blancs, ou alors le spoliateur, un pays autre que la France.

1°)- Sur le Gabon, Pierre Péan rappelle au sujet de la mission parlementaire d’information sur le rôle de la compagnie pétrolière française Elf en Afrique : « Le Gabon a été une excroissance de la République dirigée conjointement par Jacques Foccart, le parti gaulliste et Elf. En 1993, le président Bongo s’est maintenu au pouvoir grâce à un « coup d’Etat électoral », opéré avec la bienveillante neutralité du gouvernement français »[16].

 

2°)- Sur le Cameroun, Loïk Le Floch-Prigent révèle que Paul Biya a été placé au pouvoir par la société Elf. Quant à François-Xavier Verschave, il écrit : « L’armée tricolore n’a pas lésiné dans le maintien de « l’ordre Biya ». En 1993, elle a fourni au régime 50 millions de francs de matériel militaire de répression. La mise en œuvre de cet accord était supervisée par le général Jean-Pierre Huchon, chef de la mission militaire de coopération par ailleurs très engagé au Rwanda. En février 1994, les services français ont déjoué un projet de coup d’Etat au stade ultime de sa préparation. Le chef de la DGSE[17], le général Jacques Dewatre, a été [...] Fin 1999, celle-ci était encorechargé de « déminer » l’armée camerounaise conseillée et encadrée par plus de cent officiers et sous-officiers français »[18].

 

En outre, la France a doté Paul Biya de cinq chasseurs Alpha jet 11 CM-170 dont la particularité est qu’ils sont spécialement équipés d’un dispositif anti-insurrection. Ainsi donc, le Cameroun françafricain de Paul Biya ne dispose pas d’une armée de l’air, mais de machines destinées à larguer des tonnes de bombes sur les Camerounais, au cas où ils s’aviseraient de contester la dictature franco-Biya, qui les écrase depuis des décennies.

Au Togo, familiarisé avec la fraude sous la vigilante protection de la France, le désormais feu dictateur Eyadéma récidiva une énième fois, le 24 juin 1998, en se proclamant vainqueur à l’ « élection présidentielle », avec 52,13 % des suffrages.

Afin de mater la contestation qui suivit cette fraude, le Caligula tropical du Togo lança ses escadrons de la mort sur les protestataires. Ils firent des centaines de morts, dont le vice-président de l’Union des Forces de Changement (U.F.C.)[19], un septuagénaire à qui ils fracassèrent le crâne. Dans le cadre du renforcement de cette croisade sanglante, l’armée togolaise fut l’objet d’une purge musclée

Evénements liberticides sur des Nègres qui ravirent M. Jacques Chirac, président de la République française, qui reçut avec chaleur Gnassingbe Eyadéma à l’Elysée à la fin du mois de novembre 1998, à l’occasion de la messe de la Françafrique à Paris : pour le président français, pour qui « la démocratie est un luxe pour l’Afrique Noire », les intérêts néo négriers français étaient bien gardés au Togo.

En juillet 1999, M. Jacques Chirac, entreprit une tournée des Grands Ducs dans trois de ses possessions africaines : en Guinée de Lansana Conté, au Togo de Gnassingbe Eyadéma, et au Cameroun de Paul Biya.

Sur le Togo, l’O.N.G. Amnesty International dénonça la situation interne, dans un rapport intitulé « Togo, Etat de terreur », établi à la suite d’une enquête qui avait abouti à la découverte de l’exécution, par la dictature d’Eyadéma en juin 1998, de centaines de personnes dont des militaires, jetés par la suite en haute mer, à coups de ballets d’avions et d’hélicoptères entretenus par les « bons soins » de la coopération militaire française au Togo. Dénonciation inacceptable pour le président français qui accusa l’O.N.G. de se livrer à de la manipulation.

Aujourd’hui encore, comme au Cameroun de Paul Biya, où la France n’a de cesse de susciter et d’exacerber l’ethnicisme, le président français, pourfendeur de « l’ivoirité » qu’il attribue par calcul à Laurent Gbagbo, ne forme pas moins allègrement au Togo d’Eyadéma des officiers kabye (ethnie du feu dictateur), dressés pour massacrer et indiquer aux autres régions de ce satrape français, que seuls les ressortissants de la partie septentrionale de leur pays sont les vrais Togolais.

Le 1er juin 2003, à la suite d’une fraude précédée et suivie d’intimidations et de menaces sur l’opposition, le dictateur Eyadéma, assuré du soutien de son suzerain français, et sans aucun doute sur injonction de l’Elysée, se proclama une fois encore élu président de la République avec 57 % des voix, bien qu’ayant publiquement déclaré le 23 juillet 1999 qu’il ne briguerait plus de mandat « présidentiel ».

Le président français, Jacques Chirac, ne manqua pas, cette fois encore, de lui adresser ses plus chaleureuses félicitations.

Comme le note judicieusement le journal français Le Canard Enchaîné, dans sa livraison du 14 avril 2004, sous le titre « Les trous de mémoire de la France sur son passé rwandais » : « A ce petit jeu très dangereux, la France n’a même pas l’excuse de l’inexpérience. Pour conserver son rang en Afrique, et depuis quarante ans, Paris soutient des régimes dictatoriaux, adeptes de l’épuration ethnique ou tribale. A Djibouti, 2700 soldats tricolores contribuent à la pérennité du parti unique, entièrement aux mains des Issas, en réprimant les Afars (40 % de la population).

Au Cameroun, c’est le clan du président francophone Biya qui a la cote, au détriment des anglophones et des Bamilékés, souvent opprimés par le passé. En Cote d’Ivoire, dans les années 90, la France n’a pas mégoté son aide au président Konan Bédié, inventeur du concept d’« ivoirité », aux conséquences si funestes aujourd’hui »[20].

Au Rwanda, le monde put constater en 1994 la dangerosité de la France en Afrique Noire : « 

avant de Lorsque le FPR attaque le Rwanda moins de quatre mois plus tard, le 1er octobre 90, les troupes françaises volent au secours du régime dès le 4 octobre sous le couvert d’une opération humanitaire. Contrairement aux troupes belges qui repartiront fin octobre, la présence militaire française demeurera jusqu’en décembre 93. Ses effectifs, évalués à 450 au départ augmenteront en fonction de la menace que le FPR fera peser au régime de Kigali, atteignant le chiffre de 600 en juin 1992 lors de l’attaque de Byumba et d’environ 700 lors de la grande offensive du FPR de février 93.

Au-delà des renforts, Paris fournira régulièrement des armes et l’encadrement à l’armée gouvernementale et aux milices Interahamwe. Les troupes françaises ont également participé au front, entre autres lors des grandes offensives du FPR - en octobre 90 dans le Mutara, en juin 92 à Byumba et en février 93 à Ruhengeri. En juillet 91 elles ont participé aux interrogatoires des prisonniers de guerre membres du FPR et en février 93, elles ont procédé, avec les forces génocidaires au contrôle des pièces d’identité des Rwandais. S’agissant de l’opération Turquoise, si elle a permis de sauver quelques centaines de Tutsi, elle n’en a pas moins fait tuer d’autres. En juillet 1994, 90 % des 5 000 civils Tutsi qui résistaient près du Mt Karongi (Kibuye) ont été exterminés par les Interahamwe. Les militaires français les avaient fait concentrer à cet endroit en vue de leur évacuation, revenir une semaine plus tard. Une concentration qui avait facilité le travail des milices... »[21], signale Justin Gahigi.

Jean-Paul Gouteux rapporte pour sa part que : « Le gouvernement intérimaire qui réalisa le génocide des Tutsi a été composé à l’intérieur même de l’ambassade de France et au ministère de la Défense, sous la houlette de l’ambassadeur Marlaud et du colonel Bagosora, dans les deux jours qui ont suivi l’assassinat d’Habyarimana. Pendant tout le déroulement du génocide, ce gouvernement bénéficia du soutien officiel, discret mais efficace, de la France et de son soutien officieux par la livraison d’armements. Le génocide des Tutsi a été largement financé par l’Etat français, notamment à l’aide de prêts garantis par le Crédit Lyonnais. Cette garantie aura permis en 1992 l’achat pour quelques 35 millions de francs d’armement à l’Egypte. Tout le poids et la crédibilité du « pays des droits de l’homme » sont derrière la réalisation du dernier génocide du siècle »[22].

S’agissant toujours du Rwanda : « A la fin des années quatre-vingt les manifestations populaires se multiplient : le 8 janvier 1990, 100 000 Rwandais manifestaient à Kigali contre le gouvernement. Une autre manifestation eut lieu à Kigali le 15 janvier. Des marches importantes se produisirent également à Gitarama et à Butare. Les Hutu du Sud se révoltaient contre le népotisme « nordiste » du régime et celui-ci multipliait les arrestations. Après avoir simulé une attaque du FPR sur Kigali le 6 octobre 1990 en tirant en l’air, le régime incarcère très brutalement 10 000 Tutsi et opposants politiques. Un témoin privilégié, employé au centre culturel français, signale que cette attaque simulée a été faite sur les conseils et avec le concours de militaires français de l’opération Noroît venus stopper la première attaque du FPR, le 1er octobre... [...].

Finalement, Habyarimana dut céder : la conférence de 1991 à Dar-es-Salam sur le droit au retour des réfugiés entraîna la modification de la Constitution, la reconnaissance du pluripartisme et de la liberté de la presse. L’essentiel de l’opposition intérieure s’est alors regroupé dans quatre partis : le Mouvement démocratique républicain (MDR), le Parti libéral (PL), le Parti social-démocrate (PSD) et le Parti démocrate chrétien (PDC). Alors que Habyarimana est contraint à partager le pouvoir, la famille de son épouse et ses proches (son akazu ou maisonnée) créent par réaction en mars 1992 la Coalition pour la défense de la République (CDR). L’ex-parti unique présidentiel, le MRND, y trouve un parti frère qui peut exprimer tout haut ce que les dignitaires du pays pensent tout bas. La CDR joue le rôle de l’aile dure du MRND. Affichant une ligne ethniste radicale, ce parti devient immédiatement l’enfant chéri des autorités françaises. Ses discours ressassent l’idée de la « solution finale » au problème tutsi. Le journal de cette tendance raciste extrémiste, Kangura, avait déjà publié en 1990 les célèbres « Dix commandements du Hutu », un pamphlet prônant l’élimination des Tutsi. A la fin de la même année, un militaire français, le lieutenant-colonel Chollet, dirige et organise l’armée rwandaise. Paul Barril est déjà en contact avec les extrémistes de l’akazu, le clan familial du président »[23].

Dans la présentation de La Nuit rwandaise, L’implication française dans le dernier génocide du siècle, Jean-Paul Gouteux écrit : « C’est l’histoire de l’abandon d’une minorité désarmée, l’holocauste de civils livrés sans défense à un Etat qui tuait « au nom de la race ». Un holocauste attendu, prévu, pensé par ceux qui orchestraient cet abandon. En France, les coulisses du génocide sont toujours dans la nuit. L’implication des autorités françaises dans une telle horreur est trop « inimaginable » pour que les Français se fassent violence de contester un discours lénifiant et rassurant. Ils se sont ralliés à la raison d’Etat. Des journalistes orchestrent la désinformation et manipulent l’opinion française. Des parlementaires assassinent la mémoire, enterrent le scandale avec une mission d’information conçue pour cela. Des sociologues et des historiens cautionnent cette mascarade. Des humanitaires préfèrent se taire devant les subventions et la raison d’Etat. Des hommes politiques brandissent « l’honneur de la France » et dénoncent ses ennemis... ».

Il n’est donc pas étonnant que, comme le rapporte Le Canard Enchaîné n° 3989 du 9 avril 1997, M. Jacques Godfrain, un ancien ministre français de la coopération, se soit félicité, dans une livraison du Figaro, en avril 1997, de la politique africaine de la France : « A ceux qui nient que les liens entre la France et l’Afrique ont assurément été un succès après la décolonisation réussie, j’aimerais demander quelles autres puissances coloniales ont des rapports aussi confiants avec leurs anciennes colonies ? »[24].

BWEMBA-BONG, Membre du Cercle SAMORY (CESAM)

Groupe de Réflexion sur la Culture Africaine

Pour la Renaissance du Peuple Noir

Notes :

[1] Extrait de l’ouvrage Quand l’Africain était l’or noir de l’Europe, ANIBWE, 2010.

[2] Ainsi que M Michel Debré le déclarait devant le Conseil d’Etat français en 1958, « Pour soutenir ces attributions, des organes communs sont institués. Le premier de tous, c’est, par la force des choses, le président de la République qui est le président de la Communauté » Documents d’études n°1.04 février, Documentation Française, 1970, p. 22.

 

[3] La Piscine est le siège des Services de Renseignements français.

[4] Philippe Bernet, SDECE : Service 7 : l’extraordinaire histoire du Colonel Leroy-Finville et de ses clandestins, France Loisirs, Paris, 1981, p. 248-254.

[5] Cheikh Anta Diop, Les Fondements économiques et culturels d’un Etat fédéral d’Afrique noire, Présence Africaine, Paris, 1974, p. 46.

[6] Cheikh Anta Diop, Alerte sous les tropiques, Présence Africaine, Paris, p. 67.

[7] Un homme politique français aurait déclaré que l’Afrique Noire est le seul continent que la France peut tenir avec seulement 500 hommes.

[8] François-Xavier Verschave, Noir silence. Qui arrêtera la Françafrique ?, Les Arènes, Paris, 2000, p. 184.

[9] Voir François-Xavier Verschave, La Françafrique, le plus long scandale de la République, Stock, Paris, 1998, p. 114.

[10] François-Xavier Verschave, Noir silence. Qui arrêtera la Françafrique ?, Les Arènes, Paris, 2000, p. 373.

[11] François-Xavier Verschave, Noir silence. Qui arrêtera la Françafrique ?, Les Arènes, Paris, 2000, p. 34-35. La Cam Air, compagnie aérienne du Cameroun, autre territoire du pré-carré français où, selon leur bon vouloir, les très démocrates présidents français gratifient du titre aussi pompeux que vide de « président de la République », l’imposteur Paul Biya qu’ils ont créé de toutes pièces, et qu’ils tiennent sous leur domination absolue. Voir également l’article de Jean-Pierre Cot, dans Le Monde Diplomatique de janvier 2001.

[12] « C’est dans un bureau du Quai d’Orsay que quatre personnes vont discuter, en petit comité, de la composition du futur gouvernement ivoirien. Côté français, Villepin et Nathalie Delapalme, sa conseillère anti-Gbagbo ; côté africain, le chef rebelle Guillaume Soro et un émissaire de Blaise Compaoré, le président du Burkina qui ne se cache pas de vouloir la perte de Gbagbo.

Jadis, Paris installait, défendait ou renversait les chefs africains francophones. Aujourd’hui, on discute du sort de l’un d’entre eux dans un bureau ministériel. C’est un progrès ? » écrit Le Canard Enchainé dans sa livraison du 5 mars 2003.

[13] Voir Les disparus de Douala, documentaire d’Osvalde Lewate, production France 5/AMIP/Waza Images, 2007.

[14] Nelson Mandela n’aurait jamais pu atteindre le millième de sa notoriété politique, s’il avait été confronté à la France. Car, celle-ci l’aurait assassiné dès les premiers balbutiements de sa lutte.

[15] Voir Odile Tobner, Du racisme français. Quatre siècles de négrophobie, Les Arènes, Paris, 2007.

[16] Pierre Péan dans Noir silence. Qui arrêtera la Françafrique ?, op.cit, p. 198.

[17] On comprend que dans leur ouvrage L’Ordre du Temple Solaire, les secrets d’une manipulation, les journalistes français Arnaud Bedal, Gilles Bouleau et Bernard Nicolas signalent le financement de la D.G.S.E. (entre autres) par Paul Biya.

[18] François-Xavier Verschave, Noir silence. Qui arrêtera la Françafrique ?, Les Arènes, Paris, 2000, p. 178.

[19] Parti de Gilchrist Olympio, le fils du défunt président Sylvanius Olympio, tenu pour ennemi politique par feu Eyadema.

[20] Le Canard Enchainé, livraison du 14 avril 2004.

[21] Justin Gahigi, Les deux mamelles du Hutu Power, Regards Africains, n°37, hiver 1996, p. 35.

[22] Jean-Paul Gouteux, Un génocide sans importance, la Françafrique au Rwanda, Tahin Party, 1997, p. 28-29.

[23] Jean-Paul Gouteux, La Nuit rwandaise. L’implication française dans le dernier génocide du siècle, L’esprit Frappeur, Paris, 2002, p. 26-27.

[24] Depuis que le ridicule ne tue plus, l’humanité assiste parfois à de drôles de spectacles.

6 janvier 2011

http://www.michelcollon.info/Operation-francafricaine-de-hold.html


11/01/2011

n°2 - 'Tiré à part' de Côte D'ivoire - 11-01 : Pourquoi la France veut-elle abattre le président insoumis, LaurentGbagbo.

n°2 - 'Tiré à part' de Côte D'ivoire - 11-01 : Pourquoi la France veut-elle abattre le président insoumis, LaurentGbagbo.



       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 

                                                       



‘Tiré à part’  de Côte D’ivoire

n°2                                                     11-01

C.De Broeder & M.Lemaire

 



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Sommaire

Tiré à part

Pourquoi la France veut-elle abattre le président insoumis, Laurent Gbagbo.

 



Tiré a part

Pourquoi la France veut-elle abattre le président insoumis, Laurent Gbagbo.

Déclaration de l’ACTUS/prpe sur la situation en Côte d’Ivoire

L’ACTUS/prpe suit avec une attention particulière l’évolution de la situation politique en Côte-d’Ivoire depuis le coup d’état avorté de l’impérialisme français en 2002 contre le Président Laurent Gbagbo.

L’échec du putsch d’alors était dû au soutien massif, populaire et notamment à celui des jeunes patriotes dirigés par Charles Blé Goudé, qui ont bravé les troupes françaises basées dans le pays.

La partition de facto du pays en deux : le Nord sous contrôle des putschistes et le Sud sous administration légitime et légale du Président Laurent Gbagbo.

Dix années plus tard, la rancœur tenace de l’impérialisme international et français en particulier, est revenue à la charge afin d’imposer à la présidence de Côte-d’Ivoire, leur poulain, en l’occurrence Monsieur Alassane Dramane Ouattara (surnommé ADO par ses partisans) après le deuxième tour de l’élection présidentielle du 28 novembre 2008.

Si les prétendus démocrates en occident et si les membres de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) étaient impartiaux et soucieux d’instaurer une véritable démocratie en Côte d’Ivoire, alors comment expliquer leurs criminelles accointances avec les putschistes du Nord depuis septembre 2002 en refusant de les désarmer avant les élections ? Dans ces conditions surréalistes, comment pourrait-on avoir une ombre de doute que les élections dans la partie septentrionale du pays serait opaque, falsifiée et irrégulière ?

Cette connivence de la France et de l’Onuci avec les putschistes du nord, préparerait déjà l’opinion internationale à ce coup d’état « démocratique et institutionnel » de la Commission Electorale Indépendante (CEI) qui voudrait imposer illégalement et illégitimement ADO, Président de la République de Côte d’Ivoire.

Pourquoi les Africains doivent-ils continuer à être humiliés en acceptant les coups d’états permanents de l’impérialisme français, la Françafrique 50 ans après les indépendances nominales ?

Force n’est-il pas de constater que les criminels dictateurs à l’instar du tyran Déby au Tchad, soutenus par la France sont imposés aux peuples ?

Ces despotes du pré carré français d’Afrique sont au pouvoir depuis au moins 20 ans pour chacun d’eux, par la volonté impériale de la France. En revanche, elle vilipende les dirigeants ou candidats africains insoumis ou progressistes, soutenus par les peuples.

La nouvelle stratégie de l’hexagone consisterait à appeler en renfort l’ONU afin de procéder au sacre de leur valet, ADO. C’est le cas de la Côte-d’Ivoire ces derniers jours où le cynisme, et la forfaiture du droit de la force de l’impérialisme prime sur la force du droit national et international. 50 ans après les indépendances africaines, le néocolonialisme français n’a pas perdu de sa vigueur d’antan. Il a repris le haut du pavé.

Ce qui se passe en Côte-d’Ivoire est inédit, injuste, humiliant, déshonorant et criminel pour toute l’Afrique. Cela devrait interpeller tous les patriotes africains car quelles que soient nos divergences confessionnelles, politiques et idéologiques avec le régime du Président Laurent Gbagbo, il serait de notre devoir de combattre l’inacceptable et cette pensée unique que l’impérialisme occidental, au nom de l’esprit de la suprématie coloniale occidentale, voudrait imposer sa volonté au détriment des peuples de notre continent.

C’est dans cette optique de résistance de solidarité et de lutte pour les Etats-Unis d’Afrique indépendants, que notre Parti, ACTUS/prpe adresse sa solidarité militante et anti-impérialiste au Président Laurent Gbagbo et au peuple frère ivoirien. Nous tenons ici, à lui exprimer par ailleurs, nos félicitations pour sa réélection à la magistrature suprême du pays.

L’insoumis au néocolonialisme français, Laurent Gbagbo, fondateur du Front Patriotique Ivoirien (FPI) et membre de l’international socialiste a un passé militant bien empli. Il fut l’opposant emblématique à l’ancien président Félix Houphouët-Boigny, un chantre de la Françafrique. Ce qui lui a valu des séjours en prison de mars 1971 à janvier 1973 puis en 1992. C’est aussi un intellectuel, Docteur en histoire de l’université de Paris1, Sorbonne, il était professeur d’histoire, directeur et chercheur à l’Institut d’histoire, d’art et d’archéologie africaine (IHAAA) d’Abidjan.

Le président Laurent Gbagbo est un patriote africain qui a au moins le mérite de résister au coup d’État militaire permanent de l’impérialisme français qui voudrait à tout prix imposer leurs hommes de la cuvée françafricaine, Henri Konan Bédié et Alassane Dramane Ouattara (ADO). Est-il besoin de rappeler le refus du Président Laurent Gbagbo de participer à la célébration du 50e anniversaire des indépendances africaines le 14 juillet dernier sur les champs Elysées aux cotés du Président Sarkozy ? Ce geste symbolique est lourd de signification et force l’admiration des patriotes africains à l’égard de l’insoumis Laurent Gbagbo. Cette gifle à la Françafrique vient s’ajouter aux autres actes d’indépendance, manifestés par le Président ivoirien, accroissant ainsi l’ire de l’ancienne puissance coloniale qui jure de se venger de ce Leader nègre récalcitrant en le « normalisant » ou à défaut le raccourcir.

Parmi ces actes d’insoumission, celui qui déclencha la guerre de la Françafrique contre le président légitime Laurent Gbagbo, fut l’ouverture du pays à la Chine populaire. En effet, la tentative échouée du coup d’état de septembre 2002, fomentée par les putschistes des Forces Nouvelles (FN) de Guillaume Soro, a eu lieu au lendemain de la décision du Gouvernement de l’insoumis président Laurent Gbagbo, de remettre en cause les énormes intérêts économiques français en Côte d’Ivoire dont particulièrement ceux du groupe Bolloré, un ami du président Sarkozy. Les marchés attribués exclusivement auparavant de gré à gré aux entreprises hexagonales doivent dès lors être soumis à la libre concurrence des entreprises de la république populaire de Chine, qui connaissent une expansion fulgurante sur le continent africain ces dernières années.

Au nom de la liberté d’entreprendre, au nom de la libre concurrence du marché, au nom du néo-libéralisme ou du capitalisme…dont les puissances impérialistes se font le chantre, il est paradoxal de constater que ces dernières vont en guerre contre les entreprises chinoises qui gagnent les marchés internationaux régis par les lois capitalistes. La décision du gouvernement de Laurent Gbagbo de lancer les appels d’offres concurrentiels pour que le meilleur gagne mais aussi en défendant en partie les intérêts de la République de Côte d’Ivoire, est un crime de lèse majesté pour l’impérialisme français.

Le complot impérialiste international contre le Président Laurent Gbagbo programmé et exécuté par la France et l’Onuci s’était traduit par l’adhésion à cette croisade des autres puissances impérialistes les USA et l’Union Européenne (UE), dès son l’introduction du projet de sanctions contre le président légitime Laurent Gbagbo au Conseil de sécurité le 3 décembre dernier. Tandis que d’autres pays comme la Russie, le Brésil, la Chine, le Mexique sont retissants à cette alliance anti-Gbangbo.

Selon le Ministre ivoirien des Affaires étrangères Placide Djédjé « C’est la France qui est derrière ce projet de résolution contre le gouvernent légitime du président Gbagbo » et de dénoncer « des fortes pressions exercées par la France sur les États africains » afin de s’aligner sur la position de l’hexagone. Cela démontre la dépendance des états africains à la puissance coloniale et notamment la vassalisation de nos dirigeants.

Depuis le vendredi 3 décembre 2010, il a fallu une semaine au Conseil de sécurité de l’ONU pour adopter un texte consensuel sur l’élection ivoirienne. En effet, la Russie, s’appuyant sur la résolution S/RES/1765 du Conseil de sécurité des Nations-Unis du 16 juillet 2007 réaffirmant, en son préambule, « Son ferme attachement au respect de la souveraineté, de l’indépendance… de la Côte d’Ivoire », La Russie déclare « l’Onu outrepasse sa mission en se substituant à la décision du Conseil constitutionnel ivoirien désignant Laurent Gbagbo présidant… ». Le texte commun du Conseil de sécurité adopté invite le président Laurent Gbagbo à quitter le pouvoir et le menaçant de sanctions ciblées s’il ne reconnaissait pas son rival Ouattara. Dans une lettre adressée au Président Laurent Gbagbo, le président américain Barack Obama « dit clairement que s’il fait le mauvais choix, (…) nous envisagerons d’éventuelles sanctions contre lui et d’autres, si besoin est », a déclaré le porte-parole du département d’Etat Philip Crowley. [Afp du 9 décembre 2010].

Le président américain a déclaré lors de sa visite au Ghana en 2009 que « l’Afrique n’a pas besoin d’Hommes forts, mais d’institutions solides ». En s’alignant sur la position revancharde anti-Gbagbo de la France, il affaibli les institutions ivoiriennes en déniant l’existence du Conseil constitutionnel, instance suprême juridictionnelle de la Côte d’Ivoire, qui a proclamé Président de la république de Côte d’Ivoire l’insoumis Laurent Gbagbo.

Ceux qui espéraient voir la politique impérialiste des USA s’adoucir avec l’élection d’un noir, doivent déchanter. « L’impérialisme stade suprême du capitalisme » selon Lénine, reste tenace quelle que soit la couleur, la religion ou la nationalité de l’individu qui partage cette idéologie. Au demeurant, il conviendrait de souligner que dans les pays capitalistes, ce sont les multinationales qui sponsorisent les élections présidentielles des candidats et l’accession à la magistrature suprême de leurs hommes.

Le lobby militaro-pétrolier a propulsé M. Georges Bush à la présidence des USA. Ce qui a pour conséquence l’occupation de l’Irak et sa destruction, le tout accompagné du pillage systématique de ses immenses ressources pétrolières.

L’anti-impérialisme est la plate forme minimale qui devrait guider tout activiste africain, car appliqué, il serait une contribution de tous ceux qui militent pour une Afrique progressiste, anti-impérialiste, unie et indépendante.

L’infantilisation permanente de notre continent par l’occident qui s’arroge le « Droit divin » de décider de nos institutions, de notre organisation politique, militaire, économique, culturelle… est insupportable. La crédulité de cette minorité d’Africains qui soutient les positions politiques de l’impérialisme est injustifiable voire une traîtrise pour l’avenir de notre continent.

Les gesticulations occidentales autour du prétendu respect du verdict des urnes (victoire d’ADO), leurs menaces contre le vrai vainqueur Laurent Gbagbo, cacheraient en réalité les visées à court, moyen et long terme pour défendre uniquement les intérêts des multinationales capitalistes.

La défense des dictateurs et leur maintien par la force au pouvoir par l’impérialisme ne donnent-ils pas suffisamment matière à réfléchir ?

Pour notre parti, ACTUS/prpe, le sacre du tyran Déby grâce aux nombreuses interventions militaires de l’impérialisme français contre les Forces de résistance depuis 20 ans, nous permet d’affirmer avec forte certitude le contraire de tout altruisme. Nous ne croyons plus aux leçons et discours lyriques sur la défense de la démocratie, des droits de l’homme que nous abreuvent les dirigeants politiques occidentaux. L’exemple du Tchad témoigne si besoin est, de l’hypocrisie, du déni de démocratie, de l’humiliation et du mépris total dont le peuple est victime. Le despote Déby est responsable de la mort de plus de 31 000 tchadiens selon les rapports des associations des droits de l’homme. Le 3 février 2008, il liquida physiquement le Dr Ibni Oumar Mahamat Saleh, Leader de la CPDC, une coalition des partis politiques de l’opposition civile et démocratique. Ces crimes contre l’humanité n’ont soulevé à ce jour aucune compension de la France et du président Sarkozy qui se mobilisent pour « sauver » la démocratie en Côte d’Ivoire.

La démocratie à géométrie variable de l’occident est une imposture contre les peuples africains. Elle épouse les contours fluctuants des seuls intérêts capitalistes, en sacrant présidents à vie de nos États, les dictateurs que l’Elysée a créés, soutient et maintient par la force des armes des troupes françaises basées sur le continent.

L’impérialisme français use de tous les moyens et subterfuges afin d’imposer son valet ADO, président de la Côte d’Ivoire au détriment du vrai vainqueur, l’insoumis, Laurent Gbagbo. Quelle serait la réaction du peuple français si les USA, l’Allemagne et l’ONU, s’immisçaient dans les dernières élections présidentielles françaises et imposaient par la force madame Ségolène Royal à la présidence de la république alors que Sarkozy était victorieux ?

Monsieur Alassane Dramane Ouattara fut un ancien Vice président du FMI. Cette institution internationale est dominée par l’impérialisme capitaliste. Elle est à l’origine des mesures anti-sociales et criminelles, imposées aux peuples africains sous le vocable de programme d’ajustement structurel (PAS). Ce plan impose aux États des coupes sombres principalement dans les budgets sociaux des États (santé, éducation, agriculture, arrêt de subventions des produits alimentaires de première nécessité…), privatisation des secteurs clés de l’économie nationale (énergie, eau, transport,…) entraînant des millions de victimes. Compte tenu de ces crimes contre l’humanité du FMI, il est évident que les peuples ivoirien et africain ne sauraient apporter leur soutien à une haute personnalité de cette institution internationale et de surcroît actrice de ces mesures criminelles.

Monsieur Alassane Ouattara, fut l’artisan des privatisations des entreprises nationales lorsqu’il était premier ministre du Président Houphouët Boigny. Ce bradage de l’économie nationale aux capitalistes occidentaux, mérite une récompense de la part des bénéficiaires. C’est ainsi que nous assistons ces derniers jours à un branle bas de combat et à une mobilisation générale du front impérialiste des pays du Nord, animé par la France contre le président Laurent Gbagbo afin d’imposer Monsieur ADO, président de la République de Côte d’Ivoire.

Les violations manifestes des règles démocratiques et de bonnes conduites (souscrites par les deux candidats à la présidentielle) ont été observées chez Monsieur Alassane Dramane Ouattara. Fort du soutien et du plan des impérialistes, ce dernier avait déjà pris langue avec la presse internationale en clamant bruyamment sa victoire avec un score fantaisiste de 54,1% contre 45,9% au Président sortant Laurent Gbagbo. Cette annonce illégale fut faite avant même que la Commission électorale indépendante (CEI) ne proclame officiellement les résultats provisoires. Monsieur Alassane Dramane Ouattara s’était autoproclamé Président de la République de Côte d’Ivoire le 3 décembre 2010.

Avec délectation et partialité ahurissante, une certaine presse française a relayé en boucle ce mensonge qu’elle voudrait transformer en vérité et force de loi à l’opinion ivoirienne et internationale.

La loi électorale de la Côte d’Ivoire du 3 mars 2008, stipule dans son alinéa 2 que la CEI a un délai impératif de 3 jours pour informer le Président du Conseil constitutionnel, le représentant du Secrétaire Général de l’ONU, le représentant du Facilitateur… Alors que ce délai fut largement dépassé, le Président de la CEI, Monsieur Youssouf Bagayogo a tenu tout de même à proclamer président monsieur Alassane Dramane Ouattara en répétant mécaniquement les chiffres déjà martelés par ce dernier.

L’instance suprême des institutions ivoiriennes, en l’occurrence le Conseil constitutionnel, la seule habilitée à infirmer ou confirmer tous les résultats des votes, prend une décision capitale face à ce carnaval pour la fausse victoire d’ADO à l’hôtel du golfe. Par la voix de son Président, le Professeur Paul Yao N’Dré a annulé les votes dans sept départements du Nord, sous contrôle des ex-rebelles depuis 2002 et où le scrutin avait été frauduleux [AFP du 3 novembre 2010]. En effet, les nombreux témoignages des électeurs dans les régions septentrionales confirment la justesse de cette décision du Conseil constitutionnel : « À la télévision ivoirienne, des reportages donnaient la parole depuis le mardi 30 novembre à des électeurs de Laurent Gbagbo agressés et séquestrés dans le nord du pays le jour du vote. Au chevet d’un blessé, Charles Blé Goudé, un des proches de Laurent Gbagbo, expliquait à l’antenne que dans « mon village (du centre-ouest, NDLR), ceux qui ont voté Ouattara sont toujours en vie ». Le Secrétaire Général du FPI (Parti du Président Laurent Gbagbo), Monsieur Pascal Affi N’Guessan, enfonça le clou avec un brin d’humour caustique à propos de ce hold up électoral de Monsieur Alassane Dramane Ouattara : « Donne-t-on son diplôme à un élève dont on a les preuves qu’il a fraudé ? » [La croix du 03 novembre 2010]

Ce hold-up organisé par monsieur Ouattara dans le nord en terrorisant les partisans du président Laurent Gbagbo, a été confirmé par le fait que dans les régions favorables au candidat Laurent Gbagbo, son rival a pu battre campagne en toute quiétude et que ses partisans ont librement voté.

L’article 63 de la constitution de la république ivoirienne stipule : « Le résultat définitif de l’élection du président de la république est proclamé, après examen des réclamations éventuelles, par le Conseil constitutionnel et publié selon la procédure d’urgence ».

Le président du Conseil constitutionnel, le Professeur de Droit public, Monsieur Paul Yao N’Dré, a par conséquent invalidé les résultats fantaisistes proclamés par le candidat Ouattara. Après annulation des votes frauduleux des sept départements du Nord, le président du Conseil constitutionnel proclame dans la foulée la réélection à la présidence de la république de Côte d’Ivoire du Candidat Laurent Gbagbo avec 51,45% des suffrages, contre 48,55% à son rival ADO, le 3 décembre 2010.

Le peuple qui retenait son souffle depuis 3 jours, est en liesse tandis que les impérialistes et leur valet ADO font grise mine. La France a mis en alerte maximale ses réseaux afin de constituer un front international anti-Gbagbo. Le conseil de sécurité des Nations unies est saisi afin d’évincer le président légitime et légal, l’insoumis Laurent Gbagbo.

Les ennemis et rentiers de la guerre impérialiste de rapine en Côte d’Ivoire, vocifèrent en dénonçant la proximité du Président du Conseil constitutionnel le Pr Paul Yao N’Dré avec le Président de la Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo. Pourtant, ce dernier fut démocratiquement élu malgré les arsenaux colossaux : crimes, finances, corruptions, diplomatie, pressions, menaces,… déployés par son rival Ouattara.

Au demeurant, rappelons qu’en France, tous les présidents du Conseil Constitutionnel sont nommés par les présidents de la 5e république. En effet, Messieurs Robert Badinter et Roland Dumas socialistes et proches du Président Mitterrand, furent nommés par ce dernier respectivement du 5 mars 1986 au 5 mars 1995 et du 8 mars 1995 au 1er mars 2000, Monsieur Pierre Mazeaud fut nommé par le Président Chirac du 9 mars 2004 au 3 mars 2007 et enfin Monsieur Jean-Louis Debré nommé le 5 mars 2007 jusqu’en 2016 par le Président Sarkozy.

La constitution ivoirienne comme celle de la plupart des anciennes colonies françaises, sont une copie de la constitution de la 5e république française. Alors, pourquoi il n’y a jamais eu contestations ou recours des décisions prises par le Conseil constitutionnel en France ? Le peuple français accepterait-il que les USA, l’Allemagne et l’ONU, s’immiscent dans les affaires intérieures françaises en invalidant les décisions de leur Conseil constitutionnel ? Accepterait-il que la souveraineté de la France soit violée par des pays étrangers ?

Les réponses seraient incontestablement NON ! Alors, pourquoi ne reconnaît-on pas au peuple ivoirien le droit de choisir librement son président par une décision du Conseil constitutionnel de leur État indépendant et souverain ? Les Africains seraient-ils des hommes immatures pour décider de leur destin sans ingérences et autres diktats des puissances coloniales et de l’impérialisme occidental ?

Ce mépris des peuples africains par les impérialistes qui voudraient tout régenter car le Noir serait un sous-homme, est un déni de démocratie, voire une certaine condescendance occidentale, avec en filigrane du racisme primaire dans le subconscient collectif. Cela est intolérable !

Le Conseil constitutionnel ivoirien aux yeux du droit de la France est illégitime et illégal. Pourquoi le peuple ivoirien souverain devrait-il accepter ce verdict et ultimatum du président Sarkozy qui fut le premier à féliciter et à reconnaître le hold-up électoral de monsieur ADO, autoproclamé président de la Côte d’Ivoire ?

La précipitation mécanique et déconcertante, sans retenue aucune, avec laquelle la France a félicité et a reconnu la fausse victoire concoctée dans les officines de la Françafrique, corrobore les visées de revanches de l’ancienne puissance coloniale contre le refus de soumission et la résistance du Président Laurent Gbagbo depuis près d’une décennie. Nous avons le devoir militant de ne pas laisser le président Laurent Gbagbo et ses camarades de la majorité présidentielle (LMP) seuls au front contre la France et ses alliés impérialistes.

Un complot impérialiste international visant à déstabiliser la Côte d’Ivoire dirigée par le président insoumis Laurent Gbagbo se confirmerait. En effet, depuis le coup d’État de septembre 2002 qui a consacré la division du pays en deux entités différentes (Nord et Sud) sous l’œil bienveillant des troupes françaises de l’opération Licorne forte de 900 hommes, le plan s’accélère comme l’atteste la reconnaissance du président autoproclamé ADO par la France, l’ONU, le FMI, suivie en cascade par les USA, la Grande Bretagne et l’UE [AFP du 2 décembre 2010, Europe1 du 4 décembre 2010].

Le président Sarkozy à l’instar de son prédécesseur Chirac, est décidé à œuvrer pour l’éviction du pouvoir du président légal et légitime Laurent Gbagbo. C’est ainsi que lors de sa déclaration au premier jour de sa visite en Inde, il a réitéré son appel au Président Laurent Gbagbo à « respecter la volonté du peuple » et a réitérer plus tard son injonction déguisée au président Laurent Gbagbo dans sa conférence de presse toujours en Inde le 6 décembre en ces termes : « Je lui ai tenu le langage suivant : c’est à lui de choisir le rôle qu’il veut tenir dans l’Histoire. Il a organisé ces élections, elles se sont bien déroulées, aucune contestation n’est possible il doit maintenant laisser le pouvoir au président-élu, Alassane Ouattara »

Ce mépris des dirigeants africains insoumis est inacceptable alors que leurs alliés dictateurs sont maintenus des décennies à la tête de nos États. Le peuple français tolérerait-il une telle ingérence d’un président africain, asiatique ou latino-américain dans les affaires de l’hexagone ? Le président Sarkozy aurait-il oublié que le Conseil constitutionnel ivoirien à l’instar de celui de la France est la plus haute juridiction du pays ? et que, de plus, après sa décision aucun recours n’est possible ?

La Commission Electorale Indépendante(CEI) n’est qu’une simple structure administrative circonstancielle, chargée de gérer ponctuellement le déroulement des élections. Elle ne peut se prévaloir d’une quelconque primauté ou suprématie hiérarchique sur le Conseil constitutionnel, instance juridictionnelle suprême et pérenne.

La CEI a proclamé des résultats frauduleux activement soutenus et relayés par le front impérialiste qui voudrait en découdre avec le président Laurent Gbagbo. La CEI a octroyé la victoire à la Pyrrhus au candidat ADO dans l’espoir d’usurper le légitime et légal fauteuil présidentiel du candidat Laurent Gbagbo. Cependant, la décision du Conseil constitutionnel d’invalider ces résultats et proclamant simultanément la victoire du candidat Gbagbo fait force de loi. Elle est exécutoire.

Toute disposition contraire à la décision du Conseil constitutionnel ivoirien est par conséquent illégale, illégitime et de nul effet. Les autorités légitimes de la Côte d’Ivoire ont le droit de faire respecter la loi par tous les moyens à ADO et sa bande qui sont d’intelligence avec les ennemis du pays, les puissances impérialistes.

ADO et ses sponsors impérialistes sont dans l’illégalité absolue en foulant au pied les règles élémentaires démocratiques des institutions de la République de Côte d’Ivoire. Cela est un délit gravissime ! Les lois de la République doivent être appliquées impitoyablement dans leur plénitude à l’encontre des contrevenants.

Un tel acte fort fera jurisprudence. Il servira de leçon aux valets de l’impérialisme et leurs maîtres. Les africains n’accepteront jamais le pacte colonial et donneront la riposte adéquate à toute tentative de recolonisation de notre continent.

Un autre cas de multiples violations dont le camp ADO s’était rendu coupable et excelle, c’est que les pseudos-résultats de la CEI ont été annoncés par son président Youssouf Bakayoko en présence d’invités triés sur le volet : les Ambassadeurs de France et des USA, de Young Jin Choi représentant du Secrétaire Général de l’ONU, du représentant spécial du facilitateur du Burkina Faso, les medias français. La presse nationale et les représentants de la majorité présidentielle de l’insoumis Gbagbo furent exclus.

De plus, ces résultats ne sont pas issus d’un consensus entre les membres de la CEI comme le prévoit le règlement de cette institution administrative. Cette annonce illégale et à la sauvette a eu lieu non pas au siège de la CEI comme il se doit, mais à l’hôtel du golf qui est aussi le QG de la campagne électorale du candidat Ouattara.

L’élection à la magistrature suprême devrait-elle être avilie et dépouillée de son caractère solennel par des usurpateurs à la solde des impérialistes ? Le peuple ivoirien et africain méritent plus de considération qu’un tel minable et ridicule spectacle offert gratuitement et à satiété à l’opinion internationale. Cela jette l’opprobre sur leurs auteurs mais malheureusement humilie par ricochet l’Afrique dans son ensemble. Les impérialistes occidentaux ont réussi leur coup en ridiculisant l’Africain et d’avoir infantilisé Ouattara et sa bande.

Les preuves incontestables des fraudes massives organisées par le candidat ADO avec la complicité de la France et l’Onuci, ont été rapportées par certains observateurs et témoignages. Cependant, les médias occidentaux partenaires de cette croisade anti Gbagbo ont fait systématiquement obstruction. La France en la personne du Président Sarkozy s’est transformée en « VRP du Candidat Ouattara sur le marché politique international ».

Afin d’étayer ces fraudes, nous citerons six (6) faits réels qui ne sont qu’une infime partie des preuves de hold-up électoraux massifs organisés par Ouattara et ses acolytes :

1- Contrairement à la complicité des observateurs de l’Onuci, qui sont aveugles et aphones face aux agissements frauduleux et criminels du groupe Ouattara, le Chef des experts électoraux africains, Monsieur Jean-Marie Ngondjiban Gangté a livré à la presse ivoirienne et internationale les conclusions de sa mission qui sont sans appel. C’est ainsi que nous avons appris que les élections ne répondaient pas aux normes des critères généralement admis pour les élections libres, transparentes et équitables. Des irrégularités majeures ont été relevées dans les villes de Korogo, Bouaké, Ségala, Tortia, Karango. Ce sont les vols des urnes, les refus du camp ADO d’accepter la présence des observateurs de la majorité présidentielle lors des dépouillements des urnes…

Ces constats accablants établis par une mission d’observateurs africains, n’ont jamais été relayés par une certaine presse bourgeoise partiale, normalisée et qui participe à la campagne du hold-up électoral planifié en faveur d’ADO par l’impérialisme international et la France en particulier.

Dans ce même registre de mépris racial envers l’Afrique et les noirs, un journaliste français renchérit à propos des Observateurs africains en des termes irrespectueux : « Observateurs sortis d’on ne sait où ». Et, pourtant, le groupe des experts électoraux africains est mandaté par l’Union Africaine et agrée par la CEI ivoirienne.

Le racisme contre les africains est solidement ancré dans certains esprits occidentaux Le hold-up électoral impérialiste planifié devrait être exécuté avec succès quelle que soit la forme qu’il revêtira, comme en témoigne les déclarations de M. Young Jin Choi, représentant spécial du Secrétaire Général de l’ONU en Côte d’Ivoire : « Même si toutes les plaintes du camp présidentiel étaient prises en compte, les résultats ne changeraient pas et le candidat Ouattara resterait le vainqueur de l’élection », a affirmé le responsable de l’ONU dans une intervention par vidéo conférence devant le Conseil de sécurité de l’ONU. [Atlas Info du 07.12..2010].

Les seuls commentaires les plus répandus dans les médias occidentaux au service de Ouattara et son groupe d’usurpateurs du pouvoir, demeurent la diabolisation de la majorité présidentielle et en particulier du président Gbagbo qualifié de dictateur. Ces mensonges grotesques ne sont que l’arbre qui cache la forêt. En effet, comment expliquer que l’opinion internationale et ces pays du nord qui se proclament démocrates puissent soutenir les putschistes de septembre 2002 contre le président démocratiquement élu Laurent Gbagbo ?

Les impérialistes et l’Onuci ont refusé de désarmer les rebelles de la zone septentrionale avant les élections tout en exigeant leurs organisations. Ce plan d’imposer ADO président est ici un peu plus limpide car organiser les élections avec le fusil braqué sur la tempe de l’électeur du président Laurent Gbagbo est un crime organisé.

Le mépris du Noir est une fois de plus affirmé. En occident, personne n’aurait accepté de voter dans ces conditions mais pour les nègres d’Afrique c’est normal et acceptable aux yeux des impérialistes.

Le soutien inconditionnel de la France et de l’Onuci aux putschistes ivoiriens contre le président Laurent Gbagbo, est confirmé par un fin connaisseur de l’Afrique, M. Philippe Evanno, chercheur à la Sorbonne, directeur de l’Institut de Prospective Africaine. Il a notamment été formé par Jacques Foccart et a collaboré avec lui jusqu’au décès de ce dernier. Invité de Yannick Urrien mercredi 8 décembre dans le magazine de 8h10, il déclara : « L’ONU a été incapable de respecter ses engagements et d’assurer le désarmement des forces de la rébellion au nord. L’élection a eu lieu sous le contrôle des forces armées de la rébellion. Ce sont des seigneurs de la guerre, qui détournent les taxes et les impôts à leur profit, qui ont pris le contrôle du diamant et de différents minerais et contrôlent une partie du commerce du cacao. Cette rébellion au nord est une organisation politique, économique et militaire et elle est restée en place alors que différentes résolutions de l’ONU et différents accords internationaux prévoyaient que l’élection ne pourrait pas avoir lieu tant que le désarmement ne serait pas effectif »

http://www.kernews.fr/index.php?opt… menaces-en-cote-divoire—les-explications-de-philippe-evanno&catid=40:politique-eteconomie& Itemid=59

Cette déclaration montre que les capitalistes occidentaux organisent un nouveau plan afin d’accroitre le pillage des ressources naturelles de la Côte d’Ivoire en installant au pouvoir sur l’ensemble du pays ces seigneurs de la guerre dirigés par le tandem Ouattara-Soro qui contrôlent le nord du pays. Cette mafia organisée contre l’Afrique est révoltante et devrait être combattue énergiquement par tous les moyens. Le soutien des patriotes et progressistes africains à celui que les impérialistes vilipendent, l’insoumis Gbagbo, est un devoir militant. Il serait contradictoire de se retrouver dans le même camp que celui des partisans de l’asservissement de l’Afrique.

2- Dans la Vallée de Bandama le Candidat Ouattara a totalisé en réalité 149 598 voix. Cependant, la CEI régionale a communiqué à la CEI centrale 244 471 voix, soit une augmentation frauduleuse de 94.873 voix supplémentaires (Cf. tableau ci-dessous). [Cf. http://www.ivoiredignite.com/index.php ]

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3- L’ancien premier ministre du Togo et Chef de la Mission d’Observation Electorale de l’Union Africaine (UA), Joseph Kokou Koffigoh, dans la lecture du rapport de sa mission du 30 novembre 2010 a signalé entre autres les anomalies dûment constatées en ces termes : « Le climat relativement lourd aux alentours des lieux de vote[…] des actes de violence graves notamment des pertes en vies humaines, des atteintes à l’intégrité physique, des séquestrations, des intimidations, des tentatives d’enlèvement et de dégradation du matériel électoral. Autant d’éléments qui devraient faire l’objet d’une appréciation minutieuse de la part des organes compétents afin de déterminer leur impact sur le scrutin »

La Mission d’observateurs de l’Union Européenne régentée par la France et l’Onuci en la personne du représentant du Secrétaire Général de l’ONU Ban Ki Moon, l’inconditionnel de Ouattara, M. Choi Young Jin, n’ont pas constaté ces actes gravissimes, organisés dans la zone du nord contrôlée par les putschistes d’ADO.

4- L’ampleur de la fraude et la participation active des impérialistes en faveur de leur poulain ADO a écœuré nombre d’ivoiriens qui habitent pourtant dans le Nord contrôlé par les putschistes de 2002. À ce sujet, un habitant de la ville de Bouaké Monsieur M D qui se réclame de rebelle écrit :

« d’importantes sommes d’argent, soit plus de 6 milliards de Francs CFA auraient été utilisés pour acheter les voix à raison de 20 000 Francs CFA par électeur. Les cadres de l’ONU et le personnel auraient engrangés plus 10 milliards de Francs CFA de corruption afin de proclamer Ouattara vainqueur et président de la république.

« Comment les militants de Gbagbo ont été brutalisés, obligé à voter avec une arme sur la tempe ou battu jusqu’à mort ?

« Savez-vous qu’il y a eu bourrage d’urne au profit du candidat Ouattara, reconnu par des soldats de l’ONU et des observateurs internationaux ?

« Avez-vous le témoignage des observateurs des ONG africaines qui ont eux-mêmes subit et dénoncé les exactions des rebelles ?

« Gbagbo a gagné au même titre que Bush lors de son premier mandat V’lan….

« Savez-vous que les observateurs de l’UE sont restés dans les beaux quartiers d’Abidjan ?

« L’élection de Sarkozy ou Obama a-t-elle été proclamée dans son QG ou dans un Hôtel de la place au devant des médias étrangers autres que nationaux en prenant de force tout seul le président de la commission électorale indépendante ?

« Je vous rappelle que la commission électorale indépendante, suite à des accords politique, est à 90% de l’opposition. Ils sont plus préoccupés par leurs intérêts partisans que de s’occuper de la neutralité de leur mission.

« Le conseil constitutionnel, seul habilité à déclarer un candidat vainqueur ou non, au lieu de médias étrangers ou de présidents d’autre Etats.

« Les médias français et les hommes politiques savent quels intérêts ils recherchent en diffusant de telles informations infondées. Il serait sage d’aller à la source que de répéter ces grossiers mensonges de dénigrement »

5- Dans sa Conférence de presse au QG de la majorité présidentielle sur la situation en Côte-d’Ivoire, son porte-parole Monsieur Pascal Affi N’Guessan déclara : « Dans les zones Centre Nord et Ouest (CNO), sous contrôle des Forces Nouvelles, les conditions d’une élection libre, juste et transparente n’étaient pas réunies. En effet, en violation de l’Accord Politique de Ouagadougou et du Code électoral, les Forces Armées des Forces Nouvelles, qui étaient pourtant présumées encasernées et désarmées, ont semé la terreur et la désolation contre des populations cibles. Ainsi, les agents électoraux et les représentants de LMP dans les bureaux de vote ont été chassés, les empêchant d’exercer leur mission. Des militants et sympathisants de LMP ont été sauvagement battus à sang, humiliés et séquestrés. Le pronostic vital est même en jeu pour certains et leur état nécessite donc une évacuation urgente vers des établissements sanitaires spécialisés à Abidjan. A l’heure actuelle , des dizaines de proches de La Majorité Présidentielle demeurent encore otages des Forces Armées des Forces Nouvelles à Bouaké, Korhogo, Man , Zuénoula , Odiénné, Ferké, Boundiali » [Cf. http://cote-ivoire.com/1185/politiq… dinvoire ]

Les deux premiers témoignages poignants précédents en l’occurrence celui d’un rebelle ivoirien et d’un résident étranger dans le pays, parmi tant d’autres, illustrent incontestablement le coup d’État électoral « France-onusien » contre le Président Laurent Gbagbo et le peuple ivoirien. En effet, on ne pourrait accuser ces hommes ulcérés par l’ampleur du hold-up électoral, d’être des partisans du Président Laurent Gbagbo.

L’acte posé par le rebelle ivoirien du nord a le mérite de prouver qu’une certaine conscience patriotique et nationaliste existe dans la zone du Nord. Ces patriotes du nord menacés par les partisans d’ADO et certainement pris en otage, n’accepteraient pas ce plan impérialiste qui viserait à recoloniser ce riche pays et de surcroît dans le lequel des gisements colossaux de pétrole seraient bientôt extraits.

Il serait plus rentables pour les multinationales capitalistes d’avoir durant cette période de boum pétrolier un de leurs valets à la présidence du pays. ADO leur assurera le pillage sans se sourciller des millions de barils de brut qui seront extorqués au peuple ivoirien. Le Président Laurent Gbagbo qui refuse d’être un vassal, mérite par conséquent d’être éliminé par tous les moyens avant que le brut ne coule à flot.

La malédiction pétrolière et la boulimie des impérialistes pour l’or noir, continuent d’exterminer les peuples africains. C’est le cas du Tchad avec le despote Déby imposé et soutenu militairement par la France depuis 20 ans et dont les assassinats sont estimés à plus de 31 000 morts selon les associations des droits de l’Homme.

La mobilisation occidentale sur le thème du respect de la démocratie en couronnant frauduleusement Ouattara, n’a rien à voir avec les intérêts du peuple ivoirien. L’odeur du pétrole a inhibé chez les impérialistes leur sens de la défense de la démocratie. Il serait plutôt honnête pour eux de dire « proclamons Ouattara président de la côte d’Ivoire pour garantir démocratiquement le pillage du pétrole » au lieu de « Laurent Gbagbo doit respecter la volonté du peuple exprimé par la CEI ». La vraie volonté du peuple est pourtant celle exprimée par le Conseil constitutionnel.

Dans un important article du 3 décembre 2010 du site abidjan.net, une analyse mathématique des résultats du deuxième tour de l’élection présidentielle, intitulé « Youssouf Bakayoko dévoile une fraude de 500 000 votants fictifs dans les zones CNO », relève l’ampleur les fraudes massives du candidat Ouattara.

Ce hold-up électoral que voudrait couvrir la France et l’Onuci ne peuvent résister à l’épreuve des faits réels ci-dessous. Nous vous suggérons de lire l’intégralité de l’article via le liens ci-dessous. Vous serez édifiez à plus d’un titre :

6- « Puisque plusieurs preuves d’irrégularités, exactions et tricheries témoignent d’un vote non démocratique dans les zones CNO, nous sommes en droit de penser qu’il y a eu fraude massif de plus de 500 000 voix, ce qui pourrait s’interpréter aussi que les zones CNO hors région vallée du Bandama ont votés deux fois le même jour, dans les mêmes urnes !!!!

Catastrophe démocratique ! A qui profite cette fraude à grande échelle ? La réponse à cette question est immédiate : Alassane Ouattara, si l’on se réfère au déroulement des événements ces derniers jours.

Quel serait donc le vrai score d’Alassane Ouattara sur la même base des données de Youssouf BAKAYOKO ?

Il nous suffit pour cela de retirer les 9,35% votants sur les voix d’Alassane Ouattara. On obtient le tableau ci-après :

Total Inscrits : 5 784 490
GBAGBO LAURENT : 2 107 055, soit 52,04%
ALASSANE OUATTARA : 1 942 088, soit 47,96%
Total : 4 049 143, soit 100%
Taux Participation : 70,00%
Ecart de voix dues au bourrage des urnes en zone CNO : 541 076

Conclusion 2 : LAURENT GBAGBO est le réel vainqueur de ces élections, sur la base des données communiquées par Youssouf BAKAYOKO ».

[Source : abidjan.net du 3 décembre 10 Site : http://news.abidjan.net/h/382051.html ]

Les Africains sont mâtures et ne sauraient accepter indéfiniment ces humiliations permanentes, qui malheureusement sont portées par les collaborateurs de l’impérialisme. Des faits similaires des collabos ont eu lieu en France lors de l’occupation nazie. Ces derniers ont contribué à la domination de l’hexagone par les Nazis. En Afrique ces collabos renforcent la domination néocoloniale de la France et garantissent le pillage des ressources naturelles des États. En contre-partie, les dictateurs ou plus exactement les « délégués généraux de la Françafrique » sont assurés de conserver le pouvoir pendant plusieurs décennies.

Dans un souci de ramener la paix en Côte d’Ivoire, l’insoumis Laurent Gbagbo a tendu la main aux putschistes d’hier, accepté d’organiser l’élection présidentielle dans ces conditions effroyables et enfin nommé de surcroît Monsieur Guillaume Soro le Chef des putschistes au poste de premier ministre.

Aujourd’hui, nous constatons avec amertume que le complot impérialiste planifié depuis de nombreuses années contre le peuple ivoirien a atteint son objectif : ADO du Rassemblement Des Républicains (RDR) et Guillaume Soro, son bras armé des Forces nouvelles (FN), sont respectivement Président autoproclamé par la CEI, et premier ministre. Ce cas inédit de la nouvelle stratégie de l’impérialisme afin d’éliminer « démocratiquement » les patriotes africains fera jurisprudence si ce test réussi. Cela est insupportable !

La mauvaise volonté de la France et de l’Onuci, s’était manifestée depuis l’éclatement du coup d’État avorté du RDR de Ouattara et de son bras armé les Forces nouvelles de Guillaume Soro contre le président Laurent Gbagbo.

La zone du nord contrôlée par les putschistes est sanctuarisée par la France et de l’Onuci qui refusent de désarmer les rebelles avant le scrutin présidentiel. Ces deniers se sont par ailleurs, renforcés militairement en prévision de ce hold-up électoral du 28 novembre 2010, planifié de longues dates par la Françafrique et l’Onuci.

Le président Laurent Gbagbo a toujours manifesté sa prédisposition et sa bonne volonté à ramener la paix en Côte-d’Ivoire. À cet effet, jamais un homme d’État africain n’a accepté de faire autant de concessions voire humiliantes comme l’a fait le dirigeant insoumis à la Françafrique.

Le Président Laurent Gbagbo a toléré l’existence d’une Commission Electorale Indépendante (CEI) dont la composition n’est guère en sa faveur. En effet, sur les 32 membres, 27 appartiennent aux partis de l’opposition et notamment au Rassemblement des Houphouetistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), un conglomérat insipide de partis caractérisés par une alliance contre nature mais qui soutient le candidat Ouattara. Les 5 autres membres appartiennent à la majorité présidentielle de Laurent Gbagbo. De plus, sur les 4 Vices-présidents de cette institution, un seul appartient à la majorité présidentielle. Enfin, il conviendrait aussi de souligner que la CEI, appendice du RDR du Candidat Ouattara, a pour président Youssouf Bagayoko, un autre élément du RHDP et proche de Ouattara.

Au niveau du Conseil constitutionnel, une copie conforme de celui de la France, ses 13 membres sont désignés par le président de la république et de l’assemblée nationale. Leurs décisions sont sans recours comme en France, qui refuse pourtant de reconnaître ce droit au peuple ivoirien. De plus, il n’appartient pas aux présidents Sarkozy et Obama, ni à aucun autre dirigeant, aussi puissant soit-il, de contester une décision de la plus haute juridiction de la république de Côte d’Ivoire. Ces ingérences flagrantes de la France et des autres impérialistes sont intolérables et révoltantes.

Au demeurant, il serait utile de rappeler que l’ancien président, Henri Konan Bédié était l’initiateur de la notion d’« ivoirité » lors de la campagne présidentielle de 1995, afin d’exclure de la course à la présidence monsieur Ouattara. Par quelle volte-face celui à qui il contestait la nationalité ivoirienne et l’a contraint à l’exil, serait-il devenu aujourd’hui à ses yeux un président légitime de la Côte d’Ivoire ?

Inversement, c’est l’insoumis Laurent Gbagbo, qui, sous sa présidence, avait tout mis en œuvre pour le retour d’exil de Ouattara. Ce dernier non seulement a fait preuve d’une ingratitude déconcertante, mais s’est allié aux impérialistes pour abattre son « sauveur ». Rappelons qu’en 1992, l’opposant d’alors Laurent Gbagbo fut emprisonné. Le président Félix Houphouët Boigny a ordonné au premier Ouattara de signer le décret de son arrestation.

Les véritables concepteurs et exécuteurs du drame ivoirien, est la nébuleuse Françafrique de Chirac à Sarkozy à laquelle vient s’ajouter leur alliée qui est l’ONU, laquelle est dominée par les puissances impérialistes occidentales, notamment les USA.

La nouvelle stratégie impérialiste expérimentée en Côte d’Ivoire consiste à nier l’existence des États africains et leurs institutions. Nous devons refuser que nos dirigeants soient préalablement et officiellement « certifiés » par les observateurs de l’ONU avant d’être investis présidents. Les peuples français, anglais, allemands, étatsuniens… accepteraient-ils que leurs présidents et leurs institutions soient imposés par des organisations internationales ou un État tiers aussi puissant ne fut-il ?

La souveraineté fondamentale d’un État, est l‘existence de ses institutions et surtout leur respect et application. L’impérialisme à travers l’exemple ivoirien dénie aux États africains le droit d’exister car la décision du Conseil constitutionnel d’investir président le Candidat Laurent Gbagbo, est balayée d’un revers de la main par l’impérialisme français soutenu par l’ONU en autoproclamant président leur poulain Ouattara.

Au lendemain de cette décision française, les chefs d’État de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) réunis à Abuja avaient apporté mécaniquement leur soutien à Alassane Ouattara, demandant à Laurent Gbagbo de quitter le pouvoir sans délai. De plus, l’organisation panafricaine a annoncé la suspension de la Côte d’Ivoire de toutes ses instances. [BBC Afrique des 7et 9 décembre 2010].

Il est regrettable que certaines institutions panafricaines Union Africaine (UA), et la CEDEAO, soient infiltrées par certaines personnalités qui appartiendraient à la nébuleuse mouvance de la Françafrique. Ces dernières auraient pesé de tout leur poids afin d’aligner ces organisations panafricaines derrière les positions des impérialistes (France-Usa). Ces comportements néfastes de certains dirigeants africains ont été à l’origine du retard que nous connaissons dans la réalisation des Etats-Unis d’Afrique (EUA).

Le mutisme observé par certains dirigeants africains face au lynchage médiatique et aux menaces contre l’insoumis Laurent Gbagbo par l’impérialisme occidental, est condamnable.

De ce qui précède, il est incontestable que l’Afrique continue d’être sous domination intégrale de l’impérialisme occidental capitaliste qui régente son existence. En effet, nombre de nos dirigeants, qui sont par ailleurs imposés par les puissances du nord font l’objet des pressions et menaces permanentes pour qu’ils appliquent les résolutions de leurs maîtres.

Les impérialistes occidentaux sont solidaires entre eux afin d’abattre un patriote africain, l’insoumis Laurent Gbagbo. Pourquoi ne ferions-nous pas autant afin de défendre un des nôtres ? Et, de régler nos problèmes internes sans ingérences des anciennes puissances colonisatrices ?

La dignité et l’honneur de l’Afrique sont une fois de plus bafoués par cet alignement systématique sur la volonté occidentale et surtout l’exécution d’une décision contraire à nos intérêts et à notre avenir.

Dans sa déclaration à la presse du 4 décembre, le président autoproclamé ADO a ajouté un vocabulaire nouveau dans les annales des élections africaines : « la certification de sa victoire par l’ONU ». Comment pourrait-on s’enorgueillir d’être investi président d’un État souverain par les puissances étrangères impérialistes capitalistes, et ce contre la volonté du peuple qu’il aspire gouverner ? N’avoue-t-il pas de facto que sa légitimité lui est octroyée par les puissances étrangères et non par le peuple ivoirien ?

Il est de notoriété publique que les seuls intérêts de ces capitalistes, demeurent l’exploitation des pays africains en favorisant les hold-up électoraux en faveur de leurs poulains ou en maintenant les dictateurs défenseurs des pillages de nos ressources, tel est le cas du despote Déby au Tchad.

La certification dont se vante le candidat Ouattara serait plutôt une insulte des impérialistes à l’encontre des Africains qui seraient selon eux des handicapés qui devraient être placés sous tutelle onusienne. Au rythme de ce mépris croissant des impérialistes envers l’Afrique, ces derniers procéderaient bientôt à notre humiliation politique jamais égalée : ils désigneraient préalablement par « certification » de l’ONU les hommes politiques à leur convenance, puis les résultats des votes seraient eux aussi sanctionnés par une autre « certification made in ONU ». Aucun peuple au monde ne saurait accepter un tel mépris, ramenant l’africain au stade animal qu’il faudrait apprivoiser. Une « certification » des personnalités africaines pourrait être assimilée à un label décerné à un objet, une plante ou un animal. On voit dans cette notion de « certification », un haut degré de mauvaise considération de l’Africain par l’impérialisme occidental. Il serait indécent de se glorifier face à cette injure qui infantilise davantage le continent noir.

La jubilation de Monsieur Ouattara de s’autoproclamer président de Côte d’Ivoire est un aveu public et incontestable qui confirme son appartenance au camp impérialiste exploiteur des peuples africains. À l’opposé, la campagne guerrière déclenchée par les puissances impérialistes contre le président légal légitime Laurent Gbagbo, proclamé par la décision du Conseil constitutionnel ivoirien, témoigne si besoin est, que ce patriote africain serait préjudiciable à leurs intérêts mais bénéfiques à ceux des ivoiriens. Il serait par conséquent suicidaire pour notre continent de voir certains de nos compatriotes se retrouver consciemment, inconsciemment ou par mercantilisme politique dans le même camp que celui de nos oppresseurs et leurs valets locaux, responsables de la situation dramatique que vivent les masses populaires africaines.

Dans cette lutte politique contre les multiples ramifications françafricaines et impérialistes, notre engagement dans le camp des patriotes africains progressistes ou anti-impérialistes qui sont vilipendés par les impérialistes, doit être sans ambigüité. Quelles que soient nos divergences politiques, ethniques, religieuses, notre devoir militant est de lutter aux côtés des peuples opprimés et de leurs dirigeants désignés à la vindicte de la communauté internationale par les impérialistes.

Le cas récent du président du Zimbabwe, un autre insoumis, M. Robert Mugabé, donne matière à réfléchir. En effet, sa courageuse décision de nationaliser les terres fertiles d’une poignée de 4000 fermiers blancs, vestiges de la colonisation britannique, a déclenché une campagne haineuse sans précédant des occidentaux contre sa personne et un blocus économique du pays. De plus, leur laquais M. Morgan Tsvangirai, est massivement soutenu par l’occident jusqu’à faire de lui premier ministre. Cette situation ressemblerait étrangement à celle de la Côte-d’Ivoire. Cependant, nous souhaitons que le peuple ivoirien derrière le président Gbagbo mette en échec un tel projet suicidaire pour le pays.

Tous les dictateurs qui essaiment le pré-carré français d’Afrique à l’instar du despote Déby au Tchad, n’ont jamais été victimes de croisades guerrières comme le sont ou l’étaient les insoumis incarnés par : Laurent Gbagbo, Robert Mougabé, Thomas Sankara, Marien Ngouabi, Sékou Touré, Amilcar Cabral, Agostino Neto, Samora Machel , Kwame Nkrumah, Gamal Abdel Nasser, Patrice Emery Lumumba, Ruben Um Nyobe, Chris Hani, Patrice Lumumba, Félix Roland Moumié, Mouammar Kadhafi, Ernest Ouandié, Eduardo Mondlane, Oliver Tambo, Cheick Anta Diop, Houari Boumediene, Mongo Beti,… Certains d’entre eux furent lâchement assassinés par l’impérialisme français parmi lesquels Thomas Sankara, et Marien Ngouabi qui demeurent des héros et modèles pour les peuples d’Afrique.

Nous avons le devoir militant révolutionnaire et panafricain de soutenir la lutte anti-impérialiste du président Laurent Gbagbo et du peuple frère de Côte d’Ivoire afin qu’un nouveau crime crapuleux et planifié de la Françafrique ne vienne faucher ce dernier en plein combat de libération nationale.

La France continuera à justifier sa position anti-Gbagbo par l’argument du respect de la « volonté du peuple ivoirien » en défendant le hold-up électoral de Ouattara. Elle a réussi provisoirement à rallier à sa croisade les pays alliés impérialistes et en « exerçant de fortes pressions sur les États africains » Cette mobilisation sans précédant de l’Elysée en faveur de Ouattara, prouve la « menace » que présenterait pour les intérêts de la France la victoire de du candidat Gbagbo mais aussi et surtout que cela risquerait d’inspirer d’autres Hommes politiques du pré-carré qui voudraient s’affranchir de cette encombrante tutelle françafricaine.

Dans cette sous région d’Afrique occidentale, l’avènement de la révolution populaire et démocratique au Burkina Faso dans les années 80 sous la direction du charismatique Capitaine Thomas Sankara, a donné des insomnies aux régimes inféodés à la Françafrique dont celui du président Félix Houphouët-Boigny de la Côte d’Ivoire.

Le Capitaine Thomas Sankara acquiert une audience panafricaine, toute la jeunesse du continent lui voue une admiration sans borne. Selon les organisations de la mouvance Sankariste, l’impérialisme, français craignait une dangereuse contamination révolutionnaire dans son pré-carré. Il aurait été ainsi complice de l’assassinat de ce héros africain, le 15 octobre 1987, en passant par le président Félix Houphouët-Boigny et son proche compagnon, le Capitaine Blaise Compaoré, actuel Chef d’état du Burkina Faso.

Dans le même registre des assassinats impérialistes des dirigeants insoumis africains, citons le rôle néfaste et la complicité des casques bleus de l’ONU au Congo. C’était sous leur déploiement que fut assassiné Lumumba. La présence de l’Onuci, appuyée par les troupes françaises de l’opération Licorne basée dans le pays est un danger réel pour la souveraineté, la sécurité du pays et la vie du président Gbagbo. En effet, l’agression des troupes françaises contre le peuple ivoirien en novembre 2004, s’était traduite par le bombardement des avions des Forces aériennes ivoiriennes par des mirages de l’armée française, détruisant deux avions de type Soukhoï et les hélicoptères MI-24 de fabrication soviétique. Ces mêmes Forces françaises avaient tiré sur les jeunes manifestants ivoiriens contre cette agression, faisant plusieurs morts et blessés. Une armée d’occupation coloniale est un véritable danger pour la souveraineté du pays. Le Général de Gaulle n’avait-il pas fermé en 1966 les nombreuses bases militaires étatsuniennes dans l’hexagone ?

Au Tchad, notre Parti, ACTUS/prpe exige depuis de nombreuses années la fermeture inconditionnelle des bases militaires françaises dans le pays car ses multiples interventions aux côtés de l’armée du dictateur Déby contre les Forces de résistance nationale, ont empêché la chute tant implorée du tyran par notre peuple. Il est indéniable de constater la dangerosité de la présence des troupes coloniales françaises d’occupation sur le sol africain.

L’objectif premier des puissances impérialistes est de continuer à piller exponentiellement nos ressources naturelles, en imposant les dictateurs ou Présidents Génétiquement Modifiés (PGM) aux masses populaires.

Les capitalistes suivraient ainsi la traçabilité de leurs pillages et le degré de soumission de leurs petites créatures qu’ils n’hésiteraient pas à évincer en cas de faible rentabilité, c’est-à-dire baisse des ressources pillées.

Désormais, les puissances impérialistes exporteront des Elections Génétiquement Modifiées (EGM) car selon les déclarations de M. Jacques Chirac, ancien Président français en 1990 à Abidjan : « L’Afrique n’est pas mûre pour la démocratie » ou celle de son successeur Nicolas Sarkozy dans son discours à Dakar en juillet 2007 : « l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire ». Ces propos humiliants et méprisants reflètent exactement le profond sentiment des impérialistes occidentaux à l’encontre des populations noires et du continent africain.

Ce sentiment de considérer les Africains comme des sous-hommes voire des animaux, a conduit à l’implication de la France et sa complicité dans le génocide au Rwanda. L’Association survie écrit à ce sujet : « Le Génocide des Tutsi au Rwanda a fait entre 800 000 et 1000 000 de victimes, hommes, femmes, et enfants, massacrés dans des conditions atroces, sous prétexte d’être Tutsi ou pour s’être opposés à cette extermination (…) Ce génocide a duré 3 mois du 7 avril au juillet 1994

Sources : Association Survie et Commission d’Enquête Citoyenne(CEC), Site :

http://survie.org/IMG/pdf_4_pages_R…

et http://cec.rwanda.free.fr/index.html

La croisade internationale dirigée par la France contre le président légal et légitime de la Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo, vise à le mettre au banc de la communauté internationale. Le soutien des puissances impérialistes au gouvernement illégal et illégitime de Ouattara dans le même pays risquerait de déclencher un second génocide. En effet, à l’instar du Rwanda où la France dispose d’environ d’environ 1000 militaires et une base dans le pays, les ingrédients d’une telle explosion serait grande.

L’opinion africaine se souvient encore de la terrifiante phrase prêtée au président Mitterrand à propos du génocide rwandais : « Dans ces pays-là, un génocide n’est pas trop important » [Courrier International du 9 avril 2004].

A Bruxelles, les ministres des Affaires étrangères de l’UE réunis en conseil, ont arrêté une série de sanctions contre la Côte d’Ivoire. Fort du soutien impérialiste, le candidat malheureux Ouattara et le RHDP appellent leurs partisans à occuper les bâtiments gouvernementaux, la télévision d’État, le siège du gouvernement [Bbc Afrique et Reuters du 13 décembre 2010].

Cette provocation ne serait-elle pas le détonateur d’une intervention militaire directe de la France sous couvert de l’Onu ? Les patriotes africains ont le devoir d’empêcher un tel génocide impérialiste par procuration via le tandem Ouattara-Soro qui ne mérite nullement notre soutien. Nous devons être aux côtés de la légalité et de la légitimité institutionnelle, incarnée par le président Gbagbo.

Les impérialistes pérorent leur victoire après la publication de la résolution du Conseil de sécurité sur la Côte d’Ivoire qui reconnait le président Ouattara et menaçant l’insoumis Laurent Gbagbo. À ce sujet, il conviendrait de souligner que la notion de « Communauté internationale » si chère aux puissances occidentales est une mascarade pour justifier l’indéfendable et l’injustice caractérisée afin d’imposer Ouattara à la présidence du pays. En effet, sur les 192 États membres de l’ONU, seuls 5 sont membres permanents du conseil de sécurité. Ils disposant du droit de véto et imposent leur volonté aux 187 autres. Cette anomalie historique est anti-démocratique car la majorité des pays est inexistante dans la prise des décisions, qui parfois les concernent directement. Parmi ces 5 membres permanents du Conseil de sécurité, la France et les USA qui en font partie, sont à la pointe ces derniers jours de la croisade anti-Gbagbo.

La notion de « Communauté internationale » sous-entend en réalité « La dictature des puissances occidentales sur le reste du monde et en particulier sur les pays d’Afrique ». En conclusion, le gouvernement légitime et légal du président Laurent Gbagbo ne saurait être seul et avoir contre lui tous les autres pays. Les réserves exprimées par la Russie, la Chine populaire et les autres membres non permanents du Conseil de sécurité au projet de résolution sur la Côte d’Ivoire, a retardé son adoption en l’état par le Conseil de sécurité de l’ONU.

De nombreux exemples de la prétendue « défense de la démocratie », martelée par la France, sont battus en brèche par son soutien permanant, inconditionnel et multiforme apporté à de nombreuses élections frauduleuses en Afrique, qu’elle qualifie de « démocratiques ».

La mission d’observateurs des électeurs européens (MOE) a relevé de nombreuses irrégularités (intimidations des électeurs, interventions des Forces gouvernementales dans les QG des partis de l’opposition, fraudes massives, achats des voix…) lors des élections présidentielles de mars 2010 au Togo, consacrant la victoire (hold-up) de Faure Gnangsibé.

Les mêmes constats ont été faits lors des élections présidentielles au Gabon en 2009, au Burkina en novembre 2010, au Congo Brazzaville en 2009, au Tchad en 2005, en Centrafrique en 2005… mais la France est demeurée aphone, aveugle et ne s’était guère manifestée pour invalider les résultats records généralement dès le premier tour. Les Candidats malheureux de l’opposition qui furent non « Certifiés ou labellisés Françafrique » par l’ancienne puissance coloniale ont été spoliés de leurs victoires réelles.

Revenons au Tchad où, depuis 20 ans, le dictateur Général-président Déby qui n’a jamais remporté démocratiquement aucune élection présidentielle, est paradoxalement vainqueur grâce aux fraudes aux hold-up massifs, assassinats des citoyens de l’opposition, bourrages des urnes, achats des voix, incarcérations des candidats de l’opposition…

Les rapports des observateurs électoraux et des associations des droits de l’homme ont fait mention de ces faits gravissimes. Par exemple aux élections de 1995 et de 2001, les candidats de l’opposition respectivement le Général Kamougué et le Député Yorongar avaient remporté 53% et 61 % selon les estimations directes des urnes [sondages sortis des urnes]. Cependant, le dictateur Déby grâce aux fraudes massives, s’était autoproclamé président.

Le député Yorongar, quant à lui, a reçu des menaces du despote Déby, retranché avec des chars dans la banlieue de la capitale et envisagerait de marcher sur la ville si le député était proclamé vainqueur. Après cet ultimatum, il fut incarcéré et torturé. Où était la France, pays défenseur des droits de l’homme ? Pourquoi a-telle été aphone et aveugle face à ces faits gravissimes ?

L’hypocrisie permanente de la défense de la démocratie en Afrique dont les différents gouvernements français se targuent, ne continuera pas à résister aux confrontations des faits réels. Cette imposture politique montre que la Françafrique soutient et impose aux peuples ses valets en couvrant l’abomination dans son pré-carré d’Afrique. L’Elysée n’a jamais mis en cause ces pseudos-élections présidentielles au Tchad. De plus, la France, un pays démocratique, apporte son appui militaire, diplomatique et financier au dictateur Déby. Ce qui permet au despote d’assurer sa longévité au trône.

La mobilisation générale du camp impérialiste par le président Sarkozy contre le président Laurent Gbagbo en faveur du valet Ouattara, procède de la même logique : celle d’écarter les candidats qui risqueraient de porter préjudices ou qui ne garantiraient pas suffisamment ses intérêts.

La France a aussi expérimenté dans son pré-carré une nouvelle forme de « démocratie familiale » ou de « démocratie dynastique » qui a permis d’imposer aux peuples grâce à un habillage pseudo-démocratique, les fils des anciens présidents demeurés loyaux à la puissance coloniale. C’est ainsi que M.Ali Bongo et Faure Gnangsibé ont pu succéder respectivement à leurs pères Omar Bongo et Eyadema Gnangsibé. Ces mascarades de votes ont été avalisées d’abord par la France, suivis systématiquement par les autres puissances impérialistes.

Les dirigeants africains membres de la Françafrique sont assurés d’être élus présidents à vie grâce aux hold-up électoraux, achats des voix, assassinats… sous l’œil bienveillant de ceux-là-même qui ont déclaré « wanted » le président Laurent Gagbo qui a pourtant remporté démocratiquement la présidentielle du 28 novembre 2010 avec 51.45% contre 48,55% à son rival Ouattara, résultats proclamés par le Conseil constitutionnel le 3 décembre dernier.

L’incontestable victoire du président Laurent Gbagbo est irréversible. La constitution ivoirienne est écrite, appliquée et respectée par et pour les ivoiriens, qui ont le droit suprême de défendre leurs institutions.

Il conviendrait ici de rendre un vibrant hommage aux Forces Armées de Côte d’Ivoire (FACI), les autres Forces de défense et de sécurité (Gendarmerie, Police, Douanes…) qui sont demeurées loyalistes au régime légitime et légal du président Laurent Gbagbo et au gouvernement du premier ministre le Professeur d’économie à l’université d’Abidjan, M.Aké N’Gbo.

Dès l’annonce de la victoire du Président Laurent Gbagbo par le Conseil constitutionnel, toute la hiérarchie militaire est venue au palais présidentiel féliciter le vainqueur. Elle a fait allégeance. Au nom des FACI, le Chef d’état-major des Armées, le général de corps d’armée Philippe Magou a prêté serment de fidélité au président Laurent Gbagbo en affirmant que l’armée se tenait à sa disposition.

Au cours de la cérémonie de présentation du drapeau au nouveau ministre de la défense M. Alain Dogou par son prédécesseur, Michel Amani N’Guessan, Le nouveau patron des armées a déclaré : « Votre devoir est de défendre la Constitution ivoirienne », Cette importante cérémonie a eu lieu en présence de tous les chefs militaires dont le général de corps d’armée, Chef d’état-major, Philippe Magou, le général de corps d’armée, Commandant supérieur de la gendarmerie Tiapé Kassaraté… »

[Source : http://news.abidjan.net/article/?n=… 08/12 ]

Pendant ce temps, le gouvernement illégal, illégitime et virtuel du duo Ouattara-Soro que tentent péniblement d’imposer la France et les autres puissances impérialistes, reste barricadé dans l’hôtel du Golf et QG de campagne du candidat ADO, sous protection des casques bleus de l’Onu. Tournant en rond dans leur bunker-hôtel et assailli par l’oisiveté, ce gouvernement fantoche, soutenu par l’étranger n’a pas le soutien du peuple et moins encore de celui des Forces armées ivoiriennes. Le 9 décembre dernier, le premier ministre virtuel Guillaume Soro du gouvernement virtuel, a lancé un appel désespéré aux Forces de défense et de sécurité de reconnaître le président virtuel Ouattara. Peine perdue, car les Forces de défense et de sécurité sont légalistes, par conséquent elles défendent le gouvernement constitutionnel du président Gbagbo. Cet appel sonne déjà comme un aveu d’illégitimité et d’illégalité du putschiste Soro, de son gouvernement virtuel et fantoche qui serait en villégiature au grand hôtel du Golf aux frais des contribuables onusiens.

La réponse vigoureuse des Forces de défense et de sécurité, une véritable déclaration de guerre aux putschistes suite à l’appel de M.Soro, ne s’est pas faite attendre. En effet, le lendemain 10 décembre 2010, le Général Dogbo, Commandant de la Garde républicaine, au cours d’une réunion avec les Officiers, Sous-officiers et soldats, galvanisa son public en ces termes patriotiques et martiaux qui forcent l’admiration des révolutionnaires africains :

« […] Que tous ceux qui sont en train de faire ce complot contre la Côte d’Ivoire, en passant par Hôtel Sebroko (siège de l’Onuci), Hôtel du Golf, Abuja et l’ONU sachent que nous les attendons. Qu’ils se rendent compte qu’ils ne rendent même pas service à ceux qu’ils veulent mettre au pouvoir de force, au mépris des lois de notre pays. Si la bataille doit avoir lieu, il faut qu’elle fasse rage ! Et il faut que vous vous montriez à la hauteur de cet ultime combat de libération. Nous attendons les comploteurs au coin de la rue. Nous les attendons sur le terrain.

« […] L’Hôtel du Golf est maintenant devenu un refuge de bandits. Et je crois qu’à la longue, il faut que nous nous préparions à libérer ce lieu de façon brutale. Parce que c’est un peu trop facile. Il faut qu’on leur montre le contraire. Officiers, Sous-officiers, militaires de rang de la « Garde républicaine », cette réunion d’aujourd’hui n’est pas une réunion comme on en a l’habitude, mais c’est un message que je voulais porter à votre connaissance. Face à la situation de mépris révoltante à laquelle nous faisons face, je vous demande de vous conditionner pour le combat ultime de la Côte d’Ivoire. » [ Source : Nerrati ]

La légalité et la légitimité d’un gouvernement doivent et ne peuvent être que l’émanation du respect des institutions et leurs applications par le peuple, et non un chapelet des menaces, ultimatums et autres oukaz des pays étrangers, fussent-ils puissants, ou des organisations internationales qui sont au service de ces dernièrs.

Le peuple français accepterait-il que les institutions internationales invalident les décisions de leur Conseil constitutionnel en imposant un président contre son choix ?

La réponse serait incontestablement, Non ! Alors, pourquoi le président Sarkozy ne reconnaîtrait-il pas ce droit intangible au peuple ivoirien qui a choisi démocratiquement et institutionnellement son président, l’insoumis Laurent Gbagbo, en lieu et place de Ouattara le candidat de la France et des puissances impérialistes étrangères ?

Voudrait-on expérimenter en Afrique la « Gouvernance mondiale » par les institutions internationales et que les lois nationales seraient subordonnées aux décisions des États impérialistes puissants qui dirigent l’ONU ?

Ne serait-il pas plus raisonnable pour les alliés de Ouattara de reconnaître qu’il serait impossible d’imposer à un peuple un pouvoir quel qu’il soit contre sa volonté ?

Un tel gouvernement serait un corps étranger dans l’organisme ivoirien qui réagirait en le neutralisant ; par conséquent il ne pourra jamais gouverner. Son échec est donc incontestable.

La belle vie, digne de stars de Hollywood que mènent les membres de ce gouvernement oisif et fantoche dans ce luxueux hôtel du golf, serait-elle financée indéfiniment par l’Onuci ? Ces colossaux fonds ne seraient-ils pas plus utiles aux véritables projets de développement énoncés par le président Laurent Gbagbo lors de sa campagne au lieu d’engraisser une horde de putschistes anti-constitutionnalistes sans véritables lendemains ?

Nous osons encore espérer que la prétendue communauté internationale reviendra sur sa décision. En effet, elle a été induite en erreur par la seule France, ancienne puissance colonisatrice qui voudrait à tout prix défendre ses intérêts particuliers, en liquidant l’empêcheur de tourner en rond, l’insoumis de la Françafrique, Laurent Gbagbo, au profit du soumis Ouattara.

La plate-forme minimale pour tout activiste et progressiste africain, en dehors de nos options idéologiques et confessionnelles, de nos origines socioculturelles, de nos couleurs, de nos nationalités…, c’est de lutter pour la souveraineté et la conquête de l’indépendance nationale totale de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique. À cet effet, soutenir l’insoumis Laurent Gbagbo mis au banc de la communauté internationale par les puissances impérialistes, est un devoir militant. Il serait indécent et réactionnaire de se retrouver dans le même camp que celui des oppresseurs capitalistes qui voudraient usurper la victoire du président Laurent Gbagbo en faveur du perdant, l’ancien dirigeant du FMI, M. Alassane Dramane Ouattara.

Il serait injuste de placer l’insoumis Laurent Gbagbo et l’ami des capitalistes financiers M.Ouattara au même diapason de la nature ou du degré de leurs relations avec les impérialistes.

Il serait plutôt rationnel et cohérent, stratégiquement, de faire avancer la cause de la lutte anti impérialiste, première étape vers la reconquête de la souveraineté et de la véritable indépendance nationale, préludes à des profondes transformations sociales en faveur des masses populaires africaines.

Le combat du peuple ivoirien contre la mainmise impérialiste sur le pays et cette tentative insidieuse de le placer sous tutelle des nations-unies afin de le piller davantage, est un crime contre l’humanité. L’Afrique dans un sursaut patriotique doit se ressaisir et être solidaire de cette lutte juste que mène le président Laurent Gbagbo ; car, si le cas inédit ivoirien réussit, les puissances impérialistes « Certifieront » ou « labelliseront » dans l’avenir toutes nos institutions, voire les Hommes politiques qui auraient préalablement le droit de militer politiquement en Afrique. Le continent sera vassalisé de plus bel, Aujourd’hui c’est la Côte d’Ivoire, à qui demain le tour dans l’agenda macabre de la France ?

Nous Africains, devons faire nôtre ce noble combat du peuple ivoirien, car il y va de l’avenir de notre continent.

A cet effet, notre Parti, ACTUS/prpe réitère sa solidarité militante anti-impérialiste et pour les États-Unis d’Afrique indépendants au peuple ivoirien.

Nous réitérons notre soutien militant et nos félicitations au Président Laurent Gbagbo, l’insoumis à la Françafrique pour sa réélection à la magistrature suprême de la république de Côte d’Ivoire.

Notre Parti, ACTUS/prpe lance un appel solennel à tous les patriotes, révolutionnaires, communistes, et progressistes africains de se mobiliser comme un seul homme aux côtés du peuple frère ivoirien et de son président Laurent Gbagbo, victimes d’un complot international impérialiste visant à s’accaparer du pays pour ses énormes richesses après la liquidation physique de son président et de tous les autres patriotes.

Le panafricanisme révolutionnaire qui a permis l’émancipation du continent doit retrouver toute sa vigueur d’antan face à la tentative de recolonisation de la côte d’Ivoire par la France, précédée de la mise sous tutelle des nations unies de ce pays africain.

Camarades Africains, nous ne pouvons demeurer spectateurs face à cette chronique annoncée du génocide impérialiste en gestation d’abord en Côte d’Ivoire puis sera étendu par la France au reste du pré-carré africain où les peuples luttent les armes à la main contre les dictateurs imposés par l’Elysée.

Les peuples africains doivent s’unir pour faire échec à ce projet contre le peuple ivoirien car il est dégradant, humiliant, infantilisant et déshonorant pour notre continent et les Africains.

Vive la solidarité de lutte anti-impérialiste et contre la Françafrique pour que vivent la Côte d’Ivoire et une Afrique véritablement indépendante.

Le 15 Décembre 2010

Action Tchadienne pour l’Unité et le Socialisme / Parti Révolutionnaire Populaire et Écologique

Chadian Action for Unity and Socialism/Popular and Ecological Revolutionary Party

(ACTUS / prpe)

Le Secrétaire Général
General Secretary
Dr LEY- NGARDIGAL Djimadoum



 Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


10/01/2011

n° 469 - Les Dossiers de l'Afghanistan - 09-01 : Début - : Qui a vraiment coupé le nez d'Aisha ?

n° 469  - Les Dossiers de l'Afghanistan - 09-01 : Début  - : Qui a vraiment coupé le nez d'Aisha ?



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Les Dossiers de l'Afghanistan

n° 469 - du 09-01

C.De Broeder & M.Lemaire



Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)

 

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



b) sur le site : 

 www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens...

c) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site de eva R-sistons: - http://no-war.over-blog.com/

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

1 Médias et Manipulation de l’opinion.

1-1     Laure Daussy : Qui a vraiment coupé le nez d'Aisha ?

1-2 Le nez mutilé de Bibi Aisha.

2 Les Brèves

2-1 Pour les guerres, aucune restriction de budget.

2-2 Gates cherche une nouvelle équipe pour les assassinats ciblés.

2-3 L'Iran bloque le transit de carburant.

 2-4 Guantanamo : Les Brèves

1 La Maison Blanche : le camp de Guantanamo ne sera pas fermé.   

Fin

3 Dossiers

3-1 Manlio Dinucci : Escalade high-tech en Afghanistan.

3-2 Dexter Filkins, Via l’aide américaine, des chefs de guerres construisent l’empire afghan.

3-3 Dexter Filkins : Tirin Kot, Afghanistan.

3-4 Guantanamo : Les dossiers

1 Guantanamo ne sera pas fermée de sitôt… 

2 La nouvelle politique relative aux prisonniers en Afghanistan pourrait bafouer le droit international.

Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 L'appui matériel à la résistance afghan est une « activité terroriste »…

4-2 Retrait des troupes militaires canadiennes de l’Afghanistan.

 



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

1-1 Laure Daussy : Qui a vraiment coupé le nez d'Aisha ?
Certains chercheurs disculpent les Résistants

Et si ce n'étaient pas les Résistants ?

La Une du magazine américain Time, la semaine dernière, montrait une jeune femme, Aïsha, 18 ans, avec un trou béant à la place du nez. Selon Time, cette mutilation a été ordonnée par des Résistants. Mais une politologue, spécialiste de l'Afghanistan, Mariam Abou Zahab, a catégoriquement réfuté cette version dans l'émission "C dans l'air", le 9 août. [...].

Après le démenti des Résistants eux-mêmes, après la mise en cause de la journaliste de Time pour conflit d'intérêt, ces doutes fragilisent encore le "story telling" de l'hebdomadaire américain.

En Une de Time, cette photo d'une jeune femme, Aisha, 18 ans, avec le nez et les oreilles tranchés, "punie" pour avoir fui son mari violent et sa belle-famille, qui la traitait comme une esclave. Qui est le responsable de cette mutilation ? Selon l'article du Time, il s'agit d'une sentence ordonnée par un commandant local taliban, de la province d'Uruzgan. Il aurait même affirmé, selon le journal, qu'il voulait faire de la jeune femme "un exemple", afin que "les autres filles du village n'essayent pas de faire la même chose". Les Résistants ont ensuite démenti, sur leur site, expliquant qu'ils condamnent ce type de pratique puisqu'elle n'est pas autorisée par la Charia. Nous vous en parlions dans un article ici. Leurs propos sont à prendre avec précaution [aucune précaution par contre face aux propos des médias ocidentaux bien sûr]. Néanmoins, une politologue semble confirmer ce démenti.

[...]
Abou Zahab fustige donc la couverture de Time, qui a choisi, comme titre, à côté de cette photo : "What happens if we leave Afghanistan", "Ce qui se passera si nous partons". Elle la juge "scandaleuse". "On exploite l'ignorance de ce qu'est l'Afghanistan pour faire de la propagande afin de justifier le maintien de l'armée américaine', dénonce-t-elle. Elle est la première spécialiste, à notre connaissance, en France, à réfuter que cette mutilation soit l'oeuvre des Résistants. Pour autant, elle n'a pas été contactée par d'autres journaux. "Ce n'est pas vendeur, c'est plus simple de s'en prendre aux résistants".

[...]
Cette pratique semble donc relativement répandue, et ne pas avoir été inventée par les Résistants. Ont-ils pu, pour autant, décider de ce châtiment pour la jeune Aisha, comme ils ont prononcé, parfois, des sentences de lapidation ou de main coupée ? Difficile de le savoir. Chercheurs et ONG se retrouvent sur un point : affirmer de manière péremptoire que la mutilation de la jeune femme est le fait des Résistants est trop rapide. De même que faire croire que la situation des femmes en Afghanistan serait pire depuis les Résistants, et qu'il faudrait les combattre pour que tout aille mieux est "faux", martèle Françoise Bouchet-Saulnier, juriste à Médecins sans frontières, et invitée également sur le plateau de "C dans l'air". Contactée par @si, elle affirme : "Les mutilations physiques, les lapidations, existaient déjà avant la présence des Résistants. Toute cette région du monde est marquée par une culture traditionnelle qui ne respecte pas le droit des femmes. Time exploite un cas individuel dans un objectif de propagande".

Laure Daussy

 19 août 2010

http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=3262


1-2 Le nez mutilé de Bibi Aisha.

Cette crevasse au milieu du visage, cette béance à la place de ce qui fut un nez, voilà comment Bibi Aisha était apparue au monde. C'était fin juillet à la "une" du magazine américain Time. La jeune Afghane de 18 ans offrait son visage mutilé, tailladé au coutelas. Comme on dépècerait un animal. Le châtiment à la lame de boucher.

Son crime ? S'être enfuie de chez elle, un village reculé de la province d'Uruzgan, où elle ne supportait plus les coups et les humiliations infligés par sa belle-famille. L'article de Time narrait son martyre, qui s'était produit un an plus tôt, l'été 2009. Coiffant la photo de ce beau visage salement défiguré, le titre de la couverture du magazine a fait sensation : "Ce qui arrivera si nous abandonnons l'Afghanistan."

La jeune Pachtoune illettrée d'Uruzgan, qui n'avait jamais vu d'étrangers de sa vie, devenait soudain une icône mondiale. La figure de l'oppression des femmes afghanes. Et un puissant argument dans la guerre de propagande que se livrent Américains et résistants.

Fin novembre, son beau-père, Mohammad Sulaiman, a été arrêté au cœur du bazar de son district de Chora. Il serait le grand instigateur du supplice. La police afghane est intervenue après une plainte déposée par la Commission indépendante des droits de l'homme d'Afghanistan (AIHRC). "Il a défiguré une créature de Dieu, et il en était fier", a déclaré au New York Times le général Juma Gul Himat, le chef de la police de la province d'Uruzgan. L'efficacité de l'intervention de la police afghane en cette affaire est une surprise. Les milliers de cas de violences - dont de nombreuses sont fatales - faites aux femmes en Afghanistan restent en général impunis. Le beau-père aurait-il été ennuyé si Bibi Aisha n'avait fait la "une" du Time ?

La jeune Afghane a appris la nouvelle de Californie où elle a trouvé refuge. La mobilisation internationale en sa faveur lui a permis d'être traitée dans une clinique de la Grossman Burn Foundation. Elle porte désormais un nouveau nez, une prothèse, en attendant une greffe ultérieure. En octobre, à Los Angeles, lors d'un gala de la fondation, Bibi Aisha était rayonnante, collier autour du cou, star de la soirée. Laura Bush et Maria Shriver, l'épouse du gouverneur Arnold Schwarzenegger, étaient là pour la fêter. 

Si chacun se réjouit de la rémission de Bibi Aisha, la médiatisation tonitruante dont elle est l'objet suscite le débat, en Afghanistan comme aux Etats-Unis.

Tout ce tumulte fera-t-il réellement avancer la cause des femmes afghanes ?

Un double malaise se fait jour.

D'abord cette incrimination des talibans dans le forfait.

Quand ils dirigeaient l'Afghanistan entre 1996 et 2001, ces tenants d'une lecture ultra-orthodoxe de l'islam avaient cloîtré les femmes et interdit d'école les filles.

Leur application de la charia (loi islamique) était particulièrement violente. Leur bilan calamiteux en la matière est connu. 

Mais est-il besoin de leur imputer la moindre violence commise contre les femmes en Afghanistan ? L'intégrisme s'est propagé ces dernières années jusqu'au cœur même du régime du président Hamid Karzaï, qui compte parmi ses alliés des ex-seigneurs de la guerre, à l'idéologie aussi obscurantiste que celle des résistants. Dans l'affaire de Bibi Aisha, une enquête d'AIHCR a conclu, lundi 6 décembre, que son supplice relevait de la violence familiale - les fameux "crimes d'honneur" de la société pachtoune - et n'avait rien à voir avec une instruction expresse du mouvement des résistants. 

Bien sûr, cela n'allège en rien l'inquiétude d'un retour au pouvoir des résistants. Les associations de défense des droits humains, qui tissent à Kaboul un embryon de citoyenneté, s'en alarment ouvertement. La secrétaire d'Etat Hillary Clinton a multiplié ces derniers mois les déclarations rassurantes. Elle a affirmé avec force que la "ligne rouge" de la Constitution afghane, protectrice des droits civils (sur le papier), ne saurait être franchie en cas de futures négociations avec les résistants. L'implication personnelle de Mme Clinton est sincère, mais ce qui commence à susciter l'embarras - jusqu'aux Afghans éclairés -, c'est la petite musique de la propagande de Washington en train de monter. 

Là est le second malaise. Et il s'est épaissi avec la publication en mars par WikiLeaks - encore eux ! - d'un document secret de la CIA recommandant l'exploitation de la question des femmes en Afghanistan, notamment auprès des opinions publiques européennes. "Les femmes afghanes, conseille le texte, pourraient servir de messagers idéaux pour humaniser le rôle de l'OTAN dans son combat contre les résistants." Le document suggère de "créer des occasions médiatiques" permettant aux femmes afghanes d'évoquer "leurs aspirations pour l'avenir et leurs craintes d'une victoire des résistants". La cible du "message", précise le texte, devrait être principalement "les femmes françaises et allemandes" qui, selon des sondages étudiés par la CIA, seraient plus hostiles à la guerre que le public masculin.

Il n'est pas sûr que les Américains servent de cette manière la noble cause des femmes afghanes. Le soupçon [sic! juste un soupçon.. ] de la manipulation est en train de s'instiller, tel un poison. Le mieux que les médias aient désormais à faire, c'est de continuer à donner la parole aux "femmes afghanes". Sans vouloir s'en servir de "messagers". Et en ignorant le reste. 

LE MONDE |

10.12.10



2 Les Brèves

Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information

2-1 Pour les guerres, aucune restriction de budget.

Armes high-tech

par Manlio Dinucci

Elle a fait le tour du monde, l’information qu’à Londres, des étudiants « violents » ont attaqué la voiture du prince Charles et consorte quand, le 9 décembre, le parlement britannique a décidé de tripler les taxes universitaires à cause de « restrictions de budget ».

Ce qui n’a pas fait la une, par contre, une semaine après seulement, c‘est qu’on a lancé aux chantiers de la société Bae Systems à Barrow-in-Furness, un autre sous-marin nucléaire qui a coûté 2 milliards de dollars. C’est le second de la nouvelle classe Astute, fourni à la Royal Navy, qui en recevra cinq autres. Son nom, « Ambush » (Embuscade) est tout un programme : doté d’un réacteur nucléaire qui pourrait alimenter en énergie toute une ville, il peut rester en immersion pendant des mois, et, avec son radar et son sonar, repérer des objectifs à plus de 5 Kms de distance, et les frapper avec ses missiles de croisière à tête conventionnelle ou nucléaire.
Pour des systèmes d’alarme comme celui-ci on trouve l’argent, en maintenant la dépense militaire britannique au 4ème rang mondial. Il en va de même dans les autres pays de l’OTAN (Italie comprise), dont la dépense militaire totale est montée à environ 1.000 milliards de dollars annuels, équivalents aux deux tiers de la dépense militaire mondiale.

Les locomotives de la nouvelle course aux armements sont les Etats-Unis. Le 1er décembre, la US Navy a expérimenté un railgun (canon à induction électromagnétique) qui a détruit un objectif situé à 200 Kms, par l’impact cinétique d’un projectile de métal plein lancé à une vitesse de 3 Mach (6.000 Kms/heure).

La US Army par contre annonce avoir expérimenté avec succès « le laser militaire le plus puissant du monde », réalisé par la société Northrop Grumann. Il sera employé sur le champ de bataille, à bord de véhicules spéciaux, pour aveugler les senseurs des systèmes de visée non moins que les soldats ennemis : et cela bien qu’une convention de 1995 interdise l’usage d’armes laser aveuglantes.
Pendant ce temps la technologie laser a permis de réaliser un nouveau lance-grenades qui « change les règles du jeu » en Afghanistan. C’est une arme portable, appelée XM25, qui « tue les ennemis même quand ils sont à l’abri d’un mur » : le viseur laser calcule la distance exacte de l’objectif, pour que les projectiles à fragmentation dotés de microchip explosent sur la tête de ceux qui sont derrière le mur (on verra plus tard si ce sont des combattants ou des civils). Les premiers lance-grenades « intelligents » viennent juste d’être remis aux régiments en Afghanistan, qui sous peu en recevront 12.500 (au prix de 30.000 dollars l’unité).

La US Air Force aussi est en train d’accumuler les records.  Le 3 décembre, elle a annoncé le retour de l’espace, après une mission de 220 jours, du mini-shuttle X-37B, réalisé par Boeing. C’est le premier véhicule orbital qui, sans équipage à bord, est en mesure d’opérer dans l’espace et de rentrer automatiquement à terre. Ses applications militaires sont multiples : il peut détruire les satellites de l’adversaire avant l’attaque et amener dans l’espace de futures armes laser ou à impact cinétique, ainsi que des têtes nucléaires.
On accélère ainsi la course aux armements high-teh, avec la contribution déterminante de scientifiques et dans le silence complice de quasiment tout le monde scientifique.

Manlio Dinucci est géographe.

Edition de dimanche 19 décembre 2010 de il manifesto

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

www.Mondialisation.ca

© Copyright Manlio Dinucci, Il manifesto, Le 19 decembre 2010

URL de cet article: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=22463


2-2 Gates cherche une nouvelle équipe pour les assassinats ciblés.

Le secrétaire à la Défense Robert Gates s’apprêterait à nommer un nouvel assistant pour les Opérations spéciales, les Conflits de basse intensité et les Moyens interdépendants : le Michael A. Sheehan. 

Le colonel Sheehan est un spécialiste de longue date des assassinats ciblés. Il s’est notamment illustré dans l’armée de terre au Panama et au Salvador sous uniforme US, puis en Somalie et à Haïti sous casque bleu. Il passa au civil et fut nommé ambassadeur itinérant pour le contre-terrorisme, puis directeur adjoint des Forces de maintien de la paix des Nations Unies.

Il pourrait être secondé dans ses nouvelles fonctions par Mark Lippert, l’ancien conseiller militaire du sénateur Barack Obama, puis adjoint du conseiller national de sécurité du président Obama. Lippert, termine une année de formation qui l’a éloigné des arcanes du pouvoir.

John Nagl je joindrait à cette équipe. Le colonel Nagl est un des intellectuels qui entourent le général David Petraeus. Il préside aujourd’hui le Center for a New American Security. 

La fonction d’Assistant secrétaire à la Défense pour les Opérations spéciales, les Conflits de basse intensité et les Moyens interdépendants consiste principalement à planifier les missions commando secrètes et les attaques par drone, afin d’assassiner des « cibles militaires », n’importe où dans le monde.

Obama a augmenté les moyens et le nombre de « missions noires » par rapport à ses prédécesseurs. Il les a étendu à 75 Etats (contre 60 pour Bush Jr.), le meurtre tous azimuts permettant d’éliminer à moindre frais les oppositions à l’impérialisme.

- Sur la théorie des assassinats ciblés dans le cadre des opérations de contre-insurrection, lire « Opération Phénix », par Arthur Lepic, Réseau Voltaire, 16 novembre 2004 http://www.voltairenet.org/article15519.html
- « Obama augmente les assassinats ciblés », Réseau Voltaire, 5 juin 2010
http://www.voltairenet.org/article165698.html

Réseau Voltaire, 5 janvier 2011

http://www.voltairenet.org/article168011.html


2-3 L'Iran bloque le transit de carburant.

L'Iran bloque le transit de carburant via son territoire vers l'Afghanistan, a déclaré mercredi Khan Jan Alokozai, vice-président de Chambre de Commerce et d'Industrie afghane (CCI), cité par la radio locale Salam Watandar.

Selon M.Alokozai, depuis déjà plus de deux semaines, quelque 1.600 camions-citernes chargés de carburant ne peuvent traverser le territoire iranien, leur passage étant bloqué par les forces de sécurité iraniennes.

Ce carburant a été acheté par des hommes d'affaires afghans en Irak et au Turkménistan pour les consommateurs ordinaires, a indiqué le représentant de la CCI. Selon lui, les autorités iraniennes bloquent le transit de carburant qu'elles croient destiné aux troupes des Etats-Unis et de l'Otan en Afghanistan même si Téhéran n'a toujours pas donné officiellement la raison de ce blocus.

D'après la CCI d'Afghanistan, ce blocus a déjà provoqué une augmentation d'environ 25% du prix du carburant au marché intérieur.

22/12/2010

RIA Novosti.

Alexandr Uriev


 2-4 Guantanamo : Les Brèves

Ndlr : La publication de l’article ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage ce point de vue, mais doit être vu comme information.

1 La Maison Blanche : le camp de Guantanamo ne sera pas fermé.   

Le porte-parole de la Maison Blanche Robert Gibbs a assuré dimanche que la prison de Guantanamo ne fermerait pas "avant un certain temps", renvoyant la balle dans le camp républicain pour "travailler sur cette question avec l'administration".  "Ça ne va certainement pas fermer le mois prochain", a déclaré M. Gibbs sur CNN, en référence à l'année de retard maintenant prise par l'administration américaine sur la fermeture de la prison ordonnée pour le 22 janvier 2010 par Barack Obama au lendemain de son arrivée à la Maison Blanche. Une fermeture prochaine "dépendra de la volonté des Républicains de travailler avec l'administration sur cette question", a-t-il résumé. Le président américain Barack Obama avait signé un décret le 22 janvier 2009 pour que la prison soit fermée dans l'année, mais le Congrès l'en a empêché, interdisant notamment toute venue de prisonniers sur le sol américain pour autre chose que leur procès.

28/12/2010

 http://french.irib.ir

n° 469 - Les Dossiers de l'Afghanistan - 09-01 : Fin - : Qui a vraiment coupé le nez d'Aisha ?

n° 469  - Les Dossiers de l'Afghanistan - 09-01 : Fin - : Qui a vraiment coupé le nez d'Aisha ?



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Les Dossiers de l'Afghanistan

n° 469 - du 09-01

C.De Broeder & M.Lemaire



Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)

 

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



b) sur le site : 

 www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens...

c) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site de eva R-sistons: - http://no-war.over-blog.com/

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

 3 Dossiers

3-1 Manlio Dinucci : Escalade high-tech en Afghanistan.

3-2 Dexter Filkins, Via l’aide américaine, des chefs de guerres construisent l’empire afghan.

3-3 Dexter Filkins : Tirin Kot, Afghanistan.

3-4 Guantanamo : Les dossiers

1 Guantanamo ne sera pas fermée de sitôt… 

2 La nouvelle politique relative aux prisonniers en Afghanistan pourrait bafouer le droit international.

Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 L'appui matériel à la résistance afghan est une « activité terroriste »…

4-2 Retrait des troupes militaires canadiennes de l’Afghanistan.

 




3 Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 Manlio Dinucci : Escalade high-tech en Afghanistan.

A la cérémonie funèbre du soldat italien tué il y a quelques jours en Afghanistan, pendant laquelle l’archevêque militaire a défini la mission en Afghanistan de « solidarité humaine », ont participé les plus hauts représentants de la majorité et de l’opposition.

Parfaite unanimité de la part de ce monde politique qui, dans une décision bipartisane, a envoyé les soldats italiens tuer et mourir en Afghanistan. Qu’une guerre soit en cours là bas, l’establishment et l’appareil médiatique ne le découvrent que quand des soldats italiens sont tués ou blessés. Le reste n’est que silence.

Il suffit par contre de parcourir les comptes-rendus officiels du Pentagone pour avoir le cadre réel de ce qui se passe en Afghanistan.

Depuis que le président Obama a mis aux commandes de l’opération le général David Petraeus, pour remplacer en juin dernier le général Stanley McChrystal qui avait critiqué la Maison Blanche sur la conduite de la guerre, l’offensive des forces des USA/ OTAN s’est  intensifiée. L’aviation a effectué en 2010 plus de 30 mille opérations d’ « appui aérien rapproché » et, au second semestre, le nombre des attaques avec bombes et missiles a doublé à environ 1.000 par mois. On a aussi intensifié l’usage des avions sans équipages, en particulier les MQ-9 Reaper armés de missiles et de bombes à direction laser, contrôlés par un pilote et un technicien de senseurs installés à une console à 12 mille Kms de distance, au Nevada. Le parachutage de matériel de guerre pour les troupes a quasiment redoublé, atteignant environ les 250 mille quintaux annuels.

Malgré l’annonce par la Maison Blanche de vouloir commencer à retirer ses propres troupes en juillet, on continue à potentialiser la base aérienne de Bagram : avec un personnel de plus de 30 mille militaires (le double d’il y a deux ans), elle fonctionne comme centre de commandement et hub logistique. Il en va de même dans la base aérienne de Kandahar, pour la potentialisation de laquelle l’OTAN a alloué un demi milliard de dollars. Bases mineures et avant-postes compris, les forces USA/OTAN disposent en Afghanistan d’environ 700 bases, dont 300 mises à disposition des forces gouvernementales afghanes.

A Mazar-e-Sharif, au nord du pays, est en construction (avec un investissement de 100 millions de dollars) le quartier général des forces pour les opérations spéciales, dont l’utilisation a fortement augmenté : selon le bilan officiel, dans les trois derniers mois, environ 2.500 « résistants » ont été tués ou capturés. Pour ces opérations secrètes sont employées les technologies les plus avancées : comme des scanners pouvant repérer une personne derrière une paroi ou dans un souterrain. 

Le Pentagone est en train de réaliser en même temps un fichage de masse de la population, avec une technique d’identification biométrique. L’appareil le plus utilisé, un scanner qui photographie l’iris de l’œil, avait déjà été employé pour ficher la population de Fallujah en Irak. Avec cette technique, environ 400 mille Afghans ont déjà été fichés, et leur nombre atteindra plus d’un million et demi au mois de mai. Ils vont s’ajouter aux millions de personnes du monde entier (parmi lesquels environ deux millions d’Irakiens) déjà fichés par le Pentagone, dont les bases de données sont séparées de celles du FBI.

 Chaque personne est classée comme amie ou ennemie des Etats-Unis, fiable ou suspect. Et ainsi, quand elle est arrêtée et son œil scannerisé, son destin est automatiquement décidé par le fichier du Pentagone. 

Edition de mercredi 5 janvier 2012 de il manifesto
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio


3-2 Dexter Filkins, Via l’aide américaine, des chefs de guerres construisent l’empire afghan.

L’Afghanistan est un pays en guerre, mais c’est également un pays dévoré par la corruption et le trafic de drogue. L’exemple d’Ahmed Wali Karzai, frère du président afghan et trafiquant de drogue notoire, qui est un allié de la CIA avant le 11-Septembre et le gouverneur de la province hautement stratégique de Kandahar est loin d’être un cas isolé. Un rapport de l’ONU estime ainsi que chaque année, la corruption atteint le montant astronomique de 2,5 milliards de dollars, ce qui représente environ un quart de l’économie de ce pays pauvre. Dans ce jeu triangulaire auquel participent à la fois le gouvernement afghan soutenu par l’OTAN, les Résistants et les Seigneurs de guerre locaux, la frontière entre la légalité et l’illégalité n’a jamais été aussi ténue, et certains en profitent pour tirer leur épingle du jeu.

Dexter Filkins(*), correspondant de guerre pour le New York Times et lauréat du Prix Pulitzer en 2009, nous dresse ici le portrait de Matiullah Kahn, l’un de ces Seigneurs de guerre (War Lords en anglais) qui, en jonglant avec les amitiés, a su se rendre indispensable aux yeux de la Coalition, tout en mettant en évidence la faiblesse des autorités locales. Ce ne serait que trop simple si ces mêmes Seigneurs de guerre, profitant de la faiblesse de l’Etat central, n’étaient pas eux-mêmes très proches de membres influents du gouvernement, voire de la famille même du président mis en place par l’OTAN. C’est dans cette confusion générale que semble se trouver le nœud du problème que constitue le trafic de drogue en Afghanistan, et que réside le drame qui continue de tirer ce pays vers l’abyme.

Pour ces raisons et pour les fausses justifications ayant mené à cette guerre suite au 11 septembre 2001, les questions que nous continuons de poser, comme toutes les autres associations pacifistes sont les suivantes : que fait notre armée là-bas ? Quels intérêts y sert-elle et jusqu’à quand ?
Via l’aide américaine, des chefs de guerres construisent l’empire afghan

Dexter Filkins,

le 5 juin 2010

 New York Times,

 Dexter Filkins est un correspondant de guerre américain pour le New york Times. Il est l’auteur du livre  "The Forever war" qui est paru en français aux Éditions Albin Michel sous le nom "La guerre sans fin" (*). Ce livre est basé sur les reportages qu’il a effectués en Afghanistan et en Irak depuis 1998.

 16 décembre, 2010 by Antho

Traduction Antho pour ReOpenNews


3-3 Dexter Filkins : Tirin Kot, Afghanistan.

L’homme le plus puissant de cette étendue de terre aride du sud de l’Afghanistan n’est pas le gouverneur de la province, ni le chef de la police, et encore moins le commandant de l’armée afghane.

Il s’agit de Matiullah Khan, le patron d’une armée privée qui a gagné des millions de dollars en surveillant les convois de provisions de l’OTAN et en combattant les résistants aux côtés des Forces Spéciales Américaines.

En un peu plus de deux ans, M. Matiullah (un illettré, ancien chef de patrouille autoroutière,) est devenu plus puissant que le gouvernement de la province de Orozgân, non seulement en s’emparant de son rôle en matière de sécurité, mais aussi, comme l’expliquent ses rivaux, en usurpant ses autres fonctions, comme la nomination de fonctionnaires et la redistribution des aides de l’Etat.

Ses combattants effectuent des missions avec les officiers des Forces Spéciales Américaines. Lorsque des fonctionnaires afghans se sont opposés à lui, il les a soit rabroués, soit mis de côté.

« Orozgân était l’endroit le plus dangereux d’Afghanistan, à présent c’est l’endroit le plus sûr » déclara M. Matiullah lors d’une interview dans sa demeure, là où chaque jour des gens viennent lui rendre hommage, espérant de l’argent et de l’aide. « Que devrions-nous faire?

 Les fonctionnaires sont des lâches et des voleurs ».

M. Matiullah est un des Seigneurs de guerre semi-officiels qui sont apparus à travers l’Afghanistan ces derniers mois, alors que les officiers américains ou ceux de l’OTAN essaient de soutenir – si ce n’est supplanter – des forces régulières afghanes inefficaces dans la bataille contre l’insurrection talibane.

Dans certains cas, ces hommes forts ont restauré l’ordre, bien que cela ait affaibli les institutions que les Américains s’emploient à renforcer : les structures gouvernementales, comme les forces de police et les administrations provinciales qui sont supposées être un jour assez fortes pour permettre aux Américains et aux autres troupes de partir.

Dans d’autres endroits à travers le pays, les gangsters afghans sont apparus sur le devant de la scène en tant que chefs de compagnies de sécurité privées ou chefs de milices, indépendantes de tout contrôle gouvernemental. Dans ces cas-là, les Seigneurs de guerre ont non seulement émergé de l’anarchie, mais ils ont aussi contribué à la répandre.

Pour les Américains, qui s’empressent de sécuriser le pays afin de respecter la date butoir fixée par le président Obama, l’émergence de tels gangsters est vue comme un moindre mal, en dépit du fait que beaucoup d’entre eux sont compromis. Dans le cas de M. Matiullah, les commandants américains semblent avoir mis de côté le fait qu’il soit lié aussi bien au trafic de drogue qu’aux résistants.

« Les institutions du gouvernement, en matière sécuritaire et militaire ne sont pas encore assez fortes pour apporter la sécurité » explique le général de division Nick Carter, commandant des forces de l’OTAN dans le sud de l’Afghanistan. « Mais cette situation n’est pas tenable et doit être résolue ».

Beaucoup d’Afghans disent que les Américains et leurs partenaires de l’OTAN font une grave erreur en tolérant ou en encourageant les Seigneurs de guerre comme M. Matiullah. Ces Afghans craignent que les Américains laissent derrière eux un gouvernement afghan trop faible pour faire son travail, et des bandits ne disposant d’aucun soutien populaire.

« Matiullah est un type illettré qui utilise le gouvernement pour ses propres intérêts, » affirme Mohammed Essa, un chef tribal de Tirin Kot, la capitale de la province de Orozgân. « Une fois les Américains partis, il ne durera pas. Ensuite, que se passera-t-il ? ».

La construction d’une fortune

M. Matiullah ne ressemble guère aux Seigneurs de guerre âgés et bedonnants issus des précédentes guerres afghanes. Grand et fin, il porte un turban en soie noire et il lève le petit doigt lorsqu’il s’exprime pour faire une remarque. L’armée de M. Matiullah est elle-aussi un mélange peu courant, une entreprise privée en plein essor couplée à une milice financée par le gouvernement.

Sa principale tâche – et sa principale ressource financière – est de sécuriser l’autoroute aux allures chaotiques reliant Kandahar à Tirin Kot dans le cadre des convois de l’OTAN. Un jour par semaine, M. Matiullah déclare ouverte l’autoroute longue de 160 km, et il y déploie ses hommes de main tout le long. L’autoroute traverse une zone de forte présence talibane.

M. Matiullah maintient la sécurité sur l’autoroute, et il est très bien payé pour le faire. Il facture à l’OTAN 1 200$ pour le passage d’une cargaison, ou 800$ pour les plus petites, nous explique un de ses assistants. Ses revenus, toujours selon ses assistants, se montent à 2,5 millions de dollars, une somme astronomique dans un pays aussi pauvre que celui-ci.

« Ce serait du suicide que de prendre cette route sans les hommes de Matiullah » témoigne Mohammed, un chauffeur transportant des tas de sacs de sable et du matériel d’éclairage à destination de la base hollandaise de Tirin Kot. Le gouvernement afghan prend lui-même en charge une grande partie des dépenses de M. Matiullah. Selon les termes d’un arrangement avec le ministère de l’Intérieur, le gouvernement paie environ 600 des 1500 hommes de main de M. Matiullah, y compris M. Matiullah lui-même, en dépit du fait que ses forces ne sont pas sous le contrôle du gouvernement.

« Le gouvernement a essayé de le stopper, et quand il a réalisé qu’il ne pouvait pas, ils ont accepté de payer ses hommes » explique Martine van Bijert, la co-directrice du Afghanistan Analysts Network, une organisation indépendante. Les commandants de l’OTAN disent payer à contrecoeur M. Matiullah (et d’autres) pour ses services, car ils n’ont aucun autre moyen de faire transiter leurs convois à travers un territoire dangereux. Utiliser leurs hommes pour cela les éloignerait de leurs autres tâches, nous expliquent-ils.

Le soutien américain

Mais le rôle de M. Matiullah dépasse le simple cadre des affaires. Sa milice a été choisie par les officiers des Forces Spéciales U.S. pour obtenir des renseignements et combattre les résistants. Les quartiers de M. Matulliah se trouvent à environ 150 mètres de la base des Forces Spéciales à Tirin Kot. Un officier des Forces Spéciales, qui a accepté de parler anonymement au sujet de M. Matiullah, explique que son unité entretient une relation très avancée avec M. Matiullah. « Matiullah est le meilleur ici » déclare l’officier.

Avec les millions de l’OTAN et le soutien américain, M. Matiullah est devenu la force politique et économique la plus importante de la région. Il estime que les salaires qu’il distribue bénéficient à près de 15 000 personnes dans cette province pauvre. Il a construit 70 mosquées avec son propre argent, a distribué des bourses scolaires à Kaboul, et a commencé à tenir des réunions hebdomadaires avec les chefs tribaux de la région. Sa nouvelle entreprise se charge de briser de la pierre pour vendre du gravier aux bases de l’OTAN.

Cela a irrité certains leaders locaux, qui avancent que la ligne séparant les intérêts commerciaux de M. Matiullah et ceux du gouvernement a disparu.

« Quelle loi dit qu’un officier de police peut posséder une compagnie de sécurité privée? » demande Juma Gul Hermat, le chef de la police d’ Orozgân, dont le bureau est à quelques centaines de mètres de celui de M. Matiullah.

« J’ai alerté de nombreuses fois M. Matiullah au sujet de ses affaires illégales, explique-t-il. Mais tant que les Américains sont derrière lui, il n’y a rien que je puisse faire. Ce sont eux qui ont l’argent ».

Aussi bien le général Carter que Hanif Atmar, le ministre afghan de l’Intérieur disent qu’ils espèrent démanteler la milice de Matiullah au plus vite – ou, au moins, la transférer sous contrôle gouvernemental formel. La milice de M. Matiullah fait partie d’un ensemble d’au moins 23 compagnies de sécurité privées travaillant dans le secteur, sans licence ni aucune  supervision gouvernementale.

Le général Carter explique qu’il n’a aucune preuve directe au sujet de M. Matiullah, mais il exprime une plus grande inquiétude quant au fait que ces nombreuses compagnies de sécurité irrégulières afghanes aient un intérêt financier à voir le chaos se prolonger. Dans le cas de M. Matiullah, cela impliquerait l’attaque de personnes refusant d’utiliser ses services de sécurité, ou d’engager les Résistants pour le faire. Certains locaux avancent que M. Matiullah a fait les deux, mais ils ne parleront pas publiquement par peur de représailles.

« Passent-ils des accords et paient-ils des gens pour perpétrer de telles attaques? Je ne suis pas au courant de cela » dit le général Carter.

Au court de l’automne dernier, M. Atmar convoqua M. Matiullah à son bureau et lui expliqua qu’il voulait donner à son armée une licence et un contrat gouvernemental. Le Seigneur de guerre quitta la pièce.

« Je lui ai dit que ce sont mes hommes qui se battent et qui meurent, se défendit Matiullah. Les gens de Kaboul veulent voler cet argent ».

Selon M. Atmar, M. Matiullah est à la source d’autres problèmes, aliénant des membres de tribus afghanes autres que la sienne. Il a aussi commencé à faire payer les Afghans pour utiliser l’autoroute.

« Les structures gouvernementales parallèles créent un problème pour l’Etat de Droit, » continue M. Atmar. Le long de l’autoroute reliant Kandahar à Tirin Kot, nombreux sont les hommes de Matiullah qui conduisent des véhicules et portent des uniformes de la police afghane. Des posters de M. Matiullah sont accrochés sur leur pare-brise.

« Il n’y a aucun doute à ce sujet – le peuple d’Orozgân aime Matulliah! » dit Fareed Ayel, un des officiers de Matulliah sur la route. « Les gens du gouvernement ne sont pas honnêtes ».

Comme de nombreux hommes de Matulliah, M. Ayel a quitté la police pour rejoindre sa milice, où il bénéficie d’un meilleur salaire.

En fait, beaucoup de gens à Tirin Kot louent M. Matulliah pour la dureté de ses combattants et pour avoir permis à la route de rester ouverte. Matiullah affirme avoir perdu près de 100 hommes lors de combats contre les Résistants. Récemment, lui et plusieurs de ses combattants ont accompagné les Forces Spéciales américaines à Geezab, où les Résistants ont été délogés après six ans de présence.

Mais des doutes subsistent au sujet de M. Matulliah, en particulier à propos de ce qu’il fait lorsque les officiels américains et afghans sont ailleurs. Un rapport des renseignements américains préparé pour les haut gradés américains au printemps dernier a dressé la liste des nombreux associés d’Ahmed Wali Karzai. Le demi-frère du président et le président du Conseil provincial de la province de Kandahar étaient suspectés de prendre part au trafic de l’opium. Le rapport citait M. Matiullah comme un des suspects, mais ne fournissait que peu de détails.

Un ancien fonctionnaire haut placé dans le gouvernement de Kandahar, qui parle sous anonymat par peur de représailles de la part de Matulliah et des Karzai, dit qu’il pense que M. Matulliah facilitait le transport de drogue sur l’autoroute menant à Kandahar.

« Je n’ai jamais pu regarder à l’intérieur de ces camions, mais si j’avais pu, je suis presque certain de ce que j’y aurai trouvé » dit-il.

En dépit de ses relations avec les Forces Spéciales, M. Matulliaf fut suspecté de jouer un double rôle avec les Résistants. Interrogé plus tôt cette année au sujet de Matulliah, un officier militaire américain à Kaboul admit que M. Matulliah était suspecté d’entretenir une relation avec les résistants. Il s’exprime sous anonymat, car cela concerne des questions liées aux renseignements.

Interrogé de nouveau récemment, le même officier a déclaré que M. Matulliah était suspecté de participer au trafic de drogue. Il n’a fourni aucun détail. Le jour suivant, après avoir consulté des officiers des renseignements, il a déclaré que M. Matulliah était un allié digne de confiance. « Leur évaluation à son sujet a changé » a-t-il expliqué.

M. Matiullah nie tout contact avec les résistants ou les trafiquants de drogue. « Jamais » affirme-t-il.

Comme de nombreux leaders afghans proches des Américains, M. Matulliah a émergé suite à la chute des Résistants en 2001, lorsque les Américains avaient désespérément besoin d’alliés. En quelques années, M. Matulliah est devenu le chef de la Police autoroutière de la province d’ Orozgân.

En 2006, en raison de soupçons concernant l’implication de cette unité de police dans le trafic de drogue, elle fut supprimée.

« La police autoroutière était une sorte d’énorme opération de trafic de drogue » affirme un diplomate occidental, qui était basé ici lorsque cette décision fut prise par le président Karzai.

L’armée de M. Matulliah est une composante de la myriade de milices et de compagnies de sécurité, nombre d’entre elles étant irrégulières, non déclarées, et loyales envers Ahmed Wali Karzai, qui est largement connu pour être l’homme le plus puissant du sud de l’Afghanistan. « Ahmed Wali Karzai est mon ami, un ami proche » déclarait M. Matulliah plus tôt cette année, proposant même au journaliste présent de le joindre par téléphone.

Lors d’une seconde et plus récente interview, M. Matulliah déclara que lui et M. Karzai n’entretenaient aucune sorte de relation.

Ahmed Wali Karzai et Matulliah sont tout deux des associés de Jan Mohammed Khan, un ancien gouverneur de la province d‘Orozgân, et beau-père de Matulliah. M. Khan fut expulsé de la province d’Orozgân en 2006 sur l’insistance des Hollandais qui le pensaient connecté au trafic de drogue. Il est à présent conseiller du président Karzai.

Selon ses détracteurs, ces relations permettent à Matulliah de se développer.

« Matulliah ne fait pas partie du gouvernement, il est plus fort que le gouvernement, et peut faire ce qu’il lui plait » dit M. Essa, le doyen tribal ici à Tirin Kot. « Il est comme le petit frère de Ahmed Wali. Il est protégé par Kaboul ».

Lors d’une récente réunion à l’intérieur des quartiers des Forces Spéciales américaines à Tirin Kot, Matulliah fut approché par un vieux mendiant afghan, qui, boitillant, se mit au garde à vous et salua Matulliah à la façon des militaires. Sans hésiter – en fait sans même regarder – Matulliah sortit une liasse de billets de sa poche et la mit dans la main flétrie du vieil homme.

« Longue vie à Matulliah, tu es le meilleur » s’enthousiasma le vieil homme.

« Ok, Ok, répondit Matulliah, je suis occupé maintenant ».

Dexter Filkins (avec la contribution de Sangar Rahimi)

New York Times,

 le 5 juin 2010

mise en page et illustration par GV

Note ReOpenNews : (*) Dexter Filkins est l’auteur de l’ouvrage "The Forever War" qui est paru en français en 2008 aux Éditions Albin Michel sous le nom "La guerre sans fin"

http://www.reopen911.info/News/2010/12/16/via-laide-americaine-des-chefs-de-guerres-construisent-lempire-afghan/


3-4 Guantanamo : Les dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage certaines analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

1 Guantanamo ne sera pas fermée de sitôt…  

La Maison Blanche a annoncé que  l'administration américaine ne sera pas en mesure de fermer le centre de détention de Guantanamo dans un proche avenir, malgré la promesse d’Obama. 

Cette prison  ne sera certainement pas fermée le mois prochain. Je pense que cela demande encore un certain temps," a déclaré  Robert Gibbs dimanche. Il a également suggéré que la présence renforcée des  républicains au Congrès rendra plus difficile la fermeture de la prison. L’une des promesses électorales d’Obama était la fermeture de Guantanamo. Cette prison a été mise en place, en 2002 par la marine américaine pour y transférer les personnes soupçonnées  être liées aux activités terroristes hors du territoire américain.  De nombreux rapports sur les  mauvaises conditions carcérales à Guantanamo, ont suscité de vives critiques contre l'administration Obama, à l'intérieur et hors des frontières américaines, notamment chez les organisations des droits de l’Homme.

27/12/2010

 http://french.irib.ir Guantanamo: les USA préparent un texte formalisant les détentions illimitées !!! 

La Maison Blanche a rédigé une ébauche de décret présidentiel qui formaliserait la détention illimitée de certains prisonniers de Guantanamo, tout en les autorisant à contester leur incarcération, a indiqué un responsable mardi. 
Ce décret concernerait notamment les prisonniers suspectés d'activités terroristes détenus à Guantanamo que l'administration américaine juge trop dangereux pour les libérer, a souligné ce responsable sous couvert d'anonymat.  
Le document n'a cependant pas encore été soumis au président Barack Obama et est donc encore loin d'entrer en application.
Le décret prévoit également un examen périodique du statut des détenus qui ne peuvent être jugés par des tribunaux fédéraux ou des commissions militaires. 
 Quelque 174 personnes sont toujours détenues dans la prison de Guantanamo, sur la base navale américaine du même nom à Cuba. Le président Obama avait promis de fermer la prison avant janvier 2010. Mais devant l'opposition du Congrès qui a interdit tout transfèrement de prisonniers aux Etats-Unis, sauf pour leur procès, il a dû y renoncer.

22/12

http://www.almanar.com.lb


2 La nouvelle politique relative aux prisonniers en Afghanistan pourrait bafouer le droit international.

Les prisonniers détenus par la Direction nationale de la sécurité afghane risquent d'être torturés.

Le gouvernement australien vient d'annoncer la mise en place de sa politique de transfert des prisonniers qu'il détient en Afghanistan aux autorités afghanes et américaines – mais ces dispositions pourraient bien violer le droit international, a mis en garde Amnesty International mardi 14 décembre.
Le 14 décembre, le ministre australien de la Défense, Stephen Smith, a annoncé qu'un accord avait été conclu concernant la gestion des prisonniers : les prisonniers dits « à haut risque » sont remis aux États-Unis, les détenus « à faible risque » aux autorités afghanes et les autres libérés.
« Le transfert des détenus aux forces américaines et afghanes soulève de vives préoccupations quant à d'éventuelles atteintes aux droits humains, a indiqué Sam Zarifi, directeur du programme Asie-Pacifique d'Amnesty International.
« Les États-Unis continuent de maintenir en détention des prisonniers qui ne bénéficient pas de procédures judiciaires équitables. Quant à la Direction nationale de la sécurité afghane, qui gère certains centres de détention, elle est bien trop souvent mise en cause dans des récits inquiétants faisant état de torture et de mauvais traitements. »
En faisant cette annonce, Stephen Smith officialise les dispositions en vigueur entre les trois pays depuis le retrait prévu des forces néerlandaises de la province de l'Uruzgan le 1er août 2010. Jusqu'à cette date, les troupes néerlandaises assumaient la responsabilité des détenus capturés par la Force de défense australienne.
« C'est un retour en arrière concernant le traitement des prisonniers en Afghanistan, a déclaré Sam Zarifi. Plusieurs membres influents de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN), dont les Pays-Bas, avaient mis en place des garanties afin que les détenus ne soient pas remis aux autorités des États-Unis et avaient reconnu les réels problèmes s'agissant de la Direction nationale de la sécurité afghane. Cet accord semble démontrer que les Australiens n'ont pas tiré d'enseignement des amères leçons du passé. »
D'après le ministère australien de la Défense, l'Australie a appréhendé plus de 300 détenus en Afghanistan depuis le 1er août, qui étaient incarcérés dans un centre provisoire à Tarin Kowt, en Uruzgan. La majorité d'entre eux ont par la suite été relâchés, mais 64 ont été remis aux forces américaines et afghanes – à ces dernières pour la plupart.
En les plaçant sous la responsabilité de la Direction nationale de la sécurité, qui risque de les soumettre à des actes de torture ou à d'autres mauvais traitements, l'Australie pourrait bien violer ses obligations internationales qui lui imposent de protéger toute personne contre de tels traitements. En effet, le droit international interdit rigoureusement aux États de remettre des détenus à des autorités qui leur feraient courir ce risque.
Selon Stephen Smith, le gouvernement australien s'est fié aux assurances données par les gouvernements afghan et américain selon lesquelles les détenus seraient traités correctement et aux « dispositions officielles » incluant, a-t-il affirmé, des contrôles effectués par le Comité international de la Croix-Rouge et des visites de sites par des responsables australiens.
« Les assurances diplomatiques qui, selon l'Australie, étayent cet accord doivent être prises en considération avec une extrême prudence, au regard du bilan désastreux des gouvernements américain et afghan s'agissant des mauvais traitements infligés aux détenus, a conclu Sam Zarifi. Nous avons besoin de réponses beaucoup plus claires quant à la nature des directives relatives à la gestion des détenus annoncées par le gouvernement australien. »
En juin 2010, une Haute Cour britannique a imposé des restrictions strictes au transfert par les forces britanniques de prisonniers dans des centres de détention afghans, particulièrement dans les centres gérés par la Direction nationale de la sécurité. Il a été signalé à la cour que des détenus avaient subi toute une série d'atteintes aux droits humains, notamment des coups, des électrocutions, le maintien dans des positions douloureuses et la privation de sommeil.

14 décembre 2010

http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/australia-new-afghan-prisoner-policy-could-violate-international-law-2010-12-14

 



Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

4-1 L'appui matériel à la résistance afghan est une « activité terroriste »…

La Cour d'appel a avalisé la conclusion du juge d'instance que les actions de Momin Khawaja, qui se voulaient un appui matériel à la résistance armée en Afghanistan, constituaient une « activité terroriste ».

Le juge avait dit notamment : « Il me semble que ce n'est pas matière à débat que ceux qui

appuient les hostilités armées d'résistants contre la population civile, le gouvernement et les forces du gouvernement et de la coalition qui cherchent à reconstruire et à maintenir la paix, l'ordre et la sécurité en Afghanistan participent par définition à une activité terroriste. »

Les juges de la Cour d'appel ont résumé comme suit les conclusions du juge d'instance à ce sujet, conclusions qu'il avait formulées avant d'avoir entendu la preuve :

- le gouvernement afghan reconnu par la communauté internationale est soutenu par une coalition de pays occidentaux, dont le Canada, conformément à plusieurs résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU ;

- les résistants en Afghanistan mènent une guerre armée contre les forces de la coalition, le gouvernement afghan et la partie de la population afghanequi les appuie ;

- les forces canadiennes ont subi des pertes en vies humaines à cause des combats des résistants en Afghanistan ;

- le but des attaques armées des résistants est d'intimider ceux qui aident ou soutiennent la reconstruction pacifique de l'Afghanistan et de forcer ces personnes à cesser leurs efforts.

Et la cour concluait (au paragraphe 173) :

« Le juge d'instance ne s'est pas trompé lorsqu'il a conclu que ces faits disperses et évidents sur la nature du conflit en Afghanistan... sont connus et incontestables pour toute personne raisonnable. »

La Loi antiterroriste précise pourtant que sa définition de l'« activité terroriste » n'inclut pas « l'acte - action ou omission - commis au cours d'un conflit armé et conforme [...] au droit international coutumier ou au droit international conventionnel applicable au conflit ».

Ayant conclu qu'il était « connu et incontestable » que la guerre de l'OTAN en Afghanistan est conforme au droit international, la Cour d'appel n'avait qu'un pas à faire pour rejeter l'argument de la défense que les actions de M. Khawaja faisaient partie de cette exception pour les cas de « conflit armé ». Les troupes canadiennes et les autres forces de l'occupation peuvent tuer impunément des civils innocents selon cette loi, mais ceux qui résistent à ces troupes n'ont pas cette impunité.

La cour cite les déclarations de M. Khawaja dans ses communications de «djihad » par Internet, admises comme preuve au procès, que « son intention était de renverser l'ennemi kafir en lui portant coup après coup, par tous les moyens disponibles ou nécessaires pour [forcer le kafir] à retirer ses troupes, pour qu'il ne puisse plus se permettre de faire la guerre [...] et ne puisse plus nous attaquer ou soutenir ceux qui nous attaquent. »

« Ces objectifs, disent les juges de la Cour d'appel (paragraphe 175), répondent parfaitement à l'exigence d'intention dans la définition prévue par la loi de l'activité terroriste. »

http://www.cpcml.ca/francais/Lmlq2010/Q40194.htm#7


4-2 Retrait des troupes militaires canadiennes de l’Afghanistan.

Pax Christi Montréal souscrit à l’appel du retrait des troupes militaires canadiennes de l’Afghanistan et appuie le retrait du Canada de l’OTAN

Durant le Sommet populaire contre la guerre et le militarisme qui a eu lieu à Montréal du 19 au 21 novembre 2010, plus de 200 participants ont discuté du militarisme et des défis du mouvement pour la paix.

Le Sommet s’est terminé par une Déclaration demandant que les troupes canadiennes se retirent de l’Afghanistan et que le Gouvernement du Canada se retire de l’OTAN. Cette déclaration signée par plus de 70 organisations, dont Pax Christi Montréal, est accessible en français

Déclaration : Pour en finir avec la logique de guerre et de domination !

21 novembre 2010

En tant qu’organismes québécois voués à la défense et à l’élargissement des droits civils et politiques, économiques, sociaux et culturels, ici et partout dans le monde, En tant que citoyennes et citoyens du Québec épris de paix et de justice et soucieux de développer des relations internationales de coopération fondée sur l’égalité et la solidarité,

1. NOUS SOMMES INDIGNÉ-ES

• de la spirale guerrière et antidémocratique dans laquelle le Canada s’enfonce de plus en plus; • de la participation du Canada, depuis octobre 2001, à une guerre d’occupation en Afghanistan qui sème mort et destruction sous prétexte de lutte pour la démocratie, la sécurité et les droits des femmes dans ce pays et qui s’étend maintenant au Pakistan; • du vote du Parlement canadien prolongeant cette intervention au moins jusqu’en juillet 2011, à l’encontre de la volonté de la majorité de la population; • de l’allocation à cette logique guerrière de fonds publics sans cesse croissants (au Canada seulement, 58 millions de dollars par jour en 2009-2010) au détriment des dépenses sociales et d’une véritable aide au développement; • de la complicité du Canada avec la torture, tant celle des Afghans faits prisonniers dans les combats que celle de certains citoyens canadiens dans des prisons étrangères; • de la militarisation de la société canadienne qui engendre l’augmentation de la violence, notamment envers les femmes; • de la campagne de peur axée sur une menace terroriste exagérée pour justifier la guerre et plusieurs mesures de surveillance et de répression qui érodent nos droits et libertés; • de l’omniprésence des activités de relations publiques de l’armée canadienne dans les grands événements sportifs, sociaux et familiaux et de leurs campagnes de recrutement dans les institutions d’enseignement jusque dans les écoles primaires; • des conséquences socio-environnementales de plus en plus graves des guerres et des entraînements militaires; • de la militarisation croissante de l’Arctique, qui va de pair avec des projets économiques néfastes pour l’environnement et la négation des droits des peuples autochtones.

2. NOUS DÉNONÇONS LES « VA-T-EN-GUERRE » ICI MÊME AU CANADA

• les gouvernements canadiens successifs, libéraux et conservateurs, qui nous ont entraînés dans cette dynamique et ont justifié la guerre avec des faux arguments; • les grands milieux d’affaires – Conseil canadien des chefs d’entreprises en tête – qui n’y voient que des occasions de profits, notamment pour l’industrie militaire; • les partis politiques qui mettent en oeuvre des politiques guerrières ou qui ne s’y opposent que du bout des lèvres; • les grands médias qui véhiculent peu l’opposition de la majorité de la population à la guerre et ne présentent pas ses conséquences tragiques pour les populations civiles. Pour en finir avec la logique de guerre et de domination !

3. NOUS REJETONS CATÉGORIQUEMENT le faux discours de la « guerre contre le terrorisme » et l’implication militaire, directe ou indirecte, du Canada aux côtés des États-Unis dans le cadre d’une politique visant à étendre leur hégémonie à l’ensemble de la planète et caractérisée par : • plusieurs guerres déclenchées et menées en violation du droit international, dont le droit humanitaire international : Kosovo en 1999, Afghanistan en 2001, Irak en 2003, Liban en 2006, Gaza en 2009; et d’autres appréhendées, contre l’Iran et la Corée du Nord, que l’on menace même de frappes nucléaires; • le détournement du Conseil de sécurité qui ne condamne ni ces agressions illégales, ni les crimes de guerre qu’elles entraînent, ni les projets flagrants de mainmise étrangère mis en oeuvre par les agresseurs à l’encontre du droit international; • l’élargissement provocateur de l’OTAN vers l’Est et sa double transformation en tant que bras armé de l’hégémonie étasunienne intervenant partout dans le monde et en tant que mandataire de l’ONU, jetant ainsi un profond discrédit sur l’ONU aux yeux de l’opinion publique mondiale; • les menaces et les plans de déstabilisation à l’égard de certains pays qui refusent de se soumettre au « Nouvel ordre mondial » imposé par les États-Unis; • la relance d’une course aux armements, y compris le développement de nouvelles armes nucléaires et une militarisation accrue de l’espace.

4. NOUS APPELONS LA POPULATION QUÉBÉCOISE À SE MOBILISER pour contribuer à renverser cette dynamique mondiale destructrice

en exigeant du Gouvernement du Canada :

• le retrait immédiat des troupes canadiennes de l’Afghanistan; • la réduction importante des dépenses militaires et la tenue d’un vaste débat public sur la politique étrangère canadienne, le rôle de l’armée, l’industrie militaire et le commerce des armes; • la fin du partenariat militaire avec les États-Unis, y compris le retrait du Canada de l’OTAN; • la fin de son discours d’instrumentalisation des droits des femmes et de promotion de la « responsabilité de protéger » pour justifier la guerre et la condamnation ferme de toute intervention non conforme au droit international;

et de la communauté internationale :

• le renouvellement démocratique de l’ONU, notamment par le respect intégral de sa Charte, le renforcement du rôle de l’Assemblée générale et une réforme en profondeur du Conseil de sécurité dont l’abolition du droit de veto; • l’application de la résolution 1325 du Conseil de sécurité de l’ONU concernant l’implication des femmes dans la prévention et le règlement des conflits ainsi que les processus de paix.



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


09/01/2011

n°468 -: journal de l'Afghanistan - 18-12 au 08/01/11 - - : L’année 2010 : une année marquée par l’échec de la stratégie Obama.

n°468 -: journal de l'Afghanistan - 18-12 au 08/01/11 -  - : L’année 2010 : une année marquée par l’échec de la stratégie Obama.

 

Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



journal de l'Afghanistan

n° 468- du 18-12 au 08-01-2011

C.De Broeder & M.Lemaire



Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)

 

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

 



 Le "journal de l'Afghanistan" est  visible :

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site : 

 www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens...

c) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site de eva R-sistons: - http://no-war.over-blog.com/

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

Tiré à part :

Arrestation du beau-père de Bibi Aisha l'Afghane mutilée.

Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

Raid à Kaboul: l'Otan a enfreint les règles

Les troupes françaises prennent d’assaut les maisons d’habitation des civils !!!... 

Des centaines d'Afghans accusent l'Otan d'avoir tué trois civils.

Paroles & action du président...

Manlio Dinucci : Le Merry Christmas du Pentagone.

L’année 2010 : une année marquée par l’échec de la stratégie Obama.

Obama s'apprête à autoriser un décret formalisant la détention illimitée.

L’Afghanistan au cœur des débats.

60 % des Américains pour un abandon de la guerre.

Joe Biden: «Nous aurons quitté l’Afghanistan, quoi qu’il arrive, en 2014».

La mort d'Holbrooke affecte la stratégie afghane d'Obama…

1 Analyse & déclaration :

Résistance

Occupants:

2 Occupation de l'Afghanistan 

Les forces en présence

3 Politique

1) collaborateurs afghans

2) occupants 

4 Lutte pour la libération du territoire

Détails.

L'Afghanistan en chiffre. 



L'Afghanistan en chiffre du 18-12 au 08/01/11

 

 

 

tués

blessés

 

 

 

Usboys / Autres boys

 7

 x

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs

 35

 20

 

 

 

Peuple Afghan

 62

 x

 

 


Tiré à part :

Arrestation du beau-père de Bibi Aisha l'Afghane mutilée.

Le beau-père de l'Afghane, dont le visage mutilé avait fait la couverture de Time magazine en août dernier, a été arrêté mardi par la police qui le soupçonne d'avoir défiguré la jeune femme, alors que des informations innocentent les résistants.

"Nous avons réussi à arrêter son beau-père et à le mettre en prison. Nous sommes actuellement en train de l'interroger sur cette affaire", a annoncé à l'AFP, le chef adjoint de la police de la province afghane d'Oruzgan, Mohammad Gulab. 

Au total quatre personnes ont été soupçonnées d'avoir été impliquées dans dans cette "affaire de famille", a-t-il ajouté. 

Pour sa part, le responsable de la commission régionale pour les droits de l'homme, Abdul Ghafar, a déclaré que les résistants n'étaient pour rien dans cette agression dont le magazine américain Time et d'autres journaux avaient fait état, selon une information diffusée mardi sur le site internet de la BBC. 

"Après une année d'enquête, nous avons découvert que les résistants n'étaient pas derrière cette affaire", a déclaré ce responsable à la BBC. 

"Il s'agit d'un cas de violence familiale, et les résistants n'y sont pour rien", a ajouté M. Ghafar. 

Le visage mutilée de la jeune Afghane, âgée de 18 ans, Bibi Aisha, était apparu en couverture de Time, qui accusait un taliban de lui avoir sectionné le nez et les oreilles. 

Un éditorial, qui accompagnait la photo, dénonçait le sort réservé aux femmes par le mouvement islamiste, qui a dirigé l'Afghanistan de 1996 à 2001 avant d'être chassé du pouvoir par une intervention militaire conduite par les Américains en novembre 2001. 

Aisha est actuellement en Californie où elle a subi une opération de chirurgie réparatrice et bénéficié d'une prothèse nasale. Elle devrait y séjourner plusieurs mois pour y subir de nouvelles interventions dans l'équipe du docteur Peter Grossman, qui exerce dans un hôpital de Los Angeles. 

Aisha avait raconté à Time Magazine qu'elle avait été mariée à un taliban de la province d'Oruzgan, et que ce dernier lui avait coupé le nez et les oreilles, pour s'être échappée de son foyer. 

Laissée pour morte par sa famille, elle a été recueillie par l'American Provincial Reconstruction Team d'Oruzgan et l'ONG Women for Afghan Women (WAW). 

La Fondation Grossman Burn, qui défend les femmes et enfants victimes de maltraitances, avait annoncé en août qu'elle bénéficierait d'une opération de chirurgie gratuite Californie.

07 décembre  

AFP /



Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

 25.12

Les forces afghane et internationale ont tué deux hommes ( ?) à Kaboul lors d'une opération nocturne après avoir reçu «une menace crédible» d'attentat contre l'ambassade américaine, annonce ce samedi la force internationale de l'Otan (Isaf).

http://www.20minutes.fr/ledirect/643831/monde-afghanistan-deux-hommes-tues-alors-preparaient-attentat

 

Raid à Kaboul: l'Otan a enfreint les règles

Le gouvernement afghan a estimé  que la force de l'Otan en Afghanistan (Isaf) avait agi au "mépris des règles" en menant une opération dans Kaboul, au siège d'une société privée, au cours de laquelle deux gardes afghans ont été tués. Après enquête, "il est clair que l'opération menée par la force internationale l'a été au mépris des règles de conduite", a déclaré dimanche le porte-parole du ministère afghan de l'Intérieur, Zamary Bashari, lors d'une conférence de presse.
"Depuis deux ans, la responsabilité de la sécurité à Kaboul incombe aux forces de sécurité afghanes et toute opération doit être menée par les forces de sécurité afghanes", a-t-il rappelé, estimant que "cet incident n'aurait pas dû avoir lieu et (que) les forces de sécurité afghane auraient dû mener l'opération".
Dans la nuit de jeudi à vendredi, des soldats de l'Isaf avaient investi les locaux d'une société privée à Kaboul, tuant deux gardes. L'Isaf avait ensuite indiqué avoir agi après des informations sur une menace d'attaque contre l'ambassade des Etats-Unis à Kaboul, ajoutant avoir répliqué à des tirs sur place. M. Bashari a indiqué aujourd'hui qu'une unité afghane était présente au sein du dispositif mais avait été laissée en arrière et n'avait pas pris part directement à l'opération, ce qui est "également contre les règles de conduite".
Un général afghan de police fait l'objet d'une enquête et a été suspendu, tandis qu'un colonel de police a été démis de ses fonctions, a-t-il ajouté.
Contactée par l'AFP, l'Isaf n'a pas souhaité réagir dans l'immédiat à ces déclarations, dernier exemple en date des tensions entre le président Karzaï et ses alliés occidentaux. L'Isaf, forte actuellement de 140.000 hommes, prévoit de transférer progressivement la responsabilité de la sécurité sur l'ensemble de l'Afghanistan aux forces afghanes d'ici 2014.

AFP 26/12

 

Les troupes françaises prennent d’assaut les maisons d’habitation des civils !!!... 

Les militaires français ont pris d’assaut, mercredi, les maisons des habitants de Tagab, petit village de la province de Kapisa, à l’est de l’Afghanistan, à la recherche des deux journalistes français, enlevés, dans cette région.
Cette fouille nocturne, qui s’est effectuée, en toute illégalité, a provoqué la panique des femmes et des enfants. Nombre des habitants ont été retenus, pendant plusieurs heures, par des soldats français, qui ont emmené avec eux des hommes du village, pour les interroger. L’offensive nocturne des troupes françaises contre l’espace privé des habitants de Tagab a suscité la colère d’une population qui supporte, de moins en moins, la présence française, à l’est de l’Afghanistan.

31/12/2010

 http://french.irib.ir

 

Des centaines d'Afghans accusent l'Otan d'avoir tué trois civils.

Une centaine de personnes ont défilé mercredi à Ghazni, dans le sud de l'Afghanistan, aux cris de "Mort à l'Amérique !", accusant des soldats américains de l'Otan d'avoir tué trois civils au cours d'une opération dans la région. 
Environ 120 hommes ont porté à travers les rues de la ville trois corps décrits comme ceux de "civils innocents" tués dans le district voisin de Nawar, avant de se rassembler dans une mosquée, a constaté un correspondant de l'AFP.
"Nous avons la certitude que l'un des tués est un civil. De ce que nous a appris l'enquête jusqu'ici, nous pensons que les deux autres sont également des civils", a déclaré à l'AFP Sayed Amir Shah, le chef des services de renseignement de la province de Ghazni, ajoutant que l'enquête se poursuivait.
Pour calmer les esprits, Shah a promis à la foule d'aller parler au nom des manifestants à l'armée de l'occupation américaine.
La force de l'occupation internationale de l'Otan en Afghanistan (Isaf) a annoncé dans un communiqué avoir tué "plusieurs résistants" mardi dans le district voisin de Rashidan. Elle continue toutefois d'enquêter sur l'exacte localisation des faits, a précisé à l'AFP un de ses porte-parole, ajoutant qu'"il semble qu'il s'agit du même incident".

06/01/2011

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=168961&language=fr



Paroles & action du président...

Manlio Dinucci : Le Merry Christmas du Pentagone.

Il y a Noël et Noël. Pendant que dans son message télévisé de la Maison Blanche le président Obama et la First Lady, dans une chaude atmosphère familiale autour de leur cheminée, souhaitent Merry Christmas et « encouragent chacun à soutenir les troupes et leurs familles », à New Orleans, huit SDF meurent dans  un immeuble abandonné où ils avaient allumé un feu pour se réchauffer.

Le problème des SDF, d’après le témoignage d’un militant d’une mission, a empiré depuis que la ville a été ravagée par l’ouragan Katrina en 2005. Et pourtant, dans le budget 2011, les fonds du Département  fédéral pour le développement immobilier et urbain sont tombés à 47 milliards de dollars par rapport aux 59 d’il y a deux ans.

   C’est par contre un heureux Noël pour le Pentagone, qui a trouvé aux pieds du sapin le budget tout juste approuvé par le Congrès : 725 milliards de dollars pour l’année fiscale 2011.  Une augmentation de 37 milliards de dollars, plus que ce qu’il avait demandé. Le budget comprend 159 milliards pour « poursuivre la nouvelle stratégie du Président en Afghanistan et au Pakistan » et pour d’autres « opérations outre-mer ». Quasiment un demi milliard de dollars par jour, qui certainement ne seront pas suffisants. Au budget de base du Pentagone s’ajoutent d’autres dépenses de caractère militaire : 124 milliards pour les militaires à la retraite ; 12 pour les armes nucléaires, inscrits au Département de l’énergie ; 54 pour le Département de la sécurité de la patrie. Si l’on inclut d’autres programmes à finalités militaires, dont certains de la Nasa,

la dépense militaire états-unienne dépasse les 900 milliards de dollars, environ un quart du budget fédéral.

   On n’oubliera pas en outre la dépense du Programme national d’intelligence qui, spécifie-t-on dans le budget, est « classée », c’est-à-dire secrète. On annonce cependant qu’elle sera augmentée pour potentialiser les capacités de la CIA et des autres agences et pour soutenir la stratégie du Président en Afghanistan et au Pakistan.  Selon une enquête du Washington Post, le monde des services secrets est devenu aux USA tellement vaste et impénétrable que personne ne sait combien il coûte. Il existe « une géographie alternative des Etats-Unis : une Amérique  top secret cachée aux yeux des gens » : y travaillent dans des programmes secrets environ 1.270 organisation gouvernementales et 1.930 privées, pour un total de 850 mille personnes.

On ne sait pas quels ont spécifiquement leurs tâches. On en voit par contre les résultats : maintenir les gens dans un état de tension constante, en les persuadant qu’ils sont menacés par le terrorisme international, de façon à justifier un état de guerre permanent et une augmentation continue de la dépense militaire. Avec comme conséquence une dette publique états-unienne qui dépassera en 2011 les 10mille milliards de dollars (deux tiers du PIB).

 La raison de tout cela, le président Obama l’explique dans la présentation du budget fédéral. Notre avenir, écrit-il, ne dépend pas seulement du maintien de la « sécurité dans la patrie ». Il « dépend du maintien du leadership américain (états-unien, ndt) à l’étranger ».

Edition de jeudi 30 décembre 2010 de il manifesto

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

http://www.ilmanifesto.it/il-manifesto/in-edicola/numero/...

 

L’année 2010 : une année marquée par l’échec de la stratégie Obama.

Un député afghan a affirmé que l’année 2010 a été une année sanglante, pour les forces américaines, une année de défaite, pour la stratégie de Barack Obama, en Afghanistan.
 « Les Talibans, au contraire, ont vu leur situation sociale, politique et militaire, s’améliorer, pendant l’année écoulée. », précise le député afghan, Abdulrahman Oghli, dans une interview avec le correspondant de l’Agence Farsnews, à Kaboul.
« Outre une augmentation des pertes en vie humaine, chez les forces étrangères, les pertes civiles ont augmenté de 20%, durant cette année, sur le sol afghan, et cela a mis la force de la Coalition face à un grand défi. », a-t-il ajouté.
Toujours, selon le député afghan, Abdulrahman Oghli, la politique du gouvernement d’Obama, dans le sens d’une révision de la stratégie afghane des Etats-Unis a, en fait, abouti à l’extension de la guerre, un peu partout, dans le pays. La situation sécuritaire se détériore, chaque jour, un peu plus, et le peuple s’éloigne de plus en plus de l’institutionnalisation de la loi.
En revanche, l’année écoulée était, selon ce député afghan, une excellente année pour les Talibans, qui ont réussi à parvenir à une meilleure situation socio-politico-militaire, ainsi qu’à renforcer leur influence, sur la population urbaine et les appareils civils locaux.
Le manque de coordination entre les troupes étrangères et les forces afghanes constitue, selon Abdulrahman Oghli, un autre facteur qui a eu, pour résultat, une augmentation des pertes civiles et la défaite de la mission internationale. « Cette question a, en outre, accru la défiance du peuple afghan envers la force de la Coalition. », a-t-il souligné, et d’ajouter : « La propagation de la corruption administrative est un autre facteur négatif, dont s’accusent, les uns les autres, les forces étrangères et les responsables gouvernementaux ».
Toujours, selon le député afghan, Abdulrahman Oghli, la défiance du peuple afghan vis-à-vis des forces étrangères est, aussi, et surtout, le fruit de la politique ambivalente des Etats-Unis et de leurs alliés participant à la mission internationale, en Afghanistan. A rappeler que plus d’une quarantaine de pays ont installé, dans l’ensemble, presque 150.000 militaires, sur le sol afghan.

Vendredi 7 Janvier 2011

 http://french.irib.ir

Obama s'apprête à autoriser un décret formalisant la détention illimitée.

La Maison Blanche a rédigé une ébauche de décret présidentiel qui formaliserait la détention illimitée et sans accusation ni procès de certains prisonniers de Guantanamo. Le décret s'appliquerait à au moins 48 des prisonniers toujours détenus à Guantanamo, selon l'AFP. Le décret prévoit également un examen périodique du statut des détenus qui ne peuvent être jugés par des tribunaux fédéraux ou des commissions militaires.

Le site ProPublica rapporte que près de deux ans après l'engagement de Barack Obama à fermer la prison de Guantanamo, plus de prisonniers sont formellement passibles d'emprisonnement à vie alors qu'ils sont moins nombreux à faire face à des accusations formelles

Selon Bruce Fein, procureur général adjoint et conseiller à la Commission fédérale des communications du temps de Ronald Reagan, « l'empire américain a ramené la procédure juridique à l'époque d'avant la Magna Carta. Le nouveau mot d'ordre national est : 'Tout et n'importe quoi pour la dite sécurité, mais rien pour la liberté'. »

Selon Marjorie Cohn, professeur à l'école de droit Thomas Jefferson : « La détention illimitée enfreint la Convention internationale sur les droits civils et politiques, un traité que nous avons ratifié, ce qui en fait une composante de la législation des États-Unis selon la clause de la Suprématie de la Constitution. S'il y a une cause probable que les détenus de Guantanamo aient commis un crime, ils doivent subir un procès ; sinon, ils doivent être libérés. L'assassinat ciblé, ou l'homicide volontaire, constitue une atteinte grave aux conventions de Genève, punissable au mêmetitre qu'un crime de guerre selon le US War Crimes Act. »

(ProPublica, Institute for Public Accuracy)

http://www.cpcml.ca/francais/Lmlq2010/Q40194.htm#6



L’Afghanistan au cœur des débats.

60 % des Américains pour un abandon de la guerre.

 Environ 60% des Américains estiment que la guerre en Afghanistan ne vaut plus la peine, selon un sondage pour ABC News/Washington Post publié jeudi, jour où le président Barack Obama doit faire une déclaration sur l'Afghanistan et le Pakistan.

Le mécontentement a progressé de sept points depuis juillet, selon ABC News, et il n'y a plus que 34% des personnes interrogées trouvant que cette guerre vaut la peine (-9 points).

"Les opinions négatives sur cette guerre ont pour la première fois le niveau atteint par la guerre en Irak dont l'impopularité avait fait tomber (l'ancien président américain) George W. Bush à un niveau d'approbation historiquement bas au cours de son second mandat", selon ABC News.

Le jugement sur la gestion de l'effort de guerre par Obama est plus mitigé avec 45% d'opinions favorables et 46% qui désapprouvent ses méthodes.

54% des Américains interrogés soutiennent par ailleurs le projet du président Obama de démarrer le retrait des forces américaines d'Afghanistan mi-2011, une hausse de 15 points depuis son annonce il y a un an, selon le même sondage.

L'enquête a été réalisée par téléphone par l'institut Langer Research Associates entre les 9 et 12 décembre auprès d'un échantillon de 1.001 adultes, et comporte une marge d'erreur de 3,5 points.

(AFP)

 

Joe Biden: «Nous aurons quitté l’Afghanistan, quoi qu’il arrive, en 2014».

Le vice président des Etats-Unis, Joe Biden, invité de la populaire émission de la NBC, «Meet the press» a discuté de la situation en Afghanistan, dressant un bilan mitigé de la présence américaine dans le pays.

Avec notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet

Quand le présentateur lui a demandé si les Etats-Unis étaient en train de gagner en Afghanistan, Joe Biden a eu quelques instants d’hésitation : s’il estime que des progrès ont été faits pour affaiblir al-Qaïda, il reconnait qu’en ce qui concerne la stabilisation du pays, il y a encore du travail à faire.

Il a rappelé que le président Obama souhaitait une plus grande coopération du Pakistan pour lutter contre les terroristes et une meilleure gouvernance en Afghanistan. Interrogé sur le retrait des troupes américaines, le vice-président a fait une analogie avec ce que les Etats-Unis ont fait en Irak où ils ont rapatrié leurs forces par étape, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un nombre limité pour assurer la protection des intérêts américains.

« C’est ce que nous avons annoncé à la récente conférence de l’OTAN à Lisbonne quand nous avons dit: Nous allons faire exactement ce que nous avons fait en Irak. Nous allons commencer à nous retirer en juillet 2011 et nous aurons complètement quitté le pays, quoi qu’il arrive, en 2014 ».

Cette promesse du vice-président américain d’un retrait total d’Afghanistan dans 4 ans est interprétée par les médias comme un moyen d’apaiser une opinion publique dont 60% est maintenant hostile à la guerre.

Reuters

 

La mort d'Holbrooke affecte la stratégie afghane d'Obama…

Nb Ndlr : La publication des articles ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse des auteurs mais doit être vu comme information

Le diplomate américain avait fait ses preuves au Vietnam et dans les Balkans. 

Ses derniers mots auront été pour l'Afghanistan. Tandis que son chirurgien d'origine pakistanaise l'endormait ce vendredi à Washington pour une opération qui devait durer 21 heures, mais qui ne sauverait pas sa vie, Richard Holbrooke, 69 ans, figure emblématique de la diplomatie américaine, lui a dit : «Vous devez arrêter la guerre en Afghanistan.»

C'était la tâche à laquelle il s'était lui-même attelé en tant qu'émissaire spécial du président Obama, en charge du volet civil de l'opération de contre-insurrection’…).

Mais, après deux ans d'efforts et de navettes épuisantes entre les montagnes afghanes, les centres de pouvoir de Kaboul, d'Islamabad et toutes les autres capitales impliquées dans le dossier, ce grand diplomate américain s'est éteint, lundi soir, victime d'un trou dans l'aorte, avant d'avoir achevé sa tâche herculéenne.

Un «géant», selon Obama

Sa disparition laisse un vide béant sur le versant le plus complexe de la stratégie de contre-insurrection défendue par les Américains en Afghanistan. Tandis que les militaires engrangeaient des succès militaires tactiques, Holbrooke était chargé de superviser l'aide à la reconstruction du pays, condition sine qua non d'une vraie stabilisation à long terme. Il était en première ligne, avec l'ambassadeur américain, Karl Eikenberry, pour mettre le président afghan, Hamid Karzaï, face à ses responsabilités et le forcer à lutter contre la corruption endémique de son gouvernement. Il était aussi le chef d'orchestre de la stratégie régionale de sortie du conflit, notamment pour négocier les programmes d'aide économique américaine en faveur du Pakistan, afin de rendre ce partenaire plus fiable.

Sa manière peu diplomatique de secouer ses interlocuteurs, une certaine arrogance avaient créé de vives tensions avec les dirigeants afghans, pakistanais, mais aussi avec les militaires américains. Mais sa longue expérience des conflits, son énergie et son charme manqueront à Barack Obama et à Hillary Clinton dans une région à hauts risques. «Il ne s'arrête jamais, il ne renonce jamais, car il a toujours cru que si nous restons concentrés, si nous agissons dans l'intérêt mutuel des parties… les guerres peuvent se terminer et la paix être forgée», a noté lundi Barack Obama, qui a parlé de la disparition d'un «géant de la diplomatie américaine».

Né en 1941 de parents immigrés juifs allemands et polonais, Richard Holbrooke baigne dès l'enfance dans le milieu de la haute diplomatie, à travers l'amitié qui le lie à la famille Rusk, dont le père Dean deviendra secrétaire d'État de Kennedy et de Johnson. Dépêché pour l'agence de développement USAID sur le delta du Mékong dès son entrée dans le corps diplomatique en 1963, ce diplomate à la haute stature et au physique d'acteur se retrouve en première ligne sur un dossier qui va absorber l'Amérique pendant près d'une décennie. Les dépêches qu'il envoie de son poste le font très vite remarquer auprès de l'ambassadeur américain à Saïgon, où il est muté. À peine trois ans plus tard, le jeune diplomate, à la plume littéraire et l'esprit aiguisés, rejoint l'équipe diplomatique de la Maison-Blanche sous Johnson, au moment où celui-ci s'engage dans le bourbier de la guerre au Vietnam. Une expérience qui le marquera à vie et le poussera à envisager les interventions militaires avec méfiance.

Heure de gloire à Dayton

Pour autant, le démocrate Richard Holbrooke n'aura jamais été une naïve colombe, comprenant fort bien l'importance de mélanger la force et la diplomatie pour venir à bout des guerres les plus coriaces. Pendant les conflits de l'ex-Yougoslavie, il sera d'ailleurs l'un des plus grands détracteurs de la passivité occidentale, dénonçant sans ménagement «le plus grand échec collectif de l'Ouest depuis les années 1930». Son heure de gloire vient en 1995 quand il négocie avec talent, à Dayton, la fin de la guerre en Bosnie et une paix complexe entre Serbes, Croates et Musulmans, au terme de la campagne aérienne de l'Otan.

À l'époque, ses ennemis dénoncent le fait qu'il se soit appuyé sur le principal responsable de la guerre, Slobodan Milosevic, durant les pourparlers. Mais Holbrooke le réaliste réplique qu'il n'a «aucun état d'âme à parler avec des dirigeants amoraux». «Il a sauvé des milliers de vies», notait lundi le sénateur John Kerry.

http://www.lefigaro.fr/international/2010/12/14/01003-20101214ARTFIG00780-la-mort-d-holbrookeaffecte-la-strategie-afghane-d-obama.php



1 Analyse & déclaration

a) Résistance  

Paroles & action des résistants

L'intensité des combats a régulièrement augmenté depuis fin 2001, les résistants étant en mesure peu à peu de relancer leurs attaques contre les forces occidentales.

AFP

09-08


b) Troupes d'occupation : Analyse & déclaration

France.

Indispensables drones…

Le ministre de la Défense Alain Juppé a constaté lors de sa visite en Afghanistan l’efficacité des drones, engins de surveillance devenus indispensables dans la lutte contre les résistants, à l’approche d’un renforcement probable du dispositif français.

« J’ai été particulièrement intéressé par les drones, qui sont un équipement tout à fait extraordinaire et apportent une technologie assez révolutionnaire dans la façon dont vous pouvez travailler », a déclaré le ministre français de la Défense, Alain Juppé, devant les militaires du détachement aérien français à Kandahar.

« Sachez que nous serons soucieux de vous doter sur la durée des équipements qui conviennent et qui sont au bon niveau de technologie », a-t-il poursuivi.

En quelques mots, le ministre a rassuré ses interlocuteurs dans l’attente de la décision, annoncée pour février, sur le renforcement du dispositif français.

« Les éclaireurs des temps modernes »
Actuellement, les forces françaises disposent de quatre drones, ces appareils de surveillance sans pilote utilisés en soutien des troupes au sol : deux en France, deux en Afghanistan. Mais le système Harfang, conçu à la fin des années 1990 à partir d’une technologie israélienne, doit être renouvelé pour assurer, selon les militaires, « la continuité de la capacité » opérationnelle. Sur le théâtre afghan, les drones sont désormais indispensables. « Ce sont les éclaireurs des temps modernes. Ils surveillent, ils repèrent les indices, de jour comme de nuit, en toute discrétion », résume le général Jean-Paul Palomeros, le chef d’état-major de l’armée de l’air.

Sur la base américaine de Bagram, dans le nord de l’Afghanistan, les drones français assurent des missions qui peuvent durer jusqu’à 24 heures d’affilée.

Servis à terre par trois personnes – un pilote sur écran de contrôle, un officier de renseignement, un interprétateur d’images – ils peuvent envoyer en direct les images qu’ils sont en train de filmer pour permettre aux troupes au sol d’avoir une connaissance précise du terrain et des positions des résistants.

« Ces systèmes vont devenir omniprésents dans les opérations civiles et militaires futures, il faut donc développer un système pérenne qui puisse tenir 20 ou 25 ans », souligne un officier spécialiste des drones.

L’une des hypothèses évoquées par le ministre de la Défense est « l’achat sur étagère » de drones américains Predator, qui seraient immédiatement utilisables pour une période intermédiaire.

« L’idéal serait que l’on puisse assurer un conflit de longue durée comme l’Afghanistan, un conflit de courte durée, et l’entraînement des personnels en France », souligne le spécialiste de drones. Mais compte tenu des coûts, « il faudrait au moins acheter un deuxième système », c’est-à-dire trois à quatre drones supplémentaires, concède-t-il.

L’investissement nécessaire pour l’achat d’un système intermédiaire de trois ou quatre drones MALE (moyenne altitude longue endurance) est estimé à environ 100 millions d’euros.

« Il y a urgence à décider d’un système intermédiaire, puis de décider sur quelle voie on s’engage pour le futur », souligne le général Palomeros.

Car au-delà de l’achat de Predator pour relever les Harfang, les spécialistes français souhaitent développer un système de drones de nouvelle génération, en partenariat avec d’autres pays européens, principalement la Grande-Bretagne.

La France a en effet acquis avec le Harfang – adapté notamment par EADS –, une compétence de pointe, en particulier en matière de liaisons satellitaires. Aux Etats-Unis, l’armée américaine envisage quant à elle de se doter de 800 drones Ripper, la nouvelle version du Predator, à l’horizon 2020.

http://www.lequotidien.re/actualites/france-monde/147474-indispensables-drones.html

 



2 Les forces en présence

Troupes d'occupation

USA

Les Etats-Unis envoient 1 400 soldats supplémentaires.

Sponsorisés par Les Etats-Unis ont décidé jeudi 6 janvier d'envoyer 1 400 marines supplémentaires en Afghanistan.

Le secrétaire à la défense, Robert Gates, a "approuvé l'envoi de marines en renforts dans le sud de l'Afghanistan afin de tirer profit des progrès réalisés et de les consolider, et de mettre l'ennemi sous pression durant la campagne d'hiver", a expliqué le colonel Dave Lapan, un porte-parole du Pentagone.

Selon le Wall Street Journal, qui cite des responsables américains, ces renforts pourraient arriver dès la mi-janvier, avant le printemps, qui est propice à la reprise des combats à grande échelle, et seront déployés dans le Sud, autour de Kandahar. Outre les renforts de marines, l'armée américaine examine la possibilité de renforcer ses troupes sur le front, et le total des renforts pourrait atteindre 3 000 hommes si ces plans sont approuvés, selon le quotidien.

UNE SURPRISE

"L'idée est de tirer parti des progrès que nous avons faits sur le terrain au cours des derniers mois et de renforcer notre pression sur l'ennemi au moment où il est déjà sous notre feu", a déclaré au quotidien le porte-parole du Pentagone, Geoff Morrell. Le président Barack Obama avait indiqué en décembre que le conflit en Afghanistan restait une entreprise "très difficile", mais que les Etats-Unis étaient sur le bon chemin pour parvenir à leurs objectifs. M. Obama avait reçu un rapport d'étape sur la nouvelle stratégie qu'il avait annoncée il y a un an, portant le contingent américain en Afghanistan à 100 000 hommes, soit le triple du nombre de soldats se trouvant dans ce pays lorsqu'il avait pris ses fonctions, début 2009.

Les renforts de marines constituent une surprise au vu des préparatifs pour un retrait progressif d'Afghanistan des forces américaines et de leurs alliés, qui devrait commencer en juillet. L'ampleur du début de retrait des forces américaines n'a cependant pas encore été fixée et dépendra "de la situation sur le terrain", a rappelé lundi le général allemand Josef Blotz, porte-parole de la force de l'OTAN en Afghanistan (ISAF).

La coalition internationale en Afghanistan menée par les Etats-Unis, forte de quelque 140 000 soldats au total, combat l'insurrection aux côtés des forces afghanes depuis fin 2001 et la chute du régime taliban. La coalition a eu en neuf ans près de 2 300 tués, dont environ les deux tiers sont américains. Selon le site indépendant icasualties.org, les opérations en Afghanistan ont coûté la vie à 711 soldats étrangers en 2010, année de loin la plus meurtrière pour les forces de la coalition.

« Solidarité humaine » high-tech en Afghanistan 

«Bases mineures et avant-postes compris, les forces USA/OTAN disposent en Afghanistan d’environ 700 bases, dont 300 mises à disposition des forces gouvernementales afghanes. A Mazar-e-Sharif, au nord du pays, est en construction (avec un investissement de 100 millions de dollars) le quartier général des forces pour les opérations spéciales» Pas près de partir, ni en 2011, ni en 2014...

LEMONDE.FR avec AFP |

06.01.11 |

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2011/01/06/les-etats-unis-envoient-1-400-soldats-supplementaires-en-afghanistan_1462033_3216.html



3) Politique

a) Les collaborateurs afghans

Karzai

Karzaï dénonce l'ingérence étrangère

 Le président Karzaï, a demandé mardi aux puissances étrangères de cesser de s'ingérer dans les affaires intérieures de l'Afghanistan.
Il s'agit vraisemblablement d'une réplique aux critiques dirigées à l'endroit de son gouvernement, qui n'arrive toujours pas à endiguer la corruption endémique qui freine les efforts de reconstruction dans ce pays déchiré par des années de guerre.
Le président, qui a prononcé un discours lors d'une cérémonie en l'honneur du septième anniversaire de la constitution afghane, n'a pas précisé sa pensée.
Il s'est contenté de demander à ses «amis étrangers» de ne pas s'ingérer dans les affaires intérieures de l'Afghanistan ou dans sa constitution et de «cesser de se mêler de l'application de la loi» au pays.

04 janvier  AP     



b) Les occupants 

1) Usa

Occupation de l'Afghanistan

Résultats mitigés pour la stratégie américaine en 2010.
La stratégie américaine, marquée par d'importants renforts en 2010 puis l'annonce d'un retrait progressif à partir de 2011 en Afghanistan, et par un déluge de missiles visant Al-Qaïda au Pakistan, n'a pas produit d'effets décisifs sur le front de la "guerre contre le terrorisme".

Car, avec près de 700 morts, 2010 est de très loin l'année la plus meurtrière en neuf ans de guerre en Afghanistan pour les quelque 140.000 soldats de la force de l'Otan, aux deux tiers américains, face à des résistants qui, avec leur tactique de guérilla, ont gagné du terrain jusque dans le nord.

L'objectif de Washington, repris cette année par l'Otan, de retirer leurs troupes de combats à partir de 2011 et de confier aux forces afghanes la responsabilité de la totalité de la sécurité du pays d'ici la fin 2014 est, pour les experts, au mieux optimiste, au pire utopique. 

Une image restera à l'esprit en cette fin d'année 2010: la visite-éclair début décembre du président américain Barack Obama, en pleine nuit et tenue secrète pour "raisons de sécurité". 

Il est venu dire à ses soldats qu'ils étaient en train de "briser l'élan des résistants" mais n'a pas quitté la base américaine pour se rendre à Kaboul et rencontrer son homologue afghan Hamid Karzaï, en raison d'une mauvaise météo selon la Maison Blanche. 

Cette visite furtive, raillée par les résistants qui ont moqué une "fuite d'Afghanistan en pleine nuit", illustre le contraste entre des déclarations parfois enflammées à Washington et la retenue des chefs militaires sur le terrain.

AngolaPress,

 

Cinq millions de dollars cash pour les tortionnaires de la CIA.  

La CIA a accepté de financer à hauteur de 5 millions de dollars la défense de Jim Mitchem et Bruce Jasen, deux fondateurs des méthodes de tortures employées au sein de cette Organisation.  Ces deux psychologues ont, entre autre, inventé la méthode de « WaterBoarding » ou simulacre de la noyade, constamment utilisées dans les prisons américaines en Irak et en Afghanistan. Après le scandale provoqué par la révélation de ces méthodes, la justice américaine a lancé des poursuites contre certains agents de la CIA dont ces deux psychologues.

18/12/2010

  http://french.irib.ir



4 Lutte pour la libération du territoire &  la victoire de la résistance Afghane

Pertes déclarée des occupants. US & Isaf - Province non précisée

19/12

Par ailleurs, un soldat de l'OTAN est mort dimanche dans un attentat à la bombe dans le sud de l'Afghanistan, selon l'Alliance atlantique, portant le nombre total des militaires étrangers tués en 2010 dans le pays à 690, selon un comptage de l'Associated Press. Auparavant, la pire année de guerre était 2009: elle avait été marquée par la mort de 502 soldats étrangers.

AP

26/12

Un soldat de l'Otan a été tué, lundi, lors de l'explosion d'une bombe dans le sud de l'Afghanistan,  sans préciser sa nationalité ni le lieu de l'explosion.

BELGA

27/12

Un soldat britannique, expert en engins explosifs, a été tué dans le sud de l'Afghanistan par l'explosion d'une bombe artisanale au cours d'une opération de désamorçage.

AP

1/1/2011

"Un militaire de l'Isaf est mort dans l'explosion d'une bombe artisanale dans le sud de l'Afghanistan aujourd'hui" samedi, indique l'Isaf sans plus de détails.

Un autre "a été tué au cours d'une attaque de résistants dans le sud de l'Afghanistan" également samedi, a ajouté l'Isaf dans un deuxième communiqué.

AP

02 Janvier

Un soldat britannique a été tué dans une explosion en Afghanistan le jour de l'An, le premier de l'année 2011, a annoncé dimanche un communiqué du ministère de la Défense.


Pertes des forces collaboratrice locales   - Province non précisée

16.12.

Quatre soldats afghans ont été tués par erreur dans une frappe aérienne américaine.

«Nos quatre soldats, qui patrouillaient à pied, ont été tués dans un bombardement aérien effectué au cours de la nuit par les forces américaines dans le district de Musa Qala».

 Il s'agit du deuxième incident de ce genre en un peu plus d'une semaine.

Les pertes civiles et les «tirs amis» qui causent des morts parmi les forces afghanes sont une source fréquente de frictions entre le gouvernement afghan et les troupes occidentales déployées à travers l'Afghanistan.

AP


Pertes des armées privées

19/12

Un employé bangladais d'une entreprise sud-coréenne de travaux publics, travaillant sur un chantier routier dans le nord de l'Afghanistan, a été tué lors d'une attaque au cours de laquelle trois de ses collègues ont été enlevés.

AFP


Pertes des Résistants        - Province non précisée

31/12/

"Les soldats afghans et les forces spéciales des troupes internationales ont lancé dans la nuit de vendredi à samedi une opération de recherche dans un village du district de Chardara.

À l'issue de l'opération, cinq résistants, dont un commandant local, ont été tués.

AP

http://french.peopledaily.com.cn/International/7248573.html

4-1

L’armée afghane et l'ISAF ont lancé lundi soir un raid nocturne contre les résistants de Kandahari Qishlaq, du district d'Imam Sahbi, tuant huit résistants, dont leur commandant",

http://french.peopledaily.com.cn/International/7250235.html



Détails

Kaboul

19/12

Des résistants ont attaqué les forces de sécurité afghanes dimanche, faisant irruption dans un centre de recrutement de l'armée dans le nord du pays et prenant en embuscade un véhicule qui transportait des militaires à Kaboul.

Au moins dix membres des forces de sécurité ont été tués dans les deux attaques, l'assaut des résistants dans la province de Kunduz déclenchant de violents échanges de tirs pendant plusieurs heures, selon des responsables.

19/12

A Kaboul, deux résistants munis d'explosifs ont tendu une embuscade dans la matinée à un autobus transportant des officiers de l'armée en pleine heure de pointe, faisant cinq morts et neuf blessés lors de la première grande attaque dans la capitale depuis des mois, selon le général Mohammad Zahir Azimi, porte-parole du ministère de la Défense.

Les deux assaillants ont d'abord ouvert le feu sur le véhicule avant que l'un d'entre eux fasse sauter ses explosifs près de l'autobus. L'autre auteur de l'attaque a été abattu par les soldats, a précisé le général Azimi.

AP

04-01

Une forte explosion a retenti le 4/1, dans la capitale afghane. Elle s'est produite à proximité du ministère de la Défense, à 200 mètres d'un poste de police.

Un policier afghan a été tué alors qu'il tentait de désamorcer un obus. Un de ses collègues a également été blessé.

AP


Province de Balkh (septentrionale)

23/12

Un coopérant allemand est décédé des suites de ses blessures après avoir subi une attaque dans le nord de l'Afghanistan,. 
Des tirs ont visé le véhicule transportant le coopérant alors qu'il circulait à Qhashqargan, dans le nord de l'Afghanistan. Un employé afghan a également été légèrement blessé. Selon de premières informations, quatre personnes se trouvait dans le véhicule, dont la victime allemande, qui était un conseiller de la banque de développement KfW.
(GGD)

http://www.rtlinfo.be/info/monde/international/763119/un-cooperant-allemand-tue-dans-le-nord-de-l-afghanistan

25/12

Un ingénieur allemand, travaillant sur un chantier routier, a été mortellement blessé par balles vendredi dans la province de Balkh, dans le nord de l'Afghanistan, ont annoncé samedi les autorités locales et le gouvernement allemand.

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jdiiebpYuUdYL6JhHeq83gW7PhLA?docId=CNG.c5b5ed4dae419ab37dc804626a9733fe.9a1


Province de Faryab (nord-ouest)

23.12

Un hélicoptère de la force de l'OTAN en Afghanistan a ouvert le feu jeudi sur une voiture dans le nord du pays, tuant un policier et le frère d'un homme politique de la région, a indiqué à l'AFP le gouverneur de la province de Faryab.
M. Abdul Haq Shafaq a indiqué qu'il circulait en convoi officiel sur la même route lorsque la voiture a été prise sous le feu de l'hélicoptère, à environ 5 kilomètres de la Maymana, la capitale provinciale

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/un-tir-de-l-otan-fait-deux-morts-dont-un-policier-en-afghanistan-23-12-2010-1202044.php


Province d'Herat (ouest de l'Afghanistan)

AP

20/12

L'explosion d'une bombe, placée sur le bord d'une route, a tué jeudi 14 membres d'une même famille, passagers d'un minibus, dans la province d'Hérat

AP

AP 3/1

Quatre civils ont été tués dans l'attaque d'une mosquée au nord de Kaboul et un cinquième a péri dans un attentat à la bombe dans l'ouest de l'Afghanistan, a-t-on appris lundi.

La bombe a explosé lundi devant une boucherie d'Herat approvisionnant l'armée afghane et les autorités pensent qu'elle ciblait les forces de sécurité, a déclaré Noor Khan Nekzad, porte-parole du chef de la police dans la province.

Au moins quatre civils ont également été blessés dans l'explosion.

 AP


Province d'Helmand  (sud de l'Afghanistan). 

22/12 (AP) 

 Un soldat britannique a été tué par l'explosion d'une bombe artisanale dans le sud de l'Afghanistan, a annoncé mercredi le ministère britannique de la Défense.

Le soldat patrouillait dans son véhicule dans la province de Helmand lorsque l'explosion s'est produite mardi. Il a succombé à ses blessures le même jour.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20101222.FAP2759/un-soldat-britannique-tue-par-une-explosion-en-afghanistan.html


Province de Kandahar (sud)

20/12

Le chef du district de Dand, dans la province de Kandahar (sud de l'Afghanistan), a échappé samedi à un attentat-suicide le visant, qui a tué deux civils et en a blessé onze

AP


Province de Kanpisa

19/12

Samedi, plus de vingt résistants sont morts dans des affrontements avec des militaires de la Force internationale d'assistance à la sécurité après des tirs essuyés par une patrouille dans l'est de l'Afghanistan, a rapporté l'OTAN. Les échanges de tirs ont eu lieu dans le district de Tagab, situé dans la province de Kapisa, où les forces de la coalition ont demandé un soutien aérien après avoir été la cible de tirs. L'OTAN a précisé que des commandants figuraient parmi les tués.

AP

20/12

Un officier marinier des forces spéciales tué lors d'un accrochage dans la vallée de Bedraou, au sud de la vallée de Kapisa. Un autre sous-officier du commando Trepel a été blessé, mais son état n'inspire aucune inquiétude et il sera prochainement rapatrié.

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/jean-guisnel/un-officier-marinier-des-forces-speciales-tue-


Province de Koundouz,

19 décembre,

Un centre de recrutement de l’armée afghane a été pris d’assaut et investi par quatre kamikazes, à Kunduz dans le nord de l’Afghanistan. Avant de parvenir à pénétrer dans le centre, deux membres du commando on été abattus par les forces de l’ordre. Retranchés dans le bâtiment, les deux autres ont résisté aux assauts conjoints de le police et de l’armée afghane. Les combats, qui ont provoqué la mort d’au moins quatre policiers et de quatre militaires, n’ont pris fin qu’en toute fin de journée.

http://fr.euronews.net/nocomment/2010/12/20/afghanistan/

28/12

Attaque visant un groupe d'agents de police qui étaient en train de retirer leurs salaires à la branche de la Banque de Kaboul à la ville de Kandahar

Selon un médecin l'explosion aurait plutôt tué trois personnes et en blesser au moins 12 autres.

AP 

31.12.

Un commandant des résistants pour le nord de l'Afghanistan a été abattu jeudi dans la province de Kunduz, annonce vendredi la police afghane.

AP


Enlèvement

28/12

Des hommes armés non identifiés ont enlevé quatre ingénieurs turcs dans le district Dand-e-Patan .

Ces ingénieurs allaient construire des baraques pour les gardes-frontières dans la région, .

C'est le deuxième enlèvement de travailleurs étrangers ces dix derniers jours en Afghansitan.

Des hommes armés non identifiés avaient enlevé le 17 décembre sept Bangladais travaillant pour une entreprise sud-coréenne de construction de routes dans la province de Balkh. Deux d'entre eux ont été sauvés il y a quelques jours.

AP



4-1 L'Afghanistan en chiffre 

Guerre appelée "Enduring Freedom déclenchée en octobre 2001 devenue en mai 2007 : "Force combinée 82 "

 3-1 L'Afghanistan en chiffre 

Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux


Civils tués                                                               16023 (Voir Dufour-n°196)

Civils blessés                                                     : ? +  3096 (chiffres trop bas) 


Résistants  tués :                                               : ?  +  5.276

Résistant blessés                                               : ?  +  1.863 (chiffres trop bas)

Résistances arrêtés :                                               23.000 prisonniers


Militaires occupants et milice privés occupante tués  :  3208 + X

Militaires et milice privés occupante blessés           : ? + 4.074


Suicides                                                                : 1421 + ?   (voir article)

300.000  souffrent de troubles psychologiques ou de dépression majeure (Afghanistan & Irak) 


 CIA tués :                                                         :       11


Soldats /policiers gouvernementaux tués             : ? + 6.462

Soldats gouvernementaux blessés                     : ?  + 6099 (chiffre trop bas)


Collabo   tués                                                      :  1.883

Collabo   blessés                                               :?   317 (chiffre bien  trop bas)

Collaborateurs disparus                                       : ?  +25 


Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux.


 

Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & Bassirat.net.



 

07/01/2011

n°20 - dossiers du 11-09 - du 17- 11 au 05-01 - Début - Révélations édifiantes sur le 11 septembre


n°20  - dossiers du 11-09 - du 17- 11  au 05-01 - Début - Révélations édifiantes sur le 11 septembre



dossiers du 11-09

20  du 17-11 au 05- 01

 

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossier du 11-09 " est  visible  sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

Vous retrouverez ce journal 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens...


Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire : 

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Révélations édifiantes sur le 11 septembre

1-2 11 Septembre 2001: Bigard interpelle Obama sur le Pentagone

1-3 le-pouvoir-des-cauchemars-11-septembre

1-4 Jacques Secretan : Des proches de victimes du 11-Septembre interpellent l'opinion sur une chaîne républicaine.

2 Brèves

2-1 Les sauveteurs intoxiqués de Ground Zero acceptent 625 millions.

3 Dossier & Point de vue

3-1 Roland Dumas : « Le 11-Septembre, je n’y crois pas »

3-2 Un leader d'al-Qaida déjeune au Pentagone après le 11/9.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 

4-1 11-Septembre : le « laisser-faire » est « le plus plausible » pour John Pilger.

5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 Noam Chomsky : Aucune preuve qu’al-Qaïda a perpétré les attentats du 11 Septembre.

5-2 Francesco Cossiga : les services de renseignement savent que le 9-11 est un coup monté de l'intérieur.

6 Annexe

Rémy Decourt : X-37B : l'US Air Force lance un démonstrateur d'avion spatial sans pilote.

Rémy Decourt : La mystérieuse mission de la navette spatiale militaire X-37B.


1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.  

1-1 Révélations édifiantes sur le 11 septembre

vidéo : Eric Laurent - Tout le monde en parle

http://www.dailymotion.com/video/xric0_eric-laurent-tout-...

 

1-2 11 Septembre 2001: Bigard interpelle Obama sur le Pentagone

http://www.dailymotion.com/video/xfm48r_11-septembre-2001...

 

1-3 le-pouvoir-des-cauchemars-11-septembre

http://www.dailymotion.com/video/xcn73w_le-pouvoir-des-ca...


1-4 Jacques Secretan : Des proches de victimes du 11-Septembre interpellent l'opinion sur une chaîne républicaine.

CONTROVERSE - La chaîne de télévision Fox new, proche de la droite dure, a consacré plusieurs émissions critiques à l'égard de la thèse officielle des attentats à New York en 2001.
La presse suisse (et internationale) emboîtera-t-elle le pas à Fox News, ces prochaines semaines? Depuis une dizaine de jours, les conclusions de la commission d'enquête sur les attentats du 11 septembre 2001 sont remises en question au-delà du cercle habituel des sceptiques. Proche de la mouvance Tea Party, donc de l'opposition la plus dure au gouvernement Obama, la chaîne de télévision Fox News vient de consacrer plusieurs émissions à un spot diffusé depuis quelques semaines sur les grandes chaînes étasuniennes. C'est la première fois qu'un média de la «grande presse» donne une telle visibilité aux critiques de la thèse officielle, qui, rappelons-le, a été établie durant la présidence de George W. Bush.

Le spot (payant) qui fait rebondir la controverse, souligne que plus de 1200 ingénieurs et architectes sont aujourd'hui convaincus que l'écroulement du WTC 7, le troisième gratte-ciel – haut de 186 mètres – tombé à New York sept heures après les tours jumelles, ne peut pas avoir été causé par les incendies qui y ont fait rage et par l'affaiblissement de ses structures. De nombreux proches des victimes, filmés en gros plan, réclament la vérité au nom des disparus. Fox News leur a redonné la parole, s'excusant de les avoir traités pendant des années de «conspirationnistes».

La thèse officielle, présentée en 2008 pour la tour numéro sept, résistera-t-elle au vaste courant d'opinion qui revendique, depuis des années, une nouvelle enquête, sérieuse et exhaustive, visant à lever les doutes qui perdurent autour des attentats du 11-Septembre? Et, à terme, cette flambée pourrait-elle déboucher sur un nouveau Watergate?
«Soulevé du sol»
«Dans de tels cas, ce ne sont que les actions en justice qui ont fini par révéler la vérité», souligne Richard Golay, qui préside l'association romande Le 11-Septembre en question. Il cite le professeur émérite de l'EPFZ Jörg Schneider, spécialiste d'ingénierie des structures, qui lui a déclaré: «La manière et la vitesse avec lesquelles s'est écroulé le bâtiment WTC 7 ne peuvent s'expliquer que par une cause intentionnelle.» Le professeur Schneider considère toutefois que l'écroulement des deux tours jumelles a bien été causé par l'impact des deux avions et les incendies qui en ont résulté. «Ne cessez pas de poser des questions!» dit-il à ceux qui veulent connaître la vérité. De telles observations interpellent quiconque serait tenté d'en rester à l'inacceptable «on ne saura jamais ce qui s'est passé!» devant la complexité d'un problème.

Survivant de la première tour jumelle à avoir été percutée par le Boeing 767 d'American Airlines, Willy Rodriguez est l'un des plaignants potentiels.

La commission officielle, qu'a contrôlée du début à la fin un proche du président Bush, Philip Zelikow, a écarté son témoignage, quand bien même le président Bush l'avait reçu en héros à la Maison-Blanche. Juste avant l'impact du premier avion, Willy Rodriguez a été «soulevé du sol», tout comme un autre employé qui était avec lui à ce moment-là, au sous-sol de la tour, par une très forte explosion. Une explosion que l'un et l'autre ont située en dessous d'eux, aux environs du sixième sous-sol. «Tiens, ça n'est pas coordonné!» se dit-il quelques secondes plus tard, lorsqu'une seconde explosion retentit tout en haut de la tour. I

Jacques Secretan

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=22206


2 Brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

2-1 Les sauveteurs intoxiqués de Ground Zero acceptent 625 millions.

Dix mille secouristes, soit 95% de ceux qui avaient travaillé à Ground Zero après les attentats du 11 Septembre, ont accepté 625 millions de dollars de dédommagements pour leurs problèmes de santé, a annoncé vendredi leur assureur.
Dans un communiqué, la compagnie d'assurances spécialement créée à cet effet en 2004, WTC Captive, a précisé que 10.043 plaignants avaient signé l'acte de conciliation. Parmi les plus sévèrement atteints, 98% des plaignants ont signé, souligne la compagnie.
Les sommes attribuées aux secouristes ou à leurs familles sont très variables, et peuvent aller de quelques centaines de dollars à plus d'un million de dollars, selon la gravité des incapacités ou des maladies chroniques ayant résulté du travail à Ground Zero.
A titre d'exemple, un non-fumeur ayant commencé à souffrir d'asthme aggravé dans les sept mois suivant les attentats pourra recevoir entre 800.000 dollars et 1,05 million, et la famille d'une personne décédée des suites de l'inhalation des fumées et poussières nocives pourra recevoir 1,5 million de dollars d'indemnisation.
"Cet accord représente la conclusion juste et équitable de ces plaintes, il protège ceux qui sont venus en aide à cette ville quand nous en avons eu le plus besoin", a déclaré le maire de New York Michael Bloomberg. (belga)

20/11/10 11h50

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/1185287/2010/11/20/Les-sauveteurs-intoxiques-de-Ground-Zero-acceptent-625-millions.dhtml



3 Dossier & Point de vue

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

3-1 Roland Dumas : « Le 11-Septembre, je n’y crois pas »

Coming out. Jeudi, Roland Dumas, ancien président du Conseil constitutionnel, a révélé, dans l’émission Ce soir ou jamais, « ne pas croire » en la « théorie officielle » du 11-Septembre.

Contacté en exclusivité par Oumma, l’ex-ministre des Affaires étrangères s’explique.

Frédéric Taddeï l’a échappé belle. Après le tollé médiatique provoqué l’an dernier par l’intervention de Mathieu Kassovitz dans son émission, l’animateur de France 3 a retenu, cette fois-ci, la leçon en désamorçant rapidement le commentaire explosif de son invité, Roland Dumas, au sujet, à nouveau, du 11-Septembre.

Sollicité jeudi soir pour débattre du « déclin de l’Occident »,l’avocat a vivement réagi aux propos de son interlocutrice, la géopolitologue Thérèse Delpech, sur le thème-marronnier de la guerre au terrorisme.

Extraits :

Roland Dumas  : Pourquoi l’Occident s’acharne-t-il à aller dans des pays où il n’y a rien à faire ? Qu’est-ce que la force américaine est allée faire en Afghanistan ? Elle a trouvé la source du terrorisme ? Quoi, elle va trouver des types qui viennent faire sauter des… Pas du tout !

Thérèse Delpech : Il y a quelque chose qui s’appelle le 11-Septembre, quand même.

Roland Dumas  : Ecoutez ,le 11-Septembre […] Moi, je vous dirai ce que je pense sur le 11-Septembre, je n’y crois pas. Mais ça, c’est autre chose.

Frédéric Taddeï : On va pas faire un débat sur le 11-Septembre ! Maintenant, restons en 2010 !

Face au trio de ses contradicteurs atlantistes (le nouveau secrétaire d’Etat chargé du Commerce extérieur Pierre Lellouche, la philosophe Thérèse Delpech et l’essayiste Guy Sorman), Roland Dumas persiste et signe en évoquant une « théorie officielle » du 11-Septembre. Et alors que son interlocutrice lui rappelle qu’il y a des « limites », l’ancien ministre s’insurge contre ce qu’il nomme une « dictature intellectuelle ». Sur son blog, l’intellectuel Guy Sorman a, pour sa part, qualifié Roland Dumas de « théoricien du complot » avant de dévoiler incidemment un élément méconnu quant au positionnement de l’animateur : « Ma soirée fut totalement gâchée lorsque, hors antenne, Frédéric Taddéi m’avoua que, parmi les téléspectateurs, les adeptes de la théorie du complot étaient infiniment plus nombreux que ceux des faits. Ce serait pire encore, dit-il, si l’on sortait des frontières de l’Occident ».

Diplomatie option punk

Réputé pour son franc-parler, l’ancien député socialiste issu de la Résistance, âgé de 88 ans, n’avait pas manqué auparavant de fustiger, à plusieurs reprises, les défenseurs zélés des Etats-Unis ou d’Israël. Visiblement, Roland Dumas, sur le point de sortir un ouvrage consacré à sa relation d’un demi-siècle avec François Mitterrand, continue d’affirmer une liberté de ton, y compris sur des sujets encore plus délicats que le bellicisme américain ou la colonisation israélienne. A l’instar de plusieurs personnalités politiques à travers le monde , l’avocat, spécialisé dans le droit de l’information et ancien défenseur du Canard enchaîné, a transgressé la loi du silence qui prévaut en France sur les évènements du 11 septembre 2001.

Oumma l’avait déjà rencontré, l’hiver dernier, pour une série d’entretiens, notamment à propos de la politique étrangère de la France, de l’Iran ou de l’islamophobie hexagonale . En exclusivité, nous l’avons sollicité pour éclaircir son propos, quelque peu énigmatique, au sujet du 11-Septembre.

Vous avez déclaré hier soir dans l’émission de Frédéric Taddeï ne pas croire au 11-Septembre. Que voulez-vous dire par là ?

Eh bien, je crois qu’on ne peut pas faire plus clair ! Je ne crois pas à ce qui a été raconté à ce sujet.

A quoi faites-vous allusion précisément ?

Il y a énormément de faits anormaux dans la version officielle. J’ai lu et étudié de nombreuses recherches faites sur la question. Beaucoup d’éléments ne tiennent pas : il suffit de se pencher, par exemple, sur le cas du trou de l’avion dans le Pentagone, beaucoup trop petit, ou sur d’autres aspects moins connus.

La version officielle vous semble-t-elle davantage mensongère ou lacunaire ?

Encore une fois, il suffit de se pencher sérieusement dessus pour se faire une idée. Je ne veux pas, pour l’instant, revenir là-dessus et commenter un commentaire personnel mais, effectivement, la version officielle ne tient pas.

Votre remarque, atypique pour une personnalité politique, n’a pas été reprise par FrédéricTaddeï.

Comment expliquez-vous, plus généralement, la difficulté d’un tel débat en France par rapport aux Etats-Unis où cette controverse est pourtant traitée dans les médias ?

Il faut croire que les subalternes sont sans doute plus zélés que leurs maîtres !

Propos recueillis par Hicham Hamza le vendredi 17 décembre 2010.
19 décembre

(Source : Oumma)

http://www.newsoftomorrow.org/spip.php?article9428


3-2 Un leader d'al-Qaida déjeune au Pentagone après le 11/9.

VIDEO  http://www.dailymotion.com/video/k60K7H9vispvr61QCUi#from=embed&start=17

Catherine Herridge de Fox News publie ce qui ressemble fort à un scoop : un imam américain nommé Anwar Al-Awlak qui n’est autre que l’inspirateur des pirates de l’air du 11-Septembre, a déjeuné avec des officiers du Pentagone plusieurs mois après les attentats de 2001. Il avait pourtant été interrogé à quatre reprises par le FBI dans les semaines qui ont suivi le 11/9 en raison des liens qu’il avait entrenus avec trois des pirates de l’air. Bizarrement personne parmi les officiers contactés par Fox News ne se souvient de ce repas. Anwar Al-Awlak est aujourd’hui sur la liste des terroristes les plus recherchés par les USA.

Fox News nous apprend qu’Anwar Al-Awlaki, qui pourrait être classé en tête de la liste de la CIA des individus à capturer « morts ou vifs », était également un des invités lors d’un déjeuner avec des officiers au Pentagone dans les mois qui ont suivi les attaques terroristes du 11 septembre 2001.

Les documents obtenus exclusivement par Fox News, incluent un interrogatoire du FBI mené à la suite du mitraillage de Fort Hood en novembre 2009. Ils montrent que Awlaki a été emmené au Pentagone dans le cadre d’une opération des militaires consistant à former et à sensibiliser la communauté musulmane au lendemain de cet événement.

Ces faits ont été signalés par une employée du département de la Défense qui s’est manifestée et qui, après avoir reconnu Awlaki discutant à Alexandrie (Virginie), a dit aux enquêteurs avoir aidé à organiser la réunion. L’employée, arrivant en retard (pourquoi ce détail? ndlt), se rappelle avoir été impressionnée par cet imam.

Celui-ci avait condamné Al-Qaïda et les attentats terroristes. Au cours de son exposé, bien que mis sous pression par l’auditoire, il s’en était « bien tiré », relate un rapport. Selon les documents obtenus par les enquêteurs de l’unité spéciale de Fox News, "Fox News Reporting », il y avait, au cours de cette période, au département de la Défense, une forte tendance farorable au travail de sensibilisation de la communauté musulmane.

« A cette époque, le secrétaire de l’Armée de terre (nom expurgé) souhaitait voir une conférence faite par un musulman modéré ». En outre, Awlaki « était considéré comme un homme possédant un futur prometteur dans la communauté islamique ».

Après sa conférence, Aulaqi (Awlaki) a ainsi été invité et a assisté à ce déjeuner au Pentagone, au bureau du secrétariat du « Army’s Office of Government Counsel »(Bureau de l’armée des conseillers juridiques du gouvernement ndlt) » Awlaki, un Yéménite-américain, né à Las Cruces (New Mexico) a été interrogé au moins quatre fois par le FBI au cours de la première semaine suivant le 11 septembre, en raison de ses liens avec trois des pirates de l’air Nawaf al-Hazmi, Khalid al-Mihdhar et Hani Hanjour.

Ceux-ci étaient tous à bord du Vol 77 qui a percuté le Pentagone. On suppose, aujourd’hui, qu’Awlaki se cache au Yémen à la suite de la découverte de ses liens avec le tireur de la fusillade de Fort Hood (11/2009), le Major Nidal Malik Hasan; celui-ci avait envoyé un e-mail à Awlaki avant de déclencher son attaque.

Des sources ont indiqué à Fox News qu’Awlaki, qui était aumônier musulman à l’Université George Washington, a rencontré au Yémen, Umar Farouk Abdulmutallab (l’auteur d’une tentative d’attentat sur le vol Amsterdam à Detroit, le 25 décembre 2009, ndlt). De plus, il aurait servi d’intermédiaire entre le jeune Nigérian et l’artificier qui a fabriqué la bombe.

Awlaki aurait également été l’inspirateur de Faisal Shahzad (attentat de Times Square le 1er mai 2010). Apparemment, aucune des informations du FBI sur Awlaki n’a été communiquée au Pentagone.

L’ancien Secrétaire de l’Armée Tommy White, qui occupait ce poste en 2001, a dit ne pas avoir le moindre souvenir du déjeuner cité ci-dessus, ni de quel que contact que ce soit avec Awlaki. "S’il s’agissait d’un déjeuner à l’Army’s Office of Government Counsel, je n’aurais pas forcément été présent", a-t-il dit.

Le Pentagone n’a fourni aucune explication sur la façon dont un homme, maintenant sur la liste des individus recherchés morts ou vifs par la CIA, s’est retrouvé à une réception concernant la politique de main tendue à destination des musulmans.

Après des demandes répétées concernant le processus de sélection adopté le 13 octobre (pour sélectionner Awlaki ndlt), un porte-parole militaire a insisté mercredi (*)(l’article est daté du lundi 20/12/2010 mercredi serait le mercredi 15/12/2010? ndlt) que le déjeuner n’était pas un événement organisé par l’Armée.

"L’armée n’a trouvé aucune preuve qu’elle ait en aucune façon parrainé ou participé à l’événement décrit dans le présent rapport," explique le porte-parole Thomas Collins. Collins a également noté que le document du FBI fait référence au «bureau des conseillers juridiques du Gouvernement», mais doit se lire "Bureau de l’Avocat Général" (“Office of General Counsel.”).

Collins a déclaré qu’il supposait que l’événement était parraîné par le bureau du secrétaire à la Défense. Une porte-parole a dit qu’elle allait approfondir la question et revenir vers Fox News par la suite.

Un ancien agent du FBI de haut rang a déclaré à Fox News qu’époque où se situe ce déjeuner au Pentagone, il règnait au Pentagone une énorme "arrogance" en ce qui concerne le processus d’évaluation. "Ils ont évalué les personnes sur le plan politique et ont montré une totale indifférence à l’égard services de sécurité et de renseignement des autres services", a déclaré l’ancien agent.

Catherine Herridge

FoxNews, le 20 octobre 2010 Traduction Martin pour ReOpenNews

En lien avec cet article : 

Peter Dale Scott : Ces noms que l’on retrouve le long de la Route vers le Nouveau Désordre Mondial | Extrait de "La Route vers le Nouveau Désordre Mondial" | 3 déc. 2010

Administration américaine : y aurait-il une pieuvre ? | Sibel Edmonds et Philip Giraldi pour The American Conservative | 30 sept. 2009

Bombe médiatique : Ben Laden a travaillé pour les États-Unis jusqu’au 11 Septembre | Mike Malloy radio show | 13 août 2009

http://www.reopen911.info/News/2010/12/25/un-leader-dal-qaida-dejeune-avec-des-militaires-du-pentagone-quelques-mois-apres-le-11-septembre/



4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

4-1 11-Septembre : le « laisser-faire » est « le plus plausible » pour John Pilger.

22 novembre, 2010 by GeantVert

Le front de la remise en cause de la version officielle du 11/9 se déplace actuellement dans le milieu journalistique anglo-saxon. Après Robert Fisk, Eric Margolis – et les récentes avancées sur Fox News suite à la campagne télé "Building What?", voici une nouvelle figure du journalisme qui fait publiquement part de ses doutes sur la version officielle du 11-Septembre. John Pilger n’est pas n’importe quel journaliste. Plusieurs fois récompensé des plus grands Prix de journalisme et d’associations des droits de l’homme, il doit sa grande notoriété à son militantisme anti-guerre depuis plus de 40 ans. Récemment interpelé sur la question du 11/9 à Londres, John Pilger reconnaît que l’explication la plus probable de ces événements est la théorie du "laisser-faire", en anglais "Let It Happen On Purpose" ou LIHOP. Autrement dit, d’après John Pilger, ils savaient, mais n’ont rien fait pour empêcher les attentats de se produire.

Mais le message le plus important est sans doute celui que passe John Pilger à ses collègues journalistes de tous pays, à savoir, la responsabilité devant l’Histoire que  tous ceux qui ont une tribune endossent en se taisant ou en continuant de participer à l’immense opération de dissimulation qui a suivi les attaques du 11-Septembre.

11-Septembre : le "laisser-faire" est "le plus plausible" pour John Pilger.

par Taike Eilee, AgoraVox, 19 nov. 2010

C’est une nouvelle figure majeure du journalisme d’investigation qui vient de mettre en cause la version officielle du 11-Septembre. Après Robert Fisk (le Britannique) et Eric Margolis (l’Américain), John Pilger (l’Australien) sort à son tour des rails de la pensée conforme. Il se distingue de ses deux illustres prédécesseurs, en ce qu’il ne se contente pas de douter ; il émet une hypothèse dissidente.

John Pilger est un journaliste, scénariste et réalisateur australien. Correspondant de guerre pour le Daily Mirror au Vietnam, au Cambodge, en Égypte, en Inde, au Bangladesh et au Biafra, il a consolidé sa réputation au travers de livres et de nombreux documentaires, parmi lesquels The New Rulers of the World (2001), Breaking the Silence : Truth and Lies in the War on Terror (2003) et The War on Democracy (2007). 

Pilger a obtenu de nombreux prix de journalisme et d’associations des droits de l’homme (le Prix Sophie en 2003), dont, deux fois, le prix britannique du Journalist of the Year. Voici la liste complète de ses récompenses, proposée par Wikipédia :

Descriptive Writer of the Year (1966)

Reporter of the Year (1967)

Journalist of the Year (1967)

International Reporter of the Year (1970)

News Reporter of the Year (1974)

Campaigning Journalist of the Year (1977)

Journalist of the Year (1979)

UN Media Peace Prize, Australia (1979 – 80)

UN Media Peace Prize and Gold Medal, Australia (1980 – 81)

TV Times Readers’ Award (1979)

United Kingdom Academy Award (1990)

The George Foster Peabody Award, USA (1990)

American Television Academy Award (’Emmy’) (1991)

British Academy of Film and Television Arts – The Richard Dimbleby Award (1991)

Reporters Sans Frontiers Award, France (1990)

International de Television Geneve Award (1995)

The Monismanien Prize, Sweden (2001)

The Sophie Prize for Human Rights, Norway (2003)

EMMA Media Personality of the Year (2003)

Royal Television Society – Best British Documentary for Stealing a Nation (2004)

One World Media Awards – TV Documentary Award for his ITV1 film The War on Democracy, on the role of Washington in Latin American politics. (2008)

Sydney Peace Prize, Australia (2009)

Cet activiste anti-guerre n’a de cesse de rappeler la responsabilité de ceux qui savent, des "intellectuels", aux misères et aux violences du monde : "Briser le mensonge du silence n’est pas une abstraction ésotérique mais une responsabilité urgente qui incombe à ceux qui ont le privilège d’avoir une tribune."

Le 23 octobre 2010, il était l’invité du Salon du livre anarchiste à Londres. Répondant d’abord aux questions d’un membre du collectif "London Anarchist Bookfair", il s’est ensuite livré au jeu des questions-réponses avec le public présent. Une question de l’assemblée a justement porté sur le 11-Septembre :

 

En voici la transcription, [et la traduction en français - Ndlr] 

Question du public : “Je voudrais vous demander ce que vous pensez de la théorie selon laquelle le gouvernement US était complice, voire a perpétré les attentats du 11-Septembre, afin d’obtenir le soutien pour ses [inaudible] criminelles en Afghanistan et en Irak ?

John Pilger : « Je pense qu’il y a de nombreuses preuves que certains éléments de l’administration Bush, soit intentionnellement soit par leur propre incompétence arrogante, je ne sais pas, ont laissé les choses se produire. Je pense qu’il y a suffisamment de preuves pour…
Nous connaissons certains responsables du FBI qui ont envoyé des avertissements au sujet du 11-Septembre. Nous savons l’extraordinaire immobilité des avions du NORAD le jour du 11-Septembre. Nous savons que Cheney était en charge de la Maison Blanche ce jour-là.
Selon moi, le plus probable est le « laisser-faire », maintenant, quel niveau a été atteint par ce « laisser-faire », je ne le sais pas. Je ne sais pas. Mais ça me paraît le plus plausible.
Il ne fait aucun doute que le 11-Septembre a occasionné une nouvelle « guerre froide », en fait, que l’on a appelé « guerre au terrorisme ». Mais au-delà de ça, je ne voudrais pas….

Ce passage se situe à partir de la 45e minute de la discussion intégrale.

Pilger se voit donc demander ce qu’il pense des théories qui imputent au gouvernement américain la responsabilité – partielle ou totale – des attaques du 11-Septembre, dans le but de gagner le soutien de l’opinion pour les guerres d’Afghanistan et d’Irak. Et le journaliste de répondre, certes avec prudence, que l’hypothèse du "laisser-faire" lui paraît la plus plausible ; mais sans qu’il sache dire à quel stade on a pu laisser-faire, ni si cette inaction était bel et bien volontaire ou due à l’incompétence et à l’arrogance de l’administration Bush.

En tout cas, celle-ci avait les moyens d’agir en amont des attaques, et ne l’a inexplicablement pas fait. Pilger rappelle, à titre d’exemples, les avertissements négligés d’agents du FBI, l’extraordinaire inaction de la chasse américaine durant les attentats, et le fait que le vice-président Dick Cheney était aux commandes de la Maison Blanche ce matin-là.

Il aurait également pu rappeler l’opération Able Danger, qui avait permis l’identification de la cellule de Mohamed Atta (dite "de Brooklyn") dès janvier 2000, avant que le Pentagone n’empêche ses agents, comme le lieutenant-colonel Anthony Shaffer, de partager leurs informations avec le FBI, en vue du démantèlement de la cellule terroriste.

Le 9 octobre 2010, le lieutenant-colonel Anthony Shaffer, justement, et l’ex-officier de la CIA Michael Scheuer étaient les invités de "Freedom Watch" sur Fox News ; ils ont tous les deux soutenu qu’il y a eu camouflage sur le 11-Septembre "au plus haut niveau du gouvernement" et que la "Commission d’enquête sur le 11 Septembre et les Commissionnaires étaient juste là pour dissimuler les faits". Scheuer allant jusqu’à dire que le rapport de la Commission était "une diversion et un mensonge du début à la fin".

FoxNews: L’enquête 11/9, une supercherie selon 2 OfficiersUS
envoyé par ReOpen911. – L’info video en direct.

http://www.dailymotion.com/video/xfek1u_foxnews-l-enquete-11-9-une-supercherie-selon-2-officiersus_news#from=embed

Mais que s’agissait-il de dissimuler ? Sa négligence, un laisser-faire (comme l’envisage Pilger), ou davantage ? Telle est l’éternelle question.

Taike Eilee

AgoraVox,

19 nov. 2010

 

En lien avec cet article :

Un ancien officier du Pentagone dévoile le rôle clé de Zelikow dans le camouflage de la vérité du 11/9.

-       Des arguments supplémentaires plaident pour une nouvelle enquête sur le 11-Septembre | Jon Gold, sur OpedNews | 27 oct.

La chaine américaine Fox News évoque une opération de dissimulation pour le 11-Septembre | Catherine Herridge, sur Fox News | 6 oct.

-       Le 11-Septembre, mère de toutes les coïncidences ? | Eric Margolis sur son Blog | 23 sept

Robert Fisk: Le fléau que les Américains laissent derrière eux en Irak | Robert Fisk, The Sunday Independent | 15 sept.

-       Les Avocates du 11 Septembre : Lettre 3/12  | ReOpenNews | 31 août Quatre kamikazes du 11-Septembre avaient été identifiés un an avant les attentats | Eric Leser dans Le Monde, | 11 août 2005, repris sur Spyworld Actu le 23 août 2007. 

Attentats du 11 septembre 2001 : la version officielle est un mythe | Pascal Sacre dans Le Grand Soir | 24 mai 2010 

Et aussi les dossiers suivants :

Plus de 100 Hauts fonctionnaires et Politiciens remettent en cause le rapport de la Commission sur le 11 septembre | Traduction en français du site Patriots Question 9/11.

Une "attaque-surprise" … pas si surprise que ça |

Article "les Points-Clés du 11 Septembre" par Christo, le 3 septembre 2009.

AlterInfo |

18 octobre

http://www.reopen911.info/News/2010/11/22/11-septembre-le-laisser-faire-est-le-plus-plausible-pour-john-pilger/



5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

5-1 Noam Chomsky : Aucune preuve qu’al-Qaïda a perpétré les attentats du 11 Septembre.

Le vénérable universitaire américain Noam Chomsky n’en finit pas de « tourner autour du pot » au sujet du 11 Septembre[1].

Pourtant cette fois, l’évolution est de taille : en se positionnant contre neuf années d’insinuations et de confusion de la part de la Maison Blanche et des médias occidentaux, qui font d’Oussama ben Laden le « mastermind«  évident du 11 Septembre (quand ce n’est pas Khalid Mohammed Sheikh, ou Omar Sheikh, ou d’autres selon les circonstances), Noam Chomsky se rapproche de la vérité nue.

Sur l’Afghanistan, après Eric Margolis, ou encore Paul Craig Roberts, ou le haut magistrat Dieter Deiseroth, ou aussi Jean-Luc Melenchon en France (ils sont peu nombreux ici) voilà cette fois un intellectuel de premier plan qui questionne logiquement la légalité de la présence américaine et de l’OTAN.

Comme lui, nous pensons que la guerre en Afghanistan est un acte criminel.

Nous vous renvoyons à nos précédentes News en bas d’article pour vous remémorer l’évolution des déclarations de cet éminent linguiste.

Rappelons aussi que face à cet « étau de la vérité » qui se resserre inexorablement d’année en année, nous aurions apprécié à la rédaction que le film hagiographique et pontifiant Chomsky et Compagnie, de Daniel Mermet, nous donne l’opportunité d’en savoir plus sur une certaine année… 2001, mystérieusement absente de ce documentaire… lente est la progression, mais lente le restera-t-elle ?

Naom Chomsky - Interview de la TV iranienne PressTV le 3 novembre 2010

« Le motif explicite et public de la guerre en Afghanistan était de contraindre les résistants à livrer aux Etats-Unis les gens qu’ils accusaient d’être impliqués dans les actes terroristes contre le World Trade Center et le Pentagone.

Les résistants… ont exigé des preuves… et l’administration Bush a refusé d’en fournir. »
L’universitaire de 81 ans a fait cette remarque sur PressTV dans l’émission « Une simple question »
« Nous avons plus tard découvert l’une des raisons pour lesquelles ils n’ont pas fourni de preuves : ils n’en avaient aucune. »
L’analyste politique a aussi dit que l’inexistence de telles preuves fut confirmée par le FBI huit mois plus tard.
« la direction du FBI, après l’enquête internationale la plus importante de l’histoire, a informé la presse que le FBI soupçonnait que le complot ait pu être préparé en Afghanistan, mais qu’il a probablement été organisé aux Emirats-Arabes-Unis et en Allemagne. »
Chomsky a ajouté qu’ « après 3 semaines de guerre, un officier britannique déclara que les Etats-Unis et la Grande-Bretagne continueraient de bombarder, jusqu’à ce que le peuple afghan renverse les résistants… C’est ce qui fut ensuite invoqué comme justification de la guerre. »
« Tout cela était totalement illégal, et même plus, c’était criminel« , a déclaré Chomsky.

vidéo N.Chomsky: Aucune preuve contre al-Qaida pour le 11-Septembre

http://www.dailymotion.com/video/xfkme6_n-chomsky-aucune-preuve-contre-al-qaida-pour-le-11-septembre_news#from=embed

Comme Wired l’a rapporté le 27 septembre 2001 :
Le Président Bush a déclaré qu’il dispose des preuves de la présence de ben Laden derrière les attaques, donc il semblait évident que le FBI allait l’inclure sur sa page web dans la liste des dix terroristes les plus recherchés.
Réfléchissez…
Ben Laden figure dans la liste, mais [seulement] pour les attentats de 1998 contre les ambassades américaines en Tanzanie et au Kenya. Il n’y a aucune mention de l’attentat de 1993 contre le World Trade Center, ou de l’attaque contre l’USS Cole en 2000. Dans les deux cas pourtant, il est fortement soupçonné d’en être l’organisateur. et ne parlons pas du 11-Septembre.
La raison ? Les fugitifs sur la liste doivent être formellement inculpés et ben Laden est un simple suspect dans les attaques récentes contre New York et Washington.
« Il va se passer un temps considérable avant que quiconque associé aux attentats soit véritablement inculpé » a dit Rex Tomb, qui est à la tête du département des relations publiques [du FBI] en matière d’accusations et qui participe aux décisions de faire apparaitre ou non un accusé sur la liste. « Pour inculper quelqu’un d’un crime, il faut avoir trouvé des preuves qui confirment vos suspicions, et qu’un juge ait déclaré qu’il va porter l’affaire en justice. »
Larry C. Johnson, ancien officier de la CIA qui était directeur adjoint du bureau du contre-terrorisme au département d’Etat [NdT. équivalent plus large de notre ministère des Affaires étrangères], de 1989 à 1993, a déclaré dans une interview du 12 septembre 2001 sur Frontline qu’il n’y a aucune preuve concrête de la responsabilité de ben Laden pour l’USS Cole et pour l’attentat de 1993 au WTC, mais que ben Laden a célébré ces attentats et s’est associé à des gens qui en sont responsables.
Le Président Bush a promis de révéler les preuves des liens entre ben Laden et les pirates suicidaires qui ont attaqué le World Trade Center et le Pentagone. Ben Laden a applaudi les attentats tout en niant toute implication directe.
Mais l’administration Bush n’a jamais publié de telles preuves.
Comme je l’ai écrit en décembre dernier:
Le Président Obama a déclaré mardi soir, pour justifier le renforcement des troupes en Afghanistan :
« Nous n’avons pas cherché ce combat. Le 11 septembre 2001, 19 hommes ont détourné 4 avions et les ont utilisés pour assassiner près de 3000 personnes. La base d’al-Qaïda était l’Afghanistan, où ils étaient hébergés par les résistantsqui refusèrent de remettre Oussama ben Laden. »
Est-ce vrai?
Le 14 octobre 2001, les résistantsproposèrent de livrer ben Laden à un pays neutre si les USA cessaient les bombardements et si on leur apportait la preuve de l’implication de ben Laden dans le 11-Septembre.
Plus précisément, comme l’a écrit The Guardian :
De retour à la Maison Blanche après un week-end à Camp David, le Président a déclaré que les bombardements ne cesseraient pas, à moins que les résistantsau pouvoir « défèrent ben Laden, défèrent ses compagnons de route, défèrent tous les otages qu’ils détiennent. » Il a ajouté « Il n’y a pas besoin de discuter d’innocence ou de culpabilité. Nous savons qu’il est coupable. »
Le Premier ministre adjoint de l’Afghanistan, Haji Abdul Kabir, déclara aux reporters que les résistantsexigeaient les preuves comme quoi ben Laden était derrière les attentats de Septembre-2001.
« Si on donne aux résistantsla preuve qu’Oussama ben Laden est impliqué, et que la campagne de bombardements cesse, alors nous sommes prêts à le déférer à un pays tiers« , a ajouté M. Kabir.
Cependant, The Guardian fait ensuite remarquer:
« Un ministre résistants haut placé a proposé un accord de dernière minute pour déférer Oussama ben Laden au cours d’une visite secrête à Islamabad » , ont déclaré au Guardian la nuit dernière des sources haut placées au Pakistan.
« Pour la première fois, les résistantsont proposé de déférer Ben Laden pour être jugé dans un pays différent des USA sans demander d’abord à voir les preuves, en échange d’une cessation des bombardements, » a déclaré une source proche des chefs de l’armée pakistanaise.
Et pourtant… les USA déclinèrent l’offre et au lieu de cela déclenchèrent la guerre. Et en 2006, l’agent du FBI Rex Tomb répondit au journaliste Ed Haas que le FBI n’avait toujours pas suffisamment de preuves
« La raison pour laquelle le 11-Septembre n’est pas mentionné sur la fiche d’Oussama ben Laden « recherché » (Wanted) est que le FBI n’a aucune preuve tangible reliant ben Laden au 11-Septembre. »
En fait, de nombreux leaders progressistes ont exprimés des doutes sur le 11-septembre, y compris Daniel Ellsberg, Ray McGovern, William Blum, Dennis Kucinich, Mike Gravel, Lewis Lapham, Dan Hamburg, Michael Moore, Cindy Sheehan, Amy Goodman, Thom Hartmann, Rabbi Michael Lerner, Marc Crispin Miller, Howard Zinn, Robert McChesney, Gore Vidal, Chris Floyd, Robert Fisk, Medea Benjamin, Doris « Granny D » Haddock, Paul Hawken, David Cobb, Randy Hayes, Ernest Callenbach, Dennis Bernstein, Paul H. Ray, Michael Franti, Janeane Garafalo and Ed Asner.
De même que des conservateurs traditionalistes de premier plan. Et les commissionnaires du 11-Septembre eux-mêmes

Notes ReOpenNews :

  1. On se réfèrera notamment à l’analyse que faisait  le chercheur David ray Griffin de la position de Noam Chomski sur le 11-Septembre telle qu’il l’exprimait en avril 2006, et qui semble donc avoir notablement évolué depuis.

.http://11septembre2001.blogspot.com/

http://comprendrelemonde.fr/histoire-et-faits-marquants/5557-noam-chomsky-aucune-preuve-qu%E2%80%99al-qaida-a-perpetre-les-attentats-du-11-septembre/



5-2 Francesco Cossiga : les services de renseignement savent que le 9-11 est un coup monté de l'intérieur.

Par Paul Joseph Watson - Prison Planet

​​​​Francesco Cossiga, l'ancien président italien qui avait révélé l'existence de l'Opération Gladio, a fait des révélations sur le 9-11, disant au journal le plus estimé d'Italie que les attentats étaient dirigés par la CIA et le Mossad, et que c'est un fait notoire dans les services de renseignement mondiaux.

​​​​Cossiga fut élu Président du Sénat italien en juillet 1983, avant de devenir Président du pays en 1985 en remportant les élections dans un raz-de-marée électoral.

​​​​En tant qu'homme rare, honnête politicien, Cossiga a gagné le respect des partis de l'opposition et il a dirigé le pays pendant sept ans, jusqu'en avril 1992.

​​​​La tendance à la franchise de Cossiga a bouleversé l'establishment politique italien, et il a été forcé de démissionner après avoir révélé l'existence, et son rôle dans la mise en place, de l'Opération Gladio, un réseau criminel de renseignement sous les auspices de l'OTAN, qui a effectué des attentats à la bombe en Europe dans les années 60, 70, et 80.

​​​​La spécialité de Gladio était d'effectuer ce qu'ils ont inventé, des « opérations sous fausse bannière, » des attentats terroristes qui étaient attribués à l'opposition interne et géopolitique.

​​​​Les révélations de Cossiga ont contribué à une enquête parlementaire italienne sur Gladio en 2000, au cours de laquelle fut exhumée la preuve que les attentats étaient supervisés par l'appareil de renseignement étasunien.

​​​​En mars 2001, l'agent de Gladio Vincenzo Vinciguerra a déclaré, dans un témoignage sous serment, « Vous avez eu des attaques de civils, de gens, de femmes, d'enfants, de personnes innocentes, de gens inconnus très éloignées de tout jeu politique. La raison était assez simple : Forcer ... le public à se tourner vers l'État pour demander une sécurité plus grande. »

​​​​Les nouvelles révélations de Cossiga sont parues la semaine dernière dans le plus ancien et le plus lu des journaux d'Italie, Corriere della Sera. En voici une rapide traduction :

​​​​Ben Laden a soi-disant avoué être l'auteur des attentats du 11 septembre contre les deux tours de New York, alors que tous les services de renseignements des États-Unis et d'Europe ... savent bien maintenant que ces attentats désastreux ont été planifiés et réalisés par la CIA étasunienne et le Mossad avec l'aide du monde sioniste, dans le but d'en faire porter le chapeau aux pays arabes afin d'inciter les puissances occidentales à prendre part en Irak ... et en Afghanistan.

​​​​Cossiga, a exprimé ses premiers doutes sur le 9-11 en 2001, et il a été cité dans le livre de Webster Tarpley, déclarant que « Le cerveau de l'attaque devait être un esprit sophistiqué, avec suffisamment de moyens, non seulement pour recruter des kamikazes fanatiques, mais aussi des gens hautement spécialisés. J'ajoute une chose : Elle n'a pu être réalisée sans infiltration dans le personnel des radars et de la sécurité aérienne. »

​​​​Venant d'un ancien chef d'État très respecté, les assertions de Cossiga, selon qui les attaques du 9-11 étaient un coup monté de l'intérieur, et que c'est un fait notoire dans les services de renseignement mondiaux, ont très peu de chance d'être mentionnées par l'institution d'information médiatique, car tout comme des centaines d'autres gens sérieux, anciens de gouvernement, militaires, professionnels de l'armée de l'air, alliées à des centaines de professeurs et d'intellectuels, il ne peut être écarté comme un fêlé de la théorie de la conspiration.

Paul Joseph Watson –

Prison Planet

http://www.prisonplanet.com/articles/december2007/120407_common_knowledge.htm  



6 Annexe

Rémy Decourt : X-37B : l'US Air Force lance un démonstrateur d'avion spatial sans pilote.

Le 26 avril 2010

L’armée de l’air américaine vient de lancer l’X-37B, un démonstrateur d’avion spatial sans pilote basé sur le programme X-37 de la Nasa qui devait servir de base au successeur de la navette.

L’engin a décollé de Cap Canaveral, en Floride et devrait atterrir en Californie, sur la base de Vandenberg, à l’issue d’une mission secrète de plusieurs mois. Il a été lancé dans la nuit de jeudi à vendredi par une Atlas-5.

Ce drone spatial, conçu par Boeing, ressemble à une navette spatiale miniature. Long de 8,9 mètres pour une envergure de 4,5 m, il diffère des Discovery et autre Atlantis sur de nombreux points. Même si sa façon de voler est similaire aux navettes, l’X-37B a besoin d’un lanceur pour rejoindre l’espace mais des panneaux solaires lui permettent de rester plusieurs mois en orbite contre seulement deux semaines pour la navette.

Très peu d’informations circulent sur la finalité de ce projet. Dans son communiqué de presse, l’armée de l’air des Etats-Unis a précisé que ce véhicule « est avant tout un banc test conçu pour tester en orbite de nouvelles technologies et des composants avant de les utiliser sur des satellites opérationnels ». Les responsables de la mission n’ont pas souhaité préciser quelles technologiques seront testées en orbite et encore moins ce que contient la soute de l’engin. Si l’on se fie aux informations que l’on avait récupérées en 2006, il se pourrait qu’il teste des systèmes avancés de navigation, de contrôle, de guidage, de rentrée atmosphérique (protection thermique) et d'atterrissage autonome. Il devrait également valider des concepts structuraux et vérifier la conformité d’isolants et de joints liés à la réutilisabilité de l’engin.

La plus grande incertitude entoure ce programme. Bien que l’US Air Force prévoit de lancer un deuxième engin en 2011, vraisemblablement doté de nouvelles capacités, il va de soit que l’avenir de ce programme dépend des résultats de cette mission. Reste qu’avec l’abandon de la navette à la fin de l’année, les Etats-Unis voient leurs capacités d’accès à l’espace fortement réduites, un comble pour une puissance spatiale dont l’espace fait partie intégrante de sa stratégie de défense. Comme le souligne une note de la Fondation Robert Schuman, « le concept de space dominance a pris le pas sur celui d'air dominance, considérée comme acquise par les responsables américains ». Autrement dit, l’accès de l’espace est un besoin vital pour les Etats-Unis qui doivent avoir la capacité à répondre à tout type de besoins ou de menaces.

Cet engin peut-il répondre aux besoins futurs des Etats-Unis ? La réponse est très clairement oui. Le X-37B a vocation à devenir un engin spatial à mise en œuvre rapide, par un lanceur dépensable (Atlas V, Delta IV). Ce type de drone spatial pourrait être utilisé pour une multitude de missions. Du lancement de satellite à la récupération de charge utile sans oublier la reconnaissance et la surveillance, l’X-37B est dimensionné pour répondre dans l’urgence à des besoins mettant en jeu la sécurité des Etats-Unis ou celle de ses alliés.

Le X-37 devait préfigurer le successeur de la navette

Au début des années 2000, le X-37 est dans la lignée des projets X de la Nasa. Il s'agit d'un démonstrateur de vol de technologie avancée inscrit dans l'Initiative de lancement de la Nasa qui préfigurait l'Avion spatial orbital, un concept de véhicule spatial qui devait remplacer la navette spatiale en 2010. Cet engin spatial réutilisable était conçu pour fonctionner en orbite et affronter les phases de rentrée atmosphérique. Il reposait sur 2 démonstrateurs : le X-37 Approach and Landing Test Vehicle et le X-37 Orbital Vehicle. Le premier devait valider les phases d'approche et d'atterrissage et le second la rentrée atmosphérique, le descente et l'atterrissage.

A la suite de la perte de la navette Columbia en février 2003, la Nasa a remis à plat l'ensemble de son programme de vol habité et décidé de revenir à des concepts de véhicules spatiaux habités plus sûrs et moins novateurs. Le projet OSP sera abandonné et par ricochet le X-37. Pour succéder à la navette, la Nasa se lance alors dans le programme Constellation qu’Obama vient d’abandonner. Ce programme prévoyait le développement d’une famille de véhicules spatiaux de type Apollo et deux lanceurs dépensables utilisant des étages et des moteurs largement éprouvés.

Bien qu’aucun vol orbital d’essai n’ait été réalisé, l’armé de l’air des Etats-Unis s’approprie le projet en 2006 et le militarise. Il prend alors la dénomination X-37B.

Rémy Decourt

Le 26 avril 2010

 

Rémy Decourt : La mystérieuse mission de la navette spatiale militaire X-37B.

Après une mission secrète de plusieurs mois, la petite navette militaire X-37B s’apprête à revenir sur Terre.

La finalité de cet engin spatial de l'US Air Force reste floue.

Aux dires des spécialistes, ce programme pourrait préfigurer un engin spatial résolument offensif, capable d’espionner ou de détruire des satellites.

Après avoir tourné autour de la Terre sur des orbites que l’US Air Force s’est efforcée de cacher en les modifiant régulièrement, l’X-37B, un engin automatique ailé, doit atterrir à la façon d’un avion sur la base de Vandenberg en Californie, entre vendredi et lundi prochain. Ce retour sur Terre s'accompagne d'une multitude de questions... qui ne trouveront vraisemblablement aucune réponse.

Si l'on en croit l'USAF, ce programme de « drone spatial » n'a pas d'autre but que de tester de futurs équipements destinés aux satellites militaires et des nouvelles technologies liées à la réutilisation. Autrement dit, il s'agirait que d’un simple véhicule de test orbital. Mais ce prototype, né de l'imagination d'ingénieurs de la Nasa au Marshall Space Flight Center, a été repris en main par l'armée, de sorte qu'on peut penser qu'il pourrait être utilisé à des fins militaires.

Aujourd'hui, la militarisation de l’espace est devenue une réalité. L'économie et les capacités militaires terrestres, aériennes et navales de nombreux pays développés dépendent en effet d'infrastructures à la fois terrestres et spatiales, que l'on qualifiera de duales. Et chacun cherche à sécuriser les siennes tout en se donnant les moyens de démolir celles des autres.

Gérer la militarisation de l'espace, une délicate nécessité

Les États-Unis sont le pays dont l'économie et le dispositif global de défense dépendent le plus de ses systèmes spatiaux. Cependant, la plupart de ces satellites évoluent sur des orbites qui les rendent pratiquement inaccessibles. C'est le cas des constellations utilisées pour les communications, l'observation et l'alerte avancée. La destruction de quelques-uns de ces satellites nécessiterait une attaque d'envergure et n'empêcherait pas ces systèmes de continuer à fonctionner. Jusqu'à présent, seuls des satellites en orbite basse ont pu être détruits ou neutralisés depuis le sol mais de façon visible et prévisible.

D'où le besoin de disposer d'une petite flotte spatiale, capable d’atteindre l'orbite basse et de travailler en toute discrétion. S'il n'existe aucun programme de cette nature, force est de constater que le X-37B peut préfigurer ce type d’engins. S’il s’avère que ce programme doit déboucher sur un engin spatial résolument offensif, il est à craindre que la Chine, voire la Russie, soient contraintes de réagir, le fragile équilibre entre ces agences spatiales pouvant se rompre au seul bénéfice des États-Unis.

En disposant d'un tel avion spatial, les Américains seront les seuls capables d'envoyer en orbite un engin sans qu'aucune autre puissance spatiale soit en mesure de déterminer sa mission. Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui car chacun sait ce que font les autres... Sauf avec le X-37B.

L’X-37B préfigure l’avenir des technologies spatiales des États-Unis qui seront utilisées pour d'hypothétiques véhicules spatiaux réutilisables totalement ou partiellement. La vocation militaire de ce programme est une étape de plus vers l'utilisation accrue de l'espace à des fins militaires. © Boeing

Rémy Decourt

4 décembre 2010



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

05/01/2011

n° 508 - Irak : Dossier & Point de vue - 02/01/11- - Début - : Tariq Ali : «Obama n'a jamais rien voulu changer»

n° 508 - Irak : Dossier & Point de vue - 02/01/11- - Début -  : Tariq Ali : «Obama n'a jamais rien voulu changer»



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les Dossiers d'Irak

n° 508                                                      02/01/11

C.De Broeder & M.Lemaire



Le " Dossier d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur mes blog : 

http://www.dhblogs.be/categories/International.html  http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

 

b) Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

c) Sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dir...

d) Sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

e) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

f) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :  

Tiré à part

Les enfants malformés de Fallujah.

1-1 Vidéo : Wikileaks et Cantona servent-ils à quelque chose?

1-2 Tariq Ali : «Obama n'a jamais rien voulu changer»

2 Dossier & Point de vue

2-2 Gilles Munier : Des mercenaires français en Irak ?  

Dossier pétrole

2-3 Le Conseil de sécurité de l'ONU va mettre fin au programme « pétrole contre nourriture ».

2-4 L'Irak produit du pétrole comme jamais.

2-5 L'Irak va entériner les contrats signés par le Kurdistan.

Fin

3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

3-1 WikiLeaks : Moubarak a suggéré un "dictateur équitable" pour diriger l'Irak.

3-2 WikiLeaks: plus de 350 scientifiques nucléaires et 300 universitaires irakiens liquidés par le Mossad.

4  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4-1 Gilles Munier : Qui est digne de l'«autodétermination» en Irak ?.

5 Annexe

5-1 Le sang de Saddam Hussein.



Avant propos

Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- pour désigner les résistants qui osent leur résister...


Tiré à part

Les enfants malformés de Fallujah.

31 décembre 2010 

L’International Journal of Environmental Research and Public Health publie une étude sur la recrudescence des malformations à la naissance à Fallujah (Irak). Celles ci ont augmenté de 15 % dans le contexte de la guerre. 

L’étude, qui porte sur un échantillon restreint de familles polygames, met en évidence des malformation cardiaques et du tube neural. 

La revue a choisi de publier cette étude pour échanger les données collectées avec les autres chercheurs travaillant sur les contaminations dans les zones de guerre.

===

« Four Polygamous Families with Congenital Birth Defects from Fallujah, Iraq »,
http://www.voltairenet.org/IMG/pdf/Congenital_Birth_Defec...


1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

1-1 Vidéo : Wikileaks et Cantona servent-ils à quelque chose?

http://www.dailymotion.com/video/xg7v0u_wikileaks-et-cantona-servent-ils-a-quelque-chosey_news#from=embed


1-2 Tariq Ali : «Obama n'a jamais rien voulu changer»

INTERVIEW

Militant tiers-mondiste de la trempe d'un Edward Saïd et d'un Frantz Fanon, Tariq Ali, né au Pakistan et formé en Grande-Bretagne, fustige, dans son dernier livre, la politique du président américain. 
Historien formé à Oxford, Tariq Ali est né au Pakistan. Figure de la vie militante britannique depuis son opposition à la guerre du Vietnam, il participe à de prestigieuses revues, comme la New Left Review à Londres et Counterpunch aux Etats-Unis. De passage à Paris, il a présenté son dernier livre: Obama s'en va-t-en guerre (éditions La Fabrique).

Entretien. 
Avez-vous été surpris par le résultat des élections américaines de mi-mandat, qui ont vu la défaite des démocrates de Barack Obama?
Tariq Ali: La question que les électeurs ont posée était: quelque chose a-t-il changé substantiellement depuis que la Maison-Blanche est occupée par l'un des descendants des esclaves qui l'ont construite? La seule chose qui a changé à mes yeux est la petite musique d'ambiance jouée à Washington, guère plus. L'immense espoir qui s'est levé durant la campagne présidentielle d'Obama s'est rapidement estompé. L'élection d'un métis au rang de président chargé de panser les plaies des Etats-Unis et de restaurer leur image à l'étranger a été saluée par une vague d'euphorie idéologique qui n'avait pas été observée depuis l'arrivée au pouvoir de Kennedy. Barack Obama a été reçu en Europe comme une véritable rock star.
 

Les Etats-Unis suivent-ils toujours les mêmes politiques?
George W. Bush a été diabolisé, présenté comme une aberration dans l'histoire des Etats-Unis; mais il était facile de prévoir qu'Obama allait poursuivre dans la même direction. Aux Etats-Unis, beaucoup de gens disent qu'Obama voudrait au plus profond de lui mettre les banques au pas, mais qu'il ne peut pas grand-chose face aux marchés financiers. Remarquez, les partisans de cette thèse sont de moins en moins nombreux. Si rien n'a changé après deux années de crise économique sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale, les gens se rendent aujourd'hui compte que ce n'est pas parce qu'Obama en est empêché mais bien parce qu'il n'a jamais été dans ses intentions de modifier quoi que ce soit. Quand les démocrates se plaignent du mouvement du Tea Party, je leur réponds qu'ils ont bien plus de soutien dans la société américaine. Les démocrates ont attiré durant les élections présidentielles treize millions de supporters dont ils ont conservé les adresses e-mail. Pourquoi ne mobilisent-ils pas dans les rues de Washington ne serait-ce qu'un demi-million d'entre eux afin de soutenir Obama? Les démocrates ne le souhaitent pas. Ils ne veulent pas mobiliser le peuple. George W. Bush ne s'y trompe pas. Je cite de mémoire l'ancien président républicain, qui vient de publier un livre: «Obama est un très bon successeur et je suis très satisfait de la manière dont il dirige les Etats-Unis.» Nous pouvons toujours nous illusionner sur le nouveau Roosevelt... 

Obama paie la poursuite de la guerre en Irak?
En 2002, durant son ascension politique, Obama s'est opposé à l'attaque contre l'Irak. Mais, une fois élu président, il s'est empressé de réengager le secrétaire à la Défense de George W. Bush. La continuité ne peut être plus claire. Avant son entrée à la Maison-Blanche, Obama avait promis le retrait de toutes les troupes «de combat» d'Irak. Certes, la dernière brigade a été retirée en août dernier, mais il reste encore cinquante-six mille Américains dans ce pays, des conseillers, etc. Les conséquences de l'invasion américaine sont révoltantes: un million d'Irakiens sont morts depuis l'invasion de 2003, et les chiffres irakiens officiels font état de cinq millions d'orphelins. Cette guerre est bien sûr liée au pétrole, comme tout ce qui se passe au Moyen-Orient, mais pas uniquement. Pour Washington, c'est aussi une manière de montrer que les Etats-Unis contrôlent toujours le monde et les principales ressources énergétiques de la planète. Un message reçu cinq sur cinq par les pouvoirs émergents de la Chine et des pays du Moyen-Orient. 

Etes-vous tout aussi critique sur le fait qu'Obama ait renforcé le contingent américain en Afghanistan?
Dans ce pays, il a été plus loin que son prédécesseur, élargissant le front de l'agression impériale et se lançant dans une escalade de violence. Pendant sa campagne électorale, Obama s'était montré soucieux de surpasser Bush dans «sa guerre juste». Il a depuis engagé plus de troupes, plus de puissance de feu pour éliminer la résistance afghane. Il a aussi autorisé plus d'intrusions de drônes au Pakistan, si bien que le New York Times a informé ses lecteurs que, «depuis l'arrivée au pouvoir de M. Obama, la CIA a effectué plus d'attaques de drônes Predator au Pakistan que durant les huit années de mandat de George W. Bush». Pourtant, plusieurs généraux américains ont informé Obama que cette guerre n'était pas gagnable. Des atrocités commises par les troupes américaines ont même été dénoncées par un agent des services secrets sur place, avant sa démission. 

L'argument «il faut libérer les Afghanes» est largement partagé dans la classe politique en Europe. Qu'en pensez-vous?
En effet, les partisans de cette thèse sont nombreux. Il suffit d'écouter les propos tenus par Daniel Cohn-Bendit au Parlement européen. Cela n'est pourtant que de la propagande. Dans les documents militaires diffusés par le site internet Wikileaks, un peu plus tôt cette année, la CIA écrivait que les Européens étaient très largement opposés à la guerre en Afghanistan. L'agence a indiqué qu'obtenir un soutien public nécessitait l'emploi du seul argument disposant d'une certaine résonance, à savoir «libérez les femmes Afghanes». Il suffit d'écouter la principale organisation de femmes afghanes: avec la présence des troupes de l'OTAN, leurs conditions de vie se sont dégradées par rapport à la période où les talibans occupaient le pays! 

Contrairement à Bush, Obama a fait plusieurs discours portant sur la paix. Cela ne compte-t-il pas à vos yeux?
Sur le terrain, rien n'a changé. Prenez par exemple la question Israël-Palestine. Obama est encore plus pro-israélien que son prédécesseur. Sa politique a pour résultat de rendre impossible toute solution politique sur la base de deux Etats. Dans les faits, il n'en existe qu'un seul. L'Autorité palestinienne n'existe que sur le papier. Tout le monde sait là-bas que les décisions sont en réalité prises par l'armée israélienne. Les officiels israéliens ont d'ailleurs reconnu ouvertement qu'ils ne reviendraient jamais aux frontières de 1967, restant ainsi dans les territoires occupés. Le seul espoir est le développement de la campagne Boycott, Désinvestissement et Sanction, à l'image du mouvement qui s'était construit contre l'apartheid. La campagne BDS est très forte aux Etats-Unis et au Royaume-Uni. Elle est en train de se développer pacifiquement à travers le monde. J'ai été choqué de voir qu'en France quatre-vingts militants de cette campagne ont été traînés devant les tribunaux pour avoir appelé à boycotter des produits israéliens fabriqués dans les territoires occupés, en infraction avec le droit international. Même le gouvernement israélien qui a réprimé cette campagne à domicile n'a pas été aussi loin. I

«Savoir où se situent les valeurs de la République»


Que pensez-vous du débat qui sévit en France autour du voile dit «islamique»?
Les politiciens passent un temps fou à se demander si les femmes qui portent un voile sont opprimées. Si c'était le cas, une intervention extérieure serait promise à l'échec. Rappelez-vous les cérémonies de dévoilement forcé des femmes en Algérie durant la colonisation. Elles étaient menées au nom des valeurs de la République... Si les femmes voilées étaient opprimées, il serait plus efficace qu'elles s'organisent elles-mêmes. Plus généralement, cette focalisation des politiques à travers l'Europe sur le voile et sur l'islam est un signe de l'immense vague d'islamophobie qui submerge le continent. 
Est-ce dangereux, selon vous?
Bien sûr que c'est dangereux! Le langage utilisé s'apparente souvent à celui employé à propos des Juifs dans les années 1920, 30 et 40. Comme si nous n'avions rien appris depuis la Seconde Guerre mondiale; comme si toutes les leçons tirées de l'Holocauste n'avaient pas de portée. Nous sommes tous contre ces atrocités, mais les discriminations qui se déroulent sous nos yeux n'attirent pas notre attention, comme si la situation actuelle n'avait pas de lien avec ce qui s'est passé dans la première partie du XXe siècle. Les questions religieuses sont très utiles pour aider les Etats-Unis à maintenir leur hégémonie. Dans le monde islamique, vous devez savoir qu'il existe toutes les nuances de l'arc en ciel: en Egypte, les Frères musulmans s'apparentent aux partis démocrates-chrétiens d'Europe. A l'autre bout du spectre politique, vous avez les organisations militantes, comme le Hezbollah au Liban, qui a défait par deux fois l'armée israélienne. Par ailleurs, si ces forces d'inspiration religieuse dominent actuellement le Proche-Orient, c'est parce que les autres forces, notamment la gauche nationaliste, ont été éliminées par l'Occident et remplacées par ces mouvements religieux, comme on peut le voir en Irak. 

Que pensez-vous de l'attitude de la gauche européenne sur ce sujet?
OVN : La gauche européenne ne doit pas se joindre à ceux qui veulent régenter la manière de s'habiller des citoyens. En 1922, par exemple, durant le Congrès de la IVe Internationale, les communistes indonésiens luttaient contre la doctrine léniniste. Les Indonésiens voulaient que les communistes s'attaquent à la question coloniale et cessent de considérer l'islam comme un ennemi. Le leader communiste indonésien, Tan Malaka, expliquait alors: «Nous sommes treize mille dans un pays où une majorité de paysans et de travailleurs croient en Allah. Nous collaborons avec Sarakah, un mouvement religieux qui regroupe cent mille paysans et qui a adopté notre programme politique en totalité. Bien sûr, nous préférerions qu'ils ne soient pas croyants, mais cela nous apparaît secondaire depuis qu'ils nous ont expliqué: 'Nous n'avons rien dans ce monde, vous voudriez maintenant nous supprimer le paradis!'» C'est frappant de voir que la question religieuse s'est aussi posée au Parti communiste italien, qui était la principale organisation prolétarienne occidentale après 1945. Ces dirigeants s'étonnaient de leurs difficultés à mobiliser leurs militants le dimanche matin. Puis ils ont compris que leurs militants allaient en masse à la messe. Ils caressèrent le projet d'interdire toute pratique religieuse à leurs membres, avant de se rendre compte qu'une telle décision leur ferait perdre la moitié de leurs militants. Au final, rien ne sert de s'interroger sans fin sur la signification du port du voile. La question importante est: où se situent les valeurs de la République? Ne serait-ce pas plutôt dans un accès à tous à l'éducation et à l'emploi? 

Paru le Lundi 06 Décembre 2010 

PROPOS RECUEILLIS PAR OLIVIER VILAIN    
PROPOS RECUEILLIS PAR OVN

Choisi pour vous par http://groups.google.fr/group/medias-mensonges-desinformation?hl=fr

http://www.lecourrier.ch/index.php?name=NewsPaper&file=article&sid=447619


2 Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

2-1 WikiLeaks : armes en Irak, les estimations erronées d'Israël.

Lorsque le sujet est abordé, lors d'une rencontre entre le sénateur américain Carl Levin, et un responsable des renseignements militaires israéliens, en mars 2009, il y a bien longtemps que les limiers américains ne cherchent plus en Irak les armes de destruction massive dont la présence supposée avait justifié, six ans plus tôt, l'invasion du pays.

Un rapport américain vient d'être publié qui dresse un constat accablant pour le renseignement américain. "Et vous ?" demande le sénateur au colonel Itai Brun. "Nous étions très proches" des estimations américaines, confesse le militaire israélien, selon un télégramme diplomatique secret obtenu par WikiLeaks et consulté par Le Monde.

A l'époque, poursuit-il, précisant que l'estimation israélienne était tirée des informations de la communauté du renseignement toute entière, nous pensions que le régime irakien disposait de lanceurs "résiduels" et de missiles sol-sol capables de porter des bombes chimiques et biologiques. Il n'y avait pas de preuve directe, c'était une "conclusion stratégique" basée sur le comportement de Saddam Hussein dans les années 1990, selon laquelle il ne cèderait jamais ces armes. La seule conséquence de cette estimation, ajoute alors le militaire, fut la distribution de masques à gaz, mais il s'agissait d'une décision politique, non liée à la fiabilité supposée de notre conclusion.

Interrogé sur les liens supposés à l'époque entre Al-Qaida et le régime irakien, un autre militaire, le lieutenant-colonel Avi Zaroni, indique que les autorités israéliennes disposaient d'informations sur des contacts avec des deuxièmes et troisièmes couteaux d'Al-Qaida mais qu'elles "savaient" que le régime baasiste ne soutiendrait pas un "djihad". Le colonel Brun, questionné sur un éventuel approvisionnement clandestin en uranium de l'Irak à l'époque, conclut que les autorités israéliennes ne s'étaient même pas penchées sur le sujet car elles étaient convaincues de l'inexistence d'un programme nucléaire significatif.

 Le Monde.fr | 19.12.


2-2 Gilles Munier : Des mercenaires français en Irak ?  

La guerre d’Irak a fait voler en éclats la Convention internationale contre le recrutement, l’utilisation, le financement et l’instruction de mercenaires, votée par l’Assemblée générale des Nations unies en 1989 et ratifiée par 32 Etats.

A l’écart du conflit irakien après le discours mémorable de Dominique de Villepin à l’ONU en 2003, la France y participe désormais, peu ou prou, avec un ambassadeur de choc et des sociétés dites de sécurité.
Nicolas Sarkozy est-il en guerre contre la résistance irakienne ? 

En autorisant des « sociétés de sécurité »françaises à s’implanter à Bagdad, il a engagé la France dans un engrenage dont il ne mesure pas vraiment les risques. Les « gardes du corps » français, qui, sous couvert de protection rapprochée, accueillent et accompagnent les hommes d’affaires, sont perçus par la population comme des « contractors » - mercenaires - au même titre que les employés de la quarantaine de SMP (Sociétés Militaires Privées) étrangères qui sèment la terreur dans le pays. Et, elles le sont d’autant plus que Boris Boillon, l’ambassadeur de France, tient des propos laudateurs effarants sur la sécurité dans le pays, célèbre les vertus de l’occupation américaine et de la bonne gouvernance du régime pro-iranien.
L’American way of war
Certes, les « contractors » de Geos, la plus grande entreprise de sécurité privée française, de Gallice-Security et d’Anticip SAS, qui se partageant les miettes laissées par les SMP anglo-saxonnes, n’ont rien des tueurs engagés par leurs concurrentes, ni des aventuriers recrutés par Bob Denard, le célèbre « soldat de fortune » français. Geos, créée par Stéphane Gérardin, ancien du service action de la DGSE, est présidée par le général Jean Heinrich, ancien patron de la DRM (Direction du renseignement militaire). La société Gallice est dirigée par Frédéric Gallois, ancien chef du GIGN (Groupe d'intervention de la Gendarmerie nationale), et Anticip par Richard Terzan, ancien expert des « risques spéciaux » de la Lloyd’s, un des leaders historiques de l'assurance. Toutes se placent dans la perspective d’une modification de la loi du 14 avril 2003 «relative à la répression de l'activité de mercenaire ». En effet, l’Elysée veut réintroduire en douceur le mercenariat dans le droit français. Après avoir vanté l’American way of life, Nicolas Sarkozy tente d’imposer l’American way of war, pour reprendre une formule de G. H Bricet des Vallons, auteur d’ Irak, terre mercenaire

Le marché du mercenariat étant estimé à 100 milliards de dollars pour les dix prochaines année, en ces temps de crises les arguments avancés sont évidement d’ordre économique : « il ne faut pas laisser ces contrats juteux aux autres pays », « le budget de la Défense serait mieux utilisé » et « cela permettrait de reclasser les militaires en fin de carrière… de réduire le chômage » … La décision d’externaliser des activités militaires combattantes n’étant, semble-t-il, qu’une question de temps, la société parisienne Vitruve DS, dirigée par Didier Raoul, ancien commandant des forces spéciales, a réclamé la privatisation de l'Ecole des troupes aéroportées de Pau (Etap), proposition jugée« inadmissible », portant atteinte « aux fonctions régaliennes de l’Etat », par Martine Lignières-Cassou, députée socialiste du Béarn, membre de la commission Défense nationale
.

Des Français dans les SMP anglo-saxonnes
En attendant une éventuelle modification de sa législation en matière de mercenariat, la France ferme les yeux sur la présence d’anciens militaires français dans les SMP anglo-saxonnes. « Franck Hugo », mercenaire en Irak en 2003-2004, ancien légionnaire ayant participé à la tentative de coup d’Etat de Bob Denard aux Comores en 1995, aurait négocié, en accord avec l’antenne DGSE à Bagdad, la libération de Christian Chesnot et Georges Malbrunot enlevés par l’Armée islamique en Irak.
 

Deux SMP étatsuniennes : EHC (Earthwind Holding Corporation) de Bruno Trinquier et Eagle Black Group, dirigé également par un Français, recrutent des« contractors » hexagonaux, tout comme l’australienne Unity Resources Group, basée à Dubaï, responsable de 38 tirs sur des civils irakiens… tous justifiés, bien sûr. La justice australienne lui reproche seulement d’avoir tué trois diplomates australiens qui roulaient trop près d’un de ses convois. Enfin, Philippe Legorjus, ancien commandant du GIGN, patron d’Atlantic Intelligence a créé une filiale avec le Stirling Group britannique pour accéder au marché de la « gestion des risques internationaux », sans enfreindre la loi de 2003.   

Sahwa et contractors : même combat !
   En Irak, la protection est facturée 6 000 $ par jour parAnticip, plus si des déplacements sont effectués dans le pays. Pour l’instant, aucun homme d’affaires n’a été victime d’attentat ou d’attaque, et c’est tant mieux. Mais qu’adviendra-t-il lorsque Al Qaïda en Mésopotamie mettra ses menaces à exécution ? En 25 mars dernier, leFront pour le Djihad, la Libération et le Salut national (JLNSF), d’Izzat Ibrahim al-Douri, a averti les entreprises étrangères qu’elles étaient des « cibles légitimes » pour la résistance, les assimilant à des forces occupantes. Que penser du risque insensé pris par la société Gallice en s’associant au cheikh de la milice tribale sahwa des Abou Rish, un des pires suppôts de la CIA, pour assurer la protection du ministère irakien des Affaires étrangères ?
La signature du premier contrat étatique accordé à une entreprise française de sécurité -  500 000$ - tient certainement plus au désir du ministre kurde Hoshyar Zebari de faire une fleur à son vieil ami Bernard Kouchner qu’aux capacités, reconnues, de cette société.

Que se passera-t-il le jour où des « gardes du corps » français dégaineront leurs armes pour protéger une délégation, ou pour se sortir d’un guet-apens ?

Il ne sera alors plus question de mission défensive, mais de guerre ouverte avec toutes les conséquences qui en découlent. Voilà vers quoi conduit la politique mercantile, et à courte vue, de Nicolas Sarkozy en Irak. La légalisation de SMP françaises, avec leurs « bavures » inévitables, salirait encore plus l’image qu’a actuellement la France à l’étranger.
Appendice :

Le « nouvel Eldorado » irakien

Alors qu’une quarantaine de chefs d’entreprise français s’apprêtait à quitter Paris pour Bagdad, où ils se déplaceraient en convoi blindé, précédé par une automitrailleuse de Gallice, le « Haut tribunal pénal » irakien condamnait à mort Tarek Aziz, Saadoun Shaker et trois anciens dirigeants baasistes. Pendant que Boris Boillon, ambassadeur-Rambo, présentait l’Irak comme un« nouvel Eldorado » et qu’Anne-Marie Idrac, ministre du Commerce extérieur, visitait la Foire internationale de Bagdad, protégée par les mercenaires de Triple Canopy, les forces de sécurité irakiennes attaquaient la cathédrale syriaque catholique Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours où étaient retranchés des terroristes, provoquant le massacre d’une cinquantaine de fidèles.

Le lendemain, des bombes et des obus de mortiers explosaient dans les quartiers chiites, faisant encore plus de victimes. Le ministère français des Affaires étrangères a condamné ces attentats, mais n’a rien dit en faveur de Tarek Aziz ni de ses compagnons, tous « amis de la France ». Faut-il rappeler, comme l’a fait Maître Vergès lors d’une conférence de presse avec Mme Shaker, à Paris, le 12 octobre, que la peine de mort, suspendue en 2003, au moment de leur arrestation, par l’Autorité provisoire de la Coalition, ne peut s’appliquer à aucun d’entre eux, même si elle a été rétablie ensuite ?

Merci à Gilles Munier
Source:
http://www.france-irak-actualite.com/article-des-mercenai...

Date de parution de l'article original: 02/12/2010

URL de cette page:
http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=2844


Dossier pétrole

2-3 Le Conseil de sécurité de l'ONU va mettre fin au programme « pétrole contre nourriture ».

Dans un geste de normalisation avec l'Irak, le Conseil de sécurité de l'ONU va mettre fin demain au programme pétrole contre nourriture ainsi qu'aux restrictions liées à son armement, des résolutions datant de l'ère Saddam Hussein.
Le conseil de sécurité des Nations unies devrait d'autre part renouveler pour une période de six mois une résolution sur le Fonds de développement pour l'Irak (DFI) mis en place en 2003 après la chute de Saddam Hussein.
La réunion du Conseil sera présidée par le vice-président américain Joseph Biden, les Etats-Unis assurant la présidence du Conseil de sécurité en décembre.
Les trois textes que le Conseil devrait adopter mercredi permettraient d'abroger des résolutions adoptées en vertu du chapitre VII de la charte de l'ONU, qui autorise le recours aux sanctions ou à la force.
Ces résolutions vont permettre de rétablir la souveraineté irakienne, souligne un diplomate onusien. "Tout le monde (au Conseil de sécurité) est d'accord. On est dans les clous" pour que l'Irak ne soit plus assujetti à ces contraintes, souligne ce diplomate.
Le programme "pétrole contre nourriture" avait été établi par le Conseil de sécurité en 1995 dans sa résolution 986. En vigueur de 1996 à 2003, il permettait à Bagdad de vendre du pétrole en échange d'aide humanitaire alors que l'Irak était soumis à un embargo après son invasion du Koweit en 1990.
Ce programme était en pratique terminé depuis le 31 décembre 2007 mais une question résiduelle, liée à d'ultimes contrats passés sous ce régime, demeurait.
S'agissant des armes de destruction massive (AMD), la résolution 687 de 1991 obligeait l'Irak à détruire toutes ses AMD et à ne pas utiliser, développer, fabriquer et acquérir des armes chimiques, biologiques ou nucléaires. La résolution prohibait également les missiles.
L'Irak a écrit au Conseil de sécurité le 28 juillet 2010 pour l'informer de plusieurs mesures prises pour prouver son engagement en matière de principes de désarmement et de non prolifération.
Quant au Fonds de développement pour l'Irak (FDI), il est le dépositaire des recettes pétrolières de l'Irak et a pour mission d'aider le gouvernement irakien à gérer ses ressources de manière transparente et responsable au profit du peuple irakien. Il a été établi en vertu de la résolution 1483 du Conseil.
La résolution 1905 prévoyait son expiration au 31 décembre 2010. Le gouvernement irakien a cependant adressé au Conseil une demande de prorogation d'un an. Le Conseil doit trancher demain avec l'adoption d'une nouvelle résolution sur ce sujet avec un éventuel renouvellement pour six mois.
Les résolutions de demain i n'ont pas trait aux relations entre l'Irak et le Koweit. Mais les autorités irakiennes et koweitiennes ont progressé, lors de discussions bilatérales menées sous les auspices de l'ONU, sur des questions sensibles telles que la démarcation des frontières maritimes et terrestres des deux pays.

AFP 14/12

 


2-4 L'Irak produit du pétrole comme jamais.

Le nouveau ministre irakien du Pétrole, Abdel Karim al-Luaybi, a annoncé lundi que la production quotidienne du pays avait augmenté d'environ 100 000 barils, dépassant la barre des 2,6 millions de barils par jour pour la première fois en 20 ans.

À l'occasion d'une cérémonie marquant de façon formelle son entrée en fonctions, M. al-Luaybi a indiqué que la production irakienne de brut continuerait d'augmenter et qu'elle atteindrait "plus tôt que prévu" les objectifs visés par Bagdad.

La semaine dernière, le ministre avait également fait état d'une augmentation de 100 000 barils par jour de la production pétrolière de l'Irak, à 2,5 millions de barils par jour. Il avait alors jugé qu'il s'agissait du bond le plus important réalisé depuis un bon moment.(…)

L'Irak compte faire passer sa production quotidienne de brut à quelque 12 millions $ de barils d'ici à 2017.

Les revenus tirés du pétrole représentent près de 95 pour cent du budget de l'Irak.

http://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/energie/l-irak-produit-du-petrole-comme-jamais/521826


2-5 L'Irak va entériner les contrats signés par le Kurdistan.

25.12.

L'Irak va reconnaître les contrats signés par le Kurdistan irakien avec des compagnies pétrolières étrangères, a affirmé samedi son nouveau ministre du Pétrole, Abdel Karim al-Luaybi, lors d'une réunion de l'Opep au Caire.
"Oui, nous les reconnaîtrons", a répondu M. Luaybi, interrogé sur cette question par Dow Jones Newswires, lors d'une rencontre de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).

Bagdad et la région semi-autonome du Kurdistan s'opposent de longue date au sujet des contrats signés par le Kurdistan avec des compagnies étrangères depuis 2004.
Le gouvernement central a jusqu'à présent refusé d'entériner ces contrats car il veut des contrats de service, rémunérant les compagnies pétrolières au baril extrait, plutôt qu'un partage des bénéfices tirés de l'exploitation des ressources comme le prévoient les contrats du Kurdistan.
M. Luaybi, titulaire du portefeuille du Pétrole dans le nouveau gouvernement de Nouri al-Maliki approuvé mardi par le Parlement, a précisé que le gouvernement central rembourserait les sommes
déjà investies par les compagnies dans la région.
Vendredi, M. Luaybi avait indiqué que le gouvernement irakien activerait un accord signé plus tôt dans l'année avec le Kurdistan pour exporter du brut.
"Nous avons déjà signé un accord avec le Kurdistan (...) Si Dieu le veut, cet accord sera activé dans les prochains jours", avait-il dit à la presse.
Le gouvernement autonome du Kurdistan a signé 37 contrats avec 40 companies -- soit un investissement total prévu de 10 milliards de dollars - notamment dans la prospection et la production de pétrole, avait déclaré recemment le ministre de la région chargé des Ressources Naturelles, Ashti Hawrami.
Le Kurdistan irakien avait commencé le 1er juin 2009 à exporter du pétrole pour la première fois de son histoire, dans un climat d'hostilité avec Bagdad qui nie à sa province le droit de signer des contrats sans son aval, avant de suspendre ces exportations en octobre 2009.
La question pétrolière a fait l'objet d'âpres discussions lors de la formation du gouvernement, le député kurde Mahmoud Othmane affirmant que l'Alliance kurde ne participerait pas au gouvernement tant que M. Maliki n'aurait pas avalisé les contrats signés par le Kurdistan
.
http://www.leparisien.fr/flash-actualite-economie/petrole-l-irak-va-enteriner-les-contrats-signes-par-le-kurdistan-25-12-2010-1203192.php


n° 508 - Irak : Dossier & Point de vue - 02/01/11- - Fin - : Tariq Ali : «Obama n'a jamais rien voulu changer»


n° 508 - Irak : Dossier & Point de vue - 02/01/11- - Fin -  : Tariq Ali : «Obama n'a jamais rien voulu changer»



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les Dossiers d'Irak

n° 508                                                      02/01/11

C.De Broeder & M.Lemaire



Le " Dossier d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur mes blog : 

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b) Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

c) Sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dir...

d) Sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

e) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

f) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

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Sommaire :  

3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

3-1 WikiLeaks : Moubarak a suggéré un "dictateur équitable" pour diriger l'Irak.

3-2 WikiLeaks: plus de 350 scientifiques nucléaires et 300 universitaires irakiens liquidés par le Mossad.

4  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4-1 Gilles Munier : Qui est digne de l'«autodétermination» en Irak ?.

5 Annexe

5-1 Le sang de Saddam Hussein.


3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

3-1 WikiLeaks : Moubarak a suggéré un "dictateur équitable" pour diriger l'Irak.

"Oubliez la démocratie, les Irakiens sont par nature trop durs", considère le président égyptien dans un câble diplomatique publié par WikiLeaks.

Le président égyptien a suggéré à Washington de laisser s'installer un "dictateur équitable" en Irak, et dit que son pays pourrait engager un programme nucléaire militaire si l'Iran se dotait de l'arme atomique, selon un câble diplomatique publié sur WikiLeaks lundi 29 novembre.

Ces propos figurent dans un compte-rendu fait par l'ambassade des Etats-Unis au Caire après une rencontre en mai 2008 entre Hosni Moubarak et une délégation de parlementaires américains.
Hosni Moubarak donne sa recette pour que l'Irak se stabilise cinq ans après la chute du régime de Saddam Hussein: "renforcez les forces armées, relâchez votre emprise, et il y aura un coup d'Etat. Alors vous aurez un dictateur, mais quelqu'un d'équitable".
"Oubliez la démocratie, les Irakiens sont par nature trop durs", a-t-il encore conseillé à ses interlocuteurs américains, selon ce télégramme diplomatique publié par le site WikiLeaks.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20101130.OBS3916/wikileaks-moubarak-a-suggere-un-dictateur-equitable-pour-diriger-l-irak.html


3-2 WikiLeaks: plus de 350 scientifiques nucléaires et 300 universitaires irakiens liquidés par le Mossad.
   Des documents de WikiLeaks ont révélé que Washington a incité le Mossad israélien à assassiner 350 scientifiques nucléaires et plus de 300 universitaires irakiens depuis l’invasion de l’Irak en 2003. Cette opération avait commencé juste après l’échec de l’administration Bush et ses agents à les recruter pour les faire travailler sur le territoire américain. Alors le choix idéal et simple fut de les liquider.

   C’est ce que révèle un rapport émanant du State department et adressé au président Bush expliquant que le Mossad a réussi, avec l’aide des forces d’occupation, des milices et du gouvernement irakien, à liquider les scientifiques nucléaires les plus illustres et des universitaires, toutes spécialisations scientifiques confondues.

   Le rapport note que certains scientifiques ont été contraints de travailler dans des centres de recherche américains et iraniens, alors que d’autres, plus nombreux encore, ont refusé de le faire dans certains domaines de recherche. De nombreux autres ont fui l’Irak pour d’autres pays alors que certains autres ont choisi de demeurer dans le pays.

   Le rapport indique aussi que les scientifiques qui ont tenu à demeurer en Irak ont été soumis à de nombreuses séances d’interrogatoire accompagnées parfois de torture par les autorités officielles irakiennes avec des consignes spéciales de Maliki en personne.

   Mais Israël est toujours convaincu que sa sécurité demeure menacée au cas où ces scientifiques restaient en vie et reprendraient leur travail si l’Irak retrouverait la paix et la stabilité.
   Le document révèle aussi que le Pentagone avait exprimé son accord avec le rapport des services secrets israéliens et que c’est pour cette raison qu’il a été décidé que des commandos israéliens aidés par des milices pro-iraniennes se chargent de cette mission. Un groupe sécuritaire irakien a été chargé d’apporter son soutien aux commandos israéliens et aux milices chargés de cette mission.

   Selon ce rapport, des personnalités officielles de premier rang, dont notamment Nouri Al-Maliki et Jalal Talabani se chargeaient d’établir des C.V. complets des scientifiques recherchés, de préciser leurs adresses et les moyens de les atteindre.

   Cette opération a conduit jusqu’ici à la liquidation de 350 scientifiques nucléaires et plus de 300 professeurs d’université. Elle se poursuit toujours et vise, selon le rapport cité, plus de 1.000 savants irakiens.

Gilles Munier

Source : http://www.iraqirabita.org/index.php?do=article&id=26910/

Traduit de l’arabe par Ahmed Manai
http://tunisitri.wordpress.com/2010/12/09/le-mossad-derriere-les-liquidations-des-scientifiques-irakiens

© G. Munier/X.Jardez
Publié le 12 décembre 2010 avec l'aimable autorisation de Gilles Munier


 

Source : France Irak
http://www.france-irak-actualite.com/...



4  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

4-1 Gilles Munier : Qui est digne de l'«autodétermination» en Irak ?.
Depuis que Massoud Barzani, le 11 décembre dernier, dans un discours prononcé lors du congrès du Parti démocratique du Kurdistan  (PDKI) qu'il dirige, a évoqué le droit pour les Kurdes irakiens à l'autodétermination pour fonder un Etat indépendant, l'expression est à la mode en Irak.
Réaction de Fatih Abdulsalam, sur Azzaman.com

Tout à coup, le terme « autodétermination » refait surface sur la scènepolitique irakienne.

Quant à moi, je suis particulièrement impressionné de la résurgence de ce terme dans un pays dévasté.
« L'autodétermination » est une exigence que beaucoup de pays ont avancée au cours des dernières décennies et l'Irak est peut-être parmi ces nations qui en ont le plus besoin.
Par exemple, les Irakiens déplacés à l'intérieur du pays dont les maisons ont été occupées par des milices armées et leurs chefs sont en droit d'avoir l'autodétermination.
Les réfugiés irakiens en Syrie, Jordanie, Egypte, et dans d'autres parties du monde se battent en permanence pour leur autodétermination.
Des centaines de milliers d'anciens militaires dont les unités ont été dissoutes attendent l'autodétermination.
Des millions d'orphelins, de martyrs et  d'enfants irakiens espèrent une décision qui les aidera à déterminer leur avenir.
Les Irakiens frappés par la pauvreté qui assistent au détournement de milliards de dollars (par leurs leaders et leurs factions) et finissent par ne pas manger à leur faim, ont envie de voir le jour où on leur donnera le droit à l'autodétermination.
Les prisonniers qui languissent dans les prisons publiques ou secrètes ainsi que celles dirigées par le ministère de l'intérieur et les Opérations Militaires de Bagdad plaident auprès du Tout Puissant, jour après jour, quel'heure arrive enfin  d'obtenir le droit à l'autodétermination.
Les victimes des ravages causés par les agences de renseignements internationales et régionales  en Irak ont un besoin urgent d'autodétermination.
   Et, même ceux qui résident dans la « Zone Verte » - gouvernants et gouvernés- ont une constance obsession de l'autodétermination. Ce sont eu qui savent, mieux que tout autre secteur de la société irakienne, le type d'« autodétermination » qu'on leur réserve. 

Gilles Munier

Jeudi 23 décembre 2010

(Traduction : Xavière Jardez)
http://www.azzaman.com/english/index.asp?fname=news2010-12-17kurd.htm
http://www.palestine-solidarite.org/dossier.Irak.Gilles_Munier.231210.htm

 



5 Annexe

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

5-1 Le sang de Saddam Hussein.

   Le Coran écrit avec le sang du Président Saddam Hussein embarrasse le régime de Bagdad…

La polémique artificielle suscitée à ce sujet par un article de Martin Chulow (1), correspondant à Bagdad du Guardian,  tombe comme par hasard juste avant la commémoration du cinquième anniversaire de l’exécution barbare de Saddam, le 30 décembre 2006 du calendrier grégorien.

Coup d’épée dans l’eau, du moins en pays musulmans, car ceux qui respectent sa mémoire l’ont célébrée le 10 Dhou Al Hijja 1431 - date de l’Aïd al-Adha - du calendrier hégirien, correspondant au 16 novembre 2010… ou le lendemain selon les pays et les sectes.

Ce jour-là, à Al-Awja, près de Tikrit, des Irakiens ont psalmodié des prières et récité des poèmes sur sa tombe. L’endroit, devenu lieu de pèlerinage, est, depuis deux ans, interdit de visite aux enfants des écoles.

   L’existence du Coran incriminé avait été annoncée, sans commentaire, le 25 septembre 2000 par la BBC  (2).

Le Président irakien, apprenait-on, avait chargé un calligraphe de le réaliser, trois ans plus tôt, lors de son 60ème anniversaire. A la cérémonie de présentation, Saddam avait déclaré qu’il voulait ainsi  remercier Dieu de l’avoir protégé pendant sa longue carrière politique. Dans une lettre, publiée par les médias irakiens, il expliquait : «Ma vie a été pleine de dangers dans laquelle j’aurais dû perdre beaucoup de sang … mais comme je n’ai saigné que très peu, j’ai demandé à quelqu’un d’écrire les paroles de Dieu avec mon sang en signe de reconnaissance».

A la mémoire du Prophète arabe

   Arrivé à Bagdad quelques jours plus tard, j’avais trouvé l’idée de Saddam singulière, mais dans l’air du temps. Sous l’effet de l’embargo imposé par les puissances occidentales, la religiosité progressait dans le pays, et pas seulement parmi les musulmans. Des traditions que l’on croyait disparues, renaissaient. Des ordres soufis, comme la Tariqa Casnazaniyah, réapparaissaient au grand jour.

En fait, l’islam s’était approprié une part de l’espace monopolisé par le discours nationaliste arabe dès les dernières années de la guerre Iran-Irak. Le 23 juin 1989, date de la mort de Michel Aflak – chrétien de rite grec orthodoxe –, fondateur du parti Baas, la nouvelle qu’il s’était converti secrètement à l’islam, sous le nom d’Ahmed, avait surpris certains, mais pas les lecteurs de son hommage « A la mémoire du Prophète arabe » (3), prononcé à Damas en 1943, qui semblait l’annoncer. Aussi, quand Saddam Hussein décida, le 13 janvier 1991, de placer le takbir,  « Allahu Akbar » (Allah est le plus grand), écrit de sa main, entre les trois étoiles du drapeau irakien, personne ne fut vraiment étonné (4). Au contraire, car l’Irak était, cette fois, en guerre contre l’Occident, synonyme de croisade pour une grande majorité de musulmans. Quelques jours plus tard, le 17 janvier, des missiles Scud tombaient sur Tel Aviv et Haïfa (5).

   Après la Première guerre du Golfe, l’esprit de résistance et de sacrifice pour l’islam et la cause arabe prirent de plus en plus d’importance dans les rassemblements et les défilés politiques.

Chaque jour, l’Irak était bombardé par l’aviation américaine. Des civils étaient tués, des infrastructures détruites. La nourriture et les médicaments manquaient. Dans les rues, des manifestants scandaient : «Avec notre âme, avec notre sang, nous nous sacrifions pour toi Saddam».

En Palestine occupée, les familles des martyrs du Hamas et du Djihad islamique recevaient une aide substantielle de l’Etat irakien. A chaque voyage en Irak – 6 à 8 par an, entre 1991 et avril 2003 – j’entendais parler de projets de construction de nouvelles mosquées. Les femmes, peu à peu, couvraient leur tête d’un voile. La consommation d’alcool dans les bars et les restaurants était interdite, au motif qu’elle choquait les Irakiens appauvris par le blocus international. L’Etat subventionnait les minorités religieuses – chrétienne, mandéenne, yézidie – pour qu’elles rénovent leurs édifices religieux ou en érigent de nouveau. J’ai vu l’impressionnante mosquée Oum al-Maarek (Mère des batailles) sortir de terre. Ses minarets avaient la forme de canons de kalachnikov ou de Scud. Une partie du lac qui l’entourait dessinait les frontières de la Nation arabe. L’emplacement de la mosquée, situé à l’ouest de Bagdad, dans un secteur quasi désert, avait été choisi par Saddam. C’est là, dans une petite ferme, qu’il s’était réfugié pour diriger les combats pendant la Première guerre du Golfe. Voila, en résumé, dans quel contexte historique, social et religieux, le Président irakien a demandé à un calligraphe une copie du Coran écrite avec son sang.

Le « Coran de sang »

   En 2000, l’exposition du « Coran de sang » était pratiquement passée inaperçue dans la presse occidentale. L’opposition anti-baasiste londonienne ou étasunienne n’avait pas particulièrement réagi, sachant qu’en Irak, l’ouvrage était considéré comme un témoignage de foi. A l’époque, aucune information sur la quantité de sang nécessaire à sa réalisation n’avait filtré. Aujourd’hui, propagande oblige, il est question de 27 litres… Martin Chulow, dans les « bons papiers » du régime de Bagdad, puisqu’il a été autorisé à interviewer Tarek Aziz dans sa cellule en août 2010, aurait dû vérifier les dires d’Ahmed al-Samarraï, imam de la mosquée Oum al-Qora (Mère des villes, en référence à La Mecque - ex Oum al-Maarek). Ce cheikh, soutenu par Al-Dawa, connu pour son américanophilie, a couvert, en janvier 2006, l’expulsion des lieux d’Hareth al-Dari, secrétaire général de l’Association des Oulémas musulmans (AMSI) dont c’était le siège, considéré alors comme un « repaire de terroristes » (6). Ecrire que 27 litres de sang ont été utilisés pour calligraphier la copie du Coran est une ineptie macabre : le corps humains n’est doté que d’environ 5 litres de sang et on ne peut en prélever qu’environ 450ml, toutes le huit semaines, sur un homme de 60 ans...

   La relique dont l’existence pose brusquement un problème au régime de Bagdad, est gardée – selon The Guardian -  dans une crypte de la mosquée Oum al-Qora (ex Oum al-Maarek), « protégée par de nombreuses portes dont les clés ont été confiées à plusieurs personnalités religieuses, pour que personne ne puisse les ouvrir seule ». Pour le cheikh Ahmed al-Samarraï, dont l’esprit est plus mercantile que religieux, le « Coran de sang »… « n’a pas de prix …(il) vaut des millions de dollars ». Faut-il le détruire ? Comme il s’agit du Livre saint, les avis sont partagés dans le camp pro-iranien (7). Selon Martin Chulow, certains dignitaires du régime « toujours trop effrayés par cette œuvre pour ouvrir les portes qui mènent à elle » estiment, que « le temps devrait apaiser les esprits dans cette affaire ». Espérons-le ! Mais, avec la clique au pouvoir à Bagdad, on peut aussi en douter.

Notes :

(1) Qur'an etched in Saddam Hussein's blood poses dilemma for Iraq leaders, par Martin Chulov (The Guardian – 19/12/10)

http://www.guardian.co.uk/world/2010/dec/19/saddam-legacy-quran-iraqi-government

 (2) Iraqi leader's Koran 'written in blood'  (BBC – 25/9/2000)

http://news.bbc.co.uk/2/hi/world/monitoring/media_reports/941490.stm

(3) A la mémoire du Prophète arabe

http://albaath.online.fr/Francais/COMMEMORATION_DU_PROPHETE_ARABE.htm

(4) Le nouveau régime irakien n’a pas pu imposer un nouveau drapeau inspiré, curieusement, par celui d’Israël. Il a finalement supprimé les étoiles et maintenu l’inscription « Allahu Akbar », mais en caractères de style coufique.  Les étoiles représentaient l’union manquée de l’Egypte, de la Syrie et de l’Irak et, plus tard, la devise du parti Baas : « Unité, Liberté, Socialisme ».

(5) A propos des tirs de missiles Scud sur Israël, Saddam Hussein a déclaré, dans sont entretien n°11 avec le FBI, qu’il « voulait punir le pays qu’il considérait être à la source de tous les problèmes ».

http://www.france-irak-actualite.com/article-entretien-n-...

 (6) Le cheikh Hareth al-Dari est un des principaux chefs de la résistance irakienne. Il vit en exil en Egypte ou en Jordanie depuis que le régime de Bagdad a émis un mandat d’arrêt international contre lui, en novembre 2006.

(7) Brûler le Coran est haram (interdit). La question de son incinération ne devrait pas se poser, à moins de croire – comme c’est le cas de certains chiites – que la version retenue sous le calife Othman (579-656 / 3ème calife) n’est pas complète. Ahmed Chalabi est pour la destruction du « Coran de sang » et de tout ce qui peut rappeler le régime baasiste, tandis que Mowaffak al-Rubaie, ancien conseiller à la sécurité nationale, considère qu’il faut préserver l’ouvrage car il fait partie de l’histoire de l’Irak. Ali al-Moussawi, porte-parole de Nouri al-Maliki, pense qu’il pourrait être exposé, plus tard, mais dans un musée privé.

Gilles Munier

(AFI-Flash n°110 - janvier 2011)

http://www.france-irak-actualite.com:80/article-le-sang-d...

04/01/2011

n°1 - Dossier : Guerre en Côte d’Ivoire - Début : Les guerres états-uniennes pour piller l’Afrique -1ap - Les guerres états-uniennes pour piller l’Afrique

n°1 - Dossier : Guerre en Côte d’Ivoire  - Début : Les guerres états-uniennes pour piller l’Afrique -1ap - Les guerres états-uniennes pour piller l’Afrique



       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 

                                                       



 Dossier : Guerre en Côte d’Ivoire

     n°1                                                                         03-01

                                                 C.De Broeder & M.Lemaire   

 



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Sommaire

Tiré a part

Pierre PICCININ : Côte d’Ivoire : « légalisme » ou « gouvernance » ?

1 Pays

France

César Ebrokié : Côte-d'Ivoire: Défense de Laurent Gbagbo /

Me Jacques Vergès : “La Côte d'Ivoire sera le tombeau de la France”.

Côte d’Ivoire : la France pyromane ne doit pas jouer au pompier.

2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

2-1 Côte d'Ivoire – LES MEDIAS FRANÇAIS Sarkozy menace les intérêts

2-2 Côte d'Ivoire - François Fillon ne partage pas

2-3 Attentats contre les chrétiens en Irak ou Côte d'Ivoire, tout n'est que mensonges...

2-4 Les clés de la propagande de Dramane Ouattara.

Fin

3 Dossier

3-1 Coudy : Côte d’Ivoire : un cas d’école...

4 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

4-1 Les guerres états-uniennes pour piller l’Afrique

4-2 Robert Lee Obassandjo : « War on Africa » - exercice de décryptage géopolitique : guerre en Côte d’Ivoire (I).

4-3 Robert Lee Obassandjo : « War on Africa » - exercice de décryptage géopolitique : guerre en Côte d’Ivoire (II)



Tiré a part

Pierre PICCININ : Côte d’Ivoire : « légalisme » ou « gouvernance » ?

Qui de Laurent Gbagbo ou d’Alassane Ouattara est-il le président légitime de la Côte d’Ivoire, depuis le second tour des élections, ce 28 novembre, et l’imbroglio institutionnel qui les a suivi, plongeant le pays dans une crise aux allures de guerre civile ?
Laurent Gbagbo, président sortant, chrétien, a dû faire face, depuis 2002, à une rébellion l’opposant aux leaders musulmans de Côte d’Ivoire. Après diverses tentatives de négociations qui ont toutes échoué, il a proposé de procéder à des élections, dans le but de mettre fin au conflit.
A l’issue de ces élections, la Commission électorale, gagnée à la cause d’Alassane Ouattara, a déclaré ce dernier, musulman, vainqueur du scrutin.
Cependant, selon la constitution ivoirienne, c’est au Conseil constitutionnel, favorable à Laurent Gbagbo, qu’il revenait de valider ou non les résultats des élections. Or, ce dernier a dénoncé les nombreuses fraudes qui ont émaillé l’élection présidentielle. Et, de fait, alors que très largement catholiques et donc favorables à Laurent Gbagbo, les 60% du pays, la partie nord, tenus par la rébellion, selon la Commission électorale, auraient bizarrement voté pour Alassane Ouattara… Les résultats du vote étant très serrés (54% en faveur d’Ouattara, selon la Commission électorale), les constatations de fraudes pourraient sans aucun doute inverser la donne.
Mais, tout aussi étrangement, alors que rien ne permet pourtant de trancher, la communauté internationale, à l’encontre de la constitution ivoirienne, a choisi de peser en faveur de la Commission électorale, balayant d’un revers de la main la décision du Conseil constitutionnel. Alassane Ouattara a ainsi été proclamé président par plusieurs gouvernements étrangers, de la manière la plus arbitraire.
En tête de cette mouvance, on trouve la France, ancienne puissance coloniale qui cherche à conserver ses intérêts en « Françafrique » et a misé sur ce nouvel homme fort dans le cas de la Côte d’Ivoire, et ce depuis le début de la rébellion, contre laquelle l’Élysée a toujours refusé d’assister le gouvernement ivoirien, à l’encontre des traités de défense pourtant signés avec celui-ci.
Mieux, en 2004, dans ce contexte, prétextant de la mort de neufs soldats français basés en Côte d’Ivoire, tués lors d’une manifestation anti-française à Abidjan, l’armée française avait même violé le territoire de la Côte d’Ivoire et, en guise de « représailles », détruit l’entièreté de l’aviation ivoirienne, favorisant ainsi incontestablement la progression de la rébellion.
Dans le but de soutenir Alassane Ouattara et de chasser Laurent Gbagbo, enfin, le gouvernement français n’a pas hésité à appeler à une intervention militaire des voisins de la Côte d’Ivoire, associés, en étroite collaboration avec la France, dans la « Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest ».
Ce dimanche 26 décembre, cependant, Alassane Ouattara avait lancé un appel à la grève générale, dans le but évident d’asseoir sa légitimité sur une large manifestation populaire. Mais c’est l’effet contraire qui a résulté de cet appel, qui ne fut suivi quasiment nulle part dans le pays et certainement pas dans la capitale, Abidjan, où commerces et marchés battaient leur plein comme chaque jour, au rythme des concerts de klaxons et des embouteillages habituels, y compris dans les quartiers pourtant réputés partisans de Ouattara.
Seule la petite ville de Bouaké, fief de la rébellion alliée d’Alassane Ouattara, a vu ses échoppes fermées, sous la férule des miliciens ; et cette opération a en définitive pris la tournure d’un cuisant désaveu pour le « président » reconnu par la communauté internationale…
Toutefois, rien ne semble pouvoir modérer l’ingérence de l’étranger (c’est-à-dire la France sarkozyste, son nouvel allié privilégié, les Etats-Unis, et les principaux États européens, qui n’ont aucun intérêt à contrarier Paris dans sa zone d’influence africaine…) : dans sa volonté de promouvoir Ouattara à la tête de la Côte d’Ivoire, pas même ce désaveu populaire ne saurait l’arrêter. Le légalisme, la souveraineté des États et le droit international semblent bien avoir vécu.
En matière de relations internationales, en effet, la nouvelle mode est au concept de « gouvernance » : faisant fi de toutes les règles établies, les États qui en ont les moyens, économiques et militaires, « gèrent » les crises au cas par cas, imposant leurs vues dans « l’intérêt » des populations concernées ; et ce au nez et à la barbe de l’ONU, pourtant sensée garantir le respect de ces règles.
Ce fut le cas tout récemment, pour la première fois sans le moindre complexe, au Kosovo, province qui fut détachée de la République de Serbie et érigée en État indépendant, sans accord ni de l’Assemblée générale, ni du Conseil de sécurité de l’ONU, mais du seul fait de la force, de l’OTAN, des Etats-Unis, et pas même de tous les États membres de l’Union européenne, certains, telles l’Espagne ou la Roumanie, ayant refusé de reconnaître cette monstruosité institutionnelle.
Peuple de Côte d’Ivoire, entre légalisme et gouvernance, c’est ton cœur qui vacille…
Pierre PICCININ

Professeur d’histoire et de sciences politiques

Vendredi 31 Décembre 2010
Website : http://pierre.piccinin-publications.over-blog.com



1 Pays

France

César Ebrokié : Côte-d'Ivoire: Défense de Laurent Gbagbo /

Me Jacques Vergès : “La Côte d'Ivoire sera le tombeau de la France”.
Vendredi 31 décembre 2010

“Nous voulons dire aux autorités françaises, n’oubliez pas le Vietnam, vous étiez plus forts parait-il; il y a eu Dien Bien Phu. En Algérie, vous étiez plus forts en votre temps. Il ya eu la défaite. Si vous attaquez la Côte d’Ivoire comme vous voulez le faire, ce sera votre tombeau”.

Le célèbre avocat français, Jacques Vergès, a mis en garde la France contre une intervention militaire en Côte d’Ivoire, hier, à la sortie d’une audience que lui a accordée Laurent Gbagbo, au Palais de la présidence de la République, au Plateau. Jacques Verges et Roland Dumas, ancien ministre des Affaires étrangères de François Mitterrand, puis ancien président du Conseil constitutionnel français, sont venus pour s’informer sur la crise postélectorale, dans une perspective de défendre le dossier de Laurent Gbagbo.
Le juriste français a dénoncé l’attitude de la France dans la crise ivoirienne, qu’elle a jugée de néo-colonialiste. “La France n’a pas à traiter la Côte d’Ivoire comme une colonie. La Côte d’Ivoire est un pays indépendant qui doit être respecté. La Côte d’Ivoire a consenti à des sociétés françaises des accords extrêmement favorables : Total pour le pétrole ; Bolloré pour le port ; Bouygues pour l’eau. Les Ivoiriens n’entendent pas à être traités en domestiques”, a-t-il affirmé. L’avocat prône une nouvelle forme de coopération entre la France et les pays africains.
Une coopération plus humaine qui privilégie les intérêts des peuples africains et français. “Vous avez 15 milliers de français qui vivent honnêtement ici. Vous avez les sociétés françaises qui ont obtenu le pétrole, l’eau, le port avec des accords normaux. Maintenant, il ne s’agit pas de traiter la Côte d’Ivoire comme une colonie. Il ne s’agit pas de demander au patron de Côte d’Ivoire de donner un peu d’argent pour les élections en France comme cela se passe avec d’autres pays africains. Relisez les documents de wikileas et vous verrez.”, a-t-il avancé.
L’avocat Jacques Vergès n’a pas manqué d’épingler les Nations unies en évoquant les élections en Afghanistan où, pour lui, l’Onu s’est totalement fourvoyer. “L’Onu en Afghanistan a reconnu un gouvernement élu par la corruption et la fraude. Et la communauté internationale le reconnait. Et précisément, ce que nous sommes venus dire au Président Gbagbo, c’est que le gouvernement français n’est pas encore rentré dans l’histoire.
Il pense encore à une Afrique où il y avait les gouverneurs, les juges de paix à compétence étendue, des canonnières et puis des dirigeants corrompus qui volaient leurs peuples et partageaient le fruit de la corruption avec les dirigeants français”, a-t-il déclaré. L’hôte du président Laurent Gbagbo a présenté le numéro 1 ivoirien comme un symbole pour la renaissance de l’Afrique. “Il rêve d’une Afrique nouvelle, une Afrique qui ne s’incline pas ; une Afrique qui n’est pas une Afrique de boys ; une Afrique qui est indépendante ; ce qui est intolérable pour les Français, pour les dirigeants français. C’est pourquoi il est devenu un symbole”, a soutenu le juriste.
Pour sa part, Roland Dumas a relevé des inexactitudes dans les chiffres des élections et pris l’engagement d’organiser la défense du chef de l’Etat ivoirien. “Nous avons obtenu de le voir en premier parce qu’il est président de la Côte d’Ivoire. Dès demain, on rentre à Paris, on va faire des conférences de presse. On nous a donné un certain nombre de documents. Nous allons les dépouiller, les regarder et faire un livre blanc et assurer la défense des autorités en place”, a souligné Roland Dumas. Avant d’ajouter : “On ne prend pas partie.
On vient étudier le dossier. Et on s’aperçoit de plus en plus que plus on avance, plus on s’aperçoit qu’il y a des choses inexactes qui se sont produites”. L’ancien président du Conseil constitutionnel français a souligné la détermination de Laurent Gbagbo à aller jusqu’au bout dans son combat pour la dignité de la Côte d’Ivoire. “Le président Laurent Gbagbo nous a reçus longuement. Nous avons fait un tour d’horizon complet des évènements récents. Nous avons échangé quelques points de vue. Nous avons pris conscience de la dureté des événements et de la dureté des temps. Mais il est résolu, il est déterminé, il est plein d’énergie”, a conclu Roland Dumas.

César Ebrokié

Publié le 1er janvier 2011Share 


 

Source : Nouvelle Afrique
http://www.nouvelle-afrique.com/...

 

Vergès : « La France préparait une agression »
Extrait…

Un mois après l'annonce des résultats, Laurent Gbagbo refuse toujours de céder le pouvoir à son rival Alassane Ouattara [10] en dépit des injonctions de la communauté internationale. Ce sont ces injonctions, et notamment la position pro-Ouattara de la France, que dénonce Jacques Vergès.
Interviewé par téléphone par Rue89 alors qu'il se trouve à Abidjan, l'avocat français ne se place pas dans une perspective d'apaisement.
Rue89 : Ce séjour est-il le début d'une longue série ? Préparez-vous une éventuelle défense de Laurent Gbagbo devant une juridiction internationale ?
Jacques Vergès : Je suis arrivé jeudi matin, je repars sans doute samedi soir. Je passerai le réveillon sur la lagune.
Nous reviendrons en effet : nous sommes venus à la demande du président Gbagbo, et parce que nous voulions nous informer de la situation pour ensuite agir en France.
Rue89 : « Agir en France » en vue d'un apaisement impliquerait un rôle d'intermédiaire avec les autorités françaises, peu acquises à ce jour à la cause de Laurent Gbagbo. Vous placez-vous dans cette perspective ?
Jacques Vergès : Les autorités françaises ont des oreilles si elles veulent écouter. Agir en France signifie surtout tenir des conférences de presse et rendre compte de ce nous constatons sur place.
On affirme à Paris que le président sortant a été battu aux élections, or c'est complètement faux. J'ai rendez-vous ce vendredi après-midi avec le Conseil constitutionnel ivoirien pour voir des documents qui permettent de prouver le contraire.
Rue89 : Le Conseil constitutionnel ivoirien est clairement favorable à Laurent Gbagbo depuis l'issue du scrutin…
Jacques Vergès : Il existe des pièces, que je compte bien ramener en France, qui permettent de prouver que Laurent Gbagbo a remporté les élections.
Il s'agit d'un coup d'Etat électoral organisé par le représentant de la France et le représentant des Etats-Unis en Côte d'Ivoire, qui ont pris par la main le responsable de la Commission électorale indépendante (CEI) [qui donne Ouattara vainqueur depuis le 3 décembre, ndlr] et l'ont conduit tout droit à l'hôtel du Golf [le quartier général d'Alassane Ouattara].
Rue89 : Dans quel but, selon vous ?
Jacques Vergès : Mais, bien sûr, en vue d'une agression qui se préparait de longue date.
Rue89 : Etes-vous en mesure d'étayer l'hypothèse d'une telle agression ?
Jacques Vergès : Absolument. Une agression militaire est préparée par la France et les Etats-Unis afin de placer un gouvernement fantoche en Côte d'Ivoire comme dans tant d'autres pays où des gouvernements de tirailleurs servent les intérêts français et américains sans mot dire.
Quinze mille Français vivent en Côte d'Ivoire dans de bonnes conditions. Le gouvernement a donné l'eau à Bouygues, le pétrole à Total, le port à Bolloré, mais les représentants ivoiriens voudraient bien être traités d'égal à égal.
On dit qu'Obama et Sarkozy on téléphoné à tel ou tel… mais comment prendrait-on en France que le président du Nigéria appelle au sujet des Roms ? Tous les chefs d'Etat africains n'acceptent pas d'être traités au rang de domestiques.
Rue89 : La question reste toutefois la légitimité du gouvernement. Avant de vous rendre à Abidjan [11], vous estimiez qu'on aurait pu attendre pour organiser ces élections. Avez-vous radicalisé votre position ?
Jacques Vergès : Ce que j'ai dit, c'est que les élections ne résolvent pas un conflit, mais confirment un consensus. On a voulu passer en force, c'était là la grande erreur.
Rue89 : C'est pourtant Laurent Gbagbo lui-même qui a accepté ces élections, pensant les gagner…
Jacques Vergès : Il a accepté et il les a gagnées ! C'est un coup d'Etat électoral et les forces de l'ONU se comportent comme en pays ennemi. Les militaires des Nations unies tirent à balles réelles sur des civils désarmés. Nous l'avons constaté en visitant les hôpitaux jeudi après-midi.
Mais à Paris, la presse a été intoxiquée. Or les élections ne se sont pas déroulées comme on le prétend.
Rue89 : Parmi les conseillers blancs de Laurent Gbagbo, dont vous faites partie, on peut citer Jean-François Probst, ou Marcel Ceccaldi, l'avocat de Jean-Marie Le Pen, Roland Dumas, ancien président du Conseil constitutionnel qui est, bien sûr, une figure de la Mitterrandie… Que répondez-vous à ceux qui trouvent qu'il s'agit d'un bien drôle atelage ?

Jacques Vergès : Je ne sais rien de tout cela. Les commérages ne m'intéressent pas. On me dit qu'une guerre se prépare, c'est pour cela que je suis ici. Ce qui m'intéresse, c'est de trouver quels sont ces avions mystères qui débarquent à Bouaké [dans le nord de la Côte d'Ivoire, fief de l'ex-rébellion].
C'est ce que je rentrerai raconter à Paris et on verra bien si les intéressés me font un procès en diffamation
.

http://www.rue89.com/2010/12/31/verges-a-abidjan-la-franc...
http://www.fischer02003.over-blog.com/article-dumas-et-ve...
http://www.convergencedesluttes.fr/index.php?post/2011/01...

Côte d’Ivoire : la France pyromane ne doit pas jouer au pompier.

L’association Survie rappelle que la France porte une grande responsabilité dans la crise qui secoue la Côte d’Ivoire depuis 8 ans. Malgré ce que prétendent l’ONU et les puissances occidentales, les conditions n’étaient pas réunies pour éviter une large fraude, particulièrement au Nord du pays. La seule issue semble désormais l’apaisement entre les deux camps et non l’affirmation de la victoire de l’un sur l’autre. La France doit procéder au retrait de son opération militaire au profit de troupes internationales sous commandement onusien.

Pour la première fois de leur histoire, les citoyens ivoiriens ont voté dans une élection présidentielle véritablement pluraliste et ouverte. Malgré des conditions extrêmement défavorables, la participation fut massive. Mais depuis trois semaines, la Côte d’Ivoire est séquestrée par « deux présidents ». Tandis que l’un, Laurent Gbagbo, se crispe sur son pouvoir, la « communauté internationale » est en passe d’imposer l’autre,Alassane Ouattara, aux Ivoiriens.

Pour cerner l’immense responsabilité de la diplomatie française dans l’impasse que vit actuellement la Côte d’Ivoire, il est nécessaire de poser quelques jalons historiques.

À l’automne 2002, l’Élysée refuse l’application des accords de défense à une Côte d’Ivoire en proie à une rébellion armée approvisionnée par un pays voisin. Au contraire, un cessez-le-feu est imposé, entérinant la partition du pays.

En janvier 2003, lors des accords de Marcoussis, la diplomatie française impose l’entrée des rebelles dans le gouvernement ivoirien. À Abidjan, des manifestants refusent que les portefeuilles de la Défense et de l’Intérieur soient confiés aux rebelles, comme le prévoyait l’exécutif français.

En novembre 2004, un engrenage tourne au drame. Au cours d’une offensive aérienne de l’armée ivoirienne sur les zones rebelles, neuf soldats français de l’opération Licorne et un civil américain trouvent la mort. Craignant un putsch orchestré par l’armée française après qu’elle a détruit l’aviation militaire ivoirienne, des manifestants envahissent certains quartiers d’Abidjan.L’armée française tire sur des manifestants, faisant plus de soixante morts.

Les accords de Pretoria d’avril 2005 calquent la structure de la Commission Électorale Indépendante (CEI) sur le plan de table des négociations de Marcoussis, aboutissant à une surreprésentation des rebelles, assurant aux partis d’opposition une large majorité [1]. Dans la foulée, le Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) est créé à Paris, réconciliant deux anciens ennemis [2], Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara, autour d’un accord électoral destiné à assurer la victoire de l’un des deux sur Laurent Gbagbo. L’Union Européenne impulse, à travers les Nations Unies, un Programme d’Appui aux Processus Électoraux dont la CEI est le principal bénéficiaire. Le descriptif de ce programme [3] laissait déjà augurer un passage en force :

« Pour les prochaines échéances électorales, il est à prévoir que le problème de confiance se posera avec une acuité encore plus grande et exigera le recours à des pouvoirs décisionnels exceptionnels pour contrecarrer l’incapacité d’atteindre des consensus politiques en temps utile. »

Début 2007, depuis Ouagadougou, Michel de Bonnecorse, chef de la cellule africaine de l’Élysée sous Jacques Chirac, annonce que la fin de la rébellion n’est pas un préalable aux élections [4]. Quelques semaines plus tard, Laurent Gbagbo, Guillaume Soro, leader de la rébellion, et Blaise Compaoré, président du Burkina, signent les accords de Ouagadougou : Guillaume Soro devient premier ministre. Fin 2007, un accord complémentaire a pour unique objet de confier à la société française Sagem Sécurité le volet technique de l’élaboration des listes électorales [5].

Ce 2 décembre 2010, le Conseil Constitutionnel ivoirien, essentiellement favorable à Laurent Gbagbo, constate l’expiration du délai imparti à la CEI pour annoncer les résultats provisoires. En effet, la CEI a échoué à trouver un consensus sur l’ampleur d’irrégularités dans le scrutin. Le président de la CEI Youssouf Bakayoko se rend alors au Golf Hôtel, où se trouvent déjà Henri Konan Bédié, Alassane Ouattara, Guillaume Soro, le représentant du secrétaire général de l’ONU et les ambassadeurs français et américain. Ces derniers lui promettent protection jusqu’à l’aéroport, en échange de la proclamation de résultats. Bakayoko annonce la victoire de Alassane Ouattara devant les caméras occidentales. Le lendemain, le Conseil Constitutionnel annonce l’invalidation du scrutin dans sept départements de la zone contrôlée par les rebelles et la victoire de Laurent Gbagbo.

Prétendre organiser une élection satisfaisante sans mettre fin à la partition du pays [6] était absurde. On s’étonne qu’aucune autorité internationale ne l’ait exigé sérieusement. Malgré les énormes moyens mis en œuvre, le scrutin n’a pas offert les garanties brandies par l’ONU.

Croire que l’élection présidentielle sortirait la Côte d’Ivoire de la crise était un leurre. Aucun des candidats du second tour ne sera capable à lui seul de guérir la société ivoirienne de ses plaies. Ni Alassane Ouattara, l’économiste libéral qui a fait carrière dans les grandes institutions financières internationales, l’adepte des privatisations, des coupes dans les budgets sociaux et autres plans d’ajustement structurel, l’ami très apprécié de l’Élysée. Ni Laurent Gbagbo, le socialiste devenu rapidement allié des grands groupes français, le nationaliste souvent - et sans doute volontairement - ambigu.

Il est urgent que les initiatives d’apaisement soient privilégiées [7]. Si la « communauté internationale » a une once de bon sens, c’est dans cette voie qu’elle doit pousser les acteurs de cette crise et non dans le refus de voir la réalité et dans l’illusion qu’on peut imposer une solution de force à un pays divisé. Le risque est de plonger la Côte d’Ivoire dans la violence.

Nous demandons que tout soit fait, à commencer par le retrait de l’opération Licorne au profit d’un renforcement de l’ONUCI, pour la réconciliation des Ivoiriens et non pour assurer la victoire d’un camp sur l’autre, ce qui serait lourd de menaces pour l’avenir de la Côte d’Ivoire.

Contact presse :
Stéphanie Dubois de Prisque - Chargée de communication
stephanie.duboisdeprisque(a)survie.org
01 44 61 03 25
06 89 31 17 18

Sources : survie.org.

23 décembre

http://www.oulala.net/Portail/spip.php?article4880



2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

2-1 Côte d'Ivoire – LES MEDIAS FRANÇAIS Sarkozy menace les intérêts

VIDEO http://www.wat.tv/video/cote-ivoire-sarkozy-menace-38kgz_2hpbt_.html


2-2 Côte d'Ivoire - François Fillon ne partage pas

VIDEO http://www.wat.tv/video/cote-ivoire-francois-fillon-39o7d_2hpbt_.html


2-3 Attentats contre les chrétiens en Irak ou Côte d'Ivoire, tout n'est que mensonges...

Les Médias, en Occident... sont aux mains des Occidentaux;

Et les Médias, ailleurs, sont aussi aux mains des Occidentaux:

Les pays sont dirigés par des corrompus ou par des dictateurs achetés par les Occidentaux, ou bien, après avoir été bombardés ou bernés, ils ont vu arriver à leur tête des marionnettes au service de l'Oligarchie anglo-saxonne et israélienne, ou bien leurs médias sont colonisés par ces derniers. De toute façon, les citoyens sont manipulés. 
Les chrétiens sont, nous dit-on à longueur "d'informations", massacrés par des Musulmans, des Arabes (d'ailleurs tous plus ou moins ravalés, de façon scandaleuse, au rang d'islamistes fanatiques, haineux, assassins, et j'en passe), en réalité ils vivaient en bonne intelligence, avant les interventions militaires de l'Occident carnassier un peu partout, notamment en terres musulmanes. L'Irak est un excellent exemple: Du temps du "dictateur" S. Hussein, ils étaient bien traités. Comment, aujourd'hui, pourrait-il en être de même, alors qu'un Bush a claironné partout qu'il menait sa croisade "chrétienne" contre le Mal ? 
Les Chrétiens d'Orient ont toujours défendu, par exemple, la cause palestinienne, encore récemment par la voie de leurs Représentants locaux... ont-ils été victimes d'attentats sous faux drapeau pour payer leur appui officiel ? Toujours est-il que la CIA et le Mossad provoquent en permanence des attentats un peu partout, pour les attribuer ensuite à Ben Laden, aux Islamistes, et, via les Médias aux ordres, dresser l'opinion contre eux... et plus généralement contre les Arabes et contre les Musulmans. Tout est scandaleusement fait pour susciter le rejet, la haine, et justifier ensuite les juteux (pour les multinationales) chocs de civilisation menant aux guerres désormais "préventives, totales, planétaires, permanentes, nucléaires", le moment venu. 
Et lorsque les Services secrets de l'Occident provoquent des attentats contre les chrétiens, ils ont en vue la manipulation de l'opinion, son conditionnement, pour ensuite dresser les chrétiens du monde entier contre les Musulmans. C'est machiavélique...

La Côte d'Ivoire et les médiamensonges... 
Côte d'Ivoire: Gbagbo est diabolisé par l'Occident, alors qu'il mène un combat exemplaire contre le colonialisme toujours vivant. Très critique vis-à-vis de la politique française en Afrique, ami des Chinois, socialiste, il a tout pour déplaire aux Occidentaux, et son rival Ouattara, tout pour plaire: Ancien dirigeant du FMI, il est le candidat idéal des multinationales qui pillent les pays (au détriment des peuples), soumis, obséquieux, et totalement indifférent au sort des Africains. Vendu ! Grâce aux Occidentaux, il s'est implanté au Nord de la Côte d'Ivoire, et Gbagbo contrôle le Sud. Les médias occidentaux ont fait silence sur les exactions des partisans de Ouattara au Nord, et si les résultats ont été truqués, c'est dans cette partie du pays ! Bref, Gbagbo est bel et bien élu. Mais il déplaît aux Occidentaux, car il ne se soumet pas, lui... Et la Côte d'Ivoire est le pays le plus riche de la région (notamment avec son cacao), et une manne pour les prédateurs occidentaux qui ne veulent pas entendre parler d'un dirigeant indépendant ! Autant dire que tout est une question d'influence, de géo-politique, et qu'une fois de plus les peuples sont sacrifiés... Si une guerre civile éclate, les Occidentaux seront entièrement responsables, d'autant que Gbagbo est prêt à partager le pouvoir ! Voilà la vérité que les Médias vendus aux Occidentaux ne vous diront pas....
Amis Lecteurs, boycottez la télévision asservie, et informez-vous sur le Net !  
eva R-sistons aux médiamensonges...
http://r-sistons.over-blog.com
 


2-4 Les clés de la propagande de Dramane Ouattara.

Après avoir perdu la présidentielle ivoirienne, Alassane Dramane Ouattara se livre à une intoxication tout azimut de l’Etat ivoirien. Voici les clés de la propagande diabolique orchestrée par le président du RDR.

Vendredi 31 Décembre 2010

 « La vérité finit toujours par triompher du mensonge ». Cet adage qui a traversé le temps ne saurait trahir la cause ivoirienne. Alassane Ouattara et ses « spins doctors » de la nébuleuse internationale ont vite fait de propager le mensonge de sa supposée victoire au scrutin du 28 novembre dernier.
Et pourtant, la vérité sortie des urnes le désigne clairement perdant.

Pour tenter de falsifier l’Histoire, il utilise la désinformation dont l’instrument majeur est le lynchage médiatique.
A cet effet, la quasi-totalité des médias occidentaux a été mobilisée pour faire avaler la couleuvre aux Ivoiriens. Dans cette perspective, l’on a tendance à ne considérer que les seuls résultats donnés par le président de la Commission Electorale Indépendante. Ce qui est totalement aberrant pour qui connait les lois et règlements en vigueur en Côte d’Ivoire. En effet, la CEI, en sa qualité d’organe administratif, a pour rôle d’organiser les élections et de proclamer les résultats provisoires. Il revient ensuite au Conseil Constitutionnel de procéder à la proclamation définitive desdits résultats. Ignorer volontairement cet état de fait et se baser uniquement sur les faux résultats donnés par M Youssouf Bakayoko dans des conditions hors-la-loi, c’est mépriser les Ivoiriens qui se sont librement et souverainement donnés une Constitution le 1er aout 2000 en vue de régir la marche de l’Etat de Côte d’Ivoire.
Faut-il encore rappeler que la CEI n’a pas pu donner les résultats dans le délai de trois jours qui lui était imparti et qu’en pareille circonstance il revient au Conseil Constitutionnel, juge des élections et juridiction suprême, de se saisir de la suite de la procédure, régler le contentieux électoral et proclamer les résultats définitifs ? Faut-il encore rappeler au monde que le président de la CEI a été kidnappé depuis son domicile par les ambassadeurs de France et des Etats-Unis afin de l’amener à annoncer manu militari le résultat du scrutin, non au siège de la Commission Electorale Indépendante, mais au quartier général du candidat Alassane Ouattara ?

Où a-t-on vu cela dans le monde ?

Quel est donc, au regard de ce qui précède, la crédibilité des résultats annonçant Ouattara Dramane vainqueur ?
En outre, les propagandistes à la solde de Ouattara affirment que le Conseil Constitutionnel est composé en majorité de personnalités acquises à la cause du Président Laurent GBAGBO sans prendre la peine de relever que l’opposition politique et rebelle domine largement la CEI. Au-delà de cette mauvaise fois manifeste, toutes les personnes guidées par le bon sens devraient se poser la question suivante : M Paul Yao Ndré, président du Conseil Constitutionnel a-t-il dit le Droit ? Si oui, Laurent Gbagbo est bel et bien le vainqueur de l’élection présidentielle de la République de Côte d’Ivoire.
Tout le reste n’est que pure affabulation et propagande grotesque qui ne saurait vaincre la volonté populaire des Ivoiriens qui n’aspirent qu’au redécollage socio-économique de leur pays défiguré et retardé par les envahisseurs et sanguinaires envoyés par la France dans la seule optique de perpétuer la tradition coloniale. Ignorant royalement que le temps de l’asservissement de l’Afrique est révolu.

Vendredi 31 Décembre 2010

http://www.alterinfo.net/Les-cles-de-la-propagande-de-Dramane-Ouattara_a53249.html


n°1 - Dossier : Guerre en Côte d’Ivoire - Fin : Les guerres états-uniennes pour piller l’Afrique -1ap - Les guerres états-uniennes pour piller l’Afrique

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       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 

                                                       



 Dossier : Guerre en Côte d’Ivoire

     n°1                                                                         03-01

                                                 C.De Broeder & M.Lemaire