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10/11/2010

n°556 - Journal de Palestine - 20-10 au 09-11 - Fin - : Mechaal: L'administration américaine est incapable de faire quelque chose pour nous

n°556 - Journal de Palestine - 20-10 au 09-11 - Fin - : Mechaal: L'administration américaine est incapable de faire quelque chose pour nous



          Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

     Sa diffusion est un acte de résistance.

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine 

n°556                       20-10 au 09-11

C.De Broeder    &   M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire

4 Politique internationale des territoires occupés 

5 Médias/Vidéos 

5-1 Les règles du journalisme Selon Djamal Benmerad.

5-2 Pierre Piccinin : La liberté d’expression menacée de mort.

5-3 Rencontre Stéphane Hessel - Régis Debray à Gaza.

5-4 Blagues à part », road movie

6 Les brèves

6-1 Mechaal: L'administration américaine est incapable de faire quelque chose pour nous.

6-2 « Israël »: les enfants jeteurs de pierres seront assignés à domicile.

6-3 L'Egypte poursuit la construction du mur d'acier.

6-4 Des centaines de colons envahissent Bethléem et Naplouse pour accomplir leurs rites.  



4 Politique Internationale

Organisations Mondiales & régionales

Onu

L’ONU alarmée par les nouvelles constructions israéliennes.
Le Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen Orient, Robert Serry, a qualifié jeudi « d'alarmantes » les informations faisant état de la construction de nouvelles habitations pour les colons israéliens dans le Territoire palestinien occupé.
« La reprise de la construction de colonies est illégale en vertu du droit international », a-t-il fait savoir, estimant qu'elle allait « à l'encontre des appels répétés de la communauté internationale de créer les conditions propices à des négociations ». Selon Robert Serry, cette reprise des constructions « ne fera que saper la confiance ».
« Nous continuons d'appuyer fermement les efforts visant à créer les conditions pour la reprise de négociations fructueuses », a-t-il conclu.
Selon la presse, qui cite le mouvement israélien La Paix Maintenant, plus de 600 logements ont été mis en chantier dans les colonies israéliennes de Cisjordanie en moins d'un mois, un rythme quatre fois supérieur à celui d'avant la fin du moratoire le 26 septembre.
La question de la colonisation bloque la poursuite des négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens, ces derniers refusant de les reprendre tant que la construction dans les colonies se poursuit.

21 octobre 2010 –
http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=23429&Cr=Isra%EBl&Cr1=Palestiniens


Human Rights Watch

HRW dénonce des tortures dans les prisons de l’Autorité palestinienne.

L'association de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW) a dénoncé la pratique de la torture dans les prisons de l'Autorité palestinienne, notamment à l'encontre des détenus du Hamas, et ce, dans un communiqué publié jeudi.
L'ONG a demandé à l'Autorité palestinienne une "prompte enquête sur des tortures qu'auraient subies deux hommes détenus et transférés dans la prison de Jéricho", en Cisjordanie, lors d'une vague d'arrestations par les services de sécurité palestiniens en septembre, après une opération contre des colons israéliens près de Hébron AlKhalil, revendiqué par le Hamas.
 Elle a réclamé que des "poursuites soient engagées contre les responsables de ces abus" après avoir recueilli des témoignages incriminants de ces deux hommes qui ont affirmé avoir été ligotés pendant des heures dans des positions très douloureuses.
L'un des deux, Ahmad Salhab, 42 ans, de la région d’AlKhalil (sud de la Cisjordanie) a dû être hospitalisé à la suite des sévices qu'il a subis.  
Le second, qui a requis l'anonymat, s'est également plaint de privations répétées de sommeil. 
HRW fait état de plus de cent accusations de torture portées par des détenus arrêtés par les services de sécurité palestiniens.
"Les rapports sur l'emploi de la torture par les services de sécurité s'accumulent. Le président (palestinien) Mahmoud Abbas et le Premier ministre  Salam Fayyad sont au fait de la situation. Ils doivent mettre fin à l'impunité (des auteurs de sévices) et s'assurer que les coupables seront poursuivis", a déclaré un responsable de l'ONG pour le Moyen-Orient, Joe Stork.

22/10/2010

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=159084&language=fr


Vatican

Le synode des évêques pour le Moyen-Orient réuni au Vatican demande à l’ONU de mettre fin à l’occupation israélienne.

Le synode des évêques pour le Moyen-Orient réuni au Vatican en présence du pape a demandé samedi à la communauté internationale, en particulier à l’ONU, de mettre fin à l’occupation israélienne « de différents territoires arabes » en faisant appliquer les résolutions de l’ONU.

Dans son message final publié samedi le synode, ouvert le 10 octobre, lance un « appel à la communauté internationale ».

« Les citoyens des pays du Moyen-Orient interpellent la communauté internationale, en particulier l’ONU pour qu’elle travaille sincèrement à une solution de paix juste et définitive dans la région, et cela par l’application des résolutions du Conseil de sécurité et la prise des mesures juridiques nécessaires pour mettre fin à l’occupation des différents territoires arabes » par Israël », déclarent les évêques, provenant en majorité du Moyen-Orient.

De cette façon, « le peuple palestinien pourra avoir une patrie indépendante et souveraine et y vivre dans la dignité et la stabilité », affirment les prélats. De son côté, Israël « pourra jouir de la paix et de la sécurité au-dedans des frontières internationalement reconnues », ajoutent-ils.

« La ville sainte de Jérusalem pourra obtenir le statut juste qui respectera son caractère particulier, sa sainteté et son patrimoine religieux, pour chacune des trois religions, juive, chrétienne et musulmane », disent-ils encore « espérant » que « la solution des deux Etats devienne une réalité et ne reste pas un simple rêve ».

Le synode fait référence sans la citer à la résolution 242 du Conseil de sécurité des Nations unies qui avait condamné, en novembre 1967, l »acquisition de territoire par la guerre » et avait demandé le « retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés » à l’issue de la Guerre des Six jours. Cette résolution a été suivie de plusieurs autres dans le même esprit.

AFP

November 1st, 2010

Posted in Evènements

http://www.inversalis-productions.eu:80/blog/2010/11/vatican-le-synode-moyen-orient-demande-a-l'onu-de-mettre-fin-a-l'occupation-israelienne/

 

Le Vatican accuse Israël d’avoir détourné des écrits de la Bible

Le Pape Benoit XVI reproche à l’Etat d’Israël de détourner des écrits bibliques pour justifier les injustices faites aux Palestiniens.

Le pape Benoît XVI (3ème g) s’adresse aux évêques, lors du dernier jour du synode pour le Moyen-Orient, au Vatican, le 23 octobre 2010. Reuters/Osservatore Romano

Israël ne peut pas s’appuyer sur le terme de « Terre promise » figurant dans la Bible pour « justifier le retour des juifs en Israël et l’expatriation des Palestiniens ». C’est ce qu’a déclaré samedi le Vatican qui explique qu’il « n’est pas permis de recourir à des positions bibliques et théologiques pour en faire un instrument pour justifier les injustices ».

Le synode pour le Moyen-Orient, réuni par le pape, demande qu’il soit mis fin à l’occupation israélienne des « différents territoires arabes ». Il dénonce les lourdes conséquences du conflit israélo-palestinien sur toute la région, et surtout – écrivent les responsables catholiques – sur le peuple palestinien.

Les évêques du Moyen-Orient appellent la communauté internationale à faire appliquer les résolutions des Nations unies de façon à mettre fin à l’occupation israélienne des territoires arabes. Plus encore, ils reprochent à Israel de recourir à des positions bibliques, pour justifier les injustices faites aux Palestiniens.

Devant la presse, un évêque a déclaré : « On ne peut se baser sur le concept de Terre promise, pour justifier aujourd’hui le retour des juifs en Israël, ou l’occupation de la Palestine ».

Les réactions courroucées du gouvernement israélien ne se sont pas fait attendre. Mais elles ne pourront empêcher les langues de se délier. On ne peut réduire la planète entière au silence.

Reuters

novembre 1st, 2010

Posted in Evènements

http://www.inversalis-productions.eu:80/blog/2010/11/le-vatican-accuse-israel-d'avoir-detourne-des-ecrits-de-la-bible/



2 Europe

4 Grande Bretagne

Manifestations anti-sionistes à Londres  

26/10

Des centaines de Britanniques ont manifesté devant l’ambassade du régime sioniste à Londres.

Des activistes pro-palestiniens, des Juifs et des rabbins ont exprimé leur solidarité avec le peuple et les idéaux de la Palestine. Les protestataires scandaient des slogans anti-sionistes, exigeant la fin de l’occupation des territoires palestiniens. C’était en effet une réaction aux manifestations pro-israéliennes de dimanche, devant l’ambassade israélienne à Londres, au cours desquelles, les manifestants brandissaient des pancartes libellés des slogans islamophobes.

 http://french.irib.ir

 

Par crainte d’être arrêté, le ministre israélien Dan Meridor annule une visite à Londres

Il s’agit du « S » de « Boycott Désinvestissement Sanctions ».

Pendant qu’ici, en France, on traduit en justice des militants qui appellent à sanctionner Israël, en Grande-Bretagne, les sanctions sont effectives. La justice qui y jouit d’une plus grande indépendance peut sanctionner des criminels de guerre, et le gouvernement britannique qui respecte ses obligations en matière de droit international, ne garantit jusqu’à présent aucune immunité aux criminels de guerre israéliens contre lesquelles des plaintes sont déposées.

Le ministre israélien des services secrets et de l’énergie atomique Dan Meridor a donc préféré annuler un déplacement à Londres après avoir été informé qu’il encourt des poursuites judiciaires et qu’il pouvait être arrêté à sa descente d’avion en Angleterre, pour sa participation à l’envoi d’un commando pour attaquer la flotille humanitaire pour Gaza le 31 mai dernier.

Meridor a fait partie d’un groupe de 7 ministres qui ont conseillé Benjamin Netanyahu le 26 mai 2010, au sujet de la Flotille de la Liberté, dont l’assaut meurtrier a entrainé la mort de 9 passagers turcs sur le Mavi Marmara.

D’autres mandats d’arrêts ont été déposés en Grande-Bretagne contre divers politiciens israéliens ayant trempé dans plusieurs crimes de guerre, dont Tzipi Livni, Ehoud Barak, Avi Dichter, Doron Almog, Moshe Ya’alon.

On leur déroule le tapis rouge en France, mais ils n’osent pas poser le pied outre-Manche.

Barak Ravid
Haaretz

novembre 7th, 2010 Posted in Evènements

http://www.inversalis-productions.eu:80/blog/2010/11/par-crainte-d'etre-arrete-le-ministre-israelien-dan-meridor-annule-une-visite-a-londres/



5 Médias/Vidéos 

5-1 Les règles du journalisme Selon Djamal Benmerad.
Je propose ici la lecture des règles du journalisme, règles que tout le monde doit avoir à l´esprit lorsqu´il regarde le JT le soir ou quand il lit la presse le matin.

Tout deviendra plus simple.
Règle numéro 1 : Au Proche-Orient, ce sont toujours les Palestiniens qui attaquent les premiers et c´est toujours Israël qui se défend. Cela s´appelle des représailles.
Règle numéro 2 : Les Palestiniens ou Libanais, n´ont pas le droit la légitime défense. Cela s´appelle du terrorisme.
Règle numéro 3 : Israël a le droit de tuer les civils arabes. Cela s´appelle de la légitime défense.
Règle numéro 4 : Quand Israël tue trop de civils, les puissances occidentales l´appellent à la retenue. Cela s´appelle la réaction de la communauté internationale.
Règle numéro 5 : Les Palestiniens et les Libanais n´ont pas le droit de
capturer des militaires israéliens, même si leur nombre est très limité et ne dépasse pas trois soldats. Cela s’appelle une prise d’otage.
Règle numéro 6 : Les Israéliens ont le droit d´enlever autant de Palestiniens qu´ils le souhaitent (environ 10.000 prisonniers à ce jour dont près de 300 enfants). Il n´y a aucune limite et ils n´ont besoin d´apporter aucune preuve de la culpabilité des personnes enlevées. Il suffit juste de dire le mot magique "terroristes».
Règle numéro 7 : Quand vous dites "Hezbollah", il faut toujours rajouter
l´expression « soutenu par la Syrie et l´Iran ».
Règle numéro 8 : Quand vous dites "Israël", Il ne faut surtout pas rajouter après : « soutenu par les Etats-Unis, la France et l´Europe », car on pourrait croire qu´il s´agit d´un conflit déséquilibré..
Règle numéro 9 : Ne jamais parler de "Territoires occupés ", ni de résolutions de l´ONU, ni de violations du droit international, ni des conventions de Genève. Cela risque de perturber le téléspectateur et de faire baisser l'audimat.
Règle numéro 10 : Les Israéliens parlent mieux le français que les Arabes. C´est ce qui explique qu´on leur donne, ainsi qu´à leurs partisans, aussi souvent que possible la parole. Ainsi, ils peuvent nous expliquer les règles précédentes (de 1 à 9). Cela s´appelle la neutralité journalistique.
Règle numéro 11 : Si vous n´êtes pas d´accord avec ces règles ou si vous trouvez qu´elles favorisent une partie dans le conflit contre une autre, c´est que vous êtes un dangereux antisémite.
Bonne lecture
Djamal Benmerad
Journaliste, écrivain
http://barricades.over-blog.com/


5-2 Pierre Piccinin : La liberté d’expression menacée de mort.

Après avoir critiqué la politique israélienne en Palestine, le chercheur Souhail Chichah est menacé.

Le 20 septembre dernier, à l’ULB, s’est tenue une conférence sur le thème de "La liberté d’expression", précédée du film du journaliste Olivier Mukuna, "Est-il permis de débattre avec Dieudonné ?", à propos de l’humoriste dont les sketches s’attaquent régulièrement aux milieux sionistes et à la politique israélienne en Palestine

Parmi les intervenants, Souhail Chichah, chercheur en économie de la discrimination, a critiqué sans détour cette politique, concluant qu’Israël se comporte en "Etat raciste, ségrégationniste et colonial". Il a en outre dénoncé l’impossibilité d’ouvrir ce débat sans être systématiquement vilipendé par les organisations juives et qualifié d’antisémite. Souhail Chichah a ainsi regretté l’instrumentalisation de la Shoah, utilisée pour bâillonner les opposants à la politique d’expansion de l’Etat hébreu.

A aucun moment, cependant, il n’a tenu de propos haineux ou irrespectueux envers les Juifs.

Dans le public, néanmoins, les représentants de plusieurs associations juives, venus en nombre, ont d’emblée tenté de l’empêcher de s’exprimer par des huées, des menaces physiques et des insultes, à tel point que la conférence fut interrompue et l’auditoire évacué.

 

Depuis ce jour, Souhail Chichah est victime d’un harcèlement intense, qui a commencé par une campagne de diffamation, initiée par le Comité de coordination des organisations juives de Belgique, qui accuse Souhail Chichah d’avoir voulu attiser la haine envers les Juifs et d’avoir remis la Shoah en question. Suivront le Centre communautaire laïc juif, l’Union des étudiants juifs de Belgique et l’European Union of Jewish Students, qui l’accuseront d’antisémitisme et de négationnisme, assertions particulièrement graves, a fortiori à l’égard d’un enseignant. Mis en œuvre dans la presse et sur le net, ce harcèlement médiatique a débordé les frontières du royaume. Et certains demandent à l’ULB le licenciement de Souhail Chichah.

En outre, Souhail Chichah a reçu de nombreux courriers anonymes le menaçant d’être passé à tabac et tué : "tu vas saigner, espèce de porc" ; "morpion islamiste, ton heure est venue !" ; "un musulman, une balle ; toi, dix !" Certains de ces courriers font état avec précision de ses horaires et mouvements à l’ULB  

Le lundi 4 octobre au matin, en sortant de son domicile, Souhail Chichah échappait de justesse à une tentative d’agression au couteau, grâce à l’intervention de voisins.

Vendredi 8 octobre, il a été convoqué pour répondre d’une plainte déposée contre lui pour incitation à la haine raciale, non pas suite à son discours lors de la conférence, mais pour la rédaction d’un article vieux de plusieurs mois, "De la hiérarchie des races en Belgique", lequel, pourtant, a précisément pour objet de dénoncer les dérives racistes.

Sans aucun soutien, ni des autorités de l’ULB, ni du monde académique, craignant pour sa sécurité physique, Souhail Chichah n’est plus en mesure d’assurer ses activités professionnelles.

La stratégie est évidente : salir, terroriser et harceler pour faire taire, puisqu’un procès est impossible, aucun acte délictueux n’ayant été commis.

Or tout cela ne se passe pas dans l’Allemagne nazie des années 1930, ni en Chine ou en Afghanistan, mais aujourd’hui et en Belgique, Etat démocratique qui garanti la liberté d’expression. 

Quelque chose se serait-il donc effondré dans le système de valeurs de cet Etat ?

La "liberté d’expression" est-elle désormais une notion abstraite ?

Ou bien le "cas Chichah", cette ignoble mise à mort, constitue-t-il l’exception qui confirme la règle ?

Pourrait-on, en fait, parler de tout et caricaturer Mahomet sous la forme d’une bombe et assimiler tous les musulmans à des terroristes, de tout, sauf d’Israël et de sa politique en Palestine ? 

Si les collègues de Souhail Chichah, si les enseignants et chercheurs, si tous les intellectuels de ce pays continuent de se taire et refusent de le soutenir maintenant, cette stratégie réussira à détruire une part de notre liberté.

Si nous laissons faire, "l’exemple Chichah" demeurera, tel une épée de Damoclès, et pour notre plus grande honte.

Mis en ligne le 14/10/2010

http://www.lalibre.be:80/debats/opinions/article/616740/la-liberte-d-expression-menacee-de-mort.html


5-3 Rencontre Stéphane Hessel - Régis Debray à Gaza.

Le département de français a participé, de façon très active, à la rencontre avec deux personnalités françaises en visite dans la bande de Gaza , le diplomate Stéphane Hessel et l’écrivain Régis Debray, rencontre organisée au Centre Culturel Français de Gaza, le mercredi 27 octobre 2010. 

Plus de cinquante personnes : professeurs, journalistes, étudiants, et personnalités civiles, notamment des Palestiniens francophone, ont assisté à cette soirée-témoignage, animée par les deux visiteurs français.

Lors de cette rencontre, le département de français était représenté par Monsieur Ziad Medoukh, son responsable, ainsi que cinq de ses étudiants. Ils ont écouté avec attention et intérêt les deux personnalités françaises, en visite dans la bande de Gaza pour trois jours, donner un compte-rendu de leur séjour et en faire le bilan.

Tout d’abord, Stéphane Hessel, a parlé de l’objectif de sa visite : en premier lieu, exiger la levée de ce blocus inhumain imposé par les forces de l’occupation israélienne depuis plus de quatre ans, et ensuite, rencontrer les représentants de la société civile, sans oublier aussi de manifester sa solidarité envers la population qui souffre de ce blocus et des mesures atroces de l’occupation. Il a évoqué dans son intervention la nécessité d’appliquer le droit international en Palestine, droit violé par Israël.

Il a parlé du travail de l’association "Voix de l’enfant"  dont il est membre, et de ses différentes activités et projets à Gaza, notamment dans les camps de réfugiés, afin de rendre leur sourire aux enfants Gazouis.

Puis, l’écrivain Régis Debray, a parlé de son livre : "l’occident face à la questionne palestinienne", il a signalé l’évolution de l’opinion publique en Europe en faveur de la cause palestinienne, et le soutien, à cette noble cause,  de la société civile et les organisations des droits de l’Homme en France.

Ensuite,  un débat s’est ouvert entre les invités et le public. Celui-ci a posé beaucoup de questions et échangé avec eux. Ziad Medoukh, a interrogé Stéphane Hessel sur  la compagne BDS en France, et son implication dans cette compagne, sur l’annulation de son procès et sur les attaques dont il fut l’objet de la part des  associations juives françaises ; il a expliqué que les Palestiniens ne demandent pas aux solidaires d’être pro-palestiniens, mais d’être pro-justice, car la cause palestinienne est une cause de justice avant tout.

Ziad Medoukh fut invité d’honneur du dîner qui suivit ce débat, en présence du personnel du Consulat de France à Jérusalem, des membres du Centre Culturel Français de Gaza, des deux personnalités françaises invitées et de, Madame Martine Brousse, présidente de l’association "voix de l’enfant". On a pu constater combien les  institutions et personnalités françaises apprécient et respectent le responsable de ce seul département  de langue française, ainsi que la qualité de son travail au sein l’université Al-Aqsa et dans la bande de Gaza.

Dimanche 31 octobre 2010

Source : Ziad Medoukh


5-4 Blagues à part », road movie

Documentaire diffusé sur Planète, montre qu'on rit aussi en Palestine… drames à part.

La jeune élève, en hijab blanc, n'arrive pas à terminer sa blague tellement ça la fait poiler.

La classe entière de cette école d'Hébron, enseignante comprise, en semble déjà contaminée.

« Alors, reprend la fille entre deux hoquets, le mari rentre à la maison et dit à sa femme, avec gourmandise : “Vite, déshabille-toi ! Vite, couchons-nous ! Vite, éteins la lumière ! ”

Puis, sous les draps, très fier : “Chérie… Regarde ma nouvelle montre, elle brille dans le noir ! ” »

Cette blague racontée à Paris ou Bordeaux nous aurait-elle autant amusés ? Toujours est-il que, face à cette scène, le spectateur de « Blagues à part », insolite documentaire de Vanessa Rousselot, se marre aussi.

Parce que le rire est contagieux. Mais aussi parce que, dans ce road movie tourné par cette réalisatrice de 29 ans, l'humour palestinien sert de surprenant fil conducteur.

Et ça marche… (Voir la vidéo)

« Blagues à part » repose sur un principe si simple qu'il suscite d'abord du scepticisme.

Caméra face à des Palestiniens, sans distinction d'âge, de sexe, de ville (à l'exception de Gaza d'où un jeune lui parle via le logiciel Skype), Vanessa Rousselot demande de sa voix fluette :

« Bonjour, est-ce que vous connaissez une blague palestinienne ? »

Et nous, de découvrir que cette population, inlassablement représentée comme un groupe uniforme, ne se ressemble pas…

  • Il y a là un berger drapé dans son keffieh rouge qui, interrogé à l'aube sur un marché, la fixe d'un air dédaigneux… et reste mutique !
  • Ce groupe de papys qui tape le carton, dans un café, et lui conseille d'aller en Egypte : « Là, ils ont les meilleures blagues ! »
  • Un restaurateur hilare d'une blague à propos d'un poivrot… Si ni la réalisatrice, ni le spectateur n'en captent toute la subtilité, tous cèdent à sa gaieté.

Blaguer avec les Israéliens pour mieux passer les check points

Surtout, il y a dans ce film, de magnifiques personnages de cinéma.

  • Oum Mike, professeure d'arabe de la réalisatrice, vieille dame digne qui furette sur Internet les dernières blagues en cours, plaisante, attendrit pour soudainement sombrer dans une infinie tristesse à la pensée que, restée seule en Palestine après l'émigration de tous ses enfants, elle n'a plus personne à qui les raconter.
  • Chérif Kanaané, anthropologue de 75 ans, dans son bureau encombré de boîtes poussiéreuses qui stockent plus de 2 000 blagues, scrupuleusement étiquetées. L'une d'elles est titrée « Intifada » : « A l'époque, on ne savait pas qu'il y en aurait deux… »
  • Enfin, il y a ce bouleversant prêtre palestinien, chrétien donc, et si joyeux. Prétendant avec malice entourlouper les soldats israéliens par ses blagues pour mieux passer le contrôle du check point et que la caméra surprend douloureux, désespéré aux côtés de la centaine de ses compatriotes, parqués derrière un grillage. (Voir la vidéo)

 

« Sur les colons, non, on ne fait pas de blagues »

Vanessa Rousselot n'est ni juive, ni arabe, ni politisée, encore moins militante.

Mais dévorée de curiosité, ça oui. Comment communiquer avec l'autre quand ce n'est plus possible ?

De cette obsession, elle ne sait pas encore qu'elle fera un film quand, étudiante en langues, elle part à Bethléem en 2005 perfectionner son arabe.

D'abord, le choc de la Cisjordanie : occupation, couvre-feu, impossibles déplacements… Puis, au fil du temps, elle mesure l'ampleur de l'humour local ; chaque famille a son lot de prisonniers, de morts mais aussi de blagueurs. Avec ses limites, toutefois.

« Un jour, à Hébron, huit filles racontent blague sur blague. Je lâche : “Et sur les colons ? ”. Là, silence.

Puis, l'une d'elles me répond : “Sur les colons, non, on n'en fait pas.” »

Comme elle apprend aussi l'hébreu, elle se rend chaque semaine à Jérusalem. Ses camarades de cours ont l'interdiction de se rendre en territoires occupés et ne se représentent « l'Autre » qu’en dangereux adversaire.

Un hommage rendu aux Palestiniens

La cinéaste fait le pari que le rire servira de nouvel éclairage. « Blague à part » gagne ce pari.

Oui, les Palestiniens ont aussi, parfois, des visages réjouis, des sourires en forme de banane et une bonne humeur qu'ils partagent volontiers avec cette drôle de Française.

Cette dernière ne tente pas de minorer leur drame. Comment cela serait-il « filmiquement » possible ? Chaque arrière- plan révèle des façades de béton, d'austères portes de fer, des ruines, des files d'attente aux check points, des pans du mur de séparation

La caméra n'éclipse donc rien du quotidien de cette population terrée, parquée, mais lui rend hommage en la filmant dans sa singularité. Et révèle, au-delà de la figure des Palestiniens victimes ou kamikazes, un peuple débordant de tendresse. (Voir la vidéo)

http://www.rue89.com/tele89/2010/11/05/bonjour-connaissez-vous-une-blague-palestinienne-174514

http://www.planete.tm.fr/Programmes/Blagues-a-part/%28diffusion%29/40366186



6 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

6-1 Mechaal: L'administration américaine est incapable de faire quelque chose pour nous.

Khaled Mechaal, président du bureau politique du Hamas, a catégoriquement condamné la politique de l’administration américaine. C’est la politique des faibles, incapables, en faillite.

Il a souligné que « l’administration d’Obama n’a pu honorer ses promesses quand elle était au maximum de sa force. Après sa perte dans les élections de mi-mandat, elle ne peut rien faire pour nous ».

Mechaal donnait son discours à Damas, à l’occasion de la fête du mouvement du Djihad Islamique, vendredi 5 novembre. « Nous disons à l’administration américaine que nous ne vous attendons pas. Nous, les factions palestiniennes et les forces de la résistance, nous avons une vision claire. La terre est la nôtre, la ville d'Al-Quds est la nôtre. La Palestine est la nôtre. Notre choix est la résistance. Nous prendrons ce qui est à nous par nous-mêmes et par notre fusil, en demandant le soutien d’Allah (le Tout Puissant) , non des Etats-Unis ».

Les négociations restent un choix sans avenir. Peut-on espérer quelque chose de l’Entité sioniste qui tue, viole, vole la terre et déporte le peuple palestinien ?

Le chef palestinien a insisté sur la nécessité de l’union nationale, du projet de résistance, de l’attachement aux droits de notre peuple palestinien.

Et pour ce qui est de la réconciliation, c’est une nécessité nationale « et nous travaillons afin qu’elle réussisse ».

Il est important de traiter tous les points de divergence (avec le Fatah). Il faut reconstruire l’union et reconstruire la position palestinienne en se basant sur l’accord de l’entente nationale de 2006.

Enfin, au nom de toutes les factions palestiniennes et au nom du mouvement de la résistance islamique Hamas, Mechaal a félicité le mouvement du Djihad Islamique et son secrétaire général pour la célébration de son anniversaire.

CPI

 6 novembre 2010
http://www.palestine-info.cc/...

http://www.palestine-solidarite.org:80/actualite.cpi.061110.htm


6-2 « Israël »: les enfants jeteurs de pierres seront assignés à domicile.

La police d'occupation israélienne a déclaré, mardi, qu'elle allait commencer à assigner à résidence les enfants qui jettent des pierres à l’Est de Jérusalem occupée et tenir leurs parents légalement responsables de leurs actes. 
Ces mesures visent le quartier arabe de Silwan, où des enfants et adolescents palestiniens se sont régulièrement affrontés avec la police et des colons juifs ces dernières semaines. Leur quartier risque d’être rasé, pour être remplacé par un jardin consacré aux colons. 
Selon le porte-parole de la police israélienne, Shmulik Ben Ruby,les enfants assignés à résidence devraient être accompagnés par un gardien légal pour aller et revenir de l'école. 
"De notre côté, nous examinerons la maison, et s'il y a une violation de l'assignation à résidence, les parents seront tenus pour légalement responsables et devront comparaître devant un tribunal à la place de leur enfant", a-t-il dit.

03/11/2010

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=160744&language=fr


6-3 L'Egypte poursuit la construction du mur d'acier.
Une énorme grue égyptienne poursuit d’implanter des plaques géantes d'acier dans le sol, près de la porte de Salaheddin, sur la frontière entre la Bande de Gaza et l'Égypte, bien que les Palestiniens ont réussi à percer ces panneaux qui visent à fermer les tunnels souterrains.
La construction du mur d’acier financé par les Etats Unis se rapproche de sa fin, après l’introduction des plaques d'acier d'une épaisseur de cinq centimètres, et d’une profondeur de 20 mètres dans le sol, sur une distance de 11 kilomètres, en séparant totalement entre la ville de Rafah égyptienne et l’autre palestinienne.
Le maire de Rafah, Aïssa al-Nashar, a affirmé que les autorités égyptiennes travaillent jour et nuit dans les environs de Salaheddin (dans une surface de 2 kilomètres) pour implanter des plaques d'acier dans le sol, en soulignant que les travaux ont repris au début de ce mois, et que cette distance était la seule partie qui restait avant la peprise des travaux d’implantation du mur d’acier».
Al-Nashar a ajouté dans sa déclaration à Qods Presse : "Au début des travaux, l'Egypte a déterminé la construction du mur d'acier sur cette frontière en trois étapes, et qu’elle est arrivée maintenant à la dernière phase, en croyant que les travaux vont s’achever durant cette année, au plus tard".
Le maire a exprimé sa crainte de l'étape après-mur, en disant : "s’ils exécuteront le projet de pompage des eaux de la ,".
Le souci des Palestiniens durant l’étape finale de ce projet, est l’injection des eaux de la mer dans le sous-sol par les autorités égyptiennes à travers des tuyaux énormes en plastique, où ces eaux arrivent aux profondeurs et causent des effondrements dans le sous-sol et la destruction à des centaines de tunnels, selon les estimations des experts.
Ces tuyaux ont été implantés en parallèle du mur d'acier de façon qu’ils vont empêcher l'infiltration des eaux salée vers le côté égyptien, et vont inonder le côté palestinien, selon un responsable de la sécurité palestinienne et un nombre de propriétaires des tunnels.
"Le danger n'est pas dans la construction du mur, mais dans les autres étapes qui vont suivre", a dit à Qods Presse ce responsable palestinien qui a préféré garder l'anonymat, en ajoutant :"L’injection des eaux de la Méditerranée est la plus dangereuse, car elle entraînera à la destruction de la plupart des tunnels", en s’attendant que les autorités égyptiennes vont commencer l’exécution de ces travaux dangereux durant les premiers mois de l'année prochaine
Source : CPI

Jeudi 21 octobre 2010
http://www.palestine-info.cc/...


6-4 Des centaines de colons envahissent Bethléem et Naplouse pour accomplir leurs rites.  

Des centaines de colons ont envahi, aujourd'hui à l'aube, le mardi 19/10, la ville de Naplouse et de Bethléem en Cisjordanie occupée pour y accomplir leurs rites talmudiques, sous la protection de l’armée.

Des témoins oculaires dans la ville de Naplouse au nord de la Cisjordanie occupée ont déclaré que plus de 600 colons sionistes sont arrivés dans de nombreux cars et ont envahi la ville du côté Est, sous une protection renforcée des forces sionistes, où ils ont accompli leurs rites talmudiques dans le lieu de la tombe de Youssef (Prophète).

Les témoins ont ajouté que les colons et les forces occupantes furent exposés au jet de pierres par des jeunes palestiniens, sans qu’aucun blessé ou arrestation dans les rangs palestiniens ne soient comptés.

Les autorités sionistes essayent d’inclure le lieu à la liste de la prétendue « histoire juive », bien qu'il est situé dans la ville de Naplouse, contrôlée par l'autorité palestinienne selon les accords d'Oslo.

Le gouvernement d'occupation avait déjà annoncé l'annexion de la mosquée de Belal Ben Rabah à la liste du soi-disant patrimoine juif, dans une mesure qui a été qualifiée par les Palestiniens comme « un vol de l'histoire et de la géographie pour consacrer l'occupation en Palestine ».

19/10/2010

http://www.palestine-info.cc/fr/



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


08/11/2010

n°60 - Géopolitique & stratégie d'Iran - 06-11 : - : Début - : La guerre contre l’Iran a commencé.


n°60  - Géopolitique & stratégie d'Iran - 06-11  : - : Début  - : La guerre contre l’Iran a commencé.



Géopolitique & stratégie d'Iran

 n°60 du 06-11                                C.De Broeder & M.Lemaire



Le dossier « Géopolitique et Stratégie d’Iran » est visible sur les blogs :

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse :

fa032881@skynet.be 


Sommaire :  

Tiré à Part

1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 Luc Rosenzweig : La guerre contre l’Iran a commencé.

1-2 Rick Rozoff : Préparations de guerre contre l’Iran ? La mer d’Oman au centre de la guerre de l’Occident au 21e siècle.

1-3 Une guerre contre l’Iran pour sauver Obama et l’économie américaine ?

Suite

1-4 Dmitri Kossyrev : Le dialogue avec l’Iran aura lieu, mais de quoi parlera-t-on?

1-5 Ben Cramer : L’Iran et les dérives atlantistes de quelques Européens.

1-6 La guerre contre l’Iran a commencé

1 Israël et le Pentagone défient Ahmadinejad.

2 L'Iran salue l'annonce américaine de classer Joundallah "groupe terroriste".

Fin

2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

2-1 Ahmadinejad  pose ses conditions à la reprise des négociations avec les Six  

2-2 Mahmoud Ahmadinejad en visite au Liban en allié politique, économique et militaire.

2-3 Ahmadinejad appelle à l’unité des Libanais face à Israël.

2-4 Ahmadinejad : L'Iran aux côtés du Liban face à Israël.

2-5 L'unité et la vigilance face aux ennemis sont une nécessité.

2-6 Chavez et Ahmadinejad affichent un front uni.

3 Annexe

3-1 Alain Grech : La gauche et l’Iran.

3-2 Les chrétiens pratiquent librement leur culte



Tiré à Part


1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information..

1-1 Luc Rosenzweig : La guerre contre l’Iran a commencé.

nb: Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information..

La France étant plongée dans une de ses crises sociales récurrentes comme la fièvre quarte, elle est toute occupée à se regarder le nombril et à se lamenter sur elle-même. C’est pourquoi elle ne prête pas trop d’attention à des événements lointains et peu spectaculaires : aucune image de télé n’est disponible les concernant, et la quasi-totalité des budgets transmissions des grandes chaînes ont été dépensés dans la couverture de l’épopée souterraine des mineurs chiliens.

Et pourtant, la première guerre high tech du XXIe siècle a bel et bien commencé, et elle oppose Israël soutenue par le Pentagone1 à l’Iran et ses succursales syriennes, libanaises et gazaouites.

On se doutait bien que les autorités de Washington et de Jérusalem ne restaient pas totalement inertes devant les provocations répétées de Téhéran et l’échec patent de la politique de la main tendue d’Obama et de l’Union européenne pour mettre un terme aux ambitions nucléaires du régime des mollahs. Planification, négociations politico-stratégiques et préparatifs logistiques allaient bon train en coulisses pendant que les grands leaders distrayaient le grand public en focalisant leur attention sur la question mineure2 du conflit israélo-palestinien.

Mystérieuse explosion à Khorammabad

Ce qui est nouveau, en revanche, c’est que les acteurs de ce conflit de l’ombre commencent à « communiquer » par des canaux parallèles, mais bien connus de ceux qui suivent attentivement ces questions.

Au cours de ce mois d’octobre, on a successivement appris :

1. Qu’un virus nommé Stuxnet, mis au point dans le cadre d’une étroite coopération entre les services israéliens et américains avait mis le souk dans les systèmes de gestion de la centrale nucléaire iranienne de Bushehr.

2. Qu’une « mystérieuse explosion » s’était produite le 12 octobre dans la base souterraine ultra-secrète de Khorramabad, à l’ouest de l’Iran, abritant des missiles à moyenne portée, provoquant la mort de plusieurs dizaines (certains disent même plusieurs centaines) de Pasdarans chargés de leur garde. Comme par hasard, cette explosion s’est produite au moment où Mahmoud Ahmadinejad défiait verbalement Israël à quelques kilomètres de sa frontière nord.

3. Que le Hezbollah libanais était approvisionné, via la Syrie, en missiles d’une portée de 250 km, permettant d’atteindre les centres vitaux d’Israël à partir de bases situées hors de la zone théoriquement contrôlée par la FINUL (Force d’interposition des Nations Unies au Liban).

Téhéran a minimisé les deux premières affaires en parlant « d’accident » pour l’explosion dans la base des missiles, et en niant officiellement qu’un virus informatique soit la raison des retards répétés dans la mise en route de la centrale de Bushehr.

On ne commente pas non plus ces deux affaires à Jérusalem et à Washington, mais les canaux par lesquels elles sont parvenues à la connaissance du public3 et les précisions avec lesquelles ces informations sont rapportées est un signe qui ne trompe pas : les services spéciaux israéliens ne sont pas totalement étrangers à ces affaires et tiennent à le faire savoir.

Quant aux informations sur les nouvelles capacités militaires de la milice du Hezbollah, elles ont donné lieu à un « scoop » récent du journaliste du Figaro Georges Malbrunot, ancien otage en Irak, qui sert habituellement de « petit télégraphiste » lorsque les services syriens ont un message à faire passer. C’est ainsi qu’au mois de juillet dernier, la révélation par ce même Malbrunot de l’utilisation par le Qatar de sociétés de sécurité israéliennes avait rendu fou de rage Serge Dassault, propriétaire du Figaro engagé dans de délicates négociations pour la vente de « Rafale » à l’émirat du Qatar…

Pour l’instant, cette guerre contre l’Iran est à mi-chemin entre le stade de la gesticulation et les premières escarmouches annonciatrice de la grande confrontation.

La suite dépend du nouveau cours que prendra la politique étrangère d’Obama après la débâcle démocrate annoncée lors des midterm du 2 novembre. Le départ de Rahm Emmanuel de la Maison Blanche et celui, annoncé pour juin, de son plus proche conseiller David Axelrod marque sans doute la fin de la tentative de faire plier Benyamin Netanyahou sur la question des constructions dans les implantations.

Mais qu’adviendra-t-il ensuite ? Quelques augures conservateurs, comme l’ancien représentant américain à l’ONU John Bolton prédisent le pire : ligoté par un Congrès républicain en politique intérieure, Obama serait tenté de se concentrer sur des objectifs internationaux, par exemple en exigeant d’Israël qu’il adhère au Traité de non-prolifération nucléaire en échange du renoncement, par Téhéran à se doter d’armes atomiques. Ils annoncent aussi, en cas de blocage des pourparlers directs entre Palestiniens et Israéliens, que les Etats-Unis pourraient soutenir à l’ONU une résolution établissant un Etat palestinien en Cisjordanie et à Gaza dans les frontières de 1967.

On ne voit pas comment Hillary Clinton (qui n’a pas perdu espoir de succéder, en 2016, à Barack Obama) pourrait souscrire à une telle ligne, et rien ne permet de penser que le successeur de James Jones à la tête du Conseil national de sécurité sera en mesure de « vendre » cette politique au Pentagone et au Congrès. Ce dernier tient, rappelons-le, les cordons de la bourse, et peut ainsi s’opposer au Président en coupant les vivres de projets qui lui sont chers. Il faudrait alors que cette politique d’Obama soit plébiscitée par l’opinion pour qu’elle ait quelque chance de s’imposer.

En attendant, au Proche-Orient, les bruits de bottes sont de plus en plus sonores…

Les « couacs » entre le Pentagone et la Maison Blanche viennent de faire l’objet d’un livre de Bob Woodward Obama’s wars. Une « autonomisation » de l’action du Pentagone, dans certaines limites, n’est pas totalement à exclure…

Luc Rosenzweig ( journaliste….)

Publié le 29 octobre 2010

http://www.causeur.fr/la-guerre-contre-l%E2%80%99iran-a-commence,7698


1-2 Rick Rozoff : Préparations de guerre contre l’Iran ? La mer d’Oman au centre de la guerre de l’Occident au 21e siècle.

La progression monumentale des ventes d’armes et le développement de la puissance navale et aérienne dans la région de la mer d’Oman sont sans précédent. Ces deux phénomènes sont également des plus alarmants.  

Bientôt, un quart des porte-avions nucléaires du monde seront dans la mer d’Oman.

 

Le super porte-avions à propulsion nucléaire de classe Nimitz, l’USS Abraham Lincoln, est arrivé dans la région le 17 octobre pour se joindre au groupe aéronaval de l’USS Harry S. Truman, lequel est arrivé sur les lieux le 18 juin dans le cadre d’une ronde régulière.

Le Charles de Gaulle, navire-amiral de la marine française, le seul porte-avions du pays et l’unique porte-avions nucléaire non étasunien, rejoindra prochainement ses deux semblables des États-Unis. Ces derniers possèdent la moitié des vingt-deux porte-avions du monde entier, les onze super porte-avions (pouvant transporter plus de 70 000 tonnes) et onze des douze porte-avions nucléaires.

En ce qui concerne le déploiement non planifié d’un second porte-avions étasunien dans la région, un reportage de CBS News signalait :

Les frappes aériennes en Afghanistan ont doublé et le secrétaire à la Défense Robert Gates a ordonné qu’un deuxième porte-avions, l’USS Lincoln, prenne part au combat.

La présence de deux porte-avions opérant au large de la côte du Pakistan signifie qu’environ cent vingt aéronefs sont disponibles pour des missions en Afghanistan, cela sans compter les missions des Forces aériennes étasuniennes provenant de Bagram et de Kandahar [1].

Les pays entourant la mer d’Oman sont la Somalie, Djibouti, le Yémen, Oman, l’Iran, le Pakistan, l’Inde et les îles Maldives.

L’USS Lincoln et l’USS Truman sont actuellement assignés à la zone de responsabilité de la 5e Flotte des États-Unis, laquelle englobe le nord de l’océan Indien et ses affluents : la mer d’Oman, la mer Rouge, le golfe d’Aden et la côte est de l’Afrique jusqu’au sud du Kenya, le golfe d’Oman et le golfe Persique.

En plus des pays mentionnés ci-dessus, les pays bordant la mer Rouge et le golfe Persique sont l’Égypte, l’Érythrée, Israël, la Jordanie, l’Arabie Saoudite, le Soudan, Bahreïn, l’Irak, le Koweït, le Qatar et les Émirats arabes unis.

La 5e Flotte est la première flotte créée après la guerre froide. Inactive depuis 1947, elle a été remise en service en 1995. (La 4e Flotte, assignée à la mer des Caraïbes, à l’Amérique centrale et du Sud, a aussi été remise en service il y a deux ans après avoir été désarmée en 1950.)

Cette flotte partage son commandant et son quartier général avec le Commandement central des forces navales des États-Unis (CENTCOM) à Manama à Bahreïn, situé face à l’Iran, de l’autre côté du golfe Persique. CENTCOM a été le dernier commandement fondé par le Pentagone durant la guerre froide (1983) et sa zone de responsabilité, appelée Grand Moyen-Orient, s’étend de l’Égypte à l’ouest au Kazakhstan à l’est, aux frontières de la Chine et de la Russie.

La 5e Flotte et le Commandement central des forces navales sont conjointement responsables de cinq forces opérationnelles à l’œuvre dans la mer d’Oman et les environs, lesquelles patrouillent plusieurs passages obligés de la planète : le canal de Suez liant la mer Rouge à la Méditerranée, où la 6e Flotte des États-Unis et l’opération Active Endeavor de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) ont une grande influence; Bab el-Mandeb, reliant la mer Rouge au golfe d’Aden; et le détroit d’Ormuz, entre le golfe d’Oman et le golfe Persique.

La force opérationnelle interalliée 150 (CTF-150) est un groupe naval multinational fondé en 2001, possédant des installations logistiques dans la corne de l’Afrique, à Djibouti. Elle mène des opérations du détroit d’Ormuz à la mer Rouge, en passant par le golfe d’Aden et Bab el-Mandeb, et au sud jusqu’aux Seychelles, pays de l’océan Indien. L’an dernier le Pentagone a fait l’acquisition d’une installation militaire dans ce pays, sa deuxième dans un pays africain, où des véhicules aériens sans pilotes Reaper (drones), des anti-sous-marins PC-3 Orion, des aéronefs de surveillance, ainsi que 112 personnels de la Marine ont été déployés. La Grande-Bretagne, le Canada, le Danemark, la France, l’Allemagne, le Pakistan, la Corée du Sud et la Thaïlande fournissent à l’heure actuelle des navires et du personnel à la CTF-150. D’autres participants se sont joints récemment, dont l’Australie, l’Italie, les Pays-Bas, la Nouvelle-Zélande, le Portugal, Singapour, l’Espagne et la Turquie.

La force opérationnelle interalliée 151 (CTF-151) a pour sa part été établie en janvier 2009. Elle mène des opérations dans le golfe d’Aden et le bassin Somalien, et couvre une zone de 1,1 million de mille carré. Il est prévu que vingt pays participeront à cette force opérationnelle menée par les États-Unis. La Grande-Bretagne, le Canada, le Danemark, la France, les Pays-Bas, le Pakistan, Singapour, la Corée du Sud et la Turquie se sont déjà engagés.

De son côté, la force opérationnelle interalliée 152 (CTF-152) est à l’œuvre du nord du golfe Persique au détroit d’Ormuz, entre les zones de responsabilité des CTF-150 et CTF-158, et fait partie de l’Opération libération de l’Irak.

Enfin, la force opérationnelle 158 (CTF-158) opère dans l’extrême nord du golfe Persique. Elle fait également partie de l’Opération libération de l’Irak et se compose de navires britanniques, australiens et étasuniens. Ses principales tâches comprennent la supervision des installations pétrolières de l’Irak et la création d’une marine irakienne contrôlée par le Pentagone.

Les États-Unis ont divisé le monde en six commandements militaires régionaux et en six flottes. La mer d’Oman est couverte par trois des commandements militaires du Pentagone : le Commandement central, le Commandement pour l’Afrique (USAFRICOM ou AFRICOM) et le Commandement du Pacifique. Cela indique l’importance attachée à la région.

En plus du quartier général de la 5e Flotte et du Commandement central des forces navales à Bahreïn, le Commandement central dirige des bases aériennes, de déploiement avancé et d’instruction dans le golfe Persique au Koweït, à Oman, au Qatar et aux Émirats arabes unis, s’ajoutant aux 56 000 troupes et aux bases aériennes, navales et de l’infanterie en Irak.

Plusieurs mois avant les attaques du 11 septembre 2001 à New York et au Pentagone, les États-Unis ont signé un accord avec un petit pays, Djibouti (avec une population de 725 000 d’habitants), pour l’acquisition d’une ancienne base navale française, Camp Lemonnier. Celle-ci est devenue une base expéditionnaire étasunienne hébergeant le groupe de forces interarmées multinationales pour la Corne de l’Afrique, affecté au Commandement pour l’Afrique, puisque ce dernier a été mis en service il y a deux ans. La zone de responsabilité du groupe de forces interarmées multinationales pour la Corne de l’Afrique comprend Djibouti, l’Éthiopie, l’Érythrée, le Kenya, les Seychelles, la Somalie, le Soudan, la Tanzanie, l’Ouganda, le Yémen, ainsi que ces pays de l’océan Indien : les Comores, Maurice et Madagascar.

Au début de 2002, les États-Unis ont déployé 800 troupes des opérations spéciales au Camp Lemonnier pour mener des opérations clandestines au Yémen, situé en face du Djibouti, de l’autre côté du golfe d’Aden. Il y a maintenant environ 2000 troupes étasuniennes dans le pays et 3000 troupes françaises sur cette base militaire décrite comme la plus grande de la France à l’étranger. Au début de la décennie, l’Allemagne a déployé 1200 troupes à Djibouti avec des forces espagnoles et néerlandaises. La Grande-Bretagne a ajouté des troupes en 2005.

En tout, il y a entre 8000 et 10 000 personnels militaires des pays membres de l’OTAN à Djibouti. Le Pentagone a utilisé le Camp Lemonnier, le port de Djibouti et l’aéroport international du pays pour lancer des attaques au Yémen et en Somalie, et les troupes françaises au pays ont assisté Djibouti dans son conflit armé avec sa voisine l’Érythrée en 2008. La France utilise le pays pour entraîner ses troupes pour la guerre en Afghanistan et le Pentagone s’en est servi pour soutenir l’invasion de la Somalie en 2006.

Habituellement, un porte-avions, au coeur d’un groupe aéronaval d’attaque, est affecté à la 5e Flotte des États-Unis. Avec l’arrivée de l’USS Lincoln se joignant à l’USS Truman ce mois-ci dans la mer d’Oman, deux porte-avions sont maintenant affectés à cette flotte. L’USS Lincoln est accompagné d’un destroyer lance-missiles et « amène plus de 60 aéronefs additionnels à ce théâtre en soutien à l’opération « Liberté immuable » [2] ».

Le groupe d’attaque de l’USS Truman comprend quatre destroyers équipés du système Aegis et pour des missiles antimissiles balistiques Standard Missile-3, d’un croiseur lance-missiles et de la frégate allemande FGS Hessen. Le Carrier Wing 3 rattaché au porte-avions comprend trois escadrons d’avions de combat, un escadron naval d’interception et d’attaque, ainsi que des escadrons de détection aérienne avancée, d’attaque électronique et d’hélicoptères anti-sous-marins.

Depuis qu’il est passé par le canal de Suez le 28 juin et jusqu’à la fin du mois dernier, le Carrier Wing 3 avait « complété plus de 3300 sorties aériennes et enregistré plus de 10 200 heures de vol, dont plus de 7200 en appui aux forces terrestres de la coalition en Afghanistan [3] ». Sept mille matelots et marines sont rattachés au groupe aéronaval d’attaque USS Truman.

Préalablement, peu après son entrée dans la mer Méditerranée en mai, l’USS Truman a engagé le combat avec son semblable, le porte-avions nucléaire français Charles de Gaulle, lors d’exercices d’interopérabilité interarmées à Marseille. Des avions de guerre français ont atterri sur le pont du Truman et des avions étasuniens sur celui du Charles de Gaulle.

Le porte-avions français a été renvoyé au port pour des réparations le jour où il prenait la mer pour « une mission de quatre mois visant à appuyer le combat en Afghanistan [mais] il reprendra le temps perdu en mer et son itinéraire ne changera probablement pas ».

Sa nouvelle mission, la première depuis 2007, « est de se joindre à la bataille contre la piraterie au large de la Somalie dans l’océan Indien et à la mission de l’OTAN en Afghanistan ».

« La nouvelle mission du navire est de se joindre au combat contre les pirates qui a lieu au large de la côte somalienne dans l’océan Indien, [où une] mission de l’OTAN est en cours [4]. » Des porte-avions nucléaires constituent un choix étrange pour faire face à la piraterie.

Le déploiement de l’OTAN en question est l’opération Ocean Shield, inaugurée en août 2009 et prolongée jusqu’à la fin de 2012. Les 1er et 2e Groupes de la Force navale permanente de réaction de l’OTAN, lesquels ont également visité Bahreïn, le Koweït, le Qatar, les Émirats arabes unis et participé à des manœuvres navales interarmées avec le Pakistan, à l’extrémité est de la mer d’Oman, effectuent des rotations pour l’opération dans le golfe d’Aden.

L’opération étasunienne « Liberté immuable » inclut 16 pays au total : l’Afghanistan, le Pakistan, l’Ouzbékistan, Cuba (baie de Guantánamo), Djibouti, l’Érythrée, l’Éthiopie, la Jordanie, le Kenya, le Kirghizistan, les Philippines, les Seychelles, le Soudan, le Tadjikistan, le Turquie et le Yémen. Les efforts de l’OTAN égalent et renforcent ceux du Pentagone sur toute la largeur de la mer d’Oman, de la Corne de l’Afrique à l’Asie centrale et du Sud.

Lors de son sommet à Istanbul en Turquie en 2004, l’OTAN a lancé l’Initiative de coopération d’Istanbul afin d’établir un partenariat militaire avec les six États membres du Conseil de coopération du Golfe, soit Bahreïn, le Koweït, Oman, le Qatar, l’Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis, et, entre-temps, a fait de la coopération et des échanges militaires avec eux [5]. Les Émirats arabes unis ont fourni des troupes à l’OTAN pour la guerre en Afghanistan et hébergent une base aérienne secrète pour le transit des troupes et de l’équipement vers la zone de guerre.

En mai 2009, le président français Nicolas Sarkozy a ouvert une base militaire aux Émirats arabes unis, la première base française permanente dans le golfe Persique et la première à l’étranger depuis 50 ans. Avec ses bases navale et aérienne et son camp d’entraînement, l’ouverture de cette installation a donné l’impression d’une démonstration de force contre l’Iran, qui se dispute avec les Émirats arabes unis l’île d’Abu Moussa dans le golfe Persique.

Les forces de l’OTAN opèrent également à partir de bases au Kirghizistan, au Tadjikistan et en Ouzbékistan. L’Alliance de l’Atlantique Nord a lancé plusieurs attaques d’hélicoptères de combat au Pakistan depuis la fin du mois dernier et a tué trois soldats pakistanais le 30 septembre.

Cent vingt mille troupes provenant d’environ 50 pays servent sous l’égide de la Force internationale d’assistance à la sécurité de l’OTAN en Afghanistan.

Cette année, l’OTAN a transporté des troupes ougandaises par avion en Somalie pour qu’elles prennent part au conflit armé dans ce pays.

Le porte-avions Charles de Gaulle en route vers la mer d’Oman, également pour appuyer la guerre en Somalie ainsi que pour des opérations au large de la côte somalienne, a été commandé en 2001. Sept mois plus tard il est parti pour la mer d’Arabie pour appuyer l’opération « Liberté immuable » et la guerre en Afghanistan. Le 19 décembre cette année-là, des avions d’attaque Super Étendard et des chasseurs Rafale ont décollé de son pont pour effectuer des bombardements et des missions de reconnaissance, plus de 140 au total.

Les avions de guerre Super Étendard et Mirage affectés par la suite en mars au Charles de Gaulle on lancé des attaques aériennes avant et durant l’opération Anaconda dirigée par les États-Unis.

Lorsque le porte-avions français arrivera dans la mer d’Oman ce mois-ci, il sera accompagné de deux frégates, d’un sous-marin d’attaque, d’un navire-citerne ravitailleur, de 3000 matelots et de 27 aéronefs : 10 chasseurs Rafale F3, 12 avions d’attaque Super Étendard, 2 avions d’alerte lointaine Hawkeye et trois hélicoptères.

Selon le commandant du groupe, le contre-amiral Jean-Louis Kerignard « la force aiderait les marines alliées à combattre la piraterie au large de la côte somalienne et enverrait des jets pour appuyer l’OTAN dans le ciel afghan ».

Les navires s’entraîneront avec des alliés de l’Arabie Saoudite, de l’Inde, de l’Italie, de la Grèce et des Émirats arabes unis et feront deux escales à la base française de Djibouti avant de retourner en France en février 2011 [6].

En comptant le groupe aéronaval d’attaque composé de l’USS Lincoln et de l’USS Truman, il y aura trois porte-avions, dix autres navires, un sous-marin d’attaque et pas moins de 150 aéronefs militaires dans la mer d’Oman. Cela s’ajoute aux cinq navires de guerre du 1er Groupe de la Force navale permanente de réaction de l’OTAN déjà dans ce théâtre, aux 14 à 15 navires de la CTF 150 et probablement à une douzaine d’autres avec les CTF-151, CFT-152 et CTF-158. Une formidable armada couvrant la mer d’un bout à l’autre.

En ce qui a trait au nord de la mer d’Oman, du golfe d’Oman et du golfe Persique, le 21 octobre les États-Unis ont annoncé un contrat de vente d’armes de 60 milliards de dollars avec l’Arabie Saoudite pour des chasseurs perfectionnés, des hélicoptères, des missiles et d’autres armes et équipements, « le plus gros contrat de vente d’armes de l’histoire des États-Unis selon une agence de presse occidentale [7] ».

Des bases militaires étasuniennes entourent l’Iran

Le mois dernier le Financial Times a dévoilé que Washington prévoit vendre des armes à l’Arabie Saoudite, au Koweït, à Oman et aux Émirats arabes unis pour une valeur de 123 milliards de dollars. En janvier de cette année, des rapports ont fait surface concernant des plans de la Maison-Blanche pour la vente de batteries de missiles Patriot à Bahreïn, au Koweït, au Qatar et à l’Arabie Saoudite. Par ailleurs, la Marine des États-Unis patrouille dans le golfe Persique avec des navires de guerre équipés de missiles intercepteurs Standard Missile-3 [8].

Relativement à l’est de la mer d’Oman, la secrétaire d’État Hillary Clinton a annoncé le 23 octobre un plan d’aide militaire de cinq ans d’une valeur de 2 milliards de dollars au Pakistan. On rapporte également que la visite du président Obama en Inde prévue le mois prochain aura entre autres pour but une importante vente d’armes qui fera des États-Unis le principal fournisseur d’armes de l’Inde, évinçant ainsi la Russie.

La progression monumentale des ventes d’armes et le développement de la puissance navale et aérienne dans la région de la mer d’Oman sont sans précédent. Ces deux phénomènes sont également des plus alarmants.

L’Occident, les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN intensifient les opérations militaires dans la région, de l’Asie à l’Afrique en passant par le Moyen-Orient. Le théâtre d’opérations s’est récemment élargi, allant de l’Asie du Sud à la péninsule d’Arabie, avec des attaques de drones et d’hélicoptères au Pakistan et des frappes de missiles de croisière au Yémen.

Une guerre qui a commencé au début du siècle en est à sa dixième année et tout porte à croire qu’elle sera permanente.

Notes

1) CBS News, October 18, 2010

2) Navy NewsStand, October 17, 2010

3) Navy NewsStand, September 26, 2010

4) Associated Press, October 14, 2010

5) NATO In Persian Gulf: From Third World War To Istanbul, Stop NATO, February 6, 2009, http://rickrozoff.wordpress.com/2009/08/26/nato-in-persian-gulf-from-third-world-war-to-istanbu

6) Expatica, October 13, 2010

7) Deutsche Presse-Agentur, October 21, 2010

U.S. Extends Missile Buildup From Poland And Taiwan To Persian Gulf,    Stop NATO, February 3, 2010,    http://rickrozoff.wordpress.com/2010/02/03/u-s-extends-missile-buildup-from-poland-and-taiwan-to-persian-gulf

Rick Rozoff,

Article original en anglais : Ongoing Iran War Preparations? Arabian Sea: Center Of West’s 21st Century War, publié le 25 octobre 2010.

Traduit par Julie Lévesque pour Mondialisation.ca.

© Droits d’auteurs Rick Rozoff, Mondialisation.ca, 2010

6 novembre 2010

L’adresse url de cet article est: www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=21783

http://www.centpapiers.com/preparations-de-guerre-contre-liran-la-mer-doman-au-centre-de-la-guerre-de-loccident-au-21e-siecle/45378


1-3 Une guerre contre l’Iran pour sauver Obama et l’économie américaine ?

Après son cuisant échec aux élections intermédiaires, Obama sait que s’il ne parvient pas à stimuler la croissance économique avant 2012, il ne sera probablement pas réélu. Les effets persistants de la récession qui accompagnent son séjour à la Maison Blanche causeront sans doute sa perte.

Dans ce contexte, les scénarios les plus hasardeux sont échafaudés par l’entourage du président pour tenter de répondre à la question cruciale: comment relancer rapidement la croissance ?

Les aléas du marché étant difficilement prévisibles ou maîtrisables, certains experts se penchent avec cynisme sur la question de la guerre comme stimulant économique, arguant que c’est bien la seconde guerre mondiale qui est venue à bout de la grande dépression de 1929.

Obama pourrait ainsi être tenté, avec le soutien des Républicains désormais forts au Congrès, de se lancer dans un bras de fer avec l’Iran pour défier son ambition de devenir une puissance nucléaire. Une stratégie de la tension qui permettrait de dépenser beaucoup en « préparatifs de guerre », nourrissant les carnets de commandes de nombreuses industries. Ce bras de fer permettrait aussi de souder la population autour de son président, dans un classique réflexe patriotique « d’union nationale » face à un ennemi extérieur.

Une hypothèse hautement dangereuse mais très sérieusement envisagés, voir encouragés, par certains milieux politico-économiques, aussi bien dans le camp démocrate que chez les neo-conservateurs.

PARIS (NOVOpress) –

04/11/10 – 11h40
[cc] Novopress.info, 2010, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
[http://fr.novopress.info]

http://fr.novopress.info/71080/une-guerre-contre-l%E2%80%99iran-pour-sauver-obama-et-l%E2%80%99economie-americaine/



n°60 - Géopolitique & stratégie d'Iran - 06-11 : - : Suite - : La guerre contre l’Iran a commencé.


n°60  - Géopolitique & stratégie d'Iran - 06-11  : - : Suite  - : La guerre contre l’Iran a commencé.

 


Géopolitique & stratégie d'Iran

 n°60 du 06-11                                C.De Broeder & M.Lemaire



Le dossier « Géopolitique et Stratégie d’Iran » est visible sur les blogs :

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Sommaire :  

1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Suite

1-4 Dmitri Kossyrev : Le dialogue avec l’Iran aura lieu, mais de quoi parlera-t-on?

1-5 Ben Cramer : L’Iran et les dérives atlantistes de quelques Européens.

1-6 La guerre contre l’Iran a commencé

1 Israël et le Pentagone défient Ahmadinejad.

2 L'Iran salue l'annonce américaine de classer Joundallah "groupe terroriste".



1-4 Dmitri Kossyrev : Le dialogue avec l’Iran aura lieu, mais de quoi parlera-t-on?

L’Iran accepte la reprise des négociations. Pour tous les responsables de politique étrangère c’était une très grande nouvelle, d’autant plus que l’information est tombée vendredi, constituant en quelque sorte le point culminant de la semaine dernière. L’Iran accepte de relancer les pourparlers sur son programme nucléaire avec le ‘’ G-6 ’’, les cinq membres permanent du Conseil de sécurité de l’ONU et l’Allemagne.
Actuellement, depuis la semaine dernière déjà, Téhéran est en correspondance avec Catherine Ashton, Haute représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères, pour fixer l’heure et le lieu des négociations. La rencontre devrait avoir lieu entre le 10 et le 18 novembre, probablement à Vienne, pour se rapprocher des spécialistes de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), dont le siège se trouve précisément dans la capitale autrichienne.
Cependant, ce n’est plus un scoop. Les sources diplomatiques, dès la fin septembre, dans les couloirs de l’Assemblée générale de l’ONU, disaient que l’Iran, après une année d’interruption, voudrait de nouveau négocier. Et en termes de délais on parlait effectivement de novembre. Certes, le dialogue avec l’Iran aura lieu. Mais de quoi va-t-on parler?
Le mois dernier, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad avait séduit ses électeurs par quatre conditions dont le respect permettrait aux négociations d’aboutir à quelque chose. Par exemple, l’Occident doit définir ce qu’il cherche à obtenir par le biais des négociations, l’amitié ou l’hostilité. C’est une question rhétorique. Or la dernière condition est très significative: le ‘’ G-6 ‘’ doit donner son avis concernant l’arsenal nucléaire d’Israël.
ette idée a été si souvent émise dans les déclarations similaires de propagande des Iraniens, qu’on essaye de ne pas y faire attention. Dommage. C’est réellement un problème pertinent. Il suffit de se référer à l’opinion des divers participants aux futures négociations.
Avec les Européens, tout est plus ou moins clair, ils prennent traditionnellement la responsabilité de l’organisation car, en réalité, ils jouent ici un rôle passif, le rôle d’assistants fatigués et sans enthousiasme des Etats-Unis. La situation concernant l’Iran, ainsi que le problème de l’arsenal nucléaire d’Israël, ‘’ ce n’est pas leur guerre ‘’.
La Russie et la Chine se sont lassées de Téhéran et de son art de provoquer des scandales. Néanmoins, on disait que du point de vue de Moscou et de Pékin, les sanctions de l’ONU, ratifiées par les deux capitales en juin de cette année, seraient les dernières. Notamment car lors des négociations sur ces mesures, la Russie et la Chine ont clairement averti les Américains et les Européens qu'il ne faudrait pas, après les sanctions de l’ONU, adopter ses propres sanctions, plus rigides : dans le cas contraire vous n’aurez plus jamais notre soutien. Néanmoins, les occidentaux ont fait exactement le contraire. Mais les sources russes ont fait preuve d’optimisme en conseillant d’attendre jusqu’en novembre pour relancer les négociations.
Il reste Washington. Mais aux Etats-Unis on parle peu des négociations de Vienne. On s’y prépare aux élections dans les deux chambres du Congrès, dans les organismes législatifs locaux, des gouverneurs etc., où la défaite guette ‘’ le parti d’Obama ‘’. Or contrairement aux autres membres du ‘’ G-6 ‘’, Israël et l’Iran nucléaires représentent un thème de politique nationale pour les Etats-Unis et ses électeurs. Un mot de travers pourrait coûter les votes de certains électeurs.
Mais cela ne signifie pas que la diplomatie américaine de fait rien à l’approche des négociations. Elle le fait discrètement. Récemment, à Hanoi, lors des entretiens tenus dans le cadre de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (ANASE),
la Secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton, qui s’était rendue exprès dans la ville de Sania dans le sud de la Chine, a rencontré les autorités chinoises pour déterminer si la Chine remplacerait les compagnies occidentales dans le cas où elles quitteraient le marché iranien. Des négociations similaires ont régulièrement lieu avec Moscou, on trace des ‘’ lignes rouges ‘’ pour chaque partie. Tout le monde prépare le terrain et attend l’issue des élections. Est-ce que les forces conservatrices seront réellement capables d’influencer la politique étrangère des Etats-Unis ? Ou seront-elles incapables d’apporter à cette politique les changements nécessaires?
Pour l’instant les conservateurs reprennent courage : les sanctions contre l’Iran fonctionnent.

A Téhéran il est difficile de payer avec des cartes bancaires, le pays est étouffé financièrement, les entreprises japonaises et européennes quittent le pays, remplacées, toutefois, par les entreprises sud-coréennes et chinoises.

Mais, quoi qu’il en soit, des changements concrets devraient se produire dans la situation de l’Iran. Lesquels?

Il serait utile de citer deux articles du journal américain Foreign Affairs, principale édition traitant de la politique étrangère.
En exprimant, bien sûr, son avis et l’avis des auteurs, un article
(http://www.foreignaffairs.com/articles/66569/avner-cohen-and-marvin-miller/bringing-israels-bomb-out-of-the-basement) recommande de ‘’ sortir la bombe nucléaire d’Israël de sa cave ‘’, en d’autres termes reconnaître Israël en tant qu’Etat nucléaire officiel, à l’instar de l’Inde. Pourquoi? Le deuxième article (http://www.foreignaffairs.com/articles/66535/mustafa-akyol/an-unlikely-trio) explique que seulement deux puissances régionales pourraient devenir des alliés fiables des Etats-Unis au Proche Orient face au fondamentalisme sauvage et agressif, ce sont la Turquie et l’Iran. On en vient à la conclusion logique suivante : on peut présenter l’Iran en tant que ‘’ méchant ‘’, mais il est impossible d’éviter constamment un dialogue sérieux avec Téhéran.
Evidemment, personne ne souhaite que Mahmoud Ahmadinejad triomphe en imposant, enfin, au ‘’ G-6 ‘’ une discussion sur un sujet extrêmement important, l’équilibre des forces et des intérêts au Proche-Orient, au lieu de ses ‘’ torts ‘’ concernant le nucléaire clairement non pacifique.

Dans une région où l’arsenal nucléaire non reconnu (ni réfuté) d’Israël, selon diverses évaluations, compris entre 80 et 500 têtes nucléaires, a son importance. Et cela influe sur le comportement de l’Iran. Quelle que soit la qualification de ce comportement – indigne, scandaleux etc.
Le redémarrage des relations avec Israël et la région se produira aux Etats-Unis tôt ou tard, plus tôt serait le mieux. Le Proche-Orient devient tout simplement trop grand pour que les Etats-Unis puissent se permettre de continuer à soutenir inconditionnellement Israël et construire sa politique dans la région en partant de cet axe. Devrait-on réellement parler de cela avec l’Iran? Il faudra bien le faire un jour, que ce soit sous Barack Obama ou sous un autre réformateur.
Ce texte n’engage pas la responsabilité de RIA Novosti
ni de la rédaction de ce journal.

Par Dmitri Kossyrev,

RIA Novosti

AFP/ Behrouz Mehri

http://fr.rian.ru/discussion/20101102/187771223.html


1-5 Ben Cramer : L’Iran et les dérives atlantistes de quelques Européens.

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce ne sont pas les Français mais les Britanniques qui se méfient le plus des conséquences imprévisibles que pourraient avoir des opérations militaires à l’encontre de sites (nucléaires ou pas) en territoire iranien.

C’est du moins ce qui ressort de sondages récents. Cette méfiance est un signe de sagesse dans la mesure où le recours au nucléaire, où qu’il soit, peut être la conséquence de ce qu’on appelle le « stress of war ». Parmi les autres stress, il y en a un que les stratèges n’ignorent point : les jours du Traité de Non Prolifération (TNP) sont comptés.

En attendant, les élites européennes ne semblent pas très mobilisées pour débloquer la situation, ou calmer le jeu. L’Union Européenne dans la rubrique politique étrangère ressemble fort à la Conférence du désarmement (CD) à Genève, cette institution qu’on surnomme parfois la Belle au Bois Dormant. Les initiatives de la PESC en matière de non-prolifération ne sont que des copies conformes aux déclarations du State Department à Washington.

La PESC est tellement imbibée d’Otanisme qu’elle n’a pas songé une seule seconde à créer un Conseil de Sécurité au sein des 27 Etats membres (même l’Union africaine s’est dotée d’un conseil de sécurité). Un conseil de Sécurité qui ne valoriserait pas ceux qui détiennent des armes de destruction de masse, contrairement à l’ONU.

Le chemin du renouveau, de l’initiative est donc emprunté par des acteurs qu’on n’attendait pas sur le dossier : la Turquie d’Erdogan et le Brésil de Lula. Incroyables mais vrais, voilà les Turcs- souvent dépeints comme alignés sur Washington, - qui se positionnent en successeurs des Roumains durant la guerre froide (sur le dossier TNP), ou des Polonais du temps de Rapacki…. (le plan de dénucléarisation du ministre, très mal vu à Moscou) ou de la Suède d’Olof Palme.

Certains experts des relations internationales imaginent déjà de futurs castings avec des Turcs réconciliés avec les Grecs, même sur le sort de Chypre, qui demanderont poliment aux Américains de ranger leur matériel et de se retirer, comme De Gaulle le fit avec fracas et panache à partir des années 60.

Envers et contre tout, faisant fi des maquettes de l’Europe de Maastricht, ou de Nice, il se pourrait que de nouvelles puissances reprennent le flambeau gaulliste, tentent de se distancier de l’Empire, quitte à innover le concept du ‘non-alignement’ (la première conférence a eu lieu il y a 50 ans !). Il n’est pas exclu que l’un de ces « alliés » qui regarde plus loin que l’horizon de Lisbonne fasse insérer dans sa Constitution (à défaut de constitution européenne digne de ce nom) un article du style : le pays « ne pourra accepter/accueillir aucune base militaire étrangère sur son territoire et ne pourra participer à aucune guerre d’agression ». (article 10 de la Constitution Bolivienne).

De la dénucléarisation à la neutralité.

Aucun document de la PESC n’a encore mis en avant la nécessaire dénucléarisation de l’ensemble européen, ne serait-ce que pour donner une petite chance de survie au TNP en 2015. Bref, l’Europe fait fausse route. Pas un commissaire à Bruxelles, pas un parti politique au Parlement pour initier un modèle de dénucléarisation comme le Parlement de Mongolie a réussi à l’imposer (zone exempte d’armes nucléaire reconnue comme telle par l’ONU) à partir de février 2000.

L’idée de dénucléarisation (du sol européen) nous entraîne bien vite au-delà. C’est normal. Après tout, le continent européen compte en son sein toutes sortes de territoires y compris des pays sans armée (Andorre, Islande, Lichtenstein, Monaco, San Marino), des territoires non militarisés dont les îles Aland (Finlande) et l’archipel du Spitzberg (Norvège). Cette diversité a longtemps été un atout même si le pire n’est pas non plus à exclure avec l’indépendance du Groenland, par exemple, un territoire qui, en dépit ou à cause des variations climatiques, pourrait être entraîné dans une nouvelle « guerre froide » face à tous ceux qui convoitent l’Arctique.

L’Europe compte aussi des Etats neutres. Tous les cinq (Autriche, Finlande, Irlande Malte, Suisse) dont 4 membres de l’UE traversent ces temps-ci une crise d’identité. Que le citoyen Français lambda croit encore qu’être ‘finlandisé’ est quasiment une maladie, et un exemple de subordination à l’égard de Moscou, en dit long sur les dégâts du lavage du cerveau au temps de la guerre froide. Mais, plus grave encore, 2/3 des habitants de la Finlande d’aujourd’hui estiment que leur nation finira par adhérer à l’Alliance Atlantique « dans un avenir prévisible ». Pourtant, au vu de la crise économique et financière que les Européens traversent –y compris les budgets militaires - , au vu des clashs potentiels soulevés ci-dessus (Afghanistan, Iran), on peut légitimement se demander pourquoi plaider la cause de la neutralité de l’Europe est si inaudible dans les instances européennes. Pourquoi aucun parti politique pourtant à court de recette n’a mijoté cette idée et présenté l’ébauche d’un programme du genre ?!

Une France plus gaullienne aurait-elle pu ambitionner de freiner les dérives atlantistes de quelques Européens ? Même sous Chirac ? Peu importe le scénario. Aujourd’hui, avec une Union Européenne qui se fond dans ce magma qu’est l’OTAN, l’Europe comme la France vit à contretemps.

« Les dirigeants européens vont demander des liens plus étroits avec l’OTAN », révèle l’Irish Times. Un document préparatoire au Conseil européen du 16 septembre 2010 "présente les relations avec l’OTAN comme une manière d’exploiter davantage les liens de l’Europe avec Washington", en particulier dans les domaines économique et stratégique, explique le quotidien de Dublin. C’est la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, qui serait chargée de mettre en œuvre la recommandation des 27 Etats membres. Cette recommandation tombe au plus mauvais moment de l’Alliance. Cherchez l’erreur.

Espérons que les prochains manuels d’histoire au service des générations futures n’insisteront pas trop, le révisionnisme aidant, sur les aspects "positifs" de l'otanisme qui aurait libéré le joug des peuples d’Europe centrale et orientale et fait disparaître le Mur de Berlin.

Ben Cramer

http://www.csotan.org:80/ao/article.php?ao_id=39&art_id=507&Mois=octobre&Year=2010


1-6 La guerre contre l’Iran a commencé

1 Israël et le Pentagone défient Ahmadinejad.

La France étant plongée dans une de ses crises sociales récurrentes comme la fièvre quarte, elle est toute occupée à se regarder le nombril et à se lamenter sur elle-même. C’est pourquoi elle ne prête pas trop d’attention à des événements lointains et peu spectaculaires : aucune image de télé n’est disponible les concernant, et la quasi-totalité des budgets transmissions des grandes chaînes ont été dépensés dans la couverture de l’épopée souterraine des mineurs chiliens.

Et pourtant, la première guerre high tech du XXIe siècle a bel et bien commencé, et elle oppose Israël soutenue par le Pentagone1 à l’Iran et ses succursales syriennes, libanaises et gazaouites.

On se doutait bien que les autorités de Washington et de Jérusalem ne restaient pas totalement inertes devant les provocations répétées de Téhéran et l’échec patent de la politique de la main tendue d’Obama et de l’Union européenne pour mettre un terme aux ambitions nucléaires du régime des mollahs. Planification, négociations politico-stratégiques et préparatifs logistiques allaient bon train en coulisses pendant que les grands leaders distrayaient le grand public en focalisant leur attention sur la question mineure2 du conflit israélo-palestinien.

Mystérieuse explosion à Khorammabad

Ce qui est nouveau, en revanche, c’est que les acteurs de ce conflit de l’ombre commencent à « communiquer » par des canaux parallèles, mais bien connus de ceux qui suivent attentivement ces questions.

Au cours de ce mois d’octobre, on a successivement appris :

1. Qu’un virus nommé Stuxnet, mis au point dans le cadre d’une étroite coopération entre les services israéliens et américains avait mis le souk dans les systèmes de gestion de la centrale nucléaire iranienne de Bushehr.

2. Qu’une « mystérieuse explosion » s’était produite le 12 octobre dans la base souterraine ultra-secrète de Khorramabad, à l’ouest de l’Iran, abritant des missiles à moyenne portée, provoquant la mort de plusieurs dizaines (certains disent même plusieurs centaines) de Pasdarans chargés de leur garde. Comme par hasard, cette explosion s’est produite au moment où Mahmoud Ahmadinejad défiait verbalement Israël à quelques kilomètres de sa frontière nord.

3. Que le Hezbollah libanais était approvisionné, via la Syrie, en missiles d’une portée de 250 km, permettant d’atteindre les centres vitaux d’Israël à partir de bases situées hors de la zone théoriquement contrôlée par la FINUL (Force d’interposition des Nations Unies au Liban).

Téhéran a minimisé les deux premières affaires en parlant « d’accident » pour l’explosion dans la base des missiles, et en niant officiellement qu’un virus informatique soit la raison des retards répétés dans la mise en route de la centrale de Bushehr.

On ne commente pas non plus ces deux affaires à Jérusalem et à Washington, mais les canaux par lesquels elles sont parvenues à la connaissance du public3 et les précisions avec lesquelles ces informations sont rapportées est un signe qui ne trompe pas : les services spéciaux israéliens ne sont pas totalement étrangers à ces affaires et tiennent à le faire savoir.

Quant aux informations sur les nouvelles capacités militaires de la milice du Hezbollah, elles ont donné lieu à un « scoop » récent du journaliste du Figaro Georges Malbrunot, ancien otage en Irak, qui sert habituellement de « petit télégraphiste » lorsque les services syriens ont un message à faire passer. C’est ainsi qu’au mois de juillet dernier, la révélation par ce même Malbrunot de l’utilisation par le Qatar de sociétés de sécurité israéliennes avait rendu fou de rage Serge Dassault, propriétaire du Figaro engagé dans de délicates négociations pour la vente de « Rafale » à l’émirat du Qatar…

Pour l’instant, cette guerre contre l’Iran est à mi-chemin entre le stade de la gesticulation et les premières escarmouches annonciatrice de la grande confrontation.

La suite dépend du nouveau cours que prendra la politique étrangère d’Obama après la débâcle démocrate annoncée lors des midterm du 2 novembre. Le départ de Rahm Emmanuel de la Maison Blanche et celui, annoncé pour juin, de son plus proche conseiller David Axelrod marque sans doute la fin de la tentative de faire plier Benyamin Netanyahou sur la question des constructions dans les implantations.

Mais qu’adviendra-t-il ensuite ? Quelques augures conservateurs, comme l’ancien représentant américain à l’ONU John Bolton prédisent le pire : ligoté par un Congrès républicain en politique intérieure, Obama serait tenté de se concentrer sur des objectifs internationaux, par exemple en exigeant d’Israël qu’il adhère au Traité de non-prolifération nucléaire en échange du renoncement, par Téhéran à se doter d’armes atomiques. Ils annoncent aussi, en cas de blocage des pourparlers directs entre Palestiniens et Israéliens, que les Etats-Unis pourraient soutenir à l’ONU une résolution établissant un Etat palestinien en Cisjordanie et à Gaza dans les frontières de 1967.

On ne voit pas comment Hillary Clinton (qui n’a pas perdu espoir de succéder, en 2016, à Barack Obama) pourrait souscrire à une telle ligne, et rien ne permet de penser que le successeur de James Jones à la tête du Conseil national de sécurité sera en mesure de « vendre » cette politique au Pentagone et au Congrès. Ce dernier tient, rappelons-le, les cordons de la bourse, et peut ainsi s’opposer au Président en coupant les vivres de projets qui lui sont chers. Il faudrait alors que cette politique d’Obama soit plébiscitée par l’opinion pour qu’elle ait quelque chance de s’imposer.

En attendant, au Proche-Orient, les bruits de bottes sont de plus en plus sonores…

nb

Les « couacs » entre le Pentagone et la Maison Blanche viennent de faire l’objet d’un livre de Bob Woodward Obama’s wars. Une « autonomisation » de l’action du Pentagone, dans certaines limites, n’est pas totalement à exclure…

Avis aux commentateurs : d’un point de vue géopolitique, ce conflit reste mineur en dépit de sa durée et des litres d’encre et de salive qu’il fait couler.

Notamment le journaliste indépendant israélien Jacques Benillouche (Slate.fr) et Stéphane

Publié le 29 octobre 2010 à 06h00

http://www.causeur.fr/la-guerre-contre-l%E2%80%99iran-a-commence,7698


2 L'Iran salue l'annonce américaine de classer Joundallah "groupe terroriste".

Les autorités iraniennes considèrent comme terroriste le groupe monarchiste Tondar et l'accuse d'avoir mené des attentats meurtriers en Iran.

Téhéran accuse les Etats-Unis et d'autres pays occidentaux de soutenir ce groupe, responsable selon l'Iran d'un attentat meurtrier contre une mosquée à Chiraz (sud) qui avait fait 14 morts et quelque 200 blessés en 2008.

L'Iran a salué la décision des Etats-Unis de classer comme organisation terroriste le groupe sunnite Joundallah qui mène une rébellion sanglante dans le sud-est iranien, la qualifiant de "pas dans la bonne direction", selon l'agence de presse Fars jeudi.

Cette déclaration, faite par le porte-parole de la diplomatie iranienne, a été publiée le jour du 30e anniversaire de la prise par des étudiants islamistes de l'ambassade des Etats-Unis à Téhéran en 1979, devant laquelle des milliers d'Iraniens ont manifesté aux cris de "Mort à l'Amérique".

Téhéran et Washington ont rompu leurs relations diplomatiques depuis et les tensions se sont accrues entre les deux pays ces dernières années, en particulier à cause du programme nucléaire controversé de l'Iran.

"Lutter contre le terrorisme relève de la responsabilité de toutes les nations, et la République islamique d'Iran estime que classer le groupe terroriste (Joundallah, ndlr) dans la liste des organisations terroristes par les Etats-Unis est un pas dans la bonne direction", a déclaré le porte-parole des Affaires étrangères, Ramin Mehmanparast, cité par Fars.

"L'Iran va évaluer dans les faits le changement de la politique américaine à l'égard des groupes terroristes comme le Joundallah, Tondar (monarchiste) ou le Pjak", a-t-il ajouté.

Le groupe Joundallah, dont les membres sont des sunnites appartenant à l'ethnie balouche, mène depuis dix ans une rébellion sanglante dans la province du Sistan-Balouchistan, frontalière du Pakistan et de l'Afghanistan.

Téhéran accuse Joundallah d'être entraîné et équipé par les services de renseignement américains, israéliens, britanniques mais aussi pakistanais, dans le but de déstabiliser le pouvoir central. Le chef du groupe, Abdolmalek Righi, a été pendu le 20 juin et le groupe a promis de venger sa mort.

"La désignation d'organisations terroristes joue un rôle essentiel dans notre combat contre le terrorisme et est un moyen efficace de limiter le soutien aux activités terroristes et de faire pression sur des groupes pour qu'ils abandonnent le terrorisme", écrit le département d'Etat dans son communiqué mercredi.

Concrètement, le classement interdit à toute personne de soutenir le Joundallah et prévoit le gel des avoirs que le groupe pourrait détenir aux Etats-Unis.

Les Etats-Unis avaient classé en février 2009 parmi les organisations terroristes le groupe rebelle kurde Pjak qui a mené des opérations armées dans le nord-ouest de l'Iran.

jeudi 4 novembre 2010

http://www.lyonne.fr/france_monde/international/l_iran_salue_l_annonce_americaine_de_classer_joundallah_groupe_terroriste_@CARGNjFdJSsBFxgFChw-.html


n°60 - Géopolitique & stratégie d'Iran - 06-11 : - : Fin - : La guerre contre l’Iran a commencé.

n°60  - Géopolitique & stratégie d'Iran - 06-11  : - : Fin - : La guerre contre l’Iran a commencé.


Géopolitique & stratégie d'Iran

 n°60 du 06-11                                C.De Broeder & M.Lemaire



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b) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

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Sommaire :  

2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

2-1 Ahmadinejad  pose ses conditions à la reprise des négociations avec les Six  

2-2 Mahmoud Ahmadinejad en visite au Liban en allié politique, économique et militaire.

2-3 Ahmadinejad appelle à l’unité des Libanais face à Israël.

2-4 Ahmadinejad : L'Iran aux côtés du Liban face à Israël.

2-5 L'unité et la vigilance face aux ennemis sont une nécessité.

2-6 Chavez et Ahmadinejad affichent un front uni.

3 Annexe

3-1 Alain Grech : La gauche et l’Iran.

3-2 Les chrétiens pratiquent librement leur culte


2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

2-1 Ahmadinejad  pose ses conditions à la reprise des négociations avec les Six  

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a avancé quatre conditions à la reprise des négociations avec les Six(les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU: Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni plus l'Allemagne). sur le programme nucléaire de son pays, a annoncé dimanche l'agence IRNA.

Arrivé dimanche à Ardebil (nord-ouest de l'Iran),le président iranien a fait une allocution au cours de laquelle il a formulé quatre conditions pour la reprise des négociations:
Primo, les négociations doivent respecter les règles de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).
Secundo, les grandes puissances devraient décider si, lors des négociations, "elles cherchent à coopérer ou s'agit-il d'un coup fourré".
Tertio, les Six devraient également décider s'ils avaient l'intention de suivre les règles et la logique au cours des négociations, ou de faire du bruit en cas d'échec.
La quatrième condition avancée par Mahmoud Ahmadinejad exige que les Six se prononcent sur l'arsenal nucléaire d'Israël.
"La réponse à ces questions sera déterminante pour les discussions", a affirmé le président iranien, en ajoutant que  dans tous les cas "nous discuterons, mais nous discuterons différemment avec ceux qui recherchent l'amitié et avec ceux qui se présentent en ennemis".
Toutefois, M.Ahmadinejad a confirmé que l'Iran était prêt aux  négociations, en soulignant que les discussions devaient être basées sur "la justice et le respect mutuels".

18/10/2010

http://fr.rian.ru/

Le président iranien énumère quatre conditions préalables à des entretiens avec le groupe 5+1.
Extrait

Réagissant à l’attitude des Occidentaux qui ont choisi de garder le silence face à ces questions, le président iranien a rappelé que cela était contraire à la réglementation de l'AIEA.
Notant que la nation iranienne traitera différemment ceux qui refusent la rationalité et les règles, le président Ahmadinejad a souligné que la nation iranienne n'était pas disposé à renoncer à ses droits.
L'Iran a-t-il souligné, souhaite engager un tel dialogue fondé sur la justice et le respect.

17 Octobre

http://www2.irna.ir/fr/news/view/line-96/1010171576151919.htm


2-2 Mahmoud Ahmadinejad en visite au Liban en allié politique, économique et militaire.

Les alliés locaux des pays occidentaux, qui sont majoritaires au parlement mais cohabitent avec des représentants politiques du Hezbollah au sein d’un gouvernement dit "d’unité nationale", se plaignent que Ahmadinejad considère leur petit pays comme "une base iranienne en Méditerranée". 

Le président iranien recevra un accueil chaleureux de la part des membres du Hezbollah et du mouvement Amal, dirigée par le président de la Chambre des députés, Nabih Berri. 

Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, a estimé que le Liban se devait de rendre hommage à l’Iran pour son soutien aux mouvements de résistance de la région, notamment lors de l’offensive israélienne de l’été 2006 au Sud-Liban.

Lors d’un discours prononcé samedi, Nasrallah a rappelé que, au lendemain de ce conflit bref mais intense qui n’a pas permis à Israël de briser les reins du Hezbollah, l’Iran avait contribué grandement à la reconstruction de la région et des faubourgs sud de Beyrouth, les deux bastions du Hezbollah.

"D’où est venu cet argent ? De donations ? Non, pour être franc, de l’Iran", a-t-il dit.

Le Hezbollah chiffre cette aide à un milliard de dollars.

Mais l’influence iranienne au Liban ne s’arrête pas là. Téhéran a proposé d’aider le pays à moderniser son réseau électrique vétuste, de financer des projets hydrauliques et de compenser les armes américaines dont la fourniture est suspendue par les objections d’ordre politique du Congrès américain.

Le président iranien devrait signer un accord de prêt d’un montant de 450 millions de dollars pour ces projets de nature civile ainsi qu’un accord de coopération dans le domaine de l’énergie alors que le Liban s’apprête à attribuer en 2011 des licences d’exploration dans ses eaux méditerranéennes.

En août dernier, la République islamiste avait offert de dépêcher des troupes en soutien à l’armée libanaise à la suite d’un incident frontalier meurtrier entre le Liban et Israël, incitant les parlementaires américains à suspendre l’aide financière à cette dernière.

De source diplomatique, on souligne que toute fourniture d’armes iraniennes au Liban se ferait en violation des sanctions internationales infligées à l’Iran au titre de ses activités nucléaires sensibles, que les Occidentaux jugent susceptibles de déboucher sur la fabrication de l’arme atomique.

Lors de sa visite, le président Ahmadinejad doit prendre la parole à un meeting organisé dans la banlieue sud de Beyrouth par le Hezbollah, dont le chef compte aussi intervenir. On ignore si celui-ci, qui vit dans la clandestinité depuis 2006, sera physiquement présent où s’il s’adressera à la foule par le truchement d’une liaison vidéo.

Son déplacement au Sud-Liban, où patrouillent les casques bleus de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), se fera à titre privé, au terme de la partie officielle de sa visite à Beyrouth.

Mahmoud Ahmadinejad doit se rendre dans les localités de Cana et Bint Jbeïl, laquelle, située à quatre kilomètres seulement de la frontière israélienne, avait été sévèrement bombardée par l’armée israélienne lors de l’agression de l’été 2006.

Ahmadinejad a affirmé le mois dernier que toute attaque d’Israël contre l’Iran conduirait à sa disparition en tant qu’entité politique. Israël, pour sa part, redoute par-dessus tout que l’Iran se dote de l’arme atomique et n’exclut pas une "frappe préventive", bien que Washington y soit hostile.

Durant la partie officielle de sa visite, le président iranien sera reçu par le président Michel Souleïmane, Nabih Berri et le Premier ministre Saad Hariri.

La visite d’Ahmadinejad intervient dans un contexte de tension interne au Liban dû à la possible mise en cause de membres du Hezbollah par le tribunal spécial mis sur pied par l’Onu pour juger les auteurs ou commanditaires de l’attentat au camion piégé qui a coûté la vie à Rafic Hariri et à 22 autres personnes.

Le Hezbollah a présenté le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) comme un instrument entre les mains d’Israël mais Saad Hariri a refusé à ses partenaires minoritaires gouvernementaux de dénoncer les investigations qu’il mène pour faire la lumière sur la disparition de son père.

(Avec les agences de presse)

Mercredi, 13 octobre 2010 -

 http://www.aloufok.net/spip.php?article2606


2-3 Ahmadinejad appelle à l’unité des Libanais face à Israël.

Au premier jour de sa visite officielle dans le pays, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a salué la "résistance" des Libanais face aux "agressions" d’Israël, et les a appelés à l’"unité".

"Nous soutenons avec force la résistance du peuple libanais contre le régime sioniste", a-t-il affirmé lors d’une conférence de presse avec son homologue libanais Michel Sleimane, quelques heures après son arrivée pour une visite de deux jours. "Nous avons tous les deux des intérêts et des ennemis communs", a-t-il affirmé, en référence à Israël, que le Hezbollah a combattu durant la guerre de 2006 ainsi que dans le sud du Liban jusqu’au retrait de ses troupes en 2000 après 22 ans d’occupation.

"La résistance du peuple, du gouvernement et de l’armée du Liban contre l’ennemi sioniste n’est pas seulement une source de fierté pour les Libanais mais pour toute la région car elle a changé l’équilibre des forces en faveur des peuples de cette région", a affirmé Mahmoud Ahmadinejad. Il faisait référence au fait qu’Israël n’est pas parvenu à neutraliser le Hezbollah durant la guerre de 2006. "Tant que l’esprit d’agression existe dans la région, celle-ci ne connaîtra pas la stabilité", a prévenu le président iranien, qui effectue sa première visite au Liban depuis son élection en 2005.

Mahmoud Ahmadinejad a présenté au président Sleimane un "nanoscope" (instrument de visualisation en trois dimensions) fabriqué en Iran.

13 octobre 2010,

 La Rédaction


2-4 Ahmadinejad : L'Iran aux côtés du Liban face à Israël.

Extrait

Nb Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information

Premier président iranien à se rendre au Liban, Mahmoud Ahmadinejad a affirmé que  ".

"La nation iranienne se tiendra toujours au côté de la nation libanaise et ne l'abandonnera jamais face aux animosités, venant principalement du régime sioniste", a déclaré le président de la République islamique.

Il a tenu ces propos en rencontrant le président libanais Michel Souleïmane

Ahmadinejad, dont la visite a été qualifiée de "nouvelle provocation" de sa part par une Maison blanche inquiète de l'influence croissante de l'Iran au Liban, n'a pas fait référence au Hezbollah.

La venue d'Ahmadinejad n'est pas non plus du goût de la majorité parlementaire libanaise pro-occidentale, qui reproche à Téhéran de considérer le pays comme "une base iranienne en Méditerranée".

Le président iranien a eu mardi un rare entretien téléphonique, dont rien n'a transpiré, avec le roi Abdallah d'Arabie, qui soutient la majorité libanaise conduite par le Premier ministre Saad Hariri.

Pour circonvenir toutes ces préventions, Ahmadinejad a fait valoir que son pays soutenait "un Liban fort et unifié". Nous soutiendrons toujours le gouvernement du Liban et sa nation", a-t-il dit en présence de Souleïmane, un chrétien maronite.

"Nous avons confirmé l'importance du maintien de l'unité nationale libanaise, du soutien à l'Etat et aux institutions et du renforcement des fondements de leur stabilité", a déclaré Michel Souleïmane après l'entrevue.

PRÊT DE 450 MILLIONS DE DOLLARS

Le ministre libanais de l'Energie et de l'Hydraulique, Gebran Bassil, a confirmé que l'Iran avait accepté de fournir au Liban un prêt de 450 millions de dollars pour financer des projets civils dont Mahmoud Ahmadinejad aurait souligné que tous les Libanais profiteront.

Le Hezbollah chiffre l'aide iranienne à la reconstruction de ses fiefs du Sud-Liban et des faubourgs sud de Beyrouth après les bombardements israéliens de 2006 à un milliard de dollars.

Les experts occidentaux pensent que l'Iran aurait aussi réarmé ce mouvement et qui signale disposer de plus de 30.000 roquettes et missiles, soit plus qu'avant le conflit d'il y a quatre ans.

Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, a souligné cette semaine que le Liban se devait de rendre hommage à l'Iran pour son soutien aux "mouvements de résistance de la région", dont fait aussi partie le Hamas palestinien.

À PORTÉE DE JUMELLES D'ISRAËL

En fin de journée, le président Ahmadinejad a pris la parole lors d'un meeting organisé dans la banlieue sud de Beyrouth par le Hezbollah, déclarant qu'Israël aurait à payer le prix de toute nouvelle agression.

Israël, a-t-il dit, "a le sentiment d'être dans une impasse, et pourrait organiser de nouvelles actions perfides pour sauver son existence et se créer des occasions. (Mais) j'annonce ici et maintenant que toute nouvelle action perfide ne fera qu'écourter l'existence scandaleuse de ce régime fabriqué."

Au terme du volet officiel de sa visite, Mahmoud Ahmadinejad doit se déplacer jeudi à titre privé au Sud-Liban, où patrouillent les casques bleus de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul).

http://www.lexpress.fr/actualites/


2-5 L'unité et la vigilance face aux ennemis sont une nécessité.

Les présidents iranien et libanais ont mis l'accent sur la nécessité du développement des relations de part et d'autre dans tous les domaines et notamment économique. Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad et son homologue libanais Michel Sleimane ont réitéré également le maintien de l'esprit de l'unité, de la solidarité et de la résistance face au régime sioniste et ses protecteurs avant de prôner la vigilance face aux conspirations des ennemis. Ahmadinejad en affirmant que le Liban est le fer de lance du combat contre l'ennemi des nations de la région, a indiqué que les ennemis cherchent à porter atteinte au Liban afin de dominer les nations de la région. De ce fait le soutien des gouvernements et des nations de la région au peuple et à la résistance libanais serait à même à faire échouer les ennemis dans leur visée néfaste. Le président Sleimane a pour sa part tenu à rappeler que les ennemis en semant la discorde font tout pour engendrer des tensions dans la région et notamment au Liban. "Le maintien de l'esprit de l'unité et de la solidarité dans la région est contre la volonté du régime sioniste, d'autant plus que les différents groupes libanais par leur convergence et leur unité sauront régler les problèmes, tout comme le cas où avec ce même esprit, la résistance est sortie victorieuse de la guerre de 33 jours.", a souligné le président Sleimane. Lors de ces différentes rencontres au Liban, le Président Ahmadinejad s'est entretenu avec le Premier ministre Saad Hariri et le président du parlement Nabih Berry des questions intéressants les deux parties.

14 Octobre

 http://french.irib.ir


2-6 Chavez et Ahmadinejad affichent un front uni.

Le président Mahmoud Ahmadinejad a déclaré mercredi à son homologue vénézuélien Hugo Chavez qu'ils auraient raison de leurs adversaires communs, lançant ainsi une nouvelle salve contre des pays occidentaux dont il affirme l'échec des tentatives pour isoler l'Iran.

A l'issue d'une visite de deux jours à Téhéran, Chavez a condamné les menaces militaires portées contre l'Iran, que les Etats-Unis et Israël n'excluent pas d'attaquer pour l'empêcher d'acquérir l'arme nucléaire.

La visite de l'allié latino-américain de Téhéran intervient une semaine après le voyage d'Ahmadinejad au Liban, où l'a fêté le mouvement chiite du Hezbollah. Ces deux démarches diplomatiques visent en partie à montrer à Washington que l'Iran compte encore dans le monde des amis prêts à contester les intérêts américains.

"Je dois profiter de l'occasion pour condamner ces menaces militaires dirigées contre l'Iran", a dit Chavez lors d'une conférence de presse où chacun des deux hommes appelait l'autre "frère".

"Nous savons qu'ils ne réussiront jamais à restreindre en quoi que ce soit la révolution islamique (...) Nous nous tiendrons toujours côte à côte, non seulement nous résisterons mais nous serons victorieux côte à côte", a-t-il ajouté.

Chavez a dit avoir signé plusieurs nouveaux accords destinés à stimuler la coopération bilatérale dans le domaine industriel.

De son côté, Ahmadinejad a affirmé que l'Iran et le Venezuela s'inscrivaient dans un front révolutionnaire d'Amérique latine "qui s'étend jusqu'en Asie orientale".

"Si autrefois mon frère M. Chavez et moi, ainsi que d'autres personnes, étions seuls dans le monde, aujourd'hui une longue file de responsables révolutionnaires sont debout ensemble", a-t-il dit.

"Les ennemis de nos peuples partiront un jour.

C'est la promesse de Dieu, et la promesse de Dieu sera tenue", a ajouté Ahmadinejad dont les propos seront sans doute interprétés en Israël comme une nouvelle menace de celui qui a souvent affirmé que l'Etat juif disparaîtrait.

Robin Pomeroy,

Philippe Bas-Rabérin pour le service français 



3 Annexe

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

3-1 Alain Grech : La gauche et l’Iran.

nb Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information

Depuis la révolution iranienne de 1978-1979, sans doute le plus grand mouvement populaire du dernier quart du XXe siècle, la gauche occidentale s’est divisée sur l’appréciation qu’elle pouvait porter sur ces événements et sur le régime mis en place. Ce débat s’est évidemment intensifié avec l’arrivée de Mahmoud Ahmadinejad au pouvoir et encore davantage avec l’élection présidentielle contestée de juin 2009 (Lire Immanuel Wallerstein, « The World Left and the Iranian Elections », Zcommunications, 5 août 2009).

Parmi les points de désaccord à l’intérieur de la gauche, la place de la religion dans le mouvement politique.

Souvent, au nom de l’anticléricalisme, elle rejette tout mouvement qui se réclame de la religion. Mais n’est-ce pas aussi, au nom de la religion, qu’ont été menés bien des combats anticolonialistes (mais pas tous, que l’on pense à l’Indochine, par exemple) au cours des XIXe et XXe siècles ? Et il est vrai aujourd’hui que, avec le recul des idées marxistes, nombre de combats intègrent une dimension religieuse.

Que l’on songe à l’Amérique latine, au Brésil ou au Venezuela, avec des aspects parfois franchement réactionnaires, comme le refus du droit des femmes à l’avortement.

D’autre part, la dimension « anti-impérialiste » du combat mené par ces pays, de l’Iran au Venezuela – et qui est assumé par eux dans une alliance dont a témoigné la récente visite de Hugo Chavez en Iran – complique aussi le positionnement de la gauche radicale. On peut noter que des mouvements comme le Hamas et le Hezbollah allient une vision assez libérale de l’économie avec une résistance déterminée à ce qu’une grande partie des populations du monde arabe dénonce comme les tentatives israélo-américaines de contrôler la région.

Un dilemme plus ou moins similaire s’est posé avec le régime de Saddam Hussein en Irak (la dimension religieuse en moins), bien qu’il ait abandonné, dès la fin des années 1970, la moindre prétention à la lutte anti-impérialiste. Une partie de la gauche radicale américaine (et des progressistes irakiens en exil) s’est ralliée à l’intervention américaine de 2003, au nom du renversement des dictatures.

Je verse à ce dossier la traduction d’un article de Fayazmanesh Sasan, professeur émérite d’économie à l’université California State, Fresno, paru sur le site Counterpunch, 22-24 octobre (« The Left and Iranian Exiles »). Il est l’auteur de The United States and Iran : Sanctions, Wars and the Policy of Dual Containment (Routledge, 2008).

« Il ya quelques jours j’ai reçu un courriel intitulé “CounterPunch publie de l’agitprop ouvertement CIA-israélienne contre l’Iran.” L’e-mail faisait référence à un article paru récemment dans CounterPunch par une irano-américaine qui avait assisté à un dîner à New York organisé par le président Ahmadinejad pour des militants anti-guerre, pour la justice sociale et la paix, alors que M. Ahmadinejad était en visite aux Etats-Unis pour assister à l’Assemblée générale. L’auteur de l’article, qui soutient sans doute le “mouvement vert” en Iran, a été bouleversée par le fait que les activistes américains assistant au dîner n’ont pas contesté les violations des droits humains en Iran, et, au contraire pour la plupart, ont exprimé leur indignation devant la politique étrangère des Etats-Unis. L’auteur de l’e-mail a trouvé l’article similaire à ceux que l’Iran publie pour dénoncer les propagandistes israélo-américains. Qu’un tel article ait été publié sur un site progressiste semblait l’inquiéter.

J’avais également reçu des commentaires similaires sur d’autres articles écrits par certains des partisans du mouvement vert iranien et publiés sur le site CounterPunch. Ces billets étaient apparemment destinés à m’avertir que comme un contributeur de longue date de CounterPunch et un critique de “l’USrael” – un terme que certains croient à tort que j’ai inventé – je suis resté silencieux devant ces articles de certains partisans du mouvement vert en Iran.

(...) A la suite à de l’élection présidentielle controversée de 2009, j’ai exprimé mon avis sans détour sur la nature complexe du gouvernement iranien et les problèmes auxquels font face les progressistes américains lorsqu’ils traitent de cette complexité. Ces points de vue m’ont rendu persona non grata dans les médias en Iran. (...)

Dans un autre article dans CounterPunch, j’ai également mis en garde certains partisans du mouvement vert au sujet de leur liaison dangereuse avec les opposants pro-américains et israéliens au gouvernement iranien. Cet avertissement m’a valu de nombreux témoignages de reconnaissance de lecteurs de CounterPunch, notamment de nombreux Iraniens progressistes. Mais il a aussi suscité des grognements de certains exilés iraniens qui, souvent, essaient de dépeindre toute critique de leurs opinions politiques comme un “soutien au régime iranien.”

Entre autres choses, j’ai été accusé d’être indifférent aux violations des droits humains en Iran. On m’a aussi dit que je n’étais pas suffisamment informé, ignorant le fait que tel ou tel individu était mort ou avait perdu la vue sous la torture dans la célèbre prison d’Evine. Je n’ai pas répondu à toutes ces idioties. Si je l’avais fait, j’aurais certainement rappelé à ces critiques la déclaration de Martin Luther King que les Etats-Unis sont “le plus grand pourvoyeur de violence dans le monde d’aujourd’hui”. La déclaration était vraie à l’époque de King et elle continue à l’être de nos jours. Alors pourquoi ignorer le grand pourvoyeur de violence et violateur des droits humains et se concentrer sur l’adversaire chétif ? Pire, pourquoi faire appel au premier contre le second ? (...)

La réaction des exilés iraniens verts était emblématique de leur politique et de leur tactique. Ces exilés sont aussi satisfaits d’eux-mêmes que les "principalists" qu’ils abhorrent (“principalist” est un terme utilisé pour désigner les différentes factions iraniennes qui sont opposés aux réformistes et au mouvement vert). Ces exilés sont aussi intolérants à d’autres vues que leurs homologues tyranniques en Iran sont dédaigneux de la voix de la dissidence. »

Chaque progressiste américain qui choisit de se concentrer sur la critique de la ligne politique israélo-américaine envers l’Iran, par opposition à la question des droits humains, est dénoncé par ces exilés, comme un fou gauchiste ou un ignorant des subtilités internes de l’Iran. Et ceci en dépit du fait que ces Américains montrent souvent, à travers leurs analyses approfondies, une meilleure connaissance de l’Iran que ces exilés qui écrivent de longs essais rhétoriques. Ainsi, tandis que le mouvement vert exilés est obsédé par “l’élection volée” de 2009, il faut surtout compter sur des observateurs non-iraniens pour analyser les derniers rapports de l’AIEA, les dernières sanctions américaines et résolutions de l’ONU, le rôle des groupes de lobbying israéliens dans la formulation de ces résolutions, l’effet de ces sanctions sur l’économie iranienne, etc. (...)

Visitez n’importe quel site web Internet iranien vert et tout ce que vous y trouvez est la critique du régime actuel. C’est comme si tous les troubles en Iran étaient causés par le pouvoir et que tous les problèmes disparaîtraient s’il y avait un changement de régime en faveur des Verts. Les accusations absurdes se sont tellement intensifiées que le site web vert le plus populaire, et le principal porte-parole du mouvement vert en Iran, a déclaré le 2 octobre 2010, que la crise financière récente en Iran et les fluctuations monétaires étaient le fait du gouvernement lui-même ! Sous le titre “La continuation de la crise des devises et de l’or : le bénéfice du gouvernement dans l’accroissement des échanges”, le site fait valoir que le gouvernement iranien a créé la crise et bénéficié de la dévaluation du rial parce que le gouvernement calcule ses dépenses en rial et ses revenus en dollars. Si ce site ne faisait pas une telle fixation sur la question du changement de régime, et s’il avait une seule personne à son comité de rédaction avec une certaine connaissance élémentaire de l’économie, de telles absurdités n’auraient pas été publiées.

Inutile de dire que la crise financière récente en Iran, comme la plupart des crises de ce type ailleurs, a été le résultat de l’incertitude, d’une peur intense, et de la spéculation sur le marché des devises. Et la peur et l’incertitude ont été largement causée par l’effet cumulatif de sanctions qui étouffent l’économie iranienne et provoquent de la douleur et la souffrance de masse.

L’obsession du mouvement vert iranien avec “l’élection volée”, comme je le craignais, a poussé ces exilés à se rapprocher de la politique “USraelienne”. Certains groupes de pression nationalistes iraniens qui durant l’administration Bush s’étaient opposés à l’adoption de sanctions supplémentaires contre l’Iran ont récemment activement poussé l’administration Obama à sanctionner le gouvernement iranien et le corps des pasdarans, comme si de telles sanctions n’existaient pas déjà et comme si une telle intensification n’était pas orchestrées par les groupes de lobbying israéliens et leurs représentants dans le gouvernement des Etats-Unis. Les exilés, bien sûr, ont vu leur souhait satisfait et plus de sanctions ont été adoptées. Le 29 Septembre 2010, le président Obama a signé un ordre exécutif qui a imposé des sanctions sur les huit fonctionnaires iraniens “considérés comme responsables ou complices de violations graves des droits humains”.

Bien sûr, une fois de plus, le cerveau derrière cette décision de l’exécutif n’était autre que le suspect habituel, le néo-conservateur Stuart Levey, sous-secrétaire pour le terrorisme et le renseignement financier du département du Trésor. Lors d’une cérémonie annonçant les sanctions, M. Levey a été félicité par les secrétaires Geithner et Clinton pour “la conception de ces actions financières significatives”.

Quelques jours plus tard, les médias “principalist” en Iran ont utilisé le fait que certains exilés verts avaient remercié l’administration Obama pour avoir imposé une nouvelle série de sanctions. Une de ces médias, a exploité le titre d’une émission Radio Free Europe / Radio Liberty : “Merci M. le président Obama, pour vos sanctions concernant les droits humains.” L’article visait l’activiste et lauréate du prix Nobel Shirin Ebadi se félicitant des sanctions. Dans un entretien avec le service persan de Deutsche Welle elle a affirmé que les sanctions marquent un “tournant” non seulement pour l’Iran, mais pour “l’histoire des droits humains”.

La même Radio Free Europe/Radio Liberty a publié plus récemment un autre article à l’occasion du voyage de M. Ahmadinejad au Liban intitulé : “Les intellectuels iraniens au peuple libanais : ‘Ahmadinejad ne mérite pas votre confiance’.” L’article indiquait qu’un groupe d’environ trente journalistes iraniens, intellectuels et universitaires en poste aux Etats-Unis, au Canada et en Europe avaient dit dans une lettre ouverte adressée au peuple du Liban qu’il ne devrait pas se laisser berner par le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, qu’ils accusent d’être bon à rien. La lettre, clairement inspirée par le mouvement vert comme le montrent sa référence élogieuse à la visite du président Mohammad Khatami au Liban en 2003 et la condamnation de “l’élection volée” en Iran, qualifie la politique d’Ahmadinejad de “dangereuse” et responsable des sanctions généralisées contre l’Iran et des risques d’un guerre potentielle. Elle mentionne également l’appui Ahmadinejad pour un “certain groupe” au Liban, qui est à l’origine de tensions dans ce pays (clairement il visait le Hezbollah libanais).

La lettre ci-dessus n’est pas vraiment sincère lorsqu’elle affirme que la politique d’Ahmadinejad est responsable des sanctions. Les intellectuels et les universitaires iraniens savent sûrement que l’Iran a fait l’objet de nombreuses sanctions depuis plus de trente ans. Ils savent aussi que l’une des sanctions les plus oppressives, à savoir, la Iran-Libya Sanctions Act, a été imposé à l’Iran en 1996, sous la présidence de Mohammad Khatami, l’un des principaux leaders du mouvement vert. La lettre n’est pas non plus sincère lorsqu’elle assure que la tension au Liban est provoquée par Ahmadinejad et le Hezbollah, et non par Israël et ses alliés traditionnels au Liban. Etant donné la popularité que le Hezbollah doit à sa résistance héroïque et à ses batailles contre Israël, il est difficile d’imaginer qu’une lettre d’opposition au Hezbollah rendrait le mouvement vert iranien beaucoup plus populaire au Liban.

« Ce compte-rendu partiel de la politique et des tactiques employées par certains partisans du mouvement vert en exil explique pourquoi de nombreux progressistes américains se méfient de ce mouvement et de son avenir. Ils se souviennent du fait que des exilés irakiens progressistes, face à un gouvernement despotique, sont devenus de plus en plus réactionnaires. Ils se souviennent du fait que la question des droits humains est devenue un des prétextes pour provoquer un changement de régime en Irak. Ils se souviennent du fait que dans le processus qui a pavé la voie à l’invasion de l’Irak, les exilés irakiens, dont certains progressistes, sont devenus d’utiles outils (aux mains des néoconservateurs). Ils se souviennent aussi que la dévastation de l’Irak, des millions de morts et de déplacés et une économie en ruine, ont été le prix de l’établissement d’un gouvernement ami des Etats-Unis qui ne soutient plus le mouvement de résistance contre Israël.

C’est pourquoi un certain nombre de lecteurs de CounterPunch semblent préoccupés par certains articles publiés sur ce site progressiste par les exilés iraniens. Mais ces lecteurs ne doivent pas oublier que CounterPunch a également publié de nombreux articles qui critiquent les Iraniens qui appuient les “USraeliens”. Ils doivent aussi se rappeler que la situation en Iran est complexe et qu’il est légitime de se préoccuper de l’actuelle intolérance du gouvernement iranien à l’égard de toute voix dissidente, même sincère et indépendante. Dans cette situation complexe, séparer le bon grain de l’ivraie, établir la différence entre les préoccupations légitimes et les prétentions exagérées, distinguer les analystes sincères des opportunistes politiques, et reconnaître la différence entre les nationalistes étroits et les internationalistes qui ne se rallieront pas à la politique américaine et israélienne, pourrait devenir extrêmement difficile. C’est pourquoi je n’envie pas le travail de ceux qui siègent au comité de rédaction des médias progressistes comme CounterPunch. Ils sont confrontés à des choix difficiles. »

Alain Grech

source : http://blog.mondediplo.net/2010-10-...

4 novembre 2010

http://www.michelcollon.info:80/La-gauche-et-l-Iran,2771.html


3-2 Les chrétiens pratiquent librement leur culte

Intervention de l’ayatollah Mohaghegh Ahmadabadi

En Iran, les « relations entre l’islam et le christianisme » sont basées « sur l’amitié, le respect et la compréhension mutuelle », estime l’ayatollah Seyed Mostafa Mohaghegh Ahmadabadi, professeur de la faculté de droit à l’université ‘Shahid Beheshti’ de Téhéran, membre de l’Académie iranienne des Sciences.

Invité spécial du synode pour le Moyen-Orient, il est intervenu hier, le 14 octobre, en présence de Benoît XVI.

Dans son intervention, il a regretté « qu’au cours des derniers 1 400 ans, parfois du fait de considérations politiques, ces relations aient connu des moments sombres ». « Mais il ne faudrait pas imputer ces actes illégitimes accomplis par certains individus ou groupes à l’islam ou au christianisme », a-t-il insisté.

« Selon les enseignements du Coran, dans la plupart des pays islamiques, notamment en Iran, comme la loi même l’a stipulé, les chrétiens vivent côte à côte et en paix avec leurs frères musulmans », a-t-il ajouté. « Ils jouissent de tous les droits juridiques comme les autres citoyens et exercent librement leurs pratiques religieuses ».

L’ayatollah iranien a voulu remercier Benoît XVI « pour ses remarques opportunes et capitales dans les discours à Jérusalem et à Istanbul relatives à l’importance d’assurer des relations saines, amicales et continues entre chrétiens et musulmans ». « Une telle approche et de telles manières sont essentielles pour tous les croyants et assurément importantes pour la paix dans le monde », a-t-il ajouté.

La constitution de la République islamique d’Iran reconnaît la minorité chrétienne dans le pays. Interviewé par Radio Vatican le 13 octobre dernier, Mgr Ramzi Garmou, archevêque chaldéen de Téhéran, a rappelé que les chrétiens se trouvent « dans ce pays depuis l’aube du christianisme ».

« Nos églises sont ouvertes pour les célébrations liturgiques, pour l’enseignement et différentes activités pastorales », a-t-il expliqué. Mais « on n’a pas le droit d’évangéliser d’une manière directe. Les conversions sont interdites », a-t-il ajouté en soulignant combien, selon lui, l’évangélisation passait « par le témoignage de la vie quotidienne ».

Marine Soreau,

Zenit, 15 octobre 2010

 http://www.jerusalem-religions.net/spip.php?article1946



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

07/11/2010

n°59 - journal d'Iran - 14-10 au 05-11 - : Début - Une guerre contre l’Iran devient-elle possible ?


n°59 -  journal d'Iran - 14-10 au 05-11 - : Début   - Une guerre contre l’Iran devient-elle possible ?


journal d'Iran   

n°59

du 14-10 au 05-11

C.De Broeder & M.Lemaire



a) Le "Journal d'Iran" est  visible  sur les blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

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Sommaire :

Tiré à Part

El Baradeï: les services secrets US n'ont pas le moindre document établissant une quelconque dérive du programme nucléaire iranien

La prochaine guerre sera ouverte sur plusieurs fronts et plus sanglante.

Eberhard Hamer : Les signes annonciateurs d’une troisième guerre mondiale s’accumulent.

Il y a du comique dans ce montage vidéo…il en faut parfois.

Suite

1 Politique

1) Iran

2 Politique Internationale

1 Usa

2 Les voisins

3 Organisations Mondiales & régionales

4 Le Monde

Fin

2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

2-1 Vidéo : Iran - désinformation politique et médiatique.

2-2 Vidéo : Rencontre Nasrallah-Ahmadinejad en Syrie.

2-3 Une chaîne télévisée iranienne pour le monde arabe.

3 Les brèves

3-1 Israël a sa réponse pour un Iran nucléaire.

3-2 Turki Fayçal met en garde contre une catastrophe en cas d’attaque contre l’Iran.

3-3 La violation des droits de l’Homme, en France, inquiète les députés iraniens. 

3-4 Mottaki critique la politique ambiguë de l’Occident en matière des droits de l’Homme. 

3-5 Mottaki s’est entretenu avec le chef de la diplomatie allemande Guido Westerwelle.

3-6 La Résistance iranienne condamne la peine de mort contre Tarek Aziz.

4 Dossier & Point de vue

4-1 Le symbole du fusil arraché.

4-2 L'Iran multiplie les succès diplomatiques.

4-3 Chérif BOUDELAL : L’exploit scientifique et le défi politique de l’Iran !

5 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Do : Une guerre contre l’Iran devient-elle possible ?

5-1 Message de solidarité des syndicalistes iraniens a leurs camarades de France.



Tiré à Part

El Baradeï: les services secrets US n'ont pas le moindre document établissant une quelconque dérive du programme nucléaire iranien

1 Novembre

L'ex-directeur de l'Agence internationale de l'Energie atomique (AIEA) vient d'accorder une interview au quotidien autrichien "Die Presse", interview dont nous avons tiré un extrait.  ….
Q – Les Etats-Unis et l'Europe se sont maintenant concentrés sur l'Iran, d'autant plus qu'il pèse de tout son poids au Liban et en Irak. Qu'en pensez-vous?
R- L'Iran compte parmi les Etats les plus influents du Moyen-Orient et a sa propre idéologie, à l'égard de l'Occident. Il existe certaines ambiguïtés autour du dossier nucléaire iranien, ce dont doit répondre l'Iran. Malgré tout, personne, même les services du Renseignement américains, ne disposent du moindre document contre l'Iran.
Au terme de son interview, l'ex-directeur de l'AIEA a formulé le vœu qu’en 2011, le terrain soit rendu propice à la reprise d'un dialogue global avec la RII, car selon lui, seul, l’Iran, peut garantir la stabilité de la région.

 http://french.irib.ir
 Commentaires

1.Posté par daliana le 02/11/2010 10:06

S'ils n'ont pas de preuves ,ils peuvent toujours les inventer....comme les attentats "islamistes"qu'on nous chambarde de temps en temps ....des attentats découverts juste avant que les bombes n' explosent ....ça entretient la psychose au niveau du public et détourne l'attention sur les vrais problèmes et les chapelets des grandes malversations...et ça fait l'affaire des magouilleurs de tout genre

http://www.alterinfo.net/El-Baradei-les-services-secrets-US-n-ont-pas-le-moindre-document-etablissant-une-quelconque-derive-du-programme_a51306.html

 

La prochaine guerre sera ouverte sur plusieurs fronts et plus sanglante.

Selon le chef des services de  renseignement militaire israélien, le général Amos Yadlin, la prochaine guerre au Proche Orient éclatera sur plusieurs fronts et provoquera un nombre considérable de tués comme aucune guerre passée n'en a connu !
Yadlin qui s’exprimait lors d'une session spéciale de la commission des Affaires étrangères à la Knesset a mis en garde ses membres de ne pas «confondre» les choses en raison du calme qui règne sur le plan sécuritaire dans la région.
Selon le quotidien israélien Yediot Ahronot, Yadlin a évoqué un avenir pessimiste de la situation dans la région, soulignant que "la Syrie jouit  de plus en plus de capacités de résistance, ainsi que le Hezbollah et le Hamas".  
Yadlin a affirmé que la Russie fournissait à la Syrie des  systèmes de défense anti-aériens des plus sophistiqués. Et d'ajouter:" ces systèmes pourraient ramener l'armée israélienne et la Force aérienne à ce qu'elles étaient dans les années soixante, au temps du canal de Suez, voire à la période de la guerre d'usure en 1973."
Révélant que « la Russie travaille aussi sur la modernisation  de l’armement de la Syrie », il a noté que «  la Syrie s’est engagée  dans des contrats d’achats intensifs avec les  industries militaires  russes » et que "tout ce qui sort des industries russes est vendu  à la Syrie."
Selon Yadlin, « la Syrie poursuit une politique  double : d’une part, elle entreprend une consolidation de ses relations  avec l'Iran et le Hezbollah, d'autre part, elle fait croire  qu’elle poursuit des pourparlers   avec Israël ».    
Pour ce qui est du  Hezbollah, Yadlin a affirmé qu'il continue à développer ses capacités, et que les armes sophistiquées dont dispose la Syrie peuvent se trouver entre les mains  du Hezbollah, si ce dernier le demande.
Cela dit, Yadlin a minimisé  la capacité du  Hezbollah  d'imposer son contrôle sur le Liban par la force au cas où le TSL publie son acte d’accusation, "sachant que le parti a une capacité suffisante pour contrôler le Liban en quelques  heures" a-t-il toutefois observé.  
Concernant  l'Iran, Yadlin a laissé entendre qu’ «Israël dispose de services de renseignements plus perfectionnés et plus étendus que dans le passé » !
Il a ajouté  que "l'Iran constitue la plus grande menace pour Israël et pour la région dans son ensemble. Car,  l'Iran a suffisamment de produit nucléaire pour une bombe atomique, et  sera prochainement en mesure de fournir suffisamment de matériel pour la production de bombes."  
Sur les missiles de l'Iran ", Yadlin a déclaré que" le missile Achoura fait partie des missiles qui ont une porté de plus de 4000 km et que sa mise en état opérationnel sera terminée à la fin de cette année. "  
Et de conclure que  « la région connaît de sérieuses et dangereuses évolutions des capacités militaires de la Syrie, du Hezbollah et de Hamas et que  la prochaine confrontation ne sera pas comme la récente guerre dans la bande de Gaza ou  celle de Juillet 2006 contre le Liban, car elle pourrait éclater sur  deux fronts, voire trois, et qu’il est impossible  de prédire l'avenir à la base de ces guerres, parce que la prochaine confrontation sera beaucoup plus grande, plus large et provoquera un grand nombre de victimes. »  
Enfin Yadlin a souligné que durant  son mandat qui a duré 5 ans, deux chefs d’état-major ont été remplacés, ainsi que trois ministres de guerre, et deux premiers ministres, sans oublier qu'il devait gérer deux guerreset suivre deux réacteurs nucléaires", en allusion à l'iranien et peut-etre au présumé syrien.

04/11/2010  

http://alqods-palestine.blogspot.com/

 

Eberhard Hamer : Les signes annonciateurs d’une troisième guerre mondiale s’accumulent.

Les USA traversent, non seulement en raison du rachat des dettes des banques par l’Etat, mais aussi de leur dette publique qui avait déjà énormément augmenté – leurs crédits à l’étranger leur coûtent 1 milliard de dollars par jour – leur pire crise financière depuis la Seconde Guerre mondiale.

Si les flux financiers cessent ou s’ils se détournent du dollar, les USA sont en faillite.

Pourtant les USA ne font pas un effort d’économie suffisant pour réduire leur dette publique croissante. Ils n’augmentent pas les impôts pour accroître leurs recettes, ne tentent guère de rogner sur les budgets publics, surtout pas sur leur budget militaire, celui qui a le plus augmenté.

Il faut dire que les USA, en divers endroits du monde, ont engagé au total 200 000 soldats. C’est pourquoi personne n’a compris que le plus grand chef de guerre du monde ait reçu le Prix Nobel de la paix bien qu’il ait renforcé ses troupes. Peut-être était-ce une mesure préventive, car la guerre en Iran dépend avant tout de lui.

Les exemples de chefs politiques qui, confrontés à un échec économique, ont choisi la guerre comme dernier recours pour se maintenir au pouvoir abondent dans l’his toire. C’est encore plus vrai lorsqu’un pays connaît des crises économiques successives et que la guerre semble le seul moyen d’en sortir. C’est ainsi que les USA ont surmonté leur plus grave crise économique du XXe siècle en entrant dans la Première Guerre mondiale, la crise économique mondiale en entrant dans la Seconde, et ils pourraient donc être tentés de résoudre la troisième crise écono mique de la même manière. Les deux guerres mondiales ont en effet permis aux Etats-Unis non seulement de venir à bout de leurs deux plus gros endettements, mais aussi de devenir la première puissance économique mondiale. La tentation est donc forte d’essayer une troi sième fois le même remède.

Dans ce contexte toute une série de préparatifs de guerre semblent alarmants:

1.    Le Premier ministre israélien, un homme d’extrême-droite, est un va-t-en-guerre imprévisible. Il se plaint constamment d’avoir reçu de la part de l’Iran des menaces variées dont aucune n’a jusqu’ici résisté à l’examen. Mais il hausse de plus en plus le ton et au cours des derniers mois il a fait la tournée des principales capitales mondiales pour y chercher un soutien. Il paraît même que Madame Merkel lui a juré la fidélité des Nibelungen, comme l’avait fait avant les précédentes guerres mondiales Guillaume II aux Autrichiens ou les Anglais et les Français à la Pologne.

2.    Israël a déjà positionné les sous-marins nucléaires qu’elle a achetés à l’Allemagne, armés de missiles à ogives nucléaires, en face de l’Iran et, non content d’avoir reconstruit et pointé sur l’Iran la base de lancement géorgienne que les Russes avaient détruite il y a un an et demi, y a fait envoyer un renfort de 90 spécialistes états-uniens.

3.    De semaine en semaine la presse, sous l’influence d’Israël, hausse le ton à l’égard de l’Iran pour différents motifs – une cam pagne de propagande analogue à celle qui a permis de faire accepter, voire soutenir la guerre en Irak dans le monde entier en répandant des affirmations mensongères.

4.    Les préparatifs militaires ne chôment pas non plus. Certes les troupes états- uniennes n’ont toujours pas réussi à «pacifier» les deux pays voisins, l’Irak et l’Afgha nistan. Mais ils y entraînent à la guerre la plus grosse concentration de troupes au monde. En outre, ils ont regroupé au large de l’Iran la plus grosse flotte militaire qu’ils aient jamais réunie. Le comité du Nobel a donc fait un bon calcul en cette affaire: pas de guerre en Iran sans l’assentiment du Président des USA, surtout s’il s’agit d’un Prix Nobel de la paix. Toutefois la pression des banques, des multinationales, du lobby de l’armement, de l’armée et du lobby israélien pourrait contraindre les USA à entrer en guerre, si Israël menait une première frappe contre l’Iran et que les puissances précitées voulaient protéger leurs intérêts.

N’oublions pas que les USA ne sont pas seulement la nation la plus endettée du monde, mais aussi que l’effondrement de leur de vise sig nifie celui de leur empire. La soi-disant «unique puissance hégémonique mondiale» implose en ce moment exactement comme l’a fait l’URSS il y a vingt ans. Les Chinois ont déjà fait comprendre qu’ils ne reconnaissent plus son hégémonie. Le Président des Etats-Unis se trouve donc, si Israël frappe, face à un dilemme désespéré: doit-il continuer à s’enliser dans les sables mouvants de la crise financière, économique et sociale ou chercher le salut dans une guerre mondiale, qui a déjà permis deux fois aux Etats-Unis d’en sortir gagnants.

Le danger d’une nouvelle guerre mon diale n’a jamais été aussi grand depuis la fin de la Seconde. C’est à juste titre que depuis un an les mises en garde aux USA se sont accrues, venant surtout de certains milieux intellectuels européens. Mais nous ne pourrons pas l’empêcher.

Une guerre en Iran ne resterait pas un événement limité, même si au départ il ne s’agissait que de missiles.

Aux côtés de l’Iran se rangeraient les Chinois, directement ou indirectement, et probablement les Russes, pour ne pas laisser les troupes états-uniennes s’approcher de leurs frontières et la puissance des USA devenir excessive.

Les membres de l’OTAN seraient contraints de se ranger aux côtés d’Israël et des USA, surtout s’ils avaient auparavant prêté le serment des Nibelungen. Il faut donc nous attendre à voir l’Europe participer, elle aussi, à la guerre.

Quelles seraient pour nous les conséquences d’une troisième guerre mondiale en Iran?

1.    Toute guerre avec l’Iran entraînerait la fermeture immédiate du détroit d’Ormuz et un dramatique renchérissement du pétrole, et ceci d’autant plus que la guerre se prolongerait. Du pétrole plus cher, c’est toujours des coûts plus élevés pour l’économie et les consommateurs. Nous devons donc nous attendre à des pénuries, des restrictions et des augmentations de prix pour les biens de consommation.
2.    Toute guerre nécessite un surcroît d’armement. L’industrie mondiale de l’armement – et en particulier aux USA – se frottera les mains, elle sera utilisée à pleine capacité et pourra se développer. Il y aura des retombées dans les secteurs annexes, par exemple l’automobile, le textile, les chantiers navals, l’aéronautique et d’autres encore. La production augmentera, même si les prix en font autant.
3.    Les grands gagnants seront les banques. On ne parlera plus de produits financiers to xiques et de banquiers gangsters; les banques centrales devront financer la guerre par la création de monnaie. Les banques pourront de nouveau accorder des crédits. Dans un premier temps l’inflation maintiendra le dollar jusqu’à la fin de la guerre. C’est seulement après la guerre, comme d’habitude, que l’on procédera au grand nettoyage et qu’on expiera les péchés de la finance de guerre.
Les vassaux des USA doivent casquer pour les besoins financiers du maître, on l’a déjà vu avec les guerres d’Irak et d’Afghanistan. La guerre n’appauvrira donc pas seulement Israël et les USA, mais nous tous. Comme il n’y a pas d’argent pour financer une guerre, on devra recourir à l’inflation, comme lors des deux premières guerres mondiales; nous devons donc nous attendre à une inflation vertigineuse.
S’ils entrent en guerre avec l’Iran, les USA mobiliseront aussi l’OTAN («clause de défense collective»). Le gouvernement devra alors expliquer à nos soldats pourquoi ils ne doivent plus seulement s’ac quitter de leur tâche en Afghanistan, mais aussi en Iran, et réunir une majorité au Bundestag pour voter son budget de guerre. Le SPD et les Verts (Fischer) ont déjà voté une entrée en guerre sous le prétexte fallacieux d’un «maintien de la paix». Une troisième guerre mondiale, malgré la pression états-unienne, rencontrera plus de réticence. Et dans la population le refus devrait être massif et peut-être mener à la démission du gouvernement trop docile.
Mais peut-être le gouvernement Merkel voit-il lui aussi dans une guerre une issue politique à sa situation bloquée par l’aide aux banques, le surendettement public, le collapsus financier qui menace les systèmes de protection sociale et les troubles sociaux que risquent d’engendrer de véritables redressements de cap.
La guerre est à nos portes. Les mois qui viennent nous diront si nous allons être entraînés dans une troisième guerre mondiale ou si nous y échapperons encore.

Eberhard Hamer

19 mars 2010

www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=2088

 

Il y a du comique dans ce montage vidéo…il en faut parfois.

Alors que les manipulations de ceux qui veulent la guerre sont inquiétantes…

On voit ici qui a intérêt à répéter les mensonges ; Sarkozy répétant ce mensonge en appui à la propagande de son ministre Kouchner qui a toujours incité les européens à la confrontation avec l’Iran.

http://www.dailymotion.com/playlist/x1blkg_wassydoum_societe#videoId=xdekpw



Paroles & action du président Ahmadinejad  ...

Le Liban, la Syrie, la Palestine, la Turquie et l'Iran dans un même front

Accueilli en grande pompe, mercredi soir, par une foule enthousiaste, dans le stade al-Raya (banlieue-sud) le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad n’a pas caché ses émotions de venir au Liban.
FRONT COMMUN ENTRE LE LIBAN, LA SYRIE, LA PALESTINE, LA TURQUIE ET L’IRAN
Dans son discours M.Ahmadinejad a assuré que le Liban est une école de résistance face aux arrogants du monde.
Il a notamment évoqué un front commun de résistance entre le Liban, la Syrie, l'Irak, la Palestine, la Turquie et l’Iran.  "J'annonce que le régime sioniste poursuit sa chute et aucune puissance ne peut le sauver (en raison du) front résistant au Liban, en Syrie, en Palestine,
en Irak et en Turquie", a-t-il affirmé, sous les applaudissements.
Tout en assurant que l'entité sioniste est en pleine déroute, il a invité le peuple du Liban, « pays des purs », à ne pas écouter les démons qui n'aiment pas l'unité et l'harmonie.   
« Vous avez jeté le désespoir dans la cour des démons. Sachez que vos causes sont celles de l'Iran. Nous sommes ensemble dans une même tranchée. Votre dignité et votre développement sont les nôtres. Le peuple iranien sera toujours à vos côtés. » 
Tout en affirmant que le nouvel ordre mondial doit être global et juste, permettant à tous les peuples de participer à la gestion des affaires du monde, il a rendu un vibrant hommage aux Libanais et surtout aux jeunes moujahidine, leur disant : « L'avenir est à vous. Nous sommes fiers de vous, et nous serons toujours à vos côtés».  
ASSASSINAT HARIRI : MANIPULATION POUR CREER DES DISSENSIONS 
Évoquant la manipulation de l’enquête sur l’assassinat de l’ancien premier ministre libanais, Rafic Hariri, le président iranien a déclaré : "Au Liban, un ami et un patriote a été assassiné de manière vicieuse. Maintenant, en fabriquant des informations et en manipulant un système légal, ils (l'Occident) accusent d'autres amis  du crime", a précisé M. Ahmadinejad, en référence au Tribunal spécial pour le Liban (TSL).
"Ils tentent de parvenir à leurs fins en créant des dissensions" entre Libanais, a-t-il encore assuré.
NECESSITE DU RETRAIT DES ENVAHISSEURS, SINON LES CYCLONES DES PEUPLES LES EMPORTERONT  
Le président iranien a rappelé comment l'entité israélienne a essuyé des défaites en 1982, à l’issue de l’agression israélienne contre le Liban en 2006 et la dernière riposte courageuse de l'armée libanaise (à Adaïssé). Il assure que ces défaites ainsi que la résistance héroïque à Gaza montrent la faiblesse de l'entité israélienne.  
« Se sentant dans une impasse, celui-ci (Israël) peut chercher à provoquer des étincelles, dit-il, mais chaque étincelle ne fera qu'accélérer sa chute (...). Ils parlent de paix et continuent de s'étendre en bafouant les droits palestiniens et les résolutions internationales. L'entité sioniste est raciste et signifie l’expulsion d'un million et demi d'habitants originaires des territoires occupés. »  
M.Ahmadinejad a poursuivi que la solution consiste dans « la reconnaissance des droits des Palestiniens et dans le retour des envahisseurs vers leurs pays d'origine, sinon les cyclones du peuple palestinien et des autres peuples libres les
emporteront. »
 Ahmadinejad demande à certains régimes de la région d'écouter leurs peuples, qui appuient les Palestiniens. «Quant à ceux qui protègent l'entité sioniste, ils doivent savoir qu'ils doivent mettre un terme à son hégémonie et ils doivent réparer le mal qu'ils ont fait. S'ils se sentent coupables à l'égard des sionistes, ils n'ont qu'à leur donner des compensations chez eux. »  
LE MONDE EST A LA VEILLE D’UN GRAND CHANGEMENT  
Le président iranien a en outre affirmé que le monde est à la veille d'un grand changement qui commence dans cette région. Il rappelle que les « arrogants » ont utilisé leur force pendant des siècles pour contrôler la région, et à travers elle, le monde. Rien ne les a arrêtés pour imposer leur volonté et ils ont bafoué les aspirations des peuples, leurs cultures et leur dignité. Il a souligné que leur pensée matérialiste est en contradiction avec les principes religieux...  
Dans une allusion indirecte au changement de pouvoir aux États-Unis, il a affirmé que les anciens colonisateurs et esclavagistes ont essuyé une violente défaite. Ils ont modifié leurs traits, mais le plan est toujours le même.  
ISRAEL CREE POUR COMPENSER LES DEGATS DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE  
S’agissant de l’entité sioniste, M.Ahmadinejad a réitéré qu’ « Israël » a été crée pour compenser les dégâts de la Seconde Guerre mondiale et profitant d'un moment d'égarement des Arabes. « Ils ont implanté une entité hostile et lui ont donné les moyens d'imposer sa force, tout en couvrant ses crimes. Voyez-vous dans le registre des sionistes autre chose que des crimes ?... »  
Il a ajouté que cette entité est la concrétisation du projet capitaliste et, pour preuve, il a relevé l'appui unanime dont bénéficie « Israël ». Mais M.Ahmadinejad affirme que les peuples ont d'autres aspirations.
Il a en outre attiré l'attention des présents sur le fait que lorsqu'ils envahissent un pays, les ennemis misent sur la discorde et les divergences religieuses et ethniques. C'est, poursuit-il, ce qui s'est passé en Irak. Il ajoute que les ennemis ne veulent pas d'un peuple fort et uni pour pouvoir lui imposer leurs volontés. 
« Heureusement, grâce à l'éveil des peuples, le plan a été découvert. Les peuples connaissent désormais l'importance de l'unité », conclut-il .
ENQUETE INDEPENDANTE SUR LES ATTENTATS DU 11 SEPTEMBRE
Évoquant les événements « douloureux » du 11 septembre 2001 aux États-Unis, M.Ahmadinejad réclame la formation d'une équipe indépendante chargée d'enquêter sur les dessous de ces tragiques événements, d'autant que l’administration américaine en a profité pour envahir l'Afghanistan puis l'Irak.  
Ces événements ont ainsi servi de prétexte pour atteindre des objectifs impérialistes. Pour connaître la vérité, il faut ouvrir les boîtes noires, insiste-t-il.  
Selon lui, c'est une issue honorable pour tout le monde car il semble de plus en plus clair que ces événements ont été accomplis selon un plan préétabli ayant des objectifs expansionnistes.  
Pour M.Ahmadinejad, la solution consiste dans le retrait (des Américains) de la région, la présentation d'excuses aux populations et le versement d'indemnités. « Sinon, les peuples de la région, avec l'aide de Dieu, les expulseront et livreront les coupables à la justice .  
AHMADINEJAD RECLAME LA LIBERATION DES DETENUS PAR ISRAEL   
Le président iranien a également évoqué les milliers de détenus palestiniens dans les geoles israéliennes et il informe les présents que l'épouse et le fils de Mohsen Moussaoui, diplomate iranien enlevé au Liban en 1982, font partie de la délégation qui l'accompagne.
 Il ajouté que ce diplomate et ses trois compagnons sont encore vivants et retenus en otages en « Israël ». Il réclame pour eux la visite de la Croix-Rouge et la libération, avec les autres « otages palestiniens ».
LA POLLUTION DUE AU CAPITALISME SAUVAGE  
Evoquant les modifications climatique, le président iranien a assuré que la pollution de l'air, les changements climatiques, et la crise économique sont dus au système unilatéral et au capitalisme sauvage qui bafoue les valeurs humaines ...
AlManar et Orient Le Jour

Jeudi 14 Octobre 2010

http://www.almanar.com.lb


n°59 - journal d'Iran - 14-10 au 05-11 - : Suite - Une guerre contre l’Iran devient-elle possible ?

n°59 -  journal d'Iran - 14-10 au 05-11 - : Suite    - Une guerre contre l’Iran devient-elle possible ?


journal d'Iran   

n°59

du 14-10 au 05-11

C.De Broeder & M.Lemaire



a) Le "Journal d'Iran" est  visible  sur les blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

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Sommaire :

1 Politique

1) Iran

2 Politique Internationale

1 Usa

2 Les voisins

3 Organisations Mondiales & régionales

4 Le Monde

 


1) Politique Iranienne

L'Opep sera présidée par l'Iran en 2011  

L 'Opep a reconduit jeudi à Vienne ses quotas de production, et a annoncé que l'Iran présiderait le puissant cartel en 2011.
"La conférence a décidé de laisser inchangés les niveaux de production actuels", fixés à 24,84 millions de barils par jour depuis le 1er janvier 2009, selon le communiqué final de cette 157e réunion de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).
Interrogé par la presse, le ministre iranien du pétrole, Seyyed Massoud Mir Kazémi a estimé pour sa part que les cours de 80 à 85 dollars le baril, pourraient satisfaire les exigences de tous les membres.
L'Opep comprend 12 membres: l'Algérie, l'Angola, l'Equateur, l'Iran, l'Irak, le Koweït, la Libye, le Nigeria, l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le Qatar et le Venezuela.

16/10/2010

 httphttp://www2.irna.ir


Les grandes manœuvres 

Nucléaire: l'Iran a porté à 30 kilos ses réserves d'uranium enrichi.
L'Iran dispose actuellement de 30 kilogrammes d'uranium enrichi à 20% et poursuit les travaux d'enrichissement, a annoncé mercredi le chef du programme nucléaire iranien Ali Akbar Salehi cité par les médias internationaux.
Les autorités uraniennes justifient la production d'uranium à 20% par les besoins du réacteur de recherche de Téhéran, tandis que la fabrication d'une arme atomique nécessiterait de l'uranium enrichi à 90%.
Auparavant, l'AIEA et les Six médiateurs internationaux sur l'Iran (Russie, Etats-Unis, Chine, Grande-Bretagne, France, Allemagne) avaient proposé à Téhéran d'échanger son uranium faiblement enrichi contre de l'uranium hautement enrichi. Téhéran n'a pas rejeté cette offre mais les parties ne parviennent pas à se mettre d'accord sur les modalités de cet échange.
L'Occident soupçonne l'Iran de mettre au point l'arme nucléaire sous couvert de programme civil. Téhéran rejette catégoriquement ces accusations, affirmant que son programme nucléaire s'assigne pour objectif de satisfaire les besoins du pays en énergie.

http://fr.rian.ru/world/20101020/187678177.html 

Iran alimente en combustible la centrale nucléaire de Bouchehr

Selon des médias iraniens, l'Iran a commencé à alimenter en carburant le réacteur principal de la centrale nucléaire de Bouchehr.

L'Iran a commencé, mardi 26 octobre, à alimenter en combustible le cœur de la centrale nucléaire de Bouchehr, étape importante dans la mise en service de sa première centrale, rapporte la chaîne officielle Press TV. Les ingénieurs iraniens et russes avaient déjà tenté de faire fonctionner le réacteur principal de Bouchehr en août, mais du retard avait été pris sur le calendrier initialement annoncé.

La première centrale nucléaire iranienne, construite par la Russie, devrait être connectée au réseau électrique du pays en janvier prochain, selon les dernières estimations officielles, avec deux mois de retard sur la date de début novembre initialement prévue. Ces retards ont été imputés par les autorités à divers facteurs : conditions météo défavorables, "petite fuite" à proximité du réacteur ou précautions de sécurité pour cette opération effectuée sous le contrôle de techniciens russes. La capacité de production à terme de la centrale est estimée à 1 000 mégawatts par les experts.

Téhéran a en revanche démenti que Bouchehr ait été affectée par le virus informatique Stuxnet, détecté l'été dernier. Ce virus destiné à détruire des installations industrielles et qui semble avoir été conçu par un pays étranger spécialement pour affecter l'Iran a, selon de nombreux experts, infecté plus de 30 000 ordinateurs dans le pays.

Les Etats-Unis et Israël, invoquant des risques de prolifération nucléaire, ont tenté en vain pendant des années de convaincre la Russie de ne pas achever la construction de la centrale de Bouchehr. Cette construction, amorcée par l'Allemagne en 1975 puis interrompue par la révolution islamique de 1979 et la guerre Iran-Irak (1980-88), a été reprise par la Russie en 1995 après le refus des Occidentaux de relancer le chantier.

26.10.10
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2010/10/26/l-iran-alimente-en-fioul-la-centrale-nucleaire-de-bouchehr_1431193_3218.html

 

Ahmadinejad: la Russie a vendu l'Iran à Washington

La Russie a vendu l'Iran aux Etats-Unis en annulant un contrat de livraison de missiles S-300, c’est ce qu’a déclaré le président iranien Mahmoud Ahmadinejad lors d'un discours en province, diffusé en direct par la télévision d'Etat. 
"Certains, sous l'influence de Satan, pensent qu'ils peuvent annuler unilatéralement et illégalement un contrat de défense et que cela va porter atteinte à la nation iranienne. Ils nous ont vendus à nos ennemis (Etats-Unis) en annulant le contrat unilatéralement", a affirmé le président Ahmadinejad.
"Je veux leur dire que nous considérons que le contrat est toujours valide. Ils doivent l'exécuter. S'ils ne le font pas, la nation iranienne fera valoir ses droits", sur les pertes subies et avec "des amendes", a cependant prévenu le président iranien.
Il a poursuivi que "s'ils annulent le contrat sur la vente de missiles, la nation iranienne tiendra bon devant le front de l'arrogance (les pays occidentaux) et notamment le gouvernement américain". "La nation iranienne n'a pas besoin de missiles pour se défendre".
Le 22 septembre, le président russe Dmitri Medvedev, avait annoncé avoir interdit la livraison de missiles controversés S-300 à l'Iran, en application à une soi-disant nouvelle résolution de l'ONU sanctionnant Téhéran pour son programme nucléaire. La Maison Blanche avait salué cette décision.

03/11/2010

 http://www.almanar.com.lb/newssite/NewsDetails.aspx?id=160751&language=fr


Politique extérieure

Ahmadinejad et Talabani veulent renforcer les relations entre leurs deux pays.

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad s'est entretenu avec son homologue irakien Jalal Talabani pour renforcer les relations entre les deux pays, ont rapporté lundi les médias iraniens.

Cette conversation téléphonique a eu lieu dimanche soir, une semaine après la visite du premier ministre irakien Nouri Al-Maliki, qui s'est rendu à Téhéran dans le cadre d'une tournée au Moyen-Orient pour s'assurer le soutien des capitales régionales pour diriger le prochain gouvernement après huit mois de blocage politique à la suite des dernières législatives.

«J'espère qu'avec la formation du nouveau gouvernement, les relations bilatérales, en particulier dans les domaines politique et économique, vont se renforcer», a déclaré M. Ahmadinejad selon la télévision iranienne.

Le président irakien a émis l'espoir de se rendre à Téhéran après la formation du gouvernement irakien. 

Lors de sa visite à Téhéran, il a qualifié de «stratégique» les relations entre Téhéran et Bagdad.

http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/201010/25/01-4335804-iranirak-ahmadinejad-et-talabani-veulent-renforcer-les-liens.php

 

L’Arménie et l’Iran veulent développer leurs relations économiques.

L’Arménie et l’Iran se sont engagés à donner un nouvel élan au développement de leurs relations économiques lors de la visite du Premier ministre, Tigran Sarkissian, en République islamique cette semaine.

Lors de sa rencontre avec le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, mardi 26 octobre, Sarkissian a souligné que sa visite de trois jours (du lundi au mercredi), « donnerait un nouvel élan » aux relations économiques arméno-iraniennes qui, selon lui, ne correspondent pas encore au haut niveau des relations politiques entre les deux États voisins.

Selon un communiqué publié par le service de presse du gouvernement arménien, le leader iranien a quant à lui souligné qu’il n’existe « aucune restriction » à l’amélioration de ces liens et que l’Iran « est prêt à soutenir toutes les initiatives ».

« Téhéran et Erevan entretiennent des liens positifs et partagent des points de vue communs afin de renforcer leur coopération bilatérale dans tous les domaines », a déclaré M. Ahmadinejad, selon l’agence de presse iranienne IRNA.

Lundi 25 octobre, le Premier ministre arménien s’est également entretenu avec le vice-président Mohammad-Reza Rahimi.

Selon l’agence IRNA, le vice-président iranien a déclaré que la mise en œuvre des accords relatifs à la construction d’une voie de chemin de fer représenterait « un grand pas » vers le développement des deux États.

Marion/armenews

mercredi27 octobre

http://www.armenews.com/article.php3?id_article=64920

 

Ahmadinejad a discuté au téléphone avec le roi d'Arabie saoudite  

Le président Ahmadinejad a eu mercredi soir un entretien téléphonique avec Abdallah ben Abdel Aziz, roi d'Arabie saoudite.  Les deux dirigeants ont discuté, les voies censées élargir les coopérations de part et d'autres. Ils ont aussi évoqué les derniers développements à l'échelle régionale et internationale.

Les sources saoudiennes n'ont pas diffusé plus de détails sur cet entretien.

A noter que le président iranien et le roi d'Arabie saoudite avaient eu une autre conversation téléphonique, le week-end dernier, au sujet des plus grands dossiers de la région notamment de l'Irak et du Liban, ainsi que d'autres questions liées au monde de l'Islam.

21/10/2010

http://french.irib.ir


Sur le terrain

Le retrait de géants du pétrole, une opportunité pour l'Iran.

Le retrait d'Iran de grands groupes pétroliers internationaux, en réponse aux sanctions occidentales contre ce pays, est une opportunité pour l'économie nationale, c’est ce qu’a affirmé le ministre iranien du Pétrole Masoud Mirkazemi jeudi.  
"Le retrait des entreprises occidentales est une opportunité pour nos propres banques et nos propres entreprises", a précisé le ministre, à l'ouverture de la réunion de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) à Vienne.
"Tant que les investisseurs étrangers étaient là, les Iraniens ne devaient pas interférer", a-t-il ajouté.
Cependant, Mirkazemi a affirmé que maintenant la République islamique "n'importe plus d'essence, nous en exportons".
Il a précisé que le pays continuait à développer l'usage du gaz, dont il dispose d'importantes réserves, pour les véhicules.
Assurant que les sanctions prises par la communauté internationale n'avaient "aucun effet" sur l'Iran, M. Mirkazemi a mis en garde ses partenaires, en particulier européens, contre une exclusion de Téhéran du dossier de la sécurité énergétique. "La sécurité énergétique sans l'Iran n'a pas de sens", a-t-il avertit.
Fin septembre, le français Total, l'anglo-néerlandais Shell, le norvégien Statoil et l'italien Eni avaient promis de liquider leurs investissements et de renoncer à toute nouvelle activité dans le secteur de l'énergie en Iran.

14/10/2010

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=158001&language=fr


Préparation à la guerre

L'Iran poursuit en justice les compagnies pétrolières refusant de la ravitailler.
L'Iran a décidé de poursuivre en justice les compagnies pétrolières qui refusent de ravitailler ses avions dans les aéroports européens, a annoncé Farhad Parvaresh, directeur général de la compagnie nationale Iranair cité par l'agence officielle Irna.
"L'Iran a engagé une action en justice, notamment devant la Cour internationale de La Haye, et des avocats ont été désignés", a déclaré M. Parvaresh.
"Certaines compagnies pétrolières ont annulé leurs contrats avant terme, sous la pression du gouvernement américain après l'adoption de la résolution 1929 par le Conseil de sécurité de l'ONU", qui a renforcé les sanctions contre l'Iran, en raison de sa politique nucléaire controversée, a-t-il ajouté.
Les autorités iraniennes n'ont pas fourni de détails sur les aéroports européens et les compagnies pétrolières ayant cessé de ravitailler les avions civils iraniens au cours des dernières semaines.
Les autorités aéroportuaires ou compagnies pétrolières européennes ont également évité toute publicité autour de cette décision qui n'est pas prévue dans les sanctions décidées par l'Union européenne contre l'Iran, dans la foulée de la résolution 1929.
Le Washington Post, faisant état de ce problème et de refus similaires intervenus dans les aéroports d'Amsterdam et de Stockholm, a affirmé la semaine dernière qu'ils étaient la conséquence de l'annulation brutale par plusieurs compagnies pétrolières occidentales comme BP, Shell ou Q8 de leurs contrats avec Iranair.
Cette annulation, selon le journal, serait elle-même la conséquence des pressions exercées par les autorités américaines, pour que ces compagnies cessent toute relation avec l'Iran.
M. Parvaresh a précisé que malgré ces difficultés "aucun vol d'Iranair n'a été annulé". "Nous avons choisi un endroit intermédiaire pour ravitailler nos avions et nous poursuivons nos vols" vers l'Europe, a-t-il ajouté.

31/10/2010  

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=160272&language=fr


Prisons

L'Iran relâche un homme d'affaires US.

L'Iran a relâché un homme d'affaires américain qui avait été emprisonné depuis deux ans à Téhéran sous l'inculpation d'avoir financé un groupe de l'opposition iranienne, rapporte dimanche la chaîne Press TV.

Reza Taqavi, 71 ans, qui a retrouvé sa liberté samedi, a été accusé d'avoir donné de l'argent à des éléments de l'Association royaliste de l'Iran, appelé aussi "Tondar", qui a revendiqué un attentat survenu en 2008 dans la ville iranienne d Shiraz (sud).

14 civils ont trouvé la mort dans cette attaque et plus de 200 autres ont été blessés.

Le groupe Tondar est basé aux Etats-Unis.

Taqavi a clamé son innoncence, affirmant qu'il avait donné de l'argent au groupe involontairement et ne savait pas où allait l'argent.

survenu en 2008 dans la ville iranienne d Shiraz (sud).

2010-10-18

xinhua

2010-10-18

xinhua

 

Cinq espions seront bientôt jugés.

Cinq espions accusés d'avoir "transmis des informations aux ennemis" seront bientôt jugés, a déclaré le procureur général de Téhéran Abbas Jafari Dolatabadi cité mercredi par les médias iraniens. 
Ces espions ont fourni des informations diverses à des "services de renseignements étrangers" contre de l'argent, a précisé  Dolatabadi.
Il n'a pas précisé la date du procès, ni l'identité de ces espions qui sembleraient, dans le contexte évoqué par le procureur, plutôt iraniens. 
"L'un d'entre eux, âgé de 28 ans, qui travaillait dans le domaine de l'aviation et de l'espace, a donné des informations aux ennemis", a-t-il précisé.
"Un autre, âgé de 33 ans, a fourni des informations concernant le système judiciaire et informatique du pays (...) Un autre a transmis des informations concernant la défense", a-t-il affirmé.
Dolatabadi a demandé aux "responsables du pays d'être vigilants car les ennemis cherchent à obtenir des informations détaillées dans tous les domaines".
Le 2 octobre, Dolatabadi avait annoncé l'arrestation de plusieurs espions nucléaires, sans donner de détails sur leur nombre ni sur leur identité.

13/10/2010

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=157841&language=fr

 

Les autorités iraniennes ont arrêté deux nouveaux collaborateurs avec Israël.

Le  Procureur général de Téhéran, Abbas Jaafari Dawlatabadi a annoncé l'arrestation de deux personnes travaillant pour le compte des services de renseignements israéliens.
Dawlatabadi a rappelé qu’il y a  quelques semaines, cinq espions accusés d'avoir divulgué des informations classifiées à des organismes de renseignement étrangers. 

27/10/2010  

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=159795&language=fr

 

27-10

Le procureur a précisé que la majorité des détenus qui ont participé aux violences lors des manifestations post-présidentielles de 2009 ont  regretté leurs «ses actions»
Et de souligner: «J'ai rencontré toutes les personnes accusées,  la plupart d'entre eux regrettent voie suivie. Nous appelons les familles des prisonniers politiques de demander à leurs enfants de respecter la loi, et ensuite ils peuvent être graciés ». 
Enfin, le procureur a confirmé l’arrestation du fils du premier procureur de Téheran Mohammad Amin pour des « raisons de sécurité »,.

27/10/2010  

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=159795&language=fr



2) Politique des Usa

Obama - Clinton

Hillary Clinton renforce le dispositif des révolutions colorées.
Hillary Clinton a décidé de renforcer en amont le soutien du département d’Etat des Etats-Unis aux associations étrangères qui peuvent jouer un rôle lors de révolutions colorées et d’associer Israël à ce dispositif. Il est apparu en effet difficile de mobiliser au dernier moment des gens qui ont besoin de temps pour être apprivoisés.

Dans cette perspective, elle s’est dotée d’un conseiller pour la société civile et les démocraties émergentes, Tomicah Tillemann.

Tilleman est le petit-fils de Tom Lantos (1928-2008), un juif hongrois, qui fut sauvé des persécutions nazies par Raoul Wallenberg, et qui devint représentant de la Californie au Congrès des Etats-Unis.

La Fondation Lantos pour les Droits de l’homme et la Justice, placée sous le haut patronage du président d’Israël, soutient financièrement des groupes d’opposition dans plusieurs pays, notamment en Chine.

Particulièrement brillant, Tomicah Tillemann a été admis à l’université de Yale à 14 ans. Il a travaillé au Sénat comme assistant parlementaires de commissions ou sous-commissions présidées par Joe Biden ou Barack Obama. Proche d’Hillary Clinton, il était devenu l’un des rédacteurs de ses discours.

05-10

http://www.voltairenet.org/article167169.html


Préparation à la guerre

Sanctions contre l'Iran: liste noire d'entreprises des "sociétés écran" en Europe.

Washington accuse ces sociétés basées en Allemagne, à Malte et à Chypre, de servir de prête-nom à la marine marchande iranienne.

Les Etats-Unis ont annoncé mercredi 27 octobre qu'ils ajoutaient à leur liste noire d'entreprises favorisant le programme nucléaire de Téhéran 37 sociétés basées en Allemagne, à Malte et à Chypre, qu'ils accusent de servir de prête-nom à la marine marchande iranienne.

Le Trésor américain avait mis au ban la marine marchande iranienne en septembre 2008, en ordonnant le gel des actifs qu'elle pourrait détenir aux Etats-Unis et en interdisant à tout citoyen américain de commercer avec elle.

Le ministère affirme dans un communiqué qu'il "révèle au grand jour les efforts incessants de l'Iran pour éviter les sanctions visant sa compagnie maritime" nationale (IRISL).

Il ajoute avoir identifié "37 sociétés écran" implantées dans les ports de Hambourg (Allemagne), Limassol (Chypre) et Sliema (Malte) et opérant pour le compte de l'IRISL.

Ces sociétés et cinq individus sont désormais ajoutés à la liste noire du Trésor et font donc l'objet des mêmes sanctions que la marine marchande iranienne.

Ces nouvelles dispositions n'apportent pas grand chose à l'arsenal répressif des Etats-Unis dans la mesure où le pays interdit déjà pratiquement tout commerce avec l'Iran ou ses ressortissants.

Vingt-sept des sociétés visées sont enregistrées à la même adresse à Hambourg. Une recherche dans les archives du Trésor montre que trente des nouvelles raisons sociales bannies sont formées à partir des noms de navires déjà épinglés nommément par le gouvernement américain.

Programme nucléaire

Washington accuse l'armateur iranien de fournir des "services logistiques au ministère de la Défense iranien", et déclare qu'il continuera de révéler "l'usage que fait l'Iran de sa compagnie maritime nationale pour faire avancer son programme illégal d'armes de destruction massive et transporter des cargaisons militaires".

L'Iran est visé par une série de résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU l'exhortant à abandonner son programme nucléaire et ses projets de missiles.

Les Occidentaux accusent Téhéran de vouloir se doter de l'arme atomique sous couvert de ce programme, ce que la République islamique dément, arguant du caractère exclusivement civil de celui-ci.

Les Etats-Unis sont à la pointe des pressions internationales contre l’Iran.

Obama a promulgué début juillet un projet de loi de sanctions économiques qui a renforcé la législation en vigueur pour tenter de persuader Téhéran d'abandonner son programme nucléaire.

Le Trésor indique avoir identifié à ce jour 70 sociétés écrans travaillant avec l'IRISL.

(Nouvelobs.com)



2) Politique d'Israël

Sur le terrain

Israël reconnaît avoir assassiné Imad Mougnieh.  

L’un des anciens responsables de l’armée israélienne a affirmé que l’armée avait planifié et dirigé l’assassinat d'Imad Mougnieh ainsi que des attentats terroristes en Iran. 

L’ex-commandant des services de renseignements militaires israéliens, Amos Yadlin, a avoué, récemment, lors des cérémonies de la remise de son poste au général Afif Kukhfi, devant des journalistes des questions militaires, avoir planifié l’assassinat d’Imad Moughnieh, commandant du Hezbollah du Liban ainsi que des attentats et opérations terroristes en Iran. Il a affirmé que Moughnieh leur avait fait essuyer des échecs répétitifs mais qu’ils avaient finalement su le trouver à Damas, travail déjà difficile, selon ces propres termes. « Nous avions de multiples éléments en Iran à l’aide desquels, nous avons procédé à des opérations et attentats terroristes contre les scientifiques nucléaires et les responsables politiques. », a-t-il révélé.

26/10

http://french.irib.ir



Les organisations mondiales

Mouvement des Non-alignés

Rencontre Jalili-Chavez.  

Les pays membres du mouvement des Non-alignés pourront assumer un rôle actif dans la planification de l'avenir du monde face au camp de l'impérialisme, a affirmé le Secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale iranien.
Lors d'une rencontre avec le Président vénézuélien Hugo Chavez, le Secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale iranien, Saïd Jalili a fait allusion au rôle efficace de l'Iran et du Venezuela, en tant que deux Etats membres du MNA, au sein de l'ordre mondial, avant d'ajouter que les deux pays réunissent des potentialités nécessaires pour résoudre ensemble les questions mondiales et ils sont capables à franchir des pas efficaces, grâce à ces coopérations, dans le sens de la paix, de la justice et de la prospérité universelles. Pour sa part, Chavez a évoqué le rôle important de la RII dans la région et dans le monde, ajoutant que le développement tous azimuts des relations des deux pays offre un modèle saillant entre les pays du MNA.

20/10/2010

 http://french.irib.ir



Les Voisins

Liban

L'Iran n'est pas une menace pour le monde arabe.

L'Iran ne représente pas une menace pour le monde arabe, comme l'affirment ses ennemis, a annoncé jeudi le secrétaire général du Hezbollah libanais, Sayyed Hassan Nasrallah.

"Ce que les Iraniens veulent pour la Palestine n’est rien d'autre que ce que veulent les Palestiniens eux-mêmes: la restitution des territoires et des lieux sacrés musulmans et chrétiens et la formation d'un Etat indépendant pour ce peuple opprimé", a déclaré le numéro un du Hezbollah.

Au Liban également, l'Iran veut seulement voir son peuple vivre "en toute souveraineté et indépendance", a-t-il ajouté. "Je vous assure que c’est l’Iran qui nous a toujours soutenus, sans jamais nous rien demander en contrepartie et sans même exiger de remerciements".

La déclaration du chef du Hezbollah, mouvement politique chiite possédant une branche armée, a été faite à l'occasion de la première visite officielle du président iranien Mahmoud Ahmadinejad au Liban, démarche qualifiée de provocation par les Etats-Unis et Israël.

14 octobre - RIA Novosti

http://fr.rian.ru:80/world/20101014/187631685.html



Dans le monde

Bolivie

Evo Morales en visite à Téhéran

Le président bolivien Evo Morales est arrivé hier soir à Téhéran pour une visite de trois jours en Iran, a rapporté lundi la chaîne de télévision iranienne en langue anglaise Press-TV. Morales doit avoir une série d'entretiens avec les responsables iraniens, notamment le président Mahmoud Ahmadinejad. 
Selon Press-TV, les deux pays doivent signer plusieurs accords de coopération notamment dans les secteurs minier, textile et agricole. Morales doit notamment discuter d'un accord d'investissement de 287 millions de dollars par l'Iran dans le secteur minier bolivien. Il s'agit de la seconde visite d'Evo Morales à Téhéran. Le président Ahmadinejad s'est rendu en Bolivie en 2007. 
L'Iran a développé ces dernières années ses relations avec plusieurs pays d'Amérique latine, en particulier le Venezuela, la Bolivie, le Brésil et le Nicaragua, qui ont pris leurs distances par rapport aux efforts américains pour isoler l'Iran.

25/10/2010  

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=159517&language=fr

 

Projet commun en Bolivie d'une centrale nucléaire avec l'Iran.

Le président bolivien Evo Morales a annoncé samedi qu'un projet commun avec l'Iran de construction d'une centrale nucléaire en Bolivie pour produire de l'électricité était à l'étude.
M. Morales a souligné que ce projet n'avait pas d'objectif militaire et n'était pas destiné à une quelconque ambition d'acquérir l'arme atomique.

AP

31 octobre 2010


Togo

Le Togo et l’Iran dynamisent leurs relations bilatérales.

Le gouvernement togolais et l’Iran ont entrepris de dynamiser leurs relations bilatérales et ont signé, samedi à Lomé, deux accords inscrits dans une feuille-de-route à cet effet, a-t-on appris de source officielle.

Les documents ont été signés par le ministre iranien des Affaires étrangères Manucher Mottaki et le ministre togolais des Affaires étrangères et de la Coopération Elliot Ohin.

Un des accords porte sur l’exemption de visa pour les détenteurs de passeports diplomatiques ou de service, et l’autre sur une possibilité de prospection dans le domaine des mines au Togo accordée à l’Iran.

Le chef de la diplomatie iranienne a fait état de la décision du Togo et de son pays de coopérer et d’augmenter le niveau de leurs relations bilatérales, soulignant que les deux pays ont des "perspectives claires".

Les relations de coopération entre les deux pays ont été marquées par l’intervention de l’Iran dans la construction des infrastructures universitaires et dans le domaine de la santé.

A l’avenir, les domaines d’intervention s’intensifieront à travers l’agriculture, l’irrigation des sols et aussi dans le domaine touristique.

"Nous avons fait un certain nombre de propositions et de projet à la République islamique d’Iran", a dit le ministre togolais Ohin, rassurant que ces projets seront étudiés "très sérieusement" pour leur mise en exécution.

Xinhua


Venezuela

Hugo Chavez en Iran pour parler énergie et commerce.

Extrait

Le président du Venezuela Hugo Chavez, a entamé mardi à Téhéran des entretiens avec son homologue iranien Mahmoud Ahmadinejad sur la coopération, notamment dans les domaines énergétique et du commerce, selon les médias.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères Ramin Mehmanparast a souligné mardi "les très bonnes relations" et le "haut potentiel de développement des liens" entre Téhéran et Caracas.
Selon le site internet de la chaîne iranienne de langue anglaise Press TV, les discussions à Téhéran de M. Chavez devaient être axées sur le secteur de l'énergie, les deux pays cherchant à développer leur coopération dans les domaines du pétrole, du gaz et de la pétrochimie.
Un projet de création d'une compagnie maritime pour le transport du pétrole, ainsi que la participation du Venezuela au développement du champ gazier offshore géant iranien de South Pars devaient notamment être évoqués.
L'Iran est soumis depuis l'été à de nouvelles sanctions économiques internationales visant notamment le secteur bancaire et celui de l'énergie, d'où sont en train de se retirer toutes les grandes compagnies occidentales.
L'Iran et le Venezuela sont par ailleurs deux membres influents de l'Opep, l'Organisation des pays exportateurs de Pétrole dont Téhéran va prendre la présidence le 1er janvier prochain pour la première fois depuis la révolution islamique de 1979.

19.10

http://www.leparisien.fr/


n°59 - journal d'Iran - 14-10 au 05-11 - : Fin - Une guerre contre l’Iran devient-elle possible ?

n°59 -  journal d'Iran - 14-10 au 05-11 - : Fin    - Une guerre contre l’Iran devient-elle possible ?


journal d'Iran   

n°59

du 14-10 au 05-11

C.De Broeder & M.Lemaire



a) Le "Journal d'Iran" est  visible  sur les blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

 

2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

2-1 Vidéo : Iran - désinformation politique et médiatique.

2-2 Vidéo : Rencontre Nasrallah-Ahmadinejad en Syrie.

2-3 Une chaîne télévisée iranienne pour le monde arabe.

3 Les brèves

3-1 Israël a sa réponse pour un Iran nucléaire.

3-2 Turki Fayçal met en garde contre une catastrophe en cas d’attaque contre l’Iran.

3-3 La violation des droits de l’Homme, en France, inquiète les députés iraniens. 

3-4 Mottaki critique la politique ambiguë de l’Occident en matière des droits de l’Homme. 

3-5 Mottaki s’est entretenu avec le chef de la diplomatie allemande Guido Westerwelle.

3-6 La Résistance iranienne condamne la peine de mort contre Tarek Aziz.

4 Dossier & Point de vue

4-1 Le symbole du fusil arraché.

4-2 L'Iran multiplie les succès diplomatiques.

4-3 Chérif BOUDELAL : L’exploit scientifique et le défi politique de l’Iran !

5 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Do : Une guerre contre l’Iran devient-elle possible ?

5-1 Message de solidarité des syndicalistes iraniens a leurs camarades de France.


 

2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

2-1 Vidéo : Iran - désinformation politique et médiatique.

http://www.dailymotion.com/video/xdekpw_iran-desinformation-politique-et-me_webcam?start=5#from=embed


2-2 Vidéo : Rencontre Nasrallah-Ahmadinejad en Syrie.

http://www.youtube.com/watch?v=EVOiESj_aXA&feature=related


2-3 Une chaîne télévisée iranienne pour le monde arabe.

L’Iran a lancé le 10 septembre, pour le Eid el-Fitr, une chaîne de télévision diffusant en continu des programmes de divertissement pour les téléspectateurs arabes.
La télévision d'État, baptisée iFilm, a commencé à diffuser des programmes iraniens, des documentaires, des magazines et des films, pour quelque 300 millions de téléspectateurs du monde arabe. La majorité des programmes sont doublés en arabe, au Liban, en Syrie et aux Émirats arabes unis ; quelques-uns sont diffusés en farsi avec des sous-titres en arabe. La nouvelle chaîne émet sur les satellites Arabsat et Nilesat, et sera bientôt disponible sur Hotbird selon le quotidien anglophone Tehran Times.
Le lancement de cette chaîne de divertissement intervient trois ans après celui de Press TV, une chaîne d'information en anglais que la République islamique avait présentée comme un outil pour briser la mainmise des médias occidentaux. La télévision d'État iranienne propose également une chaîne d'information en continu en arabe, al-Alam, la chaîne Jam-e Jam, qui diffuse en farsi pour les Iraniens vivant à l’étranger, et la chaîne en arabe al-Kawthar qui diffuse des programmes religieux, des informations et des débats.
Avec ce lancement, l’Iran emboîte le pas à la Turquie, qui avait inauguré sa propre chaîne de divertissement en arabe, baptisée TRT-el Türkiye, en avril 2010.

Marie-José Daoud, Novembre 2010

 http://www.lecommercedulevant.com/affaires/m%C3%A9dias-et-pub/none-liban/une-cha%C3%AEne-t%C3%A9l%C3%A9vis%C3%A9e-iranienne-pour-le-monde-arabe/17456



3 Les brèves

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

3-1 Israël a sa réponse pour un Iran nucléaire.

Extrait

Israël manifeste publiquement sa volonté d'empêcher l'Iran de développer un arsenal nucléaire.

Le ministre des Affaires étrangères Lieberman a commandé un rapport sur la manière de préparer le pays à la perspective que l'Iran soit doté de l'arme atomique, a déclaré hier un haut responsable israélien sous le sceau de l'anonymat.

Mais le précédent gouvernement avait déjà discrètement établi un plan pour « le jour d'après », au cas où Téhéran parviendrait au niveau d'enrichissement de l'uranium nécessaire à la mise au point d'une bombe.

Alors chef de file de l'opposition, l'actuel Premier ministre Netanyahu invitait le gouvernement à envisager des frappes préventives sur les sites nucléaires iraniens.

Il a depuis tempéré ses propos, sans exclure le recours à la force. Son gouvernement se prépare à plusieurs scénarios, comme en témoigne l'initiative d'Avigdor Lieberman, qui a demandé aux experts de son ministère d'envisager « que faire si nous nous réveillons et découvrons que les Iraniens ont l'arme atomique », a dit le haut responsable politique.

Lieberman, chef du parti ultraorthodoxe Israël Beitenou (« Israël notre maison »), appartient au cabinet restreint dans lequel six ministres entourent Netanyahu. Le bureau du Premier ministre s'est refusé hier à tout commentaire sur l'initiative de Lieberman.

Israël passe pour être la seule puissance nucléaire du Proche-Orient. Son aviation a mené des raids dits préventifs  (…)  en bombardant un réacteur nucléaire irakien en 1981 et à nouveau en 2007 sur un site syrien.

Le service de prévision du ministère israélien des Affaires étrangères est un des principaux aiguillons de la politique gouvernementale. Ce service est également en train de rédiger un rapport sur les scénarios à envisager au cas où l'Autorité palestinienne décide de prendre des initiatives unilatérales en vue de créer un État indépendant incluant les territoires occupés.

 26 octobre 2010

http://www.lorientlejour.com/category/Moyen+Orient+et+Monde/article/676127/Israel_prepare_sa_reponse_a_un_Iran_nucleaire.html


3-2 Turki Fayçal met en garde contre une catastrophe en cas d’attaque contre l’Iran.

L’ex-chef des renseignements saoudien, le prince Turki al-Fayçal, a mis en garde, jeudi, Washington contre une éventuelle frappe à l’encontre de l’Iran, sous prétexte de rassurer « Israël », insistant qu’une telle frappe mènera à « une catastrophe ».
Lors d’un débat sur le processus de paix, à l’institut Carnegie, à Washington, Turki al-Fayçal, a dit « personne nie qu’un Iran nucléaire représente un vrai danger pour le monde, mais le fait de dire que les Etats-Unis doivent frapper l’Iran afin de donner un coup de pouce au processus de paix israélo-palestinien, c’est comme si quelqu’un cueille des pommes en coupant l’arbre ».
Pour Fayçal, « une offensive contre les installations nucléaires d’Iran aura un effet désastreux, et amènera le processus de paix à la case départ ».
  

05/11/2010

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=161021&language=fr

 5 novembre 2010


3-3 La violation des droits de l’Homme, en France, inquiète les députés iraniens.  

La Commission des droits de l’Homme du parlement iranien, le Majlis islamique, se dit inquiète du mauvais traitement réservé aux immigrés, en France.
« Les droits de l’Homme constituent l’un des volets majeurs du droit international et la plupart des Etats du monde s’engagent à les respecter ou du moins, font semblant de le faire, lit-on, dans une lettre adressée, par la présidente de cette commission, au secrétaire général de l’ONU, au haut Commissariat onusien des droits de l’Homme, ainsi qu’au président du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU. La lettre appelle ces instances à nommer un émissaire, pour mener une enquête sur les cas de violations des droits de l’Homme commis en France. « A l’aune de cette initiative, il serait opportun d’exiger des autorités françaises de ne plus bafouer les droits des ressortissants étrangers et de se sentir responsables, face à l’opinion internationale, qui se pose de multiples questions sur l’attitude de Paris et qui attend toujours des réponses », poursuit le texte.

25/10/2010

http://french.irib.ir


3-4 Mottaki critique la politique ambiguë de l’Occident en matière des droits de l’Homme.  

Le Chef de la Diplomatie iranienne, Manoutchehr Mottaki,  a dénoncé une politique de double standard que maintient l’Occident en matière des droits de l’Homme. 

C’est en marge de la conférence des « Amis du Pakistan » que Manoutchehr Mottaki a fait cette déclaration au cours d’une rencontre avec son homologue canadien.

Le ministre iranien reprochait à Ottawa d’avoir été à l’origine d’une résolution « politique » contre la RII, déguisée sous le vernis des droits de l’Homme.

Toujours en marge de cette conférence, Mottaki s’est également entretenu avec le chef de la diplomatie allemande Guido Westerwelle. Ce dernier s’est félicité de ce que l’Iran ait accepté l’idée d’une reprise du dialogue avec les 5+1. « Nous espérons que ce futur dialogue créera pour les deux côtés de nouvelles opportunités, a affirmé le ministre allemand avant de demander à la RII de traiter avec clémence le dossier de deux ressortissants allemands arrêtés en Iran pour des activités non conventionnelles. « Le dossier de ces deux citoyens allemands sera poursuivi par la justice, a répondu pour sa part Mottaki.

16/10/2010

http://french.irib.ir


3-5 Mottaki s’est entretenu avec le chef de la diplomatie allemande Guido Westerwelle.

Ce dernier s’est félicité de ce que l’Iran ait accepté l’idée d’une reprise du dialogue avec les 5+1. « Nous espérons que ce futur dialogue créera pour les deux côtés de nouvelles opportunités, a affirmé le ministre allemand avant de demander à la RII de traiter avec clémence le dossier de deux ressortissants allemands arrêtés en Iran pour des activités non conventionnelles. « Le dossier de ces deux citoyens allemands sera poursuivi par la justice, a répondu pour sa part Mottaki.

16/10/2010

http://french.irib.ir


3-6 La Résistance iranienne condamne la peine de mort contre Tarek Aziz.

CNRI - La Résistance iranienne condamne vigoureusement la peine de mort prononcée contre Tarek Aziz, ancien vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères irakien.

Cela constitue une violation flagrante des normes judiciaires les plus élémentaires reconnues sur le plan international.

La peine de mort contre un politicien de 74 ans, après sept ans et demi de prison et en mauvaise santé, a été prononcée la demande du fascisme religieux au pouvoir en Iran et de la bande de Maliki. Ils essaient vainement de cette manière de détourner les esprits des crimes inhumains qu’ils ont commis contre le peuple irakien, crimes qui ces derniers jours ont révolté l’opinion publique irakienne et la conscience générale du XXIe siècle. Ce n’est pas un hasard si ce verdict a été bien accueilli et a provoqué une vague de joie dans le régime des mollahs.

La Résistance iranienne appelle l’ensemble des organes internationaux de défense des droits de l’homme, les Etats-Unis et l’ONU, vu leurs engagements vis-à-vis de l’Irak, à intervenir de manière urgente pour empêcher l’exécution de M. Tarek Aziz et la poursuite des violations sauvages et systématiques des droits humains en Irak.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 27 octobre 2010

http://www.ncr-iran.org/fr/content/view/8300/58/


4 Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

4-1 Le symbole du fusil arraché.

L'ennemi a menacé et crié, les sionistes ont été furieux, les Etats-Unis aussi.

Mais le président iranien été accueilli dans un enthousiasme inégalé, que ce soit sur la route de l'aéroport, que ce soit dans la banlieue sud de Beyrouth ou dans le sud du Liban.

Le président iranien a rendu hommage à la résistance héroïque des combattants et des Libanais face à l'Etat sioniste.

La foule enthousiaste a rendu hommage à ce président humble, sincère, qui parle avec le cœur et la raison, qui appelle à l'unité des libanais face à Israël et les forces de l'oppression. 

En clôture de la visite, sayyid Hassan Nasrullah, secrétaire général du Hezbollah, a offert au président iranien un fusil ayant appartenu à un soldat israélien, pris comme butin de guerre au cours de l'agression sioniste en juillet 2006.

Aucun cadeau ne peut être plus symbolique et plus valeureux pour le président iranien ! 

Par ailleurs, le président iranien avait offert au président libanais un nanoscope, outil fabriqué cent pour cent par les Iraniens, appareil que seuls 6 pays au monde fabriquent, dont l'Iran.

Là aussi, un symbole plus fort que jamais: la puissance iranienne dans la région est une puissance industrielle. Malgré le blocus contre l'Iran, malgré les menaces de guerre, malgré les campagnes de dénigrement contre le régime, le pouvoir, les personnalités et le peuple iraniens, l'Iran avance à grand pas et affronte les grandes puissances mondiales qui veulent l'empêcher d'avoir accès à la haute technologie.

Ils peuvent toujours rêver.... le monde est en train de changer grâce à la résistance héroïque des peuples de la région. 

Texte transmis par "Association Palestine En Marche" sous le titre :" "Le fusil arraché":

5 Oct


4-2 L'Iran multiplie les succès diplomatiques.

Mis à l'index par l'Occident pour sa politique nucléaire, l'Iran a accumulé ces derniers jours les coups d'éclat diplomatiques illustrant son rôle incontournable dans la région, affirment des analystes à Téhéran. 
En une semaine, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a effectué un voyage triomphal au Liban sonnant comme un défi aux Etats-Unis et à Israël, le premier ministre irakien sortant Nouri al-Maliki est venu chercher le soutien de Téhéran pour former un nouveau gouvernement, et l'Iran a obtenu de Washington la reconnaissance publique de son rôle dans le dossier afghan.
 L'Iran a par ailleurs arraché, pour la première fois depuis la révolution islamique de 1979, la présidence de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), où l'Arabie saoudite, alliée des Etats-unis, joue un rôle déterminant.
Au delà de sa zone d'influence, l'Iran a entrepris de développer ses liens avec des puissances émergentes comme le Brésil, partenaire d'une initiative diplomatique iranienne sur le dossier nucléaire, ou le Venezuela dont le président Hugo Chavez effectuait mardi sa 9e visite à Téhéran.
La communauté internationale doit "prêter attention à l'influence importante de l'Iran dans la région, et l'utiliser pour préserver la paix et la stabilité", a résumé l'ambassadeur d'Iran à l'ONU Mohammad Khazai cité par l'agence IRNA.
Cette moisson de coups d'éclat est intervenue alors que les Occidentaux multiplient les efforts pour affaiblir et isoler Téhéran, notamment par de lourdes sanctions économiques prises dans la foulée d'une condamnation de la politique nucléaire de l'Iran par le Conseil de sécurité de l'ONU en juin.
Elle renforce indiscutablement la position diplomatique de Téhéran à un mois d'une reprise prévue des discussions avec les grandes puissances sur la question nucléaire après un an d'impasse, selon des analystes à Téhéran. 
"L'Iran vient de montrer que les Etats-Unis ne peuvent pas le marginaliser", souligne Mohammad Saleh Sedghia, directeur du Centre arabe d'études iraniennes basé à Téhéran. "La politique des sanctions économiques a peut-être un certain impact, mais elle ne peut pas aboutir à isoler l'Iran au Moyen-Orient".
"L'Iran est parvenu à surmonter politiquement le problème des sanctions et à éviter l'isolement", déclare également Gholam Reza Ghalandarian, directeur du quotidien conservateur Quds.
Au delà du conflit sur le dossier nucléaire, "les pays de la région et de nombreuses autres nations considèrent l'Iran comme un acteur géopolitique majeur", ajoute-t-il.
Plusieurs diplomates occidentaux en poste à Téhéran reconnaissent que l'Iran a marqué des points, tout en minimisant leur importance.
"Dans le contexte actuel, ces événements peuvent être considérés comme des succès pour l'Iran", admet un diplomate qui a requis l'anonymat. "Mais ce sont des succès largement optiques. Concernant l'influence de l'Iran dans la région, que personne ne conteste, il n'y a rien de nouveau".
"Et la question clé pour Téhéran demeure les dommages que les sanctions internationale commencent à infliger à son économie, et qui vont rendre sa politique nucléaire de plus en plus coûteuse", prétend-t-il.

19/10/2010

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=158667&language=fr


4-3 Chérif BOUDELAL : L’exploit scientifique et le défi politique de l’Iran !

L'Iran, ce pays d'une civilisation millénaire, se relève et s'affirme après une période de décadence due à la léthargie de son régime à l'instar des autres pays musulmans qui restent sous la botte de l’impérialisme US et des sionistes qui le contrôlent et dirigent.

En 30 ans, l’Iran a pu développer son industrie civile et militaire et affirmer sa supériorité civilisationnelle. Et c'est cela qui fait peur à ces ennemis, contrairement au prétexte qu'ils donnent à l’opinion selon lequel il veut développer les armes nucléaires pour « détruire Israël ».

Que ceux qui ignorent l’Histoire de ce pays sachent que lorsque les « Perses » habitaient les châteaux les ancêtres de leurs ennemis d’aujourd’hui habitaient les grottes et vivaient à l’état sauvage. Qu’ils sachent également que les Perses ont fourni une partie importante des Savants musulmans qui ont légué les prémisses de toutes les sciences à l’humanité que connaît le monde actuel. Que les régimes éhontés arabes prennent l’Iran comme modèle pour sortir de leur esclavage, et cessent d’être la raillerie de l’impérialisme siono/US et leurs subalternes, lesquels les divisent et les méprisent tout en utilisant leurs services pour réprimer leurs peuples et en accaparant leurs richesses.

Les médias sionistes ne rapportent de la visite du président iranien de trois jours au Liban (du mercredi 13 au vendredi15 octobre 2010) que son discours sur « la destruction d’Israël », en le déformant pour montrer qu’Israël et ses sionistes sont éternellement victimes des « antisémites ». Alors qu’il avait parlé de la fin proche de son existence en tant qu’Etat barbare et du sionisme qui le nourrit, les médias déforment sa déclaration en laissant entendre que le président iranien appelle à l’extermination de l’« Etat hébreu » et de ses habitants (juifs) !

Lorsqu’Ahmadinejad dit que les sionistes devront retourner dans leurs pays d’origine, il parle des sionistes qui ne veulent pas vivre en paix avec les Palestiniens et sur les mêmes pieds d’égalité qu’eux. Ahmadinejad, comme beaucoup de Palestiniens et d’Israéliens, entre autres, réclame un seul Etat pour tous les habitants de la Palestine historique, avec toute leur diversité. Oui, ni l’Etat barbare d’Israël, ni les sionistes apologistes des crimes « arrogants et sûrs d’eux » ne resteront éternellement dominateurs dans ce monde, jusque-là majoritairement sourd et aveugle. Les colonisateurs de la Palestine devront choisir entre poser leurs pieds sur Terre ou chercher une autre planète sur laquelle ils pourront prétendre être « les seuls élus de leur dieu » sans choquer personne. Et que tous les sionistes sachent qu’un jour ou l’autre seront jugés, à l’instar des collabos du nazisme, pour avoir fondé et soutenu un Etat barbare au cœur de la Palestine.

15 octobre 2010

Chérif BOUDELAL



5 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

Do : Une guerre contre l’Iran devient-elle possible ?

Salut à toutes et à tous,

Cela fait des années que j’entends parler d’une guerre contre l’Iran ; et il est vrai que sur les sites internet tenus par les sionistes, et sur les sites où leurs interventions sont tolérées, il y a en permanence une terrible propagande anti-Iran. J’avais pourtant tendance à répondre :

http://mai68.org/spip/spip.php?arti...

« Je ne crois pas bien à une véritable guerre américano-sioniste contre l’Iran ; car, en Irak, la stratégie de l’impérialisme américain consiste à tenter de créer de toutes pièces une guerre civile entre sunnites et Chiites. Et les Américains voulaient ensuite prendre le parti des Chiites contre les sunnites.

Et gagner ainsi la guerre, les Chiites leur étant dévoués… dans leurs rêves tout au moins. « Or, l’Iran est Chiite ! donc, si les USA ou Israël font la guerre à l’Iran, toute la stratégie de guerre américaine en Irak s’effondre. »

Mais, aujourd’hui, les conditions semblent avoir changé, et Obama semble vouloir abandonner la guerre américano-sioniste contre l’Irak. C’est pourquoi la question se pose à nouveau :

Une guerre contre l’Iran devient-elle possible ?

Oui s’il est vrai qu’Obama abandonne les ambitions de l’impérialisme américano-sioniste en Irak.

Ce qui sera le cas s’il rapatrie effectivement les soldats américains présents en Irak.

Néanmoins, dans ce cas, si l’impérialisme américano-sioniste fait une vraie guerre contre l’Iran, cela va très mal se passer pour lui. Car l’Irak va se reconstituer par solidarité avec l’Iran afin de lui apporter son soutien militaire, d’une façon directe ou d’une façon cachée. Ou les deux.

C’est pourquoi, je pense qu’il est plus probable de voir une action éclair israélienne comme cela s’était produit contre la centrale nucléaire d’Osirak vendue par la France à l’Irak à l’époque de Saddam Hussein.

Mais, un tel raid semble inefficace dans le cas de l’Iran. Parce que, si en Irak tout était concentré en un seul point, et par conséquent destructible en un seul raid ; je pense qu’il en va autrement en Iran, et qu’Ahmadinedjad ayant tiré la leçon a décentralisé au maximum sa production d’uranium enrichi.

Si ce n’était pas le cas ; alors, cela signifierait que, contrairement à Ho Chi Minh (*), Ahmadinedjad est un bien piètre stratège.

Bien à vous,
do
http://mai68.org

Note (*) : Ho Chi Minh avait tout décentralisé en tout plein d’endroits différents et loin les uns des autres. Il avait notamment totalement décentralisé la production des vélos si indispensables pour parcourir la piste Ho Chi Minh afin d’amener toute la logistique de guerre aux vaillants guerriers

viet-cong (Tant qu’à faire, sachez aussi que les vélos, ils s’en servaient la plupart du temps à pieds.

Ils ne montaient pas souvent dessus comme le fait un cycliste. Ils posaient dans les porte-bagages du vélo les armes, munitions, la bouffe, etc. Et ils poussaient le vélo à la main !).

La fameuse piste Ho Chi Minh était elle-même décentralisée. Elle était principalement constituée de multiples souterrains parallèles. Quand un souterrain s’effondrait à cause des bombardements américains, ils faisaient une dérivation vers un autre souterrain en attendant que l’autre soit réparé.

7 août 2010

do

http://mai68.org/spip/spip.php?article1413

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Une-guerre-contre-l-Iran-devient-elle-possible.html


5-1 Message de solidarité des syndicalistes iraniens a leurs camarades de France.

Solidarité des syndicats des travailleurs iraniens avec les travailleurs et salariés français

Les syndicats ouvriers iraniens, tout en soutenant entièrement votre glorieux mouvement de protestation, déclarent haut et fort : « Vous criez le mal commun de tous les travailleurs du monde ». Attaquer les acquis des travailleurs sous prétexte de la mondialisation est inscrit dans le programme de la plupart des Etats capitalistes, et cela n’a d’autres conséquences que la pauvreté, la misère et le chômage pour les travailleurs. Votre victoire dans cette bataille sera la victoire de tous les travailleurs du monde. Nous sommes à vos côtés dans cette lutte. L’Etat français veut avancer son programme dans le but de la mondialisation et la sortie de crise au dépens de vos acquis concernant vos droits à la retraite si chèrement acquis.

Comme vous le savez, durant ces dernières années, les travailleurs syndiqués en Iran ont été privés des leurs droits élémentaires universellement reconnus et nombres d’entre eux sont toujours emprisonnés, licenciés ou trainés d’un procès à l’autre. Nous considérons vos luttes et vos victoires comme les nôtres. Nous sommes conscients que la seule voie de délivrance des travailleurs dans leur lutte contre toutes ces injustices réside dans l’union et la solidarité internationale des travailleurs. Encore une fois nous exprimons notre solidarité avec votre puissant mouvement de grèves et de protestations, et vous souhaitons la victoire dans ce combat unitaire que vous menez. En espérant le développement de la paix, de la justice et de la liberté partout dans le monde.

Le Syndicat de Travailleurs de la Régie du Transport de Téhéran et sa banlieue

Le Syndicat de Travailleurs de la Régie du Transport de Téhéran et sa banlieue (Sherkat-é-Vahéd),

Le Syndicat des Travailleurs de la Sucrerie de Haft-Tappeh,

Le Syndicat des Travailleurs de la Métallurgie et de la Mécanique.

Octobre 2010

Transmis par le Collectif solidarité iran paris

http://soliranparis.wordpress.com/

contact

nomore@riseup.net

http://lille.indymedia.org/article23991.html



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

06/11/2010

n°507 -Les Dossiers 'Géopolitique et Stratégie' d'Irak -03-11 - : Début : Le Cauchemar : les atrocités de l'invasion en Irak : L'exhumation de l'inconcevable

n°507  -Les  Dossiers 'Géopolitique et Stratégie' d'Irak -03-11 - : Début : Le Cauchemar : les atrocités de l'invasion en Irak : L'exhumation de l'inconcevable


Les Dossiers 'Géopolitique et Stratégie' d'Irak

n°507                           03-11/10

C.De Broeder      &       M.Lemaire



Le " Dossiers Irak aux enchères" est visible  sur ...

a) sur nos  blog :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                             http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dir...

c) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

d) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

f) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be


 

Tiré à part :

Bill Van Auken : Tarek Aziz menacé de meurtre judiciaire en Irak

Pierre Tarnac: Tarek Aziz, le disparu.

1 Les brèves

1-1Contrebande de filles.

1-2 Des Américains en uniforme irakien.

1-3 Des combattants irakiens se tournent vers Al-Qaïda.

Suite

2 Point de vue

2-1 Felicity Arbuthnot : Le Cauchemar : les atrocités de l'invasion en Irak : L'exhumation de l'inconcevable.

2-2 Silvia Ribeiro : Blackwater, Monsanto et Bill Gates, les machines de guerre.

2-3 Gilles Munier : la foire d'empoigne parlementaire.

2-4 Gilles Munier : Nouri al-Maliki: dernière ligne droite avant second mandat ?.

Fin

3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

3-1 Les déserteurs américains continueront de se battre pour demeurer au Canada 

3-2 Iyad al Duleimi : Des bombes à retardement dans les pages des manuels scolaires irakiens.

3 Annexe

3-1 Pascal Sacre : Le traitement médiatique et politique des prisonniers d’opinion.

 



Avant propos

Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- pour désigner les résistants qui osent leur résister...



Tiré à part :

Bill Van Auken : Tarek Aziz menacé de meurtre judiciaire en Irak

La question évidente que pose le lynchage juridique de Tarek Aziz est la suivante : De quel droit le gouvernement à Washington et ses agents locaux se permettent-ils de juger quiconque pour crimes commis contre le peuple irakien ?

La condamnation à mort par pendaison de l’ancien ministre irakien des Affaires étrangères, Tarek Aziz, est un acte barbare de vengeance politique du gouvernement fantoche de Bagdad ainsi qu’un crime de guerre de plus dans la longue liste de crimes commis par Washington depuis l’invasion de 2003.

Aziz avait été des décennies durant le chef de la diplomatie irakienne sur la scène internationale et s’était volontairement rendu en 2003 aux autorités militaires américaines. De toute évidence, il se croyait protégé par sa réputation de longue date sur la scène internationale, dont ses relations diplomatiques avec plusieurs gouvernements américains.

Au lieu de cela, ce malade de 74 ans a dû purger plus de sept ans de prison en isolement, d’abord aux mains de l’armée américaine dans le camp de détention Cropper situé près de l’aéroport international de Bagdad puis, plus récemment, aux mains des forces de sécurité irakiennes. Lorsqu’en juillet dernier les forces d’occupation américaines ont remis Aziz au gouvernement irakien, il a confié à son avocat, « Je suis sûr qu’ils vont me tuer. »

Aziz avait déjà été condamné à des peines de prison totalisant 22 ans sur la base d’allégations d’implication dans l’exécution de commerçants accusés de manipulation des prix durant l’embargo USA/ONU à l’encontre de l’Irak et dans la répression de l’opposition kurde dans le Nord du pays.

La peine de prison représentait en fait une condamnation à perpétuité en raison du mauvais état de santé d’Aziz qui a souffert en prison de plusieurs attaques cérébrales et de problèmes de santé au niveau des poumons et subi une intervention chirurgicale en janvier dernier suite à un caillot de sang dans le cerveau.

Lors de la dernière décision en date, l’ancien ministre des Affaires étrangères a été condamné à mort pour la répression menée par le régime Baathiste dans les années 1980 contre les Islamistes chiite ainsi que le parti islamique Dawa. Les partisans du parti avaient organisé une série d’attaques terroristes soutenues par l’Iran durant cette période, dont des tentatives d’assassinat d’Aziz et de Saddam Hussein. A cette époque, il faut rappeler que Washington soutenait Saddam Hussein en tant que rempart contre l’extension de la révolution iranienne aux populations chiite du monde arabe.

Le tribunal qui a prononcé ces condamnations avait été mis en place suite à un décret émis par le Conseil de gouvernement provisoire irakien sous contrôle de l’occupation américaine afin de juger les membres du gouvernement Baathiste, renversé par l’invasion américaine. Son personnel avait été trié sur le volet et rémunéré par l’ambassade américaine à Bagdad. Dès le début, ce tribunal fantoche s’était servi de méthodes les plus crues de « justice du vainqueur. »

L’homme qui va vraisemblablement signer l’ordre d’exécution est le premier ministre actuel, Nour El-Maliki, personnalité influente du Parti islamique Dawa tandis que le juge qui a prononcé la sentence, Mahmoud Saleh al-Hassan, est un membre du bloc politique chiite de Maliki, la Coalition pour l’Etat de droit.

Aziz a été jugé en grande partie lors des nombreux procès intentés contre lui en l’absence d’avocats de la défense, étant donné que les avocats qui avaient osé le défendre ont été menacés de mort par la milice chiite liée au régime soutenu par les Etats-Unis.

Au fond, il a été reconnu coupable de crimes commis par la police secrète de Saddam Hussein au motif qu’il avait fait partie du gouvernement irakien en tant que chef de la diplomatie du pays. Ceux qui connaissent le fonctionnement du régime Baathiste contestent cette logique en faisant remarquer qu’Aziz n’a jamais fait partie du cercle restreint qui contrôlait les forces de sécurité et qui était en grande partie recruté dans le clan de Hussein basé à Tikrit.

C’est une ironie cruelle qu’Aziz ait été condamné à mort pour persécution religieuse. Né en 1936 dans une famille chrétienne pauvre du Nord de l’Irak, Aziz fut attiré, lorsqu'il avait une vingtaine d'années, par la politique nationaliste oeuvrant pour le renversement de la monarchie soutenue par la Grande-Bretagne. A l’image de nombreux jeunes de sa génération radicalisés dans le monde arabe, il pensait qu’une révolution nationaliste pourrait libérer la région de l’héritage du colonialisme, y compris des divisions ethno-religieuses exacerbées par le recours de l’impérialisme européen à la méthode du diviser pour mieux régner.

Les forces politiques irakiennes supervisant son procès sont liées aux milices impliquées dans l’effusion de sang provoquée pour des raisons religieuses par l’occupation américaine. La population chrétienne irakienne a été décimée et la possibilité pour un chrétien comme Aziz d' occuper un poste de premier plan dans l’actuel gouvernement est absolument inexistante.

Chose plus fondamentale encore, le tribunal et le régime lui-même sont les fruits d’une guerre criminelle et de l’occupation de l’impérialisme américain. La condamnation à mort a été dictée par Washington.

Alors que l’Union européenne a qualifié la condamnation à mort prononcée à l’encontre de Tarek Aziz « d’inacceptable » et que le Vatican et plusieurs gouvernements européens demandent un recours en grâce, le gouvernement Obama garde un silence coupable.

La question évidente que pose le lynchage juridique de Tarek Aziz est la suivante : De quel droit le gouvernement à Washington et ses agents locaux se permettent-ils de juger quiconque pour crimes commis contre le peuple irakien ?

Comme Tarek Aziz l’a lui-même déclaré au journal britannique The Guardian en août dernier lors de l’unique interview qu’il a tenue depuis son emprisonnement, « Nous sommes tous les victimes des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne. Ils ont tué notre pays. »

Les sept années et demies passées de l’occupation américaine ont détruit la société irakienne et coûté la vie à plus d’un million de personnes, en transformant plus de quatre millions de personnes en réfugiés, en provoquant la famine et le chômage pour des millions de personnes de plus tout en en privant d’autres des services les plus essentiels.

Le fait de condamner Tarek Aziz à mort tandis que les auteurs de ces crimes – tant dans le gouvernement Bush que celui d’Obama – sont assurés de l’impunité n’est pas seulement un crime mais une obscénité.

Les défenseurs d’Aziz en signalant le caractère précipité de la condamnation à mort qui a été prononcée sans respecter le préavis usuel de 30 jours dans l’attente d’une telle décision, ont dit qu’elle était politiquement motivée. Ils ont accusé la cour d’agir au nom de Maliki et de ses commanditaires à Washington pour détourner l’attention de l’opinion publique de la diffusion par WikiLeaks la semaine passée de près de 400.000 documents américains secrets dévoilant le massacre de civils et la torture systématique pratiquée par les forces de sécurité fantoche irakiennes avec l’approbation tacite des Etats-Unis.

La cour martiale sommaire qui a condamné Aziz a opéré en tant qu’instrument de la politique américaine au même titre que le fait la « brigade des loups » que les Etats-Unis ont entraînée et à laquelle l’armée américaine, selon les documents de Wikileaks, a remis des prisonniers pour qu’ils soient torturés – souvent à mort – à l’aide de perceuses électriques, et administration de décharges électriques à haute tension et autres moyens sophistiqués de torture.

Washington a ses propres raisons de vouloir la mort de l’ancien ministre irakien des Affaires étrangères. Il y a ceux qui, au sein de l’establishment politique, ne peuvent accepter qu’il ait clairement réfuté les prétextes fabriqués de toutes pièces – « d’armes de destruction massive » et de liens avec Al Qaïda – pour l’invasion américaine.

De plus, la longue carrière diplomatique d’Aziz le place dans une position exceptionnelle pour révéler au grand jour le bilan criminel de l’impérialisme américain en Irak. Il fut le premier à avoir reçu Donald Rumsfeld (l’ancien secrétaire à la Défense de Bush au moment de l’invasion en 2003) lorsque celui-ci fut, en 1983, l’envoyé spécial du gouvernement Reagan chargé d’offrir le soutien des Etats-Unis à Saddam Hussein dans la guerre Iran-Irak.

Il se trouvait au cœur des manœuvres diplomatiques entre Washington et Bagdad juste avant la première Guerre du Golfe lorsque l’ambassadrice américaine à Bagdad, April Glaspie, avait accordé ce qui avait quasiment servi de feu vert à l’invasion du Koweit par l’Irak en 1990 et qui à son tour devait servir de casus belli pour une intervention massive de l’armée américaine dans le Golfe persique.

Il pourrait aussi révéler comment Washington avait systématiquement rejeté toutes preuves que l’Irak ne disposait pas « d’armes de destruction massive » et saboté toute tentative pour empêcher la guerre déclenchée par les Etats-Unis en 2003.

L’élite dirigeante américaine a grand intérêt à ce que Tarek Aziz emporte dans sa tombe les secrets qu’il détient sur les relations de ces 30 dernières années entre les Etats-Unis et l’Irak. Pourquoi laisser en vie un homme qui pourrait être cité comme témoin clé à leur propre procès pour crimes de guerre ?

C’est pour cette raison que la classe ouvrière internationale doit s’opposer à l’exécution de Tarek Aziz et exiger sa libération immédiate. La justice ne sera rendue au peuple irakien qui souffre que lorsque les responsables, qui ont mené une guerre d’agression illégale engendrant ces innombrables crimes, seront poursuivis.

Bill Van Auken

3 novembre 2010

Source : World Socialist Web Site
http://www.michelcollon.info:80/Tarek-Aziz-menace-de-meurtre.html


Pierre Tarnac: Tarek Aziz, le disparu.

 « Cet homme…

est aujourd’hui au secret.

Que lui reproche-t-on ?…

Quel crime a-t-il commis ?…

Sur les dizaines, centaines, milliers peut-être d’hommes politiques occidentaux qui l’ont reçu, parfois flatté, parfois sollicité, personne apparemment ne se soucie de son sort ou du moins ne manifeste publiquement une ombre d’interrogation… »

   Il a été reçu dans les palais nationaux : tapis rouge, huissiers empressés, attachés de cabinets affairés, virevoltant devant, derrière. Dans les salons s’entassaient les fonctionnaires (hauts), cous tendus, oreilles écartées, doigts fébriles sur le carnet de notes où se griffonnaient au vol les échanges louangeurs. Il était reçu aux Nations Unies. Le Secrétaire Général, les délégués, hors l’américain et le britannique, croisaient les doigts : pourvu qu’il acceptât de venir, de s’asseoir, de discuter.

   Certes, il était souriant mais dur, courtois mais rigoureux. Mais enfin son pays, sur sa recommandation sans doute, avait accepté le premier la résolution après sept ans de guerre avec les Mollahs, bien avant ceux-ci qui firent encore traîner douze mois les tueries. Il était reçu au Vatican. Oh certes ! Sa religion affichée – qui l’inscrivait au rang des rares fidèles d’une chrétienté en peau de chagrin – devait être d’avantage de convenance que foi vécue et prodiguée. Mais enfin son pays, si vite aujourd’hui qualifié de barbare, tyrannique, était l’un des rares où celui qui n’est pas musulman respirait librement, ne se sentait ni écarté, ni toléré gentiment mais de haut en bas et le Cardinal envoyé par le Saint Père était sans doute bien heureux, quelques jours plus tard, de le revoir, de lui parler et d’obtenir par son truchement une audience du dictateur local. Que se sont- ils dit ? Nul ne le saura. Mais au printemps de cette année alors que d’autres se préparaient à tuer, il reste que le Saint-Siège ne jugeait pas anormal qu’un entretien eût lieu et qu’un visiteur, le dernier des Occidentaux, fut un Prince de l’Eglise, français de surcroît.

   Est-ce ceci qui fit bondir la collaboratrice, au doux nom de tsarine orthodoxe, d’un grand journal autrefois réputé pour ses opinions modérées, sa prose tempéré ? Mais voilà que quelques semaines après le déclenchement de la guerre, cette journaliste donna dans le massacre épistolier. La haine coula à ras bord. Tout y passa, sans grande élégance : les traits physiques – vilain nez, épaisses lunettes, l’allure vestimentaire – le cigare, le tout ramené sous un titre définitif, quelque chose comme le dernier des « Caïmans ». Aimable désignation pour qualifier un homme qui depuis des années plaidait la cause certes difficile, mais aussi plaidable que celle des régimes hypocrites qui l’entouraient, de son pays.

 « Il prenait des risques mais il sauvait des vies »

   Il le faisait pour des raisons simples qui conduisent les hommes depuis toujours à défendre leur pays parce qu’ils préfèrent pour le diriger quelqu’un de leur sol plutôt qu’un martien hurlant des borborygmes qu’il croit être un langage universel, bardé de mitrailleuses. Tremblant peut-être mais allant jusqu’au bout, il recommandait à son dictateur d’accepter en fin de compte la mise en œuvre d’exigences hautaines des Nations unies, de passer sous les fourches caudines de la résolution pétrole contre nourriture, si désinvolte pour la souveraineté et la dignité du peuple irakien. Il prenait des risques mais il sauvait des vies.

   Ces vies sauvées, la France en compta aussi, grâce à lui. Le sait-elle ? Cette brillante journaliste qui fut toute saisie ce dernier printemps d’une vigoureuse haine contre celui par qui  des vies, la sienne pourquoi pas, innocente parisienne, furent épargnées, se souvient-elle ? 1986, l’année commence mal en France. On s’épuise à libérer des otages français pris au Liban. Le gouvernement détient deux individus, deux Irakiens mais ennemis farouches de Saddam Hussein, membres d’un mouvement islamiste radical et terroriste opérant à l’extérieur de l’Irak. Le gouvernement veut se débarrasser de ces hommes dont il redoute l’activité en France. Mais il commet une lourde erreur. Au lieu de les expédier dans quelque lointaine terre d’exil, il les réexpédie à Bagdad, chez le tyran, le barbare absolu. Fureur de toutes les bonnes âmes et en premier chef du mouvement islamiste. Personne ne doute que les personnes sont torturées, tronçonnées, hachées, ou vont l’être aussitôt. Le mouvement islamiste, de sa base orientale, annonce, comme première représailles, la mise à mort d’un otage français. Toutes affaires cessantes, le gouvernement français dépêche à Bagdad deux émissaires qui implorent ce régime abominable de pouvoir, si quelque chance existe encore, rapporter la preuve que les deux extrémistes sont encore en vie. On ne donne pas cher de la mission des diplomates. Or, stupeur et tremblement… Les opposants sont montrés vivants aux émissaires qui n’en croient pas leurs yeux et publient la nouvelle… Menaces et représailles cessent. Mais reviennent, quelques semaines plus tard, pour éprouver le nouveau gouvernement français. Août 1986 n’est pas si vieux. Se rappelle-t-on la série d’attentats, les sirènes, les ambulances, les morts, à Paris, dans l’indifférence d’ailleurs complète de nos partenaires et amis atlantiques ?

 « Et les attentats cessèrent… »

   La France était seule, bien seule face au terrorisme. Seule, mais il y avait cet homme, ce fameux « caïman » dont parle la collaboratrice d’un journal équilibré. A New York, en septembre 1986, en marge d’une rentrée des Nations Unies, des Français le rencontrèrent. Ils lui demandèrent l’impossible : qu’un gouvernement souverain qui a quelque raison de garder sous contrôle deux extrémistes, membres d’une organisation étrangère terroriste qui a juré sa perte, que ce gouvernement abdique sa souveraineté, libère les deux hommes et non seulement les libère mais leur permette de trouver refuge en France ; tout ceci pour tenter de mettre fin à une campagne d’attentats menée sur le sol français par la maison mère de ces extrémistes. Voilà tout bonnement ce que demandaient ces Français en tournant leurs bérets entre leurs doigts, plutôt humblement et sans se faire grande illusion. Pensez donc : l’Irak, la barbarie, la tyrannie etc… Le « caïman » aux grosses lunettes, au cuir épais de séide obtus, écouta, un peu bougon il est vrai. La demande était quand même exorbitante. Mais il répondit que malgré la dureté de son cœur, la réputation détestable bien établie de son régime, il plaiderait. Et il obtint satisfaction du dictateur sanguinaire. Et les deux opposants quittèrent l’Irak et revinrent en France (où ils s’inscrivirent, dit-on, à un cours de philosophie). Et les attentats cessèrent. Et vie fut laissée à de braves gens qui prenaient le métro, allaient au restaurant, faisaient des courses, parmi lesquels certains ou certaines qui plus tard cracheront leur venin, manière à eux d’exprimer leur reconnaissance, contre le dernier des « caïmans ».

   Cet homme, on l’aura reconnu, est aujourd’hui au secret. Que lui reproche-t-on depuis le jour pas si ancien où personne ne reprochait au Saint Père de la recevoir ? Quel crime a-t-il commis entre le jour où il reçut lui-même à Bagdad un cardinal français et celui où il fut mis au trou ? Sur les dizaines, centaines, milliers peut-être d’hommes politiques occidentaux qui l’ont reçu, parfois flatté, parfois sollicité, personne apparemment ne se soucie de son sort ou du moins ne manifeste publiquement une ombre d’interrogation. Mais il fallait que le nom de Tarek Aziz fut rappelé. Qu’en osant réclamer de Saddam Hussein qu’il fit acte de pardon, il épargna des vies françaises. Nul, semble-t-il, n’en a parlé depuis sa reddition au lendemain de l’effondrement de Bagdad. Silence.

* Pseudonyme d’un diplomate français qui eut à connaître des affaires relatées ici, mais qui préfère garder l’anonymat.

Pierre Tarnac *

(L’Indépendance - Novembre-décembre 2003)

Vendredi 29 octobre 2010

Source : France Irak
http://www.france-irak-actualite.com/...



1 Les brèves

Ndlr : la publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyses ou le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information.

1-1 Contrebande de filles.

Revue de presse : La police irakienne arrête un gang  spécialisé dans la contrebande de filles
  La police irakienne a appréhendé les membres d’un gang spécialisé dans la contrebande de filles qui opéraient dans la province de Bassora. La plupart des filles vendues à l’étranger appartiennent à des familles pauvres de la ville.

Un commerce florissant qui s’est répandu depuis 2003

   La contrebande de filles est un business florissant en Irak. Depuis l’invasion américaine de 2003, ce commerce est aussi répandu que le trafic illicite de stupéfiants, d'antiquités et d'armes.
   « Le trafic de jeunes filles est un phénomène étrange et inacceptable dans une société traditionnelle comme l'Irak », nous a déclaré un agent de sécurité qui ptéfèrent garder l’anonymat . Il a ajouté que ce n'était pas la première fois que la police arrêtait ce genre de trafiquants : «Les gangs s’en prennent aux petites filles. Ils fournissent de faux passeports et facilitent leur voyage à l'étranger ». Mais il a refusé de donner des détails sur le nombre de filles passées en contrebande.

Des gangs qui poussent comme des champignons

    Pour Tareq Hareb, expert juridique, il y a en Irak de nombreuses bandes organisées, spécialisées dans la vente de filles. Il attribue ce trafic à «la pauvreté abjecte qui règne dans le pays ». Hareb dit que loi irakienne est extrêmement sévère avec les contrebandiers qui, s'ils sont reconnus coupables, sont condamnés à la réclusion à perpétuité. « Mais les filles irakiennes hésitent à les dénoncer. Elles craignent la honte que génèrent de telles révélations. C’est la raison pour laquelle ces gangs poussent comme des champignons ».

   La Professeur Fawziya al-Attiya a une opinion différente. Pour elle, la cause principale de la contrebande de filles est le manque de sécurité.

   Les crimes dont les femmes sont victimes ont fait un bond en avant depuis l'invasion américaine. Le nombre de veuves et de familles irakiennes dirigées par des femmes a grimpé en flèche.

Source: Iraqi police seize gang specialized in smuggling of girls

Hassan Saraa Azzaman*

 14/10/10)

  • Azzaman est un des principaux quotidiens irakiens. Il est publié simultanément à Londres et Bagdad. Au tout début des années 90, son directeur, Saad al-Bassaz, a dirigé l’Agence de presse et l’Office radio- télévision irakiens, puis le quotidien Al-Joumhouriya. Il a quitté l’Irak en octobre 1992, après la parution de son livre sur les secrets de la première guerre du Golfe.

http://www.azzaman.com/english/index.asp?fname=news2010-10-14kurd.htm

15 octobre 2010 5 15 /10 /2010 22:00

http://france-irak-actualite.over-blog.org/


1-2 Des Américains en uniforme irakien.

   Sur le terrain, la résistance à la double occupation se poursuit : la Zone verte a été à nouveau bombardée, des postes militaires attaqués, plusieurs collaborateurs ont été assassinés. Les Américains, calfeutrés dans leurs bases, en sortent de plus en plus souvent en uniforme irakien pour passer inaperçus. En coulisse, certaines organisations de résistance envisageraient maintenant de s’adjoindre une façade électorale. C’est, semble-t-il, le cas du Front Islamique de la Résistance Irakienne (al-Jabha el-Islamiya lil Moqawama al-Iraqiya –JAMI) que l’on dit proche des Frères Musulmans.

A suivre…

14-10

http://www.france-irak-actualite.com/article-irak-la-foire-d-empoigne-parlementaire-58887851.html


1-3 Des combattants irakiens se tournent vers Al-Qaïda.

nb : Ndlr : la publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyses ou le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information.

Des combattants irakiens appartenant aux milices du "Réveil", affiliées à l'armée américaine, auraient fait allégeance ces derniers mois au réseau Al-Qaïda, peut-être par centaines, a rapporté dimanche le New York Times.

Citant des responsables anonymes au sein du gouvernement irakien, d'anciens et actuels membres des milices du "Réveil" et des résistants, le quotidien affirme que même s'il n'existe pas de chiffre précis, des centaines de ces combattants, parmi lesquels beaucoup ont acquis une grande connaissance du fonctionnement de l'armée américaine, semblent avoir rejoint les rangs d'Al-Qaïda.

En outre, des responsables estiment qu'il est possible que des milliers de combattants du "Réveil" qui reçoivent toujours de l'argent des autorités irakiennes aident secrètement la résistance, ajoute le journal.

Ces défections sont dues en partie à une frustration envers le gouvernement mené par les chiites, que les milices du "Réveil" jugent hostile à leur mouvement, ainsi qu'aux pressions exercées par Al-Qaïda, a noté le quotidien.

Elles ont accéléré depuis les élections législatives de mars, les sunnites n'étant pas certains de maintenir leur influence politique dans le pays, alors que la formation du nouveau gouvernement patine toujours.

Ces défections menacent l'équilibre social et politique de l'Irak, alors que l'armée américaine se prépare à quitter complètement le pays à la fin de 2011, souligne le New York Times.

16 octobre 2010.


n°507 -Les Dossiers 'Géopolitique et Stratégie' d'Irak -03-11 - : Suite : Le Cauchemar : les atrocités de l'invasion en Irak : L'exhumation de l'inconcevable

n°507  -Les  Dossiers 'Géopolitique et Stratégie' d'Irak -03-11 - : Suite : Le Cauchemar : les atrocités de l'invasion en Irak : L'exhumation de l'inconcevable


Les Dossiers 'Géopolitique et Stratégie' d'Irak

n°507                           03-11/10

C.De Broeder      &       M.Lemaire



Le " Dossiers Irak aux enchères" est visible  sur ...

a) sur nos  blog :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                             http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dir...

c) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

d) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

f) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be


 

2 Point de vue

2-1 Felicity Arbuthnot : Le Cauchemar : les atrocités de l'invasion en Irak : L'exhumation de l'inconcevable.

2-2 Silvia Ribeiro : Blackwater, Monsanto et Bill Gates, les machines de guerre.

2-3 Gilles Munier : la foire d'empoigne parlementaire.

2-4 Gilles Munier : Nouri al-Maliki: dernière ligne droite avant second mandat ?.



2 Point de vue

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

2-1 Felicity Arbuthnot : Le Cauchemar : les atrocités de l'invasion en Irak : L'exhumation de l'inconcevable.

J’ai cette conviction profonde que le devoir du journaliste consiste à faire des comptes-rendus, à mettre en lumière des lieux souvent sombres, à servir de voix pour ceux dont la voix, les craintes, la détresse risquent de ne pas être entendues ou révélées. Écrire à propos des émotions que l’on peut parfois sentir en faisant ce devoir est un anathème et une redondance, de toute façon. Le but du journaliste est de tenter d’attirer l’attention sur les torts, non pas de pleurnicher sur les effets qu’ils peuvent avoir. Cela relève de la vie privée et c’est précisément ce qu’elle devrait être: privée. Si les politiciens désirent se dépouiller de leur dignité et faire allusion à tout, à leur vie sexuelle, à l’utilisation de leur deuil personnel pour gagner des votes de sympathie, ceux qui possèdent une parcelle de respect de soi ne souhaitent pas les imiter. Ici, je brise mon tabou, pour une bonne raison.

Depuis plusieurs semaines j’ai à nouveau fait des recherches en profondeur sur les atrocités de l’invasion de l’Irak, exhumé l’inconcevable, fait abstraction de toute émotion et lu à propos de la terreur, de la torture, de monstrueuses cruautés, d’un insupportable mot à l’autre. J’ai ensuite revisité Fallujah [1], où des documents, l’un après l’autre, révélaient les tréfonds des dépravations les plus sombres que peut toucher le « fils » ou la fille « d’une mère quelconque ». En effet, le père ou la mère d’un enfant quelconque est capable d’abattre les enfants, les bambins, les bébés des autres, de sang-froid, de leur rouler dessus avec des chars d’assaut, laissant leurs restes pathétiques en pâture aux chiens errants.

Parmi les photographies observées, nombreuses étaient celles que même les enquêteurs les plus endurcis jugeaient « trop troublantes à voir ». Cela n’est pas mon point de vue. Si des membres de familles ayant survécu peuvent regarder, identifier, enterrer leurs proches avec amour et respect, si des travailleurs d’urgence (lorsqu’ils n’ont pas été incinérés par les troupes étasuniennes elles-mêmes) et du personnel médical (lorsqu’il n’a pas été abattu, emprisonné, torturé ou ligoté, un sac sur la tête) peuvent photographier les corps soigneusement, noter l’heure et le lieu de leur découverte pour ensuite les numéroter, les envelopper et les conserver un certain temps avant l’inhumation, dans l’espoir que des parents viennent réclamer les corps calcinés, mutilés ou pire, les restes des dépouilles, alors il s’agit d’un devoir pour ceux qui ont une quelconque « voix » aux États-Unis et au Royaume-Uni, les pays responsables du premier génocide documenté du 21e siècle, d’y attirer l’attention, à la mémoire et en l’honneur des victimes sans voix, sans nom et non dénombrées, dans l’espoir que tôt ou tard, un recours légal s’ensuive.

En réalité, c’est la compassion qui a triomphé de tout : des corps et des visages brûlés jusqu’à en être presque méconnaissable, des cadavres éviscérés, de tous les yeux, au regard souvent fixe, lançant encore un silencieux appel à l’aide mêlé de totale stupéfaction. « On fait fuir la racaille », a écrit un marine sur son site web. « On leur a brûlé la cervelle », a écrit un autre, alors que bon nombre d’entre eux prenaient des photos de ces âmes perdues et les envoyaient à des sites porno en échange de visionnement gratuit. Et entre les occupants étasuniens (redésignés « conseillers » de manière surréaliste – même voiture, nouvelle peinture) et ce que Hussein al-Alak d’Iraq Solidarity Campaign a nommé « le gouvernement de Vichy aux passeports étrangers, imposé par les États-Unis », qui se battra pour la justice envers les Irakiens?

Par ailleurs, comme depuis 1991, cette guerre est également une guerre contre les enfants à naître, les nouveaux nés et les moins de cinq ans. En plus des cadavres, des ruines, des décombres, du sang et des membres sanguinolents, il y a les difformités : les nouveaux nés, venus au monde sans yeux, sans cerveau, avec un œil de cyclope, sans tête, avec deux têtes, sans membres ou sans doigts ou avec des doigts en trop. Un pays biblique transformé en armageddon génétique et écologique pour les générations actuelles et futures, jusqu’à la fin des temps. « Mission accomplie », a déclaré George W. Bush dans sa petite combinaison de vol ridicule, à bord de l’USS Abraham Lincoln le 1er mai 2003. « Que la liberté règne », a-t-il griffonné après les premières « élections » corrompues, meurtrières et jonchées de cadavres. Résultat : « Que le génocide commence ».

Le « vice-roi » nommé par les États-Unis en Irak, J. Paul Bremer, vêtu pour le rôle, à l’hollywoodienne, dans ses ridicules bottes lacées ou bottes d’armée, dépendant de votre perception, est arrivé peu après l’invasion, croyant apparemment à la réduction de la population. Il aurait demandé quelle était la population de l’Irak et on lui aurait répondu environ vingt-cinq millions. Il aurait alors rétorqué : « Beaucoup trop, disons cinq ». Mais à l’époque, il était l’homme de Kissinger Associates.

En lisant, j’écoutais les grands de ce monde au sein de divers corps légaux se demander si les événements au Congo et au Rwanda devaient être « classés » comme génocide. En juillet 2004, alors que les troupes étasuniennes s’entraînaient pour le massacre de Fallujah au mois de novembre suivant, la Chambre des représentants des États-Unis a voté à l’unanimité une résolution qualifiant la tragédie du Darfour de « génocide ». Les élus ont demandé à l’administration d’envisager une action « multilatérale ou même unilatérale » pour mettre un terme à ce génocide. Hésiter à prendre des mesures proactives afin de prévenir davantage de pertes de vie était selon eux « criminel ».

De nos jours, les génocides sont selon toute apparence commis uniquement par des Africains ou des Européens de l’Est, non par ces grands bastions de la démocratie que sont les États-Unis, le Royaume-Uni et l’allié Israël, « la seule démocratie au Moyen-Orient ». Les Forces israéliennes de défense ont entraîné des troupes étasuniennes pour le pogrom de Fallujah en novembre 2004 [2]. « Si ça bouge, tirez dessus », était l’ordre du jour. Comme lors des deux guerres mondiales, comme en Corée, au Vietnam, le visage de la libération ne change jamais.

« Leurs tactiques impliquent essentiellement une puissance de feu massive […], le recours à des chars d’assaut et des hélicoptères pour tirer sur des cibles […], la démolition d’édifices, l’installation de tireurs d’élite sur des toits, ils font des trous dans les murs [et] font feu sur tout ce qui bouge. » Cela s’ajoute aux « bombardements aériens et aux tirs d’obus provenant de gros canons de campagne ». La détresse de Fallujah « [n]’était pas complètement comprise en Occident, sauf par certains survivants du ghetto de Varsovie […] [I]ls étaient coincés [comme] des lapins dans un champ de maïs, encerclés pour être fauchés et démembrés par des moissonneuses-batteuses [3]. » Les photographies constituent un témoignage de cette effrayante description. Les héros méconnus sont ceux qui ont décidé d’enregistrer ces crimes pour qu’un jour, quelque part, ils soient connus et qu’une justice vengeresse soit demandée. Ces images terribles, pathétiques représentent le témoignage silencieux du premier génocide connu de l’Occident au 21e siècle. Malheureusement, il est presque certain qu’avec le temps, l’Irak et l’Afghanistan produiront davantage de preuves.

L’embargo onusien de plus de treize ans, un génocide silencieux encouragé par les États-Unis et le Royaume-Uni, interdisait à l’Irak tous les besoins de première nécessité. Les enfants mouraient de « causes liées à l’embargo », à raison d’environ six mille par mois. Lors de mes visites à cette époque, le fait d’être témoin du déchirement, de la perplexité face à leur détresse me faisait toujours sentir terriblement coupable de partir. L‘on voit et partage, dans une certaine mesure, l’inimaginable perpétré en son nom, pour ensuite partir. De l’autre côté de la frontière, en Jordanie, les lumières étaient allumées, la ville était animée, de l’eau potable coulait du robinet, et les bombes étasuniennes et britanniques ne tombaient pas. Pourtant, si près de là, les enfants mouraient, les gens mouraient, en notre nom à « Nous, le peuple … ».

En regardant les photos, en lisant sur les abîmes pratiquement incompréhensibles de la destruction sadique de leurs semblables dans lesquelles peuvent sombrer uniformément des hommes et des femmes en uniformes, je pouvais du même coup m’échapper à la fin de la journée. Je pouvais me faire un repas, aller écouter un spectacle de jazz dans un de mes pub favoris ou simplement me verser un verre de vin et écouter de la musique, entourée de nombreux livres, d’une collection de photographies et d’articles que j’aime, dans une maison que j’apprécie, avant d’aller chercher la chaleur du duvet et un lit confortable.

Toutefois, si la conscience peut se fermer, de toute évidence, le subconscient ne le peut pas. Une nuit, le cauchemar, qui n’était certes pas un cauchemar, mais la réalité, m’a frappée. Dans le monde surréel des cauchemars, je me suis « réveillée » pour me retrouver trempée, du sang coulant sous mes bras. En me demandant ce qui se passait et quoi faire, j’ai fait, au pays des cauchemars, ce que je fais fréquemment lorsque je tente de résoudre un problème (quoique je n’aie pas l’habitude de le faire à 3 heures du matin) : j’ai rassemblé mes outils et je suis allée dans mon jardin. Comme toujours, j’ai taillé et soigné des plantes et des buissons. La plupart se sont développés à partir de petites boutures d’un quart de pouce. Elles ont été traitées aux petits soins à l’intérieur jusqu’à ce que la température soit clémente, ensuite plantées dehors dans un abri chaud, à nouveau nourries et entretenues jusqu’à ce que soudainement, comme du jour au lendemain, une extension vibrante et colorée, se tenant sur ses propres racines, soit prête à faire face à toutes les saisons. Toutefois, mon jardin, avec ses haies protectrices (des fleurs blanches en été, des baies orange en hiver et des buissons épineux pour dissuader les intrus), avait disparu. Il n’y avait que des traces de bulldozer, profondes, dévastatrices, n’ayant laissé ni feuille, ni tige, ni fleur, seul un désert.

Puis, dans le monde des cauchemars, en pyjama, ensanglantée, j’ai réalisé que je n’avais pas de clés pour retourner à l’intérieur. Et si quelqu’un me trouvait dans cet état ? Je me suis retournée vers la porte d’entrée afin de tenter de trouver une solution, mais l’édifice avait disparu. J’étais seule, sanguinolente, presque nue et tout avait disparu. Soudainement, en me retournant vers d’autres édifices familiers, il n’y avait plus rien, que des ruines, des décombres, une terre à l’abandon à perte de vue. Ma vie, mes livres, ma zone de confort n’existaient plus. Les vêtements ensanglantés dont j’étais vêtue étaient tout ce qui restait.

Évidemment, comme en fuite, je me suis réveillée, trempée et grelottante, avec un bain chaud, une machine à laver, un placard-séchoir chaud et plein de literie propre et mon jardin, toujours intact. Le peuple irakien, avec ses maisons, ses jardins, ses vergers, ses palmeraies ou ses plantations sur les balcons ou les toits plats, tous détruits et les Palestiniens souffrant de la même calamité, depuis soixante-deux interminables années, sans oublier les Afghans, dans leurs quartiers rasés, détruits au même titre que leurs vergers et leurs jardins de fleurs et d’abricots, ces peuples vivent un cauchemar duquel ils ne se réveillent jamais.

J’ai repensé à l’enfant irakien, dont les parents avaient un beau jardin et qui, avant l’invasion, nous avait montré, à une amie et à moi, son cahier de dessins. Un des dessins abondait de fleurs, soigneusement colorées de nombreuses teintes et, à côté, des soldats étasuniens, tirant sur elles. « Pourquoi les soldats tirent-ils sur les fleurs ? », avons-nous demandé. « Parce que les Étasuniens détestent les fleurs », a-t-elle répondu solennellement. Ce fut un moment extrêmement triste : elle représentait tant d’enfants pour qui les Étatsuniens ne représentaient rien d’autre que la colère, la peur et la privation. Elle ne savait rien de ces Étasuniens qui avaient travaillé sans relâche pour renverser la situation. Si elle a survécu, elle est devenue une adulte. Il est peu probable que sa vision ait changé.

Au Royaume-Uni, le parlementaire Dr. Bill Wilson [4] s’acharne à traîner Tony Blair devant la justice. Pour servir sa cause, il a écrit au premier ministre écossait Alex Salmond et au secrétaire du ministère de la Justice Kenny MacAskill en réclamant que le corps législatif écossais adopte la définition internationale de crime d’agression, récemment approuvée. Sa lettre va comme suit :

« Plus tôt cette année, à Kampala, la Conférence d’examen du Statut de Rome par la Cour pénale internationale [5] a adopté une résolution par laquelle elle amendait le Statut afin d’inclure une définition du crime d’agression et les conditions dans lesquelles la Cour peut exercer sa compétence à cet égard. Le présent exercice de compétences sera soumis à une décision après le 1er janvier 2017 par la même majorité d’États partis, comme cela est requis pour l’adoption d’un amendement au Statut. Je crois cependant qu’en ce moment il n’existe pas d’obstacle légal pour les pays désirant inclure individuellement cette nouvelle définition de crime d’agression dans leur législation. J’espère que vous serez d’accord qu’il serait à l’honneur de l’Écosse si nous pouvions être l’un des premiers pays à le faire. Pour l’actuel gouvernement écossais, il s’agirait par ailleurs d’un bel héritage à laisser au moment où son mandat s’achève. »

Il a ajouté qu’en plus, puisque la Cour pénale internationale a approuvé une définition du crime d’agression, « [il] croit que bien que la CPI ne peut pas elle-même engager de poursuites sur cette base pour le moment, rien n’empêche les pays d’inclure immédiatement cette définition dans leur propre législation. Si l’Écosse le faisait, il servirait d’excellent exemple au reste du monde et enverrait un message clair en ce qui concerne notre respect pour le droit international. Cela encouragerait aussi fortement l’actuel gouvernement du Royaume-Uni et les suivants à réfléchir prudemment avant de se lancer dans une guerre ».

« Je crois que la majorité des Écossais ne souhaite pas que la tragédie que nous avons vue se dérouler en Irak se répète. Cela pourrait être une façon de prévenir de telles aventures malavisées. » Le Dr. Wilson est catégorique : L’Écosse est en mesure de « mener sur le plan éthique en adoptant la définition de crime d’agression » et un avis juridique l’approuve. Il envisage d’utiliser Fallujah comme exemple de ce genre d’agression, mais indique également qu’il en existe sûrement de nombreux autres, lesquels ne sont pas documentés pour l’instant.

Comme le rappelle John Pilger, Tony Blair a promis que l’invasion (illégale) de Bagdad se ferait « […] sans bain de sang et qu’à la fin, les Irakiens célébreraient […] En réalité, la conquête criminelle de l’Irak a écrasé une société, tué jusqu’à un million de personnes, chassé quatre millions de personnes de leur maison, contaminé des villes comme Fallujah avec des poisons cancérigènes et laissé une majorité de jeunes enfants mal nourris, dans un pays autrefois décrit par l’Unicef comme un "modèle" ». (New Statesman, 30th September, 2010.)

Alors que le Pakistan, l’Iran, le Yémen et la Somalie semblent se trouver dans de futures visées impériales, il est certainement nécessaire d’établir un précédent qui servira de mise en garde aux chefs mal intentionnés. Le Dr Gideon Polya, qui a travaillé sur la surmortalité due aux invasions depuis 1950, déclare ceci à propos de l’Afghanistan : « Le taux de décès annuel sous l’occupation en Afghanistan est de 7 % pour les moins de 5 ans, comparativement à 4 % pour les Polonais et à 5 % pour les juifs français pendant l’occupation nazie de la Pologne et de la France. »

Les États-Unis et le Royaume-Uni, dont les chefs ont claironné les dangers d’un « nouveau Hitler » dans les pays qu’ils ont prévu d’anéantir, ont surpassé les nazis. Ça suffit.

Felicity Arbuthnot

Mondialisation.ca, le 20 oct. 2010

Article original en anglais : The Nightmare: The Iraq Invasion’s Atrocities, Unearthing the Unthinkable, publié le 9 octobre 2010

Traduction Julie Lévesque

Notes de l’auteur :

http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=212121 (Voir aussi : www.billwilsonmsp.org)

"War Crime or Just War", Nicholas Wood, South Hill Press, 2005.

Voir 2.

Voir 1.

Clôture de la Conférence de révision du Statut de Rome à Kampala


En lien avec cet article :

16 oct 2010 | Sébastien Rochat, pour Arrêt sur Images | "Arrêt sur Images : Face à Blair, Canal+ rend les armes (de destruction massive)"

8 oct. 2010 | Jason Lewis, Dailymail / Mailonline | "Commission Chilcot : les entretiens secrets USA / GB avant 2002 pour envahir l’Irak"

15 sept. 2010 | Robert Fisk, The Independant | "Le fléau que les Américains laissent derrière eux en Irak"

2 sept 2010 | Bill Van Auken, Le Grand Soir | "Obama programme une escalade des massacres au Yémen"

20 août 2010 | Julie Hyland, World Socialist Web Site | "Le vice-premier ministre de la Grande-Bretagne admet que la guerre en Irak est illégale"

19 août 2010 | Layla Anwar , arabwomanblues.blogspot.com | "Fallujah, c’est pire qu’Hiroshima"

5 août 2010 | Eva Golinger, mondialisation.ca | "Les secrets des mercenaires de Blackwater"

2 août 2010 | SnowCrash, 911Blogger | "Le fondateur de Wikileaks, Julian Assange, est « ennuyé » par la vérité sur le 11 septembre"

http://www.reopen911.info/News/2010/10/26/le-cauchemar-les-atrocites-de-l%E2%80%99invasion-en-irak/

Felicity Arbuthnot, mondialisation.ca, le

Mondialisation.ca,

20 octobre 2010

«  Ceux qui peuvent vous faire croire des absurdités peuvent vous faire commettre des atrocités. » François-Marie Arouet -"Voltaire"

(1694-1778.)  


2-2 Silvia Ribeiro : Blackwater, Monsanto et Bill Gates, les machines de guerre.

Un article de Jeremy Scahill,  (Les opérations secrètes des Blackwater), paru dans The Nation le 15 septembre 2010, a révélé que la plus grande armée de mercenaires du monde, la compagnie de services clandestins d’intelligence Blackwater (aujourd’hui appelée XeServices) a été vendue à la multinationale Monsanto. Blackwater a été rebaptisée en 2009, après que de nombreux rapports de débordements, dont des massacres de civils, en Irak l’aient rendue célèbre dans le monde.

Elle reste le plus grand prestataire privé de « services de sécurité » du ministère des Affaires étrangères zunien à pratiquer le terrorisme d’État, offrant ainsi au gouvernement la possibilité nier sa pratique.

De nombreux militaires et anciens officiers de la CIA travaillent pour Blackwater ou des entreprises assimilées ou créées pour détourner l’attention de leur mauvaise réputation et rendre plus lucrative la vente à d’autres gouvernements, banques et compagnies multinationales de leurs infâmes services, allant de l’information et du renseignement à l’infiltration, en passant par le lobbying politique et la formation paramilitaire. Selon Scahill, les affaires avec les multinationales comme Monsanto et Chevron, et des géants de la Finance tels que Barclays et Deutsche Bank, sont conduites par deux sociétés appartenant à Erik Prince, le propriétaire de Blackwater : Total Intelligence Solutions et Terrorism Research Center. Leurs fonctionnaires et administrateurs ont en commun Blackwater.

L’un d’eux, Cofer Black, l’un des directeurs de la CIA connu pour sa brutalité, est celui qui, en tant que directeur de Total Intelligence, a pris contact avec Monsanto en 2008 pour conclure un contrat avec la compagnie pour espionner et infiltrer les organisations de résistants des droits des animaux et des anti-OGM, et accomplir les autres sales boulots du géant de la biotechnologie.

Contacté par Scahill, Kevin Wilson, un cadre de Monsanto, a refusé de commenter, mais a confirmé plus tard à The Nation qu’ils avaient engagé Total Intelligence en 2008 et 2009, seulement, selon lui, pour garder une trace des « révélations » de leurs opposants. Il a aussi indiqué que Total Intelligence est une « entité totalement distincte de Blackwater. »

Pourtant, Scahill possède des copies de courriels de Cofer Black après sa rencontre avec Wilson pour Monsanto, où il explique à d’autres anciens agents de la CIA, en utilisant leurs adresses de courriels chez Blackwater, que la discussion avec Wilson était que Total Intelligence est devenu « l’organe de renseignement de Monsanto, » pour l’espionnage des résistants et d’autres actions, incluant « l’intégration légale de nos gens dans ces groupes. » Monsanto a payé Total Intelligence 127.000 dollars en 2008 et 105.000 dollars en 2009.

Il n’étonnera guère qu’une compagnie engagée dans la « science de la mort » comme Monsanto, dédiée dès l’origine à créer des poisons toxiques à répandre, de l’Agent Orange aux BPC (biphényles polychlorés), des pesticides, des hormones et des semences génétiquement modifiées, est associée à une autre compagnie de voyous.

Quasi simultanément à la publication de cet article dans The Nation, Via Campesina a signalé l’achat de 500.000 actions de Monsanto, pour plus de 23 millions de dollars, par la Fondation Bill et Melinda Gates, qui, avec cette action, a complètement jeté le masque de la « philanthropie. » Encore une association qui ne surprendra guère.

Il s’agit d’un mariage entre deux monopoles des plus cyniques de l’histoire de l’industrialisme : Bill Gates contrôle plus de 90 pour cent de part du marché de l’informatique propriétaire et Monsanto environ 90 pour cent du marché mondial des semences transgéniques et la majorité des semences commerciales du monde. Il n’existe aucun autre monopole aussi vaste de secteurs industriels. Leur l’existence même est une négation du fameux principe du capitalisme de « concurrence de marché. » Gates et Monsanto sont tous deux très agressifs dans la défense de leurs monopoles mal acquis.

Bien que Bill Gates puisse être tenté de dire que sa Fondation n’a aucun rapport avec son entreprise, tout prouve le contraire : la plupart de ses dons finissent par favoriser les investissements commerciaux du magnat. Quoi que ce soit, ce ne sont pas vraiment des « dons, » puisque au lieu de payer des impôts à l’État, la Fondation investit ses bénéfices là où c’est favorable économiquement, y compris dans la propagande sur ses bonnes intentions présumées. Ses « dons » financent au contraire des projets aussi destructeurs que la géo-ingénierie ou le remplacement des médicaments de la communauté naturelle par des médicaments brevetés de haute technologie dans les régions les plus pauvres du monde. Quelle coïncidence ! L’ancien ministre [mexicain] à la Santé Julio Frenk et [l’ancien président du Mexique] Ernesto Zedillo sont des conseillers de la Fondation.

Comme Monsanto, Gates est aussi engagé dans une tentative de destruction de l’agriculture rurale dans le monde, principalement à travers l’« Alliance pour une révolution verte en Afrique » (AGRA). Il fait office de cheval de Troie dans le but de déposséder les agriculteurs pauvres africains de leurs semences traditionnelles, afin de les remplacer d’abord par des semences de leurs compagnies, et ensuite par des semences génétiquement modifiées. À cette fin, en 2006 la Fondation a embauché Robert Horsch, le directeur de Monsanto. Gates expose maintenant des bénéfices importants, directement revenus à leur source.

Blackwater, Monsanto et Gates sont les trois faces d’un même calcul, la machine de guerre contre la planète et la plupart des gens qui l’habitent : les paysans, les communautés autochtones, les gens qui veulent partager les informations et les connaissances ou tous ceux qui ne veulent pas être sous l’égide du profit et du pouvoir destructeur du capitalisme.

Silvia Ribeiro:

L’auteur, Silvia Ribeiro, est chercheuse à l’ETC Group.

Cet article, paru à l’origine dans le journal mexicain La Jornado, a été traduit de l’espagnol pour La Pravda en anglais par Lisa Karpova.

La Pravda en anglais, 14 octobre 2010

www.lepost.fr/.../2264908_blackwater-monsanto-et-bill-gates-les-machines-de-guerre.htm


2-3 Gilles Munier : la foire d'empoigne parlementaire.
Les mois passent et les députés irakiens ne parviennent toujours pas à s’entendre sur les noms des personnalités qu’ils doivent élire : Président de l’Assemblée, Président et vice- présidents de la République, Premier ministre. Quelle que soit la triste figure de ce dernier, il devra ensuite choisir ses ministres sans vexer ceux qui l’ont élu. Mission impossible. 

   Les candidats en lice : Iyad Allaoui, Nouri al-Maliki, Adel Abdel Mahdi ont beau manier la carotte et le bâton, quand ils approchent les 163 sièges nécessaires pour former un bloc parlementaire majoritaire,  pfuittt … des députés glissent entre leurs doigts, mécontents pour une raison ou une autre, achetés par un adversaire, par les Gardiens de la Révolution iranienne, par la CIA, ou faisant tout simplement monter les enchères.

Al-Maliki sur le chemin de Damas

   Depuis qu’avec l’accord au moins tacite des Etats-Unis, l’Iran a renouvelé son soutien à Nouri al-Maliki et forcé Moqtada al-Sadr à le rejoindre, le Premier ministre sortant est en tête des postulants. Mais ce n’est pas sans remous. Le Sayyed parle de ligne rouge à ne pas dépasser si Maliki veut le garder dans son camp et des députés de l’Alliance de l'Etat de droit – son bloc électoral -  lui reprochent de s’être allié à un « criminel » ou à un « individu ingérable ». Les Kurdes veulent bien lui accorder leur soutien, mais en échange d’engagements écrits sur l’avenir de Kirkouk. Joe Biden, vice-Président des Etats-Unis, réclamant la constitution d’un gouvernement d’unité nationale, Maliki a mis de côté son amour propre pour aller à Damas demander conseil au Président Bachar al-Assad qu’il insultait il y a quelques mois.

   De l’autre côté de l’échiquier, la situation est tout aussi agitée. Iyad Allaoui, dont les Américains ont rogné les ailes, n’espère plus devenir Premier ministre, mais fait semblant. Il se serait bien consolé dans le fauteuil de Président de la République. Comme cela n’en prend pas le chemin, il se contenterait de la présidence du Parlement. Lui aussi a des difficultés à maintenir la discipline dans son camp : le Parti Tawafuq et la liste Irak unie10 députés à eux deux – ont constitué l’Alliance centriste irakienne pour négocier avec Maliki, leur entrée au gouvernement.

   Adel Abdel Mahdi, le petit dernier, ronge son frein. Son suivisme pro-iranien inconditionnel ne lui a été d’aucun secours et sa réputation de « candidat de la France » l’a plutôt desservi. S’estimant « en réserve de la République », il tente de se donner une image de candidat nationaliste et de rallier à lui les sadristes déstabilisés par le retournement tactique de Moqtada al-Sadr. Il espère tout de même être réélu vice-Président de la République. Tout dépendra en définitive des équilibrages concoctés à Téhéran.

A suivre…

A lire, sur le même sujet :

- Nouri-Al-Maliki, Premier ministre ? Une victoire iranienne à l’arrachée
http://www.france-irak-actualite.com/article-al-maliki-premier-ministre-une-victoire-iranienne-a-l-arrachee-58230347.html

- Adel Abdel Mahdi, candidat de la France en Irak
http://www.france-irak-actualite.com/article-adel-abdel-mahdi-candidat-de-la-france-en-irak-57657985.html

Gilles Munier

Jeudi 14 octobre 2010

G. Munier/X.Jardez

Source : France Irak
http://www.france-irak-actualite.com/...


2-4 Gilles Munier : Nouri al-Maliki: dernière ligne droite avant second mandat ?.
Nouri al-Maliki, Premier ministre irakien sortant, est allé, le 18 octobre,  à Téhéran demander à Ali Khameneï, Guide suprême du régime des mollahs, de soutenir sa réélection. Opération réussie, bien que personne ne sache ce qu’il a cédé pour y parvenir. Comme l’a dit Raouf Sheibani, vice-ministre iranien des Affaires étrangère, Al-Maliki « semble être un des choix appropriés pour l'Irak », en raison de « sa longue expérience à la direction du pays » (1). La Maison-Blanche et le Pentagone en disent officieusement autant, à cette différence près qu’aux Etats-Unis l’influence dont disposerait Moqtada al-Sadr dans le prochain gouvernement pose plus de problèmes qu’à l’Iran.

   Pour James F. Jeffrey, ambassadeur des Etats-Unis à Bagdad (2), Moqtada est une menace pour le « processus démocratique », car il ne fait « pas de distinction entre les moyens politiques pacifiques et l'intimidation violente » (3). Rick Francona, ancien agent de renseignement  qui a bourlingué pour la DIA et la CIA au Liban, en Irak et en Syrie depuis la fin des années 70, va plus loin en conseillant, sur son blog (4), de se méfier de Nouri al-Maliki.

   Le Guide suprême iranien devrait donc ordonner à ses troupes d’occupation – Gardiens de la révolution et milices – de reconfigurer leurs activités terroristes, et à Adel Abdel-Mahdi – candidat Premier ministre du bloc chiite INA - de rentrer dans le rang. Un rappel disciplinaire devrait être transmis à Ammar al-Hakim, jeune chef du Conseil Suprême Islamique d’Irak (SCRI) qui se sent pousser des ailes, pour lui faire comprendre qu’un accident est vite arrivé… qu’il a un frère pour le remplacer.

   Les Kurdes exigent toujours des engagements écrits d’Iyad Allaoui, de Nouri al-Maliki et d’Adel Abdel-Mahdi aux 19 demandes qu’ils ont formulés, comprenant notamment l’annexion à terme de Kirkouk et de territoires dits contestés. Ils craignent que leurs interlocuteurs ne les respectent pas. Comment le pourraient-ils ? Au nord, les Arabes et les Turcomans ont votés majoritairement pour les candidats d’Iraqiya (Iyad Allaoui) ou des listes sadristes (membres de l’Alliance Irakienne Unifiée - INA). Pour Jawher Namiq Salim, Président du parlement kurde élu en 1992 (après le soulèvement organisé en collaboration avec la CIA), l’avenir du Kurdistan irakien s’annonce sombre. Il a vu Al-Maliki à l’œuvre et Iraqiya, dit-il, est « une base du chauvinisme arabe, de  racistes, tous anciens baasistes » (5)…

A suivre…

Notes :

 (1) Maliki en Iran pour rallier des soutiens à sa candidature (L’Orient-Le Jour -19/10/10)

(2) James F.Jeffrey a été n° 2 à  l'ambassade des Etats-Unis à Bagdad de juin 2004 à mars 2005, puis chargé d'affaires de mars à juin 2005.

 (3) Iraq’s leader gain crucial ally, but his constituents are wary, par Leila Fadhel (Washington Post - 11/10/10)

(4) Iraq – the concequence of anather term for al-Maliki, par Rick Francona

(5) Prominent Kurdish Figure Says Kurdish Future is Not Optimistic in Iraq http://www.rudaw.net/english/kurds/3225.html

Gilles Munier

Mercredi 20 octobre 2010

© G. Munier/X.Jardez

Source : France Irak
http://www.france-irak-actualite.com/... 


n°507 -Les Dossiers 'Géopolitique et Stratégie' d'Irak -03-11 - : Fin: Le Cauchemar : les atrocités de l'invasion en Irak : L'exhumation de l'inconcevable

n°507  -Les  Dossiers 'Géopolitique et Stratégie' d'Irak -03-11 - : Fin: Le Cauchemar : les atrocités de l'invasion en Irak : L'exhumation de l'inconcevable


Les Dossiers 'Géopolitique et Stratégie' d'Irak

n°507                           03-11/10

C.De Broeder      &       M.Lemaire



Le " Dossiers Irak aux enchères" est visible  sur ...

a) sur nos  blog :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                             http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dir...

c) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

d) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

f) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

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3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

3-1 Les déserteurs américains continueront de se battre pour demeurer au Canada 

3-2 Iyad al Duleimi : Des bombes à retardement dans les pages des manuels scolaires irakiens.

3 Annexe

3-1 Pascal Sacre : Le traitement médiatique et politique des prisonniers d’opinion.

 


3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

3-1 Les déserteurs américains continueront de se battre pour demeurer au Canada 

Une dizaine de déserteurs vivant présentement sur le territoire canadien ont évoqué les raisons qui les ont motivés à déménager plutôt que d'obtempérer aux ordres de déploiements militaires en Irak.

Les déserteurs américains pourraient obtenir le droit de demeurer au Canada, s'ils restent suffisamment longtemps au pays pour assister à un changement de gouvernement, a déclaré la députée néo-démocrate Olivia Chow, samedi.

Mme Chow a tenu ces propos alors que des partisans de déserteurs américains se sont rassemblés samedi, à la suite du rejet par le Parlement du projet de loi qui aurait permis à ces personnes de demeurer au Canada.

Elle a ajouté que son parti et le Bloc québécois sont favorables à ce que les déserteurs demeurent au pays. «Ils pourraient avoir un espoir de rester ici si les conservateurs perdaient le pouvoir aux prochaines élections», a déclaré Mme Chow dans une entrevue à Ottawa. Selon elle, des élections pourraient être tenues ce printemps.

Selon une porte-parole des déserteurs, Michelle Robidoux, environ 80 Canadiens et Américains se sont réunis à Fort Erie, sur la frontière ontarienne, afin de discuter des prochaines étapes possibles dans leur combat pour rester au pays. 

«Lorsque les gens entendent leurs motivations et le récit de tout ce qu'ils ont laissé de côté pour obtenir l'asile, il devient évident que le Canada devrait leur permettre de rester plutôt que de les renvoyer dans leur pays, où ils seront emprisonnés», a-t-elle souligné.

Une dizaine de déserteurs vivant présentement sur le territoire canadien ont évoqué les raisons qui les ont motivés à déménager plutôt que d'obtempérer aux ordres de déploiements militaires en Irak.

L'événement de samedi s'est conclu par la formation d'une chaîne humaine près du pont de la Paix, qui lie l'Ontario à l'État de New-York. L'objectif est de créer un dialogue entre les citoyens des deux côtés de la frontière.

Mme Chow a mentionné que plusieurs déserteurs étaient au pays depuis six ans et qu'ils apportaient leur contribution à la société canadienne. «Les déporter pour les envoyer en prison et les séparer de leurs enfants nés au Canada est tout simplement cruel», a-t-elle ajouté.

Le projet de loi privé présenté par le libéral Gerard Kennedy, qui aurait permis aux déserteurs de demeurer au Canada, a été rejeté un peu plus tôt en octobre.

Le ministère de l'Immigration a publié une circulaire cet été, soutenant que le refus d'accomplir le service militaire dans un autre pays pourrait rendre inadmissible la demande des requérants d'asile.

Le document ne va pas jusqu'à interdire de séjour les déserteurs et demande aux agents d'immigration de suivre les directives des conseillers régionaux.

La nouvelle réglementation mentionne une loi refusant l'entrée au Canada à des réfugiés dans «des cas où il y a une grande criminalité impliquée».

Le gouvernement conservateur aurait démontré peu d'empathie à l'égard des déserteurs américains. Des conservateurs ont soutenu que ces nouveaux arrivants avaient volontairement choisis de s'enrôler et qu'ils avaient désertés afin de ne pas servir leur pays en Irak.

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/national/201010/16/01-4333263-les-deserteurs-americains-continueront-de-se-battre-pour-demeurer-au-canada.php


3-2 Iyad al Duleimi : Des bombes à retardement dans les pages des manuels scolaires irakiens.

Les nouveaux hommes politiques irakiens ont échoué sur tous les plans.

Toutefois, pour être juste, il faut aussi reconnaître leurs succès : ils sont parvenus à détruire le système scolaire et universitaire irakien, ils ont aujourd’hui ravalé l’Irak au rang des pays comptant le plus grand nombre d’analphabètes : 20% au dernier recensement.

Les politiques de la Zone Verte ont réussi à empêcher plus de 800 000 enfants irakiens de fréquenter l’école (selon les statistiques 2008 de l’UNICEF).

Parmi les succès à leur actif, on compte également les programmes scolaires ; ils constituent, c’est le moins qu’on puisse dire, des bombes à retardement entre sunnites et chiites qui, en Irak, peuvent exploser à n’importe quel moment.

Depuis l’occupation étatsunienne, l’éducation en Irak s’est transformée, à tous ses niveaux, en un terrain supplémentaire de tensions politiques, sectaires et ethniques. Le Ministère de l’Éducation a été et devient ainsi un ministère clé pour certains partis dans les négociations –passées et futures- pour la formation du gouvernement. Il est finalement devenu un monopole du parti islamique Dawa, auquel appartient lechef actuel du gouvernement, Nuri al Maliki.

Nous aurions préféré que les responsables de l’administration irakienne choisissent de tenir l’éducation et l’enseignement à l’écart de leur champ de bataille. Cependant, peu après la chute du précédent régime irakien et l’entrée en scène politique d’une légion de nouveaux partis arrivant de toutes parts, nous avons mesuré l’abîme qui existait entre nos aspirations – nées de notre souci de la patrie- et les ambitions et programmes des partis venus de l’Est de l’Irak, porteurs d’une rancœur accumulée tout au long des siècles, depuis les temps des compagnons du Prophète –que Dieu les bénisse. La première exigence de ces partis a été un changement des programmes d’enseignement scolaire.

La question des programmes d’enseignement scolaire a été, dernièrement, au centre des discussions, surtout après l’application par le Ministère de l’Éducation irakien de presque 70% de ces modifications. Il est clair, maintenant, que la majorité des changements porte sur l’histoire de l’Islam et les livres d’éducation islamique: on y a ajouté un grand nombre de noms, de personnalités et des événements. La plus grande partie de ces nouveautés suit exactement la version chiite. Alors que tout le monde sait que la majorité de ces livres est, clairement et de façon scandaleuse, hostile à beaucoup de grands compagnons du Prophète, parmi lesquels notre mère Aisha– que Dieu la bénisse.

Un des leaders de ces partis venus de l’Est de l’Irak, qui défend ce changement, déclare : « Il n’est pas logique qu’un chiite étudie l’histoire d’Abu Bakr, Omar, Muawiya et de Harún al Rashid, et qu’il parle de leurs succès ». Cette explication, publiée dans un quotidien londonien, ne donne aucun éclairage sur l’idéologie qui régit l’éducation en Irak et qui se trouve derrière le processus de changements des programmes scolaires.

Ce n’est ni logique ni naturel que le changement des programmes soit mené par une seule confession sans la participation de l’autre et sans prendre en compte la représentativité des deux confessions.

Et il est encore moins logique que la réforme des programmes éducatifs s’inspire et suive uniquement la tradition de Nadjaf, comme si cette dernières’était arrogéle droit de gérer le secteur éducatif depuis les antiques ruelles de Nadjaf.

 

Évidemment, nous ne demanderons ni aux politiques de Bagdad ni à son actuel gouvernement de revoir ces programmes défigurés : ils n’ont été ni seront disposés à le faire. La preuve en est que ces hommes politiques traitent toujours la question irakienne comme si elle était la propriété de leurs partis et de leurs milices, sans aucun sens des responsabilités, aucune sensibilité ou aucun souci de l’avenir de ce pays. De plus, certains de ces partis, qui travaillent à ce que l’on appelle la « chiitisation » de l’Irak, font tous leurs efforts pour maintenir le germe de la division dans la société irakienne ; en faveur de l’Iran d’abord, qui ne veut pas d’un Irak stable en situation de porter préjudice à

ses intérêts , d’une manière ou d’une autre, et ensuite pour donner à ces partis une raison d’être, puisqu’il s’agit de partis sectaires dont l’émergence est liée à l’essor du sectarisme.

 

Malheureusement, l’Irak vit une situation de dépendance totale à tous les niveaux de souveraineté : entre un occupant étatsunien reconnu, qui impose ce qu’il veut, et un occupant iranien implicite, nombreux sont les piliers que l’Irak a perdu, dont le système éducatif qui l’avait élevé au rang des pays ayant le taux d’analphabétisme le plus bas du monde et lui avait permis de créer une structure scientifique reconnueet admirée en Occident et dans le monde entier.

 

Les nouveaux hommes politiques irakiens ont échoué sur tous les plans. Toutefois, pour être juste, il faut aussi reconnaître leurs succès : ils sont parvenus à détruire le système scolaire et universitaire irakien, ils ont aujourd’hui ravalé l’Irak au rang des pays comptant le plus grand nombre d’analphabètes : 20% au dernier recensement.

Les politiques de la Zone Verte ont réussi à empêcher plus de 800 000 enfants irakiens de fréquenter l’école (selon les statistiques 2008 de l’UNICEF). Parmi les succès à leur actif, on compte également les programmes scolaires ; ils constituent, c’est le moins qu’on puisse dire, des bombes à retardement entre sunnites et chiites qui, en Irak, peuvent exploser à n’importe quel moment.

Iyad al Duleimi
Traduit par Esteban G.

9 Septembre 2010
Edité par Michèle Mialane Iyad al Duleimi

Jeudi 14 Octobre 2010
Merci à 
Tlaxcala
Source: http://www.alarab.com.qa/details.php?docId=151425&issueNo=1018&secId=15
Date de parution de l'article original: 30/09/2010
URL de cet article:
http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=1876



3 Annexe

3-1 Pascal Sacre : Le traitement médiatique et politique des prisonniers d’opinion.

A la prisonnière 650.

Quelle différence y a-t-il entre des opposants politiques emprisonnés aux Etats-Unis, en Iran ou en Chine ?

Entre des prisonniers condamnés à mort, soumis à la torture, incarcérés sans procès et internés en institution psychiatrique en Norvège, aux Etats-Unis, en Arabie Saoudite, en Iran ou en Chine ?

Entre Aafia Siddiqui, Lynne Stewart, Synnove Fjellbakk Tafto et Liu Xiaobo (Prix Nobel de la paix 2010),

Farah Vazehan [1],

Hossein Derakhshan [2] ?

Le traitement médiatique et politique de ces prisonniers d’opinion n’est pas du tout le même selon qu’ils servent ou desservent les intérêts de l’impérialisme des Etats-Unis et de leurs alliés.

Les prisonniers politiques dont nos médias ne parlent pas

Aafia Siddiqui, une femme pakistanaise de 36 ans, fut amenée le 5 août 2008 enchaînée, blessée aux épaules par deux coups d’armes à feu, squelettique, tremblante et en état de choc, dans une salle de tribunal de « la plus grande » démocratie occidentale, à New York.

Cette femme est diplômée en neurologie du Massachusetts Institute of Technology et de l’Université de Brandeis [3] aux USA, mère de trois enfants, elle a vécu de nombreuses années tranquilles aux Etats-Unis.

Elle a été accusée de tentative d’assassinat sur des officiers de l’armée et des agents du FBI, après avoir été interpelée puis emprisonnée au Pakistan dans des circonstances obscures, accusée de complicité avec le terrorisme à l’issue d’un simulacre d’enquête dans laquelle les simples déclarations des militaires US ont eu force de preuve.

Aafia Siddiqui avait été enlevée en mars 2003 avec ses trois enfants, à Karachi, par les services secrets pakistanais (ISI), et remise au personnel militaire étasunien qui l’avait transférée dans la terrible prison à l’intérieur de la base de Bagram, en Afghanistan. Aafia, c’était la « prisonnière 650 » dans ce qui est devenu le tristement célèbre « département tortures » de la prison de Bagram.

Sa sœur Fawzia, qui habite à Karachi, a déclaré : « Elle a été violée et torturée pendant 5 ans, nous ne savons rien de ce qui a pu arriver à ses trois fils. »

Siddiqui et d’autres femmes ont été, et sont toujours, incarcérées à Bagram et dans d’autres prisons qui pratiquent la torture pour le compte des Etats-Unis. Les déclarations des témoins selon lesquels elle aurait tiré sur des militaires avec un fusil d’assaut, laissé, on ne sait pourquoi, à portée de main, sont peu crédibles, mais furent retenues comme des preuves irréfutables.

Aafia fut la seule atteinte par une balle. Aucun des militaires n’a été blessé.

Imaginez cette histoire en Iran ou en Chine, avec une opposante politique au régime ! Ensuite, « on » l’a retrouvée en 2008 en Afghanistan, désorientée et ayant sur elle des plans pour faire sauter des édifices à New York…

Digne de la série 24 heures chrono. Lady Al-Qaeda [sic !], surnom donné par le NY Daily New, a été condamnée en janvier dernier.

Pendant tout le procès, le Ministère public n’a pas cessé d’utiliser le terme de terroriste en se référant à elle.

Il n’y avait aucune preuve formelle attestant qu’elle avait tiré sur des militaires ou qu’elle s’était livrée à des activités terroristes. Au cours du procès, les témoins ont décrit Siddiqui comme « une femme complètement brisée ».

Elizabeth M. Fink, l’avocate d’Aafia Siddiqui a déclaré : « C’est une femme profondément traumatisée par les tortures qu’on lui a fait subir pendant les 5 années de sa détention, et par l’angoisse de ne pas savoir ce que ses fils sont devenus. On lui a seulement bandé ses blessures, alors qu’elle aurait eu besoin de bien d’autres soins dans un hôpital. A cause de la lutte contre le terrorisme la justice des Etats-Unis est devenue arbitraire, aveuglément féroce, infâmante pour le nom de notre pays dans le monde entier. » [4] Aafia Siddiqui, la « prisonnière 650 » de Bagram, n’est même pas une opposante politique mais plus probablement une victime anonyme sacrifiée sur l’autel de la lutte contre le prétendu terrorisme.

Elle fait partie de ces méchants inventés par l’Occident pour accréditer ses thèses afin que ses populations croient à sa fable de la guerre contre le mal.

« Lady Al-Qaeda » ! Un alibi fabriqué de plus pour justifier l’injustifiable.

Aafia Siddiqui a été condamnée à une peine de prison incompressible de 86 ans [5].

L’article « Triumph Of Evil » (Le Triomphe du Mal) [6], écrit par John Kozy, ancien professeur à l’université en philosophie et logique, témoigne de la corruption et de la dégradation de toutes les strates du système juridique et policier US : Cours locales et fédérales, Cour Suprême, Bureaux de procureurs, laboratoires d’« expertise ».

Les preuves sont manipulées, des témoignages partiaux sont pris comme faits avérés, les informateurs et les policiers sont crus sur parole, des aveux sont extorqués par la force et pris au sérieux par les juges.

Nous sommes très éloignés des séries télévisées (« Les Experts ») qui nous font prendre la mythologie pour la réalité.

Sur le terrain, révélée grâce à des témoignages de lanceurs d’alerte courageux et intègres, c’est bien à la criminalisation de toute une société que nous assistons. Le crime devient la règle, et la loi ne protège plus les gens mais est utilisée par le gouvernement étasunien pour nuire à sa population et protéger les dirigeants [7]. Cela s’observe également dans d’autres gouvernements occidentaux comme la France [8] ou l’Italie.

Comme le dit le professeur John Kozy,

« Les sociétés modernes ont justifié leur utilisation de méthodes criminelles en argumentant que de telles techniques étaient nécessaires pour combattre le mal. Mais la guerre menée par le bien contre le mal ne peut être gagnée en utilisant les armes du mal. Le mal n’apporte jamais de bien, et en usant de ces viles pratiques, la somme de mal augmente en quantité et qualité.

Tenter de sauver la nation en devenant ce dont vous essayez de sauver cette nation est suicidaire. [9] »

Contredisant la pensée malfaisante de Richard Dick Cheney [10], et de beaucoup de moralisateurs occidentaux, chaque fois que nous voulons combattre le mal en utilisant ses armes, torture, mensonges, sacrifices d’innocents, meurtres, massacres, jugements sans preuves, plutôt que le réduire, nous augmentons la quantité, et la qualité du mal dans nos sociétés.

C’est exactement ce cycle de violence progressive, degré par degré, avec son cortège de banalisations et de cynisme, d’arrogance et de mauvaise foi qui finalement conduit aux massacres de masse et aux comportements inhumains comme ceux de la période nazie. La complicité des médias et des « experts » y joue un rôle important.

 « La fin justifie les moyens » est un slogan populaire dans nos pays qui cultivent et s’arrogent la bonne conscience.

Pourtant cela n’est pas vrai. N’importe quelle fin ne justifie jamais n’importe quel moyen. Les moyens utilisés déterminent la fin qui nous attend.

Même pour nous défendre du mal, user de moyens vils nous rend vil à notre tour, sans retour en arrière possible.

Le 19 novembre 2009, Lynne Stewart, âgée de 70 ans, avocate spécialisée dans la Défense

des droits civils et militante de longue date, condamnée à 28 mois de prison, a été incarcérée pour conspiration et soutien matériel au terrorisme.

Lynne Stewart a consacré sa vie aux pauvres, aux défavorisés, à la communauté noire et à la justice. Ceux d’entre eux qui n’avaient pas les moyens de payer les services d’un avocat pouvaient frapper à sa porte [11].

« Sa seule faute est d’avoir contrevenu aux mesures administratives spéciales (Special Administrative Measures, SAM) du bureau américain des prisons (US Bureau of Prisons). Elle avait été obligée de signer ces mesures pour pouvoir défendre le Cheik Omar-Abdel Rahman. Les SAM sont inconstitutionnels : elles violent le Premier Amendement ainsi que le Sixième Amendement de la Constitution américaine selon lequel, tout accusé a droit à un avocat et à être jugé par un jury d’État impartial dans l’État même où le crime a été commis et seulement pour ce crime. L’Administration Clinton n’a pas considéré Lynne Stewart comme une terroriste et un traître. À l’époque, son cas a simplement été considéré comme une faute administrative. Lynne Stewart a reçu une lettre à cet effet, et n’a pas pu rendre visite à son client pendant quelque temps. Puis, elle a pu reprendre ses visites au Cheik en prison et poursuivre son travail d’avocate. Ce n’est que le 9 avril 2002 qu’elle a été arrêtée à son domicile par le FBI, quelques mois après les évènements du 11 septembre 2001 et dans un climat d’hystérie collective. Le soir de son arrestation, John Ashcroft, ministre de la Justice des États-Unis, est allé à l’émission populaire de David Letterman, Late Night Show, et a déclaré à toute l’Amérique que Lynne Stewart était un traître à la nation. [12] »

Lynne Stewart, de même qu’Aafia Siddiqui, n’est pas une héroïne, pas plus qu’une terroriste.

C’est une victime d’un système odieux qui dit combattre le mal mais qui pour cela, en commet bien plus, sans que les médias, prompts à fustiger l’Iran, la Chine, Cuba ou le Venezuela au moindre écart de conduite, ne trouvent rien à y redire, quand c’est l’Occident.

« C’est une femme de 70 ans avec des années d’expérience de vie en tant que mère, grand-mère, activiste et avocate. Jeune femme blanche, elle s’est engagée et a lutté pour la cause de ses compatriotes noirs, parce qu’elle croyait dans la justice. Des décennies plus tard, elle a défendu le Cheik Omar-Abdel Rahman, parce qu’elle croyait toujours dans la justice. [13] »

Lynne a mis en garde les autres avocats de la Defens : « C’est un avertissement pour les autres avocats. [Le gouvernement leur envoie le message] Ne défendez pas vos clients avec trop de vigueur, ne faites pas de zèle ».

Synnove Fjellbakk Tafto, ancienne avocate du ministère des Affaires étrangères en Norvège, et dissidente politique, a été hospitalisée de force pour la cinquième fois et s’est vue administrer un traitement psychiatrique quelques jours après la publication d’un article subversif [14].

Un article subversif ?

Internée et obligée de prendre un « traitement » psychiatrique pour un article subversif ? Imaginez si madame Tafto était chinoise ou iranienne.

Depuis 1994, comme le rapporte Ron Paul, le député républicain US, madame Tafto accuse les dirigeants de son pays d’avoir trahi la nation en adoptant des accords anticonstitutionnels visant à contourner l’opposition de la population.

Ce mépris des acquis constitutionnels est devenu la règle en Occident, depuis les attaques du 11 septembre 2001.

Il n’est pas propre à la Norvège, mais gangrène tous nos pays qui se targuent malgré tout de représenter des valeurs qu’ils bafouent tous les jours : égalité, vérité, liberté, honneur.

Comme les Irlandais en 2008 [15], les Norvégiens ont refusé à deux reprises, par référendum, de rejoindre l’Union Européenne, en 1972 [16] et en 1994 [17]. La militante a dénoncé notamment l’accord qui a malgré tout fait rentrer le pays dans l’Espace économique européen.

Dans son dernier article « subversif », elle accuse le ministre des Affaires étrangères norvégien, Jonas Gahr Störe, d’être un agent au service des intérêts mondialistes. La sanction est l’internement psychiatrique.

Terroriste. Traître qui mérite la pire punition. Ennemi antipatriotique.

Nos médias et nos gouvernants ont leurs formules pour salir, diaboliser toute résistance à l’autorité.

Des référendums bafoués, des votes et opinions populaires ignorés, des « terroristes » fabriqués, des emprisonnements et jugements arbitraires, des médias partisans, des films et séries TV propagandistes.

Des dissidents, des résistants internés, torturés, incarcérés après en avoir faits nos ennemis, des « terroristes », après avoir diabolisé, sali leur image ou plus simplement fait en sorte que personne n’en entende parler.

C’est ainsi que se comportent nos démocraties occidentales, qui parviennent à tirer l’oreille à des pays comme la Chine ou l’Iran.

L’attribution de médailles et de prix, comme le Prix Nobel de la Paix, ou la Medaille de la Liberté

participe de cet endoctrinement des populations occidentales et plus généralement de celles des Etats-Unis et de leurs alliés de la Coalition.

Certains de ces alliés (Arabie Saoudite, Egypte, Colombie) le sont parce que, pragmatiques, ils y trouvent leur intérêt (financier, armements, permissions d’opprimer leur propre population) mais la plupart, dont les peuples européens, se persuadent eux-mêmes qu’ils se trouvent dans le camp du Bien et de la Justice.

Le Prix Nobel de la paix fait partie des « jouets », des artifices leur permettant de flatter leur bonne conscience.

Ainsi après Henry Kissinger, Al Gore, Barack Obama, voilà le « valeureux » dissident chinois Liu Xiaobo [18] décoré de la prestigieuse Medaille.

Car à condition d’être de Chine ou d’Iran, les opposants politiques ont bonne presse en Occident.

Ces Prix et Medailles sont des instruments politiques utilisés par le système occidental et ses alliés, dans le but d’envahir le monde entier et de lui imposer ses doctrines, le capitalisme inégalitaire et la domination par une minorité, la légitimité d’une micro-caste de riches amoraux s’arrogeant le droit inné d’occuper le sommet de l’échelle sociale et de dominer tous les peuples du monde.

Cela est fait par la force (les guerres, les coups d’état, les assassinats) et surtout par la ruse (la moralisation démocratique, les prix et Medailles, les fondations « philanthropes » et les organes « mondiaux » de régulation, FMI, Banque Mondiale, OMC, OMS, ONU).

Plusieurs auteurs et chercheurs indépendants, dont le Réseau Voltaire (« Le prix Nobel de la paix au service de l’impérialisme ») [19], Thierry Meyssan (« Le dessous du prix Nobel de la paix 2009 ») [20], le professeur Domenico Losurdo (« Le Nobel de la guerre aux Messieurs du « Nobel de la paix ») [21], le professeur Chems Eddine Chitour (L’ordre occidental impérial : Stratégie d’attribution des prix Nobel) [22], nous révèlent toute la corruption qui règne au cœur de cette institution soumise, le Nobel, asservie comme toutes les autres institutions officielles aux mondialistes occidentaux, appuyés aujourd’hui sur les Etats-Unis et leurs alliés de la Coalition.

Ceux-ci nous gouvernent au moyen de leurres et instrumentalisent sans cesse notre bonne conscience, avec l’aide des médias et des institutions dans lesquelles nous avons naturellement confiance.

Sans risquer l’internement, l’incarcération ni la torture, vous pouvez toujours parler autour de vous de la « prisonnière 650 », en lui rendant son nom : Aafia Siddiqui et en rétablissant sa véritable histoire, voire signer la pétition réclamant sa libération, http://www.gopetition.com/petitions..., parler de Lynne Stewart, de Synnove Fjellbakk Tafto et afficher leurs photos, leurs calvaires, partout où vous pouvez.

Pascal Sacré

Sources :

[1] http://www.gopetition.com/petition/...

[2] http://www.guardian.co.uk/media/pda...

[3] L’Université de Brandeis (Brandeis University) est une université privée américaine située à Waltham dans le Massachusetts, à 16 km à l’ouest de Boston. http://fr.wikipedia.org/wiki/Univer...

[4] Aafia, un spectre au tribunal, http://www.legrandsoir.info/Le-vers...

[5] http://blog.emceebeulogue.fr/post/2...

[6] The Triumph of Evil, by Prof. John Kozy http://www.globalresearch.ca/index....

[7] Le projet diabolique et criminel appelé États-Unis d’Amérique. Le gouvernement étasunien utilise la loi pour nuire aux gens et protéger les dirigeants, par John Kozy http://www.mondialisation.ca/index....

[8] Affaires Bettencourt, Karachi, Wildenstein… http://www.lemonde.fr/politique/art...

[9] Op.cit., The Triumph of Evil, by Prof. John Kozy

[10] Réflexion menaçante du vice président Cheney juste après l’attaque contre les Tours Jumelles : « Maintenant l’Amérique va devoir entrer dans le versant obscur de son histoire ».

[11] Lynne Stewart en prison : Quand la justice déraille, par Claude Herdhuin. http://www.mondialisation.ca/index....

[12] Op.cit., Lynne Stewart en prison : Quand la justice déraille.

[13] Ibid., Claude Herdhuin

[14] Revue Nexus, Juillet-Août 2010, n°69, p.4

[15] Les Irlandais rejettent à 53,4 % le traité de Lisbonne

http://www.lemonde.fr/europe/articl...

[16] Le 25 septembre 1972, les Norvégiens sont appelés à se prononcer par référendum au sujet de l’adhésion de leur pays aux Communautés européennes. A l’issue du scrutin, le non l’emporte avec 53,5% des suffrages. http://www.ena.lu/referendum_norveg...

[17 1994 la Norvège s’oppose pour la deuxième fois par référendum à l’entrée dans l’Union européenne. http://www.strasbourg-europe.eu/norvege,17976,fr.html

[18] Qui est Liu Xiaobo ? Ce que le jury Nobel vous cache http://www.mondialisation.ca/index....

[19] Les lauréats du Prix Nobel de la paix après le 11-Septembre http://www.mondialisation.ca/index....

[20] http://www.voltairenet.org/article1...

[21] http://www.futurquantique.org/?p=12677

[22] http://www.mondialisation.ca/index....

Pascal SACRE

17 octobre 2010

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Le-traitement-mediatique-et-p...



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

05/11/2010

n°506 - Irak aux enchères - 03-11-10 - : Début : n°506 - Irak aux enchères - 03-11-10 - : A1P : Irak aux enchères

°506  - Irak aux enchères - 03-11-10 - : Début : n°506  - Irak aux enchères - 03-11-10 - : A1P : Irak aux enchères


 


Irak aux enchères

n°506                           03-11/10

C.De Broeder      &       M.Lemaire



Le " Dossiers Irak aux enchères" est visible  sur ...

a) sur nos  blog :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                             http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dir...

c) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

d) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

f) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be


1 Dossiers enchères

1-1 Rue89 : Le « non » à la guerre en Irak a coûté 4 milliards à la France. 

1-2 Irak aux enchères

1 Lafarge : Les conditions d'investissement s'améliorent en Irak.

2 Tanaka : L'Irak pourrait dominer le marché du pétrole.

3 Les ambitions pétrolières de l'Irak suscitent le scepticisme des experts.

4 L'Irak (?) s'apprête à finaliser contrat de USD12 mds avec Shell

5 L'Irak lance des enchères pour développer son secteur gazier.

6 L'Irak (?) attribue trois champs gaziers aux enchères.

7 Russie-Irak: diversifier les domaines de coopération (Medvedev)

Suite

2 Annexe

2-1 Les familles de militaires à la loupe de la sociologie.

Fin

3 Histoire de l'Irak.

3-1 Le « Rapport de la Montagne de fer » clef de la politique américaine et de la guerre en Irak.


 Avant propos

Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- pour désigner les résistants qui osent leur résister...



1 Dossiers enchères.

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

1-1  Rue89 : Le « non » à la guerre en Irak a coûté 4 milliards à la France.

Dans un livre à paraître cette semaine, le journaliste Vincent Nouzille raconte par le menu la manière dont l'administration Bush a fait payer 5,5 milliards de dollars (4 milliard d'euros) à la France comme prix de sa « trahison » lors du déclenchement de la guerre en Irak en 2003.

Une somme lâchée sous pression par Jacques Chirac lors de la renégociation de la dette irakienne, alors qu'il l'avait initialement refusée.

Un prix tenu quasiment secret et qui n'a fait aucun débat en France. Rue89 publie les bonnes feuilles du livre « Dans le secret des présidents ». 

La Maison Blanche demeure, en cette fin de 2003, très rancunière. George Bush souhaite même mettre la France à l'amende de manière sonnante et trébuchante. Car l'Irak coûte 70 milliards de dollars [50 milliards d'euros, ndlr] par an au budget américain.

Washington ne veut pas être seul à supporter le coût des opérations militaires et de la reconstruction. Paris devrait partager le fardeau, ne serait-ce que pour compenser son refus d'envoyer des troupes aux côtés des GI's.

Durant quelques mois, la Maison Blanche va mener une intense campagne de pression sur l'Elysée afin d'obtenir un chèque de Paris. Le plus surprenant, c'est que Jacques Chirac finira par y céder, piétinant ses propres principes, mais sans le crier sur les toits de peur d'être critiqué pour un geste qui coûtera plusieurs milliards d'euros à la France

Les coulisses de cette victoire de Bush, passée inaperçue, révèlent la force du rouleau compresseur américain. Le président des Etats-Unis commence son harcèlement à l'automne 2003. […]

Les principaux créanciers de Saddam Hussein

A défaut d'obtenir une grosse rallonge financière directe, la Maison Blanche revient à la charge sur un autre dossier économique sensible : celui de la dette irakienne, accumulée depuis des années par le régime de Saddam Hussein. Le montant des impayés, qui correspond à des achats militaires ou civils de la dictature, atteint plus de 120 milliards de dollars, en tenant compte des arriérés d'intérêts.

Les principaux créanciers de l'Irak sont le Japon, la Russie, la France et l'Allemagne.

Coïncidence ou non, ces trois derniers pays se sont opposés à l'offensive américaine.

La Maison Blanche voit donc un double avantage à obtenir un abandon de créances en faveur de Bagdad : cela permettrait à l'Irak « nouveau » de repartir sur des bases économiques plus saines, sans ce lourd fardeau à rembourser ; et il y aurait un petit parfum de revanche à faire assumer cet effacement de dettes par des pays si peu coopératifs !

[…] Lorsque [l'émissaire américain, ancien secrétaire d'Etat, ndlr] James Baker rencontre Jacques Chirac, le mardi 16 décembre 2003, la position française est plutôt prudente. La France ne souhaite pas faire de cadeau particulier à l'Irak. […] [Baker obtient ensuite de Chirac que la réduction de la dette irakienne soit d'environ 50%, ce qui représente déjà un effort énorme, ndlr.]

George Bush ne se contente pas de la réduction de moitié de la dette irakienne. Il veut obtenir davantage. En mars 2004, à l'occasion d'un coup de téléphone à Jacques Chirac, […] le président américain demande à son homologue français d'« examiner avec la plus grande attention » la lettre qu'il va lui envoyer au sujet de la dette irakienne. La position des Etats-Unis se dévoile rapidement : ils réclament une annulation de 95% de la dette irakienne, autrement dit un effacement quasi-complet de l'ardoise !

Le coup de pouce du FMI à la Maison Blanche

[…] Au fil des semaines, les négociateurs américains gagnent du terrain. Ils obtiennent des promesses d'appui de leurs « bons » alliés, comme le Royaume-Uni, le Canada, l'Italie et le Japon.

Le Fonds monétaire international (FMI) apporte un peu d'eau à leur moulin, estimant qu'une annulation de 70% à 80% serait nécessaire pour que l'Irak puisse tourner la page du passé.

Ce chiffrage du FMI suscite des doutes à Paris. Une autre étude de la Banque mondiale et de l'ONU, publiée à l'automne 2003, évoquait plutôt un besoin d'annulation à hauteur de 33%. Du coup, les exigences de la Maison Blanche sont jugées totalement excessives.

Dans une note au Président Chirac, avant le dîner qui doit avoir lieu à l'Elysée, le 5 juin 2004, en l'honneur de George Bush venu commémorer le D-Day, ses conseillers estiment que la requête américaine serait « coûteuse pour la France », qui est le troisième créancier de l'Irak, avec 6 milliards de dollars d'impayés. Surtout, selon eux, elle pose fondamentalement des « problèmes de principe » :

« Nous ne pouvons pas moralement accorder à l'Irak, un pays potentiellement riche, peu peuplé et qui dispose des deuxièmes réserves de pétrole du monde, des annulations comparables à celles dont bénéficient les pays les plus pauvres et les plus endettés de la planète (80% à 90%).

Alors qu'en termes d'effort, nous allons déjà faire en six mois [pour l'Irak] ce que nous avons mis plus de dix ans à faire [pour les 37 pays éligibles au plan d'aide exceptionnel de pays pauvres, appelé PPTE]. »

Bref, il n'est pas question d'aller au-delà des 50% promis à James Baker ! Ce cadeau est déjà disproportionné comparé aux autres pays.

Les conseillers recommandent à Jacques Chirac de tenir bon devant Bush. […]

La discussion s'achève sur un constat de désaccord. […] Pourtant, soumis aux charges répétées de Washington et de ses alliés, l'Elysée va craquer.

« La pression américaine était énorme »

La dernière session de négociations se déroule à Bercy durant trois journées complètes, en novembre 2004. L'ambiance est à couper au couteau. […]

« La pression américaine était énorme. Je n'ai jamais vécu une négociation aussi unilatérale que celle-là », témoigne Jean-Pierre Jouyet, qui présidait les séances.

Au bout de trois jours, le front des créanciers se fissure. Jean-Pierre Jouyet poursuit :

« J'ai appelé Maurice Gourdault-Montagne [le conseiller diplomatique de l'Elysée, ndlr], qui était avec le Président Chirac à un Conseil européen, et je lui ai décrit la situation : les Allemands venaient de lâcher subitement, sans concertation préalable, probablement pour se faire bien voir des Américains. J'ai donc expliqué que nous pouvions continuer de tenir tête, mais que nous étions seuls. Gourdault-Montagne m'a répondu qu'il allait en parler au Président Chirac.

Il m'a ensuite rappelé pour me dire que le Président avait décidé de ne plus s'opposer au consensus. J'ai donc appliqué ces instructions de l'Elysée.

Nous n'aurions sans doute pas pu récupérer grand-chose de nos créances, mais je ne suis pas sorti très content de cette négociation, c'est le moins que l'on puisse dire. »

 

Curieusement, Nicolas Sarkozy, qui s'apprête à quitter ses fonctions de ministre de l'Economie et des Finances pour la présidence de l'UMP, n'intervient pas dans cette discussion, qui concerne pourtant l'argent de l'Etat. Il laisse son directeur du Trésor, Jean-Pierre Jouyet, en prise directe avec l'Elysée.

Les consignes de Chirac conduisent à la conclusion d'un accord portant sur une annulation, par étapes, de 80% de la dette irakienne, soit un effacement total de plus de 30 milliards de dollars pour la vingtaine de pays créanciers concernés : c'est exactement ce que l'Elysée jugeait inacceptable quelques mois auparavant !

L'accord est officialisé par le Club de Paris le 21 novembre 2004, à quelques semaines des premières élections en Irak.

« Nous ne l'avons pas fait pour Bush, mais pour les Irakiens. C'était d'ailleurs le tarif à payer par tous les créanciers », plaide Jean-David Levitte, qui a suivi le dossier comme ambassadeur à Washington.

Le cadeau fait à Bush

D'autres acteurs ont une interprétation différente de ce retournement français. Alors que George Bush vient juste d'être réélu pour un second mandat, Jacques Chirac a décidé, comme le chancelier allemand Schröder, cette concession majeure afin de se rabibocher avec la Maison Blanche. […]

Devant une délégation de sénateurs américains, qu'il recevra le 31 janvier 2005 à l'Elysée, le président de la République confirmera ouvertement avoir cédé à la pression américaine : « A la demande des Etats-Unis, notamment suite à un appel téléphonique du président Bush, la France a accepté d'annuler la quasi-totalité de la dette irakienne », dira-t-il.

Pour éviter une polémique sur ce « cadeau fait à Bush », l'Elysée ne se vantera pas publiquement de son reniement et se gardera de toute communication trop visible sur cette annulation de créances, accordée sans que la France bénéficie, en retour, d'une véritable contrepartie économique.

Le ministère des Affaires étrangères se contentera, à la fin de 2005, d'un discret communiqué annonçant que la France et l'Irak ont signé un accord bilatéral relatif au traitement de la dette irakienne dans le cadre de la mise en œuvre des accords du Club de Paris. Un joli habillage pour une décision hors normes.

Les conseillers de l'Elysée reconnaissent d'ailleurs qu'il s'agit d'une largesse française particulièrement onéreuse. Préparant, au début de 2005, des entretiens de Jacques Chirac avec George Bush et sa secrétaire d'Etat Condoleezza Rice, ils listent les initiatives prises par l'Elysée pour prouver ses bonnes intentions diplomatiques à l'égard de Washington sur l'Irak. On peut y lire notamment :

« Présidente du Club de Paris, la France a fait aboutir une solution audacieuse, généreuse et exceptionnelle du problème de la dette (80% en trois étapes). Cet allègement signifie pour nous une annulation de créances de 5,5 milliards de dollars. »

5,5 milliards de dollars ! Il s'agit d'un chèque colossal, puisqu'il représente plus de 4 milliards d'euros, soit dix fois le coût annuel des forces françaises en Afghanistan. Ou 80 fois l'annulation de la dette consentie à Haïti après le tremblement de terre de janvier 2010…

Bush a bien réussi à faire payer Chirac.

Par Rue89 | 

11/10

http://www.rue89.com/2010/10/11/son-non-a-la-guerre-en-irak-a-coute-4-milliards-a-la-france-170466


1-2 Irak aux enchères

1 Lafarge : Les conditions d'investissement s'améliorent en Irak.

Les conditions d'investissement s'améliorent en Irak mais les investisseurs étrangers attendent la promulgation de nouvelles lois pour bénéficier de ce climat adouci, a déclaré le responsable de Lafarge (LAFP.PA: Cotation) en Irak. 

"Je pense que l'environnement de l'investissement, et plus généralement l'environnement des entreprises, tend à s'améliorer", a dit à Reuters Marcel Cobuz.

"La loi sur l'investissement de 2006 est un pas en avant; elle garantit des droits industriels fondamentaux et prépare le terrain avec des incitations financières et fiscales; on a donc un cadre légal plutôt moderne", a-t-il déclaré par téléphone depuis son siège social de Souleïmanieh, dans le nord de l'Irak. 

Le premier cimentier mondial développe ses capacités en Irak et contrôle 30% environ du marché local, a ajouté Marcel Cobuz. 

"L'Irak est pour Lafarge un pays où nous pouvons faire des affaires", a poursuivi Marcel Cobuz, ajoutant: "Je pense que le fait que nous ayons été présents depuis quelques années dans le nord nous permet d'envisager sans difficulté de nous déplacer de plus en plus vers le sud". 

Lafarge a investi dans trois cimenteries et dispose d'une capacité annuelle de six millions de tonnes. Il espère ajouter deux millions de tonnes de plus en trois ans une fois remise en fonction la cimenterie méridionale de Kerbala, a encore dit Marcel Cobuz. 

Lafarge gère également deux cimenteries dans la région irakienne semi-autonome du Kurdistan. Il emploie 3.000 personnes environ en Irak, dont moins de 5% d'expatriés.

14 octobre

http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRLDE69D1WF20101014


2 Tanaka : L'Irak pourrait dominer le marché du pétrole.
L'Irak est capable de devenir un des acteurs principaux sur le marché du pétrole dans les plus brefs délais, estime le directeur exécutif de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) Nobuo Tanaka.
"L'Irak pourrait changer les règles du jeu", a déclaré M.Tanaka lors de son intervention à la conférence internationale Oil&Money à Londres.
Selon lui, l'Irak, qui a récemment relevé de 25% l'estimation de ses réserves prouvées de pétrole, pourrait prochainement se classer parmi les principaux exportateurs de pétrole dans le monde.
Dans le même temps, M.Tanaka a souligné que
la Chine assurait près de la moitié de la croissance de la consommation de produits pétroliers.
"D'après nos estimations,
la Chine est désormais la plus importante consommatrice d'énergie", a indiqué le directeur de l'AIE.

13/10/2010

http://fr.rian.ru/world/20101012/187614331.html


3 Les ambitions pétrolières de l'Irak suscitent le scepticisme des experts.

La hausse de la production pétrolière irakienne devrait avoir un impact majeur sur le marché mondial dans les prochaines années, mais les ambitieux objectifs affichés par Bagdad sont accueillis avec scepticisme par les experts, qui les jugent irréalisables à ce stade.

Pays où l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a été fondée il y a 50 ans, l'Irak voudrait retrouver son rôle de "grand" acteur sur l'échiquier énergétique mondial, après une parenthèse de 30 ans marquée par des guerres à répétition, des sanctions internationales et un sous-investissement dans le secteur.

Les perspectives de production de l'Irak, pays dispensé de quotas depuis 1990, pourraient d'ailleurs s'inviter aux discussions de la prochaine réunion du cartel jeudi à Vienne.

Le ministre irakien du Pétrole, Hussein Chahristani, a indiqué en juin viser une production comprise entre 10 à 12 millions de barils par jour (mb/j) d'ici à six ans, contre 2,3 mb/j aujourd'hui, ce qui en ferait le deuxième producteur de l'Opep derrière l'Arabie saoudite.

Même si l'augmentation de la production irakienne s'avère plus modeste, elle devrait constituer "un élément essentiel de l'approvisionnement mondial à l'avenir", a commenté mardi le directeur exécutif de l'Agence internationale de l'Energie (AIE) Nobuo Tanaka, en marge de la conférence Oil & Money à Londres.

"Nous en aurons besoin quand des gisements ailleurs dans le monde seront menacés d'épuisement", a-t-il dit.

Mais pour les experts du secteur réunis à l'occasion de cette conférence, une insécurité endémique, des financements défaillants et des difficultés techniques sont autant d'obstacles aux ambitions irakiennes.

"Dans le meilleur des cas, on peut tabler sur au maximum 6,3 mb/j d'ici six ou sept ans. Et si les conditions de sécurité ne sont pas assurées, même cet objectif ne sera pas réalisable", estime Sadad al-Husseini, consultant et ancien vice-président de la compagnie saoudienne Aramco.

"Le gouvernement irakien consacre 80% de son budget aux dépenses courantes: comment peut-il assurer les investissements pharaoniques qu'il faudrait pour doper à ce point sa production?", demande de son côté Issam al-Chalabi, qui fut ministre irakien du pétrole de 1987 à 1990.

Bagdad a attribué dix contrats d'exploitation à des compagnies étrangères, qui devraient investir dans le pays, mais avec circonspection "car l'environnement manque encore terriblement de sécurité", a expliqué M. al-Chalabi à l'AFP.

Il pense lui aussi que l'objectif de 12 mb/j est "totalement irréalisable", citant parmi les principaux handicaps la corruption et le manque criant d'infrastructures, comme les oléoducs pour l'exportation.

En outre, les gisements pourraient être malaisés à exploiter: certains "nécessitent des injections de gaz ou d'eau pour permettre de pomper un volume suffisant de pétrole" alors que le pays manque déjà cruellement de ressources en eau, a ajouté Peter Wells, du cabinet Neftex Petroleum.

Frein supplémentaire, l'Irak devrait se soumettre à nouveau aux quotas de l'Opep dès que sa production dépassera les 4 mb/j.

Début octobre, le gouvernement irakien a annoncé un relèvement spectaculaire de 25% du niveau estimé de ses réserves de brut, ce qui pourrait lui permettre d'obtenir plus tard des quotas plus généreux.

Cette réévaluation, qui placerait l'Irak parmi les quatre premiers mondiaux - après l'Arabie Saoudite et le Venezuela et aux côtés de son voisin et grand rival iranien -, est fortement mise en cause par M. al-Chalabi, selon qui "aucune nouvelle découverte ni étude géologique ne peut fournir de fondement" à une telle annonce.

Selon lui, "l'Irak sera bien un facteur majeur de changement, mais sans l'ampleur ni la rapidité annoncées" par son gouvernement.

13/10/2010
http://fr.rian.ru/world/20101012/187614331.html


4 L'Irak (?) s'apprête à finaliser contrat de USD12 mds avec Shell

L'Irak s'apprête à valider la mouture finale de son contrat gazier de 12 milliards de dollars avec Royal Dutch Shell PLC, a déclaré mercredi le ministre irakien du Pétrole, Hussein al-Shahristani, en visite à Vienne pour une réunion de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole.

Interrogé sur le retard de l'accord avec Shell, le ministre irakien a déclaré: "Nous en sommes aux dernières étapes de la validation du projet avant de le présenter à nouveau au gouvernement". Il a ajouté qu'il n'y avait pas eu de différend au sujet du contrat.

Irak Business News avait rapporté le mois dernier dans son édition en ligne que le gouvernement irakien avait différé la finalisation du contrat avec Shell et le japonais Mitsubishi portant sur la capture du gaz des gisements pétroliers de la région de Bassora, en raison de problèmes juridiques concernant la coentreprise.

Le gouvernement a approuvé l'investissement en juin, mais il attend maintenant de signer la mouture finale du projet une fois qu'elle aura été soumise par le ministère du pétrole.

14/10/2010


5 L'Irak lance des enchères pour développer son secteur gazier.

L'Irak organise mercredi des enchères pour attribuer trois champs gaziers, avec l'espoir d'attirer des investissements internationaux et devenir un acteur majeur dans la production de gaz, un pari qui s'annonce plus difficile que pour le pétrole."Les enchères visent à accroître la production de gaz pour les besoins domestiques, alimenter les stations électriques et les entreprises, et faire de l'Irak un acteur régional et international dans la production et l'exportation de gaz", a affirmé à l'AFP le porte-parole du ministère du Pétrole Assem Jihad.

Le français Total, le japonais Mitsubishi et des concurrents de Russie, de Corée du Sud, de Turquie et d'Inde figurent parmi les 13 postulants à cet appel d'offres repoussé deux fois.

L'Irak espère réussir aussi bien qu'il l'a fait pour son pétrole. L'an dernier, il a signé des accords avec des majors pour développer dix champs pétroliers et porter sa capacité de production à 12 millions de barils par jour (mb/j) en 2017 contre 2,5 mb/j actuellement.

La capacité des trois champs gaziers est d'environ 11.000 milliards de pieds cubes (317 milliards de m3).

Celui d'Akkaz, découvert en 1992 dans la province occidentale d'Al-Anbar, s'étend sur 50 km de long et 18 km de large. Sa capacité est estimée à 5.600 milliards de pieds cubes (158 milliards de m3) et six puits ont déjà été forés.

Le champ de Mansouriya, dans la province de Diyala, se trouve à 100 km au nord-est de Bagdad. Découvert en 1979, il compte quatre puits et sa capacité est de 4.500 milliards de pieds cubes (127,4 milliards de m3).

Akkaz et Mansouriya avaient déjà été soumis à un appel d'offres dans le cadre d'une mise aux enchères de champs pétroliers, mais les concessions n'avaient pas été accordées.

Le troisième est celui de Siba, dans le sud, près de la frontière avec l'Iran et le Koweït. Ce champ de 25 km sur 6 km, découvert en 1968, n'a jamais été développé. Sa capacité est de 1.100 milliards de pieds cubes (31,1 milliards de m3).

Comme pour le pétrole, il s'agit de contrats de service et non de partage des profits, c'est-à-dire que Bagdad paiera aux compagnies un prix fixe.

"Les enchères pour le pétrole étaient plus faciles car il existe des oléoducs. Pour le gaz, il faut construire à partir de rien, ce qui requiert d'importants investissements", souligne Ruba Husari, fondatrice d'iraqoilforum.com.

Les coûts concernent, selon elle, la construction de gazoducs vers des stations électriques, des usines ou des terminaux pour l'exportation.

"Réussir à vendre ces contrats est un sacré défi pour l'Irak car aucune compagnie ne va se suicider pour gagner ces champs. Le gaz est différent du pétrole", juge-t-elle.

Aucune société américaine ne participe ainsi à l'appel d'offres.

Selon une source proche du dossier, le norvégien Statoil et l'italien Edison, en lice initialement, ont décidé de se retirer.

"Il y a un certain intérêt, notamment parmi les sociétés opérant déjà au Moyen-Orient. Mais l'important pour les majors, c'est le retour sur investissements et cela est plus rapide et plus direct avec le pétrole qu'avec le gaz", explique Richard Quin, principal analyste de Wood Mackenzie basé à Edimbourg.

Pour Alexander Poegl de JBC Energy, à Vienne, les compagnies du Koweït et de Turquie sont intéressées par des champs proches de leur frontières, mais le fait que l'Irak veuille utiliser une partie de son gaz pour des besoins internes et une autre pour l'exportation, complique la donne.

"Les réserves sont importantes mais pas suffisantes pour justifier la construction d'un réseau à partir de rien", estime M. Poegl.

TOTAL

MITSUBISHI CORPORATION

STATOILHYDRO

EDISON

AFP / 19 octobre 2010


6 L'Irak (?) attribue trois champs gaziers aux enchères.

La compagnie sud-coréenne Korean Gas Corporation et la société kazakh KazMunai ont remporté le plus important des champs mis à l'encan.

L'Irak a franchi mercredi 20 octobre une étape importante dans sa reconstruction en attribuant aux enchères trois champs gaziers à des compagnies internationales, prêtes à investir pour doubler sa production de gaz destinée avant tout à alimenter ses centrales électriques et ses usines. "C'est un jour important dans l'histoire de l'industrie gazière et pétrolière de l'Irak car c'est la première fois que le gaz va être vraiment exploité", a affirmé satisfait le ministre du pétrole irakien, Hussein Chahristani, à l'issue de l'attribution.

DES PRÉTENTIONS EN BAISSE

Le groupe français Total allié au turc TPAO s'est incliné devant le consortium composé à parts égales par la compagnie sud-coréenne Korean Gas Corporation et la société kazakh KazMunai, qui a remporté le plus important des champs mis à l'encan.

Il s'agit du champ d'Akkaz, découvert en 1992 dans la province occidentale d'Al-Anbar et qui s'étend sur 50 km de long et 18 km de large. Sa capacité est estimée à 158 milliards de m3. Le cartel sera rémunéré 5,50 dollars pour l'équivalent d'un baril de pétrole et devra produire 11 millions de m3 par jour pendant treize ans.

Le second en importance, celui de Mansouriya, dans la province de Diyala, à 100 km au nord-est de Bagdad, est allé au cartel mené par TPAO (50 %) avec Kuwait Energy (30 %) et Korean Gas Corporation (20 %). Seules en compétition, ces sociétés ont réduit leurs prétentions et accepté d'être rémunérées 7 dollars (5 euros) pour l'équivalent d'un baril de pétrole, comme le demandait le ministère, alors qu'elles voulaient au départ 10 dollars (7,22 euros).

Enfin, un consortium composé à 60 % par Kuwait Energy et à 40 % par TPAO a raflé le plus petit des champs, celui de Siba, dans le sud de l'Irak, près de la frontière avec l'Iran et le Koweït.

OPPORTUNITÉS D'EMPLOI

"L'exploitation de notre gaz offrira des opportunités d'emploi pour les Irakiens, améliorera la production électrique, réduira la pollution et relancera l'activité des autres secteurs de l'économie", a affirmé M. Chahristani.

"Le gaz et le pétrole appartiennent à tous les Irakiens", a-t-il ajouté, faisant valoir que, comme pour le pétrole, l'Irak offrait des contrats de service et non le partage des profits.

Il a précisé que les contrats seront d'une durée de vingt ans. Ces enchères sont un réel succès pour M. Chahristani car Akkaz et Mansouriya, mis aux enchères l'an dernier en même temps que des champs pétroliers, n'avaient pas trouvé preneur car la rémunération proposée par l'Irak était jugée trop basse.

Sept ans après l'invasion conduite par les Etats-Unis, le taux de chômage en Irak atteint, selon l'ONU, 28 % de la population active et l'électricité est distribuée en moyenne quatre heures par jour.

LEMONDE.FR avec AFP

20.10.10 |
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2010/10/20/l-irak-attribue-trois-champs-gaziers-aux-encheres_1428877_3218.html


7 Russie-Irak: diversifier les domaines de coopération (Medvedev)

La Russie prône la consolidation de l'unité, de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de l'Irak, a déclaré lundi le président russe Dmitri Medvedev au Kremlin.
"Notre pays aspire à restaurer le dialogue et à développer les liens avec l'Irak. Je suis persuadé que notre coopération politique, économique et humanitaire comprendra à l'avenir de nouveaux projets et domaines", a indiqué le chef de l'Etat russe.
"Nous prônons la consolidation de l'unité, la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Irak, ainsi que la formation d'un Etat démocratique et prospère", a-t-il estimé.

RIA Novosti

18 octobre –

http://fr.rian.ru/world/20101018/187656336.html


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Irak aux enchères

n°506                           03-11/10

C.De Broeder      &       M.Lemaire



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2 Annexe

2-1 Les familles de militaires à la loupe de la sociologie.

 


2 Annexe

2-1 Les familles de militaires à la loupe de la sociologie.

C'est un rapport fort utile qu'ont livré à la direction des ressources humaines du ministère de la Défense la sociologue Carine Le Page et le statisticien Jérôme Bensoussan. Titré Les militaires et leur famille, ce copieux document de 172 pages visite en profondeur un aspect mal connu de ce groupe social qui fait encore, par bien des aspects, figure d'énigme. Bourrée de statistiques, de tableaux et de chiffres, cette étude, qui doit être publiée la semaine prochaine, s'intéresse successivement à la situation conjugale des militaires, à leurs enfants et aux modes de garde qui leur sont réservés. Les structures familiales dans lesquelles vivent les militaires sont également étudiées, leurs conjoints sont passés à la loupe et leurs logements au microscope. Sans oublier leurs ressources, leurs diplômes et leur origine familiale. Bref, une somme !

La première leçon que l'on peut tirer de la lecture du document, c'est que les militaires sont très largement des Français comme les autres, et se différencient pour l'essentiel par leur âge (60 % ont moins de 35 ans) et leur sexe (85 % sont des hommes). Leur vie familiale est sans surprise : 75 % vivent en couple, mais ce chiffre monte à 85 % après 35 ans. Rien de surprenant non plus dans le mode de relation du couple : 70 % des jeunes militaires vivent en concubinage et à partir de 30 ans, 66 % des couples sont mariés. À partir de 45 ans, plus de 90 % des hommes militaires et 80 % des femmes sont parents. À en croire l'étude, les couples sont majoritairement stables : "Le modèle familial dominant est composé des deux conjoints et de leurs enfants (65 %), vient ensuite celui restreint au couple (26 %). Les autres formes familiales composées soit d'un seul parent et de ses enfants (3 %), soit d'un couple avec des enfants issus d'une précédente union (6 %) sont largement minoritaires."

Les divorces en augmentation

La jeunesse des militaires est une composante imposante de leur statut familial, qui évolue avec l'âge : "Plus les militaires appartiennent à une catégorie hiérarchique élevée, plus ils sont âgés, et moins souvent ils sont célibataires. Ainsi, moins d'un quart des officiers se trouve dans cette situation, contre plus d'un tiers des sous-officiers et plus des trois quarts des militaires du rang." On notera aussi que les familles nombreuses (quatre enfants et plus) sont en nombre plus important au service de santé des armées, où 9 % des militaires concernés sont parents de familles nombreuses, contre 5 % dans l'armée de terre, 6 % dans la marine, 3 % dans la gendarmerie et 2 % dans l'armée de l'air.

S'agissant du Pacs, les auteurs notent que "parmi les unions enregistrées pour l'année 2007, 36 % des militaires se sont pacsés et 64 % se sont mariés ; en 2008, les proportions sont proches, passant à 41 % pour le Pacs et 58 % pour le mariage. Comme pour le reste des Français, ces deux types d'union sont désormais presque aussi fréquents l'un que l'autre et dans les deux populations, on se rapproche d'un Pacs pour deux mariages. Le rapprochement des régimes fiscaux du Pacs et du mariage en 2005 est de nouveau une piste explicative. Mais une dimension sociologique manque dans cette analyse : le nombre de Pacs conclus entre personnes du même sexe. Il aurait été intéressant de connaître la similarité de ce chiffre, ou pas, avec celui concernant reste de la population. Il semble que la rumeur concernant le nombre des divorcés dans l'armée française, qui serait en augmentation notamment en raison de la multiplication des opérations extérieures, prenne quelque consistance : 4 % des militaires étaient divorcés en 2001. Et 6 % en 2009. Une augmentation presque de moitié, c'est énorme !

Origines familiales

Autre donnée intéressante : le statut professionnel des conjoints : "Plus la catégorie hiérarchique des hommes militaires est élevée, moins leurs conjointes exercent un emploi. L'écart est particulièrement net entre les conjointes d'officiers supérieurs et celles des militaires des autres catégories : la moitié d'entre elles seulement travaille, contre les deux tiers des femmes d'officiers subalternes, et plutôt les trois quarts au sein des autres catégories. La part de femmes au chômage restant relativement similaire d'une catégorie à l'autre, c'est donc la part d'inactives qui augmente de façon sensible."

Arrêtons-nous aussi sur l'origine des militaires : pour plus de 30 % d'entre eux, un membre au moins de leur famille d'origine est lui-même militaire. Dans ce tiers de militaires, 63 % ont un père militaire, et 53 % de ceux qui sont membres d'une fratrie ont un frère ou une sœur dans le même cas : "Quelle que soit l'armée, un tiers des militaires a évolué dans un environnement militaire (un des membres de la famille est militaire). De même, que le militaire soit officier supérieur ou militaire du rang, la proportion de militaires présents dans l'environnement familial ne se distingue pas de manière significative, variant entre 31 % et 39 % d'une catégorie hiérarchique à l'autre."

Des insatisfactions

L'étude se penche aussi sur les "insatisfactions qui impactent le moral" et relève les principales. Les auteurs notent ainsi que "l'inadéquation entre les tâches demandées et les moyens octroyés, ainsi que l'état du matériel et la réduction d'effectifs, qui entraînent une difficulté à remplir les missions et une dégradation des conditions de travail. Cette situation a un effet néfaste sur le moral, qui peut conduire à une démotivation". Mais l'insatisfaction porte aussi sur "les restructurations, qui impliquent la dissolution de certaines unités et entraînent des craintes pour l'avenir."

Par ailleurs, "certains militaires sont démotivés car ils ont peu de perspectives de carrière en termes d'avancement de grade (...) Des militaires du rang, mais surtout des sous-officiers, se plaignent du manque de considération qui leur est accordé dans l'institution." Enfin, la politique d'incitation au départ n'est pas bien acceptée : "certains anciens ne comprennent pas la politique menée actuellement. Pour eux, celle-ci consisterait à recruter beaucoup de jeunes et à écarter les plus expérimentés. Ceci leur semble en contradiction avec la volonté de mettre en place une armée professionnelle."

29/10

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/jean-guisnel/les-familles-de-militaires-a-la-loupe-de-la-sociologie-29-10-2010-1256121_53.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20101030



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5 Histoire de l'Irak.

5-1 Le « Rapport de la Montagne de fer » clef de la politique américaine et de la guerre en Irak.

Introduction (*)

Le rapport dit « de la Montagne de fer » est paru en 1967 aux États Unis chez Dial Press sous le titre original de: « Report from the Iron Mountain on the possibility and the desirability of peace » (version PDF).

Sans nom d’auteur, mais avec une introduction de Leonard C. Lewin qui y explique comment ce document lui est parvenu dans les mains et pourquoi il se devait de le faire connaître en le publiant, même sans autorisation.

Ce document était accompagné d’une préface d’un dénommé Herschel Mac Landress – que personne ne connaissait physiquement, mais dont le nom était connu par des articles économiques paraissant dans la revue « Esquire », certains d’ailleurs cosignés au début des années 60 par un certain John Fitzgerald Kennedy – qui attestait de la véracité et de la réalité des travaux dont ce rapport était à l’origine.

Compte tenu des conclusions de ce rapport, il créa une polémique importante lors de sa parution. Une controverse s’en suivit, étouffée à la demande de la Maison Blanche qui refusa toujours de reconnaître la moindre implication gouvernementale dans cette affaire.

Nous sommes alors en pleine guerre du Vietnam et Lyndon Johnson peut aisément agir sur la presse pour calmer le jeu…

Le rapport de la Montagne de Fer allait sombrer dans les oubliettes de l’Histoire devant les impératifs médiatiques de la guerre froide et du désengagement vietnamien…

Quel est le thème de ce rapport’

Rien moins que l’étude des bouleversements de la civilisation provoqués par l’éventualité d’un régime de paix perpétuelle et des substituts à trouver aux fonctions de la guerre pour maintenir, en régime de paix, la cohésion des sociétés.

A cette poque, aux États Unis, plusieurs études de ce genre, d’origines diverses, virent le jour.

Nous ne citerons que le livre de H. Kahn : « Thinking about the unthinkale » ce que nous traduirons par « Penser l’impensable » destiné à sensibiliser l’opinion américaine sur la nouvelle façon de penser la guerre et la paix à l’ère nuclaire.

Le « Rapport de la Montagne de Fer » comme il fut dénommé se retrouva donc relégué sur les rayons des bibliothèques universitaires comme n’importe quelle étude de sociologie politique.

Il fut pourtant traduit en français par Jean Bloch-Michel et publié en 1968 chez Calmann – Lévy sous le titre: »La paix indésirable’ Rapport sur l’utilité des guerres. »

avec une préface du grand économiste américain J.K.Galbraith qui y déclare deux choses:

a) Il reconnaît être Herschel MacLandress, pseudonyme qu’il utilisait couramment dans ses écrits, notamment ceux cosignés par Kennedy qui était alors son élève!

b) Il déclare avoir été convié « par un ami fort connu, astronome, physicien et spécialiste des communications« , (p.xxii) à une réunion à Iron Mountain au cours de l’été 1963, invitation qu’il avait décliné, devant participer à un important séminaire sur la psychométrie en Italie pour lequel il s’était engagé à cette date. Voir cet ami » fort connu » en annexe…

Quoiqu’il en soit, Galbraith reconnaît sans aucune équivoque l’existence des réunions d’Iron Mountain et la véracité du rapport qui en découla…

Il tenait visiblement à épauler Léonard C.Lewin devant les difficultés d’édition de ce rapport.

Il conclu sa préface ainsi: « De même que je prends personnellement la responsabilité de l’authenticité de ce document, je puis témoigner en faveur de la justesse de ses conclusions. Mes réserves ne concernent que l’imprudence avec laquelle il a été mis à la disposition d’un public qui n’était évidemment pas prêt à le comprendre. » (p.xxvii)

Cela se passe de commentaires!

Paru en France au sortir des « évènements » de mai 68 et entouré d’une discrétion médiatique exemplaire, le rapport sombra dans l’oubli bien que l’édition en fut épuisée rapidement.

Il fut réédité en 1984.

I – Historique

Comment Léonard C. Lewin s’est-il trouvé en possession d’un exemplaire de ce rapport’

Il l’explique très clairement dans l’introduction qu’il a rédigée pour l’édition originale.

Il fut contacté l »hiver 1966 / 67 par un dénommé John Doe, c’est du moins le pseudonyme qu’il lui a conservé, « professeur dans une grande université du Middle West. Sa spécialité est une des sciences de l’homme, mais je ne le caractériserai pas avec plus de précision« . (p. 09)

John Doe lui explique qu’il a été contacté téléphoniquement de Washington, l’été 1963, par une certaine Mrs. Potts qui lui indiqua qu’il devrait contacter une tierce personne au Département État ce qu’il fit.

Cette personne annonça alors à John Doe qu’il avait été choisi pour faire partie d’une commission de la plus haute importance « dont les travaux étaient de déterminer, avec précision et réalisme, la nature des problèmes que devraient affronter les États-Unis dans le cas où les conditions nécessaires à l’établissement d’une paix permanente seraient réunies, et d’établir un programme en vue de faire face à cette éventualité« . (p. 10)

A cet effet il devra se rendre à Iron Mountain, localité du nord de l’Etat de New York, où il retrouvera les autres membres de la commission sélectionnés comme lui pour participer à ce « groupe d’étude spéciale ».

Iron Moutain est connu pour l’existence d’un gigantesque abri antiatomique qui sert à stocker des archives des plus importantes sociétés qui y tiennent parfois des réunions très confidentielles, notamment les sociétés pétrolières comme la Shell et la Standart Oil.

John Doe va y retrouver quatorze personnalités du monde universitaire, politique et économique (voir en annexe) avec lesquelles, durant trois ans, il va participer à l’élaboration de ce fameux « rapport du groupe d’étude spéciale ».

Effaré des conclusions de ce rapport, John Doe avait cru nécessaire de le faire connaître au grand public par l’intermédiaire d’un ami sur lequel il savait pouvoir compter, même si la commission interministérielle, qui était à l’origine de ce rapport, avait tenu à le conserver secret: Leonard C. Lewin allait s’en occuper.

La ligne générale du rapport est pour le moins inquiétante. Les questions initiales n’ayant pu trouver de réponses à travers les multiples analyses et synthèses qui avaient été effectuées, les membres du groupe d’étude spéciale étaient parvenus à la conclusion suivante:

« La paix durable, bien que n’étant pas théoriquement impossible, est probablement inaccessible; même dans le cas où il serait possible de l’établir, il ne serait certainement pas dans l’intérêt le mieux compris d’une société stable de parvenir à la faire régner. …/…

La guerre remplit certaines fonctions essentielles à la stabilité de notre société; jusqu’au moment où d’autres procédés susceptibles de remplir les mêmes fonctions n’auront pas été découverts, le système qui repose sur la guerre devra être maintenu – et amélioré quant à son efficacité. » (p. 14)

On comprend qu’une telle analyse ait pu poser des problèmes moraux à « notre ami » John Doe et qu’il ait tenu, ayant participé à la rédaction dudit rapport, à soulager sa conscience en donnant les moyens de faire connaître ces travaux au grand public.

En fait l’initiative de ce « groupe d’étude spéciale » remonte à l’hiver 1961et sera mise en place par l’administration Kennedy sous l’égide de MacNamara et des deux conseillers Busk et Rusk.

Le Département État mettra deux ans à sélectionner les quinze protagonistes de ce groupe. C’est l’époque de la crise des missiles de Cuba..

L’idée primitive était d’étudier les conséquences à long terme de la planification d’une paix perpétuelle.

Le choix de ses membres prit plus de deux ans et les convocations furent adressées l’été 1963. Vu les liens qui unissaient Galbraith et Kennedy, on comprend que le premier ait été pressenti pour faire parti de ce groupe!

Les membres eurent pour seule instruction de poursuivre leurs travaux selon trois critères:

a) une objectivité de style militaire,
b) le refus de toute idée ou idéologie préconçue,
c) la prise en considération dans tous les domaines, des théories ou des faits en rapport avec le problème. (p. 57)
Les réunions ne se tinrent pas toujours au « bunker » de Iron Hill, mais souvent dans des hôtels un peu partout dans l’état de New York.

Paradoxalement, Kennedy ayant été assassiné le 22 octobre 1963, époque du tout début des travaux du groupe, c’est l’administration Johnson qui suivit ces travaux durant le début de la guerre du Vietnam.

II – Démarche de recherche des «fonctions de la guerre».

Joseph de Maistre dans « Les soirées de Saint Pétersbourg » faisait déjà dire à l’un de ses personnages dans la conversation consacrée à la guerre au chapitre VII :

« La guerre est un mal nécessaire. »

Plus proches de nous, divers analystes réfléchissant sur la nature de la violence sociale et son expression opposent:

- La guerre, expression de la violence organisée et maîtrisée par une société stable, et

- Les désordres de rue qualifiés aujourd’hui pudiquement « d’incivilités », fruits de l’expression de la violence individuelle ou de petits groupes d’individus plus ou moins organisés en marge de la société dont ils se trouvent marginalisés.

Ces désordres, s’ils dégénèrent en troubles graves, traduisent l’incapacité de leur société d’origine à contrôler leurs excès et contribuent à son instabilité (insécurité, pillages, émeutes, coups d’état, etc.…)

Force nous est de constater que dans toutes les civilisations connues à ce jour, l’idée de paix ne se définit jamais autrement que par rapport à la guerre. Les définitions des dictionnaires français eux-mêmes en disent long sur la conception que s’en est faite notre civilisation.

On lit classiquement en effet deux définitions de la paix:

- Paix : « Intervalle de temps séparant deux guerres »,

- Paix : « État de non-belligérance »,

On est pas plus explicite!

On peut aussi se rappeler la maxime de Clemenceau :

- « La paix n’est que la continuation de la guerre par d’autres moyens. »

Nul doute que les membres du « groupe d’étude spéciale » n’aient eu présent à l’esprit ces concepts lorsqu’ils cherchent dans un premier temps à définir et à classer les diverses fonctions de la guerre dans notre civilisation.

Leur travail s’axe d’emblée sur deux questions:

« A quoi faut-il s’attendre dans le cas où la paix surviendrait’

A quoi devons-nous nous préparer pour faire face à une telle éventualité’ » (p.53)

Le groupe part en effet de cette constatation:

Il n’y a certainement aucune exagération à dire qu’un état de paix générale dans le monde conduira à des changements dans les structures sociales de toutes les nations du monde, changements qui seraient d’une ampleur sans équivalent dans l’histoire, et révolutionnaires.

Les conséquences économiques d’un désarmement général, pour ne parler que de la conséquence la plus évidente de la paix, obligeraient à reconsidérer toutes les modalités de la production et de la distribution dans le monde, dans une mesure qui ferait paraître insignifiants les changements survenus au cours des cinquante dernières années.

Des changements gros de conséquences se produiraient également dans les domaines politique, sociologique, culturel et écologique. (p.52)

Pour avoir un maximum d’indépendance d’esprit, le groupe a décidé de s’affranchir dans ses recherches de tout jugement de valeur morale ou religieuse, de bannir toute idée de « bien », de « bon » ou de « mal » et de s’attacher aux seuls concepts globaux nominatifs liés à la société.

« Nous avons essayé d’appliquer à notre manière de penser les critères de la physique, dont les caractéristiques ne sont pas, comme on le croit, d’être exclusivement quantitatifs mais comme le dit Whitehead :

« d’ignorer tout jugement de valeur; et, par exemple, tout jugement esthétique ou moral. » …/…
[Le choix que nous avons retenu] Dans le cas qui nous concerne, cela a été simplement la survie de la société humaine en général, et de la société américaine en particulier, et, ceci étant le corollaire de la survie, la stabilité de la société. » (p. 61)

Sur les rapports entre la guerre et la société, le groupe de recherche spéciale affirme:

« L’erreur fondamentale consiste à affirmer de façon inexacte que la guerre, en temps qu’institution est subordonnée au système social qu’elle est censée défendre » (p. 84)

Et de conclure son analyse sur la guerre de cette façon:

« La capacité d’une nation de faire la guerre constitue l’exercice de son plus grand pouvoir social; la guerre, faite ou prévue, est une question de vie ou de mort, dans les proportions les plus importantes, pour le contrôle de la société.

Il ne faut donc pas s’étonner si les institutions militaires, dans chaque société, réclament de passer les premières dans tous les domaines. » (p.88)

III – Les fonctions de la guerre

A partir de ces considérations le groupe définit cinq fonctions principales liées à la guerre, en dehors bien entendu d’un quelconque rôle militaire:

a) Une fonction économique

A propos de la production et de l’économie de guerre le groupe constate:

« …dans le cas du « gaspillage » militaire, il est évident que l’utilité sociale est manifeste. Cela provient du fait que le « gaspillage » de la production de guerre s’accomplit complètement en dehors des cadres de l’économie de l’offre et de la demande. En tant que tel, ce « gaspillage » constitue le seul secteur important de l’économie globale qui soit sujet à un contrôle complet et discrétionnaire de la part de l’autorité centrale. » (p. 93)

Et le groupe d’ajouter que si la guerre est le moyen d’écouler les stocks, ce qui est un raisonnement trop « simpliste » (sic), l’économie de guerre d’une manière générale contribue à la stabilisation des progrès des économies… « …du fait que ce secteur n’est pas sensible aux contractions qui peuvent se produire dans le secteur privé, et qu’il a fourni une sorte de pare-chocs ou de balancier de l’économie ». (p.95)

Et de constater que durant la seconde guerre mondiale le niveau de vie américain avait augmenté!

« Le fait que la guerre soit un »gaspillage » est précisément ce qui la rend susceptible de remplir ses propres fonctions. Et plus vite l’économie accomplit des progrès, plus lourd doit être ce volant de secours. » (p.94)

Ce qui avait été souligné, en 1957, par un ancien secrétaire à la Défense, Frank Pace, par cette formule:

« S’il existe, comme je le suppose, une relation directe entre le pouvoir stimulant que comportent de grandes

, cela provient simplement du fait que les dépenses militaires, per se, peuvent être favorisées exclusivement pour des motifs économiques en tant que stimulant du métabolisme national. »

b) Une fonction politique

La fonction essentielle de la guerre sur le plan politique concerne la stabilité sociale et la reconnaissance d’un état en temps que nation de par la puissance qu’il est susceptible d’imposer aux autres s’il en a les moyens techniques.

« La guerre, en temps que système social, a non seulement constitué un élément essentiel de l’existence des nations en temps qu’entités politiques indépendantes, mais elle a également été indispensable à la stabilité intérieure de leurs structures politiques. Sans elle, aucun gouvernement n’a jamais été capable de faire reconnaître sa « légitimité », ou son droit à diriger la société. La possibilité d’une guerre crée le sentiment de contrainte extérieure sans lequel aucun gouvernement ne peut conserver longtemps le pouvoir ». (p.100)

C’est donc par la menace que l’on maintient la cohésion politique d’une société: tout le travail du « groupe d’étude spéciale » sera, nous allons le voir, de définir et d’exploiter la meilleure menace possible. Pour lui, la guerre est garante de la légitimité politique de l’état!

c) Une fonction sociologique

La fonction essentielle sociologique observée est celle de l’utilisation des éléments asociaux ou de conserver un rôle nécessaire aux éléments antisociaux dans la société.

« Les mouvements sociaux, facteurs de désintégration et d’instabilité, décrits en gros comme « fascistes », ont traditionnellement pris naissance dans des sociétés à qui manquaient des soupapes de sûreté, militaires ou paramilitaires, susceptibles de satisfaire les besoins de ses éléments. » (p.104)

« Les euphémismes courants – « délinquance juvénile » et « aliénation » – ont connu des équivalents à toutes les époques. Autrefois de tels problèmes étaient réglés par les militaires sans complications judiciaires, par le moyen des bandes armées et de l’asservissement pur et simple.

Mais il n’est pas difficile d’imaginer, par exemple , le degré de désintégration sociale jusqu’où auraient pu aller les États-Unis au cours des deux dernières décennies, si le problème des résistants sociaux, nés de la Deuxième Guerre Mondiale, n’avait pas été prévu et réglé de manière efficace. Les plus jeunes de ces résistants, et les plus dangereux, ont été pris en main par le système de service militaire sélectif (Selective Service System ). » (p.104)

La seconde fonction observée est celle de l’utilisation de personnes inaptes à tout type d’emploi dans l’administration, le commerce, l’industrie ou l’agriculture, ce que l’on a pu appeler autrefois « la chair à canons » et plus récemment de façon moins péjorative « les chiens de guerre », pour lesquelles l’armée et les activités guerrières étaient les seules possibles.

En matière de cohésion sociale, le rapport insiste sur l’analyse des sociétés anciennes pour souligner le rôle des meurtres rituels et des sacrifices humains, par exemple dans les sociétés précolombiennes.

« Dans ces sociétés, le sacrifice humain avait pour but de maintenir le vestige d’un « gage » de l’aptitude que conservait la société à faire la guerre et de sa volonté de la faire – autrement dit de tuer et d’être tué – dans le cas où quelque circonstance mystérieuse – c’est à dire imprévue – rendrait cette éventualité possible. …. / …
C’était avant tout, sinon exclusivement, une façon symbolique de rappeler que la guerre avait été autrefois la force centrale organisatrice de la société, et que les conditions de sa réapparition pouvait revenir. » (p.112)

Sans préjuger de la remise en place d’une forme « moins barbare » lors de la transition vers des régimes de paix, le groupe retient que:

« L’existence d’une menace extérieure à laquelle il est ajouté foi est, par conséquent, essentielle à la cohésion sociale aussi bien qu’à l’acceptation d’une autorité politique. » (p.113)

d) Une fonction écologique

La fonction essentielle observée sur le plan écologique est celle de régulation des populations.

Mais le groupe constate que la guerre a un effet sélectif (on pourrait presque dire une pression de sélection au sens darwinien) négatif.

En effet, dans la plupart des sociétés, ce sont les éléments les plus doués et les plus forts qui historiquement embrassaient la carrière militaire et se trouvaient de ce fait les plus exposés.

« Dans les sociétés humaines, ceux qui se battent et qui meurent dans des guerres nécessaires à la survie de l’espèce sont en général les plus forts de ses membres sur le plan biologique. Il s’agit là donc d’une sélection naturelle à l’envers » (p.115)

Le rapport évoque les autres moyens classiquement utilisés dans les sociétés anciennes pour réguler les populations:

- l’infanticide (Chine, Amérique précolombienne)
- la vie monastique (Tibet, Europe chrétienne)
- l’émigration forcée
- l’application étendue de la peine de mort (Chine Impériale)

On peut également songer à la pratique de la capture d’esclaves comme en Afrique Noire ou dans les Balkans (Janissaires, femmes circassiennes, etc.…)

Le rapport souligne enfin l’intérêt des nouvelles armes de destruction massive qui n’éliminent plus préférentiellement les militaires mais massivement les populations civiles dans leur globalité.

« Le second facteur, encore actuel, est l’efficacité des méthodes modernes de destruction de masse. Même s’il n’était pas nécessaire de recourir à leur usage pour lutter contre une crise de surpopulation mondiale, elles offrent peut-être paradoxalement, la première possibilité, dans l’histoire de l’humanité, de mettre fin aux effets régressifs de la guerre sur la sélection naturelle. Les armes nucléaires ne choisissent pas. Leur usage mettrait fin à la destruction disproportionnée des membres les plus forts de l’espèce… » (p. 117 / 118)

Enfin le rapport souligne que la régression des maladies, l’accroissement de la longévité et la très forte régression des maladies infantiles autrefois fatales conduisent à laisser se développer des mutations indésirables pour l’espèce.

« Il semble clair qu’une nouvelle fonction quasi-eugénique de la guerre est en train de se développer, dont il faudra tenir compte dans tout plan de transition vers la paix. » (p.119)

e) Une fonction scientifique et culturelle

Le rapport constate que la guerre et les activités militaires constituent le moteur essentiel de la recherche scientifique et que celle-ci a largement influencé le développement de l’art surtout en matière de peinture, sculpture, littérature et musique.

« La guerre est la principale force qui soit à l’origine du développement de la science, à tous les niveaux, depuis la conception abstraite jusqu’à l’application technique. La société moderne accorde une grande valeur à la science « pure », mais il est historiquement indiscutable que toutes les découvertes d’importance majeure qui ont été faites dans les sciences naturelles ont été inspirées par les nécessités, réelles ou imaginaires, de leur époque. Les conséquences de ces découvertes se sont étendues beaucoup plus loin, mais la guerre a toujours fourni le stimulant qui a été à leur origine. » (p.122)

On ne peut que songer en lisant ces lignes au nombre colossal de publications sur l’acétylcholinestérase… premier enzyme « travaillé » par la biologie moléculaire des laboratoires militaires, car il intervient dans les mécanismes physiologiques de paralysie respiratoire liés aux gaz de combat, notamment les gaz asphyxiants!

D’autres fonctions mineures de la guerre sont également évoquées:

- Un « facteur de libération sociale », facteur psychologique de dispersion des tensions

- Un facteur de stabilisation des conflits entre générations, permettant »… aux générations les plus âgées et par conséquent physiquement diminuées, aptes à maintenir leur contrôle sur les générations les plus jeunes, en les détruisant au besoin. » (p. 125)

- Un facteur de contrôle du chômage, en permettant bien évidemment de recréer des emplois par l’économie de guerre et en éliminant certains de ceux qui se seraient engagés, ou plutôt de ceux qui auraient été enrôlés…

 

IV – Les substituts aux fonctions de la guerre

Le rapport en évalue toute une série se rapportant aux cinq principales fonctions précédemment diagnostiquées.

a) Substituts aux fonctions économiques

Le groupe d’étude spéciale chiffre à 10% du PNB ( p.131) la quantité de richesses à détruire chaque année pour équilibrer la stabilité de l’expansion économique liée au « gaspillage » de la guerre.

Il imagine alors un programme de recherche de bien-être social lié à la réalisation onéreuse de nombreux investissements et aménagements (hôpitaux, cliniques, écoles, bibliothèques, logements, transports en commun, amélioration de l’environnement et dépollution de l’eau, enfin lutte généralisée contre la pauvreté).

Mais force est de constater qu’un tel programme connaîtra un terme au bout duquel seuls seront nécessaires des crédits de fonctionnement, annuels, modestes en comparaison et cela dans le cadre même de l’économie générale. (p.135)

Il envisage ensuite la recherche spatiale qui offre l’avantage d’être indéfinie dans l’espace et dans le temps, d’être infiniment dispendieuse.

Par ailleurs, cette recherche est en soit indissociable de la recherche à des fins militaires:

« A l’exception d’une fraction restreinte, tout le budget de recherches spatiales, si on l’estime en vertu de critères appliqués à des objectifs scientifiques comparables, doit être imputé de facto à l’économie militaire. Les recherches spatiales futures, prévues en temps que substitut à la guerre réduiraient les justifications « scientifiques » de leur budget à un pourcentage absolument minuscule. » (p. 137)

D’où l’intérêt de la recherche spatiale en temps que substitut économique au gaspillage de la guerre!

Dernier point, envisager un programme de désarmement universel qui, même s’il ne représente pas de dépenses considérables, devra être mis en place lors de la phase de transition nécessaire au passage à la paix.

b) Substituts au rôle politique

« Le système fondé sur la guerre rend possible la stabilité des gouvernements. Il y parvient essentiellement en fournissant à la société la nécessité permanente d’accepter une autorité politique. » (p. 140)

Pour se faire on peut envisager l’accroissement du poids et des missions des institutions internationales, créer un tribunal mondial, etc.…

En l’absence de conflit il faut trouver une menace suffisamment importante pour amener les sociétés à accepter leur sujétion à leur gouvernement.

On peut envisager, mais le groupe d’étude spéciale reste sceptique, de lancer l’idée d’une menace interplanétaire.
« On a affirmé avec chaleur qu’une telle menace donnerait « le dernier et le meilleur espoir de paix »en unissant l’humanité toute entière contre le danger de sa destruction par des « créatures » venues d’autres planètes ou de l’espace. » (p.143) Mais on peut également créer artificiellement des menaces terrestres « naturelles »:

« …pour être efficace, un substitut politique à la guerre devrait nécessiter des « ennemis de remplacement » dont certains risqueraient de paraître un tant soit peu « tirés par les cheveux » dans le contexte de l’actuel système fondé sur la guerre. Il pourrait consister en ceci, par exemple, que la pollution totale du milieu pourrait remplacer la possibilité de destruction en masse par des engins nucléaires, en tant que principale menace apparente exercée contre la survie de l’espèce. L’empoisonnement de l’air ainsi que des ressources principales de nourriture et d’eau est déjà en bonne voie et, à première vue, pourrait apparaître comme prometteur, vu sous cet angle; cet empoisonnement constitue une menace contre laquelle on ne peut se défendre qu’en utilisant à fond l’organisation sociale et le pouvoir politique.
Mais selon ce que l’on sait aujourd’hui, il faudra encore attendre la vie d’une génération ou d’une génération et demie avant que la pollution du milieu ambiant, si grave qu’elle soit déjà, devienne suffisamment menaçante, à l’échelle mondiale, pour pouvoir offrir une base possible à une solution de ce genre. » (p.143)

[Nous rappelons que ce texte a été écrit il y a quarante ans!!!]

D’une façon générale on est contraint, aux yeux des rédacteurs, par la logique de ce système:

« Si invraisemblables que puissent paraître les ennemis de remplacement dont nous venons de parler, il nous faut insister sur le fait qu’il faudra bien en trouver un, d’une ampleur et d’une crédibilité suffisantes, si l’on veut que la transition vers la paix aboutisse un jour sans désintégration sociale. Il est plus que probable, selon nous, qu’une telle menace devra être imaginée plutôt que créée, à partir de situations inconnues. » (p. 145)

c) réflexion sociologique

Comme il l’avait été souligné, il importe de pouvoir remédier à la capacité de nuisance sociale des délinquants, révoltés, asociaux, récidivistes, etc.…(Note d' Eva: Ce sont les couches populaires qui se font tuer, surtout, pendant les guerres, et par ex aux USA, on recrute même parmi les gangs de rues pour se débarrasser des fortes têtes, ou parmi les Noirs ou les Porto-Ricains. Il faut donc noter la connotation raciste, en plus de sociale)

Dans cette hypothèse le groupe spécial ne prévoit aucune solution originale autre qu’une certaine « forme d’embrigadement » ce que l’on a pu observer à diverses époques des ateliers nationaux aux chantiers de jeunesse.
Dans la ligne de MacNamara qui venait d’exposer ce problème avant de lancer le groupe d’étude spéciale, nous le rappelons, les rédacteurs du rapport imaginent une extension du Peace Corps, ce « Corps de
la Paix » susceptible d’encadrer les éléments les plus durs et les moins fiables de la société vers des activités de type humanitaire « en faveur du progrès« !

Par ailleurs, on songe sérieusement à réintroduire l’esclavage sous une forme insidieuse, telle qu’elle a pu être imaginée dans certains romans d’anticipation, dont bien entendu le fameux « meilleur des mondes » d’Aldous Huxley.

« Il est parfaitement possible que la création d’une forme subtile d’esclavage soit une condition préalable absolue à la direction d’une société appartenant à un monde sans guerres. En pratique, la transformation des codes de discipline militaire en une forme d’esclavage, appelée par euphémisme d’un autre nom, ne réclamerait, de façon surprenante, qu’une révision de faible importance… » (p. 150)

Par ailleurs l’ennemi de remplacement doit apparaître suffisamment menaçant pour justifier d’ exiger la nécessité « de payer le prix du sang » dans de très larges domaines des affaires humaines. (p. 151) (Note d'eva: L'ennemi était Russe, maintenant il devient Musulman, Islamiste, terroriste - et tant pis pour les amagalmes ! Et ensuite, il deviendra Chinois. S'il n'y a pas d'ennemis, on les créée, comme pour l'Irak, la Yougoslavie ou l'Iran).

« Les modèles fictifs doivent présenter une force de conviction extraordinaire à laquelle doit s’ajouter une possibilité notable de sacrifices de vies humaines; la construction d’une structure mythologique ou religieuse « à la page » (choc de civilisations ‘ Note d'eva) , à cette fin, présenterait à notre époque des difficultés, mais mérite d’être prise en considération. » (p. 151)

Enfin dans le but de canaliser les déviances de certains asociaux, les rédacteurs n’hésitent pas à envisager la mise à l’honneur de « jeux sanglants » en vue de garder un contrôle effectif sur les pulsions agressives des individus« . (p. 151)

On ne peut oublier de nos jours les multiples scénarii des jeux de rôle, des jeux informatiques, des films qui correspondent à cette idée.

On se rappellera au moins « Les chasses du comte Zarov » qui est aujourd’hui un morceau d’anthologie.

Les auteurs imaginent même faire d’une pierre deux coups:

« …il serait possible de faire des individus asociaux, dont il faut garder en main le contrôle au moyen d’une institution quelconque, « l’ennemi de remplacement » nécessaire à la cohésion de la société. (Et voilà nos cités désignées comme l'ennemi "intérieur" ! Note d'eva). L’impossibilité accrue, inévitable et irréversible pour certains, d’être employés, et l’extension parallèle d’une aliénation généralisée par rapport aux valeurs normalement admises pourrait obliger à envisager de telles mesures, et pourrait faire qu’elles deviennent nécessaires, même en tant que complément au système fondé sur la guerre. » (p.152/ 153)

Le tout est évidemment de savoir ce que l’on appelle les « valeurs normalement admises » dans un monde qui ne prend en compte que des critères de survie des plus forts indépendamment de toute valeur éthique ou morale!

d) rôle écologique des substituts

Il s’agit de lutter d’abord contre l’effet anti-eugénique de la guerre:

« La guerre n’a jamais été un facteur de progrès génétique. Mais en tant que système de contrôle brut de la population, utilisé en vue de préserver l’existence même de l’espèce, rien ne peut lui être reproché…. Il est évident que l’obligation de limiter la procréation aux produits de l’insémination artificielle fournirait un contrôle des niveaux de population parfaitement adapté à son rôle de substitut de la guerre. Un tel système de reproduction aurait, bien entendu, l’avantage supplémentaire de pouvoir être directement l’objet d’une administration eugénique. Ses développements futurs, tels qu’on peut les prévoir - la conception et la croissance embryonnaire se produisant en totalité en laboratoire – permettraient d’étendre le contrôle jusqu’à ses conclusions logiques. La fonction écologique de la guerre ne serait pas seulement, dans de telles conditions, remplacée, mais surpassée dans le domaine de l’efficacité. La première étape – contrôle total de la conception grâce à une variante des « pilules » susceptible d’être répandue partout, par l’eau ou par l’intermédiaire de certains aliments essentiels, compensée par un « antidote » également contrôlé – est en train de se réaliser. Il ne semble pas qu’il soit nécessaire, dans un avenir prévisible, d’en revenir à aucune des pratiques démodées dont il a été question au chapitre précédent (telles que l’infanticide, etc.…) comme cela aurait été le cas si la possibilité de passer à un état de paix était survenu il y a deux générations. » (p. 154 / 155) Sic!

Or conclut le groupe, une telle politique eugéniste ne peut être mise en place tant que le système fondé sur la guerre est encore pratiqué. Car : « Un excès de population, c’est du matériel de guerre. Tant qu’une société quelconque devra tenir compte d’unepossibilité de guerre, si éloignée soit-elle, elle doit maintenir le maximum supportable de population, même si, en agissant ainsi, elle aggrave de façon sérieuse sa situation économique. » (p. 156)

e) Culture et sciences

La dynamique créée par la guerre en matière de recherche scientifique et culturelle ira s’amenuisant durant encore deux générations en bénéficiant de l’effet actuel d’entraînement.

Cependant, les recherches nécessaires à la mise en place des programmes d’eugénisme et les technologies à améliorer pour réaliser le programme de bien-être social devraient nécessiter la participation de très nombreux centres de recherche.

Hors de ces branches, aucun substitut aux effets de la guerre sur la recherche scientifique ne semblent avoir été trouvé. « …par définition, nous sommes incapables de concevoir les questions scientifiques qui pourraient se poser une fois que celles que nous sommes capables de comprendre aujourd’hui auront trouvé leur réponse. » (p. 162)

V – Conclusions du rapport et implications

Partant du principe que la guerre est « la base même de organisation sur laquelle toutes les sociétés modernes sont construites. » (p.165) les auteurs du rapport concluent à la nécessité d’avoir recours aux substituts précédemment envisagés afin « de se préparer très soigneusement à l’éventualité de la paix, non que nous pensions que la fin des guerres soit nécessairement souhaitable, si même elle est possible, mais parce qu’elle pourrait nous prendre par surprise, sous une forme à laquelle nous pourrions ne pas être préparés. » (p.188)

En particulier, pour les cinq fonctions fondamentales de la guerre, le rapport recommande une série de mesures dont nous voyons chaque jour un peu plus la réalisation prendre forme depuis quarante ans dans les orientations techniques de la recherche scientifique, l’amélioration des techniques et les transformations de notre vie quotidienne.

a) En matière économique

Nécessité de mettre en place un système de consommation de richesses « à des fins totalement non productives » (p.170)

- Programme de bien-être social pour l’amélioration maximale des conditions de vie
Ce sera la mise en place de la société de consommation de biens non plus durables mais jetables et éternellement renouvelables, ainsi que la quête indéfinie des revendications matérialistes dans nos sociétés occidentales « modernes ».

- Programme spatial sans fin « dirigé vers des cibles impossibles à atteindre » (p.172)

C’est bien ce qui a été mis en place par la Nasa.

- Système d’inspection de désarmement « ultra subtil, ritualisé »

Le show médiatique hors du commun auquel nous venons d’assister avec l’affaire d’Iraq en est la parfaite illustration….et se passe de commentaires!

b) En matière politique

- Création d’une force de police internationale omniprésente.

C’est ce qui est réalisé à travers le renforcement des structures des Nations Unies, la création du Tribunal Pénal International", au pouvoir discrétionnaire, puisque les ressortissants israéliens et Américains sont exclus de sa juridiction.(La folie de notre société peut se mesurer avec cette phrase: Les pires criminels bénéficient de l'impunité, se l'octroient eux-mêmes ! Et par ex, on retrouvera devant le TPI Milosevic, et pas Bush ! Note d'Eva)

En matière de surveillance on soulignera la mise en place du réseau « échelon » et l’ensemble des systèmes d’écoutes satellitaires mis en place depuis vingt ans, par les États Unis.

Il est symptomatique de constater que deux pays y jouent un rôle déterminant dans la mise en place des structures au sol nécessaires: le Royaume Uni et l’Australie.

Ce seront, comme par hasard, les seuls pays aux côtés des USA lors de l’invasion de l’Iraq.

- Accréditer l’existence d’une menace extra-terrestre

(Et voilà ! Tant de blogueurs, aujourd'hui, plongent avec gourmandise dans cette voie-là. Note d'Eva).

Depuis la fin de la guerre toute suggestion d’une vie extra-terrestre a été systématiquement rejetée par les « savants ». L’invention du spectro-photomètre prouvait pourtant, par analyse de la lumière reçue des étoiles, l’universalité de la structure atomique et du tableau périodique des éléments de Mendeleieff.

Ces faits à eux seuls prouvaient que l’existence de la vie sans être certaine était probable (et les gourous de la guerre vont allégrement en user, et en abuser, pour nous fera avaler la nécessité des guerres, de sécurité, de lois liberticides..., note d'Eva), ailleurs, dans l’espace et dans le temps.

Depuis une vingtaine d’années, la tendance s’est inversée sur le plan scientifique et surtout sur le plan médiatique. On assiste en effet à un foisonnement d’émissions télévisées sur les OVNI, à une multiplication de séries sur les extra-terrestres, etc.…

Nous citerons parmi les plus connues actuellement : « Les envahisseurs », « X-files », « Stargate ».

On peut y remarquer que de plus en plus « les créatures de l’au-delà » apparaissent dangereuses et impitoyables pour l’espèce humaine. Même chose au cinéma

Tout est fait aujourd’hui pour accréditer dans l’esprit du grand public que l’extraterrestre existe nécessairement et sera forcément destructeur s’il parvenait sur terre.

- Menace sur les sociétés par pollution massive du milieu ambiant

Les exemples sont légion… On citera au hasard:

. Les positions antiécologiques du Président George W. Bush (voir en annexe)
. L’action pour le moins équivoque de grandes associations comme Green Peace dont les liens avec le lobby pétrolier ne sont plus à démontrer et qui oeuvre contre le nucléaire pour le maintien de l’emploi superfaitatoire d’énergies fossiles polluantes. ( effet de serre, pollution aérienne, etc…)
. L’offensive récente antiécologique de la nouvelle doctrine du « développement durable » qui prône qu’il n’y a pas « d’état de nature naturel » puisque
la Nature est en perpétuelle évolution et que son état à un moment donné est fonction des activités humaines que la Nature ne saurait entraver.
. La pollution massive du sol et des nappes phréatiques par des pratiques agricoles sciemment orientées vers l’emploi de plus en plus massif de substances dangereuses et pratiquement non biodégradables (engrais, pesticides, herbicides).
. L’emploi de substances à risque dans l’industrie (mercure, amiante, etc.…dont les effets cancérigènes sont connus)
. L’existence d’accidents répétés comme la pollution marine par tankers « poubelles » toujours pas interdits
. La mise au point d’un ensemble « d’instruments biologiques destructeurs » dont nous reparlerons au paragraphe suivant.

- La création d’ennemis fictifs « même tirés par les cheveux » (sic)

A l’heure de l’invasion de l’Iraq sans aucun motif autre que d’avoir été désigné comme « l’ennemi des États-Unis », et pourquoi pas du genre humain, tout commentaire est superflu!

On pourra aussi, et c’est lié, évoquer la curieuse affaire des tours du 11 septembre et la désignation de « l’islamisme » comme cause de tous les maux…

c) En matière sociologique

- Encadrement de la population et des entreprises

Si le rapport propose « pour faire plaisir » à monsieur McNamara, qui est à l’origine de l’étude, une extension des fonctions du « Peace Corps » – Le Corps de la Paix – force est de constater qu’avec les progrès de l’informatique et la généralisation des connections multimédia, les entreprises comme les individus sont pris dans un faisceau d’éléments de surveillance de plus en plus performants.

- Création d’une forme moderne de l’esclavage

Sans parler d’une exploitation non institutionnalisée des immigrés dans certains contextes, on songera aux effets de la délocalisation et aux conditions de travail dans le Tiers Monde.

On songera aussi à la paupérisation croissante de ces régions, liées à la volonté des institutions internationales comme la Banque Mondiale ou le F.M.I. (Tiens, revoilà notre "ami" DSK ‘ Note d'eva) qui obligent par exemple au démantèlement des caisses de stabilisation qui assuraient un revenu décent aux producteurs de produits agricoles de rente comme le café ou le cacao, qui ont pesé de tout leur poids pour la dévaluation de 100% du franc C.F.A., etc.…On se rappellera aussi qu’il existe un bureau des délocalisations à Bruxelles pour la C.E.E. (L'UE est vraiment notre "amie", comme DSK ! Note d'eva).

- Pollution ambiante intensifiée

Voir au paragraphe « politique », les deux sujets politique et sociologie étant effectivement intimement liés.

- Nouvelles religions et mythologies

On peut songer à l’émergence soudaine et politiquement favorisée de l’Islam en pays traditionnellement chrétiens.
On peut se rappeler le rôle des États-unis dans la guerre du Kosovo, qui ne visait qu’à l’instauration d’une république musulmane stable dans une zone balkanisée à la suite de la chute du mur de Berlin.

On pensera aux nouvelles mythologies nées aux États-unis comme le mouvement « New Age ».

Sur le plan purement religieux on évoquera le foisonnement des sectes aux U.S.A. qui prolifèrent sous le regard souvent bienveillant des membres de la Haute Administration…dont certains des acteurs les plus influents sont eux-mêmes liés à certaines sectes!

On peut aussi évoquer les mouvements charismatiques ou oecuménistes.

Nous mentionnerons enfin la multinationale « Universal », nouvelle « église » née au Brésil où elle compte plus de six millions d’adeptes et qui prend pied aujourd’hui en Europe par le Portugal. Sa doctrine fumeuse s’apparente à un syncrétisme chrétien amalgamé avec les mythes de la musique rock.

Des séries télévisées d’origine américaine sont consacrées aux sorciers, à Satan, aux vampires, etc.… Les sites web sur les mêmes sujets se multiplient sans soulever la moindre réprobation politique

On peut aussi penser aux mythologies païennes remises à l’honneur depuis quelques années comme le druidisme et les cultes solaires favorisés par certaines sectes comme le Temple Solaire ou certains films comme « le seigneur des anneaux » qui popularisent des mythologies oubliées du grand public.

- Jeux « sanglants » d’utilité sociale

Sans que nous en soyons encore à la réalisation pratique de « Roller Ball », nous devons admettre que l’exaltation de la violence est omniprésente dans le monde médiatique.

C’est une banalité que de dire que la violence est partout à la télévision.

Depuis « Orange mécanique » les films sont légion.

Les jeux vidéo sont tous axés sur la destruction d’ennemis.

Des films comme « Les chasses du comte Zarov » mettent en scène des chasses à l’homme.

Des jeux télévisés de plus en plus nombreux sont conçus autour de l’idée d’élimination de concurrents à travers des épreuves physiques.

Le concept de « jeu de rôle » a fait une percée.

Il s’agit de poursuivre la mise en scène de scénarii souvent sanglants entre des partenaires fictifs…

La vulgarisation probable de la technique des hologrammes dans les prochaines années donnera à cette discipline un nouvel essor et un plus grand « réalisme ».

La déification des sportifs atteint son paroxysme et la violence sur les stades de football est courante.

Les mentalités sont donc conduites à admettre une banalisation de la violence et à rechercher des « sensations » de plus en plus « fortes » qui pourraient bien effectivement déboucher sur l’instauration de spectacles effectivement sanglants, auprès desquels certains combats de boxe Taï sembleraient dignes des patronages.

Certaines enquêtes sérieuses dans le monde pornographique laissent même entendre que des scènes de viols avec meurtres, surtout en Amérique latine, n’ont pas été simulées…

d) Écologie

Les recommandations sont orientées vers deux directions : la limitation de la population et l’eugénisme, d’une part, la pollution du milieu ambiant utilisée comme menace de pression sur la société pour en maintenir la cohésion, de l’autre.

Nous avons déjà évoqué aux paragraphes « sociologie » et « politique » un ensemble d’effets polluants d’origine physico-chimiques.

Nous n’évoquerons donc ici que les éléments d’origine biologique qui viennent en complément des précédents et / ou oeuvrent dans la même voie.

Tout un ensemble de méthodes et de recherches concourent à cet effet.

Ils combinent à la fois des possibilités étendues de limitation de la population et de pollution du milieu biologique.

Nous citerons ici, dans l’état actuel de nos connaissances, les réalisations mises en place à ce jour :

- Les campagnes de vaccination

Mises en place à l’initiative d’organismes internationaux comme l’OMS, ces campagnes préconisées, voire forcées dans certains pays du Tiers Monde par suite d’accords avec la Banque Mondiale ou le FMI, sont faites beaucoup plus dans un but abortif ou contraceptif que dans un but prophylactique.

Il est d’ailleurs symptomatique de voir que la vaccination contre la variole, maladie nullement éradiquée – (comme si on pouvait éradiquer un virus de la planète!) – a été arrêtée.

Les campagnes de vaccination actuelle visent essentiellement les femmes. Le but à travers le vaccin est l’incorporation de substances abortives, contraceptives ou stérilisantes.

Ces compléments aux toxines vaccinales sont de deux ordres: des substances allogènes contraceptives à forte concentration ou des hormones capables de déclencher des réactions antifoetales par auto-immunité.

Le détail de ces techniques ferait à lui seul l’objet d’une conférence et ne saurait être détaillé ici.

D’autres substances, ainsi injectables, sont susceptibles de favoriser des cancers sous l’influence de facteurs déclenchants, c’est notamment ce que l’on observe avec le cancer du cerveau induit potentiellement par l’abus des téléphones portables.

Ceci n’est pas de la science fiction : l’analyse fine par des laboratoires fiables indépendants à montré l’existence de telles substances de façon indubitable dans les doses distribuées par certains laboratoires dans le Tiers Monde.

- L’accès à l’eau potable

L’eau potable, par les traitements qu’elle subit, son universalité et son caractère indispensable, est un vecteur de choix pour véhiculer des produits abortifs et contraceptifs.

Rappelons que la conférence de Durban, où personne ne fut d’accord sur rien, se termina par un document prônant l’accession immédiate à l’eau potable pour un milliard sept cent millions d’hommes. Ce n’est pas un hasard!

Les campagnes des ONG, du Peace Corps, etc…visent toutes à favoriser l’accès à l’eau potable par des puits forés par leurs soins ou par des adductions et des stations d’épuration édifiées à leur initiative.

Dans tous les cas, cet accès à l’eau est assorti du déversement dans les puits et les conduites de substances dont les effets contribuent de manière non sélective à limiter la population.

- L’épidémiologie

Les épidémies sont l’occasion de campagnes de vaccination qui ramènent aux cas précédemment évoqués.Certaines sont naturelles, mais d’autres sont provoquées.

De nombreux travaux actuels montrent que le S.I.D.A., certaines formes de choléra ou de pneumonie ne sont pas d’origine naturelle.

A l’heure où ces lignes sont écrites l’O.M.S. vient de lancer un grand battage médiatique, en plein milieu de l’invasion de l’Iraq à propos d’une forme de pneumopathie particulièrement virulente issue du sud-est asiatique…qui aurait fait quinze morts!

Il est clair que ce battage n’est qu’un prétexte à lancer de nouvelles campagnes de vaccination dont les effets seront de la nature décrite plus haut.

- Les épizooties

Nous ne citerons pour mémoire que le scandale de la fièvre aphteuse dont les causes aujourd’hui connues paraissent bien liées au produit de traitement de la parasitose du vairon – ce que curieusement nient les organismes vétérinaires, les organisations professionnelles agricoles et les laboratoires pharmacologiques concernés. Un bon nombre de « maladies » animales sont causées par des produits de traitement qui sont maintenus à l’utilisation. Ces produits contribuent à entretenir une menace écologique certaine sur le cheptel et par voix de conséquence sur la production alimentaire.

- Les O.G.M.

Les organismes génétiquement modifiés, soit disant à des fins thérapeutiques, ont surtout été créés pour assurer la maîtrise des productions au profit des semenciers (grâce aux gênes « Killer » ou « Terminator ») et des industriels de l’agrochimie (fabricants d’engrais et de pesticides)…car contrairement aux dires de certains, ces plantes sont beaucoup plus exigeantes et fragiles que les variétés « classiques ».

Ces O.G.M. qui sont en passe d’envahir le monde entier, sous couvert de l’aide humanitaire, vont conduire le Tiers Monde à se trouver à la merci d’un chantage à la famine de la part des fournisseurs de semences qui se trouvent être toutes des multinationales à capitaux américains.

(Nous soulignons que l’essentiel des travaux brevetés a porté jusqu’ici sur les céréales d’alimentation de fond du Tiers Monde : maïs, sorgho et riz.)

Par ailleurs, rappelons que nous ne disposons d’aucun recul pour juger durablement des effets sur l’organisme des protéines modifiées ou de leurs effets secondaires sur les organismes tant humains qu’animaux.

Enfin la multiplication des essais de plein champs va conduire à une généralisation de la dissémination de ces organismes par les effets de la pollinisation. Il est clair que la fameuse limitation à 1% de semences contaminées suffira à assurer la conversion totale des espèces concernées d’ici dix ans en espèces artificielles, donc aux mains des multinationales.

- « La guerre Climatique »

Nous nous devons, pour être complet, de mentionner ici le projet « Harp » qui permet à partir de modifications du champ électromagnétique par des champs d’antennes, dont les plus importantes sont installées en Alaska, d’induire des modifications spectaculaires et durables du régime pluviométriques à des milliers de kilomètres.

Sans que les alternances de sècheresses et d’inondations soient encore bien ciblées, un certain nombre de perturbations climatiques, comme les spectaculaires inondations allemandes de l’été 2002, ne sont pas d’origine naturelle, ce que le chancelier Schroeder avait alors publiquement souligné.

Pour ne citer que cela!

Au total, il existe aujourd’hui tout un arsenal conduisant à faire peser sur les populations et sur le milieu la menace durable et intense, à la discrétion des États-unis, souhaitée par le rapport!

e) Sciences et culture

Aucune recommandation n’est faite dans ces domaines, nous l’avons souligné.

Il est cependant clair que l’ensemble des travaux à mener pour parachever ce qui a été évoqué précédemment dans les domaines de la physique, de la chimie, de l’informatique et de la biologie constituent à eux seuls des moteurs puissants pour l’incitation à la recherche!

Conclusion

Loin de la fiction du « Meilleur des Mondes » dont on pourrait croire qu’il a servi de modèle aux membres du groupe d’étude spéciale, nous constatons que le rapport dit de « la Montagne de Fer » a servi de trame à la politique américaine mise en place depuis l’administration Johnson.

La guerre d’invasion de l’Iraq n’en est qu’une manifestation plus spectaculaire que d’autres.

Elle aurait pour effet d’achever la mainmise des États Unis sur les réserves énergétiques du monde, face à l’Europe et à la Chine qui en sont cruellement dépourvues pour le plus grand bénéfice de certaines multinationales.

Mais comme le souligne le rapport:

« Il est bien établi que certains groupes privés et certaines classes capitalistes ont intérêt à maintenir le système fondé sur la guerre. » (p. 180 / 181)

De ce point de vue, cette intervention est risquée d’autant que les motivations officielles de cette guerre sont suffisamment légères pour avoir soulevé la réprobation du monde entier.

Pourtant le rapport affirme:

« …toute situation de paix authentique et totale, si perfectionnée soit-elle, sera un facteur de déséquilibre jusqu’à preuve du contraire. » (p. 183)

Mais les auteurs restent conscients des risques qu’une telle politique belliciste pose:

(..)

Claude Timmerman

Annexe I

Liste des membres du « groupe d’étude spéciale »

(..)

Annexe II

Premier » bilan écologique » du président Bush

suite ici : http://infoguerilla.fr/’p=5095

http://www.alterinfo.net/Capitalisme-barbare-Guerre-inevitable-necessaire_a50320.html



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

04/11/2010

n°10 - Journal du Yémen - 19-09 au 03-11-2010 – Début - : Yémen : ce n'est pas Al-Qaeda que les USA combattent mais la démocratie.

n°10 - Journal du Yémen - 19-09 au 03-11-2010 – Début  - : Yémen : ce n'est pas Al-Qaeda que les USA combattent mais la démocratie.


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée US et ferment les oreilles aux autres sources.



    Journal du Yémen

                    n°10                                            de 19-09 au 03-11-2010

C.De broeder & M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

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d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

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Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Tiré à part :

Le Yémen source "de dangers"

Paroles & action du président Obama

Fausses Alertes Terroristes.

1 Lutte pour la libération du territoire

2 Politique

a) Yémen du Nord

b) Yémen du Sud

c Usa

3 Politique internationale

a) Pays Arabes & voisins

Fin

4 Brèves

4-1 Colis piégés- Le Yémen sous pression pour lutter contre Al-Qaeda.

5 Dossier

5-1 Les Etats-Unis ont-ils utilisé des sous-munitions au Yémen. ? oui.

5-2 Christian Merville : Le nouvel Afghanistan.

6 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

6-1 Al Qaïda Magreb : La ménace pour qui ?

7 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

7-1 Grégoire Lalieu, Michel Collon -Yémen : ce n’est pas Al-Quaïda que les USA combattent mais la démocratie.

 



Tiré à part :

Le Yémen source "de dangers"

nb : Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Le Yémen serait source "de très grands dangers" pour la sécurité du monde si l'Etat s'effondre dans ce pays, a déclaré un ministre britannique après une réunion de donateurs à New York. "La raison profonde" pour laquelle le Yémen doit être aidé "est la protection de la stabilité de l'Etat", a affirmé Alan Duncan, le ministre du développement international.
"Il y aura de très grands dangers pour le pays, pour la région et pour le monde si jamais l'Etat s'effondre", a-t-il ajouté, évoquant "un pays qui n'a plus de pétrole, plus d'eau et plus de temps".

Le forum des "Amis du Yémen", qui se tient en marge des travaux de l'assemblée générale de l'ONU, a fait le point sur les actions des donateurs en faveur du Yémen et du soutien à apporter au programme de réformes politiques, économiques et sécuritaires dans ce pays.

24-09

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/09/24/97001-20100924FILWWW00549-le-yemen-source-de-dangers-gb.php



Paroles & action du président Obama

Fausses Alertes Terroristes.

L’Etat De Terreur Permanent Mis en Scène Par Obama  - Ses Larbins Européens  - Leurs Medias - Objectif : « Drôner » le Yémen

Obama et ses vassaux européens reprennent à leur compte l’état de terreur permanent instauré par G.W. Bush après le 11 Septembre avec toujours les mêmes mises en scène éculées cette fois de « colis piégés » leurs effets d’annonces médiatiques instantanées passées en boucle avec les mêmes objectifs à l’intérieur de gains politiques opportunistes et à l’extérieur d’intensification guerrière cette fois contre le Yémen avec toujours en vue une attaque contre l’Iran. 

Parce qu’ils ne peuvent pas au nom de la « démocratie » - qu’ils piétinent à longueur d’années - imposer leur dictature mondiale en décrétant l’état d’urgence comme le font certaines dictatures locales, ils instaurent un état de terreur permanent afin de museler et asservir les peuples .
L’affaire des colis piégés trouvés dans des avions à destination des US tombent à pic à la veille des élections de mi mandat alors qu’Obama dans sa « guerre contre le terrorisme » rebaptisée « guerre sans fin « projette d’intensifier les interventions des forces armées US au Yémen.
Ces derniers 48h la presse hystérique a bâti ses Unes sur de soit disant colis contenant des explosifs transportés par deux avions ayant atterri à l’aéroport international de Philadelphie USA et un avion ayant atterri à l’aéroport international Newark Liberty dans le New Jersey. Mais comme plus tôt en Grande Bretagne ou un incident similaire s’est produit, toutes ces alertes se sont révélées être fausses aucune bombe n’a été trouvée contrairement aux élucubrations fantaisistes des médias américains et européens sous emprise américaine. Aucun explosif n’a été trouvé dans aucun de ces avions. Pourtant responsables politiques, Obama en tête, et leurs médias se sont précipités pour inventer un « complot au colis piégés » contre les US en provenance du Yémen qui - pure coïncidence - est la nouvelle cible du complexe militaro industriel US et de son nègre de service à
la Maison Blanche.
Hamed Farg, le chef de l’autorité civile de l’aviation yéménite a dit au Yémen Post qu’aucun avion cargo US que ce soit d’UPS, de Fed Ex, DHL ou toute autre Cie américaine n’avait décollé à destination des US ces dernières 48 heures.
Mohammed al-Shaibah, directeur du fret aérien de Yemenia Airways a lui aussi affirmé au Yémen Post qu‘aucun avion de fret d’UPS n’avait quitté le territoire yéménite ces dernières 48 heures. « Ces accusations sont fausses et sans fondement » a-t-il dit ajoutant « qu’aucun envoi de colis d’UPS ou de DHL du Yémen à destination de Chicago n’avait eu lieu ces dernières 48 heures. » « Tous les colis sont vérifiés avec soin au Yémen, et il n’y a aucune preuve montrant que le colis provenait du Yémen ».
De même, l’autorité de l’aviation civile des EAU a rejeté les affirmations qu’un vol des EAU décollant de Dubaï à destination des US contenait des « colis » suspects en provenance du Yémen.
Des avions de combat ont été dépêchés vendredi pour accompagner un avion des EAU jusqu’à l’aéroport international JFK à New York suite à une alerte de sécurité. Les autorités des EAU ont rejeté le fait que le vol 201 représentait une menace sécuritaire. Elles ont affirmé que ce vol ne transportait aucun fret «suspect» en provenance du Yémen comme l’avait affirmé l’agence NORAD de sécurité conjointe US-Canada.
« L’avion des EAU qui est arrivé aujourd’hui aux US en provenance de Dubaï ne contenait aucun colis venant du Yémen » a affirmé l’agence officielle d’information des Emirats WAM.
C’est
la NORAD qui a déclenché toute cette hystérie médiatique de fausses alertes aux colis piégés après que la Maison Blanche ait été prévenue par les services de renseignements saoudiens que ces deux avions transportaient des « colis en provenance du Yémen avec des explosifs ».
Après qu’ Obama ait donné son feu vert à des ventes d’armement pour un montant de 60 milliards de $ - un chiffre record dans l’histoire des ventes d’armes US - l’Arabie Saoudite semble donc avoir voulu renvoyer l’ascenseur pour le sauver, lui et son parti Démocrate, d’une déroute électorale à la mi mandat.
Comment un tel complot au « colis piégés » peut faire courir des risques aux US alors qu’aucun explosif n’a été détecté ? Que répondent à cela les politiciens et médias manipulateurs d’opinion ?
Obama et ses complices européens, ont adopté la même tactique politicienne que G.W Bush comme l’a d’ailleurs admis l’ancien chef de la sécurité intérieure US, Tom Ridge. Ce dernier a avoué que sous l’administration Bush des fausses alertes terroristes étaient lancées pour obtenir des avancées politiques. Obama fait donc sienne la politique des néo cons quelques jours avant les élections de mi mandat où sont parti Démocrate risque de perdre plusieurs sièges au profit des nouveaux venus extrémistes américains du Tea Party parti qui surfe sur la vague de mécontentement populaire provoquée par la récession économique aux US et son cortège de faillites destruction d’emplois et appauvrissement de la classe moyenne hyper endettée.
L’ancien conseiller de Bill Clinton, Robert Shapiro, avait déjà prévenu en Juillet qu’Obama s’appuierait sur une « surprise d’Octobre » sous forme de menace terroriste pour sauver sa présidence.
« Malheureusement les Américains ne croient pas dans les capacités de dirigeant du président Obama. Il doit trouver quelque chose avant Novembre pour prouver qu’il est un dirigeant qui peut inspirer la confiance et, mis à part un évènement type 11 Septembre ou un attentat type Oklahoma City, je ne vois pas comment il pourrait y parvenir ».
Objectif : « Drôner » le Yémen
La presse américaine dont le NYT qui titre le 29/10/2010 « Yémen Emerges as Base for Qaeda Attacks on US « ( le Yémen surgit comme base d’attaques d’ al Qaeda contre les US) s’est de suite emparée de l’affaire des fausses alertes pour accuser le Yémen d’être un nid de terroristes d’où sont programmées des attaques contre les US.
On avait déjà entendu cela de la part de ces médias propagandistes belliqueux pour l’Afghanistan et pour l’Irak, mensonge répété également par la suite pour le Yémen.
Ainsi l’année dernière en fin d’année le 25 Décembre plus précisément un Nigérien soit disant entraîné au Yémen avait essayé de faire exploser une bombe dans un vol commercial à destination de Détroit, USA. Cette histoire vite reléguée dans les oubliettes des effets d’annonce médiatique, est ressortie dans ces médias propagandistes américains suite à ces fausses alertes.
Ainsi Le NYT fait état d’inquiétudes de
la CIA concernant le Yémen malgré une coopération en matière de «contre terrorisme » entre les US et le gouvernement yéménite. Le NYT accuse même des citoyens américains d’origine yéménite et retournés dans leur pays d’origine d’être les instigateurs d’une soit disant vague de recrutement pour Al Qaeda Yémen.
Pourtant certains responsables des renseignements US et des analystes américains affirment eux que la branche d’al Qaeda au Yémen - qui s’appelle elle-même Al Qaeda dans
la Péninsule Arabique - ne considère pas les US comme une cible principale mais vise plutôt l’Arabie Saoudite et prétend vouloir renverser les gouvernements saoudien et yéménite. Ce qui offre un nouvel éclairage sur la «coopération» saoudienne dans la propagation de fausses alertes aux « colis piégés » en provenance du Yémen.
L’Arabie Saoudite est intervenue il y a quelques mois contre des rebelles yéménites du Nord Ouest mais après avoir essuyé de lourdes pertes à cesser depuis ces interventions militaires sur le territoire yéménite.
L’administration Obama qui cherche à intensifier ses opérations militaires cette fois directement sur le territoire du Yémen est intervenue pour faire pression sur le dictateur et président à vie du Yémen, Ali Abdullah Saleh, lui montrant des rapports des services secrets US « prouvant » que lui et sa famille - dont de nombreux membres occupent des postes gouvernementaux clé - étaient visés par Al Qaeda. Ils ont exigé de Saleh qu’il redouble d’effort pour combattre Al Qaeda mais aussi lui ont demandé que les US soient autorisés à lancer des attaques aériennes directement du territoire yéménite. Pour le convaincre, les US ont accru leur aide militaire et économique au Yémen.
Ce pays de 23 millions d’habitants est en proie à un grave problème de pénurie d’eau qui vient s’ajouter à l’extrême pauvreté dans laquelle vit une majorité de sa population. Ses quelques réserves de pétrole sont entrain de s’épuiser le gouvernement de Saleh ne contrôle en fait que quelques grandes villes dont la capitale Sanaa et des rebellions secouent sporadiquement le Nord Ouest et le Sud du pays.
Un rapide coup d’œil sur la carte du Yémen montre ses positions stratégiques dans le «Grand Moyen Orient » redessiné par les USA surtout celles liées à la route d’acheminement du pétrole des pays du Golfe via
la Mer D’Arabie le Golfe D’Aden vers l’Europe et sa proximité de l’Iran que les US continuent de vouloir militairement encercler en prévision d’une attaque. Pour se faire une ou plusieurs bases militaires au Yémen seraient les bienvenues car pas question d’attaquer l’Iran du Qatar ou l’armée US possède son centre de commandement le Qatar venant de réaffirmer son opposition ni non plus de l’Arabie Saoudite la coopération saoudienne ayant elle aussi ses limites.
PS : Les "colis piégés" étaient selon Obama destinés à des synagogues de Chicago le fief d'Obama - où il doit passer la nuit de samedi à dimanche - qui compte sur l'électorat juif américain pour voter Démocrate.
Obama a sauvé des synagogues alors cela mérite bien quelques dizaines de milliers de votes juifs non !
Encore une mise en scène américano sioniste grotesque!

http://www.planetenonviolence.org/Fausses-Alertes-Terroristes-L-Etat-De-Terreur-Permanent-Mis-en-Scene-Par-Obama-Ses-Larbins-Europeens-Leurs-Medias_a2305.html



Résistance

Lutte pour la libération du territoire

Qassem al-Rimi, annonce la création d'une armée.

Le chef militaire de la branche yéménite Qassem al-Rimi, a annoncé la mise en place d'une armée, baptisée  "Armée Aden-Abyane", pour libérer le Yémen "des croisés et de leurs agents apostats", dans un enregistrement sonore mis en ligne lundi.
"Nous nous apprêtons à mettre en place les premiers jalons de l'Armée Aden-Abyane pour défendre la nation et sa religion et libérer ses terres des croisés et de leurs agents apostats", affirme le chef militaire d'Al-Qaïda dans la Péninsule arabique (Aqpa). 
"Cette armée est dans ses premières étapes", a-t-il ajouté, appelant à "l'aide" les jihadistes au Yémen, un pays à structure tribale où la population est fortement armée. 
Son message a été mis en ligne sur le site Al-Malaham, lié à l'Aqpa. Son authenticité n'a pu être établie dans l'immédiat. 
L'Armée Aden-Abyane, du nom de deux provinces du sud du Yémen où l'Aqpa est de plus en plus active, semble s'inspirer de l'éphémère mouvement "Armée islamique d'Aden-Abyane", qui s'est éteint après l'exécution de son chef, Abou al-Hassan al-Mihdar, à la suite d'une prise d'otages d'occidentaux en 1998.  
Qassem al-Rimi, a indiqué que son groupe avait, ces derniers mois, pris pour cible les forces de sécurité et les services de la police dans le sud et l'est du Yémen, en ayant notamment recours à des "francs-tireurs et des explosifs". 
Cette tactique "a réussi, ce qui nous encourage à l'adopter prochainement" dans les opérations de l'Aqpa, a ajouté Rimi, avant d'avertir: "Nous avons jusqu'à présent gardé en main les principaux atouts du groupe, que nous serions amenés à utiliser selon l'évolution de la situation".
Pour le moment, "nous évitons la confrontation directe" avec l'armée du président Ali Abdallah Saleh dans les villes, "mais nous avons une présence dans plusieurs zones montagneuses, désertiques et côtières", avec l'intention de mener "une guerre d'usure pour élargir le front avec l'ennemi dans le but de l'affaiblir". 
"Nous avons un organigramme où ne sont admis que les élites, qui seront à l'avant-garde du projet de califat" islamique, a-t-il indiqué.

12/10/2010

http://www.almanar.com.lb


1 Au jour le jour

Exode de milliers de civils
20/09

Plusieurs milliers d'habitants de Houta, dans la province de Chabwa dans le sud-est du Yémen, ont fui la ville en raison de violents combats opposant l'armée à des militants présumés d'Al-Qaïda, a indiqué ce matin un responsable gouvernemental.
"Selon nos estimations, plus de huit mille personnes ont quitté la ville", a indiqué ce responsable s'exprimant sous le couvert de l'anonymat alors que des habitants qui ont fui la cité ont fait état de la poursuite des combats qui ont éclaté à la fin de la semaine dernière.
Des sources locales ont indiqué qu'il y avait eu 24 morts ou blessés, dont trois tués dans les rangs des hommes armés, et un au sein de de l'armée.

http://www.lefigaro.fr/f

 

Al Qaïda hors de Hawta ?

Un dirigeant affirme que l'armée a réussi à déloger des combattants de Hawta dans la province de Chabwa (sud-est), après cinq jours de combats.
Les soldats — appuyés par des chars et de l'artillerie lourde — assiégeaient depuis lundi la ville de Hawta.

Entre 80 à 100 combattants présumés d'al-Qaida s'étaient retranchés à Houta et dans les zones montagneuses qui la surplombent, avait indiqué un responsable local.
Le général Ahmed al-Maqdashi, qui est responsable de la sécurité dans ce secteur, affirme que les militants se sont enfuis dans les montagnes vendredi. L'armée se serait lancée à leur poursuite.
Des leaders tribaux affirment plutôt avoir négocié la fin du siège et convaincu les combattants de quitter pacifiquement. Ils disent que l'armée a pu reprendre la ville sans violence.

24 septembre  

http://www.journalmetro.com/monde/article/644442--le-yement-dit-avoir-expulse-al-qaida

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/09/25/97001-20100925FILWWW00330-yemen-une-ville-reprise-a-al-qaida.php

 

Un Suédois enlevé dans le sud

29/10

Un Suédois travaillant dans une cimenterie dans la province instable d'Abyane, dans le sud du Yémen, a été enlevé dans la nuit par des éléments tribaux.
Selon ce responsable qui a requis l'anonymat, quatre hommes armés ont enlevé le Suédois, directeur technique d'une cimenterie à Zinjibar (chef-lieu de la province d'Abyane), après qu'il eut quitté son lieu de travail et qu'il se rendait à Aden, principale ville du sud du Yémen.
Selon lui, les ravisseurs font partie de la tribu des Maraqicha qui entend ainsi faire pression sur le gouvernement pour obtenir la libération d'un membre de la tribu, emprisonné à Sanaa et condamné à mort.

AFP

 

06-10

Un membre du personnel de l'ambassade britannique a été blessé après d’une attaque à la roquette.

Selon la police, un tir de roquette a visé la voiture blindée Toyota 4x4 de l'ambassade qui transportait cinq membres du personnel de la chancellerie et qui se rendait à l'ambassade par la rue Khawlane.
Le numéro deux de l'ambassade, la diplomate Fiona Gibb, était à bord, mais n'a pas été blessé, ont indiqué des sources diplomatiques à Londres.

Un membre de l'ambassade a été légèrement blessé, a annoncé le Foreign Office.

Deux passants, une femme et un enfant, ont également été blessés, alors que la voiture a été endommagée et que ses vitres ont été brisées, selon la police.
Dans le même temps, un Français travaillant pour le groupe énergétique autrichien OMV a été tué et un employé britannique gravement blessé par un garde de sécurité qui a tiré sur eux dans l'enceinte du siège de la compagnie à Haddah, près de Sanaa, selon un communiqué du groupe. D'après le ministère de l'Intérieur, l'agresseur, Hicham Mohammed Ahmed Assem, a été arrêté. "Le garde a ouvert le feu sur le directeur, selon une source de sécurité.

http://www.lepoint.fr



2  Politique

a) Yemen

Ali Abdallah Saleh

11-02

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh a annoncé  le cessez-le-feu et le chef de la résistance Abdel Malek al-Houthi a ordonné à ses hommes de le respecter.

http://www.romandie.com/ats/news/100212124130.s8m770bk.asp


2a-1 Sur le terrain

Interdiction de vols de l'Allemagne: "punition collective", selon Sanaa

Le Yémen a regretté mardi la décision de l'Allemagne d'interdire tous les vols en provenance du Yémen, vols de passagers ou de fret, y voyant une "punition collective", c’est ce qu’a déclaré un porte-parole officiel à Sanaa.
"Le Yémen exprime ses regrets et son étonnement de la décision de l'Allemagne, avec laquelle il entretient de bonnes relations d'amitié et de coopération, d'interdire tous les vols" depuis les aéroports yéménites, a indiqué le porte-parole.    
"Les partenaires du Yémen auraient pu se tenir à ses côtes pour renforcer ses efforts pour vaincre le terrorisme au lieu de recourir à des décisions qui ne peuvent être assimilées qu'à des punitions collectives", a déploré le porte-parole, cité par l'agence officielle Saba.   
"Ce genre de décision précipitée et exagérée ne peut que nuire aux efforts du Yémen dans sa lutte contre le terrorisme et ne peut que servir les intérêts des terroristes qui cherchent à nuire au Yémen et à ses relations avec ses amis et ses partenaires régionaux et internationaux", a ajouté le porte-parole yéménite.
Le gouvernement allemand a décidé lundi d'étendre aux vols passagers l'interdiction des vols de fret en provenance du Yémen, après la découverte de colis piégés venant de ce pays et destinés aux Etats-Unis.

02/11/2010

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=160635&language=fr

 

Le Yémen sous surveillance.

nb : Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Le Yemen sous surveillance, explications de Dominique Thomas, spécialiste des mouvements islamistes à l’école des hautes études en sciences social avec Grégory Philipps 

Après la découverte vendredi de colis piégés à destination des Etats-Unis et en provenance du Yemen, la recherche des suspects se poursuit dans ce pays.

Une femme a été arrêtée.

Les transporteurs américains UPS et FedEx ont mis fin vendredi soir à leurs services à partir du Yémen. La France et l’Allemagne ont suspendu le transport de fret aérien en provenance du Yémen.

Les forces de sécurité ont établi hier soir des barrages de contrôle dans la plupart des quartiers de Sanaa, vérifiant l’identité des passagers des voitures.

La fouille des passagers et de leurs bagages personnels a été renforcée à l’aéroport international de Sanaa.

La jeune femme interpelée est “suspectée d’avoir envoyé des bombes dans des colis”, son numéro de téléphone portable figurait sur les bordereaux des paquets.

Des centaines d’étudiants yéménites ont manifesté ce dimanche à Sanaa pour réclamer la libération de cette personne qui serait une étudiante en cinquième année d’ingénierie, selon l’organisation yéménite de défense des droits de l’Homme Hood. "Où est la justice, où est la sécurité ? Libérez Hanane", scandaient les étudiants, dont des jeunes filles entièrement voilées.

31-10

http://www.france-info.com/monde-afrique-2010-10-31-

 

Colis piégés : Une Yéménite libérée, un Saoudien soupçonné…

nb - Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Les autorités yéménites ont libéré dimanche soir une femme de 22 ans qui avait été arrêtée avec sa mère et soupçonnée d'avoir envoyé les colis piégés retrouvés vendredi dans des avions au Royaume-Uni et à Dubaï.

L'étudiante aurait toutefois l'obligation de se rapporter aux autorités si celles-ci le demandent.

Hanan al-Samawi, qui étudiait en ingénierie informatique à l'Université de Sanaa, avait été interpellée samedi, de même que sa mère. Les enquêteurs affirmaient avoir remonté la piste de la jeune femme grâce au numéro de téléphone qu'elle aurait communiqué à une société de transports.

Cette arrestation a provoqué des manifestations étudiantes à Sanaa. L'association étudiante de l'université, qui demandait sa libération, affirmait qu'elle n'était pas connue pour avoir des activités militantes politiques ou religieuses.

Abdel-Rahman Barman, avocat de l'organisation nationale yéménite pour la défense des droits et de la liberté, croit qu'un malfaiteur aurait en fait usurpé son identité. « J'ai peur que cette fille soit une victime parce qu'il est insensé de penser qu'un individu s'apprêtant à commettre ce genre d'opération laisse une photo de sa carte d'identité ainsi que son numéro de téléphone », a-t-il dit.

Nouveau suspect

Les services de renseignement américains ont identifié un autre suspect dans cette affaire de colis piégés. L'artificier qui les a conçus serait le même que celui qui a fabriqué l'engin explosif de l'attentat raté de Noël dernier contre un avion de Northwest Airlines à destination des États-Unis.

Ibrahim Hassim al-Asiri, 28 ans, est considéré comme un proche d'Aqpa, la branche yéménite d'Al-Qaïda dans la péninsule arabique. Selon le Washington Post, les autorités américaines le soupçonnent d'être l'auteur de la bombe à la penthrite placée sur Farouk Abdulmutallab, le jeune Nigérian qui avait échoué à faire sauter un avion faisant la liaison Amsterdam-Détroit en décembre 2009.

Installé au Yémen, le Saoudien figure sur la liste des hommes les plus recherchés par son pays d'origine.

Les deux colis piégés saisis au Royaume-Uni et à Dubaï et à destination des États-Unis contenaient suffisamment de penthrite pour faire s'écraser un avion.

Les engins explosifs, destinés à des synagogues de la région de Chicago, ont été retrouvés dans deux avions.

Qatar Airways a annoncé que la bombe découverte à Dubaï avait transité par deux vols passagers différents : un vol Sanaa-Doha, capitale du Qatar et plaque tournante de la compagnie, puis un vol Doha-Dubaï.

Les États-Unis ne croient pas que d'autres colis piégés soient en circulation.

Radio-Canada.ca avecAgence France Presse, Associated Press et Reuters

1 novembre 2010 à 10 h 20

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2010/10/31/005-colis-pieges-suspect.shtml


2a-3 Les grandes manœuvres 

Signature d'un accord bilatéral entre le Yémen et le Japon sur l'adhésion du Yémen à l'OMC.

 Le Yémen et le Japon ont signé, hier vendredi à Genève, un accord bilatéral sur l'adhésion du Yémen à l'Organisation mondiale du commerce (OMC).
L'accord a été signé par les représentants permanents des deux pays à l'Organisation des Nations Unies à Genève.
Le représentant japonais, Shinichi Kitajima a réitéré le soutien de son pays au Yémen en vue de répondre à toutes les exigences dans tous les domaines de l'adhésion.
L'accord a été signé, en marge de la 8ème réunion du groupe de travail sur l'entrée du Yémen à l'OMC, après une série de pourparlers entre les deux pays.
Cet accord est considéré comme le 6e accord dans le cadre des efforts du Yémen pour l'adhésion à l'OMC, après la signature d'accords similaires avec l'UE,
la Chine, le Canada, l'Australie et la Corée du Sud, en plus de l'initialisation de l'autre accord avec les Etats-Unis.
A noter que le Yémen cherche à achever les étapes restantes des exigences de l'adhésion du Yémen à l'OMC, en particulier en ce qui concerne l'achèvement des négociations bilatérales relatives à l'adhésion avec les autres pays membres.
AS-MS SABA

30-10

http://www.sabanews.net/fr/news227619.htm



2) Usa  (le parrain)

Obama

Colis suspects: Obama déterminé à «détruire» Al-Qaïda …

nb - Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Le président américain, Barack Obama, s’est dit déterminé à «détruire» Al-Qaïda au Yémen après la découverte vendredi au Royaume-Uni et à Dubaï de colis en provenance du Yémen, contenant «apparemment» des explosifs et adressés à des lieux de culte juifs de Chicago.

La ministre britannique de l’intérieur, Theresa May, a confirmé que le paquet intercepté à l’aéroport d’East Midlands, au centre de l’Angleterre, «contenait effectivement du matériel explosif» en ajoutant qu’une enquête était en cours pour savoir s’il s’agissait d’un engin explosif susceptible de fonctionner.

M. Obama a pris la parole à Washington après l’alerte mondiale déclenchée par la découverte de ces colis dans des avions cargo et les craintes d’attentats aux Etats-Unis.

«Je veux tenir les Américains au courant d’une menace terroriste crédible sur notre pays», a-t-il déclaré. «Un examen minutieux de ces paquets montre qu’ils contiennent apparemment des explosifs».

Il a précisé que les colis étaient adressés «à des lieux de culte juifs, à Chicago», son fief électoral, où il est censé passer la nuit de samedi à dimanche, dans le cadre d’une ultime tournée avant les législatives de mardi.

L’enquête est en cours, mais le fait que les paquets aient été expédiés du Yémen orientent les soupçons vers la branche d’Al-Qaïda dans la péninsule arabique, qui a déjà tenté de s’en prendre aux Etats-Unis, en particulier lors d’un attentat raté à l’explosif contre un avion de ligne le jour de Noël 2009, mené par un jeune Nigérian.

«Nous continuons à renforcer notre coopération avec le gouvernement yéménite afin de déjouer de nouveaux attentats et de détruire la branche d’Al-Qaïda», dans la péninsule arabique, a affirmé M. Obama, en précisant que son conseiller pour l’anti-terrorisme, John Brennan, avait parlé au président du Yémen, Ali Abdallah Saleh.

Selon la Maison Blanche, M. Obama avait été tenu au courant jeudi soir d’une «éventuelle menace terroriste» visant les Etats-Unis. Cette dernière a pris une dimension mondiale vendredi avec des alertes lancées à Dubaï, en Europe et aux Etats-Unis.

Les colis suspects semblent contenir de la penthrite, un explosif très puissant, utilisé lors de l’attentat raté de Noël, rapportaient les médias américains.

Le paquet intercepté en Grande-Bretagne comprenait une imprimante dont la cartouche semble avoir été modifiée pour dissimuler l’explosif, selon la chaîne ABC qui cite des responsables américains. Le colis de Dubaï contenait des téléphones portables et des composants s’apparentant à «des détonateurs et une minuterie», selon la même source.

Sanaa s’est dit «prêt à enquêter sur les colis suspects qui proviendraient» du Yémen, a indiqué à l’AFP, sous couvert d’anonymat, un responsable yéménite.

Al-Qaïda au Yémen est devenue une cible privilégiée des Etats-Unis depuis l’attentat raté de Noël dernier. Lundi, le ministre yéménite des Affaires étrangères, Abou Bakr al-Kourbi, avait assuré que le réseau disposait de «centaines» de combattants au Yémen.

La Maison Blanche a remercié vendredi l’Arabie Saoudite qui a permis «d’obtenir des renseignements relatifs à l’imminence d’une menace émanant du Yémen».

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