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01/11/2010

n° 503 - Les Dossiers d'Irak :WikiLeaks - documents confidentiels - 31/10 - -: Fin -: Guerre d’Irak : les Etats-Unis face à leurs crimes.

n° 503 -  Les Dossiers d'Irak :WikiLeaks - documents confidentiels - 31/10 - -: Fin  -:  Guerre d’Irak : les Etats-Unis face à leurs crimes.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les Dossiers d'Irak

WikiLeaks - documents confidentiels

n° 503                                                      31/10/10

C.De Broeder & M.Lemaire



Le " Dossier d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur mes blog : 

http://www.dhblogs.be/categories/International.html  http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

 

b) Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

c) Sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dir...

d) Sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

e) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

f) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :  

4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

4-1 Gilles Devers : La puissance des Etats-Unis passe par la torture.

5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 Layla Anwar, une intellectuelle irakienne, et les révélations de WikiLeaks.

5-2 Un tribunal pénal international attend les USA, maintenant ...

5-3 Le régime de Bagdad sous le feu.

5-4 Irak : l’horreur ordinaire.

5-5 La torture, pratique courante des policiers irakiens.


Avant propos

Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- pour désigner les résistants qui osent leur résister...


 


4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

4-1 Gilles Devers : La puissance des Etats-Unis passe par la torture.

Ils sont fortiches les Ricains : la torture pour imposer la démocratie, en confiant le sale boulot aux irakiens... La masse de documents que publie WikiLeaks est un évènement rare, et d’une grande portée.

Depuis les mensonges flagrants de la Bush Compagny sur les armes de destruction massive, la torture par les soldats américains notamment à Abou Ghraib ou dans l’espace aérien, la privation totale des droits à Guantanamo, on peut jouer les blasés, et dire qu’on s’en doutait bien, et donc rien de neuf.

Pas d’accord. Car ce qui apparait à travers les 400 000 documents confidentiels publiés vendredi par le site WikiLeaks, c’est une pratique systématisée et de grande ampleur de la torture, connue, protégée et utilisée politiquement par les US. C’est aussi assez de précisions pour que la torture et le meurtre organisé ne soit pas une donnée générale, mais une réalité de fait. Parvenir à ce niveau précision, c’est rendre hommage, et déjà une peu justice, aux victimes.

M. Clegg, le vice-Premier ministre britannique Nick dans une interview à la télévision BBC One a réagi au juste niveau : « Nous pouvons déplorer la manière dont ces fuites ont eu lieu mais je pense que la nature des allégations faites est extraordinairement sérieuse. Leur lecture est affligeante et elles sont très graves. Je suppose que l'administration américaine voudra fournir sa propre réponse. Il ne nous appartient pas de leur dire comment le faire. Tout ce qui laisse à penser que des règles de base de la guerre, des conflits et du combat, ont été violées ou que de la torture a pu être de quelque manière que ce soit tolérée est extrêmement grave et doit être examiné ».

Du côté du Pentagone, on n’a pas vraiment compris ce qui se passe, ou on nous prend franchement pour des crétins. Pour l’un des porte-paroles, Geoff Morrell, a estimé que « la seule voie à suivre pour WikiLeaks est de restituer les documents volés et de les retirer de leurs sites internet au plus vite. Nous savons que nos ennemis glaneront ces informations pour comprendre comment nous fonctionnons, comment nous cultivons nos informateurs et réagissons en situation de combat, ainsi que pour s'informer sur les capacités de nos équipements militaires ». Même son de cloche chez une Hillary Clinton de plus en plus insupportable, déplorant cette publication qui peut « mettre en danger la vie des soldats et des civils des Etats-Unis et de leurs alliés ».

Ces documents ne sont pas des broutilles ou des ragots. Il s’agit des rapports d'incidents, rédigés par les officiers sur le terrain, constituant le fichier SIGACTS (« significant activity ») des forces américaines de janvier 2004 à décembre 2009. Le quotidien des horreuers de la guerre, des crimes de torture et des exécutions sommaires par milliers, et 600 cent civils tués par les soldats US en six ans aux checkpoints. Sans enquête, ni jugement, la question ne se posait pas : « Raisons de sécurité ».

Les documents montrent comment les officiers US ont constaté la pratique systématisée de la torture par les forces de sécurité irakiennes, ajoutée à des conditions de détention inhumaines. Je n’ai pas besoin de préciser que la définition de la torture et des traitements inhumains résultent des normes les plus impératives du droit international. Ces documents attestent ainsi que le commandement militaire US est complice d’actes de torture commis de manière systématiques sur des détenus, pour avoir transférer les pouvoir de sécurité en connaissance se cause. Les Etats-Unis s’affirment défenseur du droit, et refusent de ratifier le statut de la Cour pénale internationale : ce refus est l’aveu du crime.

Les US sont un Etat voyou qui inclut dans sa politique le recours à des pratiques criminelles. Les dirigeants, ces grands donneurs de leçons, ne connaissent le droit pour défendre leurs intérêts.

Maintenant, bonne lecture :

http://wikileaks.org/

http://warlogs.owni.fr/

http://wikileaks.org/iraq/diarydig

En 832, avait été à Bagdad la Maison de la Sagesse, d'où proviennent les illustrations, l’un des nombreux endroits du monde arabe où des savants se réunissent pour enseigner et étudier. Les Etats-Unis pourraient s’inspirer de cette civilisation.

Gilles Devers

Lundi 25 Octobre 2010

 http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/



5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

5-1 Layla Anwar, une intellectuelle irakienne, et les révélations de WikiLeaks.

Irak - Réflexions sur les War Logs

(1ère partie)

par Layla Anwar (23 octobre 2010)
Blog An Arab Woman Blues

  (« Le blues d’une femme Arabe »)

Cet écrit pourrait être le premier d’une série de publications sur le sujet ; je ne suis pas encore fixée. Je reste libre de laisser fuir mes pensées comme bon me semblera…

Le 23 octobre 2010, la publication par WikiLeaks de documents classés de l’armée américaine a représenté pour moi un tournant important, autant sur le plan personnel qu’en tant qu’irakienne. Certes je ne suis pas la seule concernée, je connais d’autres irakiens qui se sont sentis un TANT SOIT PEU soulagés.

L’un d’eux s’est exprimé à cet égard sur Twitter : « Je vous aime WikiLeaks, désormais je pourrai peut-être dormir un peu plus en paix ».

Sans que je sache d’où, ces mots sont sortis de ma bouche : « Nous demandons aux États-Unis et à l’Iran d’expliquer pourquoi ils nous ont tués, torturés, violés et exilés ».

En tant qu’irakienne, j’ai eu le sentiment de me réveiller lentement d’un long cauchemar. Ce sentiment ne m’a pas lâché de la nuit…quelque chose me rongeait les tripes. Il fallait que ça sorte.

Ce quelque chose, ce n’était ni la rage ni la tristesse qui m’habitent habituellement, mais bien plus…d’où ce texte.

J’ai passé de longues heures à parcourir les rapports de la Guerre, ou « War Logs », sur le site Web de WikiLeaks. Je les ai lus et relus, même si les noms ont été supprimés…sachant pertinemment que cette fuite ne retrace que de manière infinitésimale ce qui s’est réellement passé, et ce qui se passe encore…

Il n’empêche que je les ai parcourus de long en large, pas dans leur totalité, mais en les filtrant et en les choisissant, au hasard...

Dans les temps anciens, où les récits écrits n’existaient pas, l’Histoire s’écrivait de manière orale…par transmission, ce que l’on appelait « l’historiographie orale ». Les War Logs s’apparentent en quelque sorte à une transmission orale des événements, tels qu’ils se sont déroulés...

Et dans les temps anciens, à partir de cette transmission orale d’événements historiques, les gens étaient en mesure de se faire une idée de ce qui se passait. Avec les War Logs, c’est pareil. Même si les noms ont été supprimés, des indications de lieux et de dates y sont données à partir desquelles il est possible de dépeindre un tableau de la situation, un tableau plus précis je dirai…

Mais pourquoi cette démarche s’est-elle imposée à moi ?  Après tout, les fuites viennent simplement CONFIRMER ce que j’écris dans ce blog depuis des années. Pourquoi ai-je eu besoin de cette confirmation publique des événements, venant d’une instance supérieure, après sept ans de carnage, de torture, de viols et d’exil ?

Pourquoi ce concitoyen irakien a-t-il dit : « désormais, je pourrai peut-être dormir un peu plus en paix » ? Il est certain pourtant que ces documents classés n’ont révélé rien de plus que ce qu’il ne savait déjà.

Je me suis endormie en ruminant ces questions, puis j’ai fini par comprendre…

Avez-vous le souvenir, à un moment ou à un autre de votre vie, d’avoir été témoin de quelque chose d’épouvantable, de l’avoir signalé, d’en avoir parlé sans que personne ne vous croit ? Même ceux qui vous étaient proches, ou que vous croyiez proches, ne vous ont pas cru. Sans répit, vous avez répété ce que vous avez vu, personne n’a cru un mot de ce que vous disiez.

Or, cette vérité dont vous avez été témoin, vous ne vous êtes jamais résolu à l’oublier. Certains vous ont ridiculisé, vous ont traité de tels ou tels noms, vous ont fait taire, vous ont menacé de vous tuer, vous ont collé une étiquette de menteur(se), vous ont accusé de mythomanie ou de conspiration personnelle…Et au ridicule, se sont ajoutés la minimisation et la déformation des faits, ainsi que la culpabilisation : « voyons, ce n’est rien de grave » ou « rien de tout cela ne s’est passé », « tout cela n’est que mensonge et source de problèmes »...et parfois la pression était telle que vous commenciez à vous demander si, après tout, vous n’aviez pas des tendances mythomanes…que peut-être vous aviez mal vu, que tout cela n’était qu’une illusion...En d’autres termes, lorsque vous avez apporté la vérité, ces personnes vous ont ôté toute crédibilité et vous ont fait douté de la véracité de votre récit. Il vous est arrivé de vous murer dans un silence d’autiste ou de parfois surcompenser par une attitude encore plus provocatrice…pourtant vous vous sentiez terriblement seul(e).

Mais vous avez tenu bon, vous n’avez pas lâché prise...et même terriblement seul(e), vous avez réalisé, dans cette démarche d’entêtement et d’obstination, à quel point les faits ont été étouffés. ÉTOUFFÉS.

En même temps, plus vous creusez les faits, plus vous prenez conscience d’autres facteurs encore plus importants : les réseaux, alliances et autres guerres en marge de cette dissimulation. C’est alors que vous comprenez : plus la dissimulation s’installe, plus le mensonge grossit, plus la minimisation enfle, plus les omissions s’accumulent, plus la Vérité devient synonyme de danger. La Vérité derrière ce qui s’est passé et ce qui se passe encore.

Et à un moment précis dans le temps, une voix, une instance bienveillante vient vous conforter en vous disant : « J’ai une histoire à raconter » et dans un langage cryptique, vient répéter votre vérité et la révèle au grand jour. Vous devez encore lire entre les lignes, mais dans votre for intérieur, vous pensez : « Enfin, je ne suis plus seul(e). Enfin, tout ce que je croyais n’être que le fruit de mon imagination, se révèle être la Vérité ».

Alors le fardeau devient un peu moins lourd à porter ; vous avez le sentiment que le cauchemar se termine et que vous pourrez dormir un peu plus en paix.

C’est ce qui s’est passé le 23 octobre 2010 pour de nombreux irakiens qui portaient seuls le fardeau de leur Vérité : ils s’en sont déchargé d’une petite partie et ont pu ainsi espérer dormir plus tranquillement en osant imaginer, comme je l’ai moi-même fait, que peut-être - peut-être - un jour se réveilleront-ils de leur cauchemar en solo…

Dans la prochaine publication, j’aborderai les War Logs proprement dits et certaines informations importantes concernant le nettoyage ethnique, le rôle de l’Iran et les autres mini-guerres qui se sont déroulées dans le cadre de la Guerre elle-même : l’Occupation et la Destruction de l’Irak. Inchallah.

Traduction : Magali Fauchet

30 octobre 2010

Par Gilles Munier

http://www.france-irak-actualite.com/article-une-intellectuelle-irakienne-et-les-revelations-de-wikileaks-59965732.html


5-2 Un tribunal pénal international attend les USA, maintenant ...

On s’en doutait, maintenant on le sait. Les américains, en Irak on eu un comportement ignoble et inhumain. La torture dans les prisons irakiennes a été constante, dans la rue on a tiré sans sommations sur des femmes enceintes, on a instauré un climat de terreur en donnant aux soldats l’ordre de ne rien dire à l’extérieur. Pire encore je pense : Wikileaks ayant prévenu du contenu des 400 000 fichiers qu’il est en train de révéler, l’administration américaine a pris les devants en mettant en ligne hier dans le New-York Times notamment un contre-feu tentant une dernière fois de disculper les tortures et les assassinats. Dans un article en trois volets faisant honte à la presse mondiale : même sous Goebbels la propagande n’est pas allée aussi loin dans la dénégation de crimes. Obama ou pas, l’Amérique s’enfonce dans le déni pur et simple de ses crimes.
Les textes commencent à sortir et c’est
AlJazeera qui hier soir en a sorti les premiers feuillets. Wikileaks l’avait promis, avait même cette fois prévenu : ça allait faire mal. C’est pire que ça : les révélations du site qui a décidé de montrer la face cachée d’une guerre sont une condamnation lourde d’un pays tout entier pour les exactions de ses soldats et les mensonges de leurs supérieurs. Les Etats-Unis devraient être condamnés devant un tribunal international avec ce que ces fiches montrent. Durant tout le conflit, la torture sur les prisonniers irakiens a eu lieue : en somme ; des Abou Ghraïb, il y en a eu partout. On comprend mieux aujourd’hui pourquoi Barack Obama s’est toujours refusé à montrer les dernières photos émanant de ce lieu infâme. Elles devaient révéler à quel point le système pénitentiaire été gangréné.
Peut-il y avoir pire encore que la torture ? Oui, répond Wikileaks sans hésiter : c’est la négation de la torture effectuée, ce qu’a fait constamment l’administration américaine. En éditant régulièrement des notes à ses soldats, diffusées par leurs supérieurs. La note Frago 242, notamment, du 16 mai 2005, qui énonce clairement que le silence de plomb sera de rigueur sur ses actes. "Tant que le rapport initial confirme que les forces américaines n’ont pas été impliqués dans le mauvais traitement de détenus, aucune investigation complémentaire sera effectué à moins qu’elle ne soit dirigée par HHQ (le quartier général des forces US)". A savoir qu’il suffisait d’en accuser les Irakiens, ce que fait manifestement depuis hier le New-York Times, qui rejette la responsabilité sur les seuls irakiens et ls gardiens de prison natifs. Un ordre modifié le 19 juin précisant que "seul un rapport initial sera effectué pour (selon les lois d"engagement) sur des violations apparentes .. n’impliquant pas les forces américaines." Ce premier rapport a été assez souvent d’établir que la torture avait eu lieu, et les résultats des entrevues et des examens médicaux ont été signalés dans détails horribles, comme le rapport de 2006 Juillet au sujet d’un détenu à Bagdad soupçonné d’être un combattant étranger" ajoute AlJazeera.
La description des tortures, je vous la passe : coups de marteaux, de tournevis, électrocutions et sodomisation avec divers objets. Et à la fin des morts. Et aussi certains qui avaient réussi à s’échapper comme par miracle de cet enfer pour devenir les grands prosélytes du mouvement de Ben Laden. Des "libérés" douteux, sélectionnés et visiblement remis en liberté pour aller prêcher la bonne parole de la haine entretenue : celle de cette création pure qu’est Al Qaida.
Les américains, comme aujourd’hui dans le NYT ont beau jeu de se retrancher derrière le droit international. "Le droit international n’exige pas des États-Unis d’enquêter sur ces allégations d’abus de détenus irakiens-sur-irakienne, parce que tous ont été rapportés après le 30 juin 2004 - quand l’Irak est redevenue un "pays souverain", selon la résolution des Nations Unies numéro 1546. Les États-Unis ne contrôlaient plus directement les services de sécurité de l’Irak, et donc, il n’étaient plus légalement obligé de les policer." nous rappelle Al-Jazeera en oubliant une chose : une cérémonie, celle de la remise des clés de prisons laissées sous la souveraineté américaine, et où ont été constatés des tortures et des décès. Celle par exemple de Camp Cropper, devenue Karkh Prison, décrite par mes soins le
17 septembre dernier. Pour se disculper, l’armée américaine peut toujours faire savoir que ce n’étaient pas des américains qui gardaient ses prisons mais des péruviens ou des chiliens, voire des ougandais : des mercenaires, recrutés par le Pentagone et payés au prix fort.
Il n’empêche, les tortures tombent sous un autre cadre de lois internationales auxquelles les Etats-Unis n’échapperont pas. "Plus important encore",  note le site, "de nombreux rapports sur de mauvais traitement de détenus suggèrent que les États-Unis ont sciemment contrevenu à à la Convention de l’Organisation des Nations Unies contre la torture. La convention - que les États-Unis ont ratifié en 1994 - Interdit aux signataires de transférer un détenu à d’autres pays "où il ya des motifs sérieux de croire qu’il serait en danger d’être soumis à la torture " ajoute le site, ce qui met un Donald Rumsfeld en fort mauvaise posture : il pourrait passer la fin de sa vie en prison comme responsable de ces méfaits. Personnellement, je lui souhaite. "Les allégations de milliers de tortures dans les prisons irakiennes, beaucoup d’entre elles sont étayées par des preuves médicales, et clairement semblent constituer des « motifs sérieux » de croire que des prisonniers transférés aux autorités irakiennes pouvaient avoir ét torturés. Les États-Unis ont transféré des milliers de prisonniers irakiens à leur garde ces dernières années, dont près de 2 000 qui ont été remis aux Irakiens en Juillet 2010." Celles font je vous ai parlé en septembre.

Pendant que l’on torturait et que le haut commandement US fermait les yeux, quatre hommes s’échappaient tranquillement de Camp Cropper. Comme lors de l’évasion rocambolesque d’un des leaders d’Al-Quaida, Abu Yahya al-Libi, survenue le 11 juillet 2005 à Bagram, au milieu de plus de 10 000 soldats américains. L’homme est depuis tous les jours à la une de SITE Group,  le site internet géré par une américano-israélienne née en Irak (et dont le père à été tué par Saddam Hussein). Qui prèche tous les jours le djihad, avec un jeune américain grotesque déguisé en djihadiste d"opérette. Les américains on menti sur la gestion de leurs prisons, continuent à mentir tous les jours en inventant un Al-Qaida perpétuel qui se régénère étrangement de leurs anciens prisonniers. Le mensonge est devenu trop grand, il ne pourra pas tenir plus longtemps. S’ils ont été aussi longtemps de mentir sur leurs actions véritables, en masquant les faits sur direction gouvernementale, s’ils ont été capables d’entretenir un mythe (et d"y revenir régulièrement il y a peu encore), s’ils ont été capables de rencontrer quelques semaines après le 11 septembre un des leaders islamistes, Al-Awlaki, présenté aujourd’hui comme "le nouveau Ben Laden " (en bernant encore une fois donc tout le monde), s’ils ont été capables d’en inventer d’autres et de fournir au FBI des histoires à dormir debout.... c’est simple. Les USA, s’ils ont été capables de mentir autant, et aussi longtemps, ont donc été largement capables aussi de mentir depuis le début. Or, ce début s’appelle le 11 septembre 2001...

24 Oct 2010 20:30:48 -0400
From: jp_lavoie@videotron.ca
To: irabec@hotmail.com


5-3 Le régime de Bagdad sous le feu.

Les 400 000 documents classifiés diffusés par WikiLeaks n’apprennent rien aux Irakiens.

Pour eux, la mort rode toujours au coin de la rue ; des hommes, des femmes et des enfants sont assassinés, torturés, mutilés, violés dans des prisons, secrètes ou non.

Mais, les Irakiens sont tout de même heureux que leurs malheurs soient enfin sur le devant de l’actualité mondiale. Les rapports internes des autorités militaires américaines ont, en effet, le mérite d’attester, partiellement, ce que de nombreux observateurs dénoncent inlassablement depuis 2003.

Pour le pouvoir : un complot fomenté à l’étranger

   Visiblement sur la défensive, Nouri al-Maliki n’a rien trouvé de mieux que d’accuser WikiLeaks de saboter sa campagne électorale, affirmant que la date choisie pour publier les documents n’était pas neutre. Un de ses proches, Haïdar Al-Jourani, est allé plus loin en parlant de complot fomenté à l’étranger (sans dire de quels pays il s’agit). Il a annoncé que le Premier ministre sortant allait porter plainte contre le site Internet pour diffusion de documents mensongers concernant sa participation à des massacres et à des arrestations. Ce n’est pas l’avis du sadriste Hakim Al-Zamili, ancien ministre de la Santé, pour qui WikiLeaks confirme les violations dénoncées par son mouvement sur les violations des droits de l’homme par les forces irakiennes.

   Jawad al-Bolani, ministre de l’Intérieur sortant, particulièrement visé par certains rapports, veut contre-attaquer en créant une commission sur les abus commis par les troupes américaines entre 2003 et 2009. On ne peut que l’approuver. Il est trop facile d’accuser le régime de Bagdad de tous les crimes. Mais ce ne sera qu’une enquête morte-née de plus, les Irakiens ne comptant plus les annonces de ce genre, jamais suivies d’effets.

Les dirigeants irakiens pourraient être condamnés pour crime de guerre

   Dans l’opposition parlementaire, Oussama Nujaifi, membre important d’Al- Iraqiya, a fort justement constaté que les crimes et les abus documentés par WikiLeaks n’étaient qu’« une petite partie de la réalité de ce qui s'est passé en Irak ». En revanche, il s’est bien gardé d’ajouter qu’Iyad Allaoui, chef de son bloc électoral, est impliqué dans des meurtres qualifiés de crimes de guerre, à commencer par le plus effroyable d’entre eux : le massacre de Fallujah en 2004.

   A la différence de George W. Bush et des troupes étatsuniennes, pour l’instant hors d’atteinte de la justice, car exemptés scandaleusement des domaines relevant de la compétence du Tribunal pénal international, les dirigeants irakiens sont passibles d’une condamnation devant cette juridiction. Pour l’administration américaine actuelle, cette menace pourrait être une façon de les tenir en laisse.

Source : WikiLeaks documents, the first reactions in Iraq (Road to Iraq – 23/10/10)

Gilles Munier

Dimanche 24 octobre 2010

G. Munier/X.Jardez

Source : France Irak
http://www.france-irak-actualite.com/...


5-4 Irak : l’horreur ordinaire.
Le Monde, conjointement avec le New York Times, le Guardian, le Bureau of investigative journalism et le Spiegel, a pu consulter en avant-première 400 000 rapports de l’armée américaine en Irak, rendus publics ce vendredi par le site Wikileaks, spécialisé dans la publication de documents confidentiels. Il s’agit des rapports d’incidents, rédigés par les officiers sur le terrain, qui constituent le fichier SIGACTS ("significant activity") des forces américaines de janvier 2004 à décembre 2009. Une masse de documents qui décrivent, jour à près jour, les attaques, les échanges de tirs, les fouilles de caches d’armes, les arrestations, et les violences contre les civils.
Confidentiels, les "rapports d’incidents" ne sont pas classés secret défense. Les documents publiés par Wikileaks ne contiennent pas les rapports des forces spéciales américaines, ni les mémos des services de renseignement. Des évènements majeurs des six années d’occupation couvertes par ces fichiers, comme la mort de quatre mercenaires de l’entreprise Blackwater qui a déclenché la première bataille de Fallouja, en avril 2004, n’y sont évoqués que de manière très brève et imprécise.
L’intérêt de cette masse de documents est ailleurs : les 400 000 rapports jettent un regard nouveau sur le lourd tribut que les populations civiles ont payé à la guerre. Les cadavres de milliers de femmes et d’hommes, victimes d’exécutions sommaires, ont été découverts par les soldats américains. Ces mêmes soldats ont tué au moins six cent civils en six ans aux checkpoints, ou en ouvrant le feu sur des véhicules pris pour une menace. Un nombre indéterminé, et minimisé dans les rapports, d’Irakiens ont été les victimes collatérales des frappes aériennes contre les résistants.
Les documents montrent également que les violences de la police irakienne, régulièrement minimisées par l’état-major américain, sont une réalité quotidienne des soldats du rang, témoins directs de tortures pratiquées à grande échelle et couvertes par une partie de la hiérarchie policière. Les violences des soldats américains, notamment lors de l’arrestation des suspects, est aussi évoquée par les 400 000 fichiers.
Le comportement des forces de sécurité privées, promptes à ouvrir le feu y compris pour les motifs les plus futiles, est également abondamment décrit.
Les fichiers offrent aussi, pour la première fois, un regard “de l’intérieur” sur la conduite de l’occupation et ses pratiques. Ils disent à la fois l’ennui, l’absurdité, le stress du quotidien des soldats.
L’évolution du nombre de victimes du conflit
Les civils, victimes à la fois des assassinats politiques et crapuleux, des attaques et des ’dégâts collatéraux’ provoqués par l’armée américaine et la police irakienne, ont payé de très loin le plus lourd tribut à la guerre.
Les chiffres compilés d’après les rapports américains sont toutefois à prendre avec précaution : la nette diminution des morts violentes qu’ils montrent à partir de 2007 et le ’surge’, l’envoi massif de troupes sur le terrain, est partiellement fausse.

A partir de cette date, l’armée multiplie également les frappes aériennes, dont les victimes collatérales sont sous-évaluées dans les rapports.

A partir de juillet 2008 et la fin du ’surge’, le nombre de soldats américains présents diminue également : 55 000 hommes sont rapatriés aux Etats-Unis entre mi-2008 et fin 2009, ce qui diminue mécaniquement le nombre de rapports et ’d’incidents constatés’.
La Rédaction
(Samedi, 23 octobre 2010)

http://www.aloufok.net/spip.php?article2659


5-5 La torture, pratique courante des policiers irakiens.
Les rapports SIGACT, les "rapports d’incidents" des soldats sur le terrain publiés par WikiLeaks vendredi 22 octobre, et auxquels Le Monde a eu accès, montrent l’ampleur de la torture dans les commissariats irakiens.

Des pratiques que l’armée américaine ne pouvait ignorer, tout au long des six années couvertes par les rapports, mais face auxquelles les soldats semblent impuissants. “13 novembre 2005.

A 16 h, la deuxième brigade de combat signale la découverte de 173 personnes détenues dans une prison du ministère de l’intérieur près de Karada. De nombreux prisonniers portent des marques de torture, notamment des brûlures de cigarette, des bleus semblant résulter de passages à tabac et des plaies ouvertes. De nombreux détenus toussent. Ils peuvent être classés comme “blessés capables de marcher”. Environ 95 détenus étaient enfermés dans une même pièce, assis en tailleur avec un bandeau sur les yeux, tous tournés dans la même direction. D’après les détenus interrogés sur place, douze d’entre eux sont morts de maladie ces dernières semaines."
Les "rapports d’incidents" montrent que torture et mauvais traitement sont monnaie courante dans les centres de détention irakien. Ce n’est pas une nouveauté : les organisations humanitaires et la presse, dont Le Monde ont régulièrement démontré depuis 2003 l’existence de prisons secrètes et de violations répétées des droits de l’homme dans les prisons irakiennes.

“Le 19 octobre 2006 à Jabbar (zone 3) l’équipe de transition de la police nationale de la brigade 6-2 a conduit une opération de routine dans le centre de détention de la brigade 6-2 de la police nationale et identifié un cas probable de mauvais traitements sur détenu. Les mauvais traitements présumés auraient eu lieu au QG de l’unité 3-6-2 de la police nationale le soir du 18 octobre 2006. Le détenu, qui avait un bandeau sur les yeux, n’est pas en mesure d’identifier ses agresseurs.
Il affirme avoir été battu sur les pieds et les jambes avec un objet contondant, et avoir reçu des coups sur le visage et la tête. Il affirme avoir reçu des chocs électriques sur les pieds et sur le sexe, et avoir été sodomisé avec une bouteille d’eau. Les policiers de l’unité 3-6-2 affirment que ses blessures ont été causées par une chute à moto alors qu’il était poursuivi par la police. Le détenu avait de grandes difficultés à marcher, dues à des ecchymoses et à des gonflements de la plante des pieds. Le détenu avait des coupures et des ecchymoses sur les deux jambes (surtout sur la gauche), le bras gauche, à gauche du menton.
Il n’y avait pas de blessures visibles sur ses mains, le haut des bras, le torse, le haut des jambes, les fesses.”
Ce 19 octobre, malgré les signes visibles de sévices, le détenu continue d’affirmer, comme ses geôliers, qu’il est tombé de moto. Une version peu
crédible au regard de ses blessures, qui témoignent de mauvais traitements. Les soldats américains interviennent et le séparent des policiers irakiens afin qu’il puisse parler librement : "Lorsqu’il lui a été demandé si la moto s’était couchée sur la gauche ou sur la droite, il a mis un long moment avant de répondre, affirmant finalement être tombé à gauche. L’équipe de transition a isolé le détenu pour d’autres examens.”
Ce cas de torture est loin d’être un fait isolé. Pourtant, huit mois plus tôt, le major général Rick Lynch, porte-parole de l’armée américaine en Irak, détaillait aux journalistes les résultats des inspections-surprise des centres de détention irakiens qui avaient été mises en place. Sur les sept prisons inspectées, “nous n’avons vu aucun signe de sévices. Personne n’était torturé. Ces centres étaient surpeuplées, par rapport à nos standards, mais les détenus étaient correctement traités ; ils étaient nourris, ils avaient de l’eau.” Les rapports publiés par Wikileaks montrent cependant qu’à l’époque, l’armée américaine continue de découvrir régulièrement des cas de torture, notamment dans les commissariats irakiens.
“26 juin 2006. Des preuves de torture ont été constatées au commissariat de Housaybah. Grandes quantités de sang sur le sol de la cellule, un
câble utilisé pour infliger des chocs électriques et un tuyau en plastique étaient fixés au mur de la cellule. [...] Les gardiens ont été
informés des conséquences négatives sur les relations avec les forces de la coalition si les droits de l’homme n’étaient pas respectés. Une
formation sur les droits de l’homme sera donnée aux policiers irakiens par l’équipe de formation et de conseil de la police de la coalition.”
Lorsqu’ils constatent des cas de mauvais traitements de la part des policiers irakiens, les soldats américains sont tenus d’en faire le signalement. En revanche, ils ne sont pas chargés d’enquêter ou de prendre des sanctions : une procédure n’est enclenchée que s’il y a un soupçon d’implication de soldats de la Coalition. La phrase “Les forces de la coalition n’étant pas impliquées dans ces accusations, une enquête plus poussée n’est pas nécessaire” parsème les rapports sur les sévicesinfligés par la police, et constitue parfois la première ligne du rapport.

Sur le terrain, les soldats tentent cependant parfois de s’interposer ou de faire changer les pratiques, mais avec des moyens - et des résultats - très limités. Des mentions comme “Le commandement irakien a été notifié et les gardes irakiens ont été avertis qu’ils ne devaient plus maltraiter les détenus à l’avenir” abondent dans ces rapports, mais les soldats n’ont que peu de marge de manoeuvre pour s’assurer que la torture cesse : officiellement, ils n’ont pas d’autorité sur la police, indépendante. Or, la hiérarchie de la police irakienne, qui ne peut ignorer les sévices infligés dans les commissariats, se montre fort peu réceptive aux signalements des Américains.

“A 11 h 30, l’unité 2 d’enquête criminelle tenait une réunion avec l’officier de liaison de la police irakienne et son traducteur.
L’officier de liaison a dit qu’il entendait des cris provenant de l’étage du dessus, comme si quelqu’un était battu. L’unité d’enquête criminelle et l’officier de liaison sont montés à l’étage. En entrant dans le bureau d’enquête sur le blanchiment d’argent, ils ont trouvé un brigadier, deux enquêteurs et un suspect. Le suspect pleurait et se balançait d’un pied sur l’autre. L’unité d’enquête criminelle a demandé au brigadier si le prisonnier avait été battu. Au début, il n’a pas répondu, mais il a finalement reconnu que le prisonnier avait été frappé plusieurs fois pour le faire parler. Pendant l’interrogatoire du brigadier, l’officier de liaison a fouillé le bureau et trouvé deux tuyaux en plastique, un rouleau à pâtisserie avec une corde passant par le milieu, et un générateur électrique à manivelle avec des pinces (emporté comme pièces à conviction). L’équipe d’enquête criminelle a alors signifié au brigadier que son comportement était inacceptable et criminel. L’officier de liaison et l’unité d’enquête criminelle ont informé le Major général irakien. Alors que les détails de l’affaire lui étaient présentés, il a mis fin à la réunion et s’est mis à faire autre chose. ”
Les soldats américains ne peuvent ignorer l’ampleur de la torture et des mauvais traitements pratiqués dans les commissariats irakiens. Les civils aussi le savent et se montrent très méfiants envers les forces de sécurité irakienne. Pourtant, lorsqu’à partir de la fin 2009, l’armée américaine commence à prépare son retrait, les soldats multiplient les opérations de communication pour améliorer l’image de la police auprès des civils. Après l’assassinat d’un policier à Ninewah, dans la vallée d’Al Bardiyah, les soldats distribuent par exemple ces tracts en octobre 2009 : “Cette attaque meurtrière contre votre police était intentionnelle et lâche. [...] Aidez vos soldats, vos policiers et vos forces de sécurité pour qu’elles trouvent ces ennemis avant qu’ils ne commettent d’autres attaques !”

Les civils ne sont pas dupes : les victimes de mauvais traitements interrogés par les soldats américains doivent, c’est la procédure, se voir demander si elles craignent des représailles contre elles-mêmes ou leur famille si, au cours de l’enquête, leur identité est transmise aux autorités irakiennes. L’écrasante majorité des victimes répond "oui".

samedi 23 octobre 2010,

 La Rédaction - (Le Monde.fr)

http://www.aloufok.net/spip.php?article2658


Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

31/10/2010

°460 - Afghanistan : Les dossiers:- - 30-10 : Début - : Les résistants ne sont pas un groupe terroriste.

n°460  - Afghanistan : Les dossiers:-    - 30-10 : Début - : Les  résistants ne sont pas un groupe terroriste.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Afghanistan 

Les dossiers

n°460 du 30-10

C.De Broeder & M.Lemaire

 



 Le "Afghanistan le dossier" est  visible  sur mes blogs : 

a)   sur nos blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

Tiré à part :

Omar Khadr -- Enfant-soldat torturé et emprisonné illégalement à Guantanamo.

Ben Laden, terroriste bon teint bon œil exhibé selon les besoins !

1 Dossiers

1-1 Guy Van Sinoy, Charles-André Udry : Irak-Afghanistan: Les bourbiers de l'Oncle Sam.

1-2 W. Michael Reisman: Les  résistants ne sont pas un groupe terroriste.

1-3 La mission canadienne: inutile ou essentielle ?

Suite

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Un quart des votes aux législatives annulés pour irrégularités =  23% !

2-2 Karzaï optimiste sur la réconciliation et la paix.

3 Annexe

3-1  Pascal Sacre: Le traitement médiatique et politique des prisonniers d’opinion.

Fin

3-2 Robert Parry*, Andrew Hughes, Allan Nairn, Roxana Tiron : Obama nomme des officiers corrompus à la tête des armées

3-3 La promotion et la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales dans la lutte antiterroriste.

3-4 Lutte contre le terrorisme : un expert critique le régime créé par le Conseil de sécurité 



Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)

 

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Tiré à part :

Omar Khadr -- Enfant-soldat torturé et emprisonné illégalement à Guantanamo.

Omar Khadr -- enfant-soldat torturé et emprisonné illégalement à Guantanamo, avec l'entière collaboration du gouvernement canadien -- est venu à plaider coupable à des accusations absurdes qui n'auraient jamais dû être portées,

(disponibles sur le site du Collectif : www.echecalaguerre.org)
Raymond Legault, pour le Collectif Échec à la guerre

 

Ben Laden, terroriste bon teint bon œil exhibé selon les besoins !

Depuis bientôt 10 ans, on nous le sort comme un guignol qu’on nous exhibe pour servir et valoir ce que de droit … Logiquement un guignol c’est pour faire peur certains enfants et en faire rire d’autres. On nous le montre dans une photo datant de plus de 12 ans, pouponné … paraissant jeune et en très bonne santé, alors qu’on le savait déjà vieillissant et en santé défaillante.

Hijack

Ben Laden par ci, Ben Laden par là ... et si ça se trouve, il est déjà dans l'au-delà !

Qu’on se le dise … B.L n’a jamais revendiqué les attaques du 11/09 !!!
Toutes les cassettes vidéos soit disant authentifiées l’ont été uniquement par
la CIA … et démenties par des experts indépendants.
Alors comme ça, B.L parle de
la France … wow !!! Chouette !!! On existe alors !!! Je n’en sais rien, s’il est mort ou vivant, maisprobablement mort ou alors réduit à l’état de SDF en planque, malade, plus vieux (on se permet de nous le présenter bien jouflu et en bonnesanté … parce qu’il le vaut bien ! … veulent-ils nous faire croire.
Les services secrets américains et autres, capables de suivre une mouche par satellite n’importe où sur la planète … échouent dès qu’ils’agit du dit terroriste bon teint bon œil, tous leurs moyens technologiques, humains ne parviennent pas à mettre la main dessus, même dans un dessin animé ça ne passera pas … mais pourtant, nos médias y croient … j’espère pour eux qu’ils tentent juste de faire peur, autrement, je les plains sincèrement.
Faire tout ce tapage avec des faux est méprisable …
la France passe pour une conne et les français pour des cons !
La vraie histoire de Ben Laden ne vaut pas plus que la version des guignols !
La cassette ben Laden vue par les Guignols
Vidéo : http://www.reopen911.info/video/la-cassette-ben-laden-vue-par-les-guignols.html

 



1 Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

1-1 Guy Van Sinoy, Charles-André Udry : Irak-Afghanistan: Les bourbiers de l'Oncle Sam.

Engagés en Afghanistan depuis 2001 et en Irak depuis 2003 dans des guerres devenues de plus en plus impopulaires, où la victoire est de plus en plus improbable, les Etats-Unis du prix Nobel de la « Paix » Barack Obama multiplient les opérations de pure communication afin de redorer leur blason.  Loin de se résoudre, ces deux conflits majeurs s'enlisent dans des pays ravagés, avec des centaines de milliers de victimes civiles. (LCR-Web)

Afghanistan: les Etats-Unis ont déjà perdu la guerre

Le 7 octobre 2001, peu après les attentats du 11 septembre à New York, les Etats-Unis intervenaient militairement en Afghanistan, avec le soutien militaire d'autres puissances occidentales - Royaume-Uni, France, Canada (1) – et l'appui de l'Alliance du Nord (le Front Uni Islamique et National pour le Salut de l'Afghanistan) (2). Selon les dires de George W. Bush, cette guerre s'inscrivait dans le cadre de la "lutte contre le terrorisme". Le but déclaré était de capturer Oussama Ben Laden et de détruire dans ce pays l'organisation Al-Qaïda qui bénéficie du soutien des  résistants.

Le véritable enjeu de la guerre

Mais le problème de l'état-major militaire américain n'était pas d'affronter et de vaincre militairement, dans le cadre d'une guerre conventionnelle, un adversaire clairement identifié et localisé. Le caractère montagneux du pays rend plus difficiles les opérations militaires, contrairement à l'Irak qui est plus urbanisé.

Le véritable enjeu était, au-delà de l'isolement et de la capture de Ben Laden, de mettre sur pied un pouvoir politique favorable à l'impérialisme américain et qui jouisse du soutien d'une partie significative de la population afghane. C'était et cela reste un objectif impossible à atteindre pour l'impérialisme dans un pays où le tissu social, dévasté par trente ans de guerres, est en lambeaux. L'Afghanistan figure d'ailleurs en avant-dernière position dans le classement mondial de l'indice de développement.

Trois décennies de guerre ont ravagé l'Afghanistan

Dans le passé, l'URSS a participé au maintien de l'ordre mondial dans le cadre de sa coexistence pacifique avec l'impérialisme. L'intervention militaire soviétique en Afghanistan de 1979, s'inscrivait dans ce cadre, l'Afghanistan étant considéré comme faisant partie de la zone d'influence de la bureaucratie du Kremlin. En dix ans, la guerre entre les troupes soviétiques et les moudjahidines (soutenus et financés par la CIA) a fait plus d'un million de morts dans la population afghane, dont la majorité de civils, et 14.000 morts dans l'armée soviétique.

Après le retrait des troupes soviétiques en 1989, une lutte armée a opposé les  résistants (commandés par le mollah Omar) à l'Alliance du nord ayant à sa tête le commandant Massoud. En 1996, les  résistants, soutenus par les Etats-Unis, sont parvenus à s'imposer et à prendre le pouvoir. La guerre déclenchée par les Etats-Unis en 2001 correspond donc à un renversement d'alliances: les  résistants, auparavant soutenus par les Etats-Unis, devenaient un adversaire. S'il paraissait difficile, voir impossible, de les anéantir, il fallait du moins réduire fortement leur influence.

Un bourbier semblable à celui du Vietnam

En septembre 2010, cela fera 107 mois que les troupes impérialistes sont en Afghanistan, soit plus longtemps que l'armée américaine au Vietnam où elle est restée 103 mois. Les troupes de l'Oncle Sam ont certes perdu moins de soldats qu'au Vietnam (un millier en Afghanistan, plus de 58.000 au Vietnam).

Mais Ben Laden court toujours et les  résistants sont loin d'être affaiblis. Ils se sont même renforcés dans le Sud et sont capables de mener des opérations militaires jusque dans la capitale.

Les Etats-Unis ont mis en place un régime fantoche corrompu avec à sa tête Hamid Karzaï, un aventurier politique d'origine pachtoune qui, après avoir soutenu Massoud, a collaboré avec les  résistants lors de leur prise du pouvoir en 1996, avant d'être porté à la tête du pays par les milieux néoconservateurs américains de la Maison Blanche. Le régime de Karzaï, dont l'autorité au-delà de la capitale Kaboul est extrêmement limitée, ressemble comme deux gouttes d'eau au régime fantoche sud-vietnamien porté à bouts de bras pendant des années par les Etats-Unis et qui s'est effondré comme un château de cartes peu après le retrait des troupes US.

La déroute de la stratégie de la contre-insurrection

Présenté jusqu'ici comme l'homme providentiel capable mener à bien la stratégie choisie par Obama, le général McChrystal, commandant des forces américaines et de celles de l'OTAN en Afghanistan, était parvenu, en décembre 2009, à obtenir du président américain l'envoi de 30.000 hommes supplémentaires en Afghanistan. Il vient d'être limogé en juin dernier pour s'être moqué ouvertement du vice-président Joe Biden et est remplacé par le général Petraeus, précédemment chef d'état-major en Irak. Petraeus, qui est un peu plus poli que son prédécesseur, représente un changement sur la forme et non sur le fond. Car les deux militaires sont partisans de la doctrine de la contre-insurrection (COIN) qui consiste à occuper militairement le terrain de façon massive, de tenter de gagner la confiance de la population et de ne pratiquer que des frappes militaires très ciblées contre l'ennemi tout en évitant de commettre des "dégâts collatéraux" (c'est-à-dire de tuer inutilement des civils innocents). Cela c'est la théorie.

En pratique, sur le terrain, la population civile subit de plein fouet la guerre et le ressentiment est immense. Au cours des quatre premiers mois de 2010, les forces de l'OTAN ont tué quelque 90 civils, soit une hausse de 76% par rapport à la même période en 2009. Pour éviter ce genre de bavures, McChrystal avait donné des consignes strictes de prudence: "Pour chaque innocent que vous tuez, vous vous créez dix nouveaux ennemis".

En vain.

Curieusement, cette doctrine de la contre-insurrection s'inspire des échecs militaires de la France en Algérie (1962) et des Etats-Unis au Vietnam (1975). Elle exige avant tout un gouvernement qui soit crédible et légitime aux yeux de la population. C'est-à-dire l'inverse du régime de Hamid Karzaï dont la réélection en août 2009 a été invalidée pour raison de fraudes massives, et dont la "victoire" électorale au deuxième tour du scrutin n'a été acquise que par le désistement de l'autre candidat. En fin de compte, les  résistants ne cessent de gagner du terrain. 101 soldats de l'OTAN ont été tués au cours des six premiers mois de 2010.

Négociations inévitables avec les  résistants.

Conscients de l'impasse, les responsables européens pressent les Américains d'entreprendre des négociations avec les  résistants afin de trouver un compromis politique avant d'entamer le retrait des troupes. Karzaï, qui sent le vent tourner, veut parler avec les  résistants. Après la réunion de la Loya Jirga (Grande assemblée du peuple afghan), de juin dernier, il a demandé lé libération de certains prisonniers  résistants détenus par les Américains. Le président afghan multiplie d'autre part les contacts avec les responsables pakistanais qui représenteront un intermédiaire important dans les négociations avec les  résistants. Certains chefs  résistants, de leur côté, ont fait savoir qu'ils étaient prêts à discuter avec les Américains.

Pour l'instant les conseillers d'Obama croient encore en la possibilité d'infliger une défaite militaire majeure aux  résistants. Pourtant la partie se jouera sur le terrain politique et non sur le terrain des opérations militaires. Plusieurs questions subsistent. Les  résistants afghans sont-ils prêts à négocier une paix au prix de l'abandon de leurs relations avec Al-Qaïda? Le Pakistan ne profitera-t-il pas de la situation pour dicter ses conditions à Kaboul? Mais une chose est certaine: les Etats-Unis ont dores et déjà perdu cette guerre et ils devront rapatrier leurs troupes sans avoir atteint les objectifs qu'ils s'étaient fixés il y a près de 10 ans.

Notes

(1) L'armée belge, de son côté, participe aux opérations militaires en Afghanistan à Kaboul (protection de l'aéroport), à Kunduz (déminage, neutralisation d'explosifs, protection de l'aéroport et déchargement du fret) et à Kandahar (avions de combat F-16). Elle fournit aussi des instructeurs chargés de former et d'appuyer un bataillon afghan.

(2) L'Alliance du Nord a été dirigée par le commandant Massoud jusqu'au 9 septembre 2001, date de son assassinat.

Guy Van Sinoy, Charles-André Udry 

Jeudi, 09 Septembre 2010

http://lcr-lagauche.be/cm/index.php?option=com_sectionnav&view=article&Itemid=53&id=1753


1-2 W. Michael Reisman: Les  résistants ne sont pas un groupe terroriste.

La propagation du venin suite à l'occupation étrangère, sa corruption rampante, ses insultes à l’adresse des Musulmans par les occupants, la folie des États-Unis et de l'OTAN de vouloir accroître leur pouvoir aux régions pachtounes du Pakistan, le nombre croissant de victimes civiles durant des bombardements aveugles, la radicalisation des peuples de toute la région, le passage des Afghans de mener une guerre de libération nationale fondée sur l'idéologie Islamique. Anatol Lieven du King's Collège à Londres a dit à ce propos concernant l'Afghanistan: "il s'agit d'une partie de chasse surréaliste, dans lequel les États-Unis et l'OTAN détectent les odeurs des ‘terroristes ‘» [1]. 
Je me rends compte que l'utilisation du titre et son expression «mouvement Islamique de libération nationale" n’est pas bien reçus chez monsieur ou madame tout le monde. [2].

Comment un mouvement de libération nationale Islamique s'est crée dans une période pré-moderne et dans des régions ruraux?

Le mouvement de libération nationale et son origine ne résulte-elle plutôt  pas d'une lutte anticoloniale?

L'Occident n'a eu aucune difficulté à accepter la résistance afghane à l'époque soviétique.

L’occident criait haut et fort qu’il s’agissait d’une «guerre de libération nationale.

Par exemple, l'avocat W. Michael Reisman a déclaré que sur base des Conventions de Genève de 1949, des gens armés qui s'opposent à la remise en cause de leur droit à l'autodétermination connu sous ce nom, ces gens mènent une "guerre de libération nationale." [3]

Le terme illustre le sens qui lui est dû. Il est aberrant et vexatoire que les États-Unis ont étiqueté les Afghans et les Moudjahideens venant des quatre coins du monde comme des héros de la libération nationale durant la guerre contre l'Union soviétique, et des décennies plus tard, ce même mouvement est taxé de terroristes.
Permettez-moi un instant pour expliquer quatre termes différents:

- Un Mouvement
- Islamique
- de Libération
- National


Les groupes actuels de la résistance afghane appelé l’Émirat Islamique d'Afghanistan se compose de plusieurs groupes armés:
la Shura Quetta dirigé par l'émir le Mollah Omar, le groupe Haqqani basé à l’est de l'Afghanistan, le groupe d'Hekmatyar et un certain nombre de grandes organisations basées dans les zones frontalières du Pakistan comme notamment le TTP (Tehrik-Taliban Pakistan), dirigé par Emir Hakimullah Mehsud opérant au Waziristan.

La "coalition" se compose essentiellement de Pachtounes et les objectifs principaux sont l’expulsion de toutes les troupes d'occupation étrangères et la volonté de mettre en œuvre la Sharia.

En ce sens, il s'agit d'un mouvement Islamique de libération nationaliste, le National a beaucoup d'importance car tout le monde est le bienvenu à bord, l'objectif n'est pas de créer une société socialiste [4].

Pendant ce temps, les impérialistes américains et leurs pantins qui sont dirigée par David Petraeus (Bilderberg Membre) va tenter de conquérir la région en Asie Centrale utilisant « Divide et impera » en se basant sur l'ethnicité.

Les colons britanniques ont fait de même en Afrique de l'Ouest [5].

Le mouvement de libération nationale angolaise sous l'administration portugaise était profondément divisé sur base d’appartenance ethnique et le génocide au Rwanda est aussi un exemple poignant de la tactique américaine « Divide et impera ».

Le mouvement de libération nationale (FLN) en Algérie, a été une opposition unie.

En Afghanistan, les impérialistes américains ont crée l'Alliance du Nord et la CIA avait armé cette milice afin de créer une influence dans la région.

La véritable résistance afghane n'a pas été construite par les États-Unis et l'OTAN, contrairement à l'Alliance du Nord. Plusieurs rapports internes prouve cette affirmation. 
La vraie résistance islamique en Afghanistan est très différent des autres mouvements de libération nationale telle que celle en Algérie, au Vietnam, en Angola, et le Pérou (Sendero Luminoso), parce que l'aspect politique était absente.

En Algérie et au Vietnam, la lutte armée et la formation d'un Front de libération nationale n'est né que lorsque le pays était occupé par des troupes étrangères.

En Afghanistan par contre un mouvement Islamique de libération nationale est devenu une réalité seulement après l'agression des envahisseurs étrangers.

Cela reflète également la différence que l'Afghanistan est avant tout la famille, le clan, la tribu et le groupe ethnique et sa cohésion sociale dans ces terres inhospitalières.

Censored31 stipule que «diviser pour mieux régner", une tactique utilisé par David Petraeus va échouer tout comme en Irak.

David Petraeus est le général américain qui a été le commandant des forces américaines en Irak à partir de Janvier 2007 jusqu’en Septembre 2008. Ensuite il a été commandant des forces américaines en remplaçant Stanley McChrystal le 4 Juillet 2010 en tant que commandant de l'ISAF en Afghanistan.
L'Afghanistan n'a jamais été un Etat laïc, sauf dans la petite ville de Kaboul (où Karzaï, surnommé «Le maire de Kaboul" se cache depuis 2002).  
L'aspect le plus fascinant, c'est l'unité au niveau national entre l'Emirat Islamique en tant que mouvement de libération et al-Qaïda qui partagent la même idéologie. Les deux parties n’avaient pas digérer les bombardements des impérialistes américains, sous l’administration de Bill Clinton en août 1998 qui avait ordonné de procéder à des tirs de missiles en Afghanistan ciblant le cheikh Oussama Ben Laden. Un mois plus tard, les impérialistes américains s'ingéraient dans les affaires internes du Kosovo avec la tactique connu "diviser pour mieux régner". La région des Balkans est la porte de l'Europe qu’elle approvisionne de drogues, de prostituées, de pétrole et de gaz.

Pendant ce temps les  résistants et les Moudjahideens d’Al-Qaïda mettaient l'accent sur le renforcement de l'Émirat Islamique d'Afghanistan selon l'interprétation stricte de
la Sharia et l’expulsion de toutes les troupes étrangères. Le groupe Haqqani y est pour quelque chose car cette fraction est également composé de Moudjahideen venant des quatre coins du monde et continue à soutenir les Moudjahideen.

Al-Qaïda est ainsi exprimé en termes militaires, une partie de la résistance afghane et ce depuis l’invasion soviétique. Ces Moudjahideen étrangers étaient de véritables héros en 1989 lorsque les troupes soviétiques ont du prendre la fuite suite aux lourdes pertes militaires et financières. La chute de l’empire soviétique n’était plus qu’une question de temps à l’époque.

C’est suite aux bombardements terroristes et aveugles des États-Unis que différents groupes armés se sont unis dans une lutte contre l'occupation étrangère et son idéologie démocratique (ainsi que son régime de marionnette corrompue basé à Kaboul).

C’est ce même mouvement qui s’est libéré de l'occupation soviétique. En fin de compte, l'histoire se répète.

La différence se résulte plutôt que le mouvement Islamique de libération nationale menace toute l’Asie centrale maintenant, les régions d'autres pays asiatiques tels que le Kazakhstan, les îles d'Asie du Sud et les hauts plateaux d'Iran. Cette avancée remarquable est déjà en cours avec des incidents majeurs au Tadjikistan. Les États-Unis et l'OTAN devront quitter l'Émirat Islamique d'Afghanistan et la région sera finalement libérée de toute ingérence étrangère.

Les États-Unis et l'OTAN devront battre en retraite en raison des programmes régionaux imposés par la crise économique et l'inflation. Cette guerre aura épuisé les budgets qui ont coûté énormément aux contribuables. En d'autres termes, j'utilise le mot «libération» ici de façon très limitée: la libération sociale ne sera pas une oppression socio-économique en Afghanistan mais belle et bien pour l’Occident. La démocratie va échouer et la loi Islamique ou Sharia prévaudra. Le pouvoir au peuple va échouer en Afghanistan et le pouvoir à Allah fera foi. Il n’y aura pas de démocratie bourgeoise ou d’un État socialiste pervers et injuste. Le peuple Afghan adoptera des lois selon les besoins et les souhaits du peuple afghan et les  résistants sont verticalement intégrer dans la population afghane. "[6]
Une vision optimiste de l'Afghanistan après l'occupation devrait conduire à l'Émirat Islamique du Khorasan, où solidarité et développement augmenteront d’une manière substantielle en Afghanistan tel que nous le connaissons en Somalie par exemple.
L’Emirat Islamique de libération nationale doit d’abord vaincre ses oppresseurs étrangers et se concentreront sur
la Palestine dans un avenir plus proche si Allah le veut.

Ecrit par Censored31 qui est journaliste, chercheur et analyste, spécialiste du renseignement et de la communication stratégique.

[1] Marc W. Herold, "More of the Same Packaged as Change. Barack Obama and

[4] As falsely argued by David Whitehouse, "Afghanistan Sinking Deeper," International Socialist Review No. 69 (Jan-Feb 2010: 12 at 
http://www.isreview.org/issues/69/feat-afghanistan.shtml<...

[5] Details on Nigeria in Pade Badra, Imperialism and Ethnic Politics in Nigeria, 1960-1996 (Trenton, N.J.: Africa World Press, 1998): 72 

[6] "Interview: Taliban is Part of Will of Afghan People – WikiLeaks Chief," The Voice of Russia (2010) at

Censored31

Lundi 11 Octobre 2010

http://www.alterinfo.net/W-Michael-Reisman-Les- résistants-ne-sont-pas-un-groupe-terroriste_a50686.html


1-3 La mission canadienne: inutile ou essentielle ?

Depuis 2002, 3000 soldats canadiens patrouillent en Afghanistan. Plus de 150 d'entre eux sont morts au combat. Plus de 1500 ont été blessés, parfois très gravement.

À huit mois du départ prévu des troupes canadiennes, cette mission en valait-elle la peine?

Deux politiciens afghans nous donnent leur point de vue.

Pour l'un, la mission canadienne a été tout simplement inutile. Pour l'autre, au contraire, elle est si essentielle que le départ des soldats canadiens pourrait marquer le début d'une nouvelle guerre civile dans le pays.

Youssef Pachtoune est dans le secret des dieux. Il est proche du président Karzaï et il suit de près les négociations avec les  résistants.

À l'aube de la soixantaine, il en a vu de toutes les couleurs. Il a soutenu les moudjahidine qui se sont battus contre les Russes, il a vécu l'exil au Pakistan, puis le retour au pays après la chute des  résistants.

Il a été gouverneur de Kandahar en 2003. C'est là que je l'ai rencontré pour la première fois. Je l'ai revu hier. En sept ans, il a vieilli; ses cheveux ont grisonné, son dos s'est voûté. Le poids de la guerre.

Il est toujours aussi vif. Et toujours aussi proche du président Hamid Karzaï. Leurs pères sont cousins. Ils se connaissent depuis leur plus tendre enfance, époque bénie où l'Afghanistan vivait en paix.

Youssef Pachtoune est l'un des principaux conseillers de Karzaï. Il dirige une équipe d'ingénieurs qui veille à la reconstruction. Il travaille avec six ministères différents.

L'enfer.

«Il y a tellement d'acteurs et si peu de coordination, la situation est chaotique, soupire-t-il. Et c'est la même chose avec la communauté internationale, qui est incapable de se coordonner.»

«Inutile»

Il ne se gêne pas pour égratigner le Canada. Un brave pays qui envoie ses soldats au front pour aider l'Afghanistan, mais qui ne connaît rien à l'art de la guerre.

«Dès que les Canadiens exercent de la pression sur une région, les  résistants se déplacent.

Et quand les soldats changent de place et attaquent un autre endroit, les  résistants se déplacent de nouveau. Leur stratégie militaire ne fonctionne pas.

-Tout ce que les Canadiens ont fait est inutile?

-Oui, inutile.»

Il n'aime pas voir des soldats étrangers sacrifier leur vie pour son pays. «J'ai honte. Je reste chez moi pendant que vos hommes se font tuer. Je me sens lâche.»

Il critique aussi Karzaï: «Il a de belles qualités et il fait du bon boulot, car les conditions sont très difficiles. Il est intègre, il réussit à maintenir l'équilibre entre les différentes ethnies et il est respectueux des droits de l'homme. On a parfois des discussions très viriles. Je lui dis: «Mais vas-y! Prends une décision!» Karzaï hésite beaucoup. C'est un faible et un émotif. Il pleure parfois. Il manque aussi de vision, il ne voit que le court terme.»

Pendant deux heures, Youssef Pachtoune parle sans toucher à son verre de Coca-Cola. Calé dans son fauteuil, il gesticule, argumente, s'enflamme. Il prend à peine le temps de respirer. Son anglais est impeccable, avec une trace à peine d'accent pachtoune. Il prend mon calepin de notes et dessine à grands traits une carte de son pays. Helmand, Kandahar, Herat, Kaboul, la frontière avec le Pakistan. À la fin, sa carte est illisible. Trop de lignes, trop de mots.

Négocier avec les  résistants

Selon lui, Karzaï est un président hésitant, prudent, mais sa position sur les  résistants est claire: il faut négocier et les intégrer dans le gouvernement, sinon la paix est impossible.

Youssef Pachtoune approuve l'idée, mais l'opération est délicate. Très délicate. Après tout, la communauté internationale s'est précipitée en Afghanistan pour chasser les terroristes de ben Laden et les  résistants du mollah Omar, qui travaillaient main dans la main. Et là, Karzaï et les Occidentaux leur ouvriraient les bras?

Négocier, oui, sauf que les  résistants ne forment pas un bloc homogène. Youssef Pachtoune reprend mon calepin de notes. Il dessine une pyramide. «Ici, en haut, explique-t-il, vous avez le noyau dur des  résistants, dirigé par Haqqani. On ne peut pas négocier avec eux. Ils veulent faire tomber le gouvernement Karzaï et fonder un émirat islamique où il n'y aurait pas d'élections.

«Mais il y a aussi les  résistants modérés du mollah Omar qui, eux, acceptent une certaine forme de démocratie. Par contre, ils exigent l'application intégrale de la charia (loi islamique) civile et criminelle. Ils ne croient pas aux tribunaux, ils veulent couper la main aux voleurs et faire des exécutions publiques dans les stades. Nous ne sommes pas d'accord. Alors, nous négocions.»

Ils demandent aussi une amnistie. Pas de poursuite pour crimes de guerre, pas de condamnation.

Vaste programme. Youssef Pachtoune se lève lentement. Il sort prendre l'air. Il regarde le ciel étoilé de Kaboul, les mains dans les poches. Il se demande peut-être si, un jour, il connaîtra la paix et pourra enfin se reposer.

14 octobre


n°460 - Afghanistan : Les dossiers:- - 30-10 : Suite- : Les résistants ne sont pas un groupe terroriste.

n°460  - Afghanistan : Les dossiers:-    - 30-10 : Suite- : Les  résistants ne sont pas un groupe terroriste.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Afghanistan 

Les dossiers

n°460 du 30-10

C.De Broeder & M.Lemaire

 



 Le "Afghanistan le dossier" est  visible  sur mes blogs : 

a)   sur nos blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Un quart des votes aux législatives annulés pour irrégularités =  23% !

2-2 Karzaï optimiste sur la réconciliation et la paix.

3 Annexe

3-1  Pascal Sacre: Le traitement médiatique et politique des prisonniers d’opinion.  



2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

2-1 Un quart des votes aux législatives annulés pour irrégularités =  23% !

 La Commission électorale afghane a annoncé mercredi avoir invalidé près d'un quart des suffrages exprimés lors des législatives du 18 septembre dernier, marquées comme la présidentielle de 2009 par des fraudes, des irrégularités et des attaques des résistants  résistants.

"Le nombre total de votes exprimés était d'environ 5,6 millions de votes.

Après un tri, 4.265.347 votes ont été considérés comme crédibles et un total d'environ 1,3 million de votes ont été invalidés", a indiqué Fazil Ahmad Manawi, le président de la Commission électorale indépendante (IEC).

Ces votes ont été "invalidés pour fraudes et irrégularités", a précisé à l'AFP le porte-parole de l'IEC, Noor Mohammad Noor. Ils représentent plus de 23% des quelque 5,6 millions de bulletins de vote glissés dans les urnes lors de ce scrutin qui doit désigner les 249 députés de l'Assemblée nationale.

Ce chiffre est comparable à celui de la présidentielle de 2009, qui avait vu la réélection controversée d'Hamid Karzai: un quart des votes (1,5 million) y avaient été annulés.

Il s'agit des premiers résultats officiels préliminaires du second scrutin législatif organisé depuis la chute des  résistants fin 2001.

Les résultats définitifs ne sont attendus que le 30 octobre.

Outre les fraudes et irrégularités, ces législatives ont été perturbées selon l'Otan par 396 attaques des résistants (contre 281 lors de la présidentielle de 2009), malgré la présence dans le pays des quelque 150.000 soldats de la coalition militaire internationale chargée de soutenir le gouvernement afghan.

M. Manawi a également annoncé que les dossiers de 224 candidats "suspects" avaient été transmis à la Commission des plaintes électorales (ECC), qui doit enquêter sur les candidats accusés de fraudes ou d'en avoir bénéficié. Au moins 25 députés sortants ont déjà été accusés de fraudes par l'IEC.

Le 22 septembre, l'ECC avait annoncé avoir reçu près de 4.000 plaintes pour irrégularités et possibles fraudes, dont plus de 2.000 pour le seul jour du scrutin.

Avant même la tenue du scrutin - précédé par une campagne éléctorale doublée d'une campagne d'intimidation des résistants ou de rivaux contre les candidats au parlement - responsables afghans et occidentaux avaient prévenu que des irrégularités et des fraudes étaient inévitables.

Selon un responsable occidental à Kaboul, s'exprimant sous couvert de l'anonymat, le scrutin "était aussi corrompu et violent" que lors de la présidentielle de 2009, marquée par des fraudes massives en faveur du président sortant Hamid Karzaï. "Ces élections ne changeront rien au système de népotisme ni à l'équilibre des pouvoirs", a-t-il ajouté.

M. Karzaï est au pouvoir depuis la fin 2001, lorsqu'il a été installé par la coalition militaire emmenée par les Etats-Unis qui venait de chasser les  résistants. Il a ensuite été élu une première fois en 2004.

L'Assemblée nationale est un ensemble hétéroclite rassemblant d'anciens chefs de guerre de la résistance anti-soviétique, leurs anciens adversaires communistes, des technocrates formés en Occident et des personnalités de la société civile.

Souvent considérée comme une simple chambre d'enregistrement, elle a toutefois refusé à plusieurs reprises ces derniers mois d'approuver les ministres proposés par M. Karzaï, et retoqué plusieurs de ses décrets.

Le gouvernement Karzaï est de plus en plus soupçonné ou accusé de corruption dans plusieurs pays occidentaux engagés en Afghanistan, où l'insurrection menée des  résistants ne cesse de s'intensifier, faisant chaque année davantage de victimes parmi les civils et dans les rangs des forces internationales.

AFP. 

15.10.


2-2 Karzaï optimiste sur la réconciliation et la paix.

Le président Hamid Karzaï a fait part mercredi de son optimisme quant aux perspectives de réconciliation et de paix en Afghanistan, neuf ans après le début d'une guerre souvent considéré aujourd'hui en Occident comme quasiment inextricable.

Lors d'une longue allocution prononcée de son palais présidentiel à Kaboul, Karzaï n'a cependant fait aucune allusion aux pourparlers qui seraient en cours entre son administration et les trois principaux groupes d'résistants, dont les talibans du mollah Omar.

Il a affirmé que son gouvernement et ses alliés étrangers oeuvraient tous à un règlement de la situation, qui pourrait advenir selon lui d'ici un à deux ans. "Les espoirs de paix en Afghanistan se sont accrus. La communauté internationale, nos voisins et tous nos compatriotes s'investissent beaucoup dans ce but."

Faisant apparemment référence au Pakistan et à l'Iran, qui se disent soucieux de favoriser un règlement en Afghanistan, Karzaï a ajouté: "Nous sommes en contact avec nos voisins, afin qu'ils reprennent ce processus à leur compte."

"Nous avons tous espoir que nous assisterons à une amélioration de la sécurité et de la stabilité de notre pays d'ici une année ou deux, comparé à ce que nous avons connu hier et aujourd'hui."

DES "POURPARLERS DIRECTS ET SÉRIEUX"?

Pourtant, la violence en Afghanistan atteint à l'heure actuelle un niveau sans précédent depuis l'intervention internationale et le renversement du régime de taliban fin 2001, en dépit de la présence sur le terrain de près de 150.000 soldats étrangers.

Ces derniers, en majorité américains, sont placés sous commandement de l'Otan, qui doit se réunir au sommet le mois prochain à Lisbonne pour faire le point de la situation, tandis que le président Barack Obama procédera en décembre à une nouvelle évaluation de la stratégie des Etats-Unis sur le terrain.

Le chef de la Maison blanche a décidé fin 2009 de dépêcher 30.000 hommes de plus en Afghanistan pour renverser le cours de la guerre, tout en annonçant l'amorce d'un retrait militaire à compter de la mi-2011 si les forces afghanes s'avèrent en mesure de commencer à prendre elles-mêmes en main la sécurité du pays.

Karzaï plaide de longue date pour un arrangement avec les taliban pourvu que ceux-ci renoncent à la violence, répudient Al Qaïda et acceptent la nouvelle constitution afghane. Washington a formulé des conditions analogues.

La guérilla nie tout contact avec Kaboul et réclame le retrait préalable des troupes étrangères, mais le New York Times croit savoir que des pourparlers directs et sérieux pour mettre fin à la guerre ont été noués avec des chefs militaires du mouvement islamiste.

"DE SIMPLES CONTACTS, PAS DES POURPARLERS" ?

Le quotidien américain précise que des membres de la Choura (conseil) de Quetta, ville du Pakistan ou siège cette instance de direction des taliban, et un représentant du réseau Haqqani, autre groupe insurgé actif dans l'est de l'Afghanistan, avaient participé à ces contacts.

Le commandant des forces internationales en Afghanistan, le général David Petraeus, a révélé la semaine dernière que ses hommes avaient facilité le déplacement d'un haut responsable taliban à Kaboul pour des contacts "préliminaires" en vue d'une éventuelle réconciliation.

Richard Holbrooke, le représentant spécial des Etats-Unis pour l'Afghanistan et le Pakistan, a déclaré néanmoins que les informations sur des pourparlers secrets entre les deux camps étaient exagérées.

De source proche de l'opposition afghane au Pakistan, on souligne pareillement qu'on ne doit pas brûler les étapes : "Il y a bien des contacts mais on ne peut les qualifier de pourparlers."

Karzaï, qui a mis sur pied un Conseil de paix de 70 membres dirigé par l'ancien président Burhanuddin Rabbani pour faciliter le processus de réconciliation, a déclaré la semaine dernière que cette instance avait élaboré un "mécanisme" à cette fin qui serait mis en branle sous peu.

20/10

http://www.lexpress.fr/actualites/2/le-president-afghan-optimiste-sur-la-reconciliation-et-la-paix_929559.html



3 Annexe

3-1  Pascal Sacre: Le traitement médiatique et politique des prisonniers d’opinion.

A la prisonnière 650.

Quelle différence y a-t-il entre des opposants politiques emprisonnés aux Etats-Unis, en Iran ou en Chine ?

Entre des prisonniers condamnés à mort, soumis à la torture, incarcérés sans procès et internés en institution psychiatrique en Norvège, aux Etats-Unis, en Arabie Saoudite, en Iran ou en Chine ?

Entre Aafia Siddiqui, Lynne Stewart, Synnove Fjellbakk Tafto et Liu Xiaobo (Prix Nobel de la paix 2010), Farah Vazehan [1], Hossein Derakhshan [2] ?

Le traitement médiatique et politique de ces prisonniers d’opinion n’est pas du tout le même selon qu’ils servent ou desservent les intérêts de l’impérialisme des Etats-Unis et de leurs alliés.

Les prisonniers politiques dont nos médias ne parlent pas

Aafia Siddiqui, une femme pakistanaise de 36 ans, fut amenée le 5 août 2008 enchaînée, blessée aux épaules par deux coups d’armes à feu, squelettique, tremblante et en état de choc, dans une salle de tribunal de « la plus grande » démocratie occidentale, à New York.

Cette femme est diplômée en neurologie du Massachusetts Institute of Technology et de l’Université de Brandeis [3] aux USA, mère de trois enfants, elle a vécu de nombreuses années tranquilles aux Etats-Unis.

Elle a été accusée de tentative d’assassinat sur des officiers de l’armée et des agents du FBI, après avoir été interpelée puis emprisonnée au Pakistan dans des circonstances obscures, accusée de complicité avec le terrorisme à l’issue d’un simulacre d’enquête dans laquelle les simples déclarations des militaires US ont eu force de preuve.

Aafia Siddiqui avait été enlevée en mars 2003 avec ses trois enfants, à Karachi, par les services secrets pakistanais (ISI), et remise au personnel militaire étasunien qui l’avait transférée dans la terrible prison à l’intérieur de la base de Bagram, en Afghanistan. Aafia, c’était la « prisonnière 650 » dans ce qui est devenu le tristement célèbre « département tortures » de la prison de Bagram.

Sa sœur Fawzia, qui habite à Karachi, a déclaré : « Elle a été violée et torturée pendant 5 ans, nous ne savons rien de ce qui a pu arriver à ses trois fils. »

Siddiqui et d’autres femmes ont été, et sont toujours, incarcérées à Bagram et dans d’autres prisons qui pratiquent la torture pour le compte des Etats-Unis. Les déclarations des témoins selon lesquels elle aurait tiré sur des militaires avec un fusil d’assaut, laissé, on ne sait pourquoi, à portée de main, sont peu crédibles, mais furent retenues comme des preuves irréfutables.

Aafia fut la seule atteinte par une balle. Aucun des militaires n’a été blessé.

Imaginez cette histoire en Iran ou en Chine, avec une opposante politique au régime ! Ensuite, « on » l’a retrouvée en 2008 en Afghanistan, désorientée et ayant sur elle des plans pour faire sauter des édifices à New York…Digne de la série 24 heures chrono. Lady Al-Qaeda [sic !], surnom donné par le NY Daily New, a été condamnée en janvier dernier.

Pendant tout le procès, le Ministère public n’a pas cessé d’utiliser le terme de terroriste en se référant à elle.

Il n’y avait aucune preuve formelle attestant qu’elle avait tiré sur des militaires ou qu’elle s’était livrée à des activités terroristes. Au cours du procès, les témoins ont décrit Siddiqui comme « une femme complètement brisée ».

Elizabeth M. Fink, l’avocate d’Aafia Siddiqui a déclaré : « C’est une femme profondément traumatisée par les tortures qu’on lui a fait subir pendant les 5 années de sa détention, et par l’angoisse de ne pas savoir ce que ses fils sont devenus. On lui a seulement bandé ses blessures, alors qu’elle aurait eu besoin de bien d’autres soins dans un hôpital. A cause de la lutte contre le terrorisme la justice des Etats-Unis est devenue arbitraire, aveuglément féroce, infâmante pour le nom de notre pays dans le monde entier. » [4] Aafia Siddiqui, la « prisonnière 650 » de Bagram, n’est même pas une opposante politique mais plus probablement une victime anonyme sacrifiée sur l’autel de la lutte contre le prétendu terrorisme.

Elle fait partie de ces méchants inventés par l’Occident pour accréditer ses thèses afin que ses populations croient à sa fable de la guerre contre le mal.

« Lady Al-Qaeda » ! Un alibi fabriqué de plus pour justifier l’injustifiable.

Aafia Siddiqui a été condamnée à une peine de prison incompressible de 86 ans [5].

L’article « Triumph Of Evil » (Le Triomphe du Mal) [6], écrit par John Kozy, ancien professeur à l’université en philosophie et logique, témoigne de la corruption et de la dégradation de toutes les strates du système juridique et policier US : Cours locales et fédérales, Cour Suprême, Bureaux de procureurs, laboratoires d’« expertise ».

Les preuves sont manipulées, des témoignages partiaux sont pris comme faits avérés, les informateurs et les policiers sont crus sur parole, des aveux sont extorqués par la force et pris au sérieux par les juges.

Nous sommes très éloignés des séries télévisées (« Les Experts ») qui nous font prendre la mythologie pour la réalité.

Sur le terrain, révélée grâce à des témoignages de lanceurs d’alerte courageux et intègres, c’est bien à la criminalisation de toute une société que nous assistons. Le crime devient la règle, et la loi ne protège plus les gens mais est utilisée par le gouvernement étasunien pour nuire à sa population et protéger les dirigeants [7]. Cela s’observe également dans d’autres gouvernements occidentaux comme la France [8] ou l’Italie.

Comme le dit le professeur John Kozy,

« Les sociétés modernes ont justifié leur utilisation de méthodes criminelles en argumentant que de telles techniques étaient nécessaires pour combattre le mal. Mais la guerre menée par le bien contre le mal ne peut être gagnée en utilisant les armes du mal. Le mal n’apporte jamais de bien, et en usant de ces viles pratiques, la somme de mal augmente en quantité et qualité.

Tenter de sauver la nation en devenant ce dont vous essayez de sauver cette nation est suicidaire. [9] »

Contredisant la pensée malfaisante de Richard Dick Cheney [10], et de beaucoup de moralisateurs occidentaux, chaque fois que nous voulons combattre le mal en utilisant ses armes, torture, mensonges, sacrifices d’innocents, meurtres, massacres, jugements sans preuves, plutôt que le réduire, nous augmentons la quantité, et la qualité du mal dans nos sociétés.

C’est exactement ce cycle de violence progressive, degré par degré, avec son cortège de banalisations et de cynisme, d’arrogance et de mauvaise foi qui finalement conduit aux massacres de masse et aux comportements inhumains comme ceux de la période nazie. La complicité des médias et des « experts » y joue un rôle important.

« La fin justifie les moyens » est un slogan populaire dans nos pays qui cultivent et s’arrogent la bonne conscience.

Pourtant cela n’est pas vrai. N’importe quelle fin ne justifie jamais n’importe quel moyen. Les moyens utilisés déterminent la fin qui nous attend.

Même pour nous défendre du mal, user de moyens vils nous rend vil à notre tour, sans retour en arrière possible.

Le 19 novembre 2009, Lynne Stewart, âgée de 70 ans, avocate spécialisée dans la Defense des droits civils et militante de longue date, condamnée à 28 mois de prison, a été incarcérée pour conspiration et soutien matériel au terrorisme.

Lynne Stewart a consacré sa vie aux pauvres, aux défavorisés, à la communauté noire et à la justice. Ceux d’entre eux qui n’avaient pas les moyens de payer les services d’un avocat pouvaient frapper à sa porte [11].

« Sa seule faute est d’avoir contrevenu aux mesures administratives spéciales (Special Administrative Measures, SAM) du bureau américain des prisons (US Bureau of Prisons). Elle avait été obligée de signer ces mesures pour pouvoir défendre le Cheik Omar-Abdel Rahman. Les SAM sont inconstitutionnels : elles violent le Premier Amendement ainsi que le Sixième Amendement de la Constitution américaine selon lequel, tout accusé a droit à un avocat et à être jugé par un jury d’État impartial dans l’État même où le crime a été commis et seulement pour ce crime. L’Administration Clinton n’a pas considéré Lynne Stewart comme une terroriste et un traître. À l’époque, son cas a simplement été considéré comme une faute administrative. Lynne Stewart a reçu une lettre à cet effet, et n’a pas pu rendre visite à son client pendant quelque temps. Puis, elle a pu reprendre ses visites au Cheik en prison et poursuivre son travail d’avocate. Ce n’est que le 9 avril 2002 qu’elle a été arrêtée à son domicile par le FBI, quelques mois après les évènements du 11 septembre 2001 et dans un climat d’hystérie collective. Le soir de son arrestation, John Ashcroft, ministre de la Justice des États-Unis, est allé à l’émission populaire de David Letterman, Late Night Show, et a déclaré à toute l’Amérique que Lynne Stewart était un traître à la nation. [12] »

Lynne Stewart, de même qu’Aafia Siddiqui, n’est pas une héroïne, pas plus qu’une terroriste.

C’est une victime d’un système odieux qui dit combattre le mal mais qui pour cela, en commet bien plus, sans que les médias, prompts à fustiger l’Iran, la Chine, Cuba ou le Venezuela au moindre écart de conduite, ne trouvent rien à y redire, quand c’est l’Occident.

« C’est une femme de 70 ans avec des années d’expérience de vie en tant que mère, grand-mère, activiste et avocate. Jeune femme blanche, elle s’est engagée et a lutté pour la cause de ses compatriotes noirs, parce qu’elle croyait dans la justice. Des décennies plus tard, elle a défendu le Cheik Omar-Abdel Rahman, parce qu’elle croyait toujours dans la justice. [13] »

Lynne a mis en garde les autres avocats de la Defense : « C’est un avertissement pour les autres avocats. [Le gouvernement leur envoie le message] Ne défendez pas vos clients avec trop de vigueur, ne faites pas de zèle ».

Synnove Fjellbakk Tafto, ancienne avocate du ministère des Affaires étrangères en Norvège, et dissidente politique, a été hospitalisée de force pour la cinquième fois et s’est vue administrer un traitement psychiatrique quelques jours après la publication d’un article subversif [14].

Un article subversif ?

Internée et obligée de prendre un « traitement » psychiatrique pour un article subversif ? Imaginez si madame Tafto était chinoise ou iranienne.

Depuis 1994, comme le rapporte Ron Paul, le député républicain US, madame Tafto accuse les dirigeants de son pays d’avoir trahi la nation en adoptant des accords anticonstitutionnels visant à contourner l’opposition de la population.

Ce mépris des acquis constitutionnels est devenu la règle en Occident, depuis les attentats du 11 septembre 2001.

Il n’est pas propre à la Norvège, mais gangrène tous nos pays qui se targuent malgré tout de représenter des valeurs qu’ils bafouent tous les jours : égalité, vérité, liberté, honneur.

Comme les Irlandais en 2008 [15], les Norvégiens ont refusé à deux reprises, par référendum, de rejoindre l’Union Européenne, en 1972 [16] et en 1994 [17]. La militante a dénoncé notamment l’accord qui a malgré tout fait rentrer le pays dans l’Espace économique européen.

Dans son dernier article « subversif », elle accuse le ministre des Affaires étrangères norvégien, Jonas Gahr Störe, d’être un agent au service des intérêts mondialistes. La sanction est l’internement psychiatrique.

Terroriste. Traître qui mérite la pire punition. Ennemi antipatriotique.

Nos médias et nos gouvernants ont leurs formules pour salir, diaboliser toute résistance à l’autorité.

Des référendums bafoués, des votes et opinions populaires ignorés, des « terroristes » fabriqués, des emprisonnements et jugements arbitraires, des médias partisans, des films et séries TV propagandistes.

Des dissidents, des  résistants internés, torturés, incarcérés après en avoir faits nos ennemis, des « terroristes », après avoir diabolisé, sali leur image ou plus simplement fait en sorte que personne n’en entende parler.

C’est ainsi que se comportent nos démocraties occidentales, qui parviennent à tirer l’oreille à des pays comme la Chine ou l’Iran.

L’attribution de médailles et de prix, comme le Prix Nobel de la Paix, ou la Médaille de la Liberté, participe de cet endoctrinement des populations occidentales et plus généralement de celles des Etats-Unis et de leurs alliés de la Coalition.

Certains de ces alliés (Arabie Saoudite, Egypte, Colombie) le sont parce que, pragmatiques, ils y trouvent leur intérêt (financier, armements, permissions d’opprimer leur propre population) mais la plupart, dont les peuples européens, se persuadent eux-mêmes qu’ils se trouvent dans le camp du Bien et de la Justice.

Le Prix Nobel de la paix fait partie des « jouets », des artifices leur permettant de flatter leur bonne conscience.

Ainsi après Henry Kissinger, Al Gore, Barack Obama, voilà le « valeureux » dissident chinois Liu Xiaobo [18] décoré de la prestigieuse médaille.

Car à condition d’être de Chine ou d’Iran, les opposants politiques ont bonne presse en Occident.

Ces Prix et Médailles sont des instruments politiques utilisés par le système occidental et ses alliés, dans le but d’envahir le monde entier et de lui imposer ses doctrines, le capitalisme inégalitaire et la domination par une minorité, la légitimité d’une micro-caste de riches amoraux s’arrogeant le droit inné d’occuper le sommet de l’échelle sociale et de dominer tous les peuples du monde.

Cela est fait par la force (les guerres, les coups d’état, les assassinats) et surtout par la ruse (la moralisation démocratique, les prix et médailles, les fondations « philanthropes » et les organes « mondiaux » de régulation, FMI, Banque Mondiale, OMC, OMS, ONU).

Plusieurs auteurs et chercheurs indépendants, dont le Réseau Voltaire (« Le prix Nobel de la paix au service de l’impérialisme ») [19], Thierry Meyssan (« Le dessous du prix Nobel de la paix 2009 ») [20], le professeur Domenico Losurdo (« Le Nobel de la guerre aux Messieurs du « Nobel de la paix ») [21], le professeur Chems Eddine Chitour (L’ordre occidental impérial : Stratégie d’attribution des prix Nobel) [22], nous révèlent toute la corruption qui règne au cœur de cette institution soumise, le Nobel, asservie comme toutes les autres institutions officielles aux mondialistes occidentaux, appuyés aujourd’hui sur les Etats-Unis et leurs alliés de la Coalition.

Ceux-ci nous gouvernent au moyen de leurres et instrumentalisent sans cesse notre bonne conscience, avec l’aide des médias et des institutions dans lesquelles nous avons naturellement confiance.

Sans risquer l’internement, l’incarcération ni la torture, vous pouvez toujours parler autour de vous de la « prisonnière 650 », en lui rendant son nom : Aafia Siddiqui et en rétablissant sa véritable histoire, voire signer la pétition réclamant sa libération, http://www.gopetition.com/petitions..., parler de Lynne Stewart, de Synnove Fjellbakk Tafto et afficher leurs photos, leurs calvaires, partout où vous pouvez.

Pascal Sacré

Sources :

[1] http://www.gopetition.com/petition/...

[2] http://www.guardian.co.uk/media/pda...

[3] L’Université de Brandeis (Brandeis University) est une université privée américaine située à Waltham dans le Massachusetts, à 16 km à l’ouest de Boston. http://fr.wikipedia.org/wiki/Univer...

[4] Aafia, un spectre au tribunal, http://www.legrandsoir.info/Le-vers...

[5] http://blog.emceebeulogue.fr/post/2...

[6] The Triumph of Evil, by Prof. John Kozy http://www.globalresearch.ca/index....

[7] Le projet diabolique et criminel appelé États-Unis d’Amérique. Le gouvernement étasunien utilise la loi pour nuire aux gens et protéger les dirigeants, par John Kozy http://www.mondialisation.ca/index....

[8] Affaires Bettencourt, Karachi, Wildenstein… http://www.lemonde.fr/politique/art...

[9] Op.cit., The Triumph of Evil, by Prof. John Kozy

[10] Réflexion menaçante du vice président Cheney juste après l’attentat contre les Tours Jumelles : « Maintenant l’Amérique va devoir entrer dans le versant obscur de son histoire ».

[11] Lynne Stewart en prison : Quand la justice déraille, par Claude Herdhuin. http://www.mondialisation.ca/index....

[12] Op.cit., Lynne Stewart en prison : Quand la justice déraille.

[13] Ibid., Claude Herdhuin

[14] Revue Nexus, Juillet-Août 2010, n°69, p.4

[15] Les Irlandais rejettent à 53,4 % le traité de Lisbonne

http://www.lemonde.fr/europe/articl...

[16] Le 25 septembre 1972, les Norvégiens sont appelés à se prononcer par référendum au sujet de l’adhésion de leur pays aux Communautés européennes. A l’issue du scrutin, le non l’emporte avec 53,5% des suffrages. http://www.ena.lu/referendum_norveg...

[17 1994 la Norvège s’oppose pour la deuxième fois par référendum à l’entrée dans l’Union européenne. http://www.strasbourg-europe.eu/norvege,17976,fr.html

[18] Qui est Liu Xiaobo ? Ce que le jury Nobel vous cache http://www.mondialisation.ca/index....

[19] Les lauréats du Prix Nobel de la paix après le 11-Septembre http://www.mondialisation.ca/index....

[20] http://www.voltairenet.org/article1...

[21] http://www.futurquantique.org/?p=12677

[22] http://www.mondialisation.ca/index....

Pascal SACRE

17 octobre 2010

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Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Afghanistan 

Les dossiers

n°460 du 30-10

C.De Broeder & M.Lemaire

 



 Le "Afghanistan le dossier" est  visible  sur mes blogs : 

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Sommaire :  

3 Annexe (Fin)

3-2 Robert Parry*, Andrew Hughes, Allan Nairn, Roxana Tiron : Obama nomme des officiers corrompus à la tête des armées

3-3 La promotion et la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales dans la lutte antiterroriste.

3-4 Lutte contre le terrorisme : un expert critique le régime créé par le Conseil de sécurité 



3-2 Robert Parry*, Andrew Hughes, Allan Nairn, Roxana Tiron : Obama nomme des officiers corrompus à la tête des armées

Enquête primée par Projet censuré 2010

Les responsables de la Defense nommés par Barack Obama sont ceux là mêmes qui ont commis les pires crimes et les pires malversations sous les administrations précédentes. En fait de changement, seul le discours est nouveau, les pratiques, elles, sont anciennes. Le plus surprenant est l’indifférence qui a accompagné la clôture de l’enquête financière sur la disparition de 3400 milliards de dollars et la promotion des responsables du plus gigantesque détournement de fonds de l’histoire.

19 octobre 2010

Le maintien par Obama du républicain Robert Gates au poste de secrétaire à la Defense est sans égal historique. C’est en effet la première fois qu’une administration entrante du parti d’opposition (en

l’occurrence démocrate) maintient un ministre de l’administration précédente (républicaine). Ayant remplacé Donald Rumsfeld qui s’opposait à une nouvelle escalade du conflit en Irak, Gates a été, pendant les deux dernières années de la présidence Bush, l’architecte de la vague de renforts (« surge »).

Obama a confié les principales responsabilités de la Defense et du renseignement à des personnalités incarnant à maints égards les pires aspects de la politique de sécurité nationale états-unienne des trente dernières années.
Ses choix contredisent ses principaux arguments de campagne sur le « renseignement politisé » et le « manque de transparence ». Les « décennies d’expérience » tant louées de ces responsables sont parsemées de fautes éthiques, de mensonges au Congrès et surtout de « conflits d’intérêts » sous la forme d’allées-et-venues régulière entre le gouvernement et le complexe militaro-industriel.
Obama avait bien promis de ne pas confier de postes gouvernementaux élevés (ou importants) aux lobbyistes, mais cela ne l’a pas empêché de désigner d’anciens lobbyistes ou conseillers de sociétés faisant affaire directement avec le Pentagone.

Toute la carrière de Robert Gates a consisté à porter haut et mettre en œuvre les idées néo-conservatrices, et il s’est d’ailleurs montré critique vis-à-vis du plan d’Obama pour le retrait gradué des troupes d’Irak.
Il débuta comme officier de renseignement sous Nixon, mais, comme l’indique la chronique de Robert Parry [
1], c’est en tant que haut responsable de la CIA dans les années 80, sous l’administration Reagan, qu’il brisa l’échine au concept de renseignement objectif auparavant si cher à la division analytique de l’agence d’espionnage.

Dans son récent ouvrage Failure of Intelligence : The Decline and Fall of the CIA (Echec du renseignement : décadence et chute de la CIA), l’ex-analyste Melvin A. Goodman décrit Gates comme « l’officier du service action ayant dirigé l’adaptation de la production de renseignement aux desiderata politiques de la Maison-Blanche, sous l’administration Reagan ». Analyste en chef sous la direction de William Casey, Gates « a supervisé le premier "bidonnage de rapports" institutionnalisé à la CIA dans les années 80, en mettant l’accent sur la nécessité de retoucher le renseignement ayant trait à l’Union soviétique, à l’Amérique centrale et au Sud-Ouest asiatique », assure Goodman, et ceci dans le but de justifier les dépenses militaires croissantes et le soutien actif des États-Unis à des guerres périphériques sanglantes constituant l’axe principal de la politique extérieure de Reagan.

Son audition de confirmation pour le poste de directeur de la CIA, sous George H. W. Bush (père) en 1991, fut le théâtre d’un défilé d’officiers de l’agence dévoilant publiquement des histoires « de la maison » selon lesquelles ce personnage avait corrompu le métier du renseignement.
Gates est en outre soupçonné d’être en lien avec les mensonges servis au Congrès sur les opérations secrètes Iran-Contra, au milieu des années 80, obstacle qui l’empêcha d’accéder à la direction de
la CIA à la mort de Casey, en 1987. C’est également lui qui fut chargé de fournir à Saddam Hussein, pendant la guerre entre l’Irak et l’Iran, des armes chimiques, munitions et autres équipements.

Gates a un temps siégé au conseil de direction de la Science Applications International Corporation (SAIC), qui déclara des bénéfices de 7,5 milliards de dollars pour 2005. La SAIC est active à tous les niveaux, de la collecte de renseignement à la reconstruction de l’Irak, pour le compte du Pentagone.

Le 21 janvier 2009, Obama signait un décret fixant des règles éthiques plus rigoureuses et interdisant notamment que des postes gouvernementaux soient attribués à des lobbyistes ayant exercé auprès de la même administration dans les deux dernières années.

Corruption au Pentagone

A peine deux jours plus tard, le 23 janvier, la Maison-Blanche faisait savoir que ses nouvelles règles d’éthique dure ne s’appliquaient pas au sous-secrétaire à la Defense, William Lynn, qui avait été vice-président pour les opérations et stratégies gouvernementales du géant de la Defense Raytheon et avait fait du lobbying pour cette société privée jusqu’en juillet 2008.

Raytheon est le cinquième fabricant d’armes des Etats-Unis par ordre d’importance. Il vend des radars, missiles, munitions en tous genres, systèmes spatiaux et autres technologies pour une valeur de 18 milliards de dollars par an [2]. Le sénateur républicain pour l’Iowa, Charles Grassley, s’est opposé énergiquement à la nomination de Lynn, alléguant « des pratiques douteuses qui, de toute évidence, ne servaient pas l’intérêt public », lorsqu’il exerçait à l’inspection des finances du Pentagone sous l’administration Clinton.

Pour l’année fiscale 1999, le département de la Defense faisait état de la « disparition » de 2300 milliards de dollars, auxquels s’ajoutaient 1100 milliards pour l’année 2000. Au total donc, 3400 milliards de dollars versés par le contribuable sont partis en fumée sous l’œil vigilant de William Lynn, qui se trouve maintenant au cœur du tourniquet unissant le département de la Defense et le complexe militaro-industriel [3].

En sa qualité de directeur financier du département de la Defense, Lynn était responsable de toute l’administration et de l’information budgétaire. Il avait en outre sous sa responsabilité la publication soumise à audit des états financiers, ce qu’il ne fit pas alors qu’il était en poste, et ces derniers n’ont toujours pas été publiés.

Robert Hale a été maintenu à son poste de sous-secrétaire à la Defense (inspection des Finances) après avoir été secrétaire assistant à l’Air Force, chargé des contrôles financiers, entre 1994 et 2001. Aux côtés de Lynn, il était responsable de la gestion des fonds du département de la Defense.
Hale
est en outre « gestionnaire financier certifié Defense », spécialisé dans l’achat, ce qui lui fait entretenir des relations privilégiées avec le complexe militaro-industriel.

L’écrivain Andrew Hughes fait remarquer que : « À eux deux, ces postes ont dilapidé assez d’argent du contribuable pour financer quatre fois le programme de stimulation de l’économie mis en œuvre par Obama, et voilà qu’ils sont à nouveau responsables de la supervision des acquisitions au département de la Defense ».

 

L’attentat survenu le 11 septembre 2001 au Pentagone n’a pas été dirigé contre le bureau du secrétaire à la Defense. La cible était située dans une aile opposée du bâtiment. L’explosion a détruit les archives financières et tué les controlleurs financiers chargés d’identifier les bénéficiaires du détournement de fonds le plus important de l’histoire.

Mensonges au Congrès

L’amiral Dennis Blair, choisi par Obama pour diriger le Renseignement national, qui supervise les 16 agences de renseignement, fut commandant des forces militaires du Pacifique sous Clinton [4]. A ce poste il joua un rôle essentiel lors de l’occupation du Timor oriental par l’Indonésie en 1998, après la chute du dictateur Suharto soutenu par les États-Unis.

En 1999, lorsque les militaires indonésiens semèrent la terreur parmi la population pour faire échec aux réformes démocratiques, le département d’Etat des États-Unis et Clinton envoyèrent Blair exiger du général indonésien Wiranto qu’il mette fin aux massacres.

Loin de s’acquitter de cette mission, l’amiral Blair informa le général qu’il bénéficiait du soutien total des États-Unis. Les atrocités, dans lesquelles le gouvernement était impliqué, montèrent d’un cran. Blair mentit alors au Congrès, déclarant que la violence n’était le fait que de petites unités, alors que les hauts commandements militaires indonésiens se livraient à toutes sortes d’exactions : enlèvements, massacres et tortures. Dans les faits, Blair soutint le général Wiranto et le massacre de civils indonésiens, contre les ordres du Congrès qu’il désinformait.

Blair est un des membres de la Commission trilatérale. Il siégeait à la direction de Earl Dodge Osborne (EDO), une société sous-traitante pour le programme F-22 Raptor. Il a également participé à la direction de Tyco International, qui fabrique de petits composants électroniques utilisés pour le F-22 et d’autres pièces à usage militaire. On l’a vu enfin à la direction de Tridium, une société fabricante de satellites.
En 2006, Blair a dû démissionner de la présidence de l’Institute for Defense Analysis (Institut pour l’analyse de
la Defense, IDA) pour cause de « conflits d’intérêts ». Il faut dire que l’IDA était en train d’évaluer pour le Pentagone le programme F-22.Alors qu’il était aux ordres de Blair, l’ex-général quatre étoiles James L. Jones a été désigné à la tête de l’Agence de la sécurité nationale. Jones fut non seulement commandant de l’OTAN et commandant du corps des Marines, il est en outre membre de la Commission trilatérale. Il a prêté ses services aux conseils de direction de Chevron, Boeing et Invacare Corp (qui produit du matériel médical pour le Pentagone) jusqu’en décembre 2008. [
5] Jusqu’à janvier 2009 il était consultant auprès de Cross Match Technologies, une compagnie de biométrique travaillant avec le Pentagone et le FBI. Il a par ailleurs siégé au conseil de direction de MIC Industries, qui a mis au point la « Ultimate Building Machine », un dispositif mobile de construction, utilisé uniquement en Irak et en Afghanistan, servant à déployer rapidement les structures d’acier des installations militaires.

Tout récemment, Jones a été nommé président de l’Institute for 21st Century Energy (Institut de l’Energie pour le XXIè siècle), think tank dépendant de la Chambre de commerce des Etats-Unis.

Mise à jour de Robert Parry (de ConsortiumNews.com)

Au sujet du fameux « danger de conserver Robert Gates à son poste » : celui-ci se trouve être lourd de signification. Cette décision prise par Obama juste après son élection était le signe évident que sa politique de sécurité nationale ne s’écarterait pas fondamentalement de celle de son prédécesseur. Elle révélait aussi qu’Obama n’avait pas la moindre intention de remettre en question la désinformation de Washington, distillée au fil des décennies précédentes à dominante républicaine, depuis l’implication-clé de Gates dans plusieurs scandales, y compris l’Iran-Contra et la politisation du renseignement de la CIA, deux facteurs qui préparaient les désastreuses décisions prises par Bush ces dix dernières années. En conservant Gates, Obama a indiqué qu’il éviterait les débats susceptibles d’engager les États-Unis dans une voie drastiquement différente. Dans les faits, Obama cédait au statu quo.

Depuis la publication de l’article, les intentions d’Obama ne sont que plus évidentes. Si, au niveau du discours, il prend ses distances par rapport au style belliqueux de Bush, il maintient dans les faits la substance de cette politique, avec Gates et les autres opposants à un retrait rapide d’Irak, partisans du renforcement de la présence militaire étrangère en Afghanistan. Obama refuse même d’aborder les responsabilités des anciens chefs de Gates, tout comme le président Clinton avait caché sous le tapis les scandales dans lesquels avaient trempé Gates et les administrations Reagan-H. W. Bush.

Gates personnifie l’angélisme permanent régnant dans le microcosme de Washington, du moins vis-à-vis de lui-même, au point que les médias affichent avec un certain naturel leur manque d’intérêt pour faire la lumière sur les méfaits passés ou présents du

l personnage. Gates était l’une des coqueluches du tout-Washington du temps de Reagan-Bush, et il le reste.

Lorsque Gates fut désigné secrétaire à la Defense par George W. Bush (fils) en novembre 2006, les médias se trompèrent du tout au tout sur le sens de cette décision. On a cru alors que la désignation de Gates était le signe de l’acceptation par Bush du plan du Groupe d’études sur l’Irak et donc du désamorçage de la guerre. En réalité, Gates était bien plus belliqueux que Donald Rumsfeld.

Mais les journalistes de renom n’ont jamais rectifié le tir : ils ont continué de nous peindre un Gates couleur de rose. L’émission « 60 minutes » de CBS a brossé tout récemment un portrait de Gates dans lequel on évoquait sa « profonde préoccupation personnelle pour les troupes », même si toute sa carrière a fait le lit des guerres déclenchées par George W. Bush, fils, (essentiellement par la voie de la corruption des services analytiques de la CIA), et que son soutien aveugle à l’escalade Irakienne a envoyé à la mort plus de mille soldats états-uniens supplémentaires.

Les éléments d’information critiques sur Gates continuent de nous parvenir, essentiellement en provenance de fonctionnaires de la CIA ayant travaillé avec lui par le passé et voyant en lui un ambitieux consommé. Par exemple, l’ex-analyste de la CIA Melvin A. Goodman consacre une part importante de son livre Failure of Intelligence : The Decline and Fall of the CIA au rôle de Gates dans le crépuscule de la tradition « sérieuse » de la CIA, qui cessa de rechercher du renseignement fiable pour fournir celui qui répondait aux désirs des responsables politiques des États-Unis. Cette tradition disparut dans les années 80, lorsque Gates dirigea les services analytiques et où le renseignement fut « poli » dans le style requis par les idéologues de l’ère Reagan.

Mise à jour de Andrew Hughes (de Global Research)

Depuis la publication de l’article, en février 2009, les médias n’ont pas écrit une seule ligne au sujet de ce gigantesque hold-up de deniers publics. En fait, celui-ci a été éclipsé par une autre escroquerie non moins grave, dissimulée sous l’atour dénommé « résoudre la crise du crédit ». Les montants de cette dernière affaire représentent presque cinq fois les 3400 milliards subtilisés par le département de la Defense.

Le 7 mai 2009, William Lynn et Robert Hale rendaient public le budget de la Defense proposé pour 2010, accroissant les dépenses d’environ 4 % pour atteindre 663,8 milliards. Ceci dans une période où la population s’appauvrit sous l’effet du chômage croissant, où les programmes sociaux fédéraux et ceux des 50 Etats sont en repli, et où la richesse passe des foyers étasuniens au cartel financier et bancaire de Wall Street.

Ce qu’il faut retenir de l’article original est moins la disparition des 3400 milliards de dollars du département de la Defense que le fait que ces malversations étaient monnaie courante dans une administration hors de contrôle. Et même si’occupant de la Maison Blanche a changé, ces vols de fonds publics par le gouvernement se poursuivent.

Lorsque nous écoutions les discours de campagne d’Obama en 2008, et qu’il mettait l’accent sur l’importance de l’Afghanistan en tant que nouveau front de la « guerre contre la terreur », une guerre floue, interminable et surtout impossible à gagner, il était évident que ces discours, portés aux nues par les grands médias, étaient inspirés par le programme de Zbigniew Brzezinski et le Projet pour un nouveau siècle américain (la plate-forme idéologique de George W. Bush). Le paquet n’avait fait que changer d’emballage, avec un nouveau personnage et son slogan : « Des changements crédibles »

Depuis la publication de mon article, les événements ont montré qu’aucun engagement n’a été pris pour s’assurer de la fiabilité de la comptabilité des caisses publiques. Aucune enquête n’a été diligentée sur les milliards évaporés, aucune question n’a été posée sur ce méfait commis sous l’égide de Donald Rumsfeld, de William Lynn et de Robert Hale. Le département de la Defense a augmenté ses dépenses. La guerre s’est intensifiée en Afghanistan, et les puissances intermédiaires des États-Unis dans la région ont déstabilisé le Pakistan. Obama est responsable de l’assassinat de centaines de civils pakistanais par les drones Predator pilotés à distance par des agents de la CIA. Les promesses de mettre un terme à la guerre d’Irak ont été cyniquement ignorées, ou plutôt recyclées dans le double discours politique.

Tout ces discours tendent à prouver que le gouvernement et l’industrie militaire agissent en symbiose pour défendre leurs propres intérêts : un appât du gain et une soif de pouvoir portés à un niveau jamais vu dans l’histoire de l’humanité. Nul ne peut écarter d’un revers de main la corruption dénoncée dans l’article, qui révèle avec le recul sa véritable nature et la manière dont se tisse la toile qui unit le système.

Ce système s’est considérablement renforcé au fil des décennies et il s’est protégé contre toute enquête sérieuse ou toute retombée inquiétante : le département de la Defense a fait en sorte de coopter les sociétés en charge de l’information, via les acquisitions de ces médias par les grands groupes d’armement, et en y plaçant des employés du Pentagone et de la CIA.

Le système a donné des preuves éclatantes de sa solidité lorsque Donald Rumsfeld s’offrit le luxe de déclarer, le 10 septembre 2001, en conférence de presse publique, sans avoir à craindre de réaction, que des 2300 milliards de dollars s’étaient évaporés, qu’il n’y aurait pas d’enquête et que les responsables ne seraient pas jugés. On a pu constater la même arrogance à propos de scandale de la torture, du scandale de l’aide d’urgence offerte aux banquiers, du scandale de la guerre d’Irak et de l’avancée de la vague policière constituée par le département de la Sécurité de la patrie pour ranger sous l’étiquette de « terroriste » toute personne en désaccord avec la politique du gouvernement ou attachée à la Constitution des États-Unis.

Il est essentiel et urgent d’engager une enquête sur les milliards ayant disparu du département de la Defense, prélude à d’autres enquêtes ultérieures sur la corruption manifeste du gouvernement des États-Unis. C’est le seul moyen de regarder la réalité en face, de réfuter les mensonges des grands médias et de comprendre que la corruption menace de détruire ce qu’il reste de la Constitution, de la confiance publique et de la liberté réelle.

Robert Parry

Journaliste à l’Associated Press et Newsweek, Robert Parry a été un des principaux enquêteurs sur l’affaire dite de l’Irangate sous la présidence Reagan. Déçu par la futilité et l’incurie des journalistes de la presse anglo-saxonne, il a fondé en 1995, avec Robert Solomon, le magazine d’investigation Consortium News et réalisé des documentaires sur les tractations secrètes autour de la libération des otages en Iran (October Surprise), les narcotrafiquants politiques soutenus par l’administration US (Contra-Coca), l’influence grandissante de la secte Moon à Washington ainsi que l’ascension de la famille Bush et les manipulations électorales lors de l’élection 2000. Il est notamment l’auteur de Secrecy & Privilege : Rise of the Bush Dynasty from Watergate to Iraq et de Lost History : Contras, Cocaine, the Press & ’Project Truth’."
Les articles de cet auteur
Andrew Hughes
Les articles de cet auteur
Allan Nairn
Roxana Tiron
Les articles de cet auteur
Sources :

Project Censored / Red Voltaire.
Traduction : Réseau Voltaire.

Nous remercions les contributions de :
Étudiant chercheur : Chris McManus.
Tuteur : Diana Grant, Ph.D., Sonoma State University.

[1] ConsortiumNews.com, 13 novembre 2008, “The Danger of Keeping Robert Gates”, par Robert Parry ;

2] William Matthews, “Lynn gets waiver from Obama lobbyist rules”, Federal Times, 26janvier 2009.

[3] Global Research, 13 février 2009, “Obama’s Defense Department Appointees- The 3.4 Trillion Dollar Question”, par Andrew Hughes.

[4] Democracy Now ! 7 janvier 2009, “Obama Nominee Admiral Dennis Blair Aided perpetrators of 1999 church Killings in East Timor”, par Allan Nairn (interviewé).

[5] The Hill, 24 novembre 2008, “Ties to Chevron, Boeing Raise Concern on Possible NSA Pick”, par Roxana Tiron.

http://www.voltairenet.org/article167030.html  


3-3 La promotion et la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales dans la lutte antiterroriste.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage de position de l'auteur mais doit être vu comme information

M. Martin Scheinin, Rapporteur spécial sur la promotion et la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales dans la lutte antiterroriste, a déclaré que « le régime antiterroriste créé par le Conseil de sécurité est en dehors de la portée de ses pouvoirs ».

Le Rapporteur spécial s’est exprimé, aujourd’hui, au Siège de l’ONU, à New York, lors d’une conférence de presse, à l’occasion de la présentation de son sixième et dernier rapport soumis à l’Assemblée générale.

M. Scheinin a souligné que la plupart des questions abordées dans son rapport se concentrent sur les mesures prises par le Conseil de sécurité pour lutter contre le terrorisme, en particulier sous le Chapitre VII de la Charte des Nations Unies.

Le Rapporteur spécial a déclaré que les « deux pierres angulaires » de l’action des Nations Unies dans la lutte contre le terrorisme sont les résolutions 1267 (1999) et 1373 (2001) du Conseil de sécurité.  Basées sur l’Article 39 de la Charte, ces résolutions font référence à des « actions en cas de menace contre la paix, de rupture de la paix, et d’acte d’agression ». 

Dans son dernier rapport à l’Assemblée générale, M. Scheinin estime qu’à l’occasion du dixième anniversaire de l’adoption de la résolution 1373, le Conseil de sécurité devrait remplacer les résolutions 1373 et 1267 par une seule résolution.  Cette nouvelle résolution n’invoquerait pas le Chapitre VII de la Charte des Nations Unies et ne serait donc pas placée sous son régime, qui autorise notamment le recours à la force.  L’idée serait de mettre ainsi en place un cadre unique pour l’action antiterroriste.

« Les deux résolutions actuelles n’ont pas de fondement juridique approprié dans le Chapitre VII », a tenu à souligner le Rapporteur spécial.  Malgré la gravité de la menace terroriste, M. Scheinin a estimé qu’il n’y a pas de justification dans l’exercice, par le Conseil de sécurité, de pouvoirs de sanctions quasi judiciaires supranationaux à l’égard d’individus, ni de pouvoirs législatifs supranationaux à l’égard des États Membres.

La résolution 1267 (1999) a mis en place des sanctions contre les Taliban et les personnes et entités qui leur sont associées, a-t-il indiqué.  Ces sanctions visaient un groupe de personnes bien défini et étaient limitées dans le temps et dans l’espace.  Ce régime a été élargi ensuite par la résolution 1390 (2002) sans cependant qu’il n’ait été accordé aucun lien avec un territoire ou un État précis, a-t-il noté.  

Le Rapporteur spécial a estimé qu’à l’époque, la résolution 1267 pouvait apparaître comme une mesure d’urgence justifiée, face à une menace concrète existant en Afghanistan.  Toutefois, a-t-il poursuivi, le recours au Chapitre VII pour maintenir une liste permanente d’individus et d’entités terroristes dans le monde « va au-delà des pouvoirs » et des prérogatives du Conseil de sécurité. 

S’agissant de la résolution 1373, M. Scheinin a dit comprendre les motifs de son adoption, en 2001, à la suite des attentats du 11 septembre de la même année.  Cependant, aujourd’hui, « cette résolution pose des risques pour la protection d’un certain nombre de normes internationales relatives aux droits de l’homme », a-t-il précisé.  Il y a actuellement 173 États parties à la Convention pour la répression du financement du terrorisme, a-t-il rappelé.

Dans son rapport, M. Scheinin s’est aussi félicité des progrès réalisés par le Conseil de sécurité dans les procédures d’inscription ou de radiation de la liste des personnes et entités visées par les sanctions du fait de leurs activités terroristes.  Il a également salué la mise en place d’un Bureau du Médiateur chargé de recevoir les demandes des personnes et entités qui souhaitent être radiées de la liste.

Concernant les opérations de l’ONU sur le terrain, y compris toute participation à des opérations antiterroristes, le Rapporteur spécial a évoqué l’élaboration d’un code de conduite uniforme sur la lutte contre le terrorisme et pour les autres opérations de maintien de la paix. 

M. Scheinin a également appelé les États à la création d’une cour mondiale des droits de l’homme dotée de compétences spéciales ratione personae par rapport à l’ONU et ses organes.

Le Rapporteur spécial a pris la parole hier devant le Comité des sanctions du Conseil de sécurité créé par la résolution 1267 (1999) concernant Al-Qaida et les Taliban.  Demain, il doit rencontrer le Comité du Conseil de sécurité contre le terrorisme.


3-4 Lutte contre le terrorisme : un expert critique le régime créé par le Conseil de sécurité.

« Le régime de lutte contre le terrorisme créé par le Conseil de sécurité dépasse le cadre de ses pouvoirs », a estimé cette semaine le Rapporteur spécial sur la lutte contre le terrorisme et les droits de l'homme, Martin Scheinin, lors de la présentation de son rapport annuel à l'Assemblée générale de l'ONU.

Selon lui, les obligations de notification imposées aux Etats membres par la résolution 1373 (2001) du Conseil de sécurité sur la lutte contre le terrorisme « équivalent à une mesure quasi-législative illimitée dans le temps et l'espace ».

Ces obligations « sont désormais détachées d'une situation concrète de conflit prévu par le chapitre VII de la Charte de l'ONU et continuent de poser des risques pour la protection des droits de l'homme et la primauté du droit international », a-t-il poursuivi.

Pour le Rapporteur, il est problématique d'imposer des obligations contraignantes permanentes pour des actes de terrorisme qui n'ont pas encore eu lieu, dans la mesure où « il n'existe pas de définition précise et universellement acceptée du terrorisme ».

Lors de son exposé, Martin Scheinin a également rappelé que les progrès rapides réalisés dans la ratification de la Convention internationale pour la répression du financement du terrorisme depuis 2001 « ont fourni une base juridique appropriée pour encadrer les obligations des États dans ce domaine ».

Pour l'expert onusien, tout aussi problématique est le régime de sanction créé par la résolution 1267 (1999) contre Al-Qaïda et les Taliban, basé sur l'existence d'une menace concrète pour la paix et la stabilité internationale, « mais qui a par la suite été étendu à un système ouvert de sanctions sans liens avec le territoire d'un Etat ».

Tout en se félicitant de la création en 2009 d'un Bureau du Médiateur du Comité 1267 –le comité de sanction contre Al Qaida et les Taliban- initiée par le Conseil de sécurité pour réformer les procédures de radiation des listes, Martin Scheinin estime que « le système actuel continue de poser des problèmes pour le respect des droits de l'homme ».

« Il est essentiel que les personnes et entités désignées aient accès aux tribunaux nationaux pour contester toute mesure d'exécution de sanctions, qui sont le résultat de décisions politiques prises par des diplomates », a-t-il expliqué.

Le Rapporteur spécial recommande donc au Conseil de sécurité de remplacer les régimes créés par les résolutions 1373 et 1267 par une résolution unique, qui n'ait pas la force contraignante du chapitre VII de la Charte des Nations Unies.

« Cela placerait les mesures anti-terroristes et les obligations de notification imposées aux Etats sous un cadre unique », a-t-il indiqué, ajoutant qu'une « telle résolution devrait inclure des dispositions explicites aux droits de l'homme et réaffirmé l'obligation des Nations Unies de se conformer au droit international ».

« Le listage de personnes par leur nom au niveau de l'ONU devrait être remplacé par des mesures de conseils et d'assistance aux États membres, y compris sur les garanties de procédure régulière dans l'établissement des listes nationales de terroristes », a encore estimé Martin Scheinin, qui a souligné toutefois que les mesures de lutte contre le terrorisme et celles de protection des droits de l'homme n'étaient « pas contradictoires ».

« Les efforts en faveur de la défense des droits de l'homme rendent la lutte contre le terrorisme par les États encore plus efficace, dans la mesure où les violations des droits de l'homme par les États ne font que renforcer les motifs du terrorisme », a-t-il conclu.

Centre d’actualité de l’ONU 

Martin Scheinin.

27 octobre 2010 –

http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=23486&...

http://www.voltairenet.org/article167407.html



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

30/10/2010

n° 459 - Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan - 11-10 au 29-10 : -: Début - Quand les médecins de la CIA perfectionnent les tortures.

n° 459 - Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan - 11-10 au 29-10  :  -:  Début  - Quand les médecins de la CIA perfectionnent les tortures.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.




Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

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Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan

   n° 459                                                                                                                                                du 11-10 au 29-10                   

C.De Broeder    &   M.Lemaire                       



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b) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site de eva R-sistons: - http://no-war.over-blog.com/

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)

 

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

 



Sommaire.

1 Lutte pour la libération du territoire

Détails.

L'Afghanistan en chiffre. 

Suite

2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

2-1 WikiLeaks/Afghanistan : nouvelles fuites.

2-2 Wikileaks enfonce des portes ouvertes.

2-3 Les Etats-Unis tiennent le mollah Omar pour responsable des attentats du 11 septembre et subséquemment "I...

2-4 François-Bernard Huyghe : Al-Qaïda entre alerte et routine.

3 Les Brèves

3-1 Ben Laden menace … la France.

3-2 Un GI risque des sanctions pour avoir tué accidentellement une otage....

3-3 La santé mentale : un problème capital en Afghanistan.

3-4 Corruption: un audit de ses banques privées.

3-5 Les Forces canadiennes se cherchent une nouvelle base en Asie...

4  Dossiers

4 -1Gamal Nkrumah : Transformer l’Afghanistan.

4-2 Tom Peters : La CIA entretient une armée de mercenaires active en Afghanistan et au Pakistan.

Fin

4-3 Selon Bob Woodward, la CIA a engagé le frère de Karzaï avant le 11-Septembre.

4-4 Rick Rozoff, : 10e anniversaire de l'invasion de l'Afghanistan : L'OTAN élargit la guerre de l'Afghanistan au Pakistan.

4-5 La route du Nord est devenue essentielle à la stratégie de l'Otan

4-6 L'OTAN permet (…)  aux  résistants de participer aux négociations avec le gouvernement Karzaï.

4-7 Les  résistants nient mener des pourparlers avec Karzai.

4-8 Guantanamo : Les dossiers

1 Malorie Beauchemin : Omar Khadr plaide coupable.

2 Quand les médecins de la CIA perfectionnent les tortures

 


L'Afghanistan en chiffre du  11-10 au 28-10  

 

 

 

tués

blessés

 

 

 

Usboys / Autres boys

 35+ x

 20+ x

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs

 23

 6

 

 

 

Peuple Afghan

 31

 5 + x

 



1 Lutte pour la libération du territoire &  la victoire de la résistance Afghane

15-10

Les mines artisanales sont l'arme de prédilection des résistants.

Bon marché, faciles à confectionner, souvent dissimulées sur le bord des routes, elles sont responsables de 60% des pertes dans les rangs des forces internationales.

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iLCUru3CvemFKt5Qgsokb56dGaYQ?docId=CNG.cf1d26426874486e9982c6a7723feffd.841


Pertes déclarée des occupants.

US & Isaf

Un avion cargo s'écrase près de Kaboul.

Un avion cargo transportant des fournitures pour les forces de l'OTAN s'est écrasé mardi dans l'est de l'Afghanistan, et ses huit membres d'équipage auraient trouvé la mort dans l'accident, selon un responsable aéroportuaire afghan.

Selon le directeur de l'aéroport de Kaboul, Yaqub Rassuli, l'avion avait décollé de l'aérodrome de Bagram, au nord de la capitale afghane,  Il a ajouté que les huit membres d'équipage étaient présumés morts.

L'OTAN précise dans un communiqué que l'accident s'est produit à 30 km à l'est de l'aéroport international de Kaboul. Selon l'OTAN, l'appareil était un Hercules L-100 et ne faisait pas partie de sa flotte d'avions. Une opération de recherche et de sauvetage a été lancée par les forces afghanes et de l'OTAN.

Les causes de l'accident n'étaient pas connues dans l'immédiat.(…)  L'avion transportait des fournitures pour les forces de l'OTAN en Afghanistan. Bagram, d'où avait décollé l'appareil, est la principale base militaire américaine dans le pays.

12-10

AP

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20101012.FAP9416/afghanistan-un-avion-cargo-s-ecrase-pres-de-kaboul.html

 

13/10

 Deux personnes (Civile -Soldat ?) a été tuée mardi et 10 autres blessées, dont des soldats de l'Otan, dans une explosion d'origine inconnue à bord d'un hélicoptère américain Chinook qui venait de se poser dans l'est de l'Afghanistan, a annoncé le commandement de l'Otan.

L'appareil avec environ 26 personnes à bord, était déjà à terre quand l'explosion s'est produite, selon l'Alliance atlantique qui ignore la cause de l'explosion.

L'origine de l'explosion (incident mécanique, tir ennemi ou autre) n'était pas connue dans l'immédiat, a ajouté l'Otan, un de ses porte-parole précisant que des soldats de l'Otan comptaient parmi les huit blessés.

Il n'a en revanche pas révélé si la personne tuée était un soldat ou un civil, ni sa nationalité.

26 personnes se trouvaient à bord de l'hélicoptère de transport, un CH-47 Chinook des forces américaines, qui se posait sur une petite base de l'Otan dans la province du Kunar (est).

Un porte-parole régulier des  résistants, Zabihullah Mjahid, a revendiqué l'action au nom des  résistants.

Un journaliste de l'AFP dans le district de Marawar, dans la province du Kunar (est) a vu trois hélicoptères survoler la région de Ghash avant d'entendre un tir de roquette. Seulement deux hélicoptères étaient visibles ensuite, et des tirs d'armes automatiques ont été entendus.

Plusieurs hélicoptères des forces internationales en Afghanistan se sont écrasés ou ont dû effectuer un atterrissage d'urgence après avoir été atteints par des tirs résistants ces dernières années.

AP

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gBBM_y5uwEO3ajVO_MZFvchl0CqQ?docId=CNG.5812eee10562ce20584ade18eb2073ba.9c1

13-10

 Un soldat, dont la nationalité n'a pas été dévoilée, a péri dans l'explosion d'une mine artisanale, l'arme de prédilection des résistants, dans le sud.

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gBBM_y5uwEO3ajVO_MZFvchl0CqQ?docId=CNG.5812eee10562ce20584ade18eb2073ba.9c1

14/10

Huit soldats de l'Otan ont été tués aujourd'hui en Afghanistan, dont cinq par des bombes artisanales, a annoncé le commandement de l'Otan..
Trois soldats ont été tués dans l'explosion d'une bombe artisanale - l'arme de prédilection des résistants - dans l'ouest du pays, un dans le sud et un cinquième dans l'est, a indiqué la force de l'Otan en Afghanistan (Isaf) dans un communiqué, sans dévoiler leurs nationalités.
Deux soldats ont ensuite péri dans des combats dans le sud.
Un huitième soldat a été tué dans une attaque dans le sud, selon l'ISAF.
L'armée polonaise a indiqué à Varsovie que l'un de ses soldats figurait parmi les militaires tués jeudi. Il a trouvé la mort dans une embuscade dans la province de Ghazni (est), selon le communiqué.
Ces nouvelles pertes interviennent au lendemain d'une journée noire pour l'Otan, au cours de laquelle six de ses soldats américains ont été tués, dont quatre dans l'explosion d'une mine artisanale.
AFP

15-10

Journée noire pour l'Otan, au cours de laquelle six de ses soldats américains ont été tués, dont quatre dans l'explosion d'une mine artisanale.

L’année 2010 est de très loin la plus meurtrière pour les forces internationales en neuf ans de guerre, selon un bilan établi par l'AFP à partir du site internet indépendant icasualties.org.

L’Otan est confrontée depuis trois ans à une intensification considérable de l'insurrection des  résistants.

Les pertes au sein des forces des 46 pays de la force de l'Otan (Isaf) n'ont jamais été aussi élevées alors que l'Otan a multiplié ces dernières semaines ses opérations dans la province de Kandahar (sud), un fief des  résistants.

Ces derniers mois, le rythme vertigineux des pertes en Afghanistan était comparable aux pires mois de la guerre en Irak, entre avril et juin 2007.

A l'époque, les Etats-Unis avaient également envoyé des renforts en Irak et mis en œuvre une nouvelle stratégie de contre-insurrection.

Pour l'Afghanistan, le Pentagone et l'Otan avaient averti qu'avec l'arrivée de troupes supplémentaires dépêchées cet été par les Etats-Unis et l'intensification des opérations, le nombre de soldats tués augmenterait mécaniquement.

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iLCUru3CvemFKt5Qgsokb56dGaYQ?docId=CNG.cf1d26426874486e9982c6a7723feffd.841

 

15/10

Un sous-officier français est mort des suites de ses blessures ce matin dans un hôpital de Kaboul, après un accrochage lors d'une opération dans la vallée d'Uzbeen, dans l'Est de l'Afghanistan, a annoncé l'Elysée.

AFP
15/10/2010

- Un soldat des forces d’occupation a été tué vendredi, c’est ce qu’a annoncé la force d’occupation de l'Otan (Isaf).
Il a été tué dans "l'explosion d'une bombe artisanale dans le sud", a indiqué l'Isaf dans un communiqué, sans révéler la nationalité du soldat..
Ces deux décès portent à 16 --dont au moins six Américains-- le nombre de soldats des forces d’occupation tués au combat ces trois derniers jours.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=158086&language=fr

16-10

Décès, le 16 octobre, d’un cinquième soldat suédois.

Svenska Dagbladet

18-10

Un échange de tirs entre les  résistants et les gardes d'une compagnie de sécurité privée a fait neuf morts et trois blessés dans la province afghane de Helmand (sud).

"Des  résistants ont attaqué les gardes d'une compagnie de sécurité privée qui protégeaient une société de construction routière locale dimanche soir dans la région de Chah-e-Anjir du district de Nad Ali, et neuf gardes de la compagnie ont été tués ainsi que trois autres blessés", a confirmé à l'agence Xinhua le chef adjoint de la police provinciale, Kamaluddin Khan.

Cependant, il n'a pas identifié la compagnie de sécurité, ajoutant qu'un insurgé avait été tué dans l'affrontement durant quelques heures.

Deux gardes supplémentaires ont été portés disparus, a-t-il ajouté.

Jusqu'à présent, les  résistants n'ont pas encore commenté cet évènement.

http://french.cri.cn/781/2010/10/18/302s230237.htm

18-10

Une explosion qui a secoué lundi matin Hérat, chef-lieu de la province d'Hérat, située dans l'ouest de l'Afghanistan, a fait trois morts et huit blessés, a déclaré un responsable local.

Le porte-parole a cependant refusé de fournir davantage de détails.

Parallèlement, un agent de police sur place a fait savoir que l'explosion avait été causée par une bombe télécommandée.

http://french.cri.cn/781/2010/10/18/302s230253.htm

19/10/2010

Deux soldats suédois ont été grièvement blessés par des tirs lundi après-midi en Afghanistan, c’est ce qu’a annoncé l'armée suédoise deux jours après la mort d'un soldat dans l'explosion d'une bombe artisanale.
 Leur patrouille suédo-finlandaise a été attaquée vers 15H30 locales (11H00 GMT) à
70 kilomètres à l'ouest d'Aibak, dans le nord de l'Afghanistan, indique l'armée suédoise dans un communiqué.
AFP

21/10

Un soldat de l’OTAN a été, mercredi, mortellement blessé par l’explosion d’une mine artisanale dans le sud de l’Afghanistan. La nationalité du militaire tué n’a pas été communiquée.

Afp

25-10

Un soldat de l'Otan a été tué au cours d'une attaque dimanche dans l'est de l'Afghanistan, c’est ce qu’a annoncé lundi la force d’occupation de l'Otan (Isaf).

http://www.almanar.com.lb


Détails

Province de Farah (sud-ouest),

27-10

Deux hommes, munis de ceintures d'explosifs, ont tenté de pénétrer dans la maison.
"Les gardes ont eu des soupçons et ont ouvert le feu", a déclaré Rohulla Amin, gouverneur de Farah, une province du sud-ouest.
Un premier kamikaze a actionné sa ceinture d'explosifs à la porte d'entrée de la maison, tuant un garde et en blessant deux autres. Le second assaillant a été abattu par les gardes, selon M. Amin.

Afp


Province d'Herat (ouest de l'Afghanistan)

Le bureau de l'ONU à Hérat attaqué, des tirs entendus

23/10

 Une "attaque" est en cours contre la représentation de l'ONU à Hérat et au moins une explosion et des coups de feu ont été entendus.

"Nous sommes au courant d'un incident impliquant le bureau des Nations unies à Hérat. La situation n'est pas très claire pour l'instant", a indiqué à l'AFP Dan McNorton, un porte-parole de l'ONU à Kaboul.

La représentation de l'ONU se trouve sur la route menant à l'aéroport de Hérat.

AP


Province de Kandahar (sud)

Offensive militaire ...

 21/10

Une offensive militaire était en cours  dans le sud de l'Afghanistan pour tenter de déloger(…) les  résistants de leur fief dans la province de Kandahar.

"La plupart d'entre eux sont partis, je crois, avant le début de l'opération militaire", a déclaré à AP Ahmed Wali Karzaï.

Certains (résistants) ont été arrêtés d'autres tués.

Et d'affirmer qu'"il n'y a plus de base taliban aujourd'hui dans la province de Kandahar".

Cette information n'a pas pu être vérifiée.

Des points de contrôle ont été installés à l'entrée de Kandahar, et des forces supplémentaires ont été envoyées dans la ville dans un premier temps puis dans le district voisin de Arghandab.

AP  

L'opération Hamkari se poursuit près de Kandahar.

20 octobre      

Les troupes canadiennes renforcent leur présence sur l'est de Panjwaï, alors que leurs alliés de la coalition poursuivent leurs manœuvres contre les résistants dans la partie ouest de ce district stratégiquement important situé près de la ville de Kandahar, en Afghanistan.
Les forces américaines et afghanes ont lancé les opérations dans ce qui est connu comme «
la Corne» de Panjwaï, où les  résistants ont pu agir à leur guise ces dernières années.

Ces mouvements offensifs sont au coeur de la troisième phase de l'opération Hamkari, la dernière offensive de l'OTAN à ce jour pour sécuriser la province agitée du sud de Kandahar.
Les responsables militaires affirment que suite aux premières phases de l'opération, qui se concentraient sur la ville de Kandahar et le district d'Arghandab, à l'ouest de la ville, plusieurs centaines de résistants  avaient battu en retraite vers
la Corne et le district voisin de Zhari.
Selon le major-général Nick Carter, qui dirige les troupes de l'OTAN dans le sud de l'Afghanistan, la zone visée par la troisième phase de l'opération est importante parce que c'est de là que les résistants peuvent s'en prendre à la ville de Kandahar.
M. Carter espère que l'OTAN a établi un véritable rempart autour de
la Corne.

L'accès à la ville de Kandahar est bloqué pour les résistants par une série de points de contrôle mis sur pied et commandés par les Forces canadiennes, mais pour la plupart gardés par des troupes afghanes.
De nouveaux points de contrôle ont été installés autour de Nakhonay, qui se trouve sur les axes nord-sud et est-ouest des routes de transit utilisées par les  résistants pour entrer dans Kandahar, et pour se rendre au Pakistan ou en revenir.
«Le Zhari de l'ouest et Panjwaï sont les endroits où les  résistants ont pris le pouvoir pour la première fois vers le milieu des années 1990, et en raison de cela, ils ont toujours eu une certaine liberté de mouvement en ces lieux», a ajouté le major-général Carter.
Les résidants des villages au cœur des combats ont fui la zone.
Haji Fazal, habitant l'un de ces villages, a indiqué que plusieurs autres personnes avaient quitté la région. «Pour l'instant, il n'y a pas beaucoup de morts. Certains  résistants ont été tués, et plusieurs autres ont quitté la zone opérationnelle. Plusieurs endroits où les  résistants possédaient des points de contrôle ont été bombardés et attaqués.»
Dans le village voisin de Mushan, les citoyens sont bien au courant des dangers des opérations militaires, peu importe ceux qu'ils appuient, a souligné un habitant, Ghani Jan.
«
Lors des opérations, les balles et les bombes ne savent pas si vous êtes un taliban ou un civil», a-t-il dit. «Plusieurs  résistants sont partis ailleurs pour rester en vie», bien que certains soient restés assez longtemps pour se battre contre les forces de la coalition, conclut-il.

http://www.journalmetro.com/linfo/article/667883--l-operation-hamkari-se-poursuit-pres-de-kandahar

 

28.10.

"Les troupes afghanes et celles dirigées par l'OTAN, dans une opération conjointe menée dans le district de Mianshin, ont éliminé Jamaludin, un commandant clé des résistants affirme le communiqué.

Source: xinhua


Province de Kunar (est de l'Afghanistan)

Base américaine à Kunar investie par les  résistants  

12/10/2010

D'après Press TV, les  résistants ont dit avoir contraint, hier lundi, les militaires américains de se retirer du poste d'inspection de Marvareh à Kunar, avant de s'emparer du siège des forces US et prendre en main le contrôle de la région. Les  résistants disent aussi avoir obtenu nombre d'armes et munitions. Le quartier général de l'OTAN en Afghanistan ne s'est pas encore prononcé sur les revendications des  résistants…

 http://french.irib.ir  


Province de Khost (sud-est)

25-10

Un policier a été tué et un autre blessé dans une attaque kamikaze lundi par des résistants dans la province de Khost, située dans l'est de l'Afghanistan, a déclaré un responsable local.
Le kamikaze a également été tué dans l'explosion, a-t-il ajouté.

Source: xinhua


Province de Nangarhar (orientale)

22/10

Un responsable local afghan et deux de ses adjoints ont été tués dans l'explosion d'une bombe au passage de leur voiture dans la province de Nangarhar (est).

L'explosion s'est produite alors que la voiture, qui transportait le responsable de Dur Baba et quatre autres personnes, se trouvait dans une zone isolée près de la frontière avec le Pakistan. Deux policiers ont été blessés dans l'attentat,

http://www.lejdd.fr/International/Asie/Depeches/Afghanistan-Un-responsable-local-tue-228656/


Province de Zaboul (sud-est)

22/10

 Des  résistants ont attaqué un convoi de l'OTAN  à Shahra Safa dans la province de Zabul et tué trois chauffeurs, avant de mettre le feu à 13 camions-citerne.

AP

28-10

"Une mine installé par des militants a fait exploser le véhicule du gouverneur du district de Shinkai véhicule dans la province de Zabul (sud), mercredi soir, tuant trois gardes du corps", a confirmé M. Rasoulyar à l'agence Xinhua.
Le gouverneur du district, qui n'était pas à bord du véhicule, a échappé à l'explosion, a-t-il ajouté..

xinhua



1-5 L'Afghanistan en chiffre 

Guerre appelée "Enduring Freedom déclenchée en octobre 2001 devenue en mai 2007 : "Force combinée 82  "


Civils tués                                                               15.989 (Voir Dufour-n°196)

Civils blessés                                                     : ? +  3096 (chiffres trop bas) 


Résistants  tués :                                               : ?  +  5.215

Résistant blessés                                               : ?  +  1.863 (chiffres trop bas)

Résistances arrêtés :                                               23.000 prisonniers


Militaires occupants et milice privés occupante tués  :  3017 + X

Militaires et milice privés occupante blessés           : ? + 4.039


Suicides                                                                : 1421 + ?   (voir article)

300.000  souffrent de troubles psychologiques ou de dépression majeure (Afghanistan & Irak) 


 CIA tués :                                                         :       11


Soldats /policiers gouvernementaux tués             : ? + 6.388

Soldats gouvernementaux blessés                     : ?  + 6088 (chiffre trop bas)


Collabo   tués                                                      :  1.869

Collabo   blessés                                               :?   317 (chiffre bien  trop bas)

Collaborateurs disparus                                       : ?  +25 


Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux


                                      The War in Afghanistan Costs

 


Relève le 29-10 à 11.53


Cost of U.S. War and Occupation of Afghanistan

                                                    $ 359.922.245.876

 

29-10

http://www.costofwar.com/

 

n° 459 - Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan - 11-10 au 29-10 : -: Suite - Quand les médecins de la CIA perfectionnent les tortures.


n° 459 - Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan - 11-10 au 29-10  :  -:  Suite - Quand les médecins de la CIA perfectionnent les tortures.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.




Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan

   n° 459                                                                                                                                                du 11-10 au 29-10                   

C.De Broeder    &   M.Lemaire                       



 Le Dossier " 'Géopolitique, Réflexion et stratégie' de l'Afghanistan " est visible  sur ...

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La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)

 

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

 



Sommaire.

2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

2-1 WikiLeaks/Afghanistan : nouvelles fuites.

2-2 Wikileaks enfonce des portes ouvertes.

2-3 Les Etats-Unis tiennent le mollah Omar pour responsable des attentats du 11 septembre et subséquemment "I...

2-4 François-Bernard Huyghe : Al-Qaïda entre alerte et routine.

3 Les Brèves

3-1 Ben Laden menace … la France.

3-2 Un GI risque des sanctions pour avoir tué accidentellement une otage....

3-3 La santé mentale : un problème capital en Afghanistan.

3-4 Corruption: un audit de ses banques privées.

3-5 Les Forces canadiennes se cherchent une nouvelle base en Asie...

4  Dossiers

4 -1Gamal Nkrumah : Transformer l’Afghanistan.

4-2 Tom Peters : La CIA entretient une armée de mercenaires active en Afghanistan et au Pakistan.

 



2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

2-1 WikiLeaks/Afghanistan : nouvelles fuites.

WikiLeaks a annoncé aujourd'hui la diffusion prochaine de quelque 15.000 nouveaux documents confidentiels de l'armée américaine sur la guerre en cours en Afghanistan, lors d'une conférence de presse à Londres.
"WikiLeaks n'a exploité qu'environ un rapport sur six des documents relatifs à l'Afghanistan afin de les examiner( ...) ce travail est désormais terminé est les rapports vont bientôt sortir", a déclaré Kristinn Hrafnsson.
Vendredi, le site Internet spécialisé dans le renseignement a publié près de 400.000 documents secrets de l'armée américaine sur la guerre en Irak. Et ses conclusions sont sans appel : la coalition internationale a bel et bien torturé des prisonniers irakiens et fermé les yeux sur des exactions commises par les forces irakiennes.
Présentés comme «la plus grosse fuite de documents militaires secrets de l'Histoire», les documents mettent en évidence «de nombreux cas de crimes de guerre qui semblent manifestes de la part des forces américaines, comme le meurtre délibéré de personnes qui tentaient de se rendre».
«
On parle de cinq fois plus de morts en Irak, un vrai bain de sang comparé à l'Afghanistan», a assuré sur CNN le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, jugeant que «le message de ces dossiers est puissant et peut-être un peu plus facile à comprendre que la complexe situation en Afghanistan». Refusant d'entrer dans les détails de ces révélations, la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, a condamné la fuite de tout document pouvant mettre en danger «la vie des soldats et des civils des Etats-Unis et de leurs alliés».

AFP 23/10/2010


2-2 Wikileaks enfonce des portes ouvertes.
Le site Wikileaks, qui avait publié 72 000 documents de l’armée de terre US en Afghanistan, vient de publier près de 391 832 télégrammes de rapports d’incidents de l’armée de terre US en Irak datés de la période 2004-2009.

Les documents ont été présentés dix semaines avant publication à quatre médias atlantistes, le New York Times, le Guardian, Le Monde et Der Spiegel afin qu’ils les analysent.

La presse dominante réagit principalement en s’étonnant de l’ampleur des violences de toutes sortes dont ces documents attestent. Elle en tire également des conclusions sur le rôle des mercenaires ou sur la faiblesse du gouvernement irakien.

Cette opération spectaculaire permet à la presse dominante de rattraper son retard en matière d’information.

 Les documents divulgués rapportent des événements dont la presse irakienne et la Résistance se sont fait l’écho au fur et à mesure au cours des dernières années et que la presse dominante s’est efforcée d’ignorer et de cacher à ses lecteurs.

Le Réseau Voltaire s’était étonné en son temps de cet aveuglement. Il avait alors, à titre d’exemple et pendant une période limitée à un mois, publié une sélection des principales informations connues, sous la forme d’une publication séparée : Janvier en Irak.

Cette expérience, réalisée il y a plus de 5 ans, montre que tout était déjà disponible pour qui voulait le savoir.

Il s’en suit également que nos analyses des 5 dernières années sur ce sujet se trouvent aujourd’hui confirmées, alors que les analyses de la presse dominante sont désormais infirmées par elle-même.

Notez, que le New York Times, le Guardian, Le Monde et Der Spiegel présentent leur remise à niveau comme un exploit journalistique, un scoop de très grande ampleur, au lieu de s’excuser auprès de leurs lecteurs pour leur avoir si longtemps menti.

Réseau Voltair


2-3 Les Etats-Unis tiennent le mollah Omar pour responsable des attentats du 11 septembre et subséquemment "I...

l ne remplit donc pas les critères" pour intégrer le processus de réconciliation…

nb : Ndlr : la publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage toutes l'analyse des auteurs mais doit être vu comme information. 

Le département d'Etat des Etats-Unis a déclaré jeudi que le mollah Mohammed Omar, chef des  résistants, ne peut avoir un rôle constructif dans l'avenir de l'Afghanistan.(…)
Le porte-parole du département d'Etat, Philip Crowley, a indiqué que les Etats-Unis tiennent le mollah Omar pour responsable des attentats du 11 septembre et qu'il soutient Oussama ben Laden.
"Au cours des années 1990, et même après les attentats du 11 septembre, il a eu plusieurs occasions de prendre ses distances vis-à-vis d'Oussama ben Laden. Il a choisi de ne pas le faire", a précisé le porte-parole.
"Il ne remplit donc pas les critères" pour intégrer le processus de réconciliation, a-t-il estimé, faisant allusion aux trois conditions qui exigent de renoncer à la violence, rompre les liens avec Al-Qaïda et respecter les lois de l'Afghanistan.
"Nous doutons fortement que le mollah (Omar) puisse tirer un quelconque profit de ce processus", a ajouté M. Crowley.
Bien que les Etats-Unis soient persuadés que le mollah Omar n'a aucun rôle à jouer dans le futur de l'Afghanistan, il paraît peu probable de parvenir à une réconciliation sans la participation des  résistants et de leurs dirigeants.
Le président afghan Hamid Karzaï a appelé à plusieurs reprises les dirigeants  résistants à déposer les armes et à rejoindre le processus de paix.
Certaines informations publiées à Washington indiquent néanmoins que l'administration Obama se serait récemment dite ouverte à des négociations avec les  résistants, estimant que la guerre en Afghanistan ne peut être gagnée en ayant recours aux seuls moyens militaires.
Un haut responsable de l'Otan aurait de son côté déclaré que l'alliance offre aux dirigeants de la résistance  la possibilité de se rendre à Kaboul "en toute sécurité" pour négocier avec le gouvernement afghan.
Par ailleurs, le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, a déclaré jeudi que l'alliance était prête à aider le gouvernement afghan à entrer en contact avec les  résistants.

Source: xinhua


2-4 François-Bernard Huyghe : Al-Qaïda entre alerte et routine.

Nb Ndlr : la publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage toutes l'analyse des auteurs mais doit être vu comme information. 

Ben Laden s’exprime et l’homme théoriquement le plus recherché de la planète, censé avoir produit le plus grave événement du nouveau millénaire, suscite quelque chose qui ressemble à un ennui médiatique non dissimulé.

En deux cassettes audio, les premières depuis le printemps dernier, l’émir apparaît souriant (en image fixe, bien sûr), parle sur fond de séquences des inondations du Pakistan.

Le thème qu’il développe (après plusieurs responsables d’Al-Qaïda) est la catastrophe climatique, sa solidarité envers les victimes musulmanes, la nécessité de créer un système efficace pour leur porter secours, la responsabilité des gouvernements qui préfèrent acheter des armes plutôt que protéger leurs citoyens, le réchauffement climatique qu’il déplore, son regret que le chef de l’État pakistanais ne se soit pas rendu sur place... Bref une suite de banalités, presque politiquement correctes, que n’importe quel journal pourrait imprimer.

Quelle que soit l’ampleur de la catastrophe (sans doute 1700 morts et des centaines de milliers de réfugiés) dans - il faut bien le dire – une relative indifférence des médias occidentaux, il y a un paradoxe.

Et dans les propos de Ben Laden "écolo" (encore que ce ne soit pas la première fois qu’il se préoccupe de ces questions), presque altermondialiste dans ses diatribes contre les puissants.

Et dans la façon dont sont accueillies les déclarations de l’homme qui sont supposées menacer le monde. Si l’on met de côté l’hypothèse selon laquelle la vidéo serait truquée, il y a là sujet à s’interroger sur le statut d’Al-Qaïda.

Au même moment, les annonces d’une reprise des activités de l’organisation se multiplient.

Des responsables américains du contre-terrorisme annonçaient récemment que Ben Laden et les siens auraient pu jouer un rôle important dans un très vague projet d’attaques coordonnées contre la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne, "de style Mumbai", mais qu’une menace d’Al-Qaïda pour le Maghreb Islamique était peu vraisemblable sur le territoire européen.

Nous sommes tentés de souscrire à la seconde partie de la proposition (une campagne dans le style de celle du GIA posant des bombes en France en 1995 ne semble pas cohérente avec la stratégie de prises d’otages). Quant à la première information, le complot dont on ne sait trop s’il est ou non déjoué... elle est plutôt invérifiable.

Au moment où nous écrivons, il est question d’un projet menaçant les Américains en Europe et dont la source aurait été découverte au Nord-Waziristan (la zone du Pakistan où pourrait être réfugié Ben Laden).

Le même jour, autre source : des membres d’Al-Qaïda tenteraient de s’emparer de passeports occidentaux.

Ou encore, on apprend que la Suède relève son niveau d’alerte.

Bref, un ensemble de renseignements vagues, le plus souvent de sources anonymes mais toutes alarmistes, converge.

Elles aboutissent objectivement à redonner du lustre à Al-Qaïda dont beaucoup proclamaient le déclin et dont les dernières déclarations, guère suivies d’effet, ne donnaient pas l’impression d’un péril croissant.

Comment interpréter ces indices ?

Comme un montage occidental destiné à agiter l’épouvantail terroriste (comme on l’a dit à propos de la France) ?

Ce serait un peu simple.

Il se pourrait aussi que cela traduise la transformation d’Al-Qaïda en une poussière de groupes d’importance très diverses, n’ayant plus qu’un lien formel, purement nominal, voire publicitaire, avec l’organisation désormais mythifiée.

Ou que des groupes (dans le Sahel, au Pakistan, les indications ne sont pas claires) pourraient décider de passer au stade supérieur et frapper au cœur du dispositif ennemi, en Europe par exemple.

La logique des réseaux et le système de la "franchise" du nom Al-Qaïda se développeraient dans le sens de l’éparpillement et de l’autonomie.

La seule vraie question est : est-ce une bonne nouvelle ? Et un ennemi dispersé n’est-il pas plus difficile à combattre ?

François-Bernard Huyghe

François-Bernard Huyghe, chercheur associé à l’IRIS

Tous les droits des auteurs des Œuvres protégées reproduites et communiquées sur ce site, sont réservés.
Publié le 12 octobre 2010 avec l'aimable autorisation de l'IRIS.

Source : Affaires stratégiques
http://www.affaires-strategiques.info/...



3 Les Brèves

3-1 Ben Laden menace … la France.

nb Ndlr : la publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage toutes l'analyse des auteurs mais doit être vu comme information.

Oussama ben Laden s'est exprimé dans un nouveau message sonore cité mercredi par la chaîne de télévision Al-Jazira.

Le chef d’Al-Qaeda, Oussama ben Laden, a affirmé que la France ne connaîtrait la sécurité que si elle se retirait d’Afghanistan et cessait «ses injustices» à l’égard des musulmans, dans un message audio justifiant l’enlèvement de Français au Sahel, et diffusé mercredi sur al-Jazira.

De quoi justifier, explique ce soir le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux, le maintien du plan «Vigipirate» rouge.

Dans ce court message sonore adressé «au peuple français», diffusé par la chaîne qatarie basée à Doha, Ben Laden estime en outre qu’il est «du droit» des musulmans de riposter par la violence contre «les envahisseurs français» à l’interdiction du voile intégral.

Le chef d’Al-Qaeda affirme, dans son réquisitoire, vouloir expliquer «les raisons» qui justifient «les menaces contre votre sécurité et la prise en otages de vos fils».

Fin septembre-début octobre, les autorités françaises avaient fait état d’une menace «réelle» dans le pays et appelé à la vigilance.

«Le seul moyen de préserver votre sécurité est de mettre un terme à toutes vos injustices à l’égard de notre nation, notamment votre retrait de la maudite guerre de Bush en Afghanistan, et de mettre fin au colonialisme direct et indirect», dit Ben Laden. Environ 3.750 soldats français sont stationnés en Afghanistan.

Il se demande comment la France peut «participer à l’occupation de nos pays et aider les Américains à tuer nos enfants et nos femmes», et vouloir en même temps «vivre en sécurité et en paix».

«Comme vous menacez notre sécurité, nous menaçons votre sécurité»

Le chef d’Al-Qaeda accuse en outre la France de «s’ingérer dans les affaires des musulmans, dans le nord et l’ouest de l’Afrique en particulier», justifiant l’enlèvement sur le site d’une mine d’uranium du groupe français Areva à Arlit (nord du Niger) de cinq Français, d’un Togolais et d’un Malgache.

«La prise en otages de vos experts au Niger, qui étaient sous la protection de vos agents est intervenue en réaction à l’injustice que vous pratiquez à l’égard de notre nation islamique», dit le chef d’Al-Qaeda.

«Tout comme vous tuez, vous êtes tués. Tout comme vous prenez des prisonniers, vous êtes pris en otages. Comme vous menacez notre sécurité, nous menaçons votre sécurité», ajoute-t-il.

Al-Qaeda au Maghreb islamique (Aqmi) a revendiqué le 21 septembre l’enlèvement des cinq Français. Les autorités françaises ont assuré qu’elles étaient prêtes à engager des pourparlers avec Aqmi pour obtenir la libération de ces otages.

Selon des sources maliennes et françaises, les otages sont détenus dans des collines désertiques du Timétrine, dans le nord-est du Mali, à une centaine de kilomètres de l’Algérie.

Parmi ces otages, la Française Françoise Larribe a peu de temps avant son enlèvement, subi une chimiothérapie, selon un de ses proches. Selon des intermédiaires qui ont rencontré ses ravisseurs, elle a un besoin urgent de soigner un cancer.

Un dernier message diffusé début octobre

Evoquant l’interdiction du voile intégral en France, que le Parlement a voté le 14 septembre, et qui sera effective au printemps 2011, Ben Laden s’est par ailleurs demandé: «s’il est du droit de la France d’interdire aux femmes libres de porter le voile, n’est-il pas de notre droit de pousser au départ vos hommes envahisseurs en leur tranchant la tête?»

Le dernier message du chef d’Al-Qaeda avait été diffusé début octobre. Il s’inquiétait alors du changement climatique et lançait un appel à l’aide en faveur des victimes des inondations dévastatrices au Pakistan.

(Source AFP)

http://www.liberation.fr/monde/01012298820-ben-laden-demande-le-retrait-des-troupes-francaises-d-afghanistan?xtor=EPR-450206


3-2 Un GI risque des sanctions pour avoir tué accidentellement une otage....

Un soldat, présumé avoir tué accidentellement une travailleuse humanitaire britannique prise en otage en Afghanistan lors d'une opération destinée à la libérer, est susceptible d'encourir des mesures disciplinaires, rapporte le Guardian jeudi.

Selon le quotidien britannique, citant des sources à Kaboul et Londres, ce soldat des forces spéciales a lancé une grenade qui pourrait avoir tué Linda Norgrove, 36 ans, tuée le 8 octobre lors d'une opération de l'armée américaine destinée à la libérer.

Or, ce soldat a tardé à informer sa hiérarchie du fait qu'il avait lancé l'explosif, indique le Guardian.

Au cours de l'opération contre l’abri des preneurs d'otage, la Britannique s'est éloignée de ses ravisseurs et s'est allongée en position fœtale pour éviter d'être blessée, raconte le journal.

Mais le soldat américain ne l'a pas vue et a lancé, près de l'endroit où elle se cachait, une grenade à fragmentation qui a explosé à côté d'elle, selon le Guardian.

Grenade américaine

Des responsables avaient initialement annoncé qu'elle avait été tuée par un de ses ravisseurs qui s'était fait exploser à ses côtés, mais un examen de l'opération a révélé qu'elle pourrait avoir été tuée par une grenade américaine.

Les Etats-Unis ont lancé une enquête à ce sujet.

14/10/2010

 (Source AFP)

http://www.liberation.fr/monde/01012296239-un-gi-risque-des-sanctions-pour-avoir-tue-accidentellement-une-otage-britannique


3-3 La santé mentale : un problème capital en Afghanistan.

A l’occasion de la journée mondiale de la santé mentale, organisée hier par l’Organisation mondiale de la Santé, le ministre par intérim de la Santé en Afghanistan, Suraya Dalil a affirmé que 60 % de la population afghane souffrait de stress et de troubles mentaux, le pays ayant été exposé ces dernières décennies à de nombreux événements ayant favorisé la « détérioration de la santé mentale ». L’offre de soins y est très limitée dans ce domaine : on compte 200 lits de psychiatrie dans tout le pays et seulement deux psychiatres.

Publié le 11/10/2010

http://www.jim.fr/en_direct/pro_societe/e-docs/00/01/D3/25/document_actu_pro.phtml


3-4 Corruption: un audit de ses banques privées.

Le gouvernement afghan a annoncé mardi que toutes les banques privées feraient l'objet d'un audit après les accusations de détournements de fonds visant la Kabul Bank, le premier établissement privé du pays.
"Le gouvernement a décidé qu'une société fera l'audit non seulement de la Kabul Bank, mais aussi de toutes les banques privées en Afghanistan", a déclaré le porte-parole de la présidence, Waheed Omer.

Après des articles début septembre de la presse américaine, affirmant que la Kabul Bank était en difficulté pour cause de détournements de fonds par ses dirigeants, ses clients ont pris d'assaut toutes ses succursales pour vider leurs comptes.

19.10

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/corruption-l-afghanistan-ordonne-un-audit-de-ses-banques-privees-19-10-2010-1115449.php


3-5 Les Forces canadiennes se cherchent une nouvelle base en Asie...

Le gouvernement canadien envisage d’utiliser une base aérienne allemande en Ouzbékistan ou une base aérienne américaine au Kirghizistan pour pallier, à court terme, la perte de la base opérationnelle avancée (BOA) camp Mirage, située dans le désert près de Dubaï, a appris l’Agence QMI.

Les Émirats arabes unis expulseront dans trois semaines les Forces canadiennes du camp Mirage, parce que le gouvernement canadien refuse d'accorder à leurs compagnies aériennes nationales des vols supplémentaires en direction du Canada.

Privées du camp Mirage, les Forces canadiennes ont besoin d'un autre site en bordure de l'Afghanistan, à partir duquel l’équipement peut être acheminé sur le théâtre des opérations. Ce site peut également servir de transit lors du retrait des troupes.

Une source au sein du ministère de la Defense a confirmé deux possibles sites de remplacement temporaires, incluant une base aérienne allemande à Termez, en Ouzbékistan, et la base aérienne américaine de Manas, au Kirghizistan.

Les deux pays souffrent d'une mauvaise réputation internationale. L’Ouzbékistan est une dictature alors que l’instabilité politique règne en Ouzbékistan.

Le ministre de la Defense Peter MacKay a affirmé, dimanche, que plusieurs sites potentiels avaient été identifiés pour remplacer le camp Mirage.

« Il y a des négociations qui se déroulent en ce moment entre les planificateurs de mon ministère et les Affaires étrangères pour s’assurer d’un autre emplacement », a indiqué le ministre.

Ni le ministre MacKay, ni la porte-parole du ministre des Affaires étrangères Lawrence Cannon n’ont dit où se trouvaient ces bases.

« Pour des raisons évidentes, nous ne pouvons pas faire de commentaires sur les questions opérationnelles qui disent quoi que ce soit sur l’endroit où nous allons et sur ce que cela représente en termes de logistique. Ce ne serait pas sécuritaire », s’est contentée de préciser la porte-parole du ministre des Affaires étrangères, Catherine Loubier.

Le capitaine Dave Scanlon, porte-parole du ministère de la Defense, estime que sans le camp Mirage, le Canada aura besoin d’autres escales pour transiter vers l'Afghanistan.

Il a toutefois ajouté que le ministère de la Defense ne prévoyait pas faire d’importants investissements dans les bases de Termez et de Manas. « Mais si vous avez entendu dire qu'il y a une possibilité que nous puissions avoir des endroits par où passer, comme le concept d’un aéroport de correspondance, alors cela pourrait être une possibilité », a ajouté M. Scanlon.

Le camp Mirage était un secret de polichinelle à Ottawa, même si les Forces canadiennes et le gouvernement n'ont jamais officiellement confirmé son existence ou son rôle.

Le camp Mirage, qui serait situé sur la base de l’armée de l’air Al Minhad dans les Émirats arabes unis, est un centre de transbordement créé en 2001 qui agit comme plaque tournante pour réapprovisionner les 2 750 soldats canadiens qui combattent à Kandahar.

 18/10

Agence QMI. 



4  Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

4 -1Gamal Nkrumah : Transformer l’Afghanistan.

lundi 21 septembre 2009 par

Gamal Nkrumah analyse la place de l’Afghanistan dans l’arène politique mondiale alors que le pays tient des élections présidentielles en plein scandale international sur le fiasco de l’Otan dans ce pays déchiré par la guerre.

Le peuple pashtun, toujours avec une fierté quelque peu suffisante et ses traditions religieuses conservatrices, montre une véritable diversité, avec la métamorphose de la clique au pouvoir, au sein d’un mouvement populaire qui profite d’une vague de soutien de la part des paysans et des pauvres des villes. Quoi qu’il en soit, si un décideur politique occidental croit que la nation productrice d’opium va finalement se comporter en lieutenant au service des intérêts des Etats-Unis et de leurs alliés occidentaux en Asie centrale, c’est que ce décideur politique a dû fumer quelque chose à base d’herbes.

A défaut de la moindre catharsis à l’horizon, il est de plus en plus évident que la route tourmentée de l’Afghanistan vers la démocratisation le mène à la poubelle de l’histoire, sauf à être rapidement rectifiée par un Islam politique du style Taliban. Les politiciens occidentaux hésitent dangereusement entre débiter des informations fallacieuses sur l’Afghanistan et les  résistants, et exprimer une naïve ignorance. Leur tendance à interpréter faussement les réalités sur le terrain en Afghanistan est déconcertante. Les dirigeants des  résistants, eux aussi, devraient réfléchir vers où la violence qu’ils instrumentent entraîne leur peuple.

Les chefs  résistants croient en l’efficacité de la violence révolutionnaire militante du style islamique. Le défi auquel ils sont confrontés aujourd’hui, c’est que ce n’est pas de la force dont ils ont besoin pour se développer, mais de la force morale de leur foi. L’Islam politique fait des adeptes non seulement en Afghanistan mais aussi dans tout le monde musulman. Les  résistants ont menacé de faire sauter les bureaux de vote pendant les élections présidentielles, prétendant que les votants étaient des « infidèles ».

Le président afghan en exercice, Hamid Karzai, lui-même Pashtun, n’inspire pas le respect à la majorité de son peuple. Et pourtant, selon toute vraisemblance, il sera le vainqueur des élections présidentielles. Il préside une démocratie malade et peu brillante, criblée de contradictions fondamentales. Les USA se prennent pour Dieu et Karzai est largement considéré comme le laquais de Washington, une position qui lui vaut les critiques de ses concitoyennes et concitoyens.

 

A chaque fois que Karzai rate une occasion, les  résistants marquent un point. (Photo : Claire Billet)

Pire, Karzai apparaît comme cédant et acceptant les aspects les moins efficients de l’idéologie islamiste militante. Non seulement il n’a rien à dire pour son léchage de bottes de ses maîtres et bienfaiteurs de Washington, mais il flirte aussi régulièrement avec les  résistants. Un récent faux pas a attiré l’attention internationale quand Karzai a approuvé un projet de loi permettant aux époux de ne pas nourrir leurs épouses si elles refusaient des relations sexuelles, une loi dont les critiques affirment qu’elle légalisait le « viol marital ». La loi s’appliquait seulement aux minorités musulmanes chiites d’Afghanistan qui constituent 15% de la population du pays. Mais toute femme afghane était tenue de par la loi de demander la permission à son époux pour rechercher un emploi. Voilà le genre de pratiques qui scandalisent ceux à l’étranger qui veulent organiser la démocratie en Afghanistan. « A l’évidence, ils tiennent les élections dans des circonstances défavorables, » a prévenu le secrétaire d’Etat US, Robert Gates.

En effet, à chaque fois que Karzai rate une occasion de se mettre en avant, les  résistants marquent un point et prospèrent. Karzai n’est pas en position de faire des sermons. Les  résistants propagent leur orientation idéologique militante. Mais ce qu’il faut faire en priorité, c’est mettre fin au désordre provoqué par les forces occupantes de l’OTAN. La guerre en Afghanistan n’est pas seulement une tragédie pour l’Afghanistan mais pour tout le monde musulman.

Karzai n’est pas le premier dirigeant afghan à être en état de disgrâce. Mais même lorsqu’il a voulu renégocier une démocratisation et une réforme politique à l’Afghane, ce qui était peu vraisemblable étant donné tout son passif par ailleurs, même alors une telle démarche aurait été vaine s’il n’impliquait pas la masse de son peuple, les Pashtun. Ce qui aurait été un vote présidentiel historique, évitant à l’establishment politique post-taliban de s’enfoncer davantage dans la corruption et le manque de pertinence nationale, a été largement tronqué par les déclarations hors propos et les débats. Et une telle confusion a été alimentée avec, comme toile de fond, des accusations largement répandues d’achats d’électeurs et de fraude électorale.

Les démocraties à dominante musulmane, là où elles existent, sont trop fragiles pour être traînées dans la boue comme cela. Les pays à majorité musulmane comme l’Indonésie ou le Bangladesh sont aux prises avec les dynamiques même d’une démocratie pluripartite du style occidental. La démocratie naissante au Pakistan voisin est pour le moins boiteuse, et c’est un euphémisme. Pourtant, en Afghanistan, personne, à l’intérieur ou à l’extérieur du pays, ne croit sincèrement que le pays est prêt pour une démocratie complète à la mode occidentale. La triste vérité est que l’Afghanistan a un long chemin à faire avant qu’une démocratie ne puisse y être consacrée institutionnellement. D’abord et avant tout, il faut travailler à une solution négociée avec les  résistants. Peu d’Afghans sont attirés par la démocratie, d’autant qu’elle a exacerbé les tensions sociales et créé des écarts de revenus inacceptables dans l’une des nations les plus pauvres et les moins développées du monde.

Le drame de l’Afghanistan ne va pas s’estomper avec les élections présidentielles de jeudi. La plupart des Afghans se rendent compte que la présidence de Karzai n’a pas été irréprochable. Assurément, beaucoup d’Afghans ne supportent pas qu’il leur ait été imposé par l’Occident. Karzai a été choisi par Washington pour faire avancer la cause de la démocratie. Le risque en Afghanistan où islamistes militants et islamistes modérés ont été à couteaux tirés pendant des années est que le pays se retrouve avec des lois et un cadre institutionnel sexistes et moins démocratiques, et avec des législateurs misogynes en charge du pays, fixant le rythme et l’orientation des changements.

Les Afghans doivent se faire à l’idée de la nécessité d’un compromis. Karzai a promis d’inviter les dirigeants  résistants à un grand conseil tribal, la loya jirga, s’il était réélu. Les  résistants ont intensifié leurs tirs de grenades autopropulsées sur les bâtiments du gouvernement et sur les troupes de l’OTAN. La seconde vérité de base est que réformer le système politique afghan oblige à en changer. Des signes montrent que certains éléments de la direction afghane résistent farouchement à cette idée.

S’en prendre aux Patchoun pour les pressions subies des  résistants est une réaction prévisible. Le Pentagone américain a publié cette semaine une liste de 367 tués ou capturés, des dirigeants tribaux - la plupart Pashtun - impliqués à la fois dans le trafic de stupéfiants et l’insurrection des  résistants. Il est vrai que beaucoup de dirigeants pashtun veulent être bien vus des  résistants.

Avec un tel système, la démocratie locale reste un rêve lointain. L’invasion de l’Afghanistan a été entérinée par les Nations unies, elle a été menée par les Etats-Unis et l’OTAN, les Nations unies n’étant qu’un simple observateur passif. C’est dans ce contexte que la controverse en Grande-Bretagne sur la présence militaire britannique en Afghanistan a soulevé un tollé. La vive sévère de la guerre conduite par le gouvernement du Premier ministre britannique, Gordon Brown, en Afghanistan a atteint son paroxysme.

« Nous devons continuer la lutte » insistait le Premier ministre Brown. Et d’expliquer que l’engagement britannique dans la guerre en Afghanistan était incontournable dans la lutte contre le terrorisme international, arguant que les trois quarts des actes terroristes en Grande-Bretagne venaient d’Afghanistan et de son voisin le Pakistan. « C’est pour la sécurité de la Grande-Bretagne et du reste du monde que nous devons absolument honorer notre engagement à maintenir un Afghanistan libre et stable, » a défendu Brown, quoiqu’un peu mollement.

Néanmoins, Brown a réitéré son appel à l’Europe pour que « l’Europe partage le fardeau » de la lutte contre le terrorisme en Afghanistan.

Mais alors, pourquoi l’Afghanistan est-il si capital pour la Grande-Bretagne, l’Europe et le monde ? Contrairement à l’Iraq, l’Afghanistan n’a pas de réserves de pétrole importantes. Oui, mais le pays a une situation stratégique, au carrefour de l’Asie centrale, du Moyen-Orient et de l’Asie du Sud.

« Nous aurons besoin de plus de police et par conséquent d’un programme de formation de la police, » a extrapolé Brown. Son intention était sans doute de permettre au gouvernement afghan et à ses forces de police de mieux faire face au défi posé par l’islam politique militant dans le pays.

On estime à 95 le nombre de soldats blessés dans une action en juillet, mois qui fut le plus sanglant jusqu’à aujourd’hui de l’invasion et de l’occupation de l’Afghanistan par les troupes de l’OTAN en 2001. Le nombre de soldats tués a augmenté de façon spectaculaire, passant de 4 en juin de cette année à 22 en juillet. A ce jour, la guerre en Afghanistan a coûté la vie à 201 soldats britanniques, depuis le début en 2001. La remontée des  résistants fait ses marques. A ce rythme, le Président des Etats-Unis, Barack Obama, va inévitablement rencontrer les mêmes critiques chez lui. Après tout, en mettant ses pas dans ceux de l’ex-Président Bush, il a inscrit l’Afghanistan en tête de l’ordre du jour mondial.

 Gamal Nkrumah :

Du même auteur :

Un bon indien est un indien mort
Les empreintes de l’histoire (avec M. El-Sayed et R. Fisk)

Al-Ahram/Weekly publication n° 961, 20 au 26 août 2009 - traduction : JPP

lundi 21 septembre 2009 par

http://www.alterinter.org/article3444.html


4-2 Tom Peters : La CIA entretient une armée de mercenaires active en Afghanistan et au Pakistan.

Le 10 octobre 2010

Obama’s Wars (Les guerres d’Obama), le nouveau livre écrit par Bob Woodward, journaliste de longue date du Washington Post, confirme publiquement le fait que la CIA (Central Intelligence Agency) entretient une armée privée de mercenaires afghans depuis au moins 2002. Le 22 septembre, le Washington Post rapportait que les soi-disant CTPT (Counterterrorism Pursuit Teams – Equipes de poursuite contre-terroriste) fortes de 3.000 hommes « sont utilisées pour la surveillance, pour des raids et des opérations de combat en Afghanistan [et sont] cruciales pour la guerre secrète des Etats-Unis au Pakistan, selon des responsables en activité et d’anciens responsables américains ».

Des « responsables anonymes des services de renseignement » ont dit au Washington Post que la CIA a commencé à rassembler cette armée d’Afghans « presque immédiatement » après l’invasion du pays en 2001. Selon ce journal, ces unités se trouvent à Kaboul et à Kandahar ainsi que dans des bases nommées Firebase Lilley et Forward Operaiting base Orgun –E, dans la province de Paktika, le long de la frontière pakistanaise. L’agence Associated Press rapporta que « certains ont reçu leur entraînement dans les bases de la CIA aux Etats-Unis. »

Les forces des CTPT opèrent dans le secret et sont responsables devant l’armée afghane ou devant l’ISAF (International Security Assistance Force) conduite par les Etats-Unis. Mais certaines de leurs activités furent dévoilées dans les 76.000 documents militaires américains révélés par WikiLeaks, en juillet. Le Washington Post note que « des rapports militaires de terrain suggèrent que les forces paramilitaires afghanes peuvent … être brutales. Le 32 octobre 2007, le personnel militaire d’Orgun-E rapporta avoir traité un Afghan de trente ans pour une ‘amputation traumatique des doigts’ de la main gauche. Selon le rapport  l’homme avait été ‘blessé par des OGA afghans pendant un raid. » Le terme « OGA afghan » veut dire « Other Government Agency » (autre agence gouvernementale) et selon le Washington Post est « généralement utilisé pour faire référence à la CIA ».

De tels actes brutaux se produisent dans l’impunité. Jonathan Horowitz, un expert en droits de l’homme de l’Open Society Institute dit à Associated Press le 22 septembre qu’étant donné le statut secret du groupe « Pour la plupart des Afghans, il est pratiquement impossible qu’il soit tenu responsable de ses brutalités. Ces forces ne font pas partie d’une chaîne de commandement de l’armée afghane et si un civil est tué ou mutilé, les Etats-Unis peuvent dire que ce n’est pas leur faute. » Associated Press a rapporté que Horowitz « avait ajouté que des civils afghans on régulièrement accusé ces groupes paramilitaires de brutalités physiques et de vols durant des razzias nocturnes. »

Lors d’un incident qui s’est produit en juin 2009 et décrit par l’AP le groupe basé à Kandahar s’est lancé dans une « orgie meurtrière » après qu’un de ses membres ait été arrêté, tuant le chef de la police de Kandahar et neuf autres policiers. A l’époque, le commandant de l’ISAF, Chris Hall, dit à l’Agence France presse que « ni l’ISAF ni les troupes de la coalition n’étaient pour rien » dans ce massacre.

L’armée privée de la CIA a été active et ce, en complète violation de la souveraineté du Pakistan, dans les régions sous administration tribales qui bordent l’Afghanistan et sont considérées comme des refuges pour les combattants afghans résistant à l’occupation néo-coloniale. La chaîne de télévision CNN a rapporté le 22 septembre qu’« un ancien responsable du contre-terrorisme américain a dit qu’une équipe allait entrer au Pakistan pour faire du renseignement et pour fournir des information afin d’aider la CIA à tuer des gens suspects de terrorisme avec des missiles lancés à partir d’avions sans pilotes. »

Les frappes à partir de drones, dont la plupart ont lieu dans la région tribale du Nord-Waziristan, ont été intensifiées en août et en septembre. Depuis le début du mois de septembre, plus de 90 personnes sont mortes au cours de vingt raids effectués par des drones. Selon le journal pakistanais Daily Times, « beaucoup ont été frappés dans ou autour de la ville de Dattakhel, qui compte environ 40.000 habitants ». Alors que ceux qui furent tués sont inévitablement décrits comme étant des « terroristes » ou des « militants » par les services de renseignement pakistanais et américains, leur identité est rarement confirmée et il est clair que ce sont des centaines de civils qui ont été tués.

Le chercheur Zeeshanul Hasan Usmani qui gère le site web Pakistan Body Count, a dit à l’Express Tribune le 27 septembre qu’un total de 2.063 civils avaient été tués et 514 blessés par des frappes à partir de drones depuis que celles-ci ont commencé en 2004. Selon ses calculs, 57 civils ont été tués pour chaque victime de ces raids ayant été identifiée comme membre d’une organisation terroriste spécifique.

Dans une interview publiée le 24 septembre par Haider, un habitant de Peshawar a décrit comment son beau-frère avait été tué dans une attaque conduite par un drone alors qu’il visitait des amis dans la ville de Miranshah, au Nord-Waziristan. 31 personnes furent tuées au cours de cette attaque lorsqu’un missile frappa une maison pendant la prière du soir. Haider dit : « Les civils dans toutes ces régions ont très peur et sont dans l’angoisse. Ils ne peuvent pas travailler durant la journée ni ne peuvent dormir pendant la nuit. Dès qu’ils entendent le moindre bruit d’avion, il s’enfuient  paniqués de leurs maison et des bâtiments pour essayer de trouver un endroit où ils sont en sécurité. »

Mohammad Kamran Khan, un député du Nord-Waziristan a dit à l’Express Tribune que durant une récente visite dans cette région, il avait rencontré des gens qui « étaient très en colère contre moi à cause du fort nombre de civils tués dans ces attaques. Ils étaient en colère contre le gouvernement pakistanais et nos forces armées parce qu’ils ne faisaient rien pour arrêter ces attaques. Leur haine vis-à-vis de l’Amérique n’a jamais été aussi grande. »

The Pakistani government, while officially condemning the attacks, has been fully complicit with the CIA in carrying them out. Woodward’s book describes a meeting between then-CIA Director in which drone strikes were discussed. Zardari reportedly urged the CIA to continue the attacks, saying: "Collateral damage worries you Americans. It does not worry me."

Le gouvernement pakistanais, tout en condamnant officiellement ces attaques, en a été entièrement complice. Le livre de Woodward décrit une réunion entre l’ancien directeur de la CIA, le général Michael Hayden et le président pakistanais Asif Ali Zardari en novembre 2008 et au cours de laquelle les attaques par drones furent discutées. On rapporte que Zardari a pressé la CIA de continuer ses attaques, disant : « Vous vous faites du souci pour les dégâts collatéraux. Moi, cela ne me cause pas de souci. »

Les révélations faites dans le livre Obama’s Wars ajoutent à la crise du régime Zardari, généralement détesté tant pour sa réponse extrêmement inadéquate aux inondations dévastatrices qui touchent le Pakistan, que pour sa collaboration avec la guerre des Etats-Unis en Afghanistan. Le gouvernement pakistanais a immédiatement nié ce qui est affirmé dans le livre quant à une armée privée de la CIA opérant dans le pays. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Abdul Basit a dit à l'AFP (Agence France Presse) le 24 septembre : « Notre politique est claire, nous ne permettrons jamais des bottes étrangères sur notre sol quelles qu’elles soient … je peux donc vous dire qu'il n'y a aucune troupes étrangères participant à des opérations de contre-terrorisme à l'intérieur du Pakistan. » Le porte-parole de l’armée pakistanaise, le général Athar Abbas, a dit à l'AFP « si on trouvait de telles forces on leur tirerait dessus. »

Les Etats-Unis cependant, essayant d'écraser toute résistance à leur domination néocoloniale d’une région riche en ressources, poursuivent de façon irresponsable leur extension de la guerre au Pakistan. Dans un acte provocant, des hélicoptères américains ont par deux fois, le 25 septembre, poursuivi un groupe de militants présumés à travers la frontière pakistanaise depuis la province Afghane de Khost. Selon le chef de la police de cette province, Abdul Hakim Ishaqzai, ces hélicoptères ont tué plus de 60 personnes. Le 27 septembre, des hélicoptères ont de nouveau traversé la frontière dans la région de Kurram, tuant cinq autres personnes.

Basit a protesté contre le fait que ces frappes représentaient « une nette violation du mandat de l'ONU sur la base duquel opère l’ISAF et une nette infraction à son égard. » Un porte-parole de l’ISAF a, en réponse, dit de façon absurde à la société de presse McClatchy Newspapers le 27 septembre que les hélicoptères avaient poursuivi les militants « à cause du danger imminent qu’ils représentaient pour les troupes » et qu’ils avaient agi en situation de « légitime Defense ».

L'administration Obama, qui a collaboré étroitement avec Woodward dans la préparation de son livre, n'a rien dit sur les opérations transfrontalières de la CIA qui y sont révélées. Dans une interview avec la chaîne de télévision ABC le 27 septembre, Woodward a dit que l'administration était au courant des révélations faites dans le livre et avait autorisé leur publication.

Le livre annonce de même que les Etats-Unis ont un plan « de représailles » - développé par l'administration Bush et conservé par Obama - pour bombarder « au moins 150 » bases présumées d’Al Qaida au Pakistan au cas où trouverait qu’elles sont à l’origine d’une attaque terroriste majeure. Woodward écrit : « Il se peut que quelques sites ne soient plus actuels, mais selon ce plan on ne s’inquiéterait aucunement de ceux qui pourrait y vivre maintenant. Le plan… dicte une attaque punitive et brutale. »

Ce livre fait partie d'une campagne de menaces en cours contre le Pakistan. Le New York Times a rapporté le 27 septembre que l'augmentation des frappes de drones par la CIA reflétait une « frustration grandissante » face au refus de l'armée pakistanaise « de lancer des opérations militaires à l'intérieur du Nord-Waziristan ». L'article ajoutait que « selon des responsables américains, le Général David H. Petraeus, le commandant en chef des troupes américaines en Afghanistan, avait récemment lancé des avertissements voilés au commandement militaire pakistanais que les États-Unis pourraient lancer des opérations terrestres unilatérales dans les régions tribales si le Pakistan refusait de démanteler les réseaux militants du Nord-Waziristan. »

Tom Peters

Publié le 30 septembre 2010.

Le 10 octobre 2010


n° 459 - Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan - 11-10 au 29-10 : -: Fin - Quand les médecins de la CIA perfectionnent les tortures.


n° 459 - Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan - 11-10 au 29-10  :  -:  Fin - Quand les médecins de la CIA perfectionnent les tortures.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.




Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan

   n° 459                                                                                                                                                du 11-10 au 29-10                   

C.De Broeder    &   M.Lemaire                       



 Le Dossier " 'Géopolitique, Réflexion et stratégie' de l'Afghanistan " est visible  sur ...

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site de eva R-sistons: - http://no-war.over-blog.com/

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)

 

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

 



Sommaire.

3-1 Ben Laden menace … la France.

3-2 Un GI risque des sanctions pour avoir tué accidentellement une otage....

3-3 La santé mentale : un problème capital en Afghanistan.

3-4 Corruption: un audit de ses banques privées.

3-5 Les Forces canadiennes se cherchent une nouvelle base en Asie...

4  Dossiers (Fin)

4-3 Selon Bob Woodward, la CIA a engagé le frère de Karzaï avant le 11-Septembre.

4-4 Rick Rozoff, : 10e anniversaire de l'invasion de l'Afghanistan : L'OTAN élargit la guerre de l'Afghanistan au Pakistan.

4-5 La route du Nord est devenue essentielle à la stratégie de l'Otan

4-6 L'OTAN permet (…)  aux  résistants de participer aux négociations avec le gouvernement Karzaï.

4-7 Les  résistants nient mener des pourparlers avec Karzai.

4-8 Guantanamo : Les dossiers

1 Malorie Beauchemin : Omar Khadr plaide coupable.

2 Quand les médecins de la CIA perfectionnent les tortures

 



4-3 Selon Bob Woodward, la CIA a engagé le frère de Karzaï avant le 11-Septembre.

Lorsque l’on traite de l’Afghanistan dans les médias français, la question pourtant cruciale de la drogue y est très rarement évoquée. Or la géopolitique de la drogue, notamment en Asie centrale, est d’une importance primordiale, car elle induit des avantages stratégiques et financiers considérables pour ceux qui la contrôlent. L’Histoire contemporaine tend à nous démontrer que des acteurs étatiques – tels que la CIA – ont depuis les années 1950 mis en place une véritable géopolitique de la drogue à l’échelle globale, comme le démontre de manière très documentée le professeur Peter Dale Scott dans son dernier ouvrage, La Route vers le Nouveau Désordre Mondial[1].

Aujourd’hui, alors que les forces de l’OTAN et l’Armée Nationale Afghane (ANA) se montrent incapables de pacifier ce pays, la culture du pavot et la production de haschich atteignent des niveaux records, selon les statistiques du Bureau des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC). Il convient en effet de rappeler que le Directeur exécutif de l’ONUDC a récemment déclaré dans la presse que les liquidités apportées par le trafic de drogue global ont permis d’empêcher l’effondrement du secteur bancaire international en septembre 2008. Cette information illustre à quel point les revenus générés par le trafic de drogue s’avèrent stratégiques.

Ainsi, l’explosion de la culture du pavot et de la production d’opium en Afghanistan a donné lieu à de récentes protestations de la Russie, qui souligne la responsabilité première de l’OTAN dans cette situation. En effet, l’héroïne afghane a causé la mort d’un nombre considérable de citoyens russes depuis ces dix dernières années. Observable depuis le déclenchement de l’intervention de l’OTAN sur le théâtre afghan en octobre 2001, l’explosion de la culture et du trafic de la drogue en Afghanistan induit l’implication d’acteurs divers, qu’ils soient étatiques ou non. Parmi eux, Ahmed Wali Karzaï, gouverneur de la province de Kandahar et demi-frère du Président Hamid Karzaï, est accusé depuis de nombreuses années par la presse internationale – dont le New York Times – d’être un important trafiquant de drogue allié à la CIA.

Jusqu’à présent, il n’avait jamais été révélé qu’il  avait été un agent de la CIA avant le 11-Septembre. Le grand journaliste et auteur Bob Woodward vient de le rapporter dans son dernier livre, Obama’s Wars[2] – information que reprend le présent article. Au regard de l’importance d’Ahmed Wali Karzaï dans le dispositif de la CIA et de l’OTAN en Afghanistan, et de la manne financière que représente le trafic de drogue pour le secteur bancaire international, il serait nécessaire de reconsidérer les véritables objectifs de ce conflit. En effet, il n’a jamais été constaté que le surdéveloppement du trafic de drogue au sein d’une nation soit un facteur de stabilité, de prospérité et de démocratie.

Published on octobre 7, 2010 par .maxiM

http://www.reopen911.info/News/2010/10/07/washington-post-selon-bob-woodward-la-cia-a-engage-le-frere-de-karzai-avant-le-11-septembre/


4-4 Rick Rozoff, : 10e anniversaire de l'invasion de l'Afghanistan : L'OTAN élargit la guerre de l'Afghanistan au Pakistan.

Le 7 octobre, les États-Unis et leurs alliés de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord entameront leur dixième année de guerre en Afghanistan, situé à plus de 3 000 milles des quartiers généraux de l'OTAN à Bruxelles.

Le mois suivant, des élections de mi-mandat auront lieu aux États-Unis et l'OTAN tiendra un sommet de deux jours au Portugal.

L'administration américaine cherche désespérément un triomphe – ou du moins, un semblant de triomphe – en politique étrangère, afin de conserver le contrôle du Parti démocrate au Congrès, et l'OTAN cherche à justifier une mission militaire qui s'avère la plus longue et la plus étendue de ses 61 années d'existence.

Le président Barack Obama a triplé le nombre de soldats de combat américains en Afghanistan, le portant à 100 000. Lorsqu'on inclut les forces provenant des autres pays membres de l'OTAN et des pays partenaires, cela fait plus de 150 000 soldats étrangers en Afghanistan, du jamais vu dans ce pays décimé par la guerre.

De ce nombre, 120 000 sont maintenant sous la commande de la Force internationale d'assistance et de sécurité (ISAF), un nombre sans précédent pour une opération militaire dirigée par l'Alliance atlantique nord. La Force kosovienne de l'OTAN à son apogée comprenait 50 000 soldats, mais ils ne furent envoyés dans la province serbe qu'à la fin d'une guerre aérienne qui a duré près de trois mois.

Les 120 000 soldats de l'OTAN présentement actifs – provenant de 50 pays, alors que d'autres s'apprêtent à envoyer des troupes en surcroît – sont au coeur d'une guerre ouverte des plus longues et des plus meurtrières. C'est la première guerre terrestre de l'OTAN, ses premières opérations de combat en Asie.

L'année dernière a été la plus meurtrière pour les États-Unis et pour l'OTAN dans ce conflit qui perdure depuis neuf ans. Cette année s'est avérée aussi des plus coûteuses en termes de soldats tombés au combat. Et il reste encore trois mois. Washington et Bruxelles pourraient décider de sauver la face et de mettre un terme aux hostilités au moyen d'un stratagème incluant un règlement politique interne et des mesures fondées sur un véritable maintien de la paix international – plutôt que de compter sur les activités subversives menées par la ISAF, établie sur la base d'un mandat des Nations unies en décembre 2001 mais qui, aujourd'hui, est devenue l'instrument par lequel l'OTAN mène la guerre en Afghanistan ainsi que chez son voisin, le Pakistan.

Cette perspective est peu probable, puisque la métaphysique militaire prédominante à Washington depuis les dernières 65 années ne peut accepter qu'une victoire ou, du moins, un semblant de victoire. Un héritage de défaite en Afghanistan ne pourrait que ternir l'image d'un président qui n'aura pas réussi à assurer la victoire ainsi que de son parti qui serait alors accusé de manquer de coeur au ventre et de défaitisme.

En ce qui concerne l'OTAN, le concept stratégique qui sera adopté en novembre est fondé sur un concept d'expansion du bloc en une force expéditionnaire mondiale du XXIe siècle, et l'Afghanistan en est le banc d'essai. Si l'OTAN perd l'Afghanistan, si elle perd en Afghanistan, elle sera sujette aux critiques de ses pays membres et leurs citoyens qui auront sacrifié leurs fils et filles dans l'intérêt des ambitions internationales de l'OTAN.

Comme le déclarait l'ancien secrétaire général, Jaap de Hoop Scheffer, il y a six ans : « Que fait l'OTAN en Afghanistan ‘ Elle défend des valeurs au Hindou Kouch dans un climat international bien connu de tous. Nous devons combattre le terrorisme partout. Si nous ne le combattons pas au Hindou Kouch, ce terrorisme se retrouvera chez nous. En d'autres mots, cette perception fragile [face aux agissements de l'alliance militaire de l'Atlantique nord en Asie du sud] doit être solidifiée et consolidée une fois pour toutes – pour l'avenir de l'OTAN, cette démarche est primordiale. »[1]

Non satisfaite du Vietnam qu'est devenu l'Afghanistan, l'OTAN a maintenant entrepris son incursion cambodgienne. Les implications de cette nouvelle incursion, par contre, sont beaucoup plus lourdes que pour le Vietnam des années soixante et soixante-dix, puisqu'elle se passe cette fois au Pakistan, un pays avec une population de presque 170 millions d'habitants et qui possède des armes nucléaires.

Au même moment où les États-Unis menaient leur vingtième attaque meurtrière à base de lancement de drones sur le sol Pakistanais, le 27 septembre, des attaques cinq fois plus importantes qu'au mois d'août, l'OTAN pour sa part menait une série d'attaques à base d'hélicoptères dans le nord-ouest du Pakistan. Invoquant le « droit à la légitime Defense » et la « poursuite immédiate » des  résistants soupçonnés d'avoir attaqué un camp de l'OTAN, l'avant-poste de combat de Narizah dans la province afghane de Khost, près de la frontière pakistanaise, des hélicoptères d'attaque de l'OTAN ont mené en fin de semaine deux raids dans les régions tribales où les frappes de drones ont tué un nombre record de personnes en un mois.

Le nombre de personnes tuées, qu'on nomme machinalement dans la presse occidentale  résistants, militants ou terroristes, était d'abord de 30, ensuite de 50, puis 60, 70, et plus tard « 82 et plus ».[2]

Nous ne connaîtrons jamais de façon définitive ni le nombre ni l'identité des victimes.

Selon les journaux, les cibles visées étaient des membres du réseau Haqqani, fondé par le dirigeant vétéran des moudjahidines, Jalaluddin Haqqani, un héros américain du temps qu'il menait des attaques à partir du territoire pakistanais contre des cibles afghanes, il y a quelques années. C'était un des « combattants de la liberté » de Ronald Reagan. Il y a deux ans, le New York Times écrivait : « Dans les années 80, Jalaluddin Haqqani était entretenu en tant qu'actif de la CIA et recevait des dizaines de milliers de dollars comptant pour son travail qui consistait à combattre l'armée soviétique en Afghanistan, selon un compte-rendu paru dans The Bin Ladens, le dernier livre de Steve Coll. À ce moment-là, Haqqani aidait et protégeait Osama bin Laden, qui mettait sur pied sa propre milice pour combattre les forces soviétiques, écrit Coll. »[3]

En ce qui concerne le regret exprimé par certains à l'effet que l'admirable Haqqani ait récemment fait des  résistants ses alliés – un de ceux-là étant feu Charlie Wilson, qui disait de Haqqani qu'il était « la bonté incarnée » – à l'occasion de émission de NBC, Meet the Press, l'année dernière, le président pakistanais Asif Ali Zardari avait déclaré aux téléspectateurs américains que le Taliban « faisait partie de votre passé et du nôtre, et le Renseignement inter-services pakistanais et la CIA les ont créés ensemble. Et je peux vous citer 10 livres, 10 philosophes et 10 articles qui confirmeront mes dires... »[4]

Le 27 septembre, deux hélicoptères de l'OTAN ont attaqué l'agence Kurram située dans les régions tribales pakistanaises, tuant six personnes et en blessant huit. Un porte-parole du gouvernement pakistanais local a dit que toutes les victimes étaient des civils. Selon le Dawn News, « ce n'est pas la première fois que l'OTAN bombarde la région. »[5] Donc trois attaques en trois jours causant 100 décès.

Le même jour, une frappe de missiles drone tuait quatre personnes à l'agence du Waziristan du nord. « L'identité des quatre personnes tuées lors de l'attaque n'est pas connue... »[6]

Ces incidents ont eu lieu alors que le nouveau livre de Bob Woodward, Obama's Wars, révélait qu'« une armée secrète de 3 000 soldats paramilitaires afghans dirigés par la Central Intelligence Agency avait mené des raids outre-frontière au Pakistan ».[7]

Après une montée en intensité échelonnée sur deux ans et consistant en des opérations secrètes – des attaques par hélicoptères de combat et des raids menés par des équipes spéciales d'assassins – les États Unis et l'OTAN sont impliqués à l'heure qu'il est dans une guerre dans le nord du Pakistan qui bat son plein et qui ne peut être niée.

Le Pentagone – les hélicoptères utilisés lors des attaques des 25 et 26 septembre étaient des Apaches américains et des Kiowas – a défendu les frappes de la fin de semaine en prétendant qu'elles respectaient leurs règles d'engagement et le porte-parole du département de la Defense, le colonel Dave Lapan, a dit que les États-Unis suivaient le « protocole approprié » à la lettre et que « nos soldats ont le droit de se défendre. »[8]

Un porte-parole de l'ISAF avait d'abord nié que les forces de l'Alliance avait mené des attaques à l'intérieur des frontières pakistanaises, bien que les porte-parole de la police afghane aient confirmé le contraire. Le 27 septembre, par contre, l'ISAF a confirmé que les forces de l'OTAN avaient mené des frappes meurtrières. Alors que la troisième attaque par hélicoptères de l'OTAN avait lieu le jour même, « les porte-parole de la Coalition ont dit que les attaques outre-frontières étaient conformes à ses règles d'engagement puisque les  résistants les avaient attaqués au delà de leurs frontières ».[9]

Un porte-parole de l'OTAN a informé la presse que « les forces de l'ISAF ont le devoir et la volonté de défendre l'autorité, selon leur mandat, de se défendre lors de l'accomplissement de leur mission ».[10]

Mehmood Shah, un ancien porte-parole de la sécurité du gouvernement pakistanais dans la région où les hélicoptères de combat et les frappes de drones ont tué plus de 200 personnes dans moins d'un mois, a dit au sujet de ces dernières attaques de l'OTAN : « Ces incidents sont vraiment un point tournant. Ils [l'OTAN] doivent comprendre que la prochaine fois pourrait mener à la guerre. Il faut déployer nos unités de combat pour faire feu sur eux. Cette frontière est sacrée. L'OTAN doit réaliser qu'elle a un mandat pour opérer en Afghanistan et non au Pakistan. »[11]

Le 27 septembre, le ministre de la Sécurité, Rehman Malik, a dénoncé les raids de l'OTAN en tant que violations de l'intégrité territoriale et de la souveraineté nationale du Pakistan et a annoncé au sénat du pays que l'ambassadeur afghan à Islamabad serait convoqué afin d'expliquer ces attaques. Malik et le gouvernement pakistanais savent, somme toute, que l'administration de Hamid Karzaï à Kaboul ne contrôle aucunement les agissements des États Unis et de l'OTAN dans son propre pays, encore moins au Pakistan. Le commentaire du ministre de la Sécurité était pour consommation interne seulement, visant à calmer l'indignation populaire, mais comme le Pakistan lui- même est maintenant un partenaire de l'OTAN et un auxiliaire des États-Unis[12], ses représentants, comme ceux de l'Afghanistan, ne seront aucunement prévenus en cas de futures attaques.

Malgré tout, la pression interne a poussé Malik à dénoncer les attaques contre son pays et à affirmer : « Je considère que les attaques en territoire pakistanais sont une atteinte à la souveraineté du Pakistan. » Un sénateur de la Ligue musulmane pakistanaise de Nawaz « a demandé au gouvernement d'informer le parlement de l'existence de tout accord conclu avec les États-Unis qui autoriserait les attaques par drones ».[13]

De même, le porte-parole de l'Office des affaires étrangères du Pakistan, Abdul Basit, est allé encore plus loin et a contesté de façon officielle et sans équivoque auprès des quartiers généraux de l'OTAN à Bruxelles les frappes aériennes menées au cours de la fin de semaine, émettant une déclaration qui dit en partie : « Ces incidents représentent une nette violation et un non-respect du mandat de l'ONU qui autorise l'ISAF à agir », et que ce mandat « se termine/prend fin » à la frontière afghane.

« Il n'existe pas de règlement ou d'entente au sujet des poursuites.... Toute suggestion du contraire n'est pas basée sur les faits. De telles violations sont inacceptables. »[14]

Le soir du 27 septembre, suite aux plaintes soulevées par les Pakistanais, l'ISAF de l'OTAN a tenté de limiter les dégâts en revenant à la prise de position originale défendue par le bloc militaire à l'effet qu'elle n'avait pas mené d'attaques au Pakistan. Le jour même, elle avait envoyé deux autres hélicoptères de combat dans le but de mener un troisième raid dans les régions tribales.

L'OTAN poursuivra ses attaques meurtrières en sol pakistanais peu importe la cible et ne donnera ni avertissement ni excuse. Les États Unis continueront d'intensifier leurs attaques de missiles Hellfire contre quiconque, en se contentant de rapports inexacts, anecdotiques et intéressés.

Le nombre de morts au Pakistan pour le mois de septembre est bien au-delà de 200 et pour l'année il se situe à plus de 2 000. La justification donnée par les États-Unis et l'OTAN pour expliquer ce carnage est que celui-ci vise à prolonger la politique de Barack Obama visant à « désorganiser, démanteler et vaincre » les réseaux d' résistants en Afghanistan jusqu'au Pakistan, prétendant ainsi mettre un terme plus rapidement à la guerre.

Il y a quarante ans, le prédécesseur d'Obama, Richard Nixon, commençait ainsi son discours annonçant l'expansion de la guerre du Vietnam au Cambodge : « Bonsoir, mes compatriotes américains. Il y a dix jours, dans mon rapport à la nation sur la question du Vietnam, j'ai annoncé la décision de retirer un autre 150 000 Américains du Vietnam dans l'année qui vient. J'avais dit à ce moment-là que je prenais cette décision malgré nos inquiétudes concernant les agissements de l'ennemi au Laos, au Cambodge et au Sud-Vietnam. Et à ce moment-là j'avais expliqué que si je devais constater que les agissements ennemis s'intensifiaient dans l'ensemble de ces régions et qu'ils mettaient en danger la vie des Américains qui devaient rester au Vietnam, je n'hésiterais pas à prendre des mesures fortes et efficaces pour régler la situation. »[15]

Il prétendait que des « sanctuaires ennemis » au Cambodge « mettaient en danger la vie des Américains qui étaient au Vietnam », et que « si cet effort de la part de l'ennemi s'avérait un succès, le Cambodge deviendrait une vaste région organisationnelle ennemie et un tremplin pour attaquer le Sud-Vietnam tout le long de sa frontière de 600 milles : un refuge vers lequel des troupes ennemies pourraient retourner pour fuir le combat sans craindre les représailles ».

Il avait commandé un déploiement pour « aller au coeur du problème, ce qui veut dire nettoyer les grands territoires vietnamiens et vietcong occupés, ces sanctuaires qui servent de bases pour mener des attaques contre les forces, tant cambodgiennes, américaines que sud-vietnamiennes, au Sud-Vietnam ».

L'application pratique de cette politique se résumait ainsi : « Nous avons mené des attaques cette semaine pour en finir avec les principaux sanctuaires ennemis sur la frontière du Cambodge et du Vietnam. »

Dans un langage très familier entendu récemment à Washington et à Bruxelles – seuls les pays ont changé de nom – Nixon avait déclaré : « Nous entreprenons cette action, non pas dans le but d'étendre la guerre jusqu'au Cambodge, mais dans le but de mettre un terme à la guerre au Vietnam... »

Washington étendit en effet la guerre du Vietnam jusqu'au Cambodge, avec les conséquences désastreuses que les peuples ne connaissent que trop bien, pour peu après déguerpir, vaincu, de l'Asie du sud-est, laissant derrière lui des régions entières du Vietnam et du Cambodge en ruines.

Le sort de l'Afghanistan et du Pakistan ne sera pas plus reluisant.

Notes
1. Radio Free Europe/Radio Liberty, le 12 novembre 2004
2.Le New York Times, le 27 Septembre 2010
3. Le New York Times, le 9 septembre 2008
4.
Meet the Press, le 10 mai 2010, http ://msnbc.msn.com/id/30658135
5.
Le Dawn News, le 28 septembre 2010
6. Le Daily Times, le 28 septembre 2010
7. Le Financial Times, le 27 septembre 2010
8. Associated Press, le 27 septembre 2010
9. Le New York Times, le 27 septembre 2010
10. Le Dawn News, le 27 septembre 2010
11. The Guardian, le 27 septembre 2010
12. « L'OTAN entraîne le Pakistan dans son réseau mondial », Stop NATO, le 23 juillet 2010
13. Le Dawn News, le 28 septembre 2010
14. Le Dawn News, le 27 septembre 2010
15. Richard M. Nixon, Discours sur l'incursion cambodgienne,
http ://www.americanrhetoric.com/speeches/richardnixoncambodia.htm
http ://www.
(Traduit de l'anglais par Le Marxiste-Léniniste
)
- Rick Rozoff,

Stop NATO,

28 septembre 2010 -

http://www.cpcml.ca/francais/Lmlq2010/Q40157.htm#2 http://www.cpcml.ca/francais/Lmlq2010/Q40157.htm


4-5 La route du Nord est devenue essentielle à la stratégie de l'Otan.

Nb Ndlr : la publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage toutes l'analyse des auteurs mais doit être vu comme information.

Après les différentes attaques qui ont visé les dépôts de carburants au Pakistan, les forces de la coalition en Afghanistan pensent à s’appuyer de plus en plus sur le réseau de distribution du Nord (Northern Distribution Network – NDN), qui passe par l’Asie centrale. Les enjeux, tant économiques que politiques, sont de taille pour ces pays dont l’instabilité inquiète parfois le Département d’État américain.

Le Pakistan, depuis le début de l’offensive en Afghanistan en 2001, est le pays par lequel transite la plupart de l’approvisionnement non létal (nourriture, carburant, etc.) des forces de l’OTAN. Partant du port de Karachi, les containers parcourent 2 000 kilomètres le long de la PAKGLOC (Pakistan Ground Lines of Communication) et franchissent la frontière afghane par la passe de Khyber ou à Chaman, plus au sud. Le voyage dure une dizaine de jours, mais il est particulièrement dangereux.

La traversée de la zone tribale du nord-Pakistan est souvent l’occasion d’attaques de la part des résistants. Ces dernières semaines, plusieurs convois de carburants ont été détruits par les  résistants sur le territoire pakistanais. Karachi refuse pour l’instant d’en assurer la sécurité.
Du coup, les États-Unis et l’OTAN ont décidé d’utiliser une autre route. Celle du Nord. Moins utilisée, elle est pourtant vitale pour la coalition, qui se méfie de plus en plus du Pakistan. Plusieurs trajets alimentent l’Afghanistan par le Nord : le premier commence à Poti au bord de la mer Noire en Géorgie, longe le Caucase puis traverse la mer Caspienne à partir de Bakou pour atteindre le Kazakhstan et plonger ensuite au Sud en l’Ouzbékistan. Le deuxième, le plus emprunté, part de Riga en Lettonie et rejoint l’Ouzbékistan à travers la Russie et le Kazakhstan. Enfin, un troisième, plus difficile, fait un détour par le Kirghizstan et le Tadjikistan. Les trois finissent à Termez, ville frontière du sud de l’Ouzbékistan qui fait face à Hairatan en Afghanistan.

Depuis l’ouverture de cette route du nord, le trafic par le Pakistan est tombé de 80% à 50%. 30% du reste emprunte la NDN et 20% est acheminé en avion. Le carburant, dont la consommation a doublé depuis 2009 (
passant de 2 à 4,1 millions de litres par jour) provient désormais majoritairement des pays d’Asie centrale (Azerbaïdjan, Kazakhstan et Tadjikistan) alors que 40% seulement est issu des raffineries pakistanaises. Dans les deux ans, le tonnage total des marchandises transitant par la NDN doit passer de 25 000 à 40 000 tonnes.
Mais la NDN ne comporte pas uniquement des avantages. Les routes sont en mauvais état et les voies de chemins de fer quasi inexistantes. Les délais sont donc longs, même s’ils sont passés de 30 à 20 jours entre Kaboul et la frontière ouzbek. Des projets de construction ferroviaire sont néanmoins en cours. La Banque asiatique du développement a financé à hauteur de 165 millions de dollars la liaison entre Hairatan et la principale ville du Nord, Mazar-e-Sharif, distante de 75 kilomètres. L’inauguration est prévue en novembre 2010. Il restera à rénover la ligne transfrontalière entre Hairatan et Termez, longue de 10 kilomètres, mais qui a déjà atteint ses limites capacitaires.
D’autre part, l’instabilité chronique de certains États oblige les États-Unis à rester extrêmement prudents. Les récents troubles au Kirghizistan en avril et juin 2010 entretiennent par exemple l’inquiétude sur l’avenir de la base militaire américaine de Manas. Certains analystes craignent également une exportation du conflit afghan dans les pays frontaliers du nord. Le terrorisme islamiste est déjà présent en Ouzbékistan et au Tadjikistan, où des attaques contre des convois ont eu lieu.
Bref, la NDN est loin d’être une solution miracle au problème de l’approvisionnement. Malgré tout, elle est l’occasion pour les États d’Asie centrale de coopérer et de développer leurs infrastructures de transports. Autre point positif, les enjeux de la NDN pourraient dynamiser la relation Moscou-Washington, qui s’est souvent tendue par le passé quand les États-Unis s’approchaient de trop près des anciennes Républiques soviétiques.
Source : IISS, Eurasianet.org, The NY Times

11 octobre

http://www.affaires-strategiques.info/spip.php?article4028


4-6 L'OTAN permet (…)  aux  résistants de participer aux négociations avec le gouvernement Karzaï.

Les discussions entre  résistants et l'entourage d'Hamid Karzaï vont bon train. Elles se déroulent avec le concours de l'OTAN, qui laisse passer les responsables  résistants venant de leurs bases au Pakistan, affirme le New York Times (NYT), mercredi 20 octobre, citant des responsables de l'alliance, à Kaboul. Ces discussions impliquent la choura (conseil de notables) de Quetta, des membres du réseau Haqqani et des membres de la choura de Peshawar.

Ces  résistants recevraient l'assurance qu'ils ne seraient pas attaqués ou capturés par les forces de l'OTAN, affirment des responsables afghans. Selon une source afghane citée par le NYT, l'un de ces représentants des  résistants aurait même été transporté dans un appareil de l'OTAN. Dans d'autres cas, les forces de l'OTAN auraient sécurisé les routes empruntées par les émissaires.

Les rumeurs autour de ces discussions se multiplient depuis quelques semaines. Le NYT affirme que trois membres de la choura de Quetta et un membre du réseau Haqqani ont pris part à ces discussions et ne dévoile pas leur identité à la demande de la Maison Blanche et d'Afghans prenant part à ces discussions.

Vendredi à Londres, le général Petraeus, commandant en chef des forces américaines en Afghanistan, avait révélé que les forces de l'OTAN avaient facilité l'accès de responsables  résistants à Kaboul, en vue de négociations avec le gouvernement afghan.

Le général a indiqué qu'un "certain nombre d'initiatives étaient en cours" dans le cadre du soutien au processus de négociation lancé par le président Hamid Karzaï. Les rebelles nient officiellement tout dialogue avec le gouvernement.

Selon le quotidien américain, le mollah Omar, responsable des  résistants, n'est pas partie prenante de ces discussions, en raison de ses liens avec les services pakistanais, et surtout de l'influence que veulent conserver l'Inter-Services Intelligence (ISI) sur l'Afghanistan. "L'ISI ne veut pas de ces négociations et fera tout pour les faire échouer", affirme une source afghane citée par le NYT.

La question du dialogue entre le gouvernement de Kaboul et les  résistants doit figurer au menu de la réunion mensuelle à la Maison Blanche consacrée à la situation en Afghanistan, a indiqué mardi le porte-parole du président américain Barack Obama. M. Obama va s'entretenir avec les plus hauts responsables civils et militaires sur l'évolution de sa stratégie dans ce pays, avant de quitter Washington pour faire campagne en vue des législatives de la mi-mandat, le 2 novembre. "La réconciliation [nationale] organisée par les Afghans a été évoquée lors de nombreuses réunions passées", a dit le porte-parole de la présidence américaine, Robert Gibbs, lors de son point de presse quotidien. "J'imagine que nous allons obtenir des informations du général [David] Petraeus, de l'ambassadeur [Karl] Eikenberry et d'autres sur leur évaluation des progrès de ces pourparlers, et leurs espoirs de voir ces progrès se poursuivre", a ajouté le porte-parole.

Lemonde.fr avec AFP |

 20.10

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2010/10/20/l-otan-permet-aux- résistants-de-participer-aux-negociations-avec-le-gouvernement-karzai_1428654_3216.html


4-7 Les  résistants nient mener des pourparlers avec Karzai.

Les  résistants ont démenti les déclarations du président Karzai sur des pourparlers secrets en cours avec eux dans le but de mettre fin à la guerre en Afghanistan, dans un communiqué diffusé mercredi par le centre américain SITE.

Dans leur communiqué mis en ligne, les  résistants, rejettent les affirmations de M. Karzai comme relevant "d'une propagande sans fondement" et de "la guerre psychologique régulière".

Dans un entretien avec la chaîne américaine CNN, M. Karzai a confirmé mener "depuis un bon moment" des pourparlers secrets avec les  résistants, en réponse à une question sur un article du Washington Post faisant état de "pourparlers secrets de haut niveau", entre les  résistants et le gouvernement afghan.

"Il ne s'agit pas d'un contact officiel régulier avec les  résistants, avec une adresse fixe, mais plutôt de contacts personnels non officiels, qui ont lieu depuis un bon moment", a-t-il déclaré, selon des extraits révélés dimanche de cette interview.

Les  résistants ont rappelé leur position selon laquelle ils ne négocieraient pas tant que les forces étrangères n'auront pas quitté l'Afghanistan.

"Nous voudrions dire clairement que la position de l'Emirat islamique est sans équivoque et définitive concernant des négociations: tenir des pourparlers avec l'ennemi (...) avec une présence militaire (étrangère) en Afghanistan est une perte de temps", soulignent-ils dans leur communiqué diffusé par le groupe de surveillance des sites islamistes SITE.

Mais le président Karzaï a souligné sur CNN qu'il n'y avait "pas de contact officiel avec une entité reconnue qui se rapporterait à un organe des  résistants et ferait le va-et-vient régulièrement avec nous".

"Cela ne s'est pas encore produit et nous espérons que nous allons pouvoir démarrer cela le plus tôt possible", a-t-il ajouté. "Mais des contacts ont eu lieu bien sûr avec plusieurs éléments du gouvernement afghan, au niveau de la communauté et aussi au niveau politique", a assuré M. Karzaï.

Selon le Washington Post, parmi les sujets abordés lors des pourparlers figurent l'octroi de postes au gouvernement pour des dirigeants  résistants et le retrait des quelque 150.000 forces américaines et des autres pays de l'Otan déployés dans le pays.

Interrogé sur ces informations, le porte-parole de la Maison Blanche, Robert Gibbs, avait refusé de se prononcer directement mais indiqué que les Etats-Unis soutenaient la perspective d'un dialogue entre les  résistants et le gouvernement Karzaï.

24/10

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gGM1TrYnr_Q3kq88ArM4yU2AuvyQ?docId=CNG.fb674c2477a0714764006568f1868163.a91



4-8 Guantanamo : Les dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage certaines analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

1 Malorie Beauchemin : Omar Khadr plaide coupable.

Après huit ans dans la controversée prison de Guantanamo, après des années à jurer ne pas avoir commis les crimes qu'on lui reproche, le Canadien Omar Khadr a finalement plaidé coupable aux cinq chefs d'accusation qui pesaient contre lui en commission militaire, à Guantanamo.

Le seul Occidental encore détenu à la prison américaine dans l'île de Cuba a conclu une entente à l'amiable, qui prévoit qu'après une année supplémentaire de détention aux mains des Américains, il pourra faire une demande pour être transféré au Canada pour y purger le reste de sa peine.

Stoïque, la tête baissée et la voix faible, Omar Khadr a reconnu avoir lancé la grenade qui a tué le soldat Christopher Speer, lors d'une altercation entre les forces armées américaines et un petit groupe d'insurgés, en Afghanistan, le 27 juillet 2002.

La veuve du soldat Speer, Tabitha, était dans la salle d'audience et a fondu en larmes lorsque le juge a lu les faits reprochés au jeune Khadr.

Les procédures se poursuivront pendant quelques jours, afin que les sept membres du jury -tous des militaires- puissent entendre des plaidoyers et témoignages pour établir une sentence.

La sentence du jury ne prévaudra que si elle contient un nombre d'années de détention inférieur à la proposition contenu dans l'entente à l'amiable.

Les détails de cette entente seront connus à la fin des procédures, a assuré le juge Patrick Parrish.

Aujourd'hui âgé de 24 ans, Omar Khadr a été capturé en Afghanistan à l'âge de 15 ans.

Malorie Beauchemin, envoyée spéciale
La Presse
http://www.cyberpresse.ca/dossiers/omar-khadr/201010/25/01-4335812-omar-khadr-plaide-coupable.php?utm_source=bulletinCBP&utm_medium=email&utm_campaign=retention


2 Quand les médecins de la CIA perfectionnent les tortures.
Les médecins américains qui ont assisté aux interrogatoires de la CIA ont contribué à affiner les méthodes de torture, une pratique qui s'apparente à de l'"expérimentation humaine", selon une ONG. Ces praticiens ont ensuite pu émettre des recommandations pour améliorer ces techniques "d'interrogatoire".
"Il y a des preuves que les médecins calibrent la douleur infligée par les techniques d'interrogatoire et cherchent à améliorer leurs connaissances sur ces techniques", a expliqué lors d'une conférence de presse Nathaniel Raymond, un responsable de Physicians for Human Rights (PHR, Médecins pour les droits de l'homme), qui a publié lundi un rapport intitulé Expérimentations dans la torture.
"Il ne s'agit de logique à la Jack Bauer (l'agent spécial de la série "24 heures chrono", NDLR), mais de médecins qui recueillent des données utilisées pour déterminer si ce qu'ils observent rentre dans la définition de la torture" telle qu'elle a été établie par le ministère de la Justice, a-t-il poursuivi.
Les auteurs du rapport ont appelé à une enquête exhaustive sur les pratiques autorisées contre les "suspects de terrorisme". Mais, comme d'autres organisations de défense des droits de l'homme, ils ont reconnu ne pas trouver "une volonté politique au Congrès ni dans l'administration de prendre en mains ces questions".
Pour établir le rôle joué par les médecins de la CIA dans l'amélioration de l'efficacité des techniques qu'ils infligent aux détenus, PHR s'est appuyé sur des documents publics révélés depuis 2008, dont une série de notes internes qui ont attesté l'usage répété de la torture contre certains détenus enfermés dans les prisons secrètes de la CIA.
Les États-Unis ont théorisé au lendemain du 11-Septembre une liste de "techniques d'interrogatoires améliorées" que le ministère de la Justice a par la suite justifié au plan légal en limitant l'appellation torture à "une souffrance mentale ou physique sur le long terme équivalente à la douleur ressentie lors de la défaillance d'un organe ou la mort".
Simuler la noyade
Concrètement, PHR démontre dans son étude que les médecins ont par exemple observé que la simulation de noyade - qui a été pratiquée des dizaines de fois, si elle était répétée trop souvent avec de l'eau simple comportait des risques que le détenu attrape une pneumonie.
La différence entre la simulation de noyade pratiquée au tout début, à partir d'expériences ponctuelles sur des soldats volontaires, et après l'intervention des médecins "indique que les médecins de la CIA ont participé à la modification de la technique", affirme PHR.
De même, dit l'organisation, les médecins ont "analysé les données récupérées lors des interrogatoires de 25 détenus soumis à une combinaison de "techniques d'interrogatoire améliorées".
Parmi les techniques les plus connues, figure la privation de sommeil, la nudité forcée, le ligotage pendant des heures dans des positions inconfortables ou encore l'exposition à des températures extrêmes.
Les médecins de la CIA servent aussi de témoin, en cas de poursuites futures pour attester que les interrogateurs agissaient "en toute bonne foi", sous directives médicales et en présence d'un médecin.
"Ce rapport est la partie émergée de l'iceberg et il est nécessaire de conduire une enquête complète, de chercher les responsabilités et d'éviter qu'une telle chose puisse jamais se reproduire", a estimé Allen Keller, médecin spécialiste des effets de la torture lors de la conférence de presse.

AFP - 11 juin 2010




Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

·       " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


29/10/2010

n° 459 - journal de l'Afghanistan - 11-10 au 28 -10 / Début : La débâcle en Afghanistan : les troupes britanniques se retirent de Sangin.

n° 459 -  journal de l'Afghanistan -  11-10 au 28 -10 /  Début  : La débâcle en Afghanistan : les troupes britanniques se retirent de Sangin.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



journal de l'Afghanistan

n° 459 - du 11-10 au 28 -10

C.De Broeder & M.Lemaire



Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)

 

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

 



 Le "journal de l'Afghanistan" est  visible :

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site de eva R-sistons: - http://no-war.over-blog.com/

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

Tiré à part :

Robert Stevens : La débâcle en Afghanistan : les troupes britanniques se retirent de Sangin.

Manlio Dinucci : Les chasseurs bombardiers italiens attaquent déjà... Mais « ce n’est pas une guerre ».

Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

9 résistants et trois civils tués dans un raid de l'OTAN

Enfant de 10 ans tué et des civils blessés dans une opération dans la province de Helmand.

1 Analyse & déclaration :

Résistance

Occupants:

2 Occupation de l'Afghanistan 

Les forces en présence

3 Politique

Fin

1) collaborateurs afghans

2) occupants 


Tiré à part :

Robert Stevens : La débâcle en Afghanistan : les troupes britanniques se retirent de Sangin.

Le 20 septembre, les 1000 derniers soldats britanniques ont quitté Sangin, dans le Sud de l'Afghanistan. Après plus de quatre ans, ils ont remis aux Etats-Unis le contrôle de leurs bases.

Le retrait est officiellement présenté comme un simple redéploiement par lequel les troupes qui font partie d'une force britannique totalisant 9.500 hommes en Afghanistan sont envoyées dans la zone centrale de Helmand.

Mais rien ne peut faire occulter le fait que la Grande-Bretagne a subi une défaite majeure.

La raison n'est pas, comme certaines sections des médias l'affirment, simplement que Sangin est devenu un « terrain d'entraînement » pour les Taliban. Les forces armées britanniques ont été chassées en tant qu'occupants par une insurrection populaire déterminée.

C'est pourquoi le Daily Mail a reconnu que « les responsables militaires de haut rang veulent à tout prix que cela ne soit pas considéré comme la reconnaissance d'une défaite ou d'une retraite après les combats les plus violents que les soldats britanniques aient connus depuis la Deuxième Guerre mondiale. »

Ce retrait souligne la destruction criminelle de la vie comme conséquence de cette sale guerre impérialiste. Les rapports des médias donnent une image dévastatrice de la situation à laquelle les troupes ont été confrontée, année après année.

Au moment de leur départ, 104 soldats britanniques, soit près d'un tiers des 337 soldats britanniques tués en Afghanistan, étaient morts dans et aux alentours de cette petite ville.

Sous le titre, « Sangin : nous quittons enfin l'enfer », le Daily Express a de plus remarqué que depuis les quatre premières années et demi de l'invasion de l'Afghanistan en 2001, cinq soldats britanniques ont été tués.

La vaste majorité des soldats sont morts tout au début de 2006 et depuis le redéploiement des troupes britanniques au Helmand. En avril, un article publié dans le Times de Londres rapportait que plus de 10 pour cent des victimes quotidiennes subies par les forces d'occupation l'avait été par le groupe du 3e bataillon « The Rifles » à Sangin et ce en dépit du fait que le groupe ne représente que 0,8 pour cent de l'ensemble des forces de l'OTAN présentes en Afghanistan.

L'armée britannique a même subi une attaque au moment précis où la cérémonie de transfert d'autorité avait lieu, et le Daily Mail de rapporter « de violents combats…à 800 mètres à peine de la base principale au centre du district. »

Comme on pouvait s'y attendre, les politiciens et les médias n'ont rien à dire sur les milliers d'Afghans qui ont été tués ou blessés.

Au lieu de cela, le premier ministre David Cameron, s'est donné beaucoup de mal pour souligner que « Les soldats qui ont perdu la vie à Sangin ne sont pas morts en vain. »

De telles déclarations ne font que montrer que derrière son discours de soutien à « nos gars », l'élite dirigeante n'éprouve rien que du mépris pour ceux qu'elle a envoyés mourir en Afghanistan. Cameron croit que leur mort est le prix à payer mais il est incapable de dire la vérité sur les raisons de cela.

L'invasion en Afghanistan a été vendue aux populations britannique et américaine sur la base d'un tissu de mensonges. Présentée comme faisant partie de la guerre « contre le terrorisme » après les attentats du 11 Septembre, elle était censée éliminer le régime qui abritait Oussama ben Laden et qui fournissait la principale base aux opérations d'Al Qaïda.

Les responsables américains de l'armée et du service de renseignement ont par la suite reconnu qu'il existait en tout moins de cent membres d'Al Qaïda en Afghanistan.

L'occupation était ensuite supposée apporter la démocratie en renversant les  résistants.

Au lieu de cela elle a fini par installer le régime fantoche haï d'Hamid Karzai qui est défendu par l'armée américaine et qui supervise des conditions de vie indescriptibles pour la masse de la population.

En réalité, l'occupation de l'Afghanistan a été entreprise sur la base d'objectifs géostratégiques prédateurs de la part de Washington et de Londres et avait été prévue avant que la destruction des tours jumelles n'en fournisse le prétexte nécessaire.

Pour les Etats-Unis, les enjeux, comme ce fut le cas avec la guerre contre l'Irak qui s'ensuivit, étaient d'établir leur contrôle sur l'ensemble de la région « eurasienne » et avant tout sur la majorité des réserves pétrolières et gazières situées au Moyen Orient et en Asie centrale.

La Grande-Bretagne escomptait à la fois sauvegarder une part du butin, tout en marchandant son alliance politique et militaire pour faire valoir ses propres intérêts à l'échelle mondiale, et compenser le défi de ses rivaux européens, l'Allemagne et la France.

Par deux fois à présent, le prix à payer pour cet état de fait a imposé à la Grande-Bretagne une retraite militaire humiliante, d'abord dans la ville de Basra au Sud de l'Irak et maintenant à Sangin.

Le journal Independent a reconnu la semaine passée, « Les Britanniques auraient pu, théoriquement, se passer plus tôt de Sangin et des pertes qui s'en sont suivies. Mais là, un chapitre sensible des relations anglo-américaines est entré en jeu. Il ne fait pas de doute que des responsables militaires de haut rang de l'armée américaine étaient très critiques quant à la manière dont l'armée britannique s'est comportée vers la fin de son déploiement en Irak… et puis en se retirant en bloc lorsque Washington demandait qu'elle continue de rester. »

Le retrait britannique, malgré les affirmations officielles du contraire, a occasionné de l'amertume et des récriminations de la part de l'armée américaine. Finalement, ceci signifie simplement que le labeur de la Grande-Bretagne est également un échec politique pour Washington.

La Grande-Bretagne a été la seule force à maintenir un semblant de rôle militaire indépendant dans l'occupation. L'abandon de cette attitude signifie qu'aujourd'hui et plus que jamais, il s'agit d'une guerre des Etats-Unis.

De plus, les affirmations que le contrôle exercé par les Etats-Unis sur Sangin résultera dans un renforcement du contrôle en général de la région sont sans fondement.

En décrivant l'énorme opposition populaire qui attend les Etats-Unis, le Daily Telegraph a sombrement prédit, « Le transfert de Sangin : seules changeront les nationalités inscrites sur les tombes. »

Les Etats-Unis sont confrontés à une situation militaire et sécuritaire s'aggravant partout en Afghanistan et à une opposition à la guerre dans le pays qui ne cesse de s'intensifier.

C'est dans une telle situation que le gouvernement Obama avait annoncé l'envoi en Afghanistan en décembre dernier d'un renfort de 30.000 hommes, dans une tentative de noyer la résistance dans le sang. Mais malgré cela, les Etats-Unis n'ont pas pu venir à bout de la résistance de masse.

Avec la mort de neuf soldats américains le 21 septembre dans un crash d'hélicoptère dans la province de Zaboul, dans le Sud de l'Afghanistan, l'année 2010 est devenue la plus meurtrière pour les forces de l'OTAN depuis l'invasion en 2001. Au moins 529 soldats de l'OTAN ont été tués jusque-là cette année.

Entre-temps, des sections de l'armée américaine expriment plus ouvertement leur opposition à un « calendrier de retrait » des troupes dès juillet 2011 et qui est le principal objectif du président Obama.

Selon un article paru dans le Wall Street Journal le 21 septembre, des officiers gradés « cherchent à faire baisser les espoirs d'un progrès rapide en Afghanistan » et prévoient « peu de gains significatifs dans la guerre avant la fin de l'année. » Le Journal poursuit que plutôt que de retirer des « bataillons ou des régiments entiers », la baisse se consacrera à un « amincissement » des troupes des lignes de front et le retour à la maison de petites unités militaires.

L'occupation afghane est une sale aventure fondée sur l'oppression brutale d'une nation appauvrie de moins de 30 millions de personnes. Indépendamment de l'attitude de tel ou tel soldat, qu'elle soit héroïque ou vile, les élites militaires et politiques sont coupables d'un crime indicible.

La population laborieuse dans le monde entier doit exiger la fin de la guerre et le retrait immédiat de l'ensemble des troupes américaines, britanniques et étrangères.

Ceux qui ont planifié et exécuté cette guerre de pillage doivent comparaître devant un tribunal pour crimes de guerre et la cour de l'opinion publique internationale.

Robert Stevens

Article original, WSWS,

paru le 24 septembre 2010.

Comité Valmy


Manlio Dinucci : Les chasseurs bombardiers italiens attaquent déjà... Mais « ce n’est pas une guerre ».

« En Afghanistan, nous ne sommes en train de faire aucune guerre », assure dans une interview au manifesto (10 octobre) Piero Fassino, responsable des affaires étrangères au Partito democratico (parti de « centre-gauche », aujourd’hui dans l’ « opposition » par rapport au gouvernement Berlusconi, NdT).

Il considère ainsi comme tout à fait juste que le Parlement estime si le niveau de sécurité de nos soldats, envoyés là bas pour « défendre les populations civiles », est adapté ou pas, ouvrant ainsi la voie à la proposition du ministre La Russa d’armer de bombes les chasseurs AMX. « Une armée qui apporte la paix », explique Fassino, « tire en second et ne le fait que si elle est attaquée ». C’est sur la base de ce critère que le gouvernement a autorisé les pilotes Amx à utiliser les canons de bord s’ils sont attaqués, quand ils vont à l’attaque en support des forces terrestres, en leur indiquant quels objectifs ils doivent frapper.

En Afghanistan, le canon de bord est plus efficace que les bombes mêmes, pour frapper des combattants (ou présumés tels) qui se déplacent à pied ou en véhicules légers. Les chasseurs Amx sont armés du canon M-61 Al Vulcan de la firme états-unienne General Electric : une arme à 6 canons à rotation de calibre 20 mm, pouvant tirer jusqu’à 6.000 coups à la minute. Les projectiles sont de divers types : incendiaires à explosif élevé qui, en combinant les deux effets, tuent dans un rayon de plusieurs mètres du point d’impact ; pénétrants et incendiaires qui, utilisés contre des camions et véhicules blindés légers, percent la tôle et ont une charge incendiaire qui explose à l’intérieur. Il ne fait aucun doute que les pilotes Amx, qui ont déjà effectué des centaines de missions en Afghanistan pour un total de plus de 1.500 heures de vol, utilisent leur canon de bord, chose qu’ils sont autorisés à faire. Il suffit qu’ils ne tirent qu’en second.

Dans la guerre contre la Yougoslavie, en 1999, par contre, ils tirèrent et bombardèrent les premiers. Les chasseurs italiens Amx Ghibli, dans leur « baptême de feu », effectuèrent à partir de la base d’Amendola 652 sorties pour un total de 667 heures de vol, en lançant des centaines de bombes états-uniennes Mk.82 de 500 libbres et des Opher israéliennes guidés par rayons infrarouges. Fassino assure que, comme en Afghanistan,  « dans les Balkans nous ne sommes pas allés faire la guerre mais défendre les populations civiles ». Il est cependant contredit par Massimo D’Alema (un des principaux dirigeants du Partito democratico, à la tête du gouvernement en 1998-2000, NdT) qui, lors d’une visite à la base d’Amendola quand il était président du Conseil déclara, le 10 juin 1999 : « Par le nombre d’avions, nous n’avons été inférieurs qu’aux USA, l’Italie est un grand pays et on ne doit pas s’étonner de l’engagement montré dans cette guerre ».

Dix ans plus tard, sous le gouvernement Berlusconi, les pilotes des Amx, déjà forts de cette expérience guerrière, ont été envoyés aux Usa, dans la base aéronautique de Nellis (Nevada), pour s’entraîner à la nouvelle guerre peu de temps avant leur envoi en Afghanistan. Dix chasseurs Amx, avec un personnel de 180 militaires, ont participé en août et septembre 2009 à deux manœuvres, Green Flag et Red Flag. Les pilotes se sont entraînés à des missions d’attaque, y compris de bombardement, avec l’US Air Force. Ils ont été ainsi préparés à opérer en Afghanistan sous commandement états-unien, dans le cadre de ce que Fassino appelle « une armée qui apporte la paix ».

Renversant les rôles, c’est un général qui indique où en sont les choses. « Il s’agit de guerre -affirme le général Fabio Mini (dans L’Unità du 11 octobre)- et les intentions réelles ne sont pas celles proclamées d’aider les Afghans ».

Et, dans une interview à Il manifesto du 12 octobre, il déclare : « Pour avoir de nouvelles bombes et armes, ils sont en train de spéculer sur les soldats morts ».

Le véritable objectif  est de montrer que les avions de combat servent, de façon à trouver l’argent pour l’acquisition des chasseurs états-uniens F-35.

Qui, garantit Fassino, tireront en second, seulement s’ils sont attaqués.

Manlio Dinucci

Il manifesto 15 octobre 2010

Publié sur il manifesto de mardi 12 octobre 2010 :

Traduit de l’italien par Marie-Ange PatrizioVoir aussi l’interview du général Fabio Mini par Tommaso


Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

9 résistants et trois civils tués dans un raid de l'OTAN

Neuf présumes résistants ont été tués dans la nuit de samedi à dimanche lors d'un raid aérien des forces de l'OTAN mené dans la province de Logar (centre de l'Afghanistan), a annoncé dimanche un porte-parole de l'administration locale.
Selon les données de la chaîne de télévision Tolo, basées sur les paroles de témoins, trois civils ont également trouvé la mort dans l'attaque otanienne. L'administration locale n'a pas confirmé pour le moment cette information.
D'après les dernières données des Defenseurs afghans des droits de l'homme, les pertes parmi la population civile en Afghanistan s'élèvent à environ 2.000 personnes depuis le début de l'année en cours.

14.10

Enfant de 10 ans tué et des civils blessés dans une opération dans la province de Helmand.

Tolo

 26/10

 Un raid mené par les soldats de l'OTAN dans le sud de l'Afghanistan se serait soldé par la mort de 15 résistants a annoncé l'OTAN.

L'OTAN a confirmé qu'une opération impliquant des forces de la coalition et l'armée afghane avait été menée pour arrêter un chef taliban dans la province de Helmand.

"A son arrivée à l'endroit suspect, la force de sécurité conjointe a immédiatement essuyé le feu de plusieurs résistants" et a riposté, précise l'OTAN dans un communiqué.

Puis, 11 hommes se déplaçant à moto et dans trois véhicules se sont approchés. Les soldats ont estimé qu'ils représentaient une menace (…)  et les ont abattus, indique l'OTAN.

Ils ont ensuite demandé une frappe aérienne pour détruire des bâtiments où ils avaient découvert un atelier de fabrication de bombes et une cache d'armes.

Auparavant, le chef du conseil provincial de Helmand, Fazal Bari, avait déclaré que, selon des responsables locaux, 25 personnes avaient été tuées dans le raid. Il a précisé que quatre  résistants avaient péri.

Selon un villageois, seulement un enfant de 10 ans a été tué et des civils blessés dans l'opération. Mais l'OTAN a assuré ne pas disposer d'information faisant état de victimes civiles…

26.10



1 Analyse & déclaration

a) Résistance  

L'intensité des combats a régulièrement augmenté depuis fin 2001, les résistants étant en mesure peu à peu de relancer leurs attaques contre les forces occidentales.

AFP

09-08

Le maintien de l'Otan dans le pays «jette de l’huile sur le feu» .

Les  résistants ont estimé que la reconduction par le Conseil de sécurité de l'ONU du mandat des forces de l'Otan en Afghanistan jetait de l'huile sur le feu.
«En vertu de ses principes, le Conseil de sécurité ne devrait pas contribuer au prolongement de la guerre en Afghanistan en adoptant une telle décision, mais devrait travailler à mettre fin à la guerre et à l'occupation», ajoutent les  résistants, dans un communiqué diffusé jeudi par le centre américain de surveillance des sites islamistes SITE.

AFP


b) Troupes d'occupation :

Pologne

La Pologne prolonge sa présence en Afghanistan jusqu'au printemps.

Le président Bronislaw Komorowski a accepté lundi de prolonger la présence des 2.600 soldats polonais en Afghanistan au moins jusqu'au printemps prochain.

Le gouvernement polonais avait demandé l'extension de cette participation à la coalition internationale jusqu'au 13 avril, ce qui a été accepté par le président Komorowski, commandant en chef, selon un communiqué diffusé sur le site web de la présidence.

Le président Komorowski a remporté les élections cet été avec un programme qui comprend la fin de la présence de l'OTAN en Afghanistan.

Cependant, l'ancien pays communiste accorde une grande importance à son appartenance à l'Alliance atlantique et Varsovie a souhaité que le retrait ne se fasse pas de manière non préparée.

AP


c) Les collaborateurs afghans

18-10

121 attaques ont été enregistrées dans le pays la semaine écoulée, ce qui représente une augmentation des attaques de 6% par rapport la semaine précédente", a déclaré Bashari au cours d'une conférence de presse.
La plupart se sont produites à les régions du sud comme Helmand, Ghazni et Wardak, et la province de l'est Paktika où les résistants sont actifs, a-t-il précisé.

Source: xinhua



3) Politique

a) Les collaborateurs afghans

Karzai

Les grandes manœuvres

15-10

Hamid Karzaï, qui tend depuis plusieurs années la main aux résistants, a confirmé dimanche mené "depuis un bon moment" des pourparlers secrets avec les  résistants dans le but de mettre fin à la guerre.

Un Haut conseil pour la paix, destiné à ouvrir le dialogue avec les résistants, et formé de 68 membres choisis par M. Karzaï, a été créé dans ce but par une conférence nationale en juin et inauguré le 7 octobre dernier.

Un responsable de l'Otan a révélé mercredi que les forces internationales laissaient parfois des dirigeants  résistants se rendre à Kaboul pour leur permettre de parler avec le gouvernement afghan.

Le Haut conseil pour la paix a de son côté appelé jeudi l'Otan à cesser ses opérations dans les régions où des  résistants seraient prêts à négocier avec le gouvernement. "Le soutien de l'Otan au processus de paix est essentiel", a souligné Mahsoom Stanikzaï, le secrétaire général du Haut conseil.

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iLCUru3CvemFKt5Qgsokb56dGaYQ?docId=CNG.cf1d26426874486e9982c6a7723feffd.841

 

Rabbani élu à la tête du conseil pour la paix.

L'ancien président afghan, Burhanuddin Rabbani, a été élu dimanche président du nouveau conseil de la paix chargé de trouver des solutions pour mettre fin à la guerre.

Ledit conseil a été créé à initiative du président Hamid Karzaï pour ouvrir un dialogue, notamment, avec les  résistants, qui s'opposent à son régime.

"Lors de la deuxième session à laquelle a participé le président Hamid Karzaï, le professeur Burhanuddin Rabbani a été élu à l'unanimité président du conseil", a indiqué le palais dans un communiqué.

M. Rabbani dirigeait l'une des sept factions de la résistance à la présence militaire soviétique dans les années 80 et avait été choisi comme président du pays à la chute du régime de Najibullah en 1992 pendant une période de transition de six mois.

MAP

10.10.2010

http://www.aufaitmaroc.com/actualites/monde/2010/10/10/afghanistan-lancien-president-rabbani-elu-a-la-tete-du-conseil-pour-la-paix

 

Tufail Ahmad : Une stratégie ayant pour but de réintégrer les activistes à la société afghane .

Introduction
Le 4 septembre, le bureau du président afghan Hamid Karzaï a déclaré la formation d´un Haut conseil pour la paix chargé des pourparlers avec les  résistants en Afghanistan. (1)

La déclaration a été faite après la tenue dune réunion présidée par Karzaï en présence de hauts responsable et d´anciens chefs moudjahidine, pour débattre des étapes finales de la création officielle de ce Haut conseil pour la paix.

La formation du Haut Conseil pour la paix fait partie des initiatives du président Karzaï pour tenir des pourparlers de paix avec les  résistants, une stratégie ayant pour but de réintégrer les activistes à la société afghane en leur accordant des emplois dans l´administration et la police.

L´initiative de Karzaï bénéficie du soutien des Etats-Unis et de l´Inter-Services Intelligence (ISI) pakistanais, qui appuient les  résistants.

L´ISI souhaite que certains chefs  résistants intègrent le gouvernement de Kaboul à l´issue des pourparlers. (2)

Selon le site tolonews.com, le Haut Conseil pour la paix sera composé de près de 50 membres, dont des civils, des femmes, des anciens activistes, des membres de l´opposition et du gouvernement. (3)

Ces derniers mois, l´ISI poursuit une politique duelle consistant d´une part à soutenir les pourparlers secrets avec les  résistants pour gagner un point d´appui à Kaboul, d´autre part à encourager les  résistants à intensifier leurs attaques contre les Etats-Unis et les troupes de l´OTAN en Afghanistan. (4)

La perspective d´un retour des  résistants au pouvoir à Kaboul à l´issue des pourparlers est source de préoccupation pour l´Inde, qui a injecté des centaines de millions de dollars dans des travaux de reconstruction en Afghanistan. En conséquence, l´Inde réévalue sa politique afghane.

Le Dr Abdullah, le général Dostum et Amrullah Saleh tentent de former une coalition anti- résistants

Selon un rapport paru dans le journal afghan Wrazpanra Weeza, l´Inde et d´autres puissances régionales s´efforceraient de mettre en place une coalition anti- résistants. (5)

Ces dernières semaines, certains anciens chefs de l´Alliance nord, qui se sont retrouvés au pouvoir après que les Etats-Unis eurent délogé les  résistants du pouvoir en 2001, ont tenu des pourparlers secrets avec les responsables indiens dans le but d´établir une alliance anti- résistants en Afghanistan. (6)

Le quotidien en pachto cite une "source fiable" qui s´est exprimée sous condition d´anonymat, affirmant que le général Abdul Rachid Dostum, le Dr Abdullah et Amrullah Saleh se sont séparément entretenus avec des responsables indiens. (7) En plus de ces trois chefs, le ministre afghan des Affaires étrangères Zalmay Rassoul et le conseiller pour la sécurité nationale, Rangin Dadfar Spanta, se sont également rendus en Inde dernièrement. (8)

Ces trois chefs sont connus pour leur position ferme anti- résistants et anti-ISI. Le général Dostum, chef du parti Junbish-i-Milli Islami, est un ancien chef de milices ouzbèk qui s´est battu contre le régime taliban. Le Dr Abdullah Abdullah, ancien ministre afghan des Affaires étrangères, était le principal concurrent de Karzaï lors des élections présidentielles d´août 2009. Amrullah Saleh a été dernièrement démis de ses fonctions ; il était à la tête de la sécurité nationale      

* Tufail Ahmad est directeur du Projet ourdou et pachto de MEMRI.

MEMRI Middle East Media Research Institute

Enquête et analyse n° 633


Sur le terrain

18-10

14 sociétés de sécurité privées ont été dissoutes en raison du décret présidentiel qui interdit les entreprises privées, a indiqué le porte-parole.

Source: xinhua

Pays corrompu cherche …

L'Afghanistan a produit 7.000 tonnes d'opium en 2009.
Environ 7.000 tonnes d'opium ont été produites l'année dernière dans les laboratoires afghans, ce qui représente environ 90% de la production mondiale, a annoncé mardi à Astrakhan (Volga) le détecteur du Service russe de contrôle de stupéfiants (FSKN), Viktor Ivanov.
"Pour les cinq pays riverains de la mer Caspienne (Azerbaïdjan, Iran, Kazakhstan, Russie et Turkménistan, ndlr), la production excessive d'opium en Afghanistan est un grave facteur d'instabilité dans la région", a-t-il déclaré lors d'une réunion consacrée à la lutte contre le trafic de drogue dans la région.
En outre, les laboratoires afghans ont produit l'année passée un volume record de haschisch - environ 3.500 tonnes, a ajouté le responsable russe.
Selon M.Ivanov, seule la consolidation des efforts des organismes régionaux est capable de battre en brèche la menace grandissante liée aux stupéfiants.
Plus tôt dans la journée le directeur du FSKN avait proposé de créer un groupe des Cinq (pays caspiens, ndlr) pour la lutte anti-drogue.
Il est temps de passer de l'idéologie visant à mettre en place un "cordon" antidrogue autour de l'Afghanistan à celle qui met l'accent sur les régions dépourvues de transit de stupéfiants…, a conclu le responsable.

13/10

http://fr.rian.ru/world/20101012/187613996.html


n° 459 - journal de l'Afghanistan - 11-10 au 28 -10 / Fin : La débâcle en Afghanistan : les troupes britanniques se retirent de Sangin.

n° 459 -  journal de l'Afghanistan -  11-10 au 28 -10 /  Fin : La débâcle en Afghanistan : les troupes britanniques se retirent de Sangin.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



journal de l'Afghanistan

n° 459 - du 11-10 au 28 -10

C.De Broeder & M.Lemaire



Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)

 

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

 



 Le "journal de l'Afghanistan" est  visible :

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site de eva R-sistons: - http://no-war.over-blog.com/

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

3 Politique

2) occupants 



b) Les occupants 

1) Usa

Dans les coulisses et au sénat

Le Pentagone soulagé pour le budget de l'armée britannique.

Le département américain de la Defense s'est réjoui mercredi du maintien des capacités militaires de la Grande-Bretagne en dépit de la cure d'austérité imposée par le gouvernement de David Cameron.

"Nous avons confiance dans le fait que le Royaume-Uni continuera d'avoir la capacité de fournir des forces de combat de très haut niveau en Afghanistan et pour d'autres missions futures liées à la Defense de nos intérêts communs et à la sécurité", a dit Geoff Morrell, chargé de la presse au Pentagone.

"Nous sommes heureux que le Royaume-Uni entende clairement maintenir son rôle historique de nation en pointe qui façonne la sécurité mondiale, avec le quatrième budget militaire le plus élevé de la planète", a-t-il ajouté.

Plusieurs responsables de l'administration Obama, dont la secrétaire d'Etat Hillary Clinton, s'étaient publiquement inquiétés des conséquences potentielles de la politique d'austérité de Londres sur la capacité de l'armée britannique à seconder l'armée américaine sur des théâtres extérieurs.

(Jim Wolf, avec Mohammed Abbas à Londres; Pierre Sérisier, Marine Pennetier et Henri-Pierre André pour le service français)

jeudi 21 octobre

http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRLDE69J2OJ20101020


Prisons, exactions & torture 

18-10

Selon des chiffres rendus publics cette année, un millier de personnes sont détenues dans des centres de détention gérés par les forces étrangères en Afghanistan, dont plus de 800 dans la prison de Bagram, qui a été reconstruite et modernisée.

Reuters

 

Un détenu retrouvé mort

Un homme capturé samedi lors d'une opération de l'Isaf dans la province de Kandahar, dans le sud de l'Afghanistan, a été retrouvé mort le lendemain dans sa cellule, a annoncé aujourd’hui la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf).

Reuters
18-10

Les États-Unis ont-ils une prison secrète ?.

Une fondation américaine affirme que des détenus ont été victimes de mauvais traitements dans une prison secrète installée dans l'enceinte de la principale base militaire américaine en Afghanistan.

L'armée américaine admet depuis longtemps l'existence d'une prison à la base militaire de Bagram. D'anciens détenus affirment toutefois, depuis des années, avoir été incarcérés dans une deuxième prison secrète, plus petite, et baptisée «la prison noire».

L'armée américaine a réfuté ces allégations, jeudi, et affirme que toutes ses prisons se conforment aux Conventions de Genève.

Le rapport rendu public jeudi par la Open Society Foundations newyorkaise, une organisation financée par le milliardaire libéral George Soros, énonce une multitude de mauvais traitements qui auraient été infligés aux détenus - notamment une exposition excessive à la lumière et au froid, un manque de nourriture et de couvertures, un manque de sommeil, des examens médicaux réalisés à nu et une interdiction de pratiquer leur religion.

Ces allégations, si elles sont vraies, pourraient tarnir la réputation de l'administration Obama, qui se targue d'avoir amélioré et rendues plus transparentes les conditions de détention qui prévalaient sous George Bush.

L'enquête se base sur des entrevues réalisées avec 18 anciens détenus qui prétendent avoir été incarcérés à la «prison noire», la moitié en 2009 et l'autre moitié cette année. La fondation affirme que leurs récits sont conformes les uns aux autres.

«On ne parle pas d'être menacé de mort lors d'un interrogatoire avec une perceuse électrique contre la tempe, a écrit l'auteur du rapport, Jonathan Horowitz. Il est plutôt question de conditions de détention courantes qui, lorsqu'elles sont prises dans leur ensemble, présentent une image très troublante.»

Les États-Unis reconnaissent détenir des prisonniers en divers endroits avant leur transfert vers la prison principale ou leur remise aux autorités afghanes, mais nient l'existence de la «prison noire».

«Le département de la Defense ne dispose pas de «prisons secrètes»', a indiqué une porte-parole de l'armée américaine. La capitaine Pamela Kunze a précisé que si les coordonnées exactes de certains centres de détention sont gardées secrètes pour des raisons de sécurité, aussi bien la Croix-Rouge que le gouvernement afghan en connaissent néanmoins l'existence.

Les détenus interrogés par la Open Society Foundations affirment que leurs cellules étaient si froides que c'était comme «dormir dans un réfrigérateur». D'autres affirment que la nourriture fournie était de si mauvaise qualité qu'ils ne pouvaient manger que les biscuits qui accompagnaient leurs repas.

Les anciens prisonniers se sont aussi plaints de ne pas avoir été à même de pratiquer correctement leur religion et d'avoir été soumis à des examens médicaux à nu, en dépit de préoccupations culturelles liées à la nudité.

Ils affirment également que les représentants de la Croix-Rouge n'ont pas pu les visiter librement.

La Croix-Rouge a refusé de répondre directement à ces déclarations.

http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/201010/14/01-4332491-les-etats-unis-auraient-une-prison-secrete-en-afghanistan.php


Guantanamo

Prisons, exactions & torture  dans le camp de concentration de Guantanamo

Omar Khadr plaide 'librement ' coupable…

Après huit ans dans la controversée prison de Guantanamo, après des années à jurer ne pas avoir commis les crimes qu'on lui reproche, le Canadien Omar Khadr a finalement décidé de plaidé coupable aux cinq chefs d'accusation qui pesaient contre lui en commission militaire, à Guantanamo.

Le seul Occidental encore détenu à la prison américaine dans l'île de Cuba a conclu une entente à l'amiable, qui prévoit qu'après une année supplémentaire de détention aux mains des Américains, il pourra faire une demande pour être transféré au Canada pour y purger le reste de sa peine.(…)

Stoïque, la tête baissée et la voix faible, Omar Khadr a reconnu avoir lancé la grenade qui a tué le soldat Christopher Speer, lors d'une altercation entre les forces armées américaines et un petit groupe d'résistants, en Afghanistan, le 27 juillet 2002.

La veuve du soldat Speer, Tabitha, était dans la salle d'audience et a fondu en larmes lorsque le juge a lu les faits reprochés au jeune Khadr.

Les procédures se poursuivront pendant quelques jours, afin que les sept membres du jury -tous des militaires- puissent entendre des plaidoyers et témoignages pour établir une sentence.

La sentence du jury ne prévaudra que si elle contient un nombre d'années de détention inférieur à la proposition contenu dans l'entente à l'amiable.

Les détails de cette entente seront connus à la fin des procédures, a assuré le juge Patrick Parrish.

Aujourd'hui âgé de 24 ans, Omar Khadr a été capturé en Afghanistan à l'âge de 15 ans.

http://www.cyberpresse.ca/dossiers/omar-khadr/201010/25/01-4335812-omar-khadr-plaide-coupable.php?utm_source=bulletinCBP&utm_medium=email&utm_campaign=retention


«Un cauchemar kafkaïen».

L’ancien détenu de Guantanamo Abdulrahim al-Ginko veut être dédommagé.

Un ancien détenu de Guantanamo de nationalité syrienne, Abdulrahim al-Ginko, réclame un dédommagement financier aux États-Unis pour les «mauvais traitements» et «tortures» subis pendant plus de sept ans, une première depuis l'ouverture de la prison en 2002

Dans une plainte déposée cette semaine devant le tribunal fédéral de Washington, Abdulrahim al-Ginko, 32 ans, rappelle qu'avant d'être accusé d'être un terroriste par les États-Unis, il avait été accusé d'être un espion américain par les  résistants.

En l'innocentant en juin 2009, le juge fédéral Richard Leon, nommé par George W. Bush, avait critiqué l'administration, jugeant qu'en soutenant que M. al-Ginko (surnommé «Janko») devait rester enfermé, elle adoptait «une position qui défie le bon sens».

Dans sa plainte, Janko évoque «un cauchemar kafkaïen».

L'ancien détenu, qui a été libéré en octobre dans un pays européen, avait quitté les Emirats arabes Unis où il vivait avec sa famille pour l'Afghanistan fin 1999, avec la volonté d'y trouver un moyen d'immigrer en Europe. Arrêté en 2002 par les  résistants, il avait été maltraité et violemment torturé jusqu'à avouer être un espion américain dans une séquence vidéo.

C'est cette même séquence vidéo que l'armée américaine a ensuite pris comme base pour l'accuser d'être un membre d'Al-Qaïda et l'expédier à Guantanamo.

Sous l'effet des mauvais traitements et de l'absence de soins médicaux adéquats notamment pour un genou cassé lors d'un interrogatoire ou des calculs rénaux, l'homme a tenté 17 fois de se suicider, selon ses avocats.

Au bout du compte, l'ancien détenu a perdu «plusieurs doigts, l'usage de la main droite» et souffre de graves troubles mentaux et de sommeil, rappellent-ils. Il a «perdu 10 ans de sa vie avec un impact catastrophique dans sa capacité à gagner sa vie, il vit comme un exilé dans un pays dont il ne parle pas la langue».

Sans préciser aucun montant, il réclame aux États-Unis des indemnités compensatoires pour ses frais médicaux et l'argent non gagné pendant sa détention, ainsi qu'une «amende pour l'exemple» au titre du préjudice subi.

Son dossier a à nouveau été confié au même juge Leon.

14 octobre

http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/201010/08/01-4330889-un-ancien-detenu-de-guantanamo-veut-etre-dedommage.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4332491_article_POS1


Les voisins

Iran

Lutte contre la drogue afghane: l'Iran verse 600 M USD par an.
Téhéran dépense chaque année plus de 600 millions de dollars à la lutte contre le trafic de drogue en provenance d'Afghanistan, a annoncé aux journalistes Seyed Gholamreza Mirmohammad-Meyguni, consul général d'Iran à Astrakhan (sud de la Russie).
"Victime du trafic de drogue, l'Iran s'engage à lutter en renforçant les mesures de sécurité.

Plus de 600 millions de dollars sont versés annuellement pour mettre fin au trafic", a déclaré le consul général.
Selon lui, de nombreux policiers iraniens trouvent la mort en luttant contre les clans de la drogue.
"Nous espérons qu'avec l'ensemble des pays caspiens nous viendrons à bout de ce fléau dans la région", a insisté le diplomate.
Astrakhan accueille mardi une réunion consacrée à la lutte contre le trafic de drogue dans la région de la mer Caspienne.
http://fr.rian.ru/world/20101012/187613813.html

 

Russie

Drogue afghane: Moscou constate l'échec de la stratégie otanienne
La stratégie otanienne de lutte contre la drogue en Afghanistan a subi un échec total, a déclaré mardi à Astrakhan (sud de la Russie) le directeur du Service russe de contrôle de stupéfiants, Viktor Ivanov.
L'OTAN a refusé de détruire des plantations de drogue dans le pays pour se consacrer au démantèlement des laboratoires, a rappelé le responsable.

Depuis le début de l'année 2010, 2.000 ha seulement ont été détruits, le nombre de laboratoires ayant augmenté de 2,5 fois pour atteindre 425.

En 2008, leur nombre s'était chiffré à 175, a indiqué M. Ivanov lors d'une réunion consacrée à la lutte contre le trafic de drogue dans la région de la mer Caspienne.

.

13/10/2010
http://fr.rian.ru/world/20101012/187616707.html

 

Moscou pourrait rejoindre le projet de gazoduc transafghan.

Le groupe Gazprom pourrait prendre part au projet TAPI (Turkménistan-Afghanistan-Pakistan-Inde) prévoyant la construction d'un gazoduc transafghan, a déclaré vendredi le vice-premier ministre Igor Setchine chargé du secteur énergétique russe.
Selon lui, ce thème a été évoqué lors de négociations entre les parties russe et turkmène.
"Nous examinons de nouveaux projets, notamment la possibilité d'associer Gazprom au projet de gazoduc TAPI", a annoncé M.Setchine.
Ce projet a vu le jour en 1995 à l'initiative du Turkménistan et du Pakistan. En 2002, les quatre gouvernements concernés ont signé un accord sur la construction d'une conduite longue de
1.600 km qui devrait alimenter le Pakistan, l'Inde et l'Afghanistan en gaz turkmène. Mais la guerre en Afghanistan a empêché la réalisation du projet dont le coût est évalué à quelque 4 milliards de dollars.
Interrogé sur la forme de la participation de Gazprom à la mise en place du pipeline, M.Setchine a répondu: "Le groupe a beaucoup de propositions à faire, et sa participation pourrait prendre des formes très variées".
D'après lui, Gazprom "pourrait intervenir comme maître d'œuvre, concepteur-projeteur ou associé".

 22/10

http://fr.rian.ru/energetics/20101022/187692900.html



Dans le monde

Australie

19-10

Le Premier ministre australien Julia Gillard, a déclaré que son pays sera engagée en Afghanistan pour "au moins les dix prochaines années".  
Gillard qui a mis en garde contre "les jours difficiles" dans la lutte contre les résistants, a indiqué que le gouvernement australien était décidé à rester aux côtés de son principal allié, les Etats-Unis, dans cette horrible guerre.

AFP

Les chances de succès de l'Australie en Afghanistan sont faibles…

Les soldats australiens seront morts pour rien une fois que les troupes étrangères se seront retirées d'Afghanistan, a estimé un ancien officier de la Defense mercredi.
La mission de l'Australie en Afghanistan consiste à former les forces afghanes jusqu'au moment où elles pourront assurer la sécurité en Oruzgan et aussi aider le gouvernement provincial à fonctionner de façon autonome.
Selon le professeur Hugh White, actuel chef du Centre des Etudes de Stratégie et de Defense à l'Université Nationale d'Australie, les troupes australiennes pourraient être retirées du sud de la province d'Oruzgan d'ici trois ans.
"La province d'Oruzgan ressemblera énormément à ce qu'elle est aujourd'hui, l'Afghanistan ressemblera énormément à ce qu'il est aujourd'hui", a déclaré mercredi M. White à Sky News.
"Ainsi, les Australiens qui sont morts là-bas seront morts pour rien."
Le professeur a également indiqué que le débat sur l'engagement de l'Australie en Afghanistan pour neuf ans, qui doit commencer la semaine prochaine au Parlement, devrait se concentrer sur la faiblesse des décisions stratégiques.
"Cela fait maintenant un long moment que nous sommes en Afghanistan, les chances de succès sont très faibles", a-t-il déclaré, ajoutant que le plus important est d'améliorer la qualité de la prise de décision au sein du gouvernement, plutôt que la qualité du débat.
Le Premier ministre australien a confirmé que le parlement discutera du dossier afghan et du rôle de l'Australie dans la coalition dirigée par l'OTAN d'ici la fin de l'année.
Le ministre de
la Defense, Stephen Smith, a indiqué que le débat permettra à chacun des 150 membres de la chambre des représentants du Parlement d'avoir l'opportunité de donner son avis sur l'engagement du pays dans la guerre.
Officiellement depuis 2002,
21 soldats australiens sont morts en Afghanistan et 151 autres ont été blessés.

Source: xinhua

 

Belgique

La Belgique va dépêcher seize instructeurs supplémentaires en Afghanistan

(Belga) La Belgique va dépêcher seize instructeurs supplémentaires en Afghanistan - dont huit pour former une compagnie de soldats mongols à la protection de l'aéroport de Kaboul - tout en restant dans l'enveloppe des 626 militaires fixée en avril dernier, a annoncé jeudi le ministre de la Defense, Pieter De Crem.

Il y avait une "demande urgente" de la part du commandant en chef des forces internationales en Afghanistan, le général américain David Petraeus, et "on (le gouvernement) a répondu positivement", a indiqué M. De Crem à quelques journalistes en marge d'une réunion ministérielle à l'OTAN.

Ces huit instructeurs doivent former une unité de l'armée mongole à des tâches sur l'aéroport international de Kaboul (KAIA, dont des troupes belges assurent la protection depuis plusieurs années) "aux mêmes missions que celles que nous assurons", a-t-il ajouté. Cette décision du gouvernement belge a été communiquée mercredi au général Petreaus, lors d'une rencontre à Bruxelles avec le Premier ministre Yves Leterme, qui avait évoqué des "glissements" possibles dans la contribution belge. Huit autres instructeurs belges seront dépêchés à Kaboul et à Kandahar (sud) pour instruire des militaires afghans à la gestion des aéroports de ces deux villes, a poursuivi M. De Crem.

La Belgique restera ainsi dans la limite des 626 hommes décidé en avril par le gouvernement.

La Mongolie est l'un des 47 pays contribuant à la force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF, dirigée par l'OTAN) à laquelle elle fournit 195 hommes. (VIM)

http://levif.rnews.be/fr/news/belga-politique/la-belgique-va-depecher-seize-instructeurs-supplementaires-en-afghanistan/article-1194835667184.htm

 

Ecolo réclame plus de transparence.

La députée Ecolo Juliette Boulet a réclamé mercredi plus de transparence sur les opérations menées par les soldats belges en Afghanistan, au lendemain de la diffusion d'images de soldats belges pris sous le feu dans le nord du pays.
La députée Ecolo Juliette Boulet : "Même si, aux dires du ministre de
la Defense (Pieter De Crem), ces vidéos, enregistrées par deux militaires, sont connues depuis des mois, elles illustrent le besoin des militaires belges de dire la vérité sur ce qu'il se passe au quotidien sur le terrain", fait observer la députée, membre de la Commission de la Defense de la Chambre.

A ses yeux, ces images rappellent également "le profond décalage entre la réalité sur place et les propos rassurants du ministre De Crem (...) qui a plusieurs fois affirmé que les soldats ne seraient pas engagés 'sur le terrain'".

Le groupe Ecolo-Groen! rappelle sa volonté de revoir la stratégie actuelle en Afghanistan "car il est clair que l'approche militaire unilatérale ne fonctionne pas". "Il est notamment important de rétablir l'équilibre entre les 109 millions d'euros de dépenses militaires belges en Afghanistan et les 12 millions d'euros consacrés par la Belgique à la reconstruction du pays", souligne Mme Boulet.

Le ministère de la Defense avait contesté mardi le caractère inédit des images diffusées et jugé qu'elles prouvaient l'adéquation de la réaction des militaires belges ainsi que la qualité de leur équipement, de même qu'elle démontraient "ce que le ministre De Crem a toujours dit: le risque zéro n'existe pas".

(LEE)

http://www.rtlinfo.be/info/belgique/politique/745103/afghanistan-ecolo-reclame-plus-de-transparence

http://lcn.canoe.ca/lcn/infos/national/archives/2010/10/20101018-211356.html

 

France

Les militaires français pourraient transiter par la Russie

 Le gouvernement russe a approuvé un accord russo-français sur le transit de matériel et de personnel militaire français dans le cadre de l'opération de la Force internationale d'assistance à la sécurité en Afghanistan (ISAF), selon le service de presse du gouvernement russe.
La Russie autorise ainsi le transit de matériel, d'armements et de militaires français vers l'Afghanistan.
Le document doit désormais être soumis à la ratification par
la Douma (chambre basse du parlement russe).
Moscou a conclu des accords analogues avec les Etats-Unis, l'Allemagne, l'Espagne, ainsi qu'avec l'OTAN en tant qu'organisation.
L'ISAF a lancé son opération en 2001, peu après les attentats du 11 septembre aux Etats-Unis. Actuellement, la quasi-moitié du transit militaire est effectuée via le territoire russe et la base militaire de Manas située au Kirghizstan, l'itinéraire passant par le Pakistan étant la cible d'attaques constantes.

11 octobre

http://fr.rian.ru/world/20101011/187604374.html

 

Aude Leroy : "L’armée n’aime pas les gens blessés"

Nb

EXCLU : Les premiers soldats français blessés au front témoignent de leur sentiment d'abandon.

2010 est l’année la plus douloureuse pour l’armée française déployée en Afghanistan. La nette recrudescence a fait bondir le nombre de soldats blessés, 200 soldats depuis 2007.

La Grande Muette porte bien son nom lorsqu’il s’agit d’évoquer le sort des militaires français blessés au combat en Afghanistan.

Or, le début d’un malaise se fait ressentir parmi ces militaires, qui ont l’impression d’avoir été oubliés alors même qu’ils sont revenus du front mutilés. Aude Leroy, journaliste à Europe 1, a pu recueillir les témoignages de deux d'entre eux.

"L’armée m’a carrément abandonné"

Cette omerta, Chad (son prénom a été modifié) a décidé de la briser en racontant son parcours.

Ce militaire âgé de 28 ans a sauté sur une bombe artisanale près de Kaboul il y a quelques années.

Sa blessure a été très mal soignée et depuis, il passe ses journées chez lui, oublié de sa hiérarchie et de ses frères d'armes. Un isolement et une absence de reconnaissance que ce militaire vit mal.

"L’armée m’a carrément abandonné", déplore-t-il :  Quel suivi psychologique ?

D’autres, même s’ils ne sont pas blessés physiquement, reviennent traumatisés d’Afghanistan.

Des séquelles psychologiquement comme Norman continue de subir des années après, malgré son expérience : il a servi 17 ans dans l’armée.

En 2005, son véhicule saute sur un engin explosif improvisé. Dix jours d'infirmerie et une oreille droite abîmée plus tard, il retourne en France mais n’efface pas ses séquelles psychologiques.

"Je ne pense pas avoir été bien suivi", accuse-t-il :

L’armée française a depuis pris conscience des lacunes de son accompagnement pour les soldats blessés sur le champ de bataille. Elle a ainsi mis en place à Chypre un sas de décompression pour tous les soldats qui reviennent du front. Inspiré de son homologue américain, cette étape permet au soldat de mieux tourner la page.

En marche pour une reconnaissance

Mais, ce qui fait le plus de mal aux proches de ces tués et de ces blessés, c'est que cette guerre paraît oubliée en France, que personne ne mesure ce que ces hommes donnent. La mère d’un soldat qui a perdu la jambe gauche en mai dernier en Afghanistan l'explique sans détour.

"Les trois quart des Français ne se rendent pas compte", témoigne-t-elle :

A l'initiative de femmes de militaires, une marche silencieuse sera organisée le 30 octobre à Paris. Une marche à l'américaine pour faire reconnaître le travail, l'engagement, les souffrances de ceux qui se battent là-bas pour la France. (…)

Par Europe1.fr avec Aude Leroy

21 octobre

http://www.europe1.fr/France/L-armee-n-aime-pas-les-gens-blesses-293607/


Grande-Bretagne

Budget de l'armée britannique.

Mardi, le gouvernement britannique a dévoilé le premier état des lieux des forces armées britanniques depuis 1998 qui s'inscrit dans une série de coupes budgétaires destinées à résorber le déficit record de la Grande-Bretagne.

David Cameron, le Premier ministre, a annoncé que le budget de la Defense serait réduit de 8% hors inflation sur quatre ans. Les effectifs de l'armée de terre seront réduits de 7.000 personnes et que ceux de la Royal Navy et de la Royal Air Force le seraient de 5.000 chacun. Les programmes d'équipement seront également affectés.

Mais les efforts réclamés à la Defense britannique sont moins importants que les 25% de réduction en moyenne des budgets des différents ministères.

 (Jim Wolf, avec Mohammed Abbas à Londres; Pierre Sérisier, Marine Pennetier et Henri-Pierre André pour le service français)

19 octobre

http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRLDE69J2OJ20101020

 

Londres, principal partenaire militaire des USA.

La Grande-Bretagne restera le principal partenaire militaire des Etats-Unis, lit-on dans une déclaration de la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton consacrée au Rapport de sécurité et de Defense stratégique (Strategic Defense and Security Review) présenté mardi à la chambre des Communes par le premier ministre David Cameron.

"Nous apprécions hautement la contribution de la Grande-Bretagne à la sécurité internationale et le désir de ce pays de maintenir son potentiel militaire, qui a permis à nos forces armées d'agir efficacement main dans la main dans de nombreuses régions du monde", a souligné la chef de la diplomatie américaine.
Le rapport prévoit une coupe de 8% dans le budget militaire du pays.

Davis Cameron a également réaffirmé son intention de réduire de 7.000 personnes les effectifs de l'armée, de 5.000 ceux des Forces aériennes et de 5.000 le personnel de la Marine de guerre.
Dans le même temps, le premier ministre a fait savoir qu'il ne réduirait pas les dépenses pour l'opération en Afghanistan et que les militaires britanniques engagés dans ce pays recevraient des équipements supplémentaires.
Après avoir constaté que Londres avait préparé un rapport très circonstancié, Mme Clinton a souligné que le nouveau budget équilibré permettrait à
la Grande-Bretagne "d'honorer tous ses engagements contractés au sein de l'OTAN et de rester le plus fort partenaire des troupes américaines dans leur désir d'affaiblir le niveau de menaces au XXIe siècle".

20/10/2010

http://fr.rian.ru/


Italie

La guerre secrète de l’Italie

La mort de quatre chasseurs alpins le 9 octobre dans la province afghane de Farah a rouvert le débat sur la participation de l'Italie à la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS).

L'Espresso contredit les déclarations du gouvernement quant au caractère "pacifique" de la mission italienne. 

Le magazine révèle que les soldats mènent en réalité une "guerre secrète", dans laquelle "les militaires italiens combattent tous les jours et tuent des centaines de combattants".

L'Espresso est entré en possession de nouveaux documents secrets à travers le site WikiLeaks, qui décrivent "une série infinie d'affrontements, avec des raids aériens ainsi que des raids dans les villages.

Une mission dans laquelle on trouve des traîtres et des agents doubles, avec des militaires afghans entraînés par l'OTAN qui aident les  résistants, et des doutes quant à l'utilisation effective par le gouvernement de Kaboul de centaines de millions d'euros d'aides –en provenance, entre autres, d'Italie – destinés à la reconstruction du pays".

L'Espresso,

15 octobre 2010

http://www.presseurop.eu/fr/content/news-brief-cover/362211-la-guerre-secrete-de-l-italie


Suede

La guerre en Afghanistan divise le Parlement

"La mort ne change pas la tactique suédoise" en Afghanistan, note le Svenska Dagbladet après le décès, le 16 octobre, d’un cinquième soldat suédois depuis 2001.

Pourtant, à Stockholm, cet événement est "un appel à l’union nationale" au Parlement, estime le quotidien. Car en Suède, la décision d’engager des soldats dans un conflit à l’étranger a toujours été prise par consensus entre les sociaux-démocrates et les partis conservateur et du centre.

Mais aujourd’hui, pour la première fois, le Parlement est divisé. Le gouvernement veut prolonger le mandat des 500 soldats déployés en Afghanistan, tandis que les sociaux-démocrates et les Verts exigent leur retrait. Et l’entrée au Parlement du parti de l´extrême droite, les Démocrates de Suède, dont la position peut faire basculer la décision, complique encore la situation.

Svenska Dagbladet

18 octobre 2010

http://www.presseurop.eu/fr/content/news-brief-cover/363001-la-guerre-en-afghanistan-divise-le-parlement 



2 Les organisations mondiales

2 Nations unies

Les Nations unies maintiendront leur présence dans la province afghane de Hérat (ouest) malgré l'attaque kamikaze samedi dernier contre la mission d'assistance(…)  de l'ONU, a déclaré un porte-parole du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.
"Les Nations unies continueront à maintenir leur présence et leurs activités à Hérat (capitale de la province, ndlr) pour le bien de la population et en soutien aux autorités afghanes", stipule le communiqué.
Un groupe de  résistants a attaqué samedi la mission d'assistance de l'ONU en Afghanistan dans la province de Hérat sans faire de victimes parmi les employés.
Selon le numéro deux de la police de Hérat, Delawar Shah Delawar, jusqu'à trois assaillants se sont infiltrés dans le bâtiment, deux autres se sont fait exploser près de l'entrée du bureau.

Deux gardiens de la mission ont été blessés dans l'explosion du véhicule.

25/10/2010

http://fr.rian.ru/world/20101024/187702664.html


3 Comité international de la Croix-Rouge

Le nombre de victimes de la guerre en nette progression.

Le nombre de patients présentant des blessures de guerre a atteint un niveau sans précédent cet été au principal hôpital de la province de Kandahar, dans le sud de l'Afghanistan, rapporte la Croix-Rouge.

Alors que les combats s'intensifiaient en prélude à une grande opération de l'Otan dans la région, l'hôpital Mirwais a accueilli en août et septembre un millier de patients blessés par des armes, soit près de deux fois plus que pour la période correspondante de 2009, selon le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui soutient l'hôpital.

"Ce n'est que la partie émergée de l'iceberg, car ceux qui souffrent d'autres types de blessures ou contractent des maladies résultant indirectement du conflit dépassent largement en nombre les patients blessés par des armes", a déclaré Reto Stocker, chef de la délégation du CICR à Kaboul.

Les forces afghanes et de l'Otan ont officiellement lancé fin septembre l'opération "Frappe du Dragon" en attaquant des bastions des taliban dans leur fief autour de Kandahar.

Cependant, une grande partie des zones visées avaient déjà été pendant des semaines le théâtre de combats acharnés, les forces étrangères tentant de reprendre du terrain aux résistants tandis que le gouvernement s'efforçait de "regagner les cœurs".

L'intensification des combats a souvent des répercussions sur la santé publique.

DÉPLACEMENTS DIFFICILES

Craignant les déplacements en raison de l'absence de sécurité, les mères amènent souvent leurs enfants à l'hôpital trop tard pour qu'ils puissent être soignés, et d'autres sont retenus aux barrages routiers, relève le CICR.

"Le résultat est que des enfants meurent du tétanos, de la rougeole et de la tuberculose - que l'on pourrait facilement prévenir par la vaccination - que des femmes meurent en couche et que des hommes par ailleurs en bonne santé succombent à de simples infections", a déploré Stocker.

Les violences en Afghanistan ont atteint un niveau sans précédent depuis le renversement des taliban, fin 2001. Dans tous les camps, le nombre de victimes augmente et les civils, pris au milieu des tirs, sont particulièrement touchés.

Selon un rapport des Nations unies portant sur le premier semestre de 2010, le nombre de civils tués a progressé de près d'un tiers par rapport à la période correspondante de 2009.

Le nombre de patients traités par l'hôpital Mirwais peut aussi inclure des résistants et des membres des forces de sécurité afghanes car l'hôpital ne fait pas de distinction lors de l'enregistrement des malades, a précisé Bijan Farnoudi, porte-parole du CICR à Kaboul.

Le CICR note par ailleurs que son travail devient de plus en plus compliqué en raison de la présence sur le territoire afghan de groupes armés de plus en plus fragmentés et éparpillés.

"Notre principal défi consiste à maintenir l'accès aux régions les plus touchées par les combats, mais l'augmentation du nombre de groupes armés rend cela très difficile pour nous", a dit Stocker.

Avec un personnel basé en Afghanistan de plus de 1.500 personnes, dont près de 150 étrangers, le CICR fournit une aide humanitaire et inspecte les centres de détention du pays en s'efforçant d'être en contact avec "toutes les parties au conflit".

 12/10

http://www.lexpress.fr/actualites/2/le-nombre-de-victimes-afghanes-de-la-guerre-en-nette-progression_927234.html



Provinces Afghanes

Carte cliquer dans l'image : http://en.wikipedia.org/wiki/Image:AfghanistanNumbered.png 

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Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

28/10/2010

n° 77 - 'Géopolitique et stratégie ' des Guerres de l'Otan. - 27-10 - : Début : La guerre froide est finie, la course aux armements continue...

n° 77 - 'Géopolitique et stratégie ' des Guerres de l'Otan. - 27-10 - : Début   : La guerre froide est finie, la course aux armements continue...



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'Otan et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



'Géopolitique et stratégie '

des

Guerres de l'Otan.

n° 77- 27-10

C.De Broeder & M.Lemaire

 



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com  - http://no-war.over-blog.com/

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Tiré à part :

1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 Jędrzej Bielecki : La Russie divise l’alliance.

1-2 Philippe Leymarie : Sarkozy, Medvedev, même combat ?

1-3 Pascal Boniface : La guerre froide est finie, la course aux armements continue...

1-4 Roland Marounek : Il faut sauver Sakineh...

1-5 Angola Press : Bouclier antimissile : Le dilemme de la Turquie.

1-6 Libertés d’expression et de mouvement dans la-seule démocratie du Moyen-Orient

1-7 Edward S. Herman : Srebrenica 15 ans après : Instrumentalisation du « Génocide ».

Fin   

2 Annexe

2-1 "Le succès appelle le succès : les prochaines étapes des relations avec la Russie"

Petite revue de presse sur la dernière mouture du « concept stratégique »

 



Tiré à part :


1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

1-1 Jędrzej Bielecki : La Russie divise l’alliance.

Présenté le 14 octobre, le nouveau concept stratégique de l'OTAN divise les Européens, entre ceux qui souhaitent intégrer la Russie dans l'Alliance, ceux qui la considèrent encore comme un ennemi potentiel et ceux qui privilégient les relations avec Washington.

Durant les près de cinquante ans qu'a duré la guerre froide, l'OTAN a adopté quatre concepts stratégiques.

Celui débattu le 14 octobre par les ministres de la Défense et des Affaires étrangères de l'Alliance est le troisième depuis l'effondrement de l'Union soviétique. C'est aussi l'un des plus controversés.

Du point de vue de la Pologne, l'idée d'intégrer la Russie au sein du système de sécurité européenne est très discutable.

Cette proposition est pourtant fortement défendue par Anders Fogh Rasmussen, le secrétaire général de l'organisation. Les Russes devraient, selon lui, construire main dans la main avec les Occidentaux le bouclier de défense antimissile [voulu par Washington et censé protéger l'Europe des attaques en provenance du Moyen-Orient].

Un triangle à réconcilier

Les propositions de Rasmussen illustrent clairement les divisions au sein de l'OTAN. Le cabinet de conseil américain Stratfor a identifié trois groupes de pays qui s'opposent sur la question de l'avenir de l'Alliance :

- le noyau dur de l'Europe ( l'Allemagne, la France et leurs alliés du sud de l'Europe) ;

- les atlantistes (la Grande-Bretagne et les pays du Benelux),

- le groupe constitué par les membres les plus récents de l'OTAN venus d'Europe centrale.

 

Pour le premier groupe de pays, ce qui compte avant tout est l'intégration de la Russie dans le système de la sécurité européenne.

Le deuxième ensemble prône avant tout le maintien de relations les plus étroites possibles avec les Etats-Unis et considère la lutte contre le terrorisme comme le défi principal.

Pour les pays du troisième groupe, la menace est la Russie, ils veulent donc avant tout avoir la certitude du soutien de leurs alliés en cas d'une attaque venant de l'Est, quelle que soit sa forme : classique ou, par exemple, cybernétique.

 

Le 14 octobre, Anders Fogh Rasmussen, qui a rédigé les 10 pages de projet du concept stratégique, a essayé de trouver une solution de compromis entre ces trois tendances. "La défense des 900 millions de citoyens des pays de l'OTAN doit rester au cœur de notre mission. Mais elle doit être accomplie en prenant en compte les défis actuels, et en osant des initiatives qui iraient bien au-delà des missions du pacte", a-t-il déclaré.

Un club de discussions

Les sujets qui fâchent sont pourtant plus nombreux. Ils concernent non seulement la doctrine de l'OTAN, mais aussi les moyens financiers que les alliés sont prêts à consentir, par temps de crise, pour la défense commune.

Les Etats-Unis vont chercher d'autres alliés si les Européens font trop d'économies sur leurs forces armées, a mis en garde Rasmussen.

Cependant, même le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait réduire de 10% ses dépenses dans ce domaine. Actuellement, le budget militaire britannique, de 42,5 milliards d'euros par an, est le deuxième parmi les plus élevés d'Europe, après celui de la France.

A son tour, l'Allemagne a annoncé des économies allant jusqu'à 6,3 milliards d'euros. Dans tous ces différends, la Pologne se range du côté des Américains. Et ces derniers sont de plus en plus las de ce débat qui se prolonge. Le président Barack Obama, craignant la conversion de l'OTAN en un club de discussion, souhaite la suppression de la règle de l'unanimité qui régit le processus décisionnel de l'Alliance depuis 61 ans.
Il insiste également sur l'idée d'octroyer au secrétaire général, par temps de crise, de larges pouvoirs dignes d'un véritable commandant en chef de l'Alliance. Une idée qui suscite le plus grand scepticisme parmi les membres européens de l'OTAN.

Dissuasion
L’arme atomique en question

Depuis que le président Obama a appelé de ses vœux un monde “libre d’armes nucléaires”, plusieurs pays de l’OTAN souhaitent profiter de la révision stratégique de l’alliance pour obtenir un retrait des têtes nucléaires américaines installées sur le continent.

L’Allemagne, à l’origine de cette idée, "a été rejointe sur cette ligne par la Norvège, les Pays-Bas, la Belgique", rapporte Le Monde.

Mais à Paris, qui tient à sa force de dissuasion autonome, "l'idée d'un tel retrait ne suscite aucun enthousiasme". "Ces différences entre Paris et Berlin, sensibles depuis des mois, se cristallisent sur plusieurs questions, explique le quotidien. Quel langage commun mettre en avant à Lisbonne sur la dissuasion ? Quel équilibre trouver entre le bouclier antimissile et la dissuasion ? Quelles modalités pour ce bouclier, qui semble appelé à devenir la clé de voûte de la relation transatlantique ?"

Jędrzej Bielecki

Dziennik Gazeta Prawna Varsovie

15 octobre 2010

http://www.presseurop.eu/fr/content/article/362421-la-russie-divise-l-alliance


1-2 Philippe Leymarie : Sarkozy, Medvedev, même combat ?
Une première : un président russe au sommet de l’OTAN !

C’est l’annonce faite par Dmitri Medvedev à l’issue du sommet franco-germano-russe, lundi et mardi derniers à Deauville. Il sera présent les 19 et 20 novembre au rendez-vous de Lisbonne, qui doit prendre position sur trois questions-clé : la réforme de l’Alliance (cure d’amaigrissement), la définition d’un nouveau « concept stratégique » (pas de miracle à attendre, l’OTAN restant désormais « sans frontières », si ce n’est sans vocation), et le lancement d’un bouclier anti-missile européen (en complément de l’américain). Les Russes sont d’accord sur tout, y compris pour souhaiter que l’OTAN réussisse… à se sortir de l’Afghanistan [1], où elle joue en partie sa peau. 

L’accommodant numéro un (ou deux ?) russe, tout à ses délices deauvillois, a assuré que le rapprochement euro-russe n’impliquait nullement un découplage avec les Etats-Unis, parrains de l’OTAN, proposant d’ailleurs de participer d’une manière ou d’une autre aux projets de « bouclier » européen anti-missile, à condition d’en clarifier quelques points. 

Le président Medvedev se verrait bien signer un nouveau Pacte de stabilité qui couvrirait un vaste espace « de Vancouver à Vladivostok » – comme s’il n’avait rien de plus pressé que d’arrimer son pays (ou sa présidence ?) à l’Occident, sans doute pour faire pièce à la puissance de la Chine et de l’Asie, à la poussée de l’islamisme, etc. 

Cerise sur le gâteau : le président russe a fait valoir qu’un peu plus de présence européenne sur le dossier du Proche-Orient ne pourrait que faire du bien. Et, dans la chaleur des échanges, il a même été question de suppression de visas !

Gendarme mondial

Plus circonspect, Dmitri Rogozine – le délégué permanent russe auprès de l’Otan, qui a beaucoup fait pour ce rapprochement – déclarait en mars dernier : « Nous voulons comprendre qui nous sommes, les uns pour les autres, adversaires, concurrents, partenaires ou alliés ». Le diplomate russe avait cadré le débat : « Moscou ne veut pas que l’Alliance s’arroge les fonctions de gendarme mondial ». Mais, apparemment, à la tête de l’Etat russe, on est plus coulant…

Ce partenariat euro-russe est traditionnellement encouragé par l’Allemagne : Angela Merkel (tout comme Nicolas Sarkozy) s’est employée à convaincre lundi et mardi dernier son homologue russe de ce que ce nouveau « concept » de l’OTAN, qui sera adopté à Lisbonne, ne vise en rien la Russie.

Fait plus récent, la Pologne – rentrée dans les rangs européens, notamment depuis la disparition du président Lech Kaczynski et des principaux chefs de son armée, dans un accident d’avion en avril dernier – n’y fait plus obstacle : sans doute se sent-elle aussi rassurée par l’engagement américain de déployer des missiles intercepteurs SM3 dans son pays d’ici à 2018…

Si Moscou confirmait cette intention de participer au bouclier anti-missile – c’est-à-dire si une « place appropriée » (selon l’expression d’un diplomate) lui était faite par les Euro-Américains – ce serait la fin d’un cycle de méfiance, au mieux d’indifférence intra-européenne, qui n’avait pas cessé avec la fin de la Guerre froide, en 1990.

Nouvelle Ligne Maginot  

Nicolas Sarkozy, le président français, en a remis une couche, en ouverture du rendez-vous de Deauville : « Nous pensons que la Guerre froide est terminée, que le Pacte de Varsovie c’est terminé, que l’Union soviétique c’est le passé, et donc que les Russes sont nos amis ! ». CQFD… 

Mais, ce qui ne manque pas de sel, à propos de ces manœuvres euro-russes, c’est la mini-polémique intra-gouvernementale française sur le fameux (et encore virtuel…) bouclier. En résumé, le ministre français de la défense Hervé Morin, centriste tendance traître [2]), qui songe à reprendre son indépendance politique, avait confié à des journalistes à Bruxelles quelques jours avant le rendez-vous de Deauville, que « la France » avait des « réserves » sur ce projet de bouclier endossé maintenant par l’OTAN, qui doit en décider le mois prochain à Lisbonne : « Nous sommes dans le flou… Combien cela va-t-il vraiment coûter ? Quelle est la menace exacte ? Qui est visé ? Quelle est notre capacité à répondre à ces menaces ? ».

Outre ces questions, le ministre faisait état de deux préoccupations :

- 1) le danger que ce projet de défense anti-missile – qui, selon le secrétaire général de l’OTAN, ne coûterait que 200 millions de dollars de plus – ne donne à nouveau aux Européens « le sentiment qu’ils n’ont pas besoin de financer leur défense », puisque les Américains paieront l’essentiel (et tiendront le bouton !) ;

- 2) la crainte que le coût d’un tel dispositif et d’un probable dérapage vienne « impacter le budget actuel et nos budgets futurs, déjà problématiques, alors que ce dont on a besoin, ce sont des moyens classiques de transport », etc. 

Hervé Morin esquissait un parallèle avec la Ligne Maginot : « On croit se protéger de l’apocalypse. Or, le meilleur moyen de se protéger est de se faire respecter. Et, face à une menace nucléaire, d’exercer une dissuasion nucléaire ». 

Tranquille désaveu

Tant de sympathique franchise ne pouvait rester impunie ! Le lendemain – en pensant sans doute à une rencontre programmée ce jour-là avec le secrétaire général de l’OTAN, et au rendez-vous de Deauville – l’Elysée désavoue tranquillement son ministre, en des termes assez peu diplomatiques :

« Non seulement nous ne sommes pas contre (ce projet de bouclier pour l’OTAN), mais nous sommes prêts à y apporter notre contribution, financière ou en nature ». Et de rappeler, bien sûr, que la dissuasion nucléaire « reste incontournable, et le restera tant que certains pays continueront à développer leur arsenal nucléaire ou à vouloir accéder à l’arme nucléaire ».

Un communiqué officiel, en conclusion de l’entretien avec Anders Fogh Rasmussen, souligne « le soutien de principe de la France à la nouvelle approche de la défense anti-missile proposée par le Président des Etats-Unis et actuellement débattue à l’OTAN », sans faire références aux « réserves » exprimées par Hervé Morin…

Cette petite joute verbale ne prouve en fait rien : Sarkozy et Morin sont bien d’accord pour mettre la priorité sur le nucléaire – une politique de dissuasion que la France exerce de manière autonome, sans avoir demandé l’avis de quiconque, mais au service de ses alliés de l’Union européenne et de l’OTAN (ce sont pratiquement les mêmes !). Et d’accord aussi pour considérer que le bouclier, efficace ou pas, ne sera utile (à la France, et peut-être à l’Europe) qu’à titre de « complément » de la dissuasion nucléaire. Le reste est question d’opportunité diplomatique ou politique. 

Degré d’usure  

Mais ce « couac », passé inaperçu en ces temps de mobilisation syndicale et scolaire dans l’Hexagone, dit assez à quel degré d’usure en est l’actuelle équipe gouvernementale française, qui tire à hue et à dia, y compris sur ces questions stratégiques.

Ce mini-débat révèle également, en creux, le manque de sérieux du projet de bouclier de l’OTAN, complémentaire à celui que les Américains cherchent maintenant à installer en Roumanie et en Bulgarie (après un premier échec en Pologne et Tchécoslovaquie), qui consisterait en fait surtout à brancher (bricoler ?) les systèmes européens existants sur ceux qui seront mis en oeuvre par les Américains – le tout devant, soit-disant, non plus seulement protéger les zones où sont stationnés des soldats américains (ce qui était le prétexte de départ à la mise en place de ce bouclier), mais désormais toutes les villes européennes qui seraient sous la menace d’un tir iranien. Des projets qui ne pourraient sans doute pas grand chose en cas, par exemple, d’attaque massive

[1] Voir « Afghanistan, vers le retrait » http://blog.mondediplo.net/2010-10-17-Afghanistan-vers-le-retrait, et « Kaboul Express... via Marseille » http://blog.mondediplo.net/2010-09-17-Kaboul-Express-via-Marseille.

[2] Changement de cheval entre deux tours lors de la dernière élection présidentielle.

Philippe Leymarie
vendredi 22 octobre 2010,

http://blog.mondediplo.net/2010-10-22-Sarkozy-Medvedev-meme-combat


1-3 Pascal Boniface : La guerre froide est finie, la course aux armements continue...

Les pays de l’Otan se préparent à mettre en place un système de défense antimissile.

Ce système n'a pourtant rien de nouveau. Cela fait plus de 50 ans que ce type de projet est régulièrement présenté. Cet énième avatar montre que les systèmes de défense sont plus basés sur des impératifs industriels que sur l'état réel de la menace, et que l'OTAN, 20 ans après la disparition de la menace soviétique, continue à poursuivre une course aux armements dont on a du mal à mesurer la rationalité. 

En apparence un système de défense antimissile pourrait satisfaire les opinions publiques. N'est-il pas en effet plus logique de se défendre en détruisant les missiles adverses que de menacer de se venger en répliquant à une attaque par une contre-offensive plus forte ? Protéger les territoires des pays de l'OTAN, par un système d'interception qui les mettrait à l’abri d'une attaque extérieure, devrait susciter l'adhésion de l'opinion. A y regarder de plus près, ce système pose plus de questions qu'il n'apporte de réponses. Contrairement à l'enrobage médiatique qui est fait, il n'y a rien de nouveau. Les premiers projets d'un système de missiles antimissiles avaient été élaborés par les Soviétiques dans les années 60, les Américains les avaient immédiatement suivis et, sous l'impulsion de Kissinger, les deux superpuissances s'étaient mises d'accord pour conclure qu'il n'y avait pas d'avenir dans ce dispositif. Vouloir protéger entièrement leur territoire aurait conduit à un déploiement que même les superpuissances ne pouvaient pas se permettre. Pour dissuader un adversaire, il suffit qu'il craigne qu'un seul missile adverse puisse l’atteindre. Pour se protéger d’une attaque adverse, il faut que le système de défense arrête TOUS les missiles adverses. Par ailleurs Kissinger avait conclu que la vulnérabilité mutuelle était un gage de sagesse et de retenue sur le plan international. Un pays qui aurait eu l'illusion d'être à l'abri d'une attaque adverse, aurait pu être tenté par un aventurisme stratégique aux conséquences incalculables. C'est pour cela que le traité SALT 1, outre un plafond pour les missiles offensifs, en avait fixé un autre pour les missiles antimissiles.

Ronald Reagan avait en 1983, lancé son programme d'initiative de défense stratégique rebaptisé rapidement Star Wars. Il s'agissait de déployer dans l'espace et sur terre, grâce aux nouvelles technologies, un système de défense qui se voulait totalement hermétique. Une fois encore, on s'est aperçu que le coût initial du projet avait été largement sous-estimé et son efficacité potentielle démesurément surestimée. Renforcer le bouclier américain n'aurait eu de toute façon pour effet que de développer l'épée soviétique. Le projet fut donc une nouvelle fois mis de côté. Il ressortit à la fin des années 90, sous le titre de National missile défense. L'URSS n'existait plus mais c'était pour contrer une menace nord-coréenne que le projet était censé exister. Les Américains expliquaient qu’à très court terme leur territoire serait à la portée des missiles nucléaires nord-coréens et qu'il fallait donc se protéger. À l'époque le chancelier allemand Gerhardt Schröder s'était opposé à ce projet en disant qu'il n'avait pour effet que de relancer la course aux armements et d'antagoniser la Russie. C’était d'ailleurs la première fois qu’un chancelier allemand s'opposait à un programme stratégique américain majeur depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Le projet fut de nouveau mis aux oubliettes.

 

George Bush fils allait relancer ce type de programme en le justifiant par la menace iranienne. Il avait, pour pouvoir le mettre en place, dénoncé le traité SALT1 en vigueur depuis 1972. Ce qui fait que, à ce jour, les deux seuls pays à avoir dénoncé un accord de désarmement, sont les États-Unis pour ce traité et la Corée du Nord pour le traité de non-prolifération. Il avait prévu de déployer une partie de ce système en République tchèque et en Pologne. Moscou considérait que ce projet, loin d'être purement défensif, pouvait être offensif à son encontre. Obama y a renoncé. Il estimait qu’il y avait mieux à faire que de crisper Moscou, dont il avait besoin de la coopération, notamment sur le dossier iranien. Par ailleurs, avait déclaré un de ses plus proches conseillers, « Pourquoi dépenser un argent que nous n'avons pas, pour des technologies qui n'existent pas encore, afin de contrer une menace dont on perçoit mal la réalité ? » 

Deux ans plus tard, sous une forme encore une fois amendé, le projet ressurgit. Une fois encore on nous dit que cette fois-ci la technologie a fait des progrès qui le rende crédible. Une fois encore on s'apercevra que le coût a été extrêmement minoré et son efficacité restera sujette à caution. Et le moins que l'on puisse dire est que les analyses de la menace qui justifie ce programme est pour le moins rapide. Tout a changé sur le plan stratégique, mais c'est le même type de programme qui ressort avec un badigeonnage différent. La France initialement réticente ne fera pas obstacle au programme, comme l’avait fait Mitterrand par rapport à la guerre des étoiles dans les années 80, par souci de ne pas ouvrir un sujet de discorde avec Washington. Les industriels français espèrent également participer au programme.

Comme le chantait Léo Ferré : « Quand c’est fini ah ninini ça recommence ! »

 Pascal Boniface,

19 octobre 2010
http://pascalbonifaceaffairesstrategiques.blogs.nouvelobs.com/archive/2010/10/19/la-guerre-froide-est-finie-la-course-aux-armements-continue.html


1-4 Roland Marounek : Il faut sauver Sakineh...

Le cas de Sakineh Ashtiani cette iranienne qui aurait été condamnée à la lapidation1, et l'emballement émotionnel soudain et énorme qu’il a déclenché, évoque sinistrement les cas d’emballements identiques, des couveuses de Koweit-City à la mise en scène de Racak, en passant par les ongles arrachées des Afghanes. Dans chacun de ces cas, la vague d’émotion servait à ‘anesthésier’ l’opinion, à la préparer à accepter la guerre, ‘on ne peut quand même pas laisser faire ces horreurs’, et en particulier à désarmer l’opposition à la guerre des milieux dit progressistes, ‘de gauche’. Autrement dit, de façon tristement ironique, les ‘horreurs’, vraies ou inventées, sont brandies pour faire avaler aux bonnes consciences les réelles horreurs sans fin de la guerre.

Dans cette guerre médiatique, qui précède la guerre tout court, l’autre grand leitmotiv est bien sur le nucléaire. Le Secrétaire Général de l’Otan vient de déclarer lors d’un speech à l’adresse de la Russie, que l'Iran développe son potentiel nucléaire, et qu’il dispose déjà de missiles capables d’atteindre le territoire de l’OTAN. Pour l'Otan, plus besoin d'inspecteur de l'AIEA, pour elle pas de conditionnel ni de discussion : elle pose comme fait acquis la recherche active de l’arme atomique par l’Iran, et son intention de bombarder les pays de l'Otan. Une fois ceci posé, toute les options ‘défensives’ sont évidemment possibles.

L’Alliance Atlantique se positionne clairement comme partie prenante dans l’offensive annoncée. Une vidéo placée depuis quelques mois sur le site de l'Otan2 sous-entend l'option militaire, après que les sanctions aient prouvé leur inefficacité. Parmi les affirmations qui y sont assénées :

« Il sera difficile d'empêcher l’Iran de poursuivre sa quête de l'arme nucléaire. Nous avons déjà vu ce que se sont efforcés de faire cinq présidents –les deux Bush, Reagan, Clinton et Obama. »
« À court terme, vont-ils pouvoir, en recourant à des tactiques astucieuses, poursuivre impunément leurs activités d’enrichissement de l’uranium ? Oui. »
« Les sanctions ne sont pas un moyen direct d’arrêter un programme de fabrication de la bombe. Elles ne sont pas un bon moyen de convaincre Ahmadinejad de changer d’avis. »

Le ‘bon moyen’, pour l’Otan, c’est quoi donc ?

Roland Marounek

1. « La lapidation, qui était en vigueur sous le régime du Shah, et encore quelques années après son renversement, a été abolie par la Révolution islamique » www.voltairenet.org/article166999.html
2. www.nato.int/docu/review/2010/Nuclear_Proliferation/Iran_nuclear_chess/FR/index.htm


1-5 Angola Press : Bouclier antimissile : Le dilemme de la Turquie.

Nb Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

La Turquie devra se prononcer sur sa participation au  projet de bouclier antimissile de l'Otan, un casse-tête alors qu'elle mène une politique du "zéro  problème" avec ses voisins, en particulier l'Iran, pays visé par ce système et soupçonné de  fabriquer l'arme atomique.(…)

Les ministres turcs et américains de la Défense et des Affaires étrangères  se sont rencontrés jeudi à Bruxelles en marge d'une réunion sur les grandes orientations de  l'Alliance atlantique.

La question d'incorporer la Turquie au projet de bouclier antimissile  européen était au centre des discussions, a rapporté la presse turque, qui indique qu'Ankara  maintient ses "réserves".

A Ankara, le ministre turc de la Défense Vecdi Gönül a réfuté ce terme, se  félicitant des "négociations" au sein de l'Otan sur ce vaste projet qui pourrait être opérationnel  d'ici 2015.

"Nous n'exerçons pas de pression sur les Turcs. Nous continuons à  discuter", a déclaré jeudi à Bruxelles son homologue américain Robert Gates, cité par l'agence  turque Anatolie.

Le système d'intercepteurs de missiles, qui était un projet américain, a été  récupéré par l'Otan dans l'objectif de convaincre certains pays réticents, comme la Turquie.

Mais Ankara reste méfiant, craignant qu'une fois mis en place, le système  aboutisse à détériorer ses relations avec Moscou et Téhéran, qui se sont nettement  développés ces dernières années, estiment les spécialistes.

Ankara doit trancher rapidement car le secrétaire général de l'Otan Anders Fogh Rasmussen souhaite finaliser cette question lors d'un sommet de l'Alliance prévu les 19  et 20 novembre à Lisbonne.

Le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a rejeté toute pression sur son  pays. "On ne nous a pas fait de demande à ce sujet, par conséquent il n'est pas question que  nous soyons confrontés à un fait accompli", à Lisbonne, a-t-il déclaré vendredi soir. 

Angola Press -

16/10/10

http://www.portalangop.co.ao/motix/fr_fr/noticias/internacional/2010/9/41/dilemme-Turquie,8ec7817f-936b-4d09-94d8-394703a6b882.html


1-6 Libertés d’expression et de mouvement dans la-seule démocratie du Moyen-Orient

Mordechai Vanunu a été à nouveau jeté en prison pour trois mois fermes en mai dernier, en cellule d’isolement strict, sur l’accusation usuelle d’avoir « parlé aux médias étrangers ».

Vanunu est ce physicien israélien qui avait révélé au monde entier la possession de l’arme nucléaire par Israël. Enlevé en 1986 à Rome par le Mossad, il a purgé entièrement une peine d’emprisonnement de 18 ans dans les conditions les plus sévères. ‘Libéré’ en 2004, il lui est désormais interdit de quitter Israël et de parler aux médias étrangers.

Comme il est assez peu imaginable qu’après 24 ans, Vanunu possède encore la moindre information secrète sensible, la peine à perpétuité qu’il subit semble plus être une question de châtiment quasi biblique, - et de mise en garde pour ceux tentés de suivre son exemple.

Israël, le membre fantôme de l’Otan

Durant ce mois de juillet, au cours de manœuvres de l’Otan en Roumanie, un hélicoptère israélien s’est crashé, provoquant la mort d’au moins 5 Israéliens (The Independant, 1er août 2010)

Les grands médias sont restés très discrets sur cet incident. Trouvant peut-être tout naturel que l’Otan fasse des exercices conjoints avec une armée accusée de crimes de guerre (dans le rapport Goldstone en particulier), et quelques semaines après l'attaque meurtrière sur la flottille humanitaire Free Gaza (9 militants tués à bout portant).

Ne dites pas… mais dites …

Ne dites pas, comme l’eut fait un vulgaire néo-con, « les États-Unis s’arrogent le droit d’utiliser leurs armes nucléaires sur des pays n’en disposant pas, tel l’Iran », dites plutôt « La nouvelle doctrine nucléaire stipule très clairement qu’un Etat qui n’est pas doté de l’arme nucléaire et qui respecte le TNP aura l’assurance que nous n’utiliserons pas l’arme nucléaire contre lui ; toutefois les États hors norme tels l'Iran et la Corée du Nord seront des exceptions à cette nouvelle règle ». Les commentateurs se pâmeront d’extase devant les propos du nouvel homme de Paix. Quant aux pays de l’ex-Axe du mal, même rebaptisés « pays hors normes », ils n’y verront probablement pas un énorme changement.

La fausse sortie du Bouclier Anti-missiles

Il y a tout juste un an, les médias annonçaient de façon fracassante « l’abandon » par Obama du projet de Bouclier anti-missile en Europe : « Obama laisse tomber le bouclier antimissile » titrait Libération, « Obama enterre le bouclier antimissile imaginé par Bush » faisait la manchette du Monde. Et le président US gagnait une auréole de plus au-dessus de son image d’homme de paix.

L’enterrement était apparemment prématuré.

Les Usa n’ont de fait cessé d’avancer bilatéralement dans leur projet, tout juste remanié : en février on apprenait que la Roumanie avait accepté de participer au développement du système de défense antimissile américain et que la Bulgarie envisageait de déployer des éléments du bouclier antimissile ; en juillet, le premier ministre tchèque déclarait que son pays et les USA construiraient un centre conjoint de défense antimissile l'année prochaine sur le territoire tchèque ; enfin il y a quelques semaines, le Washington Post annonçait que le Pentagone est proche d'un accord pour installer des éléments du bouclier probablement en Turquie et en Bulgarie.

Le SG de l’Alliance Atlantique fait de son côté le pressing, en agitant comme il faut l’épouvantail iranien, pour que l’Otan toute entière participe au Bouclier. Financièrement tout d’abord…


1-7 Edward S. Herman : Srebrenica 15 ans après : Instrumentalisation du « Génocide ».
C’est désormais un rituel, tous les ans, au mois de juillet, on commémore le fameux « massacre de Srebrenica », qui remonte au 11-16 juillet 1995. Selon la version définitivement instituée, « huit mille hommes et jeunes garçons musulmans bosniaques » furent alors exécutés sommairement par les Serbes, « le plus épouvantable massacre de masse commis en Europe depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale ».

Cet événement est mondialement commémoré chaque année par des marches silencieuses – et en Bosnie, par « le cortège éploré des familles des victimes », interviewées pour l’occasion – puis par des débats, des conférences et une pléthore d’articles, de reportages, de déclarations officielles de diplomates et de représentants politiques, rappelant les faits et exprimant leurs regrets concernant la prétendue responsabilité des grandes puissances, de l’ONU et des Casques Bleus hollandais, qui n’auraient rien fait pour empêcher le massacre. Cette année (2010), le président serbe lui-même, Boris Tadic, était présent, affichant le visage contrit de la Nouvelle Serbie (défaite et suppliante). Le président Obama parla d’une « tache sur notre mémoire collective », en violation du « plus jamais ça » promis suite aux atrocités nazies de la Seconde Guerre mondiale, et déclara solennellement : « Il ne peut y avoir de paix durable sans justice »1.

La démarche qui consiste à focaliser chaque année l’attention du public sur cette tragédie-là plutôt qu’une autre mérite toutefois quelques explications. Après tout, on ne connaît pas d’équivalent dans le monde occidental d’une pareille commémoration pour le massacre de plusieurs milliers de Palestiniens à Sabra et Shatila en septembre 1982, bien que ce soit là des civils qui furent massacrés, alors que les musulmans tués à Srebrenica étaient presque exclusivement des hommes en âge de porter les armes et principalement des soldats. De même, à peine un mois après Srebrenica, les forces croates ont envahi la province majoritairement serbe de Krajina, où elles ont massacré des milliers de personnes, dont des centaines de femmes et d’enfants, et où elles ont contraint à l’exode quelques 250 000 Serbes originaires de la région. Cette opération aura été le nettoyage ethnique le plus massif de toutes les guerres des Balkans. Curieusement, non seulement cet épisode ne fait l’objet d’aucune commémoration annuelle, mais il est même célébré en Croatie comme « Fête Nationale de la Victoire ». Les représentants de l’Union Européenne et le président Obama n’en expriment pas pour autant plus de compassion à la mémoire des victimes serbes qu’ils ne s’indignent du cynisme avec lequel les Croates fêtent ostensiblement leur victorieux nettoyage ethnique. Certes, Madeleine Albright condamna bien les expulsions de Krajina devant le Conseil de Sécurité des Nations Unies, le 10 août 1995, mais elle s’indigna davantage des « 13 000 hommes, femmes et enfants chassés de chez eux » à Srebrenica2. Datée du 15 janvier 2009, une résolution du Parlement Européen institutionnalise désormais officiellement la « journée de commémoration du génocide de Srebrenica » et rappelle « la déportation de milliers de femmes, d’enfants et de vieillards » loin de Srebrenica, mais à aucun moment elle ne condamne la déportation de 250 000 Serbes hors de Krajina ni n’en demande qu’elle soit mondialement commémorée3.

Cette indignation sélective est bien sûr éminemment politique. Les massacres de Sabra et Shatila de même que le nettoyage ethnique de la Krajina ont été perpétrés par des alliés des USA, le second bénéficiant même ouvertement du soutien US – bien qu’Albright l’ait catégoriquement nié devant le Conseil de Sécurité4, instance qui avalise ou rejette toute citation ou commémoration officielle (par l’establishment occidental), et toute demande de justice internationale. Le massacre de Srebrenica était au contraire imputable à un pays qui était dans la ligne de mire des USA et de L’OTAN, il a d’ailleurs été déclenché au moment le plus opportun possible et s’est avéré depuis extrêmement utile. Il a notamment permis de justifier l’intervention militaire des USA et de l’OTAN, et en particulier leur bombardement de la Serbie et du Kosovo demars à juin 1999, puis leur durable occupation militaire du Kosovo. Enfin il a permis de parachever le démantèlement complet de l’ex-Yougoslavie. Le rôle de Srebrenica dans la diabolisation des Serbes a en outre permis de justifier l’interdiction faite aux dirigeants serbes de Bosnie de prendre part aux négociations de paix de Dayton, puis pour finir, en s’appuyant sur le Tribunal Pénal International pour l’ex-Yougoslavie (TPIY : institué et sponsorisé par les pays de l’OTAN), de légitimer l’arrestation, la détention, la mise en examen et enfin l’élimination physique de Milosevic5. Il permettait du même coup d’humilier la Serbie afin de pouvoir la traiter de facto en vaincue, un acte de pure vengeance pour avoir osé résister à la projection des puissances occidentales dans les Balkans après la fin du bloc de l’Est – à l’instar des 18 années d’embargo qui sanctionnèrent la résistance du Vietnam à l’invasion américaine et au maintien d’un régime satellite supplémentaire à l’autre bout du monde. Pour autant, dans l’esprit d’une majorité d’occidentaux médiatiquement décérébrés, Srebrenica montre clairement combien les interventions militaires occidentales peuvent être bénéfiques – si le génocide ne fut pas stoppé net, au moins l’Occident sut-il rendre justice aux méchants pour leurs crimes. La commémoration annuelle du « génocide de Srebrenica » est désormais là pour nous rappeler sempiternellement la dimension humanitaire de cette intervention militaire occidentale.

Bien sûr 8 000 morts ce n’est pas rien, mais 250 000 déportés ce n’est pas rien non plus, pour ne rien dire de la réponse de Madeleine Albright au sujet des 500 000 enfants irakiens qui payèrent de leur vie le régime des « sanctions de destruction massive » mis en place et maintenu plus d’une décennie par les USA : du point de vue des objectifs politiques américains, « ça en vaut la peine ! » avait-elle déclaré [« We think the price is worth it ! »]. Et que dire de ce mémorandum confidentiel de septembre 1994, à l’attention du Secrétaire d’Etat Warren Christopher, cité dans The Politics of Genocide6, et qui indiquait que, selon le HCR, les forces [tutsies] de Kagame massacraient alors au Rwanda quelques 10 000 civils Hutus par mois ? Ce n’est pas rien non plus mais les USA n’en ont pour autant jamais cessé de soutenir Kagame. Les médias et les « interventionnistes humanitaires » n’en ont jamais fait étalage et Kagame n’en est pas moins exclu de la longue liste des dirigeants africains (une quinzaine au total) poursuivis par la Cour Pénale Internationale. Et bien évidemment, il n’y a ni mémorial ni journée commémorative à la mémoire de toutes ces victimes sans intérêt et les Occidentaux n’exigent nullement que justice leur soit rendue, au contraire.

Mais cette sélectivité mise à part, il y a aussi un problème de justesse, concernant ces 8 000 morts de Srebrenica. Pendant toutes les guerres des Balkans c’était un flux interrompu de chiffres gonflés, parfois monstrueusement gonflés concernant l’origine et le nombre des victimes. A partir de 1993, les chiffres improbables mais invérifiables de 2 à 300 000 victimes musulmanes avancés par les musulmans bosniaques, furent instantanément répercutés et institués dans les médias occidentaux sans vérification aucune. Deux études, l’une était commanditée par le TPIY lui-même et l’autre par le gouvernement norvégien, invalidèrent pourtant totalement ces chiffres en convergeant au final sur un total de 100 000 morts pour l’ensemble du conflit bosniaque, tous adversaires confondus, soldats inclus7. Cette révision à la baisse ne filtra que très progressivement dans les médias, lesquels se dispensèrent toujours de s’expliquer ou de s’excuser pour de pareils écarts. De même, au moment de la campagne de bombardements du Kosovo, de mars à juin 1999, le nombre de morts imputés aux forces serbes grimpa jusqu’à 500 000 dans les déclarations de responsables américains. Les dénonciations et l’indignation des chefs de la diplomatie ou des médias occidentaux tenaient littéralement de l’hystérie. En fin de compte, le chiffre officiel retomba à 11 000, mais le cumul total des corps retrouvés et des disparus, militaires inclus, était d’à peine plus de la moitié, soit environ 6 000 morts8. Les médias n’en utilisèrent pas moins 323 fois le terme de « génocide » pour décrire ce qu’avaient alors subi les Albano-Kosovars, tandis qu’ils n’y eurent recours que 80 fois au sujet des sanctions de destruction de masse (qui firent pourtant 200 fois plus de morts) et 17 fois au sujet des victimes des exactions commises en République Démocratique du Congo (lesquelles firent plus de 1 000 fois plus de morts)9. Chiffres gonflés et dénonciation de « génocide » pour les victimes dignes d’intérêt (soit celles des adversaires des USA) ; traitement minoré et éviction de termes tels que génocide pour les victimes indignes d’intérêt (à savoir celles des USA eux-mêmes ou de leurs clients).

L’idée du massacre à Srebrenica de « 8 000 hommes et jeunes garçons » froidement abattus par les Serbes est partie à l’époque d’allégations de la Croix Rouge au sujet du nombre de disparus en juillet-août 1995, alors qu’aucune donnée chiffrée n’était encore disponible10. Miracle de coïncidence et de persistance, aujourd’hui encore c’est toujours ce même chiffre qui sert de référence. En fait, ce total de 8 000 morts est même désormais évoqué comme une possible sous-estimation : la Résolution de l’UE du 15 janvier 2009 par exemple parle de « plus de 8 000 morts » et c’est loin d’être un cas isolé. Rappelons au passage que les premières estimations du nombre de victimes des attentats du 11 septembre à New York, faisaient état de 6 886 morts. Ce chiffre retomba ensuite à 2 749 morts, soit un déclin de 60%. Pour la première guerre des Balkans, le nombre de musulmans bosniaques tués par les Serbes tomba lui de 250 000 en 1992-93 à moins de 100 000 aujourd’hui, soit une diminution de plus de 60%. Pour la seconde, le nombre d’Albano-Kosovars prétendument exterminés par les Serbes au Kosovo au moment des bombardements de 1999, oscillait entre 100 et 250 000 et monta même jusqu’à 500 000 dans les déclarations de certains représentants US. Il retomba ensuite à un chiffre officiel (toujours exagéré) de 11 000, soit une chute de plus de 90%. Mais pour Srebrenica, le total resta toujours invariablement le même. Non qu’il repose sur quoi que ce soit de solide, mais parce qu’il étaye une construction politique si cruciale et indispensable que les représentants de l’establishment n’ont eu de cesse de le rabâcher constamment depuis avec l’assurance des vrais croyants.

Si l’on est arrivé à ce chiffre de 8 000 morts, c’est notamment parce que pour dresser la liste des victimes, on avait à l’époque appelé la population musulmane bosniaque à se présenter avec les noms des personnes disparues. Là encore, toujours par le même miracle, cette liste compte toujours 8 000 noms aujourd’hui. Elle n’a pourtant aucune base scientifique et l’on s’est aperçu depuis que certains hommes de cette liste étaient morts avant juillet 1995. Un certain nombre d’autres ont semble-t-il voté aux élections de 1996 et le nombre total n’a été confirmé par aucune documentation médico-légale. En 2001, après six ans de recherches, le TPIY n’avait localisé que 2 100 corps dans les environs de Srebrenica, dont bien peu avaient été identifiés ou attestés comme ceux de victimes des événements de 199511. Concernant les fosses, d’autres découvertes plus tardives se sont également avérées problématiques. Depuis le début, un problème de base était que les combats ayant opposé les forces serbes au 25e régiment musulman bosniaque (plusieurs milliers d’hommes qui avaient finalement quitté Srebrenica pour se replier sur leurs lignes aux alentours du 11 juillet 1995), avaient été particulièrement rudes. Les responsables serbes comme musulmans estimaient que plus de 2 000 soldats musulmans, voire davantage, avaient été tués dans l’offensive. Ainsi, témoignant au procès de Radislav Krstic, le Général Enver Hadzihasanovic, Chef d’Etat-major des forces musulmanes bosniaques, déclara-t-il pouvoir « affirmer que 2 628 soldats et officiers de la 28e Division avaient été tués » au cours de cette retraite12. D’après une analyse des rapports d’autopsie réunis entre 1995 et 2002 par l’expert médico-légal Ljubisa Simic pour le bureau du procureur du TPIY, pour près de 77% des corps sur lesquels portaient ces rapports, soit il était impossible de déterminer la « manière de mourir » (exécution, combat, autre), soit celle-ci suggérait fortement que la victime avait été tuée au combat13. Mais l’impossibilité de trancher avec certitude en la matière demeurait extrêmement commode car, grâce à la complaisance des médias, du TPYI et des responsables d’investigations musulmans bosniaques, tous les corps pouvaient être considérés comme étant ceux de personnes froidement exécutées.

Que plusieurs centaines d’hommes aient été exécutés dans les parages de Srebrenica en juillet 1995 ne fait aucun doute, car on a retrouvé dans les fosses 443 cadavres aux mains liées et « au moins » 448 avaient les yeux bandés14. Mais il n’existe aucune preuve sérieuse que davantage de musulmans bosniaques aient été exécutés à Srebrenica qu’il n’y eut de civils tués par les forces croates au cours de l’Opération Storm et du mois qui suivit. Il est clair que dans cette bataille les Serbes de Bosnie étaient d’humeur vengeresse car la « zone sécurisée » de Srebrenica était de longue date un sanctuaire des forces musulmanes bosniaques, d’où elles lançaient régulièrement leurs attaques contre les villes et villages serbes des alentours. Un grand nombre d’entre eux avaient fait les frais de ces attaques qui firent en quelques années des milliers de victimes, avant juillet 199515. Nacer Oric, qui commandait les forces musulmanes bosniaques pendant toute cette période se vantait d’ailleurs ouvertement de ces massacres devant les journalistes occidentaux, leur montrant même des vidéos de décapitations et claironnant qu’au cour d’un seul de ces raids, 144 Serbes avaient été tués16. Quelle aubaine cela aurait été pour le TPIY si de pareils aveux et de telles vidéos avaient pu être produits contre Karadzic, Mladic ou Milosevic ! Mais vu qu’ils ne permettaient d’accuser que le défenseur présumé d’une population victime, les crimes d’Oric n’intéressaient personne. Le général Morillon, qui avait commandé les forces de l’ONU dans la région de Srebrenica, avait pourtant témoigné devant le TPIY que selon lui, la brutalité des Serbes dans cette zone de combats s’expliquait largement par la violence dont les musulmans bosniaques d’Oric avait fait preuve avant juillet 1999. Mais cet aspect du contexte n’est évoqué nulle part, ni dans la résolution de l’Union Européenne de janvier 2009, ni dans les discours et analyses relatant le drame de Srebrenica aux commémorations de juillet 2010.

Un autre aspect de l’occultation du contexte apparaît dans la manière dont on s’en est pris au contingent de maintien de la paix déployé par l’ONU à Srebrenica, pour leur incapacité à empêcher le massacre. On les a même traînés en justice aux Pays Bas pour leur prétendue complicité passive avec les forces serbes17. Cette facette de la commémoration annuelle repose sur un empilement de mensonges et de représentations biaisées. La résolution de l’UE de janvier 2009 rappelle deux fois de suite que Srebrenica était une « zone protégée » en vertu d’une disposition du Conseil de Sécurité et que « hommes et jeunes garçons de confession musulmane avaient cherché refuge dans cette enclave sous l’égide » des forces de protection de l’ONU, de sorte que le massacre « demeure un symbole de l’impotence de la communauté internationale ». Ce que la résolution de l’UE prend soin de ne pas rappeler c’est que ladite zone protégée était supposée être une zone démilitarisée mais ne l’était pas le moins du monde. Naser Oric et ses cadres militaires n’avaient jamais été désarmés et de nombreux raids sur les villages serbes environnants avaient été lancés précisément depuis cette « zone protégée ». En outre, il s’avère qu’en juillet 1995, plusieurs milliers de soldats lourdement armés du 25e régiment musulman bosniaque avaient pris position dans la ville. De fait, ici, la résolution de l’UE n’est pas simplement erronée mais délibérément mensongère : premièrement en ce qu’elle passe sous silence la fonction réelle de la « zone protégée » (assurer la protection d’une base militaire pleinement opérationnelle des musulmans bosniaques), mais surtout parce qu’en affirmant que « hommes et jeunes garçons de confession musulmane avaient trouvé refuge » à Srebrenica, elle sous-entend qu’il s’agissait de civils, et non du 25e régiment musulman bosniaque. Mais elle contient d’autres mensonges encore, notamment au sujet du « viol d’un très grand nombre de femmes », une allégation qui n’a jamais reposé sur le plus petit élément de preuve. De sorte qu’en lieu et place de « l’impotence de la communauté internationale », ce qui apparaît c’est bel et bien la complicité de la « communauté internationale » avec Naser Oric, les musulmans bosniaques et leurs stratégies militaires, leur nettoyage ethnique et leurs provocations des forces armées serbes, mais ce qui apparaît aussi parallèlement, c’est le refus des gouvernements occidentaux d’envisager une issue pacifique à ce conflit, refus qui s’exprime dans leur sabotage systématique du traité de Lisbonne de 1992 et de tous les plans de paix élaborés par la suite18.

Le fait qu’un régiment de plusieurs milliers d’hommes lourdement armés se soit trouvé dans Srebrenica et se soit subitement replié littéralement sans dresser aucune ligne de défense face à une force d’à peine 200 hommes, montre à quel point les accusations portées contre les 69 hommes du contingent hollandais de maintien de la paix, équipés d’un armement léger, sont aussi ridicules que malhonnêtes. Pourquoi ne pas tenir plutôt les musulmans bosniaques qui ordonnèrent ce repli pour responsables des morts qu’il eut pour conséquence autour de Srebrenica ? Dans l’esprit de la commémoration, mais surtout des pratiques et de l’idéologie sur lesquelles elle repose19, dès lors que les musulmans bosniaques ne peuvent être présentés que comme des victimes, l’UE et le petit contingent de casques bleus de la « zone protégée » ne sauraient avoir été complices de leurs crimes et pour enfoncer le clou, peuvent bien être suspectés de complicité passive avec les criminels serbes.

Autre mythe du mémorial de Srebrenica, l’idée que la commémoration elle-même et les actions politiques qui y sont associées sont indispensables à une paix durable. Dans la formulation de la résolution de l’UE : « Il ne peut y avoir de paix véritable sans justice ». En d’autres termes, Mladic doit comparaître devant le TPIY, et cette comparution est essentielle pour la « réconciliation », afin que « les civils, de quelque ethnie qu’ils soient, puissent dépasser les tensions du passé ». Et pour les milliers de Serbes tués au cours des raids lancés entre 1992 et juillet 1995 depuis la « zone protégée » de Srebrenica sous égide de l’ONU, ou pour les 250 000 autres expulsés hors de Krajina au cours de l’Opération Storm, ou pour les centaines de milliers de Serbes et de Roms expurgés hors du Kosovo depuis son annexion par l’OTAN et la prise de pouvoir de l’UCK, demandera-t-on justice ? La campagne de bombardements de l’OTAN contre la Yougoslavie (de mars à juin 1999) violait ouvertement la Charte des Nations Unies et recourrait en outre à un armement illégal (bombes à fragmentation, uranium appauvri, etc.) Elle fit des centaines de morts et de mutilés. N’est-il besoin d’aucune poursuite pénale, d’aucune condamnation pour ces crimes-là, au nom de la justice et de la réconciliation ? Une attention démesurée accordée à la commémoration d’une seule catégorie de victimes n’a-t-elle pas plutôt tendance à alimenter le ressentiment et à pérenniser les haines ethniques ? N’est-elle pas propre à servir aux vainqueurs à entretenir ces haines, à frotter de sel les plaies de leurs ennemis et à obtenir de leurs puissants parrains occidentaux toutes sortes d’avantages financiers ou politiques ?

Les commémorations et la résolution de l’UE visent tout sauf la paix et la réconciliation. Elles sont une continuation de la guerre de pacification et des menées de vengeance contre la Serbie, et un moyen supplémentaire d’imposer au monde l’idée que la militarisation de l’OTAN et des USA et leur « guerre permanente contre le terrorisme » incarnent le combat du bien contre le mal.

Traduit de l’anglais par Dominique Arias

-->http://mrzine.monthlyreview.org/2010/herman200710.html

Edward S. Herman est Professeur Emérite de Finance à la Wharton School, Université de Pennsylvanie. Economiste et analyste des médias de renommée internationale, il est l’auteur de nombreux ouvrages dont : Corporate Control, Corporate Power (1981), Demonstration Elections (1984, avec Frank Brodhead), The Real Terror Network (1982), Triumph of the Market (1995), The Global Media (1997, avec Robert McChesney), The Myth of The Liberal Media : an Edward Herman Reader (1999) et Degraded Capability : The Media and the Kosovo Crisis (2000). Son ouvrage le plus connu, Manufacturing Consent (avec Noam Chomsky), paru en 1988, a été réédité 2002.  


n° 77 - 'Géopolitique et stratégie ' des Guerres de l'Otan. - 27-10 - : Fin : La guerre froide est finie, la course aux armements continue...

n° 77 - 'Géopolitique et stratégie ' des Guerres de l'Otan. - 27-10 - : Fin   : La guerre froide est finie, la course aux armements continue...



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'Otan et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



'Géopolitique et stratégie '

des

Guerres de l'Otan.

n° 77- 27-10

C.De Broeder & M.Lemaire

 



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Sommaire.

2 Annexe

2-1 "Le succès appelle le succès : les prochaines étapes des relations avec la Russie"

Petite revue de presse sur la dernière mouture du « concept stratégique »

 



2 Annexe

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

2-1 "Le succès appelle le succès : les prochaines étapes des relations avec la Russie"

Discours prononcé par le secrétaire général de l’OTAN, M. Anders Fogh Rasmussen, à l’Institut Aspen de Rome
[...]

Permettez-moi de vous parler tout d’abord de la défense antimissile. Je pense que nous devons avant tout préciser la réalité dans laquelle nous évoluons.

Premier point : les missiles constituent une menace croissante pour l’Europe. Pour toute l’Europe. Les 28 pays de l’Alliance sont unanimes sur ce point, et je ne doute pas que d’autres pays européens soient du même avis. Plus de trente pays détiennent ou sont en train de développer des missiles. L’un d’eux, l’Iran, dispose déjà de missiles capables d’atteindre le territoire de l’OTAN, ainsi que la Russie ; il s’emploie à étendre la portée de ses missiles, et il ne respecte pas, dans son programme nucléaire, les engagements pris au niveau international.

Deuxième point : la défense antimissile se met en place en Europe. La nouvelle approche adaptative phasée des États-Unis, fondée sur une technologie éprouvée, progresse bien. Elle repose actuellement sur une coopération bilatérale entre les États-Unis et certains pays. La question est donc de savoir s’il conviendrait de réaliser la défense antimissile dans un cadre OTAN – et, le cas échéant, de savoir comment nous pourrions coopérer avec d’autres pays européens ?

Ma position sur ce point est claire. Je pense que nous avons besoin d’une défense antimissile protégeant tous les citoyens européens. Je pense que nous devrions la mettre en œuvre par l’intermédiaire de l’OTAN, ce qui est d’ailleurs la seule façon d’obtenir une couverture totale. Je pense également que nous devrions nous mettre d’accord sur cette question au sommet de l’OTAN qui aura lieu à Lisbonne dans neuf semaines environ. Et je suis convaincu que nous devons aussi inviter la Russie à coopérer, de façon à établir un lien entre notre système et les capacités de la Russie.

Il n’y a en fait que deux options possibles. Si nous mettons en place des systèmes de défense antimissile en Europe en dehors du cadre de l’OTAN, de nouvelles lignes de division apparaîtront, entre les pays qui sont couverts par ces systèmes et ceux qui ne le sont pas. Y compris entre les Alliés eux-mêmes. Et si nous ne faisons pas d’offre claire à la Russie, celle-ci, à tort ou à raison, risque de se retrouver exclue, sans trop savoir si une telle situation est susceptible de compromettre sa sécurité.

L’autre option consiste à faire en sorte que la défense antimissile « rassemble », plutôt qu’elle ne divise. La défense antimissile territoriale peut devenir un « toit sécuritaire » sous lequel tous les Alliés, et pas seulement certains, peuvent s’abriter. Et je suis convaincu qu’un tel toit peut être suffisamment grand pour abriter aussi d’autres pays européens, y compris la Russie.

[...]

Il y a quarante ans, presque tous les pays du monde partageaient l’ambition d’un désarmement nucléaire complet. Le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires est venu consacrer une telle ambition. Il me semble donc que l’objectif d’un monde exempt d’armes nucléaires, tel que défini par le président Obama, est largement partagé.

Nous avons accompli de réels progrès ces dernières années dans la dénucléarisation du continent européen. L’OTAN a en effet réduit de plus de 90% le nombre de ses armes nucléaires à courte portée en Europe.

Nous devons toutefois être bien conscients que les armes nucléaires existent, et que certains pays pourraient encore vouloir se doter d’une capacité visant à produire de telles armes.

Si nous devons protéger efficacement nos populations, nous aurons toujours besoin d’une dissuasion nucléaire crédible, aussi longtemps qu’il y aura des armes nucléaires de par le monde. Ainsi donc, tant qu’il existera des armes nucléaires, l’OTAN restera une alliance nucléaire – il va sans dire, toutefois, que nous souhaitons maintenir nos armes conventionnelles et nucléaires au niveau le plus bas possible.

Le problème est que nous avons littéralement hérité de la Guerre froide des milliers d’armes nucléaires à courte portée – dont la plupart se trouvent en Russie. Or il s’agit d’une catégorie d’armes non réglementée par un régime de maîtrise des armements, et pour laquelle il n’existe par conséquent aucune transparence. Aussi les Alliés se montrent-ils prudents. Ils souhaiteraient que les négociations sur la maîtrise des armements portent également, à un moment ou à un autre, sur ce type d’armes.

Je pense qu’il est, là aussi, possible de créer un cercle vertueux. La maîtrise des armes conventionnelles permet d’envisager plus facilement une réduction de la dépendance à l’égard des armes nucléaires. Rappelons-le, la confiance appelle la confiance...

Il est également possible de faire davantage pour accroître la confiance entre les pays de l’OTAN et la Russie. Nous pourrions nous inviter les uns les autres à participer régulièrement à des exercices militaires.

Nous pourrions discuter de nos doctrines stratégiques et militaires alors qu’elles sont en cours d’élaboration, plutôt que d’en débattre juste après leur publication – c’est d’ailleurs, très précisément, la démarche qu’a suivie l’OTAN pour l’élaboration de son nouveau concept stratégique.

Nous devons aussi accélérer les travaux actuellement menés pour définir et évaluer les menaces communes auxquelles nous sommes tous confrontés, ce qui peut nous aider à progresser dans le domaine de la défense antimissile.

D’une manière générale, je pense qu’en ce qui concerne la sécurité intérieure européenne, trois voies s’offrent à nous, qui, si nous les suivons, nous permettront de créer une Europe différente, meilleure et plus sûre, une Europe où nous ne craindrons pas des chars ou des avions de chasse venus d’ailleurs, où les défenses antimissiles nous uniront, et nous protégeront, et où le nombre d’armes nucléaires à courte portée diminuera régulièrement sur le continent. La confiance sera le ciment de ces trois voies. Un ciment qui permettra la construction d’une confiance encore plus grande.

Pourquoi la réalisation de progrès en Europe me tient-elle tant à cœur ? La réponse est simple : les menaces réelles auxquelles nous sommes confrontés viennent de l’extérieur. Terrorisme, extrémisme, drogue, prolifération des missiles et des armes de destruction massive, piraterie, pour n’en citer que quelques-unes.

Il est temps d’arrêter de consacrer du temps et des ressources à nous observer mutuellement ; le moment est au contraire venu de regarder ensemble dans la même direction et de réfléchir à la manière de renforcer la sécurité à l’intérieur de nos frontières.

Le 26 septembre 2010

texte complet sur http://www.armees.com/Le-succes-appelle-le-succes-les,33890.html

 

Petite revue de presse sur la dernière mouture du « concept stratégique » 
Et la proposition fait par l'EUA a la Turquie d'etre la rampe antimisile contre l'Iran dans cette affaire?

« On se protège contre l'apocalypse quand le meilleur moyen d'éviter l'apocalypse, c'est d'être en mesure de se faire respecter par un outil militaire et de défense crédibles. La meilleure façon de se faire respecter c'est de détenir un arsenal de dissuasion crédible ».

Ah non, c’est pas Ahmadinejab qui l’a dit…

L’alternative semble vouloir être posée comme  l’’abandon’ du nucléaire des pays de l’Otan en échange du Bouclier Antimissile…

 - OTAN: réunion "jumbo" des ministres des Affaires étrangères et de la Défense

 (Belga 14 octobre 2010)

 Les ministres de la Défense des 28 pays de l'OTAN se sont retrouvés jeudi matin à Bruxelles pour préparer, avec leurs collègues des Affaires étrangères, le sommet atlantique du mois prochain à Lisbonne, qui doit mieux armer l'Alliance atlantique pour faire face aux "menaces modernes" du 21ème siècle.

Ils ont entamé peu après 09h00 une réunion séparée pour examiner les aspects militaires du nouveau "concept stratégique" - une sorte de "mode d'emploi" de l'OTAN pour la prochaine décennie -, qui doit être adopté à Lisbonne les 19 et 20 novembre. Ce sera "l'un des sommets les plus importants" de l'histoire de l'OTAN, a souligné le secrétaire général de l'organisation, Anders Fogh Rasmussen, en ouvrant la réunion. Les ministres de la Défense doivent d'abord se concerter sur la réforme des structures militaires de l'alliance, qui passe par un nouvel allégement des effectifs et une réduction du nombre des quartiers généraux et agences spécialisées (dans ce cas de 14 à trois, si les pays suivent les recommandations de M. Rasmussen). La réunion s'élargira ensuite à 13h00 aux ministres des Affaires étrangères alliés, qui se retrouveront entre eux dans l'après-midi pour discuter plus particulièrement des partenariats à renforcer, notamment avec la Russie, mais aussi avec des pays plus lointains, comme la Chine et l'Inde. (LEE)

 

 - Pascal Mallet : Otan: les pays membres réunis à Bruxelles pour parler d'une nouvelle stratégie.

Les pays de l'Otan débattaient jeudi des nouvelles missions à assigner à leur alliance comme la défense antimissile, dans un contexte compliqué par le bourbier afghan et une disproportion croissante entre moyens militaires américains et européens.

"Face aux menaces modernes il faut une défense moderne", a résumé le secrétaire général de l'Otan Anders Fogh Rasmussen, en ouvrant une réunion ministérielle à Bruxelles, exceptionnelle par son format comme par son ordre du jour.

Les 28 ministres des Affaires étrangères et leurs collègues de la Défense de l'alliance se penchent sur un nouveau "concept stratégique", destiné à remplacer un précédent document rédigé en 1999, deux ans avant les attaques contre le World Trade Center du 11 septembre 2001. Ce texte de référence doit être soumis ensuite pour adoption aux dirigeants alliés lors d'un sommet à Lisbonne les 19 et 20 novembre.

Les menaces grandissantes que ce document de 11 pages énonce sont connues: terrorisme international, prolifération balistique et nucléaire, blocage des approvisionnements en hydrocarbures et guerre informatique.

Sur la table figure aussi la création d'un système de défense antimissile de l'Otan protégeant les populations et non plus seulement les soldats.

Le secrétaire américain à la Défense Robert Gates a estimé dans l'avion le conduisant à Bruxelles qu'il y avait un "large accord" entre alliés sur la question et qu'il suffirait de 85 à 110 millions d'euros pour connecter les systèmes antimissiles des pays européens qui en sont dotés au réseau américain.

Mais un différend sur le rôle respectif du nucléaire et de la défense antimissile entre la France et l'Allemagne bloque toute décision. "Les Allemands pensent que le bouclier antimissile est un substitut à la dissuasion nucléaire, les Français qu'il ne peut en être qu'un complément", a indiqué un diplomate français.

Paris estime que "le bouclier coûterait très cher pour être efficace, et qu'il ne sera jamais à 100% impénétrable", a-t-il ajouté.

Quant à l'option zéro, c'est-à-dire au désarmement nucléaire total que le président américain Barack Obama promeut, tout le monde est d'accord pour y tendre mais en attendant, l'Otan devrait continuer de compter sur une combinaison d'armes nucléaires et classiques comme elle l'a fait depuis 61 ans, a expliqué ce diplomate. La réunion ministérielle permettra-t-elle de trouver un compromis? "On verra", a répondu sobrement le ministre allemand de la Défense Karl Theodor zu Guttenberg.

L'entretien que M. Rasmussen doit avoir vendredi à Paris avec le président Nicolas Sarkozy pourrait aussi permettre d'avancer.

Par ailleurs, l'Otan est confrontée à une baisse pour cause de difficultés financières des budgets militaires de ses adhérents européens. "C'est une inquiétude" pour les Etats-Unis, a souligné M. Gates.

Les ministres de la Défense doivent aussi se concerter sur la réforme des structures militaires de l'alliance, qui passe par un nouvel allègement des effectifs et une réduction du nombre des quartiers généraux et agences spécialisées. Le personnel militaire, actuellement de 11.500 -pour un plafond de 13.200 autorisé- tomberait à environ 8.900, selon une source militaire.

Les chefs de la diplomatie devaient se retrouver entre eux ensuite dans l'après-midi pour parler des partenariats à renforcer à travers la planète "avec les pays qui veulent un monde plus sûr", a déclaré M. Rasmussen.

Le renforcement de la coopération avec la Russie, notamment pour se sortir du bourbier afghan, vient en tête de liste. Même si la difficile situation en Afghanistan, après neuf ans d'une guerre de plus en plus meurtrière, n'est pas officiellement au programme, les ministres l'auront tous à l'esprit.

Pascal MALLET

AFP

 

- Reuters : L'évolution du concept de défense de l'Otan fait débat.

Reuters, publié le 14/10/2010

L'avenir de la défense nucléaire et antimissile de l'Otan, appelée à évoluer dans le cadre de la révision en cours du "concept stratégique" de l'Alliance, a continué jeudi de diviser les alliés.

A cinq semaines d'un sommet des dirigeants des pays de l'Otan à Lisbonne, où ce document qui définit les principes et missions du bloc doit être approuvé, la France et l'Allemagne ont campé sur leurs positions à l'occasion d'une réunion des ministres de la Défense et des Affaires étrangères des Vingt-Huit, organisée à Bruxelles.

Les autorités allemandes favorisent un retrait des armes nucléaires américaines stationnées sur leur sol et jugent que le développement d'un bouclier anti-missile efficace, en complément de la dissuasion assurée par les puissances nucléaires de l'Otan, permettrait d'assurer la sécurité européenne.

La Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg et la Norvège, qui hébergent quelque 180 armes nucléaires tactiques américaines supplémentaires, partagent ce point de vue.

Le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, a cependant considéré qu'il n'y avait pas de lien entre le bouclier et la réduction des capacités nucléaires en Europe.

De leur côté, la France, la Grande-Bretagne ainsi que les pays de l'ancien bloc soviétique appuient un maintien de ces armes en Europe afin d'afficher une présence américaine.

"Nous avons toujours eu la même position: la dissuasion fait partie des éléments de la défense globale de l'Alliance (...) La présence de ces bombes américaines est l'expression d'un lien transatlantique", a expliqué le ministre français de la Défense, Hervé Morin.

LIGNE MAGINOT

Il s'est surtout montré critique envers le projet de défense antimissile qui, a-t-il dit, présente nombre d'incertitudes et pèsera sur les programmes militaires existants sans pour autant représenter une option susceptible de fonctionner seule.

"La défense anti-missile c'est un peu comme la ligne Maginot. On se protège contre l'apocalypse quand le meilleur moyen d'éviter l'apocalypse, c'est d'être en mesure de se faire respecter par un outil militaire et de défense crédibles", a-t-il déclaré à la presse.

"Je crois que cela peut être un complément mais certainement pas un substitut", a-t-il poursuivi tout en indiquant qu'il n'irait pas jusqu'à bloquer un accord sur ce point à Lisbonne.

Plusieurs pays ont demandé des précisions sur les engagements financiers et sur les modalités d'intégration au nouveau système avant de donner leur feu vert.

Le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, a ensuite indiqué qu'un consensus se dégageait sur ce bouclier antimissile et qu'un accord serait officialisé le mois prochain.

"Je n'ai pas entendu d'objections à avancer à Lisbonne vers une défense antimissile propre à l'Otan (...) Nous avons encore une travail technique à effectuer mais je suis optimiste", a assuré l'ancien Premier ministre danois.

"Ce serait une démonstration visible que nous sommes prêts à renforcer nos capacités (militaires) même dans une période d'austérité budgétaire et économique", a-t-il encore dit.

INQUIÉTUDES AMÉRICAINES

Le "concept stratégique" qui sera validé le 19 et 20 novembre à Lisbonne confirmera la priorité de l'Otan - la défense collective des pays qui la composent - et la poursuite des missions en cours, comme en Afghanistan où les forces de l'Alliance connaissent une année particulièrement meurtrière.

Tout en adaptant le rôle de l'Alliance atlantique dans les dix prochaines années aux nouvelles menaces, le document doit aussi, en cette période de réductions budgétaires, permettre de rationaliser au maximum les dépenses.

Pour réduire les coûts, les ministres ont acté jeudi une réduction du nombre des agences de l'Otan de 14 à 3, du nombre des Etats majors de 12 à 6 et du nombre de personnes travaillant dans la structure de commandement à 8.500 d'ici quelques mois, contre 27.000 en 1995.

Mais Robert Gates a dit craindre que les restrictions budgétaires en Europe dans le domaine militaire ne mettent encore plus la pression sur les Etats-Unis, engagés dans de coûteuses missions en Afghanistan mais aussi en Irak.

Il a averti qu'il fallait prendre garde à ce que les coupes dans les dépenses n'aillent pas jusqu'à affaiblir l'Alliance atlantique. "Nous devons faire attention (...) de ne pas trop tailler dans le muscle. Les réformes discutées ce matin par les ministres de la Défense devraient permettre de faire des économies qui pourront être réinvesties dans de nouvelles capacités", a-t-il déclaré.

"C'est comme cela que l'on conservera une Alliance forte, efficace et pertinente", a-t-il ajouté. 

 

- Paris et Berlin divergent sur la dissuasion 

Le Figaro 14/10/2010

La défense nucléaire et le bouclier antimissile sont un frein à leur alliance.

En soixante ans, la menace a naturellement évolué, mais l'Otan ne pouvait pas prévoir que le plus grand défi jaillirait un jour de ses propres rangs. L'alliance, pivot de la sécurité des deux côtés de l'Atlantique, va se fixer une nouvelle raison d'être le mois prochain sur fond de divergences européennes sur l'arme nucléaire et de coupes claires dans les budgets.

À cinq semaines d'un sommet décisif à Lisbonne, les vingt-huit pays se retrouvent aujourd'hui au QG de l'Otan pour un échange sur le futur «concept stratégique» de l'alliance. À Bruxelles, les chefs de la diplomatie et les ministres de la Défense doivent avancer sur ce document d'une dizaine de pages, élaboré par le secrétaire général, Anders Fogh Rasmussen. Ce sera plutôt l'occasion d'afficher des positions difficiles à concilier. « C'est aux chefs d'État et de gouvernement qu'il reviendra finalement de trancher à Lisbonne » , avertit un ambassadeur. Le premier casse-tête porte sur l'arme nucléaire, fondement de la dissuasion. Il concerne l'esprit plutôt que la lettre, puisque l'Otan restera une alliance nucléaire dans tous les cas de figure. Mais Barack Obama a ouvert la boîte de Pandore depuis 2009 en promettant «l'option zéro» , autrement dit une planète débarrassée à terme de ses armes atomiques. Même lointaine, la perspective enthousiasme les Européens autant qu'elle les inquiète. La ligne de partage passe précisément au cœur de l'UE avec d'un côté l'Allemagne, régulièrement tentée par le désarmement, et de l'autre la France, qui défend jalousement son arsenal nucléaire et son autonomie de décision. Le secrétaire général Rasmussen gagne du temps en reprenant le credo de la Maison-Blanche : l'Otan «disposera d'armes atomiques aussi longtemps que les autres garderont les leurs».

Passe d'armes en coulisses 

Cette question de sécurité collective est escamotée du «concept stratégique» et la passe d'armes officiellement repoussées à plus tard. Las, elle fait rage en coulisses. L'Allemagne, avec derrière elle la Belgique, le Luxembourg, la Norvège et les Pays-Bas, demande depuis le printemps le retrait des 200 bombes nucléaires tactiques aéroportées que le Pentagone entretient sur le Vieux Continent. Les nouveaux membres de l'Otan, voisins de la Russie, s'en émeuvent par avance parce qu'ils voient dans ces armes du passé la preuve tangible du «parapluie» américain. Quant à la France et le Royaume-Uni, membres du club nucléaire, ils s'inquiètent naturellement de voir entamées les lois de la dissuasion.

Sur ce débat s'en greffe un second, source de discorde lui aussi : l'installation au-dessus de l'Europe d'un «bouclier antimissile» qui viendrait compléter le dispositif américain. La différence est que le sommet de Lisbonne devrait cette fois trancher. Entre alliés, la géographie des points est la même que sur la question nucléaire. La France voit dans le bouclier un complément utile, en insistant sur le rôle irremplaçable de l'arme atomique. L'Allemagne estime au contraire qu'un système antimissile permettrait précisément d'y renoncer.

L'Allemagne veut tourner la page de la guerre froide 

Pour Berlin, la dissuasion nucléaire est un concept datant d'un autre âge, celui de la guerre froide, et inadapté aux menaces d'aujourd'hui. Fermement ancrée dans l'Alliance atlantique dès le lendemain de la Seconde Guerre mondiale et placée sous le parapluie américain, l'Allemagne de l'Ouest n'a jamais fait partie du club des puissances nucléaires. Projet phare du ministre allemand des Affaires étrangères, le libéral Guido Westerwelle (FDP), le désarmement international est devenu une priorité pour l'Allemagne réunifiée.

Ligne de front la plus symbolique entre les deux blocs, l'Allemagne continue de stocker de 10 à 20 ogives nucléaires américaines en sous-sol à Büchel, en Rhénanie-Palatinat (sud-ouest). Inspiré par Hans-Dietrich Genscher, l'ancien ministre libéral des Affaires étrangères et l'un des pères de la réunification, le projet de dénucléarisation militaire de l'Allemagne, a pour but de refermer définitivement la parenthèse de la division de l'Allemagne et de tourner la page de la guerre froide.

Cette stratégie répond aussi à une logique de politique intérieure : au moment où Berlin décide de prolonger la durée de vie des centrales nucléaires civiles, le retrait des dernières ogives atomiques offre des gages aux écologistes et au courant pacifiste resté très influent au sein de l'opinion allemande.

 

- Antimissile : Paris reste réservé et insiste pour un dialogue Otan-Russie  - AFP 14 octobre

Le ministre français de la Défense, Hervé Morin, a maintenu jeudi les "réserves" de Paris sur la mise en place par l'Otan d'un vaste bouclier antimissile, insistant en outre sur la nécessité d'un dialogue à ce sujet avec la Russie.

"J'ai maintenu mes réserves", a déclaré M. Morin à la presse en marge d'une réunion avec ses homologues de la Défense et des Affaires étrangères sur les grandes orientations de l'Alliance atlantique.

Mais il a laissé entendre que la France ne bloquerait pas, au cours d'un sommet de l'Alliance atlantique prévu les 19 et 20 novembre à Lisbonne, la décision de l'Otan de lancer un système antimissile destiné à protéger les populations des pays membres.

Même si les dirigeants alliés entérinaient "l'idée d'un programme antimissile" protégeant non plus seulement les soldats, mais aussi les villes, "il reste encore beaucoup d'incertitudes technologiques et financières" quant à sa mise en oeuvre, a-t-il cependant précisé.

"Beaucoup d'autres pays souhaitent avoir des clarifications financières", a indiqué le ministre français même si le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen et les Etats-Unis évoquent une dépense de moins de 200 millions d'euros étalée sur 10 ans pour brancher les systèmes européens existants sur les américains.

Quant à la dimension du programme qui serait finalement mis en oeuvre, il n'aurait la capacité, selon lui, que de "faire face aux menaces d'un Etat terroriste doté de moyens nucléaires rustiques".

"Personne ne peut imaginer" que ce bouclier soit destiné à défendre efficacement les villes européennes d'"une attaque massive", a-t-il estimé.

Pour le ministre français, le bouclier antimissile ne peut donc être qu'un "complément" à la dissuasion nucléaire.

"C'est un peu comme la ligne Maginot" pour les Français avant leur défaite en 1940, "cela (le système antimissile) pourrait donner aux Européens le sentiment d'assurer leur sécurité sans engager de dépenses" importantes pour leur défense, a-t-il poursuivi.

"La meilleure façon de se faire respecter c'est de détenir un arsenal de dissuasion crédible", a-t-il lancé.

Selon un diplomate français, l'Allemagne est en désaccord avec ce point de vue français, soutenant que le bouclier antimissile a vocation à être un "substitut" à l'arme atomique, ce qui a bloqué jusqu'à présent la décision de l'Otan.

M. Morin a affirmé que son homologue allemand, Karl Theodor Zu Guttenberg, n'avait jamais prononcé le mot "substitut" et avait toujours au contraire reconnu le rôle des arsenaux nucléaires.

"Il peut y avoir des discussions au sein du gouvernement allemand", a-t-il cependant reconnu, dans une allusion transparente aux positions du chef de la diplomatie allemande, Guido Westerwelle, qui plaide en faveur du désarmement atomique et du développement en parallèle d'un bouclier antimissile.

Le ministre français a par alleurs souligné la nécessité de "dialoguer" avec Moscou sur la défense antimissile.

"On ne peut pas vouloir construire un espace de paix et de sécurité sans en discuter avec la Russie", a-t-il dit.

Les questions de sécurité figurent à l'ordre du jour d'un sommet tripartite franco-germano-russe qui a lieu le 18 octobre à Deauville (Normandie, ouest de la France).

 

 - Nucléaire et défense antimissile: l'Otan proche d'un accord

AFP

14 oct 2010

L'Otan, malgré des divergences franco-allemandes, a progressé jeudi vers un compromis sur le désarmement nucléaire et la mise en place d'un vaste bouclier antimissile, deux des grands thèmes d'un sommet des dirigeants alliés prévu le mois prochain à Lisbonne.

"Les points de vue convergent réellement sur les questions essentielles, sur l'importance de maintenir une dissuasion forte tout en contribuant simultanément à la maîtrise des armements, au désarmement et à la non prolifération", a déclaré le secrétaire général de l'Otan Anders Fogh Rasmussen.

"Nous nous orientons vers un consensus au sommet de Lisbonne pour concéder que l'Otan devrait se doter d'une capacité de protéger les populations et les pays européens contre une attaque de missiles", a-t-il ajouté, tout en admettant que des "détails" qu'il a qualifiés de "techniques", "restaient à régler". […] 

OTAN: la Belgique juge le projet de Rasmussen "équilibré"

Belga 14 octobre

La Belgique considère comme "équilibré" le projet de nouveau "concept stratégique" soumis aux 28 membres de l'OTAN par le secrétaire général de l'Alliance, Anders Fogh Rasmussen, y compris dans ses aspects nucléaires et de la défense antimissile, a affirmé jeudi le chef de la diplomatie belge, Steven Vanackere.

Il y a un "assez large consensus sur ce texte", a déclaré M. Vanackere à quelques journalistes en marge d'une réunion ministérielle à l'OTAN à Bruxelles, en faisant référence au document - classé "secret OTAN" - que M. Rasmussen a fait parvenir le 27 septembre aux capitales et qui a été discuté jeudi. Le nouveau "concept stratégique" - une sorte de mode d'emploi réactualisé de l'Alliance atlantique - doit être adopté lors du sommet atlantique de Lisbonne, les 19 et 20 novembre. Selon le ministre belge des Affaires étrangères, M. Rasmussen a d'emblée réussi à produire un texte "balancé", entre l'ambition que doit avoir l'Alliance et les moyens dont elle dispose, entre les tâches historiques (la défense de ses Etats membres) et les "nouvelles menaces" en tenant compte des partenaires recherchés dans le reste du monde, dont la Russie. Ce document, qui devrait encore subir quelques changements d'ici son adoption définitive à Lisbonne, contient aussi un équilibre entre les moyens militaires dont dispose l'OTAN et les capacités civiles de partenaires comme l'Union européenne et les Nations Unies. "Cela en fait un bon projet pour la modernisation" de l'Alliance, a souligné M. Vanackere. (VIM)

 

Le sp.a ne veut pas de ministres belges au sommet OTAN

Belga 13 octobre

 (Belga) Le sp.a refuse qu'en cette période d'affaires courantes, les ministres belges de la Défense Pieter De Crem et des Affaires étrangères Steven Vanackere (tous deux CD&V) participent ce jeudi au sommet de l'OTAN qui doit adopter le nouveau concept stratégique de l'Alliance atlantique. [un peu prématuré : le concept stratégique doit être adopté formellement en novembre à Lisbonne]

"Des ministres en affaires courantes ne peuvent engager la Belgique dans des projets à long terme", a rappelé mercredi le député sp.a Dirk Van der Maelen dans le quotidien De Morgen. Les socialistes flamands craignent des décisions ministérielles qui engagent lourdement le budget, sans que le parlement n'ait pu donner son accord. D'autant que l'on ne peut revenir sur des engagements pris à l'égard de l'OTAN, souligne Dirk Van der Maelen. Pour lui, on risque de passer d'un régime d'affaires courantes à des "dépenses courantes". Le député socialiste flamand avait déjà réclamé en vain fin septembre un débat sur la position de la Belgique vis-à-vis de l'Alliance. Ce n'est que la semaine prochaine, après le sommet, que les questions pourront être posées au gouvernement, en commission de la Chambre. (LEE)



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

27/10/2010

n° 76- Journal des Guerres de l'Otan - 26-10 -: Début - : L’OTAN à la dérive et l’Europe à contretemps.


n° 76- Journal des Guerres de l'Otan - 26-10 -:  Début  - : L’OTAN à la dérive et l’Europe à contretemps.




Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



  Journal des Guerres de l'Otan.  n° 76- 26-10

C.De Broeder & M.Lemaire



Le " Journal des Guerres de l'Otan " est  visible :

a)   sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau :  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Tiré à part :

Guerres de l'Otan

Au jour le jour

1 Politique 

Les parties prenantes

a) L'Otan

b) Les USA

c) L’Otan dans le monde

d) Le reste du monde

e) Institutions internationales

Fin

2  Brèves

2-1 L'Europe profite du bouclier antimissile.

3  Dossiers

3-1 Claudine Pôlet :  Vers un nouveau concept stratégique de l’Otan.

3-2 David Brunnstrom, Marc Delteil :   Rasmussen : Les Européens doivent maintenir la capacité de l'Otan.

3-3 Francine Verstraeten : L’aide humanitaire au Pakistan sous contrôle de l’Otan et des États-Unis.

3-4 Thorsten Knuf : Une nouvelle stratégie pas vraiment pérenne.

3-5 Ben Cramer : L’Iran, la prolifération nucléaire et l’exemple turc.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Le Conseil mondial de la paix : L'OTAN a été dès sa fondation en 1949 une organisation agressive.



Tiré à part :

La journaliste roumaine Oana Lungescu, sera la nouvelle porte-parole de l'OTAN.

L'OTAN a annoncé jeudi la désignation d'une femme, une journaliste roumaine, Oana Lungescu, comme porte-parole de l'Alliance atlantique.

Elle succédera le 1er décembre prochain au Canadien James Appathurai, a indiqué le secrétaire général de l'OTAN, le Danois Anders Fogh Rasmussen.

Selon lui, M. Appathurai sera promu à de nouvelles responsabilités. "Je suis heureux d'annoncer qu'Oana Lungescu a accepté mon offre de devenir le nouveau-porte parole de l'OTAN", a affirmé M. Rasmussen lors d'une conférence de presse clôturant une réunion des ministres des Affaires étrangères et de la Défense des 28 pays membres à Bruxelles.

Oana Lungescu est née en Roumanie, qu'elle a quittée en 1985 (avant la chute du régime communiste de Nicolae Ceaucescu). Elle a rejoint le service mondial (World Service) de la BBC, devenant rédactrice en chef du service en roumain de la chaîne publique britannique. Elle pratique en outre l'anglais, le français, l'allemand et l'espagnol. Ce sera la première fois en 61 ans d'histoire qu'une femme deviendra porte-parole de l'OTAN. Une ancienne journaliste de l'agence de presse espagnole EFE, Carmen Romero, est déjà porte-parole adjointe. M. Appathurai pourrait prendre la tête du bureau d'information de l'Alliance en Russie. (GGD)

(Belga)

14.10.10 -

http://www.rtbf.be/info/node/265248

 

Ben Cramer : L’OTAN à la dérive et l’Europe à contretemps.

Nous vivons une époque fantastique.

Si certains acteurs vivent à contretemps, si la classe politique française n’accorde pas à l’époque l’importance qu’elle devrait, de nouveaux acteurs pourraient changer la donne…

L’Afghanistan.

Voilà un cas d’école. Passionnant. Caricaturale la « mission civilisatrice » que l’Occident s’octroie sur ce front. En réalité, des élites politiques se sont fourvoyées. Elles ne peuvent plus prétendre au rôle de médiateurs dans cette poudrière, une poudrière qui risque d’être un sacré bourbier.

Que l’élite à Paris considère que c’est un bon terrain d’entraînement pour ses troupes est une chose, mais Paris est hors-jeu pour infléchir les va-t-en guerre.

Pire, ce sont les Néerlandais, les Polonais et les Australiens qui lui ont ravi la vedette en prenant leur distance.

Ce sont des anciens responsables du MI6 qui avouent que le Pentagone exagère la menace d’Al-Qaïda dans le monde et ces experts utilisent l’IISS (International Institute for Strategic Studies) pour le dire ! Bref, l’Otan va beaucoup s’esquinter dans cette zone fort éloignée de l’Atlantique Nord.

La France de Sarkozy a certainement choisi le plus mauvais moment pour rejoindre le commandement militaire intégré...

L’Iran, la prolifération nucléaire et l’exemple turc

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce ne sont pas les Français mais les Britanniques qui se méfient le plus des conséquences imprévisibles que pourraient avoir des opérations militaires à l’encontre de sites (nucléaires ou pas) en territoire iranien. C’est du moins ce qui ressort de sondages récents. Cette méfiance est un signe de sagesse dans la mesure où le recours au nucléaire, où qu’il soit, peut être la conséquence de ce qu’on appelle le « stress of war ». Parmi les autres stress, il y en a un que les stratèges n’ignorent point : les jours du Traité de Non Prolifération (TNP) sont comptés. En attendant, les élites européennes ne semblent pas très mobilisées pour débloquer la situation, ou calmer le jeu. L’Union Européenne dans la rubrique politique étrangère ressemble fort à la Conférence du désarmement (CD) à Genève, cette institution qu’on surnomme parfois la Belle au Bois Dormant. Les initiatives de la PESC en matière de non-prolifération ne sont que des copies conformes aux déclarations du State Department à Washington. La PESC est tellement imbibée d’Otanisme qu’elle n’a pas songé une seule seconde à créer un Conseil de Sécurité au sein des 27 Etats membres (même l’Union africaine s’est dotée d’un conseil de sécurité). Un conseil de Sécurité qui ne valoriserait pas ceux qui détiennent des armes de destruction de masse, contrairement à l’ONU.

Le chemin du renouveau, de l’initiative est donc emprunté par des acteurs qu’on n’attendait pas sur le dossier : la Turquie d’Erdogan et le Brésil de Lula. Incroyables mais vrais, voilà les Turcs- souvent dépeints comme alignés sur Washington, - qui se positionnent en successeurs des Roumains durant la guerre froide (sur le dossier TNP), ou des Polonais du temps de Rapacki…. (le plan de dénucléarisation du ministre, très mal vu à Moscou) ou de la Suède d’Olof Palme. Certains experts des relations internationales imaginent déjà de futurs castings avec des Turcs réconciliés avec les Grecs, même sur le sort de Chypre, qui demanderont poliment aux Américains de ranger leur matériel et de se retirer, comme De Gaulle le fit avec fracas et panache à partir des années 60.

Envers et contre tout, faisant fi des maquettes de l’Europe de Maastricht, ou de Nice, il se pourrait que de nouvelles puissances reprennent le flambeau gaulliste, tentent de se distancier de l’Empire, quitte à innover le concept du ‘non-alignement’ (la première conférence a eu lieu il y a 50 ans !). Il n’est pas exclu que l’un de ces « alliés » qui regarde plus loin que l’horizon de Lisbonne fasse insérer dans sa Constitution (à défaut de constitution européenne digne de ce nom) un article du style : le pays « ne pourra accepter/accueillir aucune base militaire étrangère sur son territoire et ne pourra participer à aucune guerre d’agression ». (article 10 de la Constitution Bolivienne).

De la dénucléarisation à la neutralité

Aucun document de la PESC n’a encore mis en avant la nécessaire dénucléarisation de l’ensemble européen, ne serait-ce que pour donner une petite chance de survie au TNP en 2015. Bref, l’Europe fait fausse route. Pas un commissaire à Bruxelles, pas un parti politique au Parlement pour initier un modèle de dénucléarisation comme le Parlement de Mongolie a réussi à l’imposer (zone exempte d’armes nucléaire reconnue comme telle par l’ONU) à partir de février 2000.

L’idée de dénucléarisation (du sol européen) nous entraîne bien vite au-delà. C’est normal. Après tout, le continent européen compte en son sein toutes sortes de territoires y compris des pays sans armée (Andorre, Islande, Lichtenstein, Monaco, San Marino), des territoires non militarisés dont les îles Aland (Finlande) et l’archipel du Spitzberg (Norvège). Cette diversité a longtemps été un atout même si le pire n’est pas non plus à exclure avec l’indépendance du Groenland, par exemple, un territoire qui, en dépit ou à cause des variations climatiques, pourrait être entraîné dans une nouvelle « guerre froide » face à tous ceux qui convoitent l’Arctique.

L’Europe compte aussi des Etats neutres. Tous les cinq (Autriche, Finlande, Irlande Malte, Suisse) dont 4 membres de l’UE traversent ces temps-ci une crise d’identité. Que le citoyen Français lambda croit encore qu’être ‘finlandisé’ est quasiment une maladie, et un exemple de subordination à l’égard de Moscou, en dit long sur les dégâts du lavage du cerveau au temps de la guerre froide. Mais, plus grave encore, 2/3 des habitants de la Finlande d’aujourd’hui estiment que leur nation finira par adhérer à l’Alliance Atlantique « dans un avenir prévisible ». Pourtant, au vu de la crise économique et financière que les Européens traversent –y compris les budgets militaires - , au vu des clashs potentiels soulevés ci-dessus (Afghanistan, Iran), on peut légitimement se demander pourquoi plaider la cause de la neutralité de l’Europe est si inaudible dans les instances européennes. Pourquoi aucun parti politique pourtant à court de recette n’a mijoté cette idée et présenté l’ébauche d’un programme du genre ?!

Une France plus gaullienne aurait-elle pu ambitionner de freiner les dérives atlantistes de quelques Européens ? Même sous Chirac ? Peu importe le scénario. Aujourd’hui, avec une Union Européenne qui se fond dans ce magma qu’est l’OTAN, l’Europe comme la France vit à contretemps.

« Les dirigeants européens vont demander des liens plus étroits avec l’OTAN », révèle l’Irish Times. Un document préparatoire au Conseil européen du 16 septembre 2010 "présente les relations avec l’OTAN comme une manière d’exploiter davantage les liens de l’Europe avec Washington", en particulier dans les domaines économique et stratégique, explique le quotidien de Dublin. C’est la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, qui serait chargée de mettre en œuvre la recommandation des 27 Etats membres. Cette recommandation tombe au plus mauvais moment de l’Alliance. Cherchez l’erreur.

Espérons que les prochains manuels d’histoire au service des générations futures n’insisteront pas trop, le révisionnisme aidant, sur les aspects "positifs" de l'otanisme qui aurait libéré le joug des peuples d’Europe centrale et orientale et fait disparaître le Mur de Berlin.

Ben Cramer

http://www.csotan.org:80/ao/article.php?ao_id=39&art_id=507&Mois=octobre&Year=2010



Guerres de l'Otan

1 Politique 

a) L'Otan

Fogh Rasmussen

L'OTAN doit être prête à défendra hors de ses frontières !

Le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogg Rasmussen, a donné vendredi, pour la première fois, un avant-goût de ce que devrait être le nouveau "concept stratégique" de l'Alliance, soulignant pour qu'il donne les moyens à l'organisation de faire face aux "défis et menaces(…) du 21ème siècle".
Il a ainsi plaidé avec force pour le maintien de capacités militaires fortes et modernisées - y compris nucléaires -, tant pour la défense de ses Etats-membres que pour intervenir dans le monde, en dépit des coupes claires que certains alliés imposant à leur budget de
la Défense.

 "Le concept stratégique doit donner des directives visant à rendre nos forces (armées) moins statiques et plus déployables", a affirmé M. Rasmussen lors d'un discours prononcé à Bruxelles lors d'une conférence du German Marshall Fund (GMF). Mais M. Rasmussen a aussi insisté sur la nécessité de se défendre contre de nouvelles menaces, comme les missiles balistiques dont se dote une quarantaine de pays dans le monde, les "cyber-attaques" et les risques pouvant peser sur l'approvisionnement en matières premières.

En bref : Rasmussen promet d'autre guerres (appelées "grosses missions") menées par l'Otan pour "défendre" notre prospérité économique..

RTLinfo,

ven 8 oct,
http://www.rtlinfo.be/info/monde/international/743799/l-otan-doit-etre-prete-a-defendra-hors-de-ses-frontieres

 

L’Alliance doit renforcer ses partenariats avec d'autres acteurs sur la scène mondial

Le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogg Rasmussen, a tiré des leçons de l'engagement de l'OTAN en Afghanistan, assurant que l'Alliance devait renforcer ses partenariats avec d'autres acteurs sur la scène mondiale - comme l'Union européenne, l'ONU et des pays comme le Japon, l'Australie - dans le cadre d'une "approche globale". Selon lui, l'OTAN doit aussi se doter d'une capacité d'entraînement des forces de sécurité d'un pays où elle présente.

RTLinfo,

ven 8 oct,
http://www.rtlinfo.be/info/monde/international/743799/l-otan-doit-etre-prete-a-defendra-hors-de-ses-frontieres

 

Rasmussen confirme l’intégration future de Tbilissi

La décision d’intégrer dans l’avenir la Géorgie à l’OTAN prise en 2008 est toujours en vigueur, a déclaré vendredi à Tbilissi le secrétaire général de l’Alliance Anders Fogh Rasmussen.

"Nous attachons beaucoup d’importance à la coopération avec la Géorgie", a annoncé M.Rasmussen dans son intervention devant le parlement géorgien. "Notre position reste inchangée : la Géorgie deviendra membre de l’OTAN".

Le sommet de l’OTAN de Bucarest a reconnu que l’Ukraine et la Géorgie avaient vocation à être membres, en refusant toutefois de les intégrer au Plan d’action pour l’adhésion (MAP). Plus tard, Kiev a renoncé à ses plans d’adhésion à l’Alliance.

M.Rasmussen, qui effectue une visite de travail à Tbilissi, a promis d’aider la Géorgie à s’approcher des standards de l’OTAN.

11 octobre 2010


Dans les coulisses 

L’Otan fait du pied à la Russie contre l'Iran

Au dela des tentatives de séduction vers le grand ami et partenaire russe, c'est bien sûr l'Iran qui est clairement visé. Pour l'Otan, pas besoin d'inspecteur de l'AIEA, pour elle pas de conditionnel ni de discussion ; l'Iran est en train de déveloper des armes nucléaires. Une vidéo de propagande sur le site de l'Otan (voir ci-dessous) sous-entend clairement l'option militaire, "après que les sanctions aient «prouvé» leur inéfficacité". «Les sanctions ne sont pas un moyen direct d’arrêter un programme de fabrication de la bombe. Elles ne sont pas un bon moyen de convaincre Ahmadinejad de changer d’avis.»

Russie-Otan: contrer ensemble la menace iranienne
Menacées par une possible frappe de missiles iraniens, la Russie et l'Otan doivent créer un bouclier antimissile commun, a annoncé vendredi à Bruxelles le secrétaire général de l'Alliance atlantique Anders Fogh Rasmussen.

"Plus d'une trentaine de pays, dont l'Iran, possèdent ou développent leur potentiel nucléaire. Ils ont des missiles capables d'atteindre aussi bien le territoire otanien que russe. De cette façon, nous pouvons soit mettre au point un système ABM qui nous séparera et retracera de nouvelles lignes de démarcation en Europe, soit créer un système qui nous rapprochera les uns des autres", a-t-il indiqué dans une allocution vidéo.

"Nous devons proposer une coopération à Moscou et conjuguer notre ABM avec ses capacités. Si nous réussissons à le faire, nous pourrons assurer un meilleur climat pour progresser dans les autres sphères cruciales pour la sécurité européenne", a ajouté M.Fogh Rasmussen.

Il est temps de mettre fin à la logique de guerre froide et de se concentrer ensemble sur les menaces communes, dont le terrorisme, l'extrémisme, le trafic de drogue, la prolifération de la technologie des missiles les cybernautiques, la piraterie et les armes de destruction massive, a conclu le responsable.

RIA Novosti –

17 septembre 2010

http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-l-otan-fait-du-pied-a-la-russie-contre-l-iran-57852161.html

 

L'adhésion de la Russie à l'OTAN est possible .

La Russie peut adhérer à l'OTAN si elle prend une décision en ce sens et juge que cela répond à ses intérêts, a déclaré mercredi à Washington l'ambassadeur des Etats-Unis auprès de l'OTAN Ivo Daalder lors d'une conférence de presse.

"J'ai une position très simple à l'égard de l'entrée russe à l'Alliance. Le Traité de l'Atlantique Nord stipule que tout pays européen a le droit d'adhérer à l'OTAN. La Russie est un pays européen et a donc droit à l'adhésion. Toutefois, cela ne relève pas de l'OTAN, mais des autorités russes (…) Et cela implique le respect des formalités. La Russie peut entrer à l'OTAN, mais elle doit elle-même décider si elle le souhaite", a indiqué M.Daalder en prévision d'une réunion du Conseil Russie-OTAN programmée pour le 22 septembre à New York.
A présent,
la Russie et l'OTAN collaborent sur le transit de militaires et de munitions vers l'Afghanistan via le territoire russe, la formation des agents anti-drogue afghans et centrasiatiques selon des programmes russes, ainsi que la lutte contre le terrorisme, y compris en Afghanistan, a rappelé M.Daalder.
Le secrétaire général de l'Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC), le Russe Nikolaï Bordiouja, s'est pour sa part montré sceptique quant à l'entrée russe à l'alliance le 16 septembre dernier à Moscou. "C'est absurde. Les pays de l'OTAN ne sont pas prêts à accepter la demande russe,
la Russie n'est pas prête à déposer une telle demande. En plus, la Russie et ses voisins ont déjà mis en place leurs propre système de sécurité collective (OTSC) qui est tout à fait opérationnel", a déclaré M.Bordiouja.

22/09/2010

http://fr.rian.ru/

 

L’Otan veut renouer avec l’Algérie
Extrait d'un article très intéressant

 [...]

Et en prévision du sommet qui aura lieu les 19 et 20 novembre prochain à Lisbonne où l’Otan approuvera son nouveau concept stratégique, l’Alliance a organisé jeudi dernier en son quartier général à Bruxelles (Belgique) un forum qui a vu la participation d’une délégation algérienne de haut niveau. L’objectif était bien entendu de ramener les Algériens à la table du dialogue politique qu’ils ont boudée depuis 2008 en raison notamment de la dégradation de la situation dans la bande de Gaza et de la persistance de la répression israélienne mais aussi d’échanger les points de vue sur des dossiers bien connus à savoir la lutte contre le terrorisme et la situation au Sahel, la sécurité énergétique, la cybersécurité et la prolifération des armes de destruction massives.

Pourquoi le nouveau concept stratégique ?

L’Alliance atlantique, créée en 1948, est une organisation politico-militaire qui a évolué depuis les attentats du 11 septembre 2001 sous la pression de Washington même si d’autres membres de l’Otan s’en défendent en réaffirmant le mode de fonctionnement par consensus. Plus de 10 ans après avoir adopté le concept de 1999 où l’Alliance ne comptait que 16 membres, alors qu’elle en compte à présent 28, le monde a énormément changé. Du coup, elle doit s’adapter aux nouvelles réalités géostratégiques où “la cybersécurité à elle seule peut constituer une menace réelle sur la stabilité des États”. Mais, selon des observateurs, le nouveau “concept stratégique” vise à “pousser les Européens à accepter d’entrer dans le bouclier antimissiles américain”. Ce qui signifierait “la disparition programmée d’une autonomie de défense européenne” et la mainmise totale des USA sur cette organisation qui ne les a pas suivis dans leur stratégie d’occupation de l’Irak.

[...]

Salim Tamani
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=144635&titre=L%E2%80%99Otan%20veut%20renouer%20avec%20l%E2%80%99Alg%C3%A9rie


Sur le terrain

L'OTAN se renforce dans le nord du Kosovo.

Extrait

L'OTAN a déployé plus de 100 soldats dans le nord du Kosovo en réponse à de violents incidents dans la région en proie aux tensions ethniques. Ce renforcement des mesures de sécurité a été qualifié de provocation par le principal responsable serbe pour le Kosovo.

Goran Bogdanovic [ministre pour le Kosovo au gouvernement de Serbie] a affirmé que les militaires, déployés mercredi soir, "tentent de provoquer les Serbes" et a accusé l'Alliance atlantique de mener une "guerre de propagande".

Les soldats de l'OTAN soutenus par une force de police locale ont entrepris d'assurer le fonctionnement de contrôles érigés sur la principale route entre le Kosovo et la Serbie, fouillant passagers et véhicules à la recherche d'armes.

L'OTAN compte quelque 10.000 hommes au Kosovo. L'ex-province serbe a déclaré en 2008 son indépendance, à laquelle s'est opposé Belgrade, qui a maintenu que le Kosovo faisait partie de son territoire. Dans le nord du Kosovo, toutes les décisions sont prises par la minorité serbe de la région, avec le soutien de Belgrade.

AP

Bogdanovic inquiété par les opérations de la Kfor et d’EULEX dans le Nord du Kosovo-Metochie.   
Le ministre pour le Kosovo-Metochie au gouvernement de Serbie, Goran Bogdanovic a exprimé aujourd’hui l’inquiétude en raison de l’augmentation des tensions dans le Nord de la Province, provoquée par les opérations renforcées de la Kfor et de la police d’EULEX visant à éliminer prétendument le crime.

Constatant qu’il s’agit d’une sorte de guerre psychologique et de propagande, Bogdanovic a indiqué qu’il est nécessaire de respecter les lois et d’arrêter toutes les personnes ingérées dans le crime dans le Nord du Kosovo-Metochie, mais que les forces internationales devraient effectuer attentivement leurs opérations.

Le ministre a laissé entendre que des pressions et des formes diverses d’intimidations sont évidentes ces derniers mois dans le Nord de la Province, habité par la population majoritaire serbe.

Dans le même temps, le secrétaire d’Etat au Ministère pour le Kosovo-Metochie, Oliver Ivanovic a demandé la convocation d’une réunion urgente avec le commandant de la Kfor, Erhard Büler, lors de laquelle seraient examinées en détail les opérations entamées par les forces internationales et la police du Kosovo dans le Nord de la Province. Indiquant qu’il était capital d’assurer la vie en paix de tous les citoyens dans ce territoire, Ivanovic a mis en relief que les activités, visant à compromettre les droits et les libertés des Serbes et des autres habitants non albanais dans le Nord du Kosovo-Metochie étaient inacceptables.

6 octobre 2010

http://glassrbije.org/F/index.php?option=com_content&task=view&id=13061&Itemid=26

 

OTAN dans les Balkans : Exercice de l'OTAN en Lettonie.

Plus de 1.700 militaires lettons, lituaniens, estoniens, polonais et américains participent à l'exercice Sabre Strike 2011 qui a débuté lundi sur le polygone d'Adazi, en Lettonie, selon un communiqué du ministère de la Défense de ce pays balte.
L'exercice prendra fin le 31 octobre.
Conçu pour préparer les militaires de l'OTAN aux opérations en Afghanistan, il fait largement appel à différents types de matériel de guerre, dont l'aviation.
Sabre Strike 2011 est le plus grand exercice militaire organisé en Lettonie depuis l'adhésion du pays à l'Alliance atlantique en 2004. Il se déroule en présence d'observateurs internationaux russes, biélorusses, estoniens, lituaniens et suédois.
Les opérations en Afghanistan réunissent un contingent ‘antiterroriste multinational’(…)  placé sous le commandement américain et
la Force internationale d'assistance et de sécurité (ISAF) commandée par l'OTAN.
La guerre contre le peuple Afghan a déjà fait officiellement quatre morts parmi les militaires lettons.

RIA Novosti

18 octobre

http://fr.rian.ru/defense/20101018/187656047.html



b) Les USA

Obama

Partie d’échecs nucléaire : l'Iran au trait - quel coup va-t-il jouer ?
L’un des objectifs principaux du président Obama dans le domaine nucléaire en 2010 est de rassembler la communauté internationale pour répondre fermement, d’une même voix, aux violations du Traité sur la non-prolifération commises par l’Iran

Mais il ne sera pas aisé d’arrêter ce programme iranien.

"Il sera difficile d'empêcher l’Iran de poursuivre sa quête de l'arme nucléaire. Nous avons déjà vu ce que se sont efforcés de faire cinq présidents –les deux Bush, Reagan, Clinton et Obama."

"À court terme, vont-ils pouvoir, en recourant à des tactiques astucieuses, poursuivre impunément leurs activités d’enrichissement de l’uranium ? Oui."

"Vous planifiez une stratégie à long terme, mais à court terme les choses vont assez vite, et dans une fâcheuse direction."

Son approche [d'Obama] est la suivante : s’il tend la main à l’Iran et que Téhéran refuse, il sera en meilleure position pour amener la communauté internationale à soutenir les efforts des États-Unis en vue d’exercer des pressions sérieuses sur l’Iran.

Les sanctions ne sont pas un moyen direct d’arrêter un programme de fabrication de la bombe. Elles ne sont pas un bon moyen de convaincre Ahmadinejad de changer d’avis.

Les États rationnels, même ceux que nous n’aimons vraiment pas, hésiteraient beaucoup à utiliser les armes nucléaires ... [sous-entendu, bien sûr, l'Iran n'est pas rationnel ...]

16/05/2010

http://www.nato.int/docu/review/2010/Nuclear_Proliferation/Iran_nuclear_chess/FR/index.htm


Dans les coulisses 

Vers un revirement étatsunien dans le Caucase ?

M. Kouchner vient de le déclarer : les missiles S-300 russes déployés en Abkhazie (que Ria Novosti situe à tort dans le Caucase du Nord) ne déséquilibrent pas la région et ne présentent de menace pour personne, puisqu'il s'agit d'un dispositif défensif. Faut-il voir là une opération de charme des alliés de Washington à destination du gouvernement de Soukhoumi, à l'heure où l'expert ancien collaborateur de la CIA Paul Goble, conseille aux USA et à la Géorgie de reconnaître l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud pour déstabiliser le Nord du Caucase (russe) où les violences se poursuivent ?

Les Etats-Unis sont enclins aux revirements d'alliances en ce moment : à la recherche d'une alliance stratégique avec le gouvernement communiste du Vietnam (où ils ont tué deux millions de personnes) dans leur stratégie d'encerclement de la Chine, les responsables de l'administration Obama sont prêts à vouer aux gémonies leur allié serbe Tadic, qu'ils avaient soutenu pendant des années à Belgrade, depuis que celui-ci déploie une diplomatie un peu trop efficace contre la reconnaissance du Kosovo.

Les mêmes revirements seraient-ils envisageables dans le Caucase.

En mai 2010 le président Obama avait estimé que la situation de la Géorgie (qui voudrait récupérer ses deux républiques sécessionnistes) n'était plus un obstacle à la signature d'un traité nucléaire avec la Russie. Selon Simon Shuster il y aurait un véritable lâchage de la Géorgie par Washington qui n'a pas apprécié l'émission télévisée du 13 mars au cours de laquelle une fausse information sur une invasion russe a provoqué la panique dans le pays.

Le président russe Dimitri Medvedev quant à lui,est identifié depuis longtemps comme plus favorable aux Etats-Unis que son premier ministre Vladimir Poutine, ce qui s'est traduit par un rapprochement russo-américain sur le dossier du nucléaire iranien et la signature d'un accord de défense entre la Russie et Israël aujourd'hui 7 septembre.

La possibilité d'un évolution des alliances autour du Caucase reste cependant limitée la place capitale de la Géorgie dans les divers dispositifs stratégiques occidentaux, notamment pour mener la guerre en Afghanistan et pour une éventuelle attaque contre l'Iran.

F. Delorca

http://atlasalternatif.over-blog.com/

Lundi 27 septembre 2010 1 27 /09 /



1 Les parties prenantes

c) L’Otan dans le monde

UE

L’UE veut se rapprocher de l’OTAN

"Les dirigeants européens vont demander des liens plus étroits avec l’OTAN", révèle l’Irish Times. Un document préparatoire au Conseil européen du 16 septembre "présente les relations avec l’OTAN comme une manière d’exploiter davantage les liens de l’Europe avec Washington", en particulier dans les domaines économique et stratégique, explique le quotidien de Dublin. C’est la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, qui sera chargée de mettre en oeuvre la recommandation des 27 Etats membres. Un sujet sensible pour l’Irlande, qui a réaffirmé sa neutralité lors du second référendum sur le traité de Lisbonne.

The Irish Times,

13 septembre 2010

http://www.presseurop.eu/fr/content/news-brief-cover/337191-l-ue-veut-se-rapprocher-de-l-otan

 

L'OTAN discute d'une nouvelle stratégie.

Les membres de l'OTAN se sont entendus jeudi, lors d'une réunion à Bruxelles, sur un projet de nouvelle stratégie militaire. Celui-ci jette aussi les bases d'un futur bouclier antimissile européen. Cette nouvelle stratégie est nécessaire mais elle génère de nouveaux conflits au sein de l'alliance de défense, estiment les commentateurs.

La rigueur génère des divergences

La nouvelle stratégie de l'OTAN se base sur un large programme de coupes budgétaires et génère ainsi des divergences entre l'Europe et les Etats-Unis, estime le quotidien libéral Der Standard : "Onze ans après l'adoption de la stratégie de sécurité, l'OTAN s'attèle à revoir fondamentalement ces concepts. … Une fois encore, elle le fait moins à partir d'une position de force que sous la contrainte. … Les gouvernements sont soumis au poids considérable de la rigueur.

Londres et Berlin vont à eux seuls réaliser des coupes de plusieurs milliards dans le domaine militaire. Un approvisionnement commun, des troupes partagées devraient faciliter ce processus.

Les Etats-Unis mettent en garde contre des coupes trop importantes et font pression pour la mise en œuvre commune d'un bouclier antimissile pour toute l'Europe, afin de prévenir de possibles attaques de l'Iran.

Les Américains demandent également aux Européens d'être plus ambitieux dans la lutte contre le terrorisme. De nombreux Européens ont du mal sur ce point. On dissimulera les différences par de jolis compromis. Les Etats-Unis continueront si nécessaire à agir seuls dans ce domaine." (15.10.2010)

» article intégral (lien externe, allemand)

15.10.2010.

Tous les textes disponibles de » Thomas Mayer

Der Standard - Autriche

Frankfurter Rundschau - Allemagne


1 Les parties prenantes

d) Le reste du monde

France

La France favorable au projet américain de bouclier antimissile

La France est "franchement pour"(…)  le projet de bouclier antimissile en Europe proposé par les Etats-Unis et elle est prête à y apporter sa "contribution financière" ou "en nature", a déclaré vendredi la présidence française.

Paris "conçoit le bouclier comme un complément utile à la force de dissuasion (nucléaire, NDLR) qui demeure, elle, irremplaçable", a souligné l'Elysée. "Le déploiement d'un bouclier antimissile peut venir compléter, mais seulement compléter la dissuasion en ajoutant en quelque sorte une protection supplémentaire."

La France est prête à contribuer au projet américain -qui serait mis en œuvre par l'OTAN- "qu'il s'agisse d'une contribution financière ou en nature", avec ses capacités technologiques, a expliqué la présidence.

A l'issue d'un entretien avec Nicolas Sarkozy à l'Elysée, le secrétaire général de l'OTAN Anders Fogh Rasmussen s'est dit "d'accord" avec le président français sur le fait que le dispositif constitue "un complément à la dissuasion, pas un substitut".

"Je suis optimiste en ce qui concerne le sommet de Lisbonne, je pense que nous allons prendre la décision de développer une défense antimissile", a-t-il déclaré.

MM. Sarkozy et Rasmussen "ont estimé qu'aussi longtemps qu'il existera des armes nucléaires, l'Alliance atlantique restera une alliance nucléaire", souligne le communiqué de l'Elysée, qui précise que le président français "a confirmé que les forces nucléaires françaises, indépendantes et qui ont leur rôle de dissuasion propre, continueront de contribuer à la dissuasion globale et à la sécurité des alliés".

Pour ce qui est du bouclier antimissile, "une décision pourrait être prise à Lisbonne, sur la base d'un projet réaliste, adapté à l'évolution de la menace balistique que font peser certains programmes au Moyen-Orient et accompagné d'un dialogue avec la Russie en vue d'une coopération. La France pourra y contribuer", indique le communiqué.

AP


Russie

OTAN en Arctique = Moscou préoccupé.
Moscou suit avec inquiétude les activités de l'OTAN en Arctique et préconise une coopération non militaire dans cette région, a déclaré mercredi à Mourmansk le président russe Dmitri Medvedev lors d'une conférence de presse conjointe avec le premier ministre norvégien Jens Stoltenberg.

"La Fédération de Russie suit avec préoccupation les activités de l'OTAN en Arctique qui représente une zone de la coopération économique. La présence d'un facteur militaire soulève toujours des questions supplémentaires", a indiqué le président Medvedev à l'issue de la cérémonie de signature d'un accord russo-norvégien sur la délimitation de la ligne frontalière en mer de Barents et dans l'océan Glacial Arctique.

"Nous pouvons nous passer de l'OTAN en Arctique, parce qu'elle recèle des richesses communes qui n'ont rien à voir avec les missions militaires. Il suffit d'y utiliser les mécanismes économiques définis par les documents internationaux que nous signons", a indiqué le chef de l'Etat russe.

"L'escalade de la présence de l'Alliance dans la région arctique" ne favorise pas le développement de la coopération. "Nous souhaitons que la zone de la coopération arctique soit pacifique et que nous nous mettions d'accord (avec l'Alliance) tout comme nous l'avons fait avec nos amis norvégiens", a conclu le président.

15 septembre –

RIA Novosti

 

Poutine: mon intervention à la Conférence de Munich reste d'actualité

Alors que l'Occident s'ingénie à tromper la Russie, le premier-ministre russe Vladimir Poutine a réaffirmé, dans un entretien accordé lundi au quotidien Kommersant, l'actualité de son intervention du 10 février 2007 à la Conférence de Munich sur la politique de sécurité.

"J'estime que mon intervention a été utile. Car ce que je disais était et reste absolument vrai. On nous a annoncé une chose et on à fait le contraire. On nous a simplement trompés, au sens propre du terme. Au moment où la Russie retirait ses troupes d'Europe de l'Est, le secrétaire général de l'OTAN nous a déclaré que l'URSS pouvait être sûre que la zone d'influence de l'OTAN ne dépasserait jamais les frontières existantes. A quoi assistons-nous actuellement? Je vois qu'on nous a carrément trompés, de la façon la plus primitive. A propos, force est de constater que dans la grande politique la duperie est monnaie courante, et nous sommes obligés d'en tenir compte", a déploré le premier ministre russe.

Et d'ajouter qu'"il avait très envie de croire" au redémarrage des relations russo-américaines. "J'ai très envie que la relance devienne réalité. Et puis, je m'aperçois que l'administration américaine fait preuve d'une très nette volonté d'améliorer les relations avec la Russie. Malheureusement, il y a aussi autre chose. Par exemple, la Géorgie est en train est en train d'être réarmée. Dans quel but?", s'est interrogé M.Poutine.

Selon le premier ministre, il existe aussi d'autres problèmes dans les relations entre la Russie et les Etats-Unis.

"Nous avons plusieurs fois évoqué notre position concernant le déploiement du bouclier anti-missile en Europe. Il semble que nous avions convenu qu'il n'y aurait pas de missiles en Pologne et que l'installation de radars en Tchéquie était suspendue. Formidable! Mais pratiquement immédiatement après, on nous a annoncé l'intention de déployer le bouclier dans d'autres pays européens. Alors, je vous le demande, ce fameux redémarrage, en quoi consiste-t-il?" a conclu M.Poutine.

MOSCOU, 30 août - RIA Novosti


n° 76- Journal des Guerres de l'Otan - 26-10 -: Fin - : L’OTAN à la dérive et l’Europe à contretemps.

n° 76- Journal des Guerres de l'Otan - 26-10 -:  Fin  - : L’OTAN à la dérive et l’Europe à contretemps.




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Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

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  Journal des Guerres de l'Otan.  n° 76- 26-10

C.De Broeder & M.Lemaire



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