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25/09/2010

n° 453 - Journal de la Lutte pour la libération du territoire Afghan - 31-08 au 23-09 : -Début :- : L’IISS conteste les justifications de la guerre en Afghanistan.

n° 453 - Journal de la Lutte pour la libération du territoire Afghan  - 31-08 au 23-09  : -Début :- : L’IISS conteste les justifications de la guerre en Afghanistan.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de la Lutte pour la libération du territoire Afghan 

n° 453 - du 31-08 au 23-09                                          C.De Broeder & M.Lemaire



Sommaire.

Tiré à part :

1 Lutte pour la libération du territoire

Détails.

L'Afghanistan en chiffre. 

Suite 1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1   Dmitri Kossyrev : La CIA, l’Afghanistan et la “ propagande mal fondée “.

1-2   Vidéo : Le N° 2 d'Al Qaïda est-il un agent du Mossad ?

2 Les Brèves

2-1 Des soldats sont accusés d'avoir tué des civils afghans

2 versions…

1- Accusations contre des soldats américains.

2- Cinq soldats américains inculpés pour le meurtre de civils afghans.

2-2 Trois soldats français blessés par des tirs amis.

2-3 Les F-16 belges ont bombardé...

2-4 Des soldats britanniques soupçonnés de trafic d'héroïne afghane.

2-5 Le pays prépare les prochaines législatives : Insécurité chronique.

2-6 "Nombreuses irrégularités".

2-7 Les Occidentaux ont besoin de ces élections.

2-8 Les Occidentaux doivent adopter une nouvelle stratégie en Afghanistan.

Fin

3 Dossiers

3-1 Jean-Marc Trappler : L’Afghanistan ne doit plus être l’affaire exclusive de l’Occident et de l’OTAN...

3-2 James Cogan : Des preuves que les dirigeants afghans sont à la solde de la CIA.

3-3 Mohammed Larbi : Quelle stratégie pour l’Afghanistan ?

3-4 Eric Margolis : L’IISS conteste les justifications de la guerre en Afghanistan.

3-5 USA: des médecins ont pratiqué des « expérimentations humaines » pour la CIA.

4 Guantanamo : Les dossiers

4-1 Une peine réduite pour Khadr ?

4-2 Vincent Larouche : Détenu à Guantanamo, Djamel Ameziane veut éviter la torture.

 


L'Afghanistan en chiffre du 31-08 au 23/09/10

 

 

 

tués

blessés

 

 

 

Usboys / Autres boys

 45

 10 + xx...

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs

 21

 6

 

 

 

Peuple Afghan

 48

 7 + x

 




1 Lutte pour la libération du territoire &  la victoire de la résistance Afghane

Pertes déclarée des occupants.

US & Isaf

31-08

Lundi, huit soldats de l'Isaf, dont sept américains, ont déjà été tués par des mines artisanales.

Par ailleurs, un soldat estonien de l'Otan a été tué par une explosion,, a annoncé mardi le ministère de la Défense à Tallinn.
Le soldat Herdis Sikka, âgé de 20 ans, a succombé des suites de ses blessures provoquées par l'explosion d'un engin artisanal lors d'une attaque des talibans lundi contre son unité près de Nad-e-Ali (province du Helmand, sud.
L'Estonie, pays balte de 1,3 million d'habitants, a une armée forte de 5.600 militaires. Membre de l'Otan depuis 2004, elle a rejoint les opérations en Afghanistan en 2003.
Le contingent estonien, sous commandement britannique, compte 160 soldats au sein de l'Isaf.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=152331&language=fr

31/08/

Quatre soldats américains ont péri mardi dans l'explosion d'une bombe artisanale en Afghanistan, (ce qui porte à 21 le nombre de militaires américains tués en cinq jours), a annoncé l'Otan.
Les quatre hommes ont été tués dans l'est de l'Afghanistan, a précisé à l'AFP un porte-parole de la force internationale de l'Otan (Isaf).

En cinq jours, le bilan total est pour l'heure de 22 soldats de l'Otan tués, dont 21 américains.
http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=152331&language=fr

 

2/9

Deux soldats américains ont été tués dans des combats en Afghanistan,

L'Alliance atlantique a précisé qu'un soldat a été tué dans l'est du pays et l'autre dans le sud, sans donner plus de détails.

AP

03-09

Trois soldats français blessés le 23 août en Afghanistan dans la province de Kapisa, au nord-est de Kaboul, ont été victimes de tirs fratricides, annonce mercredi le ministère de la Défense. "(L') enquête conclut que les trois militaires blessés au début de l'opération l'ont été par des tirs d'unités françaises", peut-on lire dans un communiqué. "Le tir fratricide est un risque connu des forces armées en opérations."

Le ministère de la Défense explique cette erreur par des "conditions d'engagement difficiles". 

http://fr.news.yahoo.com/4/20100901/tts-france-afghanistan-tirs-ca02f96_1.html

3/9

 

Un porte-parole de l'état-major avait souligné fin août que deux autres soldats français du 21e régiment d'infanterie de marine tués le même jour dans le même secteur du nord-est de Kaboul avaient été victimes d'un accrochage avec la résistance.

http://fr.news.yahoo.com/4/20100901/tts-france-afghanistan-tirs-ca02f96_1.html

3/9

http://fr.news.yahoo.com/4/20100901/tts-france-afghanistan-tirs-ca02f96_1.html

03-09.

Un soldat américain a été tué dans le sud de l'Afghanistan, dans l'explosion d'une mine, a indiqué dimanche l'Otan.

L'explosion s'est produite vendredi, a indiqué un porte-parole de la force internationale de l'Otan (Isaf).

http://www.lemonde.fr/

04/09

Un soldat américain a été tué dans le sud de l'Afghanistan lors d'une attaque de résistants, a annoncé l'Otan. L'incident s'est produit hier, a précisé la force de l'Otan en Afghanistan (Isaf) dans un communiqué.

Afp
05 Septembre

Le ministère de la Défense de Géorgie a annoncé dimanche la mort d'un officier géorgien en Afghanistan. "Le ministère de la Défense fait part de son immense tristesse après la mort du lieutenant Moukhran Choukvani,. "Son compagnon d'armes, le caporal Alexander Gotolendia, a été sérieusement blessé par une grenade artisanale au cours de la même opération", a-t-il précisé.

http://www.europe1.fr/International/Afghanistan-Un-soldat-georgien-tue-263914/

07/09

Un soldat américain a été tué au combat quelque part dans le sud, a annoncé la force internationale de l'Otan (Isaf) dans un communiqué, sans plus de précision. Malgré de récents renforts qui ont porté leurs effectifs à quelque 150.000 hommes --américains pour plus des deux tiers--, les forces internationales essuient des pertes de plus en plus lourdes face à une insurrection qui gagne considérablement en intensité depuis trois ans.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/09/07/97001-201009...
07-09

Le ministère hongrois de la Défense a annoncé mardi qu'un soldat avait succombé à ses blessures contractées lors de l'attaque de son convoi militaire le mois dernier dans le nord de l'Afghanistan.

Une femme soldate de 32 ans, également hongroise, avait été tuée dans l'embuscade à une vingtaine de km au nord-ouest de Pul-e-Khumri. Deux autres avaient été moins grièvement blessés.

AP

08-09

Pour la seule journée de mardi, six militaires américains ont été tués. La mort du sixième dans le Sud, a été annoncée mercredi matin dans un communiqué de la force internationale de l'OTAN (ISAF). En cinq jours, 23 soldats américains sont morts en Afghanistan.

AFP

11-09

Un soldat étranger a été tué hier dans l’explosion d’une mine artisanale, portant à 504 le nombre de morts au sein des forces internationales cette année.

http://www.lequotidien.re/actualites/france-monde/136915-...

12/9

Un soldat britannique est mort vendredi des suites de ses blessures reçues en Afghanistan, dans un hôpital de Birmingham, a annoncé le ministère de la Défense samedi. Le soldat du 2ème bataillon du régiment d'infanterie du duc de Lancaster, qui fait partie de la force de l'Otan basée à Nahr-e Saraj, dans la province méridionale du Helmand, participait à une mission au sud de Nahr-e Saraj le 23 août quand il avait été blessé par des tirs.

http://lci.tf1.fr/filnews/monde/afghanistan-un-soldat-britannique-tue-6064860.html

17/09

Un soldat des forces internationales a été tué lors d'une attaque dans le sud de l'Afghanistan.

http://www.lefigaro.fr/flash

17/09

Un soldat italien est décédé des suites de blessures subies en opération dans la zone de Herat.

Pris dans une fusillade, il avait été blessé ainsi qu'un autre soldat italien.

http://www.lefigaro.fr/

18-09

Cinq soldats des forces internationales sont morts samedi en Afghanistan dans l'explosion d'une mine artisanale, l'arme de prédilection des résistants.

http://lci.tf1.fr/filnews/monde/afghanistan-5-soldats-de-l-otan-tues-6071430.html

 21-10

9 soldats de la force internationale sont morts mardi dans l'accident d'un hélicoptère dans la province de Zaboul, un des fiefs de l'insurrection dans le sud de l'Afghanistan, a annoncé l'OTAN.

Un "nombre important" d'Américains figurent parmi les victimes, selon un haut responsable militaire américain à Washington qui n'a pas fourni de plus amples précisions. Les causes de l'accident, dans la région montagneuse de Zaboul, n'ont pas déterminées.

Les résistants ont affirmé avoir abattu l'hélicoptère

 AP

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20100921.F...

22/09

Un soldat tué

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/09/22/97001-20100922FILWWW00343-afghanistan-un-soldat-tue-le-531e.php

23-10

L'explosion d'une bombe en Afghanistan a tué un soldat danois et en blessé grièvement un autre mercredi matin dans la province de Helmand (sud), a annoncé l'armée danoise.

Les deux militaires patrouillaient à pied lorsque l'engin a explosé.

Plus de 700 soldats danois participent à la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF), sous commandement de l'OTAN, en Afghanistan. La plupart sont basés dans la province de Helmand.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20100922.FAP8435/un-soldat-danois-tue-par-une-bombe-en-afghanistan.html


Pertes des forces collaboratrice locales   - Province non précisée

18/09

Sept membres des forces de sécurité afghanes ont péri dans une attaque.

Cinq autres ont été blessées dans l'attaque.

http://www.lexpress.fr/


Pertes des Résistants        - Province non précisée

02-09

L’OTAN a annoncé jeudi avoir abattu le responsable d'un groupe de résistants qui organisaient des attentats et des actions contre les étrangers. (…)

L’OTAN a expliqué avoir reçu une information ayant permis d'éliminer un chef dans la province de Paktika, dans l'est du pays, à la frontière avec le Pakistan.

Après une frappe aérienne, des soldats au sol se sont rendus sur place, et ont découvert des armes et du matériel pour confectionner des bombes.

AP

03.09.

Des militaires belges présents au nord de l'Afghanistan ont été confrontés à un incident armé avec des résistants mardi, sans blessés dans leurs rangs, a indiqué vendredi la Défense.

Ces Belges circulaient dans une colonne de militaires allemands, au nord-ouest de Kunduz.

http://www.rtbf.be/info/belgique/defense/des-militaires-belges-pris-sous-le-feu-en-afghanistan-251027


Détails

Province de Baghlan (nord)

07/09

Les résistants ont tué la nuit dernière le gouverneur d'un district du nord de l'Afghanistan ainsi que son chauffeur dans une embuscade, alors qu'il traversait la zone de Baghlan-i-Markazi, a déclaré Sayed Zamanudin, le chef-adjoint de la police de Baghlan, accusant "les talibans".

http://www.lefigaro.fr/flash


Province de Khost (sud-est)

07-09

L’Otan a révisé à la hausse dimanche son bilan de l’attaque contre deux bases des forces internationales en Afghanistan qui a eu lieu samedi, avançant désormais le chiffre de plus de 30 morts dans les rangs de la résistance. Les deux attaques se sont produites dans la province de Khost, près de la frontière orientale avec le Pakistan.

7 septembre

Abir Taleb


Province de Koundouz.

04-09

Une attaque à la bombe a couté la vie samedi à quatre policiers et trois civils(collaborateurs?) dans le nord de l'Afghanistan, a annoncé le gouverneur de la province de Kunduz.

On ignore quelle était la cible, a-t-il poursuivi, faisant état de plusieurs blessés.

Kunduz, la capitale de la province, est un lieu stratégique pour les transports, crucial pour le ravitaillement des forces de la coalition internationale. Les résistants attaquent régulièrement la route principale et multiplient les opérations contre les forces de police et les civils dans la région.

http://www.lexpress.fr/  & http://www.lefigaro.fr


Province de Logar,(sud de Kaboul.)

21.09

Un drone s'est écrasé lundi matin dans la province de Logar, située à 60 km au sud de Kaboul, la capitale afghane, a annoncé lundi le porte-parole de l'administration provinciale, Deen Mohammad Dervish.
"L'avion sans pilote s'est écrasé dans le district de Mohammad Agha aujourd'hui à l'aube", a confié à Xinhua Deen Mohammad Dervish.
Le porte-parole n'a pas révélé davantage de détails sur l'incident.
Les forces internationales d'assistance à la sécurité (ISAF), qui utilisent souvent les drones pour effectuer des missions de reconnaissance, n'ont jusqu'ici délivré aucun commentaire.

Source: xinhua

http://french.peopledaily.com.cn/International/7147271.html


Province de Nangarhar(orientale)

18-09

Deux personnes ont été tuées une troisième a été blessée par une roquette tirée sur une maison dans la province de Nangarhar, dans l'est de l'Afghanistan, alors que les Afghans votent pour élire leurs députés.

18 septembre

http://www.romandie.com/


Province d'Oruzgan (sud de l'Afghanistan)

13-09

Quatorze résistants ont été tués par des frappes aériennes de l'OTAN dans le centre de l'Afghanistan, a annoncé lundi l'Alliance atlantique.

La patrouille traversait une rivière dans la province d'Uruzgan lorsqu'elle a été attaquée.

Selon l'OTAN, les troupes ont requis un soutien aérien après avoir conclu qu'il n'y avait aucun risque de causer des victimes civiles.

http://tempsreel.nouvelobs.com/


Province de Paktikâ (est)

19-09

Attaque de l'armée gouvernementale afghane menée samedi,

Le porte-parole des résistants Zabihullah Mujahid a confirmé cette opération de l'armée gouvernementale, et a déclaré que quatre résistantsavaient été tués dans les attaques aériennes.

 http://www.aufaitmaroc.com/


Province de Parwan

22-09

Six ouvriers d'une compagnie de construction routière locale ont été tués mardi lorsqu'une bombe posée en bordure de route a explosé au passage du véhicule qui les transportait, dans la province de Parwan, située à quelque 60 km au nord de Kaboul, la capitale afghane, a rapporté une chaîne de télévision locale.

Source: xinhua

http://french.peopledaily.com.cn/International/7147932.html



4-1 L'Afghanistan en chiffre 

             Guerre appelée "Enduring Freedom déclenchée en octobre 2001 devenue en mai 2007 : "Force combinée 82 "


Civils tués                                                               15.974 (Voir Dufour-n°196)

Civils blessés                                                     : ? +  3065 (chiffres trop bas) 


Résistants  tués :                                               : ?  +  5183

Résistant blessés                                               : ?  +  1.856 (chiffres trop bas)

Résistances arrêtés :                                               23.000 prisonniers


Militaires occupants et milice privés occupante tués  :  2581

Militaires et milice privés occupante blessés           : ? + 4.023


Suicides                                                                : 1421 + ?   (voir article)

300.000  souffrent de troubles psychologiques ou de dépression majeure (Afghanistan & Irak) 


 CIA tués :                                                         :       11


Soldats /policiers gouvernementaux tués             : ? + 5.772

Soldats gouvernementaux blessés                     : ?  + 6068 (chiffre trop bas)


Collabo   tués                                                      :  1.848

Collabo   blessés                                               :?   317 (chiffre bien  trop bas)

Collaborateurs disparus                                       : ?  +25 


Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & Bassirat.net.

22-09

 531est officielement le nombre de militaires tués depuis le début de l'année dans le cadre des opérations militaires en Afghanistan
En neuf mois à peine, 2010 est déjà l'année la plus meurtrière pour les forces internationales depuis 2001
En moyenne, deux soldats meurent chaque jour en Afghanistan.
L'année 2009, avec 521 morts, avait déjà été, de très loin, l'année la plus sanglante pour les troupes internationales,

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/09/22/97001-20100922FILWWW00343-afghanistan-un-soldat-tue-le-531e.php

 


                                      The War in Afghanistan Costs

 

relèvé le 23-09 à 13-15


Cost of U.S. War and Occupation of Afghanistan

                                                          

                                                                      

                                                $335,626,202,839

 

 

23.09 http://www.costofwar.com/

http://www.nationalpriorities.org/costofwar_home
For more details, click here.



n° 453 - Journal de la Lutte pour la libération du territoire Afghan - 31-08 au 23-09 : -Suite :- : L’IISS conteste les justifications de la guerre en Afghanistan.

n° 453 - Journal de la Lutte pour la libération du territoire Afghan  - 31-08 au 23-09  : -Suite  :- : L’IISS conteste les justifications de la guerre en Afghanistan.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de la Lutte pour la libération du territoire Afghan 

n° 453 - du 31-08 au 23-09                                          C.De Broeder & M.Lemaire



Sommaire.

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1   Dmitri Kossyrev : La CIA, l’Afghanistan et la “ propagande mal fondée “.

1-2   Vidéo : Le N° 2 d'Al Qaïda est-il un agent du Mossad ?

2 Les Brèves

2-1 Des soldats sont accusés d'avoir tué des civils afghans

2 versions…

1- Accusations contre des soldats américains.

2- Cinq soldats américains inculpés pour le meurtre de civils afghans.

2-2 Trois soldats français blessés par des tirs amis.

2-3 Les F-16 belges ont bombardé...

2-4 Des soldats britanniques soupçonnés de trafic d'héroïne afghane.

2-5 Le pays prépare les prochaines législatives : Insécurité chronique.

2-6 "Nombreuses irrégularités".

2-7 Les Occidentaux ont besoin de ces élections.

2-8 Les Occidentaux doivent adopter une nouvelle stratégie en Afghanistan.



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

1-1 Dmitri Kossyrev : La CIA, l’Afghanistan et la “ propagande mal fondée “.

Ce qu’il y a de plus intéressant dans l’histoire impliquant les espions de la CIA au sein du gouvernement afghan c’est la façon brusque et complète dont cette histoire a disparu des médias.

Un petit plop et puis plus rien.

Alors que dans une situation plus normale elle aurait dû provoquer un esclandre monumental dont les retentissements se seraient traduits par un mois de débats au sein de l’administration américaine et sur l’échiquier international.
Bien sûr, l’Afghanistan n’est pas actuellement dans la ligne de mire de l’administration des Etats-Unis.

Le week-end dernier, dans le centre-ville de Washigton, les conservateurs américains ont organisé une manifestation sans précédent dirigée contre Barack Obama.

Le président américain, quant à lui, a passé ces derniers jours à préparer un discours tonitruant évoquant les principes de la politique étrangère des Etats-Unis et concernant la fin de l’occupation américaine de l’Irak. Et ainsi de suite.

Tout cela est largement suffisant pour étouffer gentiment l’histoire impliquant la CIA.
Or, cette histoire a débuté à la fin de la semaine dernière par l’accusation… non, par une simple mention faite dans The New York Times et stipulant que Mohammed Zia Salehi, chef de l'administration du Conseil national de sécurité afghan, avait été à la solde de la CIA pendant de longues années.

En d’autres termes, il aurait été un espion d’un service de renseignement étranger.

Ensuite, comme on pouvait s’y attendre, les médias américains ont publié une multitude de faits similaires faisant comprendre que le cas Salehi était loin d’être exceptionnel.
Un document tout à fait surprenant est finalement parvenu de Kaboul à la fin de la semaine dernière dont le style faisait songer à celui des documents soviétiques de la période brejnevienne.

Le document se résume comme ceci : aucun – strictement aucun – membre du gouvernement afghan n’est à la solde de la CIA. Par ailleurs, “ le gouvernement afghan estime que cette propagande mal fondée ne sert pas à renforcer l’Alliance antiterroriste “ et il “ condamne résolument ce genre d’accusations mensongères entachant la réputation des fonctionnaires de l’Etat afghan “.

Telle est la formulation émise par le service de presse présidentiel. Plusieurs collaborateurs très importants du président Hamid Karzai se sont également prononcés dans le même sens.
L’histoire en question a deux aspects. Le premier a trait à la politique intérieure de l’Afghanistan, le second a une valeur plus générale.
Quant à la situation interne en Afghanistan, Mohammed Zia Salehi a été arrêté le mois dernier par l’équipe mixte d’enquêteurs américano-britannique qui l’ont accusé de corruption.

Or, le président Karzai est intervenu et Salehi a été relâché. C’est à ce moment-là que l’information sur son implication avec la CIA a bizarrement fait surface.
A première vue, il n’y a pas de quoi faire un scandale.

Rappelons que depuis l’hiver 2001-2002 les Etats-Unis et leurs alliés font la guerre en Afghanistan.

Le gouvernement du président Hamid Karzai a été créé par les Américains et cela aurait été très bizarre que les membres du gouvernement afghan n’aient pas de rapport avec la CIA et les autres services spéciaux des Etats-Unis.

Ce sont, de fait, des autorités d’occupation américano-afghane. C’est ainsi qu’elles sont perçues dans le monde entier et par les Afghans également. Et comme les objectifs globaux de la guerre, à savoir la répression de l’extrémisme et du terrorisme, sont partagés par de nombreux pays, y compris la Russie, cela ne représente donc aucun problème.
Ces considérations ont été évoquées dans les médias américains par des personnes compétentes affirmant que la CIA avait travaillé en Afghanistan pendant des décennies et qu’elle avait des dizaines d’agents au sein de l’administration afghane. Pourtant ces évocations ont subitement cessé.
Or, le vrai problème est que le gouvernement afghan n’a pas du tout envie d’avoir cette image-là.

Et il œuvre obstinément pour se débarrasser de cette réputation et pour tourner la page et commencer une vie nouvelle, quoique avec les mêmes effectifs.

Voilà ce qui explique la diatribe du service de presse du président afghan. En plus, Mohammad Omar Daudzai, le directeur de cabinet du président afghan, invisible mais très influent, a accordé une interview pour déclarer que les Afghans devaient croire qu’ils vivent dans un Etat souverain où les décisions finales sont prises par le président Hamid Karzai. D’ailleurs, depuis plus d’un an, ce dernier tente de trouver de nouveaux amis dans le monde, en Chine et ailleurs, en dépit de la présence militaire des Etats-Unis.
C’est là précisément que surgit un autre aspect de cette histoire cocasse et qui déborde du cadre strictement afghan.

Le fait est que la mention des rapports des fonctionnaires d’Etat avec les services secrets d’un autre pays, même amical et allié dans une guerre, provoque une réaction absolument violente des autorités de l’Etat concerné. C’est que la population n’apprécierait pas cela. Souvenons-nous à ce propos des années 1990 lorsque les idées s’étaient mises à circuler dans le monde affirmant que le terme de souveraineté avait changé de signification, que le monde était devenu global et que la législation d’un Etat (des Etats-Unis, bien sûr, et de l’Union Européenne, à l’extrême rigueur) pouvait être applicable à l’étranger. Mais si le monde change à ce point, pourquoi devrait-on récuser des ministres travaillant pour la CIA ?

Ou est le mal s’ils ont une autre nationalité (celle des Etats-Unis, bien évidemment) ?
Des cas semblables, ceux de la double nationalité, avaient lieu en Russie dans les années 1990 et personne ne les a appréciés.

Ensuite, dans les années 2000 une autre bonne tradition a apparu qui voulait que les présidents de certains pays, notamment de l’Ukraine et de la Géorgie, aient des épouses étrangères.

Est également digne de mention l’histoire arrivée à la ministre géorgienne de l’Economie, Veronika Kobalia âgée de 28 ans, qui s’est produite sur la scène d’une boîte de strip-tease. Elle n’a pourtant rien fait de répréhensible sur cette scène, c’est une autre question qui paraît plus intéressante et qui est de savoir comment une géorgienne d’origine canadienne avait accédé au poste de ministre.
Il semblerait que toute idée nouvelle n’est pas nécessairement bonne et que le moment est venu de se montrer plus respectueux des notions traditionnelles du pouvoir, de la nationalité et des intérêts nationaux.

Dmitri Kossyrev

Jeudi 2 Septembre 2010

http://fr.rian.ru/


1-2 Vidéo : Le N° 2 d'Al Qaïda est-il un agent du Mossad ?

Pour lire la suite cliquez ici



2 Les Brèves

2-1 Des soldats sont accusés d'avoir tué des civils afghans

2 versions…

1- Accusations contre des soldats américains.

Des soldats sont accusés d'avoir tué des civils afghans et d'avoir ensuite comploté pour couvrir leurs agissements. Ils auraient aussi conservé des restes humains en guise de trophées.

Le Pentagone se dit préoccupé par les répercussions de cette affaire sur l'image de l'armée américaine.

Des civils afghans tués sciemment, des dépouilles conservées au titre de trophées de guerre : des soupçons terribles pèsent sur douze soldats américains servant en Afghanistan.

Le Pentagone, en révélant ces accusations, a aussitôt déploré l'impact de ces allégations sur l'image des forces américaines dans le monde. http://lci.tf1.fr/monde/amerique/2010-09/autodafe-du-coran-terry-jones-fait-planer-le-suspense-6063746.html

Une Bible dans une main, un P38 à la ceinture, le pasteur extrémiste de Floride donne des sueurs froides au gouvernement américain. Après avoir paru renoncer à son projet de brûler des exemplaires du Coran, il réitère ses menaces.

 http://lci.tf1.fr/monde/amerique/2010-09/obama-entre-extremistes-chretiens-et-marasme-economique-6063752.html

 

Les accusés, des soldats d'infanterie appartenant à la 5e brigade Stryker basée dans l'Etat de Washington, ont été envoyés dans la province de Kandahar l'année dernière.

Les faits macabres qui leur sont reprochés se sont déroulés entre janvier et mars cette année, selon l'acte d'accusation rendu public par les procureurs militaires. Selon une porte-parole de l'armée, quatre des inculpés sont notamment soupçonnés d'avoir conservé des morceaux de cadavres. Ces faits, s'ils sont avérés, sont "une aberration", a souligné le porte-parole du Pentagone, Geoff Morrell, en s'empressant d'ajouter qu'ils n'étaient pas représentatifs de la mission et du comportement des 150.000 soldats américains actuellement déployés en Irak et en Afghanistan. Néanmoins, "même si ces allégations se révèlent au final infondées, elles ne contribueront pas à améliorer l'image de nos soldats dans le monde", a-t-il déploré.

Des civils tués à la grenade

Dans cette affaire, cinq soldats sont accusés de meurtres et sept autres d'avoir tenté de couvrir leurs agissements, selon les documents de l'Armée de terre américaine. Les victimes seraient trois Afghans tués en janvier, février et mai 2009. Les soldats auraient jeté des grenades sur les victimes et leur auraient tiré dessus. Cinq soldats sont accusés d'avoir participé à un ou plusieurs de ces meurtres, selon les documents de l'accusation. Les hommes sur lesquels pèsent les charges les plus lourdes sont : le sergent Calvin Gibbs, accusé d'avoir conservé des os et une dent provenant de cadavres ; et le soldat Michael Gagnon, accusé d'avoir conservé le crâne d'un cadavre. Les autorités accusent aussi un nommé Corey Moore d'avoir poignardé un des cadavres, et plusieurs militaires d'avoir pris des photos des corps. Plusieurs militaires sont accusés en outre d'avoir agressé un de leurs collègues pour tenter de l'intimider et de l'empêcher de rapporter leurs agissements et le fait qu'ils consommaient du haschisch.

Des responsables de l'Armée de terre américaine ont indiqué que les audiences préliminaires permettant de déterminer si un procès en cour martiale aurait lieu étaient prévues ces prochaines semaines ou, de manière moins précise, "à l'automne".

10 septembre

 

 http://lci.tf1.fr/monde/asie/2010-09/afghanistan-accusati...

 

2 Cinq soldats américains inculpés pour le meurtre de civils afghans.

Cinq soldats américains, servant dans la province de Kandahar, dans le sud de l'Afghanistan, ont été inculpés du meurtre de trois civils afghans, rapporte dimanche le  Washington Post. ("http://www.lemonde.fr/sujet/fb39/washington-post.html" )

Ces civils ont été assassinés de janvier à mai derniers. Les cinq hommes sont également accusés d'avoir mutilé des cadavres.

Les accusés, au nombre desquels un sergent-chef, démentent avoir commis quoi que ce soit de mal, et se renvoient la responsabilité des tirs fatals. Les cinq membres de la section d'infanterie accusés des meurtres avaient, selon les informations du Washington Post, commencé en décembre 2009 à parler de créer un "escadron de tueurs" et ils ont assassiné leur première victime le 25 janvier, dans le village de (…) La Mohammed Kalay.

Décrits comme d'importants consommateurs de drogue et d'alcool, les soldats n'ont pas fourni d'explication cohérente aux trois meutres. D'après les premiers éléments de l'enquête, ils auraient été motivés par le seul plaisir de tuer.

Sept autres soldats sont accusés d'avoir tenté d'entraver l'enquête sur ces meurtres, et notamment d'avoir passé à tabac un soldat qui avait tenté d'alerter sa hiérarchie, sans suites. Une enquête sur le troisième meurtre n'a finalement été ouverte par la police militaire que par coïncidence : alors qu'elle menait une enquête sur la consommation de haschich dans l'unité, elle a pu entendre le soldat qui avait tenté de sonner l'alerte.

A l'époque, les suspects étaient chargés d'assurer la sécurité d'une rencontre entre des officiers américains et des anciens de tribus afghanes. Le Pentagone, accusé de ne pas avoir réagi assez vite alors que plusieurs indices indiquaient que les soldats avaient commis des crimes, n'a pas commenté les informations du Washington Post.

19.09

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2010/09/19/cinq-s...


2-2 Trois soldats français blessés par des tirs amis.

Trois soldats français blessés le 23 août  dans la province de Kapisa, au nord-est de Kaboul, ont été victimes de tirs fratricides, annonce mercredi le ministère de la Défense. "(L') enquête conclut que les trois militaires blessés au début de l'opération l'ont été par des tirs d'unités françaises", peut-on lire dans un communiqué. "Le tir fratricide est un risque connu des forces armées en opérations."

Le ministère de la Défense explique cette erreur par des "conditions d'engagement difficiles".

"Les unités étaient engagées de nuit, au milieu d'une végétation dense en cette saison, dans une zone où la présence d'résistants était avérée et où nos soldats avaient été pris sous leur feu moins d'une heure auparavant", explique-t-il.

Le communiqué évoque "un enchaînement d'incompréhensions entre les unités engagées sur le terrain".

Les trois blessés ont été rapatriés en France et pris en charge dans un hôpital militaire parisien.

L'un d'entre eux a quitté l'hôpital et les deux autres sont toujours hospitalisés.

Le soldat le plus gravement blessé demeure dans un état sérieux bien que son diagnostic vital ne soit plus engagé.

Un porte-parole de l'état-major avait souligné fin août que deux autres soldats français du 21e régiment d'infanterie de marine tués le même jour dans le même secteur du nord-est de Kaboul avaient été victimes d'un accrochage avec la résistance.

3/9

http://fr.news.yahoo.com/4/20100901/tts-france-afghanistan-tirs-ca02f96_1.html


2-3 Les F-16 belges ont bombardé...

Les chasseurs-bombardiers F-16 belges déployés en Afghanistan sont intervenus jeudi soir contre des résistants talibans "sans causer de dommages collatéraux", a indiqué vendredi le ministère de la Défense.

Deux avions ont effectué un décollage d'urgence qui s'est accompagné de l'engagement de leur système d'armes, a déclaré un porte-parole du ministère lors de son point de presse hebdomadaire consacré aux opérations à l'étranger de l'armée belge.

Il n'a fourni aucune autre précision sur le lieu de cette intervention ni sur l'armement utilisé.

Les F-16 fournissent un appui aérien aux troupes de la force internationale (ISAF, dirigée par l'OTAN) en Afghanistan au départ de la base aérienne alliée du sud afghan, Kandahar Airfield (KAF), sous le nom d'opération "Guardian Falcon" (OGF). Ils sont équipés d'un canon de bord M-61 de 20 mm pouvant tirer 6.000 coups à la minute et de bombes de type GBU-12 à guidage laser ou GBU-38 guidées par GPS, à chaque fois de 250 kilos.

10.09.10

http://www.rtbf.be/info/belgique/defense/les-f-16-belges-...


2-4 Des soldats britanniques soupçonnés de trafic d'héroïne afghane.

La police militaire britannique mène une enquête sur «des allégations» affirmant que des soldats britanniques se livrent en Afghanistan au trafic d'héroïne et qu'ils sortent de la drogue du pays, a annoncé dimanche le ministère britannique de la Défense.

Selon ces «allégations dénuées de preuves», des militaires britanniques auraient acheté de la drogue et utilisé des avions militaires pour la sortir d'Afghanistan, a ajouté lé ministère.

Des soldats britanniques stationnés aux aéroports de Camp Bastion et de Kandahar (sud) font l'objet d'une enquête.

La sécurité a été renforcée et des chiens renifleurs supplémentaires mis à contribution.

«Bien qu'elles soient dénuées de preuves, nous prenons très au sérieux toutes les informations de ce type et avons d'ores et déjà renforcé les procédures existantes tant en Afghanistan qu'au Royaume-Uni, y compris le recours accru à des chiens renifleurs entraînés», a indiqué une porte-parole du ministère.

S'il s'avère que des soldats britanniques se sont livrés à un trafic de drogue, ils subiront les foudres de la justice, a-t-elle promis.

L'Afghanistan est le plus important producteur d'héroïne dans le monde.

http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/2010...


2-5 Le pays prépare les prochaines législatives : Insécurité chronique.
Les prochaines législatives, du 18 septembre, les deuxièmes depuis 2001 et destinées à désigner 249 députés parmi plus de 2 500 candidats, ne « seront pas parfaites », convient le représentant des Nations-Unies en Afghanistan, Staffan de Mistura. « Ce ne sont pas les élections qu’on verrait dans des pays qui ne sont pas confrontés aux mêmes défis. Mais elles seront meilleures », veut croire le diplomate suédois. La commission électorale indépendante a rayé des listes quelque 6 000 employés de bureaux de vote, en raison de leur inexpérience ou de fautes professionnelles lors de la présidentielle d’août 2009. Les responsables électoraux seront affectés à des bureaux différents que lors de la présidentielle, poursuit Fazel Ahmad Manawi, président de la Commission. « Nous avons beaucoup appris de l’élection de l’an dernier », assure-t-il. Les responsables électoraux espèrent mettre en place pour les législatives 5 897 points de vote dans tout le pays. L’armée et la police promettaient initialement d’en sécuriser 6 835, mais la commission électorale les a persuadées de revenir à un chiffre plus raisonnable, selon M. Manawi. « Les forces de sécurité essaient toujours de présenter la situation de façon plus favorable qu’elle ne l’est vraiment. Elles ne voyaient pas la réalité », note-t-il.
Ces élections se tiennent sur fond de désenchantement et de peur surtout.

La population estime que les élections de septembre prochain sont jouées d’avance, de l’autre.

Abir Taleb


2-6 "Nombreuses irrégularités".
Une ONG qui a suivi les élections législatives en Afghanistan a affirmé aujourd'hui que leur déroulement avait donné lieu à de "nombreuses irrégularités" qui font peser "des doutes sérieux sur la qualité du scrutin". Dans un communiqué, la FEFA (Fondation Afghane pour des Elections Libres et Régulières) a appelé la commission électorale indépendante à "s'assurer de l'intégrité de la suite du processus électoral".
Selon les observateurs de la FEFA, "au moins 389 bureaux de vote" sur les 4.600 du pays ont enregistré des incidents.
Parmi les plus violents, des bureaux ont sauté dans les provinces de Kunar, Khost et Kandahar; d'autres ont été investis à Laghman, Kunduz et Badghis, a indiqué la FEFA. Des actes de violences ont également été commis par des candidats ou leurs agents et on a compté "un nombre inquiétant d'interventions de responsables gouvernementaux... pour faire basculer les résultats en faveur de leur candidadat". "Des bourrages d'urnes ont également été constatés à des degrés divers dans la plupart des provinces, ainsi que des votes par procuration et des votes en dessous de l'âge légal".
La mauvaise qualité de l'encre marquant le doigt de ceux qui avaient voté a par ailleurs suscité "la panique" parmi les candidats qui redoutaient que sa disparition permette à leurs concurrents de faire voter plusieurs fois leurs partisans. Certains bureaux ont fermé plusieurs heures avant l'heure officielle de fermeture (1h30 à Paris) et dans ce nombreux cas, les électeurs n'ont pu participer au vote, parfois parce qu'il n'y avait plus de bulletins, a indiqué la FEFA ajoutant que dans certains bureaux, le décompte des voix avait démarré peu après la fermeture et que dans d'autres, il avait été reporté au lendemain. "Etant donné tous ces problèmes, la FEFA a des doutes sérieux sur la qualité du scrutin", affirme son communiqué. "Dans les jours qui viennent, le FEFA va réunir d'autres informations de ses observateurs sur les différents types d'irrégularités rapportées et fournira des rapports plus détaillés".

18/09

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/09/18/97001-201009...


2-7 Les Occidentaux ont besoin de ces élections.

Abdullah Naibi, président de Ayenda (Mouvement pour l’avenir de l’Afghanistan), une force laïque d’opposition, ne croit pas en cette « farce électorale ».

Quel sens donnez-vous à ces élections législatives?

Abdullah Naibi. Elles se déroulent dans une situation catastrophique et
deux points essentiels sont à relever
:
tout d’abord, le nombre des candidats est énorme, ce qui ne reflète pas le caractère démocratique du scrutin mais au contraire révèle l’état anarchique de la vie politique afghane. Cette pléthore de candidats a évidemment pour but de disperser les voix pour permettre aux représentants de la couche dominante formée par les anciens djihadistes, les seigneurs de guerre et les nouveau représentants de la mafia de la drogue qui veulent infiltrer l’État, de récupérer le maximum de sièges.

Autant dire et c’est mon second point que les résultats sont connus d’avance: on annonce des fraudes massives et même les représentants occidentaux chargés de la surveillance de ces élections le reconnaissent: il y aura fraudes et elles seront massives. C’est pourquoi les Afghans se désintéressent complètement de ce scrutin qui tourne à la farce et qui ne trompe personne.

Les Afghans, après trente années de désastres et d’attente, méritent mieux.
Ils sont complètement déçus de la politique de l’Otan et des Américains.

Pourquoi avoir maintenu ce scrutin? Qui en avait intérêt?

Abdullah Naibi. Annuler les élections aurait été pour les Américains et l’Otan reconnaître officiellement que la situation militaire est mauvaise et que l’instabilité est totale, c’est-à-dire reconnaître purement et simplement l’échec de l’expédition occidentale en Afghanistan.

Reporter le scrutin s’apparentait du côté afghan à un désaveu total de l’État. Ce dernier se révélait alors incapable
de garantir la Constitution, voire même faisait la démonstration qu’il n’existe pas. Le pouvoir en place mené par Karzai et sa clique ne voulait pas donner cette image de son incompétence et de la fragilité des institutions.

Pour conforter leur assise, ils vont annoncer une participation importante, ce qui est facile en fraudant.

Ça s’est passé ainsi durant les élections présidentielles où on a annoncé un nombre important de votants dans des zones contrôlées par les talibans où il était évident que c’était impossible. Mais ils pourront ainsiofficiellement déclarer que les élections sont démocratiques et que le peuple y a massivement participé.

http://www.humanite.fr/17_09_2010-afghanistan-les-occidentaux-ont-besoin-de-ces-%C3%A9lections-453747


2-8  Les Occidentaux doivent adopter une nouvelle stratégie en Afghanistan.

Les Occidentaux doivent abandonner leur stratégie en Afghanistan pour adopter une politique d'endiguement d'Al-Qaïda et des talibans fondée sur la négociation plutôt que la force militaire, a estimé mardi à Londres l'Institut international d'études stratégiques (IISS).

"L'avenir est clairement du côté de négociations avec ou entre les participants au conflit", note l'IISS dans son bilan stratégique annuel publié mardi.

L'institut souligne que "de nombreux observateurs s'inquiètent du fait que la lourde présence des troupes étrangères est ce qui maintient et alimente les talibans". Les efforts de la coalition de l'Otan pour bâtir un Etat en Afghanistan et combattre les résistants "ont atteint leurs limites d'un point de vue militaire et politique" alors que ce conflit approche de sa dixième année, souligne le centre de recherches londonien.

Ce besoin d'une nouvelle approche en Afghanistan est aussi à replacer dans le contexte d'un monde marqué par la crise financière mondiale et par un l'équilibre global des pouvoirs en évolution, ajoute l'IISS. "Il pourrait être nécessaire et il est probablement préférable que les pouvoirs étrangers adoptent une politique d'endiguement et de dissuasion pour traiter la menace terroriste des régions frontalières de l'Afghanistan et du Pakistan".

Le président américain Barack Obama a récemment semblé prendre de la distance avec sa promesse de commencer à retirer des troupes d'Afghanistan en juillet 2011. Washington a cette année déployé quelque 30.000 soldats supplémentaires dans le cadre d'une nouvelle stratégie de contre-insurrection. (VIM)

(Belga)

07 septembre

http://levif.rnews.be/fr/news/belga-generique/les-occiden...


n° 453 - Journal de la Lutte pour la libération du territoire Afghan - 31-08 au 23-09 : -Fin :- : L’IISS conteste les justifications de la guerre en Afghanistan.

n° 453 - Journal de la Lutte pour la libération du territoire Afghan  - 31-08 au 23-09  : -Fin  :- : L’IISS conteste les justifications de la guerre en Afghanistan.



Journal de la Lutte pour la libération du territoire Afghan 

n° 453 - du 31-08 au 23-09                                          C.De Broeder & M.Lemaire



Sommaire.

3 Dossiers

3-1 Jean-Marc Trappler : L’Afghanistan ne doit plus être l’affaire exclusive de l’Occident et de l’OTAN...

3-2 James Cogan : Des preuves que les dirigeants afghans sont à la solde de la CIA.

3-3 Mohammed Larbi : Quelle stratégie pour l’Afghanistan ?

3-4 Eric Margolis : L’IISS conteste les justifications de la guerre en Afghanistan.

3-5 USA: des médecins ont pratiqué des « expérimentations humaines » pour la CIA.

4 Guantanamo : Les dossiers

4-1 Une peine réduite pour Khadr ?

4-2 Vincent Larouche : Détenu à Guantanamo, Djamel Ameziane veut éviter la torture.

 



3 Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 Jean-Marc Trappler : L’Afghanistan ne doit plus être l’affaire exclusive de l’Occident et de l’OTAN...

Nous pataugeons… il faut revoir la stratégie !!!

Nb 3 fois... Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

L’Afghanistan ne doit plus être l’affaire exclusive de l’Occident et de l’OTAN mais doit s’élargir aux grandes nations riveraines en terme d’espaces géopolitiques : l’Inde, la Chine et la Russie en particulier dont nous protégeons sans grosse contrepartie une partie de son flanc sud-asiatique.

La course vers un monde imaginé meilleur sans les talibans qui menaceraient notre sécurité est un leurre ; croire que le rétablissement d’un État afghan favoriserait l’élimination de la menace terroriste en est un autre.

L’Afghanistan devient une pataugeoire. 10 années de guerre, faisons en sorte que ce ne soit pas un bourbier en contraignant par la diplomatie l’entrée en scène des puissances riveraines concernées et toutes celles qui font du business dans la région.

La lutte contre le terrorisme est l’affaire de tous et pas uniquement celle des occidentaux, même si elle doit être l’objectif numéro un, elle ne doit pas se confondre, en actions, avec notre insistance à vouloir à tout prix doter l’Afghanistan d’un État fiable – souhait qui nous concerne de moins en moins.

Reste que l’Afghanistan est un immense camp d’entrainement pour les terroristes, camp d’entrainement occidental également à …la lutte anti terroriste. Mais ça commence à durer et à manquer sérieusement de résultats tangibles. A courir deux lièvres à la fois, lutte anti terrorisme et rétablissement d’une souveraineté perdue, l’OTAN dissipe ses forces dans des actions antinomiques aux objectifs devenus flous. Ce qui était valable il a 10 ans, c’est-à-dire l’inertie des grandes puissances riveraines, bien confortable aujourd’hui pour elles, alors que la logique de la mondialisation et de la brutalité des changements devrait les conduire à une réflexion concernée du problème avant que cette brutalité ne se transforme en danger immédiat et bien réel.

L’OTAN est une puissance militaire qui représente près d’un milliard d’individus, il serait temps qu’elle modifie sa stratégie en contraignant les blocs « asiatiques » à prendre leur part de responsabilité.

Jean-Marc Trappler

http://www.armees.com/Afghanistan-il-faut-revoir-la-strat...


3-2 James Cogan : Des preuves que les dirigeants afghans sont à la solde de la CIA.
Une série de fuites parvenues au New York Times et au Washington Post au cours de la semaine passée a révélé que des membres du gouvernement afghan dirigé par le président Hamid Karzai sont des agents et des informateurs à la solde de la CIA.

Les révélations ont débuté le 25 août lorsque des correspondants chevronnés du Times, Dexter Filkins et Mark Mazzetti ont rapporté qu’un proche conseiller de Karzai qui est accusé de corruption, Mohammed Zia Salehdi, avait été à la solde de la CIA durant de « nombreuses années ».

L’information a été fournie par des sources anonymes « à Kaboul et à Washington, » suggérant qu’elle émanait de hauts rangs de l’armée voire même du gouvernement Obama.

Deux jours plus tard, le Washington Post citait d’autres sources américaines alléguant que la « CIA effectue des paiements secrets à plusieurs membres du gouvernement Karzai ».

Le Post déclarait : « La CIA continue les paiements malgré la préoccupation de soutenir ainsi des responsables corrompus et de miner les efforts entrepris pour sevrer la dépendance des Afghans de sources secrètes de revenu ou de corruption.»

Mohammed Zia Salehi, qui est le chef de l’administration du Conseil de la sécurité nationale de l'Afghanistan, se trouve au centre d’une controverse entre Washington et Karzai. En juillet, il avait été interpellé par une unité d’enquête anti-corruption créée par les Etats-Unis.

Des écoutes téléphoniques auraient relevé qu’il avait réclamé pour son fils une voiture d'une valeur de 10.000 dollars US comme prix à payer en échange de son aide pour stopper une enquête sur une société de transferts d’argent, la New Ansari.

Le président Karzai était intervenu pour annuler l’interpellation en l’espace de sept heures et faire libérer Salehi. Karzai avait également bloqué toute tentative d’arrêter des responsables hauts placés de New Ansari.

Toute enquête concernant cette société est clairement contrée par une section significative de l’establishment afghan liée au gouvernement Karzai. New Ansari est accusé de transférer chaque année des centaines de millions de dollars en liquide hors d’Afghanistan pour le compte des seigneurs de guerre, des responsables gouvernementaux et des trafiquants de drogue. Un responsable des services de douanes des Emirats arabes unis a dit qu’un milliard de dollars en espèces était entré dans cet Etat rien que l’année dernière.

Le Times a remarqué que « de nombreux responsables afghans disposent de résidences secondaires » à Abou Dhabi et Dubaï « et vivent dans un luxe splendide ». Depuis 2001, les sommes d’argent qui ont été pillées de « l’aide internationale » expédiée en Afghanistan se chiffrent en dizaines de milliards. De vastes sommes semblent également avoir tout simplement été octroyées par la CIA comme paiements et pots-de-vin.

Le 29 août, les services de Karzai ont dénoncé les allégations selon lesquelles la CIA comptait une grande partie de son gouvernement sur sa liste de paie comme étant « des allégations dénuées de fondement » et susceptibles « d’avoir un impact négatif sur l’alliance contre le terrorisme » et qui « entachaient la réputation des dirigeants afghans. »

Il n’y a cependant pas de raisons de douter de la véracité des affirmations. Les opérations que mène la CIA en Afghanistan remontent aux années 1970 et 1980 lorsqu’elle finançait et armait les groupes islamistes qui combattaient l’occupation du pays par l’armée soviétique. Plusieurs années avant les événements du 11 Septembre, des agents de la CIA étaient de retour en Afghanistan, soudoyant divers seigneurs de guerre pour qu’ils soutiennent l’invasion américaine.

En 2001, Mohammed Zia Salehi était le porte-parole de l’un des seigneurs de guerre anti-Talibans les plus puissants et les plus sanguinaires, Abdul Rashid Dostum qui acceptait ouvertement l’argent du gouvernement américain. Les agents de la CIA ont travaillé avec sa milice durant l’invasion dans le but d’écraser les forces talibanes dans le Nord de l’Afghanistan et ont participé au meurtre de sang-froid de milliers de prisonniers talibans.

Karzai fut choisi comme président sur la base des liens qu’il entretient depuis des décennies avec des agences américaines de renseignement. Le responsable américain avec lequel Karzai entretient les relations les plus étroites est l’actuel chef de l’antenne de la CIA, connu sous le nom de « Spider ». Tous deux travaillent ensemble depuis l’époque d’avant l’invasion de 2001. Une question évidente est le rôle qu’ont joué la CIA et les nombreux Afghans à sa solde lors du trucage flagrant des élections présidentielles de 2009 qui ont remis Karzai au pouvoir.

Selon le Wall Street Journal, l’importance du chef de l’antenne de la CIA et les liens étroits avec Karzai ont suscité une opposition de la part de l’ambassade des Etats-Unis et du Département d’Etat, mais en début d'année Obama est passé outre.

Un motif probable pour les récentes fuites est de provoquer un remaniement du gouvernement afghan, impliquant peut-être quelques procès médiatisés de responsables corrompus. La Maison Blanche et l’armée américaine imputent de plus en plus le soutien grandissant pour le mouvement de résistance mené par les Talibans et le nombre fortement en augmentation des victimes des Etats-Unis et de l’OTAN à l’animosité et au mépris ressentis par la population à l'égard du gouvernement Karzai. Sept soldats américains de plus ont été tués au cours du week-end, ce qui porte le bilan des morts à 308 en 2010, juste neuf de moins qu’en 2009.

Signe de l'inquiétude qui règne au sein des cercles politiques et militaires américains, l’Institut pour les Etudes de guerre a déclaré dans un récent rapport sur la situation existant dans la grande ville méridionale de Kandahar « que la population considère les institutions gouvernementales comme prédatrices et illégitimes, et représentant les intérêts des hommes d'influence, plutôt que ceux de la population. »

Kandahar est essentiellement dirigé par le demi-frère de Karzai, Ahmed Wali Karzai, qui a été publiquement accusé à la fois de présider un massif cartel de la drogue et d’être à la solde de la CIA. Le frère aîné de Karzai, Mahmoud qui possède la nationalité américaine, est devenu l’un des hommes les plus riches du pays avec ses concessions pour Toyota et les contrats alloués par le gouvernement dans l’industrie du ciment.

Tous les changements dans le personnel du gouvernement afghan sur la base de la lutte contre la corruption ne changeront cependant pas le caractère fantoche du régime.

Les paiements, les pots-de-vin coutumiers et le vol clair et net découlent inexorablement d’une occupation coloniale étrangère qui est détestée et à laquelle la majorité du peuple afghan s'oppose.

Les révélations de la CIA soulignent le caractère cynique de la propagande américaine qui est utilisée depuis 2001 pour justifier la guerre. Des individus vénaux et qui acceptent des paiements d’une puissance étrangère d’occupation et pillent le pays sont dépeints comme les représentants d’un futur Afghanistan démocratique. Les Afghans qui s'opposent à l’occupation et qui luttent pour la libération du pays sont qualifiés de terroristes, sont tués par dizaines de milliers et traqués par 150.000 soldats étrangers.

James Cogan
4 septembre
(Article original paru le 30 août 2010)

http://www.wsws.org/francais/News/2010/sep2010/afgh-s04.shtml


3-3 Mohammed Larbi, : Quelle stratégie pour l’Afghanistan ?
Le secrétaire général de l'Otan ne craint pas la contradiction au sujet du conflit afghan, ce qui est en soi révélateur de ce qui se passe réellement sur place. Ou encore, qu’il faille faire preuve de prudence. Effectivement, Anders Fogh Rasmussen a dit espérer que les soldats de la coalition internationale en Afghanistan puissent commencer à transférer la responsabilité de la sécurité du pays aux forces afghanes à partir de l'an prochain. L'Alliance atlantique compte annoncer ses projets de transition lors du prochain sommet de l'Otan, à Lisbonne, les 19 et 20 novembre. Le président Barack Obama a, de son côté, annoncé que les soldats américains amorceraient leur retrait d'Afghanistan à partir de juillet 2011.

Une semaine plus tard très exactement, le chef de l’OTAN affirmait le contraire, en soulignant que les forces en question resteront en Afghanistan «le temps qu'il faudra pour finir le travail», assurant même, comme s’il s’agissait de répondre aux talibans qui se déclarent quant à eux sûrs de leur victoire, que «la défaite n'est pas une option, nous vaincrons. Les talibans ne gagneront jamais, ni ne reviendront au pouvoir par la force», a affirmé l'ex-Premier ministre danois, un objectif déjà fixé en 2001. Allant encore plus loin et comme si cette fois il s’agissait de fixer cet objectif dans le temps, le secrétaire général de l'Otan annoncera que 2011 ne marquerait pas le retrait des troupes occidentales d'Afghanistan, mais il n’est pas revenu sur la date de retrait que lui-même avait annoncée, celle de 2014.

Beaucoup a été dit sur cette situation, surtout que certains pays ont, de manière unilatérale, annoncé la fin de mission pour leurs soldats, sans que cela signifie la fin de la guerre. Quelle stratégie alors ? Militaire ou politique, à moins que ce ne soit les deux à la fois ? Le président afghan, Hamid Karzaï, a déjà annoncé le 4 septembre la mise en place d'un conseil pour des discussions de paix avec les talibans. Le chef de l’OTAN a, lui aussi, assuré qu’«il n'y a pas de solution militaire uniquement au conflit en Afghanistan». Les talibans ont, à de multiples reprises, rejeté les propositions de dialogue, qualifiant Karzaï de marionnette des Etats-Unis et ne se déclarant prêts à négocier la paix qu'une fois que les troupes étrangères auront quitté le pays.

C’est également l’analyse de l’IISS (Institut international d’études stratégiques de Londres) pour qui «l'avenir est manifestement du côté des négociations avec ou entre les participants au conflit». Cependant, tient-il à souligner, retirer trop tôt les quelque 150 000 soldats déployés pourrait causer une «implosion en Afghanistan», mais poursuivre la mission actuelle «risque de mener à une catastrophe prolongée en raison de conceptions désuètes». L’annonce de ce changement survient alors que l'insurrection s'est intensifiée, comme le confirme le commandant des forces internationales en Afghanistan.

Le général américain, David Petraeus, a admis mardi 31 août 2010, que les talibans, qui ont tué en cinq jours 23 soldats de l'Otan, dont 22 militaires américains, étendaient leur présence en Afghanistan. Mais il a également estimé que ces pertes record dans les rangs de la coalition étaient la conséquence des importants renforts dépêchés par les Etats-Unis ces derniers mois afin de fournir un effort de guerre «approprié» qui, selon lui, est en train d'atteindre sa «phase finale». Quelle stratégie donc pour l’Afghanistan où la coalition internationale éprouve apparemment du mal à lever de nouvelles troupes, ou encore de faire basculer la population afghane marquée par la multiplication des erreurs de frappes, et en butte à de nouveaux fléaux dont la corruption.

Mohammed Larbi,

El Watan, le 14.09.10
http://www.elwatan.com/international/quelle-strategie-pour-l-afghanistan-14-09-2010-90007_112.php


3-4 Eric Margolis : L’IISS conteste les justifications de la guerre en Afghanistan.

Le très réputé International Institute for Strategic Studies appelle à une refonte de la stratégie occidentale en Afghanistan, qui selon John Chipman, le directeur de l’IISS, est « trop ambitieuse, trop éloignée des objectifs primordiaux d’une politique de sécurité, et trop dommageable pour les efforts diplomatiques et militaires requis dans cette région et ailleurs » dans le monde. Analyse d’Eric Margolis.

L’International Institute for Strategic Studies (IISS), basé à Londres, est une autorité au plan mondial concernant les questions militaires. Il rassemble l’élite des experts de la défense, des anciens hauts fonctionnaires et des officiers supérieurs, venus des quatre coins du monde, des États-Unis et de la Grande-Bretagne à la Chine, la Russie et l’Inde.

J’ai été un membre de l’IISS durant plus de 20 ans. Les rapports de cet institut font toujours autorité, mais restent généralement prudents et diplomatiques, voire parfois ternes. L’IISS a pourtant publié il y a deux semaines un rapport explosif sur l’Afghanistan, qui ébranle Washington et ses alliés de l’Otan.

Cette étude, dirigée par l’ancien directeur adjoint du MI-6, l’agence de renseignement du Royaume-Uni, affirme que la menace d’Al-Qaïda et des talibans a été « exagérée » par les puissances occidentales. La mission américaine en Afghanistan a « enflé » hors de toute proportion par rapport à son objectif initial de démanteler et vaincre Al-Qaïda. La guerre américaine en Afghanistan, affirme l’IISS, en des termes inhabituellement francs, est « un désastre prolongé ».

Tout récemment, le directeur de la CIA Leon Panetta a admis qu’il n’y avait pas plus de 50 membres d’Al-Qaïda en Afghanistan. Pourtant, le président américain Barack Obama a triplé le nombre de soldats américains - passé à 120.000 - pour lutter contre Al-Qaïda.

Le rapport de l’IISS souligne que la présence de troupes occidentales en Afghanistan nourrit en fait la résistance nationale. J’ai observé le même phénomène lors de l’occupation soviétique de l’Afghanistan dans les années 1980.

Fait intéressant, la partie du rapport supervisé par l’ancien directeur adjoint du MI-6, Nigel Inskster, ne fait état que d’une menace limitée d’Al-Qaïda dans d’autres régions, notamment en Somalie et au Yémen. Pourtant, Washington muscle ses opérations dans ces deux nations turbulentes.

Abandonnant sa discrétion habituelle, l’IISS déclare lancer ces mises en garde car l’ intensification de la guerre en Afghanistan menace la sécurité de l’Occident en distrayant ses dirigeants des problèmes posés par la crise financière mondiale et l’Iran, et en y consacrant les maigres ressources qui seraient nécessaires ailleurs.

Les conclusions de l’IISS entrent directement en conflit avec la position d’Obama, de David Cameron, le nouveau Premier ministre Britannique, et des autres alliés des Etats-Unis ayant des troupes en Afghanistan. Ce rapport sape leurs justifications pour un conflit de plus en plus impopulaire. Il convaincra certainement les plus sceptiques que la véritable raison de l’occupation de l’Afghanistan est liée au pétrole, à la volonté d’exclure la Chine de cette région, et de garder un œil sur l’arme nucléaire du Pakistan.

Le rapport propose également une stratégie de sortie de la guerre en Afghanistan. Les troupes d’occupation occidentales, propose l’IISS, devraient être fortement réduites et leur présence limitée à Kaboul et au nord de l’Afghanistan, peuplé essentiellement par les ethnies tadjik et ouzbek.

Le sud de l’Afghanistan - d’où sont originaires les Taliban - devrait être évacué par les troupes occidentales et laissé à son sort. Les Talibans seraient autorisés à gouverner leur propre moitié de la nation jusqu’à ce qu’une sorte de système fédéral décentralisé puisse être mis en œuvre. C’était en fait à peu près la façon dont l’Afghanistan fonctionnait avant l’invasion soviétique de 1979.

Pour le moment, la guerre en Afghanistan se retourne contre des forces occidentales d’occupation de plus en plus chancelantes. Hamid Karzai, le dirigeant installé en Afghanistan par les américains, prépare ouvertement à des pourparlers de paix directs avec les talibans et leurs alliés - en dépit de la forte opposition des États-Unis, de la Grande-Bretagne et du Canada.

Les forces gouvernementales afghanes sont de plus en plus démoralisées. Seuls les Tadjiks et les milices ouzbèkes, et le parti communiste afghan, tous soutenus par l’Inde, la Russie et l’Iran, veulent poursuivre la lutte contre les talibans pachtounes.

La semaine dernière, le mollah Omar, chef des Talibans, a affirmé que les occupants occidentaux étaient en train de perdre la guerre. Il a peut-être raison. Rien ne va plus pour le régime pro-américain de Kaboul ou ses défenseurs occidentaux. Même la très vantée offensive américaine à Marjah, conçue pour briser la résistance des Talibans, a été un fiasco humiliant. Le nombre des victimes civiles des bombardements américains continue d’augmenter.

Les Européens en ont assez de la guerre en Afghanistan. Les sondages indiquent que 60% des Américains pensent que cette guerre ne vaut pas d’être menée.

La bombe lancée par l’IISS fait suite aux révélations les plus spectaculaires de l’enquête menée en Grande Bretagne sur les origines de l’invasion de l’Irak. La baronne Manningham-Buller, ancienne directrice du service de sécurité intérieure, le MI-5, a témoigné que la guerre en Irak avait été précédée par un fatras de mensonges et de faux éléments de preuve fournis par le gouvernement Blair. Ce que nous appelons le « terrorisme » est en grande partie causé par les invasions occidentales en Afghanistan et en Irak, a-t- elle témoigné.

La vérité sur l’Irak et l’Afghanistan émerge enfin.

L’Afghanistan pourrait à nouveau prouver qu’il est « le cimetière des empires ».

Sur le Web

IISS - Strategic Survey 2010 : The Annual Review of World Affairs

    The IISS launched Strategic Survey 2010, its annual review of world affairs, on 7 September.

    In presenting the book’s main arguments, IISS Director-General and Chief Executive Dr John Chipman suggested a rethink of the West’s counter-insurgency plan in Afghanistan was needed. 

    The current strategy, he said, was ’too ambitious, too removed from the core security goals that need to be met, and too sapping of diplomatic and military energies needed both in the region and elsewhere’.

Eric Margolis,

Toronto Sun,

14 septembre 2010

Publication originale Toronto Sun via http://www.informationclearinghouse.info/article26362.htm, traduction Contre Info 

Référence : http://contreinfo.info/article.php3?id_article=3058


3-5 USA: des médecins ont pratiqué des « expérimentations humaines » pour la CIA.

Quand la médecine participe à l’amélioration des techniques de torture…

Ou quand l’horreur le dispute à l’abject. Les guerres ont toujours été l’occasion de grandes avancées dans le domaine médical, il suffit de revenir 60 ans en arrière pour s’en convaincre, avec par exemple les expériences de dépressurisation faites par les nazis sur les prisonniers.

Est-il légitime de chercher à élever la torture au rang de science ?

Qu’en est-il du respect de la personne humaine ?

Qu’en est-il de la légalité et du droit international ?

Georges W. Bush a reconnu récemment ces cas de torture sur Khalid Sheik Mohammed à Guantanamo et explique qu’il "recommencerait, pour sauver des vies". Ses mémoires devraient paraitre à l’automne prochain.

 Paru sur  Romandie News  le 7 juin 2010

Les médecins américains qui assistaient aux interrogatoires de la CIA après le 11-Septembre réunissaient des données médicales permettant d’affiner les méthodes de torture, une pratique qui s’apparente à de l’"expérimentation humaine", selon une organisation.

"Il y a des preuves que les médecins calibraient la douleur infligée par les techniques d’interrogatoire et cherchaient à améliorer leurs connaissances sur ces techniques", a expliqué lors d’une conférence de presse Nathaniel Raymond, un responsable de Phycisians for Human Rights (PHR, Médecins pour les droits de l’homme), qui a publié lundi un rapport intitulé "expérimentations dans la torture".

"Il ne s’agit de logique à la Jack Bauer (l’agent spécial de la série "24 heures chrono", ndlr), mais de médecins qui recueillent des données utilisées pour déterminer si ce qu’ils observent rentre dans la définition de la torture" telle qu’elle a été établie par le ministère de la Justice de George W. Bush, a-t-il poursuivi.

Les auteurs du rapport ont appelé à une enquête exhaustive sur les pratiques autorisées contre les suspects de terrorisme sous l’administration Bush. Mais, comme d’autres organisations de défense des droits de l’homme, ils ont reconnu ne pas trouver "une volonté politique au Congrès ni dans l’administration de prendre en mains ces questions".

Pour établir le rôle joué par les médecins de la CIA dans l’amélioration de l’efficacité des techniques infligées aux détenus, PHR s’est appuyé sur des documents publics révélés depuis 2008, dont une série de notes internes qui ont attesté l’usage répété de la torture contre certains détenus enfermés dans les prisons secrètes de la CIA.

Les Etats-Unis ont théorisé au lendemain du 11-Septembre une liste de "techniques d’interrogatoires améliorées" que le ministère de la Justice a par la suite justifié au plan légal en limitant l’appellation torture à "une souffrance mentale ou physique sur le long terme équivalente à la douleur ressentie lors de la défaillance d’un organe ou la mort".

Concrètement, PHR démontre dans son étude que les médecins ont par exemple observé que la simulation de noyade – qui a été pratiquée des dizaines de fois sur au moins deux détenus -, si elle était répétée trop souvent avec de l’eau simple comportait des risques que le détenu attrape une pneumonie. Ils ont donc recommandé le recours à une solution saline.

La différence entre la simulation de noyade pratiquée au tout début, à partir d’expériences ponctuelles sur des soldats volontaires, et après l’intervention des médecins "indique que les médecins de la CIA ont participé à la modification de la technique", affirme PHR.

De même, dit l’organisation, les médecins ont "analysé les données récupérées lors des interrogatoires de 25 détenus soumis à une combinaison de +techniques d’interrogatoire améliorées+" et ont estimé que celle-ci ne comportait pas de contre-indications médicales majeures.

Parmi les techniques les plus connues, figure la privation de sommeil, la nudité forcée, le ligotage pendant des heures dans des positions inconfortables ou encore l’exposition à des températures extrêmes.

Les médecins de la CIA servaient aussi de témoin, en cas de poursuites futures pour attester que les interrogateurs agissaient "en toute bonne foi", sous directives médicales et en présence d’un médecin.

"Ce rapport est la partie émergée de l’iceberg et il est nécessaire de conduire une enquête complète, de chercher les responsabilités et d’éviter qu’une telle chose puisse jamais se reproduire", a estimé Allen Keller, médecin spécialiste des effets de la torture lors de la conférence de presse.

AFP

 07 juin

Published on juin 9, 2010 par GeantVert



4 Guantanamo : Les dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage certaines analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

 

4-1 Une peine réduite pour Khadr ?

Conscient que l'image des commissions militaires a pris tout un coup à l'étranger, l'administration Obama tenterait secrètement de négocier une peine réduite pour Omar Khadr, citoyen canadien emprisonné à Guantanamo depuis huit ans.

C'est ce qu'avançait le quotidien The New York Times.

Selon des sources anonymes, le procès très médiatisé d'Omar Khadr, capturé à l'âge de 15 ans et accusé d'avoir tué un soldat américain en Afghanistan, minerait les efforts de l'administration américaine d'exposer les réformes qui ont été apportées au système des commissions militaires pour les rendre plus équitables.

Sur la foi d'une douzaine d'entrevues avec d'anciens et d'actuels hauts responsables de la Maison-Blanche, du département de la Justice et du Pentagone, on indique qu'il serait mieux de négocier une peine réduite pour M. Khadr et de passer à un autre procès moins problématique.

Un cas affreux

L'administration Obama n'oserait pas le faire toutefois, de peur que son geste ne soit interprété comme une intervention inappropriée.

Selon le responsable du dossier des détenus au Pentagone sous le règne du président George W. Bush, Matthew Waxman, le procès de M. Khadr serait toutefois un «cas affreux» pour tenter de contrecarrer l'image négative de ces commissions militaires.

Agence QMI
01/09
http://www.addthis.com/bookmark.php?v=20

http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2010/09/20...

http://fr.canoe.ca/journaldemontreal.map

 


4-2 Vincent Larouche : Détenu à Guantanamo, Djamel Ameziane veut éviter la torture.

Craignant de plus en plus d’être soumis à la torture, un ex-Montréalais emprisonné à la base américaine de Guantanamo depuis plus de huit ans souhaite trouver refuge au Canada le plus vite possible, afin d’éviter qu’on le renvoie de force dans son Algérie natale, comme viennent de le faire les autorités américaines dans le cas d’un autre prisonnier.

Djamel Ameziane est détenu avec les autres «combattants ennemis» de la guerre au terrorisme depuis huit ans et sept mois, à la suite de sa capture près de la frontière entre l’Afghanistan et le Pakistan. Même si les États-Unis croient qu’il a fréquenté des membres des talibans et d’al-Qaïda après avoir quitté Montréal pour l’Afghanistan en 2000, les autorités ont décidé de ne porter aucune accusation contre lui puisqu’il n’a vu aucun combat, n’a reçu aucune formation et n’a participé à aucune action des deux groupes fondamentalistes.

Comme il ne sera pas traduit en justice, M. Ameziane pourrait normalement être libéré et renvoyé vers le pays dont il détient la citoyenneté, l’Algérie. Seul hic : il supplie de ne pas y être forcé car il craint d’être torturé ou tué, que ce soit par le gouvernement d’Algérie ou des groupes islamistes radicaux qui n’auraient pas apprécié son parcours.

L’inquiétude augmente

L’inquiétude du détenu a augmenté cet été lorsque la Cour suprême des États-Unis a pavé la voie au renvoi forcé vers l’Algérie d’un autre prisonnier de Guantanamo qui avait les mêmes craintes mais que les Américains ne voulaient pas garder indéfiniment.

«Ce qu’il y a de nouveau, c’est ce transfert forcé d’un autre détenu algérien, ce qui est source d’une grande inquiétude pour nous, explique l’avocat de M. Ameziane, Me Wells Dixon, en entrevue téléphonique à Rue Frontenac.

«C’est inquiétant. Surtout que sa région, la Kabylie, continue de subir le chaos et l’instabilité», ajoute le juriste.

Djamel Ameziane le dit depuis longtemps : son souhait serait plutôt de revenir au Canada, où il ne craint pas d’être persécuté. Il a un frère à Montréal, il y a déjà vécu et travaillé cinq ans, il parle un français impeccable, et le diocèse anglican de la métropole est prêt à le parrainer dans ses démarches pour revenir au pays de l’érable. Amnesty International et le Conseil canadien des réfugiés ont aussi plaidé en sa faveur.

Signe éventuel que sa demande est étudiée sérieusement : la chaîne Al Arabiya rapportait récemment qu’un fonctionnaire canadien s’est rendu à Guantanamo ces dernières semaines pour interviewer M. Ameziane en lien avec son départ de Guantanamo.

Ni l’avocat du détenu, ni les autorités canadiennes, ni le commandement militaire à Guantanamo n’ont voulu confirmer cette visite à Rue Frontenac.

La journaliste d’Al Arabiya qui a sorti la nouvelle, Muna Shikaki, insiste toutefois sur la fiabilité de ses sources.

«J’ai deux sources qui sont très au courant et impliquées intimement. Elles travaillent pour des «parties» différentes et ne sont pas en contact l’une avec l’autre, ce qui me rend très, très sûre de cette information», a-t-elle expliqué dans un courriel.

Des soupçons sérieux

Djamel Ameziane est toutefois loin d’avoir un dossier idéal pour faciliter son accueil au Canada. Né en 1967 de parents berbères, il a quitté son pays au début des années 1990 pour émigrer à Vienne, en Autriche, où il a travaillé comme chef dans un grand restaurant, selon ses avocats.

Après l’élection d’un nouveau gouvernement en 1995, son permis de travail n’a pas été renouvelé et il a quitté avec un faux passeport pour le Canada, où il a demandé le statut de réfugié. Il est demeuré cinq ans à Montréal, mais sa demande a finalement été refusée.

M. Ameziane est donc parti pour l’Afghanistan en 2000, censément parce qu’il estimait qu’il s’agissait du seul pays vraiment islamiste et qu’il y serait bien accueilli par le régime taliban en tant que bon musulman.

Dans des documents juridiques justifiant son statut de «combattant ennemi», les autorités américaines affirment toutefois que c’est un Tunisien rencontré dans une mosquée montréalaise qui lui aurait donné de 1 200 à 1 500 $ pour aller en Afghanistan dans une pension occupée par des membres d’al-Qaïda et des talibans. Les rapports sont imprécis quant au nom de la mosquée. Il aurait par ailleurs voyagé avec un faux passeport français qu’il avait acheté pour 800 $ CA.

Une fois en Afghanistan, il aurait partagé quelques lieux d’hébergement et fui les combats avec certains membres des deux groupes terroristes, sans toutefois s’impliquer davantage avec eux. Cette simple proximité est toutefois loin de jouer en sa faveur maintenant.

Aujourd’hui, il attend de connaître son sort et passe le temps en écrivant de longues lettres à ses avocats, dans un excellent français presque poétique. Dans une lettre manuscrite diffusée dans Internet, il se plaint des mauvais traitements qu’il endure et compare sa prison à un «cimetière souterrain des morts-vivants».

La porte-parole de Citoyenneté et Immigration Canada, Mélanie Carkner, avait peu de détails à donner sur le dossier. «Ce qu’on dit, c’est que nous n’envisageons pas de mesures spéciales ou de programme de traitement accéléré pour les détenus de Guantanamo Bay», a-t-elle expliqué.

Si la demande de l’Algérien était acceptée, il s’agirait de la première fois que le Canada accueille un ancien détenu de Guantanamo. Rappelons qu’Ottawa a été sous pression pour rapatrier son citoyen Omar Khadr, détenu par les Américains depuis l’âge de 15 ans.

Le président Barack Obama a demandé l’aide de la communauté internationale pour relocaliser plusieurs détenus de Guantanamo qui ne seront pas accusés devant un tribunal. Des pays comme la France, le Portugal, l’Irlande, les Bermudes et Palau ont accepté d’accueillir certains individus à leur libération, afin d’éviter qu’ils aient à retourner dans un pays où ils risquent la torture.

Vincent Larouche

Mardi, 07 septembre

http://ruefrontenac.com/nouvelles-generales/international/27372-detenu-guantanamo-montrealais



10-2 Provinces Afghanes

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Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

n° 454 - Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan - 24/09/ -: Début :- : Vers une victoire de la résistance en Afghanistan

n° 454 -  Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan  -  24/09/ -: Début :- : Vers une victoire de la résistance en Afghanistan.



                          Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

                              Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan

   n°454                                                                                                                             24/09/10

                   C.De Broeder    &   M.Lemaire                       

 



Le Dossier " 'Géopolitique, Réflexion et stratégie' de l'Afghanistan " est visible  sur ...

a) Sur nos blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

 

c) Sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

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Sommaire :

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 Tim Kennelly : La guerre en Afghanistan a une dimension «englobante».

1-2 Michel Chossudovsky : La sainte croisade des États-Unis contre le monde musulman.

1-3 WSWS : Des preuves que les dirigeants afghans sont à la solde de la CIA.

1-4 Tim Kennelly : Les États-Unis, le Canada et l'OTAN menacent d'étendre la guerre.

Fin

1-5 Tufail Ahmad et Y. Carmon : Vers une victoire de la résistance en Afghanistan.

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Un officier afghan se vantait de pouvoir «torturer» les prisonniers.

2-2 Ottawa a versé des compensations(…) de 650 000$ à des Afghans.




Avant propos

·                    Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants ...



1  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

1-1 Tim Kennelly : La guerre en Afghanistan a une dimension «englobante» .

Un «jour commémoratif» – le 11 septembre 2010 – «pour brûler le Coran», car «l’islam condamne des milliards de personnes à l’enfer».

Paroles du pasteur Terry Jones, d’une petite secte de Gainesville (en Floride), émises sur la chaîne CNN, en juillet 2010.

Le général Petraeus vient de dénoncer le projet «pour brûler le Coran»,  et mettre à profit un «jour commémoratif»

Et le nouveau patron des forces de combats des Etats-Unis en Afghanistan d’affirmer : «Cela peut mettre en danger nos troupes et peut porter atteinte à notre effort [contre-insurrectionnel] d’ensemble.»

Des centaines de personnes se sont réunies à Kaboul lançant le slogan : «A bas les Etats-Unis !».

Elles ont réclamé le départ des troupes états-uniennes. Des jets de pierres ont accueilli un convoi militaire (Wall Street Journal, 6 septembre 2010).

L’ex-patron des troupes états-uniennes en Irak, le général Ray Odierno, avait aussi demandé à Obama de mettre fin à la diffusion de photographies étalant les exactions infligées à des prisonniers irakiens. Petraeus fait de même, sur le fond, en prenant position publiquement contre les déclarations d’un pasteur qui, lui, les inscrit dans la montée dite «d’islamophobie», de racisme anti-arabe, outre son délire «religieux».

La réaction publique de Petraeus est révélatrice de la situation dans le pays où le gouvernement Karzaï – pour autant que l’on puisse utiliser le terme de gouvernement pour qualifier ce gang de chefs corrompus – vient d’annoncer le 4 septembre 2010, la création d’un «Haut conseil de paix» pour négocier avec les talibans.

Au même moment, la Basler Zeitung (4 septembre 2010) informe sur la livraison de véhicules de transport de troupes – Eagle IV de la firme suisse Mowag – à l’armée allemande.

Cette dernière utilisera ce véhicule en Afghanistan, ce qui va à l’encontre de la décision, datant de décembre 2008, sur l’exportation du matériel de guerre.

La guerre en Afghanistan a une dimension «englobante» pour les Etats impérialistes qui, prévoyant son impasse, participent mais hésitent et manifestent des réticences, tout en y restant avec un pied, ou deux, ou une main.

(Traduction A l’Encontre; écrit le 25 août)
Tim Kennelly est actif, à Vancouver, dans le Mouvement pour paix et la solidarité avec la population palestinienne.

Articles de Tim Kennelly publiés par Mondialisation.ca

Mondialisation.ca,

Le 8 septembre 2010

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid... 


1-2 Michel Chossudovsky : La sainte croisade des États-Unis contre le monde musulman.

L’évolution de la doctrine de l’armée étasunienne a amorcé une transition critique. La « guerre mondiale au terrorisme » (GMAT) lancée contre Al-Qaïda dans la foulée du 11-Septembre se transforme en véritable « guerre de religion », en « sainte croisade » contre le monde musulman.

Le dogme de l’armée étasunienne et la propagande de guerre durant l’administration Bush ont été fondés sur la lutte contre le fondamentalisme islamique, non pas contre les musulmans. « Il ne s’agit pas d’une guerre entre l’Occident et l’Islam, mais […] d’une guerre contre le terrorisme. » Il faut distinguer les soi-disant « bons musulmans » des « mauvais musulmans » :

Le 11 septembre 2001, la poussière des tours jumelles effondrées à peine retombée, on s’est mis à chercher fébrilement des « musulmans modérés », des gens pouvant nous donner des réponses, qui se distancieraient de cette indignation et condamneraient ces actes violents d’« extrémistes musulmans », de « fondamentalistes islamiques » et d’« islamistes ». Deux catégories distinctes de musulmans ont rapidement émergé : les « bons » et les « mauvais », soit les « modérés », « libéraux » et les « laïques »¸ par opposition aux « fondamentalistes », aux « extrémistes » et aux « islamistes ».(Tariq Ramadan, Good Muslim, bad Muslim, New Statesman, 12 février 2010)

Dans la foulée du 11-Septembre, dans la plupart des pays occidentaux, la communauté musulmane était nettement sur la défensive. La division entre les « bons » et les « mauvais » musulmans était largement acceptée. Les attaques du 11 septembre, prétendument perpétrées par des musulmans, était non seulement condamnées, mais les communautés musulmanes appuyaient également l’invasion des États-Unis et de l’OTAN et l’occupation de l’Afghanistan, considérées comme une campagne légitime contre le fondamentalisme islamique.

L’objectif de Washington était d’inculquer un sentiment de culpabilité au sein de la communauté musulmane. Cette dernière a rarement admis que les attaques n’ont pas été incitées par des musulmans. La relation continue d’Al-Qaïda avec la CIA, son rôle à titre d’« élément actif du renseignement » depuis la guerre soviéto-afghane ne sont pas mentionnés. (Michel Chossudovsky, America's "War on Terrorism" Global Research, Montreal, 2005)

Depuis le début des années 1980, Washington a clandestinement appuyé les factions les plus conservatrices et les plus fondamentalistes de l’Islam, surtout dans le but d’affaiblir les mouvements laïques, nationalistes et progressifs du Moyen-Orient et de l’Asie centrale. Connues et documentées, les missions fondamentalistes wahhabites et salafistes de l’Arabie Saoudite expédiées non seulement en Afghanistan, mais aussi dans les Balkans et dans les républiques musulmanes de l’ancienne Union Soviétique, ont été clandestinement appuyées par les services de renseignement des États-Unis. (Ibid.) Ce que l’on appelle « islam politique » est en grande partie une création de cet appareil de renseignement étasunien (avec le soutien du MI6 britannique et du Mossad israélien).

La mosquée de Ground Zero

Des développements récents suggèrent un point de rupture, une transition de la « guerre au terrorisme » à la diabolisation catégorique des musulmans. Tout en soulignant la liberté de religion, l’administration Obama « appelle » à une guerre élargie contre l’Islam :

En tant que citoyen et président, je crois que les musulmans ont le droit de pratiquer leur religion comme n’importe qui dans ce pays […] Nous sommes aux États-Unis et notre engagement envers la liberté de religion doit être incontestable. (Cité dans Obama Backs Ground Zero Mosque; Iranian Link Questioned, Israel National News, 15 août 2010)

Derrière l’écran de fumée politique, la distinction entre les « bons » et les « mauvais musulmans » est abandonnée. La proposition d’une mosquée à Ground Zero est prétendument financée par « l’État iranien, radical et voyou […] au moment où les États-Unis durcissent les sanctions contre le régime en riposte à son soutien au terrorisme et à ce que l’on soupçonne être un programme visant à fabriquer des armes nucléaires » ( Ground Zero mosque developers refuse to outright reject funding from Iranian president Mahmoud Ahmadinejad - NYPOST.com, August 19, 2010)

La vague de xénophobie déclenchée par la mosquée et le centre communautaire envisagés à Ground Zero a toute les apparences d’une PSYOP (opération psychologique), contribuant à fomenter la haine envers les musulmans dans le monde occidental.

Le but est d’inculquer la peur, de provoquer et d’exploiter le soutien inflexible des citoyens pour la prochaine étape de la « longue guerre » des États-Unis, laquelle consiste à lancer des attaques aériennes « humanitaires » contre la République islamique d’Iran, représentée dans les médias comme un souteneur du terrorisme.

Bien que « tous les musulmans ne soient pas des terroristes », les médias rapportent que toutes les attaques terroristes (planifiées ou réalisées) sont perpétrées par des musulmans.

Aux États-Unis, toute la communauté musulmane est ciblée. On décrit l’Islam comme une « religion de guerre ». On claironne que le projet de mosquée et de centre communautaire sont une « violation du caractère sacré de Ground Zero ».

[…] construire une mosquée à Ground Zero est offensant et irrespectueux pour la ville et les personnes mortes lors des attaques. Ce projet « crache au visage de tous ceux qui ont été assassinés le 11 septembre. (Plan to build mosque at Ground Zero angers New Yorkers ,National Post, 17 mai 2010)

« Terrorisme d’origine intérieure »

Les arrestations de soi-disant « terroristes islamiques d’origine intérieure » fondées sur des accusations inventées, ainsi que leurs procès spectacles, occupent une fonction importante. Dans l’inconscient des Étasuniens, ils entretiennent l’illusion que les « terroristes islamiques » constituent non seulement une menace réelle, mais aussi que la communauté musulmane à laquelle ils appartiennent est largement favorable à leurs actions.

[D]e plus en plus, la menace ne provient pas des étrangers parlant un anglais approximatif et détenant des passeports douteux, elle est plus près de la maison. Elle réside dans les maisons en rangée urbaines, dans les sous-sols obscurs, partout où il y a un accès internet. Le terrorisme d’origine intérieure est la plus récente incarnation de la menace d’Al-Qaïda. (How terror came home to roost, Ottawa Citizen, 27 août 2010, article sur une prétendue attaque terroriste au Canada)

À l’heure actuelle, un mécanisme généralisé de diabolisation d’un groupe entier de population se déroule par un processus visant de manière sélective les musulmans aux tendances radicales (ou supposément associés à des « organisations terroristes »).

Les musulmans font de plus en plus l’objet de discrimination de routine et de profilage racial. Ils sont considérés comme une menace potentielle à la sécurité nationale. On dit de la menace qu’elle est « bien plus près de la maison », « dans votre voisinage ». Autrement dit, ce qui se déroule est une chasse aux sorcières sans réserve évoquant l’Inquisition espagnole.

Par ailleurs, on décrit Al-Qaïda comme une puissante organisation terroriste multinationale (possédant des armes de destruction massive), avec des filiales (soutenues clandestinement par les services de renseignement des États-Unis et de leurs alliés) dans de nombreux pays musulmans. Al-Qaïda se trouve (avec des acronymes équivalents) dans divers points chauds géopolitiques et dans des théâtres de guerre.

Al-Qaïda en Irak (AQI), Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA) (composé d’Al-Qaïda en Arabie Saoudite et du Djihad islamique du Yémen) Al-Qaïda en Asie du Sud-Est (Jamaah Islamiyah), l’organisation Al-Qaïda au Maghreb islamique, Al-Shabbaab en Somalie, le Djihad islamique égyptien, etc.

Les atrocités commises à l’endroit de plusieurs millions de musulmans en Irak et en Afghanistan ne sont jamais considérées comme des actes terroristes perpétrés par les forces d’occupation.

L’Inquisition étatsunienne

Une « guerre de religion » se déploie dans le but de justifier une croisade militaire mondiale. Dans l’inconscient de bien des Étasuniens, la « sainte croisade » contre les musulmans est justifiée. Le président a beau maintenir la liberté de religion, l’ordre social inquisitorial des États-Unis a institutionnalisé des tendances discriminatoires, préjudiciables et xénophobes envers les musulmans. Le profilage racial s’applique au voyage, au marché du travail, à l’accès à l’éducation, aux services sociaux et de manière plus générale à la mobilité et au statut sociaux.

En tant que concept idéologique, l’Inquisition des États-Unis est semblable à bien des égards à l’ordre social inquisitorial qui régnait en France et en Espagne au Moyen-âge. L’Inquisition, qui a débuté en France au 12e siècle, a servi à justifier des conquêtes et des interventions militaires. (Voir Michel Chossudovsky, Le 11 septembre et l'« Inquisition américaine », Mondialisation.ca, 11 septembre 2008).

Les arrestations, les procès et les sentences des prétendus « terroristes d’origine intérieure » (de la communauté musulmane aux États-Unis) suite à des accusations inventées perpétuent la légitimité de l’État de la Sécurité intérieure et de son appareil inquisitorial légal et d’application de la loi.

Une doctrine inquisitoriale bouleverse les réalités. Il s’agit d’un ordre social fondé sur des mensonges et des fabrications. Mais puisque ces mensonges émanent de la plus haute autorité politique et font partie d’un « consensus » largement admis, ils demeurent invariablement incontestés. Ceux qui contestent l’ordre inquisitorial ou s’opposent d’une quelconque manière à l’armée des États-Unis ou à leur programme de sécurité nationale sont étiquetés comme étant des « théoriciens de conspiration » ou de purs terroristes.

Outre le processus d’arrestations et de poursuites inquisitoriales qui surpasse l’Inquisition espagnole, un programme d’assassinat extrajudiciaire opportun approuvé par la Maison-Blanche a été mis en branle. Celui-ci permet aux forces spéciales étasuniennes de tuer des citoyens étasuniens et ceux soupçonnés d’être des terroristes d’origine intérieure. (Voir Chuck Norris, Obama's US Assassination Program? "A Shortlist of U.S. Citizens specifically Targeted for Killing"?, Global Research, 26 août 2010)

Le but est d’entretenir l’illusion que « les États-Unis sont attaqués » et que les musulmans partout au pays sont complices et approuvent le « terrorisme islamique ».

La diabolisation des musulmans préserve le programme militaire mondial. Sous l’Inquisition des États-Unis, Washington possède un mandat sacré autoproclamé lui permettant d’anéantir l’Islam et de « propager la démocratie » dans le monde.

Nous faisons face à une acceptation totale et aveugle des structures de pouvoir et de l’autorité politique. La sainte croisade des États-Unis contre le monde musulman est un véritable acte criminel à l’endroit de millions de personnes. Il s’agit d’une guerre de conquête économique.

Plus de 60 % des réserves mondiales de pétrole et de gaz naturel se trouve sur des terres musulmanes. « La bataille pour le pétrole » menée par l’alliance militaire des États-Unis, de l’OTAN et d’Israël requiert la diabolisation des habitants de ces pays détenant ces vastes réserves de pétrole et de gaz. (Voir Michel Chossudovsky, La « diabolisation » des musulmans et la bataille pour le pétrole, Mondialisation.ca, 7 janvier 2007)

Michel Chossudovsky

Article original en anglais : America's Holy Crusade against the Muslim World, publié le 30 août 2010.

Traduction : Julie Lévesque pour Mondialisation.ca.

Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur émérite de sciences économiques à l'Université d'Ottawa. Il est l'auteur de Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre et de la Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (best-seller international publié en 12 langues).

http://www.mondialisation.ca/...

Copyright Michel Chossudovsky, Global Research, 2010
Publié le 12 septembre 2010 avec l'aimable autorisation de Michel Chossudovsky


1-3 WSWS : Des preuves que les dirigeants afghans sont à la solde de la CIA.

Une série de fuites parvenues au New York Times et au Washington Post au cours de la semaine passée a révélé que des membres du gouvernement afghan dirigé par le président Hamid Karzai sont des agents et des informateurs à la solde de la CIA.

Les révélations ont débuté le 25 août lorsque des correspondants chevronnés du Times, Dexter Filkins et Mark Mazzetti ont rapporté qu’un proche conseiller de Karzai qui est accusé de corruption, Mohammed Zia Salehdi, avait été à la solde de la CIA durant de « nombreuses années ». L’information a été fournie par des sources anonymes « à Kaboul et à Washington, » suggérant qu’elle émanait de hauts rangs de l’armée voire même du gouvernement Obama.

Deux jours plus tard, le Washington Post citait d’autres sources américaines alléguant que la « CIA effectue des paiements secrets à plusieurs membres du gouvernement Karzai ». Le Post déclarait : « La CIA continue les paiements malgré la préoccupation de soutenir ainsi des responsables corrompus et de miner les efforts entrepris pour sevrer la dépendance des Afghans de sources secrètes de revenu ou de corruption.»

Mohammed Zia Salehi, qui est le chef de l’administration du Conseil de la sécurité nationale de l'Afghanistan, se trouve au centre d’une controverse entre Washington et Karzai. En juillet, il avait été interpellé par une unité d’enquête anti-corruption créée par les Etats-Unis. Des écoutes téléphoniques auraient relevé qu’il avait réclamé pour son fils une voiture d'une valeur de 10.000 dollars US comme prix à payer en échange de son aide pour stopper une enquête sur une société de transferts d’argent, la New Ansari.

Le président Karzai était intervenu pour annuler l’interpellation en l’espace de sept heures et faire libérer Salehi. Karzai avait également bloqué toute tentative d’arrêter des responsables hauts placés de New Ansari.

Toute enquête concernant cette société est clairement contrée par une section significative de l’establishment afghan liée au gouvernement Karzai. New Ansari est accusé de transférer chaque année des centaines de millions de dollars en liquide hors d’Afghanistan pour le compte des seigneurs de guerre, des responsables gouvernementaux et des trafiquants de drogue. Un responsable des services de douanes des Emirats arabes unis a dit qu’un milliard de dollars en espèces était entré dans cet Etat rien que l’année dernière.

Le Times a remarqué que « de nombreux responsables afghans disposent de résidences secondaires » à Abou Dhabi et Dubaï « et vivent dans un luxe splendide ». Depuis 2001, les sommes d’argent qui ont été pillées de « l’aide internationale » expédiée en Afghanistan se chiffrent en dizaines de milliards. De vastes sommes semblent également avoir tout simplement été octroyées par la CIA comme paiements et pots-de-vin.

Le 29 août, les services de Karzai ont dénoncé les allégations selon lesquelles la CIA comptait une grande partie de son gouvernement sur sa liste de paie comme étant « des allégations dénuées de fondement » et susceptibles « d’avoir un impact négatif sur l’alliance contre le terrorisme » et qui « entachaient la réputation des dirigeants afghans. »

Il n’y a cependant pas de raisons de douter de la véracité des affirmations. Les opérations que mène la CIA en Afghanistan remontent aux années 1970 et 1980 lorsqu’elle finançait et armait les groupes islamistes qui combattaient l’occupation du pays par l’armée soviétique. Plusieurs années avant les événements du 11 Septembre, des agents de la CIA étaient de retour en Afghanistan, soudoyant divers seigneurs de guerre pour qu’ils soutiennent l’invasion américaine.

En 2001, Mohammed Zia Salehi était le porte-parole de l’un des seigneurs de guerre anti-Talibans les plus puissants et les plus sanguinaires, Abdul Rashid Dostum qui acceptait ouvertement l’argent du gouvernement américain. Les agents de la CIA ont travaillé avec sa milice durant l’invasion dans le but d’écraser les forces talibanes dans le Nord de l’Afghanistan et ont participé au meurtre de sang-froid de milliers de prisonniers talibans.

Karzai fut choisi comme président sur la base des liens qu’il entretient depuis des décennies avec des agences américaines de renseignement. Le responsable américain avec lequel Karzai entretient les relations les plus étroites est l’actuel chef de l’antenne de la CIA, connu sous le nom de « Spider ». Tous deux travaillent ensemble depuis l’époque d’avant l’invasion de 2001. Une question évidente est le rôle qu’ont joué la CIA et les nombreux Afghans à sa solde lors du trucage flagrant des élections présidentielles de 2009 qui ont remis Karzai au pouvoir.

Selon le Wall Street Journal, l’importance du chef de l’antenne de la CIA et les liens étroits avec Karzai ont suscité une opposition de la part de l’ambassade des Etats-Unis et du Département d’Etat, mais en début d'année Obama est passé outre.

Un motif probable pour les récentes fuites est de provoquer un remaniement du gouvernement afghan, impliquant peut-être quelques procès médiatisés de responsables corrompus. La Maison Blanche et l’armée américaine imputent de plus en plus le soutien grandissant pour le mouvement de résistance mené par les Talibans et le nombre fortement en augmentation des victimes des Etats-Unis et de l’OTAN à l’animosité et au mépris ressentis par la population à l'égard du gouvernement Karzai. Sept soldats américains de plus ont été tués au cours du week-end, ce qui porte le bilan des morts à 308 en 2010, juste neuf de moins qu’en 2009.

Signe de l'inquiétude qui règne au sein des cercles politiques et militaires américains, l’Institut pour les Etudes de guerre a déclaré dans un récent rapport sur la situation existant dans la grande ville méridionale de Kandahar « que la population considère les institutions gouvernementales comme prédatrices et illégitimes, et représentant les intérêts des hommes d'influence, plutôt que ceux de la population. »

Kandahar est essentiellement dirigé par le demi-frère de Karzai, Ahmed Wali Karzai, qui a été publiquement accusé à la fois de présider un massif cartel de la drogue et d’être à la solde de la CIA. Le frère aîné de Karzai, Mahmoud qui possède la nationalité américaine, est devenu l’un des hommes les plus riches du pays avec ses concessions pour Toyota et les contrats alloués par le gouvernement dans l’industrie du ciment.

Tous les changements dans le personnel du gouvernement afghan sur la base de la lutte contre la corruption ne changeront cependant pas le caractère fantoche du régime. Les paiements, les pots-de-vin coutumiers et le vol clair et net découlent inexorablement d’une occupation coloniale étrangère qui est détestée et à laquelle la majorité du peuple afghan s'oppose.

Les révélations de la CIA soulignent le caractère cynique de la propagande américaine qui est utilisée depuis 2001 pour justifier la guerre. Des individus vénaux et qui acceptent des paiements d’une puissance étrangère d’occupation et pillent le pays sont dépeints comme les représentants d’un futur Afghanistan démocratique. Les Afghans qui s'opposent à l’occupation et qui luttent pour la libération du pays sont qualifiés de terroristes, sont tués par dizaines de milliers et traqués par 150.000 soldats étrangers.

Sources WSWS

Posté par Adriana Evangelizt

http://usa-menace.over-blog.com:80/article-des-preuves-que-les-dirigeants-afghans-sont-a-la-solde-de-la-cia-57200357.html


1-4 Tim Kennelly : Les États-Unis, le Canada et l'OTAN menacent d'étendre la guerre.

Nous publions ici un article qui informe sur la présence militaire du Canada, entre autres, en Afghanistan.

Cet article illustre le rôle d’un pays sur lequel, à ce sujet, les médias européens parlent peu ou pas.

(Réd. À l'encontre)

*****

Le 13 mars 2008, le Parlement canadien a voté en faveur d'une prolongation de la «mission» militaire canadienne en Afghanistan jusqu'en juillet 2011.

La motion, présentée par la minorité conservatrice au gouvernement, a été soutenue par les Libéraux de l'opposition. Les faiseurs de guerre estimaient à juste titre que le fait de fixer une date pour le retrait détournerait le mouvement d'opposition à la guerre qui tend à s'élargir dans le public canadien et permettrait de gagner du temps pour une participation prolongée du Canada à cette guerre. Depuis lors, la situation politique et militaire en Afghanistan a continué à se détériorer pour les forces d'occupation. Et des politiciens les plus en vue sont en train de formuler des propositions pour repousser cette date de retrait pour une mission militaire, alors que celle-ci constitue déjà une grossière violation de la souveraineté nationale et des droits humains du peuple afghan.

Le Premier Ministre Stephen Sharper affirme que le gouvernement respectera la date fixée précédemment. Mais il dit aussi que le Canada va maintenir sa présence militaire en Afghanistan au-delà de 2011, pour entraîner le personnel policier et militaire. Or, contrairement à ce que prétend le gouvernement, ceci correspond non pas à un rôle non-combattant mais à une extension de facto de la mission militaire.

Suite à sa visite en Afghanistan à la fin mai 2010, le député et critique des Affaires Etrangères Bob Rae a déclaré qu'il était temps de revoir la date prévue pour le retrait et de se préparer pour une intervention plus longue. Même Jack Harris, critique des affaires militaires du Nouveau Parti Démocratique [social-démocratie canadienne], n'exclut pas une continuation du rôle militaire du Canada. Il participait à la même délégation que Rae et il a déclaré aux journalistes à Kandahar: «Il y a évidemment d'importants soucis au sujet de la situation humanitaire et la construction d'institutions en Afghanistan. Une autre question est de savoir si ce sont des militaires qui doivent le faire ... Nous pouvons aider à la construction d'institutions par d'autres voies.»

Les importantes augmentations des dépenses militaires du gouvernement canadien sont en contradiction avec la promesse d'un retrait. Un rapport de 2009 par le Canadian Center for Policy Alternatives (Centre canadien pour des orientations politiques alternatives) a déclaré que le Canada allait dépenser 21 milliards de dollars pour le secteur militaire en 2009-2010, soit une augmentation de 56% depuis 1998-1999. Récemment le gouvernement canadien a annoncé l'achat de nouveaux avions de combat à réaction pour 9 milliards de dollars, soit un des achats les plus importants dans l'histoire du Canada.

L'escalade de la guerre

La guerre continue à s'intensifier de manière débridée. En date d’août, 425 soldats des forces d'occupation étrangères sous commandement des Etats-Unis ont été tués au cours des sept premiers mois de 2010.

A ce rythme, cette année sera la plus meurtrière pour la coalition impérialiste depuis le début de la guerre il y a neuf ans.

Le mois de juin et de juillet ont été respectivement le premier et le deuxième mois le plus meurtrier pour les forces étrangères. Cent-deux de leurs soldats ont été tués en juin et 89 en juillet. Juillet a été le mois où les Etats-Unis ont subi les pertes mensuelles les plus importantes en Afghanistan, avec 66 soldats tués.

Depuis qu'il a pris le pouvoir en tant que Président, en janvier 2009, Obama a intensifié la guerre en Afghanistan de manière significative. Suite à l'accroissement massif de troupes, 100'000 militaires seront sur place à la fin août 2010, soit trois fois plus que lorsqu'il ce pays a été envahit. Le seul résultat tangible de cet accroissement des effectifs a été l'augmentation du nombre d'Afghans tués par les forces étrangères et des morts parmi les troupes impérialistes suite à la contre-offensive menée par les combattants résistants.

Obama a également développé la guerre en direction du Pakistan, où des attaques aériennes par des drones sans pilote ont tué un grand nombre de Pakistanais dans la région montagneuse le long de la frontière avec l'Afghanistan.

 La stratégie états-unienne échoue alors que l'opposition s'étend partout dans le monde

Depuis le mois de juin, l’augmentation d’effectifs militaires de Obama s'est concentrée autour de Kandahar City, le principal centre d'opérations de l'OTAN au sud de l'Afghanistan depuis 2004. Un autre point significatif est la capacité croissante des forces de la résistance [les Talibans] pour lancer des attaques dans Kaboul, la capitale afghane.

L'administration Obama a subi un autre déboire concernant sa stratégie en Afghanistan avec la publication le 26 juillet par le site Wikileaks du «Journal de guerre afghan», soit une collection de 91'000 rapports militaires états-uniens «secrets» sur la guerre couvrant la période entre 2004 et 2009 (quelque 15'000 documents vont encore être publiés). D'après Wikileaks, le Journal constitue «les annales les plus significatives sur la réalité de la guerre à avoir été dévoilées au cours d'une guerre.»

Julian Assange, le fondateur de Wikileaks, a expliqué dans un entretien du 27 juillet avec Democracy Now: «Le plus significatif, c'est l’immense vague d'abus qui ont été commis durant les six dernières années, l’immense misère et le carnage de la guerre... la plupart des incidents ayant provoqué des victimes civiles ont lieu dans des événements où 1, 2, 10 ou 20 personnes sont tuées, et du point de vue du nombre ils dominent la liste des événements.»

Les documents révèlent qu'une grande partie de la guerre a été menée subrepticement par des forces états-uniennes pour des opérations spéciales, telles que la Task Force 373, devenue tristement célèbre. Ces forces opèrent surtout la nuit, échappant au radar de tous les médias, et tuent impunément.

Les victimes civiles afghanes sont beaucoup plus nombreuses que ce qui a été admis par les forces d'occupation.

D'après un article du journaliste indépendant Justin Podur publié le 6 août 2010, le «Journal de guerre» enregistre le nombre de 15'219 Afghans morts au combat. Il y a toutes les raisons de croire que beaucoup d'Afghans sensés être tués au combat étaient en fait des civils. 3'994 victimes civiles ont été enregistrées, même si seulement 34 d'entre elles sont attribuées aux forces d'occupation.

Les révélations du journal de guerre sont intervenues à la suite du limogeage, fin juin 2010, du Général Stanley McCrystal, commandant des troupes états-uniennes en Afghanistan, qui a été remplacé par le Général David Petraeus, architecte de l’accroissement massif (surge) des effectifs militaires en Irak en 2007 sous l'administration Bush. Le limogeage de McCrystal est révélateur de la confusion qui règne parmi les dirigeants du Pentagone et de l'administration Obama, et reflète les doutes croissants au sein de la population en général – sinon parmi les militaires eux-mêmes – sur le fait de savoir si cette guerre peut être gagnée.

Un sondage de CBS News effectué au début juillet 2010 indique que 62% des Etats-uniens sont mécontents de la guerre, ce qui constitue une augmentation de 13% depuis le mois de mai. Le même sondage indique que 54% des Etats-uniens souhaitent que le gouvernement établisse un calendrier pour le retrait d'Afghanistan des troupes états-uniennes.

Sans tenir compte de l'augmentation de l'opposition, le Congrès a approuvé 27 juillet le projet de loi pour le financement de la guerre le. Celui-ci finance l’augmentation des effectifs militaires voulue par Obama à hauteur de 37 milliards de dollars. Mais le soutien du Congrès n'est plus unanime. Cent-deux Démocrates ont voté contre le projet de loi, ce qui a obligé Obama a s’appuyer sur des votes républicains pour faire passer la mesure.

Obama prétend que l’augmentation des effectifs militaires va prendre fin au terme de 2010, et que les Etats-Unis vont commencer à retirer les troupes d'Afghanistan. Pourtant, les Etats-Unis se sont engagés à aider régime afghan jusqu’à ce qu’il arrive à gérer la «sécurité» du pays. Les Etats-Unis et les autres gouvernements qui soutiennent le régime de Karzai ont d’ailleurs récemment tenu une conférence en Afghanistan, et ils y ont décidé d'aider le régime jusqu'à ce que celui-ci soit capable de gérer les actions militaires de lui-même. Ils ont estimé que cela ne serait possible qu'en 2014 au plus tôt.

Une rhétorique similaire est appliquée par les Etats-Unis en Irak. Début août, Obama a annoncé que les Etats-Unis allaient y terminer leur mission de combat à la fin du mois. Pourtant 50'000 soldats et 4'500 troupes des «forces spéciales» vont rester sur place, ainsi que d'innombrables bases aériennes et navales. La Secrétaire d'Etat Hillary Clinton souhaite une augmentation des Forces Spéciales à 7'500.

D'après l'écrivain Jeremy Scahill, la politique de Obama en Irak représente une continuation de celle menée par l'administration Bush. Dans une interview avec Democracy Now il a déclaré: «Le Président Obama est en train d’appliquer la politique qui était sur le bureau de George W. Bush lorsque celui-ci a quitté la Maison Blanche. Il s’agit essentiellement du plan de Petraeus-Bush pour l'Irak. Prétendre que Obama est en train déshonorer la promesse faite pendant la campagne électorale de mettre un terme à la guerre est joué sur les mots, car en réalité il a simplement appliqué ce qu'était déjà la politique états-unienne lorsqu'il est arrivé à la Maison Blanche.»

Le scandale des tortures des détenus

Le gouvernement canadien a été embarrassé par une intense controverse concernant le traitement subi par des détenus afghans aux mains des forces canadiennes. Les premières allégations allant dans ce sens ont commencé en 2007, lorsque, suite à une demande de Access to Information (loi sur l’accès à l’information), le professeur de droit Amir Attaran a obtenu des documents lourdement censurés indiquant que les militaires canadiens remettaient – en toute connaissance de cause – des détenus afghans aux autorités policières afghanes. Ils étaient alors systématiquement torturés.

Ces allégations ont gagné en crédibilité en novembre 2009, lorsque Richard Colvin, qui a été pendant un temps le deuxième diplomate du service diplomatique du Canada en Afghanistan, a livré un témoignage explosif devant un comité parlementaire, où il a confirmé que des détenus afghans livrés par le Canada étaient torturés et que des autorités canadiennes, voire peut-être le gouvernement lui-même, avaient fermé les yeux. Le Premier Ministre Harper a alors demandé au Gouverneur Général de suspendre le Parlement durant quelques mois pour éviter une enquête plus approfondie du scandale, ce qui a été accordé.

Lorsque le Parlement a repris en mars, les partis de l'opposition ont passé une motion obligeant le gouvernement à autoriser la parution des documents non censurés concernant cette question. Le gouvernement a refusé. En juin 2010, le gouvernement a conclu un accord avec les Libéraux pour nommer une commission de trois personnes qui vont déterminer quels documents pourront être dévoilés au public.

Le mouvement contre la guerre

Des sondages dans tous les pays menant la guerre montrent une opposition accrue à la guerre. Les attaques contre les droits démocratiques et les réductions des dépenses sociales qui vont de pair avec la poursuite de la guerre sont également en train de susciter une augmentation du nombre d'opposants.

Malgré le nombre apparemment faible de personnes qui descendent dans la rue pour s'opposer à la guerre en Afghanistan, il y a des signes d'un élargissement des mobilisations. Les Pays-Bas ont été obligés de retirer leurs 1900 soldats, le gouvernement en place ayant échoué à obtenir une majorité au Parlement pour les y maintenir. C'est le premier pays membre de l'OTAN à se retirer. Les gouvernements d'Allemagne et de Grande-Bretagne sont soumis à de fortes pressions allant dans le même sens.

Au Royaume-Uni, le résistant à la guerre Joe Glenton, qui a passé une année en prison pour avoir refusé de retourner en Afghanistan, est devenu un leader énergique du mouvement contre la guerre.

Aux Etats-Unis, 850 personnes ont participé, du 23 au 25 juillet, à une Conférence Nationale Contre la Guerre à Albany, dans l'Etat de New York. La conférence a appelé à une «unité d'action, des mobilisations massives, l'inclusion de larges secteurs populaires de la société, un fonctionnement démocratique et la construction d'un mouvement social de masse indépendant des partis politiques mais qui visera à influencer leurs bases.» Elle a prévu de mener toute une série d'activités à partir de l'automne, qui culmineraient dans des manifestations de masse à New York et à San Francisco le 9 avril 2011.

L'Alliance Canadienne pour la Paix – un des plus grands réseaux contre la guerre du pays – prévoit de coordonner durant l'automne une campagne contre une nouvelle extension par le Canada de la guerre en Afghanistan, et d'organiser une série d'événements en octobre avec le militant social afghan Malalai Joya. Récemment à Toronto, Josie Forcadilla, la mère d'un soldat canadien en Afghanistan, a parlé devant un rassemblement de 200 personnes contre la guerre.

Aussi bien la crise grandissante des Etats-Unis et de leurs alliés en Afghanistan que le retrait des Pays-Bas montrent qu’il est possible de mettre un terme à la guerre. «Oui, nous pouvons» construire une opposition agissante dans la rue, ramener les troupes, terminer la guerre en Afghanistan et mettre le monde sur la voie d'une orientation de justice sociale et environnementale.

Tim Kennelly

(Traduction A l’Encontre; écrit le 25 août)
Tim Kennelly est actif, à Vancouver, dans le Mouvement pour paix et la solidarité avec la population palestinienne.

Articles de Tim Kennelly publiés par Mondialisation.ca

Mondialisation.ca,

Le 8 septembre 2010

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid...


n° 454 - Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan - 24/09/ -: Fin :- : Vers une victoire de la résistance en Afghanistan.

n° 454 -  Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan  -  24/09/ -: Fin :- : Vers une victoire de la résistance en Afghanistan.



                          Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

                              Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan

   n°454                                                                                                                             24/09/10

                   C.De Broeder    &   M.Lemaire                       

 



Le Dossier " 'Géopolitique, Réflexion et stratégie' de l'Afghanistan " est visible  sur ...

a) Sur nos blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

 

c) Sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

(fin)

1-5 Tufail Ahmad et Y. Carmon : Vers une victoire de la résistance en Afghanistan.

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Un officier afghan se vantait de pouvoir «torturer» les prisonniers.

2-2 Ottawa a versé des compensations(…) de 650 000$ à des Afghans.


 

1-5 Tufail Ahmad et Y. Carmon : Vers une victoire de la résistance en Afghanistan.

nb Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

* -

5 septembre

Avec le début du retrait des troupes américaines d’Afghanistan en juillet 2011, le fragile État afghan dirigé par Hamid Karzaï semble voué à une prise de contrôle de la résistance.

I. Retrait des États-Unis – émergence du chaos et prise de contrôle par les talibans

Les Etats qui auront une influence sur la situation en Afghanistan sont : le Pakistan, les États-Unis, et dans une moindre mesure, l’Inde et l’Iran.

Une lutte de pouvoir interne et régionale en résultera.

En fait, les puissances régionales ont déjà entrepris de se positionner en prévision du retrait des Etats-Unis. Récemment, l’Inde s’est tournée vers l’Iran dans le but d’établir une position commune sur l’Afghanistan.

Et alors que les Etats-Unis souhaitent un retour de la présence russe en Afghanistan [1], l’ambassadeur de Russie à New Delhi s’élève contre le "retrait hâtif" des Etats-Unis’’ car celui-ci pourrait ouvrir les portes de "l’enfer’’. [2] La nouvelle situation en Afghanistan sera principalement caractérisée par le désordre : le gouvernement fédéral ne sera en mesure de gouverner qu’à Kaboul et dans quelques autres villes ; de vastes régions tomberont sous le contrôle des talibans, et divers dirigeants afghans manœuvreront pour combler le vide au pouvoir, cherchant à se positionner en successeurs de M. Karzaï, qui ne pourra pas briguer un nouveau mandat. Une instabilité qui rappelle la situation consécutive au retrait soviétique d’Afghanistan.

II. La survie de Karzaï - à court terme seulement …

Avec le vide que générera le retrait des forces américaines, Hamid Karzaï ne pourra demeurer au pouvoir que peu de temps. A la direction d’un État fragile, Karzaï deviendra la cible des talibans et des autres partis d’opposition. Les chances qu’à Karzaï de survivre à cette phase chaotique, et sa sortie de scène, seront largement déterminées par les négociations de paix secrètes, parrainées par les Etats-Unis, entre le gouvernement Karzaï et les talibans. Les activistes contrôlent déjà de vastes zones en Afghanistan et sont soutenus par l’ISI (Inter-Service Intelligence) au Pakistan, la force la plus puissante de la région La politique afghane du gouvernement Obama a connu trois phases :

a) pendant les premiers mois du mandat du président américain Barack Obama, les pourparlers de paix avec les talibans ont été encouragés ;

b) par la suite, les responsables se sont opposés à ce que Karzaï demeure au pouvoir et à toute négociation de paix, tant que les talibans n’auraient pas été militairement vaincus ;

c) finalement, ils ont contraint Karzaï à adhérer à ces forces hostiles et à coopérer avec le Pakistan, affaiblissant ainsi Karzaï.

Malgré les critiques des Etats-Unis relatives à la corruption de Karzaï, les chances de survie de Karzaï dans une phase de transition seront dans une large mesure déterminées par les aspects suivants :

a) Le soutien des alliés afghans Karzaï est soutenu par presque tous les anciens chefs de guerre et chefs moudjahidin ayant combattu contre les Soviétiques dans les années 1980, dont Burhanuddin Rabbani, Abd Al-Rab Rasul Sayyaf et Abdul Rashid Dostom. Un leader moudjahidine clé qui ne le soutient pas, Gulbuddin Hekmatyar du Hizb-e-Islami, participe aussi aux négociations de paix.

b) Le soutien des Etats-Unis et des forces de l’OTAN Le régime Karzaï profitera de la présence des troupes américaines qui demeureront peut-être en Afghanistan sous une autre forme. Les États-Unis et les pays de l’OTAN n’ont d’autre choix que d’oeuvrer avec Karzaï pendant cette période de transition – en adhérant au processus démocratique en Afghanistan.

c) Le soutien des institutions d’Etat en développement Les institutions d’Etat en Afghanistan telles que l’armée, la police et la justice, quoique faibles dans leurs premières années, renforceront la position de Karzaï de manière significative. Depuis près d’un demi-siècle, les élections sont devenues des plaques tournantes, laissant des traces irréversibles sur la vie de la nation. Bien que les élections présidentielles afghanes du 20 août 2009 aient été entachées par la corruption, les élections sont actuellement le seul processus démocratique mandaté par l’ONU en Afghanistan qui apporte sa légitimité au gouvernement. Les élections législatives du 18 septembre élargiront indirectement la base politique grâce à laquelle Karzaï pourra encore survivre quelques années.

d) Le soutien des alliés régionaux Karzaï recevra l’appui d’alliés régionaux tels que l’Inde (en raison de son opposition aux talibans et au Pakistan) et aussi l’Iran (en raison de son opposition aux talibans anti-chiites et à l’Etat sunnite du Pakistan). Bien que certains rapports fasse état du soutien de l’Iran à une partie des talibans, le fait est que l’Inde et l’Iran ont intérêt à l’instauration d’un Afghanistan indépendant. Ils préfèrent Karzaï pour l’heure, ou tout autre leader afghan fermement anti-taliban, comme l’ancien chef des renseignement Saleh Amrullah, à la prise de contrôle de Kaboul par des talibans djihadistes sunnites. Marginalisé par l’administration Obama, Karzaï a lui aussi cherché à se rapprocher de l’Iran dernièrement. e) Un facteur inattendu

Un facteur tout à fait inattendu pourrait aider le régime Karzaï à demeurer au pouvoir. En effet, après le retrait des États-Unis, les talibans vont s’imposer comme la force la plus puissante en Afghanistan et certains groupes pourraient tenter de marcher vers Islamabad pour s’emparer du pouvoir. Cette possibilité est presque devenue réalité en 2009, lorsque les talibans ont imposé la charia dans le district de Swat, au Pakistan, traversant en outre les districts avoisinants sur la route d’Islamabad.

Une tentative des talibans de se déplacer de l’Afghanistan vers le Pakistan pourrait contraindre les États-Unis à rester sur place en Afghanistan et à soutenir le gouvernement Karzaï.

III. La machine ISI-talibans et la menace pesant sur Karzaï

Karzaï a subi des pressions du gouvernement Obama pour coopérer avec le Pakistan dans le but de trouver rapidement une solution au problème afghan. De telles pressions de la part des États-Unis sont la conséquence directe de l’offensive diplomatique de l’establishment pakistanais visant à convaincre les responsables du gouvernement Obama d’accepter l’idée que la paix serait impossible en Afghanistan sans la coopération du Pakistan.

L’administration Obama s’est inspirée du point de vue de l’Inter-Services Intelligence’s (ISI) sur l’Afghanistan, en particulier en ce qui concerne le rôle de l’Inde dans le pays, ignorant que le cœur du problème n’est autre que soutien de l’ISI aux activistes. Sous la pression de l’administration Obama lors de sa visite de mai 2010 à Washington, Karzaï a accepté de coopérer avec le Pakistan. Toutefois, dans le cadre d’un débat au US Institute of Peace, Karzaï a souligné que la plupart des chefs talibans se trouvaient au Pakistan. [3] Son opinion selon laquelle les talibans sont contrôlés par l’ISI est connue internationalement. Contraint de coopérer avec le Pakistan sous la pression des États-Unis, Karzaï se trouve confronté à la politique à double tranchant de l’ISI qui, tout en jouant les médiateurs dans les pourparlers avec les talibans, encourage aussi les talibans à combattre. Il en résulte une forte influence des talibans dans toutes les provinces d’Afghanistan. Karzaï a toujours favorisé la réinsertion des activistes talibans de la base à la société afghane, contrairement au Pakistan qui privilégie la réconciliation avec les hauts responsables talibans. Sous la pression des États-Unis, Karzaï a été contraint d’attribuer un rôle important à l’ISI. Le principe du processus de réconciliation parrainé par l’ISI, c’est que certains dirigeants talibans définis par l’ISI intégreront le pouvoir à Kaboul dans le cadre d’une structure qui finira par remplacer Karzaï. Tant que le mollah Omar, l’émir de l’ Emirat islamique d’Afghanistan, aura des chances de revenir au pouvoir, Karzaï sera menacé. La coopération de l’ISI avec Karzaï est transitoire et tactique de nature. Il convient de garder à l’esprit que c’est l’ISI, et non pas le gouvernement civil élu d’Islamabad, qui dicte la politique étrangère du Pakistan. IV. L’influence du Pakistan Avec le départ des troupes américaines, le Pakistan verra son influence grandir en Afghanistan. Dans les années 1980, l’ISI, en collaboration avec la CIA, a établi une forte présence en Afghanistan, considérée par le Pakistan comme une arrière-cour stratégique. Après le retrait soviétique de 1989, plusieurs chefs de guerre afghans et de chefs moudjahidin se sont trouvés dans l’incapacité de former un gouvernement stable à Kaboul. Dans le milieu des années 1990, l’ISI a soutenu les talibans pour qu’ils rétablissent l’ordre et placent l’Afghanistan sous contrôle pakistanais. Aujourd’hui encore, les talibans sont contrôlés par l’ISI. La politique actuelle du Pakistan est le retour de force des talibans et la relance de la politique de profondeur stratégique en Afghanistan. Le Pakistan a du revenir sur sa reconnaissance diplomatique du régime des talibans après l’invasion américaine de l’Afghanistan en 2001. Il gardait toutefois espoir que les talibans reviendraient au pouvoir à Kaboul. Le Pakistan redoutait que lorsque les États-Unis quitteraient l’Afghanistan, en l’absence de règlement politique satisfaisant, il pourrait ne pas être en mesure de garantir ses intérêts dans le pays. Le Pakistan craint qu’un Afghanistan indépendant n’aborde la question de la démarcation de la frontière pakistano-afghane, que Kaboul ne reconnaît pas. Il redoute en outre que l’Afghanistan ne soulève la question des déplacements continus des talibans et des activistes d’Al-Qaïda de part et d’autre de la frontière.
La politique afghane du Pakistan et tous les engagements pris avec Karzaï sont coordonnées exclusivement par le duo de choc que constituent le général en chef Ashfaq Parvez Kayani de l’armée pakistanaise et le lieutenant général Ahmed Shuja Pasha, qui succède au général Kayani à la direction de l’ISI. Le souhait de longue date du Pakistan d’assister au retour des talibans à Kaboul semble proche de se réaliser. Alors même que le président afghan tente d’établir une relation avec l’ISI, il est peu probable que les militaires pakistanais acceptent un Afghanistan indépendant et cessent de considérer l’Afghanistan comme la profondeur stratégique du Pakistan, en d’autres termes comme un Etat client.

Ces dernières années, les dirigeants pakistanais se sont efforcés de rassurer les instances internationales, affirmant avoir renoncé à cette perception des choses. Toutefois, le Pakistan poursuit sa politique de profondeur stratégique, l’ISI estimant que l’Afghanistan ne devrait pas tomber sous influence indienne. L’ISI ne tolérera pas un leader comme Karzaï à long terme, compte tenu en particulier de ses liens étroits avec l’Inde, et aussi avec l’Iran ces derniers temps. Par conséquent, on peut s’attendre à ce que la machine ISI-talibans agisse contre Hamid Karzaï dès que les dirigeants afghans pro-pakistanais auront leur mot à dire au sein des organes du pouvoir de Kaboul. Il est à craindre en outre que la stabilité du nouvel État afghan ne soit d’emblée compromise et la vie de Karzaï mise en danger. La politique de l’armée pakistanaise pour faire revenir les talibans a réussi. Avec la politique américaine visant à contraindre Karzaï de collaborer avec le Pakistan, le chemin des talibans parrainés par l’ISI vers la prise de Kaboul est tout tracé. Quand les États-Unis se seront retirés d’Afghanistan, la voie sera libre pour le Pakistan à Kaboul. V. Les États-Unis se tournent vers le Pakistan - et l’Inde vers l’Iran Ces dernières années, l’Inde est devenue un allié important des États-Unis. Les deux pays ont des objectifs communs en Afghanistan. L’Inde a versé des centaines de millions de dollars dans des projets de reconstruction en Afghanistan. En novembre 2009, l’Inde a cessé de soutenir l’Iran au niveau international, votant comme les États-Unis à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) pour que le programme nucléaire iranien soit renvoyé au Conseil de sécurité des Nations unies. Toutefois, face à un gouvernement Obama qui s’appuie sur l’armée pakistanaise pour négocier la paix en Afghanistan, l’Inde se sent écartée des États-Unis, notamment au vu de la politique visant à affaiblir Karzaï. Contraint de collaborer avec le Pakistan, Karzaï se sent également écarté des l’Etats-Unis, et cherche des ouvertures du côté iranien. L’Inde a également manifesté sa désapprobation face aux négociations de paix entre Karzaï et les talibans par la médiation de l’ISI. L’Inde redoute qu’avec l’arrivée au pouvoir des talibans à Kaboul, les talibans pakistanais s’enhardissent et deviennent une menace régionale pour l’Inde. Le gouvernement indien est en outre préoccupé par le fait que les États-Unis continuent à coopérer avec le Pakistan malgré les révélations selon lesquelles l’ISI soutient les organisations d’activistes anti-américains qui nuisent à la politique américaine en Afghanistan. La conséquence de la politique du gouvernement Obama de soutien du Pakistan en Afghanistan est que l’Inde revient désormais sur sa position pro-américaine concernant les questions internationales. A l’occasion du Sommet sur la sécurité nucléaire à Washington D.C. en avril dernier, le Premier ministre indien Manmohan Singh a dit à Obama que les sanctions de l’ONU ne constituaient pas une réponse au programme nucléaire iranien [4].

Plus tard, le ministre indien des Affaires étrangères S. M. Krishna a rappelé le désaccord de l’Inde face à la position américaine sur le programme nucléaire iranien en accueillant favorablement et en public la décision iranienne d’envoyer son stock d’uranium faiblement enrichi en Turquie [5].

L’Inde a déclaré publiquement qu’elle ne renoncerait pas à ses engagements après le retrait d’Afghanistan des troupes américaines. L’Inde se tourne à présent vers l’Iran dans l’espoir de parvenir à une position commune sur l’Afghanistan. Les dirigeants indiens et iraniens ont accompli de nombreux voyages entre Téhéran et New Delhi ces derniers temps. Lors d’une réunion dans la capitale indienne au début du mois d’août, de hauts responsables iraniens et indiens ont convenu de contrer la menace d’une résurgence des talibans en Afghanistan.

L’Iran , courtisé par Karzaï et l’Inde, a gagné en influence en Afghanistan.

VI. Les options américaines
Quelles sont les options des États-Unis en Afghanistan ?

a) Laisser le chaos s’installer et permettre une prise de pouvoir des talibans Le chaos naissant en Afghanistan résulte de la perspective du retrait américain. Les États-Unis entendent, selon la promesse présidentielle, entamer le retrait des troupes américaines en juillet 2011. Cet objectif déclaré a déjà motivé les puissances régionales comme le Pakistan, l’Inde et l’Iran à se positionner de façon à façonner la structure du pouvoir émergeant en Afghanistan. Fait important : les attaques des talibans en Afghanistan ont augmenté et leur influence dans toutes les provinces est aujourd’hui considérable.

Pour la première fois depuis que les troupes américaines les ont délogés en 2001, les talibans seront prêts à revendiquer le pouvoir. Il est peu probable que les initiatives visant à négocier la paix avec les talibans atteignent leur objectif. Tout accord de paix avec les talibans ne fera que les enhardir davantage, les activistes n’ayant probablement aucune intention d’adopter la Constitution afghane. Un accord "Charia contre paix" conclu entre les talibans et le gouvernement pakistanais laïque les a enhardis au point d’avoir conduit les activistes à appliquer la Charia dans le district pakistanais de Swat, début 2009. Tel a été le résultat de tous les accords de paix conclus entre l’armée pakistanaise et les talibans dans la région tribale du Pakistan ces dernières années. Avec ou sans accord avec les talibans, l’Afghanistan se dirige vers un retour du chaos avec le départ des troupes américaines.
b) Reporter le retrait ou opter pour un retrait partiel Une autre option pourrait être de retarder le retrait des troupes américaines et de soutenir le combat des forces afghanes contre les talibans. Bien que cette option aille à l’encontre de l’engagement présidentiel des États-Unis d’entamer le retrait des troupes américaines d’Afghanistan, à l’heure actuelle, seul un retrait symbolique semble envisageable. Les nouvelles menaces de terroristes talibans contre les États-Unis peuvent justifier un report du retrait. Une autre possibilité serait que les troupes américaines se retirent non du pays, mais des casernes dans et autour de Kaboul et des autres grandes villes, si le gouvernement Karzaï est en mesure d’assumer certaines responsabilités sécuritaires. Si un retrait partiel pourrait préserver le processus démocratique existant, il pourrait toutefois encourager les talibans à lancer des attaques contre Kaboul jusqu’à la faire tomber. Les forces de sécurité afghanes ne sont pas assez puissantes pour faire face à la machine ISI-talibans. Les talibans semblent être en position de force pour réclamer le pouvoir après le départ des troupes américaine.

c) Déployer des troupes américaines dans la région tribale du Pakistan Au lieu de se retirer totalement, les troupes américaines pourraient être redéployées dans la région tribale pakistanaise. Contrairement aux attaques américaines de drones qui ont frappé certains commandants, les opérations militaires pakistanaises n’ont généralement pas permis d’abattre ou de capturer de hauts responsables talibans pakistanais ou afghans (établis au Pakistan). Le fait est que certains commandants pakistanais comme Maulana Fazlullah se sont dernièrement battus en Afghanistan. Le déploiement de troupes américaines dans la région tribale du Pakistan se justifierait par la nouvelle stratégie des talibans de combattre les Etats-Unis sur leur propre sol. L’échec de la tentative d’attentat du 1er mai 2010 à Times Square par Faisal Shahzad et la vidéo du chef taliban Hakimullah Mehsud menaçant de perpétrer des attaques en Amérique du Nord justifient le déploiement de troupes américaines au Pakistan. Une telle mesure serait farouchement contrée par le gouvernement pakistanais et ne pourrait se concrétiser qu’en cas d’attaques massives sur le sol américain émanant de cette région. Deux nécessités ressortent de ces trois options : celle de préparer le nouveau leadership en Afghanistan et celle de la création d’un fonds de stabilité.

Tout d’abord, il n’y a pas à l’heure actuelle de leader crédible susceptible de remplacer Karzaï, mais l’administration Karzaï et les États-Unis pourraient former de nouveaux dirigeants, en cas de tentative réussie d’attenter aux jours de Karzaï, ou de démission de ce dernier. Dans les circonstances actuelles, la menace pesant sur la vie de Karzaï semble réelle. Dans la perspective de pourparlers de paix avec la médiation de l’ISI, certains dirigeants afghans pressentent déjà l’avènement d’un nouveau régime à Kaboul et se sont rendus au Pakistan pour y chercher la bénédiction de l’ISI. Des dirigeants afghans comme Ustad Mohammad Mohaqiq, du parti Hizb-e-Vehdat, et le vice-président afghan Karim Khalili se sont récemment rendus au Pakistan pour se positionner comme successeurs potentiels de Karzaï. [6] D’autres dirigeants potentiels bénéficient du respect des Afghans, tels Ali Ahmad Jalali (ancien ministre de l’intérieur), Ashraf Ghani Ahmadzai (ancien ministre des Finances et candidat présidentiel) et Zalmay Khalilzad (ancien ambassadeur des Etats-Unis à Kaboul). Il est vital pour les Etats-Unis de se préparer à l’après-Karzaï. Cela peut se faire en partenariat avec M. Karzaï, à qui la Constitution afghane ne permet pas de briguer un troisième mandat. Deuxièmement, contrairement à ce qui s’est passé lors du retrait américain d’Afghanistan à la fin de la guerre froide, les États-Unis et ses alliés pourraient mettre en place un important fonds de stabilité visant à soutenir les forces de sécurité afghanes et les structures locales. Une telle démarche contribuerait au renforcement progressif des forces de sécurité afghanes.
VII. Perspectives - Quel avenir pour les talibans ?

Avec un pouvoir affaibli par le retrait des forces américaines, l’État afghan fragilisé de Hamid Karzaï se trouvera confronté à un groupe d’opposition fort dirigé par les talibans et le leader Hekmatyar du Hezb-e-Islami, qui bénéficie en outre du soutien de l’ISI.

Alors que l’administration Karzaï s’efforcera de tendre la main aux activistes, il est peu probable que les dirigeants idéologisés du mouvement taliban abandonnent leur objectif de création d’un émirat djihadiste en Afghanistan.

Les efforts des talibans en ce sens se trouveront renforcés par le retrait des troupes américaines, considéré comme une victoire par les djihadistes.

Avec la prise de pouvoir des talibans en Afghanistan, l’expérience démocratique de ces dernières années touchera à son terme.

Le régime de Karzaï fera place à la machine ISI-talibans, une source de danger pour les États-Unis et les régimes arabes. Déjà, la politique afghane du Pakistan est arbitrée par le chef de l’ISI.

L’Afghanistan deviendra de nouveau un foyer pour les talibans et Al-Qaïda.

Les militants contrôlent déjà de vastes régions d’Afghanistan.

Après la prise de contrôle par les talibans, on pourra se poser la question du prochain objectif des talibans. La plupart des organisations d’activistes appartenant à la machine des talibans seront mobilisées par l’ISI contre l’Inde.

L’expérience pakistanaise montre que certains des groupes talibans sont motivés par des considérations idéologiques ; ces derniers poursuivront le djihad contre l’Occident.

Plusieurs d’entre eux, surtout au sein de la jeune génération, s’alignent sur Al-Qaïda et luttent aussi contre l’armée pakistanaise et l’Etat du Pakistan. La nouvelle génération de ces organisations d’activistes a pour objectif l’établissement d’un califat islamique. La meilleure solution pour les États-Unis et ses alliés internationaux en Afghanistan est probablement d’assurer la sécurité de Karzaï tout en formant des dirigeants à sa succession.

La décision du gouvernement Bush de soutenir le mouvement de Nouri Al-Maliki en Irak n’a pas fait que stabiliser l’Irak ; elle a empêché les djihadistes d’étendre leur influence aux pays voisins. Si le gouvernement Obama décidait de soutenir le gouvernement Karzaï en Afghanistan, il pourrait éviter au Pakistan de tomber entre les mains des talibans.

Notes : [1] Al-Hayat, Londres, le 22 mai 2010.

 [2] www.timesofindia.com , Inde, le 10 mai 2010.

 [3] www.state.gov , Etats-Unis, le 13 mai 2010.

 [4] www.rediff.com , Inde, le 14 avril 2010.

[5] www.timesofindia.com , Inde, le 21 mai 2010. [6] Roznama Mawa-i-Waqt, Pakistan, le 10 août 2010.

Tufail Ahmad et Y. Carmon* - MEMRI Middle East Media Research Institute

5 septembre

* Tufail Ahmad est directeur du projet en ourdou et pachto de MEMRI ;

Y. Carmon est président du MEMRI.

http://www.desinfos.com/spip.php?page=article&id_arti...



2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

2-1 Un officier afghan se vantait de pouvoir «torturer» les prisonniers.

À la suite de cette déclaration, le commandant à l'époque des troupes canadiennes en Afghanistan avait ordonné un arrêt immédiat des transferts de prisonniers afghans.

Un membre des services de renseignement afghans s'est vanté l'an dernier auprès de militaires canadiens que son organisation pouvait «torturer» ou «battre» des prisonniers pendant l'enquête dont ils faisaient l'objet.

Cet aveu figure dans des documents fédéraux. Il s'agirait de la première fois qu'un représentant de la Direction nationale de la Sécurité (DNS) afghane admet aussi candidement de telles choses, qui mettent évidemment les responsables canadiens dans l'embarras.(…) .

Des notes de synthèse obtenues par La Presse Canadienne montrent que les diplomates canadiens et les gardiens de prison de Kandahar tentaient en mai 2009 de vérifier la véracité de ces allégations.

Ces déclarations ont été faites le 9 mai lors d'une rencontre qui s'est déroulée à Kandahar et à laquelle assistaient les commandants terrestres.

Et selon les critiques, il s'agit là d'une autre preuve à l'effet qu'Ottawa ne devrait plus transférer de prisonniers aux autorités afghanes.

Les rapports dénonçant le recours à la torture des agences afghanes sont légions, mais ils sont généralement émis par des groupes de défense des droits de la personne, des agences humanitaires et les prisonniers eux-mêmes.

Du côté des services de renseignement, on est rarement aussi candide.

À la suite de cette déclaration, le commandant à l'époque des troupes canadiennes en Afghanistan, le brigadier-général Jon Vance, avait ordonné un arrêt immédiat des transferts de prisonniers afghans. Un tel ordre a été donné à deux autres reprises en 2009.

A l'automne, alors qu'il faisait face à un feu nourri en Chambre, le ministre de la Défense, Peter MacKay, avait reconnu que les transferts de prisonniers avaient été interrompus en mai 2009. Il n'avait cependant pas expliqué les circonstances à l'origine de cette décision, ni celles entourant un autre incident survenu un peu plus tard, au mois de septembre.

Le gouvernement Harper n'a reconnu qu'une seule chose: que l'interruption des transferts de présumés combattants afghans était reliée aux «allégations concernant le traitement» des prisonniers.

En septembre, les transferts avaient été interrompus à la suite d'une requête émanant des responsables des services de renseignement afghans, qui demandaient aux Canadiens de fournir davantage de preuves avant de détenir des présumés combattants.

Mais les allégations de torture du membre de la DNS ont forcé la tenue d'une rencontre extraordinaire le 12 mai 2009, selon un document de synthèse préparé pour le ministre MacKay.

Une vidéoconférence privée avait été organisée. Des représentants du ministère des Affaires étrangères, de la Défense nationale, des commandants militaires basés au Canada et en Afghanistan et des diplomates de Kaboul s'étaient entretenus avec le Bureau du Conseil privé - le ministère du premier ministre Harper.

Trois jours après, soit le 15 mai, le ministre MacKay recevait un sommaire qui appelait à une «réponse immédiate» étant donné «la nature sensible des allégations».

La réaction a été prompte.

Car quelques jours après avoir été mis au courant de cette déclaration, le ministère des Affaires étrangères a dépêché des fonctionnaires chargés de questionner six prisonniers capturés par des Canadiens qui étaient détenus dans un établissement de Kandahar géré par la DNS.

Ottawa a également promis de «doubler la fréquence de ses visites», indique un rapport écrit préparé pour le ministre des Affaires étrangères Lawrence Cannon.

L'ambassadeur qui était en poste à ce moment à Kaboul, Ron Hoffman, avait fait part de l'«inquiétude» du gouvernement canadien au gouvernement d'Hamid Karzaï.

De plus, l'information a été transmise à la Croix-Rouge internationale et à la Commission indépendante des droits de la personne d'Afghanistan, qui ont ouvert leurs propres enquêtes.

Le chef de la DNS de l'époque, Amarullah Saleh, a aussi accepté d'enquêter de son côté.

Les interrogatoires menés auprès des prisonniers dans la foulée de la déclaration incendiaire ont par ailleurs contribué à calmer le jeu.

«Si aucune allégation spécifique d'abus ou de mauvais traitements n'a été soulevée, un détenu a tout de même rapporté que durant son interrogatoire, il s'était senti menacé d'avoir dû rester debout pendant une longue période de temps car il souffrait d'une blessure au genou», indique le document remis au ministre MacKay.

L'absence de preuves avait amené les responsables canadiens à remettre en question les prétentions à l'origine de ce branle-bas de combat.

Ottawa avait décidé de garder le silence à ce sujet et de l'évoquer en public seulement si des questions étaient posées.

Une porte-parole de Peter MacKay avait affirmé que la gestion de cette crise prouvait que le système de surveillance des prisonniers développé par le Canada était efficace.

Les audiences publiques de la Commission d'examen des plaintes concernant la police militaire reprendront jeudi après une pause d'environ trois mois.

Son rôle est de déterminer ce que les policiers militaires savaient - et ce qu'ils ignoraient - au sujet de la torture dans les prisons afghanes.

08 septembre

http://www.cyberpresse.ca/dossiers/le-canada-en-afghanistan/201009/08/01-4313739-un-officier-afghan-se-vantait-de-pouvoir-torturer-les-prisonniers.php

javascript:toggleImage('/images/bizphotos/569x379/201009/08/198295-suite-cette-declaration-commandant-epoque.jpg',' Un officier afghan se vantait de pouvoir


2-2 Ottawa a versé des compensations(…) de 650 000$ à des Afghans.

Le ministère de la Défense du Canada a versé plus de 650 000$ au cours des deux dernières années en indemnisations à des civils afghans pour les mortalités et les dommages causés par les opérations militaires canadiennes

Le ministère de la Défense nationale a versé «à titre gracieux» un peu plus de 650 000 $ au cours des deux dernières années en indemnisations à des civils afghans pour des décès ou des dommages causés par les opérations militaires canadiennes.

Pour l'année fiscale 2009, le ministère a payé à titre gracieux près de 206 000 $ en 102 versements, selon les rapports du receveur général du Canada. Les paiements oscillent entre 104 $ et 14 424 $.

Le ministère a aussi versé 77 703 $ la même année pour des réclamations de citoyens à l'État afghan.

En 2008, ce sont 217 462 $ qui avaient été versés pour ces réclamations à l'État, et 152 683 $ en compensations à titre gracieux - dont une indemnité unique de 55 117 $.

Le capitaine Yves Desbiens, porte-parole de la mission canadienne à Kandahar, a expliqué que même s'il n'y a pas de responsabilité légale de l'armée canadienne, ces versements à titre gracieux sont offerts dans l'intérêt de la paix, de la sécurité et de la politique publique.

Les noms des bénéficiaires et les circonstances entourant ces versements n'ont pas été dévoilés afin de préserver leur sécurité.

Même si cette pratique fait partie de la politique du ministère de la Défense depuis 2002, les documents des comptes publics pour les années fiscales précédant 2008 ne font pas état de paiements versés en Afghanistan.

En vertu du droit international, les pays impliqués militairement en Afghanistan ne sont pas responsables des préjudices ou des blessures causés par des opérations légitimes. L'organisation Campaign for Innocent Victims in Conflict (CIVIC), basée à Washington, a souligné que la plupart des membres de la Force internationale d'assistance à la sécurité offrent désormais de telles indemnités.

L'OTAN a publié un peu plus tôt cette année un guide à l'intention des pays qui voudraient offrir des compensations financières aux civils. En 2006, certains membres de l'organisation se sont regroupés afin d'uniformiser leurs méthodes de paiement mais le Canada maintient son propre système. Toute compensation supérieure à 2000 $ doit par ailleurs obtenir l'approbation du sous-ministre de la Défense nationale.

Le Canada accepte les documents signés par des aînés locaux en tant que preuve dans les réclamations, mais l'implication des militaires canadiens dans l'affaire doit être évidente. Ottawa verse également des compensations pour des événements survenus lors d'opérations menées conjointement avec l'armée nationale afghane.

«Lorsque nous avons commencé à faire pression sur les forces internationales pour qu'elles redonnent de la dignité aux Afghans à travers des compensations financières pour les morts, les blessés et les dommages matériels causés, nous avons dû faire de grands efforts pour les convaincre que les Afghans s'attendaient à recevoir ces sommes», a déclaré la porte-parole de CIVIC, Sarah Holewinski.

«C'est dans l'intérêt de nos soldats de prévenir une colère qui ne manquerait pas d'apparaître si nous ne reconnaissions pas leurs pertes.» Selon elle, il est impossible de gagner l'appui de la population et de stabiliser un pays si les tragiques pertes civiles sont ignorées.

Certains craignent que des gens abusent du système et que l'argent tombe aux mains des résistants talibans, mais Mme Holewinski estime que les chances qu'un tel scénario se concrétise sont réduites lorsque les procédures adéquates sont mises en place et que les forces militaires connaissent les communautés impliquées.

Un rapport dévoilé en juin par l'organisation Addressing Civilian Harm in Afghanistan révélait que certains pays n'ont que très peu d'informations sur les dommages qu'ils provoquent, et qu'ils encouragent parfois les civils à faire des réclamations.

Le nombre de victimes civiles du conflit en Afghanistan continue de grimper. Un rapport publié le mois dernier par les Nations unies révélait qu'au moins 1271 Afghans ont été tués et 1997 blessés dans les combats des six premiers mois de l'année.

06 septembre

javascript:toggleImage('/images/bizphotos/569x379/201009/06/197643-ministere-defense-canada-verse-plus.jpg','Ottawa a versédes compensations de 650 000$ àdes Afghans', 0);

http://www.cyberpresse.ca/dossiers/le-canada-en-afghanistan/201009/06/01-4312956-ottawa-a-verse-des-compensations-de-650-000-a-des-afghans.php



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

23/09/2010

n° 452 -journal de l'Afghanistan - 01-09 au 23 -09 : -Début - : Mohammad Omar : « Toutes leurs stratégies ont été des échecs ».

n° 452 -journal de l'Afghanistan - 01-09 au 23 -09 : -Début - : Mohammad Omar : « Toutes leurs stratégies ont été des échecs ».



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



journal de l'Afghanistan

n° 452- du 01-09 au 23 -09

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "journal de l'Afghanistan" est  visible :

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site : 

 www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site de eva R-sistons: - http://no-war.over-blog.com/

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

Tiré à part :

Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

Paroles & action des bientôt présidents...

l'Afghanistan au cœur des débats.

1 Analyse & déclaration :

Résistance

Occupants:

2 Occupation de l'Afghanistan 

Les forces en présence

Suite

3 Politique

1) collaborateurs afghans

Fin

 2) occupants 



Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)

 

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Tiré à part :

11-09

La guerre devient de plus en plus impopulaire dans l’opinion américaine et parmi les membres de l’Otan.

 http://www.lequotidien.re/actualites/france-monde/136915-...

 

Mohammad Omar : « Toutes leurs stratégies ont été des échecs ».

Le message de Mohammad Omar a été envoyé par mail aux médias internationaux à la fin du ramadan. En fuite depuis 2001, Mollah Omar, dont il existe très peu de photos, est le chef des militants fondamentalistes.

Les Etats-Unis lui reprochent d’avoir donné refuge au chef d’Al-Qaïda Oussama ben Laden, puis d’avoir refusé de le livrer après les attentats du 11-Septembre.

« Mettez toutes vos forces  à repousser les envahisseurs et à regagner l’indépendance du pays », lance-t-il aux moudjahidine afghans dans ce message.

« Ces experts militaires qui ont concocté des stratégies pour envahir l’Afghanistan ou qui sont occupés actuellement à réfléchir à de nouvelles stratégies, admettent eux-mêmes que toutes leurs stratégies ont été de lamentables échecs », écrit le chef des talibans.

Aux Etats-Unis, une cinquantaine d’académiciens et d’hommes politiques ont publié un rapport disant que les Etats-Unis devraient revoir en baisse le nombre de leurs troupes et leurs objectifs en Afghanistan car la campagne militaire a eu l’effet contraire à ce qui était attendu, et renforce la position des talibans.

nt d’avoir donné refuge au chef d’Al-Qaïda Oussama ben Laden, puis d’avoir refusé de le livrer après les attentats du 11-Septembre.

« Mettez toutes vos forces (...) à repousser les envahisseurs et à regagner l’indépendance du pays », lance-t-il aux moudjahidine afghans dans ce message.

« Ces experts militaires qui ont concocté des stratégies pour envahir l’Afghanistan ou qui sont occupés actuellement à réfléchir à de nouvelles stratégies, admettent eux-mêmes que toutes leurs stratégies ont été de lamentables échecs », écrit le chef des talibans.

Aux Etats-Unis, une cinquantaine d’académiciens et d’hommes politiques ont publié un rapport disant que les Etats-Unis devraient revoir en baisse le nombre de leurs troupes et leurs objectifs en Afghanistan car la campagne militaire a eu l’effet contraire à ce qui était attendu, et renforce la position des talibans.

11-09

 http://www.lequotidien.re/actualites/france-monde/136915-...

 

Les Etats-Unis ont accumulé les mauvais choix

Malgré l'envoi régulier de renforts occidentaux ces dernières années, dont 30.000 soldats américains par le président Barack Obama, l'insurrection s'est considérablement intensifiée depuis trois ans pour s'étendre à la quasi-totalité du pays.

Et Washington, qui fournit les deux tiers des quelque 150.000 soldats étrangers déployés dans le pays, pour l'essentiel sous la bannière de l'Otan, n'y a jamais autant perdu d'hommes depuis neuf ans.

 

La résistance dresse le bilan de 9 ans de guerre en Afghanistan.

Le commandement de la rébellion afghane, qui n'a cessé de gagner du terrain ces dernières années face aux forces occidentales, a fait samedi le bilan américain des neuf dernières années.

Depuis le 11 septembre 2001, les Etats-Unis ont accumulé les mauvais choix qui les précipitent vers la défaite en Afghanistan, et leur image d'"envahisseur" met en danger tous les Américains à travers le monde, selon le commandement en fuite de la rébellion afghane.

"Neuf ans après le 11-Septembre, et après avoir tenté toutes les solutions militaires possibles en Afghanistan, ils ont perdu toute chance d'y instaurer la paix".

Moteurs d'une invasion "illégale" et "défaits" militairement, les Etats-Unis "n'ont désormais plus qu'une option, retirer leurs forces d'Afghanistan sans conditions préalables", au lieu de s'enferrer dans une guerre coûteuse qui fragilise l'Afghanistan comme l'Amérique elle-même. "Etre Américain est devenu un danger pour toute personne dans toutes les régions du monde. Cela a enlevé à la nation américaine la bénédiction d'avoir une vie paisible, même chez elle. Leurs maisons, leurs villes, leurs bureaux, leurs aéroports, leurs bases militaires sont devenus des champs de bataille pour eux. Ils ne peuvent plus se sentir à l'abri nulle part", concluent-ils dans un communiqué.

Par AHL avec AFP

 

Les Etats-Unis doivent se retirer.

Les dirigeants de la résistance ont invité les Etats-Unis à se retirer d'Afghanistan et à mettre fin à l'occupation du pays.
"Les neuf ans écoulés depuis les événements du 11 septembre 2001 ont montré que toutes les solutions militaires possibles en Afghanistan étaient épuisées. Les Américains ont perdu la dernière chance de faire triompher la paix dans le pays", lit-on dans une déclaration des talibans diffusée à Kaboul.
Selon les chefs, "une seule solution existe actuellement pour Washington: retirer ses troupes d'Afghanistan sans aucun préalable".
Le document souligne également qu'alors que les alliés des Etats-Unis au sein de l'OTAN quittent le pays, "les Américains sont pris pour cible aussi bien chez eux qu'à l'étranger".
D'après la résistance les Etats-Unis n'ont aucun droit de poser des préalables de quelque nature que ce soit au retrait de leurs troupes: premièrement parce qu'ils ont illégalement envahi l'Afghanistan et deuxièmement parce qu'ils ont subi une défaite.
"Intrépide au départ, la coalition internationale se rend enfin compte de la situation réelle. C'est pour se débarrasser de ce problème qu'elle a entamé le retrait de ses troupes d'Afghanistan", constatent les dirigeants talibans.

11/09

 http://fr.rian.ru/world/

 

Le retrait impossible ?
Sous la pression d'une opinion publique de plus en plus opposée à l'envoi des "boys" en Afghanistan, le président Obama a annoncé que les troupes américaines commenceraient à se retirer du pays à l'été 2011.

La lassitude gagne également ses alliés européens: les Pays-Bas ont retiré leurs troupes en août, et le Premier ministre britannique David Cameron a évoqué récemment la possibilité de rapatrier une partie des forces, également à l'été 2011.

Par AHL avec AFP

 

Une guerre pour la «démocratie et pour les droits des femmes»?

Les Etats-Unis et leurs alliés impérialistes dans l'OTAN (Organisation du Traité de l'Atlantique Nord) prétendent que le but de leur guerre était de protéger la «démocratie et les droits des femmes» en Afghanistan. Ces deux allégations sont démenties par les réalités du terrain.

Les Etats-Unis ont soutenu le président afghan Hamid Karzai, un représentant de l'élite aisée et corrompue en Afghanistan. Son régime est formé essentiellement de propriétaires terriens, d’hommes d'affaires et de criminels de guerre reconnus et leurs compères. Ils constituent la majorité des représentants dans le parlement afghan.

Leur gouvernement n'a rien fait pour améliorer les conditions de vie des Afghans ordinaires, et il est méprisé par une grande majorité de la population.

La situation des femmes afghanes continue à être aussi tragique qu'elle a toujours été. Depuis 2004, le parlement afghan a remis en vigueur la plupart des politiques anti-femmes qui étaient appliquées avant 2001 sous le gouvernement dirigé par les Talibans. Certaines mesures vont même au-delà de ce qui existait avant. Des exemples d'abus sexuel et d'agressions contre les femmes afghanes sont aussi fréquents qu'avant, et les coupables de ces actes restent impunis. Les suicides de femmes par auto-immolation sont plus fréquents que jamais auparavant.

Un article du New York Times du 31 juillet 2010 par Alissa Rubin rapporte que «les écoles pour filles sont en train de fermer; les femmes qui travaillent sont menacées; des avocates sont attaquées, et des familles terrifiées tendent de plus en plus à confiner leurs filles à la maison.»

Tim Kennelly

(Traduction A l’Encontre; écrit le 25 août)
Tim Kennelly est actif, à Vancouver, dans le Mouvement pour paix et la solidarité avec la population palestinienne.

Articles de Tim Kennelly publiés par Mondialisation.ca

Mondialisation.ca,

Le 8 septembre 2010

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid...

 

L'Afghanistan commence à extraire du pétrole.

L'Afghanistan a extrait du pétrole pour la première fois de son histoire, annoncent les médias mondiaux citant le ministère afghan des Mines.

"C'est la première fois que nous extrayons du pétrole", a déclaré un porte-parole du ministère.
Le projet prévoit la production de 800 barils/jour dans la province de Sar-i-Pul.
Un gisement de 1,8 milliards de barils a été découvert à la mi-août dans le nord de l'Afghanistan. Le ministère des Mines a l'intention de lancer un appel d'offres pour son exploitation et de signer des contrats sur le raffinage du pétrole extrait.

27/08/2010

http://fr.rian.ru/



Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

Une équipe de Gi's tuait des civils afghans «pour s'amuser» ….

Cinq soldats américains sont accusés d'avoir délibérément tué des civils afghans choisis au hasard et conservé des restes humains comme trophée de guerre.

L'affaire pourrait être un des cas les plus importants de crime de guerre en Afghanistan. Cinq soldats américains sont accusés de meurtre avec préméditation. Deux d'entre eux sont aussi accusés d'avoir conservé des doigts de leur victime en guise de trophée, selon le quotidien britannique The Guardian.

Calvin Gibbs, Adam Winfield, Jeremy Morlock, Michael Wagon et Andrew Holmes ont été inculpés pour le meurtre de trois civils en Afghanistan en janvier, février et mai 2010. Les soldats étaient présents sur le sol afghan depuis juillet 2009, dans une base de la région de Kandahar.

D'après des documents de l'armée américaine révélés mercredi, le sergent-chef Calvin Gibbs, 25 ans, aurait élaboré un plan avec d'autres soldats, dont Jeremy Morlock, 22 ans : ils ont formé une sorte d'équipe secrète de tueurs. D'après les enquêteurs, leur première victime, Gul Mudin, a été délibérément tuée par une grenade et des tirs de fusil lors d'une patrouille, au moment où les GI's entraient dans un village, en janvier. Plus tard dans la journée, Morlock aurait dit à Andrew Holmes, présent au moment des faits, que ces meurtres n'étaient qu'une distraction, «pour s'amuser». Morlock aurait menacé Holmes s'il parlait.

Gibbs a tué leur seconde victime, Marach Agha, le mois suivant. Après lui avoir tiré dessus, le sergent-chef a placé une Kalashnikov près du cadavre pour maquiller son crime. Les soldats ont récidivé en mai en tuant à la grenade et au fusil un troisième homme, Mullah Adadhdad.

Des restes de doigts et un crâne retrouvés

Des restes humains prélevés sur les cadavres de leurs victimes ont été retrouvés chez deux des accusés. Gibbs avait conservé des os de doigts et de jambes, ainsi qu'une dent, en guise de trophée. Michael Wagon a été retrouvé avec un crâne humain.

L'affaire a été révélée au grand jour après qu'un soldat, qui n'a pas été nommé, avait dénoncé à sa hiérarchie ses camarades qui fumaient du haschisch volé à des civils afghans.

Ces derniers l'avaient par la suite violemment agressé afin qu'il se taise.

Le GI's a rapporté l'agression à ses officiers, puis devant les enquêteurs, il a révélé l'existence de l'équipe de tueurs.

Les cinq militaires ont été arrêtés en juin. Le sergent-chef Gibbs a nié toutes les accusations contre lui. Sept autres soldats américains ont été arrêtés le mois dernier. Ils sont accusés d'avoir couvert les crimes de leurs camarades et d'avoir agressé le soldat qui a mis les enquêteurs sur la piste.

Les accusations vont être examinées par un jury militaire qui décidera s'il y a suffisamment de preuves pour un procès en cour martiale. Les meurtriers présumés risquent la prison à perpétuité, voire la peine de mort.

09/09

http://www.lefigaro.fr/international/2010/09/09/01003-201...

 

Afghans tués au cours d'une manifestation.

Deux manifestants ont été tués et quatre blessés".
Les manifestants, 200 à 300 personnes, ont mis le feu à trois barrages de contrôle de la police et tenté d'investir le siège du gouvernorat local.
Les manifestants brandissaient des drapeaux blancs. Ils ont scandé des slogans hostiles aux Américains, a Obama et au gouvernement "fantoche" du président Hamid Karzaï.
Un des manifestants, Mohammad Ifhaq, a fustigé une "conspiration des infidèles contre les musulmans".
La veille, plusieurs manifestants avaient défilé dans la capitale de la province du Logar.

Quatre d'entre eux avaient été blessés lorsque la police avait dispersé la foule.
D'autres manifestations, d'ampleur limitée, avaient eu lieu samedi dans le nord afghan pour protester contre le projet d'un pasteur américain de brûler le Coran à l'occasion de l'anniversaire des attentats du 11-Septembre.

13/09/2010
http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=153778&language=fr



Paroles & action du président...

Le président américain se livre ce vendredi à un exercice qu'il goûte peu, mais très attendu dans un contexte défavorable : une conférence de presse depuis la Maison Blanche.

Au menu : comment contrer la crise... et que faire des extrémistes qui menacent de brûler le Coran.

Publié le 10/ 09

http://lci.tf1.fr/monde/asie/2010-09/afghanistan-accusati...

11-09

En décembre dernier, Barack Obama avait annoncé l’arrivée de 30 000 soldats supplémentaires pour amener une cohésion qui faisait grandement défaut, selon les chefs militaires et les responsables politiques.

La plupart des nouvelles troupes ont été envoyées dans le sud, dans les provinces du Helmand et de Kandahar, d’où les résistants lancent leurs attaques vers les autres régions, notamment ces six derniers mois.

http://www.lequotidien.re/actualites/france-monde/136915-...
11-09

Obama a annoncé que les soldats américains amorceraient leur retrait d’Afghanistan à partir de juillet 2011. Le secrétaire général de l’Otan espère lui que les soldats de la coalition internationale pourront commencer à transférer la responsabilité de la sécurité du pays aux forces afghanes à partir de l’an prochain.

11-09

 http://www.lequotidien.re/actualites/france-monde/136915-...



1 Analyse & déclaration

a) Résistance  

L'intensité des combats a régulièrement augmenté depuis fin 2001, les résistants étant en mesure peu à peu de relancer leurs attaques contre les forces occidentales.

Les Etats-Unis et l’Otan comptent maintenant 150 000 soldats dans ce pays.

AFP

09-08

04/09

Les provinces du nord étaient encore récemment considérées comme plutôt calmes, mais les résistants y ont intensifié leurs activités dans la région durant l'année écoulée.

http://www.lefigaro.fr

07-09

Baghlan et la province voisine de Kunduz, longtemps épargnées, sont devenues ces derniers temps des foyers actifs de la résistance. Malgré de récents renforts qui ont porté l'effectif des forces internationales à quelque 150.000 soldats dans tout le pays --américains pour plus des deux tiers--, l'insurrection ne cesse de s'intensifier et de s'étendre à la quasi-totalité de l'Afghanistan.

http://www.lefigaro.fr/flash

 

L’Occident perdra la guerre.

L’Occident est en train de perdre la guerre en Afghanistan et appelle les Afghans à repousser « l’invasion des infidèles », proclame  Mohammad Omar, le chef des talibans, dans un message publié pour la fin du mois de ramadan. Selon Mohammad Omar, les stratèges derrière la guerre d’Afghanistan entamée il y a neuf ans savent qu’ils sont empêtrés dans « l’échec le plus total ».

09/10 -

 http://www.lequotidien.re/actualites/france-monde/136915-occident-en-train-de-perdre-la-guerre.html 


b) Troupes d'occupation : Analyse & déclaration

04-09

Les soldats des Etats-Unis représentent plus des deux tiers des quelque 150.000 militaires des forces internationales, pour l'essentiel sous la bannière de l'Otan.
2010 est déjà devenue l'année la plus meurtrière pour les forces américaines en Afghanistan depuis le début de la guerre il y a neuf ans.

Afp


Otan-Isaf

2010 sera l'année la plus meurtrière pour les Américains.

Avec ‘officiellement’ 323 morts en huit mois, 2010 est déjà l'année la plus meurtrière pour les soldats américains en Afghanistan, selon un décompte basé sur le site Internet indépendant icasualties.org, signe supplémentaire que l'insurrection s'intensifie. Pour la seule journée de mardi, six militaires américains ont été tués. La mort du sixième, tué dans une attaque des talibans dans le Sud, a été annoncée mercredi matin dans un communiqué de la force internationale de l'OTAN (ISAF). En cinq jours, 23 soldats américains sont morts en Afghanistan.

Sur les 80 soldats étrangers morts en août – le troisième mois le plus meurtrier pour les forces internationales en neuf ans de guerre –.

En juin déjà, 102 soldats étrangers — dont 60 américains — avaient été tués,

et 88 en juillet — dont 65 américains.

Avec déjà 490 soldats étrangers tués en huit mois — dont 323 Américains —, 2010 s'annonce comme la plus noire après l'année 2009, déjà la plus meurtrière (521 morts) depuis le début de la guerre fin 2001. En 2009, 317 soldats américains avaient péri.

Plus des deux tiers des quelque 141 000 soldats des forces internationales en Afghanistan, dont l'essentiel sous la bannière de l'OTAN, viennent des Etats-Unis, et les renforts dépêchés essentiellement par Washington depuis plusieurs mois vont porter cet effectif à 150 000 dans les prochaines semaines.

Le général américain David Petraeus, qui commande les troupes américaines et de l'OTAN en Afghanistan, a admis que les résistants gagnaient du terrain, mais il voit dans l'augmentation des pertes étrangères une conséquence de l'effort de guerre accru des Etats-Unis.(…)

Cette hécatombe de soldats américains survient à un moment où, sous la pression d'une opinion publique majoritairement réticente au maintien des "boys" dans ce qu'elle considère de plus en plus comme un "bourbier",  Barack Obama a réaffirmé mardi que le retrait des troupes s'amorcera à l'été 2011.

08 /09

 AFP

 

L’OTAN réclame 2000 soldats supplémentaires.

Les commandements militaires des États-Unis et de l'OTAN en Afghanistan ont demandé l'envoi de 2000 soldats supplémentaires pour rejoindre la force internationale de 140 000 combattants présentement dans le pays, ont rapporté des responsables de l'alliance, lundi.

Les responsables de la coalition ont indiqué que près de la moitié des nouveaux venus seront affectés à l'entraînement des forces de sécurité afghanes, dont certains avec une expertise dans la neutralisation d'engins explosifs.

Les responsables de l'OTAN qui ont ébruité l'information se sont exprimés sous le couvert de l'anonymat car ils n'avaient pas l'autorisation de discuter de ce sujet avec les représentants des médias.

Ils ont affirmé que le commandement de la coalition avait demandé ces renforts avant même l'entrée en fonction du général américain David Petraeus à Kaboul, en juillet.

Le général Petraeus a récemment réitéré cette demande auprès du commandement de l'OTAN à Bruxelles. L'organisation peine à rassembler plus de troupes pour l'effort de guerre, au moins 450 postes d'agents de formation étant toujours vacants après plus d'un an.

Avec l'escalade des décès en Afghanistan, cette guerre est devenue très impopulaire dans plusieurs des 28 pays membres de l'OTAN. Cela pourrait signifier que ce sont les États-Unis qui devront envoyer leurs soldats. En Europe, les sondages montrent que les électeurs considèrent l'intervention afghane comme une source de dépenses inutiles à un moment où les gouvernements effectuent des coupes dans les programmes publics.

L'ajout d'agents de formation est considéré comme un élément essentiel pour atteindre l'objectif d'augmenter le nombre de membres des forces de sécurité afghane de 300 000 à 400 000 membres d'ici la fin de l'année prochaine. Il s'agit du moment où les troupes internationales devraient commencer à se retirer du pays.

http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/2010...

 

javascript:toggleImage('/images/bizphotos/569x379/201009/06/197670-2000-soldats-supplementaires-viendraient-rejoindre.jpg','Afghanistan: l'OTAN réclame 2000 soldats supplémentaires', 0);

 

L'Otan compte évincer les résistants de Kandahar d'ici fin novembre

Les forces afghanes et celles de l'Otan préparent une offensive dont l'objectif est d'éliminer les résistants talibans des environs de la ville de Kandahar d'ici fin novembre, selon le commandant de l'Alliance atlantique pour le sud de l'Afghanistan, le général britannique Nick Carter. /Photo prise le 7 septembre 2010/ REUTERS/Oleg Popov (c) Reuters

 Les forces afghanes et celles de l'Otan préparent une offensive dont l'objectif est d'éliminer les résistants taliban des environs de la ville de Kandahar d'ici fin novembre, a déclaré lundi le commandant de l'Alliance atlantique pour le sud de l'Afghanistan.

De 10 à 12.000 soldats et 5.000 policiers afghans appuyés par d'importantes troupes internationales seront engagés contre un millier d'résistants dans des secteurs situés à l'ouest de la ville stratégique du Sud, a déclaré le général britannique Nick Carter.

"Cela se fera dans les deux ou trois prochains mois, mais nous espérons avoir, d'ici mi ou fin novembre, débarrassé en grande partie ces secteurs des taliban", a-t-il dit d'Afghanistan par visioconférence à des journalistes qui se trouvaient à Bruxelles.

Le général Carter, qui commande une force d'environ 28.000 hommes venus des Etats-Unis, de Grande-Bretagne, de Slovaquie, de France, de Belgique, du Canada et de Roumanie, a précise que les troupes internationales combattraient aux côtés de l'armée afghane et assureraient un appui aérien et logistique.

Durant l'année écoulée, a-t-il dit, les forces afghanes et internationales déployées dans la région de Kandahar ont réussi à reprendre l'initiative face aux résistants.

Mais des centaines de rebelles opèrent "avec une relative liberté" au sud de l'autoroute n°1 - principal axe routier traversant le Sud - et l'Otan s'appliquera donc à protéger la rocade routière et les centres de population, a dit Carter.

La clé d'un succès durable sera de veiller à la mise en place d'une administration afghane solide dans les zones libérées de la présence des résistants, a-t-il ajouté

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20100907.R...



2 Les forces en présence

Troupes d'occupation

USA

04-09

Les soldats des Etats-Unis représentent plus des deux tiers des quelque 150.000 militaires des forces internationales, pour l'essentiel sous la bannière de l'Otan.
2010 est déjà devenue l'année la plus meurtrière pour les forces américaines en Afghanistan depuis le début de la guerre il y a neuf ans.

Afp


Belgique

03-09

Une centaine de militaires belges sont présents à Kunduz, affectés à deux équipes d'instructeurs de l'armée afghane et à une "équipe provinciale de reconstruction" dirigée par l'Allemagne, dans le cadre de la force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF, dirigée par l'OTAN).

http://www.rtbf.be/info/belgique/defense/des-militaires-belges-pris-sous-le-feu-en-afghanistan-251027 


Georgie

05-09

Environ un millier de soldats géorgiens sont déployés dans le pays, principalement dans la province de Helmand, à proximité des Marines américains.

http://www.europe1.fr/International/Afghanistan-Un-soldat-georgien-tue-263914/


n° 452 -journal de l'Afghanistan - 01-09 au 23 -09 : -Suite - : Mohammad Omar : « Toutes leurs stratégies ont été des échecs ».

n° 452 -journal de l'Afghanistan - 01-09 au 23 -09 : -Suite  - : Mohammad Omar : « Toutes leurs stratégies ont été des échecs ».



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



journal de l'Afghanistan

n° 452- du 01-09 au 23 -09

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "journal de l'Afghanistan" est  visible :

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site : 

 www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site de eva R-sistons: - http://no-war.over-blog.com/

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

3 Politique

1) collaborateurs afghans



3) Politique

a) Les collaborateurs afghans

Karzai

Des civils tués : Karzaï condamne l'OTAN
Le président afghan Hamid Karzaï a "fermement condamné" l'OTAN dont l'aviation a frappé ‘par erreur’ les participants à un meeting électoral dans la province de Takhar (nord du pays).
"Les bombardements aériens de l'Alliance contre des villages afghans n'apportent rien d'autre que le meurtre de civils afghans et sont inefficaces dans la lutte contre le terrorisme", a déclaré M.Karzaï cité par son service de presse.
Selon le président, l'attaque lancée par des hélicoptères de l'OTAN a fait 10 morts parmi les membres de l'équipe électorale d'un candidat aux élections parlementaires, et une dizaine blessés parmi les civils, dont Khorassani et ses deux représentants.
Il faut "distinguer les partisans de la démocratie de ceux qui la combattent", a-t-il indiqué de chef de l'Etat afghan.

Le commandement de l'OTAN s'est abstenu de commentaires.
Selon le communiqué, le commandement de la coalition est au courant des accusations portées à son encontre et procédera à une "enquête minutieuse" sur l'incident.

02/9/2010

http://fr.rian.ru/

http://fr.rian.ru/world/20100902/187350997.html

06/09

Hamid Karzaï, a annoncé samedi la mise en place d'un Haut Conseil pour des discussions de paix avec les résistants. Une annonce qui avait été accueillie « chaleureusement » par Londres - près de 10.000 soldats britanniques sont stationnés dans le pays.

http://www.lesechos.fr/

 

Karzaï souhaite une révision de la stratégie américaine.
Face à cette situation, le président afghan Hamid Karzaï a déclaré dimanche que la stratégie américaine dans la guerre contre les talibans en Afghanistan devait être révisée, devant l’intensification de l’insurrection et la forte augmentation des pertes enregistrées par la coalition. Le président afghan, cité dans un communiqué de la présidence, s’exprimait à l’occasion de la visite en Afghanistan du président du Parlement allemand, Norbert Lammert. « Concernant l’Afghanistan et la sécurité régionale, (M. Karzaï) a déclaré que la stratégie de la guerre contre le terrorisme devait être réévaluée », selon ce communiqué. « L’expérience au cours des huit dernières années montre que combattre (les résistants) dans les villages afghans a été inefficace et n’amène à rien si ce n’est à tuer des civils », poursuit le texte.
Repenser la stratégie pour contrer les résistants « est devenu un besoin urgent dans la situation actuelle », a ajouté M. Karzaï, cité par la même source. Le président afghan avait déclaré jeudi en recevant le commandant de l’armée américaine pour l’Iraq et l’Afghanistan, James Mattis, que la lutte antiterroriste devait être menée en dehors de son pays,
en référence aux bastions des résistants au Pakistan.

07-09

Abir Taleb

18-09

Il y aura des "irrégularités" ! Cette déclaration hier d’Hamid Karzaï, président afghan, augure mal des élections législatives qui se tiennent aujourd’hui, dans son pays.

"Des irrégularités, des problèmes, des accusations..." Hamid Karzaï se veut réaliste. Il y a de quoi.

Ce scrutin intervient un an après une présidentielle entachée de fraudes, qui avaient d’ailleurs terni son image de président.
En outre, plusieurs milliers de fausses cartes d’électeurs auraient été saisies, ces derniers jours, à Kaboul et dans les provinces de Ghazni et de Ghor.

"Mais nous devons essayer de faire de notre mieux, compte tenu des circonstances et faire de ces élections un succès", affirme aussi, plus optimiste, le chef de l’Etat afghan. Il a appelé hier les Afghans, y compris les talibans "qui sont les fils du pays", à se rendre aux urnes pour élire leurs députés.

France Info


Les grandes manœuvres

17-09

Le vice-président afghan Mohammad Karim Khalili a appelé à s'unifier et à mettre un terme à la guerre et à assurer la paix durable.
"C'est notre obligation de renforcer l'unité de la nation, de travailler pour la paix et d'assurer la paix durable et la stabilité dans notre pays", a déclaré le vice-président.

Source: xinhua

17-09
Le gouvernement afghan, dans un effort désespéré pour instaurer une paix durable dans le pays, a créé le week-end dernier un Conseil supérieur pour la paix pour encourager les résistants à abandonner le militantisme.

Source: xinhua

11-09

Hamid Karzaï a annoncé la mise en place d’un conseil pour des discussions de paix avec les talibans.

Ces derniers ont prévenu qu’ils ne participeraient pas à des négociations de paix avant que toutes les forces étrangères aient quitté le pays, et ils s’appuient sur les déclarations d’Obama sur un retrait des troupes américaines à partir de l’année prochaine pour nourrir leur propagande anti-occidentale.

http://www.lequotidien.re/actualites/france-monde/136915-...


Confection d'un gouvernement fantoche

Législatives:

Plus de 10,5 millions d'Afghans sont appelés samedi aux urnes pour élire les deux cent quarante-neuf députés de l'Assemblée nationale. Ce scrutin législatif — le second depuis la chute des talibans — intervient un an après une présidentielle entachée de fraudes massives, qui avait terni l'image du président réélu, Hamid Karzaï.

Les résultats définitifs du scrutin sont attendus le 31 octobre.

La future composition de cette Assemblée nationale ne changera pas fondamentalement la donne dans un pays où le président concentre l'essentiel des pouvoirs et ne peut se maintenir sans la présence des quelque cent cinquante mille soldats des forces internationales.

17.09.
http://www.lemonde.fr/

Fermeture des bureaux de vote.
Plus d'un bureau de vote sur sept ne pourra être ouvert pour les élections législatives afghanes du 18 septembre prochain en raison de l'insécurité croissante, notamment dans l'est du pays, a indiqué aujourd'hui
la Commission électorale indépendante.
La Commission électorale a annoncé aujourd'hui la fermeture de 81 bureaux de vote dans la province de Nangarhar, près de la frontière pakistanaise, portant ainsi à un millier, sur près de 6.900, le nombre de centres électoraux qui ne fonctionneront pas le 18 septembre
Le scrutin est, pourtant, considéré comme crucial pour l'évolution de la stabilité du pays et constituera un test de la crédibilité du président Hamid Karzaï, réélu l'an dernier dans des conditions jugées frauduleuses par les observateurs.
Les responsables de
la Commission ont dit s'attendre à de nouvelles fermetures. "Nous voulons que nos employés travaillent en toute sécurité. Si nous constatons des risques le jour du scrutin, il est évident que nous fermerons d'autres centres", a déclaré à Reuters le président de la Commission, Fazel Ahmad Mawnawi.
Comme l'an dernier, la résistance a appelé au boycott des élections.

07/09

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/09/07/97001-20100907FILWWW00549-l-afghanistan-ferme-des-bureaux-de-vote.php


Prisons, exactions & torture

Un officier afghan se vantait de pouvoir «torturer» les prisonniers.

À la suite de cette déclaration, le commandant à l'époque des troupes canadiennes en Afghanistan avait ordonné un arrêt immédiat des transferts de prisonniers afghans.

Un membre des services de renseignement afghans s'est vanté l'an dernier auprès de militaires canadiens que son organisation pouvait «torturer» ou «battre» des prisonniers pendant l'enquête dont ils faisaient l'objet.

Cet aveu figure dans des documents fédéraux. Il s'agirait de la première fois qu'un représentant de la Direction nationale de la Sécurité (DNS) afghane admet aussi candidement de telles choses, qui mettent évidemment les responsables canadiens dans l'embarras.(…) .

Des notes de synthèse obtenues par La Presse Canadienne montrent que les diplomates canadiens et les gardiens de prison de Kandahar tentaient en mai 2009 de vérifier la véracité de ces allégations.(...)

Ces déclarations ont été faites le 9 mai lors d'une rencontre qui s'est déroulée à Kandahar et à laquelle assistaient les commandants terrestres.

Le chef de la DNS de l'époque, Amarullah Saleh, a aussi accepté d'enquêter de son côté.

Les interrogatoires menés auprès des prisonniers dans la foulée de la déclaration incendiaire ont par ailleurs contribué à calmer le jeu.

«Si aucune allégation spécifique d'abus ou de mauvais traitements n'a été soulevée, un détenu a tout de même rapporté que durant son interrogatoire, il s'était senti menacé d'avoir dû rester debout pendant une longue période de temps car il souffrait d'une blessure au genou», indique le document remis au ministre MacKay.

L'absence de preuves avait amené les responsables canadiens à remettre en question les prétentions à l'origine de ce branle-bas de combat.(...)

Les audiences publiques de la Commission d'examen des plaintes concernant la police militaire reprendront jeudi après une pause d'environ trois mois.

Son rôle est de déterminer ce que les policiers militaires savaient - et ce qu'ils ignoraient - au sujet de la torture dans les prisons afghanes.

08 septembre

http://www.cyberpresse.ca/dossiers/le-canada-en-afghanistan/201009/08/01-4313739-un-officier-afghan-se-vantait-de-pouvoir-torturer-les-prisonniers.php

javascript:toggleImage('/images/bizphotos/569x379/201009/08/198295-suite-cette-declaration-commandant-epoque.jpg',' Un officier afghan se vantait de pouvoir



b) Les occupants 

1) Usa

Obama

Occupation de l'Afghanistan

L’armée US en désaccord avec la politique de « guerre » des Britanniques.
Le Washington Post parle carrément de « guerre » qui oppose dans la province du Helmand, en Afghanistan, les Marines américains aux militaires, et conseillers civils, britanniques.

 « Les désaccords entre ces supposés alliés sont presque aussi fréquents que les échanges de feu avec les résistants » rapporte le Post, qui consacre ce week-end un long reportage à ce « conflit ».

Les soldats américains, qui ont pris le relai des forces britanniques au printemps dernier dans cette province, estiment que leurs prédécesseurs se sont longtemps montrés trop « complaisants » avec les résistants, écrit Rajiv Chandrasekaran, l’envoyé spécial du Post. « Ils (les Britanniques, ndlr) n’ont pas poursuivi les talibans, explique un lieutenant-colonel des Marines, Michael Manning. Nous allons le faire ». A l’inverse, les Britanniques jugent les Américains « trop agressifs », s’aventurant en des lieux qu’il vaudrait mieux laisser inexplorés et risquant ainsi de remettre en question une sécurité «durement gagnée ». 20 000 soldats américains et 10 000 Britanniques sont actuellement déployés au Helmand.
Américains et Britanniques divergent aussi sur le travail de reconstruction de la province, dont les Britanniques ont toujours la responsabilité. La grande mosquée de Musa Qala, détruite lors de combats en 2007, était censée être reconstruite depuis deux ans déjà, a rappelé le lieutenant-colonel Manning au Washington Post. Et les Britanniques avaient aussi promis un pont… qui se fait toujours attendre. Le mot d’ordre des Britanniques est de « Promettre tout. Délivrer rien» accuse ce Marine, qui dit avoir trouvé un écriteau avec cette maxime dans un campement d’ingénieurs britanniques.

A cela, le WaPo fait répondre un « responsable occidental de la reconstruction », anonyme : « L’approche américaine est concentrée sur le résultat. La priorité britannique est d’amener le gouvernement à faire les choses ». «Le processus compte plus pour les Britanniques que pour les Américains » résume cet expert occidental, pour expliquer cette petite guerre dans la grande.

04/09/2010

http://washington.blogs.liberation.fr/great_america/2010/09/en-afghanistan-larm%C3%A9e-us-doit-affronter-aussi-lesbritanniques.html


Dans les coulisses et au sénat

Les Etats-Unis marquaient de leur côté le 9e anniversaire du 11-Septembre dans une atmosphère tendue, après les menaces d'un pasteur intégriste de brûler le Coran, un projet qui a provoqué des manifestations d'indignation jusqu'aux montagnes du nord-est afghan.

Le pasteur s'est finalement ravisé.

http://info.france2.fr/monde/pour-les-talibans-les-americains-sont-en-danger-64802256.html


Sur le terrain

En Afghanistan, l'armée US doit affronter aussi les Britanniques.
Le Washington Post parle carrément de « guerre » qui oppose dans la province du Helmand, en Afghanistan, les Marines américains aux militaires, et conseillers civils, britanniques. « Les désaccords entre ces supposés alliés sont presque aussi fréquents que les échanges de feu avec les résistants » rapporte le Post, qui consacre ce week-end un long reportage à ce « conflit ». Les soldats américains, qui ont pris le relai des forces britanniques au printemps dernier dans cette province, estiment que leurs prédécesseurs se sont longtemps montrés trop « complaisants » avec les talibans, écrit Rajiv Chandrasekaran, l’envoyé spécial du Post. « Ils (les Britanniques, ndlr) n’ont pas poursuivi les talibans, explique un lieutenant-colonel des Marines, Michael Manning. Nous allons le faire ». A l’inverse, les Britanniques jugent les Américains « trop agressifs », s’aventurant en des lieux qu’il vaudrait mieux laisser inexplorés et risquant ainsi de remettre en question une sécurité «durement gagnée ». 20 000 soldats américains et 10 000 Britanniques sont actuellement déployés au Helmand.
Américains et Britanniques divergent aussi sur le travail de reconstruction de la province, dont les Britanniques ont toujours la responsabilité. La grande mosquée de Musa Qala, détruite lors de combats en 2007, était censée être reconstruite depuis deux ans déjà, a rappelé le lieutenant-colonel Manning au Washington Post. Et les Britanniques avaient aussi promis un pont… qui se fait toujours attendre. Le mot d’ordre des Britanniques est de « Promettre tout. Délivrer rien» accuse ce Marine, qui dit avoir trouvé un écriteau avec cette maxime dans un campement d’ingénieurs britanniques. A cela, le WaPo fait répondre un « responsable occidental de la reconstruction », anonyme : « L’approche américaine est concentrée sur le résultat. La priorité britannique est d’amener le gouvernement à faire les choses ». «Le processus compte plus pour les Britanniques que pour les Américains » résume cet expert occidental, pour expliquer cette petite guerre dans la grande.

04/09/2010

http://washington.blogs.liberation.fr/great_america/2010/...

Le Soir, 26.8.2010 



2) Otan-Isaf

Rasmussen

Anders Fogh Rasmussen s'attend à une intensification des combats.

Le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, s'attend à une intensification des combats des forces d’occupation en Afghanistan dans les semaines et mois à venir, dans un entretien diffusé lundi soir sur la chaîne danoise TV2 News.
"Je partage les points de vue des responsables militaires américains sur l'intensification des combats dans les semaines et mois prochains" dans ce pays, a-t-il déclaré.
"Nous sommes dans une phase très décisive maintenant. Nous avons envoyé encore plus de soldats en Afghanistan, où nous attaquons les bastions de la résistance, ce qui a pour conséquence plus de combats, et malheureusement plus de pertes", a-t-il ajouté.
Cette escalade des combats "fait partie de la stratégie" des forces internationales pour déloger les talibans des bastions qu'ils tenaient jusque-là dans les provinces de Helmand et Kandahar", dans le sud, selon lui.
Pour Rasmussen, cette escalade est "malheureusement nécessaire pour qu'on puisse transférer la responsabilité de la sécurité aux Afghans", a-t-il prétendu.
Tout en saluant le fait que la communauté internationale se soit fixé l'objectif de voir les Afghans prendre le relais des forces étrangères dans tout le pays d'ici fin 2014, il a mis en garde, à l’instar des responsables américains, contre "un retrait total des troupes d’occupation dès le transfert des responsabilités aux Afghans".
"Cela signifierait le retour des talibans. Et tous nos efforts auraient été vains", a-t-il prétendu.
Rasmussen, ancien Premier ministre danois, effectue mardi une visite officielle au Danemark, le pays qui a proportionnellement subi le plus de pertes en Afghanistan.

31/08/2010

http://www.almanar.com.lb 

 

Occupation de l'Afghanistan

M. Rasmussen a indiqué que "des progrès" étaient enregistrés en Afghanistan même si le général américain David Petraeus, qui commande les troupes américaines et de l'Otan en Afghanistan, a admis mardi à Kaboul que les résistants gagnaient du terrain.
M. Rasmussen a répété qu'il espérait que les Afghans puissent "prendre leurs responsabilités" dès l'an prochain. Mais, a-t-il insisté, "nous devons rester engagés jusqu'à ce que le travail soit terminé".

01/09

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/09/01/97001-20100901FILWWW00563-afghanistan-varsovie-critique-le-cout.php


Sur le terrain

L’Otan demande plus d'instructeurs militaires à l'Italie…

L'Otan a demandé au gouvernement italien de déployer davantage d'instructeurs militaires en Afghanistan afin de respecter les délais prévus pour transmettre le contrôle du pays aux forces locales.

"Le rôle des instructeurs est essentiel également du point de vue de l'objectif consistant à commencer d'ici la fin de 2011 à passer le commandement aux autorités de l'Afghanistan pour poursuivre (ce processus) jusqu'à la fin 2013 ou début 2014", a ajouté le ministre italien en référence au calendrier prévu pour le désengagement militaire occidental de ce pays.

L'Italie dispose actuellement de quelque 500 carabiniers qui participent à la Nato Training Mission (mission d'entraînement de l'OTAN) en Afghanistan.

M. La Russa s'est également dit favorable au maintien des forces italiennes, environ 3.200 hommes, dans le secteur occidental du pays, notoirement plus calme que le reste de l'Afghanistan.

17 septembre

http://www.romandie.com/infos/news2/100917151721.6dieagd2...


n° 452 -journal de l'Afghanistan - 01-09 au 23 -09 : -Fin - : Mohammad Omar : « Toutes leurs stratégies ont été des échecs ».


n° 452 -journal de l'Afghanistan - 01-09 au 23 -09 : -Fin - : Mohammad Omar : « Toutes leurs stratégies ont été des échecs ».



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



journal de l'Afghanistan

n° 452- du 01-09 au 23 -09

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "journal de l'Afghanistan" est  visible :

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site : 

 www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site de eva R-sistons: - http://no-war.over-blog.com/

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

3 Politique

2) occupants 



Les organisations mondiales

Oxfam

08-09

L'organisation humanitaire Oxfam a annoncé avoir suspendu ses opérations dans la province du Badakhshan, dans le nord-est de l'Afghanistan, après que trois de ses employés eurent été tués dans la région samedi, a précisé mercredi le gouverneur adjoint de la province, Shamsul Rahman.  

Les équipes d'Oxfam en Afghanistan supervisent divers projets comme la distribution d'animaux d'élevage, la gestion d'écoles, la fourniture d'eau potable et la défense des droits des femmes.

http://tempsreel.nouvelobs.com/


Dans le monde

Belgique

Pas de nouveaux militaires belges en Afghanistan avant le nouveau gouvernement…

Le ministre de la Défense, Pieter De Crem (CD&V), a confirmé jeudi qu'une demande a été adressée à la Belgique par l'OTAN, afin de fournir une cinquantaine d'instructeurs supplémentaires en Afghanistan mais il a souligné qu'une réponse positive ne pouvait être donnée par un gouvernement en affaires courantes.

Le ministre de la Défense, Pieter De Crem (CD&V), a confirmé jeudi qu'une demande a été adressée à la Belgique par l'OTAN, afin de fournir une cinquantaine d'instructeurs supplémentaires en Afghanistan mais il a souligné qu'une réponse positive ne pouvait être donnée par un gouvernement en affaires courantes.
Une demande générale pour 2000 formateurs supplémentaires en Afghanistan a été formulée par le général David Petraeus, commandant des forces internationales en Afghanistan, a indiqué M. De Crem avant d'embarquer à Zeebrugge à bord de la frégate Louise Marie.

Il a toutefois exclu une décision immédiate du gouvernement en affaires courantes, tout en rappelant que la Belgique avait déjà décidé en avril dernier d'envoyer 22 instructeurs militaires supplémentaires au sein de l'ISAF (International Security Assistance Force). "Ils sont actuellement en formation et vont bientôt partir", a-t-il ajouté. (LEE)

http://www.rtlinfo.be/info/belgique/politique/736097/pas-de-nouveaux-militaires-belges-en-afghanistan-avant-le-nouveau-gouvernement


F-16 belges : De Gucht avait rassuré les USA
Wikileaks diffuse une note du Pentagone
Le 30 mai 2007, peu avant les élections fédérales de juin, le nº2 de l'ambassade des Etats-Unis à Bruxelles contacte le ministre belge des Affaires étrangères Karel De Gucht (Open VLD) pour lui demander si le gouvernement répondra favorablement aux nouvelles demandes Otan de déploiement en Afghanistan.

Les attentes de Washington et d'Evere sont importantes, elles portent notamment - la Belgique l'apprendra quelques mois plus tard - sur le possible déploiement de F-16 dans le sud afghan.
Le 1er juin, un câble secret de l'ambassade américaine à Bruxelles, révélé par le site Wikileaks, donne la teneur de la réponse de De Gucht : la proximité d'élections l'empêche d'agir, certes, mais son parti - qui est aussi « celui du Premier ministre » Verhofstadt, relèvent avec intérêt les Américains - est « favorable » à la demande de l'Otan.

Le libéral flamand donne ainsi des gages à Washington, d'autant moins coûteux qu'il n'est pas en position immédiate de leur donner suite. Comme on le sait, il reviendra au CD&V Pieter De Crem de concrétiser la bonne volonté belge : à l'été 2008, 4 puis 6 chasseurs F-16 belges seront déployés à Kandahar.
A noter : alors que les documents du Pentagone diffusés par Wikileaks identifient spécifiquement les F-16 belges lorsqu'ils sont appelés en opération, aucune bavure de pilote ou officier belge n'a été relevée en 18 mois. (Alain Lallemand)

 

Le PS veut un retrait "au plus tôt" de la présence belge en Afghanistan

Le PS souhaite un retrait au plus tôt de la présence militaire belge en Afghanistan et en fait un point important de la formation du gouvernement, écrit lundi De Standaard.

Le sp.a réclame depuis longtemps ce retrait. Les socialistes francophones avaient approuvé la mission militaire belge en Afghanistan. "Grâce au PS, le nombre de militaires envoyés en Afghanistan a déjà été plafonné pour 2010 et 2011", fait-on valoir au PS. (VIM)

http://www.rtlinfo.be/info/belgique/politique/736979/le-p...

 

De Crem nuance le danger encouru par les belges en Afghanistan

Le ministre de la Défense Pieter De Crem a assuré que les troupes belges en Afghanistan n'avaient connu aucun incident lors des dernières semaines. La Défense avait pourtant elle-même indiqué que des militaires belges présents au nord du pays avaient été confrontés à un incident armé avec des résistants le 31 août dernier.
La VRT-Radio faisait état dimanche d'un nouvel incident avec des militaires belges en Afghanistan.

Cette information a particulièrement irrité le ministre sortant qui était l'invité de l'émission De Zevende Dag sur la télévision publique flamande. "Il s'agit de tirs pacifiques, des 'happy shooting', à l'occasion de la fin du ramadan. Je déplore l'information erronée apportée par la VRT. Cela est dangereux pour nos troupes", a indiqué dimanche M. De Crem.
Le ministre a également tenu à relativiser les propos tenus, toujours sur
la VRT, par des gradés basés à Kunduz. Ceux-ci avaient notamment évoqué des situations de guérilla auxquelles étaient confrontées les troupes belges. "En espagnol, la guérilla est le diminutif de guerre, c'est une petite guerre. Ils veulent dire par là que dans les campagnes, on doit toujours s'attendre à voir l'un ou l'autre individu qui utilise une arme et tente de prendre quelqu'un en joue. Mais nos hommes sont formés à cela. Je n'ai jamais dit que notre mission serait facile, certainement pas dans le nord", a dit Pieter De Crem.
Le député Dirk Van der Maelen (sp.a) a répété dimanche son plaidoyer en faveur d'un retrait des troupes belges d'Afghanistan. "La mission actuelle n'a plus rien à voir avec celle d'il y a deux ans. Le sp.a entend mettre le retrait d'Afghanistan sur la table des négociations en vue de la formation du gouvernement", a-t-il dit. Pieter De Crem a répondu que le sp.a avait été "le premier parti à approuver l'envoi de troupe à Kunduz". (belga)

12/09/10 16h29

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1502/Belgique/article/detail/1...


Espagne

L'Espagne prudente sur son retrait d'Afghanistan.

M. Rasmussen a profité d'une visite à Madrid, vendredi dernier, pour demander aux membres de la coalition, en particulier l'Espagne, de fournir plus de militaires pour former l'armée afghane.

M. Zapatero avait alors confirmé "l'engagement" espagnol mais laissé en suspens l'envoi éventuel de troupes supplémentaires.

Les soldats espagnols resteront en Afghanistan "le temps nécessaire" dans le cadre de la mission de l'OTAN, a souligné mercredi 15 septembre le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero.

M. Zapatero s'exprimait lors d'un débat parlementaire sur l'engagement des quelque 1 500 militaires espagnols en Afghanistan. "Nous devons rester en Afghanistan en assumant nos responsabilités, le temps nécessaire", a-t-il déclaré. Mais "nous continuerons à faire notre possible pour qu'arrive bientôt le jour où nos troupes pourront abandonner le territoire afghan avec la satisfaction du devoir accompli", a-t-il ajouté.

Le quotidien espagnol El Pais note que le premier ministre a "évité de donner une date pour le retrait espagnol", et ne s'est pas référé, en particulier, à l'échéance de juillet 2011 donnée par Barack Obama.

L'Espagne réalise un "effort humain et financier très important en Afghanistan", a indiqué M. Zapatero, chiffrant à 1,9 milliard d'euros le coût de la participation espagnole à la mission de l'OTAN et rappelant l'importance de celle-ci pour le développement de l'Afghanistan, la sécurité régionale et globale.

M. Zapatero s'est montré sur la même longueur d'ondes que le secrétaire général de l'OTAN, Rasmussen, qui a récemment souligné que les troupes de l'Alliance atlantique resteraient en Afghanistan "le temps qu'il faudra".

15.09

http://www.lemonde.fr/europe/article/2010/09/15/l-espagne...


France

Afghanistan, que fait la France ?

Rappel des faits

Depuis la chute du régime des talibans, fin 2001, le nombre de soldats envoyés par la coalition des pays occidentaux pour combattre en Afghanistan n’a cessé d’augmenter. Ils sont actuellement 150.000 sous la bannière de l’Otan.
Les deux tiers sont américains. Le contingent français compte 4000 hommes environ.

«Personne ne peut contester le fait que les talibans étendent leur présence », vient de déclarer le général américain David Petraeus, nouveau commandant des forces américaines et des forces de l’Otan en Afghanistan. Même s’il assure que «cela serait plus difficile avant de devenir plus facile », ce constat alimente les doutes au moment où, avec déjà plus de 500 soldats tués, cette année s’annonce comme la plus meurtrière pour les troupes de la coalition.

Inquiétude et scepticisme s’expriment dans les différents pays engagés et d’abord dans les milieux les plus au fait des questions militaires. «L’avenir est clairement du côté des négociations avec ou entre les participants au conflit», note l’institut international d’études stratégiques (IISS) dans son rapport annuel publié à Londres la semaine dernière.

Le texte précise : «De nombreux observateurs s’inquiètent du fait que la lourde présence des troupes étrangères est ce qui maintient et alimente les talibans.»

Le 2 juillet dernier, le général français Vincent Desportes, directeur du collège interarmées de défense, estimait, dans un entretien au Monde, que le moral des troupes engagées en Afghanistan n’était pas bon, que sur le terrain, «la situation n’a jamais été pire». Et il ajoutait: «C’est une guerre américaine. Quand vous êtes actionnaire à 1%, vous n’avez pas la parole.» Le général s’est aussitôt vu infliger une réprimande par le ministre de la Défense Hervé Morin.

Reste pourtant la question: que fait la France en Afghanistan? Nous en débattons ici avec deux parlementaires.

http://www.humanite.fr/10_09_2010-afghanistan-que-fait-la-france-453247

«En Afghanistan, nos soldats sont engagés quotidiennement face à un ennemi dur».

nb Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information.

13/9

Guy Tessier est le coorganisateur de la 8 e université d'été de la défense qui s'ouvre ce lundi à Istres,

LE FIGARO. - Cette 8e université de la défense est-elle placée sous le signe de la crise ?

Guy TEISSIER. - Elle débute, il est vrai, dans une ambiance difficile pour les armées. Professionnalisation, restructuration, RGPP (Révision générale des politiques publiques), restrictions budgétaires : ces dernières années, elles ont subi des changements que peu de corps de l'État auraient été capables de digérer. Bien sûr, la situation financière fait que nous sommes tous solidaires et que la défense aussi doit assumer sa part de responsabilité. Mais je ne vous cache pas mon inquiétude. 3,5 milliards d'euros d'économies, c'est la potion que les armées vont devoir avaler. Or, les recettes exceptionnelles sur lesquelles on compte pour s'en sortir ne sont pas acquises.

Quels seront les secteurs touchés ?

Nous ne savons pas encore où le fer portera. L'effort devrait être concentré sur le matériel. Il semble acquis, déjà, que la rénovation des Mirage D sera décalée. Mais d'autres programmes seront touchés.

La défense fait face aujourd'hui à d'énormes défis. Les budgets sont soumis à de fortes pressions. Mais il nous faut absolument rester une nation cadre, conserver la «capacité d'entrer en premier» dans un conflit. En Afghanistan, nos soldats sont engagés quotidiennement face à un ennemi dur, qui nous observe, apprend de nos erreurs et utilise du matériel de plus en plus sophistiqué. Les armées sont prises entre le marteau de la réforme et l'enclume de la mission.

Quelles solutions préconisez-vous ?

Il faut adapter les programmes d'armements en cours d'exécution aux questions stratégiques du moment, donner plus de souplesse à nos procédures d'achat, trop lourdes et contraignantes et davantage travailler avec nos partenaires européens. À cet égard, je vois d'un bon œil le rapprochement franco-britannique, qui permettrait d'éviter les redondances et de mettre en commun des moyens, notamment dans le domaine maritime.

 Les Britanniques sont très pragmatiques. Chez eux, nécessité fait loi.

Concrètement, de quoi pourrait-il s'agir ?

Pourrions-nous partager nos porte-avions ?

Nous pourrions, en effet, réaliser certaines opérations de ce type ensemble. Pourquoi ne pas imaginer un porte-avions britannique avec une escorte française, ou le contraire ? Cela fait vingt ans qu'on en parle mais on en discute à nouveau aujourd'hui. C'est un projet difficile à réaliser car les porte-avions transportent l'arme atomique, mais coopérer en mutualisant les moyens permettrait de diminuer les coûts. Nous pouvons aussi envisager une coopération entre nos sous-marins nucléaires.

Vraiment, sur un tel domaine de souveraineté nationale ?

Oui, mais on ne pourrait le faire qu'en période de paix relative, comme aujourd'hui. En cas de crise, il faudrait que chacun puisse reprendre possession de sa propre dissuasion, car on ne peut pas partager le feu nucléaire. On pourrait imaginer que chaque pays maintienne son effort d'investissement dans la dissuasion, sans baisser la garde, tout en réalisant des économies de fonctionnement grâce à des coopérations.

La France doit-elle rester en Afghanistan et pourquoi ?

Oui, elle le doit, car la menace concerne tous les pays occidentaux. Il serait lâche et vain de laisser tomber ceux qui ont pris le parti de s'engager dans cette mission de stabilisation difficile mais indispensable. Si nous partions maintenant, cela voudrait dire que les 49 soldats français tombés en Afghanistan seraient morts pour rien.

En Irak, les Américains ont tenu leurs engagements.

Au prix d'une guerre cruelle, certes, mais ils ont apporté la stabilisation et la démocratie puis sont partis. Pourquoi ne pas espérer la même chose pour l'Afghanistan ? …

http://www.lefigaro.fr/international/2010/09/12/01003-201...

 

 Vers une mise en commun de certaines capacités militaires.

Les ministres de la Défense de la France et de la Grande-Bretagne se sont dit prêts à développer leur coopération bilatérale avec l'objectif de mutualiser plusieurs équipements militaires, mais sans partage de porte- avions.

Selon le ministère français de la Défense, le ministre français Hervé Morin a reçu vendredi son homologue britannique Liam Fox afin d'évoquer la mise en commun de certaines capacités militaires entre les deux pays.

"La France et la Grande-Bretagne sont deux pays européens qui consacrent un budget significatif pour leur défense et nous avons discuté des perspectives de mise en commun de nos capacités, de coopération bilatérale et de mutualisation", a déclaré à la presse le ministre Morin.

"Sur les tankers, le maintien en condition opérationnelle de l'A400M et les moyens navals, nous pouvons allers vers plus de mutualisation", a précisé M. Morin

Concernant le partage des capacités françaises et britanniques en matière de porte-avions, le ministre britannique a jugé le projet "totalement irréaliste".

Le quotidien britannique "The Times" avait rapporté que la Grande-Bretagne et la France se préparaient à annoncer le partage des missions de leurs trois porte-avions afin d'augmenter leurs capacités militaires et de réduire leurs coûts.

S'agissant sur l'Afghanistan, la France et la Grande-Bretagne ont rappelé qu'il était nécessaire de fournir un "effort toujours plus important sur la formation notamment, et la monté en puissance des institutions afghanes".

Les deux hommes ont également évoqué la réforme de l'Alliance atlantique avec comme objectifs "une réduction de la bureaucratie, un contrôle budgétaire plus accru, la diminution des Etats-Majors et des empreintes physiques beaucoup trop nombreuses".

2010-09-04

http://french.cri.cn/781/2010/09/04/304s227228.htm


Grande-Bretagne

Démission de l'émissaire britannique pour l'Afghanistan et le Pakistan

08.09.

Sherard Cowper-Coles, le représentant spécial du Royaume-Uni en Afghanistan et au Pakistan a démissionné, indique mercredi le ministère des affaires étrangères britannique. Sherard Cowper-Coles avait temporairement quitté ses fonctions en juin, mais le Foreign Office avait dit qu'il serait réinstallé à son poste. "La contribution de Sherard a été inestimable à la politique britannique en Afghanistan et au Pakistan", a souligné le ministre des affaires étrangères, William Hague, dans un communiqué.

Karen Pierce, jusqu'alors directrice au Foreign Office pour l'Asie du Sud et l'Afghanistan, remplacera M. Cowper-Coles. "L'Afghanistan et le Pakistan restent la priorité numéro un de ce gouvernement en matière de politique étrangère", a ajouté M. Hague. M. Cowper-Coles avait été nommé en février 2009 par le précédent gouvernement travailliste, après avoir été ambassadeur à Kaboul pendant deux ans. Le quotidien britannique The Guardian affirmait en juin qu'un désaccord profond opposait le représentant britannique à des responsables de l'OTAN et des Etats-Unis. M. Cowper-Coles croit que l'actuelle stratégie militaire est vouée à l'échec et estime qu'elle devrait laisser la place à un dialogue.

Environ dix mille soldats britanniques sont stationnés en Afghanistan, ce qui fait du Royaume-Uni le deuxième contributeur en termes de troupes, derrière les Etats-Unis.

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2010/09/08/d...


Géorgie

Les troupes géorgiennes resteront en Afghanistan (ministre)

La Géorgie maintiendra sa présence militaire en Afghanistan, a déclaré mardi le ministre des Affaires étrangères Grigol Vashadze, suite à la mort du premier soldat géorgien en Afghanistan.
Un militaire géorgien avait été tué et un autre blessé il y a deux jours dans l'explosion d'une bombe en Afghanistan.
"
La Géorgie ne modifiera pas son engagement en tant que partenaire des forces de la coalition", a dit Vashadze lors d'une conférence de presse à l'issue de sa rencontre avec le ministre estonien des Affaires étrangères Uramas Paet.
"Contrairement à d'autres pays européens, nous sommes plus proche de l'Afghanistan. La présence de nos soldats en Afghanistan est dans l'intérêt de notre pays", a affirmé le ministre.
Les troupes géorgiennes sont présentes en Afghanistan depuis novembre 2009.

Source: xinhua

09.09.

 http://french.peopledaily.com.cn/International/7134529.html


Pologne

Varsovie critique le coût financier trop élevé…
La présence d'un contingent polonais en Afghanistan entrave la modernisation de l'armée polonaise en raison de son coût financier trop élevé, a affirmé le président polonais Bronislaw Komorowski à l'issue d'une visite au siège de l'Otan à Bruxelles. "Le problème est que le coût de l'engagement polonais sur le théâtre d'opération (en Afghanistan) est si considérable que cela a un impact sur la modernisation des forces armées" polonaises, a dit M. Komorowski à l'issue d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan Anders Fogh Rasmussen.
Il a plaidé pour que l'alliance Atlantique définisse une stratégie de sortie d'Afghanistan, si possible à l'occasion du sommet de l'Otan prévu à Lisbonne les 19 et 20 novembre. "
La Pologne ne change pas son point de vue qu'il faut clairement définir la stratégie de la fin de la mission en Afghanistan", a-t-il insisté. "Le processus du retrait ou de la réduction de l'engagement militaire en Afghanistan peut commencer en 2011", a-t-il dit.
Durant la campagne présidentielle en Pologne, M. Komorowski a promis de faire partir les soldats polonais d'Afghanistan d'ici 2012.

01/09

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/09/01/97001-20100901FILWWW00563-afghanistan-varsovie-critique-le-cout.php


Tchèquie

La République tchèque compte réduire son contingent au Kosovo, et l’augmenté en Afghanistan

(Belga) La République tchèque compte réduire son contingent militaire au Kosovo et renforcer celui en Afghanistan, a déclaré vendredi le ministre tchèque de la Défense, Aleksandr Vondra.

"Nous voulons réduire notre présence au Kosovo à environ 90 soldats à l'automne ou vers la fin de l'année", a déclaré le ministre à la presse. "Il est évident qu'il n'y a pas là-bas autant de travail qu'il y a deux ou trois ans", a-t-il ajouté. Le contingent tchèque au Kosovo compte 330 soldats, et 102 autres constituent une réserve stationnée en République tchèque. Le ministre a indiqué qu'il comptait en même temps renforcer "de façon adéquate" le contingent tchèque en Afghanistan, qui compte 530 soldats actuellement.

Ces soldats y sont "certainement utiles et resteront utiles pendant les trois prochaines années", a déclaré M. Vondra. Le ministre a toutefois estimé que le contingent en Afghanistan ne serait pas renforcé automatiquement avec des soldats retirés du Kosovo car "les coûts d'un soldat en Afghanistan sont évidemment plus élevés qu'au Kosovo". Le ministère de la Défense doit présenter au gouvernement fin septembre ou début octobre ses propositions sur les missions étrangères pour les années 2011-2013. Le projet doit ensuite obtenir l'approbation du Parlement. (ROJ)

03 septembre

http://levif.rnews.be/fr/news/belga-generique/prague-comp...



10-2 Provinces Afghanes

Carte cliquer dans l'image : http://en.wikipedia.org/wiki/Image:AfghanistanNumbered.png 

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Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

22/09/2010

n° 10 - Dossier du Yémen - 20-09 - : Début& Fin :- :- Le pied de nez de Ben Laden à ses anciens parrains.

n° 10  - Dossier du Yémen - 20-09 - : Début& Fin :- :-  Le pied de nez de Ben Laden à ses anciens parrains.



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée US et ferment les oreilles aux autres sources.



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b) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

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Dossier du Yémen

Géopolitique et stratégie

            n° 10                                     20-09-2010

        C.De broeder & M.Lemaire



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Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Tiré à part

Série d'opérations secrètes américaines contre al-Qaïda.

Analyse - Géopolitique et stratégie- Réflexion

1-1 René Naba : Le Yémen, Le pied de nez de Ben Laden à ses anciens parrains.

 



Tiré à part :

Série d'opérations secrètes américaines contre al-Qaïda.

Des militaires américains ont mené en mai une opération secrète contre des partisans d'al-Qaïda au Yémen et tué un vice-gouverneur provincial, affirme le New York Times du 14 août. Selon le quotidien américain, cette opération est au moins la quatrième menée contre al-Qaïda dans les montagnes et déserts du Yémen depuis décembre. Cette dernière opération a été marquée par une bavure. 

Le 25 mai dernier, dans le désert de la province de Marib, un drone américain lance une attaque secrète. Elle vise un groupe d'hommes soupçonnés par les Etats-Unis d'agir pour le compte d'al-Qaïda au Yémen. L'attaque est un succès, mais l'armée ne peut pas s'en féliciter pour autant, car au cours de cette opération le vice-gouverneur de la province a été tué. Ce dignitaire local, un homme très respecté, était justement en train de négocier la reddition des présumés terroristes.

Cette opération est au moins la quatrième menée contre al-Qaïda au Yémen, révèle le New York Times. Selon le quotidien américain, l'administration Obama a d'ailleurs sensiblement intensifié ce genre d'opérations secrètes. Ces opérations concernent désormais une zone qui va de l'Afrique du Nord aux montagnes du Pakistan et des anciennes Républiques soviétiques. Les insurgés islamistes sont traqués par des drones et des commandos, parfois même par des mercenaires.

Si l'envoi de renforts en Afghanistan a fait l'objet d'un vaste débat public aux Etats-Unis, la campagne militaire américaine au Yémen n'existe pas, officiellement en tout cas. Pourtant, souligne le New York Times, cela fait huit mois qu'elle se déroule.

RFI

15 août 2010

http://www.rfi.fr/moyen-orient/20100815-yemen-serie-operations-secretes-americaines-contre-al-qaida



1 Analyse - Géopolitique et stratégie - Réflexion 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

1-1 René Naba : Le Yémen, Le pied de nez de Ben Laden à ses anciens parrains.

Part 2/2  

I- Le Yémen, banc d’essai de la nouvelle doctrine militaire américaine de la guerre clandestine, «La Doctrine Obama».

L’attentat manqué d’un nigérian sur un avion à destination de Detroit (EU), en décembre 2009, quatre mois après l’attentat manqué contre un prince saoudien responsable de la lutte contre le terrorisme en Arabie saoudite, le Prince Mohamad Ben Nayef Ben Abdel Aziz, a ravivé les craintes des Américains et relancé leur intérêt vers le Yémen, redoutant que ce pays ne servent de repaires aux hommes d’Al Qaida dans la péninsule arabique. L’attentat anti saoudien du 27 Août 2009 a d’ailleurs été revendiqué par le responsable régional d’Al Qaida, Nasser Al Whayshi, alias Abou Bassir, tout comme d’ailleurs l’attentat contre le destroyer «US Cole» dans le port d’Aden, en 2000. Désigné dès lors comme cible prioritaire par les Américains, Abou Bassir a été tué trois mois après sa revendication de l’affaire de Detroit. Depuis 2009, soit en moins d’un an, les autorités saoudiennes auraient déjoué quatre attentats contre le prince Mohamad, un record mondial difficilement égalable.

L’attentat de Detroit a servi de déclencheur à la mise en œuvre de la nouvelle doctrine américaine de la guerre clandestine contre le terrorisme, dont le Yémen en constitue le banc d’essai. La doctrine Obama préconise le recours à de petites unités mobiles de para commandos pour des opérations spéciales affectées à la traque des dirigeants d’Al Qaida du Pakistan au Maghreb, à l’Ouganda en passant par la Somalie, le Kenya, ainsi que l’ensemble des pays du Sahel (Algérie, Mali, Mauritanie) et de l’Asie centrale. Moins coûteuse en termes de budget et d’images, s’appuyant sur la collaboration des entreprises de travaux publics opérant dans la zone, elle vise à se substituer à la doctrine Bush. L’une des principales bévues de cette nouvelle guerre américaine, passée inaperçue au sein de l’opinion publique arabe et internationale, aura été d’ailleurs la mort du préfet du district de Maareb le 25 Mai 2010, victime collatérale d’une intervention clandestine américaine. L’homme négociait avec Al Qaida le dégagement du mouvement de la zone dont il a la responsabilité. Sa mort a soulevé un vent de révolte au sein de sa tribu qui a été, depuis lors, discrètement indemnisée par l’administration américaine. Depuis la mise en route de cette doctrine Obama, trois dirigeants d’Al Qaida ont été tués au Yémen, le chef régional, Nasser al Whayshi, et Nasser al Chihri, à Rafda, et Jamil al Anbari, le 24 mars 2010, selon le quotidien transarabe paraissant à Londres «Al Qods al Arabi» (16 Août 2010).

Le dispositif américain est complété en Afrique orientale par la base aéronavale de Diego Garcia dans l’Océan indien et par la co-location de la base française de Djibouti «Le camp Lemonier». La base de Djibouti permet ainsi aux Etats-Unis et à la France de dominer l’extrémité orientale de la vaste bande pétrolière traversant l’Afrique considérée désormais comme vitale pour leurs intérêts stratégiques, une bande allant de l’oléoduc Higleg -Port Soudan (1600 km), dans le sud-est, à l’oléoduc Tchad Cameroun (1000 km) et au Golfe de Guinée dans l’Ouest. Un poste d’observation américain en Ouganda donne aux Etats-Unis la possibilité de contrôler le sud Soudan où se trouve le gros des réserves soudanaises de brut.

Le positionnement américain à Djibouti a en outre pour mission de détecter les groupes terroristes en liaison avec ceux du Moyen-Orient et de servir de plateforme opérationnelle pour sa guerre clandestine contre Al-Qaida en Afrique de l’est, en particulier en Somalie qui a abrité, selon Washington, le comorien Fazul Abdullah Mohammed et le kenyan Saleh Ali Saleh Nabhan, impliqués dans les attentats contre les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie en 1998 au cours desquels deux cent vingt quatre personnes avaient été tuées.

Al Qaida a procédé à une décentralisation de son mouvement dans une démarche symétrique à la nouvelle doctrine américaine de la furtivité, conférant une large autonomie aux commandements régionaux, en application de la nouvelle stratégie du «combat disséminé» mise en œuvre avec succès par le Hezbollah libanais contre Israël, en 2006. Depuis la reprise des hostilités à grande échelle au Yémen, «Al Qaida» a ainsi procédé à la réunification des deux branches opérant dans la zone, l’Arabie saoudite et le Yémen, pour lancer, en 2008, «Al Qaida pour la Péninsule arabique», s’attaquant aux objectifs stratégiques, l’ambassade de Etats-Unis, en 2008, et un centre de sécurité d’Aden où étaient détenus des membres de son organisation, en juin 2010 en vue de peser sur la pulsion séparatiste des sudistes yéménites et contribuer à délégitimer le pouvoir central. Les Américains considèrent cette branche là comme la plus performante des autres subdivisions de l’organisation mère.

 

Al Qaida dispose en outre d’une filiale strictement somalienne «les fameux chebab» (les jeunes) qui tiennent la dragée haute au gouvernement pro saoudo occidental de Mogadiscio, se signalant à l’opinion internationale par un raid meurtrier sur l’Ouganda, le 11 juillet 2010, faisant une soixantaine de morts, ainsi que d’une branche maghrébine, faisant la jonction opérationnelle entre le Monde arabe et le Monde africain, «Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI)».Résultante d’un processus de scissiparité, AQMI est la transformation, en janvier 2007, par intégration dans le réseau  de Ben Laden du Groupe salafiste algérien pour la prédication et le combat (GSPC), fondé lui-même en 1998 par dissidence du Groupe islamique armé (GIA).

Officiant généralement dans les déserts algérien, malien, nigérien et mauritanien, Al Qaida a mis à profit la porosité des frontières pour étendre son théâtre d’opérations dans la zone désertique du Sahel, pointant désormais le Burkina Faso, dont le président Blaise Compraoré, le négociateur de la libération de l’agent français Pierre Calmatte (Février 2010), vient d’opérer un spectaculaire rapprochement avec les Etats-Unis. L’AQMI a procédé le 24 juillet 2010 à l’exécution d’un otage français, Michel Germaneau, point marquant d’une épreuve de force avec la France dans ce qui apparaît comme une stratégie de tension visant à adresser une sommation à ce qu’il considère être l’islamophobie du pouvoir français depuis le tintamarre médiatique réservé en France aux «caricatures du prophète», sous l’égide du tandem journalistique Philippe Val Daniel Leconte, aux controverses sur le voile islamique, la Burqua et les chaînes de restauration rapide Halal.

II- Une bataille décisive dans l’ordre symbolique contre l’Arabie saoudite

L’implication d’Al Qaida dans le conflit inter yéménite et son environnement somalien a retenti comme un camouflet à ses anciens partenaires, l’Arabie saoudite et les Etats-Unis, en même temps qu’elle souligne la dérision de la stratégie américaine dans son objectif majeur, «la guerre mondiale contre le terrorisme», la mère de toutes les batailles.

A la tête du pays depuis trente deux ans (1978), le président Ali Abdallah Saleh accuse ses rebelles de vouloir renverser son régime pour rétablir l’imamat zayidite, aboli en 1962 à Sanaa, et d’être manipulés par l’Iran. Les Houthistes, quant à eux, se plaignent d’avoir été marginalisés par le gouvernement sur le plan politique, économique et religieux, et demandent le rétablissement du statut d’autonomie dont ils bénéficiaient avant 1962. Ils assurent défendre une identité menacée selon eux à la fois par la politique du pouvoir central, qui maintiendrait leur région dans le sous-développement, et par la poussée d’un fondamentalisme sunnite à l’égard duquel Sanaa entretient souvent l’ambiguïté.

Issus du courant religieux chiite zayidite, les Houthistes habitent sur les hauts plateaux yéménites et notamment la province de Saada, et présentent de nombreuses différences au niveau du dogme par rapport aux chiites duodécimains iraniens. Ils représentent, en 2007, 30 % environ des 22,2 millions de Yéménites qui sont en majorité sunnites. De plus, ils partagent de nombreuses interprétations religieuses avec la majorité sunnite chaféite. Les houthistes dénient toute instrumentalisation de leur cause par une puissance étrangère et insistent au contraire sur l’aide que le royaume saoudien apporterait au président.

La nouvelle guerre du Yémen a éclaté en 2004 à la suite de la capture des principaux chefs houthistes et la mort au combat de leur chef, Hussein Al Houthi, tué en septembre de cette année là par un missile au cours d‘une opération clandestine de la CIA en représailles contre l’attentat contre le destroyer Cole. Hussein, figure de proue du mouvement, a été remplacé depuis lors par son frère Abdul Malik.

 

Mais au-delà du conflit inter tribal, les yéménites nourrissent de solides griefs à l’égard de l’Arabie saoudite à qui ils ne pardonnent pas l’annexion de trois verdoyantes provinces -Assir, Jizane et Najrane (2), à qui ils reprochent de surcroît d’avoir longtemps entretenu l’instabilité dans le pays en alimentant directement le budget de la défense, contournant ainsi le pouvoir d’état au bénéfice alternatif des deux principales confédérations tribales: les Beni Hached et les Bakil. Cheikh Abdallah Hussein Al Ahmar, homme fort de la tribu des Hached, dirigeant du parti d’Al Islah (la réforme) et Président du Parlement yéménite, passe pour bénéficier des subsides saoudiens dans la nouvelle confrontation.

Le Yémen et l’Irak, les deux pays frontaliers de l’Arabie saoudite, constituent les deux balises stratégiques de la défense du Royaume wahabite, le premier au sud, le second au nord  de l’Arabie. C’est dans ces deux pays que l’Arabie saoudite a engagé le combat pour assurer la pérennité de la dynastie wahhabite, à deux reprises au cours des dernières décennies. Le Yémen a servi en effet de champ d’affrontement inter arabe entre Républicains et Monarchistes du temps de la rivalité Nasser Faysal dans la décennie 1960, et, l’Irak, le théâtre de la confrontation entre le Chiisme révolutionnaire et le sunnisme conservateur du temps de la rivalité Saddam Hussein Khomeiny dans la décennie 1980.

Al Qaida au Yémen est en fait un retour aux fondamentaux du conflit de légitimité qui oppose le chef du mouvement à la famille Al Saoud. Oussama Ben Laden se considère détenteur d’une légitimité glanée sur les champs de bataille d’Afghanistan, qui a eu pour effet de valoriser la position saoudienne auprès de ses alliés américains, un rôle que lui dénie la famille Al-Saoud.

Bénéficiant d’une audience certaine tant au sein de l’Islam asiatique (Afghanistan Pakistan) que de l’Islam africain (Sahel subsaharien), Oussama Ben Laden souffre toutefois d’un handicap majeur au sein du noyau historique de l’Islam -le monde arabe- du fait de son passé d’agents de liaison des Américains dans la guerre anti soviétique d’Afghanistan (1980-1990), détournant près de cinquante mille combattants arabes et musulmans du champ de bataille principal, la Palestine, alors que Yasser Arafat, chef de l’OLP, était assiégé à Beyrouth par les Israéliens avec le soutien américain (juin 1982). S’il peut se targuer d’avoir contribué à précipiter l’implosion d’un «régime athée», l’Union soviétique, ses censeurs lui reprochent d’avoir privé de leur principal soutien militaire, les pays arabes du «Champ de bataille», l’Organisation de Libération de la Palestine, l’Egypte, la Syrie, l’Irak, ainsi que l’Algérie, le Sud Yémen, le Soudan et la Libye.

Son autorité de ce fait se heurte  sur la scène arabe au charisme d’authentiques dirigeants à la légitimité avérée aux yeux de larges factions du monde arabo musulman, Cheikh Hassan Nasrallah, chef du Hezbollah, le mouvement chiite libanais, auteur de deux exploits militaires contre Israël (2000, 2006), et le Hamas, le mouvement sunnite palestinien, dont l’incomparable avantage sur Oussama Ben Laden réside dans le fait qu’ils n’ont jamais déserté, eux, le combat contre Israël, l’ennemi principal du monde arabe.

-L’autodafé du Coran, une aubaine idéologique, un levier de recrutement pour al Qaida

La destruction par ses alliés talibans des Bouddhas de Bâmiyân (3), dans le centre de l’Afghanistan, en 2001, en aliénant à l’Islam près d’un milliard de bouddhistes, a accentué cette suspicion à son égard. Cet acte prend d’autant plus de relief rétrospectivement que les musulmans font, à leur tour, l’objet d’une stigmatisation avec le projet d’un petit groupe intégriste chrétien de Floride de brûler 200 exemplaires du Coran, le livre sacré des musulmans, samedi 11 septembre, date du 9eme anniversaire des attentats aux Etats-Unis.

Le projet du pasteur Terry Jones, du Dove World Outreach Center, de brûler le Coran a été qualifié de «geste destructeur, mettant en péril les troupes occidentales en Afghanistan», par le président Obama. Il constitue en tout état de cause une aubaine idéologique et pourrait servir de justification a posteriori au raid anti américain d’al Qaida, et, en arguant de l’islamophobie des sociétés occidentales, constituer un levier de recrutement pour l’organisation islamiste, en pleine période de commémoration des attentats anti-américains.

Oussama Ben Laden apparaît rétrospectivement comme le dindon de la farce de l’affaire afghane, dans sa version anti soviétique, dans la mesure où elle a abouti a enfoncé l’allié des pays arabes du champ de bataille, l’Union soviétique, et a renforcé le partenaire stratégique d’Israël, les Etats-Unis. Cinquante mille arabes et musulmans, enrôlés sous la bannière de l’Islam, sous la houlette d’Oussama Ben Laden, officier de liaison des Saoudiens et des Américains, combattront en Afghanistan l’athéisme soviétique dans une guerre financée partiellement par les pétromonarchies du Golfe à hauteur vingt milliards de dollars, une somme équivalent au budget annuel du quart des pays membres de l’organisation pan arabe (4).

En comparaison, le Hezbollah libanais avec un nombre de combattants infiniment moindre, estimé à deux mille combattants, et un budget dérisoire par rapport à celui engagé pour financer les arabes afghans, aura provoqué des bouleversements psychologiques et militaires plus substantiels que la légion islamique dans le rapport des forces régional.

Le raid du 11 septembre 2001 est ainsi apparu rétrospectivement comme une mesure de représailles à cette duplicité en même temps qu’une tentative d’entraîner les Etats-Unis, par la riposte qu’elle ne manquerait pas de susciter, dans une guerre d’usure dans le bourbier afghan. Telle est du moins l’une des interprétations ayant eu cours dans les milieux politiques arabes sur les motivations profondes d’Oussama Ben Laden sur le choix des objectifs de l’attentat du 11 septembre 2001.

L’implantation d’Al Qaida pour la péninsule arabique au Yémen pourrait avoir un effet déstabilisateur sur le royaume, qui «ne sera pas à l’abri d’un effondrement, en cas de chute du régime yéménite», a averti le 17 juillet 2010, le ministre yéménite de l’enseignement supérieur, Saleh Basserrate, déplorant l’absence de coopération de l’Arabie dans le règlement des difficultés économiques du pays (5). L’alerte a été jugée suffisamment sérieuse pour conduire le Roi Abdallah à engager ses forces dans les combats du Yémen, à l’automne 2009, aux côtés des forces gouvernementales, et à surmonter son contentieux avec la Syrie incitant son homme lige au Liban, le nouveau premier ministre libanais, Saad Hariri, à reprendre le chemin de Damas.

 

Près d’un million de travailleurs yéménites ont été expulsés d’Arabie saoudite en 1990 pour l’alignement du gouvernement de Sana ‘a sur Saddam Hussein dans son contentieux territorial avec le Koweït, conduisant le gouvernement yéménite, dans l’espoir d’obtenir une aide économique saoudienne, à mettre une sourdine à ses revendications territoriales, au grand dam d’une fraction de l’opinion yéménite. L’implication d’un membre de l’entourage familial du Prince Bandar Ben Sultan, fils du ministre de la défense et président du Conseil national de sécurité, dans la réactivation des sympathisants d’Al Qaida tant en Syrie qu’au Nord Liban, dans la région du camp palestinien de Nahr el Bared, a donné la mesure de l’infiltration de l’organisation pan islamiste au sein des cercles dirigeants saoudiens, en même temps qu’elle fragilisait le Royaume vis-à-vis de ses interlocuteurs tant arabes qu’Américains.

Cheikh Maher Hammoud, Mufti sunnite de la Mosquée «Al Qods» de Saida, (sud Liban), a ouvertement accusé le Prince Bandar depuis la chaîne transfrontière Al Jazira, samedi 26 juin 2010, d’avoir financé des troubles au Liban particulièrement contre les zones chrétiennes de Beyrouth dans une opération de diversion, sans que cette déclaration ne soit démentie ou le dignitaire poursuivi en justice, conduisant l’Amérique à déclarer «non grata» Bandar, l’ancien enfant chéri de les Etats-Unis, le « Great Gatsby » de l’establishment américain.

Fait significatif, l’un des responsables d’Al-Qaida dans la péninsule Arabique n’est autre que l’imam radical Anwar Al-Aulaqi, un homme que les américains désignent comme responsable de la stratégie de communications d’Al Qaida à destination du monde anglophone, via le site en ligne «Inspire». Yéménite né aux Etats-Unis, il a revendiqué comme disciple l’auteur de l’attentat avorté du vol Amsterdam Detroit le 25 décembre 2009, illustration symptomatique de la confusion régnant dans les rapports entre les Etats-Unis et le monde musulman et  l’instrumentalisation américaine de l’Islam dans son combat contre l’Union soviétique. Il figure désormais comme objectif prioritaire de la doctrine Obama.

L’ancrage d’une organisation essentiellement sunnite, excroissance du rigorisme wahhabite, sur le flanc sud de l’Arabie saoudite, porte la marque d’un défi personnel de Ben Laden à ses anciens maîtres en ce qu’elle transporte sur le lieu même de leur ancienne alliance la querelle de légitimité qui oppose la monarchie à son ancien serviteur.

Sur fond d‘épreuves de force américano-iranien à l’arrière plan du contentieux nucléaire iranien, Oussama Ben Laden, yéménite d’origine, saoudien de nationalité déchue, a choisi de livrer bataille sur la terre de ses ancêtres.

De porter, dans l’ordre symbolique, sa bataille décisive contre la monarchie saoudienne, qu’il considère comme un renégat de l’islam, l’usurpateur saoudien des provinces yéménites, dans un combat retourné dont le terme ultime devrait être le rétablissement de sa légitimité, à tout le moins la légitimité du label de son organisation en perte de vitesse au sein du Monde arabe. Avec paradoxalement en observateur passif, à dividendes possibles, l’Iran chiite, et, surtout, la Russie évincée de Socotra, qu’il combattit naguère en Afghanistan pour cause d’athéisme.

Références

2- Les trois provinces yéménites de Assir Jizane et Najrane avaient été annexées par l’Arabie saoudite en 1932, annexion ratifiée par l’accord de Taëf de 1934. Le Yémen s’oppose à la reconduction pour vingt ans de cet accord arrivé à expiration en 1992.

3 – Les Bouddhas de Bâmiyân étaient deux statues monumentales de bouddhas debout, excavées dans la paroi d’une falaise située dans la vallée de Bâmiyan du centre de l’Afghanistan, à 230 kilomètres au nord-ouest de Kaboul et à une altitude de 2 500 mètres. Le site tout entier est classé au  patrimoine mondial de l’UNESCO. Le «grand Bouddha» (53 mètres) daterait du Ve siècle, le «petit Bouddha» de la seconde moitié du troisième siècle.  Les statues ont aujourd’hui disparu après avoir été détruites en mars 2001 par les talibans.

4 -Mikaël Awad, politologue égyptien,  intervention sur la chaîne transfrontière arabe «Al Jazira» 2 février 2010 émission «al Ittijah al Mouakess», le sens contraire».

5- Cf. «L’appel au secours du Yémen à l’Arabie saoudite», éditorial de Abdel Bari Atwane, directeur du journal panarabe «Al Qods al arabi» paraissant à Londres, en date du 17 juillet 2010-07-17aila

Pour aller plus loin

1 -Cf. Arabie saoudite: la grande frayeur de la dynastie wahabite

http://www.renenaba.com/?p=701

2 Cf. Yémen: La lutte pour le pouvoir dans le sud Yémen pro soviétique

http://www.renenaba.com/?p=766/

René Naba

Samedi 11 Septembre 2010

Source : http://tunisitri.wordpress.com/2010/09/17/yemen-%c...

http://www.emarrakech.info/Yemen-La-Doctrine-Obama_a43143.html

 

 

 Commentaires

1.Posté par Floydrose le 11/09/2010 15:59

Excellent article!

Etonné de l'absence de commentaires d'ailleurs... Trop impartial sûrement ;-)

 

2.Posté par Note le 11/09/2010 18:27

" ses censeurs(de O.Ben Laden) lui reprochent d’avoir privé de leur principal soutien militaire, les pays arabes du «Champ de bataille», l’Organisation de Libération de la Palestine, l’Egypte, la Syrie, l’Irak, ainsi que l’Algérie, le Sud Yémen, le Soudan et la Libye."
Affirmation incoherente de la part de Mr Naba,puisque les régimes mentionnés étaient les pires oppresseurs des mouvements à references islamiques. Les milliers ont été assassinés, tortures, exécutés injustement ou été contraints à l'exile par ces régimes à idiot-logies nationalistes, donc raciste par définition et par nature, ou marksites, donc inaqequate, puisque ces régimes ne font que copier des models socio-politiques occidentals innaplicables à un orient arabo-musulman innadapté.

Mais l'article de Mr Naba ne manque pas de pretentions idéologiques,puisque dans la premiére partie de cette serie d'articles ecrit-il clairement : " Ce papier est dédié à Georges Habbache, chef du Mouvement Nationaliste Arabe..."(1),ce qui laisse entendre qu'il a un compte à régler avec la mouvances islamistes en génerale,et sunnite en particulier,puisque ecrit-il encor plus clairement à propos d'O.Ben Laden : "...dix ans après l’apocalyptique raid qu’il a commandité sur les symboles de l’hyper puissance américaine..."(2) ce qui émet des doutes sur son objectivité et son impartialité suposée,puisque en tant que fin connaisseur et analyste des événements politiques contemporains, Mr Nabe ne peut pas ignorer qu'Alqaïda n'avait pas les moyens pour commettre de tels attentats, et que Bel Laden ne les a jamais revendiqué réellement.
(1) Yémen : Le pied de nez de Ben Laden à ses anciens parrains 1/2 par René Naba.Disponible sur Alterinfo
(2) Même source.

3.Posté par Lecteur le 11/09/2010 22:53

Article très pointu.
Floydrose, personnellement et en ce qui me concerne je ne suis pas scotché à l'ordinateur tout le temps, matin et soir, week-end compris pour mettre un commentaire.
Merci

4.Posté par Note le 12/09/2010 00:56

Certes, l’article de Mr Naba contient des informations authentiques et précises, comme les agitations de la dynastie Wahabite qui est entrainé dans un jeu politique qui dépassent leurs petites cervelles et leurs islamistes ignorants,ou le fait que Ben Laden est le dindon de la farce; là n'est pas le problème.
Le problème est l'usage et l'interprétation que fait Mr Naba de ces faits en fonction de ces prétentions idéologiques qui sentent fort une nostalgie à l'ère du bête nationalisme arabe. De plus, le plus frappant dans son présent article, c’est que les notions les plus utilisées sont : " Alqïda", qui tente de la lier par la force même à l'autre notion "islam sunnite " ,notion qu'il a fait connecté par un jeu de mots et récits de faits à l'autre notion qui est " le 11 Septembre " et l'autre notion très nouvelle dans son vocabulaire qui est " l'atheisme ", pour donner l'impression que les afghans et l'idiot Ben Laden et sa légion ne combattaient pas les soviétiques en tant qu'envahisseurs mais "pour cause d’athéisme" écrit en fin de son article.

Bref, tout l'article n' a comme objectif que de faire passer indirectement la tragédie du 11 septembre comme étant l'œuvre de musulmans.et ce comme une façon de se venger des islamistes qui ont été instrumentalisé par les Al Saoud et les états unis pour saboter les projets nationaliste et marxiste arabe, chose tout à fait compréhensible mais pas jusqu'à accuser à tort toute une religion et un milliard de citoyens de ce monde d'avoir commis les attentats du 11 Septembre.
Si les nationalistes et marxistes arabes n'ont pas pu mener leurs projets comme ils les souhaitaient, c’est qu'ils étaient incompétents, on ne demande pas à un Mohammed de changer d'un coup de nom et de s'appeler Marx ou à un arabe de se considéré supérieur à un Berbère ou un Kurde, les choses ne fonctionne pas comme ça Mr Naba.
Enfin ,il n'y a aucune preuve qui démontre que ce sont les talibans qui ont détruits les statuts des deux boudhas, car si c'est le cas pourquoi l'ont-ils fait précisément en Mars 2001 et pas avant ?
------------------------------------------------
" Un an après l'attentat de New York, le professeur norvégien Johan Galtung, directeur du Réseau Transcend pour la paix et le développement, déclarait dans une interview au magazine allemand Der Spiegel : "A mon avis, Al-Qaïda est une fiction née à Washington, une projection tout à fait typique des vues du Pentagone. Lorsqu'il y a un ennemi, il doit correspondre à l'idée exacte que s'en font les stratèges ministériels : structuré comme leur propre administration, doté d'énormes moyens financiers et dirigé par une hiérarchie claire et précise dans ses moindres détails. La représentation occidentale de cette organisation est complètement fausse... En fait, nous avons tout simplement affaire à des cellules indépendantes mues par une foi commune."


" Adam Curtis, auteur d'un documentaire présenté à la BBC (The Power of Nightmares), confirme qu'il n'y a ni réseau terroriste international, ni membres, ni chef, ni cellules dormantes, ni stratégie d'ensemble : The making of the terror myth."
[http://www.guardian.co.uk/media/2004/oct/15/broadcasting.bbc/print]

Comme le fait remarquer le Réseau Voltaire, début décembre 2003 : "Le président d'un comité d'experts antiterroristes de l'ONU, Michael Chandler, a présenté son rapport annuel sur la traque d'Al-Qaïda. [...]

La véritable information de ce rapport, est que sur 191 Etats membres de l'ONU, 108 ont refusé de fournir des informations sur Al-Qaïda. Ils sont 108 à déclarer ne jamais avoir observé sur leur territoire quoi que ce soit qui valide l'existence d'Al-Qaïda et ne pas se sentir concernés par cette prétendue menace planétaire."

http://membres.multimania.fr/wotraceafg/terrorisme.htm#alq

  

6.Posté par rene naba le 12/09/2010 10:09

Réponse à note.
La dédicace à Georges Habbache se justifie par la contribution de son mouvement à la libération du Yémen du protectorat britannique; je ne vois rien de honteux à cela, à moins que vous n'éprouviez des réticences à combattre le colonialisme, surtout britannique, à l'origine pourtant de la promesse Balfour, matrice de l'Etat d'Israël.
Sous ses régimes, comme sous tous les autres régimes arabes, tous les contestataires étaient persécutés. Religieux ou laïcs, croyants ou non croyants. Mais cela n'excuse pas la déportation du combat vers d'autres champs. Beaucoup ont croupi en prison, sans renoncer à la lutte, sans renier leurs opinions.
Que je sache, le principal champ de bataille était la Palestine et non l'Afghanistan. Ben Laden n'a jamais volé au secours des Palestiniens, qui ne l'ont pourtant jamais persécuté. Il existe des objectifs prioritaires dans une lutte. ce qui explique l'état de déliquescence de la Palestine, et l'état de servitude des pys arabes.

 

7.Posté par gustav le 12/09/2010 11:16

Article en apparence pointu mais qui ne vaut pas une cacahouète!!
Info/désinfo ... je ne sais plus à quoi joue Alterinfo ... que se passe-t-il???
Jean-Marc

 

8.Posté par gustav le 12/09/2010 13:59

Est-ce un article authentique? ... il se passe des choses bizarres sur le net ces derniers temps. Alterinfo piraté ou ??? ....
Que dire devant autant d'inepties?
Jean-Marc

 

9.Posté par Note le 12/09/2010 15:17

@rené Naba,
Je suis bien d'accord avec vous en ce qui concerne G.Habbash, c'était un grand homme. Il n'est pas comparable à un Ben Laden qui n'est qu'un dindon de la farce,ou à quelques islamistes qui ignore ce qui est la Politique.
Mais ce ne je comprend pas Mr Naba, moi qui a lu plusieurs de vos livres, et qui ne manque jamais de lire vos analyses sur votre site, c'est pourquoi vous cherchez par tout les moyens à associer le 11 septembre à Ben Laden,donc à AlQaïda,donc à l'Islam sunnite ?
Peut être seriez-vous influencer par la situation intérieure du Liban? Si c'est le cas, sachez que ni Hariri, ni " Jund Allah " ne represente en rien l'Islam sunnite .Ce ne sont que des mercenaires au service de la dynastie obscurantiste wahhabite et des états unis.
Cordialement.

René Naba

Lundi, 13 Septembre

http://www.alterinfo.net/Le-Yemen-Le-pied-de-nez-de-Ben-Laden-a-ses-anciens-parrains-Part-2-2_a49776.html



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

21/09/2010

n° 9 - Journal du Yémen - 30-07 au 19-08 - : Début :- : Cette année, les attaques de drones ont été dix fois plus nombreuses

n° 9 - Journal du Yémen - 30-07 au 19-08 - : Début  :- : Cette année, les attaques de drones ont été dix fois plus nombreuses



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée US et ferment les oreilles aux autres sources.


Journal du Yémen

 n° 9                                                30-07 au 19-08

        C.De broeder & M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

 http://no-war.over-blog.com/ 

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Tiré à part :

Le gouvernement du Yémen a officiellement rejeté les déclarations de Washington

Jacque Tourtaux : la guerre est là mais elle ne se voit pas.

A mon avis, Al-Qaïda est une fiction ...

3 Les brèves

3-1 Bill Van Auken :  Cette année, les attaques de drones ont été dix fois plus nombreuses.

3-2 C'est une certitude. Al Qaida est morte

3-3 El-Qaëda sort de l’ombre dans le sud du Yémen

4 Dossier

4-1 Bill VanAuken : Obama programme une escalade des massacres au

 



Tiré à part :

Le gouvernement du Yémen a officiellement rejeté les déclarations de Washington  ...de cette semaine et a accusé les USA et les médias occidentales "d’exagérer l’importance d’al-Qaeda au Yémen et les dangers que cette organisation fait courir à la stabilité et à la sécurité du pays" et a affirmé que "combattre le terrorisme au Yémen demeurait la responsabilité des forces yéménites de sécurité."

Bill Van Auken

2 septembre 2010

Pour consulter l’original : http://www.wsws.org/articles/2010/a...

Traduction : D. Muselet pour le Grand Soir

: http://www.legrandsoir.info/Obama-programme-une-escalade-des-massacres-au-Yemen.html

 

Jacque Tourtaux : la guerre est là mais elle ne se voit pas.

 Le sourire de Barack Obama est plus doux que celui de George W. Bush, mais son bellicisme est plus agressif encore. A l’ère des restrictions budgétaires et de la communication, la Maison-Blanche a abandonné les bombardements en prime-time et leur préfère l’intervention secrète tous azimuts. Via leurs actions spéciales, les Etats-Unis sont aujourd’hui en guerre dans 75 pays.

La guerre n’est pas que celle qui se voit. En plus des opérations militaires en Irak et en Afghanistan, le Pentagone conduit une guerre secrète où l’Iran est un des objectifs centraux. Elle est coordonnée par le Commandement des opérations spéciales (UsSoCom), qui dispose d’environ 57 000 spécialistes des quatre Armes (Terre, Mer, Air, Marines). Leur mission officielle comprend : le recueil d’informations sur l’ennemi ; l’action directe pour détruire des objectifs, éliminer ou capturer des ennemis ; la guerre non conventionnelle conduite par des forces externes, entraînées et organisées par l’Ussocom ; la contre-insurrection pour aider des gouvernements alliés à réprimer une rébellion ; les opérations psychologiques pour influencer l’opinion publique étrangère afin d’appuyer les actions militaires états-uniennes. Comme il ressort d’une enquête du Washington Post, les forces pour les opérations spéciales sont aujourd’hui déployées dans 75 pays, par rapport à 60 il y a un an [1]. Leur importance croissante est prouvée par le fait que « les commandants des forces spéciales sont aujourd’hui plus présents à la Maison-Blanche que ce qu’ils ne l’étaient à l’époque de Bush ».

L’aire où se concentrent ces opérations, dont le financement se monte officiellement à 10 milliards de dollars, comprend le Proche-Orient, l’Asie centrale et l’Afrique orientale. Il existe cependant « des plans d’attaque préventive ou de représaille dans de nombreux endroits du monde, à mettre en œuvre quand on découvre un complot ou après une attaque ». L’utilisation des forces pour les opérations spéciales offre l’ « avantage » de ne pas demander l’approbation du Congrès et de rester secrète. Ces opérations, selon des fonctionnaires de l’administration cités par l’agence UPI, « pourraient ouvrir la voie à des attaques militaires contre l’Iran si la confrontation sur le programme nucléaire de Téhéran se fait plus aigüe ».

Dans le cadre de la « guerre non-conventionnelle », l’UsSoCom emploie des compagnies militaires privées, comme Xe Services (ex-Blackwater, connue pour ses actions en Irak) qui s’avère employée dans diverses opérations spéciales parmi lesquelles le recueil d’informations en Iran. Ici l’UsSoCom soutient directement ou indirectement les groupes rebelles, surtout ceux qui sont dans la zone sud-orientale à majorité sunnite. Sans trop aller dans la nuance : un de ces groupes, les « Guerriers sacrés du peuple », figure dans la liste des organisations terroristes rédigée par Washington. La même politique est menée en Afghanistan, où les forces pour les opérations spéciales se servent de seigneurs de la guerre locaux. L’un de ceux-ci —rapporte le New York Times [2]— est Matiullah Khan : avec son armée privée, il combat les insurgés avec les forces spéciales états-uniennes (dont le quartier général est à une centaine de mètres de celui de Matiullah Khan) et assure le transit des convois de l’OTAN, qui lui verse un paiement de 1.200 dollars par camion. Il est ainsi devenu, dans sa province, le plus puissant et le plus riche seigneur de la guerre. Grâce à ce que le Pentagone appelle une « guerre non-conventionnelle ».

Par cuba si lorraine

Le Pentagone des démocrates :  

http://jacques.tourtaux.over-blog.com.over-blog.com/article-les-etats-unis-sont-en-guerre-dans-75-pays-52327300.html


A mon avis, Al-Qaïda est une fiction ...

" Un an après l'attentat de New York, le professeur norvégien Johan Galtung, directeur du Réseau Transcend pour la paix et le développement, déclarait dans une interview au magazine allemand Der Spiegel : "A mon avis, Al-Qaïda est une fiction née à Washington, une projection tout à fait typique des vues du Pentagone. Lorsqu'il y a un ennemi, il doit correspondre à l'idée exacte que s'en font les stratèges ministériels : structuré comme leur propre administration, doté d'énormes moyens financiers et dirigé par une hiérarchie claire et précise dans ses moindres détails. La représentation occidentale de cette organisation est complètement fausse... En fait, nous avons tout simplement affaire à des cellules indépendantes mues par une foi commune."


" Adam Curtis, auteur d'un documentaire présenté à la BBC (The Power of Nightmares), confirme qu'il n'y a ni réseau terroriste international, ni membres, ni chef, ni cellules dormantes, ni stratégie d'ensemble : The making of the terror myth."
[http://www.guardian.co.uk/media/2004/oct/15/broadcasting.bbc/print]

Comme le fait remarquer le Réseau Voltaire, début décembre 2003 : "Le président d'un comité d'experts antiterroristes de l'ONU, Michael Chandler, a présenté son rapport annuel sur la traque d'Al-Qaïda. [...]

La véritable information de ce rapport, est que sur 191 Etats membres de l'ONU, 108 ont refusé de fournir des informations sur Al-Qaïda. Ils sont 108 à déclarer ne jamais avoir observé sur leur territoire quoi que ce soit qui valide l'existence d'Al-Qaïda et ne pas se sentir concernés par cette prétendue menace planétaire."

http://membres.multimania.fr/wotraceafg/terrorisme.htm#alq



Résistance

Analyse

Le Yémen du sud, Etat indépendant avant 1990, est le foyer d'une contestation animée par le Mouvement sudiste, une coalition dont certaines composantes appellent au fédéralisme et d'autres à la sécession.

lemonde.fr - AFP

Ali al-Chayba, un dirigeant du Mouvement sudiste: « Notre mouvement est opposé à l'usage de la force et est déterminé à n'employer que les moyens pacifiques pour réaliser son objectif, qui est la libération du Sud. »

http://www.lorientlejour.com/category/Moyen+Orient+et+Monde/article/670953/El-Qaeda_sort_de_l'ombre_dans_le_sud_du_Yemen.html



1 Lutte pour la libération du territoire

Au jour le jour

28-08

Vendredi, des hommes armés ont tué un soldat et en ont blessé trois dans la province de Lahej (sud), et mercredi, quatre policiers ont été tués et deux blessés à Zinjibar, ville de la province d'Abyane.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=152141&language=fr

29/08/

Neuf soldats et un civil ont été tués samedi dans l'attaque contre un poste militaire dans le sud du Yémen, selon un nouveau bilan communiqué dimanche par un responsable de la sécurité.
"L'un des soldats survivants a raconté que les assaillants, disaient vouloir venger leurs morts à Loder", ville du sud qui fût le théâtre récent de combats, a déclaré ce responsable.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=152141&language=fr

05.09.

Dans le sud du Yémen où la situation était tendue, 4 policiers et deux militants séparatistes sudistes ont trouvé la mort dans de violents affrontements qui les ont opposés samedi à Habilayn, dans la province de Lahej, un fief du Mouvement sudiste, ont indiqué à l'AFP des sources médicales et de l'autorité locale.

Ces violences avaient éclaté dès l'aube à Habilayn au moment où les forces de sécurité mettaient en place un barrage de contrôle aux alentours de cette localité, selon des témoins et des sources de l'administration locale.

La situation restait tendue dimanche dans la région de Habilayn et les forces gouvernementales ont dû retirer des renforts acheminés dans le secteur, ont indiqué des habitants contactés par téléphone.

lemonde.fr – AFP

http://www.lemonde.fr/depeches/2010/09/05/yemen-sud-9-morts-dont-4-policiers-et-un-chef-tribal-dans-des-heurts_3210_60_43316018.html

05-09

Le chef tribal, Hussein Saleh Machdel, et ses deux gardes du corps ont été tués dans la nuit de samedi à dimanche dans une embuscade près de Loder, dans la province d'Abyane, a déclaré à l'AFP un responsable des services de sécurité.

lemonde.fr – AFP

http://www.lemonde.fr/depeches/2010/09/05/yemen-sud-9-morts-dont-4-policiers-et-un-chef-tribal-dans-des-heurts_3210_60_43316018.html

05-09

À Loder où de violents combats en août pour le contrôle de cette ville fait 33 morts, dont 11 militaires, 19 membres d'Al-Qaïda et trois civils.

Cheikh Hussein, l'un des chefs de la tribu des Al-Fadhl, menait une médiation entre les autorités et les insurgés et il a été tué alors qu'il rentrait à Loder d'une réunion tribale avec des responsables d'Abyane, a indiqué à l'AFP un proche du dignitaire.

Le Yémen du sud, Etat indépendant avant 1990, est le foyer d'une contestation animée par le Mouvement sudiste, une coalition dont certaines composantes appellent au fédéralisme et d'autres à la sécession.

lemonde.fr - AFP

: http://www.lemonde.fr/depeches/2010/09/05/yemen-sud-9-morts-dont-4-policiers-et-un-chef-tribal-dans-des-heurts_3210_60_43316018.html

11-09

Des hommes ont attaqué un point de sécurité militaire dans le sud du Yémen, tuant trois soldats et en blessant quatre autres, a annoncé jeudi un responsable de la sécurité du pays.

L'assaut a eu lieu tôt jeudi à Moudia, dans la province d'Abyan, au sud de la capitale Sanaa.

 fr.news.yahoo.com/3/



2  Politique

a) Yemen

Ali Abdallah Saleh

11-02

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh a annoncé  le cessez-le-feu et le chef de la résistance Abdel Malek al-Houthi a ordonné à ses hommes de le respecter.

http://www.romandie.com/ats/news/100212124130.s8m770bk.asp


2a-1 Sur le terrain

Le gouvernement du Yémen a officiellement rejeté les déclarations de Washington de cette semaine et a accusé les USA et les médias occidentales "d’exagérer l’importance d’al-Qaeda au Yémen et les dangers que cette organisation fait courir à la stabilité et à la sécurité du pays" et a affirmé que "combattre le terrorisme au Yémen demeurait la responsabilité des forces yéménites de sécurité."

Bill Van Auken

2 septembre 2010

Pour consulter l’original : http://www.wsws.org/articles/2010/a...

Traduction : D. Muselet pour le Grand Soir

 http://www.legrandsoir.info/Obama-programme-une-escalade-des-massacres-au-Yemen.html



c) Usa  (le parrain)

Les grandes manœuvres

Les Etats-Unis cherchent à renforcer (...) la sécurité au Yémen.

Des responsables de l'armée américaine ont proposé d'allouer 1,2 milliard de dollars sur cinq ans au renforcement de la ‘sécurité’ au Yémen, signe que les Etats-Unis s'inquiètent de plus en plus de la présence d'Al-Qaïda dans la région(…) , a confirmé jeudi le Pentagone.

Dans son édition de jeudi, le Wall Street Journal a indiqué que le commandement central américain, qui supervise les forces américaines au Moyen-Orient, avait demandé qu'un tel investissement soit fait, en dépit des inquiétudes persistantes sur la corruption au Yémen.

Dans la matinée, des responsables du Pentagone ont confirmé l'information auprès des journalistes.

Ces responsables du ministère de la Défense ont indiqué qu'aucune décision finale n'avait été prise jusqu'à présent à propos de cette aide au Yémen dans le cadre du budget 2012 et que la question était actuellement discutée par les responsables du département d'Etat et du Pentagone.

"Il est trop tôt pour prédire précisément la nature ou le montant de l'assistance qui pourrait sortir" de cette réflexion, a déclaré le porte-parole Bryan Whitman à l'AFP.

Ces derniers jours, les forces de sécurité(…)  ont combattu des militants d'Al-Qaïda pour contrôler la ville de Loder, dans le sud du Yémen, des combats qui ont fait 33 morts -11 militaires, 19 membres d'Al-Qaïda et trois civils.

La communauté américaine du renseignement avait tiré la sonnette d'alarme sur la branche yéménite d'Al-Qaïda avant même qu'elle soit soupçonnée d'être derrière la tentative ratée d'attentat sur un avion de ligne se rendant à Detroit le jour de Noël 2009.

Les autorités yéménites avaient dit à ce propos il y a une semaine que des responsables américains exagéraient la menace d'Al-Qaïda au Yémen et ont réaffirmé que la lutte contre les membres du réseau dans leur pays était de leur responsabilité.

"Les fuites dans la presse américaine et dans les médias occidentaux exagèrent la menace que pose Al-Qaïda pour la sécurité et la stabilité du Yémen", a déclaré un porte-parole officiel à l'agence de presse Saba.

Lundi, deux Yéménites soupçonnés d'activités terroristes ont d'ailleurs été arrêtés à leur arrivée à l'aéroport d'Amsterdam en provenance de Chicago "sur la foi d'informations" communiquées par les Etats-Unis, avant d'être libérés, leur dossier s'avérant vide.

(AFP / 02 septembre 2010)



3 Les brèves

3-1 Bill Van Auken : Cette année, les attaques de drones ont été dix fois plus nombreuses.

Le "niveau de pression" infligé à la population des secteurs tribaux sous contrôle de l’administration fédérale du Pakistan est bien connu. Selon les officiels pakistanais cités dans les médias, au moins 700 civils ont été tués par des attaques de drones en 2009. Selon l’estimation d’un think tank (groupe de réflexion NdT) américain favorable à Obama, au moins un tiers de ceux qui ont été tués par des drones au Pakistan sont des civils. Cette année, les attaques de drones ont été dix fois plus nombreuses, avec des frappes de missiles qui sont passées d’une par semaine à au moins une par jour.

Même les inondations qui ont dévasté le Pakistan n’ont pas interrompu la mécanique des assassinats.

La dernière attaque signalée a eu lieu lundi au nord du Waziristan, et a fait 20 morts dont quatre femmes et trois enfants.

Pour consulter l’original : http://www.wsws.org/articles/2010/a...

2 septembre 2010

Traduction : D. Muselet pour le Grand Soir

: http://www.legrandsoir.info/Obama-programme-une-escalade-des-massacres-au-Yemen.html


3-2 C'est une certitude. Al Qaida est morte

Un article qui rejoint ce que l'on disait ICI. Il y a longtemps que Ben Laden est à six pieds sous terre, d'ailleurs s'il n'était pas mort ou sur le point de trépasser le 11 septembre, les attentats du WTC n'auraient pas eu lieu en son nom.

C'est une certitude. Al Qaida est morte, selon Alain Chouet, ex-patron de la DGSE et sans doute qu'il est loin de dire tout ce qu'il sait.

Nous le disons à sa place car la patience a des limites pour ce qui est de gober des mensonges, sans arrêt. On sait très bien qui fait tout sauter, en Irak, en Afghanistan, au Pakistan, au Yémen, et ailleurs... qui a fait sauter Hariri et qui transforme la planète en grande sauterie sanglante. Ils sont en train d'ensanglanter le monde parce que leur Haine de l'Humanité est sans limites. Ils voudraient être partout, ils se mêlent de tout, ils passent leur temps à déstabiliser tous les pays, et ne doutez pas qu'ils rêvent de se servir de la bombe atomique pour les pays qui ne veulent pas se prostituer à leur idéologie.

08 /09

http://palestine.over-blog.net:80/article-est-ce-qu-israel-dirige-les-talibans-56736399.html


3-3 El-Qaëda sort de l’ombre dans le sud du Yémen
nb : Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

La branche yéménite d'el-Qaëda agit désormais au grand jour à Abyane, province du sud du pays, et l'un des foyers de la contestation sudiste contre le gouvernement de Sanaa. Farès Ghanem, un journaliste yéménite spécialiste des mouvements islamistes, estime qu'el-Qaëda « a tiré profit du relief montagneux et de l'absence de l'État, qui délaisse cette province, pour s'y implanter ». El-Qaëda dans la péninsule Arabique (AQPA) a revendiqué mardi six attaques menées au cours des deux dernières semaines d'août dans cette province, dont une contre un poste de police ayant fait 12 morts. Mais le plus grave demeure la bataille rangée qui a opposé pendant cinq jours dans la ville de Loder, en août, l'armée yéménite à des hommes armés affiliés au réseau, avec un bilan de 33 morts selon des sources officielles et médicales. « Ce qui s'est produit à Loder était une épreuve de force entre l'État et el-Qaëda, qui a pu contrôler la ville et asséner des coups durs à l'armée », estime M. Ghanem. L'armée a assuré avoir repris le contrôle de Loder à l'issue des combats, mais des notables tribaux ont dû effectuer une médiation pour obtenir le retrait des combattants islamistes de la cité, selon des sources tribales.
Les attaques quasi quotidiennes, le plus souvent menées par des motards masqués, sèment la terreur parmi les policiers et les soldats. « Je crains pour ma vie, et je suis toujours en train d'épier les passants, surtout les motards », affirme un policier chargé de protéger un bâtiment des services de sécurité à Zinjibar, chef-lieu de la province.
Après la bataille de Loder, l'AQPA a distribué dans des mosquées et dans les commerces des tracts revendiquant des attaques contre les forces de sécurité et appelant les civils à éviter les positions militaires pour ne pas être visés. « C'est la première fois que les tracts sont distribués ainsi en plein jour », a affirmé à l'AFP Nazir Qandah, l'imam d'une mosquée de Zinjibar.
Un notable de la province d'Abyane, qui a refusé d'être identifié, affirme qu'el-Qaëda « a profité de la paralysie des services gouvernementaux ces derniers mois en raison de l'escalade de la contestation », animée par le Mouvement sudiste. Sanaa accuse ce mouvement, dont certaines composantes appellent au fédéralisme et d'autres à la sécession, de coopérer avec el-Qaëda, et le ministère de la Défense a affirmé lundi qu'un activiste d'el-Qaëda arrêté à Loder avait des « documents importants prouvant » cette « collusion ». « El-Qaëda et le Mouvement sudiste ne sont que les deux faces d'une même pièce de monnaie, ils œuvrent tous deux à déstabiliser la province », a affirmé un responsable des services de sécurité qui a requis l'anonymat, soulignant que « la coopération entre les deux parties était claire à Loder ».
Ahmad Ghaled al-Rahwi, gouverneur adjoint de la province d'Abyane, qui a lui-même échappé à deux tentatives d'assassinat en août, affirme également que les éléments d'el-Qaëda « font partie intégrante du mouvement sudiste ».

Ali al-Chayba, un dirigeant du Mouvement sudiste: « Notre mouvement est opposé à l'usage de la force et est déterminé à n'employer que les moyens pacifiques pour réaliser son objectif, qui est la libération du Sud. »

http://www.lorientlejour.com/category/Moyen+Orient+et+Monde/article/670953/El-Qaeda_sort_de_l'ombre_dans_le_sud_du_Yemen.html



4 Dossier

4-1 Bill VanAuken : Obama programme une escalade des massacres au Yémen.

En ouvrant un nouveau front au Yémen pour y mettre en œuvre le programme de la CIA "d’assassinats ciblés" par des drones, l’administration Obama ne cesse d’augmenter la participation des Services Secrets et des discrètes Forces d’Opérations Militaires Spéciales américaines qui forment à eux deux la Compagnie du Meurtre Tous Azimuts.

"La Maison Blanche, afin d’augmenter la pression sur la branche d’Al Qaida au Yémen, envisage d’ajouter le drone armé de la CIA, Predator, au combat" a rapporté l’agence Associated Press jeudi dernier citant à l’appui des officiels haut-placés de Washington.

"Les Forces d’Opération Spéciales américaines et la CIA ont installé des équipements de surveillance, des drones et du personnel au Yémen, à Djibouti, au Kenya et en Ethiopie" pour préparer l’intensification de la folie meurtrière, rapportait le Wall Street Journal, mercredi dernier.

Le Washington Post citait des officiels des Services Secrets selon lesquels la CIA voit maintenant la cellule Al Qaeda de la péninsule arabique comme une menace "plus urgente" que l’organisation Al Qaeda du Pakistan.

Le Yémen comme l’Afghanistan et l’Irak avant lui, est attaqué, non pour éradiquer le terrorisme - le meurtre de civils par les missiles de croisière et des attaques de drones ne fera que générer plus d’attaques terroristes - mais à cause de sa situation stratégique, à proximité de l’Arabie Saoudite, l’exportateur numéro un de pétrole, et du détroit vital de Bab al-Mandab à travers lequel trois millions de barils de pétrole passent chaque jour.

"Ils (Al-Qaeda Yémen - NdT) ne font pas l’objet d’autant de pression - pas encore du moins - que leurs amis des secteurs tribaux du Pakistan" un officiel a dit à Reuters mercredi dernier. "Tous ceux qui sont de notre côté comprennent que cela doit changer."

Le "niveau de pression" infligé à la population des secteurs tribaux sous contrôle de l’administration fédérale du Pakistan est bien connu. Selon les officiels pakistanais cités dans les médias, au moins 700 civils ont été tués par des attaques de drones en 2009. Selon l’estimation d’un think tank (groupe de réflexion NdT) américain favorable à Obama, au moins un tiers de ceux qui ont été tués par des drones au Pakistan sont des civils. Cette année, les attaques de drones ont été dix fois plus nombreuses, avec des frappes de missiles qui sont passées d’une par semaine à au moins une par jour.

Même les inondations qui ont dévasté le Pakistan n’ont pas interrompu la mécanique des assassinats.

La dernière attaque signalée a eu lieu lundi au nord du Waziristan, et a fait 20 morts dont quatre femmes et trois enfants.

Et voilà que, en prenant prétexte du terrorisme, Washington se propose d’infliger la même sorte de terreur d’état à un pays désespérément pauvre qui est déjà déchiré par des conflits régionaux religieux, ethniques et tribaux. Un mouvement séparatiste couve depuis 16 ans dans le sud du Yémen qui constituait une autre nation jusqu’à ce qu’il soit réuni au nord en 1990.

Des adeptes du religieux chiite dissident assassiné, Huaasain Bard al-Din al Huthi, luttent contre le gouvernement sunnite depuis six ans dans les provinces Sa’ada et Amran du nord.

Et la population entière est plongée dans une misère et une privation extrêmes : un bon quart des 24 millions de yéménites souffrent de la faim d’une manière chronique et presque la moitié vit avec moins de 2 dollars par jour. Selon un rapport de la banque mondiale, 43% des enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition.

La contribution que l’administration d’Obama se propose de faire à cette situation déjà désespérée c’est la mort : elle viendra du ciel sur de missiles Hellfire et par la terre sous forme d’assassinats perpétrés par les Escadrons de la Mort des Forces d’Opération Spéciales.

Le régime du Président Ali Abdullah Saleh, qui s’est aligné sur Washington, a utilisé "la guerre globale contre le terrorisme" américaine pour justifier la répression féroce de tous ses opposants.

"Les autorités yéménites, pressées par les USA et d’autres pays de combattre al-Qaeda et pressées par l’Arabie Saoudite de régler la question des Huthis, ont pris un tournant inquiétant : sous le prétexte de la sécurité nationale, elles répriment l’opposition et étouffent toute critique" explique Malcolm Smart, le directeur d’Amnistie Internationale au Moyen Orient et en Afrique du Nord cette semaine en publiant le nouveau rapport de cette organisation des droits de l’homme qui traite des violations au Yémen.

Le rapport d’Amnistie donne des détails déchirants sur le bombardement intensif des secteurs résidentiels, l’assassinat par balles de manifestants pacifiques, et l’emprisonnement, la torture et la disparition d’opposants politiques dont des hommes de loi, des journalistes et des militants des droits de l’homme.

Le gouvernement du Yémen a officiellement rejeté les déclarations de Washington de cette semaine et a accusé les USA et les médias occidentales "d’exagérer l’importance d’al-Qaeda au Yémen et les dangers que cette organisation fait courir à la stabilité et à la sécurité du pays" et a affirmé que "combattre le terrorisme au Yémen demeurait la responsabilité des forces yéménites de sécurité."

En réalité cependant, des centaines de membres des services secrets et de l’armée sont déjà déployés au Yémen, et le régime du Président Ali Abdullah Saleh a donné à plusieurs reprises le feu vert à des attaques étasuniennes sur le sol du Yémen. La déclaration de rejet de toute escalade américaine était sans doute à usage interne. Les attaques militaires américaines ont provoqué une indignation générale et ont intensifié l’opposition au gouvernement yéménite.

Une guerre à base de drones de la CIA ajoutera des crimes de guerre à ceux que l’armée étasunienne a déjà commis au Yémen sur l’ordre d’Obama. Le pire de tous ces crimes a eu lieu le 17 décembre dernier quand au moins 41 personnes ont été tuées dont 21 enfants et 14 femmes quand leurs maisons furent frappées par des missiles de croisière américains transportant des bombes à fragmentation - une arme interdite par les traités internationaux.

En juin dernier, le rapporteur Spécial des Nations-Unies, Philip Alston, a accusé le gouvernement étasunien de s’arroger "le droit toujours plus grand de procéder à des assassinats ciblés dans le monde entier" et de se donner "la latitude fortement revendiquée mais sans limites claires de tuer sans rendre de comptes."

"Le droit de tuer" a aussi été revendiqué pour des citoyens étasuniens. Parmi ceux qui en ont fait les frais, il y a le clerc musulman américain Anwar al Awlaki. En avril dernier, des personnalités américaines ont révélé que l’administration Obama avait autorisé "l’assassinat ciblé" de al-Awladi dont la famille est yéménite. C’est la première fois que le gouvernement étasunien reconnaît avoir voulu assassiner un de ses citoyens.

La famille de al-Awlaki et des avocats des libertés civiles ont essayé d’obtenir une ordonnance restrictive contre cette exécution extra-judiciaire et ce flagrant abus de pouvoir, en faisant valoir que si cet homme né dans le Nouveau Mexique avait commis un crime, alors il aurait dû être arrêté et jugé.

L’administration Obama a cherché à empêcher le procès, en soutenant que ce serait une offense criminelle de demander à une Cour de justice de condamner l’assassinat de al-Awlaki par la CIA ou l’armée parce que le gouvernement américain avait de sérieuses raisons de penser que cet homme était un terroriste. Plus tôt dans le mois, l’Union Américaine pour les Libertés Civiles et le Centre pour les Droits Constitutionnels ont finalement obtenu l’autorisation de poursuivre le procès mais seulement grâce à une permission spéciale des Département du trésor étasunien.

L’Administration Obama multiplie et intensifie des guerres criminelles à l’étranger tout en poursuivant l’oeuvre de Bush à l’intérieur par la mise en place des structures nécessaires à une dictature policière. Aucun secteur du monde politique ni des milieux d’affaire n’exprime d’opposition sérieuse à ces mesures car elles répondent aux intérêts de l’aristocratie financière que les deux partis politiques principaux et le gouvernement représentent.

La classe laborieuse devrait considérer comme un avertissement sérieux les préparatifs d’une nouvelle guerre au Yémen. L’essor insensé du militarisme étasunien ajouté à l’effritement des droits démocratiques basiques et aux attaques de plus en plus violentes contre le travail, les salaires et les conditions sociales sont les prémices d’une catastrophe. Il n’y a pas de solution dans le cadre du système capitaliste actuel. Seul le développement d’un mouvement socialiste issu des classes laborieuses, indépendant, et jouissant d’un bon niveau de conscience politique, peut permettre l’émergence d’une solution alternative.

Bill Van Auken

2 septembre 2010

Pour consulter l’original : http://www.wsws.org/articles/2010/a...

Traduction : D. Muselet pour le Grand Soir

: http://www.legrandsoir.info/Obama-programme-une-escalade-des-massacres-au-Yemen.html

 


4-2 René Naba : Yémen : Le pied de nez de Ben Laden à ses anciens parrains.

Ce papier est dédié à Georges Habbache, chef du Mouvement Nationaliste Arabe, puis du Front de Libération pour la Libération de la Palestine (FPLP), à Abdel Kawi Makkawi, son lieutenant à la tête du FLOSY (Front de Libération du Sud Yémen Occupé) et à Salem Robaye Ali (Salmine), Président de l’éphémère République du Sud Yémen, tombeurs du protectorat britannique d’Aden.

Paris, 5 septembre 2010

En phase éruptive au Sahel, en cours de réorganisation en Irak, Oussama Ben Laden vient de se replacer dans le jeu depuis la terre de ses ancêtres, le Yémen, adressant un magistral pied de nez à ses anciens parrains, dix ans après l’apocalyptique raid qu’il a commandité sur les symboles de l’hyper puissance américaine, s’implantant sur le flanc sud du royaume saoudien dans un combat retourné contre la dynastie wahhabite visant au premier chef à rétablir sa légitimité et à redorer son blason au sein du Monde arabe.

Houspillé pour sa fugitive disparition à la suite de l’invasion américaine de l’Afghanistan, en novembre 2001, à bord d’une moto conduite par son borgne compère, le Mollah Omar, chef des Talibans, le sous traitant émérite de la connivence saoudo américaine dans la guerre antisoviétique d’Afghanistan (1980-1989) s’est rappelé au bon souvenir de ses anciens bailleurs en faisant un retour signalé au Yémen, à tout le moins ses disciples, se replaçant en Arabie méridionale, à l’épicentre de la connexion arachnéenne du dispositif militaire et énergétique américain, en bordure de la veine jugulaire du système énergétique mondial, à l’intersection des voies des communications maritimes internationales.

La «guerre oubliée du Yémen» n’est pas si oubliée que cela, en tout cas pas par tout le monde à en juger par ses multiples protagonistes et l’imposant dispositif militaire déployé à sa périphérie.

Et, dans la perspective du fin de la mission de combat américain en Irak, fin août 2010, ce pays qui fut le champ d’affrontement égypto saoudien dans la décennie 1960, pourrait redevenir, par tribus interposées, le terrain de confrontation des nouvelles puissances régionales, l’Iran, d’une part, l’Arabie saoudite soutenue par les Etats-Unis d’autre part.

“Quiconque atteindra la suprématie maritime dans l’océan Indien serait un joueur important sur la scène internationale”, soutenait déjà au siècle dernier le Contre-amiral Alfred Thayus Mahan (1840-1914), géostratège de la Marine des États-Unis, soulignant par là le véritable enjeu stratégique de la nouvelle guerre du Yémen.

Le repositionnement du chef d’Al Qaida a été opéré dans cette optique là. Situé à la pointe sud-ouest de la péninsule arabique, frontalier de l’Arabie saoudite au Nord, et du Sultanat d’Oman, à l’Est, le Yémen possède une façade maritime d’une longueur de 1 906 km de côtes, faisant la jonction entre la Méditerranée et l’Océan indien via le canal de Suez et le Golfe arabo-persique.

Jamais colonisé, ce pays, placé selon son étymologie à droite sur le chemin du pèlerinage de la Mecque, couvre une surface de 527 970 km², soit presque autant que la France. Via ses trois îles, –Kamran, Perrin, et Socotra— il commande l’accès à la mer Rouge par le détroit de Bab el-Mandeb, et l’île de Socotra (la plus grande des îles) dans l’océan Indien. Signe de l’importance stratégique de la zone, le Royaume Uni, du temps du protectorat britannique sur l’Arabie du sud, avait fait du port d’Aden, la grande ville du sud Yémen, la place forte de la présence britannique à l’Est de Suez pour la sécurisation de la route des Indes.

1- Une zone de non droit absolu, la piraterie maritime dans la Corne de l’Afrique

La militarisation des voies maritimes figure d’ailleurs parmi les objectifs de Washington dans cette zone de non droit absolu qui relie la Méditerranée à l’Asie du Sud-est et à l’Extrême-Orient par le canal de Suez, la mer Rouge et le golfe d’Aden. Une base aéronavale américaine à Socotra pourrait être édifiée en vue de superviser le mouvement des navires du golfe d’Aden, dont des bâtiments de guerre, et contribuer à la lutte contre la piraterie maritime, corrosive pour l’image de l’Occident dans le tiers monde. A lui seul, le Golfe d’Aden représente 660 000 kilomètres carrés, mais la zone de rayonnement des pirates s’étend désormais jusqu’aux Seychelles, soit deux millions de km2. Les côtes somaliennes courent sur 3700 kilomètres, relevant de trois Etats, mais le plus souvent hors de toute juridiction. Vingt mille navires empruntent cette autoroute maritime chaque année, transportant le tiers du ravitaillement énergétique de l’Europe.

L’Ethiopie, pays africain non musulman, a été désigné par les Etats-Unis pour faire office de «gendarme régional» dans la Corne de l’Afrique, à l’instar d’Israël pour le Proche orient.

Mais l’échec de l’Ethiopie à mater la rébellion du régime des tribunaux islamiques a conduit l’alliance occidentale à mettre en place un dispositif de lutte contre la piraterie maritime s’articulant sur trois volets Etats-Unis, Union européenne et Otan.

En 2009, 168 actes de piraterie ont été recensés, dont douze navires et deux cents cinquante otages détenus sur la côte somalienne au 1er décembre dernier.

Le dispositif international est déployé depuis Djibouti (Golfe d’Aden) et les Seychelles (sud océan Indien), qui constituent les principales bases de soutien des opérations maritimes et aériennes d’anti-piraterie. Une vingtaine de bâtiments de guerre croisent en permanence dans le Golfe d’Aden et patrouillent le long des côtes somaliennes, au titre des opérations suivantes:

- l’EUNAVFOR («Atalanta»), lancée par l’Union européenne en décembre 2008, à l’initiative de la France et de l’Espagne.

la TF 150, à l’origine, une «task force» multinationale à dominante américaine effectuant de l’antiterrorisme (Enduring freedom, Antiterror)

• Ocean Field, une force navale provisoire de l’Otan, prélevée sur des groupes en manoeuvre dans l’océan Indien.

Ce dispositif ne tient pas compte des unités détachées par les marines nationales des Etats-Unis, Russie, Inde, France, Chine, Egypte, Australie et Malaisie pour des missions limitées.Couloir maritime majeur reliant le Moyen-Orient, l’Asie de l’Est et l’Afrique avec l’Europe et le continent américain, l’Océan indien possède quatre voies d’accès cruciales facilitant le commerce maritime international, qui constituent autant de «goulots d’étranglement» pour le commerce mondial du pétrole, à savoir le canal de Suez en Égypte, Bâb el-Mandeb (longeant Djibouti et le Yémen), le détroit d’Ormuz (longeant l’Iran et le sultanat d’Oman) et le détroit de Malacca (longeant l’Indonésie et la Malaisie).

Dans ce périmètre hautement stratégique, les Etats Unis ont procédé au plus important déploiement militaire hors du territoire national, en temps de paix. La zone abrite en effet à Doha (Qatar), le poste de commandement opérationnel du Cent Com (le commandement central américain) dont la compétence s’étend sur l’axe de crise qui va de l’Afghanistan au Maroc, et, à Manama (Bahreïn), le quartier général d’ancrage de la Vme flotte américaine dont la zone opérationnelle couvre le Golfe arabo-persique et l’Océan indien. En complément, l’Arabie saoudite abrite, elle, une escadrille d’AWACS (Air borne warning and control system), un système de détection et de commandement aéroporté, dans la région de Riyad. Le Royaume est en effet le seul pays au Monde à abriter des radars volants américains en dehors des Etats-Unis, indice qui témoigne de l’importance accordée par les Etats-Unis à la survie de la dynastie Wahhabite. Le Koweït, très dévoué à son libérateur, fait office de zone de pré positionnement et de ravitaillement à la gigantesque infrastructure militaire américaine en Irak, le nouveau champ d’expérimentation de la guerre moderne américaine dans le Tiers-monde. S’y ajoutent, derniers et non les moindres des éléments du dispositif, Israël, le partenaire stratégique des Etats-Unis dans la zone, la base aérienne britannique de Massirah (Sultanat d’Oman), et, depuis janvier 2008 la plate forme navale française à Abou Dhabi, face à l’Iran.

Près de quarante ans après l’indépendance de la côte des pirates et le redéploiement britannique à l’Est de Suez, en 1970, les principautés du Golfe vivent de nouveau sous protectorat de fait de leurs anciens tuteurs, en une sorte de «servitude volontaire».

Se superposant à la compétition inter régionale entre l’Iran et l’Arabie saoudite sur fond de rivalité religieuse entre les deux branches de l’Islam, le sunnisme et le chiisme, la nouvelle guerre du Yémen se greffe à la piraterie maritime aux larges de la Somalie ainsi qu’aux conflits tribaux endémiques du Yémen, au trafic des armes, du carburant et de la drogue, particulièrement lucratif dans la corne de l’Afrique.

2 -Le phénomène corrosif du qat

Spécialité corrosive, le Qat ou «l’or vert» explique une part du comportement de la population de la zone. 96% des hommes Yéménites en consomment et 70% des femmes entraînant des conséquences dramatiques sur la société yéménite avec son cortège de dépendance, de disparition de la diversité agricole (café, riz, blé, légumes). Ses effets nocifs sur la santé, au niveau cardiaque et dentaire, le manque d’appétence et les carences alimentaires qui en découlent sont d’autant plus dangereuses que la consommation précoce commence à l’age de onze ans. Dix neuf pays cultivent le Qat, consommés de nos jours par plus de cent millions de personnes, principalement au Yémen,à Djibouti, en Somalie et en Ethiopie. Aux conséquences humaines, écologiques, économiques, s’ajoutent des conséquences politiques: la corruption et la mendicité.

La consommation moyenne du yéménite en Qat s’élève à 500 à 800 Rials par jour, pour un salaire moyen de 15000 Rials par mois. Sont ainsi posées les bases pour le développement de la corruption, qui a atteint un degré tel, que l’état ne dispose plus de moyens d’action. 80% du budget de l’état proviennent des recettes du Qat. Malgré un ancrage officiel dans le camp occidental et une coopération pour le contrôle de ses côtes, le pays reste un foyer d’instabilité. Les pays occidentaux et les Saoudiens redoutent de voir Al-Qaida étendre son influence, profitant de l’insurrection qui se développe dans le nord du Yémen, de loin le pays le plus pauvre de la péninsule arabique.

Suivra : www.renenaba.com

Deuxième volet du papier : Yémen, le pied de nez d’Oussama à ses anciens parrains part 2/2 : Une bataille décisive, dans l’ordre symbolique, contre la monarchie saoudienne.

11 septembre 2010

Références :

1 - le dispositif de lutte contre la piraterie maritime comporte :

Une vingtaine de bâtiments de guerre présents en permanence dans le Golfe d’Aden, ou en patrouille le long des côtes somaliennes, au titre de plusieurs opérations:

-l’EUNAVFOR («Atalanta»), lancée par l’Union européenne en décembre 2008, à l’initiative de la France et de l’Espagne. Vingt-deux Etats participent à Atalanta, dont onze ont envoyé des moyens sur place. Depuis décembre 2008, trente-trois frégates ou corvettes, quatre navires ravitailleurs et de commandement, et cinq avions de patrouille maritime se sont succédé. Au début décembre 2009, neuf navires, deux avions de patrouille et deux mille marins sont «sur zone», pour la seule opération de l’Union européenne.

Selon des chiffres cités au cours d’un colloque «La piraterie, menace stratégique ou épiphénomène », organisé le 7 décembre dernier à Paris par la Fondation pour la recherche stratégique, le budget de l’opération Atalanta serait de 230 millions d’euros pour l’année 2009. Tel est le coût, pour l’Union européenne, de la sécurisation d’une route d’importance stratégique, à l’entrée de la mer Rouge.

Mais ce chiffre ne représente ni l’amortissement des matériels, ni la formation et les salaires des personnels, pas plus que les dépenses consenties par les marines sous leur pavillon national.

- la TF 150, à l’origine, une «task force» multinationale à dominante américaine effectuant de l’antiterrorisme (Enduring freedom, Antiterror) ;

- Ocean Field, une force navale provisoire de l’Otan, prélevée sur des groupes en manoeuvre dans l’océan Indien;

-Des unités détachées par les marines nationales des USA, de Russie, Inde, France, Chine, Egypte, Australie, Malaisie, etc. pour des missions limitées.

Du mois d’avril 2008 à Décembre 2009, six cents treize pirates présumés ont été interpellés en mer. Une quarantaine ont été tués. Deux cents quatre-vingt dix-neuf d’entre eux ont été remis à la justice d’un pays riverain, en vertu d’accords de transfèrement. 110 remis aux autorités du Kenya, trente huit aux Seychelles, quarante huit au Yémen,

René Naba

5 septembre

http://www.renenaba.com/?p=2781



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


20/09/2010

n°15 - Géopolitique & 11-09 - 19-09 – Début - 11 septembre, une page dramatique de l’histoire du monde.

n°15 - Géopolitique & 11-09 - 19-09 – Début  - 11 septembre, une page dramatique de l’histoire du monde.


Géopolitique & 11-09

n°15 du 19-09

C.De Broeder & M.Lemaire



Le "dossier  - Géopolitique & 11-09 " est  visible 

a) sur nos blogs : 

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b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

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1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information. 

1-1 Akram Belkaid : 11 septembre, une page dramatique de l’histoire du monde.  

Il y a neuf ans, les attentats du 11 septembre à New York et à Washington ouvraient une page dramatique de l’histoire du monde.

Ce dernier a en effet beaucoup changé depuis ces attaques, ne serait-ce que parce qu’elles ont provoqué deux guerres, celle d’Afghanistan et d’Irak, qui durent encore et dont on se demande si elles vont finir un jour. Par ailleurs, on ne le répétera jamais assez, cette tuerie a eu pour conséquence la libération de la parole islamophobe aux quatre coins de la planète et surtout en Occident.

Pour le comprendre, il n’y a qu’à s’attarder sur ce qui se passe en Europe avec la montée inquiétante des mouvements extrémistes et identitaires (et je ne parle même pas de ces provocateurs de Floride qui souhaitent brûler un Coran le 11 septembre prochain).

Ce n’est pas un hasard si Jean-Marie Le Pen est arrivé au second tour de l’élection présidentielle française de 2002, quelques mois à peine après ces attentats.

Ce n’est pas un hasard non plus si l’ombre d’Al Qaeda et la menace djihadiste sont régulièrement évoquées par les pouvoirs politiques – y compris en France – pour mobiliser les foules et rameuter les électeurs. La vision de jets percutants les tours du World Trade Center par une matinée cristalline va longtemps hanter les consciences collectives. Elle va surtout continuer de peser sur la politique intérieure américaine même si l’on a cru, peut-être à tort, que l’élection de Barack Obama signifiait que l’Amérique avait tourné la page du « nine-eleven ».

De fait, les attentats du 11 septembre ont déjà beaucoup changé l’Amérique. Dans une précédente chronique consacrée à ce thème j’avais expliqué comment ils avaient conduit au repli des revendications féministes et à un retour en force du machisme. La lecture d’une récente enquête – passionnante – du Washington Post sur le développement considérable des services de renseignement américains met en lumière un autre changement, bien plus dommageable pour un pays qui se targue d’être celui des libertés et des droits individuels.

Pour bien comprendre de quoi il s’agit, il suffit de se reporter à des statistiques fournies par les journalistes Dana Priest et William Arkin (leur enquête a aussi mobilisé une vingtaine de leurs collègues). Depuis septembre 2001, les Etats-Unis ont créé ou réorganisé pas moins de 263 structures chargées du renseignement et de la « guerre contre la terreur ». Une estimation officieuse, et certainement inférieure à la réalité, avance le chiffre de 75 milliards de dollars consacrés aux dépenses pour le renseignement. Pilotée par l’administration Bush, la réorganisation des divers services de sécurité a débouché sur la naissance d’un monstre administratif : le Département de la sécurité intérieure – ou Department of Homeland Security – qui compte pas moins 230.000 employés.

L’enquête du « Post » ne fait pas que mettre en exergue le gigantisme de l’appareil sécuritaire américain. Elle montre que, finalement, rien n’a changé dans les pratiques des différents services. Ces derniers sont toujours en compétition les uns vis-à-vis des autres et la rétention d’information est chose courante. Un statu quo étonnant quand on sait que l’enquête parlementaire sur les attentats du 11 septembre avait estimé que les rivalités entre les différentes branches du FBI et de la CIA avaient empêché que les auteurs des attaques soient identifiés à temps.

Un autre enseignement confirme l’emballement prévu de la machine administrative qui semble s’être transformée en temple du « red tape », autrement dit la paperasserie. C’est ainsi que 30.000 rapports seraient produits annuellement. Un chiffre impressionnant certes, mais qui amène à se poser la question de savoir si ces documents sont tous lus – et par qui – ou s’ils ne finissent pas dans des boîtes à archive ou des fichiers numériques compressés. Et, du coup, on en arrive même à se demander si l’appareil du renseignement américain n’est pas atteint du syndrome de la Stasi – l’ex-police secrète de l’Allemagne de l’Est – qui a commencé à tourner à vide à partir de la fin des années 1970 en produisant des montagnes de rapports inexploitables faute de temps et de ressources humaines.

Cette machine à espionner le monde et les Américains, ce « Big Brother » qui ne dit pas son nom, inquiètent. Dans une analyse consacrée à cette question, le célèbre éditorialiste Fareed Zakaria estime que l’hypertrophie des services secrets est une défaite pour l’Amérique. Rappelant que son pays a toujours créé des administrations d’exception pendant les guerres, Zakaria s’empresse de préciser que ces dernières ont le plus souvent été dissoutes dès le retour de la paix. « Mais c’est une guerre sans fin (contre le terrorisme). Quand déclarerons-nous la victoire ? Quand les pouvoirs (et mesures) d’urgence cesseront-ils ? » s’interroge-t-il. Ces questions sont fondamentales pour l’avenir des Etats-Unis mais cela n’étonnera personne de savoir qu’elles ne figurent pas au menu des débats électoraux pour le scrutin de mi-mandat du mois de novembre prochain.

Reste enfin une autre évolution relevée par le Washington Post et dont il est évident qu’elle aura des conséquences importantes pour l’avenir des Etats-Unis. Il s’agit de la privatisation des services de renseignement. On savait déjà que l’armée américaine faisait de plus en plus appel à des sociétés militaires privées comme c’est le cas actuellement en Irak et en Afghanistan. Ce qui est moins connu c’est que près de 265.000 contractants privés – analystes, informaticiens ou hommes de terrain – travaillent actuellement pour les services secrets (CIA, NSA…), soit 30% de leurs effectifs.

Dès lors, on peut se demander quel contrôle le gouvernement américain exerce sur ses propres services de renseignement. L’intrusion de sociétés privées – soumise notamment à l’impératif de rentabilité – dans un domaine jusque-là réservé à des fonctionnaires et à des agents de l’Etat va-t-elle se poursuivre jusqu’à une privatisation plus large, cela à l’heure où même les unités combattantes de l’US army sont supplantées par des mercenaires ? Là aussi, les inquiétudes sont nombreuses – c’est d’ailleurs un thème qu’a tendance à récupérer Hollywood – mais le débat public à ce sujet est quasiment inexistant. En forçant l’Amérique à se transformer en une immense machine sécuritaire, en partie privée, les auteurs des attentats du 11 septembre ont peut-être remporté une victoire qu’ils ne recherchaient pas forcément….

Akram Belkaid

10 septembre 2010

http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-le-11-septe...


1-2 Du 11 Septembre à la guerre contre l’Irak, les sept sacrifiés du mensonge – Épilogue

Géopolitique et stratégie

 William Schneider, connu pour ses prises de position sous le mandat de Clinton en faveur d’une attaque préventive de l’Irak, a conceptualisé dans ce cadre l’utilisation de bombes nucléaires.

Il appartenait à la Rumsfeld Missile Commission et à la Rumsfeld Space Commission.

Et c’est auprès de celui-ci qu’il développa le concept de PO2G, une unité spéciale de renseignement du Pentagone destinée à succéder à l’Intelligence Support Activity (ISA) unité de renseignement et d’opérations couvertes, faisant partie des Forces spéciales de l’Armée.

Pendant l’ère Reagan-Bush/Iran-Contra, elle était utilisée directement par le Conseil national de sécurité pour des opérations clandestines, comprenant notamment des trafics illégaux d’armes et des actions contre-terroristes et était financée sur la caisse noire du Pentagone et les fonds secrets de la CIA.
Une
étude du Pentagone sur le contre-terrorisme avait recommandé la création d’une super-ISA, baptisée Proactive Preemptive Operations Group pour fusionner les actions clandestines de la CIA et de l’armée en matière de guerre de l’information, de renseignement et de désinformation. Il s’agissait d’une doctrine subversive visant à forcer les organisations terroristes à passer à l’action pour mieux les détruire.

En clair, cette doctrine visait à promouvoir des attentats pour susciter une résistance qui aurait pu ensuite être anéantie par la suprématie militaire US. Ces réactions auraient appelle une riposte rapide de la part des forces américaines et reposant sur des armes conventionnelles hypersoniques basées dans l’espace, capables de mener une attaque mondiale en l’espace d’une heure.
La création de nouvelles organisations et la définition de nouvelles missions pour des organisations existantes reflétaient le désir du secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, de prendre le contrôle total de la guerre au terrorisme.

En optant pour une stratégie de désinformation, Rumsfeld pouvait désigner à sa guise l’ennemi des Etats-Unis. Pour parachever cette doctrine, l’armée américaine prévoyait de frapper et mener ses attaques là où elle le voulait, comme elle le voulait. La cellule des P2OG aurait eu pour objectif de lancer des opérations préventives, ce qui correspondait parfaitement à la stratégie des attaques préliminaires depuis les attentats du 11 Septembre.
Rumsfeld avait dit : « Notre tâche consiste à trouver et à détruire l’ennemi avant qu’il ne puisse attaquer. » Et le président Bush : « Nous devons amener le champ de bataille jusqu’à l’ennemi et frapper les premiers. » Ceci implique que les Etats-Unis attaqueront à l’endroit et au moment qu’ils auront choisi. Les souverainetés nationales étaient ainsi balayées. Henry Kissinger commenta : « C’est une vision nouvelle, révolutionnaire. Le principe des attaques préventives contre des ennemis potentiels signifie que la notion de non-ingérence dans les affaires internes n’est plus de mise. »
William Schneider est un promoteur de longue date des programmes d’armement controversés des groupes de défense dure comme le Centre pour la politique de sécurité (CSP). Il a travaillé comme conseiller à la défense pour l’administration de George W. Bush. Il a également servi comme président de
la Defense Science Board (DSB), un comité consultatif fédéral qui a été créé en 1956 pour examiner périodiquement les besoins et les possibilités offertes par les nouvelles connaissances scientifiques et pour les nouveaux systèmes d’armes.

Mais c’est au travers du « Project for A New American Century » qu’il a dévoilé son vrai visage avec la lettre que ce think-tank a adressé au Président Clinton, le 26 janvier 1998. D’une doctrine présentée comme défensive telle que le bouclier anti-missile, Schneider passait à l’offensive et parlait de guerre préventive contre des états voyous menaçant la sécurité des Etats-Unis.

En 1998, il siégeait à la Commission d’évaluation de la menace des missiles balistiques aux États-Unis qui concluait que l’Irak pouvait développer des missiles balistiques capables de frapper les États-Unis et ceci sur une période de dix ans. Cinq ans plus tard, ces craintes ont été exposées à l’ONU par Collin Powell et les fameuses preuves d’armes de destruction massive.

Même si Paul Wolfowitz, sous secrétaire à la défense, a démenti par la suite l’existence de ces preuves, les Etats-Unis « ont libéré » les irakiens de leur dictateur dans des effluves de mensonge et de coup monté. En janvier 2001, Schneider siègeait au sein d’une commission sur les forces nucléaires, sponsorisée par le National Institute for Public Policy, un groupe de réflexion conservateur. Le rapport de la commission recommandait que les armes tactiques nucléaires soient traitées comme une partie essentielle de l’arsenal US et soulignait que dans des circonstances qui requièrent une destruction rapide et efficace de cibles prioritaires, les armes nucléaires tactiques étaient indispensables et beaucoup plus adaptées que les armes conventionnelles. Plusieurs signataires du rapport sont devenus des membres importants de l’administration Bush.
William Schneider est signataire du PNAC dont le rapport majeur intitulé « Reconstruire les défenses de l’Amérique » décrivait la stratégie nécessaire aux forces armées américaines afin de créer une armée spatiale, de poursuivre le développement du bouclier anti-missile et d’établir la suprématie mondiale des Etats-Unis. De toute évidence, une course mondiale à l’armement s’était engagée entraînant son corollaire de risques potentiels de destruction massive.
La prolifération des ces armes poussera-t-elle les Etats-Unis à utiliser l’arme nucléaire tactique dans le conflit qui les oppose à l’Iran ? Pour l’instant, il leur est difficile de condamner un pays qui développe le nucléaire à des fins civiles. Mais si les rapports finaux de l’AIEA sont similaires à ceux de l’Irak en 2003, la guerre sera inéluctable et conforme aux plans des néoconservateurs. La désinformation a finalement pour but extrême de créer des guerres imaginaires au service des fabricants d’armes.
Toutes ces opérations de désinformation sont l’ossature sur laquelle s’appuie la stratégie d’implantation et d’application du bouclier anti-missile, voulue par les néoconservateurs. Cette doctrine de domination planétaire, le PNAC l’avait inscrite en clair dans son rapport « Reconstruire les défenses de l’Amérique ». Elle plaçait ainsi les Etats-Unis à l’abri de toutes formes de représailles sur son propre sol ainsi qu’à l’abri de ses contradictions au sein des institutions internationales de l’ONU et de l’OTAN.
La Rédaction Geopolintel.

Geopolintel

Vendredi 10 Septembre 2010
http://www.geopolintel.fr/rubrique2...

Vendredi 10 Septembre 2010http://www.alterinfo.net/Du-11-Septembre-a-la-guerre-contre-l-Irak-les-sept-sacrifies-du-mensonge-Epilogue_a49764.html



2 Dossier & Point de vue

2-1 Le scénario d’octobre 2000 : un avion détourné prenant un immeuble pour cible. …

Un exercice du NORAD un an avant le 11/9 simulait un pilote essayant de crasher son avion contre un gratte-ciel de New York : le siège des Nations uni

Neuf ans après les attentats de 2001, comment est-il encore possible de défendre l’idée que la Défense aérienne états-unienne n’était pas préparée au cas d’avions civils détournés par des terroristes et envoyés contre des immeubles ?

Nous avons tous encore en mémoire les déclarations du président Bush ou de la conseillère à la Sécurité nationale Condoleezza Rice disant qu’il était "impossible d’imaginer de tels scénarios."

Pourtant, en 2005, le général Myers a révélé l’existence d’au moins cinq exercices du NORAD, la défense militaire US, mettant en jeu des avions de ligne détournés et utilisés comme armes contre des gratte-ciel ou des bâtiments importants aux USA.

Voici un nouvel article détaillant tous ces scénarios d’exercices militaires, si étrangement semblables aux événements réels du 11/9.
Le North American Aerospace Defense Command (NORAD) a organisé un important exercice d’entraînement en octobre 2000 dont le scénario consistait en une personne s’emparant d’un gros avion de ligne et le dirigeant vers le bâtiment des Nations unies – un immeuble new-yorkais de 39 étages situé à quelques kilomètres du World Trade Center.

De plus, un exercice du NORAD en juin de la même année incluait un scénario dans lequel un avion était détourné dans l’intention de le faire s’écraser contre la Maison Blanche, et un autre dans lequel un vol transcontinental était détourné pour le faire se crasher contre la Statue de la Liberté, à quelque distance de l’endroit où se trouvait le WTC.
L’existence de ces scénarios d’exercices fut révélée en août 2004 par le général Richard Myers – qui occupait alors le poste de Chef d’État-major des Armées – lors d’une réunion du Comité du Sénat sur les Services de l’armée.

Le Sénateur démocrate du Minnesota Mark Dayton a alors posé la question suivante : « Le NORAD – qui est l’organisation militaire responsable de la défense de l’espace aérien états-unien – a-t-il mené des exercices ou développé des scénarios, avant le 11 septembre 2001, pour tester la réaction des militaires face à un détournement d’avion qui se révèlerait être un crash suicide contre un objectif important ? »

La réponse de Myers révéla « cinq exercices concernant des détournements d’avion » que le NORAD avait menés entre novembre 1999 et octobre 2000, et qui « tous incluaient un crash-suicide contre un objectif important »

Malheureusement, les détails de ces scénarios effrayants, qui semblent être des prémonitions des futures attaques contre New York et Washington, n’ont pas eu dans le public l’écho qu’ils auraient mérité.
Le scénario d’octobre 2000 : un avion détourné prenant un immeuble pour cible
Le scénario qui comprenait une tentative de crash d’avion contre le siège de l’ONU a été utilisé deux fois – les 16 et 23 octobre 2000 – lors d’un exercice appelé Vigilant Guardian.

Cet exercice annuel fut conduit par le NORAD, et l’ensemble de ses composants y a participé, y compris le quartier général ainsi que les trois secteurs de défense aérienne sur le continent nord-américain.
Le scénario testé le 16 octobre était le suivant : « Après des arrestations de trafiquants de drogue dans le Maine, un individu dérobe un avion de Federal Express et tente une attaque suicide contre le bâtiment des Nations unies à New York City. » Le scénario du 23 octobre, d’après le rapport du général Myers, était tout à fait similaire. Il s’agissait d’ « armes de destruction massive dirigées contre les Nations unies », et mettait en jeu « un individu volant un avion de Federal Express et planifiant une attaque suicide contre le bâtiment des Nations unies à New York City » (Au moment de cet exercice, Federal Express utilisait principalement des MD-11 et des DC-10, tous deux étant des avions assez imposants. Il est probable que l’un de ces modèles était celui prévu dans les scénarios.)
L’exercice Vigilant Guardian suivant – pour l’année 2001 – était en réalité planifié exactement au moment où les attaques du 11/9 se sont produites.

On peut facilement imaginer ce qu’a pu penser le personnel du NORAD au vu de la ressemblance des événements réels le 11 septembre 2001 avec les scénarios testés lors des exercices précédents – un pilote suicide tentant de crasher un gros avion contre un gratte-ciel new-yorkais.
Les scénarios de juin 2000 : Des pirates de l’air tentent de faire s’écraser un avion contre la Maison Blanche et la Statue de la Liberté.
Le 5 juin 2000, la division continentale américaine du NORAD (« Continental United States NORAD Region », ou CONR) a conduit un exercice nommé Falcon Indian, au cours duquel ont participé ses trois secteurs de défense aérienne nord-américaine. Deux scénarios ont été testés ce jour-là, dans lesquels les pirates de l’air tentaient de faire s’écraser un avion sur des « cibles de première importance » à New York ou à Washington.
Dans l’un de ces scénarios, un Learjet était détourné et « se maintenait en vol rapproché avec un avion de ligne de Canadair, chargé d’explosifs » d’après le résumé du général Myers. (On ne sait pas, d’après ce résumé si c’était le Learjet ou l’avion de ligne de Canadair qui était chargé d’explosifs). Les pirates « tentaient de crasher » le Learjet « sur
la Maison Blanche ». Dans l’autre scénario, une « faction du parti communiste » détournait un avion reliant la côte ouest à la côte est des États-Unis. Les pirates avaient mis de « grosses charges d’explosifs à bord » et voulaient « crasher l’avion contre la Statue de la Liberté. »
Le scénario de novembre 1999 : Des terroristes veulent faire s’écraser un avion contre un immeuble.
Le cinquième scénario décrit par Myers était celui d’une précédente opération « Falcon Indian » datant de novembre 1999. Là aussi, les trois secteurs de la défense aérienne continentale du NORAD prirent part à l’exercice du CONR. Et là aussi le scénario de l’exercice était basé sur le détournement d’un vol transcontinental entre la côte ouest et la côte est des États-Unis. Dans cette simulation, un avion de China Airlines reliant Los Angeles à l’aéroport international de New York était « détourné à l’est de Colorado Springs par cinq terroristes : si l’avion n’était pas intercepté par les militaires US, les pirates menaçaient de le faire s’écraser contre le bâtiment des Nations unies. »
Autres scénarios de crashs d’avions contre des bâtiments, avant le 11-Septembre
Quelques mois avant que le général Myers ne révèle l’existence de ces cinq scénarios exercices, USA Today et CNN rapportaient que le NORAD avait mené des exercices pendant les années précédant le 11/9, qui simulaient le détournement d’avion par des pirates et leur crash contre des bâtiments aux Etats-Unis. Certains des scénarios testés avaient été décrits. On ne sait si certains d’entre eux correspondent à ceux mentionnés cinq ans plus tard par Myers, même s’il semble bien, d’après ce qui a été rapporté, qu’ils se rajoutent à ceux listés par Myers.
USA Today a rapporté que « durant les deux années avant les attaques du 11/9, » le NORAD a organisé des exercices simulant « des avions détournés utilisés comme armes et allant percuter des cibles et causant un grand nombre de victimes. » Dans l’un de ces exercices, « l’une des cibles envisagées était le World Trade Center. » Un autre exercice mettait en jeu des avions de combat « simulant l’abattage au-dessus de l’Atlantique d’un avion supposé être plein de poisons chimiques et se dirigeant vers une cible aux USA. » Ces deux scénarios étaient inclus dans « les entraînements régionaux, et non ceux planifiés régulièrement au niveau continental, » d’après le NORAD, et les avions dans la simulation venaient d’un pays étranger, et non pas des USA.
CNN a rapporté qu’« entre 1991 et 2001, un secteur régional du Commandement de la Défense aérienne de l’Amérique du Nord avait simulé le détournement d’un avion de ligne étranger qui se crashait dans un immeuble aux USA, cela faisait partie d’un scénario d’exercice. » Dans ce scénario l’avion de ligne « était détourné alors qu’il traversait l’espace aérien états-unien en venant de l’étranger. » Cet exercice « était conduit par l’un des secteurs régionaux, et non par le quartier général [du NORAD]. » L’identité du bâtiment frappé par l’avion est une information classifiée, mais les militaires ont dit officiellement qu’« il serait reconnaissable s’il était identifié, mais que ce n’était ni le World Trade Center ni le Pentagone. »
Comment se peut-il qu’une organisation en charge de la défense de l’espace aérien des États-Unis ait de façon répétée pratiqué des scénarios aussi semblables aux attaques du 11/9 pendant les années précédant ces attaques ?

Et étant donné que l’existence même de ces scénarios d’entraînement de type « un avion frappant un bâtiment » n’a pratiquement pas été divulguée, est-il possible que d’autres scénarios, similaires, testés par le NORAD – ou par d’autres organes militaires US – existent et que nous l’ignorions ?

Une nouvelle enquête sur le 11-Septembre est clairement nécessaire. Et le rôle de ces scénarios d’exercices est l’un des nombreux aspects de ces attaques qui doivent être minutieusement examinés.

http://11septembre2001.blogspot.com/


2-2 Yahia Gouasmi : Allons-nous vers un nouvel 11 septembre ?

Allons-nous vers un nouvel 11 septembre ? (2e partie)

Alors une question vient immanquablement à l’esprit : la machine de guerre USraélienne n’a-t-elle pas besoin d’une « relance psychologique » à savoir d’un nouvel 11 septembre ?

Doit-on s’attendre à une nouvelle provocation gigantesque permettant de mettre en application ce que Samuel Huntington, idéologue des néoconservateurs américains et des sionistes, a appelé le « choc des civilisations » ?

Sous ce terme relevant de la philosophie politique, se cache en fait le nom de la troisième guerre mondiale qui sur le plan psychologique, économique et militaire, est en partie déjà commencée. L’ennemi est de plus en plus clairement désigné, il s’agit de l’Islam. La bonne vieille tactique oblige l’USraël à ménager provisoirement la Russie et la Chine afin d’empêcher une union entre ces trois entités. En Europe occidentale et notamment en France, la préparation psychologique bat son plein : référendum en Suisse concernant les minarets, débat en France sur l’identité nationale organisé par M. Sarkozy au cours duquel très vite le suspect désigné est le musulman. Alors que la France connaît environ 9 à 10 millions de chômeurs, travailleurs précaires, sous-payés et nouveaux pauvres, on nous fait découvrir que le problème essentiel du pays est dû à environ 1200 femmes portant la Burqa !

Du député communiste M. Gerin à Éric Besson (passé du socialisme à Sarkozy), le débat s’accentue chaque jour à travers les médias, débat naturellement alimenté par tous les journalistes et intellectuels sionistes et amis d’Israël. La Belgique, la Hollande, l’Italie et en attendant l’Espagne, n’échappent pas à cette campagne dont le but est clair : en vue de la guerre qui se prépare contre l’Islam et notamment l’Iran, accréditer l’idée que les musulmans européens sont « une cinquième colonne », c’est-à-dire, un corps étranger au service de l’ennemi désigné (l’Islam).

Dans une Europe minée par la crise économique et ayant perdu tous ses repères spirituels et idéologiques, cette propagande insidieuse, quotidienne et disposant de la totalité des médias, peut porter ses fruits même si pour l’instant, les populations européennes de souche semblent plus que réservées, estimant que leur problèmes principaux sont l’emploi et le niveau de vie. Il n’empêche que les graines de la haine et de la discorde sont semées tous les jours.

Voilà pourquoi un nouvel 11 septembre se déroulant cette fois sur le sol européen est à craindre. Un nouvel attentat savamment orchestré et frappant une capitale européenne hautement symbolique telles Rome ou Paris n’est pas à exclure.

Un tel attentat aurait plusieurs objectifs :

Ressouder les populations européennes contre l’Islam notamment contre le camp de la Résistance (Iran, Hezbollah, Hamas),

Justifier une agression contre l’Iran et/ou le Liban en réponse au pseudo-attentat,

Provoquer des heurts sanglants voire une série de guerres communautaires entre Européens non musulmans et musulmans.

Un tel scénario, auquel on nous prépare, signifierait une victoire du lobby sioniste et en même temps, la disparition définitive de l’Europe occidentale comme force politique.

L’Europe deviendrait alors officiellement ce qu’elle est déjà de fait : une annexe de l’USraël, gérée depuis Wall Street, contrôlée par le Pentagone via l’OTAN et prenant ses ordres à Tel Aviv.

Il est évident que, compte-tenu des réalités géopolitiques, la Russie, la Chine et le Maghreb ne resteraient pas à l’écart d’une telle conflagration dont les effets seraient mondiaux, y compris en Amérique Latine.

Une information de source russe bien inquiétante nous parvient.

Le tremblement de terre qui a anéanti Haïti n’aurait pas une origine naturelle mais aurait pu être provoqué par le Pentagone. Il s’agirait d’un premier test avant d’appliquer éventuellement la méthode aux nations récalcitrantes aux sionistes, notamment l’Iran. Le fait que la source soit russe ne doit pas laisser indifférent. La Russie, par sa situation de pont entre l’Europe, l’Asie et le monde musulman, par son arsenal nucléaire est avec l’Iran, une des cibles potentielles du lobby militaro-sioniste. De plus, son retour officiel au christianisme orthodoxe (dont on connaît les liens anciens avec les Chrétiens orientaux, en particulier de Palestine) est un élément à ne pas négliger, tout comme ses liens avec la Chine et l’Iran via le groupe de Shanghai.

Tout conduit à ce que les dirigeants russes se sentent menacés par ce tremblement de terre en Haïti. La maîtrise par les USA de l’arme sismologique introduirait une nouvelle donne et un nouveau rapport de force....

 Le 6 février 2010

anonyme

18 février 2010,

Précision : Ce texte a été écrit par M. Yahia GOUASMI, Président du Parti Anti Sioniste.

 Je laisse cependant ce texte pour deux raisons :

1°) ce texte peut peut-être tout de même servir de vaccin pour éviter de nouvelles manipulations du terrorisme en France,

et 2°) Je préfère livrer ce texte à la critique plutôt que de le censurer.

NB la rédaction vous fait par de : La note, la remarque et la précision sont signées do.

http://mai68.org:80/spip/spip.php?article1035


n°15 - Géopolitique & 11-09 - 19-09 – Fin - 11 septembre, une page dramatique de l’histoire du monde.

n°15 - Géopolitique & 11-09 - 19-09 – Fin  - 11 septembre, une page dramatique de l’histoire du monde.


Géopolitique & 11-09

n°15 du 19-09

C.De Broeder & M.Lemaire



Le "dossier  - Géopolitique & 11-09 " est  visible 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 




3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information. 

3-1 Pascal Sacre : De Monica Lewinsky aux attentats du 11 septembre 2001.

Extrait

Trois ans plus tard, à la fin de l’année 2002, un autre matin pour rien.

 

La Commission nationale sur les attaques terroristes menées contre les États-Unis le 11 septembre 2001, dite Commission du 11 septembre (en anglais National Commission on Terrorist Attacks Upon the United States ou 9/11 Commission) est mise en place, plus d’un an après les faits.

Elle accouche de son rapport officiel le 22 juillet 2004, un rapport dans lequel, « on donne des réponses qui ne répondent à rien, des explications qui n’expliquent rien, et des conclusions qui ne concluent rien. » (5)

La grande presse, elle, est très satisfaite.

Après l’affaire Monica, qui n’était finalement qu’une histoire de relations extraconjugales, sans morts ni blessés, et de parjure modeste, sur un sujet privé, tout le monde aurait pu s’attendre à une enquête pugnace, tous azimuts, impitoyable dans les attentats du 11 septembre 2001. Quelque chose qui casse la baraque, surmonte toutes les résistances avec des médias déchaînés exigeant des résultats convaincants, des conclusions solides, des explications valables sur la troisième tour (le WTC n°7) indemne de tout impact d’avion et pourtant effondrée comme les autres, sur les délits d’initiés ayant précédé les attentats, sur les relations entre les services secrets pakistanais (ISI), affiliés à la CIA, et les terroristes présumés… Une enquête où le gouvernement le plus puissant de la Terre, la « Démocratie » des démocraties, aurait dépensé sans compter pour faire toute la lumière sur cette infâme agression, peu importent le temps nécessaire, les enquêteurs à mettre sur le coup, les ordinateurs à faire tourner, nuit et jour…

Cette fois, ce sont tous les Etats-Unis qui ont été violés ! Désolé Monica, mais tu ne fais pas le poids !

Si 50 millions de dollars peuvent être dépensés pour savoir si Bill Clinton a bien fait joujou avec sa stagiaire et légèrement coloré sa jolie robe bleue, cette fois, vu l’importance du drame, le nombre de morts, la terreur répandue sur le sol étatsunien lui-même, cela mérite bien 500 millions de dollars et des centaines de Kenneth Starr, de procureurs survitaminés, gonflés à bloc et accrédités pour fouiller tous les bureaux, mêmes ovales, interroger tous les gouvernements, même « alliés », Israël, Arabie Saoudite, Pakistan…

Et bien non. C’est incompréhensible. Emballé, pesé dès le lendemain du drame, et sans utiliser de procureur « indépendant », en plus !

Un barbu milliardaire terré au fond d’une grotte, le fléau des Soviétiques. Des pirates de l’air suicidés dont certains sont retrouvés vivants plus tard dans leur pays. Des Talibans, pourtant encore amis des USA en août 2001, qui auraient rendu tout ça possible.

C’est affreux.

Tout cela trouvé en quelques jours, quelques semaines, et sans Kenneth Starr. C’est grandiose. Pas d’autres explications, d’autres investigations nécessaires (6).

Si le procès Lewinsky-Clinton a duré 388 jours, tenant en haleine tous les médias du pays et d’ailleurs, pour l’enquête sur le 11 septembre, c’est attendre 441 jours qu’il aura fallu pour sa mise en place. 441 jours d’insistance et d’obstination de la part des familles des victimes et d’associations (9-11 Family Steering Committee et 9/11 CitizensWatch), car sans leur courage et leur obstination, George W Bush n’en aurait faite aucune.

Et même pas de Kenneth Starr ou autre procureur « indépendant » nommé à la tête de cette commission, juste Henry Kissinger le premier choix de Doubleyou, remplacé par Philip D. Zelikow, l’avocat républicain dépendant très proche des néoconservateurs et de Condoleezza Rice.

Budget alloué ? Trois millions de dollars. Non, ne changez pas de lunettes. Moins d’un dixième de celui attribué à une histoire de fellations.

Quelle société évoluée que celle dans laquelle des attentats à la pudeur importent dix fois plus que des attentats à la vie et à la liberté.

Finalement, tel un misérable geste de bonne volonté, l’administration Bush releva ce budget à hauteur de 14 millions de dollars (7), pour accoucher d’un rapport qui ne répond à rien, n’explique rien, et ne conclue rien, sans que cela ne dérange aucun des grands médias occidentaux qui se proclament pourtant les chantres de l’information libre et honnête.

Comme beaucoup de gens, je n’ai que faire de l’affaire Monica Lewinski. Tout au plus concerne-t-elle la « pauvre » Hillary. Quand au chef d’inculpation de parjure, absolument tous les présidents des Etats-Unis, depuis longtemps, pourraient en être accusés, rien qu’au moment où ils jurent de protéger leur constitution, notamment son premier amendement.

Cette comparaison montre avec certitude que les Etats-Unis d’Amérique, la nation la plus puissante et la plus orgueilleuse de la Terre, son gouvernement, son Sénat, son Congrès, ses médias n’ont jamais voulu, et ne veulent toujours pas, sur le plus terrible traumatisme de toute leur histoire, faire la plus petite enquête, la moindre des investigations, une enquête au moins aussi pugnace que celle qu’ils ont jugé nécessaire de mener pour savoir si Bill avait bien taché la robe de Monica.

Cette décision, aux conséquences terrifiantes et encore incalculables aujourd’hui, est insupportable et incompréhensible.

Pascal SACRE

P.S. : Récemment, toutes les agences de presse signalaient que pour ceux qui en rêvaient, il était possible de passer une journée en compagnie de Bill Clinton (8) :

« Cinq dollars ne mènent pas très loin aujourd’hui en Amérique. Mais, pour les plus chanceux, c’est tout ce qu’il faudra pour passer une journée à New York en compagnie de Bill Clinton. L’ancien président des États-Unis, reconverti avec succès dans l’action humanitaire, s’offre à la tombola pour éponger les dettes d’Hillary accumulées pendant sa campagne présidentielle de 2008 contre Barack Obama. « Aimeriez-vous avoir la chance de venir passer une journée à New York avec moi ? » écrit l’ancien président américain dans un courriel aux anciens partisans de son épouse, aujourd’hui secrétaire d’État. »

Je conseillerai juste à la femme qui gagnerait de ne pas mettre de robe bleue.

Sources :

(1) L’affaire Lewinsky-Clinton, http://www.radio-canada.ca/nouvelle...

(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Kennet...

(3) Document PDF : http://www.erudit.org/revue/ps/2000... , p.12

(4) L’affaire Lewinsky-Clinton, op.cit

(5) Citation de Fred Hampton, placée au tout début du tome 2 de « Franchir le Rubicond », de Michael C. Ruppert, éd Nouvelle Terre, 2007.

(6) Le rapport de la « commission d’enquête » présidentielle passé au crible, 115 mensonges sur les attentats du 11 septembre par David Ray Griffin http://www.voltairenet.org/article1...

(7) Commission nationale sur les attaques terroristes contre les États-Unis : http://fr.wikipedia.org/wiki/Commis...

(8) http://www.lefigaro.fr/internationa...

Pascal Sacre  

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/De-Monica-Lewinsky-aux-attentats-du-11-septembre-2001.html


3-2 Naima Bouteldja  : De l’opération Springbourne à l’opération Mermant : Le complot de la ricine. ...

Retour sur une « illusion de masse » britannique

Depuis les années 1990, et surtout depuis les attentats du 11 septembre 2001, les États-Unis et les États de l’Union européenne ont multiplié les initiatives censées « répondre aux menaces du terrorisme islamiste » : durcissement des législations, renforcement de la coopération antiterroriste internationale, actions ouvertes ou clandestines violant souvent le droit international. Les effets de sidération produits par des attentats spectaculaires et meurtriers ont largement inhibé l’attention critique des citoyens face aux autres menaces que beaucoup de ces initiatives font peser sur les démocraties. C’est de ce constat qu’est né il y a deux ans un important livre collectif, plus que jamais d’actualité : Au nom du 11 septembre. Coordonné par Didier Bigo, Laurent Bonelli et Thomas Deltombe, il analyse la centralité de cet « antiterrorisme » dans la nouvelle géopolitique mondiale et son impact sur la vie politique des États démocratiques : opérations militaires, surveillance généralisée, pratiques d’exception et de désinformation... Nous publions jusqu’à la fin de l’été plusieurs extraits de ce livre utile et même nécessaire pour mesurer le chemin parcouru par les démocraties occidentales, qui en viennent à limiter les libertés des uns au nom de la sécurité des autres – tout en alimentant, bien souvent, la violence qu’elles prétendent combattre... Après les contributions d’Anastassia Tsoukala et Thomas Deltombe, nous reviendrons avec Naima Bouteldja sur une édifiante « illusion de masse » qui s’est emparée de la société et de la presse britanniques entre 2002 et 2005 : l’affaire de la ricine.

Au lendemain du 11 septembre, de nouvelles phobies se développent en Occident. On imagine des poisons invisibles coulant des robinets des grandes métropoles.

On reparle du gaz sarin utilisé, au milieu des années 1990, dans le métro de Tokyo par la secte Aum. Et la psychose de l’anthrax aux États-Unis semble illustrer l’imminence de ces nouvelles formes d’attaques terroristes. Au cours de l’année 2002, un nouveau produit fait progressivement son apparition sur la scène politique et médiatique occidentale : la ricine. Ce poison étrange, dont bien peu de gens ont entendu parler jusque-là, va laisser des « traces » sur différents points du globe. C’est au Royaume-Uni que l’affaire prend la plus grande ampleur, puisqu’un véritable« complot de la ricine » (ricin plot) liant l’Irak à l’Angleterre, via l’Algérie et la France, est révélé dans les semaines qui précédent l’envoi des troupes américaines et britanniques en Irak, fin 2002-début 2003. Argument de poids alors tant pour le Premier ministre britannique de l’époque, Tony Blair, que pour l’administration Bush, l’effrayant « complot de la ricine » ne ressemble à rien d’autre, rétrospectivement, qu’à une « illusion de masse ».

De l’opération Springbourne…

Ce qui deviendra l’« affaire de la ricine » débute à l’automne 2002 avec l’opération Springbourne, dont l’objectif officiel est d’enquêter sur des militants extrémistes nord-africains que les autorités britanniques suspectent de collecter frauduleusement de l’argent pour soutenir des terroristes basés à l’étranger, comme l’expliquera un haut responsable des services de sécurité :

« Les services secrets nous avaient dit que ces gens étaient engagés dans de grandes opérations de collecte de fonds pour [financer] le terrorisme. […] Mais nous voulions pousser [l’enquête] plus loin pour savoir si cela se limitait à de la collecte d’argent. » [1]

En septembre 2002, dans une maison de Thetford, à 140 kilomètres au nord-est de Londres, les détectives trouvent des photocopies contenant des recettes de poisons et des informations sur les explosifs et la fabrication de bombes. Des dizaines de Nord-Africains sont arrêtés, dont un Algérien, Mohammed Meguerba, chez qui la police retrouve de faux documents (dont un faux passeport français). C’est ce personnage, nous allons le voir, qui est au cœur de l’affaire.

D’après le témoignage d’Harry C., un des membres du jury du « procès de la ricine » (qui débutera deux ans plus tard), Mohammed Meguerba est conduit à l’hôpital à la suite d’une crise d’épilepsie au cours de sa garde à vue [2]. Lorsqu’il est rétabli, les autorités ne s’intéressent plus vraiment à son cas, lui demandant seulement de se représenter au poste de police deux mois plus tard… Duncan Campbell, à la fois journaliste d’investigation et expert cité par la défense lors du procès, et à ce titre observateur privilégié du « complot de la ricine », écrit que lorsque Mohammed Meguerba est arrêté, il prouve qu’il réside légalement au Royaume-Uni, car marié à une Irlandaise [3]. Sous-estimant l’importance de son arrestation, la police décide alors de le libérer sous caution en attendant la poursuite de l’enquête.

Une fois libre, Mohammed Meguerba va à Liverpool, prend un avion pour l’Espagne, puis se rend au Maroc et enfin en Algérie, où il est arrêté par les autorités en décembre 2002. Peu après sa capture, les services secrets algériens envoient une série de rapports aux autorités britanniques pour les prévenir de l’imminence d’une attaque terroriste à Londres. Selon le premier rapport, des « terroristes algériens » d’Al-Qaida qui fréquentent la mosquée de Finsbury Park, bastion du très virulent prédicateur Abou Hamza Al-Masri [4], auraient en leur possession une « quantité de poison mortel » cachée dans deux pots de crème Nivéa dans un appartement de Wood Green, dans le nord de Londres, et seraient sur le point de l’utiliser « dans les prochains jours ». Les notes se fondent sur les« témoignages » de Mohammed Meguerba, qui a « avoué » aux autorités algériennes s’être entraîné à la fabrication de poison avec un certain « Nadir » dans des camps en Afghanistan à la fin de l’été 2002. De retour à Londres et en suivant les instructions de documents « qui viennent d’Afghanistan », les deux hommes auraient fabriqué dans l’appartement qu’occupe Nadir à Wood Green un poison à base de graines de ricine, « qui agit au contact de la peau ». Le but étant de répandre la substance sur les poignées de voitures d’une grande rue du nord de Londres.

Début janvier 2003, commence la filature de Nadir (dont personne n’a pu déterminer la réelle identité, mais qui sera identifié pendant toute l’affaire sous le nom de Kamel Bourgass, un ressortissant algérien d’une trentaine d’années et familier de la mosquée de Finsbury Park [5]). Dans l’appartement de Wood Green que Bourgass a partagé pendant plusieurs mois avec un jeune Algérien de dix-sept ans, Sidali Feddag, la police saisit le 5 janvier les originaux des documents retrouvés à Thetford : cinq pages de notes en arabe écrites sous la plume de Kamel Bourgass et contenant des instructions pour produire de la ricine, du cyanure, de la toxine botulique et une liste de produits chimiques utilisés dans la fabrication d’explosifs. Les policiers découvrent aussi vingt-deux graines de ricin et des articles de toilette en grande quantité (pots de crème, brosse à dents…). Des sources policières affirmeront avoir été surprises par l’amateurisme de l’opération, mais se diront convaincues du sérieux de l’intention sous-jacente de lancer une attaque terroriste [6]. L’équipe du centre scientifique gouvernemental de Porton Down, envoyée sur les lieux, détecte la présence de traces de ricine dans l’appartement et collecte plusieurs articles et substances pour procéder à de plus amples analyses dans ses laboratoires.

Deux jours plus tard, le 7 janvier, David Blunkett et John Reid, respectivement secrétaires d’État à l’Intérieur et à la Santé, diffusent un communiqué de presse déclarant que des« traces de ricine » et des graines de ricin suffisant à produire une « dose létale » ont été retrouvées dans un appartement de Wood Green. Parallèlement, une note commune de la police de Londres et de la médiatrice gouvernementale du Département de la santé (Deputy Chief Medical Officer for the Department of Health), le docteur Pat Troop, est envoyée à tous les hôpitaux, médecins, pharmaciens et centres de santé du pays, les alertant de l’éventualité d’intoxications à la ricine, une « substance toxique qui, si elle est ingérée, inhalée ou injectée, peut être fatale » [7]. Le communiqué annonce les résultats des nouvelles analyses : une « petite quantité des substances retrouvées dans l’appartement de Wood Green répond positivement au test du poison de ricine ». Invité principal, ce même 7 janvier 2003, d’une conférence sur la politique étrangère du Royaume-Uni à Londres, le Premier ministre Tony Blair affirme, en parlant des armes de destruction massive, que

« les arrestations faites un peu plus tôt dans la journée montrent que le danger est présent et réel et parmi nous aujourd’hui et que son potentiel est immense ». [8]

Sans surprise, les annonces officielles et les raids qui se poursuivent à Dorset (dans le sud-ouest de l’Angleterre) font immédiatement la une des médias. Le 8 janvier, le Daily Mirrorpublie en première page une carte d’Angleterre recouverte d’une tête de mort avec pour légende :

« C’EST ICI. Un poison mortel de la terreur retrouvé en Grande-Bretagne… Peut-on y faire face ? »

Dans le Daily Mail, la photo d’un homme portant un masque à gaz est accompagnée de l’inscription :

« Le gang du poison en fuite. Immense chasse à l’homme pour retrouver des terroristes armés de ricine mortelle. »  [9]

Suspect numéro un, « Nadir » (Kamel Bourgass), qui ne vit plus depuis plusieurs semaines à Wood Green, n’a pas encore été retrouvé.

…à l’opération Mermant

À quelques exceptions près, les journalistes relaient les craintes de la police : des suspects auraient emporté dans leur fuite une dose de ricine, poison « qui n’a pas d’antidote connu » [10]et dont la production est associée aux partisans d’Al-Qaida. Deux écrivent deux journalistes du Guardian écrivent :

« Après la chute des talibans, des instructions pour produire de la ricine ont été découvertes dans une maison à Kaboul, auparavant utilisée par des terroristes d’Al-Qaida comme camp d’entraînement ».

Ils font également part de la vive inquiétude des forces de police, qui recherchent« désespérément » la quantité de produit toxique qui aurait disparu de l’appartement [11]. Les ports et aéroports sont en état d’alerte et plusieurs hypothèses quant aux cibles potentielles des terroristes sont avancées, parmi lesquelles une tentative d’assassinat du Premier ministre. Mais, alors que plusieurs articles de la BBC et du Guardian relativisent la possibilité d’une attaque de grande envergure à la ricine, le Daily Star titre :

« 25 000 d’entre nous auraient pu mourir. »

Et The Scotsman explique que la ricine

« peut être utilisée soit comme un agent biologique pour semer la terreur, soit comme une arme de destruction massive ». [12]

Au milieu des déclarations officielles exhortant le public à se tenir « en état d’alerte mais pas en état d’alarme », les « fuites » se multiplient. Le 12 janvier, Paul Lashmar écrit dansThe Independent on Sunday :

« Des membres des services secrets européens ont déclaré [à notre journal] “être extrêmement préoccupés” par les activités à Londres et dans d’autres villes européennes de cellules terroristes nord-africaines liées à Al-Qaida et qui manigancent des attaques [avec des] poisons exotiques. » [13]

L’arrestation de suspects algériens conduit Lashmar, comme plusieurs de ses confrères, à revisiter la guerre civile algérienne des années 1990, qui a drainé en France et au Royaume-Uni des milliers de demandeurs d’asile politique. Et, parmi eux, « des terroristes qui se sont entraînés dans les camps en Afghanistan » et qui sont aussi des « vétérans »de la guerre de Bosnie et des champs de batailles de Tchétchénie. Lashmar affirme :

« Les fondamentalistes algériens sont parmi les plus prolifiques, cruels et disciplinés du réseau clandestin d’Al-Qaida opérant en Europe ».

Un avis partagé par le docteur Magnus Ranstorp de l’université de St-Andrews, lequel ne cessera, durant toute cette période, de donner son avis d’ « expert » à qui voudra bien lui tendre son micro :

« Les Algériens sont les maîtres de la fraude des papiers d’identité et cela a été d’une très grande aide pour Al-Qaida. »

Alerté par le fracas médiatique, Kamel Bourgass prend la fuite. Pendant que les officiers de police partis à sa recherche du côté de Bournemouth (sud-est de l’Angleterre) rentrent bredouilles, les prétendus « complices » de Meguerba et de Bourgass, qui ont eu le malheur de les héberger ou de croiser leur chemin, sont arrêtés et conduits à la prison de haute sécurité de Belmarsh [14]. Ils y resteront détenus pendant plus de deux ans.

C’est finalement par hasard, au cours d’une opération policière visant un autre Algérien en situation irrégulière, donc sans rapport avec les événements de Londres, que Kamel Bourgass est découvert le 14 janvier 2003 dans un appartement d’un quartier nord de Manchester, Crumpsall Lane. Harry C. relate :

« Les policiers n’étaient pas sûrs de son identité et ont demandé des renseignements à leur quartier général. Ils ont fini par recevoir des photos confirmant qu’il s’agissait de Kamel Bourgass ».

Dos au mur, Bourgass frappe l’un des deux gardes qui le surveille, se précipite hors de la chambre et tente de s’enfuir par la petite fenêtre de la cuisine de l’appartement. Réalisant qu’il ne peut pas se glisser au travers, il fait marche arrière, se saisit d’un couteau qui traîne sur l’évier et frappe mortellement à huit reprises l’inspecteur de police Stephen Oake, qui s’était lancé à sa poursuite. Il blessera trois autres agents de police avant d’être maîtrisé. Stephen Oake, âgé de quarante ans et père de trois enfants, ne portait aucune tenue de protection.

Une semaine plus tard, le 20 janvier 2003, les services de sécurité lancent une opération spectaculaire contre la mosquée de Finsbury Park. En pleine nuit, cent cinquante agents de police équipés de combinaisons spéciales et éclairés par le projecteur d’un hélicoptère, prennent d’assaut la célèbre mosquée du nord de Londres. Baptisée opération Mermant, l’intervention est liée, d’après les autorités, aux informations retrouvées dans l’appartement de Wood Green deux semaines plus tôt. Dans les sous-sols, où clandestins et sans-logis ont l’habitude de passer la nuit, les policiers débusquent sept personnes (six Nord-Africains et un Européen de l’Est) et affirmeront avoir mis la main sur une centaine de fausses pièces d’identité dissimulées dans les murs, un pistolet hypodermique, un masque à gaz, un talkie-walkie et quelques couteaux [15]. La mosquée restera fermée jusqu’en février 2005.

Deuxième partie : « De la ricine en Irak »

P.-S.

Ce texte est paru initialement, sous le titre « Le complot de la ricine au Royaume-Uni, une illusion de masse », dans le recueil Au nom du 11 septembre, coordonné par Didier Bigo, Laurent Bonelli et Thomas Deltombe, publié aux éditions La Découverte, et accessible intégralement pour les usagers des bibliothèques abonnées à Cairn.info en cliquant ici. Nous le publions avec l’amicale autorisation des coordonnateurs et éditeurs.

Textes de Naima Bouteldja

·                                 De la ricine en Irak , 29 août

·                                 Le complot de la ricine , 28 août

 

Notes

[1] Cité par Duncan Campbell et Rosie Cowan, « Terror trail that led from Algeria to London », The Guardian, 14 avril 2005.

[2] Entretien avec Harry C. (pseudonyme), Londres, juillet 2007. Harry C., ainsi que deux autres membres du jury du « procès de la ricine », se manifesteront auprès du Guardian en mai 2005, soit un mois après la fin du procès, pour protester contre le traitement que le gouvernement fera subir, après leur relaxe, aux Algériens acquittés. Tout en préservant leur anonymat, ils contribueront avec d’autres à exposer les mensonges et manipulations auxquels se sont livrés le gouvernement et nombre de journalistes britanniques. Voir : « Our verdict was ignored », The Guardian, 19 septembre 2006.

[3] Duncan Campbell et Rosie Cowan, loc. cit.

[4] D’origine égyptienne, Abou Hamza est l’une des figures les plus controversées de l’islamisme radical à Londres. Il a perdu un œil et ses deux mains en Afghanistan au début des années 1990. Arrêté par les autorités britanniques en mai 2004, il a été condamné en février 2006 à sept ans de prison pour incitation au meurtre et à la haine raciale.

[5] « Mystery still surrounds killer », BBC News, 13 avril 2005.

[6] Duncan Campbellet Rosie Cowan, loc. cit.

[7] « Concern over ricin poison in the environment », Public Health Link, 7 janvier 2003, .

[8] « Blair warning over terror threat », BBC, 7 janvier 2003.

[9] David Hugues, David Williams et Ben Taylor, « Poison gang on the loose. Huge hunt for terrorists armed with deadly ricin », The Daily Mail, 8 janvier 2003.

[10] « Terror police find deadly ricin », BBC News, 7 janvier 2003.

[11] Nick Hopkinset Tania Brannigan, « Poison find sparks terror alert », The Guardian, 8 janvier 2003.

[12] Gethin Chamberlain, « Ricin hunt police investigate links in Scotland », The Scotsman, 9 janvier 2003,.

[13] Paul Lashmar, « IOS Investigation : Ricin “made for use in random killing spree” », The Independent on Sunday, 12 janvier 2003.

[14] On peut par exemple citer le cas de Mustapha Taleb, acquitté en avril 2005 mais arrêté à nouveau en septembre 2005. Deux ans plus tard, Taleb était toujours détenu à Belmarsh et le gouvernement britannique cherchait à le renvoyer vers l’Algérie, alors qu’il a été complètement innocenté par la justice. Torturé et condamné à mort en Algérie, il était arrivé au Royaume-Uni en 2000 et avait obtenu l’asile politique en 2001. Il n’a jamais fréquenté ni Bourgass ni Meguerba. Les détectives retrouveront une de ses empreintes digitales sur le dos des photocopies des documents de Kamel Bourgass ; au moment de son arrestation, Mustapha Taleb travaillait à la librairie de la mosquée de Finsbury Park, où il s’occupait notamment de la photocopieuse…

[15] « Mosque raid findings revealed », BBC, 7 février 2006 ; Sean O’Neill, « Weapons cache seized during raid on mosque », The Times, 8 février 2006.

Naima Bouteldja

28-08

http://lmsi.net/Le-complot-de-la-ricine


3-3 Les sept sacrifiés du mensonge  - du 11 Septembre à la guerre contre l’Irak.

PROLOGUE

Geopolintel présente son étude réalisée sur la désinformation et le mensonge d’Etat pour justifier les guerres et intoxiquer les gouvernements étrangers ainsi que la presse et l’opinion publique internationale. Cette saga s’articulera sur 7 chapitres et 7 destins à la fois tragiques et lourds de conséquences sur les relations internationales. L’instrument de cette guerre psychologique s’appelle le Rendon Group, relayé par l’organisme Office of Strategic Influence de Rumsfeld et de William Schneider JR.

En 2002, tandis que l’état-major américain se préparait à envahir l’Irak, l’administration Bush et le Pentagone s’attelèrent à mettre au point une stratégie de communication pour justifier leur raid sur Bagdad aux yeux de l’opinion internationale ainsi qu’à ceux de leur sénat. Pour ce faire, ils avaient requis les services du Rendon Group afin de répandre diverses allégations à propos de l’Irak et les répéter sans relâche dans la presse. The Rendon Group est un cabinet de conseil international dirigé par John W. Rendon junior, un ancien aide de camp de Jimmy Carter. Ce cabinet avait déjà travaillé avec l’administration US et avec le Pentagone durant la première guerre du golfe.

A cette époque, ils avaient loué les services de la fille de l’ambassadeur koweïtien, afin d’organiser la duperie de la tuerie des bébés des couveuses de l’hôpital de Koweït City.

Cette tuerie fictive avait été attribuée à des soldats de Saddam Hussein, lesquels appartenaient à la quatrième armée du monde, d’après les dires du vice-président en place à cette date, Dick Cheney.

Suite

Chap. 1 : Daniel Pearl, le journaliste qui dénonçait la désinformation dans la guerre livrée au terrorisme

Chap. 2 : John O'Neill, un destin funeste

Chap. 3 : Delmart Vreeland, l'homme qui en savait trop à propos du 11 Septembre

Chap. 4 : Zacarias Moussaoui, un étrange terroriste bien encombrant

Chap. 5 : Nick Berg, l'américain qui "reconstruisait" les médias irakiens

Chap. 6 : Valérie Plame, agent "révélé" de la CIA

Chap. 7 : Moussab Al Zarqaoui, une créature du Rendon Group?

Epilogue

11.09.2010

http://regardsdefemmesmusulmanes.blog.tdg.ch/archive/2010...


3-4 L'’impact des nanotubes du 11/9 sur la santé.

L’effondrement des Tours jumelles le 11 septembre 2001 a instantanément dégagé un gigantesque nuage de poussières des plus toxiques.

Le cas est sans précédent, de par le nombre de personnes exposées, tout comme la quantité d’éléments polluants pulvérisés ce jour-là. Des particules à la structure cristalline éjectées dans l’air ont été inhalées par les citadins, les écoliers, et les sauveteurs piégés dans une nuée de nanotubes. A base de carbone et de nitrure de bore, elles sont la cause du lent développement de maladies graves. Depuis neuf ans, des experts de la santé suivent les victimes. Parmi les cas étudiés, le "registre des expositions" régulièrement mis à jour, révèle outre des cas invalidants de syndrome de stress post traumatique, le développement de cancers et de lésions pulmonaires sévères.

Le New Heaven Independent rapporte les propos tenus lors de la conférence sur les nanotechnologies qui s’est déroulée à la mi-juillet à Keystone dans le Colorado. Le "registre des expositions" à la poussière du 11/9 a été largement évoqué. Il pourrait bien servir d’exemple à de futures études sur les répercussions sanitaires des nanomatériaux sur les populations. 

En complément d’information, nous livrons quelques extraits traduits du rapport, extrêmement documenté, trop long pour être rapporté ici, qu’ont réalisé divers experts en médecine sur les cas de patients tombés gravement malades pour avoir inhalé des particules toxiques les 11 et 12 Septembre 2001. Nous joignons également une vidéo reprenant l’intervention du représentant des démocrates à la Chambre, A. Weiner, furieux que le projet de loi qui aurait accordé des soins gratuits aux héros du 11/9, ait été rejeté, ainsi qu’une vidéo, diffusée par LCP Assemblée Nationale, intitulée "Les sacrifiés du 11 Septembre".

Published on août 25, 2010 par apetimedia

 

1 Melissa Bailey : Nouveaux cas d’asthme et de syndrome de stress post-traumatique liés à la pollution de l’air le 11-09.

Le gouvernement fédéral étudie les répercussions des nanomatériaux sur la santé.

Keystone, Colorado – Après l’effondrement du World Trade Center le 11/9, la ville de New York a suivi les dizaines de milliers de personnes ayant inhalé la poussière toxique dispersée dans les rues de la ville.

Après 9 ans de surveillance de plus de 70.000 personnes ayant porté des secours et de passants, le ministère de la Santé de la ville a découvert de nouveaux cas d’asthme et de syndrome de stress post-traumatique liés à la pollution de l’air.

Les fonctionnaires fédéraux étudient ce système de suivi, nommé "le registre des expositions", comme un outil possible pour suivre la santé des intervenants exposés à des particules autres – celles qui sont manipulées à un niveau quasi-atomistique pour constituer les «nanomatériaux».

L’idée a été discutée lors d’une conférence sur les nanotechnologies organisée la semaine dernière à Keystone, Colorado par l’Institut national de la sécurité et la santé (NIOSH).

"On ne fera pas les mêmes erreurs"

L’industrie brûlante de la nanotechnologie implique le développement de super-produits à partir de minuscules particules ayant des propriétés étonnamment puissantes.

"Bien que les risques provoqués par les nanomatériaux soient inconnus, les preuves accumulées suggèrent que ceux-ci peuvent être dangereux," a déclaré Paul Schulte, directeur de l’éducation et de l’information de la division du NIOSH. Pour cette raison, l’organisme fédéral a tenu une conférence afin de discuter de ce que le gouvernement et l’industrie peuvent encore faire pour prévenir les problèmes de santé et de sécurité qui pourraient surgir.

Le registre des expositions, tel celui qui a émané des attentats du 11 septembre 2001, était  en tête de liste pour les prochaines étapes du suivi de l’industrie de la nanotechnologie.

Un registre d’exposition est "un système de collecte et de conservation d’informations sur les personnes connues ou suspectées d’exposition professionnelle ou environnementale à une substance dangereuse",  selon l’expression de Schulte.

Un registre est un outil, dit-il, "un moyen de détecter une défaillance de contrôle ou de prévention."

C’est une façon de dire : "Nous ne ferons pas les mêmes erreurs que nous avons faites avec d’autres technologies," a dit M. Schulte.

A titre d’exemple, il a évoqué l’amiante. Comme la nanotechnologie, l’industrie de l’amiante s’est rapidement développée. L’amiante a été saluée pour être  un matériau "miracle". Il y avait une "connaissance des risques potentiels pour la santé à laquelle il n’a jamais vraiment été donné suite." Les gens exposés à l’amiante ont fini avec le cancer et des lésions pulmonaires.

"Davantage d’actions préventives auraient pu sauver de nombreuses vies sur le long terme", a déclaré M. Schulte.

Une exposition "sans précédent"

Schulte, qui présidait la conférence, avait invité le Dr. Jim Cone, directeur médical du registre de la santé du World Trade Center, le World Trade Center Health Registry, afin qu’il explique de quelle façon le ministère de la Santé de New York a employé le registre d’exposition pour le suivi des survivants des attentats du 11/9.

Lorsque les tours jumelles se sont effondrées, dit-il, un vaste nuage de polluants atmosphériques a balayé Manhattan et une partie de Brooklyn. Le nuage se composait de kérosène en feu, de gaz issus de la combustion, ainsi que d’amiante, de gypse, de béton, de bois, de papier et de fibres minérales artificielles. L’envergure de l’impact sur la santé était inconnue.

C’est un événement sans précédent, et "la concentration de personnes exposées est également sans précédent," a-t-il dit.

Plus de 410.000 personnes ont été directement exposées à la catastrophe : plus de 91.000 personnes ayant effectué les secours et le nettoyage, 57.000 personnes qui vivaient au sud de Canal Street, 15.000 enfants et le personnel des écoles à proximité et plus de 360.000 personnes qui se trouvaient dans les tours jumelles, ou qui passaient par là au moment des attentats.

Le registre a été créé en 2002 avec un financement fédéral. Lors d’une première enquête réalisée en 2003-04, les chercheurs ont recueilli des données sur 71.427 personnes, dont plus de 3.000 enfants. Il y a eu une seconde enquête en 2006-08 sur 68 pour cent de ce nombre de personnes.

Les gens que suit l’enquête ont été invités à déclarer leur état de santé pré et post-catastrophe. Les responsables de la santé ont ajouté aux données les informations des registres de cancer et la base de données de l’hôpital d’Etat sur les autorisations de sortie.

Le registre fut une énorme entreprise, dit Cone. Tenir à jour l’information des contacts avec les gens était en soi un travail à plein temps.

Grâce au registre, les agents de santé ont constaté que de nouveaux problèmes de santé semblent avoir été déclenchés par la catastrophe. 12 pour cent des intervenants ont développé de nouveaux cas d’asthme. 23,8 pour cent ont développé un stress post-traumatique (SSPT) pour la première fois.

Le registre a servi à orienter les politiques et les interventions, telles qu’une proposition de traitement pour les employés atteints du SSPT, dit Cone.

Des nanotubes trouvés dans les poumons des employés

Incidemment, la ville de New York aurait peut-être créé par inadvertance l’un des premiers registres de nanomatériaux aux Etats-Unis.

Une étude récente a montré que la poussière de l’effondrement du World Trade Center contenait des nanomatériaux issus de la combustion. Des chercheurs de Mt. Sinai School of Medicine et du Memorial Sloan-Kettering Cancer Center ont trouvé des nanotubes de carbone dans la poussière du 11/9 et dans les poumons des intervenants du 11/9 qui ont développé une maladie pulmonaire. La recherche animale a montré qu’inhalés par des souris, certains types de nanotubes de carbone provoquent des lésions pulmonaires.

Les auteurs déclarent que la présence de nanotubes dans la poussière et les poumons "était inattendue et nécessite une étude plus approfondie."

Cliquez ici pour lire l’étude sur les nanotubes du 11/9, publiée en avril dans la revue Environmental Health Perspectives. (ReOpenNews vous livre la traduction de quelques extraits plus bas)

Le public a débattu du bien-fondé de la création d’un registre des