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12/09/2010

Journal de Palestine - 17-08 au 11-09 : Début :-: Obama : La paix ne se fera pas « rapidement »


Journal de Palestine - 17-08  au  11-09 : Début  :-: Obama : La paix ne se fera pas « rapidement »



          Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

     Sa diffusion est un acte de résistance.

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine 

n°547                    17-08  au  11-09

C.De Broeder      &  M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire

Tiré a part

Pourparlers directs de paix

Leila Mazboudi : Négociations directes : un état palestinien sans Quds, ni Aqsa, ni..., ni... 

Sondage à la veille des négociations.

"Israël" de plus en plus abhorré de par le monde.

Une nouvelle flottille vers Gaza, "la mère de toutes"  

Paroles & actions du président cette semaine ...

Obama : La paix ne se fera pas « rapidement »

1 Résistance

Détails par région:

2 Décompte des pertes humaines

Suite

3 Politique

Politique Palestinienne

Politique Israélienne

4 Politique internationale des territoires occupés 

Fin

5 Médias/Vidéos 

5-1 Daniel Vanhove : Tenter de démêler le vrai du faux, au fil de l’info…

5-2 Pourparlers de paix

5-3 Les médias du Fatah et de l’occupation mènent une double campagne de diffamation contre le Hamas.

5-4 Abou Mazen et Netanyahou

Et maintenant ?

6 Les brèves

6-1 Washington veut des négociations entre Israël, Syrie, Liban, et le Hamas aussi…!

6-2 Négociations : colère de la communauté palestinienne des USA contre Abbas.

6-3 Acri dénonce la discrimination contre les Palestiniens de Jérusalem-Est

6-4 Ehoud Barak évoque la partition de Jérusalem.

6-5 Nicky Hager dévoile la plus grande base israélienne d’espionnage.

 



17-08 au 11-09: Peuple Palestinien : 2 tués   -  2 blessés

                            Occupants             : 4 tués  -  3 blessés



Tiré a part

Pourparlers directs de paix

01-09

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et le Premier ministre Netanyahu sont arrivés aux Etats-Unis pour reprendre jeudi sous l’égide du président Barack Obama les pourparlers directs de paix suspendus depuis fin 2008.

http://www.liberation.fr/monde/

 

Leila Mazboudi : Négociations directes : un état palestinien sans Quds, ni Aqsa, ni..., ni... 

L’image de ce que devrait être le présumé état palestinien selon la vision israélienne se dessine de plus en plus, au fils des conditions israéliennes lancées depuis l’annonce des négociations directes avec l’Autorité palestinienne. Ce sera tout d’abord un état sans Quds comme capitale, et sans la mosquée d’AlAqsa.

Selon le ministre de la guerre israélien Ehud Barak, seules « les banlieues arabes de la ville sainte reviendraient à l’état palestinien ». Alors que la résolution de partition de la Palestine 242 accordait aux Palestiniens la totalité de l’est de la ville sainte.

Seront donc usurpés aux Palestiniens les 12 quartiers confisqués ces dernières années, et dans lesquels se sont déjà installés quelques 200.000 colons, sans compter Jérusalem de l’ouest, occupée depuis 1948.

Ni la vieille ville, ni les lieux saints, dont la mosquée d’AlAqsa, ne reviendront à l’état palestinien. Selon Barak « un régime spécial et des mesures spéciales seront appliqués sur la vieille ville, la ville de David et le Mont des oliviers » (l’équivalent sioniste du quartier palestinien de Salwane), sans en préciser la nature. Il faut également s’attendre à leur usurpation.

Le prochain état palestinien sera sur une partie de la Cisjordanie, contrairement aux résolutions onusiennes. « Seules les colonies sauvages et isolées seront restituées » continue Barak. Ce qui équivaut à dire que les territoires sur lesquels des colonies ont été édifiées pour quelque 400.000 colons seront également usurpés.

Et puis, s’agissant du retour des réfugiés palestiniens aux territoires de 1948, toute le monde sait d’ors et déjà que leur droit dicté pas la résolution onusienne 181 a depuis longtemps été dénigré : « il faudrait leur trouver une solution, soit ils reviennent à l’état palestinien, soit ils sont intégrés dans d’autres sociétés, avec une aide internationale » affirme Barak. Cette vision rejoint l’insistance israélienne, dont celle du premier ministre Benjamin Netanyahou sur la nature juive de l’entité sioniste, qui exclut en conséquence ce retour qui peut modifier la donne démographique.

Concernant toujours ce point, force est de constater que l’entité sioniste se désiste d’assumer la responsabilité de payer à ces réfugiés les indemnisations qui leur sont dues, en contrepartie de leur biens abandonnés et usurpés par les colons sionistes. Depuis un certain temps, il est beaucoup question d’un troc entre ces droits et « une compensation pour le biens des juifs arabes laissés dans les pays arabes, après leur fuite vers « Israël ». Sachant que la plupart de ces biens avaient été vendus avant le départ de leurs propriétaires juifs.

En plus de toutes ces usurpations, l’état palestinien sera démilitarisé, soumis à des mesures sécuritaires draconiennes, pour éviter selon Barak à « la Cisjordanie un sort similaire à celui du Liban et de la Bande de Gaza après le retrait israélien ». Juste « un état vivable politiquement et économiquement » signale Barak, empruntant le terme à de nombreux dirigeants occidentaux.

A noter que cette vision avait été suggérée lors des négociations de Camp David en l’an 2000, à l’ancien chef de l’Autorité palestinienne, Yasser Arafat. Celui-ci l’avait rejetée catégoriquement, arguant qu’elle bafoue les droits légués aux Palestiniens par les résolutions onusiennes. Dix après, la voilà de nouveau proposée à son successeur Mahmoud Abbas qui n’a ni son intelligence, ni son obstination.

Sans jamais l’afficher ouvertement, les Israéliens ont œuvré de concert avec certaines puissances occidentales, non sans succès, pour rendre inopérantes ces résolutions. En créant des faits accomplis sur le terrain. Mais ils ont toujours besoin d’un renoncement officiel signé par les Palestiniens.

C’est à Abbas que cette mission serait conférée. Nombreux sont les Palestiniens qui craignent qu’il ne soit disposé à le faire…

1er septembre 2010, par Comité Valmy

: http://www.comite-valmy.org/spip.php?article820


Sondage à la veille des négociations.

Sondage à la veille des négociations : (Guysen International News).  

Selon une enquête de l'institut palestinien AWRAD (Arab World for Research & Development), réalisée entre le 8 et le 14 Août 2010, sur un échantillon de 3001 personnes résidant en Judée-Samarie et à Gaza 86% des Palestiniens sont favorables à un recours à la violence contre Israël.

Pour 91%, la Palestine historique (foyer national palestinien), du Jourdain à la mer, est essentielle ou souhaitable.

94% d’entre eux estiment que Jérusalem toute entière (aussi bien la partie ouest que la partie orientale) doit faire partie de la Palestine. ,

Pour les Palestiniens, les cinq points essentiels à résoudre, pour aboutir à une solution définitive du conflit, sont, par ordre d'importance :

- L’établissement d'un état palestinien souverain et indépendant (91,7%),

- Le statut de Jérusalem (91%),

- La sécurité pour l'état palestinien (86,2%),

- Le droit de retour des réfugiés (83,2%)

- Les implantations juives en Judée-Samarie (81,3%). »
Robert Bibeau 

2.09.2010


"Israël" de plus en plus abhorré de par le monde.

La dixième chaine de télévision israélienne a diffusé un documentaire dans lequel elle met l’accent sur l’attitude d’animosité envers "Israël" qui ne cesse de prendre de l’ampleur, notamment en Europe, et aux Etats-Unis.
Selon ce documentaire, cette hostilité est le fruit des campagnes dirigées par des organisations pro-palestiniennes, lesquelles œuvrent pour traduire en justice les dirigeants israéliens pour crime de guerre, et pour promouvoir le boycott d’« Israël ».
Dans ce contexte, neuf nouvelles plaintes seront déposées, de par le monde, à l’encontre des dirigeants israéliens.
Le chef de cette campagne, l’avocat Daniel Mahobar, a fait état de coopération, dans ce sens, avec des avocats de la Nouvelle-Zélande, de l’Australie, de l’Espagne, de la Belgique, des Pays-Bas et des Etats-Unis.
La chaine précise, en outre, que cette campagne a commencé à prendre diverses formes, dont entre autres des campagnes de sensibilisation dans les lieux publics et commerciaux pour expliquer aux gens l’ampleur des violations israéliennes des droits de l’Homme et du droit international.
Une des activistes anti-israélienne, se trouvant à l’intérieur d’un des grands magasins à Londres, affirme, à son tour, que « les colonies israéliennes ne sont que des terres usurpées, raison pour laquelle nous devons boycotter tous les produits israéliens ».
Dans ce contexte, l’ambassadeur israélien à Londres, Ron Prosor, dit qu’« il connait très bien des sociétés britanniques qui ont annulé leur travail avec des sociétés israéliennes». Il a même ajouté que « beaucoup des capitaux ont été retirés des sociétés israéliennes».
Pour appuyer ces témoignages, la chaine israélienne présente un diagramme illustrant le recul du soutien à « Israël » en Europe et aux Etats-Unis.
Il montre en chiffres que le taux de soutien à l'entité sioniste en France a baissé pour atteindre les 8 %, alors qu’il n'est plus que 7% en Grande-Bretagne, tandis qu’en Allemagne il est devenu le tiers de ce qu’il était, il y a quatre ans.
Toujours selon ces sources israéliennes, ce taux de soutien à Israël a même connu une baisse de 10% aux Etats-Unis.

27/08/2010

 

Une nouvelle flottille vers Gaza, "la mère de toutes"  

Selon le site en ligne du journal israélien «  Jérusalem Post », une nouvelle flottille, «  la mère de toutes les flottilles » comprenant une vingtaine de bateaux compte se rendre vers la Bande de Gaza  le mois prochain, pour mettre fin au blocus israélien qui perdure depuis trois ans.
Organisée par une coalition d’ONG d’Europe et des États-Unis, dont un groupe connu sous le nom «  les juifs européens pour une paix juste », elle devrait compter un millier de personnes, signale un de ses organisateurs, le musicien israélo-suédois vivant à Stockholm.  
Le «  Jérusalem Post » indique que l’armée israélienne se trouve sur le qui vive, et envisage une intervention au large des côtes de l’entité sioniste, en raison du nombre important d’embarcations.

07/09/2010

 http://www.almanar.com.lb



Paroles & actions du président cette semaine ...

Obama : La paix ne se fera pas « rapidement »

Le président américain Barack Obama a averti hier que la paix au Proche-Orient ne se fera pas « facilement » ni « rapidement », malgré la reprise des négociations directes entre Israéliens et Palestiniens.

Dans un message destiné à marquer Rosh Hachana, le Nouvel An juif, M. Obama a toutefois souligné que les récents développements dans la région avaient relancé les espoirs de paix. « À une époque où Israéliens et Palestiniens ont repris un dialogue direct, c'est à nous d'encourager et soutenir ceux qui sont prêts à faire fi de leurs différences et travailler pour obtenir la sécurité et la paix en Terre sainte », a déclaré M. Obama. .

Sources Lorient le Jour

Posté par Adriana Evangelizt

http://palestine.over-blog.net:80/article-obama-la-paix-ne-se-fera-pas-rapidement-56730988.html



1 La lutte pour la libération dans les  territoires occupés

Résistance

09-09

Le Hamas a dénoncé la reprise des négociations directes entre l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) et l'Etat hébreu.

Le Hamas a  fustigé le Fatah du président de l'Autorité palestinienne Abbas qui "ne représente pas le peuple palestinien", selon le Hamas.

9/9/2010
http://fr.rian.ru/world/20100908/187387302.html

 

Quatre colons israéliens ont été tués mardi dans une attaque près de l’implantation de Kyriat Arba, voisine d’Hébron (Cisjordanie), revendiquée par le Hamas, alors que de nouvelles négociations de paix israélo-palestiniennes commencent à Washington.

La voiture dans laquelle ils circulaient a été criblée de balles sur une route entre Kyriat Arba et le village palestinien de Bani Naim, près d’Hébron, a précisé le porte-parole de la police. Les funérailles auront lieu mercredi.

Cette route est notamment fréquentée par les colons de la région, dans une zone de tensions avec les Palestiniens. .

01-09

http://www.liberation.fr/monde/

 

02/09

Deux Israéliens ont été blessés par balles près d'une colonie de Cisjordanie tard mercredi soir, une attaque revendiquée par le Hamas, la seconde en 24 heures dans ce territoire.
Les deux colons circulaient en voiture près de la colonie de Rimonim, dans le secteur de Ramallah.
La radio de l'armée a précisé qu'un des Israéliens avait été grièvement blessé et que, selon les premiers éléments de l'enquête israélienne, les coups de feu avaient été tirés à partir d'un véhicule qui a doublé la voiture israélienne.
L'ensemble des médias israéliens prétendaient cependant que l'attaque confortait la position de Netanyahu auprès de l'opinion mondiale.
L'attentat "ne fait que donner plus de poids aux demandes de Netanyahu dans le domaine sécuritaire", a écrit le quotidien Yediot Aharonot.

ALMANAR


Pertes des Résistants 

31-10

Un commandant du Mouvement de la Résistance islamique de la Palestine, Hamas, est tombé en martyr, cible d'un attentat identique à celui que le Mossad avait fomenté contre Al-Mabhouh. Mahmoud Al-Mabhouh était un des commandants et co-fondateur des brigades Qassam, branche armée du Hamas. Les agents de Mossad l'ont assassiné, il y a quelque temps, à son hôtel à Dubaî, par un produit toxique. Deux jours plutôt, le Mossad a usé les mêmes procédés et le même produit toxique contre un autre commandant des brigades d'Ezzeddin Qassam. Sami Anan est tombé en martyr, tué par des instruments que seul le régime sioniste et le Mossad en disposent, a déclaré un des dirigeants du Hamas.

31/08/2010

http://french.irib.ir       

 

Bande de Gaza - Au jour le jour

05-09

Un Palestinien a été tué, un autre est porté disparu et trois autres ont été blessés par trois raids de l'aviation de l'armée sioniste samedi soir contre le sud de la bande de Gaza, selon un nouveau bilan de sources médicales palestiniennes et des témoins.

http://alqods-palestine.blogspot.com/search?updated-max=2010-09-05T11%3A30%3A00%2B04%3A00&max-results=300

08/09

 « OCHA » a par ailleurs affirmé que les forces sionistes ont blessé deux Palestiniens dans la bande de Gaza alors qu’ils ramassaient de la ferraille et des agrégats près de la frontière, précisant que 35 Palestiniens ont été touchés dans des circonstances similaires depuis le début de l'année.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=153330&language=fr

 

Cisjordanie occupée par Israël depuis 1967 :  Au jour le jour 

Nihil



2 La Palestine en chiffre (Depuis le début de l'Intifada le 25 septembre 2000)


Civils & résistants tués                                                                            :  7.087

Palestiniens blessés                                                                               :  54.824

Internationaux blessés                                                                             : 192 (chiffre tout a fait minimal)

(balles réelles ou caoutchoutées, gaz lacrymogène, autres moyens)

Arrêtés     :                                                                                            :  47.733

En prison :                                                                                             : 11.800

Pacifistes en prison ou arrêtés                                                                  : 108

Autres actes           

Journalistes tués                                                                                      : 9

Journalistes blessés                                                                                :  ? + 38

Nombre de maisons palestiniennes détruites ou partiellement démolies       :  66.275

 

2-2 Occupants:

Israéliens  tués                                                                                        : 1.210

                                                                                                                ( 359 militaires/policiers)

Israéliens blessés                                                                                     : 6628


Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux. 





Journal de Palestine - 17-08 au 11-09 : Suite :-: Obama : La paix ne se fera pas « rapidement »

Journal de Palestine - 17-08  au  11-09 : Suite  :-: Obama : La paix ne se fera pas « rapidement »



          Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

     Sa diffusion est un acte de résistance.

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine 

n°547                    17-08  au  11-09

C.De Broeder      &  M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire

3 Politique

Politique Palestinienne

Politique Israélienne

4 Politique internationale des territoires occupés 

 

 


3 Politique

a) Politique Palestinienne

MM Abbas & Haniyeh.

Haniyé prévoit l'échec des négociations, acte absurde aux dépens de notre cause.

Le Premier ministre palestinien à Gaza Ismaïl Haniyé a prévu l’échec des négociations directes entre l’Autorité palestinienne et Israël, lancées jeudi dernier à Washington, réitérant son attachement au choix de la résistance tant que l’occupation existe.
«Le résultat de ces négociations sera définitivement l’échec parce que notre ennemi n’agit que pour confirmer encore plus les bases de son projet sioniste éphémère au détriment de notre cause », a-t-il annoncé vendredi soir devant des partisans du Hamas à Deir el Balah au centre de la bande de Gaza.
Haniyé a qualifié les négociations en cours de « mouvement politique absurde qui a mis la cause palestinienne et Al Qods sur la table des négociations à la base des conditions sionistes, de l’état de faiblesse palestinienne et arabe, et du parrainage américain pro-israélien qui trompe les peuples palestinien et arabes.
Le Premier ministre palestinien a par ailleurs réaffirmé le droit de la résistance palestinienne de riposter aux crimes de l’occupation par tous les moyens disponibles tant que l’occupation de la terre palestinienne et les souffrances du peuple palestinien persistent, imputant aux Israéliens la responsabilité de ces souffrances.

04/09/2010

http://www.almanar.com.lb


1-3 Sur le terrain.

Aides financières aux propriétaires des maisons touchées par l’explosion
Le Hamas a distribué des aides financières aux propriétaires des maisons touchées par la grande explosion survenue dans le domicile d’un dirigeant militaire du mouvement le 2 Aout dernier.

Le Hamas avait accusé « Israël » d’être responsable de cet acte sécuritaire qui a fait 58 blessés, dont 13 enfants et 9 femmes, détruit complètement sept maisons et endommagé trente autres.
Commentant cet attentat, Haniyé a estimé que le mode d’action israélienne dans ce dernier incident a démontré que « l’occupation possède des outils et des moyens lui permettant de réaliser ses objectifs clandestinement », soulignant que son gouvernement a demandé de ses services de sécurité de rechercher les outils de l’occupation pour parvenir aux responsables de l’attaque.
Il a enfin ajouté que la somme de 200.000 dollars d’aides urgentes offertes aux propriétaires des maisons n’équivaut pas à une goutte de sang palestinienne, et qu’elle n’est pas à la hauteur des sacrifices des Palestiniens.

04/09/2010

http://www.almanar.com.lb


1-4 Les grandes manœuvres.

Des groupes de résistance annoncent avoir joint leurs forces pour intensifier leurs attaques.

Des groupes armés palestiniens ont affirmé jeudi avoir joint leurs forces pour intensifier leurs attaques, y compris suicide, contre Israël. Treize groupes armés se sont joints pour lancer "des attaques plus efficaces" contre Israël, a dit Abou Oubaida, porte-parole de l'aile armée du Hamas. Interrogé sur l'éventualité d'une campagne d'attentats suicide, il a répondu: "Toutes les options sont ouvertes." Le Mouvement de la résistance islamique a revendiqué cette semaine la responsabilité de deux fusillades en Cisjordanie, dans lesquelles quatre colons israéliens ont trouvé la mort et deux autres ont été blessés. Plusieurs hommes armés ont tenu une conférence de presse en plein air à Gaza, où Abou Obaida, a prévenu que les activistes "répliqueraient aux négociations qui ont pour but de vendre la terre" des Palestiniens.

Parmi ces 13 groupes, on compte le Djihad islamique, les Comités de résistance populaire ou une fraction armée du Fatah, le parti du président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. "Nous déclarons que les actions de résistance sont entrées dans une phase nouvelle et plus poussée de coopération sur le terrain aux plus hauts niveaux de préparation d'attaques plus efficace contre l'ennemi", a dit Abou Oubaida.

3/9

http://fr.news.yahoo.com/


1-14 Prisons: Déclaration  et situation dans les geôles de l'Autorité palestinienne.

01-09

L'Autorité palestinienne a lancé une vague d'arrestations dans les zones autonomes de Cisjordanie sous son contrôle.
Le Hamas a affirmé que 250 de ses militants, sympathisants et membres de leur famille avaient été arrêtés par l'Autorité palestinienne en moins de 24 heures!
Par ailleurs, le Conseil des implantations israéliennes en Cisjordanie (Yesha), principale organisation représentative des colons, a appelé à la reprise immédiate de la construction, sans attendre la fin du moratoire partiel de 10 mois décrété par le gouvernement Netanyahu s'achevant le 26 septembre.

ALMANAR 

 

Les milices d’Abbas continuent leurs agressions en enlevant 52 dirigeants et partisans du Hamas.

« La campagne hostile et agressive des milices de l’ex-président Mahmoud Abbas se poursuit contre tout ce qui appartient à Hamas dans divers villages et villes de la Cisjordanie, à la suite des deux opérations héroïques des brigades d’Al Qassam », ont affirmé des sources bien informées.

Les sources ont souligné que les milices de Dayton (de l’autorité palestinienne) qui coopèrent à grande échelle avec les services de renseignements sionistes, ont enlevé jusqu’à cette heure, 52 citoyens dont des dirigeants et des sympathisants du Hamas, en élevant le nombre, durant les derniers quatre jours, à 650 personnes arrêtées.

« Quatre ont été enlevés à Jénine, 3 à Qaliquilia, 11 à Naplouse, 4 à Toulkarem, 13 à Selfit, 9 à Ramallah, 5 à Khalil ainsi 2 à Bethléem », ont révélé les sources en publiant leurs noms sur une liste parue au centre palestinien d'information en langue arabe.

Notons que la direction de l’autorité de Dayton, représentée par l’ex-président, Mahmoud Abbas qui sert gratuitement les agendas très dangereux de l’ennemi occupant, était le premier, pour sa part, qui a condamné l’opération héroïque de qualité contre les extrémistes sionistes qui s’emparent des terres agricoles palestiniennes en Cisjordanie et sous la bénédiction de ses milices sécuritaires.

CPI

5 septembre 2010

http://alqods-palestine.blogspot.com/2010/09/les-milices-dabbas-continuent-leurs.html

 

Arrestations en Cisjordanie: le Hamas met en garde l'Autorité palestinienne
Le Hamas a averti mercredi, dans un communiqué, les services de sécurité de l'Autorité palestinienne des conséquences négatives de la vague d'arrestations de partisans du Hamas, soupçonnés d'implication dans deux récents attentats anti-israéliens en Cisjordanie.
"Les bras qui ont atteint l'occupant (israélien- ndlr) sauront atteindre les structures de sécurité palestiniennes", met en garde le document.
Le Hamas a également appelé leurs partisans en Cisjordanie à résister à la campagne continue d'arrestations et d'interpellations visant le Hamas.

-Le mouvement parle de plus de 750 arrestations parmi ses leaders, activistes et sympathisants.

9/9/2010
http://fr.rian.ru/world/20100908/187387302.html



b) Politique Israélienne

2-4 Les grandes manœuvres

Intox ? Le Hamas développe un missile capable d’atteindre « Tel-Aviv » (Yediot)

Le Hamas a développé la capacité du missile Fajer (5) pour qu’il atteigne toute la région de « Gosh Dan » (Tel-Aviv et ses alentlours), c’est ce qu’a révélé le quotidien israélien Yediot Ahranot.
Selon cette source, le Hamas a achevé avec succès les tests sur ce missile, dont la portée a été augmentée à 80 Km.
Le quotidien poursuit que le progrès enregistrée par le Hamas dans le domaine des missiles, suscite l’inquiétude d’ « Israël ». Il y a dix ans, la portée des roquettes Qassam ne dépassait pas les 2 Km, rappelle le Yediot.
Le Fajer (5) dont la portée est de 70 Km a été acheminé vers la bande de Gaza, via les frontières égyptienne, prétend le quotidien israélien.

31/08/2010

http://www.almanar.com.lb


2-10 Politique colonialiste israélienne. (Colonisation & colonies)

Netanyahu affirme ne pas avoir promis un gel de la colonisation à Obama. !!

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu n'a pas promis aux Etats-Unis la poursuite du gel partiel de la colonisation en Cisjordanie à l'approche de la reprise jeudi des négociations directes avec les Palestiniens, c’est ce qu’a indiqué, ce lundi, un responsable israélien requérant l’anonymat.
"Nous n'avons présenté aucune proposition aux Américains sur la prolongation du gel.

Le gouvernement n'a pris aucune nouvelle décision sur cette question", a indiqué ce responsable en citant les propos tenus dimanche par Netanyahu lors d'une réunion des ministres de son parti le Likoud.
Netanyahu faisait allusion à l'expiration le 26 septembre du moratoire de dix mois sur la construction dans les colonies de Cisjordanie décrété en novembre dernier par son gouvernement.
Pour le premier ministre israélien « l'avenir des implantations sera discuté lors des discussions sur un accord final avec d'autres questions », selon ce responsable.
Or, la radio militaire a indiqué lundi que "plusieurs milliers" de logements ayant obtenu toutes les autorisations nécessaires pourraient commencer à être construits dès le 27 septembre dans 57 colonies, y compris dans des implantations isolées.

Seule une prolongation officielle du gel de la part du gouvernement pourrait empêcher ces mises en chantier.
Pour sa part, le secrétaire général de la Paix Maintenant, un mouvement opposé à la colonisation, Yariv Oppenheimer, a affirmé que le "gouvernement israélien n'avait aucune intention réelle de parvenir à une solution de deux Etats pour deux peuples".
"Si le gouvernement n'émet pas un nouvel ordre de gel, les colons pourront construire dans toutes les colonies y compris dans celles qui ne resteront pas sous contrôle israélien en cas d'accord", a ajouté Oppenheimer.

30/08/2010

"http://www.almanar.com.lb 


"Israël" a démoli 247 maisons et expulsé des dizaines d’enfants le mois dernier.

Un rapport du bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies dans les territoires palestiniens occupés « OCHA », a révélé que l’occupation israélienne a ordonné l'expulsion et le démantèlement de cinq tentes abritant des familles de bédouins.
Plus de 50 personnes, dont 39 enfants vivaient dans ces tentes dressées près du village de « Douma » à Naplouse, en Cisjordanie.
« L’occupation a commis ces violations entre le 25 à 31 août dernier, sous prétexte que ces tentes se trouvaient dans une zone militaire fermée», a dévoilé le rapport onusien.
Le rapport de l’OCHA, publié lundi dernier par le Centre des médias de l'Organisation des Nations Unies au Caire révèle que l'occupation israélienne a démoli depuis le début de cette année, 247 bâtiments appartenant aux Palestiniens dans la région (c) sous contrôle sioniste.
« La majorité des maisons ont été détruites en Juillet dernier, le nombre des Palestiniens expulsés s’élèvent à 282 personnes, alors que 183 bâtiments ont été démolis et 319 personnes déplacées en juillet 2009 ", a également dévoilé le rapport.
Selon ce rapport, les autorités sionistes ont effectué 79 perquisitions et arrestations dans les villes, villages et camps de réfugiés, lors de la troisième semaine du mois sacré du Ramadan, par rapport à 95 fouilles depuis le début de l’année 2010.
« OCHA » a par ailleurs affirmé que les forces sionistes ont blessé deux Palestiniens dans la bande de Gaza alors qu’ils ramassaient de la ferraille et des agrégats près de la frontière, précisant que 35 Palestiniens ont été touchés dans des circonstances similaires depuis le début de l'année.

08/09

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=153330&language=fr


3 Politique Internationale des territoires occupés

a) Pays Arabes & voisins

Algérie

Abbas persona non grata en Algérie.  

Les autorités algériennes refusent d’accueillir le chef de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas dans le cadre d’une tournée maghrébine qui comprendra également la Libye, la Tunisie et le Maroc.
La décision algérienne a été annoncée sur les pages du journal algérois «  Al-Bilad », citant des sources informées. Sachant que le glas entre les deux parties se poursuit depuis 2005, date à laquelle Alger a accueilli le Sommet arabe.
Aucune raison officielle n’a expliqué cette crispation, mais des sources ayant gardé l’anonymat évoque une colère algérienne à l’encontre de l’Autorité palestinienne dont certains hauts responsables sont accusés d’avoir détourné vers leurs propres comptes bancaires au Maroc, une aide financière de plusieurs millions de dollars accordée aux Palestiniens, en fonction des décisions prises par la Ligue arabe.
En 2008, le président algérien Abdel Aziz Bouteflika a découvert par pur hasard, durant le sommet arabe réuni à Damas qu’Abbas s’est emparé en catimini de l’assistance financière envoyée l’année précédente au gouvernement d’Ismaïl Haniyé, selon le quotidien algérien en ligne Ash-Shorouk.
Depuis, Alger qui est l’un des plus grands états donateurs (ainsi que le Qatar et l’Arabie Saoudite) dépêche son aide via la Ligue arabe.
Certains rapports font également état d’un agacement algérien en raison des concessions que l’AP a présentées, et de son ralliement au camp des pays qualifiés de modérés.
D’autres responsables algériens reprochent à Abbas de ne se souvenir de l’Algérie que lorsque ses caisses se vident, et de l’ignorer sur les questions liées au processus de paix.    

08/09/2010

http://www.almanar.com.lb


Iran

Ali Larijani exhorte les musulmans à s'entraider sur la scène internationale .

Le président du parlement iranien, Ali Larijani, a exhorté les musulmans dans le monde entier à aider les uns les autres sur la scène internationale.
Il a fait ces remarques lors d'une cérémonie d'Iftar (repas de rupture du jeûne), hier soir, qui s'est tenue au parlement, réunion au cours de laquelle le président du parlement iranien a accueilli les enfants et les jeunes orphelins aidés et financés par le Comité de secours de l'Imam Khomeiny.
L'allocution de M. Larijani a porté sur la situation très dure des enfants déshérités palestiniens, ajoutant que la situation des enfants palestiniens sans défense qui souffrent dans les prisons du régime sioniste.
Qualifiant de "très dur" la situation des enfants palestiniens, il a souligné qu'une aide pourrait être apportée aux musulmans et aux palestiniens.
S'adressant aux enfants et aux jeunes présents à cette cérémonie, il a souligné qu'un des principaux objectifs et une des missions du système islamique en Iran a été d'aider et de s guider vers une vie réussie, les personnes qui devraient être le sujet d'attention.

30/08/2010

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httphttp://www2.irna.ir



b) Le Monde

1 Usa (le parrain)

1 Obama 

2 Les grandes manœuvres

Washington fustige les propos du rabbin Yossef sur les Palestiniens.

Le département d'Etat américain a qualifié dimanche de "profondément offensants" les propos tenus sur les Palestiniens par l’influent rabbin israélien, Ovadia Yossef, qui a souhaité « la disparition des Palestiniens de notre monde".
"Nous regrettons et condamnons les déclarations incendiaires du rabbin Ovadia Yossef", a commenté le porte-parole du département d'Etat Philip Crowley dans un communiqué.
"Ces remarques ne sont pas seulement profondément offensantes, mais une incitation comme celle-là nuit à la cause de la paix", a ajouté Crowley, prétendant qu'elles ne reflétaient pas les vues de Netanyahu.
Ovadia Yossef est le chef spirituel du parti Shass, l'un des piliers de la coalition gouvernementale du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, avait espéré "que Dieu frappe ces Palestiniens méchants et persécuteurs d'Israël de la peste!".
A Ramallah, siège de l'Autorité palestinienne en Cisjordanie occupée, le porte-parole Ghassan Khatib s'est indigné de cette déclaration qualifiée d'"incitation raciste" à la haine, exigeant un désaveu officiel du gouvernement israélien.

30/08/2010

http://www.almanar.com.lb



4 Politique Internationale

 Europe

1 Belgique

"Karel De Gucht brave les tabous."  "Faut-il dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas ?" (Le Soir, 04/09/2010)
Contexte:
-
Commissaire européen critique l'emprise du 'lobby juif' sur la politique américaine
"
Karel De Gucht brave les tabous", c'est ainsi que le quotidien le plus lu en Belgique francophone titre l'article du journaliste Maroun Labaki. 

Celui-ci couvre l'actualité européenne pour le journal et est réputé être très bien informé. 

Le quotidien pose la question : "Faut-il dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas ?".
En Europe la grande peur millénaire du mythique pouvoir juif
L'article rapporte que les responsables politiques européens pensent, comme M. Karel De Gucht, qu'un "lobby juif" ("le groupe le mieux organisé de pression") exerce "son emprise sur la politique américaine" et qu'il convient de ne pas sous-estimer cette donne. M. De Gucht, selon le journaliste, aurait eu le courage de braver ce tabou alors que les autres responsables politiques européens n'osent pas dire la vérité ou utilisent un langage plus diplomatique de crainte d'être taxés d'antisémitisme. C'est affligeant de constater qu'il y a en Europe, encore de nos jours, une grande peur du supposé pouvoir occulte des Juifs et de leurs complots pour la domination du monde, dont le plus célèbre exemple sont
Les Protocoles des Sages de Sion. Il est très difficile pour un Européen de comprendre que le peuple américain a une réelle affection pour les Juifs et Israël.
"Ce ne sont évidemment pas des propos habituels dans la bouche d'un responsable politique européen.  Le "politiquement correct", et la crainte d'être taxé d'antisémitisme, poussent généralement à l'usage de formulations moins explicites ...".
"Faut-il dire tout haut ce que "tout le monde" pense tout bas ?  Quand on est ministre des Affaires étrangères, peut-être pas, ou alors après avoir été dûment mandaté par son gouvernement."
"Catherine Ashton a pris la défense de Karel De Gucht, hier soir, se déclarant "persuadée" qu'il "n'avait aucune intention d'offenser qui que ce soit.""
Comme le souligne le
New York Times qui cite le Congrès Juif européen, M. De Gucht n'a pas présenté des excuses (pourquoi les présenterait-il puisque sont "tort" serait d'avoir dit tout haut des vérités que tout le monde "pense tout bas" ?) et ne s'est pas non plus rétracté (car une rétractation équivaudrait à nier l'extraordinaire emprise du "lobby juif" sur la politique américaine). 

samedi 4 septembre 2010
-
La grande majorité des Américains aiment Israël
- Sondage: seulement 6% des Américains soutiennent les Palestiniens
-
The New Israel and the Old, Why Gentile Americans Back the Jewish State
-
Journal belge raille "l’artillerie lourde des lobbies pro-israéliens"  

http://philosemitismeblog.blogspot.com/2010/09/journal-belge-de-gucht-dit-sur-les.html

 

Le lendemain, face à la polémique naissante, le commissaire belge avait assuré n'avoir jamais eu "l'intention d'offenser la communauté juive ou de la stigmatiser", estimant que ses propos à la radio avaient été interprétés "dans un sens différent de celui que je leur avais donné".
Dans les colonnes du Soir mercredi, le président du Comité de coordination des organisations juives de Belgique, Maurice Sosnowski, appelle le président Barroso à licencier "sur-le-champ" M. De Gucht pour des propos incitant, selon lui, à la haine.

Mardi, c’était le Wall Street Journal qui réclamait la révocation du commissaire européen.
Reste que le président de la Commission européenne José Manuel Barroso ne prendra pas de sanctions envers Karel De Gucht. "Sur base des réassurances apportées par Karel De Gucht auprès du président Barroso, le président considère l'incident comme clos", a déclaré mercredi un porte-parole de l'exécutif européen, Olivier Bailly.
http://levif.rnews.be/fr/news/actualite/international/lobby-juif-barroso-ne-sanctionnera-pas-karel-de-gucht/article-1194813860243.htm


Roumanie

Tsahal en Roumanie

Les autorités roumaines ont annoncé un crash d’hélicoptère, lundi 26 juillet 2010 à Braslov, au cours des manoeuvres militaires Blue Sky 2010. L’accident a coûté la vie à au moins six Israéliens et un Roumain.

Rapportant les faits, la presse internationale évoque brièvement des exercices annuels conjoints israélo-roumains.

Il s’agit en réalité d’une formation dispensée dans le cadre de l’OTAN depuis 2004.

Les Israéliens apprennent aux Roumains —et à d’autres— à maîtriser des opérations de recherche et de secours dans les lignes ennemies ; tandis que les Roumains apprennent aux Israéliens le pilotage d’hélicoptère en haute montagne.

Les forces roumaines, qui sont membres de l’OTAN, sont engagées en Afghanistan et en Irak.

Les forces israéliennes, qui n’ont pas besoin de pratiquer le pilotage en altitude pour la défense de leur territoire lequel est dépourvu de hautes montagnes, sont formées par Alliance pour agresser leurs voisins.

Selon nos informations, d’autres armées participaient à Blue Sky 2010, notamment des officiers moldaves et états-uniens.

Intéressant aussi, et symptomatique, en passant, l'assimilation toute naturelle de l'Union-Européenne avec l'Otan !

http://www.voltairenet.org/article166476.html


5 Russie

Russie et Israël signent un accord de coopération militaire

Les ministres russe et israélien de la Défense Anatoli Serdioukov et Ehud Barak ont signé un accord de coopération militaire, a annoncé lundi le correspondant de RIA Novosti à Moscou.
Selon lui, "lors de notre transition vers un nouveau type de forces armées, l'expérience israélienne revêt pour nous une importance toute particulière. Nous l'étudions attentivement et en détail", a indiqué le ministre russe.
Pour sa part, le ministre israélien a souligné que quoique l'entretien actuel soit le premier depuis plusieurs années, "nous sommes en train de dialoguer et ce dialogue se traduit déjà en coopération fructueuse".
Il a annoncé qu'Israël était prêt à partager avec la Russie son expérience militaire dans le domaine de la lutte contre les terroristes, notamment dans celui de l'utilisation de drones.
"Israël considère que la Russie est non seulement un partenaire crucial, mais qu'elle est également une grande puissance jouant un rôle clé au Proche-Orient", a conclu le ministre.

RIA Novosti

6 septembre -

http://fr.rian.ru/defense/20100906/187367756.htmlµ

Journal de Palestine - 17-08 au 11-09 : Fin :-: Obama : La paix ne se fera pas « rapidement »


Journal de Palestine - 17-08  au  11-09 : Fin  :-: Obama : La paix ne se fera pas « rapidement »



          Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

     Sa diffusion est un acte de résistance.

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine 

n°547                    17-08  au  11-09

C.De Broeder      &  M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire

5 Médias/Vidéos 

5-1 Daniel Vanhove : Tenter de démêler le vrai du faux, au fil de l’info…

5-2 Pourparlers de paix

5-3 Les médias du Fatah et de l’occupation mènent une double campagne de diffamation contre le Hamas.

5-4 Abou Mazen et Netanyahou

Et maintenant ?

6 Les brèves

6-1 Washington veut des négociations entre Israël, Syrie, Liban, et le Hamas aussi…!

6-2 Négociations : colère de la communauté palestinienne des USA contre Abbas.

6-3 Acri dénonce la discrimination contre les Palestiniens de Jérusalem-Est

6-4 Ehoud Barak évoque la partition de Jérusalem.

6-5 Nicky Hager dévoile la plus grande base israélienne d’espionnage.

 



5 Médias/Vidéos 

5-1 Daniel Vanhove : Tenter de démêler le vrai du faux, au fil de l’info…

La concentration des médias dominants entre les mains de quelques groupes privés est un réel danger pour la démocratie. Et si certains citoyens commencent à le comprendre, il n’en demeure pas moins que ces médias continuent à faire la pluie et le beau temps, en fonction des intérêts qu’ils poursuivent. Intérêts économiques la plupart du temps, mais intérêt idéologique également, puisque par la pérennité de leur idéologie, les intérêts économiques poursuivis pourront se développer d’autant plus aisément.

Ainsi, ces derniers mois, que ne lit-on, n’entend-on ou ne voit-on dans ces mêmes médias, à propos de la situation au Moyen-Orient !? Entre les menaces – supposées – d’un Iran nucléaire et celles – réelles – d’une déflagration majeure qu’entraînerait son attaque ; le retrait d’Irak de l’armée américaine n’y laissant plus « que » 50.000 hommes malgré la recrudescence des attentats dans un pays qu’ils ont ruiné ; le Pakistan dévasté par les inondations mais secouru par largage de colis humanitaires par ceux-là mêmes qui en poursuivent le bombardement avec leurs drones ; l’accrochage meurtrier à cause d’un arbre à la frontière libanaise, ou encore la polémique suscitée par la reprise des pourparlers directs entre un 1er ministre sioniste allié à une extrême droite profondément raciste et un président palestinien agissant sans mandat… comment s’y retrouver ?

Devant le flot d’informations apparemment contradictoires, ces mises en scène – car, c’est bien de cela dont il s’agit – visent pourtant toutes le même objectif : asseoir et conforter encore et toujours la loi du plus fort, de la pensée dominante et tenter de brimer la voix des peuples bien que majoritaire mais privée de moyens équivalents pour se faire entendre, aux seules fins d’en tirer un maximum de profits.

Ainsi, lorsqu’en l’espace de quelques jours sont exploitées l’image de la jeune Aisha défigurée, celle de Sakineh qui risque la lapidation, ou tout récemment celle d’Ebrahim, jeune homosexuel menacé de pendaison, afin de mobiliser l’opinion publique à l’encontre des régimes politiques qui utilisent de telles méthodes, ne devrait-on pas s’interroger sur l’absence de mobilisation de cette même opinion face aux massacres quotidiens auxquels s’adonnent nos « forces coalisées » dans ces mêmes pays qu’elles prétendent vouloir « libérer » et qui ne font l’objet que d’un entrefilet dans les médias ? Au-delà des drames qu’ils constituent, cette focalisation sur ces cas particuliers, scrupuleusement identifiés, n’est-elle pas une manipulation pour nous donner bonne conscience et nous indiquer ainsi que malgré nos interventions à coup d’armes de destruction massive contre des populations démunies de l’élémentaire – eau, électricité, nourriture, habitat, médicaments, soins – nous n’aurions pas perdu notre sens altruiste – et qui à vrai dire, escamote de la sorte notre mentalité toujours imprégnée d’un esprit colonial ? Nous soucier soudain de ces cas parmi des milliers d’anonymes que nous ignorons la plupart du temps nous dédouanerait-il de nos méfaits et de notre indifférence coutumière !? Nous sauverait-il notre restant d’âme !? La belle affaire ! Et surtout, la magistrale hypocrisie : il est effectivement plus facile de brandir ces cas particuliers et d’ignorer la loi du grand nombre que l’on continue à asservir et massacrer avec nos redoutables technologies… au point d’en rendre impossible par la suite l’exploitation des corps déchiquetés, pulvérisés, méconnaissables en Une de magazines à sensations… Nous voilà de la sorte, parvenus à stigmatiser sans sourciller, la « barbarie » de l’un ou l’autre cas… pour mieux cacher la nôtre qui poursuit ses largages de bombes à fragmentation, au phosphore, à l’uranium appauvri quand ce n’est pas ses mines antipersonnel qui continueront à tuer des innocents une fois que nos « boys » auront plié bagages et rentreront au pays en héros, fiers du « travail accompli ». Se sentir appartenir à cette société-là ne tient plus d’un mauvais rêve, mais d’un vrai cauchemar !

L’autre évènement qui devrait retenir notre attention dans la manipulation de l‘information est la dernière attaque de la résistance palestinienne à l’encontre de quatre colons israéliens dans la région de Hébron, au sud de la Cisjordanie. Comme toujours dans pareil cas, l’information qui nous est relayée en boucle souligne la sauvagerie de l’agression face au chagrin inconsolable de la communauté endeuillée. Nulle part n’entendrez-vous que quelques heures auparavant, une poignée de colons de cette même région de Hébron a mitraillé une dizaine de Palestiniens travaillant dans leurs champs. Après tout, ce fait divers est courant sinon quotidien. Et que sont ces Palestiniens, autrement dit ces Arabes, face aux pieux israéliens établis là pour expier nos crimes et « parce que Dieu leur a donné cette terre » !? Et nulle part non plus, n’est signalé que Hébron est probablement la ville palestinienne où sévissent les colons les plus radicaux que l’on puisse trouver en Palestine – en vérité, de vrais timbrés ! Tous ceux qui se sont rendus dans la région peuvent en témoigner. Comme nulle part non plus n’est rappelé par ces médias tellement consciencieux que TOUTES les colonies ont été déclarées illégales par l’ONU. En revanche, il ne faut pas longtemps pour qu’ils insistent sur le soutien de cette action par les diverses organisations de résistance – traitées, cela va sans dire, de « terroristes » – et dans le même temps, sa condamnation par les autorités officielles… s’abstenant de blâmer la présence de ces colons à cet endroit !

Et à bien lire ces condamnations répétées, que peuvent encore faire les Palestiniens ?

- Ils ne peuvent ni fomenter des attentats kamikazes à cause du risque de tuer des civils – nous seuls y sommes autorisés avec nos armes redoutables… sous prétexte d’apporter la « civilisation » en pays barbares ;

- Ni envoyer des roquettes à l’aveugle, lié au même risque de tuer des civils – nous seuls sommes habilités pour ce genre d’opération et à l’aide de nos drones… nous ne laissons que des « dommages collatéraux » ;

- Ils ne peuvent pas s’opposer au vol de leurs terres par la poursuite de la construction du Mur – qu’une large majorité de pays a bien décrété comme illégale, via la Cour Internationale de Justice de La Haye en 2004… mais dont nous sommes toujours incapables d’ordonner l’arrêt ;

- Il leur est interdit de s’armer pour se défendre d’une occupation que la Communauté internationale reconnaît pourtant comme illégale à travers de multiples Résolutions onusiennes… inappliquées ;

- Sans parler de Gaza, ce laboratoire où ils sont encagés tels des rats, et où l’occupant y expérimente le pire, les obligeant d’ailleurs à creuser des galeries pour survivre sans qu’aucun Etat occidental n’ait le courage de condamner sans la moindre ambiguïté l’entité sioniste pour l’ignominie de ses crimes ;

- Ils peuvent tout au plus défiler pacifiquement, et encore, en évitant le jet du moindre caillou vers l’armée d’occupation… sous peine de finir dans les geôles israéliennes pour quelques années ;

- Et ils sont en outre, priés de garantir la sécurité de l’occupant en traquant tous ceux qui veulent lui résister – ce à quoi s’emploie très bien les représentants de l’autorité palestinienne du président non élu M. Abbas… transformés ainsi en collabos actifs.

Et derrière les blabla d’un processus-de-paix-de-papier, à quoi assiste-t-on ? A rien d’autre que la poursuite quotidienne de la colonisation de la Palestine par l’entité sioniste avec à la clé, un énième round de négociations dont tout le monde sait que les dés sont pipés d’avance. L’âne palestinien Abbas pousse donc son vieux museau vers le bœuf Netanyahu dont il sait ne rien devoir attendre. Pourquoi l’âne, me direz-vous ? Parce qu’il n’y a qu’un âne que l’on fait avancer avec une carotte d’une main, et le bâton US de l’autre ! Et pourquoi le bœuf alors ? Parce que le 1er ministre sioniste me semble en avoir l’attitude grossière. Mais cette fois, ceux-là ne seront pas penchés sur un nouveau-né. Ils ne pourront que constater l’avortement programmé d’un Etat croupion qui ne s’établira jamais sur les quelques parcelles émiettées que lui destine l’occupant obtus du bout de ses naseaux.

http://www.michelcollon.info:80/Tenter-de-demeler-le-vrai-du-faux.html


5-2 Pourparlers de paix

4 colons israéliens tués à la veille des pourparlers de paix.

Quand il s'agit de 4 israéliens la presse leur accorde plus de 30 lignes.

Quand il s'agit de 4 Palestiniens 1 ligne suffit amplement

(Il est vrai que si ils devrait pour chaque mort consacré 30 lignes un journal ne suffirait pas ...

la rédaction

Exemple

- Palestine

05-09

a) Un Palestinien a été tué, un autre est porté disparu et trois autres ont été blessés par trois raids de l'aviation de l'armée sioniste samedi soir contre le sud de la bande de Gaza, selon un nouveau bilan de sources médicales palestiniennes et des témoins.

http://alqods-palestine.blogspot.com/search?updated-max=2010-09-05T11%3A30%3A00%2B04%3A00&max-results=300

 

- Israel

a) Quatre colons israéliens ont été tués mardi dans une attaque près de l’implantation de Kyriat Arba, voisine d’Hébron (Cisjordanie), revendiquée par le Hamas, alors que de nouvelles négociations de paix israélo-palestiniennes commencent à Washington.

 

Selon les services d’ambulance, les victimes sont un couple d’une quarantaine d’années et un autre couple d’une vingtaine d’années. L’une des femmes était enceinte, a précisé l’armée.

La voiture dans laquelle ils circulaient a été criblée de balles sur une route entre Kyriat Arba et le village palestinien de Bani Naim, près d’Hébron, a précisé le porte-parole de la police. Les funérailles auront lieu mercredi.

Cette route est notamment fréquentée par les colons de la région, dans une zone de tensions avec les Palestiniens.

En juin, un policier israélien avait été tué et deux autres blessés par balles dans une embuscade près de la colonie de Beit Hagaï et du camp de réfugiés palestiniens d’Al-Fawar.

http://www.liberation.fr/monde/

 

b) Le sang des civils israéliens

01-09

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a promis de punir ceux qui font couler «le sang des civils israéliens».

«Nous avons été aujourd’hui les témoins du meurtre sauvage de quatre Israéliens innocents» et l’effusion du «sang des civils israéliens ne restera pas impunie», a-t-il lancé avant une rencontre à Washington avec la chef de la diplomatie américaine Hillary Clinton.

Quant au ministre israélien de la Défense Ehud Barak, il a qualifié l’attentat de «douloureux et grave», assurant que l’armée et les services de sécurité feraient «tout leur possible pour appréhender les meurtriers».

Depuis Washington, le président palestinien Mahmoud Abbas a condamné l’attaque, estimant qu’elle visait à «perturber le processus politique» avant la reprise des négociations directes avec Israël.

La Maison Blanche a aussi condamné l’attentat, «dans les termes les plus forts», appelant Israéliens et Palestiniens à «persévérer» pour parvenir à une paix négociée.

De son côté, le coordinateur spécial de l’ONU pour le processus de paix au Proche-Orient, Robert Serry, a condamné cet «acte meurtrier» mais exhorté toutes les parties à «ne pas laisser les ennemis de la paix entraver les négociations sur le point d’être lancées, et d’avancer avec détermination et courage au nom des deux peuples vers un règlement final».

A Gaza, la branche armée du Hamas islamiste, les Brigades Ezzedine al-Qassam, a revendiqué «l’entière responsabilité de cette opération héroïque».

Auparavant, la direction politique du Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, avait salué l’attaque, «une réaction normale aux crimes de l’occupation et une preuve de l’échec de la collaboration sécuritaire entre l’Autorité (palestinienne) et les occupants contre la résistance», selon son porte-parole, Sami Abou Zouhri.

Plusieurs rassemblements de célébration ont été organisés dans le petit territoire à l’appel du Hamas.

«Les Brigades al-Qassam se lèvent à nouveau à Hébron et en Cisjordanie (…) au moment même où le criminel Abbas rencontre les chefs de l’occupation» israélienne, s’est félicité Mouchir al-Masri, un dirigeant du Hamas, lors d’un meeting dans le camp de réfugiés de Jabaliya (nord de Gaza).

L’attaque a déclenché la colère de jeunes colons à Kyriat Arba, les plus radicaux accusant M. Netanyahu de «négocier avec des terroristes».

http://www.liberation.fr/monde/0101655257-quatre-colons-israeliens-tues-a-la-veille-des-pourparlers-de-paix?xtor=EPR-450206

 

c) Les forces d’Abbas arrêtent les auteurs présumés des 2 dernières attaques 

L'Autorité palestinienne a arrêté deux membres du Hamas ( !!!) accusés d’être les auteurs de deux attaques contre des colons israéliens en Cisjordanie, c’est ce qu’a indiqué mardi soir un haut responsable de la sécurité palestinien.
  Selon ce responsable, qui n’a pas précisé le nombre de personnes arrêtées, il s'agit des organisateurs et des exécutants de ces deux attaques, exécutées par deux groupes distincts, dont la première le 31 août a fait quatre morts parmi les colons près d’AlKhalil, et la seconde le 1er septembre a fait deux blessés à l'est de Ramallah. 
Les services de sécurité palestiniens avaient alors lancé une vague d'arrestations et d'interpellations en  Cisjordanie.
Des mesures saluées par « Israël » qui a fait l’éloge de la qualité de la coopération avec l'Autorité palestinienne, dénoncée en revanche par le Hamas comme une atteinte à la résistance.   
Le Hamas, a quant à lui, fait état de 150 à 550 arrestations parmi ses sympathisants et leurs proches. 

08/09/2010

 http://www.almanar.com.lb


5-3 Les médias du Fatah et de l’occupation mènent une double campagne de diffamation contre le Hamas.

Les médias de l’occupation et du mouvement du Fatah ont lancé en même temps une campagne de diffamation du mouvement de résistance du Hamas durant ces derniers jours, et continue encore aujourd’hui.

Des sites internet appartenant au Fatah et à l’autorité d’Abbas ont rapporté des revendications qui ont été reprises par les sites de l’occupation. Selon ces allégations, des partisans du Hamas auraient condamné les propos du Dr al-Zahar inventés par les sites du Fatah, et selon lesquels il soutiendrait les négociations directes !

Les médias de l’occupation et de l’autorité d’Abbas ont également lancé une diffamation quant aux positions, puisqu’ils ont prétendu qu’il y a un profond ressentiment dans les rangs des cadres du Hamas à cause de l’ingérence iranienne dans les affaires internes et sociales de Gaza.

Des observateurs pensent que cette campagne fait suite à la révélation de la traîtrise des agents d’Abbas qui ont arrêté plus de 750 personnes proches du Hamas, après l’opération d’al-Khalil qui a causé la mort de 4 sionistes, et à cause du soutien croissant à la résistance et l’augmentation de la popularité du Hamas en Cisjordanie.

09/09/

Al-Qods occupée – CPI

http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7ud9BiyHyDE82I%2fbWMiyN7UKv%2b1TtJO0xgfciAvW9%2bHT%2faJUTPuBG8OT77ivxYqrBtEutl1SnKh90kRJTbgnRY96kee3vcLQDAstou56X3Do%3d


5-4 Abou Mazen et Netanyahou

Et maintenant ?

Omar Alsoumi : les enjeux de la reprise des pourparlers entre Abou Mazen et Netanyahou.

nb Ndlr : La publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

Le président de Génération Palestine, Omar Alsoumi, était cette semaine sur France 24 pour analyser les enjeux de la reprise des pourparlers entre Mahmoud Abbas et Benjamin Netanyahou.

Imposées à une autorité palestinienne à la légitimité fragilisée par la division Cisjordanie / Gaza et Fatah / Hamas, ces négociations offrent à Israël l'occasion rêvée de se racheter une image(…)  et de faire de l'Iran la priorité de l'agenda diplomatique et militaire régional. (…)

Si nous espérons tous l'avènement prochain d'une paix négociée fondée sur le compromis historique du droit international, il est nécessaire aujourd'hui de se poser les bonnes questions...


Regardez l'émission qui a opposé Omar Alsoumi aux experts médiatiques Antoine Basbous, Ofer Bronstein, et David Khalfa :
VIDEOS

Première partie :
http://www.france24.com/fr/20100903-debat-Processus-de-paix-israelo-pale...
Deuxième partie :
http://www.france24.com/fr/20100903-debat-Processus-de-paix-israelo-pale...

06/09/2010 - 00:11

VIDEO FRANCE 24

http://www.france24.com/fr/20100903-benjamin-netanyahou-mahmoud-abbas-barack-obama-processus-de-paix



6 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

6-1 Washington veut des négociations entre Israël, Syrie, Liban, et le Hamas aussi…!

Les Etats-Unis essaient toujours de lancer des négociations de paix entre Israël d'une part, et la Syrie et le Liban d'autre part, a affirmé mardi l'envoyé spécial américain pour le Proche-Orient George Mitchell, avant la reprise des pourparlers directs
israélo-palestiniens.
"En ce qui concerne la Syrie, nos efforts continuent pour essayer de faire en sorte qu'Israël et la Syrie s'engagent dans des discussions et des négociations qui conduiraient à une paix" entre ces deux pays, "ainsi qu'entre Israël et le Liban", a déclaré Mitchell à des journalistes à la Maison Blanche.
Mitchell a réitéré mardi la volonté du président américain Barack Obama de parvenir à une paix dans toute la région, et pas seulement entre Israéliens et Palestiniens.
"Lorsque le président a annoncé ma nomination, deux jours après son arrivée au pouvoir, il a parlé d'une paix totale, et l'a définie comme (une paix) entre Israël et Palestiniens, Israël et la Syrie, Israël et le Liban, et Israël en paix avec tous ses voisins arabes, et cela reste notre objectif", a souligné l'envoyé spécial.
Par ailleurs, Mitchell a affirmé que le mouvement palestinien Hamas pourrait lui aussi à terme participer aux négociations s'il renonçait à la violence et adhérait aux principes "démocratiques".
"Nous ne nous attendons pas à voir le Hamas jouer un rôle dans ce processus immédiat" de négociations directes entre Israéliens et Palestiniens qui reprend jeudi à Washington, a déclaré Mitchell, face à des journalistes à la Maison Blanche.
"Mais comme la secrétaire d'Etat (Hillary) Clinton et moi-même l'avons dit à de nombreuses reprises (...) nous accueillerons favorablement une participation complète du Hamas et d'autres parties concernées, une fois qu'elles respecteront les conditions de démocratie et de non-violence qui sont évidemment des préalables à toute discussion sérieuse", a dit Mitchell.

01/09/2010

http://www.almanar.com.lb


6-2 Négociations : colère de la communauté palestinienne des USA contre Abbas.

Au sein de la communauté palestinienne des États-Unis, la colère s’attise contre le chef de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, dont le mandat a pris fin depuis janvier 2009.

Depuis qu’il a décidé de reprendre les négociations directes avec l’entité sioniste, à partir du 2 septembre prochain, de nombreux Palestiniens américains commencent à agir pour le destituer de sa fonction de représentant du peuple palestinien.
Selon Moussa AlHindi, qui milite en faveur du droit de retour des Palestiniens aux territoires de 1948, « Abbas va recevoir bientôt une pétition signée par des dizaines d’organisations et d’associations palestiniennes, et des centaines de personnalités, d’intellectuels, d’écrivains et de militants qui lui demandent de se démettre de ses fonctions de chef de l’Organisation de libération de la Palestine, de ne pas parler ou négocier au nom du peuple palestinien».
AlHindi a violemment fustigé aussi bien l’Autorité palestinienne ( AP) au motif que son rôle consiste à entraver le projet de libération, que les négociations directes les qualifiant de « tentative de liquider par étapes la cause palestinienne ».
« Raison pour laquelle nous devons destituer l’AP, car elle constitue une entrave américano-israélienne, et puis l’isoler populairement », a-t-il demandé, selon le site en ligne Arabs 48.
AlHindi a affirmé que la communauté palestinienne va dire clairement à l’administration américaine : « nos droits nationaux ne sont pas à vendre ni à marchander ; tout ce qui résultera des négociations patronnées par les États-Unis n’implique qu’Abbas et sa clique, mais nullement le peuple palestinien ».

31/08/2010

http://www.almanar.com.lb


6-3 Acri dénonce la discrimination contre les Palestiniens de Jérusalem-Est Les habitants palestiniens de Jérusalem-Est, secteur à majorité arabe de la Ville sainte, sont victimes d’un traitement discriminatoire de la part de la police israélienne, selon ACRI, une association israélienne de défense des droits de l’homme.

Dans un rapport publié dimanche 5 septembre, l’Association israélienne pour la Défense des droits civiques (ACRI) affirme que « les confrontations entre colons juifs et Palestiniens sont monnaie courante sans que la police israélienne prenne la défense des citoyens palestiniens ».

Pour cette ONG, les droits des Palestiniens du secteur oriental de Jérusalem, annexé en juin 1967, sont "bafoués" par les forces de l’ordre israéliennes.

Interrogatoires musclés sur mineurs

Le rapport précise que « les Palestiniens portant plainte contre les colons juifs se retrouvent en position de suspects et arrêtés, et les dossiers sur des actes de violence perpétrés par des Juifs sont clos, faute de preuves ».

Le rapport d’ACRI fait également état d’interrogatoires musclés par la police de mineurs palestiniens, parfois âgés de moins de 12 ans, au milieu de la nuit, et de la présence de caméras de surveillance dirigées vers l’intérieur des maisons privées dans les quartiers arabes de Jérusalem-Est.

Le porte-parole de la police israélienne, Micky Rosenfeld, a rejeté en bloc ces accusations. Il a simplement expliqué : « Nous sommes présents dans ces quartiers 24h sur 24 et nous réagissons à chaque incident ».

La population de Jérusalem s’élève à près de 765 000 personnes, dont quelque 495 000 juifs (65%) et 270 000 Arabes (35%). Ces derniers sont pour la plupart des Palestiniens de Jérusalem-Est.

Près de 200 000 juifs vivent dans la partie orientale de la ville, dont l’annexion par Israël n’est pas reconnue par la communauté internationale.

La majorité vit dans douze quartiers de colonisation construits depuis 1967 mais ces dernières années, l’installation de familles juives dans les quartiers à majorité arabe de Jérusalem-Est a provoqué des tensions entre juifs et arabes.

(Avec AFP)

06/09/2010

Pour en savoir plus sur le rapport : http://www.acri.org.il/eng/

http://www.secours-catholique.org/actualite/une-ong-israelienne-denonce-la,7749.html


6-4 Ehoud Barak évoque la partition de Jérusalem.

Ehoud Barak le grand naïf !

Il devrait faire attention parce qu'il à le même prénom qu'Ehoud Olmert.

Or, c'est suite à une idée géniale du même style -le partage de Jérusalem- que le pauvre Olmert a vu surgir devant son nez tout un tas de casseroles qu'il avait sans doute oublié. Olmert ignorait également que c'est justement à cause de ces "casseroles" qu'il avait été choisi comme premier ministre, ainsi que Netanyahou qui détient le pompom dans les carambouillages. Tant que les marionnettes suivent la "feuille de route" des machiavéliques, tout baigne pour eux. Sinon, on sort de derrière les fagots les vieux chiffons qui sentent pas bons et on les agite devant le nez de la foule qui lapide et du monde qui juge. Voilà comment ça se passe dans le Royaume. Selon ce qui est écrit dans le Bréviaire :

Pour arriver à de tels résultats, nous prendrons nos mesures, afin qu'on nomme des présidents ayant à leur passif un scandale..., ou quelque autre affaire louche du même genre. Un président de cet acabit sera le fidèle exécuteur de nos plans, parce qu'il craindra d'être découvert, et sera dominé par cette peur qui s'empare toujours d'un homme parvenu au pouvoir et qui désire vivement conserver les privilèges et les honneurs que lui confère sa haute charge.

Nous donnerons ce pouvoir au président responsable, qui sera comme une marionnette entre nos mains.  Protocole VI

Et si Barak n'a pas de casseroles, il finira comme Rabin ou comme Sharon. Car il ne faut pas oublier que Sharon avait désengagé Gaza, c'est-à-dire qu'il avait rétrocédé de la Terre. Et réfléchissez bien au sort qui lui est fait. Pourquoi le garde-t-ON dans cet état ? Croyez bien qu'avec les "machiavéliques", rien ne se perd. Ils connaissent très bien le "processus" de la Mort et la souffrance de l'Âme toujours prisonnière d'un corps qui n'est même plus un légume. Réfléchissez...

Si vous connaissiez vraiment CE dont on vous parle, vous seriez effrayés. Il n'y a rien de pire au monde.


6-5 Nicky Hager dévoile la plus grande base israélienne d’espionnage.

Dans « Le Monde diplomatique » de septembre, le journaliste néo-zélandais Nicky Hager dévoile l’existence d’une des plus grandes stations d’écoute de la planète sous le titre : « Ici, travaillent les espions israéliens ».
Au nom de la lutte contre le "terrorisme", nombre de pays ont déployé des systèmes d’écoute, en dehors de tout contrôle judiciaire. Le réseau Echelon, le plus célèbre d’entre eux, associe notamment les Etats-Unis, le Royaume-Uni, le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande.
A une trentaine de kilomètres de la prison de Beer-Sheva — où les passagers de la « flottille pour Gaza » furent brièvement détenus après l’assaut sanglant du 31 mai dernier —, en direction de la bande de Gaza, se trouve l’installation d’espionnage la plus importante d’ « Israël ».
Cette base, jamais dévoilée jusqu’ici, est constituée de lignes d’antennes satellites interceptant en secret appels téléphoniques, courriers électroniques et autres types de communications émis du Proche-Orient, d’Europe, d’Afrique et d’Asie .

Interceptant les communications téléphoniques et les échanges de données qui transitent par satellite au-dessus de la région, ainsi que sur certains câbles sous-marins en Méditerranée, cette station est pilotée par l’Unité 8200, une structure de renseignement peu connue, bien que dotée de moyens très importants.
Le magazine cite une ancienne soldate qui a servi à la base, et qui a déclaré au Monde Diplomatique que des puissants ordinateurs sont « programmés pour détecter certains mots et chiffres » dans les conversations téléphoniques, des emails, et d’autres formes de communication .
Les données déchiffrées sont relayées pour traitement à une base de l’unité 8200 près d’Herzlia (au nord de « Tel-Aviv »), puis sont transmises au Mossad et aux unités de Tsahal .
L’ancienne soldate précise que son travail consistait à intercepter les appels téléphoniques et les emails en anglais et en français. « C’était un travail très intéressant, qui était axé sur la localisation et l’identification de « communications non routinières », toujours selon le magazine.
Le travail d’espionnage s’effectue majoritairement depuis cette installation située aux abords du désert du Néguev, à environ deux kilomètres au nord de la colonie d’Ourim.
Nos informateurs ont travaillé dans le milieu du renseignement israélien, et connaissent cette base de première main.
Ils décrivent des lignes d’antennes satellitaires de tailles variées et, de part et d’autre de la route 2 333 qui conduit à la base, des bâtiments et des baraquements. De hauts grillages, des barrières et des chiens protègent le domaine.
Comme chacun peut le constater sur Internet, les images satellites de ce lieu ne sont pas brouillées. L’œil averti y distingue sans peine tous les éléments caractéristiques d’un poste de surveillance électronique. Un grand cercle dans les champs indique l’emplacement d’une antenne de recherche de direction (HF/DF), destinée à l’observation maritime .
La base d’Ourim fut établie il y a des décennies afin de surveiller les communications internationales transitant par le réseau satellitaire Intelsat, relais téléphonique majeur entre différents pays. Son activité s’étendit aux liaisons maritimes (Inmarsat), puis grossit rapidement(...)

06/09/2010

Le Monde Diplomatique


Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19



11/09/2010

n° 499 - Irak nouvelle ère - 10/09/10 : - : Début:- : L'Irak dit retrouver sa souveraineté.


 n° 499  - Irak nouvelle ère - 10/09/10 : - : Début:- : L'Irak dit retrouver sa souveraineté.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre


Irak- Nouvelle ère

n° 499                                                      10/09/10

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le " Dossier d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) Sur le site de Eva Resis   :  no-war.over-blog.com  

c) Sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com    

d) Sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dir...

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :  

Tiré à part

L'Irak dit retrouver sa souveraineté.

L'Irak signe un premier contrat avec une société de sécurité française.

La guerre est finie, les ventes d'armes US décollent.

Le département américain du Commerce effectuera une mission commerciale en Irak.

  Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Daniel Vanhove : Tenter de démêler le vrai du faux, au fil de l’info…

1-2 Charles-André Udry, : USA : les fausses fenêtres d’un départ.

Suite

1-3 Le bilan SELON des médias pro-USA.

1 La guerre de l'Irak a coûté (ndlr : jusqu’à présent) 709 milliards de dollars aux contribuables

2 Des milliards de dollars ont été gaspillés dans la reconstruction en Irak.

3 Nouri al-Maliki : «L'Irak devient aujourd'hui un pays souverain».

4 Irak : une nouvelle aube ?

5 Abir Taleb : Un pas vers l’inconnu.

6 Salam al-Khavaji : Les Irakiens redoutent une déstabilisation accrue après le retrait de l’armée américaine.

2 Les Brèves

2-1    Conflit interne Bagdad-Kurdistan pour le partage de la manne pétrolière…

2-2    Affaire « Pétrole… sans nourriture »

3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

3-1 Gilles Munier : Tarek Aziz peut enfin parler.

Fin

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4-1 Après l'Irak, Obama veut "reconstruire" l'Amérique.

4-2 Irak. Fiasco historique.

4--3 7 ans après la chute de Saddam, quel bilan pour les forces américaines ?

6 Annexe

Pierre De Boishue : La ruée vers l'or noir.


Avant propos

Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- pour désigner les résistants qui osent leur résister...



Tiré à part

L'Irak dit retrouver sa souveraineté.

L'Irak a dit avoir retrouvé sa souveraineté avec la fin des opérations de combat américaines, mardi, s'estimant à même de relever tous les défis pour sa sécurité qui pourraient lui être lancés à l'avenir.

Les effectifs américains sont tombés aux alentours de 50.000 hommes avant la date du 31 août retenue par Barack Obama pour la fin officielle de la mission de combat américaine en Irak.

Le président américain devait solenniser l'événement par une allocution, à 00h00 GMT, en direct du bureau ovale de la Maison blanche. Ce ne sera que la seconde allocution de ce genre depuis son investiture à la Maison blanche, en janvier 2009.

"L'Irak est aujourd'hui souverain et indépendant", a assuré le Premier ministre irakien, Nouri al Maliki, à ses compatriotes lors d'une allocution télévisée.

"Nos forces prendront la tête des opérations visant à assurer la sécurité, à préserver le pays et à éliminer toutes les menaces auxquelles doit résister le pays, à l'intérieur ou à l'extérieur", a ajouté Maliki.

"Avec l'accomplissement du retrait des troupes, nos relations avec les Etats-Unis entrent dans une nouvelle phase, celle entre deux pays égaux et souverains", a-t-il souligné.

La date du 31 août est en grande partie symbolique, car les soldats américains en Irak n'étaient plus depuis quelque temps sur le front et se consacraient déjà à l'entraînement et à la formation des policiers et soldats irakiens.

Les 50.000 hommes qui vont y rester jusqu'à la fin 2011 constituent toutefois une force militaire de premier plan en cas de besoin.

LE BAAS PARLE DE DÉFAITE DES TROUPES US

Le vice-président américain, Joe Biden, s'est rendu lundi à Bagdad pour marquer sur place l'arrêt de la mission de combat et exhorter les dirigeants irakiens à accélérer la formation d'un nouveau gouvernement.

Près de six mois après les législatives du 7 mars, l'Irak ne s'est toujours pas doté d'une nouvelle équipe gouvernementale.

"En dépit de ce que dit la presse nationale sur la poursuite des violences, la vérité, c'est que la situation est très très différente. La situation est bien plus sûre", a déclaré Biden à Maliki mardi, avant qu'ils aient un entretien à huis clos.

Le parti Baas de l'ancien dictateur Saddam Hussein a estimé que l'annonce de la fin de la mission de combat américaine était la conséquence d'attaques "dévastatrices" contre les troupes américaines menées par des "résistants" irakiens.

"Ils se sont retirés à force d'échecs et de défaites, par les mêmes routes qu'ils avaient empruntées pendant leur invasion", dit le Baas dans un communiqué diffusé par certains sites internet irakiens. "La fin de la mission de combat américaine est une vaine tentative de sauver la face (...)".

Nombre d'Irakiens espéraient que les élections du 7 mars augureraient d'une ère de stabilité.

Au lieu de cela, le scrutin risque plutôt d'aggraver les tensions entre communautés si l'alliance interconfessionnelle Irakia de l'ex-Premier ministre Iyad Allaoui est tenue à distance du pouvoir par les factions politiques chiites.

"Je vous ai promis que le conflit intercommunautaire était derrière nous. Nous ne permettrons pas qu'il reprenne. Les Irakiens vivront ensemble comme des frères", a cependant assuré Maliki dans son allocution.

31 août,

http://fr.news.yahoo.com/4/20100831/tts-irak-usa-ca02f96_...

 

L'Irak signe un premier contrat avec une société de sécurité française

02-09

L'Irak a signé jeudi pour la première fois un contrat avec une entreprise privée de sécurité française, Gallice, portant sur la sécurisation de l'entrée du ministère des Affaires étrangères à Bagdad,

http://www.lepoint.fr/bourse/l-irak-signe-un-premier-cont...

 

La guerre est finie, les ventes d'armes US décollent

http://washington.blogs.liberation.fr/.a/6a0120a56c88fb970b0133f3778fcf970b-piL’Irak s’apprête à acheter pour 13 milliards de dollars d’armes et équipements militaires américains, rapporte USA Today ce mercredi. Au moment où Barack Obama célèbre le retrait des troupes de combat américaines, les Etats-Unis négocient avec les autorités irakiennes des contrats géants d’équipements qui feront de ce pays « l’un des plus grands clients au monde » de l’industrie militaire américaine, souligne USA Today. Sur ces 13 milliards de dollars, la moitié sont des contrats déjà finalisés, précise le quotidien, l’autre est toujours en cours de négociation. La liste de course irakienne comprend notamment 140 chars M-1, que les Irakiens ont vu à l’œuvre (à leurs dépens) lors de la guerre du Golfe. Au-delà de ces 13 milliards de dollars, l’armée irakienne a aussi demandé aux Etats-Unis 18 chasseurs F-16, un autre programme de 3 milliards de dollars qui doit encore être approuvé par le Congrès.

Encore équipée de vieux chars soviétiques, l'armée irakienne a été saignée par la guerre contre l'Iran et la guerre du Golfe, puis empêchée de se rééquiper par les sanctions de l'ONU contre le régime de Saddam Hussein, rappelle USA Today. Elle a grand besoin de se reconstituer, et les Etats-Unis sont là -aussi- pour ça.

http://washington.blogs.liberation.fr/great_america/2010/09/irak-la-guerre-est-finie-les-ventes-darmes-us-se-portent-mieux-que-jamais.html

Le département américain du Commerce effectuera une mission commerciale en Irak.

Le département américain du Commerce a annoncé mercredi qu'il effectuera une mission commerciale historique en octobre en Irak, la première du genre depuis la fin des missions de combat américaines dans le pays.

Francisco Snchez, sous-secrétaire au Commerce chargé du Commerce international, dirigera la mission en compagnie des repré sentants de 15 compagnies américains, dont Boeing et General Electric, a indiqué un le ministère dans un communiqué.

Le développement intervient un jour après l'annonce de la fin officielle des opérations de combat en Irak par le président amé ricain Barack Obama. Ce dernier a affirmé que les Etats-Unis ont tenu parole et qu' "il est temps de tourner la page".

"Les relations bilatérales irako-américaines entrent dans une nouvelle phase d'engagement commercial," a indiqué Snchez. "La mission commerciale mettra en contact les compagnies américaines et irakiennes dans un partenariat pour la reconstruction de l'économie irakienne. Cette mission sera économiquement et commercialement bénéfique aux compagnies américaines et irakiennes ainsi qu'aux citoyens d'Irak".

Le département considère la mission, la 24ème mission commerciale depuis l'annonce d'Obama de l'Initiative nationale sur les exportations (NEI) durant son discours sur l'état de l'Union cette année, comme de nouvelles opportunités pour aider les compagnies américaines à accroître leurs exportations et à créer des emplois aux Etats-Unis.

"Cette mission apporte de l'expertise d'affaires dans le pays à un moment crucial et permettra aux compagnies américaines de se positionner pour entrer et étendre leur présence en Irak," a expliqué Snchez.

La mission offrira aux participants américains une étude de marché de première main et un accès aux décideurs gouvernementaux. En outre, les rencontres en tête-à-tête seront arrangées avec des potentiels agents, des distributeurs et des partenaires, selon le département.

Le gouvernement américian voit des grosses opportunités pour une hausse du commerce et des investissements en Irak, dont le Produit intérieur brut (PIB) a plus que doublé depuis 2006, grimpant de 57 milliards de dollars à 112 milliards de dollars en 2009.

2010-09-02 09

http://french.cri.cn/781/2010/09/02/301s227055.htm



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

1-1 Daniel Vanhove : Tenter de démêler le vrai du faux, au fil de l’info…

La concentration des médias dominants entre les mains de quelques groupes privés est un réel danger pour la démocratie. Et si certains citoyens commencent à le comprendre, il n’en demeure pas moins que ces médias continuent à faire la pluie et le beau temps, en fonction des intérêts qu’ils poursuivent. Intérêts économiques la plupart du temps, mais intérêt idéologique également, puisque par la pérennité de leur idéologie, les intérêts économiques poursuivis pourront se développer d’autant plus aisément.

Ainsi, ces derniers mois, que ne lit-on, n’entend-on ou ne voit-on dans ces mêmes médias, à propos de la situation au Moyen-Orient !?

Entre les menaces – supposées – d’un Iran nucléaire et celles – réelles – d’une déflagration majeure qu’entraînerait son attaque ; le retrait d’Irak de l’armée américaine n’y laissant plus « que » 50.000 hommes malgré la recrudescence des attentats dans un pays qu’ils ont ruiné ; le Pakistan dévasté par les inondations mais secouru par largage de colis humanitaires par ceux-là mêmes qui en poursuivent le bombardement avec leurs drones ; l’accrochage meurtrier à cause d’un arbre à la frontière libanaise, ou encore la polémique suscitée par la reprise des pourparlers directs entre un 1er ministre sioniste allié à une extrême droite profondément raciste et un président palestinien agissant sans mandat… comment s’y retrouver ?

Devant le flot d’informations apparemment contradictoires, ces mises en scène – car, c’est bien de cela dont il s’agit – visent pourtant toutes le même objectif : asseoir et conforter encore et toujours la loi du plus fort, de la pensée dominante et tenter de brimer la voix des peuples bien que majoritaire mais privée de moyens équivalents pour se faire entendre, aux seules fins d’en tirer un maximum de profits.

Ainsi, lorsqu’en l’espace de quelques jours sont exploitées l’image de la jeune Aisha défigurée, celle de Sakineh qui risque la lapidation, ou tout récemment celle d’Ebrahim, jeune homosexuel menacé de pendaison, afin de mobiliser l’opinion publique à l’encontre des régimes politiques qui utilisent de telles méthodes, ne devrait-on pas s’interroger sur l’absence de mobilisation de cette même opinion face aux massacres quotidiens auxquels s’adonnent nos « forces coalisées » dans ces mêmes pays qu’elles prétendent vouloir « libérer » et qui ne font l’objet que d’un entrefilet dans les médias ?

Au-delà des drames qu’ils constituent, cette focalisation sur ces cas particuliers, scrupuleusement identifiés, n’est-elle pas une manipulation pour nous donner bonne conscience et nous indiquer ainsi que malgré nos interventions à coup d’armes de destruction massive contre des populations démunies de l’élémentaire – eau, électricité, nourriture, habitat, médicaments, soins – nous n’aurions pas perdu notre sens altruiste – et qui à vrai dire, escamote de la sorte notre mentalité toujours imprégnée d’un esprit colonial ? Nous soucier soudain de ces cas parmi des milliers d’anonymes que nous ignorons la plupart du temps nous dédouanerait-il de nos méfaits et de notre indifférence coutumière !? Nous sauverait-il notre restant d’âme !? La belle affaire ! Et surtout, la magistrale hypocrisie : il est effectivement plus facile de brandir ces cas particuliers et d’ignorer la loi du grand nombre que l’on continue à asservir et massacrer avec nos redoutables technologies… au point d’en rendre impossible par la suite l’exploitation des corps déchiquetés, pulvérisés, méconnaissables en Une de magazines à sensations… Nous voilà de la sorte, parvenus à stigmatiser sans sourciller, la « barbarie » de l’un ou l’autre cas… pour mieux cacher la nôtre qui poursuit ses largages de bombes à fragmentation, au phosphore, à l’uranium appauvri quand ce n’est pas ses mines antipersonnel qui continueront à tuer des innocents une fois que nos « boys » auront plié bagages et rentreront au pays en héros, fiers du « travail accompli ». Se sentir appartenir à cette société-là ne tient plus d’un mauvais rêve, mais d’un vrai cauchemar !

L’autre évènement qui devrait retenir notre attention dans la manipulation de l‘information est la dernière attaque de la résistance palestinienne à l’encontre de quatre colons israéliens dans la région de Hébron, au sud de la Cisjordanie. Comme toujours dans pareil cas, l’information qui nous est relayée en boucle souligne la sauvagerie de l’agression face au chagrin inconsolable de la communauté endeuillée. Nulle part n’entendrez-vous que quelques heures auparavant, une poignée de colons de cette même région de Hébron a mitraillé une dizaine de Palestiniens travaillant dans leurs champs. Après tout, ce fait divers est courant sinon quotidien. Et que sont ces Palestiniens, autrement dit ces Arabes, face aux pieux israéliens établis là pour expier nos crimes et « parce que Dieu leur a donné cette terre » !? Et nulle part non plus, n’est signalé que Hébron est probablement la ville palestinienne où sévissent les colons les plus radicaux que l’on puisse trouver en Palestine – en vérité, de vrais timbrés ! Tous ceux qui se sont rendus dans la région peuvent en témoigner. Comme nulle part non plus n’est rappelé par ces médias tellement consciencieux que TOUTES les colonies ont été déclarées illégales par l’ONU. En revanche, il ne faut pas longtemps pour qu’ils insistent sur le soutien de cette action par les diverses organisations de résistance – traitées, cela va sans dire, de « terroristes » – et dans le même temps, sa condamnation par les autorités officielles… s’abstenant de blâmer la présence de ces colons à cet endroit !

Et à bien lire ces condamnations répétées, que peuvent encore faire les Palestiniens ?

- Ils ne peuvent ni fomenter des attentats kamikazes à cause du risque de tuer des civils – nous seuls y sommes autorisés avec nos armes redoutables… sous prétexte d’apporter la « civilisation » en pays barbares ;

- Ni envoyer des roquettes à l’aveugle, lié au même risque de tuer des civils – nous seuls sommes habilités pour ce genre d’opération et à l’aide de nos drones… nous ne laissons que des « dommages collatéraux » ;

- Ils ne peuvent pas s’opposer au vol de leurs terres par la poursuite de la construction du Mur – qu’une large majorité de pays a bien décrété comme illégale, via la Cour Internationale de Justice de La Haye en 2004… mais dont nous sommes toujours incapables d’ordonner l’arrêt ;

- Il leur est interdit de s’armer pour se défendre d’une occupation que la Communauté internationale reconnaît pourtant comme illégale à travers de multiples Résolutions onusiennes… inappliquées ;

- Sans parler de Gaza, ce laboratoire où ils sont encagés tels des rats, et où l’occupant y expérimente le pire, les obligeant d’ailleurs à creuser des galeries pour survivre sans qu’aucun Etat occidental n’ait le courage de condamner sans la moindre ambiguïté l’entité sioniste pour l’ignominie de ses crimes ;

- Ils peuvent tout au plus défiler pacifiquement, et encore, en évitant le jet du moindre caillou vers l’armée d’occupation… sous peine de finir dans les geôles israéliennes pour quelques années ;

- Et ils sont en outre, priés de garantir la sécurité de l’occupant en traquant tous ceux qui veulent lui résister – ce à quoi s’emploie très bien les représentants de l’autorité palestinienne du président non élu M. Abbas… transformés ainsi en collabos actifs.

Et derrière les blabla d’un processus-de-paix-de-papier, à quoi assiste-t-on ? A rien d’autre que la poursuite quotidienne de la colonisation de la Palestine par l’entité sioniste avec à la clé, un énième round de négociations dont tout le monde sait que les dés sont pipés d’avance. L’âne palestinien Abbas pousse donc son vieux museau vers le bœuf Netanyahu dont il sait ne rien devoir attendre. Pourquoi l’âne, me direz-vous ? Parce qu’il n’y a qu’un âne que l’on fait avancer avec une carotte d’une main, et le bâton US de l’autre ! Et pourquoi le bœuf alors ? Parce que le 1er ministre sioniste me semble en avoir l’attitude grossière. Mais cette fois, ceux-là ne seront pas penchés sur un nouveau-né. Ils ne pourront que constater l’avortement programmé d’un Etat croupion qui ne s’établira jamais sur les quelques parcelles émiettées que lui destine l’occupant obtus du bout de ses naseaux.

4 septembre 2010

Daniel Vanhove Observateur civil
02.09.10
http://www.legrandsoir.info/Tenter-de-demeler-le-vrai-du-...


1-2 Charles-André Udry, : USA : les fausses fenêtres d’un départ.

Mardi 31 août 2010, officiellement, le président des Etats-Unis a «mis fin aux opérations de combats» en Irak. Obama déclarait à cette occasion: «C'est dans ce bureau que le président Bush a annoncé le début des opérations militaires en Irak, voici sept ans et demi. (...) Ce soir, je déclare que les missions de combat américaines sont terminées. C'est la fin de l'opération «Liberté en Irak.» Le nombre de soldats a été réduit à 50’000. Le retrait définitif devrait – le conditionnel est de rigueur – intervenir en 2011.

Les troupes états-uniennes devraient demeurer en Irak, avec pour mission, selon Barack Obama, de «poursuivre les restes d'Al-Qaïda, protéger les services américains et, alors que les Irakiens feront des progrès politiques, d'entraîner les forces de sécurité irakiennes».

Obama a moins insisté sur le déplacement des troupes états-uniennes vers l’Afghanistan. La «stratégie de sortie» de ce pays, annoncée en mars 2009, a du plomb dans l’aile. Suite au limogeage, en juin 2010, du général Stanley McChrystal et son remplacement par un ancien de l’Irak, le général David Petraeus, le général français Vincent Desportes ne faisait pas dans la nuance: «La situation n'a jamais été pire. La doctrine de contre-insurrection traditionnelle, telle que l'a engagée McChrystal depuis un an, avec un usage restreint de l'ouverture du feu, des moyens aériens et de l'artillerie pour réduire les dommages collatéraux, ne semble pas fonctionner.» (Le Figaro, 8 juillet 2010). Le 4 juillet 2010, Petraeus jugeait la situation «fort critique».

Compter sur un gouvernement solide à Kaboul, sur un affaiblissement militaire substantiel des talibans, sur une collaboration étroite comme efficace avec l’armée pakistanaise, voilà trois piliers vermoulus d’une stratégie. Le calendrier de la Maison Blanche risque de n’être pas respecté. Les premiers signaux sont déjà lancés. La population afghane, elle, connaît les affres de celle de l’Irak.

Hormis le spectacle donné par Obama dans son nouveau «bureau ovale», il reprenait un engagement formel et un accord que G.W. Bush avait dû signer en novembre 2008, sous la pression d’une impasse de plus en plus tangible: un accord SOFA (Status of Forces Agreement). C’est-à-dire, un accord réglant juridiquement – après l’échec du «rétablissement de la démocratie», de la «reconstruction d’une nation» arguments utilisés depuis le XIXe siècle afin de justifier les opérations coloniales – la présence des troupes américaines, en l’occurrence, dans un pays étranger, dans ce cas l’Irak. Obama n’a rien inventé. Il a simplement ajusté cet accord SOFA. Rien d’historique.

Une guerre qui n’est pas terminée

Le 23 août 2010, le vice-président Joe Biden déclarait devant le Congrès des «Veterans of Foreign Wars» – «Les anciens combattants des guerres à l’étranger» : «C’est la politique, pas la guerre, qui a détruit l’Irak». Joe Biden met l’accent sur la création d’une «force de sécurité irakienne» de 650'000 hommes, «prenant la tête de la défense et de la protection du pays».

Le 31 août 2010, au son des flonflons – dans les murs mêmes du plus grand palais de Saddam Hussein, couverts de drapeaux états-uniens et irakiens – les généraux obéissant (?) à l’administration démocrate organisaient la transition de l’ «Operation Iraqi Freedom» à l’«Operation New Dawn». En français «L’opération aube nouvelle». On rêve.

La «violence» diminue selon Biden, même si «les derniers jours les attentats se sont multipliés». Il ne faudrait pas oublier que la première guerre (attaque aérienne dès janvier 1991), puis les sanctions, puis la guerre de 2003, puis l’occupation ont plongé l’Irak dans le chaos. La société n’a cessé, depuis lors, de se déliter. Cinq mois après les élections de mars 2010, le gouvernement n’est toujours pas en place. Les «conflits d’influences», les luttes entre de multiples «réseaux de pouvoir» dominent, sur un arrière-fond d’affrontements pour le contrôle, direct ou indirect, des ressources pétrolières et aussi pour l’obtention de diverses rentes locales ou régionales, liées à un clientélisme labyrinthique. A cela s’ajoutent les détournements des «fonds d’aide». Ils tombent certes dans les proches de sociétés occidentales, mais aussi des «chefs» irakiens. On est loin d’une nouvelle «aube», d’une «nouvelle aurore».

Anthony Cordesman écrivait dans une étude du Center for Strategic and International Studies (csis.org), le 18 août 2010, que «la guerre d’Irak n’est pas terminée, et elle n’est pas gagnée».

La situation actuelle est certes différente, mais en substance aussi critique qu’en 2003. Ne serait-ce que sous l’impact de: 1° la crise socio-économique mortifère; 2° cette «guerre civile» de basse intensité qui se poursuit sur fond de chapelets d’alliances et heurts entre «chefferies» reflétant le morcellement du pays et de la société; 3° la crise structurelle de direction politique du pays ; 4° des interventions de divers pays pas (Iran) ou mal contrôlés par les Etats-Unis et/ou jouant leur propre carte, tout en étant un allié officiel de Washington (de l’Arabie Saoudite à la Turquie); 5° une exploitation des champs pétroliers très éloignée de leur potentiel effectif et donc de la «rente» envisagée en 2004-2005 ; 6° du «danger» pour le Etats-Unis que la Chine prenne une place de choix, demain, dans l’extraction du pétrole irakien. En effet, la Chine a passé un contrat de 3 milliards de dollars pour le champ pétrolier d’Ahdab dans la province de Wasit (sud-est) et, en alliance avec BP, China National Petroleum Corporation a obtenu un autre contrat afin d’exploiter le champ de Rumaillah.

Cordesman conclut, dès lors, qu’un délai de 5 à 10 ans, au minimum, est nécessaire «pour obtenir une relative sécurité et stabilité».

Le «retrait des troupes» relève d’une formule de relation publique. Les 50'000 soldats sont rebaptisés «Brigades de conseils et d’assistance». Sur la chaîne de télévision CNN, le 22 août 2010, le général Ray Odierno, patron des troupes états-uniennes en Irak sur le départ, répondait sobrement à la question de savoir si ce «retrait» marquait la fin des combats: «Non». Il avançait la date de 2020 pour un possible retrait. A «ses» soldats, il faut ajouter des dizaines de milliers «d’hommes assurant la sécurité» – des mercenaires – qui sont sous contrat avec des «firmes de sécurité». Selon le New-York Times du 19 août 2010, le Département d’Etat (Hillary Clinton) envisage de doubler ses propres «gardes privés», en vue de développer un réseau de surveillance, avec radars, drones, forces d’interventions rapides.

Un coup d’œil dans le rétroviseur

Cette guerre pas terminée dure depuis sept ans. Elle continuera. Ses formes et modalités ont changé et vont encore changer.

Le nombre de soldats états-uniens tués: 4416.

Le nombre d’Irakiens tués et décédés suite aux guerres et surtout à leurs «effets collatéraux»: plus d’un million. Ces chiffres doivent être retenus lorsque des médias et analystes parlent de «rétablissement de la démocratie» et de lutte «pour les droits humains».

L’Irak était et est un objectif géo-stratégique ainsi que pétrolier pour les Etats-Unis. Le porte-parole du Département d’Etat, Philippe Crowley, sur Fox News, le 19 août 2010, déclarait: «Nous avons lourdement investi en Irak et nous devons tout faire pour préserver cet investissement afin d’intégrer l’Irak, avec les pays voisins, afin d’aboutir à une situation beaucoup plus pacifiée qui serve leurs intérêts, aussi bien que nos intérêts».

Avec un regard un peu plus historique, la guerre contre l’Irak – de fait contre sa population – dure depuis 1991. Les «esprits» journalistiques semblent cryogénisés.

Antérieurement, le régime dictatorial de Saddam Hussein a été massivement soutenu, militairement et financièrement (crédits d’armement, entre autres), par les principaux pays impérialistes: des Etats-Unis à la Grande-Bretagne, en passant par la France. Un soutien dynamique pour permettre une guerre de huit ans contre l’Iran, terrifiante pour les populations et les soldats. Le régime chiite de Khomeini apparaissait, alors, comme le danger majeur pour les monarchies pétrolières du Golfe, très proches aux Etats-Unis. Cette aide militaire massive va conduire à un endettement du régime de Saddam Hussein. La dette dépassait les revenus issus de la rente pétrolière. La nationalisation du pétrole datait de 1973. La rente tirée non seulement a été mal gérée, mais a été utilisée selon les exigences d’un régime de plus en plus autocratique et dictatorial.

La situation financière était si dégradée, fin des années 1980, qu’elle pouvait faire basculer le régime dans les filets des agences financières internationales, telles que le FMI. Avec ce que cela impliquait comme «ouverture de l’économie irakienne», donc de perte de contrôle sur les ressources primaires, et, fort probablement, de «rétrécissement» – pour ne pas dire de chute – du pouvoir «clanique» de Saddam Hussein.

C’est alors que, suite à des provocations du Koweït – bien établies aujourd’hui – portant sur les réserves pétrolières frontalières [1], les troupes du dictateur envahissent la monarchie fort peu démocratique du Koweït. Saddam Hussein veut mettre la main sur le coffre-fort koweïtien, pour réduire la pression de la dette.

Dans cette opération, une sorte de feu vert lui a été donnée par l’ambassadrice des Etats-Unis, Madame April Glaspie. Elle lui a laissé entendre, en 1990, qu’une telle opération ne susciterait pas de riposte américaine. Par cette initiative suicidaire, Saddam Hussein révélait le type d’aveuglement propre à un dictateur de cette nature, mégalomane autiste. Cet épisode ressort bien dans l’ouvrage de Pierre-Jean Luizard, chercheur au CNRS (France), intitulé: Saddam Hussein: interrogatoire par le FBI (Inculte Editions, février 2010).

Aujourd’hui, diverses études menées en Irak, indiquent que, sans l’appui alloué par les puissances impérialistes occidentales au cours des années 1980, la position de Saddam Hussein aurait été beaucoup plus fragile à l’intérieur de l’Irak. Le régime était de plus en plus isolé.

En outre, l’arsenal constitué grâce à l’aide occidentale s’est transformé en un argument de propagande militaire pour justifier cette guerre. Ne «disposait-il pas d’armes de destruction massives» ? Tony Blair le laisse encore entendre dans sa toute récente opération financière concrétisée par la publication de ses mémoires intitulées: The Journey.

Obama entre le chômage et la guerre

La représentation donnée dans le «bureau oval» par Obama camoufle la situation dans laquelle se trouvent plongés, en Afghanistan et en Irak, les Etats-Unis ainsi que l’administration démocrate. Elle possède, peut-être, une charge de propagande qui se veut efficace – en fait, assez affligée – avant les élections de mi-mandat, le 2 novembre 2010. Ces dernières se dérouleront dans un climat de morosité économique et d’explosion du chômage, entre autres de longue durée. La baisse des salaires pour celles et eux qui trouvent un nouvel emploi, souvent précaire, est relevée par toute la presse économique.

Les sondages placent Obama au plus bas depuis 18 mois: selon la chaîne NBC, 62% des personnes interrogées pensent qu’Obama s’est engagé sur une fausse voie dans divers domaines.

La droite républicaine et des forces hors de l’appareil républicain construisent un secteur très «droitisé» de ladite opinion publique. Les dernières analyses sociologiques montrent qu’un cinquième des participants au mouvement protéiforme «Tea Party» ont des revenus de 100'000 dollars par an. Mais 72% disposent de 50'000 dollars. Un revenu qui n’est certes pas celui des couches salariées très moyennement rétribuées aux Etats-Unis. Toutefois, ces couches présentes dans des regroupements vivaces réactionnaires ne constituent par la strate supérieure, pour reprendre une classification propre à la sociologie américaine. Cependant, elles occupent une place significative dans la dialectique politico-médiatique actuelle, quelque deux mois avant les élections. De plus, le mouvement «Tea Party» est subventionné par quelques grandes fortunes, comme l'a rapporté le magazine The New Yorker: le plus connu, Rupert Murdoch, magnat des médias (Fox News). Mais aussi – ce qui a étonné des «libéraux» de New-York – les frères David et Charles Koch, parmi les premières fortunes des Etats-Unis. Ils contrôlent des raffineries en Alaska, Texas, Minnesota, des milliers de kilomètres d'oléoducs, les textiles synthétiques Lycra (sous-produit du pétrole). Ils s'opposent à toutes les mesures visant à réglementer, un tant soit peu, l'industrie pétrolière et les émissions de CO2. Cette opposition – qui a d'autres appuis, certes – est un des facteurs expliquant le blocage de la plus que modérée Energy Bill d'Obama. Le «Tea Party», sur ce terrain, leur est utile.

La confusion suscitée par la politique bipartisane d’Obama – faite de concessions permanentes, au rabais, au nom d’un réalisme pragmatique – facilite la tâche de diverses forces ultra-réactionnaires. Une politique plus déterminée – ne serait-ce que de type semi-keynésien bourgeois – est, de fait, réclamée par des couches populaires durement frappées par la crise sociale. Y compris, par une partie de celles et ceux attirés par des mouvements du genre «Tea Party». Des enquêtes révèlent qu’une partie d’entre eux attend une action de l’état, au moins à l’échelle de leur «Etat» (canton). Dans des régions comme la Californie, les organisations charitables ont vu exploser par trois ou quatre le nombre de personnes qu’elles nourrissent ou abritent. Elles ne peuvent plus faire face.

Un pays dévasté

Pour revenir à la situation en Irak, elle semble fort complexe, pour utiliser un euphémisme. Myriam Benraad, chercheuse au CERI, sur le site Mediapart, explique à propos de «l’échec militaire et politique américain»: «Il y a plusieurs dimensions. Les Etats-Unis se sont un peu naïvement appuyés sur les tribus qui, à l'époque, vu la lassitude de la population face aux exactions d'Al-Qaïda, avaient emporté un certain succès. Mais en contrepartie, elles ont été lourdement armées et financées. Fin 2008, il y a eu un essai de transfert de ces forces tribales vers le gouvernement, les tribus demandant leur intégration aux nouvelles forces de sécurités, ce qui a été très limité, avec des salaires versés au compte-gouttes. Cela a incité un certain nombre de membres, de ce que l'on appelle le «conseil du réveil», à rejoindre les rangs du soulèvement. Dans certaines provinces d'Irak, des conseils ne reçoivent plus aucune rémunération, et ce depuis plusieurs mois. En retour, ils sont payés par Al-Qaïda.

Dans le même temps, les succès des nouvelles forces de sécurité ont surtout été dus au soutien américain, financier ou logistique. Or, depuis le transfert de responsabilité au sein du gouvernement, ces forces manquent de moyens, comme on peut le voir lorsque l'on examine le budget adopté en février dernier. On soupçonne en outre une partie de ces forces d'être restées proches de leurs anciennes milices, et il n'y a pas vraiment d'esprit de corps.

Et puis, il y a le contexte politique, avec l'absence d'un Etat fonctionnel et de directives claires. Le double échec des Américains, c'est d'avoir confondu depuis 2003 le changement de régime et la destruction de l'Etat irakien. Cela a débuté très tôt, avec le démantèlement de l'armée, les campagnes de «débaassification». Sept années après, l'Etat n'a pas réussi à se reconstruire, et la classe politique irakienne est totalement déchirée, dans l'incapacité de recréer un pacte national.

La stratégie américaine n'a cessé de changer, et a été essentiellement conjoncturelle. C'est le manque de vision depuis 2003 qui a précipité l'échec.» On peut discuter cette analyse.

Toutefois, un fait est certain. Myriam Benraad le met bien en lumière: « Le citoyen ordinaire vit dans un grand dénuement, n'a ni l'électricité ni l'eau courante. Beaucoup d'Irakiens attestent qu'autant certains progrès avaient été réalisés en 2007-2008, autant depuis 2009, les choses n'ont fait que se dégrader, avec des situations sanitaires catastrophiques dans certains endroits, avec notamment des épidémies de choléra, des zones complètement laissées à l'abandon, sans infrastructures. Une partie des Irakiens en viennent d'ailleurs clairement à regretter le temps de Saddam Hussein, où ils mangeaient à leur faim, et pouvaient emmener leurs enfants à l'école sans risquer de mourir en route.» Ce qui explique, selon divers journalistes présents en Irak, que ce «départ partiel» des troupes des Etats-Unis n’a pas attiré l’attention des «simples citoyens» irakiens. La majorité a d’autres préoccupations.

Une société émiettée

Parfois des analogies sont faites avec le Liban. Mais, ce type d’analyse oublie que la «Constitution» de 1941, mis en place par le général Catroux, a abouti à la création d’un système de «confessionnalisme politique». Ce dernier a peu à voir avec le système politique qu’ont tenté de bâtir les administrations états-uniennes en Irak. A

u-delà des histoires diverses de ces deux pays, il suffit de faire référence: à la place géostratégique de l’Irak, à ses ressources pétrolières, à la question Kurde, aux forces chiites différentes et à leurs relations plus ou moins accentuées avec l’Iran. De plus, la relation spatiale et politique entre les forces dites confessionnelles et les régions renvoie au contrôle de richesses, avant tout pétrolières, mais pas seulement. Il y a l’accès à des ports (au sud) ou à des routes d’exportations. Le pétrole de la région Kirkouk est exporté vers la Turquie, sous le contrôle du pouvoir régional de Barzani et Talabani. Ils disent vouloir faire de leur région un Koweït irakien ! Sans même mentionner, la configuration présente des «acteurs» politiques et économiques à l’échelle régionale et mondiale, à un moment de basculement des rapports de forces économiques entre certains pays «émergents» et ceux «des centres».

L’administration américaine, après 2003, a cherché prendre appui sur les «exclus» du régime de Saddam Husein, soit les Kurdes et les chiites, pour simplifier. Ils représentent trois quarts de la population d’Irak. Sur cette base, l’administration états-unienne a mis en place un système parlementaire – nourri par des partis claniques – et donc des élections. Une certaine liberté de la presse existe. Des apparences démocratiques et quelques espaces démocratiques bourgeois effectifs ont été institués. Cela ouvre la voie à un jeu d’alliances complexes et changeant. Comme par exemple, le tournant assez brutal des forces de Moqtada Al Sadr [2] en faveur d’un «régime parlementaire» et d’une alliance avec Iyad Allawi. Un candidat qui négociait, auparavant, un accord avec Nouri al-Maliki. Il va sans dire que ces «partis-clans-mafia» ont peu à voir avec la «démocratie parlementaire» présentée sur papier glacé par Washington et ses alliés. D’autant plus que le fonctionnement même de la «démocratie parlementaire» en Europe et aux Etats-Unis inclut des pratiques certes plus policées et réglementées, mais qui ne sont pas sans rappeler les méthodes clientélaires, corruptrices, d’expropriation du pouvoir dit «populaire».

Conjointement, des clans et tribus sunnites, financés et utilisés antérieurement par les occupants états-uniens, se retournent. Ils doivent être, certainement, les acteurs de diverses opérations visant les nouvelles forces policières irakiennes, entraînées par les occupants (militaires ou mercenaires).

Quant à la question de la sécurité, présentée comme s’améliorant depuis 2006-2007, une précision est nécessaire. Dans une conurbation comme celle de Bagdad, au cours des dernières années, s’est produite une séparation spatiale des «communautés», une sorte de géographie urbaine confessionnelle. Cela réduit les flux de populations au sein de Bagdad et «favorise» la sécurité, mais simultanément le morcellement de la société. Les quartiers mixtes sont réduits comme peau de chagrin. La statistique des attentats est donc plus modeste. Cependant elle n'est pas le fruit d’une avancée politique et sociale. La fragmentation de la société – qui elle se situe dans un cadre national irakien, à l’exception des Kurdes – est ascendante. Les représentants politiques – qui s’exercent au jeu parlementaire dans la «zone verte», ultraprotégée – tirent leur influence des accords passés avec une multiplicité des chefs de tribus et d’intérêts locaux. Un clientélisme qui absorbe des millions de dollars.

La crise de direction politique au sommet est donc l’autre facette de cette fragmentation du pays. Un pays dont les infrastructures sont ruinées, dégradées, détruites. Le quartier de Sadr City, qui regroupe 2 millions d’habitants, reste pour l’essentiel privé d’eau potable et, très souvent, d’électricité. Les Etats-Unis ont fait une campagne de relation publique sur la construction d’une usine d’épuration des eaux à Fallujah, une ville qu’ils avaient détruite en 2004. L’usine n’est pas finie et sa liaison avec les habitations n’est pas établie ! Mais, ils ont «apporté la démocratie» et «reconstruit».

Mention n’est pas faite, ici, des effets sanitaires à long terme (cancer, enfants naissant gravement handicapés) des bombardements massifs au sud avec de la munition à l’uranium appauvri.

On est donc fort éloigné du cirque médiatique orchestré sur le «départ des troupes de combats». Et, il serait certainement erroné de sous-estimer ce que l’impérialisme états-unien est prêt – entre autres dans cette période de crise économique – à investir pour maintenir et développer sa présence militaire dans toute cette région (au sens large), sous diverses formes.

Les estimations du géographe et économiste Roger Stern [3] de l’Université de Princeton sur le déploiement et le coût d’entretien de la présence des porte-avions états-uniens dans le Golfe Persique, de 1976 à 2007, donne une idée de «l’effort engagé»: 3 trillions de dollars !

L’évolution des dépenses militaires des Etats-Unis indique qu’elles représentaient 3% du PIB en 1999 et 4, 8% en 2008. En dollars constants, elles ont passé de 377'228 millions de dollars en 2000 à 663'255 en 2009 (octobre-octobre), selon la base de données de l’Institut suédois respecté: le SIPRI ( Stockholm International Peace Research Institute).

1. Les champs pétroliers «traversent» les frontières, sous terre ! Il s’agit ici du champ de Rumaillah qui aurait pu être «pompé» depuis le Koweït et donc le contrôle ou partage était disputé.

2. Voir sur le développement de ce mouvement l’ouvrage de Patrick Cockburn, Muqtada. Muqtada al-Sadr, the Shia Revival, and the Struggle for Iraq, Ed Scribner, 2008.

3. Roger Stern, United States cost of military force projection in thePersian Gulf, 1976–2007 , in Ernergy Policy, Elsevier, june 2010

Charles-André Udry,

3 septembre 2010.

(alencontre.org)

http://www.npa2009.org/content/usa-les-fausses-fenetres-d%E2%80%99un-depart-alencontreorg


n° 499 - Irak nouvelle ère - 10/09/10 : - : Suite :- : L'Irak dit retrouver sa souveraineté.


 n° 499  - Irak nouvelle ère - 10/09/10 : - : Suite :- : L'Irak dit retrouver sa souveraineté.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre


Irak- Nouvelle ère

n° 499                                                      10/09/10

C.De Broeder & M.Lemaire



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Sommaire :  

1-3 Le bilan SELON des médias pro-USA.

1 La guerre de l'Irak a coûté (ndlr : jusqu’à présent) 709 milliards de dollars aux contribuables

2 Des milliards de dollars ont été gaspillés dans la reconstruction en Irak.

3 Nouri al-Maliki : «L'Irak devient aujourd'hui un pays souverain».

4 Irak : une nouvelle aube ?

5 Abir Taleb : Un pas vers l’inconnu.

6 Salam al-Khavaji : Les Irakiens redoutent une déstabilisation accrue après le retrait de l’armée américaine.

2 Les Brèves

2-1    Conflit interne Bagdad-Kurdistan pour le partage de la manne pétrolière…

2-2    Affaire « Pétrole… sans nourriture »

3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

3-1 Gilles Munier : Tarek Aziz peut enfin parler.


1-3 Le bilan SELON des médias pro-USA.

1 La guerre de l'Irak a coûté (ndlr : jusqu’à présent) 709 milliards de dollars aux contribuables

01/09/2010

L'Office du budget du Congrès américain (CBO) a publié un bilan des coûts de 709 milliards de dollars de la guerre en Irak.
" Ces chiffres représentent tous les frais militaires américains, dont des sommes consacrées à la formation des forces irakiennes et aux opérations diplomatiques en Irak", selon ce même bilan.
2008 a été l’année la plus coûteuse, durant les huit années de présence militaire américaine en Irak", note le rapport de la CBO. Et ce, alors que selon une organisation observatoire indépendante aux Etats-Unis, environ 54 milliards de dollars des impôts que payent les contribuables américains ont été dépensés pour la reconstruction de l'Irak, et que plus de 10% de ces sommes ont été gaspillés dans des projets de construction inutiles ou inachevés.

http://french.irib.ir


2 Des milliards de dollars ont été gaspillés dans la reconstruction en Irak.

Une prison de 40 millions de dollars (31,5 millions d’euros) vide, dans le désert près de Bagdad.

Un hôpital pour enfants de 165 millions de dollars (130 millions d’euros) inoccupé.

Une station d’épuration de 100 millions de dollars (78,7 millions d’euros) à Fallouja, où les eaux usées continuent de s’écouler dans la rue.

Tandis que les soldats américains quittent l’Irak, des centaines de projets de construction ont été abandonnés ou demeurent inachevés.

Une prison de 40 millions de dollars (31,5 millions d’euros) vide, dans le désert près de Bagdad. Un hôpital pour enfants de 165 millions de dollars (130 millions d’euros) inoccupé.

Plus de cinq milliards de dollars (3,9 milliards d’euros) ont ainsi été gaspillés, selon les services de l’inspecteur général spécial pour la reconstruction en Irak (Sigir) après analyse de plus de trois cents audits. La somme disparue représente plus de 10 % des 53,7 milliards de dollars (42,3 milliards d’euros) dépensés par les Etats-Unis pour rebâtir l’Irak, note l’organisme de surveillance créé par le Congrès américain et dirigé par Stuart Bowen.

Des centaines de commissariats, d’infrastructures de sécurité, des ports pétroliers comme à Oum Qasr (sud) ont été remis en état. Mais dans de nombreux cas, des projets mal ficelés voire irréalistes, une mauvaise répartition des tâches, des doublons et des malfaçons ont abouti à faire partir des milliards de dollars en fumée.

L’exemple de gâchis le plus flagrant est une prison avec sa douzaine de miradors et de hauts murs en béton qui a surgi dans le désert à Khan Bani Sadr, au nord de Bagdad. Les seuls signes de vie aperçus il y a peu dans cet établissement conçu pour 3 600 détenus sont un poste de garde à l’entrée, et deux agriculteurs exploitant un champ voisin.

Le gouvernement américain, qui avait confié en 2004 la construction de cette prison à l’entreprise californienne Parsons, a résilié le contrat en juin 2006, en raison des retards pris par rapport au calendrier prévisionnel et des "dépassements massifs" des coûts initiaux. L’entreprise a répondu avoir fait ce qu’elle pouvait, dans une région en proie à l’insurrection et aux violences. Les Etats-Unis ont finalement abandonné le projet en juin 2007 et remis l’établissement au ministère de la justice irakien, qui a refusé d’"achever, occuper et assurer la sécurité" de cette prison, selon le Sigir. Des matériaux de construction d’une valeur dépassant 1,2 million de dollars (950 000 euros) ont été abandonnés sur place. "Quarante millions de dollars gâchés dans le désert", souligne Stuart Bowen.

La coordination avec les autorités irakiennes laisse aussi à désirer. Shaymaa Mohammed Amin, directrice du comité de reconstruction et de développement de la province de Diyala, au nord-est de Bagdad, raconte ainsi comment les Américains lui ont livré une clinique... construite sans escaliers.

Une autre fois, poursuit-elle, ils ont mis en service une usine fabriquant du miel de datte, un aliment qui ne fait pas partie des priorités dans un pays où plusieurs écoles de la région manquent du nécessaire. Ces équipements, "nous avons été presque forcés de les prendre. Des sommes énormes ont été gâchées", constate Mme Amin.

A Fallouja, dans le centre du pays, les Etats-Unis avaient confié en 2004 à l’entreprise FluorAMEC un contrat pour la construction d’une nouvelle station d’épuration. Mais il était irréaliste "de penser que FluorAMEC pouvait entamer la construction de ce projet, et encore moins le terminer, alors que de violents combats se déroulaient quotidiennement" alors contre l’insurrection, a conclu un audit. L’usine de retraitement est aujourd’hui pratiquement terminée, avec quatre ans de retard et plus de trois fois le coût de départ. Les capacités de la station ont été revues à la baisse, et elle ne pourra servir qu’un tiers de la population. Il manque de toute façon les canalisations nécessaires pour raccorder les égouts de certains quartiers à la station d’épuration, selon la municipalité. Résultat, les eaux usées continuent à se déverser dans certaines rues.

A Bassora (sud), un hôpital pédiatrique dont la construction devait être achevée en décembre 2005 n’a toujours pas ouvert ses portes. Le budget initial de 50 millions de dollars (39,4 millions d’euros) a largement été dépassé, pour atteindre 165 millions de dollars (130 millions d’euros). Quant aux équipements médicaux, censés être à la pointe du progrès, ils sont déjà dépassés

Publié le : lundi 30 août

http://www.egaliteetreconciliation.fr/Des-milliards-de-dollars-auraient-ete-gaspilles-dans-la-reconstruction-en-Irak-3994.html


3 Nouri al-Maliki : «L'Irak devient aujourd'hui un pays souverain».

Nb : Ndlr : La publication de l'article ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue ou l'analyse des auteurs mais doit être vu comme information

Le premier ministre irakien Nouri al-Maliki a estimé mardi, au dernier jour de la mission de combat de l'armée américaine dans ce pays, que l'Irak était désormais «un pays souverain et indépendant» assurant que son armée était capable d'y assurer la sécurité.

«C'est un jour qui restera dans les mémoires de tous les Irakiens. L'Irak devient aujourd'hui un pays souverain et indépendant», a estimé M. Maliki dans un discours retransmis par la chaîne publique Iraqiya.

«Malheureusement, nous sommes confrontés à une campagne de scepticisme et nous sommes sûrs que son objectif est d'empêcher le retrait», a-t-il déclaré.

«Je vous réaffirme que les forces de sécurité irakiennes sont capables d'assumer leurs responsabilités», a martelé le chef du gouvernement.

Plus de sept ans après la chute de l'ex-dictateur Saddam Hussein, la situation est encore loin d'être stabilisée en Irak, théâtre d'un regain d'attentats ces dernières semaines. Et faute d'accord entre les partis politiques, aucun nouveau gouvernement n'a toujours été formé à la suite des élections du 7 mars.

Venu en Irak pour marquer avec les troupes le début d'une nouvelle page de la présence militaire américaine, le vice-président américain Joe Biden devait profiter de cette visite pour exhorter de nouveau les dirigeants irakiens à mettre de côté leurs intérêts pour forger un gouvernement incluant toutes les tendances.

Comme il s'y était engagé peu après son investiture en janvier 2009, le président Barack Obama annoncera officiellement mardi soir (minuit GMT) la fin de la mission de combat de ses troupes en Irak lors d'un discours prononcé dans le cadre solennel du Bureau ovale de la Maison-Blanche.

Compte tenu du regain de violences, ce retrait a soulevé l'inquiétude quant à la capacité des forces irakiennes à prendre le relais de la sécurité.

M. Biden s'est efforcé de dissiper les craintes.

«Ca va aller pour nous, et ça va aller pour eux», a-t-il brièvement déclaré lundi soir aux journalistes qui l'interrogeaient sur le regain de violences.

L'armée américaine organisera mercredi en présence de M. Biden, une cérémonie pour le début de sa nouvelle opération en Irak, dite «Aube nouvelle» («New Dawn»), qui portera essentiellement sur l'entraînement des forces de sécurité locales.

Le contingent américain compte actuellement 49.700 hommes, contre 170.000 en 2007, au plus fort des violences confessionnelles.

Aucune manifestation de joie particulière n'est attendue dans les rues irakiennes, contrairement à ce qui avait été observé fin juin 2009 lorsque les forces américaines s'étaient retirées des villes.

«Aujourd'hui, ce n'est pas un tournant. J'étais au café avec des amis hier et personne ne parlait de la fin de la mission de combat», a déclaré Yasser al-Moussaoui, un informaticien de Bagdad de 32 ans. «Cela intéresse plus les Américains.»

Dans un contexte politique incertain à Bagdad, beaucoup d'Irakiens appréhendent surtout le retrait total fin 2011 des Américains.

Le chef de l'état-major irakien, le général Babaker Zebari, a même jugé récemment prématuré le retrait américain, exhortant les États-Unis à demeurer dans son pays jusqu'à ce que l'armée soit complètement prête en 2020.

«Si les hommes politiques continuent à se battre pour les fauteuils, la situation va s'aggraver», a confié Salah Abou al-Qassim, un commerçant du marché de Chorja, dans le centre de Bagdad.

M. Biden, dont c'est la sixième visite en Irak depuis janvier 2009, devait notamment s'entretenir avec les chefs des deux principales listes au Parlement, M. Maliki et l'ex-chef du gouvernement Iyad Allawi, dont les ambitions sont souvent citées parmi les raisons du blocage actuel.

«Sans un gouvernement élu, il va être difficile pour l'Irak de régler les grandes questions qui demeurent», a déclaré lundi soir aux journalistes à Bagdad son conseiller pour la sécurité nationale, Tony Blinken.

Jacques Clement
Agence France-Presse
Publié le 31 août

http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/201008/31/01-4311270-lirak-devient-aujourdhui-un-pays-souverain.php?utm_source=bulletinCBP&utm_medium=email&utm_campaign=retention


4 Irak : une nouvelle aube ?

Nb : Ndlr :La publication de l'article ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue ou l'analyse des auteurs mais doit être vu comme information.

De la Tempête du désert déclenchée par George W. Bush à l'Aube nouvelle annoncée par Barack Obama, sept années auront passé.

Cette guerre d'Irak, « guerre stupide », avait déclaré alors l'actuel président américain, guerre que nous n'avons pas voulue, aura sans doute été l'une des plus néfastes qu'ait connue le Moyen-Orient. Pour abattre un dictateur abominable, on a cassé un pays.

Le bilan est effrayant pour les Irakiens : 250 000 morts, des dizaines de milliers de blessés, 700 000 veuves, un à deux millions d'orphelins (on ne sait pas), entre trois et quatre millions de personnes déplacées à l'intérieur ou à l'extérieur du pays... Côté américain, des milliers de morts (4 500), des dizaines de milliers de blessés (30 000).

De plus, le pays est ravagé, les réseaux d'électricité déficients, la production de pétrole inférieure à ce qu'elle était sous Saddam Hussein. La population, en grande difficulté, souffre.

Des choix politiques erronés ont provoqué ce désastre, à commencer par la dissolution soudaine et brutale de l'armée irakienne et de l'administration en place. On a ainsi plongé dans la misère et la révolte officiers, soldats et fonctionnaires. De là, sont nées les factions extrémistes et fondamentalistes qui ont pu s'armer aisément dans les dépôts de Saddam Hussein laissés à l'abandon et sans surveillance par l'armée américaine. Celle-ci, en outre, a fermé les yeux pendant trop longtemps sur les pillages, les violences, les règlements de comptes qui ont suivi . Tout était fait pour conduire au chaos.

Le pari du développement

Aujourd'hui, l'Irak, pays artificiel, certes, mais comme beaucoup d'autres dans cette région, est plus divisé que jamais. Les élections de mars n'ont pas dégagé de majorité de gouvernement, mais révélé l'éparpillement politique qui divise les diverses populations, même au sein des ethnies ou des religions. L'armée, elle-même en voie de reconstruction, est traversée par différents courants. C'est la désunion générale.

La guerre a cessé, c'est vrai. Les Américains peuvent donc dire qu'ils ne sont plus en guerre. Ils s'en vont, au moins partiellement, et les Irakiens sont soulagés, mais il n'y a rien à la place et ils s'en inquiètent car l'expression violente des conflits internes se poursuit, exigeant forces spéciales et « conseillers » américains. Certains hauts dignitaires de l'armée irakienne estiment même que ces conseillers devraient rester jusqu'en 2020.

En ce qui concerne l'extérieur, l'Iran poursuit ses objectifs et ses calculs à long terme. L'Irak est, en effet, son premier marché et la vieille idée religieuse de regroupement des chiites demeure. La Syrie veut garder de l'influence sans pour autant se mettre à dos l'Arabie Saoudite qui, elle-même, s'inquiète du retrait américain. Ces derniers, dit-on, aimeraient que le futur gouvernement irakien ait une politique claire et non hostile à l'Iran. La situation est donc encore plus complexe qu'avant la guerre. Le rêve de George W. Bush qui, par la guerre, voulait « épargner de grands dangers au monde et instaurer la démocratie », s'est évanoui en fumée et mué en destruction.

Aujourd'hui, avec Aube nouvelle, Barack Obama transfère les responsabilités des militaires combattants à des militaires bâtisseurs chargés de la reconstruction du pays. Que ne l'ont-ils intensifiée plus tôt ! Mais la corruption qui a englouti des sommes faramineuses va-t-elle cesser pour autant ? Si oui, de vrais investissements productifs pourraient enfin être réalisés. C'est un nouveau pari qui commence, dans la difficulté, mais celui-là vaut mieux que celui de la guerre.

Plus d'informations dans le journal Ouest-France

04 septembre 2010

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Irak-une-nouvelle-aube-_3632-1498277_actu.Htm?xtor=RSS-4&utm_source=RSS_MVI_ouest-france&utm_medium=RSS&utm_campaign=RSS


5 Abir Taleb : Un pas vers l’inconnu.

Nb : Ndlr : La publication de l'article ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue ou l'analyse des auteurs mais doit être vu comme information Les Etats-Unis ont annoncé officiellement la fin de leur mission de combat dans le pays le 31 août.

Une mission qui s’achève sur un bilan peu reluisant : instabilité politique, insécurité et problèmes économiques majeurs.

Longtemps souhaité par les Irakiens qui voyaient en la présence américaine une sorte de « colonialisme », le retrait des forces américaines est aujourd’hui perçu comme un soulagement par les uns et comme une source d’inquiétude quant à l’avenir par les autres. En effet, l’incapacité de la classe politique iraqienne de mettre sur pied un nouveau gouvernement, cinq mois après les législatives du 7 mars dernier, ainsi que l’insécurité chronique ne font rien pour ramener la confiance parmi la population iraqienne.

Sept ans et demi après la chute de Saddam Hussein, les Etats-Unis mettent donc fin à leur mission au moment où le pays connaît un regain de violences que des experts attribuent à un climat politique délétère. Le niveau des attaques est sans commune mesure avec celui des années 2006 et 2007, quand chaque mois 2 000 personnes trouvaient la mort dans les violences confessionnelles entre sunnites et chiites ou des attentats commis par les insurgés.

Mais, depuis le début de l’année, 300 Iraqiens périssent chaque mois de mort violente. Cette montée de l’insécurité coïncide avec l’impasse politique. Le premier ministre sortant Nouri Al-Maliki affirme que ce regain de violences n’est que l’ultime convulsion d’une insurrection à l’agonie, mais beaucoup d’Iraqiens considèrent que l’impasse dans laquelle se trouve la jeune démocratie s’explique par les ambitions personnelles de leurs dirigeants.

L’effectif de l’armée américaine est désormais de 49 700 — soit moins du tiers de ce qu’il était en 2007 — et devrait se maintenir à ce niveau jusqu’à l’été 2011 afin de se consacrer à la formation des forces iraqiennes.

Obama rassurant mais pas convaincant

Se voulant rassurant, le président Barack Obama a affirmé samedi que « la guerre est en train de se terminer » en Iraq, pays « souverain et indépendant ».

La Maison Blanche a affirmé que les Iraqiens étaient capables d’assurer leur propre sécurité. Le président Barack Obama « est certain que le processus de transition d’une mission de combat (des soldats américains) en Iraq à une prise de contrôle de leur sécurité par les forces iraqiennes a été couronné de succès », a déclaré le porte-parole adjoint de la Maison Blanche, Bill Burton. Les Iraqiens « sont capables de prendre en charge leur propre sécurité », a insisté M. Burton.

Pas si sûr, pensent les observateurs. Ce qui inquiète le plus, c’est la crise politique ; la lutte pour le pouvoir pouvant se transformer en lutte confessionnelle. Le chef des forces américaines en Iraq, le général Ray Odierno, ne l’a pas caché, il a fait part de son inquiétude face à la crise politique. « Les gens sont très frustrés et cela représente un danger potentiel si les politiciens n’y prennent pas garde », a-t-il dit.

Les experts évoquent également le climat politique délétère. Cité par l’AFP, Brian Fishman, de New America Foundation de Washington, estime que le retrait des forces américaines « va certes laisser un plus grand espace pour les groupes armés mais le vrai problème, c’est l’impasse politique. Plus elle durera, plus des gens soutiendront ouvertement ou discrètement la violence comme moyen d’ébranler le système ». Le risque est donc là : s’il n’y a pas rapidement de coalition gouvernementale, beaucoup de cicatrices liées au confessionnalisme risquent de se rouvrir.

Or, en décidant ce retrait, M. Obama joue surtout une carte politique interne. A l’approche des élections de mi-mandat, il tient une promesse électorale et tente de gagner l’opinion publique en sa faveur. Dans les faits, la réalité est bien plus complexe et la confiance affichée du président américain en l’avenir de l’Iraq est peu convaincante. Les troupes de combat américaines peuvent se targuer d’avoir renversé un dictateur sanguinaire, mais pour ce qui est de la stabilité politique, du terrorisme et de la cohabitation avec le voisin iranien, leur bilan est bien plus incertain. La présence d’Al-Qaëda en Iraq représente toujours des menaces importantes.

Aussi, l’affaiblissement de l’Iraq après la chute du pouvoir sunnite de Saddam Hussein a levé un obstacle devant l’Iran chiite, au grand dam des Etats arabes du Golfe, qui voient désormais la République islamique comme la principale menace dans la région, ce qui en fin de compte fait les affaires de Washington.

http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2010/9/1/marab0.htm

2/9/2010


6 Salam al-Khavaji : Les Irakiens redoutent une déstabilisation accrue après le retrait de l’armée américaine.

Interview accordée par Salam al-Khavaji à RIA Novosti
Le 31 août est le jour de l’achèvement officiel de la mission militaire des États-Unis en Irak.

Ce jour a débuté dans un silence crispé à Bagdad : la ville est pratiquement vide, les habitants redoutent une recrudescence des attentats et une escalade de la violence. Ils préfèrent donc ne pas quitter leurs maisons.
Les rues sont patrouillées par des détachements renforcés de l’armée.
L’armée irakienne a également investi les innombrables postes de contrôle qui parsèment la capitale du pays. Il semble que les autorités locales fassent davantage confiance à l’armée qu’à la police.
Toutefois, la majorité des observateurs estiment que les forces irakiennes ne sont pas encore en mesure d’assurer l’entière responsabilité de la sécurité intérieure et de la protection des frontières du pays.
Conformément à l’accord(…)  passé en novembre 2008 entre Washington et Bagdad, près de 50 000 militaires américains devront rester en Irak après le retrait des troupes de combat américaines prévu pour le 1er septembre 2010.

Ces 50 000 militaires continueront à former les forces irakiennes à la sécurité et à leur accorder un soutien lors des opérations militaires. Ces unités sont sensées quitter l’Irak d’ici 2012.
La situation politique actuelle en Irak est compliquée : les principales forces politiques continuent leur lutte pour le pouvoir et cela fait six mois qu’elles n’arrivent pas à former un nouveau gouvernement.

De ce fait, l’intégrité même des forces de sécurité est menacée car l’armée et la police irakiennes ne reposent pas sur un principe ethnique.
Après le départ des Américains, toutes ces structures de sécurité laborieusement édifiées par eux, risquent de s’éparpiller pour aller rejoindre divers groupes ethniques hostiles et ce sera la fin de l’armée irakienne.
Ce danger paraît parfaitement réel dans les conditions où la méfiance règne entre les communautés kurdes et arabes, sunnites et chiites.
On redoute également en Irak que le vide politique apparu après le départ des Américains ne soit rempli par les puissances régionales, à savoir par l’Iran chiite, d’un côté, et par les États arabes sunnites, de l’autre. Cela pourrait conduire à une recrudescence de l’animosité religieuse, plus violente encore qu’en 2006-2007.
Les Irakiens se sont opposés pendant sept ans à l’occupation américaine, notamment en recourant à la résistance armée. Ils sont, sans aucun doute, heureux qu’elle touche à sa fin. En même temps, ils sont anxieux et se demandent si l’Irak est en mesure de s’opposer tout seul aux menaces intérieures et extérieures.
De nombreux Irakiens espéraient en 2003 que l’arrivée des Américains conduirait à une amélioration de la qualité de leur vie. Ils ont en effet pu accéder à la télévision par satellite et à la téléphonie mobile interdites sous Saddam Hussein, toutefois ils sont obligés de constamment faire face à des pénuries d’électricité et d’eau et à une dégradation des systèmes d’éducation et de santé.

Salam al-Khavaji

01/09/2010

http://fr.rian.ru/discussion/20100901/187337325.html



2 Les Brèves

Ndlr : PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

Marc

2-1  Conflit interne Bagdad-Kurdistan pour le partage de la manne pétrolière…

Alors même que les troupes américaines se retirent progressivement d'Irak, c'est au sein même de la population que les tensions se creusent, certes encore une fois sur fond de fortes odeurs de pétrole ...

Le ton monte en effet entre le gouvernement central de Bagdad et la région autonome du Kurdistan. L'objet de la discorde : la signature d'un accord avec l'allemand RWE en vue d'exploiter des champs gaziers situés dans la partie kurde de l'Irak.

En réaction aux vives critiques émise par le gouvernement central de Bagdad, lequel désapprouve l'opération, le responsable des relations extérieures du gouvernement du Kurdistan, Falah Mustafa, s'est en pris vivement au ministère irakien du Pétrole.

Alors que la veille, ce dernier avait qualifié "d'illégal" l'accord avec RWE, Falah Mustafa a déclaré dans un communiqué que le Kurdistan n'attendrait pas "les ordres d'un ministère inapte qui a dépensé des milliards de dollars sans fournir aucun service élémentaire, comme l'électricité et l'énergie, ces dernières années".

"Tout contrat ou accord signé en dehors du cadre légal, c'est à dire avec la Somo (State Oil Marketing Organization), est illégal", affirmait préalablement un communiqué du ministère. Précisons à cet égard que ladite Somo, dépendante du ministère, est un organisme chargé de collecter les revenus pétroliers et de signer des contrats dans le domaine. "Personne, en dehors du ministère, n'a le droit de signer un contrat d'exportation du pétrole ou du gaz", martelait par ailleurs le communiqué.

"Nous sommes convaincus que les contrats pétroliers entre le gouvernement du Kurdistan et les compagnies étrangères sont légaux et conformes à la Constitution car ils ont été signés selon la législation du Kurdistan", estime néanmoins pour sa part M. Mustafa.

Pour rappel, le Kurdistan n'exploite à l'heure actuelle que le champ gazierde Hormok, près de Kirkouk. Celui-ci produit environ 160 millions de pieds cubes par jour depuis octobre 2008 en vue d'alimenter les centrales électriques de la région.

A noter que la réaction du gouvernement irakien est loin d'être une "première" : la mise en oeuvre de contrats passés entre les compagnies pétrolières et le Kurdistan irakien provoque régulièrement l'ire du gouvernement central irakien sur fonds de partage de la manne pétrolière. Si le 6 mai dernier, les deux parties avaient certes trouvé un accord qui devait permettre la reprise des exportations et de la production, interrompue depuis octobre 2009, il n'a toutefois jamais été appliqué.

Le problème demeure en suspens dans l'attente de la nomination d'un nouveau gouvernement irakien.

A lire également :

. Irak : remise en cause du contrat signé avec RWE (Allemagne

. Kurdistan irakien : 1ères exportations de pétrole

. MOL (Hongrie) / OMV (Autriche) et Dubai : accords pour alimenter Nabucco via le Kurdistan irakien

. Différend Irak/Norvège sur le paiement des exportations de pétrole

. Irak : Allawi et Maliki rompent leurs négociations

http://www.leblogfinance.com/2010/08/irak-conflit-interne-bagdadkurdistan-pour-le-partage-de-la-manne-petroliere.html
http://www.leblogfinance.com/assets_c/2010/08/Kurdistan_Oil_Map-115848.html 

2-2 Affaire « Pétrole… sans nourriture »

 

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU a annoncé le 19 juillet 2010 (1) que de « nombreux besoins » en nourriture, et en abris pour les « personnes déplacées »euphémisme utilisé pour désigner les Irakiens victimes des opérations de nettoyage ethnique organisées par les milices pro-iraniennes -  prévus par son Plan d’action 2010 ne pourront pas être assurés, faute de moyens financiers.

 Extraits du communiqué :

- Les distributions de nourriture à 800.000 femmes enceintes et allaitantes et à des enfants mal-nourris ont dû être suspendues, 

- Les distributions de nourriture à 960.000 enfants allant à l'école ont également été suspendues,

- Les conditions d'existence de 500 000 personnes affectées par la sécheresse dans les gouvernorats de Soulimaniya et Dohouk sont menacées,

- Le plan d'action pour aider 22.500 familles déplacées vulnérables avec des abris d'urgence va devoir être suspendu. Des milliers de ménages vont devoir continuer à vivre dans des abris de fortune, sans pouvoir se protéger des conditions climatiques extrêmes.

 

Où passe l’argent du pétrole ?

Sept ans après l’invasion de l’Irak et le renversement du Président Saddam Hussein, le régime de Bagdad rongé par la corruption (2) quémande toujours des fonds à des pays donateurs, mais avec de moins en moins de résultat. Cette année, sur 187,7 millions de dollars  requis pour la mise en œuvre du plan humanitaire de l’ONU, seulement 12% des promesses de financement ont été honorés. Et pour cause : selon Hussein al-Sharistani, ministre du Pétrole, les revenus pétroliers irakiens se montent à 171 milliards de dollars pour la période 2006 /2009. L’Irak produit aujourd’hui 2,5 millions de barils de brut par jour. Question : où passe l’argent du pétrole ?

A Bagdad et à Erbil (Région autonome du Kurdistan), les contrats dits de reconstruction sont signés avec des entreprises étrangères en fonction des avances sur commissions qu’ils génèrent. Tant pis si les travaux ne sont pas réalisés, pour des raisons de sécurité ou pour engagements non tenus (3). L’inculpation récente de Tarek Aziz pour « dilapidation des deniers publics » - décision prise sans doute pour relancer l’affaire « Pétrole contre nourriture » et faire chanter des personnalités étrangères – ne trompe pas les Irakiens qui savent que l’argent du pétrole engraisse les comptes bancaires ouverts dans des paradis fiscaux par les politiciens et les chefs de milices parvenus au pouvoir en 2003.

Paru le 21 juillet sur le blog « France-Irak Actualité » - http://www.france-irak-actualite.com

 

Notes :

(1) Iraq : le manque de fonds menace la distribution de l’aide alimentaire

 http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=22456&...=

(2) L’Irak est un pays les plus corrompus au monde, selon l’ONG Transparency International (rapport 2009).

(3) Lire : Sarkozy et le commerce franco-irakien / Arnaques et pièges en tous genres

http://www.france-irak-actualite.com/pages/Sarkozy_et_le_...

(4) Irak : quand le pétrole assure des revenus juteux

http://www.leblogfinance.com/2010/07/irak-quand-le-petrol...

 

Rédaction et traduction : Gilles Munier, Xavière Jardez 


n° 499 - Irak nouvelle ère - 10/09/10 : - : Fin :- : L'Irak dit retrouver sa souveraineté.


 n° 499  - Irak nouvelle ère - 10/09/10 : - : Fin :- : L'Irak dit retrouver sa souveraineté.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre


Irak- Nouvelle ère

n° 499                                                      10/09/10

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le " Dossier d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) Sur le site de Eva Resis   :  no-war.over-blog.com  

c) Sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com    

d) Sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dir...

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :  

3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

3-1 Gilles Munier : Tarek Aziz peut enfin parler.

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

4-1 Après l'Irak, Obama veut "reconstruire" l'Amérique.

4-2 Irak. Fiasco historique.

4--3 7 ans après la chute de Saddam, quel bilan pour les forces américaines ?

6 Annexe

Pierre De Boishue : La ruée vers l'or noir.


 


3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 Gilles Munier : Tarek Aziz peut enfin parler.

Son seul regret : s’être rendu aux troupes d’occupation.

Le journaliste Martin Chulov, de The Guardian, a pu interviewer Tarek Aziz dans sa nouvelle prison (1), au retour du Tribunal de la Zone verte où le régime de Bagdad l’a impliqué dans une nouvelle affaire.

C’est la première fois que l’ancien vice-Premier ministre irakien est autorisé à s’adresser à un étranger en dehors des geôliers du Camp Cropper, des enquêteurs de l’ONU, de la CIA, du MI6…. et du juge français Philippe Courroye. 

 Visiblement affaibli par la maladie et « sept ans et quatre mois » d’incarcération, il se présente comme un « nationaliste arabe loyal » et nie toutes les accusations portées contre lui.

Il n’a jamais, dit-il commis de crime contre des civils, des militaires ou des religieux. Sur des centaines de plaintes déposées contre le régime baasiste, personne ne l’en a d’ailleurs accusé nommément. En temps qu’ancien membre du Conseil de Commandement de la Révolution (CCR), vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères, on peut tout au plus évoquer contre lui une « culpabilité par association ». Pendant 30 ans, il a défendu les positions de son pays, même lorsque qu’il n’y était pas favorable.

Cela avait été le cas, en 1990, lorsque l’Irak a envahi le Koweït, parce que cette décision débouchait sur une guerre contre les Etats-Unis, mais que l’on ne compte pas sur lui pour émettre des critiques. Ce n’est pas un opportuniste. L’heure viendra peut-être pour lui d’écrire ses mémoires, et à ce moment là il donnera sa version des évènements. Son seul regret, c’est de s’être rendu aux troupes d’occupation, le 24 avril 2003. C’était une décision grave, prise pour sauver sa famille qui a pu quitter l’Irak pour Amman à bord d’un avion étatsunien. Quelques jours plus tôt, il avait rencontré Saddam Hussein, dans le quartier Mansour à Bagdad, pour lui réaffirmer son soutien, et lui dire au revoir.

« L’Iran est notre pire ennemi »

Tarek Aziz rappelle que Saddam Hussein et lui avaient été choqués par les attentats du 11 septembre et révèle que l’ancien président irakien lui avait demandé de l’écrire à Ramsey Clark, ministre de la Justice - Attorney general - sous le Président Johnson et opposant à la guerre du Golfe. C’est à partir de ces attentats qu’il est devenu évident que l’Irak allait être envahi, mais il ne pensait pas que cela déboucherait sur la chute de Bagdad 18 mois plus tard : «Bush et Blair ont menti intentionnellement », dit-il, « Ils étaient tous deux pro-sionistes. Ils voulaient détruire l'Irak pour le bien d'Israël, non pas pour les États-Unis et la Grande-Bretagne ». Dépositaire de tous les secrets du pays, notamment pendant la période d’embargo, il savait que l’Irak n’avait ni armes de destruction massive, ni programme pour en fabriquer. Tarek Aziz a confirmé les déclarations de Saddam Hussein aux enquêteurs de l’ONU, à savoir qu’il avait laissé planer le doute sur l’existence d’un programme d’armement de l’Irak pour dissuader l’Iran d’attaquer. « L’Iran est notre pire ennemi », dit-il. « Saddam était un homme fier. Son devoir était de défendre la dignité de l’Irak ». A la question de savoir si la fierté ne l’a pas emportée sur la sagesse, et si elle n’a pas conduit à la destruction de son pays », il répond : « Nous sommes Arabes, nous sommes nationalistes arabes. Nous devons être fiers ». Aujourd’hui, l’Iran « développe un programme d’armement. Tout le monde le sait et personne ne fait rien. Pourquoi ? ».

 « Obama laisse l’Irak aux loups »

Alors que tous ses amis craignaient pour sa santé depuis son transfert du Camp Cropper, Tarek Aziz affirme qu’il est bien traité. Tant mieux, et on espère qu’il en est de même pour ses compagnons. Il dispose de l’air conditionné, des médicaments qui lui sont prescrits et peut prendre l’air dans un petit jardin à proximité de sa cellule. Il suit l’actualité de sa prison, à la télévision, et est horrifié par ce qu’il voit : « Pendant 30 ans, Saddam a bâti l’Irak, et maintenant le pays est détruit. Il y a plus de malades que dans le passé, plus de faim. Les services étatiques n’existent plus. Des gens sont tués tous les jours par dizaines, sinon par centaines. Nous sommes les victimes de l’Amérique et de la Grande-Bretagne…(…)... Ils ont tué notre pays ». « Quand Obama a été élu président, je pensais qu’il allait corriger certaines erreurs de Bush.  Mais, c’est un hypocrite. Il laisse l’Irak aux loups » (2).

Un pas vers la « réconciliation » ?

Dernièrement, le Haut tribunal irakien a libéré Khamis Sirhan al-Muhammadi (3), ancien gouverneur de la province de Kerbala - n° 54 des dirigeants les plus recherchés par les occupants (4), faute de preuve à charge sur sa participation à l’assèchement des marais du sud du pays. Au moment où les Etats-Unis réduisent la présence de leurs troupes en Irak, et où il est question d’un soi-disant gouvernement d’union nationale, cette opération de communication décidée par Nouri al-Maliki marque-t-elle un pas dans le processus dit de réconciliation voulu par les Etats-Unis ?  En tout cas, l’événement ne déplait pas à Iyad Allaoui. Quand il a appris que The Guardian allait interviewer l’ancien vice-Premier ministre, il a fait dire au journaliste : « Dites à Tarik Aziz qu'il est mon ami et que je pense souvent à lui. C’est un homme bon… C’est une erreur de le garder enfermé depuis si longtemps». Facile à dire aujourd’hui : s’il l’avait libéré entre mai 2004 et avril 2005, lorsqu’il était au pouvoir, l’Irak n’en serait sans doute pas là.

Notes :

(1) Tariq Aziz: 'Britain and the US killed Iraq. I wish I was martyred

http://www.guardian.co.uk/world/2010/aug/05/iraq-us-tariq-aziz-iran

(2) Saddam Hussein deputy Tariq Aziz calls for US forces to stay in Iraq

http://www.guardian.co.uk/world/2010/aug/05/tariq-aziz-interview-iraq

(3) Saddam regime commander on US most wanted list released from Iraq prison after 6 years

http://www.brandonsun.com/world/breaking-news/former-militia-commander-from-saddams-regime-released-from-iraq-prison-after-6-years-99926684.html?thx=y

(4) Khamis Sirhan al-Muhammadi, membre du Commandement régional du parti Bass, un des dirigeants de la résistance dans la province d’Al-Anbar, a été arrêté le 11 janvier 2005 contre le versement de 1 million de dollars à un informateur.

Gilles Munier

Paru  le 6 août sur le blog  « France-Irak Actualité » - http://www.france-irak-actualite.com

 



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

4-1 Après l'Irak, Obama veut "reconstruire" l'Amérique.

Ce fut un étrange discours, et pas forcément le meilleur de Barack Obama.

Lors de son allocution solennelle prononcée mardi soir depuis le Bureau ovale, (sa deuxième seulement, après une première en juin consacrée à la marée noire) pour marquer la fin des opérations de combat en Irak, Barack Obama a même buté sur une des formules un peu grandiloquentes de ses speechwriters.

La phrase fautive évoquait les près de 1,5 millions d’Américains qui ont servi en Irak depuis 2003 et disait : «Ils ont vu la plus sombre des créations humaines, la guerre, et ont aidé les Irakiens à chercher la lumière de la paix »…

Barack Obama a en revanche parfaitement prononcé la formule suivante, aussi lourde soit-elle: « Nos troupes sont l’acier du vaisseau de notre Etat »…

Peut-être était-ce aussi l'effet perturbateur de la toute nouvelle décoration du Bureau ovale.

Barack Obama a profité de ses quelques jours de vacances pour en retirer les dernières reliques de l'ère Bush, et cela tombait particulièrement bien pour ce discours.

Comme annoncé, ce discours a donc célébré le retrait des troupes américaines de combat en Irak (50 000 hommes resteront toutefois encore, le retrait total n'étant prévu qu'en décembre 2011). « Il est temps de tourner la page » a déclaré le président, expliquant qu’il est dans l’intérêt de l’Irak comme des Etats-Unis de passer le relai aux autorités locales. Pour Barack Obama, opposant de la première heure à cette guerre (mais aussi à l’envoi de renforts en 2007 qui ont finalement permis ce départ la tête haute), l’exercice était délicat. C’est peut-être ce qui donne l’impression d’un discours un peu bancal : d’un côté, il a annoncé avoir appelé au téléphone ce mardi son prédécesseur George Bush pour « tourner aussi cette page » des discordes politiques intérieures. « Personne n’a pu douter du soutien du Président Bush à nos troupes, ni de son amour pour le pays, ni de son engagement pour notre sécurité » a lancé Obama le rassembleur : « Il y avait des patriotes qui soutenaient cette guerre et des patriotes qui s’y sont opposés ». Mais au passage, le même Obama a aussi glissé que cette guerre a coûté « des milliers de vies américaines » (plus de 4400 soldats américains tués depuis 2003), coûté de « vastes ressources » et aussi « tendu nos relations » avec l'étranger (avec la France en particulier, mais il n'est pas entré dans les détails).

Le retrait d’Irak permettra aussi aux Etats-Unis de «dédier les ressources nécessaires pour passer à l’offensive » en Afghanistan, a poursuivi Obama, soulignant que c’est là que se mène aujourd’hui encore le combat contre Al-Qaïda. Ce passage peut se lire aussi comme une pique contre Bush, souvent accusé d’avoir dangereusement détourné son attention de l’Afghanistan avec cette guerre d'Irak.

Mais ce discours sur l'Irak a surtout surpris par l’importance de son volet sur... l'économie américaine.

Dès sa première phrase, Barack Obama a annoncé vouloir parler aux Américains non seulement de la fin des combats en Irak, mais aussi du « besoin de reconstruire notre nation ici à domicile ».

Là encore, l’ancienne administration Bush en a repris pour son grade : « Malheureusement, durant la dernière décennie, nous n’avons pas fait le nécessaire pour étayer les fondations de notre propre prospérité ». « Notre tâche la plus urgente est de restaurer notre économie » a poursuivi Obama (en écho à Glenn Beck qui veut plutôt « restaurer l’honneur » de l’Amérique ?) Ce passage exprime bien la nervosité actuelle de la Maison Blanche, forcée de constater que l’embellie économique espérée cet automne… a tourné court. Mais c'est là peut-être aussi une malice de ses tacticiens qui, sous couvert d’un coup de fil et quelques éloges à George Bush, ont ainsi lié les difficultés économiques actuelles… aux erreurs et dépenses inconsidérées de la décennie passée, celle de la guerre d'Irak. Charger Bush tout en faisant mine de vouloir se réconcilier… finalement, ce discours n’est peut-être pas si malhabile qu’il en a l’air.

Mardi soir sur CNN, les experts interrogés à chaud ont relevé une autre dimension qu’ils jugent très positive : même s’il s’était jadis opposé à cette guerre, Obama a longuement loué les soldats américains qui y ont participé. Contrairement à ce qui s’était passé au moment de la guerre du Vietnam, il y a aujourd’hui large consensus pour vanter le « courage » et les « sacrifices » des boys. Barack Obama s’y est en tous cas longuement employé mardi soir… comme d'ailleurs Glenn Beck et Sarah Palin dimanche lors de leur démonstration de force à Washington.

Photo de Jonathan Ernst pour Reuters.

Le Bureau ovale redécoré, avec nouveaux sofas et surtout ce tapis jaune bordé de cinq citations.

"Nous n'avons rien d'autre à craindre que la peur elle-même" (Franklin Roosevelt).

"Un gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple" (Abraham Lincoln),

"Il n'est pas de problème de la destinée humaine qui ne soit à portée des êtres humains" (John Kennedy), "Le bien-être de chacun d'entre nous dépend fondamentalement du bien-être général" (Theodore Roosevelt)

et enfin Martin Luther King: "La trajectoire de la morale est longue, mais elle se rapproche de la justice".

01/09/2010

http://washington.blogs.liberation.fr/.a/6a0120a56c88fb970b0133f3749efa970b-pi 

http://washington.blogs.liberation.fr:80/great_america/2010/09/après-lirak-obama-veut-reconstruire-lamérique.html?xtor=EPR-450206


4-2 Irak. Fiasco historique.

Les États-Unis mettent fin à leurs opérations militaires en Irak. Pour un certain temps encore, 50,000 hommes accompagneront les Irakiens dans la reconstruction de leur État, de leur gouvernement et de leur société.

Barack Obama vient de tirer un trait sur le plus gigantesque fiasco diplomatico-politico-militaire de l'histoire. Bilan: dans cette aventure, les États-Unis d'Amérique ont tout eu faux. Les dommages sont considérables.

D'abord pour l'Irak. Selon le journal français Le Monde il faut compter un minimum de 200,000 morts civiles. Selon la revue The Lancet c'est plutôt 1 million 300,000.

Les chiffres varient également en millions pour les blessés, les handicapés, les orphelins et les enfants nés avec des déficiences physiques ou intellectuelles. De plus, trois millions d'Irakiens, parmis les plus scolarisés et les plus compétents, ont quitté le pays. Et, suite à une élection réputée "correcte" il n'y a toujours pas formation d'un gouvernement. Les conditions de vie n'ont jamais été aussi dégradées. Les interruptions quotidiennes d'électricité en témoignent éloquemment.

Les dommages sont tout aussi colossaux pour les États-Unis.

Les contribuables américains y ont englouti 1,000 milliards$, cumulant une dette publique historique au pire moment d'une crise qui met en péril leur propre capacité de se relancer. Et l'image même des États-Unis est ternie à jamais.

Et que dire des dégâts causés au monde entier. L'intervention américaine en Irak, non seulement n'a -t-elle pas débouché sur une avancée vers une solution au problème d'origine qu'est la situation palestinienne au Moyen-Orient mais encore elle a alimenté la mouvance terroriste dans le monde et produit une influence accrue du régime intégriste iranien dans la région.

Les États-Unis de Georges W Bush sortent gravement affaiblis d'une intervention militaire basée servilement sur les intérêts militaro-pétro-industriels d'une castre privilégiée de multimilliardaires.

La méthode fut perverse: idéologie, cachotteries, diversions et mensonges. En écho qui entend Harper jouer la même partition avec l'obscurantisme, le militarisme et les amis pétroliers de son gouvernement? Pour quels résultats prévisibles?

http://larose.branchez-vous.com/2010/09/irak-le-fiasco-hi...


4-3 7 ans après la chute de Saddam, quel bilan pour les forces américaines ?

Extrait

“Des décennies de mensonges et de cruauté sont arrivée à leur terme. Saddam Hussein et ses fils doivent quitter l’Irak dans les 48 heures, leur refus d’obtempérer entraînera une action militaire que nous engagerons au moment que nous choisirons… “

Le monde était-il meilleur ou pire il y a 7 ans?
Avec cet ultimatum en tous cas, George Bush voulait croire et faire croire qu’une intervention en Irak le rendrait meilleur.

Trois jours plus tard, l’opération “Shock and awe” débute, sensée renverser le régime de Saddam et liquider les armes de destruction massive.

Parallèlement aux bombardements, 100 000 soldats débarquent dans le pays, américains et britanniques sous commandement américain. Ce sont les premiers d’une longue série.

Dès les premiers jours, les combats font rage avec très vite comme résultat : la chute du régime de Saddam Hussein.

L’Irak “libérée” bascule pourtant dans la guerre civile et les Marines sont coincés là-bas.

Au départ, 330 000 hommes font partie de la coalition, américains pour la plus grosse partie .

Avec l’arrivée de Barack Obama en janvier 2009, ils ne sont même plus la moitié, et il n’en restera donc que 49 700 jusqu’en 2011.

Quel bilan tirer de cette opération qui se voulait une libération, et qui a tourné au fil des ans à une occupation mal perçue, sur place, aux Etats-Unis et ailleurs dans le monde.

Une présence impopulaire et contestée.

Jamais aucune arme de destruction massive n’a été trouvée en Irak, pourtant principale justification de l’intervention, le terrorisme n’a pas été affecté, le pays est dans l’impasse et les pertes sont lourdes.

En 2004, lors des présidentielles aux Etats-Unis, les effets de la guerre sont encore suffisamment positifs pour permettre à Georges Bush d‘être réélu. Mais 4 ans plus tard, le bilan a changé la donne.

Une majorité d’américains ne comprend pas cette guerre et la présence de leurs troupes là bas.

Dans le monde, et notamment en Europe, l’image de l’Amérique est fortement écornée et le régime de Bush conspué…

A l’image de l’Amérique va-t-en guerre, l’opinion publique préfère celle de ces GI’s qui plient bagages et rentrent enfin chez eux.

30/08

http://fr.euronews.net/2010/08/30/irak-7-ans-apres-la-chute-de-saddam-quel-bilan-pour-les-forces-americaines/ 



6 Annexe

Pierre De Boishue : La ruée vers l'or noir.

Août 1914: les Allemands avancent vers Paris. Afin de les prendre de vitesse, le général Gallieni réquisitionne les taxis de la capitale. En 48 heures, 7 000 hommes sont acheminés sur le front.

L'offensive ennemie est stoppée grâce à une énergie dont l'exploitation se généralise. «Le pétrole et l'automobile viennent de renverser le cours de la guerre», indique le documentaire La Face cachée du pétrole diffusé sur Arte.

Le film revisite les grandes périodes historiques à travers l'évocation de l'or noir.
«Il a fallu plus de 500 millions d'années à la nature pour créer le pétrole et moins d'un siècle à l'homme pour l'épuiser. Entre-temps, il a assuré la prospérité et la fortune de l'Occident», soulignent les auteurs, Patrick Barbéris et Éric Laurent. Leur enquête en deux parties démarre par le volet intitulé «Le partage du monde», riche en images anciennes et en interviews.

L'épopée débute dans les années 1860. Un comptable de l'Ohio découvre l'énorme potentiel d'un marché nouveau. Ce personnage, bientôt multimilliardaire, rachète des exploitations aux fermiers. «L'ascension de Rockefeller préfigure le capitalisme du XXe siècle, explique l'économiste Michaël Watts, parce qu'il est responsable de l'émergence non pas d'une simple compagnie pétrolière nationale, mais d'une société internationale.» En 1911, il part à la conquête de l'Amérique du Sud. Mais ses concurrents s'implantent bientôt à Bakou ou en Indonésie.

Une arme décisive

La Grande-Bretagne, elle, se positionne au Moyen-Orient. Après la Première Guerre mondiale, elle se renforce en Irak, la France jetant son dévolu sur le Liban.

Les années passent. Bien avant Yalta, sept compagnies américaines et anglaises se partagent le monde en 1928. Ensemble, elles redessinent les contours de l'ex-Empire ottoman en nouant une solide alliance.

Dans le second volet, le film se penche sur l'après-1945. Les États-Unis négocient alors l'exclusivité des ressources de l'Arabie saoudite en lui garantissant une protection politique et financière. Les Russes réagissent. Ils lorgnent sur l'Iran et les trésors du futur Azerbaïdjan. «Ce sera le véritable début de la guerre froide», déclarent les réalisateurs. Truman brandit le spectre d'une réplique nucléaire. Staline cède… Les décennies s'enchaînent. Survient le choc pétrolier de 1973.

L'élection de Reagan marque un nouveau tournant dans l'affrontement États-Unis - URSS. «Une fois de plus, le pétrole mais aussi le gaz vont être les armes décisives dans la partie de bras de fer qui oppose les deux grands camps», précisent les journalistes.

Au début des années 1980, l'Administration américaine fait appel à un banquier ingénieux. «C'est lui qui trouve la faille et élabore la stratégie qui va provoquer l'effondrement de l'Union soviétique », est-il affirmé. Cet homme, dénommé Robinson, plaide pour une politique d'affaiblissement des cours: «Chaque fois que le prix du baril chutait d'un dollar, l'URSS perdait entre un demi-milliard et un milliard de bénéfice», dit-il. Une plongée captivante au cœur d'un Dallas à l'échelle mondiale et à la dimension historique.

Pierre De Boishue
01/09

 http://www.lefigaro.fr/programmes-tele/2010/09/01/03012-2...



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

10/09/2010

n° 498 - Les Dossiers d'Irak - 09-09 : - Début : - : Ils s'en vont ?

n° 498  - Les Dossiers d'Irak - 09-09 : - Début  : - : Ils s'en vont ?


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre


Les Dossiers d'Irak

n° 498                                                      09/09/10

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le " Dossier d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) Sur le site de Eva Resis   :  no-war.over-blog.com

c) Sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) Sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dir...

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire : 

Dossier & Point de vue

1-1 Ce qu'ils laissent derrière eux.

1 Robert Fisk : Disons-le tout haut : nous ne partons pas.

2 Frédéric Courvoisier : Un retrait des troupes d’Irak en trompe l’œil: les soldats occupants états-uniens remplacés par des mercenaires.

3 Retrait partiel des troupes étasuniennes : Un avant-goût de défaite.

4 Gilles Munier : Résistants prisonniers: La grande évasion.

Suite

2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

2-1 Des milliers de marines rentrent traumatisés d’Irak.

2-2 Les traumatismes laissent des traces indélébiles.

2-3 Les riverains des bases américaines s'inquiètent de leur avenir économique.

2-4 L'armée américaine lance la mission de "conseil et assistance" en Irak.

2-5 Des experts américains réfléchissent sur les leçons stratégiques de la guerre en Irak.

2-6 Pascal Boniface : La guerre d’Irak légitimée a posteriori par le Quai d’Orsay ?

2-7 Le Monde’ : Retrait - Le vrai coût de la guerre en Irak.

Fin

3  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 Ils s'en vont ?

1 Jacques Lanctôt : La fausse retraite de l'Irak.

2 Vanina Giudicelli : Que va changer le retrait des troupes américaines?

3 L’armée irakienne reste handicapée par une logistique défaillante.

4-1 Nolwenn Weiler : Uranium appauvri : L’héritage cancérigène de l’armée américaine en Irak.

4-2 "Marchands d'anthrax", une enquête poussée sur la menace bio terroriste.

4-3 Alain Gresh : eau potable « L’Irak paiera ! »



Tiré à part

Avant propos

·                    Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- pour désigner les résistants qui osent leur résister...



Dossier & Point de vue

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

1-1 Ce qu'ils laissent derrière eux.

1 Robert Fisk : Disons-le tout haut : nous ne partons pas.
Le fléau que les Américains laissent derrière eux en Irak
Quand vous envahissez un pays, il y a toujours un premier et un dernier soldat.
Le premier homme à la tête de la première unité de l’armée d’invasion américaine qui a atteint la place Fardous, au centre de Bagdad, en 2003 était le Caporal David Breeze du 3ème bataillon, du 4ème régiment de Marines. Et pour cette raison, il m’a fait remarquer qu’il n’était pas un soldat car les Marines ne sont pas des soldats. Ce sont des Marines. Comme il n’avait pas parlé à sa mère depuis deux mois, je lui ai offert mon téléphone satellite pour qu’il l’appelle dans le Michigan. Tous les journalistes savent qu’ils auront droit à une bonne histoire s’ils prêtent leur téléphone à un soldat en guerre. « Allo » a hurlé Breeze, « Je suis à Bagdad. Je vous appelle pour vous dire que je vous aime. Je vais bien. La guerre sera terminée dans quelques jours. A bientôt ».
Et oui, ils disaient tous que la guerre serait finie rapidement mais ils n’avaient pas demandé leur avis aux Irakiens sur cette agréable opinion. Les premiers attentats suicides – un policier en voiture et deux femmes - avaient déjà touché les Américains sur l’autoroute conduisant à Bagdad. Il y en aurait des centaines de plus. Il y en aurait des centaines d’autres en Irak à l’avenir.
Disons-le tout haut : nous ne partons pas
Aussi nous ne devrions pas être dupes de la farce recréée sur la frontière koweitienne dans les heures suivantes, le départ d’Irak des « dernières unités de combat » deux semaines avant la date prévue, ni des cris infantiles de « Nous avons gagné » de très jeunes soldats, dont certains ne devaient pas avoir plus de douze ans lorsque G. W. Bush a lancé son armée dans cette aventure irakienne catastrophique. Ils laissent derrière eux cinquante mille soldats, hommes et femmes, soit un tiers des forces d’occupation US, qui seront attaqués et qui auront de toute manière, encore, à combattre la résistance.
Officiellement, cependant, ils sont là pour entraîner les milices et les tireurs et les plus pauvres des pauvres qui rejoignent la nouvelle armée irakienne dont les commandants savent parfaitement qu’ils ne pourront assurer
la Defense de leur pays avant 2020. Mais ils seront toujours sous occupation car, il est certain que l’un des « intérêts américains » à défendre est leur présence, concomitamment à celle de milliers de mercenaires armés et indisciplinés, de l’Ouest et de l’Est, qui tirent à tout venant pour garantir la sécurité des diplomates et hommes d’affaires occidentaux.
Aussi disons-le tout haut : nous ne partons pas.
Au contraire, les millions de soldats américains qui ont traversé l’Irak laissent aux Irakiens un fléau qu’ils ont apporté d’Afghanistan : al-Qaïda. Ils y ont importé le virus de la guerre civile. Ils ont contaminé l’Irak avec une corruption sans commune mesure. Ils ont imprimé le sceau de la torture à Abou Ghraib et les honteuses prisons d’Afghanistan. Ils ont confessionnalisé un pays qui, malgré la brutalité du régime de Saddam, avait, jusqu’à présent, rassemblé les sunnites et les chiites.
Le Dawa était « des terroristes », maintenant ce sont des « démocrates »
Et parce que les chiites vont immanquablement gouverner cette « démocratie », les soldats américains ont offert à l’Iran la victoire qu’il avait cherchée à obtenir si vainement dans sa guerre contre Saddam en 1980-1988. Les hommes qui avaient attaqué l’ambassade américaine au Koweït dans les mauvais jours, alliés de ceux qui avaient soufflé la base des Marines à Beyrouth en 1983, aident maintenant à gouverner l’Irak. Le Dawa, à l’époque, était « des terroristes » maintenant, ce sont des « démocrates ». C’est drôle comme nous avons oublié les 241 conscrits américains qui ont péri dans l’aventure libanaise. Le caporal Breeze devait avoir, alors, deux ou trois ans.
Ils sont venus, ils ont vu et ils ont perdu
Le désastre américain d’al-Qaïda en Irak a infecté
la Jordanie avec les attentats à Amman, et le Liban de nouveau. L’arrivée des hommes armés du Fatah al-Islam dans le camp palestinien de Nahr al-Bared au nord du Liban, les 34 jours de guerre contre l’armée libanaise et les douzaines de civils morts ont été la conséquence directe du soulèvement sunnite en Irak. Al- Qaïda est arrivé au Liban et l’Irak, sous domination américaine, a réinfecté l’Afghanistan avec les attentats suicide, l’immolateur auto-consacré qui a fait des soldats américains des hommes qui se cachent au lieu d’hommes qui se battent.
Ils réécrivent l’histoire maintenant. Un million d’Irakiens sont morts. Tony Blair s’en moque, ils ne figurent pas, remarquez, parmi les bénéficiaires de sa générosité.

Ni d’ailleurs la plupart des soldats américains tués. Ils sont venus, ils ont vu et ils ont perdu. Mais, maintenant, ils disent qu’ils ont gagné.

Comme les Arabes, survivant avec six heures d’électricité par jour dans un pays désolé doivent espérer d’autres victoires comme celle-là !
Robert Fisk*
Traduction : Xavière Jardez – Sous-titres « France-Irak Actualité »
* Robert Fisk est le correspondant à Beyrouth du journal britannique The Independent. Il est considéré, à juste titre, par le Financial Times, comme « l’un des plus remarquables reporters de sa génération ». Ouvrages récents : La Grande Guerre pour la civilisation : l'Occident à la conquête du Moyen-Orient (1979-2005), La Découverte, 2005 et Liban, nation martyre, Editions A&R et du Panama, 2007.

The Sunday Independent (Afrique du Sud - 23/8/10)

Source : France-Irak.actualité

http://www.michelcollon.info/Le-fleau-que-les-Americains.html

http://www.france-irak-actualite.com/article-revue-de-pre...


2 Frédéric Courvoisier : Un retrait des troupes d’Irak en trompe l’œil: les soldats occupants états-uniens remplacés par des mercenaires.

Les Etats-unis ont confirmé que le nombre de soldats présents en Irak aujourd’hui est inférieur à celui au moment de l’invasion du pays, en 2003.

Ce fait va être utilisé dans le cadre d’une manœuvre de propagande qui a comme objectif de dissimuler le maintien d’une force occupante et le remplacement de soldats par des mercenaires.

La déclaration de Barack Obama, annoncant la fin de la mission de combat sur ce territoire et le début d’ « opérations contre-terroristes » menées par une « force de transition » jusqu’au retrait « des troupes nord-américaines en 2011 », avait déjà fait la une des journaux début août. Mais ce qui a fait, avec un écho encore plus important, les unes des journaux des médias dominants, c’est la confirmation que les Etats-unis conservent en Irak un nombre de soldats inférieur à celui qu’ils avaient au début de la guerre contre ce pays.

Effectivement, avec le retrait de la quatrième brigade pour le Koweit et le transfert d’hommes et de matériels de guerre de ce pays du Moyen-Orient vers l’Afghanistan, également occupé, le nombre total de soldats de Washington tourne autour de 55 000, pouvant même être réduit à 50 000 d’ici au 31 août.

Mais quant aux faits correspondants à la réalité, arrêtons-nous ici. C’est que surfant sur la vague du départ d’une partie du contingent – il convient de ne pas oublier qu’il reste en Irak 50 000 militaires étrangers – le gouvernement des Etats-Unis en profite pour faire croire que la force qui restera cessera de réaliser des opérations de combat, se limitant à former les militaires irakiens, et que la date limite pour le départ définitif serait la fin de l’année 2011.

Déclarations occultées

Maintenant, la vérité est que pour les fonctionnaires ayant une responsabilité élevée, comme le commandement militaire David Patreus, les Etats-unis non seulement ne sont pas prêts à sortir d’Irak puisque ils conservent « une énorme capacité [opérationnelle] », a-t-il déclaré dans une interview à CBS.

Dans le même sens, l’Inter Press Service a trouvé auprès de sources liées aux cercles gouvernementaux que les 50 000 soldats qui resteront ne se confineront pas à leurs missions de formation ou à des opérations de Défense du personnel et des installations nord-américaines.

Un autre qui semble avoir ignoré les propos du président est l’attaché du presse du général Patreus, Geoff Morrell, soulignant « que je ne connais personne qui ait déclaré la fin de la guerre ».

De même, pour le vice-assistant du secrétaire à la Defense, Colin Khal, les Etats-Unis sont en Irak « pour y rester encore longtemps » et toute décision est suspendue jusqu’à « ce que l’on voie ce que le gouvernement va faire ».

La phrase, apparemment énigmatique, a été déconstruite par la presse nord-américaine, qui spécule sur la possibilité que le futur gouvernement du pays se prépare à demander aux Etats-unis de rester au pays.

Les entreprises de sécurité doublent leur nombre

Par ailleurs, le maintien de dizaines de milliers de soldats en Irak – dans les termes de ceux qui les voit encore y rester pour longtemps et avec toujours les mêmes fonctions – est accompagné de la substitution de soldats sur le départ par des milliers de mercenaires au service des entreprises de sécurité.

La décision de remplacer la force militaire par une autre « civile » a été prise dans une réunion de hauts-responsables militaires nord-américains, qui s’est déroulé le 19 juin, bien que cela n’ait été clairement reconnu qu’à partir du 16 août.

Le plan est de donner au Département d’Etat un rôle plus effectif dans la coordination des opérations et d’entretenir des relations étroites avec les entreprises de sécurité privées. Celles-ci vont disposer d’hélicoptères, de chars d’assaut et de la technologie pour faire fonctionner des radars, de manière à ce qu’elles puissent demander des attaques aériennes et elles vont pouvoir téléguider des drones de combat, a informé le New York Times.

Le doublement du nombre d’entreprises sous-traitantes en Irak n’est pas une hypothèse. Le porte-parole du département d’Etat, P.J.Crowley, a admis que le total d’entreprises sous-traitantes en Irak pourrait atteindre les 7 000, admettant, également, que les Etats-Unis « ont des plans très spécifiques pour assurer la sécurité quand les militaires partiront ».

Actuellement, il existe en Irak 112 000 mercenaires au service de diverses entreprises, auxquels s’ajoutent plus de 11 500 individus inscrits en tant que personnel de sécurité privé et au moins 1 200 au titre de conseiller en sécurité, a publié de son côté le Guardian.

Le nouveau rôle de la CIA

D’après le New York Times, l’agence des services secrets nord-américaine prend de plus en plus un caractère para-militaire, approfondissant, depuis l’entrée en fonctions de Barack Obama, la réalisation d’attaques avec des drones et l’élimination des personnes suspectées de terrorisme.

L’assistant du président des Etats-unis, John Brennan, qualifie les nouvelles lignes directrices comme un remplacement de la politique du marteau par celle du bistouri.

Par ailleurs, le lien avec les entreprises de services de sécurité s’est également intensifié, surtout au Pakistan et en Afrique du nord avec la mise en œuvre d’opérations clandestines de détention et d’arrestation de groupes présumés extrémistes.

Article issu de la revue portugaise Avante

Article placé le 01 sept 2010, par Frédéric Courvoisier

Traduction : Solidarité Internationale

http://www.mecanopolis.org/wp-content/uploads/2010/09/mercenaires.png


3 Retrait partiel des troupes étasuniennes : Un avant-goût de défaite.

 « Ils sont partis comme des voleurs… comme des criminels », ont dit les Irakiens en apprenant que la 4ème brigade de combat Stryker, de la 2ème division d’infanterie de l’armée étasunienne, avait franchi la frontière du Koweït – sans tambour ni trompette -  à l'aube, le 19 août 2010. Partie d’Abou Ghraib, la soi-disant « dernière patrouille » a mis quatre jours pour couvrir 600km, roulant de nuit, protégée par des chasseurs F 16, des hélicoptères Black Hawk et, au sol, par des troupes du régime de Bagdad (1).

A part le carré pro américain, personne ne regrette leur départ. Les brigades d’infanterie Stryker qui tirent leur nom du véhicule blindé dont elles sont dotées, ont participé aux massacres ayant ensanglanté l’Irak  - notamment à ceux de Fallujah et de Tell Afar -, et aux opérations de ratissage contre la résistance et aux tortures de civils dans les régions de Baquba, Rawa, Mossoul et Diyala (2).

Tout le monde se prépare au pire

Si certaines troupes d’occupation s’en vont, d’autres restent. La guerre n’est pas terminée, n’en déplaise à Barack Obama en campagne électorale de mi-mandat. Sept ans et cinq mois après l’invasion du pays, environ 56 000 GI’s sont toujours en Irak, ainsi que plusieurs milliers de mercenaires (contactors). Tandis que l’armée américaine formera les troupes irakiennes, des forces spéciales – 5000 environ – combattront le terrorisme, c'est-à-dire la résistance. Personne ne sait quand les Etats-Unis se retireront vraiment d’Irak, surtout si le régime de Bagdad, aux abois, demande qu’ils restent. L’ancien chef rebelle kurde Babakr Zebari, actuel chef d’Etat major de l’armée irakienne, estime que le retrait américain est « prématuré » et que le régime ne pourra pas assurer, seul, sa sécurité… d’ici 2020. D’ailleurs tout le monde se prépare au pire. Signe qui ne trompe pas : les 2400 diplomates étasuniens en Irak seront protégés par une armée privée de 7 000 mercenaires disposant de 1300 véhicules blindés et de 29 hélicoptères. Chaque antenne diplomatique américaine aura une unité des forces spéciales à sa disposition (3). Dire que les Etats-Unis n’occupent plus l’Irak, ne participent plus aux combats, ou s’en abstiendront à l’avenir, sont des mensonges éhontés.

Notes:

(1) Last brigade of combat troops drives out of Iraq, par Teri Weaver et Heath Druzin (Stars and Stripes – 18/8/10).

http://www.stripes.com/news/middle-east/iraq/last-brigade...

(2) Stryker Brigade

http://cpedia.com/wiki?q=Stryker+Brigade&guess_ambig=...

(3) Irak : l'Amérique retire sa force de frappe, par Renaud Girard

Paru le 20 août sur le blog « France-Irak Actualité » -

 http://www.france-irak-actualite.com

 

http://www.lefigaro.fr/international/2010/08/19/01003-20100819ARTFIG00477-irak-l-amerique-retire-sa-force-de-frappe-et-change-de-mission.php


4 Gilles Munier : Résistants prisonniers: La grande évasion.

En Irak, la sécurité dans les prisons et les camps de prisonniers est évidemment maximale. Il n’empêche que, depuis 2003, de nombreux détenus se sont « fait la belle » à Bassora, Bagdad, Mossoul, Tikrit, Ramadi. La dernière grande évasion n’a pas retenu l’attention des médias : le 1er avril l’aube, à Mossoul, 23 prisonniers se sont échappés par un trou creusé dans le mur de la prison de la base américaine Al-Ghazlani. Leur disparition ne fut remarquée que l’après midi. En revanche, celle de quatre détenus du Camp Cropper, dont deux « ministres » de l’Etat Islamique d’Irak, groupement dont fait partie Al-Qaïda au Pays des deux fleuves, n’est pas passée inaperçue : elle s’est déroulée le 15 juillet, en plein transfert du pénitencier au régime de Bagdad ! Un gardien leur aurait fourni des uniformes de l’armée irakienne et accompagnés à l’extérieur grâce à une carte pass l’autorisant à escorter les officiels visitant la prison. Comme toujours, dès qu’il est question d’Al-Qaïda, les informations sont à prendre avec des pincettes, la signature étant aussi utilisée par la CIA et les services secrets iraniens. Pour Amin Al-Assadi, inspecteur en chef au ministère de la Justice, interviewé par le quotidien irakien pro-gouvernemental Al-Sabah, les forces américaines sont « impliquées dans l'évasion ». En Irak, ce genre d’accusation n’inquiète personne, à commencer par Nouri al-Maliki qui a demandé aux Américains de garder sous leur surveillance 200 prisonniers étiquetés Al-Qaïda.

Le tunnel du Camp Bucca

La première grande tentative d’évasion de prisonniers de guerre eut lieu au Camp Bucca, en 2005. Elle a échoué. Le pénitencier, situé en plein désert au sud de Bassora, fermé en septembre 2009, a été décrit dans Le Temps de Genève comme « un authentique camp de concentration au plein sens du terme ». Les prisonniers étaient enfermés, « sans jugement, sans avocat, sans même un mandat d’arrêt », dans des conteneurs et des tentes par 60° l’été et -10° la nuit, l’hiver. A l’époque, Bucca – du nom d’un pompier mort dans l’effondrement du World Trade Center - comptait environ 6 000 prisonniers. Quatre ans plus tard, leur nombre dépassait 28 000.

Le 27 mars 2005, les prisonniers avaient fini de creuser un tunnel avec des moyens de fortune. Ils attendaient que le temps s’améliore pour se faufiler en masse dans le boyau de 200m de long, passant sous les barbelées à 4m de profondeur et aboutissant dans le désert. Son entrée, bouchée par des pelletées de terre, était dissimulée sous le plancher d’un bâtiment. Elle a malheureusement été découverte lors d’une inspection de routine.

140 résistant libérés par le parti Baas clandestin

Le 9 décembre 2006, Ayman Sabawi al-Tikriti, neveu de Saddam Hussein, arrêté en mai 2005, condamné à la prison à vie pour son soutien financier et en armement à la résistance, a disparu de la prison Badoush, près de Mossoul. On apprendra qu’il était parti en compagnie d’un gardien de nuit ayant présenté un faux ordre de transfert. Selon le général Abdul Karim Khalaf, porte-parole du ministère de l’Intérieur, l’opération était l’oeuvre de « saddamistes » d’Al-Awda (le Retour), organisation de résistance baasiste fondée en juin 2003.

Trois mois plus tard, le 6 mars 2007, 300 moudjahidine attaquèrent Badoush au coucher du soleil, et libérèrent 140 détenus. Omar al-Baghdadi, ténébreux émir de l’Etat islamique d’Irak, revendiqua l’attaque trois jours plus tard … Mais le 7 décembre suivant, on apprit par un document trouvé dans une cache ayant abrité Izzat al-Douri que cette opération spectaculaire avait été organisée par le Commandement Suprême pour le Djihad et la Libération, la résistance baasiste qu’il dirige.

Bain de sang à la prison de Ramadi

A Ramadi, le 26 décembre 2008, l’évasion de Imad Farhan, surnommé « Imad Omeya » (le Tueur) est symptomatique du climat de violence régnant dans les prisons irakiennes. A une heure du matin, au retour d’un résistant d’un interrogatoire musclé, un de ses compagnons de cellule, Imad Farhan demanda à se rendre aux toilettes prétextant des nausées. Il y tua le gardien, lui subtilisa son fusil AK-47, ses clés, puis libéra la trentaine d’occupants de sa cellule. L’armurerie fut prise d’assaut. Une bataille s’engagea avec des policiers venus à la rescousse. Elle dura deux heures. On relèva 16 corps dont le directeur de la prison, 6 policiers. Imad Farhan s’évada avec deux prisonniers, mais fut abattu le lendemain dans le centre de la ville. Violement hostile aux Sahwa (Réveil), milices tribales financées par les Américains, formées d’anciens membres d’Al-Qaïda, il avait reconnu une centaine d’assassinats, sous la torture.

Le 25 septembre 2009, à Tikrit, où une aile d’une ancienne résidence de Saddam Hussein tient lieu de prison, seize prisonniers, dont cinq condamnés à mort étiquetés Al-Qaïda , se sont évadés peu avant minuit. La fenêtre de la salle de bain où ils priaient était ouverte et un outil « oublié » leur avait permis d’ouvrir l’entrée du système de ventilation. Le directeur de l’établissement et les gardiens – une centaine - ont été arrêtés par la brigade « anti-terroriste » provinciale pour interrogatoire. Un couvre-feu a été instauré et une chasse à l’homme lancée, aidée par des hélicoptères américains et des chiens policiers.

S’évader en temps de guerre est un acte de résistance protégé par la 3ème Convention de Genève de 1949. Ni les troupes étasuniennes ni les organes répressifs du régime de Bagdad ne la respecte, à ce bémol d’importance près que ces derniers, infiltrés par la résistance ou terrorisés, laissent parfois des prisonniers s’échapper.

Appendice 1

Le plan d’évasion de Saddam Hussein

Le Camp Cropper – rebaptisé en juillet Prison Karkh – situé près de l’aéroport de Bagdad, a compté jusque 4 000 prisonniers de guerre. Le plus célèbre, Saddam Hussein, avait lui aussi tenté de s’évader au cours de l’été 2006. Selon Khalil al-Douleimi, son avocat, la résistance devait attaquer la Zone verte pour détourner l’attention des Américains, pendant qu’un bataillon de moudjahidine prendrait d’assaut sa prison et libérerait le maximum de détenus. L’opération fut annulée suite au renforcement des mesures de sécurité provoqué par des incidents armés à proximité du camp.

L’exécution précipitée du Président irakien, quelques mois plus tard, est en partie due à la crainte partagée par Nouri al-Maliki et par l’Iran de le voir s’échapper et unifier la résistance.

Appendice 2

La prison de Bassora attaquée par les Britanniques

A Bassora, la preuve a été apportée, dès 2005, que les troupes d’occupation commettaient des attentats ensuite attribués à Al-Qaïda ou à des rivalités à caractère sectaire. Le 19 septembre, un policier irakien qui s’était approché d’une Toyota dont les deux occupants, vêtus d’habits traditionnels, lui semblaient suspects, fut reçu par une giclée de balles. Des policiers accourant en renfort, ils se rendirent. Les individus arrêtés étaient des SAS, des membres de forces spéciales britanniques. Leur objectif : commettre un attentat près d’un marché ou d’une mosquée. Leur voiture était piégée. Le général Lorimer, commandant la 12ème Brigade mécanisée, réagit rapidement : des hélicoptères et des tanks pulvérisèrent les murs du poste de police Jamiat où les deux SAS étaient supposés incarcérés. Bilan de l’incident : 7 Irakiens tués et 43 blessés… et presque autant de prisonniers en fuite par les murs éventrés !

On apprit plus tard que le capitaine Ken Masters, de la Royal Military Police, chargé d’enquêter sur cette opération, avait été trouvé mort dans de curieuses circonstances.

Gilles Munier

Jeudi 2 septembre 2010

G. Munier/X.Jardez

Publié le 3 septembre 2010 avec l'aimable autorisation de Gilles Munier

* Article de Gilles Munier (Afrique Asie – septembre 2010)

Source : France Irak
http://www.france-irak-actualite.com/...


n° 498 - Les Dossiers d'Irak - 09-09 : - Suite: - : Ils s'en vont ?


n° 498  - Les Dossiers d'Irak - 09-09 : - Suite: - : Ils s'en vont ?


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre


Les Dossiers d'Irak

n° 498                                                      09/09/10

C.De Broeder & M.Lemaire



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a) sur mes blog : 

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b) Sur le site de Eva Resis   :  no-war.over-blog.com

c) Sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) Sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dir...

 

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Sommaire : 

2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

2-1 Des milliers de marines rentrent traumatisés d’Irak.

2-2 Les traumatismes laissent des traces indélébiles.

2-3 Les riverains des bases américaines s'inquiètent de leur avenir économique.

2-4 L'armée américaine lance la mission de "conseil et assistance" en Irak.

2-5 Des experts américains réfléchissent sur les leçons stratégiques de la guerre en Irak.

2-6 Pascal Boniface : La guerre d’Irak légitimée a posteriori par le Quai d’Orsay ?

2-7 Le Monde’ : Retrait - Le vrai coût de la guerre en Irak.



2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

2-1 Des milliers de marines rentrent traumatisés d’Irak.

Leur vie a été épargnée, mais ils sont nombreux à ne pas rentrer entier, physiquement comme psychologiquement.

Pour les marines de retour d’Irak, le processus de guérison ne fait que commencer. 58% d’entre eux seraient en détresse psychologique.

Ce fut le cas du sergent Thom Tran, blessé au combat en 2003 et démobilisé un an plus tard. Devenu humoriste, il a appris à exorciser le traumatisme des combats en s’en amusant dans ses sketches. Il raconte : “je suis arrivé en Irak le 29 mars 2003, et le 3 avril 2003, moins d’une semaine après, j’ai reçu une balle. J’ai eu beaucoup de chance, et j’en ai encore aujourd’hui, j’ai de la chance de gagner ma vie comme comique. Mais c’est parce que j’ai vécu cette expérience que je peux en rire.”

Depuis 2003, 4419 marines sont morts en Irak et près de 32.000 ont été blessés. 100.000 civils irakiens auraient été tués.

Pour les familles endeuillées aussi, il va falloir se reconstruire avant de pouvoir tourner la page sur le conflit irakien.

31/08

http://fr.euronews.net/2010/08/31/des-milliers-de-marines...


2-2 Les traumatismes laissent des traces indélébiles.

Le président des Etats-Unis Barack Obama a certes salué la fin des opérations de combat en Irak, mais sept ans de guerre ont marqué de façon indélébile beaucoup de gens ordinaires qui ressentent encore le traumatisme des scènes horribles dont ils ont été témoins.
Chaque fois qu’il voit une voiture lancée à toute vitesse, Ammar Khalil Sadiq se souvient de l’été 2006 quand l’auteur d’une attaque kamikaze est rentré de plein fouet dans une patrouille de police avec son véhicule chargé d’explosifs, à quelques mètres de son magasin de musique à Bagdad.
Quelques secondes plus tard, Sadik, 34 ans, s’est retrouvé sous les étagères du magasin, couvert d’éclats de verre, à moitié asphyxié par la fumée, la poussière et une forte odeur de dynamite. Ignorant ses propres blessures, il savait qu’il lui fallait absolument sortir de là pour vérifier comment allait son frère qui était dans la rue juste avant l’explosion.
« Je sens encore l’odeur de chair humaine brûlée et j’entends les hurlements des blessés », a dit M. Sadiq. « Je ne pourrai jamais oublier comment j’ai marché sur des lambeaux de chair humaine, jusqu’au moment où j’ai reconnu le corps disloqué de mon frère grâce à sa montre, qui se trouvait encore à son poignet gauche ».
Selon Sabah Karkoli, porte-parole du ministère irakien de
la Santé, les autorités irakiennes ne se sont mises que récemment à s’occuper des problèmes de santé mentale et des séquelles psychologiques provoqués par trois décennies de guerre et de troubles économiques et sociaux.
En 2009, le ministère de
la Santé a commencé à mettre en place un programme de soins psychologiques et à former du personnel, afin de répondre au besoin croissant de ce genre de soins dans le pays, a indiqué M. Karkoli. L’Irak a ouvert des services de santé mentale dans chacun des quelque 3 500 hôpitaux et centres de santé répartis dans le pays.
Le pays a deux grands hôpitaux psychiatriques, Al-Rashad et Ibin Rushid à Bagdad, et six autres centres pour traumatisés, récemment inaugurés.
« Nous avons commencé à ouvrir un service dans chacune de nos structures sanitaires et à encourager les médecins à se former en psychiatrie… Nous voulons que les gens prennent conscience de ce qu’est la maladie mentale et les pousser à venir se faire aider quand ils en ont besoin », a expliqué M. Karkoli.
Enquête sur la santé mentale
En mars 2009, l’Irak a publié sa première et unique
étude nationale sur la santé mentale. Menée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le ministère de la Santé, l’étude peint une image assez terrible de la réalité.
Parmi les 4 332 personnes de plus de 18 ans ayant répondu aux questionnaires, près de 17 pour cent avaient souffert d’un trouble mental durant leur vie, allant du stress post-traumatique à la dépression.

Un taux plus élevé de dépression grave et de phobies, telles que la peur de sortir de chez soi, a été observé chez les femmes.
Ce rapport de 102 pages a indiqué qu’une bonne partie des cas étudiés concernait la période - pendant et après- de l’invasion américaine de 2003, invasion qui a renversé Saddam Hussein. Selon le rapport, 70 pour cent des personnes souffrant d’un trouble mental ont affirmé avoir envisagé le suicide.
On y apprend aussi qu’il n’y a que 437 travailleurs sociaux et travailleurs psychiatriques dans tout le pays pour une population de près de 30 millions.
Histoire de réussite à Bassorah
Après avoir suivi aux Etats-Unis une formation sur le diagnostic et le traitement des cas de traumatismes dans le cadre d’un programme de coopération avec le ministère de
la Santé américain, le psychiatre Aqeel Al-Sabagh et trois de ses collègues ont ouvert un centre de santé mentale dans la province méridionale de Bassorah en décembre 2009.
Au départ, a dit M. al-Sabagh, la demande pour ce genre de service était très faible, car la maladie mentale fait l’objet d’une forte stigmatisation et les gens ont plutôt l’habitude de se tourner vers les religieux ou les charlatans quand ils ont besoin d’aide.
« Nous avons alors lancé une campagne dans les médias locaux pour que les gens se rendent compte de ce qu’est le traumatisme et de ce que le Sarah Centre pouvait leur offrir. Nous avons aussi organisé des conférences dans les universités de la province et distribué des tracts avec l’aide des leaders communautaires, a-t-il dit à IRIN.
Suite à cela, le nombre de personnes s’adressant au centre - le seul centre public de Bassorah – a augmenté. « Nous avons maintenant l’intention d’agrandir le centre et d’accroître le nombre d’employés pour répondre à l’augmentation du nombre des visiteurs ».
Selon M. al-Sabagh, la plupart des cas traités par le centre sont d’anciens prisonniers du régime de Saddam Hussein ou bien des déserteurs, dont certains ont eu les oreilles coupées en guise de châtiment, et aussi des personnes ayant survécu à la torture, aux enlèvements, au viol et aux violences familiales.

IRIN News

2 septembre 2010 –

Vous pouvez consulter cet article à : http://www.irinnews.org/fr/ReportFr...

http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportId=90371


2-3 Les riverains des bases américaines s'inquiètent de leur avenir économique.

Au village d'Al-Faris, on ne trouve guère d'homme qui n'ait travaillé sur la base militaire américaine de Tadji, à 30km au nord de Bagdad. Les voitures neuves, les maisons agrandies ou la salle de billard témoignent de la présence américaine. Avec le départ des dernières troupes de combat, les riverains s'inquiètent pour leur avenir économique.

"Nous avons eu de la chance parce que les Américains nous ont donné du travail. Le gouvernement irakien ne nous a pas donné", note le chef de ce village de 4.000 âmes, cheikh Loukman Rahman Hama.

Depuis le début de la guerre en 2003, quelques dizaines de milliers d'Irakiens ont toujours travaillé avec les Américains. Après avoir été plus de 43.000 en janvier 2009, selon l'armée américaine, ils sont aujourd'hui un peu plus de 13.000 à travailler notamment pour des prestataires de services de traduction, de blanchisserie ou de maintenance.

Parallèlement, les forces de l'oncle Sam sont tombées de 170.000 hommes à un peu moins de 50.000 depuis ce mois-ci, le retrait total devant être achevé pour la fin 2011. Un petit nombre d'Irakiens tiennent aussi des commerces sur les bases militaires.

Le retrait des troupes se ressent à Al-Faris, où le nombre de villageois travaillant pour les Américains a chuté de 800 à 100. Ceux qui ont perdu leur poste s'accrochent à leur lettre de recommandation pour retrouver une place. Dans un pays où jusqu'à 30% de la population se trouve au chômage, selon les estimations non officielles, c'est une gageure.

Un total de 1.168 Irakiens travaillent actuellement sur la base de Tadji, qui abrite environ 7.000 personnes, dont 2.500 militaires américains, alors que ce nombre a pu aller jusqu'à 10.000. "Je ne sais pas quoi faire quand ils partiront. J'ai entendu dire que si j'allais à l'ambassade américaine, ils m'aideraient à quitter l'Irak", confie Riyadh Mohammed Ahmed, un charpentier de 43 ans, évoquant les programmes d'asile.

Quand on demande aux employés irakiens ce qu'ils retiennent de leur expérience sur les bases américaines, le mot "ordre" revient sans cesse. "Ils nous donnent des casques de sécurité en plastique, des uniformes, des chaussures. Si une inspectrice américaine de la société vient et voit qu'on ne porte pas ces équipements de sécurité, elle virera le patron, pas nous, parce qu'il est responsable de nous", explique encore M. Ahmed. "Ca fait du bien de voir l'ordre s'appliquer à tous. C'est bien, l'ordre".

Il y a encore quelques années, travailler avec les Américains était dangereux. M. Hama raconte que son père a été tué par des hommes de l'Armée du Mahdi, les milices de l'imam chiite radical Moqtada al-Sadr violemment opposées à la présence américaine en Irak. Son fils, alors âgé de 5 ans, a été blessé. Un autre employé se souvient de l'époque où ils étaient escortés jusqu'à l'arrêt de bus par des blindés et des hélicoptères.

De nombreuses installations militaires ont développé une politique concertée de renforcement de l'embauche des autochtones. Les responsables de Tadji affirment avoir fait pression en ce sens sur leurs prestataires ces dernières années.

Mais qu'adviendra-t-il de ces emplois lorsque la base passera sous contrôle irakien?

L'armée américaine essaie de déterminer quelles entreprises voudraient y rester, selon le lieutenant Shawn Tyrie, mais certains Irakiens considèrent que l'armée nationale est tellement corrompue qu'on n'obtient de poste ou de contrat que par les relations ou des pots-de-vin. AP

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20100829.FAP7415/irak-les-riverains-des-bases-americaines-s-inquietent-de-leur-avenir-economique.html


2-4 L'armée américaine lance la mission de "conseil et assistance" en Irak.

Le vice-président américain Joe Biden a annoncé mercredi que l'armée américaine a lancé une nouvelle mission de "conseil et d'assistance" en Irak, au lendemain que le président Barack Obama a annoncé la fin de leur mission de combat en Irak.

"La libération de l'Irak est terminée, mais notre engagement va continuer au travers de l'opération 'Aube nouvelle'", a déclaré Joe Biden lors d'une cérémonie sur la base américaine Camp Victory, près de Bagdad.

"Comme disait le président hier soir dans le bureau ovale, les Etats-Unis ont mis un terme à leur mission de combat en Irak et les troupes irakiennes prennent la responsabilité de sécurité de leur pays. Nous avons tenu la promesse faite au peuple américain et au peuple irakien de réduire nos troupes à 50.000 hommes", a dit M. Biden.

Selon Biden, cette cérémonie marque le début d'un chapitre différente dans les relations avec l'Irak, les troupes américaines restant dans le pays fourniront de conseils et d'assistances aux forces irakiennes, participeront aux opérations anti-terrorisme et protégeront le personnel militaire et civil américain.

"Nous intensifions nos efforts civils et diplomatiques pour renforcer la souveraineté, la stabilité et l'autosuffisance de l'Irak", a-t-il ajouté.

M. Biden a réaffirmé que les troupes américaines quitteront complètement l'Irak d'ici fin 2011 selon l'accord signé entre les deux pays en 2008.

Il a salué le peuple irakien pour rejeter la violence fomentée par Al-Qaïda et a appelé les dirigeants irakiens à former vite un nouveau gouvernement, six mois après les élections législatives.

Le secrétaire américain à la Defense Robert Gates était également présent à la cérémonie marquant la fin de la mission de combat de l'armée américaine en Irak et le passage de pouvoirs entre le général Lloyd Austin, le nouveau commandant des forces américaines en Irak, et le général Ray Odierno, son prédécesseur.

2010-09-02

xinhua

http://french.cri.cn/781/2010/09/02/304s227064.htmTir


2-5 Des experts américains réfléchissent sur les leçons stratégiques de la guerre en Irak.

Alors que la mission de combat américaine en Irak a pris fin officiellement mardi 1er septembre, des experts américains réfléchissent déjà sur les leçons stratégiques à tirer de ce conflit, qui a coûté la vie à des milliers d'Américains, et selon certaines estimations, quelque 1.000 milliards de dollars.

L'une des leçons est que les Etats-Unis sont tombés dans une "mission dérivée" -- extension d'une mission allant au-delà de ses objectifs originaux, ont estimé des experts.

Washington s'était fixé pour objectif de renverser l'ancien président irakien Saddam Hussein, et la mission a changé pour passer de la saisie des armes de destruction massive au soutien à une démocratie, puis à l'arrêt de l'insurrection.

Un tel scénario était précisément ce que certains stratèges militaires comme Colin Powell voulaient éviter, préconisant qu'une armée doit partir en guerre uniquement avec une force écrasante et un objectif clairement défini.

"Cela devrait être la leçon des décideurs politiques : avons-nous une mission claire, ou ne faisons-nous que tâtonner ?", se demande Kyle Spector, conseiller politique en matière de sécurité nationale pour le groupe de réflexion Third Way.

La guerre en Irak pourrait influencer les décisions des prochains stratèges militaires : face à une possible action militaire, ils se rappelleront de l'Irak, a-t-il ajouté.

La guerre en Irak a montré l'efficacité militaire des Etats-Unis dans des opérations conventionnelles, quand les troupes américaines ont envahi Bagdad et renversé le gouvernement de Saddam Hussein en quelques semaines. Malgré ce succès au début, une insurrection s'est créée, même si l'ancien secrétaire à la Defense Donald Rumsfeld niait son existence.

Le manque de planification concernant les effets post-invasion a été l'une des pires erreurs stratégiques commises par les Etats-Unis, ont estimé certains analystes.

Christopher A. Preble, directeur des études de politique étrangère à l'Institut Cato, a déclaré qu'il y avait plein de signaux laissant présager que tout ne serait pas simple après l'invasion.

"Je suis un peu frustré d'entendre des gens dire que nous n'imaginions pas ce qui se passerait", a-t-il indiqué, ajoutant que "des chercheurs sur la construction nationale et la reconstruction post-conflit comprenaient très bien que les analogies avec Japon et Allemagne d'après la Seconde Guerre mondiale étaient complètement fausses", a déclaré M. Preble.

"Si un futur président (américain) entend sérieusement renverser un gouvernement étranger et le remplacer par un nouveau gouvernement qu'il préfère, ce sera une action longue et coûteuse", a-t-il indiqué.

La guerre et ses failles stratégiques ont entraîné un "syndrôme Irak", une réticence à s'engager dans des opérations de changement de régime et dans la stabilisation et la reconstruction post-conflit, ont jugé certains analystes.

Les Américains veulent tourner la page, un sentiment reflété dans le discours du président Barack Obama mardi, lorsqu'il est passé du sujet de l'Irak à celui de l'économie américaine, ont noté certains analystes.

Michael E. O'Hanlon, chercheur à la Brookings Institution, a déclaré que les Etats-Unis seraient moins tentés d'être impliqués dans ce genre de conflits.

Il y aura probablement des cas où Washington devra décider s'il faut utiliser la force militaire et n'aura peut-être pas d'autre choix que de partir en guerre, mais la plus grande leçon de l'Irak est que la planification des effets post-invasion est nécessaire, a-t-il affirmé.

xinhua

2010-09-03

http://french.cri.cn/781/2010/09/03/304s227174.htm


2-6 Pascal Boniface : La guerre d’Irak légitimée a posteriori par le Quai d’Orsay ?

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

L'ambassadeur de France en Irak, Boris Boillon, a livré une interview particulièrement intéressante dans Le Figaro daté du 31 août 2010. Il déclare : « Il faut absolument, quand on parle de l'Irak, raisonner sans idéologie. »

En effet, cela vaut pour l'Irak comme pour tout sujet stratégique. Mais on peut se demander si justement ce n'est pas l'idéologie, plus précisément néo-conservatrice, qui anime la réflexion de notre ambassadeur. Pour lui, « l'Irak est le vrai laboratoire de la démocratie dans le monde arabe, c'est là que se joue l'avenir de la démocratie dans la région. Potentiellement, l'Irak peut devenir un modèle politique pour ses voisins et qu'on le veuille ou non, tout cela a été obtenu grâce à l'intervention américaine de 2003. »
Faut-il conclure de ces déclarations qu’au final, l'intervention américaine en Irak a été bénéfique ? Selon l'ambassadeur, « Les Irakiens disent que l'intervention alliée (rappelons que
la France, comme d’autres pays de l’OTAN, n’y a pas participé et l’a même condamnée, et que le terme d’alliée pour qualifier la coalition était une terminologie américaine et non française) de 2003 leur a coûté très cher en vies humaines et en destruction d'infrastructures, mais ils rappellent aussi qu'elle a libéré le pays. Le bilan est donc à la fois positif et négatif ». Il parle même du caractère exemplaire des élections qui pourtant, n'a pas frappé d'autres observateurs.
Pendant très longtemps, un certain discours faisait valoir que le Quai d'Orsay était peuplé de diplomates pro-arabes, anti-israéliens, et que l'antiaméricanisme y régnait. Curieusement, alors que les néo-conservateurs sont en récession aux États-Unis, notamment après l'élection de Barack Obama, ils semblent bénéficier d'une nouvelle vigueur en France dans le milieu intellectuel, mais également au Quai d'Orsay, où ils ont fait depuis quelques années une percée remarquable, avec une nouvelle génération de diplomates.
L’ambassadeur estime donc que le bilan de la guerre en Irak est globalement positif.
Bien sûr, un jour l'Irak sera un pays démocratique, pacifié, stabilisé. Mais la guerre de 2003 en aura-t-elle été le véritable facteur ? Cet objectif n'aurait-il pas pu être atteint par d'autres moyens ? La chute d'une dictature peut-elle justifier une guerre, et en est-elle le principal mode opératoire ? Dans ce cas d'ailleurs, pourquoi hésiter à lancer d'autres guerre contre d'autres dictatures toutes aussi féroces, et qui restent bien en place ?
Il est d'ailleurs contradictoire de dire que cette guerre a été un succès et que le départ des soldats américains, par ailleurs très partiel (il en reste 50 000, sans parler des gardes de sécurité privés), prive Al-Qaïda de son principal argument, l'occupation étrangère. Comment ne pas voir que cette guerre d'Irak a accru l'instabilité régionale, contribué au développement du terrorisme, renforcé l’Iran dans la région et les radicaux en Iran, creuse le fossé entre monde musulman et occidental ? Certes, depuis quelques temps Al-Qaïda est en récession, et les effets négatifs de la guerre s’estompent. Mais pas parce qu’elle a réussi, mais parce qu’Obama en a pris le contre-pied.
L'ambassadeur de France est bien sûr dans son rôle lorsqu'il essaie de rassurer les investisseurs sur la situation en Irak, pour que
la France soit impliquée dans sa reconstruction.

 Faut-il pour autant approuver ex post une guerre dont justement la condamnation a été un moment d'immense popularité pour notre pays ?
Alors que les États-Unis veulent tourner la page sur l'Irak, il n'est certainement pas nécessaire d'adopter une position du style « on vous l'avait bien dit que c'était une erreur tragique de vous lancer dans une guerre illégale ».

Mais est-il pertinent de donner un satisfecit à une action considérée très largement dans le monde entier, comme l’une des pires erreurs stratégiques et morales qu'a pu commettre George Bush, et dont le refus et la condamnation courageuse par la France a été pour elle une source importante de prestige et de popularité dans le monde ?

Pascal Boniface 

http://pascalbonifaceaffairesstrategiques.blogs.nouvelobs...


2-7 Le Monde’ : Retrait - Le vrai coût de la guerre en Irak.

Barack Obama vient de décréter “la fin des opérations de combat” en Irak, et la presse l’interroge sur “le vrai coût” de ce conflit.

C’est le cas de Slate (traduit par Slate.fr) qui publie une tribune d’Anne Applebaum du Washington Post.

 Ce n’est pas du coût financier dont parle la chroniqueuse, mais des impacts de ce conflit sur l’image des Etats-Unis et sur son influence dans la région.

Des aspects qui pourraient marquer la politique américaine pour plus longtemps qu’une simple ardoise salée.

“J’ai soutenu l’invasion de l’Irak, reconnaît la chroniqueuse.

Je pense que ce mouvement est un succès et je crois qu’un Irak démocratique constituera un pôle révolutionnaire pour tout le Moyen-Orient. Mais si la violence baisse, et même si les troupes américaines rentrent au pays, cette victoire a été payée au prix fort, un prix bien plus élevé que celui que nous avons pour habitude d’évaluer”, écrit-elle.

L’incompétence américaine : Pour la journaliste, le premier “prix” de l’occupation de l’Irak est d’avoir montré que les Etats-Unis ne sont pas infaillibles. Un choc assez semblable a celui ressenti après le 11-Septembre, lorsque les Américains s’étaient rendu compte qu’ils étaient vulnérables jusque chez eux. “L’impression générale qui en est ressortie, en Irak et dans le reste du monde est celle de l’incompétence américaine – renforcée de surcroît, après l’épisode d’Abou Ghraïb, par celle de la cruauté et de la stupidité”, écrit Anne Applebaum.

La difficulté à rassembler des alliés : Corollaire de cette incompétence, “la capacité des Etats-Unis à organiser une coalition [a] également pâti [de cette opération]”, estime la chroniqueuse. Selon elle, aucun des alliés des Américains n’a profité de sa participation. Elle a même fait chuter de nombreux chefs d’Etat qui s’étaient engagés auprès de Georges Bush. Elle en tire une conclusion sévère : “Il sera donc bien difficile de convaincre un des membres de la ‘coalition militaire en Irak’ de combattre à nouveau à nos côtés.”

L’influence américaine dans la région a aussi grandement souffert de cet épisode. “Le chaos qui règne en Irak a clairement renforcé l’Iran”, note-t-elle.

Le poids des morts et des blessés : La chroniqueuse rappelle aussi que “plusieurs victimes intérieures sont régulièrement ignorées. L’une d’elles m’inquiète tout particulièrement : la capacité des Etats-Unis à prendre soin de ses vétérans infirmes” qui, sauvés de la mort par l’amélioration des équipements, n’en resteront pas moins marqués à vie.

‘Le Monde’

01 septembre 2010

http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2010/09/01/retrait-le-v...


n° 498 - Les Dossiers d'Irak - 09-09 : - Fin : - : Ils s'en vont ?


n° 498  - Les Dossiers d'Irak - 09-09 : - Fin : - : Ils s'en vont ?


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre


Les Dossiers d'Irak

n° 498                                                      09/09/10

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le " Dossier d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur mes blog : 

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b) Sur le site de Eva Resis   :  no-war.over-blog.com

c) Sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) Sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dir...

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire : 

3  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 Ils s'en vont ?

1 Jacques Lanctôt : La fausse retraite de l'Irak.

2 Vanina Giudicelli : Que va changer le retrait des troupes américaines?

3 L’armée irakienne reste handicapée par une logistique défaillante.

4-1 Nolwenn Weiler : Uranium appauvri : L’héritage cancérigène de l’armée américaine en Irak.

4-2 "Marchands d'anthrax", une enquête poussée sur la menace bio terroriste.

4-3 Alain Gresh : eau potable « L’Irak paiera ! »



3  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 Ils s'en vont ?

1 Jacques Lanctôt : La fausse retraite de l'Irak.

Il y a quelques jours, l’administration de Barak Obama a annoncé en grandes pompes que les États-Unis se retiraient de l’Irak, pour laisser, dit-elle, les Irakiens décider de leur propre sort.

Le retrait survient sept ans et demi après l’invasion américaine lancée à la suite de fausses allégations, celles de l’existence d’armes de destruction massive, un mensonge grossier inventé par la machine de guerre de George W. Bush et ses amis intimes des grandes pétrolières.

Cette guerre honteuse, qui n’a fait aucun gagnant, que des perdants, aura duré plus longtemps que les deux Guerres mondiales, celles de 1914-1918 et de 1939-1945. Ici, le président Obama s’est abstenu de parler de «mission accomplie», comme l’avait fait son prédécesseur, George W. Bush, à bord du porte-avion USS Abraham Lincoln, en mai 2003.

Il s’agit d’une annonce on ne peut plus démagogique pour calmer, à quelques mois d’une étape cruciale pour l’administration Obama — les élections de mi-mandat —, un électorat de plus en plus critique à l’égard de cette guerre impopulaire et du prix à payer: quelque 3000 milliards $ US et plus de 4700 morts du côté de l’armée américaine, tandis que du côté irakien, on compte 1,37 million de soldats et 4400 civils morts, et plus de 3 millions de personnes déplacées.

Or, si on y regarde de plus près, on se rend compte que près de 50 000 soldats américains demeureront sur place, dispersés dans 94 bases militaires. Ces troupes seront nécessairement utilisées dans des combats contre l’«ennemi terroriste» et il est par conséquent faux d’affirmer que les dernières unités de combat ont quitté le territoire irakien.

Par ailleurs, 7000 nouveaux mercenaires arriveront sous peu pour remplacer les troupes sortantes. Ils proviennent d’agences de sécurité privées, qui prennent de plus en plus d’importance dans de tels conflits. Et cela se comprend puisqu’elles n’ont pas à dépendre d’une hiérarchie militaire sans cesse surveillée par l’opinion publique.

Avec les agences privées de sécurité, il n’y a pas de statistiques qui tiennent: les morts se transforment en dommages collatéraux et la torture des prisonniers, en une simple technique musclée d’interrogatoire. La paye est bonne pour ces Rambo et le jeu en vaut la chandelle, comme on dit.

En envahissant ce pays et en le mettant à sac, les Américains mettaient les pieds dans un nid de guêpes qu’ils n’ont jamais su comment contrôler par la suite. Les chiites, majoritaires et bénéficiant de l’appui iranien, et les sunnites se sont mis à s’entredéchirer alors que sous Saddam Hussein, les deux communautés vivaient dans une harmonie relative. Cette situation qui prévalait avant l’invasion ne reviendra jamais et l’on peut le constater malgré l’installation d’un premier gouvernement élu, le 7 mars dernier: un taux de chômage qui atteint les 60 %, 50 % de la population n’a pas accès à l’eau potable, 80% n’a pas d’installations sanitaires, 70% n’a pas accès aux soins de santé et à l’éducation, plus de 50 % vivent dans des abris de fortune, tandis que les principales sociétés d’État ont été privatisées.

Qui peut gouverner dans de telles conditions?

Les Américains et leurs multinationales ont mis la main sur les deuxièmes plus grandes réserves de pétrole au monde et ils ne sont pas prêts à lâcher le morceau, même si on annonce ce retrait des troupes de combat. L’Irak était une pièce majeure pour le contrôle des immenses richesses énergétiques de l’Asie centrale et ce pays fera désormais partie de sa chasse gardée, coûte que coûte. Il reste maintenant à s’emparer des ressources de l’Iran, mais il semble bien que l’ampleur de la tâche en fasse hésiter plusieurs.

Agence QMI
Jacques Lanctôt

02/09/2010

http://fr.canoe.ca/infos/chroniques/jacqueslanctot/archiv...


2 Vanina Giudicelli : Que va changer le retrait des troupes américaines?

Le 24 août, un communiqué de l’armée américaine indiquait que le nombre de soldats en Irak était tombé sous les 50000 et qu’elle s’engageait dans l’opération «New Dawn» [Nouvelle Aube], conformément aux directives du Président Obama qui, lors d’un discours devant un congrès d’anciens combattant handicapés, avait annonçé début août que l’occupation américaine en Irak allait diminuer et «évoluer du combat au soutien et à l’entraînement des forces irakiennes de sécurité».
L’attaque de l’Irak, en mars 2003, avait mobilisé 130
000 hommes. Après plus de sept ans de guerre, les USA n’ont réussi qu’à détruire l’ensemble de la société irakienne. Plus d’un million d’Irakiens sont morts à cause de la guerre, ainsi que plusieurs milliers de soldats des forces d’occupation. Quatre millions d’Irakiens ont dû fuir leur maison. Les groupes religieux extrémistes sont le produits de la guerre: Al Qaida n’existait pas dans le pays. Alors qu’Obama explique que «la violence dans le pays continue à être presque aussi basse que depuis des années», les mois de juillet et août ont connu le plus fort nombre de morts violentes depuis deux ans. Dire que l’Irak est aujourd’hui un pays plus sûr est un mensonge aussi important que celui de l’existence d’armes de destruction massive qui a servi à justifier l’intervention.
Mais bien sûr, les USA ne se retirent pas complètement d’Irak puisque, si les troupes de combat doivent quitter le pays, 50
000 «conseillers et entraîneurs» resteront jusqu’à la fin de 2011, et 10000 plus longtemps encore. Les moyens logistiques (avions, hélicoptères...) resteront sur place, et les USA sont en train de recruter 7000 agents de sécurité (des mercenaires) pour sauvegarder leur pouvoir.
Cet effet d’annonce n’a donc pour but que de masquer le fait que les USA ont perdu cette guerre. Lorsque George W. Bush a lancé la guerre en Irak, il voulait dissuader la contestation de la supériorité économique et militaire des USA, notamment dans la région.
Les USA avaient ainsi pour objectif de contrôler la production de pétrole
: c’est aujourd’hui la Société nationale chinoise de pétrole qui détient les plus grosses parts de marché. En 2009, après un contrat de 3 milliards de dollars pour développer un gisement pétrolifère dans le sud-est de l’Irak, China National Petroleum Corporation a remporté, dans le cadre d’un consortium avec BP, un contrat pour développer le gigantesque champ de Roumaïla au sud du pays.
Les USA avaient pour objectif d’installer un régime pro-occidental en Irak
: ils ont pu démontrer leur capacité à terroriser la population mais pas à la contraindre de respecter ses volontés. Depuis les élections législatives du 7 mars 2010, il n’y a aucun gouvernement en Irak.
Les USA avaient pour objectif de déclencher une série de révolutions «
démocratiques» à travers le Moyen-Orient qui permettraient d’isoler et affaiblir l’Iran: ils sont aujourd’hui enlisés en Afghanistan et l’Iran est plus fort qu’en 2003, se permettant de les défier sur la question du nucléaire.
Plus qu’un retrait d’Irak, l’administration américaine redéploie son intervention militaire dans la région
: les troupes américaines ont triplé en Afghanistan depuis le début du mandat d’Obama.
Le seul moyen de rendre la région plus stable, c’est donc de construire un mouvement puissant qui revendique le retrait immédiat de toutes les troupes d’occupation et le droit à l’autodétermination des peuples.
Vanina Giudicelli

3 septembre 2010

http://www.npa2009.org/content/irak-que-va-changer-le-ret...


3 L’armée irakienne reste handicapée par une logistique défaillante.

Éclairage

Les carences et la lourdeur bureaucratique pourraient amener Washington à soutenir Bagdad plus longtemps que prévu.

Les militaires irakiens ont beau être compétents, leur efficacité demeure, selon des officiers américains et irakiens, minée par une logistique défaillante qui pourrait amener les États-Unis à soutenir l'Irak plus longtemps que prévu. Sept ans après l'invasion de l'Irak et la chute de l'ex-président Saddam Hussein, l'armée américaine vient d'achever sa mission de combat pour se concentrer désormais sur la formation des forces irakiennes, dans le cadre de sa nouvelle opération nommée « Aube nouvelle ».
Déployé pour une mission de formation sur la base irakienne d'al-Kissik, à l'ouest de Mossoul, le colonel américain Steve Apland n'en revient pas des lourdeurs de la bureaucratie militaire irakienne. « Admettons que je sois un soldat irakien, dit-il en montrant son stylo, et bien pour obtenir une nouvelle boîte de crayons, je dois remplir trois ou quatre exemplaires de tel formulaire, le donner à un capitaine qui va se rendre à Bagdad pour le faire tamponner (...) et recevoir un autre document que je devrai présenter dans le bâtiment juste à côté d'ici où je recevrai mes fournitures. » « D'un point de vue tactique, les militaires irakiens se débrouillent bien, mais la guerre est une question de logistique », rappelle le colonel Apland, ajoutant : « À ce stade, leur logistique n'est pas à la hauteur de ce que leurs compétences tactiques exigent. »

Sur la base d'al-Kissik, les illustrations de son propos sont légion. Un de ses adjoints, le lieutenant-colonel Craig Benson, fait visiter le centre médical de la base pour montrer combien il est bien équipé. Mais la plupart de ses ampoules restent éteintes, en raison d'une panne de courant. La base est pourtant équipée de générateurs d'une capacité deux fois supérieure à sa consommation. « Ils ont le matériel. Il leur faut le personnel et la logistique. Les infirmiers que nous tentons de former aux premiers soins sur les champs de bataille ont des produits périmés dans leurs kits », affirme-t-il.
De son côté, le lieutenant-colonel Salah al-Din, responsable d'un des garages de la base, se plaint que les militaires n'entretiennent pas leurs véhicules. « Nous n'arrêtons pas de leur dire : vérifiez votre véhicule avant et après vos missions. Car les gros problèmes commencent par des petits problèmes. Certains le font, mais d'autres non, et ils viennent me voir avec leurs moteurs cassés », râle-t-il. Le lieutenant-colonel, dans l'armée depuis 18 ans, se plaint aussi de la difficulté pour obtenir les pièces détachées auprès de la base logistique de l'armée à Taji, une tâche compliquée par la grande variété des véhicules utilisés par les militaires.
Les carences de l'armée irakienne amènent un des adjoints du commandant de la nouvelle opération américaine à penser que les Irakiens demanderont l'aide des Américains au-delà de la date fixée pour le retrait complet des forces américaines. « Je sais que le gouvernement irakien se préoccupe des lacunes que son armée aura en décembre 2011 », a déclaré mercredi le général Michael Barbero, ajoutant : « Je m'attends à ce qu'ils demandent une assistance au-delà de cette date. »
Pour le colonel Apland, il faudra deux à trois ans pour que l'armée irakienne ait les capacités logistiques nécessaires. Démantelée par les Américains après l'invasion, celle-ci a été bâtie pour parer au plus urgent : la lutte contre l'insurrection. « Nous savions que certains aspects, comme la logistique ou la gestion des ressources humaines, seraient dans un premier temps relégués au second plan », explique-t-il.
Prashant RAO

(AFP)

04/09/2010
http://www.lorientlejour.com/category/Moyen+Orient+et+Mon...



4 Annexe

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

4-1 Nolwenn Weiler : Uranium appauvri : L’héritage cancérigène de l’armée américaine en Irak.

L’occupation de l’Irak a pris fin le 31 août. Officiellement du moins. Aux côtés des 50.000 « conseillers » militaires états-uniens, il reste les victimes collatérales de cette guerre baptisée « Liberté pour l’Irak » : des centaines, voire des milliers de civils atteints de cancers et autres maladies incurables, probablement dues à l’usage d’armes à l’uranium appauvri, en particulier à Falloujah. 

Ce sont des reportages de journalistes qui ont, au départ, révélé le nombre important de cancers et malformations au sein de la population de Falloujah. Située à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de Bagdad, cette ville de 300.000 habitants a été le théâtre, au printemps puis à l’automne 2004, d’offensives de l’armée américaine contre des insurgés irakiens retranchés dans la cité. Celle-ci a été soumise à d’intenses bombardements. Nombre de munitions utilisées sont soupçonnées de contenir de l’uranium appauvri, qui permet d’augmenter la puissance de perforation des obus contre des cibles blindées ou des bâtiments.

Un chercheur britannique, le professeur Chris Busby, du « Department of Molecular Biosciences, University of Ulster », connu pour ses recherches sur les effets des radiations et également pour ses prises de position (il est membre du Green Party, le parti écologiste britannique, et anime un Comité européen sur les risques liés aux radiations), décide de mener une étude sur place. Une équipe de onze chercheurs débarque à Falloujah. Chargée d’interroger les populations sur les cas de mortalité infantiles, leucémies, cancers ou malformations, ils n’ont pas la tâche facile. Ni les autorités américaines ni les autorités irakiennes ne souhaitent que des chercheurs s’intéressent à Falloujah. Un avertissement est même envoyé, par voie de télévision, aux populations locales, prétendant que les enquêteurs sont des terroristes, et que ceux et celles qui osent répondre pourraient se voir arrêter !

Une mortalité infantile record

Cependant, 711 foyers leur ouvrent leurs portes. 4.843 personnes répondent au questionnaire. L’étude, publiée le 6 juillet dernier dans le journal scientifique « International Journal of Environmental Research and Public Health », livre des résultats dramatiques. Les habitants de Falloujah ont 4,22 fois plus de risques de développer un cancer que les Égyptiens ou les Jordaniens. Cette probabilité est 12,6 fois plus grande chez les enfants de moins de 14 ans. Le risque de leucémie chez les personnes de 0 à 34 ans est 38,5 fois plus élevé. La mortalité infantile atteint des taux records : 80/1000, soit 4 fois les taux égyptien et jordanien. À partir de 2009, ce taux passe même à 136/1000 !! Le « sexe ratio » (le taux comparé d’hommes et de femmes au sein d’une population) est totalement anormal dans la tranche des 0-4 ans vivant à Falloujah où l’on enregistre un déficit de naissances de garçons de 18% ! D’une manière générale, le nombre de naissances a chuté, sans que l’on sache encore si cela est dû à une baisse de la fertilité ou à un nombre plus élevé de fausses couches... Ou aux deux.

Espérons que cette première étude alertera l’Onu sur ce « syndrome de Falloujah ». S’il est finalement prouvé – les analyses d’échantillons relevés à Falloujah devraient être bientôt réalisées – que ces populations sont bien victimes de radiations d’uranium, le nombre de personnes atteintes de cancers menace de croître à long terme. Les radiations provoquent en effet des changements au niveau de l’ADN dont les effets se font en général sentir sur les descendants. C’est ainsi que des malformations génétiques sont observées sur les enfants des enfants des survivants d’Hiroshima. À Falloujah, on n’est pas près d’oublier l’Amérique !

Nolwenn Weiler

(6 septembre 2010)

http://www.bastamag.net/article1165.html


4-2 "Marchands d'anthrax", une enquête poussée sur la menace bio terroriste.

03.09

Faut-il avoir peur du terrorisme biologique?

Alors que les attaques à l'anthrax survenues aux Etats-Unis en 2001 ont été presque oubliées, Arte rouvre le dossier sur les armes bactérioloques et la mort suspecte de plusieurs chercheurs spécialistes de la "maladie du charbon".

Le réalisateur Roberto Coen a mené une enquête de plus de cinq ans à travers le monde (Etats-Unis, Europe, Afrique australe...), restituée dans ce documentaire ardu, dont certaines révélations font froid dans le dos. L'anthrax, ou maladie du charbon, est une maladie grave causée par une bactérie et la plupart de ses formes sont mortelles, ce qui en fait une arme biologique redoutable. Le journaliste s'est interrogé sur le lien entre une épidémie d'anthrax survenue au Zimbabwe - son pays d'origine - en 1978 pendant la guerre de libération (10.000 personnes touchées, 200 morts), et les attaques terroristes au bacille de charbon qui ont frappé les Etats-Unis, via des enveloppes piégées, quelques semaines après le 11 septembre 2001. Au fil de sa minutieuse investigation, il découvre un réseau mêlant politiques, scientifiques et militaires. Et souligne que plusieurs spécialistes de l'anthrax ayant travaillé sur des programmes de guerre biologique sont décédés dans des conditions non élucidées, des années 1950 à nos jours. Parmi eux, David Kelly, expert en armement et microbiologiste, dont la mort par "suicide", en 2003, avait provoqué une grave crise du gouvernement de Tony Blair: son nom avait été identifié comme étant la source d'un journaliste de la BBC selon lequel le gouvernement avait gonflé les informations des services de renseignement pour justifier la guerre en Irak.

Le documentaire affirme que David Kelly était aussi en lien avec les instigateurs des tentatives de stérilisation de la population noire d'Afrique du Sud. Roberto Coen nous emmène dans des laboratoires top secrets spécialistes de l'anthrax et explore l'élaboration d'armes bactériologiques "ethniques" dont cette "Bombe noire" mise au point sous l'apartheid: sans doute l'aspect le plus édifiant du documentaire. Il nous montre aussi comment les gouvernements américain, russe, canadien, anglais et sud-africain, entre autres, investissent massivement dans la biosécurité: rien qu'aux Etats-Unis, pas moins de 1.800 compagnies travaillent dans le secteur pour le gouvernement. Une dangereuse course aux armements bactériologiques est-elle en préparation? "Marchands d'anthrax" est parfois un peu alarmiste mais il a le mérite de pousser loin une enquête sur un sujet pour le moins difficile. Les téléspectateurs qui veulent en savoir plus peuvent consulter un dossier spécial sur le site arte.tv/anthrax.

http://www.lemonde.fr/depeches/2010/09/03/marchands-d-ant...


4-3 Alain Gresh : eau potable « L’Irak paiera ! »

ENQUÊTE SUR UNE COMMISSION OCCULTE

Durant la guerre du Golfe de 1991, les Etats-Unis ont délibérément visé les approvisionnements en eau potable de l’Irak, violant ainsi la convention de Genève sur les lois de la guerre. La récente étude d’un universitaire américain qui a révélé ce crime a été ignoré par les médias. Elle confirme pourtant la stratégie de destruction délibérée de tout un pays. Près de dix ans après la fin du conflit, une population impuissante continue de payer le prix d’une double intransigeance, celle des Etats-Unis et celle du régime du président Saddam Hussein. Malgré les brèches dans le mur de l’embargo que représentent les vols directs entre d’un côté, Moscou, Paris et Amman, de l’autre Bagdad, rien n’annonce un assouplissement de la position de Washington. Au contraire, la campagne électorale américaine donne lieu à des surenchères. Et le pillage de l’Irak se poursuit, comme le montre le travail de la commission d’indemnisation des Nations unies pour l’Irak, une instance occulte, qui siphonne un tiers des revenus des exportations de ce pays et dont le fonctionnement comme la légalité sont plus que douteux

Pour la première fois, le 15 juin 2000, le consensus s’est brisé. Le climat affable des réunions routinières du conseil d’administration s’est brusquement tendu. Pourtant, Genève est peu propice aux éclats de voix. On y préfère le silence protecteur, les discussions feutrées, l’absence de publicité. Il est vrai que les sommes en jeu impressionnent : 15,9 milliards de dollars, deux fois le produit intérieur brut de la Jordanie. Il ne s’agit ni de fusion bancaire, ni d’argent sale recyclé, ni d’offre publique d’achat. Les participants ne sont pas des financiers, encore moins des banquiers, mais des diplomates de haut rang des quinze pays membres du Conseil de sécurité des Nations unies.

Ils doivent se prononcer sur une des demandes d’indemnisation formulée notamment par la Kuwait Petroleum Corporation à l’encontre de Bagdad. Les diplomates français et russes exposent leurs réserves. Un tel pactole peut-il être ponctionné sur les ressources d’un pays, l’Irak, dont tous les rapports confirment qu’il s’enfonce dans la misère ? La session est ajournée au 30 juin. Nouvelle réunion, nouvelle impasse, nouveau report à fin septembre 2000.

Avec ses bureaux disséminés dans la Genève internationale, l’United Nations Compensation Commission (UNCC), la commission d’indemnisation des Nations unies pour l’Irak, méconnue du public, poursuit ses travaux depuis bientôt dix ans. A l’abri des regards indiscrets, cette instance occulte constitue pourtant un des rouages essentiels de la stratégie d’anéantissement de l’Irak. On évoque souvent les sanctions contre ce pays, les enfants qui meurent faute de soins, les hôpitaux sans matériel, le délitement d’une des plus vieilles civilisations de la planète. Quelques lignes d’une dépêche d’agence, rarement reproduites, rappellent parfois les bombardements quotidiens menés par l’aviation anglo américaine contre l’Irak. Mais pas un journaliste ne hante les couloirs de la commission d’indemnisation. Aucun débat public ne se déroule sur sa légalité, contestable, ou sur ses pratiques, douteuses. Pourtant, les caisses de cette institution ont récupéré, depuis décembre 1996, un tiers des revenus des exportations de Bagdad : 11 milliards de dollars...

En avril 1991, au lendemain de la victoire des alliés dans la guerre du Golfe, le Conseil de sécurité confirme que l’Irak « est responsable, en vertu du droit international, de toutes les pertes, de tous les dommages (...), ainsi que de tous les préjudices subis par d’autres Etats et par des personnes physiques et des sociétés étrangères, directement imputables à l’invasion et l’occupation illicite du Koweït par l’Irak ». Chargée de recueillir les demandes d’indemnisation, l’UNCC est créée par la résolution 692 du Conseil de sécurité du 20 mai 1991 (lire article, page 17). Son conseil d’administration se compose des représentants des quinze membres du Conseil de sécurité. Il décide du montant des indemnisations à verser à chaque plaignant, sur la base d’un rapport présenté par un groupe de trois commissaires, des experts choisis par le secrétariat exécutif, organe en principe administratif, mais qui est le lieu du réel pouvoir. Pris en main, dès sa création, par les représentants des Etats-Unis, le secrétariat a « orienté » - désorienté serait un terme plus exact - toutes les décisions de la commission.

La procédure adoptée par le Conseil de sécurité n’a pas de précédent, au moins depuis le traité de Versailles, qui avait mis fin à la première guerre mondiale et... jeté les bases de la seconde. L’article 231 de ce texte rendait l’Allemagne seule responsable de la guerre et l’obligeait à régler d’infinies réparations. Le mot d’ordre - « l’Allemagne paiera ! » - allait déboucher sur la prise de pouvoir par Adolf Hitler. Désormais, le slogan des Etats-Unis, qui avaient refusé de ratifier le traité de Versailles, est « l’Irak paiera ! ». Avec quelles conséquences ?

Ancien professeur de droit international public, avocat du cabinet Lalive & Parners (1), Michael E. Schneider dénonce la principale aberration de la procédure : l’Irak n’est pas reconnu comme « une partie dans un procès (a defendant party). On se passe de l’accord du principal intéressé. L’Irak, et l’Irak seul, doit payer pour chaque centime de la procédure, pour les émoluments des commissaires et de leurs experts alors que le pays n’a même pas accès aux travaux de ces mêmes experts ». Bagdad doit rendre des comptes pour les dommages provoqués par son invasion meurtrière du Koweït. Mais même un criminel a droit à une Defense et à des avocats ; et on ne lui demande pas de payer la procédure, les juges et l’« enquête ». On ponctionne chaque année 50 millions de dollars sur les exportations irakiennes pour subventionner la commission, le moindre déplacement de ses experts - en classe affaires -, les appointements substantiels des commissaires... Pour la première fois dans l’histoire du droit international depuis la fin de la seconde guerre mondiale, un Etat n’a pas son mot à dire dans une procédure qui le concerne.

Une procédure digne de l’Inquisition

Ambassadeur de Bagdad auprès des Nations unies à Genève, M. Mohamed El Douri, ancien professeur de droit international, travaille « sous embargo ». L’Irak a perdu son droit de vote aux Nations unies, parce qu’il n’a pas acquitté ses cotisations (2), alors que le plus gros débiteur de l’organisation, les Etats-Unis (plus de 1 milliard de dollars de dette), n’a jamais fait l’objet d’une telle sanction. Les communications de l’ambassadeur irakien avec son gouvernement sont laborieuses ; un émissaire met quatre jours au minimum pour aller de Bagdad à Genève et retour. Même le matériel minimal lui manque : la compagnie Xerox a refusé de lui vendre des photocopieuses, par peur, sans doute, qu’il ne les transforme en armes chimiques...

M. El Douri s’explique longuement, minutieusement. Les dossiers nos 4003197 et 4004439, présentés notamment par la Kuwait Petroleum Corporation, pour la somme de 21,6 milliards de dollars, évoqués plus haut, sont exemplaires. Ils concernent la suspension de la production et de la vente de pétrole koweïtien durant l’occupation irakienne, ainsi que les pertes dues aux incendies notamment. Les attendus koweïtiens, plusieurs dizaines de milliers de pages, ont été déposés, les 20 mai et 24 juin 1994, devant les trois commissaires chargés du dossier. Bagdad n’a été informé de leur contenu qu’à travers un résumé du secrétariat exécutif le... 2 février 1999, cinq ans après ! Il a eu jusqu’au 19 septembre pour présenter ses observations.

Or, explique la délégation irakienne, le 13 juin 2000, au conseil d’administration, « [ces deux demandes] touchent trop d’aspects légaux, scientifiques, techniques et comptables... Vous devez vous imaginer le temps nécessaire pour transmettre ces volumineux documents, les vérifier, les étudier, les traduire en arabe et ensuite préparer une réponse, qu’il faut encore traduire en anglais. »

La commission n’a pas autorisé le gouvernement irakien à prélever sur l’argent de ses exportations - son propre argent ! - pour assurer le paiement de grands cabinets juridiques. « Nous avons toutefois remis nos observations, poursuit l’ambassadeur, auxquelles le Koweït a répondu, mais... nous ne connaissons pas le contenu de cette réplique. Après bien des tergiversations, nous avons reçu le droit de présenter nos observations - en une heure maximum ! - devant les commissaires, le 14 décembre 1999. » Ceux-ci ont finalement accordé 15,9 milliards aux plaignants, soulevant les réserves française et russe au conseil d’administration. Pour la première fois, le consensus était rompu. « L’Irak est responsable, conclut l’ambassadeur, mais cela n’autorise pas à violer le droit international. »

« Comment peut-on traiter les dossiers sans avis contradictoires, s’interroge Michael E.Schneider, sans donner la possibilité à chacune des parties de présenter son point de vue ? Face aux dossiers ficelés, comment réagir ? Le Koweït a fait un appel d’offres international pour préparer ses dossiers et se défendre. Pour déficeler, il faudrait un travail minutieux que la commission n’a pas le temps de faire. Non seulement l’Irak s’est vu refuser l’argent pour se défendre, mais, de plus, les services de tous les grands cabinets d’avocats sont déjà loués soit par les plaignants, soit par l’UNCC. » Plusieurs cabinets, dont Price Waterhouse, ont été embauchés par l’UNCC, après avoir travaillé pour les autorités koweïtiennes, ce qui n’est pas sans poser une question de « conflits d’intérêts ».

En 1991, le secrétaire général des Nations unies avait recommandé que l’Irak soit « informé de toutes les demandes (claims) et qu’il dispose du droit de présenter ses commentaires aux commissaires ». Finalement, le Conseil de sécurité ne l’a pas suivi et a simplement accepté que Bagdad ait « un droit de recevoir un résumé des rapports élaborés par le secrétariat exécutif et de les commenter ». Une procédure qui relève plus de l’Inquisition que des formes juridiques modernes - ce que reconnaît M. Norbert Wuhler, le chef du département légal de l’UNCC, qui parle de « procédure inquisitoriale (3) ». Comme le déclarait le premier secrétaire exécutif de l’UNCC, M. Carlos Alzamora, tous ces garde-fous légaux « qui encombrent les processus judiciaires » ont été éliminés.

L’UNCC justifie ses pratiques par la nécessité de rembourser rapidement les centaines de milliers de « petits », de « sans grade », gravement lésés par l’invasion du Koweït : sur les 2,6 millions de demandes d’indemnisation, la quasi-totalité proviennent de particuliers. Mais la somme qu’ils réclament se monte à seulement 20 milliards de dollars sur les 320 milliards d’indemnisation exigés de l’Irak. Ainsi, les 15 milliards de dollars offerts à la Kuwait Petroleum Corporation équivalent au montant total des réparations qui seront finalement accordées à 2,6 millions de particuliers - ils représentent aussi le double de ce que le gouvernement central irakien a effectivement reçu, entre décembre 1996 et juillet 2000, pour nourrir et soigner 18 millions de personnes. En instituant, pour les requêtes individuelles, des procédures accélérées, fondées notamment sur des modèles statistiques, la commission a certes permis aux particuliers d’être indemnisés. Mais au prix de nombre de manipulations politiques...

Les réclamations classées dans la catégorie C regroupent 1 659 840 demandes individuelles - destruction de biens, angoisse (mental pain anguish), obligation de se cacher, etc. - pour des indemnités de moins de 100 000 dollars. En septembre 2000, les derniers plaignants ont vu leurs cas réglés. Le fait que seulement 632 004 demandes aient obtenu satisfaction ne doit pas faire illusion sur le caractère sérieux du travail. En fait, cette catégorie comprenait une requête groupée de 1 240 000 travailleurs égyptiens. Celle-ci soustraite, restent en réalité 420 000 réclamations C, dont... 408 187 furent satisfaites, soit plus de 97 %.

Mais tous les plaignants n’ont pas été traités de la même manière. Près de 100 % des 160 000 demandes koweïtiennes ont obtenu satisfaction, certaines recevant même 110 % des sommes exigées. En revanche, les 40 000 Jordaniens (pour l’essentiel des Palestiniens) n’ont été remboursés qu’à 40 %.

Dès l’origine, la procédure C a été « orientée ». Homme-clef de l’UNCC, M. Michael F. Raboin est le secrétaire exécutif adjoint, responsable de la division de traitement des réclamations (il supervise donc toutes les demandes d’indemnisation) et citoyen américain. C’est lui qui a mis en place le secrétariat, dès 1991. Il a amené avec lui M. Norbert Wuhler, avec qui il avait travaillé à l’Iran-United States Claims Tribunal, établi au début des années 1980 et qui continue de travailler à La Haye pour régler le contentieux entre les deux pays. ces deux responsables affirment : « nous sommes impartiaux. Les commissions ont pris en compte les positions de l’Irak. D’autant que nous avons dû traiter plusieurs centaines de milliers de demandes en un temps très rapide. Beaucoup de plaignants nous accusent même d’être trop favorables à l’Irak. »

« Impartiaux » ? En avril 1995, M. Erik Wilbers, responsable de l’unité des indemnisations C, réunit ses collaborateurs : « Tout ce travail abstrait que nous faisons dans ce bâtiment à air conditionné en Suisse nous amène facilement à oublier ce pourquoi nous sommes ici, aider les plaignants. » Et il ajoute, évoquant les tortures subies par les Koweïtiens : « il est utile pour nous de nous souvenir du luxe dans lequel nous sommes. Nous sommes tous plus ou moins coupables, et l’important est que vous vous en souveniez quand vous avez l’impression d’aller "un peu trop loin"... » « Un peu trop loin » ? Un appel voilé à « dépasser la légalité »...

Un ancien fonctionnaire égyptien ayant travaillé dans cette unité se souvient qu’on lui demandait régulièrement, dans son travail, de « rendre les critères aussi généreux que possible » pour aboutir à un maximum de réponses favorables. Un autre fonctionnaire européen a été frappé par une formule régulièrement utilisée : « doctoring the samples » (manipuler les échantillons). Ainsi, les modèles statistiques qui devaient permettre de rembourser rapidement les victimes, ont été allègrement modifiés.

Le peu de documents de première main (reçus, factures, etc.) fournis par les plaignants facilite ces manoeuvres. Ainsi, les Koweïtiens ont rempli 160 000 demandes individuelles, certaines au nom de nourrissons... Dans de nombreux cas, des dossiers différents portaient les mêmes numéros de téléphone, concernaient les mêmes pertes. Plusieurs documents signalent ces « doublons » : la représentante chinoise protesta même à plusieurs reprises, un audit critiqua les méthodes (lire encadré page 16), sans succès...

Un autre fonctionnaire européen évoque les pressions organisées par la délégation koweïtienne « de manière que les procédures soient favorables à son pays. La victime participait d’un peu trop près à cette élaboration. Ils n’étaient pas dans nos locaux tous les jours, cela serait un peu excessif. Disons, tous les jours et demi... ». Ainsi, de nombreux hommes d’affaires koweïtiens seront remboursés pour des entreprises appartenant à des Arabes, souvent des Palestiniens : la loi koweïtienne obligeait les étrangers à passer par un « prête-nom » local pour ouvrir une entreprise...

Plus scandaleux encore, le gouvernement américain a officiellement demandé - en février 1998 - au conseil d’administration de revoir les paramètres pour le paiement des Koweïtiens. « Les Etats-Unis rappellent qu’ils ont appuyé l’utilisation d’un modèle statistique comme une voie juste pour traiter un large nombre de demandes sur une base rapide. Néanmoins, ils sont préoccupés parce qu’il pourrait y avoir une erreur dans le modèle. » Le secrétariat exécutif se pliera à ce « conseil ». Les pratiques utilisées par Washington rappellent la manipulation par les Etats-Unis de l’Unscom, la commission d’inspection pour le désarmement de l’Irak, truffée d’agents de la CIA...

Les plus gros dossiers d’indemnisation sont en voie d’examen - il restait ainsi, au 16 juin 2000, 267 milliards de dollars de demandes à traiter. Bien sûr, nombre d’entre elles, fantaisistes, ont été ou seront rejetées (certains pays ont demandé de l’argent pour le coût de mobilisation de leurs troupes). Mais il faut remarquer que les alliés des Etats-Unis, Koweït, Arabie saoudite ou Israël, bénéficient d’un traitement de faveur, sous prétexte notamment qu’ils ont été touchés par des missiles Scud. Ainsi, des entreprises de fleurs ou de légumes, de nombreux cinémas et hôtels israéliens ont reçu des millions de dollars pour compenser la baisse de leurs activités durant la crise... Imagine-t-on la Grande-Bretagne exigeant de l’Allemagne des compensations parce que la fréquentation des salles de cinéma a diminué entre 1939 et 1945 ?

Les demandes déposées par les différents ministères koweïtiens (catégorie F3) pour une somme de 2,2 milliards de dollars ont été satisfaites à hauteur de 1,53 milliard. La commission chargée du dossier a envoyé six missions au Koweït et aux Etats-Unis pour vérifier les demandes, mais sans la présence d’un représentant de l’Irak, qui n’a pas non plus été invité à s’exprimer devant les commissaires. les membres de la commission eux-mêmes ne s’y sont pas rendus (sauf dans un cas), se bornant à envoyer des « experts » fournis par le secrétariat exécutif, dont le rôle va croissant. Et toutes les questions soulevées par les « gains » ou les « économies » que le Koweït a pu faire en raison de la guerre - augmentation des prix du pétrole, non-activité de ses institutions (et donc diminution des dépenses) durant plusieurs mois, renouvellement de son capital - furent soit ignorées, soit à peine effleurées.

La commission a reçu des demandes d’indemnisation pour une valeur de 320 milliards de dollars, dont 180 milliards pour le seul Koweït - l’équivalent de neuf fois le produit intérieur brut du pays en 1989, ce qui n’a l’air d’étonner personne. A supposer même, comme on le dit dans les couloirs de la commission, que les indemnités accordées se limitent à un tiers de cette somme, cela représenterait 100 milliards de dollars. Auxquels il faut ajouter les intérêts, pour des périodes variant de 10 à 15 ans : on atteindrait ainsi la somme d’environ 300 milliards de dollars (4). Ce qui, au prix actuel du baril, très élevé, représente entre quinze et vingt ans de l’ensemble des exportations pétrolières de l’Irak. Si le pays continue à y consacrer un tiers de ses recettes, il aura achevé ses remboursements en 2050 ou 2060 (5) - sans parler des dettes antérieures au 2 août 1990... Que restera-t-il alors des écoles, des hôpitaux, des infrastructures irakiennes (6)

www.monde-diplomatique.fr/2000/10/ -

2 septembre 2010



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

d) sur le site de Eva Resis    :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

09/09/2010

n°497 - Journal d'Irak - 25/08 au 08/09/10 - : Début :- : Le "retrait" américain vu par la résistance irakienne


n°497 - Journal d'Irak - 25/08 au 08/09/10  - : Début  :- : Le "retrait" américain vu par la résistance irakienne



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!



Journal d'Irak

n°497                 du 25/08                   au 08/09/10

C.De Broeder & M.Lemaire



Le " Journal d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur mes  blog :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                              http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dir...

c) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

Tiré à part :

Kofi Annan dénonce l'invasion de l'Irak

Guerre en Irak: le prétexte était fallacieux selon Robert Gates
Théophraste R. : C’est l’histoire de sauvageons qui débarquent dans votre maison

Boualem Malik : Iraq : « La guerre la plus humaine de l’Histoire ».

Paroles & action du président...

Gilles Munier : Nouvel «hoax» en direct du Bureau oval

"Bien sûr, dès demain notre mission va changer.

Barack Obama :  Guerre en Irak: «Il est temps de tourner la page» !!!

Suite

Lutte pour la libération du territoire

2 Occupation de l'Irak

3 Politique

1) collaborateurs Irakiens

2) occupants 

4 Libération du territoire

Détails.

L'Irak en chiffre. 

Fin  

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 « Hiba », blogueuse en danger de mort.

5-2 Tony Blair évoque dans ses Mémoires le "cauchemar" irakien.

5-3 Mémoires de Tony Blair: la presse dénonce "un exercice d'autojustification".

5-4 Tony Blair chahuté à Dublin lors de la dédicace des "Mémoires" de Tony Blair.

6 Dossier & Point de vue

6-1 Le "retrait" américain vu par la résistance irakienne.

6-2 Alain Gresh : Guerre d’Irak, le crime.

 



Tiré à part :

01-09

L'armée américaine a officiellement entamé le 1er septembre l'opération Aube nouvelle ("New Dawn"), qui porte sur la formation des forces de sécurité irakiennes.

Malgré la fin de la mission de combat, les militaires américains peuvent toujours être amenés à participer à des opérations de combat, s'ils sont attaqués ou si les forces irakiennes sollicitent leur aide.

http://www.lepoint.fr/monde/deux-militaires-americains-abattus-par-un-soldat-irakien-au-nord-de-bagdad-07-09-2010-1233370_24.php

 

08-09

L'armée américaine compte désormais moins de 50.000 hommes dans ce pays, contre 170.000 en 2007.

Leur retrait complet est prévu à la fin 2011.

 http://www.lepoint.fr/monde/irak-trois-morts-une-trentaine-de-blesses-dans-des-attentats-a-bagdad-08-09-2010-1233517_24.php

 

Kofi Annan dénonce l'invasion de l'Irak

L'ex-secrétaire général de l'ONU Kofi Annan a estimé hier que l'invasion de l'Irak en 2003 ne valait pas la peine et avait ramené le pays deux décennies en arrière.
"Sept ans après, cela en valait-il la peine (...) Il y en a qui disent que cela a apporté quelque chose à l'Irak; je ne vois pas quoi", a-t-il déclaré à Mexico, où il donnait devant quelque 10.000 jeunes une conférence, à l'invitation du milliardaire mexicain Carlos Slim.
Kofi Annan a estimé que l'invasion de 2003 "a fait reculer l'Irak de deux décennies" et qu'il faudra beaucoup de temps pour que ce pays se stabilise.

08/09

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/09/08/97001-201009...

 

Guerre en Irak: le prétexte était fallacieux selon Robert Gates
Le régime de Saddam Hussein n'a jamais disposé d'armes de destruction massive et le prétexte pour commencer la guerre était fallacieux, a déclaré mercredi soir aux journalistes le secrétaire américain à
la Defense Robert Gates lors de sa visite à Ramdi (ouest de Bagdad).
"Les informations selon lesquelles Saddam disposait d'armes de destruction et ont servi de prétexte au déclenchement de l'opération militaire en Irak étaient fausses. C'est pourquoi cette guerre continue de faire l'objet d'une vive controverse tant à l'étranger qu'aux Etats-Unis", a précisé le ministre.
Mardi, le président américain a annoncé la fin de l'opération Liberté irakienne qui a suivi l'intervention des troupes américaines en Irak lancée en mars 2003 par son prédécesseur George W.Bush.

A l'époque, les services secrets américains affirmaient détenir des preuves de l'existence d'armes de destruction massive en Irak.
Toutefois, en sept ans et demi d'opérations militaires en Irak aucune preuve n'a été trouvée.
La guerre en Irak a coûté près de 1.000 milliards de dollars et causé la mort de 4.400 militaires américains et d'au moins 100.000 civils irakiens.
Selon un récent sondage réalisé pour la chaîne CBS, les Américains sont 72% à penser que le jeu n'en valait pas la chandelle.

3/9/2010

 

Théophraste R. : C’est l’histoire de sauvageons qui débarquent dans votre maison

C’est l’histoire de sauvageons qui débarquent dans votre maison, cassent tout (sauf les objets d’art qu’ils volent pour décorer leur repaire), violent, tuent, circonviennent des membres de votre famille, fabriquent des collabos qu’ils arment pour les remplacer.

Puis, les vandales quittent le champ de ruines en avertissant que le commerce des fruits de votre jardin est régi par des contrats qu’ils vous ont fait signer, le couteau sous la gorge, et dont le respect sera assuré par des nervis payés par eux.

Ainsi, après bientôt 8 ans d’occupation, de pillages, de massacres à grande échelle, d’exécutions sommaires, de tortures, l’Irak détruit (où se déchaînent les sanglantes haines religieuses revigorées) est livré à un gouvernement élu sous la botte et dont l’allégeance aux intérêts états-uniens continuera à être contrôlé par 50 000 soldats résiduels US et des cohortes de mercenaires motivés par l’argent et par la garantie de l’impunité pour des exactions qui les conduiraient à la potence ou à la prison à vie dans les pays d’où ils viennent(1).

Paradoxalement, on appellera « Libération de l’Irak » cette ignominieuse épopée tandis que nos médias, entichés de périphrases usées, désigneront continûment les USA qui ont écrabouillé le peuple irakien au prétexte d’un crime attribué au Saoudien Oussama Ben Laden (ancien agent de la CIA caché en Afghanistan) comme « La plus grande démocratie du monde ».

Théophraste R. (legrandsoir.info).

(1) Dans son discours du 31 août 2010 décrétant « terminée l’opération Liberté irakienne », Barack Obama a précisé : « notre engagement pour le futur de l’Irak, lui, ne prend pas fin » et il a ajouté que « les Etats-Unis seraient toujours présents en tant qu’ami et partenaire ».

Un « ami et partenaire » pareil, c’est celui qui vous pique votre blouson, vos clopes, votre montre, vos pompes et votre portable en échange d’une distribution de gnons et de la promesse d’une accalmie. 2 septembre 2010

Théophraste R.(legrandsoir.info).

2 septembre

Source : Le Grand Soir

http://www.comite-valmy.org/spip.php?breve428

 

Boualem Malik : Iraq : « La guerre la plus humaine de l’Histoire ».

Veuillez trouver ci-joint un article qui rappelle ce que fut de bout en bout la guerre de l’Empire contre les peuples d’Iraq, au moment ou ses troupes de soudards déguerpissent, fort relativement par ailleurs.

Ils nommèrent l’opération « Spectre et effroi ».

Motivations : détruire les armes de destruction massives, montrer la connexion du régime avec El Qaïda, et au final instaurer la démocratie chez des Arabes. Ils ont fait tout faux.

Erreur. Dès le début ils savaient que tout était faux.

Six années d’invasion-occupation plus tard, qu’est-ce que l’Iraq sinon une infinie flaque… de sang, un corps déchiqueté sur un interminable champ de ruines.

Un pays où se ramassent à la pelle des corps qui n’en sont plus, et où la nuit venue dansent, au rythme des Top 50 des bouquets satellites dans des campements-supermarchés retranchés, cent quarante mille « boys » bourrés, c’est selon, de préjugés, de mépris, d’arrogance, d’ignorance crasse, de bonne conscience, d’alcool et de drogues ? On leur a dit dès le début vous êtes là pour « libérer l’Iraq », « vous menez un combat pour la naissance d’un pays ». Pauvre Mésopotamie, te faire naître toi qui les a mis au monde. Aujourd’hui, après le délire métaphysique de la victoire, certains d’entre eux, de retour au pays, regardent qui leurs jambes débitées, qui leurs bras charcutés. Ils ne pourront plus danser, mais savent qu’un jour ceux qui dansent encore dans ces camps bunkérisés subiront le même sort.

D’autres, physiquement indemnes, dansent quotidiennement avec le suicide ou la détraque. C’est leur unique horizon. D’horizon les Iraqiens n’en ont plus, alors que l’horreur d’une guerre civile interreligieuse dans laquelle aucun Dieu ne reconnaîtra les siens est déjà là.

Danser. C’est aussi ce que firent, de joie démocratique, il y a trois ans devant leur écran TV, le jour où Baghdad fut prise, nombre d’intellectuels, de politiciens et autres experts en fripouilleries et bas stratagèmes politicomédiatiques. Ils ont dansé, disaient-ils, par « solidarité » pour ces pauvres Iraqiens écrasés par un régime dirigé par un tyran « fou de sang et d’orgueil », avec lequel, leurs puissants pays, mine de rien, ont commercé, échangé, comploté des années durant, en se souciant comme d’une guigne de la terreur, de la torture et des meurtres dont était victime l’élite progressiste et démocratique de ce pays. Quelle issue aujourd’hui pour un peuple prisonnier d’une guerre totale entre une puissance impériale prédatrice et les terroristes de l’ordre théocratique, qui fanatisés par une idéologie infrahumaine libèrent chaque jour leurs pulsions criminelles, au lieu de leur pays, en pulvérisant d’explosifs des dizaines de paisibles gens.

Ces danses macabres rythmées par les canons des chars démocratiques étaient les prémices, nous disaient ces esprits sérieux, de jours meilleurs, d’une ère radieuse : « l’Iraq est une immense chance pour les Arabes », « Pour une fois qu’un pays arabe va devenir démocratique il faut être optimiste ».

Optimiste, la belle affaire. « …La situation demeure grave en Irak, mais je suis optimiste ».

Ainsi parlait le chorégraphe en chef de ce ballet mortifère Georges. W. Bush, le 22 février 2006, au lendemain de l’attentat contre le mausolée chiite de Samara.

Trois années plus tôt, ou presque, le 17 avril 2003, M. Richard Myers, chef d’état-major interarmes, exprimait également son optimisme lors de la chute de Baghdad : « C’est la guerre la plus humaine de l’Histoire ».

En déclarant que cette tempête de feu, de fer et de sang, de corps brûlés, démantibulés, de vies ravagées était « la guerre la plus humaine de l’Histoire », ce général, probablement bon père de famille, peut-être même amateur d’opéra, de poésie et de barbecue, ne savait peut-être pas qu’il venait d’inventer l’oxymoron de la terreur absolue et du crime de guerre banalisé. Il nous disait que cette guerre est humaine, parce qu’elle est américaine. Qu’américaine elle ne peut qu’être humaine. Nous savons maintenant que chaque guerre que les USA déclencheront sera une manifestation d’humanité.

Qu’importe le carnage absolu de dizaines de milliers de personnes, le déferlement et le largage de milliers de tonnes de bombes et de feu, les humiliations, les tortures, les dévastations, les destructions inouïes de violence, l’ensauvagement du quotidien, la livraison des villes et des musées aux pillards encastrés, encadrés, comme de nombreux journalistes le furent, par une armée formée pour partie de soudards et de paumés, désaffiliés pour certains, détraqués pour d’autres, et de mercenaires en quête de la « green card. », que nombreux, rappelons-nous, reçurent trois pieds sous terre. Dans cette « enfer moderne » allumé par l’hyper puissance, comment ne pas associer l’obscène formule du Général, au sort et à l’avenir disloqués du petit Ali Ismaïl, ce gamin devenu, malgré lui, la proie des médiatisations les plus infâmes, et l’objet de la compassion d’un premier ministre britannique soudain attentif aux malheurs que cette guerre à bout portant avait provoqués. L’hyper médiatisation de la bonne-mauvaise conscience des fauteurs de guerre passée, que faut-il retenir du malheur indicible et indélébile de cet enfant, sinon que sa vie entière sera la synthèse d’une guerre qui s’est incorporée, incrustée, cristallisée pour toujours dans son corps physique et social. Mutilé, réduit, ce corps prothétique exprime t-il autre chose que l’extrême « brutalisation » de cette guerre. En ce sens cette guerre participe pleinement à un retour à l’état de nature, à une bestialisation, à un ensauvagement des rapports sociaux et humains.

Pendant l’agression coloniale de l’Algérie, Alexis de Tocqueville, théoricien de la démocratie et polémologue du libéralisme, déclarait : « Le second moyen en importance après l’interdiction du commerce est le ravage du pays. Je crois que le droit de la guerre nous autorise à ravager le pays et que nous devons le faire ».

Si les temps et les technologies ne sont plus les mêmes, les méthodes, l’état d’esprit, et la culture de la domination, à quelques nuances près, demeurent et ont encore bien de l’avenir.

Smaïl Hadj Ali

Source probable (ajoutée par le Grand soir) : http://www.protection-palestine.org...
http://www.legrandsoir.info/La-guerre-la-plus-humaine.html

FPRIVATE

 

Occupation américaine de l'Irak: La Libye réclame une enquête  

La Libye a entamé une action à travers l'Assemblée générale des Nations unies visant à l'adoption d'une résolution demandant l'ouverture d'une enquête internationale sur l'occupation de l'Irak par les troupes américaines et l'exécution du président Saddam Hussein, a indiqué dimanche le journal libyen 'Qurayna'.
Le même journal a ajouté, à ce propos, que l'administration américaine a fait part de son agacement à l'égard de cette action de
la Libye au moment où le gouvernement irakien a intensifié ses contacts avec Tripoli et exprimé ses craintes des résultats qui découleront de cette demande.
Le ministre irakien des Affaires étrangères, Hoshyar Zebari, a eu dans ce sens, selon 'Qurayna', citant une source digne de foi, au moins trois entretiens téléphoniques avec le secrétaire du comité populaire général libyen des Relations extérieures et de
la Coopération internationale, Moussa Koussa, pour amener la Libye à renoncer à l'ouverture d'une enquête sur l'invasion américaine de l'Irak et l'exécution de l'ancien président Saddam Hussein.
M. Zebari a signalé, selon la même source, que le soulèvement de ce sujet influera négativement sur la situation en Irak en entier au moment où les efforts pour former un gouvernement irakien est sur le point de porter leurs fruits.
Le guide libyen Mouammar Kadhafi, président en exerce de
la Ligue des Etats arabes avait, rappelle-t-on, demandé le 20 mars 2008 devant le 20ème sommet arabe à Damas, en Syrie, aux dirigeants arabes de former une commission pour enquêter sur l'assassinat de Saddam Hussein.
Le guide Kadhafi a renouvelé sa demande d'une enquête sur cette question devant la 64ème session de l'Assemblée générale des Nations unies en septembre 2009, qualifiant la guerre contre l'Irak de 'péché des péchés'. Il a appelé les Nations unies à ouvrir une enquête sur cette affaire et sur d'autres qu'il a qualifiées de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité.
Le leader Kadhafi a, dans le même discours, qualifié l'invasion de l'Irak de violation non justifiée de la charte des Nations unies de la part de grands pays disposant de sièges permanents au Conseil de sécurité des Nations unies, qui ont agressé un pays indépendant membre de l'Assemblée générale de l'ONU.

Washington avait fait la propagande pour cette occupation en prétextant la possession par l'Irak d'armes de destruction massive qui s'est avérée par la suite, un simple alibi.
Cette guerre a entraîné, selon différentes sources, la mort de plus d'1 million d'Irakiens, le déplacement de millions d'autres Irakiens à l'intérieur de leur pays et l'exil d'environ 4 millions d'Irakiens à l'étranger, en plus de la destruction totale de l'infrastructure de base de ce pays.

http://www.afriquejet.com/actualites/securite%11conflit/occupation-americaine-de-l'irak:-la-libye-reclame-une-enquete-2010090655674.html

 

Le plan d’évasion de Saddam Hussein.

 Le Camp Cropper – rebaptisé en juillet Prison Karkh – situé près de l’aéroport de Bagdad, a compté jusque 4 000 prisonniers de guerre. Le plus célèbre, Saddam Hussein, avait lui aussi tenté de s’évader au cours de l’été 2006. Selon Khalil al-Douleimi, son avocat, la résistance devait attaquer la Zone verte pour détourner l’attention des Américains, pendant qu’un bataillon de moudjahidine prendrait d’assaut sa prison et libérerait le maximum de détenus *.

L’opération fut annulée suite au renforcement des mesures de sécurité provoqué par des incidents armés à proximité du camp.

L’exécution précipitée du Président irakien, quelques mois plus tard, est en partie due à la crainte partagée par Nouri al-Maliki et par l’Iran de le voir s’échapper et unifier la résistance.

* Livre : Saddam, Les secrets d’une mise à mort, par Khalil al-Douleimi



Paroles & action du président...

Gilles Munier : Nouvel «hoax» en direct du Bureau oval

Le Président Barack Obama a proclamé le 31 août la fin des opérations de combat en Irak.

Sur Internet, on appelle cela un « hoax », c'est-à-dire une tromperie.

Cindy Sheehan, militante anti-guerre aux Etats-Unis, dont le fils, militaire, est mort en Irak en 2004, dénonce le discours prononcé comme une nouvelle manipulation de l’opinion irakienne et américaine. « Avec 50 000 soldats, 18 000 tueurs mercenaires et 82 000 contractors pour les soutenir », dit-elle, « l’occupation illégale et immorale de l’Irak est loin d’être terminée » (1).

En annonçant la fin des sept années de l’Opération Iraqi Freedom (Libération de l’Irak), le Président des Etats-Unis n’a pas eu le courage d’en dresser le bilan réel, calamiteux :

- plus de 4 000 GI’s morts selon le décompte officiel, mais sans doute 35 000 tués ou blessés et 40 000 « accidentés », selon le professeur Juan Cole de l’Université du Michigan (3),

- plus de 1 300 000 civils irakiens tués, au compteur de Just Foreign Policy (3). On est loin des 106 000 reconnus par l’administration américaine (4),

- l’Irak détruit, livré au chaos.

De son côté, le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki, qui expédie les affaires courantes depuis le 7 mars 2010, s’est félicité du « départ » des troupes étasuniennes et a affirmé, sans rire, que l’Irak redevenait « souverain et indépendant », que ses relations avec les Etats-Unis entraient dans « une phase nouvelle ».

Nouvelle, en effet, comme l’est l’Opération Al Farj (Aube – New Dawn) qui remplace Iraqi Freedom !

Le thème de l’aube, nouvelle évidemment, inspire décidément beaucoup les officiers américains et leurs supplétifs irakiens, issus pour la plupart des milices chiites pro-iraniennes. Al Fajr était le nom donné à l'attaque des Marines contre la ville martyre de Fallujah, en novembre 2004… et aux offensives iraniennes pendant la guerre Iran-Irak. Elles sont toutes synonymes de boucheries, ce qui ne présage rien de bon pour l’avenir.

Les Etats-Unis ont agressé et occupent l’Irak pour y rester, sous une forme ou une autre, tout le temps qu’ils le pourront. Ceux qui prétendent le contraire sont, soit complices des massacres passés et à venir, soit, au mieux, de doux rêveurs. Après George W. Bush, Barack Obama – prix Nobel de la paix ! - leur fait, comme on dit, « prendre, des vessies pour des lanternes ». Ils feraient mieux de méditer cette citation de George Orwell, transformée en principe à suivre par les administrations américaines successives : « Le langage politique », disait l’écrivain britannique, à titre de mise en garde, « est destiné à rendre vraisemblables les mensonges, respectables les meurtres et à donner l'apparence de la solidité à ce qui n'est que vent ».

Notes:

(1) Cindy Sheehan’s Statement on the “End of Combat Operations in Iraq
http://peaceoftheaction.org/2010/08/30/major-hoax-dont-get-fooled-again/

(2) The Speech President Obama Should Give about the Iraq War (But Won’t)
http://www.juancole.com/2010/08/the-speech-a-president-should-give-about-the-iraq-war.html

(3) Just Foreign Policy
http://www.justforeignpolicy.org/iraq/iraqdeaths_fr.html

(4) The Morning Star : Disputing Iraq Body Count Figures, par Felicity Arbuthnot
http://www.uruknet.info/?p=m69280&hd=&size=1&l=e

© G. Munier/X.Jardez
Publié le 2 septembre 2010 avec l'aimable autorisation de Gilles Munier

Gilles Munier

Mercredi 1er septembre 2010

Source : France Irak
http://www.france-irak-actualite.com/...

 

"Bien sûr, dès demain notre mission va changer.

… Nous aurons atteint un point essentiel en cessant nos opérations de combat

Barack Obama va devoir faire preuve d'adresse dans son allocution télévisée de mardi soir en évoquant les progrès accomplis sur le terrain en Irak sans pour autant se montrer triomphaliste et donner prématurément l'impression que tout est résolu.

La journée de mardi correspond à la fin officielle des opérations de combat pour l'armée américaine en Irak, où elle se bornera désormais à épauler et à achever de former les troupes irakiennes.

Pour la Maison blanche, le fait que les effectifs américains en Irak soient tombés à 50.000 hommes et l'annonce de la fin de la mission de combat illustrent la concrétisation de la promesse faite en 2008 par le candidat Obama de retirer les troupes américaines du bourbier irakien.

Le président américain espère que son message sera entendu par l'opinion, à deux mois d'élections à mi-mandat qui s'annoncent difficiles pour les démocrates, menacés de perdre leur majorité dans l'une, voire dans les deux chambres du Congrès.

Son allocution au ton solennel, prévue à 20h00 locales (00h00 GMT), ne sera que la deuxième depuis le début de son mandat en direct du bureau ovale de la Maison blanche. La première, en juin, avait porté sur la marée noire dans le golfe du Mexique.

Faire preuve de triomphalisme, à l'heure où les résistants ont encore la capacité de frapper fort en Irak, risquerait de rappeler le discours de George W. Bush, en mai 2003, annonçant la fin de la phase principale des combats.

VISITE À FORT BLISS

Devant une banderole frappée des mots "Mission accomplie", le prédécesseur d'Obama avait tenu à donner un caractère triomphal à sa déclaration, faite sur le pont d'un porte-avions. Son annonce, compte tenu des vagues de violences qui avait ensanglanté par la suite l'Irak, s'était avérée bien prématurée.

"Vous n'entendrez pas de tels mots de notre part", a déclaré le porte-parole de la Maison blanche, Robert Gibbs, à propos du slogan "Mission accomplie".

"Bien sûr, dès demain notre mission va changer. Nous aurons atteint un point essentiel en cessant nos opérations de combat", a-t-il fait remarquer. Toutefois, ajoute-t-il, "cela ne veut pas dire pour autant que la violence prendra fin demain".

Mercredi dernier, soixante-deux personnes ont péri dans des attentats suicide et autres attaques coordonnées contre les forces de sécurité irakiennes. Et le pays peine toujours à se doter d'un gouvernement, six mois après les élections législatives du 7 mars dont aucun parti n'est sorti clairement vainqueur.

Lorsque Barack Obama a été investi à la Maison blanche en janvier 2009, les effectifs américains en Irak étaient de 140.000 hommes. Ils ont atteint dans les mois suivants un pic de 176.000 hommes, dans le cadre du renforcement décrété du temps de George W. Bush.

Les quelque 50.000 soldats américains encore sur place auront une mission de conseil et entraîneront policiers et militaires irakiens. Concrètement, sur le terrain, le changement ne sera pas bien grand car depuis un an environ, les troupes américaines se concentraient déjà sur la formation des Irakiens à qui le relais a été passé petit à petit pour les missions de sécurité.

Avant de prononcer son allocution, Obama compte téléphoner à son prédécesseur, a dit Gibbs. Il devait aussi se rendre en visite à Fort Bliss, base du Texas par laquelle sont passés ces six derniers mois plus de 7.000 soldats américains de retour d'Irak.

31 août,

Le message est prêt à être envoyé avec le fichier suivant ou les liens joints :
Raccourci vers :
http://fr.news.yahoo.com/4/20100831/tts-irak-usa-obama-ca02f96_1.html

http://fr.messages.news.yahoo.com/Actualit%C3%A9s/Monde/forumview?bn=FRN-WL-Irak&e=RXZVyan3o3WuDrVQonPT8uhQDWOrYauM9t8kM5lzX7P0xXtTaKW3G4aeCu6_UB18txdtIhujvFU6mA--

 

Barack Obama : Guerre en Irak: «Il est temps de tourner la page» !!!

S'adressant à la nation depuis le bureau Ovale, Barack Obama a remarqué que les États-Unis avaient payé «un prix énorme» en Irak.

Héritier d'une guerre à laquelle il s'était opposé dès octobre 2002, Barack Obama a tenté mardi d'effectuer une acrobatie politique à haut degré de difficulté: célébrer la fin officielle de la mission de combat des États-Unis en Irak ainsi que la réalisation d'une promesse électorale, tout en remerciant les troupes américaines pour leur rôle dans un conflit qu'il a déjà qualifié de «stupide».

S'adressant d'abord aux soldats de la base militaire de Fort Bliss au Texas et plus tard à l'ensemble de ses compatriotes, du bureau Ovale de la Maison-Blanche, le président démocrate s'est bien gardé de crier victoire ou de dérouler la bannière «Mission accomplie» de son prédécesseur républicain. Sur un ton sobre, il a plutôt invité les Américains à «tourner la page» sur «ce chapitre remarquable de l'histoire des États-Unis et de l'Irak» afin de pouvoir mieux affronter leurs problèmes économiques.

«Ce soir, j'annonce que la mission de combat en Irak est terminée. L'opération "Liberté en Irak" est terminée, et les Irakiens sont désormais responsables de la sécurité de leur pays. Il s'agissait de ma promesse aux Américains lorsque j'étais candidat à ce poste», a déclaré le président Obama lors de son discours diffusé en direct sur les grandes chaînes de télévision américaines.

Après le retrait des dernières unités de combat en Irak, les effectifs militaires américains dans ce pays sont passés sous la barre des 50 000 soldats. Ceux-ci devraient être partis à la fin de 2011. D'ici là, ils seront chargés de conseiller et d'aider l'armée irakienne

«Nous avons encore beaucoup de travail pour faire en sorte que l'Irak soit un vrai partenaire», a déclaré Barack Obama lors de son discours à Fort Bliss, où il a notamment exprimé la fierté que lui procure son rôle de chef des forces armées américaines.

À Bagdad, le premier ministre irakien Nouri al-Maliki a accueilli avec optimisme la fin officielle de la mission de combat américaine, estimant que l'Irak était désormais «un pays souverain et indépendant».

«C'est un jour qui restera dans les mémoires de tous les Irakiens», a-t-il dit.

L'économie d'abord

Après avoir évoqué sa conversation téléphonique avec George W. Bush plus tôt dans la journée, Barack Obama a exhorté en soirée ses compatriotes à surmonter leur scepticisme à l'égard de l'autre guerre déclenchée par son prédécesseur, celle d'Afghanistan.

«Nous ne devons jamais perdre de vue ce qui est en jeu, a-t-il dit. Au moment où nous parlons, Al-Qaïda continue à comploter contre nous.»

Mais ce deuxième discours de Barack Obama, du bureau Ovale, lui aura également permis de rappeler le coût de l'invasion de l'Irak qui, a-t-il rappelé, a «conduit à dépenser de vastes ressources à l'étranger en période de budgets» aux États-Unis. Le conflit a aussi coûté la vie à plus de 4400 soldats américains et à d'innombrables civils irakiens.

Désormais, a ajouté le président américain, les États-Unis doivent donner la priorité à leur économie.

«Notre tâche la plus urgente est aujourd'hui de rétablir notre économie et de remettre au travail les millions d'Américains qui ont perdu leur emploi», a-t-il déclaré.

31 août

javascript:toggleImage('/images/bizphotos/569x379/201008/31/196450-adressant-nation-depuis-bureau-ovale.jpg','Guerre en Irak:

Richard Hétu, Collaboration spéciale
La Presse

http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/201008/31/01-4311457-guerre-en-irak-il-est-temps-de-tourner-la-page.php?utm_source=bulletinCBP&utm_medium=email&utm_campaign=retention

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n°497 - Journal d'Irak - 25/08 au 08/09/10 - : Suite :- : Le "retrait" américain vu par la résistance irakienne

n°497 - Journal d'Irak - 25/08 au 08/09/10    - : Suite :- : Le "retrait" américain vu par la résistance irakienne



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!



Journal d'Irak

n°497                 du 25/08                   au 08/09/09

C.De Broeder & M.Lemaire



Le " Journal d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur mes  blog :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                              http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dir...

c) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

Lutte pour la libération du territoire

2 Occupation de l'Irak

3 Politique

1) collaborateurs Irakiens

2) occupants 

4 Libération du territoire

Détails.

L'Irak en chiffre. 

 


 



L'Irak en chiffre: du 25-08 au 08-09-10


 

 

 

Tués

Blessés

 

 

 

 

 

Peuple irakien

5 + x

37 + x

 

 

 

 

 

Usboys/Autres boys + miliciens

2

9

 

 

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs & miliciens

26

19

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Politique

a) Des collaborateurs Irakiens

Maliki

Maliki : Les forces irakiennes sont capables d''assurer la sécurité.

Le Premier ministre Nouri al-Maliki a affirmé mardi, au dernier jour de la soi-disant « mission de combat de l'armée américaine » dans ce pays, que son armée était capable d'y assurer la sécurité.
"Malheureusement, nous sommes confrontés à une campagne de scepticisme et nous sommes sûrs que son objectif est d'empêcher le retrait", a en outre dit M. Maliki dans un discours retransmis par la chaîne publique Iraqiya.
"Je vous réaffirme que les forces de sécurité irakiennes sont capables d'assumer leurs responsabilités", a martelé le chef du gouvernement.
L'armée américaine organisera mercredi en présence du vice-président américain, Joe Biden, une cérémonie pour le début de sa nouvelle opération en Irak, dite "Aube nouvelle" ("New Dawn").
49.700 soldats américains resteront en Irak, sous prétexte d’entrainer les forces irakiennes.

31/08/2010

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=152390&language=fr

 



b) Les occupants 

1) Usa

Obama

nb

 "Nous avons encore beaucoup de travail pour faire en sorte que l'Irak soit un vrai partenaire"…

Les troupes américaines ont officiellement achevé mardi leur mission de combat en Irak à la date fixée par le président Barack Obama, qui se refusait toutefois à crier victoire, même si Bagdad s'est dit prêt à assurer la relève.

Sept ans après l'invasion de l'Irak, à laquelle il s'était opposé, M. Obama devait s'adresser dans la soirée à ses compatriotes depuis le cadre solennel du Bureau ovale de la Maison-Blanche

Il a téléphoné dans la journée à son prédécesseur George W. Bush, qui avait lancé son pays dans la guerre en 2003.

«Je vais prononcer un discours à la nation ce soir. Ce ne sera pas un tour d'honneur, ce ne sera pas de l'autocongratulation. Nous avons encore beaucoup de travail pour faire en sorte que l'Irak soit un vrai partenaire», a prévenu M. Obama, en rencontrant dans la journée des anciens d'Irak à la base militaire de Fort Bliss (Texas).

Les effectifs de l'armée américaine en Irak sont passés sous la barre symbolique des 50.000 soldats.

À partir de mercredi 1er septembre, ils seront chargés «de conseiller et d'aider» l'armée irakienne. Selon le calendrier énoncé par M. Obama après sa prise de fonctions, ils devront être partis à la fin 2011.

À Bagdad, le premier ministre irakien Nouri al-Maliki a estimé que l'Irak était désormais «un pays souverain et indépendant» et a assuré que son armée était capable d'assurer la sécurité, dans un État qui reste cependant en proie à la violence et à l'instabilité politique.

«C'est un jour qui restera dans les mémoires de tous les Irakiens», a assuré M. Maliki dans une intervention télévisée. «Malheureusement, nous sommes confrontés à une campagne de scepticisme et nous sommes sûrs que son objectif est d'empêcher le retrait» des troupes américaines, a-t-il regretté.

L'optimisme de M. Maliki a été quelque peu entamé par son ministre de la Defense, Abdel Qader al-Obeidi, qui a estimé à la télévision qu'en 2012, soit après le retrait complet des Américains, les forces irakiennes ne seraient capables d'assurer la sécurité qu'à «95%».

Alors que l'Irak n'a toujours pas de gouvernement près de six mois après des législatives, le conseiller adjoint de M. Obama pour la sécurité nationale, Ben Rhodes, a appelé les dirigeants irakiens à «progresser avec un sentiment d'urgence pour former un gouvernement».

Le vice-président américain Joe Biden, qui s'est entretenu à Bagdad avec M. Maliki, a tenu de son côté à minorer la gravité de la situation sur le terrain: «Nonobstant ce que la presse nationale dit sur la hausse des violences, les choses sont très différentes», a-t-il estimé, jugeant la situation «beaucoup plus sûre».

L'armée américaine organisera mercredi, en présence de M. Biden, une cérémonie marquant le début de sa nouvelle opération en Irak, dite «Aube nouvelle» («New Dawn»), qui sera axée sur l'entraînement de l'armée et de la police irakiennes.

Après plusieurs mois de retrait graduel, le contingent américain en Irak est actuellement de 49.700 hommes, contre 170.000 au plus fort des violences confessionnelles de 2007. Un peu plus de 4.400 militaires américains ont péri en Irak depuis 2003.

Aucune manifestation de joie n'était visible dans les rues irakiennes.

«Aujourd'hui, ce n'est pas un tournant. J'étais au café avec des amis hier et personne n'en parlait», a déclaré Yasser al-Moussaoui, un informaticien de Bagdad âgé de 32 ans. «Cela intéresse davantage les Américains.»

Stephen Collinson

31 août 2010

Agence France-Presse

http://www.cyberpresse.ca/international/201008/31/01-4311316-retrait-des-troupes-de-combat-dirak-obama-ne-crie-pas-victoire.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4311270_article_POS4



a) Les Voisins

Le président Obama a officiellement annoncé mardi soir la fin de la mission de combat de l'armée américaine en Irak, bien que son pays comptent toujours 49.700 soldats!

Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a déclaré mardi que l'Irak était désormais "un pays souverain et indépendant". "C'est un jour qui restera dans les mémoires de tous les Irakiens", a affirmé Maliki, assurant que les forces irakiennes sauraient prendre la relève des Américains.
Pour sa part, le secrétaire américain à
la Defense Robert Gates avait déclaré que les Etats-Unis ne sont plus en guerre en Irak.

01/09/2010

www.alterinfo.net/.../L-Irak-demeure-un-pays-sous-occupation,-affirme-Damas_b2319220.html -


Iran

L'Iran juge "inacceptable" le maintien de la présence militaire américaine en Irak .

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères Ramin Mehmanparast a déclaré mardi que le retrait partiel de troupes américaines d'Irak était " inacceptable".
Selon M. Mehmanparast, le maintien de la présence militaire en Irak sous des prétextes différents, tel que la formation des l'armée irakienne, est inacceptable.
Cela montre que les dirigeants américains ne sont pas sérieux pour retirer leurs troupes d'Irak, a affirmé le porte-parole.
"Les déclarations de Washington sur le retrait de leurs troupes sont contradictoires.", a noté le porte-parole.
"Je ne pense pas qua la présence des troupes étrangères dans la région est pour le bien des peuples de la région", a-t-il ajouté.
Les effectifs des troupes américaines en Irak doivent être réduits à 50.000 hommes le 30 août, marquant la fin officielle de leur mission de combat dans le pays. Ils pour mission principale de former et conseiller les forces irakiennes avant de quitter définitivement l'Irak fin 2011.

Source: xinhua

mercredi, 01 septembre 2010

mailto:French@peopledaily.com.cn


Palestine

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a salué hier le retrait de troupes américaines d'Irak, mais a appelé à sanctionner les responsables de l'invasion de 2003. Si le président Barack Obama « veut faire quelque chose d'utile, il doit s'engager à ne pas s'ingérer dans les affaires irakiennes, retirer l'ensemble de ses troupes d'Irak et reconnaître l'indépendance de ce pays », a ajouté M. Ahmadinejad. L'Iran - qui a été en guerre avec l'Irak de 1980 à 1988 - a établi des relations amicales avec ce pays depuis le renversement de l'ancien dictateur Saddam Hussein par les forces américaines, mais a toujours demandé le départ des troupes américaines de la région, en particulier d'Irak et d'Afghanistan.

3/9

http://www.lorientlejour.com/category/Moyen+Orient+et+Mon...


Syrie

Bagdad demeure sous occupation, selon Damas
La presse officielle syrienne a affirmé mercredi que l'Irak demeurait "un pays sous occupation", au lendemain de l'annonce par le président Barack Obama de la fin de la mission de combat de l'armée américaine en Irak.

"Le retrait américain d'Irak est un pas important mais incomplet sur la voie du recouvrement de la souveraineté irakienne. L'Irak restera un pays sous occupation tant qu'il y aura un soldat américain sur son sol", affirme Al-Baas, journal du parti au pouvoir.

L'annonce de la fin de la mission de combat en Irak intervient "alors que les infrastructures ont été anéanties et que l'insécurité règne dans ce pays en proie à l'anarchie et à la corruption", sept ans après l'invasion américaine, ajoute le journal. "La situation en Irak est catastrophique", poursuit-il. "50.000 soldats américains qui demeurent en Irak avec leurs armes et qui recevront des ordres de leur pays, maintiennent l'Irak sous occupation", affirme de son côté le quotidien officiel As-Saoura. "L'indépendance de l'Irak se concrétisera avec le départ du dernier soldat", ajoute le quotidien.

Le président Obama a officiellement annoncé mardi soir la fin de la mission de combat de l'armée américaine en Irak, bien que son pays comptent toujours 49.700 soldats!

Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a déclaré mardi que l'Irak était désormais "un pays souverain et indépendant". "C'est un jour qui restera dans les mémoires de tous les Irakiens", a affirmé Maliki, assurant que les forces irakiennes sauraient prendre la relève des Américains.
Pour sa part, le secrétaire américain à
la Defense Robert Gates avait déclaré que les Etats-Unis ne sont plus en guerre en Irak.

01/09/2010

www.alterinfo.net/.../L-Irak-demeure-un-pays-sous-occupation,-affirme-Damas_b2319220.html -



3 Dans le monde

Belgique

La Belgique renouvelle sa demande de rapatriement d'Oussama Atar

Le SPF Affaires étrangères va renouveler auprès de l'Irak sa demande de rapatriement humanitaire d'Oussama Atar, un Belge de 26 ans détenu en Irak depuis six ans, a indiqué Bart Ouvry, porte-parole des Affaires étrangères, à l'Agence Belga, confirmant des informations de RTL-TVI et de la RTBF.
Le
jeune homme a été condamné à dix ans de prison et incarcéré à la prison d'Abou Ghraib.

Sa famille a demandé son rapatriement après que son état de santé s'est fortement dégradé. Les autorités belges ont obtenu qu'il soit déplacé vers une prison plus moderne, où il peut bénéficier d'un suivi médical. Mais aucun traité bilatéral n'existe avec l'Irak pour que la Belgique demande qu'il termine de purger sa peine en Belgique. L'annonce par les équipes médicales de la prison qu'Oussama Atar allait subir une intervention médicale dans les prochains jours a décidé la Belgique à réitérer sa demande de rapatriement pour raisons humanitaires, a précisé Bart Ouvry à l'Agence Belga. (SLE)

2 sep

http://www.rtlinfo.be/info/monde/international/734620/la-belgique-renouvelle-sa-demande-de-rapatriement-humanitaire-d-oussama-atar



4 Lutte pour la libération du territoire

Pertes déclarée du contingent en fin de mission de combat

01-09

L'armée américaine a officiellement entamé le 1er septembre l'opération Aube nouvelle ("New Dawn"), qui porte sur la formation des forces de sécurité irakiennes.

Malgré la fin de la mission de combat, les militaires américains peuvent toujours être amenés à participer à des opérations de combat, s'ils sont attaqués ou si les forces irakiennes sollicitent leur aide.

http://www.lepoint.fr/monde/deux-militaires-americains-abattus-par-un-soldat-irakien-au-nord-de-bagdad-07-09-2010-1233370_24.php

 

01/09/2010

Un drone américain s’est écrasé, ce mercredi, dans la région de Baaqouba (57 Km au nord-est de Bagdad), c’est ce qu’ont rapporté des sources sécuritaires irakiennes.
Selon ces sources, les causes du crash restent inconnues et les forces d’occupation américaines ont déployé un cordon de sécurité autour du lieu de l’incident.
http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=152501&language=fr

 

07/09

Deux militaires américains ont été tués mardi par un soldat irakien qui a été abattu à son tour sur la base de Balad", à 70 km au nord de Bagdad, a annoncé l'armée américaine, ce qui constitue les premiers décès au sein de son contingent depuis la fin de sa mission de combat en Irak.

Neuf autres militaires américains ont été blessés dans cette fusillade, selon l'armée.

Le ministère irakien de la Défense a affirmé que la fusillade avait éclaté à la suite d'une querelle lors d'un match vers 15H50 (12H50 GMT) sur une base des commandos irakiens près de la ville de Touz Khourmatou, à 175 km au nord de Bagdad. Il n'a pas précisé de quel sport il s'agissait.

"Les soldats appartenaient au détachement de sécurité accompagnant un officier qui rencontrait des membres des Forces irakiennes de sécurité sur le complexe", ajoute l'armée américaine.

http://www.lepoint.fr/monde/deux-militaires-americains-abattus-par-un-soldat-irakien-au-nord-de-bagdad-07-09-2010-1233370_24.php

 

Les armées répugnent à donner des chiffres officiels



Les combats par provinces

1-1 Bagdad

02-01

A Sadr City, (nord-est de la ville), un tireur isolé a abattu un militaire irakien à un point de contrôle.

http://fr.news.yahoo.com/

02-01

Deux voitures ont explosé samedi dans le quartier de Bayaa, dans le sud-ouest de Bagdad, faisant un mort et 21 blessés, dont deux soldats gouvernementaux, annonce la police irakienne.

http://fr.news.yahoo.com/

 

04-09

L'explosion de deux bombes dans le nord-ouest de Bagdad a fait un mort et sept blessés.

Une source du ministère irakien de l'Intérieur a annoncé que deux bombes ont explosé, de courte intervalle, samedi soir, sur la rue al-Madaras, dans la région d'al-Horiya, au nord-ouest de Bagdad.  

http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/101181-irak-un-mort-et-sept-blesses-dans-lexplosion-de-deux-bombes

 

04-09

Des assaillants armés à l'identité inconnue ont tiré, samedi soir, quelques obus sur la zone verte à Bagdad, d'après la même source. Aucun rapport sur les pertes en vie humaine ou les dégâts matériels éventuels n'a été encore divulgué.

http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/101181-irak-un-mort-et-sept-blesses-dans-lexplosion-de-deux-bombes

 

04-09

La police irakienne a fait part de deux autres explosions à Bagdad et à al-Anbar, dans l'ouest de l'Irak, coûtant la vie à un soldat irakien, laissant cinq blessés dont quatre forces de sécurité et un civil.

http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/101181-irak-un-mort-et-sept-blesses-dans-lexplosion-de-deux-bombes

 

05-09

Au moins 12 personnes ont été tuées aujourd'hui à Bagdad quand plusieurs kamikazes ont tenté de prendre d'assaut un complexe militaire avec un minibus rempli d'explosifs, dans l'attaque la plus meurtrière en Irak depuis la fin, mardi, de la mission de combat de l'armée américaine. Ce raid contre un complexe qui avait été la cible d'un violent attentat suicide en août illustre la difficulté des forces irakiennes à maintenir la sécurité face à des groupes armés qui ont multiplié les démonstrations de force ces dernières semaines.
 Elle a visé une entrée secondaire du complexe qui abritait auparavant le ministère de
la Défense, et où se trouvent désormais le siège du Commandement des opérations de Bagdad et le quartier-général de la XIe Division de l'armée irakienne.
Les récits divergeaient sur le déroulement exact de cette attaque..

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/09/05/97001-20100905FILWWW00113-kamikazesirak-12-morts-nouveau-bilan.php

 

http://french.cri.cn/781/2010/09/06/304s227331.htm

 

06-09

Un général de l'armée irakienne a été tué par balles, a-t-on appris de source du ministère irakien de l'Intérieur.

Des hommes armés de pistolets à silencieux ont tué l'officier Abdul Mehdi Kadhim, un responsable au ministère irakien de la Défense, alors qu'il se rendait en voiture à Ameriyah, banlieue ouest de Bagdad, a affirmé la source à Xinhua sous couvert d'anonymat.

http://french.cri.cn/781/2010/09/06/304s227331.htm

06-09

Lors d'une attaque séparée, Mohammed Ghazi, un directeur général du ministère de l'Agriculture, a été blessé par balles lorsque des hommes armés ont tiré sur lui avec des pistolets à silencieux à Qadsiyah, dans l'ouest de Bagdad, selon la source.

http://french.cri.cn/781/2010/09/06/304s227331.htm

06-09

Un double attentat à la bombe a blessé 15 personnes, dont six soldats et quatre policiers dans le quartier de Ghazaliyah. Une voiture piégée a explosé, et une deuxième explosion a eu lieu plus tard alors que les forces de sécurité irakiennes venaient d'arriver sur les lieux pour sécuriser la zone après la première explosion.

http://french.cri.cn/781/2010/09/06/304s227331.htm

 

06-09

Dans le sud de Bagdad, deux personnes ont également été blessées lorsqu'une bombe en bordure de route a explosé lors du passage d'un convoi d'une société de sécurité privée sur la route principale traversant le quartier de Doura.

http://french.cri.cn/781/2010/09/06/304s227331.htm

 

08/09

Trois personnes ont été tuées et une trentaine blessées dans des attentats, dont un à la voiture piégée, mercredi à Bagdad, a-t-on appris de sources médicales et de sécurité.

Deux personnes ont été tuées dans l'explosion d'une voiture bourrée d'explosifs, près d'un terminal d'autobus, juste avant la détonation, à proximité, d'un autre engin sur le bord de la route, dans le quartier de Bayaa dans le sud de Bagdad.

Plus de 20 personnes ont été blessées dont dix membres des forces de sécurité irakiennes, selon des sources au sein des ministères de la Défense et de l'Intérieur.

http://www.lepoint.fr/monde/irak-trois-morts-une-trentaine-de-blesses-dans-des-attentats-a-bagdad-08-09-2010-1233517_24.php



L’Irak en chiffres (depuis le début de la guerre de conquête en mars 2003)


Peuple

 

Civils tués (depuis l'occupation)   

1 367 282( chiffre  minimum)

Civils blessés (depuis l'occupation) 

 1.148.274( chiffre très très minimum)

Civils violés (par les troupes d'occupations)

2.507     (voir Ibrahim Allousch

Civils/Résistants arrêtes : (une dizaine par jour...)

8.945   (chiffre minimum)

Résistants (décrit tel quel ) tués

4.128 ( chiffre minimum)

Résistants (décrit tel quel ) blessés

3.893   (chiffre minimum)

En prison

1.900 (chiffre minimum)

Embargo

750.000 enfants (chiffre minimal)

Embargo

750.000 adultes (chiffre moyen)

 

 

Militaires irakiens tués pendant l'invasion

45.596 (chiffre minimal)

Civils tués pendant l'invasion

120.200 (chiffre minimal)

 

 

Coalition

 

Nombre de Soldats tués (ou morts...) 

34.710

Soldats rapatriés (blessés ou malades)

744..111

(*) dont 10% meurent en cours de route ou à l'hopital)

 

Disparus (dans la nature)

1.014

Désertions

5.501

Mutinerie

2 corps + 25

Aide psychologique

66.108***

Suicides

Mercenaires tues                                                                                 

5.683 (chiffre très minimal)

986

Mercenaires blessés

7 106

Policiers/soldats/miliciens irakiens  tués

13.640

Policiers /soldats/miliciens irakiens blessés

27482 (chiffre minimal)

Policiers /soldats irakiens disparus (dans la nature)

13.916

 

 

Autres tués (collaborateur)

5751

Autres blessés (collaborateur)

9.773

 

 

Nombre d'attaques de la résistance de 2003 à 2008:

Oléoducs, les infrastructures pétrolières & d'électricité

164.001,

464 attaques (grand minimum)

Infrastructures du rail

195 attaques (idem)

Hélicoptères

104  ++              (idem)

Avions (& drone)

29 ++

 

 



Ces     totaux sont obtenus par le recoupement (si possible) des chiffres des pertes communiqué par la résistance & les médias occidentaux + XINHUANET

 

Août a encore été un mois très meurtrier en Irak.

Au total, 426 Irakiens, dont 295 civils, ont été tués dans les violences, selon un bilan officiel.

http://www.lepoint.fr/monde/irak-trois-morts-une-trentaine-de-blesses-dans-des-attentats-a-bagdad-08-09-2010-1233517_24.php


Ces   totaux sont obtenus par le recoupement (si possible) des chiffres des pertes communiqué par la résistance & les médias occidentaux + XINHUANET



Number Of Iraqis Slaughtered In US War And Occupation Of Iraq "1,331,578"


Cost of U.S. War and Occupation of Iraq

                                                         $ 745,869,476,546

 

14.43

http://www.costofwar.com/

http://www.nationalpriorities.org/costofwar_home
For more details, click here.

 


n°497 - Journal d'Irak - 25/08 au 08/09/10 - : Fin :- : Le "retrait" américain vu par la résistance irakienne


n°497 - Journal d'Irak - 25/08 au 08/09/10    - : Fin  :- : Le "retrait" américain vu par la résistance irakienne



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!



Journal d'Irak

n°497                 du 25/08                   au 08/09/10

C.De Broeder & M.Lemaire



Le " Journal d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur mes  blog :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                              http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dir...

c) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 « Hiba », blogueuse en danger de mort.

5-2 Tony Blair évoque dans ses Mémoires le "cauchemar" irakien.

5-3 Mémoires de Tony Blair: la presse dénonce "un exercice d'autojustification".

5-4 Tony Blair chahuté à Dublin lors de la dédicace des "Mémoires" de Tony Blair.

6 Dossier & Point de vue

6-1 Le "retrait" américain vu par la résistance irakienne.

6-2 Alain Gresh : Guerre d’Irak, le crime.

 


 




5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

5-1 « Hiba », blogueuse en danger de mort.

Hanan al-Mashadani, la blogueuse emprisonnée depuis 7 mois en Irak, a été transportée d’urgence dans un hôpital inconnu, apparemment victime d’un empoisonnement alimentaire.

Cette ophtalmologiste irakienne, résident à Amman, était incarcérée à la prison de Kadhemiya, connue pour l’extrême dureté de son régime pénitentiaire. En mission médicale en Irak avec une ONG indienne, Hanan al-Mashadani a été arrêtée en janvier dernier quand la police a découvert qu’elle était « Hiba », animatrice d’un blog dénonçant le régime de Bagdad et la double occupation de son pays. En Irak, cela équivaut à soutenir le « terrorisme ». Elle a donc été condamnée, en mars, à 3 ans de prison.

Paru  le 18 juillet 2010 août sur le blog  « France-Irak Actualité » -

 http://www.france-irak-actualite.com


5-2 Tony Blair évoque dans ses Mémoires le "cauchemar" irakien.

Tony Blair reconnaît dans ses Mémoires ne pas avoir imaginé au début de la guerre en Irak le "cauchemar" qui allait suivre, mais maintient qu'il ne regrette en rien de s'être joint à l'invasion emmenée par les Etats-Unis. …

UN "CAUCHEMAR"

Aujourd'hui émissaire du Quartet international de médiateurs sur le Proche-Orient, Tony Blair est le travailliste à être resté le plus longtemps Premier ministre, puisqu'il a remporté trois législatives consécutives avant de démissionner en 2007.

Il a fait savoir qu'il reversait à une organisation de charité venant en aide aux militaires, anciens ou en service, les 4,6 millions de livres sterling (5,5 millions d'euros) d'avances sur droits qu'il a touchés pour son livre.

A propos de l'Irak, l'ancien locataire du 10 Downing Street répète sa position, plusieurs fois exprimée, selon laquelle l'invasion était justifiée par la menace que représentait Saddam Hussein, qui aurait pu être en mesure de fabriquer des armes de destruction massive.

"Je ne peux regretter la décision de partir en guerre. (...) Mais jamais je n'ai imaginé le cauchemar qui allait se dérouler", dit-il sur les années de violences intercommunautaires qui ont suivi l'invasion.

"Je me suis souvent demandé si je m'étais trompé. Je souhaite que vous vous demandiez si j'ai pu avoir raison."

Tony Blair était le plus proche allié de l'ancien président américain George W. Bush concernant la décision d'envahir l'Irak de Saddam Hussein. Ce choix est le plus controversé des dix ans qu'il a passés à la tête du gouvernement britannique.

"Je pense que des paroles exprimant mes condoléances et ma sympathie seraient tout à fait insuffisantes. Ils sont morts, tandis que moi, qui ai décidé des circonstances dans lesquelles ils ont péri, je suis toujours en vie", ajoute-t-il à propos des victimes du conflit.

Reuters

1 septembre,

fr.news.yahoo.com/.../twl-gb-blair-memoires-mo-38cfb6d.html


5-3 Mémoires de Tony Blair: la presse dénonce "un exercice d'autojustification".

La presse britannique n'a pas été convaincue par les mémoires de l'ancien Premier ministre Tony Blair, publiés mercredi, dénonçant "un exercice d'autojustification", "hypocrite" voire "trompeur".
"Un exercice d'autojustification qui ne surprendra personne", écrit le Financial Times; un livre empreint de "vanité et d'aveuglement", selon le Daily Mail (droite); des "mémoires voyeuristes d'une célébrité", renchérit le Daily Telegraph (également de droite): "A Journey" ("Mémoires" dans l'édition française) dresse un constat sur les dix ans au pouvoir de Blair (1997-2007) qui est parfois loin de la réalité, selon les journaux.
Exercice d'"auto-gratification", le pavé de l'ancien chef du gouvernement travailliste est "hypocrite", juge le Daily Express (droite), dans un éditorial intitulé : "Ne vous laissez pas avoir". "Le livre est un immense exercice de manipulation de la part d'un acteur né" qui veut se présenter comme un "honnête" homme. Mais c'est "trompeur", ajoute le journal: "Blair a toujours baigné dans un ego gigantesque" et "toute sa carrière politique a été un acte spectaculaire de malhonnêteté".
La presse ne s'étonne pas que Tony Blair répète une nouvelle fois sa conviction d'avoir bien fait d'engager son pays dans la guerre en Irak en 2003, une décision très controversée et qui continue à ternir son image.
Mais le Guardian, de gauche, regrette que l'ancien chef du gouvernement n'ait "pas répondu à toutes les questions", en particulier "comment le monde moderne doit réagir face au terrorisme".
Dans ces "mémoires voyeuristes d'une célébrité", le Daily Telegraph voit "la vengeance tardive" de Tony Blair contre son ancien ministre des Finances Gordon Brown, rival qui allait le remplacer à la tête du gouvernement en 2007 et "qui a contrarié nombre des choses que Tony Blair aurait voulu accomplir".
Publié au moment où le Labour lance le processus qui doit mener le 25 septembre à l'élection de son nouveau leader, le livre relance "la guerre" entre le Old (vieux) et le New (nouveau) Labour, une version plus centriste du parti travailliste qu'avait créée Tony Blair. "C'est une question que le parti travailliste doit régler", rappelle le Times

02/09/2010

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=152654&language=fr


5-4 Tony Blair chahuté à Dublin lors de la dédicace des "Mémoires" de Tony Blair.

L'ex-Premier ministre britannique Tony Blair a été accueilli par des jets de projectiles samedi à Dublin

Trois personnes ont été arrêtées dans la capitale irlandaise pour avoir lancé des oeufs et des chaussures en direction de Tony Blair, samedi matin sous une pluie battante devant une librairie.
Il s'agissait de la première séance de dédicace, depuis la publication des "Mémoires" de Tony Blair, mercredi.

Aucun projectile n'a atteint l'ancien Premier ministre britannique, dont la décision, lorsqu'il dirigeait le gouvernement, d'engager les forces britanniques au côté des Etats-Unis en 2003 en Irak reste décriée.
"Tony, combien d'enfants as-tu tués aujourd'hui?" ou "Tony Blair criminel de guerre", ont scandé environ 200 manifestants. Ils ont été rejoints par des nationalistes irlandais protestant contre la présence britannique en Irlande du Nord et des incidents ont éclaté entre manifestants et policiers.
Dans son autobiographie, qui figure déjà parmi les meilleures ventes, Tony Blair défend une nouvelle fois sa décision d'avoir engagé son pays dans la guerre contre "le tyran" Saddam Hussein.
Des centaines de personnes ont fait la queue pour faire signer "A Journey" ("Un Voyage", titre anglais des mémoires). Figure très controversée dans son pays, l'ancien chef de gouvernement est crédité en Irlande pour avoir permis la signature des accords de paix de 1998 en Ulster.
Une autre séance de dédicace aura lieu mercredi à Londres.
L'ancien dirigeant travailliste a promis de reverser la totalité de ses droits d'auteur, dont une avance de 4,6 millions de livres (5,6 millions d'euros), à une organisation caritative venant en aide aux militaires.
Par ailleurs, un groupe créé sur Facebook a appelé les opposants à déplacer le livre de M. Blair des rayons "autobiographie" pour le mettre dans les étagères "Crime".
Le groupe "Subversively move Tony Blair 's memoirs to the crime section in book shops" ("Déplacer subversivement les mémoires de Tony Blair dans les rayons Crime des librairies") a été rejoint par plus de 2.000 fans en deux jours.

Publié le 04/09

http://info.france2.fr/europe/tony-blair-chahute-a-dublin-lors-d-une-dedicace-64690764.html



6 Dossier & Point de vue

6-1 Le "retrait" américain vu par la résistance irakienne.

   Aux Etats-Unis, dans les bases militaires, la fin de l’intervention en Irak n’est pas à l’ordre du jour. Tandis que les médias encensaient Barack Obama, la Colorado Springs Gazette rapportait, le 20 août, les propos du major Joe Bethel, de la 3ème Brigade de Combat de la 4ème Division d’infanterie, en partance pour l’Irak. Il déclarait, lors d’une conférence de presse à Fort Carson, que ses hommes allaient, certes, « aider les forces de sécurité irakiennes, les équipes provinciales de reconstruction, l'Organisation des Nations unies et les organisations non gouvernementales », mais que sa « mission n’avait pas changé ». L’Irak étant « un pays dangereux », il était hors de question que l’armée renonce à son « droit à la légitime défense » (1). Sa déclaration est passée inaperçue, comme la construction de nouvelles bases américaines « permanentes » en Irak.

   L’irakisation du conflit rappelle la vietnamisation de la guerre du Vietnam, période précédant quatre années de combats des plus sanglants, sans issue autre pour les Etats-Unis, et leurs collaborateurs locaux, qu’une cuisante défaite.  

Indépendance complète et libération totale de l’Irak

   Pour la résistance irakienne, le retrait partiel des troupes d’occupation n’est qu’une étape vers la libération. Dans son communiqué du 31 août, le Parti Baas irakien clandestin a simplement rendu hommage à ses moudjahidine, et à ceux des différentes factions de la résistance, qui ont contraint les GI’s à se calfeutrer dans leurs bases, puis à quitter le pays. Le Baas estime à plus de 33 000 le nombre de soldats ennemis tués, et à 250 000 ceux estropiés et blessés. Le communiqué poursuit : l’ «Aube nouvelle », nom de l’opération lancée par le Pentagone et le régime de Bagdad pour remplacer Iraqi Freedom, sera « l'indépendance complète et la libération totale » de l’Irak, une « défaite ignominieuse » pour les Etats-Unis.

   Le Front du Djihad, de la Libération et du Front de Salut National (JLNSF), dirigé par Izzat Ibrahim al-Douri, secrétaire général du Baas clandestin, a annoncé l’intensification des opérations contre les occupants et leurs « alliés sionistes et persans », l’objectif de la résistance étant l’instauration d’une démocratie « pluraliste, patriotique et socialiste ». Passant aussitôt à l’acte, le 31 août, à Tikrit, un sniper de l’Armée des hommes de la Naqshbandiyya – Jaysh Rajal al-Naqshbandiyya (2) -, membre du JLNSF, a tué un GI’s de la délégation du Commandement américain de la région de Salah Eddine qui inaugurait un commissariat de police (3).

Les Etats-Unis devront rendre des comptes  pour leurs crimes

 Guerre des communiqués ? L’Armée Islamique en Irak (IAI), autre organisation importante de résistance, a profité du retrait partiel des troupes d’occupation pour dresser, le 31 août, son bilan parallèle d’activités depuis avril 2003. Elle revendique 69 972 opérations, dont 35 412 poses d’engins explosifs improvisés (IED), avec pour résultat la mort de plus de 30 000 soldats américains, dont 200 officiers.

Ses snipers ont tué 2 549 GI’s et en ont blessé le double.

Pour ceux qui douteraient des chiffres, l’IAI rappelle qu’en 2006 la commission Baker-Hamilton dénombrait 1 100 attaques de la résistance par jour et que la Brookings Institution estimait que les pertes américaines étaient dues pour 40% aux IED et pour 30% aux snipers.

   Les rêves américains de « Grand Moyen-Orient » et de « Nouveau Moyen-Orient », ajoute le communiqué de l’IAI, se sont révélés des « mirages ». Tôt ou tard, les Etats-Unis devront « rendre des comptes pour leurs crimes », « reconnaître leur responsabilité juridique et morale », « présenter des excuses officielles au peuple irakien », et verser une indemnité « pour éliminer toutes les conséquences de l’agression ». Et, l’Armée islamique en Irak de conclure qu’ainsi : « Allah punit les incroyants ».

Notes:

(1) For Fort Carson soldiers in Iraq, our mission has not changed, par Lance Denzel (Colorado Springs Gazette – 20/8/10)
http://www.gazette.com/articles/fort-103325-carson-new.html

(2) Lire: Soufisme et résistance : La résistance naqshbandi en Irak, par Gilles Munier (Afrique Asie – octobre 2009)

http://www.france-irak-actualite.com/article-soufisme-et-resistance-en-irak-38293205.html

(3) Sniper kills U.S. soldier in Tikrit before combat troops withdrawal (Aswat al-Iraq – 31/8/10)

http://en.aswataliraq.info/?p=136361

Revendication de l’Armée des hommes de la Naqshbandiyya sur le site de l’Association des Oulémas musulmans (AMSI) :

http://www.heyetnet.org/eng/iraqi-resistance/5590-jaish-rijal-il-tareeqa-al-naqshabandiya-takes-responsibility-of-sniping-us-occupation-soldier.html

Gilles Munier 
5 septembre 2010  

http://www.france-irak-actualite.com:80/article-le-retrait-americain-vu-par-les-resistance-irakienne-56539558.html


6-2 Alain Gresh : Guerre d’Irak, le crime.

nb :Ndlr : la publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

Les dernières troupes combattantes américaines ont quitté l’Irak.

C’est ce qu’annoncent les Etats-Unis, même si 50 000 de leurs soldats, regroupés sur des dizaines de bases, demeureront encore jusqu’à fin 2011, « en appui » à l’armée irakienne.

Najaf, 2006 - ce père irakien tient dans ses bras le corps d’un de ses enfants, tué par une balle perdue...

Ce retrait s’opère conformément à l’accord-cadre stratégique signé par l’administration Bush sur le départ avec le gouvernement irakien à la fin 2008.

Obama a décidé de respecter ce texte et d’accélérer le désengagement.

On peut certes prétendre que, par rapport à la situation existante à la fin 2006, avec une insurrection active et des attentats quotidiens meurtriers, le contexte actuel est meilleur.

 Il faut néanmoins prendre du recul par rapport à cette vision et essayer de dresser un bilan de cette guerre qui ne fut pas seulement une faute, mais un crime dont on aurait tort de dédouaner les Etats-Unis (lire « “Leurs” crimes et les “nôtres” »).

Cette guerre d’agression, non provoquée, déclenchée sous le faux prétexte de chercher des armes de destruction massive, est d’abord une violation des principes des Nations unies qui, le 14 décembre 1974, à travers leur assemblée générale, adoptaient un texte définissant l’agression (PDF).

Son article 3 s’énonce ainsi :

« L’un quelconque des actes ci-après, qu’il y ait eu ou non déclaration de guerre, réunit, sous réserve des dispositions de l’article 2 et en conformité avec elles, les conditions d’un acte d’agression :

a) L’invasion ou l’attaque du territoire d’un Etat par les forces armées d’un autre Etat, ou toute occupation militaire, même temporaire, résultant d’une telle invasion ou d’une telle attaque, ou toute annexion par l’emploi de la force du territoire d’un autre Etat ;

b) Le bombardement, par les forces armées d’un Etat, du territoire d’un autre Etat, ou l’emploi de toutes armes par un Etat contre le territoire d’un autre Etat ;

c) Le blocus des ports ou des côtes d’un Etat par les forces armées d’un autre Etat ;

d) L’attaque par les forces armées d’un Etat contre les forces armées terrestres, navales ou aériennes, la marine ou l’aviation civiles d’un autre Etat ».

Au-delà de cette dimension juridique et des querelles qu’elle peut susciter, le bilan de la guerre américaine, menée sans l’aval des Nations unies, est accablant :

Le confessionnalisme, encouragé dès les premiers jours par l’occupant, a été institué dans toutes les fonctions, et la répartition des postes se fait désormais en fonction de l’appartenance communautaire ou nationale. Les principales forces politiques sont « chiites », « sunnites » ou « kurdes ». Et demeurent une série de bombes à retardement, comme la délimitation des « frontières incertaines du Kurdistan ». La question de Kirkouk, où un référendum est prévu depuis décembre 2007 (et sans cesse reporté) pour décider du rattachement ou non de cette ville à la région autonome du Kurdistan, n’est pas le moindre des défis.

Malgré les coups qui lui ont été portés depuis 2007, Al-Qaida, qui, rappelons-le, était absente d’Irak jusqu’en 2003, s’y est implantée.

Elle garde des structures efficaces, comme le prouvent les attentats coordonnées de ce mois d’août 2010. Des milliers de combattants du monde arabe et musulmans ont transité ces dernières années par l’Irak et ont ensuite porté le combat en Afghanistan, en Somalie, au Liban, en Afrique du Nord.

Seul point positif, la chute de la dictature de Saddam Hussein, l’une des plus brutales de la région. On ne peut que s’en féliciter, mais cela valait-il de telles souffrances ? D’autant que le risque est grand de voir émerger un « pouvoir autoritaire à dominante chiite ».

Et la question que personne ne posera : qui sera jugé pour ce crime ?

Comment s’étonner que nombre de pays ne suivent pas le Tribunal pénal international quand il inculpe le président soudanais Omar Al-Bachir, ou des criminels de tel ou tel petit pays africain, alors que MM. George W. Bush, Dick Cheney et Donald Rumsfeld continuent tranquillement à couler des jours heureux en donnant des conférences sur le monde libre, la démocratie et le marché pour quelques dizaines de milliers de dollars la prestation ?

Personne n’affirme plus que les Etats-Unis ont gagné la guerre en Irak, surtout si l’on se reporte aux objectifs initiaux du président George W. Bush : installation à Bagdad d’un gouvernement allié, prêt à collaborer avec Washington, à lui accorder des bases et disposé à établir des relations diplomatiques avec Israël ; ouverture des ressources de l’Irak au marché libre ; démocratisation du Proche-Orient ; isolement du régime iranien.

Personne n’explique plus doctement que, certes, la guerre était une erreur, mais que si les Etats-Unis se retiraient ce serait encore pire. Il faut le répéter : c’est la présence américaine qui est la cause de l’instabilité, et non l’instabilité qui nécessite la présence américaine.

Les conséquences régionales de cette guerre sont aussi graves. Incontestablement et paradoxalement, elle a renforcé le poids de l’Iran, même s’il ne faut pas croire que les chiites irakiens regardent tous vers Téhéran, ni sous-estimer le poids du nationalisme irakien et arabe. L’absence de pouvoir central entraîne forcément l’ingérence des puissances voisines dans les affaires irakiennes : ni la Turquie, ni l’Arabie saoudite, ni la Syrie, ni bien évidemment l’Iran ne s’en privent. Ankara a ouvert plusieurs consulats, dont un à Bassorah, dans le sud chiite ; il a aussi développé ses relations avec le pouvoir autonome kurde, ce qui n’a pas mis un terme à ses bombardements contre les forces du PKK réfugiées au Kurdistan.

Quel est désormais le poids des Etats-Unis en Irak ? Les élections de mars 2010 ont débouché sur une impasse et le pays n’a toujours pas de gouvernement. Quatre forces se partagent le Parlement : un bloc kurde qui représente une région vivant sous autonomie de fait ; le bloc du premier ministre en exercice Nouri Al-Maliki, à majorité chiite ; le bloc de l’ancien premier ministre Iyad Allaoui, chiite qui a obtenu le vote de nombreux sunnites ; et, enfin, l’Alliance nationale composée de l’organisation de Moqtada Al-Sadr et du Conseil suprême islamique, deux formations chiites.

Joost Hiltermann, dans un article de la New York Review of Books (19 août 2010) intitulé « Iraq : The impasse », remarque :

« Ce qui est frappant avec l’approche actuelle de l’administration Obama n’est pas seulement sa préférence pour un parti donné, celui de Allaoui en l’occurrence, mais son manque de volonté inexplicable de pousser pour une solution donnée, un fait que tous les politiciens ont noté. Les Etats-Unis essaient d’exercer une forte pression uniquement de manière sporadique, sous la forme d’une visite du vice-président Joe Biden, l’envoyé spécial de facto de l’administration en Irak. » Mais leurs tentatives d’obtenir la formation d’un gouvernement d’unité entre Maliki et Allaoui avant leur retrait n’ont pas abouti. Et Hiltermann de conclure que les Etats-Unis sont « une puissance en déclin » en Irak.

Ce n’est pas l’avis de tous les commentateurs, comme en témoigne un éditorial de Seumas Milne dans le quotidien britannique The Guardian (4 août 2010), « The US isn’t leaving Iraq, it’s rebranding the occupation ». Pour Milne, les Etats-Unis donnent simplement un autre visage à une occupation qui se poursuit sous d’autres formes.

Alexander Cockburn lui répond vertement dans « Thank You, Glenn Beck ! » (CounterPunch, 27-29 août). Il reprend certains arguments de Rosen et explique aussi que, sur le pétrole, pour l’essentiel, ce ne sont pas les compagnies pétrolières américaines qui ont bénéficié des premiers contrats passés, mais des sociétés russe, norvégienne, chinoise, malaisienne, etc.

Alors, poursuite de l’occupation sous d’autres formes ou non ? Ce qui est sûr, c’est que, en ce XXIe siècle, aucune puissance ne peut gouverner durablement un pays étranger, lui imposer sa volonté. A ceux qui rêvaient d’un retour de l’empire, la guerre d’Irak a apporté un démenti flagrant. Un démenti qui sera confirmé demain en Afghanistan.

Document :

Un débat sur Al-Jazeera English, dans le cadre de l’émission « Empire » animée par Marwan Bishara, auquel j’ai participé : « The US between two wars. The US stands at a historic crossroads, but has its superpower status been eroded ? » (29 août 2010), sur les guerres d’Afghanistan et d’Irak et le statut des Etats-Unis comme grande puissance.

Alain Gresh

Jeudi 2 Septembre 2010 : 
http://blog.mondediplo.net/2010-08-...

http://blog.mondediplo.net/2010-08-31-Guerre-d-Irak-le-crime



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

08/09/2010

n°143 - Analyse - Géopolitique et stratégie - Réflexion du Liban. - : - 12-09 - Début - :Israël attaquera t-il le Liban pour lui voler son gaz ?

n°143  - Analyse -  Géopolitique et stratégie - Réflexion  du Liban. - : - 12-09 - Début  - :Israël attaquera t-il le Liban pour lui voler son gaz ?




Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Dossiers  Analyse, Géopolitique et stratégie du Liban 

n°143 du 09-09

C.De Broeder & M.Lemaire

 



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Le " dossiers du liban" est  visible  sur mes blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

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b) sur le site de Eva Resis   :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

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Sommaire :  

1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 René Naba : VI -  La criminalisation du Hezbollah, une guerre de substitution contre l’Iran.

1-2 Lélia Mezher : Hezbollah-Israël : le temporaire et complexe équilibre.

1-3 Alfredo Jalife-Rahme : Israël attaquera t-il le Liban pour lui voler son gaz ?

Fin 

2  Annexe

2-1 Mohamed EL BACHIR : Liban : guerre civile ou déflagration régionale ?

2-2 René Naba : L’Arabie saoudite, un pompier pyromane d’enjeux qui la surpassent.

Pièce Jointe

Treizième rapport du Secrétaire général de l’ONU sur le suivi de la cessation des hostilités au Liban.

 



1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 René Naba : VI -  La criminalisation du Hezbollah, une guerre de substitution contre l’Iran.

La neutralisation d’un important lot d’agents israéliens, particulièrement dans le secteur sensible de la téléphonie cellulaire, dont les relevés fondent l’acte d’accusation, pose le problème de la fiabilité des preuves des enquêteurs internationaux. L’acte d’accusation a été divulgué par anticipation, en Mai 2010, sans que l’autorité compétente se ravise, aux mépris des règles les plus élémentaires de la procédure pénale internationale. Sa teneur a été communiquée officieusement au Hezbollah, non par la voie judiciaire compétente, mais par le propre chef du gouvernement du pays plaignant, et propre fils de la victime, Saad Hariri à Hassan Nasrallah dans une conversation à huis clos dans une démarche qui s’apparente à un marchandage. L’implication de «trois membres indisciplinés» du Hezbollah pour solde de toute compte du contentieux qui oppose sunnites et chiites dans le monde arabe depuis l’invasion américaine de l’Irak, en 2003.

L’offre a été refusée et portée sur la place publique. Quiconque connaît le fonctionnement du Hezbollah à la discipline toute spartiate, le pointage d’un membre «indiscipliné» de ce mouvement constituerait l’aveu d’un dysfonctionnement, d’une absence de contrôle du chef du mouvement sur ses troupes. Pis, elle stigmatiserait le Hezbollah de l’accusation de régicide à l’effet de le marquer du sceau de l‘infamie au regard des sunnites, le courant majoritaire de l’Islam dans le monde arabe et musulman, et de plomber du même coup la légendaire réputation du Hezbollah en tant qu’organisation disciplinée exclusivement consacrée à la lutte contre Israël. Une accusation qui constituerait le point de basculement vers une guerre sunnite – chiite sur l’ensemble du monde arabe, particulièrement au Liban et les monarchies du golfe (Arabie saoudite, Bahreïn, Koweït) où résident de fortes minorités chiites.  L’un des principaux inculpés, Jamil Sayyed, accusera publiquement à sa libération le tribunal de lui avoir demandé de se désigner comme «bouc émissaire» afin de conclure l’instruction et de clore le dossier. Un scénario identique semble se reproduire à l’encontre du Hezbollah.

Depuis L’assassinat de Rafic Hariri, le mouvement chiite fait l’objet d’une vive pression visant à le marginaliser, à défaut de le délégitimer. Initiée par l’interdiction en France de sa chaîne de télévision «Al Manar», en 2004, la pression s’est poursuivie par une vaine tentative de le désarmer, dans la foulée du coup de massue israélien, en 2006. Elle s’est poursuivie dans la foulée de la neutralisation du camp palestinien de Nahr el Bared, en 2007, avec, l’assassinat à Damas, en février 2008, de son chef militaire Imad Moughniyeh, elle-même suivie d’une épreuve de force avec ses adversaires de la coalition occidentale visant à neutraliser son réseau autonome de transmission, en mais 2008. Le tout couplé par des actions hostiles en direction de son protecteur, la Syrie, matérialisée par le bombardement d’un site nucléaire en novembre 2007, et l’assassinat de l’interface syrien du Hezbollah libanais, le Général Mohamad Souleymane, tué depuis un yacht, dans son chalet du bord de mer, à Tartous, (Syrie), en Août 2008.

Projet d’enfumage médiatique et de brouillage diplomatique visant à gommer l’implication du Clan Hariri dans l’exacerbation du courant intégriste sunnite dans les camps palestiniens du Liban, la neutralisation de Nahr el Bared s’est soldée par un lourd bilan, malgré l’appui logistique de l’armée syrienne à l’armée libanaise. 143 personnes (76 militaires libanais, 50 insurgés, 17 civils palestiniens) ont péri au cours des 32 jours d’affrontement qui se sont déroulés dans ce camp palestinien du Nord Liban, en Mai Juin 2007 dans une opération de diversion, visant à neutraliser les effets de la défaite israélienne de juillet 2006 et à mobiliser le camp sunnite face au Hezbollah. La reddition du camp signera la victoire morale du président Emile Lahoud, fondateur de la nouvelle doctrine militaire libanaise de la stratégie de la riposte, mis à l’index par les occidentaux qui cherchaient à le déstabiliser depuis l’assassinat de Rafic Hariri.

Une ténébreuse affaire à tous égards que l’attaque du camp palestinien de Nahr el Bared dans la mesure où celui qui a été célébré comme le héros de la bataille, le Colonel Mansour Diab, blessé au combat, s’est révélé être un agent israélien. Ancien directeur de l’école des forces spéciales et des commandos de marines, a-t-il favorisé dans l’exercice de ses fonctions durant la période de son mandat, le transbordement du matériel d’espionnage et de sabotage israélien? L’exfiltration d’agents démasqués? L’infiltration d’agents opérationnels du Mossad pour des opérations coup de poing? Sa bravoure au combat était-elle destinée à brouiller les pistes sur sa connivence israélienne, en anéantissant à Nahr el Bared les preuves de la collusion du clan Hariri avec l’intégrisme sunnite djihadiste?

Autant de questions légitimes qui rejoignent d’autres questions demeurées, elles,sans réponse concernant les connexions sulfureuses de Gébrane Tuéni, le comportement faussement désinvolte de Marwane Hamadé sur lequel il ne s’est jamais expliqué, de même qu’Elias el Murr, Monsieur gendre de la présidence libanaise, du temps de la mise en quarantaine de son beau père, le président Emile Lahoud, avant son spectaculaire retournement en faveur du clan Hariri, sans oublier l’omission intrigante du champ des investigations des deux personnalités particulièrement averties de la scène libanaise: le transfuge syrien Abdel Halim Khaddam, ancien vice président de la République, proconsul syrien au Liban pendant trente ans, en charge de la gestion de l’affairisme syro-haririen, dont le laxisme en faveur de son coreligionnaire sunnite, le milliardaire libano saoudien, pourrait avoir permis, en connexion avec l’intégrisme activiste de la mouvance wahhabite, le grenouillage du marigot libanais et son noyautage par les taupes israéliennes, ainsi que Johnny Abdo, homme de l’ombre par excellence, témoin muet des opérations clandestines de ses deux poulains politiques, le président éphémère du Liban, Bachir Gemayel et le premier ministre Rafic Hariri, tous deux tués dans un attentat, le chrétien en 1982 et le sunnite en 2005, signe patent de l’échec de cet homme du renseignement au rôle occulte, interface libanais des services occidentaux.

Concentré de toutes les turpitudes occidentales et saoudiennes, le groupe Fatah al Islam compte parmi ses fondateurs, le cheikh Naji Kanaan, issu de la mouvance des Frères musulmans. Il a été incarcéré une dizaine d’années dans les geôles syriennes (jusqu’en 2000) pour «activisme religieux antinational». Il sera par la suite responsable de la mobilisation sunnite pour «le Courant du Futur», la formation du premier ministre Saad Hariri, chargé des questions militaires et sécuritaires auprès du Colonel Ahmad al Khatib, ancien officier dissident libanais, fondateur de «l’armée du Liban arabe», durant la guerre civile libanaise (1975-1990). Chef du Mouvement de l’unification islamiste (MUI), implanté dans la région de Tripoli au milieu des années 1980, le groupe avait recruté nombre d’activistes saoudiens, yéménites salafistes, placés sous le commandement opérationnel au Nord Liban de Chaker al-Absi, ancien colonel de l’armée de l’air jordanienne. Rallié aux troupes islamistes, Chaker Absi sera désigné comme adjoint de Abdel Moussab al-Zarkaoui en Afghanistan, puis en Irak. Le groupe passe pour avoir bénéficié des largesses financières du prince saoudien Bandar Ben Sultan qui aurait financé, deux mois avant les affrontements de Nahr el Bared, les organisations «humanitaires et religieuses» sunnites opérant dans camps palestiniens du Liban en vue de faire pièce à l’expansion du chiisme au Liban et à contenir le Hezbollah. La dénomination «Fatah al Islam» n’est d’ailleurs pas le fruit du hasard, mais choisie à dessein en vue de brouiller les pistes du fait de la conjonction du terme Fatah, qui renvoie au mouvement palestinien, et Islam, qui renvoie plutôt à Al-Qaida. Hasard ou préméditation? Quoiqu’il en soit, force est de relever l’élimination opportune d’un dirigeant présumé du Fatah al Islam, Abdoul Rahman Awad, tué lors d’une fusillade samedi 14 Août à Chtaura, près de la frontière syrienne, dans la foulée des révélations de Hassan Nasrallah sur une possible implication d’Israël dans l’assassinat de Rafic Hariri.

Principale formation politico-militaire libanaise, dont le démantèlement est réclamé les Etats-Unis, le Hezbollah dispose d’une représentation parlementaire sans commune mesure avec l’importance numérique de la communauté chiite, sans commune mesure avec sa contribution à la libération du territoire national, sans commune mesure avec son prestige régional, sans commune mesure avec l’adhésion populaire dont il jouit sans chercher à en tirer avantage. Tant au niveau de la démocratie numérique que de la démocratie patriotique, la place qu’occupe le Hezbollah est une place de choix. Un positionnement incontournable.

Les Etats-Unis ont débloqué, en trois ans, depuis 2006, de l’aveu même des responsables américains,  à travers l’USAID et la Middle East Partnership Initiative (MEPI),  plus de 500 millions de dollars, pour neutraliser le Hezbollah, la plus importante formation paramilitaire du tiers monde, arrosant près de sept cents personnalités et institutions libanaises d’une pluie de dollars «pour créer des alternatives à l’extrémisme et réduire l’influence du Hezbollah dans la jeunesse» (10). A cette somme se superpose le financement de la campagne électorale de la coalition gouvernementale aux élections de juin 2009, de l’ordre de 780 millions de dollars, soit un total de 1,2 milliards de dollars en trois ans, à raison de 400 millions de dollars par an. En vain. Le Hezbollah est sorti victorieux de la totalité des épreuves de force qu’il a dû affronter, conférant une confortable marge de manoeuvre diplomatique à ses protecteurs, l’Iran et la Syrie. Infligeant deux revers militaires à Israël, la 7eme puissance atomique de la planète, le Hezbollah a bouleversé l’équation régionale avec infiniment moins de moyens qu’Oussama Ben Laden en Afghanistan (50.000 combattants arabo afghans et 2O milliards de dollars), développant, de l’aveu même d’un expert occidental, une version «basse technologie» de la furtivité, s’imposant comme un interlocuteur pivot de la scène libanaise.

Israël a annoncé le 29 juillet, que le principal accusé du meurtre de Rafic Hariri, n’est autre que Moustapha Badreddine, beau frère de Imad Moughnieh, qui lui a succédé à la tête de la branche militaire du Hezbollah. Israël n’a fait l’objet d’aucune mesure d’instruction durant cette enquête et n’a donc pas théoriquement accès aux pièces du dossier. Sauf à accréditer l’idée d’une connivence avec le tribunal spécial, la diffusion de cette information à la veille d’un sommet tripartite à Beyrouth entre l’Arabie saoudite, la Syrie et le Liban destiné à calmer le jeu pourrait relever de la manipulation et de la provocation.

Fait sans précédent dans les annales de l’humanité, le tribunal est financé à parité par le plaignant, le coupable désigné par avance par un pays partie prenante au conflit libanais, Israël, mais curieusement soustrait à l’enquête, l’innocent sommé de prouver son innocence et non le procureur de prouver sa culpabilité. Déjouant les pronostics, jouant de l’effet de surprise, Hassan Nasrallah, s’est dégagé du nœud coulant que les pays occidentaux lui glissaient autour du cou en vue de son étranglement en dévoilant, le 9 Août  2010, une série de documents sonores et visuels mettant en cause d’agents libanais à la solde des israéliens dont l’un se trouvait sur les lieux de l’attentat anti-Hariri la veille de l’assassinat de l’ancien premier ministre libanais. En application de la théorie de la dissension sociale, un autre, Ahmad Nasrallah, un homonyme du dignitaire religieux, a avoué avoir jeté la suspicion entre le clan Hariri et le Hezbollah dès 1993, en avisant la famille du nouveau premier ministre du Liban des préparatifs d’attentat ourdis contre lui par le mouvement chiite. L’homme, convaincu de collaboration avec Israël, a été incarcéré en 1996, et, curieusement élargi par le gouvernement Hariri, en février 2000, quelques mois avant la libération du sud Liban par le Hezbollah. Le Clan Hariri ne s’est jamais expliqué sur les motifs de la remise en liberté de cet agent israélien qui vit désormais en Israël où il serait en charge du recrutement de nouveaux collaborateurs pour le compte de l’état hébreu. La présence dans la zone de l’Hôtel saint Georges d’un agent israélien, un officier de l’armée libanaise à la retraite, en repérage sur les lieux du crime la veille de l’attentat, Ghassane Gerges El Jed, ancien chef d’état major adjoint, en fuite, du fait du comportement dilatoire du pouvoir politique, pose le problème du laxisme du camp pro occidental au Liban dans la traque des preuves de l’assassinat de Rafic Hariri et la chasse aux espions israéliens.

Dans une démarche qui apparaît destinée à réduire l’impact des révélations de Hassan Nasrallah sur une possible implication d’Israël dans l’assassinat de Rafic Hariri et réduire les critiques quant à sa passivité dans la traque des espions, le gouvernement Saad Hariri a annoncé, coup sur coup, la neutralisation d’un agent israélien proche du général Aoun, le général Fayez Karam et l’élimination d’un dirigeant présumé du Fatah al Islam, Abdel Rahman Awad, tué samedi 14 Août  lors d’une fusillade à Chtaura, près de la frontière syrienne, en vue de semer la suspicion dans le camp de ses adversaires. La grandeur d’un homme dans l’épreuve se révèle dans sa dignité et son honneur est de veiller à l’égalité des armes dans son combat contre ses adversaires, non le recours à la tortuosité de témoins stipendiés et l’instrumentalisation du Tribunal Spécial sur le Liban en arme de destruction massive contre les contestataires de la «Pax Americana» au Moyen orient.

Sept ans après la gigantesque manipulation de l’opinion internationale sur la prétendue existence d’armes de destruction massive en Irak et des liens présumés entre le régime laïc du bassiste Saddam Hussein et l’organisation intégriste Al Qaida, la mise en cause du Hezbollah dans l’assassinat de Rafic Hariri, si les informations du dignitaire chiite et du journal libanais al Akhbar étaient confirmées, constitueraient une intoxication d’envergure planétaire à l’effet de discréditer durablement ce qu’il est convenu d’appeler «les grandes démocraties occidentales», dont la récidive aurait ainsi déshonoré et la démocratie et l’Occident, de même que la notion même de justice pénale internationale.

Dans la perspective du retrait américain d’Irak et de l’épreuve de force américano iranienne sur le nucléaire iranien, sa criminalisation aurait le quintuple avantage de:

-occulter la fragilité des indices recueillis via les communications, du fait de la multiplication des faux témoins et de la mainmise israélienne sur le réseau libanais,

-permettre au Tribunal Spécial de se ménager une sortie par le haut au terme de cinq ans de procédures aussi laborieuses qu’onéreuses,

-placer le Hezbollah sur la défensive, tributaire d’un agenda international d’ultimatum et de sanctions, comparable au calendrier observé à l‘encontre de Saddam Hussein, ou à tout le moins le contraindre à reprendre les armes pour se défendre, le privant ainsi  de toute la légitimité dont il bénéficie en tant que force combattante d’Israël.

-mener, par défaut, une guerre de substitution à l’Iran privant le camp antioccidental des bénéfices des exploits militaires de leur allié chiite libanais,

-faire diversion en détournant l’attention sur le règlement au rabais de la question palestinienne que les Israéliens et les Américains entendent imposer au président palestinien de l’autorité palestinienne Mahmoud Abbas, en état de grande faiblesse.


1-2 Lélia Mezher : Hezbollah-Israël : le temporaire et complexe équilibre.

Nb : Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

Dans le rapport rendu par l’International Crisis Group, il ressort clairement que c’est davantage l’équilibre de la terreur qui règne à la frontière libano-israélienne qui assure le calme sans précédent qui y règne, plutôt que l’efficacité - qui reste encore à démontrer - de la résolution 1701.

Le rapport sur le Liban de l’organisation non gouvernementale International Crisis Group (ICG), dont le siège est à Bruxelles, peut être résumé comme suit : le calme sans précédent qui règne à la frontière libano-israélienne a deux causes paradoxales. D’abord la présence renforcée de la Finul empêche toute confrontation directe, ensuite, et surtout, la prise de conscience aussi bien par le Hezbollah que par Israël de la gravité de la tension qui prévaut tant à la frontière libano-israélienne que sur le plan régional.

Le rapport présente le réarmement du Hezbollah - et la nature sophistiquée de ces armes - comme une évidence. Une autre évidence est la multiplication des menaces israéliennes. Ces deux éléments menacent, de manière claire, le fragile équilibre de la frontière, un équilibre atteint parce qu’Israël « n’aimerait pas se lancer dans une nouvelle guerre, mais aussi parce qu’il n’aime pas non plus ce qui se passe ». Autrement dit, le réarmement à peine discret du Hezbollah. « Dans le cas où des hostilités devraient avoir lieu, l’État hébreu devra frapper rapidement et d’une main de fer afin d’éviter de reproduire le scénario de 2006 », souligne le document. Israël sera de plus « beaucoup moins enclin à distinguer l’armée libanaise du Hezbollah », mais sera aussi beaucoup plus disposé à « viser la Syrie », précise le document. Aujourd’hui, « aucune des deux parties ne peut contempler avec quiétude la possibilité d’un conflit qui pourrait fort bien être sans précédent, imprévisible et hors de tout contrôle ». Comment empêcher cette tension de s’exprimer, de dégénérer en une guerre qui, cette fois, selon l’ICG, sera totale, catastrophique et qui risque fort probablement de s’étendre au niveau régional ? En reprenant - tout simplement - les pourparlers de paix sur le double plan syro-israélien et libano-israélien. « Pour l’heure, il n’y a pas d’autre réponse au dilemme que constitue le Hezbollah » ni « aux calculs de Téhéran », ajoute l’ICG. Le contexte international, notamment la politique étrangère de l’administration américaine actuelle, n’est pas non plus favorable à une escalade militaire, ajoute l’ICG. « Le président des États-Unis, Barack Obama, est désormais très loin du rêve du Grand Moyen-Orient de son prédécesseur et n’a aucune envie d’assister à une déflagration qui aurait pour effet de mettre en péril les efforts de paix de Washingon ainsi que la crédibilité de son pays dans la région. » Toutefois, « ce qui représenterait pour Israël une ligne rouge à ne pas dépasser par le Hezbollah demeure imprécis à l’heure qu’il est. C’est précisément ce manque de clarté qui suscite l’inquiétude » des observateurs. Aujourd’hui et contrairement à ce qui prévalait dans les années 1990, la communication entre les parties au conflit est quasi inexistante. Le comité de surveillance libano-israélien, auquel prenaient alors part les États-Unis, la France et la Syrie, assurait en son temps le minimum de communication requis pour rester dans le cadre des « règles du jeu ». Or aujourd’hui, le flux ne passe qu’entre deux acteurs, à savoir Israël et les États-Unis. Ces derniers gardent aussi à portée de main un autre interlocuteur, la Syrie, mais continuent d’ignorer totalement le Hezbollah tout en se montrant ouvertement hostile à l’Iran. L’ONU, souligne le rapport de l’ICG, n’a pas ce problème, « mais elle en a d’autres ». Principalement, le manque de coordination entre les différentes missions qu’elle envoie pour traiter du processus de paix et de la situation au Liban.

Lélia Mezher

publié par l’Orient le Jour

22 août 

http://www.lorientlejour.com/catego...


1-3 Alfredo Jalife-Rahme : Israël attaquera t-il le Liban pour lui voler son gaz ?
Ce n’est plus un secret : de très importants gisements de gaz et de pétrole sont situés en Méditerranée au large de Chypre, du Liban, de Gaza… et d’Israël. Compte tenu des appétits et des méthodes du régime de Tel-Aviv, le partage des richesses semble impossible. Pour le géopoliticien mexicain Alfredo Jalife-Rahme, la question est de savoir si Israël se contentera de voler les réserves de ses voisins en les siphonnant grâce à des technologies sophistiquées, ou s’il s’emparera de leurs gisements par la force.
Plusieurs analystes expérimentés ont compris que derrière la guerre d’Israël contre Gaza —gouverné par le groupe islamique sunnite Hamas— se trouve un enjeu caché : les pléthoriques gisements de gaz des côtes palestiniennes en Méditerranée.

Bien que doté d’un maximum de 400 bombes nucléaires et de la meilleure aviation de tout le Proche-Orient —à présent on ne peut plus affirmer qu’il possède la meilleure armée de la région après ses récents revers aussi bien au Sud du Liban contre la guérilla islamique chiite qu’à Gaza face au Hamas— Israël affiche deux points faibles incontestables :
- 1. l’eau, raison pour laquelle il ne se résout pas à restituer à la Syrie les territoires occupés du plateau du Golan, bordant le lac de Tibériade (Galilée) et
- 2. le pétrole, il importe plus de 300 000 barils par jour (pour la plupart, en provenance d’Égypte), tandis que sa production de gaz destinée à la consommation nationale est extrêmement réduite.

Je viens de rentrer d’un voyage d’un mois en Grèce, au Liban et en Turquie, où j’ai mesuré l’importance stratégique du gaz, aussi bien pour Gaza que pour le Liban, enfoui sous les eaux communes à Israël et à l’île de Chypre (elle même divisée en partie grecque et turque). 

Naharnet (28 juin 2010), un site libanais pro-occidental, dit très justement que les réserves de gaz reparties entre les eaux du Liban et d’Israël peuvent représenter une énorme manne financière, mais qu’elles peuvent également susciter une nouvelle guerre d’Israël contre son faible voisin du nord.

La situation est dramatique car les deux Etats, aussi bien le Liban qu’Israël, sont énormément tributaires des importations d’hydrocarbures. 

Quant au Liban, son cas est le plus grave car il est éprouvé par le piteux état de son système de production électrique, qui n’a pu être ni réparé, ni modernisé après 15 ans de guerre civile. 

Que cela plaise ou non, face à la cupidité israélienne, ce n’est rien de moins que la guérilla chiite du Hezbollah qui s’est chargée de la défense du gaz libanais. Jusqu’à présent, mis à part le Hezbollah [1], personne d’autre dans la vaste mosaïque libanaise n’a manifesté ouvertement sa position sur ce sujet, qui est loin d’être un sujet de moindre importance et qui peut dégager de grands bénéfices politiques et financiers ou, à défaut, dégénérer en une guerre d’Israël contre le Liban (et non le contraire).

Non sans se référer à des précédents et à des justifications historiques, le Hezbollah accuse Israël de programmer le “vol” du gaz naturel des eaux territoriales libanaises. Les chiites du Sud du pays en ont acquis une grande expérience lors du pillage par Israël des eaux du fleuve Litani.

De son côté, Israël rétorque que les champs pétrolifères et gaziers qu’il exploite ne s’étendent pas jusqu’aux eaux libanaises.

 Le problème réside en ce que les limites territoriales —et par extension, les limites maritimes— n’ont toujours pas été fixées, du fait que les deux pays sont techniquement encore en guerre.

Israël a déjà commencé —grâce à un développement technologique plus avancé et à la complicité des compagnies pétrolières et gazières anglo-saxonnes— à développer les deux champs de Tamar et Dalit, dont les abondantes réserves ont fait s’envoler la Bourse de Tel-Aviv, exactement le même jour où le duo Netanyahu-Lieberman était frappé de répudiation mondiale à cause de sa piraterie meurtrière en eaux internationales contre un navire turc d’aide humanitaire destiné à Gaza (la plus grande prison à ciel ouvert du monde).

 Les réserves découvertes dans les champs de Tamar et de Dalit sont colossales : 160 milliards de mètres cubes avec lesquels on peut satisfaire les besoins des Israéliens pendant deux décennies.

 La compagnie pétrolière et gazière texane Noble Energy, qui fait partie du consortium chargé des explorations des gisements gaziers de la partie soi-disant israélienne de la Méditerranée, a estimé que grâce à la découverte d’un troisième champ —dont le nom, d’intéressante portée sémantique, est Léviathan (de 450 milliards de mètres cubes, presque trois fois ce qui contiennent les gisements de Tamar et Dalit)— Israël pourrait devenir un riche exportateur vers l’Europe et l’Asie.

 Pour le moment, Nabih Berri, président du Parlement libanais, et de surcroît, allié du Hezbollah, a condamné le fait qu’Israël soit en train de se transformer en “émirat pétrolier” grâce à du gaz qui ne lui appartient pas, en déniant le fait que ces champs s’étendent jusqu’aux eaux territoriales du Liban. Le Liban reproduira-t-il face à Israël les expériences tragiques que le Mexique vit aujourd’hui face aux États-Unis pour ce qui est des gisements “transfrontaliers” dont il est dépouillé par les compagnies pétrolières et gazières texanes grâce à la technologie cleptomane du siphonnage ?

Les fonctionnaires de l’Infrastructure nationale d’Israël affirment —tel que l’affirme également, comme on aurait pu s’y attendre, la compagnie texane Noble Energy ainsi que la compagnie norvégienne Petroleum Geo-Services— que les trois champs découverts se trouvent en “zone économique” israélienne. Quelle précision de la géographie divine !

Al Manar (4 juin 2010), le média du Hezbollah fustige “Israël [qui] est sur le point de légaliser le vol du gaz libanais” par un amendement législatif. Il cite la télévision israélienne rapportant que le gouvernement du duo Netanyahu-Lieberman “considère la découverte des champs de gaz naturel dans la Méditerranée comme une découverte israélienne sur laquelle personne (super sic !) n’a de droit”.

 Nom d’un diable ! Qu’en est-il alors du droit international transfrontalier lorsque la technique du siphonnage de ce qui appartient à autrui est utilisée par les transnationales anglo-saxonnes dotées d’une meilleure technologie que celle des pays affectés, pour ne pas dire spoliés ?

Pire encore, selon la chaîne de télévision déjà citée, “le comité exécutif du gouvernement et la Knesset (Parlement) préparent une loi qui écarterait le droit des Libanais”. Au besoin, l’armée israélienne sera là pour appliquer de manière unilatérale la nouvelle loi de spoliation.

En dehors du légendaire saccage israélien des territoires occupés, sous tous ses aspects, avec ou sans “cartes géographiques” ou lois pour le justifier, la classe politique libanaise, à cause de ses querelles internes stériles sur l’identité de l’heureux exploitant et producteur de pétrole et de gaz, a laissé filer une précieuse décennie : un vide temporel et territorial qui a été exploité par Israël.

Au mois d’octobre dernier, la compagnie norvégienne Petroleum Geo-Services avait communiqué sur la forte probabilité qu’il existe de grands gisements aussi bien au Liban qu’à Chypre. À propos de ce dernier cas, il semblerait que les gisements seraient repartis entre les deux pays voisins. Que d’artifices souverains nous présente la géographie !

Pour le Liban, n’importe quel type de découverte pétrolière et gazière constituerait une bénédiction qui permettrait de réduire la formidable dette atteignant 52 milliards de dollars, l’une des plus importantes du monde proportionnellement (147 %) à son produit intérieur brut (PIB) de 33 milliards de dollars.

Cependant, il ne faut pas surestimer la dette libanaise, sans doute énorme, car elle est amortie par des dépôts bancaires colossaux allant jusqu’à 110 milliards, ce qui facilite sa gestion. 

Quoi qu’il en soit, les nouvelles découvertes de pétrole et de gaz au Liban —souveraines ou partagées avec Israël ou avec Chypre— atteigneraient le chiffre mirifique d’un milliard de milliard de dollars.