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26/08/2010

n° 495 - Les Dossiers d'Irak - 26-08 - : Fin :- : L'armée américaine quitte l'Irak: mission accomplie ?

n° 495  - Les Dossiers d'Irak - 26-08 - : Début :- : L'armée américaine quitte l'Irak: mission accomplie ?



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les Dossiers d'Irak

n° 495                                                      26/08/10

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le " Dossier d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur mes blog : 

http://www.dhblogs.be/categories/International.html  http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

 

b) Sur le site de Robert Bibeau :  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

c) Sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dir...

d) Sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

e) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :  

Tiré à part :

1 Dossier & Point de vue

1-1 Paul Cauchon  : La guerre vendue en shampooing.

1-2 Christian Merville : La guerre des chiffres.

1-3 Nicolas Bérubé : L'armée américaine quitte l'Irak: mission accomplie ?

a) Dites à  un enfant Irakien que la guerre est un succès.»

b) 7.000 sous-traitants employés après le départ des troupes américaines.

c) Les USA prévoient de doubler le nombre de membres des sociétés de sécurité privées.

d)  La présence militaire US après le retrait total des forces fin 2011 se comptera ‘'en "dizaines" ou en "centaines"…

1-4 Jean-Sébastien Stehli : La guerre qui coûte 1 "trillion" de dollars.

Suite

1-5 Danielle Bleitrach : Afghanistan, Irak, demain l'Iran: la vérité fait peur.

1-6 Le roi dollar règne en maître à Bagdad.

a) Le roi dollar à Bagdad..

b) Les nouveaux voleurs de Bagdad : Les députés irakiens s’empiffrent !

c) L’Irak a besoin de pleureuses !

1-7 Affaire "Pétrole... sans nourriture" .

1-8 Tarek Aziz peut enfin parler.

1-9 Vers la réouverture de l’enquête sur la mort suspecte de l’expert en armes biologiques David Kelly.

Fin

2 Les brèves

2-1 Genève, un havre pour les armées privées?

2-2 Report à octobre d'un appel d'offres pour trois champs gaziers.

3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

3-1 Une troublante hausse des cancers à Falloujah.

3-2 John Pilger  : Tony Blair doit être mis en état d’arrestation.

3-3 La nécessité d'un gouvernement anti-guerre.



Avant propos

·                    Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- pour désigner les résistants qui osent leur résister...


Tiré à part

·                     



1 Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

1-1 Paul Cauchon : La guerre vendue en shampooing.

La guerre contre l’Irak a représenté une formidable bataille idéologique, dans laquelle la Maison-Blanche a utilisé des techniques de marketing sophistiquées, souvent avec l’aide de prestigieuses entreprises de relations publiques.

Mardi 10 Août 2010

On s’en doutait, bien sûr.

Mais rarement la chose a été aussi bien documentée que dans cet ouvrage qui vient de paraître en français, Une arme de persuasion massive/De la propagande dans la guerre de Bush en Irak, publié l’automne dernier aux États-Unis, et en français récemment chez Le Pré au Clercs.

Les deux auteurs, Sheldon Rampton et John Stauber, travaillent pour le Center for Media and Democracy, un organisme créé en 1993 pour enquêter sur les propagandes gouvernementales et le discours médiatique. Ce centre se spécialise particulièrement dans l’analyse des stratégies des grandes entreprises de relations publiques.
On a beaucoup écrit sur l’expérience des journalistes intégrés dans les unités militaires lors de la guerre en Irak, ou encore sur l’hyper-patriotisme de certains médias américains.

Rampton et Stauber en parlent, sans que leurs propos ne soient nécessairement très marquants. L’intérêt de leur livre est ailleurs, dans le décryptage des stratégies gouvernementales pour conditionner l’opinion publique avant le déclenchement de la guerre.
Ainsi, dès 1997 (trois ans avant l’élection de Bush), un groupe de néo-conservateurs dirigé par William Bennet, rédacteur en chef du Weekly Standard (propriété de Rupert Murdoch), avait créé le Project for the New American Century, qui avait pour but de « durcir » la politique américaine envers l’Irak, et qui a fait pression sur le Congrès pour octroyer 100 millions de dollars aux opposants irakiens. Le groupe comprenait des gens comme Dick Cheney, l’éditeur Steve Forbes, Donald Rumsfeld, l’auteur Francis Fukuyama.
Il faut rappeler que, quelques mois après la guerre du Golfe de 1991, Bush le père avait demandé à
la CIA de chasser Saddam Hussein du pouvoir, et l’organisme avait engagé John Rendon, un conseiller en relations publiques, pour travailler à ce dossier.

Le même Rendon obtenait à l’automne 2001 un contrat de 400 000 $ pour orchestrer la propagande afin de préparer l’intervention en Afghanistan.
Le cas le plus connu du marketing de guerre est celui de Charlotte Beers, grande prêtresse du marketing aux États-Unis, qui avait dirigé deux grandes agences et qui comptait, parmi ses titres de gloire, le lancement du riz Uncle Ben’s et des shampooings Head & Shoulders ! Nommée à un poste de sous-secrétaire d’État par l’administration Bush, elle a créé des campagnes de publicité, des sites internet, des shows télévisés, a organisé des rencontres avec des leaders arabes, pour tenter d’influencer l’opinion et de vendre les États-Unis au Moyen-Orient comme une « marque » représentant la liberté. Colin Powell avait lui-même déclaré lors de son embauche qu’il fallait « faire de notre politique étrangère une véritable marque ».
Remarquez que ce n’est pas seulement
la Maison- Blanche qui pensait en termes de marketing. Trois jours après le 11 septembre 2001, c’est le royaume d’Arabie saoudite qui signait un contrat avec le géant de la communication Burson-Marsteller pour recevoir des conseils en gestion de crise (la presque totalité des terroristes du 11 septembre étaient saoudiens, ce qui présentait mal…).

Et une autre agence, Quorvis Communications, recevait 20 millions du même royaume pour faire interviewer des représentants saoudiens par des journalistes-vedettes des médias américains.
Et ça continue comme ça pendant des pages.

Pour préparer l’intervention contre l’Irak plusieurs organismes soutenus par le pouvoir politique faisaient affaire avec Benador Associates, une puissante société de relations publiques qui se spécialisait dans le placement d’experts du Moyen Orient et du terrorisme dans tous les médias, des experts évidemment en faveur de la guerre. Les auteurs font remarquer qu’on les voyait partout alors que les médias semblaient ignorer les 1400 spécialistes indépendants du Moyen-Orient dans les universités américaines, qu’on imagine plus nuancés. Des organisations pacifistes découragées ont même tenté d’acheter de la publicité commerciale dans les grands réseaux de télévision pour se faire entendre, ce qui leur fut refusé par les réseaux.
Cet ouvrage porte aussi une leçon forte. Si le conditionnement à la guerre a semblé fonctionner aux États-Unis, toutes les campagnes de relations publiques pour améliorer l’image des États-Unis au Moyen-Orient ont échoué. Pourquoi ? Le message véhiculé par cette armée de consultants n’était pas forcément faux, écrivent les auteurs. Mais il n’abordait jamais le coeur du ressentiment musulman envers les États-Unis, soit le conflit israélo-palestinien et le passé des interventions américaines dans la région. Comme le dit un professionnel de la publicité cité dans l’ouvrage, et qui semble plus lucide que les autres, « l’opinion islamique est davantage influencée par ce que les États-Unis font que par tout ce qu’ils peuvent dire ».
Paul CAUCHON

Paru sur LeDevoir.com

Sheldon Rampton et John Stauber : « Une arme de persuasion massive – De la propagande dans la guerre de Bush en Irak »

Mardi 10 Août 2010

http://www.geopolintel.fr/article298.html


1-2 Christian Merville : La guerre des chiffres.
Le point
En marge de l'opération « Shock and Awe » lancée au mois de mars de l'an 2003 par un George W. Bush soucieux, disait-il, de découvrir l'arsenal d'armes de destruction massive constitué par Saddam Hussein, une autre guerre est en cours depuis quelque temps, opposant le commandement militaire US aux grands journaux du pays et portant, celle-là, sur le total des victimes.

La semaine dernière, les militaires ont contesté le bilan avancé par une agence de presse sur la foi des statistiques des départements de la Santé et de l'Intérieur qui parlaient de 535 morts en juillet, soit nettement plus que le chiffre du département de la Defense (222 tués).

La baisse est de 50 ou de 25 pour cent par rapport à 2009, suivant que l'on fasse confiance aux calculs des généraux ou des civils.

Ray Odierno, le plus haut gradé yankee sur le terrain, a mis un terme l'autre jour à la querelle : « Je ne vais pas discuter chiffres, a-t-il lancé aux journalistes. Je me contenterai de relever qu'aujourd'hui, cela va mieux qu'hier. » Fermez le ban ! Sauf que, pour les stratèges en chambre, tout le débat ne fait qu'épaissir ce que l'on appelle le brouillard de la guerre.

Et aussi, sauf qu'en plus de sept ans, le bilan officiel s'inscrit à 4 413 morts et 31 902 blessés graves.
Macabre arithmétique, puisqu'il est question de décès, mais qu'il convient de situer dans la perspective du retrait imminent du gros du contingent américain.

Devant un groupe de vétérans, Barack Obama s'est engagé l'autre jour, « comme promis et suivant notre programme », à rappeler le gros des effectifs engagés dans une expédition qu'il avait qualifiée jadis de « stupide » (« dumb »).

Simple coïncidence ? Le même jour, un sondage pour le compte de l'USA Today indiquait une nette baisse de l'indice de popularité de l'actuel locataire de la Maison-Blanche. Ceux qui lui font confiance pour la conduite de cette guerre ne représentent plus que 36 pour cent, au lieu de 48 pour cent en février ; et 43 pour cent pensent que toute l'affaire, déclenchée après les attentats du 11-Septembre, fut une lamentable erreur.
La décision présidentielle signifie qu'au 31 août, il ne restera plus sur les bords de l'Euphrate que 50 000 hommes de troupe contre 144 000 actuellement. Et encore, la tâche des brigades laissées sur place sera de « conseiller et seconder » (« advise and assist ») les forces de sécurité irakiennes, de protéger le personnel et les installations américaines et de lancer des opérations antiterroristes.

Même leur mission changera de nom : d'« Opération liberté irakienne », elle deviendra « Opération nouvelle aube ».

Enfin, le dernier GI devra avoir fait son barda à la fin de 2011, conformément à un calendrier défini par Bush fils.
Il faut compter sur les républicains pour ressortir, en cette période préélectorale, des chiffres tout aussi éloquents aux yeux de l'homme de la rue. L'irruption yankee en terre mésopotamienne aura opéré une ponction de 900 milliards de dollars dans la poche du contribuable, ce qui signifie, selon le leader de la majorité au Sénat Harry Reid, 5 000 dollars par seconde au 5 mai 2008.

En outre, est-il précisé, chaque soldat coûte à l'Oncle Sam quelque 390 000 dollars par an. Ou encore, pour les férus de comptabilité, ceci : 9 milliards se sont évaporés dans la nature, ainsi qu'un milliard représentant le prix de tracteurs et d'équipement divers livrés aux forces de sécurité locales, 10 milliards de dollars perdus sous forme de mauvaise gestion ou de pertes (chiffres cités lors d'auditions par le Congrès), 1,4 milliard de majoration de factures pour le compte de Halliburton. Commentaire du Pentagone sur ce dernier point : « Unreasonable and unsupported »...On appréciera d'autant plus que l'honorable firme, héritage laissé par l'ancien vice-président Dick Cheney qui en fut le PDG, a opéré un curieux montage lui permettant de créer un sous-traiteur, la société KBR, qui a obtenu des commandes pour un montant de 20 milliards destinés à financer la fourniture de nourriture, de carburant, d'habitations, etc.
Devant les anciens ‘combat’tants, le chef de l'exécutif a tenu à rappeler sa promesse, lors de la campagne présidentielle, de mettre fin « de manière responsable » à cette guerre, puis, après son entrée en fonctions, de confier aux Irakiens la direction de leur pays. Étrange que, dans tout cela, nulle part il ne soit fait mention de démocratie.
Simplement, il est question de « clore un chapitre », comme si l'on se contentait de points de suspension au lieu d'un grand point final.
Encore une fois, « mission inachevée ».

Christian Merville

canempechepasnicolas
http://www.lorientlejour.com/category/Moyen+Orient+et+Monde/article/666875/La_guerre_des_chiffres.html


1-3 Nicolas Bérubé : L'armée américaine quitte l'Irak: mission accomplie ?

a) Dites à  un enfant Irakien que la guerre est un succès.»

Extrait :

 La dernière brigade de ‘combat’ de l'armée américaine a quitté l'Irak dans la nuit d'hier, une opération largement médiatisée aux États-Unis et que l'administration de Barack Obama a présentée comme un «succès».

Plus de 50 000 militaires américains demeureront sur des bases en Irak, au moins jusqu'à la fin de 2011. Washington compte aussi doubler le nombre d'employés de sociétés privées actifs en Irak, qui seront environ 7000 l'an prochain.

Prévu depuis l'arrivée d'Obama au pouvoir, le retrait des troupes de ‘combat’ soulève des doutes chez plusieurs experts.

Ceux-ci notent que les Américains laissent derrière eux un pays en lambeaux, et une force de sécurité nationale qui n'a pas les ressources pour défendre l'intégrité de son territoire.

«Le président remplit une promesse électorale, mais la réalité, c'est que nous sommes dans le brouillard actuellement», explique en entrevue Hannah Gurman, professeure à l'Université de New York et auteure d'un livre à paraître sur l'histoire des contre-insurrections dans la politique étrangère américaine.

Mme Gurman dénonce la langue de bois qu'utilise l'administration Obama. Les politiciens, remarque-t-elle, ont biffé le mot «victoire» de leur vocabulaire, pour le remplacer par «succès», terme plus vague qui projette de l'optimisme.

«Les soldats ne sont plus des soldats, mais deviennent des "conseillers". Leur départ est fixé à la fin de 2011, mais le gouvernement se dit prêt à prolonger son engagement si les conditions devaient se détériorer. Il n'y a rien de réglé.»

Le rôle des sociétés de sécurité privées est appelé à croître. Selon le New York Times, qui cite des responsables de l'administration sous le couvert de l'anonymat, des agences de sécurité seront chargées de la surveillance radar, de la détection de bombes artisanales le long des routes et de vols de surveillance menés par des drones, des fonctions qu'assume traditionnellement l'armée américaine.

Dans un essai récemment publié sur Salon.com, Mme Gurman rappelle que l'Irak est toujours sans gouvernement, cinq mois après les élections nationales.

«Les Irakiens continuent à vivre une situation instable et compliquée. Je mets au défi le président Obama ou quiconque d'aller en Irak et de regarder un enfant dans les yeux. Un enfant qui, sept ans après l'invasion des troupes américaines, manque toujours d'un logement adéquat, d'eau potable, de soins de santé, d'électricité et d'éducation.

Dites à cet enfant que la guerre est un succès.»

«Professionnalisme»

Hier, le porte-parole des forces américaines en Irak, le général Stephen Lanza, a dit sur les ondes de l'émission matinale The Early Show que les forces irakiennes faisaient preuve de «professionnalisme» et qu'elles avaient fait «beaucoup de progrès depuis 2003».

Plus tôt ce mois-ci, le chef de l'état-major irakien avait provoqué des remous en affirmant que le départ des troupes américaines à la fin de 2011 était «prématuré». Le général Hosheyar Zebari a dit souhaiter que «trois ou quatre» bases américaines restent en fonction en Irak.

Les forces irakiennes compteront de 200 000 à 240 000 soldats à la fin de 2011.

Les forces irakiennes sont également sous-équipées. L'armée a récemment déclaré avoir reçu 11 des 140 chars d'assaut promis par les Américains. Les autres véhicules ne seront pas livrés avant la mi-2012, des mois après le départ des forces américaines. Dix-huit chasseurs F-16 commandés par les Irakiens ne seront pas livrés avant 2013.

Nicolas Bérubé
La Presse

20 août 2010

 

b) 7.000 sous-traitants employés après le départ des troupes américaines.
Le nombre de personnes employées par des entreprises de sécurité privées et travaillant pour le compte de l'administration américaine en Irak va doubler pour atteindre 7.000 après le départ des troupes de ‘combat’, a indiqué jeudi le département d'Etat.

Le départ des dernières troupes de ‘combat’ américaines du pays devrait être compensé en partie par les forces de sécurité irakiennes, mais "nous aurons encore nos propres besoins en matière de sécurité, pour nous assurer que nos diplomates et nos experts en développement sont bien protégés", a expliqué le porte-parole du département d'Etat, Philip Crowley.

Confirmant un article du New York Times, M. Crowley a indiqué à la presse que la plus grande partie des entreprises de sécurité allaient continuer à assurer des missions variées.

"Nous avons des sous-traitants qui gardent notre ambassade, et nous aurons, comme c'est le cas aujourd'hui, des sous-traitants qui nous aident dans nos déplacements, assurent la sécurité personnelle de nos diplomates quand ils se déplacent dans le pays", a dit M. Crowley.

Des responsables du département d'Etat ont également confirmé les chiffres avancés par le New York Times, selon lesquels les employés du secteur de la sécurité privée vont doubler en Irak, passant à 7.000 environ. Il n'y a "pas de chiffre précis" mais "c'est le bon ordre de grandeur", ont-ils dit.

Selon le quotidien new-yorkais, les sous-traitants seront déployés pour défendre cinq installations fortifiées qui resteront opérationnelles après le départ des troupes de ‘combat’.

Citant des responsables de l'administration sous couvert d'anonymat, le journal affirme que des agences de sécurité privées seront chargées de la surveillance radar, de la détection de bombes artisanales le long des routes et de vols de surveillance effectués par des drones.

Elles pourraient aussi mettre en place des "équipes de réaction rapide" pour venir en aide à des civils en danger.

La dernière brigade de ‘combat’ américaine a quitté l'Irak dans la nuit de mercredi à jeudi, laissant derrière elle quelque 56.000 militaires qui devraient se retirer à leur tour d'ici la fin de l'année prochaine.

Le New York Times affirme que 1.200 tâches spécifiques assurées actuellement par les militaires américains ont été identifiées et devront être transférées aux civils américains ou aux autorités irakiennes, ou supprimées progressivement.

Le département d'Etat se prépare à la nouvelle mission de ses représentants et prévoit en conséquence d'acheter auprès du Pentagone 60 véhicules résistant aux mines et de porter sa flotte de véhicules blindés à 1.320. Il prévoit encore de passer d'un avion à trois et de 17 hélicoptères à 29, pilotés par des employés de sociétés privées.

WASHINGTON

http://fr.news.yahoo.com/4/20100820/twl-irak-usa-vigiles-38cfb6d_1.html

 

c) Les USA prévoient de doubler le nombre de membres des sociétés de sécurité privées.

Tout en menant à bien la réduction de ses effectifs militaires en Irak, le gouvernement américain prévoit de doubler le nombre de membres des sociétés de sécurité privées auxquels il a recours, a annoncé jeudi un responsable du département d'Etat. Le porte-parole du département d'Etat, P.J. Crowley, a indiqué que Washington prévoit de porter à 7.000 le nombre de vigiles chargés assurer la sécurité des projets civils financés par les Etats-Unis en Irak.

"Nous aurons toujours des besoins en matière de sécurité afin de nous assurer que nos diplomates et nos spécialistes du développement sont bien protégés", a-t-il déclaré lors d'un point de presse.

Le recours par les Etats-Unis à des firmes privées suscite la colère en Irak, particulièrement après l'annulation par la justice américaine de charges pesant sur des gardes de la firme Blackwater Worldwide, accusés d'avoir abattu 14 civils irakiens à Bagdad en 2007.

En Afghanistan, malgré les fortes réticences de Washington, le président Hamid Karzaï a publié mardi un décret enjoignant aux sociétés de sécurité privées de se démanteler dans un délai de quatre mois, ceci en vue de la prise en charge de l'ensemble des questions de sécurité par le gouvernement à compter de 2014.

20/8

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5glLgfI...

 

d)  La présence militaire US après le retrait total des forces fin 2011 se comptera ‘'en "dizaines" ou en "centaines"…

Malgré les protestations du chef de l'état-major irakien qui juge le retrait total de l'armée américaine fin 2011 prématuré, la Maison Blanche s'en tient à la feuille de route fixée par Barack Obama.

La présence militaire américaine en Irak après le retrait total des forces prévu à la fin 2011 ne se comptera plus qu'en "dizaines" ou en "centaines", au titre de la formation sous l'autorité de l'ambassade, a indiqué mercredi 12 août un haut responsable de la Maison Blanche.

Alors que le chef de l'état-major irakien a jugé mercredi que le retrait total de l'armée américaine fin 2011 serait prématuré, le conseiller du vice-président Joe Biden pour la sécurité nationale, Anthony Blinken, a assuré que ce retrait aurait bien lieu. "Nous allons faire en Irak ce que nous faisons dans de nombreux pays du monde avec lesquels nous avons une relation dans le domaine de la sécurité qui inclut la vente d'équipement (militaire) américain ou l'entraînement de leurs forces", a ajouté Joe Blinken.

Au sein de leur ambassade à Bagdad, et sous la responsabilité du chef de mission diplomatique, les Etats-Unis vont créer un "bureau de coopération pour la sécurité" (…) qui servira de lien entre l'armée américaine et les forces de sécurité irakiennes, a souligné ce responsable.

"D'habitude, cela implique un petit nombre de militaires", a développé Joe Blinken. "Mais quand je dis petit, je ne parle pas de milliers, je parle de dizaines ou peut-être des centaines, c'est typiquement ce que l'on devrait voir", a ajouté ce proche collaborateur du vice-président Biden, qui supervise le dossier irakien à la Maison Blanche.

(Nouvelobs.com)

Des violences quotidiennes

Les 50.000 militaires américains qui demeureront dans le pays après cette date, en particulier pour former l'armée irakienne, devront avoir quitté le pays à la fin 2011.

Mais mercredi, pour la première fois, le chef d'état-major irakien a estimé que ce retrait était prématuré, car ses forces ne seront pas selon lui en mesure d'assurer pleinement la sécurité du pays avant 2020.

 (Nouvelobs.com)


1-4 Jean-Sébastien Stehli : La guerre qui coûte 1 "trillion" de dollars.

Le Congrès vient de publier une étude sur le coût de la guerre contre le terrorisme. Montant des dépenses militaires depuis le 11 septembre 2001 - Iraq, Afghanistan et autres opérations militaires : 1 trillion de dollars.
CNN a calculé que cette guerre venait juste après
la Deuxième Guerre mondiale qui a coûté aux États-Unis, luttant sur deux fronts et finançant le débarquement plus l'aide aux alliés ainsi qu'à l'URSS : 4,1 trillion. Le Congressional Budget Office estime que le coût de ces opérations militaires devrait doubler pour atteindre 2,4 trillion en 2017. Précision : 1 trillion = mille mlilliards.

Et pendant ce temps, bien que l'on n'en parle plus en une des journaux, Guantanamo est toujours en opération. Explication.

La Commission du Sénat sur les Forces Armées a refusé de voter les crédits pour la rénovation de la prison de Thomson, dans l'Illinois. L'administration Obama avait prévu de dépenser 350 millions de dollars pour préparer la prison désaffectée à recevoir les détenus de Guantanamo. Mais, dans son examen du budget de 2011, la commission a spécifié qu'elle refusait d'allouer les crédits nécessaires.
La version de
la Chambre des Représentants a voté une résolution identique ce qui garantit que les crédits demandés par Barack Obama ne seront pas votés cette année. À six mois du délai qu'avait fixé le président pour fermer la base où sont détenus les 229  "ennemis ‘combat’tants", les options de Barack Obama sont peu nombreuses.

Depuis mars dernier, une commission composée de membres du ministère de la justice, du bureau de la sécurité intérieure, des agences de renseignement, du département d'État, du ministère de la Defense, se réunit chaque semaine afin d'examiner le cas de chaque détenu. Ceux-ci sont classés en trois catégories : ceux qui peuvent être transférés vers d'autres pays et libérés, ceux qui peuvent passer en jugement et ceux qui ne peuvent ni être jugés ni relâchés parce que trop dangereux. L'administration estime que 50 détenus figurent dans ce groupe. Pour le moment, l'administration Obama continue d'affirmer que Guantanamo serait fermé à temps. Mais l'attentat avorté de Times Square en mai dernier a ravivé le débat sur l'opportunité de rapatrier sur le sol américain des terroristes.
Les Républicains, auxquels se sont joints des Démocrates, affirment que la détention de terroristes sur le territoire des États-Unis poserait une menace pour la population.

C'est surtout une bonne excuse pour empêcher Barack Obama de tenir cette promesse de campagne.

Jean-Sébastien Stehli

 4 août 2010

http://blog.lefigaro.fr/obamazoom/2010/08/la-guerre-qui-c...


n° 495 - Les Dossiers d'Irak - 26-08 - : Suite :- : L'armée américaine quitte l'Irak: mission accomplie ?

n° 495  - Les Dossiers d'Irak - 26-08 - : Suite  :- : L'armée américaine quitte l'Irak: mission accomplie ?



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les Dossiers d'Irak

n° 495                                                      26/08/10

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le " Dossier d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur mes blog : 

http://www.dhblogs.be/categories/International.html  http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

 

b) Sur le site de Robert Bibeau :  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

c) Sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dir...

d) Sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

e) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :  

1-5 Danielle Bleitrach : Afghanistan, Irak, demain l'Iran: la vérité fait peur.

1-6 Le roi dollar règne en maître à Bagdad.

a) Le roi dollar à Bagdad..

b) Les nouveaux voleurs de Bagdad : Les députés irakiens s’empiffrent !

c) L’Irak a besoin de pleureuses !

1-7 Affaire "Pétrole... sans nourriture" .

1-8 Tarek Aziz peut enfin parler.

1-9 Vers la réouverture de l’enquête sur la mort suspecte de l’expert en armes biologiques David Kelly.


1-5 Danielle Bleitrach : Afghanistan, Irak, demain l'Iran: la vérité fait peur.

Changement de société

Après la diffusion de documents par le jeune soldat -dont depuis on a appris qu’il se trouvait incarcéré dans une prison militaire au Koweit quand il a envoyé les dits documents- un certain nombre de questions demeurent, d’abord comment a-t-il pu faire ?

Ensuite pourquoi, et enfin quelles conséquences. Sans pouvoir prétendre aujourd’hui à répondre à toutes ces interrogations, un certain nombre d’informations parvenues dans la seule journée du 30 juillet permettent d’éclairer le fait et surtout lui donner sa véritable dimension, celle d’une fuite en avant dans le mensonge pour aller toujours plus loin dans la folie, le pillage, la destruction…

Tout en parant ceux qui accomplissent ces crimes des vertus démocratiques.

Le jeune soldat est-il un traitre ou un héros et s’il n’était qu’un symptôme de ce que représente la guerre, celles d’aujourd’hui et celle de demain si nous n’y prenons garde…

 Le jeune soldat était déjà en prison pour divulgation d’une vidéo secrète

Le fait que ce soit le soldat Bradley Manning , de l’armée des Etats-Unis qui ait diffusé les documents a été découvert par le pirate informatique (hacker), Lamo.

Le jeune soldat était déjà d’ailleurs incarcéré dans une prison militaire et Lamo qui l’a détecté pense de ce fait il a eu une aide technique… ,Lamo, a été lui-même en prison en 2004 pour s’être introduit dans les systèmes informatiques du The New York Times, Microsoft et Lexis-Nexis avec l’intention, selon lui ,de tester les défenses de ces entreprises.Cette note informative qui est parue aux Etats-unis et en Amérique latine témoigne du fait que nous sommes entrés dans un nouvel âge de la guerre, lequel ?

Bradley Manning, un soldat américain de 22 ans accusé d’avoir transmis des renseignements au site WikiLeaks, a été transféré dans une prison militaire aux Etats-Unis en provenance du Koweït, a annoncé vendredi l’armée américaine.Le  jeune Bradley Manning est un soldat de première classe de l’armée et surtout  analyste du renseignement militaire. Il était déjà en prison au Koweit (?) pour avoir diffusé la vidéo secrète montrant l’équipage d’un hélicoptère de combat américain ouvrir le feu sur un groupe de personnes lors d’un incident à Bagdad en 2007. Un photographe de l’agence de presse britannique Reuters et son chauffeur ont été tués.Il avait déjà transmis la video au site Wikileaks et il a simplement récidivé alors qu’il était déjà incarcéré pour l’affaire de la video.

« Un responsable américain qui a examiné certains des documents révélés a estimé que Manning aurait pu se les procurer en surfant sur un système Intranet du Pentagone baptisé « SIPRNet » (Secret Internet Protocol Router Network). Les analystes du renseignement comme Manning et d’autres soldats sur le terrain peuvent avoir accès à des informations militaires en provenance d’Irak ou d’Afghanistan, aux sites du département d’Etat et à certains sites dédiés au renseignement. Le SIPRNet n’est pas nouveau, mais son accès a été élargi depuis le 11 septembre 2001. » AP

Manning a été transféré à la base de Quantico en Virginie (est des Etats-Unis) où il sera détenu en attendant son procès pour avoir divulgué à WikiLeaks des renseignements militaires ultra-secrets, a précisé l’armée.Bref il ne s’agit pas d’un jeune pirate informaticien mais bien de quelqu’un qui va jusqu’au bout de ses choix et qui est ulcéré par ce qu’il découvre à la manière de daniel ELLsberg. Il risque 52 ans de prison…

La guerre hors limite

 Dans mon blog, j’avais présenté un livre de deux stratèges chinois, La Guerre hors limites , Qiao Liang & Wang Xiangsui, Payot, Rivages, 2003.

Ce livre est un remarquable ouvrage de stratégie rédigé par deux colonels de l’armée chinoise. Les auteurs nourrissent leur analyse d’une réflexion solide sur la Première guerre du Golfe, elle-même nourrie d’une excellente connaissance des auteurs classiques et contemporains de l’art stratégique.Le cœur de leur réflexion est simple : jusqu’à notre époque, les progrès dans l’art de la guerre reposaient toujours pour l’essentiel sur des progrès technologiques, et chaque guerre pouvait être qualifiée par sa technologie la plus récente (guerres d’artillerie, guerres aériennes, etc.). Avec toujours plus un déplacement du champ de bataille vers les populations civile, intié par Hitler et qui a marqué toute la deuxième guerre mondiale et rapidement adopté par les Etats-Unis, Hiroshima, les nappes de bombes à partir des B 52. La Première guerre du Golfe, à cet égard, marque l’acmé de ce mouvement avec une mobilisation de l’électronique, de l’information, du traitement de l’information et de la domination aérienne sans précédent.

Mais, pensent les auteurs, ce mouvement est aujourd’hui achevé. Les technologies de la communication, l’imbrication des sociétés mondialisées sont telles que : de très nombreux facteurs peuvent désormais être utilisés comme arme de guerre ;
 la combinaison des « armes » existantes ouvre de telles possibilités que tous les progrès à venir reposeront sur cet art de la combinaison.

Extrait :

« A l’époque de la synthèse des techniques et de la mondialisation (…) la relation entre armes et guerre a été réordinnée, tandis que l’apparition d’armes de nouvelles conception et surtout de nouvelles conceptions d’armes ont progressivement brouillé le visage de la guerre. Une seule attaque de « hacker » compte-t-elle pour un acte hostile ? L’emploi d’instruments financiers pour détruire l’économie d’un pays peut-elle être considérée comme une bataille ? La diffusion par CNN du cadavre d’un soldat américain exposé dans les rue de Mogadiscio a-t-elle ébranlé la détermination des Américains de se comporter comme le gendarme du monde, et modifié du même coup la situation stratégique mondiale ? »

La guerre moderne mêle à la fois occupation aérienne et territoriale, information, culture, médias, manipulation psychologique, action économique, menace écologique… dans des combinaisons imprévues et sans cesse variable.

Les auteurs développent avec rigueur et conséquences ce postulat et présentent, de manière très convainquante ce qu’ils estiment être désormais la méthode essentielle du nouvelle Art de la guerre : « la combinaison hors limites ».

Cette guerre a déjà commencé, et les hackers en font partie intégrante, parce que quand il a été écrit internet était à un stade balbutiant mais désormais on doit y intégrer cet extraordinaire mais parfois repoussant amas de rumeurs, d’informations mais aussi de désinformation.

La guerre totalement assymétrique devient de simple police

J’ajouterai que l’extraordinaire est lié au nouvel ennemi que se sont fabriqués les puissances occidentales en suivant les Etats-Unis et de ce point de vue ce qui se passe en Afghanistan et en irak est exemplaire. Déjà préfiguré par la déroute des armées Etatsuniennes en Somalie juste après la guerre du Golfe de 1991. Une armée d’une lourdeur inouïe conçue pour l’affrontement avec une autre grande puissance, une armée mercenaire avec une logistique démesurée se trouve confrontée à des rebelles et à une population qui ne peut plus supporter une telle occupation.Cette armée doit affronter un adversaire si assymétrique que sa mission en devient de simple police et elle ne sait faire régner que le chaos. Elle a de surcroît un étrange cahier de charges : il ne doit y avoir aucun mort dans l’armée d’invasion.

Il faut encore ajouter le fait que l’armée devenue de métier, formée d’engagés et avec de plus en plus de mercenaires, n’est plus l’instrument du patriotisme mais le symptôme de sa crise, avec un maximum de jeunes chômeurs, voire de latinos cherchant un moyen de s’intégrer rapidement à la nationalité des Etats-Unis mais aussi d’autres pays occidentaux alors que comme en Arizona les frontières se ferment et l’immigration est de plus en plus délinquante. L’armée avec son complexe industrialo militaire générateurs d’immenses profits à un bout de la chaîne, puisque les guerres se chiffrent en milliard de dollars, la privatisation croissante de ses fonctions et une population recrutée sur la base de la crise est envoyée se battre contre des peuples de misérables dont elle ignore tout et finit par provoquer un sursaut patriotique de la part de l’adversaire.

C’est dans ce contexte qu’il faut apprécier une nouvelle intervenue également hier 30 juillet:2010 : ce jour-là, des dizaines d’habitants de Kaboul se sont insurgés et ont blessé trois policiers et ont mis le feu à deux véhicules de l’OTAN lors d’une manifestation populaire, après qu’un véhicule de l’Alliance Atlantique ait été impliquée ce vendredi dans un accident de circulation qui a coûté la vie à au moins quatre civils, avant de prendre la fuite. L’accident à eu lieu à trois heures de l’après-midi (heure locale)dans la zone résidentielle de Bebe Mahro – proche de l’aéroport de Kaboul- quand un car de tourisme avec six occupants à bord a explosé après un choc avec un véhicule de l’OTAN qui faisait partie d’un convoi, qui tentait de rentrer dans la rue principale. Les forces afghanes ont immédiatement fermé la zone mais un grand nombre d’habitants ont commencé à se regrouper sur les lieux de l’accident pour voir ce qui se passait, selon une information de l’agence afghane Pajhwok.

Quand ils ont su que le vehicule de l’OTAN était à l’origine du sinistre et avait pris la fuite, les habitants de la capitale ont commencé à jeter des pierres sur les véhicules alliés qui circulaient aux alentours et ont mis le fu à certains d’entre eux. Trois policiers ont éte blessés par les jets de pierre.Finalement la police afghane a pu disperser la foule qui hurlait sa colère contre les troupes étrangères et le président afghan, Hamid Karzai.Lincident a donné lieu à une enquête par la police afghane et la Force Internationale d’Assistance pour la sécurité en Afghanistan (ISAF), il y a eu dans le véhicule civil quatre morts et deux blessés.

cet incident est caractéristique de l’exaspération des populations, il ne s’agit plus seulement des zones rebelles mais bien du centre de la capitale, de sa zone résidentielle que l’on prétend pacifiée. Cette situation est à mettre en relation avec la manière dont les soldats nord-américains en Iraq sont placés dans des zones lointaines pour les protéger de la population.

Quelle menace contre la sécurité nationale ?

Cet état de fait qui ne cesse de se reproduire nous incite à dire notre accord avec ce que déclarait le 29 juillet »la vérité fait peur : le reporter DAVE LINDORFF

« La réponse initiale de la Maison blanche à la sortie de 92,000 pages de rapports sans complaisance sur le terrain par les États-Unis force en Afghanistan pendant la période de 2004-2009 – qu’il s’agissait là d’ une menace à la sécurité nationale et aux vies des troupes américaines – était aussi prévisible que grotesque. Ces documents n’ont révélé rien de nouveau pour les ennemis de l’Amérique en Afghanistan ou le Pakistan. Les combattants Talibans savaient parfaitement que leurs missiles guidés par infrarouge avaient avec battu avec succès des hélicoptères américains. Ils n’ont révélé rien de nouveau pour le service secret du Pakistan, l’ISI. Les Pakistanais savaient qu’ils aidaient le Taliban avec leurs renseignements, la planification stratégique et des armes dans leur combat contre des forces américaines et le régime actuel de marionnettes à Kaboul. Ils n’ont rien révélé non plus à la population civile très patiente en Afghanistan non plus.

Les Afghans savent que des forces américaines les ont visés aux points de contrôle, bombardant effrontément leurs maisons et villages dans des tentatives de frapper des supposés leaders Talibans ou Al Qaeda et dissimulant ces atrocités quand des hommes innocents, des femmes et des enfants sont les victimes.

Non, l’idée que la sortie de ces documents est une menace est un mensonge aussi énorme que celui des deux la dernière administration de Président George W. Bush et l’administration actuelle de Barack Obama ont lancé, les EU sont engagés dans « une bonne guerre, en essayant de battre »des terroristes »et établir un gouvernement démocratique en Afghanistan.C’est ce qui fait que la sortie des documents de WikiLeaks comme la sortie de ceux deDaniel Ellsberg et de Tony Russo du Pentagone jadis. Ce n’est pas tellement qu’il y ait des nouvelles informations explosives dans ces documents, quoiqu’il y en ait certains.

C’est le fait qu’ils exposent au public américain la profondeur et l’étendue de la réalité du gouvernement et du Pentagone dans les guerres en question » counterpunch 29 juillet, traduit par danielle bleitrach

La révélation est pour nous peuples occidentaux qui acceptons que l’on mène de telles guerres en notre nom.

Le dernier symptôme de la profondeur de la crise : le suicide

 Alors que le challenge est de zéro morts chez les soladats des puissances occidentales que l’on considère comme de la porcelaine fragile, un mal plus profond les ronge. Le taux de suicide chez les soldats dans l’armée des Etats-Unis dépasse pour la première celui des civils depuis la guerre du Viet-Nam, dit le New York Times du 30 juillet.

Un nouveau rapport du Pentagone met en évidence le chiffre record de 160 suicides pour les effectifs en service dans l’année qui intervient entre le 1 octobre 2008 et le 30 septembre 2009.
Le document met en cause la responsabilité du haut commandement pour ignorer les problèmes croissants de maladie mentale, de drogues et délits entre les soldats.

Selon le texte, un tiers des troupes prend au moins un médicament sur ordonnance et 14% ingère un quelconque type d’analgésique fort.. selon le rapport, à peu près 20 de chaque 100 mille soldats se sont donnés la mort comparé le premier de 19 par chaque 100 mille citoyens à l’intérieur de la population civile.

Le suicide n’est pas un phénomène individuel expliquait Durkheim, il illustre en quelque sorte l’état réel des rapports sociaux et il mettait en évidence, le suicide anomique, celui où l’individu perd contact avec les autres comme d’ailleurs avec le sens de ses actes.

Cependant, le président Barack Obama a sanctionné ce jeudi une loi de financement de guerre qui octroie 37 milliards de dollars plus aux guerres de l’Afghanistan et de l’Iraq. Il l’a fait avec le soutien massif des républicains et une faille de plus en plus manifeste dans la population qui l’a élu.

En France, si l’on excepte la position courageuse de Paul Quiles dans une tribune du monde, pour nos médias et nos hommes politiques nous ne serions pas concernés, le Monde Du 29 juillet accomplit même l’exploit d’attribuer la totalité de la catastrophe afghane au président Bush qui n’a pas assez envoyé de troupes, heureusement Obama le fait selon ce quotidien. L’erreur poursuit le « grand » quotidien du soir a été que Bush centre tout sur l’irak.

 Oui et avec les résultats que l’on voit qui ne vallent pas mieux que ceux de l’Afghanistan.

Mais pour le Monde très représentatif du consensus droite gauche non seulement sur la guerre mais sur l’absence d’alternative à la société actuelle s’agit de sauver le soldat Obama pour nous permettre de nous lancer tous dans l’assaut contre l’Iran. La fuite en avant du docteur Fol amour…

Danielle Bleitrach

Les civils afghans sont régulièrement massacrés dans le cadre de cette guerre y compris et fréquemment par les forces d’occupation, voir par exemple la vidéo suivante qui montre la population afghane protestant contre cela  :, est-ce que vous croirez qu’ils découvrent quelque chose dans les « révélations » non ils vivent les faits…

http://www.youtube.com/watch?v=D3PH…

Voilà encore des faits qui doivent être couvert par le secret défense où du moins qui ne doivent pas être criés sur tous les toits. Écoutez ce soldat américain qui a participé à la guerre d’Irak : 

http://www.dailymotion.com/video/xbtnt1_irak-mike-prysner-jeune-veteran_news

Le comble étant bien évidemment que ceux qui déclenchent des guerres sur la base de mensonges d’État, mentent, dissimulent, torturent et assassinent ne risquent aujourd’hui absolument rien. 

http://www.youtube.com/watch?v=YKaU…

Publié 31 juillet 2010

http://socio13.wordpress.com:80/2010/07/31/afghanista-irak-demain-liran-la-verite-fait-peur-par-danielle-bleitrach/



1-6 Le roi dollar règne en maître à Bagdad.

L'Irak, disparu subrepticement de nos préoccupations, illustre bien le sort des pays sur lesquels s'est penché la sollicitude occidentale, pour les libérer de l'oppression, leur apporter la liberté et 'nos valeurs'. ...

Il serait intéressant de retrouver le texte de Kouchner paru dans la Libre Match, à la veille de l'agression de 2003, décrivant la paradis que serait l'Irak débarrassé de Saddam Hussein


a) Le roi dollar à Bagdad..

- Jalal Talabani  : Président: 700 000 $ par an

- Adel Abdul Mahdi et Tariq al-Hashimi, vice-présidents: 600 000 $ par an.

- Nouri al-Maliki, Premier ministre : 360 000 $ par an.

(Mais, selon certaines sources, son salaire serait en fait identique à celui du Président de la République)

- Rowsch Nouri Shaways, vice- Premier ministre : 172 000 $ par an.

  Les salaires des hauts fonctionnaires choisis par les dirigeants, des gouverneurs de province, ne sont pas rendus publics.

Des primes, notamment de risques, peuvent les augmenter de façon spectaculaire. Leurs frais d’hospitalisation sont à la charge de l’Etat.

   Aucun journaliste, à moins d’être suicidaire, ne s’avisera à enquêter sur les prébendes des dirigeants, mais la rue irakienne, elle, n’hésite pas à dénoncer les doubles salaires versés par la CIA, le MI6, les Gardiens de la Révolution iranienne, le Mossad ou d’autres services secrets, les avances sur commission des entreprises étrangères, l’accès à des caisses noires, les trafics divers, la contrebande…

   On comprend qu’aucun des nouveaux voleurs de Bagdad ne veuille quitter son poste. Ceux qui y seront contraints n’ont pourtant pas de souci à se faire: il leur sera versé 80% de leur dernier salaire jusqu’à la fin de leurs jours, auxquels ils pourront additionner le montant des retraites des autres fonctions gouvernementales qu’ils ont occupées.

L’Irak n’a toujours pas de Premier ministre ni de gouvernement, mais on oublie qu’il n’a pas, non plus, de Président de l’assemblée nationale ni de Président de la République.

Bien que sommés par leurs opposants d’expédier les affaires courantes, Jalal Talabani et Nouri al-Maliki, vissés à leur siège, font ce que bon leur semble, hors de tout contrôle.

   Le Conseil de sécurité de l’ONU exhorte la classe politique irakienne à « former aussi rapidement que possible un gouvernement ouvert » son représentant à Bagdad, Ad Melkert, craint que le vide institutionnel ne soit exploité par « des individus opposés à la transition démocratique ».

Parallèlement, les Etats-Unis font pression sur Iyad Allaoui, arrivé en tête des législatives du 7 mars, et Nouri al-Maliki pour qu’ils acceptent de gouverner le pays ensemble et mettent sur la touche Moqtada al-Sadr. Arrivé à mi- mandat, Barack Obama ne veut pas qu’une nouvelle dégradation de la situation en Irak, ajoutée à la déroute de l’OTAN en Afghanistan,  perturbe la campagne pour sa réélection. Ce n’est évidement pas l’intérêt de l’Iran où l’ayatollah Khameini, « guide suprême de la révolution », tient à ce que le régime de Bagdad soit dirigé par une coalition chiite safavide, c'est-à-dire pro-iranienne. 

Mais, au-delà des marchandages entre Washington et Téhéran et des ambitions politiques, tribales, ethniques ou religieuses inhérentes à la vie politique irakienne depuis 2003, il est un sujet dont personne ne parle, ou presque : les salaires mirifiques et les prébendes des dirigeants du pays. Sarmad al-Taie, rédacteur en chef du quotidien indépendant Al-Alam (1), a levé une partie du voile sur ce que touchent officiellement certains membres de la clique au pouvoir, qui expliquent aussi pourquoi ils sont scotchés à leur poste

Notes :

(1) Iraq’s Top Ten Salaries… And The Best Pension in The World, I guess

http://blogs.mcclatchydc.com/iraq/2010/06/iraqs-top-ten-salaries-and-the-best-pension-in-the-world-i-guess.html

 

b) Les nouveaux voleurs de Bagdad : Les députés irakiens s’empiffrent !  

Les députés irakiens s’accrochent à leur siège. On comprend pourquoi depuis que leurs privilèges, exorbitants, ont été rendus publics. Ils touchent 25 500$ par mois, auxquels s’ajoute une prime de 8 500$ - également mensuelle - pour rémunérer une trentaine de secrétaires et de gardes du corps. La plupart des « élus » conservent cette somme pour eux - ou sa majeure partie – car, vivant à l’étranger, ils n’emploient des miliciens ou des membres de leur tribu - généralement sous payés – qu’à l’occasion de passages éclairs à Bagdad, dans la Zone verte. Le quorum de 138 députés n’étant jamais atteint, les lois sont votées à la majorité des présents, ou à main levée - comme en octobre 2006 - pour empêcher tout décompte et faire passer en force celle instaurant le fédéralisme.

Ce n’est pas tout : lors de sessions interdites aux médias, ils se sont dispensé de rembourser une avance de 60 000$, exceptionnellement versée pour acheter une voiture blindée et les véhicules de protection l’accompagnant. Les élections législatives approchant, ils se sont alloué chacun un terrain à bâtir de 600 m2, et ont décidé que les députés sortants percevront 80% de leur salaire actuel pendant 10 ans. Chacun d’entre eux, et sa famille, disposeront, en outre, d’un passeport diplomatique.

On imagine le tollé qu’ont provoqué ces informations dans les milieux populaires. D’autant que depuis l’invasion américaine d’avril 2003, la misère n’a cessé de gagner du terrain. Selon l'Autorité centrale des statistiques, un organisme public irakien : 23% des Irakiens -  c'est-à-dire un habitant sur quatre - vivent en dessous du seuil de pauvreté avec moins de 2$ par jour. De 18 à 30 % de la population sont au chômage. Le salaire moyen d’un fonctionnaire est de 150 $, celui d’un ouvrier beaucoup moins. Les cadres supérieurs touchant entre 500 et 1 000$ par mois font figure de privilégiés.

L’Irak n’est pas seulement devenu un des pays les plus corrompus du monde ; en dehors du pétrole dont la vente alimente les comptes en Suisse des dirigeants, finance les milices et les organes répressifs, les industries les plus florissantes sont les enlèvements contre rançon, la drogue, la prostitution, les trafics d’organes … et les pompes funèbres.

Gilles Munier

Dimanche 6 décembre 2009

http://www.france-irak-actualite.com/article-les-deputes-irakiens-s-empiffrent--40658329.html

c) L’Irak a besoin de pleureuses !

Le salaire d’un député au parlement irakien est de 30 millions de dinars irakiens, soit l’équivalent de 28 mille dollars US, avec, en sus, deux versements annuels de cent mille dollars chacun. Cela fait un salaire annuel de 560.000 dollars que notre député continuera à percevoir au cours de la législature suivante même dans le cas où il viendrait à perdre son siège.
 Il est question de baisser ce salaire de 10% au cours de la présente législature et je suppose que notre nouveau député ne touchera ainsi que 500.000 dollars.
 Le parlement actuel a été élu depuis cinq mois, et, disons, pour faciliter le calcul, que notre député aura touché 200.000 dollars au cours de cette période. Or le parlement a tenu deux réunions, la première a duré vingt minutes et la seconde dix minutes. Ainsi notre député aura touché deux cents mille dollars pour sa présence pendant une demi heure, ce qui lui fait un salaire horaire de quatre cents mille dollars.  
 Ce montant serait suffisant, je pense, pour payer le déplacement et les honoraires de tous les médecins de Mayo Clinic, des Etats Unis à Londres pour m’examiner pendant une et peut-être deux heures.  
 Il n’y a pas en Irak de médecins miracles et le parlement, avec ses divisions ethniques et confessionnelles, se trouve être une des nombreuses maladies qu’a contractées l’Irak depuis l’occupation. Nous savons que les groupes parlementaires ne sont toujours pas d’accord sur le choix d’un président de conseil. J’estime que cela va se poursuivre jusqu’après le mois de jeûne et peut-être même jusqu’à la fin de l’automne. Le désaccord ne porte pas sur l’avenir de l’Irak, sur ce qui lui convient ou ne convient pas, mais sur le partage du butin dans un pays qui connaît une pénurie d’électricité, d’eau potable et de tous les services de base avec, en plus, un très fort taux de chômage et des épidémies.  
 Les trois présidences, de la république, du conseil et du parlement accaparent à elles seules un budget de un milliard huit cents millions de dollars (1,8 Milliard USD) par an sans qu’aucun des occupants de ces postes ne soit obligé de rendre compte de ses dépenses à quiconque.
 Il y a sûrement au parlement irakien et tout autour des gens bien, des patriotes et des hommes d’honneur qui souhaitent le bien pour le pays, mais ceux-là je ne les connais pas. Ce que je sais par contre c’est que les politiciens irakiens s’entretuent pour le partage de ce butin qu’est devenu l’Irak.    
 Les informations suivantes, nous en donnent un petit aperçu :
 Une étude médicale, menée entre autres par le professeur, Chris Busby, professeur associé à l'Université d'Ulster, a conclu que les effets sur la santé de l’attaque américaine contre la ville de Falloujah en 2004 se sont révélés plus graves qu’à Hiroshima. Ainsi la mortalité infantile est montée à 8% alors qu’elle est de 1% au Koweït et les diverses formes de cancer connaissent une troublante hausse, avec un taux, pour la septicémie, 38 fois supérieur à la moyenne ailleurs.
 Les terroristes de « Al Qaida en Mésopotamie » et « de l’Etat islamique d’Irak » attaquent les banques de sang pour s’emparer des stocks afin de soigner leurs blessés.
 Les actions terroristes, les assassinats ciblés et les opérations suicides sont en forte hausse avec près de deux cents victimes par mois. Depuis les élections et jusqu’à la fin du mois de juillet, cent cinquante politiciens, fonctionnaires, chefs de tribu et policiers ont été tués avec de nombreux membres des Sahaouets.
 Dans ces conditions, les coupures d’électricité, partielles ou plutôt totales, sont très peu de chose quoique je ne comprenne pas que « le pays arabe le plus riche » après « sa libération » par la plus grande puissance militaire et économique du monde, n’arrive pas à fournir de l’électricité à ses citoyens. Après la libération du Koweït et le début du boycott international de l’Irak, Saddam Hussein a ordonné à ses ingénieurs, tous irakiens, de réparer la centrale électrique de Doura, ce qu’ils firent. Ainsi, ils permirent aux irakiens de disposer d’électricité.  
 Naturellement je ne peux parler de l’Irak sans avoir un clin d’œil à ses valeureux libérateurs. Selon les informations, le Pentagone aurait perdu ou ne sait plus ce qu’il est advenu d’un montant de deux milliards six cents millions de dollars appartenant au gouvernement irakien, produit de la vente de pétrole. Je jure que ce sont les propos du contrôleur général américain de l’Irak.
 Comment peut-on perdre 2, 6 Milliards de dollars ? Serait-ce possible que le général Ray Odierno, commandant des forces américaines en Irak, ait laissé tomber ce montant de sa poche en prenant son portable, sans s’en apercevoir et l’abandonnant ainsi aux terroristes d’alqaida pour financer leurs actions ?
 Peut-être allons- nous nous débarrasser des américains avec cette promesse du président Obama de terminer l’évacuation de ses troupes d’Irak à la fin de ce mois et son discours sur les sacrifices américains en Irak, alors que c’est l’Irak qui a été sacrifié.  
 Mais une lecture plus attentive du discours nous révèle qu’il s’agit plutôt du contraire. « L’opération liberté pour l’Irak » dont nous avons mentionné plus haut quelques unes de ses conséquences, sera suivie de « l’opération nouvel aurore » avec le maintien de 50.000 soldats américains… pour entraîner les irakiens.

Cela veut dire : pas de retrait.
 L’Irak a besoin aujourd’hui de « pleureuses » et je n’ai rien d’autre à ajouter que d’implorer Dieu de lui venir en aide.

Jihad Al-Khazen

Vendredi 13 Août 2010

Traduit de l’arabe par Ahmed Manai
tunisielibre@yahoo.fr
http://tunisitri.wordpress.com/2010/08/12/l%E2%80%99irak-a-besoin-de-pleureuses/#more-1814/
 khazen@alhayat.com
 [1] Source URL (retrieved on 08/12/2010 - 03:04):
http://international.daralhayat.com/internationalartic


1-7 Affaire "Pétrole... sans nourriture" .

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU a annoncé le 19 juillet 2010 (1) que de « nombreux besoins » en nourriture, et en abris pour les « personnes déplacées » – euphémisme utilisé pour désigner les Irakiens victimes des opérations de nettoyage ethnique organisées par les milices pro-iraniennes -  prévus par son Plan d’action 2010 ne pourront pas être assurés, faute de moyens financiers. Extraits du communiqué :

- Les distributions de nourriture à 800.000 femmes enceintes et allaitantes et à des enfants mal-nourris ont dû être suspendues,  

- Les distributions de nourriture à 960.000 enfants allant à l'école ont également été suspendues,

- Les conditions d'existence de 500 000 personnes affectées par la sécheresse dans les gouvernorats de Soulimaniya et Dohouk sont menacées,

- Le plan d'action pour aider 22.500 familles déplacées vulnérables avec des abris d'urgence va devoir être suspendu. Des milliers de ménages vont devoir continuer à vivre dans des abris de fortune, sans pouvoir se protéger des conditions climatiques extrêmes.

Où passe l’argent du pétrole ?

   Sept ans après l’invasion de l’Irak et le renversement du Président Saddam Hussein, le régime de Bagdad rongé par la corruption (2) quémande toujours des fonds à des pays donateurs, mais avec de moins en moins de résultat. Cette année, sur 187,7 millions de dollars  requis pour la mise en œuvre du plan humanitaire de l’ONU, seulement 12% des promesses de financement ont été honorés. Et pour cause : selon Hussein al-Sharistani, ministre du Pétrole, les revenus pétroliers irakiens se montent à 171 milliards de dollars pour la période 2006 /2009. L’Irak produit aujourd’hui 2,5 millions de barils de brut par jour. Question : où passe l’argent du pétrole ?

   A Bagdad et à Erbil (Région autonome du Kurdistan), les contrats dits de reconstruction sont signés avec des entreprises étrangères en fonction des avances sur commissions qu’ils génèrent. Tant pis si les travaux ne sont pas réalisés, pour des raisons de sécurité ou pour engagements non tenus (3). L’inculpation récente de Tarek Aziz pour « dilapidation des deniers publics » - décision prise sans doute pour relancer l’affaire « Pétrole contre nourriture » et faire chanter des personnalités étrangères – ne trompe pas les Irakiens qui savent que l’argent du pétrole engraisse les comptes bancaires ouverts dans des paradis fiscaux par les politiciens et les chefs de milices parvenus au pouvoir en 2003. 

Notes : 

(1) Iraq : le manque de fonds menace la distribution de l’aide alimentaire 

http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=22456&...

(2) L’Irak est un des quatre pays les plus corrompus au monde, selon l’ONG Transparency International (rapport 2009).

(3) Lire : Sarkozy et le commerce franco-irakien / Arnaques et pièges en tous genres 

http://www.france-irak-actualite.com/pages/Sarkozy_et_le_...

 (4) Irak : quand le pétrole assure des revenus juteux 

http://www.leblogfinance.com/2010/07/irak-quand-le-petrol...

http://www.france-irak-actualite.com/article-affaire-petr...

Mercredi 21 juillet


1-8 Tarek Aziz peut enfin parler.

Le journaliste Martin Chulov, de The Guardian, a pu interviewer Tarek Aziz dans sa nouvelle prison (1), au retour du Tribunal de la Zone verte où le régime de Bagdad l’a impliqué dans une nouvelle affaire.

C’est la première fois que l’ancien vice-Premier ministre irakien est autorisé à s’adresser à un étranger en dehors des geôliers du Camp Cropper, des enquêteurs de l’ONU, de la CIA, du MI6…. et du juge français Philippe Courroye. 

Son seul regret : s’être rendu aux troupes d’occupation

Visiblement affaibli par la maladie et « sept ans et quatre mois » d’incarcération, il se présente comme un « nationaliste arabe loyal » et nie toutes les accusations portées contre lui. Il n’a jamais, dit-il commis de crime contre des civils, des militaires ou des religieux. Sur des centaines de plaintes déposées contre le régime baasiste, personne ne l’en a d’ailleurs accusé nommément. En temps qu’ancien membre du Conseil de Commandement de la Révolution (CCR), vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères, on peut tout au plus évoquer contre lui une « culpabilité par association ». Pendant 30 ans, il a défendu les positions de son pays, même lorsque qu’il n’y était pas favorable. Cela avait été le cas, en 1990, lorsque l’Irak a envahi le Koweït, parce que cette décision débouchait sur une guerre contre les Etats-Unis, mais que l’on ne compte pas sur lui pour émettre des critiques. Ce n’est pas un opportuniste. L’heure viendra peut-être pour lui d’écrire ses mémoires, et à ce moment là il donnera sa version des évènements. Son seul regret, c’est de s’être rendu aux troupes d’occupation, le 24 avril 2003. C’était une décision grave, prise pour sauver sa famille qui a pu quitter l’Irak pour Amman à bord d’un avion étatsunien. Quelques jours plus tôt, il avait rencontré Saddam Hussein, dans le quartier Mansour à Bagdad, pour lui réaffirmer son soutien, et lui dire au revoir.

« L’Iran est notre pire ennemi »

Tarek Aziz rappelle que Saddam Hussein et lui avaient été choqués par les attentats du 11 septembre et révèle que l’ancien président irakien lui avait demandé de l’écrire à Ramsey Clark, ministre de la Justice - Attorney general - sous le Président Johnson et opposant à la guerre du Golfe.

C’est à partir de ces attentats qu’il est devenu évident que l’Irak allait être envahi, mais il ne pensait pas que cela déboucherait sur la chute de Bagdad 18 mois plus tard : «Bush et Blair ont menti intentionnellement », dit-il, « Ils étaient tous deux pro-sionistes. Ils voulaient détruire l'Irak pour le bien d'Israël, non pas pour les États-Unis et la Grande-Bretagne ». Dépositaire de tous les secrets du pays, notamment pendant la période d’embargo, il savait que l’Irak n’avait ni armes de destruction massive, ni programme pour en fabriquer. Tarek Aziz a confirmé les déclarations de Saddam Hussein aux enquêteurs de l’ONU, à savoir qu’il avait laissé planer le doute sur l’existence d’un programme d’armement de l’Irak pour dissuader l’Iran d’attaquer. « L’Iran est notre pire ennemi », dit-il. « Saddam était un homme fier. Son devoir était de défendre la dignité de l’Irak ». A la question de savoir si la fierté ne l’a pas emportée sur la sagesse, et si elle n’a pas conduit à la destruction de son pays », il répond : « Nous sommes Arabes, nous sommes nationalistes arabes. Nous devons être fiers ». Aujourd’hui, l’Iran « développe un programme d’armement. Tout le monde le sait et personne ne fait rien. Pourquoi ? ».

« Obama laisse l’Irak aux loups »

Alors que tous ses amis craignaient pour sa santé depuis son transfert du Camp Cropper, Tarek Aziz affirme qu’il est bien traité. Tant mieux, et on espère qu’il en est de même pour ses compagnons. Il dispose de l’air conditionné, des médicaments qui lui sont prescrits et peut prendre l’air dans un petit jardin à proximité de sa cellule. Il suit l’actualité de sa prison, à la télévision, et est horrifié par ce qu’il voit : « Pendant 30 ans, Saddam a bâti l’Irak, et maintenant le pays est détruit. Il y a plus de malades que dans le passé, plus de faim. Les services étatiques n’existent plus. Des gens sont tués tous les jours par dizaines, sinon par centaines. Nous sommes les victimes de l’Amérique et de la Grande-Bretagne…(…)... Ils ont tué notre pays ». « Quand Obama a été élu président, je pensais qu’il allait corriger certaines erreurs de Bush.  Mais, c’est un hypocrite. Il laisse l’Irak aux loups ».

(2).

Un pas vers la « réconciliation » ?

Dernièrement, le Haut tribunal irakien a libéré Khamis Sirhan al-Muhammadi (3), ancien gouverneur de la province de Kerbala - n° 54 des dirigeants les plus recherchés par les occupants (4), faute de preuve à charge sur sa participation à l’assèchement des marais du sud du pays. Au moment où les Etats-Unis réduisent la présence de leurs troupes en Irak, et où il est question d’un soi-disant gouvernement d’union nationale, cette opération de communication décidée par Nouri al-Maliki marque-t-elle un pas dans le processus dit de réconciliation voulu par les Etats-Unis ?  En tout cas, l’événement ne déplait pas à Iyad Allaoui. Quand il a appris que The Guardian allait interviewer l’ancien vice-Premier ministre, il a fait dire au journaliste : « Dites à Tarik Aziz qu'il est mon ami et que je pense souvent à lui. C’est un homme bon… C’est une erreur de le garder enfermé depuis si longtemps». Facile à dire aujourd’hui : s’il l’avait libéré entre mai 2004 et avril 2005, lorsqu’il était au pouvoir, l’Irak n’en serait sans doute pas là.

Notes :

(1) Tariq Aziz: 'Britain and the US killed Iraq. I wish I was martyred

http://www.guardian.co.uk/world/2010/aug/05/iraq-us-tariq-aziz-iran

(2) Saddam Hussein deputy Tariq Aziz calls for US forces to stay in Iraq

http://www.guardian.co.uk/world/2010/aug/05/tariq-aziz-interview-iraq

(3) Saddam regime commander on US most wanted list released from Iraq prison after 6 years

http://www.brandonsun.com/world/breaking-news/former-militia-commander-from-saddams-regime-released-from-iraq-prison-after-6-years-99926684.html?thx=y

(4) Khamis Sirhan al-Muhammadi, membre du Commandement régional du parti Bass, un des dirigeants de la résistance dans la province d’Al-Anbar, a été arrêté le 11 janvier 2005 contre le versement de 1 million de dollars à un informateur.

http://www.foxnews.com/story/0,2933,110311,00.html


1-9 Vers la réouverture de l’enquête sur la mort suspecte de l’expert en armes biologiques David Kelly .
Le Daily Mail et le Guardian conduisent un de nos hebdomadaires hexagonaux à revenir sur le cas "David Kelly".

Tant mieux, mais il faut creuser davantage, serions-nous tentés de dire.

Voici en effet un an que nous suivons les démélés de cette affaire mystérieuse où plane l’ombre du crime d’Etat. Comme aux USA où le doute subsiste sur la culpabilité du suicidé américain Bruce Ivins accusé d’avoir fabriqué et envoyé de l’anthrax mortel aux Sénateurs Dashle et Leahy qui s’opposaient aux lois Patriot Act, le doute plane sur le suicide de ce spécialiste britannique des armes biologiques qui dénoncait leur absence en Irak au moment où Tony Blair partait en guerre…

Relire notre traduction de Raw Story du 13 juillet 2009 où nous nous faisions l’écho le 18 juillet 2009 de la demande de réouverture de l’enquête par un groupe d’experts médicaux.

Puis le 25 janvier 2010, notre traduction du Guardian, lorsque l’enquête Hutton a abouti au classement secret du rapport médical du décès de David Kelly.
Des experts médicaux britanniques demandent la réouverture de l’enquête sur la mort, en 2003, du spécialiste en armement non conventionnel mêlé aux accusations sur les mensonges ayant justifié la guerre en Irak. L’enquête officielle avait conclu à un suicide.
L’ancien Premier ministre Tony Blair sera-t-il rattrapé par l’affaire David Kelly? Un groupe d’experts en médecine légale a demandé, ce vendredi 13 juillet, la réouverture de l’enquête sur la mort de David Kelly. Ce dernier, l’un des meilleurs experts britanniques en armement chimique et biologique s’est – officiellement – suicidé en 2003 après avoir été identifié comme la source d’un journaliste accusant le gouvernement de Tony Blair d’avoir exagéré la menace irakienne.
Des doutes sur le rapport qui justifie le déclenchement de la guerre
En septembre 2002, à l’appui des accusations de l’administration Bush qui accuse l’Irak de posséder des armes de destruction massive (ADM), Tony Blair promet de fournir des preuves et ses services publient un rapport dont le sérieux sera par la suite mis en doute. Tony Blair obtient néanmoins l’appui d’une majorité des députés à
la Chambre des communes pour déclencher la guerre, en mars 2003.
En mai 2003, un journaliste de
la BBC, Andrew Gilligan, spécialiste des questions de Defense, affirme que le contenu du dossier sur les armes de destruction massive publié avant le conflit a été "gonflé" et rendu "plus sexy" afin de justifier plus facilement la guerre. Le nom de David Kelly comme source d’Andrew Gilligan circule dans les médias. L’expert est convoqué devant la commission des Affaires étrangères. Deux jours plus tard, le 18 juillet 2003, son corps sans vie est retrouvé dans un champ proche d’Oxford.
L’enquête sur les circonstances de sa mort est confiée à un juge de la cour d’appel, lord Hutton (Lire l’enquête détaillée de l’Express sur cette affaire: le roman des armes de destruction massive).
Rendu public en janvier 2004, le rapport Hutton blanchit le gouvernement Blair et charge
la BBC: David Kelly s’est suicidé "en s’ouvrant le poignet gauche" et sa mort a été "accélérée" par les tablettes de Coproxamol qu’il a absorbées. Le rapport estime probable que l’expert se soit considéré comme humilié publiquement pour avoir été identifié comme la source de Gilligan.
En revanche, le rapport conclut que Tony Blair et son équipe n’ont rien fait pour "muscler" le document sur les ADM. Cette accusation "très grave", lancée par le journaliste Andrew Gilligan, est, selon le rapport Hutton, "infondée", et
la BBC est "fautive" de ne pas avoir mieux enquêté après les démentis du gouvernement. Andrew Gilligan démissionne de la BBC après la publication du rapport Hutton.
Le dossier médical interdit d’accès pendant 70 ans
Aujourd’hui, huit médecins et experts en médecine légale demandent la réouverture de l’enquête. Ils considèrent en effet que la section de l’artère du poignet de David Kelly n’aurait pas suffi à menacer sa vie.
Le 7 août dernier, le Daily Mail a publié le témoignage de l’inspecteur de police qui s’est rendu le premier sur le lieu où a été retrouvé le corps de David Kelly. Il y avait, révèle-t-il, très peu de sang sur et autour du corps. Les auxiliaires médicaux présents sur place s’étaient également étonnés que le scientifique ait pu succomber à la blessure au poignet qu’ils avaient constatée précise le journal.
Le Guardian rapporte qu’une enquête judiciaire a été interrompue par le ministre de
la Justice de l’époque, Lord Falconer, avant la création de la commission Hutton, et n’a pas été relancée ensuite.
En janvier dernier, précise le quotidien, cinq médecins qui demandaient la réouverture de l’enquête, se sont vu répondre que Lord Hutton avait, en 2003, fait en sorte que le dossier médical et les photos soient fermés pour une durée de 70 ans. Interrogé, Lord Hutton aurait déclaré qu’il ne fallait pas aggraver la "détresse de la famille".
C’est le changement de gouvernement qui permet aux protagonistes d’espérer la réouverture de l’enquête. Le procureur général Dominic Grieve, a déclaré avant les élections, en avril, que les Conservateurs réfléchissaient à la réouverture de l’enquête sur la mort de David Kelly.
"Il n’y avait pas beaucoup de sang autour" : le détective qui a trouvé le corps de l’expert en armement
David Kelly soulève des questions sur sa mort par Rebecca Camber
Le mystère entourant la mort du docteur David Kelly s’est épaissi hier après que le détective qui a découvert son corps ait déclaré qu’il n’avait pas observé "beaucoup de sang".
Cette révélation du détective assermenté Graham Coe jette le doute sur le verdict du rapport Hutton selon lequel le scientifique du Ministère de
la Defense serait mort d’hémorragie après s’être tranché les veines du poignet.
Dans sa première interview, M. Coe, maintenant à la retraite, a également affirmé que
la Police avait fouillé la maison du Dr. Kelly le lendemain de sa mort à la recherche de "documents sensibles" sur l’Irak.

 

extrait…..
Le Dr. Kelly, expert en armes chimiques et bactériologiques, a été trouvé mort en forêt près de sa maison dans l’Oxfordshire en juillet 2003.
Une semaine plus tôt, le gouvernement travailliste avait révélé qu’il était la source d’un reportage de
la BBC qui déclarait que le "10" [NdT. 10 Downing Street, lieu de résidence et de travail du premier ministre] avait "rendu plus sexy" les rapports sur la capacité de l’Irak à déployer des armes de destruction massive.
L’enquête de Lord Hutton détermina en 2004 que l’homme de 59 ans s’était suicidé en coupant les veines de son poignet avec un couteau d’élagage émoussé.
M. Coe, aujourd’hui âgé de 63 ans, fut le premier à découvrir le corps et il veilla sur lui pendant 25 minutes avant que n’arrivent des renforts. L’indice du détective assermenté Graham Coe rend les demandes d’enquête sur la mort de David Kelly d’autant plus incontestables. Il a déclaré au MAIL dimanche: "Je n’ai vraiment pas vu beaucoup de sang nulle part. Il y en avait un peu sur son poignet gauche, mais rien sur ses vêtements."
"Sur le sol il n’y avait pas beaucoup de sang autour, voire même rien du tout." Le rapport Hutton déclare qu’il y avait des traces de sang sur une bouteille d’eau à côté du corps.
M. Coe a déclaré: "Je n’ai vu aucune trace de sang sur la bouteille et n’ai pas vérifié le couteau."
Son témoignage recoupe celui de deux secouristes expérimentés sur place, qui ont dit que l’absence de sang les avait laissés perplexes.
Ils ont déclaré auparavant: "Il est extrêmement peu probable qu’il [Dr. David Kelly] soit mort de la blessure au poignet que nous avons vue."
Leurs déclarations sont confirmées par le Dr. Neville Davis, MBE, ancien président du Département de médecine légale à
la Société de Médecine Royale, qui a dit qu’il aurait dû y avoir "une sacrée mare de sang sur les vêtements du scientifique et au sol s’il était mort des suites du sectionnement de son artère."M. Coe a aussi confirmé l’existence controversée d’un troisième homme à ses côtés et ceux de son partenaire le détective assermenté Colin ce jour-là.
Les sceptiques qui pensent que le Dr. Kelly a été assassiné ont déclaré que les faits appropriés mentionnés dans les comptes-rendus des chercheurs volontaires pourraient bien avoir été rédigés par les services de sécurité.
Lors de l’enquête Hutton, M. Coe a nié que quelqu’un d’autre était présent, mais l’ex-enquêteur de
la Police de la vallée de la Tamise dit maintenant qu’il y avait un officier de police stagiaire, dont il a refusé de donner le nom, et qui selon lui a quitté la Police.
M. Coe a aussi agi en tant qu’"officier de perquisition" lors de la fouille de la maison du Dr. Kelly le lendemain de sa mort.
Il se souvient: "Nous cherchions des documents en relation avec l’Irak. Personne ne savait s’il conservait des documents de nature sensible à la maison."
"Nous devions chercher. Si quelqu’un rédige une note de suicide, vous allez la trouver. Nous cherchions des documents politiquement sensibles."

Le Procureur général Dominic Grieve a déjà déclaré qu’il est "préoccupé" par les allégations qui entourent le cas de Kelly, et il appelle de ses voeux une nouvelle enquête.
Hier, le Ministre des Transports Norman Baker, qui a fait campagne pour une enquête complète indépendante, a déclaré: "Ce sont des indices nouveaux importants, que j’en suis sûr le Procureur général souhaitera examiner". Cela soulève des questions sérieuses sur les conclusions tirées par Lord Hutton.
Cependant, M. Coe ne suspecte pas un acte criminel caché. Il a déclaré: "selon moi, il [Dr.Kelly] a utilisé son propre couteau. Il n’y a que lui pour savoir pourquoi il a fait cela."
Cela n’a jamais été un suicide, dit la cousine du Dr. Kelly, alors que la famille rompt finalement le silence
Daily Mail ce 16 août à 11:25, par Mikes Goslett:
(extrait)

Une proche parente de David Kelly a rompu le silence de la famille hier pour faire entendre ses craintes qu’il aurait été assassiné. Wendy Wearmouth a dit qu’elle trouvait "particulièrement peu probable" qu’il se soit suicidé et elle a suggéré qu’il avait été assassiné. Elle a dit que commettre un suicide aurait été "en totale contradiction avec sa profonde manière d’être". (…) "Un homme dans sa position a dû être initié à beaucoup de choses, et avoir vu beaucoup de choses, et je pense qu’il a été assassiné." Son intervention met encore plus de pression sur le gouvernement pour réouvrir l’enquête (…). L’enquête publique dirigée par le juge à la retraite Lord Hutton avait déterminé que le Dr. Kelly s’était suicidé en s’étant tranché les veines du poignet [gauche] avec un couteau à élaguer émoussé et présumant qu’il avait avalé 29 comprimés antidouleur de coproxamol.
Elle a déclaré: "Une enquête complète auprès du médecin légiste au cours de laquelle les gens témoignent sous serment est la seule façon pour tout le monde d’avoir l’espoir de connaitre un jour ce qui s’est réellement passé". (…) Sa mort est de plus en plus mystérieuse depuis que la nuit dernière un médecin s’est exprimé à
la BBC. Il aurait lu le rapport post-mortem du Dr. Kelly, bien qu’il soit classé secret pour 70 ans. Le chirurgien vasculaire Micheal Gaunt a raconté à la BBC qu’on lui avait demandé d’examiner les indices et il a conclu qu’il était "convaincu" qu’il s’était suicidé. Mais il n’a pas dit qui l’avait recruté ou comment il avait obtenu le rapport, et sa déclaration entraine des questions vitales sur la sécurisation des indices-clé concernant la mort du Dr. Kelly.
Après avoir pris connaissance de détails jusque-là inconnus du dossier, le Dr. Gaunt a dit qu’ "il était plus que probable que le Dr. Kelly ait finalement succombé de la combinaison de comprimés, de la coupure, du stress qu’il subissait, et peut-être d’un problème cardiaque non diagnostiqué".
Des experts demandent une enquête sur David Kelly
La cause de la mort de David Kelly jugée "extrêmement peu vraisemblable" par un groupe d’experts légaux et médicaux.
the Guardian, par Haroon Siddique, vendredi 13 août 2010 à 9:23
(extraits)

(…) Les espoirs pour une nouvelle enquête ont été soulevés à la suite du changement de gouvernement. Le Procureur Général Dominic Grieve a déclaré en avril, alors qu’il était secrétaire à
la Justice du "cabinet de l’ombre" [NdT. en Angleterre, l'opposition constitue dans ses rangs un gouvernement-bis. Cette pratique tend à s'installer en France], que les Conservateurs étudieraient la question d’une nouvelle enquête sur la mort de David Kelly. Il a aussi appelé à une révision de la décision du gouvernement de ne pas publier les rapports médicaux post-mortem correspondants. Grieve examine le cas avec le secrétaire à la Justice, Kenneth Clarke. Norman Baker, le parlementaire Liberal-Démocrate [Ndt. centriste] et jeune Ministre de la coalition gouvernementale, soutien la reprise de l’enquête. Il avait démissionné de sa position exposée lorsqu’il était dans l’opposition pour écrire un livre, "L’étrange mort de David Kelly", qui défend la thèse selon laquelle la vie du scientifique aurait été "délibérément supprimée par d’autres".
L’enquête Hutton appliqua une procédure moins stricte que celle qui aurait été utilisée dans une enquête où un médecin légiste doit s’assurer "au-delà de tout doute raisonnable" qu’une personne a délibérément voulu se suicider.

Reopen911

http://11septembre2001.blogspot.com/

n° 495 - Les Dossiers d'Irak - 26-08 - : Fin :- : L'armée américaine quitte l'Irak: mission accomplie ?

n° 495  - Les Dossiers d'Irak - 26-08 - : Fin :- : L'armée américaine quitte l'Irak: mission accomplie ?



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les Dossiers d'Irak

n° 495                                                      26/08/10

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le " Dossier d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur mes blog : 

http://www.dhblogs.be/categories/International.html  http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

 

b) Sur le site de Robert Bibeau :  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

c) Sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dir...

d) Sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

e) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

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Sommaire :  

2 Les brèves

2-1 Genève, un havre pour les armées privées?

2-2 Report à octobre d'un appel d'offres pour trois champs gaziers.

3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

3-1 Une troublante hausse des cancers à Falloujah.

3-2 John Pilger  : Tony Blair doit être mis en état d’arrestation.

3-3 La nécessité d'un gouvernement anti-guerre.



2 Les brèves

Ndlr : la publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyses ou le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information.

2-1 Genève, un havre pour les armées privées?

L'événement | L’implantation, à Bâle, du groupe Aegis, comptant 20000 mercenaires, relance la polémique en Suisse. –

A elle seule, la Cité de Calvin recense trois sociétés étrangères actives dans l’espionnage privé. –

Le marché de la sécurité (20 milliards de dollars) se déploie essentiellement en Irak et en Afghanistan.

Depuis deux semaines, l’implantation du siège social mondial d’Aegis Defense Services à Bâle secoue la Suisse alémanique et les instances fédérales (lire nos éditions du 16 août 2010). Et pour cause. La britannique Aegis est, avec les américaines DynCorp et surtout Xe Services (ex-Blackwater) l’une des plus importantes armées privées au monde, intervenant principalement en Irak et en Afghanistan grâce à ses 20000 soldats.

Pour une fois unanimes, la gauche et la droite parlementaire réclament du Conseil fédéral une meilleure surveillance de l’implantation de ces groupes multinationaux, qui se partagent un marché estimé aujourd’hui à quelque 20 milliards de dollars. «Lorsque l’une de ces sociétés ayant son siège en Suisse opère en Irak pour le compte des Etats-Unis, cela pose clairement un problème à notre système de neutralité», affirme ainsi Albert Stahel, professeur en sciences politiques à l’Université de Zurich et expert en affaires stratégiques.

Des contrôles inexistants

Dès lors, la problématique de ces entreprises militaires privées (MPC, en anglais) rebondit avec une acuité toute nouvelle en Suisse. D’autant que le Conseil fédéral est incapable de dire combien de sociétés de sécurité sont implantées ou ont ouvert une représentation dans notre pays. En 2005, le gouvernement avait ainsi refusé de contrôler lesdites sociétés, partant de lier leur implantation à une quelconque autorisation, du moment que leurs activités sur notre sol ne sont qu’administratives.

Mieux: «Selon le Centre for Democratic Control of Armed Forces, basé à Genève, affirmait alors le Conseil fédéral, il n’existe en Suisse que très peu de sociétés de sécurité actives sur des territoires en guerre. Elles sont en outre de très petite taille.»

La SonntagsZeitung vient pourtant de révéler que Genève, à elle seule, comptait trois de ces firmes paramilitaires étrangères sur son sol. La plus importante d’entre elles s’appelle Diligence Global Intelligence SA, installée à Genève en février 2009, rue du Conseil-Général. Il s’agit là de la filiale helvétique du groupe américain Diligence LLC, fondée par Nicholas Day et par d’anciens membres du MI5 et de la CIA. Nick Day a même choisi Genève pour y fixer sa résidence principale.

De l’espionnage privé

Diligence Global Intelligence, si elle n’est pas pourvoyeuse de mercenaires, livre de précieux renseignements économiques et géopolitiques. En clair: une sorte de services d’espionnage privés. Sur son site Internet, on découvre ainsi que «Genève représente un pas décisif dans le développement du groupe», après ses implantations à Londres, Washington, New York et Moscou. Mais encore: «Notre société opère sous les radars.» Pour l’heure, pourtant, Diligence n’a pas gagné beaucoup de mandats en Suisse même; dans le monde, par contre, la multinationale britannique et ses spécialistes en espionnage ont déjà traité plus de 1000 «projets», dans 75 pays.

On trouve également au bout du lac une filiale du groupe anglais Salamanca, sise au 8, quai du Rhône, et spécialisée dans la protection rapprochée et également dans le renseignement économique. Enfin, un troisième groupe américain, spécialisé dans la formation de polices privées et d’agents de renseignements, New Century, est indirectement présent au bout du lac Léman: «Notre présence à Genève est purement administrative, nous a affirmé hier l’un de ses responsables à Londres. C’est une représentation fiduciaire.» En clair, il s’avère que certains comptes de New Century sont gérés depuis la Cité de Calvin.

17.08.

http://www.tdg.ch/geneve/actu/suisse-geneve-havre-armees-privees-2010-08-16


2-2 Report à octobre d'un appel d'offres pour trois champs gaziers.

L'Irak a décidé de repousser d'un mois l'appel d'offres prévu le 1er septembre pour l'attribution de trois champs gaziers d'une capacité d'environ 11.000 milliards de pieds cubes (317 milliards de m3), a indiqué lundi à l'AFP le porte-parole du ministère irakien du Pétrole.

"Une présentation des champs gaziers à lieu dimanche et lundi à Istanbul pour répondre aux questions des compagnies en lice et l'appel d'offres devrait avoir lieu en octobre", a indiqué Assem Jihad, sans pouvoir préciser la date.

"Il s'agit de donner plus de temps à ces compagnies pour étudier le dossier", a-t-il ajouté.

Le 6 mai, le ministre irakien du Pétrole Hussein Chahristani avait annoncé cet appel d'offres en précisant que les 45 compagnies internationales qui avaient participé aux deux premières enchères sur les champs pétroliers pourront de nouveau concourir et il s'agira comme pour le pétrole de contrats de services.

La production actuelle de gaz n'est que de 150.000 m3.

L'Irak avait décidé de lancer cet appel d'offres "pour pouvoir alimenter ses stations électriques et pour valoriser cette énergie afin de l'exporter par des gazoducs vers l'Union européenne et les pays voisins", avait annoncé le ministre.

Le pays manque cruellement d'électricité sept ans après l'invasion conduite par les Etats-Unis. Ce rationnement de deux à quatre heures par jour a conduit à des émeutes cet été dans plusieurs villes d'Irak en raison de la chaleur qui règne dans le pays.

L'Irak s'est lancé dans un vaste programme de construction de centrales électriques fonctionnant avec des turbines au gaz, afin de faire passer la consommation électrique par personne de 1.100 kilowatts/heure actuellement à 3.700 KW/h en 2014, selon le ministère du Plan. Le gouvernement a signé des contrats d'un montant de 5 milliards de dollars avec General Electric et Siemens.

Le champ d'Akkaz, découvert en 1992 dans la province occidentale d'Al-Anbar, s'étend sur 50 km de long et 18 km de large. Sa capacité estimée est de 5.600 milliards de pieds cubes (158 milliards de m3) et six puits ont déjà été forés.

Le champ de Mansouriya, dans la province de Diyala, se trouve à 100 km au nord-est de Bagdad. Découvert en 1979, il compte quatre puits et sa capacité est de 4.500 milliards de pieds cubes (127,4 milliards de m3).

Le troisième est celui de Siba, dans la province de Bassora, près de la frontière avec l'Iran et le Koweït. Ce champ de 25 km sur 6 km a été decouvert en 1968 et n'a jamais été développé. Sa capacité est de 1.100 milliards de pieds cubes (31,1 milliards de m3).

Akkaz et Mansouriya avaient déjà été soumis à un appel d'offres dans le cadre d'une mise aux enchères de champs pétroliers, mais les concessions n'avaient pas été accordées.

L'Irak a signé l'année dernière des accords avec des majors pour développer dix champs pétroliers et porter sa capacité de production à 12 millions de barils par jour (mb/j) en 2017 contre 2,5 mb/j actuellement.

AFP

 02 août 2010

http://www.romandie.com/ats/news/100802073909.bpow3v2m.asp



3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

3-1 Une troublante hausse des cancers à Falloujah.
Les images sont difficilement soutenables.

Une petite fille à double tête, un petit garçon à l’abdomen surdimensionné, des bébés atteints d’une maladie grave de peau...

Tous ces cas enregistrés à Falloujah ont été rapportés par plusieurs médias internationaux.

Depuis 2004, quand cette ville du centre de l’Irak a été le théâtre d’une bataille sans merci entre insurgés et Américains, les témoignages de familles frappées par des cancers ou la mort précoce d’un enfant difforme se multiplient.
Au point que certains font le lien avec l’offensive américaine, tandis que le doute persiste sur la nature des armes utilisées.
Une étude publiée fin juillet 2010 par l’International Journal of Environnemental Research and Public Health pourrait leur permettre d’étayer leurs accusations.

Mené entre autres par le professeur Chris Busby, professeur associé à l’Université d’Ulster, ce travail valide l’hypothèse d’une mortalité infantile et des cancers anormalement élevés à Falloujah, entre 2005 et 2009.

En s’appuyant sur un questionnaire rempli par 4.843 personnes de la ville, les auteurs pointent des chiffres bien supérieurs à ceux constatés en Égypte et en Jordanie. Le risque relatif de cancer est 4,22 fois plus élevé dans la ville irakienne que dans les pays voisins, et 12,6 fois plus important pour les moins de 14 ans ! Pire, les types de cancer constatés sont similaires à ceux développés par les Japonais à Hiroshima après la Seconde Guerre mondiale... Quant à la mortalité infantile, elle est 4 fois plus forte à Falloujah que dans les États comparés depuis 2006. Et, comme à Hiroshima, après le largage de la bombe A, le nombre de naissances de garçons a plongé parmi les enfants de 0 à 4 ans dès 2005.
Un dernier élément qui permet d’identifier l’année de la bataille de Falloujah, en 2004, "comme l’année de la contamination environnementale", selon les auteurs de l’étude.
La piste de l’uranium appauvri
Le travail des chercheurs "n’éclaire pas sur l’agent déclencheur de l’augmentation du nombre de maladies". Mais il pose de fait la question.
Il va jusqu’à évoquer l’hypothèse de l’uranium appauvri, un composant radioactif qui pourrait avoir été employé par l’armée américaine au cours des ‘combat’s à Falloujah. Le Pentagone n’a jamais répondu clairement à ceux qui l’accusent d’y avoir eu recours sous la forme de bombes "anti-bunkers". De quoi alimenter les soupçons.
Par le passé, l’utilisation de l’uranium appauvri lors d’opérations militaires a déjà été sujet à polémique. Ce composant est accusé d’être à l’origine de maladies et de décès de plusieurs soldats déployés en ex-Yougoslavie, notamment en Bosnie en 1995 et au Kosovo en 1999, ou encore en Irak, lors du premier conflit. L’Organisation mondiale de
la Santé (OMS) a même recommandé, en 2008, un suivi des zones touchées par ces armes et leur éventuelle dépollution quand le niveau de contamination constaté s’avère "inacceptable". L’OMS souligne également la fragilité des enfants face à ce type de contamination.
Reste que l’utilisation des armes à l’uranium appauvri est parfaitement légale. Aucun texteinternational n’interdit d’avoir recours à des armes qualifiées de "conventionnelles". L’armée française se réserve d’ailleurs le droit de s’en servir pour leur capacité unique à "percer les blindages les plus résistants" même si, affirme le ministère de
la Defense, elle "n’a jamais eu recours à ces munitions à base d’uranium appauvri sur les théâtres d’opérations sur lesquels elle est déployée".

Par La Rédaction
vendredi 6 août 2010,

http://www.aloufok.net/spip.php?article2281


3-2 John Pilger  : Tony Blair doit être mis en état d’arrestation.

Ayant participé à la destruction d’autres pays lointains, notre ancien premier ministre - « émissaire de la paix » au Moyen Orient – peut désormais profiter des relations nouées lorsqu’il était « au service du peuple ».

Tony Blair doit être inculpé, et non pardonné comme Peter Mandelson. Tous deux ont rédigé des mémoires à leur honneur et ont été payés des fortunes pour le faire. Tony Blair a touché 4,6 millions de livres sterling en guise d’acompte pour les siens qui paraîtront le mois prochain.

Considérons la loi Proceeds of Crime Act. Blair a conspiré pour et lancé une guerre d’agression non provoquée contre un pays sans Defense, le genre d’agression que les juges du Tribunal de Nuremberg ont décrit en 1946 comme « le summum en matière de crime de guerre ».

Selon des études universitaires, plus d’un million de personnes sont mortes, un chiffre qui dépasse l’estimation de l’Université de Fordham pour les morts du génocide Rwandais.

De plus, plus de quatre millions d’Irakiens ont du fuir leurs maisons et une majorité d’enfants souffrent de malnutrition et de traumatismes. Les taux de cancer prés de villes de Falloujah, Najaf et Basra (cette dernière ayant été « libérée » par les Britanniques) sont à présent plus élevés qu’à Hiroshima. « Les forces britanniques ont employé environ 1,9 tonnes de munitions d’uranium appauvri contre l’Irak en 2003 » a déclaré le secrétaire à la Defense, Liam Fox, devant le Parlement le 22 juillet. Tout une série d’armes « antipersonnelles » toxiques, telles les bombes à fragmentation, ont été employées par les forces britanniques et américaines.

Un tel carnage fut justifié par des mensonges qui ont été constamment dénoncés. Le 29 janvier 2003, Blair a déclaré devant le parlement : « Nous savons qu’il existe des liens entre Al-Qaeda et l’Irak... » Le mois dernier, l’ancien chef du (service de renseignement) MI5, Eliza Manningham-Buller, a déclaré devant la commission d’enquête Chilcot : « Il n’existe aucune information crédible qui laisserait croire à de tels liens... (ce fut l’invasion) qui a fourni à Oussama Ben Laden l’occasion d’une Jihad en Irak » Lorsqu’on lui a demandé dans quelle mesure l’invasion a augmenté la menace de terrorisme contre la Grande Bretagne, elle a répondu : « d’une manière significative ».

Les attentats à Londres le 7 juillet 2005 étaient la conséquence directe des actions de Blair.

UNE AVIDITE VORACE

Des documents publiés par la Haute Cour ont montré que des citoyens britanniques ont été enlevés et torturés avec l’autorisation de Blair : en janvier 2002, Jack Straw, ministre des affaires étrangères à l’époque, a décidé que Guantanamo était « le meilleur moyen » pour emprisonner des citoyens britanniques « en toute sécurité ».

Au lieu d’exprimer des remords, Blair a fait preuve d’une avidité vorace et discrète. Depuis qu’il a quitté son poste de premier ministre en 2007, il a accumulé environ 20 millions de livres sterling, dont une bonne partie grâce aux liens noués avec l’administration Bush. La « Advisory Committee on Business Appointments », qui contrôle les emplois occupés par d’anciens premiers ministres, a subit des pressions pour ne pas rendre public les prestations de « conseil » de Blair pour la famille royale Koweïtienne et le géant pétrolier sud-coréen UI Energy Corporation. Il reçoit environ 2 millions de livres sterling par an pour « conseiller » la banque d’investissement JP Morgan et des sommes indéterminées d’autres sociétés financières. Il reçoit des millions pour ses discours, dont 200.000 livres sterling pour un discours en Chine.

Dans son rôle « d’émissaire pour la paix » au Moyen Orient, un travail bénévole mais générateur de gros frais de déplacement, Blair est devenu la voix d’Israël qui lui a accordé 1 million de dollars pour un « prix de la paix ».

En d’autres termes, la fortune de Blair a rapidement augmenté après avoir déclenché avec George W. Bush un bain de sang en Irak.

Ses complices sont nombreux. En mars 2003, le gouvernement en savait beaucoup sur la conspiration pour attaquer l’Irak. Straw, nommé plus tard « secrétaire à la justice », a fait disparaître des comptes rendus de réunions ministériels malgré l’ordre donné par le « Information Commissioner » de les publier. La plupart de ceux qui briguent la direction du Parti Travailliste ont soutenu le crime historique de Blair, et se sont levés comme un seul homme pour saluer ses dernières interventions devant la Chambre des Communes. En tant que ministre des affaires étrangères, David Miliban a tenté de couvrir la complicité britannique dans les tortures. Il a promu l’Iran au rang de nouvelle « menace ».

Des journalistes qui jadis chantaient les louanges de Blair, qualifié de « mystique », et relayaient avec complaisance toutes ses surenchères vaniteuses prétendent à présent l’avoir toujours critiqué. Quant aux mensonges servis à l’opinion publique, seul David Rose du Observer a présenté ses excuses. Les révélations de Wikileaks, publiées au nom de la vérité et la justice, se heurtent à une opinion publique gavée par un journalisme d’influence et de complicité. Des historiens célèbres et prolixes, tels Niall Ferguson, qui s’extasiaient sur la rénovation d’un impérialisme « éclairé » prône par Blair, gardent à présent le silence sur « l’absentéisme moral », selon Pankaj Mishra, « de ceux qui sont payés pour interpréter intelligemment le monde contemporain ».

LE FUGITIF

Est-il naif de penser que Blair sera un jour arrêté ?

Tout comme le gouvernement de Cameron comprend la « menace » que représente une loi qui transforme la Grande Bretagne en escale risquée pour les criminels de guerre Israéliens, Blair court le même risque dans nombre de pays et juridictions, ne serait-ce que de se voir arrêté et interrogé. Il est devenu le Kissinger de la Grande-Bretagne, qui doit organiser ses déplacements à l’étranger avec le soin d’un fugitif.

Deux événements récents semblent confirmer ceci. Le 15 juin, la Cour Pénale Internationale a pris une décision historique en ajoutant l’agression dans la liste des crimes de guerres sous sa juridiction. La Cour définit l’agression comme « un crime commis par un dirigeant politique ou militaire qui par sa nature, gravité ou échelle constitue une violation manifeste de la Charte des Nations Unies ». Des juristes internationaux ont qualifié cette décision de « bond gigantesque ». La Grande Bretagne est signataire du traité de Rome qui a crée la Cour et doit se conformer à ses décisions.

Le 21 juillet, Nick Clegg, devant la Chambre des Communes, a déclaré que l’invasion de l’Irak était illégale. Bien qu’il ait ensuite « précisé » qu’il ne s’exprimait qu’à titre personnel, Philip Sands, professeur en droit international à University College de Londres, a dit que le Premier ministre adjoint avait fait là « une déclaration qui devrait intéresser la Cour Pénale Internationale ».

Blair est originaire des classes moyennes supérieures britanniques qui, après s’être réjouies devant son ascension sans à-coups, peuvent à présent réfléchir sur les notions de Bien et de Mal qu’ils imposent à leurs propres enfants. Les souffrances des enfants en Irak hanteront la Grande-Bretagne tant que Blair sera libre de faire des profits.

John Pilger – dans New Statesman

SOURCE : http://www.newstatesman.com/uk-poli...

13 août 2010

Traduction VD pour le Grand Soir

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Tony-Blair-doit-etre-mis-en-e...http://www.legrandsoir.info/Tony-Blair-doit-etre-mis-en-e...


3-3 La nécessité d'un gouvernement anti-guerre.

Les Canadiens ont beaucoup de choses à penser à l'heure où les développements objectifs accélèrent la descente vers le fascisme d'État.

Trois des aspects les plus significatifs de ce fascisme montant sont :

La participation du Canada et son encouragement aux guerres d'agression des États-Unis contre l'Irak, l'Afghanistan et le Pakistan, les menaces et préparatifs de guerre contre la République populaire démocratique de Corée, l'Iran et le Liban; la répression policière sans précédent contre la dissidence et le droit de conscience au Sommet du G20 à Toronto; et le dernier clou dans le cercueil du contrat social de l'après-Deuxième Guerre mondiale entre le capital et le travail.

Les conditions objectives sont en constant changement, développement et mouvement. Notre pensée et les formes de résistance doivent refléter cette réalité de changement et affronter tous les défis que posent les conditions objectives. Cela signifie que la question pour nous n'est pas de chercher à retourner dans un passé qui nous apparaît aujourd'hui moins troublé et plus favorable. Nous devons faire face à la situation telle qu'elle se présente même si cela exige un réexamen de notre pensée passée et des formes et poiltiques du mouvement ouvrier canadien.

La nécessité d'un gouvernement anti-guerre

Les guerres sans fin des États-Unis en Asie centrale et de l'Ouest, l'agression israélienne appuyée par les États-Unis contre la Flottille de la Liberté de Gaza, la transformation des sales guerres secrètes des administrations américaines précédentes en opérations violentes ouvertes dans plus de 65 pays, et le déploiement des armadas navales américaines en position d'attaque autour de la péninsule coréenne, dans le golfe Persique et près de la côte Est de l'Amérique du Sud, forcent les Canadiens à réaliser que pour jouer un rôle positif dans le monde aujourd'hui, eux et leur gouvernement doivent être une force active contre la guerre. L'impérialisme américain doit être arrêté dans ses agressions mondiales. Pour accomplir cette tâche historique, il faut construire un front uni d'États et de peuples qui est déterminé à forcer les États-Unis à démanteler leurs bases militaires mondiales, à ramener leurs troupes et leurs armes de destruction massive à l'intérieur de leurs frontières et à arrêter leurs menaces contre les peuples du monde et leur droit d'être. Un gouvernement anti-guerre doit être établi par la mobilisation du peuple pour exiger l'annulation de toutes les alliances militaires, de tous les accords et de toute coopération avec l'impérialisme américain, le retrait du Canada de l'OTAN, de NORAD et du Nothern Command, et pour faire activement campagne contre la guerre comme méthode de résolution des conflits et problèmes internationaux.

11-08-2010

Déclaration du 5e plenum du Comité central du Parti communiste du Canada

 

http://www.cpcml.ca/francais/index.html



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

25/08/2010

n°494 - Journal d'Irak - 31-07 au 25-08-10 - : Début :- : Irak: Mission accomplie ?

n°494  - Journal d'Irak -   31-07  au 25-08-10  - : Début :- : Irak: Mission accomplie ?


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!



Journal d'Irak

 n°494                 du 31-07                   au 25-08-10

C.De Broeder & M.Lemaire



Le " Journal d’Irak  " est visible  ...

a) sur mes  blog :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                           http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dir...

c) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

Tiré à part :

Les forces américaines de ‘combat’ passent le relais aux Irakiens.

Gilles Munier : Retrait partiel d'Irak: un avant-goût de défaite

M. A. Boumendil : Après sept ans et demi de présence illégale les troupes américaines de ‘combat’ quittent l'Irak.

Robert Fisk : L'armée US dit adieu à l'Irak.

Ahmed Manai : Très peu de médias rendent compte des actions quotidiennes des nombreuses factions de la résistance.

Paroles & action du président...

Les missions de ‘combat’ US en Irak cesseront fin août, dit Obama.

Obama écrit à l’ayatollah Sistani pour sortir de l’impasse politique.

Obama se lave les mains de la tragédie irakienne.

Lutte pour la libération du territoire

La résistance contre l'agresseur

Résistance :

1 Analyse

Des résistants

2 Occupation de l'Irak

3 Politique

1) collaborateurs Irakiens

2) occupants 

Suite

4 Libération du territoire

Détails.

L'Irak en chiffre. 

Fin

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1  Vidéo : Sans blessures apparentes.

5-2 Vidéos : Focus : Entretien avec Thierry Meyssan.

5-3 Nasrallah, Ahmadinjad, Chavez et Erdogan sont les favoris dans le monde arabe  

5-4 Eva r-sistons : La guerre est la pire des solutions

6 Les brèves

6-2 Nasrallah, Ahmadinjad, Chavez et Erdogan sont les favoris dans le monde arabe  

6-3 Tarek Aziz : Obama "laisse l'Irak aux loups" …

6-4 Les Etats-Unis, responsables de l'impasse politique en Irak.

6-5 Des dizaines de manifestants pour critiquer l'état des services publics et la pénurie d'électricité",

6-6 Report à octobre d'un appel d'offres pour trois champs gaziers.

6-7 Yildrim : le PKK est manipulé par le Gladio.

6-8 Les Irakiens portent plainte contre les crimes commis à Abou Ghraïb.

 



Tiré à part :

Les forces américaines de ‘combat’ passent le relais aux Irakiens.

Les Etats-Unis ont transféré samedi aux forces de sécurité irakiennes le contrôle de toutes les tâches de ‘combat’, conformément à la promesse du président Barack Obama de mettre fin aux opérations américaines de ‘combat’ en Irak d'ici le 31 août.

Sept ans après l'invasion de l'Irak par des forces sous commandement américain, Washington entend ramener ses effectifs en Irak à 50.000 d'ici le 1er septembre contre un peu moins de 65.000 actuellement et près de 150.000 à l'apogée de la guerre.

Après le retrait, ce samedi, de la dernière brigade américaine de ‘combat’ et le départ des troupes de ‘combat’ d'ici la fin du mois, il restera en Irak six brigades de conseil et d'assistance chargées d'entraîner et de soutenir l'armée et la police irakiennes.

8/8
http://fr.news.yahoo.com/4/20100807/twl-irak-usa-troupes-mo-38cfb6d.html

 

Gilles Munier :   Retrait partiel d'Irak: un avant-goût de défaite

  « Ils sont partis comme des voleurs… comme des criminels », ont dit les Irakiens en apprenant que la 4ème brigade de combat Stryker, de la 2ème division d’infanterie de l’armée étasunienne, avait franchi la frontière du Koweït – sans tambour ni trompette -  à l'aube, le 19 août 2010. Partie d’Abou Ghraib, la soi-disant « dernière patrouille » a mis quatre jours pour couvrir 600km, roulant de nuit, protégée par des chasseurs F 16, des hélicoptères Black Hawk et, au sol, par des troupes du régime de Bagdad (1).

   A part le carré pro américain, personne ne regrette leur départ. Les brigades d’infanterie Stryker qui tirent leur nom du véhicule blindé dont elles sont dotées, ont participé aux massacres ayant ensanglanté l’Irak  - notamment à ceux de Fallujah et de Tell Afar -, et aux opérations de ratissage contre la résistance et aux tortures de civils dans les régions de Baquba, Rawa, Mossoul et Diyala (2).

Tout le monde se prépare au pire

   Si certaines troupes d’occupation s’en vont, d’autres restent. La guerre n’est pas terminée, n’en déplaise à Barack Obama en campagne électorale de mi-mandat. Sept ans et cinq mois après l’invasion du pays, environ 56 000 GI’s sont toujours en Irak, ainsi que plusieurs milliers de mercenaires (contactors). Tandis que l’armée américaine formera les troupes irakiennes, des forces spéciales – 5000 environ – combattront le terrorisme, c'est-à-dire la résistance. Personne ne sait quand les Etats-Unis se retireront vraiment d’Irak, surtout si le régime de Bagdad, aux abois, demande qu’ils restent. L’ancien chef rebelle kurde Babakr Zebari, actuel chef d’Etat major de l’armée irakienne, estime que le retrait américain est « prématuré » et que le régime ne pourra pas assurer, seul, sa sécurité… d’ici 2020.

D’ailleurs tout le monde se prépare au pire.

Signe qui ne trompe pas : les 2400 diplomates étasuniens en Irak seront protégés par une armée privée de 7 000 mercenaires disposant de 1300 véhicules blindés et de 29 hélicoptères. Chaque antenne diplomatique américaine aura une unité des forces spéciales à sa disposition (3). Dire que les Etats-Unis n’occupent plus l’Irak, ne participent plus aux combats, ou s’en abstiendront à l’avenir, sont des mensonges éhontés.

Notes:

(1) Last brigade of combat troops drives out of Iraq, par Teri Weaver et Heath Druzin (Stars and Stripes – 18/8/10).

http://www.stripes.com/news/middle-east/iraq/last-brigade-of-combat-troops-drives-out-of-iraq-1.115164

(2) Stryker Brigade

http://cpedia.com/wiki?q=Stryker+Brigade&guess_ambig=John+Keane+Stryker+Brigade+Fort+Lewis#headline_4

(3) Irak : l'Amérique retire sa force de frappe, par Renaud Girard

http://www.lefigaro.fr/international/2010/08/19/01003-201...

http://www.france-irak-actualite.com:80/article-retrait-partiel-d-irak-un-avant-gout-de-defaite-55706681.html

 

M. A. Boumendil : Après sept ans et demi de présence illégale les troupes américaines de ‘combat’ quittent l'Irak.

Samedi 21 août 2010

Le bilan de l’invasion est très lourd. Selon le secrétaire à la Defense, Robert Gates, 4 419 soldats (Ndr seulement ?) américains y ont laissé la vie.

Pour financer cette opération qui a duré plus de sept ans, mille milliards de dollars ont été déboursés par les contribuables américains, sans compter les dépenses indirectes liées à cette guerre injustifiée.
La quatrième brigade de la deuxième division d’infanterie de l’armée américaine, la dernière présente en Irak parmi les troupes de ‘combat’, a quitté le pays la nuit du 18 au 19 août par la frontière koweïtienne. Les militaires américains étaient 140 000 en 2009, au moment où Barack Obama accédait à l’investiture suprême aux États-Unis.
Après le retrait de la quatrième brigade, ils ne sont plus que 56 000, et 6 000 d’entre eux devraient avoir quitté le territoire irakien d’ici le 31 août. Les 50 000 militaires restants auront un rôle d’assistance et de formation auprès des soldats et des policiers irakiens, mais ne seront pas directement impliqués dans les opérations de maintien de l’ordre.
D’ici à la fin de 2011, l’ensemble des troupes américaines auront quitté le sol irakien, conformément à un accord établi entre Washington et Bagdad. Mais ce retrait total programmé ne rassure pas la population irakienne, qui continue de subir les affres du terrorisme islamiste et les conséquences d’une guerre interconfessionnelle entre chiites et sunnites. Ce sentiment est partagé par le chef d’état-major de l’armée irakienne, le général Babaker Zebari, qui a considéré, la semaine dernière, que ce retrait total de l’armée américaine était prématuré.
Selon lui, les forces irakiennes ne seront pas en mesure d’assurer pleinement la sécurité du pays avant 2020. Le porte-parole du département d’État, Philip Crowley, a parlé pour sa part de “moment historique” et se veut rassurant. “Nous ne mettons pas fin à notre engagement en Irak. Ce n’est pas la fin de quelque chose, mais une transition vers quelque chose de différent. Nous sommes engagés à long terme en Irak”, a-t-il déclaré.
Pour sa part, le gouvernement américain, comme pour justifier sa décision, ne manque pas d’évoquer la baisse du niveau de violence en Irak. 4 650 civils (seulement ?) ont été tués en 2009, le chiffre le plus bas enregistré depuis 2003, après l’invasion du pays en vue de renverser le président Saddam Hussein. Le bilan de l’invasion est très lourd.

Pour financer cette opération qui a duré plus de sept ans, mille milliards de dollars ont été déboursés par les contribuables américains, sans compter les dépenses indirectes liées à cette guerre injustifiée.
Mais le bilan est encore plus lourd du côté irakien. Les morts se comptent par centaines de milliers, civils et militaires confondus, le pays est presque totalement détruit, les guerres interconfessionnelles y font rage et l’Irak s’est transformé en Mecque inespérée pour l’organisation El-Qaïda qui y a établi des bases solides et multiplie les attentats sanglants. Cette guerre aussi absurde qu’inique a eu aussi des conséquences négatives à travers le monde, notamment dans les régions où l’islam est la religion dominante, en suscitant des vocations djihadistes, pour le plus grand bonheur des organisations islamistes radicales.
Si l’invasion de l’Irak en
2003 a été largement et énergiquement condamnée en 2003, le retrait des forces américaines, sept ans et demi après, suscite des interrogations. Non pas sur le plan du principe, puisque ce retrait est inévitable et nécessaire, mais du point de vue du calendrier, tenant compte des circonstances.
Quand on sait que depuis les législatives du 7 mars dernier, le pays est incapable de se doter d’un gouvernement, sachant que les attentats font leur lot quotidien de victimes et que la pseudo-démocratie installée se conjugue en clivages ethniques et confessionnels, quel avenir pour l’Irak ?
Après avoir semé le chaos, les États-Unis ne peuvent prétendre se racheter une virginité en respectant un calendrier de retrait qui n’a reçu l’aval des dirigeants irakiens que pour des raisons politiciennes évidentes.

M. A. Boumendil
Publié le 21 août 2010 avec l'aimable autorisation de Liberté

Source : Liberté
http://www.liberte-algerie.com/...http://www.palestine-solidarite.org:80/analyses.M.A.Boumendil.210810.htm

 

Robert Fisk : L'armée US dit adieu à l'Irak.

L’Amérique a laissé sa marque : Torture. Corruption. Guerre Civile

Photo : des soldats US quittent l’Irak en traversant la frontière avec le Koweit. Environ 50.000 troupes vont rester pour former l’armée irakienne.(...)

Lorsqu’on envahit un pays, il y a toujours un premier soldat – tout comme il y a toujours un dernier.

Le premier homme à la tête de la première unité de la première colonne de l’armée d’invasion américaine à fouler la place Fardous dans le centre de Bagdad en 2003 fut le caporal David Breeze du 3ème bataillon, 4ème régiment des Marines. Pour cela, évidemment, il me fit remarquer qu’il n’était pas du tout un soldat. Les Marines ne sont pas des soldats. Ce sont des Marines. Mais ça faisait deux mois qu’il n’avait pas parlé à sa maman alors – inévitablement – je lui ai proposé mon téléphone par satellite pour appeler chez lui dans le Michigan. Tous les journalistes savent qu’on obtient une bonne histoire à raconter si on prête son téléphone à un soldat en guerre.

«  Salut ! » a hurlé le caporal Breeze. « Je suis à Bagdad. J’appelle pour dire « salut, je vous aime, je vais bien. Je vous aime. » La guerre sera finie dans quelques jours. On se verra bientôt. » Oui, ils disaient tous ça, que la guerre sera bientôt finie. Ils n’ont pas consulté les Irakiens sur cette agréable perspective. Les premiers kamikazes – un policier dans une voiture et deux femmes dans une voiture – avaient déjà frappé les américains le long de l’autoroute qui mène à Bagdad. Des centaines d’autres allaient suivre. Des centaines d’autres suivront encore.

Alors il ne faut pas se laisser berner par le spectacle à la frontière koweïtienne de ces dernières heures, le départ des dernières troupes de « combat » de l’Irak deux semaines avant la date prévue. Ni par les cris infantiles de « on a gagné » de ces soldats adolescents dont certains n’avaient que 12 ans lorsque George W. Bush envoya son armée dans cette aventure catastrophique. Ils laissent derrière eux 50.0000 hommes et femmes – un tiers de la force d’occupation US – qui seront attaqués et qui devront encore se battre contre l’insurrection.

Certes, ils sont sur place officiellement pour former les hommes en armes et les miliciens et les plus pauvres parmi les pauvres qui ont rejoint l’armée irakienne, dont le propre commandant pense qu’elle sera incapable de défendre le pays jusqu’en 2020. Mais le pays sera toujours sous occupation – car il est évident qu’un des « intérêts américains » qu’il leur faudra défendre est celui de leur propre présence – avec les milliers de mercenaires armées et indisciplinés, occidentaux et orientaux, qui se frayent un chemin à coups de feu pour protéger nos précieux diplomates et hommes d’affaires occidentaux. Alors dites-le à voix haute et intelligible : nous ne partons pas.

Au lieu, les millions d’Américains qui sont passés par l’Irak ont apporté la plaie. Depuis l’Afghanistan – pour qui ils ont eu le même intérêt après 2001 qu’ils auront l’année prochaine lorsqu’ils commenceront à « quitter » le pays – ils ont apporté Al Qaeda. Ils ont apporté la guerre civile. Ils ont apporté la corruption à grande échelle. Ils ont marqué Abou Ghraib du sceau de la torture et ont fait de cette prison une digne héritière du régime de Saddam Hussein – non sans avoir au préalable marqué du sceau de la torture celle de Bagram et toutes les autres prisons clandestines en Afghanistan. Ils ont introduit le sectarisme dans un pays qui, malgré toute la brutalité et la corruption du régime de Saddam Hussein, avait néanmoins imposé une unité entre Sunnites et Chiites.

Et parce que les Chiites allaient inévitablement diriger cette nouvelle « démocratie », les soldats américains ont donné à l’Iran la victoire qu’il n’a pas pu obtenir dans la terrible guerre de 1980-1988 contre Saddam Hussein. Les hommes qui ont jadis attaqué l’ambassade américaine au Koweit – des hommes qui étaient alliés aux kamikazes qui ont fait sauter la base militaire US à Beyrouth en 1983 – aujourd’hui participent au pouvoir en Irak. Hier, les Dawas étaient des « terroristes ». Aujourd’hui, ce sont des « démocrates ». C’est drôle comment nous avons oublié les 241 soldats américains qui sont morts dans l’aventure libanaise. Le caporal David Breeze devait avoir deux ou trois ans à l’époque.

Ma la folie continue. Le désastre américain en Irak a infecté la Jordanie voisine avec Al Qaeda – l’attentat contre un hôtel à Amman – et puis le Liban de nouveau. L’arrivée des hommes armés du Fatah al-Islam dans le camp palestinien de Nahr al-Bared dans le nord du Liban – leur guerre de 34 jours contre l’armée libanaise – et les innombrables civils tués furent le résultat direct du soulèvement sunnite en Irak. Al Qaeda est arrivé au Liban. Puis l’Irak sous occupation américaine a réinfecté l’Afghanistan où les kamikazes ont transformé les farouches guerriers américains en poules mouillées.

Peu importe, car à présent ils sont en train de réécrire l’histoire. Prés d’un million d’irakiens sont morts et Tony Blair s’en fiche royalement car ils n’apportent rien aux généreux émoluments qu’il touche. Pas plus que la plupart des soldats américains. Ils sont venus. Ils ont vu. Ils ont été vaincus. Et maintenant ils disent qu’ils ont gagné. Les arabes, qui survivent avec 6 heures d’électricité par jour dans un pays exsangue, doivent vraiment rêver à d’autres victoires comme celle-ci.

Robert Fisk

Hier et aujourd’hui

3.000 : c’est nombre de civils irakiens tués l’année dernière. C’est moins que le dixième des 34.500 tués en 2007 mais indique les dangers auxquels les irakiens doivent faire face au quotidien.

200 : nombre d’Irakiens connus encore détenus par les Etats-Unis – une fraction des 26.000 détenus dans les prisons militaires il y a trois ans.

15,5 : nombre d’heures par jour en moyenne d’électricité à Bagdad, soit une amélioration notable par rapport aux six heures il y a trois ans mais encore inférieur aux 24 heures que connaissaient les villes irakiennes avant l’invasion.

SOURCE
Robert Fisk : http://www.independent.co.uk/opinio...

Dimanche 22 août 2010

Traduction VD pour le Grand Soir

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/L-armee-US-dit-adieu-a-l-Irak-The-Independent.html

http://www.legrandsoir.info:80/L-armee-US-dit-adieu-a-l-Irak-The-Independent.html

http://www.palestine-solidarite.org:80/analyses.Robert_Fisk.220810.htm

 

Ahmed Manai : Très peu de médias rendent compte des actions quotidiennes des nombreuses factions de la résistance.

 Depuis le mois de mars 2010, l’Irak n’est présent dans les médias internationaux que par la crise politique qui empêche la formation d’un gouvernement, les actions terroristes qui endeuillent régulièrement le pays, les pénuries d’électricité, de gaz et d’eau, et le retrait des forces d’occupation américaines.

Très peu de médias rendent compte des actions quotidiennes des nombreuses factions de la résistance qui semblent avoir augmenté ces derniers mois. C’est l’Omerta totale !

Le texte suivant rend compte des opérations menées par une de ces factions : l’armée de l’ordre Naqshbandia

A.M.

Le texte suivant rend compte des opérations menées par une de ces factions : l’armée de l’ordre Naqshbandia

L’Armée de l’Ordre Naqshabandi, l’une des factions du Front du Jihad, de la libération et du Salut National (FJLSN) menée et commandée par le grand Mujahid, Izzat Ibrahim al Duri, déclare aujourd’hui avoir effectué trois cents quatre(304) opérations armées contre les forces d’Occupation US pour le seul mois de juillet.

L’Armée de l’Ordre Naqshabandi publie à cette occasion quatre communiqués militaires, expliquant et donnant les détails des différentes opérations exécutées par ses Moudjahidines ‘combat’tants au mois de juillet 2010.

Les diverses opérations entreprises par les ‘combat’tants irakiens contre les gangsters mondialistes US incluent des bombardements des bases de l’occupant sanguinaire US par des missiles, et des mortiers de différents calibres, des bombes aux bords des routes visant ses véhicules et son personnel en plus des opérations de tireurs d’élites. L’Armée Naqshabandi indique par ailleurs que ses Moujahidines ont réussi à abattre deux avions-espions appartenant à l’ennemi, et ont ciblé un hélicoptère de ‘combat’ par quatre missiles « Al Sadid ».

Au cours de ce même mois de juillet, le Bureau de l’Information de l’Armée Naqshabandi a mis en ligne les cinq publications audio-visuelles n° 90, 91, 93 et 94, et qui contiennent plus que 80 opérations audio-visuelles contre l’ennemi sioniste et sanguinaire US.

Les analystes militaires qui suivent de près l’évolution et les développements de la scène irakienne et les hauts faits de la Résistance irakienne affirment avoir observé une recrudescence sans précédent des attaques de la Résistance contre la soldatesque US qui s’apprêtent à s’enfuir dans la honte et l’ignominie, de la Mésopotamie.

Les mêmes analystes indiquent que la moyenne des opération effectuées par les Moujahidines contre l’Occupant US s’élève à dix opérations par jour ce qui est considéré comme un record en soi, car toutes les factions de la Résistance irakienne réunies ne pouvaient effectuer un tel nombre d’attaques contre l’Occupant immonde US en un jour au long des trois dernières années c’est à dire après l’apparition des collabos ou la Milice des dit « Sahawat » entraînés et payés par les Occupants gangsters US.

Les analystes militaires indiquent aussi, que l’intensification des attaques contre l’Occupant et ses mercenaires mondialistes démontre que les hommes de l’Armée Naqshabandi déteinnent de véritables capacités pour surprendre l’ennemi US malgré les moyens formidables dont il dispose , en agents de la CIA, services de renseignement, milice et collaborateurs qui comptent par milliers et campagnes de désinformation pour discréditer la Résistance irakienne et malgré l’omerta imposée par le dieu Sion au niveau médiatique.

Les mêmes sources indiquent aussi que les communiqués militaires affirment de même que les ‘combat’tants de l’Armée Naqshabandi ont pu élargir leurs champs d’action pour couvrir 13 secteurs au lieu de 10 étant donné que les secteur de al Anbar, Ninive et Diyala, contiennent deux secteurs au lieu d’un seul.

L’évolution et la recrudescence des opérations de l’Armée Naqshabandi contre les voyous US, ajoutent les sources en question, démontrent la popularité et le soutien dont jouissent le Leadership légitime de l’Irak représenté par le Haut Commandement du Jihad, de la Libération et du salut National, auprès de la population et des citoyens irakiens.

Il est important de noter que les Moujahidines de l’Ordre Naqshabandi, suivent les mêmes tactiques militaires de l’ « ancienne » armée irakienne et de la Garde Républicaine pour ‘combat’tre l’armée US étant donné que l’Armée Naqshabandi a déclaré à plusieurs reprises que ses commandants militaires proviennent de l’élite de l’ « ancienne » armée irakienne et de la Garde Républicaine. Les opérations de l’Armée Naqshabandi ciblent uniquement l’armée d’occupation et interdit formellement de porter atteinte à la vie de citoyens irakiens, c’est la raison pour laquelle, cette armée de la Résistance irakienne jouit d’un tel prestige et popularité parmi la population.

L’Armée de l’Ordre Naqshabandi se divise en plusieurs formations d’armée tels des bataillons, des régiments, des légions, et des brigades et possèdent des unités spéciales de lancements de missiles telles que les brigade de soutien et de mortiers, des unités spéciales d’Assaut, des unités de tireurs d’élite ainsi que des brigades anti aériennes.

Ci dessous les liens des divers communiqués militaires et des publications audiovisuelles mis en lignes par le Bureau de l’Information de l’Ordre Naqshabandi.

1- Les opérations du Jihad des ‘combat’tants de l’Ordre Naqshabandi pour la période du 1er au 7 juillet 2010

http://www.alnakshabandia.com/home/news.php?action=view&id=785&55239d47a71d69f4e9096b18f2ca1118/

2- Les opérations du Jihad des ‘combat’tants de l’Ordre Naqshabandi pour la période du 8 au 15 juillet 2010

http://www.alnakshabandia.com/home/news.php?action=view&id=795&55239d47a71d69f4e9096b18f2ca1118/

3- Les opérations du Jihad des ‘combat’tants de l’Ordre Naqshabandi pour la période du 16 au 22 juillet 2010

http://www.alnakshabandia.com/home/news.php?action=view&id=806&55239d47a71d69f4e9096b18f2ca1118/

4- Les opérations du Jihad des ‘combat’tants de l’Ordre Naqshabandi pour la période du 23 au 31 juillet 2010/

http://www.alnakshabandia.com/home/news.php?action=view&id=808&55239d47a71d69f4e9096b18f2ca1118/

Les publications audiovisuelles mises en ligne au mois de juillet 2010

1- La publication n° 90 des opérations de l’Ordre de l’armée Naqshabandi

http://www.alnakshabandia.com/home/news.php?action=view&id=766&aa27c9417011ac72ce79beaf7688cf49/

2- La publication n° 91 des opérations de l’Ordre de l’armée Naqshabandi

http://www.alnakshabandia.com/home/news.php?action=view&id=774&925b7b5622393dad07c8c52e859a0249/

3- La publication n° 92 des opérations de l’Ordre de l’armée Naqshabandi

http://www.alnakshabandia.com/home/news.php?action=view&id=782&aa27c9417011ac72ce79beaf7688cf49/

4- 1- La publication audiovisuelle n° 93 des opérations de l’Ordre de l’armée Naqshabandi

http://www.alnakshabandia.com/home/news.php?action=view&id=793&aa27c9417011ac72ce79beaf7688cf49/

5- La publication audiovisuelle n° 94 des opérations de l’Ordre de l’armée Naqshabandi

http://www.alnakshabandia.com/home/news.php?action=view&id=800&aa27c9417011ac72ce79beaf7688cf49/

17 août

Ahmed Manai 

Publié par le ‘combat’tant, pilote de chasse et camarade Ra’afat Ali à Bagdad du Jihad

le 4 Ramadan, 1431 correspondant au13 Août 2010

Translated by abu Assur

lien de l’article en arabe :

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http://tunisitri.wordpress.com/2010/08/17/irak-l%e2%80%99armee-de-l%e2%80%99ordre-naqshbandia/#more-1841


Paroles & action du président...

Les missions de ‘combat’ US en Irak cesseront fin août, dit Obama.

Barack Obama déclare qu'il tiendra sa promesse de mettre fin aux opérations de ‘combat’ de l'armée américaine en Irak à la fin du mois d'août, malgré le blocage politique où se trouve Bagdad et le regain d'activités insurrectionnelles enregistré le mois dernier.

S'adressant à Atlanta à d'anciens ‘combat’tants handicapés, au moment où l'opinion publique soutient de moins en moins l'effort de guerre en Afghanistan, le chef de la Maison blanche a insisté sur la réduction rapide du rôle militaire américain en Irak.

A l'approche des élections de mi-mandat (novembre), il a ainsi rappelé aux démocrates, dont l'opposition à la guerre d'Irak a contribué à le hisser à la présidence, que sa promesse de "mettre fin à la guerre en Irak de façon responsable" était en voie de se concrétiser.

"Peu après avoir pris mes fonctions, j'ai annoncé notre nouvelle stratégie pour l'Irak et pour le passage progressif à une entière responsabilité des Irakiens", a dit le président.

"J'ai clairement fait comprendre que d'ici au 31 août 2010, la mission de ‘combat’ de l'Amérique en Irak prendrait fin. Et c'est exactement ce que nous sommes en train de faire - comme promis et dans les temps."

L'armée américaine compte réduire ses effectifs en Irak à 50.000 hommes d'ici fin août. Officiellement, ils joueront un rôle consultatif auprès des forces de sécurité irakiennes.

Obama s'est de nouveau engagé à retirer toutes les troupes américaines d'Irak "d'ici à la fin de l'an prochain".

Il a néanmoins reconnu que des risques persistaient à l'heure actuelle. "Le fait est que nous ne sommes pas encore au bout des sacrifices américains en Irak", a-t-il dit.

LE DÉFI AFGHAN

Obama a prononcé ce discours sur fond de tensions et d'incertitude politiques en Irak, où les deux principaux partis n'ont pas réussi à s'entendre sur la mise en place d'un nouveau gouvernement cinq mois après des élections législatives qui n'ont pas dégagé de tendance nette.

L'augmentation des attaques et attentats meurtriers observée en juillet fait craindre que les insurgés ne profitent de ce vide politique pour relancer les antagonismes intercommunautaires.

Face à l'opposition croissante de l'opinion américaine à la guerre d'Afghanistan, où il a envoyé des renforts pour contrer une recrudescence des attaques montées par les taliban, Obama s'est aussi efforcé lundi de rallier des soutiens.

Bien que l'Irak ne figure plus dans les grands titres de presse et occupe très peu de place dans la campagne pour les élections de novembre, ce discours permettait à Obama d'imprimer sa marque sur une étape clé dans le retrait américain et de montrer aux indécis qu'il s'en tenait à son programme initial.

3/8

http://fr.news.yahoo.com/4/20100802/twl-obama-irak-38cfb6d_1.html

 

Obama écrit à l’ayatollah Sistani pour sortir de l’impasse politique.
Barack Obama a envoyé une lettre à Ali Sistani, lui demandant de mettre fin aux querelles entre responsables politiques en vue de former un nouveau gouvernement, a rapporté hier le magazine Foreign Policy. M. Obama a envoyé sa lettre peu après une tentative ratée du vice-président Joe Biden de régler le conflit à propos du nouveau gouvernement lors d'une visite le 4 juillet à Bagdad, a précisé Foreign Policy.
Un porte-parole de
la Maison-Blanche a refusé de commenter l'information, ainsi qu'un porte-parole du bureau de Ali Sistani à Najaf.

07-08

http://www.lorientlejour.com/category/Moyen+Orient+et+Monde/article/667117/_Obama_ecrit_a_l'ayatollah_Sistani_pour_sortir_de_l'impasse_politique.html

 

Obama se lave les mains de la tragédie irakienne.

En guise de paix, de liberté et de démocratie que l’occupation étrangère était censée apporter au peuple irakien, celui-ci s’est retrouvé pris dans la tourmente d’une violence armée inouïe et d’affrontements à caractères ethnique, religieux et communautariste qui conduisent à une implosion inéluctable de l’Etat-nation irakien.

La promesse électorale faite à ses compatriotes par Barack Obama, de retirer au plus vite les troupes américaines d’Irak s’il est élu à la Maison-Blanche, semble se concrétiser en partie avec l’évacuation, mercredi, de la dernière brigade de combat qui était opérationnelle dans ce pays. Avec son départ, il ne reste que 50 000 soldats américains sur le territoire irakien, dont le rôle se limite en théorie à entraîner et à conseiller l’armée nationale irakienne, à qui est transférée la mission du maintien de l’ordre dans le pays.

Selon le plan de désengagement planifié par le Pentagone et approuvé par la Maison-Blanche, ces 50 000 soldats quitteront à leur tour l’Irak d’ici la fin de 2011.

Sauf que ce scénario optimiste risque de s’avérer irréalisable au regard de l’aggravation de la situation sécuritaire en Irak depuis que l’armée et la police du pays assument la responsabilité en ce domaine. Pour les observateurs, il ne fait aucun doute que ces institutions sont incapables de faire face à la situation. De l’avis de tous, les conditions d’une guerre civile sont réunies, que ses protagonistes engageront si le retrait total américain devient effectif.

C’est l’avertissement qu’ont lancé pour leur part des officiers supérieurs américains et le chef d’état-major de l’armée irakienne lui-même et demandé à ce que ce retrait soit repoussé plus loin dans le temps. Selon les mêmes observateurs, quel que soit le Premier ministre qui va être en charge du gouvernement irakien, il sera dans l’obligation de solliciter lui aussi de Washington le différé du retrait total de ses troupes à après 2011.

Tout annonce que la situation va être chaotique au-delà des prévisions les plus pessimistes, compte tenu du passif que l’invasion et l’occupation américaine y ont accumulé. L’invasion américaine a certes mis un terme au régime baasiste de Saddam Hussein, mais elle a ouvert une véritable boîte de Pandore. En guise de paix, de liberté et de démocratie que l’occupation étrangère était censée apporter au peuple irakien, celui-ci s’est retrouvé pris dans la tourmente d’une violence armée inouïe et d’affrontements à caractères ethnique, religieux et communautariste qui conduisent à une implosion inéluctable de l’Etat-nation irakien.

Dans ces conditions, le départ du pays des troupes américaines, tel que programmé par Washington, sera perçu par l’opinion mondiale comme l’expression d’un fiasco complet de l’invasion irakienne.

Barack Obama est certes tenu par sa promesse électorale. Il se devait de l’honorer, du moins en partie, pour démontrer à ses concitoyens qu’il fait ce qu’il dit, surtout que le pays est à la veille de la cruciale échéance électorale de novembre prochain. Sauf qu’en le faisant et en laissant donc l’Irak s’enfoncer dans le chaos annoncé pour advenir après le retrait américain, c’est le prestige des Etats-Unis qui en sera irrémédiablement terni, de même qu’il s’en suivra une aggravation encore plus problématique pour les intérêts géostratégiques de l’Amérique dans la région.

Engagées sous des prétextes fallacieux, mensongers en tous points, l’invasion puis l’occupation pendant 7 années de l’Irak n’ont généré que gâchis, instabilité et destruction à tout point de vue d’un pays, dont le peuple est sommé après cela de se prendre en charge, voire de manifester de la reconnaissance à la nation qui lui a infligé ce sort.

Le Quotidien d’Oran

22 août 2010 –

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=9285


n°494 - Journal d'Irak - 31-07 au 25-08-10 - : Suite :- : Irak: Mission accomplie ?

n°494  - Journal d'Irak -   31-07  au 25-08-10  - : Suite  :- : Irak: Mission accomplie ?


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!



Journal d'Irak

 n°494                 du 31-07                   au 25-08-10

C.De Broeder & M.Lemaire



Le " Journal d’Irak  " est visible  ...

a) sur mes  blog :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                           http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dir...

c) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

4 Libération du territoire

L'Irak en chiffre. 


L'Irak en chiffre: du 31-07 au 25-08-10



 

 

 

Tués

Blessés

 

 

 

 

 

Peuple irakien

553

x

 

 

 

 

 

Usboys/Autres boys + miliciens

3

X

 

 

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs & miliciens

141

202

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Occupation de l'Irak

Les forces en présence

Etats-Unis

Les dernières troupes de ‘‘combat’’ US quittent le pays.

nb

La dernière brigade de ‘‘combat’’ américaine s'est retirée d'Irak et a franchi la frontière koweïtienne, près de sept ans et demi après leur entrée dans le pays rapportaient mercredi soir les médias américains.

Des images de MSNBC montraient un journaliste de la chaîne accompagnant la 4e Stryker Brigade de la Seconde division d'infanterie, au moment où elle commençait à franchir la frontière entre l'Irak et le Koweït.

Selon CNN, il restera 56.000 soldats américains en Irak après le retrait de cette brigade. Il est prévu que seuls 50.000 militaires américains demeurent dans le pays après le 31 août, date fixée par les Etats-Unis pour mettre fin à leur mission de ‘combat’ en Irak au profit d'un rôle d'entraînement et de conseil.

Le porte-parole du département d'Etat, Philip Crowley, s'exprimant en direct sur MSNBC au moment où étaient montrées les images de blindés franchissant la frontière, a évoqué un "moment historique" mais rappelé que l'engagement américain en Irak était solide et à long terme.

"La dernière chose que nous voulons, c'est qu'apparaisse une nouvelle occasion d'envoyer des troupes en Irak et que nous devions mettre fin à notre phase de ‘combat’ une deuxième fois", a-t-il dit. Le conflit irakien, qui a coûté officiellement la vie de 4400 Américains et où les Etats-Unis ont engagé mille milliards de dollars, a eu "un coût élevé", a-t-il souligné.

Dans une lettre datée du 18 août et que l'on peut lire sur le site internet de la Maison Blanche, le président Obama salue également la fin de la mission de ‘combat’ tout en ne faisant aucune mention du départ des dernières unités ‘combattantes dans la nuit de mercredi à jeudi.

Le départ de la 4e Brigade intervient au lendemain d'un attentat dans un centre de recrutement de l'armée à Bagdad, qui a fait 59 tués et au moins 100 blessés.

(ats /

19 août

http://www.romandie.com/infos/ats/display.asp?page=201008...

 

22-08

L'armée américaine, forte de 52.000 hommes en Irak, achèvera officiellement sa mission de ‘combat’ le 31 août. La dernière brigade américaine de ‘combat’ a quitté l'Irak jeudi.

Les 50.000 militaires américains qui resteront après le 31 août devront avoir quitté le pays à la fin 2011 en vertu d'un accord conclu par les deux pays en novembre 2008.

AFP



3) Politique des collaborateurs Irakiens

1 Confection d'un gouvernement fantoche

L'Irak traverse une crise politique depuis près de cinq mois, aucun parti n'étant sorti clairement vainqueur des élections législatives organisées en mars dernier.

AP 

8/8

Les diverses factions politiques et religieuses se querellent encore au sujet de la direction et de la composition du futur gouvernement.

http://fr.news.yahoo.com/

08-08

L’incapacité des partis irakiens à former un gouvernement, cinq mois après les élections législatives, a créé un vide de pouvoir propice à des tensions intercommunautaires et qui porte de nombreux Irakiens à douter de la capacité des forces locales à maintenir la sécurité.

Lors de la cérémonie de transfert des responsabilités, samedi à Abou Ghraïb, en banlieue de Bagdad, le général Raymond Odierno, chef des forces américaines en Irak, et le ministre irakien de la Defense, Abdel Kader Jassim, ont tous deux assuré que les retards dans la formation du gouvernement n'affectaient pas la capacité des forces irakiennes à assurer la protection de la population.

8/8
http://fr.news.yahoo.com/4/20100807/twl-irak-usa-troupes-mo-38cfb6d.html

 

La Marjaïya rejette la proposition américaine.

En Irak, l’Ayatollah Sistani, vient, une nouvelle fois, de faire preuve d'indépendance d'action, en rejetant l'appel du président américain.
Celui-ci avait demandé à ce que
la Marjaïya intervienne dans le processus de formation du gouvernement d'Union nationale qui peine à avancer. "Le Grand Ayatollah n'a aucun lien, ni de près, ni de loin, avec le gouvernement, l'ambassade ou les forces américaines, en Irak.", a affirmé l'un des responsables de son bureau, joint par le journaliste du quotidien arabophone, "Al Hayat". "C'est l'Ayatollah Sistani et lui seul qui décidera quand et comment intervenir dans ce processus.", a-t-il poursuivi.

Dans le même temps, Sadredinne Al Qapanchi, membre de l'Assemblée suprême islamique d'Irak, a qualifié la lettre d'Obama d'aveu d'impuissance de la force étrangère à imposer sa volonté aux Irakiens, à s'immiscer dans leurs affaires intérieures. "La réponse de la Marjaïya à cette lettre est la preuve qu'elle est toujours largement suivie et écoutée.", a-t-il souligné.  

 08/08/2010

IRIB-

http://french.irib.ir/index.php/info/moyen-orient/item/99748-en-irak-la-marja%C3%AFya-rejette-la-proposition-am%C3%A9ricaine

 

L'ambition de Maliki bloque la formation du gouvernement irakien.

L'insistance du Premier ministre sortant Nouri Maliki pour se succéder à lui-même continue à bloquer les efforts de formation d'un nouveau gouvernement en Irak, cinq mois après des élections législatives qui n'ont produit aucune majorité parlementaire.

Le front laïc Irakia conduit par l'ancien Premier ministre chiite Iyad Allaoui est arrivé en tête du scrutin, en enlevant deux sièges de plus qu'Etat de droit (EDD), la coalition emmenée par Maliki, tandis que l'Alliance nationale irakienne (ANI), à dominante chiite, s'est classée troisième.

Soutenu par les Etats-Unis, Allaoui revendique la direction du gouvernement, mais Maliki, qui prétend continuer à diriger le pays, s'est tourné vers l'ANI, avec lequel il a noué une "Alliance nationale" qui peut compter sur 159 sièges sur 325 au parlement.

Mais le refus du courant de l'imam radical chiite Moktada Sadr de reconduire Maliki, qui a retardé jusqu'ici la formation d'un nouveau gouvernement, a été reprise à son compte par l'ANI, a fait savoir dimanche Koussaï al Souhaïl, un des dirigeants du courant sadriste, composante influente de l'alliance.

"Toutes les composantes de l'ANI sont convenues que l'obstacle restait l'insistance pour désigner Maliki", a-t-il souligné, en précisant cet avis était "unanime" et que son alliance souhaitait une "alternative".

L'ANI a décidé de suspendre les pourparlers sur la formation d'un nouveau gouvernement en attendant que l'EDD désigne un nouveau candidat à sa tête tout en réaffirmant son attachement à l'Alliance nationale en tant que groupe parlementaire le plus important, a déclaré samedi l'homme politique chiite Ahmed Chalabi, ex-poulain des Etats-Unis et dirigeant en vue de l'ANI.

Selon le député chiite Hadi al Amiri, qui dirige l'organisation Badr, ancien bras armé du Conseil suprême islamique d'Irak (CSII), première composante de l'ANI, c'est Washington qui serait responsable du blocage politique en raison de son insistance à voir Irakia et EDD former une coalition.

Washington entendrait ainsi exclure d'autres formations très hostiles à la présence américaine, dont la milice Badr et celle de Sadr, l'Armée du Mahdi de Sadr.

1/8

http://fr.news.yahoo.com/4/20100801/twl-irak-gouvernement-38cfb6d_1.html

 

Le bloc Irakia rompt les discussions avec le Nouri al Maliki

Le bloc Irakia, soutenu par les Sunnites, de l'ancien Premier ministre irakien Iyad Allaoui a rompu lundi les discussions sur la formation d'une coalition avec le Premier ministre Nouri al Maliki.

Cinq mois après les élections législatives qui n'ont dégagé aucune majorité claire, l'Irak n'a toujours pas de nouveau gouvernement. L'impasse politique dans laquelle se trouve le pays a ravivé les tensions alors que l'armée américaine s'apprête à mettre un terme à ses opérations de ‘combat’ à la fin du mois.

Mayssoun al Damloudji, porte-parole d'Irakia, a déclaré que le bloc avait arrêté les négociations - qui étaient préliminaires - avec l'alliance de l'Etat de Droit de Maliki, à dominante chiite, parce que Maliki avait qualifié Irakia de formation sunnite, et non interconfessionnelle.

"Nous exigeons qu'il présente des excuses, non à Irakia, mais aux partisans d'Irakia qui ont voté pour un projet national et non pour un projet confessionnel", a dit Damloudji.

Intisar Allaoui, une haute responsable d'Irakia, a fait savoir que plus de 26 des 91 députés élus du bloc étaient chiites, tout comme Iyad Allaoui.

"Alors pourquoi nous qualifie-t-il de bloc sunnite ? C'est une insulte", a-t-elle estimé.

Les Irakiens espéraient que le scrutin du 7 mars permettrait d'apporter une plus grande stabilité et une plus grande prospérité sept ans après l'invasion menée par les Etats-Unis et les bains de sang qui ont suivi entre la majorité chiite et les Sunnites.

Si les violences ont globalement diminué dans la pays depuis les massacres intercommunautaires de 2006-2007, les attentats restent une réalité quotidienne. L'impasse politique et les violences font planer un doute sur la capacité de l'Irak à attirer les investisseurs étrangers indispensables à sa reconstruction après des années de guerre, de sanctions et de déclin économique.

Le nombre de civils tués dans les violences a presque doublé entre le mois de juin et de juillet, selon les chiffres du gouvernement irakien. Au total, 396 civils ont été tués contre 204 en juin par des attentats commis par des groupes armés qui tentent de mesurer la force de frappe des forces de sécurité irakiennes avant le départ des troupes américaines.

Soutenu par les Sunnites, le bloc Irakia d'Allaoui a devancé de deux sièges l'Etat de droit chiite de Maliki lors des élections de mars. L'Etat de droit et une autre formation chiite, l'Alliance nationale irakienne (INA), ont annoncé leur fusion début juin sous un nouveau nom Alliance nationale.

Plusieurs alliés chiites de Maliki se sont opposés à sa reconduction au poste de Premier ministre, contraignant ce dernier à entamer des négociations avec Allaoui pour tenter de sortir de l'impasse.

16/8

Isaac Levanon


2 Les grandes manœuvres

07-08

Dans une interview publiée hier par le Guardian, l'ancien vice-Premier ministre irakien de Saddam Hussein, Tarek Aziz, a accusé M. Obama « d'abandonner l'Irak à son sort » en retirant ses troupes de ‘combat’ malgré un regain de violence. Les États-Unis et la Grande-Bretagne « ont tué notre pays à bien des égards. Quand vous faites une erreur, vous devez corriger cette erreur et ne pas laisser l'Irak mourir », a-t-il déclaré au quotidien britannique depuis sa cellule de Bagdad.
C'est la première interview de Tarek Aziz depuis qu'il s'est livré aux troupes américaines fin avril 2003, peu après la chute de Bagdad.

http://www.lorientlejour.com/category/Moyen+Orient+et+Monde/article/667117/_Obama_ecrit_a_l'ayatollah_Sistani_pour_sortir_de_l'impasse_politique.html


3  Sur le terrain

8/8

Selon des sources politiques et policières, les groupes 'terroristes' agissent à la faveur du vide de pouvoir qui a suivi les élections législatives indécises du 7 mars dernier.

http://fr.news.yahoo.com/


4 Prisons, exactions & torture

03-08

 La haute cour criminelle irakienne a rendu ses verdicts contre les autres accusés officiels de Saddam Hussein.

Mizban Khidir Hadi, le 23ème officiel le plus recherché de Saddam Hussein a été condamné à la peine de mort, a révélé un officiel du ministère de la Justice à Xinhua sous couvert d'anonymat.
M. Hadi était membre du Conseil du commandement révolutionnaire, organisme le plus puissant sous le régime de Saddam Hussein. Il a été arrêté le 9 juillet 2003.
Parmi les 32 accusés, le tribunal a condamné l'ancien ministre de
la Defense, Sultan Hashim al-Taie, à 15 ans de prison, et Aziz Salih al-Numan, autre membre du parti Baath, à sept ans d'emprisonnement..

Source: xinhua

http://french.peopledaily.com.cn/International/7094689.html



b) Les occupants 

1) Usa

1 Obama

Toujours pas de gouvernement

Barack Obama a réuni mercredi matin son équipe de sécurité nationale pour discuter de la situation en Irak, toujours sans gouvernement, cinq mois après les élections législatives.

L'armée américaine, qui compte actuellement environ 64.000 hommes en Irak, doit achever sa mission de ‘combat’ le 31 août, conformément à la feuille de route annoncée par Barack Obama peu après sa prise de fonctions début 2009.

(Nouvelobs.com)


Extension des guerres ?

Gates confirme son départ pour 2011

Le secrétaire américain à la Defense, le républicain Robert Gates, a confirmé lundi qu'il quitterait l'an prochain l'administration Obama, une fois qu'il aura l'assurance que le début de retrait des troupes d'Afghanistan est sur les rails.

"Je pense que dans le courant de l'année prochaine, je serai en position (...) de savoir si notre stratégie fonctionne en Afghanistan", a déclaré le ministre dans un entretien accordé au magazine américain Foreign Policy.

"La stratégie d'envoi de renforts aura été achevée. Nous en aurons fait l'évaluation en décembre (2010). Et il me semble que dans le courant de 2011 il y aura logiquement un moment pour passer la main", a ajouté M. Gates.

M. Gates avait d'abord été nommé à son poste par Bush puis maintenu dans ses fonctions par Barack Obama, à qui il a apporté une caution républicaine dans sa stratégie guerrière en Afghanistan.

AFP -

16 août


Politique intérieure & extérieure

La société de sécurité privée, ex Blackwater, mise à l’amende aux Etats-Unis.

Le New York Times l'a annoncé dans son édition du samedi 21 août 2010 : la société de sécurité Xe Services, mieux connue sous son ancien nom de Blackwater, devra payer une amende de 42 millions de dollars, après accord avec le gouvernement américain.

Une amende pour avoir violé les règles d'exportation d'armes. C'est une dérive supplémentaire de ces sociétés militaires privées

Un montant de 42 millions de dollars de pénalités pour vente d'armes en Afghanistan, entraînement de policiers taïwanais au tir d'élite et proposition de formation de soldats au Soudan.

Décidément, on pouvait vraiment tout demander à Blackwater, la plus importante des sociétés militaires privées du monde.

Depuis le 11 septembre 2001, les services de ces sociétés sont très sollicités. En premier lieu par le gouvernement américain lui-même : logistique, équipement, surveillance, renseignement. Les Etats-Unis privatisent la guerre à tout va et sous-traitent leurs conflits auprès de Blackwater et consorts. De véritables armées de l'ombre qui interviennent en Irak, en Afghanistan ou en Colombie.

L'ex-Blackwater échappe à des poursuites judiciaires

Que les contrats soient légaux ou illégaux, on ne compte plus les abus et les bavures des mercenaires sur le terrain. En 2007, l'Irak bannit Blackwater du pays après la mort de 17 civils dans une fusillade. Et l'Afghanistan prévoit d'interdire l'activité des sociétés militaires privées sur son territoire, pour la fin de l'année 2010.

Avec ce règlement à l'amiable de 42 millions de dollars, l'ex-Blackwater échappe à des poursuites judiciaires. Même si d'autres procédures sont en cours, les affaires en eau trouble peuvent continuer entre les mercenaires et l'administration américaine.

A consulter: Le site de Xe Services, ex Blackwater

RFI


Prisons, exactions & torture

Les Irakiens portent plainte contre les crimes commis à Abou Ghraïb.

Soixante douze citoyens irakiens détenus dans la prison d'Abou Ghraïb, à l'époque de la guerre  américaine contre l'Irak, vont porter plainte contre "L-3 Communications", une entreprise américaine spécialisée dans le domaine militaire, a rapporté Farsnews.

Un tribunal fédéral américain a décidé que la plainte de ces citoyens irakiens contre cette entreprise, pour crimes et autres actes illégaux, en violation avec les lois de la guerre, était recevable.

 31/07/2010

IRIB.

http://french.irib.ir/index.php/info/moyen-orient/item/99...


Les Etats-Unis seraient derrière l'évasion des prisonniers 'dangereux'...  

Dans une interview avec le quotidien irakien "Al-Sabah", l'inspecteur en chef, au sein du Ministère de la Justice irakien, Amin Abdulqader Al-Assadi, a affirmé que les forces américaines auraient été impliquées, dans l'évasion de certains responsables du réseau Al-Qaïda, du camp Cropper, retransformer en prison Al-Karkh. "Pour des raisons toujours inconnues, les forces américaines ont empêché, mercredi dernier, l'entrée d'une équipe d'inspecteurs, dans cette prison.", a-t-il ajouté.

Ce responsable de l'appareil judiciaire irakien a également estimé que le plan d'évasion aurait été planifié d'avance; or, "aucun incident n'a été rapporté, pendant les 5 derniers jours avant la fuite, c'est-à-dire, depuis que les forces irakiennes ont reçu le contrôle de la prison Al-Karkh", a-t-il également précisé.

31/07/2010

http://french.irib.ir/index.php/info/moyen-orient/item/99307-irak-les-etats-unis-seraient-derriere-levasion-des-prisonniers-dangereux

05-08

Khamis Sirhan al-Muhammad, le 54ème des 55 officiels de Saddam Hussein les plus recherchés, a été libéré il y a plusieurs jours et reçoit depuis des centaines d'invités chez lui à Saqlawiyah, ville située à environ 50 km à l'ouest de Bagdad, a déclaré l' officiel, un proche de M. Muhammad, à Xinhua sous couvert d' anonymat, ajoutant que la police irakienne protège sa maison.
M. Muhammad était le leader du commandement régional du parti Baath et le commandant de la milice de Saddam Hussein à Anbar, province occidentale de l'Irak. Il a été arrêté le 11 janvier 2004 pour avoir aidé l'ancien régime à assécher les marais du pays.

Source: xinhua

http://french.peopledaily.com.cn/International/7094689.html



4 Lutte pour la libération du territoire

Juillet a été le mois le plus meurtrier depuis 2008 pour les Irakiens

1/8

Juillet a été le mois le plus meurtrier depuis plus de deux ans, selon de nouveaux chiffres annoncés par les autorités, ce qui suggère que la résistance a su tirer profit des difficultés actuelles pour former un nouveau gouvernement.

Selon ces chiffres dévoilés samedi soir, 535 personnes ont été tuées le mois dernier, soit le chiffre le plus élevé depuis mai 2008 quand 563 personnes avaient été tuées.

AP


Pertes déclarée des occupants.

Les armées répugnent à donner des chiffres officiels

Pertes déclarée des occupants.

08-08

Un soldat américain est mort samedi dans la province de Babil, au sud de Bagdad, a annoncé dimanche le Pentagone, sans qu'on sache si ce décès est accidentel ou du à une action de ‘combat’.

AP

16/8

L'armée américaine a annoncé lundi la mort d'un soldat américain, tué la veille au nord de Bagdad, lors d'une attaque contre sa patrouille à Bakouba, la capitale de la province de Diyala. Une enquête est en cours, selon le communiqué de l'armée américaine.

Associated Press.

18/08/

Un responsable de la police irakienne, qui a souhaité garder l'anonymat, a fait part d'une attaque à la roquette contre l'ambassade US, à Bagdad.
Selon cet officiel, cité par Farsnews, une roquette de type Katioucha est tombée, à proximité des locaux de l'ambassade des Etats-Unis, dans la zone verte.

Aucune information supplémentaire n'a été apportée, jusqu'à présent, sur les détails de cette attaque ou sur les victimes éventuelles.

Farsnews-

http://french.irib.ir/index.php/info/moyen-orient/item/100272-irak-attaque-contre-lambassade-us-%C3%A0-bagdad

22/08/

Un militaire américain a été tué aujourd'hui pendant une opération dans la province de Bassora, dans l'extrême sud de l'Irak, a annoncé l'armée américaine dans un communiqué.

AFP

http://fr.news.yahoo.com/3/20100822/twl-irak-usa-soldat-1...


Pertes des forces collaboratrice locales   - Province non précisée

19-07

Deux attaques contre les forces de sécurité irakiennes ont fait 46 morts et plus de 45 blessés dans deux villes à l’ouest de Bagdad.

Les kamikazes ont visé des collaborateurs d’un groupe appelé Sahwa, engagé dans la lutte contre al-Qaida.

http://www.humanite.fr/18_07_2010-points-chauds-449990


Pertes des armées privées 22-07

Trois employés d'une firme de sécurité privée sous-traitant pour le Pentagone la protection d'installations militaires américaines ont été tués, le 22 juillet dernier, dans une attaque à la roquette, contre la zone verte de Bagdad.

Farsnews-

http://french.irib.ir/index.php/info/moyen-orient/item/100272-irak-attaque-contre-lambassade-us-%C3%A0-bagdad



Les combats par provinces

1-1 Bagdad

03-08

"Vers 05H30 des inconnus ont abattu cinq policiers avec des pistolets munis de silencieux à un point de contrôle, place Al-Likaa, dans le quartier de Mansour, avant de planter le drapeau de +l'Etat islamique d'Irak+", qui regroupe une série d'organisations de résistants.

AP

03-08

Trois soldats et trois policiers, ont été tuées dans trois attaques à la bombe le long de différentes routes menant à la scène de la fusillade.

Quatorze personnes avaient été blessées, parmi lesquelles sept policiers et deux membres de la Defense civile.

Des hommes avaient aussi planté un drapeau de l'Etat islamique d'Irak dans l'une des rues principales d'Azamiya après les attaques, selon un officier de police et des témoins.

AP

05-08

Jeudi, des résistants ont tué trois soldats en faction à un barrage puis brûlé leurs corps à Azamiya, un quartier dans le nord de Bagdad.

AP

07-08
Un policier a été tué et 26 personnes, dont six membres des forces de sécurité, ont été blessées dans trois attentats à la bombe hier matin à Bagdad, selon une source du ministère de l'Intérieur.

http://www.lorientlejour.com/category/Moyen+Orient+et+Monde/article/667117/_Obama_ecrit_a_l'ayatollah_Sistani_pour_sortir_de_l'impasse_politique.html

 

14/8

Des hommes armés ont attaqué deux postes de contrôle de police de Bagdad samedi, tuant quatre policiers et brûlant le corps de deux d'entre eux en public, a-t-on appris auprès du ministère irakien de l'Intérieur.

http://fr.news.yahoo.com/

17-08

Un kamikaze s’est fait exploser devant un centre de recrutement militaire dans le centre de Bagdad.

Près de 60 nouvelles recrues et soldats ont été tués et une centaine d’autres blessés, a indiqué un responsable du ministère de la Defense.

Les recrues étaient très nombreuses, environ 250, sur place au moment de l'explosion, a rapporté un témoin. "Je ne comprends pas comment le kamikaze a pu pénétrer car il fallait passer un contrôle électronique et une fouille au corps. Il avait dû se cacher depuis la veille au soir", a affirmé à l'AFP Ahmad Kazem, 19 ans, sorti indemne de l'attaque. Selon une source militaire, il y avait peut-être deux kamikazes, une méthode habituellement utilisée.

AFP

17-08

Le président de la cour d'appel, Kamal Jaber Bandar, a été blessé ainsi que son chauffeur par une bombe alors qu'ils circulaient en voiture à Yarmouk (ouest), selon la police. À Baladrouz (75 km au nord-est de Bagdad), trois autres juges ont été blessés également par une bombe.

Un haut fonctionnaire du ministère du Commerce, Ahsan Abdoulatif Choukour, a par ailleurs été assassiné dans le quartier d'Amariya, dans l'ouest de la capitale, selon un responsable du ministère de l'Intérieur.

http://www.cyberpresse.ca/international/

18/08/

Un responsable de la police irakienne, qui a souhaité garder l'anonymat, a fait part d'une attaque à la roquette contre l'ambassade US, à Bagdad.
Selon cet officiel, cité par Farsnews, une roquette de type Katioucha est tombée, à proximité des locaux de l'ambassade des Etats-Unis, dans la zone verte.

Aucune information supplémentaire n'a été apportée, jusqu'à présent, sur les détails de cette attaque ou sur les victimes éventuelles.

Farsnews-

http://french.irib.ir/index.php/info/moyen-orient/item/100272-irak-attaque-contre-lambassade-us-%C3%A0-bagdad


1-2 Province d'Anbar (vaste territoire à l'ouest de Bagdad comprenant les villes de Amiriya, Baghdadi, Diyarah, Falloujah, Habbaniyah, Haditha, Haqlaniyah, Hawija Hit, Houssabayh, Karabilah,  Khaldiyah, Koussaïba, Mahawil, Oubaïdi, Ramadi (capitale de la province d'Al-Anbar,) Kaïm (à la frontière avec la Syrie), Sindjar & Zaidan

 

Falloudja, à 50 km à l'ouest de Bagdad,

02-01

Un policier a été tué et deux autres ont été blessés vendredi par l'explosion d'une voiture.

http://fr.news.yahoo.com/

 

Ramadi

 8/8

Dimanche, huit personnes, dont deux policiers, ont été tuées et 23 autres blessées dans l'explosion d'une voiture conduite par un kamikaze dans le centre de Ramadi, une ville située à environ 115km à l'ouest de Bagdad, selon les autorités irakiennes.

AP


1-5 Province de Diyala

As-Saadiya, (100 kilomètres au nord-est de Bagdad )

31-07

Huit militaires irakiens ont été tués mercredi dans deux explosions à l'intérieur et dans le jardin d'une maison occupée par des résistants au nord-est de Bagdad après l'attaque d'un point de contrôle de l'armée, a-t-on appris de sources militaires.   

Lancés à la poursuite des hommes armés qui venaient d'ouvrir le feu sur eux vers 5H00 (2H00 GMT) à As-Saadiya, à 100 kilomètres au nord-est de Bagdad, les militaires ont suivi leurs assaillants dans une maison que les insurgés ont faite exploser sur leurs poursuivants, selon ces sources.

Alors que les soldats récupéraient les corps de leurs collègues, une seconde bombe a explosé dans le jardin de cette maison.

Outre les huit militaires tués, quatre autres ont été blessés et les corps de trois civils ont été récupérés dans les gravats de la maison, selon un bilan confirmé par un responsable de l'hôpital d'As-Saadiya.

"L'attaque du point de contrôle n'a fait aucune victime", a déclaré le commandant Hossam Karim, du centre des opérations militaires de Baqouba, capitale de la province de Diyala.

"Les hommes armés ont ensuite pris la fuite et ont pénétré dans une maison", a-t-il poursuivi.

"Quand les soldats y sont entrés à leur tour pour les arrêter, les insurgés ont actionné des explosifs et la vieille bâtisse s'est effondrée sur les militaires", a-t-il ajouté, précisant que six militaires avaient été tués et deux autres blessés.

Un responsable de l'hôpital d'As-Saadiya, le docteur Abdelrazzak Moustafa, a indiqué que les dépouilles des victimes avaient été envoyées à Baqouba, faute de place dans son établissement et précisé que les deux militaires blessés dans l'effondrement de la maison étaient dans un état grave.

31-07

L'armée est une cible privilégiée des groupes armés en Irak et la province de Diyala est, avec celles de Bagdad et Ninive (nord), l'une des plus violentes d'Irak.,

.lexpress.fr/actualites/1/irak-8-soldats-tues-dans-deux-explosions-dans-une-maison-piegee_911741.html


1-6 Province du Ta'mim

Kirkouk (Capitale de la province- à 240 km au nord de Bagdad, )

17-08

Deux policiers en faction à un point de contrôle, ont été tués par des inconnus qui ont ouvert le feu sur eux avec des armes automatiques munies de silencieux, selon le général de police Anouar Mohammad Qader. Ils se sont emparés de leurs armes et de leurs walkies-talkies.

http://www.cyberpresse.ca/international/


Gouvernorat de Dhi Qar

22-08

Dix policiers et six manifestants ont été blessés hier soir lors d'un violent rassemblement à Nassiriya, dans le sud de l'Irak, contre l'inaction des autorités face à la pénurie d'électricité, a-t-on appris de source policière et hospitalière.
"Vers 21h30, des dizaines de manifestants s'étaient rassemblés dans le centre-ville pour critiquer l'état des services publics et la pénurie d'électricité", a déclaré le lieutenant-colonel de la police de cette agglomération. "Les manifestants armés de bâtons ont jeté des pierres sur les forces de l'ordre qui ont répliqué avec des canons à eau. Dix policiers ont été blessés", a-t-il ajouté,.

AFP



L’Irak en chiffres (depuis le début de la guerre de conquête en mars 2003)


Peuple

 

Civils tués (depuis l'occupation)   

1 367 282( chiffre  minimum)

Civils blessés (depuis l'occupation) 

 1.148.274( chiffre très très minimum)

Civils violés (par les troupes d'occupations)

2.507     (voir Ibrahim Allousch

Civils/Résistants arrêtes : (une dizaine par jour...)

8.945   (chiffre minimum)

Résistants (décrit tel quel ) tués

4.128 ( chiffre minimum)

Résistants (décrit tel quel ) blessés

3.893   (chiffre minimum)

En prison

1.900 (chiffre minimum)

Embargo

750.000 enfants (chiffre minimal)

Embargo

750.000 adultes (chiffre moyen)

 

 

Militaires irakiens tués pendant l'invasion

45.596 (chiffre minimal)

Civils tués pendant l'invasion

120.200 (chiffre minimal)

 

 

Coalition

 

Nombre de Soldats tués (ou morts...) 

34.708

Soldats rapatriés (blessés ou malades)

74.4102

(*) dont 10% meurent en cours de route ou à l'hopital)

 

Disparus (dans la nature)

1.014

Désertions

5.501

Mutinerie

2 corps + 25

Aide psychologique

66.108***

Suicides

Mercenaires tues                                                                                 

5.683 (chiffre très minimal)

986

Mercenaires blessés

7 103

Policiers/soldats/miliciens irakiens  tués

13.614

Policiers /soldats/miliciens irakiens blessés

27466  (chiffre minimal)

Policiers /soldats irakiens disparus (dans la nature)

13.916

 

 

Autres tués (collaborateur)

5751

Autres blessés (collaborateur)

9.773

 

 

Nombre d'attaques de la résistance de 2003 à 2008:

Oléoducs, les infrastructures pétrolières & d'électricité

164.001,

464 attaques (grand minimum)

Infrastructures du rail

195 attaques (idem)

Hélicoptères

104  ++              (idem)

Avions (& drone)

28 ++



Ces     totaux sont obtenus par le recoupement (si possible) des chiffres des pertes communiqué par la résistance & les médias occidentaux + XINHUANET



Number Of Iraqis Slaughtered In US War And Occupation Of Iraq "1,331,578"


Cost of U.S. War and Occupation of Iraq

                                            $743,362,106,728

 

10.14

http://www.costofwar.com/

http://www.nationalpriorities.org/costofwar_home
For more details, click here.



n°494 - Journal d'Irak - 31-07 au 25-08-10 - : Fin :- : Irak: Mission accomplie ?


n°494  - Journal d'Irak -   31-07  au 25-08-10  - : Fin   :- : Irak: Mission accomplie ?


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!



Journal d'Irak

 n°494                 du 31-07                   au 25-08-10

C.De Broeder & M.Lemaire



Le " Journal d’Irak  " est visible  ...

a) sur mes  blog :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                           http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dir...

c) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1  Vidéo : Sans blessures apparentes.

5-2 Vidéos : Focus : Entretien avec Thierry Meyssan.

5-3 Nasrallah, Ahmadinjad, Chavez et Erdogan sont les favoris dans le monde arabe  

5-4 Eva r-sistons : La guerre est la pire des solutions

6 Les brèves

6-2 Nasrallah, Ahmadinjad, Chavez et Erdogan sont les favoris dans le monde arabe  

6-3 Tarek Aziz : Obama "laisse l'Irak aux loups" …

6-4 Les Etats-Unis, responsables de l'impasse politique en Irak.

6-5 Des dizaines de manifestants pour critiquer l'état des services publics et la pénurie d'électricité",

6-6 Report à octobre d'un appel d'offres pour trois champs gaziers.

6-7 Yildrim : le PKK est manipulé par le Gladio.

6-8 Les Irakiens portent plainte contre les crimes commis à Abou Ghraïb.

 



5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

5-1  Vidéo : Sans blessures apparentes.

Qu’en est-il des troubles post-traumatiques de guerre ?

Voici des paroles d’adultes bouleversantes.

Les enfants-soldats ? S’ils ne sont pas évoqués ici, et d’après ces témoignages, on peut concevoir le terrible traumatisme qui les habitera toute leur vie.

Voici le film "Sans blessures apparentes", documentaire de 63 minutes, tiré du livre du grand reporter Jean-Paul Mari qui fut dépêché à Bagdad en avril 2003.

Ce film a été diffusé sur Fr2 dans l’émission "Infrarouge". Il a reçu le Grand Prix FIGRA et le Prix du Public 2010.

Attention, cette vidéo est déconseillée aux personnes sensibles.

Vidéo : http://www.dailymotion.com/video/xdte3u_sans-blessures-apparentes-1_webcam?start=60#from=embed

 

5-2 Vidéos : Focus : Entretien avec Thierry Meyssan.

Partie 1 : Le mossad et le 11 septembre, la politique russe et l’affrontement Medvedev/Poutine, l’Iran, la situation libanaise, l’évolution du Moyen-Orient.

VIDEO1http://www.dailymotion.com/video/xefog5_entretien-avec-thierry-meyssan-part_news?start=3#from=embed

 

Partie 2 : La France et le Moyen-Orient, le patriotisme, la théorie du pétrole abiotique et le cas BP aux USA, la campagne d’E&R « Pour un Chavez français ! », Chavez et le pétrole fournit aux USA, les élections présidentielles françaises de 2012.

VIDEO 2

http://www.dailymotion.com/video/xeg6vu_entretien-avec-thierry-meyssan-part_news?start=2#from=embed

 

Partie 3 : Les armes climatiques et sismiques, Israël et le projet de reconstruire le temple de Salomon à la place de la Mosquée Al-Aqsa, l’Afrique du Sud, Medvedev contre Poutine.

 VIDEO 3

http://www.dailymotion.com/video/xeg7v4_entretien-avec-thierry-meyssan-part_news?start=12#from=embed

Thierry Meyssan, journaliste français, à Beyrouth le 27 juillet 2010.


5-3 Nasrallah, Ahmadinjad, Chavez et Erdogan sont les favoris dans le monde arabe  

Selon un sondage, intitulé "Vu du Moyen-Orient : enquête sur l'opinion publique en 2010", la popularité du secrétaire général du Hezbolah sayyed Hassan Nasrallah, du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, du président Hugo Chavez , du président iranien Mahmoud  Ahmadinejad est en hausse dans le monde arabe, alors que celle du président américain Barack Obama est en baisse !  
En effet, le sondage observe un changement significatif de l'image du président américain dans le monde arabe, avec un taux de désapprobation passant de 23% l'année dernière à 62% cette année.
Par contre, les hommes politiques les plus appréciés dans le monde arabe sont : en première place  le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan , en deuxième place  par le président vénézuélien Hugo Chavez , en troisième place  le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, puis en quatrième place  le secrétaire général du Hezbollah sayyed Hassan Nasrallah et en cinquième place le président syrien Bachar al-Assad ! .
Par ailleurs, l'Afghanistan reste un problème important, mais l'enquête internationale menée par l'Université de Maryland-Zogby montre que la déception sur le conflit israélo-palestinien est la cause la plus profonde qui a influencé l'évaluation du monde arabe sur M. Obama.  
"Il n'y a pas de doute dans ma pensée que le changement d'attitude à l'égard de l'administration Obama dans le monde arabe (...) est dû à la déception sur cette question centrale", a affirmé Shibley Telhami, chercheur associé à l'Institution Brookings et ancien conseiller de la mission américaine à l'ONU.
  Le sondage a été réalisé auprès d'environ 4.000 personnes en Egypte, en Arabie saoudite, au Maroc, en Jordanie, au Liban et aux Emirats arabes unis, entre le 29 juin et le 20 juillet derniers.
61% des personnes interrogées ont cité le conflit israélo-palestinien comme une déception importante et 27% ont cité l'Irak.  
L'année dernière, plus de la moitié des personnes interrogées se déclaraient confiantes dans la politique américaine au Moyen-Orient. Cette année, le taux a baissé à 15%, et 63% des personnes interrogées se sont déclarées déçues par les politiques américaines.  
L'Irak est la seconde cause de frustration des Arabes vis-à-vis de M. Obama. Si les Arabes étaient en faveur du président américain qui avait promis de retirer les troupes américaines du pays, les Arabes sont déçus cette année par les élections en Irak, ce qui a causé la chute de la popularité du président américain.
Le gouvernement américain est critiqué pour l'absence d'un gouvernement en Irak et la frustration de la population quand on voit le fait que les candidats ayant gagné la majorité des sièges au Parlement n'ont pas été capables de s'unir pour établir un gouvernement en Irak, a expliqué Telhami, principal enquêteur dans le sondage.

06/08/2010

 http://www.almanar.com.lb


5-4 Eva r-sistons : La guerre est la pire des solutions

La guerre est la pire des solutions, elle aggrave les problèmes au lieu de les résoudre.

Elle sème partout ruines, désolation, morts, handicaps, blessures intérieures, stress, douleurs...

Et avec les moyens actuels, elle est redoutablement dangereuse. Désormais, on parle d'ailleurs ouvertement d'utiliser les armes nucléaires - banalisées !

Nous sommes prévenus: L'OTAN, que j'appelle l'Organisation Terroriste (terrorisme d'Etat) Anti-Nations (portant atteinte aux souverainetés) appelle à la guerre préventive, permanente, totale, nucléaire. Elle a enrôlé sous sa bannière les Etats européens, acceptant servilement que leur but originel, une Union au service de la paix, devienne désormais une fédération au service des guerres de l'Empire usraélien (Pays anglo-saxons et Israël), au service, donc, de ses ambitions hégémoniques: Dominer la planète, prendre le contrôle de ses ressources - des ressources arrachées aux peuples pour engraisser les Grandes Banques et les Multinationales. C'est un scandale intolérable !

Ces Etats prédateurs, sans foi ni lois, véritablement hors-la-loi et terroristes, ont des porte-paroles zélés: Les Médias. Jour après jour, ils manipulent les consciences pour faire accepter ce dont les peuples ne veulent pas: Les guerres impérialistes, le choc de civilisations (qui a pris le relais de la guerre froide, l'antagonisme USA-URSS étant remplacé par le choc de civilisations, judéo-chrétiens contre Musulmans qui, pour leur malheur, ont souvent un sous-sol fort riche aiguisant les appétits), ou encore le choc Empire-Etats non alignés comme l'Iran, la Russie, la Chine, le Vénézuela.... Ainsi, Marie Drucker ou Benoît Duquesne font-ils, en France, l'éloge des guerres, ils appellent ouvertement à "mourir pour la patrie" - en réalité, pour les multinationales apatrides. 

Les Médias, outrepassant honteusement leur rôle d'information, désignent quotidiennement les adversaires: L'Iran, la Chine, la Russie, le Vénézuela, Cuba, etc.

La désinformation et la propagande sont la règle. Le Nouvel ordre Mondial en gestation, basé sur l'exploitation, l'appauvrissement, destine les humains à deux rôles principaux: L'asservissement ou la guerre. Citoyens, servez vos nouveaux maîtres en tant que chair à canons ou comme esclaves, pour des salaires dérisoires (si vous avez la chance d'avoir encore un emploi), soyez flexibles, pressurables et délocalisables à volonté. Et lorsqu'épuisés vous arriverez, de plus en plus tard, à la Retraite, celle-ci sera remplacée par l'euthanasie - déjà annoncée par Jacques Attali, le plus célèbre apôtre du Nouvel Ordre Mondial (nom donné au Totalitarisme orchestré, en coulisses, par la Haute Finance).

Orwell avait vu juste, et le film Soleil Vert est d'actualité.  

Il faut rappeler que les Médias, en France, sont principalement la propriété des Industriels de l'Armement, cas unique et intolérable.

Dans son document intitulé "Etes-vous prêts à mourir pour la Patrie ?", Marie Drucker, autre scandale, fait la promotion des guerres en les présentant comme un instrument de libération des femmes: Accomplissant les travaux des hommes enrôlés, il leur est possible, ensuite, de demander une plus grande égalité de droits. Elle oublie simplement de dire que les femmes travaillent à leur malheur, en remplaçant leur mari, fils, frères, cousins, amis... appelés à mourir "pour la patrie".

Elle ajoute, cyniquement:

"Si les femmes arrêtaient de travailler pendant au moins vingt mn à la place des hommes sur le champ de bataille, les guerres s'arrêteraient", en encourageant celles-ci à accomplir leur devoir, à l'arrière.  

Je retourne cette phrase en incitant les femmes mes soeurs à cesser de remplacer les hommes, à cesser de travailler à leur place. Alors, les guerres s'arrêteraient, et avec elles, les pires souffrances de l'humanité.  

Notre société est mortifère; Les valeurs sont inversées. Ainsi, la mort devient l'idéal suprême, comme la soumission. C'est intolérable.   

Courageusement, la tête haute et en ayant le sentiment du devoir accompli, en défiant les Assassins des peuples - Grands de l'Industrie ou de la Finance, Anglo-Saxons souvent chrétiens 

néo-conservateurs, ou Israéliens néo-sionistes -, je plaide dans ce blog pour la Vie, la Paix, la communion des civilisations, la Justice, la Fraternité universelle. Ces valeurs devraient être celles de tous, mais des cerveaux névrotiques, psychotiques, d'une avidité maladive, sans scrupules, d'une cupidité effrayante, changent les règles de l'humanité à leur profit.

Tous unis, nous devons dire non à cette société folle, mortifère, destructrice de vies et de valeurs, nous devons nous opposer aux guerres et cela passe par l'information de nos concitoyens.

C'est ce que je tente de faire dans ce blog dédié à la Vie, à l'humanité, à la paix.  

Pour les questions pratiques en cas de guerre, je vous renvoie à mon blog sos-crise, pour la désinformation à mon blog la dénonçant, et d'une façon générale, vous pouvez lire avec profit mon principal blog, le plus connu, r-sistons à l'intolérable.
Eva r-sistons aux guerres et aux médias qui en font l'apologie ou qui désinforment. 

 

Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tous temps accepté les versions de l'armée US et ferment les oreilles aux autres sources

Eva r-sistons



6 Les brèves

Ndlr : la publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyses ou le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information.

6-1 Obama n’a pas changé la politique US au Proche-Orient.

Comme chaque année, l’institut de sondage Zogby a réalisé une étude sur la perception de la politique des Etats-Unis dans le monde arabe (voir document joint au bas de cette page).
Les résultats 2010 font notamment apparaître que :
 Les arabes, qui avaient été séduits par Barack Obama et son discours du Caire, sont aujourd’hui désabusés. Ils considèrent que si la nouvelle administration états-unienne est moins islamophobe, elle n’a pas vraiment changé sa politique régionale. Washington continue à soutenir aveuglément Israël et à occuper l’Irak.
 Les arabes considèrent que
la Shoah est instrumentée pour créer une sympathie à l’égard d’Israël au détriment des arabes. Ils ressentent donc avec inquiétude l’abondance de programmes télé et de films à ce sujet.
 Une majorité d’arabes ont été convaincus par les médias que l’Iran poursuit un programme nucléaire militaire secret. Cependant, comme ils sont une encore plus grande majorité à penser que Téhéran a le droit de se doter de la bombe et que cela rééquilibrerait le Proche-Orient, il est possible qu’ils expriment là un souhait plus qu’une conviction définitive.
 
La France reste la super-puissance la plus appréciée des arabes.
 Les trois leaders politiques les plus populaires dans le monde arabe ne sont pas arabes, mais turc (Recep Erdogan), vénézuélien (Hugo Chavez) et iranien (Mahmoud Ahmadinejad). Les trois leaders arabes vivants les plus populaires chez les arabes sont le Libanais Hassan Nasrallah, le Syrien Bashar el-Assad et l’Emirati Sheikh ben Rachid Al Maktoum.

http://www.voltairenet.org


6-2 Nasrallah, Ahmadinjad, Chavez et Erdogan sont les favoris dans le monde arabe  

Selon un sondage, intitulé "Vu du Moyen-Orient : enquête sur l'opinion publique en 2010", la popularité du secrétaire général du Hezbolah sayyed Hassan Nasrallah, du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, du président Hugo Chavez , du président iranien Mahmoud  Ahmadinejad est en hausse dans le monde arabe, alors que celle du président américain Barack Obama est en baisse !  
En effet, le sondage observe un changement significatif de l'image du président américain dans le monde arabe, avec un taux de désapprobation passant de 23% l'année dernière à 62% cette année.
Par contre, les hommes politiques les plus appréciés dans le monde arabe sont : en première place  le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan , en deuxième place  par le président vénézuélien Hugo Chavez , en troisième place  le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, puis en quatrième place  le secrétaire général du Hezbollah sayyed Hassan Nasrallah et en cinquième place le président syrien Bachar al-Assad ! .
Par ailleurs, l'Afghanistan reste un problème important, mais l'enquête internationale menée par l'Université de Maryland-Zogby montre que la déception sur le conflit israélo-palestinien est la cause la plus profonde qui a influencé l'évaluation du monde arabe sur M. Obama.  
"Il n'y a pas de doute dans ma pensée que le changement d'attitude à l'égard de l'administration Obama dans le monde arabe (...) est dû à la déception sur cette question centrale", a affirmé Shibley Telhami, chercheur associé à l'Institution Brookings et ancien conseiller de la mission américaine à l'ONU.
  Le sondage a été réalisé auprès d'environ 4.000 personnes en Egypte, en Arabie saoudite, au Maroc, en Jordanie, au Liban et aux Emirats arabes unis, entre le 29 juin et le 20 juillet derniers.
61% des personnes interrogées ont cité le conflit israélo-palestinien comme une déception importante et 27% ont cité l'Irak.  
L'année dernière, plus de la moitié des personnes interrogées se déclaraient confiantes dans la politique américaine au Moyen-Orient. Cette année, le taux a baissé à 15%, et 63% des personnes interrogées se sont déclarées déçues par les politiques américaines.  
L'Irak est la seconde cause de frustration des Arabes vis-à-vis de M. Obama. Si les Arabes étaient en faveur du président américain qui avait promis de retirer les troupes américaines du pays, les Arabes sont déçus cette année par les élections en Irak, ce qui a causé la chute de la popularité du président américain.
Le gouvernement américain est critiqué pour l'absence d'un gouvernement en Irak et la frustration de la population quand on voit le fait que les candidats ayant gagné la majorité des sièges au Parlement n'ont pas été capables de s'unir pour établir un gouvernement en Irak, a expliqué Telhami, principal enquêteur dans le sondage.

06/08/2010

 http://www.almanar.com.lb


6-3 Tarek Aziz : Obama "laisse l'Irak aux loups" …

L'ancien chef de la diplomatie de Saddam Hussein, Tarek Aziz, a appelé les Etats-Unis à prolonger (…) leur présence en Irak, affirmant dans un entretien publié vendredi par le journal britannique "The Guardian" que Barack Obama laissait le pays "aux loups"."

Je pensais qu'il allait corriger certaines des erreurs de Bush", a souligné Tarek Aziz, interrogé depuis sa cellule dans un prison irakienne. "Mais Obama est hypocrite. Il ne peut pas nous laisser comme ça. Il laisse l'Irak aux loups."

Dans l'entretien, Tarek Aziz critique le retrait prévu des forces américaines du pays, affirmant que les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont ruiné le pays et qu'ils ont le devoir de s'assurer que l'Irak soit de nouveau sur pied avant de partir.

Tarek Aziz, 74 ans, a été condamné à 15 ans de prison pour crimes contre l'humanité. (...)

Vendredi 6 août

http://fr.news.yahoo.com/3/20100806/twl-gb-irak-usa-aziz-1def439_4.html

 


6-4 Les Etats-Unis, responsables de l'impasse politique en Irak.

L'un des dirigeants de l'Alliance nationale irakienne (ANI) a accusé les Etats-Unis d'être à l'origine de l'impasse politique dans laquelle se trouve l'Irak.
Item fulltext
 "Les pressions américaines dans le sens de la formation d'une coalition entre la liste de Nouri Al Maliki et celle d'Iyad Alaoui ont conduit le pays dans l'impasse et bloqué de facto toute sortie de la crise, a affirmé Hadi Al Amari, en allusion à la visite de Jeffrey Feltman en Irak.

Au cours de ces discussions, Feltman a demandé à ses interlocuteurs de favoriser la formation d'une liste unique composé d'Etat de droit de Maliki, d'Al Irakiya d'Alaoui et des Kurdes.

17/08/2010

IRIB-

http://french.irib.ir/index.php/info/moyen-orient/item/100183-les-etats-unis-responsables-de-limpasse-politique-en-irak


6-5 Des dizaines de manifestants pour critiquer l'état des services publics et la pénurie d'électricité",

22-08

Dix policiers et six manifestants ont été blessés hier soir lors d'un violent rassemblement à Nassiriya, dans le sud de l'Irak, contre l'inaction des autorités face à la pénurie d'électricité, a-t-on appris de source policière et hospitalière.
"Vers 21h30, des dizaines de manifestants s'étaient rassemblés dans le centre-ville pour critiquer l'état des services publics et la pénurie d'électricité", a déclaré le lieutenant-colonel de la police de cette agglomération. "Les manifestants armés de bâtons ont jeté des pierres sur les forces de l'ordre qui ont répliqué avec des canons à eau. Dix policiers ont été blessés", a-t-il ajouté,.

Il y a un manque de 61% dans la fourniture d'électricité par rapport à la demande, selon un rapport de l'ONU. Résultat, il n'y a en moyenne en été que deux heures d'électricité par jour. Depuis 2006, 22,7 milliards de dollars ont été attribués au ministère de l'Electricité, dont 42% pour les frais de fonctionnement, notamment pour les salaires. En outre, 5,3 milliards de dollars ont été donnés par le gouvernement américain depuis 2003 pour 550 projets électriques.

AFP


6-6 Report à octobre d'un appel d'offres pour trois champs gaziers.

L'Irak a décidé de repousser d'un mois l'appel d'offres prévu le 1er septembre pour l'attribution de trois champs gaziers d'une capacité d'environ 11.000 milliards de pieds cubes (317 milliards de m3), a indiqué lundi à l'AFP le porte-parole du ministère irakien du Pétrole.

"Une présentation des champs gaziers à lieu dimanche et lundi à Istanbul pour répondre aux questions des compagnies en lice et l'appel d'offres devrait avoir lieu en octobre", a indiqué Assem Jihad, sans pouvoir préciser la date.

"Il s'agit de donner plus de temps à ces compagnies pour étudier le dossier", a-t-il ajouté.

Le 6 mai, le ministre irakien du Pétrole Hussein Chahristani avait annoncé cet appel d'offres en précisant que les 45 compagnies internationales qui avaient participé aux deux premières enchères sur les champs pétroliers pourront de nouveau concourir et il s'agira comme pour le pétrole de contrats de services.

La production actuelle de gaz n'est que de 150.000 m3.

L'Irak avait décidé de lancer cet appel d'offres "pour pouvoir alimenter ses stations électriques et pour valoriser cette énergie afin de l'exporter par des gazoducs vers l'Union européenne et les pays voisins", avait annoncé le ministre.

Le pays manque cruellement d'électricité sept ans après l'invasion conduite par les Etats-Unis. Ce rationnement de deux à quatre heures par jour a conduit à des émeutes cet été dans plusieurs villes d'Irak en raison de la chaleur qui règne dans le pays.

L'Irak s'est lancé dans un vaste programme de construction de centrales électriques fonctionnant avec des turbines au gaz, afin de faire passer la consommation électrique par personne de 1.100 kilowatts/heure actuellement à 3.700 KW/h en 2014, selon le ministère du Plan. Le gouvernement a signé des contrats d'un montant de 5 milliards de dollars avec General Electric et Siemens.

Le champ d'Akkaz, découvert en 1992 dans la province occidentale d'Al-Anbar, s'étend sur 50 km de long et 18 km de large. Sa capacité estimée est de 5.600 milliards de pieds cubes (158 milliards de m3) et six puits ont déjà été forés.

Le champ de Mansouriya, dans la province de Diyala, se trouve à 100 km au nord-est de Bagdad. Découvert en 1979, il compte quatre puits et sa capacité est de 4.500 milliards de pieds cubes (127,4 milliards de m3).

Le troisième est celui de Siba, dans la province de Bassora, près de la frontière avec l'Iran et le Koweït. Ce champ de 25 km sur 6 km a été decouvert en 1968 et n'a jamais été développé. Sa capacité est de 1.100 milliards de pieds cubes (31,1 milliards de m3).

Akkaz et Mansouriya avaient déjà été soumis à un appel d'offres dans le cadre d'une mise aux enchères de champs pétroliers, mais les concessions n'avaient pas été accordées.

L'Irak a signé l'année dernière des accords avec des majors pour développer dix champs pétroliers et porter sa capacité de production à 12 millions de barils par jour (mb/j) en 2017 contre 2,5 mb/j actuellement.

AFP

 02 août 2010

http://www.romandie.com/ats/news/100802073909.bpow3v2m.asp


6-7 Yildrim : le PKK est manipulé par le Gladio.

Hüseyin Yildirim, son numéro 2 du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan), était connu pour ses liens étroits avec l’Union soviétique. Il est intervenu dans les médias pour déplorer la position du Parti de la paix et de la démocratie (BDP), principale formation politique kurde légale, de ne participer au référendum du 12 septembre. A ses yeux, la réforme constitutionnelle proposée par le gouvernement Erdogan, bien qu’insuffisante, est positive. Elle permet d’en finir avec une constitution rédigée lors du coup d’Etat militaire de 1980.

Pour Hüseyin Yildirim, l’erreur du BDP s’explique par l’influence du PKK, qui ne serait plus le défenseur du peuple kurde, mais un instrument manipulé par les militaires turcs et l’OTAN.

Dans un entretien, le 28 juillet 2010, il a affirmé que le PKK est contrôlé par son chef historique Abdullah Öcalan depuis sa prison, et qu’Öcalan est contrôlé par l’Etat profond, le Gladio.

Selon Yildirim, Öcalan aurait conclu un accord avec les services secrets de l’OTAN après son enlèvement à Nairobi en 1999. Les combattants du PKK auraient été transférés dans la zone de non-survol irakienne contrôlée par les Etats-Unis et le Royaume-Uni et 500 hommes seulement seraient restés en Turquie. Ils seraient depuis lors utilisés pour alimenter la stratégie de la tension et justifier des pouvoirs exorbitants de l’armée.
Toujours selon Yildirim, Semdin Sakik et Selim Çürükkaya, actuels dirigeants officiels du PKK, seraient des agents du Gladio.

Abdullah Öcalan est le seul prisonnier détenu sur l’île d’Imrali, sur une base militaire avec un millier d’hommes pour le garder. Il a été condamné à mort et sa peine a été commuée en prison à vie. Selon les sources, il est soumis à un régime sévère, ou au contraire il dispose de facilités pour continuer à diriger son organisation.

http://www.voltairenet.org:80/article166532.html


6-8 Les Irakiens portent plainte contre les crimes commis à Abou Ghraïb.

Soixante douze citoyens irakiens détenus dans la prison d'Abou Ghraïb, à l'époque de la guerre  américaine contre l'Irak, vont porter plainte contre "L-3 Communications", une entreprise américaine spécialisée dans le domaine militaire, a rapporté Farsnews.

Un tribunal fédéral américain a décidé que la plainte de ces citoyens irakiens contre cette entreprise, pour crimes et autres actes illégaux, en violation avec les lois de la guerre, était recevable.

 31/07/2010

IRIB.

http://french.irib.ir/index.php/info/moyen-orient/item/99341-les-irakiens-portent-plainte-contre-les-crimes-commis-a-abou-ghraib



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


24/08/2010

n° 5 - L’Amérique d’Obama de a à z - 23-08 - : Début -: - Est-ce-que Washington planifie un holocauste nucléaire?

n° 5 - L’Amérique d’Obama de a à z - 23-08 - : Début -: - Est-ce-que Washington planifie un holocauste nucléaire?



L’Amérique d’Obama

n°5 du 23-08

C.De Broeder & M.Lemaire



 " L’Amérique d’Obama de A à Z" est  visible  sur nos blogs : 

a) sur nos blogs : http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                             http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site de Eva Resis :  no-war.over-blog.com

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

 Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

Tiré à part :

Wayne Madsen : MAREE NOIRE : Avec la complicité de la Maison Blanche d’Obama, le Golfe du Mexique est transformé en Golfe de la Mort.

1 Extrême droite

1-1 K. Selim : L’Amérique de Fox.

2 Nucléaire

2-1 Michel Chossudovsky : Est-ce-que Washington planifie un holocauste nucléaire?

Suite

3 Orwell ou le ‘Big Brothers’

3-1 William M. ARKIN, Dana PRIEST: Top Secret America : Le voisinage des Services Secrets. 

3-2 L'armée US renvoie d'Afghanistan ses véhicules de contrôle des foules.

3-3 Thierry Meyssan : Révélations: La Mare (1942-1955), un service secret privé financé par Washington.

3-4 Jean-Claude Paye : Répression politique : L’espace aérien sous contrôle impérial.

Fin

3-5 Les USA vont accéder aux données bancaires des citoyens européens.

3-6 RRobert Bibeau : L'esprit de désillusion qui frappe le peuple américain.

4 Prison

4-1 Nadine Epstain. : La peine de mort est de plus en plus contestée.

4-2 Anne Vidalie : Le combat d'une Française contre la peine de mort aux Etats-Unis

4-3 Conrad Black et le système carcéral.

5 Racisme

5-1 Jean-Sébastien Stehli  : Rush Limbaugh et le racisme à visage découvert.

6 Vidéo - Livres

6-1 Vidéo : La Maison Blanche veut donner de nouveaux superpouvoirs au FBI.

6-2 Vidéo : Un ex-analyste NSA déclare : les médias US sont sur écoute



Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.



”Si vous croyez que le monde ressemblera un jour à celui de Big Brother, détrompez-vous…

 Vous êtes en plein dedans !”
“Lorsqu’on ne s’étonne plus du traçage, de la vidéosurveillance ou de la conservation des données, c’est justement le signal qu’on est entré dans un monde Orwellien”.



Tiré à part:

Wayne Madsen : MAREE NOIRE : Avec la complicité de la Maison Blanche d’Obama, le Golfe du Mexique est transformé en Golfe de la Mort.

La Nouvelle-Orléans en Louisiane – J’ai vu des séquences vidéo montrant les effets destructeurs de la pulvérisation aérienne nocturne secrète d’agents blanchissants, effectuée par les avions BP sur la barrière d’îles à proximité de Grande île et Port Fourchon en Louisiane.

La pulvérisation d’un composé d’acide chlorhydrique (muriatique) a été effectuée vers 2 heures 30 à 3 heures du matin (heure locale) par des avions qui volaient tout feu éteint, violant de façon flagrante les règlements de l’Administration fédérale de l’aviation et mettant en danger les autres avions présents dans le secteur. Les agents blanchissants sont destinés à donner l’impression que le pétrole a été retiré de la barrière d’îles. Seulement, tous les êtres vivants, notamment les oiseaux nicheurs, les crustacés, et la végétation, ont été détruits dans le mouvement.

Les preuves vidéo, prises par les membres d’Humane Society Louisiana, montrent clairement les effets de la vaporisation des produits chimiques. Les oiseaux en train de nidifier, sans aucun poisson à manger dans les mers environnantes, perdent leurs œufs, les oiseaux mâles dévorant les œufs de leurs compagnes. J’ai vu des preuves vidéo de coquilles d’œufs consommés et non éclos, tous blanchis par la pulvérisation d’acides de BP.

La Garde côtière et la Commission pour la conservation de la vie marine et sauvage, une agence du ministère de l’Intérieur, ont pleine connaissance de la substance chimique pulvérisée par BP et n’ont rien fait pour l’arrêter.

L’Agence de protection de l’environnement n’a rien fait pour arrêter ce qui équivaut à un écocide conduit par BP sur la barrière d’îles vierges et sensibles au large de la côte Sud de Louisiane.

J’ai vu des preuves vidéo de prestataires de BP et du personnel du ministère de la faune et de la pêche de Louisiane se tenant autour sans rien faire pendant que des centaines d’oiseaux, dont des pélicans, mouraient couverts de pétrole brut. Les barrages flottants mis en place par BP sont inefficaces car il y avait autant de pétrole brut flottant des deux côtés des barrages flottants, à côté des îles comme au large. Dans certains cas le pétrole brut s’est échoué et a recouvert la végétation des berges, qui servent également de lieu de nidification aux mouettes et aux pélicans.

Sans aucun poisson pour se nourrir, les oiseaux de mer se pressaient sur la petite barrière d’îles où ils mourraient en nombre énorme. Les oiseaux volant sans but autour des petites îles étaient manifestement stressés et leur façon de voler était tout à fait inhabituelle. Les vidéos d’oiseaux morts ont été prises il y a un mois. Il est désormais rare de voir des oiseaux dans certaines parties de la côte de Louisiane, comme j’en ai été témoin à Venice en Louisiane, à l’est de Grande île.

La pulvérisation de l’agent blanchissant a aussi fait virer au blanc crayeux les carcasses d’oiseaux morts. Même le bec des oiseaux morts a pris une couleur orangée blanchâtre. Avec le décolorant, les coquillages, la tige des plantes et les roches sont aussi devenus d’un blanc sinistre.

Des biologistes marins m’ont dit qu’il y a un autre problème grave dans le Golfe. Une substance laiteuse semblable à du mucus a été repérée dans les eaux du Golfe à l’ouest de Port Fourchon. Les biologistes ont déterminé que ce n’est pas un sous-produit de la pulvérisation des dispersants par BP, mais qu’elle est émise par le corail qui la libère en cas de stress sévère. La mort des récifs coralliens est un drame supplémentaire pour les écosystèmes marins du golfe du Mexique.

Les biologistes marins ont déterminé que l’utilisation de dispersants dans les eaux du Golfe, dont la conséquence est de créer des nuages [sous-marins de pétrole], empêche la lumière solaire de passer à travers la colonne d’eau. Il en résulte la mort de nombreux animaux et plantes sous-marins, qui dépendent de la lumière du soleil pour survivre.

Les résidents locaux, qui ont vu la dévastation de leur environnement et de leurs moyens de subsistance par BP, reprochent leur inaction à l’administration fédérale et au gouvernement de Louisiane. Ceux qui sont tenus les plus responsables pour leur inertie sont BP, le commandant superviseur des incidents nationaux retraité de la Garde côtière, l’amiral Thad Allen, le président Obama, le vice-président Joe Biden, qui aurait, dit-on, montré peu ou pas d’intérêt pour la catastrophe pétrolière du Golfe, peut-être une conséquence de son engagement de longue date envers les intérêts de l’industrie pétrochimique de son Delaware natal, le ministre de l’Intérieur Ken Salazar, l’administratrice de l’EPA Lisa Jackson, et le gouverneur de Louisiane Bobby Jindal.

Les médias d’information professionnels, notamment les locaux des stations de télévision de Nouvelle-Orléans, intègrent leurs reporters à la Garde côtière et aux équipes de BP dans le golfe. Ce que rapportent ces médias sert essentiellement d’assistance aux relations publiques de BP. Un certain nombre de groupes de Nouvelle-Orléans et de Louisiane essayent d’obtenir les informations réelles sur la catastrophe, mais les ressources sont limitées.

Qualifier le ravage pétrolier du Golfe de pire catastrophe écologique de l’histoire de Zunie est un euphémisme. Et avec la complicité de la Maison Blanche d’Obama, le golfe du Mexique est transformé en Golfe de la Mort.

Wayne Madsen est ancien officier de renseignement de la Marine zunienne, spécialisé dans la surveillance électronique et la sécurité. Anciennement assigné à l’Agence de sécurité nationale (NSA) et au ministère des Affaires étrangères. Actuellement, journaliste d’investigation, chroniqueur dans la presse nationale, et auteur. Administrateur de l’Electronic Privacy Information Center (EPIC), (une organisation dédiée à la protection des libertés individuelles) à Washington DC.

dimanche 18 juillet 2010, par Comité Valmy

Relayé parOnline Journal :

Traduction copyleft de Pétrus Lombard

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article757



1 Extrême droite

1-1 K. Selim : L’Amérique de Fox.

C’est un symbole éloquent de l’évolution politique de l’establishment politique américain que la « promotion » de la chaîne de télévision d’extrême droite Fox News au premier rang des sièges de la salle de presse de la Maison-Blanche. Il est lourd de sens.  

L’Association des journalistes accrédités à la Maison-Blanche a attribué le siège laissé vacant par Helen Thomas, chassée pour blasphème anti-israélien, à l’Agence de presse AP, qui a rétrocédé le sien à une chaîne de télévision caricaturalement antimusulmane et anti-arabe.

Dans le pays de la liberté d’expression, les médias sont étroitement contrôlés par des puissances d’argent dont le néoconservatisme est le credo idéologique. Le jeu de chaises musicales dont la première victime fut la doyenne Helen Thomas. Celle dont les déclarations, très justes sur Israël, lui ont valu une excommunication majeure. (*) Ces faits sont révélateurs de l’hégémonie d’un courant de pensée qui traverse les partis démocrate et républicain et qui, de George W. Bush à Barack Obama, oriente effectivement la politique étrangère des Etats-Unis.

Le néoconservatisme est l’expression politique d’intérêts qui s’articulent autour du libéralisme dans sa version la plus extrême, du soutien primordial à Israël et du recours au rapport de force militaire dans l’ensemble des zones qui contestent l’ordre américain. L’alliance des dirigeants et des actionnaires des multinationales, relayée par une partie importante des évangélistes américains et du lobby israélien, constitue le socle, financièrement très puissant, de ce courant qui, au fil des ans, a submergé les élites américaines.

Les églises évangélistes, une série de mouvements sectaires fondés sur une religiosité de combat, fort éloignés des églises traditionnelles, témoignent depuis longtemps d’une vraie vindicte à l’endroit de l’Islam, représenté comme la religion ennemie par excellence. Les évangélistes en mission de propagation en Afrique voient en effet tous leurs efforts contestés et affaiblis par une dynamique d’islamisation qui bat en brèche tous leurs efforts. Les discours enflammés d’un de leurs leaders, le pasteur John Hagee, prônant ouvertement la guerre à l’Islam, sont représentatifs de ce néoconservatisme dans sa déclinaison religieuse.

La montée en puissance de cette idéologie, qui bouscule le vieux parti républicain, est dominée par les théories radicales incarnées par le publiciste Rush Limbaugh et se retrouve dans le mouvement raciste et populiste du « Tea Party ».

Face à cela, l’opinion progressiste et humaniste américaine est presque sans voix. De nombreux Américains sont à la fois consternés et effrayés par l’évolution de leur pays et de la dégradation de son image internationale.

Mais, pour être nombreux - l’élection de Barack Obama l’a montré -, ils ne disposent pas des moyens de réagir efficacement à la prise de pouvoir par des extrémistes qui ont réussi à imposer leur credo comme norme de pensée officielle. La controverse sur l’édification d’une mosquée à « Ground Zero », le site des deux tours détruites par l’attentat du 11 septembre 2001, témoigne de l’âpreté de la guerre idéologique en cours aux Etats-Unis.

La Ligue anti-diffamation (ADL), un des instruments du gouvernement israélien à Washington, s’oppose à la construction de cette mosquée, confirmant, s’il en était besoin, que l’ennemi n’est pas le terrorisme islamiste ou non mais bien l’Islam tout court. L’enjeu central n’étant évidemment pas de nature confessionnelle mais bien dans le soutien absolu aux thèses israéliennes.

Dans ce contexte, la « promotion » d’un média de propagande aussi vulgaire que Fox News à un statut de respectabilité journalistique et la diabolisation d’une authentique professionnelle de l’information comme Helen Thomas sont dans l’ordre des choses.

K. Selim

Le quotidien d’Oran

 3 août 2010

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=9192



2 Nucléaire

2-1 Michel Chossudovsky : Est-ce-que Washington planifie un holocauste nucléaire?

Note de l’auteur

Durant les derniers mois, l’administration Obama en liaison étroite avec Israël et l’OTAN, menace l’Iran avec l’arme nucléaire.  

Le texte ci-dessous sur la doctrine de la guerre nucléaire préventive des États-Unis à l’endroit de l’Iran fut initialement publié en février 2006. Les déclarations récentes de Washington se réfèrent explicitement à un usage préventif d’armes nucléaires tactiques contre la menace nucléaire présumée de l’Iran et afin de garantir la sécurité mondiale.

C’est le monde à l’envers: L’attaque nucléaire se convertit de la sorte en une “guerre humanitaire” dont l’objectif consiste à “prévenir la guerre nucléaire”.

Michel Chossudovsky, Montreal le 19 aout 2010 


« Nous avons découvert la bombe la plus terrible dans l’histoire du monde.

C’est peut être la destruction par le feu prophétisée dans la période dite de la Vallée de l’Euphrate, après l’histoire de Noah et son arche fabuleuse…

Cette arme est sur le point d’être utilisée contre le Japon…

(Nous) l’utiliserons de sorte que les cibles soient des objectifs militaires, des soldats et marins, et non des femmes et des enfants.

Même si les Japs sont sauvages, impitoyables, sans merci, et fanatiques, nous, comme dirigeant du monde, pour le bien être commun, nous ne pouvons larguer cette terrible bombe sur l’ancienne capitale ou la nouvelle… La cible sera purement militaire… Il semble que ce soit la chose la plus terrible ayant été découverte, mais on peut faire en sorte qu’elle soit la plus utile. »

(Journal du Président Truman 25 juin 1945).

« Le monde notera que la première bombe atomique a été larguée sur une base militaire d’Hiroshima. Ceci parce que nous voulions dans cette première attaque éviter, le plus possible de tuer des civils » (Lors d’un discours radio à la Nation du président Harry Truman le 9 août 1945)

(Note : la première bombe atomique a été larguée sur Hiroshima le 6 août 1945 ; la deuxième sur Nagasaki le 9 août, le même jour que le discours radiophonique à la Nation de Truman)

(Pour écouter des extraits de son discours, Hiroshima audio vidéo)

Depuis que la première bombe atomique fut larguée sur Hiroshima le 6 août 1945, l’humanité n’a jamais été aussi proche d’un impensable Holocauste nucléaire qui pourrait, en terme de retombées radioactives, s’étendre sur une grande partie du Moyen Orient. 

Toutes les garanties de la période de la Guerre Froide, qui cataloguait la bombe atomique comme «une arme de dernier recours» ont été abandonnées.

Des actions militaires « offensives « utilisant des ogives nucléaires sont maintenant décrites comme des actes « d’auto défense ».

La distinction entre les armes nucléaires tactiques et l’arsenal conventionnel du champ de bataille a été effacée. La nouvelle doctrine américaine est basée sur «des capacités mixtes de frappe ».

Ces dernières, qui s’appliquent tout particulièrement au plan de bombardement aérien de l’Iran par le Pentagone, envisagent l’utilisation de bombes atomiques combinées à des armes conventionnelles.

Comme dans le cas de la première bombe atomique, qui, selon les mots du président Harry Truman « a été larguée sur Hiroshima une base militaire », les « mini bombes atomiques » d’aujourd’hui sont déclarées comme étant « sans danger pour la population civile environnante ».

Connu dans les cercles officiels à Washington comme « Joint Publication 3-12 » (Publication Jointe 3-12) la nouvelle doctrine nucléaire (Joint Nuclear Operations (NJNA) (Mars 2005), appelle à « intégrer des attaques conventionnelles et des attaques nucléaires » sous un Commandement et un Contrôle unifiés et « intégrés ».

Elle décrit principalement le processus de planification et de gestion de prise de décision, au cours duquel les objectifs stratégiques et militaires doivent être atteints, à travers l’utilisation d’un mélange d’instruments, avec très peu de préoccupation pour les pertes en vies humaines.

La planification militaire se concentre sur « l’utilisation la plus efficace de la force »,-i.e. et un arrangement optimal de différents systèmes d’armement pour atteindre des buts militaires énoncés. Dans ce contexte, les armes nucléaires et conventionnelles sont considérées comme « faisant partie de la boîte à outils » dans laquelle le commandement militaire peut piocher et choisir les instruments dont il a besoin suivant « l’évolution des circonstances » sur le théâtre des opérations militaires. (Aucune de ces armes dans la « boîte à outils » du Pentagone, y compris des bombes conventionnelles bunker buster, des bombes à fragmentation, des mini bombes nucléaires, des armes chimiques et biologiques n’est décrite comme étant « ADM » quand elles sont utilisées par les US et leurs partenaires de la coalition.)

L’objectif énoncé c’est de :

«S’assurer de l’utilisation la plus efficace de la force » et fournir aux dirigeants US un éventail plus large d’options d’attaques (nucléaires et conventionnelles) pour répondre à des imprévus instantanés. L’intégration des forces nucléaires et conventionnelles est par conséquent cruciale pour le succès de toute stratégie intelligible.

Cette intégration garantit un ciblage optimal, des dommages collatéraux minimum, et réduit la probabilité d’une escalade.» (La Doctrine d’Opérations Conjointes nucléaires p. JP 3-12-13).

La nouvelle doctrine nucléaire met sans dessus dessous les concepts et les réalités. Non seulement elle nie les effets dévastateurs des armes nucléaires, elle affirme, de manière péremptoire, que les armes nucléaires sont « sans danger » et que leur utilisation sur le champ de bataille assurera «des dommages collatéraux minimum et réduira la probabilité d’une escalade ». Le problème des retombées radioactives n’est pratiquement pas reconnu en ce qui concerne les armes nucléaires tactiques. Ces différents principes d’orientation qui décrivent les bombes nucléaires comme « sans danger pour les civils » instituent un consensus au sein de l’armée qui nourrit ensuite les livres militaires, fournissant un critère adéquat pour un « feu vert » aux commandants régionaux sur le champ de bataille.

Actions « Défensives et Offensives»

Alors que la Nuclear Posture Review de 2001 (2001 Nuclear Posture Review) établit les conditions pour une utilisation préventive des armes nucléaires au Moyen Orient, en particulier contre l’Iran (voir aussi le principal document de la PNAC : Rebuilding Americas Defenses) La Doctrine d’Opérations Conjointes nucléaires fait un pas en avant pour effacer la distinction entre des actions militaires «défensives » et «offensives ».

« La nouvelle triade offre une combinaison de capacités stratégiques offensives et défensives incluant des capacités de frappes nucléaires et non nucléaires, de défense active et passive, et une infrastructure de recherche et développent et industrielle robuste pour développer, construire, et maintenir des forces d’attaques et des systèmes défensifs… » (Ibid) (Les concepts clés sont inscrits en italique, ajout de l’auteur)

Cependant, la nouvelle doctrine nucléaire va bien au-delà d’actions préventives d’ »auto défense » elle appelle à des « actions anticipées » utilisant des armes nucléaires contre « un ennemi voyou » qui est supposé projeter de développer des ADM à une date future incertaine.

Une planification sécuritaire responsable exige une préparation contre des menaces qui sont possibles bien qu’ayant peu de chance peut être aujourd’hui de se matérialiser. Les leçons de l’histoire militaire restent claires : des conflits imprévisibles irrationnels éclatent. Les forces militaires doivent être prêtes à contrer les armes et les capacités existantes ou qui existeront dans un futur proche même si dans l’immédiat des scénarios de guerre ne sont pas à disposition. Pour dissuader au maximum l’utilisation d’ADM, c’est primordial de préparer les forces US à utiliser des armes nucléaires efficacement et que les forces US soient déterminées à employer des armes nucléaires si nécessaire pour empêcher l’utilisation d’ADM ou des représailles utilisant des ADM (Ibid, p. III-1, italiques ajoutés)

Les bombes nucléaires serviraient à empêcher un programme non existant d’ADM (e.g Iran) avant son développement. Cette formulation tordue va bien au-delà des prémisses (propositions don on tire des conclusions ndlt) du 2001 Nuclear Posture Review et du NPSD 17 qui stipulent que les US peuvent mener des représailles en utilisant des armes nucléaires si ils sont attaqués avec des ADM.

« Les Etats-Unis font clairement savoir qu’ils se réservent le droit de répondre en ayant recours à une force écrasante – incluant l’éventuelle utilisation d’armes nucléaires – à l’utilisation d’armes de destruction massive contre les US, ses forces à l’étranger, ses amis et alliés. » ..(NSPD 17).

« Intégration » des Plans d’Armes Nucléaires et Conventionnelles

La Doctrine d’Opérations Conjointes nucléaires dresse les procédures gouvernant l’utilisation des armes nucléaires et la nature des relations entre les opérations de guerre nucléaires et conventionnelles.

Le DJNO déclare que :

«L’utilisation des armes nucléaires sur le théâtre (de la guerre) nécessite que les plans nucléaires et conventionnels soient intégrés le plus largement possible ». (DNJO, p. 47, italiques ajoutés, pour plus de détails voir l’article de Michel Chossudovsky  « Guerre nucléaire contre l’Iran,  janvier 2006 »)

Les conséquences de cette « intégration » ont d’énormes implications car une fois que la décision est prise par le commandant en chef, c’est-à-dire le président des Etats-Unis, de lancer une opération militaire conjointe conventionnelle –nucléaire, il y a un risque que des armes nucléaires tactiques soient utilisées sans qu’il y est besoin de requérir l’autorisation présidentielle nécessaire. Vu sous cette angle, les procédures d’exécution sous la juridiction des commandants sur le théâtre des opérations concernant les armes nucléaires sont décrites comme étant « souples et autorisent des changements dans la situation. »

Les commandants régionaux des combats sont responsables de la définition des objectifs dans le théâtre des opérations, et de développer des plans nucléaires nécessaires pour atteindre ces objectifs, inclue la sélection des cibles. Quand il est en charge, le CDRUSSTRATCOM, en tant que commandant de combat de soutien, fournit un plan détaillé de soutien en concordance avec les exigences de la planification du théâtre des opérations. La totalité de la planification du champ d’opération nucléaire suit les procédures prescrites dans « la Planification des Opérations Conjointes et le Système d’Exécution « pour formuler et mettre en pratique une réponse effective à l’intérieur du cadre temporel qu’autorise la crise.

Puisque des options n’existent pas pour chaque scénario, les commandants des combats doivent avoir la capacité de planifier les actions de crise et d’exécuter ces plans. La planification d’action de crise offre la capacité de développer de nouvelles options, quand les options actuellement utilisées sont limitées ou que les principales options sont inappropriées.

Le Commandement, le Contrôle et la Coordination doivent être suffisamment souples pour permettre au commandant régional des combats de frapper des cibles tributaires du temps telles que des plateformes mobiles de lancement de missiles « DJNO * (italiques ajoutés)

Theatre des opérations nucléaires (Theater Nuclear Operation TNO)

Alors que l’autorisation présidentielle est formellement exigée pour lancer une guerre nucléaire, les commandants régionaux des combats seraient en charge du Théâtre des Opérations Nucléaires (TNO) avec le mandat de non seulement appliquer mais aussi de formuler des décisions au niveau du commandement concernant les armes nucléaires (La doctrine des opérations conjointes nucléaires DJNO*)

Nous n’avons plus à faire au « risque » associé à « un lancement accidentel ou par inadvertance » comme cela avait été formulé par le secrétaire à la défense Robert S. Mc Namara, mais avec un processus de prise de décision militaire qui fournit au commandants militaires, du commandant en chef jusqu’au commandants régionaux, ces pouvoirs utilisables à discrétion d’armes nucléaires tactiques.

De plus, parce que ces « plus petites » armes nucléaires tactiques ont été « déclassifiées » par le Pentagon comme étant « sans danger pour la population civile environnante » ainsi, « minimisant le risque de dommages collatéraux », il n’existe pas de restrictions primordiales pré définies pour empêcher leur utilisation (Voir Michel Chossudovsky, The Dangers of a Middle East Nuclear War, Global Research, fevrier 2006)

Une fois qu’une décision de lancer une opération militaire est prise (e.g. Des frappes aériennes contre l’Iran) les commandants sur le théâtre des opérations bénéficient d’une large marge d’action. Ce que cela signifie en pratique c’est qu’une fois que la décision présidentielle a été prise, USSTRATCOM en liaison avec ces commandants peut décider quelles cibles et quel type d’armement utiliser. Les stocks d’armes nucléaires sont maintenant considérés comme partie intégrale de l’arsenal du champ de bataille. En d’autres termes, les bombes nucléaires ont été intégrées à la « boîte à outils » utilisée sur le théâtre de la guerre conventionnelle.

Attaques Aériennes Planifiées Contre l’Iran

Un plan opérationnel de conduire des attaques aériennes contre l’Iran est « fin prêt » depuis juin 2005. Le matériel militaire essentiel pour mener cette opération a été déployé. (Pour plus de détails voir Michel Chossudovsky, Guerre nucléaire contre l’Iran janvier 2006 ).

Le vice président Dick Cheney a donné l’ordre à l’USSTRATCOM d’établir un « plan d’urgence» qui «comprend une attaque aérienne de grande envergure sur l’Iran employant à la fois des armes nucléaires et conventionnelles. » ((Philip Giraldi, Attack on Iran: Pre-emptive Nuclear War, The American Conservative, 2 August 2005).

En janvier 2005, un changement significatif dans le mandat de l’USSTRATCOM a été mis en application. L’USSTRATCOM a été identifié comme étant le « commandant de direction des combats pour l’intégration et la synchronisation des efforts du département de la défense dans le combat contre les armes de destruction massive ». Pour appliquer ce mandat, une toute nouvelle unité de commandement a été crée nommée Joint Functional Component Command Space and Global Strike, or JFCCSGS.

Dirigée par l’USSTRATCOM, le JFCCSGS serait responsable du lancement des opérations militaires « utilisant des armes conventionnelles et nucléaires » selon la nouvelle doctrine nucléaire de l’Administration Bush. Les deux catégories d’armes seront intégrées dans une « opération d’attaque conjointe » sous un Commandement et un Contrôle Unifiés.

Selon les écrits de Robert S. Norris et d’Hans M. Kristensen dans “the Bulletin of Atomic Scientists“,

«Le département de la défense adapte ses plans d’attaques nucléaires pour qu’ils reflètent la nouvelle doctrine présidentielle et afin d’assurer la transition dans la planification de la guerre du Plan Intégré Unique conçu lors du pic de la Guerre Froide à une famille de plans d’attaques plus petits et plus souples pour vaincre les adversaires d’aujourd’hui. Le nouveau plan central stratégique de guerre est connu sous le nom d’OPLAN (Opérations Plan ) 8044. Ce plan révisé et détaillé offre des options plus souples pour rassurer les alliés, et dissuader, et si nécessaire vaincre des adversaires dans des cas d’urgence plus étendus.

L’un des membres de cette nouvelle famille c’est CONPLAN 8022, un plan conceptuel pour l’utilisation rapide d’armes nucléaires ou conventionnelles, ou des capacités de mener une guerre de l’information pour détruire préventivement, si nécessaire – - des « cibles temporellement urgentes » partout dans le monde. Le secrétaire de la défense Donald Rumsfeld avait signé un Ordre d’Alerte début 2004, qui ordonnait au CONPLAN 8022 d’être immédiatement opérationnel. Le résultat c’est que la politique de prévention de l’Administration Bush est maintenant opérationnelle sur les bombardiers longue distance, sous marins stratégiques, ou les patrouilles de dissuasion, et probablement aussi les missiles balistiques intercontinentaux (ICB Ms) »

La mise en application opérationnelle de la Frappe Mondiale se ferait sous le CONPLAN 8022, qui consiste actuellement en un « plan actuel que la marine et l’armée de l’air traduisent en un ensemble de frappes à mener par leurs sous marins et leurs bombardiers, » (Japanese Economic Newswire, 30 Decembre 2005, plus de détails voir Michel Chossudovsky, Guerre nucléaire contre l’Iran, op. cit.).

CONPLAN 8022 est « le plan de couverture intégral pour ce type de scénarios stratégiques préventifs impliquant l’utilisation d’armes nucléaires. »

« Il se concentre spécifiquement sur ces nouvelles types de menaces – - l’Iran, la Corée du Nord – - les proliférateurs et aussi des terroristes potentiels, » dit-t-il. « rien ne dit qu’ils ne puissent pas utiliser CONPLAN 8022 dans le cas de scénarios limités contre des cibles russes et chinoises » (Selon Hans Kristensen, du Nuclear Information Project, cité dans le media japonais Economic News Wire, op. cit.)

Autorisation de Déploiement d’Armes Nucléaires

La planification d’autres bombardements aériens de l’Iran a commencé mi 2004, suite à la formulation de CONPLAN 8022 début 2004. En mai 2004, est sorti une directive : la Directive Présidentielle de Sécurité Nationale NSDP 35 entitled Nuclear Weapons Deployment Authorization.

Le contenu de ce document hautement sensible reste un secret d’état prudemment gardé. Les médias n’ont pas fait mention du NSPD ni de débat au Congrès là dessus. Alors que son contenu reste classé secret, on présume que le NSPD 35 porte sur le déploiement d’armes nucléaires tactiques sur le théâtre de guerre du Moyen Orient en conformité avec CONPLAN 8022.

Sur ce sujet, un article de presse récent (rappel : cet article a été publié en février 2006 ndlt) publié dans Yeni Safak (Turquie) suggère que les US sont actuellement entrain de :
« Déployer des bombes nucléaires tactiques type B 61 dans le sud de l’Irak comme faisant partie du plan d’attaquer l’Iran de cet zone si et quand l’Iran répond à une attaque israélienne sur ses installations nucléaires. »
(Ibrahim Karagul, “The US is Deploying Nuclear Weapons in Iraq Against Iran”, (Yeni Safak,. 20 December 2005, cité dans BBC Monitoring Europe).
Ce déploiement en Irak semble être la conséquence de NSPD 35.

Ce que suggère l’article de Yeni Safak c’est que des armes conventionnelles seraient d’abord utilisées en réponse à des attaques aériennes US-Israel, puis des bombes thermonucléaires tactiques B 61 pourraient alors être lancées. Ces représailles utilisant des armes nucléaires tactiques seraient en phase avec les lignes directrices contenues dans le 2001 Nuclear Posture Review and NSPD 17 (voir ci dessus).

Israël:  Armes Conventionnelles et Nucléaires

Israël fait partie de l’alliance militaire et il est prévu qu’il joue un rôle majeur dans ces attaques planifiées contre l’Iran. (Voir détails Michel Chossudovsky, Nuclear War against Iran, Jan 2006*)

Plusieurs articles de presse l’ont confirmé, Israël a reçu, depuis septembre 2004, quelques 500 bombes BLU 109 bunker buster produite aux US (WP, 6 janvier 2006). Le premier ordre d’acquisition date de septembre 2004. En avril 2005, Washington a confirmé qu’Israël recevrait 100 bombes bunker buster de plus GB8 -28 produites par Lockheed Martin (Reuters, 26 avril 2005). Les GBU -28 sont décrites comme des « bombes conventionnelles guidées au laser de 2,275 tonnes qui utilise une tête pénétrante de 1,820 tonnes». Elles ont été utilisées pendant la guerre en Irak.

Le Pentagone (a déclaré) que …la vente à Israël de 500 BLU -109 têtes, cela voulait dire une « contribution significative aux objectifs stratégiques et tactiques des US ».

Montées sur des bombes guidées au laser, les BLU -109, peuvent être larguées par F-15 ou F-16, des avions de combat faisant partie de la flotte aérienne d’Israël. Cette année, Israël a reçu une première série de 102 F-16Is longue distance de Washington, son principal allié. « Israël fabrique probablement ses propres bombes bunker buster, mais elles ne sont pas si robustes que les BLUs (910 kg), selon ce qu’a dit Robert Hewson, éditeur de Jane’s Air-Launched Weapons, à Reuters. (Reuters, 21 Septembre2004)

L’article ne confirme pas si Israël a stocké et déployé la version thermonucléaire des bombes bunker buster. Il n’indique pas non plus si les bombes bunker buster d’Israël sont équipées de têtes nucléaires. Il est important de noter que ce stockage de bombes bunker buster s’est fait quelques mois après la publication du NPSD 35 Nuclear Weapons Deployment Authorization (May 2004).

Israël possède entre 100 et 200 têtes nucléaires stratégiques (certains articles de presse parlent plutôt de 200 à 400 ndlt). En 2003, Washington et Tel Aviv ont confirmé qu’ils collaboraient « au déploiement de missiles de croisière Harpon fournis par les US, armés de têtes nucléaires, sur la flotte israélienne de sous marins Dolphin. » (The Observer 12 octobre 2003). Au cours de développements plus récents, qui coïncide avec les préparations de frappes contre l’Iran, Israël a passé commande de 2 nouveaux sous marins produits en Allemagne qui « pourraient lancer des missiles de croisière à tête nucléaire dans le cadre d’une « deuxième frappe » de « dissuasion. » (Newsweek 1 » février 2006. Voir aussi CDI base de données*)

La participation d’Israël aux attaques aériennes agira comme une bombe politique à travers le Moyen Orient. Cela contribuera à l’escalade, avec une zone de guerre qui pourrait s’étendre dés le début au Liban et à la Syrie. Toute la région, de l’est méditerranéen à l’Asie centrale et à la frontière ouest de l’Afghanistan serait touchée.

Le Rôle de l’Europe de l’Ouest 

Plusieurs pays d’Europe de l’Ouest considérés officiellement comme des « états non nucléaires » possèdent des armes nucléaires tactiques fournies par Washington.

Les US ont fourni quelque 480 bombes thermonucléaires B 61 à 5 pays non nucléaires de l’OTAN incluant la Belgique, l’Allemagne, l’Italie, la Hollande et la Turquie et un état nucléaire, la Grande Bretagne. Le Gardien du nucléaire de l’ONU (AIEA ndlt) n’a pas prêté attention au fait que les US ont activement contribué à la prolifération d’armes nucléaires en Europe de l’Ouest.

Faisant partie de ce stockage européen, la Turquie, qui est partenaire dans la coalition menée par les US avec Israël contre l’Iran, possède quelque 90 bombes bunker buster thermonucléaires B 61, stockée sur la base aérienne nucléaire d’Incirlik (National Resources Defense Council Weapons in Europe, Fevrier 2005)

Allant de pair avec la politique nucléaire US, ce stockage et ce déploiement de B 61 en Europe de l’Ouest sont prévus pour des cibles situées au Moyen Orient. De plus, en accord avec les « plans d’attaques de l’OTAN », ces bombes thermonucléaires bunker buster B 61 (stockées par des « états non nucléaires « ) pourraient être lancées « contre des cibles en Russie ou d’autres pays du Moyen Orient tels que la Syrie et l’Iran « (cité dans le National resources Defense Council Weapons in Europe , Fevrier 2005).

De plus, ce qui a été confirmé par des documents partiellement déclassifiés (mis à disposition en utilisant la Loi US sur la Liberté de l’Information ») :

« Des arrangements ont été passés au milieu des années 90 pour autoriser l’utilisation de forces nucléaires US en Europe hors du champ de responsabilité du commandement européen US (EUCOM). Résultat de ces arrangements, EUCOM soutient actuellement des missions nucléaires de CENTCOM au Moyen Orient, dont celles, potentielles, contre l’Iran et la Syrie. » (Cité dans http://www.nukestrat.com/us/afn/nato.htm italiques ajoutés)

A l’exception des US, aucune autre puissance nucléaire « n’a d’armes nucléaires désignées pour être délivrées par des pays non nucléaires » ((National Resources Defense Council, op cit).

Tandis que ces « états non nucléaires » accusent nonchalamment Téhéran de développer des armes nucléaires, sans fournir de preuve documentée, ils ont eux-mêmes des capacités nucléaires de délivrer des têtes nucléaires, qui sont dirigées contre l’Iran. De dire que c’est un cas précis de « deux poids deux mesures » de la part de l’AIEA et de celle de la communauté internationale c’est un euphémisme.

L’Allemagne : De Facto Puissance Nucléaire

Parmi les « 5 états non nucléaires », l’Allemagne reste le pays le plus lourdement nucléarisé avec 3 bases nucléaires (dont deux sont totalement opérationnelles) et pourrait bien stocker jusqu’à 150 bombes (B 61 bunker buster) (Ibid). En accord avec les « plans d’attaque de l’OTAN » (mentionnés ci-dessus), ces armes nucléaires tactiques sont également pointées vers le Moyen Orient.

Tandis que l’Allemagne n’est pas officiellement une puissance nucléaire, elle produit des têtes nucléaires pour la marine française. Elle stocke des têtes nucléaires et elle a les capacités de délivrer des armes nucléaires. L’EADS, The European Aeronautic Defense and Space Company, une entreprise de partenariat franco allemand et espagnol, contrôlée par Deutsche Aérospace et le puissant Groupe Daimler, est le deuxième plus important producteur militaire d’Europe, produisant les missiles nucléaires M 51 de la France.

La France Fait Sienne la Doctrine Nucléaire Préventive

En janvier 2006, le président français Jacques Chirac, a annoncé un changement majeur dans la politique nucléaire de la France.

Sans mentionner l’Iran, Chirac impliquait que les bombes atomiques de la France seraient utilisées sous la forme «d’attaques plus concentrées » contre des pays, qui « envisageaient » le déploiement d’ADM

Il a aussi mentionné la possibilité que des armes nucléaires tactiques puissent être utilisées sur des théâtres de guerre conventionnels, en concordance avec la doctrine nucléaire des US et de l’OTAN ((Lire Chirac shifts French doctrine for use of nuclear weapons Chirac Shifts French Doctrince for Use of Nuclear Weapons, Nucleonics Week 26 janvier 2006).

Le président français semble avoir embrassé la « guerre du terrorisme » sponsorisées par les US. Il a présenté les armes nucléaires comme un moyen de construire un monde plus sécurisé et pour combattre le terrorisme.

Les armes nucléaires ne sont pas faites pour être utilisées contre des « terroristes fanatiques » néanmoins « les dirigeants d’états qui utilisent des moyens terroristes contre nous, de même que ceux qui envisagent d’utiliser contre nous d’une façon ou d’une autre des ADM, doivent comprendre qu’ils s’exposent à une réponse ferme et appropriées de notre part… » (Ibid)

Bien que Chirac n’ait fait aucune référence à l’utilisation préventive d’armes nucléaires, sa déclaration reprend largement les prémisses de la Revue de la Position Nucléaire 2001 de l’Administration Bush, qui appelle à l’utilisation d’armes nucléaires tactiques contre des « états voyous » et des organisation terroristes non étatiques ».

Pour voir Des détails et les cartes des installations nucléaires situées dans les 5 états « non nucléaires » européens *(Document pdf en anglais)

Les armes stockées sont des bombes thermonucléaires B 61. Toutes les armes sont des bombes à gravité de types 2 3- 4 – 10
..
Ces estimations sont basées sur des déclarations publiques et privées faites par un certain nombre de sources gouvernementales et des estimations sur les capacités de stockage de chaque base.

Michel Chossudovsky

Global Research22 février 2006.

Michel Chossudovsky est l’auteur du best-seller international “La mondialisation de la pauvreté» publié en 14 langues. Il est professeur émérite d’économie à l’Université d’Ottawa, et directeur du Centre de recherche sur la mondialisation. 
La première partie de ce texte a été publiée dans un article séparé intitulé :

« The dangers of a Middle East Nuclear War » New Pentagon Doctrine: Mini –Nukes are “Safe for the Surrounding Civilian Population” Michel Chossudovsky.

Traduction bénévole Mireille Delamarre

Posted by Équipe Signes des Temps on August 20, 2010

Mondialisation.ca, 20 août 2010

 www.planetenonviolence.org


n° 5 - L’Amérique d’Obama de a à z - 23-08 - : Suite -: - Est-ce-que Washington planifie un holocauste nucléaire?

n° 5 - L’Amérique d’Obama de a à z - 23-08 - : Suite -: - Est-ce-que Washington planifie un holocauste nucléaire?



L’Amérique d’Obama

n°5 du 23-08

C.De Broeder & M.Lemaire



 " L’Amérique d’Obama de A à Z" est  visible  sur nos blogs : 

a) sur nos blogs : http://www.dhblogs.be/categories/International.html

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b) sur le site de Eva Resis :  no-war.over-blog.com

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

 Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

3 Orwell ou le ‘Big Brothers’

3-1 William M. ARKIN, Dana PRIEST: Top Secret America : Le voisinage des Services Secrets. 

3-2 L'armée US renvoie d'Afghanistan ses véhicules de contrôle des foules.

3-3 Thierry Meyssan : Révélations: La Mare (1942-1955), un service secret privé financé par Washington.

3-4 Jean-Claude Paye : Répression politique : L’espace aérien sous contrôle impérial.



Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.



”Si vous croyez que le monde ressemblera un jour à celui de Big Brother, détrompez-vous…

 Vous êtes en plein dedans !”
“Lorsqu’on ne s’étonne plus du traçage, de la vidéosurveillance ou de la conservation des données, c’est justement le signal qu’on est entré dans un monde Orwellien”.




3 Orwell ou le ‘Big Brothers’

3-2 William M. ARKIN, Dana PRIEST: Top Secret America : Le voisinage des Services Secrets. 

La communauté du renseignement poursuit ses activités dans les banlieues de la nation. Si son travail est invisible, son impact se fait réellement ressentir.

ReOpen911 : La National Security Agency (NSA) est l’organisme spécialiste par excellence de la cryptologie – le chiffrement et le déchiffrement des données.

Son impressionnant réseau de stations d’écoute et de satellites intercepte et analyse les communications (les émissions radio, la TV, les satellites, le téléphone, les réseaux sans fils, la messagerie électronique) du monde entier au prétexte de prévenir toutes sortes d’agressions. Elle s’est dotée de systèmes informatiques de reconnaissance vocale et d’ordinateurs comme le "CRAY" dernière génération. Ces machines des plus puissantes au monde, seraient donc capables de déchiffrer les moindres données.

Bien que le complexe de Fort Mead, l’un des sites de la NSA, occupe déjà l’équivalent de la superficie du Pentagone, il rogne un peu plus chaque année sur les terres agricoles. 38 000 employés y travaillent régulièrement. 10 000 autres devraient venir renforcer l’effectif d’ici 15 ans. Dans quel but ? Pallier à la hausse du chômage ? Curieusement, les habitants de la région ne semblent rien voir de tout cela, comme si ce monde à part, cette superpuissance autoproclamée dans leur voisinage immédiat n’existait pas. Pourtant une gêne ambiante, sourde, pèse sur les habitants.

Le Washington Post, dans cet article tiré de son dossier Top Secret America que nous avons récemment abordé, nous invite à faire le tour du propriétaire de la NSA et ses environs à Fort Meade, Maryland.

L’entrepôt de brique n’est pas que cela. Franchissez la porte et là, caché un peu plus loin, on découvre un détail sur le personnel de la sécurité : une flotte de véhicules utilitaires sportifs noirs, blindés pour résister aux tirs et aux explosions.

Sur le terre-plein central le long de la rue principale, les panneaux ne sont pas des publicités pour des maisons à vendre ; ils invitent les employés ayant l’accréditation top-secret sécurité à un salon d’embauche au Café Joe, qui est tout sauf un lieu normal de restauration.

Le nouvel immeuble de bureaux couleur bronze est réellement une sorte d’hôtel où les entreprises peuvent louer des chambres protégées des écoutes.

Même la plaque d’égout entre deux bâtiments de faible hauteur n’est pas que cela. Entourée de béton cylindrique, il s’agit du point d’accès à un câble du gouvernement. "TS / SCI", chuchote un fonctionnaire, soit les abréviations pour "top secret" et "information sensible compartimentée » – ce qui signifie que peu de gens ont le droit de connaitre les informations qui transitent par le câble.

Tous ces lieux existent hors de Washington, ce qui équivaut à une géographie alternative des États-Unis, celle que dessinent la concentration des organisations gouvernementales top-secret et les entreprises qui travaillent pour elles. Ce faisceau de Fort Meade est le plus important parmi la douzaine de groupes (de ce genre) à travers les États-Unis, les centres nerveux du Top Secret America aux 854.000 employés.

D’autres (groupes) se situent à Dulles-Chantilly, Denver-Aurora et Tampa. Ils correspondent tous à la version des villes traditionnelles sous antenne militaire : ils dépendent financièrement du budget fédéral et sont culturellement définis par leur tâche exceptionnelle.

La différence, bien sûr, c’est que l’armée ne relève pas de la culture du secret. Dans les groupes du Top Secret America, une carte à puce numérique liée au cordon tour de cou de la société, est souvent le seul indice du lieu de travail. Le travail n’est pas discuté. Pas plus que les interventions. Les débats sur le rôle de l’Intelligence dans la protection du pays se produit uniquement lorsque quelque chose se passe mal et que le gouvernement enquête, ou lorsqu’une information classifiée est divulguée sans autorisation et qu’elle se transforme en nouvelles.

L’existence de ces groupements est si peu connue, que la plupart des gens n’en prennent pas conscience lorsqu’ils approchent de l’épicentre de Fort Meade ; même lorsque le GPS sur le tableau de bord de leur voiture se met soudain à donner des instructions erronées, piégeant les conducteurs dans une série de demi-tours, parce que le gouvernement trouble les signaux dans les proches environs.

Lorsque cela se produit, c’est que le point zéro – La National Security Agency- est proche. Mais, difficile de dire où. Les arbres, les murs et le paysage vallonné occultent la présence de la NSA de la plus part des points de vue ; les barrières en béton, les postes de garde fortifiés et les panneaux d’avertissement arrêtent ceux qui n’ont pas l’autorisation d’entrer sur les terres de la plus grande agence de renseignement des États-Unis.

De nombreux Américains ne se rendent pas compte que le travail top-secret pourrait s’exercer dans leur voisinage.

Par delà les obstacles se trouvent de gigantesques immeubles imposants, rangées après rangées. Derrière les vitres opaques résistant aux explosions, 30 000 personnes environ, lisent écoutent et analysent pour la plupart le flot continuel de conversations interceptées, vingt quatre heures par jour, sept jours par semaine.

De la route, il est impossible de définir l’étendue de la NSA, même si ses bâtiments occupent une surface de 6,3 millions de pieds carrés – environ la taille du Pentagone – et si elles sont entourés de 453.247 m2 de places de stationnement. Aussi massive qu’elle puisse paraître, des documents indiquent que la NSA est destinée à s’étendre avec l’intégration de 10.000 employés de plus au cours des 15 prochaines années et 2 milliards de dollars pour financer la première phase d’expansion, soit une augmentation globale d’envergure qui portera l’espace immobilier du groupement de Fort Meade à près de 14 millions de pieds carrés.

Le siège de la NSA se trouve sur la base militaire de Fort Meade qui accueille 80 locataires du gouvernement, dont plusieurs grandes organisations du renseignement.

Chaque année, celles -ci injectent 10 milliards de dollars dans les salaires et les contrats dans l’économie de la région – un chiffre qui permet d’expliquer le reste de Fort Meade, qui s’étend sur plus de 16.000 m dans toutes les directions.

Les entreprises qui prospèrent hors de l’agence et à proximité des autres organismes du renseignement se situent juste au-delà du périmètre de la NSA.

Dans certaines parties du groupe, elles occupent des quartiers entiers. Dans d’autres, elles forment des parcs d’affaires sur plus d’un kilomètre. Un chemin privé, contrôlé par des panneaux d’interdiction aux "avertissements" en jaune, les relie au campus de la NSA.

L’un des plus grands parcs est le National Business Park – de larges tours de verres angulaires se répartissent, dissimulés, par blocks sur 1 153 354 m2. Les occupants de ces bâtiments sont des sous-traitants. Ailleurs, là où ils sont mieux connus du public, ils minimisent volontairement leur présence. Mais dans le National Business Parc, un lieu où seuls d’autres entrepreneurs auraient une raison de se rendre, les enseignes de leurs bureaux sont énormes. Elles brillent dans la nuit de rouge vif, de jaune et de bleu : Booz Allen Hamilton, L-3 Communications, CSC, Northrop Grumman, General Dynamics, SAIC. Le groupe de Fort Meade représente plus de 250 entreprises – soit 13 % de toutes les entreprises Top Secret America. Certaines ont plusieurs bureaux, : Northrop Grumman en possède 9, SAIC en a 11. Les entreprises effectuent un travail top-secret dans les 681 sites du groupe Fort Meade.

Sur les sites, les employés doivent se soumettre à des règles strictes, envahissantes. Ils passent régulièrement par le détecteur de mensonge, signent des formulaires de non-divulgation, remplissent de longs rapports après un voyage à l’étranger. Ils sont entrainés pour gérer les voisins fouineurs et les amis curieux. Certains sont formés pour endosser de fausses identités.

S’ils boivent trop, empruntent trop d’argent ou sympathisent avec des citoyens de certains pays, ils peuvent perdre leur accréditation secret, celle-ci étant le passeport pour un emploi à vie à la NSA tout comme dans les organismes de renseignement apparentés.

Par chance, ils excellent en mathématique : pour être capable de faire ce qu’elle fait, la NSA s’appuie sur le plus grand nombre de mathématiciens au monde. Elle a besoin de linguistes et d’experts en technologie, ainsi que de cryptologues, surnommés "Crippies." Beaucoup se savent être des ISTJ, les initiales pour « introversion, sentiment, pensée, jugement », un ensemble de traits de la personnalité repéré par le test de personnalité Myers-Briggs qui prévaut dans le groupe de Fort Meade.

La bonne blague : "Comment décririez-vous un extraverti à la NSA ? C’est le seul à regarder les chaussures des autres."

"Elles font partie des personnes les plus brillantes au monde", a déclaré Ken Ulman, cadre au département de Howard, l’un des six départements de la sphère d’influence géographique de la NSA. "Elles exigent de bonnes écoles et une qualité de vie élevée."

Les écoles, en effet, sont parmi les meilleures, et certaines vont adopter un cursus cet automne qui enseignera à des élèves âgés de 10 ans le style de vie nécessaire à l’obtention d’une accréditation secret et le genre de comportement qui pourrait le disqualifier.

Près d’une école, des bus scolaires jaunes sont alignés le long d’un bâtiment où le personnel des alliés, la "Surveillance des Cinq" – les États-Unis, la Grande-Bretagne, le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande – partagent les informations top-secret concernant le monde entier.

Les bus déposent les enfants dans les quartiers les plus riches du pays ; l’aisance est un autre attribut du Top Secret America. Selon les données du service de recensement, 6 des 10 plus riches comtés des États-Unis se trouvent dans ces groupes.

Le comté de Loudoun, classé le plus riche du pays, contribue à fournir de la main-d’œuvre pour le National Reconnaissance Office à proximité qui gère les satellites espions. Le comté de Fairfax, en deuxième position- accueille la NRO, la CIA et le Bureau du directeur du renseignement national (DNI). Le Comté d’Arlington, classé au neuvième rang, accueille le Pentagone et les agences de renseignement majeures. Le Comté de Montgomery, classé 10e, est le foyer de l’Agence Nationale du Renseignement Geospatial- (NGIA). Et le comté de Howard, classé troisième, est le foyer de 8.000 employés de la NSA.

"S’il s’agissait d’une usine Chrysler, on parlerait Chrysler sur les pistes de bowling, Chrysler aux réunions du Conseil, Chrysler, Chrysler, Chrysler" dit Kent Menser, employé au ministère de la défense qui soutient le comté de Howard pour une adaptatation à la croissance aux environs de Fort Meade. "Les gens qui ne font pas partie de l’effectif de la NSA n’apprécient pas totalement son impact sur leur vie."

* * * *

L’impact de la NSA et autres organisations secrètes de ce groupe ne sont pas seulement financiers. Ils régulent même la fluidité du trafic un certain jour, lorsqu’ une camionnette blanche sort d’un parking pour se fondre dans la circulation à midi.

Cette camionnette blanche est suivie de cinq autres identiques.

Dans chacune d’elles, deux agents du gouvernement qui suivent des cours à l’Académie de Formation du Contre-Espionnage, tentent de ne pas se perdre sur les routes locales lors de leur « surveillance discrète » – il s’agit ici de suivre un formateur qui joue le rôle de l’espion. Le véritable travail de ces agents issus de l’Armée, des Douanes et autres agences gouvernementales, consiste à identifier les espions et terroristes étrangers qui visent leurs organisations, à localiser les espions et recueillir des preuves pour prendre des mesures à leur encontre.

Mais aujourd’hui, ce sont des stagiaires reliés les uns aux autres par des radios et des plans de rues spécialement conçus à leur intention. Chaque année, environ 4000 agents fédéraux et militaires participent à des cours de contre-espionnage dans l’agglomération de Fort Meade ; en tant qu’agents, ils se déplacent sans éveiller l’attention des habitants qui vaquent à leurs occupations.

L’agent qui voyage sur le siège passager dans l’une des camionnettes blanches tient les cartes sur ses genoux tandis qu’il déplace frénétiquement des pastilles jaunes pour tenter de suivre les positions des autres camionnettes et celle du suspect, surnommé « le lapin ».

D’autres agents accélèrent et font la course à 90km/h pour tenter de suivre le lapin tout en se prévenant les uns les autres de la présence de la police locale : elle ne sait pas que ces camionnettes qui slaloment dans la circulation sont conduites par des agents fédéraux.

Soudain, le lapin n’est plus qu’à un pâté de maisons devant la camionnette la plus proche. Il grille le feu à l’orange puis disparaît tandis que les agents se retrouvent coincés au feu rouge.

Feu vert.

Un agent hurle alors en vain devant le pare-brise « Allez ! » à la voiture qui traîne devant. « Dégage ! Dégage ! Dégage ! »

« On l’a perdu, » râle sa partenaire tandis qu’ils s’efforcent de le rattraper.

Finalement, les agents terminent leur filature à pied devant la librairie Borders à Columbia où le lapin est réapparu. Six hommes en polos et pantalons aux dégradés kakis inspectent les rayons de magazines et déambulent dans les allées.

Leur instructeur est embarrassé. « La partie la plus difficile, c’est l’attitude », confie-t-il, tout en observant les agents entrain de suivre le lapin dans le magasin rempli de femmes en baskets et d’enfants en tongs. « Certains n’arrivent pas à se détendre suffisamment pour adopter le bon comportement… Ils devraient avoir l’air de flâner, mais ils restent là, à observer par-dessus un livre, sans bouger. »

Ailleurs dans le quartier, Jerome James, l’un des résidents, parle du bâtiment qui a surgi juste à la limite de son jardin. « Avant, il n’y avait que des terres agricoles, puis un jour ils ont commencé à creuser, » dit il. « Je ne sais pas ce qu’il s’y passe, mais cela ne me dérange pas. Je n’y pense pas. »

Le bâtiment protégé par des barrières et des grillages, est plus grand qu’un terrain de football. Aucune enseigne ou panneau pour l’identifier. Il y a bien une adresse, mais Google Maps ne la reconnaît pas. Si vous la saisissez, une autre adresse apparait systématiquement : « 6700 ».

Pas de nom de rue.

Juste « 6700 ».

Bill Brown, à gauche, et Jerome James s’occupent de la propriété de James dans une banlieue de Maryland, qui jouxte un bâtiment sécurisé. (Photo by Bonnie Jo Mount / The Washington Post) | Galerie Photos

Justin Walsh est dans l’un de ces bâtiments ; chaque jour, il passe des heures juché sur une échelle pour inspecter les faux plafonds d’une des plus grandes organisations du Top Secret America. Walsh est spécialiste en sécurité industrielle au sein du Département de la Défense. Chaque groupe a son propre Walsh, que ce soit à Fort Meade, ou dans le dédale souterrain des bâtiments de Crystal City à Arlington, près du Pentagone, ou dans les parcs d’affaires high-tech près du Centre National de Renseignement Spacial à Dayton, Ohio.

Quand il n’est pas sur une échelle, Walsh trifouille la photocopieuse pour s’assurer qu’elle ne puisse reproduire les secrets stockés dans sa mémoire. Ou bien il teste le démagnétiseur, un aimant géant qui efface les données des disques durs classifiés. Ou alors, il dissèque le système d’alarme, sa fibre optique et le codage utilisé pour envoyer des signaux à la salle de contrôle.

Dans l’Amérique Top Secret, tout est réglementé par le gouvernement : l’épaisseur de l’acier des barrières, la qualité des sacs en papier pour le transport des documents classifiés, l’épaisseur des murs et la hauteur des faux planchers insonorisés.

Autour de Washington, 4000 bureaux de sociétés privées gèrent l’information classifiée, soit 25% de plus que l’an dernier, selon le superviseur de Walsh, et l’équipe de Walsh a en permanence 220 bâtiments à contrôler dans son programme d’inspection. Le moindre bâtiment doit faire l’objet de contrôles ; tout nouveau bâtiment doit être inspecté de fond en comble avant que la NSA n’autorise ses occupants à ne serait-ce qu’établir une connexion téléphonique avec l’agence.

Il y aura bientôt un nouveau bâtiment de quatre étages à Fort Meade, près d’un quartier tranquille et sécurisé de pavillons haut de gamme. Son constructeur affirme qu’il peut résister à un attentat à la voiture piégée. Dennis Lane affirme que ses ingénieurs ont mis plus de boulons dans chaque poutrelle d’acier de la charpente que ne l’exige la norme pour garantir que la structure ne s’effondrera pas en cas d’imprévu.

Lane, vice-président de la société de construction Ryan Commercial, est devenu lui-même une sorte de fouineur lorsqu’il s’agit de travailler pour la NSA. A 55 ans, il a vécu et travaillé toute sa vie dans l’ombre de la NSA et s’est adapté à sa présence croissante au sein de sa communauté. Il recueille des informations commerciales par le biais de son propre réseau d’informateurs, des cadres dirigeants comme lui qui espèrent faire une bonne affaire sur le dos d’une organisation dont la plupart des voisins n’ont jamais entendu parler.

Il repère le moment où la NSA ou d’autres organisations secrètes du gouvernement louent un bâtiment, embauchent d’avantage de sous-traitants ou font appel aux entreprises locales. Il suit les projets de construction, les délocalisations, les changements au sein des sociétés privées. Il sait que les planificateurs locaux estiment que 10.000 emplois seront créés par la NSA , tout comme 52.000 autres par le biais d’agences de renseignement qui s’installeront à Fort Meade.

Lane était déjà au courant de toutes les rumeurs avant l’annonce officielle disant que le prochain commandement militaire géant, US Cyber Command, serait dirigé par le général quatre étoiles actuellement à la tête de la NSA. « Ce cyber-machin sera énorme, » dit-il. « Un cyber commandement pourrait intégrer tout l’immobilier actuellement disponible sur la zone ».

Lane le sait, car il a été témoin de la croissance post-11/9 de la NSA. A présent elle absorbe chaque jour 1,7 milliards de communications : courriers électroniques, forums, messageries, adresses IP, numéros de téléphone, appels téléphoniques et conversations sur téléphones mobiles.

A sa manière, Jeani Burns en a été témoin aussi.

Burns, une femme d’affaires à Fort Meade, prend un verre un soir après le travail. Elle fait un geste en direction de quelques hommes qui se tiennent près du comptoir.

« Je peux les repérer, » dit-elle. Le costume. La coupe de cheveux. Le comportement. « Ils ont ce regard, comme s’ils avaient peur que quelqu’un vienne leur poser une question à leur sujet. »

Des agents secrets viennent ici aussi, chuchote-t-elle, pour les surveiller, « pour s’assurer que personne ne parle trop. »

Burns est bien placée pour le savoir – elle vit avec un de ces hommes secrets depuis 20 ans. Avant, il travaillait pour la NSA. A présent, il est l’un de leurs sous-traitants. Il a fait la guerre. Elle ne sait pas où. Il fait quelque chose d’important. Elle ne sait pas quoi.

Elle raconte qu’elle est tombée amoureuse de lui il y a 20 ans et, que depuis, elle a passé sa vie à s’adapter. Lorsqu’ils sortent avec des amis, dit-elle, elle les appelle avant pour les prévenir : « Ne lui posez pas de questions. » Parfois les gens le comprennent, mais lorsque ce n’est pas le cas, « c’est dur à dire, mais nous ne sortons plus avec eux. »

Elle le décrit comme un « observateur. C’est moi la suspecte, » dit-elle. « Cela me gêne qu’il ne m’emmène jamais en voyage, ne pense jamais à quelque chose d’excitant à faire… J’ai l’impression d’être trompée. »

Mais elle dit aussi : « Je le respecte vraiment pour ce qu’il a fait. Il a consacré sa vie pour maintenir notre mode de vie, et il n’en retire aucune reconnaissance du public ».

Pendant ce temps, à l’extérieur du bar, le bourdonnement est continu. La nuit, aux confins du Parc d’Affaires National, des fenêtres de bureaux sont encore éclairées ci et là. Les 140 chambres de l’hôtel Marriott Courtyard sont toutes louées, comme d’habitude, à des clients tel cet homme à la réception qui dit seulement qu’il « travaille pour l’armée ».

A l’intérieur de la NSA, il y a un va-et-vient permanent de mathématiciens, de linguistes, de techniciens et de cryptologues. Ceux qui partent descendent par l’ascenseur au rez-de-chaussée. Chacun porte une petite boite en plastique avec un code-barres. Elle contient une clé de porte qui résonne à chaque pas. Pour ceux qui travaillent ici, ce son signale le changement d’équipe.

Tandis que les employés qui prennent leur poste passent le tourniquet, ceux qui partent glissent leur badge d’identification dans une fente. Une trappe s’ouvre. Ils déposent leur boite contenant la clé puis sortent en passant par un tourniquet. Ils quittent le parking et roulent lentement vers les barrières et portails qui protègent la NSA, où ils croisent une longue file de voitures qui roulent en sens inverse. Il est presque minuit à Fort Meade, la capitale du Top Secret America, un lieu qui ne dort jamais et qui s’étend un peu plus chaque jour.

Le Grand Soir et ReOpen911

William M. ARKIN, Dana PRIEST

Traduit par V.D. et apetimedia pour ReOpenNews et le Grand Soir.

SOURCE : http://projects.washingtonpost.com/...

30 juillet 2010
http://www.legrandsoir.info/Top-Secret-America-Le-voisinage-des-Services-Secrets.html


3-2 L'armée US renvoie d'Afghanistan ses véhicules de contrôle des foules.

L’armée renvoie d’Afghanistan ses véhicules de contrôle des foules en sol américain
La semaine dernière, l’armée américaine a ordonné que tous ses véhicules « humvee » qui utilisés comme arme de dispersion des foules (par la douleur) soient ramenés en sol américain.
Ces véhicules « ADS » (« Active Denial Systems ») ont été conçus pour maîtriser les soulèvements et pour contrôler les populations. Cette arme qui souffle des vagues de chaleur insupportable sur l’ennemi a été retirée de l’Afghanistan par l’armée américaine.
Le système « ADS » a coûté environ £42
million à développer et était sur le point d’être déployé pour disperser les membres des Talibans qui attaquaient les forces américaines.
L’arme, qui provoque une douleur intense sans causer de dommages physiques durables [connus], a été retirée de la zone de guerre la semaine passée sans que les chefs de l’armée américaine expliquent
pourquoi un tel volte-face.
Le « ADS », qui a été développé pendant 20 ans, travaille en envoyant un faisceau d’ondes à haute fréquence à la vitesse de la lumière. Ce faisceau peut couvrir l’ensemble du corps d’une personne, qui cause une douleur atroce, en chauffant l’eau et les molécules de graisse se trouvant sous la peau.
Le faisceau peut frapper quelqu’un jusqu’à 1/3 de mille de distance et la douleur cesse seulement quand la personne se déplace de la route. Un porte-parole du ministère américain de la Défense a déclaré : « La décision de rappeler les armes aux États-Unis a été prise par les commandants sur le terrain en Afghanistan ».
Ndlr : Pourquoi l’armée américaine ramène ces véhicules qui servent d’arme de maîtrise des foules en sol américain maintenant ?
Ces armes ont été testées sur les Talibans, mais elles ont finalement été destinées à être utilisées contre les Américains en cas d’émeutes. Si les armes n’étaient pas efficaces, ils ne dépenseraient pas des millions de dollars pour les réexpédier en sol américain…
Récemment, il a été révélé que les Marines des États-Unis ont reçu, secrètement, des formations avec les forces de police locale dans les villes américaines. Nous apprenons maintenant que l’armée est en train de récupérer leur équipement anti-émeutes en Amérique.Qu’est-ce qui se passe ?
Il est évident que le gouvernement des États-Unis s’attend à un temps de troubles dans les mois qui viennent.

www.toutsaufsarkozy.com/cc/.../EklpyEkypEAjiWVpBc.shtml


3-3 Thierry Meyssan : Révélations: La Mare (1942-1955), un service secret privé financé par Washington.

Durant la Seconde Guerre mondiale et la Guerre froide, Washington utilisa un service de renseignement privé international, la Mare (the Pond).

Parmi ses meilleurs informateurs… le tueur en série français Marcel Petiot. C’est ce que révèlent des archives de la CIA nouvellement déclassifiées.

Publiées en 1980, les mémoires de John Grombach ont été qualifiées de fantaisistes par la presse. Elle sont aujourd’hui recoupées par les archives.

L’existence d’une organisation secrète états-unienne en Europe, le Pond (littéralement « la mare », et par extension familière l’océan Atlantique) dans les années 1942-1955 a été mise en doute.

Les mémoires publiées par son fondateur ont été sévèrement critiquées comme relevant plus du roman que de l’Histoire. Or, les archives de cette organisation ont été retrouvées en 2001, d’abord remises à la CIA, puis aux Archives nationales des Etats-Unis, en 2008.

Elles ont été ouvertes au public en avril 2010 et l’on commence juste à en mesurer la portée.
La Mare apparaît sous les dénominations successives de Special Service Branch, puis de Special Service Section enfin de Coverage and Indoctrination Branch. Elle était familièrement dite la Mare (Pond) ou le Lac (Lake) par opposition à la Baie (Bay) pour la CIA.
Son activité comprenait la cryptographie, l’espionnage politique et les actions clandestines. Elle employait plus de 600 espions dans 32 pays en leur certifiant qu’ils travaillaient exclusivement pour les Etats-Unis et non pour les Alliés en général. La Mare avait été créée par l‘armée de terre des Etats-Unis, sous l’autorité du renseignement militaire. A l’issue de la Seconde Guerre mondiale, elle prit son indépendance et continua à fonctionner comme un réseau privé, sous-traitant de l’US Army, du département d’Etat, de la CIA, voire du FBI. Elle fut dissoute en 1955 dans le contexte d’une réorganisation et d’une centralisation du renseignement et parce que son chef s’était compromis avec le sénateur Joseph McCarthy auquel il vendait des informations sur « l’infiltration communiste ».
La Mare était dirigée par le colonel John V. Grombach, dit le Frenchy (le Français), un ancien producteur de CBS Radio, spécialiste des transmissions cryptées incluses dans les programmes radio.
Cette organisation avait été créée avec le soutien de la société néerlandaise d’électroménager Philips, qui en assurait le financement et la logistique. A l’approche des nazis, les dirigeants de Philips avaient été exfiltrés des Pays-Bas avec leur gouvernement par les Britanniques. Ils s’étaient réfugiés aux Etats-Unis d’où ils continuaient à gérer leur société. Leur bureau de relations publiques à New York servait de couverture et de quartier général à la Mare. Par la suite Philips continua d’entretenir d’étroites relations avec les services de renseignement et l’armée US ; ses dirigeants participèrent activement à la création du Groupe de Bilderberg, le cercle d’influence de l’OTAN. Plusieurs autres grandes sociétés offrirent des couvertures à la Mare, dont American Express Co., Remington Rand, Inc. et Chase National Bank.
Les renseignements collectés par la Mare ont parfois été de très haut niveau. Ainsi, cette organisation privée mena t-elle des négociations avec le maréchal Herman Göring durant les six derniers mois de la guerre mondiale. Ou encore, elle suivit en détail les premiers essais nucléaires soviétiques. Cependant, il n’est pas établi que ces renseignements soient parvenus au sommet de la bureaucratie washingtonienne et aient été correctement exploités. La Mare fut particulièrement active en Hongrie où elle était en contact avec l’amiral Miklós Horthy durant la guerre, et d’où elle exfiltra Zoltán Pfeiffer et sa famille, durant l’occupation soviétique.
 

Le docteur Marcel Petiot lors de son procès aux assises.

Un détail étonnera les lecteurs français. La Mare collecta de précieux renseignements sur la Gestapo parisienne par le truchement d’un de ses agents… Marcel Petiot, le célèbre tueur en série. Le docteur Petiot était un déséquilibré, plusieurs fois interné en psychiatrie, mais aussi un esprit brillant. Il tenait un cabinet médical à Paris où il traitait des officiers de la Gestapo et de la Reichswehr. Il rapporta le premier le massacre des officiers polonais à Katyn et la construction des V1 et V2 à Peenemünde. En 1944, ses voisins découvrirent à la faveur de ce qui semblait être un incendie de cheminée, que des corps humains dépecés brûlaient dans sa chaudière. Il fut accusé d’avoir tué et incinéré 27 personnes à qui il avait promis de les exfiltrer vers l’Argentine. On évalua à 200 millions de francs de l’époque —une somme considérable— les bijoux et liquidités volés à ses victimes. Ce butin ne fut jamais retrouvé. Contre toute évidence, le docteur Petiot affirma n’avoir tué que des nazis et des collaborateurs et revendiqua 63 meurtres. Il fut condamné à mort et guillotiné sans que l’on ait jamais accordé le moindre crédit à ses dires, pourtant aujourd’hui confirmés, qu’il avait parfois agi pour un groupe clandestin anti-nazi.

Les lecteurs allemands et autrichiens seront, quant à eux, surpris d’apprendre que la députée Ruth Fischer, qui dirigea le Parti communiste allemand durant la République de Weimar et co-fonda le Parti communiste autrichien, était un agent de la Mare. Ceci explique son retournement ultérieur et la déposition qu’elle fit au Sénat des Etats-Unis devant la commission McCarhty pour dénoncer son frère Gerhart.
En définitive, la Mare aura préfiguré les grandes sociétés privées de renseignement actuelles. Ses espions n’agissaient pas par patriotisme, mais envisageaient leur activité comme un business en temps de guerre, chaude ou froide. Son recrutement était hétéroclite, allant d’un tueur en série à une politicienne corrompue. Durant la Guerre mondiale, le Pentagone payait ses services sans état d’âme, durant la Guerre froide, trois départements fédéraux lui sous-traitèrent des opérations qu’ils voulaient externaliser pour les soustraire au contrôle parlementaire.
Thierry Meyssan 

Analyste politique français, président-fondateur du Réseau Voltaire et de la conférence Axis for Peace. Il publie chaque semaine des chroniques de politique étrangère dans la presse arabe et russe. Dernier ouvrage publié : L’Effroyable imposture 2, éd. JP Bertand (2007).


3-4 Jean-Claude Paye : Répression politique : L’espace aérien sous contrôle impérial.

Rappel :

Malgré quelques velléités du Parlement européen, l’Union européenne a cédé aux exigences des États-Unis : l’espace aérien transatlantique est désormais largement sous le contrôle de Washington. L’administration états-unienne a non seulement placé sous surveillance ses propres ressortissants et a interdit à des dizaines de milliers d’entre eux de se déplacer, mais les passagers européens sont aussi directement sous son contrôle. Les États-Unis ont la possibilité de faire évoluer unilatéralement les accords signés et ainsi, à terme, si il n’y a aucune réaction, de refouler ou d’empêcher des ressortissants européens de s’embarquer vers les USA, même si leurs papiers sont en règle.

À travers les différents accords installant un contrôle des passagers aériens, l’Union européenne abandonne progressivement sa propre légalité, afin de permettre au droit états-unien de s’appliquer directement aux ressortissants européens sur le territoire de l’Union. On assiste ainsi à la mise en place d’un ordre juridique impérial qui a pour objet de placer l’espace aérien transatlantique directement sous la juridiction de l’administration des États-Unis.

Suite à un accord intérimaire avec la Commission de l’Union européenne, les douanes états-uniennes ont, depuis le 5 mars 2003, accès aux systèmes de réservation des compagnies aériennes situées sur le territoire de l’Union. Il s’agit de contrôler des données liées aux comportements de passagers ordinaires, c’est à dire de personnes non recensées comme dangereuses ou criminelles, afin de vérifier, par rapport à un schéma théorique, si tel passager pourrait constituer une menace potentielle. Toute personne est traitée comme un criminel en puissance.

L’objectif est d’établir des « profils à risques ». On détecte ainsi des individus présentant un ensemble de caractéristiques qui pourraient « justifier » une surveillance spéciale ou même une arrestation préventive à l’arrivée sur le sol états-unien. Rappelons que l’USA Patriot Actpermet d’arrêter, sans inculpation, et de détenir indéfiniment, sans jugement, toute personne étrangère soupçonnée de participer à une activité d’une organisation désignée comme terroriste.

Une violation de la vie privée

Le Parlement européen a manifesté plusieurs fois son opposition à cet accord, notamment dans une résolution datant du 31 mars 2004 [1], en déclarant que l’accès des autorités états-uniennes est « illégal aux termes du droit national et du droit européen sur la vie privée ». Cet avis négatif n’a pas empêché le Conseil de se soumettre à nouveau, par une Décision du 17 mai 2004 [2] , aux injonctions des autorités états-uniennes.

Ayant un rôle purement consultatif, le Parlement a saisi la Cour européenne de Justice afin de faire casser cet accord. Cependant, comme la Cour a refusé d’appliquer la procédure accélérée d’examen, c’est seulement en mai 2006 qu’elle a donné partiellement raison au Parlement européen. Mais, le jugement porte exclusivement sur la forme et non sur le fond. Il rejette le texte uniquement pour « défaut de base juridique appropriée » et ne parle aucunement de la violation de la privée des personnes dont les données sont transmises aux autorités états-uniennes. Il estime seulement que le premier pilier (communautaire) de l’Union ne peut servir de base à un accord relevant de la coopération policière et judiciaire.

Ainsi, le 23 juillet 2007, l’Union européenne et les États-Unis ont signé, cette fois dans le cadre du

troisième pilier, un nouvel accord sur le traitement et le transfert de données des passagers [3]. Ce dernier texte inscrit dans la durée l’accord provisoire, conclu le 19 octobre 2006.

Comme c’était déjà le cas en 2004, Les informations communiquées, appelées Passagers Name Record, ne se limitent pas aux noms, prénom, adresse, numéro de téléphone, date de naissance, nationalité, numéro de passeport, sexe, mais comprennent les adresses durant le séjour aux USA, l’itinéraire complet des déplacements, les contacts à terre ainsi que des données médicales. Y sont reprises des informations bancaires, tels les modes de paiement, le numéro de la carte de crédit et aussi le comportement alimentaire permettant de révéler les pratiques religieuses.

Un accord dissymétrique

Les accords de 2007, comme le texte de 2006 [4], aggravent encore les dispositions de 2004. Selon un principe de disponibilité, l’ensemble des données sont consultables par toutes les agences états-uniennes chargées de la lutte antiterroriste, alors que, sur le papier, les accords de 2004 réservaient cette consultation aux seules agences de douane.

La période de rétention des informations passe de 3 ans et demi à 15 années. En outre, ces données pourront être placées pour une durée de 7 ans dans des « bases de données analytiques actives », permettant un « profiling » massif.

Les autorités états-uniennes ont maintenant la légitimité de transmettre ces informations à des pays tiers. Ces derniers auront accès aux données transmises par les compagnies européennes selon les conditions de sécurité fixées par le département US, l’Union européenne ayant accepté « de ne pas interférer » concernant la protection des données des citoyens européens transférées dans ces pays [5].
Le nouveau texte renforce un cadre dissymétrique d’échanges entre les États-Unis et l’Union européenne. Les compagnies sont tenues de traiter les données PNR stockées dans leurs système informatique de réservation selon les demandes des autorités états-uniennes, « en vertu de la législation américaine ». Ainsi, les États-Unis ont profité de ces nouveaux accords afin de répondre à de nouvelles exigences du Département US de la Sécurité de la Patrie (US Department of Homeland Security) [6]

et d’intégrer les changements intervenus dans la législation états-uniennes [7] .

Primauté du droit états-unien

Le droit états-unien est primordial. L’administration des États-Unis se réserve le droit d’avoir sa propre interprétation de l’accord conclu entre les deux parties. Cette lecture est contenue dans la lettre, placée en annexe. Ce qui a un double avantage pour le Département de la Sécurité de la Patrie. D’une part, il peut définir unilatéralement le contenu (conditions de traitement, de transfert, de destruction et d’extension du champ des données) de certains engagements auxquels l’accord fait référence. D’autre part, les engagements formels, de protection des données et de défense des droits des passagers européens n’ont aucune valeur contraignante et peuvent être modifiés unilatéralement.

Le cadre à travers lequel les données PNR peuvent également être utilisées ne se limite pas à la lutte contre le terrorisme, mais peut être aussi utilisé pour « tout objectif additionnel ». Des informations concernant l’origine raciale, les opinions politiques, la vie sexuelle peuvent être utilisées dans « des cas exceptionnels » et c’est le département de la sécurité intérieure lui-même qui détermine ce qui est un cas exceptionnel.

Ces accords sont à peine signés que les États-Unis ont annoncées leur intention d’insérer davantage d’exceptions dans le Privacy Act [8] en ce qui concerne la gestion de l’Automated Targering System. Ce système est prévu pour lutter contre le terrorisme, mais il couvre aussi « toute activité qui viole la loi états-unienne ». Il contient notamment les données PNR des passagers aériens. Tout changement dans la gestion de ce système va automatiquement modifier unilatéralement le contenu de l’accord PNR. Le projet prévoit que l’ensemble de ces données pourront faire l’objet d’une seconde inspection [9], c’est à dire être vues par d’autres agences disposant de listes globales de surveillance et croisées avec des banques de données venant de pays tiers..
À travers ces modifications légales, il s’agit d’augmenter les pouvoirs du département de la Sécurité de la Patrie (Department of Homeland Security). L’objectif fixé est de n’autoriser la personne à voyager qu’après que ses données PNR aient été contrôlées et « éclaircies » [10].

Vers des listes d’interdiction de vol vers les USA ?

Il s’agirait là, si ce projet est adopté, d’une mutation qui modifie la nature même du système de contrôle et, ainsi, de l’accord qui vient d’être signé avec l’Union européenne. Les autorités administratives états-uniennes auraient la possibilité d’interdire arbitrairement de vol vers les États-Unis tout ressortissant européen, même si la personne dispose de tous les documents nécessaires. On rejoindrait ainsi le système états-unien. Aux États Unis, les listes de passagers aériens permettent à l’administration de déterminer arbitrairement qui peut utiliser l’avion et se déplacer. Ainsi, plus de 110 000 personnes, dont une majorité de citoyens états-uniens, ont leur mobilité perturbée ou sont interdits de vol, car elles sont reprises, soit sur une liste « de personnes à surveiller » ("watch list"), soit sur une liste « interdit de vol » ("no fly list") . La chaîne de télévision CBS avait réussi, en 2004, à se procurer un exemplaire de la liste « à surveiller ». Elle faisait 540 pages et contenait les noms de « 75 000 personnes à fouiller avec beaucoup d’attention et éventuellement à ne pas laisser monter à bord d’un avion » [11]. Les opposants à la guerre en Irak sont des cibles privilégiées de cette procédure.Pour Naomi Wolf [12] , la liste "des personnes à surveiller" a été établie à partir de 2003, suite à une directive présidentielle adressée aux agences de renseignement. Cette directive leur ordonne d’identifier et surveiller "les personnes dont on peut craindre qu’elles aient des intentions ou des contacts terroristes". La CIA/NSA et le FBI établirent une liste de noms qui fut remise à toutes les agences aériennes .

À cette liste, on doit ajouter 45 000 personnes interdites de vol, car inscrites sur une No Flight List. Cette dernière, qui n’incluait que 16 personnes avant le 11 septembre, a d’abord été étendue aux personnes soupçonnées d’être en contact avec des organisations terroristes puis aux opposants politiques, qui sont ainsi bloqués dans leurs déplacements et, dans les faits, interdits de sortie du pays par la « Transportation Security Administration ». Ainsi, les personnes ayant critiqué la politique du gouvernement sont, fouillées intégralement, intimidés, arrêtées administrativement ou interdites de vol.

En conséquence, le Conseil de l’Union européenne a engagé ses ressortissants dans un système de contrôle des passagers aériens à destination des USA, qui donne aux autorités états-uniennes la possibilité de faire évoluer cette procédure selon leurs propres finalités et ainsi, à terme, si il n’y a aucune réaction, d’empêcher arbitrairement tout passager européen d’embarquer vers les États-Unis .

Jean-Claude Paye

13 octobre 2007

Sociologue. Derniers ouvrages publiés : La Fin de l’État de droit, La Dispute 2004 ; Global War on Liberty, Telos Press 2007.

 

[1] « Observatory on the exchange of data on passengers (PNR) with USA », Statewatch.

[2] Journal Officiel des Communautés européennes, L 183/83, le 20/5/2004

[3] « Processing and transfer of passenger name record data by air carriers to the United"States Department of Homeland Security - "PNR », Conseil de l’Union européenne, 11304/07, Bruxelles le 18 juin 2007.

[4] Accord entre l’Union européenne et les Etats-Unis relatif au traitement et au transfert des données des dossiers passagers (PNR) par les transporteurs aériens européens au ministère américain de la sécurité intérieure, Journal Officiel de l’Union européenne , L298, le 27.10.2006, (Lex Europa).

[5] « MEPs fear that new PNR agreement fails to protect citizens’ data », Statewatch News Online, 12/07/2007.

[6] L’usage s’est imposé, à tort, dans la presse francophone de traduire Department of Homeland Security par « Département de la sécurité intérieure ». Ce choix reprend la terminologie en vigueur dans la vieille Europe distinguant sécurité intérieure (la police) et sécurité extérieure (l’armée). Or, tel n’est pas du tout le sens de Homeland Security. Cette expression, qui choquait les défenseurs des libertés constitutionnelle aux États-Unis et choque encore en Europe, est apparue peu avant le 11 septembre 2001. Elle signifie « Sécurité de la Patrie » et implique une compétence non-territoriale : il s’agit de défendre la Patrie (c’est-à-dire l’idée que l’on se fait des États-Unis), en s’ingérant partout dans le monde si nécessaire, et non de défendre le simple territoire. Donald Rumsfeld, notamment, à souligné que la distinction classique entre civil et militaire, était désormais abolie. Ndlr.

[7] « EU-USA agreement renegociated to meet US demands », Statewatch News Online.

[8] « Overview of Privacy Act of 2004 », May 2004.

[9] Op cit, « Automated Targering system », 2007/08/06.

[10] Department of homeland Security, Privacy Act of 1974, Implementation of Exceptions, Proposed Rules of the Federal Register, Notice of proposed rulemaking, 2007/08/23, Télécharger

[11] Noami Wolf, « Are you on the Government’s No Flight List ».

[12] « Aux USA plus de 100 000 opposants sont interdits de prendre l’avion », Réseau Voltaire, 6 septembre 2007.

http://www.voltairenet.org/article151993.html


n° 5 - L’Amérique d’Obama de a à z - 23-08 - : Fin -: - Est-ce-que Washington planifie un holocauste nucléaire?



L’Amérique d’Obama

n°5 du 23-08

C.De Broeder & M.Lemaire



 " L’Amérique d’Obama de A à Z" est  visible  sur nos blogs : 

a) sur nos blogs : http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                             http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site de Eva Resis :  no-war.over-blog.com

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

 Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

3-5 Les USA vont accéder aux données bancaires des citoyens européens.

3-6 RRobert Bibeau : L'esprit de désillusion qui frappe le peuple américain.

4 Prison

4-1 Nadine Epstain. : La peine de mort est de plus en plus contestée.

4-2 Anne Vidalie : Le combat d'une Française contre la peine de mort aux Etats-Unis

4-3 Conrad Black et le système carcéral.

5 Racisme

5-1 Jean-Sébastien Stehli  : Rush Limbaugh et le racisme à visage découvert.

6 Vidéo - Livres

6-1 Vidéo : La Maison Blanche veut donner de nouveaux superpouvoirs au FBI.

6-2 Vidéo : Un ex-analyste NSA déclare : les médias US sont sur écoute



3-5 Les USA vont accéder aux données bancaires des citoyens européens.

Encore une conséquence du 11 septembre et du Patriot Act, l’Union Européenne a voté un texte un peu controversé permettant aux USA d’accéder aux données bancaires des transactions effectuées via SWIFT. Il a été adoptée par 484 voix pour, 109 voix contre et 12 abstentions. L’AFP rapporte que selon la commissaire européenne à la Justice Viviane Reding il s’agit d’un « mal nécéssaire ». Sans blâmer l’Union Européenne, on s’interroge sur le type de nécessité qui peuvent conduire à ce genre de transaction… la sécurité anti terroriste reste l’argument magique. Le Trésor américain, dés le 1er août 2010 pourra accéder aux données financières de 8.000 banques sur 200 pays gérées par la société Swift, ce pour une durée reconductible de 5ans. Et la contrepartie semble bien maigre vu l’enjeux de cette négociation : « un observateur européen, nommé par la Commission, sera présent au Trésor américain où sont traitées ces données pour s’assurer que cela est fait dans les règles« .  « Si le citoyen européen a un problème avec cela, il a le droit d’être informé de l’analyse de ses données et d’obtenir une compensation », s’il y a eu abus. Puis, pour bien nous rassurer, sur la mise en place, Mme Reding a répondu: « je n’ai pas les détails techniques mais si un citoyen est soupçonné il le saura à un certain moment ».

Le site touteleurope.fr, insiste sur le travail parlementaire qui a porté ses fruits :

Point clé pour l’accord du Parlement européen, l’élimination, à terme, des transferts de données ‘en vrac’ : en contrepartie d’un soutien à l’accord, les députés ont obtenu que les travaux débutent dans les douze mois sur la mise en place d’un équivalent européen au ‘Terrorism Finance Tracking Programme’ (TFTP) nord-américain, qui mettrait fin aux transferts de données bancaires non-individualisées. L’Europe aurait en effet une structure permettant d’analyser les données sur son sol et ne transmettrait alors que les informations relatives à une piste terroriste précise.

Si l’accord ne semble pas non plus concerner les transactions financières intra-européennes, un doute subsiste sur la durée de rétention des données. Les USA négociaient initialement sur une base de 15 années de rétention des données collectées ! … Des croisements de données dans quelques Super Cray via un petit cloud maison pour passer tout ça au shaker avec quelques interceptions de communications satellitaires et quelques petits mesh relais sponsorisé par Google… dans le dos de l’UE, techniquement, avec les moyens de l’Etat américain, ça peut se faire relativement discrètement.

Cette situation n’est donc pas acceptable et Mme Reding de conclure : Les Européens devraient « construire leur propre système d’analyses de données financières ».

On peut par exemple déplorer que ce type d’accord ne fonctionne pas dans les deux sens et que le texte fasse l’impasse sur un éventuel sérieux (donc indépendant et doté de moyens) organisme de controle des données extraites par les américains qui font la chasse aux terroristes à défaut d’avoir trouver des armes de destructions massives sur les Internets.

Sur quels critères l’administration américaine définira la notion de terroriste ?

L’Union Européenne a t-elle négocié des contreparties, par exemple en coopération judiciaire ?

Quid des perquisitions et saisies de données aux frontières ?

By bluetouff

11 juillet 2010

http://bluetouff.com/2010/07/11/les-usa-vont-acceder-aux-donnees-bancaires-des-citoyens-europeens/


3-6 Robert Bibeau : L'esprit de désillusion qui frappe le peuple américain.

LADOUBLE PENSÉE DE NOAM CHOMSKY ?

 Aux États-Unis un mouvement populiste appelé « Tea  Party » reflète l'esprit de désillusion qui frappe le peuple américain. L'extrémisme antifiscal de l’organisation  « Tea Party » se double d’une critique acerbe contre l’État fédéral coupable de dépenses affreuses comme l’assistance social, Medicare (services de santé gratuit pour les plus démunis), l’enseignement supérieur et la recherche. Par ailleurs, « Tea Party » n’a rien à redire à propos du gaspillage annuel de 900 milliards en dépenses militaires.

La Californie est un exemple dramatique. Le plus grand système public d'éducation supérieure au monde est en voie de démantèlement.  

Le gouverneur Arnold Schwarzenegger dit qu'il doit  éliminer les programmes étatiques de santé, de bienfaisance et d’éducation à moins que le gouvernement fédéral ne lui accorde environ 7.000 millions de dollars. D'autres gouverneurs se joignent à lui pour réclamer toujours davantage de crédits fédéraux sans lui accordé aucun droit de contrôle sur les politiques qu’il finance. Pendant ce temps, un mouvement puissant milite pour les droits des états et demande que le gouvernement fédéral ne se mêle pas de leurs affaires. 

Cette apparente contradiction fait dire à Noam Chomsky que : « Voilà un bon exemple de ce qu'Orwell a appelé "la double pensée" : la capacité d'un esprit de nourrir deux idées contradictoires  alors qu'il croit aux deux, pratiquement une devise pour notre temps ». Noam Chomsky d’ajouter : « Encourager le sentiment antifiscal est une caractéristique de la propagande patronale dans tous les pays d’Occident. Les gens doivent être endoctrinés pour détester et pour craindre le gouvernement pour de bonnes raisons : des systèmes existants de pouvoir, le gouvernement (l’État)  est le seul qui en principe, et parfois en pratique, répond au  public et peut restreindre les gâchis du pouvoir privé. ».  Le docteur Chomsky appel ce processus d’endoctrinement « produire du consentement ».

Pourtant, il ne s’agit pas vraiment d’une contradiction, ni d’une double pensée auquel semblerait croire mordicus le public américain.

Premièrement, il n’y a pas de contradiction entre le pouvoir public et le pouvoir privé, chacun de ces ordres de pouvoir a une fonction différente. Il y a complémentarité entre ces deux instances de pouvoir. Le pouvoir public doit, entre autre, assuré la reproduction de la force de travail en fonction des besoins du pouvoir privé. Ainsi, aux États-Unis où la structure industrielle est en déliquescence parce que les financiers et les monopolistes délocalisent la production industrielle vers les pays du tiers monde, incidemment vers la Chine, il est de plus en plus inutile de produire-reproduire des ouvriers hautement spécialisés. Pour assurer les services tertiaires chez McDonald, l’entretien des édifices à bureaux, les transports, et pour fournir des « associés » à la chaîne Wall Mart et aux autres chaînes de distribution, une formation primaire, au mieux secondaire, suffit. Pour les services quaternaires dans les banques, à la bourse, aux finances, dans les assurances et les services fiscaux de l’État, en marketing et pour les communications, une formation universitaire de base est requise, ce sont les facultés universitaires qui sont privilégiées et les études doctorales deviennent de plus en plus inutiles, la recherche fondamentale est sclérosée. De plus en plus, l’université américaine n’assure que l’apprentissage des concepts connus, prouvés, validés et approuvés. 

Le pouvoir de l’État complète et assure le profit maximum au pouvoir privé. Parfois l’État doit partager les intérêts divergents de différentes factions – fractions – du capital. Ainsi, la montée du capital financier spéculatif a entraîné le renchérissement de l’argent ce qui n’a pas plu au secteur industriel qui n’arrivait plus à financer son développement. Malgré cela l’État américain maintient son soutien au capital financier hégémonique. Le crash immobilier a faillit emporter le secteur financier que l’État s’est empressé de  renflouer mais il n’a pas renfloué le secteur de la construction domiciliaire qui ne s’est pas encore remis de l’effondrement du marché et de la raréfaction du crédit facile et peu coûteux. Par contre, l’État américain n’a pas hésité à lancer des guerres coûteuses et meurtrières pour assurer le contrôle de l’industrie du pétrole sur certaines réserves convoitées. À chaque fois, l’État tranche en faveur d’un secteur ou d’un autre du capital monopoliste, c’est là un de ses rôles historiques.

Deuxièmement,  ces mouvements de protestation sont mis sur pied et financés par les églises évangélistes, par des ONG et d’autres magouilleurs et organismes « populaires » patentés à la solde des riches afin de tromper la population en colère et la détourner d’une révolte efficace identifiant correctement les responsables mais surtout les causes de leur vie de chômage et de misère.

Ce ne sont pas les mêmes couches de la population qui croient à l’une ou à l’autre des multiples pensées contradictoires que stigmatise monsieur Chomsky. Les pauvres dénoncent le gouvernement fédéral qui ose, en pleine crise économique, réduire les programmes sociaux; la classe moyenne, professionnels et petits commerçants, dénonce le gouvernement fédéral d’être omniprésent dans la vie publique, de mal géré l’argent de leur taxe et de dépenser à tors et à travers, y compris pour aider les pauvres; les politiciens régionaux voudraient plus d’argent du fédéral et moins de contrôle fédéral sur les politiques qu’il finance; les riches critiquent l’État de ne pas détourner suffisamment d’argent de ses coffres vers le soutien au secteur financier et militaire et de trop dépenser en assistance sociale, Medicare, éducation, services publics et même pour combattre la pollution…que des choses inutiles à leurs yeux.

Et tous s’entendent pour critiquer l’État fédéral pour sa mauvaise gestion des programmes et pour ses politiques de compromis. Prenons l’exemple de la nouvelle loi d’assurance santé. Elle ne sera ni étatique, ni privé, mais un compromis coûteux où les entreprises privés d’assurance pourront récolter le pactole de tous ces assurés qui viendront obligatoirement grossir les rangs de sa clientèle et où les travailleurs et employés devront obligatoirement s’assurés à fort prix qu’ils en aient ou non les moyens. Pour couronner le tout l’État fédéral injectera des milliards supplémentaires dans ce trou sans fonds pour garantir le risque que constitueront les pauvres incapables de payer ces primes exorbitantes. Notez que les pauvres et les travailleurs des petites entreprises seront assurés mais ils n’auront pas davantage accès aux soins de santé, les urgences étant déjà  engorgées. Voilà pourquoi les riches comme les pauvres dénoncent cette réforme qui n’en n’est pas une, qui coûtera cher et ne règlera rien des problèmes d’accès aux médicaments et aux soins de santé.

Ce n’est pas « la double pensée » que de reconnaître les contradictions d’un système économique et social érigé pour le bénéfice d’une classe de riches que le peuple américain est las de subventionner de ses taxes et de ses impôts, mais ne comptez pas sur les médias américains pour aider la population à mieux comprendre les enjeux et à mieux organiser sa riposte.

Robert Bibeau



4 Prison

4-1 Nadine Epstain. : La peine de mort est de plus en plus contestée.

Une cour d'appel fédérale a annulé mercredi la condamnation à la peine capitale de Ronell Wilson, seul détenu dans le couloir de la mort dans l'Etat de New York, accusé du meurtre de deux policiers en civil en 2003.

 La plus haute juridiction des Etats-Unis a estimé que "le risque conséquent de mettre à mort un homme innocent justifie de manière évidente la tenue d'une nouvelle audience", mais n'a pas dit si elle souhaitait se prononcer sur la constitutionnalité d'exécuter un innocent.

Après avoir entendu le verdict fatal, les condamnés américains passent en moyenne 13 ans dans le couloir de la mort, enfermés sous garde rapprochée, seuls, 23 heures sur 24, avec un droit restreint aux visites et une activité souvent réduite à la préparation des différents appels pour échapper à l'exécution.

Avant leur exécution, les condamnés à mort vivent un enfer qui fait débat aux Etats-Unis, même au sein de la Cour suprême.

Reportage de Nadine Epstain.

Sam Millsap est ancien procureur de district au Texas, États-unis. A une époque, il se définissait comme un partisan de longue date de la peine de mort, mais il explique pourquoi il s'oppose désormais à la peine capitale:

VIDEO :  http://www.dailymotion.com/video/x8rhrd_peine-de-mort-sam-millsap-procureur_news?start=3#from=embed

02.07.2010

http://www.franceculture.com/emission-dossier-du-jour-la-peine-de-mort-aux-etats-unis-de-plus-en-plus-contestee-2010-07-02.html


4-2 Anne Vidalie : Le combat d'une Française contre la peine de mort aux Etats-Unis

La Française Sandrine Ageorges, militante abolitionniste, mène son plus dur combat. Son mari américain, Hank Skinner, doit être exécuté le 24 février au Texas.

Sandrine Ageorges, militante anti-peine de mort.

Dix ans déjà. Dix ans que Sandrine Ageorges mène une double vie. "Une existence coupée en deux", comme elle dit. A Paris, elle est directrice de production, spécialiste des tournages de films américains en France. A Houston, au Texas, où elle passe six mois de l'année, elle se bat pour obtenir la réouverture du procès de Henry Watkins "Hank" Skinner, 47 ans, condamné à mort en 1995 pour triple meurtre, dont la date d'exécution est fixée au 24 février. L'homme qu'elle aime. Son mari depuis le 3 octobre 2008.

Deux vies, deux mondes entre lesquels court le fil d'Ariane de son engagement contre la peine de mort. Abolitionniste passionnée depuis l'adolescence, Sandrine a découvert le système judiciaire et carcéral made in USA à travers Lamp of hope (Lampe d'espoir), une association de condamnés à mort américains dont elle est devenue la traductrice. En 1996, elle a entamé une correspondance avec trois prisonniers. L'un d'eux s'appelait Hank Skinner. "Ses premières lettres faisaient 40 pages", se souvient-elle. Elle s'est aussi engagée dans la Coalition texane pour l'abolition de la peine de mort. Depuis 2008, elle la représente au sein du comité de pilotage de la Coalition mondiale, dont le 4e Congrès s'ouvre à Genève le 24 février.

Aucun contact physique, jamais

C'est en 1996 que Sandrine a rencontré Hank pour la première fois à la prison d'Ellis, à Huntsville, haut lieu des mises à mort ordonnées par la justice du Texas. La première d'une très longue série de visites, plus ou moins espacées, au gré des décisions de l'administration pénitentiaire. Aucun contact physique, jamais: Hank et Sandrine se parlent par téléphone, à travers une épaisse paroi de Plexiglas.

Ou, plutôt, se parlaient. Depuis vingt mois, la Française est interdite de contact avec le détenu, incarcéré depuis l'automne à Polunsky, le "couloir de la mort" des condamnés texans. "L'administration carcérale se méfie, explique Sandrine. Nous n'avons cessé de dénoncer les conditions de détention des condamnés." Le jour de leur mariage, c'est son amie Nancy qui tenait le rôle de Hank devant le juge de Houston.

"Ma priorité c'est de gagner du temps"

"J'avais toujours été célibataire jusque-là, confie la mère de Daphné, 22 ans, future sage-femme. Mais porter le nom de Hank, c'est porter son combat. Et pouvoir continuer à suivre son dossier si les choses tournent mal." Sandrine flanche un court instant. Puis reprend: "Je veux le sauver, je veux que la vérité éclate." Non, son mari n'a pas tué sa compagne, Twila Busby, ni les deux fils adultes de celle-ci, le 31 décembre 1993. Elle dénonce une enquête à charge, un procès bâclé, un avocat négligent, un témoin clef qui s'est, depuis, rétracté, et des éléments matériels jamais exploités - une veste d'homme retrouvée sur les lieux du crime, deux couteaux et un torchon ensanglantés, les ongles cassés de Twila.

La défense de Hank a tiré ses dernières cartouches. Deux procédures sont en cours, l'une devant une cour d'appel fédérale, l'autre devant la Cour suprême. Par ailleurs, les avocats doivent déposer ces jours-ci un recours en grâce auprès du gouverneur du Texas - la perpétuité plutôt que la mort. "J'ai longuement hésité, soupire Sandrine. Parce qu'il est innocent, Hank s'est toujours opposé à une commutation de peine. Mais ma priorité, aujourd'hui, c'est de gagner du temps..."

Anne Vidalie,

08/02

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/le-combat-d-une-francaise-contre-la-peine-de-mort-aux-etats-unis_847476.html

 


4-3 Conrad Black et le système carcéral.

L'ex-magnat de la presse Conrad Black, libéré sous caution le 21 juillet après avoir purgé une peine de prison pour fraude financière, a vertement critiqué le système carcéral américain, qu'il considère surpeuplé, samedi dans le quotidien canadien The National Post.

«Les 2,4 millions d'Américains incarcérés, les millions qui sont en attente d'un procès ou sous contrôle judiciaire sont une légion de morts-vivants ostracisés et sans voix», écrit M. Black, 65 ans, condamné en 2007 à six ans et demi de prison pour fraude financière et sorti de prison après s'être acquitté d'une caution de deux millions de dollars.

Il était incarcéré dans une prison de Floride.

Dans le National Post, qu'il a fondé en 1998, avant de le vendre en 2001, Conrad Black évoque ses dernières heures dans sa cellule avant de retourner à sa résidence de Palm Beach en Floride, alors que les autres prisonniers qui, «dans presque tous les cas, purgent des peines (..) trop longues», venaient lui dire au revoir.

Le Montréalais dit avoir vu en prison les preuves de l'échec de la guerre que les États-Unis mènent contre le narcotrafic.

«Mille milliards de dollars ont été dépensés», contre le trafic de drogue, écrit-il. «Un million de petits trafiquants interchangeables sont en prison, les substances sont plus accessibles que jamais et d'une meilleure qualité, alors que les pays producteurs comme le Mexique et la Colombie sont dans un état de guerre civile», poursuit-t-il.

L'ancien patron de presse, qui avait renoncé à la nationalité canadienne pour siéger à la chambre des Lords britannique est contraint de rester sur le sol américain pour le moment.

En juillet 2007, Conrad Black et trois de ses associés avaient été reconnus coupables d'avoir détourné 3,5 millions de dollars lors de la vente d'actifs de Hollinger au groupe de presse canadien Canwest, et d'avoir fait disparaître des documents. Ils étaient accusés d'avoir détourné un total de 60 millions de dollars entre 1999 et 2001.

31 juillet

http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/etats-unis/201007/31/01-4302859-conrad-black-sen-prend-au-systeme-carceral-americain.php?utm_source=bulletinLPA&utm_medium=email&utm_campaign=retention



5 Racisme

5-1 Jean-Sébastien Stehli  : Rush Limbaugh et le racisme à visage découvert.

On le sait depuis 18 mois: l'élection de Barack Obama n'a pas été du goût de tout le monde.

Petit à petit, le démon du racisme a montré de plus en plus ouvertement sa tête.

Que ce soit la loi votée par l'Arizona qui permet à la police d'interpeller toute personne lui paraissant suspecte, contradiction absolue avec la Constitution qui protège des arrestations sans cause (à la différence du système français), ou de la célébration par certains Etats du sud de leur "héritage" sans que soit une seule fois mentionné le mot esclavage.

Que ce soit le Tea Party ou Fox News, nombreux sont ceux qui soufflent sur les braises du racisme. 

Rush Limbaugh est le dieu de ces bigots. Le triple divorcé, quadruple marié, incapable de terminer ses études, drogué aux médicaments obtenus grâce à de fausses ordonnances, vient de franchir un nouveau degré, sans que, pour l"instant, cela provoque sa démission de la radio où il officie chaque jour. 

Le 6 juillet, dans son émission de radio, Limbaugh a déclaré que Barack Obama et Oprah Winfrey, la star des talk shows de l'après-midi, avaient réussi uniquement grâce à la couleur de leur peau. "Obama n'aurait pas été élu président s'il n'avait pas été noir," a affirmé Limbaugh. "Si Obama n'était pas noir, il serait guide touristique à Honolulu." Comme cela ne suffisait pas, Limbaugh s'en est pris à Oprah Winfrey. "Quelqu'un m'a demandé, ce weekend, pourquoi quelqu'un avait autant d'argent, gagnait autant d'argent alors qu'elle est noire. Il s'agissait d'Oprah (...). Il y a un sentiment de culpabilité très fort dans le public. Pour montrer que nous ne sommes pas racistes, nous allons rendre cette personne riche et célèbre, etc.". Dans les années 50 ou 60, dans une Amérique qui subissait encore la loi de l'apartheid, personne n'aurait osé s'exprimer de cette manière à la radio ou à la télévision et encore moins dans les journaux. 

L'élection de Barack Obama, la montée en nombre et en puissance politique des hispaniques a soudain ouvert les écluses. Le racisme a de nouveau le droit de s'exprimer. Il y a trois semaines, c'était Rand Paul, le candidat du Tea Party qui affirmait le plus naturellement du monde que les lois anti discrimination devraient être abolies parce qu'après tout un commerçant a le droit de choisir les clients qu'il souhaite servir.

Et personne n'a estimé que Rand Paul s'était de facto exclu du processus démocratique. Jusqu'où ira l'escalade de violence verbale ? 

Jean-Sébastien Stehli

10 juillet

http://blog.lefigaro.fr/obamazoom/2010/07/rush-limbaugh-et-le-racisme-a-visage-decouvert.html#more



6 Vidéo - Livres

6-1 Vidéo : La Maison Blanche veut donner de nouveaux superpouvoirs au FBI

La guerre pour le contrôle de l’information fait rage. Internet fait peur aux gouvernants car l’information y circule trop librement à leur goût. Sous couvert de lutte contre le terrorisme, l’administration américaine vient de demander au Congrès d’étendre les capacités d’investigation du FBI. Mais pas n’importe lesquelles. Elle demande que le FBI puisse espionner les activités de télécommunication (Internet, téléphonie) sans avoir besoin de demander un mandat aux autorités judiciaires. Autrement dit, sans qu’aucun contrôle ne soit possible. Est-ce une simple "officialisation" d’un état de fait, une régularisation de pratiques courantes mais qui n’étaient pas officiellement reconnues ? On ne peut que se remémorer l’interview de l’ex-employé de la NSA, Russel Tice parlant des écoutes téléphoniques faites sous l’ère Bush par la NSA qui espionnait les journalistes ou de simples citoyens

[Voir vidéo en fin d'article]. Apparemment Obama marche bien dans les traces de son prédécesseur.

Published on août 7, par GeantVert


6-2 Vidéo : Un ex-analyste NSA déclare : les médias US sont sur écoute.

Le gouvernement états-unien veut doter le FBI de nouveaux pouvoirs d’investigation sur les échanges de données sur Internet. Pour combattre le terrorisme, en opérant sur les activités « online » des citoyens sans avoir besoin de demander la moindre autorisation à un juge.

Le Ministère de la Justice (DOJ) états-unien se trouve actuellement dans une situation  paradoxale où, après les critiques adressées au FBI pour abus de pouvoir lors d’enquêtes faites sans mandat, arrive la requête explicite demandant l’attribution par les autorités judiciaires de nouvelles exemptions dont bénéficierait ce même FBI lorsqu’il s’agit d’examiner le trafic Internet et les communications des citoyens américains.

C’est le Washington Post[1] qui fait cette révélation : le DOJ a proposé au Congrès l’ajout d’une terminologie spécifique relative aux télécommunications (« enregistrements des transactions de communications électroniques ») à la liste des exemptions de mandat. Une telle terminologie, aussi vague et générique, pourrait bien faire partie des objectifs des National Security Letter (NSL), une série de moyens d’enquête que le FBI peut utiliser pour aller mettre son nez où il veut sans demander la permission à personne, en obligeant dans le même temps le suspect à maintenir le secret.

Les lettres NSL, ainsi que le Department of Justice les avait lui-même définies après une enquête interne, constituent un puissant moyen d’investigation dont le FBI use et abuse, un dispositif issu de la même culture de l’"urgence" que le PATRIOT ACT[2] voulu par George Bush Junior. Et maintenant, ce même DOJ demande que les NSL deviennent encore plus puissantes et dangereuses pour la « discrétion » des communications privées échangées à travers les fournisseurs Internet et les réseaux de téléphonie mobile, le tout étant justifié par la nécessité de fournir au FBI de nouveaux pouvoirs afin de contrer le terrorisme.

Mais les risques contenus dans la proposition du DOJ sont nombreux, explique le Wall Street Journal, car avec les nouvelles normes, les « bad boys » fédéraux seraient autorisés à accéder à la chronologie de navigation sur Internet, les recherches effectuées en ligne, les informations de géo localisation, les demandes de « mise en relation » sur facebook, et bien d’autres données.

« Si l’on tient compte de la tendance historique du FBI à abuser des écoutes » écrit la Electronic Frontier Foundation commentant l’initiative du DOJ, « il s’agit d’une requête stupéfiante et éhontée. Ils demandent au Congrès de récompenser une sale habitude, ouvrant la voie à des comportements encore bien pires. Espérons que le Congrès aura le courage et l’intégrité de refuser. »

Mais la « sale habitude » du FBI et la tendance à l’abus de pouvoir de la part des Fédéraux ne se font pas seulement  sentir sur les télécommunications : le directeur de l’Agence, Robert Mueller, a ouvertement appuyé la proposition de loi exigeant des vendeurs de téléphones mobiles qu’ils conservent les identités des acheteurs. "C’est pour aider à combattre le terrorisme," explique tout naturellement Mueller.

Alfonso Maruccia, sur MegaChip,

 lundi 2 août 2010

Traduction GV pour ReOpenNews

 http://www.dailymotion.com/video/x8eq0v_un-ex-analyste-nsa-declare-les-medi_news?start=33#from=embed



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

23/08/2010

n°4 - L’Amérique d’Obama - 22-08 - : Début - : Barack Obama et les principes démocratiques.

n°4 - L’Amérique d’Obama - 22-08 - : Début  - :  Barack Obama et  les principes démocratiques.



L’Amérique d’Obama de A à Z

n°4 du 22-08

C.De Broeder & M.Lemaire

 



 " L’Amérique d’Obama de A à Z" est  visible  sur nos blogs : 

a) sur nos blogs : http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                             http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site de Eva Resis :  no-war.over-blog.com

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

 Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

Tiré à part :

Vidéo : Lequel de ces enfants est bête?

Michael Snyder : La «classe moyenne» aux Etats-Unis est en train de se rétrécir dramatiquement.

1 Obama

1-1 Barack Obama et  les principes démocratiques.

1-2 Obama s’est transformé en petit tyran paranoïaque.

2 CIA2-1 Wayne Madsen : L’implication de la CIA dans le trafic de drogue a menacé la vie du sénateur Dennis DeConcini.

2-2 Le Sahel grouille d'espions: Des cheikhs et des cheikhates de la CIA au Sahara.  

Suite

3 Droits de l'homme

3-1 Atteintes aux droits de l'Homme aux Etats-Unis.

3-2 La discrimination reste un problème chronique

4-1 Économie en Zunie

4-1 Les Américains de plus en plus mécontents du bilan économique d'Obama.  

4-2 Les mauvaises nouvelles économiques s'accumulent pour Obama

4-3 Michael Snyder : La «classe moyenne» aux Etats-Unis est en train de se rétrécir dramatiquement. 

4-4 Première chute de la productivité depuis fin 2008.

5 Éducation

5-1 Obama s’en prend à l’héritage de Martin Luther King

6 Géopolitique

6-1 Le pôle nord, foyer de disputes internationales

7 Guerres et génocides

7-1 Joszik : Les Etats-Unis d’Amérique ont-elles eu le droit moral d’envahir l’Irak ?

Fin

8 Immigration

8-1 Loi très controversée en Arizona

8-2 Sans-papiers aux Etats-Unis...

8-3 La menace des "bébés ancres" et des "bébés terroristes"

9 Islam

9-1 Valérie Samson : Musulmans, une communauté sous surveillance.
9-2 Tariq Ramadan : Expériences américaines : sécurité et liberté.

9-3 “Une fatwa au-dessus de votre tête ?” 

10 Vidéo - Livres

10-1 Vidéo : La nouvelle Grande Dépression.

10-2 John Perkins, confessions d'un corrupteur de nations



”Si vous croyez que le monde ressemblera un jour à celui de Big Brother, détrompez-vous…

 Vous êtes en plein dedans !”
“Lorsqu’on ne s’étonne plus du traçage, de la vidéosurveillance ou de la conservation des données, c’est justement le signal qu’on est entré dans un monde Orwellien”.



Tiré à part :

Vidéo : Lequel de ces enfants est bête?

Sur une feuille représentant cinq visages identiques, mais plus ou moins foncés, des enfants de 4 à 9 ans sont invités à montrer qui est le plus bête, le plus méchant ou le plus moche.

Et ils désignent… les figures à la peau la plus noire.

Un demi-siècle après les psychologues Kenneth et Mamie Clark, CNN a tenté de mesurer à nouveau les préjugés racistes des enfants américains, et constaté qu’ils sont encore bien ancrés. Au grand étonnement souvent des parents eux-mêmes, qui croyaient encore que leurs enfants « ne voient pas les couleurs » (colorblind).

L’étude de CNN, qui a porté sur 133 enfants, blancs et noirs, scolarisés dans les environs de New York et d’Atlanta, montre les petits blancs particulièrement convaincus des qualités de leur race. Quand on demande aux plus petits (âgés de 4 ou 5 ans) « Montre-moi l’enfant intelligent », 59% des blancs désignent les deux visages au teint le plus pâle. Les petits noirs sont plus divisés: 37% jugent que les visages noirs sont aussi les plus intelligents, 34% choisissent les blancs et 28% la couleur médiane. Quand il s’agit de montrer l’enfant stupide, 76% des petits blancs désignent les noirs. Ceux-ci sont plus partagés : 50% des petits noirs choisissent aussi les noirs comme les plus stupides, mais 41% des noirs désignent les blancs. Pour ce qui est de l’enfant « méchant », il y a presque consensus : 65% des blancs et 57% des noirs désignent les teints les plus foncés. 

L’étude suggère aussi que les petits blancs sont mieux dans leur peau : si on leur demande de montrer de quelle couleur ils voudraient être, 65% optent pour les teints les plus clairs. 24% seulement des petits blancs auraient préféré être noirs. A l’inverse, 47% des petits noirs signalent qu’ils préfèreraient être blancs, 30% seulement désignent le noir comme couleur de leur choix.

Ci-dessous, un exemple d’interrogatoire, avec les larmes d’une mère découvrant les préjugés de sa fille.

Sur le site de CNN, beaucoup d’autres vidéos, le détail de l’étude et aussi le rappel de l'étude des Clark en 1947.

13/08/2010

http://washington.blogs.liberation.fr/great_america/2010/...

 

Michael Snyder : La «classe moyenne» aux Etats-Unis est en train de se rétrécir dramatiquement.

Extrait

Les travailleurs de la classe moyenne aux Etats-Unis, quant à eux, ont vu les choses devenir de plus en plus dures.

Voilà les statistiques qui le prouvent :
• 83 % de toutes les actions des entreprises aux Etats-Unis sont en mains de 1 % des gens.
• 61 % des habitants des Etats-Unis vivent «toujours ou habituellement» de leur salaire, un mois après l’autre, un salaire après l’autre, donc avec un statut non précarisé. En 2008 ce n’étaient que 49 % et en 2007 43 %.
• 66 % de la croissance des revenus entre 2001 et 2007 ont profité aux 1 % les plus riches des Etats-Unis.
• 36 % des habitants des Etats-Unis disent qu’ils ne versent rien du tout pour leur retraite [ne disposent pas de couverture retraite].
• 43 % (chiffre stupéfiant) des habitants des Etats-Unis possèdent moins de 10'000 dollars d’économies mis de côté pour leur retraite.
• 24 % des travailleurs des Etats-Unis disent que durant l’année écoulée ils ont retardé d’une année l’âge prévu de leur départ en retraite.
• Plus de 1,4 million d’habitants des Etats-Unis se sont déclarés en faillite personnelle en 2009, soit une augmentation de 32 % par rapport à 2008.
• Seuls les 5 % les plus riches parmi les foyers des Etats-Unis ont obtenu un revenu supplémentaire suffisant pour faire face à la hausse des coûts du logement depuis 1975.
• Pour la première fois dans l’histoire des Etats-Unis, les banques [y compris celles sous contrôle de l’Etat] possèdent une plus grande part en valeur nette de l’immobilier résidentiel du pays que tous les habitants individuels des Etats-Unis réunis.
• En 1950, le rapport du salaire du manager moyen à celui du travailleur moyen était environ 30 à 1. Depuis l’année 2000, ce rapport a explosé à entre 300 et 500 à 1.
• En 2007, les 80 % des foyers aux Etats-Unis situés dans les échelons inférieurs de la fortune possédaient environ 7 % des actifs financiers liquides.
• Les 50 % des revenus des ménages en dessous du niveau médian possèdent aujourd’hui ensemble moins de 1 % de la richesse de la nation.
• Les bonus à Wall Street sont, en moyenne, montés en 2009 de 17 % par rapport à 2008.
• Aux Etats-Unis, le salarié de l’administration fédérale gagne désormais 60 % de plus que le salarié moyen dans le privé.
• Le 1 % le plus riche des foyers aux Etats-Unis possède presque le double des actifs des entreprises qu’il y a 15 ans.
• Aux Etats-Unis, aujourd’hui, le temps moyen nécessaire pour trouver un emploi est monté à un record de 35,2 semaines.
• Plus de 40 % des habitants des Etats-Unis qui ont effectivement un emploi travaillent aujourd’hui dans les services, où les salaires sont souvent très bas.
• Pour la première fois dans l’histoire des Etats-Unis, plus de 40 millions de personnes aux Etats-Unis ont droit à des bons pour l’aide alimentaire (food stamps) et le Département de l’agriculture prévoit que ce nombre va s’élever à 43 millions en 2011.
• Voilà avec «qui» les salarié·e·s des Etats-Unis sont mis en concurrence : en Chine un travailleur du textile gagne approximativement 86 cents l’heure et au Cambodge un travailleur du textile gagne lui approximativement 22 cents l’heure.
• Environ 21 % de tous les enfants aux Etats-Unis vivent en dessous du seuil de pauvreté en 2010, c’est-à-dire le taux le plus élevé depuis 20 ans.
• Malgré la crise financière, le nombre de millionnaires aux Etats-Unis a augmenté en 2009 de rien moins que 16 % pour atteindre 7,8 millions de personnes.
• Les 10 % les plus riches des habitants des Etats-Unis gagnent aujourd’hui environ 50 % du revenu national.

Un grand bruit d’aspiration… dans le précipice

 

Beaucoup de ceux qui réussissent à trouver un travail s’aperçoivent qu’ils gagnent moins qu’avant. En fait, un pourcentage de plus en plus grand de personnes aux Etats-Unis occupe des emplois à bas salaires dans la distribution et les services.

Mais vous ne pouvez pas faire vivre une famille avec ce que vous gagnez en faisant griller des hamburgers chez McDonald ou en saluant les clients dans le supermarché WalMart du coin.

La vérité, c’est que la classe moyenne aux Etats-Unis est en train de mourir. Et une fois qu’elle aura disparu, ça sera incroyablement difficile à reconstruire.

Michael Snyder *

* Michael Snyder est l’éditeur de theeconomiccollapseblog.com

(10 août 2010)

http://www.labreche.ch/Ecran/EUClasseMoy08_10.html



1 Obama

1-1 Barack Obama et  les principes démocratiques.

Barack Obama : « lorsque vous avez été au pouvoir pendant un certain temps, vous vous dites "j’ai été un si bon dirigeant que pour le bien du peuple, je dois rester en place ".

Barack Obama a exhorté mardi les jeunes Africains à enraciner les principes démocratiques dans leurs pays, et à ne pas suivre les pas de la génération des indépendances qui s’est selon lui accrochée au pouvoir, à l’exemple du Zimbabwéen Robert Mugabe qu’il a durement critiqué.

Mercredi 4 Août 2010 

Recevant à la Maison Blanche plus d’une centaine de jeunes Africains pour un forum à l’occasion du demi-siècle des indépendances africaines de 1960, M. Obama a exprimé l’espoir que « certains d’entre vous deviendront un jour dirigeants de vos pays ».
« Si vous y réfléchissez, dans les années 1960, lorsque vos grands-parents, arrière-grands-parents se battaient pour l’indépendance, les premiers dirigeants disaient tous qu’ils étaient pour la démocratie », a rappelé le président lors d’une séance de questions-réponses avec ces jeunes. 

« Et ce qui s’est produit, c’est que lorsque vous avez été au pouvoir pendant un certain temps, vous vous dites +j’ai été un si bon dirigeant que pour le bien du peuple, je dois rester en place+« .
« 
Et c’est comme cela que l’on commence à changer les lois, à intimider et à emprisonner des opposants. Et bientôt, des jeunes gens comme vous, pleins d’avenir et de promesses, sont devenus ce qu’ils avaient combattu », a regretté M. Obama, en citant en exemple la démocratie américaine, « dans laquelle les institutions sont plus importantes qu’un individu« .
« Et cela ne veut pas dire que nous sommes parfaits, nous avons aussi beaucoup de problèmes », a reconnu le président, tout en estimant que « vos pays doivent aussi prendre confiance dans le processus démocratique ».
Pour célébrer le 50e anniversaire de l’accession à l’indépendance de 17 pays d’Afrique sub-saharienne, les autorités américaines, plutôt que de réunir des chefs d’Etat ou de gouvernement, avaient convié 115 jeunes à
la Maison Blanche pour discuter avec M. Obama de « leur vision de l’Afrique pour les 50 ans à venir ».
Et à l’occasion d’une question posée par un ressortissant du Zimbabwe, M. Obama s’en est pris au président Robert Mugabe, 86 ans dont 30 au pouvoir.
« J’ai le coeur brisé quand je vois ce qui se passe au Zimbabwe. Mugabe est un exemple de dirigeant qui est arrivé (au pouvoir) en tant que combattant de la liberté, et je vais être très brutal: il ne sert pas bien son peuple, c’est mon opinion », a-t-il indiqué.
En écho au discours qu’il avait prononcé lors de sa jusqu’ici seule visite en Afrique noire en tant que président, en juillet 2009 au Ghana, M. Obama, né aux Etats-Unis de père kényan, a répété que « la bonne gouvernance est au coeur du développement ».
Réaffirmant que « le destin de l’Afrique sera déterminé par les Africains », il s’est néanmoins engagé à « faire en sorte que vos voix soient entendues pour que vous puissiez saisir ces opportunités ».
La rencontre de mardi s’effectuait au premier jour d’une conférence de trois jours à Washington réunissant ces jeunes Africains « dirigeants de la société civile et du secteur privé », et organisée par le département d’Etat.
Avant M. Obama, la chef de la diplomatie américaine Hillary Clinton avait elle aussi exhorté ces jeunes à confier plus de pouvoir aux citoyens.
« 
Nous sommes à la recherche de dirigeants qui savent que le fait de donner plus de pouvoir aux citoyens est dans l’intérêt de tous« , a dit Mme Clinton
Dans le monde actuel, « un pouvoir basé sur un rapport hiérarchique allant du sommet à la base n’est plus tenable », a-t-elle poursuivi.
Voila.fr Monde

Jeudi 5 Août 2010

http://www.lequotidienalgerie.org/2010/08/04/barack-obama...


1-2 Obama s’est transformé en petit tyran paranoïaque.

Dans une récente série d’articles, nous montrions que la Maison Blanche sombrait en pleine folie, comme enfermée dans un bunker. L’affaire Shirley Sherrod vient de démontrer aux yeux du monde que Barack Obama s’est transformé en petit tyran paranoïaque. Suite à une rumeur lancée par la chaîne conservatrice Fox News, Barack Obama a fait virer sans autre forme de procès une cadre afro-américaine du ministère de l’Agriculture accusée de racisme anti-blanc. Mais l’examen de la vidéo datant de 1986, dont furent extraits les propos de Shirley Sherrod, a révélé que les accusations lancées par la droite américaine étaient fausses. La nouvelle a déclenché la colère dans la communauté afro-américaine, d’autant que Shirley Sherrod est une figure exemplaire du Mouvement des droits civiques.

Selon CNN et des sources démocrates contactées par nos confrères du magasine EIR, c’est bien la Maison Blanche qui a ordonné au ministre de l’Agriculture de virer Sherrod sur le champs. Dès la rumeur lancée, Obama a été personnellement informé et ce serait son chef de cabinet et porte-flingue Rahm Emanuel qui aurait donné l’ordre. Le site d’information de la gauche démocrate Huffington Post rapporte qu’« un des assistants de Rahm Emanuel, Jim Messina, a loué la rapidité de décision du ministère de l’Agriculture, comme si c’était un signe de bonne gestion médiatique plutôt que de lâcheté totale face à une rumeur sans fondement lancée par une source indigne de confiance ».

Pour Clayborne Carson, célèbre historien du Mouvement des droits civiques et biographe de Martin Luther King, ce scandale « est le symbole d’un problème plus vaste : Obama s’est complètement planté sur les libertés civiques. Personne ne devrait jamais être démis de ses fonctions sur les dires de Fox TV. C’est une question de principe, on ne vire pas quelqu’un sans procéder d’abord à une enquête en bonne et due forme. Mais c’est une administration capable d’ordonner l’assassinat d’un citoyen américain. Pour dire le moins, c’est décevant. »

Shirley Sherrod est l’une de ces héroïnes du Mouvement des droits civiques incarné par Martin Luther King. Elle entama la lutte dès 1965 après l’assassinat raciste de son père, sans jamais céder à la haine et au communautarisme. Son mari, Charles Sherrod, fut l’un des membres fondateurs du Student Nonviolent Coordinating Committee. Il est notamment connu pour s’être battu en faveur de l’intégration de militants blancs dans cette organisation, s’opposant ainsi aux radicaux du « Black Power ».

« On n’a pas vu une discrimination telle à la Maison Blanche depuis le rétablissement du Klu Klux Klan et de la ségrégation par le Président Woodrow Wilson », a déclaré Lyndon LaRouche. « Entre cela et la conspiration contre le député Charles Rangel, il devient évident que le Président Obama tente d’exercer un contrôle dictatorial sur l’électorat afro-américain et que les seuls afro-américains qu’il souhaite voir au Congrès et à des postes importants sont les Oncle Tom  [*] qui se plient à ses ordres. Ceux qui refusent de lui obéir sont la cible d’attaques. »

Député démocrate de New York depuis 1971, Charles Rangel est la cible d’une campagne de diffamation depuis qu’il a pris la tête de l’opposition à Wall Street et aux plans de renflouement lancés par l’administration Bush. Menées par l’establishment démocrate corrompu de Washington, les attaques se sont intensifiées depuis l’arrivée d’Obama et de son chef de cabinet Rahm Emanuel, le poussant à démissionner de son poste de président de la toute puissante commission Ways and Means supervisant les finances publiques. « Le député Rangel est l’un des derniers démocrates rooseveltiens à la Chambre, et Obama ne peut tolérer cela. Je sais de sources sûres que la présidente de la Chambre des députés, Nancy Pelosi, travaille dans le dos de Rangel pour diviser le Comité des élus noirs afin qu’ils trahissent leur collègue et restent dans les bonnes grâces de la Maison Blanche », a expliqué LaRouche.

Parallèlement, la réalisatrice Gigi Gaston est en train de finaliser son documentaire We will not be silenced, où des militants démocrates et du Mouvement des droits civiques témoignent des intimidations électorales contre les partisans afro-américains d’Hillary Clinton lors des primaires de 2008. « Ces pratiques sont encore un exemple de cette politique à la Jim Crow. [**] Envoyer des gros bras pour menacer et intimider les afro-américains, et en particulier les personnes âgés, nous ramène au pire du sudisme. Ces pratiques n’ont-elles pourtant pas été déclarées hors-la-loi par le Civil Rights Act de 1964 et le Voting Rights Act de 1965 ? Peut-être faudrait-il renvoyé Obama à sa fac de droit pour un cour de rattrapage ? », a conclu LaRouche.

Nouvelle Solidarité 

26 juillet 2010

http://www.solidariteetprogres.org/article6858.html



2 CIA

2-1 Wayne Madsen : L’implication de la CIA dans le trafic de drogue a menacé la vie du sénateur Dennis DeConcini.

Des sources du FBI aujourd’hui retraitées avaient signalé au Bureau fédéral d’investigation que l’implication de la Central Intelligence Agency dans le trafic de drogue est une opération très lucrative pour l'agence d'espionnage, qui a déjà menacé autrefois la vie d'un membre du Comité sénatorial sur le renseignement, l'un des deux comités de supervision de la CIA du Congrès. Selon ces sources du FBI, Dennis DeConcini, sénateur démocrate d’Arizona, avait aussi peur pour la vie des membres de sa famille. De 1987 jusqu’à sa retraite en 1995, DeConcini a siégé au Comité du Sénat sur le renseignement. Le président Bill Clinton lui aurait offert le poste de tzar de la drogue de la Maison Blanche, mais il aurait refusé ce poste à cause des menaces contre lui et sa famille.
Wayne Madsen Report, 12 février 2010

   Dans le sillage de l'effondrement du bloc soviétique, en tant que président du Comité sénatorial sur le renseignement de 1993 à 1995, DeConcini a tenté de réduire de façon drastique le budget de la communauté du renseignement, mais il a constamment essuyé un refus de la part des Républicains et du directeur de la CIA, James Woolsey.

      DeConcini s’était attiré les foudres de la CIA pour avoir découvert la profondeur de l’implication de cet organisme dans la contrebande de drogues vers la Zunie, en particulier lors du scandale de l’Iran-Contra.

      Nos sources du FBI — qui travaillaient en étroite collaboration avec la commission du président Ronald Reagan sur le trafic de drogue, présidée par George HW Bush alors vice-président — ont affirmé que Bush s’était en fait servi de sa position pour ouvrir en Zunie certaines lignes aériennes d'Amérique latine à un transit de drogue autorisé au préalable, en lien avec l'opération contra* de la CIA, concernant des fournitures en Amérique centrale.
[* Ndt : Un contra est un guérilléro du Nicaragua.]

      Les principales routes de la drogue d'Amérique centrale, à l’origine du Panama vers la Zunie, ont vu les contrats des vols de la CIA effectués par des entreprises de particuliers, comme Southern Air Transport et Evergreen Aviation. Pour les contras du Nicaragua, ces firmes affrétaient des avions pleins à raz bord d'armes et de munitions de Zunie, parachutaient tout ça sur des bases de contras en Amérique centrale, atterrissaient au Panama pour charger des stupéfiants fournis par le cartel de Medellin, revenaient par des itinéraires aériens approuvés au préalable au-dessus de la frontière zuno-mexicaine, et parachutaient la drogue sur des exploitations bovines précises, au Texas, au Nouveau-Mexique et en Arizona. Les vols d’Evergreen Aviation, selon nos sources du FBI, étaient basés à l’extérieur des installations de l'entreprise, au Pinal Air Park de Marana, en Arizona. Les vols de Southern Air Transport étaient basés à Mena, en Arkansas, et sur d'autres aérodromes de Floride, d'Alabama et de Louisiane.

      Une fois que la drogue du cartel de Medellin avait été larguée sur les ranchs, elle était chargée dans des remorques et transportée aux points de distribution à travers la Zunie. Nos sources du FBI ont affirmé que la contrebande et la distribution étaient aidées et encouragées par certains des plus riches éleveurs de bétail et cadres du secteur du camionnage, tous grands donateurs politiques du Parti républicain et de la famille Bush.

      DeConcini était parfaitement au courant des opérations et de la manière dont elles impliquaient son État natal d'Arizona. Après que, par l'intermédiaire du cartel de Medellin, lui et sa famille ont été menacés de mort par la CIA, DeConcini, selon nos sources bien placées, s’est mis à porter un gilet pare-balles quand il apparaissait en public, et il a pu se faire nommer sky-marshal* afin de pouvoir porter un 357 magnum sur les vols commerciaux entre Washington et Phoenix.
[* Ndt : Un sky-marshal est un officier armé embarqué sur avions de ligne.]

      Ne parvenant pas à éliminer physiquement DeConcini, la CIA s’est arrangée pour qu’il soit compromis dans une affaire politique d'argent sale. DeConcini a été désigné comme l'un des sénateurs de l’affaire des « Keating Five, » qui ont accepté des espèces de Charles H. Keating, Jr., propriétaire de la compagnie en faillite, Lincoln Savings & Loan. Bien que Robert Bennett, conseiller spécial du Comité d'éthique du Sénat et « homme de blanchissage » de la CIA, ait tenté d’épingler DeConcini sur sa connaissance de marchés entre lui et Keating, nous avons appris du FBI que le ministère de la Justice n'a trouvé aucune preuve impliquant DeConcini dans quelque chose de délictueux. L’une de nos sources du FBI avait contacté le président du Comité d'éthique, le sénateur démocrate d’Alabama Howell Heflin, et lui avait parlé de la campagne de DeConcini contre la CIA et son trafic de drogue.

      Heflin avait suspendu les audiences après avoir été informé de la situation unique de DeConcini, et les avait reprises seulement après que le ministère de la Justice lui a assuré qu'il n'avait aucun projet visant à inculper DeConcini. En fait, DeConcini avait été impliqué dans le scandale des Keating Five parce que trois de ses proches collaborateurs — son chef de collecte de fonds Earl Katz, son directeur de campagne Ron Ober, et son adjoint administratif Gene Karp — avaient convenu de faire des offres favorables à Keating et ont de cette manière empêtré DeConcini dans le scandale. Nos sources du FBI ont révélé que les trois assistants étaient tous « profondément impliqués » avec Keating et, quand le scandale a éclaté, ils ont aidé à mettre faussement en cause DeConcini dans le scandale.

      Malgré cela, le scandale des Keating Five a fait que DeConcini a décidé de ne pas postuler un autre mandat en 1994. Selon nos sources du FBI, un collègue de l'Arizona de DeConcini, le sénateur républicain John McCain, également l'un des Keating Five, avait été profondément impliqué, non seulement dans le scandale des Keating Five, mais aussi dans les opérations de trafic de drogue de la CIA.

      Nos sources du FBI ont également confirmé que l'officier supérieur de la CIA officiellement investi dans la tâche de lutter contre le trafic international de stupéfiants, était activement impliqué dans l’initiative des propres opérations de trafic de drogue de la CIA. Cet individu a également servi au ministère des Finances, où il veillait à ce que les bases de données de surveillance des flux financiers suspects du Financial Crimes Enforcement Network (FINCEN) soient débarrassées de toute information pouvant montrer l'implication de la CIA dans le blanchiment de l'argent de la drogue.

      Nous avons aussi appris qu’un cousin de l'officier de la CIA, qui avait découvert son implication dans le blanchissage de l’argent des stupéfiants, avait été arrêté dernièrement en Arizona, et incarcérés au pénitencier fédéral de Florence pour avoir menacé la vie des agents fédéraux, une infraction grave dans le cadre des nouvelles lois sur l’antiterrorisme. Bien que l'individu en question ait été diagnostiqué « délirant » par un psychiatre désigné par le tribunal, les procureurs fédéraux cherchent un accord permettant d'assurer qu'aucune mention ne soit jamais faite de l’officier (qui est à présent un partisan bien connu d'Israël), de la CIA, du FBI et de la famille Bush. Le dénonciateur emprisonné a aussi allégué que le trafic de drogue de la CIA continue de prospérer et qu'il implique des Juifs latino-américains, des agents du Mossad et tout une structure de couverture, de guichets et d’entrepôts en Floride, en Géorgie et au Texas, qui servent à stocker avant distribution la drogue d'Amérique latine.

      Nous avons aussi appris que le membre républicain du Congrès Mike Conaway, qui représente les villes texanes de Midland et Odessa à la Chambre des représentants, a exprimé ces dernières années de l’intérêt pour le blanchiment de l'argent de la drogue de la CIA. On estime qu’entre quatre et six mille milliards de dollars ont été réalisés par la CIA dans le trafic de drogue et les affaires de blanchiment d'argent en rapport. Bien que Conaway — qui a succédé en 2003 au membre du Congrès (et président du Comité du renseignement de la Chambre) du 11ème District, Larry Combest, qui avait soudainement démissionné après avoir remporté son dixième mandat — soit un ami de la famille Bush, il est à présent confronté à la possibilité d'un challenger dans la primaire républicaine, soit Jason Waters, soit son frère Jesse, deux anciens combattants de la guerre d’Irak qui contrôlent Waters & Waters Services, une entreprise de services parapétroliers. Les challengers potentiels sont aussi étroitement liés à la famille Bush. Conaway est un expert-comptable qui a servi de directeur financier à la firme en faillite Arbusto Energy Inc. de George W. Bush. Après avoir effectué une vérification, il a également découvert que des centaines de milliers de dollars ont disparu des comptes bancaires du Comité national républicain du Congrès.

      La remise en question potentielle de Conaway est vraisemblablement due à de trop nombreuses questions, dont les réponses pourraient se révéler très embarrassante pour ses vieux amis, les Bush.

      Nous avons appris d'un ancien combattant de la Force Delta que, lorsque les unités de la force militaire d'élite ont été envoyées en Afghanistan après les attentats du 11 septembre, leur premier ordre de la CIA a été de protéger les champs de pavot afghans. Nos sources du FBI ont confirmé que l'Afghanistan a remplacé les opérations de production de pavot de Khun Sa, dans le « triangle d’or » birman, comme principale source d'opium et d'héroïne du trafic de stupéfiants de la CIA.

      George HW Bush et son fils Jeb Bush, l’ancien gouverneur de Floride, ont récemment rendu une « visite de courtoisie » au président Barack Obama à la Maison Blanche. Nos sources du FBI pensent que, dans son jeune âge, Obama a été « soigneusement choisi » par la CIA pour être éventuellement installé à la présidence de Zunie.

      Wayne Madsen est ancien officier de renseignement de la Marine zunienne, spécialisé dans la surveillance électronique et la sécurité. Anciennement assigné à l’Agence de sécurité nationale (NSA) et au ministère des Affaires étrangères. Actuellement, journaliste d’investigation, chroniqueur dans la presse nationale, et auteur. Administrateur de l’Electronic Privacy Information Center (EPIC), (une organisation dédiée à la protection des libertés individuelles) à Washington DC.

      Le site Wayne Madsen Report étant pour abonnés, certains articles sont parfois relayés. Celui-ci provient d’ici : rockcreekfreepress.tumblr.com/post/409382502/madsendeconcini
Traduction copyleft de
Pétrus Lombard

Cet article est cité dans les références du dernier article de F. William Engdahl paru sur le Réseau Voltaire, « Washington et l’avenir du Kirghizistan : la sécurisation d’un pivot géostratégique. »

Samedi 7 Août 2010

http://www.alterinfo.net/L-implication-de-la-CIA-dans-le-trafic-de-drogue-a-menace-la-vie-d-un-senateur_a48814.html


2-2 Le Sahel grouille d'espions: Des cheikhs et des cheikhates de la CIA au Sahara.  

Des espions américains en touaregs plus vrais que nature ? Ils existent bel et bien, selon Al Khaleej et ils savent tout, des langues aux alliances tribales.
Le Sahel grouille d'espions, ces «nouveaux chouyoukh». Al Qaïda sert de prétexte.

L'otage français Pierre Camate, libéré dans une transaction avec l'AQMI, était-il un espion de la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure) ? Le service de renseignement français a officiellement démenti l'information donnée par des journaux à la suite, semble-t-il, d'un «lapsus» de Bernard Bajolet, coordinateur national du renseignement à la présidence de la République française. Toujours est-il que la région du Sahel ne manque pas d'honorables correspondants et d'agents en mission. A en croire le journal El Khaleej, les Etats-Unis ont envoyé en sous-marin des agents transformés en vrais bédouins connaissant parfaitement la langue, les us, les coutumes et les alliances tribales. Ils s'habillent comme les habitants du cru et ont trouvé le moyen de se brunir la peau au point d'être, en tous points, semblables aux habitants de la région sahélienne. Ces agents ont été envoyés dans la région sous le prétexte de combattre l'AQMI alors que des informations sûres évoquent des richesses minières inestimables. Ces agents américains sont «nés entre les gratte-ciels dans la Silicon Valley et n'hésitent pas, dans le cadre de la «mondialisation de l'Empire», à aller au Sahara, à se vêtir en tenue arabo-africaine et à vivre parmi les tribus du nord du Mali afin de mettre en place des réseaux de renseignements dans la région du Sahel.
Comme à Hollywood
Les officiers américains, écrit Al Khaleej, «appliquent des méthodes semblables à celles de leurs «collègues» de Hollywood, ils s'entraînent à s'habiller en tunique sahraouie, utilisent des mixtures particulières pour donner la bonne teinte à leurs peaux et ils ont appris le Hassania, la langue dominante dans la région. Il y aurait également des agents femmes, accoutrées en mauritaniennes qui ont écumé aussi la zone. Le journal cite un Mauritanien qui s'est marié avec l'une d'elles. Elle «connaissait mieux que moi les liens existants entre les familles mauritaniennes», a-t-il affirmé. L'intérêt de la presse mauritanienne pour les «blondes américaines dans le Sahara mauritanien» a rendu nécessaire de mettre fin à la visibilité des «nouveaux cheikhs et cheikhate». Dans leur travail, les honorables correspondants américains, explique le journal, ont veillé «à suivre les méthodes «stratégiques» d'Al Qaïda au nord du Mali. Ils ont veillé à établir de fortes relations avec des chefs de tribus et des réseaux de marchands dans la région sahélienne, lesquels sont devenus de véritables sociologues connaissant parfaitement la composition ethnique, linguistique et les langages vernaculaires des populations du Sahel».
Des espions qui copient l'AQMI
Il ne fait pas de doute, explique un des habitants de l'Azawad, «que les chefs de tribus dans la région sont aux ordres des services américains et français. Leur mission est de fournir des renseignements en contrepartie d'aides qui sont livrées de manière très intelligente». Selon lui, la région est maillée par les services et les informations sont transmises soit par téléphone cellulaire satellite, soit par le biais de voyages vers des pays voisins. Ce témoin évoque une compétition âpre entre les services algériens, mauritaniens, marocains, français et américains. L'action de l'AQMI a servi de prétexte à une présence plus forte des services français et américains. L'action d'Al Qaïda est venue renforcer la vision des «faucons» dans les services américains qui œuvrent à asseoir une présence militaire stratégique dans la région». Un homme politique mauritanien a rapporté à Al Khaleej les propos d'un officier américain : «La question d'avoir une base en Mauritanie est réglée afin de préserver notre sécurité. Les Français se sont opposés vivement à une présence militaire américaine au Sahel, ils ont été aidés par les positions de rejet de l'Algérie et de
la Libye». Cependant, explique-t-il, l'arrivée de Sarkozy au pouvoir a transformé la compétition franco-américaine en «coopération stratégique». Dans la dernière opération franco-mauritanienne, les Américains ont été les principaux pourvoyeurs d'informations. Ce serait le résultat du «travail des «nouveaux chouyoukh» des tribus du Sahara».

04/08/2010

http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5141336

n°4 - L’Amérique d’Obama - 22-08 - : Suite - : Barack Obama et les principes démocratiques.

n°4 - L’Amérique d’Obama - 22-08 - : Suite  - :  Barack Obama et  les principes démocratiques.



L’Amérique d’Obama de A à Z

n°4 du 22-08

C.De Broeder & M.Lemaire

 



 " L’Amérique d’Obama de A à Z" est  visible  sur nos blogs : 

a) sur nos blogs : http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                             http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site de Eva Resis :  no-war.over-blog.com

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

 Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

3 Droits de l'homme

3-1 Atteintes aux droits de l'Homme aux Etats-Unis.

3-2 La discrimination reste un problème chronique

4-1 Économie en Zunie

4-1 Les Américains de plus en plus mécontents du bilan économique d'Obama.  

4-2 Les mauvaises nouvelles économiques s'accumulent pour Obama

4-3 Michael Snyder : La «classe moyenne» aux Etats-Unis est en train de se rétrécir dramatiquement. 

4-4 Première chute de la productivité depuis fin 2008.

5 Éducation

5-1 Obama s’en prend à l’héritage de Martin Luther King

6 Géopolitique

6-1 Le pôle nord, foyer de disputes internationales

7 Guerres et génocides

7-1 Joszik : Les Etats-Unis d’Amérique ont-elles eu le droit moral d’envahir l’Irak ?

 



”Si vous croyez que le monde ressemblera un jour à celui de Big Brother, détrompez-vous…

 Vous êtes en plein dedans !”
“Lorsqu’on ne s’étonne plus du traçage, de la vidéosurveillance ou de la conservation des données, c’est justement le signal qu’on est entré dans un monde Orwellien”.




3 Droits de l'homme

3-1 Atteintes aux droits de l'Homme aux Etats-Unis.

"Comme les années précédentes, le rapport américain est plein d'accusations contre la situation des droits de l'Homme dans plus de 190 pays et régions, dont la Chine, mais ferme les yeux sur, ou évite et même dissimule les abus massifs des droits de l'Homme sur son propre territoire", a déclaré le Bureau de l'Information du Conseil des Affaires d'Etat (gouvernement chinois) dans son rapport sur les droits de l'Homme aux Etats-Unis.

Le Rapport sur les droits de l'Homme aux Etats-Unis en 2009 a été publié en réponse au rapport 2009 sur la situation des droits de l'Homme dans le monde, publié le 11 mars 2009 par le Département d'Etat américain.

Le rapport est "préparé pour aider les gens à travers le monde à comprendre la situation réelle des droits de l'Homme aux Etats-Unis", indique le rapport.

Le rapport a passé en revue la situation des droits de l'Homme aux Etats-Unis en 2009 à travers six thèmes : vie, propriété et sécurité personnelle ; droits civils et politiques ; droits culturels, sociaux et économiques ; discrimination raciale ; droits des femmes et des enfants ; violations des droits de l'Homme par les Etats-Unis contre d'autres pays.

Il critique les Etats-Unis pour avoir utilisé les droits de l'Homme comme "outil politique pour s'ingérer dans les affaires intérieures d'autres pays et diffamer l'image d'autres pays au profit de ses propres intérêts stratégiques".

La Chine conseille au gouvernement américain de tirer des leçons de l'histoire, avoir lui-même une attitude correcte, d'oeuvrer pour améliorer sa propre situation des droits de l'Homme, et de rectifier ses actions dans le domaine des droits de l'Homme.

Il s'agit de la 11e année consécutive que le Bureau de l'Information du Conseil des Affaires d'Etat publie un article sur les droits de l'Homme aux Etats-Unis, en réponse au rapport annuel du Département d'Etat américain

"A un moment où le monde souffre d'un grave désastre sur le plan des droits de l'Homme, causé par la crise financière mondiale provoquée par la crise des subprimes américaine, le gouvernement américain ignore toujours ses propres problèmes graves en matière de droits de l'Homme et se réjouit d'accuser d'autres pays. C'est vraiment dommage", indique le rapport.

ESPIONNER LES CITOYENS

Bien qu'il prône la "liberté d'expression", la "liberté de la presse" et la "liberté sur Internet", le gouvernement américain surveille et limite sans aucun scrupule la liberté des citoyens quand il s'agit de ses propres intérêts et besoins, indique le rapport.

Les droits des citoyens sur l'accès aux informations et de leur distribution sont sous stricte supervision, ajoute le rapport.

Selon les médias, l'Agence de sécurité nationale des Etats-Unis a commencé en 2001 à installer des appareils d'écoute spécialisés dans tout le pays pour surveiller les appels, les fax, les emails et recueillir les communications intérieures.

Les programmes d'écoute visaient tout au début les Américains d'origine arabe, mais se sont élargis ensuite à tous les Américains.

Après les attaques du 11 septembre, le gouvernement américain, sous prétexte d'anti-terrorisme, a autorisé ses départements d'intelligence à pirater les communications par email de ses citoyens et à surveiller et supprimer, à travers des moyens techniques, toute information sur Internet qui pourrait menacer les intérêts nationaux des Etats-Unis.

Les statistiques montrent qu'entre 2002 et 2006, le FBI a recueilli des milliers d'informations sur les appels téléphoniques de citoyens américains.

En septembre 2009, le pays a établi un organe de supervision de sécurité sur Internet, renforçant les inquiétudes des citoyens américains sur une utilisation éventuelle du gouvernement américain de la sécurité d'Internet comme prétexte pour surveiller et s'ingérer dans les systèmes personnels.

La soi-disant "liberté de la presse" aux Etats-Unis est en fait complètement subordonnée aux intérêts nationaux et manipulée par le gouvernement américain, souligne le rapport.

Fin 2009, le Congrès américain a passé un projet de loi pour imposer des sanctions contre plusieurs chaînes satellite arabes pour la diffusion de contenus hostiles aux Etats-Unis et incitant à la violence.

HEGEMONIE SOUS PRETEXTE DE "LIBERTE SUR INTERNET"

Les Etats-Unis renforcent leur hégémonie sous prétexte de "liberté sur Internet", souligne le rapport.

Actuellement, on compte 13 serveurs racines dans le monde d'Internet. Aux Etats-Unis se trouvent le seul principal serveur racine et neuf des douze autres serveurs racines, explique le rapport. Les Etats-Unis profitent de leur contrôle sur les ressources d'Internet pour s'immiscer dans les affaires intérieures des autres pays sous divers moyens.

Les Etats-Unis possèdent une troupe spéciale de pirates informatiques, des pirates d'élite qu'ils ont recrutés dans le monde entier, ajoute le rapport.

Lors des troubles qui ont suivi les élections en Iran en été dernier, le camp de réformistes battu et ses partisans ont utilisé des moyens d'Internet comme Twitter pour diffuser leurs messages, rappelle le rapport.

Le département d'Etat américain a demandé aux opérateurs de Twitter de reporter sa maintenance prévue afin d'aider l'opposition à créer un élan favorable dans l'opinion public, poursuit le rapport.

En mai 2009, une société d'Internet, encouragée par le gouvernement américain, a bloqué ses services de messagerie instantanée dans cinq pays, dont Cuba, fait remarquer le rapport.

Xinhua

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-la-chine-denonce-les-atteintes-aux-droits-de-l-homme-aux-etats-unis-54963527.html


3-2 La discrimination reste un problème chronique

La discrimination raciale reste un problème chronique aux Etats-Unis, affirme le rapport.

La population noire et les autres minorités sont les groupes les plus pauvres des Etats-Unis.

Selon un rapport publié par le Bureau américain du recensement, le revenu médian réel des ménages américains, en 2008, ont été de 50 303 dollars américains, mais les revenus moyens des ménages hispaniques et noirs étaient d'à peu près 68% et 61,6% de ceux des ménages blancs non hispaniques.

Le revenu moyen des groupes minoritaires était d'environ 60% à 80% de celui des groupes majoritaires sous les mêmes conditions d'éducation et de compétence, ajoute le document.

Les minorités ethniques font l'objet d'une grave discrimination raciale sur les plans de l'emploi et du lieu de travail, inique ce rapport.

Les groupes minoritaires sont les plus touchés par le chômage.

D'après le quotidien USA Today, le taux de chômage aux Etats-Unis en octobre 2009 était de 10,2%. Le taux des sans-emploi parmi les Américains d'origine africaine a atteint 15,7%, celui des Hispaniques, 13,1% et celui des Blancs, 9,5%.

Les groupes minoritaires sont victimes de discrimination dans l'éducation. Selon un rapport publié par le Bureau américain du recensement, 33% des Blancs non-hispaniques sont diplômés de l'université.

La proportion des Noirs n'est que de 20% et de 13% chez les Hispaniques.

La discrimination raciale dans l'application de la loi et le système judiciaire est très marquée. Selon le Département américain à la Justice, fin 2008, dans la population noire, 3 161 hommes et 149 femmes sur 100 000 ont été condamnés à de la prison.

Un rapport publié par la police de New York, parmi les personnes impliquées dans les fusillades avec la police en 2008, 75% étaient Noirs, 22% Hispaniques et 3% Blancs.

Les crimes de haine ethnique sont fréquents.

       Selon des statistiques publiées par le Bureau fédéral américain des enquêtes, un total de 7 783 crimes relatifs à la haine ethnique ont été commis en 2008 aux Etats-Unis, dont 51,3% pour discrimination raciale, 19,5% pour raison religieuse et 11,5% en raison de conflits entre personnes de nationalités différentes.

LA VIOLENCE REPANDUE AUX ETATS-UNIS

La violence répandue aux Etats-Unis menace la vie, la propriété et la sécurité personnelle des Américains, indique le rapport.

En 2008, les Américains ont éprouvé 4,9 millions de crimes violents, 16,3 millions de crimes contre la propriété et 137 000 vols personnels, et le taux de crimes violents est de 19,3 victimes pour 1 000 personnes âgées de 12 ans et plus.

Chaque année, environ 30 000 personnes succombent à des accidents impliquant des armes à feu.

Selon un rapport du FBI, il y a eu 14 180 victimes de meurtre en 2008, affirme le rapport.

Les campus sont des zones de plus en plus touchés par les crimes violents et les fusillades. La fondation américaine U.S. Heritage Foundation a rapporté que 11,3% des lycéens à Washington D.C. avaient reconnu avoir été "menacés ou blessés" par une arme durant l'année scolaire 2007-2008. 

ABUS DE POUVOIR 

La police américaine fait souvent preuve de violence sur la population et les abus de pouvoir sont communs chez les exécuteurs de la loi, indique le rapport.

Les deux dernières années, le nombre de policiers new-yorkais placés sous révision pour avoir engrangé trop de plaintes a augmenté de 50%.

Dans les grandes villes américaines, la police arrête, interpelle et fouille plus d'un million de personnes chaque année, le nombre augmentant brusquement par rapport à il y a quelques années.

Les prisons aux Etats-Unis sont encombrées de détenus.

Environ 2,3 millions de personnes ont été placées en garde à vue, soit un habitant sur 198, selon ce rapport.

De 2000 à 2008, la population carcérale américaine s'est accrue en moyenne annuelle de 1,8%.

Les droits fondamentaux des prisonniers aux Etats-Unis ne sont pas bien protégés.

 Les cas de viol de détenus commis par les employés de prison ont été largement rapportés, ajoute le document.

Selon le département américain de la justice, les rapports sur les délits sexuels à l'égard des détenus commis par les travailleurs de prison dans les 93 prisons fédérales du pays ont doublé au cours des huit années passées.

D'après une enquête fédérale sur plus de 63 000 prisonniers fédéraux ou de l'Etat, 4,5% ont avoué avoir été abusés sexuellement au moins une fois durant les 12 mois précédents.

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-la-chine-denonce-les-atteintes-aux-droits-de-l-homme-aux-etats-unis-2-2-54964981.html



4-1 Économie en Zunie

4-1 Les Américains de plus en plus mécontents du bilan économique d'Obama.  

Un sondage montre que les Américains sont de plus en plus mécontents du bilan économique d'Obama.
Selon l'AP, depuis Washington, la plupart des Américains sont insatisfaits du bilan économique d'Obama et jugent mauvaises les perspectives économiques qui s’offrent à leur pays. A 11 semaines des élections du Congrès fixées au 2 novembre, seulement, 41% des sondés, sont satisfaits du bilan économique d'Obama, soit 3% de moins, par rapport au sondage d'avril. 56% sont mécontents des stratégies économiques des Etats-Unis et 61% ont estimé que la situation économique s'est aggravée, sous le mandat présidentiel d'Obama.

IRIB- 

18/08/2010

http://french.irib.ir/index.php/info/international/item/100268-les-am%C3%A9ricains-de-plus-en-plus-m%C3%A9contents-du-bilan-%C3%A9conomique-dobama


4-2 Les mauvaises nouvelles économiques s'accumulent pour Obama

Une cascade de mauvaises nouvelles économiques se déverse sur la présidence de Barack Obama, qui a en outre perdu coup sur coup deux hauts responsables de son administration chargés de ce dossier à moins de trois mois d'élections cruciales.

À peine le cauchemar de la marée noire du golfe du Mexique s'est-il éloigné cette semaine que la situation économique toujours préoccupante des États-Unis vient se rappeler à l'équipe démocrate au pouvoir, risquant d'éclipser ses réussites sur d'autres dossiers.

Les chiffres publiés vendredi ont montré que le pays avait perdu 131 000 emplois en juillet, bien plus que prévu. Le taux de chômage est stable à 9,5%, mais historiquement élevé après la récession de 2008-2009 qui a coûté plus de huit millions d'emplois.

Même si les États-Unis ont renoué avec la croissance depuis un an, celle-ci reste anémique à 2,4% au deuxième trimestre, tandis que de multiples indicateurs secondaires restent en berne.

La Maison-Blanche a écarté la possibilité d'une rechute dans la récession, mais de nombreux économistes mettent en garde contre des années de stagnation économique et de chômage élevé, comparables à ce qu'a connu le Japon dans les années 1990.

Voulant insister sur les rares signes positifs d'un tableau globalement maussade, M. Obama a souligné vendredi que l'emploi avait «crû dans le secteur privé depuis sept mois». Mais de l'aveu même de la présidence, cette croissance n'est toujours «pas suffisante pour réduire le taux de chômage».

«La récession dont nous sommes toujours en train de nous remettre était la plus grave depuis la Grande dépression» des années 1930, a rappelé vendredi M. Obama. «Nous-1  savons aussi que sortir d'une récession prend du temps», a expliqué le président, selon qui «la route de la reprise n'est pas une ligne droite».

«Pour les employés, les familles et les petites entreprises des États-Unis, les progrès doivent arriver plus vite», a-t-il reconnu, en appelant à nouveau le Congrès à adopter des mesures ciblées pour stimuler les embauches, bien plus modestes que la relance massive de 787 milliards de dollars du printemps 2009 et dont les effets sont voués à s'estomper.

Mais ce plan est de facto gelé puisque les sénateurs, qui doivent lui donner leur feu vert, sont partis en vacances jeudi soir pour cinq semaines. Au mieux, ces mesures pourraient donc être votées à la mi-septembre.

Encore faut-il noter que les parlementaires seront alors entrés de plain-pied dans la campagne des législatives de début novembre, qui doivent décider du sort d'un tiers des sièges du Sénat et de l'ensemble de ceux de la Chambre des représentants, deux assemblées actuellement contrôlées par les démocrates.

Dans ce contexte, l'opposition républicaine, armée d'une minorité de blocage à la chambre haute, ne fera pas de cadeaux à M. Obama, accusé de creuser le déficit et de mener une politique inefficace pour relancer l'emploi.

Elle pourrait aussi exploiter deux défections de poids dans l'équipe économique présidentielle: après le départ annoncé fin juin du directeur du Budget de la Maison-Blanche, Peter Orszag, c'est la principale conseillère économique de M. Obama, Christina Romer, qui a annoncé jeudi son retour à l'enseignement.

Face à l'adversité, M. Obama est lui aussi entré en campagne. Il multiplie les déplacements hors de Washington pour mobiliser les démocrates et défendre son bilan: la réforme de l'assurance-maladie, l'encadrement des activités de Wall Street et le sauvetage de pans entiers de l'industrie automobile, synonyme selon lui d'un million d'emplois sauvés.

06 août

http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/201008/06/01-4304448-les-mauvaises-nouvelles-economiques-saccumulent-pour-obama.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B17_obama-president_77183_section_POS1


4-3 Michael Snyder : La «classe moyenne» aux Etats-Unis est en train de se rétrécir dramatiquement. 

Cet article fournit des données utiles et illustratives de la régression sociale. Il traduit la réaction d’une partie de ce qu’on pourrait appeler la gauche états-unienne, avec la dimension protectionniste propre à des courants syndicaux, y compris combatifs. (Réd.)

Les 22 statistiques présentées ici prouvent sans l’ombre d’un doute possible que la classe moyenne [selon la définition de la sociologie dominante américaine ; elle inclut les ouvriers et ouvrières de l’automobile, ceux et celles de l’industrie syndiqués, pour faire exemple] est en train d’être systématiquement éliminée aux Etats-Unis.

Les riches deviennent plus riches et les pauvres plus pauvres à une vitesse stupéfiante.

Il était une fois, aux Etats-Unis, la classe moyenne la plus nombreuse et la plus prospère dans l’histoire du monde, mais cela est en train de changer à un rythme aveuglant.

Pourquoi assistons-nous à une transformation si fondamentale ? Eh bien, c’est que la mondialisation et le «libre-échange» que nous vantaient nos politiciens et dirigeants du monde des affaires comme si bons pour nous ont eu quelques effets secondaires plutôt désastreux.

Il apparaît qu’ils ne nous ont pas dit que «l’économie mondiale» signifierait que les travailleurs de la classe moyenne des Etats-Unis seraient finalement mis directement en concurrence pour des emplois avec des gens de l’autre bout du monde où il n’y a pas de salaire minimum et très peu de régulations. Les grandes firmes mondialisées ont grandement bénéficié de l’exploitation de réservoirs de travailleurs du tiers-monde ces dernières décennies, mais les travailleurs de la classe moyenne aux Etats-Unis, quant à eux, ont vu les choses devenir de plus en plus dures.

Voilà les statistiques qui le prouvent :
• 83 % de toutes les actions des entreprises aux Etats-Unis sont en mains de 1 % des gens.
• 61 % des habitants des Etats-Unis vivent «toujours ou habituellement» de leur salaire, un mois après l’autre, un salaire après l’autre, donc avec un statut non précarisé. En 2008 ce n’étaient que 49 % et en 2007 43 %.
• 66 % de la croissance des revenus entre 2001 et 2007 ont profité aux 1 % les plus riches des Etats-Unis.
• 36 % des habitants des Etats-Unis disent qu’ils ne versent rien du tout pour leur retraite [ne disposent pas de couverture retraite].
• 43 % (chiffre stupéfiant) des habitants des Etats-Unis possèdent moins de 10'000 dollars d’économies mis de côté pour leur retraite.
• 24 % des travailleurs des Etats-Unis disent que durant l’année écoulée ils ont retardé d’une année l’âge prévu de leur départ en retraite.
• Plus de 1,4 million d’habitants des Etats-Unis se sont déclarés en faillite personnelle en 2009, soit une augmentation de 32 % par rapport à 2008.
• Seuls les 5 % les plus riches parmi les foyers des Etats-Unis ont obtenu un revenu supplémentaire suffisant pour faire face à la hausse des coûts du logement depuis 1975.
• Pour la première fois dans l’histoire des Etats-Unis, les banques [y compris celles sous contrôle de l’Etat] possèdent une plus grande part en valeur nette de l’immobilier résidentiel du pays que tous les habitants individuels des Etats-Unis réunis.
• En 1950, le rapport du salaire du manager moyen à celui du travailleur moyen était environ 30 à 1. Depuis l’année 2000, ce rapport a explosé à entre 300 et 500 à 1.
• En 2007, les 80 % des foyers aux Etats-Unis situés dans les échelons inférieurs de la fortune possédaient environ 7 % des actifs financiers liquides.
• Les 50 % des revenus des ménages en dessous du niveau médian possèdent aujourd’hui ensemble moins de 1 % de la richesse de la nation.
• Les bonus à Wall Street sont, en moyenne, montés en 2009 de 17 % par rapport à 2008.
• Aux Etats-Unis, le salarié de l’administration fédérale gagne désormais 60 % de plus que le salarié moyen dans le privé.
• Le 1 % le plus riche des foyers aux Etats-Unis possède presque le double des actifs des entreprises qu’il y a 15 ans.
• Aux Etats-Unis, aujourd’hui, le temps moyen nécessaire pour trouver un emploi est monté à un record de 35,2 semaines.
• Plus de 40 % des habitants des Etats-Unis qui ont effectivement un emploi travaillent aujourd’hui dans les services, où les salaires sont souvent très bas.
• Pour la première fois dans l’histoire des Etats-Unis, plus de 40 millions de personnes aux Etats-Unis ont droit à des bons pour l’aide alimentaire (food stamps) et le Département de l’agriculture prévoit que ce nombre va s’élever à 43 millions en 2011.
• Voilà avec «qui» les salarié·e·s des Etats-Unis sont mis en concurrence : en Chine un travailleur du textile gagne approximativement 86 cents l’heure et au Cambodge un travailleur du textile gagne lui approximativement 22 cents l’heure.
• Environ 21 % de tous les enfants aux Etats-Unis vivent en dessous du seuil de pauvreté en 2010, c’est-à-dire le taux le plus élevé depuis 20 ans.
• Malgré la crise financière, le nombre de millionnaires aux Etats-Unis a augmenté en 2009 de rien moins que 16 % pour atteindre 7,8 millions de personnes.
• Les 10 % les plus riches des habitants des Etats-Unis gagnent aujourd’hui environ 50 % du revenu national.

Un grand bruit d’aspiration… dans le précipice

La réalité, c’est que les travailleurs des Etats-Unis peuvent bien être les plus intelligents, les plus forts, les mieux éduqués ou les plus travailleurs, ils ne peuvent tout simplement pas concurrencer des gens qui à l’autre bout du monde sont si désespérés qu’ils sont contraints à travailler 10 à 12 heures par jour pour moins d’un dollar l’heure.

Après tout, quelle entreprise raisonnable dans ce système va payer un travailleur aux Etats-Unis dix fois plus (plus le salaire indirect) pour faire le même travail ? Le monde est en train de changer fondamentalement. La richesse et le pouvoir sont en train d’être rapidement concentrés au sommet et les grandes entreprises transnationalisées font des quantités énormes d’argent. Entre-temps, la classe moyenne aux Etats-Unis est systématiquement éliminée tandis que les travailleurs des Etats-Unis sont lentement fondus dans le nouveau réservoir du travail «mondial».

Qu’est-ce que la plupart des habitants des Etats-Unis ont à offrir sur le marché d’autre que leur force de travail ? Pas grand-chose. La vérité, c’est que la plupart d’entre eux sont absolument dépendants de quelqu’un qui leur donnera un travail. Un employeur.

Mais aujourd’hui les travailleurs et travailleuses des Etats-Unis sont «moins attractifs» que jamais. Comparés au reste du monde, ils sont extrêmement «coûteux».

C’est pourquoi les entreprises déplacent leurs activités hors des Etats-Unis à une vitesse qui coupe le souffle. Et comme le gouvernement ne les pénalise pas quand elles le font, elles n’ont en réalité aucune incitation à rester.

Ce qui s’est développé, c’est une situation qui voit les gens au sommet vivre très bien, tandis que la plupart des autres ont de plus en plus de difficultés à s’en tirer. Pour chaque nouvel emploi créé aux Etats-Unis, il y a désormais six personnes au chômage et le nombre des personnes «chroniquement inemployées» est absolument astronomique. Il n’y a tout simplement de loin pas assez d’emplois pour tous.

Beaucoup de ceux qui réussissent à trouver un travail s’aperçoivent qu’ils gagnent moins qu’avant. En fait, un pourcentage de plus en plus grand de personnes aux Etats-Unis occupe des emplois à bas salaires dans la distribution et les services.

Mais vous ne pouvez pas faire vivre une famille avec ce que vous gagnez en faisant griller des hamburgers chez McDonald ou en saluant les clients dans le supermarché WalMart du coin.

La vérité, c’est que la classe moyenne aux Etats-Unis est en train de mourir. Et une fois qu’elle aura disparu, ça sera incroyablement difficile à reconstruire.

Michael Snyder *

* Michael Snyder est l’éditeur de theeconomiccollapseblog.com

(10 août 2010)

http://www.labreche.ch/Ecran/EUClasseMoy08_10.html


4-4 Première chute de la productivité depuis fin 2008.

La dernière baisse de productivité aux États-Unis (de 0,1% au quatrième trimestre 2008) avait été très dissemblable: à l'époque, au plus fort de la récession, la chute de la production (-9,5%) n'avait pu être compensée par la compression des heures travaillées.

La productivité des entreprises américaines a baissé au deuxième trimestre pour la première fois depuis fin 2008, selon des chiffres publiés jeudi par le département du Travail à Washington, un coup d'arrêt à un cycle de gains de productivité impressionnants.
Lors de ce trimestre, la production par heure travaillée dans le secteur non agricole a reculé de 0,9% en rythme annuel par rapport au trimestre précédent.

Cette baisse, une bonne nouvelle pour des salariés durement mis à l'épreuve par la récession, est intervenue dans un contexte de reprise de l'emploi.

Les heures travaillées ont en effet augmenté de 3,8%, du jamais vu depuis 2006, tandis que la production ne croissait que de 2,6%.

Elle ne remet pas vraiment en cause les gains de productivité engrangés par les entreprises au premier trimestre (3,9% en rythme annuel) ni en 2009 (3,5%, les plus élevés sur une année depuis 2003).

La dernière baisse de productivité aux États-Unis (de 0,1% au quatrième trimestre 2008) avait été très dissemblable: à l'époque, au plus fort de la récession, la chute de la production (-9,5%) n'avait pu être compensée par la compression des heures travaillées.

Les chiffres du ministère montrent par ailleurs que le coût unitaire de la main-d'oeuvre est reparti à la hausse au premier trimestre (de 0,2% en rythme annuel par rapport au précédent), après trois trimestres de baisse.

Agence France-Presse
10 août

http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/etats-unis/201008/10/01-4305344-e-u-premiere-chute-de-la-productivite-depuis-fin-2008.php?utm_source=bulletinLPA&utm_medium=email&utm_campaign=retention



5 Éducation

5-1 Obama s’en prend à l’héritage de Martin Luther King

Huit des principales associations américaines pour les Droits civiques accusent la réforme Obama sur l’éducation de « rétablir le système vétuste et partial de répartition des fonds fédéraux aux Etats, que les associations de lutte pour les Droits civiques avaient combattu et vaincu en 1965 ». Le programme « Race to the top » (course à l’excellence), lancé en 2009 par la nouvelle administration, instaure un système concurrentiel pour l’allocation des aides fédérales, poussant au licenciement d’enseignants et à la fermeture d’écoles jugés « sous-performants ». Encore une fois, Barack Obama se fait le relais de la ségrégation et du triage. Derrière lui, l’homme le plus fortuné des Etats-Unis, Bill Gates, grand promoteur de la dépopulation.

« Race to the top », censé mettre fin au désastreux « No child left behind » de George Bush, n’est en fait pas une réforme, mais un concours organisé par Washington entre les 50 Etats de l’Union pour l’allocation de 4,35 milliards de dollars de subventions. « Parce que seuls quelques Etats vont recevoir ces subventions concurrentielles, la plupart des enfants dans la plupart des Etats vont subir une baisse réelle des aides fédérales, lorsque l’on prend en compte l’inflation et les coupes budgétaires des collectivités locales et des Etats », explique la déclaration conjointe signée notamment par la plus importante organisation pour les droits des afro-américains, la NAACP, et la plus ancienne, la National Urban League. « Seuls 15 Etats et le District de Columbia ont été admis comme ’éligibles’ au premier tour. Ces Etats finalistes ne représentent que 37% des étudiants éligibles au programme de repas gratuits ou à prix réduits. Seuls 14% des étudiants de ces Etats finalistes sont hispaniques, alors qu’ils sont 26% chez les non-finalistes. En tout, 74% des étudiants hispaniques vivent hors de ces Etats finalistes. Si 53% des étudiants noirs du pays se trouvent dans les Etats finalistes, en perdre 47% revient à placer un lourd fardeau économique sur le pays. Au total, 42% des enfants, soit 12,5 millions de personnes, seraient mis au ban. »

Ces associations, ainsi que le deuxième syndicat enseignant américain, reprochent aussi à la réforme de sacrifier les efforts à long terme sur l’autel du court terme.

En effet, les critères d’éligibilité se concentrent sur le niveau de performance des professeurs, des directeurs, des élèves et des établissements. Pour l’emporter, « Race to the top » exige des Etats qu’ils se séparent des professeurs sous-performants et qu’ils ferment les écoles déficientes. En échange, le programme Obama oblige les Etats à accroître leur quota de « charter schools », ces écoles financées par l’argent public et les dons privés, mais autorisées à sélectionner leurs élèves. « Nous nous inquiétons de la sur-représentation des ’charter schools’ dans les quartiers à faibles revenus et à minorités fortes. Il n’y a aucune preuve qu’elles soient systématiquement plus efficaces pour accroître le niveau éducatif d’ensemble. La plus vaste étude nationale à ce sujet montre, à public égal, qu’elles tendent plutôt à être moins efficaces que les écoles publiques. Il y a encore moins de preuves qu’elles répondent aux besoins de l’ensemble des élèves. Par rapport aux écoles publiques des quartiers à fortes minorités, elles comptent 54% moins d’élèves ne parlant pas couramment anglais, 43% moins d’élèves en enseignement adapté et 37% moins d’élèves ayant droit aux repas gratuits ou à prix réduits. »

Comme pour la santé et la finance, la réforme de l’éducation d’Obama a été dictée par les puissances d’argent. Depuis son lancement en juillet 2009, le programme « Race to the top » est administré par Joanne Weiss, l’ex-directrice générale du NewSchools Venture Fund, un fond abondé par Bill Gates pour financer des « charter schools ». Depuis quelques jours, elle a été promue directrice de cabinet du ministre de l’Education Arne Duncan où elle remplace Margot Rogers, une ex-employée de la Fondation Gates. Elle ne sera pas dépaysée puisqu’elle y retrouvera le sous-secrétaire adjoint James Shelton, lui aussi ex-employé de la Fondtion Gates.

Depuis 2002, le fondateur de Microsoft a dépensé 500 millions de dollars par an, pour façonner la politique éducative de son pays. Ses principales actions ? Mesurer la performance des professeurs, fermer les écoles publiques défaillantes et multiplier les « charter schools » ! Sa Fondation a même financé la candidature de 15 des Etats concourant au programme « Race to the top » à condition qu’ils autorisent des ouvertures supplémentaires de « charter schools ».

Après la chasse ouverte contre le député afro-américain Rangel et la punition infligée à la militante du mouvement des droits civiques, Shirley Sherrod, Obama a définitivement montré qu’il n’était pas capable d’être Président et que sa présence est une entrave à une véritable rupture rooseveltienne avec les puissances d’argent.

Nouvelle Solidarité

30 juillet 2010 -

http://www.solidariteetprogres.org/article6870.html



6 Géopolitique

6-1 Le pôle nord, foyer de disputes internationales

 Le pôle nord s'est transformé en un foyer de disputes et de querelles internationales.

Suite aux efforts déployés par la Russie, les Etats-Unis et le Canada pour trouver des documents étayant leurs allégations sur la propriétaire de grandes ressources énergétiques du pôle nord, la région s'est transformée en foyer de disputes internationaux. Le réchauffement de la planète a fait effondrer les glaces du pôle nord, ce qui a suscité la convoitise des pays, proche de la région, tels la Russie, le Canada et les Etats-Unis, à commencer les travaux d'excavations pour mettre main basse sur ses réserves en énergie. D'après les évaluations, plus d'un tiers de toutes les réserves en gaz, non découvertes du monde, et un dixième des réserves en pétrole du monde se trouvent au pôle nord. Les experts estiment que vu les prix élevés du brut, les réserves en énergie de la région s'avèrent très importantes pour un pays tel que les Etats-Unis.

IRINN

http://french.irib.ir/index.php/info/international/item/99712-le-pole-nord-foyer-de-disputes-internationales



7 Guerres et génocides

7-1 Joszik : Les Etats-Unis d’Amérique ont-elles eu le droit moral d’envahir l’Irak ?

Le Retour du treillis.

Les Etats-Unis d’Amérique ont-elles le droit moral d’envahir l’Irak ?

Certes même si cette étonnante question nous paraît à priori absurde il n’en reste pas moins qu’une puissance militaire, dans l’absolue, aurait dit-on le droit qu’elle s’arroge, d’elle même, au-dessus des règles de la communauté internationale, d’agresser un voisin dans l’hypothèse qu’elle désir s'accaparer de ses ressources et contrôler de ses institutions pour ses propres intérêts,

joszik

Le Chant des Chiens Diurnes.

 Par conséquent, si elle agit avec intelligence en veillant bien de ne pas se retrouver dans un isolement économique et militaire et à bien conserver la ligne verte de la démocratie dans son camp elle s’en sortira avec quelques petits reproches, car dans la « logique de guerre »( comme nous le verrons plus loin) les jeux d’influence changent le paradigme en faisant place non plus à un rapport entre puissance économique mais plutôt au rapport de force brut entre puissance militaire, ce qui est une toute autre histoire. Mais l’histoire ne s’arrête pas là, car Il y a souvent eu par le passé des précédents occidentaux tendant vers ce genre de comportement, mais de l’occupation il ne résulte pas nécessairement un génocide chères frères.
 Un génocide est l'extermination physique, intentionnelle, systématique et programmée d'un groupe ou d'une partie d'un groupe en raison de ses origines ethniques, religieuses ou sociales.
 Par le passé on a eu cinq précédents de tentative d’occupation avec extermination déterminée de la population,
 N°1) De l’occupation du territoire des Amériques il en est résulté ce qui reste encore aujourd’hui le plus grand de tous les génocides de l’humanité(GT : Génocide Total)comprenant l’extermination de plus de 50% de la population), événement qui a été supprimé définitivement de la rubrique génocide du dictionnaire Wikipédia et remplacé par « Les massacres au caractère génocidaire controversé » , et d’ailleurs toutes tentative de l’y ajouter comme génocide se verra effacée et blacklistée au niveau de l’adresse IP par le fameux dico du Web……350 millions de morts reconnu officiellement en 150 ans ça n’est pourtant pas un petit génocide ça ?
 N°2) Le génocide africain dont on ne retient que la déportation et l’esclavage, et qui n’a d’ailleurs pu aboutir à un génocide total à cause du besoin occidental en ressource humaine d’ouvriers sans salaire et sans identité humaine, ça vous en bouche un coin ça, les nègres l’ont échappé belle parce qu’ils chantaient en travaillant dans les champs, les chiffres sont floue car ils ont été dispersés dans tous les pays d’Europe et des Amériques, mais à la fin de la seconde guerre mondiale il ne restait plus beaucoup de nègre, pour ne pas dire aucun, en Europe par conséquent je conseillerait vivement à Liliam Turam & Co s’ils veulent porter les lunettes et le chapeau de Malcom X, de s’intéresser un peu plus au passé de leurs parents plutôt que de s’attaquer à leurs« compatriotes ».
 N°3) Le Dernier continent que constitue l’Australie et ses satellites, dont on peut aussi considérer comme une colonisation ayant dégénéré en un Génocide Totale
 N°4) Le génocide des peuples juif, slaves et tzigane durant
la Seconde Guerre mondiale, dont on peu joindre en toute honnêteté une tentative de génocide du peuple palestinien car ces deux génocides ont irrémédiablement et à jamais leurs chromosomes X et Y communs.
 N°5) Le Vietnam et
la Corée dont les actions militaires américaines déterminées n’étaient pas une tentative d’invasion et de contrôle des ressources mais plutôt de nettoyage ethnique et raciale par l’extermination aux produits chimiques (Premiers génocides par ADM après le Japon, ou l’on retrouvé déjà les états unis d’Amérique et la grande Bretagne).
 N°6) l’Arménie qui ne peut être considéré comme un génocide car il n’y a pas eu remplacement de la population par un autre mais plutôt une occupation violent avec l’assassinat des élites (grande spécialité des pays Orientaux).
 Je vous épargnerait le cas de l’Afrique du Nord pour ne pas heurter certaines sensibilités.
 Pour en revenir à nos moutons : Qu’est-ce qui nous amène, aujourd’hui, d’une occupation militaro-industrielle de l’Irak avec prise de contrôle des institutions à un génocide claire et déterminé du peuple irakien.
 1°) Les armes, les moyens et les cibles d’emblé, nous indique qu’il y a préméditation et forte intention génocidaire
 2°) Les instruments de contre insurrection utilisés (attentats à l’explosif dans des proportions qui dépassent toute logique humaine et toute logique mécanique car il serait impossible de fabriquer ou de faire entrer ou déplacer d’un petit km autant d’explosif dans un pays sous total occupation américaine), et bien sur, tous le monde se souvient des fameux camion disparus de la zone verte chargé de plusieurs tonnes d’explosifs, malgré la présence 24h/24h de drones, de satellites et d’avions Awak au-dessus de Bagdad et l’absence d’enquête sérieuse sur l’origine chimique des explosifs utilisés dans les attentats nous apporte quelques pistes sur les commanditaires.
 3°) La haine raciale dans les plus hautes sphères gouvernementale américaine notamment celle de la communauté juive qui ne fait aucun effort pour trouver la moindre trace de paix dans les poussières de Palestine mais qui rêve maladivement sous ses oliviers pourris d’un grand Israël qui ne verra, sans doute, jamais le jour car il n’a pas au préalable défini ses frontières, donc ce rêve qui n’aurait apparemment pas de limite s’oppose par conséquent à toutes les autres identités humaines.
 4°) La présence volontaire de différents services secrets et notamment la présence en grand nombre des militaires américains de confessions juive dont la réputation de hordes de la mort en Irak n’est plus à faire et qui a comme objectif l’extermination et l’occupation définitive de Bagdad.
 C’est donc au cœur de Bagdad que se joue aujourd’hui l’avenir du monde orientale à l’exclusion définitive de l’Arabie Saoudite.
 Le But est bien une occupation de Bagdad à l’Israélienne avec des murs qu’i s’élargissent et qui prennent de plus en plus sur la population locale qui disparaîtra pour laisser la place à des entreprises et des jeunes couples américains et des pépinières de bébé éprouvette issue de la fécondation de jeunes mexicaines dans ce que est aujourd’hui appelé la zone verte et qui sera demain considéré comme un nouveau territoire indépendant membre des nations unis et de l’ONU et possédant une population à majorité anglo-saxonne et qui s’étendra inexorablement vers une colonisation total avec extermination à la palestinienne, ce qui est pour le moment un processus incontournable et qui bénéficiera du soutient inconditionnel de la communauté Européenne, et cela dans un avenir très proche.

Le procédé sera le même : des frontières mal définies, des zones tampons qui se dilatent, des terroristes qui font exploser des civils Irakiens et les militaires américains qui se vengent sur les civils Irakiens, des obus, des grenades et des Oussama Ben Laden introuvables et éternels. Des Nicolas Sarkozy qui applaudissent, des Lionel Jospin qui soutiennent, des Dominique Strauss Kan qui financent , des Ségolène Royale qui entrainent toute la gauche dans un coupe-gorge et les autres entités politiques pro gouvernementale cachées et qui nous le font savoir en nous crachant chaque jours leurs immondices vomis par la commandanture militaire pro-américaine.
 
La Russie sort lentement de son coltar, elle a longtemps crut qu’elle était de la partie, la belle, parce que l’élite Russe Européenne était avec elle….Mais hélas il y avait erreur et le colosse prend plein de coups dans la gueule coincé qu’il est contre un mur par les tueurs en séries qui le chasse déjà depuis près de 100 ans (2017) mais il n’est pas encore tombé le colosse et le risque mondiale maintenant c’est que le colosse se lève car dans ce cas il n’y aura aucune issue diplomatique à une quelconque paix mondiale car Russes et américains et Chinois ont déjà atteint le Rubicon technologique, mais les seconds, grands joueurs de Poker et amateurs de films pornos, en sont encore au petit jeu du chantage et des coups tordus et semble ignorer qu’ils s’approchent dangereusement de la ligne rouge qui signale le chaos par les armes avec destruction de 80% de la population mondiale sans distinction de classe sociale avec une prédilection pour les grands centre urbains des pays industrialisés (prime à la casse).  
 C’est en effet la troisième fois que l’occident se lance dans la « logique de guerre, » mais dans cette logique qui démarre généralement sur des objectifs financiers compensatoire d’une déficit économique aggravé.
 Le premier effets anti-retour (qui empêche l’agresseur d’arrêter le processus enclenché) est le gain financiers militaire qui se retrouve rapidement transformé en gains et détournement maffieux, on est donc en présence d’une système de financement militaire gouvernementale qui a prévu une compensation par les recettes récoltées à la fin d’un conflit mais qui se retrouve encore plus endenté qu’avant la guerre parce que toutes les recettes ont été détournées par des organisation mafieuses et de surcroît pour financer cette guerre ils avaient baissé les aides sociales qu’un certain Obama a fait mine de rehausser et qui fatalement nous invite malgré nous, encore et encore, à une nouvelles guerre contre X qui ne sera pas la dernière et qui ne réglera pas le problème américain, car personne auparavant n’avait pu arrêter le processus, ni les Romains, ni les Arabes, ni les Français (Napoléon qui est allé s’écraser la gueule sur les Russes) ni les Allemands (qui sont allés s’écraser la gueule sur les Russes). Personnes n’a pu cesser de donner à manger aux chiens Diurnes car ils savait tous qu’ils risquaient de se faire dévorer vivant à l’instant.

Joszik

Mardi 10 Août 2010

http://www.alterinfo.net/Le-Retour-du-treillis_a48867.html


n°4 - L’Amérique d’Obama - 22-08 - : Fin - : Barack Obama et les principes démocratiques.

n°4 - L’Amérique d’Obama - 22-08 - : Fin   - :  Barack Obama et  les principes démocratiques.



L’Amérique d’Obama de A à Z

n°4 du 22-08

C.De Broeder & M.Lemaire

 



 " L’Amérique d’Obama de A à Z" est  visible  sur nos blogs : 

a) sur nos blogs : http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                             http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site de Eva Resis :  no-war.over-blog.com

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

 Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

8 Immigration

8-1 Loi très controversée en Arizona

8-2 Sans-papiers aux Etats-Unis...

8-3 La menace des "bébés ancres" et des "bébés terroristes"

9 Islam

9-1 Valérie Samson : Musulmans, une communauté sous surveillance.
9-2 Tariq Ramadan : Expériences américaines : sécurité et liberté.

9-3 “Une fatwa au-dessus de votre tête ?” 

10 Vidéo - Livres

10-1 Vidéo : La nouvelle Grande Dépression.

10-2 John Perkins, confessions d'un corrupteur de nations



”Si vous croyez que le monde ressemblera un jour à celui de Big Brother, détrompez-vous…

 Vous êtes en plein dedans !”
“Lorsqu’on ne s’étonne plus du traçage, de la vidéosurveillance ou de la conservation des données, c’est justement le signal qu’on est entré dans un monde Orwellien”.



8 Immigration

8-1 Loi très controversée en Arizona

La loi anti-immigration de l'Arizona, qui banalisait le délit de faciès selon ses détracteurs, a été suspendue par la justice américaine, ce mercredi. Elle suscite une profonde controverse dans le pays.

Vidéo :  http://www.dailymotion.com/video/xe4oo7_immigration-loi-tres-controversee-e_news


8-2 Sans-papiers aux Etats-Unis...

Entretien avec Sébastien Chauvin

Sébastien Chauvin vient de publier Les Agences de la précarité (éditions du seuil). Dans cet ouvrage passionnant, il raconte son enquête parmi les travailleurs journaliers, souvent sans titre de séjour, de l’industrie légère à Chicago.

 Nous l’avons interrogé sur la question des sans-papiers aux États-unis.

Il y a actuellement un mouvement de sans-papiers en France.

 Tu as étudié le travail des migrants et des sans-papiers aux États-Unis. Ces réalités sont-elles comparables?

Sébastien Chauvin - Selon les pays, la condition de sans-papiers peut recouvrir des réalités très différentes. Dans mon travail, j’ai essayé de décrire ce qu’étaient les conditions de vie et de travail des sans-papiers aux États-Unis en insistant en partie sur ces différences. Tout d’abord, aux États-Unis, ils sont très nombreux: entre 11 et 12 millions, représentant 4 % de la population et plus du tiers du total des étrangers. C’est donc largement plus que les taux français. Par ailleurs, la majorité absolue des sans-papiers aux États-Unis sont mexicains1. Le chiffre est relativement fiable car les sans-papiers étant moins illégitimes qu’en France, ils sont plus facilement recensés. Aux États-Unis, un grand nombre de services locaux, que ce soit les banques, les communes, les stations de police, ne se pensent pas comme des agents de l’État fédéral. Par exemple, des banques vont faire des publicités en direction des sans-papiers, souvent en espagnol, en leur disant qu’ils peuvent ouvrir un compte avec simplement leur passeport, donc sans présenter de titre de séjour. J’ai habité avec une famille de sans-papiers qui, grâce à un numéro de sécurité sociale authentique obtenu par le père à une époque où il était entré avec un visa de tourisme, a pu avoir un crédit immobilier. Les contrôles d’identité sont extrêmement rares. Les polices qui font des contrôles d’identité dans la rue ne les réalisent que si elles peuvent détecter une infraction autre que le séjour. Ce n’est que dans certains États, où le sentiment anti-immigrés est très fort, comme l’Arizona, que des services de police ont pris l’initiative de faire des contrôles routiers visant particulièrement les Latinos, en leur demandant leur permis de conduire alors qu’ils n’en n’ont pas. Après avoir constaté cette infraction, ils les arrêtent et vérifient leut statut en matière de séjour auprès des services fédéraux. Mais la plupart des polices aujourd’hui aux États-Unis considèrent que l’infraction à la législation sur l’immigration n’est pas de leur ressort. Ils ne font donc les vérifications que pour les personnes arrêtées pour autre chose. Par ailleurs, les sans-papiers, notamment mexicains, sont assez fortement soutenus par leurs consulats d’origine. Le consulat mexicain a fabriqué un matricule consulaire sécurisé qui est accepté aujourd’hui dans plus de 160 banques et reconnu par près de 1 100 commissariats de police, dans le but de préserver l’ordre public et donc que les victimes n’aient pas peur de collaborer avec la police.

Quelle place occupent les sans-papiers sur le marché du travail ?

Il y a une certaine image, devenue dominante, qui est celle du travailleur journalier de rue, qui vient vendre sa force de travail tous les matins sur des parkings ou des stations-service. En fait, comme dans bien d’autres pays développés, la majorité des sans-papiers occupent des emplois formels dans l’économie légale. Ce qui signifie qu’ils cotisent, et on a même pu calculer que les cotisations versées sur des numéros faux ou erronés représentaient en 2005 la somme de 56 milliards de dollars, soit 1, 5 % de la masse salariale. Les cotisations versées annuellement équivalaient à 10 % du besoin de financement des retraites par répartition aux États-Unis ! Certains secteurs ont un recours très important aux sans-papiers. 7 millions de sans-papiers sont salariés, ils représentent 5, 4 % de la main-d’œuvre. Dans certains États, c’est plus de 70 % de la main-d’œuvre agricole. Mais ils se retrouvent aussi dans le secteur de la construction, et largement dans l’industrie déqualifiée : usines de poulets, de vêtements... Ils ont pénétré plus largement qu’en France le secteur industriel. Ils sont tellement nombreux qu’une partie d’entre eux sont très bien intégrés au tissu économique américain. Bien qu’il y ait des plafonds indépassables, ils peuvent gravir des échelons. 60 % des salariés sans papiers n’ont pas de couverture santé, ce qui veut quand même dire que 40 % d’entre eux en ont une, et ils l’ont comme salariés d’entreprise, en partie comme tout le monde.

De Bush à Obama, y a-t-il un changement dans les politiques migratoires ?

Il y a un arrêt relatif des raids des services de l’immigration dans les entreprises. Maintenant, ils prennent les listings des entreprises et les vérifient à distance puis ils mettent une amende à celles qui auraient embauché des sans-papiers. Mais cela est fait de manière plus massive que les raids de l’ère Bush: les travailleurs sans papiers ne sont pas arrêtés mais licenciés. Autre changement: le gouvernement oblige les entreprises qui ont des contrats avec le gouvernement fédéral à vérifier les papiers de l’ensemble de leur main-d’œuvre, à l’aide d’un système informatisé. Cela ne veut pas dire que les sans-papiers ne trouvent plus à se faire embaucher, mais cela segmente le marché de l’emploi: le secteur périphérique, loin des entreprises contractant avec l’État fédéral, est le domaine privilégié des sans-papiers. Le gouvernement mène des opérations contre les camionnettes qui servent à les transporter une fois qu’ils ont passé la frontière. Une des réformes récentes les plus controversées est la loi votée, en avril en Arizona, qui donne non plus seulement le droit, mais l’obligation pour les polices locales de vérifier les papiers de tout individu pour lequel il y aurait «un soupçon raisonnable qu’il est non autorisé sur le territoire américain». Ce ne serait pas juste une tolérance informelle du contrôle au faciès, comme en Europe, mais une obligation. Les citoyens ont la possibilité de traîner la police en justice si elle ne respecte pas cette obligation. Face à cela, s’organise, de la part de citoyens mais aussi de villes entières, un boycott de l’Arizona et de ses produits. Par exemple les villes de Los Angeles et San Francisco ont décidé de s’interdire de traiter avec toute entreprise basée dans l’Arizona. Des artistes se mobilisent et annulent leurs concerts en Arizona.

Géographiquement, est-ce que les sans-papiers, les migrants concernent l’ensemble du territoire ou est-ce que c’est limité à certains États?

Historiquement ils ont d’abord été présents dans le Sud des États-Unis. Mais il y a aussi une immigration en chaîne des Mexicains dans le Midwest, ce qui explique qu’il y a beaucoup de Mexicains sans papiers à Chicago, dans le nord du pays. Pendant longtemps, les sans-papiers étaient concentrés dans les quartiers de centre-ville, et maintenant ils s’installent parfois directement dans les banlieues moyennes voire dans des petites villes de milieux ruraux. Le passage par la grande ville n’est plus une étape systématique.

Existe-t-il des formes d’organisation des sans-papiers?

Il y a peu d’organisations fondées sur le seul fait d’être sans-papiers. Par contre, comme ils sont très intégrés, ils sont dans des syndicats, des communautés religieuses, des associations, des amicales basées sur leur région d’origine, des groupes de pression fondés sur l’ethnicité, avec des gens qui ont des papiers. Des luttes syndicales ou parasyndicales se développent en intégrant des sans-papiers, même si elles se heurtent parfois à leur irrégularité, alors que les luttes se déroulant dans les entreprises n’incluent pas pour l’instant l’objectif de la régularisation. À côté, il s’est aussi développé des luttes en rapport avec le droit au séjour. En 2008, l’administration Bush avait essayé d’envoyer à l’ensemble des employeurs américains des millions de lettres leur déclarant que le numéro de sécurité sociale sur lequel travaillait tel ou tel salarié était faux, de manière à les poursuivre si dans les 90 jours, ils n’avaient pas corrigé le numéro ou licencié le salarié. Cette mesure a été attaquée en justice par une coalition formée par les principaux syndicats, les grandes organisations de défense des droits civiques, et le principal syndicat patronal. Et elle n’a finalement pas été appliquée.

Tous ces mouvements amènent-ils à des régularisations importantes de sans-papiers ou à maintenir le statu quo?

Ce qui a lancé les grandes manifestations de 2006 aux États-Unis qui ont regroupé des millions de personnes dans la rue, c’était le vote d’une loi très répressive par la Chambre des représentants, qui allait criminaliser les gens qui aidaient les sans-papiers. Les manifestations réclamaient également la régularisation des sans-papiers aux États-Unis. À l’issue de ces marches, ils ont obtenu l’abandon de cette loi, mais les rapports de forces au Congrès étaient tels qu’ils n’ont pas obtenu une loi de régularisation. Dans l’ensemble, il y a très peu de régularisations. On est donc dans un mélange avec peu de régularisations, mais un régime d’illégalité plus doux que ce que l’on connaît en France, État extrêmement répressif en ce domaine. Il y a la construction durable d’une sous-citoyenneté mais, pour la majorité des travailleurs sans papiers (ainsi que pour leurs employeurs), elle n’est pas invivable au quotidien. Ce n’est pas tant que les employeurs ont intérêt à les maintenir dans l’illégalité, c’est plutôt qu’il n’y a pas une coalition suffisante de groupes ayant un intérêt absolu à leur légalisation. De toute manière, une régularisation massive se produira dans les toutes prochaines années, même si elle sera nécessairement insuffisante.

Comment se structure le champ politique états-unien sur cette question ?

Clairement, les démocrates sont davantage favorables à une régularisation d’ensemble des sans-papiers et les républicains défavorables. Mais une minorité de républicains sont favorables à une régularisation; Bush était pour une régularisation massive. Il y a une majorité de républicains qui bloquent, et ceux-là se sont radicalisés. Mais le mythe national américain se fonde sur la figure de l’immigré. Il est donc difficile de construire durablement un racisme hostile aux immigrés.

mercredi 4 août 2010

Propos recueillis par Nicolas Pantin et Pierre Baton

http://www.npa2009.org/content/sans-papiers-aux-etats-unisentretien-avec-sebastien-chauvin


8-3 La menace des "bébés ancres" et des "bébés terroristes"

Un nouveau danger menace les États-Unis, à en croire certains Républicains, et les médias qui reprennent leurs arguments avec ardeur: les bébés nés sur le sol américain de parents illégaux, ou même de parents terroristes. En vertu du 14ème amendement de la Constitution, ces nouveaux-nés maintenant appelés «bébés ancres» ou «bébés terroristes» obtiennent automatiquement la citoyenneté américaine. L’idée du «bébé ancre», telle que définie par plusieurs élus républicains, est que des clandestins accouchent exprès aux États-Unis pour que leurs enfants bénéficient de la nationalité américaine ou pour qu'ils les aident à régulariser leur statut. Le sénateur Lindsey Graham, sur qui l’administration Obama comptait pour réformer le droit de l’immigration (la Maison Blanche a depuis déchanté) a ainsi résumé la manœuvre : «Les gens viennent ici pour avoir un enfant. Ça s’appelle le "dépose et va-t-en"». Pour avoir un enfant aux États-Unis, ils traversent la frontière, ils vont aux urgences, accouchent et ainsi l’enfant est automatiquement citoyen américain. Cela ne devrait pas être le cas. Cela attire des gens ici pour de mauvaises raisons». Face à cette menace, le sénateur Graham et d’autres républicains sont prêts à toucher au plus sacré, et demandent une réforme du 14ème amendement de la Constitution.

Même au sein du parti républicain, tout le monde n'est pas prêt à aller jusque-là. Sachant qu’une réforme a peu de chances d’aboutir (tous les ans, des lois sont introduites au Congrès pour empêcher que les enfants de clandestins obtiennent la citoyenneté américaine, mais sans aboutir, rappelle ici l’Immigration Policy Center), beaucoup de républicains craignent que ce débat ait surtout pour effet de leur aliéner durablement l’électorat latino. Mais plusieurs pontes du parti, y compris John McCain, Mitch McConnell ou Jon Kyl, se sont prononcés en faveur d’auditions au Congrès sur la pertinence de ce 14ème amendement.

Combien y-a-t-il d'ailleurs de ces «bébés ancres»? Pour tenter de verser au débat un peu de rationalité, le Pew Hispanic Center a publié ce mercredi une étude sur le sujet.

Sur 4,3 millions de naissances en 2008, 340 000 bébés avaient des parents illégaux, estime le Pew. Les clandestins représentent un peu plus de 4% de la population américaine, mais 8% des accouchements (car ils sont tendanciellement plus jeunes et avec des taux de natalité plus élevés que la moyenne américaine).

Peu importe d’ailleurs: si les «bébés ancres» ne suffisent pas à effrayer les Américains, les républicains ont aussi en réserve dans leurs manches les «bébés terroristes». En juin dernier déjà, le représentant du Texas Louie Gohmert a mis en garde la Chambre, disant tenir ses informations d’un agent du FBI en retraite: des terroristes auraient un plan pour «envoyer des jeunes femmes accoucher aux Etats-Unis» puis rentrer dans leurs pays pour “couver” ces petits citoyens américains et «en faire de futurs terroristes». «Et un beau jour, d’ici 20 ou 30 ans, ils pourront être envoyés pour détruire notre mode de vie», poursuit Louie Gohmert. Sa collègue texane Debbie Riddle a repris l’argument, citant elle aussi pour source «d’anciens agents du FBI». Sur CNN mardi soir, le toujours vaillant Anderson Cooper a tenté d’en savoir plus sur ces mystérieux informateurs. «Et bien, pour le moment, je n’ai pas la preuve tangible, là devant moi», a dû reconnaître l'élue texane. Qui n’en démord pas moins: «Nous avons là de sérieuses menaces actuelles que le gouvernement semble ignorer». Ci-dessous, l’échange avec le beau justicier de CNN.

12/08/2010

http://washington.blogs.liberation.fr/great_america/



9 Islam

9-1 Valérie Samson : Musulmans, une communauté sous surveillance.
Premier opus d’une enquête sur l’après 11 Septembre 

Dans la «capitale Arabe de l’Amérique» : Dearborn. 

Demandez autour de vous, demandez à n’importe qui dans le monde : chacun se souvient exactement ce qu’il faisait le 11 septembre 2001, quand deux avions ont frappé les tours du World Trade Center. Et le 12 septembre ? À Dearborn, petite ville du Michigan qui abrite l’une des plus importantes communautés arabo-musulmanes (1) des États-Unis, on a gardé la mémoire des jours qui suivirent avec la même acuité, comme l’aube d’une époque où plus rien ne serait comme avant. 

L’imam Steve Mustapha Elturk se remémore sa fille, à qui «une femme a demandé de retirer son hijab ou de retourner dans son pays… alors qu’elle est née ici», sa salle de prière, «dont les vitres ont été brisées», et contre laquelle «des œufs ont été jetés». «J’ai dû appeler la police pour demander leur protection», se souvient-il. «La communauté a été considérablement affectée, résume-t-il. D’emblée, on nous a montrés du doigt.» 

Dawud Walid, président du CAIR-Michigan (Council on American- Islamic Relations), estime que depuis 2001, les violences et les discriminations contre les Arabes Américains sont en augmentation constante de 75% par an dans l'État. Il cite «les actes de vandalisme contre les voitures, les maisons, les railleries contre les femmes portant le hijab, les discriminations à l’embauche…» 

À Dearborn, on estime toutefois que le pire a été évité. Chacun ici se souvient qu’au plus fort de la poussée de fièvre islamophobe qui s’est emparée d’une partie du pays, deux sikhs furent tués par des extrémistes. Comme pour souligner l’épaisseur des préjugés qui circulaient alors, les assassins s’étaient apparemment dit que des barbus enturbannés ne pouvaient être que musulmans…  

Ici, pas de mosquée incendiée non plus, comme cela a pu se produire ailleurs dans le pays. Sally Howell, co-auteure d’un livre sur le sujet (2), rappelle que l’attitude ferme des autorités locales y fut pour beaucoup. «Dès le 11 Septembre, souligne-t-elle, le sheriff du comté s’est assuré que chaque mosquée était protégée. Chaque maire, chaque officiel, est venu réaffirmer publiquement que les musulmans étaient des membres à part entière de la communauté, et que rien ne leur serait fait.» 

Pourtant, quelque chose a bien changé. «Depuis le 11 Septembre, explique Andrew Shryock, spécialiste de l’Islam, chaque musulman se doit constamment d’apporter la preuve, encore et encore, qu’il est un bon citoyen américain.» Et comment apporte-t-on la preuve qu’on est un bon citoyen américain ? En portant haut et fier les couleurs du pays. 

«Le 12 septembre 2001, les rues et les maisons de Dearborn étaient pavoisées de drapeaux américains. On se serait cru un 4 juillet !, se remémore Andrew Shryock, qui poursuit : D’autres se faisaient tatouer la bannière étoilée sur le corps… Si une jeune fille portant le hijab dans un stade le jour du Super Bowl se mettait à chanter l’hymne national, ça aussi c’était bien vu… On a également vu de nombreuses campagnes de recrutement pour l’armée dans les voisinages musulmans.»  

Surtout, la communauté musulmane est dorénavant, plus que jamais, dans le collimateur des services secrets. Si la CIA a lancé plusieurs campagnes publicitaires très ciblées à la télévision et recrute à Dearborn de façon ouverte depuis plusieurs années pour le besoin de ses opérations à l’extérieur, le FBI, lui, opère dans l’ombre. 

Dawud Walid tient à mettre les choses en perspective : «Bien sûr que le FBI infiltre nos mosquées. Ces pratiques ne sont pas nouvelles. Des leaders politiques et religieux comme Martin Luther King ou Malcom X, à leur époque, étaient constamment espionnés… Nous n’avons aucun problème avec le fait que des gens nous surveillent.» 

Cette attitude de défi est très répandue parmi les Imams et les leaders spirituels de la communauté. À Dearborn, nombre de mosquées ont réagi à ce regain d’intérêt à leur endroit en jouant le jeu de l’hyper-transparence. Sally Howell explique par exemple que «de nombreux lieux de prières se sont équipés de caméras», et que «les sermons y sont systématiquement enregistrés», afin de pouvoir apporter la preuve, le cas échéant, de leur «bonne foi». 

 

L'Islamic Center of America illustre parfaitement cette volonté de transparence et d’ouverture. Sa mosquée, l’une des plus grandes d’Amérique du Nord, s’est dotée d’un chargé de relations publiques, poste qu’occupe Eide A. Alawan depuis quatre ans et demi à titre bénévole. 

«Depuis le 11 Septembre, explique ce dernier, mi peiné, mi amusé, nous avons chaque jour des gens qui viennent nous demander si l’Islam est une organisation terroriste... et pourquoi est-ce que les musulmans tuent d’autres gens... et que veut dire le mot "Jihad"»… Avec des trésors de diplomatie, Eide s’emploie donc à répondre à ces questions. La mosquée organise également des expositions pour expliquer ce qu’est l’Islam, publie livres, DVD et brochures, a ouvert un site Web, et tient à garder ses portes constamment ouvertes à tous les curieux. 

«Est-ce que nous sommes surveillés ?» fait mine de s’interroger Eide A. Alawan. «Oui.» «Est-ce que ça me dérange ? – Non. Nous n’avons rien à cacher.» Il va plus loin «Si demain j’avais la conviction que mon propre frère veut intenter à la sécurité du pays, je n’hésiterais pas à le dénoncer aux autorités. Parce que dans ce pays, explique cet homme dont les ancêtres se sont installés en 1910, nous avons des droits, y compris religieux, qu’on ne nous donnerait pas dans nos pays d’origine.» 

À suivre… 

(1) D’emblée, une précision s’impose : beaucoup d’Arabes à Dearborn ne sont pas musulmans, et vice-versa. Cette communauté est d’une grande diversité : chrétiens (chaldéens, coptes, maronites), musulmans d’Orient et de la Péninsule Arabique (Turcs, Libanais, Syriens, Palestiniens, Yéménites), d’Asie (Indiens, Pakistanais, Bangladais), d’Europe (Polonais, Albanais, Bosniaques), d’Afrique, et Afro-Américains. 

(2) Citizenship and Crisis: Arab Detroit after 9/11, avec Wayne Baker, Amaney Jamal, Ann Lin, Andrew Shryock, Ron Stockton, and Mark Tessler. Russell Sage Foundation Press, 2009.

Valérie Samson 

3 août

http://blog.lefigaro.fr/transamerica/2010/08/musulmans-une-communaute-sous-surveillance.html


9-2 Tariq Ramadan : Expériences américaines : sécurité et liberté.

Avant une première visite en avril, quelques réflexions autour de la situation aux Etats-Unis et les conditions d’un meilleur avenir.

On a beau dire et répéter que l’islam est désormais une religion occidentale, tout semble montrer que cette réalité n’est pas encore intégrée dans l’esprit de beaucoup de citoyens, d’intellectuels et de politiques. Pourtant les faits sont là et les chiffres sont sans appel : au-delà des perceptions négatives, des millions de musulmans, américains et européens, montrent tous les jours qu’ils sont des citoyens ordinaires. Ils ont acquis les trois « l » qui sont la condition d’une appartenance réelle à la société[1] : ils respectent la loi du pays où ils vivent, ils en parlent la langue comme leurs concitoyens et ils sont loyaux en participant et contribuant positivement au bien être de leur société.
La loyauté est une notion complexe car elle repose autant sur une conviction que sur un sentiment qui nait de la relation que l’on a à soi et à son environnement. Le phénomène va dans les deux sens : je dois me sentir bien avec moi-même et mon environnement, vouloir le bien pour ma société et pouvoir m’exprimer librement et même de façon critique. Dans le même temps, ma société doit avoir confiance en elle-même et en moi et ne pas douter de ma loyauté dans le cas où j’énoncerais des critiques de nature politique ou idéologique à l’endroit de la politique de mon gouvernement par exemple. La vraie loyauté du citoyen est toujours critique et c’est dans la mesure où cette critique n’est pas suspecte ni suspectée que se développe un réel sentiment d’appartenance. Malheureusement la loyauté des Occidentaux musulmans est souvent suspectée aujourd’hui et plus particulièrement après les attentats du 11 septembre 2001.
Je l’ai personnellement vécu dans mon expérience avec les autorités américaines et notamment l’administration Bush. Quand j’avais été invité en 2003 au Département d’Etat américain, j’avais été présenté comme un musulman occidental « modéré » qui condamnait le terrorisme et les attentats contre les civils. Plus tard, mes sévères critiques contre l’invasion en Afghanistan et en Irak de même que le soutien unilatéral à Israël, ont soudain remis en question ma « loyauté » aux « valeurs occidentales » et je me suis vu interdit l’entrée aux Etats-Unis au nom du Patriot Act et de la sécurité nationale. Cette situation a duré pendant près de six ans et récemment Mme Hillary Clinton a fait savoir que les causes qui avaient justifié mon interdiction d’entrée n’étaient plus valables.

Les enseignements de cette expérience sont essentiels et multiples. Si la condamnation de l’extrémisme violent et l’impératif de la sécurité ne sont pas négociables, il importe de ne pas, au nom de cette dernière, en oublier nos valeurs et créer des divisions dangereuses pour l’avenir de nos sociétés. Au nom de la sécurité et des intérêts de la nation, on a vu des décisions politiques très graves être avalisées et normalisées. Outre des traitements discriminatoires aux frontières, et parfois tout à fait aléatoires et injustifiés, selon l’origine et la religion des visiteurs ou des immigrés, on a vu apparaître aux Etats-Unis et en Europe des zones de non droit tout à fait inquiétants. On sait ce qu’il en est de Guantanamo et des extraditions extraordinaires (extraordinary renditions) : des individus sont arrêtés, enlevés, enfermés et torturés dans l’ombre de véritables trous noirs juridiques. Instituer la torture au nom de la sécurité, ce n’est pas la sécurité que l’on gagne mais son âme que l’on perd. Ce n’est pas acceptable.
En-deçà de ces situations extrêmes, on a vu s’établir d’autres politiques qui nous rappellent des périodes sombres de l’histoire américaine quand il s’agissait de faire taire les voix « gauchistes » critiques et discordantes. Tout se passe comme si on attendait des musulmans qu’ils prouvent leur loyauté en exprimant une loyauté aveugle au gouvernement de leur pays. Il s’est établi insensiblement une sorte de police informelle des consciences musulmanes qui établit qui est « modéré » et qui est « dangereux ». On parle de démocratie et de liberté d’expression mais, au nom de la sécurité légitime du pays, on estime normal que certains aient moins le droit d’exprimer leurs critiques. Ces dernières seraient d’ailleurs la preuve que « ces musulmans ne sont pas vraiment des nôtres ». Or il s’agit exactement du contraire car un Américain musulman qui critique non violemment et constructivement la politique de son gouvernement envoie deux messages à ces concitoyens : je me sens en confiance, je me sens chez moi, et c’est au nom de mon appartenance que j’apporte la contribution de ma critique au débat démocratique. Instaurer la méfiance, bannir des intellectuels (musulmans ou autres), faire taire les voix critiques, empêcher les débats d’idées est l’expression d’une démocratie qui a peur et qui doute d’elle-même. Cette insécurité profonde ne sera pas dépassée par des mesures de stigmatisation, voire de rejet, vis-à-vis des musulmans car ces mesures accroitront à terme les cloisonnements religieux, culturels et sociaux et donc augmenteront d’autant l’insécurité. La force de nos démocraties se mesure à leur fidélité à leurs valeurs déclarées (dignité, droits et égalité des hommes) de même qu’à leur capacité à protéger et à écouter la parole libre et critique. Le débat d’idées, critique et ouvert, est le seul à garantir la sécurité et ses acteurs sont les plus loyaux des citoyens puisqu’ils savent exprimer leur opinions, voire leurs désaccords, sans remettre (ou voir remettre) en cause leur appartenance. 
[1] J’analyse ces trois « l » dans mon dernier ouvrage : Mon intime conviction, Presses du Châtelet, Paris, 2009

Tariq Ramadan

18 Mars 2010

http://www.tariqramadan.com/spip.php?article11059


9-3 “Une fatwa au-dessus de votre tête ?” 

Terrain glissant

RefugeFromIslam.com propose d’aider les musulmans désireux d’abandonner leur religion.

Une campagne de publicité a été lancée – à coups de slogans douteux, selon un journaliste du New York Times.

Elle n’est pas vraiment omniprésente : seuls 40 bus municipaux sillonnent la ville, recouverts d’une publicité inhabituelle et, soyons francs, d’un goût douteux. “Une fatwa au-dessus de votre tête ?” interpelle l’annonce. Le message s’adresse aux musulmans désireux de se convertir à une autre religion ou d’abandonner leur foi. “Vous subissez des menaces de la part de votre famille ou de votre communauté ?” Cette campagne renvoie à un site Internet, RefugeFromIslam.com, qui se propose d’aider les musulmans new-yorkais dont la vie serait mise en péril par leur désir de conversion. On trouve également sur le site des liens vers d’autres services aux objectifs anti-islamiques divers. Par exemple, “Musulmans contre la charia”, cherche à “informer les musulmans sur les dangers des textes religieux islamiques et sur la nécessité de réformer l’islam”.
Cette publicité est l’œuvre d’une blogueuse conservatrice de 51 ans : Pamela Geller dirige Stop the Islamization of America (SIOA), une association qui s’est donné pour mission d’exposer la nature prétendument rétrograde et répressive de cette religion. “Il faut faire de la pub à destination des personnes qui veulent quitter l’islam, assure-t-elle. Elles sont en danger de mort.”
Qu’en est-il vraiment ? Il ne fait aucun doute que, dans certains pays musulmans, l’apostasie est un crime passible de mort. Peut-être que, dans la communauté musulmane américaine et dans la plus grande discrétion, des menaces de ce genre sont proférées. Mais ce qui est également certain, c’est que les divers sites de Mme Geller n’en fournissent aucune preuve malgré toute la peine qu’elle se donne. Le site mentionné par la publicité placardée sur les autobus parle vaguement d’un “crime d’honneur” qui a eu lieu il y a vingt ans, en Arizona. Il évoque également un fait divers de 2007, concernant un musulman du quartier de Queens, à New York, qui avait tué sa femme à coups de couteau. Rien n’indique que le mobile en était l’abjuration de sa foi par la victime.
Ici, à New York, un projet soutenu par une association musulmane locale, la
Cordoba Initiative, s’est heurté à une virulente opposition. Il s’agissait de convertir une usine désaffectée située à deux rues du site du World Trade Center en un centre communautaire de 13 étages. La Cordoba House – ou “Maison de Cordoue” – devait comprendre une mosquée et un mémorial aux victimes de l’attentat du 11 septembre [2001]. Cela n’étonnera guère de découvrir que Pamela Geller figurait parmi les organisateurs de la manifestation du 6 juin dernier contre ce que ceux-ci appelaient la mégamosquée de Ground Zero. Invitée de l’émission Huckabee de la chaîne de télévision conservatrice Fox News, Mme Geller a soutenu qu’“une mosquée représente l’idéologie même qui a inspiré les attentats du 11 septembre”. C’est pourquoi Cordoba House est “un scandale, une insulte, une humiliation pour tous les Américains”. L’animateur, Mike Huckabee, avait reçu une déclaration écrite de l’American Society for Muslim Advancement qui soutenait que la Cordoba House constituerait précisément un moyen de remédier au fait que les musulmans modérés donnaient l’impression de ne pas condamner l’extrémisme. Ce serait un endroit où les Américains musulmans pourraient non seulement pratiquer librement leur religion, mais également “se dresser aux côtés de [leurs] compatriotes contre l’extrémisme et la violence”.
En réponse, Mme Geller a rappelé aux téléspectateurs de Fox News que les attentats du 11 septembre visaient deux des plus importants symboles de l’Amérique et que la récente tentative avortée d’un terroriste américain d’origine pakistanaise pour faire exploser une bombe à Times Square était dirigée contre un autre. Elle n’a pas tort sur ce point et c’est pourquoi nous parlons ici d’un cercle vicieux. Si d’autres actes de terrorisme sont commis par des musulmans sur le territoire américain, on verra d’autres Américains payer pour faire de la publicité sur les autobus ou engager d’autres initiatives. Ils exprimeront de cette manière leur colère contre l’islam lui-même, mais aussi contre les musulmans des Etats-Unis, et propageront l’idée que l’Amérique est – ou devrait être – l’ennemie de cette religion. Ils feront ainsi le jeu des djihadistes. Car plus nous faisons de tous les musulmans nos ennemis, plus de musulmans ennemis nous aurons.

06.07.

http://www.courrierinternational.com/article/2010/07/06/terrain-glissant



10 Vidéo - Livres

10-1 Vidéo : La nouvelle Grande Dépression.

30 000 Américains se bousculent pour un logement 

Les Américains sont choqués par des images qui leur rappellent que la crise économique n'est pas terminée au pays de l'oncle Sam.

Pas moins de 30 000 personnes se sont précipitées mercredi dernier dans le parking d'un centre commercial en banlieue d'Atlanta pour tenter d'obtenir l'un des... 455 formulaires de candidature à une aide publique au logement.

Les autorités n'avaient pas prévu que la distribution de cette aide susciterait un tel engouement et ont rapidement été débordées. Les fonctionnaires ont dû distribuer les formulaires sous la protection des policiers qui avaient visiblement du mal à contenir la foule. Victime de la chaleur ou de la bousculade, une soixantaine de personnes ont dû recevoir des soins médicaux.

Sur la chaîne d'information MSNBC, l'animateur de talk-Show Ed Schultz a comparé ces images à celles de la crise de 1929 et à la Grande Dépression, note le site Rue89.fr.

Cyberpresse

VIDEO http://www.msnbc.msn.com/id/3032619//vp/38666548#38666548

Plus d'informations sur :

http://www.cyberpresse.ca/actualites/ailleurs-sur-le-web/201008/13/01-4306354-30-000-americains-se-bousculent-pour-un-logement.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B2_ailleurs-sur-le-web_33084_accueil_POS1

http://www.msnbc.msn.com/id/3032619//vp/38666548#38666548


10-2 John Perkins, confessions d'un corrupteur de nations

Confessions d’un assassin financier.

Nb Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

Retour sur un ouvrage paru en 2005 mais d’une actualité saisissante, où l’auteur John Perkins, ex-"assassin financier" employé par la très secrète NSA (National Security Agency) décrit les mécanismes mis en place par les Etats-Unis pour affaiblir voire asservir des États au travers de pots-de-vin, de corruption et aussi de prêts énormes que les États "cible" sont ensuite incapables de rembourser.

Le lien avec le 11 Septembre ?

John Perkins explique dans son livre que les attaques terroristes sont le résultat de ces opérations et de la haine qu’elles ont suscitée dans le monde, une analyse sans doute partielle, mais qui n’enlève rien aux révélations sur ces pratiques impériales.

Faut-il étendre la liste des victimes et y inclure la Grèce, et bientôt d’autre pays de la zone Euro ?

GeantVert

juin 15, 2010

Vidéo : http://www.dailymotion.com/video/xa636d_john-perkins-confessions-d-un-corru_news?start=2#from=embed



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

22/08/2010

n° 55 - dossiers de PAKISTAN. - 21-08 : - Début : - : Merd'alors ! Il y a cinq ans que Ben Laden est mort !

n° 55 - dossiers de PAKISTAN. - 21-08 : - Début  : - : Merd'alors ! Il y a cinq ans que Ben Laden est mort !



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de PAKISTAN.  

                                                                               n° 55 - 21-08

     C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "DOSSIER de PAKISTAN" est visible sur les blogs :

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be