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12/08/2010

n°51- journal d'Iran - 21-07 au 10-08 - : Fin - : Des ex-CIA mettent en garde Obama: Israël pourrait bombarder l’Iran ce Mois -ci

n°51- journal d'Iran - 21-07 au 10-08 - : Fin  - : Des ex-CIA mettent en garde Obama: Israël pourrait bombarder l’Iran ce Mois -ci !



journal d'Iran   n°51 du 21-07 au 10-08

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "Journal d'Iran" est  visible  sur les blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

Politique internationale

2 Politique des Usa

3 Politique d'Israël

4 Les organisations mondiales

5 Les Voisins

6 Dans le monde

 



Politique internationale


2 Politique des Usa

Pour le département d'Etat des USA l’Iran reste "le principal soutien étatique du terrorisme", selon Washington  

Washington a maintenu, jeudi, quatre pays sur sa liste des pays soutenant le soi-disant "terrorisme": l'Iran, le Soudan, la Syrie et Cuba.

La Coree du Nord est restée hors de la liste dans le rapport annuel du département d'Etat pour 2009, en dépit des appels lancés au Congrès depuis le naufrage de la corvette sud-Coreenne Cheonan en mars.  
Selon les prétentions du département d'Etat, l'Iran est resté l'an dernier "le principal soutien étatique du terrorisme", du fait de l'appui qu'il apporte au Hamas dans les territoires palestiniens et au Hezbollah au Liban, ainsi qu'aux talibans en Afghanistan et à des mouvements de résistance en Irak. "Le soutien financier, matériel et logistique de l'Iran à des mouvements terroristes et militants au Moyen-Orient et en Asie centrale a eu un impact direct sur les efforts internationaux en faveur de la paix", selon les allégations du ministère d'Hillary Clinton.  
En ce qui concerne le Soudan, le rapport souligne que "des éléments terroristes inspirés par Al-Qaïda ainsi que des éléments liés au Jihad islamique palestinien et au Hamas sont restés au Soudan en 2009", malgré "la coopération du Soudan.
Même accusation à l'encontre de la Syrie, qui héberge selon Washington des membres soi-disant "terroristes" du Hamas, du Jihad islamique et du Front de libération de la Palestine-Commandement général (FPLP-CG). Or, Damas y voit des mouvements de libération nationale.  
Quant à Cuba, la diplomatie américaine lui reproche de soutenir le mouvement séparatiste basque ETA ainsi que deux organisations colombiennes, les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) et l'Armée de libération nationale (ELN).
  S'agissant d'Al-Qaïda, le rapport considère qu'"elle a subi plusieurs revers importants en 2009". "Il lui est devenu plus difficile de lever des fonds, d'entraîner des recrues et de préparer des attentats en dehors de la région" (Pakistan), a estimé l'administration américaine. http://www.almanar.com.lb

06/08/2010


Dans les coulisses et au sénat

Les Etats-Unis veulent presser la Chine et d'autres pays de se conformer aux sanctions…

De hauts responsables américains ont annoncé jeudi qu'ils allaient se rendre prochainement en Chine, au Japon, en Corée du Sud et aux Emirats arabes unis afin de leur demander de respecter les sanctions imposées à l'Iran par le Conseil de sécurité de l'ONU en raison de son refus de cesser ses activités nucléaires sensibles. Les mesures visent notamment les institutions iraniennes accusées d'être impliquées dans le programme nucléaire de Téhéran et ses activités de développement de missiles.

Les responsables ont précisé qu'ils préviendraient Pékin, en particulier au sujet des nouvelles sanctions américaines, européennes, canadiennes et australiennes visant à punir les sociétés étrangères qui font des affaires dans le secteur iranien de l'énergie. La Chine a de vastes besoins énergétiques et réalise de larges investissements en Iran.

AP

29 juillet,

http://fr.news.yahoo.com/3/20100729/twl-usa-iran-nucleaire-sanctions-224d7fb_2.html

 

Nous sommes tout à fait prêts à continuer la discussion avec l'Iran!

 Nous sommes tout à fait prêts à continuer la discussion avec l'Iran sur les détails de notre proposition initiale au sujet du réacteur de recherche de Téhéran», a déclaré le porte-parole Philip Crowley.

Les Six (Allemagne, Chine, États-Unis, France, Russie, Royaume-Uni) soutenaient une proposition d'échange d'uranium faiblement enrichi, soumise à l'Iran par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) lors de la dernière rencontre, en octobre 2009 à Genève.

«Nous espérons avoir le même genre de réunion dans les semaines à venir que celle que nous avions eue en octobre dernier», a dit M. Crowley, soulignant «ne rien avoir à annoncer». Washington emboîte le pas du chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton, qui insiste sur la nécessité de reprendre les négociations nucléaires avec Téhéran. «Nous soutenons pleinement les contacts qui ont eu lieu à travers Catherine Ashton, pour voir si une réunion avec une délégation iranienne de haut niveau est possible», a-t-il ajouté.

Mme Ashton s'était entretenue la semaine dernière à Kaboul avec le ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki.

IRINN

29 Juillet

http://french.irib.ir/index.php/info/international/item/99211-washington-pour-une-reprise-du-dialogue-avec-liran-simultanement-avec-ses-menaces

 

29-07

L'administration Obama préconise une «double approche», associant sanctions et offre de dialogue, dans le bras de fer avec Téhéran à propos de son programme nucléaire. «Nous avons indiqué clairement et de nombreuses fois à l'Iran notre volonté de dialoguer, avec les autres membres des Six, pour aborder les préoccupations de la communauté internationale à propos du programme nucléaire iranien», a redit mercredi Philip Crowley.   

IRINN

http://french.irib.ir/index.php/info/international/item/99211-washington-pour-une-reprise-du-dialogue-avec-liran-simultanement-avec-ses-menaces


Sur le terrain

01-08

Les Etats-Unis sont sur le point d'activer un bouclier anti-missiles au-dessus de l'Europe méridionale, dans le cadre de mesures de consolidation de systèmes de défense régionale contre la menace de soi-disant tir de missiles depuis l'Iran, c'est ce qu'a rapporté le Washington Post samedi soir.
  Le quotidien américain, citant des responsables du ministère américain de la guerre, affirme que le Pentagone est proche d'un accord pour installer une station radar terrestre, probablement en Turquie ou en Bulgarie.
L'installation d'un radar en bande X de grande puissance permettrait de rendre opérationnelle en 2011 la première phase de ce bouclier.  
Selon l'article du Post, l'armée américaine travaille également avec "Israël" et ses alliés dans le golfe Persique pour édifier et améliorer leurs capacités défensives contre les missiles.
Les Etats-Unis ont installé une station radar terrestre en "Israël" en 2008 et prévoient d'en installer une dans un pays arabe de la région du Golfe, ajoute le Post.
Le quotidien souligne que les défenses anti-missile en Europe, Israël et dans le Golfe sont techniquement séparées et à des stades de développement différents, mais qu'elles sont toutes conçues pour être reliées à un centre de commandement et de contrôle opéré par ou avec l'armée américaine.

01/08/2010

 http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=148651&language=fr  



3  Politique d'Israël

Préparation à la Guerre.

01-08
Le ministre israélien de la guerre Ehud Barak, a indiqué, vendredi, que les sanctions de l'ONU ne pousseront pas Téhéran à mettre fin à son programme d'enrichissement d'uranium.

Si les sanctions ne fonctionnent pas, "nous conseillons à nos amis de n'écarter aucune option. C'est ainsi que nous-mêmes raisonnons", a-t-il dit. 

01/08/2010

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=148648&language=fr
http://www.voltairenet.org:80/article164071.html



4 Les organisations mondiales

UE

27-07

L'Europe et le Canada ont adopté hier des sanctions d'une ampleur sans précédent contre l'Iran et son secteur énergétique.

AFP

L’Union européenne a adopté une nouvelle série de sanctions à l’encontre de l’Iran. Ces sanctions visent les secteurs gazier et pétrolier, les transferts de technologie et certaines compagnies de transport. De plus, des avoirs de compagnies d’assurance et de groupes bancaires ont été gelés.
Ces nouvelles sanctions s’inspirent de celles prises par Obama et vont bien au-delà de celles prises par l’ONU le 9 juin dernier

AFP

 

A propos des nouvelles sanctions de l'Europe contre l'Iran.
Mais au fait, où est passée la question du nucléaire israélien ?
Plus personne n’en parle. D’ailleurs, la question, enterrée depuis, n’avait été agitée que pour donner une impression « d’impartialité » pendant que se préparaient les nouvelles mesures contre l’Iran.
L’Iran a-t-elle agressé une flottille humanitaire dans les eaux internationales pour mériter de telles sanctions ?

Non c’est Israël qui s’est livré à une telle agression sans jamais être ni condamné, ni sanctionné (la protection d’Obama vaut droit international !).

Comble de l’histoire…l’entité sioniste et puissance nucléaire en dehors de tout contrôle international, exige des sanctions à l’encontre de l’Iran, en attendant peut-être les frappes !
Selon certains quotidiens français, des gouvernements européens (Malte, Allemagne, Suède) auraient qualifié d’excessives (et nuisibles pour leurs intérêts commerciaux) certaines de ces sanctions. Finalement, sur pression d’Obama, ces pays européens se sont inclinés.
On voit très bien le partage des rôles : Israël menace et réclame des sanctions, Sarkozy relaie et augmente les désirs de Tel-Aviv puis Obama resserre l’étau. Tout cela se produit alors que le porte-avion nucléaire américain USS Harry Truman se trouve depuis le mois de juin dans le Golfe persique et dans la Mer d’Oman (face à l’Iran). Ce porte-avion transporte 60 bombardiers (dont des avions français Rafales) et est accompagné de six autres navires, dont un Israélien.
Ainsi, la politique de l’USraël et de ses valets européens consiste d’une part en une tentative d’asphyxie économique et de déstabilisation de l’Iran et d’autre part, en une préparation d’agression. « Quiconque participe au scénario des Etats-Unis contre l’Iran sera considéré comme un pays hostile » a déclaré le Président Mahmoud Ahmadinejad.
Mais alors, quel besoin a la France d’être hostile envers l’Iran ?

Aucun, sauf que nos dirigeants sont avant tout israéliens de cœur et de portefeuille, alors ils obéissent à Tel-Aviv !



5 Les Voisins

Biélorussie

La Biélorussie dément avoir vendu des S-300 à l'Iran
Le porte-parole du Comité militaro-industriel biélorusse Vladimir Lavreniuk a démenti mercredi l'information sur la vente de systèmes de DCA S-300 à l'Iran.
"Nous déclarons officiellement qu'il n y a pas eu de négociation avec la partie iranienne sur la possible livraison de S-300 ou de ses éléments", a indiqué l'interlocuteur de l'agence.
Les médias européennes ont diffusé ce mercredi l'information parue dans la presse iranienne selon laquelle l'Iran possède 4 systèmes S-300, dont deux fournis par Biélorussie.
"La Biélorussie respecte tous ses engagements internationaux en matière de contrôle des armements", a souligné M. Lavreniuk
Le système de missiles sol-air S-300 est destiné à protéger les sites stratégiques les plus importants d'un État et de ses forces armées contre des bombardements massifs. Les S-300 sont capables de détruire les missiles balistiques, les missiles de croisière et d'abattre les avions à une distance de 150 km et à une altitude allant jusqu'à 27 km.

05-08

http://fr.rian.ru/world/20100804/187182487.html


Chine

La Chine insiste sur la reprise des négociations des 5+1 avec l'Iran .

Le ministre chinois des Affaires étrangères a plaidé pour la reprise le plus tôt possible des négociations des 5+1 avec l'Iran. 

Dimanche soir, dans une conférence de presse conjointe avec son homologue autrichien, le ministre chinois des Affaires étrangères, Yang Jiechi, a souligné que les 5+1 et l'Iran devront rendre plus cohérente la voie des négociations diplomatiques. "Nous voulons voir si le groupe de Vienne est parvenu à des résultats tangibles dans la réalisation des accords conclus entre l'Iran, la Turquie et le Brésil", a précisé le ministre chinois avant d'ajouter que Pékin, fort de ses rapports positifs avec les parties de négociations, poursuivra les pourparlers et s'emploiera à régler dans les plus brefs délais les problèmes entre les 5+1 et l'Iran.

26/07/2010

http://french.irib.ir/

 

La Chine condamne les sanctions de l’UE.

Pékin condamne les sanctions unilatérales à l’encontre de l’Iran adoptées par l’Union européenne, lit-on vendredi dans une déclaration de la porte-parole de la diplomatie chinoise Jiand Yu.

"La Chine n’approuve pas les sanctions unilatérales adoptées par l’UE à l’encontre de l’Iran et nous espérons que toutes les parties intéressées s’en tiendront à la diplomatie tout en recherchant une solution équitable du problème iranien par voie de dialogue et de négociations", précise la déclaration publiée sur le site officiel du ministère chinois des Affaires étrangères.

La diplomate a ajouté que la Chine saluait l’initiative iranienne visant à reprendre les négociations sur l’échange d’uranium enrichi destiné au réacteur de recherche iranien.

Lundi, Téhéran a adressé au directeur général de l’AIEA Youkia Amano une lettre confirmant son accord pour la tenue de négociations entre les experts visant à résoudre des problèmes techniques de l’échange du combustible nucléaire pour le réacteur de recherche médicale de Téhéran.

Votées le lundi 26 juillet par les chefs de diplomatie des 27 pays membres de l’Union européenne, les sanctions européennes gèlent les investissements dans le secteur énergétique de l’Iran, interdisent le transfert des technologies de pointe et frappent les exportations de produits pouvant être utilisés à des fins militaires.

Comité Valmy & RIA Novosti

29 juillet 2010,

http://www.comite-valmy.org:80/spip.php?article772

 

La Chine défend ses liens commerciaux avec l'Iran.  
"Le commerce de la Chine avec l'Iran est un échange normal dans le cadre des affaires, qui n'affectera pas les intérêts des autres pays ni de la communauté internationale", a précisé le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Mme Jiang Yu, citée par le quotidien China Daily.  
"En tant que membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, la Chine a toujours suivi les résolutions du Conseil", a-t-elle poursuivi.  
  La Chine, devenue le principal partenaire économique et commercial de l'Iran, a investi quelque 40 milliards de dollars dans les secteurs pétrolier et gazier en Iran, a indiqué samedi le vice-ministre du Pétrole, Hossein Noghrekar Shirazi.
Entre-temps, le ministre iranien du Pétrole Massoud Mirkazemi était justement attendu à Pékin en fin de semaine.
Ces liens déplaisent à Washington qui vont dépêcher fin août en Chine, Robert Einborn, conseiller spécial au Département d'Etat pour les questions de non-prolifération, pour presser Pékin de réduire ses liens économiques avec l'Iran.  
  "Il est important que la Chine s'y mette et reconnaisse" qu'elle a "des responsabilités" en tant que membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, afin d'appliquer les sanctions de l'ONU envers Téhéran, a dit Einhorn lundi.  
"Les Chinois vont arguer qu'ils ont d'importants impératifs de sécurité" liés à l'acquisition d'énergie pour leur économie émergeante, a dit le diplomate. "A nos yeux, ils exagèrent leurs besoins énergétiques", a-t-il estimé.
 05/08/2010  
  http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=149110&language=fr



Turquie

Règlement de l'affaire nucléaire iranienne.  

L'Iran enverra une nouvelle lettre au Directeur général de l'Agence internationale de l'Energie atomique (AIEA), Yukiya Amano, sur le dernier développement de l'accord d'échange d'uranium avec la Turquie, a annoncé, dimanche, à Istanbul, le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmed Davutoglu.
"L'Iran nous a dit qu'il enverra, lundi, une lettre à l'AIEA.", a précisé M. Davutoglu, à l'issue de sa rencontre avec ses homologues, brésilien, Celso Amorim, et iranien, Manoutchehr Mottaki.

L'Iran doit répondre, dans cette lettre, aux questions posées par le groupe de Vienne. "M. Mottaki a confirmé qu'il était favorable à une rencontre entre Catherine Ashton, la haute représentante de l'UE pour les affaires étrangères et le principal négociateur iranien pour le nucléaire, Saïd Jalili, probablement, au mois de septembre.", a indiqué le ministre turc.

Au terme d'une réunion tripartite entre les ministres, brésilien, turc et iranien des A.E, sur le suivi de la Déclaration de Téhéran concernant l'échange d'uranium, MM Davutoglu et Amorim ont apporté leur soutien au droit iranien au nucléaire civil et au règlement pacifique de l'affaire nucléaire iranienne.

26/07/2010

http://french.irib.ir/

 

Les relations entre les partenaires d'hier, la Turquie et Israël, se sont détériorées.
Suite aux accusations d'Ankara portant sur une éventuelle fuite d'informations secrètes israéliennes au profit de Téhéran, le ministère turc des Affaires étrangères a remis une note de protestation à l'ambassadeur israélien en Turquie, Gaby Levy, rapportent les médias locaux.
La réaction de la diplomatie turque fait suite aux récentes déclarations du ministre israélien de la Défense Ehud Barak selon laquelle le nouveau chef des services de renseignement turcs, Hakan Fidan, est "un ami de l'Iran".
M. Barak a expliqué qu'Israël avait partagé un certain nombre de secrets avec la Turquie et "l'idée qu'ils puissent être communiqués aux Iraniens" inquiétait Tel-Aviv.
Les craintes d'Israël s'expliquent par le fait qu'avant d'occuper son poste actuel, Hakan Fidan, exerçait les fonctions de conseiller du premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan pour la politique extérieure et présidait la délégation turque auprès de l'AIEA.
Plusieurs médias occidentaux ont récemment indiqué que l'idée d'échanger de l'uranium iranien contre de l'uranium brésilien sur le territoire de la Turquie appartenait au nouveau chef des services de renseignement.
Les relations entre les partenaires d'hier, la Turquie et Israël, se sont détériorées suite à la prise d'assaut par des commandos israéliens de la "Flottille de la liberté" qui transportait des milliers de tonnes de cargaisons humanitaires vers la bande de Gaza. L'attaque israélienne a fait 9 morts (tous de nationalité turque) et des dizaines de blessés parmi les passagers de la Flottille.

http://fr.rian.ru/world/20100803/187172319.html

 

Ahmet Davutoglu  : L'Iran arrêtera l'enrichissement à 20% si accord sur l'accord tripartite.

Le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu a affirmé que l'Iran était prêt à abandonner l'enrichissement d'uranium à 20% si sa proposition d'échange de combustible nucléaire était acceptée par les grandes puissances, c'est ce qu'a rapporté la presse turque jeudi.
M. Davutoglu est revenu mercredi devant la presse sur la visite dimanche à Istanbul de son homologue iranien Manouchehr Mottaki.  
"Le message important que M.Mottaki a donné à la Turquie est le suivant: si l'accord de Téhéran est appliqué, si la quantité jugée suffisante de combustible pour le réacteur de recherche de Téhéran est livrée, l'Iran n'aura plus de raison de continuer l'enrichissement d'uranium à 20%", a rapporté le ministre, cité par l'édition en ligne du quotidien Milliyet.
L'Iran, le Brésil et la Turquie ont présenté le 17 mai une proposition, intitulée "déclaration de Téhéran", visant à trouver une issue diplomatique aux différents sur le programme nucléaire iranien.
Le texte prévoit d'échanger en territoire turc 1.200 kilos d'uranium iranien faiblement enrichi (3,5%) contre 120 kilos de combustible enrichi à 20% destiné au réacteur de recherche médicale de Téhéran. 
L'initiative des trois pays a été ignorée par les grandes puissances qui ont voté le 9 juin un quatrième volet de sanctions contre Téhéran. Le groupe de Vienne (Etats-Unis, Russie, France) a pour sa part demandé des éclaircissements sur "la déclaration de Téhéran".
   Téhéran a transmis lundi à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) ses réponses aux interrogations du groupe de Vienne. M. Mottaki a affirmé dimanche à Istanbul que son pays était prêt à entamer immédiatement des négociations avec le groupe sur les modalités de l'échange de combustible.

29/07/2010

http://www.almanar.com.lb



Russie

La Russie critique les sanctions de l'UE contre l'Iran.

La Russie juge "inacceptables" des sanctions contre l'Iran adoptées hors du cadre de l'ONU, a déclaré aujourd'hui le ministère russe des Affaires étrangères, réagissant à l'approbation hier des sanctions de l'Union européenne et du Canada contre Téhéran et son secteur énergétique.
"Nous jugeons inacceptable l'utilisation de sanctions unilatérales ou collectives hors du cadre du régime de sanctions du Conseil de sécurité de l'ONU", a déclaré le ministère russe dans un communiqué. "Nous devons constater avec regret que toutes les dernières mesures de l'Union européenne et des Etats-Unis pour accroître la pression sur l'Iran montrent leur mépris des principes du travail commun", a ajouté la diplomatie russe.

La Russie estime que les nouvelles sanctions adoptées par l'Union européenne à l'encontre de l'Iran sapent les efforts déployés pour résoudre le problème du nucléaire iranien. La position de Moscou tempère les espoirs d'une plus étroite collaboration entre la Russie et les Occidentaux sur ce dossier.

Les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont approuvé, lundi à Bruxelles, des mesures spécifiques contre l'Iran allant bien au-delà de la quatrième série de sanctions décidée en juin par le Conseil de sécurité de l'Onu pour tenter de dissuader Téhéran de poursuivre ses activités nucléaires sensibles.

Les sanctions européennes visent notamment les investissements dans le secteur des hydrocarbures, les capacités de raffinage de l'Iran ainsi que les banques et des compagnies d'assurances iraniennes.

"Ceci non seulement mine les efforts déployés en commun pour trouver un accord politique et diplomatique sur le dossier du nucléaire iranien mais fait preuve de mépris pour les mesures calibrées avec soin et coordonnées contenues dans les résolutions du Conseil de sécurité de l'Onu", dit le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.

L'adoption de sanctions hors du cadre du Conseil de sécurité de l'Onu est "inacceptable", poursuit le communiqué.

L'Iran s'est dit prêt, lundi, après l'adoption des sanctions européennes, à reprendre les pourparlers sur un échange de combustible nucléaire.

Mardi 27 juillet,

http://fr.news.yahoo.com/4/20100727/twl-russie-union-iran-38cfb6d_1.html

27/07
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/07/27/97001-20100727FILWWW00306-iran-la-russie-contre-les-sanctions-de-l-ue.php

 

La Russie condamne les récentes attaques verbales du président Ahmadinejad.

Sur le plan bilatéral, la Russie a condamné lundi les récentes attaques verbales du président iranien Mahmoud Ahmadinejad à l'égard du président russe Dmitri Medvedev.

Ce dernier avait déclaré le 12 juillet devant des ambassadeurs étrangers que l'Iran se rapprochait du moment où il pourrait produire une arme nucléaire.

Mahmoud Ahmadinejad a estimé durant le week-end que de tels propos constituaient "l'annonce d'une manoeuvre de propagande conçue contre nous par l'Amérique".

Le communiqué du ministère russe des Affaires étrangères dénonce en outre les sanctions unilatérales américaines adoptées par le Congrès le 24 juin dernier, qui visent les secteurs de l'énergie et bancaire iraniens.

"Nous avons le regret de dire que toutes les récentes mesures prises par l'Union européenne et les Etats-Unis pour mettre sous pression l'Iran montrent leur mépris pour les principes de coopération", conclut le communiqué.

Mardi 27 juillet,

http://fr.news.yahoo.com/4/20100727/twl-russie-union-iran-38cfb6d_1.html

 

La Russie contournerait les sanctions contre l'Iran.  

Un responsable de la Chambre de Commerce russe a fait état de la possibilité d'exporter, dans un avenir proche, de l'essence vers l'Iran, via le Turkménistan.
Selon Recep Safarov, le Président de la Commission économique mixte irano-russe , les trois sociétés de «Gazprom», de «Tatneft» et de «Russneft» entameront, dès le mois prochain, leur exportation , à destination de l'Iran. Une partie de l'essence sera acheminée, par voie ferroviaire, et le reste sera transporté, par des bateaux-citernes, via la mer Caspienne. "Dans ces conditions, les nouvelles sanctions américaines et européennes contre l'Iran resteront sans effet.", a dit Safarov, avant d'estimer que les entreprises européennes pourront, elles aussi, suivre cet exemple, et poursuivre leur coopération avec l'Iran.  

Farsnews-

01/08/2010

http://french.irib.ir/index.php/info/politique/item/99396-la-russie-contourne-les-sanctions-contre-liran



6 Dans le monde

Brésil

Le Brésil critique les sanctions
Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a annoncé mardi au sommet du MERCOSUR (Marché commun de l'Amérique du Sud) qu'il ne croyait pas en l'efficacité des sanctions contre l'Iran.
"J'ai été choqué d'apprendre qu'aucun président des pays membres du Conseil de sécurité n'avait jamais parlé au président iranien auparavant (avant l'adoption des sanctions - ndlr)", a ajouté M.Da Silva.
D'après le leader brésilien, la reprise des discussions sur de nouvelles sanctions contre l'Iran lui a paru "très surprenante" après que Téhéran eut accepté toutes les exigences de Washington.
Les nouvelles sanctions proposées notamment par les Etats-Unis ont été adoptées par 12 voix contre deux, celles du Brésil et de la Turquie, et une abstention (Liban).
Le Brésil, la Turquie et l'Iran ont signé en mai dernier un accord tripartite prévoyant l'échange sur le territoire turc d'un lot d'uranium iranien faiblement enrichi contre le combustible enrichi destiné au réacteur de recherche iranien de Téhéran.

5/8
http://fr.rian.ru/world/20100804/187181939.html


Canada

Pour Info

nb : Ndlr : la publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information. 

Sanctions canadiennes contre l’Iran.

Déclaration du Premier ministre Stephen Harper

L’Iran continue de ne pas tenir compte des résolutions successives du Conseil de sécurité de l’ONU, qui lui demandent de coopérer pleinement avec l’Agence internationale de l’énergie atomique et de suspendre ses activités d’enrichissement. Par conséquent et en s’appuyant sur la résolution du Conseil de sécurité 1929 de l’ONU du mois dernier, le gouvernement du Canada met en œuvre une nouvelle réglementation visant à restreindre le programme nucléaire iranien et à prévenir la prolifération des armes de destruction massive (ADM).

Ces sanctions ne visent aucunement à punir la population iranienne. Ce sont des mesures ciblées visant à entraver les tentatives de l’Iran de développer ses programmes d’armes nucléaires, chimiques, biologiques et reliés aux missiles , et à le persuader d’accepter des discussions constructives avec l’Allemagne, la Chine, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et la Russie. Elles envoient également le message à tous les États – particulièrement ceux qui ont des aspirations nucléaires – qu’ils ne peuvent faire fi des normes internationales sans en subir les conséquences.

Les sanctions interdisent les relations avec les particuliers et les instances, y compris les membres clés du corps des Gardiens de la Révolution, participant à la prolifération nucléaire ou d’armes de destruction massive. Elles interdisent en outre les nouveaux investissements dans le pétrole et le gaz iraniens et l’exportation, vers l’Iran, de biens qui pourraient contribuer à la prolifération nucléaire. Elles interdisent enfin les institutions financières iraniennes d’établir une présence au Canada et vice-versa.

Le Canada exhorte l’Iran à répondre aux graves préoccupations soulevées par les dimensions militaires de son programme nucléaire et à respecter ses obligations internationales en matière nucléaire.

Note d’information : Sanctions contre l’Iran Loi sur les mesures économiques spéciales (LMES)

En consultation avec des pays aux vues similaires, le Canada met en œuvre de nouvelles sanctions contre la République islamique d’Iran (Iran) aux termes de la Loi sur les mesures économiques spéciales (LMES). Ces mesures sont entrées en vigueur le 22 Juillet 2010.

Justification des sanctions

Depuis plusieurs années, la communauté internationale est gravement préoccupée par le programme nucléaire iranien. L’Iran a signé le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) en 1968 et maintient que ses activités nucléaires répondent à une finalité pacifique. De 2003 à 2005, après la découverte d’installations nucléaires clandestines, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a procédé à des inspections approfondies qui ont révélé que, depuis presque 20 ans, ce pays se livrait à un certain nombre d’activités nucléaires non déclarées, y compris l’enrichissement de l’uranium et la séparation du plutonium.

En septembre 2005, le Conseil des gouverneurs de l’AIEA a conclu que l’Iran ne respectait pas son Accord de garanties conclu en application du TNP. Par la suite, en février 2006, l’AIEA a saisi le Conseil de sécurité des Nations Unies de la question iranienne. C’est ainsi que le Conseil de sécurité a adopté la résolution 1696, dans laquelle il demande à l’Iran de mettre fin à ses activités d’enrichissement et de retraitement. Le Conseil de sécurité a adopté quatre autres résolutions visant à imposer des sanctions à l’Iran (résolutions 1737, 1747, 1803 et 1929) ainsi qu’une autre (résolution 1835) qui, sans imposer de nouvelles sanctions, condamne le non-respect par l’Iran de la résolution 1696.

Ce pays continue à ne pas respecter ses obligations juridiques internationales. Le 21 septembre 2009, dans une lettre au directeur général de l’AIEA, Mohamed ElBaradei, l’Iran a révélé l’existence d’une nouvelle usine d’enrichissement de l’uranium, non déclarée jusque-là. Sa construction n’est pas terminée et aucune quantité importante de matières nucléaires ne s’y trouve encore. Sur le plan juridique, l’Iran avait l’obligation de déclarer l’existence de cette installation avant le début des travaux, mais ne l’a pas fait.

Selon le rapport le plus récent (31 mai 2010) de l’AIEA concernant l’Iran, ce pays aurait accumulé 2 550 kg d’hexafluorure d’uranium (UF6) faiblement enrichi depuis que son usine d’enrichissement du combustible nucléaire a commencé ses activités, en 2007. La capacité de production de cette usine est telle que l’Iran dispose d’une quantité de matières nucléaires suffisante pour la fabrication de deux armes nucléaires, si ces matières sont encore enrichies. Toutefois, la production elle-même est sujette aux garanties de l’AIEA.. Sous le prétexte de produire du combustible pour le réacteur de recherche de Téhéran, ce pays a déjà commencé à enrichir son UF6 faiblement enrichi, de 3,5 % à 19,8 %, soit une teneur légèrement inférieure à celle des « matières nucléaires hautement enrichies » telles qu’elles sont définies sur le plan juridique.

Par conséquent, le 9 juin 2010, le Conseil de sécurité des Nations Unies, agissant en vertu du chapitre VII de la Charte des Nations Unies, a adopté la résolution 1929 notant que l’Iran n’a ni suspendu intégralement et durablement toutes activités liées à l’enrichissement et au retraitement ainsi qu’à l’eau lourde visées dans les résolutions 1696, 1737, 1747 et 1803, ni repris sa coopération avec l’AIEA. Le Conseil de sécurité a aussi noté que l’Iran a construit une installation d’enrichissement à Qom en violation de son obligation de suspendre toutes activités liées à l’enrichissement et qu’il a produit de l’uranium enrichi à presque 20 %, sans en aviser l’AIEA suffisamment à l’avance pour qu’elle puisse adapter les procédures de garanties existantes.

La résolution 1929 impose des sanctions contre l’Iran, ainsi que contre des particuliers et instances désignés par un comité du Conseil de sécurité des Nations Unies. Ces sanctions lient tous les États aux termes de l’article 25 de la Charte des Nations Unies et, par conséquent, le Canada doit les appliquer chez lui. Le 22 juin 2010, le Premier ministre Harper a annoncé que le Canada s’est conformé à ses obligations en élaborant la règlementation nécessaire à la mise en œuvre des décisions rendues aux termes de la résolution 1929 du Conseil de sécurité et qu’il a modifié sa règlementation en vigueur pour y incorporer les dernières sanctions.

Objectifs des sanctions canadiennes

Les sanctions ne visent aucunement à punir la population iranienne. Elles visent à entraver les tentatives de l’Iran de développer ses programmes d’armes nucléaires, chimiques, biologiques et reliés aux missiles, à le persuader de reprendre les négociations avec les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU plus l’Allemagne et à respecter ses obligations internationales en matière nucléaire. Elles envoient également le message à tous les États – particulièrement ceux qui ont des aspirations nucléaires – qu’ils ne peuvent faire fi des normes internationales sans en subir les conséquences.

Description des sanctions canadiennes

Le Règlement sur les mesures économiques spéciales visant l’Iran a été élaboré pour mettre en œuvre de nombreuses mesures que le Conseil de sécurité des Nations Unies a demandées sans obliger les États membres à les mettre en œuvre en vertu de la résolution 1929.

Le règlement interdit les mesures suivantes :

 Avoir des relations avec les particuliers et instances désignés, telles que des transactions sur les biens, ou mettre à leur disposition des biens et des services financiers ou autres ;
 exporter en Iran ou lui fournir par un autre moyen des armes et matériels connexes qui ne sont pas déjà interdits, et des articles qui pourraient contribuer aux activités de prolifération de l’Iran, ou être utilisés dans le raffinage du pétrole et du gaz ;
 fournir des données techniques liées à ces biens ; faire de nouveaux investissements dans le pétrole et le gaz iraniens, ou fournir ou acquérir des services financiers à cette fin ; fournir ou acquérir des services financiers pour permettre à une institution financière iranienne (ou à l’une des ses filiales et succursales, ou à l’un de ses bureaux) de s’établir au Canada, ou vice versa ;
 établir des relations de correspondant bancaire avec des institutions financières iraniennes, ou acheter des dettes du gouvernement de l’Iran ;
 et fournir des services destinés à l’exploitation ou à l’entretien d’un navire appartenant à la République islamique d’Iran, contrôlé par elle, ou agissant pour son compte.

La liste des marchandises prohibées comprend toutes les armes et tous les matériels connexes qui ne sont pas déjà interdits aux termes des précédentes résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies. Elle comprend également la quasi-totalité des articles figurant dans la Liste des marchandises d’exportation contrôlée, les articles utilisés dans le raffinage du pétrole et du gaz, et une liste de biens qui pourraient contribuer aux activités de prolifération de l’Iran.

Étant entendu que des canaux humanitaires et diplomatiques doivent rester ouverts, des exemptions sont prévues pour les activités qui protègent la vie humaine et apportent des secours, de la nourriture ou des médicaments aux sinistrés, sauf s’il s’agit de particuliers ou d’instances désignés.

La restriction des relations avec les particuliers et instances désignés ne s’applique pas dans les cas suivants :

 l’expédition de produits agricoles en vrac par la République islamique d’Iran ;
 les remboursements de prêts ; · le versement des pensions ;
 les transactions avec les ambassades de l’Iran et du Canada ;
 les transactions avec certaines organisations, telles que la Croix-Rouge ou le Croissant-Rouge et les organisations non-gouvernementales ; et
 les opérations nécessaires pour transférer un compte détenu auprès d’un particulier ou d’une instance désignés.

http://www.voltairenet.org/article166477.html

26 juillet 2010



Cuba

Castro réitère sa mise en garde sur les conséquences d'une guerre contre l'Iran.  

Fidel Castro a, pour la énième fois, mis en garde, samedi, Washington sur les conséquences d'une guerre nucléaire contre l'Iran, lors de son premier discours prononcé devant le Parlement cubain depuis qu'il a cédé le pouvoir il y a quatre ans.
Fidel Castro a prononcé une allocution d'une dizaine de minutes pour évoquer le danger que le bras de fer entre les Etats-Unis, "Israël" et l'Iran débouche sur une guerre nucléaire.
Le président des Etats-Unis Barack Obama, "du fait de ses nombreuses occupations, ne s'est pas encore rendu compte de cela, mais ses conseillers ont commencé à prendre conscience" de la situation, a déclaré Fidel Castro, debout à la tribune.
Le 26 juillet dernier il avait déclaré qu'il solliciterait la tenue d'une séance extraordinaire du Parlement afin de mettre en garde contre l'imminence d'un conflit nucléaire.
Dans un billet publié mercredi dernier dans la presse locale, il avait lancé un "appel" à Barack Obama pour qu'il se garde de toute intervention militaire contre l'Iran.  
Depuis un mois, Fidel Castro, qui se consacrait pendant sa convalescence à l'écriture de ses "réflexions" sur l'actualité dans la presse et de ses mémoires, a fait plusieurs sorties publiques pour discuter de la question iranienne avec intellectuels, artistes ou diplomates cubains.

08/08/2010
 http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=149515&language=fr


Japon

Le Japon instaure les sanctions de l'ONU, et envisage d'autres mesures

Le Japon a instauré mardi de nouvelles sanctions économiques contre l'Iran et son programme nucléaire controversé, conformément à la résolution 1929 du Conseil de sécurité de l'ONU, et prévenu qu'il pourrait adopter des mesures de rétorsion supplémentaires d'ici la fin août.

Les nouveaux moyens mis en œuvre à l'encontre de Téhéran comprennent le gel des avoirs de 40 sociétés iraniennes et d'un responsable du secteur nucléaire du pays.

Le Conseil de Sécurité a adopté le 9 juin un quatrième train de sanctions pour punir la République islamiste qui refuse de suspendre ses activités d'enrichissement d'uranium, derrière lesquelles l'Occident voit les prémices de l'arme atomique malgré les dénégations de Téhéran.

Les Etats-Unis, l'Union européenne, le Canada et l'Australie ont depuis, au-delà des décisions de l'ONU, adopté des sanctions supplémentaires dénoncées par la Russie et la Chine qui ne souhaitent opérer que dans le cadre onusien.

Les autorités nippones ont souligné qu'elles envisageaient à leur tour de prendre des mesures additionnelles contre Téhéran.

"Le gouvernement va étudier les mesures que notre pays devrait prendre et nous parviendrons rapidement à une conclusion, d'ici la fin août", a expliqué le porte-parole Yoshito Sengoku.

Les sanctions unilatérales ajoutées par plusieurs pays visent notamment à empêcher les investissements et les transferts de technologies des entreprises occidentales vers l'Iran dans le domaine du raffinage.

Ce secteur est sensible: l'Iran a beau être le quatrième producteur mondial de pétrole, il importe jusqu'à 40% de son essence car il manque de capacités de raffinage pour satisfaire sa demande intérieure.

Le Japon entretient habituellement des liens cordiaux avec l'Iran, son troisième plus important fournisseur de pétrole, mais a dernièrement durci le ton à l'égard du programme nucléaire de Téhéran.

La mise en place des sanctions de l'ONU par Tokyo coïncide avec la visite dans l'archipel du conseiller spécial du Département d'Etat américain pour la non-prolifération et le contrôle des armes, Robert Einhorn.

03 août

(AFP )



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

11/08/2010

n°447 - Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan - 09-08 :- Début - : Peter Galbraith : Nous ne pouvons pas gagner la guerre en Afghanistan".

n°447 - Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan - 09-08 :- Début - : Peter Galbraith : Nous ne pouvons pas gagner la guerre en Afghanistan".



                          Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

                              Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan

n°447                                                                                                                             09/08/10

C.De Broeder    &   M.Lemaire



Le Dossier " 'Géopolitique, Réflexion et stratégie' de l'Afghanistan " est visible  sur ...

a) Sur nos blog :                           http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

                                                    http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

c) Sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

Tiré à part 

Marie Debs : La guerre en Afghanistan et au Pakistan

1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 Dana Priet et William M.Arkin : Sécurité Nationale S.A.

1-2 Jean Lesieur : Nous ne pouvons pas gagner la guerre en Afghanistan".

Suite

1-3 M'hammedi Bouzina Med : Les raisons de l’enlisement en Afghanistan.

1-4 Gideon Rachman : Cette guerre ne mène nulle part.

1-5 Le retrait hollandais relance le débat sur la guerre.

1-6 Le renseignement américain est-il inefficace, ingérable et dépensier ?

1-7 Lynne O'Donnell : Karzaï devrait assurer avec ses propres forces la ‘sécurité’ du pays d'ici fin 2014.

1-8 Les Allemands n'admettent pas la guerre en Afghanistan.

Fin

2 Spécial France :

2 Le débat que la France n'a pas eu…

3 L’enlisement Afghan : Question écrite d’André Gérin

4 Le PCF réclame un débat

5 Tout faux… ou presque

6 Soldats d’Afghanistan, le sentiment d’être oubliés.

3 Annexe

3-1 Silvia Cattori : Roger Waters, homme et artiste d’exception.

4 Tribune :

4-1 La drogue afghane : un outil de mobilisation en faveur de notre engagement aux confins centre-asiatiques ...



Avant propos

·                    Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants ...



Tiré à part 

Marie Debs : La guerre en Afghanistan et au Pakistan

Dans cette guerre menée pour dominer l’économie mondiale afin de pouvoir sortir de la crise, l’Afghanistan et la Pakistan ont une position stratégique, non seulement parce que ces deux pays sont placés aux frontières de l’Iran (et, par suite, sur la route du pétrole), mais en raison des richesses en matières premières, découvertes récemment.

En effet, les centres de recherche scientifique et les sociétés étasuniennes ont recensé, depuis 2007, des gisements de métaux précieux et nécessaires pour les industries de pointe. D’où, la concentration des bases américaines dans les régions de l’Est et du Sud-ouest de l’Afghanistan ne relève pas d’un pur hasard.

Et, tandis que les populations afghanes et pakistanaises vivent dans une pauvreté insupportable, leur sol contient pour plus de 2000 milliards de dollars les matières premières suivantes[1][1]: fer, mercure, cuivre, émeraude, rubis, or et argent, bauxite et marbre… Mais, les plus importantes restent, sans aucun doute, celles utilisées dans certaines industries électroniques, et qui faisaient la gloire de la Chine, en plus du lithium qui peut être à l’Afghanistan ce que le pétrole est à l’Arabie saoudite.

Ainsi se comprend la nouvelle phase de la guerre en Afghanistan qui revêt pour l’administration de Barak Obama une importance égalant la guerre de l’Irak pour G W Bush; cette guerre qui va coûter pour l’année en cours, dit-on, 69 milliards de dollars au peuple américain et qui est toujours menée sous le titre de la lutte contre le terrorisme et “Al Qaëda”…

Cette nouvelle guerre impérialiste a, cependant, laissé rapidement ses traces dans les hautes sphères de l’armée des Etats-Unis, aboutissant à des changements qui ne manqueront pas d’avoir de graves répercussions sur la situation militaire en Afghanistan, mais aussi sur la situation politique à Washington.

En effet, un groupe de dirigeants, tant politiques que militaires, voient dans le projet de Barak Obama de poursuivre la guerre et de renforcer la présence militaire dans ce pays va augmenter les massacres sans pour autant donner la victoire. Il faut dire que l’opposition à cette guerre est bien présente parmi les dirigeants du parti démocrate, parce qu’ils trouvent qu’elle coûte déjà assez cher à leur pays, surtout qu’elle commence à s’étendre au Pakistan avec les promesses faites par Obama au gouvernement de ce pays, pour l’aider soi-disant à se débarrasser des “ révoltés afghans” qui ont investi ses frontières occidentales… tandis que le but réel est d’empêcher l’Inde (ou la Chine) de supplanter les multinationales étasuniennes auprès du gouvernement afghan en ce qui concerne  les concessions sur les gisements des métaux précieux.

[2][1] Que le gouvernement de Karzaï tente d’exploiter à son profit avec certains “amis” de Washington.

Marie Debs

3 août 2010

Le Comité des relations internationales du Parti Communiste libanais



1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

1-1 Dana Priet et William M.Arkin : Sécurité Nationale S.A.

Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information

Au mois de juin, un graveur sur pierre de Manassas a ciselé une nouvelle étoile parfaite dans le mur en marbre au siège de la CIA, pour l’un des 22 employés de l’agence tués dans la guerre globale déclenchée par les attaques 'terroristes' de 2001.

L’objet de ce mémorial est de rendre un hommage public au courage de ceux qui sont morts en accomplissant leur devoir; mais il dissimule aussi un aspect plus obscur du gouvernement depuis le 11 Septembre : 8 de ces 22 personnes n’étaient pas des officiers de la CIA, mais des sous-traitants privés.
Afin de garantir que les tâches les plus délicates du pays sont exclusivement menées par des gens avant tout loyaux aux intérêts de la nation, la réglementation fédérale précise que les sous-traitants ne peuvent effectuer ce que l’on appelle des « fonctions inhérentes au gouvernement ». Pourtant, selon une enquête du Washington Post qui a duré deux ans, cela se produit sans cesse, aussi bien au sein des services de renseignement que du contre-terrorisme. 

Les étoiles gravées sur le mur de la CIA représentent les personnes qui sont mortes

en accomplissant leur devoir.

Huit étoiles symbolisent des sous-traitants décédés depuis le 11/9.

 

Ce qui n’était à l’origine qu’une mesure temporaire destinée à répondre aux attaques terroristes s’est transformé en dépendance, ce qui soulève des questions quant à la présence trop nombreuse, au sein des effectifs, d’un personnel davantage dédié aux intérêts d’actionnaires privés qu’à l’intérêt public – à se demander si le gouvernement contrôle encore ses activités les plus sensibles. Interviewés la semaine dernière, le Secrétaire à la Defense M. Gates et le Directeur de la CIA Leon Panetta ont tous deux déclaré qu’ils partageaient ces préoccupations.  

L’enquête du Washington Post a révélé l’existence d’un véritable système parallèle aux Etats-Unis, une Amérique "Top Secret" créée au lendemain du 11/9, cachée aux yeux public, qui ne fait l’objet d’aucune surveillance sérieuse, et si complexe qu’il est impossible d’en évaluer l’efficacité.

C’est aussi un système dans lequel les sous-traitants tiennent un rôle de plus en plus important.

Le Post estime que sur les 854.000 personnes ayant l’habilitation secret-defense, 265.000 sont des sous-traitants privés.

Le meilleur exemple de la dépendance du gouvernement à leur égard est la CIA, seule et unique agence du gouvernement autorisée à mener des activités à l’étranger.

Des sous-traitants privés travaillant pour la CIA ont recruté des espions en Irak, versé de pots-de-vin à des informateurs en Afghanistan et assuré la protection des directeurs de la CIA en visite à l’étranger. Des sous-traitants ont participé à l’enlèvement de suspects dans la rue en Italie, interrogé des détenus dans des prisons secrètes à l’étranger et assuré la protection de transfuges cachés dans les banlieues de Washington. Au siège de Langley, ils analysent les réseaux terroristes. Ils ont formé une nouvelle génération d’espions Américains dans le centre de formation de la CIA en Virginie.

Par le biais du processus budgétaire, l’administration de George W. Bush et le Congrès ont grandement facilité la tâche de la CIA et autres agences engagées dans le contre-terrorisme pour leur permettre d’employer davantage de sous-traitants que de fonctionnaires. L’objectif était de limiter le nombre d’emplois fixes et de recruter sans passer par la lourde bureaucratie fédérale ; ils pensaient – à tort, comme cela s’est confirmé par la suite – que le recours aux sous-traitants serait plus économique.

Neuf ans plus tard, l’administration Obama étant déjà bien installée, l’idée que les sous-traitants coûtent moins cher a été rejetée, et l’administration a accompli quelques progrès dans son objectif pour réduire en deux ans le nombre de sous-traitants de 7%.

Cependant, les sous-traitants représentent encore prés de 30 % du personnel des services de renseignement.

« Nous avons trop longtemps dépendu de sous-traitants pour effectuer le travail opérationnel qui devrait être effectué » par des employés de la CIA, a dit Panetta. Mais on ne peut pas les remplacer « du jour au lendemain. Lorsqu’on a été si longtemps dépendant de sous-traitants, reconstituer leur expertise demande du temps. »

Une autre préoccupation de Panetta concerne la sous-traitance confiée à des sociétés privées, dont la responsabilité « revient à leurs actionnaires, ce qui représente un conflit inhérent. »

Ou comme le dit Gates, qui a passé sa vie à entrer et sortir du gouvernement : « On veut des gens qui s’impliquent réellement pour faire carrière, par passion et pour servir leur pays et pas uniquement pour l’argent. »

Aux employés fédéraux expérimentés, les sous-traitants peuvent offrir plus d’argent – souvent le double – que le gouvernement n’est autorisé à  le faire. La concurrence entre sociétés pour recruter des employés ayant une habilitation secret-defense est si rude qu’elles offrent des avantages tels qu’une BMW ou une prime d’embauche de 15.000 dollars, ce qu’a fait Raytheon lau mois de juin pour des développeurs de logiciels ayant des habilitations de haut niveau.

Penser que le gouvernement pourrait économiser de l’argent avec les sous-traitants « est une fausse économie », dit Mark L. Lowenthal, ancien officiel de la CIA, désormais président de sa propre académie de formation (aux techniques) du renseignement.

Tandis que les sociétés vident les agences fédérales de leurs talents, le gouvernement se retrouve avec un personnel de renseignement dont la moyenne d’âge est plus jeune que jamais alors que les employés les plus expérimentés migrent vers le secteur privé. Ceci est vrai pour la CIA, où les employés de 114 sociétés constituent environ le tiers du personnel, soit approximativement 10.000 postes. La plupart sont des intérimaires, souvent d’anciens employés des services de renseignement ou de l’armée qui ont quitté la fonction publique pour travailler moins et gagner plus tout en percevant une pension du gouvernement.

Au sein du gouvernement, ces employés sont affectés à toutes sortes de tâches imaginables.  

Les sous-traitants tuent des combattants ennemis. Ils espionnent les gouvernements étrangers, écoutent les réseaux terroristes. Ils participent à l’élaboration de plans de guerre. Ils recueillent des informations sur les forces locales dans les zones de guerre. Ce sont les historiens, les architectes, les recruteurs des agences les plus secrètes du pays. Ils fournissent du personnel aux centres de surveillance autour de Washington. Ils font partie des conseillers les plus écoutés des généraux quatre étoiles qui mènent les guerres du pays.

Le rôle des sous-traitants privés.

Au fur et à mesure que l’Amérique Top Secret prenait sa croissance, le gouvernement est devenu de plus en plus dépendant des sous-traitants aux habilitations secret-defense équivalents. Voir la Galérie d’images

D’après ceux qui travaillent dans ce secteur, la demande du gouvernement pour des sous-traitants privés ayant l’habilitation secret defense est si forte qu’il y a maintenant plus de 300 sociétés, surnommées "body shops" (NdT : les "chasseurs de corps" pour parodier le terme "chasseurs de tête") spécialisées dans la recherche de candidats, moyennant le plus souvent  50.000 dollars par candidat.

Ce qui complique le remplacement des sous-traitants par des employés fédéraux est que le gouvernement ne connait pas leur nombre. Gates affirme qu’il veut réduire le nombre de sous-traitants  (pour revenir)  au niveau d’avant le 11/9, mais qu’il a du mal à obtenir un recensement précis.

« Je vais vous faire un terrible aveu, » dit il. « Je n’arrive pas à obtenir le nombre de sous-traitants qui travaillent pour le Bureau du Secrétaire à la Defense, » en référence à la direction civile du Département. 

Le Post a estimé à 265.000 le nombre de sous-traitants qui effectuent un travail de  secret-defense. Plusieurs hauts-gradés du renseignement ont confirmé cette estimation après avoir validé notre méthodologie.

La base de données « Top Secret America » du journal contient 1.931 sociétés qui effectuent des tâches au niveau le plus élevé de sécurité.

Plus d’un quart d’entre elles – 533 – ont été créées après 2001; celles qui existaient déjà ont connu une forte croissance. La plupart se portent bien tandis que le reste des Etats-Unis est en proie aux faillites, au chômage et aux saisies immobilières.

Selon la récente description de Gates sur les dépenses en matière de sécurité nationale depuis les attentats du 11/9, la privatisation de la sécurité nationale a été rendue possible grâce à 9 années de « manne » financière.

Avec autant d’argent à disposition, les managers ne se préoccupent pas toujours de savoir si l’argent est dépensé utilement.

« Quelqu’un dit : "faisons une nouvelle étude". Mais comme personne ne partage l’information, chacun fait la sienne de son côté, » dit Elena Mastors qui a dirigé une équipe d’étude sur les dirigeants d’Al Qaeda pour le Département de la Defense. « L’objectif est de gérer un maximum d’études, de placer un maximum de gens un peu partout. Tout le monde est dans une frénésie dépensière. Nous n’avons pas besoin d’autant de gens pour faire tous ça. »

La plupart des sous-traitants effectuent un travail indispensable à la mission fondamentale de l’agence. Ce qui a amené le gouvernement à dépendre d’eux d’une manière que peu auraient pu prévoir : la présence d’intérimaires, initialement engagés le temps d’une guerre, est devenue la norme.

Pas plus tard que la semaine dernière, en saisissant « top secret » dans le moteur de recherche d’un site d’offres d’emploi, plus de 1951 postes à pourvoir se sont affichés pour le secteur de Washington, et 19.759 pour l’ensemble du pays : « Target Analyst » à Reston.  « Spécialiste en infrastructures stratégiques » à Washington DC. « Membre d’un corps expéditionnaire » à Arlington.

« Sans eux, nous ne pourrions pas remplir notre mission. Ce sont nos « réservistes », ils offrent une flexibilité et une expertise que nous ne pouvons acquérir, » a dit Ronald Sanders, ancien chef des ressources humaines pour le Bureau du Directeur du Renseignement National avant de prendre sa retraite au mois de février. « Une fois qu’ils sont à bord, nous les traitons comme de membres  du personnel part entière . »

L’enquête du Post s’appuie sur des documents du gouvernement, des contrats, des descriptions de postes, des registres de propriété, des sites de réseaux sociaux et professionnels sur Internet, sur d’autres données et des centaines d’interviews d’officiels et anciens officiels du renseignement, de l’armée et de sociétés privées. La plupart ont demandé à conserver l’anonymat soit parce qu’il leur était interdit de s’exprimer en public soit parce qu’ils craignaient, disaient-ils, des représailles sur leur lieu de travail pour avoir exprimé leurs préoccupations.

L’enquête s’est concentrée sur le travail relevant du plus haut niveau secret defense car tout ce qui relève du niveau inférieur est trop vaste pour pouvoir être analysé avec précision. Une base de données consultable  sur les organisations gouvernementales et les sociétés privées a été entièrement constituée à partir de documents publics. (Pour une explication sur la décision du journal au lancement de ce projet, veuillez lire la note de la rédaction.)

L’industrie de la sécurité nationale vend bien plus que des avions, des navires et des tanks aux agences militaires et de renseignement. Elle vend la matière grise des sous-traitants. Ils conseillent, informent et travaillent partout, y compris à 10 mètres de profondeur sous le Pentagone, dans un bunker, aux côtés du personnel militaire en treillis de combat en train de surveiller des crises potentielles partout dans le monde.

Tard la nuit, lorsque les larges couloirs du Pentagone sont presque déserts, le Centre de Commandement Militaire National bourdonne pour une bonne raison.

L’accès aux positions des forces armées U.S., où qu’elles soient dans le monde, aux images satellites détaillées ou à la Salle de Crise de la Maison Blanche, s’effectue en temps réel.

Ceci a pour but d’être capable de répondre à n’importe quelle question du chef d’état-major des armées. Pour être prêt 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, il faut  (la présence de) cinq généraux de brigade, un état-major de colonels et d’officiers supérieurs  – et un homme en chemise et cravate mauve qui porte l’insigne rose d’un sous-traitant.

La profession d’Erik Saar s’intitule « Cogniticien ». Dans un des lieux les plus sensibles des Etats-Unis, il est le seul dans la salle  à savoir comment acheminer rapidement des données au loin. Saar et quatre collègues d’une société privée, SRA International, enseignent aux officiers supérieurs à penser en Internet version 2.0. Ils tentent de forcer une culture attachée aux traditions à agir différemment, numériquement.

Offres d’Emploi pour professionnels possédant une habilitation secret-defense.

Les recruteurs des sociétés sous-traitant avec le gouvernement rencontrent les candidats ayant l’habilitation secret-defense à une Foire aux Emplois Ciblés à McLean, en Virginie.

Ce qui signifie parfois qu’il faut demander de l’aide dans des salons de discussion en ligne ou échanger des idées sur des sites internet partagés hors des réseaux militaires (noms de domaine se terminant par .mil), ce qui rencontre une résistance au sein de la culture d’auto-suffisance du Pentagone. « Notre boulot consiste à modifier la perception des dirigeants qui pourraient amener le changement », dit Saar.

Depuis le 11/9, les sous-traitants ont apporté des contributions extraordinaires – quelques bavures extraordinaires aussi – qui ont changé l’histoire et obscurci la perception du public quant à la distinction entre les actions d’officiers agissant pour le compte des Etats-Unis et des employés de sociétés privées qui ont un peu plus qu’un badge de sécurité et une arme.

Les méfaits des sous-traitants en Irak et en Afghanistan ont terni la crédibilité des Etats-Unis aussi bien dans ces pays ainsi qu’au Moyen Orient. Les mauvais traitements infligés aux prisonniers d’Abu Ghraib, certains par des sous-traitants, ont déclenché des appels à la vengeance, toujours d’actualité, contre les Etats-Unis. Les gardes de sécurité travaillant pour Blackwater ont mis de l’huile sur le feu durant cinq années de violent chaos en Irak; ils sont devenus le symbole d’une Amérique folle furieuse.

Dans les zones de guerre, les sous-traitants, surtout ceux qui sont armés, brouillent la « ligne entre l’usage légitime et illégitime de la force, ce qui est exactement ce que recherchent nos ennemis, » a déclaré au mois de juin Allison Stanger, professeur de politique et d’économie internationale à Middlebury College et auteur de « One Nation Under Contract » (Une Nation Sous Contrat – NdT), lors d’une séance de la Commission indépendante sur la Sous-traitance en temps de Guerre.

Des fautes professionnelles se produisent également. Un sous-traitant pour la Defense appelé MZM a payé des pots-de-vin pour obtenir des contrats de la CIA, ce qui a valu à Randy « Duke » Cunningham, qui était membre du congrès de la Californie et qui siégeait à la Commission de la Defense, de se retrouver en prison. Des gardes employés en Afghanistan par ArmorGroup North America, une société privée, ont été filmés dans un scandale de moeurs.

Mais les sous-traitants ont aussi fait progresser la manière de combattre des militaires. Durant les mois les plus sanglants en Irak, le fondateur de Berico Technologies, ancien officiel de l’armée du nom de Guy Filippelli, qui travaillait pour la National Security Agency, a inventé une technologie facilitant la découverte des fabricants de bombes artisanales et aidé à réduire le nombre de victimes causées par des engins explosifs improvisés, selon des officiels de la NSA.

Les sous-traitants ont fourni des plans et du matériel pour la guerre  aérienne sans pilote menée par des drones (véhicule aérien sans pilote), qui ont tué le plus grand nombre de hauts dirigeants d’Al Qaeda et fourni un flot d’images de surveillance. Une douzaine de firmes ont créé une autoroute numérique transnationale qui transmet jusqu’aux postes de commandement situés aux Etats-Unis les données sur les caches terroristes collectées à distance et en temps réel par les drones.

Des sociétés privées sont devenues si imbriquées dans les activités les plus sensibles du gouvernement que sans elles, d’importantes missions militaires et de renseignement seraient impossibles ou aléatoires. Quelques exemples :

* Au Departement du Homeland Security (DHS), le nombre de sous-traitants est égal au nombre d’employés fédéraux. Le Département dépend de 318 sociétés pour les services et le personnel indispensables, dont 19 cabinets de recrutement qui aident le DHS à trouver et embaucher encore plus de sous-traitants. Au bureau qui gère les affaires de renseignement, 6 employés sur 10 appartiennent du secteur privé.

*La NSA, qui mène des surveillances électroniques à travers le monde, embauche les sociétés privées pour lui trouver la plupart de ses innovations technologiques. La NSA travaillait jadis avec un petit nombre de sociétés ; à présent, elle en fait travailler au moins 484 et ce nombre augmente régulièrement.

*Le National Reconnaissance Office ne peut fabriquer, mettre en orbite ou assurer la maintenance de son système de surveillance par satellites, qui photographie des pays tels que la Chine, la Corée du Nord ou l’Iran, sans les quatre sociétés sous-traitantes les plus importantes avec lesquelles elle travaille.

*Chaque organisation du renseignement ou militaire dépend d’un contrat avec des linguistes pour communiquer avec l’étranger, traduire des documents et comprendre des conversations interceptées. La demande pour des employés de langue maternelle étrangère est si forte, et les sommes que le gouvernement est prêt à payer si énormes, que 56 sociétés se font concurrence sur le marché.

*Chacune des 16 agences de renseignement dépend de sociétés privées pour faire fonctionner ses réseaux d’ordinateurs, communiquer avec les réseaux des autres agences, pour collecter et analyser des bribes d’informations qui pourraient indiquer un complot terroriste. Plus de 400 sociétés travaillent exclusivement dans ce domaine pour créer des logiciels et du matériel de réseaux classifiés.

Le recours à des sous-traitants était censé faire réaliser des économies à l’état. Mais ce n’est pas le cas. Une étude de 2008 publiée par l’Office of the Director of National Intelligence a montré que les sous-traitants composaient 29% du personnel des agences de renseignement mais représentaient 49% des coûts. Selon Gates, les employés fédéraux coutaient à l’état 25% de moins que les sous-traitants.

Si le gigantesque Office of Naval Intelligence à Suitland peut servir  de référence, le processus de réduction du nombre de sous-traitants s’effectue lentement. Y travaillent 2.770 personnes, 24/24h, dans la salle de surveillance maritime pour surveiller les navires commerciaux, ou dans les laboratoires scientifiques et techniques, ou encore dans un des quatre centres de renseignement distincts. Mais ce sont les employés de 70 sociétés informatiques qui font tourner la boutique. Ils stockent, traitent et analysent les communications et les données transmises vers et à partir de toute la flotte navale US et  des navires marchands à travers le monde. « Pourrions faire tourner ce bâtiment sans les sous-traitants ? » a demandé le capitaine chargé de l’informatique. « Non, je ne pense pas que nous en serions capables. »

Le Vice-amiral David J. "Jack" Dorsett, directeur du renseignement naval, a dit qu’il pourrait économiser des millions chaque année en transférant 20%  des postes occupés par des sous-traitants à des fonctionnaires. S’Il a reçu le feu vert, le démarrage a été lent. Pour cette année, un seul poste a été transformé et un autre supprimé – sur 589. « Ca me coûte les yeux de la tête, » a dit Dorsett.

- – -

Les allées du pouvoir à Washington s’étirent pratiquement en ligne droite, de la Cour Suprême jusqu’à la Maison Blanche en passant par le Capitol. Continuez vers l’ouest, de l’autre côté de la rivière Potomac, et les centres officieux du pouvoir – les sociétés privées – deviennent visibles, surtout la nuit. Là, dans les banlieues de Virginie, on voit s’illuminer les logos des sociétés de « Top Secret America » : Northrop-Grumman, SAIC, General Dynamics.

Sur les 1931 sociétés identifiées par le Post qui travaillent sur des contrats secret-defense, près de 110 d’entre elles effectuent environ 90% du travail pris en charge par des sociétés privées du monde de la defense-renseignement-sous-traitance.

Dana Priet & William M.Arkin

20 juillet 2010

Washington Post,

Traduction V. D. et apetimedia pour ReOpenNews et le Grand Soir

http://www.reopen911.info/News/2010/07/26/top-secret-america-le-nerf-de-la-guerre-vu-par-le-washington-post-12/



1-2 Jean Lesieur : Nous ne pouvons pas gagner la guerre en Afghanistan".

Ex-n°2 des Nations unies à Kaboul, Peter Galbraith dénonce l'impasse américaine dans la région. 

L'Américain Peter Galbraith, 59 ans, ex-représentant adjoint de l'ONU en Afghanistan, fut chassé de Kaboul à l'automne 2009 parce qu'il avait dénoncé - et prouvé - les tricheries de Hamid Karzaï, le chef de l'Etat sortant, dans l'élection présidentielle.

Ce diplomate a toujours été un militant du Parti démocrate. Ses avis ne passent donc pas inaperçus à la Maison-Blanche.

Au lendemain de la conférence des pays donateurs sur l'Afghanistan et des fuites de documents du Pentagone via WikiLeaks, il commente la situation afghane pour L'Express, dans sa maison de Townshend (Vermont).  

Avez-vous été surpris par ce que racontent les documents de WikiLeaks sur la guerre en Afghanistan et sur les relations des Etats-Unis avec le Pakistan?

Franchement, non. Ces documents ne révèlent rien de nouveau. La Maison-Blanche, les militaires, le Congrès, les experts, tous ceux qui prennent la peine de s'intéresser à ces questions savent depuis longtemps qu'on ne peut pas compter sur nos partenaires supposés, en Afghanistan et au Pakistan.  

Leur publication ne va donc rien changer?

Je ne dis pas cela. C'est une des bizarreries de nos sociétés : la réalité n'est prise en compte par le pouvoir politique qu'à partir du moment où elle est présentée de manière spectaculaire. Cette publication devrait donc avoir de l'impact, même si l'administration Obama s'emploie déjà à répéter que sa stratégie dans la région est la bonne.  

Hillary Clinton a décrit la conférence de Kaboul comme un "tournant" dans la guerre. Vous y croyez?

Autant qu'aux engagements pris par Karzaï pour lutter contre la corruption. Vous confieriez la sécurité de votre banque à un mafieux? C'est une farce.  

Il a été élu et reconnu par la Maison-Blanche, dont il est l'allié...

C'est surtout un type aux comportements bizarres, dont tout le monde dit qu'il abuse du haschisch. Il est président, depuis 2002, d'un pays classé au deuxième rang des plus corrompus du monde (après la Somalie, mais la Somalie n'a même pas de gouvernement). Il a truqué les résultats de l'élection présidentielle dans 1200 bureaux de vote. Il n'a aucune légitimité. Or on ne peut pas gagner la guerre, donc les coeurs et les esprits afghans, sans un partenaire légitime.  

Les guerres "justes", en l'occurrence contre "le terrorisme", se gagnent parfois avec des alliés peu recommandables...

La guerre en question nous coûte beaucoup de vies. Et 100 milliards de dollars par an. L'équivalent de l'assurance médicale. Cela vaut donc le coup de se poser deux questions: la guerre est-elle justifiée? Peut-on la gagner?

Et la première question n'a de sens que si l'on répond oui à la seconde.  

Vous répondez quoi?

Non, évidemment. Nous ne pouvons pas gagner cette guerre.  

La vieille malédiction des empires, toujours défaits par les Afghans?

Pas du tout. L'invincibilité des Afghans est un mythe. Les Soviétiques ont été vaincus par une double intervention étrangère massive, des Etats-Unis et du Pakistan. Quant aux Britanniques en leur temps, c'est uniquement l'ineptie de leurs chefs militaires qui leur a valu ce destin.  

Quoi, alors? Obama ne sait pas faire la guerre?

Il s'est piégé tout seul. Lors de sa campagne électorale, il avait désavoué, à juste titre à l'époque, la mauvaise cible, l'Irak, par rapport à la bonne cible, l'Afghanistan. Mais ce qui était valable quand l'Afghanistan était un sanctuaire pour Al-Qaeda ne l'est plus aujourd'hui. La guerre contre Al-Qaeda, c'est dans les zones tribales du Pakistan, au Yémen et en Somalie qu'il faut la mener. Je suis même sûr qu'il y a plus d'agents opérationnels d'Al-Qaeda en Europe et aux Etats-Unis qu'en Afghanistan. Les taliban n'ont aucun objectif global.  

C'est pourtant bien pour nous protéger du terrorisme que les Alliés font la guerre...

Même si notre sécurité nationale était en jeu, la mission perd tout son sens, puisque nos soldats ne peuvent pas la mener à bien. Au début, notre stratégie était de tuer tous les taliban. Impossible. Ils n'ont jamais tant recruté. Aujourd'hui, on veut les isoler au sein de la société afghane. D'accord.  

Il nous faut un partenaire afghan crédible. Et Karzaï n'est pas celui-là

Mais comme nous sommes des étrangers, il nous faut un partenaire afghan crédible. Et Karzaï n'est pas celui-là: sa légitimité n'est pas reconnue par les Tadjiks dans le nord du pays, et les taliban occupent le Sud. Au bout de huit ans de guerre, d'escalades militaires et de présidence Karzaï, voici le bilan: un Etat mafieux qui compose avec les taliban, une armée infiltrée, une police incapable. Est-ce pour ce résultat que nos soldats meurent? Que l'on dépense des milliards?  

C'est aussi pour empêcher que le Pakistan et ses armes nucléaires ne tombent entre de mauvaises mains!

Malgré son instabilité, ses divisions ethniques, son obsession de la "menace indienne", les jeux bizarres de ses services de renseignement, le Pakistan n'est pas menacé par les taliban. Ceux-ci sont tous pachtouns.

Or cette ethnie représente 15 % de la population pakistanaise. Vous imaginez les Pendjabi les laisser prendre le pouvoir? En plus, le Pakistan a un Etat qui fonctionne.  

La présence des alliés en Afghanistan est donc inutile?

Je n'ai jamais dit cela. Mais il faut se fixer des objectifs réalistes. J'en vois trois principaux : protéger les régions du Nord ; sécuriser Kaboul, où vivent 4 millions d'habitants ; s'assurer que le travail de renseignement dans l'antiterrorisme est efficace. Avec 15 000 soldats, on y arriverait. Au pire, la situation ne serait pas plus mauvaise que ce qu'elle est aujourd'hui. Les taliban contrôleraient Kandahar et des zones rurales - c'est déjà le cas aujourd'hui, malgré nos 100 000 soldats.  

Un retrait, même partiel, serait une lourde défaite pour l'image des Etats-Unis et de leurs alliés...

Faux. Même si nous réduisons nos forces, les résistants n'ont aucune chance de gagner. Tout ce que nous risquons, c'est de prolonger le statu quo. Et l'image actuelle que nous donnons, celle d'un pays embourbé dans une mission qu'il ne peut mener à bien, n'est pas celle d'un pays sûr de sa puissance.

Vos amis démocrates sont au pouvoir à Washington. Que répondent-ils à vos arguments?

En privé, ils sont d'accord avec moi. Obama a d'ailleurs longtemps hésité avant de décider l'escalade. A la différence de George W. Bush, qui est toujours resté obstinément aveugle sur l'Irak, le président actuel est conscient que l'empereur est plus ou moins nu. Mais, en période électorale (les mid-terms approchent), un président peut-il tenir un discours honnête du type "J'ai essayé ; ça n'a pas marché" ? Il a déjà une crise économique à gérer. Vous savez bien qu'aux Etats-Unis, même si la guerre n'est pas populaire, on ne fait pas campagne en apparaissant militairement timide! Les républicains s'en donneraient à coeur joie. Paradoxalement, les plus progressistes des démocrates sont également silencieux. Ils ne veulent pas embarrasser ce président qu'ils aiment.  

Et au sein de l'Otan?

Même les conservateurs britanniques ont de graves doutes sur notre stratégie. Les Néerlandais viennent de se retirer. Les Scandinaves pensent comme moi. Les Canadiens aussi. Mon vieil ami Bernard Kouchner? Il serait là, dans cette pièce avec nous, il dirait exactement la même chose que moi. Mais on ne l'entend pas, ni lui ni les autres. Dommage!

Par Jean Lesieur,

04/08

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/asie/nous-ne-pouvons-pas-gagner-la-guerre-en-afghanistan_910255.html




 

 

n°447 - Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan - 09-08 :- Suite - : Peter Galbraith : Nous ne pouvons pas gagner la guerre en Afghanistan".

°447 - Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan - 09-08 :- Suite - : Peter Galbraith : Nous ne pouvons pas gagner la guerre en Afghanistan".



                          Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

                              Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan

n°447                                                                                                                             09/08/10

C.De Broeder    &   M.Lemaire



Le Dossier " 'Géopolitique, Réflexion et stratégie' de l'Afghanistan " est visible  sur ...

a) Sur nos blog :                           http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

                                                    http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

c) Sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Suite

1-3 M'hammedi Bouzina Med : Les raisons de l’enlisement en Afghanistan.

1-4 Gideon Rachman : Cette guerre ne mène nulle part.

1-5 Le retrait hollandais relance le débat sur la guerre.

1-6 Le renseignement américain est-il inefficace, ingérable et dépensier ?

1-7 Lynne O'Donnell : Karzaï devrait assurer avec ses propres forces la ‘sécurité’ du pays d'ici fin 2014.

1-8 Les Allemands n'admettent pas la guerre en Afghanistan....


1-3 M'hammedi Bouzina Med : Les raisons de l’enlisement en Afghanistan.

Nb: Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information

De l’opération lancée par les Américains en 2001 pour capturer Oussama Ben Laden et chasser les rtalibans de Kaboul, le piège afghan a fini par aspirer les Occidentaux, leurs forces armées y compris celles de l’Otan ainsi que des alliés arabes, soit une large partie de la communauté internationale, dans une guerre sans fin.

Pourquoi cette spectaculaire coalition internationale n’arrive-t-elle pas, après près de 10 ans de guerre, à en finir avec des "bandes" d’insurgés sans grande capacité militaire ?

Lorsqu’en décembre 2001, le Conseil de sécurité de l’ONU vote la résolution 1386 pour le déploiement de la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS) en Afghanistan, il lui délimite ses missions et ses objectifs: appuyer la Mission d’assistance de l’ONU en Afghanistan (MANUA); assurer un environnement sécuritaire à Kaboul, capitale afghane, et enfin aider à la mise en place d’une autorité afghane transitoire.

Le vote de l’ONU a suivi en fait les arguments des USA qui avaient, suite aux attaques du 11 septembre 2001, déclenché une vaste opération militaire en Afghanistan dès octobre 2001, pour faire tomber le régime intégriste des Talibans et capturer leur leader Oussama Ben Laden. (…)

Les USA bénéficient du soutien et de la solidarité des pays membres de l’Otan, grâce à l’activation de l’article 5 de l’Organisation transatlantique.

Article qui actionne la solidarité des Etats membres de l’Organisation lorsque l’un des leurs est agressé. Cependant, les responsables militaires sur le terrain des opérations alertent leurs dirigeants politiques sur l’immensité de la tâche et l’extrême résistance des résistants Taliban, particulièrement dans les régions montagneuses.

Prenant conscience de la difficulté à en finir «vite et bien», comme le disait le président américain d’alors, George W Bush, les Occidentaux, Américains en tête, en appellent à une plus grande mobilisation internationale pour en finir avec les insurgés afghans.

Et les seuls maîtres de la stratégie militaire (et politique) en Afghanistan, les USA, poussent, encore une fois, le Conseil de sécurité de l’ONU à mandater l’Otan pour la direction des «affaires» dans tout le pays en guerre. C’est le vote de la résolution 1530 adoptée le 13 octobre 2003.

L’ONU a été mise devant le fait accompli, puisque l’Otan avait déjà pris la direction des opérations militaires de la coalition internationale depuis août, soit deux mois avant le vote de la résolution.

Désormais, la guerre en Afghanistan prend une dimension internationale sans commune mesure dans l’histoire des guerres. Cinquante pays engagent, à des degrés divers, leurs forces armées dans le conflit. En plus des alliés de l’Otan, d’autres pays apportent leurs soutiens en hommes, finances et logistique.

Des pays comme le Japon, l’Australie ou l’Allemagne, réputés pour leur aversion à la solution des conflits par la guerre, se joignent aux alliés de l’Otan.

D’autres pays encore fragiles politiquement et militairement se lancent dans la bataille tels la Bosnie-Herzégovine, la Macédoine, l’Albanie, la Tchéquie, l’Ukraine et jusqu’à des pays à majorité musulmane comme les Emirats arabes unis, la Jordanie.

Même une principauté, celle du Luxembourg, rejoint symboliquement la force internationale en Afghanistan en envoyant 9 militaires sur le terrain.

L’Otan, qui dirige les opérations, affecte selon sa stratégie les uns à des tâches civiles, les autres à des missions humanitaires et d’autres, évidemment, à des opérations de combat.

Aujourd’hui, près de 120.000 hommes se trouvent en Afghanistan. Le rappel de ces quelques faits et repères évoque comment d’une riposte, légitime par ailleurs, des USA aux agressions terroristes sur son sol, l’affaire afghane est passée d’une chasse à la secte des Talibans et leur chef Oussama Ben Laden, à une crise politique et militaire qui embrase toute la région de l’Asie mineure et qui risque d’entraîner des pays comme le Pakistan et l’Iran dans le bourbier afghan.

Le plus étrange est que les responsables politiques des pays engagés en Afghanistan n’arrivent pas à admettre qu’ils ont, en réalité, perdu la guerre.

Parce qu’ils croient que seule la supériorité militaire et technologique compte dans une guerre. Ils ont sous-estimé les éléments historiques, culturels, idéologiques, religieux, humains…

S’il faut trois repas quotidiens, bourrés aux protéines animales, pour un militaire occidental pour qu’il demeure debout et reste vigilant, un bol de riz suffit à un résistants pour tenir deux jours debout.

S’il faut miroiter des avantages financiers ou de promotion sociale à un militaire occidental pour qu’il s’engage dans un combat, il faut juste un discours religieux et la promesse du paradis éternel à un résistants pour qu’il se fasse kamikaze.

La foi dans le combat et la motivation ne sont pas les mêmes dans les deux camps adverses. En dehors des Américains, le reste des coalisés se battent pour une cause qui ne les concerne pas directement, alors que les résistantss sont convaincus qu’ils mènent une guerre de libération de leur pays. Ce sont autant de raisons qui expliquent pourquoi l’armada sous commandement de l’Otan n’arrive pas à éradiquer les insurgés afghans. Il est symptomatique de constater qu’à mesure qu’augmente le nombre de troupes étrangères et de moyens militaires sophistiqués, les résistantss gagnent du terrain et le soutien des populations locales, particulièrement dans les campagnes et dans les montagnes. Les résistants Taliban ont transformé leur combat en lutte de libération nationale. L’implication militaire de la communauté internationale se traduit sur le plan des décisions politiques par d’interminables désaccords sur la finalité de cette guerre.

Les gouvernements des pays occidentaux font face à des opinions publiques révoltées par tant d’échecs, de crimes contre les civils afghans et de guerre dont ils ne voient ni l’utilité ni encore moins la fin.

Preuve en est que des pays des plus proches des USA annoncent, à tour de rôle, des délais pour leur retrait de cette guerre. C’est le cas des Anglais, Italiens, Espagnols et jusqu’aux Américains qui annoncent le départ du dernier soldat fin 2014. Le constat est simple: la question afghane ne peu être résolue par la seule force des armes.

Elle est tributaire d’un exploit politique où la communauté internationale se posera en «médiateur» diplomatique entre les différentes tribus et ethnies afghanes. La solution ne peut aboutir sans l’implication directe des chefs de tribus, «princes» régionaux et autorités religieuses afghans.

Parce que dans les conditions actuelles, le gouvernement de Hamid Karzaï autant que le parlement (Jirga) sont aux yeux des populations afghanes des supplétifs des forces d’occupation.

La guerre en Afghanistan est devenue un défi pour toute la communauté internationale.

A cette dernière de prouver qu’elle peut faire triompher la paix et la sécurité par la diplomatie et la politique et que l’utilisation de la violence militaire ne peut être utilisée qu’exceptionnellement, pour des cas précis et limitée dans le temps.

M'hammedi Bouzina Med, correspondant QO à Bruxelles dans la catégorie Analyse

Publié le 01. août, 2010 r

http://afriqueactu.net/2570/analyse/les-raisons-de-l%E2%80%99enlisement-en-afghanistan


1-4 Gideon Rachman : Cette guerre ne mène nulle part.

Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information

Après la fuite de plus de 90 000 documents liés à la guerre en Afghanistan à la presse internationale, la situation semble encore loin d’être stabilisée dans le pays.

L’Occident devrait plutôt renoncer à sa stratégie contre-insurrectionnelle et mieux se concentrer sur la lutte antiterroriste.

Gideon Rachman

Lorsqu’ils se demandent ce qu’ils font en Afghanistan, les responsables politiques occidentaux reviennent presque toujours à la même réponse : “Nous sommes là pour empêcher que l’Afghanistan ne devienne un Etat en faillite et un refuge pour les terroristes”.

Tant que l’Afghanistan ne sera pas stabilisé, les forces occidentales ne pourront donc pas en partir. Rien n’indique toutefois que le pays se dirige sur cette voie.

Au contraire, les combats s’intensifient, le nombre de victimes augmente et les résistants se montrent de plus en plus téméraires.

Peut-être est-il temps de reformuler la question.

Au lieu de nous demander “pourquoi sommes-nous en Afghanistan ?” nous devrions nous demander “si nous sommes en Afghanistan, pourquoi ne sommes-nous pas aussi en Somalie, au Yémen et au Pakistan ?”

Après tout, ces trois pays sont eux aussi de potentiels refuges pour les terroristes.

Les repaires qui inquiètent

La Somalie, notamment, ressemble étonnamment à l’Afghanistan d’avant 2001.

L’Etat n’est pas loin de la déliquescence et l’on sait que des ressortissants occidentaux y suivent des entraînements dans des camps terroristes. Le gouvernement central somalien ne contrôle guère plus que quelques pâtés de maisons autour du palais présidentiel de Mogadiscio et de l’aéroport. Le reste du pays est aux mains d’une insurrection radicale islamiste et de bandes de pirates qui sévissent sur les routes maritimes internationales. Le terrorisme somalien s’exporte également dans les pays voisins, comme l’a récemment montré un attentat à la bombe en Ouganda.

Pays limitrophe de l’Arabie saoudite, séparé de la Somalie par un bras de mer, le Yémen devient lui aussi une source d’inquiétude pour les agences de renseignement occidentales. Et l’on sait depuis longtemps que les derniers dirigeants d’Al-Qaida sont maintenant établis au Pakistan, et non en Afghanistan. L’Occident mène une guerre contre le terrorisme en Afghanistan. Mais les terroristes sont ailleurs. Entre-temps, notre capacité à combattre les menaces autour du monde est sapée par cette guerre afghane qui engloutit tant de moyens.

Dans un tel contexte, deux options se profilent. La première consisterait à appliquer le modèle afghan à la Somalie : intervenir massivement sur le terrain pour combattre le terrorisme et aider à reconstituer un Etat digne de ce nom. La deuxième serait d’appliquer le modèle somalien à l’Afghanistan. Ce qui reviendrait à admettre qu’une intervention militaire est parfois contraire au but recherché, que son coût humain est trop élevé, que la reconstruction de l’Etat a peu de chances de fonctionner et que l’Occident devrait se borner à refouler le terrorisme, au lieu d’essayer de le combattre sur des champs de bataille.


Les frappes aériennes affaiblissent la mission

Les responsables politiques occidentaux craignent d’être embourbés dans une nouvelle opération contre-insurrectionnelle sanglante en Somalie. L’histoire de ce pays depuis 20 ans n’est qu’une succession d’interventions étrangères manquées, qui l’ont laissé à chaque fois en plus mauvais état qu’avant. Au lieu de cela, l’Occident s’oriente vers une solution de rechange discutable : surveiller à distance l’activité terroriste, en recourant à la fois aux images satellite et au renseignement humain. Et quand ce sera possible et nécessaire, intervenir par des frappes militaires et ciblées.

Le même modèle a été appliqué avec un certain succès dans les zones tribales du Pakistan. Les Américains prétendent que les tirs de missiles par des drones ont infligé de lourdes pertes à la hiérarchie d’Al Qaïda et pratiquement empêché l’organisation d’avoir recours aux communications électroniques ou de s’entraîner. Il est vrai que ces frappes tuent des innocents. Mais il est courant que des innocents perdent la vie dans la guerre en Afghanistan.

La leçon de la Somalie et du Pakistan, c’est que la lutte antiterroriste n’est pas la même chose que la lutte contre-insurrectionnelle. Il est possible de combattre des groupes terroristes sans se retrouver entraîné dans un conflit majeur tout en s’efforçant de reconstruire un Etat comme l’a fait l’Occident en Afghanistan. Par conséquent, on peut penser que l’OTAN devrait envisager de retirer ses unités d’Afghanistan beaucoup plus vite que ce qui est aujourd’hui prévu - et de recentrer plus clairement sa mission sur la lutte antiterroriste.

L'issue de la guerre est une question de morale

D’aucuns évoqueront des arguments, bons ou mauvais, allant à l’encontre de cette évolution. Le meilleur de tous veut que, s’étant engagé à mettre en place des structures étatiques dignes de ce nom en Afghanistan, l’Occident ait l’obligation morale de continuer. Incontestablement, beaucoup d’Afghans courageux et honnêtes ont une grande foi en la guerre menée par l’OTAN. Mais il apparaît sans doute évident qu’il n’est pas possible de défendre les droits de l’homme dans le pays à la pointe de baïonnettes étrangères. Seul le développement interne de la société afghane pourra donner des garanties à long terme pour une bonne gestion du gouvernement.

L’autre grand argument contre un retrait d’Afghanistan est que la crédibilité de l’Occident se joue dans ce pays. Si nous échouons, l’OTAN risque de se désintégrer et tous les ennemis des Etats-Unis dans le monde vont s’enhardir. On verra se rejouer la chute de Saigon en 1975, avec cette fois les résistantss entrant dans Kaboul. Mais cet argument ne tient pas vraiment non plus. Des forces étrangères sérieusement réduites aideraient le gouvernement afghan à garder le contrôle de la capitale - tout comme les forces de l’Union africaine ont jusqu’ici empêché les islamistes de s’emparer de Mogadiscio. Même la chute de Saigon n’a pas représenté pour les Etats-Unis la catastrophe qu'on imaginait à l’époque. A peine seize ans plus tard, l’Union soviétique s’est effondrée, un événement en partie accéléré par une guerre épuisante en Afghanistan.

Lorsque que les politiques occidentaux parlent de “crédibilité” à propos de l’Afghanistan, c’est souvent de leur propre crédibilité qu’ils se préoccupent avant tout. Le calendrier militaire des Américains en Afghanistan a d’ores et déjà été visiblement fixé de manière à ce que les Etats-Unis ne “perdent” pas la guerre avant la prochaine élection présidentielle. Mais continuer à demander aux soldats de se battre et de mourir en Afghanistan pour éviter des désagréments électoraux défie toute morale.

Gideon Rachman

27 juillet

http://www.presseurop.eu/fr/content/article/302951-cette-guerre-ne-mene-nulle-part


1-5 Le retrait hollandais relance le débat sur la guerre.

Les autres pays pourraient être tentés de se désengager, alors que les fuites sur Wikileaks fragilisent encore la coalition.

L'engagement des 1 950 soldats néerlandais dans la guerre d'Afghanistan a pris fin dimanche, ce qui fait des Pays-Bas le premier pays à retirer ses troupes d'un conflit aux allures de bourbier.

La décision a été prise il y a plusieurs mois, après une crise politique à La Haye, mais elle tombe en plein débat sur la stratégie américaine et occidentale provoqué par la divulgation de milliers de documents confidentiels par le site Wikileaks.

La demande de renforts adressée au début de l'année aux Etats membres de la coalition avait provoqué un vif débat aux Pays-Bas, et entraîné la chute de la coalition gouvernementale en février. La décision avait été alors prise de retirer le contingent néerlandais qui était stationné dans la région d'Uruzgan, une zone difficile du sud de l'Afghanistan.

Au cours de leur intervention, les Néerlandais ont perdu 24 soldats, dont le propre fils du chef d'état-major de l'armée nationale, le général Peter van Uhm.

Le Canada se fait hésitant et l'Otan s'inquiète

Le correspondant de la BBC à Bruxelles souligne qu'au siège de l'Otan, on surveille avec anxiété l'impact de ce premier retrait majeur d'un pays contributeur à la force internationale de 145 000 hommes engagée en Afghanistan, et ses conséquences sur la stratégie occidentale dans ce pays.

D'autant qu'un autre pays important, le Canada, qui a payé un prix humain particulièrement lourd, se pose lui aussi la question d'un retrait de son contingent l'an prochain.

En France, pas de risque : aucun vrai débat sur l'engagement des troupes françaises depuis bientôt neuf ans n'est engagé. Electro-encéphalogramme estival plat après les révélations de Wikileaks. La question que je posais en février, « pourquoi les Français oublient-ils la guerre en Afghanistan ? », reste valable, malgré les 45 morts enregistrés par la France, et une absence totale de visibilité politique.

C'est moins vrai dans les autres pays de la coalition, tous traversés par des débats sur un engagement qui apparait de plus en plus sans issue, un sentiment renforcé par la lecture des documents de Wikileaks.

Wikileaks provoque le débat aux Etats-Unis

Mais c'est évidemment aux Etats-Unis, le pays leader dans l'engagement militaire et celui qui contribue l'essentiel des troupes, que le débat est le plus vif. La diffusion de 92 000 documents militaires confidentiels a mis le conflit d'Afghanistan au cœur du débat politique.

Le pays s'est divisé sur l'initiative de Wikileaks et sur le sort du soldat Bradley Manning, qui aurait sorti une grande partie de ces informations. C'est, en nombre plus qu'en importance évidemment, la plus grande fuite de documents confidentiels de l'histoire américaine !

Manning, 22 ans, qui était attaché à un centre d'analyse du renseignement basé à 40Km de Bagdad, vient d'être transféré dans une prison militaire d'une base de Marines de Virginie, après un passage en détention au Koweit.

Il sera jugé pour une première fuite retentissante, celle d'une vidéo de bord d'un avion de combat américain qui avait tiré sur un groupe de personnes à Bagdad, tuant notamment deux employés de l'agence britannique Reuters. La vidéo s'était retrouvée sur Wikileaks, et révélait des informations que l'armée refusait de communiquer aux familles et à la justice.

Bradley Manning est fortement soupçonné d'être également à l'origine des dernières révélations de Wikileaks, et risque de passer le reste de ses jours en prison, au minimum plusieurs décennies.

Le soldat Manning, héros ou salaud ?

Héros ou salaud ? L'opinion américaine se déchire sur le geste de ce soldat sans histoire, dont on ne connait qu'une seule photo d'identité qui montre un militaire banal.

Manning aurait perdu ses illusions en passant quatorze heures par jour, sept jours sur sept, plusieurs mois d'affilée sur des documents confidentiels liés aux engagements militaires américains en Irak et en Afghanistan.

L'establishment politico-militaire américain est monté de manière prévisible au créneau pour dénoncer la révélation de documents « qui n'apportent rien » et « mettent en danger la vie » des « boys » et de leurs informateurs afghans.

Mais il est une autre Amérique, qui considère que Bradley Manning a agi selon sa conscience et a eu raison de révéler des documents qui ont le mérite de faire s'interroger sur le sens d'un engagement initialement consensuel après le 11 septembre, et qui s'est égaré depuis.

Sur les networks américains, on a pu voir face à face des généraux à la retraite, comme l'ancien commandant de l'Otan le général Wesley Clark, et les protagonistes d'une autre fuite retentissante, celle des « documents du Pentagone » de l'époque de la guerre du Vietnam, en 1971, qui avaient provoqué un tournant dans le soutien de l'opinion à la guerre.

Sur CNN, Daniel Ellsberg, l'ancien analyste de la Rand Corporation, qui avait communiqué les « Pentagon papers » au Washington Post, s'est enthousiasmé pour le geste de Bradley Manning qu'il a situé dans la droite ligne de sa propre action 40 ans plus tôt.

L'administration Obama devra donner des réponses concrètes

Ceux qui considèrent Manning comme un « héros » sont sans doute minoritaires dans l'opinion, mais ils risquent de se retrouver plus nombreux si l'administration Obama n'apporte pas des réponses concrètes à leurs questions dans les prochaines semaines et mois.

  • Quid du Pakistan et de l'engagement de ses services de renseignement en faveur des résistants, secret de Polichinelle confirmé par les documents de Wikileaks et que vient de poser également publiquement le premier ministre britannique David Cameron ?
  • Comment réduire les pertes civiles qui s'avèrent bien supérieures à ce qu'admettent les communiqués officiels ?
  • Quelle stratégie de sortie d'Afghanistan si une victoire militaire est impossible, et qu'aucune perspective politique n'est en vue ?

Barack Obama pouvait espérer avoir calmé le débat en présentant sa stratégie il y a quelques mois : un « surge » (le mot vient de la guerre d'Irak avec l'augmentation des effectifs américains, qui a eu un certain effet sur l'intensité du conflit) du nombre de troupes pour une période limitée, et un désengagement progressif en 2011 au profit d'une armée afghane renforcée.

La première alerte pour l'administration est venue lors de la crise suscitée par les propos du général Stanley McChrystal, commandant des forces de l'Otan en Afghanistan, au magazine Rolling Stone et des doutes qu'il exprimait sur le leadership politique américain, affaire vite réglée par le limogeage du général et son remplacement par un « poids lourd » militaire, le général David Petraeus, justement celui du « surge » irakien.

La deuxième alerte est donc l'affaire Wikileaks, qui soulève des questions de fond sur l'engagement occidental en Afghanistan.

Alors que les mois de juin et juillet ont été les plus meurtriers pour les forces américaines en Afghanistan depuis 2001, avec 166 soldats tués, Obama est désormais contraint de surveiller aussi le « front » intérieur. On sait, depuis le Vietnam, que c'est là, aussi et sans doute surtout, que se gagnent ou se perdent les guerres extérieures.

Pierre Haski  

01/08

Rue89 | 


1-6 Le renseignement américain est-il inefficace, ingérable et dépensier ?

C'est ce qu'affirme le Washington Post ce lundi. Dans son enquête, le journal explique que les différents services de renseignements ont tellement grossi depuis le 11-Septembre qu'un "monde secret, se développant sans contrôle" s'est créé dans leur sillage.

Après avoir lancé ses meilleurs journalistes sur le sujet pendant plusieurs mois, le Washington Post publie ce lundi une enquête édifiante, en forme de réquisitoire contre l'inefficacité de tous ces services. Elle est intitulée "Un monde caché, se développant sans contrôle".

Le journal y dresse une liste non exhaustive d'inepties, de gabegies et de dépenses de l'argent du contribuable. "Le monde secret que le gouvernement a créé pour répondre aux attaques terroristes du 11-Septembre 2001 est devenu si gros, si lourd et si secret que plus personne ne sait ce qu'il coûte, combien de personnes il emploie, combien de programmes il génère et combien d'agences y font le même travail". Résultat : "impossible de déterminer son efficacité".

Des informations utilisées par d'éventuels terroristes ?

Voici quelques chiffres relevés par le Washington Post, obtenus dans des mémos, des descriptifs d'offres d'emploi et des centaines d'entretiens avec des employés de tous ces services :

- 1.271 agences gouvernementales et 1.931 sociétés privées travaillent sur des thèmes liés de plus ou moins loin au contre-terrorisme, à la sécurité intérieure et au renseignement, dans environ 10.000 sites à travers les Etats-Unis.

- 854.000 personnes possèdent une accréditation "sécurité" ou "top-secret".

- Dans la région de Washington, 33 bâtiments ont été construits depuis le 11-Septembre ou sont actuellement en construction pour accueillir des services de renseignements : c'est l'équivalent de trois Pentagones.

- Beaucoup d'agences effectuent exactement le même travail, ce qui crée des redondances, de la perte de temps et de moyens et de la concurrence non saine.

La question

Les renseignements américains sont-ils capables d'empêcher un autre 11-Septembre ?

Haut du formulaire

Le Washington Post souligne que des responsables gouvernementaux ou de ces différents services lui ont demandé de modifier certaines points, inexacts, de son enquête. D'autres, sans réclamer la non-publication, ont mis en avant que l'article allait poser des questions de sécurité car plusieurs informations étaient encore inconnues du grand public et donc des terroristes potentiels. Ceux-ci pourraient donc s'en servir pour de prochaines actions.

Par F.A.,

19 juillet 2010

http://lci.tf1.fr/monde/amerique/2010-07/le-renseignement...


1-7 Lynne O'Donnell : Karzaï devrait assurer avec ses propres forces la ‘sécurité’ du pays d'ici fin 2014.

Nb : Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information

La communauté internationale réunie mardi à Kaboul a apporté son soutien au projet du président Karzaï d'assurer avec ses propres forces la sécurité du pays d'ici à la fin 2014, ainsi qu'à sa politique de main tendue aux résistants.

Les représentants de plus de 70 pays donateurs et organisations internationales se sont également engagés à ce qu'une plus grande part (au moins la moitié) des milliards de dollars d'aide internationale destinés à l'Afghanistan passe par le budget du gouvernement afghan d'ici à deux ans.

Kaboul le réclamait depuis plusieurs années, mais une partie des bailleurs rechignait, montrant notamment du doigt la corruption au sein de l'administration.

Kaboul en charge de la sécurité dès 2014

Cette conférence constitue «une avancée majeure» pour l'avenir de l'Afghanistan, a déclaré mardi Obama.

La conférence a soutenu l'objectif de M. Karzaï «selon lequel les forces armées nationales afghanes doivent mener et conduire les opérations militaires dans toutes les provinces d'ici à la fin 2014», indique le communiqué final.

L'objectif est ambitieux, la rébellion menée par les résistants ayant gagné du terrain ces dernières années alors même que les forces afghanes sont appuyées par plus de 140 000 militaires étrangers, aux deux tiers américains.

M. Karzaï s'est dit mardi «déterminé» à respecter le délai de 2014, en souhaitant un accord rapide sur les modalités de cette transition.

Le Premier ministre britannique David Cameron, interrogé par la radio publique américaine NPR, a jugé «réaliste» cet objectif.

Le document ne précise pas en revanche si un retrait des troupes étrangères est prévu en 2014. Le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, a annoncé quant à lui que des militaires étrangers resteraient après la période de transition pour assurer un «rôle en soutien» des forces afghanes.

....

La guerre en Afghanistan est de plus en plus impopulaire dans les opinions publiques occidentales, après environ neuf années de combats et en raison des pertes sans précédent que subit la coalition.

Deux soldats des forces internationales ont ainsi péri mardi dans l'explosion de deux mines artisanales, l'arme de prédilection des résistants, dans le sud de l'Afghanistan, a fait savoir l'Otan.

Parallèlement, la conférence a entériné son soutien au dernier programme de paix mis en oeuvre au printemps par le chef de l'État afghan et visant les résistants de rang inférieur, qui combattraient pour l'argent et non par idéologie.

L'idée n'est pas nouvelle : une amnistie contre une reddition avait été proposée dès 2005 par Hamid Karzaï aux résistants prêts à renoncer à la violence.

Sans grand succès, les résistants ayant toujours refusé jusqu'ici de rendre les armes, tant que les troupes internationales n'auraient pas quitté le pays.

Peu après la fin de la conférence, le Fonds monétaire international (FMI) a ouvert la voie à l'octroi d'un prêt de 125 millions de dollars à l'Afghanistan, en indiquant s'être mis d'accord avec ce pays sur les conditions de cette aide.

Lynne O'Donnell

20 juillet 2010
Agence France-Presse

http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/201007/20/01-4299828-kaboul-veut-assurer-sa-securite-dici-2014.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_moyen-orient_291_section_POS4


1-8 Les Allemands n'admettent pas la guerre en Afghanistan.
Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information

Majoritairement pacifistes, les Allemands ont l'impression d'avoir été trompés par les politiques sur la réalité de leur engagement.

Les Allemands sont en guerre depuis bientôt neuf ans et ils ont toujours bien du mal à l'admettre.

La publication des documents sur l'Afghanistan par le site WikiLeaks a relancé outre-Rhin le débat sur un conflit qui a eu bien du mal à trouver un nom.

Depuis dix jours, la presse allemande multiplie les articles avec toujours le même but: faire comprendre à la population que c'est bien une guerre que mènent en son nom les soldats de la Bundeswehr.

Il a fallu attendre Pâques cette année et la mort de nouveaux soldats pour que le ministre de la Défense, Karl-Theodor zu Guttenberg, ose employer le mot interdit.

Depuis sa nomination en octobre 2009, après la dramatique affaire de Kunduz (140 civils tués par erreur lors d'un bombardement ordonné par un colonel allemand), cet aristocrate, juriste et officier de réserve, a multiplié les visites auprès des troupes en Afghanistan. Il a dissipé le voile de fumée qui entourait depuis 2001 le rôle de la Bundeswehr: non, les soldats allemands ne font pas que de la formation pour l'armée afghane et des opérations d'aide à la population ; oui, ils participent activement à des actions armées.

70% des Allemands pour le retour des soldats

Dernier scandale dévoilé par les documents de WikiLeaks: la Bundeswehr a inscrit des chefs de la résistance sur la liste des personnes à abattre, au moins 13, selon Der Spiegel.

L'armée allemande participe donc pleinement à ces opérations ciblées. Une politique qui fait réagir dans les rangs des parlementaires: de telles opérations sont «sur le principe problématiques, sans succès et contre-productives», a déclaré Hans-Peter Bartels, député social-démocrate, spécialiste des questions de défense.

Les débats parlementaires sur la question de l'engagement allemand se succèdent sans discontinuer depuis la décision très controversée prise par le chancelier Schröder d'envoyer des troupes. Selon un sondage, 70% des Allemands réclament un retour rapide des soldats. Majoritairement pacifistes selon les enquêtes d'opinion, les Allemands ont l'impression d'avoir été trompés par les politiques sur la réalité de leur engagement. Beaucoup espèrent ici que la publication des documents de WikiLeaks permettra d'inverser le cours des choses, alors que 850 soldats supplémentaires doivent être envoyés en renfort.

 La Bundeswehr est la troisième force sur place, derrière les Américains et les Britanniques.

http://www.lefigaro.fr/international/2010/08/02/01003-20100802ARTFIG00506-les-allemands-n-admettent-pas-la-guerre-en-afghanistan.php


n°447 - Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan - 09-08 :- Fin - : Peter Galbraith : Nous ne pouvons pas gagner la guerre en Afghanistan".

n°447 - Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan - 09-08 :- Fin - : Peter Galbraith : Nous ne pouvons pas gagner la guerre en Afghanistan".



                          Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

                              Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan

n°447                                                                                                                             09/08/10

C.De Broeder    &   M.Lemaire



Le Dossier " 'Géopolitique, Réflexion et stratégie' de l'Afghanistan " est visible  sur ...

a) Sur nos blog :                           http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

                                                    http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

c) Sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

2 Spécial France :

2 Le débat que la France n'a pas eu…

3 L’enlisement Afghan : Question écrite d’André Gérin

4 Le PCF réclame un débat

5 Tout faux… ou presque

6 Soldats d’Afghanistan, le sentiment d’être oubliés.

3 Annexe

3-1 Silvia Cattori : Roger Waters, homme et artiste d’exception.

4 Tribune :

4-1 La drogue afghane : un outil de mobilisation en faveur de notre engagement aux confins centre-asiatiques ...



2 Spécial France :

1 Afghanistan, Liban : "l'armée française fera son devoir", dit Sarkozy

Le président de la République a affirmé mercredi à l'occasion du défilé du 14 juillet que l'armée française continuerait à "faire son devoir au service de la paix", "partout" où elle est présente, notamment en Afghanistan et au Liban.

"L'armée française fera son devoir au service de la paix avec nos alliés, nos amis, partout où nous sommes", a affirmé le chef de l'Etat sur France 2,

Publié le 14 juillet 2010

Des soldats "ont du sang sur les mains en ayant participé aux massacres de leurs propres peuples", selon plusieurs défenseurs des droits de l'homme.

L'Elysée et la Défense démentent.
Après le défilé, auquel ont pris part les troupes des anciennes colonies françaises en Afrique sub-saharienne, le président a salué des soldats français blessés en service, au Liban, en Afghanistan, à Djibouti. "
Ils ont fait leur devoir, et nous notre devoir c'est de les soutenir, les aider et de faire en sorte que jamais ils ne soient abandonnés. On a besoin d'eux", a dit M. Sarkozy. 4.000 soldats français environ sont actuellement déployés en Afghanistan.

La France y a perdu quarante-cinq militaires depuis janvier 2002.
 Selon un sondage Ifop, publié mercredi dans L'Humanité, seuls 29% des Français sont favorables à l'intervention militaire de la France en Afghanistan, 70% y étant opposés. Les Français sont également présents au Liban, dans la Finul, avec 1.500 soldats sur les 13.000 de cette force d'intervention des Nations unies.

 14 juillet

http://lci.tf1.fr/politique/2010-07/afghanistan-liban-l-armee-francaise-fera-son-devoir-dit-sarkozy-5926006.html

 

2 Le débat que la France n'a pas eu…

Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information

Sur l'Afghanistan, les Français n'ont jamais eu droit à la vérité : on leur a servi des semi-vérités.

Dans ce lointain pays, la France participe à une guerre - légitimée par l'ONU - qui était destinée à en chasser l'organisation terroriste Al-Qaida.

C'est fait depuis 2002 : aucun expert ne soutient que le groupe du dissident saoudien Oussama Ben Laden est encore présent en Afghanistan.

Puis la guerre a changé d'objectif, Américains et Européens devant depuis quelques années faire face à l'insurrection des Talibans.

Mais, depuis le début, depuis les accords de Bonn de décembre 2001, les "Occidentaux" se sont donné une autre mission en Afghanistan.

Cela s'appelle le nation building. C'est au cœur de la conférence qui réunit à partir de mardi 20 juillet à Kaboul les quelque soixante pays fournisseurs d'aide civile à l'Afghanistan.

Le nation building est une affaire compliquée, dont on a peu débattu en France.

A tort. Il s'agit, ni plus ni moins, de reconstruire un Etat, sinon une nation.

C'est plus que de l'aide au développement.

C'est de l'assistance au jour le jour pour établir une administration centrale là où règne le chaos, installer une forme de gouvernement le plus démocratique possible là où il n'y en pas.

Certains évoquent le dernier avatar d'une vilaine habitude occidentale : le néocolonialisme.

Quoi qu'il en soit, on mesure l'ampleur de la tâche quand elle doit être menée en Afghanistan. Comment refaire un Etat, recréer du sentiment national dans l'un des pays les plus pauvres de la planète, ravagé par trente années de guerres, décomposé en clans, tribus et autres seigneuries guerrières ?

Première question : cette mission est-elle importante ?

Oui, sans doute. La cause de l'Afghanistan - celle des Afghanes encore plus - est défendable. Terrorisme et trafic de drogue fleurissent dans les Etats en faillite.

Le retour des résistants à Kaboul, peut-on soutenir, serait un désastre régional. Encore faut-il expliquer aux Français la raison de notre présence en Afghanistan en ces termes, ceux d'une opération de nation building, et non pas seulement comme un simple maintien de la paix.

Deuxième question : est-ce "jouable" ?

La réponse est moins garantie. Mais elle suppose que l'on dise la vérité : le nation building prend du temps et de l'argent - beaucoup. Il faudra encore des années avant que s'installe à Kaboul un gouvernement central digne de ce nom et disposant de l'approbation d'une majorité d'Afghans.

Et le temps, ici comme ailleurs, c'est de l'argent - beaucoup aussi.

On imagine volontiers la sous-productivité d'un euro d'assistance civile en Afghanistan : corruption et détournements en tout genre, y compris au profit du "business" qu'est devenue l'aide, sont au rendez-vous.

En Irak, le nation building, voulu par George W. Bush, s'est soldé par un échec d'ampleur historique : il n'y a toujours pas d'Etat central à Bagdad.

En Afghanistan, il y a des progrès, peut-être de l'espoir. On va en parler à Kaboul. Il eût été intéressant d'en parler aussi à Paris.

20.07

http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/07/20/afghanistan-le-debat-que-la-france-n-a-pas-eu_1390053_3232.html#xtor=AL-32280184

 

3 L’enlisement Afghan : Question écrite d’André Gérin

Et de deux après J.J.Candelier,  un autre député communiste André gérin, dans l’inertie générale, interroge le ministre sur la guerre en Afghanistan, ce qui est dit ici est exact mais personnellement j’aurais clairement dénoncé les buts de cette guerre et son caractère d’invasion. En outre mais peut-être ne convient-il pas dans une question écrite de mélanger trop de problèmes, j’aurais posé la question de l’OTAN et du caractère aventurier de ces missions et surtout celle qui se dessine en Iran. Mais c’est déjà un pas important que les élus communistes à défaut de la direction du parti commencent à s’émouvoir de cette guerre. Sur le fond d’ailleurs la question est bien posée pour être comprise des Français. A quand une question sur ce qui se prépare en Iran et notre base d’Ormuz. Je voulais également vous dire en passant qu’à la rentrée je vais peut-être avoir non seulement un nouveau blog dans le cadre de la presse mais une émission de radio que je voudrais centrer sur la double tragédie que décrit Fidel et qui menace l’humanité, si nous sommes toujours en état d’avoir internet et une émission de radio.

Ce projet se fera avec marc Harpon mais aussi (‘pour la radio) des jeunes de mon université. 

  Monsieur André Gerin attire l’attention de Monsieur le Ministre de la défense sur l’évolution préoccupante de la guerre conduite en Afghanistan par la coalition internationale à laquelle la France participe.

Au cours de cet été, le seuil de 150 000 soldats étrangers présents sur le sol afghan sera franchi. 3247 militaires français en faisaient partie en 2009 contre 2726 l’année précédente.

Notre pays a donc renforcé son engagement et ce dernier mobilise 330 millions d’euros de crédits, soit près de 40 % des fonds consacrés aux opérations extérieures (OPEX), en augmentation de 9 % sur 2008.

Pour quels résultats ?

Durant le seul mois de juin, 102 soldats étrangers sont morts, soit le niveau de pertes mensuelles le plus élevé depuis la chute du régime Taliban à la fin de 2001.

Pour les six premiers mois de cette année, le nombre de tués de la coalition (322) a déjà dépassé celui de l’ensemble de l’année 2008 (295) et, à ce rythme, devrait excéder le bilan de 2009 (521). La France a, pour sa part, perdu 45 de ses soldats.

La rébellion semble, dans le même temps, poursuivre sa montée en puissance.

S’ils ne sont pas en mesure de rivaliser frontalement avec les forces de la coalition, ils pratiquent une guerre d’insurrection meurtrière. Ainsi, en 2009, 61 % des tués de la coalition ont été victimes de bombes artisanales. De janvier à avril, les attaques suicides se sont succédé au rythme de trois par semaine, tandis que les assassinats de civils liés au régime de Kaboul ont augmenté de 45 % par rapport à la même période. Des opérations de plus en plus audacieuses sont conduites, telles les attaques de type commando contre des aéroports militaires de Bagram, de Kandahar et de Jalabad.

Depuis décembre 2009, le commandement américain a décidé d’ajuster sa stratégie. La précédente avait provoqué la mort d’un grand nombre de civils afghans, victimes en particulier de bombardements aériens. La conséquence en fut la sympathie renforcée de la population à l’égard des résistants et le rejet de ces troupes étrangères vécues comme une armée d’occupation.

La stratégie dite de la « contre-insurrection » chère au général McChrystal récemment limogé par le Président Obama, mais poursuivie par son successeur le général Petraeus, tend à épargner davantage les civils, à gagner leur confiance et à conquérir du terrain sur les résistants.

Ce choix est contesté dans les rangs des militaires désormais plus dangereusement exposés. Il n’apparaît pas comme susceptible d’être plus efficace et la conviction que cette guerre ne peut pas être gagnée grandit.

La question de l’engagement de la France est posée. A l’évidence, il n’existe pas d’issue militaire en Afghanistan. Seule une aide occidentale politique, diplomatique, économique peut permettre à ce pays de construire son avenir par lui-même et de gagner la stabilité dont il a besoin pour se développer.

Le député souhaiterait connaître l’analyse que Monsieur le Ministre fait face aux revers militaires occidentaux, à la perte de nos soldats et comment il envisage que la France reconsidère son engagement actuel pour y substituer une alternative diplomatique et pacifique.
Permanence Parlementaire
27 rue Francis de Pressensé
69190 SAINT-FONS
Tél – Fax : 04 78 67 16 99

Assemblée Nationale
126 rue de l’Université
75355 Paris Cedex 07 SP
Tel: 01 40 63 69 70
Fax : 01 40 63 49 40

Publié 19 juillet 2010

depute.andregerin@gmail.com
http://www.blogandregerin.fr

http://socio13.wordpress.com:80/2010/07/19/lenlisement-afghan-question-ecrite-dandre-gerin/

 

4 Le PCF réclame un débat

Le Parti communiste français a réclamé aujourd'hui un "débat de fond" sur le conflit en Afghanistan, après la publication de documents américains confidentiels qui "confirment" que les opérations militaires "constituent un véritable désastre".
"La France et ses partenaires de l'Union européenne doivent s'engager dans une véritable politique pour la reconstruction et la sécurité en Afghanistan, ce qui passe par le retrait des forces de l'OTAN", écrit le PCF dans un communiqué.
"Le PCF demande qu'ait lieu à l'Assemblée nationale un débat de fond sur les solutions à apporter", estimant que "c'est toute la politique des Etats européens et des Etats-Unis qu'il faut revoir".
"Ces documents confirment ce que nous savons déjà", ajoute le PCF: "ces opérations militaires en Afghanistan constituent un véritable désastre". Ils confirment aussi "que les opérations militaires de l'OTAN en Afghanistan sont une véritable guerre, avec son nombre de morts et d'atrocités", poursuit-il. "Les détails contenus sur les tueries de centaines de civils sont effarants", écrit-il en demandant "que toute la lumière soit faite sur les responsabilités".

27/07

. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/07/27/97001-201007...

 

5 Tout faux… ou presque

Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information

Hervé Morin a raison… sur ce point : le budget de la défense ne peut être totalement à l'abri de l'effort de rigueur demandé aux Français.

Tous les pays européens se préparent à des coupes claires dans leurs crédits militaires.

La France qui, en Europe, est le pays le plus dépensier pour ses forces armées ne peut pas faire exception.

Le malheur est que les restrictions vont porter sur le fonctionnement de nos forces, déjà réduites à la portion congrue et sur les équipements les plus utiles, les plus productifs. En revanche, sont totalement préservées les dépenses somptuaires qui depuis des années ruinent nos forces : le nucléaire et le Rafale.

Commençons par les avions. Il existe un excellent avion monoréacteur produit par Dassault : le Mirage 2000-D. Il était prévu de rénover cet avion, efficace et relativement peu coûteux, pour le rendre plus compétitif et lui permettre de se mesurer à l'exportation avec, par exemple, le Grippen suédois, lui aussi monoréacteur. Résultat des réductions budgétaires : cette modernisation passe à la trappe.

En revanche, le programme Rafale vient d'être renégocié à la hausse pour atteindre une somme proche de 40 milliards d'euros ! Cet avion, conçu au début des années 1980, a des performances remarquables et serait fort bien adapté à des combats…, contre les Soviétiques. En particulier, en matière d'interception et de combat "tournoyant" à haute altitude. Mais, il n'y a plus de Soviétiques et surtout les interceptions n'ont plus besoin d'un avion aux qualités spectaculaires. Ce qui compte ce sont les performances du radar et celles du missile intercepteur. En Afghanistan, comme dans tous les conflits récents, l'aptitude du Rafale à voler à Mach 1,8 ne sert à rien, coûte cher en endurance et – soyons gentils – n'aide vraiment pas à voir les insurgés.

Il y a vingt ans, Dassault et l'armée de l'air prévoyaient la vente de centaines, voire de milliers de Rafale à l'exportation. Chacun connaît maintenant la réalité. Une réalité qui s'explique fort bien : quand on s'obstine à vouloir faire tout seul un avion de ce type, la série initiale est ridicule, les prix de développement et d'industrialisation ne se partagent pas et l'avion final trop cher est invendable, sauf, bien sûr, à faire payer une fois de plus le contribuable pour satisfaire les caprices des acheteurs éventuels et vendre à perte.

NOUS AURIONS PU ÉCONOMISER DES MILLIARDS PAR DIZAINES

Aujourd'hui, la priorité devrait être de moderniser le Mirage 2000-D et de lancer un avion subsonique à bon marché adapté aux conflits réels du siècle. Mais personne ne le propose. Dans son obsession du Rafale, Dassault se tire lui-même une balle dans le pied et le gouvernement en fait autant.

Quant au nucléaire, les dépenses actuelles sont encore plus discutables si l'on veut bien s'éloigner des phrases creuses rebaptisées grands principes. Oui le nucléaire est utile. Oui de Gaulle avait raison de consacrer une part importante du budget militaire à sa création. Mais cinquante ans plus tard, il n'y a plus de composantes à créer, il n'y a plus qu'à entretenir une force significative. Sans gaspiller "tous azimuts", sans tolérer l'absence de tout contrôle parlementaire réel. Pourquoi jeter à la mer des missiles M 45 presque tout neufs pour les remplacer par des missiles M 51 dont on ne pourra même pas tester la nouvelle tête puisque les essais sont maintenant interdits ? Pourquoi augmenter spectaculairement le prix de nos porte-avions pour les rendre aptes au transport d'armes nucléaires? La fameuse dissuasion serait-elle amoindrie si, seuls, les Rafale de l'armée de l'air pouvaient lancer les missiles nucléaires ASMP ? Pourquoi dépenser – au moins – 3,5 milliards pour un laser mégajoule à l'intérêt peu évident ? Commandé en 1995, pour la simulation des nouvelles armes nucléaires il ne sera guère opérationnel avant 2020 alors que la nouvelle tête TNO devrait entrer en service en 2015, sans son aide ? Pourquoi dépenser beaucoup, beaucoup plus que les Britanniques en matière nucléaire ?

Le domaine nucléaire étant sacralisé, alors que les autres dépenses sont revues à la baisse, sa proportion dans le budget de la défense recommence à augmenter significativement. Sa part va atteindre 25 % des crédits d'équipement ! Petit détail : les missiles nucléaires se vendent peu à l'exportation. Avec plus de bon sens et un véritable effort pour se contenter d'une véritable mais stricte suffisance nucléaire, nous aurions pu économiser des milliards par dizaines. Des milliards qui auraient pu être investis dans des entreprises d'exportation. Nous aurions plus d'hélicoptères, plus de véhicules modernes de transport de troupe, plus de navires de surface, une meilleure balance commerciale, moins de fermetures de sites militaires et moins de chômage.

http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/07/19/tout-faux-ou-presque_1389809_3232.html

LEMONDE.FR | 19.07.

 

6 Soldats d’Afghanistan, le sentiment d’être oubliés.
Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information

Les troupes françaises sont engagées en Afghanistan depuis le début des années 2000.

Une opération à risques, qui fait régulièrement des morts.

Pourtant, ici, l’affaire fait peu de bruit
Vingt et un juillet 2009. Quatre véhicules blindés, dont un VAB sanitaire, roulent dans la poussière sur la route qui traverse la vallée de Tanguy. Une route unique. Une route dangereuse. Sébastien Sicard, médecin militaire du 126e régiment d’infanterie, 32 ans, occupe la place du passager, dans l’ambulance banalisée.
Debout dans la tourelle blindée, il scrute les versants de la vallée, essayant de détecter une possible présence ennemie. Il ne voit pas les résistants, cachés derrière les rochers, qui attendent le convoi. Il ne voit pas non plus l’IED (engin explosif artisanal), relié à un détonateur, qu’ils ont placé sur la route.
C’est le troisième véhicule qui est pris pour cible, le sien. L’explosion est terrible. Ses deux brancardiers sont touchés, dont l’un gravement.

Le jeune médecin, lui, est éjecté de l’ambulance : des dizaines de blessures et de fractures ; un pronostic vital sur le fil ; dix jours de coma artificiel.
Sébastien est finalement transféré à l’hôpital militaire de Percy, en région parisienne, pour des soins intensifs. Pendant quatre mois, il ne quitte pas l’hôpital. Un an après « l’accident », Sébastien marche toujours avec des béquilles. Les médecins n’ont pas su lui dire s’il pourra retrouver une «vie normale» : conduire, faire du vélo, nager… Il faut attendre. Une seule certitude : le médecin militaire ne retournera jamais dans une zone de combat.

"C’est très rare qu’un médecin soit blessé en opération"

Quand il est sorti de l’hôpital, Sébastien a demandé si l’accident avait eu un retentissement en France. Rien. Pas une ligne. « Ma famille a été étonnée qu’aucun média ne relate les faits, se souvient ce père d’une fillette de 2 ans. C’est très rare qu’un médecin soit blessé en opération. Le dernier à l’avoir été, c’était il y a plus de dix ans…
Les médecins sont censés être moins exposés que les soldats. S’ils commencent à être touchés, c’est que la situation est grave et qu’il faudrait peut-être commencer à en parler. Ceux qui se battent là-bas ont parfois le sentiment d’être oubliés. »
Sébastien a conscience d’être un miraculé. Les risques du métier, pourtant, il connaissait. Il dit qu’il ne s’est pas engagé pour « distribuer des roses ». Ni pour en recevoir. L’armée lui a remis un certificat portant la mention : « blessé de guerre ». De guerre.
« On est censés aider à la reconstruction de l’État afghan, mais on subit pas mal d’attaques, poursuit le médecin. En théorie, nos objectifs sont clairs. En pratique, c’est plus compliqué. Nous devons former l’armée nationale afghane. Mais dans cette armée, il y a des déserteurs, passés du côté des résistants. D’autres, parce qu’ils sont menacés, divulguent des informations aux résistants. D’autres enfin, parce qu’ils vivent dans un grand dénuement, viennent chercher dans l’armée une sécurité matérielle. On trouve une multitude de garrots au marché noir… La corruption est endémique. Nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes. »

« On évite de penser au pourquoi. On se concentre sur ce qu’on doit faire là-bas »

Depuis que, à la demande des Américains, la France multiplie les missions « OMLT » (operational Mentoring and Liaison Team, soit équipe de liaison et de mentorat opérationnel) auprès de l’armée afghane, les attaques se sont faites plus nombreuses. En 2004, la France a perdu trois hommes en Afghanistan.
En 2005, deux. Trois encore en 2007. Mais en 2008, onze morts, dont la plupart dans l’embuscade de Surobi. Puis, onze morts encore en 2009 et déjà 9 tués, presque un par mois, depuis janvier dernier. Sans compter les blessés : plus de 220 depuis le début du conflit, selon la cellule d’aide aux blessés de l’armée de terre (Cabat). « On évite de penser au pourquoi, lâche Sébastien. On se concentre sur ce qu’on doit faire là-bas. »
L’adjudant-chef Franck Chemin, 47 ans, membre du 2e régiment étranger du génie, essaye de ne pas se poser de questions non plus. Il dit qu’il est soldat. Et qu’un soldat n’est pas censé discuter du bien-fondé d’une opération, si l’État l’a décidée. Les questions, c’est son père qui les posait : « Mais Franck, bon sang ! Qu’est-ce qu’on va faire là-bas ? » Ce spécialiste des déminages a 17 « opex » (opérations extérieures) au compteur. Il est parti pour son troisième séjour en Afghanistan en novembre dernier. « J’étais content de partir, assure-t-il. Il vaut mieux partir en mission que de rester au régiment ! »

"Quand on part, on sait que l’un de nous peut être ramené dans une boîte"

Son accident a eu lieu le 6 janvier, deux mois après son arrivée au poste de Nigrab. Son équipe ratissait un périmètre à la recherche d’armes cachées. Quand elles sont trouvées, les munitions sont détruites. C’est l’une d’elles, un obus chinois, qui a « déflagré » quand Franck a voulu le poser à terre. « Si l’obus avait fonctionné normalement, je serais mort coupé en deux », poursuit ce spécialiste des munitions. D’une certaine manière, Franck a eu de la « chance ». Amputé de la main gauche, il doit notamment soigner une fracture ouverte à la jambe droite.
Il se réveille cinq jours plus tard à l’hôpital Percy. Tous les deux jours, il doit descendre au bloc. Une vingtaine d’opérations, au total. « Les premiers mois, on ramasse », dit simplement ce père de deux enfants. Quand il est entré à la légion étrangère – « Ne me demandez pas pourquoi, ça ne se fait pas ! » – à l’âge de 17 ans, ce n’était pas par vocation. Mais Franck a appris à aimer l’armée. Sa femme, elle, n’a pas pu. Elle se tient à l’écart de la vie du régiment. Quand elle a su que son mari était blessé, elle a eu peur qu’il soit touché au visage.
Aujourd’hui, elle se bat contre « le regard des autres ». Le regard curieux ou gêné, souvent inquisiteur, de ceux qui découvrent que Franck n’a qu’une main. « Certaines familles ont du mal à accepter l’engagement militaire, observe l’adjudant-chef. Nous, nous sommes conscients du danger. Quand on part, on sait que l’un de nous peut être ramené dans une boîte. C’est difficile. Mais c’est comme ça. »

« Mon métier de soldat se termine, constate-t-il. Mais je reste militaire »

Cette blessure, Franck sait qu’elle va changer sa vie. Indépendamment des dommages physiques irréversibles, il ne pourra plus exercer le métier qu’il aime : le terrain, l’« opex », le déminage. « Ce n’est pas le moment de s’écrouler, dit-il. Rien ne changera, maintenant. C’est moi qui dois changer. » Franck restera dans l’armée aussi longtemps que celle-ci lui fera « une place ». Il espère pouvoir se reconvertir dans l’instruction des plus jeunes. « Mon métier de soldat se termine, constate-t-il. Mais je reste militaire. »
De la même manière, le brigadier-chef Stéphane Rouffet, 33 ans, serait heureux de mettre son expérience au service des plus jeunes. Mais le terrain, pour lui aussi, c’est fini. « Mon métier est entre parenthèses. C’est ce qui me fait le plus mal. » Soldat au 35e RAP de Tarbes, Stéphane a été grièvement blessé le 27 septembre 2008 dans la vallée de Kapisa. Il était auxiliaire sanitaire : le secouriste de la section.
Ce jour-là, il accompagne le 8e RPIMA et le 17e RGP dans leur mission : rechercher les caches d’armes, prendre contact avec la population, « faire de la présence ». Les tirs, en provenance d’une maison en surplomb, ont surpris les soldats quand ils entraient dans le village. Coincés dans un «ouabi», une rivière asséchée, ils sont à découvert. Il faut se replier. Et riposter.
Stéphane est touché à la jambe par des éclats des roquettes. Il pose lui-même un garrot. Avant d’apporter les premiers secours à ses camarades blessés. Deux chars de la Légion étrangère viennent en appui. Les deux régiments s’extirpent enfin de la nasse. Bilan : sur 39 hommes, 18 blessés.

Le décalage entre la saga des Bleus et le silence médiatique autour du 44e mort français

Le brigadier est transporté à l’hôpital de Bagram, puis à celui de Kaboul. Avant d’être évacué au Val-de-Grâce, à Paris. Après le fauteuil roulant, les béquilles. L’embuscade a eu lieu il y a deux ans ; comme ses camarades, Stéphane ne sait pas s’il pourra récupérer sa jambe à 100 %. À son retour, il a été surpris par le peu d’intérêt suscité par cette « vraie guerre » menée par son pays dans cette région lointaine.
Son camarade Steeve Cocol, brigadier au 1er régiment d’artillerie, est tombé là-bas, le 18 juin dernier, victime d’un « tir insurgé ». En pleine Coupe du monde de football. Stéphane n’a pas supporté le décalage entre la saga des Bleus, suivie en direct par des millions de Français, et le silence médiatique autour de ce 44e mort français en Afghanistan : « Ce jour-là, des hommes n’avaient pas respecté le drapeau et on parlait d’eux 24 heures sur 24, tandis que d’autres, tombés au même moment pour ce drapeau, étaient superbement ignorés. Où sont ces valeurs dont nous parle sans cesse le président de la République ? »
Le bien-fondé de l’engagement de la France aux côtés des alliés en Afghanistan, un conflit qui s’enlise depuis près de dix ans, Stéphane ne veut pas en parler. « On vous donne une mission, vous devez la remplir, tranche-t-il. Si vous avez des états d’âme, ce n’est pas possible. Et puis par respect pour mes camarades tombés au combat, c’est une question que je refuse de me poser. Je ne veux pas qu’ils soient morts pour rien. »

22/07/2010

http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2433368&rubId=4077



3 Annexe

3-1 Silvia Cattori : Roger Waters, homme et artiste d’exception.

Le message engagé d’un musicien de légende.

Dans un monde où, de la Palestine à l’Irak en passant par l’Afghanistan, tant d’innocents sont brutalisés par des armées barbares, humiliés, privés d’espoir, de liberté, et de tout ce qui fait la dignité humaine, la voix d’artistes qui ont la probité de mettre leur talent, leur signature, à refuser l’ensauvagement, est un rayon d’espoir.

Roger Waters, le légendaire bassiste, guitariste et chanteur du mythique groupe Pink Floyd, aujourd’hui dissout, est l’un de ces artistes d’exception et de courage.

« Divertir les gens ne m’a jamais intéressé, ce que je veux est émouvoir », a-t-il coutume de dire.

Admiré bien au delà du monde du rock, sensible au sort de peuples écrasés par plus fort qu’eux, meurtris par des luttes inégales, Rogers Waters a quelque chose d’important à dire. Il a du reste dédié ses albums aux êtres « tombés à la guerre ». Pour lui, parler des souffrances que les guerres génèrent « c’est contribuer à les éviter, à les faire cesser ».

En 1979, l’album « The Wall », dont il a écrit paroles et musiques, est devenu l’hymne d’une génération. C’était une époque où le mouvement anti-guerre était encore puissant. Il est aujourd’hui éteint. Roger Waters, réfléchi et passionné, sait qu’il a sa part à jouer pour en rallumer la flamme.

« Quand nous avons sorti cet album, c’était après la fin de la guerre du Vietnam. Aujourd’hui, nous sommes en plein cœur des guerres en Irak et en Afghanistan. Il y a dans « The Wall » un puissant message anti-guerre : ce message qui existait à l’époque de sa sortie existe toujours aujourd’hui » disait-il récemment. Il ne peut supporter de voir des pays entiers jetés dans des guerres absurdes, injustifiées, de plus en plus cruellles et dévastatrices, et rester sans réagir. Ce qui donne tout son sens à sa prochaine tournée : « THE WALL TOUR » :

« La question qui se pose à présent pour moi est la suivante : les technologies de la communication dans notre culture, vont-elles servir à nous éclairer et nous aider à mieux nous comprendre, ou vont-elles servir à nous tromper et à nous tenir à distance ?

Je crois que c’est une question extrêmement pertinente. Il y a un fatras commercial sur le net, et beaucoup de propagande, mais j’ai le sentiment que, juste sous la surface, la compréhension gagne du terrain. Nous devons simplement continuer à blogger, continuer à twitter, continuer à communiquer, continuer à partager des idées. (…)

Cette nouvelle production de The Wall est une tentative de tirer quelques parallèles, pour éclairer les difficultés présentes ; elle est dédiée à toutes les innocentes victimes des années écoulées. (…)

Je crois que nous avons au moins une chance d’aspirer à quelque chose de mieux que la tuerie rituelle du loup qui dévore le loup et qui est notre actuelle réponse à notre peur institutionnalisée de l’autre. (…)

Je pense qu’il est de ma responsabilité, en tant qu’artiste, d’exprimer mon optimisme – optimisme contrôlé – et d’encourager les autres à faire de même. »

Et, pour rendre justice aux victimes des guerres, Roger Waters a invité les familles concernées à exposer, lors des concerts, les photos de leurs chers disparus :

« Je vous fais cette demande à la lumière de ma conviction que beaucoup de ces pertes tragiques en vies humaines, sont évitables. Je me sens en empathie avec les familles de toutes les victimes et je suis tout autant en colère contre “LES POUVOIRS EN PLACE”, qui en sont responsables.

Les humains ont besoin de la protection de l’État de droit. Il faudrait se mettre d’accord sur ce que la loi devrait être maintenant, (un acquis sur lequel nous avons travaillé quelques centaines d’années), mais aussi convenir que, en développant notre compréhension, à la fois de nous-mêmes et de notre environnement, cela devrait nous amener à modifier les lois qui nous gouvernent. La loi ne devrait pas être gravée dans le marbre. Prenez-en note, vous, disciples de Moïse et autres prophètes morts.

Cela m’amène au point suivant. À mon avis, la religion dresse un mur entre nous et la réalité de nos vies. Il y a aussi un mur entre : riches et pauvres, Nord et Sud, l’ancien et le nouveau monde, et le tiers monde. C’est un mur de peur et d’avidité !

Il y a assez de tout dans le monde pour que chacun de nous ait assez à manger ; pour que chacun soit au chaud et au sec et ait une télévision couleur et une voiture. On nous apprend à craindre que, si nous partageons ce que nous avons avec eux [les pauvres], il ne nous restera rien. Nous craignons aussi qu’ils essaient de nous prendre ce que nous avons, et ainsi nous dépensons beaucoup plus en armes que ce dont eux auraient besoin pour leur nourriture, leur logement, leurs vêtements et leur éducation - pour les empêcher de nous prendre ce que nous possédons.

Il y a aussi un autre mur entre nous et la réalité de nos vies. Ce mur s’appelle “les médias”. Ce mur est un outil qui sert à nous détourner de vérités dérangeantes. » [2]

Ses paroles, Roger Waters les confirme par ses actes.

En juin 2006, il a entendu l’appel - à refuser de donner son spectacle à Tel Aviv - que lui avait adressé le mouvement palestinien BDS [3], adhérant ainsi au boycott contre Israël. Il expliquait : « La souffrance endurée par le peuple palestinien depuis quarante ans d’occupation israélienne est inimaginable pour nous qui vivons à l’ouest ; je soutiens leur lutte de libération. J’ai fait changer le lieu du concert, qui aura lieu à Neve Shalom en signe de solidarité avec les voix de la raison, palestiniennes ou israéliennes, qui cherchent un chemin non-violent vers une paix juste. »

Soit dit en passant, Leonard Cohen, pressé à son tour en 2009 de ne pas se produire à Tel Aviv [4], a, lui, maintenu son concert ; et cela fait toute la différence.

En juin 2009, Roger Waters s’est rendu en Palestine occupée où il a visité le petit camp de réfugiés d’Aïda [5]. A l’issue de son voyage il a déclaré [6] :

« Les gens qui n’ont pas vu ce qui se passe ici, ne peuvent pas imaginer quelle impression cela vous fait : les malades, le bouleversement que vous ressentez dans votre cœur quand vous voyez cela, à quel point c’est déprimant ».

Atterré par ce qu’il a découvert, il a promis qu’il reviendrait donner un concert en ces lieux meurtris le jour où le mur de l’apartheid serait démantelé. C’était là, à l’évidence, une manière de réaffirmer son soutien à la campagne de boycottage contre l’État d’apartheid et de mettre le doigt sur le présent atroce et brutal des Palestiniens.

En décembre 2009, dans une lettre pleine d’émotion, il a manifesté publiquement son estime et son plein soutien aux milliers de gens, toutes nationalités confondues, engagés dans des actions concrètes pour forcer Israël à ouvrir les portes de Gaza et alerter l’opinion publique sur cette réalité brûlante :

« Je m’appelle Roger Waters. Je suis un musicien anglais et je vis aux États-Unis (…) Voilà un an, nous avons tous vu, horrifiés, l’agression particulièrement haineuse perpétrée par les forces armées israéliennes contre la population de Gaza ; agression qui n’a toujours pas cessé, puisque le blocus illégal de Gaza se poursuit.

Nous, de l’extérieur, ne pouvons imaginer les souffrances infligées à la population de Gaza, tant par l’invasion que par le blocus. Le but de la « Marche de la liberté » de Gaza est d’attirer l’attention du monde entier sur la situation abominable que vivent les Palestiniens à Gaza. Ceci, dans l’espoir que la gravité de leur sort sera enfin compris de toutes les personnes normales et dignes de la planète, et que en prenant connaissance de l’ampleur des crimes commis contre eux, elles exigeront de leurs gouvernements qu’ils fassent toutes les pressions en leur pouvoir afin qu’Israël lève enfin le blocus de Gaza.

J’utilise le mot « crime » en toute connaissance de cause puisque, aussi bien le blocus que l’invasion militaire ont été déclarés illégaux par les représentants des Nations unies et par les organisations des droits de l’homme les plus en vue.

Si nous ne respectons pas les lois internationales, si certains gouvernements se situent au-dessus des lois, nous ne sommes plus très éloignés de la barbarie et de l’anarchie.

La « Marche de la liberté de Gaza » est un message d’amour qui s’adresse à tous ceux d’entre nous qui considèrent que nous sommes tous frères et sœurs ; que nous sommes tous censés nous soulever pour construire un futur où tout un chacun pourra compter sur la loi et sur l’universalité des droits de l’Homme. Où la vie, la liberté et la poursuite du bonheur ne sont pas l’apanage du « petit nombre ». Donc, à ceux et à celles d’entre vous qui marcheront, je tire mon chapeau. Ce que vous faites est noble et courageux et, lorsque vous aurez atteint votre but, je vous demanderai de dire à nos frères et sœurs palestiniens que, de ce côté-ci, hors des murs de leur prison, nous sommes des centaines de milliers à être solidaires avec eux.

Aujourd’hui, des centaines de milliers, demain, des millions et, bientôt, des centaines de millions. Nous vaincrons. » [7]

Ceux qui ont suivi cette histoire n’oublieront jamais qu’en cette minute si cruciale où les Palestiniens, emprisonnés dans le ghetto de Gaza, au milieu des ruines, attendaient désespérement un geste de solidarité, Roger Waters était présent. À fin décembre 2009 - période de l’année où, dans nos sociétés, on s’amuse – il se consacrait à aider Gaza. Humain, splendide, solidaire, il composait : "We Shall Overcome" [“Nous vaincrons”], une chanson émouvante et porteuse d’espoir, qui, dit-il, lui a « été inspirée par le sort des Palestiniens - en lutte pour réaliser un Etat palestinien - et les horreurs de la guerre et du blocus qui leur sont imposés par Israël ».

Il accompagnait sa chanson de ce commentaire à l’adresse des journalistes et des gouvernements qui ne font pas ce qu’ils devraient, raison pour laquelle les gens se doivent d’agir à leur place :

« Durant la période du Nouvel An 2009 -2010, un groupe international de 1500 hommes et femmes venant de 42 pays s’est rendu en Égypte pour participer à une « Marche de la liberté » vers Gaza. Ils l’ont fait pour protester contre le blocus actuel de Gaza. Pour protester contre le fait que les habitants de Gaza vivent dans une prison virtuelle. Pour protester contre le fait que, une année après l’attaque terroriste des forces armées israéliennes, qui a détruit la plupart de leurs maisons, hôpitaux, écoles et autres bâtiments publics, ils n’ont aucune possibilité de les reconstruire parce que leurs frontières sont fermées.

Ces « marcheurs de la liberté » voulaient attirer pacifiquement l’attention sur la situation de la population palestinienne de Gaza. Et le gouvernement égyptien, (financé à hauteur de 2,1 milliards de dollars par an, par nous, les contribuables des États-Unis), ne veut pas permettre aux marcheurs d’approcher la bande de Gaza ? C’est une histoire lamentable ! Mais combien prévisible ! Je vis aux États-Unis et pendant ce temps, du 25 décembre 2009 au 3 janvier 2010, je n’ai pas vu la moindre nouvelle au sujet de Gaza, ni au sujet de cette « Marche de la liberté », ni au sujet de ce rassemblement (en Egypte) de manifestants cosmopolites. Quoi qu’il en soit, au vu de ces circonstances, cela m’a incité à enregistrer une nouvelle version de "We Shall Overcome" [“Nous vaincrons”]. » [8]

Quand un homme, un musicien, un poète, est capable de se hisser à ce niveau d’engagement et de loyauté, où tout est sincère et tout est vrai, ses paroles ont un poids énorme. Ce qu’il dit, comme il le dit, lui assure sa pleine grandeur. Et l’estime du public, cette douceur où l’artiste puise sa force.

Les Palestiniens, les Irakiens, les Afghans, et tant d’autres victimes, qui sont les premiers destinataires de son message d’amour, suspendus entre l’angoisse de la mort et l’espoir, savent que cette blessure qui est la leur, le poète, ici Roger Waters, la porte aussi en lui.

Son message va droit au cœur de centaines de milliers de gens qui, depuis les années 70, ont eu le privilège de le côtoyer dans l’un de ses concerts, où l’on se sent unis et solidaires, pour une heure, un soir, à l’écoute de « Mother », de « Wish You Were Here »... Et où, en cette ferveur, on comprend quelque chose de saisissant et vertigineux : qu’il ne dépend que de chacun de savoir si nous sommes capables d’aimer notre prochain, et de refuser que des barbares en uniforme fassent ce que l’on ne tolèrerait pas que l’on nous fasse.

26 juillet 2010 |

Silvia Cattori

http://www.silviacattori.net/article1279.html



4 Tribune :

4-1 La drogue afghane : un outil de mobilisation en faveur de ‘notre’ engagement aux confins centre-asiatiques ...

Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information

Par le commandant Esquerre  (petite main propagandiste : comme si la coalition s’était jamais souciée de la production d’opium, au contraire... et maintenant les “communicateurs” - qui ont le cerveau lent -) découvrent là un outil de mobilisation en faveur de notre engagement aux confins centre-asiatiques !!)
Article du chef de bataillon Hugues Esquerre, stagiaire au Collège interarmées de defense (CID) consacré à "l'Afghanistan, la drogue et la guerre" .
Cette année comme les années précédentes, l'héroïne et le cannabis afghans tueront à nouveau plus de jeunes Français que les combats en Afghanistan1 <
http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/#footnote1> . Dans les deux cas, l'adversaire est pourtant le même : les mouvements des insurgésafghans.

[+tôt le frère du Président Karzaï et les chefs de guerre en cheville avec la coalition otanesque ! De même le terme “insurgé” est proprement débile, il s’agit de résistance ethno-religieuses ou autre, bien évidemment]

Tandis que la production de pavot afghan assure aujourd’hui 93% de la consommation mondiale d’héroïne et représente l’équivalent de 70% du PIB local, (le qualificatif “local” me semble très révélateur !) cette manne alimente très largement le conflit dans lequel les pays de la coalition internationale placée sous l’égide de l’OTAN sont impliqués depuis maintenant neuf ans.
Par un effet pervers inévitable, l’intervention internationale a en effet rapproché deux mondes qui jusqu’ici se combattaient : celui des Résistants et celui des trafiquants, les premiers punissant de mort l’activité des seconds lorsqu’ils étaient au pouvoir. A présent, une part importante de l’argent provenant du trafic de drogue alimente l’insurrection. C’est ainsi que certains résistants se sont impliqués dans le trafic afin de financer leur combat (achat d’armes, recrutement de partisans, corruption de fonctionnaires) ou qu’ils ont initié une collaboration avec les trafiquants afin de protéger des zones ou diverses installations nécessaires à leur activité illégale.

De la même façon, des trafiquants, uniquement criminels à l’origine, sont pour leur part passés à la résistance pour lutter contre les forces internationales sans le départ desquelles leur activité est rendue plus compliquée.
De façon plus structurelle, les sommes que représente le trafic de drogue sont telles à l’échelle des finances et des salaires moyens afghans qu’elles créent une corruption endémique. Cette situation compromet l’établissement de conditions de gouvernance suffisantes pour envisager un transfert total de responsabilités aux autorités afghanes en vue d’un retrait ultérieur des troupes internationales.
Conscients de ces enjeux, certains pays de la coalition se sont engagés isolément dans des politiques de lutte contre la culture de l’opium.

L’échec a été total.

Les Etats-Unis ont ainsi pratiqué l’éradication systématique des cultures, ruinant les paysans concernés et leurs familles.

Les réseaux de trafiquants n’ont pas été fragilisés mais les populations se sont en revanche éloignées des troupes alliées, assimilées à des affameurs.

Les Britanniques ont de leur côté procédé au rachat de l’opium à un prix supérieur au cours habituel, ce qui n’a fait qu’accroître la production locale.

Au-delà de ces déboires, c’est surtout l’absence d’une ligne politique commune au niveau international qui est préoccupante car elle empêche le développement de la seule solution paraissant efficace dans le long terme et qui a notamment fait ses preuves en Colombie : la mise en place d’une agriculture de substitution subventionnée.
En effet, pour éliminer la culture d’opium, il faudrait parvenir à réimplanter différentes cultures vivrières sans réduire les revenus des paysans et en garantissant leur sécurité. Ce dernier point n’est pourtant pas le plus délicat tant la tâche politique est grande. S’appuyant sur des conditions qui ont jadis permis à l’agriculture afghane de prospérer au point d’atteindre l’autosuffisance alimentaire, un subventionnement dans le cadre d’un plan international apparaît nécessaire. Ce plan devrait couvrir un temps raisonnablement long pour faire disparaître « l’habitude » du pavot et absorber en douceur la réduction des aides financières qui initialement garantiraient des revenus identiques aux producteurs. Un fonds international afférent au plan et un organe de gouvernance seraient donc nécessaires pour assurer la conduite à terme du projet en accompagnement du gouvernement afghan.
Pour parvenir à bâtir ce projet et ainsi envisager une sortie de crise, la communauté internationale doit faire preuve d’un engagement politique plus solide et cohérent sur cette question, tout en acceptant que ce terme soit lointain. Il faut donc vaincre les réticences et les préoccupations purement nationales pour y parvenir. Dans l’attente, les militaires ne peuvent que gagner du temps car il n’y aura de stabilisation du pays qu’avec de véritables résultats dans la lutte antidrogue à tous les niveaux.
1 La seule héroïne (essentiellement afgane) tue environ 300 personnes par an en France (source : www.drogues.gouv.fr <http://www.drogues.gouv.fr> )
et... 30 000 dans la Fédération de Russie !! Une autre dimension  !

<http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2010/07/tribune-la-drogue-afghane-tue-plus-de-jeunes-fran%C3%A7ais-que-les-combats-par-le-commandant-esquerre.html



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

10/08/2010

n°446 - dossiers de l'Afghanistan - 10-08 - : -Début : - : Les réels motifs de la présence internationale en Afghanistan.

n°446 - dossiers de l'Afghanistan - 10-08 - : -Début : - : Les réels motifs de la présence internationale en Afghanistan.




Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de l'Afghanistan n°446 du 10-08

C.De Broeder & M.Lemaire

 



 Le "dossier de l'Afghanistan" est  visible  sur mes blogs : 

a)   sur nos blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

 

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

Tiré à part :

Malgré les milliards dépensés dans la 'reconstruction', l'électricité manque toujours…

1 Les Brèves

1-1 Sur le front

1 Recrudescence des attaques à Panjwaii.

2 Dans une vallée afghane, un avant-poste au milieu des résistants.

3 Les effectifs des forces spéciales ont triplé au cours de l'année écoulée.

4 Vaste opération de l'armée américaine mais dans la vallée d'Arghandab.

1-2 L'armée US n'en fait pas assez pour prévenir les suicides de soldats.

1-3 Mouvement de résistance

Mécontentement face au comportement des Britanniques

1-4 Armes à sous-munitions: Israël et Washington refusent d'adhérer à la convention.  

1-5 Conférence internationale des Soixante-dix pays donateurs.

1-6 Le président Karzaï approuve un projet de milices locales.

1-7 Le ministre chinois des A.E participera à des réunions en Afghanistan et au Vietnam

1-8 Guantanamo : Les Brèves

1 L'Espagne accueille un troisième ex-détenu de Guantanamo.

2 Guantanamo: Omar Khadr veut boycotter son procès.

3 2 détenus de Guantanamo transférés.

4 Les USA renvoient un détenu blanchi de Guantanamo au Yémen.

5 Le gouvernement Blair accusé de complicité de torture.

6 Vidéo : En Europe, quelle coopération à la torture ?

Suite

2 Dossiers

2-1 Peur et  désillusion à Kandahar.

1 L'étau se resserre sur Kandahar…

2 Rues désertes

3 Mauvaise gouvernance.

2-2 Anthony DiMaggio : L’Afghanistan en ruines. (La réalité sur le terrain dément les discours d’Obama. ).

2-3 Les réels motifs de la présence internationale en Afghanistan.

Fin

2-4 Danielle Bleitrach : En France le déni de guerre se poursuit, aux Etats-unis on lui vote des crédits…

2-5 L’Afghanistan, une part du Grand Jeu dominateur des grandes puissances.

2-6 Cameron accuse de «traîtrise» l'allié pakistanais.

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

3-1 Les Etats-Unis seraient prêt à négocier avec les résistants.

3-2 Il faudra avoir le courage d'ajuster notre stratégie si nécessaire".

3-3 ALAIN LALLEMAND : il ne s’est rien produit de remarquable à Kaboul.

3-4 Karzaï invite les partenaires internationaux à investir à long terme …

3-5 Sayed Salahuddin :  Karzaï veut contrôler l'aide étrangère...

 



Tiré à part :

Malgré les milliards dépensés dans la 'reconstruction', l'électricité manque toujours…

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage  'analyses des auteurs mais doit être vu comme information
A la veille de l'ouverture de la conférence internationale sur la reconstruction de l'Afghanistan, c'est un triste bilan qu'il faut tirer en matière d'électricité.

Seuls 10% des Afghans ont du courant chez eux, alors que l'objectif était d'une couverture à 65% en zone urbaine et 25% en zone rurale pour la fin 2010. Malgré un effort( ?)  international de 60 milliards de dollars (46 milliards d'euros) pour moderniser le pays, les résultats jusqu'ici ne sont pas au rendez-vous. Il y a certes eu la reconstruction d'un axe routier national, la construction ou rénovation de milliers d'écoles et la création d'un réseau d'hôpitaux.

Mais l'accès à l'électricité a peu progressé: seulement 10% des Afghans ont du courant aujourd'hui contre 6% en 2001, année de l'arrivée des forces américaines.

Un résultat très éloigné des objectifs fixés: une couverture de 65% en zone urbaine et 25% en zone rurale d'ici la fin 2010.

A Kaboul, la construction d'une centrale au fioul qui devait fournir du courant à 500.000 habitants a pris un an de retard, et a vu son coût, estimé au départ à 100 millions de dollars (77 millions d'euros), tripler pour atteindre 305 millions (236 millions).

Aujourd'hui achevée, elle est souvent à l'arrêt, les Afghans important de l'énergie meilleur marché de l'étranger.

La centrale, financée par les Américains, symbolise les échecs de programmes de reconstruction souvent mal conçus. Premier contributeur à la reconstruction, les Etats-Unis ont débloqué 51 milliards de dollars (39 milliards d'euros) depuis 2001. La moitié de ces fonds sert à soutenir l'armée et la police afghanes, le reste étant dévolu à l'amélioration des infrastructures et des services sociaux.

Les Américains comptent porter le montant de leur aide à la reconstruction afghane à 71 milliards de dollars (55 milliards) l'an prochain, un chiffre supérieur au total de leurs dépenses pour la reconstruction en Irak.

Reste que trop de projets ne tiennent pas leurs promesses. Les Etats-Unis et leurs partenaires ont gaspillé des milliards de dollars sans consulter les autorités afghanes, déplore le ministre afghan des Finances Omar Zakhilwal. "L'indicateur du succès en Afghanistan a été le mauvais indicateur: (...) la dépense", et non le résultat, ajoute-t-il.

C'est certainement vrai pour l'énergie. L'Afghanistan est le pays au monde qui en consomme le moins par habitant, même après des années de programmes de reconstruction, selon des données compilées par le gouvernement américain.

Les Etats-Unis et d'autres donateurs internationaux ont, pendant des années, aidé l'Afghanistan à développer une politique énergétique, prônant notamment une réduction de sa dépendance au fioul, trop coûteux et difficile à obtenir. L'objectif était d'acheter de l'électricité meilleur marché à des pays voisins et d'exploiter les ressources afghanes, comme l'eau, le gaz naturel et le charbon.

Mais tout cela a été abandonné dans le projet de la centrale de Kaboul, que les Américains ont voulu construire dans des délais très courts afin d'aider le président Hamid Karzaï à se faire réélire. Les Etats-Unis ont confié le chantier à deux sociétés américaines, Black & Veath et Louis Berger Group, qui ont remporté le contrat en 2006. Les deux firmes ont payé 109 millions de dollars (84 millions d'euros) la construction de 18 moteurs diesel, soit plus que le coût initial de la centrale.

Progressivement, les coûts du chantier ont explosé, le calendrier a pris du retard et les dépenses et rémunérations payées à Black & Veath, qui supervisait le projet pour le compte de l'Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID), sont passées de 15,3 millions de dollars (11,8 millions d'euros) en 2007 à 46,2 millions (35,7 millions) en 2009, selon des documents obtenus par l'Associated Press.

La centrale n'a été livrée au gouvernement afghan qu'en mai 2010. Aujourd'hui, elle fonctionne par intermittence, ne produisant qu'une fraction des 100 millions de watts qu'elle devait fournir. "Cette centrale électrique est trop chère à utiliser pour nous", souligne Shojauddin Ziaie, vice-ministre de l'Eau et de l'Energie.

Malgré les millions de dollars dépensés pour étudier les gisements de gaz naturel dans le nord du pays, aucun projet n'a vu le jour pour leur exploitation. Un vaste projet hydroélectrique dans le sud, qui a déjà coûté 90 millions de dollars (69 millions d'euros), est retardé par la poursuite des combats dans ce bastion résistants.

Seulement 497.000 des 4,8 millions de foyers du pays sont reliés au réseau électrique, malgré plus de 1,6 milliard de dollars (1,2 milliard d'euros) d'investissements dans des projets énergétiques, selon des données de la compagnie d'électricité afghane.

Le réseau électrique national est constitué par un patchwork de petits réseaux locaux, certains fonctionnant à l'énergie hydroélectrique, d'autres important l'électricité de l'étranger et d'autres encore utilisant des centrales au fioul.

De nombreux hôtels et entreprises, et même les ambassades et agences internationales, ont leurs propres générateurs de courant. Certains vendent de l'électricité à leurs voisins. A Kaboul, le vieux générateur au gazole de Qurban Ali, un habitant, fournit du courant à plus de 100 maisons dans le quartier de Dasht-i-barchi.

Les Afghans qui en ont les moyens payent aux propriétaires de générateurs 2,60 dollars (2 euros) par mois et par ampoule au plafond pour s'éclairer. Et il en coûte près de 11 dollars (8,5 euros) pour alimenter un poste de télévision alors que le revenu moyen par habitant est seulement d'un peu plus d'un dollar par jour

19/7

http://fr.news.yahoo.com/3/20100719/twl-afghanistan-confe...



Les Brèves

Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information

PS : La publication de l'article doit être vu comme information.

1-1 Sur le front

1 Recrudescence des attaques à Panjwaii.

Les soldats canadiens basés dans le district de Panjwaii, à l'ouest de la ville de Kandahar, en Afghanistan, ressentent les effets de la présence des combattants étrangers dans la région pour la saison estivale des combats.

La commandante de l'équipe de combats à l'une des bases d'opération, la major Eleanor Taylor, estime que les soldats actuellement en poste ont eu davantage de contacts avec ces forces étrangères au cours du dernier mois que ceux du précédent groupe de bataille.

Mais elle note que l'été est généralement la période la plus occupée de l'année en raison de la présence à la fois des combattants Waziri, qui proviennent d'une région reculée du Pakistan et de celle des combattants pakistanais eux-mêmes.

Mme Taylor affirme que les villageois qui habitent près de la base vivent dans la peur à ce moment-ci de l'année et que de plus en plus de lettres de représailles sont acheminées à tous les Afghans qui travaillent en collaboration avec l'OTAN.

Elle ajoute que les résistants sont «brutaux et cruels» et ne respectent en aucun cas la morale de type nord-américain.(…)

L'ouest de la base est une zone inoccupée que les forces de l'OTAN évitent et où les résistants demeurent libres d'aller et de venir comme ils l'entendent.

19-07

http://www.cyberpresse.ca/dossiers/le-canada-en-afghanistan/201007/19/01-4299445-recrudescence-des-violences-a-panjwaii-en-afghanistan.php

 

2 Dans une vallée afghane, un avant-poste au milieu des résistants.

28/7

Dans la vallée afghane d'Arghandab, les soldats des forces spéciales américaines parviennent, grâce à une récente série d'opérations nocturnes, à diminuer quelque peu la pression exercée par les résistants sur les avant-postes de l'US Army.

Ces raids, appuyés par un avion C-130 "Spectre" armé de mitrailleuses lourdes et des commandos afghans, ont débuté il y a quatre jours dans le village de Khosrow Sofla, après plusieurs semaines d'attaques presque quotidiennes des insurgés sur les bases américaines proches de la ville de Jelawar.

"Nous considérions cette zone comme un sanctuaire résistants, ou au moins une zone où on les laissait agir à leur guise", indique le commandant Brendan Raymond, de l'armée de terre.

 

3 Les effectifs des forces spéciales ont triplé au cours de l'année écoulée.

28-07

Le mois dernier, l'armée américaine a annoncé que les effectifs de ses forces spéciales en Afghanistan avaient triplé au cours de l'année écoulée, et que leurs opérations se déroulaient de plus en plus avec la participation des autorités afghanes.

Les forces spéciales américaines ont en outre mis en place des groupes locaux de défense à Arghandab, en entraînant des villageois armés à défendre leurs localités.

Cette initiative est controversée, et ses détracteurs déplorent qu'elle créée des milices locales distinctes de l'armée régulière afghane. Sur le terrain, les chefs militaires américains assurent que la mesure réduit les mouvements des résistants.

La vallée d'Arghandab revêt une importance stratégique pour les résistants, qui s'en servent pour infiltrer combattants et armes vers Kandahar, à quelques kilomètres à l'Est.

 

4 Vaste opération de l'armée américaine mais dans la vallée d'Arghandab.

 

Les environs de Kandahar, berceau du mouvement de résistance, sont le théâtre d'une vaste opération de l'armée américaine mais dans la vallée d'Arghandab, les résistants parviennent à paralyser les GI en lançant de multiples attaques depuis le couvert des champs de vignes et de grenadiers, qu'ils parsèment de mines artisanales.

De nombreux soldats américains ont été tués ou mutilés lors de ces attaques, et plusieurs véhicules blindés ont été détruits ces derniers jours.

Lors d'une récente opération de nuit, des soldats de la 101e division aéroportée ont observé un insurgé en train de placer une bombe au bord d'une route. Ils l'ont suivi jusqu'à sa maison, qui a ensuite été fouillée, permettant la saisie d'explosifs.

Une autre opération a permis de tuer et de blesser "un grand nombre" de résistants, qui ont fui vers un canal où ils sont tombés sous le feu du C-130. La pression subie par l'avant-poste Nolen, souvent visé par des roquettes ou entouré de mines artisanales, s'en est trouvée allégée.

Lors d'une récente sortie en compagnie de commandos afghans, l'un de ces derniers a été tué et plusieurs soldats américains et afghans ont été blessés: leur hélicoptère s'était posé dans un champ constellé de mines.

Selon les stratèges américains, entre 40 et 50 résistants particulièrement déterminés concentrent leurs efforts sur l'avant-poste Nolen, sans que l'on sache précisément pourquoi.

Les environs de la base sont désormais pratiquement vidés de leur population, et les insurgés venus des villes voisines se servent des terres agricoles pour lancer leurs attaques, indique le lieutenant-colonel David Flynn.

Les petits villages semblent entièrement désertés, et personne ne récolte les grappes de raisin, qui pourrissent sur les vignes. Les soldats de la coalition espèrent sécuriser l'accès aux champs pour s'attirer le soutien de la population locale.

Mais chaque nuit, venant des champs et des routes environnantes, les militaires entendent des détonations qu'ils attribuent à des explosions accidentelles lorsque les résistants piègent les alentours de l'avant-poste.

"Ils veulent tout simplement que nous partions. Mais c'est plus calme ces dernières nuits depuis que les forces spéciales s'y sont mises", constate un officier subalterne de la base, qui a souhaité ne pas être nommé.

30/07/2010


1-2 L'armée US n'en fait pas assez pour prévenir les suicides de soldats.

L'armée de Terre américaine n'accorde pas assez d'importance aux comportements de soldats laissant apparaître des risques de suicide sur les bases situées aux Etats-Unis, c'est ce qu'a averti jeudi un général en présentant un rapport sur le sujet.
Les responsables de l'armée, concentrés sur les guerres menées en Irak et en Afghanistan depuis près d'une décennie, ne prêtent pas assez d'attention aux comportements excessifs et ne surveillent pas suffisamment la consommation de drogue et d'alcool parmi les soldats de retour au pays, selon ce rapport.
  "A cause de tout ce que nous avons à faire, nous n'accordons pas l'attention qu'il faudrait aux comportements à risques", a reconnu le général Peter Chiarelli, adjoint au chef d'état-major de l'armée de Terre, devant la presse à Washington.
 Les officiers ont "à juste titre placé en priorité numéro un de ce qu'ils ont à faire la préparation de leurs soldats à affronter de dures épreuves", mais l'armée doit améliorer le leadership sur les bases situées aux Etats-Unis et faire en sorte d'enrayer la hausse des suicides, a-t-il souligné.
  Pour le général, "il est temps que l'armée ait un regard sans complaisance sur elle-même et se demande quelles sont les choses qui sont tombées en bas de notre liste de priorités et qu'il faudrait remettre à l'honneur, renforcer et commencer à affronter".
 Le rapport, intitulé "Promotion de la santé, réduction des risques et prévention du suicide", est le résultat d'un travail de 15 mois pour tenter de mieux comprendre les raisons de l'augmentation régulière des suicides, phénomène qui inquiète le commandement.
 L'armée de Terre a fait état de 32 suicides en juin, soit le nombre le plus élevé jamais enregistré sur un mois. Depuis le début de l'année, elle a décompté 80 suicides parmi les soldats d'active et 65 chez les réservistes.
 Le rapport met en évidence l'augmentation de la consommation de drogues dures et du manque de prise de conscience de ce problème au sein de l'armée.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=148476&language=fr


1-3 Mouvement de résistance

Mécontentement face au comportement des Britanniques

Un homme se présentant comme le soldat afghan ayant tué trois militaires britanniques mardi dans le sud de l'Afghanistan a déclaré dans un entretien à la BBC avoir agi seul, pour manifester sa colère face au comportement des Britanniques dans son pays.

Le groupe public de radio-télévision britannique rapporte vendredi sur son site internet, sans citation directe, les propos d'un homme affirmant être le soldat afghan Talib Hussain, 21 ans, traqué dans le cadre de l'attaque mortelle. L'entretien, organisé via un intermédiaire qui avait contacté la BBC, a duré une dizaine de minutes.

L'homme a expliqué son geste par son mécontentement face au comportement des Britanniques dans la province méridionale du Helmand, accusant les troupes de Sa Majesté de tuer des civils et des enfants, et estimant que leur présence en Afghanistan n'avait pas pour objectif de sécuriser et de reconstruire le pays.

Il a précisé appartenir à la communauté des Hazaras et avoir vécu quelques années en Iran, avant de retourner en Afghanistan il y a un an et de s'engager dans l'armée nationale.

Il a affirmé avoir tué les soldats britanniques de sa propre initiative, sans avoir eu de contact préalable avec les résistants, l'Iran ou le Pakistan, et avoir rejoint les rangs des résistants seulement après son attaque.

"Nous sommes au courant qu'un individu a contacté des médias en revendiquant la responsabilité de la mort de trois soldats britanniques mardi matin dans la province du Helmand", a indiqué un porte-parole du ministère de la Défense.

"Bien que nous ne puissions pas commenter l'authenticité des propos de cette personne qui affirme être l'auteur de cette attaque lâche, il est ridicule de suggérer que nous sommes impliqués dans des attaques suicides ou que nous tuons délibérément des civils"(…) , a poursuivi cette source.

Ce n'est pas la première fois qu'un membre des forces de sécurité afghanes s'en prend aux militaires britanniques.

Cinq d'entre eux avaient été tués et six autres blessés en novembre 2009 quand un policier afghan avait ouvert le feu sur eux à un contrôle routier dans la province du Helmand.

http://www.lepoint.fr/monde/afghanistan-le-meurtre-de-trois-soldats-britanniques-revendique-a-la-bbc-16-07-2010-1215559_24.php


1-4 Armes à sous-munitions: Israël et Washington refusent d'adhérer à la convention 

La convention interdisant les armes à sous-munitions est entrée en vigueur dimanche et le Comité international de la Croix-Rouge et les ONG qui luttent contre ces armes espèrent qu'elle va forcer les grandes puissances militaires à renoncer à leur utilisation.   
La convention sera applicable six mois après la ratification par plus de trente pays du traité conclu en décembre 2008 à Oslo et signé à ce jour par 107 nations.
Or, de grandes puissances militaires comme les Etats-Unis et "Israël", qui en possèdent la plus grande partie, ont refusé de signer la convention. Les Etats-Unis disposeraient de stocks d'armes contenant environ 800 millions de sous-munitions.
Le texte interdit l'emploi, la production, le stockage et le transfert de cette catégorie d'armes.
Pour le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, cette convention est une "avancée majeure" pour débarrasser le monde de ces "armes ignobles".
Les bombes à sous-munitions sont larguées par voie aérienne ou tirées par voie terrestre. Le conteneur s'ouvre dans les airs et éjecte les sous-munitions, de la taille d'une balle de tennis, qui se dispersent sur de larges zones.
5 à 40% des sous-munitions n'explosent pas au contact du sol et peuvent rester actives pendant des années durant lesquelles elles peuvent tuer ou blesser des civils, dont des enfants, plus vulnérables car ils sont tentés de les ramasser.

La Coalition contre ces armes estime le stock mondial à plus d'un milliard de bombes.
Le président du CICR, Jakob Kellenberger, a salué l'entrée en vigueur de la convention, qui "va stigmatiser l'utilisation des armes à sous-munitions". "Nous espérons que l'entrée en vigueur (de la Convention) va aussi avoir un effet sur les pratiques des Etats qui n'y ont pas encore adhéré".
Il est à noter que ces armes ont été notamment utilisées par "Israël" durant la guerre contre le Liban en 2006, et continuent de faire des victimes.
Au Laos, 300 personnes en moyenne seraient tuées ou blessées chaque année par des sous-munitions larguées durant la guerre américaine contre le Vietnam

01/08/2010

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=148672&language=fr


1-5 Conférence internationale des Soixante-dix pays donateurs.

nb : Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

Pour la première fois depuis le renversement du régime en place en 2001, une conférence internationale est organisée, cette semaine, à Kaboul. Soixante-dix pays donateurs vont y participer. Les thèmes qui y seront évoqués portent tous sur un même axe : le transfert des responsabilités et de la gouvernance aux autorités afghanes. L'horizon 2011 est considéré, par Washington et ses alliés, comme décisif. Face à des opinions publiques de plus en plus hostiles à la poursuite de cette guerre et face au décompte macabre des cercueils de soldats rapatriés, un début de retrait, à défaut d'un vrai départ, est vital pour les dirigeants occidentaux.

Sur le terrain, la situation varie considérablement d'une province à l'autre. À Kaboul une amélioration de la sécurité est manifeste. Ailleurs, la rébellion est, en revanche, de plus en plus importante.

Durant le seul mois de juin, 102 soldats étrangers ont péri, un triste record depuis neuf ans. Bombes artisanales, attentats suicides, opérations commando, assassinats de civils afghans liés au régime du président Karzaï.

Tout est fait pour affaiblir les troupes étrangères et les forces de sécurité afghanes.

Du point de vue théorique, ce contexte de guérilla a été amplement décortiqué par les stratèges américains. L'arrivée, il y a un an, du général McChrystal marquait le choix d'une stratégie dite de la « contre-insurrection », autrement dit fondée sur la conscience des limites de l'action militaire et la nécessité de redoubler d'efforts sur les plans économiques et politiques pour gagner la confiance de la population. Moins d'usage indiscriminé de la force, moins de pertes civiles, davantage d'attaques ciblées contre les acteurs majeurs de l'insurrection. C'est d'ailleurs le général Petraeus, aujourd'hui appelé en renfort pour remplacer McChrystal, récemment remercié pour une interview indisciplinée à l'égard de la Maison Blanche, qui en fut l'instigateur et le théoricien.

Les faits, pourtant, sont têtus. Malgré les renforts, le cap des 150 000 soldats va bientôt être dépassé, la situation militaire se dégrade. Et le moral des troupes s'en ressent. Exposés aux attaques des résistants, liés par leurs consignes de protection des populations civiles, les soldats regardent leurs compagnons tomber les uns après les autres sur un front insaisissable, avec un sentiment d'impuissance qui ne saurait s'éterniser.

Officiellement, la nomination de Petraeus ne signifie pas un changement de stratégie. Mais, à Washington, l'idée de changer de ligne fait son chemin. Une évaluation sera faite en décembre. Le rôle du Pakistan, crucial pour maintenir un contrôle des résistantss, est plus déterminant que jamais pour entamer un tel retrait. Ce n'est pas la moindre des complications.

19 juillet 2010

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Afghanistan-doutes-sur-la-strategie-_3632-1450032_actu.Htm?xtor=RSS-4&utm_source=RSS_MVI_ouest-france&utm_medium=RSS&utm_campaign=RSS


1-6 Le président Karzaï approuve un projet de milices locales.

Nb PS : La publication de l'article doit être vu comme information.

Karzaï a approuvé un projet américain controversé consistant à créer des milices locales dans le cadre de la lutte contre les résistants.

La formation de ces "forces de police locales" est une question sensible dans le pays, où l'on se rappelle les milices mobilisées par les Soviétiques durant leur occupation de l'Afghanistan dans les années 1980 et le rôle qu'elles ont joué dans la sanglante guerre civile qui a suivi.

Selon des responsables afghans, Karzaï a longtemps résisté aux pressions de Washington pour la création d'unités analogues dans les zones où la résistance est la plus forte, mais il a fini par en accepter le principe mercredi.

Dans un communiqué, les services de Karzaï précisent que la décision a été entérinée en présence de membres du gouvernement, du général américain David Petraeus, commandant de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf), et de l'ambassadeur des Etats-Unis à Kaboul.

L'Isaf enregistre un nombre croissant de victimes dans ses engagements contre les résistants dans le Sud afghan, et les Etats-Unis entendent voir Karzaï endosser des responsabilités plus importantes en matière de sécurité en prévision de leur retrait progressif qui doit débuter l'an prochain.

"Les effectifs (de la milice), les salaires et la période durant laquelle elle sera requise, seront fixés par le ministère de l'Intérieur", a déclaré Hamid Elmi, porte-parole de Karzaï. "Les FPL (forces de police locales) seront formées dans les secteurs où sévit l'insécurité."

Elmi a précisé que le gouvernement ne comptait pas armer ces unités, dont les membres utiliseront leurs armes personnelles. De très nombreux Afghans, surtout dans les zones rurales, possèdent des armes ou peuvent s'en procurer facilement.

Les FPL, qui dépendront du ministère de l'Intérieur, auront pour tâche d'aider la Police nationale afghane (PNA) à protéger leurs régions contre les insurgés, a ajouté Elmi.

La création accélérée d'une armée et d'une force de police nationale a poussé des dizaines de milliers d'Afghans à s'y intégrer, mais leur entraînement et leurs équipements laissent à désirer.

Environ 30.000 Afghans sont aussi engagés par des firmes de sécurité privées qui les forment et les payent mieux.

La mise en place de milices locales pour assurer la sécurité locale n'est pas nouvelle dans la lutte anti-insurrectionnelle, mais certains doutent de leur efficacité face à un ennemi infiltré dans les populations locales.

 15/7

http://www.lefigaro.fr/international/2010/07/11/01003-20100711ARTFIG00205-la-peur-et-la-desillusion-regnent-dans-kandahar.php


1-7 Le ministre chinois des A.E participera à des réunions en Afghanistan et au Vietnam

Le ministre chinois des Affaires étrangères (AE) Yang Jiechi participera à une conférence internationale sur l'Afghanistan le 20 juillet à Kaboul, ainsi qu'à une série de réunions des chefs de la diplomatie du 21 au 23 juillet à Hanoi, au Vietnam, a annoncé Qin Gang, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, lors d'une conférence de presse régulière, ce jeudi.

Au Vietnam, les réunions se dérouleront entre les ministres des Affaires étrangères de la Chine et de l'Association des pays de l'Asie du Sud-Est (ASEAN), et entre les chefs de la diplomatie des pays de l'ASEAN, la Chine, le Japon et la République de Corée.

Par ailleurs, Yang Jiechi participera à des consultations officieuses des ministres des Affaires étrangères dans le cadre du Sommet de l'Asie de l'Est et à une réunion des ministres des Affaires étrangères du 17e Forum régional de l'ASEAN, a ajouté Qin Gang.

Yang Jiechi se rend en Afghanistan sur l'invitation de son homologue afghan Zalmay Rasoul et au Vietnam sur celle de Pham Gia Khiem, vice-Premier ministre vietnamien et ministre vietnamien des Affaires étrangères, a précisé Qin Gang.

L'ASEAN regroupe le Brunei, le Cambodge, l'Indonésie, le Laos, la Malaisie, le Myanmar, les Philippines, Singapour, la Thaïlande et le Vietnam.

2010-07

http://french.cri.cn/621/2010/07/15/261s223410.htm


1-8 Guantanamo : Les Brèves

Ndlr : La publication de l’article ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage ce point de vue, mais doit être vu comme information.

 

1 L'Espagne accueille un troisième ex-détenu de Guantanamo.

 L'Espagne a accueilli un troisième ancien détenu de Guantanamo, un Afghan qui est arrivé mercredi soir dans le pays, a annoncé jeudi le ministère espagnol de l'Intérieur.

Le communiqué du ministère, qui ne révèle ni son identité ni son âge, précise que cet ancien prisonnier, comme les deux précédents, remplit la condition de ne pas faire l'objet de poursuites judiciaires aux Etats-Unis, en Europe ou en Afghanistan. Tous trois pourront travailler et vivre en Espagne, mais ne peuvent quitter le pays.

L'Espagne a annoncé qu'elle accueillerait jusqu'à cinq anciens prisonniers de Guantanamo pour aider les Etats-Unis à fermer le centre de détention de la base militaire américaine à Cuba, où ont été incarcérés des suspects de terrorisme. Un ancien détenu palestinien était arrivé en février, et un Yéménite en mai.

21/7

AP,___


2 Guantanamo: Omar Khadr veut boycotter son procès.

Omar Khadr, dernier occidental détenu à la base américaine de Guantanamo, a annoncé devant un tribunal militaire qu'il allait boycotter son procès, prévu en août. Il doit être jugé pour le meurtre d'un soldat américain en Afghanistan.

Le Canadien de 23 ans a fait son annonce après avoir rejeté à nouveau un accord avec la justice américaine. Celle-ci lui a proposé de plaider coupable en échange d'une réduction de peine. "Je boycotte la commission militaire, premièrement en raison de son injustice et de son iniquité", a-t-il lancé. Selon lui, le tribunal militaire "a été constitué pour condamner les détenus".

M. Khadr, qui n'avait que 15 ans au moment des faits, est accusé d'avoir lancé une grenade qui a tué un soldat américain lors de combats en Afghanistan en juillet 2002 et d'actes de terrorisme. S'il est reconnu coupable, il risque la prison à vie.

L'offre de la justice américaine portait sur un plaidoyer de culpabilité de sa part en échange d'une peine de 30 ans, dont il n'aurait eu à purger que cinq ans à Guantanamo, a déclaré Dennis Edney, un avocat canadien qui conseille l'accusé mais ne peut le représenter devant le tribunal américain.

Une partie de la peine, sans que l'on sache si c'est l'ensemble des 25 années restantes, aurait été purgée au Canada.

"M. Khadr ne pouvait admettre quelque chose qu'il n'a jamais fait. Il n'a jamais tué personne", a dit Me Edney au sujet de son client, détenu depuis octobre 2002 à Guantanamo.

"Je ne vais pas laisser le gouvernement américain m'utiliser à ses fins", a déclaré Omar Khadr en expliquant pourquoi il préférait boycotter le procès plutôt que de se défendre des accusations à son encontre.

Il a ajouté qu'il assisterait peut-être au procès mais qu'il n'y participerait pas. "Comment puis-je espérer la justice d'un système qui en est dénué", a-t-il dit.

ats /

13 juillet


3 2 détenus de Guantanamo transférés.

Le Pentagone a annoncé avoir remis aux gouvernements espagnol et letton deux détenus de la prison militaire américaine de Guantanamo (Cuba) dont il n'a cependant pas révélé l'identité.

"Les Etats-Unis se sont entendus avec les gouvernements de l'Espagne et de la Lettonie pour que les transferts se déroulent dans des conditions de sécurité appropriées, et ils resteront en étroite concertation avec ces deux gouvernements au sujet de ces individus", précise un communiqué du département de la Defense.

Les identités des deux détenus sont tenues secrètes "pour des raisons d'ordre privé, à la demande des gouvernements d'accueil", ajoute le Pentagone.

Ces nouveaux transferts réduisent à 176 le nombre de détenus qui restent à Guantanamo, contre 245 l'an dernier à l'entrée en fonctions du président Barack Obama.

Le chef de la Maison blanche s'est engagé à fermer le centre de détention de Guantanamo, ouvert en 2002 pour incarcérer et interroger des étrangers capturés après l'intervention des forces alliées en Afghanistan contre Al Qaïda et ses protecteurs du régime des résistants.

Environ 780 prisonniers ont été envoyés à Guantanamo au total.

Reuters
22/07

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/07/22/97001-20100722FILWWW00713-2-detenus-de-guantanamo-transferes.php


4 Les USA renvoient un détenu blanchi de Guantanamo au Yémen.

L’administration Obama a renvoyé un détenu de Guantanamo au Yémen, son pays d’origine, après qu’un juge fédéral eut ordonné sa libération, arguant que Mohammed Odaini était détenu sans motif depuis plus de huit ans, a annoncé mardi  13 juillet le Pentagone dans un communiqué.

Toutefois, ce transfert vers le Yémen reste une exception et « la suspension des rapatriements de Yéménites de Guantanamo reste en vigueur, en raison de la situation en matière de sécurité dans ce pays », explique le Pentagone. En janvier, le président Barack Obama avait suspendu tous les transferts de détenus yéménites, après la tentative d’attentat perpétrée le jour de Noël par un jeune Nigérian dans un avion Amsterdam-Detroit, qui a affirmé avoir été entraîné dans un camp d’Al-Qaïda au Yémen. Mais le cas du Yéménite Mohammed Odaini, qui avait 17 ans lorsqu’il a été capturé au Pakistan, a contraint l’administration a lever partiellement cette suspension. Un juge fédéral a en effet estimé fin mai qu’il n’existait pas de preuves d’un lien quelconque entre le jeune homme et Al-Qaïda. Près de la moitié des 180 prisonniers encore détenus à Guantanamo sont yéménites. Rappelons que lors  de son entrée en fonctions en janvier 2009, Barack Obama avait fixé à janvier 2010 la date butoir pour la fermeture du centre de détention situé sur l’île de Cuba, mais l’administration américaine n’a pas pu tenir ce délai comme l’a expliqué en détail Nea Say.

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14/07/2010

http://europe-liberte-securite-justAfghanistan ice.org/2010/07/14/les-usa-renvoient-un-detenu-blanchi-de-guantanamo-au-yemen/


5 Le gouvernement Blair accusé de complicité de torture.
Alors que les services secrets britanniques sont poursuivis en justice par d'anciens détenus de Guantanamo pour complicité de torture, des documents publiés par la presse anglaise montrent que leurs responsables ont bien fermé les yeux sur ce sujet.

Dans le sillage des États-Unis, le Royaume-Uni se trouve à son tour entraîné dans un scandale autour de la torture. Des documents publiés jeudi par le Guardian accréditent les accusations déjà portées par d'ex-détenus de Guantanamo, selon lesquelles les services secrets de sa majesté (MI5 et MI6) ont cautionné les méthodes d'interrogatoire peu orthodoxes utilisées par les Américains sur des terroristes présumés après le 11 septembre.

C'est d'ailleurs la plainte déposée par six anciens détenus de Guantanamo qui a permis la révélation de ces documents. Le cas le plus connu est celui de l'Ethiopien Binyam Mohamed, détenu sur la base américaine pendant plus de quatre ans avant d'être transféré en 2009 en Grande-Bretagne, où il a le statut de résident. Il a notamment affirmé qu'un membre du MI5 avait fourni les questions lors des interrogatoires assortis de tortures qu'il a subis dans un site secret au Maroc, après son arrestation au Pakistan en 2002. Selon lui, les renseignements britanniques, et donc l'administration Blair, étaient donc au courant des privations de sommeil, tortures génitales et autres mauvais traitements subis durant sa détention.

900 documents déclassifiés 

Le gouvernement britannique a bien essayé de suspendre la procédure judiciaire. D'une part, en proposant une médiation aux plaignants. Des compensations pourraient leur être versées, a ainsi annoncé la semaine dernière le premier ministre David Cameron, si des pratiques assimilées à des tortures étaient avérées. Pour déterminer ce point, il a annoncé d'autre part la tenue d'une enquête indépendante, qui doit commencer ses travaux avant la fin de l'année et durer une douzaine de mois. Avantage de cette procédure: les travaux ne seront pas entièrement publics, les dépositions des agents des services secrets et les informations touchant à la sûreté de l'État étant couvertes par une confidentialité totale. Mais selon le gouvernement britannique, l'enquête ne peut démarrer tant que la procédure judiciaire est en cours.

Cela n'a pas suffi à faire reculer la cour d'appel britannique. Considérant qu'une procédure n'annule pas l'autre, elle a rejeté la demande de suspension du gouvernement. Sur injonction de la justice, 900 documents placés sous le sceau du secret ont déjà été déclassifiés dans le cadre de l'enquête. Le Guardian en publie quelques extraits, qui montrent très clairement que la Grande-Bretagne n'a pas appliqué les procédures légales d'assistance à ses ressortissants et ne n'est pas opposée à l'envoi de certains d'entre eux à Guantanamo. 

«Nous l'avons écouté sans commenter»

 Plusieurs de ces pièces portent sur le cas d'Omar Deghayes. Ce Britannique d'origine libyenne a été interrogé par le MI5 alors qu'il était détenu dans la base américaine de Bagram à Kaboul, tristement célèbre pour les mauvais traitements dont elle a été le théâtre.

Durant l'interrogatoire, mené en juillet 2002, le détenu affirme souffrir d'une hémorragie interne due à une tuberculose. «Nous l'avons écouté sans commenter», note le rapport. «S'il continue de se cramponner à son histoire, note un officier quelques jours plus tard, nous proposons de se désengager et de laisser les évènements ici poursuivre leur cours». Autrement dit, laisser le prisonnier être emmené par les Américains au centre de détention de Guantanamo. C'est chose faite dès l'automne suivant, explique le quotidien britannique. Emprisonné cinq ans, Omar Deghayesa perdra un œil suite aux mauvais traitements subis là-bas.

En janvier 2002, une note du MI6 destinée à ses officiers reconnaissait déjà la possibilité que les prisonniers «ne soient pas traités en accord avec les standards appropriés». Tout en concluant : «Étant donné qu'il ne sont pas sous notre contrôle, la loi ne requiert pas l'intervention de votre part pour l'empêcher». Pour l'avenir, David Cameron, qui a reconnu des «interrogations sur le degré de collaboration des agents britanniques avec les services de renseignement étrangers qui traitaient les prisonniers d'une façon inappropriée», a annoncé de nouvelles règles afin d'empêcher ce genre de comportement. Elles stipulent que les agents britanniques «ne doivent jamais participer à aucune action au cours de laquelle ils savent ou croient que des actes de torture seront commis».

En attendant, de l'aveu même du premier ministre, «tant que ces questions restent en suspens, notre réputation en tant que pays qui croit à la liberté, à l'équité et aux droits de l'homme sera mis en doute».
15/07

http://www.lefigaro.fr/international/2010/07/15/01003-201...


6 Vidéo : En Europe, quelle coopération à la torture ?

http://www.dailymotion.com/video/xe2v4g_en-europe-quelle-...


n°446 - dossiers de l'Afghanistan - 10-08 - : -Suite : - : Les réels motifs de la présence internationale en Afghanistan

n°446 - dossiers de l'Afghanistan - 10-08 - : -Suite : - : Les réels motifs de la présence internationale en Afghanistan.




Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de l'Afghanistan n°446 du 10-08

C.De Broeder & M.Lemaire

 



 Le "dossier de l'Afghanistan" est  visible  sur mes blogs : 

a)   sur nos blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

 

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

Tiré à part :

Malgré les milliards dépensés dans la 'reconstruction', l'électricité manque toujours…

1 Les Brèves

1-1 Sur le front

1 Recrudescence des attaques à Panjwaii.

2 Dans une vallée afghane, un avant-poste au milieu des résistants.

3 Les effectifs des forces spéciales ont triplé au cours de l'année écoulée.

4 Vaste opération de l'armée américaine mais dans la vallée d'Arghandab.

1-2 L'armée US n'en fait pas assez pour prévenir les suicides de soldats.

1-3 Mouvement de résistance

Mécontentement face au comportement des Britanniques

1-4 Armes à sous-munitions: Israël et Washington refusent d'adhérer à la convention.  

1-5 Conférence internationale des Soixante-dix pays donateurs.

1-6 Le président Karzaï approuve un projet de milices locales.

1-7 Le ministre chinois des A.E participera à des réunions en Afghanistan et au Vietnam

1-8 Guantanamo : Les Brèves

1 L'Espagne accueille un troisième ex-détenu de Guantanamo.

2 Guantanamo: Omar Khadr veut boycotter son procès.

3 2 détenus de Guantanamo transférés.

4 Les USA renvoient un détenu blanchi de Guantanamo au Yémen.

5 Le gouvernement Blair accusé de complicité de torture.

6 Vidéo : En Europe, quelle coopération à la torture ?

2 Dossiers

2-1 Peur et  désillusion à Kandahar.

1 L'étau se resserre sur Kandahar…

2 Rues désertes

3 Mauvaise gouvernance.

2-2 Anthony DiMaggio : L’Afghanistan en ruines. (La réalité sur le terrain dément les discours d’Obama. ).

2-3 Les réels motifs de la présence internationale en Afghanistan.



2 Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

2-1 Peur et  désillusion à Kandahar.

1 L'étau se resserre sur Kandahar…

Nb

Extrait

L'étau se resserre sur Kandahar…

L'offensive annoncée en fanfare pour juillet a certes été repoussée à l'automne.

On ne parle même plus désormais d'«opération militaire» -un gros mot dans le petit manuel de la nouvelle doctrine américaine de «contre-insurrection»- mais de «processus».

Il n'empêche. Américains et Canadiens continuent de masser leurs troupes aux abords de la capitale provinciale.

Hamid Karzaï.

Marie-France Calle
12/07  

http://www.lefigaro.fr/international/

 

2 Rues désertes

Nb  La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

Quant aux Kandaharis, ils vivent dans la peur et la désillusion. Près de neuf ans d'occupation étrangère ne leur ont apporté ni la paix ni la sécurité.

Pourquoi, s'interrogent-ils?

«La construction d'écoles, d'hôpitaux, de routes?

Autant de belles promesses jamais tenues», lance avec amertume Idriss, un jeune ingénieur qui vit au centre de Kandahar, à quelques mètres de l'ancienne demeure du mollah Omar.

Le chef spirituel des résistants se cacherait au Pakistan, dans la région de Quetta. Idriss en est persuadé, «les Américains n'ont qu'un seul but, rester en Afghanistan». Et pour cela, dit-il, «ils soutiennent les résistants tout en faisant semblant de les combattre, ça fait durer la guerre». Il n'est pas le seul à croire à cette théorie de la conspiration.

Quand on lui demande son avis, Abdul, qui tient un petit restaurant, hoche la tête en signe d'approbation. «C'est pareil pour la culture du pavot et le trafic de la drogue, dit-il. Les Occidentaux prétendent que ce sont nos dirigeants qui sont derrière tout ça; mais, sans l'aide des Américains, comment ces énormes transactions, visibles de tous, pourraient-elles continuer d'exister? »

 

Au centre de Kandahar, les rues sont quasiment désertes. La ville porte les cicatrices des récents attaques. Sur l'une des principales artères, on peut voir les murs éventrés de la «guesthouse fortifiée» qui abritait des compagnies de construction occidentales. Elle a été soufflée au printemps dernier par une attaque kamikaze. Quatre Afghans sont morts, plusieurs Américains ont été blessés.

http://secretdefense.blogs.liberation.fr/

 

3 Mauvaise gouvernance.

nb

Il y a trois jours, un homme a été abattu en plein Kandahar. Dans la même journée, des résistants s'en sont pris à un villageois du district d'Arghandab, à quelques kilomètres de là. L'homme, qui voyageait avec sa femme et ses enfants, a été tué sous leurs yeux. Selon le conseil provincial, les militants l'avaient menacé à plusieurs reprises, l'accusant d'espionner pour le gouvernement afghan soutenu par les Occidentaux.

Pour autant, leur crédit n'est pas forcément entamé dans cette province du Sud afghan. La présence des troupes étrangères n'y est pas pour rien. La mauvaise gouvernance afghane non plus. «Avant, la famille Karzaï était très respectée ici, mais depuis que Hamid est président, ses frères, y compris Wali, se croient tout permis », affirme Idriss.

Le «jeune Karzaï» profiterait notamment de la fonction de son aîné pour nommer ou révoquer à sa guise les personnages clés à Kandahar.

En revanche, personne ne peut le soupçonner de sympathie pour les résistants, qui ont tué son père en 1999.

Même s'il est convaincu que le temps est venu de négocier avec eux.

http://secretdefense.blogs.liberation.fr/


2-2 Anthony DiMaggio : L’Afghanistan en ruines. (La réalité sur le terrain dément les discours d’Obama. ).

La violence en Afghanistan s’est accrue en 2010 en raison de "l’escalade" américaine de la poursuite des Résistants et du nombre croissant des attaques sur les civils afghans.

Ces attaques ont atteint leur plus haut niveau depuis l’invasion des USA en 2001 selon l’organisation pour les droits de l’homme Afghanistan Rights Monitor (ARM).

ARM estime que plus de 1000 civils ont été tués cette année et 1500 blessés.

Et dans le même temps les résistants ‘Talibans" sont devenus plus résistants, plus adaptables et plus meurtriers".

Le rapport de l’ARM de ce mois-ci constitue un aveu notable de la part de ceux qui sont sur le terrain que la promesse des USA d’aider à "stabiliser" l’Afghanistan et à réduire la violence et le terrorisme s’avère plus rhétorique que réelle. Les 140 000 soldats supplémentaires que les USA ont envoyés en Afghanistan semblent avoir mis les Afghans en plus grand danger de mort encore en provoquant une escalade de la violence qui rend le pays de plus en plus incontrôlable.

Des études sociales récentes de l’ONU indiquent que l’Afghanistan demeure un des pays les plus misérables de la planète. L’espérance de vie n’y est hélas que de 44 ans et il n’y a pas de pays au monde (à part le Niger) où elle soit plus faible. Les statistiques de l’ONU pour le Développement Humain de 2009 montrent que l’Afghanistan fait partie des 10% du monde où la production intérieure brute (PIB) est la plus faible, des 20% du monde où le taux d’alphabétisation est le plus faible, des 4% où l’espérance de vie est la plus basse et des 30% où la malnutrition des enfants est la plus grande. L’Afghanistan a cependant des résultats excellents dans un domaine : celui de l’émigration. L’Afghanistan figure dans les 30% du monde où le taux d’émigration est le plus élevé, ce qui est indicatif de la terrible menace que l’occupation USA-NATO fait peser sur les civils.

La popularité de la guerre en Afghanistan est à son plus bas niveau historique en ce milieu d’année 2010. Les Américains semblent conscients que la situation dans le pays ne progresse pas, au contraire elle empire en termes de pertes humaines civiles afghanes et militaires américaines. L’opposition publique grandissante est le signe que la rhétorique d’Obama pour défendre la guerre perd chaque jour de sa force et de son pouvoir de conviction. Selon un sondage de Newsweek, le pourcentage d’Américains qui ne sont pas d’accord avec la manière dont Obama gère le conflit a doublé, passant de 27% en février à 55% en juin. Selon le Washington Post-ABC, alors que 52% d’Américains étaient en faveur de la guerre juste après le discours d’élection d’Obama en décembre 2009, ce chiffre est tombé à 44% au début de juin 2010. Dès avril de cette année, le sentiment que cette guerre "ne valait pas la peine" d’être menée et qu’il fallait s’y opposer était partagé par une majorité d’Américains.

Les pertes américaines en 2010 ont été les pires de toute la guerre. Elles ont atteint une moyenne de 32 soldats par mois alors qu’en 2009 elles étaient de 29 par mois et 13 par mois en 2008. Les pertes américaines ont en fait augmenté régulièrement chaque année depuis 2001 témoignant du sacrifice croissant que ce conflit exige du peuple américain. Les médias américains ont largement ignoré l’augmentation des pertes américaines et même depuis qu’ils ont commencé à en parler à la fin de 2009, peu d’articles ont paru sur le niveau historique des pertes. Il semble que les journalistes aient bien appris leur leçon et qu’ils ne veuillent pas "jouer les trouble-fêtes" dans une guerre que les deux partis politiques soutiennent en dépit de l’opposition grandissante des citoyens.

Anthony DiMaggio

Anthony DiMaggio est le directeur de media-ocracy (www.media-ocracy.com), un quotidien Internet qui se consacre à l’étude des médias, de l’opinion publique et de l’actualité. Il est l’auteur de When Media Goes to War ("Quand les médias vont en guerre") (2010) et de Mass Media, Mass Propaganda ("Médias de masse, propagande de masse") (2008). On peut le joindre à mediaocracy@gmail.com

Pour consulter l’original : http://www.counterpunch.org/dimaggi...

Anthony DIMAGGIO

16 juillet 2010

Traduction : D. Muselet

(Counterpunch)

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/L-Afghanistan-en-ruines-Counterpunch.html


2-3 Les réels motifs de la présence internationale en Afghanistan.

nb Nb  La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

Un scepticisme profond gagne l'ensemble de l'opinion publique occidentale quant à la finalité véritable de la présence des forces de l'OTAN en Afghanistan.

Alors que les Pays-Bas sont les premiers à retirer leurs troupes du pays, que l'armée britannique a cédé à l'armée américaine, le 7 juillet dernier, la supervision d'une zone particulièrement sensible (le district de Sangin, bastion des taliban), le président Obama délivre à la communauté internationale un message ambigu.

Lors de la conférence de Kaboul, qui s'est tenue le 20 juillet dernier, la secrétaire d'Etat et chef de la diplomatie américaine Hillary Clinton appela de ses voeux la mise en marche de la transition de souveraineté dans la conduite de la guerre contre les taliban vers le gouvernement afghan.

Ne pouvant "être repoussée indéfiniment", cette transition ne s'apparenterait en rien à la fin de l'implication américaine en Afghanistan mais au "début d'une nouvelle phase", d'après les propos qui se voulaient rassurants de Mme Clinton. Le président Obama a, de son côté, annoncé un retrait des troupes américaines à l'été 2011 ainsi que l'élaboration d'une nouvelle stratégie militaire.

De fait, la situation s'emballe dans le pays: les forces de l'OTAN ont connu un mois de juillet sanglant, les résistants gagnent du terrain, l'étau se resserre.

Le président Obama fait alors le pari risqué d'un "surge", d'une intensification de la présence militaire américaine en Afghanistan, plus précisément dirigée vers la zone afghano-pakistanaise, nerf de la rébellion conduite par Al-Qaeda. Ainsi, le retrait des troupes américaines en Irak le 31 août de cette année - leur départ définitif ne s'effectuera qu'en décembre 2011 - doit être lu, d'une part, comme la tenue d'une promesse électorale fondamentale de la part du président, d'autre part, comme le moyen stratégique de renforcer les troupes en Afghanistan.

Comment appréhender ce double discours américain? Comment lier cette volonté affichée de rappeler le gouvernement afghan à ses responsabilités et cette décision d'une intensification de la présence américaine sur le sol afghan? L'armée américaine tente-t-elle de déserter au plus vite un pays dont elle ne maîtrise plus les données géopolitiques? En effet, les motifs de la présence américaine sont multiples et contradictoires: au motif initial tombé en désuétude - tous les experts s'accordent à dire que le dissident Oussama Ben Laden ne se trouve plus dans le pays - s'est substitué la rébellion totalement incontrôlable des taliban. Mais ce n'est pas tout: le motif le plus pernicieux semble bien être l'ambition américaine de "national building".

Le gouvernement afghan, véritable ennemi des forces de l'OTAN?

Dans un entretien accordé à la chaîne danoise TV2 News, le secrétaire général de l'OTAN Anders Fogh Rasmussen a mis le doigt sur le nerf du problème afghan: "Il existe assurément une volonté de pouvoir" à Kaboul mais "il manque surtout des moyens suffisants pour le faire". Une transition de souveraineté n'est pas l'affaire de quelques jours, surtout quand elle concerne un gouvernement gagné par la corruption et la fraude électorale - la victoire du président Hamid Karzaï en novembre 2009 fut violemment contestée -, et privé par les forces internationales de ses prérogatives étatiques, notamment budgétaires. Les dirigeants présents à la conférence de Kaboul se sont donc accordés pour transmettre au gouvernement afghan la gestion de l'aide internationale.

Comme l'a expliqué, hier, au quotidien Le Monde le président pakistanais Asif Ali Zardari - en visite officielle à Paris -, "pour gagner le soutien de la population afghane, il faut lui apporter du développement économique et lui prouver qu'on peut non seulement changer sa vie, mais surtout l'améliorer". "C'est toute l'approche qui me semble erronée. La population n'associe pas l'intervention de la coalition à un futur mieux-être", a-t-il ajouté. Le transfert de souveraineté est un processus long, un travail au quotidien pour gagner la confiance de la population.

A ce titre, l'armée américaine aurait fort à apprendre de la politique des trois D - développement, diplomatie, défense - de l'armée néerlandaise, qui s'était engagée pendant quatre années dans une véritable entreprise de reconstruction du pays : forte présence des organisations non gouvernementales néerlandaises, création d'écoles, construction d'une route reliant les deux villes les plus peuplées d'Uruzgan, région sous leur contrôle militaire. Comme le manifestent les documents secrets publiés par WikiLeaks, la présence américaine contribue à alimenter sentiment d'insécurité et de défiance.

C'est surtout l'image de "sale guerre" que véhiculent les rapports de WikiLeaks: celle d'une guerre où des soldats alliés (français et afghans) en viennent aux mains, où les bavures sont monnaie courante (civils tués ou blessés lors de simples manoeuvres techniques), où un pays allié est soupçonné de marcher avec l'ennemi - les services secrets pakistanais collaboreraient avec des résistants afin de déstabiliser le gouvernement afghan. Dernière révélation choc des rapports confidentiels: la TF46, unité d'élite allemande, aurait collaboré avec la TF373, unité d'élite essentiellement composée de forces spéciales américaines, dans la stratégie des assassinats ciblés de taliban, mise en œuvre par David Petraeus, commandant des forces armées en Afghanistan.

http://www.humanite.fr/04_08_2010-les-r%C3%A9els-motifs-de-la-pr%C3%A9sence-internationale-en-afghanistan-451077


n°446 - dossiers de l'Afghanistan - 10-08 - : -Fin: - : Les réels motifs de la présence internationale en Afghanistan.

°446 - dossiers de l'Afghanistan - 10-08 - : -Fin: - : Les réels motifs de la présence internationale en Afghanistan.




Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

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dossiers de l'Afghanistan n°446 du 10-08

C.De Broeder & M.Lemaire

 



 Le "dossier de l'Afghanistan" est  visible  sur mes blogs : 

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b) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

 

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Sommaire :  

2 Dossiers (Suite)

2-4 Danielle Bleitrach : En France le déni de guerre se poursuit, aux Etats-unis on lui vote des crédits…

2-5 L’Afghanistan, une part du Grand Jeu dominateur des grandes puissances.

2-6 Cameron accuse de «traîtrise» l'allié pakistanais.

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

3-1 Les Etats-Unis seraient prêt à négocier avec les résistants.

3-2 Il faudra avoir le courage d'ajuster notre stratégie si nécessaire".

3-3 ALAIN LALLEMAND : il ne s’est rien produit de remarquable à Kaboul.

3-4 Karzaï invite les partenaires internationaux à investir à long terme …

3-5 Sayed Salahuddin :  Karzaï veut contrôler l'aide étrangère...

 


2-4 Danielle Bleitrach : En France le déni de guerre se poursuit, aux Etats-unis on lui vote des crédits…

Il est intéressant de voir les suites des révélations sur la catastrophique guerre en Afghanistan.

En France, le président et le premier ministre utilisent la mort du malheureux Michel Germaneau, en laissant croire que c’est toute voir l’Afrique francophone, voir le maghreb, bref le pré carré français qui serait à feu et à sang, ce qui permet à la fois d’occulter le caractère catastrophique de l’opération militaire de jeudi et de noyer les rares questions qui pourraient fuser sur le désastre afghan tel que le révèlent les dossiers mis à jour par site Wikileaks sur la réalité de cette guerre. Comment pendant qu’on assassine des Français -il est vrai à quelques milliers de km de chez eux, dans une zone dangereuse bien que limitée- vous oseriez dénoncer notre présence en Afghanistan ?

Rassurez-vous personne ne s’est hasardé à l’exercice, la télévision n’en a pratiquement pas parlé, la presse s’est contenté d’en faire une histoire concernant les seuls nord-américains, quant au monde politique il s’occupe d’autre chose. Il n’en est pas tout à fait de même aux Etats-Unis.

Obama un dangereux socialiste

Il est des moments où l’on envie le débat tel qu’il a lieu aux Etats-Unis. Pourtant il a ses dérives quasiment folkloriques et quand on voit le panneau publicitaire (voir photo) que le mouvement tea party d’extrême droite a été capable d’afficher dans l’Iowa le fou-rire nous prend. Obama est comparé à Hitler et Lénine avec un message très lapidaire : « Radical Leaders Prey on the fearful and naïve ». Autrement dit vous les craintifs et les naïfs ne soyez pas la proie de cet homme qui est lui-même la proie de ces leaders « extrémistes ». Le panneau reproduit les trois hommes avec les mots « national socialisme, démocrate socialisme, marxiste socialiste », le dénominateur commun étant ce mot de socialisme qui aux US constitue un épouvantail d’une efficacité sans borne, même si accuser Obama, ce thuriféraire de Wall street et ce zélote du capitalisme, d’être socialiste est à peu près aussi crédible que de l’accuser d’être un grand prêtre vaudou… C’est le genre d’amalgame que certains voudraient bien voir devenir un reflexe conditionné en Europe. Cette brève remarque permet de tempérer ce que ma nostalgie du débat aux Etats-unis pourrait avoir d’excessif.

Mais revenons au fond de l’Affaire : la chambre des représentants approuve l’octroi de 33.000 millions de dollars supplémentaire pour la guerre d’Afghanistan.

Donc si en France nous sommes toujours dans le déni de guerre et si personne ne paraît décidement intéressé ni par le coût, ni par les résultats de cette désastreuse guerre, il n’en est pas de même ni aux Etats-Unis. Mais rassurez vous pour le complexe industrialo militaire qu’il s’agisse de la France ou des Etats-Unis les résultats sont les mêmes : il empoche. Que l’on ne s’alarme pas du terme complexe industrialo militaire et de sa domination sur les politiques, ce n’est pas moi qui en suis la dénonciatrice mais le président Eisenhower. (1)

La chambre des Etats-Unis a approuvé le 27 juillet un projet de loi qui octroie plus de 33.000 millions de dollars pour financer la guerre en Afghanistan ; L’approbation de ces nouveaux fonds a coïncidé avec la publication des 91.000 documents militaires en Afghanistan révélant, entre autres choses, des opérations secrètes, le meurtre de civils soigneusement masqués et la dénonciation des services secrets pakistanais. Le nombre de victimes civiles collatérales serait ainsi supérieur aux 195 morts et 174 blessés reconnus officiellement, des dizaines d’autres décès accidentels n’étant jamais mentionnés, précise le Guardian.« les documents dépeignent une guerre paralysée par le manque de compétences et de loyauté des autorités et forces de sécurité afghanes, et par une armée pakistanaise qui paraît au mieux peu coopérative, au pire travaillant en sous-main avec les insurgés contre lesquels la coalition se bat », affirme de son côté le New York Times.

Enfin les notes confidentielles confirmeraient les soupçons pesant depuis déjà quelques temps sur l’attitude ambiguë du Pakistan, allié déclaré de Washington dans la lutte contre le terrorisme. Ce pays limitrophe de l’Afghanistan, qui reçoit plus d’un milliard de dollars par an des Etats-Unis pour combattre les résistantss, laisserait pourtant certains de ses agents secrets participer à des réunions d’insurgés pour planifier des attaques contre les soldats américains ou organiser des assassinats de dirigeants afghans.Donc le 1 milliard de dollars servirait à alimenter l’insurrection (2).

L’Iran est également pointé du doigt pour fournir les Talibans en armes, argent et entraînement, rapporte le Guardian. Selon une note diplomatique de l’ambassade américaine à Kaboul, le ministère afghan des Affaires étrangères accuse aussi Téhéran de verser des millions de dollars de pots-de-vin à des parlementaires afghans et d’œuvrer au départ de ministres réformateurs du gouvernement.

Ces informations, fournies par des informateurs afghans rémunérés, ne peuvent toutefois être corroborées, précise le journal. On savait à quel point la situation afghane était pourrie mais le voir écrit noir sur blanc et surtout franchissant pour la première fois aux Etats-unis le politiquement correct de l’unanimité nationale des grands médias, est un problème politique. La France est épargnée par ces états d’âme vu que l’omerta continue malgré les révélations sur le mitraillage d’enfants par nos troupes et surtout l’envoi sans cesse croissant des dites troupes françaises en renfort de celles des Etats-Unis dans le bourbier.

C’est pour cela qu’il faut payer…

Obama a admis qu’il était « préoccupé » par les révélations et la divulgation des documents, tout en insistant sur le fait que les informations sont déjà anciennes (appartenant selon lui à l’ère Bush) et ne contiennent rien de nouveau.« Wikileaks n’a pas cherché à contacter le gouvernement américain à propos de ces documents qui peuvent contenir des informations susceptibles de mettre en danger la vie de citoyens américains, de nos partenaires et des populations qui collaborent avec nous », a déclaré le porte-parole de l’administration Obama. La Maison-Blanche souligne également que la situation chaotique dépeinte dans les rapports résulte du manque de ressources affectées au conflit afghan sous l’administration Bush. Barack Obama avait profondément modifié la stratégie alliée en décembre 2009, en envoyant notamment des renforts militaires.

Donc le vote de fonds additionnels de 33.000 millions de dollars serait en quelque sorte la réponse logique aux révélations. On croit rêver quand on sait la situation de crise dans laquelle se débattent les Etats-Unis. Plus de 100,000 des citoyens des Etats-unis déposent le bilan chaque mois, une procédure de faillite qui leur évite de continuer à payer leuurs dettes mais qui leur fait tout abandonner. Trois millions de propriétaires font face à la saisie cette année. Ajoutez-les aux 2.8 millions qui ont été interdits en 2009, la première année de l’entrée d’’Obama en fonction. Presque sept millions sont sans emplois depuis l’année dernière pour une durée de six mois ou plus longtemps. Si vous additionnez à ceux-là les gens qui ont renoncé à chercher du travail et les gens en temps partiel, le total avoisine les 20 millions. Par parenthèse cela explique la folie des membres des Tea party qui ne remettent pas en cause la guerre mais sont convaincus que le socialisme d’Obama explique leur ruine. C’est cela la logique de l’extrême-droite, faire peur avec l’ennemi intérieur, continuer à nourrir le complexe militaro-industriel et dénoncer le « socialisme » des crédits à l’éducation ou à la santé. Nous avons des gens comme ça en France.

Ajoutons qu’aux Etats-unis, ils développent aussi le racisme contre obama… comme chez nous contre l’arabe du coin… Tout plutôt que de s’interroger sur la guerre et sur un ennemi fabriqué par les crédits occidentaux, voir par la CIA elle-même, entretenu par lui comme par la misère et le pillage des ressources du pays.

Aux Etats-Unis, malgré le vote des crédits additionnels pour cette folie manifeste, des voix se sont faites entendre ce qui est un petit plus par rapport à la bande de muets que sont les représentants politiques français. Le député démocrate pour le Massachusetts Jim McGovern a ainsi déclaré le 27 juillet 2010 à l’occasion du débhat sur ces crédits que les documents publiés dans le site internet de Wikileaks révélent la corruption et l’incompétence de la part du gouvernement afghan.

 Ce qui d’ailleurs peut être une critique de surface dans la mesure où les Etats-Unis s’opposent à la stratégie de réconciliation nationale pronée par le dit gouvernement. Découvrir la corruption du gouvernement afghan est une plaisanterie, les députés nord-américains sont très naifs s’ils n’ont pas compris que partout dans le monde les « marionnettes » soutenues par l’occident sont totalement corrompues et s’ils n’ont pas l’élémentaire cynisme de déclarer comme jadis pour Somoza, « c’est un fils de pute mais c’est notre fils de pute »…

Peut-être le problème est-il que le fils de pute en question, comme les services secrets pakistanais n’appartiennent même plus aux Etats-unis et aux occidentaux. Corrompus, incompétents ce n’est pas une nouveauté c’est même compris dans le contrat mais en fait oeuvrant dans le camp de l’opposition aux Etats-Unis et à l’OTAN, voilà une des nouveautés qui montre que nous sommes bien dans une nouvelle époque, celle de l’émergence que nous le voulions ou non d’une monde multipolaire.

Quelle issue ?

Certes cette guerre est une folie, non seulement parce que l’Afghanistan est la terre où chutent les Empires, mais parce qu’il faut désormais justement tenir compte de ce monde multipolaire et qui exige respect des ressources et des souverainetés qui demande à naître. Le refuser ne peut que conduire à la catastrophe non seulement pour les Etats-unis mais pour la France.

Il faut être réaliste. D’abord en sachant que cette guerre est perdue et plus nous tardons à le reconnaitre plus la situation se dégrade. Donc en ce qui concerne la France, il faut rapidement sortir de là et même de l’OTAN qui est en train de devenir une machine à aventures du même type, c’est-à-dire une course de puissantes déclinantes pour conserver par la violence leur hégémonie, alors qu’elles n’ont plus les moyens de telles politiques. 

Cela dit la situation qui s’est créé peut être explosive, avec le développement de mouvements intégristes fascisants. Effectivement si c’est la débâcle prévue l’onde de choc se fera sentir dans toute l’Asie centrale, il n’y a qu’à voir ce qui se passe au Kighizstan. Mais ce qu’il faut aussi comprendre c’est que ce sont les troupes de l’OTAN qui favorisent cette catastrophe. Un exemple le trafic de drogue qui a litteralement explosé depuis l’intervention de l’OTAN derrière les Etats-Unis. Ceux qui souffrent le plus de la contagion ce sont les pays de la région comme l’Iran, la Russie et même la Chine est obligé d’exercer une totale surveillance, là-dessus et sur les révoltes de la zone ouighour à l’extrême-nord-ouest. La meilleure solution si on veut avancer me parait être :

1) Deléguer aux puissances régionales comme la Chine et la Russie, le soin de régler le problème dans le cadre qu’elles tentent de constituer avec l’organisation de Coopération de Shanghai. la Chine se montre dans ce domaine d’une particulière efficacité mais il est évident que les mouvements terroristes « islamistes » qu’elle doit affronter sont largement financés par les Etats-Unis. La Chine est efficace pour tenir ces mouvements mais aussi pour contribuer au développement des zones voisines. Elle apporte donc la seule réponse possible à ces mouvements islamistes intégristes : les réprimer chez elle, contribuer au développement économique sans pratiquer l’ingérence politique. La Russie ne cesse elle aussi de dire que les occidentaux n’ont tiré aucune leçon de leur aventure et qu’ils agissent a contrario. L’organisation de coopération de Shanghai qui regroupe les pays d’Asie centrale de l’ex-Union Soviétique moins la Mongolie, la Russie et la Chine, et ont à titre d’observateurs l’Iran, ’Inde, la Mongolie, le Pakistan (il est à noter que les Etats-Unis ont été refusés) me parait le cadre adapté au traitement de la question puisque cette Organisation a vocation d’échange économique mais aussi militaire de lutte contre le terrorisme. D’ailleurs l’Afghanistan s’en rapproche.

2) ne pas s’opposer à la stratégie du gouvernement afghan qui est la réconciliation nationale mais laisser au contraire les forces nationales régler leurs problèmes, il n’y aura pas pire corruption que celles entretenue par des armées étrangères et des sommes déversées pour favoriser leur maintien.

Tout cela signifie que les Etats-Unis et l’OTAN renoncent à se prendre pour les gendarmes du monde et laissent se réaliser des équilibres régionaux qu’ils ne font que perturber. D’ailleurs envoyer l’OTAN aussi loin de l’Europe est de l’aventurisme qui prouve bien ce qu’est réellement cet organisme.  Donc il faut que les troupes françaises se retirent et quittent l’OTAN.

Danielle Bleitrach

(2) La popularisation de ce terme remonte à l’emploi par le président des États-Unis Dwight Eisenhower, « Ike », qui avertissait ses compatriotes des dangers d’une trop grosse influence des industriels liées au Département de la Défense des États-Unis, qui gère l’évolution de l’armée américaine par l’intermédiaire de contrats de défense, telle qu’il avait pu l’observer en tant que chef du haut-commandement des armées alliées en Europe durant la Seconde Guerre mondiale ; son discours intervenait également dans un contexte marqué par la course aux armements.

(2) Nous avons dans notre site traduit de nombreux textes en provenance des États-Unis, dont certains expliquent comment les entreprises privées chargées de la maintenance entre les postes militaires de l’OTAN, étaient soumis à un rackette local des seigneurs de la guerre officiellement alliés des occidentaux, en fait versant sa quotte part aux insurgés, le coût en doublait quasiment pour l’armée nord-américaine et celles de ses alliés, ce qui fait que là encore le financement de l’insurrection était pour une part assuré par les contribuables des dits pays de l’OTAN.

Même constat dans les 92.000 pages où l’on découvre que les Talibans sont pourvus d’armes données par les Etats-Unis lors de la lutte contre l’ex-URSS… 

Danielle Bleitrach

Publié 28 juillet 2010

http://socio13.wordpress.com:80/2010/07/28/en-france-le-deni-de-guerre-se-poursuit-aux-etats-unis-on-lui-vote-des-credits-par-danielle-bleitrach/


2-5 L’Afghanistan, une part du Grand Jeu dominateur des grandes puissances.

Dans ses discours à Westpoint et à Oslo, le président Obama avait annoncé que les effectifs des troupes américaines en Afghanistan seraient augmentés. C’en est fait maintenant.

En août 2010 seront engagés dans ce pays 98 000 officiers et soldats américains.

De plus, il y avait le 31 mars dernier 46 000 militaires de différents Etats faisant partie de l’OTAN ou non. Ainsi le commandement de la Force internationale d’assistance et de sécurité (FIAS) pourra disposer en septembre 2010 en Afghanistan de 150 000 militaires.

Ce contingent est plus important que le fut celui de la 40e Armée de l’URSS en 1988 et, en ce qui concerne sa force de frappe, bien supérieur.

La FIAS a mené tant en 2009 qu’en 2010 dans les zones Est et Sud du commandement différentes opérations contre les résistants. Le commandement Sud (Regional Command South) a mené en 2009 l’Operation Mosh­tarak Phase 1. Des troupes américaines et roumaines nettoyèrent la route princi­pale menant à Kandahar. En février 2010, des troupes des Ma­rines américaines attaquèrent lors de l’Opération Moshtarak Phase 2 des points d’appuis des Résistantss dans la pro­vince de Helmand (arrondissement de Nad Ali). Alors qu’en mars 2010 on avait annoncé que cette phase avait été terminée avec succès, on remarque de plus en plus clairement que les Résistantss sont toujours présents dans la population des Pach­tounes. Il est maintenant question de nettoyer la ville pachtoune de Kandahar lors d’une troisième phase de l’Opération Moshtarak.

Stratégie: renforcement ou retrait

En parallèle de l’annonce du renforcement des troupes américaines en Afghanistan et de l’intensification des combats contre les Résistantss, le président Obama a fait entrevoir le retrait progressif des troupes américaines dès mi-2011. Certains alliés des Etats-Unis retirent déjà leurs troupes. Les Néerlandais auront retiré toutes leurs troupes d’Afghanistan d’ici à fin décembre 2010. Les Canadiens suivront en 2011. Il est prévu d’installer des troupes afghanes (ANA, Afghan National Army) en lieu et place des armées étrangères, la police afghane (ANP, Afghan National Police) devant prendre en main la responsabi­lité de la lutte contre les résistants. Pour ce faire, on intensifie le recrutement et la formation de personnel. L’ANA qui dispose de 134 000 militaires jusqu’en octobre 2010, devra en compter 171 000 un an plus tard, équipés avec des armes de l’OTAN. De son côté, la police afghane (ANP) passera de 109 000 policiers actuellement à 134 000 en octobre 2011. Le but de cet accroissement considérable d’effectifs est de permettre un retrait en douceur des troupes américaines et de la FIAS. On se souvient en effet de la retraite des troupes soviétiques de l’Afghanistan en 1989. Toutefois, l’ANA ne jouira pas de la force de frappe qui fut celle du président afghan d’alors, Naji-bullah, fin des années quatre-vingt. L’ANA devra se passer d’armes lourdes, telle l’aviation. On ne veut pas inquiéter le Pakistan en mettant en place une armée afghane trop forte.

Quels sont les adversaires de la FIAS, de l’ANA et de l’ANP? Dans les deux rapports intitulés Report on Progress Toward Security and Stability in Afghanistan et United States Plan for Sustaining the Afghanistan National Security Forces d’avril 2010, il est question de trois groupes résistants: Quetta Shura Résistants du Mullah Omar, Hezb-e Islami Gulbuddin (HIG) et Haqqani Network (HQN). Le premier groupe opère dans le sud de l’Afghanistan (Helmand, Kandahar, Oruzgan), le deuxième dans le nord-est (Nangarhar, Laghman, Konar) et le troisième groupe dans l’est du pays (Khost, Paktia, Paktika). Suivant les rapports que l’on obtient, on estime la force de frappe de ces trois groupes entre 20 000 et 24 000 combattants bien formés. Il faut y ajouter des combattants qui viennent sporadiquement, étant peu payés. Ces contingents sont nettement inférieurs en effectifs à ceux des Mujaheddin, qui comptaient 150 000 hommes du temps de l’occupation soviétique.

Gisements de matières premières et de minéraux

On parle tout à coup, au milieu de ces plans stratégiques et de cette guerre, menée avec des avions de combat, des bombardiers et des drones – dont l’utilisation a été augmentée par Obama –, d’énormes gisements de ma­tières premières et de minéraux qui se trouveraient en Afghanistan. On en estime la valeur de 1000 à 3000 milliards de dollars. Il semble que l’office américain U.S. Geological Survey ait actualisé les prospections d’alors des Soviétiques, et les ont publiées. En fait, il n’aurait pas été indispensable pour le Pentagone de s’étendre dans les médias sur ces données,2 connues depuis longtemps. Alors on se demande ce que recherchent les Américains avec cette campagne médiatique. Veulent-ils calmer leur conscience, en évoquant cette richesse, au vu de leur retraite pro­chaine – les Afghans étant laissés à eux-mêmes – ou bien veulent-ils se garder la possibilité de rester avec leurs troupes dans le pays pour exploiter sans retenue cette richesse? 

L’Afghanistan – une part du Grand Jeu dominateur des grandes puissances

On ne peut s’empêcher de penser que la guerre en Afghanistan n’est qu’une part du grand jeu dominateur des grandes puissances. Ce n’est pas par hasard que Rudyard Kipling a forgé le terme de Great Game (Grand Jeu) au début du XXe siècle, décrivant par là la lutte ou­verte entre la Russie tsariste et l’Empire britannique pour la domination en Asie centrale. Cette même lutte pour les matières premières d’Asie centrale et d’Afghanistan est menée aujourd’hui entre les Etats-Unis, la Russie et la Chine. La guerre en Afghanistan n’est-elle qu’une manœuvre pour cacher ce Grand Jeu? Acteurs de ce jeu, les grandes puissances négligent totalement les victimes de cette tragédie, les Afghans.

Article placé le 18 juil 2010,

Mecanopolis

Source : Institut für Strategische Studien
Traduction : Horizons et Débats

Télécharger le magazine de résistance afghane In_FIGHT_18

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http://www.mecanopolis.org/?p=18768&type=1


2-6 Cameron accuse de «traîtrise» l'allié pakistanais.
David Cameron a entamé mercredi une visite de deux jours en Inde, placée sous le signe des échanges commerciaux et de l'emploi. Il a rencontré jeudi à New Delhi le premier ministre, Manmohan Singh, et S. M. Krish­­na, le ministre indien des Affaires étrangères.

Le premier ministre britannique reproche à Islamabad de mener un double jeu en Afghanistan.

Avec le franc-parler qui le caractérise, David Cameron vient de porter un rude coup à Islamabad. «Nous devrions être très clairs avec le Pakistan sur notre volonté de voir un Pakistan fort, stable et démocratique, a lancé le premier ministre britannique à Bangalore, la Mecque du high-tech indienne. Mais nous ne pouvons pas tolérer l'idée que ce pays soit autorisé à regarder dans deux directions à la fois et puisse, d'une manière ou d'une autre, promouvoir l'exportation de la terreur, en Inde, en Afghanistan ou ailleurs dans le monde.»

Fin d'un tabou 

Applaudis par les Indiens, les propos du chef du gouvernement britannique ont immédiatement soulevé un tollé chez les Pakistanais. Le fait qu'ils aient été prononcés en Inde n'a pas manqué de servir d'amplificateur. À Islamabad, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Abdul Basit, a déclaré qu'au lieu de critiquer le Pakistan, la communauté internationale ferait mieux de s'interroger sur l'«objectivité» de l'Inde en matière de terrorisme. Les «groupes extrémistes ne connaissent pas de frontières», et le Pakistan lui-même continue de payer un lourd tribut, a-t-il dit. L'ambassadeur du Pakistan à Londres, Wajid Shamsul Hasan, s'est montré encore plus virulent. S'exprimant sur le site du Guardian, il s'est déclaré «surpris des remarques faites par David Cameron dans le cadre d'une rencontre avec des hommes d'affaires indiens», les jugeant «totalement contraires aux réalités du terrain, et ne visant qu'à impliquer le Pakistan dans des problèmes dont il ne peut être tenu pour seul responsable». Ils risquent de «porter atteinte aux perspectives de paix dans la région», écrit le diplomate. Le président pakistanais, Asif Ali Zardari, doit se rendre à Londres la semaine prochaine, après une courte visite à Paris, le 2 août.

Il n'aura échappé à personne que les remarques de David Cameron sont intervenues deux jours après le séisme provoqué par la publication des «carnets de guerre en Afghanistan».

Malmené par les révélations de Wikileaks mettant en lumière les relations incestueuses des résistants afghans et de l'ISI, les services secrets pakistanais, Islamabad n'avait guère eu de peine, jusqu'ici, à se réfugier dans le déni. Et pour cause. Mis à part le président afghan, Hamid Karzaï, qui s'était dit «peu surpris» par ces pseudo-révélations sur le double jeu du Pakistan, personne n'avait été aussi clair que le premier ministre britannique. Pris en otage par Islamabad, les États-Unis continuent de se réfugier dans l'ambiguïté. Interrogé sur les propos de David Cameron, Phillip Crowley, le porte-parole du département d'État, ne les a pas démentis. «Certes, nous ne voulons voir la terreur exportée d'aucun pays. Nous l'avons dit à plusieurs reprises, nous sommes inquiets de la présence d'éléments extrémistes au Pakistan, dans les zones tribales, entre le Pakistan et l'Afghanistan ; ils représentent d'abord et surtout une menace pour le Pakistan et l'Afghanistan.» Et d'ajouter : «Notre but commun (avec le Pakistan) est d'éliminer ces sanctuaires et d'éviter qu'il ne s'en crée de nouveaux dans la région, d'où pourrait être exporté un terrorisme visant à menacer les États-Unis, l'Eu­rope et d'autres parties du monde.»

Les «carnets» ont-ils fait sauter un tabou ? S'interroger sur le double jeu du Pakistan n'est plus politiquement incorrect. Mais David Cameron avait-il besoin de cela ? «Nous devons être clairs dans notre manière de traiter avec les Pakistanais», a-t-il insisté lors d'une interview à la BBC.

En visite, jeudi, à New Delhi, le premier ministre britannique, David Cameron, a inspecté la garde d'honneur.

30/07

http://www.lefigaro.fr/international/2010/07/29/01003-20100729ARTFIG00623-cameron-accuse-de-traitrise-l-allie-pakistanais.php



3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 Les Etats-Unis seraient prêt à négocier avec les résistants.

19.07.

Selon des informations révélées par le quotidien britannique The Guardian, l'armée américaine serait prête à changer de stratégie en Afghanistan et à accepter des négociations de paix avec de hauts responsables résistants.

Jusqu'à présent Obama, s'était montré réservé sur la possibilité de telles discussions.

Selon un cadre de la Maison Blanche, cité par The Guardian, "la solution militaire n'existe plus", "ce qui veut dire que nous devons trouver autre chose".

Ce changement de paradigme intervient quelques semaines après la démission du général Stanley McChrystal, chef des opérations en Afghanistan, alors que la stratégie américaine sur le front est en pleine évaluation et devrait connaître d'importants changements d'ici à la fin de l'année.

PAYS TIERS

Toujours selon The Guardian, les négociations avec les résistants pourraient être conduites par l'intermédiaire de pays tiers, comme le Pakistan et l'Arabie saoudite.

Un processus qui s'annonce long et délicat, d'autant plus que certains interlocuteurs incontournables, comme le mollah Omar, chef des résistants en Afghanistan, sont(ndlr : selon les dires des Usa…)  impliqués dans les attentats du 11-Septembre.

Les Américains ont d'ailleurs imposé (…)  trois conditions à l'amorce de négociations :

que le résistants désireux de coopérer ait rompu tout lien avec Al-Qaida,

qu'il ait renoncé à toute violence

et

qu'il reconnaisse la constitution afghane.

Des conditions jugées "ridicules" par un diplomate pakistanais, vu la position difficile des Etats-Unis à l'heure actuelle.

En visite à Islamabad lundi, la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, a encouragé le gouvernement afghan à avancer dans son propre programme de réconciliation visant à rallier les résistants résistants. Elle a cependant invité à la prudence et au discernement entre les groupes insurgés : "Nous conseillerions fortement à nos amis afghans de négocier avec ceux qui sont prêt à s'engager pour un avenir pacifique, si leurs idées peuvent s'exprimer dans les urnes au niveau politique, et pas par la force des armes", a-t-elle déclaré.

Les révélations du Guardian interviennent à la veille de l'ouverture à Kaboul d'une conférence internationale des donateurs sur l'avenir du pays. La conférence, à laquelle participent 60 pays, doit marquer une nouvelle étape dans le lent processus d'émancipation du gouvernement afghan, censé à l'avenir pouvoir diriger le pays et se défendre seul, après le départ des troupes américaines et de l'OTAN qui y sont déployées depuis la fin 2001.

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2010/07/19/les-etats-unis-seraient-prets-a-negocier-avec-les-résistantss_1389941_3216.html#xtor=AL-32280184 


3-2 Il faudra avoir le courage d'ajuster notre stratégie si nécessaire".

nb : Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

13.07.

James Jones, conseiller à la sécurité nationale du président des Etats-Unis, a répondu aux questions du Monde sur la situation en Afghanistan et le remplacement du chef des forces de l'OTAN, le général Stanley McChrystal, limogé à la suite de propos controversés parus dans la presse, tenus par le général David Petraeus.

Quelles leçons tirez-vous de l'affaire McChrystal ?

C'est un dossier classé, le président a pris une décision difficile, la majorité du peuple américain pense qu'il a pris la bonne décision et qu'il l'a exposée avec justesse. Maintenant, on continue. La principale leçon, c'est de faire attention à ce qu'on dit aux gens qui sont autour de vous.

Le débat qu'elle a suscité sur la stratégie en Afghanistan vous préoccupe-t-il ?

Le général McChrystal avait reçu tout ce qu'il avait demandé : l'appui personnel du président des Etats-Unis, du secrétaire d'Etat à la défense, des chefs militaires des forces américaines. Tout le monde l'a soutenu pour réussir cette stratégie. Il est encore un peu tôt pour tirer des conclusions. Le premier jugement viendra en décembre, et les conclusions plus concrètes en juillet.

Quels seront les critères de votre évaluation de décembre ?

Nous espérons une évolution positive sur le plan militaire, surtout dans le Sud. Nous allons regarder dans le reste du pays, voir où on peut placer l'armée afghane dans les meilleures conditions pour qu'elle puisse mener des opérations de manière indépendante, dans les provinces les plus paisibles.

Au sommet de l'OTAN au Portugal, en novembre, nous espérons pouvoir annoncer plusieurs provinces indépendantes du point de vue de la sécurité, du gouvernement et de l'économie, ce qui donnerait la possibilité de réajuster nos forces et de montrer qu'il y a un espoir et une dynamique. Cela nous donnerait aussi la possibilité de procéder à des ajustements là où ça ne va pas trop bien, pour l'évaluation de l'année prochaine.

Nous avons confiance dans notre stratégie mais si nous nous sommes trompés, il faudra avoir le courage d'un ajustement si nécessaire.

Quand l'offensive annoncée sur Kandahar va-t-elle commencer ?

Elle a déjà commencé. Ce n'est pas une offensive classique mais progressive, de présence et de nettoyage. Il n'y aura pas de grande offensive, ce serait une erreur stratégique. Nous espérons en décembre voir un changement assez significatif entre la situation dans laquelle les résistants progressaient, il y a un an, et celle d'aujourd'hui.

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2010/07/13/il-faudra-avoir-le-courage-d-ajuster-notre-strategie-si-necessaire-en-afghanistan_1387497_3222.html#xtor=AL-32280184


3-3 ALAIN LALLEMAND : il ne s’est rien produit de remarquable à Kaboul.

A l’issue de la conférence internationale sur l’Afghanistan qui s’est tenue ce mardi à Kaboul, le ministre belge des Affaires étrangères Steven Vanackere (CD&V) s’est réjoui des mesures avancées par le président afghan Hamid Karzaï : « Les mois à venir s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre des mesures déjà annoncées ».

En clair : il ne s’est rien produit de remarquable à Kaboul, l’unique bonne nouvelle étant que la stratégie mise en place par les Afghans et les Nations unies soit demeurée jusqu’ici sur les rails. Qu’est-ce qui a été annoncé ?

Le énième plan de réconciliation et réintégration des résistants résistants, déjà dévoilé par Karzaï en janvier à Londres, a été approuvé. Il s’agit de fournir un emploi à des combattants qui ne se seraient engagés que pour des raisons économiques.

La difficulté est ici de vérifier la destination effective des sommes en jeu (750 millions de dollars) : l’Afghanistan Analysts Network (AAN) est plus que sceptique quant aux chances de succès et de non-détournement des sommes en jeu. Dans ce contexte où les soupçons de gabegie restent entiers, la communauté internationale s’est par ailleurs engagée à ce que, d’ici deux ans, plus de la moitié de l’aide internationale passe par les caisses de l’Etat afghan et non plus via les ONG. Excellente opération : les ONG représentaient une dispersion de moyens et une diffusion par nature incontrôlable de fonds. Par ailleurs, les tarifs des ONG internationales sont un scandale pour la population afghane. Les effets positifs de ce changement de cap seront- ils supérieurs aux nouvelles potentialités de corruption ?A vérifier. Enfin et surtout, les « grands » ont avancé leurs calendriers de retrait : début à la mi-2011 pour les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, reprise en main de la sécurité par les Afghans en (décembre ?) 2014, fin des opérations de combat des Britanniques en 2015.

Ces perspectives de sortie sont conditionnées par les victoires militaires à venir, par la capacité réelle des Afghans de reprendre le contrôle sécuritaire de leur territoire, district après district. Seul pépin : du propre aveu du ministre afghan de l’Intérieur, sur les 365 districts du pays, seuls 9 sont aujourd’hui « sûrs ». Si Kaboul doit reprendre le contrôle graduel du pays, il va lui falloir choisir des priorités : pacifier avec les résistants ou avec les seigneurs de guerre ? Il faut utiliser les uns contre les autres, mais sans doute dans des sens différents selon les provinces. Et selon quel tempo ? En Irak, pays centralisé, il s’était écoulé cinq ans de la reconquête du désert d’Anbar (2004) jusqu’à l’« irakisation » de Bagdad. A l’issue, l’Irak débouchait sur un quasi éclatement fédéral. Les Afghanistan du Nord et du Sud pourraient emprunter la même voie dès cet hiver.

ALAIN LALLEMAND

LE_SOIR du 22/07/10 


3-4 Karzaï invite les partenaires internationaux à investir à long terme …

Nb Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

Le président Hamid Karzaï a exhorté mardi les pays donateurs, lors de la conférence internationale qui s'est ouverte pour la journée à Kaboul, à investir à long terme dans les programmes qu'il juge prioritaires pour son pays. Il a de nouveau souhaité que la police et l'armée afghanes puissent y prendre totalement en charge la sécurité d'ici la fin 2014. "Il est temps de concentrer nos efforts sur un nombre limité de programmes et de projets nationaux qui visent à transformer la vie de notre population, renforcer le contrat social entre l'Etat et les citoyens", a déclaré M. Karzaï, qui s'exprimait devant les représentants de 70 pays et organisations, dont la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton et le secrétaire général des Nations unies Ban ki-Moon.

Le président afghan a ainsi dit souhaiter que ses partenaires internationaux consacrent au moins 80% de leur aide à ces programmes. Le plan d'action élaboré par son gouvernement se concentre notamment sur l'agriculture et le développement économique et social.

"Si, après la conférence de Kaboul, on ne s'engage pas dans la réalisation de ce qu'on a promis, alors les donateurs et tous les autres auront légitimement le droit de se plaindre de nous et nous dire que nous ne sommes pas sérieux", faisait récemment valoir le ministre afghan des Finances Omar Zalhilwal.

Evoquant l'aide au développement, dans laquelle la communauté internationale a englouti des milliards d'euros, Hillary Clinton a redit la nécessité pour le gouvernement Karzaï de mieux "combattre la corruption" et "améliorer la gouvernance" du pays. "Sur ce front, tant la population afghane que la communauté internationale attendent des résultats", a-t-elle observé.

Avant le début de la conférence, la députée afghane et analyste politique Shukria Barekzaï avait résumé la lassitude de la population devant les "grandes promesses" et "belles paroles", alors que le pays en a "assez de vivre en guerre".

La violence reste en effet omniprésente à Kaboul, où des milliers de soldats et policiers afghans ont été déployés pour assurer la sécurité des invités, deux mois après la conférence de paix nationale interrompue par une attaque des résistants. De plus, les insurgés ont intensifié leurs attaques dans le reste du pays, en réponse aux opérations annoncées par l'administration Obama pour les déloger de leur bastion principal, la province de Kandahar (sud).

L'armée américaine poursuit le déploiement en Afghanistan des 30.000 soldats supplémentaires dont Barack Obama avait décidé l'envoi l'an dernier. Le mois de juin 2010 s'est avéré le plus sanglant pour les forces internationales, avec 103 morts, dont 60 Américains.

Hamid Karzaï a réaffirmé mardi son souhait de voir les "forces nationales afghanes" assurer la sécurité et la stabilité du pays d'ici la fin 2014, soit plus de trois ans après la date prévue par Barack Obama -juillet 2011- pour le début du retrait des forces américaines.

"Le processus de transition est trop important pour être repoussé indéfiniment. Mais cette date (juillet 2011) est le point de départ d'une nouvelle phase, non la fin de notre engagement", a commenté Mme Clinton. "Nous n'avons pas l'intention d'abandonner notre mission à long terme: parvenir à ce que l'Afghanistan soit stable, sûr, pacifique. Trop de pays, en particulier l'Afghanistan, ont souffert de trop de pertes pour voir ce pays" sombrer, a ajouté la patronne de la diplomatie américaine.

Le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rassmussen, dont la Force internationale d'assistance à la sécurité est déployée en Afghanistan au côté des forces américaines et afghanes, a assuré que la mission de l'ISAF "prendra fin quand les Afghans pourront assurer eux-mêmes la sécurité, et alors seulement". Le transfert de responsabilités aux Afghans dépendra des "conditions" sur le terrain, et non de "calendriers", a-t-il prévenu.

20/7

AP


3-5 Sayed Salahuddin :  Karzaï veut contrôler l'aide étrangère...

nb : Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information
/Lors d'une réunion importante des pays donateurs étrangers, mardi et mercredi à Kaboul, le président Hamid Karzaï tentera d'obtenir un plus grand contrôle de leurs milliards de dollars d'aide au développement en échange d'une «afghanisation» accrue de l'effort de sécurité.

Le chef de l'Etat afghan, dont la gestion est critiquée par ses bailleurs de fonds, souhaite utiliser leurs 13 milliards de dollars d'aide promise à des projets censé porter le taux de croissance de l'économie à quelque 9,0% et à détourner nombre de résistants «de base» de la violence.

Les partenaires étrangers de l'Afghanistan sont soucieux de retirer dès que possible leurs 150 000 hommes déployés à l'heure actuelle sous commandement de l'Otan, pourvu que le gouvernement de Kaboul tienne le pays et ne risque plus de redevenir la terre d'accueil des résistants djihadists d'Al Qaïda.

Mais les résistants, dont la résistance est plus farouche que jamais en près de neuf ans de guerre, rejettent toutes les offres de paix de l'adversaire, considèrent tout calendrier de retrait des troupes internationales comme un signe de faiblesse et jurent de lutter jusqu'au départ du dernier soldat étranger.

Un dispositif de sécurité strict a été mis en place à Kaboul pour cette conférence, la plus imposante qui se tienne dans la capitale depuis plus de 30 ans: une soixantaine de chefs de diplomatie doivent y participer, dont la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton.

«Nous sommes prêts à 100%, mais cela ne veut pas dire que tout va se dérouler exactement comme prévu», a admis pourtant le porte-parole du ministère afghan de l'Intérieur, à la veille de la réunion, à laquelle assistera le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon.

PROGRAMME AMBITIEUX MAIS PEU PRÉCIS

Les rues de Kaboul étaient désertes lundi et même des diplomates étrangers ont parfois été refoulés aux dizaines de barrage mis en place dans la nuit à travers la capitale, où, dimanche encore, quatre civils ont été tués dans un attentat suicide visant un convoi de forces étrangères.

Les résistants prennent fréquemment pour cible les réunions et cérémonies de prestige organisées par le gouvernement, comme le mois dernier lorsque Karzaï a limogé le ministre de l'Intérieur et le chef du Renseignement après une attaque contre un meeting pour la paix où il prenait la parole.

Lors de la conférence, Hamid Karzaï, réélu il y a un an dans des conditions contestées voire douteuses, présentera un programme ambitieux, mais assez vague selon les diplomates, d'engagements envers son propre peuple et la communauté internationale.

Cette vision globale, qui arrive à un moment crucial pour le pays, sera articulée autour de cinq axes: le financement; la gouvernance et l'état de droit; le développement économique et social; la paix et la réconciliation; la sécurité et les relations internationales.

Le régime de Karzaï va notamment demander à ses bailleurs de fonds de faire passer l'aide directement fournie au gouvernement de 20% à 50%, en échange de la promesse de mieux rendre compte de son utilisation et d'accroître la répression des responsables corrompus accusés de la détourner.

Il entend augmenter les effectifs de l'armée et de la police pour les porter respectivement à 170 000 et 134 000 hommes d'ici octobre 2011 et former de nouveaux policiers de proximité dans les zones peu sûres.

Il promet en outre de mettre en oeuvre un programme visant à réintégrer dans les cinq ans jusqu'à 36 000 combattants qui renonceraient à la violence et s'engageraient à respecter la Constitution.

Il faut que l'Afghanistan se voie confier par la communauté internationale plus de responsabilités en matière de gouvernance et de sécurité, quitte à faire l'objet d'un contrôle semestriel, a déclaré ce week-end à Reuters le représentant spécial de Ban Ki-moon, Staffan de Mistura.

19/07

http://fr.canoe.ca/infos/international/archives/2010/07/20100719-101757.html


Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

09/08/2010

n°445 - Journal de la Lutte pour la libération du territoire Afghan - 15-07 au 10-08 -: Début : - : Le vrai visage de l’occupation de l’Afghanistan par l’OTAN : massacres de civils, utilisation massive de drones, escadrons de la mort...

n°445 - Journal de la Lutte pour la libération du territoire  Afghan - 15-07 au 10-08 -: Début : - : Le vrai visage de l’occupation de l’Afghanistan par l’OTAN : massacres de civils, utilisation massive de drones, escadrons de la mort...



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de la Lutte pour la libération du territoire  Afghan 

n° 445 - du 15-07 au 10-08                                          C.De Broeder & M.Lemaire



Le "journal " est  visible :

a)   sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

Tiré à part :

N. Davies et D. Leigh : Le vrai visage de l’occupation de l’Afghanistan par l’OTAN : massacres de civils, utilisation massive de drones, escadrons de la mort...

1 Politique

& Suite

2 Lutte pour la libération du territoire

Détails.

L'Afghanistan en chiffre. 

Fin

3 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

3-1 Vidéo : Des révélations compromettantes sur l'Afghanistan

3-2 Le site Internet WikiLeaks

1 Danielle Bleitrach : Un jeune soldat arrêté pour être à l’origine de la publication des documents du Pentagone.

2 Communiqué du Réseau Voltaire : Wikileaks : une diversion politique.

3 «Le bon journalisme est controversé par nature».

4 Un coin du voile sur une unité très spéciale de l'armée américaine.

5 Le site Wikileaks, informe que des centaines de rapports d'incidents concernent les Belges.

 



L'Afghanistan en chiffre du 15-07 au 08/08/10

 

 

 

tués

blessés

 

 

 

Usboys / Autres boys

74

 9 + x

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs

39

 14 + x

 

 

 

Peuple Afghan

 68 + x

 x

 



Tiré à part :

N. Davies et D. Leigh : Le vrai visage de l’occupation de l’Afghanistan par l’OTAN : massacres de civils, utilisation massive de drones, escadrons de la mort...

Une fuite majeure dans les services secrets des Etats-Unis révèle au monde le vrai visage de l’occupation de l’Afghanistan par l’OTAN : massacres de civils, utilisation massive de drones, escadrons de la mort...

Un bourbier sanglant dont le peuple afghan est le premier à souffrir.

Un fonds énorme de dossiers militaires secrets aux Etats-Unis fait aujourd’hui un portrait dévastateur de la guerre en échec en Afghanistan, indiquant comment les forces de coalition ont tué des centaines de civils dans des incidents non rapportés, comment les attaques des Résistantss ont monté en puissance et combien les commandants de l’OTAN craignent que le Pakistan et l’Iran voisins n’alimentent l’insurrection.

Les révélations proviennent de plus de 90 000 enregistrements d’incidents et de rapports de renseignements se rapportant au conflit et obtenus par le [site Web Wikileaks-http://wikileaks.org] grâce à ce qui est une des plus grandes fuites dans l’histoire militaire des Etats-Unis. Les dossiers, qui ont été mis à disposition du Guardian, du New York Times et de l’hebdomadaire allemand Der Spiegel, font un exposé au coup par coup des combats au cours des six dernières années, lesquels ont jusqu’à aujourd’hui coûté la vie à plus de 320 soldats britanniques et à plus de 1000 soldats des Etats-Unis.

Leur publication survient alors que se manifeste une préoccupation grandissante que la stratégie « d’escalade » [surge] de Barack Obama n’échoue, et alors que les troupes de la coalition recherchent activement deux militaires de la marine US capturés par les Résistants au sud de Kaboul vendredi [23 juillet].

Les enregistrements détaillent également :

  comment une unité « noire » secrète des forces spéciales [escadrons de la mort] pourchasse les chefsTalibans pour les « assassiner ou les capturer » sans autre forme de procès
  comment les Etats-Unis ont dissimulé les preuves que les Résistants ont acquis des missiles sol-air mortels
  comment la coalition emploie de plus en plus les meurtriers avions sans pilote [drones], télécommandés depuis une base au Nevada, pour poursuivre et tuer les Résistants pris pour cible
  Comment les Résistants ont causé des carnages de plus en plus importants avec une utilisation massive de dispositifs explosifs au bord des routes qui ont tué jusqu’à aujourd’hui plus de 2000 civils.

Dans un communiqué, la Maison Blanche affirme que le tableau chaotique peint par les enregistrements était le résultat d’un « défaut de recrutement » à l’époque du prédécesseur d’Obama, ajoutant : « Il est important de noter que la période de temps traitée dans les documents va de janvier 2004 à décembre 2009. »

La Maison Blanche a également critiqué la publication des dossiers par Wikileaks : « Nous condamnons vigoureusement la révélation d’informations classifiées par des individus et des organisations, qui mettent en danger les vies des personnels des Etats-Unis et de leurs associés et menacent notre sécurité nationale. Wikileaks n’a fait aucun effort pour contacter le gouvernement des Etats-Unis au sujet de ces documents, lesquels peuvent contenir des informations qui mettent en danger les vies des Américains, de nos associés, et des populations locales qui collaborent avec nous. »

Les enregistrements détaillent, avec des notations parfois horribles, le total précis d’incidents avec des civils et impliquant les forces de le coalition : des événements qualifiés de « bleu sur blanc » en jargon militaire. Les enregistrements révèlent 144 incidents de ce type.

Une partie de ces morts de civils résulte des attaques aériennes controversées qui ont provoqué des protestations du côté du gouvernement afghan, mais un grand nombre des ces incidents, auparavant inconnus, semblent aussi être dû à des troupes tirant sur des conducteurs désarmés ou sur des motocyclistes, par crainte des attaques-suicide.

Sont comptabilisés au total au moins 195 civils tués et 174 blessés, mais cela est sans doute sous-estimé car de nombreux incidents sont omis des comptes-rendus quotidiens faits par les troupes au sol et puis rassemblés, parfois sans ordre précis, par les analystes des services militaires de renseignement.

Les troupes françaises aussi...

Les erreurs sanglantes aux dépends des civils, telles qu’enregistrées dans les documents, impliquent les troupes françaises qui un jour de 2008 ont mitraillé un autobus rempli d’enfants, en blessant huit d’entre eux.

Une patrouille des Etats-Unis a pareillement mitraillé un autobus, blessant ou tuant 15 de ses passagers, et en 2007 des troupes polonaises ont tiré au mortier sur un village, tuant une noce, dont une femme enceinte, dans ce qui était apparemment une attaque de pure vengeance.

Figurent également des tirs contestables sur des civils par les troupes britanniques. Les rédacteurs des documents détaillent une fréquence inhabituelle de quatre séquences de tirs britanniques dans Kaboul en l’espace à peine d’un mois, en octobre et novembre 2007, avec pour résultat la mort du fils d’un général afghan. A propos d’un des tirs, il est écrit : « Enquête commandée par les Anglais. Nous ne pouvons pas obtenir [sic] le récit complet. »

Une seconde série de tirs identiques, tous impliquant des commandos de la marine royale dans la province de Helmand, a eu lieu en l’espace de 6 mois à la fin de 2008, selon les documents. Interrogé par le Guardian sur ces allégations, le ministère de la Defense a répondu : « Nous n’avons pas pu corroborer ces informations dans le bref temps disponible et il serait inadéquat de spéculer sur des cas spécifiques sans davantage de vérification des actions alléguées [un sommet dans la langue de bois - N.d.T.] »

Rachel Reid, qui étudie les pertes civiles en Afghanistan pour Human Rights Watch, a déclaré : « Ces dossiers mettent en évidence ce qui est une tendance tout à fait délibérée des Etats-Unis et des forces de l’OTAN : la dissimulation du nombre de civils touchés. En dépit de nombreuses directives à visée tactique demandant des enquêtes transparentes quand des civils sont tués ou blessés, il y a eu des incidents que j’ai étudiés ces derniers mois où ceci n’est toujours pas le cas. La responsabilité, ce n’est pas simplement quelque chose que vous faites quand vous êtes attrapés. Cela devrait faire partie de la manière dont les Etats-Unis et l’OTAN se comportent en Afghanistan chaque fois qu’ils tuent ou blessent des civils. »

Les rapports, dont beaucoup sont publiés en ligne in extenso par le Guardian, font un compte-rendu sans fard et souvent choquant de la réalité de la guerre moderne.

La majeure partie de ce matériel, bien que classé « secret », n’est plus militairement sensible. Peu d’informations ont été extraites de leur publication parce que cela pourrait mettre en danger les informateurs locaux ou dévoiler de vrais secrets militaires. Wikileaks - dont le fondateur Julian Assange a obtenu les documents dans des circonstances dont il ne dira rien - a indiqué qu’il reformulerait les documents posant problème avant de placer l’essentiel des données sur ses serveurs « que l’ont ne peut censurer ».

Wikileaks a édité en avril de cette année une vidéo précédemment classifiée montrant des hélicoptères Apache américains tuant deux cameraman de Reuters dans les rues de Bagdad.

Cette vidéo a soulevé une attention internationale.

Un analyste des services de renseignements, Bradley Manning, âgé de 22 ans, a été arrêté en Irak et accusé d’avoir livré la vidéo, mais non pas la dernière série de documents.

Le département des enquêtes criminelles du Pentagone continue de vouloir identifier les fuites et a demandé récemment à Assange, mais sans succès, de pouvoir le rencontrer en dehors des Etats-Unis afin qu’il les aide.

Assange a permis au Guardian d’examiner les documents à notre demande.

Aucun honoraire n’était demandé et Wikileaks n’a pas été impliqué dans la préparation des articles par le Guardian.

N. Davies et D. Leigh

28 juillet

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=9154 



 Politique des occupants 

1) Usa

Sondage : Les Américains divisés…  
Quelque 44% d'Américains désapprouvent la façon dont leur président Obama gère la situation en Afghanistan, un pourcentage en hausse depuis le printemps, selon le dernier sondage réalisé par la chaîne de télévision américaine CBS.
Ils étaient 37% à désapprouver sa politique en Afghanistan lors d'une précédente enquête d'opinion CBS datant de mai.
Quelque 43% des individus interrogés continuent d'approuver la politique de M. Obama en Afghanistan (44% en mai).

Mais le pourcentage d'"indécis" sur la question se réduit à 13%, contre 19% en mai.
Une majorité des sondés estime que la guerre va "plutôt mal" (41%) ou "très mal" (21%, contre 12% en mai), tandis que seuls 29% jugent que le conflit en Afghanistan se passe "plutôt bien" pour les Etats-Unis.
Ce sondage a été réalisé auprès de 966 personnes entre le 7 et le 12 juillet.

15/07

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/07/15/97001-20100715FILWWW00435-afghanistan-les-americains-divises.php


Occupation de l'Afghanistan

"Trop tôt" pour se prononcer

Le vice-président Biden a déclaré dimanche qu'il était trop tôt pour juger si des progrès ont été effectués en Afghanistan, où les forces internationales doivent atteindre prochainement les 150.000 soldats. "Toutes les troupes supplémentaires (envoyées en renfort) ne sont pas encore arrivées sur place. Cela ne sera pas le cas avant le mois d'août", a-t-il dit en ajoutant que l'armée estime que des progrès pourraient être davantage visibles d'ici au mois de décembre.

Europe1.fr

Publié le 18 Juillet

http://www.europe1.fr/International/Afghanistan-Trop-tot-...


Dans les coulisses et au sénat

Les Etats-Unis pénalisent l’aide humanitaire aux groupes qu’ils qualifient de terroristes.

La Cour suprême des Etats-Unis a été saisie de la constitutionnalité de la « Loi anti-terroriste et d’application effective de la peine de mort de 1996 » (Antiterrorism and Effective Death Penalty Act of 1996).

Ce texte, introduit par le président de la Chambre des représentants Newt Gingrich, avait été adopté de manière consensuelle en réaction à l’attentat d’Oklahoma City, puis signé avec enthousiasme par le président Bill Clinton.

Une de ses dispositions avait été très critiquée. Elle prévoyait de limiter à une seule les possibles demandes de remise en liberté (« pétition d’habeas corpus ») d’un suspect, accusé de terrorisme. Dans sa décision Felker versus Turpin (1997), la Cour suprême des Etats-Unis avait confirmé que cette limitation ne viole pas l’article 1 Section 9 paragraphe 2 de la Constitution. Il ne s’agit pas en effet à proprement parler d’une extension de la détention provisoire, même si, une fois le premier recours rejeté, rien ne s’oppose à ce que la détention provisoire devienne illimitée.

Une autre disposition de la loi restait à commenter. Elle interdit de fournir consciemment une aide, de quelque nature qu’elle soit —hormis une assistance médicale ou un service religieux—, à une organisation terroriste étrangère. Sur plainte des administrations successives —Clinton, Bush et Obama—, les tribunaux ont considéré depuis une douzaine d’années que cela s’applique à une association qui a dispensé des conseils juridiques au PKK et aux Tigres tamouls, même si ces conseils visaient à trouver une solution pacifique aux conflits kurde et tamoul en portant leur cause à l’ONU. Dans sa décision Holder versus Humanitarian Law Project, rendue le 21 juin 2010, la Cour a indiqué :
 Que les termes de la loi sont assez précis pour que le justiciable n’ait pas de doute sur ce qui lui est interdit ;
 Que cette interdiction ne viole pas son droit d’expression, car rien n’empêche le justiciable d’exprimer son soutien à des causes défendues par des terroristes ;
 Que cette interdiction ne viole pas non plus son droit d’association car elle n’interdit pas de rencontrer des terroristes et de débattre avec eux.

Comme toujours, la Cour suprême des Etats-Unis se fonde sur une vision puritaine de l’homme.

De même que les puritains prohibent d’aider le pécheur en détresse tant qu’il n’a pas explicitement renoncé au péché, de même la Cour interdit de venir en aide à des terroristes tant qu’ils n’ont pas renoncé à l’action armée. Car, selon elle, celui qui les aide sur le plan juridique, pédagogique, culturel, social ou autre, leur permet ainsi de conserver leur énergie pour commettre le Mal.

Reste qu’en droit états-unien, une organisation terroriste n’est pas une organisation ayant fait l’objet de condamnation pour des faits criminels précis, mais un groupe désigné comme tel par le département d’Etat sur des critères politiques.

Par conséquent toutes sortes d’action peuvent être sanctionnées comme « terroristes » par les tribunaux US. C’est par exemple le cas de l’aide alimentaire de l’ONU aux Gazaouites dès lors que celle-ci est distribuée par les élus locaux de Gaza, lorsque ceux-ci sont membres du Hamas.

6 juillet 2010

http://www.voltairenet.org:80/article166197.html


Sur le terrain

Le retrait des troupes américaines en 2011 sera "limité"

Robert Gates a assuré dimanche qu'un grand nombre de soldats américains resteraient en Afghanistan après le début du retrait des troupes prévu en juillet 2011, qualifiant le repli américain de "limité".

"Je pense qu'il faut que nous réaffirmions le message qui consiste à dire que nous ne quittons pas l'Afghanistan en juillet 2011", a dit M. Gates dans l'émission "This Week" sur la chaîne ABC.

"Mon opinion est que, dans un premier temps, ces retraits (de soldats) vont être limités", a expliqué le chef du Pentagone.

Sur le terrain, les troupes américaines ont fort à faire contre les insurgés. Juillet 2010 a été le mois le plus meurtrier pour les troupes américaines depuis le début du conflit fin 2001, avec 66 décès pour ce seul mois.

M. Gates a jugé que la coalition internationale faisait des progrès dans sa lutte contre les résistants. Par ailleurs, il a estimé que les insurgés ne seront pas en mesure d'attendre le départ des troupes américaines pour livrer une offensive de grande envergure.

A la question de savoir si les résistants pouvaient "jouer la montre" et attendre l'été 2011, M. Gates a expliqué que "nous en serions heureux, parce que nous serons là (après juillet 2011) et nous serons là avec un grand nombre de soldats".

Les déclarations du secrétaire à la Défense font écho à celle du vice-président Joe Biden, selon lequel seuls 2.000 soldats américains seraient retirés d'Afghanistan passé juillet 2011.

Un chiffre qui, pour la présidente de la Chambre des représentants, la démocrate Nancy Pelosi, est bien trop bas. "J'espère que c'est plus que cela", a lancé Mme Pelosi sur ABC dimanche.

Sur la même chaîne, Robert Gates a reconnu que les pertes de soldats allaient en augmentant mais s'est voulu optimiste quant aux fins du conflit, assurant que des progrès avaient été accomplis en matière de sécurité, d'économie et de gouvernement local dans les provinces méridionales du Helmand et de Kandahar.

"Cela va prendre du temps. Cela va être difficile. Nous allons avoir à déplorer des victimes (...) Mais je pense qu'il existe des signes tangibles que cette approche fonctionne. Cette stratégie fonctionne", a encore lancé Robert Gates.

Lors d'une autre émission dominicale, sur CNN cette fois, il a également réfuté les informations contenues dans les documents publiés cette semaine par le site WikiLeaks selon lesquelles les résistantss utilisent des missiles sol-air Stinger de fabrication américaine.

"Je ne le pense pas", a-t-il dit en réponse à une question dans ce sens.

Selon les documents diffusés par WikiLeaks, les résistantss feraient usage de ces missiles. Depuis le début du conflit, aucun avion militaire américain n'aurait toutefois été abattu par un Stinger.

Lors du "Jihad" (guerre sainte) contre l'occupation soviétique en Afghanistan (1979-89), les Etats-Unis avaient fourni à partir de 1985 plusieurs centaines de missiles Stinger aux moudjahidines afghans, renversant de manière significative l'équilibre militaire en Afghanistan.

01 août

http://www.romandie.com/ats/news/100801153036.jfh1p0h1.asp



2 Les Voisins

Iran

Larijani prédit un nouveau Vietnam pour les Etats-Unis en Afghanistan.

L'Afghanistan va devenir un nouveau Vietnam pour les Etats-Unis, c'est ce qu'a prédit mercredi le président du Parlement iranien, Ali Larijani,  affirmant qu'ils y commettaient les mêmes erreurs.

Dans un entretien à la Télévision suisse romande, M. Larijani a réagi à la Conférence internationale sur l'Afghanistan organisée mardi à Kaboul en assurant que "les Américains auront en Afghanistan le même succès qu'ils ont eu au Vietnam"."Il y a des années l'URSS avait commis exactement la même erreur.... Elle a eu énormément de tués et finalement s'est retirée. Il y a une répétition de l'histoire. Nous, nous, connaissons l'Afghanistan. Nous savons que l'Afghanistan ne va jamais se soumettre aux armées étrangères", a-t-il ajouté.

Le président du parlement iranien, présent à Genève pour la Conférence mondiale des présidents de parlements organisée par l'Union interparlementaire, s'est par ailleurs insurgé contre les nouvelles sanctions décidés contre l'Iran par le Conseil de sécurité de l'ONU en juin. Il a prévenu que Téhéran, prendrait des mesures de rétorsions en cas d'inspections de bateaux ou d'avions. "Si un avion ou bateau iranien est inspecté par un autre pays, il doit s'attendre à ce que nous prenions des contre-mesures ou des mesures similaires à leur encontre", a-t-il expliqué.

 22/07/2010

http://french.irib.ir/

 

L'Iran dément soutenir les résistants.

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a nié le fait que Téhéran apporte son aide aux résistantss en Afghanistan, comme l'affirment des documents secrets révélés aux Etats-Unis, au cours d'une interview sur la chaîne américaine CBS.
"Nous ne soutenons aucun groupe", a affirmé le président iranien alors qu'on lui demandait si l'Iran apportait son aide aux insurgés afghans. "Nous ne soutenons que le peuple afghan. Nous soutenons et nous voulons renforcer la sécurité en Afghanistan." "Et nous pensons que les Afghans devraient diriger eux-même leur pays", a-t-il ajouté dans cet entretien diffusé tard hier soir.
Selon des documents américains, datant d'il y a plusieurs années pour l'essentiel et révélés par le site Wikileaks, l'Iran participe en secret à la campagne contre les forces étrangères dirigées par les Etats-Unis en Afghanistan, en fournissant aux résistantss argent, armes et entraînement. "L'origine de tout cela, c'est l'intervention des Etats-Unis et de l'Otan. Ca fait près de 20 ans que les Américains pratiquent l'ingérence en Afghanistan", a déclaré le leader iranien.

CBS



3 Otan-Isaf

Rasmussen

Rasmussen : "La communauté internationale a sous-estimé la mission(…) en Afghanistan"

Nb

A la veille d'une conférence de donateurs à Kaboul, à laquelle doivent participer des responsables de plus de 60 pays et d'organisations internationales, le secrétaire général de l'OTAN a affirmé :

"Sincèrement, je crois que la communauté internationale a sous-estimé la mission en Afghanistan. C'est pourquoi cela prend beaucoup plus de temps pour aider les Afghans à établir suffisamment de capacités" pour reconstruire le pays et assurer la paix et sa stabilité, a déclaré Anders Fogh Rasmussen, dans un entretien accordé à la chaîne danoise TV2 News. "Il existe assurément une volonté du pouvoir" à Kaboul pour résoudre les problèmes du pays. Mais "il manque surtout des moyens suffisants pour le faire", selon M. Rasmussen. "Il faut garder à l'esprit qu'à la chute du gouvernement des résistants en 2001, il fallait reconstruire la société afghane à partir de zéro", a-t-il dit.

"Des lourdes pertes dans les rangs de la coalition "

Le responsable de l'OTAN s'est cependant déclaré "optimiste" sur l'avenir de l'Afghanistan, malgré la forte résistance des résistants, qui a entraîné de lourdes pertes dans les rangs de la coalition internationale. "L'engagement militaire va dans la bonne direction. Malheureusement, nous enregistrons des pertes trop lourdes", a-t-il constaté, estimant que "c'est le résultat des renforts de la coalition envoyés sur le terrain, ce qui suppose plus de combats et plus de pertes pour déloger les résistants de leurs fiefs dans la province du Helmand et de Kandahar".

"Les résistants savent que s'ils perdent ces fiefs, ils perdront tout. C'est pourquoi ils contre-attaquent durement, ce qui entraîne et entraînera malheureusement plus de pertes dans les rangs de la coalition, dans les semaines et mois prochains."

AFP.

19.07.

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2010/07/19/l...



4 Les alliés

1 Onu

Ban Ki-moon et le chef de la diplomatie suédoise empêchés de se poser à Kaboul en raison de tirs...

Des tirs de roquettes ont empêché l'avion transportant le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et le chef de la diplomatie suédoise Carl Bildt de se poser mardi à l'aéroport de Kaboul où les deux hommes devaient assister à la conférence internationale sur l'avenir de l'Afghanistan, selon des responsables.

L'appareil a été dérouté vers la base américaine de Bagram, non loin de la capitale afghane. Puis les deux dirigeants ont gagné Kaboul à bord d'hélicoptères Blackhawk pour participer à la conférence.

Une porte-parole des forces de l'OTAN ont confirmé des tirs de roquettes autour de Kaboul "la nuit dernière et dans les premières heures de la matinée". Katie Kendrick n'a pas précisé combien de tirs avaient été enregistrés et si des roquettes avaient touché l'aéroport...

20/7

AP

 

L’ONU exhorte à épargner les civils…

 Les parties du conflit armé en Afghanistan doivent tenir leurs engagements en matière de sauvegarde des civils, lit-on dans un communiqué du chef de la Mission d'assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA) Stephan de Mistura diffusé à Kaboul.

"Conformément au droit international, les parties hostiles sont tenues de protéger les civils et de minimiser l'impact de leurs actions sur les populations civiles et les lieux qui les accueillent, comme les écoles ou les hôpitaux", est-il indiqué dans le document.

Cette déclaration de M. Mistura intervient dans le contexte du récent assassinat d'une cinquantaine de civils dans le village de Regey dans la province de Helmand. Les forces otaniennes ont attaqué à la roquette un immeuble résidentiel faisant une cinquantaine de mort et autant de blessés.
Le président afghan, Hamid Karzaï, a ordonné de mener une enquête.

"La Mission d'assistance des Nations Unies en Afghanistan est profondément préoccupée par les informations parues dans la presse faisant état de victimes civiles vendredi 23 juillet lors d'une opération des forces internationales à Regey, dans la province du Helmand, au sud du pays. Il est essentiel que l'enquête conjointe de la Force internationale d'assistance et de sécurité (ISAF) et du gouvernement afghan soit menée de manière minutieuse, transparente et rapide, et que les résultats soient rendus publics le plus vite possible", stipule le document.

Stephan de Mistura a en outre ajouté que le bureau de la MANUA en charge du contrôle du respect des droits de l'homme collectait également des données sur cet incident.

"Toute perte civile est tragique, nous présentons nos sincères condoléances aux familles des victimes et à leur communauté et souhaitant un prompt rétablissement aux blessés", a conclu le responsable onusien.

http://fr.rian.ru/world/20100728/187136621.html

 

L'ONU retire cinq ex-résistants Taliban de sa liste de sanctions ...

Les Nations unies ont annoncé vendredi avoir retiré cinq ex-responsables du régime Taliban de leur liste noire de sanctions.

Le Comité sur les sanctions contre les ‘taliban’ et Al-Qaïda du Conseil de sécurité de l'ONU a déclaré avoir approuvé la suppression de ces cinq entrées de sa "Liste consolidée" dans le cadre de sa révision régulière.

Les personnes retirées de la liste comprennent deux responsables taliban marqués comme "présumés décédés". Les trois autres sont l'ex-ministre des Affaires étrangères Abdul Satar Paktin, l'ex-vice ministre des Mines et ambassadeur au Pakistan Abdul Salam Zaeef, ainsi que l'ex-représentant de l'Afghanistan aux Nations unies Abdul Hakim Mujahid Muhammad Awrang.

Le comité a déclaré que "les gels d'actifs, interdictions de voyage et embargos sur les armes" imposés à l'égard de ces individus en application de la résolution 1904 du Conseil de sécurité de l'ONU seraient désormais caducs.

Ce retrait de liste noire fait suite à la demande du président afghan Hamid Karzaï au Conseil de sécurité pour que celui-ci abandonne ses sanctions à l'égard de certains membres des résistants taliban dans un effort pour faire avancer le difficile processus de réconciliation nationale de son pays.

M. Karzaï aurait demandé le retrait d'autres noms de cette liste de sanctions, créée en 1999 en application de la Résolution 1267 du Conseil de sécurité, et régulièrement mise à jour depuis.

2010-07-31

xinhua

http://french.cri.cn/720/2010/07/31/221s224629.htm


L’UE suspend provisoirement 600 millions d'euros d'aide à l'Afghanistan.

L'Union européenne a décidé de suspendre provisoirement son programme d'aide à l'Afghanistan de 600 millions d'euros dans l'attente des résultats de la conférence internationale des donateurs du 20 juillet à Kaboul, a annoncé mardi son envoyé spécial en Afghanistan.

"L'Union européenne a délibérément reporté son programme d'aide sur trois ans à septembre pour voir quelles sont les priorités afghanes et comment il peut s'intégrer dans ces priorités", a déclaré à l'AFP Vygaudas Usackas.

Si les résultats étaient positifs, l'UE pourrait même décider en septembre de renforcer ce plan d'aide en augmentant son montant de 200 millions d'euros par an sur les trois prochaines années, a-t-il ajouté.

(Nouvelobs.com avec AFP)

 13 juillet


n°445 - Journal de la Lutte pour la libération du territoire Afghan - 15-07 au 10-08 -: Suite : - : Le vrai visage de l’occupation de l’Afghanistan par l’OTAN : massacres de civils, utilisation massive de drones, escadrons de la mort...

n°445 - Journal de la Lutte pour la libération du territoire  Afghan - 15-07 au 10-08 -: Suite : - : Le vrai visage de l’occupation de l’Afghanistan par l’OTAN : massacres de civils, utilisation massive de drones, escadrons de la mort...



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de la Lutte pour la libération du territoire  Afghan 

n° 445 - du 15-07 au 10-08                                          C.De Broeder & M.Lemaire



Le "journal " est  visible :

a)   sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

1 Politique

2 Lutte pour la libération du territoire

Détails.

L'Afghanistan en chiffre. 



5 Dans le monde

Allemagne

Berlin appelle à un retrait d'ici à 2014

19/7

Le chef de la diplomatie allemande estime qu'un accord doit être trouvé lors de la conférence internationale de mardi sur l'Afghanistan pour un transfert des responsabilités aux autorités locales en matière de sécurité dans les quatre ans.Guido Westerwelle a déclaré lundi aux journalistes que les participants à la conférence, organisée à Kaboul, devaient presser en faveur d'une solution politique concernant un conflit qui ne peut se régler uniquement par un recours à des moyens militaires.

"Notre objectif" est de "proposer une perspective de retrait", l'un des éléments clés étant de transférer la responsabilité aux autorités afghanes en matière de sécurité d'ici à 2014, a-t-il dit.

Le ministre allemand des Affaires étrangères a ajouté que l'intégration de cet objectif dans le document de clôture de la conférence serait un "progrès significatif". M. Westerwelle s'est exprimé avant son départ pour l'Afghanistan, où il participera à la conférence.

AP


Belgique

Au Parlement belge…

Nb : La publication de l'article doit être vu comme information.

 

La guerre ‘contre le terrorisme’ a déjà coûté la vie à près d’un million de personnes en Irak et en Afghanistan, des centaines de milliers d’innocents blessés, déplacés, orphelins…

La Belgique participe au conflit avec l’envoi de F16 et de militaires.

Résultat, des milliers de réfugiés arrivent chez nous, en Europe, ne sachant plus où se sauver.

Pour toute réponse, le gagnant des élections du 13 juin 2010, Bart de Wever à la tête de la NVA, affirme qu’il faut absolument renforcer notre sécurité et stopper l’invasion étrangère en Belgique… S’agit-il réellement d’une mission de la paix pour garantir notre sécurité en danger?

8          Grève de la faim des Afghans contre leur renvoi dans un pays en guerre !

Le quatorze mars 2010, trente-cinq demandeurs d’asile afghans entament une grève de la faim à Ixelles. Un événement d’une banalité à périr en somme. Après tout, ce n’est qu’une grève de la faim de plus. Oui mais ! Comment ne pas comprendre la frustration de personnes provenant d’un pays en guerre et à qui on refuse le statut de réfugié ? Les statistiques du Haut-commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés sont accablantes. Seuls 6% des demandes émanant d’Afghans sont acceptées en Belgique. Le reste est prié de rentrer dans son pays. A côté, l’Italie accepte 69% des demandes afghanes et le France 39%. Berlusconi et Sarkozy ne sont pourtant pas connus pour leur tendresse à l’égard des immigrés.

10        L’Afghanistan en chiffres

Le taux de mortalité infantile s’élève à 16,5% (contre 0,5% en Belgique) et l’espérance de vie à 43 ans. En outre, 68% de la population n’a pas accès à l’eau potable et 53% vit sous le seuil de pauvreté. Bref, on ne peut pas dire que l’Afghanistan soit un paradis sur terre.

12        Guerre sans fin

Une personne vivant depuis un an en Afghanistan témoigne sous couvert d’anonymat. Elle explique que le contexte social est suffocant pour de nombreux Afghans. La répression touche fortement les femmes mais aussi les hommes. Beaucoup de ses collègues pourtant peu pratiquants sont contraints de porter la barbe, sont obligés d’aller à la mosquée plusieurs fois par jour et peinent à éduquer leurs filles. Elle ajoute que l’intervention étrangère dans le pays n’est pas toujours efficace et l’impact sociopolitique attendu tarde à se faire sentir. Cela peut s’expliquer en partie par le peu de compréhension de bon nombre de militaires et civils des changements sociaux qui eurent lieu avant et pendant la guerre.

15        Obama et les résistants

Voyant le conflit risquer de s’enliser, le 21 janvier 2010, Obama proposait un changement de stratégie en Afghanistan. L’idée ne consiste à présent plus à mater les résistants par la force mais à les affaiblir suffisamment pour ensuite les contraindre à sceller un accord de paix. Une des tactiques consiste à acheter l’ennemi. Entre 500 millions et un milliard de dollars seront débloqués pour promettre argent et emplois aux combattants résistants qui acceptent de déposer les armes. Le succès de cette stratégie n’est pas garanti quand on sait l’hostilité locale face à la présence de troupes étrangères  dans leur pays. Pour n’en citer qu’une, une militante de l’association révolutionnaire des femmes afghanes (RAWA) estime que la politique actuelle cautionnée par la communauté internationale n’est pas si différente de celle menée par les résistantss en leur temps.

20        Politique

20        L’Afghanistan débattu au parlement

Le 20 janvier 2010, Zoé Genot (députée fédérale Ecolo-Groen !) mettait Melchior Whatelet (Cdh) face à ses contradictions. Ce dernier, secrétaire d’Etat à la politique de migration et d’asile, affirmait alors que la Belgique se doit de respecter ses obligations internationales en protégeant les ressortissants de pays comme l’Irak et l’Afghanistan. Dans ce cas, lui a demandé Zoé Genot, pourquoi renvoyer des Afghans vers la Grèce quand on sait que la Cour européenne des droits de l’Homme l’a déjà interdit à plusieurs reprises par le passé sur base du risque de refoulement ainsi que de traitements inhumains et dégradants perpétrés par la Grèce.

29        Lettre au gouvernement

Chères lectrices, chers lecteurs, page 29, nous vous invitons à envoyer une lettre adressée au secrétaire d’Etat à la politique de migration et d’asile, Melchior Whatelet. Cette lettre invite le gouvernement belge à reconnaître l’Afghanistan comme un pays en guerre, en vertu de quoi ses ressortissants doivent pouvoir obtenir le statut de réfugié. Dans la lettre, nous rappelons que la Belgique est un des pays d’Europe qui offre le moins d’asile et de protection subsidiaire aux demandeurs afghans. C’est inquiétant.

http://users.skynet.be/mateo/7.pdf


Canada

Participer aux interrogatoires de détenus afghans ? Le SCRS s'examine…

Le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) a décidé d'examiner sa participation à l'interrogatoire de détenus afghans.

La nouvelle a été révélée lundi par la Presse canadienne, qui a obtenu une copie - lourdement censurée - d'une note interne envoyée au ministre fédéral de la Sécurité publique, Vic Toews, et au conseiller à la sécurité nationale du premier ministre Harper, en vertu de la Loi sur l'accès à l'information.

Compte tenu de la forte visibilité médiatique et de la nature controversée de cette question, [le SCRS] a entrepris une étude en profondeur de toutes ses activités liées aux détenus afghans.

— Extrait de la note

Lancée discrètement, cette enquête vise à s'assurer que le SCRS sera en mesure de rendre des comptes concernant ses interventions, indique la note.

Elle pourrait également jeter un nouvel éclairage sur les interrogatoires menés par le SCRS pendant les premières années du conflit afghan. L'agence a participé à l'interrogatoire de détenus afghans de 2002 à 2007, jusqu'à ce que l'armée canadienne commence à réaliser ces interrogatoires sans aide.

La note précise toutefois que les contacts entre les agents du SCRS et les détenus afghans ont été « limités » et qu'ils n'ont eu lieu qu'à la demande des militaires canadiens.

Des témoignages entendus par la Commission d'examen des plaintes concernant la police militaire, qui s'est penchée sur le rôle de la police dans les transferts de prisonniers, ont permis d'apprendre que le SCRS était parfois appelé en renfort pour aider des militaires peu habitués à obtenir des renseignements utiles.

Les agents du renseignement recommandaient parfois la remise de certains prisonniers aux services afghans, même si les responsables militaires canadiens avaient toujours le dernier mot.

Une enquête qui étonne

Le professeur Wesley Wark, un spécialiste des questions de renseignement à l'Université de Toronto, s'étonne que le SCRS procède à une telle enquête après les faits pour prouver qu'il n'a rien à se reprocher. « Je pense que c'était probablement une mission imprévue et qu'ils se sont lancés dedans dans le feu de l'action, a-t-il dit en entrevue. Ils pensent peut-être que ça s'est fait de manière précipitée et qu'ils ont intérêt à savoir ce qui s'est passé quand les gens vont commencer à poser des questions. »

Un avocat qui représente les deux groupes de défense des droits de la personne à l'origine de l'enquête sur le transfert des détenus s'étonne enfin lui aussi de cette décision du SCRS. « Que font-ils exactement, quel est leur mandat, quels mécanismes de responsabilité sont en place: ce sont toutes des questions sans réponses, a déploré Me Paul Champ en entrevue. On ne sait rien. »

Il faut dire que la nature exacte des activités du SCRS en Afghanistan demeure nébuleuse. On croit cependant que les agents canadiens ont collaboré étroitement avec la CIA américaine et avec les commandos de la Deuxième Force opérationnelle interarmées (JTF-2).

Un comité du Sénat canadien qui supervise les activités du SCRS s'apprête également à procéder à un examen de son implication dans la mission canadienne en Afghanistan.

La question du transfert de détenus afghans défraie les manchettes depuis plusieurs mois, surtout depuis le témoignage percutant du diplomate canadien Richard Colvin, qui a estimé que la quasi-totalité des prisonniers transférés en 2006-2007 avaient été torturés par les autorités locales.

L'opposition et plusieurs groupes cherchent à déterminer si des responsables canadiens ont sciemment remis des prisonniers à des gens qu'ils savaient susceptibles de les torturer.

3/8

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2010/08/02/010-srcs-detenus-afghans.shtml


Finlande

La Finlande décaissé 250.000 euros pour soutenir les législatives afghanes ...

La Finlande a décaissé 250.000 euros pour soutenir l'organisation des prochaines législatives afghanes prévues en septembre, a déclaré lundi le ministère finlandais des Affaires étrangères.

Selon un communiqué publié par le ministère, l'offre vise à contribuer à mettre en œuvre un processus électoral réussi en Afghanistan par le biais du Fonds électoral du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

Le ministère a fait savoir que le soutien au développement démocratique en Afghanistan est une partie intégrante de la mise en œuvre d'une paix et d'une stabilité réelles dans le pays.

Entretemps, ce financement pourra également promouvoir le développement de la bonne gouvernance, l'un des principaux objectifs fixés par la Finlande dans sa coopération avec l'Afghanistan.

Les législatives afghanes, prévues pour le 18 septembre, seront la seconde élection parlementaire dans le pays depuis le renversement du régime Taliban en 2001.

Xinhua

 2010-07-19

http://french.cri.cn/621/2010/07/19/301s223673.htm


France

Jean-François Racine : La force aérienne de Valcartier se déploie.

nb Nb : La publication de l'article doit être vu comme information.

Le contingent d’une cinquantaine de militaires du 430e escadron tactique, qui a quitté lundi pour une mission de neuf mois, soutient que le danger est bel et bien présent, même si le groupe n’est pas exposé aux engins explosifs dissimulés au sol.

Les hélicoptères Griffon, les Chinook et le personnel de la région auront donc beaucoup de boulot jusqu’au printemps prochain, période où leurs collègues d’Edmonton prendront la relève. Au total, 174 personnes seront déployées.

«Il y a toujours des risques. C’est moins pire dans les airs. C’est notre rôle de prendre des passagers, de les enlever des routes et de les voyager par la voie aérienne. Nous faisons le maximum pour eux», explique le lieutenant-colonel Érick Simoneau, commandant de l’Escadron 430 ETAH.

Ce dernier fera son troisième tour en Afghanistan. Parmi les membres qui se sont envolés lundi, plusieurs ont déjà vécu l’expérience en zone de guerre afghane.

La durée de la mission est un peu plus longue que pour les autres, métier oblige. «C’est sûr que c’est difficile pour les familles, pour moi aussi, mais ce n’est rien d’insurmontable.»

Pour le caporal Dany L’Écuyer, ce périple sera son premier comme père de famille. Son fils Nathan a cinq mois seulement. «Si on prend un risque, c’est parce qu’il faut le faire. On a quelques responsabilités de plus sur la conscience.»

À leur retour au pays en 2011, le mandat des Forces armées canadiennes pourrait se terminer.

Agence QMI 
Jean-François Racine
19/07/2010

http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2010/07/20...


Grande-Bretagne

17-07

Le Premier ministre britannique David Cameron a affirmé le 25 juin qu'il souhaitait que les troupes britanniques soient rapatriées d'ici à cinq ans.

http://www.lepoint.fr/monde/afghanistan-quatre-soldats-britanniques-et-americains-tues-17-07-2010-1215786_24.php


Pays-Bas

Début du retrait des troupes néerlandaises d'Uruzgan

Les forces néerlandaises ont commencé dimanche à quitter le sud de l'Afghanistan, passant le relais aux forces internationales pour le contrôle de la province de l'Uruzgan après avoir fini leur mission de quatre ans, a annoncé dimanche le commandement de l'Otan à Kaboul.

"Les forces néerlandaises se sont distinguées dans l'Uruzgan, et nous rendons hommage à leur sacrifice ainsi qu'à celui de leurs homologues afghans", a déclaré le commandant Joel Harper, un porte-parole de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf).

Après le départ du contingent néerlandais, l'Otan "maintiendra ses capacités actuelles, notamment concernant les unités de combat, la formation, la reconstruction", selon le commandant Harper.

En Afghanistan depuis le 1er août 2006, les Pays-Bas y ont déployé quelque 1.950 soldats au sein de l'Isaf, principalement dans l'Uruzgan, une province du sud du pays où les résistantss sont très présents.

Les Néerlandais ont transmis le commandement de la province aux forces américaines et australiennes au cours d'une cérémonie organisée dimanche à Kamp Holland, leur principale base en Afghanistan, a indiqué le ministère néerlandais des Affaires étrangères dans un communiqué.

"La communauté internationale et l'Otan aident l'Afghanistan à tenir sur ses propres jambes (...). Les Pays-Bas ont pris leur responsabilité et se sont battus pour la sécurisation et la reconstruction de l'Afghanistan", s'est félicité le ministre néerlandais des Affaires étrangères Maxime Verhagen, cité dans le communiqué.

Cette présence en Uruzgan a notamment permis le doublement du nombre d'écoles, la vaccination de la plupart des enfants, la construction d'un centre de formation pour policiers et l'amélioration des moyens de transport, selon le ministère qui rappelle la mort de 24 soldats néerlandais au cours de la mission.

Le futur gouvernement néerlandais devra déterminer si les Pays-Bas participeront à l'avenir à la formation des militaires et des policiers afghans, a indiqué le ministère.

Alors que l'Otan souhaitait une prolongation d'un an, jusqu'en août 2011, de la mission des forces néerlandaises, des divergences sur cette question avaient provoqué le 20 février la chute du gouvernement et le non-renouvellement de la la mission des soldats.

(©AFP / 01 août 2010 09h06)

http://www.romandie.com/ats/news/100801070605.3r0c9dx9.asp



2 Lutte pour la libération du territoire &  la victoire de la résistance Afghane

L'Afghanistan en chiffre du 15-07 au 10/08/09

 

 

 

tués

blessés

 

 

 

Usboys / Autres boys

 5

 22

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs

 81

 63

 

 

 

Peuple Afghan

 70

 8 + x

 


 Pertes déclarée des occupants.

US & Isaf

13-07

Un soldat afghan a tué trois soldats d'élite de l'armée britannique lors d'une patrouille dans la province du Helmand, annonce l'Otan.  

Deux autres soldats britanniques ont été blessés dans cette attaque qui s'est produite près de Lashkar Gah, la capitale du Helmand.

Dans un communiqué, l'Otan précise que les trois soldats tués étaient des Gurkhas, des soldats d'élite népalais intégrés dans l'armée britannique où leur réputation de courage et de férocité est légendaire.

AFP

13-07

Mardi soir, trois soldats américains de l'Isaf et cinq collaborateurs civils afghans avaient été tués lors de l'attaque par des résistants d'un poste de police dans la province de Kandahar, selon l'Isaf et les autorités afghanes.

AFP

13-07

Un soldat britannique a été tué mardi est mort à la suite d'une attaque contre une patrouille à pied, toujours dans dans la province de Kandahar

AFP

14-07

Douze soldats de la force internationale de l'Otan en Afghanistan (Isaf) ont été tués en deux jours par une série d'attaques résistants dans le sud.

Ces décès soulignent une nouvelle fois le risque d'un sanglant enlisement des forces occidentales dans le pays.

AFP

17-07

Quatre soldats étrangers, deux Britanniques et deux Américains, ont été tués dans des attaques à la bombe portant a priori la marque des résistants, ont annoncé samedi l'Otan et les autorités britanniques.

http://www.lepoint.fr/monde/afghanistan-quatre-soldats-britanniques-et-americains-tues-17-07-2010-1215786_24.php

17-07

Un fusilier marin de l'unité 40 du Commando Royal Marines a trouvé la mort vendredi soir dans une explosion pendant qu'il patrouillait à pied avec des militaires américains et afghans dans le district de Sangin, bastion résistants et zone de combats meurtriers de la province méridionale du Helmand, selon un communiqué du ministère britannique de la Défense.

http://www.lepoint.fr/monde/afghanistan-quatre-soldats-britanniques-et-americains-tues-17-07-2010-1215786_24.php

17-07

Un membre des Royal Dragoon Guards a été tué samedi matin dans une explosion dans la région de Nahr-e Saraj, qui fait également partie du Helmand, au cours d'une mission de reconnaissance à pied.

Ces décès portent à 320 le nombre des militaires britanniques et des civils travaillant pour le ministère britannique de la Défense morts dans le pays depuis le début de l'intervention alliée en 2001.

Un tiers environ de ces pertes a eu lieu dans le district de Sangin, dont les forces britanniques ont annoncé leur retrait d'ici à la fin de l'année pour y laisser la place aux Américains.

http://www.lepoint.fr/monde/afghanistan-quatre-soldats-britanniques-et-americains-tues-17-07-2010-1215786_24.php

18/07

Un soldat de la force internationale a été tué  dans une attaque à la bombe dans le sud de l'Afghanistan portant a priori la marque des résistants, a annoncé l'Otan.
La force internationale de l'Otan en Afghanistan (Isaf), qui n'a pas fourni son identité et sa nationalité, a seulement indiqué que l'attaque avait été lancée à l'aide d'un engin explosif improvisé (IED).

AFP

18-07

Cinq militaires étrangers, dont deux Britanniques et deux Américains, ont été tués dans des attaques à la bombe, tandis qu'un autre soldat britannique est mort dans un accident de la route, ont annoncé samedi les forces de l'occupation de l'Otan et les autorités britanniques.
Tous les quatre ont été tués à l'aide d'engins explosifs…
http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=146761&language=fr

18-07

Un autre soldat de l'Otan, dont la nationalité n'a pas été précisée, a perdu la vie dans une attaque distincte samedi, a déclaré l'Isaf.
http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=146761&language=fr

18-07
 En outre, un soldat britannique, membre de la Royal Air Force, est décédé dans un accident de la route au cours d'une opération de sécurisation au nord de la base de Camp Bastion, dans la province méridionale du Helmand, a dit le ministère britannique de la Défense. 

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=146761&language=fr

19/7

Deux soldats américains ont été tués lundi par des bombes artisanales, dans le sud de l'Afghanistan, ont annoncé l'Otan et les autorités locales. Les deux soldats américains ont péri dans deux explosions séparées dans le sud du pays, a indiqué sans plus de détails le commandement de l'Otan à Kaboul.

AFP & Europe1.fr

20-07

Deux soldats des forces internationales ont péri mardi dans les explosions de deux mines, dans le sud de l'Afghanistan, a annoncé l'Otan.

Le commandement des forces internationales n'a pas précisé la nationalité des soldats ni le lieu des explosions dans le Sud, qui compte de nombreux fiefs de la résistance.  

 AFP

20-07

Quatre soldats allemands ont été blessés lundi par l'explosion d'une bombe placée en bordure de route au passage de leur véhicule dans la province afghane de Kunduz (nord), a annoncé un responsable des forces dirigées par l'OTAN dans la province.
Le porte-parole des résistants, Zabihullah Mujahid, a indiqué à la presse par téléphone que son mouvement revendique la responsabilité de cette attaque, ajoutant que les quatre soldats allemands ont été tués par l'explosion.

Source: xinhua

20-07

Un soldat afghan a tué deux civils américains et un militaire afghan avant d'être lui-même tué mardi lors d'un exercice sur un champ de tir dans le nord de l'Afghanistan, a annoncé la Force internationale de l'OTAN (ISAF).

Un soldat de l'OTAN et un soldat afghan ont été blessés», selon l'OTAN qui précise que le suspect était un instructeur de l'armée afghane.

L'OTAN recourt régulièrement à des sociétés privées de sécurité, et donc à des civils, pour la formation de l'armée et de la police afghanes.

 

Ces incidents suscitent des inquiétudes quant au professionnalisme et à l'infiltration des forces de sécurité afghanes par les résistants, au moment où ces dernières recrutent à plein régime afin d'assurer à terme la sécurité du pays.

AP

20/07
Le première classe Brian Collier, 24 ans, a perdu la vie vers 9h00 locales alors qu'il venait de descendre de son véhicule près de la ville de Nakhonay, à environ
15 kilomètres de Kandahar, selon un communiqué du ministère canadien de la Défense.

AFP
21/7

L'armée danoise a annoncé mercredi qu'un de ses soldats avait été tué par un engin explosif et un autre blessé dans le sud de l'Afghanistan. Le commandant des armées, le major général Agner Rokos, a précisé que les militaires patrouillaient dans la province d'Helmand quand ils ont été touchés par l'engin. Il a qualifié l'incident de "tragédie pour toutes les personnes concernées".

AP

21-07

Un soldat de l'OTAN a été tué par une explosion dans le sud du pays mercredi, selon l'Alliance atlantique. La nationalité de la victime n'a pas été précisée.

AP

 22-07

Deux militaires britanniques ont été tués mercredi dans le sud de l'Afghanistan pendant qu'ils essayaient d'évacuer un de leurs frères d'armes blessé, a annoncé à Londres le ministère de la Défense. Les soldats, tués par des tirs d'armes légères, étaient déployés à Lashkar Gar, dans la province du Helmand.

Le nombre des militaires britanniques et des civils travaillant pour le ministère britannique de la Défense morts dans ce pays depuis le début de l'intervention alliée en 2001 s'établirait  désormais à 324.

Europe1.fr

22/7

Deux soldats américains ont été tués dans la chute de leur hélicoptère dans la province de Helmand (sud de l'Afghanistan), ont annoncé jeudi les forces de l'OTAN. L'OTAN a ouvert une enquête sur la cause du crash et n'exclut pas que l'appareil ait été la cible de tirs hostiles, a précisé sa porte-parole Katie Kendrick.

Ndlr : hélicoptère a 2 place ???

Un porte-parole de l'administration de la province de Helmand, Daoud Ahmadi, a précisé que l'hélicoptère s'est écrasé dans la région de Lashkar Gah, la plus grande ville de la province.

AP

24/7

Cinq militaires américains ont été tués samedi par l'explosion de bombes dans le sud de l'Afghanistan, , ont annoncé des responsables américains.

Quatre d'entre eux sont morts dans une première explosion, et un cinquième dans une autre attaque dans le sud du pays, a précisé la Force internationale d'assistance (ISAF).

AP

24-07

Dans un communiqué, l'ISAF a aussi annoncé que deux militaires américains étaient portés disparus dans l'est de l'Afghanistan. Ils ont quitté leur base vendredi à Kaboul, et ne sont pas rentrés. Des recherches ont été lancées pour les retrouver.

AP

27/07

Un soldat britannique a été tué aujourd'hui dans le sud de l'Afghanistan, peut-être par un tir ami, a annoncé mardi le ministère britannique de la Défense (MoD).
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/07/27/97001-201007...

27-07

Un des deux soldats américains portés disparus depuis vendredi a été retrouvé mort dans l’est de l’Afghanistan et le second est aux mains de «ravisseurs», a annoncé mardi le commandement de l’Otan..

(Source AFP)

28-07

L’Alliance atlantique a annoncé la mort d'un soldat américain mardi dans une attaque, dans le sud du pays.

AP

29/7

Les forces sous commandement de l'Otan en Afghanistan ont fait part de la mort d'au moins 2 militaires italiens, dans une explosion, dans l'ouest de ce pays.

http://french.irib.ir/index.php/info/international/item/99203-deux-militaires-italiens-tues-en-afghanistan

30-07

Un responsable militaire américain, a indiqué que le corps du deuxième soldat américain de l'US Navy qui avait disparu depuis vendredi en Afghanistan a été découvert.
Les militaires avaient disparu vendredi après avoir quitté Kaboul à bord d'une voiture. L'Otan avait annoncé leur disparition le lendemain.
 http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=148440&language=fr

30/07/

Trois soldats de l'Otan ont été tués jeudi par l'explosion de bombes artisanales, dans le sud de l'Afghanistan, c'est ce qu'a annoncé vendredi l'Otan.
 La force d'occupation de l'Otan en Afghanistan (Isaf) n'a pas révélé la nationalité des trois soldats tués, laissant en général ce soin à leur(s) pays d'origine, ni les circonstances exactes des attaques

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=148440&language=fr

30/7

Six soldats américains ont été tués dans le sud de l'Afghanistan jeudi et vendredi, ce qui fait de juillet le mois le plus meurtrier pour les militaires des Etats-Unis depuis le début de la guerre, ont indiqué vendredi les autorités. Trois militaires sont morts jeudi dans l'explosion de bombes artisanales et trois autres ont été tués vendredi, a indiqué l'Otan. Un responsable du département de la Défense à Washington a confirmé, sous couvert de l'anonymat, que les victimes étaient toutes américaines.

Ces décès portent à 66 le nombre de militaires américains morts en Afghanistan en juillet. Il s'agit du mois le plus meurtrier depuis le début du conflit dans ce pays, le précédent record ayant été établi en juin avec 60 décès, indique le site icasualties.org.

http://fr.news.yahoo.com/73/20100730/twl-afghanistan-six-soldats-amricains-tu-d79e08a_1.html

02-08

Deux soldats des forces internationales ont été tués, dans le sud de l'Afghanistan, a annoncé l'Otan.

La force internationale d'assistance à la sécurité en Afghanistan (Isaf) n'a pas révélé la nationalité des deux soldats qui ont péri dans deux incidents.

Afp

03-08

Des résistants, dont des kamikazes, ont attaqué mardi la base militaire de l'Otan à Kandahar, l'une des deux plus importantes de l'Afghanistan, blessant un soldat et deux civils, ont indiqué à l'AFP les autorités locales.

"Deux assaillants ont été tués dans des échanges de tirs et les deux derniers résistent encore. Les combats sont en cours", a déclaré à l'AFP Zalmai Ayobi, le porte-parole du gouvernorat de Kandahar.

AFP

05/08

Un kamikaze a déclenché ses explosifs au passage d'un convoi des forces afghanes et de l'Otan, ,

Sept policiers afghans ont été tués et au moins onze autres personnes blessées dont 1 soldat de l'Isaf et six policiers et cinq civils dans cette attaque kamikaze près de la frontière avec le Tadjikistan, dans la province de Kunduz, apprend-on auprès des autorités..

http://fr.news.yahoo.com/

05-08

Un soldat a été blessé lorsqu'une base militaire de l'Otan a été attaquée par six kamikazes, selon les autorités locales, alors que les résistants ont déclaré qu'ils avaient tué une vingtaine de membres des forces de sécurité.

Source: xinhua


Pertes des Résistants        - Province non précisée

24-07

Sept résistants sont morts dans des affrontements avec les forces afghanes et internationales depuis vendredi soir dans les provinces de Khost, Uruzgan et Kunar, a ajouté le ministère sans donner de détails.

AP


Pertes des Soldats afghan        - Province non précisée 

19-07

Six policiers afghans ont été tués par des bombes artisanales, l'arme de prédilection des résistants résistants, dans le sud de l'Afghanistan, a indiqué sans plus de détails le commandement de l'OTAN à Kaboul.

l'AFP



Détails

Kaboul

17-07

Vendredi soir, lors d'un raid à Wasel Abad, quartier du sud-ouest de Kaboul, un commando conjoint des forces spéciales afghanes et américaines a capturé un spécialiste en explosifs vendredi soir: il n'a pas été identifié, mais selon le ministère afghan de la Défense, plusieurs "ennemis du peuple" ont été tués dans l'opération, et 26 suspects arrêtés.

AP

18-07

"Une très forte explosion a frappé tout Mackroyan", a déclaré Noorzia, une habitante de ce quartier du centre de Kaboul.

L'explosion causée par un kamikaze à bicyclette a fait cinq blessés, selon un porte-parole du gouvernement afghan.

http://www.europe1.fr/International/Afghanistan-Forte-explosion-a-Kaboul-236959/


Province de Baghlan (nord)

21/7

Des résistants ont attaqué des bâtiments de l'Etat, dont un poste de contrôle de la police, dans le district de Dahanah-ye (province de Baghlan). Les assaillants ont envahi le poste et décapité six hommes, précise l'OTAN.

AP


Province d'Helmand  (sud de l'Afghanistan).

Opération "Prince noir"

Opération “Tor Shezada”, Prince Noir. C’est celle qui a été lancée hier par les forces britanniques dans la province du Helmand, dans le sud de l’Afghanistan. Cette région est l’un des bastions de la rébellion des résistantss.

L’offensive a été menée avec le soutien des forces afghanes et concerne le district de Nad Ali, près de celui de Marjah où les soldats américains ont lancé en février une opération décrite comme la plus grande depuis le début de la guerre en 2001.

Officiellement, les forces britanniques ont pour objectif de sécuriser une route entre Marjah et Nad Ali.

31/07

http://fr.euronews.net/2010/07/31/afghanistan-operation-prince-noir-dans-la-province-du-helmand/


Province d'Herat (ouest de l'Afghanistan)

16-07

Une attaque kamikaze contre la police dans la province de Herat, dans l'ouest de l'Afghanistan, a tué au moins un policier et en a blessé deux autres, a rapporté la police locale.

Source: xinhua


Province de Kandahar (sud) 

Kandahar : Le Canada passe les commandes aux Américains…

Après cinq ans à la tête de la force opérationnelle interarmées à Kandahar, en Afghanistan, le Canada passe les commandes des opérations militaires dans cette région aux États-Unis.

Ainsi, la force opérationnelle dans le sud de l’Afghanistan relève maintenant de la Force internationale d’assistance et de sécurité.

Une décision qui s’explique par l’arrivée massive de soldats américains dans le théâtre des opérations en Afghanistan, selon le haut gradé canadien de la Force opérationnelle interarmées en Afghanistan, le lieutenant-colonel Craig Dalton.

«Il y a maintenant trois fois plus de soldats alliés dans la province de Kandahar qu’il y en avait il y a un an, a affirmé le lieutenant-colonel Dalton. L’augmentation des forces dans la province de Kandahar va augmenter la capacité du gouvernement de la République islamique d’Afghanistan d’offrir une gouvernance efficace et des services essentiels au niveau local.»

Selon lui, on s’attend à ce que l’armée et la police doublent leurs effectifs cette année.

La force opérationnelle à Kandahar laquelle comprend les soldats canadiens et une brigade américaine, demeure responsable des districts de Panjwayi, Dand et Daman.

Selon le militaire Dalton, ces unités seront déployées dans des zones d’opération moins étendues et devraient donc être en mesure de mieux protéger les populations locales. Des conditions, a-t-il enchaîné, qui permettront aux Afghans de vaincre les insurgés résistants

Althia Raj
15/07/2010.

Agence QMI 
http://fr.canoe.ca/infos/international/archives/2010/07/2...
 

19-07

Six policiers afghans ont été tués et quatre blessés dans l'explosion d'une mine artisanale au passage de leur véhicule dans la province de Kandahar, berceau des résistantss, a indiqué à l'AFP Abdul Qayoum, le gouverneur local du district de Khakraiz.

Un porte-parole des résistants, Yousuf Ahmadi, a revendiqué l'attaque auprès de l'AFP.

AFP & Europe1.fr


Province de Kunar (est de l'Afghanistan)

17-07

Des militaires américains ont participé à une offensive majeure déclenchée dans la province orientale du Kunar, en partenariat avec les forces afghanes, contre les résistants massés près de la frontière pakistanaise.

http://www.lepoint.fr/monde/afghanistan-quatre-soldats-br...


Province de Khost (sud-est)

23/7

Une bombe a explosé vendredi à l'intérieur d'une moquée dans le district de Mando Zayi (est de l'Afghanistan), blessant grièvement un candidat aux élections législatives de septembre et au moins 16 autres personnes, ont annoncé les autorités locales.

Le candidat Mawlvi Saydullah prononçait un discours dans l'édifice au moment de l'explosion. Son garde du corps et au moins 15 autres civils ont également été blessés, a précisé Mubariz Zadran, porte-parole du gouverneur de la province. "Il était la cible", a souligné M. Zadran en référence à Mawlvi Saydullah.

AP


Province de Koundouz,

05-08

"Un activiste au volant d'une voiture piégée s'est fait exploser près d'un convoi de l'armée afghane et des forces dirigées par l'OTAN dans la zone de Haqibay, dans le district d'Imam Sahib, vers 07h30", a confié à Xinhua le chef du district Mohammad Ayub Haqyar.

Il a indiqué que les forces combinées effectuaient une patrouille de routine dans ce district situé au nord de la ville de Kunduz, chef-lieu de la province du même nom, ajoutant qu'il est encore trop tôt pour tirer un bilan et que le nombre de victimes sera communiqué à la presse plus tard.

L'armée afghane et les forces de l'OTAN n'ont fait aucun commentaire. http://french.cri.cn/621/2010/08/05/301s225009.htm


Province d'Oruzgan (sud de l'Afghanistan)

28-07

Dans la province d'Uruzgan, dans le centre du pays, trois soldats afghans ont été tués par une bombe qui a explosé au passage de leur véhicule mercredi, a annoncé Gulab Khan, un chef de la police provinciale.

A



En Prison

05-08

"Une force de sécurité conjointe afghane et de la coalition a interpellé hier soir des résistants, dont un commandant des résistants du district Arghanda de la province de Kandahar", précise le communiqué.
Néanmoins, le communiqué n'a pas révélé le nombre exact des résistants capturés ni le nom de leur commandant.

Source: xinhua



2-1 L'Afghanistan en chiffre 

Guerre appelée "Enduring Freedom déclenchée en octobre 2001 devenue en mai 2007 : "Force combinée 82

 "


Civils tués                                                               15.965 (Voir Dufour-n°196)

Civils blessés                                                              : ? +  3065 (chiffres trop bas) 


Résistants  tués :                                                        : ?  +  5134

Résistant blessés                                                       : ?  +  1.856 (chiffres trop bas)

Résistances arrêtés :                                                          23.000 prisonniers


Militaires occupants et milice privés occupante tués         :  2494

Militaires et milice privés occupante blessés                : ? + 4.004


Suicides                                                                : 1421 + ?   (voir article)

300.000  souffrent de troubles psychologiques ou de dépression majeure (Afghanistan & Irak) 


 CIA tués :                                                         :         11


Soldats /policiers gouvernementaux tués             : ? + 5.738

Soldats gouvernementaux blessés                     : ?  + 6033 (chiffre trop bas)


Collabo   tués                                                      :  1.838

Collabo   blessés                                               :?   276 (chiffre bien  trop bas)

Collaborateurs disparus                                       : ?  +25 


Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux


2010, année meurtrière pour les envahisseurs.

Record pour les troupes internationales. Avec des pertes officielle s'élevant à 352 soldats à la mi-juillet, 2010 s'annonce déjà comme l'année la plus meurtrière pour la coalition en Afghanistan.  

 

Les États-Unis fournissent le plus fort contingent (100 000 hommes sur un total de 142 000), ce qui explique qu'ils paient le tribut le plus lourd dans cette guerre qui est aussi la plus longue de leur histoire : officieusement 224 tués cette année et 1 171 depuis la fin 2001.

Responsable de cette escalade, la nouvelle stratégie des militants consistant à placer des bombes le long des routes où passent les convois de la coalition. 

À cela viennent s'ajouter les pertes de soldats de l'armée afghane, encore mal entraînés.(…)

Sans compter les victimes civiles. Des «bavures» qui nourrissent l'hostilité des Afghans contre les troupes de l'Otan. Et ne manquent pas d'alimenter les tensions entre le président Hamid Karzaï et les forces alliées.

__ http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2010/07/mourir-pour-lafghanistan-comme-pour-le-roi-de-prusse.html

 


                                      The War in Afghanistan Costs

 

relève le 08-10 à 10.27


Cost of U.S. War and Occupation of Afghanistan

                                                                                                           

$322,158,461,898

 

 

24.07http://www.costofwar.com/

http://www.nationalpriorities.org/costofwar_home
For more details, click here.

n°445 - Journal de la Lutte pour la libération du territoire Afghan - 15-07 au 10-08 -: fin : - : Le vrai visage de l’occupation de l’Afghanistan par l’OTAN : massacres de civils, utilisation massive de drones, escadrons de la mort...

n°445 - Journal de la Lutte pour la libération du territoire  Afghan - 15-07 au 10-08 -: fin : - : Le vrai visage de l’occupation de l’Afghanistan par l’OTAN : massacres de civils, utilisation massive de drones, escadrons de la mort...



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de la Lutte pour la libération du territoire  Afghan 

n° 445 - du 15-07 au 10-08                                          C.De Broeder & M.Lemaire



Le "journal " est  visible :

a)   sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

3 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

3-1 Vidéo : Des révélations compromettantes sur l'Afghanistan

3-2 Le site Internet WikiLeaks

1 Danielle Bleitrach : Un jeune soldat arrêté pour être à l’origine de la publication des documents du Pentagone.

2 Communiqué du Réseau Voltaire : Wikileaks : une diversion politique.

3 «Le bon journalisme est controversé par nature».

4 Un coin du voile sur une unité très spéciale de l'armée américaine.

5 Le site Wikileaks, informe que des centaines de rapports d'incidents concernent les Belges.

 



3 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

3-1 Vidéo : Des révélations compromettantes sur l'Afghanistan

http://www.cyberpresse.ca/photos-et-videos/audios-et-videos/?mediaid=746631&utm_source=bulletinCBP&utm_medium=email&utm_campaign=retention#go


3-2 Le site Internet WikiLeaks

1 Danielle Bleitrach : Un jeune soldat arrêté pour être à l’origine de la publication des documents du Pentagone.

Selon l’agence de Presse cubaine Prensa latina  » Le Pentagone a confirmé aujourd’hui que  le soldat de l’armée des Etats-Unis,Bradley Manning, pourrait être mis en prison en tant que  principal responsable de la divulgation des documents militaires secrets sur l’Afghanistan  »

Cette histoire fait un peu songer- dans l’attente de connaître les motivations du jeune soldat inculpé – à ce qui s’était passé avec Daniel Ellsberg au moment de la guerre du Viet Nam.

Et le contexte était pourtant différent, beaucoup plus progressiste, beaucoup plus concerné par la politique, les gens étaient beaucoup moins inquiets pour leur avenir immédiat.

Pourquoi le jeune homme a-t-il divulgué les documents ?

Un porte parole du Département de la defense a expliqué à la chaîne CNN que Manning qui a 22 ans probablement a accédé par un nœud digital de l’institution et à déchargé des milliers d’archives qu’après il a renvoyé par courrier électronique.

Le communiqué précise qu’une enquête criminelle est en cours, et que jusqu’à ce moment le soldat accusé n’a voulu coopérer avec les autorités judiciaires.

 Les documents diffusés sur le site Internet WikiLeaks sont divisés en 100 catégories traitent de différents sujets depuis la poursuite d’Osama Bin Laden jusqu’aux bases civiles dans la guerre d’Afghanistan. L’éditeur en chef de ce site, Julian Assange, s’est refusé à dire comment le website qu’il administre a eu accès à 91 mille archives secrètes sur la guerre des Etats-Unis dans la région de centre Asie. Ce qui est sur c’est la majorité des matériaux – environ 76.000 d’entre eux- ont été récolté dans le portail de la toile dimanche dernier dans ce que l’on peut considérer comme la plus grande infiltration militaire depuis la guerre du Pentagone au Viet-nam.

Durant la guerre du Viet-Nam, en 1971,  il y a eu  une révélation de grande ampleur où un homme Daniel Ellesberg, par conviction pacifiste avait diffusé dans les médias et au Congrès des documents connus comme « les dossiers du Pentagone. » Les dossiers d’alors ont révélé que le gouvernement avait menti au Congrès et au public sur ses raisons d’envahir le Viêt-Nam. Les troupes américaines officielles de combat ont atterri après que l’élite de guerre ait truqué en 1964 « l’incident du Golfe du Tonkin. »

 Des bateaux de guerre vietnamiens auraient censément attaqué des bateaux de guerre américains dans les eaux internationale – ils ne l’ont pas fait – Johnson a vendu l’affaire au Congrès pour envoyer des forces armées des EU au Viêt-Nam.

Une décennie plus tôt, la Maison Blanche, la C.I.A. et DoD intervenaient déjà pour empêcher l’indépendance et l’unité vietnamiennes.

Dans ses mémoires, Eisenhower admet que « 80 pour cent de la population aurait voté pour le Communiste Ho Chi Minh comme leader plutôt que pour le Chef d’Etat Bao Dai » (Mandate for Change, p. 372, ). Bao était le chef soutenu par les États-Unis pour l’état provisoire du Sud du Viêt-Nam. Jusqu’en 1954, Washington avait supporté le coût financier essentiel de l’effort militaire français et, comme les Papiers du Pejtagone l’ont montré, Washington n’a jamais eu l’intention de permettre les élections qui feraient Ho le Président d’un Viêt-Nam uni et mené par communiste.

Le public des EU, cependant, aurait du réagir au contenu de ces sept mille pages supers confidentielles avec colère et sous le choc. Personne n’a appelé à mettre en accusation les Présidents Nixon et Johnson et leurs subalternes pour avoir commis des actes criminels innombrables en dupant le public pour poursuivre secrètement une politique impériale outrageante.

Ellsberg était un enthousiaste, un naif, il l’est resté et continue à prendre position contre la guerre en irak. Au départ c’était un ex-marine, très anti-communiste, qui voulait partir au Viet-Nam pour tuer des communistes. Puis il découvre le mensonge et l’horreur de la guerre et il commence à voler les dossiers secrets. En publiant à ses risques et périls des dossiers il s’attendait à ce que le public « conscient » arrête la guerre et mettent les menteurs à la porte.

Ce qui est clair que le gouvernement des Etats-Unis a encore menti pour déclencher la guerre en Afghanistan comme en irak, qu’il continue à mentir sur ces guerres et leurs résultats.

Le gouvernement a répété ses mensonges du Viêt-Nam aux crimes en Amérique Centrale dans les années 1980 et il continue la tromperie en Irak et l’Afghanistan.

En effet, des millions ont alimenté la Guerre d’Irak – en vain. Même quand le public a découvert Bush et Cheney les avait induits en erreur, rien n’est arrivé aux criminels en chef.

Un défi pour la population : consciente de l’existence de grands crimes et de délits, comment les arrêter et comment changer de cap ? s’interrogeait récemment Saul Landau dans le journal en ligne counterpunch (article que nous avons publié dans notre blog).

Est-ce que le jeune Bradley Manning avait les mêmes motivations que Daniel Ellsberg en chargeant les documents secrets et en les transmettant au site Internet WikiLeaks?

Ce site s’était récemment rendu célèbre en diffusant une vidéo qui a fait le tour du monde et où on voit en irak un hélicoptère assassiner froidement des hommes désarmés dans une rue irakienne…

Le fait qu’il refuse de coopérer va dans ce sens mais la suite de l’enquête nous le dira.

En ce moment un film sur la vie de Daniel Ellsberg a été produit et diffusé, la morale en est qu’il n’a jamais quel que soit ce qu’il a du affronter regretté son geste qui l’a personnellement transformé, est-ce que le jeune homme avait vu ce film? Ou était-il simplement le produit de cette étrange situation dans l’armée étasunienne où l’on constate qu’il y a plus de mort par suicide que sur le champ de bataille.

Ce qui n’a pas changé est la manière dont les politiques réagissent, décidés à poursuivre mensonges et incohérences. Ainsi il a à la fois été affirmé que les documents ne révélaient rien et que leur publication était une traitrise qui mettaient en danger les troupes nord-américaines et les collaborateurs afghans.

Le président Barack Obama et différents de ses porte-paroles ont affirmé ce qui, pour beaucoup d’analystes de presse n’est pas crédible: rien de ce qui a été révélé ne serait important ou suceptible d’affecter la sécurité nationale. Alors qu’il est incontestable que le fait représente un coup dur pour le prestige et la sécurité des militaires et les services d’intelligence des États-Unis.

Le fait est que comme le souligne l’article de prensa latina précedemment cité la guerre de Washington en Afghanistan a atteint un point critique en 2010 malgré le déploiement de presque 140 mille soldats étrangers, et les insurgés Talibans sont de plus en plus appuyés par la population contre ce qu’elles considère comme des troupes d’occupation multipliant les exactions contre les civils, résultat ils sont dans la meilleure situation depuis le début de l’invasion en 2001.

 Pourtant face à ces révélations, le président et vice président ont choisi la fuite en avant.

Ainsi Joseph Biden, Interviewé par la chaîne d’informations ABC News dans le bureau ovale de la maison Blanche a dit clairement qu’en juillet 2011, date du début du retrait ce seront seulement quelques milliers d’individus qui seront retirés du terrain des opérations, ce sera seulement le début d’une transition qui risque de durer longtemps.

 Il faut encore noter au titre des déclarations de la période comment les alliés les plus serviles des Etats-Unis se croient obligés d’en rajouter ainsi la Georgie devrait intensifier sa participation à la mission de la Force internationale d’assistance et de sécurité (ISAF) en Afghanistan, qui constitue une « excellente école » pour les soldats georgiens, a déclaré le président Mikhaïl Saakachvili intervenant mercredi au ministère de la Defense.

On peut se moquer mais il y a tout à craindre que le président français soit à sa manière aussi servile que le géorgien et que la France se retrouve un peu plus imbriqué dans cette catastrophe militaire, humaine, économique qu’est la guerre en Afghanistan.

Danielle Bleitrach

Publié 30 juillet 2010

http://socio13.wordpress.com/2010/07/30/un-jeune-soldat-arrete-pour-etre-a-lorigine-de-la-publication-des-documents-du-pentagone-par-danielle-bleitrach/#more-25111

 

2 Communiqué du Réseau Voltaire : Wikileaks : une diversion politique.

Sollicité par de nombreux lecteurs à propos des documents publiés par Wikileaks, le Réseau Voltaire tient à recentrer le débat.

Dans ce communiqué, il dénonce une manœuvre de diversion médiatique et réaffirme que la guerre d’Afghanistan est illégale.

Le site Internet Wikileaks a remis, il y a quelques semaines des documents militaires confidentiels à trois médias (New York Times, The Guardian, Der Spiegel) afin qu’ils les examinent avant publication.

Le site a publié les 92 000 documents originaux et les trois médias ont publié leurs articles simultanément le 25 juillet 2010. Il s’agit de la plus importante fuite de documents militaires de l’histoire.

Ces documents sont des notes utilisées par les troupes engagées en Afghanistan.

Certaines relatent des combats, d’autres rapportent des renseignements. Leur degré de confidentialité est faible (ce qui signifie qu’ils ont circulé en de nombreuses mains), mais leur nombre est très élevé (ce qui implique que peu de personnes pouvaient les réunir).

Leur authenticité n’a pas été contestée. La presse internationale et de nombreux leaders politiques dans le monde ont commenté les conclusions des trois médias, considérant ces informations comme sûres.

Nos détracteurs s’attendent à ce que le Réseau Voltaire se félicite de ces fuites et exploite ces documents pour charger les forces US, les accuser de crimes de guerre et d’incompétence.

Nous n’en ferons rien.

Tout laisse à penser que ces fuites ont été organisées par un clan de l’appareil US pour imposer ses vues simultanément au limogeage du général McChrystal par le président Obama.

Et le fait que ce dernier ait stoppé toute enquête interne visant à identifier l’origine des fuites montre que celle-ci lui est connue, qu’il ne souhaite pas l’affronter ou qu’il l’approuve.

Ces documents ne décrivent pas la réalité de terrain, mais attestent du degré d’auto-intoxication des forces US.

Les notes de renseignement afghanes qui servent de base aux opérations de l’Alliance dans ce pays ne rapportent que de stupides ragots et l’on se demande comment ces informateurs ont été recrutés. Il est particulièrement ridicule de présenter un officier pakistanais de 74 ans, le général à la retraite Hamid Gul, comme le manipulateur en sous-main des insurgés et le responsable à lui tout seul de l’échec militaire de l’OTAN.

Nous ne sommes pas étonnés que trois médias connus pour leur alignement aveugle sur les thèses atlantistes participent à une opération psychologique de diversion dont le but est de critiquer un général qui vient d’être démis de ses fonctions pour mieux disculper les responsabilités politiques de cette catastrophe humaine.

Au demeurant, l’unanimité de grands médias, qui n’ont cessé de répéter des années durant les mensonges de Washington, ne peut qu’inquiéter.

La guerre d’Afghanistan est illégale.

Qu’ils nous soient sympathiques ou pas, les insurgés exercent leur droit fondamental et légitime à défendre leur pays contre l’occupation étrangère.

Ce ne sont pas seulement les bavures de telle ou telle unité militaire qui constituent des crimes, mais la totalité des opérations conduites sur place et jusqu’à la simple présence des troupes étrangères.

28 juillet

http://www.voltairenet.org/article166482.html

 

3 «Le bon journalisme est controversé par nature»,

«Le bon journalisme est controversé par nature», affirme au journal britannique The Guardian Julian Assange, 39 ans, un ancien hacker et informaticien australien.

Le fondateur du site Wikileaks a défendu lundi la publication dans la presse de milliers de documents confidentiels ayant trait à la guerre en Afghanistan, qui a suscité la colère du gouvernement américain.

«Le bon journalisme est controversé par nature», affirme au journal britannique The Guardian Julian Assange, 39 ans, un ancien hacker et informaticien australien. «C'est le rôle du journalisme que de s'en prendre aux puissants et lorsqu'ils sont mis au défi, il y a toujours des réactions».

Wikileaks, fondé en décembre 2006, est un site web d'information et d'analyse politique spécialisé dans le renseignement. Il se veut «la première agence de renseignement du peuple» et fait appel à des contributeurs anonymes.

Il s'est fait connaître en 2009 en publiant des documents internes à la compagnie multinationale Trafigura impliquée dans l'affaire du déversement de produits toxiques en Côte d'Ivoire.

Jusqu'à présent, son principal scoop avait été la publication d'une vidéo en avril dernier montrant une attaque d'hélicoptère Apache à Bagdad en 2007 lors de laquelle une dizaine de civils avaient été tués dont deux employés de l'agence de presse Reuters.

Selon M. Assange, le site fonctionne à partir de serveurs en Suède et en Belgique, deux pays aux législations favorables à la protection des sources. Il emploie une demi-douzaine de volontaires à plein temps et fait appel à des experts, a indiqué de son côté le New York Times.

En mai dernier, M. Assange s'est vu brièvement confisquer son passeport par les autorités australiennes et, selon lui, ses avocats lui ont recommandé en juin de ne pas se rendre aux États-Unis.

Le gouvernement américain a plusieurs fois critiqué le site, soulignant que ces fuites à la presse menaçaient la sécurité du pays.

La Maison Blanche estime que Wikileaks «n'est pas un site d'information objectif mais plutôt une organisation qui s'oppose à la politique américaine en Afghanistan», selon un responsable sous couvert de l'anonymat

Mais M. Assange estime, dans une interview au New York Times lundi, que ces publications sont dans l'intérêt du public.

«Ils montrent non seulement les événements graves mais aussi le côté sordide de la guerre, de la mort d'un enfant aux opérations majeures qui tuent des centaines de personnes», a-t-il dit.

Agence France-Presse
26 juillet 2010

http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/201007/26/01-4301296-documents-sur-lafghanistan-wikileaks-se-defend.php?utm_source=bulletinCBP&utm_medium=email&utm_campaign=retention


4 Un coin du voile sur une unité très spéciale de l'armée américaine.

La diffusion par le site WikiLeaks de milliers de documents militaires américains confidentiels lève un coin du voile sur une unité spéciale de l'armée américaine, chargée sous le nom de code "Task Force 373" de traquer et de tuer des combattants ennemis en Afghanistan, résistantss ou chefs d'Al-Qaïda répertoriés sur une liste d'objectifs.

Les documents révèlent des détails sur des missions de cette unité, mentionnant de nombreux incidents et bavures aux conséquences mortelles pour la population civile, dont des enfants.

La "Task Force 373", selon les rapports divulgués, a pour mission de capturer ou éliminer, hors de toute procédure judiciaire, des cibles figurant sur une liste appelée JPEL (acronyme en langue anglaise de Joint prioritised effects list, traduisible par Liste commune prioritaire).

Des juristes s'interrogent sur la légalité des exécutions et de la détention, sans procès et pour une longue durée, de certaines des personnes capturées.

Des responsables militaires à Washington ont réfuté les accusations de crimes de guerre, faisant valoir que les listes de cibles nominatives sont un des éléments inévitables de tout conflit armé.

Parmi les rapports cités par WikiLeaks figurent les comptes-rendus d'opérations comme celles du 11 juin 2007. Ce jour-là, la TF 373, accompagnée d'éléments des forces spéciales afghanes, est partie à la recherche d'un commandant Taliban nommé Qari Ur-Rahman.

A la tombée de la nuit, une fusillade a éclaté alors que l'unité approchait de l'objectif. Elle a appelé en renfort un avion AC-130, appareil d'attaque au sol et d'appui aérien, une véritable canonnière volante qui a arrosé d'obus le secteur.

Le bilan de l'opération n'a été découvert que plus tard: sept morts et quatre blessés parmi des membres de la police afghane, ce dont les communiqués officiels diffusés par la suite ne firent pas mention, pas plus que de la participation de la TF 373 à cette mission.

 Une autre opération de la TF 373 fit également des "dommages collatéraux", selon la formule consacrée, dans la province de Paktika (sud-est). La cible était un chef d'Al-Qaïda, Abou Laith al-Libi, soupçonné de diriger plusieurs camps d'entraînement terroristes dans cette région frontalière du Pakistan.

Cinq roquettes furent tirées contre un groupe de bâtiments. Al-Libi ne figurait pas parmi les victimes du bombardement, qui a tué sept enfants dans une madrasa, une école coranique.

Ce rapport interne était classé secret mais aussi "Noforn", c'est à dire qu'il ne devait pas être divulgué aux membres étrangers de la coalition alliée.

Selon Julian Assange, le fondateur du site WikiLeaks, des "milliers" d'attaques américaines en Afghanistan seraient susceptibles de faire l'objet d'enquêtes pour crimes de guerre si des tribunaux se penchaient sur la question.

 

Tom Parker, un des responsables d'Amnesty International USA, n'est pas certain que tous les incidents relèvent du crime de guerre et note que la guerre d'Afghanistan soulève des questions complexes. "Il est vraiment de difficile de savoir où se terminent les assassinats et où commence la guerre" même si, dit-il, les listes nominatives "mettent mal à l'aise les gens".

Pour le député démocrate Adam Smith, la question ne se pose pas: "nous sommes en guerre. L'ennemi nous tire dessus, nous lui tirons dessus." Le parlementaire juge "absolument injuste et inéquitable" que l'on "condamne nos troupes". Juan Zarate, ancien responsable chargé du contre-terrorisme sous l'administration Bush, souligne, lui, que tenter de tuer ou capturer les dirigeants ennemis, "c'est précisément ce que font les pays en guerre". 

Les listes d'objectifs de l'armée, et notamment de la TF 373, diffèrent des cibles répertoriées par la CIA, l'agence centrale américaine de renseignement dont des unités paramilitaires opèrent en Afghanistan. L'armée ne peut intervenir que dans des zones de guerre, alors que la CIA est autorisée à mener à agir dans des pays ou secteurs où les Etats-Unis ne sont pas en conflit. 

Les quelque 90.000 documents -rapports, notes internes, messages couvrant la période 2004-2009- divulgués dimanche par le site WikiLeaks pourraient constituer une des plus importantes "fuites" de l'histoire du renseignement.

Des enquêtes ont été ouvertes pour déterminer l'origine des fuites et leurs conséquences.

AP 27/07/2010


5 Le site Wikileaks, informe que des centaines de rapports d'incidents concernent les Belges.

Le site Wikileaks, informe que des centaines de rapports d'incidents concernent les Belges.

La plupart d'entre eux se rapportent à des actions de neutralisation de mines et de bombes.

Mais certains révèlent quelques surprises: les démineurs stationnés à Kunduz ont été actifs très loin de cette région.

Le 7 novembre 2007, une équipe sous commandement belge a été transportée vers Tarin Kowt, à 370km au sud de Kunduz, dans l'Uruzgan.

Cette région du secteur Sud est considérée comme une des plus dangereuses, alors que les inquiétudes pour la sécurité de nos jeunes sont toujours calmées par l'affirmation qu'ils sont cantonnés dans la tranquille région du nord.

"Il est vrai que des Belges ont été actifs dans l' Uruzgan, dit Ingrid Baeck, porte-parole de la Defense, à la rédaction de la VRT. Une quarantaine de démineurs auraient effectué un contrôle de la présence éventuelle d'explosifs, lors de la préparation de la visite d'un VIP".

La vérité a été également détournée, au sujet du combat, pourtant admis, du 15 juin. Alors qu'on parlait d'un combat d'à peine une heure, la note AFG20090615n1854 parle de 6 attaques, avec l'appui aérien de deux F-16.

Alors que la version de l'époque souligne qu'aucun Belge n'a été tué ni blessé, le rapport informe qu'un compatriote a été légèrement blessé.

"Toute information n'est pas immédiatement annoncée", reconnaît Ingrid Baeck. " Il en est ainsi car toutes les données ne sont pas connues et qu'une partie d'entre elles est confidentielle dans le cadre de la sécurité opérationnelle". 

Elle trouve aussi déraisonnable de lancer ces informations sur internet, car "c'est jouer avec la sécurité de nos gens sur place".

Les parlementaires Dirk Van der Maelen (SP.a) et Wouter De Vriendt (Groen) réclament une urgente réunion des commissions concernées pour apporter de la clarté sur les opérations belges en Afghanistan. Pour De Vriendt tout cela démontre à nouveau déficit démocratique à la Defense.

Le parlement et le public ne savent rien de ce que font les Belges en Afghanistan.

Cela rend très difficile le travail de contrôle parlementaire

D'après Het Laatste Nieuws du 28.7.2010



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

08/08/2010

n° 444 - journal de l'Afghanistan - 07-08-10 - :Début : - : Au-delà de la violence et de la non-violence : la Résistance comme culture.

n° 444 - journal de l'Afghanistan - 07-08-10 - :Début : - : Au-delà de la violence et de la non-violence : la Résistance comme culture.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



journal de l'Afghanistan

n° 444 - du 07-08-10

C.De Broeder & M.Lemaire



Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)

 

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

 



 Le "journal de l'Afghanistan" est  visible :

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site de eva R-sistons:    - http://no-war.over-blog.com/

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

Tiré à part :

Ramzy Baroud : Au-delà de la violence et de la non-violence : la Résistance comme culture.

La guerre atteint son paroxysme. 

L’aveu d’un échec.

Défaite : Les Britanniques se retirent du district de Sangin.

Doutes sur la stratégie.

Le mirage du retrait ...

William Blum : C’était quoi déjà, l’objectif de cette guerre ?

Suite

La guerre qui coûte 1 "trillion" de dollars.

Le fondateur du site Wikileaks a défendu la publication dans la presse de milliers de documents confidentiels.

Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge.

40 à 45 civils tués dans une attaque dans le sud.

L'OTAN reconnaît avoir tué au moins douze civils.

Et à Kaboul ?

Manifestation.

Paroles & action du président...

Obama fixera le retrait de l'Isaf à 2014.

Yahia Gouasmi : Les victimes d'Obama.

L’Afghanistan au cœur des débats.

Mettre fin aux jours d’un combattant

Fin

1 Analyse & déclaration

2 Politique

1) collaborateurs afghans

(suite au prochain N°)



Tiré à part :

Ramzy Baroud : Au-delà de la violence et de la non-violence : la Résistance comme culture.

Extrait

"La Résistance n’est pas une bande d’hommes armés acharnés à faire des ravages.

Ce n’est pas une cellule de terroristes complotant pour faire exploser des immeubles.

La véritable résistance est une culture.

C’est une réponse collective à l’oppression.

Comprendre sa vraie nature n’est cependant pas facile.

 Aucun octet d’information ne serait assez approfondi pour expliquer pourquoi des gens, en tant que peuple, résistent. Même si une tâche aussi ardue était possible, les médias pourraient ne pas vouloir la transmettre, car elle entrerait directement en conflit avec les interprétations majoritaires de la résistance violente et non-violente.

L’histoire de l’Afghanistan doit rester fidèle au même langage : al-Qaeda et les Résistants.

Le Liban doit être représenté en termes de Hezbollah menaçant soutenu par l’Iran.

Le Hamas de Palestine doit être à jamais montré comme un groupe militant ayant juré la destruction de l’Etat juif.

Toute tentative d’offrir une lecture alternative revient à sympathiser avec des terroristes et à justifier la violence.


L’amalgame volontaire et l’utilisation abusive de la terminologie a rendu presque impossible de comprendre, et donc de résoudre réellement les conflits sanglants.
Même ceux qui se présentent comme des sympathisants des nations résistantes contribuent souvent à la confusion.

Les militants des pays occidentaux ont tendance à adhérer à une compréhension académique de ce qui se passe en Palestine, en Irak, au Liban ou en Afghanistan.

C’est ainsi que certaines idées se perpétuent : les attentats-suicide, c’est mal ;

la résistance non-violente, c’est bien ;

les roquettes du Hamas, c’est mal ;

les frondes, c’est bien ;

la résistance armée, c’est mal ;

les veillées devant les bureaux de la Croix-Rouge, c’est bien.

Nombre de militants citeront Martin Luther King Jr., mais pas Malcom X.

Ils distilleront une connaissance sélective de Gandhi, mais jamais de Guevara.

 

Ce discours soi-disant « stratégique » a volé une grande partie de ce qui pourrait être une connaissance précieuse de la résistance – tant comme concept que comme culture".

Entre la compréhension réductionniste dominante de la résistance comme violence et terrorisme et la défiguration « alternative » d’une expérience culturelle fructueuse et convaincante, on a perdu la résistance en tant que culture.

Les deux définitions dominantes n’offrent que des représentations étriquées. Les deux montrent ceux qui tentent de relayer le point de vue de la culture de résistance comme des gens qui sont presque toujours sur la défensive. Ainsi, nous entendons régulièrement les mêmes déclarations : non, nous ne sommes pas des terroristes ; non, nous ne sommes pas violents, nous avons vraiment une culture riche de résistance non-violente ; non, le Hamas n’est pas affilié à Al-Qaeda ; non, le Hezbollah n’est pas un agent iranien.

Ironiquement, les écrivains, intellectuels et universitaires israéliens ont beaucoup moins de preuves à fournir que leurs homologues palestiniens, bien que les premiers aient tendance à défendre l’agression et les seconds à défendre, ou du moins à essayer d’expliquer, leur résistance à l’agression. Tout aussi ironique est le fait qu’au lieu de chercher à comprendre pourquoi des gens résistent, beaucoup souhaitent débattre de comment réprimer leur résistance.
Par résistance comme culture, je fais référence à la définition d’Edward Said de la catégorie de « culture [comme] moyen de combattre contre l’extinction et l’effacement. » Lorsque des cultures résistent, elles ne magouillent pas et ne jouent pas à la politique. Pas plus qu’elles ne brutalisent avec sadisme. Leurs décisions - qui consistent à s’engager ou non dans la lutte armée ou d’avoir recours à des méthodes non-violentes, de viser des civils ou non, de coopérer avec des éléments étrangers ou non – sont toutes purement stratégiques. Elles ont à peine une incidence directe avec le concept de résistance lui-même. Mélanger les deux suggestions est manipulatoire ou simple ignorance.
Si la résistance est « l’action de s’opposer à quelque chose que vous désapprouvez ou avec lequel vous n’êtes pas d’accord », alors une culture de résistance est ce qui se produit lorsqu’une culture entière parvient à cette décision collective de combattre cet élément désagréable – souvent une occupation étrangère. La décision n’est pas calculée. Elle est engendrée par un long processus dans lequel la conscience de soi, l’affirmation de soi, la tradition, les expériences collectives, les symboles et beaucoup d’autres facteurs interagissent de façon spécifique. Cela peut-être nouveau dans le patrimoine des expériences passées de cette culture, mais c’est essentiellement un processus interne.
C’est presque comme une réaction chimique, mais encore plus complexe car il n’est pas toujours aisé d’en séparer les éléments. Ainsi, ce n’est pas non plus facile à comprendre pleinement et, dans le cas d’une armée d’invasion, pas facile à supprimer. C’est ainsi que j’ai essayé d’expliquer le premier soulèvement palestinien de 1987, que j’ai vécu dans son intégralité à Gaza.
« Il n’est pas facile d’isoler les dates ou les événements spécifiques qui déclenchent les révolutions populaires. Une authentique rébellion collective ne peut pas être rationnalisée par une ligne cohérente de la logique qui passe au-delà du temps et de l’espace ; c’est plutôt un cumul d’expériences qui unit l’individuel au collectif, leur conscient et leur subconscient, leurs relations avec leur entourage immédiat et avec celui qui est plus éloigné, tous entrant en collusion et explosant dans une fureur qui ne peut pas être réprimée. » (My Father Was A Freedom Fighter: Gaza’s Untold Story).
Les occupants étrangers ont tendance à combattre la résistance populaire par plusieurs moyens. L’un d’entre eux consiste en une quantité variée de violence qui vise à désorienter, détruire ou reconstruire une nation selon l’image désirée (voir Naomi Klein, The Shock Doctrine). Une autre stratégie est d’affaiblir les composantes mêmes qui donnent à une culture son identité unique et ses forces intérieures – et désamorcer ainsi la capacité de résistance de la culture. La première requiert la puissance de feu, tandis que la seconde peut être atteinte par des moyens de contrôle plus souples. De nombreuses nations du « tiers monde », qui se targuent de leur souveraineté et de leur indépendance, pourraient en fait se révéler être très soumises à une occupation, mais à cause de leurs cultures fragmentées et dominées – par la mondialisation, par exemple – elles sont dans l’incapacité d’appréhender jusqu’à l’ampleur de leur tragédie et de leur dépendance. D’autres, qui peut-être se savent effectivement occupées, possèdent souvent une culture de résistance qui rend impossible à leurs occupants de parvenir à aucun de leurs objectifs convoités.
Ramzy Baroud 

 

27-07

Le site internet d'information Wikileaks, spécialisé dans le renseignement, a diffusé dimanche des milliers d'archives secrètes jetant une lumière crue sur la guerre en Afghanistan, avec des révélations sur les victimes civiles et, notamment, les liens supposés entre le Pakistan et les insurgés.

. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/07/27/97001-201007...

 

La guerre atteint son paroxysme. 

Le porte-parole de la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) sous direction de l'OTAN a indiqué mercredi que la guerre avait atteint son paroxysme cette année.
"Nous traversons actuellement la période la plus difficile de la guerre et les résistants sont devenus fantomatiques", a estimé à Kaboul le brigadier-général Josef Blotz, lors d'un point de presse hebdomadaire tenue aux côtés de Zahir Azimi, porte-parole du ministère afghan de
la Défense.
Pou
r exterminer les résistants, l'ISAF continuera à consolider ses forces déployées dans le sud du pays en proie à la guerre, une région perçue comme le bastion des résistants.
"Avec les quelque 30.000 militaires américains et étrangers qui sont arrivés sur place et les renforts plus nombreux qui sont en route, un contingent important de nos forces ont été envoyées vers le sud et le sud-ouest du pays et elles auront une influence cruciale", a-t-il souligné.
Le porte-parole a tenu ces propos une journée après qu'un soldat de l'Armée nationale afghane (ANA) eut ouvert le feu sur des militaires de l'ISAF, tuant trois soldats britanniques et en blessant quatre autres dans la province de Helmand, dans le sud de l'Afghanistan.
Officielement plus de 350 soldats de l'OTAN ont été tués en Afghanistan depuis le début de cette année, dont 34 depuis le 1er juillet. Mardi, sept soldats ont péri en une seule journée.

15.07.

Source: xinhua

 

L’aveu d’un échec.
“Afghanistan: désormais cette guerre est celle des Etats-Unis”, titre The Independent.

L’annonce du prochain retrait des troupes britanniques de la région de Sangin, dans la province de Helmand, sonne comme l’aveu d’un échec.

À l’automne, les 1 400 hommes présents sur place seront remplacés par des Marines de l’armée américaine.

Sur les 312 soldats britanniques morts dans le pays, plus de 100 ont été tués près de Sangin, territoire le plus meurtrier pour les soldats de l’OTAN et considéré comme le bastion des résistants.

“Conserver son statut de principal allié des États-Unis est l’unique raison pour laquelle la Grande-Bretagne combat en Afghanistan”, estime le quotidien.

08.07.2010

http://www.courrierinternational.com/une/2010/07/08/afghanistan-l-aveu-d-un-echec

 

Défaite : Les Britanniques se retirent du district de Sangin.

Les soldats américains prendront d'ici à la fin de l'année la relève des Britanniques dans le district de Sangin, au sud de l'Afghanistan. C'est ce qu'a annoncé hier le ministre britannique de la Défense Lian Fox, devant la Chambre des communes. Il a évoqué des « considérations opérationnelles » pour l'expliquer. « C'est le début de la défaite pour les forces britanniques » et les Américains connaîtront « le même sort », a réagi hier un porte-parole des résistants.

Un officier supérieur cité sous couvert d'anonymat dans « Le Guardian » affirmait cette semaine : « Sangin est une défaite stratégique. » C'est dans cette région qu'ont été tués près du tiers des 312 soldats britanniques tombés en Afghanistan depuis 2001. Un pays où, par ailleurs, six soldats afghans ont été tués - « par erreur » selon la police -dans une frappe de l'Otan.   

 08/07/10   -

Les Echos 

 

Doutes sur la stratégie.

Pourquoi rester ?

Comment partir ?

Pour les stratèges et les responsables politiques en charge de la question afghane, ces interrogations sont quotidiennes depuis longtemps. Tous ont les yeux rivés sur l'horloge.

À Kaboul, elle marque une heure de plus en plus anxiogène. Il y a maintenant 105 mois que la coalition internationale est présente sur le théâtre afghan. Elle a perdu près de deux mille hommes. Cette guerre a maintenant dépassé en durée celle du Vietnam. Et, pour l'heure, aucune solution durable n'a été trouvée pour éviter le retour en force des résistants.

19 juillet 2010

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Afghanistan-dout...

 

Le mirage du retrait ...

La conférence internationale réunissant plus de 70 pays engagés dans l’aide au régime Karzaï qui s’est tenue à Kaboul les 19 et 20 juillet a donné «son soutien à l’objectif du président d’Afghanistan selon lequel les forces armées nationales afghanes doivent mener et conduire les opérations militaires dans toutes les provinces d’ici à la fin 2014». En clair, cela signifie le départ des 140000 soldats de l’Otan qui occupent le pays. Quelle crédibilité accorder à ces nouvelles déclarations d’intention?
Obama avait déjà promis, au lendemain de son élection, que le retrait des troupes commencerait mi-2011. Il s’agissait alors de faire accepter par l’opinion américaine l’envoi de renforts militaires. Aujourd’hui, alors que le limogeage, il y a un mois, du général MacChrystal commandant les troupes de l’Otan, renforce doutes et interrogations, la conférence de Kaboul voudrait laisser croire que l’enlisement dans le bourbier de la guerre peut être évité. Il faut rassurer l’opinion américaine et celle des autres pays de l’Otan de plus en plus hostiles à une guerre qui dure depuis dix ans, coûte de plus en plus cher et dont les prétendus objectifs démocratiques apparaissent clairement comme des mensonges.
Le soutien à Karzaï, ne suffit pas à donner influence et autorité à l’élu de la fraude et de la corruption, ainsi qu’à sa politique de main tendue aux résistantss. Et les 125 millions de dollars d’aide octroyés par le FMI continueront d’alimenter la corruption. Le régime de Karzaï ne tient que grâce à elle. La politique vis-à-vis des résistantss est un fiasco. L’offensive militaire dans le sud du pays n’a en rien stabilisé la situation. Les derniers mois ont vu les attentats et actions militaires des résistantss augmenter. Le déploiement des renforts a accentué l’instabilité du pays mais aussi de toute la région en particulier du Pakistan, une dégradation globale que viennent confirmer les informations divulguées sur le site américain Wikileaks.
La politique visant à mettre en place un État à la fois soumis aux USA et capable de maintenir l’ordre est un échec. Sauf à accepter une défaite qui ressemblerait à une déroute, les USA n’auront probablement pas d’autre choix que de maintenir l’occupation. D’autant qu’en juin, les autorités américaines ont confirmé les énormes richesses minières du pays, en particulier, en fer, cuivre, or, lithium… Objectif stratégique, l’Afghanistan devient aussi un objectif économique dont l’exploitation par les multinationales occidentales exigera le maintien de l’ordre impérialiste.
«
Cette date est le début d’une nouvelle phase, pas la fin de notre implication», a déclaré Hilary Clinton. On peut la croire. Les déclarations d’intentions sur le retrait des troupes d’occupation ne sont pas plus crédibles que les justifications dites démocratiques de la guerre n’exprimaient les objectifs réels des grandes puissances. Derrière les opérations diplomatiques et la propagande officielle se négocient les véritables rapports de forces en fonction des intérêts des grandes puissances.

samedi 31 juillet 2010  

http://www.npa2009.org/content/afghanistan-le-mirage-du-r...

 

William Blum : C’était quoi déjà, l’objectif de cette guerre ?

Chronique de l’Anti-empire

Lorsque les faits dérangent, lorsque le droit international, les droits de l’homme et l’histoire deviennent encombrants, lorsque les crimes de guerre ne peuvent plus être justifiés ou balayés par quelques arguments, lorsque la logique n’est d’aucune utilité, l’actuelle clique de dirigeants politiques américains invoque la vielle rengaine infaillible : le 11 septembre.

Nous devons combattre en Afghanistan parce que... pour d’obscures raisons... ce pays est impliqué dans les évènements du 11 septembre 2001.

- Voici le vice-président Joe Biden : « Nous savons que que les attaques du 11/9 ont été lancées à partir de la région située entre l’Afghanistan et le Pakistan. » (1)

- Voici le sénateur Lindsay Graham (républicain de la Caroline du Sud) : « C’est depuis cet endroit (l’Afghanistan) que nous avons été attaqués le 11/9. » (2)

- Le Représantant Mike Pence, numéro trois des élus républicains de la Chambre des Représentants, a affirmé que les révélations des documents de Wikileaks ne modifiaient pas son opinion sur le conflit en Afghanistan, et qu’il ne s’attendait pas à voir un changement dans l’opinion publique. « Là bas, dans l’Indiana, les gens n’ont pas oublié d’où ont été lancées les attaques du 11/9. » (3)

- Voici le président Obama, il y a un an : « Mais nous ne devons jamais oublier que cette guerre n’est pas un choix, mais une nécessité. Ceux qui ont attaqué l’Amérique le 11/9 complotent pour recommencer. Sans une intervention, l’insurrection des Résistants aboutirait à la création d’un sanctuaire encore plus grand où Al Qaeda pourrait comploter en vue de tuer encore plus d’Américains. » (4)

- Et voici le Président, deux jours après la publication des documents de Wikileaks, parlant de l’Afghanistan et du Pakistan comme « la région à partir de laquelle les attaques du 11/9 ont été lancées et où d’autres attaques contre les Etats-Unis et nos amis et alliés ont été préparées. » (5)

Peu importe que sur les dizaines de milliers de personnes que les Etats-Unis et leurs alliés de l’OTAN ont tué en Afghanistan, pas une seule n’a été identifiée comme ayant eu la moindre implication dans les évènements du 11 septembre 2001.

Peu importe que le « complot visant à tuer des Américains » en 2001 ait été organisé plutôt en Allemagne et en Espagne et aux Etats-Unis qu’en Afghanistan. Pourquoi ces pays n’ont-ils pas été bombardés par Washington ? 

Au fait, de quels moyens faut-il disposer pour comploter l’achat d’un billet d’avion et de quelques leçons de pilotage aux Etats-Unis ? Une salle avec quelques chaises ? Que signifie « un sanctuaire encore plus grand » ? Une salle plus grande avec plus de chaises ? Peut-être même avec un tableau noir ? Les terroristes déterminés à attaquer les Etats-Unis peuvent se réunir pratiquement n’importe où dans le monde, et l’Afghanistan serait probablement leur dernier choix à cause de l’occupation américaine.

Il y a beaucoup de gens en Afghanistan et au Pakistan – parmi ceux qui sont encore en vie – qui éprouvent un profond ressentiment à l’égard de la présence US et des drones qui volent au-dessus de leurs têtes et qui larguent des bombes sur leurs maisons, leurs mariages, leurs funérailles, leurs vies. Tout comme en Irak, la « guerre contre le terrorisme » des Etats-Unis en Afghanistan crée régulièrement, tous les jours, et de façon évidente de nouveaux terroristes anti-américains.

La seule « guerre par nécessité » qui pousse les Etats-Unis à intervenir en Afghanistan est la nécessité de protéger les oléoducs et gazoducs qui partent de la mer Caspienne, la création de bases militaires dans ce pays entouré par la mer Caspienne et le golfe Persique, riches en pétrole, et de faciliter la surveillance et les pressions sur l’Iran voisin. Un pays impérialiste qui se respecte ne peut pas espérer mieux. Aurais-je oublié de mentionner le complexe militaire-industriel-sécurité-renseignement et ses actionnaires qui vont s’enrichir encore un peu plus ? 

Mais la guerre contre les Résistants ne peut pas être gagnée. A moins de tuer tous les Afghans. Les Etats-Unis devraient négocier les gazoducs et oléoducs avec les Résistants, comme l’administration Clinton a tenté de le faire, mais sans succès, puis se retirer en criant « victoire ». Barack Obama pourra surement prononcer un discours éloquent à cette occasion. 

USrael et l’Iran

Si d’aventure les Etats-Unis et Israel bombardaient l’Iran (qui deviendrait ainsi le sixième pays béni par Barack Obama) et que nous nous retrouvions avec un nouveau feuilleton d’horreurs quotidiennes diffusées sur nos écrans de télévision, et que nous découvrions après coup que finalement l’Iran ne fabriquait pas d’armes nucléaires, les grands médias américains et le noble esprit américain se demandera : « Pourquoi ne l’ont-ils pas dit plus tôt ? Cherchaient-ils à nous pousser à bombarder leur pays ? »

Les mêmes questions avaient été posées au sujet de l’Irak, après la découverte que Saddam Hussein n’avait en fait aucune arme de destruction massive. Pourtant, avant l’invasion par les Etats-Unis, les officiels irakiens avaient clairement fait savoir et répété à maintes occasions qu’ils n’avaient pas de telles armes. Ceci m’a été rappelé par une information récente sur Hans Blix, ancien chef des inspecteurs en désarmement des Nations Unies, qui avait dirigé la chasse infructueuse aux armes de destruction massive en Irak. La semaine dernière, il a déclaré devant une commission d’enquête britannique sur l’invasion de mars 2003 que tous ceux qui étaient « certains à 100% de l’existence d’armes de destruction massive » en Irak n’avaient en fait « pas la moindre idée » où les armes pouvaient être cachées. Il a témoigné qu’il avait prévenu le Premier Ministre britannique Tony Blair lors d’une réunion en février 2003 – ainsi que la Secrétaire d’Etat US Condoleeza Rice, au cours d’une autre réunion – que Hussein pouvait bien n’avoir aucune arme de destruction massive. (6)

- En aout 2002, le Premier ministre adjoint irakien Tariq Aziz a déclaré au journaliste Dan Rather sur la chaine CBS : « Nous n’avons aucune arme nucléaire, biologique ou chimique. » (7)

-En décembre, Aziz a déclaré à Ted Koppel sur ABC : « Le fait est que nous n’avons pas d’armes de destruction massive. Nous n’avons pas d’armes nucléaires, biologiques ou chimiques. » (8) 

-Hussein lui-même a déclaré à Rather en février 2003 : « Ces missiles ont été détruits. Il n’y a plus de missiles en Irak qui violent les recommandations des Nations Unies (relatives à l’Irak). Il n’y en a plus. » (9) 

-De plus, le général Hussein Kamal, ancien chef du programme irakien d’armes secrètes, et genre de Saddam Hussein, a déclaré aux Nations Unies en 1995 que l’Irak avait détruit les missiles prohibés et les armes chimiques et biologiques peu après la guerre du Golfe. (10)

Il y a d’autres exemples d’officiels irakiens déclarant que les armes de destruction massive n’existent pas.

Si vous avez encore des doutes sur la dévotion des grands médias à ne jamais mettre en doute les justifications de la politique étrangère des Etats-Unis, examinez ceci : malgré les deux révélations dans les émissions de Dan Rather sur CBS, et les autres révélations mentionnées ci-dessus, en janvier 2008 on trouve le journaliste de CBS Scott Pelley en train d’interviewer l’agent du FBI George Piro, qui avait interrogé Saddam Hussein avant son exécution : 

    PELLEY : Et qu’est-ce qu’il vous à dit sur la destruction des ADM ?

    PIRO : il m’a dit que la plupart des ADM avaient été détruites par les inspecteurs de l’ONU dans les années 90 et que toutes les autres avaient été détruites par les irakiens eux-mêmes. 

    PELLEY : il avait ordonné leur destruction ?

    PIRO : oui

    PELLEY : Alors pourquoi a-t-il gardé le secret ? Pourquoi a-t-il mis son pays en danger ? Pourquoi a-t-il risqué sa propre vie pour perpétuer le mensonge ? (11)

Les choses auraient-elles été différentes si l’administration Bush avait réellement cru les Irakiens lorsque ces derniers affirmaient qu’ils n’avaient aucune ADM ? Probablement pas. Il existe suffisamment de preuves qui montrent que Bush savait qu’ils disaient la vérité, et Tony Blair le savait aussi. Saddam Hussein a mal jugé à quel point ses deux adversaires étaient des psychopathes. Bush était déterminé à vaincre l’Irak, pour le compte d’Israël, pour le contrôle du pétrole ou pour étendre l’empire, même si les choses ne se sont pas déroulées aussi bien que prévues car, étrangement, il semblerait que le peuple irakien n’apprécie guère d’être bombardé, envahi, occupé et torturé.

Le résultat de la politique de Bush en Irak peut se résumer à ceci : il serait difficile de trouver dans l’Histoire beaucoup d’exemples de la destruction d’une nation par une autre réalisée d’une manière aussi complète, en écrasant et pervertissant pratiquement tous les aspects de leur société.

 

A présent Israël pousse Washington à faire la même chose avec l’Iran - sans que Washington ait forcément besoin d’encouragements – d’abord parce qu’Israël est déterminé à être la seule puissance nucléaire du Moyen Orient ; malgré le fait que l’Iran ait déclaré maintes fois aux Etats-Unis et au monde entier qu’il ne fabriquait pas d’armes nucléaires. Mais si l’Iran est effectivement en train de fabriquer de telles armes, il faut se poser la question suivant : existe-t-il une loi internationale quelconque qui dit que les Etats-Unis, la Grande Bretagne, la Russie, la Chine, Israël, la France, le Pakistan et l’Inde ont droit à l’arme nucléaire mais pas l’Iran ? Si les Etats-Unis avaient pensé que les Japonais avaient la bombe atomique, les villes de Hiroshima et Nagasaki auraient-elles été détruites ? Est-ce qu’USraël pense qu’il n’y a pas encore assez d’horreurs et de souffrances aux infos ?

 

Dans une manœuvre qui fait peut-être partie des préparatifs pour une attaque contre l’Iran, 47 membres de la Chambre des Représentants ont récemment publié une résolution qui déclare que l’Iran représente « une menace immédiate et existentielle à l’état d’Israël ». Pour illustrer cette menace, la résolution cite à plusieurs reprises le président Mahmoud Ahmadinejad qui dit des choses comme : « Si Dieu le veut, nous connaitrons bientôt un monde où les Etats-Unis et le Sionisme n’existeront plus » … appelant à « rayer de la carte ce régime occupant (Israël) ».... « Qu’on le veuille ou non, le régime sioniste, avec ses 60 ans de génocides, de pillages, d’invasions et de trahisons est sur le point de mourir et sera bientôt effacé de la scène géographique »... «Aujourd’hui, le temps est venu pour la chute du pouvoir satanique des Etats-Unis, et le compte à rebours a commencé pour l’empereur de la puissance et de la richesse. » [merci de tenir compte de l’effet de la traduction d’une traduction de traductoin – NdT]

 

Des propos violents, non ? N’est-ce pas ? Nicht War ? [en français et allemand dans le texte – NdT]. Mais à examiner ces propos de plus près... Remarquez que la résolution du Congrès ne cite aucune menace précise ou explicite d’Ahmadinejad quant à une attaque iranienne contre Israël ou les Etats-Unis. Aucune mention ou indication que « Je » ou « Nous » ou « l’Iran » se livrerait à la moindre acte de violence. Dans une autre déclaration, que la résolution ne mentionne pas, le président Iranien a déclaré en décembre 2006 : « le régime sioniste sera bientôt balayé, comme l’Union Soviétique a été balayée, et l’humanité connaitra la liberté. » (12) A l’évidence, il n’appelle à aucune attaque violente contre Israël, car la dissolution de l’Union Soviétique s’est déroulée très pacifiquement. De plus, en juin 2006, le dirigeant suprême iranien, l’Ayatollah Ali Khamenei, a déclaré : « Nous n’avons aucun problème avec le monde. Nous ne menaçons personne dans le monde, et le monde le sait. Nous ne déclencherons jamais une guerre. Nous n’avons aucune intention d’entrer en guerre avec quiconque. » (13) Pourquoi les auteurs de la résolution du Congrès ont-ils omis de citer cette déclaration ?

 

Je crois que l’on peut mieux comprendre les déclarations du président iranien en les voyant comme un métaphore, une vantardise, l’expression d’un voeu, ainsi que le résultat d’une traduction hasardeuse (par exemple, « rayée de la carte » (14)), comme les déclarations d’un homme capable d’affirmer publiquement qu’il n’y a pas d’homosexuels en Iran.

 

Mais plus significatif encore est le fait que la résolution du Congrès ne propose aucun motif pour une attaque iranienne contre Israël ou les Etats-Unis. Pour quelle raison l’Iran utiliserait-il des armes nucléaires contre un de ces deux pays, à part d’être sous l’emprise d’une volonté irrépressible d’un suicide collectif ? En fait, la même question aurait pu être – et auraient du être – posée avant l’invasion de l’Irak. Parmi les nombreuses mensonges qui ont entouré l’invasion, la plus grande de toutes était que si Saddam Hussein avaient eu ces armes de destruction massive alors l’invasion aurait été justifiée.

 

Après tous les mensonges de la mésaventure américaine en Irak, je m’étais offert le luxe de croire - et je ne suis pas le seul – que le gouvernement des Etats-Unis et les médias avaient appris une leçon qu’ils n’étaient pas près d’oublier. Qu’ils avaient été pris la main dans le sac et dénoncés. Mais voilà que ça recommence avec les mensonges sur l’Iran et Ahmadinejad. (Et pendant que j’y suis : non, il n’a jamais nié l’Holocauste).

 

Toujours est-il qu’Israël lui-même ne croit probablement pas à sa propre propagande. En mars de l’année dernière, le Washington Post écrivait : « Un haut officiel israélien à Washington » a affirmé qu’ « il est improbable que l’Iran utilise ses missiles pour attaquer (Israel) à cause de la certitude d’une riposte » (15) Cette phrase est la toute dernière de l’article et, d’après une recherche poussée dans la base Nexis (base de données sur les articles de presse parus dans le monde – réservée aux professionnels, NdT), elle n’a été reprise par aucun autre média anglophone dans le monde.

 

Plus tôt cette année, on pouvait lire dans le Sunday Times de Londres : « le brigadier général Uzi Eilam, 75 ans, héros de guerre et pilier au sein de l’appareil militaire (israélien), pense qu’il faudrait à l’Iran sept ans pour fabriquer des armes nucléaires. Les opinions exprimées par l’ancien directeur général de la Commission à l’Énergie Atomique d’Israël contredit le point de vue exprimé par l’appareil militaire d’Israël et le place en opposition par rapport aux dirigeants politiques. » (16)

 

S’il existe un pays au monde capable d’utiliser des armes nucléaires sans grande considération pour les conséquences d’un tel geste, c’est Israël. Martin van Creveld, professeur israélien d’histoire militaire, et citoyen israélien loyal, a observé en 2002 : « Nous avons les moyens d’entraîner le monde dans notre chute. Et je peux vous assurer que c’est ce qui se passera avant qu’Israël ne sombre. » (17) Pensez à la scène finale du film « Docteur Folamour ». Le type juché sur un missile nucléaire en train d’agiter son chapeau de cowboy, c’est Israël.

 

Rien de tel que le Show Biz

Elle a interprété le concert pour piano en D mineur de Mozart.

Accompagnée par la seule et unique Aretha Franklin.

Lors d’un gala de charité à Philadelphie.

Capitale de la Philadelphia Orchestra.

Devant 8000 personnes 

Qui ont adoré.

Combien savaient que la pianiste était une véritable criminelle de guerre en liberté ?

Coupable de crimes contre l’humanité.

Partisane de la torture.

Avec beaucoup de sang sur ses mains de pianiste.

Dont le style au gouvernement fut empreint d’hypocrisie, de désinformation et de mensonges éhontés ?

Mais le public n’en avait cure

Car nous sommes en Amérique.

Le pays des Gentils.

Et elle, elle combattait les Méchants.

Et nous savons tous que The Show Must Go On.

Alors, messieurs dames, je vous demande d’applaudir, d’offrir une véritable ovation made in USA à notre virtuose chérie, Miss Condoleezza Rice ! 

Notes

(1) State Department Documents and Publications, March 10, 2009

(2) Face the Nation, CBS, July 4, 2010

 3) Washington Post, July 27, 2010

 (4) Talk given by the president at Veterans of Foreign Wars convention, August 17, 2009

 (5) White House press release of Obama’s remarks of July 27, 2010

 (6) Associated Press, July 28, 2010

 (7) CBS Evening News, August 20, 2002

(8) ABC Nightline, December 4, 2002

(9) "60 Minutes II", February 26, 2003

(10) Washington Post, March 1, 2003

(11) "60 Minutes", January 27, 2008. See also : Fairness and Accuracy in Reporting [FAIR] Action Alert, February 1, 2008

(12) Associated Press, December 12, 2006

(13) Letter to the Washington Post from M.A. Mohammadi, Press Officer, Iranian Mission to the United Nations, June 12, 2006

(14) See Anti-Empire Report, October 1, 2008, second part

(15) Washington Post, March 5, 2009

(16) Sunday Times (London), January 10, 2010

(17) Originally in the Dutch weekly magazine, Elsevier, April 27, 2002, pages 52-3 ; picked up in many other international publications
URL de cet article

William Blum
6 août 2010

William
source :
http://killinghope.org/bblum6/aer84.html 

traduction VD pour le Grand Soir qui se demande si Condoleezza Rice a profité de l’occasion pour massacrer aussi Mozart
http://www.legrandsoir.info/C-etait-quoi-deja-l-objectif-de-cette-guerre.html


n° 444 - journal de l'Afghanistan - 07-08-10 - :Suite : - : Au-delà de la violence et de la non-violence : la Résistance comme culture.

n° 444 - journal de l'Afghanistan - 07-08-10 - :Suite : - : Au-delà de la violence et de la non-violence : la Résistance comme culture.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



journal de l'Afghanistan

n° 444 - du 07-08-10

C.De Broeder & M.Lemaire



Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)

 

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

 



 Le "journal de l'Afghanistan" est  visible :

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site de eva R-sistons:    - http://no-war.over-blog.com/

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

Tiré à part :

La guerre qui coûte 1 "trillion" de dollars.

Le fondateur du site Wikileaks a défendu la publication dans la presse de milliers de documents confidentiels.

Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge.

40 à 45 civils tués dans une attaque dans le sud.

L'OTAN reconnaît avoir tué au moins douze civils.

Et à Kaboul ?

Manifestation.

Paroles & action du président...

Obama fixera le retrait de l'Isaf à 2014.

Yahia Gouasmi : Les victimes d'Obama.

L’Afghanistan au cœur des débats.

Mettre fin aux jours d’un combattant



La guerre qui coûte 1 "trillion" de dollars.

Le Congrès vient de publier une étude sur le coût de la guerre contre le terrorisme.

Montant des dépenses militaires depuis le 11 septembre 2001 - Iraq, Afghanistan et autres opérations militaires : 1 trillion de dollars.
CNN a calculé que cette guerre venait juste après la Deuxième Guerre mondiale qui a coûté aux États-Unis, luttant sur deux fronts et finançant le débarquement plus l'aide aux alliés ainsi qu'à l'URSS : 4,1 trillion.

Le Congressional Budget Office estime que le coût de ces opérations militaires devrait doubler pour atteindre 2,4 trillion en 2017. Précision : 1 trillion = mille mlilliards.

Et pendant ce temps, bien que l'on n'en parle plus en une des journaux, Guantanamo est toujours en opération.

Explication.

La Commission du Sénat sur les Forces Armées a refusé de voter les crédits pour la rénovation de la prison de Thomson, dans l'Illinois.

L'administration Obama avait prévu de dépenser 350 millions de dollars pour préparer la prison désaffectée à recevoir les détenus de Guantanamo. Mais, dans son examen du budget de 2011, la commission a spécifié qu'elle refusait d'allouer les crédits nécessaires.
La version de
la Chambre des Représentants a voté une résolution identique ce qui garantit que les crédits demandés par Barack Obama ne seront pas votés cette année. À six mois du délai qu'avait fixé le président pour fermer la base où sont détenus les 229  "ennemis combattants", les options de Barack Obama sont peu nombreuses.

Depuis mars dernier, une commission composée de membres du ministère de la justice, du bureau de la sécurité intérieure, des agences de renseignement, du département d'État, du ministère de la défense, se réunit chaque semaine afin d'examiner le cas de chaque détenu. Ceux-ci sont classés en trois catégories : ceux qui peuvent être transférés vers d'autres pays et libérés, ceux qui peuvent passer en jugement et ceux qui ne peuvent ni être jugés ni relâchés parce que trop dangereux. L'administration estime que 50 détenus figurent dans ce groupe. Pour le moment, l'administration Obama continue d'affirmer que Guantanamo serait fermé à temps. Mais l'attentat avorté de Times Square en mai dernier a ravivé le débat sur l'opportunité de rapatrier sur le sol américain des terroristes.
Les Républicains, auxquels se sont joints des Démocrates, affirment que la détention de terroristes sur le territoire des États-Unis poserait une menace pour la population. C'est surtout une bonne excuse pour empêcher Barack Obama de tenir cette promesse de campagne.

Jean-Sébastien Stehli l

 4 août 2010

http://blog.lefigaro.fr/obamazoom/2010/08/la-guerre-qui-coutait-1-trillion-de-dollars.html

 

Le fondateur du site Wikileaks a défendu la publication dans la presse de milliers de documents confidentiels.

«Le bon journalisme est controversé par nature», affirme au journal britannique The Guardian Julian Assange, 39 ans, un ancien hacker et informaticien australien.

Le fondateur du site Wikileaks a défendu lundi la publication dans la presse de milliers de documents confidentiels ayant trait à la guerre en Afghanistan, qui a suscité la colère du gouvernement américain.

«Le bon journalisme est controversé par nature», affirme au journal britannique The Guardian Julian Assange, 39 ans, un ancien hacker et informaticien australien. «C'est le rôle du journalisme que de s'en prendre aux puissants et lorsqu'ils sont mis au défi, il y a toujours des réactions».

Wikileaks, fondé en décembre 2006, est un site web d'information et d'analyse politique spécialisé dans le renseignement. Il se veut «la première agence de renseignement du peuple» et fait appel à des contributeurs anonymes.

Il s'est fait connaître en 2009 en publiant des documents internes à la compagnie multinationale Trafigura impliquée dans l'affaire du déversement de produits toxiques en Côte d'Ivoire.

Jusqu'à présent, son principal scoop avait été la publication d'une vidéo en avril dernier montrant une attaque d'hélicoptère Apache à Bagdad en 2007 lors de laquelle une dizaine de civils avaient été tués dont deux employés de l'agence de presse Reuters.

Selon M. Assange, le site fonctionne à partir de serveurs en Suède et en Belgique, deux pays aux législations favorables à la protection des sources. Il emploie une demi-douzaine de volontaires à plein temps et fait appel à des experts, a indiqué de son côté le New York Times.

En mai dernier, M. Assange s'est vu brièvement confisquer son passeport par les autorités australiennes et, selon lui, ses avocats lui ont recommandé en juin de ne pas se rendre aux États-Unis.

Le gouvernement américain a plusieurs fois critiqué le site, soulignant que ces fuites à la presse menaçaient la sécurité du pays.

La Maison Blanche estime que Wikileaks «n'est pas un site d'information objectif mais plutôt une organisation qui s'oppose à la politique américaine en Afghanistan», selon un responsable sous couvert de l'anonymat

Mais M. Assange estime, dans une interview au New York Times lundi, que ces publications sont dans l'intérêt du public.

«Ils montrent non seulement les événements graves mais aussi le côté sordide de la guerre, de la mort d'un enfant aux opérations majeures qui tuent des centaines de personnes», a-t-il dit.

Agence France-Presse
Publié le 26 juillet 2010

http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/201007/26/01-4301296-documents-sur-lafghanistan-wikileaks-se-defend.php?utm_source=bulletinCBP&utm_medium=email&utm_campaign=retention



Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

18/7

Quatre civils ont été tués dimanche dans une attaque visant semble-t-il un convoi de forces étrangères dans Kaboul, a-t-on appris de sources au sein services de sécurité.

L'attaque s'est produite en face d'une clinique, sur une route régulièrement empruntée par les forces étrangères, a dit une source, ajoutant que quatre autres civils étaient blessés.

Aucune information sur d'éventuels tués parmi les troupes étrangères n'a été donnée.

http://fr.news.yahoo.com/4/20100718/twl-afghanistan-explo...

 

40 à 45 civils tués dans une attaque dans le sud.

Le président afghan Hamid Karzaï a demandé lundi à ses services d'enquêter sur une attaque à la roquette dans le sud du pays qui a fait jusqu'à 52 morts pour déterminer s'il s'agissait de tirs résistants ou d'une nouvelle bavure des forces internationales.

"Une roquette a été tirée et a frappé une maison où de nombreux civils avaient trouvé refuge", et "40 à 45 personnes ont été tuées", a déclaré à l'AFP le porte-parole de la présidence afghane, Waheed Omar, à propos de cette attaque qui a eu lieu vendredi dans le district de Sangin de la province du Helmand, un bastion des résistants.

Interrogé sur l'éventuelle responsabilité de la force internationale de l'Otan dans cette attaque, M. Omar a répondu: "Nous allons attendre les conclusions du rapport d'enquête final".

...

Samedi, deux habitants interrogés par un journaliste de l'AFP à l'hôpital de Kandahar, dans la province voisine, avaient toutefois affirmé que jusqu'à 40 civils avaient été tués et blessées vendredi par des roquettes tirées par des hélicoptères des forces internationales.

Selon les deux Afghans, un groupe d'habitants avait quitté son village sous la pression de résistantss assurant qu'une attaque de l'Otan était imminente. Toujours selon eux, les habitants avaient trouvé refuge dans un village voisin qui avait été bombardé par l'Otan.

26 juillet

http://www.romandie.com/ats/news/100726114704.np594lu7.asp

Karzaï : La roquette qui a tué des civils afghans a été tirée par l'Otan.  

Le président Karzaï a affirmé lundi que les forces de l'Otan avaient tiré une roquette qui a tué "52 civils  innocents" dans le sud de l'Afghanistan.
 Selon une enquête des services secrets (NDS), une maison dans le district de Sangin, dans la province du Helmand, (sud de l'Afghanistan), a été touchée vendredi "par une roquette, tirée par les troupes de l'Otan et qui a tué 52 civils, dont des femmes et des enfants", a annoncé un communiqué des services du président Karzaï.
. http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=147943&language=fr

 

30-07

Kaboul: Quatre civils sont morts lorsque leur voiture a été percutée par un véhicule blindé étranger circulant en convoi avec un second.

AFP

 

L'OTAN reconnaît avoir tué au moins douze civils.

L'OTAN a finalement reconnu jeudi 5 août avoir tué plusieurs civils lors d'opérations militaires dans la province de Nangarhar, en Afghanistan.

"A la suite d'informations reçues d'officiels de la province de Nangarhar, il apparaît qu'entre quatre et une douzaine ou plus de civils ont été tués", indique le communiqué de la Force internationale en Afghanistan de l'OTAN (ISAF).

Selon le gouverneur du district concerné, "dans le village de Nokrkhail, ils ont tiré des airs sur un véhicule et ont tué douze civils" la nuit dernière. Ce responsable local a également affirmé qu'un second village, Hashimkhail, avait été la cible de frappes aériennes : "Quatorze personnes ont été tuées, mais on ignore combien étaient des civils et combien étaient des talibans."

De son côté, l'OTAN avait reconnu avoir mené des opérations sur place, et être "au courant des accusations de civils tués dans ces opérations".

 L'OTAN explique que l'opération visait un ensemble de bâtiments où ses sources indiquaient la présence de plusieurs chefs talibans. Une couverture aérienne a été utilisée alors que les forces de l'ISAF quittaient les lieux "sous le feu des insurgés", après avoir saisi des grenades, des armes automatiques et des munitions, selon l'OTAN.

Cette nouvelle bavure (…)  intervient au lendemain de nouvelles directives du général Petraeus, commandant des forces internationales, destinées à épargner les civils. Ces "directives tactiques", entrées en vigueur le 1er août, étaient censées clarifier les conditions de recours à la force.

LeMonde.fr, avec AFP

| 05.08.10 |

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2010/08/05/l-otan-suspectee-d-une-nouvelle-bavure-meurtriere-en-afghanistan_1396122_3216.html#xtor=AL-32280184


Et à Kaboul ?

Manifestation.

Plusieurs centaines d'Afghans en colère contre les Occidentaux ont manifesté vendredi à Kaboul, incendiant deux véhicules de l'ambassade américaine dont un venait de percuter une voiture civile, tuant ses quatre occupants, selon des témoins.

"Des gens se sont alors rassemblés sur les lieux pour voir ce qui se passait, se sont mis en colère et ont commencé à attaquer les étrangers", a raconté à l'AFP un témoins et habitant du quartier, Saleh Ahmed.

Des images de télévisions locales montraient les deux véhicules en flammes et de jeunes Afghans en train de leur jeter des pierres.

Un responsable de la force internationale de l'Otan en Afghanistan (Isaf) a déclaré que les deux véhicules appartenaient à l'ambassade des Etats-Unis à Kaboul.

Parmi les 200 à 300 manifestants, de jeunes Afghans criaient "Mort aux étrangers" et "Mort à Karzaï", , a constaté un journaliste de l'AFP sur place.

L'Isaf a indiqué à l'AFP avoir envoyé une force de réaction rapide sur les lieux proches de bases militaires américaine et afghanes dans le centre de la capitale afghane.

La police afghane a aidé les étrangers à quitter les lieux, mais la manifestation a continué pendant environ deux heures avant de s'achever.

"Nous ne savons pas encore combien de personnes ont été tuées dans l'accident", a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère afghan de l'Intérieur, Zemarai Bashary.

http://www.lepoint.fr/monde/afghanistan-manifestation-anti-occidentale-a-kaboul-apres-un-accident-30-07-2010-1220653_24.php



Paroles & action du président...

Obama fixera le retrait de l'Isaf à 2014.

Barack Obama a fixé à juillet 2011 le début du retrait des troupes américaines d'Afghanistan.

 Les pays de la coalition internationale en Afghanistan (Isaf) entérineront la semaine prochaine à Kaboul un calendrier de retrait prévoyant un transfert à l'armée afghane du contrôle du territoire en 2014, a affirmé dimanche le quotidien britannique The Independent.

"La communauté internationale a apporté son soutien à l'objectif du président de l'Afghanistan (Hamid Karzaï) selon lequel les forces de sécurité nationales d'Afghanistan devraient conduire les opérations militaires dans toutes les provinces d'ici à la fin 2014", selon un projet de déclaration commune cité par le journal.

Le document précise que les puissances étrangères continueront à poursuivre, pendant la période de transition, leurs efforts "de renforcement de la sécurité et continueront à entraîner, équiper et financer l'armée" afghane.

Selon The Independent, le texte a été envoyé à des diplomates de haut rang samedi par le représentant spécial des Nations unies en Afghanistan, Staffan de Mistura.

Un porte-parole du ministère britannique des Affaires étrangères a refusé de commenter le contenu du document mais a déclaré: "L'objectif partagé des gouvernements britannique et afghan est d'assurer la stabilité et la sécurité de l'Afghanistan et de lui permettre d'assurer sa propre sécurité et d'empêcher la résurgence d'Al-Qaïda".

Des responsables de plus de 60 pays, dont la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, et organisations internationales doivent participer mardi à Kaboul à cette conférence des donateurs, qui constitue la suite de celle organisée à Londres en janvier.

Le gouvernement britannique a annoncé dimanche une hausse de 40% de son aide au développement de l'Afghanistan, qui passera des 500 millions de livres (592 millions d'euros) prévus à 700 millions sur les quatre prochaines années.

"Nous avons soigneusement regardé la façon dont l'argent des contribuables britanniques était employé dans le cadre de notre soutien à l'Afghanistan, et nous avons trouvé des ressources complémentaires", a déclaré à la BBC le ministre au Développement international, Andrew Mitchell.

Le président américain Barack Obama a fixé à juillet 2011 le début du retrait des troupes américaines d'Afghanistan.

Le Premier ministre britannique David Cameron, dont le pays fournit le deuxième contingent en Afghanistan après les Etats-Unis, a quant à lui exprimé son souhait d'organiser le retour des troupes avant les prochaines élections britanniques en 2015.

http://www.lepoint.fr/monde/afghanistan-la-conference-de-kaboul-fixera-le-retrait-de-l-isaf-a-2014-selon-la-presse-18-07-2010-1215998_24.php

 

Yahia Gouasmi : Les victimes d'Obama.

Tel pourrait être l'autre titre d’un article paru dans le journal Le Monde du 30/06/10 (« La valse des hommes du président »), et consacré aux personnes écartées de la Maison Blanche par Obama.
Le dernier en date est Stanley McChrystal, ancien chef des forces américaines en Afghanistan, qui a du démissionner suite à des déclarations mettant en cause la politique d’Obama (victoire américaine impossible, corruption du gouvernement Karzaï mis en place par les USA...).

Les divergences seraient en réalité beaucoup plus profondes, et porteraient sur une possible intensification de l’effort de guerre d’Obama en Afghanistan, sur le Pakistan, ainsi que sur les menaces d’agression contre l’Iran.
Tout aussi symptomatique est la  mise à l’écart de M. Van Jones en septembre 2009. Membre de l’aile gauche démocrate, militant « black » (dixit
Le Monde), diplômé de l’Université Yale, et chargé de la création d’emplois verts, il était l’homme idéal pour la nouvelle image que voulait donner Obama lors de sa campagne électorale (black & vert & universitaire).

Mais un animateur télé très à droite, Glenn Beck, l’a accusé d’avoir fait partie d’un groupe révolutionnaire dans les années 1990, et d’avoir signé une pétition « révisionniste » sur les attentats du 11 Septembre. Obama a accepté, sans hésitation, la démission de Van Jones. Le 11 Septembre est en effet un sujet sensible ; des investigations honnêtes et impartiales pourraient mettre en lumière tout un complot criminel qui a permis à l’USraël de se donner carte blanche pour agresser l’Irak et l’Afghanistan, en attendant peut être l’Iran.
Le juriste Greg Craig est une autre victime d’Obama. Il n’avait pourtant pas hésité à lâcher les Clinton, dès 2006, pour le soutenir. Partisan de la fermeture du bagne de Guantanamo sur une période de un an, il en avait déjà préparé les décrets. Son « 
obsession pour Guantanamo » lui aura coûté sa place à la Maison Blanche.
Van Jones et Greg Craig ont ainsi été utilisés pendant la campagne électorale d'Obama pour mieux tromper l’opinion publique américaine – et internationale – en donnant une certaine image positive du candidat afro-américain. Après la victoire et l’investiture de ce dernier, on les a alors remerciés, car ils s’obstinaient à demeurer fidèles à certaines promesses du candidat Obama. C’est l’éternel destin des « imbéciles utiles » : être jetés après usage.
Néanmoins, tous ne sont pas écartés, bien au contraire. Ainsi, l’Américano-israélien Emanuel Rahm, ancien officier de Tsahal (l'armée israélienne), est toujours le secrétaire général de
la Maison Blanche. Il conseille et surveille sa recrue Obama, qu’il a aidé à mettre en selle. Et on pourrait citer d’autres membres influents du lobby sioniste, de Wall Street, et du complexe militaro-industriel, tous dans le premier cercle d’Obama.
Qu'on ne s'y trompe pas, Obama c’est la politique de Bush par d’autres moyens : 30 000 soldats américains de plus en Afghanistan, de nouvelles sanctions contre l’Iran, le maintien de l’aide militaro-financière à Israël... La seule limite que connaisse Obama dans sa politique étrangère d’agression, est la crise financière et morale que traversent les Etats-Unis, confrontés par ailleurs au Front de
la Résistance : Iran, Syrie, Hezbollah, Hamas, auxquels il faut ajouter le Président du Venezuela Chavez ainsi que la Corée du Nord. Cette dernière en effet ne semble pas vouloir céder au chantage américain, autrement dit au lobby sioniste et à sa marionnette Obama.

Le Président : Yahia Gouasmi.

Lundi 5 juillet 2010

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Yahia_Gouasmi.050710.htm



L’Afghanistan au cœur des débats.

Mettre fin aux jours d’un combattant
La décision du capitaine Robert Semrau de mettre fin aux jours d’un résistants sérieusement blessé après une fusillade en Afghanistan était «appropriée»,
selon un major-général à la retraite.

«Je pense que les occasions sont si rares, que vous pouvez les compter sur un doigt», a déclaré le major-général Lewis MacKenzie, qui a dirigé la mission de l'ONU à Sarajevo pendant la guerre des Balkans.

«Ce n'est pas quelque chose à laquelle une personne serait à même de songer à l’avance. C'est tout simplement une situation qui évolue et qui se produit ensuite. C’est probablement le seul cas au cours des neuf années passées en Afghanistan».

Le major-général MacKenzie ajoute que le difficile contexte entourant le champ de bataille fait en sorte que ces cas sont extrêmement difficiles à juger, en particulier dans une paisible cour de justice canadienne, et qu’ils sont préférablement passés sous silence.

«Certaines personnes vont interpréter cela comme de la désinvolture, mais ce n’est pas le cas, assure Lewis MacKenzie. Les gens doivent comprendre ce qu’est un champ de bataille. Des ennuis surviennent. Il y avait une décision à prendre qui était appropriée à ce moment-là, à mon avis, et il a fallu trois ans pour en arriver à une conclusion.»

Le 19 octobre 2008, le capitaine Semrau faisait partie d'une équipe de mentorat des Forces canadiennes auprès de l'Armée nationale afghane, lorsqu’ils ont été pris en embuscade par des insurgés résistantss.

Suite à un intense échange de tirs, durant lequel un hélicoptère d’attaque américain Apache a été appelé en renfort, l’un des insurgés a été abattu par les canons de l’hélicoptère.

La Cour a appris que l’une de ses jambes avait été sectionnée au niveau de la hanche, et que l'autre n’était maintenue que par de la chair. Il avait également un trou dans son abdomen.

La Cour a également entendu des collègues officiers du capitaine Semrau dire que ce dernier a voulu mettre fin aux souffrances du résistants après la fusillade.

Lors du jugement rendu lundi, Robert Semrau a été déclaré non coupable de meurtre au deuxième degré, de tentative de meurtre et de négligence à remplir son devoir militaire. Il a été toutefois reconnu coupable de conduite déshonorante, ce qui entraîne une peine d'emprisonnement maximale de cinq ans.

«J’espère simplement que les circonstances atténuantes feront en sorte que la punition sera extrêmement faible», dit Lewis MacKenzie, ajoutant qu'il est «déçu» du maintien d’une déclaration de culpabilité.

Il avise les législateurs et les bureaucrates de ne pas «couvrir» le cas Semrau en adoptant une nouvelle règle interdisant le meurtre par compassion. Ces meurtres n’existent pas, officiellement.

«Franchement, chaque incident sera différent, fait-il remarquer.

Ces gars-là (les soldats) traînent suffisamment de pages de règles d’engagement pour, tout à coup, insulter leur intelligence et leur dire: “Nous ne voulons pas que vous tuiez par compassion”.»