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04/08/2010

n°1 - L'Amérique d'Obama - 04-08 - : Suite : Quarante chiffres déconcertants révèlent la vérité horrifiante de l'économie zunienne


L’Amérique d’Obama

Quarante chiffres déconcertants révèlent la vérité horrifiante de l’économie zunienne.

n°1

04-08

C.De Broeder & M.Lemaire

 


n°1 -   L'Amérique d'Obama  - 04-08 - : Suite : Quarante chiffres déconcertants révèlent la vérité horrifiante de l'économie zunienne


 " L’Amérique d’Obama est  visible  : 

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Sommaire :  

Crimes

Hiroshima dans les gènes

Discrimination

Lucie Crisa : Aux Etats-Unis, des détenus séropositifs placés à l'isolement.



Ndlr : La publication des articles et  analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.



Crimes

Hiroshima dans les gènes

Ils vivaient à Hiroshima au moment de l’explosion de la bombe atomique, il y a 65 ans.

Aujourd’hui, ils portent la marque de ce drame dans leurs chromosomes.

Des mutations génétiques qui ont fait de leur vie un calvaire.

Rencontre avec ces « Hibakushas » - les « exposés » - qui parcourent le monde pour demander le désarmement nucléaire.

Le Peace Boat, affrété par une fondation japonaise pour la paix et le dialogue interculturel, est parti de Bergen en Norvège. Il navigue en mer du Nord. A son bord, neuf « Hibakushas ».

Littéralement, des « exposés », présents au moment de l’explosion des bombes nucléaires sur les villes d’Hiroshima ou de Nagasaki, les 6 et 9 août 1945. Dans la salle Pacific du bateau, Mitsuo Kodama s’exprime en leur nom. Elégant dans son complet gris, avec des lunettes aux fines branches, il parle d’une voix calme. Sa femme, les cheveux bouclés à peine blanchis, est à ses côtés. Monsieur Kodama s’incline devant son auditoire. A l’aide d’un rétroprojecteur et d’une canne télescopique, il tente de décrire cette journée qui a fait basculer son existence, et ce qu’est sa vie depuis.

Hiroshima, ses immeubles, ses habitants, son ciel, tout est en feu.

Mitsuo Kodama a 78 ans, il est né à Hiroshima. Il a douze ans quand la bombe A explose au-dessus de sa ville natale. Ce jour-là, il est à l’école, au milieu d’un immeuble en bois, recouvert d’un toit en céramique. « Nous avons entendu le bruit d’un avion dans le ciel et… j’ai perdu conscience », décrit-il. Lorsqu’il se réveille, l’immeuble s’est effondré tout autour de lui, sauf au centre de la classe. Sous les débris, ses amis. Certains, encore vivants, hurlent ou gémissent. La plupart sont morts, le crâne et le corps brisés. Mitsuo Kodama est blessé. Seul et très faible, il parvient à s’extirper des ruines de son école, sans pouvoir venir en aide à ceux qui sont restés sous les gravas. Hiroshima, ses immeubles, ses habitants, son ciel, tout est en feu.

Cette image du ciel embrasé d’Hiroshima se transmet dans la mémoire collective du Japon par le récit des survivants. Mais aussi à travers l’œuvre célèbre d’un peintre, Ikuo Hirayama, lui-même hibakusha. Son tableau « Hiroshima shohenzu » (L’Holocauste d’Hiroshima) est une immense toile à la puissance émotionnelle semblable au « Guernica » de Picasso. L’observer provoque une sensation de mort et de terreur.

De l’horreur de l’explosion aux cancers multiples

Sorti de son école, Mitsuo Kodama quitte le quartier de Zakoba cho et ses camarades « enterrés vivants ». Il marche vers son village, Hesaka-mura, situé à cinq kilomètres d’Hiroshima. En chemin, il vomit à plusieurs reprises et ne croise que des cadavres, brûlés, démembrés, les orbites vidées de leurs yeux. A deux kilomètres du village, il s’évanouit de nouveau, et se réveille dans une maison inconnue, secouru par un anonyme. Il se remet en route, arrive vers minuit à son village.

Monsieur Kodama peut décrire longuement le jour où Little boy – le nom donné par l’US Air Force à la bombe atomique – a explosé et tué près de 100.000 personnes. Il peut raconter l’horreur de cette journée. Mais il préfère parler de ce qui s’est passé après l’explosion de la bombe : la perte immédiate des cheveux, les fièvres, les hémorragies pulmonaires et rénales, les maladies qui ne l’ont jamais quitté.

Comme si la bombe atomique explosait tous les jours en eux

Toute sa vie, Kodama-San - Monsieur Kodama - comme l’ensemble des Hibakushas, a développé de multiples cancers : de l’estomac, de l’intestin, de la tyroïde, de la peau… « Rien que pour traiter mon cancer de la peau, j’ai subi douze opérations chirurgicales », explique-t-il. Des tâches brunes parcourent toutes les parties visibles de son corps, de ses mains à son cou. Certains autres Hibakushas dans la salle présentent cette même particularité. Sur l’écran,Kodama-san projette la liste des cancers ayant frappé les autres Hibakushas qui, eux, en sont morts.

L’écran s’illumine ensuite sur une image d’une étrange beauté, brillante comme un vitrail. Alignés les uns à côté des autres, des bâtonnets plus ou moins rectilignes luisent d’une lumière verte, jaune, rouge ou bleue. Ce sont les chromosomes de Monsieur Kodama, à côté de ceux d’une personne non soumise à des radiations atomiques. « Les radiations peuvent briser le gène d’un chromosome. Mes chromosomes présentent 102% d’anormalités par rapport à une autre personne », décrit Mitsuo Kodama. « Les chromosomes se régénèrent, mais chaque fois qu’ils repoussent, ils copient la mauvaise information, désormais inscrite dans mon corps suite aux radiations ». C’est comme si la bombe atomique explosait tous les jours à l’intérieur d’eux.

Hibakushas « in utero »

En faisant exploser des bombes nucléaires au-dessus d’Hiroshima et Nagasaki, les Etats-Unis n’ont pas seulement tué des dizaines de milliers de personnes, sur le coup ou dans l’immédiate période qui a suivi. Directement exposés à la bombe et à ses radiations, des milliers d’autres continuent de subir les conséquences de l’explosion. Ceux qui n’étaient que des enfants ou de jeunes adolescents, comme les époux Kodama, Madame Mihoko Hagino (77 ans) ou Monsieur Kunihiko Bonkohara (69 ans), qui représente des 140 Hibakushas qui vivent au Brésil.

Une partie des Hibakushas, n’étaient pas nés au moment de l’explosion. Ils sont alors de simples fœtus dans les entrailles de leurs mères. Ces « Hibakushas in utero », comme les autres personnes exposées, souffrent de multiples cancers et autres maladies, telle la cécité partielle de Kenji Tanaka, dont la mère est enceinte de trois mois le 6 août 1945. D’autres personnes sont exposées indirectement aux radiations, comme celles qui sont venues en aide aux survivants près des villes martyres.

Le mouvement des Hibakushas n’est pas centré sur leurs souffrances. Ils veulent seulement que les drames d’Hiroshima et Nagasaki ne se reproduisent pas. « Les armes nucléaires, c’est le diable. Nous devons annihiler les armes nucléaires avant que ce soit elles qui nous annihilent », s’emporte Kodama-san. Ils portent ce message partout où ils le peuvent – et tant qu’ils le peuvent encore, car de nombreux Hibakushas disparaissent chaque année. En 2009 et 2010, ils étaient à New York, à l’ONU, lors des conférences de préparation et de révision du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP). Le programme « Orizuru » permet aux Hibakushas, à tour de rôle, d’embarquer sur le Peace Boat [1].

« Ceci est ce que je suis devenu et ce que je serai à jamais »

En ce début de mois de juin, le bateau accoste à Dublin. Des jeunes du bateau ont confectionné une immense bannière « End the blocade – Free Gaza [2] » qui occupe une partie de la coque tribord. Les sensei, anciens Hibakushas, solidaires de la flottille pour la paix attaquée par l’armée israélienne, posent ce matin-là fièrement devant la bannière pour la presse irlandaise. Cause pour laquelle leur degré d’engagement a augmenté avec une visite à la mi-mai en d’un camp de réfugiés palestiniens en Jordanie.

Le groupe part rencontrer Derek Hannon, responsable des questions nucléaires pour le Department of Foreign affairs irlandais. Dans l’hôtel cosy où la délégation est reçue, le groupe d’Hibakushas, jusque-là d’un calme quasi monacal, fait preuve d’une énergie insoupçonnée. Dans tous les coins de la salle, ils dressent des kakémonos (rouleaux suspendus) de messages et de photos d’Hibakushas encore vivants, des photos des villes d’Hiroshima et Nagasaki détruites… En dix minutes, la salle de conférence est transformée.

Au bout d’une heure de salamalecs diplomatiques, Kodama-san exprime pour la première fois sa frustration. Il se lève, se dirige vers le haut fonctionnaire irlandais qui le domine de plusieurs têtes et lui tend une image, celle de ses chromosomes, ses « vitraux génétiques ». La traductrice se cale sur le débit accéléré du survivant. « Ceci est ce que je suis devenu et ce que je serai à jamais. Ce que nous serons à jamais. Nous sommes les prophètes du présent. Ce qui s’est passé ne doit plus se reproduire, déclare-t-il. Il faut que disparaissent totalement de la surface de la terre les armes nucléaires. Le président du pays qui a lâché ces bombes sur nous vient de relancer cette initiative [3]. L’occasion est là, il faut la saisir. » Le diplomate reste sans voix.

Vers une convention d’interdiction totale des armes nucléaires ?

Randy Rydell, conseiller du Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon sur les questions de désarmement nucléaire – présent également sur le Peace Boat - rappelle que les revendications des Hibakushas sont certes ambitieuses, mais sensées. Elles rejoignent un plan en cinq points présenté par le Secrétaire général de l’ONU pour aboutir à une convention mondiale d’interdiction totale des armes nucléaires. Lors de la dernière conférence de révision du TNP, ce projet a été soutenu par des dizaines de pays comme le Brésil, le Chili, la Norvège, la Suisse. Même la Chine, dans ses déclarations finales, fait référence à une « convention sur l’interdiction complète des armes nucléaires ». Contrairement à la France, qui ne soutient pas réellement la proposition du Secrétaire général sur l’interdiction totale des armes nucléaires. La France est à la traîne, globalement, dans la dynamique actuelle de débat sur le désarmement.

Eros Sana

Notes

[1] affrété par une organisation humanitaire japonaise, le Peace Boat est un projet d’éducation populaire pour la paix et pour la résolution non-violente des conflits, auquel participent des jeunes et des moins jeunes - majoritairement japonais, mais aussi chinois, coréens ou européens - qui parcourent le monde, de port en port

[2] Fin du blocus – Libérez Gaza

[3] Référence directe au discours de Barack Obama, le 4 avril à Prague, pour un monde "sans armes nucléaires"

EROS SANA

27 – 07- 2010)

www.bastamag.net
http://groups.google.be/group/medias-mensonges-desinformation?hl=fr



Discrimination

Lucie Crisa : Aux Etats-Unis, des détenus séropositifs placés à l'isolement.

Les prisonniers séropositifs de Caroline du Sud et d'Alabama sont victimes de ségrégation, en violation de la loi internationale.

Il y a vingt-cinq ans, 46 des 51 états américains isolaient systématiquement leurs prisonniers séropositifs. Aujourd'hui, seuls la Caroline du Sud et l'Alabama continuent de stigmatiser les détenus malades, estimés à 22 000 prisonniers sur tout le territoire américain. Depuis mars, le Mississipi y a renoncé.

Le dépistage du VIH est obligatoire

L'ONG internationale Human rights watch (HRW), en collaboration avec le groupe de défense des libertés civiles (ACLU pour American civil liberties union), a recueilli les témoignages de ces prisonniers et a publié à la mi-avril, un rapport sur la ségrégation des prisonniers séropositifs dans les prisons fédérales et d'Etats américaines.

Le rapport explique que, lors de son arrivée, chaque prisonnier est soumis à un test de dépistage :

« Le résultat de ce test va déterminer presque tous les aspects de la vie du prisonnier aussi longtemps qu'il ou elle sera en prison.

Le test du VIH va déterminer où il ou elle va être placé, manger et où il ou elle aura ses loisirs. »  

Dans les deux Etats, les prisonniers séropositifs sont isolés dans des cellules de confinement pendant vingt-trois heures. L'isolement continue pendant une semaine en attendant la confirmation des résultats du test.

Ronald B. témoigne sur son arrivée au Centre de réception de Kirkland en Caroline du Sud :

« A mon arrivée à Kirkland, je suis passé par l'admission. Ils m'ont fait un examen sanguin. Je ne connaissais pas mon état. J'étais avec tout le monde dans un grand dortoir […]

Soudainement, ils viennent et te sortent… Ils te mettent littéralement dans un donjon, une cellule sombre en bas des escaliers, et c'est tout.

J'y suis resté vingt-trois heures et le lendemain, ils m'ont nourrit à travers la porte. Je ne pouvais même pas prendre de douche tous les jours. Tu dois hurler pour que quelqu'un t'entende, des fois ils venaient, des fois non. » 

Isolement, marquage et stigmatisation

Une fois que le diagnostic est vérifié, ces hommes et ces femmes sont placés dans des quartiers spécialisés de haute sécurité. Ce n'est pas le crime qui détermine leur emplacement mais leur état de santé.

Loma P., incarcéré en Caroline du Sud : « Vous êtes marqué comme séropositif, donc dès le premier jour, c'est fini. »

Contrairement aux droits des malades à garder leur état confidentiel, l'étude de HRW révèle également d'autres formes d'humiliation.

Si l'on recherche le nom d'un prisonnier séropositif sur le site Internet de la prison, il sera listé comme étant détenu dans les unités destinées aux séropositifs.

En Alabama, à la Limestone correctional facility, les prisonniers séropositifs portent un brassard blanc. En Caroline du Nord, c'est un point bleu sur le badge qui les démarque des autres prisonniers tandis que les femmes sont distinguées par une mention, sur leur uniforme, du dortoir qui les abrite : « Whitney B ».

Ils mangent seuls, sont assis séparément à l'église et pendant les cours. Ils n'ont pas accès à certains travaux ou programmes.

Ils n'ont pas le droit de travailler ni dans les cuisines de la prison, ni dans les ateliers textiles, la menuiserie, ou les bureaux. Les seules activités qui leurs sont accessibles sont le nettoyage ou la tonte de l'herbe.

Aucune justification médicale

Deux arguments sont avancés par les administrateurs des prisons de ces deux Etats pour justifier de cet isolement :

c'est pour le bien des malades qui peuvent ainsi recevoir leurs soins plus facilement,

c'est nécessaire pour réduire les risques de transmission entre les prisonniers et avec les officiers.

Ce genre d'argument, qui n'est basé sur aucune justification médicale, alimente la désinformation des prisonniers et du personnel.

Victimes de la ségrégation, les prisonniers séropositifs subissent également une violence verbale. On les appelle « sidaïques » ou « pédales ».

En Caroline du Sud, les prisonniers doivent tourner la tête contre le mur lorsque les autres prisonniers passent par leur quartier. Un prisonnier, Joseph T. témoigne :

« J'ai entendu l'un des officiers dire à des prisonniers d'autres dortoirs : “C'est l'unité des séropositifs, restez loin d'eux, vous ne voulez pas attraper cette saloperie, n'est-ce pas ? ”. » 

En conclusion de son rapport, l'ONG pour les droits de l'Homme rappelle : « La discrimination contre les prisonniers séropositifs […] constitue un traitement cruel, inhumain et dégradant en violation de la loi internationale. »

Lucie Crisa | 

Rue89 |

 19/04

http://www.rue89.com/2010/04/19/usa-des-detenus-seropositifs-victimes-de-segregation-147683


n°1 - L'Amérique d'Obama - 04-08 - : Fin : Quarante chiffres déconcertants révèlent la vérité horrifiante de l'économie zunienne


L’Amérique d’Obama

Quarante chiffres déconcertants révèlent la vérité horrifiante de l’économie zunienne.

n°1

04-08

C.De Broeder & M.Lemaire

 


n°1 -   L'Amérique d'Obama  - 04-08 - : Fin  : Quarante chiffres déconcertants révèlent la vérité horrifiante de l'économie zunienne


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Sommaire :  

Économie en Zunie

USA : Pire que la Grande dépression : Obama : pire que Hoover...

Des tensions commerciales menacent les Etats-Unis et la Chine

États-Unis : La vie dangereuse des enfants ouvriers agricoles.

Paul Craig Roberts : Perspectives économiques en Zunie

Banques américaine

102 banques américaines ont fait faillite en 2010.  

Gilles Bonafi : Crise systémique : les USA au bord du gouffre



Ndlr : La publication des articles et  analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.



Économie en Zunie

USA : Pire que la Grande dépression : Obama : pire que Hoover...

 « Ne vous y trompez pas, nous allons dans la bonne direction », a déclaré le 2 juillet Barack Obama, faisant écho au fameux « La reprise est au coin de la rue » lancé par le Président Hoover en pleine Grande dépression.

Souvent, dans les périodes de crise, les dirigeants sont si effrayés par sa gravité qu’ils préfèrent faire comme si la réalité n’existait pas.

Depuis deux ans, 55% de la population active américaine a subi une perte d’emploi, une baisse de salaire ou une réduction de son temps de travail (source : Pew Research Center). En 18 mois de présidence Obama, 870 000 emplois manufacturiers ont disparu. Si le chômage frappe officiellement 15 millions de personnes, avec le sous-emploi l’on dépasse largement les 30 millions. Et l’on ne compte pas les millions de gens qui sont sortis du système (encore 842 000 en juin, selon le Bureau of Labor Statistics). A cause de l’inaction du Congrès et de l’administration, trop occupés à préserver les intérêts de Wall Street, d’ici au 31 juillet, ce seront 2 millions de chômeurs qui se verront privés de toute indemnité. En effet, les congressistes n’ont pas adopté la « job bill » qui prévoyait le maintien des indemnisations. Et la Maison Blanche, adepte des pressions et chantages en tout genre lorsqu’il s’agit de favoriser les lobby de l’assurance et de la finance, s’est distinguée par son inaction totale. [*]

Dans la même semaine, le Congrès a également rejeté le transfert de 24,2 milliards de dollars du gouvernement fédéral dus aux 50 Etats américains au titre de l’aide au programme Medicaid (système public de santé pour les pauvres et les handicapés). Le gouverneur du Michigan a prévenu que 1,5 millions de personnes dans son Etat, soit 15% de la population, se verront privés d’accès aux soins. Le gouverneur de Pennsylvanie a déclaré que son seul recours pour éviter les refus de soins était de licencier 20 000 fonctionnaires d’Etat. Déjà mal en point, les nombreux établissements de santé se consacrant aux publics fragiles risque de mettre rapidement la clé sous la porte.

Par ailleurs, selon la National Education Association, 300 000 enseignants vont être licenciés à cause des coupes budgétaires opérées par la plupart des Etats. Et ce sont même désormais les services de sécurité publique qui sont frappés. Des centaines de municipalités annoncent des licenciements de policiers et de pompiers pour atteindre l’équilibre budgétaire (dont certaines sont contraintes de fermer complètement leurs services). A Oakland en Californie (400 000 habitants), où le taux de criminalité est le 5e plus élevé des Etats-Unis, 80 officiers de police ont été licenciés. Les cartels mexicains de la drogue et leurs 230 gangs affiliés doivent se frotter les mains.

L’on voit ainsi pousser un peu partout aux Etats-Unis, même à Hawaï et Berkeley, des « Obamavilles », en référence aux Hoovervilles de la Grande dépression, faites de tentes et dépourvues de dispositifs d’hygiène publique,.

Evidemment, un Président qui refuse de regarder cette réalité en face n’est pas digne d’être président et devient un obstacle au changement.
Notes:

[*] Notons toutefois qu’entre ces deux votes, une rallonge de 33 milliards de dollars a été votée… pour la guerre en Afghanistan !

6 juillet 2010

(Nouvelle Solidarité) –

http://www.solidariteetprogres.org/article6799.html


Des tensions commerciales menacent les Etats-Unis et la Chine

A première vue, deux récentes déclarations faites par les gouvernements chinois et américain sembleraient indiquer que les relations économiques entre les deux pays se sont améliorées.

La semaine dernière, l'Administration d'Etat pour les échanges internationaux (SAFE) de la Chine a affirmé qu'elle ne se débarrasserait pas de ses avoirs dans la dette des Etats-Unis, disant que cette option serait l'équivalent économique de l'« arme atomique ». Le jour suivant, l'administration Obama n'a pas accusé la Chine de « manipulation de monnaie » dans un rapport très délicat du Trésor américain.

En réalité, ces événements marquent le développement des tensions économiques entre les deux Etats. Dans les deux cas, l'annonce que des mesures punitives n'allaient pas être prises n'a fait que souligner que de telles mesures drastiques sont actuellement discutées.

Accuser la Chine de manipulation de monnaie permettrait à Washington d'imposer des sanctions tarifaires sur ses produits. Cette menace, en plus des pressions pour l'appréciation du yuan, a dominé les relations sino-américaines depuis les profonds désaccords exprimés au sommet de Copenhague sur les changements climatiques en novembre dernier. Durant toute cette période, l'administration Obama a pris une position agressive, autorisant d'importantes ventes d'armes à Taïwan, rencontrant le Dalaï-lama et imposant des taxes à de nombreux produits faits en Chine.

Le rapport du Trésor américain avait été repoussé en avril, apparemment en échange du vote de Pékin au Conseil de sécurité de l'ONU pour l'imposition de sanctions plus sévères contre l'Iran. Aussitôt que Washington a été assuré du vote à l'ONU, il est revenu sur la question de la monnaie chinoise. En anticipation des pressions que les Etats-Unis allaient appliquer, Pékin a annoncé tout juste avant le sommet du G20 au Canada le mois dernier qu'il cesserait de fixer le cours de sa monnaie par rapport au dollar.

Depuis le milieu des années 1990, la banque centrale chinoise est intervenue massivement sur les marchés des devises pour acheter des dollars afin de maintenir le yuan bas et les exportations de la Chine concurrentielles. Sous la pression des Etats-Unis, la Chine a dû mettre un terme à la fixation au dollar en 2005 pour faire grimper la valeur du yuan de 21 pour cent jusqu'en 2008, lorsque la crise financière mondiale a éclaté. Le fait que Pékin a de nouveau fixé le cours de sa monnaie au dollar pour stimuler ses exportations a suscité la réaction de Washington, surtout parmi les démocrates du Congrès, qui a soutenu que le yuan (ou le renminbi) était « sous-évalué » de 25 à 40 pour cent.

Pour justifier la décision de ne pas accuser Pékin de « manipulation de monnaie », le rapport du Trésor a qualifié de « développement significatif » le fait que la Chine assouplisse la fixation de sa monnaie avec le dollar. Mais pour calmer le Congrès, le secrétaire du Trésor Tim Geithner a déclaré: « Ce qui compte c'est jusqu'où la valeur du renminbi va s'apprécier et avec quelle rapidité », ajoutant, « Nous allons surveiller de près et régulièrement l'appréciation du renminbi... en consultation étroite avec le Congrès. »

La déclaration de l'administration SAFE chinoise qu'elle n'allait pas exercer l'option « nucléaire » consistant à se débarrasser de 900 milliards$ en obligations du gouvernement des Etats-Unis a servi à rappeler à Washington que la Chine pourrait potentiellement provoquer une déroute des investisseurs devant l'immense dette du gouvernement américain. Tandis que croissent les instabilités et s'intensifie la crise de la dette souveraine en Europe et à travers le monde, le problème criant que l'on se refuse à traiter est les Etats-Unis, la nation la plus endettée de toutes. La dette fédérale américaine s'élève à plus de 13 trillions de dollars, ou 90 pour cent du PIB, comparativement à seulement 40 pour cent en 2008 : le résultat direct des gigantesques plans de sauvetage des banques et des institutions financières américaines.

L'administration SAFE, qui gère les réserves chinoises de 2,45 trillions de dollars de devises, a publié une série de questions et réponses ce mois-ci. Le 7 juillet, elle a demandé : « Est-ce que la Chine utilise les réserves de devises comme "tueur" ou comme "arme atomique"? » La réponse donnée était qu’une telle préoccupation était « complètement inutile », car l’investissement chinois est un « processus mutuellement bénéfique » et ne cherche pas « à contrôler le sujet de son investissement ». Une autre question demandait si la Chine réduirait ses avoirs en termes de dette américaine. L'administration a déclaré que les obligations américaines constituaient « un marché très important pour la Chine » et que « toute augmentation ou diminution de nos possessions de bons du trésor américain est une opération d’investissement normale ».

Ces réponses ne sont guère rassurantes. À propos de la question demandant si une importante dévaluation du dollar nuirait aux actifs en dollars de la Chine, la SAFE a fait une autre référence à la guerre. « À moins qu’il y ait une guerre ou une crise, la banque centrale ne convertira pas massivement ses réserves de devises en yuan, donc il n’y aura pas de perte réelle de réserves suite à une dépréciation du dollar face au yuan ».

Cette déclaration est aussi un avertissement que, s’il y a une crise majeure du crédit intérieur, la Chine devra vendre des actifs en dollar afin de soutenir son propre système financier. Le taux élevé de croissance de la Chine durant la crise financière mondiale a été soutenu par d’immenses plans de relance fondés sur d’importants prêts de la banque centrale. La plupart des prêts sont allés dans une bulle immobilière, tout en générant d’immenses dettes gouvernementales. Victor Shih de l’Université Northwestern en Illinois a estimé que, d’ici 2011, la dette du gouvernement en Chine atteindra les 7 trillions de dollars ou 96 pour cent du PIB, et 4,6 fois le revenu gouvernemental. Un effondrement de la bulle immobilière pourrait forcer Pékin à puiser dans ses réserves de monnaies étrangères.

La SAFE a demandé à Washington d’être « responsable » dans ses remboursements d’intérêts. Cela reflète la peur de Pékin par rapport au risque de la dette souveraine américaine, laquelle est assez importante pour créer un krach chinois. La Chine a lancé une nouvelle agence de notation (Dragon Global Credit Rating) cette semaine et n’a donné à la dette gouvernementale américaine qu’une cote de « AA moins », avec une « perspective négative » - bien pire que la cote « AAA » donnée à Washington par les firmes occidentales.

Les préoccupations de la Chine par rapport à l’instabilité de la dette américaine se sont intensifiées lorsque deux géants de l’immobilier soutenus par le gouvernement, Fannie Mae et Freddie Mac, se sont retirés du marché boursier le mois dernier. Le prix de leurs actions faisait du surplace autour d’un dollar, bien qu’ils aient été sauvés par Washington pour une somme de 148 milliards depuis 2008. Standards & Poor’s a récemment estimé que la Chine détenait au moins 340 milliards$ d’obligations de Fannie Mae et Freddie Mac, alors que d’autres ont évalué ce montant à 500 milliards$. En raison de la récession en cours aux Etats-Unis, ces sociétés ont enregistré une perte combinée de 93,6 milliards$ en 2009 et de 18,2 milliards$ au premier trimestre de cette année.

Même si la SAFE a indiqué aux investisseurs que le gouvernement américain, qui possède 80 pour cent de Fannie Mae et Freddie Mac, garantira les paiements d’intérêts à la Chine, on craint que personne ne veuille acheter les bons que possède la Chine. Le Bureau du budget du Congrès américain a estimé que le gouvernement américain devra injecter au moins 389 milliards de dollars dans les deux compagnies dans la période 2009-2019. Mais selon un analyste financier chinois, Song Hongbing, qui a travaillé au sein des deux compagnies, le montant du sauvetage pourrait se chiffrer entre 1,5 et 2 trillions de dollars si le marché américain de l’habitation continue à tomber.

Les démocrates et les supposés libéraux au sein de l’establishment politique américain demandent des mesures commerciales plus agressives contre la Chine pour offrir une voie de diversion aux tensions sociales toujours grandissantes à cause du chômage de masse et des coupes dans les dépenses sociales.

Commentant la politique chinoise sur l’échange de sa monnaie dans le New York Times du 24 juin, l’économiste Paul Krugman a écrit : « Cette politique est très dommageable alors qu’une bonne partie de l’économie mondiale est toujours très déprimée. En temps normal, on pourrait arguer que les Chinois achètent des bons des États-Unis ce qui, même si les échanges commerciaux s’en trouvaient biaisés, était pour nous une source de crédit à bon marché. De plus, on aurait pu ajouter que ce n’était pas la faute de la Chine si nous utilisions le crédit pour alimenter une immense et très destructrice bulle immobilière. Mais actuellement, nous nageons dans le crédit à bon marché; il manque une demande pour les biens et services assez grande pour générer les emplois dont nous avons besoin. Et la Chine, en favorisant un surplus commercial artificiel, aggrave ce problème. » Krugman a demandé à la Chine de rapidement augmenter la valeur du yuan. « Et si elle refuse, alors il faudra discuter de sanctions commerciales. »

Les multinationales américaines qui traditionnellement ont joué un rôle d’apaisement à cause de leurs investissements en Chine commencent à abandonner cette position, parce que Pékin impose de plus en plus de mesures protectionnistes qui favorisent les compagnies chinoises. L’administrateur général de General Electric, Jeff Immelt, a déclaré le mois dernier : « Je ne suis pas certain qu’en fin de compte ils [le gouvernement chinois] veulent qu’un seul d’entre nous puisse gagner ou avoir du succès. »

C’est l’effondrement de la relation symbiotique entre la Chine et les États-Unis qui s’exprime dans ces tensions. Les bulles de l'immobilier et de la consommation aux États-Unis offraient un marché en expansion aux marchandises chinoises, alors que Pékin recyclait les dollars qu’il avait gagnés avec ses exportations en les injectant dans le système financier américain. L’implosion financière de 2008 a transformé le processus « mutuellement bénéfique » en son opposé. Les États-Unis cherchent à augmenter leurs exportations, à réduire leurs déficits commerciaux et à diminuer la dette du gouvernement, avec l’aide d’une dévaluation du dollar à un niveau concurrentiel. Pour les travailleurs américains, cette politique prendra la forme de diminution de salaires et de la consommation pour permettre aux compagnies américaines de concurrencer la Chine et ses autres rivaux économiques sur le marché mondial.

John Chan
22 juillet 2010

(article original paru le 16 juillet 2010)

http://www.wsws.org/francais/News/2010/jul2010/chin-j22.shtml


États-Unis : La vie dangereuse des enfants ouvriers agricoles.

Le gouvernement devrait amender la loi sur le travail des enfants qui protège insuffisamment les enfants employés dans l’agriculture

Mai 5, 2010  

« La loi actuelle sur le travail des enfants a été rédigée dans les années 30 quand un nombre beaucoup plus élevé d'enfants travaillaient dans des fermes familiales, mais cette époque est révolue. Il est temps que les États-Unis mettent à jour leurs lois désuètes sur le travail des enfants pour donner à ceux d'entre eux qui travaillent dans l'agriculture la même protection qu'à tous les autres enfants travailleurs. »

Zama Coursen-Neff, directrice adjointe de la division Droits de l'enfant à Human Rights Watch

(le 5 mai 2010) — Les États-Unis ne parviennent pas à protéger les centaines de milliers d'enfants engagés dans des travaux agricoles épuisants et parfois dangereux, a affirmé Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd'hui. Human Rights Watch a appelé le Congrès à modifier la loi fédérale permettant aux enfants de moins de 18 ans de travailler dans l'agriculture à un âge bien plus précoce, durant de bien plus longues heures et dans des conditions beaucoup plus dangereuses que dans n'importe quel secteur industriel aux États-Unis.

Dans son rapport de 99 pages, « Fields of Peril: Child Labor in US Agriculture » (« Champs dangereux : Le travail des enfants dans l'agriculture aux États-Unis »), Human Rights Watch a constaté que les enfants ouvriers agricoles risquaient leur sécurité, leur santé et leur éducation dans des exploitations agricoles à travers les États-Unis. Pour ce rapport, Human Rights Watch a interrogé 59 enfants âgés de moins de 18 ans qui ont travaillé comme ouvriers agricoles dans 14 États  dans plusieurs régions des États-Unis.

« S'agissant des enfants ouvriers agricoles, les États-Unis sont un pays en voie de développement », a déclaré Zama Coursen-Neff, auteure du rapport et directrice adjointe de la division Droits de l'enfant à Human Rights Watch. « Les enfants qui récoltent la nourriture de l'Amérique devraient au moins bénéficier des mêmes protections que ceux qui la servent. »

Des enfants ouvriers agricoles n'ayant pas plus de 12 ans travaillent souvent 10 heures par jour ou même plus, de cinq à sept jours par semaine, a constaté Human Rights Watch. Certains commencent à travailler à temps partiel à l'âge de 6 ou 7 ans. Les enfants, comme beaucoup d'ouvriers agricoles adultes, gagnent généralement beaucoup moins que le salaire minimum, et leur salaire est souvent encore diminué parce que les employeurs ne tiennent pas compte de toutes les heures et les obligent à dépenser leur propre argent pour des outils, des gants, et de l'eau potable que leurs employeurs devraient leur fournir selon la loi.

L'agriculture est le travail le plus dangereux pratiqué par les enfants aux États-Unis, selon l'Institut national pour la sécurité et la santé au travail (National Institute for Occupational Safety and Health, NIOSH), affilié au Centre de contrôle des maladies (Centers for Disease Control, CDC). Les enfants risquent l'intoxication par les pesticides, des blessures graves et l'insolation. Ils sont victimes d'accidents mortels quatre fois plus souvent que les enfants occupant des emplois dans d'autres secteurs. Certains travaillent même sans l'équipement de protection de base, notamment des chaussures ou des gants. Plusieurs ont déclaré à Human Rights Watch que leurs employeurs ne leur fournissaient pas d'eau potable, d'installations pour se laver les mains ni de toilettes. Les filles et les femmes occupant ces emplois sont extrêmement vulnérables aux abus sexuels.

Comme conséquence de leurs longues heures de travail, le pourcentage d'enfants employés dans le secteur agricole qui abandonnent l'école est quatre fois plus élevé que la moyenne nationale. Human Rights Watch a interrogé de nombreux enfants qui avaient pris du retard à l'école une ou plusieurs fois et qui ont indiqué qu'aucun membre de leur famille n'avait obtenu son diplôme d'études secondaires.

Human Rights Watch a appelé le Congrès américain à modifier la loi régissant le travail des enfants - le Fair Labor Standards Act (Loi sur les normes du travail équitable, FLSA) - afin de mettre un terme à la discrimination contre les enfants ouvriers agricoles. Dans d'autres professions, la loi interdit l'emploi des enfants de moins de 14 ans, et limite la durée de travail pour les enfants de moins de 16 ans à trois heures par jour en période scolaire. Dans le secteur agricole, cependant, les enfants peuvent travailler dans n'importe quelle ferme à l'âge de 12 ans, et à tout âge dans une petite ferme. Contrairement à d'autres emplois, la loi ne fixe aucune limite quant au début ou à la fin de la journée de travail, ni au nombre d'heures qu'un enfant peut travailler dans l'agriculture, tant qu'ils ne travaillent pas pendant les heures scolaires. En outre, la loi permet aux enfants de 16 et 17 ans de travailler en agriculture dans des conditions dangereuses ; dans toutes les autres professions, l'âge minimum pour les travaux dangereux est de 18 ans.

« La loi actuelle sur le travail des enfants a été rédigée dans les années 30 quand un nombre beaucoup plus élevé d'enfants travaillaient dans des fermes familiales, mais cette époque est révolue », a déclaré Zama Coursen-Neff. « Il est temps que les États-Unis mettent à jour leurs lois désuètes sur le travail des enfants pour donner à ceux d'entre eux qui travaillent dans l'agriculture la même protection qu'à tous les autres enfants travailleurs. »

En septembre 2009, Lucille Roybal-Allard, députée de Californie, a introduit à la Chambre des représentants une proposition de loi intitulée Children's Act for Responsible Employment (HR 3564). Ce projet de loi est soutenu par plus de 80 députés, et a été approuvée par plus de 80 organisations, notamment l'AFL-CIO (regroupement syndical), l'American Federation of Teachers (Fédération américaine des enseignants), la NAACP (Association nationale pour l'avancement des gens de couleur), et les United Farm Workers of America (Ouvriers agricoles unis d'Amérique). Cependant, cette loi n'a toujours pas été votée.

Même les lois insuffisantes actuellement en vigueur sont mal appliquées. L'application des lois du travail des enfants en général par le Département américain du travail a diminué de façon spectaculaire entre 2001 et 2009. Le Département américain du travail n'a relevé que 36 cas de violation du travail des enfants  en agriculture en 2009, soit seulement 4 pour cent de toutes les violations du travail des enfants. Les règles de sécurité sur les pesticides de l'Agence américaine de protection de l'environnement (Environmental Protection Agency, EPA) ne prévoient aucune mesure particulière pour les enfants.

L'application laxiste des lois est exacerbée par les craintes des travailleurs de signaler les infractions aux autorités. Quelque 85 pour cent des ouvriers agricoles aux États-Unis sont d'origine hispanique. Alors que de nombreux enfants ouvriers agricoles sont des citoyens américains, leurs parents peuvent être en situation irrégulière ou détenir un visa agricole à court terme, ce qui laisse toute la famille dans la crainte de l'expulsion. Les normes du travail et leur application concernent tous les travailleurs, indépendamment de leur statut d'immigration.

Human Rights Watch a appelé le Département du Travail américain à accroître sensiblement ses efforts pour identifier et sanctionner l'utilisation illégale du travail des enfants. Tous les États devraient établir ou relever à au moins 14 ans l'âge minimum pour le travail agricole, a déclaré Human Rights Watch.

Le travail des enfants dans les fermes américaines viole également les obligations légales internationales des États-Unis au regard de la Convention sur les pires formes de travail des enfants de l'Organisation internationale du Travail (OIT). En mars, le Comité d'experts de l'OIT a exprimé de sérieuses préoccupations concernant le nombre important de blessures et de décès subis par les enfants dans l'agriculture aux États-Unis, et les exemptions de la loi américaine qui permettent aux jeunes enfants de travailler. Le comité a invité les États-Unis à prendre des mesures immédiates pour se conformer à leurs obligations au regard de la Convention.

Le 10 mai 2010, les États-Unis se joindront à plus de 80 autres pays lors d'une conférence mondiale sur le travail des enfants organisée par le gouvernement néerlandais à La Haye. L'un des objectifs de cette conférence est une meilleure application de la Convention sur les pires formes de travail des enfants, en mettant l'accent sur l'agriculture.

« Les États-Unis dépensent plus de 25 millions de dollars par an - plus que tous les autres pays réunis - pour éliminer le travail des enfants à l'étranger, mais tolèrent l'exploitation des enfants sur leur propre sol », a conclu Zama Coursen-Neff.

Paroles d'enfants, de parents et de fermiers :
« 
Je n'ai pas vraiment eu d'enfance, et je ne veux pas que [mes propres enfants] passent par où j'ai passé. Vous n'êtes un enfant qu'une seule fois. Une fois que vous grandissez vous devez travailler. »

- Un garçon de 17 ans qui avait coupé des arbres de Noël, cueilli des tomates et travaillé dans d'autre cultures depuis l'âge de 12 ans en Caroline du Nord

« [Quand j'avais 12 ans] ils m'ont donné mon premier couteau. Semaine après semaine je me coupais. Chaque semaine j'avais une nouvelle cicatrice. Mes mains ont beaucoup à raconter. »

- Un garçon de 17 ans qui a commencé à travailler à l'âge de 11 ans dans le Michigan

« Vous êtes mis au travail tous les jours ; vous pouvez à peine faire une pause sauf s'il pleut. Les enfants sont tellement contents [quand il commence à pleuvoir] qu'ils se mettent à hurler. »

- Un garçon de 15 ans qui travaille dans le Michigan pendant l'été

« Ici il y a beaucoup de produits chimiques dans les champs. . . .Vous pouvez les sentir. [Récemment] l'avion a pulvérisé le coton. . .  J'avais la tête qui tournait. J'ai couvert mon visage et j'ai continué à travailler. Personne ne nous a dit de sortir du champ. »

- Un garçon de 18 ans qui avait travaillé de 8 à 9 ans dans le binage du coton au Texas aux côtés d'autres enfants

« Je ne me souviens pas de la dernière fois que je me suis inscrit à l'école à temps. . . .J'ai bien peur que cela ne me ralentisse dans mon éducation. . . . J'ai arrêté les mathématiques parce que j'étais un désastre. Je disais à mon professeur : ‘ Je ne sais même pas comment diviser et je vais passer en deuxième année'. Je vais d'un endroit à l'autre. Cela brouille les choses dans ma tête, et je ne peux pas suivre. »

- Une fille de 15 ans faisant le binage du coton au Texas

« Mon fils, il a besoin de ses heures de récréation. Il ne peut pas travailler 30 heures par semaine. Il peut travailler trois à quatre heures quelques fois par semaine. . . . En tant qu'employeur, vous ne pouvez pas dire : ‘ Je vais embaucher des enfants de 13-14 ans' Non ! Je ne suis pas de cet avis. »

- Un exploitant agricole dont le fils de 12 ans travaille dans sa ferme au Michigan

« Je dis à ma fille : ‘Je suis désolé de t'avoir volé ton enfance'. »

- Une mère dont la fille de 11 ans travaillait dans le binage du coton et s'occupait de ses deux jeunes frères

http://www.hrw.org/fr/news/2010/05/04/tats-unis-la-vie-dangereuse-des-enfants-ouvriers-agricoles


Paul Craig Roberts : Perspectives économiques en Zunie

Au 20ème siècle, Detroit au Michigan symbolisait la puissance industrielle zunienne. Cette ville incarne aujourd’hui l'économie délocalisée.

      La population de Detroit a diminué de moitié. Un quart de la ville, 90 kilomètres carrés, est désert, avec seulement quelques maisons encore debout dans des rues en grande partie abandonnées. Si l’administration locale arrive à obtenir de l'argent de Washington, les urbanistes réduiront la ville et installeront des aires rurales ou des périmètres verts là où se trouvaient d’habitude les quartiers.

      Le président Obama et les économistes débitent des platitudes sur la reprise. Seulement, comment fait-on pour redresser une économie quand ses dirigeants économiques ont passé plus de dix ans à déménager à l’étranger les emplois de haute productivité et à forte valeur ajoutée de la classe moyenne avec le produit intérieur brut qui leur est associé ?

      Certains rapports très décourageants sont publiés ce mois-ci par le Bureau des statistiques du travail. Il y a eu une baisse record à la fois des emplois et des heures travaillées. À la fin de l'année dernière, l'économie comptait moins d'emplois qu'en fin 1997, il y a douze ans. Les heures travaillées à la fin de l'année dernière étaient moindres qu’à la fin de 1995, il y a quatorze ans.

      La durée moyenne de la semaine travaillée est en baisse. Elle égale actuellement 33,1 heures pour les employés ordinaires.

      Problème majeur pour la théorie économique, la productivité du travail ou le rendement horaire et la rémunération du travail ont divergé de façon très nette au cours des derniers dix ans. Les salaires n’ont pas suivi la productivité. L'explication réside peut-être dans les chiffres de la productivité. Susan Houseman a constaté que les statistiques de la productivité du travail pourraient en fait refléter la faible rémunération du travail délocalisé. Une entreprise zunienne produisant en Zunie et en Chine, par exemple, produit des résultats globaux sur le rendement et la rémunération du travail. Les statistiques de productivité mesurent donc la productivité du travail des multinationales, et non pas du travail en Zunie.

      Charles McMillion a souligné que les coûts unitaires de main-d’œuvre ont en fait diminué en 2009, mais que les coûts non-salariaux ont augmenté tout au long de la décennie. La hausse des coûts non-salariaux reflète peut-être la baisse de la valeur de change du dollar et la dépendance accrue envers des facteurs de production importée.

      Les économistes et les décideurs ont tendance à reprocher le déclin de Detroit à l’autogestion et aux syndicats. La fabrication a pourtant diminué dans tous les domaines. Evergreen Solar a annoncé dernièrement déplacer sa production solaire, la fabrication et l’assemblage, du Massachusetts en Chine.

      Une étude du ministère du Commerce sur le secteur des machines-outils de précision a constaté que la Zunie se classe au dernier rang. Cette industrie a une part de marché réduite et le plus faible gain de valeur à l'exportation. Le ministère du Commerce a interrogé les utilisateurs finaux des machines-outils de précision et a constaté que les importations ont représenté 70 pour cent des achats. En Zunie, certains distributeurs de machines-outils de précision n’ont même pas de marques zuniennes en stock.

      L'économie financière, qui devait remplacer l'économie industrielle, n’est nulle part en vue. La Zunie n'a que cinq banques dans le Top 50 mondial de la taille des actifs. Sa plus grande banque, JPMorgan Chase, se place au septième rang. L'Allemagne a sept banques dans le top 50, et le Royaume-Uni et la France en ont six chacun. Le Japon et la Chine ont chacun cinq banques dans le top 50, et, ensemble, les petits pays de Suisse et des Pays-Bas en ont six dont les actifs réunis, 1185 milliards de dollars, sont plus importants que ceux des cinq plus grandes banques zuniennes.

      Pour couronner le tout, après l’arnaque des produits dérivés perpétrée contre les banques du monde par les banques d'affaires zuniennes, il ne faut guère s’attendre à ce qu’un pays fasse confiance à la direction financière zunienne.

      Les directions économique et politique ont utilisé leur pouvoir pour servir leurs propres intérêts au détriment du peuple et de ses perspectives économiques. En s'enrichissant eux-mêmes sur le court terme, les banqsters et les politiciens ont conduit l'économie dans le mur. La Zunie est en voie de devenir un régime économique tiers-mondiste.

Paul Craig Roberts 

      Paul Craig Roberts fut secrétaire adjoint au Trésor durant le premier mandat du Président Reagan et rédacteur en chef adjoint au Wall Street Journal.

Il a occupé de nombreux postes universitaires et a reçu la Légion d'Honneur sous François Mitterrand. Il est l'auteur de Supply-Side Revolution : An Insider's Account of Policymaking in Washington; Alienation and the Soviet Economy et de Meltdown: Inside the Soviet Economy. Il est coauteur avec Laurent M. Stratton de The Tyranny of Good Intentions : How Prosecutors and Bureaucrats Are Trampling the Constitution in the Name of Justice. Son tout dernier livre est How The Economy Was Lost.

Mercredi 14 Juillet 2010

Original : www.economyincrisis.org/content/offshored-economy
Traduction copyleft de Pétrus Lombard



Banques américaine

102 banques américaines ont fait faillite en 2010.  

Six banques américaines ont été déclarées en faillite par les autorités de régulation américaines, portant à 102 le nombre d'établissements qui ont fait banqueroute aux Etats-Unis depuis le début de l'année. En 2009, la barre des cent banques en faillite n'avait été atteinte qu'en octobre. Selon les sources, ces six faillites vont coûter environ 394 millions de dollars supplémentaires au fonds d'indemnisation américain. La raison de ces banqueroutes en cascade reste l'incapacité des particuliers à rembourser des hypothèques immobilières contractées auprès de ces banques.

24/07/2010

http://french.irib.ir/index.php/info/international/item/98919-102-banques-americaines-ont-fait-faillite-en-2010

 

Gilles Bonafi : Crise systémique : les USA au bord du gouffre

Le nouveau rapport de L’OCC, l’Office of Comptroller of the Currency, l’organisme gouvernemental de tutelle des banques US, dépendant du trésor américain, est sorti le 23 juin 2010.  Intitulé « OCC and OTS Release Mortgage Metrics Report for First Quarter of 2010 », il fait le point sur les prêts immobiliers (non commerciaux) US, leur nombre, leur répartition par catégories et surtout, dénombre les saisies immobilières en cours.(1)  Étant un organisme gouvernemental de contrôle des banques, ses données sont exceptionnelles sur le plan qualitatif, des données qui prouvent que l’économie US est en phase avancée de destruction, ceci en totale contradiction avec ce que l’on peut lire dans la presse.

Pour commencer, il faut savoir que l’ensemble des crédits immobiliers non commerciaux aux USA représentent 5947,548 milliards de dollars soit plus de deux fois le PIB de la France. Or, ce rapport de l’OCC nous apprend que 87,3 % de ces prêts sont remboursés (voir tableau : encadré en rouge « current and performing ») ce qui signifie que 12,7 % de ces prêts sont actuellement en difficultés. Les USA se retrouvent donc avec une ardoise immobilière brute de 755,33 milliards de dollars. N’oublions pas que le 20 septembre 2008, Paulson le secrétaire au trésor, le président de la Réserve fédérale des États-Unis, Ben Bernanke ainsi que Christopher Cox (président de la SEC) mirent au point le TARP, le Troubled Asset Relief Program permettant de racheter 700 milliards USD de MBS (mortgage-backed securities, un titre hypothécaire) afin de combler les dettes des institutions financières.

Il faudra donc mettre en place un Tarp II, suivi d’un Tarp III car l’immobilier commercial est lui aussi en zone rouge selon un rapport publié par le COP, le Congressionnal Oversight Panel (Congrès US). Un énorme krach de l’immobilier commercial serait en effet en cours avec près de 1.400 milliards de dollars de crédits immobiliers commerciaux à refinancer sur 3 ans, soit près de 466,6 milliards de dollars à trouver par an, ce qui est pour ma part un montant sous évalué qu’il faudrait plutôt situer autour des 600 milliards.

Les « petites banques » US n’y survivront pas et on assistera à une super concentration du secteur bancaire. Les USA auront donc, si tout va bien, près de 1200 milliards de dollars à trouver cette année pour sauver les banques du trou noir immobilier !(2) Plus inquiétant encore, les procédures de saisies immobilières ont augmenté de 8,5 % au premier trimestre 2010 (malgré la renégociation, la modification de la plupart des prêts) avec 1 170 874 procédures. Il y a donc 12 866 procédures de saisies immobilières par jour aux USA, des milliers de familles jetées à la rue. Le nombre de SDF n’est pas prêt de diminuer (lire sur ce point précis : http://gillesbonafi.skyrock.com/2886448330-L-explosion-des-SDF-aux-USA.html)!

Il n’y a donc pas eu de miracle Obama !

Il faut rappeler que les Etats-Unis ont une dette totale (publique et privée) de 52 859 milliards de dollars soit 375 % du PIB US et plus que le PIB mondial qui va encore s’aggraver et devrait atteindre les 400 % en fin d’année. Heureusement que les agences de notations sont américaines car les problèmes grecs ne sont rien en comparaison !

Il est intéressant de noter qu’Ayn Rand a été l’égérie d’Anton LaVey, des libertariens et d’Alan Greenspan, le président de la Réserve fédérale jusqu’en 2006. Ce dernier est d’ailleurs l’un des responsables de la crise actuelle par sa politique des taux très bas puis brutalement relevés. Il a ainsi fait passer le taux directeur de la Fed (la banque centrale US), de 1% le 25 juin 2003, à 4,5% (plafond à 5,25% le 29 juin 2006) le jour de son départ, le 31 janvier 2006. Voici la véritable origine de la crise des subprimes (prêts immobiliers à risques) qui a historiquement débuté au second trimestre 2006 à cause de ce réhaussement des taux, entraînant l'envolée des mensualités pour les emprunteurs. On raconte n’importe quoi sur l’origine de cette crise qui n’est pas imputable aux banques, mais à la banque centrale américaine, la Fed !

Ayn Rand a ainsi écrit dans son livre la révolte d’Atlas publié en 1957 :

« Lorsqu’on constate que le commerce se fait non par consentement mais par compulsion lorsqu’on constate que pour produire, il faut auparavant obtenir la permission d’hommes qui ne produisent rien — lorsqu’on constate que l’argent afflue vers ceux qui dispensent non des biens mais des faveurs — lorsqu’on constate que les hommes deviennent plus riches par la subornation et les pressions que par le travail, et que les lois ne vous protègent pas de tels hommes, mais les protègent au contraire de vous — lorsqu’on constate que la corruption est récompensée et que l’honnêteté devient un sacrifice — on sait alors que la société est condamnée ».

Gilles Bonafi

28 juin 2010

(1) Source : http://www.occ.treas.gov/ftp/release/2010-69a.pdf

(2) Source : http://www.agefi.fr/articles/Limmobilier-commercial-americain-prepare-nouvelle-vague-defaillances-1126571.html 
Gilles Bonafi est professeur et analyste économique.Gilles Bonafi est un collaborateur régulier de

Source : http://www.occ.treas.gov/ftp/release/2010-69a.pdf  page 15/59

Mondialisation.ca, 

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=19946



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


03/08/2010

n°493 - Analyse - Géopolitique et stratégie - Réflexion d'Irak - 02/08/10 - :Début - : Les Etats-Unis en guerre dans 75 pays...

n°493 - Analyse -  Géopolitique et stratégie - Réflexion d'Irak - 02/08/10  - :Début  - : Les Etats-Unis en guerre dans 75 pays...



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme,

 L’information est une arme au service de la paix

    Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les  Dossiers 'Géopolitique et Stratégie' d'Irak

n°493                            02/08/10

C.De Broeder      &       M.Lemaire



Le " Dossiers 'Géopolitique et stratégie' d'Irak " est visible  sur ...

a) sur mes  blog :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                           http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dir...

c) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 Jacques Tourtaux : Les Etats-Unis en guerre dans 75 pays...

1-2 Danielle Bleitrach : La paix en Irak : Il s’agit d’un de ces nombreux effets d’annonce.

1-3 Michael T. Klare : Le déclin précipité de l’hégémonie américaine.

Suite

2 Annexe

2-1 La Chine publie un rapport sur les droits de l'homme auxpublie un rapport sur les droits de l'homme aux Etats-Unis

2-2 Roger Waters : Le message engagé d’un musicien de légende.

2-3 L’origine des guerres.

Fin

3  Histoire de l'Irak

3 -1 Les vérités du président Saddam Hussein (entretien n°16)

32 Entretien n°17 - FBI-Saddam Hussein (23 mars 2004)

3-3 Entretien n°18 - FBI-Saddam Hussein (28 mars 2004)



Avant propos

Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- pour désigner les résistants qui osent leur résister... 



1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

1-1 Jacques Tourtaux : Les Etats-Unis en guerre dans 75 pays...

Le Pentagone des démocrates : la guerre est là mais elle ne se voit pas

Le sourire de Barack Obama est plus doux que celui de George W. Bush, mais son bellicisme est plus agressif encore. A l’ère des restrictions budgétaires et de la communication, la Maison-Blanche a abandonné les bombardements en prime-time et leur préfère l’intervention secrète tous azimuts.

Via leurs actions spéciales, les Etats-Unis sont aujourd’hui en guerre dans 75 pays.

La guerre n’est pas que celle qui se voit. En plus des opérations militaires en Irak et en Afghanistan, le Pentagone conduit une guerre secrète où l’Iran est un des objectifs centraux. Elle est coordonnée par le Commandement des opérations spéciales (UsSoCom), qui dispose d’environ 57 000 spécialistes des quatre Armes (Terre, Mer, Air, Marines). Leur mission officielle comprend : le recueil d’informations sur l’ennemi ; l’action directe pour détruire des objectifs, éliminer ou capturer des ennemis ; la guerre non conventionnelle conduite par des forces externes, entraînées et organisées par l’Ussocom ; la contre-insurrection pour aider des gouvernements alliés à réprimer une rébellion ; les opérations psychologiques pour influencer l’opinion publique étrangère afin d’appuyer les actions militaires états-uniennes. Comme il ressort d’une enquête du Washington Post, les forces pour les opérations spéciales sont aujourd’hui déployées dans 75 pays, par rapport à 60 il y a un an [1]. Leur importance croissante est prouvée par le fait que « les commandants des forces spéciales sont aujourd’hui plus présents à la Maison-Blanche que ce qu’ils ne l’étaient à l’époque de Bush ».

L’aire où se concentrent ces opérations, dont le financement se monte officiellement à 10 milliards de dollars, comprend le Proche-Orient, l’Asie centrale et l’Afrique orientale. Il existe cependant « des plans d’attaque préventive ou de représaille dans de nombreux endroits du monde, à mettre en œuvre quand on découvre un complot ou après une attaque ». L’utilisation des forces pour les opérations spéciales offre l’ « avantage » de ne pas demander l’approbation du Congrès et de rester secrète. Ces opérations, selon des fonctionnaires de l’administration cités par l’agence UPI, « pourraient ouvrir la voie à des attaques militaires contre l’Iran si la confrontation sur le programme nucléaire de Téhéran se fait plus aigüe ».

Dans le cadre de la « guerre non-conventionnelle », l’UsSoCom emploie des compagnies militaires privées, comme Xe Services (ex-Blackwater, connue pour ses actions en Irak) qui s’avère employée dans diverses opérations spéciales parmi lesquelles le recueil d’informations en Iran. Ici l’UsSoCom soutient directement ou indirectement les groupes rebelles, surtout ceux qui sont dans la zone sud-orientale à majorité sunnite. Sans trop aller dans la nuance : un de ces groupes, les « Guerriers sacrés du peuple », figure dans la liste des organisations terroristes rédigée par Washington.

La même politique est menée en Afghanistan, où les forces pour les opérations spéciales se servent de seigneurs de la guerre locaux. L’un de ceux-ci —rapporte le New York Times [2]— est Matiullah Khan : avec son armée privée, il combat les résistants avec les forces spéciales états-uniennes (dont le quartier général est à une centaine de mètres de celui de Matiullah Khan) et assure le transit des convois de l’OTAN, qui lui verse un paiement de 1.200 dollars par camion.

Il est ainsi devenu, dans sa province, le plus puissant et le plus riche seigneur de la guerre.

Grâce à ce que le Pentagone appelle une « guerre non-conventionnelle ».

Par cuba si lorraine

Dimanche 13 juin

http://jacques.tourtaux.over-blog.com.over-blog.com/article-les-etats-unis-sont-en-guerre-dans-75-pays-52327300.html


1-2 Danielle Bleitrach : La paix en Irak : Il s’agit d’un de ces nombreux effets d’annonce.

extrait

Des membres d’un groupe armé soutenu par Téhéran ont été formés en Iran pour préparer une attaque contre des bases américaines en Irak, a affirmé mardi le commandant des forces américaines, le général Ray Odierno.

Selon une dépêche de l’AFP en date d’aujourd’hui. Il s’agit d’un de ces nombreux effets d’annonce qui tendent à montrer une armée nord-américaine ayant apporté la paix en Irak et en butte à la volonté mauvaise des Iraniens. On y croirait presque et on oublirait que les nord-américains et leurs alliés ont envahi l’Irak et qu’aujourd’hui le pays continue à être à feu et à sang , même si le commandant des forces américaines se félicite qu’il n’y ait que 284 morts irakiens en juin. Et comme en témoigne la dépêche de l’AFP publié par les Echos, le commandant en question mêle allégrement groupes chiites manipulés par l’Iran, Al Qaïda et tribus sunnites sur lesquelles ont été déversées une pluie de dollars.

Chercherait-on un caus belli contre l’iran ?

C’est tout à fait vraisemblable, en tout cas « on » entretient l’idée de la menace iranienne. 

  »Ces renseignements mettant en cause le mouvement Kataëb Hezbollah ont entraîné un renforcement des mesures de sécurité autour des installations américaines, a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse dans la base de Camp Victory, à l’ouest de Bagdad. »

  »Nous avons des renseignements selon lesquels des éléments affiliés à l’Iran veulent attaquer des bases américaines, et nous les prenons très au sérieux », a-t-il dit, citant nommément Kataëb Hezbollah.

  »La menace d’une attaque iranienne a augmenté ces deux dernières semaines (…) ce qui nous a amenés à renforcer la sécurité autour de certaines de nos bases », a-t-il poursuivi. « Il s’agit d’une nouvelle tentative de l’Iran pour influencer l’action des Etats-Unis en Irak. »

L’armée américaine accuse l’Iran d’utiliser ces groupes armés pour renforcer son influence en Irak qui, quatre mois après les législatives, n’a toujours pas de nouveau gouvernement.

 Actuellement fort de 74.000 hommes, le contingent américain doit être ramené le 1er septembre à 50.000 militaires.

 Le général Odierno a refusé de dire quelles bases étaient visées et est resté évasif quant à une implication éventuelle du gouvernement iranien dans cette menace.

  »C’est toujours très complexe », a-t-il dit. C’est le moins que l’on puisse dire… Et la suite de ses propos n’est pas plus évidente quant à l’implication de l’iran. « Ce que nous savons, c’est que les gens qui se préparent à commettre cette attaque ont reçu un entraînement spécial en Iran et sont venus en Irak et nous savons que des experts ont été envoyés d’Iran en Irak pour les aider, et ce au cours, plus ou moins, du mois écoulé », a-t-il poursuivi.

 Le général Odierno a également affirmé que cette menace ne perturberait pas le retrait américain.

  »Les forces de sécurité irakiennes sont capables de maintenir un niveau de stabilité suffisant pour permettre à l’Irak d’avancer politiquement et économiquement », a-t-il dit souligné. Hum! Quatre mois après les législatives il n’y a toujours pas de gouvernement…

 Et « on peut faire beaucoup de choses avec 50.000 militaires » américains, a-t-il expliqué. Oui y compris monter quelques provocations…

 Les nord-américains se félicitent de ce que « les violences ont nettement diminué depuis le pic de 2006 et 2007. Selon des chiffres officiels irakiens, 284 Irakiens ont été tués dans les violences en juin, contre 437 en juin 2009« . Bref un vrai triomphe, nous en sommes à environ 300 civils parce qu’il s’agit bien de civils tués par mois, tandis que l’armée nord-américaine est parquée dans des bases ultra-protégées…

 Le général Odierno a présenté cette baisse comme la conséquence de l’action conjointe des forces irakiennes et américaines, qui a décapité les mouvements armés liés à Al-Qaïda, et entamé leurs capacités opérationnelles. En fait, la stratégie de Peatrus désormais en Afghanistan a consisté à acheter les dirigeants sunnites pour les rallier, certains empochent l’argent et il n’y a … plus que 300 morts irakiens par mois, de quoi se féliciter…

 La mort en avril du chef politique d’Al-Qaïda en Irak, Abou Omar al-Bagdadi et de son chef militaire Abou Ayyoub al-Masri a ainsi compliqué les échanges entre la branche irakienne de la nébuleuse islamiste et l’étranger, selon lui. Bref comme chacun sait il y a autant de liens entre Al Qaida et l’Iran qu’il y en avait entre Ben laden et Saddam Hussein… Ca n’a pas empêché l’invasion pour cause de 11 septembre…

  »Nous n’avons vu aucune communication entre Al-Qaïda en Irak et la direction en Afghanistan et au Pakistan », a indiqué le général Odierno. « C’est quelque chose d’important. »

Il a cependant noté que l’organisation avait toujours des activistes, notamment retranchés dans les étendues désertiques de l’ouest de l’Irak, capables de perpétrer des attaques meurtrières. Quel est le rapport avec l’attaque par l’Iran des bases américaines, pas très évident…

Une situation on le voit à peu près aussi  claire que celle de ce physicien iranien Shahram Amiri. Depuis plusieurs Téhéran affirme  qu’il a été enlevé par la CIA, les Etats-Unis qu’il est resté de son plein grè. Le feuilleton s’est terminé à l’Ambassade du pakistan où depuis 30 ans se trouve le bureau des intérêts iraniens à Washington et où a fini par se réfugier le dit physicien en demandant à rejoindre son pays, ce qui plaide pour la version  des iraniens.

Ce qui est sur c’est que nous avons quitté depuis longtemps le phénomène de l’information pour être dans celui de la rumeur où il s’agit de créer les conditions d’une attaque de l’iran.

Danielle Bleitrach

13 juillet

http://socio13.wordpress.com/2010/07/13/irak-un-groupe-soutenu-par-liran-projette-dattaquer-des-bases-americaines-selon-les-usa/


1-3 Michael T. Klare : Le déclin précipité de l’hégémonie américaine.

Les prédictions sur un probable déclin de l’hégémonie américaine sont récurrentes.

La CIA elle-même s’était récemment livrée à cet exercice, prévoyant qu’à l’horizon 2025, le statut des USA serait révisé à la baisse et leur latitude d’action diminuée d’autant. Mais la crise économique a dramatiquement accéléré la marche de l’histoire. Lors de son audition par les sénateurs américains au printemps dernier, l’économiste Martin Wolf avait annoncé que la crise allait « porter un coup dévastateur à la crédibilité et la légitimité des États-Unis à travers le monde. » Aujourd’hui, les indices de cet affaiblissement sont déjà sensibles sur tous les fronts. Michael Klare en recense six, parmi lesquels le remplacement du G7 par le G20, la remise en cause du dollar, le rôle accru du groupe BRIC, le renforcement des liens entre l’Iran et la Chine, et le refus des alliés d’envoyer des renforts en Afghanistan. A ce catalogue il conviendrait d’ajouter le récent refroidissement des relations avec le Japon, sans oublier la nouvelle orientation de la Turquie, qui elle aussi resserre ses liens avec l’Iran et s’éloigne d’Israël. Bienvenue donc, dès aujourd’hui, dans ce nouveau monde des années 2025.

Michael T. Klare,

Note à l’attention de la CIA : Vous n’êtes peut-être pas préparés à voyager dans le temps, mais bienvenue quand même en 2025 ! Vos bureaux sont peut-être un peu exigus, vos droits à exiger de meilleurs locaux se sont sans doute évaporés, et les avantages annexes ne seront peut-être pas à votre goût, mais il faudra vous y habituer. Car telle sera désormais la réalité.

Trêve de plaisanterie. Passons maintenant à la version sérieuse de ce qui précède : En Novembre 2008, le National Intelligence Council (NIC), une branche de la Central Intelligence Agency, a publié le dernier rapport d’une série de publications futuriste, destinées à défricher le terrain pour la future administration Obama. Cette consultation de boule de cristal analytique s’est conclue par un rapport intitulé « Tendances mondiales 2025 », où l’agence prédit que l’hégémonie américaine tendrait à disparaître progressivement au cours des 15 prochaines années - parallèlement à la montée de nouvelles puissances mondiales, en particulier la Chine et l’Inde. Ce rapport examinait de nombreux aspects de l’environnement stratégique du futur, mais sa conclusion la plus remarquable - et qui a fait les unes - était celle d’une érosion à long terme de la domination américaine et de l’émergence de nouveaux concurrents mondiaux. « Bien que les États-Unis puissent rester l’acteur le plus puissant [en 2025] », constatait sans ambages cette étude, la « puissance relative - même dans le domaine militaire - diminuera et les moyens d’actions des USA seront plus limités. »

Ce rapport, appartient déjà au passé. Aujourd’hui, quelques 11 mois plus tard, les choses ont déjà changé. Ces prédictions futuristes devront être adaptées aux réalités rapidement changeantes de la situation actuelle. Bien qu’ayant été publié après le début de la crise économique mondiale, ce rapport a été rédigé avant que cette crise n’atteigne son maximum. Il affirmait donc que le déclin de la puissance américaine serait graduel, s’étendant au-delà de l’horizon de 15 ans qui était celui de l’étude. Mais la crise économique et les événements qui l’ont accompagné ont radicalement bouleversé ce calendrier. À la suite des énormes pertes subies par l’économie américaine durant l’année écoulée, et d’un redémarrage surprenant de l’économie chinoise, la transition des pouvoirs que ce rapport prévoyait s’est accélérée. Lorsque l’on examine les faits, cette année 2025 est déjà là.

De nombreux évènements prévus par le « Global Trends 2025 » se sont en fait déjà déroulés. Le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine - désignés collectivement par l’acronyme BRIC - jouent déjà un rôle beaucoup plus actif dans les affaires économiques mondiales, alors que le rapport prévoyait que cela ne serait le cas que dans une décennie ou deux. Dans le même temps, la position mondiale dominante auparavant monopolisée par les Etats-Unis avec l’aide des grandes puissances industrielles occidentales - le Groupe des 7 (G-7) - s’est déjà affaiblie à un rythme remarquable. Les pays qui autrefois demandaient conseil aux États-Unis sur les grandes questions internationales ignorent maintenant les recommandations de Washington et développent au contraire leurs propres réseaux politiques autonomes. Les États-Unis sont de moins en moins enclins à déployer leurs forces armées à l’étranger alors que les puissances rivales augmentent leurs propres capacités militaires et que les acteurs non étatiques recourent aux tactiques « asymétriques » pour contrecarrer l’avantage de la puissance de feu conventionnelle dont disposent les États-Unis.

Personne ne semble le dire haut et fort - pour le moment - mais exprimons les choses crûment : après que moins d’un an se soit écoulé sur les 15 années qu’analysait le rapport de la CIA, la période de la domination incontestée de l’Amérique sur le monde est arrivée à son terme. Cela pourra prendre une décennie ou deux (ou trois) avant que les historiens ne soient capables de porter leurs regards en arrière et de se prononcer avec certitude sur « le moment où les Etats-Unis ont cessé d’être la puissance dominante de la planète et ont été forcés de se comporter comme un acteur majeur parmi d’autres dans un monde où existent plusieurs grandes puissances rivales. » Cependant, pour les esprits observateurs, les indices de cette grande transition sont déjà visibles.

Six étapes vers un destin de nation ordinaire

Voici la liste de six événements récents qui indiquent selon moi que nous sommes entrés en « 2025 » dès aujourd’hui. Tous les six ont été rapportés par les médias ces dernières semaines, bien qu’ils n’aient jamais été mis en perspective tous ensembles. Ces six évènements (ainsi que d’autres, semblables) forment un motif : ils dessinent une nouvelle ère en formation.

1. Lors du sommet économique mondial de Pittsburgh, les 24 et le 25 septembre, les dirigeants des grandes puissances industrielles, le G-7 (G-8 si l’on inclut la Russie) ont accepté de transférer la responsabilité de la supervision de l’économie mondiale à un groupe plus vaste, plus ouvert : le Groupe des 20 (G-20), incluant la Chine, l’Inde, le Brésil, la Turquie, et d’autres pays en développement. Bien que des doutes aient été soulevés quant à la capacité de ce groupe élargi à exercer un leadership efficace au niveau mondial, il ne fait aucun doute que cette transformation signale un déplacement de la puissance économique dans le monde, de l’Ouest en direction de l’Est et le Sud. Ce déplacement entérine une baisse considérable de la prééminence économique américaine.

« La véritable signification du G-20 n’est pas celle d’un passage de relais du G-7/G-8 mais du G-1 : les États-Unis », a écrit dans le Financial Times Jeffrey Sachs de l’Université de Columbia. « Durant les 33 années du Forum économique du G-7, les États-Unis ont impulsé les décisions économiques les plus importantes. » Le déclin du leadership américain au cours de ces dernières décennies a été obscurci par l’effondrement de l’Union soviétique et par l’avance initiale acquise par les USA dans les technologies de l’information, note également Jeffrey Sachs, mais on ne peut plus désormais se méprendre sur cette transition du pouvoir économique des Etats-Unis en direction de la Chine et des autres locomotives des économiques émergentes.

2. Selon la presse, les rivaux économiques de l’Amérique ont tenu des réunions secrètes (mais pas tant que cela) afin d’étudier une réduction du rôle du dollar US - qui perd de sa valeur - dans le commerce international. Jusqu’à présent, l’utilisation du dollar comme devise internationale procurait aux États-Unis un avantage économique important : ils pouvaient simplement imprimer des dollars pour faire face à leurs obligations internationales alors que les autres pays doivent convertir leurs propres devises en dollars, ce qui entraîne souvent des surcoûts significatifs. Désormais, nombre de grands pays exportateurs - dont la Chine, la Russie, le Japon, le Brésil et les pays pétroliers du golfe Persique - envisagent l’utilisation de l’euro, ou d’un « panier » de monnaies pour leurs échanges commerciaux. S’il est adopté, un tel plan accélérerait la chute vertigineuse du cours du dollar et éroderait encore davantage l’influence américaine sur les affaires économiques internationales.

L’une de ces rencontres aurait eu lieu cet été lors d’un sommet des BRIC. Alors qu’il ne s’agissait que d’un concept il y a un an, lorsque le terme de BRIC a été inventé par l’économiste en chef de Goldman Sachs, le groupe des BRIC est devenu une réalité en juin lorsque les dirigeants des quatre pays ont tenu une session inaugurale à Iekaterinbourg, en Russie.

Le fait même que le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine aient choisi de se constituer en groupe a été considéré comme significatif, car ces pays rassemblent conjointement environ 43% de la population mondiale et devraient représenter 33% du produit intérieur brut mondial d’ici 2030 - à peu près autant que les États-Unis et l’Europe occidentale à cet horizon. Bien que les dirigeants du groupe BRIC aient décidé à ce stade de ne pas former un organe permanent comme le G-7, ils sont convenus de coordonner les efforts visant à développer des alternatives au dollar et à réformer le Fonds Monétaire International, pour que les pays non occidentaux y disposent d’une voix plus forte.

3. Sur le front diplomatique, les efforts de Washington pour obtenir le soutien d’une pression internationale accrue sur l’Iran afin qu’il mette un terme à son programme d’enrichissement d’uranium ont été rejetés par la Russie et la Chine. Un mois après que le président Obama ait annulé le projet de déploiement d’un système anti-missiles en Europe orientale, souhaitant apparemment obtenir le soutien russe sur une position plus dure envers Téhéran, les hauts dirigeants russes ont clairement indiqué qu’ils n’avaient aucune intention de cautionner un renforcement des sanctions contre l’Iran. « Les menaces, les sanctions et les pressions dans la situation actuelle, nous en sommes convaincus, seraient contre-productifs », a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères, Sergey V. Lavrov, après une réunion avec le secrétaire d’État Hillary Clinton à Moscou le 13 octobre. Le lendemain, le Premier ministre russe Vladimir Poutine déclarait que la menace de sanctions était « prématurée ». Étant donné les risques politiques qu’a pris Obama en annulant le programme de bouclier anti-missiles - une mesure largement condamnée par les Républicains à Washington - le refus rapide de Moscou de coopérer avec les Etats-Unis sur le dossier nucléaire iranien ne peut être interprété que comme un signe supplémentaire du déclin de l’influence américaine.

4. On peut tirer exactement la même conclusion après la réunion de haut niveau qui s’est tenue à Pékin le 15 octobre entre le Premier ministre chinois Wen Jiabao et le premier vice-président iranien, Mohammad Reza Rahimi. « Les relations sino-iraniennes ont connu un développement rapide, depuis que les dirigeants des deux pays ont de fréquents échanges et que la coopération dans le commerce et l’énergie s’est élargie et approfondie », a déclaré M. Wen, au Palais du Peuple. Intervenant à un moment où les États-Unis sont engagés dans une campagne diplomatique vigoureuse pour persuader la Chine et la Russie, entre autres, de réduire leurs liens commerciaux avec l’Iran, en prélude au renforcement des sanctions, cette déclaration chinoise ne peut être considérée que comme une nette rebuffade en direction de Washington.

5. Les tentatives de Washington pour obtenir un soutien international à l’effort de guerre allié en Afghanistan ont également rencontré des réponses étonnamment décevantes. Pour preuve, la manifestation de soutien réticent à l’effort de guerre américain du Premier ministre britannique Gordon Brown lorsqu’il a annoncé le 14 octobre que la Grande-Bretagne enverrait davantage de troupes pour renforcer le contingent britannique dans ce pays - mais seulement 500 de plus, et seulement si d’autres nations européennes augmentaient leur participation militaire, chose qu’il sait sans doute hautement improbable. Jusqu’à aujourd’hui, ce minuscule contingent provisoire représente le total des troupes supplémentaires que l’administration Obama a été en mesure d’obtenir de ses alliés européens, et ce en dépit d’une campagne diplomatique soutenue pour le renforcement de la force combinée de l’OTAN en Afghanistan. En d’autres termes, même l’allié le plus fidèle et docile des USA en Europe ne semble plus disposé à supporter le poids de ce qui est largement perçu comme une couteuse et épuisante aventure militaire américaine dans le Grand Moyen-Orient.

6. Enfin, en un geste dont la portée symbolique est frappante, le Comité International Olympique (CIO) a choisi d’ignorer Chicago (de même que Madrid et Tokyo) et désigné Rio de Janeiro pour la tenue des Jeux Olympiques d’été de 2016. C’est la première fois qu’une nation sud-américaine se voit décerné cet honneur. Avant le vote, Chicago était considérée comme un candidat sérieux, surtout depuis que Barack Obama, qui y a habité, s’était personnellement déplacé à Copenhague pour faire pression sur le CIO. Néanmoins, à la surprise générale, Chicago a non seulement perdu, mais a été éliminée dès le premier tour de scrutin.

« Le Brésil est passé d’un pays de deuxième classe à un pays de première classe, et aujourd’hui, nous commençons à être considéré avec le respect que nous méritons », a déclaré le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva, lors d’une célébration de la victoire à Copenhague après le vote. Durant ce processus de décision des Olympiades les États-Unis se sont vus sans ménagement et ostensiblement rétrogradés du rang de seule superpuissance à celui de compétiteur malchanceux, et ce moment symbolisait l’entrée de la planète dans une nouvelle ère.

Devenir un pays ordinaire

Ce ne sont que quelques exemples de développements récents qui me laissent penser que les jours de l’hégémonie américaine sont déjà arrivés à leur terme, des années plus tôt que les services de renseignement américain ne l’avaient prévu. Il est de plus en plus clair que d’autres puissances - même parmi nos plus proches alliés - poursuivent une politique étrangère de plus en plus indépendante, quelles que soient les pressions que Washington tente d’exercer.

Bien sûr, rien de tout cela n’implique que les États-Unis ne pourront pas conserver pendant un certain temps encore la plus puissante économie au monde et, en termes de capacité de destruction, la plus puissante force militaire. Néanmoins, il ne fait aucun doute que l’environnement stratégique dans lequel les dirigeants américains doivent prendre des décisions critiques, lorsque les intérêts nationaux vitaux sont en jeu, a changé de façon spectaculaire depuis le début de la crise économique mondiale.

Plus significatif encore, le président Obama et ses principaux conseillers commencent à contrecœur à remodeler la politique étrangère américaine en ayant à l’esprit cette nouvelle réalité mondiale. Cela paraît évident, par exemple, dans la décision de l’administration de réexaminer la stratégie américaine en l’Afghanistan.

C’est seulement en mars que le président a adopté une nouvelle stratégie de contre-insurrection en Afghanistan, consistant en un renforcement de la présence américaine sur le terrain, accompagné d’un engagement de longue durée pour gagner les cœurs et les esprits dans les villages où les talibans ont réapparu. C’est sur cette base qu’il a limogé le commandant en chef en Afghanistan, le général David D. McKiernan, pour le remplacer par le général Stanley A. Mc Chrystal, considéré comme un partisan plus résolu de la contre-insurrection. Toutefois, lorsque Mc Chrystal a présenté à Obama la facture de cette stratégie - 40 000 à 80 000 soldats supplémentaires (en plus des 20.000 et quelques renforts récemment déployés) - nombreux sont ceux qui ont pâli dans la garde rapprochée du Président.

Un tel déploiement coûtera non seulement des centaines de milliards de dollars au Trésor, ce qu’il peut difficilement se permettre, mais la pression exercée sur l’armée et le Corps des Marines peut devenir presqu’insupportable après ces nombreuses années de déploiements multiples et répétés et de stress en Irak. Ce prix serait plus tolérable, bien sûr, si les alliés de l’Amérique acceptaient de prendre une plus grande part de cette charge, mais ils sont de moins en moins disposés à le faire.

Les dirigeants de la Russie et la Chine ne sont sans doute pas entièrement mécontent de voir les États-Unis épuiser leurs ressources financières et militaires en Afghanistan. Dans ces circonstances, il n’est guère surprenant que le Vice Président Joe Biden, entre autres, préconise un nouveau tournant dans la politique américaine, avec une stratégie moins coûteuse de contre-terrorisme - plutôt que de contre-insurrection - qui viserait pour partie à démanteler Al-Qaïda au Pakistan - à l’aide de drones et des forces spéciales - au lieu de mobiliser de nombreuses troupes américaines (tout en laissant le niveau des forces en Afghanistan relativement inchangé).

Il est trop tôt pour prédire sur quoi va déboucher cette réévaluation par le président de la stratégie américaine en Afghanistan, mais le fait qu’il n’ait pas accepté immédiatement le plan Mc Chrystal et ait laissé libre cours à Joe Biden pour défendre sa position suggère qu’il puisse finir par comprendre ce qu’il y aurait de déraisonnable à accroitre les engagements militaires américains à l’étranger au moment où la prééminence mondiale des USA est sur le déclin.

On perçoit cette prudence d’Obama dans autres décisions prises récemment. Bien qu’il continue d’affirmer que l’acquisition d’armes nucléaires par l’Iran est inadmissible et que l’utilisation de la force pour l’en empêcher reste une option, il a clairement fait en sorte de réduire au minimum la probabilité que cette option - qui pourrait également être compromise par des « alliés » récalcitrants - soit jamais utilisée.

Par ailleurs, il a donné une nouvelle impulsion à la diplomatie américaine, en cherchant l’amélioration des liens avec Moscou et en permettant que soient repris les contacts diplomatiques avec des Etats précédemment considérés comme parias, tels la Birmanie, le Soudan et la Syrie. Cela reflète également la réalité de notre monde en évolution : la posture du « je vaux mieux que toi » et de l’intimidation adoptée par l’administration Bush envers ces pays et d’autres durant près de huit ans n’a que rarement permis d’obtenir quoique ce soit. On peut se représenter cela comme la reconnaissance implicite que les États-Unis sont descendus de leur statut de « superpuissance unique » de la planète à celui de pays ordinaire. C’est après tout ce que font les pays ordinaires : ils engagent des pourparlers diplomatiques avec les autres pays, qu’ils aiment ou non leurs gouvernements actuels.

Bienvenue donc, dans le monde de 2025. Il ne ressemble plus à celui de notre passé récent, lorsque les États-Unis dépassaient de la tête et des épaules toutes les autres nations, et ne convient qu’assez mal aux fantasmes de puissance mondiale nés à Washington depuis l’effondrement de l’Union soviétique en 1991. Mais c’est la réalité.

Pour beaucoup d’Américains, la perte de cette prééminence pourrait provoquer de l’inconfort, voire du désespoir. Mais d’un autre côté, il convient de reconnaitre les avantages qu’il y a à être un pays ordinaire, comme n’importe quelle autre nation : personne ne s’attend à ce que le Canada, la France ou l’Italie envoient 40 000 soldats supplémentaires en Afghanistan, en plus des 68 000 qui y sont déjà et des 120 000 hommes en Irak. Personne non plus ne s’attend à ce que ces pays consacrent 925 milliards de dollars sur l’argent des contribuables à cette fin - ce que coûtent ces deux guerres, selon le National Priorities Project.

Une question demeure : Combien de temps encore persistera à Washington le sentiment que les Américains peuvent se permettre de financer leur rôle mondial, avec le maintien de bases militaires sur une bonne partie de la planète et la poursuite de guerres lointaines au nom de la sécurité mondiale, alors que l’économie américaine perd autant de terrain face à ses concurrents ? Tel est le dilemme auquel le président Obama et ses conseillers doivent se confronter dans ce monde transformé de l’année 2025.

Publication originale TomDispatch,

Traduction Contre Info

Source : Contre Info · info

samedi 31 octobre 2009, Comité Valmy


n°493 - Analyse - Géopolitique et stratégie - Réflexion d'Irak - 02/08/10 - :Suite - : Les Etats-Unis en guerre dans 75 pays...

n°493 - Analyse -  Géopolitique et stratégie - Réflexion d'Irak - 02/08/10  - :Suite   - : Les Etats-Unis en guerre dans 75 pays...



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme,

 L’information est une arme au service de la paix

    Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les  Dossiers 'Géopolitique et Stratégie' d'Irak

n°493                            02/08/10

C.De Broeder      &       M.Lemaire



Le " Dossiers 'Géopolitique et stratégie' d'Irak " est visible  sur ...

a) sur mes  blog :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                           http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dir...

c) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

2 Annexe

2-1 La Chine publie un rapport sur les droits de l'homme auxpublie un rapport sur les droits de l'homme aux Etats-Unis

2-2 Roger Waters : Le message engagé d’un musicien de légende.

2-3 L’origine des guerres.




2 Annexe

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

 

2-1 La Chine publie un rapport sur les droits de l'homme aux Etats-Unis.

 La Chine a riposté aux critiques américaines contenues dans un rapport sur les droits de l’Homme, en publiant son propre document sur les droits de l’Homme aux Etats-Unis. « Comme les années précédentes, le rapport américain est plein d’accusations contre la situation des droits de l’Homme dans plus de 190 pays et régions, dont la Chine, mais ferme les yeux sur, ou évite et même dissimule les abus massifs des droits de l’Homme sur son propre territoire », a déclaré le Bureau de l’Information du Conseil des Affaires d’Etat (gouvernement chinois) dans son rapport sur les droits de l’Homme aux Etats-Unis.

Le Rapport sur les droits de l’Homme aux Etats-Unis en 2009 a été publié en réponse au rapport 2009 sur la situation des droits de l’Homme dans le monde, publié le 11 mars 2009 par le Département d’Etat américain.
Le rapport est « préparé pour aider les gens à travers le monde à comprendre la situation réelle des droits de l’Homme aux Etats-Unis », indique le rapport.
Le rapport a passé en revue la situation des droits de l’Homme aux Etats-Unis en 2009 à travers six thèmes : vie, propriété et sécurité personnelle ; droits civils et politiques ; droits culturels, sociaux et économiques ; discrimination raciale ; droits des femmes et des enfants ; violations des droits de l’Homme par les Etats-Unis contre d’autres pays.
Il critique les Etats-Unis pour avoir utilisé les droits de l’Homme comme « outil politique pour s’ingérer dans les affaires intérieures d’autres pays et diffamer l’image d’autres pays au profit de ses propres intérêts stratégiques ».
La Chine conseille au gouvernement américain de tirer des leçons de l’histoire, avoir lui-même une attitude correcte, d’oeuvrer pour améliorer sa propre situation des droits de l’Homme, et de rectifier ses actions dans le domaine des droits de l’Homme.
Il s’agit de la 11e année consécutive que le Bureau de l’Information du Conseil des Affaires d’Etat publie un article sur les droits de l’Homme aux Etats-Unis, en réponse au rapport annuel du Département d’Etat américain.
« A un moment où le monde souffre d’un grave désastre sur le plan des droits de l’Homme, causé par la crise financière mondiale provoquée par la crise des subprimes américaine, le gouvernement américain ignore toujours ses propres problèmes graves en matière de droits de l’Homme et se réjouit d’accuser d’autres pays. C’est vraiment dommage », indique le rapport.

….

Les guerres en Irak et en Afghanistan ont imposé un lourd fardeau sur le peuple américain et causé d’énormes pertes humaines et économiques aux peuples d’Irak et d’Afghanistan, indique le rapport.
L’abus sur les prisonniers est l’un des plus grands scandales concernant les droits de l’Homme aux Etats-Unis.
Selon une enquête menée par le Département de
la Justice des Etats-unis, 2 000 soldats Talibans qui s’étaient rendus sont morts étouffés par les forces armées afghanes contrôlées par l’armée américaine, indique le rapport.
Les Etats-Unis construisent des bases militaires dans le monde entier et des violations des droits de l’Homme des habitants de ces endroits sont souvent observés.
Les Etats-Unis possèdent actuellement 900 bases militaires dans le monde. Plus de 190 000 militaires et 115 000 autres personnes y sont stationnés.
Ces bases causent de graves dégâts et pollutions à leur environnement. Des substances toxiques causées par des explosions de bombes coûtent la vie à des enfants du voisinage.
Selon certaines informations, vers la fin de la présence des bases militaires américaines de Subic et de Clark, jusqu’à 3 000 plaintes sur le viol de femmes philippines ont été déposées contre des militaires américains, mais elles ont été toutes rejetées, ajoute le rapport.

Source: Changement de société

Xinhua  


2-2 Roger Waters : Le message engagé d’un musicien de légende.
Roger Waters, homme et artiste d’exception

Dans un monde où, de la Palestine à l’Irak en passant par l’Afghanistan, tant d’innocents sont brutalisés par des armées barbares, humiliés, privés d’espoir, de liberté, et de tout ce qui fait la dignité humaine, la voix d’artistes renommés qui ont la probité de mettre leur talent, leur signature, à refuser l’ensauvagement, est un rayon d’espoir.

26 juillet

Roger Waters, le légendaire bassiste, guitariste et chanteur du mythique groupe Pink Floyd, aujourd’hui dissout, est l’un de ces artistes d’exception et de courage.

« Divertir les gens ne m’a jamais intéressé, ce que je veux est émouvoir », a-t-il coutume de dire.

Admiré bien au delà du monde du rock, sensible au sort de peuples écrasés par plus fort qu’eux, meurtris par des luttes inégales, Rogers Waters a quelque chose d’important à dire. Il a du reste dédié ses albums aux êtres « tombés à la guerre ». Pour lui, parler des souffrances que les guerres génèrent « c’est contribuer à les éviter, à les faire cesser ».

En 1979, l’album « The Wall », dont il a écrit paroles et musiques, est devenu l’hymne d’une génération. C’était une époque où le mouvement anti-guerre était encore puissant. Il est aujourd’hui éteint. Roger Waters, réfléchi et passionné, sait qu’il a sa part à jouer pour en rallumer la flamme.

Roger Waters joue Happiest Days Of Our Lives et Another Brick In The Wall, Part 2 (live)  [1]

« Quand nous avons sorti cet album, c’était après la fin de la guerre du Vietnam. Aujourd’hui, nous sommes en plein cœur des guerres en Irak et en Afghanistan. Il y a dans « The Wall » un puissant message anti-guerre : ce message qui existait à l’époque de sa sortie existe toujours aujourd’hui » disait-il récemment. Il ne peut supporter de voir des pays entiers jetés dans des guerres absurdes, injustifiées, de plus en plus cruellles et dévastatrices, et rester sans réagir. Ce qui donne tout son sens à sa prochaine tournée : « THE WALL TOUR » :

« La question qui se pose à présent pour moi est la suivante : les technologies de la communication dans notre culture, vont-elles servir à nous éclairer et nous aider à mieux nous comprendre, ou vont-elles servir à nous tromper et à nous tenir à distance ?

Je crois que c’est une question extrêmement pertinente. Il y a un fatras commercial sur le net, et beaucoup de propagande, mais j’ai le sentiment que, juste sous la surface, la compréhension gagne du terrain. Nous devons simplement continuer à blogger, continuer à twitter, continuer à communiquer, continuer à partager des idées. (…)

Cette nouvelle production de The Wall est une tentative de tirer quelques parallèles, pour éclairer les difficultés présentes ; elle est dédiée à toutes les innocentes victimes des années écoulées. (…)

Je crois que nous avons au moins une chance d’aspirer à quelque chose de mieux que la tuerie rituelle du loup qui dévore le loup et qui est notre actuelle réponse à notre peur institutionnalisée de l’autre. (…)

Je pense qu’il est de ma responsabilité, en tant qu’artiste, d’exprimer mon optimisme – optimisme contrôlé – et d’encourager les autres à faire de même. »

Et, pour rendre justice aux victimes des guerres, Roger Waters a invité les familles concernées à exposer, lors des concerts, les photos de leurs chers disparus :

« Je vous fais cette demande à la lumière de ma conviction que beaucoup de ces pertes tragiques en vies humaines, sont évitables. Je me sens en empathie avec les familles de toutes les victimes et je suis tout autant en colère contre “LES POUVOIRS EN PLACE”, qui en sont responsables.

Les humains ont besoin de la protection de l’État de droit. Il faudrait se mettre d’accord sur ce que la loi devrait être maintenant, (un acquis sur lequel nous avons travaillé quelques centaines d’années), mais aussi convenir que, en développant notre compréhension, à la fois de nous-mêmes et de notre environnement, cela devrait nous amener à modifier les lois qui nous gouvernent. La loi ne devrait pas être gravée dans le marbre. Prenez-en note, vous, disciples de Moïse et autres prophètes morts.

Cela m’amène au point suivant. À mon avis, la religion dresse un mur entre nous et la réalité de nos vies. Il y a aussi un mur entre : riches et pauvres, Nord et Sud, l’ancien et le nouveau monde, et le tiers monde. C’est un mur de peur et d’avidité !

Il y a assez de tout dans le monde pour que chacun de nous ait assez à manger ; pour que chacun soit au chaud et au sec et ait une télévision couleur et une voiture. On nous apprend à craindre que, si nous partageons ce que nous avons avec eux [les pauvres], il ne nous restera rien. Nous craignons aussi qu’ils essaient de nous prendre ce que nous avons, et ainsi nous dépensons beaucoup plus en armes que ce dont eux auraient besoin pour leur nourriture, leur logement, leurs vêtements et leur éducation - pour les empêcher de nous prendre ce que nous possédons.

Il y a aussi un autre mur entre nous et la réalité de nos vies. Ce mur s’appelle “les médias”. Ce mur est un outil qui sert à nous détourner de vérités dérangeantes. » [2]

Ses paroles, Roger Waters les confirme par ses actes.

En juin 2006, il a entendu l’appel - à refuser de donner son spectacle à Tel Aviv - que lui avait adressé le mouvement palestinien BDS [3], adhérant ainsi au boycott contre Israël. Il expliquait : « La souffrance endurée par le peuple palestinien depuis quarante ans d’occupation israélienne est inimaginable pour nous qui vivons à l’ouest ; je soutiens leur lutte de libération. J’ai fait changer le lieu du concert, qui aura lieu à Neve Shalom en signe de solidarité avec les voix de la raison, palestiniennes ou israéliennes, qui cherchent un chemin non-violent vers une paix juste. »

Soit dit en passant, Leonard Cohen, pressé à son tour en 2009 de ne pas se produire à Tel Aviv [4], a, lui, maintenu son concert ; et cela fait toute la différence.

En juin 2009, Roger Waters s’est rendu en Palestine occupée où il a visité le petit camp de réfugiés d’Aïda [5]. A l’issue de son voyage il a déclaré [6] :

« Les gens qui n’ont pas vu ce qui se passe ici, ne peuvent pas imaginer quelle impression cela vous fait : les malades, le bouleversement que vous ressentez dans votre cœur quand vous voyez cela, à quel point c’est déprimant ».

Atterré par ce qu’il a découvert, il a promis qu’il reviendrait donner un concert en ces lieux meurtris le jour où le mur de l’apartheid serait démantelé. C’était là, à l’évidence, une manière de réaffirmer son soutien à la campagne de boycottage contre l’État d’apartheid et de mettre le doigt sur le présent atroce et brutal des Palestiniens.

En décembre 2009, dans une lettre pleine d’émotion, il a manifesté publiquement son estime et son plein soutien aux milliers de gens, toutes nationalités confondues, engagés dans des actions concrètes pour forcer Israël à ouvrir les portes de Gaza et alerter l’opinion publique sur cette réalité brûlante :

« Je m’appelle Roger Waters. Je suis un musicien anglais et je vis aux États-Unis (…) Voilà un an, nous avons tous vu, horrifiés, l’agression particulièrement haineuse perpétrée par les forces armées israéliennes contre la population de Gaza ; agression qui n’a toujours pas cessé, puisque le blocus illégal de Gaza se poursuit.

Nous, de l’extérieur, ne pouvons imaginer les souffrances infligées à la population de Gaza, tant par l’invasion que par le blocus. Le but de la « Marche de la liberté » de Gaza est d’attirer l’attention du monde entier sur la situation abominable que vivent les Palestiniens à Gaza. Ceci, dans l’espoir que la gravité de leur sort sera enfin compris de toutes les personnes normales et dignes de la planète, et que en prenant connaissance de l’ampleur des crimes commis contre eux, elles exigeront de leurs gouvernements qu’ils fassent toutes les pressions en leur pouvoir afin qu’Israël lève enfin le blocus de Gaza.

J’utilise le mot « crime » en toute connaissance de cause puisque, aussi bien le blocus que l’invasion militaire ont été déclarés illégaux par les représentants des Nations unies et par les organisations des droits de l’homme les plus en vue.

Si nous ne respectons pas les lois internationales, si certains gouvernements se situent au-dessus des lois, nous ne sommes plus très éloignés de la barbarie et de l’anarchie.

La « Marche de la liberté de Gaza » est un message d’amour qui s’adresse à tous ceux d’entre nous qui considèrent que nous sommes tous frères et sœurs ; que nous sommes tous censés nous soulever pour construire un futur où tout un chacun pourra compter sur la loi et sur l’universalité des droits de l’Homme. Où la vie, la liberté et la poursuite du bonheur ne sont pas l’apanage du « petit nombre ». Donc, à ceux et à celles d’entre vous qui marcheront, je tire mon chapeau. Ce que vous faites est noble et courageux et, lorsque vous aurez atteint votre but, je vous demanderai de dire à nos frères et sœurs palestiniens que, de ce côté-ci, hors des murs de leur prison, nous sommes des centaines de milliers à être solidaires avec eux.

Aujourd’hui, des centaines de milliers, demain, des millions et, bientôt, des centaines de millions. Nous vaincrons. » [7]

29 décembre 2009 - Roger Waters exprime son soutien à la Marche de la liberté

Ceux qui ont suivi cette histoire n’oublieront jamais qu’en cette minute si cruciale où les Palestiniens, emprisonnés dans le ghetto de Gaza, au milieu des ruines, attendaient désespérement un geste de solidarité, Roger Waters était présent. À fin décembre 2009 - période de l’année où, dans nos sociétés, on s’amuse – il se consacrait à aider Gaza. Humain, splendide, solidaire, il composait : "We Shall Overcome" [“Nous vaincrons”], une chanson émouvante et porteuse d’espoir, qui, dit-il, lui a « été inspirée par le sort des Palestiniens - en lutte pour réaliser un Etat palestinien - et les horreurs de la guerre et du blocus qui leur sont imposés par Israël ».

Il accompagnait sa chanson de ce commentaire à l’adresse des journalistes et des gouvernements qui ne font pas ce qu’ils devraient, raison pour laquelle les gens se doivent d’agir à leur place :

« Durant la période du Nouvel An 2009 -2010, un groupe international de 1500 hommes et femmes venant de 42 pays s’est rendu en Égypte pour participer à une « Marche de la liberté » vers Gaza. Ils l’ont fait pour protester contre le blocus actuel de Gaza. Pour protester contre le fait que les habitants de Gaza vivent dans une prison virtuelle. Pour protester contre le fait que, une année après l’attaque terroriste des forces armées israéliennes, qui a détruit la plupart de leurs maisons, hôpitaux, écoles et autres bâtiments publics, ils n’ont aucune possibilité de les reconstruire parce que leurs frontières sont fermées.

Ces « marcheurs de la liberté » voulaient attirer pacifiquement l’attention sur la situation de la population palestinienne de Gaza. Et le gouvernement égyptien, (financé à hauteur de 2,1 milliards de dollars par an, par nous, les contribuables des États-Unis), ne veut pas permettre aux marcheurs d’approcher la bande de Gaza ? C’est une histoire lamentable ! Mais combien prévisible ! Je vis aux États-Unis et pendant ce temps, du 25 décembre 2009 au 3 janvier 2010, je n’ai pas vu la moindre nouvelle au sujet de Gaza, ni au sujet de cette « Marche de la liberté », ni au sujet de ce rassemblement (en Egypte) de manifestants cosmopolites. Quoi qu’il en soit, au vu de ces circonstances, cela m’a incité à enregistrer une nouvelle version de "We Shall Overcome" [“Nous vaincrons”]. » [8]

Quand un homme, un musicien, un poète, est capable de se hisser à ce niveau d’engagement et de loyauté, où tout est sincère et tout est vrai, ses paroles ont un poids énorme. Ce qu’il dit, comme il le dit, lui assure sa pleine grandeur. Et l’estime du public, cette douceur où l’artiste puise sa force.

Les Palestiniens, les Irakiens, les Afghans, et tant d’autres victimes, qui sont les premiers destinataires de son message d’amour, suspendus entre l’angoisse de la mort et l’espoir, savent que cette blessure qui est la leur, le poète, ici Roger Waters, la porte aussi en lui.

Son message va droit au coeur de centaines de milliers de gens qui, depuis les années 70, ont eu le privilège de le côtoyer dans l’un de ses concerts, où l’on se sent unis et solidaires, pour une heure, un soir, à l’écoute de « Mother », de « Wish You Were Here »... Et où, en cette ferveur, on comprend quelque chose de saisissant et vertigineux : qu’il ne dépend que de chacun de savoir si nous sommes capables d’aimer notre prochain, et de refuser que des barbares en uniforme fassent ce que l’on ne tolèrerait pas que l’on nous fasse.

Off their 1975 album, Wish You Were Here ; Pink Floyd’s single, "Wish You Were Here"
Roger Waters - Mother (live)

Silvia Cattori

http://www.silviacattori.net:80/article1279.html


2-3 L’origine des guerres.

Réflexions du compañero Fidel :  

 J’ai affirmé le 4 juillet que les États-Unis ne céderaient pas, et l’Iran non plus : « …l’une, par arrogance de puissants ; l’autre, par la résistance au joug et par la capacité de combattre, comme cela est arrivé si souvent dans l’histoire de l’homme. »  

Dans presque toutes les guerres, une des parties souhaite l’éviter, et parfois les deux. En l’occurrence, celle-ci éclatera, même si l’une de parties ne le désire pas, comme cela arriva lors des guerres mondiales de 14-18 et de 39-45, séparées par vingt-cinq ans à peine.

La boucherie fut effroyable. Ces guerres n’auraient pas éclaté sans des erreurs de calculs préalables des deux parties qui défendaient des intérêts impérialistes et croyaient pouvoir atteindre leurs objectifs sans de si terribles coûts.  

Dans le cas présent, l’une des parties défend des intérêts nationaux absolument justes ; l’autre poursuit des visées illégitimes et des intérêts bassement matériels.

Quand on analyse toutes les guerres qui se sont déroulées dans les annales de l’Histoire, on constate que l’une des parties a toujours visé ces objectifs-ci.

L’illusion qu’il soit possible de les atteindre en l’occurrence sans la plus terrible de toutes les guerres est absolument vaine.

Dans l’un des meilleurs articles publiés sur le site web Global Research, le 11 avril 2010,  Rick Rozoff apporte de nombreux critères incontestables sur les visées des USA. Toute personne qui se veut bien informée doit les connaître.

Selon cet auteur, les USA pensent qu’ « une guerre peut être gagnée sans même avoir été lancée. Il est possible de remporter la victoire si l’adversaire sait qu’il est vulnérable à une attaque instantanée et non détectable, écrasante et dévastatrice, sans qu’il puisse se défendre ou exercer des représailles ».

C’est « un pays qui aspire à rester le seul État dans l’histoire à exercer une domination militaire complète sur terre, dans les airs, sur les mers et dans l’espace. »

« Qui maintient et étend des bases militaires et des troupes, des groupes de bataille formés de porte-avions et de bombardiers stratégiques sur presque toutes les latitudes et longitudes. Qui possède pour ce faire un budget de guerre record depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale : 708 milliards de dollars pour le prochain exercice fiscal. »

« …le premier pays à avoir mis au point et utilisé des armes atomiques. »

« …les USA conservent 1 550 ogives nucléaires déjà déployées et 2 200 (ou 3 500 selon certains calculs) de plus entreposées, et une triade de vecteurs de lancement terrestres, aériens et sous-marins ».

 « Leur arsenal non nucléaire utilisé pour neutraliser et détruire les défenses aériennes et stratégiques, potentiellement toutes les forces militaires importantes d’autres nations, sera constitué de missiles balistiques intercontinentaux, de missiles balistiques adaptés pour être lancés à partir de sous-marins, de missiles de croisière et de bombardiers hypersoniques, et de bombardiers stratégiques « super-furtifs » non détectables par les radars et donc capables de déjouer les défenses terrestres et aériennes. »  

Rozoff énumère les nombreuses conférences de presse, réunions et déclarations de ces derniers mois en provenance des chefs de l’état-major interarmes et de hauts fonctionnaires de l’administration étasunienne.

Il explique les engagements des USA avec l’OTAN et leur coopération renforcée avec leurs alliés du Proche-Orient, autrement dit, en premier lieu, Israël. Il écrit :

« Les USA intensifient aussi leurs programmes de guerre spatiale et cybernétique afin d’être en mesure de paralyser les systèmes de surveillance et de commandement militaires, de contrôle, de communications, d’informatique et de renseignement d’autres nations, les laissant absolument sans défense sauf au niveau tactique le plus élémentaire. »

Il rappelle que la Russie et les USA ont signé à Prague, le 8 avril dernier, le nouveau Traité START qui « ne contient aucune contrainte sur la capacité actuelle ou planifiée des USA en matière d’attaque classique globale rapide. »

Il rapporte de nombreuses nouvelles à ce sujet et donne un exemple éloquent sur les visées des USA :

« Le département de la Défense explore actuellement toute la gamme de technologies et de systèmes concernant la capacité d’attaque classique globale rapide qui pourrait offrir au président des choix plus crédibles et techniquement viables pour faire face à de nouvelles menaces en évolution. »  

Je suis d’avis qu’aucun président, voire le chef militaire le plus expert, n’aurait pas un instant pour savoir quoi faire si les ordinateurs ne l’avaient déjà programmé.

Rozoff, imperturbable, rappelle l’analyse faite par Elaine Grossman sur Global Security Network dans un article intitulé  « Les essais concernant le missile d’attaque globale pourraient coûter 500 millions de dollars » :

« L’administration Obama a demandé 239,9 millions de dollars à des fins de recherche-développement par les services militaires d’une attaque globale instantanée pour l’exercice fiscal 2011…. Si le financement se maintient au niveau prévu dans les années à venir, le Pentagone aura dépensé quelque 2 milliards de dollars pour cette capacité d’attaque globale rapide d’ici la fin de l’exercice fiscal 2015, selon les documents budgétaires soumis au Capitole ce dernier mois. »

Un scénario tout aussi horrifiant au sujet des effets d’une attaque classique globale rapide, cette fois en version maritime, est apparu voilà trois ans dans la revue Popular Mechanics :

« Un sous-marin atomique classe Ohio émerge dans le Pacifique, attendant l’ordre de tir du président. Quand celui-ci arrive, le sous-marin tire un missile balistique Trident-II de 65 tonnes qui atteint en deux minutes plus de 22 000 km/heure. Il s’élève au-dessus des océans et dans l’espace extra-atmosphérique pendant des milliers de kilomètres.

« Au sommet de sa parabole, suspendus dans l’espace, les quatre ogives du Trident se séparent et commencent à redescendre vers la planète.

 « Les ogives, qui voyagent à près de 21 000 km/h, sont remplies de tringles de tungstène, un métal deux fois plus résistant que l’acier.

 « Les ogives détonnent juste au-dessus de l’objectif, répandant sur la zone des milliers de tringles, dont chacune est douze fois plus destructrice qu’une balle calibre 50. Tout ce qui se trouve dans un rayon de 280 m2 autour de cette tempête métallique tourbillonnante est anéanti. »

Rozoff explique ensuite la colonne écrite le 7 avril, sous le titre :

« La surprise nucléaire d’Obama », par l’ancien chef de l’état-major interarmes russe, le général Leonid Ivashov, qui, après avoir fait référence au discours prononcé par le président étasunien à Prague, un an avant – « l’existence de milliers d’armes nucléaires est l’héritage le plus dangereux de la Guerre froide » – et à sa signature de START II dans cette même ville, le 8 avril dernier, affirme :

« L’histoire des USA durant le siècle dernier n’offre aucun exemple que les élites étasuniennes aient fait le moindre sacrifice pour l’humanité ou pour les peuples d’autres pays. Serait-il dès lors réaliste d’attendre que l’arrivée à la Maison-Blanche d’un président afro-étasunien change la philosophie politique de ce pays traditionnellement axée sur la domination mondiale ? Ceux qui croient à quelque chose de pareil devraient alors se demander pourquoi les USA – le pays dont le budget militaire dépasse déjà celui de tous les autres pays du monde réunis – continuent de dépenser des sommes d’argent énormes pour se préparer à la guerre. »

Le général russe affirme :

« Le concept d’Attaque globale rapide implique une frappe concentrée par des milliers d’armes classiques de précision durant deux à quatre heures qui détruirait complètement les infrastructures vitales du pays cible et le forcerait donc à capituler. »

 « Le concept d’Attaque globale rapide vise à maintenir le monopole des USA dans le domaine militaire et à creuser l’écart entre eux et le reste du monde. De pair avec le déploiement de missiles de défense censés blinder les USA face à des frappes de représailles russes et chinoises, l’initiative d’Attaque globale rapide est en train de faire de Washington le dictateur mondial de l’ère moderne. »

 « Par essence, la nouvelle doctrine nucléaire est un élément de la nouvelle stratégie de sécurité étasunienne qu’on pourrait mieux décrire comme stratégie de l’impunité totale. Les USA dopent leur budget militaire, lâchent les rênes de l’OTAN comme gendarme mondial et planifient des manœuvres réelles en Iran pour tester dans la pratique cette initiative d’Attaque globale rapide. Entretemps, Washington parle d’un monde absolument exempt d’armes nucléaires. »

 

Au fond, Obama prétend leurrer le monde en parlant d’une humanité exempte d’armes nucléaires, lesquelles seraient remplacées par d’autres extrêmement destructrices, mais mieux adaptées à la volonté de terroriser les dirigeants des États et de garantir cette nouvelle stratégie d’impunité totale.

Les Yankee croient que la reddition de l’Iran est proche. Dans ce sens, on s’attend à ce que l’Union européenne fasse connaître son propre train de sanctions le 26 juillet.

Les 5+1 se sont réunis la dernière fois le 2 juillet, après que le président iranien Mahmud Ahmadineyad a affirmé que « son pays reprendrait les négociations fin août avec la participation du Brésil et de la Turquie ».

Un haut fonctionnaire de l’UE « a averti que ni le Brésil ni la Turquie ne sera invité à ces conversations, du moins pas à ce niveau ».

« Le ministre des Affaires étrangères iranien, Manouchehr Mottaki, s’est déclaré partisan de défier les sanctions internationales et de continuer d’enrichir l’uranium. »  

Depuis le mardi 5 juillet où l’Union européenne a réitéré qu’elle prendrait de nouvelles mesures, l’Iran a répondu qu’il ne négociera pas avant septembre.

Les possibilités de vaincre cet obstacle insurmontable diminuent de jour en jour.

Ce qui va se passer est si évident qu’on peut le prévoir d’une façon quasi exacte.

Je dois de mon côté faire mon autocritique : j’ai commis l’erreur d’affirmer dans mes Réflexion du 27 juin que le conflit éclaterait le jeudi, le vendredi ou, au plus tard, le samedi. On savait alors que des bâtiments de guerre israéliens naviguaient vers l’Iran aux côtes des forces navales yankees, et que l’ordre d’arraisonner les cargos iraniens avait déjà été donné.

Je n’ai pas fait attention, toutefois, à une étape préalable : que l’Iran refuse concrètement l’inspection de ses cargos. Analysant le langage tortueux de la résolution du Conseil de sécurité imposant des sanctions à ce pays, je n’ai pas fait attention à ce détail sans lequel le mandat de perquisition ne pouvait être pleinement valable.  C’était tout ce qu’il manquait.

Le délai de soixante jours fixé par le Conseil de sécurité le 9 juin pour recevoir des informations sur la mise en œuvre de sa résolution prendra fin le 8 août.

Mais il s’est passé en fait quelque chose de plus lamentable. J’ai travaillé à partir du dernier document élaboré sur ce thème épineux par notre ministère des Relations extérieures, lequel ne contenait pas deux paragraphes cruciaux, les derniers de cette Résolution, que voici :

« 36.  Demande au Directeur général de l’AIEA de présenter dans les 90 jours au Conseil des gouverneurs de l’AIEA et parallèlement, pour examen, au Conseil de sécurité un rapport concernant la suspension complète et durable par l’Iran de toutes les activités mentionnées dans la résolution 1737 (2006) et l’application par ce pays de toutes les mesures prescrites par le Conseil des gouverneurs et des décisions énoncées dans les résolutions 1737 (2006), 1747 (2007) et 1803 (2008) et dans la présente résolution;

 « 37.  Affirme qu’il examinera les mesures prises par l’Iran au vu du rapport demandé au paragraphe 36 ci-dessus, qui doit être présenté dans un délai de 90 jours, et : a) qu’il suspendra l’application des mesures susmentionnées si l’Iran suspend, et aussi longtemps qu’il suspendra, toutes les activités liées à l’enrichissement et au retraitement, y compris la recherche-développement, sous vérification de l’AIEA, pour ouvrir la voie à des négociations de bonne foi permettant de parvenir rapidement à un résultat mutuellement acceptable; b) qu’il mettra fin aux mesures visées aux paragraphes 3, 4, 5, 6, 7 et 12 de la résolution 1737 (2006), aux paragraphes 2, 4, 5, 6 et 7 de la résolution 1747 (2007), aux paragraphes 3, 5, 7, 8, 9, 10 et 11 de la résolution 1803 (2008) et aux paragraphes 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 21, 22, 23 et 24 ci-dessus dès qu’il aura constaté, après réception du rapport visé  au paragraphe précédent, que l’Iran respecte pleinement les obligations que lui imposent ses résolutions pertinentes et se conforme aux exigences du Conseil des gouverneurs de l’AIEA, et que celui-ci l’aura confirmé; c) que, au cas où  il ressortirait du rapport demandé au paragraphe 36 ci-dessus que l’Iran n’a pas appliqué les dispositions des résolutions 1737 (2006), 1747 (2007) et 1803 (2008) et de la présente résolution, il adoptera, en vertu de l’Article 41 du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies, toutes autres mesures qui pourraient être requises pour  persuader l’Iran de se conformer à ces résolutions et aux exigences de l’AIEA, et  souligne que de nouvelles décisions devront être prises si de telles mesures additionnelles s’avéraient nécessaires… »   

Un compagnon du ministère, sans doute épuisé par le travail de nombreuses heures consistant à faire des copies de tous les documents, s’est endormi. Si j’ai pu découvrir cet oubli, c’est parce que je désirais avoir toute l’information possible et échanger des vues sur ces questions délicates.  

À mon avis, les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN ont dit leur dernier mot. Deux puissants États dotés d’autorité et de prestige n’ont pas exercé leur droit de veto pour bloquer cette résolution perfide de l’ONU. C’était pourtant là la seule possibilité de gagner du temps à la recherche d’une formule pour sauver la paix, un objectif qui leur aurait procuré plus d’autorité pour continuer de se battre en sa faveur. 

Aujourd’hui, tout pend d’un mince fil.

 

J’ai cherché avant tout à mettre en garde l’opinion publique internationale sur le cours des événements.

J’y suis arrivé en partie en observant ce qu’il se passait, en ma qualité de dirigeant politique qui a affronté de longues années l’Empire, ses blocus et ses crimes inqualifiables. Mais je ne le fais par esprit de vengeance.

Je n’hésite pas à courir le risque de compromettre ma modeste autorité morale.

Je continuerai d’écrire plusieurs autres Réflexions sur ce point en juillet et en août pour aller plus loin, sauf incident qui déclenche les armes meurtrières braquées les unes sur les autres.

J’ai beaucoup apprécié les derniers matchs de la Coupe du monde de football et les matchs de volley-ball de la Ligue mondiale où notre courageuse équipe s’est qualifiée à la tête de son groupe.

Fidel Castro Ruz

Le 11 juillet 2010


n°493 - Analyse - Géopolitique et stratégie - Réflexion d'Irak - 02/08/10 - : Fin - : Les Etats-Unis en guerre dans 75 pays...

n°493 - Analyse -  Géopolitique et stratégie - Réflexion d'Irak - 02/08/10  - : Fin   - : Les Etats-Unis en guerre dans 75 pays...



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme,

 L’information est une arme au service de la paix

    Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les  Dossiers 'Géopolitique et Stratégie' d'Irak

n°493                            02/08/10

C.De Broeder      &       M.Lemaire



Le " Dossiers 'Géopolitique et stratégie' d'Irak " est visible  sur ...

a) sur mes  blog :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                           http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dir...

c) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

2 Annexe

2-1 La Chine publie un rapport sur les droits de l'homme auxpublie un rapport sur les droits de l'homme aux Etats-Unis

2-2 Roger Waters : Le message engagé d’un musicien de légende.

2-3 L’origine des guerres.

3  Histoire de l'Irak

3 -1 Les vérités du président Saddam Hussein (entretien n°16)

32 Entretien n°17 - FBI-Saddam Hussein (23 mars 2004)

3-3 Entretien n°18 - FBI-Saddam Hussein (28 mars 2004)





3  Histoire de l'Irak

3 -1 Les vérités du président Saddam Hussein (entretien n°16)

Baghdad Operation Center
19 mars 2004
Entretien conduit par George L. Piro
Rapport traduit de l’arabe en anglais par le FBI
Traduction en français : Xavière Jardez
Titres, sous-titres et notes : Gilles Munier
____________________________
Projection d’un documentaire de propagande occidentale (1)
Pour connaître la vérité, il faut s’adresser aux personnes concernées
Avant le visionnage, Hussein a expliqué que toute personne présente les faits en fonction de ses croyances et de son expérience de la vie. Malgré cela, elle peut aussi être influencée par l’opinion des autres. C’est ainsi qu’une personne exposant ses informations sur l’Irak ou un autre pays, le fait sous trois angles. Le premier est « une échelle divine », selon ses propres croyances. Le deuxième est une échelle prenant en compte son expérience de la vie dans son propre pays. Le troisième et dernier se fonde sur ce qu’elle sait de son pays par les Nations unies et le droit international. Hussein a alors demandé à l’interviewer : «Et, vous qui projetez le film : quel est votre point de vue ? ». Pour Hussein, le savoir lui permettrait de répondre aux questions et commenter au mieux.
L’interviewer a dit à Hussein qu’il fallait écouter tous les faits afin de découvrir la vérité. Hussein a demandé : « Comment saurez-vous que c’est la vérité ? ». Il a ajouté qu’il utilisait des médias occidentaux, probablement biaisés, afin de déterminer la vérité. Il a ajouté : « Vos forces armées occupent mon pays. Vous êtes libre. Je suis prisonnier ». Il a ajouté que si quelqu’un cherche la vérité, il doit s’adresser directement aux personnes concernées. Quant au sud de l’Irak en 1991, après la guerre, Hussein a dit qu’il fallait parler « à ceux qui ont été violés, telles les femmes » par ceux qui avaient été envoyés par l’Iran. Ces mêmes individus ont commis, entre autre, des pillages, des massacres, des incendies. Il pense que l’on doit contacter ceux qui sont de son avis.
Hussein a déclaré que ce documentaire, préparé en Occident et diffusé pour la première fois en Amérique, n’est pas un film neutre, produit par des individus neutres. Ce film est probablement empreint des enseignements du Christ, des lois américaines, du droit international et du style de vie aux Etats-Unis. Hussein a souligné qu’il ne voulait pas mettre l’interviewer mal à l’aise mais, a-t-il ajouté, ce dernier doit « apprendre la vérité telle qu’elle est » et non pas comme Hussein la lui présente, ni comme le film la raconte.
Les « traîtres se sont soulevés
sur l’ordre d’un pays étranger »
L’interviewer a alors commencé la projection du documentaire d’une heure environ. Hussein a dit que la scène montrant les chiites dans le sud de l’Irak « pouvait être vue ailleurs, même aujourd’hui ». Il a ajouté que les chiites filmés à Kerbala, dans la mosquée, n’étaient ni enfermés ni encerclés comme il y était décrit. Se rapportant aux paroles du reporter, à propos de tanks irakiens s’approchant de la mosquée, Hussein a demandé : « Où sont les tanks ? ». Il a ajouté que la déclaration entendue dans le documentaire selon laquelle le Président Bush « avait encouragé » les chiites à se soulever contre le gouvernement irakien « est l’aveu d’un crime » (2).
Hussein a demandé alors la date de réalisation du documentaire, le nom du commentateur et le nom de l’organisation non-gouvernementale pour laquelle le reporter travaillait.
A propos de la scène montrant des chiites fuyant le sud de l’Irak vers le territoire kurde du nord, Hussein a remarqué qu’ils « ne semblaient pas avoir peur, qu’ils semblaient heureux ». Il a ajouté que les individus en question semblaient être des Kurdes, pas des chiites.
Après 23 minutes de projection, Hussein a déclaré qu’il était l’heure de ses exercices et de sa prière. Quand l’interviewer lui a fait remarquer que les exercices pouvaient être repoussés à plus tard, Hussein a répondu : « Je pense que c’est assez pour l’instant ». La suite du documentaire pourrait être visionnée un autre jour, a-t-il dit : « Pourquoi cette hâte ? ».
Sur les murs de la mosquée de l’Imam Hussein : le sang de « camarades » exécutés
Sans être sollicité ou questionné, il a fait quelques commentaires. Il a noté que le documentaire établit que les chiites se sont soulevés contre le gouvernement irakien avec les encouragements du Président Bush. Hussein a déclaré que les « traitres se sont soulevés sur l’ordre d’un pays étranger » et ont déclaré la guerre à leur propre pays.
Hussein a affirmé que l’interview de l’ayatollah Khoei (3) portait en lui une contradiction par rapport aux événements. Selon le commentateur, Khoei croyait en l’aspect pacifique de sa religion. Hussein a constaté que la réponse de Khoei aux questions du commentateur indique qu’il n’accepte pas que politique et terreur/violence se combinent. Selon Hussein, cela est en contradiction flagrante avec les actions des chiites.
Sur le compte-rendu de la conduite des chiites, il a réaffirmé : « Nous pouvons assister à cela n’importe où » car, selon lui, si un insurgé ne rend pas ses armes, il faut les lui enlever de force. Il a ajouté que les chiites avaient fait du mausolée de l’Iman Hussein le quartier général de leur résistance et que le sang couvrant les murs intérieurs du sanctuaire n’était pas celui de chiites tués au cours de l’assaut des forces gouvernemental, mais celui de « camarades » irakiens exécutés dans le bâtiment (4).
Hussein a dit que l’individu présenté dans le documentaire, la langue prétendument coupée, peut tout simplement être un muet. Le documentaire ne fournit aucune information sur les raisons ou les personnes qui lui ont coupé la langue sauf qu’il s’agit des services secrets irakiens.
Hussein est d’avis que les Kurdes que l’on voit marchant et quittant leurs villages peuvent vouloir « émigrer » ou peut-être s’éloigner d’une zone de combat.
Hussein a demandé si le commentateur avait posé la question aux chiites à propos de ce qu’ils avaient perdu lorsque « les criminels sont venus occuper leur ville ». Il a déclaré être désolé pour la personne qui visionnerait ce documentaire sans connaître la vérité. Il a posé une question toute rhétorique : « Qui aurait pu penser que les chiites se comporteraient de cette façon, en réponse à des événements survenus il y a 1300 ans » ?
Hussein a accepté de poursuivre le visionnage du film et de le commenter.
____________
Note :
(1) Documentaire : « La dernière guerre de Saddam Hussein ».
(2) Le 15 février 1991, George Bush (père) ayant déclaré sur
la Voix de l’Amérique et sur des tracts jetés par avion: « L’armée irakienne et le peuple irakien doivent prendre leur destin en main et forcer Saddam Hussein, ce dictateur, à se retirer », les milices chiites et les agitateurs pro-iraniens passèrent à l’action dans le sud du pays. Le soulèvement fut promptement et durement réprimé.
(3) Le Grand ayatollah Abul-Qassim al-Khoei, mort en août 1992, était le guide spirituel des chiites se réclamant de
la Haouza de Nadjaf. Un de ses disciples, l’ayatollah Ali al-Sistani, lui a succédé. Le 10 avril 2003, lendemain de la chute de Bagdad, Abdul Majid al-Khoei, un des fils d’Abdul-Qasim, qui dirigeait à Londres la Fondation Al-Khoei, a été assassiné près du sanctuaire de l’Imam Ali à Nadjaf. Il était considéré comme un agent du MI6, service secret britannique. Le régime de Bagdad a accusé Moqtada al-Sadr du meurtre.
(4) En 1992, lors du soulèvement chiite dans le sud de l’Irak, les dirigeants locaux du parti Baas, et souvent leur famille, furent massacrés par des agents pro-iraniens.

© X.Jardez et G. Munier – Traduction en français et notes juillet
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07:15 3-2 Entretien n°17 - FBI-Saddam Hussein (23 mars 2004)

Entretien n°17                                                       

Baghdad Operation Center

23  mars 2004

Entretien conduit par George L. Piro

Rapport traduit de l’arabe en anglais par le FBI

Traduction en français : Xavière Jardez

Titres, sous-titres et notes : Gilles Munier  

Projection d’un documentaire de propagande occidentale (2)   

Saddam Hussein (Détenu de Haute Valeur n°1) a été interviewé le 23 mars 2004 dans un bâtiment de détention militaire à l’Aéroport International de Bagdad (AIB), Bagdad, Irak. Hussein a fourni les informations suivantes :

Avant le début de l’entretien, Hussein a été avisé que la discussion du jour serait la continuation de la précédente. Elle comprendrait la projection de la portion restante du documentaire sur la situation dans le sud de l’Irak en 1991, dans la foulée de la première guerre du Golfe.

Réalisé en 1993,  le film est intitulé « La dernière guerre de Saddam Hussein »  et le narrateur est Michael Wood.  L’interviewer a commencé la projection des 22 minutes et 30 secondes restantes.

 

Hussein a mis en doute l’origine du chiffre de 300 000 victimes, fourni par le narrateur, comme étant le nombre estimé de chiites tués dans le sud de l’Irak par les forces gouvernementales. L’interviewer a fait remarquer que ce chiffre avait déjà été discuté lors de la projection précédente et  que la source en était le gouvernement irakien. D’après le documentaire, le gouvernement irakien avait informé les Kurdes du nombre de chiites tués, et l’interviewer a ajouté  que ce message s’apparentait à  un avertissement donné aux Kurdes pour le cas où ils défieraient le gouvernement.

« Maintenant qu’ils m’ont appréhendé, qu’ils me jugent »

Le film décrit les scènes des actions du gouvernement contre les Arabes des marais dans le sud de l’Irak, notamment l’empoisonnement de l’eau causant la mort des poissons, la destruction des villages et l’assèchement des marais.  Hussein a noté que certaines scènes ne semblent pas avoir été filmées dans les marais. Dans la suite du documentaire, une scène montre une femme arabe des marais parlant du traitement de son peuple par le gouvernement irakien. Elle déclarait qu’ils ne leur restaient rien et qu’ils devaient quitter leur  maison avec simplement quelques biens. Hussein a ri et demandé : « Qu’avait-elle avant ? Des roseaux ? ».  

Le documentaire montre d’autres scènes et offre des commentaires sur le traitement des chiites du sud de l’Irak, des Kurdes du nord et des Arabes des marais. Le film discute de la possibilité de juger Hussein pour ces atrocités. Hussein a déclaré : « Maintenant qu’ils m’ont appréhendé, qu’ils me jugent ».  

Le film se termine approximativement après cinquante-cinq minutes et cinquante secondes. A la question de Hussein sur la date de sa réalisation, on lui répond qu’il a été fait en 1993.

Sur la nomination de certains importants dignitaires  à des postes dans le sud de l’Irak en 1991, avec la responsabilité de s’occuper du soulèvement chiite, Hussein a déclaré : « Nous y avons mis des personnes qui devaient gérer la situation ». Hussein a nié avoir déclaré qu’il ne voulait pas savoir comment ces soulèvements avaient été réduits, mais seulement connaître les résultats. Hussein a demandé : « Qui a dit que je ne voulais pas savoir comment ? ». Après que l’interviewer lui eut rappelé qu’il avait fait cette déclaration, précédemment, il a précisé que n’importe qui aurait eu pour objectif  de faire cesser les troubles et « la trahison ».

 

L’interviewer a noté que le documentaire montre, entre autres, le coût humain pour mettre un terme à la trahison. Hussein a noté que rien n’est manifeste dans ce film. Selon Hussein, on y voit des individus appréhendés par des officiels irakiens et d’autres officiels qui « se sont mal conduits en les frappant ». Il a reconnu qu’on y voit aussi des scènes de sujets différents.  

La conversation a, ensuite, porté sur une discussion relative à la définition de la trahison comparée à la révolution. L’interviewer a rappelé à Hussein qu’il avait visionné une portion du film où il était dit que le Président Bush avait encouragé les chiites à se révolter contre le gouvernement irakien en 1991. Il a rappelé à Hussein qu’il avait déclaré que les chiites, suite à ce soutien,  s’étaient retournés contre leur pays et qu’il les avait considérés, selon ses termes, comme des traitres. L’interviewer a observé que, si on considère les diverses tentatives de coups et les coups qui ont réussi en 1959, 1963 et 1968, certains pourraient décrire le Parti Baas de la même manière et, a poursuivi l’interviewer, qualifier de trahison un soulèvement qui échoue et de révolution, un coup qui réussit. Hussein a dit : « Je n’ai rien à dire »,  ajoutant « cela ne mérite pas que je commente». Il a qualifié le documentaire de subjectif, réalisé pour justifier « ce qui était fait contre l’Irak », y compris la partition du pays.  

Hussein a déclaré que tout accusé doit avoir la possibilité de se défendre. Il a, alors, demandé si l’Irak avait eu l’occasion  de se défendre contre les informations contenues dans ce film.  Etait-il approprié de questionner le Président de l’Irak sur un « film de propagande » ? Il a ajouté « Nous devrions arrêter ce programme ». Il a assuré qu’il avait répondu à toutes les questions de l’interviewer et  a affirmé qu’il ne commenterait plus des films de ce genre.

Je ne dirai que des choses positives sur mes camarades

Hussein a reconnu que Mohammed Hamza al-Zubaidi (1) et Kamal Mustapha Abdallah (2) avaient été envoyés à Nasiriyah en 1991 pour réduire le soulèvement chiite. Kamel Hussein a pareillement été envoyé à Kerbala, Ali Hassan al-Majid à Bassora et Izzat Ibrahim al-Douri à Hilla.

Hussein a décrit Al-Zubaidi comme un « de nos camarades du parti », haut membre de la direction, devenu Premier ministre.

Pour lui, tout Irakien était bon jusqu’à ce qu’il prouve le contraire et Al-Zubaidi était « bon ». Il a reconnu que ce dernier était l’un des rares chiites à avoir atteint une position élevée dans la direction. A la question de savoir s’il était respecté par ses collègues, Hussein  a dit : « C’était une autre histoire », refusant d’expliquer en détail cette répartie. Il a réitéré qu’il ne dirait que des choses positives concernant ses camarades. Si on se fie aux réponses de Hussein, on peut en déduire, que Al-Zubaidi n’était pas - selon l’interviewer - dans les bonnes grâces de ses collègues. Hussein a répondu que l’interviewer pouvait penser ce qu’il voulait, soit en bien ou en mal, à propos d’Al-Zubaidi, que c’était sa réponse.

Hussein a reconnu qu’Abdallah était un lointain cousin, membre du Parti, qu’il avait servi en tant qu’officier dans l’armée irakienne mais qu’il « n’était pas au gouvernement ». Abdallah avait assumé les mêmes tâches que tout autre officier et il ne se souvenait pas des endroits où il avait été assigné. A la question de savoir si Abdallah avait occupé le poste de Secrétaire général de la Garde Républicaine et la Garde Républicaine Spéciale, Hussein s’est étonné, disant : « Je croyais que nous parlions de ce qui s’était passé dans le sud ». L'interviewer a estimé qu'il était important de savoir ce que Hussein pensait des membres de la direction irakienne. Ce dernier a répondu qu'il avait confiance en en eux, qu'ils exercent une fonction au parti, au gouvernement ou dans l'armée, jusqu'au jour où une de ces personnes se "conduirait mal". Il a ajouté que s’il ne disait pas que quelqu’un était « mauvais », c’est qu’il était bon. Il a précisé que, pour lui, une « mauvaise » personne était quelqu’un qui se conduisait en totale contradiction avec la confiance qu’il avait placée en lui. 

Hussein a déclaré que, durant la guerre avec l’Iran, la Garde Républicaine (GR) avait été envoyée sur le front, laissant Bagdad et le Palais présidentiel sans protection. C’est ainsi que fut créée la Garde Républicaine Spéciale (GRS), d'abord sous la forme de compagnies, puis de régiments. A cette époque, de nombreux jeunes officiers - dont Abdallah - ont été incorporés. Cependant, les commandants des GR et des GRS n'étaient pas obligatoirement membres de la famille de Hussein.

« Je n’ai peur de personne.

Je ne crains que Dieu »

Quelles instructions la direction politique a-t-elle données à Al-Zubaidi et à Abdallah quant à la réponse à apporter à la révolte chiite dans le sud du pays ? Hussein a dit : « J’ai déjà répondu lors de la dernière session ». Il a ajouté que, pareillement, il avait expliqué comment les informations sur la situation étaient communiquées à la direction. L’interviewer a noté que Al-Zubaidi et Abdallah étaient détenus par les forces de la coalition. Hussein a demandé : « En quoi peuvent-ils me servir ? ». Il a demandé de manière rhétorique : « Pensez-vous que je répondrais en fonction de qui est en prison ? ». Il a ajouté : « Je n’ai peur de personne. Je ne crains que Dieu ». Ses réponses ne dépendent pas de savoir si un tel est en prison ou vivant ou mort mais de ce qu’il pense être la vérité. Hussein a dit qu’il n’était pas le genre de personne à faire porter le blâme par un mort, comme blâmer Hussein Kamel qui n’est plus. Il a ajouté : «  Je ne parlerai que pour moi ». Hussein a conseillé à l’interviewer d’aller parler directement à Al-Zubaidi et  Abdallah car « ils se connaissent mieux ».

 

Hussein a répété ce qu’il avait déclaré précédemment à savoir : « J’accepterai tout ce que dira une personne que vous interrogez qui désire alléger son fardeau à condition que cela ne ternisse pas ma réputation ».

L’interviewer a mis fin à l’entretien parce qu’il ne voulait pas retarder son heure de prière et de repas. Hussein a dit : « Tout gouvernement qui veut diminuer ses péchés aux yeux de Dieu, devrait faire ainsi ». « Les péchés des  gouvernements sont nombreux ». Hussein a conclu en disant qu’il était bien que l’interviewer ne l’empêche pas de prier car cela lui ferait un péché de moins.

Note :

(1) Mohammed Hamza al-Zubaidi, ancien membre du Conseil de Commandement de la Révolution (CCR), ancien Premier ministre (15 septembre 1991 au 5 septembre 1993), a été arrêté par la milice d’Ahmed al-Chalabi le 21 avril 2003. Il est mort en 2005, victime d’une « attaque cardiaque » au cours de son internement.

(2) Kamal Mustapha Abdallah Sultan al-Tikriti, commandant de la Garde républicaine, n°10 sur la liste des dirigeants les plus recherchés, s’est rendu aux troupes d’occupation, à Bagdad, le 17 mai 2003.

© X.Jardez et G. Munier – Traduction en français et notes

http://www.france-irak-actualite.com/article-entretien-n-17-fbi-saddam-hussein-23-mars-2004-54039971.html


3-3 Entretien n°18 - FBI-Saddam Hussein (28 mars 2004)

Entretien n°18                                                       

Baghdad Operation Center

28  mars 2004

Entretien conduit par George L. Piro

Rapport traduit de l’arabe en anglais par le FBI

Traduction en français : Xavière Jardez

Titres, sous-titres et notes : Gilles Munier

  Des documents du parti Baas passés au crible

  Saddam Hussein (Détenu de Haute Valeur n°1) a été interviewé le 28 mars 2004 dans un bâtiment de détention militaire à l’Aéroport International de Bagdad (AIB), Bagdad, Irak. Hussein a fourni les informations suivantes :

  Hussein a été averti, dès le début de l’entretien, que celui-ci serait la continuation des rencontres précédentes sur les soulèvements chiites  dans le sud de l’Irak en 1991.  

Hussein a dit qu’il était normal que le dirigeant d’un parti politique, comme le Baas,  connaisse le plus de membres possible du Parti. Cependant, il lui était difficile de faire la connaissance de membres du Baas, en dehors de ceux qui en étaient à la tête. Néanmoins, il avait essayé d’en connaître autant que faire se peut, comme il avait tenté d’aller à la rencontre du plus grand nombre de simples citoyens irakiens.

Saddam ne pouvait pas être au courant

de tout ce qui se passe

L’interviewer a posé une question sur le système de communication entre les divers échelons du Parti, de la base au niveau national, et sur le volume d’informations mis à la portée des dirigeants haut placés. Hussein a répondu que ces derniers recevaient des informations de la même manière que les Démocrates et les Républicains aux Etats-Unis. Quand une directive était émise par la direction, des instructions étaient  adressées à tous les membres du Parti. Si un membre envisageait une certaine action, sa requête était transmise à la direction irakienne par les canaux appropriés. On a demandé à Hussein quels étaient ses sentiments sur la nécessité d’être tenu au courant de la situation locale. Il a déclaré : « Il y a une différence entre le désir et la réalité ».  

L’interviewer a déclaré que des documents, décrivant les soulèvements de 1991 et les activités du Parti Baas au cours de cette période, ont été découverts après l’invasion des forces de la coalition en 2003 (1). Le traducteur a lu à Hussein de larges extraits de copies de deux documents rédigés en arabe. Le premier, daté du 11 avril 1991, sous le numéro 7/1/383, signé par Hussein Hamza Abbas, secrétaire général de la Section du Commandement Saddam avait été adressé au secrétaire général de la Section du Commandement de Wasit. Dans ce document, Abbas expliquait et clarifiait sa conduite au cours des  « troubles de mars 1991 ». Le second, daté d’avril 1991, sans numéro, était signé par Anwar Saeed Omar, secrétaire général de la Section du Commandement de Wasit. Il était adressé à un membre, vraisemblablement plus élevé du commandement, mais non désigné.  Ce document explique que certaines actions entreprises au cours de « ces troubles » dans les villes de Bassora et Wasit, en mars 1991, incluaient l’arrestation d’environ 700 militaires et civils, à Bassora. Dans la lettre, Omar déclare que des comités d’interrogatoire ont été formés et qu’il avait été responsable du Second Corps de Comités.  Omar écrit qu’il a, personnellement, exécuté  deux individus le jour même où il a commencé les interrogatoires. Il ajouté, de plus, que quarante-deux personnes furent exécutées après quatre jours d’interrogatoire.

A la question portant sur la contradiction apparente entre les actions décrites dans ces documents et le système judiciaire irakien, Hussein a répondu : « Où est la contradiction ? ». Il a ajouté, les comités furent formés, les interrogatoires eurent lieu et le jugement fut rendu. Hussein a demandé : «  Quelle était l’alternative ? ».

Saddam conteste le droit de l’interviewer de poser des questions sur les évènement internes de 1991

L’interviewer a observé que ces documents semblent  décrire une situation selon laquelle l’enquête sur ces individus n’avait pas été le fait d’un organisme neutre. L’exigence d’une enquête neutre avait, auparavant, été débattue par Hussein eu égard à la situation au Koweït et les crimes apparemment commis par les forces militaires irakiennes au cours de l’occupation en 1991. L’interviewer a, de plus, noté que les individus ne semblaient pas avoir eu la possibilité de se défendre, ce que Hussein avait précédemment considéré comme primordial. Hussein a dit : « Je  n’ai rien dit à propos des Koweitiens », précisant  que « le Koweït et cette question sont deux choses différentes ». Ces documents parlent d’actes de « trahison et de sabotage ». Hussein a affirmé que les deux individus avaient pu se défendre. L’interviewer a noté qu’il apparaît que non et qu’ils avaient été exécutés sur le champ. Hussein a répondu : « Peut-être. Peut-être pas », et ajouté que ce rapport peut ne pas fournir tous les détails. Hussein a précisé que l’auteur s’était peut-être vanté pour manifester sa loyauté et son aptitude à accomplir la tâche demandée. Il a mis en doute la validité du rapport. Si tout cela est vrai, a-t-il déclaré, le jour où les Américains décideront de poursuivre les individus qu’ils ont capturés pour ces crimes, et où les Irakiens reprendront  la direction de leur pays, ces derniers  enquêteront sur cette affaire.

Hussein a contesté le droit de l’interviewer de poser des questions sur les événements internes à l’Irak de 1991. Il a demandé : « Est-ce que c’est parce que vous êtes un employé du gouvernement américain ? ». L’interviewer a observé qu’il essayait de démêler les faits de la fiction et de consigner l’histoire comme elle s’était passée.  

Hussein a déclaré qu’il lui était difficile de commenter lesdits documents sans en avoir tous les détails. Il a mis en doute l’allégation de l’interviewer selon laquelle les deux individus n’avaient pas eu  l’occasion de se défendre et le fait même qu’ils aient été exécutés. 

Note :

(1) Les Américains - aidés notamment par la milice d’Ahmed Chalabi - et les Iraniens s’étaient organisés dans la perspective de l’invasion pour mettre la main sur les documents officiels du parti Baas, des ministères et des services secrets.  La traduction d’un certain nombre de ces derniers, déclassifiés, a été publiée aux Etats-Unis.

© X.Jardez et G. Munier – Traduction en français et notes

http://www.france-irak-actualite.com/article-entretien-n-18-fbi-saddam-hussein-28-mars-2004-54412876.html



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


02/08/2010

n°492 - Dossier d'Irak - 01-08 - : Début : - : Nucléaire : Pire Qu’Hiroshima ? L’Héritage Toxique Du Siège De Fallujah.

n°492  - Dossier d'Irak  - 01-08 - : Début : - : Nucléaire : Pire Qu’Hiroshima ? L’Héritage Toxique Du Siège De Fallujah.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les Dossiers d'Irak

N° 492                                                          01/08/09

C.De Broeder & M.Lemaire



 


Le " Journal d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site de eva R-sistons:  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 


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Sommaire :  

Tiré à part

Rectification : Subject: Re: n°491 - Journal d'Irak - 11/07/ au 31/07/10 : 

1  Les Brèves

1-1 Tarek Aziz, transféré dans une prison irakienne.

1-2 Biden : Le retrait des forces US maintenu même sans gouvernement en Irak…

1-3 Le campement d'opposants à la guerre en Irak menacé d'évacuation.

1-4 Pots-de-vin en Irak: General Electric va payer 23 millions de dollars.

Suite

2 Dossier & Point de vue

2-1 Patrick Cockburn : Nucléaire : Pire Qu’Hiroshima ? L’Héritage Toxique Du Siège De Fallujah.

2-2 Tarek Aziz et les prisonniers de guerre livrés à l'ennemi.  

2-3 Les tenants du "chaos" ont échoué en Irak, selon Joe Biden.

2-4 Danielle Bleitrach : Le dernier symptôme de la profondeur de la crise : le suicide.

2-5 L'armée US n'en fait pas assez pour prévenir les suicides de soldats.

2-6 Dana Priet & William M.Arkin :   Sécurité Nationale S.A 

2-7 Offres d’Emploi pour professionnels possédant une habilitation secret-défense.

Fin

2-8 danielle Bleitrach : Les voleurs de Bagdad  : le pentagone a perdu les pièces comptables.

2-9 Affaire "Pétrole... sans nourriture"

2-10 Branislav Kapetanovic : Armes à sous munitions, « beaucoup de travail reste à faire »…

3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

3-1 Les veuves victimes de la précarité.

3-2 Les cris et les cauchemars, les râles et les colères d'un peuple fracassé et saigné à vif.

 

 



Avant propos

·                    Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- pour désigner les résistants qui osent leur résister...


Tiré à part

From: Danielle Bleitrach

To: lemaire marc

 

Rectification : Subject: Re: n°491 - Journal d'Irak - 11/07/ au 31/07/10:

5-3 Counterpunch : Afghanistan, Irak, demain l’Iran: la vérité fait peur.

bonjour, il y a erreur, l'article est de moi, je cite simplement et je traduis counterpunch Dave Lindorff , simplement un paragraphe en iralique...

danielle bleitrach


Réponse de la rédaction

Avec les escuses de la rédaction

Marc

 



1  Les Brèves

1-1 Tarek Aziz, transféré dans une prison irakienne.

L'ancien vice-premier ministre irakien Tarek Aziz et 25 autres dignitaires de l'ancien régime de Saddam Hussein ont été transférés mercredi 14 juillet dans une prison irakienne, a affirmé le porte-parole du gouvernement Ali al-Dabbagh.

"A la veille de la remise aux Irakiens du camp de détention Cropper et de ses 1 600 prisonniers par les Américains, il a été procédé mercredi au transfert vers la prison de Kazimiya de 26 détenus déjà condamnés, dont Tarek Aziz, l'ancien secrétaire de Saddam Hussein Abed Hmoud, l'ex-ministre de l'intérieur Mohammad Zumam et l'ancien ministre du pétrole Amr Mohammad Rachid", a-t-il dit.

"Deux cents autres prisonniers, dont d'anciens hauts dignitaires du régime de Saddam Hussein, resteront dans un secteur ultra-sécurisé après le transfert demain (jeudi) du camp Cropper", a-t-il ajouté.

Le général Ray Odierno, commandant des forces américaines en Irak, avait indiqué mardi que certains prisonniers demeureraient sous surveillance américaine en dépit du transfert officiel de Camp Cropper.

Les autorités irakiennes "nous ont demandé de garder certains membres très importants d'Al-Qaida et d'autres individus", avait-il indiqué lors d'une conférence de presse.

L'AVOCAT DE TAREK AZIZ CRAINT POUR SA VIE

Le transfert de Tarek Aziz a été annoncé mercredi matin à Amman par son avocat, Me Badih Aref. "J'ai reçu un appel téléphonique de mon client Tarek Aziz qui m'a affirmé avoir été remis par les forces américaines aux autorités irakiennes, et qu'il se trouve actuellement dans la prison de Kazemieh à Bagdad", a indiqué Me Aref. "J'appelle les organisations internationales à intervenir pour empêcher cet acte qui constitue une violation de la charte de la Croix-Rouge qui interdit qu'un prisonnier soit extradé vers ses ennemis", a-t-il ajouté.

Me Aref a estimé que la vie de M. Aziz "est désormais en danger car il est entre les mains de ses ennemis qui pourraient lui infliger la peine de mort pour se débarrasser de lui". "Tarek Aziz m'a dit : 'Obama n'est pas différent de Bush, il participera à nos exécutions de manière indirecte'", a ajouté l'avocat.

En janvier, l'ex-proche de Saddam Hussein se trouvait dans un état de santé "sérieux" après avoir été victime d'une "attaque" et avait été transféré dans un hôpital sur la base américaine de Balad, au nord de Bagdad. Unique chrétien du cercle étroit des puissants de la dictature de Saddam Hussein, Tarek Aziz, né en 1936, s'est rendu aux troupes américaines fin avril 2003, et était emprisonné à Camp Cropper, le centre de détention américain près de Bagdad.

Sa famille a demandé à plusieurs reprises sa libération pour raisons médicales, notamment en raison de deux crises cardiaques. Ancien ministre de l'information, vice-premier ministre et ministre des affaires étrangères sous Saddam Hussein, Tarek Aziz a été condamné en mars 2009 à quinze ans de prison pour "crimes contre l'humanité" dans l'affaire de l'exécution de 42 commerçants en 1992. En août, la Haute Cour pénale d'Irak l'a condamné à sept ans de prison pour son rôle dans les exactions contre les Kurdes de confession chiite dans les années 1980.

LEMONDE.FR14.07

 http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2010/07/14/tarek-aziz-ancien-ministre-de-saddam-hussein-aurait-ete-remis-aux-autorites-irakiennes_1387949_3218.html#xtor=AL-32280184


1-2 Biden : Le retrait des forces US maintenu même sans gouvernement en Irak…

Nb Ndlr : la publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur, mais doit être vu comme information.

Les troupes de combat américaines se seront retirées d'Irak comme prévu le 31 août, même si ce pays ne se dote pas d'ici cette date d'un nouveau gouvernement, a déclaré dimanche le vice-président américain Joe Biden.

Les principaux courants politiques, ethniques ou religieux irakiens n'ont pas encore réussi à s'entendre sur la formation d'un gouvernement de coalition, plus de six mois après des élections législatives qui ont débouché sur un parlement sans majorité.

"Il y a un gouvernement de transition. Il y a un gouvernement en place qui travaille. La sécurité en Irak est assurée par les Irakiens, avec notre assistance.

Nous aurons encore 50.000 militaires là-bas", a fait observer Biden dans une interview diffusée par la chaîne de télévision américaine ABC.

"Il ne fait aucun doute dans mon esprit que nous serons en mesure d'honorer notre engagement de n'avoir plus que 50.000 hommes là-bas et que cela n'affectera nullement la stabilité physique de l'Irak", a assuré le vice-président américain.

Les Irakiens espéraient que le scrutin de mars dernier leur apporterait stabilité politique et décollage économique, sept ans après l'invasion anglo-américaine, mais les laborieuses tractations pour remplacer le gouvernement sortant du chiite Nouri al Maliki traînent en longueur.

Elles sont susceptibles de se prolonger plusieurs mois encore, exposant le pays au risque d'une nouvelle vague d'affrontements intercommunautaires, alors que la guérilla sunnite d'obédience djihadiste reprend du poil de la bête comme en témoignent encore de nouveaux attentats qui ont fait dimanche plus de 40 morts.

"MCCRYSTAL NE POUVAIT RESTER EN POSTE"

Concernant la situation en Afghanistan, Joe Biden a estimé qu'il était encore trop tôt pour savoir si la stratégie du président Barack Obama d'envoyer 30.000 hommes de plus pour redresser la situation face aux taliban, avant d'envisager un début de retrait à la mi-2011, sera payante.

"Nous savions que ce serait une tâche difficile. Mais je crois qu'il est bien trop prématuré de porter un jugement alors que les militaires nous ont demandé d'attendre pour ce faire le mois de décembre", a-t-il fait valoir.

Le chef de la Maison blanche a limogé le mois dernier le général Stanley McChrystal, commandant des forces américaines et transatlantiques, dont l'entourage avait qualifié de "clown" son conseiller à la sécurité nationale, Jim Jones, et tourné en dérision l'importance de Biden.

Le vice-président, qui passait pour hostile à l'escalade prônée par McChrystal, a dit ne pas tenir rigueur à McChrystal, remplacé par le général David Petraeus, pour les propos prêtés à son entourage par le magazine Rolling Stone.

"Je ne l'ai pas du tout pris personnellement, vraiment pas, devant Dieu. Comparé à ce qui se pratique en politique, c'est du gâteau!", a assuré Biden.

"J'ai rencontre McChrystal. Le président a rencontré McChrystal. Il s'est vraiment confondu en excuses. Mais nous étions aussi conscients que si un sergent ou un lieutenant avait fait de même, bref, je veux dire que personne ne peut rester en poste en pareil cas."

18/7

http://fr.news.yahoo.com/4/20100718/twl-irak-afghanistan-biden-38cfb6d_1.html


1-3 Le campement d'opposants à la guerre en Irak menacé d'évacuation.

La Cour d'appel de Londres a donné son feu vert vendredi à l'évacuation de Parliament Square, haut-lieu touristique de la capitale britannique occupé depuis près de trois mois par des opposants à la guerre en Irak et altermondialistes.
 Les manifestants avaient saisi la cour début juillet dans l'espoir de faire casser un arrêté d'expulsion du maire de Londres, Boris Johnson, au motif que Parliament Square est propriété de la Reine et qu'à ce titre la mairie n'a pas voix au chapitre dans sa gestion.
Mais l'argument a été rejeté en première instance, puis en appel, et les pacifistes sont désormais sous la menace d'une intervention des forces de l'ordre s'ils refusent de lever le camp.
 "La mairie respecte le droit de manifester mais l'étendue et l'impact de la manifestation, qui dure depuis le 1er mai, a considérablement nuit au +Square+, qui voisine avec (le palais de Westminster), site classé au patrimoine mondial" de l'Unesco, a estimé la mairie dans un communiqué.
 "Nous exhortons les manifestants à respecter les décisions des deux instances et à quitter le site pacifiquement", a-t-elle ajouté.
 Le 1er mai, des opposants à la guerre en Irak s'étaient installés sur cette place située entre le Parlement britannique et l'abbaye de Westminster, pour y ériger un "Democracy Village" (Village de la Démocratie).
 Une trentaine de tentes y ont été montées depuis et le "Square", situé à deux pas des bureaux du Premier ministre, est progressivement devenu le forum de toutes les contestations: des banderoles contre le capitalisme, les banquiers et le réchauffement climatique flottent au milieu des placards "Stop the war" (arrêtez la guerre).
 "Je crois profondément que les gens reviendront ici et continueront à manifester pacifiquement, avec ou sans campement", a déclaré un militant, qui se présente sous le pseudonyme de "Radfax".

17/07/2010

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=146665&language=fr


1-4 Pots-de-vin en Irak: General Electric va payer 23 millions de dollars.

General Electric (GE), dont des filiales sont accusées d'avoir payé des pots-de-vin au gouvernement irakien pour remporter des contrats en Irak, a accepté de payer 23,4 millions de dollars (18 millions d'euros) pour mettre un terme aux poursuites engagées contre elle par la SEC (Securities and Exchange Commission), le gendarme de la bourse américaine.

La SEC a affirmé devant un tribunal fédéral mardi que des filiales de GE avaient donné de l'argent liquide, des ordinateurs, de l'équipement médical et d'autres produits, d'une valeur totale de 3,6 millions de dollars (2,7 millions d'euros), aux ministères irakiens de la Santé et du Pétrole, de 2000 à 2003.

Selon la SEC, ces pots-de-vin ont été versés en contrepartie de contrats pour fournir des équipements médicaux et pour la purification de l'eau dans le cadre du programme pétrole-contre-nourriture des Nations unies, qui fournissait de l'aide humanitaire en Irak avant la guerre.

Cheryl Scarboro, une des responsables de la SEC chargée des affaires de corruption à l'étranger, a affirmé que GE "n'avait pas réussi à maintenir des contrôles internes adéquats pour détecter et empêcher ces paiements illicites".

GE a accepté de payer un million de dollars (770.000 euros) d'amende et de renoncer à environ 22,5 millions de dollars (17,2 millions d'euros) de bénéfices et d'intérêts obtenus grâce à ces transactions. L'entreprise n'admet toutefois pas avoir commis une quelconque malversation. GE a aussi fait savoir que le ministère de la Justice avait mis un terme à son enquête sur cette affaire.

"Ce comportement ne correspond pas à nos normes, et nous croyons qu'il est dans l'intérêt de GE et de ses actionnaires de résoudre cette affaire maintenant", a expliqué l'entreprise dans un communiqué.

AP

27/7

Haut du formulaBas du formulairehttp://fr.news.yahoo.com/3/20100727/twl-usa-irak-general-electric-1def439_2.html



 

n°492 - Dossier d'Irak - 01-08 - : Suite : - : Nucléaire : Pire Qu’Hiroshima ? L’Héritage Toxique Du Siège De Fallujah.

n°492  - Dossier d'Irak  - 01-08 - : Suite  : - : Nucléaire : Pire Qu’Hiroshima ? L’Héritage Toxique Du Siège De Fallujah.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les Dossiers d'Irak

N° 492                                                          01/08/09

C.De Broeder & M.Lemaire



 


Le " Journal d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur mes blog : 

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b) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site de eva R-sistons:  no-war.over-blog.com

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Sommaire :  

2 Dossier & Point de vue

2-1 Patrick Cockburn : Nucléaire : Pire Qu’Hiroshima ? L’Héritage Toxique Du Siège De Fallujah.

2-2 Tarek Aziz et les prisonniers de guerre livrés à l'ennemi.  

2-3 Les tenants du "chaos" ont échoué en Irak, selon Joe Biden.

 




2 Dossier & Point de vue

2-1 Patrick Cockburn : Nucléaire : Pire Qu’Hiroshima ? L’Héritage Toxique Du Siège De Fallujah.

Augmentation dramatique de la mortalité infantile, les cancers et leucémies dans la ville irakienne de Fallujah bombardée par les US Marines en 2004 dépassent ceux rapportés par les survivants des bombes atomiques larguées sur Hiroshima et Nagasaki en 1945 selon une nouvelle étude.

A Fallujah des docteurs irakiens se sont plaints depuis 2005 d’être dépassés par le nombre de malformations congénitales allant d’une petite fille née avec deux têtes jusqu’à la paralysie des membres inférieurs. Ils ont dit qu’ils voyaient aussi beaucoup plus de cancers qu’avant la bataille de Fallujah entre les troupes US et les insurgés.
Leurs affirmations sont renforcées par une étude montrant que tous les cancers ont été multipliés par 4 et les cancers des enfants en dessous de 14 ans multipliés par 12. La mortalité infantile dans la ville est plus de 4 fois supérieure à celle de la Jordanie voisine et 8 fois supérieure à celle du Koweit.
Le Dc Chris Busby un professeur en visite à l’université d’Ulster et l’un des auteurs de l’étude de 4800 individus à Fallujah a dit que c’est difficile de cerner la cause exacte des cancers et des malformations congénitales. Il a ajouté que « pour produire un effet de ce type, lors de l’attaque en 2004 il y a eu une exposition majeure provoquant une mutation génétique. »
Les US Marines ont d’abord assiégé et bombardé Fallujah, située à environ 50 Km à l’Ouest de Bagdad, en Avril 2004 après que 4 employés de la compagnie de sécurité américaine, Blackwater, aient été tués et leurs corps brûlés. Après une impasse de 8 mois les Marines ont pris la ville d’assaut utilisant l’artillerie et des bombardements aériens contre les positions rebelles. Les forces US ont admis plus tard qu’elles avaient employé du phosphore blanc de même que d’autres types de munitions.
Lors de l’assaut les commandants US ont largement traité Fallujah comme une zone de feu à volonté pour essayer de réduire le nombre de victimes parmi leurs propres troupes. Les officiers britanniques ont été choqués par le manque de préoccupation pour les victimes civiles. I[« Pendant les opérations préparatoires lors de l’opération de nettoyage de Fallujah en Novembre 2004, une nuit il y a eu plus de 40 tirs d’artillerie de 155mm sur un petit secteur de la ville«]i s’est souvenu le brigadier Nigel Aylwin-Foszter, un commandant britannique servant avec les forces américaines à Bagdad.
Il a ajouté que le commandant US qui a donné l’ordre de ces tirs dévastateurs ne les a pas considérés suffisamment importants pour les consigner dans son rapport quotidien au général US responsable du commandement. Le Dr Busby a dit que tandis qu’il n’est pas capable d’identifier le type d’armements utilisés par les Marines l’étendue des dommages génétiques dont souffrent les habitants suggère l’utilisation d’uranium sous une certaine forme. Il a dit : « je pense qu’ils ont utilisé une nouvelle arme contre des immeubles pour traverser les murs et tuer ceux qui étaient à l’intérieur. »
L’étude a été menée par une équipe de 11 chercheurs en Janvier et Février de cette année qui ont visité 711 foyers à Fallujah. Un questionnaire a été rempli par les habitants donnant des détails sur les cancers, les malformations congénitales et la mortalité infantile. Jusqu’à présent le gouvernement irakien a répugné à répondre aux plaintes des civils concernant les conséquences sur leur santé des opérations militaires.
Les chercheurs ont d’abord été considérés avec suspicion par les habitants particulièrement après qu’une station TV de Bagdad ait programmé une émission disant que l’étude était menée par des terroristes et que quiconque y participait ou y répondait serait arrêté. Par la suite ceux qui organisaient l’étude se sont arrangés pour être accompagnés par une personne de renom dans la communauté pour apaiser les soupçons.
L’étude intitulée « Cancer, Infant Mortality and Birth Sex-Ratio in Fallujah, Irak 2005-2009 » (Cancer, Mortalité Infantile, Natalité Selon le Sexe à Fallujah ) est du Dc Busby, Malak Hamdan et Entesar Ariabi, et conclut que la preuve anecdotique d’une nette augmentation des cancers et des malformations congénitales était correcte. La mortalité infantile était de 80 pour 1000 comparée à 19 pour 1000 en Egypte, 17 en Jordanie et 9.7 au Koweit. Le rapport dit que les types de cancers sont « identiques à ceux des survivants d’Hiroshima qui ont été exposés à une radiation ionisante des retombées de la bombe et d’uranium ».
Les chercheurs ont trouvé que les leucémies ont été multipliées par 38, dix fois plus de cancer du sein chez les femmes et une augmentation significative du lymphome et des tumeurs du cerveau chez les adultes. A Hiroshima chez les survivants les leucémies ont été multipliées par 17, mais à Fallujah le Dc Busby dit que ce qui est frappant c’est non seulement l a plus grande prévalence de cancers mais aussi la rapidité avec laquelle cela affectait les personnes.
Particulièrement significatif c’est que la proportion entre le nombre de filles et de garçons qui naissent a changé. Dans une population normale on a 1050 garçons pour 1000 filles mais pour ceux nés à partir de 2005, on a eu une diminution de 18% pour les garçons donc la proportion passe à 850 males pour 1000 femelles. Le nombre de naissances selon le sexe est un indicateur des dommages génétiques causés car ceux -ci affectent plus les garçons que les filles. Après Hiroshima a avait découvert un changement identique dans le nombre de naissances selon le sexe.
Les US ont diminué leur puissance de feu en Irak à partir de 2007 à cause de la colère que cela provoquait chez les civils. Mais en même temps il y a eu un déclin des soins et une détérioration des conditions sanitaires en Irak depuis 2003. L’impact de la guerre sur les civils a été plus sévère à Fallujah que partout ailleurs en Irak du fait que la ville a continué d’être sous blocus et coupée du reste du pays bien après 2004. Les dommages causés par la guerre ont seulement été réparés lentement et les habitants de la ville avaient peur d’aller dans les hôpitaux à Bagdad à cause des points de contrôle militaire sur la route de la capitale.
Patrick Cockburn –

27/07/2010 - www.counterpunch.org
Patrick Cockburn est l’auteur de "Muqtada: Muqtada Al-Sadr, the Shia Revival, and the Struggle for Iraq."
Information complémentaire
La Grande Bretagne admet avoir utilisé des armes à l’UA en Irak
Le secrétaire à la défense britannique, a dit que les forces américaines et britanniques avaient utilisés des munitions à l’UA lors de l’invasion de l’Irak dirigée par les US en 2003.
« Les forces de la GB ont utilisé environ 1.9 tonnes de munitions à l’UA dans la guerre d’Irak en 2003 » Liam Fox, secrétaire à la défense de la Grande Bretagne, a dit dans une réponse écrite pour le parlement britannique faite récemment selon ce qu’a rapporté la Koweit News Agency.
Cette déclaration a été faite peu de temps après la publication d’une étude conjointe réalisée par les ministères de la sante des sciences et de l’environnement en Irak qui révélait une augmentation ces 5 dernières années des taux de cancers et de malformations congénitales dans des communautés près des villes de Najaf, Basra et Fallujah.
En Irak, plus de 40 sites sont contaminés, avec des taux de radiation anormalement élevés, de même qu’à la dioxine.
Les US et la Grande Bretagne ont utilisé 9000 tonnes de munitions à l’UA en Irak

Jeudi 29 Juillet 2010

Mireille Delamarre traduction complement info

http://www.planetenonviolence.org/Pire-Qu-Hiroshima-L-Heritage-Toxique-Du-Siege-De-Fallujah_a2244.html


2-2 Tarek Aziz et les prisonniers de guerre livrés à l'ennemi.  

Annoncé depuis deux ans, le transfert des dirigeants irakiens arrêtés, ou qui se sont rendus sous condition, après l’occupation du pays en avril 2003, a débuté il y a quelques jours à Bagdad. Cinquante-cinq d’entre eux – parmi lesquels le vice- Premier ministre Tarek Aziz et Abed Hmoud, secrétaire du Président Saddam Hussein - sont actuellement détenus à la prison de Kadhemiya, centre de torture contrôlé par le ministère irakien de la Justice et les milices pro-iraniennes.

Maître Badie Aref, avocat irakien de Tarek Aziz et de plusieurs autres prisonniers de guerre, a rappelé que cet acte constitue « une violation de la charte de la Croix-Rouge qui interdit qu'un prisonnier soit extradé vers ses ennemis ». Il a ajouté que la vie de Tarek Aziz était « désormais en danger, car entre les mains de ses ennemis qui pourraient lui infliger la peine de mort pour se débarrasser de lui » (1). Mais, son appel est resté lettre morte, comme les précédents réclamant sa libération pour raison de santé (2).

   Maître Jacques Vergès, chargé d’assurer la défense de Tarek Aziz à l’étranger, a écrit à son sujet aux cinq chefs d’Etat membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU. Il a reçu des réponses de l’ambassadeur de Russie, de son homologue de Grande-Bretagne et du conseiller diplomatique de Jacques Chirac (3). Les Etats-Unis et le régime de Bagdad ont refusé de lui délivrer un visa pour qu’il se rende en Irak rencontrer son client, alors qu’ils en ont accordé un au juge Philippe Courroye pour interroger Tarek Aziz dans le cadre de l’affaire « Pétrole contre nourriture ».

    Dans un communiqué, la Commission Liberté et Justice (4) réunie à Paris en mai 2008, déclarait que le transfert des dirigeants emprisonnés était « contraire à l’esprit et à la lettre des Conventions de Genève de 1949 relatives au traitement des prisonniers de guerre » et suggérait que les Etats-Unis « les remettent à une puissance neutre ».

    Plus de 1 600 résistants sont actuellement détenus au Camp Cropper, dans l’indifférence de l’opinion publique mondiale, sous-informée (5). D’autres croupissent dans des prisons secrètes de la CIA, du régime de Bagdad ou des services secrets kurdes. La Commision Liberté et Justice concluait ainsi son communiqué : « La décision de remettre les prisonniers de guerre irakiens aux milices pro-iraniennes qui se partagent le pouvoir à Bagdad est non seulement illégale mais criminelle et honteuse, car c’est les livrer - en toute connaissance de cause- à la torture et au bourreau ».

Rappel :

(1) En mars 2009, Tarek Aziz a été condamné à 15 ans de prison pour « crime contre l’humanité », sans aucune preuve, à l’issue du procès dit des commerçants. Les procès à répétition contre l’ancien vice-Premier ministre irakien avaient pour but d’empêcher sa libération.

(2) Bulletin de santé de Tarek Aziz (clinique du Camp Cropper – 26/1/10) :

http://www.france-irak-actualite.com/article-tarek-aziz-etat-de-sante-45332733.html

(3) Lire: La défense pour dénoncer – interview de Jacques Vergès au Quotidien d’Oran (16/2/06)

http://www.globalresearch.ca/index.php?context=viewArticle&code=DEC20090210&articleId=1991

(4) La Commission Liberté et Justice se réunie périodiquement. Elle est composée de personnalités et de militants irakiens, arabes et français qui tentent de sensibiliser l’opinion à la situation en Irak.

(5) Lire : « Tarek Aziz… connais pas ! »

http://www.france-irak-actualite.com/pages/Tarek_Aziz_connais_pas_Bakchichinfo_20508-1982322.html

Tarek Aziz, l’homme qui en sait trop

http://www.france-irak-actualite.com/pages/tarek-aziz-l-homme-qui-en-sait-trop-juin-2008--1982315.html uille


2-3 Les tenants du "chaos" ont échoué en Irak, selon Joe Biden.

Nb : Ndlr : la publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l'analyse de l’auteur, mais doit être vu comme information.

Le vice-président américain Joe Biden a affirmé mercredi que les tenants du "chaos" en Irak avaient "échoué", en accueillant des soldats de retour de déploiement, un mois avant la date de retrait prévue des dernières forces combattantes américaines de ce pays.

"Vous et vos collègues avez persévéré et réussi. Avec votre aide, les dirigeants et les forces de sécurité en Irak ont persévéré et réussi. Et donc, ceux qui ont essayé de semer le chaos et la destruction dans le nouvel Irak ont échoué", a affirmé M. Biden, chargé par le président Barack Obama de suivre le dossier irakien.

"Quiconque serait allé pour la dernière fois en Irak en 2006 ou 2007 le reconnaîtrait à peine", a assuré M. Biden face aux soldats de la 2e brigade de combat de la 10e division de montagne de l'armée américaine, à Fort Drum, dans le nord de l'Etat de New York (est), tout près de la frontière canadienne.

"A l'époque, le pays se dirigeait vers une guerre civile, des attentats à la bombe meurtriers étaient quotidiens, la morgue de Bagdad était débordée par les cadavres de ceux qui avaient été assassinés à cause de leur religion ou de leur appartenance ethnique", a rappelé le vice-président.

"Bien qu'Al-Qaïda et d'autres extrémistes continuent à essayer d'enrayer les progrès de l'Irak, ils n'ont pas réussi", a-t-il estimé, en assurant que "la politique a pris le dessus" sur les violences.

Le Parlement irakien a pourtant repoussé mardi sine die la tenue d'une nouvelle session en raison des blocages politiques, alors que le pays reste sans gouvernement près de cinq mois après les législatives.

"Les dirigeants de partis sont engagés dans le processus difficile mais essentiel de former un gouvernement, non par la violence et l'intimidation, mais par la négociation", a commenté M. Biden, se disant "convaincu qu'ils vont réussir à mettre en place un gouvernement viable".

"Et si des difficultés persistent, les Irakiens ont rejeté sans équivoque Al-Qaïda et les autres extrémistes violents qui ont cherché à mettre leur pays en pièces", a-t-il assuré.

Moins de 65.000 soldats américains sont encore stationnés en Irak mais l'ensemble des troupes de combat devraient être parties au 1er septembre prochain, conformément à la promesse de M. Obama. Il n'en restera que 50.000 pour entraîner et conseiller les forces irakiennes jusqu'à un retrait final prévu fin décembre 2011.

28 juillet

http://www.romandie.com/ats/news/100728182740.84zysh1h.asp


2-4 Danielle Bleitrach : Le dernier symptôme de la profondeur de la crise : le suicide.

La révélation est pour nous peuples occidentaux qui acceptons que l’on mène de telles guerres en notre nom.

Le dernier symptôme de la profondeur de la crise : le suicide

 Alors que le challenge est de zéro morts chez les soldats des puissances occidentales que l’on considère comme de la porcelaine fragile, un mal plus profond les ronge. Le taux de suicide chez les soldats dans l’armée des Etats-Unis dépasse pour la première celui des civils depuis la guerre du Viet-Nam, dit le New York Times du 30 juillet.

Un nouveau rapport du Pentagone met en évidence le chiffre record de 160 suicides pour les effectifs en service dans l’année qui intervient entre le 1 octobre 2008 et le 30 septembre 2009. 
Le document met en cause la responsabilité du haut commandement pour ignorer les problèmes croissants de maladie mentale, de drogues et délits entre les soldats.

Selon le texte, un tiers des troupes prend au moins un médicament sur ordonnance et 14% ingère un quelconque type d’analgésique fort.. selon le rapport, à peu près 20 de chaque 100 mille soldats se sont donnés la mort comparé le premier de 19 par chaque 100 mille citoyens à l’intérieur de la population civile.

Le suicide n’est pas un phénomène individuel expliquait Durkheim, il illustre en quelque sorte l’état réel des rapports sociaux et il mettait en évidence, le suicide anomique, celui où l’individu perd contact avec les autres comme d’ailleurs avec le sens de ses actes.

Cependant, le président Barack Obama a sanctionné ce jeudi une loi de financement de guerre qui octroie 37 milliards de dollars plus aux guerres de l’Afghanistan et de l’Iraq. Il l’a fait avec le soutien massif des républicains et une faille de plus en plus manifeste dans la population qui l’a élu.

En France, si l’on excepte la position courageuse de Paul Quiles dans une tribune du monde, pour nos médias et nos hommes politiques nous ne serions pas concernés, le Monde Du 29 juillet accomplit même l’exploit d’attribuer la totalité de la catastrophe afghane au président Bush qui n’a pas assez envoyé de troupes, heureusement Obama le fait selon ce quotidien. L’erreur poursuit le « grand » quotidien du soir a été que Bush centre tout sur l’irak.

 Oui et avec les résultats que l’on voit qui ne vallent pas mieux que ceux de l’Afghanistan.

Mais pour le Monde très représentatif du consensus droite gauche non seulement sur la guerre mais sur l’absence d’alternative à la société actuelle s’agit de sauver le soldat Obama pour nous permettre de nous lancer tous dans l’assaut contre l’Iran. La fuite en avant du docteur Fol amour…

Danielle Bleitrach

http://socio13.wordpress.com/2010/07/31/afghanista-irak-demain-liran-la-verite-fait-peur-par-danielle-bleitrach/#more-25126


2-5 L'armée US n'en fait pas assez pour prévenir les suicides de soldats.

L'armée de Terre américaine n'accorde pas assez d'importance aux comportements de soldats laissant apparaître des risques de suicide sur les bases situées aux Etats-Unis, c'est ce qu'a averti jeudi un général en présentant un rapport sur le sujet.
 Les responsables de l'armée, concentrés sur les guerres menées en Irak et en Afghanistan depuis près d'une décennie, ne prêtent pas assez d'attention aux comportements excessifs et ne surveillent pas suffisamment la consommation de drogue et d'alcool parmi les soldats de retour au pays, selon ce rapport.
 "A cause de tout ce que nous avons à faire, nous n'accordons pas l'attention qu'il faudrait aux comportements à risques", a reconnu le général Peter Chiarelli, adjoint au chef d'état-major de l'armée de Terre, devant la presse à Washington.
Les officiers ont "à juste titre placé en priorité numéro un de ce qu'ils ont à faire la préparation de leurs soldats à affronter de dures épreuves", mais l'armée doit améliorer le leadership sur les bases situées aux Etats-Unis et faire en sorte d'enrayer la hausse des suicides, a-t-il souligné.
Pour le général, "il est temps que l'armée ait un regard sans complaisance sur elle-même et se demande quelles sont les choses qui sont tombées en bas de notre liste de priorités et qu'il faudrait remettre à l'honneur, renforcer et commencer à affronter".
 Le rapport, intitulé "Promotion de la santé, réduction des risques et prévention du suicide", est le résultat d'un travail de 15 mois pour tenter de mieux comprendre les raisons de l'augmentation régulière des suicides, phénomène qui inquiète le commandement.
L'armée de Terre a fait état de 32 suicides en juin, soit le nombre le plus élevé jamais enregistré sur un mois. Depuis le début de l'année, elle a décompté 80 suicides parmi les soldats d'active et 65 chez les réservistes.
Le rapport met en évidence l'augmentation de la consommation de drogues dures et du manque de prise de conscience de ce problème au sein de l'armée.

30/07/2010

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=148476&language=fr


2-6 Dana Priet & William M.Arkin :   Sécurité Nationale S.A 

nb dlr : la publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l'analyse de l’auteur, mais doit être vu comme information.

Au mois de juin, un graveur sur pierre de Manassas a ciselé une nouvelle étoile parfaite dans le mur en marbre au siège de la CIA, pour l’un des 22 employés de l’agence tués dans la guerre globale déclenchée par les attaques de 2001.  

L’objet de ce mémorial est de rendre un hommage public au courage de ceux qui sont morts en accomplissant leur devoir; mais il dissimule aussi un aspect plus obscur du gouvernement depuis le 11 Septembre : 8 de ces 22 personnes n’étaient pas des officiers de la CIA, mais des sous-traitants privés.
Afin de garantir que les tâches les plus délicates du pays sont exclusivement menées par des gens avant tout loyaux aux intérêts de la nation, la réglementation fédérale précise que les sous-traitants ne peuvent effectuer ce que l’on appelle des « fonctions inhérentes au gouvernement ».

Pourtant, selon une enquête du Washington Post qui a duré deux ans, cela se produit sans cesse, aussi bien au sein des services de renseignement que du contre-terrorisme.  

Les étoiles gravées sur le mur de la CIA représentent les personnes qui sont mortes en accomplissant leur devoir.

Huit étoiles symbolisent des sous-traitants décédés depuis le 11/9.  

Ce qui n’était à l’origine qu’une mesure temporaire destinée à répondre aux attaques terroristes s’est transformé en dépendance, ce qui soulève des questions quant à la présence trop nombreuse, au sein des effectifs, d’un personnel davantage dédié aux intérêts d’actionnaires privés qu’à l’intérêt public – à se demander si le gouvernement contrôle encore ses activités les plus sensibles. Interviewés la semaine dernière, le Secrétaire à la Défense M. Gates et le Directeur de la CIA Leon Panetta ont tous deux déclaré qu’ils partageaient ces préoccupations.

L’enquête du Washington Post a révélé l’existence d’un véritable système parallèle aux Etats-Unis, une Amérique "Top Secret" créée au lendemain du 11/9, cachée aux yeux public, qui ne fait l’objet d’aucune surveillance sérieuse, et si complexe qu’il est impossible d’en évaluer l’efficacité.

C’est aussi un système dans lequel les sous-traitants tiennent un rôle de plus en plus important. Le Post estime que sur les 854.000 personnes ayant l’habilitation secret-défense, 265.000 sont des sous-traitants privés. Le meilleur exemple de la dépendance du gouvernement à leur égard est la CIA, seule et unique agence du gouvernement autorisée à mener des activités à l’étranger.

Des sous-traitants privés travaillant pour la CIA ont recruté des espions en Irak, versé de pots-de-vin à des informateurs en Afghanistan et assuré la protection des directeurs de la CIA en visite à l’étranger. Des sous-traitants ont participé à l’enlèvement de suspects dans la rue en Italie, interrogé des détenus dans des prisons secrètes à l’étranger et assuré la protection de transfuges cachés dans les banlieues de Washington. Au siège de Langley, ils analysent les réseaux terroristes. Ils ont formé une nouvelle génération d’espions Américains dans le centre de formation de la CIA en Virginie.

Par le biais du processus budgétaire, l’administration de George W. Bush et le Congrès ont grandement facilité la tâche de la CIA et autres agences engagées dans le contre-terrorisme pour leur permettre d’employer davantage de sous-traitants que de fonctionnaires. L’objectif était de limiter le nombre d’emplois fixes et de recruter sans passer par la lourde bureaucratie fédérale ; ils pensaient – à tort, comme cela s’est confirmé par la suite – que le recours aux sous-traitants serait plus économique.

Neuf ans plus tard, l’administration Obama étant déjà bien installée, l’idée que les sous-traitants coûtent moins cher a été rejetée, et l’administration a accompli quelques progrès dans son objectif pour réduire en deux ans le nombre de sous-traitants de 7%. Cependant, les sous-traitants représentent encore prés de 30 % du personnel des services de renseignement.

« Nous avons trop longtemps dépendu de sous-traitants pour effectuer le travail opérationnel qui devrait être effectué » par des employés de la CIA, a dit Panetta. Mais on ne peut pas les remplacer « du jour au lendemain. Lorsqu’on a été si longtemps dépendant de sous-traitants, reconstituer leur expertise demande du temps. »

Une autre préoccupation de Panetta concerne la sous-traitance confiée à des sociétés privées, dont la responsabilité « revient à leurs actionnaires, ce qui représente un conflit inhérent. »

Ou comme le dit Gates, qui a passé sa vie à entrer et sortir du gouvernement : « On veut des gens qui s’impliquent réellement pour faire carrière, par passion et pour servir leur pays et pas uniquement pour l’argent. »

Aux employés fédéraux expérimentés, les sous-traitants peuvent offrir plus d’argent – souvent le double – que le gouvernement n’est autorisé à  le faire. La concurrence entre sociétés pour recruter des employés ayant une habilitation secret-défense est si rude qu’elles offrent des avantages tels qu’une BMW ou une prime d’embauche de 15.000 dollars, ce qu’a fait Raytheon lau mois de juin pour des développeurs de logiciels ayant des habilitations de haut niveau.

Penser que le gouvernement pourrait économiser de l’argent avec les sous-traitants « est une fausse économie », dit Mark L. Lowenthal, ancien officiel de la CIA, désormais président de sa propre académie de formation (aux techniques) du renseignement.

Tandis que les sociétés vident les agences fédérales de leurs talents, le gouvernement se retrouve avec un personnel de renseignement dont la moyenne d’âge est plus jeune que jamais alors que les employés les plus expérimentés migrent vers le secteur privé. Ceci est vrai pour la CIA, où les employés de 114 sociétés constituent environ le tiers du personnel, soit approximativement 10.000 postes. La plupart sont des intérimaires, souvent d’anciens employés des services de renseignement ou de l’armée qui ont quitté la fonction publique pour travailler moins et gagner plus tout en percevant une pension du gouvernement.

Au sein du gouvernement, ces employés sont affectés à toutes sortes de tâches imaginables.

Les sous-traitants tuent des combattants ennemis.

Ils espionnent les gouvernements étrangers, écoutent les réseaux terroristes.

Ils participent à l’élaboration de plans de guerre.

Ils recueillent des informations sur les forces locales dans les zones de guerre.

Ce sont les historiens, les architectes, les recruteurs des agences les plus secrètes du pays.

Ils fournissent du personnel aux centres de surveillance autour de Washington.

Ils font partie des conseillers les plus écoutés des généraux quatre étoiles qui mènent les guerres du pays.

Le rôle des sous-traitants privés.

Au fur et à mesure que l’Amérique Top Secret prenait sa croissance, le gouvernement est devenu de plus en plus dépendant des sous-traitants aux habilitations secret-défense équivalents. Voir la Galérie d’images

D’après ceux qui travaillent dans ce secteur, la demande du gouvernement pour des sous-traitants privés ayant l’habilitation secret défense est si forte qu’il y a maintenant plus de 300 sociétés, surnommées "body shops" (NdT : les "chasseurs de corps" pour parodier le terme "chasseurs de tête") spécialisées dans la recherche de candidats, moyennant le plus souvent  50.000 dollars par candidat.

Ce qui complique le remplacement des sous-traitants par des employés fédéraux est que le gouvernement ne connait pas leur nombre. Gates affirme qu’il veut réduire le nombre de sous-traitants  (pour revenir)  au niveau d’avant le 11/9, mais qu’il a du mal à obtenir un recensement précis.

« Je vais vous faire un terrible aveu, » dit il. « Je n’arrive pas à obtenir le nombre de sous-traitants qui travaillent pour le Bureau du Secrétaire à la Défense, » en référence à la direction civile du Département.  

Le Post a estimé à 265.000 le nombre de sous-traitants qui effectuent un travail de  secret-défense. Plusieurs hauts-gradés du renseignement ont confirmé cette estimation après avoir validé notre méthodologie. La base de données « Top Secret America » du journal contient 1.931 sociétés qui effectuent des tâches au niveau le plus élevé de sécurité. Plus d’un quart d’entre elles – 533 – ont été créées après 2001; celles qui existaient déjà ont connu une forte croissance. La plupart se portent bien tandis que le reste des Etats-Unis est en proie aux faillites, au chômage et aux saisies immobilières.

Selon la récente description de Gates sur les dépenses en matière de sécurité nationale depuis les attentats du 11/9, la privatisation de la sécurité nationale a été rendue possible grâce à 9 années de « manne » financière.

Avec autant d’argent à disposition, les managers ne se préoccupent pas toujours de savoir si l’argent est dépensé utilement.

« Quelqu’un dit : "faisons une nouvelle étude". Mais comme personne ne partage l’information, chacun fait la sienne de son côté, » dit Elena Mastors qui a dirigé une équipe d’étude sur les dirigeants d’Al Qaeda pour le Département de la Défense. « L’objectif est de gérer un maximum d’études, de placer un maximum de gens un peu partout. Tout le monde est dans une frénésie dépensière. Nous n’avons pas besoin d’autant de gens pour faire tous ça. »

La plupart des sous-traitants effectuent un travail indispensable à la mission fondamentale de l’agence. Ce qui a amené le gouvernement à dépendre d’eux d’une manière que peu auraient pu prévoir : la présence d’intérimaires, initialement engagés le temps d’une guerre, est devenue la norme.

Pas plus tard que la semaine dernière, en saisissant « top secret » dans le moteur de recherche d’un site d’offres d’emploi, plus de 1951 postes à pourvoir se sont affichés pour le secteur de Washington, et 19.759 pour l’ensemble du pays : « Target Analyst » à Reston.  « Spécialiste en infrastructures stratégiques » à Washington DC. « Membre d’un corps expéditionnaire » à Arlington.

« Sans eux, nous ne pourrions pas remplir notre mission. Ce sont nos « réservistes », ils offrent une flexibilité et une expertise que nous ne pouvons acquérir, » a dit Ronald Sanders, ancien chef des ressources humaines pour le Bureau du Directeur du Renseignement National avant de prendre sa retraite au mois de février. « Une fois qu’ils sont à bord, nous les traitons comme de membres  du personnel part entière . »

L’enquête du Post s’appuie sur des documents du gouvernement, des contrats, des descriptions de postes, des registres de propriété, des sites de réseaux sociaux et professionnels sur Internet, sur d’autres données et des centaines d’interviews d’officiels et anciens officiels du renseignement, de l’armée et de sociétés privées. La plupart ont demandé à conserver l’anonymat soit parce qu’il leur était interdit de s’exprimer en public soit parce qu’ils craignaient, disaient-ils, des représailles sur leur lieu de travail pour avoir exprimé leurs préoccupations.

L’enquête s’est concentrée sur le travail relevant du plus haut niveau secret défense car tout ce qui relève du niveau inférieur est trop vaste pour pouvoir être analysé avec précision. Une base de données consultable  sur les organisations gouvernementales et les sociétés privées a été entièrement constituée à partir de documents publics. (Pour une explication sur la décision du journal au lancement de ce projet, veuillez lire la note de la rédaction.)

L’industrie de la sécurité nationale vend bien plus que des avions, des navires et des tanks aux agences militaires et de renseignement. Elle vend la matière grise des sous-traitants. Ils conseillent, informent et travaillent partout, y compris à 10 mètres de profondeur sous le Pentagone, dans un bunker, aux côtés du personnel militaire en treillis de combat en train de surveiller des crises potentielles partout dans le monde.

Tard la nuit, lorsque les larges couloirs du Pentagone sont presque déserts, le Centre de Commandement Militaire National bourdonne pour une bonne raison. L’accès aux positions des forces armées U.S., où qu’elles soient dans le monde, aux images satellites détaillées ou à la Salle de Crise de la Maison Blanche, s’effectue en temps réel.

Ceci a pour but d’être capable de répondre à n’importe quelle question du chef d’état-major des armées. Pour être prêt 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, il faut  (la présence de) cinq généraux de brigade, un état-major de colonels et d’officiers supérieurs  – et un homme en chemise et cravate mauve qui porte l’insigne rose d’un sous-traitant.

La profession d’Erik Saar s’intitule « Cogniticien ». Dans un des lieux les plus sensibles des Etats-Unis, il est le seul dans la salle  à savoir comment acheminer rapidement des données au loin. Saar et quatre collègues d’une société privée, SRA International, enseignent aux officiers supérieurs à penser en Internet version 2.0. Ils tentent de forcer une culture attachée aux traditions à agir différemment, numériquement.

Dana Priet & William M.Arkin

20 juillet 2010

Washington Post,


2-7 Offres d’Emploi pour professionnels possédant une habilitation secret-défense.

 Nb dlr : la publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l'analyse de l’auteur, mais doit être vu comme information.

Les recruteurs des sociétés sous-traitant avec le gouvernement rencontrent les candidats ayant l’habilitation secret-défense à une Foire aux Emplois Ciblés à McLean, en Virginie.

Voir vidéo

Ce qui signifie parfois qu’il faut demander de l’aide dans des salons de discussion en ligne ou échanger des idées sur des sites internet partagés hors des réseaux militaires (noms de domaine se terminant par .mil), ce qui rencontre une résistance au sein de la culture d’auto-suffisance du Pentagone. « Notre boulot consiste à modifier la perception des dirigeants qui pourraient amener le changement », dit Saar.

Depuis le 11/9, les sous-traitants ont apporté des contributions extraordinaires – quelques bavures extraordinaires aussi – qui ont changé l’histoire et obscurci la perception du public quant à la distinction entre les actions d’officiers agissant pour le compte des Etats-Unis et des employés de sociétés privées qui ont un peu plus qu’un badge de sécurité et une arme.

Les méfaits des sous-traitants en Irak et en Afghanistan ont terni la crédibilité des Etats-Unis aussi bien dans ces pays ainsi qu’au Moyen Orient.

Les mauvais traitements infligés aux prisonniers d’Abu Ghraib, certains par des sous-traitants, ont déclenché des appels à la vengeance, toujours d’actualité, contre les Etats-Unis. Les gardes de sécurité travaillant pour Blackwater ont mis de l’huile sur le feu durant cinq années de violent chaos en Irak; ils sont devenus le symbole d’une Amérique folle furieuse.

Dans les zones de guerre, les sous-traitants, surtout ceux qui sont armés, brouillent la « ligne entre l’usage légitime et illégitime de la force, ce qui est exactement ce que recherchent nos ennemis, » a déclaré au mois de juin Allison Stanger, professeur de politique et d’économie internationale à Middlebury College et auteur de « One Nation Under Contract » (Une Nation Sous Contrat – NdT), lors d’une séance de la Commission indépendante sur la Sous-traitance en temps de Guerre.

Des fautes professionnelles se produisent également. Un sous-traitant pour la Défense appelé MZM a payé des pots-de-vin pour obtenir des contrats de la CIA, ce qui a valu à Randy « Duke » Cunningham, qui était membre du congrès de la Californie et qui siégeait à la Commission de la Défense, de se retrouver en prison. Des gardes employés en Afghanistan par ArmorGroup North America, une société privée, ont été filmés dans un scandale de moeurs.

Mais les sous-traitants ont aussi fait progresser la manière de combattre des militaires.

Durant les mois les plus sanglants en Irak, le fondateur de Berico Technologies, ancien officiel de l’armée du nom de Guy Filippelli, qui travaillait pour la National Security Agency, a inventé une technologie facilitant la découverte des fabricants de bombes artisanales et aidé à réduire le nombre de victimes causées par des engins explosifs improvisés, selon des officiels de la NSA.

Les sous-traitants ont fourni des plans et du matériel pour la guerre  aérienne sans pilote menée par des drones (véhicule aérien sans pilote), qui ont tué le plus grand nombre de hauts dirigeants d’Al Qaeda et fourni un flot d’images de surveillance. Une douzaine de firmes ont créé une autoroute numérique transnationale qui transmet jusqu’aux postes de commandement situés aux Etats-Unis les données sur les caches terroristes collectées à distance et en temps réel par les drones.

Des sociétés privées sont devenues si imbriquées dans les activités les plus sensibles du gouvernement que sans elles, d’importantes missions militaires et de renseignement seraient impossibles ou aléatoires. Quelques exemples :

* Au Departement du Homeland Security (DHS), le nombre de sous-traitants est égal au nombre d’employés fédéraux. Le Département dépend de 318 sociétés pour les services et le personnel indispensables, dont 19 cabinets de recrutement qui aident le DHS à trouver et embaucher encore plus de sous-traitants. Au bureau qui gère les affaires de renseignement, 6 employés sur 10 appartiennent du secteur privé.

*La NSA, qui mène des surveillances électroniques à travers le monde, embauche les sociétés privées pour lui trouver la plupart de ses innovations technologiques. La NSA travaillait jadis avec un petit nombre de sociétés ; à présent, elle en fait travailler au moins 484 et ce nombre augmente régulièrement.

*Le National Reconnaissance Office ne peut fabriquer, mettre en orbite ou assurer la maintenance de son système de surveillance par satellites, qui photographie des pays tels que la Chine, la Corée du Nord ou l’Iran, sans les quatre sociétés sous-traitantes les plus importantes avec lesquelles elle travaille.

*Chaque organisation du renseignement ou militaire dépend d’un contrat avec des linguistes pour communiquer avec l’étranger, traduire des documents et comprendre des conversations interceptées. La demande pour des employés de langue maternelle étrangère est si forte, et les sommes que le gouvernement est prêt à payer si énormes, que 56 sociétés se font concurrence sur le marché.

*Chacune des 16 agences de renseignement dépend de sociétés privées pour faire fonctionner ses réseaux d’ordinateurs, communiquer avec les réseaux des autres agences, pour collecter et analyser des bribes d’informations qui pourraient indiquer un complot terroriste. Plus de 400 sociétés travaillent exclusivement dans ce domaine pour créer des logiciels et du matériel de réseaux classifiés.

Le recours à des sous-traitants était censé faire réaliser des économies à l’état. Mais ce n’est pas le cas. Une étude de 2008 publiée par l’Office of the Director of National Intelligence a montré que les sous-traitants composaient 29% du personnel des agences de renseignement mais représentaient 49% des coûts. Selon Gates, les employés fédéraux coutaient à l’état 25% de moins que les sous-traitants.

Si le gigantesque Office of Naval Intelligence à Suitland peut servir  de référence, le processus de réduction du nombre de sous-traitants s’effectue lentement. Y travaillent 2.770 personnes, 24/24h, dans la salle de surveillance maritime pour surveiller les navires commerciaux, ou dans les laboratoires scientifiques et techniques, ou encore dans un des quatre centres de renseignement distincts.

Mais ce sont les employés de 70 sociétés informatiques qui font tourner la boutique. Ils stockent, traitent et analysent les communications et les données transmises vers et à partir de toute la flotte navale US et  des navires marchands à travers le monde. « Pourrions faire tourner ce bâtiment sans les sous-traitants ? » a demandé le capitaine chargé de l’informatique. « Non, je ne pense pas que nous en serions capables. »

Le Vice-amiral David J. "Jack" Dorsett, directeur du renseignement naval, a dit qu’il pourrait économiser des millions chaque année en transférant 20%  des postes occupés par des sous-traitants à des fonctionnaires. S’Il a reçu le feu vert, le démarrage a été lent. Pour cette année, un seul poste a été transformé et un autre supprimé – sur 589. « Ca me coûte les yeux de la tête, » a dit Dorsett.

- – -

Les allées du pouvoir à Washington s’étirent pratiquement en ligne droite, de la Cour Suprême jusqu’à la Maison Blanche en passant par le Capitol. Continuez vers l’ouest, de l’autre côté de la rivière Potomac, et les centres officieux du pouvoir – les sociétés privées – deviennent visibles, surtout la nuit. Là, dans les banlieues de Virginie, on voit s’illuminer les logos des sociétés de « Top Secret America » : Northrop-Grumman, SAIC, General Dynamics.

Sur les 1931 sociétés identifiées par le Post qui travaillent sur des contrats secret-défense, près de 110 d’entre elles effectuent environ 90% du travail pris en charge par des sociétés privées du monde de la défense-renseignement-sous-traitance. 

Traduction V. D. et apetimedia pour ReOpenNews et le Grand Soir.

http://www.reopen911.info/News/2010/07/26/top-secret-america-le-nerf-de-la-guerre-vu-par-le-washington-post-12/



n°492 - Dossier l d'Irak - 01-08 - : (Fin) : - : Nucléaire : Pire Qu’Hiroshima ? L’Héritage Toxique Du Siège De Fallujah.

n°492  - Dossier l d'Irak  - 01-08 - : (Fin)  : - : Nucléaire : Pire Qu’Hiroshima ? L’Héritage Toxique Du Siège De Fallujah.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les Dossiers d'Irak

N° 492                                                          01/08/09

C.De Broeder & M.Lemaire



 


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a) sur mes blog : 

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b) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site de eva R-sistons:  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 


Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :  

2 Dossier & Point de vue (Fin)

2-8 danielle Bleitrach : Les voleurs de Bagdad  : le pentagone a perdu les pièces comptables.

2-9 Affaire "Pétrole... sans nourriture"

2-10 Branislav Kapetanovic : Armes à sous munitions, « beaucoup de travail reste à faire »…

3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

3-1 Les veuves victimes de la précarité.

3-2 Les cris et les cauchemars, les râles et les colères d'un peuple fracassé et saigné à vif.

 

 



2-8 danielle Bleitrach : Les voleurs de Bagdad : le pentagone a perdu les pièces comptables.

28 juillet. Selon Europa Press, la BBC et CNN: Un audit fédéral étasunien portan sur 9.100 millions de dollars destinés à la reconstruction en Iraq n’a pu parvenir à expliquer où sont passés 95% des fonds, selon une information publiée par l’Inspecteur Général Spécial pour la Reconstrction de l’Iraq, qui attribue cette défaillance à « la faiblesse des contrôles financiers et de contrôle du département de la Défense » et il demande au pentagone qu’il améliore ses contrôles financiers. Cette disparition doit être mis en relation avec un des nombreux « voleurs de Bagdad », un cas exemplaire celui du fasciste qui fut le véritable président des Etats Unis, le Vice président Dick Cheney.

Mais voyons les faits tels qu’ils se révèlent aujourd’hui

 

L’audit fédéral s’est centré sur le Fond de Développement pour l’Iraq, qui a été créé en mai 2003 par l’Autorité Provisionnelle de la Coalition, a expliqué CNN. Après qu’elle ait été dissoute en juin 2004, le gouvernement iraqien a autorisé le gouvernement étasunien à administrer les fonds utilisés pour la reconstruction. Le Pentagone a contrôlé ces fonds jusqu’à la de 2007, quand ils ont été retirés de son autorité.

Pour faire ce rapport, l’inspecteur général spécial a revisé les registres de huit organisations du département de la Défense qui ont reçu des fonds procédant du Fond de Développement pour l’Iraq. « Cette situation est intervenue parce que la plus grande partie des organisations du Département de la défense qui ont reçu ces fonds n’ont pas mis en place les contrôle requis par le Département du Trésor, et aucune organisation du Département de la défense n’a alors été désignéee comme agent executif pour contrôler l’usage des fonds » a conclu le rapport. « les carences dans les contrôles ont laissé les fonds vulnérables pour des usages inappropriés et perdus sans savoir où », a-t-il ajouté.

Pour sa part, l’armée étasunienne affirme que les fonds n’ont pas nécessairement été perdus, mais que les registres sur les dépenses pourraient avoir été archivés. dans une réponse jointe au rapport, elle affirme que tenter de justifier les dépenses pourrait exiger « certains efforts importants de récupérations des archives » déclare la BBC. On s’en doute.

Le voleur de Bagdad: Dick Cheney et Halliburton

Halliburton est Groupe de bâtiment et travaux publics, et exploitation pétrolière américain fondé en 1919 à Dallas, Texas par Erle Halliburton. Halliburton a eu pour PDG de 1995 à 2000 le vice-président américain de l’administration Bush, Dick Cheney.Le groupe est passé du 7 e rang des fournisseurs de l’armée américaine en 2002 au premier en 2003 après avoir bénéficié de juteux contrats dans des conditions douteuses, notamment pendant la guerre d’Irak.

Le président de la commission de contrôle du gouvernement à la Chambre des représentants, Henry Waxman, avait dénoncé ces marchés attribués sans appels d’offres à l’entreprise Halliburton, la cour suprême avait exigé des comptes et à sa filiale KBR mais sans résultat.(1)

Si comme on l’a vu à propos de l’audit fédéral il est impossible de retrouver la trace de l’usage de 95% des fonds destinés à la reconstruction de l’Iraq et dont nécessairement une bonne partie a du finir dans l’escarcelle du premier groupe de « reconstruction » et de pétroliers qu’est halliburton, on a également égaré tout ce qui pouvait mettre en relation Halliburton et Dick Cheney(2) Un document pourtant existe dans ce sens. C’est en l’occurrence un courriel du Pentagone indiquant que « l’attribution d’un contrat de 7 milliards de dollars à une filiale d’Halliburton, sans appel d’offres, en mars 2003, a été approuvée à tous les niveaux, y compris le cabinet de M. Cheney ».

Le fascisme et les affaires font bon ménage

Le personnage de Dick Cheney est complet.

Disons tout de suite qu’il est un farouche adversaire de l’avortement et tout aussi engagé dans la défense des armes à feu, et que pour être complet il a toujours défendu la torture « patriotique »…Dick Cheney est d’abord un « homme d’affaires » et quelles affaires!!!  mais il fait parallèlement une carrière d’homme politique, dans les années soixante dix il va s’illustrer par ses positions ultraconservatrices comme le refus d’un jour férié en faveur de  de Martin Luther King, Jr. et d’avoir voté contre la création du département fédéral de l’éducation. On lui reproche également d’avoir voté contre l’imposition de sanctions économiques contre l’Afrique du Sud et le régime d’apartheid et d’avoir qualifié Nelson Mandela et l’ANC de terroriste et d’organisation terroriste.

En dehors de ces bagatelles l’essentiel de ses activités est la défense des intérêts pétroliers et du monde des affaires. À partir de 1989, il devient le secrétaire à la défense du président George Bush père (1989-1992)qui appartient lui-même au monde pétrolier très lié à l’arabie saoudite (voir aux trusts de l’Allemagne nazie) et ancien directeur de la CIA.

C’est dans cette fonction qu’il supervise l’opération Just Cause au Panama et l’opération « Tempête du désert » au Koweït en 1991, année où il reçoit la médaille présidentielle de la liberté pour avoir « assuré la défense de l’Amérique dans des temps de grands bouleversements internationaux ».

En 1993, Cheney rejoint le think tank (cercle de réflexion) néo-conservateur American Enterprise Institute (Institut de l’Entreprise Américain) après la défaite de George Bush à l’élection présidentielle.

En 1998, il est un des signataires d’une lettre adressée à Bill Clinton pour demander le renversement de Saddam Hussein en Irak.

En janvier 2001, il devient vice-président des États-Unis.

prend en main la direction du groupe chargé du développement de la politique énergétique incluant parmi ses membres des dirigeants du groupe Enron en dépit de la faillite retentissante de celui-ci.
Le 11 septembre 2001, Cheney prend directement en charge la gestion de la crise suite aux attentats alors que le président est physiquement mis à l’abri et dans l’incapacité temporaire d’exercer ses fonctions.
Il est accusé alors d’avoir poussé le président à l’invasion de l’Irak en plaidant notamment pour une opération militaire contre Saddam Hussein sans la saisine préalable de l’ONU, d’avoir affirmé que le dictateur possédait des armes chimiques et bactériologiques et qu’il avait remis en route son programme de fabrication d’une bombe atomique.

Dick Cheney est accusé également d’avoir persisté à soutenir à tort de l’existence de liens entre le régime irakien et Al-Qaida et affirmer que les soldats américains seraient « accueillis en libérateurs » par la population.
C’est du passé, la vertu règne à nouveau

Ce qu’il faut comprendre et les révélations du Washington Post sur la prolifération des organismes public et surtout privés autour de la sécurité et la défense étasunienne nous y aident, c’est que nous avons un système qui excède le rôle de tel ou tel individu fut-il l’incroyable Dick Cheney.

Malgré le spoil systèm qui voudrait que chaque présidence amène au pouvoir sa propre administration, nous avons une extraordinaire permanence du système dominé par quelques grands secteurs d’affaires d’ailleurs totalement imbriqués comme les pétroliers et la Défense, ce que Eishenhower désignait comme le complexe industrialo militaire. Le fait qu’Obama ait maintenu en poste Robert gates le secrétaire à la défense en témoigne. Désormais n’importe quel président est pris en otage par le système et ne peut contrevenir à la ligne qu’il impose. Surtout quand l’on sait à quel point il existe parallèlement un véritable système de propagande dans lequel sont pris les grands médias qui lancent des campagnes de désinformation chargées d’appuyer ce qui est décidé en matière d’intervention de l’armée.

Enfin, je voudrais signaler que le même travail devrait pouvoir être réalisé sans problème sur la situation française. Si j’ai un peu de temps, il me semblerait utile de travailler sur l’affaire Areva et EDF, comme sur la reprise des intérêts de Thales.

 Notes :

(1) Halliburton et Dick Cheney ne négligent aucun à côté du démantélement de l’Etat dont cet ultraconservateur est un fanatique partisan.Qu’il s’agisse de  la privatisation des prisons où le dit Dick Cheney est accusé de favoriser les mauvais traitement des détenus pour accroître la rentabilité au scandale de l’hopital Walter Reed chargé de l’accueil des blessés de la guerre en iraq. Or, une lettre de septembre 2006 par laquelle l’adjoint de général Weightman évoquait « un risque de défaillance des services de soins » en raison de la pénurie de personnel consécutive à une privatisation des services généraux de l’hôpital.Cette privatisation a été réalisée par un contrat de 120 millions de dollars sur cinq ans pour assurer les services non médicaux et la maintenance des locaux. Ce contrat a été octroyé à l’entreprise IAP, dirigée par Al Neffgen, ancien responsable de KBR, filiale d’Halliburton.Halliburton a obtenu les contrats de reconstruction à La Nouvelle-Orléans après le passage du cyclone Katrina en 2005.

(2) Dick Cheney a reçu près de 1 350 000 stock-options de la part de Halliburton quand il a quitté l’entreprise, d’une valeur totale supérieure à 43 millions de dollars.Il a à ce moment là fait grand bruit autour du don de l’intégralité de cette somme à des organisations caritatives.

Danielle Bleitrach

Publié 29 juillet

http://socio13.wordpress.com/2010/07/29/les-voleurs-de-bagdad-le-pentagone-a-perdu-les-pieces-comptables-par-danielle-bleitrach/#more-25085


2-9 Affaire "Pétrole... sans nourriture"

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU a annoncé le 19 juillet 2010 (1) que de « nombreux besoins » en nourriture, et en abris pour les « personnes déplacées » – euphémisme utilisé pour désigner les Irakiens victimes des opérations de nettoyage ethnique organisées par les milices pro-iraniennes -  prévus par son Plan d’action 2010 ne pourront pas être assurés, faute de moyens financiers. Extraits du communiqué : - Les distributions de nourriture à 800.000 femmes enceintes et allaitantes et à des enfants mal-nourris ont dû être suspendues, 

- Les distributions de nourriture à 960.000 enfants allant à l'école ont également été suspendues,

- Les conditions d'existence de 500 000 personnes affectées par la sécheresse dans les gouvernorats de Soulimaniya et Dohouk sont menacées,

- Le plan d'action pour aider 22.500 familles déplacées vulnérables avec des abris d'urgence va devoir être suspendu. Des milliers de ménages vont devoir continuer à vivre dans des abris de fortune, sans pouvoir se protéger des conditions climatiques extrêmes.

Où passe l’argent du pétrole ?

   Sept ans après l’invasion de l’Irak et le renversement du Président Saddam Hussein, le régime de Bagdad rongé par la corruption (2) quémande toujours des fonds à des pays donateurs, mais avec de moins en moins de résultat. Cette année, sur 187,7 millions de dollars  requis pour la mise en œuvre du plan humanitaire de l’ONU, seulement 12% des promesses de financement ont été honorés. Et pour cause : selon Hussein al-Sharistani, ministre du Pétrole, les revenus pétroliers irakiens se montent à 171 milliards de dollars pour la période 2006 /2009. L’Irak produit aujourd’hui 2,5 millions de barils de brut par jour. Question : où passe l’argent du pétrole ?

   A Bagdad et à Erbil (Région autonome du Kurdistan), les contrats dits de reconstruction sont signés avec des entreprises étrangères en fonction des avances sur commissions qu’ils génèrent. Tant pis si les travaux ne sont pas réalisés, pour des raisons de sécurité ou pour engagements non tenus (3). L’inculpation récente de Tarek Aziz pour « dilapidation des deniers publics » - décision prise sans doute pour relancer l’affaire « Pétrole contre nourriture » et faire chanter des personnalités étrangères – ne trompe pas les Irakiens qui savent que l’argent du pétrole engraisse les comptes bancaires ouverts dans des paradis fiscaux par les politiciens et les chefs de milices parvenus au pouvoir en 2003.

Notes :

(1) Iraq : le manque de fonds menace la distribution de l’aide alimentaire

http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=22456&Cr=Iraq&Cr1=

(2) L’Irak est un des quatre pays les plus corrompus au monde, selon l’ONG Transparency International (rapport 2009).

(3) Lire : Sarkozy et le commerce franco-irakien / Arnaques et pièges en tous genres

http://www.france-irak-actualite.com/pages/Sarkozy_et_le_commerce_francoirakien_avril_2009-1982461.html

 (4) Irak : quand le pétrole assure des revenus juteux

http://www.leblogfinance.com/2010/07/irak-quand-le-petrole-assure-des-revenus-juteux.htmlillesMunier

http://www.france-irak-actualite.com/article-affaire-petrole-sans-nourriture-54249549.html


2-10 Branislav Kapetanovic : Armes à sous munitions, « beaucoup de travail reste à faire »…

Des grandes avancées ont été réalisées afin d’interdire les armes à sous-munitions mais il reste encore du chemin à parcourir, ont dit des activistes lors d’une conférence mondiale sur la Convention sur les armes à sous-munitions (CCM) à Santiago, au Chili.
« C’est bien de voir que plus de 100 gouvernements prennent part à la conférence, y compris des non-signataires comme l’Argentine et le Vietnam. Nous avons aussi été très satisfaits de la vivacité du débat », a dit Thomas Nash, coordinateur de la Coalition contre les sous-munitions (CMC), à IRIN.
La CCM, qui « interdit tout usage, stockage, production ou transfert d’armes à sous-munitions », a été adoptée par 107 états le 30 mai 2008 à Dublin, signée le 3 décembre de la même année à Oslo, et deviendra une loi internationale contraignante le 1er août 2010.
La conférence cherchait à mettre en place un plan d’action pour appliquer la Convention, et elle a préparé le terrain pour la première réunion des Etats Signataires au Laos en novembre de cette année.
« Il reste beaucoup de travail à faire – il y a des pays qui n’ont pas encore signé la convention, et beaucoup d’autres qui l’ont signée mais pas ratifiée », a dit Branislav Kapetanovic, un activiste de la CMC, et ancien démineur venant de Serbie qui a perdu ses mains et ses pieds durant un accident de déminage dans l’ancienne Yougoslavie.
Jusqu’ici, 106 états ont signé la convention et 36 l’ont ratifiée. Les signataires qui doivent encore ratifier la convention sont liés par la Convention de Vienne sur le droit des traités afin de s’assurer qu’ils n’agissent pas à l’encontre de l’objet et du but de la convention, bien qu’ils ne soient pas obligés de mettre en œuvre son contenu comme tel, selon M. Nash.
Pourtant, des militants pour les droits humains disent que la nature même des armes à sous-munitions – également connues comme ‘bombes à fragmentation’ – mettent les civils en danger. Ces armes qui frappent au hasard sont larguées dans les airs ou déployées par des systèmes basés au sol distribuant souvent des centaines de petites bombes, ou sous-munitions, qui peuvent couvrir une zone de la taille de plusieurs terrains de football.
De nombreuses petites bombes n’explosent pas – de par leur conception ou par défaut – et deviennent ainsi une menace pour la vie et les moyens de subsistance durant des années après la fin d’un conflit.

Dans certains cas, comme au Liban à la suite de la guerre de 2006 entre Israël et le Liban, le taux de non-explosion atteignait les 40 pour cent, selon les Nations Unies.
Dans une certaine mesure, la réponse mondiale à l’emploi d’armes à sous-munitions au Liban a initié les efforts pour interdire ces armes une bonne fois pour toute.

Les pays dont les habitants souffrent depuis longtemps des armes à sous-munitions incluent l’Angola, le Kosovo, l’Irak et le Laos.
« Un changement est déjà intervenu – de nombreux pays en sont déjà venus à la conclusion que les armes à sous-munitions constituent une arme sans discernement, et les populations comprennent le danger que constituent ces armes », a dit M. Kapetanovic.

 (IRIN)

14 juin 2010 

http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportId=89478



3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

3-1 Les veuves victimes de la précarité.

Hamida Ayed, une mère de trois enfants âgée de 45 ans, fait partie de ces 100.000 femmes qui ont perdu leur mari depuis l'invasion des forces américaines en 2003.

Des femmes qui ne peuvent réellement compter sur l'aide d'un Etat aux moyens limités.(…)

Mme Ayed a normalement droit à 150.000 dinars (103 euros) par mois, plus 15.000 dinars (10 euros) par enfant à charge. Mais après deux ans de démarches administratives, elle n'a toujours pas obtenu les documents nécessaires à sa demande d'aide, et, ne connaissant aucun ami influent pour débloquer la situation, elle a décidé de jeter l'éponge.

Pour joindre les deux bouts, elle vend des sandwichs et des boissons gazeuses à son domicile situé dans une enclave chiite de Bagdad où elle s'est installée après la mort de son mari, tué dans des violences interconfessionnelles en 2007. "Notre vie s'est transformée en souffrance et en désespoir", déplore-t-elle. "Voilà ce que l'occupation (américaine) et les rêves de démocratie nous ont apporté: des orphelins, des veuves, des sans-abri, des déplacés et des fugitifs."

Le gouvernement estime à un million le nombre de femmes qui ont perdu leur mari dans la guerre contre l'Iran (1980-88), la guerre du Golfe (1991), les campagnes de répression contre les chiites et les Kurdes dans les années 1980 et 90, l'invasion de 2003 et les violences qui ont suivi.

Les veuves doivent souvent lutter pour survivre et obtenir des subsides de toute façon insuffisantes. La question de l'aide à ces femmes est devenue une préoccupation majeure pour des organisations non gouvernementales comme pour le gouvernement.

En 2008, le gouvernement a créé le Directorat de l'aide sociale pour les femmes qui prend progressivement en charge le versement d'allocations du ministère du Travail et des Affaires sociales, accusé d'incompétence et de corruption. Nahdah Hamid, la patronne du directorat, se plaint de manquer de fonds pour apporter des aides hors de la capitale et juge une réforme nécessaire pour éradiquer la corruption dans les services du ministère qui gèrent les dossiers des veuves.

La situation était différente sous Saddam Hussein. Le régime, qui bénéficiait de la manne du pétrole, offrait des terrains, des voitures et de généreuses pensions aux veuves de la guerre Irak-Iran. En revanche, les épouses des dizaines de milliers d'Irakiens tués dans des campagnes de répression contre les chiites, les Kurdes et des dissidents politiques n'ont en général reçu aucune aide.

Selon des activistes sociaux, la pauvreté conduit certaines Irakiennes à la prostitution, en Irak mais aussi en Jordanie et en Syrie, qui comptent de nombreux réfugiés irakiens. "Beaucoup de voisins de l'Irak exploitent les femmes irakiennes", affirme la militante Suzan Kazim Kashkoul.

Depuis 2003, les violences meurtrières ont réduit la population de maris potentiels pour les veuves et les femmes célibataires de plus de 30 ans. Autre facteur aggravant: la crise économique et la flambée de l'immobilier, qui rend le logement inabordable pour beaucoup. "La crise économique est la cause principale des problèmes des femmes en Irak", souligne Jinan Moubarak, présidente d'une ONG qui oeuvre à l'éducation des femmes dans le pays.

Imam Kazim, 40 ans, une mère de trois enfants, s'est remariée après la mort de son mari, tué par un obus de mortier en 2007. Mais, victime de violences conjugales de son nouvel époux, un boulanger de plus de dix ans son cadet, elle veut maintenant divorcer.

Elle fait pourtant figure de privilégiée: elle bénéficie d'une pension de réversion mensuelle d'environ 90 dollars (71 euros) et gagne 190 dollars (150 euros) par mois comme gardienne dans une école. Reste qu'avec une facture d'électricité de 60 dollars (47 euros) par mois, un loyer élevé et trois bouches à nourrir, elle explique ne pouvoir acheter que "le strict nécessaire".

Mercredi 14 juillet

AP


3-2 Les cris et les cauchemars, les râles et les colères d'un peuple fracassé et saigné à vif.

Nb dlr : la publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l'analyse de l’auteur, mais doit être vu comme information.

Ici s'exprime toute la souffrance d'Irak. Ici, au cœur d'Amman, à quelque mille kilomètres de Bagdad, résonnent les pleurs et les prières, les cris et les cauchemars, les râles et les colères d'un peuple fracassé et saigné à vif. Ici, dans cet hôtel désuet d'un quartier populaire, bat le pouls d'un pays saccagé, devenu fou. Les couloirs sont tranquilles. Le personnel attentif fait en sorte que les pensionnaires en provenance du chaos trouvent un maximum de quiétude et de sérénité entre deux soins vitaux prodigués à l'hôpital tout proche. Pourtant, c'est la guerre que l'on respire ici et que l'on touche du doigt. La guerre, ses stigmates, ses dégâts.

Chaque chambre cache une histoire horrible. Chaque visage, défiguré, raconte une vie brisée. Les blessés qui parviennent dans ce lieu sont parmi les plus graves qui existent. Ce ne sont pourtant que de simples civils. L'un a sauté sur une mine en allant à l'école.

L'autre, jouant au foot sur une place de marché, fut victime d'un attentat-suicide. Un troisième, sortant de sa maison, s'est retrouvé au milieu d'un tir croisé entre Américains et Irakiens. Ils ont perdu des membres, leur corps est en miettes et leur chair brûlée.

Pour chaque mort dans cette guerre sans nom, il faut compter au moins quatre à cinq blessés. Le vieil Amman Palace pourrait être renommé l'Auberge des gueules cassées d'Irak.

"IL N'AVAIT PLUS DE VISAGE"

Abdullah n'avait que 6 ans, le 16 octobre 2006, lorsque sa vie a basculé. C'était un jour spécial, celui des funérailles de son grand-père assassiné la veille par un groupe militaire. Pour la première fois, le petit écolier avait été admis dans le groupe des hommes. Fier et droit, il se tenait près de son père, Dahoud, près de la tente abritant la dépouille du grand-père dans le quartier Shaab de Bagdad, lorsqu'une bombe explosa dans un marché, de l'autre côté de la rue.

Les cris, le sang, la pagaille attirèrent un afflux de sauveteurs et curieux. Dahoud, officier de police, avait trop l'expérience de ce type d'attentat pour ne pas savoir qu'une explosion est souvent suivie d'une seconde, à l'endroit où la foule s'est concentrée. D'un geste assuré, il pria Abdullah et ses proches de ne pas bouger.

C'est alors qu'est arrivée une voiture. A toute vitesse. Avant l'explosion, Dahoud put juste apercevoir le véhicule modifier sa trajectoire et foncer sur le groupe en deuil. Dix secondes plus tard, grièvement brûlé et blessé à une jambe, il sombrait dans le coma. Six membres de la famille furent tués, quinze autres blessés. Uniquement des hommes, les femmes étaient restées à la maison. On les transporta dans les hôpitaux alentours ; ils furent si dispersés qu'il fallut quelques jours pour recenser tout le monde. Et trouver Abdullah. Déchiqueté par la bombe, méconnaissable, il gisait sur un lit du vaste complexe médical où l'avait déposé un voisin.

A son réveil, Dahoud n'eut qu'un seul cri : "Abdullah ! Où est-il ?" La famille lui mentit. "Il va bien, un peu blessé, bien sûr, mais ça va." Dahoud n'y a pas cru. "Conduisez-moi auprès de lui !" Cela prit du temps, le père étant lui-même en très mauvais état. Mais il put se rendre au chevet de son fils. Et là… "Il n'avait plus de visage, dit-il d'une voix grave et posée, la barbe taillée de près et le regard profond. On voyait les os des pommettes, la mâchoire inférieure était broyée, les dents, le nez, un œil avaient disparu. Il lui manquait aussi un pied. Je n'ai pas pu rester."

Il était clair qu'à l'intérieur du système médical irakien, Abdullah, qui ne pouvait ni parler ni s'alimenter, était foutu. Les sanctions internationales et l'embargo à l'encontre de Saddam Hussein avaient gravement détérioré la qualité des soins. Les années de guerre ont achevé d'anéantir le système de santé.

"ABDULLAH, EN IRAK, N'AVAIT AUCUN AVENIR"

L'électricité est une denrée aléatoire et limitée dans les hôpitaux publics, de même que certains produits pourtant indispensables.

Les conditions d'hygiène sont déplorables, aucune opération sophistiquée de plus de deux heures ne peut y être tentée. Les meilleurs spécialistes ont d'ailleurs déserté le pays entre 2004 et 2006, angoissés devant les vagues d'assassinats et de kidnappings touchant le corps médical, certains attentats se produisant à l'entrée même des hôpitaux.

"Des médecins généralistes lui ont prodigué les soins de première urgence, raconte Dahoud. Mais l'hôpital était gorgé de blessés, il en arrivait même chaque jour. Abdullah, en Irak, n'avait aucun avenir." Sa chance fut qu'un docteur jordanien de Médecins sans frontières (MSF) passe un jour dans l'établissement, s'intéresse au cas du petit garçon et informe ses parents d'un programme exceptionnel visant à acheminer en Jordanie les blessés les plus graves afin de leur prodiguer gratuitement les soins sophistiqués adéquats.

LE MONDE MAGAZINE |

17.07

 http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2010/07/17/un-espoir-pour-les-gueules-cassees-d-irak_1388967_3218.html#xtor=AL-32280184


Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

01/08/2010

n°491 - Journal d'Irak - 11/07/ au 31/07/10 : -Début - : La Grande Bretagne a enfin reconnu avoir utilisé l'uranium appauvri contre les civils irakiens.


n°491 - Journal d'Irak - 11/07/ au 31/07/10 : -Début - : La Grande Bretagne a enfin reconnu avoir utilisé l'uranium appauvri contre les civils irakiens.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!



Journal d'Irak

 n°491                 du 11/07/10              au 31/07/10

C.De Broeder & M.Lemaire



Le " Journal d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

Tiré à part :

Nabil Ennasri : Les effets dévastateurs des armes américaines sur les habitants de Falloujah dépassent ceux d'Hiroshima.

Affaire "Pétrole... sans nourriture".

Nick Clegg le vice-premier ministre a qualifié d'"illégale" la guerre d'Irak.

Les révélations de Micheal Prysner vétéran de la guerre en Irak.

Afghanistan, Irak : le terrible héritage de M. Bush

La Grande Bretagne a enfin reconnu avoir utilisé l'uranium appauvri contre les civils irakiens.

Paroles & action du président...

L'intervention américaine dans le processus de la formation du gouvernement irakien…

Lutte pour la libération du territoire

La résistance contre l'agresseur

Résistance :

1 Analyse

Des résistants

2 Occupation de l'Irak

Fin

3 Politique

1) collaborateurs Irakiens

2) occupants 

4 Libération du territoire

Détails.

L'Irak en chiffre. 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Vidéo : Irak : en attendant la reconstruction

5-2 Vidéo : En Europe, quelle coopération à la torture ?

5-3 Counterpunch : Afghanistan, Irak, demain l’Iran: la vérité fait peur.

 



Tiré à part :

Nabil Ennasri : Les effets dévastateurs des armes américaines sur les habitants de Falloujah dépassent ceux d'Hiroshima.

Dans l’histoire récente de l’occupation de l’Irak par l’armée américaine, la bataille de Falloujah restera certainement l’un des épisodes les plus noirs.

Du 6 au 29 novembre 2004, des milliers de soldats américains réduiront en cendres cette localité située à 70 km à l’ouest de Bagdad dans laquelle des centaines de djihadistes et de résistants irakiens avaient trouvé refuge.

Véritable bastion de la résistance, la ville avait été soumise à un déluge de feu pendant des semaines.

Le bilan fut très lourd : à côté de la centaine de soldats américains ce sont près de 4 000 personnes qui tomberont du côté irakien dont plusieurs centaines de femmes et enfants.

Aujourd’hui, la chaîne Al Jazerra nous apprend que les retombées de cette offensive sont désastreuses au niveau de la santé publique : dans toute la région de Falloujah, le nombre de nourrissons nés avec des malformations ne cesse d’augmenter de façon alarmante et les cas de cancer et de maladies génétiques graves se multiplient.

L’émission Bila Houdoud (“Sans limites“), un des programmes phares de la chaîne qatarie, a en effet consacré son émission fin juin à ce drame. L’invité du jour était le Professeur Chris Busby, un des spécialistes britanniques les plus réputés en matière de maladies cancerigènes[1]. Son constat est sans appel : son enquête de deux mois menée auprès de 711 foyers de la région de Falloujah regroupant plus de 4 000 personnes l’amène à la conclusion suivante : les effets dévastateurs de l’utilisation démesurée d’armes de destruction massive, chimiques et radiologiques ont engendré des rétombées terribles sur la population locale.

Il faut dire que l’armée américaine ne s’était pas gênée. Pendant son offensive, les Marines avaient largement fait appel à toute la panoplie d’armes chimiques pourtant interdites par les conventions internationales : des centaines de tonnes de bombes au phosphore blanc (les mêmes que l’armée israélienne utilisera à Gaza quelques années plus tard), au napalm, à fragmentions et à l’uranium appauvri avaient été déversées sur la ville. De nombreux témoignages faisant état de corps humains trouvés "fondus" dans les rues attestaient déjà à l’époque de l’utilisation de ces armes prohibées. Comme souvent, le Pentagone avait d’abord nié avant de se rétracter devant les preuves accumulées par de nombreux journalistes.

Aujourd’hui c’est une équipe médicale occidentale qui confirme ces faits en y ajoutant l’information frappante selon laquelle des générations entières d’Irakiens sont désormais condamnées à vivre avec des maladies atroces. Selon le Professeur Busby, les conséquences de l’attaque de Falloujah sont proportionnellement plus dramatiques que celles causées par l’utilisation de l’arme atomique à Hiroshima et Nagasaki[2]…

Dans un pays aux infrastructures sanitaires sinistrées, on imagine le mal que peut causer ce genre de pathologies. Car l’Irak est exsangue : depuis le début de la guerre, des milliers d’universitaires, intellectuels, et médecins ont été exécutés et des dizaines de milliers d’autres ont fui le pays le vidant de ses principales forces vives. Véritable bombe à retardement, les maladies et malformations qui touchent un taux anormalement élevé de la population de Falloujah et de ses alentours obèreront pendant longtemps le développement d’une ville-martyr que l’armée américaine à voulu punir pour donner une leçon à tous ceux qui contesteront son occupation.

Plus largement, c’est tout l’Irak d’aujourd’hui qui souffre dans l’indifférence générale. Le pays qui figurait dans les années 70 comme l’un des espoirs du monde arabe et où les indicateurs de développement humain se rapprochaient de ceux des pays occidentaux, est aujourd’hui, après deux décennies de guerre, renvoyé au Moyen-âge.

Dans n’importe quel endroit du monde, la révélation de telles pratiques et de telles conséquences auraient soulevé un tollé et nombreux sont ceux qui les auraient qualifiés de crimes contre l’humanité. Mais il s’agit de l’Irak dont peu de monde semble désormais s’intéresser et quasiment aucun des grands médias occidentaux n’a relayé les conclusions du Professeur Busby. Les habitants de Falloujah sont désespérés de l’omerta mondiale sur leur drame et indignés par cette impunité collective octroyée à l’armée américaine. Comme pour l’agent orange qui causa des ravages pendant et après la guerre du Viet-Nam, l’US Army ne paiera pas.

Pourtant, à Falloujah comme ailleurs en Irak et dans le monde arabe, tout est malheureusement mis en place pour que les habitants, révoltés, n’expriment leur frustration et leur colère par le seul moyen mis à leur disposition et qui effraie tant l’Occident : la résistance légitime que d’autres appellent “terrorisme“.

Notes

[1] http://www.aljazeera.net/NR/exeres/B5F1C02B-C8D0-461F-B8DB-DAC8E81B6055.htm

[2] http://yubanet.com/world/Genetic-damage-and-health-in-Fal...

Source : Blog de Nabil Ennasri

Vendredi 16 juillet 2010

http://nabil-ennasri.over-blog.com/...

 

Affaire "Pétrole... sans nourriture"
Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU a annoncé le 19 juillet 2010 (1) que de « nombreux besoins » en nourriture, et en abris pour les « personnes déplacées » – euphémisme utilisé pour désigner les Irakiens victimes des opérations de nettoyage ethnique organisées par les milices pro-iraniennes - prévus par son Plan d’action 2010 ne pourront pas être assurés, faute de moyens financiers. Extraits du communiqué :
- Les distributions de nourriture à 800.000 femmes enceintes et allaitantes et à des enfants mal-nourris ont dû être suspendues,
- Les distributions de nourriture à 960.000 enfants allant à l'école ont également été suspendues,
- Les conditions d'existence de 500 000 personnes affectées par la sécheresse dans les gouvernorats de Soulimaniya et Dohouk sont menacées,
- Le plan d'action pour aider 22.500 familles déplacées vulnérables avec des abris d'urgence va devoir être suspendu. Des milliers de ménages vont devoir continuer à vivre dans des abris de fortune, sans pouvoir se protéger des conditions climatiques extrêmes.
Où passe l’argent du pétrole ?
Sept ans après l’invasion de l’Irak et le renversement du Président Saddam Hussein, le régime de Bagdad rongé par la corruption (2) quémande toujours des fonds à des pays donateurs, mais avec de moins en moins de résultat.
Cette année, sur 187,7 millions de dollars requis pour la mise en œuvre du plan humanitaire de l’ONU, seulement 12% des promesses de financement ont été honorés. Et pour cause : selon Hussein al-Sharistani, ministre du Pétrole, les revenus pétroliers irakiens se montent à 171 milliards de dollars pour la période 2006 /2009. L’Irak produit aujourd’hui 2,5 millions de barils de brut par jour.
Question : où passe l’argent du pétrole ?
A Bagdad et à Erbil (Région autonome du Kurdistan), les contrats dits de reconstruction sont signés avec des entreprises étrangères en fonction des avances sur commissions qu’ils génèrent. Tant pis si les travaux ne sont pas réalisés, pour des raisons de sécurité ou pour engagements non tenus (3).
L’inculpation récente de Tarek Aziz pour « dilapidation des deniers publics » - décision prise sans doute pour relancer l’affaire « Pétrole contre nourriture » et faire chanter des personnalités étrangères – ne trompe pas les Irakiens qui savent que l’argent du pétrole engraisse les comptes bancaires ouverts dans des paradis fiscaux par les politiciens et les chefs de milices parvenus au pouvoir en 2003.
Notes :
(1) Iraq : le manque de fonds menace la distribution de l’aide alimentaire
http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=22456&Cr=Iraq&Cr1=
(2) L’Irak est un des quatre pays les plus corrompus au monde, selon l’ONG Transparency International (rapport 2009).
(3) Lire : Sarkozy et le commerce franco-irakien / Arnaques et pièges en tous genres
http://www.france-irak-actualite.com/pages/Sarkozy_et_le_commerce_francoirakien_avril_2009-1982461.html
(4) Irak : quand le pétrole assure des revenus juteux
http://www.leblogfinance.com/2010/07/irak-quand-le-petrole-assure-des-revenus-juteux.html

Dossier Iraq - I : Documentaires/IRAQ Files Documentary Films and video

 

Nick Clegg le vice-premier ministre a qualifié d'"illégale" la guerre d'Irak.

La première prestation du libéral-démocrate Nick Clegg à la séance hebdomadaire des questions des députés mercredi a suscité la controverse et une mise au point du 10, Downing Street, après que le vice-premier ministre a qualifié d'"illégale" la guerre d'Irak.

Un porte-parole de Downing Street a rapidement corrigé le propos en expliquant que M. Clegg exprimait en la circonstance "un point de vue personnel", connu de longue date. 

Le vice-premier ministre a également clarifié ses propos mercredi soir, insistant notamment sur le fait qu'il avait parlé en son nom propre, répondant ainsi à la mise en garde d'un juriste.

Selon un spécialiste du droit britannique, cité par le Guardian jeudi, "une déclaration publique d'un membre du gouvernement au Parlement au sujet de la légalité d'une situation est susceptible d'intéresser une cour internationale qui peut alors être en mesure d'examiner si la guerre est légale ou non".

David Cameron, le chef du gouvernement de coalition LibDems-conservateurs, qui poursuivait mercredi une visite officielle à Washington, a quant à lui toujours soutenu l'engagement militaire de la Grande-Bretagne en Irak, aux côtés des Américains, a rappelé le porte-parole. "Le gouvernement de coalition n'a pas exprimé son point de vue sur la légalité – ou pas – du conflit irakien", lequel fait l'objet d'une commission officielle d'enquête dont les conclusions ne sont pas attendues avant la fin de l'année, a également fait valoir le porte-parole. "Cela ne signifie pas pour autant que des membres du gouvernement ne sont pas habilités à exprimer leur point de vue personnel", a-t-il indiqué.

UN SUJET QUI DIVISE

Nick Clegg a prononcé sa déclaration controversée au cours d'un échange musclé avec Jack Straw, l'ancien ministre des affaires étrangères du gouvernement travailliste de Tony Blair, au pouvoir au moment du déclenchement du conflit en 2003. "Peut-être qu'un jour vous rendrez des comptes pour votre rôle dans la plus désastreuse de toutes les décisions [du gouvernement labour], c'est-à-dire l'invasion illégale de l'Irak", s'est emporté le vice-premier ministre.

La guerre d'Irak figure, avec la réforme du mode de scrutin, au nombre des sujets qui divisent libéraux-démocrates et conservateurs, rassemblés depuis le mois de mai au sein d'une coalition sans précédent depuis la deuxième guerre mondiale au Royaume-Uni.

LEMONDE.FR avec AFP | 22.07.

 

Les révélations de Micheal Prysner vétéran de la guerre en Irak.

Le vétéran américain de la guerre en Irak, actuellement connu comme un pacifiste de renom, a révélé lors d'une interview avec Press TV, les crimes et les objectifs américains en Irak et en Afghanistan.

Micheal Prysner a dit au reporter de Press TV: "Lorsque je suis entré dans l'armée, j'imaginais que les Etats-Unis voulaient aider les nations du monde. Mais j'ai constaté en Irak que nous faisons exactement le contraire. Nous n'avons rien fait qu'occuper ce pays ce qui est une honte."

Expérimenté dans l'usage des systèmes radar dans les bombardements aériens, Prysner s'est retiré en 2005 de l'armée américaine, après sa participation aux premières années de la guerre contre l'Irak. Activiste anti-guerre de renom aux Etats-Unis, Prysner a été arrêté le 15 septembre 2007 avec 195 autres personnes accusées de participer aux manifestations anti-guerre.

25 Juillet  

IRIB -

http://french.irib.ir/index.php/info/moyen-orient/item/98982-les-revelations-du-veteran-americain-de-la-guerre-en-irak

 

Afghanistan, Irak : le terrible héritage de M. Bush.

Nb : Ndlr : la publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage l'analyses des auteurs, mais doit être vu comme information.

Chaque jour ou presque, l'actualité pointe le drame que représentent les deux guerres héritées de l'ère Bush : l'Afghanistan et l'Irak.

Sur la première de ces interventions militaires, les fuites exposées cette semaine par le site WikiLeaks ne nous apprennent rien de vraiment nouveau. Elles sont importantes non par le contenu, mais par leur origine.

Ce sont des sources officielles américaines - des points d'étape établis par les renseignements militaires. Ils confortent cette image d'une guerre difficile, celle de forces étrangères souvent mal vues de la population, qui paie le prix lourd des attentats menés par les talibans (plus de 60 % des victimes du conflit) et des frappes de la coalition.

...

Les fuites couvrent une période qui s'arrête à l'arrivée de Barack Obama à la Maison Blanche, en janvier 2009. Il n'y a pas de raison de penser que la situation a fondamentalement changé depuis. Comme l'écrit le New York Times, mercredi 28 juillet, "si M. Obama n'arrive pas à persuader Islamabad de couper ses liens avec les extrémistes (...), il n'y a pas d'espoir de vaincre les talibans en Afghanistan".

Sept ans après la situation n'est guère plus brillante en Irak.

Les Irakiens ont voté il y a cinq mois, mais n'ont toujours pas de gouvernement.

La violence est quotidienne : attentats à la voiture piégée, assassinats, enlèvements...

L'influence iranienne sur le pays est plus forte que jamais. Signe de chaos supplémentaire, les coupures d'électricité scandent toujours la vie des Irakiens - elles ont provoqué en juin des émeutes dans le grand port du Sud, Bassora.

Il y a un lien entre ces deux conflits décidés dans la foulée des attentats de septembre 2001.

W. Bush n'a jamais donné la priorité à l'Afghanistan.

28.07. 

 http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/07/28/afghanistan-irak-le-terrible-heritage-de-m-bush_1392953_3232.html#xtor=AL-32280184

 

La Grande Bretagne a enfin reconnu avoir utilisé l'uranium appauvri contre les civils irakiens.  

Alors que les cas de cancer et le nombre des enfants nés avec une malformation congénitale augmentent visiblement en Irak, le Ministre britannique de la Défense a, enfin, reconnu que son pays avait utilisé l'uranium appauvri, pendant la guerre en Irak.

Dans une réponse écrite au parlement britannique, Liam Fox précise que les forces anglaises ont utilisé, pendant la guerre irakienne, environ 1,9 tonnes d'explosifs contenant de l'uranium appauvri. Ces informations sont publiées dans des circonstances où, selon les ministères irakiens des Sciences, de la Santé et de l'Environnement, le nombre des cas de cancer et des enfants nés avec des malformations congénitales a été très élevé, ces 5 dernières années, dans les régions près de Nadjaf, de Bassora et de Fallouja.

23/07/2010

Fars News -

http://french.irib.ir/index.php/info/moyen-orient/item/98910-la-grande-bretagne-a-enfin-reconnu-avoir-utilise-luranium-appauvri-contre-les-civils-irakiens



Paroles & action du président...

L'intervention américaine dans le processus de la formation du gouvernement irakien…

La semaine dernière, dans une intervention manifeste dans les affaires internes irakiennes, le président américain a forcé les hommes politiques irakiens à former, sans aucun délai, le nouveau gouvernement pour mettre fin aux impasses politiques, selon ses propres termes.

Une intervention semblable a été déjà constatée de la part du vice-président américain, Joe Biden qui a essayé d'arranger la scène politique irakienne d'après ce que la Maison Blanche souhaite; ses propositions n'étant pour autant parvenu à rien. Après la visite en Irak de Joe Biden, Mahmoud Osman, homme politique kurde irakien, a déclaré lors d'une interview avec l'agence de presse irakienne, que l'objectif de la visite en Irak de la délégation américaine, présidée par Joe Biden, était de faire pression sur les groupes irakiens pour accélérer la formation du gouvernement. "Les approches américaines, ajoute-il, visent en effet à faire détourner la liste d'al-Irakiya et la gestion du pays dans l'étape prochaine."

Ces interventions ont connu la ferme réaction des sources d'imitation et des responsables politiques irakiens à tel point que le représentant de l'Ayatollah Sistani a dénoncé lors du sermon de la prière du dernier vendredi, de telles interventions rappelant que les ententes et les accords qui se font avec l'intervention étrangère, auraient des impacts dangereux sur le processus et la situation politique du pays.

Le représentant du Grand Ayatollah Sistani a aussi affirmé que même si l'approche proposée était pour soi-disant résoudre la crise politique irakienne, cela aplanirait toutefois le terrain à davantage d'interventions étrangères, pour décider, à l'avenir, les prises de décision politiques du pays, ce qui perturberait la souveraineté politique en Irak. Pour sa part, le leader du parti de la Réforme nationale, Ibrahim Jafaari a dit lors d'un point de presse que l’Irak n’a pas le droit d'intervenir dans les affaires intérieures américaines; le gouvernement américain n’a pas droit non plus à s'intervenir dans les affaires intérieures de l'Irak notamment dans la formation du gouvernement et le partage des postes. Simultanément, le chef du Courant Sadr, Moqtada Sadr a considéré les forces américaines comme responsables des tergiversations devant le processus politique du pays.

La chaîne al-Baghdadiya a annoncé, citant Moqtada Sadr, que les forces américaines mettent, ouvertement et officiellement, des entraves au processus politique de l'Irak. Sadr a, toutefois, rassuré que les Américains jouent, certainement, un grand rôle, en coulisses, mais qu'ils échoueraient finalement dans tous leurs projets.

 25 Juillet

http://french.irib.ir/index.php/analyses/commentaires/item/98981-lintervention-americaine-dans-le-processus-de-la-formation-du-gouvernement-irakien



L'Irak en chiffre: du 11-07 au 31-07-10



 

 

 

Tués

Blessés

 

 

 

 

 

Peuple irakien

118+ x

129 + x

 

 

 

 

 

Usboys/Autres boys + miliciens

X

X

 

 

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs & miliciens

130

356

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



La résistance contre l'agresseur

Analyse & déclaration

a) Résistance :

Créées fin 2006, les Sahwa sont des milices composées d'ex-insurgés financées dans un premier temps par les Américains.
 Comme la police et l'armée irakiennes, les Sahwa sont une cible privilégiée des résistants qui mènent des expéditions punitives contre ses membres.

http://www.almanar.com.lb/


n°491 - Journal d'Irak - 11/07/ au 31/07/10 : -Fin - : La Grande Bretagne a enfin reconnu avoir utilisé l'uranium appauvri contre les civils irakiens.

n°491 - Journal d'Irak - 11/07/ au 31/07/10 : -Fin - : La Grande Bretagne a enfin reconnu avoir utilisé l'uranium appauvri contre les civils irakiens.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!



Journal d'Irak

 n°491                 du 11/07/10              au 31/07/10

C.De Broeder & M.Lemaire



Le " Journal d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

3 Politique

1) collaborateurs Irakiens

2) occupants 

4 Libération du territoire

Détails.

L'Irak en chiffre. 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Vidéo : Irak : en attendant la reconstruction

5-2 Vidéo : En Europe, quelle coopération à la torture ?

5-3 Counterpunch : Afghanistan, Irak, demain l’Iran: la vérité fait peur.

 



3) Politique

a) Des collaborateurs Irakiens

2 Confection d'un gouvernement fantoche

Près de cinq mois après les législatives du 7 mars, les Irakiens attendent toujours de connaître le nom de leur prochain Premier ministre, un poste notamment convoité par le sortant Nouri al-Maliki et par l'ex-chef du gouvernement Iyad Allawi.

 

Un pays en crise.
La poursuite des divergences de vue entre les groupes politiques, sur les postes clés, a attisé la crise sévissant, actuellement, en Irak.

____________________________

Dans ce droit fil, les dignitaires religieux irakiens, parmi lesquels, l'Ayatollah Ali Sistani, ont mis en garde contre le report de la formation du futur gouvernement.

___________________________

En raison des différends entre les divers courants politiques, sur la formation du futur gouvernement irakien, la 2e session plénière du parlement, devant avoir lieu, le mardi 13 juillet, a été reporté de deux semaines.

___________________________

Un responsable irakien a révélé que 60.000 Baathistes ont repris leurs activités, dans le cadre d'un nouveau parti, baptisé " Al-Dawa".

___________________________

Le Commandant des forces de la coalition, en Irak, le Général George Casey, a déclaré que les Etats-Unis resteraient, encore, 10 ans, en Irak.

___________________________

L'espace aérien entre Riyad et Bagdad est rouvert, après 20 ans.

___________________________

La crise politique sur la formation du nouveau gouvernement se poursuit. Les négociations de la semaine dernière entre les partis politiques qui ont participé aux dernières élections législatives irakiennes, ont abouti à rien. Les leaders de l'Alliance pour l'Etat de droit (AED) et de l'Alliance nationale irakienne (ANI) se sont rencontrés, dans le cadre d' un nouvel effort, pour lever les obstacles qui se dressent encore devant la formation du nouveau cabinet ministériel. Sur cette base, le chef de file de la liste d'Al-Iraqia a fait état de nombreuses convergences de vue entre le bloc d'Al-Iraqia et l'ANI. La liste d'Al-Iraqia soutient la contribution active de l'Assemblée suprême islamique d'Irak (ASII) et le courant Sadr au nouveau gouvernement.

Dans le même temps, la publication irakienne Al-Sabah a écrit que l'AED, mené par le Premier ministre sortant, Nouri al-Maliki, a avancé de nouvelles propositions, dans ce domaine. Le parti d'al-Maliki a demandé au Parti d'Iyad Allaoui de se contenter des postes de présidents du parlement et du Conseil de sécurité nationale. Et ce, alors que le parti d'Al-Iraqia avait, récemment, proposé à Al-Maliki et à Hakim les postes de président de la République et de président du parlement.

___________________________

Les partis qui ont participé aux dernières législatives, persistent sur leurs positions. L'Alliance pour l'Etat de droit considère Nouri al-Maliki comme seul candidat au poste de Premier ministre. La liste d'Al-Iraqia a obtenu 91 des 325 sièges parlementaires et compte tenu de la majorité des sièges parlementaires qu'il a obtenus, elle se réserve le droit de récupérer un mandat clé. Bien que l'Alliance nationale, composée de l'ANI et de l'AED ait le droit de présenter, aux termes de la Constitution irakienne, son candidat au poste de Premier ministre, les partis composants de la grande fraction chiite ne sont pas, toutefois, parvenus à présenter un candidat qui plaît aux deux parties politiques. Les différends entre les courants politiques, sur les postes clés, au sein du gouvernement, font régner un climat chaotique, en Irak, si bien que les sources d'imitation irakiennes ont envoyé un coup de semonce concernant la situation agitée, dont le spectre plane sur toutes les régions irakiennes, ainsi qu'à propos du report de la formation du nouveau gouvernement.

___________________________

Afin de trouver un accord sur la formation du gouvernement et de faire sortir le pays de la crise politique, les responsables des partis politiques irakiens ont décidé, lundi dernier, de reporter à deux semaines la session du Parlement. Quatre mois après la tenue des élections législatives, en Irak, qui n'ont donné à aucune formation la capacité de gouverner seule, les dirigeants politiques irakiens poursuivent, encore et toujours, leurs discussions, sur la formation du nouveau gouvernement. Le leader du Bloc Al-Iraqia, Iyad Allaoui, vainqueur des législatives, et le Premier ministre sortant Al-Maliki ont tenu une nouvelle réunion, fin juin, en vue de tenter de sortir de l'impasse à laquelle est confronté le processus politique, en Irak. Les deux responsables politiques ont exprimé leur souhait d'accélérer le processus conduisant à la formation du gouvernement, avant le 14 juillet, selon le conseiller d'al-Maliki, en référence à la date, avant laquelle, le parlement, qui désigne le Premier ministre, devait se réunir, à nouveau, conformément à la Constitution irakienne. Le parlement, qui, en Irak, élit, notamment, le Premier ministre, s'est, brièvement, réuni, pour la première fois, le 14 juin, lors d'une session qui devait, officiellement, demeurer ouverte un mois, selon la Constitution. Mais en l'absence d'accord entre les partis politiques, les députés ont été dans l'incapacité de remplir leur mission, avant la fin du délai légal, hier. Cette léthargie a poussé les principaux dignitaires religieux du pays, dont la plus haute autorité religieuse chiite d'Irak, l'Ayatollah Ali Sistani, et le leader Moqtada Sadr, à réclamer plus d'efforts, de la part des dirigeants irakiens, pour former, au plus vite, un gouvernement efficace et capable de régler les problèmes du pays.

___________________________

L'Irak est confronté, ces derniers mois, à une recrudescence des actes de violences, en dépit des efforts des autorités irakiennes et du dispositif de sécurité déployé dans l'ensemble du pays. La semaine dernière, une série d'attaques a visé des pèlerins, dans la capitale irakienne, Bagdad, faisant 60 morts et plus de 300 blessés.

Ces attentats interviennent, dans un contexte politique difficile, marqué par la lenteur des discussions, pour la mise en place d'un nouveau cabinet, entre les dirigeants irakiens, dont les principaux leaders, le Premier ministre sortant Nouri al-Maliki et l'ancien chef du gouvernement Iyad Allaoui.

 

http://french.irib.ir/index.php/component/k2/item/98607-volet-44


Les concertations pour la formation du nouveau gouvernement se poursuivent.

Les concertations des groupes politiques pour la formation du futur gouvernement irakien se poursuivent toujours a indiqué un membre du Parlement !
" Certains groupes politiques s'opposent à la décision de la Cour constitutionnelle selon laquelle il revient à la plus grande coalition parlementaire de former le gouvernement", a déclaré, d'ailleurs, Adnan Seraj, mercredi dans un entretien avec la chaîne Al-Alam.
" Ces groupes ont menacé de recourir aux éléments extérieurs, s'ils ne sont pas chargés de former le gouvernement" a-t-il précisé.
De son côté, le ministre irakien des Affaires étrangères, en réaction aux propos interventionnistes de son homologue américain, a souligné que les hommes politiques irakiens saisissaient bien le caractère impératif de la formation, le plus tôt possible, du gouvernement.
Selon Farsnews, en réponse aux déclarations de Hillary Clinton, sur la nécessité d'efforts accrus, par les hommes politiques irakiens, pour la formation, dans les plus brefs délais, du nouveau gouvernement, Zébari a souligné que les partis politiques irakiens déployaient un maximum d’efforts, pour parvenir à conclure un accord, et qu’ils étaient, parfaitement, conscients de l’urgence de la question.
 Par ailleurs,  L'ancien Premier ministre irakien, Iyad Allaoui, qui mène, également, le bloc d'Al-Iraqia, a demandé, dans un message à Nouri al-Maliki, le leader de l'Alliance pour l'Etat de droit (AED), de partager le pouvoir avec lui.    Adnan al-Danbous, l'un des leaders de la liste d'Al-Iraqia, a déclaré, dans une interview publiée dans le quotidien "al-Charq el-Owsat", que le message oral d'Allaoui comprenait quelques points et que l'on devait attendre la réponse du message.

15-07

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=146451&language=fr

21-07

Contexte de blocage politique en Irak, quatre mois et demi après les législatives. Les partis politiques ne se sont toujours pas mis d'accord sur le nom du prochain premier ministre et la composition du nouveau gouvernement.

Une situation qui préoccuperait notamment les Etats-Unis, en pleine phase de retrait de ses troupes de combat. Le contingent américain, actuellement de soixante et onze mille militaires, doit être ramené à cinquante mille hommes le 1er septembre.

AFP


c) Sur le terrain

26-07

Al-Arabiya : Le bureau de la chaîne arabe est situé dans le quartier d'Al-Harithiya, au centre de la capitale.

Al-Arabiya, qui a ouvert son bureau à Bagdad en septembre 2003, a déjà été la cible.

Certains de ses journalistes ont été assassinés dans des opérations ciblées, comme Atouar Bahjat en février 2006 près de Samarra (sud), ou blessés dans des tentatives d'enlèvement, comme Jawad Kazem en juin 2005.

Al-Arabiya entretient des relations complexes avec le gouvernement irakien, dominé par les chiites, qui tend à lui reprocher un parti pris pro-sunnite dans la délicate couverture du processus politique irakien.

En 2006, le Premier ministre Nouri al-Maliki a accusé la chaîne d'"inciter au confessionnalisme et à la violence", et fermé son bureau à Bagdad pendant un mois.

26 juillet

http://www.romandie.com/ats/news/100726070022.p0k9ortr.asp


Prisons, exactions & torture

L'armée américaine cède les clés de sa dernière prison en Irak.

L'armée américaine a restitué jeudi sa dernière prison en Irak aux autorités locales, fermant ainsi un chapitre noir de la guerre entamée en mars 2003, ponctué de milliers de détentions arbitraires et de graves abus.

Lors d'une cérémonie organisée à Camp Cropper, un centre de détention installé près de l'aéroport de Bagdad, les responsables militaires américains ont confié à leurs homologues irakiens une clé géante symbolique. Ils se sont déclarés confiants quant au traitement des prisonniers sous l'autorité irakienne.

Ils ont en outre reconnu les erreurs passées, illustrées par les abus à la prison Abou Ghraïb, près de Bagdad, où des détenus ont été violentés et humiliés par leurs geôliers américains. Révélés en 2004, ces incidents avaient provoqué l'indignation en Irak et dans le monde et avaient probablement contribué à alimenter l'insurrection.

"Pour être parfaitement honnête, nous avons appris de nos expériences ici", a dit à la presse le porte-parole de l'armée américaine en Irak, le général Stephen Lanza.

"Nous avons appris de nos expériences en termes de gestion des détenus et de notre incapacité à nous préparer à ce que nous allions rencontrer", a-t-il ajouté.

En plus de sept ans, près de 90.000 personnes ont été détenues par les forces américaines qui les soupçonnaient d'être des insurgés islamistes ou des miliciens chiites.

Jamais inculpés, ils ont passé des mois, voire des années en prison, à Camp Cropper ou Camp Bucca, un immense complexe situé dans le sud du pays, près de la frontière koweïtienne, et fermé l'année dernière. De nombreux journalistes ont également été détenus des mois sans savoir pourquoi.

La prison de Camp Cropper sera encore ouverte pendant au moins deux ans et, sous responsabilité irakienne, sera désormais appelée Camp Al Karkh.

Les Etats-Unis ont cédé leur droit à détenir des Irakiens dans le cadre de l'accord bilatéral de sécurité signé en 2008, qui prévoit le retrait total des forces américaines d'ici la fin de l'année prochaine.

15/7



b) Les occupants 

(nihil)

c)    Les voisins

 Turquie

La Turquie réclame les dirigeants du PKK en Irak.  

La Turquie a demandé aux Etats-Unis, à l'Irak et à l'administration kurde irakienne de lui livrer les dirigeants du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, rebelles kurdes de Turquie) réfugiés dans la montagne irakienne, rapporte samedi le journal turc Hürriyet.    Une liste de 248 rebelles, dont des commandants militaires comme Murat Karayilan, Cemil Bayik et Duran Kalkan, a été remise aux autorités américaines, irakiennes et kurdes pour qu'ils soient livrés "dans les plus brefs délais" aux autorités turques, souligne le journal, citant des hauts responsables turcs qui ont requis l'anonymat.   La Turquie propose aussi "si nécessaire" une opération conjointe pour capturer ces hommes, précise le quotidien.   "L'étau ne s'était jamais autant resserré" autour des chefs du mouvement rebelle qui dispose de bases arrière dans le nord de l'Irak, sous administration k kurde, indique l'une de ces sources.    En 2008, la Turquie, l'Irak et les Etats-Unis ont créé un comité tripartite pour coordonner la lutte contre le PKK, considéré comme une organisation terroriste par Ankara, Washington et de nombreux pays.   
Depuis la fin mai, le PKK multiplie ses attaques contre l'armée turque dans l'est et le sud-est anatolien.
L'aviation turque bombarde régulièrement les positions dans le nord de l'Irak et a mené une série d'incursions terrestres dans cette région où, selon Ankara, sont retranchés environ 2.000 séparatistes. Ankara bénéficie des renseignements fournis par les Etats-Unis, son allié de l'Otan, sur les repaires et déplacements du PKK.

Dans un entretien télévisé la semaine dernière, le chef d'état-major turc, le général Ilker Basbug, s'en est vivement pris à l'administration kurde irakienne, l'accusant d'inaction contre le PKK. Ces déclarations ont nourri les spéculations dans la presse sur une éventuelle incursion terrestre d'envergure de l'armée dans cette zone.  Le conflit kurde en Turquie a fait, selon l'armée turque, quelque 45.000 morts depuis le début de l'insurrection du PKK, en 1984. http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=145713&language=fr

Irak: un groupe soutenu par l’Iran projette d’attaquer des bases américaines, selon les USA, nous sommes passés de l’Information à la « rumeur »

10/07/2010  


4 Lutte pour la libération du territoire

Le mois de juillet a été le plus meurtrier en Irak depuis plus de deux ans avec 535 morts, dont 396 civils, selon un bilan fourni samedi par les ministères de la Santé, de la Défense et de l'Intérieur.

Outre les civils tués, 89 policiers et 50 soldats ont péri dans les attaques à travers le pays, selon les mêmes sources.

1.043 personnes ont été blessées en juillet, dont 680 civils, 198 policiers et 165 soldats, soit le bilan le plus élevé de l'année.

Durant le même mois, les forces de sécurité ont tué 100 résistants et en ont arrêtés 950, ont indiqué les trois ministères.

Dans le camp des troupes américaines stationnées en Irak, quatre soldats sont morts en juillet, dont un seul tué dans une attaque dans la région de Diyala, au nord de Bagdad.

Depuis janvier 2010, 2.399 Irakiens ont été tués, selon des chiffres compilés à partir de sources officielles.

 31 -07

AFP


Pertes déclarée des occupants.

Les armées répugnent à donner des chiffres officiels .


Pertes des forces collaboratrice locales   - Province non précisée 

15-07

Une semaine après le lancement d'un mandat d'arrêt contre les membres du groupuscule des Monafeqin, un juge de la coup pénale de l'Irak a été tué lors d'un incident suspect.
Selon l'agence Fars, Hassan Aziz, juge de la cour pénale a été tué, mercredi après-midi, dans l'explosion d'une bombe téléguidée devant son domicile.

La semaine dernière, la cour pénale de l'Irak a émis un mandat d'arrêt contre 39 membres du groupuscule des Monafeqin, sous l'accusation des crimes contre l'humanité.
http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=146451&language=fr



Les combats par provinces

1-1 Bagdad 

22/7

Deux Ougandais et un Péruvien employés par une firme de sécurité privée sous-traitant pour le Pentagone la protection d'installations militaires américaines ont été tués jeudi dans une attaque à la roquette contre la "zone verte" de Bagdad.

Une quinzaine d'autres personnes employées par la même firme, dont deux ressortissants américains, ont été blessées dans cette attaque visant ce secteur, censé être le plus sécurisé de la capitale, précise un communiqué l'ambassade des Etats-Unis.

AFP

26-07

Cinq personnes ont été blessées lundi matin dans une explosion contre les bureaux de la chaîne satellitaire Al-Arabiya, dans le centre de Bagdad, selon une source au ministère de l'Intérieur.

Selon un premier bilan, cinq personnes ont été blessées par le kamikaze, a indiqué à l'AFP ce responsable du ministère de l'Intérieur, qui a requis l'anonymat.

Le 25 juin, cette chaîne satellitaire à capitaux saoudiens Al-Arabiya avait fermé son bureau à Bagdad en raison de menaces d'attaque par des résistants.

"Des sources au ministère irakien de l'Intérieur nous ont affirmé détenir des informations selon lesquelles des groupes de résistants surveillent notre bureau en préparation d'un attentat", avait indiqué à l'AFP un journaliste de la chaîne sous couvert de l'anonymat.

"La direction d'Al-Arabiya a demandé à tous les employés -journalistes et techniciens- de ne pas venir travailler aujourd'hui", avait-il ajouté.

http://www.romandie.com/ats/news/100726070022.p0k9ortr.asp


1-2 Province d'Anbar (vaste territoire à l'ouest de Bagdad comprenant les villes de Amiriya, Baghdadi, Diyarah, Falloujah, Habbaniyah, Haditha, Haqlaniyah, Hawija Hit, Houssabayh, Karabilah,  Khaldiyah, Koussaïba, Mahawil, Oubaïdi, Ramadi (capitale de la province d'Al-Anbar,) Kaïm (à la frontière avec la Syrie), Sindjar & Zaidan

Falloudja, à 50 km à l'ouest de Bagdad,

02-01

Un policier a été tué et deux autres ont été blessés vendredi par l'explosion d'une voiture.

http://fr.news.yahoo.com/

 

Radwaniya (l'ouest de Bagdad - à 25 km de la capitale)

18/07

 Deux kamikazes ont tué dimanche 46 personnes (armée où les membres des Sahwa) à dans une attaque qui visait des miliciens prêtant main-forte aux forces de sécurité se défendant contre des résistants,  a-t-on indiqué de sources policières.
 "Au moins 46 personnes ont été tuées et 40 autres blessées quand un kamikaze s'est fait exploser vers 08H30 (05H30 GMT) à l'entrée principale d'une base de l'armée où les membres des Sahwa venaient toucher leur salaire", a affirmé une source au sein du ministère de l'Intérieur.
http://www.almanar.com.lb/

 

Qaïm, (340 km à l'ouest de Bagdad, près de la frontière avec la Syrie),

18-07

Un kamikaze s'est fait exploser dans un bureau des Sahwa, selon une source policière.

Deux miliciens et un policier ont péri, et six personnes ont été blessées, dont deux policiers.

http://www.almanar.com.lb/



1-4 Province de Ninive (Mossoul (capitale de la région nord du pays - à 375 km au nord de Bagdad,) Hawijah, Kassak"(70 km au nord-est de Mossoul) & Tall Afar )

Mossoul à quelque 360km au nord-ouest de Bagdad..

19/7

Explosion qui visait un convoi de salariés d'une entreprise britannique a fait quatre morts et cinq blessés, ont annoncé les services de sécurité.

Le kamikaze a pris pour cible le dernier véhicule du convoi, qui a été projeté 40 mètres plus loin, a dit à Reuters un responsable des forces de sécurité, sous le sceau de l'anonymat. Aucun des quatre passagers, tous des salariés de l'entreprise britannique, n'a survécu. Les cinq blessés sont des civils irakiens, a-t-il précisé.

Mossoul est la troisième ville d'Irak et un bastion des résistants.

http://fr.news.yahoo.com/4/20100719/twl-irak-violences-38cfb6d.html

29-07

Une source sécuritaire de la province irakienne de Ninive a fait  part de la mort d'un soldat irakien dans l'ouest  de Mossoul. Selon cette source, les assaillants non identifiés ont tué un soldat irakien, près de son domicile  dans le quartier Moussel al-Jadidah,  dans l'ouest de cette ville. http://french.irib.ir/


1-5 Province de Salah ad-Din.

Tikrit, ( capitale de la province )

15-07

Une voiture piégée a explosé dans une rue très commerçante au passage d'une patrouille de police, faisant six morts et 14 blessés, a annoncé la police.

Quatre policiers et deux civils figurent parmi les victimes.

AP


1-6 Province de Karbala.

Kerbala

27/7

Un hélicoptère de l'armée irakienne s'est par ailleurs écrasé en raison d'une tempête de sable à l'ouest de Kerbala, et ses 5 membres d'équipage ont péri, a déclaré à Reuters le général Osman al Ghanimi, qui commande les troupes à Kerbala.

"L'appareil, un MI-17, participait à la protection du pèlerinage qui se déroulait à Kerbala", a précisé le général Mohammad al-Askari, porte-parole du ministère de la Défense.

http://fr.news.yahoo.com/, http://fr.news.yahoo.com & http://www.lefigaro.fr/flash

26-07

Lundi soir, 21 personnes ont été tuées et 47 blessées, en majorité des pèlerins et des policiers, par deux voitures conduites par des kamikazes dans le sud de Kerbala.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/



L’Irak en chiffres (depuis le début de la guerre de conquête en mars 2003)


Peuple

 

Civils tués (depuis l'occupation)   

1 366 729 ( chiffre  minimum)

Civils blessés (depuis l'occupation) 

 1.148.274( chiffre très très minimum)

Civils violés (par les troupes d'occupations)

2.507     (voir Ibrahim Allousch

Civils/Résistants arrêtes : (une dizaine par jour...)

8.945   (chiffre minimum)

Résistants (décrit tel quel ) tués

4.126 ( chiffre minimum)

Résistants (décrit tel quel ) blessés

3.893   (chiffre minimum)

En prison

1.900 (chiffre minimum)

Embargo

750.000 enfants (chiffre minimal)

Embargo

750.000 adultes (chiffre moyen)

 

 

Militaires irakiens tués pendant l'invasion

45.596 (chiffre minimal)

Civils tués pendant l'invasion

120.200 (chiffre minimal)

 

 

Coalition

 

Nombre de Soldats tués (ou morts...) 

34.705

Soldats rapatriés (blessés ou malades)

74.4102

(*) dont 10% meurent en cours de route ou à l'hopital)

 

Disparus (dans la nature)

1.014

Désertions

5.501

Mutinerie

2 corps + 25

Aide psychologique

66.108***

Suicides

Mercenaires tues                                                                                 

5.683 (chiffre très minimal)

986

Mercenaires blessés

7 103

Policiers/soldats/miliciens irakiens  tués

13.477

Policiers /soldats/miliciens irakiens blessés

27266  (chiffre minimal)

Policiers /soldats irakiens disparus (dans la nature)

13.916

 

 

Autres tués (collaborateur)

5747

Autres blessés (collaborateur)

9.771

 

 

Nombre d'attaques de la résistance de 2003 à 2008:

Oléoducs, les infrastructures pétrolières & d'électricité

164.001,

464 attaques (grand minimum)

Infrastructures du rail

195 attaques (idem)

Hélicoptères

104  ++              (idem)

Avions (& drone)

28 ++



Ces     totaux sont obtenus par le recoupement (si possible) des chiffres des pertes communiqué par la résistance & les médias occidentaux + XINHUANET


 


Number Of Iraqis Slaughtered In US War And Occupation Of Iraq "1,331,578"


Cost of U.S. War and Occupation of Iraq

                                                736.613.053.925

 

08.40

http://www.costofwar.com/

http://www.nationalpriorities.org/costofwar_home
For more details, click here.

 



5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

5-1 Vidéo : Irak : en attendant la reconstruction

http://videos.arte.tv/fr/videos/irak_en_attendant_la_reconstruction-3300862.html


5-2 Vidéo : En Europe, quelle coopération à la torture ?

http://www.dailymotion.com/video/xe2v4g_en-europe-quelle-cooperation-a-la-t_news?start=69#from=embed


5-3 Counterpunch : Afghanistan, Irak, demain l’Iran: la vérité fait peur.

Après la diffusion de documents par le jeune soldat -dont depuis on a appris qu’il se trouvait incarcéré dans une prison militaire au Koweit quand il a envoyé les dits documents- un certain nombre de questions demeurent, d’abord comment a-t-il pu faire ?

Ensuite pourquoi, et enfin quelles conséquences. Sans pouvoir prétendre aujourd’hui à répondre à toutes ces interrogations, un certain nombre d’informations parvenues dans la seule journée du 30 juillet permettent d’éclairer le fait et surtout lui donner sa véritable dimension, celle d’une fuite en avant dans le mensonge pour aller toujours plus loin dans la folie, le pillage, la destruction… Tout en parant ceux qui accomplissent ces crimes des vertus démocratiques. Le jeune soldat est-il un traitre ou un héros et s’il n’était qu’un symptôme de ce que représente la guerre, celles d’aujourd’hui et celle de demain si nous n’y prenons garde…

 Le jeune soldat a-t-il agi seul ? La guerre hors limite :

Le fait que ce soit le soldat Bradley Manning , de l’armée des Etats-Unis qui ait diffusé les documents a été découvert par le pirate informatique (hacker), Lamo. Le jeune soldat était déjà d’ailleurs incarcéré dans une prison militaire et Lamo qui l’a détecté pense de ce fait il a eu une aide technique… ,Lamo, a été lui-même en prison en 2004 pour s’être introduit dans les systèmes informatiques du The New York Times, Microsoft et Lexis-Nexis avec l’intention, selon lui ,de tester les défenses de ces entreprises.Cette note informative qui est parue aux Etats-unis et en Amérique latine témoigne du fait que nous sommes entrés dans un nouvel âge de la guerre, lequel ?

Dans mon blog, j’avais présenté un livre de deux stratèges chinois, La Guerre hors limites , Qiao Liang & Wang Xiangsui, Payot, Rivages, 2003. Ce livre est un remarquable ouvrage de stratégie rédigé par deux colonels de l’armée chinoise. Les auteurs nourrissent leur analyse d’une réflexion solide sur la Première guerre du Golfe, elle-même nourrie d’une excellente connaissance des auteurs classiques et contemporains de l’art stratégique.Le cœur de leur réflexion est simple : jusqu’à notre époque, les progrès dans l’art de la guerre reposaient toujours pour l’essentiel sur des progrès technologiques, et chaque guerre pouvait être qualifiée par sa technologie la plus récente (guerres d’artillerie, guerres aériennes, etc.). Avec toujours plus un déplacement du champ de bataille vers les population civile, intié par Hitler et qui a marqué toute la deuxième guerre mondiale et rapidement adopté par les Etats-Unis, Hiroshima, les nappes de bombes à partir des B 52. La Première guerre du Golfe, à cet égard, marque l’acmé de ce mouvement avec une mobilisation de l’électronique, de l’information, du traitement de l’information et de la domination aérienne sans précédent.

Mais, pensent les auteurs, ce mouvement est aujourd’hui achevé. Les technologies de la communication, l’imcrication des sociétés mondialisées sont telles que : de très nombreux facteurs peuvent désormais être utilisés comme arme de guerre ;
 la combinaison des « armes » existantes ouvre de telles possibilités que tous les progrès à venir reposeront sur cet art de la combinaison.

Extrait :

« A l’époque de la synthèse des techniques et de la mondialisation (…) la relation entre armes et guerre a été réordinnée, tandis que l’apparition d’armes de nouvelles conception et surtout de nouvelles conceptions d’armes ont progressivement brouillé le visage de la guerre. Une seule attaque de « hacker » compte-t-elle pour un acte hostile ? L’emploi d’instruments financiers pour détruire l’économie d’un pays peut-elle être considérée comme une bataille ? La diffusion par CNN du cadavre d’un soldat américain exposé dans les rue de Mogadiscio a-t-elle ébranlé la détermination des Américains de se comporter comme le gendarme du monde, et modifié du même coup la situation stratégique mondiale ? »

La guerre moderne mêle à la fois occupation aérienne et territoriale, information, culture, médias, manipulation psychologique, action économique, menace écologique… dans des combinaisons imprévues et sans cesse variable.

Les auteurs développent avec rigueur et conséquences ce postulat et présentent, de manière très convainquante ce qu’ils estiment être désormais la méthode essentielle du nouvelle Art de la guerre : « la combinaison hors limites ».

Cette guerre a déjà commencé, et les hackers en font partie intégrante, parce que quand il a été écrit internet était à un stade balbutiant mais désormais on doit y intégrer cet extraordinaire mais parfois repoussant amas de rumeurs, d’informations mais aussi de désinformation.

La guerre totalement assymétrique devient de simple police

j’ajouterai que l’extraordinaire est lié au nouvel ennemi que se sont fabriqués les puissances occidentales en suivant les Etats-Unis et de ce point de vue ce qui se passe en Afghanistan et en irak est exemplaire. Déjà préfiguré par la déroute des armées Etatsuniennes en Somalie juste après la guerre du Golfe de 1991. Une armée d’une lourdeur inouïe conçue pour l’affrontement avec une autre grande puissance, une armée mercenaire avec une logistique démesurée se trouve confrontée à des rebelles et à une population qui ne peut plus supporter une telle occupation.Cette armée doit affronter un adversaire si assymétrique que sa mission en devient de simple police et elle ne sait faire régner que le chaos. Elle a de surcroît un étrange cahiers de charges : il ne doit y avoir aucun mort dans l’armée d’invasion.

Il faut encore ajouter le fait que l’armée devenue de métier, formée d’engagés et avec de plus en plus de mercenaires, n’est plus l’instrument du patriotisme mais le symptôme de sa crise, avec un maximum de jeunes chômeurs, voire de latinos cherchant un moyen de s’intégrer rapidement à la nationalité des Etats-Unis mais aussi d’autres pays occidentaux alors que comme en Arizona les frontières se ferment et l’immigration est de plus en plus délinquante. L’armée avec son complexe industrialo militaire générateurs d’immenses profits à un bout de la chaîne, puisque les guerres se chiffrent en milliard de dollars, la privatisation croissante de ses fonctions et une population recrutée sur la base de la crise est envoyée se battre contre des peuples de misérables dont elle ignore tout et finit par provoquer un sursaut patriotique de la part de l’adversaire.

C’est dans ce contexte qu’il faut apprécier une nouvelle intervenue également hier 30 juillet:2010 : ce jour-là, des dizaines d’habitants de Kaboul se sont insurgés et ont blessé trois policiers et ont mis le feu à deux véhicules de l’OTAN lors d’une manifestation populaire, après qu’un véhicule de l’Alliance Atlantique ait été impliquée ce vendredi dans un accident de circulation qui a coûté la vie à au moins quatre civils, avant de prendre la fuite. L’accident à eu lieu à trois heures de l’après-midi (heure locale)dans la zone résidentielle de Bebe Mahro – proche de l’aéroport de Kaboul- quand un car de tourisme avec six occupants à bord a explosé après un choc avec un véhicule de l’OTAN qui faisait partie d’un convoi, qui tentait de rentrer dans la rue principale. Les forces afghanes ont immédiatement fermé la zone mais un grand nombre d’habitants ont commencé à se regrouper sur les lieux de l’accident pour voir ce qui se passait, selon une information de l’agence afghane Pajhwok.

Quand ils ont su que le vehicule de l’OTAN était à l’origine du sinistre et avait pris la fuite, les habitants de la capitale ont commencé à jeter des pierres sur les véhicules alliés qui circulaient aux alentours et ont mis le fu à certains d’entre eux. Trois policiers ont éte blessés par les jets de pierre.Finalement la police afghane a pu disperser la foule qui hurlait sa colère contre les troupes étrangères et le président afghan, Hamid Karzai.Lincident a donné lieu à une enquête par la police afghane et la Force Internationale d’Assistance pour la sécurité en Afghanistan (ISAF), il y a eu dans le véhicule civil quatre morts et deux blessés.

cet incident est caractéristique de l’exaspération des populations, il ne s’agit plus seulement des zones rebelles mais bien du centre de la capitale, de sa zone résidentielle que l’on prétend pacifiée. Cette situation est à mettre en relation avec la manière dont les soldats nord-américains en Iraq sont placés dans des zones lointaines pour les protéger de la population.

Quelle menace contre la sécurité nationale ?

Cet état de fait qui ne cesse de se reproduire nous incite à dire notre accord avec ce que déclarait le 29 juillet »la vérité fait peur : le reporter DAVE LINDORFF

« La réponse initiale de la Maison blanche à la sortie de 92,000 pages de rapports sans complaisance sur le terrain par les États-Unis force en Afghanistan pendant la période de 2004-2009 – qu’il s’agissait là d’ une menace à la sécurité nationale et aux vies des troupes américaines – était aussi prévisible que grotesque. Ces documents n’ont révélé rien de nouveau pour les ennemis de l’Amérique en Afghanistan ou le Pakistan. Les combattants Talibans savaient parfaitement que leurs missiles guidés par infrarouge avaient avec battu avec succèsdes hélicoptères américains. Ils n’ont révélé rien de nouveau pour le service secret du Pakistan, l’ISI. Les Pakistanais savaient qu’ils aidaient le Taliban avec leurs renseignements, la planification stratégique et des armes dans leur combat contre des forces américaines et le régime actuel de marionnettes à Kaboul. Ils n’ont rien révélé non plus à la population civile très patiente en Afghanistan non plus.Les Afghans savent que des forces américaines les ont visés aux points de contrôle, bombardant effrontément leurs maisons et villages dans des tentatives de frapper des supposés leaders Talibans ou Al Qaeda et dissimulant ces atrocités quand des hommes innocents, des femmes et des enfants sont les victimes.

Non, l’idée que la sortie de ces documents est une menace est un mensonge aussi énorme que celui des deux la dernière administration de Président George W. Bush et l’administration actuelle de Barack Obama ont lancé, les EU sont engagés dans « une bonne guerre, en essayant de battre »des terroristes »et établir un gouvernement démocratique en Afghanistan.C’est ce qui fait que la sortie des documents de WikiLeaks comme la sortie de ceux deDaniel Ellsberg et de Tony Russo du Pentagone jadis. Ce n’est pas tellement qu’il y ait des nouvelles informations explosives dans ces documents, quoiqu’il y en ait certains. C’est le fait qu’ils exposent au public américain la profondeur et l’étendue de la réalité du gouvernement et du Pentagone dans les guerres en question »

counterpunch 29 juillet,

traduit par danielle bleitrach

Publié 31 juillet 2010



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

31/07/2010

n° 8 - Journal du Yémen - 18-06 au 30-07 : - Début - : Le Yémen risque de devenir un nouvel Irak ou Afghanistan pour les Américains.

n° 8 -  Journal du Yémen - 18-06 au 30-07 : - Début -  : Le Yémen risque de devenir un nouvel Irak ou Afghanistan pour les Américains.



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée US et ferment les oreilles aux autres sources.


Journal du Yémen

 n° 8                                                18-06 au 30-07

        C.De broeder & M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Tiré à part :

Le Yémen risque de devenir un nouvel Irak ou Afghanistan pour les Américains.

Les Etats-Unis en guerre dans 75 pays...

Paroles & action du président Obama

Obama loue la "détermination" du Yémen à lutter contre le terrorisme.

Le Père Noël existe, il s’appelle Ben Laden.

1 Lutte pour la libération du territoire

Suite

2 Politique

a) Yémen du Nord

b) Yémen du Sud

c Usa

3 Politique internationale

a) Pays Arabes & voisins

4 Institutions internationales

5 Autres Pays

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Rapportde 'Reporters sans frontières' : Une cascade d'affaires vise les médias yéménites.

5-2 Les insoumis du Yémen"

6 Les brèves

6-1 L'ONU manque de fonds pour assister les déplacés.

6-2 Les séparatistes libèrent 200 soldats faits prisonniers lundi.

6-3 Total : acquiert une participation au Yémen.

Fin

7  Dossier

7-1 La guerre à la frontière yémeno-saoudienne s’intensifie.

7-2 Pedro Canales :  Le Maroc et la Jordanie ont envoyé des troupes au Yémen.

7-3 Le réseau d’Al-Qaëda referait son apparition : Al-Qaëda  que ferait’on sans toi ?

8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

8-1 HCR : La situation au nord du Yémen reste instable.

8-2 Les USA renvoient un détenu blanchi de Guantanamo au Yémen.

9 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

9-1 De l’utilisation d’al-Qaïda au Yémen en faveur des intérêts stratégiques américains.

9-2 M K Bhadrakumar. : Tout ça à cause de la Chine…

9-3 Le Moyen Orient : De l’Iran au Monde arabe et à la Palestine.

 



Tiré à part :

Le Yémen risque de devenir un nouvel Irak ou Afghanistan pour les Américains.

Dans un message diffusé sur un site Internet, Anwar Al-Awlaki, un yéménite né aux États-Unis, a averti mardi le président Barack Obama que le Yémen risquait de devenir un nouvel Irak ou Afghanistan pour les Américains.

Quelques jours avant la diffusion de ce message, Al-Awlaki avait été placé par le Trésor américain sur sa liste noire en tant que « terroriste international », ce qui a pour conséquence de geler tout avoir qu'il pourrait posséder aux États-Unis.

« Si l'on se souvient de George W. Bush comme du président qui a enlisé l'Amérique en Afghanistan et en Irak, il semble que d'Obama on dira : "Voilà le président qui a enlisé l'Amérique au Yémen" », dit Al-Awlaki dans son message.

« Obama a déjà engagé sa guerre au Yémen avec le bombardement aérien d'Abian et de Chaboua », a-t-il poursuivi, en faisant allusion à deux provinces du sud du Yémen où des pilonnages ont pris pour cible des éléments d'Al-Qaïda.(...)

L'administration américaine a accru son aide au Yémen, où les autorités sont aux prises avec la branche régionale de la nébuleuse terroriste Al-Qaïda dans la péninsule arabique. En avril, Washington a autorisé le lancement d'opérations pour tenter de capturer ou de tuer Al-Awlaki.

Nouvelle vedette d'Al-Qaïda

Né au Nouveau-Mexique de parents yéménites, Anwar Al-Awlaki figure déjà sur une liste de cibles devant être arrêtées ou tuées, qui a été établie par le gouvernement américain.

Plusieurs personnes soupçonnées de planifier des attentats seraient inspirées par le discours de ce religieux, établi au Yémen depuis plusieurs années.

Âgé de 38 ans, il n'a jamais été accusé d'avoir personnellement posé des bombes. Mais les spécialistes du terrorisme estiment que son discours persuasif, en anglais, a contribué à pousser des musulmans occidentaux vers le terrorisme.

Il aurait échangé des courriers électroniques avec le psychiatre de l'armée accusé d'avoir tué 13 personnes en novembre dernier à Fort Hood, au Texas.

20 juillet 2010

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse, Associated Press et Le Courrier international

 http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2010/07/20/006-Al-aoulaki-menace-Washington.shtml

 

Les Etats-Unis en guerre dans 75 pays...

Dimanche 13 juin

Le Pentagone des démocrates : la guerre est là mais elle ne se voit pas

Le sourire de Barack Obama est plus doux que celui de George W. Bush, mais son bellicisme est plus agressif encore. A l’ère des restrictions budgétaires et de la communication, la Maison-Blanche a abandonné les bombardements en prime-time et leur préfère l’intervention secrète tous azimuts.

Via leurs actions spéciales, les Etats-Unis sont aujourd’hui en guerre dans 75 pays.

La guerre n’est pas que celle qui se voit. En plus des opérations militaires en Irak et en Afghanistan, le Pentagone conduit une guerre secrète où l’Iran est un des objectifs centraux. Elle est coordonnée par le Commandement des opérations spéciales (UsSoCom), qui dispose d’environ 57 000 spécialistes des quatre Armes (Terre, Mer, Air, Marines). Leur mission officielle comprend : le recueil d’informations sur l’ennemi ; l’action directe pour détruire des objectifs, éliminer ou capturer des ennemis ; la guerre non conventionnelle conduite par des forces externes, entraînées et organisées par l’Ussocom ; la contre-insurrection pour aider des gouvernements alliés à réprimer une rébellion ; les opérations psychologiques pour influencer l’opinion publique étrangère afin d’appuyer les actions militaires états-uniennes. Comme il ressort d’une enquête du Washington Post, les forces pour les opérations spéciales sont aujourd’hui déployées dans 75 pays, par rapport à 60 il y a un an [1]. Leur importance croissante est prouvée par le fait que « les commandants des forces spéciales sont aujourd’hui plus présents à la Maison-Blanche que ce qu’ils ne l’étaient à l’époque de Bush ».

L’aire où se concentrent ces opérations, dont le financement se monte officiellement à 10 milliards de dollars, comprend le Proche-Orient, l’Asie centrale et l’Afrique orientale. Il existe cependant « des plans d’attaque préventive ou de représaille dans de nombreux endroits du monde, à mettre en œuvre quand on découvre un complot ou après une attaque ». L’utilisation des forces pour les opérations spéciales offre l’ « avantage » de ne pas demander l’approbation du Congrès et de rester secrète. Ces opérations, selon des fonctionnaires de l’administration cités par l’agence UPI, « pourraient ouvrir la voie à des attaques militaires contre l’Iran si la confrontation sur le programme nucléaire de Téhéran se fait plus aigüe ».

Dans le cadre de la « guerre non-conventionnelle », l’UsSoCom emploie des compagnies militaires privées, comme Xe Services (ex-Blackwater, connue pour ses actions en Irak) qui s’avère employée dans diverses opérations spéciales parmi lesquelles le recueil d’informations en Iran. Ici l’UsSoCom soutient directement ou indirectement les groupes rebelles, surtout ceux qui sont dans la zone sud-orientale à majorité sunnite. Sans trop aller dans la nuance : un de ces groupes, les « Guerriers sacrés du peuple », figure dans la liste des organisations terroristes rédigée par Washington. La même politique est menée en Afghanistan, où les forces pour les opérations spéciales se servent de seigneurs de la guerre locaux. L’un de ceux-ci —rapporte le New York Times [2]— est Matiullah Khan : avec son armée privée, il combat les insurgés avec les forces spéciales états-uniennes (dont le quartier général est à une centaine de mètres de celui de Matiullah Khan) et assure le transit des convois de l’OTAN, qui lui verse un paiement de 1.200 dollars par camion. Il est ainsi devenu, dans sa province, le plus puissant et le plus riche seigneur de la guerre. Grâce à ce que le Pentagone appelle une « guerre non-conventionnelle ».

Par cuba si lorraine

http://jacques.tourtaux.over-blog.com.over-blog.com/article-les-etats-unis-sont-en-guerre-dans-75-pays-52327300.html



Paroles & action du président Obama

Obama loue la "détermination" du Yémen à lutter contre le terrorisme.

Nb Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Obama a loué jeudi la "détermination" du Yémen à lutter contre le terrorisme au cours d'une conversation téléphonique avec son homologue yéménite Ali Abdullah Saleh, a indiqué la Maison Blanche.

"Le président Obama a loué la détermination du Yémen à faire face aux menaces terroristes contre le peuple yéménite et a reconnu les sacrifices faits par les forces yéménites engagées dans cet effort", selon un compte-rendu de la conversation diffusé jeudi par la Maison Blanche.

"Ils ont aussi évoqué la menace continue d'Al-Qaïda dans la péninsule arabique et l'assistance internationale apportée au Yémen dans ses efforts pour lutter contre le terrorisme", est-il écrit.

AFP.

16.07.2010

http://www.tdg.ch/depeches/monde/obama-loue-determination-yemen-lutter-contre-terrorisme

 

Le Père Noël existe, il s’appelle Ben Laden

Voilà qui va permettre à Obama de servir de prétexte aux alliés (subalternes serait un terme plus approprié) des Etasuniens et aux membres de l’OTAN pour un nouvel « effort de guerre« .

Il aura donc suffit d’un pétard mouillé dans un avion le 25 décembre pour relancer la « guerre contre le terrorisme« , placer le Yémen dans le viseur et augmenter encore un peu plus le niveau de contrôle sur les populations.

L’année pouvait-elle mieux se terminer pour l’administration Obama ?

Article placé le 28 déc 2009, par Mecanopolis

Lire également : De l’utilisation d’al-Qaeda au Yémen en faveur des intérêts stratégiques américains

http://www.mecanopolis.org/?p=12068



1 Lutte pour la reconnaissance des droits du Yémen du Sud.

1 Politique Globale

16-07

L'accord de paix, arbitré par le Qatar et signé en mai 2008 à Doha, demande aux deux parties de cesser leurs opérations militaires et aux rebelles de remettre leurs équipements militaires aux autorités, de respecter la souveraineté du gouvernement central sur l'ensemble du territoire yéménite et d'établir un parti politique pour remplacer le mouvement armé.

Le gouvernement yéménite a annoncé le 26 août 2009 la suspension de l'accord de paix, accusant les séparatistes de violation de l'accord. (…)

La sixième reprise de l'état de guerre entre les deux parties a eu lieu le même mois.

Le gouvernement du Yémen et les rebelles chiites ont signé un autre accord de cessez-le-feu pour mettre fin à leur conflit. Néanmoins, les deux parties se sont mutuellement accusées à plusieurs reprises de violer la trêve.

Le Yémen connaît depuis 2004 des guerres sporadiques entre les troupes gouvernementales et les résistants d'El-Houthi, lesquels sont accusés par le gouvernement de vouloir restaurer le régime clérical renversé par la révolution de 1962 suite à laquelle la République du Yémen a été créée.

http://french.news.cn/monde/2010-07/16/c_111963006.htm

21/7

Les affrontements armés dans le nord du Yémen, où une fragile trêve est en vigueur depuis février, se sont intensifiés entre les séparatistes et les tribus soutenues par l'armée, faisant plus de 60 morts depuis dimanche.

REGAIN DE TENSION

Les incidents armés, impliquant souvent les séparatistes et des tribus, sont fréquents dans cette zone, où les autorités et la rébellion séparatiste s'accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu, en vigueur depuis février après six mois de guerre entre les rebelles et l'armée.

Ce cessez-le-feu a mis fin à la 'sixième guerre' entre les ‘rebelles’, qui dénoncent une marginalisation politique, sociale et religieuse, et l'armée, dans un conflit qui a fait depuis 2004 plusieurs milliers de morts et 250 000 déplacés.

Ce regain de tension laisse craindre le déclenchement d'une septième guerre dans cette région du nord du Yémen, pays également confronté à un mouvement séparatiste dans le Sud et à un renforcement de la présence d'Al-Qaida.


2 Sur le terrain

14-07

 Des hommes armés ont attaqué simultanément mercredi les quartiers généraux des services de renseignement et de la sécurité de la province d'Abyan, dans le sud du Yémen, faisant au moins un mort et cinq blessés, ont indiqué des témoins.

Au moins quatre policiers blessés ont été évacués des bâtiments, selon les mêmes sources qui ont affirmé qu'au moins un assaillant a été tué et un autre blessé dans les accrochages qui ont suivi avec les forces de sécurité.

(AFP)

16-07

Le gouvernement yéménite a annoncé jeudi que les séparatistes  ont tué 20 personnes, dont six agents de police, dans une embuscade tendue contre un convoi d'approvisionnement alimentaire destiné aux soldats de l'armée gouvernementale déployés dans le nord du pays.

"Quatorze des personnes tuées étaient des membres de la tribu pro-gouvernementale de la région d'El-Majaz, dans la province septentrionale de Saada, où ils aidaient les autorités gouvernementales à faire appliquer la loi et à stabiliser cette région en proie aux troubles", a indiqué le ministère de la Défense, dans un communiqué publié sur son site Internet.

(Xinhua)

21/7

Des combats opposant depuis quatre jours des séparatistes  et une tribu soutenue par l'armée dans le nord du Yémen,ont lieu  a-t-on appris mercredi de sources tribale et rebelle.

"Les affrontements entre les (séparatistes) houthis et les partisans du chef tribal cheikh Saghir Aziz se sont soldés par la mort de 20 personnes dans les rangs de la tribu et de 10 parmi" la rébellion, a déclaré à l'AFP une source tribale.

Pour sa part, le porte-parole de la rébellion chiite, Mohammad Abdessalam, interrogé par l'AFP, a affirmé que son groupe avait perdu au moins 20 de ses membres dans les combats qui, a-t-il dit, "nous opposent à des positions militaires".

 26-07

Trois membres d'Al-Qaïda, dont un dirigeant du groupe, ont été tués dans des accrochages dimanche soir avec les forces de sécurité dans la province de Chabwa après une attaque ayant coûté la vie à six soldats qui gardaient un site pétrolier, a indiqué lundi une source des services de sécurité.

 (AFP) 

26-07

Les séparatistes du Yémen ont pris lundi le contrôle d'une position militaire stratégique et capturé 70 soldats dans le nord du pays, théâtre de combats qui les opposent depuis plus d'une semaine à une tribu soutenue par l'armée, a déclaré à l'AFP un dignitaire tribal, qui a requis l'anonymat.

Ces évènements se sont produits après d'"intenses combats" dans la matinée entre les séparatistes et la tribu des Ben Aziz autour de la position d'Al-Zaala, située à Al-Amichiya dans la province d'Amrane.

Une trêve, négociée samedi, dans les combats en cours depuis le 18 juillet, s'est effondrée dimanche en raison d'un différend portant sur le contrôle de la position d'Al-Zaala, avait indiqué à l'AFP un médiateur.

Al-Zaala est une position stratégique car elle contrôle Al-Amichiya et les zones avoisinantes ainsi que l'axe routier entre Sanaa et Saada, principal fief de la rébellion.

Après la prise d'Al-Zaala, les séparatistes cherchaient lundi à contrôler une deuxième position du secteur, celle d'Al-Madaën, a indiqué à l'AFP une autre source tribale.

Selon cette source, des dignitaires de la région ont proposé leur médiation pour l'évacuation du chef de la tribu des Ben Aziz, cheikh Saghir Aziz. Entouré de ses hommes et soutenu par l'armée, ce cheikh résistait depuis le début des hostilités aux rebelles, qui exigeaient son départ de la région.

La médiation est dirigée par cheikh Abdo Hubeïch des tribus de Al-Soufiane, a indiqué la même source, ajoutant que l'un des fils de Saghir Aziz, a été tué dans les combats de la matinée.

Cela porte à au moins 68 le nombre des tués dans les combats depuis leur déclenchement le 18 juillet, selon un bilan provisoire.

Cheikh Saghir Aziz avait accepté dimanche de faire évacuer Al-Zaala "mais à condition de la remettre à l'armée", ce que refusaient les rebelles, d'après un médiateur.

La semaine dernière, le porte-parole des séparatistes Mohammad Abdessalam avait assuré que les combats d'Al-Amichiya les opposaient à l'armée et non aux tribus.

Ces combats fragilisent davantage un cessez-le-feu en vigueur depuis février, qui avait mis fin à un cycle de violences de six mois dans le conflit qui oppose rebelles et militaires depuis 2004.

Les Houthis et le gouvernement s'accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu.

 AFP

27-07

Quatre soldats ont été tués et neuf blessés lors d'une embuscade tendue lundi par des hommes armés dans le sud du Yémen, a-t-on appris mardi auprès des services de sécurité.

Un véhicule à bord duquel se trouvaient les militaires a été pris sous des tirs lundi soir alors qu'il se rendait dans la région de Halmine, dans la province de Lahj,.

En raison des tirs intenses, le véhicule a fini par heurter un camion, a poursuivi la même source.

27-07

Dans des incidents séparés, des inconnus ont blessé par balles lundi matin le chef adjoint des services de sécurité de Lahj, Abdou al-Hashidi, a indiqué à l'AFP une source au sein des services de sécurité.

27-07

Quatre policiers ont t été blessés à Daleh, située dans autre province du Sud, alors que "des séparatistes ont lancé une série d'attaques contre un poste de police de Daleh et sur trois postes militaires des environs", a affirmé à l'AFP une autre source au sein des services de sécurité.

Le chef de la police de Daleh, Ali Saleh al-Azraqi, se trouve parmi les blessés, selon cette même source.

27-07

Daleh est le principal foyer de la contestation animée par le Mouvement sudiste, une coalition dont certaines composantes appellent au fédéralisme et d'autres à la sécession du Sud qui était un Etat indépendant avant 1990.

La population du Sud estime faire l'objet de discriminations de la part des nordistes et ne pas bénéficier d'un programme de développement économique.

(AFP)


n° 8 - Journal du Yémen - 18-06 au 30-07 : -Suite - : Le Yémen risque de devenir un nouvel Irak ou Afghanistan pour les Américains.

n° 8 -  Journal du Yémen - 18-06 au 30-07 : -Suite -  : Le Yémen risque de devenir un nouvel Irak ou Afghanistan pour les Américains.



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée US et ferment les oreilles aux autres sources.


Journal du Yémen

 n° 8                                                18-06 au 30-07

        C.De broeder & M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

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b) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

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Sommaire.

 

2 Politique

a) Yémen du Nord

b) Yémen du Sud

c Usa

3 Politique internationale

a) Pays Arabes & voisins

4 Institutions internationales

5 Autres Pays

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Rapportde 'Reporters sans frontières' : Une cascade d'affaires vise les médias yéménites.

5-2 Les insoumis du Yémen"

6 Les brèves

6-1 L'ONU manque de fonds pour assister les déplacés.

6-2 Les séparatistes libèrent 200 soldats faits prisonniers lundi.

6-3 Total : acquiert une participation au Yémen.

 



2  Politique

a) Yemen du nord

Ali Abdallah Saleh

11-02

Le président Ali Abdallah Saleh a annoncé  le cessez-le-feu et le chef de la résistance Abdel Malek al-Houthi a ordonné à ses hommes de le respecter.

http://www.romandie.com/ats/news/100212124130.s8m770bk.asp

12-07

Le président Ali Abdallah Saleh, a annoncé hier un cessez-le-feu dans les combats contre les séparatistes  dans le nord du pays.
Cette annonce est intervenue après des informations sur un accord imminent sur une trêve dans les combats qui durent depuis le 11 août entre les rebelles, des zaïdites de confession chiite, et l'armée dans la province de Saada (nord).

Agence France-Presse  

http://www.ledevoir.com/international/proche-orient/282891/en-bref-cessez-le-feu-au-yemen


2a-2 Des Canons ... pas du beurre

16-07

Le ministère de l'Intérieur a accusé dans le communiqué les séparatistes d'avoir "violé le cessez-le-feu 635 fois depuis l'entrée en vigueur le 11 février 2010 de l'accord de trêve, en tuant des militaires et des agents de sécurité et en rétablissant des postes de contrôle dans la région".

Les rebelles n'ont pas encore réagi aux accusations du gouvernement.

Cette violation de la trêve intervient deux jours après que le président yéménite et son homologue qatariote aient consenti de réactiver l'accord de paix de Doha entre le gouvernement yéménite et les séparatistes du nord du pays.



a) Yemen du Sud

Les Houthis

14-07

La situation est tendue dans le sud du Yémen où s'est accentuée la contestation, animée par le Mouvement sudiste, une coalition dont certaines composantes appellent au fédéralisme et d'autres à la sécession du sud qui était un Etat indépendant avant 1990.

(AFP)



c) Usa  (le parrain)

Les grandes manœuvres

13-05,

James Cartwright, adjoint du chef des armées des Etats-Unis, déclarait dans une conférence présentée au Centre des études stratégiques : « Durant les dix prochaines années, les forces étasuniennes auront à mener des combats semblables à ceux qui furent menés en Irak et en Afghanistan ».

Cette déclaration laisse prévoir que l’Administration des Etats-Unis tentera, une nouvelle fois, de sortir de la crise dans laquelle elle patauge à travers des guerres et des conflits destructeurs dans différentes régions de la Planète dont, en particulier, les régions du Sud, de l’Afrique jusqu’au Moyen Orient

Au Yémen, la tension se poursuit et s’étend au Sud cette fois où le gouvernement yéménite tente de porter un coup de grâce à l’opposition, de la gauche surtout.



3 Politique internationale

b) Le monde

Russie

01-07

La Russie et le Yémen pourraient conclure un contrat de livraison d'armements pour plus de 1 milliard de dollars, a confié jeudi à RIA Novosti le directeur du Centre d'analyse du commerce mondial d'armes Igor Korotchenko.

01/07/

RIA Novosti

http://fr.rian.ru/defense/20100701/



d) Les institutions

1 Conseil de coopération du Golfe (CCG),

Le 27 janvier se tenait à Londres une réunion pour réaffirmer le soutien de la communauté internationale au Yémen du Nord.

Une réunion de pays donateurs sur le Yémen se tiendra les 27 et 28 février à Ryad, rapporte le communiqué final de la réunion.

Cette réunion à Ryad rassemblera des pays occidentaux et arabes sous l'égide du Conseil de coopération du Golfe (CCG), a précisé le minsitre britaniique des Affaires étrangères, David Miliband lors d'une conférence de presse. "La réunion ne servira pas seulement à partager des analyses sur une meilleure distribution de l'aide au Yémen mais également à établir un dialogue conjoint avec le gouvernement du Yémen sur ses priorités en matière de réforme", a ajouté le ministre.

http://www.robert-schuman.eu/breve.php?num=13340&typ=art



2 Commission Européenne

10 millions € allouée aux plus vulnérables.

nb : Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

La Commission européenne a annoncé aujourd’hui qu’elle débloquait une enveloppe de 10 millions € afin de répondre aux besoins humanitaires urgents exacerbés par l'aide insuffisante émanant de la communauté internationale.

Les fonds serviront à fournir des abris, de l’eau et des équipements sanitaires, à répondre aux besoins alimentaires, à garantir les moyens de subsistance et à assurer les besoins sanitaires de base ainsi que la protection. L’argent est destiné aux plus vulnérables des 350 000 personnes déplacées à l’intérieur du pays, à leurs communautés d’accueil et aux 170 000 réfugiés étrangers présents au Yémen.

Mme Kristalina Georgieva, la commissaire chargée de la coopération internationale, de l'aide humanitaire et de la réaction aux crises, a fait la déclaration suivante: «Le Yémen est confronté à deux défis humanitaires majeurs qui épuisent les ressources du pays. Le conflit récurrent a poussé quelque 350 000 personnes à se déplacer vers le nord du pays.

Par ailleurs, plus de 170 000 réfugiés, originaires principalement de Somalie, tentent d’échapper à l’instabilité qui sévit dans la Corne de l’Afrique et sont disséminés dans tout le Yémen. Les membres les plus vulnérables de ces deux groupes de population sont largement tributaires de l’aide humanitaire internationale étant donné que les moyens de subsistance sont rares et que les ressources des communautés d’accueil ont été appauvries et surexploitées au cours des derniers mois.»

Et la commissaire de poursuivre: «En l’état actuel des choses, les organisations humanitaires sont confrontées à un manque de moyens financiers qui pourrait les amener à réduire ou à interrompre leurs activités. Un soutien financier urgent et immédiat est nécessaire pour garantir la poursuite des opérations de secours. Je suis donc extrêmement heureuse d’annoncer que la Commission européenne pourra apporter une contribution considérable au sauvetage de dizaines de milliers de personnes vivant dans des conditions déplorables au Yémen.»

Contexte

Les actions d’aide humanitaire aux personnes déplacées en raison du conflit sont entravées par l’insécurité permanente qui sévit même en dehors de la zone de conflits au Nord Yémen. Une partie des fonds de la Commission servira donc à surveiller les conditions de sécurité en rapide mutation et à améliorer la coordination entre les acteurs du secteur humanitaire et les donateurs.

La prise de conscience des principes de neutralité, d’impartialité et d’indépendance de l’aide humanitaire est également nécessaire pour étendre l’espace humanitaire.

L’aide sera principalement distribuée par l’intermédiaire du HCNUR, de Médecins du Monde, de Care, d’Oxfam, du CICR et du PAM. Le Bureau pour la coordination de l’aide humanitaire des Nations unies bénéficiera également d’une aide afin d’assurer la surveillance, la coordination et la sensibilisation.

Pour de plus amples informations: http://ec.europa.eu/echo/index_fr.htm

Bruxelles, le 26 juillet 2010

Pour de plus amples informations: http://ec.europa.eu/echo/index_fr.htm

http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=IP/10/1005&format=HTML&aged=0&language=FR&guiLanguage=en



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Rapportde 'Reporters sans frontières' : Une cascade d'affaires vise les médias yéménites.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Reporters sans frontières dénonce avec force la dégradation de la situation de la liberté de la presse au Yémen depuis le début du deuxième semestre 2009. "Ce qui se passe au Yémen aujourd'hui est très grave. La situation des médias empire de jour en jour. Les affaires se multiplient. Il est urgent que la communauté internationale intervienne", a déclaré l'organisation.
Al-Maqalih face à la justice
Le 18 avril 2010, le procès du journaliste Mohamed Al-Maqalih a été reporté. Ce rédacteur en chef du site d'informations du Parti socialiste d'opposition, Al-Eshteraki, est connu pour ses prises de position critiques à l'égard du gouvernement d'Ali Abdullah Saleh.
Mohamed Al-Maqalih a été enlevé par cinq hommes armés et masqués, dans la nuit au 17 au 18 septembre 2009, alors qu'il rentrait à son domicile à Sanaa. La semaine précédente, Mohamed Al-Maqalih avait posté sur le site du Parti un article dénonçant les tirs de l'aviation yéménite sur des civils, contraints de fuir la région de Saada où se déroulent d'intenses combats entre l'armée et la rébellion séparatiste zaïdiste.
Pendant près de quatre mois, les autorités ont nié avoir une quelconque responsabilité dans l'enlèvement du journaliste. Détenu au secret pendant plus de 100 jours, il a été présenté devant le procureur de
la Cour pénale spéciale de Sanaa le 3 février 2010. Au cours de cette audience, il a déclaré avoir été torturé et privé de nourriture pendant plusieurs jours. Le journaliste a été admis le 24 mars dans un hôpital de Sanaa pour y recevoir des soins, avant d'être libéré le lendemain pour des "raisons humanitaires et de santé".
Son procès s'est ouvert le 17 avril 2010 à Sanaa, devant le tribunal de la sécurité de l'Etat, pour soutien aux Houthis et contact avec leur chef, Abdul-Malik Al-Houthi. Le 18 avril, il était jugé devant le tribunal spécialisé dans les délits de presse, créé en 2009, pour insulte au président de
la République, suite à la publication d'un article d'opinion en 2005 dans le journal Al-Thaouri, sur la promesse du président Ali Abdallah Saleh de ne pas se présenter à l'élection présidentielle de 2006. Le même tribunal attend de juger l'ancien directeur de publication du journal Al-Thaouri, Khaled Suleiman, qui a demandé l'asile politique au Royaume-Uni il y a trois ans. Le 17 avril, devant le tribunal de première instance, Al-Maqalih a demandé au juge de se prononcer sur son enlèvement par des ravisseurs appartenant aux services de sécurité. Mais le juge a refusé d'enregistrer la plainte du journaliste, lui disant qu'il pouvait toujours porter plainte auprès de la Cour pénale des Nations unies. Le 18 avril, le juge a reporté le procès à une date indéterminée.
Des procès en cascades
Le 18 avril 2010, s'est ouvert à Lahij (nord d'Aden) le jugement en appel du journaliste Anis Ahmed Mansour Hamida, correspondant à Aden du journal Al-Ayyam. Il avait été condamné, le 15 juillet 2009, en première instance, à quatorze mois de prison ferme pour "atteinte à l'unité nationale" et "séparatisme", à l'issue d'un procès purement politique.
Le 18 avril, le journaliste Ahmad Al-Asdi, directeur de publication du journal Itijahat, et son adjoint Mahfouz Al-Ba'ithimi' ont été condamnés à des peines de prison avec sursis. Le ministère de l'Information avait porté plainte suite à la publication d'un article sur l'opposition saoudienne, dans le numéro 49/50 du journal.
Le 17 avril, le tribunal en charge de juger les affaires de presse et de publications a condamné Khaled Abdel Hadi, journaliste pour le site d'informations du Parti socialiste d'opposition, Al-Eshteraki, à une amende de 30 000 rials (10 000 rials à la trésorerie nationale et 20 000 pour le plaignant, soit 108 euros). Le journaliste avait publié un article, le 9 février 2009, sur un sit-in des habitants de la province de Lahij qui demandaient la démission du juge Abdelmalek Al-'Arshi.
Le 2 mai 2010 s'ouvrira le procès contre l'hebdomadaire Al-Nida. Shafi' Al-Abd, journaliste pour Al-Nida, arrêté le 24 décembre 2009 par
la Sûreté nationale d'Aden, a été libéré le 27 janvier 2010 de la prison de Khor Maksar dans la province d'Aden. Le journaliste était accusé d'avoir formé un parti politique hostile à la "sécurité et à l'unité nationale". Ce procès fait suite à la plainte déposée en décembre 2009 par le ministre de l'Information, suite à la publication d'informations qualifiées de fausses et considérées comme incitant à la violence. Le rédacteur en chef Sami Ghaleb ainsi que trois autres journalistes (Abdel Aziz Al-Majidi, Mayfa' Abdel Rahman et Fouad Mas'ad) avaient été interrogés sur le mouvement Al-Herak et sur d'autres articles considérés, par le ministre, comme dangereux pour l'unité nationale et la démocratie.
Le 24 mai prochain s'ouvrira le procès de Fouad Rashid, directeur de publication du site Al-Mukalla Press, arrêté le 4 mai 2009, incarcéré à la prison centrale de Sanaa. Seront également jugés ce jour-là au cours de ce même procès le journaliste Salah Al-Saqladi et le militant Ahmed Al-Rabizi. Salah Al-Saqladi, directeur du site Adengulf-website, a été arrêté le 18 juin 2009 à son domicile à Aden. Interrogé par les services de renseignements à Aden, il a été transféré, le 22 juin, à la prison de sécurité à Sanaa où il avait été privé de la visite des militants des droits de l'homme et des représentants du Syndicat des journalistes, avant d'être transféré, le 17 février 2010, à la prison centrale de Sanaa, où il est actuellement en attente de son procès. Le militant Ahmed Al-Rabizi a été arrêté par les forces de sécurité à Aden le 12 mai 2009.
(RSF/IFEX) –

21 avril 2010

Lire le rapport intégral : http://fr.rsf.org/yemen-une-cascade-d-affaires-vise-les-20-04-2010,37084.html

http://www.ifex.org/yemen/2010/04/21/foe_report/fr/


5-2 Les insoumis du Yémen"

"Les jeux de pouvoirs". C’est le fil conducteur du numéro 9 de la revue XXI.

Parmi les articles, on trouve celui de François-Xavier Trégan sur "Les insoumis du Yémen".

François-Xavier Trégan raconte la vie des habitants d’un petit village du Yémen qui se révoltent contre leur seigneur. Simples paysans yéménites, ils ont défaits avec une rare intelligence leur seigneur et maître, le Cheikh Mansour. Ils s’échappent de leur village et partent vers la capitale afin d’attirer l’attention des autorités politiques sur la vie qu’ils subissent.

L’interview de François-Xavier Trégan par Célyne Bayt-Darcourt  (3'24")

http://www.france-info.com/chroniques-france-info-revue-xxi-2010-01-17-les-insoumis-du-yemen-393296-81-387.html



6 Les brèves

6-1 L'ONU manque de fonds pour assister les déplacés.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a tiré jeudi la sonnette d'alarme sur le manque de ressources dont dispose l'ONU au Yémen, alors que l'appel humanitaire n'est financé qu'à hauteur de 36%.

« Depuis le début du cessez-le-feu, les travailleurs humanitaires ont multiplié leurs efforts pour atteindre les zones de conflits. En particulier, les acteurs humanitaires ont récemment augmenté leur présence dans la ville de Sa'ada et à Malaheet, où les déplacés sont dans une situation de besoin d'assistance humanitaire », a fait savoir OCHA par communiqué de presse.

Le nombre de déplacés est estimé à 340.000 personnes, dispersées dans les cinq gouvernorats affectés par les conflits au nord du pays, indique l'agence. « Dans le gouvernorat de Hajjah, la malnutrition aigue, les diarrhées et l'anémie augmentent », s'inquiète OCHA.

Dans la ville de Sa'ada le nombre exact de déplacés reste inconnu. Une enquête sera menée par l'ONU d'ici la mi-août afin de disposer de plus amples informations sur la situation. Les travailleurs humanitaires sont préoccupés par le manque de fonds qui risquent d'obliger l'ONU à interrompre les distributions de nourriture à la population.

Ce manque de fonds affectera aussi les enfants âgés de moins de cinq ans qui sont soignés de la malnutrition dans les centres de réhabilitation nutritionnelle, à l'aide de nourriture thérapeutique fournie par les agences de l'ONU.

A Malaheet à l'ouest du gouvernorat de Sa'ada, la situation humanitaire s'est également dégradée, indique OCHA. Les populations ont besoin de nourriture, d'eau, d'assainissement et de prise en charge médicale.

News Tracker: autres dépêches sur la question

Le manque d'argent compromet les efforts de l'ONU au Yémen

22 juillet 2010 – 

http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=22496&Cr=Yémen&Cr1=


6-2 Les séparatistes libèrent 200 soldats faits prisonniers lundi.

Les séparatistes au Yémen ont libéré mercredi les 200 soldats capturés lundi et promis de relâcher d'autres prisonniers "civils et militaires", a annoncé à l'AFP un médiateur.

"Les (séparatistes) houthis ont libéré les soldats capturés" au terme de violents combats dans la région d'Al-Amichiya dans la province d'Amrane (nord), a déclaré ce médiateur entre la rébellion et les autorités, qui a requis l'anoymat.

Mardi, une source militaire avait annoncé que "200 militaires avaient été faits prisonniers par les houthis", ajoutant qu'ils faisaient partie du "régiment 72 de la Garde républicaine" de l'armée.

Leur capture était intervenue après la prise du contrôle par les rebelles d'Al-Zaala, une position militaire stratégique à Al-Amichiya, après de violents combats avec une tribu soutenue par l'armée ayant fait des dizaines de morts.

Toujours selon le médiateur, "le chef séparatiste Abdel Malek al-Houthi, entend libérer dans les prochains jours l'ensemble des civils et militaires détenus" par ses hommes depuis les combats ayant opposé les rebelles à l'armée d'août 2009 à février 2010.

Il a décidé de cette mesure, à l'occasion du ramadan, le mois de jeûne musulman prévu à partir du 11 août, "en signe de bonne de volonté et pour rétablir la paix" dans le nord du Yémen, a-t-il ajouté.

AFP –

28 juillet 2010,


6-3 Total : acquiert une participation au Yémen.

Total annonce l'acquisition d'une participation de 36% dans le permis d'exploration Bloc 72. Opéré par DNO Yemen AS (DNO), ce permis est situé dans la partie méridionale du Bassin de Masila et couvre une superficie de 1.821 kilomètres carrés. Cette acquisition est sujette à l'approbation du Ministère yéménite du pétrole.
Total participera avec les partenaires actuels sur le permis (DNO, TG Holdings Yemen Inc, Ansan Wikfs (Hadramaut) Limited et The Yemen Company (TYC)) à un forage d'exploration prévu pour le quatrième trimestre 2010.
Avec cette prise de participation, Total poursuit le développement de ses activités Exploration & Production au Yémen dans des bassins géologiques prometteurs où se situent déjà certains de ses projets.

30 juin 2010

http://bourse.trader-finance.fr/Total+acquiert+une+participation+au+Yemen+389958


n° 8 - Journal du Yémen - 18-06 au 30-07 : - Fin - : Le Yémen risque de devenir un nouvel Irak ou Afghanistan pour les Américains.

n° 8 -  Journal du Yémen - 18-06 au 30-07 : - Fin  -  : Le Yémen risque de devenir un nouvel Irak ou Afghanistan pour les Américains.



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

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Journal du Yémen

 n° 8                                                18-06 au 30-07

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Sommaire.

7  Dossier

7-1 La guerre à la frontière yémeno-saoudienne s’intensifie.

7-2 Pedro Canales :  Le Maroc et la Jordanie ont envoyé des troupes au Yémen.

7-3 Le réseau d’Al-Qaëda referait son apparition : Al-Qaëda  que ferait’on sans toi ?

8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

8-1 HCR : La situation au nord du Yémen reste instable.

8-2 Les USA renvoient un détenu blanchi de Guantanamo au Yémen.

9 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

9-1 De l’utilisation d’al-Qaïda au Yémen en faveur des intérêts stratégiques américains.

9-2 M K Bhadrakumar. : Tout ça à cause de la Chine…

9-3 Le Moyen Orient : De l’Iran au Monde arabe et à la Palestine.

 




7  Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

7-1 La guerre à la frontière yémeno-saoudienne s’intensifie.
De rares portraits de soldats, chahids (martyrs) tombés au combat, affichés à l’arrière de voitures, les brefs rugissements des Mig-21 en partance pour les positions des ‘rebelles’, quelques points de contrôle militaires dressés la nuit tombée sur les axes principaux de la ville, la guerre du Nord se fait discrète à Sanaa.

Le huis clos imposé par les autorités yéménites, qui interdisent au nom de la sécurité l’accès aux provinces montagneuses frontalières de l’Arabie saoudite qu’elle a pour théâtre, continue de faire son œuvre.
Les militaires saoudiens utilisent des bombes au phosphore pendant des raids nocturnes, selon la chaîne de télévision Al-Alam 
 (source : Forum Mecanopolis)
Quatre ans après son déclenchement dans la région de Saada, cette guerre entrecoupée de trêves ne cesse de gagner en intensité. Elle menace de gangrener un Etat dont la population, surarmée par tradition, compte parmi les plus pauvres de la planète, et où un puissant système tribal n’a de cesse de défier le pouvoir central incarné par le président Ali Abdallah Saleh.
Le 4 novembre, les combats qui ont repris à la mi-août se sont étendus pour la première fois en territoire saoudien. Accusés d’avoir attaqué une patrouille et tué un soldat au cours d’une incursion au-delà de la frontière, les fidèles du chef rebelle Abdel Malik Al-Houthi ont été la cible d’une offensive de l’armée du puissant voisin.

Une escalade qui ne fait qu’officialiser le soutien de l’Arabie saoudite au président Saleh. La rébellion houthiste dénonce depuis longtemps l’autorisation accordée aux chasseurs-bombardiers yéménites d’utiliser l’espace aérien du royaume pour tenter de la prendre à revers.
Samedi 7 novembre, le président yéménite, coutumier des formules à l’emporte-pièce, s’est engagé à en finir au plus vite avec les rebelles, affirmant que les opérations militaires menées au cours des cinq phases précédentes n’étaient qu’un « échauffement ».
« Encercler les rebelles »
Energique et sobre, le vice-premier ministre chargé du secteur stratégique de la sécurité, Rashad Al-Aleimi, qui reçoit dans un bureau austère au coeur de la capitale yéménite, se montre plus prudent. « Il va nous falloir du temps, l’objectif est d’encercler les rebelles, d’empêcher leur ravitaillement en armes, de les affaiblir au point qu’ils seront obligés de s’arrêter, assure-t-il. Nous, nous voulons la paix, mais ils ont toujours refusé les mains tendues. »

Pour le vice-premier ministre, il ne fait pas de doute que la rébellion houthiste « a un agenda iranien ». « Ce qu’elle veut, dit-il, c’est se tailler un territoire entre les Saoudiens et nous, avec un accès à la mer, exactement comme le Hezbollah libanais », dans une zone particulièrement stratégique qui permettrait d’étendre l’influence iranienne au Moyen-Orient.
Alors que les autorités ont fait grand cas, le 26 octobre, de l’arraisonnement en mer Rouge d’un navire iranien chargé d’armes destinées, selon elles, aux rebelles,

M. Aleimi assure ne pas disposer d’éléments permettant d’accuser directement Téhéran. Dans les cercles du pouvoir, certains affirment en revanche être convaincus de la présence de houthistes dans les camps d’entraînement du Hezbollah, notamment pendant la guerre contre Israël, à l’été 2006.
Il n’était pourtant question ni de Riyad ni de Téhéran en 2005, lors de la tentative d’arrestation d’un ancien député influent, Hussein Al-Houthi, qui a déclenché la guerre de Saada. Ce dernier était alors accusé d’alimenter des tensions confessionnelles entre la communauté zaïdite dont il était issu (une forme particulière du chiisme) et un courant salafiste qu’il jugeait agressif et encouragé par le pouvoir. Le président Saleh était également indisposé par les slogans hostiles aux Etats-Unis et à Israël clamés par les houthistes.
Un haut responsable yéménite, issu d’une grande famille du pays et s’exprimant sous le sceau de l’anonymat, juge fondée la thèse selon laquelle Hussein Al-Houthi visait la restauration d’un pouvoir à la fois politique et spirituel millénaire, l’imamat, mis à bas dans les années 1960 avec l’instauration de la république au Yémen du Nord. Après la mort au combat de Hussein, en 2005, le flambeau a été repris par son frère Abdel Malik, et la guerre du Nord s’est enkystée.
La perpétuation de combats de plus en plus destructeurs et leur extension aux provinces proches de celles de Saada font que la guerre semble désormais alimentée par sa propre dynamique, nourrie par une somme d’intérêts convergents. Tout d’abord les dissensions entre deux grandes confédérations tribales, les Bakil et les Hashid, ces derniers étant traditionnellement proches du pouvoir. Puis l’essor d’une économie de guerre, avec une dimension parfois baroque lorsque l’un des plus importants des nombreux marchands d’armes du Yémen, Fares Manna, figure parmi les personnalités chargées des médiations entre les houthistes et les autorités. Haut responsable d’une formation zaïdite, le Parti du droit, Hassan Zeid, qui reçoit dans son mafraj (salon) au coeur de la vieille ville de Sanaa, juge enfin que si les houthistes « se battent pour se défendre parce que c’est leur seul moyen de survie », la guerre permet accessoirement au président d’affaiblir le responsable militaire de la région Nord, le puissant Ali Mohsen Al-Ahmar, pour le plus grand profit de son propre fils Ali Ahmad, chef des forces spéciales et de la garde républicaine, qu’il promet à un brillant avenir.
http://www.mecanopolis.org/?p=10911&type=1

http://www.mecanopolis.org/forum/viewtopic.php?f=29&t=459&start=0#p3949


7-2 Pedro Canales :  Le Maroc et la Jordanie ont envoyé des troupes au Yémen.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

La guerre ouverte qui oppose les tribus Houthis du Nord Yémen et le gouvernement central de Sanaa, aidé par l’Arabie saoudite, vient d’entrer dans son quatrième mois.

Une première confrontation avec la rébellion du nord Yémen avait été lourdement réprimée par les troupes gouvernementales en 2004. En août 2009, les tribus Houthis se sont à nouveau insurgé contre le régime de Sanaa, la capitale, qui a été contraint de demander de l’aide à son voisin du Nord, l’Arabie saoudite.

Les tribus Houthis ne sont pas terroristes, elles demandent seulement un meilleur traitement et la possibilité de restaurer l’imamat Zaydat, qui régnait dans le pays jusqu’à la révolution républicaine en 1962.

Cette communauté s’est surtout étendue parmi la population zaydita, une minorité qui atteint un tiers des 20 millions d’habitants du Yémen, et qui suit les enseignements de tendance chi’ite, bien que très différent du rite duodécimain iranien.

Le régime yéménite dirigé par le président Ali Abdullah Saleh a été contraint de faire face à cette rébellion sans le soutien de l’Occident, raison pour laquelle il est régulièrement tenté d’assimiler mensongèrement les rebelles Houthis à des terroristes, de sorte à obtenir quelques soutiens substantiels.

Le Yémen a donc été contraint de solliciter l’aide du monde arabe sunnite, notamment à son voisin du nord, l’Arabie saoudite. Mais l’armée saoudienne, qui est la mieux mieux équipée dans le monde arabe grâce au financement et le soutien des États-Unis, n’a pas vraiment de combattants expérimentés. Les forces de Riyad ont donc connu, ces dernière semaines, de sérieux revers, et un grand nombre de leurs soldats ont été capturés par les rebelles Houthis (voir nos vidéos s en bas de page, NdT).

L’Arabie saoudite autant que le Yémen accuse l’Iran d’être derrière cette rébellion qui met en évidence la fragilité du système politique yéménite, aggravée par la succession vraisemblablement imminente du président Ali Abdullah Saleh, au pouvoir depuis 1978 par son fils, Ahmed Ali Saleh, qui contrôle actuellement les forces spéciales et de la Garde républicaine.

Selon certains experts du monde arabe, la stratégie de l’Iran serait de créer des poches d’insurrection dans différentes parties du Moyen-Orient dans le but d’affaiblir la position dominante de l’Arabie saoudite dans la région.

Alors que les pays du Conseil de coopération du Golfe ont apporté leur soutien dans cette croisade de l’Arabie saoudite au Yémen, la Jordanie vient de réagir en envoyant 2′000 soldats des forces spéciales sur le front du Nord Yémen.

Mohamed VI, le roi du Maroc, plus discret, est également venu au secours de la famille saoudienne, en envoyant des centaines de combattants d’élite, essentiellement des parachutistes et des unités de commando formé dans le style Spetsnaz, qui seraient plus à même de faire face à la guérilla menée par les rebelles, à la frontière entre l‘Arabie saoudite et le Yémen, selon les informations fournies par les services de renseignements occidentaux.

Pedro Canales, pour El Imparcial

Traduit de l’espagnol par Spencer Delane, pour Mecanopolis

 (vidéos) :

http://www.mecanopolis.org/?tag=al-qaida&paged=2


7-3 Le réseau d’Al-Qaëda referait son apparition : Al-Qaëda  que ferait’on sans toi ?

Nb : Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information

Al-Qaëda repart à la charge

Dans un nouvel épisode de la violence attribuée au réseau d’Al-Qaëda au Yémen, deux officiers de l’armée ont été tués, dimanche matin, par des hommes armés qui leur ont tendu une embuscade à Daleh, dans le sud du pays, a annoncé le ministère de la Défense, selon lequel deux des assaillants ont également été tués.

La veille, une autre attaque contre le siège des Renseignements à Aden, principale ville sudiste, a fait également onze morts, dont sept membres des services de sécurité. D’emblée, la police et l’armée étaient déployées en nombre afin de prévenir l’extension des troubles qui secouent les villes sudistes.

Dimanche, les autorités yéménites ont affirmé avoir arrêté « le cerveau » de l’attaque de samedi. « Le cerveau de l’opération s’appelle Goudol Mohammad Naji. Il appartient aux groupes et il a de nombreux antécédents terroristes et criminels dont une attaque à la fin de l’année dernière contre le siège de la banque centrale d’Aden », affirment les autorités.

Par « groupes terroristes », les autorités désignent généralement les partisans du réseau d’Al-Qaëda auquel l’attaque a été attribuée dès samedi.

Selon les experts, le sud est le principal foyer de la contestation au Yémen, animée par le Mouvement sudiste, une coalition dont certaines composantes appellent au fédéralisme et d’autres à la sécession du sud qui était un Etat indépendant avant 1990.

Le Mouvement sudiste se défend de tout lien avec Al-Qaëda, comme l’en accusent les autorités yéménites.

Selon le Dr Mohamad Abdel-Salam, chercheur au Centre des Etudes Politiques et Stratégiques (CEPS) d’Al-Ahram, ces derniers assauts n’ont rien à voir avec les groupes sudistes qui réclament la sécession, ils portent la marque du réseau d’Al-Qaëda qui cherche à étendre son influence au Yémen pour y semer des troubles comme c’est le cas en Afghanistan. « C’est un pur acte terroriste pour perturber le pouvoir au Yémen. Et puis, ces groupes sudistes n’ont aucun lien avec Al-Qaëda comme le répète le pouvoir yéménite », affirme l’expert, rajoutant que les menaces dans ce pays proviennent de trois sources différentes : les houthis au nord, les séparatistes au sud et Al-Qaëda qui menacent tout le pays.

« Défendez votre honneur »

Ces dernières attaques sont en effet survenues au lendemain d’un communiqué d’Al-Qaëda dans la péninsule arabique (Aqpa), basée au Yémen, menaçant le régime de Sanaa de représailles et appelant les tribus de l’est du Yémen à se soulever contre le pouvoir central, après des opérations de l’armée à Wadi Obeida, dans la région de Marib (est), le réseau d’Oussama bin Laden est implanté. « Défendez votre honneur, vos terres et vos maisons en réponse aux raids aériens effectués en mai par l’armée yéménite à Wadi Obeida, dans la région de Marib (est) », clame Al-Qaëda dans un texte publié sur des forums djihadistes. La province de Marib est l’un des fiefs d’Al-Qaëda, qui a revendiqué une série d’attaques au Yémen dont la dernière a été l’attentat manqué du 26 avril contre l’ambassadeur britannique à Sanaa. En mai, un raid aérien gouvernemental contre une position d’Al-Qaëda dans la province avait entraîné la mort par erreur d’un chef local et de ses gardes du corps. En représailles, des membres de la tribu endeuillée avaient attaqué à l’explosif deux oléoducs, situés non loin des champs pétrolifères de Safer. « Nous ne resterons pas sans réagir face à ce qui arrive à nos femmes et nos enfants à Wadi Obeida », poursuit le communiqué d’Al-Qaëda.

Le Yémen, considéré comme un sanctuaire pour les groupes extrémistes, a intensifié au cours des derniers mois sa lutte contre Al-Qaëda, qui a revendiqué par le passé des attaques contre des missions diplomatiques occidentales, des installations pétrolières et des touristes.

C’est à Aden que s’est produite, en décembre 1992, la première attaque connue d’Al-Qaëda au Yémen, contre un hôtel utilisé par les soldats américains en route pour la Somalie, qui avait fait deux morts.

En octobre 2000, 17 soldats américains avaient été également tués dans une attaque kamikaze d’Al-Qaëda contre le destroyer USS Cole dans le port de cette ville.

Maha Cherbinihttp://hebdo.ahram.org.eg:80/arab/ahram/2010/6/23/marab2.htm



8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

8-1 HCR : La situation au nord du Yémen reste instable.

Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue des auteurs mais doit être vu comme information.

Points de presse.

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Melissa Fleming à qui toute citation peut être attribuée lors de la conférence de presse du 23 juillet 2010 au Palais des Nations à Genève.

Plus de cinq mois après l'entrée en vigueur du cessez-le-feu et un mois après la signature d'un nouvel accord de paix comptant 22 points entre le Gouvernement yéménite et les forces Al Houthi pour mettre fin à la violence et renouer le dialogue politique, la situation dans le nord du Yémen demeure instable.

Nous estimons que près de 14 000 personnes déplacées internes seulement sont rentrées dans leur région d'origine parmi une population déplacée au Yémen comptant au total plus de 324 000 personnes. Un grand nombre de personnes craignent des représailles et n'ont nulle part où rentrer du fait de la destruction des maisons et des infrastructures. Le manque de services essentiels, comme les soins de santé, l'éducation et la distribution d'eau dans de nombreuses régions du gouvernorat de Sa'ada décourage également de nombreux déplacés internes à rentrer. Un tiers des déplacés vivent dans le gouvernorat de Sa'ada et la plupart d'entre eux sont accueillis par les communautés locales ou alors ils vivent chez des proches, des amis ou des voisins.

L'équipe du HCR dans la ville de Sa'ada a établi que la ville se remet lentement. Les marchés ont rouvert et, dans certaines écoles, les classes ont recommencé, permettant aux enfants ayant perdu pratiquement un an d'éducation d'être scolarisés à nouveau. Les services de santé dans la ville restent limités, car un grand nombre d'équipements ont été détruits par les combats et de nombreux employés dans le secteur de la santé ne sont pas encore revenus.

L'accès pour le personnel du HCR reste limité à la ville de Sa'ada et ses proches environs. Nous ne disposons que de peu d'informations sur les besoins humanitaires et la situation au-delà d'un cercle de sept kilomètres autour de la ville de Sa'ada.

Le HCR, avec d'autres agences humanitaires, continue à plaider pour un accès sûr et sans entrave à toutes les communautés affectées par le conflit. Globalement, l'insécurité et le manque d'accès à des centaines de milliers de civils, spécialement dans les gouvernorats d'Amran et de Sa'ada au nord du pays, continuent à entraver l'acheminement de l'aide.

De nombreuses maisons dans le gouvernorat de Sa'ada sont endommagées ou détruites et un travail de rénovation doit être mené pour réhabiliter ces zones. Dans le village de Malahit, par exemple, la plupart des personnes ont perdu leur bétail une des principales sources de revenu. Les dégâts sur les réservoirs et les citernes d'eau forcent les civils à puiser l'eau dans des lits de rivières asséchées, ou wadis, pour toutes les utilisations : boisson, lessive, cuisine, toilette, bétail, culture et travaux de construction. Il en résulte de mauvaises conditions sanitaires. Avec 80% des maisons endommagées ou détruites, nombreux sont ceux qui ont trouvé abri près ou à l'intérieur des ruines de leur maison. Les civils qui ne sont jamais partis et les rapatriés ont tous besoin d'abri et d'une aide humanitaire. Le HCR prévoit de commencer à distribuer des kits de retour, incluant des vivres, des kits d'outils pour la construction, des bâches en plastique et des kits d'hygiène ainsi que d'autres biens de secours dans les prochaines semaines.

La stabilité et la sécurité sont vitales pour des retours librement consentis, à grande échelle et sûrs vers Sa'ada. Actuellement, les mines antipersonnel constituent toutefois une menace sérieuse. Le HCR est tout spécialement préoccupé par la sécurité des civils qui décident de rentrer spontanément. L'élimination des mines et des munitions non explosées reste une priorité absolue.

Parallèlement, les trois camps de déplacés d'Al Mazrak dans le gouvernorat d'Hajjah accueillent toujours quelque 19 000 déplacés. Près d'une année après le début du conflit, en août 2009, la situation des déplacés devient intenable, avec la plupart des personnes ayant désormais épuisé leurs ressources.

Les efforts du HCR pour faciliter les solutions pour les déplacés et les réfugiés au Yémen sont gravement entravés par la crise de financement actuelle. Nos besoins révisés pour les programmes d'aide aux déplacés et aux réfugiés pour 2010 au Yémen s'élèvent à 52,1 millions de dollars. A ce jour, nous avons reçu 44% des fonds nécessaires.

Selon la porte-parole, les efforts du HCR pour faciliter les solutions pour les déplacés et les réfugiés au Yémen sont gravement entravés par la crise de financement actuelle. « Nos besoins révisés pour les programmes d'aide aux déplacés et aux réfugiés pour 2010 au Yémen s'élèvent à 52,1 millions de dollars. A ce jour, nous avons reçu 44% des fonds nécessaires », a-t-elle dit.

http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=22510&Cr=Y%E9men&Cr1=

23 juillet 2010

http://www.unhcr.fr/4c49ad146.html


8-2 Les USA renvoient un détenu blanchi de Guantanamo au Yémen.

L’administration Obama a renvoyé un détenu de Guantanamo au Yémen, son pays d’origine, après qu’un juge fédéral eut ordonné sa libération, arguant que Mohammed Odaini était détenu sans motif depuis plus de huit ans, a annoncé mardi  13 juillet le Pentagone dans un communiqué.

Toutefois, ce transfert vers le Yémen reste une exception et « la suspension des rapatriements de Yéménites de Guantanamo reste en vigueur, en raison de la situation en matière de sécurité dans ce pays », explique le Pentagone. En janvier, le président Barack Obama avait suspendu tous les transferts de détenus yéménites, après la tentative d’attentat perpétrée le jour de Noël par un jeune Nigérian dans un avion Amsterdam-Detroit, qui a affirmé avoir été entraîné dans un camp d’Al-Qaïda au Yémen. Mais le cas du Yéménite Mohammed Odaini, qui avait 17 ans lorsqu’il a été capturé au Pakistan, a contraint l’administration a lever partiellement cette suspension. Un juge fédéral a en effet estimé fin mai qu’il n’existait pas de preuves d’un lien quelconque entre le jeune homme et Al-Qaïda. Près de la moitié des 180 prisonniers encore détenus à Guantanamo sont yéménites. Rappelons que lors  de son entrée en fonctions en janvier 2009, Barack Obama avait fixé à janvier 2010 la date butoir pour la fermeture du centre de détention situé sur l’île de Cuba, mais l’administration américaine n’a pas pu tenir ce délai comme l’a expliqué en détail Nea Say.

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14/07/2010

http://europe-liberte-securite-justice.org/2010/07/14/les-usa-renvoient-un-detenu-blanchi-de-guantanamo-au-yemen/



9 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

9-1 De l’utilisation d’al-Qaïda au Yémen en faveur des intérêts stratégiques américains.
Comme nous l’expliquions hier soir dans un article et cette nuit sur notre forum, la revendication d’Al-Qaeda de l’attentat manqué du vol Amsterdam-Detroit de vendredi dernier ne tient pas un instant. Tout indique que son véritable objectif consiste à légitimer une plus large implication des États-Unis dans un conflit qui, depuis cinq ans, oppose des tribus chi’ites du Nord du Yémen, qui n’ont aucun lien avec al-Qaïda, au gouvernement de Saana, soutenu par l’Arabie Saoudite et
la CIA. Malgré cette diversion crypto-terroriste, il n’est pas difficile de comprendre que c’est une fois de plus l’Iran qui est dans le collimateur des Etats-Unis et de leurs alliés.
La dernière phase paroxystique de la guerre qui dure depuis 5 années, au Yémen, contre les rebelles Houthis, a fait plus de 2000 morts en moins d’un mois et plus de 150 000 sans-abri. Les troupes du gouvernement yéménite se battent contre environ 15 000 rebelles Houthis, armés et entraînés par l’Iran et retranchés dans les montagnes du Nord, autour de Saada, sur la frontière de l’Arabie Saoudite. Les bombardiers de l’armée de l’air saoudienne tapissent les zones rebelles et civiles, et l’armée de l’air et la marine égyptienne transportent des munitions pour l’armée du Yémen avec les encouragements et le financement des Etats-Unis.
Ce pays pauvre de
la Mer Rouge, mais stratégique par sa position, scène critique, depuis des années, de la guerre contre de soi-disant extrémistes islamistes, est désormais devenu un théâtre-clé où les Etats-Unis et l’Iran luttent pour la prédominance régionale. Eu égard à cela, le conflit au Yémen peut être comparé en importance avec la guerre du Liban de 2006 et le conflit de Gaza. Ses résultats pèseront lourdement sur les positions stratégiques respectives dans les régions du Golfe Persique et de la Mer Rouge, pour les Etats-Unis, aussi bien que pour l’Arabie Saoudite, l’Egypte et, indirectement Israël aussi, vis-à-vis de l’Iran.

Plusieurs sources confirment huit traits saillants du conflit en cours au Yémen :

1. Au début septembre, l’armée du Président Ali Abdallah Saleh a lancé le 6è round de sa guerre depuis l’an 2000 contre les Houthis, en déployant environ 20 000 hommes dans une offensive majeure afin de déloger les 15 000 Houthis de leurs nids d’aigles dans les montagnes (entre 3 à
6000 m d’altitude) dans la province de Saada au nord.

2. Les Houthis sont des Zaydis qui revendiquent leur adhésion à la forme la plus pure de l’Islam chi’ite. Ils se battent pour apporter « la vraie voie » au Yémen, et restaurer l’autorité de l’Imam Zaydi renversé en 1962. Leur nom découle de celui du fondateur du mouvement, Badreddin al-Houti, qui fut tué par l’armée yéménite en 2004. Les Chi’ites Houthis et le Chi’isme iranien n’ont rien d’autre en commun, sauf l’aide logistique de Téhéran apportée aux rebelles yéménites.

3. Les quantités de matériel lourd que les Iraniens sont parvenus à transférer aux Houthis en quelques semaines ont stupéfié Washington, Saana, Riyad et Le Caire. L’armée yéménite semble mise en difficulté de réprimer ces rebelles et même d’empêcher les combats de s’étendre au-delà de la région de Saada, vers d’autres parties du pays, y compris la capitale.

4. Craignant que le conflit et l’influence Zaydi puisse déborder par-delà la frontière du nord- Yémen vers les régions sud, saoudiennes de Najran et Asir, l’Arabie Saoudite a envoyé son armée de l’air aider l’armée yéménite en tapissant de bombes les bastions houthis dans les villages de montagne de Saada.

5. La petite armée yéménite de 66 000 hommes, manquant de stocks de matériel militaire organisés, a bientôt commencé à se trouver à court de munitions et d’équipement militaire. L’armée égyptienne s’est empressée de fournir cet approvisionnement nécessaire, en mettant en œuvre un corridor naval et aérien.

6. L’Administration Obama s’est lancée dans la mêlée, grâce à son assistance financière alimentant les efforts saoudiens et égyptiens pour venir en aide au Yémen. Elle a été tout dernièrement accordée lors de la rencontre entre les Présidents américain et égyptien à
la Maison blanche, le mardi 18 août 2009. Selon cette modalité, le Président américain Barack Obama prend position contre l’Iran aux côtés d’Hosni Moubarak et du Roi Abdallah.

7. Autant que les Etats-Unis et Israël avaient été pris par surprise par les capacités militaires du Hezbollah, lors de la guerre du Liban en 2006, les Américains et ses alliés ont été stupéfaits par la maîtrise du champ de bataille des rebelles Houthi. La 1ère Division d’infanterie mécanisée de l’armée yéménite, renforcée par chacune de ses 6 brigades de commandos- parachutistes et le soutien aérien saoudien, s’est avérée incapable, depuis septembre, de briser la résistance des bastions de montagne des rebelles.

8. Sans la réalisation d’un accord global, le conflit menace de s’étendre et de conduire à une escalade vers la plus importante et la plus dangereuse guerre ayant éclaté dans n’importe quelle partie du monde arabe depuis longtemps.

Les Etats-Unis ont manifestement choisi la surenchère en manipulant la revendication par al-Qaïda de cet attentat manqué du vol Amsterdam-Detroit du 25 septembre dernier.

http://www.mecanopolis.org/?p=12091
Article rédigé le 29 déc 2009,

 Mecanopolis

http://monde-en-eveil.forumactif.net/actualite-f121/le-terroriste-du-25-decembre-au-usa-y-croyez-vous-t2196.htm 


9-2 M K Bhadrakumar. : Tout ça à cause de la Chine

Toutefois, le plus important pour les stratégies mondiales des Etats-Unis sera le gain écrasant du contrôle du port d’Aden, au Yémen. La Grande-Bretagne peut garantir qu’Aden est la porte vers l’Asie. Le contrôle d’Aden et du Détroit de Malacca placera les Etats-Unis dans une position invulnérable dans cette « grande partie » qui se déroule dans l’Océan Indien.

Les couloirs de navigation de l’Océan Indien sont littéralement les veines jugulaires de l’économie chinoise. En les contrôlant, Washington envoie un message fort à Pékin, selon lequel si les Chinois caressaient l’idée que les Etats-Unis sont une puissance en déclin en Asie, ils se fourrent le doigt dans l’œil.

Dans la région de l’Océan Indien, la Chine est de plus en plus sous pression. L’Inde y est un allié naturel des Etats-Unis. Ces deux pays voient d’un très mauvais œil toute présence navale importante de la Chine. L’Inde sert de médiateur au rapprochement entre Washington et Colombo, ce qui aiderait à faire reculer l’influence de la Chine au Sri Lanka. Les Etats-Unis ont opéré un virage à 180 degrés dans leur politique birmane et ils impliquent le régime militaire là-bas, avec l’intention première d’éroder l’influence de la Chine sur les dirigeants militaires. La stratégie chinoise avait pour but de renforcer son influence au Sri Lanka et au Myanmar, afin d’ouvrir une nouvelle route de transport vers le Moyen-Orient, le Golfe Persique et l’Afrique, où la Chine a commencé à disputer à l’Ouest sa domination économique traditionnelle.

La Chine est pressée de réduire sa dépendance sur le Détroit de Malacca pour son commerce avec l’Europe et l’Asie Occidentale. Les Etats-Unis, au contraire, sont déterminés à ce que la Chine reste vulnérable jusqu’à l’étouffement, entre l’Indonésie et la Malaisie.

Une lutte captivante se fait jour. Les Etats-Unis sont mécontents des efforts déployés par la Chine pour atteindre les eaux chaudes du Golfe Persique, en passant par la région de l’Asie Centrale et le Pakistan. Lentement mais sûrement, Washington resserre le collet autour du cou des élites pakistanaises – civiles et militaires – et les force à faire un choix stratégique entre les Etats-Unis et la Chine.

Cela placera ces élites dans un dilemme peu enviable. Comme leurs homologues indiens, ils sont naturellement « pro-occidentaux » (même lorsqu’ils sont « anti-américains ») et, si les liens avec la Chine sont importants pour Islamabad, c’est avant tout parce que cette dernière fait contrepoids à ce que les Pakistanais perçoivent comme une hégémonie indienne.

Les questions existentielles avec lesquelles se débattent les élites pakistanaises sont visibles. Ils recherchent des réponses auprès d’Obama. Obama peut-il maintenir une relation équilibrée vis-à-vis du Pakistan et de l’Inde ? Ou, Obama retournera-t-il à la stratégie de l’ère de George W. Bush consistant à faire de l’Inde la puissance prédominante dans l’Océan Indien, obligeant le Pakistan à apprendre à vivre dans son ombre ?

www.palestine-solidarite.org/analyses.M-K_Bhadrakumar.100110.htm


9-3 Le Moyen Orient : De l’Iran au Monde arabe et à la Palestine.

Durant les deux mois passés, le Moyen Orient a vécu des développements rapides et imprévus, pour certains d’entre eux. Nous notons cela parce que nous pensons que ces nouveaux développements ne manqueraient pas de provoquer un nouveau rapport de forces, surtout à la lumière du dernier crime contre l’humanité commis par Israël à l’encontre de ressortissants turcs et autres, mais aussi des déboires de la guerre menée soi-disant contre le terrorisme en Afghanistan et des nouvelles sanctions prises contre l’Iran.

Les développements les plus significatifs peuvent se résumer dans les points suivants :

1-Israël poursuit son escalade contre l’Iran et le Liban, poussant les Etats-Unis à prendre des mesures plus restrictives contre ce qu’il appelle « l’infiltration iranienne » vers les frontières israélo-libanaise, tant à travers les positions prises par la Syrie que par la présence des militants du Hezbollah et des armes « nouvelles » qu’il détient… Et, si nous ajoutons à cela les articles parus dernièrement dans les journaux américains à propos d’une possible attaque israélienne qui se prépare (à partir de certaines bases de l’OTAN en Géorgie) ou, encore, les manœuvres qui ont eu lieu, au milieu du mois de mai près de la frontière Sud du Liban, ou, enfin, les menaces lancées par Tel Aviv contre le Liban à la suite de la découverte du pétrole dans les eaux territoriales libanaises, nous pouvons dire que les possibilités d’une agression sont devenues très claires, même si certains milieux dirigeants israéliens essaient de montrer une patte de velours envers la Syrie en appelant, selon « Maariv », au retour des négociations bilatérales et, même, à un traité de paix avec Damas afin de l’extirper de « l’axe du mal,  d’isoler le Hezbollah et de sauver le Liban ». Ces milieux, toujours selon « Maariv », partent  d’un état de fait qui dit que « l’axe des pays tempérés [entendre : à la solde de Washington] s’est écroulé et que tous se trouvent au pied du mur, craignant ce qui pourrait se passer ».

2-D’un autre côté, il est nécessaire de faire le point sur les points cumulés par le régime syrien dans le face-à-face qui l’oppose à Israël. Le président syrien Bachar Assad a pu obtenir de nouvelles armes, dont des bombardiers, sophistiquées en provenance de la Russie dont e président, en visite dans la région, avait déclaré que son pays ne « croisera pas les bras si le Moyen Orient est soumis à une nouvelle agression ». Medvedev a, de plus, assené un second coup dur à Washington et à Tel Aviv en rencontrant Khaled Meshaal, représentant du Hamas, et en déclarant ouvertement son appui à la nouvelle coalition économique formée par la Syrie, l’Iran et la Turquie ; d’ailleurs, au lieu de tenir compte des nouvelles sanctions prises par le Conseil de sécurité contre l’Iran, Medvedev a déclaré son intention de poursuivre l’exécution du contrat concernant la vente des missiles sophistiqués à ce pays… Cette position, ajoutée à celle de la Turquie à propos de l’uranium iranien, fut peut-être à la base du crime commis contre la flottille de la liberté.

Et, si nous nous arrêtons quelque peu sur les nouvelles positions de la Turquie, surtout celle concernant le vote contre les nouvelles sanctions au Conseil de sécurité, nous pouvons prévoir dans l‘immédiat deux situations contradictoires :

-Le premier est que les nouvelles positions prises par la Turquie ne manqueraient pas, pour un certain temps, de mélanger les cartes influant positivement sur la Syrie et l’Iran, mais aussi sur l’équilibre des forces au Moyen Orient, né durant la deuxième présidence de Georges W. Bush. En même temps, ces changements intervenus feront d’Ankara un adversaire réel à l’Arabie saoudite ou à l’Egypte dans le monde arabe.

-Le deuxième est que, malgré le crime commis par les commandos israéliens contre des ressortissants turcs, la tension entre la Turquie et Israël ne pourra pas aboutir, comme certains le pensent, à la rupture des liens diplomatiques et économiques entre les deux Etats, surtout si nous prenons en considération l’importance des échanges commerciaux entre les deux pays, mais aussi les projets militaires et industriels formés par eux.

Ces situations contradictoires laissent prévoir, à leur tour, que le conflit turco-israélien ne dépassera pas le stade du momentané, même si on a l’impression du contraire. C’est que le conflit sur le pouvoir entre le gouvernement et l’armée n’a pas penché la balance d’un côté ou d’un autre ; de plus, l’idéologie religieuse du Hizb Al-Adala au pouvoir ne fait pas le poids devant les intérêts économique d’un régime qui cherche de nouveaux marchés et de nouvelles alliances vers le Sud et l’Est après que l’Union européenne ait fermé ses portes devant lui.

3-Par rapport à l’Iran, le pouvoir de Mahmoud Ahmadinidjad a réussi à enregistre rune petite victoire face à ‘administration des Etats-Unis, en donnant au Brésil et à la Turquie le trophée concernant l’uranium enrichi; ce qui fait que la balle est passée dans la cour de Washington qui tente, en vain ou presque, d’imposer de nouvelles restrictions contre le gouvernement de Téhéran afin de le pousser à des positions plus flexible en ce qui concerne l’Irak et l’Afghanistan dans lesquels patauge l’administration de Barak Obama. Voilà pourquoi il est à penser que la dernière résolution du Conseil de sécurité constitue un péché mortel de la part des Etats-Unis, puisque ni la Chine ni la Russie ne résilieront aucun accord fait avec ce pays, ce qui veut dire que l’application est loin d’être faite.

4-A partir de cette vision des choses, nous disons que la politique suivie par l’administration des Etats-Unis tente de faire la différence entre la Syrie et l’Iran: retour à la normale avec le premier pays (et retour de l’ambassadeur étasunien) et preparation d’une agression contre le second, selon un plan mis au point par Robert Gates et qui englobe la région moyenorientale toute entière, à commencer par l’Irak et l’Iran et jusqu’au Liban.

Tout cela nous ramène à la question que nous nous étions posée, dans le bulletin précédent, sur un possible retour de notre région à la guerre, à commencer par la Palestine, où les solutions politiques sont au point mort malgré les grandes concessions faites par le régime de Mahmoud Abbas qui a consenti de revenir à la table des négociations indirectes, pendant trois mois, puis directes, à partir de septembre, compte non tenu de la poursuite par le gouvernement israélien du blocus de Gaza ou de la politique de colonisation en Cisjordanie et dans la région d’Al Quds.

Dans cet objectif, il est nécessaire de dévoiler les conditions nouvelles posées par Benjamin Netanyahu et Yuci Belin (chef des négociateurs é Oslo) et qui peuvent se résumer comme suit :

-Retarder la recherche d’une solution finale jusqu’à ce que les Israéliens soient prêts à l’accepter.

-Retarder la discussion des problèmes essentiels, à commencer par ceux concernant la domination des forces de sécurité israéliens sur les territoires contrôlés par le pouvoir palestinien et, surtout, l’avenir d’Al Quds. En même temps, le gouvernement israélien a réaffirmé clairement son refus du droit au retour de plus de 100 000 réfugiés palestiniens dans leurs terres, la possibilité de se retirer d’Al Quds ou d’accepter un Etat palestinien armé.

Et, au moment même où les représentants de ‘opinion internationale continuent leurs actions contre les ambassades d’Israël et des Etats-Unis ( le parti Communiste libanais avait appelé à une manifestation de la gauche devant les bureaux de l’ambassade américaine é Aoukar), au moment où de nouvelles flottilles se préparent à appareiller pour Gaza, les Israéliens poursuivent leur politique agressive et criminelle, avec l’appui de Washington, à commencer par les positions prises à l’ONU contre la formation d’une commission d’enquête internationale, ou encore les déclarations de Barak Obama et, surtout, de l’ex conseiller de G< W< Bush, Eliot Abrams qui vit dans la condamnation par certains pays du crime israélien « une position encourageant les terroristes » ( ?), d’où la nécessité pour l’administration étasunienne de la combattre…

5-En plus de ces problèmes essentiels, n’oublions pas :

-Qu’au Yémen, la tension se poursuit et s’étend au Sud cette fois où le gouvernement yéménite tente de porter un coup de grâce à l’opposition, de la gauche surtout.

-Qu’en Egypte, les préparatifs aux présidentielles se poursuivent entre deux candidats « sérieux » : Omar Souleiman (responsable de l’espionnage et du contre-espionnage et ayant l’aval des milieux politiques aux Etats-Unis, et Mohammad Baradei  (appuyé, lui aussi, par certains milieux étasuniens, mais surtout par le courant des Frères musulmans égyptiens).

-Qu’au Soudan, la répression est revenue à l’avant-scène à la suite des élections législatives ; l’exemple le plus flagrant en est la détention et la torture des chefs du comité de grève des médecins, la fermeture du journal « Al Midan » pro communiste.

-Qu’en Irak, enfin, la formation d’un gouvernement tarde, tant à cause de la politique étasunienne qu’à celle de l’Iran vis-à-vis de ce pays. Ce retard a déclenché une nouvelle vague de violence, de vols et d’instabilité.

Beyrouth, le 22 juin 2010

   (Traduit le 1er juillet 2010) 



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

30/07/2010

n° 74 - Journal des Guerres de l'Otan. n° 10- 30-07 - : Début :- OTAN, OSCE, OTSC face à face à Alma-Ata.

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Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'Otan et ferment les oreilles aux autres sources. .

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Journal des Guerres de l'Otan.  

n° 74- 30-07

C.De Broeder & M.Lemaire

 



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Sommaire.

1  Brèves

1-1 Occupation russe de la Géorgie": déclaration infondée de Clinton.

1-2 Géorgie/Ossétie: régler les différends sans ingérence américaine.

1-3 Stéphane : La Géorgie prête à avoir des liens avec une "Russie modernisée.

2 Dossiers

2-1 Dossym Saptaïev : OTAN, OSCE, OTSC face à face à Alma-Ata.

Fin

3 Annexe

3-1 Rick Rozoff: Une Grande Albanie parrainée par l’Occident.

3-2 L’origine des guerres.



1 Brèves

1-1 Occupation russe de la Géorgie": déclaration infondée de Clinton.

La déclaration sur la nécessité de lever "l'occupation russe du territoire géorgien", faite par la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton lundi 5 juillet lors de sa visite à Tbilissi, est sans fondement aucun, a déclaré mercredi le ministère russe des Affaires étrangères.
"Il n'y a sur le territoire de la Géorgie pas un seul militaire russe. Il y a cependant dans la région des contingents militaires russes, mais ils se trouvent sur les territoires d'Abkhazie  et d'Ossétie du Sud qui se sont séparées de la Géorgie à l'issue d'une agression déclenchée par le régime de Mikhaïl Saakachvili", stipule la déclaration de la diplomatie russe.
Le MAE russe rappelle que l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud ont leurs propres autorités législatives, exécutives et judiciaires, formées démocratiquement, ainsi que des partis politiques. En outre, les contingents et les bases militaires russes sont déployés sur les territoires de ces deux républiques sur la base d'accords interétatiques bilatéraux conformément aux normes du droit international.
La diplomatie russe signale que, selon le droit international, l'occupation signifie le séjour provisoire de troupes d'un Etat sur le territoire d'un autre en état de guerre, alors que le pouvoir sur le territoire occupé est exercé par le commandement militaire de l'Etat occupant.
Au cours de sa courte visite à Tbilissi, la chef de la diplomatie US a réitéré l'attachement inébranlable de Washington à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de la Géorgie. Mme Clinton a évoqué l'"occupation" par la Russie des régions géorgiennes rebelles de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie et a exhorté Moscou à respecter l'accord de cessez-le-feu stipulant que les forces russes devaient regagner les positions qu'elles avaient occupées avant le conflit d'août 2008.  
Tbilissi avait lancé en août 2008 une offensive contre l'Ossétie du Sud, l'armée géorgienne ayant détruit Tskhinvali, la capitale, et tué des centaines de civils et des soldats de la paix russes déployés dans cette république autoproclamée. La Russie a opposé une riposte militaire de grande envergure pour contraindre la Géorgie à la paix avant de reconnaître le 26 août l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, autre ancienne autonomie géorgienne.

16:56 07/07/2010

RIA Novosti. David Hizanishvili

7 juillet

RIA Novosti


1-2 Géorgie/Ossétie: régler les différends sans ingérence américaine.

La Géorgie et l'Ossétie du Sud doivent régler leurs différends sans intervention de pays tiers, notamment des Etats-Unis, a déclaré lundi le premier ministre russe Vladimir Poutine commentant les déclarations de la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton.
C'est l'affaire des deux parties. Il ne faut pas rechercher de solution ailleurs", a annoncé M. Poutine aux journalistes.
Hillary Clinton, en visite à Tbilissi, avait déclaré lundi que les Etats-Unis soutenaient la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Géorgie et attendaient "la levée de l'occupation".
Le 8 août 2008, l'armée géorgienne a lancé une offensive militaire contre l'Ossétie du Sud, détruisant Tskhinvali, la capitale, tuant des centaines de civils ainsi que des soldats de la paix russes déployés dans cette république autoproclamée. La Russie a opposé une riposte militaire de grande envergure destinée à imposer la paix à la Géorgie avant de reconnaître le 26 août l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie. Affirmant avoir été "victime d'une provocation russe", la Géorgie a rompu les relations diplomatiques avec Moscou et décrété les républiques "territoires occupés".

RIA Novosti. Alexei Druzhinin

6 juillet -

http://fr.rian.ru/world/20100706/187017096.html


1-3 Stéphane : La Géorgie prête à avoir des liens avec une "Russie modernisée.

Géorgie est prête à promouvoir des rapports avec une "Russie modernisée", a déclaré le président géorgien Mikhaïl Saakachvili dans un entretien accordé à la télévision locale à l’occasion de la journée de l’indépendance.

"Le temps viendra où la Géorgie forte et modernisée sera une partenaire de choix pour une Russie modernisée", a estimé le président géorgien cité par l’agence News Georgia.

"Tôt ou tard, la Russie s’engagera elle aussi dans la voie de la modernisation. Cela aura lieu bien plus tôt que beaucoup ne le croient", a affirmé le président géorgien.

S’agissant des rapports russo-géorgiens, M.Saakachvili a déclaré que rompre les liens diplomatiques entre les deux pays ne relevait pas de "notre initiative".

Selon lui, Tbilissi n’a pas durci le régime des visas avec la Russie ni n’a pas créé de problèmes aux investisseurs russes en Géorgie.

Dans le même temps M.Saakachvili a affirmé que Moscou "se préparait" pour une guerre contre la Géorgie, en organisant d’abord des blocus énergétique et économique.

D’autre part, a poursuivi M.Saakachvili, "l’idée de la Russie d’isoler (politiquement) la Géorgie était inepte".

"La Géorgie est un joueur de poids, tout le monde le reconnaît", a encore estimé son président, annonçant que le pays bénéficiait d’"un soutien énorme" à tous les échelons aux Etats-Unis.

Stéphane/

armenews
mercredi2 juin 2010,

http://www.armenews.com/article.php3?id_article=61463



2 Dossiers

2 -1 Dossym Saptaïev : OTAN, OSCE, OTSC face à face à Alma-Ata.

Aujourd’hui s’est ouvert le sommet informel des ministres des Affaires Étrangères de l’OSCE qui doit répondre à deux questions importantes. Premièrement, la rencontre au plus haut avec le nombre maximal de membres participants à cette organisation aura-t-elle lieu ? La chancelière allemande soutiendrait probablement cette idée, sa visite officielle devant avoir lieu immédiatement après le sommet actuel. Notons qu’un autre acteur de la politique européenne, la France, a déjà soutenu l’initiative de Kazakhstan.
Deuxièmement, quelle place devrait occuper l’OSCE en Europe dans la structure contemporaine de sécurité ? Cette seconde question est plus intéressante, compte tenu de la situation délicate de cette organisation dans le cadre de la politique de maintien de sécurité globale et régionale. Les perspectives d’une structure régionale quelconque dépendent de plusieurs facteurs : des objectifs précis et des moyens efficaces pour leur réalisation et un budget stable car en l’absence de financement permanent aucun projet ne peut espérer avoir des perspectives à terme. Autre point important : la capacité de parvenir à un compromis qui rende disponible pour une coopération avec d’autres structures régionales. À l’heure actuelle, l’OSCE a justement l’occasion de le vérifier.
Le fait est que l’une des particularités du sommet informel concerne la première rencontre entre des représentants de sept organisations telles que l’OSCE, l’UE, l’OTAN, le Conseil de l’Europe, la CEI, l’OTSC et l’ICCA chargées des questions de sécurité dans les différentes régions du monde. On pourrait également ajouter l’OCS à cette liste, compte tenu que cette structure régionale renforce son influence en Asie Centrale. Ainsi, l’OSCE pourrait rétablir le contact avec plusieurs organisations de l’espace postsoviétique, malgré la différence des normes d’évaluation du développement politique de nos pays.
Il est surprenant que ce genre de rencontre n’ait encore jamais eu lieu, compte tenu de toutes les menaces à la sécurité, que ce soit les anciens ou les nouveaux conflits régionaux, l’intensification du trafic de stupéfiants et l’instabilité en Afghanistan dont on parle fréquemment lors des réunions internationales à tous les niveaux. Mais pendant que les organisations régionales luttent pour les sphères de leur propre influence, coopérant avec difficulté face à un ennemi commun, ce dernier, qu’il s’agisse du crime organisé ou d’organisations terroristes, a depuis longtemps établi un réseau global de partenariat. Pour cette raison, on parle de plus en plus souvent de criminalité transnationale ou de ce qu’on appelle l’internationale terroriste. Lui résister avec ses moyens chacun de son côté revient à se battre contre un poing avec les doigts en éventail.
D’autre part, dans quelle mesure la coopération pourrait être efficace entre les organisations régionales aussi différentes ? De plus, la concurrence géopolitique et géoéconomique demeure et il est difficile d’imaginer un duo de partenariat entre l’OTSC et l’OTAN. On ignore encore comment se comporteront les organisations régionales en temps de crise, quoi qu’il en soit, parmi les sept organisations citées ci-dessus, seule l’OTAN s’est montrée active contre la crise depuis les Balkans jusqu’en Afghanistan.
En ce qui concerne les thèmes plus sensibles à l’ordre du jour du sommet informel d’Alma-Ata, on parle de trois choses. Premièrement, la situation difficile au Kirghizstan. Notons que les propositions du Kazakhstan d’apporter une aide économique à ce pays ont été faites au sommet de l’ICCA à Istanbul, lors de la rencontre des présidents des pays-membres de l’OCS à Tachkent, ainsi que lors de la session du conseil intergouvernemental de la Communauté économique eurasienne (CEEA) et au sommet des membres de l’Union douanière à Astana. En fait, cet événement a coïncidé avec la première visite officielle au Kazakhstan de Rosa Otounbaïeva qui, après le référendum, a obtenu le statut de président par intérim. Cependant, Rosa Otounbaïeva ne cachait pas compter bénéficier de l’aide du fond anticrise du CEEA où Moscou et Astana sont les principaux donateurs. Or, de toute évidence, le Kazakhstan propose aux autres membres de l’OSCE, ainsi qu’aux autres structures financières internationales, de mettre la main à la poche.
L’Afghanistan demeure le sujet traditionnel mais ni le Kazakhstan ni aucun membre de l’OSCE ne dispose d’influence suffisante dans ce pays pour changer la situation. Pour cette raison, les propositions s’arrêtent principalement au développement économique et humanitaire de l’Afghanistan qui a besoin d’un soutien global.
Un autre thème conflictuel sera probablement étudié dans le cadre du sommet, en l’occurrence le problème du Haut-Karabagh. Bien sûr, en étant président de l’OSCE, le Kazakhstan devrait parler des points sensibles, y compris des conflits territoriaux. Comme on dit, le statut oblige.
Mais il ne faut pas oublier que l’Azerbaïdjan demeure un partenaire du Kazakhstan pour les projets en mer Caspienne, par exemple dans le cadre de Bakou-Tbilissi-Ceyhan, ainsi que membre de l’union du monde turc, à laquelle appartient le Kazakhstan.
D’autre part, l’Arménie fait partie de l’OTSC à titre d’observateur et le Kazakhstan est un membre actif de cette organisation. Ainsi est-il important pour Astana d’être sur plusieurs fronts à la fois sans prendre des mesures qui pourrait se révéler néfastes pour sa politique extérieure multivectorielle. À cet égard, il ne faut certainement pas s’attendre à des mesures décisives de la part du nouveau président de l’OSCE dans le processus des négociations entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie. De plus, le rôle des intermédiaires est déjà joué par d’autres pays, y compris par la Russie. Lors de la récente rencontre des présidents arménien, azerbaïdjanais et russe à Saint-Pétersbourg, le thème, parmi tant d’autres, du retour des territoires occupés du Karabagh a été abordé. On sait que la base des négociations entre les deux pays en conflit repose sur les principes de Madrid, adoptés en 2009 par l’Azerbaïdjan et par l’Arménie. Selon Edward Nalbandian, le ministre arménien des Affaires Étrangères, beaucoup de choses dépendent de la reconnaissance par l’Azerbaïdjan de l’existence de la dernière version des principes de Madrid, présentée aux parties lors de la rencontre à Saint-Pétersbourg.
Le travail visant à faire concorder ces principes continuera probablement à Alma-Ata mais il ne faudrait pas compter sur des décisions positives compte tenu de la dernière déclaration fort symptomatique du président azerbaïdjanais Aliev lors de la réunion du cabinet des ministres consacrée au bilan du développement socio-économique au premier semestre 2010, qui a mis l’accent sur le renforcement de la puissance militaire du pays qui pourrait jouer le rôle décisif dans la régularisation du conflit du Haut-Karabagh.
Qu’il soit dit en passant, hormis le conflit Arménie-Azerbaïdjan, il existe aussi des relations compliquées entre Erevan et Ankara. À cet égard, certains médias turcs n’ont pas exclu que les chefs des départements de politique extérieure de l’Arménie et de la Turquie puissent se rencontrer lors du sommet informel des ministres des Affaires Étrangères de l’OSCE à Alma-Ata. Comme il l’a déjà fait par le passé, le Kazakhstan jouera ici le rôle de l’hôte hospitalier, prêt à proposer un lieu supplémentaire propice au dialogue. Quel en sera l’effet sur le résultat final, cela dépend de tous les participants aux négociations.
Ce texte n’engage que la responsabilité de l’auteur.

Dossym Saptaïev

Lundi 19 Juillet 2010

http://fr.rian.ru/


n° 74 - Journal des Guerres de l'Otan. n° 10- 30-07 - : Fin :- OTAN, OSCE, OTSC face à face à Alma-Ata.

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Sommaire.

3 Annexe

3-1 Rick Rozoff: Une Grande Albanie parrainée par l’Occident.

3-2 L’origine des guerres.


3 Annexe :

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

3-1 Rick Rozoff: Une Grande Albanie parrainée par l’Occident.

Ndlr : article toujours d’actualité.

L’Europe peut être perchée au-dessus du précipice de son premier conflit armé depuis les 78 jours de bombardement de la guerre de l’OTAN contre la Yougoslavie en 1999 et l’invasion armée de la Macédoine qui a suivi lancée à partir du Kosovo occupé par l’OTAN deux ans plus tard.

Avec l’accession formelle, en avril, de l’Albanie à l’OTAN comme membre à part entière et la victoire de la réélection (au moins formellement) qui a suivi, du premier ministre de la nation Sali Berisha, le théâtre est prêt pour la réalisation du projet de nouveau retraçage des frontières de l’Europe du Sud-est à la recherche d’une grande Albanie.

Les étapes précédentes dans cette direction ont été la guerre menée par les États-Unis et l’OTAN contre la République Fédérale de Yougoslavie il y a dix ans pour le compte de l’ainsi dite Armée de Libération du Kosovo (AKL, en albanais UÇK) et de connivence avec elle, une violation criminelle du droit international qui s’est terminée par l’arrachage de la province serbe du Kosovo en même temps à la Serbie et à la Yougoslavie.

50 000 soldats de l’OTAN versés dans le Kosovo en juin 1999, accompagnés par les dirigeants et les combattants de l’ALK basés en Albanie, sous les auspices de la Résolution 1244 des Nations Unies qui, entre autres, condamnait les "actes terroristes commis par l’une ou l’autre partie "et" [réaffirmait] l’engagement de tous les états membres pour la souveraineté et l’intégrité territoriale de la République Fédérale de Yougoslavie et des autres états de la région, conformément à l’acte final d’Helsinki et à l’annexe 2".

Les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN n’avaient pas l’intention de respecter les dispositions de la résolution 1244 de l’ONU et ils ont montré leur mépris pour un document qu’eux-mêmes avaient signé en réarmant les combattants de l’ALK, qui pendant des années avaient attaqué, enlevé et assassiné des civils de toutes provenances ethniques et en transformant l’ancien groupe armé sécessionniste en Corps de Protection du Kosovo.

La Résolution 1244 de l’ONU ordonnait expressément que l’ALK et ses gangsters affiliés devaient être désarmés, alors les puissances de l’OTAN ont contourné cette exigence par un tour de passe-passe en fournissant à l’ALK de nouveaux uniformes, de nouvelles armes et un nouveau nom. Mais pas un nouveau commandant. Celui qui a été choisi pour ce rôle a été Agim Ceku, commandant de l’armée croate durant la brutale campagne Opération Tempête de 1995 "la plus grande offensive terrestre européenne depuis la seconde guerre mondiale" [1] - et chef d’état-major de l’ALK au cours de sa guerre commune avec l’OTAN contre la Yougoslavie quatre ans plus tard.

Encouragée par le soutien militaire de l’Occident dans la réalisation de son programme séparatiste, l’ALK a lâché ses groupes affiliés contre la Serbie du Sud et la Macédoine : l’Armée de Libération de Presevo, Medveda et Bujanovac dans le premier cas à partir de 1999 et l’Armée de Libération Nationale dans le second, qui a commencé les attaques à l’intérieur de la Macédoine à partir de sa base au Kosovo en 2001.

Seule la capitulation du gouvernement de la Serbie après octobre 2000 et un semblable fléchissement sous la pression - pression occidentale – du gouvernement de la Macédoine en 2001 ont satisfait les longues attentes des extrémistes armés pan-albanais dans les deux nations pour une éventuelle unification au-delà des différentes frontières nationales avec le soutien des États-Unis et de leurs alliés de l’OTAN.

La confirmation décisive du soutien occidental est arrivée en février 2008 avec la déclaration unilatérale d’indépendance des forces séparatistes du Kosovo. L’ancien chef de l’ALK et protégé de l’Amérique Hashim Thaci, alors premier ministre en titre, a proclamé la sécession d’avec la Serbie et la plupart des nations de l’OTAN se sont précipitées pour gratifier l’entité illégale d’une reconnaissance diplomatique.

Vingt mois après, plus des deux-tiers des pays du monde, y compris la Russie, la Chine et l’Inde, n’ont pas légitimé cette abomination par la reconnaissance, mais l’Occident est resté inébranlable dans son mépris pour le droit international et dans le soutien apporté aux extrémistes violents au Kosovo, qui ont des ambitions plus vastes pour l’ensemble de la région, ambitions encouragées par l’appui consistant des États-Unis et de l’OTAN et la conviction que l’Occident poursuivra ce soutien à l’avenir.

L’Albanie étant maintenant un état membre à part entière de l’OTAN et en tant que tel sous la protection de la clause d’assistance militaire mutuelle de l’article 5 de l’Alliance, les appels à une Grande Albanie au détriment du territoire de plusieurs autres pays européens sont devenus plus forts et plus acharnés.

En réponse à la campagne grandissante pour étendre le modèle du Kosovo au sud de la Serbie à la Macédoine, au Monténégro et même en Grèce (Épire), il y a deux mois le Ministre des Affaires étrangères russe Sergei Lavrov a admonesté les nations qui envisagent de reconnaître le statut d’état du Kosovo en leur conseillant de "réfléchir très attentivement avant de prendre cette décision très dangereuse qui aurait un résultat imprévisible et qui n’est pas bonne pour la stabilité de l’Europe. » [2]

Neuf jours plus tard le premier ministre albanais Berisha a déclaré sans détours que « le projet de l’unité nationale de tous les Albanais devrait être un phare directeur pour les politiciens en Albanie et au Kosovo. » Il a dit avec insistance que « l’Albanie et le Kosovo ne doivent en aucun cas se considérer mutuellement comme des états étrangers. » [3]

Un commentateur russe a répondu à cette déclaration en avertissant que "toute tentative de mise en œuvre de l’idée d’une Grande Albanie est similaire à la réouverture d’une boîte de Pandore. Cela pourrait déstabiliser la situation dans les Balkans et déclencher une guerre sur le continent, semblable à celle de la fin des années 1990." [4]

Parlant du " projet d’une soi-disant Grande Albanie qui embrasse tous les territoires des Balkans où vivent des Albanais ethniques, y compris le Kosovo, certaines régions de la Macédoine, le Monténégro et plusieurs autres pays ", l’analyste politique russe Pyotr Iskenderov a dit que « la déclaration de l’indépendance du Kosovo et la reconnaissance de cet acte illicite par les États-Unis et les principaux membres de l’Union Européenne ont stimulé la mise en œuvre de l’idée d’une soi-disant Grande Albanie. » [5]

Le reste de la Serbie est également affecté - la vallée de Presevo dans le sud de la nation où la Serbie proprement dite, le Kosovo et la Macédoine se rejoignent - et pareillement la Grèce si l’on doit croire un rapport de 2001. À l’époque Ali Ahmeti, fondateur et commandant de l’ALK, puis chef de l’Armée Nationale de Libération (ANL) qui avait commencé à lancer des attaques meurtrières contre la Macédoine depuis sa base dans la ville de Prizren au Kosovo, a été signalé comme ayant glorifié une Armée de Libération de Chameria dans la région d’Epire du Nord-Ouest de la Grèce, une armée équipée d’un arsenal d’armes impressionnant.

Le drapeau national introduit après février 2008 contient une esquisse du Kosovo avec six étoiles blanches au-dessus de lui. Alors qu’il n’a pas été reconnu pour des raisons évidentes, les étoiles sont supposées représenter les nations ayant des populations albanaises ethniques : le Kosovo, l’Albanie, la Serbie, la Macédoine, le Monténégro et la Grèce.

L’entraînement militaire et l’aptitude au combat des groupes séparatistes et irrédentistes pan-Albanais sont en train d’être augmentés à un niveau plus élevé que jamais auparavant par les principaux pays de l’OTAN. En mars la Force du Kosovo dirigée par l’OTAN (KFOR) a commencé à remanier le Corps de Protection du Kosovo, lui-même un avatar de l’Armée de Libération du Kosovo, en une armée nationale embryonnaire, la Force de Sécurité du Kosovt o, dont le chef d’état-major est le Lieutenant General [1] Sylejman Selimi venant en transition directe du poste de commandant du Corps de Protection du Kosovo. Un sympathique reportage d’information de décembre dernier a décrit plus précisément son nouveau poste comme Chef d’Etat-major de l’Armée de la République du Kosovo. [6]

La Force de Sécurité du Kosovo (FSK) comme le Corps de Protection du Kosovo avant elle est vantée dans les cercles occidentaux comme une prétendue force de police multiethnique ; elle n’est ni multiethnique, ni une force de police, mais une armée naissante, une armée que l’autoproclamé président du Kosovo, le président Fatmir Sejdiu en juin dernier a caractérisée comme étant "une force moderne qui se construit en conformité avec les standards de l’OTAN". [7]

Dans le même mois l’OTAN a annoncé que l’armée du Kosovo prototype serait prête en septembre et "que l’OTAN devrait augmenter ses capacités de contrôle au sein de la FSK afin d’assurer le meilleur renforcement des capacités de la FSK ". [8]

Un rapport antérieur du Kosovo a également démontré que les nouvelles forces armées de l’entité illégitime ne seraient rien d’autre qu’un accessoire militaire de l’OTAN : « La force de sécurité doit être entraînée par des officiers de l’armée britannique, les uniformes ont été fournis par les États-Unis et les véhicules ont été fournis par L’Allemagne.

« La Force de Sécurité du Kosovo doit être conforme aux standards de l’OTAN. » [9]

En février l’Italie a annoncé qu’elle ferait un don de 2 millions d’euros et l’ Allemagne qu’elle donnerait 200 véhicules militaires pour l’armée dans le processus. Le Commandant suprême allié de l’OTAN en Europe de l’époque, le général John Craddock, s’est rendu au Kosovo pour lancer la création de la Force de Sécurité du Kosovo et il a visité le Camp d’Entrainement National de la FSK à Vucitrn, voyage au cours duquel il a dit "Je suis satisfaits de l’état d’avancement à ce jour. À la fin de la première phase de recrutement nous avons quelque 4.900 candidats pour environ 300 postes dans la FSK dans cette première tranche de recrutement ". [10]

En mai de cette année, le Ministère de la Défense britannique a signé un accord avec la Force de Sécurité du Kosovo balbutiante pour "donner une formation aux membres de la FSK en différents domaines conformément aux standards de l’OTAN."

L’Ambassadeur britannique au Kosovo Andrew Sparks a été cité comme disant "Nous espérons qu’après la signature de cet accord et l’expansion de notre coopération, le Kosovo parviendra à devenir un membre de l’OTAN." [11]

Comme les soldats d’Albanie auxquels l’OTAN a apporté une expérience des zones de combat en Irak et en Afghanistan, la nouvelle armée du Kosovo sera, comme les forces armées des autres nouvelles nations de l’OTAN, utilisée pour les guerres à l’étranger. Un exemple récent, en août le chef du Quartier Général de la Macédoine, le General Lieutenant Colonel Miroslav Stojanovski, "a souligné que plus d’ un quart de la composition des unités du service combattant de l’AMR (Forces Armées Macédoniennes), soit 1.746 soldats ont participé aux missions de paix," ce qui signifie les déploiements de l’OTAN. [12] Cependant plus de soldats macédoniens ont été tués en 2001 par l’Armée de Libération Nationale avatar de l’ALK qu’il y en a de morts à ce jour en Afghanistan et en Irak.

Un rapport d’information de mai dernier a apporté davantage de détails sur l’envergure initiale et l’objectif à long terme de la nouvelle armée du Kosovo : "Selon la Constitution de la République du Kosovo, la FSK est censée avoir 3 000 soldats actifs et 2 000 réservistes. Ils sont organisés conformément aux standards de l’OTAN. Il y a également la possibilité de leur déploiement à l’étranger, garantie de la situation mondiale dans l’avenir." [13]

Lorsque le nouveau Secrétaire général de l’OTAN Anders Fogh Rasmussen a rendu sa première visite en tant que tel au Kosovo en août pour rencontrer le Commandant de la KFOR Giuseppe Emilio Gai, le Président du Kosovo Fatmir Sejdiu, le premier ministre Hashim Thaci et le Ministre des Forces de Sécurité du Kosovo Fehmi Mujota, "le Président du Kosovo Fatmir Sejdiu a déclaré qu’il espère que l’état participera aux opérations de maintien de la paix de l’OTAN à l’étranger. » [14] L’Afghanistan est le premier déploiement apparent.

Six ans plus tôt Agim Ceku avait offert les troupes du Corps de Protection du Kosovo aux États-Unis en vue de la guerre et de l’occupation en Irak comme contrepartie du maintien des troupes de l’OTAN au Kosovo.

L’OTAN a déployé des soldats venant de nations comme la Géorgie, l’Azerbaïdjan, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne et la Finlande en Afghanistan pour la formation dans le cadre des conditions de combat dans la réalité, pour les utiliser plus près de chez eux une fois revenus comme l’ont reconnu ouvertement des officiers des armées des nations ci-dessus nommées. Plusieurs milliers de soldats d’Albanie et du Kosovo endurcis par les opérations dans la zone de guerre afghane seront de formidables forces combattantes pour de futurs conflits dans les Balkans.

La distinction entre les forces armées de l’Albanie et du Kosovo, devient en grande partie académique. En août le premier ministre albanais Berisha a publié un déclaration sans équivoque selon laquelle "l’idée d’unité nationale est fondée sur les principes et les idéaux européens.... De ce fait le Premier ministre du Kosovo Hashim Thaci, et moi-même travaillerons en vue de la suppression de tous les obstacles qui empêchent les Albanais de de sentir unis quel que soit l’endroit où ils vivent," ajoutant que " il ne doit pas y avoir d’administration des douanes et l’Albanie et le Kosovo ne devraient pas se considérer mutuellement comme des pays étrangers...." [15]

L’Albanie est maintenant un membre complet de l’OTAN et comme l’Alliance elle-même pourrait être appelée à réagir si les autorités du Kosovo provoquaient une confrontation avec des voisins comme la Serbie, et la Macédoine et l’Albanie insistent pour affirmer qu’elles et le Kosovo ne sont pas des "pays étrangers." Si l’Albanie intervient au nom de sa « nation frère » dans un conflit militaire avec un adversaire non-Alliance, l’OTAN deviendra impliquée ipso facto.

En septembre, les ministères des affaires étrangères de la Russie et de la Roumanie ont exprimé leurs graves préoccupations concernant l’évolution dans et se rapportant au Kosovo. La Roumanie est un des trois seuls pays membres de l’OTAN qui n’ont pas reconnu l’indépendance du Kosovo, les deux autres étant l’Espagne et la Slovaquie. Toutes ces trois nations craignent que le précédent du Kosovo puisse contribuer à l’éclatement par la force de leurs propres pays.

Le porte-parole du ministère russe des affaires étrangères, Andrei Nesterenko, a déclaré qu’un " conflit potentiel considérable " persistait au Kosovo et qu’il attendait des représentants de la communauté internationale qu’ils agissent avec impartialité pour empêcher de "nouvelles provocations anti-serbes".

Il a ajouté que "les événements dans la province montrent qu’un conflit potentiel considérable " demeure et que les plus récent affrontements inter-ethnies ont été un résultat du désir des Albanais du Kosovo pour compresser à tout prix le territoire serbe ethnique" et que "dans l’ensemble, le problème du Kosovo reste un des plus sérieux problèmes posés à la sécurité de la région. » [16]

Nullement découragée, l’OTAN a annoncé le 16 septembre sur son site web de la KFOR que « la Force de Sécurité du Kosovo (FSK) a acquis la capacité opérationnelle initiale (COI).

« La décision a été rendue après l’exercice Lion Agile, qui était le point d’aboutissement d’un peu plus de sept mois de dur labeur de la KFOR et de la FSK pour recruter, former et équiper la force.

« Le prochain objectif de la FSK est de parvenir à la pleine capacité opérationnelle. La KFOR va encadrer et soutenir ce processus qui devrait prendre 2 à 5 ans. » [17]

Le jour précédent le nouvel ambassadeur U.S. au Kosovo, Christopher Dell, avait signé le premier accord interétat des États-Unis avec l’entité dissidente, démontrant "l’engagement de l’Amérique pour un Kosovo indépendant," avec Fatmir Sejdiu et Hashim Thaci. Le président putatif Sejdiu a déclaré à l’occasion : "Cet accord élève cela au niveau de la coopération d’état entre les États-Unis et le Kosovo, pas seulement par le biais des divers organismes des USA et du Kosovo, comme ce fut le cas jusqu’à maintenant. » [18]

Ce que l’extension du "Kosovo indépendant" laisse présager a été indiqué fin septembre lorsque les policiers serbes ont découvert une importante cache d’armes dans la Vallée de Presevo près des frontières Serbie-Macédoine-Kosovo qui comportait " des mitrailleuses, des bombes, des lance-fusées, 16 grenades à main et plus de 20 mines, ainsi qu’un grand contingent de munitions"[19] et plus tard au début du mois d’octobre lorsque la police des frontières macédonienne a été "attaquée avec des armes automatiques alors qu’elle menait une patrouille de routine le long de la frontière du Kosovo...." [20].

Ce qui peut également être en magasin a été révélé tardivement le mois dernier lorsque l’Allemagne a déporté les premiers des 12. 000 Roms (gitans) qu’elle renvoie de force au Kosovo. Vers l’exclusion, la persécution, les attentats et la mort. Les Roms qui restent sont en train de mourir dans les abris où la mission intérimaire d’administration des Nations Unies au Kosovo (MINUK) les abandonne après la prise de la province par l’OTAN et l’ALK en juin 1999. é « Les camps, près d’un complexe fermé de mine et de fonderie qui comprend un monceau de scories de 100 millions de tonnes de matières toxiques, ont été envisagés comme une mesure temporaire après qu’un quartier qui avait été un foyer pour 9 000 tsiganes a été détruit par les Albanais ethniques alors que les forces de sécurité serbes avaient quitté la zone dans les derniers jours du conflit du Kosovo en juin 1999. » [21]

Quelques semaines avant la Russie avait averti qu’elle envisageait "l’arrêt de la mission de l’OSCE [Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe] au Kosovo instituée pour protéger les droits des communautés ethniques inacceptables."

L’ambassadeur de Russie à l’OSCE, Anvar Azimov, a déclaré « De telles mesures, sanctionnées par personne, sont unilatérales et ont une incidence sur l’activité globale sous le mandat de cette mission ». [22]

Le 5 septembre une source de nouvelles serbe a signalé que plus de 200 000 réfugiés du Kosovo ont été enregistrés en Serbie, comprenant des Serbes ethniques, des Roms, des Gorans et autres non-Albanais. Ce nombre excluait ceux qui n’étaient pas inscrits, ceux qui avaient fui vers d’autres pays comme la Macédoine et ceux chassés de leurs foyers mais restés au Kosovo.

Au cours des dix dernières années des centaines de milliers de résidents du Kosovo, y compris Albanais ethniques, ont été assassinés et chassés de la province. Des organisations de Roms ont estimé que le nombre des Roms, des Ashkalis et des Egyptiens ainsi touchés se comptent avec six chiffres. Des Serbes, des Gorans, des Turcs, des Bosniaques, des Monténégrins et autres victimes de la terreur raciale et de l’extermination au Kosovo se comptent également en centaines de milliers.

Les médias occidentaux ont affirmé régulièrement depuis dix ans maintenant que le Kosovo était à 90 pour cent albanais ethnique. Il pourrait bien en être ainsi maintenant après de telles expulsions à grande échelle, mais les chiffres ci-dessus réfutent que c’était auparavant le cas dans une province de pas plus de deux millions d’habitants.

Après la première déclaration du Premier ministre albanais que son pays et le peuple du Kosovo et les siens sont un, le Ministre des affaires étrangères russe Sergei Lavrov a publié une condamnation de cette déclaration et par forte implication de l’Ouest : « Nous sommes très préoccupés par la déclaration du Premier ministre albanais.

« Nous sommes convaincus qu’il devrait y avoir des réactions appropriées à la déclaration - tout d’abord, de l’UE et également de l’OTAN. Nous n’avons pas encore eu ces réactions. Nous espérons que, malgré le fait qu’aucune des déclarations publiques ne sont venues des capitales européennes, les négociations avec les autorités albanaises sont en route ». [23]

"Moscou est préoccupée par les déclarations de Tirana sur « l’indispensable unification de tous les Albanais » "[24]

À moins que les commentaires de Lavrov n’aient été que strictement rhétoriques, il lui faudra attendre longtemps avant que les responsables des USA, de l’OTAN et de l’Union européenne ne fassent quelques déclarations, beaucoup moins critiques, sur les demandes de Berisha et de ses homologues du Kosovo et de Macédoine pour une grande Albanie unifié (ou un Grand Kosovo). Les nations de l’OTAN ont armé, entraîné et doté d’ un soutien logistique l’Armée de Libération du Kosovo dans sa guerre contre les forces de sécurité serbes et yougoslaves à la fin des années 1990 ; ils entrèrent en marchant côte à côte avec l’ALK dans le Kosovo et l’ont institutionnalisée comme Corps de Protection du Kosovo la même année ; ils ont tiré son Armée de Libération Nationale d’une cuisante défaite de la part de l’Armée Macédonienne en 2001 ; Ils l’ont recréée à nouveau cette année en tant que noyau d’une future armée nationale du Kosovo, la Force de Sécurité du Kosovo ; et ils ont reconnu la déclaration unilatérale de l’indépendance d’un Kosovo dirigé par l’ ex chef de l’ALK Hashim Thaci l’an dernier.

Il n’y a aucune raison de croire que Washington et Bruxelles abandonneront maintenant leurs clients et leur projet de subversion et de mutilation de quatre pays voisins pour créer un super-état étendu Albanie-Kosovo ethniquement purifié, en proie au crime, alors que ce dernier approche de sa réalisation.

Le 6 octobre Berisha a été à Pristina, la capitale du Kosovo, "pour signer un certain nombre d’accords. Selon [Berisha], son gouvernement travaillera mener à bien les projets d’infrastructure qui prévoient une unification des systèmes économiques de l’Albanie et du Kosovo, la création de voies de communications pour expédier des marchandises et pourvoir à la migration économique de la population. [25]

Un compte-rendu de nouvelles italien de la visite a signalé que "l’Albanie a également cédé au Kosovo le port adriatique de Shendjin (Shengjin), donnant ainsi à l’état nouvellement indépendant une issue vers la mer." [26]

Selon les propres termes de Berisha, "le port de Shengjin est maintenant l’issue à la mer du Kosovo ".[27] Accès à l’Adriatique que la Serbie n’a plus depuis l’éclatement de l’Union de la Serbie et du Monténégro il y a trois ans.

Son homologue, l’ancien chef de bande Hashim Thaci, s’est fait l’écho de la déclaration précédente de son invité en disant "Les Albanais vivent dans de nombreux pays, mais nous sommes une seule nation. Les pays de la région ont deux pays amis au Kosovo et en Albanie, pays partenaires, pour la coopération, la paix et stabilité, pour l’investissement dans la région et pour l’intégration européenne." [28]

Le premier ministre albanais a été cité sur le site web du président du Kosovo le 7 octobre promettant que "l’Albanie aidera le Kosovo de toutes les manières possibles. L’Albanie est résolue à renouveler, de la manière la plus rapide possible, tous ses liens infrastructurels avec le Kosovo. Dans les quatre prochaines années, la construction de l’autoroute Qafe Morine–Shkoder sera terminée et cela donnera au Kosovo occidental un accès rapide à la mer. L’année prochaine, mon gouvernement mettra en œuvre une étude de faisabilité et élaborera le projet d’un chemin de fer Albanie-Kosovo. De nombreuses autres lignes infrastructurelles sont et seront construites. [29]

Berisha a également rencontré le commandant de la Force du Kosovo de l’OTAN (KFOR), le Lieutenant général allemand Markus Bentler et il a dit "Les troupes albanaises pourraient faire partie de la KFOR" avant de déposer une couronne sur la tombe d’ Adem Jashari, le premier commandant de l’ALK. [30]

Le jour précédent de la réunion Berisha-Thaci à Pristina, l’accommodant gouvernement serbe du Président Boris Tadic et du Ministre des affaires étrangères Vuk Jeremic se sont avérés d’accord sur les raisons pour lesquelles les intentions de l’OTAN et les intentions pan-albanaises dans la région ont rencontré peu d’opposition. Jeremic, tout en déclarant pour la forme que sa nation n’adhérerait pas à l’OTAN dans l’avenir immédiat (bien qu’elle ait rejoint le programme transitoire de Partenariat pour la Paix), a déclaré « Nous poursuivons une étroite coopération parce que l’OTAN est le facteur le plus important pour assurer la sécurité dans le monde. »

Un site d’actualités russe informant de cette affirmation a rappelé à ses lecteurs que " en 1999 les forces aériennes de l’OTAN ont bombardé Belgrade et d’autres villes serbes en soutenant les séparatistes albanais du Kosovo. Puis plus de 3 000 Serbes sont morts et des dizaines de milliers de personnes ont été blessées. L’OTAN a également fait la promotion de la séparation du Kosovo de la Serbie...." [31]

A la fin du mois dernier l’amiral américain James Stavridis, chef du Commandement Européen des USA et Commandant Suprême Allié en Europe de l’OTAN, ont assisté à une réunion de Charte de l’Adriatique que Washington a signé avec l’Albanie, la Macédoine, la Croatie, la Bosnie et le Monténégro en 2003 pour les préparer eux et en réalité l’ensemble des Balkans à l’adhésion à l’OTAN. Stavridis est ensuite parti pour la Croatie pour superviser les manœuvres de guerre multinationales Jackal Stone 09 dont l’objectif était "d’améliorer avec succès la capacité des participants à mener des opérations de contre-insurrection."le

Co-organisé par le Commandement des Opérations Spéciales Europe des États-Unis , le commandant de ce dernier, le Major General Frank Kisner a vanté le succès de l’exercice : « Cette planification ininterrompue a réuni les représentants de 10 Nations et leur a permis d’exécuter efficacement une multitude de tâches dans les airs, sur terre et sur mer. [32]

Jackal Stone 09 a été le premier exercice militaire mené en Croatie depuis son entrée dans l’OTAN au début de cette année. Des responsables des États-Unis et l’OTAN ont à maintes reprises affirmé qu’après la Croatie et Albanie, la Macédoine, la Bosnie et le Monténégro allaient les premiers devenir membres à part entière et que la Serbie et le Kosovo viendraient ensuite.

Le 2 octobre la Bosnie a présenté au Secrétaire général de l’OTAN Anders Fogh Rasmussen une demande formelle d’un plan d’action pour l’adhésion, à l’OTAN une demande de facto d’adhésion à part entière. Rasmussen a déclaré, « je crois que cette demande est la meilleure route pour une stabilité durable dans la région euro-atlantique. C’est ma vision pour que tous les pays des Balkans occidentaux soient intégrés dans l’OTAN. » [33]

L’OTAN a utilisé plusieurs prétextes pour une intervention militaire dans les Balkans au cours des quinze dernières années, bon nombre de ces prétextes étant contradictoires comme avec le Kosovo contre la République serbe de Bosnie et avec le Kosovo dans son ensemble contre le Nord Kosovska Mitrovica. Son intention, cependant, n’a pas varié et elle persiste : pour absorber chaque nation et pseudo-nation de la région dans ses rangs et recruter parmi ses nouveaux membres et partenaires pour des guerres plus lointaines.

Le séparatisme armé a été l’outil utilisé pour commencer l’éclatement de la République fédérale socialiste de Yougoslavie en 1992, un processus qui a maintenant fragmenté cette nation en ses six républiques fédérales constitutives et dans le cas du Kosovo arraché une province à une ancienne république.

Mais la refonte des frontières nationales, avec les perturbations et la violence qu’elle implique inévitablement, n’est pas terminée.

Le Kosovo est indiscutablement une boîte de Pandore au fond de laquelle l’espoir n’attend pas nécessairement. Il reste une étincelle potentielle, capable d augmenter le danger, comme on l’a vu précédemment, pour "déstabiliser la situation dans les Balkans et déclencher une guerre sur le continent, similaire à celle de la fin des années 1990."

Notes

[1] général de corps d’armée

Rick Rozoff est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.

Traduction : André Compte pour Mondialisation.ca

lundi 12 octobre 2009, par Comité Valmy

source : www.mondialisation.ca


3-2 L’origine des guerres.

Réflexions du compañero Fidel  

J’ai affirmé le 4 juillet que les États-Unis ne céderaient pas, et l’Iran non plus : « …l’une, par arrogance de puissants ; l’autre, par la résistance au joug et par la capacité de combattre, comme cela est arrivé si souvent dans l’histoire de l’homme. »  

Dans presque toutes les guerres, une des parties souhaite l’éviter, et parfois les deux. En l’occurrence, celle-ci éclatera, même si l’une de parties ne le désire pas, comme cela arriva lors des guerres mondiales de 14-18 et de 39-45, séparées par vingt-cinq ans à peine.

La boucherie fut effroyable. Ces guerres n’auraient pas éclaté sans des erreurs de calculs préalables des deux parties qui défendaient des intérêts impérialistes et croyaient pouvoir atteindre leurs objectifs sans de si terribles coûts.  

Dans le cas présent, l’une des parties défend des intérêts nationaux absolument justes ; l’autre poursuit des visées illégitimes et des intérêts bassement matériels.

Quand on analyse toutes les guerres qui se sont déroulées dans les annales de l’Histoire, on constate que l’une des parties a toujours visé ces objectifs-ci.

L’illusion qu’il soit possible de les atteindre en l’occurrence sans la plus terrible de toutes les guerres est absolument vaine.  

Dans l’un des meilleurs articles publiés sur le site web Global Research, le 11 avril 2010,  Rick Rozoff apporte de nombreux critères incontestables sur les visées des USA. Toute personne qui se veut bien informée doit les connaître.

Selon cet auteur, les USA pensent qu’ « une guerre peut être gagnée sans même avoir été lancée. Il est possible de remporter la victoire si l’adversaire sait qu’il est vulnérable à une attaque instantanée et non détectable, écrasante et dévastatrice, sans qu’il puisse se défendre ou exercer des représailles ».

C’est « un pays qui aspire à rester le seul État dans l’histoire à exercer une domination militaire complète sur terre, dans les airs, sur les mers et dans l’espace. »

« Qui maintient et étend des bases militaires et des troupes, des groupes de bataille formés de porte-avions et de bombardiers stratégiques sur presque toutes les latitudes et longitudes.

Qui possède pour ce faire un budget de guerre record depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale : 708 milliards de dollars pour le prochain exercice fiscal. »

« …le premier pays à avoir mis au point et utilisé des armes atomiques. »

« …les USA conservent 1 550 ogives nucléaires déjà déployées et 2 200 (ou 3 500 selon certains calculs) de plus entreposées, et une triade de vecteurs de lancement terrestres, aériens et sous-marins ».

 « Leur arsenal non nucléaire utilisé pour neutraliser et détruire les défenses aériennes et stratégiques, potentiellement toutes les forces militaires importantes d’autres nations, sera constitué de missiles balistiques intercontinentaux, de missiles balistiques adaptés pour être lancés à partir de sous-marins, de missiles de croisière et de bombardiers hypersoniques, et de bombardiers stratégiques « super-furtifs » non détectables par les radars et donc capables de déjouer les défenses terrestres et aériennes. »

Rozoff énumère les nombreuses conférences de presse, réunions et déclarations de ces derniers mois en provenance des chefs de l’état-major interarmes et de hauts fonctionnaires de l’administration étasunienne.

Il explique les engagements des USA avec l’OTAN et leur coopération renforcée avec leurs alliés du Proche-Orient, autrement dit, en premier lieu, Israël. Il écrit :

« Les USA intensifient aussi leurs programmes de guerre spatiale et cybernétique afin d’être en mesure de paralyser les systèmes de surveillance et de commandement militaires, de contrôle, de communications, d’informatique et de renseignement d’autres nations, les laissant absolument sans défense sauf au niveau tactique le plus élémentaire. »

Il rappelle que la Russie et les USA ont signé à Prague, le 8 avril dernier, le nouveau Traité START qui « ne contient aucune contrainte sur la capacité actuelle ou planifiée des USA en matière d’attaque classique globale rapide. »

Il rapporte de nombreuses nouvelles à ce sujet et donne un exemple éloquent sur les visées des USA :

« Le département de la Défense explore actuellement toute la gamme de technologies et de systèmes concernant la capacité d’attaque classique globale rapide qui pourrait offrir au président des choix plus crédibles et techniquement viables pour faire face à de nouvelles menaces en évolution. »

 Je suis d’avis qu’aucun président, voire le chef militaire le plus expert, n’aurait pas un instant pour savoir quoi faire si les ordinateurs ne l’avaient déjà programmé.

Rozoff, imperturbable, rappelle l’analyse faite par Elaine Grossman sur Global Security Network dans un article intitulé  « Les essais concernant le missile d’attaque globale pourraient coûter 500 millions de dollars » :

« L’administration Obama a demandé 239,9 millions de dollars à des fins de recherche-développement par les services militaires d’une attaque globale instantanée pour l’exercice fiscal 2011…. Si le financement se maintient au niveau prévu dans les années à venir, le Pentagone aura dépensé quelque 2 milliards de dollars pour cette capacité d’attaque globale rapide d’ici la fin de l’exercice fiscal 2015, selon les documents budgétaires soumis au Capitole ce dernier mois. »

Un scénario tout aussi horrifiant au sujet des effets d’une attaque classique globale rapide, cette fois en version maritime, est apparu voilà trois ans dans la revue Popular Mechanics :

« Un sous-marin atomique classe Ohio émerge dans le Pacifique, attendant l’ordre de tir du président. Quand celui-ci arrive, le sous-marin tire un missile balistique Trident-II de 65 tonnes qui atteint en deux minutes plus de 22 000 km/heure. Il s’élève au-dessus des océans et dans l’espace extra-atmosphérique pendant des milliers de kilomètres.

« Au sommet de sa parabole, suspendus dans l’espace, les quatre ogives du Trident se séparent et commencent à redescendre vers la planète.

 « Les ogives, qui voyagent à près de 21 000 km/h, sont remplies de tringles de tungstène, un métal deux fois plus résistant que l’acier.

 « Les ogives détonnent juste au-dessus de l’objectif, répandant sur la zone des milliers de tringles, dont chacune est douze fois plus destructrice qu’une balle calibre 50. Tout ce qui se trouve dans un rayon de 280 m2 autour de cette tempête métallique tourbillonnante est anéanti. »  

Rozoff explique ensuite la colonne écrite le 7 avril, sous le titre :

« La surprise nucléaire d’Obama », par l’ancien chef de l’état-major interarmes russe, le général Leonid Ivashov, qui, après avoir fait référence au discours prononcé par le président étasunien à Prague, un an avant – « l’existence de milliers d’armes nucléaires est l’héritage le plus dangereux de la Guerre froide » – et à sa signature de START II dans cette même ville, le 8 avril dernier, affirme :

« L’histoire des USA durant le siècle dernier n’offre aucun exemple que les élites étasuniennes aient fait le moindre sacrifice pour l’humanité ou pour les peuples d’autres pays. Serait-il dès lors réaliste d’attendre que l’arrivée à la Maison-Blanche d’un président afro-étasunien change la philosophie politique de ce pays traditionnellement axée sur la domination mondiale ? Ceux qui croient à quelque chose de pareil devraient alors se demander pourquoi les USA – le pays dont le budget militaire dépasse déjà celui de tous les autres pays du monde réunis – continuent de dépenser des sommes d’argent énormes pour se préparer à la guerre. »

Le général russe affirme :

« Le concept d’Attaque globale rapide implique une frappe concentrée par des milliers d’armes classiques de précision durant deux à quatre heures qui détruirait complètement les infrastructures vitales du pays cible et le forcerait donc à capituler. »

 « Le concept d’Attaque globale rapide vise à maintenir le monopole des USA dans le domaine militaire et à creuser l’écart entre eux et le reste du monde. De pair avec le déploiement de missiles de défense censés blinder les USA face à des frappes de représailles russes et chinoises, l’initiative d’Attaque globale rapide est en train de faire de Washington le dictateur mondial de l’ère moderne. »

 « Par essence, la nouvelle doctrine nucléaire est un élément de la nouvelle stratégie de sécurité étasunienne qu’on pourrait mieux décrire comme stratégie de l’impunité totale. Les USA dopent leur budget militaire, lâchent les rênes de l’OTAN comme gendarme mondial et planifient des manœuvres réelles en Iran pour tester dans la pratique cette initiative d’Attaque globale rapide. Entretemps, Washington parle d’un monde absolument exempt d’armes nucléaires. »

 

Au fond, Obama prétend leurrer le monde en parlant d’une humanité exempte d’armes nucléaires, lesquelles seraient remplacées par d’autres extrêmement destructrices, mais mieux adaptées à la volonté de terroriser les dirigeants des États et de garantir cette nouvelle stratégie d’impunité totale.

Les Yankee croient que la reddition de l’Iran est proche. Dans ce sens, on s’attend à ce que l’Union européenne fasse connaître son propre train de sanctions le 26 juillet.

Les 5+1 se sont réunis la dernière fois le 2 juillet, après que le président iranien Mahmud Ahmadineyad a affirmé que « son pays reprendrait les négociations fin août avec la participation du Brésil et de la Turquie ».

Un haut fonctionnaire de l’UE « a averti que ni le Brésil ni la Turquie ne sera invité à ces conversations, du moins pas à ce niveau ».

« Le ministre des Affaires étrangères iranien, Manouchehr Mottaki, s’est déclaré partisan de défier les sanctions internationales et de continuer d’enrichir l’uranium. »

 

Depuis le mardi 5 juillet où l’Union européenne a réitéré qu’elle prendrait de nouvelles mesures, l’Iran a répondu qu’il ne négociera pas avant septembre.

Les possibilités de vaincre cet obstacle insurmontable diminuent de jour en jour.

Ce qui va se passer est si évident qu’on peut le prévoir d’une façon quasi exacte.

Je dois de mon côté faire mon autocritique : j’ai commis l’erreur d’affirmer dans mes Réflexion du 27 juin que le conflit éclaterait le jeudi, le vendredi ou, au plus tard, le samedi. On savait alors que des bâtiments de guerre israéliens naviguaient vers l’Iran aux côtes des forces navales yankees, et que l’ordre d’arraisonner les cargos iraniens avait déjà été donné.

Je n’ai pas fait attention, toutefois, à une étape préalable : que l’Iran refuse concrètement l’inspection de ses cargos. Analysant le langage tortueux de la résolution du Conseil de sécurité imposant des sanctions à ce pays, je n’ai pas fait attention à ce détail sans lequel le mandat de perquisition ne pouvait être pleinement valable.  C’était tout ce qu’il manquait.

Le délai de soixante jours fixé par le Conseil de sécurité le 9 juin pour recevoir des informations sur la mise en œuvre de sa résolution prendra fin le 8 août.

Mais il s’est passé en fait quelque chose de plus lamentable. J’ai travaillé à partir du dernier document élaboré sur ce thème épineux par notre ministère des Relations extérieures, lequel ne contenait pas deux paragraphes cruciaux, les derniers de cette Résolution, que voici :

« 36 Demande au Directeur général de l’AIEA de présenter dans les 90 jours au Conseil des gouverneurs de l’AIEA et parallèlement, pour examen, au Conseil de sécurité un rapport concernant la suspension complète et durable par l’Iran de toutes les activités mentionnées dans la résolution 1737 (2006) et l’application par ce pays de toutes les mesures prescrites par le Conseil des gouverneurs et des décisions énoncées dans les résolutions 1737 (2006), 1747 (2007) et 1803 (2008) et dans la présente résolution;

            « 37.  Affirme qu’il examinera les mesures prises par l’Iran au vu du rapport demandé au paragraphe 36 ci-dessus, qui doit être présenté dans un délai de 90 jours, et : a) qu’il suspendra l’application des mesures susmentionnées si l’Iran suspend, et aussi longtemps qu’il suspendra, toutes les activités liées à l’enrichissement et au retraitement, y compris la recherche-développement, sous vérification de l’AIEA, pour ouvrir la voie à des négociations de bonne foi permettant de parvenir rapidement à un résultat mutuellement acceptable; b) qu’il mettra fin aux mesures visées aux parag