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19/07/2010

n°443 - Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan - 17/07/10 : - Fin :- : Les douze travaux de Petraeus.

n°443 - Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan - 17/07/10 : - Fin    :- : Les douze travaux de Petraeus.




                          Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

                              Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan

   n°443                                                                                                                             17/07/10

                   C.De Broeder    &   M.Lemaire                       

 



Le Dossier " 'Géopolitique, Réflexion et stratégie' de l'Afghanistan " est visible  sur ...

a) Sur nos blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

c) Sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

Tiré à part :

1-8 Chems Eddine Chitour : Le bourbier afghan : Est-ce une guerre juste?

1-9 Dave Lindorff : Le financement de la guerre en Afghanistan.

1-10 Naullay : L’Afghanistan, cimetière des empires, et défenseur de la liberté humaine.

1-11 Pascal SACRE : La Guerre est déjà là !

1-12 Michel Chossudovsky : Gaz naturel, pétrole et lithium en Afghanistan: « la guerre en vaut la peine », par Michel Chossudovsky.


1-8 Chems Eddine Chitour : Le bourbier afghan : Est-ce une guerre juste?

«Les armes doivent s’incliner devant les toges.» Proverbe romain

Stanley McChrystal, l’architecte de la guerre Otan - taliban, a été remercié après avoir donné une interview très critique à l’égard de l’administration Obama.

Il a été, à la tête des forces alliées en Afghanistan remplacé par le général David Petraeus, homme clé de la guerre en Irak.

Vingt-quatre pour le général Stanley McChrystal. heures après la publication très critique sur la stratégie de l’administration Obama, le chef des forces américaines et alliées en Afghanistan a été révoqué . «C’est un changement d’homme, pas de stratégie», a insisté le président démocrate. Il a d’ailleurs, réclamé de son équipe, minée par des conflits internes, un effort d’unité sur le dossier afghan.

Rendant hommage à la carrière de Stanley McChrystal, Barack Obama a affirmé le voir partir «avec un regret considérable», mais « il s’agit d’une bonne décision pour la sécurité nationale et nos soldats», a-t-il insisté.

«Le limogeage par Barack Obama du général McChrystal, écrit Mathilde Gerard, devrait permettre de poser la question «de l’incohérence de la stratégie d’Obama en Afghanistan», juge quant à lui le Huffington Post, qui souligne qu’à de nombreuses reprises, McChrystal a critiqué publiquement ses supérieurs civils et dénoncé leur «vision à court terme», notamment leur volonté d’établir une stratégie de «contre-terrorisme» qui, selon McChrystal, ne pouvait conduire qu’à un «chaos-istan». Pour Politico, le choix de David Petraeus comme remplaçant de McChrystal est celui d’un « acteur politique à poigne, que les avocats de la poursuite de l’action militaire en Afghanistan espéraient voir en place avant l’échéance de 2011».

Le général Petraeus est, en effet, réputé être proche des républicains et partisan d’une action militaire continue».(1)

Les raisons sont ailleurs

Les résistants ont, de leur côté, annoncé jeudi 24 juin qu’ils étaient indifférents au limogeage du chef des forces internationales en Afghanistan. «On se moque de savoir qui commande, McChrystal ou Petraeus. Notre position est claire. Nous combattrons les envahisseurs jusqu’à leur départ », a ainsi déclaré un porte-parole du commandement. Pour rappel, les tensions entre l’officier et l’Exécutif américain sont apparues au grand jour au moment où les forces internationales sont engagées dans deux offensives cruciales face aux taliban dans le sud de l’Afghanistan, et subissent de lourdes pertes avec 70 soldats tués depuis le début juin.

Au total, 290 militaires étrangers sont morts dans le cadre des opérations militaires en Afghanistan depuis le début de l’année.

Un chiffre : en mars 2008, après plus de six ans de combat, selon les données de l’Afghanistan Conflict Monitor se référant au total de ceux qui ont péri dans cette guerre, il dépasse les 8000 personnes en 2007. Nous aurions un total estimé entre 20.000 et 25.000 morts entre octobre 2001 et juin 2008.

Est-ce que l’on peut comprendre qu’un général soit remercié pour des propos aussi malveillants quand on sait toute l’importance de la guerre en Afghanistan?

Est-ce pour les propos que ce général a tenus à propos de l’intransigeance qui minerait tout effort des solutions au Moyen- Orient et partant, sur le conflit afghan?

Pour Agatha Kovacs, la raison est à chercher dans la débâcle malgré les milliards de dollars gaspillés et dont les Afghans ne voient pas la couleur. Ecoutons-la :

«En réalité, écrit Agatha Kovacs, l’éviction du chef militaire en Afghanistan serait due à son incapacité à reconquérir le district Marjah, lors de «l’opération moshtarak» il y a quelques semaines, et plus encore, suite à l’annulation de l’offensive dans la province de Kandahar, fief de la résistance afghane.»

Il faudrait néanmoins, être naïf pour voir là la vraie raison de l’éviction du chef militaire de l’Otan en Afghanistan. D’ailleurs, selon le Canard Enchainé, à la direction du renseignement militaire, on affirme d’ailleurs, que l’état-major a reçu l’ordre de Sarkozy de ne pas revendiquer un quelconque partage des responsabilités. (...) Le patron du Pentagone, Roberts Gates, admet implicitement l’existence d’un tel «merdier». Dimanche 20 avril, interrogé par la chaîne Fox N, il a déclaré : «Il est beaucoup trop tôt pour évaluer si la mission en Afghanistan est en train de réussir ou non.»

« Puis il a laissé entendre que l’objectif fixé par Obama - un retrait partiel de l’Afghanistan en juillet 2011 - ne pourra être obtenu. Confirmation quelques heures après l’émission de Fox News : 10 soldats (américains, britanniques et australiens) trouvaient la mort sous les coups de la résistance afghane.(...) L’opération de la reconquête du district de Marjah, menée récemment au sud de l’Afghanistan a été, de l’aveu même du général MacChrystal, un échec. La résistance afghane a regagné la région et n’a pas hésité a exécuter les traitres qui avaient collaboré avec l’ennemi américain. (...) Ce constat a conduit McChrytal à annuler l’offensive qu’il envisageait de mener dans la province de Kandahar, ce qui a contrarié les plans de l’administration américaine, et a finalement décidé, aujourd’hui, le président Obama à limoger McChrystal au bénéfice du général Petraeus. Comme le relève un article de l’hebdomadaire américain Times du 14 juin dernier, les États-Unis ont déjà dépensé 26 milliards de dollars uniquement pour former l’armée afghane du traitre Karazaï. Une «farce» aux frais des contribuables américains. La nomination de Petraeus ne changera rien à la donne, pour les États-Unis et l’Otan, cette guerre est définitivement perdue.» (2)

Naturellement, les morts afghans sont le plus souvent victimes de drones. Ecoutons Sarah Daniel nous décrire la nouvelle guerre à distance expérimentée en Afghanistan :

«Des avions sans pilote sillonnent le ciel de l’Irak, de l’Afghanistan et surtout du Pakistan. Commandés à des milliers de kilomètres de distance, ce sont les yeux et les oreilles de l’armée et des services de renseignement américains. Ce sont surtout de nouvelles machines à tuer qui bouleversent l’histoire militaire.

Le 5 août 2009, dans la soirée, Baitullah Mehsud, chef des taliban pakistanais et assassin présumé de Benazir Bhutto, prend le frais avec son épouse sur la terrasse de sa maison, dans un village du Sud-Waziristan. L’image capturée par la caméra infrarouge d’un avion sans pilote Predator qui survole la région à plus de 3000 mètres d’altitude montre distinctement le taliban sous perfusion pour soigner son diabète. Quelques secondes plus tard, il ne reste plus de Mehsud que des

fragments de torse».

« Deux missiles Hell Fire tirés par un drone téléguidé des Etats-Unis ont eu raison du chef des taliban ainsi que de sa femme, de ses beaux-parents et de sept de ses gardes du corps.

Après avoir accompli cette mission au Waziristan, les agents quittent le quartier général de la CIA, à Langley, dans la banlieue de Washington, pour rentrer chez eux. Le seul risque qu’ils ont pris ce jour-là? Rehman Malik, le ministre de l’Intérieur du Pakistan, décrit le bombardement filmé par le drone à une journaliste de l’hebdomadaire américain The New Yorker. «On pensait que les films de James Bond étaient des contes de fées, mais c’est la réalité !», a-t-il expliqué, impressionné par les images de l’attaque.» (3)

« Aujourd’hui, il existe plus de 300 types de drones. Du micro-drone, le Nano Flyer, qui ne pèse que quelques grammes, au Global Hawk, de la taille d’un Airbus, l’imagination des fondus de technologie militaire n’a plus de limites. Dans les airs, mais aussi au sol et sous l’eau, ils mettent sans cesse au point de nouveaux outils, qui vont des robots démineurs aux robots brancardiers ou aux transporteurs de bardas, par exemple. Les services secrets américains ne jurent plus que par ces machines bourrées d’électronique, qui peuvent tester les défenses adverses, surveiller les frontières et, le cas échéant, éliminer des ennemis sans mettre en danger la vie des soldats américains. De plus, dans le cas des drones, elles coûtent moins cher que l’aviation classique.»

« Les Etats-Unis disposent d’environ 7000 drones. Et, selon le général Norton A. Schwartz, chef d’état-major de l’armée de l’air, pour la première fois de son histoire, en 2010, l’US Air Force va former plus d’opérateurs de drones que de pilotes de chasse. (...) Pour désigner les gens qui se dispersent en courant lorsqu’ils entendent ce bruit lointain de tondeuse à gazon, certains opérateurs de drones les comparent à des «insectes». Un vocable qui illustre assez bien la distance qui s’opère lorsque l’on tue par écran interposé. Dans un rapport d’un cercle de réflexion spécialisé dans le contre-terrorisme, New America Foundation, Peter Bergen et Katherine Tiedemann estiment que les drones frappent un tiers d’innocents, que l’armée américaine appelle des «dommages collatéraux». (...) Un homme a raconté au Guardian de Londres qu’il avait rapporté chez lui un morceau de chair qui était tout ce qui lui restait de son fils.» (3)

Voilà ce à quoi s’exposent au quotidien les résistants victimes pudiquement de «dommages collatéraux».

Les Afghans forment une vieille civilisation. Ils sont harassés et fatigués de mourir tous les jours pour un pouvoir aussi pourri que les précédents. Malgré tout, l’armée américaine est enlisée dans le bourbier. Pourquoi les Etats-Unis s’entêtent-ils à exporter une démocratie aéroportée ; est- ce la condition de la femme afghane qui les émeut?

L’Afghanistan occupe la 174e place sur 178 sur une liste de l’ONU classant les pays selon leur richesse.

Est-ce la réalité?

Quel serait en définitive la raison de cette guerre?

Pour Michel Chossudovsky, : « La guerre contre l’Afghanistan est une «guerre de ressources» à but lucratif. Au vu des vastes réserves afghanes de gaz naturel et de pétrole, «la guerre en vaut la peine». Le bombardement et l’invasion de l’Afghanistan en 2001 ont été présentés à l’opinion publique mondiale comme une «guerre juste», une guerre contre les taliban et Al Qaîda, une guerre pour éliminer le «terrorisme islamique» et établir une démocratie à l’occidentale. Les dimensions économiques de la «guerre mondiale au terrorisme» (Gmat) sont rarement mentionnées et la «campagne de contre-terrorisme» post-11 septembre a servi à occulter les objectifs réels de la guerre des États-Unis et de l’Otan.»

« Selon un rapport conjoint du Pentagone, de l’US Geological Survey (Usgs) et de l’Usaid, on dit maintenant de l’Afghanistan qu’il possède des réserves minières inexploitées et «jusqu’alors méconnues», estimées péremptoirement à un billion de dollars. (New York Times, U.S. Identifies Vast Mineral Riches in Afghanistan - NYTimes.com, 14 juin 2010). Un mémo interne du Pentagone mentionne par exemple, que l’Afghanistan pourrait devenir «l’Arabie Saoudite du lithium», une matière première-clé dans la fabrication de piles pour les ordinateurs portables et les BlackBerrys. «Il existe ici un potentiel sensationnel», a affirmé le général David H. Petraeus, commandant de l’United States Central Command [...] «Il y a beaucoup de «si», bien sûr, mais je crois que cela est potentiellement très important». Est-ce que les découvertes sont récentes?»

Non, répond l’auteur qui poursuit :

« (...) Que l’administration états-unienne reconnaisse qu’elle a seulement pris connaissance des vastes richesses minières du pays après la publication du rapport de 2007 de l’Usgs, constitue une esquive flagrante. Les richesses minières et les ressources énergétiques de l’Afghanistan (incluant le gaz naturel) étaient connues à la fois des élites des milieux d’affaires et du gouvernement états-uniens avant la guerre soviéto-afghane (1979-1988). Des études géologiques menées par l’Union soviétique dans les années 1970 et au début des années 1980 confirment l’existence de vastes réserves de cuivre (parmi les plus grandes de l’Eurasie), de fer, de minerai à haute teneur en chrome, d’uranium, de béryl, de baryte, de plomb, de zinc, de fluorine, de bauxite, de lithium, de tantale, d’émeraude, d’or et d’argent (Afghanistan, Mining Annual Review, The Mining Journal, juin, 1984). «Ce n’est pas un secret que l’Afghanistan possède de riches réserves, particulièrement du cuivre au gisement d’Aynak, du minerai de fer à Khojagek, de l’uranium, du minerai polymétallique, du pétrole et du gaz» (RIA Novosti, 6 janvier 2002) : (...)»

«On dit de l’Afghanistan qu’il est un pays de transit pour le pétrole et le gaz. Toutefois, peu de gens savent que les spécialistes soviétiques y ont découvert d’énormes réserves de gaz dans les années 1960 et ont construit le premier gazoduc du pays pour approvisionner l’Ouzbékistan. Alors qu’on a nourri l’opinion publique d’images d’un pays en développement déchiré par la guerre et sans ressources, la réalité est tout autre : l’Afghanistan est un pays riche tel que le confirment les études géologiques de l’ère soviétique.» (4)

Partir ou rester?

On comprend mieux la stratégie américaine : terminer la guerre tout en y restant pour exploiter les richesses, quitte à s’entendre avec les taliban, comme l’écrit Ahmed Rashid. Ecoutons-le :

« A dix-huit mois du retrait américain, Washington, Islamabad et Kaboul cherchent à entamer des discussions avec les islamistes. Reste à créer les conditions favorables au dialogue. (...) Dernièrement, de hauts responsables de l’armée et des services de renseignements pakistanais ont proposé de servir d’intermédiaires dans les discussions entre les dirigeants taliban, les Américains et Karzaï. «Nous souhaitons que des pourparlers s’engagent dès maintenant - et pas dans dix-huit mois, quand les Américains partiront. Mais ces derniers doivent nous faire confiance et s’en remettre à nous», m’a déclaré un haut gradé pakistanais. (...) Mais parler avec les taliban ne peut pas se résumer à une simple coopération secrète entre services de renseignements ou au fait que la CIA verse des pots-de-vin aux commandants taliban pour qu’ils mettent bas les armes.» (5)

« Cet arrangement a alimenté un vaste racket de protection géré par un réseau opaque de chefs de guerre, de chefs de bande, de responsables afghans corrompus, et peut-être d’autres personnes», déclare le représentant démocrate John Tierney, président de la sous-commission. En sous-traitant à des entreprises privées la protection des convois américains d’armes et de ravitaillement en Afghanistan, le Pentagone finance indirectement les chefs de guerre et peut-être même les taliban, indique une enquête effectuée par une commission du Congrès et présentée par le New York Times.»(6)

La guerre en Afghanistan n’est pas une "guerre juste". C’est, à n’en point douter, une guerre atroce pour s’pour accaparer des matières premières. Les dommages en pertes humaines se chiffrent par milliers et ne font plus la différence entre les combattants -appelés dans la doxa occidentale des terroristes, alors que sous d’autres cieux ce sont des patriotes- et la population civile. Tout cela pour le confort de pays occidentaux dont Georges Bush nous disait que "le niveau de vie ne se négocie pas" Ainsi va le monde..

Notes-références

1. Mathilde Gérard : Obama réaffirme son autorité mais ne clarifie pas sa position sur l’Afghanistan. Le Monde.fr 24.06.10

2. Agata Kovacs. Les véritables raisons de l’éviction du général McChrystal par le président Obama 23 juin 2010, Mecanopolis

3. Sarah Daniel : La guerre des drones. Nouvel Obs 27. 05. 2010

4. Michel.Chossudovsky www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=19884  24 06 10

5. Ahmed Rashid : L’heure est à la négociation avec les taliban. Courrier internat. 26.01.2010

6. Le Pentagone accusé de financer les chefs de guerre afghans. Le Monde.fr 22.06.10

Chems Eddine Chitour

Mondialisation.ca,

Le 27 juin 2010
Pr Chems Eddine Chitour, Ecole Polytechnique enp.edu .dz

Chems Eddine Chitour est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  Articles de Chems Eddine Chitour publiés par Mondialisation.ca

w.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=19933


1-9 Dave Lindorff : Le financement de la guerre en Afghanistan.

Quelques jours seulement avant de célébrer le 24ème anniversaire de la Déclaration d’Indépendance qui a libéré l’Amérique d’un pouvoir colonial résidant à l’autre bout du monde, le Congrès a approuvé l’attribution de 33 milliards de dollars de plus pour soutenir la tentative américaine d’occuper et contrôler, à l’autre bout du monde, un pays terriblement pauvre, l’Afghanistan.

33 milliards pour une neuvième année de guerre dans un pays qui a fait l’objet d’une description apocalyptique de la part de nos leaders qui l’ont qualifié de principale menace existentielle pour les USA, alors qu’en réalité c’est un pays enclavé et peuplé principalement de pauvres illettrés appartenant à des clans qui depuis des siècles ne cessent de se battre entre eux, et qui pour la plupart ne savent pas où se trouve l’Amérique ni même peut-être, si la terre est ronde ou plate. Bref, à côté de l’Afghanistan, l’Iraq sans armes de destruction massives ressemble à une super-puissance.

33 milliards, c’est justement à peu de choses près, la somme qui serait nécessaire pour prolonger de six mois les indemnités de chômage des 5 millions environ de malheureux Américains qui ont survécu jusqu’à récemment grâce à une prolongation de leurs indemnités de chômage. A cause du refus des membres du Sénat et du Parlement de voter la prolongation du financement des indemnités, ces personnes vont être abandonnées à elles-mêmes, comme les millions d’autres Américains sans travail à qui les mesquines institutions américaines n’ont même pas accordé d’indemnité de chômage ou qui ont vu leurs droits à des indemnités spoliés par des employeurs insuffisamment contrôlés par les instances fédérales ou nationales en charge de l’application de la législation du travail.

L’Afghanistan compte 24 millions d’habitants qui ont un revenu annuel de 800 dollars par personne. Ce qui signifie que l’allocation de 33 milliards (qui n’est que le plus récent versement sur les centaines de milliards de dollars déjà investis et perdus dans la guerre la plus longue et peut-être la plus inutile que nous ayons faite) serait aussi suffisant pour donner à chaque femme, enfant et homme de ce pays un revenu de 1400 dollars par an.

On pourrait croire que, au lieu de dépenser 33 milliards de dollars pour tuer des Afghans et faire sauter leurs villes et leurs villages, les USA pourraient envisager de leur donner assez d’argent pour doubler leurs revenus. Cela les mettrait de meilleure humeur et nous pourrions alors les laisser trouver les solutions par eux-mêmes. Mais non. Voici ce que nous faisons plutôt de cet argent : Nous en donnons une partie aux soldats que nous envoyons là-bas. Nous en donnons une autre aux seigneurs de la guerre et aux gouvernements officiels qui le cachent dans des banques suisses. Nous en donnons aux seigneurs de la drogue et aux fermiers qui cultivent pour eux des pavots qui reviennent chez nous sous forme d’héroïne raffinée pour empoisonner et tuer nos propres citoyens. Nous en donnons même sous la table à ceux que nous combattons, les Résistants, pour qu’ils aient la gentillesse de ne pas attaquer nos convois et nos bases militaires. Et bien sur nous en donnons d’énormes quantités à ceux à qui la guerre profite : les firmes de munitions qui fabriquent les machines à tuer que nous utilisons pour tuer les Afghans et détruire leurs maisons et leurs villages.

Il y a une autre façon d’aborder cette absurde situation : Cela coûte à British Petroleum, la firme qui est en train de transformer à elle toute seule le golfe du Mexique en une poubelle pétrochimique pleine de tortues et de dauphins morts, environ un milliard de dollars par mois pour tenter sans grand résultat de nettoyer la mer. C’est loin d’être suffisant. La quantité de pétrole à la surface et sous la surface de la mer et dans les marais côtiers ne diminue pas, elle augmente. Alors que diriez-vous si au lieu de faire confiance à BP, le gouvernement intervenait et consacrait 33 milliards à réparer le désastre, sans oublier évidemment d’envoyer la facture à BP et ses actionnaires ?

Et on peut se poser une autre question : Pourquoi parler même de verser 33 milliards d’indemnités de chômage à des gens pour qu’ils puissent rester chez eux à boire de la bière en regardant la TV quand on pourrait utiliser cet argent pour les payer à faire un travail productif comme de nettoyer les plages de la côte du golfe, les pélicans englués et les tortues de mer, de remorquer les cadres de BP avec des cordes dans les nappes de pétrole ou de fournir des escortes armées de battes de base-ball aux journalistes pour les protéger des hommes de main de BP qui ne cessent de les empêcher par la menace de regarder et surtout de filmer les scènes de destruction sur le Mississippi et la côte de la Louisiane ?

L’argent sert à tout. S’il n’était pas gâché en Afghanistan, il pourrait être utilisé autrement et il existe clairement de nombreux secteurs où 33 milliards pourraient rendre un immense service.

Prenons juste l’éducation. Le gouvernement fédéral a cette année un budget de 84 milliards pour les écoles et les collèges. Et en ce moment dans tout le pays, de New York à Los Angeles, le système d’écoles publiques qui manque de fonds à cause de la diminution des revenus d’impôts locaux et fédéraux du fait de la récession grandissante, licencie des professeurs et ferme des écoles alors que le nombre des enfants à scolariser augmente sans cesse. Il est clair qu’une injection d’un tiers (11 milliards) ou de la moitié (17 milliards) seulement de ce qui est destiné à l’Afghanistan permettrait sans problème de compenser ces coupes dans les budgets des écoles locales.

Au lieu de cela, il semble que nous allons utiliser des 33 milliards à faire sauter plus d’Afghans et à acheter davantage de matériel militaire à des prix exorbitants comme les drones Predator et les bombes anti-personnelles pendant encore un an.

Ce n’est pas la faute de dieu si l’économie américaine entame une période de récession, comme un coureur de Marathon épuisé qui s’effondre puis se relève, court un peu comme un automate, puis tombe sur la route face contre terre et meurt d’une crise cardiaque. C’est le gouvernement qui ne parvient pas à "amorcer la pompe" en fournissant du travail aux chômeurs, des fonds aux gouvernement locaux en difficulté et des aides financières pour ceux qui ne peuvent simplement pas trouver de travail.

Et donc nous nous dirigeons vers une profonde récession ou une nouvelle Grande Dépression tout en faisant sauter l’Afghanistan avec l’argent qu’on arrive encore à trouver dans les recoins de la chambre forte vide du Trésor Américain.

Comme l’a dit si justement le parolier des Rolling Stone, Matt Taibi, en parlant de la propension pathétique de certains journalistes à applaudir les puissants : "Dieu que ce pays sent mauvais !"

Dave Lindorff

Dave Lindorff est un journaliste de Philadelphie. Son dernier livre "The case for impeachment" est disponible à St martin’s press, 2006.

Counterpunch

9 juillet 2010

Pour consulter l’original : http://www.counterpunch.org/lindorf...

Traduction D. Muselet
http://groups.google.be/group/medias-mensonges-desinformation?hl=fr


1-10 Naullay : L’Afghanistan, cimetière des empires, et défenseur de la liberté humaine.

Dans le vaste combat désigné par le président (Skull & Bones) G.W.Bush, contre le "Terrorisme" et "Al-Qaida" (la Base, en réalité la base de données des agents de la CIA), l’Afghanistan fut le début de la grande offensive de l’Empire du Mal (le véritable, c’est à dire les Etats-Unis, l’Etat Franc-maçon et Sioniste Mondial) contre l’Humanité.

En particulier, contre les populations fidèles à la religion musulmane, honnie des satanistes car restée majoritairement fidèle au vrai Dieu (pas celui d’Israël, Yaldabaoth ou Yahvé).

L’Afghanistan, prétendu repaire du fictif Al-Qaida, fut la première des guerres déclenchées pour le Nouvel Ordre Mondial, après les faux attentats du 11 septembre 2001.

Aussi, même si les RÉSISTANTS Taliban  et leurs coutumes - notamment envers les femmes - ne sont pas vraiment convenables à nos yeux - ils représentent la résistance la plus farouche au Nouvel Ordre Mondial.

Cette guerre inique a aussi permis à la CIA de mettre la main sur la production d’Opium (les Talibans avaient fait diminuer la production avant la guerre) et depuis l’occupation, l’Afghanistan est devenu le 1° producteur mondial d’Opium et de Cannabis.

Bizarre, pour un pays occupé par l’Otan et par les Etats-Unis, où les destructions aériennes sont si allègrement faites par les hélicoptères, avions, et drones, qui épargneraient les champs d’opium pourtant impossibles à dissimuler dans ce pays aride...

Cette guerre inique est donc sans fin, et probablement perdue pour l’Empire du Mal. 3 généraux Américains se sont succédés en à peine plus d’un an, cela sent la défaite.

MacCrystal, qui n’a rien d’un honnête homme, qui a massacré tant et plus en Irak, devait mettre en œuvre la stratégie de "réduction des victimes collatérales" afin de tenter de rallier la population.

Ceci est un échec flagrant, la raison principale étant que le gouvernement Afghan est notoirement corrompu, fantoche, illégitime et perçu comme "collaborationniste", le peuple Afghan ne reçoit presque rien de l’aide censée aider au développement de ce pays ruiné, et il est rançonné par les militaires et potentats afghans.

MacChrystal s’est peut-être "volontairement suicidé" politiquement, sachant que sa mission était impossible. Il suivait sa tactique, sachant que la victoire était inatteignable, et que la guerre s’enlise sans espoir de fin, sauf si l’Empire du mal s’effondre dans la défaite. Aussi les forces (les hordes devrait-on dire) néo-mondialistes se sont acharnées contre lui, pour exiger "du massacre et du sang" afin de hâter l’impossible victoire sur les cadavres du peuple Afghan. Comme expliqué dans l’extrait ci-après :

"Une campagne médiatique a commencé aux Etats-Unis, avec pour fer de lance le New York Times, disant que McChrystal porte un intérêt excessif aux victimes civiles afghanes prises dans la guerre qui se durcit entre les forces américaines et de l’OTAN et les forces de guérilla menées par les Résistants.

"Cela a commencé par un article du 22 juin de C.J. Chivers qui décrit la frustration grandissante parmi les officiers supérieurs, sous-officiers et simples soldats en Afghanistan qui se disent « menottés » par McChrystal. Les tactiques du général entraveraient soi-disant « la puissance de feu du côté des forces occidentales - frappes aériennes, attaques à la roquette guidée, barrages d’artillerie et même feu de mortier - pour assister les troupes au sol. »

L’effondrement prochain de l’Empire du mal semble probable ; de ce chaos, que va t-il émerger ?

Cela dépend de Nous.

 Nous avons vu que des résistants armés de matériel rustique, de récupération, vêtus de vêtements de bric et de broc et armés surtout de leur Foi, ont réussi à vaincre le premier empire du Mal, l’URSS, puis à repousser l’actuel, les Etats-Unis et leurs vassaux de l’Otan.

Cela est un exemple pour nous, qui voulons un autre monde. En voulant la liberté et l’indépendance, en refusant le mensonge, nous avons le pouvoir de mettre en échec l’empire agonisant. Même sans prendre les armes, car la véritable dimension de l’enjeu est spirituelle.

Même si nous ne partageons pas la foi des Résistants, nous voyons que leur courage et leur détermination à libérer leur patrie est invincible, d’autant plus que leur adversaire est corrompu et incarne le mensonge et la brutalité.

A nous d’en prendre l’exemple, pour tourner nos pensées et notre volonté vers La Source, et demander le retour à l’harmonie, à la paix, et au respect des lois universelles.

Les épreuves que connaît l’Humanité, sont en définitive les conséquences des actions contraires à l’harmonie, un excès entraînant en réaction un autre excès.

La guerre inique entraîne la résistance la plus acharnée...parfois elle même devient démesurée et acharnée, injuste même. La fraude des banques mafieuses entraînera la disparition finale du système financier pourri noyé dans un océan de dettes que nous devrions rembourser durant des générations d’esclavage.

Sortons par le haut, tournons nos pensées vers la Divinité et demandons un nouveau monde. Celui dont nous rêvons, et pas "en réaction" à ce que les puissances de l’ombre tentent de nous imposer, car la réaction qui s’oppose à l’action ne permet pas de sortir du cycle infernal.

Naullay

4 juillet 2010,

http://www.newsoftomorrow.org/spip.php?article8580

 


1-11 Pascal SACRE : La Guerre est déjà là !

A en croire beaucoup d’auteurs de la blogosphère, la Coupe du Monde de Football 2010, le Mundial, détournerait l’attention des populations de toutes les horreurs projetées ou déjà commises par nos tyrans « élus ».
Les oppresseurs « qui nous représentent » en profiteraient pour finaliser leurs plans diaboliques.

Au rang de ces horreurs, nous avons l’embarras du choix, mais ces auteurs veulent certainement parler des attaques sauvages menées contre les missions humanitaires qui tentent de briser le blocus inhumain imposé à Gaza (témoins oculaires de l’assaut israélien), ou plus généralement de l’épuration ethnique infligée sans pitié aux Palestiniens (Israël et Gaza) depuis toutes ces années, ou les roulements de tambour militaire qui se précisent en vue d’attaquer l’Iran [1] - [2], voire d’augmenter la pression sur le Pakistan [3], ou le BPgate (Derrière BP), la plus grande catastrophe écologique de tous les temps humains, ou encore l’effondrement économique en cours [4].

C’est vrai.
En termes d’horreurs commises par l’homme, ou en projet, le choix est gigantesque. Tout cela ne date pas d’hier et parmi les dizaines de milliers d’exemples du pire dont l’humain est capable, qui se souvient seulement des Herero, ethnie africaine, cruellement massacrés dans l’indifférence générale, Mundial ou pas, dans une « guerre » asymétrique ignoble entre 1904 et 1908 [5] ?

Croyez-vous vraiment que le Mundial soit nécessaire pour détourner l’attention des populations ?
Ou Roland Garros, Wimbledon, les jeux olympiques d’été, d’hiver, les courses automobiles, cyclistes, les combats de boxe avec ou sans ballon interposé, les remises de prix à des chanteurs, des acteurs ou des fraudeurs, les séries et jeux télévisés, le journal parlé de plus en plus vide d’informations et de vérité, les films de propagande à grand budget, les cartes à gratter, les billets de loterie et les mascarades électorales ?

Les nantis, les psychopathes, schizoïdes et schizophrènes que nous laissons nous gouverner, occupés à finaliser leurs projets, à mettre la dernière touche à leurs plans diaboliques et démesurés, ou tout simplement occupés à faire ce qu’ils savent faire de mieux : diviser, terroriser, opprimer, écraser, mentir, gagner de l’argent, coloniser, voler, piller, bombarder, assassiner, torturer, emprisonner, n’ont absolument pas besoin de la Coupe du Monde de Football 2010 pour y arriver.

La dérive sécuritaire, la discrimination tous azimuts, la dictature des idées, l’esprit guerrier et sectaire, l’intolérance, l’écrasement des plus faibles, le pillage des ressources, la manque de morale, d’éthique, d’honneur, la langue fourchue, la fraude érigée en routine par ceux-là même censés la pourchasser, la corruption et le parjure se déploient sous nos yeux indifférents, devant nos visages légèrement outragés pour la forme.
Le Mundial et tous les dérivés ou distractions analogues, qui n’en sont pas la cause, exploitent sans l’excuser, la lobotomisation de nos sociétés nanties.

Contrairement à l’un de tous ces nombreux mythes qui nous aident à dormir tranquille, la nuit, nos sociétés ne doivent pas leur richesse à un mérite spécial lié à leur courage ou leur travail, à leur intelligence ou leur humanisme.
Les soi-disant self-made men, qui auraient bâti leur empire à la seule force de leur poignet, sont en réalité des hell-made men.
« […] sans remonter au pillage de l’or et de l’argent latino-américain ni à l’esclavage, que seraient nos sociétés sans le pétrole bon marché, l’existence d’une main d’œuvre taillable et corvéable à merci, à la fois ici (les immigrés) et là-bas, ainsi que sans cette forme d’aide du Sud au Nord qu’on appelle le service de la dette ?
Que seraient les rapports de classe sans l’immense armée de réserve constituée par les populations paysannes du tiers-monde constamment en voie de prolétarisation ? […] tout mouvement aspirant à un changement social véritable doit promouvoir une vue lucide du rapport Nord-Sud « réellement existant ».
Loin d’être un rapport de coopération, il s’agit d’un rapport d’exploitation impitoyable qui se perpétue grâce à toute une série de moyens de pression économiques et politiques mais qui est, in fine, basé sur un rapport de force militaire [6]. »

La guerre est déjà là, tout autour de nous.
Le vent est invisible mais il existe, néanmoins.
Comme le vent, la guerre est partout, ouragans impossibles à ignorer dans certains endroits du monde, brise à peine perceptible dans nos contrées encore préservées. Avachis, entre ipod, ipad, écrans plats et autres consoles, préférant ou non regarder le football ou les journaux dans lesquels se côtoient silence et mensonges, ce qui est sûr c’est qu’une nouvelle guerre a commencé depuis 9 ans, déjà.
Une guerre contre nous.

Cette guerre mondiale a commencé le 11 septembre 2001, après des préparatifs que la désinformation, déjà très perfectionnée il y a neuf ans, avait réussis à rendre invisibles aux populations, sans pour autant recourir au Mundial pour nous distraire.
« Des mois avant que le 11/09 se produise, les États-Unis avaient déplacé toute une armada militaire dans le golfe Persique prête à attaquer.
Le lendemain du 11 septembre, les Résistants sont accusés de protéger et cacher Bin Laden en Afghanistan et comme par magie, l’invasion put être lancée dans les semaines qui suivirent. [7] ».
Cela a continué en 2003 (toujours pas de Mundial) avec le massacre des Irakiens déjà très opprimés, sur base de mensonges, avérés aujourd’hui.

Cette guerre déclarée par les riches est totale, dirigée potentiellement contre n’importe qui.
L’ennemi n’est pas un territoire, un pays, un groupe identifié.
Cette guerre est sans fin, sans but et sans principes.
Cette guerre n’est pas pour la liberté, car elle empêche même des enfants de se déplacer dans leur propre pays :
Alyssa, 6 ans, sur la liste des terroristes potentiels ! Cette guerre n’est pas pour faire triompher la vérité car tout débat critique, depuis, est étouffé, combattu et supprimé.
Ce n’est pas une guerre contre Oussama bin Laden (
Sans nouvelles d’Oussama), ni contre les résistants, ni contre les musulmans extrémistes, ni contre les dictateurs religieux, mais une guerre déclenchée par les riches et les forts qui ont fait de toute contestation un crime, de toute révolte contre leur domination injuste une preuve de terrorisme.
C’est une guerre de ceux qui ont tout, une minorité, contre tous ceux qui veulent que leur exploitation cesse.
C’est une guerre de ceux pour qui l’environnement n’est qu’une source de profits contre ceux pour qui l’environnement est un lieu de vie, voire de survie.

Tout ne commencera pas avec le premier pied US ou israélien posé sur le sol iranien, avec le premier missile nucléaire dans le ciel européen [8], avec la première pluie de drones, légion de sauterelles mortelles, sur le dernier pays « terroriste » au menu du vautour anglo-saxon, avec les premiers flocons secs de l’hiver nucléaire tant redouté.

Cela aura commencé bien avant.
Un vent, peut-être invisible pour certains, mais qui existe néanmoins.

Une guerre contre nous tous.

A tous les Herero du monde,
du passé, du présent, et de l’avenir tout proche.

Pascal Sacré

Sources :

[1] Des navires états-uniens et des sous-marins nucléaires israéliens dans le Golfe Persique : http://www.mondialisation.ca/index....

[2] Américains, Israéliens et Iraniens se font face à la frontière de l’Azerbaïdjan : http://www.slate.fr/story/23705/isr...

[3] Une attaque imminente contre le Pakistan et l’Afghanistan : http://www.mondialisation.ca/index....

[4] Pour RBS, “le bord de la falaise est proche pour le système bancaire mondial” : http://www.lesmotsontunsens.com/pou...

[5] Le commandant de la troupe coloniale, le général de division Lothar von Trotha […] « appliqua dès lors les méthodes d’une guerre d’extermination : non seulement il s’efforça de vaincre les Herero militairement, mais il les repoussa, au terme d’une bataille rangée, jusque dans le désert de Omaheke, où il occupa les points d’eau, condamnant ses adversaires à mourir de soif.
Cette stratégie fut aussi efficace que cruelle.
On rapporte que les malheureux tranchèrent la gorge de leurs bêtes pour en boire le sang et finirent par récupérer dans leurs entrailles les derniers restes de liquide. Ils moururent néanmoins.
 »

Les Guerres du Climat, Harald Welzer, Editions Gallimard nrf essais, 2009, pp.9-10

[6] Tous Pouvoirs Confondus, Geoffrey Geuens, Editions EPO, 2003, Préface, pp.10-11

[7] Le règne des désaxés, des dérangés et des déviants : http://les7duquebec.wordpress.com/2...

[8] Israël pointe des têtes nucléaires vers l’Europe : http://www.futurquantique.org/?p=8824

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Pascal SACRE

juillet 2010
http://www.legrandsoir.info/La-Guerre-est-deja-la.html


1-12 Michel Chossudovsky : Gaz naturel, pétrole et lithium en Afghanistan: « la guerre en vaut la peine ».

La guerre contre l’Afghanistan est une « guerre de ressources » à but lucratif
Le bombardement et l’invasion de l’Afghanistan en 2001 ont été présentés à l’opinion publique mondiale comme une « guerre juste », une guerre contre les résistants et Al-Qaida, une guerre pour éliminer le « terrorisme islamique » et établir une démocratie à l’occidentale.
Les dimensions économiques de la « guerre mondiale au terrorisme » (GMAT) sont rarement mentionnées et la « campagne de contre-terrorisme » post-11 septembre a servi à occulter les objectifs réels de la guerre des États-Unis et de l’OTAN.
La guerre contre l’Afghanistan relève d’un programme à but lucratif : c’est une guerre de conquête économique et de pillage, une « guerre de ressources ».
Même si l’Afghanistan est reconnu comme un foyer stratégique en Asie centrale, aux frontières de l’ex-Union Soviétique, de la Chine et de l’Iran, au carrefour de routes de pipelines et d’importantes réserves de pétrole et de gaz naturel, son énorme richesse minière ainsi que ses réserves de gaz naturel inexploitées sont demeurées totalement inconnues du public étasunien jusqu’en juin 2010.
Selon un rapport conjoint du Pentagone, de l’US Geological Survey (USGS) et de l’USAID, on dit maintenant de l’Afghanistan qu’il possède des réserves minières inexploitées et « jusqu’alors méconnues », estimées péremptoirement à un billion de dollars.
(New York Times, U.S. Identifies Vast Mineral Riches in Afghanistan - NYTimes.com, 14 juin 2010. Voir aussi BBC, 14 juin 2010).
« Les gisements jusqu’alors méconnus, dont de gigantesques filons de fer, de cuivre, de cobalt, d’or et de métaux industriels cruciaux comme le lithium, sont si grands et contiennent tant de minéraux essentiels à l’industrie moderne que les représentants étatsuniens croient que l’Afghanistan pourrait éventuellement être transformé en un des plus importants centres miniers du monde.
Un mémo interne du Pentagone mentionne par exemple que l’Afghanistan pourrait devenir « l’Arabie Saoudite du lithium », une matière première clé dans la fabrication de piles pour les ordinateurs portables et les BlackBerrys.

La vaste étendue de ces richesses minérales en Afghanistan a été découverte par une petite équipe de représentants du Pentagone et de géologues étasuniens. Le gouvernement afghan et le président Hamid Karzaï en ont été informés récemment, ont affirmé des officiels étasuniens
Bien que le développement d’une industrie minière puisse prendre de nombreuses années, le potentiel est si grand que des représentants et des dirigeants de cette industrie croient que cela pourrait attirer de gros investissements avant même que les mines soient profitables, en offrant des emplois qui pourraient distraire une population en guerre depuis des générations.
« Il existe ici un potentiel sensationnel », a affirmé le général David H. Petraeus, commandant de l’United States Central Command […] « Il y a beaucoup de « si », bien sûr, mais je crois que cela est potentiellement très important »
La valeur des gisements miniers nouvellement découverts minimise la taille de l’actuelle économie afghane, dilapidée par la guerre et largement basée sur la production d’opium et le trafic de narcotiques, ainsi que sur l’aide des États-Unis et d’autres pays industrialisés. Le produit intérieur brut de l’Afghanistan est seulement d’environ 12 milliards de dollars.

« Cela deviendra l’armature de l’économie afghane », a déclaré Jalil Jumriany, un conseiller du ministre afghan des Mines. (New York Times, op. cit.)
Selon le New York Times, l’Afghanistan pourrait devenir « l’Arabie Saoudite du lithium ». « Le lithium est une ressource de plus en plus cruciale, utilisée dans les piles de toutes sortes, des téléphones mobiles aux ordinateurs portables, et joue un rôle clé dans l’avenir de la voiture électrique ». À l’heure actuelle, le Chili, l’Australie, la Chine et l’Argentine sont les principaux fournisseurs de lithium sur le marché mondial. La Bolivie et le Chili sont les pays possédant les plus grandes réserves connues de lithium. « Le Pentagone effectue des levés au sol à l’ouest de l’Afghanistan. » Les représentants du Pentagone ont affirmé que leur analyse initiale à un emplacement dans la province de Ghazni a démontré un potentiel de gisements de lithium aussi grands que ceux de la Bolivie » (U.S. Identifies Vast Mineral Riches in Afghanistan - NYTimes.com, 14 juin, 2010, voir aussi Lithium - Wikipedia,
l'encyclopédie libre)

« Gisements de minéraux jusqu’alors méconnus » en Afghanistan
L’« estimation » des « gisements jusqu’alors méconnus » à près d’un billion de dollars par le Pentagone est un écran de fumée utile. Le montant d’un billion avancé par le Pentagone est davantage forgé qu’estimé : « Nous savions ce qu’il y avait là, nous y avons jeté un coup d’œil et demandé ce que cela vaudrait aujourd’hui en termes monétaires. Le montant d’un billion semblait digne d’être signalé dans les nouvelles. » (The Sunday Times, Londres, 15 juin 2010, c’est l’auteur qui souligne)
De plus, les résultats d’une étude de l’USGS (cités dans le mémo du Pentagone) sur les richesses minières de l’Afghanistan ont été révélées il y a trois ans à une conférence organisée en 2007 par la Chambre de commerce américano-afghane. Toutefois, la question de ces richesses minières n’était pas considérée digne d’être signalée à la presse à l’époque.
Que l’administration étasunienne reconnaisse qu’elle a seulement pris connaissance des vastes richesses minières du pays après la publication du rapport de 2007 de l’USGS constitue une esquive flagrante. Les richesses minières et les ressources énergétiques de l’Afghanistan (incluant le gaz naturel) étaient connues à la fois des élites des milieux d’affaires et du gouvernement étasuniens avant la guerre soviéto-afghane (1979-1988).
Des études géologiques menées par l’Union Soviétique dans les années 1970 et au début des années 1980 confirment l’existence de vastes réserves de cuivre (parmi les plus grande de l’Eurasie), de fer, de minerai à haute teneur en chrome, d’uranium, de béryl, de baryte, de plomb, de zinc, de fluorine, de bauxite, de lithium, de tantale, d’émeraude, d’or et d’argent (Afghanistan, Mining Annual Review, The Mining Journal, juin, 1984). Ces études suggèrent que la valeur actuelle de ces réserves pourrait en effet être considérablement plus élevée que l’« estimation » d’un billion de dollars annoncée par l’étude du Pentagone, de l’USGS et de l’USAID.
Plus récemment, dans un rapport de 2002, le Kremlin a confirmé ce qui était déjà connu : « Ce n’est pas un secret que l’Afghanistan possède de riches réserves, particulièrement du cuivre au gisement d’Aynak, du minerai de fer à Khojagek, de l’uranium, du minerai polymétallique, du pétrole et du gaz » (RIA Novosti, 6 janvier 2002):
« L’Afghanistan n’a jamais été la colonie de quiconque : aucun étranger n’a jamais « creusé » ici avant 1950. Les minéraux se trouvent dans les montagnes de l’Hindu Kush, s’étendant, avec leurs contreforts, sur une vaste zone en Afghanistan. Dans les 40 dernières années, plusieurs douzaines de gisements ont été découverts dans le pays et la majorité de ces découvertes ont été sensationnelles. Elles sont toutefois demeurées secrètes, mais certains faits ont tout de même été rendus publics récemment.
Il se trouve que l’Afghanistan possède des réserves de métaux ferreux et non-ferreux, et de pierres précieuses qui, si elles étaient exploitées, pourraient possiblement même remplacer les revenus de l’industrie de la drogue. On dit du gisement de cuivre d’Aynak au sud de la province d’Helmand qu’il est le plus grand du continent eurasien et son emplacement (à 40 km de Kaboul) rend son exploitation bon marché. Le gisement de minerai de fer à Hajigak, dans la province centrale de Bamian, offre pour sa part du minerai d’une très grande qualité et dont les réserves sont estimées à 500 000 tonnes. Un gisement de charbon a également été découvert non loin de là.
On dit de l’Afghanistan qu’il est un pays de transit pour le pétrole et le gaz. Toutefois, peu de gens savent que les spécialistes soviétiques y ont découvert d’énormes réserves de gaz dans les années 1960 et ont construit le premier gazoduc du pays pour approvisionner l’Ouzbékistan. À l’époque, l’Union Soviétique recevait annuellement 2,5 billion de mètres cube de gaz afghan. Durant cette même période, on a découvert d’importants gisements d’or, de fluorine, de baryte et de marbre onyx d’une composition très rare.
Cependant, les gisements pegmatitiques découverts à l’est de Kaboul sont véritablement sensationnels. Des gisements de rubis, de béryllium, d’émeraude, de kunzite et d’hiddénite que l’on ne trouve nulle part ailleurs s’étendent sur des centaines de kilomètres. Par ailleurs, les pierres contenant les métaux rares que sont le béryllium, le thorium, le lithium et le tantale sont d’une importance stratégique (on les utilise dans la fabrication d’aéronefs et d’astronefs).
La guerre en vaut la peine (Olga Borisova, "Afghanistan - the Emerald Country", Karavan, Almaty, original en russe, traduit par BBC News Services, 26 avril 2002. p. 10, c’est l’auteur qui souligne.)
Alors qu’on a nourri l’opinion publique d’images d’un pays en développement déchiré par la guerre et sans ressources, la réalité est tout autre :
l’Afghanistan est un pays riche tel que le confirment les études géologiques de l’ère soviétique.
La question des « gisements jusqu’alors méconnus » perpétue un mensonge.La grande richesse minérale est exclue d’un casus belli justifiable. Cet énoncé affirme que le Pentagone a seulement appris récemment que l’Afghanistan faisait partie des pays les plus riches en ressources minérales et qu’il est comparable à la République démocratique du Congo ou l’ex-Zaïre du temps de Mobutu. Les rapports géopolitiques soviétiques étaient connus. Durant la guerre froide, toute cette information était avouée dans les moindres détails :
[...] Lors de l’exploration soviétique à grande échelle, de superbes cartes géologiques ont été produites ainsi que des rapports dressant la liste de plus de 1400 affleurements minéraux et d’environ 70 gisements commercialement viables […] L’Union Soviétique a par la suite consacré plus de 650 millions de dollars à l’exploration et au développement de ressources en Afghanistan avec des projets incluant une raffinerie de pétrole capable de produire un demi million de tonnes annuellement, ainsi qu’un complexe métallurgique pour le gisement d’Aynak, lequel devait produire 1,5 millions de tonnes de cuivre par an. Dans la foulée du retrait des Soviétiques, une analyse subséquente de la Banque mondiale projetait que la production de cuivre d’Aynak pourrait éventuellement absorber annuellement à elle seule jusqu’à 2 % du marché mondial. Le pays jouit par ailleurs d’énormes gisements de charbon, dont l’un d’eux, le
gisement de fer d’Hajigak dans la chaîne de montagnes de l’Hindu Kush à l’ouest de Kaboul, est jugé comme étant l’un des plus grands gisements à teneur élevée au monde. (John C. K. Daly, Analysis: Afghanistan's untapped energy, UPI Energy, 24 octobre 2008, c’est l’auteur qui souligne)

Le gaz naturel afghan
L’Afghanistan est un pont terrestre. L’invasion et l’occupation de l’Afghanistan menée par les États-Unis en 2001 a été analysée par des critiques de la politique étrangère étasunienne comme un moyen de sécuriser le contrôle du couloir de transport stratégique transafghan, liant le bassin de la mer Caspienne et la mer d’Oman.
Plusieurs projets de pipelines et de gazoducs transafghans ont été envisagés, dont le projet de pipeline TAPI (Turkménistan, Afghanistan, Pakistan, Inde) de 1900 km et d’une valeur de 8 milliards de dollars, lequel transporterait le gaz naturel turkmène par l’Afghanistan dans ce que l’on a décrit comme un « couloir de transit crucial ».
(Voir Gary Olson, Afghanistan has never been the 'good and necessary' war; it's about control of oil, The Morning Call, 1er octobre, 2009). L’escalade militaire dans le cadre de la guerre étendue d’« Afpak » est liée au TAPI. Le Turkménistan possède la troisième plus grande réserve de gaz naturel après la Russie et l’Iran.

Le contrôle stratégique des voies de transport sortant du Turkménistan fait partie des plans de Washington depuis l’effondrement de l’Union Soviétique en 1991.
Cependant, on a rarement considéré dans la géopolitique des pipelines que l’Afghanistan est non seulement voisin de pays riches en pétrole et en gaz naturel, (par exemple le Turkménistan), mais qu’il possède aussi sur son territoire d’assez grandes réserves inexploitées de gaz naturel, de charbon et de pétrole. Dans les années 1970, les Soviétiques évaluaient « les réserves gazières afghanes "explorées" (confirmées ou probables) à environ 5 billions de pieds cube. Les réserves initiales d’Hodja-Gugerdag étaient évaluées à un peu moins de 2 billions de pieds cube » (Voir, The Soviet Union to retain influence in Afghanistan, Oil & Gas Journal, 2 mai, 1988).
L'Agence d'Information sur l'Énergie (Energy Information Administration ou EIA) a reconnu en 2008 que les réserves de gaz naturel d’Afghanistan sont « substantielles » :
« Puisque le nord de l’Afghanistan est "une extension du sud du bassin centrasiatique très fécond d’Amu Darya, susceptible de contenir du gaz naturel", l’Afghanistan possède des réserves de gaz naturel confirmées et probables d’environ 5 billions de pieds cube. » (UPI, John C.K. Daly, Analysis: Afghanistan's untapped energy, 24 octobre, 2008)
Dès le début de la guerre soviéto-afghane en 1979, l’objectif de Washington a été de conserver un point d’ancrage géopolitique en Asie centrale.

Le trafic de drogue du Croissant d’or
La guerre clandestine des États-Unis, à savoir son soutien aux moudjahidines, « combattants de la liberté » (alias Al Qaida), était également destinée au développement du
trafic des opiacés du Croissant d’or, utilisé par les services de renseignement étasuniens afin de financer l’insurrection contre les Soviétiques [1].
Instauré au début de la guerre soviéto-afghane et protégé par la CIA, le trafic de drogue est devenu au fil des ans une entreprise extrêmement lucrative de plusieurs milliards de dollars. Il s’agissait de la pierre angulaire de la guerre clandestine étasunienne dans les années 1980. Aujourd’hui, sous l’occupation militaire des États-Unis et de l’OTAN, le trafic de drogue génère des revenus monétaires de plus de 200 milliards de dollars dans les marchés occidentaux. (Voir Michel Chossudovsky, America's War on Terrorism, Global Research, Montreal, 2005, voir aussi Michel Chossudovsky, Heroin is "Good for Your Health": Occupation Forces support Afghan Narcotics Trade, Global Research, 29 avril 2007)

Vers une économie de pillage
En chœur, les médias étasuniens ont confirmé que la « récente découverte » des richesses minérales afghanes constitue « une solution » au développement de l’économie du pays, décimée par la guerre, ainsi qu’un moyen d’éliminer la pauvreté. L’invasion des États-Unis et de l’OTAN en 2001 ainsi que l’occupation, ont préparé le terrain pour l’appropriation de ces richesses par les conglomérats miniers et énergétiques occidentaux.

La guerre contre l’Afghanistan est une « guerre de ressources » à but lucratif
Sous l’occupation des États-Unis et des alliés, cette richesse minérale est vouée à être pillée par une poignée de conglomérats miniers multinationaux une fois que le pays sera pacifié. Selon les écrits d’Olga Borisova suivant l’invasion d’octobre 2001, « la guerre contre le terrorisme », menée par les États-Unis, « [sera transformée] en politique coloniale influençant un pays formidablement riche ». (Borisova, op cit).
Une partie du plan des États-Unis et de l’OTAN est également de prendre tôt ou tard possession des réserves de gaz naturel de l’Afghanistan, ainsi que de prévenir le développement des intérêts énergétiques russes, iraniens et chinois dans le pays.
Note
1. Le trafic des opiacés du Croissant d’or constitue à l’heure actuelle la pièce maîtresse de l’économie d’exportation de l’Afghanistan. Le trafic d’héroïne, institué au début de la guerre soviéto-afghane en 1979 et protégé par la CIA, génère des revenus monétaires dépassant les 200 milliards de dollars par an dans les marchés occidentaux. Depuis l’invasion de 2001, la production de narcotiques en Afghanistan s’est accrue de plus de 35 fois. En 2009, la production d’opium se chiffrait à 6900 tonnes, comparativement à moins de 200 tonnes en 2001. À cet égard, les revenus de plusieurs milliards de dollars résultant de la production afghane d’opium sont générés en grande partie à l’extérieur du pays. D’après les données des Nations Unies, les revenus du trafic de drogue revenant à l’économie locale sont de l’ordre de 2 à 3 milliards annuellement, comparativement aux ventes mondiales d’héroïne
provenant du trafic d’opiacés afghans, lesquelles dépassent 200 milliards.
(Voir Michel Chossudovsky, America's War on Terrorism", Global Research, Montréal, 2005)
Michel Chossudovsky 

29 juin 2010

Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur d'économie à l'Université d'Ottawa. Il est l'auteur de Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre et de la Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (best-seller international publié en 12 langues).
Internationalnews
Mondialisation.ca, Le 24 juin 2010

Original :"The War is Worth Waging": Afghanistan's Vast Reserves of Minerals and Natural Gas, The War on Afghanistan is a Profit driven "Resource War"
Titre original: Les vastes réserves afghanes de gaz naturel et de pétrole : « la guerre en vaut la peine »
Article original en anglais, "The War is Worth Waging": Afghanistan's Vast Reserves of Minerals and Natural Gas, The War on Afghanistan is a Profit driven "Resource War" publié le 16 juin 2010.
Traduction par Julie Lévesque pour Mondialisation.ca.
Url de cet article: http://www.internationalnews.fr/article-gaz-naturel-petrole-et-lithium-en-afghanistan-la-guerre-en-vaut-la-peine-par-michel-chossudovsky-53195561.html



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

18/07/2010

n° 442 - Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage de l'Afghanistan - 16-07 :- Début - : "On ne compte pas les morts"

n° 442 - Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage  de l'Afghanistan - 16-07 :- Début - : "On ne compte pas les morts"



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Courrier des lecteurs & trouvé sur le net

& témoignage

n° 442 - du 16-07

C.De Broeder & M.Lemaire



Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)

 

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

 



Le " Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage " est  visible :

a) Sur nos blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

c) Sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 


 Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

Tiré à part :

1-1 Nouvelles accusations de corruption …

1-2 Au moins 4,2 milliards de dollars détournés …

1-3 Marie-France Calle : Quand les dollars prennent l'avion.

1-4 Nita Lowey, bloque le versement d'une aide à l'Afghanistan.

1-6 Encore un soldat français tué en Afghanistan… et toujours rien dans les médias …

1-7 Le Canada en Afghanistan - Rester ou partir ?

1-8 Ahmad Wali Karzaï, - frère du président- demande au Canada de rester…

Suite

2 Annexe

2-1 Michael Hastings : L’article qui a fait chuter le général McChrystal - Le général qui sortait du rang.

Fin

2-2 Caleb Irri : De la nécessité du complot.        

2-3  "On ne compte pas les morts"

2-3 USA : Pire que la Grande dépression ; Obama : pire que Hoover...

 



Tiré à part :



1 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

1-1 Nouvelles accusations de corruption …

Plus de 3 milliards de dollars (2,4 milliards d'euros) ont quitté illégalement l'Afghanistan au cours des dernières années, dans un pays gangrené par le trafic de drogue et la corruption, révèle le Wall Street Journal, lundi 28 juin.

Selon le quotidien américain, cet argent liquide – qui représente plus que les impôts et les taxes douanières récoltés annuellement par le gouvernement afghan – a été officiellement déclaré avant d'être chargé dans des valises ou des palettes à bord de vols au départ de l'aéroport de Kaboul.

Selon les enquêteurs, l'argent détourné provient en partie de projets humanitaires financés par des ONG occidentales et de contrats passés par les forces de la coalition et de l'OTAN présentes dans le pays pour assurer leur sécurité et des travaux de reconstruction. Des dollars américains, des riyals saoudiens, des roupies pakistanaises, des couronnes norvégiennes et même d'anciens deutschmarks échangeables contre des euros ont ainsi été détournés vers l'étranger. Une autre partie de l'argent viendrait du commerce de l'opium, ainsi que du racket et de la vente de drogue auxquels se livrent les résistants.

DE HAUTS RESPONSABLES SOUPÇONNÉS

De hauts responsables afghans et l'entourage du président Hamid Karzaï, en particulier son frère et son vice-président, Mohammed Fahim, seraient impliqués dans ces détournements.

Les deux hommes nient toute implication.

De son côté, le Washington Post révèle que des responsables du gouvernement afghan ont régulièrement entravé des enquêtes sur des opérations de corruption. Ils ont notamment poussé les enquêteurs à négliger des preuves à l'encontre de cadres d'entreprises financières soupçonnées d'avoir facilité des transferts d'argent illégaux vers l'étranger, selon le journal.

Ces soupçons ont alimenté les ressentiments de la population à l'égard du gouvernement, soutenu par Washington, et renforcé la popularité des résistants. Les Etats-Unis sont face à une guerre "plus dure et plus lente qu'anticipé" en Afghanistan, malgré les coups portés à Al-Qaida, a estimé dimanche le directeur de la CIA, Leon Panetta, sur la chaîne ABC.

28/6 

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2010/06/28/nouvelles-accusations-de-corruption-contre-les-autorites-afghanes_1379760_3216.html


1-2 Au moins 4,2 milliards de dollars détournés …

Au moins 4,2 milliards de dollars en liquide ont été transférés à l'étranger par l'aéroport de Kaboul au cours des dernières trois années et demie, a indiqué mardi le quotidien britannique The Times, citant une lettre du ministre afghan des finances, Omar Zakhilwal, à une élue américaine

Le 28 juin dernier, la représentante démocrate Nita Lowey avait bloqué le versement de 3,9 millions de dollars d'aide à l'Afghanistan après que le Wall Street Journal eut révélé que plus de trois milliards de dollars avaient illégalement quitté ce pays dans des valises ou des palettes à bord de vols en partance de Kaboul.

"Nos informations montrent que 4,2 milliards de dollars ont été transférés en liquide à travers le seul aéroport international de Kaboul depuis trois ans et demi", écrit cependant le ministre afghan dans sa lettre à Nita Lowey, datée du 30 juin.

"Le montant pourrait même être plus élevé", ajoute M. Zakhilwal, qui demande la coopération américaine pour déterminer l'origine de cet argent.

"Je n'ai pas l'intention de donner le moindre centime de plus pour l'aide à l'Afghanistan tant que je ne serai pas persuadée que l'argent du contribuable américain ne finit pas dans les poches de responsables afghans corrompus, de barons de la drogue ou de terroristes", avait affirmé dans un communiqué la représentante Nita Lowey, qui siège à la puissante commission du budget du Congrès.

L'administration Obama avait demandé le versement de 3,9 millions de dollars d'aide à l'Afghanistan pour l'année budgétaire 2011 qui commence en octobre.

6/7

AP


1-3 Marie-France Calle : Quand les dollars prennent l'avion.
Matthew Rosenberg, le correspondant du Wall Street Journal (WSJ) à Kaboul, a mené une formidable  enquête sur la manière dont les devises s'échappent d'Afghanistan. Edifiant.

Mais une mauvaise nouvelle de plus dans la déconfiture ambiante.  

C'est certainement l'un des articles les plus "dérangeants" sur l'Afghanistan que j'ai lus ces derniers jours.

Publié dans la foulée du départ fracassant du général Stanley McChrystal, il laisse un goût amer et le sentiment que tout part à vau-l'eau dans ce pays en guerre depuis bientôt neuf ans.

D'autant qu'il arrive également sur fond de rumeurs contradictoires, mais pas forcément rassurantes, sur de présumées négociations en cours entre le président Karzaï et les résistants, voire des commandants liés à al-Qaïda. 

Revenons d'abord sur l'article du WSJ. "Plus de 3 milliards de dollars en liquide se sont ouvertement envolés au cours des trois dernières années, quittant Kaboul par l'aéroport international, un montant si énorme que les enquêteurs américains sont persuadés que des officiels afghans et leurs associés envoient vers des paradis financiers à l'étranger des milliards de dollars prélevés sur l'aide américaine, et l'argent de la drogue", écrit Rosenberg.

Plus ahurissant encore, cet argent est entassé dans des valises, empilé sur des palettes et chargé dans des avions. Il est ainsi officiellement déclaré et autorisé à quitter le territoire... comme s'il s'agissait d'une marchandise ordinaire. "Chaque année, davantage d'argent liquide dûment déclaré quitte Kaboul que le gouvernement afghan n'en récolte dans tout le pays en impôts et autres droits de douane", poursuit le journaliste. Et l'un de ses interlocuteurs, un américain enquêtant sur la corruption et le financement des résistants de lui lancer : "Ce n'est pas comme si l'argent poussait sur les arbres ici. Tout cela ressemble plutôt au vol pur et simple de nos impôts. Et aux revenus de l'opium, bien sûr". 

Matthew Rosenberg explique également dans le détail le système de la hawala, qui permet de transférer des sommes colossales sans laisser de traces. Un système vieux comme le monde, au-dessus de tout soupçon... Les billets de banque passent de mains en mains. Cette pratique, qui repose sur la confiance, est beaucoup moins coûteuse que les virements bancaires.

Toujours aussi décapant, l'article note au passage que "même les Nations unies, l'Otan et des groupes d'aide internationale en Afghanistan, ont eu recours de temps à autre, à la hawala pour transférer de l'argent et payer leurs équipes". "L'Afghanistan est un pays où la société est fondée sur les relations personnelles et la confiance", affirme sans rire le président de l'association de la hawala à Kaboul.

Pour ce qui est des manœuvres du président Hamid Karzaï pour se concilier les résistants et de son soudain rapprochement avec l'establishment militaire pakistanais, je me permets de vous renvoyer à mon analyse publiée ce matin dans Le Figaro. J'aurai amplement l'occasion de revenir sur le sujet. 

Enfin, cerise sur le gâteau, un rapport américain rendu public aujourd'hui, affirme que l'armée afghane est loin d'être à niveau pour prendre le relais des forces de la coalition. Il y a un peu moins d'un an, ce blog s'était déjà fait l'écho des carences de l'armée afghane. Sorry, à l'évidence Ann Jones savait de quoi elle parlait...

Marie-France Calle

le 29 juin 2010

http://blog.lefigaro.fr/inde/2010/06/afghanistan-les-dollars-sechap.html


1-4 Nita Lowey, bloque le versement d'une aide à l'Afghanistan.

Une élue américaine a bloqué lundi le versement de plusieurs millions de dollars d'aide à l'Afghanistan promettant de ne plus donner un centime à ce pays tant que son président, Hamid Karzaï, n'agirait pas contre la corruption.

«Je n'ai pas l'intention de donner le moindre centime de plus pour l'aide en Afghanistan tant que je ne serai pas persuadée que l'argent du contribuable américain ne finit pas dans les poches de responsables afghans corrompus, de barons de la drogue ou de terroristes», a déclaré la représentante Nita Lowey.

Un collaborateur de cette représentante démocrate de New York a indiqué que l'administration Obama avait demandé le versement de 3,9 millions de dollars d'aide à l'Afghanistan pour l'année budgétaire 2011 qui commence en octobre.

«Trop d'Américains souffrent de la conjoncture économique pour que l'on mette des dollars gagnés durement dans les mains de criminels étrangers», a-t-elle écrit dans un communiqué.

Dans son édition de lundi, le Wall Street Journal a révélé que plus de trois milliards de dollars avaient quitté illégalement l'Afghanistan au cours des dernières années.

Selon le quotidien, cet argent liquide - qui représente plus que les impôts et les taxes douanières récoltés annuellement par le gouvernement afghan - est officiellement déclaré avant d'être chargé dans des valises ou des palettes à bord de vols au départ de l'aéroport de Kaboul.

 28 juin

http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/201006...


1-5 Marie-France Calle : La peur et la désillusion règnent dans Kandahar

Nb Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

L'étau se resserre sur Kandahar. L'offensive annoncée en fanfare pour juillet contre l'ancien fief des résistants a certes été repoussée à l'automne. On ne parle même plus désormais d'«opération militaire» -un gros mot dans le petit manuel de la nouvelle doctrine américaine de «contre-insurrection»- mais de «processus». Il n'empêche. Américains et Canadiens continuent de masser leurs troupes aux abords de la capitale provinciale. Pendant ce temps à Kandahar City, les résistants ne désarment pas. «Le terrorisme continue, surtout en ville. Mais les résistants ont changé de tactique. À présent, ils se livrent surtout à des assassinats ciblés, des attentats suicides, et plantent des bombes artisanales le long des routes», confie Ahmad Wali Karzaï, le président du conseil provincial et, incidemment, le demi-frère du président afghan, Hamid Karzaï. 

Rues désertes

Quant aux Kandaharis, ils vivent dans la peur et la désillusion. Près de neuf ans d'occupation étrangère ne leur ont apporté ni la paix ni la sécurité.

Pourquoi, s'interrogent-ils? «La construction d'écoles, d'hôpitaux, de routes?

Autant de belles promesses jamais tenues», lance avec amertume Idriss, un jeune ingénieur qui vit au centre de Kandahar, à quelques mètres de l'ancienne demeure du mollah Omar. Le chef spirituel des résistants se cacherait au Pakistan, dans la région de Quetta. Idriss en est persuadé, «les Américains n'ont qu'un seul but, rester en Afghanistan». Et pour cela, dit-il, «ils soutiennent les résistants tout en faisant semblant de les combattre, ça fait durer la guerre». Il n'est pas le seul à croire à cette théorie de la conspiration. Quand on lui demande son avis, Abdul, qui tient un petit restaurant, hoche la tête en signe d'approbation. «C'est pareil pour la culture du pavot et le trafic de la drogue, dit-il. Les Occidentaux prétendent que ce sont nos dirigeants qui sont derrière tout ça; mais, sans l'aide des Américains, comment ces énormes transactions, visibles de tous, pourraient-elles continuer d'exister? » 

Au centre de Kandahar, les rues sont quasiment désertes. La ville porte les cicatrices des récents attentats. Sur l'une des principales artères, on peut voir les murs éventrés de la «guesthouse fortifiée» qui abritait des compagnies de construction occidentales. Elle a été soufflée au printemps dernier par un attentat suicide. Quatre Afghans sont morts, plusieurs Américains ont été blessés. Le 20 avril, les rebelles ont fait exploser en plein marché un âne chargé d'explosifs. Trois enfants ont été tués, mais les résistants ont revendiqué la mort de onze étrangers… 

Mauvaise gouvernance  

Il y a trois jours, un homme a été abattu en plein Kandahar. Dans la même journée, des insurgés s'en sont pris à un villageois du district d'Arghandab, à quelques kilomètres de là. L'homme, qui voyageait avec sa femme et ses enfants, a été tué sous leurs yeux. Selon le conseil provincial, les militants l'avaient menacé à plusieurs reprises, l'accusant d'espionner pour le gouvernement afghan soutenu par les Occidentaux.

La liste des exactions des résistants est longue. Pour autant, leur crédit n'est pas forcément entamé dans cette province du Sud afghan. La présence des troupes étrangères n'y est pas pour rien. La mauvaise gouvernance afghane non plus. «Avant, la famille Karzaï était très respectée ici, mais depuis que Hamid est président, ses frères, y compris Wali, se croient tout permis », affirme Idriss. Le «jeune Karzaï» profiterait notamment de la fonction de son aîné pour nommer ou révoquer à sa guise les personnages clés à Kandahar. En revanche, personne ne peut le soupçonner de sympathie pour les résistants, qui ont tué son père en 1999. Même s'il est convaincu que le temps est venu de négocier avec eux.

2010, année meurtrière pour les troupes occidentales 

Triste record pour les troupes internationales. Avec des pertes s'élevant à 352 soldats à la mi-juillet, 2010 s'annonce déjà comme l'année la plus meurtrière pour la coalition en Afghanistan. En 2009, 521 militaires étrangers avaient été tués, mais sur douze mois.

Samedi a été une journée particulièrement sanglante. Cinq soldats américains ont trouvé la mort, à l'est et au sud du pays, victimes de bombes artisanales et de tirs à l'arme légère. Un sixième a été tué accidentellement. Les États-Unis fournissent le plus fort contingent (100 000 hommes sur un total de 142 000), ce qui explique qu'ils paient le tribut le plus lourd dans cette guerre qui est aussi la plus longue de leur histoire : 224 tués cette année et 1 171 depuis la fin 2001. Responsable de cette escalade, la nouvelle stratégie des militants consistant à planter des bombes de facture plus ou moins grossière le long des routes où passent les convois de la coalition. 

À cela viennent s'ajouter les pertes de soldats de l'armée afghane, encore mal entraînés.

Sans compter les victimes civiles. Des «bavures» qui nourrissent l'hostilité des Afghans contre les troupes de l'Otan.

Et ne manquent pas d'alimenter les tensions entre le président Hamid Karzaï et les forces alliées.

Marie-France Calle
12/07/2010

http://www.lefigaro.fr/international/2010/07/11/01003-201...


1-6 Encore un soldat français tué en Afghanistan… et toujours rien dans les médias …

nb : Ndlr : La publication de l’article ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage ce point de vue, mais doit être vu comme information.

Le sort des 3000 soldats français engagés en Afghanistan pour « construire la paix » ne semble intéresser ni les politiques, ni les médias. Aux débats sur la légitimité de leur présence, on préfèrera hélas parler des Bleus, nouveaux représentants de la nation.

Il faut comprendre pourquoi les indécentes bouffonneries des Bleus ont pu être élevées au rang de tragédie nationale : c’est parce que ces mercenaires d’un sport collectif naufragé par l’argent et les enfantillages ont été depuis quelques années abusivement investis de la trop lourde charge de représenter la France que toutes les frustrations nationales, se polarisant sur ces symboles inadéquats, ont hystérisé l’enjeu de la Coupe du Monde. D’où cette sur-réaction, tant face au comportement odieux de ces enfants gâtés qu’au résultat pathétique de leur odyssée.

Le décalage n’est que plus grand avec le sort – l’indifférence et le silence – réservé à ce que fut longtemps l’incarnation de la nation, avant qu’elle ne soit réduite aux évolutions d’un ballon rond sur un écran plat : l’Armée. Un 44ème soldat Français est mort la semaine dernière en Afghanistan : à peine quelques lignes dans les quotidiens, quelques secondes dans les journaux télévisés. « Le brigadier décédé serait un guadeloupéen de 27 ans », avance avec hésitation une presse qui sait nous renseigner avec beaucoup plus de précision sur les secrets de chambrée des Bleus. Pour la quarante-quatrième fois Nicolas Sarkozy a fait part de sa « grande tristesse » et, sur les blogs, les militaires, de moins en moins muets, se désolent en constatant que, passée la dizaine de morts, les corps des soldats français rapatriés chez eux n’intéressent plus guère que ceux (officiers, préfets, ministres) dont c’est le métier de s’émouvoir officiellement dans ces circonstances.

Mais au-delà de l’émotion dérobée, c’est l’absence de débat sur cette présence française en Afghanistan qui surprend, comparé à l’ampleur de la cacophonie sur les enjeux stratégiques considérables d’une vingtaine de post-adolescents habiles sur le gazon pour le moral de la nation. Il y a tout de même plus de 3000 militaires français engagés dans un conflit dont on ne saisit vraiment ni les contours ni les objectifs.

Les soldats déjà tombés au nom de la France (c’est du moins ce qu’on leur accorde encore officiellement) et ceux qui restent méritent-ils moins d’attention que les héros qui portent les couleurs de SFR, Carrefour et Adidas ?

Au moins les Bleus savaient ce que l’on attendait d’eux, même s’ils n’étaient pas à la hauteur, tandis que les soldats envoyé à Kaboul - qui sont bien obligés, eux, d’être à la hauteur - s’aperçoivent que tout le monde se désintéresse de ce qu’ils peuvent bien faire là-bas.

A quand remonte le dernier débat politique sérieux sur leur mission ?

La stratégie française se limite à la participation à un engagement américain dont la finalité semble elle aussi de moins en moins évidente comme en témoigne l’éviction par le Président Obama du Général commandant les troupes américaines en Afghanistan qui s’interrogeait à trop haute voix sur sa propre mission. Le gouvernement français s’explique peu sur notre engagement, mais il faut bien constater que l’opposition, guère plus au clair sur le sujet, ne le lui demande pas… Comme la folie autour des Bleus, le déficit de débat sur l’engagement en Afghanistan est aussi une particularité française en Europe. Les discussions sont vives en Grande-Bretagne et en Allemagne et, au début de l’année, ce sujet a même provoqué une crise gouvernementale et des élections anticipées aux Pays-Bas. Chez nous, politiques et journalistes se désintéressent de cet enjeu à la notable exception de Jean-Dominique Merchet, journaliste à Libération, dont l’excellent livre « Mourir pour l’Afghanistan », (Edition Jacob-Duvernet) - démontrant clairement pourquoi il fallait partir au plus vite - n’a guère provoqué d’état d’âme.

Comme si l’engagement militaire s’était dénationalisé, relevant d’une technique professionnelle comme une autre, avec ses accidents du travail. Seule prise de position officielle notable : la réponse à la revendication des milliers de soldats qui sont passés par l’Afghanistan, qui en sont revenus vivants, et qui demandent le bénéfice de la « campagne double »  pour le calcul de leur future pension de retraite.

Le gouvernement refuse, pour deux raisons. D’abord, ne pas alourdir les finances publiques en période d’économie. Mais aussi ne pas céder sur la condition permettant l’ouverture de ce droit : admettre que ces soldats ont été engagés dans une « guerre ». Or Bernard Kouchner l’a encore répété récemment: « Nous ne sommes pas en guerre contre quiconque : nous construisons la paix ».

Rien de préoccupant, donc, comparé à l’immense drame national des Bleus.

25 Juin

http://www.marianne2.fr/Encore-un-soldat-francais-tue-en-Afghanistan-%C2%A0et-toujours-rien-dans-les-medias_a194436.html?com


1-7 Le Canada en Afghanistan - Rester ou partir ?

Nb: Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

Un an avant que les Forces canadiennes ne commencent à se retirer de l'Afghanistan, les Canadiens prennent conscience de l'importance de la mission militaire et de notre départ imminent. Entre-temps, l'OTAN, à la tête de la force multinationale là-bas, exhorte discrètement le Canada à continuer à y envoyer des militaires.

Le Comité spécial sur la mission canadienne en Afghanistan de la Chambre des communes affirme qu'il est temps que le Parlement «amorce une discussion sérieuse sur l'avenir de la mission canadienne».
Nous nous réjouissons que d'autres participants se joignent au débat. Notre comité sénatorial, qui étudie la même question, a entendu d'importants intervenants canadiens et d'autres intervenants en Afghanistan. Aucun d'eux n'a dit que la mission devrait se terminer. Bon nombre croient qu'au moins quelques troupes devraient y demeurer. Et tous conviennent que notre contribution a été remarquable.
Le Canada participe depuis le début à la force internationale sanctionnée par les Nations Unies pour une raison primordiale: notre sécurité nationale. Quand, le 11 septembre 2001, des terroristes d'al-Qaïda ont frappé, ils ont tué 2976 personnes issues de 77 pays, dont 24 Canadiens, et ils ont laissé planer la menace du terrorisme sur nous tous. C'est en Afghanistan, sous la tutelle des résistants, que ces terroristes et d'autres ont reçu un entraînement. Fait sans précédent, l'OTAN a invoqué l'article 5 de son traité fondateur selon lequel une attaque contre un des membres est une attaque dirigée contre tous.

Reconstruction civile
Les Forces canadiennes ont touché le sol afghan en 2002 et, depuis 2005, elles montent la garde presque seules dans la province de Kandahar, lieu d'origine des résistants, dans le cadre de la Force internationale d'assistance à la sécurité. Elles y dirigent les forces américaines, effectuent des patrouilles de combat, protègent l'équipe provinciale de reconstruction, lui prêtent main-forte et assurent l'entraînement de même que l'encadrement de l'armée nationale afghane. Elles ont aussi élaboré une stratégie anti-insurrectionnelle qui suscite l'admiration de l'armée américaine — elle consiste à s'établir et à vivre dans de petits villages afin que le gouvernement afghan, les organismes d'autres gouvernements et les organisations non gouvernementales puissent y venir en toute sécurité pour contribuer à la reconstruction de la société civile afin que celle-ci résiste à la coercition des résistants.
Le Canada joue un grand rôle dans cette reconstruction de la société civile. Nous avons bâti des écoles, conseillé des ministères, participé à la réparation du barrage Dahla et du système d'irrigation pour fournir l'eau vitale et bien d'autres choses. En ce qui concerne le développement de la capacité de gouverner de l'Afghanistan, rien ne sert de former des agents de police s'il n'y a aucun système judiciaire fonctionnel pour les appuyer. De même, il serait plus facile de créer un corps policier et une armée si les recrues avaient une certaine instruction et savaient lire et écrire. L'objectif de l'OTAN et du Canada est d'aider l'Afghanistan à devenir autonome.
Sécurité
Pour ce qui est du travail de nos troupes, composées de près de 3000 soldats, le Comité n'a entendu que des éloges de la part des hauts gradés de l'armée américaine aussi bien que des groupes de pression politique. Comme Terry Glavin, du Comité de solidarité Canada-Afghanistan, a dit au Comité: «Il est difficile d'établir un lien direct de cause à effet entre la mort d'un soldat et une jeune fille qui apprend à écrire son nom pour la première fois, mais ce lien existe vraiment.»
Les unités d'entraînement et d'encadrement de l'armée nationale afghane constituent une partie importante des Forces canadiennes à Kandahar. Après tout, leurs soldats et leurs policiers devront assurer la sécurité et l'application de la loi après le retrait des forces internationales et ils sont loin d'être prêts. Les quelque 200 troupes canadiennes qui s'en occupent font partie des équipes de liaison et de mentorat opérationnel de police.
L'un des plus éloquents arguments que le Comité a entendus en faveur du maintien des troupes en Afghanistan a été avancé par le brigadier-général (retraité) Serge Labbé, qui se trouve maintenant à Kaboul comme adjoint d'un haut représentant civil de l'OTAN. Selon M. Labbé, le moment ne semble pas opportun pour retirer toutes les troupes alors qu'«il faut plus de soldats pour renverser la vapeur». Il a demandé que soit entraînée une autre brigade de l'armée afghane, ajoutant que «nous ne pouvons les laisser se dépêtrer tout seuls».
L'ambassadeur d'Afghanistan au Canada, Jawed Ludin, a vivement recommandé au Canada de poursuivre ses activités de sécurité en contribuant à la création de forces afghanes.

C'est la priorité stratégique la plus importante de l'Afghanistan. «Nous aimerions y donner suite avec votre appui.»

 Nous partageons ce point de vue.

Pamela Wallin et Roméo Dallaire - Sénateurs et respectivement présidente et vice-président du Comité sénatorial de la sécurité nationale et de la défense. 

28 juin 2010 

http://www.ledevoir.com/international/actualites-internationales/291643/le-canada-en-afghanistan-rester-ou-partir


1-8 Ahmad Wali Karzaï, - frère du présiden t- demande au Canada de rester…

Ahmad Wali Karzaï, qui dirige le conseil provincial de Kandahar, a déclaré mardi qu'il est déçu que le Canada et les États-Unis aient annoncé des dates butoir pour leur retrait d'Afghanistan.

Le demi-frère cadet du président afghan Hamid Karzaï demande au Canada et aux autres membres de l'OTAN de ne pas se retirer du pays tant que le ‘travail’ ne sera pas terminé.

La mission militaire actuelle du Canada en Afghanistan doit prendre fin en juillet 2011.

M. Karzaï a remercié le Canada et le premier ministre Stephen Harper pour tout ce qui a été accompli, mais il a demandé aux Canadiens de rester encore un peu. Il a également demandé à M. Harper de réévaluer ses intentions de retrait.

«Nous espérons qu'il continuera à appuyer les Afghans, a-t-il dit lors d'un entretien accordé à La Presse Canadienne dans sa résidence somptueuse au cœur de la ville de Kandahar. Ceux que nous combattons ne sont pas seulement les ennemis de l'Afghanistan. Ils sont les ennemis du monde. Ils sont les ennemis de tous les êtres humains, donc ne nous abandonnez pas.

«Vous devez respecter vos engagements. Vous ne pouvez vous en aller en plein milieu (de la tâche), a-t-il ajouté. Vous devez compléter le travail et je ne pense pas que le travail soit terminé.

«Nous sommes patients. La communauté internationale est pressée. On ne peut pas bousculer les choses. Nous sommes confus face à la communauté internationale. Ils étaient unis quand ils sont arrivés ici -ils ne sont pas aussi unis au moment de quitter.»

M. Karzaï a prévenu que si les forces internationales quittent l'Afghanistan trop rapidement, tout ce qui a été accompli depuis neuf ans risque d'être perdu. Il a ajouté que des combattants étrangers provenant du Pakistan et d'Iran continuent à entrer régulièrement en Afghanistan.

M. Karzaï -qui est surnommé le «roi de Kandahar» en raison du puissant poste qu'il occupe dans le sud du pays- a soutenu que les résistants se proclament vainqueurs en raison du départ prochain des soldats internationaux, et qu'ils utilisent cet argument pour recruter de nouveaux membres.

«La communauté internationale a aidé leur recrutement -ils ont annoncé qu'ils s'en allaient, a-t-il expliqué. Les résistants disent déjà aux habitants de Panjwaï et de Zhari: «De quel côté êtes-vous? Joignez-vous à nous, nous gagnons». C'est une contribution importante à leur recrutement.»

M. Karzaï dit aussi douter que les forces de sécurité afghanes soient prêtes à combler le vide laissé par le départ des forces internationales. «Je pense que la situation se détériorera. Le pays reviendra à ce qu'il était au milieu des années 1990 et ce sera la même histoire. Tout ce que nous aurons accompli depuis neuf ans s'envolera en fumée», a-t-il prédit.

Ahmad Wali Karzaï est un personnage très controversé en Afghanistan. Des rumeurs lui reprochent depuis longtemps de profiter de ses liens familiaux pour s'enrichir, d'être à la solde de la CIA, voire de participer au trafic de drogue. Il réfute toutes ces accusations et demande à ses détracteurs de fournir des preuves.

«Je suis comme les épices dans un plat, a-t-il dit. Si on fait un plat sans épices, ça ne goûte pas bon -alors ils ajoutent un peu d'Ahmad Wali Karzaï dans l'histoire et tout le monde en mange. C'est ce que je suis: une bonne histoire

06 juillet

 http://www.cyberpresse.ca/dossiers/le-canada-en-afghanistan/201007/06/01-4296027-le-frere-du-president-afghan-demande-au-canada-de-rester.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B2_le-canada-en-afghanistan_77163_section_POS1

n° 442 - Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage de l'Afghanistan - 16-07 :- Suite - : "On ne compte pas les morts"

n° 442 - Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage  de l'Afghanistan - 16-07 :- Suite - : "On ne compte pas les morts"



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Courrier des lecteurs & trouvé sur le net

& témoignage

n° 442 - du 16-07

C.De Broeder & M.Lemaire



Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)

 

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

 



Le " Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage " est  visible :

a) Sur nos blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

c) Sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 


 Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

2 Annexe

2-1 Michael Hastings : L’article qui a fait chuter le général McChrystal - Le général qui sortait du rang.



2 Annexe

2-1 Michael Hastings : L’article qui a fait chuter le général McChrystal - Le général qui sortait du rang (Rolling Stone)

Voici la traduction complète de l’article (long) qui a valu le limogeage du Général McChrystal, ex-commandant des forces US et de l’OTAN en Afghanistan.

Où on apprend des choses énoncées avec une certaine candeur et d’autres qu’il faut lire entre les lignes. Précision qui peut avoir son importance : selon l’auteur de cet article, le général avait révisé le texte et n’a demandé aucune modification.

(Nota : le langage parfois cru est dans le texte original)

« Comment me suis-je fait baiser pour ce dîner ? » demande le Général Stanley McChrystal.

Nous sommes un jeudi du mois d’avril (2010), et le commandant de la totalité des forces US et de l’OTAN est assis dans une suite quatre étoiles de l’hôtel Westminster à Paris. Il est en France pour vendre sa nouvelle stratégie à nos alliés de l’OTAN – et surtout pour préserver la fiction que nous avons des alliés. Depuis que McChrystal a pris le commandement il y a plus d’un an, la guerre en Afghanistan est devenue l’affaire exclusive des Etats-Unis.

L’opposition à la guerre a déjà fait tomber le gouvernement hollandais, provoqué la démission du président de l’Allemagne et poussé l’Allemagne et le Canada à annoncer le retrait de leurs 4500 soldats.

McChrystal est à Paris pour empêcher les français, qui ont perdu plus de 40 soldats en Afghanistan, de flancher.

« Le dîner fait partie des contraintes du métier, mon général » lui dit son chef de cabinet, le Colonel Charlie Flynn.

McChrystal se retourne vivement sur sa chaise.

« Hé, Charlie, » demande-t-il, « et ça, ça fait partie des contraintes du métier ? »

McChrystal lui fait un doigt d’honneur.

Le Général se lève et balaie du regard la suite que les 10 membres de son personnel qui l’accompagnent ont transformé en un véritable QG. Les tables sont encombrées de Toughbooks argentées de marque Panasonic, et des câbles bleus s’entrecroisent sur le tapis épais de l’hôtel, connectés à des antennes paraboliques qui transmettent des communications cryptées. Habillé en civil – cravate bleue, chemise et pantalon de ville – McChrystal est loin d’être à l’aise avec ce code vestimentaire. Paris, selon un des ses conseillers, est « la ville la plus anti-McChrystal qu’on puisse imaginer. » Le Général déteste les restaurants chics, et refuse tous les établissements avec des bougies sur les tables en disant qu’ils sont trop « Gucci ». Il préfère la bière Bud Light (sa bière préférée) au vin de Bordeaux, Talladega Nights (son film préféré) à Jean-Luc Godard. De toute façon, le général n’a jamais été à l’aise en public : avant d’être nommé par le président Obama à la tête de la guerre en Afghanistan, il avait passé cinq ans à diriger les opérations clandestines les plus secrètes du Pentagone.

« Quoi de neuf sur les attentats à Kandahar ? » demande le général à Flynn. La ville a été secouée par deux énormes attentats à la voiture piégée au cours de la seule journée d’hier, remettant en question ses affirmations selon lesquelles il pouvait reprendre la ville aux Taliban.

« Nous avons deux soldats morts au combat, mais ça reste à confirmer. » dit Flynn.

McChrystal jette un dernier coup d’œil à la ronde. A 55 ans, il est grand et mince, un peu comme Christian Bale dans le film Rescue Dawn. Ses yeux bleus ardoise ont la troublante capacité de vous transpercer lorsqu’ils vous fixent. Si vous avez déconné ou si vous l’avez déçu, il peut vous détruire l’âme sans même hausser le ton, rien qu’avec ces yeux là.

«  Je préférais me faire botter le cul par toute une foule que de me rendre à ce dîner, » dit-il. Une pause, puis il ajoute : « malheureusement, personne dans cette pièce n’en serait capable. »

Sur ces paroles, il franchit la porte.

J’interroge un de ses assistants : « Avec qui va-t-il dîner ? »

« Un ministre français quelconque, » me répond-il. «  C’est vraiment nul ».

Le lendemain matin, McChrystal et son équipe se rassemblent pour préparer le discours qu’il donnera à l’Ecole Militaire. Le général se vante d’avoir la langue mieux pendue que quiconque, mais son franc-parler a aussi un prix : bien qu’il ne dirige la guerre que depuis moins d’un an, il a déjà réussi à sérieusement contrarier tous ceux concernés de près ou de loin par ce conflit. A l’automne dernier à Londres, au cours d’une séance de questions/réponses suivie d’un discours, McChrystal a balayé la stratégie de contre-terrorisme défendue par le vice-président Biden en la qualifiant de « stratégie à court terme », et en déclarant qu’elle mènerait vers un « Caos-nistan ». Ses remarques lui ont valu un rappel à l’ordre du Président lui-même, qui a convoqué le général pour une réunion en tête-à-tête à bord de l’avion présidentiel Air Force One. Le message à McChrystal était clair : « Ferme ta gueule et file doux ».

A présent, tout en consultant ses fiches pour son discours à Paris, McChrystal se demande à voix haute quelle question sur Biden lui sera posée cette fois-ci, et comment il devra y répondre. « Je ne sais jamais sur quoi je vais tomber devant tous ces gens, c’est ça le problème » dit il. Ensuite, parce que c’est plus fort qu’eux, lui et son équipe se mettent à imaginer le général en train de rabrouer le vice-président avec une réplique bien sentie.

« Vous me posez une question sur le vice-président Biden ? » dit le général en riant. « Mais qui est-ce ? ». « Biden ? » suggère un haut conseiller. « Vous avez dit : « Bite me » ? » (jeu de mots intraduisible. Proche de « fume, c’est du belge » - NdT)

Lorsque Barack Obama a pris ses fonctions, il s’est immédiatement attelé à la réalisation de sa promesse électorale la plus importante en matière de politique étrangère : la reprise en main de la guerre en Afghanistan et la raison pour laquelle nous avons envahi ce pays. « Je veux que le peuple Américain comprenne, » avait-il annoncé en mars 2009. « Notre objectif est clair et précis : démanteler et détruire Al Qaeda au Pakistan et en Afghanistan. » Puis il ordonna l’envoi de 21.000 troupes supplémentaires à Kaboul, soit la plus forte augmentation depuis le début de la guerre en 2001. Après consultation avec le Pentagone et le Chef d’Etat major, il a aussi limogé le général David McKiernan – commandant des forces US et de l’OTAN à l’époque – et l’a remplacé par un homme qu’il ne connaissait pas et qu’il n’avait rencontré que brièvement : le général Stanley McChrystal. C’était la première fois depuis plus de 50 ans qu’un général se voyait limoger en temps de guerre, depuis que Harry Truman a limogé le général Douglas Mac Arthur en pleine guerre de Corée.

Bien qu’il ait voté pour Obama, le courant n’est jamais passé entre McChrystal et son nouveau Commandant en Chef. Le général a rencontré Obama pour la première fois une semaine après sa prise de fonctions, lorsque le président s’était réuni avec une douzaine d’officier supérieurs dans une salle au Pentagone baptisée le Tank. Selon des sources proches de la réunion, McChrystal a trouvé qu’Obama paraissait « gêné et intimidé » par une salle remplie de militaires gradés. La première rencontre en tête-à-tête s’est déroulée dans le Bureau Ovale quatre mois plus tard, après que McChrystal ait été nommé en Afghanistan, et ce n’était pas mieux. « Ce fut une opération de comm’ qui a duré 10 minutes, » a dit un conseiller de McChrystal. « Obama à l’évidence ne savait rien sur lui, ni qui il était. Il avait devant lui type qui allait diriger sa putain de guerre, mais il n’avait pas l’air très impliqué. Le Patron était plutôt déçu. »

Depuis le début, McChrystal était déterminé à laisser sa marque personnelle sur l’Afghanistan, à s’en servir comme un laboratoire pour une stratégie militaire controversée appelée « contre-insurrection » ou COIN. Cette théorie est la nouvelle doctrine des gradés du Pentagone et elle prétend concilier la préférence des militaires pour la violence high-tech avec une demande croissante de guerres prolongées dans des états en déliquescence. COIN requiert l’envoi de très nombreux soldats sur le terrain pour non seulement détruire l’ennemi mais aussi pour vivre parmi la population civile et reconstruire lentement, à partir de zéro, un nouveau gouvernement – un processus qui peut durer, même d’après les plus farouches partisans de la théorie, plusieurs années, voire décennies. Pour l’essentiel, cette théorie redéfinit le rôle de l’armée et étend son autorité (et son financement) jusqu’à la prise en charge des aspects diplomatiques et politiques de la guerre : imaginez des bérets verts en train de jouer à des Peace Corps armés. En 2006, après que le général David Petraeus ait expérimenté sa théorie au cours de son « offensive » en Irak, celle-ci a convaincu un noyau dur de partisans au sein des groupes de réflexion, des journalistes, des officiers de l’armée et d’officiels civils. Appelés « COINdinistas » en allusion à leur ferveur (allusion idiote probablement aux Sandinistes du Nicaragua qui n’avaient de ferveur que celle de défendre leur pays attaqué par les US – note dubitative du Traducteur), ce milieu influant pensait que leur doctrine s’appliquerait parfaitement à l’Afghanistan. Tout ce dont ils avaient besoin était un général avec suffisamment de charisme et de jugeote en politique pour la mettre en œuvre.

McChrystal a fait pression sur Obama pour procéder à une escalade de la guerre avec la même hardiesse qu’il avait montré dans la traque de terroristes en Irak : découvrir le mode opératoire de l’ennemi, être plus rapide et plus brutal que lui, puis éliminer ces fils de pute.

Lorsqu’il est arrivé en Afghanistan au mois de juin dernier, le général a mené sa propre révision de politique générale, demandée par le Secrétaire à la Défense, Robert Gates. Le désormais célèbre rapport est tombé entre les mains de la presse et ses conclusions étaient sinistres : sans l’envoi de 40.000 soldats supplémentaires – ce qui représentait une augmentation de 50% des troupes stationnées en Afghanistan – il y avait un « risque d’échec ». La Maison Blanche était furieuse. McChrystal, pensaient-ils, tentait de forcer la main d’Obama en l’exposant à des accusations de faiblesse en matière de sécurité nationale s’il ne cédait pas aux exigences du général. C’était Obama contre le Pentagone, et le Pentagone était décidé à botter les fesses du président.

A l’automne dernier, alors que son général demandait plus de troupes, Obama a lancé une enquête de trois mois pour réévaluer la stratégie à employer en Afghanistan. « L’attente était pénible » m’a confié McChrystal lors d’une des longues interviews qu’il m’a accordées. « Je défendais une position indéfendable. » Pour le général, cet épisode à été comme une formation éclair sur les arcanes du monde politique – une bataille où il s’est retrouvé face à des politiciens aguerris comme le vice-président Biden, qui a dit qu’une campagne de contre-insurrection prolongée en Afghanistan plongerait l’Amérique dans un bourbier sans pour autant affaiblir les réseaux terroristes internationaux. « Toute la stratégie COIN est une arnaque envers le peuple américain » a dit Douglas Macgregor, un colonel à la retraite et farouche critique de la contre-insurrection, qui a fréquenté (l’école militaire) West Point avec McChrystal. « L’idée que nous allons dépenser un milliard de dollars pour changer la culture du monde musulman est totalement absurde ».

Au final, McChrystal a obtenu pratiquement ce qu’il voulait. Le 1er décembre, lors d’un discours prononcé à West Point, le président a présenté toutes les raisons pour lesquelles la guerre en Afghanistan était une mauvaise idée : Elle est coûteuse et nous sommes en pleine crise économique ; un engagement qui durerait 10 ans saperait la puissance des Etats-Unis ; Al Qaeda a déplacé sa base d’opérations au Pakistan. Puis, sans jamais prononcer les mots « victoire » ou « gagner », Obama a annoncé qu’il allait envoyer 30.000 soldats supplémentaires en Afghanistan, presque autant que le nombre réclamé par McChrystal. Le président a pesé de tout son poids, non sans hésitations, pour satisfaire les partisans de la contre-insurrection.

Aujourd’hui, alors que McChrystal se prépare à une offensive majeure dans le sud de l’Afghanistan, les perspectives d’une victoire quelconque paraissent minces. Au mois de juin, le nombre de soldats américains tués a franchi la barre des 1000, et le nombre d’engins explosifs a doublé. La dépense de centaines de milliards de dollars dans le cinquième pays le plus pauvre du monde n’a pas réussi à gagner le soutien de la population civile dont l’attitude envers l’armée US oscille entre franchement méfiant et ouvertement hostile. Le plus grosse opération militaire de l’année – une offensive violente déclenchée en février pour reprendre la ville de Marjah dans le sud du pays – n’en finit pas, au point que McChrystal la décrit comme un « ulcère saignant ». Au mois de juin, l’Afghanistan a officiellement détrôné le Vietnam comme la guerre la plus longue de toute l’histoire des Etats-Unis – et Obama a discrètement commencé à repousser la date du retrait des troupes US à juillet de l’année prochaine. Le président se retrouve coincé dans une folie pire qu’un bourbier : un bourbier volontaire, dans lequel il s’est aventuré sciemment, bien qu’il s’agisse précisément du genre d’opération gigantesque, époustouflante par son ampleur, couvrant plusieurs générations, dont il avait explicitement dit qu’il n’en voulait pas.

Même les partisans de McChrystal et de sa stratégie de contre-insurrection savent que quel que soit le résultat obtenu par le général en Afghanistan, celui-ci ressemblera plus au Vietnam qu’à l’opération Tempête du Désert. «  Ca ne ressemblera pas à une victoire, ça n’aura pas l’odeur de la victoire ni le goût de la victoire, » dit le général major Bill Mayville, chef des opérations sous McChrystal. « Tout ça va finir par une bagarre. ».

La veille de son discours prononcé à Paris, McChrystal et son personnel se sont rendus au Kitty O’Shea, un pub irlandais pour touristes, tout près de leur hôtel. Son épouse, Annie, l’a rejoint pour une visite exceptionnelle : depuis le début de la guerre en Irak en 2003, elle a vu son mari moins de 30 jours par an. Bien que ce soit leur 33eme anniversaire de mariage, McChrystal a invité son cercle le plus intime à dîner et à boire à l’endroit le moins « Gucci » que ses assistants ont réussi à dénicher. Son épouse n’est pas étonnée. « Il m’a emmené une fois dans un Jack in the Box (fast-food – NdT) alors que je m’étais habillée pour sortir, » dit-elle en riant.

Le personnel du général est composé d’une sélection précise de tueurs, d’espions, de génies, de patriotes, de politiciens et de types franchement dérangés mentalement. On y trouve un ancien chef des Forces Spéciales Britanniques, deux commandos de la Marine (Navy Seals), un commando des Forces Spéciales Afghanes, un avocat, deux pilotes de chasse et au moins une vingtaine de vétérans et experts en contre-insurrection. En plaisantant, ils se désignent comme Team America, en référence à une série d’animation satirique (de South Park - NdT) qui désigne ainsi une bande de militaires complètement paumés, et ils se vantent de leur attitude « rentre dedans » et de leur mépris pour toute forme d’autorité. Lors de leur arrivée à Kaboul l’été dernier, Team America s’est attelé à provoquer un changement culturel au sein de l’ISAF (International Security Assistance Force), qui désigne la mission dirigée par l’OTAN. (Les soldats américains se moquent régulièrement de l’ISAF en disant que ces initiales signifient « I Suck At Fighting » - je suis nul au combat – ou « In Sandals And Flips-Flops » - en sandales et tongs.) McChrystal a banni l’alcool dans l’enceinte des bases militaires, expulsé Burger King et autres symboles trop américains, étendu la participation aux comptes-rendus matinaux à plusieurs milliers d’officiers et réorganisé le centre de commande en Salle de Veille, une sorte de plateforme traversée par un flot discontinu d’informations, sur le modèle des bureaux du maire de New York, Mike Bloomberg. Il a aussi imposé un rythme de travail d’enfer à ses hommes et est entré dans la légende comme quelqu’un qui ne dort que 4 heures par nuit, qui effectue une course à pied de plusieurs kilomètres tous les matins, et qui ne prend qu’un seul repas par jour. (Pendant le mois que j’ai passé auprès du général, je ne l’ai vu s’alimenter qu’une seule fois.) Une sorte d’image de super héros s’est construite autour de lui et qu’on retrouve dans tous les profils publiés dans les médias, comme si sa capacité à se passer de sommeil et de nourriture pouvait lui donner la capacité de résoudre le problème afghan à lui tout seul.

A minuit chez Kitty O’Shea, une bonne partie de Team America était complètement bourrée. Deux officiers effectuaient une danse irlandaise mélangée à une danse matrimoniale afghane tandis que les hauts conseillers de McChrystal chantaient bras dessus bras dessous une chanson de leur propre composition : « Afghanistan ! » hurlaient-ils. « Afghanistan ! ». Ils l’appellaient leur chanson afghane.

McChrystal s’est écarté du groupe pour observer toute son équipe. « Tous ces hommes, » me dit-il, « Je donnerais ma vie pour eux. Et ils donneraient la leur pour moi. »

Le groupe peut ressembler à une bande de vétérans de la guerre en train de se défouler, mais en réalité cette équipe soudée représente la force la plus influente sur la politique des États-Unis en Afghanistan. Alors que McChrystal et ses hommes sont sans aucun doute en charge des aspects militaires de la guerre, il n’y a pas d’équivalent du côté politique ou diplomatique. A la place, on trouve tout un assortiment d’intervenants officiels qui se font concurrence sur le dossier afghan : l’ambassadeur US Karl Eikenberry, le Représentant Spécial en Afghanistan Richard Holbrooke, le Conseiller à la Sécurité Nationale Jim Jones et le Secrétaire d’Etat Hillary Clinton, sans oublier environ 40 ambassadeurs de la coalition et une flopée de gros pontes qui essaient d’ajouter leur grain de sel à toute cette pagaille, de John Kerry à John McCain. Toute cette incohérence diplomatique a laissé le champ libre à l’équipe de McChrystal pour mener les choses à sa guise et a gêné les efforts de construction d’un gouvernement stable et crédible en Afghanistan. « Elle met en danger la mission, » dit Stephen Biddle, du Council on Foreign Relations qui soutien McChrystal. «  L’armée à elle toute seule ne peut pas réformer le gouvernement. »

Une partie du problème est structurelle : le budget du Département de la Défense dépasse les 600 milliards de dollars par an, tandis que le Département d’Etat reçoit 50 milliards. Mais une autre partie du problème est un problème de personnes : en privé, l’équipe McChrystal aime dégueuler sur de nombreux hauts fonctionnaires de l’administration Obama. Un assistant qualifie Jim Jones, un général quatre étoiles à la retraite et vétéran de la Guerre Froide, de « clown » qui est « resté coincé en 1985 ». Des politiciens comme McCain et Kerry, dit un autre assistant, « se pointent, ont une réunion avec Karzai, le critiquent à la conférence de presse à l’aéroport, puis rentrent (aux Etats-Unis) pour participer aux Talk Shows du dimanche. Franchement, tout ça n’est pas d’une très grande aide. » Seule Hillary Clinton trouve grâce aux yeux du cercle rapproché de McChrystal. « Hillary a protégé Stan pendant le révision de politique générale, » dit un conseiller. « Elle a dit, « Donnez-lui ce qu’il demande. »

McChrystal exprime un scepticisme tout particulier en ce qui concerne Holbrooke qui est officiellement chargé de la réinsertion des Taliban. « Le Patron dit qu’il est comme un animal blessé, » déclare un membre de l’équipe. « Holbrooke n’arrête pas d’entendre des rumeurs qu’il va se faire virer, ce qui le rend dangereux. C’est un type brillant, mais il se contente de venir et d’actionner un levier, le premier qui lui tombe sous la main. Mais ici c’est COIN, et on ne peut pas avoir quelqu’un comme ça ici qui vient semer sa merde. »

A un moment donné pendant sa visite à Paris, McChrystal a vérifié son Blackberry. « Oh, encore un email de Holbrooke, » a-t-il dit. «  Je n’ai même pas envie de l’ouvrir. » Il a cliqué sur le message et l’a lu à voix haute, puis il a enfourné le Blackberry dans sa poche arrière, sans chercher à cacher son mécontentement.

« Faites gaffe à ne pas vous tâcher avec, » plaisante un de ses assistants, en référence au courrier électronique.

Mais bien plus importante – et tendue – est la relation entre McChrystal et Eikenberry, l’ambassadeur des Etats-Unis. Selon les proches de ces deux hommes, Eikenberry – un général trois étoiles à la retraite qui a servi en Afghanistan de 2002 à 2005 – ne supporte pas de voir aux commandes son ancien subalterne. De plus, il est furieux que McChrystal, soutenu par les alliés de l’OTAN, refuse d’accorder à Eikenberry le rôle pivot de vice-roi en Afghanistan, ce qui aurait fait de lui l’équivalent diplomatique d’un général. Ce rôle a été confié à l’ambassadeur britannique Mark Sedwill – une manoeuvre qui a renforcé l’influence diplomatique de McChrystal en écartant un rival puissant. « En réalité, pour avoir du poids, un tel poste doit être confié à un américain, » dit un fonctionnaire américain proche des négociations.

Leur relation a encore été ternie en janvier, lorsqu’un télégramme classifié et rédigé par Eikenberry est tombé entre les mains du New York Times. Le télégramme était aussi violent que prémonitoire. L’ambassadeur s’y livrait à une critique virulente de la stratégie de McChrystal, tout en affirmant que le Président (afghan) Hamid Karzai « n’était pas un partenaire stratégique adéquat, » et il a émis des doutes quant au plan de contre-insurrection qui serait « insuffisant » pour déloger Al Qaeda. « Nous allons nous enfoncer encore plus profondément ici et sans moyens pour nous en sortir, » a prévenu Eikenberry, « à moins de laisser le pays s’enfoncer de nouveau dans le chaos. »

McChrystal et son équipe ont été rendus furieux par ce télégramme. « J’apprécie Karl, je le connais depuis des années, mais c’est la première fois qu’il dit des choses pareils » a dit McChrystal, qui a ajouté qu’il s’est senti « trahi » par cette fuite à la presse. « En voilà un qui tente de se couvrir pour la postérité. Maintenant, si nous échouons, il pourra dire « je vous l’avais dit » ».

L’exemple le plus frappant du rôle diplomatique pris en charge par McChrystal est sa gestion de Karzai. C’est McChrystal, et non les diplomates comme Eikenberry ou Holbrooke, qui entretient la meilleure relation avec l’homme sur lequel les Etats-Unis comptent pour diriger l’Afghanistan. La doctrine de contre-insurrection exige un gouvernement crédible, et puisque Karzai n’est pas considéré comme tel par son propre peuple, McChrystal a travaillé dur pour inverser cette perception. Au cours des derniers mois, il a accompagné le président dans plus de 10 voyages à travers le pays, se tenant à ses côtés lors de meetings politiques, ou shuras, à Kandahar. En février, à la veille de l’offensive vouée à l’échec de Marjah, McChrystal s’est même rendu au palais du président pour lui faire signer ce qui s’annonçait comme la plus grande opération militaire de l’année. Mais le personnel de Karzai a insisté que le président dormait pour récupérer d’un rhume et qu’il ne pouvait pas être dérangé. Après plusieurs heures de palabres, McChrystal a finalement trouvé l’assistant du ministre afghan de la défense pour convaincre les gens de Karzai de réveiller le président.

C’est là un des défauts majeurs de la stratégie de contre-insurrection prôné par McChrystal : la nécessité d’un gouvernement crédible nous place à la merci de la marionnette que nous avons mis en place – un danger contre lequel Eikenberry nous a explicitement mis en garde dans son télégramme. Même Team McChrystal a reconnu en privé que Karzai ne constitue pas le partenaire idéal. « Ca fait un an qu’il s’est enfermé dans son palais, » se lamente un des hauts conseillers du général. Parfois, c’est Karzai lui-même qui sape la volonté de McChrystal de lui confier la charge. Au cours d’une visite récente au centre médical Walter Reed Army Medical Center, Karzai a rencontré trois soldats US qui avaient été blessés dans la province d’Uruzgan. « Général, » a-t-il fait remarquer à McChrystal, « je ne savais même pas qu’il y avait des combats à Uruzgan ! »

Élevé comme un enfant de militaire, McChrystal a démontré tout au long de sa carrière ce mélange d’intelligence et de suffisance qui deviendra sa marque. Son père a combattu en Corée et au Vietnam, il a pris sa retraite comme général deux étoiles, et ses quatre frères ont tous rejoint les forces armées. Régulièrement réaffecté d’une base militaire à une autre, McChrystal se consolait dans le baseball, un sport où il ne faisait aucun effort pour cacher sa maîtrise. (suivent quelques descriptions de prouesses de jeu totalement obscures pour moi - NdT)

McChrystal est entré à West Point en 1972, à une époque où la côte de l’armée américaine était à son plus bas niveau historique. Sa promotion a été la dernière avant l’admission des femmes. « La Prison sur le Hudson », comme on l’appelait à l’époque, était une puissante mixture de testostérone, de hooliganisme et de patriotisme réactionnaire. Les cadets se livraient périodiquement à des combats avec la nourriture et les anniversaires étaient célébrés par une tradition appelée « rat fucking » qui se concluait souvent par le jeune homme se retrouvant dehors dans la neige ou la boue et couvert de mousse à raser. « C’était assez incontrôlable », dit le Lieutenant général David Barno, un camarade de classe qui a servi comme commandant en chef en Afghanistan entre 2003 et 2005. Cette classe, remplie de ce que Barno appelle « d’énormes talents » et « d’ados fous emplis d’idéaux », a également vu passer le général Ray Odierno, l’actuel commandant des forces US en Irak.

Fils de général, McChrystal était aussi le meneur des dissidents du campus – un rôle qui lui a appris à survivre dans un environnement rigide et hiérarchisé tout en défiant l’autorité à chaque occasion. Il a accumulé plus de 100 heures de punitions pour usage d’alcool, fêtes et insubordination - un record qui a fait dire à ses camarades de classe qu’il était « l’homme du siècle ». Un camarade, qui a demandé à garder l’anonymat, se souvient comment il a découvert McChrystal ivre mort sous la douche après avoir descendu une caisse de bière qu’il avait cachée sous l’évier. Son indiscipline a failli le faire expulser et il a passé des heures en marches forcées dans la Zone, une cour pavée où les cadets rebelles étaient matés. « Je venais lui rendre visite, et je finissais par passer mon temps à la bibliothèque tandis que Stan se voyait confiné dans la Zone, » se souvient Annie, qui a commencé à fréquenter McChrystal en 1973.

McChrystal est sorti 298eme sur 855 de sa promotion, un résultat médiocre pour un homme généralement considéré comme quelqu’un de brillant. Son oeuvre la plus marquante a été réalisée à titre personnel : en tant que directeur du The Pointer, le magazine littéraire de West Point, McChrystal a écrit sept nouvelles qui semblent étrangement prémonitoires sur les embûches qui l’attendaient tout au long de sa carrière. Dans une de ces nouvelles, un officier fictif se plaint des difficultés rencontrées pour former des troupes étrangères ; dans une autre, un soldat de 19 ans tue un garçon qu’il prend pour un terroriste. Dans « Brinkman’s Note », une oeuvre de suspense, le narrateur anonyme semble être engagé dans une lutte contre un complot visant à assassiner le président. En fait, c’est le narrateur lui-même qui est l’assassin et il réussit à infiltrer la Maison Blanche : « Le Président entra en souriant. De la poche droite de l’imperméable que je portais, j’ai lentement tiré un pistolet calibre 32. L’échec de Brinkman était ma victoire. »

Après son diplôme, le 2eme Lt Stanley McChrystal est entré dans une armée qui était au bord de l’effondrement au lendemain de la guerre au Vietnam. « Nous pensions réellement faire partie d’une génération pacifique, » se rappelle-t-il. « Il y avait bien une guerre dans le Golfe, mais même là nous ne sentions pas qu’il y avait de quoi en faire toute une histoire. ». Alors McChrystal a passé sa carrière au coeur de l’action : il s’engagea dans l’école des Forces Spéciales et devint un commandant de régiment du 3eme Bataillon des Rangers en 1986. C’était un poste dangereux, même en temps de paix – dans les années 80, près d’une vingtaine de Rangers ont été tués au cours de séances d’entraînement. Sa carrière aussi a suivi un chemin inhabituel : la plupart des soldats qui aspirent à grimper les échelons pour devenir général ne s’engagent pas dans les Rangers. Toujours avec son penchant pour réformer les systèmes qu’il considère comme obsolètes, McChrystal a voulu révolutionner le programme de formation des Rangers. Il y a introduit les arts martiaux, a exigé que tous les soldats se forment au tir avec des lunettes de vision nocturne, et leur a forgé une endurance par des marches forcées hebdomadaires.

A la fin des années 90, McChrystal a intelligemment corrigé son plan de carrière en passant un an au Harvard’s Kennedy School of Government et ensuite au Council on Foreign Relations, où il a co-rédigé un essai sur les avantages et inconvénients de l’interventionnisme humanitaire. Mais tout en grimpant les échelons, McChrystal comptait sur ce qu’il avait appris comme troublion à West Point : savoir jusqu’où aller avec la hiérarchie sans se faire virer. Il a découvert qu’être un dur à cuire intelligent pouvait le mener loin – surtout dans le chaos qui a suivi le 11 septembre. « Il était très concentré sur ses objectifs », dit Annie. « Même lorsqu’il n’était qu’un jeune officier il semblait savoir ce qu’il voulait. Je ne crois pas qu’il ait changé depuis toutes ces années. »

A certains égards, la carrière de McChrystal aurait du s’interrompre au moins à deux reprises. Comme porte-parole du Pentagone au cours de l’invasion de l’Irak, le général apparaissait plus comme la voix de son maître à la Maison Blanche que comme un commandant avec la réputation de posséder un franc-parler. Lorsque le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld prononça son célèbre « ces choses-là arrivent » lors du pillage de Bagdad, McChrystal l’a soutenu. Quelques jours plus tard, il fit écho à la « Mission Accomplie » du président (Bush) en annonçant la fin des combats en Irak. Mais ce n’est qu’à son poste suivant – à la tête des unités les plus élitistes de l’armée, dont les Rangers, les Navy Seals et Delta Force – que McChrystal participa à l’étouffement d’une affaire qui aurait démoli la carrière d’un autre homme que lui.

Lorsque le caporal Pat Tillman, ex-champion de football américain devenu Ranger, fut accidentellement tué par ses propres soldats en Afghanistan en avril 2004, McChrystal a activement tenté de créer l’impression que Tillman avait été tué par les Résistants. Il a signé une recommandation truquée pour une Silver Star (décoration militaire - NdT) ce qui laissait entendre que Tillman avait été tué au combat. McChrystal affirmera plus tard qu’il n’avait pas lu attentivement la recommandation – une excuse étrange pour un commandant connu pour l’attention scrupuleuse qu’il porte aux moindres détails. Une semaine plus tard, McChrystal envoya une note à sa hiérarchie, pour mettre en garde le Président George W. Bush de ne pas faire mention de la cause du décès de Tillman. « Si les circonstances de la mort du Caporal Tillman devaient être rendues publiques, » a-t-il écrit, cela pourrait devenir une cause « d’embarras » pour le président.

« La version des faits que McChrystal a clairement aidé à inventer minimisait les véritables actions de Pat, » a écrit la mère de Tillman, Mary, dans son livre «  Boots on the Ground by Dusk ». McChrystal s’en est tiré, a-t-elle ajouté, uniquement parce qu’il était le « golden boy » de Rumsfeld et Bush qui adoraient sa détermination à aller jusqu’au bout du travail, même s’il fallait pour cela violer le règlement ou court-circuiter la hiérarchie. Neuf jours après la mort de Tillman, McChrystal fut promu Major-Général.

Deux années plus tard, en 2006, McChrystal fut touché par un scandale concernant les mauvais traitements et tortures infligés au camp Nama en Irak. Selon un rapport de Human Rights Watch, les prisonniers du camp étaient soumis à la désormais célèbre litanie de mauvais traitements : positions physiques stressantes, traînés nus à travers la boue... McChrystal n’a pas été sanctionné pour ce scandale, même si un enquêteur a signalé que McChrystal avait été vu à plusieurs reprises en train d’inspecter la prison. Mais l’expérience se révéla suffisamment pénible pour que McChrystal tente par la suite d’éviter d’avoir des prisonniers sous sa responsabilité en Afghanistan, les considérant comme un « terrain politique miné, » selon un officiel US. En mai 2009, tandis que McChrystal se préparait aux auditions préliminaires à sa nomination, son personnel l’a préparé pour des questions difficiles sur Camp Nama et l’affaire Tillerman. Mais ces scandales ont à peine provoqué quelques vaguelettes au sein du Congrès, et McChrystal s’est rapidement retrouvé en route pour Kaboul pour y diriger la guerre.

Les médias, pour une large part, ont eux aussi contribué à l’impunité de McChrystal dans ces deux affaires. Alors que le général Petraeus fait figure d’une sorte de fayot diplômé avec une formation de Ranger, McChrystal lui est perçu comme un genre de rebelle bouffeur de serpents, un commandant « Jedi », selon le magazine Newsweek. Le général n’a rien dit lorsque son fils adolescent est rentré à la maison un jour avec les cheveux teints en bleu et une coupe Iroquois. Il dit ce qu’il pense avec une candeur rare pour un haut gradé. Il consulte les autres et paraît réellement intéressé par la réponse. Il reçoit des comptes-rendus sur son iPod et écoute des livres enregistrés sur cassette. Il transporte avec lui un jeu de nunchakus faits sur mesure et gravés de son nom et de quatre étoiles, et tout son parcours semble être marqué par une citation de Bruce Lee. (« Il n’y a pas de limites. Il n’y a que des paliers, et il ne faut pas en rester là, il faut aller au-delà. ») Il a participé à des dizaines de patrouilles nocturnes durant sa mission en Irak, ce qui est sans précédent pour un haut commandant, et il s’est présenté par surprise à des missions, pratiquement sans escorte. « Les gars adorent Stan McChrystal, » dit un officier britannique en poste à Kaboul. « Vous pouviez être au beau milieu de Nulle Part, en Irak, et quelqu’un venait se poser à côté de vous, et un caporal gueulait « mais c’est qui ce mec ? » et le mec en question était Stan McChrystal. »

Et le fait aussi que McChrystal avait été très efficace à la tête de la Joint Special Operations Command (JSOC), la force d’élite qui dirige les opérations clandestines les plus secrètes du gouvernement, ne pouvait pas lui faire du tort. Lors de l’offensive en Irak, son équipe a tué et capturé des milliers d’résistants, dont Abu Musab al-Zarqawi, le dirigeant d’Al Qaeda en Irak. « La JSOC était une machine à tuer » dit le général Mayville, son chef des opérations. McChrystal était aussi très ouvert aux nouvelles méthodes pour tuer. Il cartographiait systématiquement les réseaux terroristes, et visait des résistants précis et les pourchassait – souvent avec l’aide de cyber-geeks qui étaient généralement moqués par les militaires. « Le Patron trouvait un gamin de 24 ans avec un anneau percé dans le nez, et titulaire de je ne sais quel putain de diplôme du MIT, assis dans un coin au milieu de 16 écrans d’ordinateurs qui ronronnaient, » dit le commando des Forces Spéciales qui a travaillé avec McChrystal en Irak et fait partie à présent de son équipe à Kaboul. «  Alors il nous disait, « Hé, vous qui avez des muscles à la place du cerveau et seriez incapables de trouver votre déjeuner sans assistance, vous feriez mieux de travailler avec ce gars-là. » »

Même dans son nouveau rôle de grand apôtre de la contre-insurrection, McChrystal a toujours un instinct de chasseur de terroristes. Pour mettre la pression sur les Résistants, il a augmenté le nombre d’unités de Forces Spéciales en Afghanistan pour les passer de 4 à 19. «  Vous avez intérêt à faire une sortie cette nuit pour frapper quatre ou cinq objectifs, » disait McChrystal à un Navy Seal croisé dans un couloir au QG. Puis il ajoutait, « cela dit, je serai obligé de vous engueuler le lendemain. » En fait, le général se retrouve souvent en position d’avoir à présenter des excuses pour les conséquences désastreuses de la contre-insurrection. Au cours des quatre premiers mois de cette année (2010), les forces de l’OTAN ont tué au moins 90 civils, soit une hausse de 76% par rapport à la même période de 2009 – un record qui a provoqué un profond mécontentement parmi la population dont la théorie COIN est censée gagner les coeurs. En février, un raid nocturne des Forces Spéciales s’est soldé par la mort de deux Afghanes enceintes et des accusations de tentatives pour étouffer l’affaire, et au mois d’avril des manifestations ont éclaté à Kandahar lorsque les forces US ont tiré par accident sur un bus et tué cinq Afghans. «  Nous avons tué un nombre impressionnant de gens » a récemment avoué McChrystal.

Malgré les tragédies et les méfaits, McChrystal a édicté les directives les plus strictes que l’armée US ait jamais connues afin d’éviter les victimes civiles en zone de guerre. C’est « les maths de l’insurgé », comme il l’appelle – pour chaque innocent que vous tuez, vous créez 10 nouveaux ennemis. Il a ordonné aux convois motorisés de corriger leur conduite (les convois étaient réputés pour leur conduite dangereuse qui faisaient de nombreuses victimes le long des routes - NdT), imposé des restrictions sur l’usage de frappes aériennes et fortement limité les raids nocturnes. Il présente régulièrement ses excuses à Hamid Karzai lorsque des civils sont tués, et réprimande les commandants responsables de morts civils. « Pendant un certain temps, » dit un officiel US, «  l’endroit le plus dangereux en Afghanistan était le bureau de McChrystal après la mort de civils. »

Le commandement de l’ISAF a même réfléchi à des récompenses qui seraient accordées dans le cas où quelqu’un n’aurait pas été tué. On parle de créer une nouvelle médaille pour « retenue courageuse », un terme qui a peu de chances de rencontrer du succès dans la culture du « tirer d’abord, discuter ensuite » de l’armée US.

Mais aussi importantes qu’elles aient été, les nouvelles mesures imposées par McChrystal ont provoqué la grogne parmi les troupes. Leur demander de faire preuve de retenue au combat, se plaignent les soldats, c’est les mettre en danger. « La vérité ? » dit un ancien membre des Forces Spéciales qui a passé des années en Irak et en Afghanistan. «  J’aimerais donner à McChrystal un coup de pied dans les couilles. Ses mesures mettent en danger la vie des soldats. Tout véritable soldat vous dira la même chose. »

Au mois de mars, McChrystal s’est rendu à l’avant poste JFM – un petit campement dans les environs de Kandahar – pour affronter directement ces accusations. C’était un geste osé, typique du général. Deux jours avant, il avait reçu un mail d’Israel Arroyo, un soldat de 25 ans qui avait demandé à McChrystal si ce dernier voulait partir en patrouille avec son unité. « Je vous écris parce qu’il paraît que vous ne vous préoccupez pas des soldats, et que vous nous avez rendu la tâche de nous défendre plus difficile, » a écrit Arroyo.

Quelques heures plus tard, McChrystal a répondu personnellement. « Je suis désolé par de telles accusations, car je pense que tout soldat le prendrait mal aussi bien à titre personnel que professionnel – du moins en ce qui me concerne. Mais je sais que la perception des choses dépend de votre point de vue à un moment précis, et je comprends que chaque soldat peut avoir le sien. » Puis il s’est rendu au campement d’Arroyo et a participé à une patrouille avec les soldats – non pas une opération de relations publiques à la con à distribuer des poignées de main – mais une véritable patrouille dans une zone de guerre dangereuse.

Six semaines plus tard, juste avant le retour de McChrystal de son voyage à Paris, le général a reçu un deuxième mail d’Arroyo. Un caporal âgé de 23 ans du nom de Michael Ingram – un des soldats avec qui McChrystal avait effectué la patrouille – avait été tué la veille par un engin explosif. C’était le troisième homme que la section, qui en compte 25, perdait cette année, et Arroyo écrivait pour savoir si le général assisterait au service funèbre. « Il avait commencé à avoir une haute estime de vous, » écrivit Arroyo. McChrystal a répondu qu’il essayerait de s’y rendre le plus tôt possible pour lui rendre un dernier hommage.

La nuit précédent la visite prévue au bataillon du sergent Arroyo, je me suis rendu à Combat Post JFM pour discuter avec les soldats qui avaient patrouillé avec le général. JFM est un petit campement, entouré de murs résistant aux explosifs et de plusieurs tours de guet. Pratiquement tous les soldats ici ont régulièrement participé à des patrouilles en Irak et en Afghanistan et ont assisté à certains des pires combats des deux guerres. Mais ils sont particulièrement révoltés par la mort d’Ingram. Ses commandants ont constamment demandé l’autorisation de démolir une maison où Ingram a été tué, en faisant remarquer que celle-ci était souvent utilisée comme position de combat par les Résistants. Mais à cause des nouvelles restrictions de McChrystal destinées à ménager la population civile, la demande avait été rejetée. « Ces maisons sont abandonnées, » fulmine le sergent Kennith Hicks. « Personne ne reviendra les habiter. »

Un soldat me montre la liste des nouvelles restrictions que le bataillon a reçue. « Patrouiller uniquement dans des zones où vous pensez avec un degré raisonnable de certitude que vous n’aurez pas à vous défendre avec des moyens létales, » peut-on lire sur le carton. Pour un soldat qui a fait le tour de la planète pour combattre, c’est comme demander à un flic de ne patrouiller que dans des zones où il sait qu’il ne procédera pas à des arrestations. « Ca n’a pas de sens, » dit Jared Pautsch. « On devrait larguer une bombe sur cet endroit. Du coup, on se pose la question : qu’est-ce qu’on fait ici ? »

Les règles distribuées ici ne sont pas celles de McChrystal – elles ont été déformées en passant entre différents maillons de la chaîne de commandement – mais ça ne calme pas pour autant la colère des soldats sur le terrain. « Merde alors, lorsque je suis arrivé ici et que j’ai entendu que McChrystal était aux commandes, je pensais qu’on allait faire le coup de feu, » dit Hicks, qui en est à son troisième contrat avec l’armée. « Et je me retrouve face à COIN et tout ça. McChrystal vient nous voir, nous explique la chose, ça a l’air de tenir debout. Mais ensuite il s’en va et lorsque ses directives nous parviennent après être passées entre les mains de la grande bureaucratie militaire, ça devient un gros bordel – soit parce que quelqu’un au passage essaie de se couvrir, soit parce qu’ils n’ont tout simplement rien compris. En attendant, nous sommes en train de perdre cette putain de guerre. »

McChrystal et son équipe arrivent le lendemain. Sous une tente, le général discute pendant 45 minutes avec une vingtaine de soldats. L’ambiance est tendue. « Je vous demande ce qui se passe à votre niveau, et je crois qu’il est important pour vous tous de comprendre aussi le contexte global, » commence McChrystal. « Comment va la compagnie ? Quelqu’un s’apitoie-t-il sur son propre sort ? Personne ? Est-ce que quelqu’un pense que nous sommes en train de perdre ? » demande McChrystal.

« Mon général, certains pensent que nous sommes en train de perdre, » répond Hicks.

McChrystal hoche la tête. « C’est la force qui nous guide lorsque nous ne voulons plus guider, » dit-il aux hommes. « Vous guider par votre exemple. C’est notre boulot. Surtout lorsque les temps sont vraiment durs, et que cela vous fait souffrir. » Il passe 20 minutes à parler de la contre-insurrection, tout en dessinant des schémas sur un tableau pour expliquer ses concepts et ses principes. Avec lui, COIN paraît comme une évidence, mais il prend soin de ne pas mener ses hommes en bateau. « Nous sommes jusqu’au cou dans une année décisive, » dit-il aux hommes. Les Résistants, insiste-t-il, n’ont plus l’initiative - « mais je ne crois pas que nous l’ayons non plus. » Son discours ressemble à celui prononcé à Paris, mais il n’arrive pas convaincre ses soldats. McChrystal tente une plaisanterie : « Ca c’est la partie théorique qui est très convaincante dans les think tanks (groupes de réflexion - NdT) ». « Mais elle ne remporte pas le même succès auprès des compagnies d’infanterie. »

Au cours de la séance de questions/réponses, la frustration éclate. Les soldats se plaignent de ne pas pouvoir employer leurs armes et d’avoir à libérer des prisonniers faute de preuves. Ils veulent pouvoir se battre – comme ils l’ont fait en Irak, comme ils le faisaient en Afghanistan avant McChrystal. « Nous ne leur foutons plus la trouille, aux Taliban » dit un soldat.

«  Avec COIN, pour gagner les cœurs et les esprits il faut avoir la tête froide, » dit McChrystal, citant au passage une maxime souvent répétée qu’on ne peut pas se frayer une sortie d’Afghanistan en tuant tout sur son passage. « Les Russes ont tué un millions d’Afghans, et ça n’a pas marché ».

« Je ne dis pas qu’il faut sortir et tuer tout le monde, mon général, » insiste le soldat. « Vous dites qu’on a brisé l’élan de l’insurrection. Je ne crois pas que ce soit le cas par ici. Plus nous reculons, plus nous faisons preuve de retenue et plus ils se renforcent. »

« Je suis d’accord, » dit McChrystal. « Dans cette zone, nous n’avons probablement pas accompli beaucoup de progrès. Il faut montrer sa force, faire usage de ses armes. Ce que je vous dis c’est que l’usage des armes a un prix. C’est quoi votre objectif ? Éliminer toute la population ici et la réinstaller ailleurs ? »

Un soldat se plaint que selon les nouvelles directives, tout insurgé non armé est automatiquement considéré comme un civil. « C’est la règle du jeu, » dit McChrystal. « Elle est compliquée. On ne peut pas décider comme ça, ça c’est les bons, ça c’est les méchants, et je vais tuer tous les méchants. »

Alors que la discussion tire à sa fin, McChrystal sent qu’il n’a pas réussi à les convaincre. Il fait une dernière tentative en parlant de la mort d’Ingram. « Je ne peux rien dire pour soulager votre douleur, » leur dit-il. « Il n’y a rien à dire, rien qui puisse faire disparaître cette douleur... Mais je vais vous dire ceci : vous faites du bon travail. Ne vous laissez pas emporter par la frustration. » Le séance prend fin sans applaudissements, sans véritable résolution. McChrystal a peut-être réussi à vendre la contre-insurrection à Obama, mais ses propres hommes ne sont pas convaincus.

Lorsqu’il s’agit de l’Afghanistan, l’histoire ne joue pas en faveur de McChrystal. Le seul envahisseur qui a remporté un succès ici fut Gengis Khan – et lui n’était pas embarrassé par des choses telles que les droits de l’homme, le développement économique ou le regard de médias. Bizarrement, la doctrine COIN est inspirée par certains des plus gros échecs militaires occidentaux de l’histoire récente : la vilaine guerre de la France en Algérie (perdue en 1962) et la mésaventure américaine au Vietnam (perdue en 1975). McChrystal, comme d’autres partisans de COIN, reconnaît volontiers que les campagnes de contre-insurrection sont intrinsèquement sales, coûteuses et faciles à perdre. « Même les Afghans ont du mal à comprendre l’Afghanistan, » dit-il. Mais même s’il réussit, par un moyen ou un autre, après des années de combats sanglants contre des gamins afghans qui ne représentent aucune menace pour les Etats-Unis, la guerre n’affectera pas vraiment Al Qaeda qui s’est déplacée vers le Pakistan. Déployer 150.000 soldats pour construire de nouvelles écoles, des routes, des mosquées et des canalisations autour de Kandahar serait comme combattre la drogue au Mexique en occupant l’Arkansas et en construisant des églises Baptistes à Little Rock. « Sur le plan politique, c’est très cynique, » dit Marc Sageman, un ancien officier de la CIA qui a beaucoup d’expérience dans la région. «  L’Afghanistan ne représente pas un intérêt vital – il n’y a rien ici pour nous. »

Au milieu du mois de mai, deux semaines après une visite aux troupes de Kandahar, McChrystal s’est rendu à la Maison Blanche pour une réunion au sommet avec Hamid Karzai. C’était un moment de triomphe pour le général, un moment qui prouvait qu’il était bien aux commandes – à Kaboul comme à Washington. Dans la salle East Room, remplie de journalistes et de dignitaires, le Président Obama a chanté les louanges de Karzai. Les deux dirigeants ont parlé de leur excellente relation et de la douleur qu’ils ressentent pour les morts civils. Ils ont prononcé 16 fois le mot « progrès » en moins d’une heure. Mais personne n’a prononcé le mot "victoire". Néanmoins, la réunion a constitué le plus fort engagement d’Obama depuis des mois en faveur de la stratégie de McChrystal. «  Je ne peux nier les progrès accomplis par le peuple afghan ces dernières années – dans l’éducation, la santé et le développement économique, » a déclaré le président. « Après avoir vu les lumières de la ville au moment d’atterrir à Kaboul – des lumières qui n’auraient pas été visibles il y a quelques années seulement. »

La remarque d’Obama est déconcertante.

Pendant les pires années en Irak, lorsque l’administration Bush n’avait aucun progrès à offrir, les officiels faisaient appel à cette même image pour tenter de démontrer qu’il y avait un progrès. « Ce fut une de nos premières impressions, » a déclaré un officiel du Parti Républicain en 2006, après avoir atterri à Bagdad au sommet de la guerre civile sectaire (entre Chiites et Sunnites - NdT). « Toutes ces lumières qui brillaient. »

Ainsi, l’administration d’Obama emploie le même langage que celui employé pour la guerre en Irak – parler de progrès, des lumières des villes, d’indices telles que la santé et l’éducation. Une rhétorique dont ils se seraient moqués il y a encore quelques années. « Ils essaient de manipuler les perceptions parce qu’il n’y a pas définition pour la victoire – parce que la victoire n’est même pas définie ni identifiable, » dit Celeste Ward, un haut analyste en matière de défense auprès de la Rand Corporation qui a été conseiller politique auprès des commandants US en Irak en 2006. « C’est ce qui se joue en ce moment. Ce dont nous avons besoin, pour des raisons stratégiques, c’est de créer l’impression que la situation est toujours sous contrôle. Mais la situation sur le terrain n’est pas terrible, et elle ne va pas s’améliorer dans un avenir proche. »

Mais les faits sur le terrain, comme l’histoire l’a démontré, ont peu d’influence sur une armée déterminée à maintenir le cap. Même les plus proches de McChrystal savent que la montée de l’opposition à la guerre parmi la population américaine ne reflète pas le véritable merdier qui règne en Afghanistan. « Si les Américains prenaient du recul et prêtaient attention à cette guerre, elle deviendrait encore moins populaire, » dit un haut conseiller de McChrystal. Néanmoins, un tel réalisme n’empêche pas les défenseurs de la contre-insurrection de rêver en grand : au lieu de commencer le retrait des troupes l’année prochaine, comme Obama l’a promis, les militaires espèrent escalader leur campagne contre-insurrectionnelle. « Il est possible que nous demandions une nouvelle offensive des forces US l’été prochain s’il y a un espoir de succès, » me dit un haut officiel de l’armée à Kaboul.

De retour en Afghanistan, moins d’un mois après la rencontre à la Maison Blanche avec Karzai et toutes ces belles paroles sur le « progrès » accompli, McChrystal a reçu le plus gros coup contre sa politique de contre-insurrection. Depuis l’année dernière, le Pentagone planifiait une opération militaire majeure cet été à Kandahar, la deuxième ville du pays et fief d’origine des Taliban. Cette offensive était censée être le point tournant décisif de la guerre – la raison même pour laquelle McChrystal a obtenu plus de troupes l’année dernière. Mais le 10 juin, tout en reconnaissant que l’armée avait encore des choses à préparer sur le terrain, le général a annoncé que l’offensive était repoussée à l’automne. Plutôt qu’une seule grande bataille, comme Falloujah ou Ramadi (en Irak – NdT), l’armée US lancera ce que McChrystal appelle une « marée montante de sécurité ». La police et l’armée afghane entreront dans Kandahar pour tenter de prendre le contrôle des banlieues, tandis que les Etats-Unis déverseront 90 millions de dollars d’aide pour tenter de gagner les coeurs de la population civile.

Même les partisans de la contre-insurrection on du mal à expliquer ce nouveau plan. « Il ne s’agit pas d’une opération classique, » dit un officiel militaire US. « Ce ne va pas être (comme dans le film) Black Hawk Down. Il n’y aura pas de portes enfoncées, » D’autres officiels US insistent pour dire qu’il y aura bien des portes enfoncées, mais que l’offensive sera plus douce, plus gentille que le désastre de Marjah. «  Les Résistants ont verrouillé la ville, » dit un officiel militaire. « Il faut les déloger de là, mais d’une manière qui ne contrarie pas la population. »

Lorsque le vice-président Biden a été informé dans le Bureau Ovale de ce nouveau plan, des témoins affirment qu’il a été choqué de constater à quel point ce plan ressemblait au sien, plus progressif, de contre-terrorisme qu’il avait lui-même proposé à l’automne dernier. « On dirait du contre-terrorisme bis ! » a-t-il dit, selon des témoins de la réunion.

Quel que soit la véritable nature de ce nouveau plan, le délai demandé ne fait que souligner les défauts inhérents à la contre-insurrection. Après neuf années de guerre, les Résistants sont tout simplement trop bien retranchés pour que l’armée américaine se lance dans une attaque frontale. Ces mêmes personnes que COIN prétend gagner – le peuple afghan – ne veulent pas de nous. Notre soi-disant allié, le Président Karzai, use de son influence pour retarder l’offensive et l’injection massive d’aide préconisée par McChrystal ne fera probablement qu’empirer les choses. « Jeter de l’argent sur un problème que fait qu’accentuer le problème, » dit Andrew Wilder, expert à l’université Tufts qui a étudié les effets de l’aide dans le sud de l’Afghanistan. « Un tsunami d’aide alimente la corruption, délégitime le gouvernement et crée un environnement où nous désignons les gagnants et les perdants » - un processus qui alimente le ressentiment et l’hostilité de la population civile.

Jusqu’à présent, la contre-insurrection n’aura réussi qu’à créer une demande illimitée de la matière première dont les militaires sont les fournisseurs : la guerre sans fin. Il y a une raison pour laquelle le Président Obama évite soigneusement de prononcer le mot « victoire » lorsqu’il parle de l’Afghanistan. La victoire, semble-t-il, n’est pas vraiment possible. Même avec Stanley McChrystal aux commandes.

Michael Hastings

TEXTE ORIGINAL
http://www.rollingstone.com/politic...

Traduction VD pour le Grand Soir

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Le-general-qui-sortait-du-rang-Rolling-Stone.html

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n° 442 - Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage de l'Afghanistan - 16-07 :- Fin - : "On ne compte pas les morts"

n° 442 - Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage  de l'Afghanistan - 16-07 :- Fin  - : "On ne compte pas les morts"



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Courrier des lecteurs & trouvé sur le net

& témoignage

n° 442 - du 16-07

C.De Broeder & M.Lemaire



Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)

 

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

 



Le " Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage " est  visible :

a) Sur nos blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

c) Sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 


 Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

2 Annexe

2-2 Caleb Irri : De la nécessité du complot.        

2-3  "On ne compte pas les morts"

2-3 USA : Pire que la Grande dépression ; Obama : pire que Hoover...

 



2-2 Caleb Irri : De la nécessité du complot.    

       L'histoire des hommes est, qu'on le veuille ou non, le résultat de luttes incessantes menées pour le pouvoir, pour la liberté, pour Dieu ou pour l’argent. Cette histoire est devenue peu à peu l’Histoire, “officielle”, et se trouve remplie de mystères, de secrets, de complots.

Mais lorsqu’on y regarde de plus près, on s’aperçoit que derrière  toutes ces luttes se cache cette vérité : l’humanité à toujours été soumise, en réalité, à une lutte unique, celle des petits contre les grands.

Cette lutte s’est accomplie dans le sang, le secret et le mensonge.

Le secret est un moyen indispensable aux tyrans établis ou en devenir, car il possède la qualité non négligeable de masquer ses objectifs. Ces objectifs étant la conservation (ou la prise) du pouvoir, il va sans dire que l’intérêt primordial des dominants est de cacher cette volonté de domination, et cela par tous les moyens possibles. L’argent appelant le pouvoir et le pouvoir appelant l’argent, il est naturel (et logique) que ces deux puissances s’allient, et certainement pas pour le bien du peuple. L’argent étant dans notre système actuel le bien le plus précieux, il est nécessaire que celui qui en possède le plus soit le plus puissant, ou à défaut le plus influent. Car il faut distinguer le pouvoir effectif du pouvoir réel : celui qui détient le premier n’est pas forcément le maître, tandis que le second si. Cela signifie que le pouvoir politique est dépendant du pouvoir financier, qu’il le veuille ou non. Le pouvoir politique a donc comme objectif d’atteindre la richesse, tandis que le pouvoir financier rêve d’agrandir encore sa puissance.
C’est là que commence le complot. Si l’intérêt réel des puissants de ce monde n’est pas, contrairement à ce qu’ils affirment tous, le bien de leur peuple (le capitalisme ne multiplie pas mais divise les ressources), ils ne peuvent tout de même pas en faire état publiquement : on imagine bien ce qui suivrait ! Ensuite, plusieurs problèmes surgissent de ce secret initial, et rendent inévitable l’utilisation dans un deuxième temps du mensonge, pour dans un troisième aboutir au complot. Car bien que les dominants se moquent du peuple, ils le craignent tout de même, car le nombre et la colère ont une force qu’ils ne pourraient contenir, à moins que de sacrifier ceux-là mêmes qui les nourrissent. C’est donc le mensonge qu’utilisent les dominants pour cacher le premier secret, c’est à dire qu’il leur faut à tout prix éviter que le peuple prenne conscience de sa force réelle, pour continuer à supporter sa situation. Ainsi les puissants font croire au peuple qu'ils travaillent pour lui, alors qu'en réalité ils travaillent pour eux-mêmes.

Et pour ne pas rendre visible ce mensonge et continuer à servir leur but ultime, il leur faut malgré tout maintenir une apparence de justice et d’équité, ainsi qu’un niveau de vie suffisant au maintien de la productivité (un homme mal nourrit travaille mal), tout en n'ayant derrière cette apparence que le soucis de garder une part toujours plus grande pour eux… sans cela, ils ne sauraient conserver longtemps le pouvoir.

Mais l’argent et le pouvoir ont ceci en commun qu’ils sont addictifs, et qu’il en faut toujours plus à celui qui les désire, que ce soit par complexe ou par ignorance. Ainsi, afin de satisfaire cet insatiable appétit, et poussés par la jalousie ou la concurrence (l’autre a plus que moi, ou il va racheter mes parts), ils se mettent en danger pour obtenir toujours un peu plus, au risque de tomber dans l’illicite, voire dans l’illégal. La corruption ayant d’ailleurs déjà tellement infesté la politique, les dominants se sont dotés de moyens législatifs discrets mais efficaces les protégeant pour les délits plus petits…. Mais lorsque l'on monte dans la hiérarchie des pouvoirs, le montant des sommes en jeu, les conséquences humaines de certaines actions deviennent tellement importants qu'il est indispensable de les cacher au peuple. Et si on ajoute à cela la corruption chronique du système qui incite à “se soumettre ou se démettre”, le plus honnête des hommes accédant au pouvoir se verra confronté à ce problème : soit il accepte son fonctionnement et se retrouve mouillé et complice, soit il refuse et n'a plus qu'à sortir du jeu.

Une fois entré dans ce jeu, il n'est plus possible d'en sortir : c'est un cercle vicieux. Il faut protéger ses méfaits de l'appétit des médias, négocier des silences, légaliser certaines activités, blanchir l'argent, aider les “collègues”… Au bout d'un moment, ces hommes sont si embourbés dans leurs malversations, leurs secrets et leurs mensonges qu'ils ne peuvent plus reculer, et tentent in fine de se protéger totalement par de plus grands mensonges, pour obtenir plus d'argent, pour avoir plus de pouvoir. Arrivés au sommet de cette pyramide se trouvent les véritables puissants, ceux qui ont cessé de vouloir plus, car ils ont déjà tout. Ces derniers possèdent une idéologie, une vision du monde, avec le pouvoir de le modifier selon leurs volontés. Mais ils sont également rompus à toutes les techniques nécessaires pour en arriver là, c'est à dire une grande science du secret, du mensonge et de la corruption. Poussés par des considérations idéologiques et disposant de formidables capacités financières, ils sont capables (et nous l'avons vu à de nombreuses reprises au cours de l'Histoire) de provoquer des conflits dans d'autres pays, de fomenter des coups d'Etat, d'assassiner les “gêneurs”, de torturer des êtres humains. Ce genre de projets nécessite de multiples complicités, et une organisation secrète capable de protéger ses méfaits à n’importe quel prix, que ce soit celui de la misère ou du sang.

Car à un très haut niveau, les actions de ces puissants rapportent peut-être des milliards, mais ont également des répercussions bien réelles sur les peuples qui en subissent les conséquences. C'est de géopolitique qu'il s'agit alors, et c'est à coups d'espions, de diplomatie, de manoeuvres militaires ou de menaces que se règlent les problèmes. Il est inévitable qu’à ce stade le complot soit mis en place par les dominants, car les méthodes (ainsi que le caractère moral de l’utilisation de ces méthodes) sont clairement injustes et répréhensibles, condamnables, et même  les lois que les dominants parviennent à faire voter pour se protéger ne suffiraient pas : des actions comme la guerre contre l’Afghanistan ou l’Irak, si on en connaissait le véritable objectif, seraient autrement considérées comme des crimes contre l’humanité.
Et en effet, comment expliquer l’injuste partage des richesses dont est victime le monde autrement que par le complot ? qui accepterait de voir un pays envahi par une armée sous le seul prétexte de s’en accaparer les ressources ? qui accepterait que quelques personnes possèdent la majorité des richesses de ce monde ? qui accepterait d’aller travailler, d’aller se battre, s’il savait que c’est pour servir une cause contraire à son propre intérêt ?

Le seul moyen de comprendre le monde d’aujourd’hui est d’accepter l’existence du complot. Sans cette hypothèse, il est impossible d’expliquer comment le monde d’aujourd’hui en est arrivé là. L’objectif secret de conservation, ou de renforcement du pouvoir des dominants est la cause du paradoxe actuel qui se voit de plus en plus clairement : plus nos dirigeants font mine de vouloir arranger les problèmes économiques et sociaux dus à la crise, et plus la crise devient importante. Ce décalage, que l’on voudrait croire le résultat de l’incompétence de nos dirigeants, renforce pourtant le pouvoir de ces derniers sur les peuples, qui eux sont de plus en plus oppressés par les mesures prises… les économistes ne comprennent pas, les sociologues non plus : c’est qu’ils balayent d’un revers de manche la seule hypothèse valable, le complot. Mais en haut de la pyramide des pouvoirs et de la richesse, les véritables dominants s’agitent en secret pour renforcer leur domination, en créant les conditions économiques, sociales, religieuses et culturelles favorables à l’exécution de leur pouvoir. En renforçant un monde injuste il le rendent violent et dangereux, et justifient ainsi le besoin des peuples de se faire protéger par les puissants… puissants qui perdraient tout leur pouvoir si l’on s’apercevait que, loin de le rendre plus juste et moins violent, c’était justement eux qui le rendaient ainsi.

Mais ne soyons pas pessimistes, et faisons confiance au temps : car même si le secret est bien gardé, un complot finit toujours par devoir se montrer au grand jour : et ce jour-là, quand les masques tombent, l’Histoire finit toujours par rendre justice à la vérité : comment, autrement, connaitrions nous l’existence des complots précédents ?

Caleb Irri

3 juillet 2010

http://www.calebirri.unblog.fr
l'adresse :  medias-mensonges-desinformation-unsubscribe@googlegroups.com  


2-3  "On ne compte pas les morts"

General Tommy Franks (*)

Le coût en vies humaines de l’Operation Enduring Freedom

Published on juillet 8, 2010 par apetimedia

 

Comme en témoigne l’article ci-dessous, ponctuellement et de façon aléatoire, les médias nous informent  sur le nombre de soldats des forces de la Coalition tués suite aux offensives au Moyen-Orient depuis ces 9 dernières années. Bien plus rarement sont  médiatisées les informations chiffrées  relatives aux civils victimes de ces conflits.

Deux sites, Icasualties  et Irak Body Count – ce dernier s’intéressant uniquement au comptage des décès civils – assurent une veille régulière sur les décès imputables à l’Opération Enduring Freedom, menée par l’International Security Assistance Force (l’lSAF) et l’OTAN. Nous vous livrons plus bas quelques tableaux documentés tirés de ces sites  anglophones : ils reproduisent le décompte régulièrement mis à jour des victimes des "guerres" d’Irak et d’Afghanistan.

Suite aux attentats du 11 Septembre 2001, les offensives ont initialement été lancées pour débusquer Ousama Ben Laden dans une grotte d’Afghanistan, puis pour déloger Saddam Hussein à la tête de l’Irak accusée d’appartenir à "l’Axe du Mal",  mais neuf ans après et malgré toutes les forces déployées, Oussama Ben Laden demeure introuvable. "Jeu" de dupe au détriment de la vie des civils ?

Au vu des chiffres que les tableaux suivants nous révèlent, ces chasses à l’homme, amorcées par une propagande intensive, ont largement débordé de leur objectif initial. Le coût en vies humaines au prétexte d’anéantir le terrorisme est tout simplement inacceptable.

 

Voici les décomptes des morts suite aux conflits armés tels qu’enregistrés par les sites iCasualties.org pour l’Afghanistan.

 

Décompte des soldats tués depuis 2001 tels que répertoriés par iCasualties.org suite à l’Operation Enduring Freedom

Victimes militaires de la Coalition par années et par mois :

Soldats de la Coalition

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 Traduction apetimedia pour ReOpenNews

Un article du 13 janvier 2010 publié sur lesinfos.com nous apprend que : "Selon un rapport de l’ONU, le bilan des morts de civils en Afghanistan a augmenté de plus de 10%   les 10 premiers mois de l’année 2009. L’AFP a publié les chiffres de la mission d’assistance des nations unis en Afghanistan (MANUA), selon lesquels 2038 civils ont été tués en 2009 contre 1838 en 2008. Le calcul de l’ONU montre que la majorité des civils, soit 1404, ont été tués  par des insurgés Afghans : “Les morts résultant des activités des insurgés sont trois fois plus importantes que celles causées par les forces pro-gouvernementales” en 2009, affirme l’ONU. Concernant les autres victimes civiles selon MANUA  468 ont été tués par les forces pro gouvernementales et 166 par d’autres acteurs.

Le 7 janvier, les Résistants rejettent la déclaration de l’ONU selon laquelle les insurgés auraient tué trois fois plus de civils que les troupes occidentales. Ils reprochent au secrétaire général de l’ONU de  “fouler aux pieds” les principes de neutralité de l’ONU, affirmant au contraire que les forces internationales étaient les principales responsables des pertes civiles. Washington avait pourtant promis au gouvernement Afghan d’être plus prudent avec les civils mais sans succès “le recours à des frappes aériennes et le fait que les installations militaires [de l'OTAN] soient situées dans des zones civiles augmentent fortement le risque de voir des civils tués ou blessés”, déplore cependant l’ONU.

En 2009, 110.000 soldats étrangers étaient sous le commandement de l’OTAN et des États-Unis . En 2010, pour la neuvième année, la guerre s’intensifie, elle sera marquée par l’arrivée programmée de quelque 40.000 renforts, essentiellement américains.

L’importante augmentation du nombre de civils tués en 2009 n’est pas aussi surprenante que cela. En 2008, on avait déjà noté une hausse brutale de 40% du nombre de civils tués par rapport à 2007. De son côté, l’armée américaine a vu le nombre de ses soldats tués doubler en 2009 (317 morts) par rapport à 2008 (155 morts).  En France, la mort d’un sous officier le 12 janvier porte à  38  le nombre de militaires français ayant trouvé la mort en Afghanistan depuis le déploiement des premières troupes alliées, fin 2001."

 


2-3 USA : Pire que la Grande dépression ; Obama : pire que Hoover...

« Ne vous y trompez pas, nous allons dans la bonne direction », a déclaré le 2 juillet Barack Obama, faisant écho au fameux « La reprise est au coin de la rue » lancé par le Président Hoover en pleine Grande dépression. Souvent, dans les périodes de crise, les dirigeants sont si effrayés par sa gravité qu’ils préfèrent faire comme si la réalité n’existait pas.

Depuis deux ans, 55% de la population active américaine a subi une perte d’emploi, une baisse de salaire ou une réduction de son temps de travail (source : Pew Research Center). En 18 mois de présidence Obama, 870 000 emplois manufacturiers ont disparu. Si le chômage frappe officiellement 15 millions de personnes, avec le sous-emploi l’on dépasse largement les 30 millions. Et l’on ne compte pas les millions de gens qui sont sortis du système (encore 842 000 en juin, selon le Bureau of Labor Statistics). A cause de l’inaction du Congrès et de l’administration, trop occupés à préserver les intérêts de Wall Street, d’ici au 31 juillet, ce seront 2 millions de chômeurs qui se verront privés de toute indemnité. En effet, les congressistes n’ont pas adopté la « job bill » qui prévoyait le maintien des indemnisations. Et la Maison Blanche, adepte des pressions et chantages en tout genre lorsqu’il s’agit de favoriser les lobby de l’assurance et de la finance, s’est distinguée par son inaction totale. [*]

Dans la même semaine, le Congrès a également rejeté le transfert de 24,2 milliards de dollars du gouvernement fédéral dus aux 50 Etats américains au titre de l’aide au programme Medicaid (système public de santé pour les pauvres et les handicapés). Le gouverneur du Michigan a prévenu que 1,5 millions de personnes dans son Etat, soit 15% de la population, se verront privés d’accès aux soins. Le gouverneur de Pennsylvanie a déclaré que son seul recours pour éviter les refus de soins était de licencier 20 000 fonctionnaires d’Etat. Déjà mal en point, les nombreux établissements de santé se consacrant aux publics fragiles risque de mettre rapidement la clé sous la porte.

Par ailleurs, selon la National Education Association, 300 000 enseignants vont être licenciés à cause des coupes budgétaires opérées par la plupart des Etats. Et ce sont même désormais les services de sécurité publique qui sont frappés. Des centaines de municipalités annoncent des licenciements de policiers et de pompiers pour atteindre l’équilibre budgétaire (dont certaines sont contraintes de fermer complètement leurs services). A Oakland en Californie (400 000 habitants), où le taux de criminalité est le 5e plus élevé des Etats-Unis, 80 officiers de police ont été licenciés. Les cartels mexicains de la drogue et leurs 230 gangs affiliés doivent se frotter les mains.

L’on voit ainsi pousser un peu partout aux Etats-Unis, même à Hawaï et Berkeley, des « Obamavilles », en référence aux Hoovervilles de la Grande dépression, faites de tentes et dépourvues de dispositifs d’hygiène publique,.

Evidemment, un Président qui refuse de regarder cette réalité en face n’est pas digne d’être président et devient un obstacle au changement.

6 juillet 2010

(Nouvelle Solidarité)

Vidéo : Intervention internet de Lyndon LaRouche du 26 juin



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

17/07/2010

n°441 - dossiers de l'Afghanistan - 16-07 – Début - : Minerais afghans: Karzaï, n'a pas le droit de signer des contrats d'exploitation du sous-sol Afgan.

n°441 - dossiers de l'Afghanistan -  16-07 – Début  - : Minerais afghans: Karzaï, n'a pas le droit de signer des contrats d'exploitation du sous-sol Afgan.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de l'Afghanistan 

n°441 du 16-07

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossier de l'Afghanistan" est  visible  sur mes blogs : 

a)   sur nos blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

Tiré à part :

Anthony DIMAGGIO : L’Afghanistan en ruines. (extrait)

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Vidéo : Place à la méthode Petraeus

1-2 Vidéo : Afghanistan : le Général Desportes "sanctionné".

1-3 Quid de ben Laden ?

a) Aucune donnée solide sur ben Laden depuis des années, dit la CIA.

b) Allégation démagogique   de la CIA au sujet de Ben Laden.

1-4 John Pilger : La charge de la brigade médiatique.

1-5 L’enlisement avant la défaite. 

1-6 Jean-Dominique Merchet : Mourir pour l'Afghanistan " comme pour le roi de Prusse.

2 Les Brève

2-1 Jalalabad : Une importante base de l’OTAN attaquée.

2-2 Une entreprise américaine …

2-3 Total et Eni s'intéressent au pétrole afghan, selon le ministre Waheedullah Shahrani.

2-4 Minerais afghans: Karzaï, n'a pas le droit de signer des contrats d'exploitation du sous-sol Afgan.

2-5 Plus de trois milliards de dollars détournés.

2-6 Le chef d'état-major français l'amiral Edouard Guillaud dénonce "la faute" du général Vincent Desportes.

2-7 Guantanamo : Les Brèves

1 L'Allemagne prête à accueillir deux prisonniers de Guantanamo.

2 Guantanamo: Ghailani apte à être jugé…

3 Dossiers

3-1 Dave Lindorff : Le financement de la guerre en Afghanistan.

3-2 Spencer Delane : Obama dénonce « l’obsession de ceux qui veulent arrêter la guerre en Afghanistan ».

3-3 Marie-France Calle : Non, Hamid Karzaï n'est pas "cinglé"...

3-4 Sergio : 3-24, « Doctrine » tactique 19 ou la bible des officiers étasuniens et français.

3-5 3-24, « Doctrine » tactique 19 ou la bible des officiers étasuniens et français.

3-6 Le général Vincent Desportes critique la stratégie US en Afghanistan, Paris le fustige… 

3-7 Le général Desportes a été reçu chez le CEMA (actualisé et corrigé).

3-8 Christine Bierre : Quand on est Général, on ferme sa gueule et on crève !

3-9 Engagez-vous, vous verrez du pays et vous deviendrez "facilitateur" !

3-10 Le gouvernement US a fait du transfert des responsabilités à l'armée afghane l'un des piliers de sa politique sur place.

3-11 es Etats-Unis donnent, secrètement, l'autorisation du trafic de drogue, en Afghanistan .

3-12 Les Afghans: de producteurs à consommateurs d'opiacés.

3-13 Des policiers accros à la drogue.

3-14 La CIA emploie les mercenaires de Blackwater.

3-15 Guantanamo : Les dossiers

1 USA: des médecins ont pratiqué des « expérimentations humaines » pour la CIA



Tiré à part :

Anthony DIMAGGIO : L’Afghanistan en ruines. (extrait)

La réalité sur le terrain dément les discours d’Obama.

...

L’opposition publique grandissante est le signe que la rhétorique d’Obama pour défendre la guerre perd chaque jour de sa force et de son pouvoir de conviction.

Selon un sondage de Newsweek, le pourcentage d’Américains qui ne sont pas d’accord avec la manière dont Obama gère le conflit a doublé, passant de 27% en février à 55% en juin. Selon le Washington Post-ABC, alors que 52% d’Américains étaient en faveur de la guerre juste après le discours d’élection d’Obama en décembre 2009, ce chiffre est tombé à 44% au début de juin 2010. Dès avril de cette année, le sentiment que cette guerre "ne valait pas la peine" d’être menée et qu’il fallait s’y opposer était partagé par une majorité d’Américains.

Les pertes américaines en 2010 ont été les pires de toute la guerre.

Elles ont atteint une moyenne de 32 soldats par mois alors qu’en 2009 elles étaient de 29 par mois et 13 par mois en 2008. Les pertes américaines ont en fait augmenté régulièrement chaque année depuis 2001 témoignant du sacrifice croissant que ce conflit exige du peuple américain.

Les médias américaines ont largement ignoré l’augmentation des pertes américaines et même depuis qu’ils ont commencé à en parler à la fin de 2009, peu d’articles ont paru sur le niveau historique des pertes. Il semble que les journalistes aient bien appris leur leçon et qu’ils ne veuillent pas "jouer les trouble-fêtes" dans une guerre que les deux partis politiques soutiennent en dépit de l’opposition grandissante des citoyens.

Anthony DiMaggio

Anthony DiMaggio est le directeur de media-ocracy (www.media-ocracy.com), un quotidien Internet qui se consacre à l’étude des médias, de l’opinion publique et de l’actualité. Il est l’auteur de When Media Goes to War ("Quand les médias vont en guerre") (2010) et de Mass Media, Mass Propaganda ("Médias de masse, propagande de masse") (2008).

Anthony DiMaggio On peut le joindre à mediaocracy@gmail.com

Pour consulter l’original : http://www.counterpunch.org/dimaggi...

16 juillet 2010

Traduction : D. Muselet

Counterpunch

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/L-Afghanistan-en-ruines-Counterpunch.html



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information.

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

 

1-1 Vidéo : Place à la méthode Petraeus

http://www.youtube.com/watch?v=NRVZCbVSITE&feature=player_embedded

 

1-2 Vidéo : Afghanistan : le Général Desportes "sanctionné".

http://www.youtube.com/watch?v=6z16cvTZN-Y&feature=player_embedded


1-3 Quid de ben Laden ?

a) Aucune donnée solide sur ben Laden depuis des années, dit la CIA.

Les Etats-Unis n'ont pas eu d'informations solides depuis des années sur l'endroit où se trouve Oussama ben Laden, bien que l'on pense qu'il est au Pakistan, a déclaré dimanche le directeur de la CIA, Leon Panetta.  

Il a aussi dit qu'en Afghanistan, les résistants semblaient se renforcer avec une intensification de leur actions, bien que les forces américaines et leurs alliés aient réussi à porter atteinte au mouvement de résistance en attaquant ses dirigeants.

Des progrès sont enregistrés dans ce conflit qui dure depuis près de neuf ans, mais "c'est plus difficile, c'est plus lent que ce que tout le monde avait anticipé", a dit Panetta lors du programme "This Week" de la chaîne ABC. Il a esquivé la question d'un journaliste qui lui demandait si la guerre était en passe d'être gagnée.

La stratégie américaine est revenue à l'avant-plan mercredi lorsque le président Barack Obama a relevé de son commandement en Afghanistan le général Stanley McChrystal et l'a remplacé par le général David Petraeus.

Les membres républicains et démocrates du Congrès réclament maintenant des réponses à leurs questions sur l'évolution de la guerre. Certains d'entre eux poseront mardi ces questions à Petraeus lors son audition de confirmation.

La dernière information précise sur le lieu où ben Laden pourrait se trouver remonte au début des années 2000, a dit Panetta.

"Depuis lors, il a été très difficile d'obtenir le moindre renseignement sur sa localisation exacte. Il est, à l'évidence, très bien caché (...) Il est dans une zone des régions tribales du Pakistan", a ajouté Panetta.

ASSURER LA RELÈVE

Il a estimé que les Etats-Unis finiraient par débusquer ben Laden, notant qu'ils ont déjà "mis hors circuit" plus de la moitié de la direction d'Al Qaïda.

Les Etats-Unis cherchent à s'emparer de ben Laden depuis les attentats du 11 septembre 2001 et le refus des taliban de livrer le chef d'Al Qaïda à Washington.

Au cours des derniers mois, la CIA a intensifié les attaques de drones dans les régions tribales du Pakistan, à la frontière afghane, prenant pour cibles non seulement des responsables d'al Qaïda et des taliban, mais aussi de simples combattants.

"Si l'on considère certaines violences, ils semblent être plus forts", a dit Panetta à propos des résistants. "Mais le fait est que nous affaiblissons leur direction et je pense que cela va dans la bonne direction".

Il a indiqué qu'un dirigeant taliban habillé en femme avait été tué ce week-end au cours d'une opération militaire.

Pour Panetta, le succès ne dépend pas seulement des efforts des Américains et de leurs alliés, mais de la capacité des forces de sécurité afghanes à prendre la relève et à maintenir la stabilité.

"Cela ne sera pas facile", a-t-il reconnu. "Il faudra que l'armée et la police afghanes soient capables d'accepter la responsabilité que nous leur transmettons.

27/6

AP

b) Allégation démagogique   de la CIA au sujet de Ben Laden.

Lors de l’entretien qu’il a accordé à Jake Tapper (ABC, This Week, 27 juin 2010), le directeur de la CIA Leon Panetta a indiqué que l’Agence ne disposait d’aucune information sur Oussama Ben Laden depuis qu’il a quitté l’Afghanistan pour le Pakistan (fin 2001).

Engagé par la CIA en 1979, l'homme d'affaire saoudi-yéménite Oussama Ben Laden a dirigé le financement des Moujahidins afghans contre les communistes.

Il se serait retourné contre les Etats-Unis lors de l’opération Tempête du désert (1991), et serait traqué depuis par la CIA.

Cependant, contredisant cette version officielle, il a été hospitalisé en août 2001 à l’hôpital américain de Dubaï, sous la protection de la CIA, et y a reçu diverses personnalités politiques.

L’Agence et le pouvoir politique le considèrent comme le commanditaire des attentats du 11 septembre 2001.

Cependant, contredisant cette version officielle, le FBI n’a pas émis d’avis de recherche à son nom sous ce motif.

Divers enregistrements audio et vidéo ont été attribués par la CIA à Oussama Ben Laden au cours de la décennie. Cependant, contredisant cette version officielle, les experts suisses de l’Institut Dalle Molle d’intelligence artificielle perceptive, qui font référence dans le monde en matière d’authentification sonore et visuelle, ont établi que ces enregistrements étaient tous des faux.

Farsnews

http://french.irib.ir/index.php/info/international/item/98055-allegation-demagogiquenn-de-la-cia-au-sujet-de-ben-laden


1-4 John Pilger : La charge de la brigade médiatique.

Dans sa dernière colonne pour New Statesman, John Pilger décrit comment l’omniprésence de la culture du système médiatique en Zunie ouvre la voie à un état de guerre endémique.

Et malgré toutes les colonnes de journaux et les heures d’émission qui en sont pleines, le lavage de cerveau ne prend pas. Il suggère qu’il s’agit de « la plus grande vertu de la Zunie. »

      La présentatrice de la télévision a fait une interview partagée sur l’écran avec un journaliste qui s'était porté volontaire pour être témoin à l'exécution d'un homme condamné à mort depuis 25 ans dans l'Utah. « Il avait le choix, » a dit le journaliste, « l'injection létale ou le peloton d'exécution. « Oh là là, » s’est emballée la présentatrice.

Top d’un déferlement de publicités pour la restauration rapide, un blanchissant de dents, l’agrafage de l'estomac*, la nouvelle Cadillac.

Suite à cela, la guerre en Afghanistan a été présentée par un correspondant en sueur dans un gilet pare-balles. « Holà, il fait chaud, a-t-il henni sur sa moitié d'écran. « Faites attention à vous, a répliqué la présentatrice. « Coming up » était une émission de téléréalité dans laquelle la caméra observait un homme en train de purger sa peine d’emprisonnement dans un réduit de prison.
[* Ndt : C’est dommage qu’on n’ait pas encore ça chez nous, à moins que j’ai mal vu. Imaginez un peu le truc : vous regardez négligemment le JT tout en grignotant les queues de radis laissées par la gente politique, et voilà qu'un charcutier en blouse verte vous propose de vous ligaturer le gésier pour vous empêcher de vous empiffrer.]

      Le lendemain matin, je suis arrivée au Pentagone pour une entrevue avec l'un des hauts fonctionnaires du président Obama, un décideur en matière de guerre. Il y a eu une longue ballade le long de corridors brillant ornés de tableaux de généraux et d’amiraux festonnés de rubans.

La pièce réservée aux entretiens avait été agencée à cet effet.

Elle était bleue et d’un froid glacial, dépourvue de fenêtre et de caractère, à l’exception d’un drapeau et de deux chaises, des accessoires destinés à créer l'illusion d'un lieu de pouvoir.

La dernière fois que je suis allé dans une salle comme celle du Pentagone, un colonel nommé Hum a interrompu mon entrevue avec un autre décisionnaire de guerre, au moment où j'ai demandé pourquoi tant de civils innocents sont tués en Irak et en Afghanistan. Ils étaient des milliers à l’époque, ils sont plus d'un million à présent. « Arrêtez la bande ! » avait-il beuglé.

      Il n'y avait pas de colonel Hum cette fois-ci, juste l’attestation polie des militaires rejetant qu’il s’agirait d’un « fait banal » pour la soldatesque de recevoir l'ordre de « zigouiller chaque saloperie de mère. » À l'Associated Press le Pentagone a dit dépenser 4,7 milliards de dollars en relations publiques pour gagner le cœur et l’esprit, non pas des récalcitrants des tribus afghanes, mais des Zuniens. C'est ce qui est connu sous le nom de « domination de l'information, » et les gens des relations publiques sont des « guerriers de l'information. »

      Le pouvoir impérial zunien monte grâce à une culture médiatique dans laquelle le mot impérial est tabou. L’aborder serait sacrilège. Les campagnes coloniales sont vraiment des « guerres contre le discernement » (wars of perception) écrit l’actuel commandant, le général David Petraeus, dont les termes et stipulations sont popularisés par les médias.

La « narration » est la parole accréditée car elle est post-moderne et dénuée de contexte et de réalité. Le témoignage narratif sur l'Irak dit que la guerre est gagnée, et celui sur l'Afghanistan raconte que c'est une « guerre juste. » Que ce ne soit pas vrai non plus n'est pas la question. Ils mettent en avant une « grande allégorie » de menace constante et la nécessité de la guerre perpétuelle. Selon Thomas Friedman, un célèbre chroniqueur du New York Times, « Nous vivons dans un monde de menaces imbriquées tombant en cascade, qui ont le potentiel de bouleverser notre pays à tout moment. »

      Friedman encourage l’attaque de l’Iran dont l'indépendance est intolérable. Voilà la vanité psychopathe d'une grande puissance que Martin Luther King décrivait comme « le plus grand pourvoyeur de violence du monde. » Il a ensuite été abattu.

      La psychopathie est applaudie à travers la culture corporative populaire montrant la mort d'un homme préférant le peloton d'exécution à l’injection létale à la télévision, le film oscarisé The Hurt Locker et le nouveau documentaire primé sur la guerre, Restrepo. Les directeurs des deux films refusent d’admettre la violence et donnent de la dignité à l'invasion « apolitique. » Et pourtant, derrière la façade caricaturiste, l'objectif est grave. La Zunie est engagée militairement dans 75 pays. Elle a quelque 900 bases militaires à travers le monde, de nombreuses entrées sur les sources de combustibles fossiles.

      Mais il y a un problème. La plupart des Zuniens sont opposés à ces guerres et à dépenser des milliards de dollars pour elles. Le fait que leur lavage de cerveau foire si souvent constitue la plus grande vertu de la Zunie. C'est souvent dû aux non-conformistes courageux, en particulier ceux qui sortent de la centrifugeuse du pouvoir. En 1971, l'analyste militaire Daniel Ellsberg a divulgué des documents connus sous le nom de Documents du Pentagone, qui exposaient le mensonge de quasiment tout ce racontaient deux présidents sur le Viêt-nam. Beaucoup de ces initiés ne sont même pas des renégats. Une partie de mon carnet d'adresses est remplie de noms d'anciens officiers de la CIA qui ont osé parler. Ils n'ont aucun équivalent en Grande-Bretagne.

      En 1993, au moment de l'invasion meurtrière du Timor oriental par l'Indonésie, l’agent des opérations de la CIA à Jakarta, Philip C. Liechty, m'a raconté que le président Gerald Ford et Henry Kissinger, ministre des Affaires étrangères à l’époque, avaient donné le feu vert au dictateur Suharto et fourni secrètement les armes et la logistique dont il avait besoin. Quand les premiers rapports de massacres sont arrivés sur le bureau de Liechty, il a commencé à changer. « Ça n’allait pas, » a-t-il dit. « Je me sentais mal. »

      Melvin Goodman est aujourd’hui un savant de l’université Johns Hopkins à Washington. Il a été pendant plus de 40 ans dans la CIA et s’est élevé au rang d’analyste principal du monde soviétique. Lorsque nous nous sommes rencontrés l'autre jour, il a décrit la conduite de la guerre froide comme une série d'exagérations grossières de l’« agressivité » des Soviétiques ignorant délibérément leur intelligence à s’acharner à éviter à tout prix la guerre nucléaire. Cette vision est corroborée des deux côtés de l’Atlantique par les fichiers officiels levés du sceau du secret. « Ce qui importe pour les durs de Washington, » disait-il, « c’est la manière dont pourrait être exploitée la perception d’une menace. » En tant que directeur adjoint de la CIA dans les années 80, l’actuel ministre de la défense, Robert Gates, n'a cessé de faire du battage médiatique sur la « menace soviétique » et, selon Goodman, il est en train de faire la même chose aujourd'hui pour « l'Afghanistan, la Corée du Nord et l'Iran. »

Peu de choses ont changé. En 1939, en Zunie, W. H. Auden écrivait :

Tandis que s’évanouissent les espoirs brillants

D'une piètre décennie malhonnête,

Obsédant notre vie privée,

Des vagues de colère et de peur

Se répandent dans les régions brillantes

Et noircies de la Terre [...]

Ils fixent sur le miroir

Le visage de l'impérialisme

Et le préjudice planétaire

John Pilger

Samedi 10 Juillet 2010

http://groups.google.fr/group/medias-mensonges-desinformation?hl=fr

Original : www.johnpilger.com/page.asp?partid=580
Traduction copyleft de Pétrus Lombard


1-5 L’enlisement avant la défaite. 

 Nb : Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information.

Neuf ans de guerre en Afghanistan n’y ont rien changé. Les troupes occidentales semblent incapables de regagner le terrain perdu.

Une analyse sévère.

01.07.

Tim Hetherington (World Press Photo 2007) s’est rendu à deux reprises dans la vallée de Korengal pour y rencontrer les hommes du 2e Airborne, appartenant au 503e d’infanterie.

A l’été 2008, ils séjournaient là depuis quinze mois, à l’abri tout relatif de leur petit bunker baptisé “Juan Restrepo” du nom de l’un de leurs camarades tués (photo page de gauche). Infidel, le livre de Tim Hetherington,  paraîtra en octobre chez l’éditeur Chris Boot (Londres).

Il faut saluer l’esprit de décision dont a fait preuve le président Obama lorsqu’il a limogé, le 23 juin, Stanley McChrystal, un général chroniquement insubordonné.

Mais nous avons toujours sur les bras une guerre désastreuse en Afghanistan, qui ne peut être gagnée et que l’ensemble du pays ne soutiendra jamais.
A Washington, personne n’a l’honnêteté d’exposer la situation réelle au peuple américain.

On nous rebat les oreilles avec la contre-insurrection. Rien n’indique cependant que cette stratégie marchera en Afghanistan. Jusqu’à présent, elle s’est révélée inefficace. Et, même si nous arrivions à mettre en place les pièces du puzzle, les plus farouches partisans de la contre-insurrection dans l’armée nous diraient qu’il faut entre dix et quinze ans d’efforts soutenus pour qu’elle porte vraiment ses fruits.
Voilà près d’une décennie que nous nous trouvons en Afghanistan. C’est l’un des pays les plus corrompus de la planète et l’épicentre de la production mondiale d’opium.

Notre allié officiel, le président Hamid Karzai, est convaincu que les Etats-Unis ne peuvent l’emporter : aussi cherche-t-il à tout prix à s’entendre directement avec l’ennemi taliban. L’opinion américaine ne croit plus à cette guerre depuis longtemps, et il n’est pas du tout certain que, pour le président Obama également, le cœur y soit.
L’idée même que nous puissions envisager de rester quelques années de plus en Afghanistan pour nous battre et mourir est démentielle. D’autant plus que nul ne sait combien de milliards de dollars supplémentaires le contribuable américain devra payer.
Tous ceux que la contre-insurrection fascine tant – au premier chef, son plus ardent défenseur, le général David Petraeus [nommé par Obama pour remplacer McChrystal] – ont visiblement perdu de vue un aspect fondamental de la guerre : on ne fait pas la guerre à moitié. On fait la guerre pour écraser l’ennemi. On la fait à fond et aussi rapidement que possible. Si on s’embarrasse de scrupules ou si on ne sait pas comment la faire, alors on ne la fait pas.

Les soldats qui ont débarqué sur les plages de Normandie n’essayaient pas de gagner le cœur et l’esprit de quiconque. En Afghanistan, nous jouons un jeu dangereux, sans enthousiasme, dans lequel le président Obama dit au peuple américain qu’il s’agit d’une guerre nécessaire et qu’il fera tout ce qu’il faut pour réussir.

Puis, dans un même souffle, il veut nous rassurer en promettant que le retrait des troupes américaines commencera selon le calendrier prévu, dans un an. Aucune de ces affirmations n’est conforme à la vérité.

En réalité, nous ne sommes pas en train de nous battre avec acharnement. Les partisans de la contre-insurrection ne veulent pas trop malmener l’ennemi parce qu’ils craignent, à juste titre, qu’un nombre excessif de pertes civiles n’aliène “les cœurs et les esprits” et ne sape l’édification d’une nation, deux notions au cœur de cette stratégie.
Nous sombrons de plus en plus profondément dans le fétide bourbier afghan, et ni le président, ni Petraeus, ni personne d’autre n’a la moindre idée de la manière d’en sortir.

Les fanatiques de la contre-insurrection réclament des renforts et ils veulent que le président oublie son calendrier, déjà peu plausible, fixant à juillet 2011 le début du retrait des troupes. Nous sommes comme le joueur invétéré qui accumule les dettes pour miser dans un jeu où les dés sont pipés. Il n’y a pas de victoire possible en Afghanistan, seulement des souffrances. Nous sommes en train de raser Detroit, tout en essayant de bâtir des métropoles modèles à Kaboul et à Kandahar. Nous dépensons des milliards pour cette terrible guerre, mais nous ne sommes pas capables de prolonger le versement des allocations chômage pour les Américains en fin de droits.
La différence entre la situation actuelle et un cauchemar, c’est qu’au réveil un mauvais rêve prend fin. Ce que nous vivons actuellement en Afghanistan est malheureusement tragiquement réel.

http://www.courrierinternational.com/article/2010/07/01/l-enlisement-avant-la-defaite



1-6 Jean-Dominique Merchet : Mourir pour l'Afghanistan " comme pour le roi de Prusse.

Mon livre "Mourir pour l'Afghanistan" est réédité avec une nouvelle présentation et un chapitre entièrement nouveau.

La première édition était parue en novembre 2008, trois mois après l'embuscade d'Uzbin, au cours de laquelle dix militaires français avaient trouvé la mort. En voici quelques extraits.

"Depuis Uzbin, dix-huit militaires français sont morts en Afghanistan, ce qui portait, au 1er juin 2010, le nombre des pertes à 42.

Mais il n'y a pas que les morts ; cette guerre fauchent aussi de jeunes Français qui en reviennent grièvement blessés. Je pense par exemple à Jocelyn, 25 ans, savoyard originaire de la Maurienne et passionné d'alpinisme. Le dimanche 16 mai, alors qu'il patrouillait avec son unité, le 13ème Bataillon de Chasseurs alpins à l'entrée de la vallée d'Alassaï dans la province de Kapissa, il a été victime d'un Engin explosif improvisé. Grièvement touché, il est rapatrié en France. Opéré à l'oeil, il a dû être amputé d'une jambe. Qui a entendu parler de lui ? (...)

Deux ans après Uzbin, la question se pose toujours avec la même acuité : « Pourquoi nos soldats tombent-ils là-bas? »

Qu'est-ce qui, en effet, justifie le sacrifice de tant de jeunes vies françaises, à cinq milles kilomètres de nos frontières ?

J'entends d'ici la réponse, sur un ton offusqué : la lutte contre l'islamisme radical, bien sûr ! Voire...

Le combat, légitime, contre les « djihadistes » se déroule sur bien d'autres fronts.

(...)

 Si, malgré ses renforcements, elle reste relativement modeste au plan militaire, la participation française est d'une grande importance politique. Elle est d'abord le prix à payer de notre retour dans l'organisation militaire intégrée de l'Otan, tant souhaité par l'armée française.

Acté, comme on dit, lors du sommet de Strasbourg-Kehl, en avril 2009, ce retour s'est traduit pour la France par l'attribution de 17 postes de généraux dans les états-majors alliés.

L'ancien chef d'état-major de l'armée de l'air, le général Stéphane Abrial, est même devenu « Supreme Allied Commander » pour la Transformation de l'Otan – l'un des deux plus hauts postes (mais pas le plus important) de l'Alliance.

Dans ces conditions, la France ne pouvait pas rester en dehors de l'opération américaine et alliée en Afghanistan. Des militaires français meurent dans cette guerre (treize, depuis le retour de la France dans l'Otan) ? Il s'agit sans doute là de ce qu'on appelait jadis le « prix du sang »... Allons expliquer cela aux familles !"

Jean-Dominique Merchet, "Mourir pour l'Afghanistan", Editions Jacob-Duvernet, 2ème édition, juillet 2010, 19,90 euros

Rédigé le 08/07/2010

http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2010/07/... 

n°441 - dossiers de l'Afghanistan - 16-07 – Suite - : Minerais afghans: Karzaï, n'a pas le droit de signer des contrats d'exploitation du sous-sol Afgan.

n°441 - dossiers de l'Afghanistan -  16-07 – Suite  - : Minerais afghans: Karzaï, n'a pas le droit de signer des contrats d'exploitation du sous-sol Afgan.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de l'Afghanistan 

n°441 du 16-07

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossier de l'Afghanistan" est  visible  sur mes blogs : 

a)   sur nos blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

Suite

2 Les Brèves

2-1 Jalalabad : Une importante base de l’OTAN attaquée.

2-2 Une entreprise américaine …

2-3 Total et Eni s'intéressent au pétrole afghan, selon le ministre Waheedullah Shahrani.

2-4 Minerais afghans: Karzaï, n'a pas le droit de signer des contrats d'exploitation du sous-sol Afgan.

2-5 Plus de trois milliards de dollars détournés.

2-6 Le chef d'état-major français l'amiral Edouard Guillaud dénonce "la faute" du général Vincent Desportes.

2-7 Guantanamo : Les Brèves

1 L'Allemagne prête à accueillir deux prisonniers de Guantanamo.

2 Guantanamo: Ghailani apte à être jugé…

3 Dossiers

3-1 Dave Lindorff : Le financement de la guerre en Afghanistan.

3-2 Spencer Delane : Obama dénonce « l’obsession de ceux qui veulent arrêter la guerre en Afghanistan ».

3-3 Marie-France Calle : Non, Hamid Karzaï n'est pas "cinglé"...

3-4 Sergio : 3-24, « Doctrine » tactique 19 ou la bible des officiers étasuniens et français.

3-5 3-24, « Doctrine » tactique 19 ou la bible des officiers étasuniens et français.

3-6 Le général Vincent Desportes critique la stratégie US en Afghanistan, Paris le fustige… 

3-7 Le général Desportes a été reçu chez le CEMA (actualisé et corrigé).

3-8 Christine Bierre : Quand on est Général, on ferme sa gueule et on crève !

3-9 Engagez-vous, vous verrez du pays et vous deviendrez "facilitateur" !

3-10 Le gouvernement US a fait du transfert des responsabilités à l'armée afghane l'un des piliers de sa politique sur place.

3-11 es Etats-Unis donnent, secrètement, l'autorisation du trafic de drogue, en Afghanistan .

3-12 Les Afghans: de producteurs à consommateurs d'opiacés.

3-13 Des policiers accros à la drogue.

3-14 La CIA emploie les mercenaires de Blackwater.

3-15 Guantanamo : Les dossiers

1 USA: des médecins ont pratiqué des « expérimentations humaines » pour la CIA



2 Les Brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage certaines analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information

PS : La publication de l'article doit être vu comme information.


2-1 Jalalabad : Une importante base de l’OTAN attaquée.

PS : La publication de l'article doit être vu comme information.

Des résistants ont lancé hier une attaque à la voiture piégée et à la roquette sur une importante base militaire de l’OTAN à Jalalabad, dans l’est de l’Afghanistan, à quelques jours de l’arrivée du nouveau patron des forces internationales, le général David Petraeus.

Les résistants ont fait usage d’une voiture piégée, de RPG (lance-roquettes, ndlr) et d’armes légères. L’attaque a commencé à l’aube et a duré plusieurs heures. L’assaut a été revendiqué par le porte-parole des résistants qui redoublent de ténacité dans un Afghanistan de plus en plus compliqué pour les forces étrangères. La base de Jalalabad dotée d’un aéroport militaire demeure l’une des plus importantes de l’OTAN dans le pays, après celles de Kandahar et de Bagram, à une soixantaine de km de Kaboul. Les deux points stratégiques ont tous deux été la cible d’attaques d’résistants, parfois kamikazes, ces derniers mois, créant un sentiment de menace permanente.

Le 22 mai, les résistants avaient attaqué la base de Kandahar, la plus importante du pays, tirant cinq roquettes et blessant plusieurs militaires de l’OTAN et des employés civils.
Quelques jours auparavant, 30 à 40 résistants attaquaient Bagram, la deuxième du pays.

Les résistants avaient promis en mai de lancer une série d’opérations visant les forces de l’OTAN et plus généralement les étrangers, en réponse à l’offensive en cours à Kandahar, considérée comme le fief des résistants.

Depuis 2005 et la résurgence de l’insurrection menée par les résistants, chaque année établit un nouveau record de pertes pour les troupes étrangères, déployées en Afghanistan depuis fin 2001.
Ce mois de juin a été particulièrement meurtrier avec, pour la première fois depuis la chute des résistants, 100 soldats tués.

Ce niveau de violences est comparable à celui qu’ont connu les forces étrangères, notamment américaines, en Irak au pire de la guerre en 2007.

La coalition affiche par ailleurs ses dissensions après le limogeage du général Stanley McChrystal, commandant des forces internationales en Afghanistan. Son successeur, le général américain David Petraeus, a cherché à rassurer sur le cours d’une guerre de plus en plus impopulaire, tout en admettant s’attendre à «de rudes combats» dans les prochains mois. Le militaire a également promis aux troupes de l’OTAN de revoir l’application des règles restreignant le recours au soutien aérien pour protéger les civils, mais risquées pour les soldats. Les forces étrangères en Afghanistan ont le plus grand mal à contrôler un pays à la nature difficile et dont la population autochtone est diverse.

Chaque mois qui passe constitue une épreuve traumatisante pour les soldats des contingents engagés dans une «pacification» sans fin.

Rédaction internationale 

01-07-2010

http://www.latribune-online.com/monde/36518.html


2-2 Une entreprise américaine …

Des résistants ‘taliban’ ont attaqué vendredi avant l'aube les locaux d'une entreprise américaine prestataire de services dans le nord de l'Afghanistan tuant cinq personnes et en blessant 24 autres, a annoncé un responsable provincial.

L'attaque qui s'est produite dans la province de Kunduz, d'ordinaire relativement calme, visait la société Development Alternatives spécialisée dans les opérations de reconstruction, l'assistance aux autorités locales ainsi que la gestion des ressources agricoles et naturelles.

L'un des assaillants a déclenché les explosifs qu'il portait sur lui devant l'entrée des locaux nouvellement ouverts, permettant à ses complices de pénétrer à l'intérieur des bâtiments, a précisé le gouverneur de la province, Mohammad Omar.

Des affrontements à l'arme légère ont ensuite opposé les résistants et la police et les services de sécurité pendant cinq heures, a précisé Omar.

Un ressortissant britannique a été tué lors de ces heurts ainsi qu'un Allemand, un Philippin et deux Afghans, a précisé Omar. "Nos forces de sécurité ont réussi à porter secours à huit employés américains présents dans les bâtiments", a-t-il ajouté.

Des soldats de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) ont aidé les forces afghanes à évacuer plusieurs civils blessés vers une base militaire voisine, a déclaré un porte-parole de la coalition dans un communiqué.

Un porte-parole des taliban, Zabihoullah Moudjahid, a indiqué que six kamikazes et combattants ont participé à cette attaque.

Les troupes de l'Isaf basées dans la province de Kunduz sont principalement allemandes.

Les résistants ont réussi à s'implanter dans des villages et des districts de cette province afin d'étendre leur zone d'influence au-delà de leurs fiefs traditionnels dans le sud de l'Afghanistan.

Plusieurs attaques se sont produites ces derniers mois contre des organisations américaines d'aide au développement, notamment dans les provinces méridionales du Helmand et de Kandahar où les combats contre les résistants sont les plus intenses.  
Ces organisations jouent un rôle croissant en Afghanistan, vers lequel des milliards de dollars d'aide affluent pour reconstruire un pays détruit par 30 années de guerre.  
Cet attentat intervient trois jours après une audacieuse attaque à la voiture piégée et à la roquette contre une importante base militaire de l'Otan à Jalalabad (est).
   Il se produit à quelques jours de l'arrivée du nouveau patron des forces internationales, le général David Petraeus, nommé après le limogeage de Stanley McChrystal.    

02/07/2010

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=144692&language=fr

&

A


2-3 Total et Eni s'intéressent au pétrole afghan, selon le ministre Waheedullah Shahrani.

 Les compagnies pétrolières française Total, italienne Eni et canadienne Heritage ont fait part de leur intérêt à participer à l'exploitation de gisements d'hydrocarbures situés en Afghanistan, a affirmé vendredi le ministre afghan des mines, Waheedullah Shahrani.

Les trois sociétés ont participé à des réunions avec le ministère des mines, au cours desquelles elles ont exprimé leur intérêt et se sont informées sur les appels d'offres en préparation dans le secteur pétrolier afghan, a dit le ministre à des journalistes, en marge d'une tournée de présentation de projets miniers aux investisseurs, organisée à Londres.

"Nous avons eu une très bonne discussion avec Total", qui avait participé dans le passé à des campagnes d'exploration dans le sud-est de l'Afghanistan, avant l'invasion soviétique à la fin des années 1970, a expliqué le ministre.

"Nous parlons aussi à des représentants d'Eni", la compagnie pétrolière italienne, ainsi qu'à des responsables du groupe canadien Heritage Oil, a-t-il précisé.

M. Shahrani a ajouté que le gouvernement afghan lancerait en août ou en septembre un appel d'offre auprès des compagnies pétrolières, portant sur l'exploitation du bloc de Kashkari, situé dans le bassin de l'Amou-Daria (dans le nord du pays) qui contiendrait une trentaine de millions de barils de pétrole.

Des blocs d'exploration situés dans le bassin afghano-tadjike, au nord-est du pays, qui recèlerait quant à lui plus d'un milliard et demi de barils, feront eux l'objet d'appels d'offres début 2011, a-t-il ajouté.

AFP / 25 juin


2-4 Minerais afghans: Karzaï, n'a pas le droit de signer des contrats d'exploitation du sous-sol Afgan.

Les résistants menacent de s'en prendre aux sociétés étrangères qui souhaiteraient exploiter le sous-sol de l'Afghanistan, a rapporté lundi le centre américain de surveillance des réseaux internet islamistes SITE.

Deux semaines après l'annonce de la découverte de gisements miniers beaucoup plus vastes qu'estimé en Afghanistan, les résistants ont averti que le gouvernement du président Hamid Karzaï, qu'ils jugent illégitime, n'a pas le droit de signer des contrats d'exploitation du sous-sol.

Les entreprises qui signeraient de tels contrats deviendraient des cibles, a indiqué le mouvement islamiste, cité par SITE. "Toute partie qui signerait un contrat d'extraction minière avec l'administration corrompue sera traitée comme une entité apostate par l'émirat islamique et le peuple afghan", a-t-il ajouté.

L'Afghanistan est potentiellement assis sur mille milliards de dollars grâce à de gigantesques réserves de minerais, selon un rapport de géologues américains publié mi-juin. Ses gisements de lithium, de fer, d'or, de niobium et de cobalt, seraient suffisant pour faire de ce pays un des premiers exportateurs mondiaux de minerais.

Le ministre afghan des ressources minières, Wahidullah Shahrani, a promis vendredi de garantir une entière transparence dans l'attribution des contrats d'exploitation, lors d'une visite à Londres où il s'est efforcé d'attirer des investisseurs étrangers.

29/6

AFP

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iOTGqgel5xFmeHSbhp4xPpBDJMaA


2-5 Plus de trois milliards de dollars détournés.

Plus de trois milliards de dollars ont quitté illégalement l'Afghanistan au cours des dernières années, dans un pays gangrené par le trafic de drogue et la corruption. Cette information a été révélée par le "Wall Street Journal".

Cet argent liquide - qui représente plus que les impôts et les taxes douanières récoltés annuellement - est officiellement déclaré avant d'être chargé dans des valises ou des palettes à bord d'avions au départ de Kaboul. Selon les enquêteurs, il provient en partie de projets humanitaires financés par des ONG occidentales et de contrats passés par les forces de la coalition et de l'OTAN.

"Tout cela ressemble à nos impôts qui seraient volés. Et à l'opium, bien sûr", a déclaré un responsable américain chargé d'enquêter sur la corruption et le financement des résistants.

Des dollars américains, des riyal saoudiens, des roupies pakistanaises, des couronnes norvégiennes et même d'anciens deutschmarks échangeables contre des euros, sont détournés vers l'étranger.

D'après les enquêteurs, de hauts responsables afghans et l'entourage du président Hamid Karzai seraient impliqués dans ces détournements, parmi lesquels le frère de M. Karzai et celui de son vice-président, Mohammed Fahim. Les deux hommes ont nié toute participation.

Les soupçons de corruption et d'implication dans le commerce de l'opium de responsables politiques afghans ont alimenté les ressentiments de la population à l'égard du gouvernement, soutenu par Washington, et renforcé la popularité des résistants.

Le "Washington Post" révèle que des responsables du gouvernement afghan ont régulièrement entravé des enquêtes sur des opérations de corruption.

(ats / 28 juin 2010 10:49)


2-6 Le chef d'état-major français l'amiral Edouard Guillaud dénonce "la faute" du général Vincent Desportes.

Le chef d'état-major des armées, l'amiral Edouard Guillaud, a fustigé vendredi la "faute" et les propos "irresponsables" du général Vincent Desportes, directeur du Collège interarmées de défense (CID), qui a vivement critiqué la stratégie américaine en Afghanistan.

"Je pense que c'est une opinion malvenue et que je qualifierais d'irresponsable car elle vient de quelqu'un qui est en activité et qui, de ce fait, a une crédibilité", a déclaré l'amiral Guillaud sur Europe 1, précisant qu'il avait "bien l'intention de lui demander de venir s'en expliquer".

Pour le général de division Desportes, qui s'est exprimé dans une interview au Monde daté de vendredi, la stratégie américaine "ne semble pas fonctionner" en Afghanistan. "Factuellement, la situation n'a jamais été pire", a-t-il déclaré, rappelant que le mois de juin avait été le plus meurtrier pour la coalition internationale depuis son engagement dans ce pays, fin 2001, avec 100 soldats tués.

Selon l'amiral Guillaud, le général Desportes a "exprimé une opinion personnelle (...) malvenue et insuffisamment argumentée".

Le chef d'état-major des armées, ancien chef d'état-major particulier du président Nicolas Sarkozy, a contesté en particulier que le conflit en Afghanistan soit une "guerre américaine" conduite sans concertation avec les alliés, comme l'affirmait son subordonné.

"Je m'inscris totalement en faux avec une telle affirmation, connaissant de l'intérieur la façon dont sont prises les décisions", a-t-il lancé. "Cette stratégie a été demandée par le président de la République française Nicolas Sarkozy dès avril 2008 (au sommet de l'Otan) à Bucarest, elle a été validée à Strasbourg lors de la réunion de l'Otan, il y a un an, et elle est mise en oeuvre depuis l'automnne 2009", a-t-il fait valoir.

Pour autant, a-t-il reconnu, "la situation va rester compliquée pendant plusieurs mois encore".

"Cette guerre ne peut pas être gagnée que par les armes", a-t-il affirmé, soulignant le caractère "indispensable" d'un effort sur le développement et la gouvernance de l'Afghanistan parallèlement à l'action militaire. Selon lui, cette stratégie "est la bonne".

Les quelques 3.750 soldats français présents sur le sol afghan devront y rester "le moins longtemps possible, nous en sommes tous d'accord", a poursuivi l'amiral Guillaud.

02-07

(AFP)  


2-7 Guantanamo : Les Brèves

Ndlr : La publication de l’article ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage ce point de vue, mais doit être vu comme information.

1 L'Allemagne prête à accueillir deux prisonniers de Guantanamo.
Le gouvernement allemand à l'intention de donner l'asile à deux détenus de Guantanamo, la prison américaine de Cuba, a annoncé mercredi la Deutsche Presse-Agentur (DPA), citant une source au sein de la coalition internationale en Afghanistan.
L'un des détenus ira à Hambourg, l'autre en Rhénanie-Palatinat.
Selon le quotidien "Mainzer Allgemeine Zeitung", le ministre de l'Intérieur de
la Rhénanie-Palatinat, Karl-Peter Bruch, a lui-même proposé cette variante au ministre fédéral de l'Intérieur Thomas de Maizière. La décision doit entrer en vigueur d'ici deux mois.
Au moment de l'accession de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis, le camp de Guantanamo utilisé pour la détention de terroristes islamistes capturés par l'armée américaine en Irak et en Afghanistan, comptait 242 prisonniers. Depuis, des dizaines d'entre eux ont été rapatriés ou transférés dans des pays tiers.
Au début de mai dernier, 185 détenus se trouvaient dans le camp qui doit être fermé sur ordre du président Obama.

08-07

http://fr.rian.ru/world/20100707/187025990.html

 

2 Guantanamo: Ghailani apte à être jugé…

Le Tanzanien Ahmed Khalfan Ghailani, premier détenu de Guantanamo transféré pour être jugé à New York en septembre 2010, est apte à se soumettre à un procès et ne souffre pas de syndrome de stress post-traumatique, a estimé un juge de New York hier.
Ahmed Ghailani, accusé d'avoir participé aux attentats contre des ambassades américaines en Afrique de l'Est en
1998, a été arrêté en 2004, détenu dans des prisons secrètes de la CIA avant d'être transféré à Guantanamo.
La défense, qui affirme que les autorités américaines ont contrevenu à la loi en l'emprisonnant cinq ans sans procès, a récemment fait témoigner des psychologues pour faire valoir que le Tanzanien souffrait de stress post-traumatique après son emprisonnement.
Le juge Lewis Kaplan d'un tribunal fédéral de New York a estimé qu'Ahmed Ghailani était apte à être jugé et il a aussi estimé qu'il ne présentait pas de séquelles neurologiques.
"Cette conclusion a été sujette à une vive opposition de la part de la défense et du psychologue de la défense", a réagi jeudi l'avocat d'Ahmed Ghailani, Michael Bachrach, interrogé par l'AFP.

AFP 02/07 



3 Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 Dave Lindorff : Le financement de la guerre en Afghanistan.

Quelques jours seulement avant de célébrer le 24ème anniversaire de la Déclaration d’Indépendance qui a libéré l’Amérique d’un pouvoir colonial résidant à l’autre bout du monde, le Congrès a approuvé l’attribution de 33 milliards de dollars de plus pour soutenir la tentative américaine d’occuper et contrôler, à l’autre bout du monde, un pays terriblement pauvre, l’Afghanistan.

33 milliards pour une neuvième année de guerre dans un pays qui a fait l’objet d’une description apocalyptique de la part de nos leaders qui l’ont qualifié de principale menace existentielle pour les USA, alors qu’en réalité c’est un pays enclavé et peuplé principalement de pauvres illettrés appartenant à des clans qui depuis des siècles ne cessent de se battre entre eux, et qui pour la plupart ne savent pas où se trouve l’Amérique ni même peut-être, si la terre est ronde ou plate. Bref, à côté de l’Afghanistan, l’Iraq sans armes de destruction massives ressemble à une super-puissance.

33 milliards, c’est justement à peu de choses près, la somme qui serait nécessaire pour prolonger de six mois les indemnités de chômage des 5 millions environ de malheureux Américains qui ont survécu jusqu’à récemment grâce à une prolongation de leurs indemnités de chômage. A cause du refus des membres du Sénat et du Parlement de voter la prolongation du financement des indemnités, ces personnes vont être abandonnées à elles-mêmes, comme les millions d’autres Américains sans travail à qui les mesquines institutions américaines n’ont même pas accordé d’indemnité de chômage ou qui ont vu leurs droits à des indemnités spoliés par des employeurs insuffisamment contrôlés par les instances fédérales ou nationales en charge de l’application de la législation du travail.

L’Afghanistan compte 24 millions d’habitants qui ont un revenu annuel de 800 dollars par personne. Ce qui signifie que l’allocation de 33 milliards (qui n’est que le plus récent versement sur les centaines de milliards de dollars déjà investis et perdus dans la guerre la plus longue et peut-être la plus inutile que nous ayons faite) serait aussi suffisant pour donner à chaque femme, enfant et homme de ce pays un revenu de 1400 dollars par an.

On pourrait croire que, au lieu de dépenser 33 milliards de dollars pour tuer des Afghans et faire sauter leurs villes et leurs villages, les USA pourraient envisager de leur donner assez d’argent pour doubler leurs revenus. Cela les mettrait de meilleure humeur et nous pourrions alors les laisser trouver les solutions par eux-mêmes. Mais non. Voici ce que nous faisons plutôt de cet argent : Nous en donnons une partie aux soldats que nous envoyons là-bas. Nous en donnons une autre aux seigneurs de la guerre et aux gouvernements officiels qui le cachent dans des banques suisses. Nous en donnons aux seigneurs de la drogue et aux fermiers qui cultivent pour eux des pavots qui reviennent chez nous sous forme d’héroïne raffinée pour empoisonner et tuer nos propres citoyens. Nous en donnons même sous la table à ceux que nous combattons, les Résistants, pour qu’ils aient la gentillesse de ne pas attaquer nos convois et nos bases militaires. Et bien sur nous en donnons d’énormes quantités à ceux à qui la guerre profite : les firmes de munitions qui fabriquent les machines à tuer que nous utilisons pour tuer les Afghans et détruire leurs maisons et leurs villages.

Il y a une autre façon d’aborder cette absurde situation : Cela coûte à British Petroleum, la firme qui est en train de transformer à elle toute seule le golfe du Mexique en une poubelle pétrochimique pleine de tortues et de dauphins morts, environ un milliard de dollars par mois pour tenter sans grand résultat de nettoyer la mer. C’est loin d’être suffisant. La quantité de pétrole à la surface et sous la surface de la mer et dans les marais côtiers ne diminue pas, elle augmente. Alors que diriez-vous si au lieu de faire confiance à BP, le gouvernement intervenait et consacrait 33 milliards à réparer le désastre, sans oublier évidemment d’envoyer la facture à BP et ses actionnaires ?

Et on peut se poser une autre question : Pourquoi parler même de verser 33 milliards d’indemnités de chômage à des gens pour qu’ils puissent rester chez eux à boire de la bière en regardant la TV quand on pourrait utiliser cet argent pour les payer à faire un travail productif comme de nettoyer les plages de la côte du golfe, les pélicans englués et les tortues de mer, de remorquer les cadres de BP avec des cordes dans les nappes de pétrole ou de fournir des escortes armées de battes de base-ball aux journalistes pour les protéger des hommes de main de BP qui ne cessent de les empêcher par la menace de regarder et surtout de filmer les scènes de destruction sur le Mississippi et la côte de la Louisiane ?

L’argent sert à tout. S’il n’était pas gâché en Afghanistan, il pourrait être utilisé autrement et il existe clairement de nombreux secteurs où 33 milliards pourraient rendre un immense service.

Prenons juste l’éducation. Le gouvernement fédéral a cette année un budget de 84 milliards pour les écoles et les collèges. Et en ce moment dans tout le pays, de New York à Los Angeles, le système d’écoles publiques qui manque de fonds à cause de la diminution des revenus d’impôts locaux et fédéraux du fait de la récession grandissante, licencie des professeurs et ferme des écoles alors que le nombre des enfants à scolariser augmente sans cesse. Il est clair qu’une injection d’un tiers (11 milliards) ou de la moitié (17 milliards) seulement de ce qui est destiné à l’Afghanistan permettrait sans problème de compenser ces coupes dans les budgets des écoles locales.

Au lieu de cela, il semble que nous allons utiliser des 33 milliards à faire sauter plus d’Afghans et à acheter davantage de matériel militaire à des prix exorbitants comme les drones Predator et les bombes anti-personnelles pendant encore un an.

Ce n’est pas la faute de dieu si l’économie américaine entame une période de récession, comme un coureur de Marathon épuisé qui s’effondre puis se relève, court un peu comme un automate, puis tombe sur la route face contre terre et meurt d’une crise cardiaque. C’est le gouvernement qui ne parvient pas à "amorcer la pompe" en fournissant du travail aux chômeurs, des fonds aux gouvernement locaux en difficulté et des aides financières pour ceux qui ne peuvent simplement pas trouver de travail.

Et donc nous nous dirigeons vers une profonde récession ou une nouvelle Grande Dépression tout en faisant sauter l’Afghanistan avec l’argent qu’on arrive encore à trouver dans les recoins de la chambre forte vide du Trésor Américain.

Comme l’a dit si justement le parolier des Rolling Stone, Matt Taibi, en parlant de la propension pathétique de certains journalistes à applaudir les puissants : "Dieu que ce pays sent mauvais !"

Dave Lindorff

Dave Lindorff est un journaliste de Philadelphie. Son dernier livre "The case for impeachment" est disponible à St martin’s press, 2006.

Pour consulter l’original : (Counterpunch)
http://www.counterpunch.org/lindorf...

Traduction D. Muselet

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Le-financement-de-la-guerre-en-Afghanistan-Counterpunch.html


3-2 Spencer Delane : Obama dénonce « l’obsession de ceux qui veulent arrêter la guerre en Afghanistan ».

Le 10 décembre 2009, alors qu’il venait récupérer son « prix Nobel de la paix » à Oslo, Barack Obama avait annoncé un retrait des troupes américaines en Afghanistan pour le début juillet 2011.

Prenant la parole dans le sillage du sommet du G20, le week-end dernier, le président des États-Unis a renoncé à sa promesse, dénonçant même ce qu’il appelle « l’obsession de ceux qui veulent arrêter la guerre en Afghanistan ».

Non seulement il n’est plus question de retraits des troupes, mais il semblerait que cette guerre doivent durer éternellement, cela malgré les difficultés croissantes des armées d’occupation sur place.

Dimanche, le directeur de la CIA, Leon Panetta, prétendait sur la chaine ABC que les États-Unis sont incapables de récolter « des informations solides depuis des années sur l’endroit où se trouve Oussama ben Laden », et que « la victoire sera plus difficile et plus lente que ce que tout le monde avait anticipé ». C’est sans doute la raison pour laquelle le patron de la CIA vient de signer un contrat de 120 millions de dollars avec la société militaire privée (SMP) Blackwater ( rebaptisée «Xe» ), qui va donc engager ses mercenaires en Afghanistan.

Si Blackwater a pris le soin de changer de nom, c’est parce qu’il était de triste renommée après avoir été impliqué dans plusieurs scandales en Irak, en particulier la mort d’au moins 14 civils à Bagdad en septembre 2007. Le ministre irakien de l’Intérieur avait ordonné en février 2010 l’expulsion de 250 anciens employés de Blackwater. Pas plus tard qu’en mai dernier, Washington a également retiré à la compagnie le service de protection de ses diplomates à Bagdad.

Le « prix Nobel de la paix » du président Obama a décidément un goût amer.

La résistance afghane dénonce une « mafia internationale »

Dans un communiqué publié le 26 juin dernier*, le porte parole de l’Emirat Islamique d’Afghanistan, Qari Youssouf Ahmadi, a indiqué, à propos du limogeage du général McCrystal, commandant des forces américaines en Afghanistan, qu’il était « la conséquence logique et naturelle de l’échec de l’occupant étranger en Afghanistan. Toute personne nommée à ce poste devra s’attendre aux mêmes conséquences car le peuple afghan ne laissera jamais triompher les forces étrangères. »

Selon le porte parole de la résistance – et comme nous l’indiquions déjà dans notre article du 23 juin dernier, « les raisons du renvoi de MacCrystal ne sont pas dues à ses propos dans la presse, mais à une victoire de nos moudjahidines, qui ont permis de repousser l’ennemi et, au final, de déjouer la nouvelle stratégie d’Obama. Le président américain voudrait s’exonérer de ses choix, en faisant porter le poids de l’échec de cette stratégie sur l’armée et plus particulièrement sur le général McCrystal, cela afin de sauver la face et celle de la mafia internationale qui le soutien.

Obama et McCrystal ont réalisé des opérations d’une force et d’une brutalité sans précédent, n’hésitant pas a perpétrer des attentats sanglants au sein des populations civiles pour les attribuer ensuite aux moujahidines, dans le but de dicréditer les forces de résistance qui se battent contre l’occupant étanger.

Peu importe les stratégies misent en place par les américains, nous le répétons à nouveau : l’Afghanistan sera leur tombeau. Au général Petraeus, qui va remplacer McCrystal, et à ses armées, nous promettons, avec l’aide de Dieu, une défaite sanglante » à conclu Qari Youssouf Ahmadi dans son communiqué.

Spencer Delane, pour Mecanopolis

*Le communiqué de la résistance afghane nous a été transmis par Ansar al-Jihad Network (as-ansar.com)

Article placé le 29 juin 2010,

http://groups.google.fr/group/medias-mensonges-desinformation/browse_thread/thread/f1177275282ae9b6


3-3 Marie-France Calle : Non, Hamid Karzaï n'est pas "cinglé"...
Peter Galbraith, ancien numéro deux des Nations Unies en Afghanistan persiste et signe.

Après avoir traité le président afghan Hamid Karzaï de toxicomane, il vient de le qualifier de "cinglé".

Un acharnement qui, au fond, n'a pas beaucoup d'intérêt. Barack Obama lui-même ne vient-il pas de demander à ses conseillers d'être un peu plus "aimables" avec le président afghan ?

Karzaï vient d'ailleurs d'être reçu en grande pompe à Washington. 

A l'évidence, les Etats-Unis misent de nouveau sur Hamid Karzaï pour les aider à sortir du bourbier afghan. Il n'en a pas toujours été ainsi. Ce blog s'est fait l'écho à maintes reprises des "scènes de ménage" entre Washington et Kaboul, surtout depuis le changement d'administration aux Etats-Unis. Le point culminant en a été les récentes sorties de Karzaï, allant jusqu'à affirmer qu'il était prêt à rejoindre les résistants. Sans doute a-t-il envie de le faire, d'une manière ou d'une autre... Mais là n'est pas la question.  

Le retour de flamme entre l'administration Obama et Hamid Karzaï a fait une victime "collatérale", Abdullah Abdullah. L'éternel rival du président afghan a eu la malencontreuse idée d'effectuer un voyage aux Etats-Unis dans la foulée de la visite officielle de Karzaï. Résultat, comme il le confie lui-même, il a toutes les peines du monde à rencontrer des responsables américains à haut niveau.

Mais il s'exprime. Si vous en avez le temps et l'envie, regardez et écoutez, ci-dessous, la prestation du Dr Abdullah à la New America Foundation, il y a deux jours.

"Il n'y a aucune raison de dérouler le tapis rouge pour un type qui ne veut être reconnu que pour ce qu'il est", a confié au New York Times un diplomate européen très au fait du dossier afghan.

Ajoutant : "Le monde ne marche pas ainsi, Karzaï est le leader élu de l'Afghanistan"....

Et le quotidien d'expliquer : "Il y a sept mois à peine, Mr. Abdullah était en première ligne et au centre des efforts des Occidentaux en Afghanistan. A l'époque, les Américains, les Européens, l'Otan et les Nations unies faisaient tous pression sur Mr. Karzaï et Mr. Abdullah pour qu'ils évitent une escalade des tensions après une élection (présidentielle) controversée"

Durant son séjour aux Etats-Unis, Abdullah Abdullah n'a pas cessé de mettre Washington en garde contre Karzaï, affirmant que ses plans pour une réconciliaton avec les résistants ne tenaient pas la route. Et, toujours selon le New York Times, celui qui fut ministre des Affaires étrangères de Karzaï a voulu faire passer ce message : au-delà du renforcement militaire en Afghanistan, le plus urgent est de mettre en place à Kaboul un régime politique "sans tache". 

 Quant à Peter Galbraith, qui, décidément, voue une haine mortelle à Karzaï, il a critiqué l'administration Obama, lui reprochant de ne pas recevoir Abdullah Abdullah.

Marie-France Calle

 le 21 mai 2010

n°441 - dossiers de l'Afghanistan - 16-07 – Fin - : Minerais afghans: Karzaï, n'a pas le droit de signer des contrats d'exploitation du sous-sol Afgan.

n°441 - dossiers de l'Afghanistan -  16-07 – Fin  - : Minerais afghans: Karzaï, n'a pas le droit de signer des contrats d'exploitation du sous-sol Afgan.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de l'Afghanistan 

n°441 du 16-07

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossier de l'Afghanistan" est  visible  sur mes blogs : 

a)   sur nos blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

Fin

3 Dossiers (fin)

3-5 3-24, « Doctrine » tactique 19 ou la bible des officiers étasuniens et français.

3-6 Le général Vincent Desportes critique la stratégie US en Afghanistan, Paris le fustige… 

3-7 Le général Desportes a été reçu chez le CEMA (actualisé et corrigé).

3-8 Christine Bierre : Quand on est Général, on ferme sa gueule et on crève !

3-9 Engagez-vous, vous verrez du pays et vous deviendrez "facilitateur" !

3-10 Le gouvernement US a fait du transfert des responsabilités à l'armée afghane l'un des piliers de sa politique sur place.

3-11 es Etats-Unis donnent, secrètement, l'autorisation du trafic de drogue, en Afghanistan .

3-12 Les Afghans: de producteurs à consommateurs d'opiacés.

3-13 Des policiers accros à la drogue.

3-14 La CIA emploie les mercenaires de Blackwater.

3-15 Guantanamo : Les dossiers

1 USA: des médecins ont pratiqué des « expérimentations humaines » pour la CIA



3-4 Sergio : 3-24, « Doctrine » tactique 19 ou la bible des officiers étasuniens et français.

3-24, « Doctrine » tactique 19 ou la bible des officiers étasuniens et français
(manuel militaire de contre-insurrection traditionnelle baptisé « COIN » (Counter-Insurgency)

« Gagner les cœurs et les esprits »

Après l’avoir tester (soit-disant avec succès) en Irak, la tactique d’insurrection donnerait de bon résultats, et en ce qui concerne le théâtre de guerre afghan, si les militaires ont le temps d’appliquer cette théorie en stratégie gagnante, alors… (stratégie développée en trois points et trois lignes d’opération : la sécurité, la gouvernance, le développement) (1) dont le vice-président Biden, avoue que seule la première marche a été accomplie et que le plus gros problème sera de réconcilier la stratégie avec ceux qui la mette en œuvre.
Ceci en théorie seulement, car un autre problème incontournable et de taille est apparu (contenu dans ce constat amère « on est en train de perdre la guerre ») et qui remet en cause l’écart entre les troupes (remettant en cause le mode d’action) que l’état major résume à ce constat : « on ne peut pas faire la guerre contre le moral des troupes », et pour clore le chapitre,
la Maison Blanche ainsi que l’Etat major déclarent en cœur : « C’est une guerre américaine. Quand vous êtes actionnaire à 1%, vous n’avez pas la parole. Il n’y a pas de voix stratégique des alliés. » (2)
Le commandement tire parti des avantages comparatifs : la puissance de feu et la technologie, mais la machine (de guerre) revient à ses errements -priorité à la sécurité (en clair, plus de bombardements et par conséquent plus de victimes civiles).

L’agressivité des troupes de l’OTAN monte d’un cran

Depuis le mois de février (date de la première contre-offensive d’envergure contre les Résistants), la montée en puissance des violences s’illustre de deux manières sur le terrain ; le dynamisme de l’insurrection et la nouvelle agressivité des troupes de l’OTAN à laquelle les résistants riposte (3)

Les Bombes artisanales (Impovrished Explosive Device, ou IED) font d’énormes ravages dans les troupes de la coalition, plus de 61% de tués.

Les assassinats d’agents du régime de Kaboul ont augmenté de plus de 45%. Faits nouveaux des commandos de résistants ont tenté des opérations de plus en plus audacieuses et complexes de type commandos contre des objectifs militaires, à Kaboul, Kandahar, Jalalabad, etc. (4)

Cristal, Desportes même combat ?

On apprend que le directeur du collège interarmée de défense (l’école de guerre française), le général Desportes, qui épiloguait sur les difficultés de la stratégie étasunienne en Afghanistan, c’est fait recadré par le chef d’état-major des armées, qui demande au ministre de la défense de se prononcer sur une éventuelle sanction pour cette faute.
Quelle est le contenu de l’épilogue ?
Le général Desportes
jugeait que le limogeage du général McCristal, commandant de l’OTAN, ouvrait un débat sur la tactique choisie, au moment même où la situation sur le terrain n’a jamais été pire. Selon lui, le président Obama a chois une voie moyenne qui peine à fonctionner, et il faudra bien revoir la stratégie…
Il renvoyait ce choix au seuls Etasuniens, car cette guerre était selon lui, uniquement étasunienne. Et de deux !

« Doctrine » tactique 19
(Centre de doctrine d’emploi des forces (CDEF)

Un œil dans le rétroviseur, qui nous ramène au pire moment de la guerre d’Algérie ou de la guerre d’Indochine, mais dont les stratèges français ont tirés des leçons (et certains affirment même que des officiers français les utilisèrent en Amérique latine) et les consignèrent dans un manuel (« Doctrine » tactique 19) qui servit de modèle aux stratèges de l’état-major étasunien.

Après l’avoir consulté en détail, on peut se poser des questions, il est vrai, que se posent d’ailleurs Philippe Leymarie dans un article intitulé « Du djebel algérien aux montagnes afghanes- Nouvelle prospérité de la contre-insurrection à la française », (5) ainsi que l’article d’Helena Cobban intitulé « Manuel du parfait soldat » et qu’elle conclut ainsi : « Le général Petraeus sera-t-il « le meilleur et le plus intelligent » d’un corps d’officiers américain qui conduiront à la défaite en Irak ? » Ces guerres en notre nom ?

NOTES

1) la question est de savoir si les Etats-Unis sont capables d’adapter leur stratégie, conditionnée à une position politique de la Maison Blanche, l’affaiblissement significatif des Résistants sur le terrain (après que les opérations en cours, en février dans la province du Hameland et plus précisément le bourg de Marjah, et la programmation en cours de préparation dans le plus grand fief des *Résistants d’une contre-insurrection dans le Sud patchoune ait porté ses fruits ; mais les résistants ont devancé les troupes de la coalition en entamant une vaste campagne d’assassinats à Kandahar qui pourrait remettre en cause les plans initiaux de cette vaste opération) pour minimiser le coût de la future réconciliation sous les hospices du président Karzaï avec toutes les factions représentatives de l’Afghanistan actuel (et pour faire suite à la tenue fin mai 2010, d’une Jirga (assemblée) de la paix, qui l’a mandaté pour engager la dialogue avec la résistance afghane). * et seulement après le "démantèlement" de l’organisation militaire des Résistants, qui se résume actuellement à 130 dirigeants ou sous-dirigeants tués ou capturés. Après que le président Obama ait décidé le « surge » (renfort), la résistance talibane s’est déchaînée et les pertes dans les rangs des troupes de la coalition n’ont jamais été aussi élevée (102 morts pour le seul mois de juin 2010 ; mais aucun chiffres précis sur le nombre exact de suicides ou de blessés, car depuis le mois de janvier 2010, on se suicide beaucoup en Afghanistan…)

2) Selon le vice-président, Joseph Biden, les Etats-Unis ont des intérêts stratégiques autres que l’Afghanistan, et sont piégés par une guerre sans fin dont il faudrait sortir… La situation n’a jamais été aussi pire ! Ce qui devrait en principe conduire les stratèges à en tirer les conséquences ; Si les Etats-Unis étaient amenés à opérer sur d’autres fronts, une telle perspective (de leur capacité) ne pourrait souffrir d’entrave.

3) les troupes de la coalition attendent la fin du mois de décembre 2010 qui théoriquement représente la fin de saison des combats ; mais avant cette fin théorique, une vaste opération est en cours (perturbée par la vague d’assassinats de Kandahar), puis le retrait (toujours théoriquement) des troupes de la coalition après Juillet 2011, dont de plus en plus de gens doutent sérieusement.

4) Les Etats-Unis ont perdus plus de mille hommes depuis 2001, et les alliés autant.

Curieusement aucune comptabilité n’est tenus du côté des Afghans.

5) notamment dans ce chapitre « Le Clausewitz de la contre-insurrection »

Sergio
4 juillet 

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article104367


3-5 3-24, « Doctrine » tactique 19 ou la bible des officiers étasuniens et français. :

La réalité ou les manuels ? :

Ouverture libre

De McChrystal à Desportes et retour

On verra sur le site Secret Défense les quelques épisodes de la triste aventure de la réprimande faite à un officier général français qui écrivit dans Le Monde des choses si évidentes que leur démonstration serait un accablement pour l’esprit, – lequel a d’autres chats à fouetter. Résumons tout de même, en nous référant à Secret Défense, cette affaire qui a plus à voir avec le bon sens comme vous et moi qu’avec la défense, et plus avec l’évidence qu’avec le secret.

• Le 1er juillet 2010, le général Desportes publie un article dans Le Monde critiquant ce qui est fait en Afghanistan et, par conséquent, la présence française dans la guerre menée dans ce pays, mais aussi “nos alliés américains”, etc.

• Le 2 juillet 2010, le CEMA (chef d’état-major des armées) réagit par les moyens du bord (interview sur Europe n°1), mais majestueusement, avec les mots sacrés qui résonne au loin (“devoir de réserve”, “la Grande Muette”, “ardente oblgation” et j’en passe). Bref, Desportes a mal agi, ce n’est pas bien, au coin jusqu’à la fin de la récré (en langage militaire, cela s’appelle un “blâme” pour Desportes, qui, de toutes les façons, part à la retraite sous peu, – ceci expliquant vastement cela).

• Le 2 juillet 2010 toujours, le CEMA reçoit le rebelle-insurgé et lui communique toute son insatisfaction. Nous citons Secret Défense car tous les termes ont ici leur incontestable poids caricatural  : «Vivement remonté contre les propos du général Desportes, “dans un état sauvage” selon un témoin, l’amiral Guillaud [le CEMA en question, NDLR] n’accorde pas une grande importance au niveau de la sanction qui sera retenu. Il souhaitait essentiellement marquer le coup, estimant que des officiers qui ont “la crédibilité” du général Desportes – auteur de nombreux livres et en charge de la formation des officiers – “devaient s’exprimer avec discernement”. Cette “ardente obligation” s’imposerait notamment vis-à-vis des alliés américains et des militaires engagés sur le terrain, ainsi que de leur familles.»

Bref, ce qu’a fait Desportes revient à dire ce que dit McChrystal, du côté US, depuis des semaines. McChrystal n’a pas été inquiété jusqu’au moment où il devient très “public”, – également cas de Desportes, – et s’exprime dans, – vous lisez bien, – dans Rolling Stones, publication des hippies et des rock stars. (Cas équivalent pour Desportes, Le Monde étant devenu à Paris la publication des hippies et des rock stars, non ? A moins que nous confondions, oui ? Peut-être, oui et non, on s’y perd)…

Poursuivons. Cette façon de voir les choses donne ce commentaire si intéressant de Fred Branfman, dans Truthdig.com du 30 juin 2010. (Nous citons le début du texte, le reste étant consacré à l’état évidemment apocalyptique de la marche vers la victoire en Afghanistan de la civilisation occidentaliste, avec nos “amis américanistes”.)

5 juillet 2010 -

Posté par 86.***.210.***


3-6 Le général Vincent Desportes critique la stratégie US en Afghanistan, Paris le fustige… 

Le général français Vincent Desportes a émis ouvertement des doutes sur la stratégie américaine en Afghanistan, qui, selon lui, "ne semble pas fonctionner", dans une interview au Monde datée de ce vendredi.  
"Factuellement, la situation n'a jamais été pire", déclare ce général d'active, qui dirige le Collège interarmées de défense (CID, l'organisme qui forme l'élite des officiers supérieurs français), rappelant que le mois de juin a été le plus meurtrier pour "la coalition internationale" depuis l'invasion du pays, fin 2001.  
Selon lui, "la doctrine de contre-insurrection traditionnelle, telle que l'a engagée McChrystal (le commandant des forces américaines et alliées récemment limogé par le président américain) depuis un an, avec un usage restreint de l'ouverture du feu, des moyens aériens et de l'artillerie pour réduire les dommages collatéraux, ne semble pas fonctionner".  
"Si la doctrine McChrystal ne fonctionne pas ou n'est plus acceptée, il faudra bien revoir la stratégie" et "probablement repousser la date du retrait d'Afghanistan", poursuit-il.
"L'affaire McChrystal révèle une faiblesse", estime encore le général Desportes, affirmant que Barack Obama aurait pu se contenter de "morigéner son chef militaire et le renvoyer, comme l'avait fait Roosevelt avec le général Patton, qui avait dû s'excuser d'avoir giflé un soldat".
"Tout se passe comme si le président (américain) n'était pas très sûr de ses choix", analyse-t-il, notant qu'il avait déjà renvoyé le général David McKiernan, le prédécesseur de Stanley McChrystal.
Le général Desportes critique la décision de Barack Obama d'envoyer 30.000 soldats américains en renfort, annoncée en décembre.
"Tout le monde savait que ce devait être zéro ou 100.000 de plus", affirme-t-il, ajoutant un cinglant: "on ne fait pas des demi-guerres".
Réagissant aux propos du général Desportes, le chef d'état-major des armées françaises, l'amiral Edouard Guillaud, a fustigé ce qu'il a qualifié de "faute" et  propos "irresponsables".
"Je pense que c'est une opinion malvenue et que je qualifierais d'irresponsable car elle vient de quelqu'un qui est en activité et qui, de ce fait, a une crédibilité", a estimé l'amiral Guillaud sur la radio Europe 1, précisant qu'il avait "bien l'intention de lui demander de venir s'en expliquer".
Quelque 130.000 soldats de l'occupation, aux deux tiers américains, sont déployés en Afghanistan. La France, qui y participe, compte à ce jour quelque 3.750 soldats.

02/07/2010 

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=144703&language=fr


3-7 Le général Desportes a été reçu chez le CEMA (actualisé et corrigé).

Le général Vincent Desportes a été reçu cet après-midi par le chef d'état-major des armées, à la suite de la parution d'un article critiquant la stratégie des alliés en Afghanistan. L'amiral Guillaud a expliqué publiquement qu'il considérait que le commandant du Collège interarmées de Défense (CID) avait commis une "faute", en s'exprimant comme il l'a fait dans Le Monde.

Quant à une probable sanction disciplinaire, "le dossier sera transmis au ministre pour suites à donner", après être passé entre les mains du chef d'état-major de l'armée de terre, dont relève le général de division Desportes. Il est fort improbable que cet officier soit relevé de son commandement, qu'il doit quitter le 16 juillet prochain, avant son départ du service actif fin aout, comme cela était prévu. Le général Desportes devrait sans doute recevoir un "blâme".

Vivement remonté contre les propos du général Desportes, "dans un état sauvage" selon un témoin,  l'amiral Guillaud n'accorde pas une grande importance au niveau de la sanction qui sera retenu. Il souhaitait essentiellement marquer le coup, estimant que des officiers qui ont "la crédibilité" du général Desportes - auteur de nombreux livres et en charge de la formation des officiers - "devaient s'exprimer avec discernement". Cette "ardente obligation" s'imposerait notamment vis-à-vis des alliés américains et des militaires engagés sur le terrain, ainsi que de leur familles.

La phrase du général Desportes ["C'est une guerre américaine" dans laquelle la France "n'a pas droit à la parole"] est restée en travers de la gorge des chefs militaires et politiques, qui rappellent que la stratégie mise en oeuvre là-bas a été définie collectivement par l'Alliance, par exemple lors du sommet de Bucarest en avril 2008.

Edouard Guillaud et Vincent Desportes se connaissent depuis longtemps et se tutoient, même si leurs personnalités s'accordent mal. Ils ont notamment été camarades de promotion au Cours supérieur interarmées.

Le général Desportes avait déjà été soupçonné d'être l'un des membres du groupe Surcouf, qui avait, en 2008, publié une violente charge contre le Livre blanc de la Défense. Il s'était vu barrer la route à la direction de l'IHEDN et à une quatrième étoile, même s'il avait obtenu la direction du CID grâce... à l'amiral Guillaud.  Il quitte aujourd'hui l'institution avec une certaine amertume.

Vincent Desportes publie régulièrement des articles. L'interview parue dans Le Monde daté d'aujourd'hui avait été envoyée pour relecture à l'état-major des armées, mais trop tard pour que ses chefs puissent lui demander de la retirer. La parution de l'article a suscité une certaine émotion dans les milieux militaires. Ainsi le chef d'état-major de l'armée de terre a annulé, ce midi, le déjeuner prévu de longue date avec le général Desportes.

Une sanction trop importante contre le général Desportes pourrait être mal perçue chez les jeunes officiers. Cet officier, auteur d'ouvrage et directeur de collection, est devenu un symbole de la liberté d'expression des officiers, qu'il avait la charge de former au CID, l'ancienne Ecole de guerre. Il les poussait à écrire et à publier des articles dans la presse, ce qu'ils ont fait cette année avec un certain succès. Par ailleurs, Desportes publie, dans sa collection chez Economica, des signatures militaires comme Goya, Le Nen, Durieux, Yakovleff, Royal, Courrèges, Germain... ou Galula.

Il lui est souvant reproché de privilégier, dans ses analyses, une approche très "kaki", au détriment de l'aviation et de la marine. D'autres voies se font entendre, lui reprochant de n'avoir aucune expérience opérationnelle, même en état-major.

Les lecteurs des livres et articles du général Desportes (dont je suis) ont par ailleurs ressenti un certain étonnement à la lecture de cet entretien. Les approches militaires que le général semblent aujourd'hui défendre vont à l'encontre du discours qu'il tenait jusqu'à lors. Desportes fut par exemple l'introducteur en France du livre du général britannique Rupert Smith (L'utilité de la force) et n'avait lui même cessé de plaider pour une vision proche de celle dont il dénonce l'échec en Afghanistan.

http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2010/07/le-g%C3%A9n%C3%A9ral-desportes-a-%C3%A9t%C3%A9-convoqu%C3%A9-chez-le-cema.html


3-8 Christine Bierre : Quand on est Général, on ferme sa gueule et on crève !

Voilà le choix que Nicolas Sarkozy a laissé à tous les militaires français impliqués dans le bourbier afghan.

C’est ce qu’a appris à son insu, le Général de division, Vincent Desportes, commandant du Collège interarmées de Défense, lorsqu’il a osé quelques critiques, tout à fait justifiées, sur la stratégie menée par les Etats-Unis en Afghanistan, dans une interview au Monde, le vendredi 2 juillet.

L’interview aussitôt publiée, il a été traité « d’irresponsable » par le Chef d’Etat Major des Armées, Edouard Guillaud, qui l’a accusé au passage de « faute » alors qu’au même moment, Hervé Morin, ministre de la Défense, annonçait qu’une sanction tomberait.

Depuis, le Canard Enchaîné de cette semaine nous a appris qu’en s’exprimant dans Le Monde, le Général Desportes avait enfreint les ordres de Nicolas Sarkozy qui, depuis trois mois, avait « exigé le silence dans les rangs », les rangs étant l’Etat major des armées, le Ministère de la Défense et le Quai d’Orsay.

Et ce silence devait aller jusqu’en 2012 et être observé tout à fait méticuleusement durant la campagne présidentielle !

Mais pourquoi cette inquiétude partagée des deux côtés de l’Atlantique ?

Après le limogeage brutal du Général McChrystal par Obama aux Etats-Unis, qui avait osé aussi quelques critiques, le couperet va-t-il tomber sur Vincent Desportes en France ?

La réalité est que si l’on peut mentir longtemps aux populations sur un certain nombre de questions, on ne peut plus cacher le fait que la prétendue stratégie de contre-insurrection poussée par Obama et qui avait été élaborée pourtant par le General McChrystal et ce grand spécialiste de David Gallula qu’est David Petraeus, ne rime à rien et qu’elle est particulièrement coûteuse en hommes.

Prétendre faire à la fois de la contre-insurrection, ce qui exige assez d’hommes pour quadriller le territoire, tout en déployant peu d’hommes, et s’engager dans une guerre courte, alors que ce type de guerre met de longues années à se mettre en place et exigerait même la colonisation du pays en question, voilà qui relève de l’incompétence pure et simple.

Et voici qu’au fur et à mesure que le conflit devient plus meurtrier, les militaires commencent à dire partout que c’est « une guerre qui va peut-être durer encore dix ans » …

Et c’est bien ce que les Narcisses des deux côtés de l’Atlantique, Obama et Sarkozy, ne peuvent tolérer.

En France, Vincent Desportes aurait le soutien de nombreux officiers et généraux, notamment au Centre de planification et de conduite des opérations, à l’IHEDN et au groupe Surcouf qui regroupe des hauts gradés d’active ou à la retraite.

Qu’a dit au juste Desportes ? Que « la situation n’a jamais été pire », le mois de Juin ayant été de loin le plus meurtrier. Le général évoque des problèmes de stratégie : « La doctrine de contre-insurrection traditionnelle, telle que l’a engagée McChrystal depuis un an, avec un usage restreint de l’ouverture du feu (…) pour réduire les dommages collatéraux, ne semble pas fonctionner. (…)

Chez les militaires, un courant remettant en cause le mode d’action [nommé] "gagner les cœurs et les esprits" suscite une adhésion grandissante. Cette remise en cause renforce l’écart entre la troupe et la stratégie générale.

Or, on ne peut pas faire la guerre contre le moral des soldats ».

Le Général Desportes exprime des doutes sur la compétence de Barack Obama. « L’affaire McChrystal révèle une faiblesse », a-t-il dit. « Tout se passe comme si le Président n’était pas très sûr de ses choix. Il a limogé deux généraux en l’espace d’un an, David McKiernan, qui prônait la tactique américaine traditionnelle de la force, et McChrystal, qui avait l’option inverse. Il a choisi une voie moyenne qui peine à fonctionner. A l’issue des débats sur les renforts nécessaires, il y a un an, il a opté pour 30 000 soldats de plus. Tout le monde savait que ce devait être zéro ou 100 000 de plus. On ne fait pas des demi-guerres.

Enfin, il abonde dans le sens des gens les plus réalistes de l’administration américaine. « Si la doctrine McChrystal ne fonctionne pas ou n’est plus acceptée, il faudra bien revoir la stratégie.

Et il n’y a plus qu’une option : celle du vice-président Joseph Biden, qui dit que l’Amérique a d’autres intérêts stratégiques que l’Afghanistan, qu’elle est piégée là par une guerre sans fin, et qu’il faut en sortir, en réduisant les troupes à une capacité de frappes ponctuelles contre Al Qaeda. Des trois lignes d’opérations, la sécurité, la gouvernance, le développement, Joseph Biden dit que seule la première marche -relativement. Le problème sera de réconcilier la stratégie avec ceux qui la mettent en œuvre. Il faudra aussi, probablement, repousser la date du retrait d’Afghanistan. »

Enfin, sur le poids de la France dans cette guerre que Nicolas Sarkozy avait gonflé au moment de l’entrée de la France dans l’OTAN, Desportes dit que « c’est une guerre américaine. Quant vous êtes actionnaire à 1%, vous n’avez pas droit à la parole ».

Pour Lyndon LaRouche et Jacques Cheminade, la chose est vue : les troupes de l’OTAN n’ont rien à y faire et doivent être retirées au plus vite.

Christine Bierre

7 juillet 2010

http://www.solidariteetprogres.org/article6804.html


3-9 Engagez-vous, vous verrez du pays et vous deviendrez "facilitateur" !

"Nous avons un rôle de facilitateurs, pour que les Afghans trouvent des solutions afghanes à leur problèmes" explique le général Marcel Druart, ancien chef de la brigade Lafayette en Afghanistan, dans une récente interview au Dauphiné Libéré.

Etonnante mission militaire que celle-ci : être des "facilitateurs"  alors que la coalition occidentale a enregistré pas moins de 102 morts au mois de juin, le chiffre de pertes le plus élevé depuis 2001...

Ce rôle de "facilitateurs" passe tellement mal chez les militaires présents sur le terrain que l'une des premières décisions du général Petraeus, successeur de McChrystal, va être d'assouplir quelque peu les règles d'engagement et d'ouverture du feu. Hier à Bruxelles, il a reconnu que celles-ci "suscitent un certain malaise dans la troupe comme dans l'encadrement".

"Facilitateurs" pour quoi faire ? "Que les Afghans trouvent des solutions afghanes à leur problèmes", explique le futur chef des opérations à l'état-major de l'Otan, qui ajoute que "c'est une doctrine partagée par les autres pays des forces alliées".

Le plus simple ne serait-il pas de laisser les Afghans trouver, entre eux, des solutions afghanes ? Le risque est que celles-ci ne nous conviennent pas tout à fait... Comme l'avoue le général Druart : "les autorités locales sont plus difficiles à manier et ne sont pas tournées pleinement vers l'intérêt de la population". Ce qui signifie donc que "les forces alliées" sauraient mieux que les "autorités locales" où est "l'intérêt de la population".

 "L'idée coloniale", jadis décrite par le professeur Girardet, a, semble-t-il, un bel avenir.

Interrogé sur son bilan, le général Druart répond enfin avec une grande franchise : "Comme il s'agit essentiellement de perception, il est difficile de constater des progrès, de trouver les bons indicateurs. Les nombreux appels reçus par la radio en étaient un. La pacification de la route entre nos deux postes en est un autre. Nous avons instauré des partenariats de développement avec tous les villages. En outre, nous avons créé deux postes avancés dans une zone occupée par les résistants. Mais il est clair que nous n'avons pas atteint tous les objectifs ambitieux que nous nous étions fixés".

2/6

http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2010/07/engagezvous-vous-verrez-du-pays-et-vous-deviendrez-facilitateur-.html


3-10 Le gouvernement US a fait du transfert des responsabilités à l'armée afghane l'un des piliers de sa politique sur place.

Il est impossible pour les Etats-Unis de savoir quand l'armée afghane sera capable d'assurer seule la sécurité du pays, car le système d'évaluation de sa compétence n'est pas fiable, indique un rapport officiel américain.

Selon cette enquête, effectuée par l'inspecteur général pour la reconstruction de l'Afghanistan, la méthode employée depuis 2005 pour estimer le niveau de compétence de l'armée et de la police afghanes comporte de nombreuses lacunes.

"A l'heure actuelle, nous ne connaissons pas vraiment le niveau de compétence des forces de sécurité afghanes", a déclaré lundi aux journalistes l'inspecteur général, Arnold Fields.

Les critères et classements utilisés varient énormément d'une région à l'autre du pays, souligne le rapport.

En outre, les chiffres concernant les effectifs de l'armée afghane sont surestimés et ne tiennent pas en compte l'absentéisme.

Et les soldats afghans ont tendance à régresser, même lorsqu'ils ont été bien notés par leurs mentors américains.

"Dès que nous aurons tourné le dos, l'ANP (la police afghane) cessera de faire ce que nous lui demandons de faire", se plaint une équipe d'évaluation citée dans le rapport.

Les formateurs, débordés et quelquefois eux-mêmes mal formés, déplorent la corruption et l'usage de la drogue parmi les militaires afghans.

Les exemples abondent de siphonnage de l'essence par des policiers, de vols d'armes, d'extorsion de fonds aux points de contrôle.

Les Etats-Unis ont dépensé à ce jour 27 milliards de dollars pour la formation et l'équipement des forces afghanes.

29/6

AP


3-11 es Etats-Unis donnent, secrètement, l'autorisation du trafic de drogue, en Afghanistan.

 Le directeur de l'Institut d'Etudes démocratiques, aux Etats-Unis, a annoncé que la production de drogue a redoublé, en Afghanistan, depuis le début, en 2001, de la guerre américaine, ce qui permet de croire que, pendant cette durée, les Etats-Unis ont donné, secrètement, l'autorisation du trafic des stupéfiants, dans ce pays. "La position de Washington vis-à-vis de la lutte contre le trafic de drogue, en Afghanistan, est immorale et inacceptable.", affirme le directeur de l'Institut états-uniens d’Etudes démocratiques. "Non seulement, les Américains n'ont pas éradiqué la culture du pavot, mais pire encore, ils autorisent, en cachette, le commerce ou le trafic de drogue, en Afghanistan.", a-t-il ajouté. Par ailleurs, le gouvernement afghan a annoncé que 63 trafiquants de drogue avaient été tués ou blessés, dans des affrontements armés avec les forces gouvernementales.

 05/07/2010

 http://french.irib.ir/index.php/info/international/item/97909-les-etats-unis-donnent-secretement-lautorisation-du-trafic-de-drogue-en-afghanistan


3-12 Les Afghans: de producteurs à consommateurs d'opiacés.

Selon cette nouvelle étude, le nombre de consommateurs réguliers d'opium a bondi de 53% à 230 000 en 2009, contre 150 000 en 2005, et celui des consommateurs d'héroïne a plus que doublé en passant de 50 000 à 120 000.

Des mères qui ne parviennent à calmer leur enfant qu'en leur soufflant de la fumée d'opium au visage. Des communautés entières «accro» à l'héroïne, sans possibilité de traitement, ou presque.

La consommation d'opiacés en Afghanistan a doublé au cours des cinq dernières années, d'après une étude de l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) publiée cette semaine. Et plus largement, près d'un million d'Afghans, soit 8% de la population âgée de 15 à 64 ans, consomment régulièrement de la drogue, que ce soient des opiacés, du cannabis ou des tranquillisants. Parmi les 15-64 ans, 3% sont dépendants à l'opium et à l'héroïne.

Des centaines de milliers d'Afghans ont par ce biais trouvé un moyen d'échapper à la misère et à la guerre, constate l'ONU, qui a réalisé cette étude auprès de 2500 toxicomanes, responsables de communautés et dirigeants locaux, enseignants et médecins.

Ces chiffres placent l'Afghanistan à la troisième place des consommateurs d'opiacés dans le monde, derrière la Russie et l'Iran, précise Sarah Waller, une responsable du bureau de l'ONUDC à Kaboul. Et de rappeler une étude de 2005 qui avait établi qu'environ 1,4% des adultes afghans étaient dépendants aux opiacés, dans le premier pays producteur d'opium du monde.

Selon cette nouvelle étude, le nombre de consommateurs réguliers d'opium a bondi de 53% à 230 000 en 2009, contre 150 000 en 2005, et celui des consommateurs d'héroïne a plus que doublé en passant de 50 000 à 120 000.

Autant de statistiques montrant que si les pays occidentaux ont dépensé des milliards de dollars pour libérer l'économie afghane de l'économie de la drogue, la consommation d'opium et d'héroïne s'est ancrée dans la vie quotidienne. Et cette dépendance dresse une barrière supplémentaire dans le combat contre la drogue, principale source de revenus des résistants.

«Les conséquences humaines du problème de la drogue en Afghanistan ne sont pas seulement visibles dans les rues de Moscou, Londres ou de Paris. Elles concernent ses propres citoyens, dépendants de leur dose quotidienne d'opium et d'héroïne en majorité, mais aussi du cannabis, des calmants et des tranquillisants», constate Antonio Maria Costa, directeur exécutif de l'ONUDC.

L'Afghanistan fournit 90% de l'opium mondial, une grande partie de l'héroïne et du haschich également. Les cultures sont concentrées principalement dans le sud du pays, où les résistants en contrôlent la culture et les routes de contrebande.

Mais face à cette consommation galopante, le pays dispose de peu de moyens pour soigner les personnes dépendantes. Dans le centre de traitement pour femmes Sanja Amaj Women de Kaboul, moins de dix femmes et enfants sont traités au quotidien. Elles attendent sur des lits de camp d'être examinées par un médecin, alors que les enfants dessinent et jouent. Mais pratiquement tous ces enfants sont dépendants, explique Abdul Bair Ibrahimi, coordinateur de l'aide aux enfants au centre Sanja Amaj. Il y a beaucoup d'enfants «accros» dès l'âge de quatre ou cinq ans et le plus jeune avait à peine un mois.

Au cours de cette visite en février dernier, un reporter de l'Associated Press avait rencontré une femme d'âge mûr, qui avait raconté avoir commencé à prendre de l'opium sous les résistants.

«J'ai perdu mes frères dans des combats et ma vie était misérable. Mon beau-frère consommait de l'opium, il me voyait pleurer et m'en a proposé», se souvient Shirin Gul. Il y a deux ans, un neveu héroïnomane est venu s'installer sous son toit et elle est passée à cette drogue plus dure. Elle vient d'être admise pour la deuxième fois au centre, après une rechute.

Sa fille de 15 ans, Gul Paris, est également soignée pour sa dépendance à l'héroïne qui a commencé par des vols de petites doses à sa mère et à son frère. «Je ne savais pas que c'était mauvais pour moi».

Ce fléau touche toutes les couches de la population, à l'image d'un test réalisé auprès des recrues de la police afghane, qui a révélé que 12 à 41% d'entre elles consommaient de la drogue. «C'est une tragédie nationale», reconnaît Ibrahim Azhaar, le ministre adjoint à la lutte anti-drogue.
05-07

www.cyberpresse.ca/.../01-4295322-les-afghans-de-producteurs-a-consommateurs-dopiaces.php


3-13 Des policiers accros à la drogue.

Selon l'Onu, 8 % des Afghans ont un problème de dépendance à une drogue. L'Afghanistan reste le premier producteur mondial d'opium.

Reuters

Le pays compte en moyenne deux fois plus de drogués que le reste du monde. Les forces de l'ordre ne sont pas épargnées. 40 % des soldats et policiers auraient un problème de dépendance.

Kaboul.De notre correspondante  

« Goal, Goal ! », crie Samiullah, le visage émacié, vêtu d'un large pyjama blanc à rayures bleues. Quelques secondes plus tard, les yeux rivés sur l'écran de télévision, c'est la déception. « Il a raté le but, quelle insulte pour son père ! » Samiullah regarde la coupe du monde de football de sa chambre d'hôpital, à Kaboul, où il est traité pour sa dépendance à l'héroïne. Il est policier, comme tous les autres patients en cure de désintoxication dans ce centre du ministère de l'Intérieur afghan créé au mois de janvier.

La toxicomanie reste tabou

« Les policiers restent au moins vingt jours ici, explique le docteur Abdul Rahman Taniwal. Nous prenons leurs affaires quand ils arrivent, nous les testons puis les soignons avec des médicaments et la psychothérapie. » Deux fois par jour, les médecins rendent visite aux patients dans leurs chambres et distribuent de quoi soulager les douleurs de digestion, les maux de tête, les insomnies liées au manque.

Puis les hommes sont réunis autour d'une équipe de travailleurs sociaux. « Il y a de la colère, vous êtes fâchés parfois, mais regardez comme vous allez mieux par rapport à votre arrivée !, lance Sultan, assistant social, levant les bras comme un acteur de théâtre. C'est vrai qu'il y a un manque d'équipements, mais le gouvernement ne peut pas tout faire. Vous devez accepter la souffrance pour recouvrer la santé. » Les hommes le regardent attentivement, mais réagissent mollement avant de quitter la salle.

De retour dans leurs chambres, les policiers sont plus loquaces. « Ils ne prescrivent pas assez de médicaments, alors qu'on a mal partout et qu'on ne peut pas dormir. Ils nous jettent ici ; c'est comme Guantánamo », remarque avec amertume et colère Amir, 32 ans. Les policiers réunis autour de lui hochent la tête. « Ils ferment les portes, on ne peut pas fumer, on n'a que deux repas par jour et on se lave dehors à l'eau froide. »

Les policiers n'ont pas non plus l'autorisation de contacter leur famille. Dans leur grande majorité, elles ne savent pas où ils se trouvent. La toxicomanie reste un tabou en Afghanistan, pourtant premier pays au monde producteur d'opium, d'héroïne et de cannabis. Les policiers n'ont jamais osé dire à leur famille qu'ils étaient envoyés en cure de désintoxication.

mardi 29 juin 2010

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Afghanistan-des-policiers-accros-a-la-drogue-_3637-1428380_actu.Htm


3-14 La CIA emploie les mercenaires de Blackwater.

La compagnie de sécurité privée américaine est à nouveau au centre d'une polémique : accusée de bavures et évincée d'Irak, elle vient de signer un contrat avec la CIA en Afghanistan.

Où l'on constate l'étonnante capacité de Blackwater à rebondir.

Rebaptisée «Xe» (prononcer «Zi», ndlr), la société controversée de sécurité privée vient de décrocher un contrat de 120 millions de dollars avec la CIA, rapporte le Washington Post.

L'accord prévoit qu'une filiale de Xe sera chargée de la protection pendant 18 mois des consulats américains de Herat et Mazar-i-Sharif, dans le Nord du pays. 

Le choix de Xe a de quoi étonner, étant donné le passé de la compagnie.

Si Blackwater a pris le soin de changer de nom, c'est parce qu'il était de triste renommée après avoir été impliqué dans plusieurs scandales en Irak, en particulier la mort d'au moins 14 civils à Bagdad en septembre 2007. Suite à cette affaire, le ministre irakien de l'Intérieur avait ordonné en février l'expulsion de 250 anciens employés de Blackwater. Pas plus tard qu'en mai dernier, Washington a également retiré à la compagnie le service de protection de ses diplomates à Bagdad.

Un marché colossal 

La signature de ce nouveau contrat intervient alors qu'une commission, mise en place début 2008 au Congrès américain, a lancé ce mois-ci des auditions pour évaluer les contrats gouvernementaux concernant les opérations en Irak et en Afghanistan. Un marché colossal - 200 millions de dollars en 2008 - et en constante augmentation - il a doublé entre 2001 et 2008. Selon le premier rapport de la commission, publié en juin 2009, près de 250.000 contractuels soutiennent les activités de l'armée américaine dans toute la région, dont presque 70.000 en Afghanistan. Parmi ces derniers, environ 20.000 agents de sécurité. Or ce marché, constate le rapport de la commission, est fortement exposé à la «fraude» et au «gâchis».

En cause notamment, les méthodes d'attribution des contrats aux sociétés privées. «Je dois vous dire qu'en zone de guerre, nous avons des besoins en terme de sécurité (…) Malheureusement, il y a peu de compagnies qui fournissent ce genre de sécurité», a déclaré dimanche le directeur de la CIA, Leon Panetta, pour justifier le choix de Xe en Afghanistan. Deux autres sociétés de sécurité, Triple Canopy et DynCorp International, étaient en lice pour décrocher ce contrat. Au cours d'une audition réalisée le 21 juin, une responsable du département d'Etat chargé des programmes internationaux a précisé les trois critères servant à départager les concurrents : «Les compétences techniques, les performances passées et le prix». «Le premier de ces critères est la compétence technique», a-t-elle assuré. A la question de savoir si les tristes états de service de l'ex-Blackwater ont été pris en compte, la représentante d'Etat a botté en touche. «Un jury que nous avions formé a estimé qu'ils étaient capables de faire le travail et qu'ils ont rectifié leur attitude», a de son côté affirmé le patron de la CIA.

Le contrat va au mieux-offrant

Reste une raison fondamentale qui a fait porter le choix sur Xe : le prix. La compagnie «a fourni une offre inférieure de 26 millions de dollars à celle de toutes les autres (…) Aussi n'y avait-il guère d'autre choix que d'accepter ce contrat», a expliqué Leon Panetta. Depuis 1990, une loi prévoit en effet que le «secrétaire d'Etat doit accorder les contrats à l'entreprise techniquement acceptable qui offre le prix le plus bas». En clair, à partir du moment où le dossier est «acceptable», le contrat va au mieux-offrant, et ce même si un concurrent plus cher offre de meilleures garanties.

Dans un rapport sur le sujet, la Commission du Congrès prônait une modification de cette loi, qui génère selon elle des effets pervers. Certaines entreprises sous-estiment en effet délibérément leur offre pour rafler la mise, quitte à ensuite trancher dans les coûts pour rester dans les clous du budget promis. Au détriment de la qualité du service. Pour illustrer son propos, le rapport s'appuyait justement sur le cas de l'Afghanistan. Début 2009, les agents de la compagnie chargée d'assurer la sécurité de l'ambassade américaine de Kaboul, ArmorGrouo North America (AGNA), ont en effet été accusés, par leurs «mauvais comportements», de «menacer la sécurité de l'ambassade». 

Le Figaro,

 28/06/2010

 


3-15 Guantanamo : Les dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage certaines analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

 

1 USA: des médecins ont pratiqué des « expérimentations humaines » pour la CIA

Quand la médecine participe à l’amélioration des techniques de torture…

Ou quand l’horreur le dispute à l’abject. Les guerres ont toujours été l’occasion de grandes avancées dans le domaine médical, il suffit de revenir 60 ans en arrière pour s’en convaincre, avec par exemple les expériences de dépressurisation faites par les nazis sur les prisonniers.

Est-il légitime de chercher à élever la torture au rang de science ?

Qu’en est-il du respect de la personne humaine ?

Qu’en est-il de la légalité et du droit international ?

Georges W. Bush a reconnu récemment ces cas de torture sur Khalid Sheik Mohammed à Guantanamo et explique qu’il "recommencerait, pour sauver des vies".(…)

(Ses mémoires devraient paraitre à l’automne prochain.)

 

Les médecins américains qui assistaient aux interrogatoires de la CIA après le 11-Septembre réunissaient des données médicales permettant d’affiner les méthodes de torture, une pratique qui s’apparente à de l’"expérimentation humaine", selon une organisation.

"Il y a des preuves que les médecins calibraient la douleur infligée par les techniques d’interrogatoire et cherchaient à améliorer leurs connaissances sur ces techniques", a expliqué lors d’une conférence de presse Nathaniel Raymond, un responsable de Phycisians for Human Rights (PHR, Médecins pour les droits de l’homme), qui a publié lundi un rapport intitulé "expérimentations dans la torture".

"Il ne s’agit de logique à la Jack Bauer (l’agent spécial de la série "24 heures chrono", ndlr), mais de médecins qui recueillent des données utilisées pour déterminer si ce qu’ils observent rentre dans la définition de la torture" telle qu’elle a été établie par le ministère de la Justice de George W. Bush, a-t-il poursuivi.

Les auteurs du rapport ont appelé à une enquête exhaustive sur les pratiques autorisées contre les suspects de terrorisme sous l’administration Bush. Mais, comme d’autres organisations de défense des droits de l’homme, ils ont reconnu ne pas trouver "une volonté politique au Congrès ni dans l’administration de prendre en mains ces questions".

Pour établir le rôle joué par les médecins de la CIA dans l’amélioration de l’efficacité des techniques infligées aux détenus, PHR s’est appuyé sur des documents publics révélés depuis 2008, dont une série de notes internes qui ont attesté l’usage répété de la torture contre certains détenus enfermés dans les prisons secrètes de la CIA.

Les Etats-Unis ont théorisé au lendemain du 11-Septembre une liste de "techniques d’interrogatoires améliorées" que le ministère de la Justice a par la suite justifiées au plan légal en limitant l’appellation torture à "une souffrance mentale ou physique sur le long terme équivalente à la douleur ressentie lors de la défaillance d’un organe ou la mort".

Concrètement, PHR démontre dans son étude que les médecins ont par exemple observé que la simulation de noyade – qui a été pratiquée des dizaines de fois sur au moins deux détenus -, si elle était répétée trop souvent avec de l’eau simple comportait des risques que le détenu attrape une pneumonie. Ils ont donc recommandé le recours à une solution saline.

La différence entre la simulation de noyade pratiquée au tout début, à partir d’expériences ponctuelles sur des soldats volontaires, et après l’intervention des médecins "indique que les médecins de la CIA ont participé à la modification de la technique", affirme PHR.

De même, dit l’organisation, les médecins ont "analysé les données récupérées lors des interrogatoires de 25 détenus soumis à une combinaison de +techniques d’interrogatoire améliorées+" et ont estimé que celle-ci ne comportait pas de contre-indications médicales majeures.

Parmi les techniques les plus connues, figure la privation de sommeil, la nudité forcée, le ligotage pendant des heures dans des positions inconfortables ou encore l’exposition à des températures extrêmes.

Les médecins de la CIA servaient aussi de témoin, en cas de poursuites futures pour attester que les interrogateurs agissaient "en toute bonne foi", sous directives médicales et en présence d’un médecin.

"Ce rapport est la partie émergée de l’iceberg et il est nécessaire de conduire une enquête complète, de chercher les responsabilités et d’éviter qu’une telle chose puisse jamais se reproduire", a estimé Allen Keller, médecin spécialiste des effets de la torture lors de la conférence de presse.

AFP

AFP

Paru sur  Romandie News 

 07 juin

Published on juin 9, 2010 par GeantVert



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

16/07/2010

n° 440 - journal de l'Afghanistan - 25-06 au 15-07 – Début - : Les militaires britanniques fuient Helmand

n° 440 - journal de l'Afghanistan -  25-06 au 15-07 – Début  - :   Les militaires britanniques fuient Helmand …



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



journal de l'Afghanistan

n° 440 - du 25-06 au 15-07

C.De Broeder & M.Lemaire



Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)

 

Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

 



 Le "journal de l'Afghanistan" est  visible :

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site de eva R-sistons: - http://no-war.over-blog.com/

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

Tiré à part :

L’aveu d’un échec.

David Petraeus a pris ses fonctions comme nouveau commandant en chef des forces internationales.

Tentative d’élimination d’Holbrook .

Qui est l'ennemi ?

Les militaires britanniques fuient Helmand  

Karzaï : La culture du pavot, en Afghanistan, est programmée depuis l'étranger.  

Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

L’OTAN affirme avoir tué un chef de la résistance; des civils évoquent une bavure

De nouvelles opérations de l'OTAN se sont soldés par la mort d'un grand nombre de civils.

2 civils tués  

Six civils tués

Le nombre de victimes civiles dédommagés par la Grande-Bretagne a triplé.

1 Analyse & déclaration :

Résistance

Occupants:

Suite

2 Occupation de l'Afghanistan 

Les forces en présence

3 Politique

1) collaborateurs afghans

2) occupants 

Fin

4 Lutte pour la libération du territoire

Détails.

L'Afghanistan en chiffre. 



L'Afghanistan en chiffre du 25-06 au 14/07/10

 

 

 

tués

blessés

 

 

 

Usboys / Autres boys

 55

 10 + x

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs

 35

  4 + x

 

 

 

Peuple Afghan

 212

  x

 

  



Tiré à part :

 07-07

L'insurrection s'est intensifiée ces deux dernières années, et leur champ d'action s'est élargi à la quasi-totalité du pays.

LeMonde.fr

 

L’aveu d’un échec.
Afghanistan: désormais cette guerre est celle des Etats-Unis”, titre The Independent. L’annonce du prochain retrait des troupes britanniques de la région de Sangin, dans la province de Helmand, sonne comme l’aveu d’un échec. À l’automne, les 1 400 hommes présents sur place seront remplacés par des Marines de l’armée américaine. Sur les 312 soldats britanniques morts dans le pays, plus de 100 ont été tués près de Sangin, territoire le plus meurtrier pour les soldats de l’OTAN et considéré comme le bastion des résistants. “Conserver son statut de principal allié des États-Unis est l’unique raison pour laquelle la Grande-Bretagne combat en Afghanistan”, estime le quotidien 

 

http://www.courrierinternational.com/une/2010/07/08/afgha...
08.07.2010

David Petraeus a pris ses fonctions comme nouveau commandant en chef des forces internationales .

Le général David Petraeus a pris ses fonctions comme nouveau commandant en chef des forces internationales en Afghanistan en renouvelant son appel à l'unité dans la lutte contre l'insurrection,(…)  dans un discours prononcé devant des responsables militaires et civils afghans et des diplomates.
"Nous sommes arrivés à un moment critique.

Nous devons démontrer à Al-Qaïda et son réseau d'extrémistes qu'ils n'auront pas la possibilité d'établir en Afghanistan des sanctuaires d'où ils pourront lancer des attaques", a déclaré le général Petraeus.

05-07

AFP

 

Tentative d’élimination d’Holbrook .

Les opérations des combattants afghans contre les forces occupantes de la coalition des puissances occidentales se font de plus en plus osées.
Selon Le site en ligne russe «  la Russie aujourd’hui », l’envoyé spécial américain pour l’Afghanistan et le Pakistan Richard Holbrook a échappé mardi dernier à une tentative d’assassinat,  alors qu’il se trouvait dans une base militaire dans la province du Kandahar, au sud de l’Afghanistan.
Dans les détails, le site russe précise que des hommes armés ont ouvert le feu contre la base, au moment où d’autres combattants  se faisaient exploser au passage  d’une patrouille militaire.  
Toute de suite après la tentative, Holbrook a réagi en disant que « les États-Unis poursuivront leurs efforts pour aider l’Afghanistan à faire régner la sécurité »….

24-06

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=143670&language=fr

 

Qui est l'ennemi ?

Les soldats américains ne savent pas toujours à qui se fier, ils se demandent régulièrement qui est leur ennemi. À Kandahar, où leur présence est massive, il est essentiel de ne pas se tromper sur ses alliés dans la population locale. Les soldats qui tentent de sécuriser le district de Dand découvrent que des soi-disant amis pourraient les avoir trahis alors que des bombes artisanales d’être installées sur leurs routes.

http://www.france24.com/fr/20100704-asie-afghanistan-guerre-ennemi-Kirghizstan-chine-taiwan-japon

 

Les militaires britanniques fuient Helmand  

Prise en tenaille, pour retirer ses troupes d'Afghanistan, troupes qui perdent, quotidiennement, leurs effectifs, l'armée britannique a fini par quitter la région de Sanguin, dans la province de Helmand, rapporte "The Guardian". Selon  la BBC, qui rapporte cette information, le contingent anglais compte confier, d'ici quelques jours, le contrôle sécuritaire du nord de Helmand aux Américains.

Plus d'un tiers des soldats britanniques tués ont perdu leur vie, à Sanguin.

 La Grande Bretagne a perdu au moins 312 militaires, depuis 2001.

07/07/2010

FarsNews -

http://french.irib.ir/index.php/info/international/item/98022-afghanistan-les-militaires-britanniques-fuient-helmand

 

Karzaï : La culture du pavot, en Afghanistan, est programmée depuis l'étranger.  

Le Président Karzaï, a accusé la mafia étrangère installée dans son pays d'être à l'origine de la hausse du narco-trafic, à l'occasion de la journée mondiale de la lutte contre la drogue. "Depuis le déploiement des forces étrangères, dans notre pays, la culture du pavot a connu une hausse, sans précédent, et de manière douteuse.", a dit le Président Karzaï.

Il a appelé les Etats occidentaux, et, à leur tête, les Etats-Unis et la Grande Bretagne, à faire barrage à cette mafia internationale, qui fait, chaque année, l'équivalant de 100 milliards de dollars de profit.

26/06/2010

RIB -

http://french.irib.ir/index.php/info/international/item/97358-la-culture-du-pavot-en-afghanistan-est-programmee-depuis-letranger-karzai  



Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

L’OTAN affirme avoir tué un chef de la résistance; des civils évoquent une bavure

 Un commandant taliban a été tué dans une opération menée par la coalition internationale et l'armée afghane dans le sud de l'Afghanistan, a annoncé lundi l'OTAN, mais des habitants affirment que le raid s'est soldé par la mort de huit civils innocents, dont deux hommes âgés.

Les soldats afghans et de la coalition ont répliqué à des tirs hostiles près de Kandahar, tuant plusieurs hommes armés, dont le commandant taliban Shyster Ushtad Khan, qui était impliqué dans l'achat et la distribution de bombes artisanales, précise l'OTAN dans un communiqué.

Mais à Kandahar, des habitants ont rapporté une version différente. Mohmodullah, un proche de certaines des victimes, a déclaré à l'Associated Press que huit civils avaient été tués lorsque les soldats ont fouillé deux domiciles vers 2h du matin lundi près de Bagh-e Pul. "Les soldats de l'OTAN ont escaladé notre et ont tiré sur deux de mes frères et sur mon père", a-t-il déclaré.

De son côté Mohammad Shah Farooqi, chef de l'unité d'enquête de la police de Kandahar, a déclaré: "Nous n'avons pas de dossier sur ces personnes, donc il me semble que ce sont des habitants locaux ou des personnes innocentes". Il a précisé que le rapport final de l'enquête n'était pas terminé.

AP

29/6

 

De nouvelles opérations de l'OTAN se sont soldés par la mort d'un grand nombre de civils.

De nouvelles opérations des forces multinationales, dans la province de Helmand, située, dans le sud de l'Afghanistan, ont causé la mort d'un grand nombre de civils afghans, ont confirmé les habitants des villages de la région de Baghram, dans la province de Helmand.
Et ce, alors que les forces étrangères ont prétendu, dans un communiqué, que, lors de leur vaste opération, ils avaient tué un grand nombre de Taliban.

IRIB- 

01/07/2010

http://french.irib.ir/index.php/info/international/item/97662-helmand-afghanistan-de-nouveaux-assauts-de-lotan-se-sont-sold%C3%A9s-par-la-mort-dun-grand-nombre-de-civils

 

2 civils tués  

Deux civils ont été tuést, dans la nuit de vendredi à samedi, par des soldats de l'Otan lors d'une opération contre des résistants dans la région de Kandahar dans le sud de l'Afghanistan a affirmé une porte-parole de l'alliance atlantique, la capitaine de marine Jane Campbell.

 03 Juillet

http://www.europe1.fr/International/Afghanistan-2-civils-tues-228063/

 

Six civils tués

10-07

Six civils ont été tués  jeudi par des soldats de l'Otan en Afghanistan, a annoncé samedi l'Alliance atlantique qui avait déjà confirmé la veille sa responsabilité dans la mort de six militaires afghans.

Dans un communiqué laconique, la force de l'Otan en Afghanistan (Isaf) a expliqué que des "tirs d'artillerie d'une unité de l'Isaf avaient provoqué la morts de six civils et blessé plusieurs autres jeudi à Jani Khel", un district de la province de Paktia, au sud de Kaboul.

Selon la même source, les corps des victimes avaient été retirés du lieu où s'étaient déroulés les tirs avant l'arrivée de l'Isaf sur place, ne permettant pas de déterminer immédiatement que les civils avaient été tués par des soldats de l'Otan.

Les civils ont été tués par des "balles perdues", a affirmé l'Otan qui a reconnu sa "responsabilité" dans l'accident et présenté ses excuses.

AP

 

Le nombre de victimes civiles dédommagés par la Grande-Bretagne a triplé.

La Grande-Bretagne a versé l'an dernier des compensations aux proches de plus de 100 civils tués par erreur, soit trois fois plus qu'en 2008, selon des documents du ministère de la guerre obtenus par la chaîne de télévision Channel Four. 
Le montant -- plusieurs milliers de livres -- payé aux personnes blessées ou aux proches d'Afghans tués, a été révélé par le ministère, suite à une demande de la chaîne Channel Four faite dans le cadre de la loi sur la liberté de l'information.
Les documents du ministère indiquent que des compensations ont été versées aux proches d'au moins 105 civils afghans tués "par erreur" par les forces britanniques en 2009, soit trois fois plus que les 33 morts recensés en 2008. 
Huit personnes ont été tuées dans un unique incident en décembre, dont quatre membres de la famille de Sufi Abdullah de Babaji, dans la province méridionale du Helmand, a rapporté Channel Four. 
 M. Abdullah a expliqué qu'un missile avait tué ses deux fils et deux frères, qui étaient assis près d'une rivière, quelques minutes après qu'il eut quitté ce groupe. 
 "Je me suis retourné et j'ai vu mon fils et mon frère sur le sol, inconscients et couverts de sang", a-t-il déclaré, interrogé par la chaîne à Kaboul via un traducteur. 
 Il a montré des documents de l'armée britannique indiquant qu'elle avait accepté en février de lui verser au total 25.900 euros en compensation des quatre décès. 
 Le ministère de la guerre a justifié, ce raid, en prétendant que "les forces britanniques avaient cru avoir identifié des résistants en train de placer une bombe.

25/06/2010

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=143758&language=fr



Paroles & action du président...

28/6

Obama a pris l'option d'un nouveau déploiement de 98.000 soldats américains.

AP


L’Afghanistan au cœur des débats. 

29-06

La coalition affiche par ailleurs ses dissensions après le limogeage du général Stanley McChrystal, commandant des forces internationales en Afghanistan.

Son successeur, le général américain David Petraeus, a cherché mardi à rassurer sur le cours d'une guerre de plus en plus impopulaire, tout en admettant s'attendre à "de rudes combats" dans les prochains mois.

Le haut gradé a également promis aux troupes de l'Otan de revoir l'application des règles restreignant le recours au soutien aérien pour protéger les civils, mais risquées pour les soldats.

"Nous observons des progrès dans certains domaines au beau milieu du difficile combat en cours en Afghanistan", a déclaré le général Petraeus lors d'une audition parlementaire visant à le confirmer dans ses fonctions en remplacement du général McChrystal, écarté après des propos peu amènes dans la presse visant l'exécutif américain.

http://www.lepoint.fr/monde/afghanistan-les-résistants-attaquent-une-base-de-l-otan-dans-l-est-30-06-2010-471754_24.php



1 Analyse & déclaration

a) Résistance  

L'intensité des combats a régulièrement augmenté depuis fin 2001, les résistants étant en mesure peu à peu de relancer leurs attaques contre les forces occidentales.

AFP

09-08

 

b) Troupes d'occupation : Analyse & déclaration

26-06

D'après les observateurs locaux, les attaques de chaque jour attestent que la résistance a décliné l'invitation des autorités centrales à entamer un dialogue de paix au nom de la réconciliation nationale.

La décision du Conseil de sécurité de l'ONU de retirer les noms de certains leaders résistants de la "liste noire" n'a pas servi non plus à endiguer ces attaques dans le pays.

AP

 USA & Coalition

Le Pentagone défend sa stratégie en Afghanistan.

Après neuf ans de présence militaire en Afghanistan, le Pentagone va tenter cette semaine de convaincre que sa stratégie reste la bonne, malgré le récent changement à la tête des forces américaines.

Le général David Petraeus est ainsi attendu mardi devant la commission de la Défense du Sénat, pour sa première audition au Capitole depuis qu'il a remplacé le général Stanley McChrystal, limogé par Barack Obama pour ses critiques de l'administration. Déplorant "l'obsession" autour de la date de juillet 2011 pour le retrait des forces américaines, Barack Obama a de nouveau défendu sa stratégie dimanche en marge du sommet du G-20 de Toronto, expliquant que les Etats-Unis apporteraient leur aide aux Afghans "pour un long moment".

Quant à l'option d'une sortie sur cinq ans du pays, approuvée par les membres du G-8, le président des Etats-Unis a rétorqué ne pas avoir de "boule de cristal". Pour lui, le débat autour de la situation en Afghanistan est présenté à l'heure actuelle comme se réduisant à deux options, soit, "on s'en va immédiatement parce qu'il n'y a aucune chance d'issue positive", soit "on reste en gros indéfiniment pour faire, entre guillemets, ce qu'il faut faire aussi longtemps qu'il le faudra". Mais le départ des soldats américains l'année prochaine ne veut pas dire que les Etats-Unis vont "soudainement éteindre la lumière et laisser la porte claquer derrière nous", a-t-il assuré.

Le général Petraeus, à la tête du commandement central américain, a été choisi pour remplacer McChrystal à la tête des forces alliées en Afghanistan. Le choix de ce général qui avait opté pour la stratégie de contre-insurrection pour la guerre en Irak signifie que la Maison Blanche ne modifiera pas fondamentalement sa stratégie en Afghanistan, ont précisé des responsables de la Défense et des conseillers d'Obama.

Mais les parlementaires américains vont être très attentifs à la moindre nouvelle modification. "C'est une opportunité pour tout recommencer", a avancé le sénateur républicain Lindsey Graham. Il s'est déclaré "très préoccupé si rien ne change du côté des civils", soulignant que la relation entre les militaires et les politiques connaît des "dysfonctionnements".

Les divisions entre les équipes civiles et militaires américaines en Afghanistan sont apparues au grand jour avec des commentaires désobligeants du général McChrystal publiés dans le magazine "Rolling Stone", qui ont conduit à sa démission mercredi dernier.

L'effort de communication de l'administration américaine intervient alors que l'opinion sur les résultats de l'intervention américaine en Afghanistan est partagée.

Le président Obama a pris l'option d'un nouveau déploiement de 98.000 soldats américains pour consolider le gouvernement afghan et contrer l'insurrection des résistants et Al-Qaïda.

Dimanche, le directeur de la CIA Leon Panetta a assuré que les Etats-Unis avaient contraint le réseau terroriste de Ben Laden à la clandestinité et affaibli sa direction.

"Nous avons des signes de progrès mais cela va être difficile", a-t-il déclaré sur ABC, lors de l'émission "This Week". "Nous sommes engagés dans l'opération la plus agressive de l'histoire de la CIA dans cette partie du monde, et le résultat est que nous désorganisons leur commandement".

Selon le chef de la CIA, moins d'une centaine de militants d'Al-Qaïda opèrent sur le territoire afghan, les autres se cachant le long de la frontière pakistanaise, une région montagneuse de l'ouest du pays. L'emploi de drones et d'autres opérations d'espionnage ont permis d'"abattre" la moitié des hauts responsables d'Al-Qaïda, selon lui.

28/6

AP

Le général Petraeus annonce une mission ardue.

Le général David Petraeus, auréolé de ses succès en Irak, prévient que sa mission sera rude en Afghanistan où il vient de prendre la tête des 150.000 soldats étrangers sous commandement de l'Otan.

Le général David Petraeus, auréolé de ses succès en Irak, prévient que sa mission sera rude en Afghanistan où il vient de prendre la tête des 150.000 soldats étrangers sous commandement de l'Otan.

Lors d'une réception organisée à l'ambassade des Etats-Unis à la veille de la fête nationale américaine, Petraeus a jugé capital de faire preuve d'unité et de détermination pour surmonter les problèmes de l'Afghanistan.

"C'est une mission ardue, dont aucun aspect n'est facile", a-t-il dit dans le complexe diplomatique fortifié de Kaboul.

Le nouveau commandant des forces alliées en Afghanistan doit non seulement vaincre l'insurrection grandissante des taliban, mais aussi préparer un début de retrait des forces américaines à compter de juillet 2011.

En tenue de camouflage sous le soleil écrasant de Kaboul, Petraeus a accueilli des centaines d'invités, en compagnie de l'ambassadeur américain Karl Eikenberry, dans les locaux diplomatiques ornés de bannières étoilées. Hamburgers, pop-corn et glaces étaient servis au son d'une fanfare.

La nomination de Petraeus pourrait constituer, de la part de Washington, un dernier coup de dés pour mettre fin à un conflit de plus en plus coûteux, qui pèse sur les budgets occidentaux au moment où ils peinent à émerger d'une récession internationale.

Il est arrivé vendredi à Kaboul, au lendemain de sa confirmation à son nouveau poste par le Sénat et quelques heures après l'approbation, à la Chambre des représentants, d'un financement de 33 milliards de dollars pour l'envoi de 30.000 soldats américains en renfort dans le pays.

Ces renforts porteront à 150.000 hommes les effectifs militaires étrangers en Afghanistan alors que s'ajuste la nouvelle stratégie. Celle-ci privilégie les opérations contre les taliban dans leurs bastions tout en favorisant des progrès en matière de gouvernance et de développement dans le pays.

Le général Petraeus, qui prendra officiellement son commandement dimanche lors d'une cérémonie au QG de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf), entend appliquer à l'insurrection des taliban, mutatis mutandis, la stratégie de retournement qu'il a menée avec succès en Irak.

L'Isaf a annoncé samedi qu'un de ses soldats avait été tué par un engin explosif artisanal dans le sud du pays.

Près de 1.900 soldats étrangers ont péri en Afghanistan depuis l'éviction des talibans de Kaboul fin 2001, dont une centaine pour le seul mois de juin.

De nouvelles allégations de corruption dans les rangs gouvernementaux et le changement de commandement des forces étrangères ont jeté ces dernières semaines une lumière crue sur l'effort de guerre en Afghanistan.

Des doutes ont été exprimés à la fois en ce qui concerne la volonté des dirigeants de Kaboul d'oeuvrer pour une meilleure gouvernance et la capacité des forces gouvernementales à assumer la responsabilité des opérations de sécurité.

Parallèlement, le président Hamid Karzaï a esquissé en direction des taliban une série d'ouvertures limitées que le mouvement islamiste a rejetées l'une après l'autre en affirmant que son insurrection ne prendrait fin qu'une fois parties l'ensemble des troupes étrangères.

(Reuters/David Fox)

03-07

10-07

Prise de fonction du nouveau commandant des quelque 140.000 soldats des forces internationales en Afghanistan, le général américain David Petraeus, qui pourrait selon certains revoir les règles d'engagement de ses troupes sur le terrain.

AP


Otan- Isaf 

01-06

Le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, a tenu à assurer que la politique de l'Alliance visant à éviter autant que possible les pertes civiles ne serait pas remise en cause.

"Nous ferons le maximum pour limiter les pertes civiles (...) tout en assurant à nos soldats la sécurité la meilleure possible", a-t-il souligné.

AP


France.

Bientôt 250 militaires français de plus …

Le nombre de militaires français engagés en Afghanistan va "bientôt" passer de 3.750 à 4.000 avec l'envoi d'instructeurs supplémentaires, selon l'état-major des armées (EMA).Entendu vendredi par le Sénat, l'amiral Edouard Guillaud, chef d'état-major des armées, a déclaré: "L'Afghanistan, ce sont 3.750 hommes et femmes qui sont engagés dans une opération difficile. Ils seront environ bientôt 4.000 avec le déploiement d'une OMLT et d'instructeurs supplémentaires", selon le discours mis en ligne sur le site internet de l'EMA.

AP 4/7


Grande Bretagne

Général David Richards: Discuter avec les résistants

Le commandant en chef de l'armée britannique, le général David Richards, a estimé dimanche qu'il serait "assez vite" opportun de discuter avec les résistants dans le cadre de la stratégie de retrait des troupes internationales d'Afghanistan. Soulignant qu'il s'agissait "purement d'une opinion personnelle", il a ajouté: "Je crois qu'il n'y a aucune raison pour laquelle nous ne devrions pas envisager ce genre de chose assez vite". "Mais, dans le même temps, nous devons poursuivre le travail que nous sommes en train d'accomplir au niveau de l'armée, de la gouvernance et des perspectives de développement pour nous assurer" que les résistants "ne pensent pas que nous sommes en train d'abandonner", a relevé le général.

Europe1.fr

 

Les Britanniques se retirent d'un bastion afghan meurtrier

Les soldats américains prendront d'ici à la fin de l'année la relève des Britanniques dans le district de Sangin, au sud de l'Afghanistan. C'est ce qu'a annoncé hier le ministre britannique de la Défense Lian Fox, devant la Chambre des communes. Il a évoqué des « considérations opérationnelles » pour l'expliquer. « C'est le début de la défaite pour les forces britanniques » et les Américains connaîtront « le même sort », a réagi hier un porte-parole des résistants. Un officier supérieur cité sous couvert d'anonymat dans « Le Guardian » affirmait cette semaine : « Sangin est une défaite stratégique. » C'est dans cette région qu'ont été tués près du tiers des 312 soldats britanniques tombés en Afghanistan depuis 2001. Un pays où, par ailleurs, six soldats afghans ont été tués - « par erreur » selon la police -dans une frappe de l'Otan.

http://www.courrierinternational.com/une/2010/07/08/afgha...
08.07.2010


n° 440 - journal de l'Afghanistan - 25-06 au 15-07 – Suite - : Les militaires britanniques fuient Helmand …

n° 440 - journal de l'Afghanistan -  25-06 au 15-07 – Suite  - :   Les militaires britanniques fuient Helmand …



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



journal de l'Afghanistan

n° 440 - du 25-06 au 15-07

C.De Broeder & M.Lemaire



Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)

 

Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

 



 Le "journal de l'Afghanistan" est  visible :

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site de eva R-sistons: - http://no-war.over-blog.com/

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

2 Occupation de l'Afghanistan 

Les forces en présence

3 Politique

1) collaborateurs afghans

2) occupants 



2 Les forces en présence

 Otan-Isaf

07-07

Quelque 142 000 soldats des forces internationales, pour l'essentiel sous la bannière de l'OTAN, combattent des résistants dans une guerre qui s'intensifie de jour en jour et qui devient de plus en plus meurtrière.

Les troupes américaines composent plus des deux tiers de ces forces.

http://www.cyberpresse.ca/


Grande Bretagne.

03-07

L'ex-Premier ministre britannique Gordon Brown avait révélé que 500 membres des forces spéciales britanniques étaient présents dans le sud de l'Afghanistan, même si leurs activités sont officiellement secrètes.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=144811&language=fr



3) Politique

a) Les collaborateurs afghans

Karzai

Sur le terrain

Minerais en Afghanistan : Karzaï met en garde contre une gestion incontrôlée.

 26/06

Le président afghan Hamid Karzaï, dont le pays regorgerait d'immenses réserves de minerais, a mis en garde samedi contre une gestion incontrôlée de se richesses qui pourraient conduire le pays au désastre.
"Si notre pays n'a pas de fondements gouvernementaux très solides et si on ne met pas en place des règles de régulation fortes sur l'exploration des gisements de minerais, dans dix ans ces ressources pourraient devenir un désastre pour nous", a déclaré M. Karzaï.
Il a également mis en garde contre les sociétés qui chercheraient à affaiblir le gouvernement afghan pour ensuite récupérer de juteux contrats d'exploitation.
"Ces entreprises ne viennent pas ici pour protéger nos intérêts. Elles en veulent à nos intérêts et [sont prêtes à tout], même au prix d'un affaiblissement du gouvernement", a estimé M. Karzaï.
Une évaluation récente de géologues américains ont estimé à 1.000 milliards de dollars la valeur potentielle des matières premières que recèle le sol afghan.
L'Afghanistan a lancé vendredi à Londres une offensive de charme à l'attention des compagnies minières, espérant qu'elles l'aideront à rebâtir son économie ravagée par la guerre en venant exploiter ses immenses réserves de matières premières inexploitées.

http://www.lesechos.fr/info/inter/afp_00263201-minerais-en-afghanistan-karzai-met-en-garde-contre-une-gestion-incontrolee.htm



b) Les occupants 

1) Usa

Occupation de l'Afghanistan

26-06

Le chef d'état-major interarmées des Etats-Unis, l'amiral Michael Mullen, se trouve dans la capitale afghane après le limogeage du commandant des forces internationales en Afghanistan, le général Stanley McChrystal, remplacé par le général David Petraeus.

http://fr.news.yahoo.com/64/20100626/twl-un-soldat-afghan-tu-dans-une-explosi-acb1c83.html

 

McCain opposé à un retrait

Le sénateur républicain John McCain a de nouveau critiqué aujourd'hui la décision de commencer à retirer les troupes américaines d'Afghanistan en 2011, estimant par ailleurs que la stratégie dans le pays "ne s'était pour l'instant pas déroulée aussi bien que prévu".
"Ce qui m'inquiète le plus, c'est la date de juillet 2011 pour commencer un retrait des forces américaines" comme l'a promis le président américain Barack Obama, a déclaré son rival malheureux à l'élection de 2008, interrogé sur la chaîne ABC depuis Kaboul.
Il faut définir des "conditions de base" pour un éventuel retrait et non décider d'une "date de retrait", a-t-il estimé. "Je m'inquiète de la perception que vont avoir nos amis et nos ennemis et le peuple afghan quant à la solidité de notre engagement", a-t-il expliqué.  "Si vous dites à votre ennemi que vous partez à une certaine date, sans aucun doute alors cet ennemi va attendre que vous partiez", a-t-il insisté.
M. McCain s'exprimait alors que le nouveau commandant en chef des forces internationales en Afghanistan, le général américain David Petraeus, a pris ses fonctions dimanche en soulignant que le conflit contre l'insurrection islamiste était arrivé à un moment "critique". Il prend ses fonctions à un moment où l'évolution du conflit suscite des inquiétudes chez les Occidentaux et où les pertes subies par les forces internationales atteignent un niveau sans précédent depuis le début du conflit en 2001, avec 102 soldats étrangers tués en juin.

AFP
04/07


Dans les coulisses et au sénat

USA : la Cour suprême valide une large acception des lois anti-terroristes

Dans la droite ligne de ce qui avait été mis en place par l’administration Georges W. Bush au lendemain des attentats du 11-Septembre, le récent Prix Nobel de la Paix Barack Obama vient de demander et d’obtenir la validation par la Cour suprême des États-Unis des lois liberticides appelées USA PATRIOT ACT. Cet acronyme baroque n’a rien à voir avec le patriotisme, il signifie en fait Uniting and Strengthening America by Providing Appropriate Tools Required to Intercept and Obstruct Terrorism Act (en français : Loi pour unir et renforcer l’Amérique en fournissant les outils appropriés pour déceler et contrer le terrorisme) et comprend une large palette d’outils à disposition de la Justice, de l’Administration et des agences de renseignement pour surveiller et condamner toutes sortes d’activités considérées comme pouvant cacher ou contribuer à des actions terroristes, le tout bien évidemment au détriment de la vie privée et des libertés civiles. A titre d’exemple, ces lois permettent au gouvernement des USA de détenir sans limite et sans inculpation toute personne soupçonnée de projet terroriste.

Cette validation par la Cour suprême fournit une nouvelle preuve, si besoin était, que nous n’en avons pas encore fini avec la rhétorique de la "guerre au terrorisme" initiée voilà bientôt neuf ans sur les cendres de Ground Zero.

Published on juin 22, 2010

GeantVert

 

La solution Petraeus

 Après l'Irak, le général David Petraeus va devoir, transformer une défaite presque certaine en possible victoire.

Hier, devant le Sénat, le nouveau commandant en chef des troupes américaines et alliées a réaffirmé l'engagement des États-Unis dans une guerre bientôt vieille de neuf ans.

Il s'est gardé de cautionner la date de juillet 2011 fixée par Barack Obama pour le début du repli.

 David Petraeus a laissé deviner son pragmatisme sur ce sujet brûlant comme sur les règles d'engagement, jugées trop strictes par les militaires, ou bien sur les objectifs ultimes de la guerre.

IRIB -  

29 juin

http://blog.lefigaro.fr/geopolitique/2010/06/afghanistan-la-solution-petrae.html

 

La Chambre des représentants approuve le financement de l’envoi de troupes supplémentaires en Afghanistan.  

La Chambre des représentants a approuvé, jeudi, l'octroi d'une somme de 33 milliards de dollars destinée au renforcement de la présence militaire américaine, en Afghanistan. Cette somme sera dépensée, en grande partie, pour l'envoi de 30.000 soldats américains supplémentaires, en Afghanistan, décidé, par Barack Obama.

Ce vote a eu lieu, un jour après la confirmation, par le Sénat, de la candidature du Général David Petraeus au poste de Commandant des forces américaines et de l’OTAN, en Afghanistan. Ce vote de la Chambre des représentants a eu lieu, en dépit des oppositions grandissantes de l’opinion publique internationale contre la guerre en Afghanistan.

Ces renforts porteront à 150.000 hommes les effectifs militaires étrangers en Afghanistan.

AP

IRIB -

http://french.irib.ir/index.php/info/international/item/97694-la-chambre-des-representants-approuve-le-financement-de-lenvoi-de-troupes-supplementaires-en-afghanistan

 

Vote du budget pour des renforts en Afghanistan, sur fond d'impopularité

La Chambre des représentants américaine a adopté jeudi soir un projet de budget 2010 supplémentaire pour le financement de renforts pour les opérations en Afghanistan, alors que la guerre devient de plus en plus impopulaire. Le texte, adopté à l'issue d'une série de votes jeudi soir, permet d'injecter plus de 30 milliards de dollars notamment pour financer l'envoi de 30 000 soldats supplémentaires décidé par le président Barack Obama.

L'adoption du texte intervient au lendemain de la confirmation par le Sénat à l'unanimité du général David Petraeus à la tête des forces internationales en Afghanistan. Le Sénat a déjà approuvé les fonds supplémentaires en mai. Mais le rajout par la Chambre de 10 milliards de dollars pour l'éducation, ainsi que pour le financement d'autres mesures non militaires va renvoyer le texte à la Chambre haute où il ne pourra être examiné qu'après les congés parlementaires de juillet, soit à partir du 12 juillet.

Le Congrès ne pourra donc pas approuver le financement des troupes avant le 4 juillet comme le demandait le secrétaire à la défense, Robert Gates, à court de fonds. En outre, le débat à la Chambre a été l'occasion pour les élus opposés à cette guerre, de plus en plus impopulaire dans l'opinion publique, de faire entendre leur voix.

2/7 AP

 

Un retrait sous conditions

Le général David Petraeus, nouveau commandant en chef de la coalition en Afghanistan, n'a donc pas hésité, lors de son grand oral devant la commission du Sénat américain, à annoncer que « de rudes combats vont continuer » et que « l'engagement sera durable ».

Devant les responsables de l'Alliance atlantique, Petraeus a promis d'assurer « la sécurité la meilleure possible » aux soldats de la coalition. Quitte à recourir plus largement à l'aviation dont les règles d'engagement sont souvent jugées trop restrictives par les troupes au sol.

Assouplir les règles d'engagement de l'aviation d'appui est une demande récurrente de l'infanterie. Mais les populations civiles font déjà trop souvent les frais de tirs de missiles air-sol ou de largages de bombes. Des centaines de civils afghans ont péri lors de raids aériens que dénonce vigoureusement le régime afghan.

Devant le Sénat, Petraeus a également joué la carte de la franchise, admettant qu'il « faudra des années avant que les forces afghanes puissent prendre en main la sécurité de l'Afghanistan ».

Alors que le président Obama s'accroche à un retrait en juillet 2011, le général Petraeus parle de cette échéance comme du « début d'un processus entouré de conditions ».

En « démissionnant » le général McChrystal, Barack Obama avait réaffirmé les prérogatives du civil sur le militaire.

Petraeus semble décidé à faire entendre la voix de l'armée qui demande du temps & encore des renforts.

vendredi 02 juillet

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Lourdes-pertes-en-Afghanistan-102-tues-en-juin-_3637-1432110_actu.Htm


Sur le terrain

Kissinger remet en question le retrait US d’Afghanistan.
Les forces US en Afghanistan doivent commencer leur retrait au 1er juillet, de manière à avoir quitté le pays le 31 juin 2011, si l’on se réfère à l’engagement solennel du président Obama.

Cependant, dans un entretien au Financial Times [1], le docteur Henry Kissinger a indiqué que ce calendrier devrait être revu en fonction des réalités de terrain et que l’opinion publique doit se préparer à une guerre beaucoup plus longue.

Cette déclaration s’inscrit dans une campagne de soutien à la guerre en Afghanistan débutée par les déclarations du président Karzai en visite à Washington et par un article du New York Times sur le profit que les Etats-Unis pourraient tirer d’une occupation prolongée de l’Afghanistan et de l’exploitation de ses richesses minérales [2] [3].

http://www.voltairenet.org:80/article166127.html

 

Kissinger craint le fiasco en Afghanistan.

L’ex-secrétaire d’état américain Henry Kissinger  a exhorté l’administration américaine à suivre une politique de guerre de longue haleine en Afghanistan, pour combattre les Résistants. Ces derniers, ont rappelons-le, intensifié ces derniers temps leurs opérations contre les forces de la coalition dirigées par les États-Unis, leur infligeant l’un des mois le plus meurtriers depuis l’occupation de l’Afghanistan en 2001, en tuant une centaine de soldats.   
Selon Kissinger, dont l’opinion a été publiée sur les pages du Financial Times, « Washington devrait préparer le public américain à une longue guerre en Afghanistan, l’une des plus longues menées par les États-Unis » : «  le fait de combattre le mouvement des Résistants jusqu’à son usure et son incapacité,  nécessite beaucoup plus de temps que le permet le système politique américain » a-t-il affirmé.
 Il a demandé au président Barak Obama de réviser le rendez-vous qu’il s’était ultérieurement fixé pour le mois de juillet 2011, pour retirer les forces américaines d’Afghanistan, ainsi que sa politique de miser sur le gouvernement de Kaboul, dont l’influence demeure limité dans les autres régions ».
L’ex-ministre des affaires étrangères a exprimé ses doutes quant à l’efficacité de « cette politique de transférer à un gouvernement national afghan les responsabilités sécuritaires dans une durée de 12 mois », estimant qu’elle risque d’aboutir à un fiasco.  

29/06/2010    
http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=144337&language=fr

 

Petraeus veut revoir l'engagement de l'aviation en Afghanistan.

Le nouveau commandant en chef des forces américaines et alliées en Afghanistan, le général David Petraeus, a évoqué à Bruxelles une révision des consignes d'engagement tactique de l'aviation contre les résistants, tout en s'engageant à préserver le plus possible la population civile.

"Certains de nos hommes là-bas se plaignent d'un certain penchant bureaucratique" visant à limiter l'engagement de l'aviation en soutien aux troupes au sol, a déclaré le général Petraeus qui rencontrait ses partenaires de l'Otan à Bruxelles, au lendemain de la confirmation de sa nomination en remplacement du général Stanley McChrystal.

"C'est un impératif moral pour moi, en tant que commandant en chef (...), d'apporter tout le soutien possible à nos soldats quand ils se trouvent en mauvaise posture", a-t-il ajouté.

Parallèlement, le général américain a réaffirmé l'engagement de la coalition à tout faire pour limiter le plus possible les pertes dans la population civile.

"C'est aussi un impératif dans notre lutte contre l'insurrection (....) Il faut faire tout ce qui est humainement possible pour protéger la population", a-t-il dit.

Lors de son audition au Congrès, Petraeus a jugé trop restrictives les règles d'engagement de l'aviation en appui des troupes au sol, affirmant que cela mettait parfois en danger la vie des soldats alliés lors des opérations terrestres.

A Bruxelles, il a précisé ne pas avoir l'intention de modifier ces règles mais "d'examiner de très près la mise en application de ces consignes et directives tactiques".

Le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, a tenu à assurer que la politique de l'Alliance visant à éviter autant que possible les pertes civiles ne serait pas remise en cause.

"Nous ferons le maximum pour limiter les pertes civiles (...) tout en assurant à nos soldats la sécurité la meilleure possible", a-t-il souligné.

1/6

AP



2) Otan-Isaf

Occupation de l'Afghanistan

Réaffirmation de la stratégie en Afghanistan.

Le général David Petraeus, qui s’apprête à prendre le commandement de la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS) dirigée par l’OTAN, était au siège de l’OTAN le 1er juillet. Il y a rencontré le secrétaire général de l’OTAN, M. Anders Fogh Rasmussen, et a pris la parole devant le Conseil de l’Atlantique Nord et les représentants des pays contribuant à la FIAS.

Le secrétaire général de l’OTAN a félicité le général Petraeus de sa nomination au poste de commandant de la FIAS (COMISAF). Il a insisté sur le fait qu’il s’agissait d’un changement de commandement et non pas d’un changement de stratégie, et que les 46 pays avaient réaffirmé leur soutien sans réserve à la mission. « Nous continuerons tous d’appliquer la stratégie actuelle qui consiste à affronter les résistants politiquement et militairement sur leurs terres, à transférer progressivement aux Afghans la responsabilité principale de la sécurité, et à aider le gouvernement d’Afghanistan à assurer une bonne gouvernance et à fournir les services de base à la population afghane, » a déclaré le secrétaire général.

Dans son exposé, le général Petraeus a souligné l’importance que revêt le partenariat civilo-militaire avec le gouvernement d’Afghanistan, la Mission d'assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA) et les autres principaux intervenants. « Nous reconnaissons tous qu’il est impératif de présenter un front uni et de progresser ensemble. Nous devons parvenir à l’unité d’action, » a-t-il déclaré.

À propos de ses objectifs pour 2010, le général Petraeus a précisé : « Nous examinerons l’extension de la sécurité, les résultats obtenus par les forces de sécurité nationales afghanes et leur développement, pas seulement sur le plan des effectifs, mais aussi sur celui de la capacité, et nous étudierons des activités complémentaires en rapport avec la gouvernance et la fourniture de services de base. » Il a ajouté en insistant bien que ce programme devra être accompli dans la transparence et sans exclusive.

01-07

http://www.nato.int/cps/fr/SID-9C60ADDB-94526DE7/natolive/news_64766.htm?



Les organisations mondiales

Nations Unies

La question afghane n'a pas de solution militaire  

Le Conseil de sécurité  s'est réuni pour entendre le rapport du chef de la Mission d'assistance  aux Nations Unies Staffan de Mistura, (MANUA); rapport dans lequel il a indiqué que la question afghane n'a pas de solution militaire. Ce point de vue  se trouve aux antipodes aux politiques américano-britanniques et à leurs alliés occupants, qui estiment qu'avec l'envoi des forces supplémentaires en Afghanistan pourraient y gouverner. De Mistura a déclaré hier mercredi que  pour l'établissement de la sécurité en Afghanistan, il est indispensable de suivre un cadre politique souhaité par le peuple afghan. De Mistura a souligné qu'une conférence serait tenue prochainement à Kaboul avec des ministres des Affaires étrangères et le secrétaire général  de l'ONU.

IRNA

01/07/2010

http://french.irib.ir/index.php/info/international/item/97623-la-question-afghane-na-pas-de-solution-militaire



Dans le monde

France

29 juin

En attendant que se clarifie le débat stratégique à Washington, l'armée française sait qu'elle n'a guère voix au chapitre.

Ses 4.000 hommes engagés sur 5% du territoire afghan, dans les provinces de Kapissa et de Surobi, font leur travail avec abnégation.

C'est le mieux que l'on puisse faire dans de telles conditions.

IRIB -  

Le général Vincent Desportes rappelé à l'ordre…

Le chef d'état-major des armées, l'amiral Edouard Guillaud, a fustigé la "faute" et les propos "irresponsables" du général Vincent Desportes, directeur du Collège interarmées de défense (CID), qui a vivement critiqué la stratégie américaine en Afghanistan. "Je pense que c'est une opinion malvenue et que je qualifierais d'irresponsable car elle vient de quelqu'un qui est en activité et qui, de ce fait, a une crédibilité", a déclaré l'amiral Guillaud sur Europe 1, précisant qu'il avait "bien l'intention de lui demander de venir s'en expliquer".
Pour le général de division Desportes, qui s'est exprimé dans une interview au Monde daté de vendredi, la stratégie américaine "ne semble pas fonctionner" en Afghanistan.
"Factuellement, la situation n'a jamais été pire", a-t-il déclaré, rappelant que le mois de juin avait été le plus meurtrier pour la coalition internationale depuis son engagement dans ce pays, fin 2001.

AFP
02/07

Une affaire McChrystal à la française.

Une semaine après le limogeage du général américain, ex-commandant des forces alliées en Afghanistan, un général de division français a été vivement rappelé à l'ordre pour avoir critiqué la stratégie de Washington en Afghanistan. Le général Vincent Desportes avait qualifié d’inefficace la stratégie de guerre américaine et d’indescriptible la situation afghane. « Si la stratégie de guerre de McChrystal a été inefficace et inadmissible, elle devrait faire l’objet d’une révision, avait fait remarquer, le général Desportes, commandant du collège interarmes de défense, lors d’une interview parue dans le Monde. Desportes avait également appelé la coalition à établir une enquête d’opinion auprès des soldats américains en mission en Afghanistan avant de critiquer la décision d’Obama d’envoyer des renforts dans ce pays.

IRIB -  

http://french.irib.ir/index.php/info/international/item/97749-une-affaire-mcchrystal-a-la-francaise

 

Bientôt 250 militaires français de plus en Afghanistan…

Le nombre de militaires français engagés en Afghanistan va "bientôt" passer de 3.750 à 4.000 avec l'envoi d'instructeurs supplémentaires, selon l'état-major des armées (EMA).Entendu vendredi par le Sénat, l'amiral Edouard Guillaud, chef d'état-major des armées, a déclaré: "L'Afghanistan, ce sont 3.750 hommes et femmes qui sont engagés dans une opération difficile. Ils seront environ bientôt 4.000 avec le déploiement d'une OMLT et d'instructeurs supplémentaires", selon le discours mis en ligne sur le site internet de l'EMA.

Les Operational Mentoring and Liaison Teams (OMLT, équipes de liaison et de tutorat opérationnel) sont des équipes de conseillers et instructeurs intégrées dans les unités opérationnelles de l'armée afghane qu'elles accompagnent et conseillent dans toutes leurs missions, à l'instruction ou au combat.

"L'Afghanistan pour nous, militaires, c'est une guerre compliquée, une guerre, meurtrière, une guerre inscrite dans la durée", a souligné l'amiral Guillaud. AP

ing and Liaison Teams (OMLT, équipes de liaison et de tutorat opérationnel) sont des équipes de conseillers et instructeurs intégrées dans les unités opérationnelles de l'armée afghane qu'elles accompagnent et conseillent dans toutes leurs missions, à l'instruction ou au combat.

"L'Afghanistan pour nous, militaires, c'est une guerre compliquée, une guerre, meurtrière, une guerre inscrite dans la durée", a souligné l'amiral Guillaud.

AP

4/7

 

L'armée française devra faire 3,5 milliards d'euros d'économies…

Selon une source proche du dossier, l'armée française devra économiser 3,5 milliards d'euros sur la période 2011-2013 dans le cadre de la politique de réduction des dépenses publiques.

 Le budget triennal sera amputé de 3,5 milliards par rapport aux 95 milliards (hors pensions) prévus pour cette période dans la Loi de programmation militaire (LPM).

Le budget s'élèvera à 30,1 milliards pour 2011 (comme en 2010), 30,5 milliards pour 2012 et 31 milliards pour 2013.

Le ministère de la Défense espère ramener l'effort consenti par les armées à 1,5 milliard grâce à des recettes exceptionnelles évaluées à deux milliards provenant de la vente d'actifs immobiliers (casernes) et de fréquences de télécommunication.

Mi-juin, le ministre de la Défense, Hervé Morin, avait annoncé la couleur.

"Les Français ne comprendraient pas que le ministère de la Défense soit le seul à ne pas participer à l'effort demandé à l'ensemble de la Nation dans la lutte contre les déficits", avait-il déclaré.

Les nouvelles économies devront être trouvées sans toucher aux effectifs ni au calendrier de production et de livraison des grands contrats, précise-t-on de source proche du dossier.

Seront ainsi épargnés les programmes prévoyant l'achat d'avions Rafale, de frégates multi-missions Fremm, de Véhicules blindés de combat d'infanterie (VBCI), de sous-marins Barracuda et de systèmes Felin (Fantassin à équipements et liaisons intégrés).

Le programme d'achat d'avions de transports de troupes A400M "n'est pas impacté", précise-t-on de même source.

Des économies seront recherchées en revanche dans le rééchelonnement de paiements d'acomptes et dans le report de programmes non contractualisés.

La rénovation des Mirage 2000D et certaines composantes du programme Scorpion de modernisation des forces terrestres françaises seront ainsi remises en cause.

Pour ce dernier programme estimé à plusieurs milliards d'euros, un consortium composé de Safran, Thales et Nexter est en compétition avec une équipe formée par le groupe européen EADS et l'américain SAIC.

Autre source d'économies pour l'armée : les dépenses de fonctionnement, qui devront être réduites de 10% au moins sur trois ans grâce à un groupement des achats et des renégociations dans les domaines de l'informatique et des transports, notamment.

Le déménagement vers Balard, dans le sud de Paris, où sera construit le "Pentagone à la française" pour accueillir des services actuellement répartis sur 12 sites, n'est pas concerné puisqu'il ne commencera pas avant 2014.

01/07

(Reuters/Ahmad Masood)


Grande Bretagne

22-06

La guerre a fait une victime (…)  dans les rangs de la diplomatie britannique. Sherard Cowper-Coles, l'émissaire spécial de la Grande-Bretagne en Afghanistan et au Pakistan, prend "un congé de longue durée", a indiqué une porte-parole du ministère des affaires étrangères, sans donner de raison. "Il devrait être de retour à l'automne", a-t-elle ajouté.

Ce départ intervient après de nombreux heurts entre le représentant britannique, qui met en cause la stratégie militaire, et les représentants de l'OTAN et américains sur la stratégie à suivre avec les résistants, rapporte le Guardian.

Le ministre n'a pas provoqué le départ de l'émissaire et souhaitait qu'il reste en poste, selon cette source. Sherard Cowper-Coles a été nommé émissaire en février 2009 par le précédent gouvernement travailliste, après avoir servi comme ambassadeur britannique à Kaboul.

LEMONDE.FR avec AFP et AP

28-06

Le Premier ministre britannique, David Cameron, a affirmé vendredi qu'il souhaitait que les troupes britanniques soient rapatriées d'ici cinq ans, sans toutefois fixer de calendrier précis.
.http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/06/28/97001-20100628FILWWW00402-afghanistan-un-soldat-de-l-otan-tue.php


n° 440 - journal de l'Afghanistan - 25-06 au 15-07 – Fin - : Les militaires britanniques fuient Helmand …

n° 440 - journal de l'Afghanistan -  25-06 au 15-07 – Fin  - :   Les militaires britanniques fuient Helmand …



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



journal de l'Afghanistan

n° 440 - du 25-06 au 15-07

C.De Broeder & M.Lemaire



Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)

 

Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

 



 Le "journal de l'Afghanistan" est  visible :

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site de eva R-sistons: - http://no-war.over-blog.com/

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

4 Lutte pour la libération du territoire

Détails.

L'Afghanistan en chiffre. 



4 Lutte pour la libération du territoire &  la victoire de la résistance Afghane

Pertes déclarée des occupants.

Le mois le plus meurtrier en huit ans et demi de guerre

102 soldats étrangers ont été tués en Afghanistan en juin, ce qui en fait le mois le plus meurtrier pour les forces internationales en huit ans et demi de guerre, selon un décompte mardi de l'AFP après l'annonce par Washington de la mort d'un militaire américain.

Le département américain de la Défense a indiqué lundi soir dans un communiqué qu'un de ses soldats est mort le 24 juin dans la province de Farah, dans l'est du pays.

Le bilan depuis le 1er juin, avec 100 morts, a largement dépassé celui de 77 tués en août 2009, qui était jusqu'alors le mois le plus meurtrier depuis le début de l'offensive des forces internationales, selon un décompte de l'AFP basé sur celui du site internet indépendant icasualties.org.

Ce rythme élevé laisse augurer que l'année 2010 sera la plus noire pour les troupes étrangères, après une année 2009 déjà de très loin la plus meurtrière (521 morts) depuis qu'elles ont chassé les résistants du pouvoir fin 2001. 

La preuve que l'insurrection gagne en intensité et que l'avenir ne s'annonce guère paisible.

 Ces pertes témoignent de la vigueur de l'insurrection afghane et de la difficulté des alliés à sécuriser les axes de communication. 58 % des tués ont été victimes d'IED, ces engins explosifs qui font des ravages parmi les troupes débarquées, mais aussi dans les colonnes de véhicules de patrouille ou de transport.

vendredi 02 juillet

 Alter Info l'Information Alternative

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Lourdes-pertes-en-Afghanistan-102-tues-en-juin-_3637-1432110_actu.Htm

http://www.romandie.com/ats/news/100629052417.v2aqrsy2.asp

 http://www.arriere-cours.fr/2010/06/25/
( AFP)


US & Isaf

 24 -06

Quatre soldats britanniques ont été tués dans un accident de la circulation dans le sud de l'Afghanistan, a annoncé jeudi le ministère de la Défense. Les militaires, membres d'une équipe de formation de la police afghane, se trouvaient dans un véhicule blindé impliqué dans un accident près de Gereshk, dans la province de Helmand, a précisé le ministère dans un communiqué.

AP

25-06

L'Otan a annoncé que trois autres de ses soldats avaient été tués jeudi et vendredi en Afghanistan.

Otan : L'un de ses soldats a péri vendredi dans une attaque des résistants dans l'est,

tandis qu’un autre a été tué jeudi dans le sud par une bombe, l'arme favorite des résistants, a annoncé dans un communiqué la force de l'Otan (Isaf).
Le troisième a été tué vendredi, également dans le sud par une bombe artisanale, a-t-elle précisé dans un autre communiqué.

Leur nationalité n'a pas été rendue publique.

AP -  AFP)

26-06

30 à 40 résistants -- dont des kamikazes-- ont attaqué Bagram, la deuxième importante base militaire du pays.

Seize résistants et un civil américain ont été tués selon les forces internationales. (?)

Neuf soldats américains avaient été blessés lors des combats.

AFP

26-06

Un soldat des forces d'occupation de l'Otan a été tué, samedi, dans le sud de l'Afghanistan, portant à 85 le nombre de militaires de l'occupation abattus en juin, a annoncé l'Otan samedi. 

Le soldat, dont la nationalité n'a pas été dévoilée, a été tué par une mine artisanale, indique le commandement de l'Otan dans un bref communiqué.
Avec 85 soldats tués en 26 jours, juin est déjà le mois le plus meurtrier en huit années et demie de guerre pour les forces d'occupation, composées aux deux tiers par des troupes américaines.

 http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=143887&language=fr

27/6

Samedi, trois soldats de la Force internationale (Isaf) ont trouvé la mort dans trois attentats dans le sud et l'est du pays, a annoncé l'Otan

AP

28/6

Cinq soldats de la Force internationale  (Isaf) ont été tués dimanche en Afghanistan, a annoncé la force placée sous commandement de l'Otan.

Quatre militaires norvégiens ont été tués dans l'explosion d'une bombe dans le nord du pays; un cinquième soldat de l'Isaf a péri lors d'une attaque menée par des résistants dans le Sud.

AP

28-06

Trois soldats des forces internationales, dont deux américains, ont été tués dimanche lors d'attaques d'résistants dans l'est et le sud de l'Afghanistan, a annoncé le commandement de l'Otan à Kaboul, portant à 94 le nombre de militaires morts depuis le début du mois.

Deux soldats américains ont été tués lors d'"une attaque à l'arme légère" dans l'est du pays, selon l'Otan.

Un 3e, dont la nationalité n'a pas été dévoilée, a péri dans une attaque des résistants dans le sud.

La veille, six soldats des forces internationales, dont un démineur polonais, avaient péri dans des explosions de bombes artisanales dans le sud et l'est de l'Afghanistan.

AP

28-06

Le ministère britannique de la Défense a annoncé la mort d'un soldat qui a succombé samedi à ses blessures. Le soldat avait été blessé il y a deux semaines.

AP

28/06

Un soldat britannique a été tué dimanche dans un bref échange de tirs dans le sud de l'Afghanistan, a annoncé lundi le ministère britannique de la Défense (MoD).
Le militaire, qui faisait partie d'une équipe de démineurs, a été tué par balles dans le district de Nahr-e Saraj, dans la province méridionale du Helmand, a précisé le MoD dans un communiqué.

AP-Afp

29/6

Un véhicule de l'ONU a été la cible d'une fusillade à Kaboul, qui a fait au moins un blessé, ont rapporté mardi des témoins de la scène.

Un journaliste de l'AP présent sur place a vu le camion des Nations Unies arborant le logo bleu dont les fenêtres étaient brisées, et du sang répandu dans le véhicule. La police était sur les lieux, au rond-point Massoud, un carrefour situé près de l'ambassade des Etats-Unis et une base militaire américaine.

Kieran Dwyer, directeur de la communication pour la mission d'assistance de l'ONU en Afghanistan, a confirmé qu'"on leur a tiré dessus. Nous attendons de connaître les détails de l'affaire".

AP

01-07 

Un soldat des forces internationales a été tué jeudi lors d'une attaque des résistants dans le sud de l'Afghanistan, a annoncé le commandement de l'Otan à Kaboul.

Europe1.fr

02/07

Un soldat des forces internationales a été tué à l'issue d'une attaque dans l'est de l'Afghanistan, a annoncé  le commandement de l'Otan à Kaboul. Le soldat, dont la nationalité n'a pas été précisée, a été tué "à l'issue d'une attaque des résistants", a indiqué la Force internationale d'assistance et de sécurité en Afghanistan (Isaf).

AFP

03/07

Un soldat britannique membre de l'infanterie de marine a été tué dans le sud de l'Afghanistan, a annoncé vendredi un porte-parole du ministère britannique de la Défense, sans fournir davantage de détails.
Selon la presse cependant, ce militaire faisait partie du "Special boat service", unité des forces spéciales de la Royal Navy.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=144811&language=fr

03-07

L'Isaf a annoncé samedi qu'un de ses soldats avait été tué par un engin explosif artisanal dans le sud du pays.

(Reuters/David Fox)

05/07

La force internationale de l'Otan a annoncé mardi la mort de trois de ses soldats qui s'annonce déjà comme l'année de loin la plus meurtrière en près de neuf ans de guerre.

Les trois soldats ont été tués dans le sud dans l'explosion de mines artisanales, l'arme de prédilection des résistants.

Au total, cinq soldats de l'Otan ont été tués dans la seule journée de lundi, l'Alliance atlantique ayant déjà annoncé ce jour-là la mort de deux de ses militaires.

AFP- AP

05/07

Un soldat membre des forces de l'Otan a été tué hier dans le sud de l'Afghanistan alors qu'il participait à une patrouille, a annoncé l'organisation.

AFP

05-07

Un légionnaire français a été "très grièvement blessé" vendredi en Afghanistan et rapatrié dans un hôpital militaire parisien au cours du week-end, a-t-on appris lundi auprès de l'état-major des armées à Paris, qui a précisé que sa vie était en danger.

L'accrochage, a-t-il précisé, s'est produit vendredi matin dans le village de Jalokhel, à l'entrée de la vallée d'Alassay, un bastion des résistants où les incidents sont fréquents.

"Deux compagnies, l'une française, l'autre afghane, étaient parties faire une reconnaissance pour une opération +civilo-militaire+ (d'assistance aux populations civiles) lorsqu'elles ont été prises sous le feu d'armes légères d'infanterie", vraisemblablement des Kalachnikov, a précisé l'amiral Prazuck.

AFP

06-07

La force internationale de l'Otan a annoncé mardi la mort de quatre de ses soldats en Afghanistan.

Trois ont été tués lundi dans le sud dans l'explosion de mines, et un autre a péri mardi de la même façon dans l'est, selon des communiqués de la force de l'Otan (Isaf).

Au total, six soldats de l'Otan ont été tués en 24 heures, car l'Alliance atlantique avait déjà annoncé lundi la mort de deux de ses militaires.

La nationalité des quatre soldats n'a pas été révélée, la force de l'Otan (Isaf) en laisse toujours le soin aux pays d'origine des victimes.

http://www.romandie.com/ats/news/100706104022.nwkz7zzq.asp

07-07

Six soldats afghans ont été tués mardi dans une frappe aérienne de la force internationale de l'OTAN qui visait des résistants dans le centre de l'Afghanistan, a assuré mercredi la police.

Les avions de l'OTAN ont «frappé par erreur un poste de l'armée dans lequel six soldats ont été tués», a indiqué à l'AFP Nawruz Ali Mohamoodzada, un officier de la police de la province de Ghazni, où l'attaque s'est produite.

Les troupes étrangères sont régulièrement blâmées pour provoquer des pertes civiles dans leurs bombardements et certaines opérations au sol, mais aussi, plus rarement, pour des «tirs amis» tuant des soldats ou des policiers afghans.

http://www.almanar.com.lb

http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/201007/07/01-4296174-afghanistan-six-soldats-tues-par-erreur.php?utm_source=bulletinCBP&utm_medium=email&utm_campaign=retention

07-07

La force de l'OTAN a annoncé mercredi la mort de trois de ses soldats en Afghanistan,

Les trois militaires ont été tués lundi dans le sud par l'explosion de bombes artisanales, l'arme de prédilection des résistants, indique la force internationale de l'OTAN (ISAF) dans un communiqué lapidaire.

Elle avait déjà annoncé mardi la mort d'un de ses soldats dans des circonstances similaires..

Mardi, la France a annoncé la mort d'un de ses sous-officiers, tué dans l'est par l'explosion d'une mine artisanale.

Au total, neuf soldats de l'OTAN ont été tués pour les seules journées de lundi et mardi.

LeMonde.fr

07-07

Un sous-officier de l'armée française a été blessé, mardi, par un explosif artisanal, au nord-ouest de Kaboul, alors qu'il effectuait une mission de reconnaissance. 

Mardi, un sous-officier de la Force Lafayette, déployée, en Afghanistan, a succombé à ses blessures. Il est décédé, à l'hôpital de Kaboul, où il avait été transporté d'urgence.

http://french.irib.ir/
8/7

L'OTAN a annoncé jeudi que deux de ses soldats avaient été tués en Afghanistan dans des attaques distinctes.

Un Américain a été victime jeudi d'une attaque de l'insurrection dans l'est du pays, précise l'Alliance atlantique. L'autre soldat, dont la nationalité n'a pas été dévoilée, a été tué par une bombe placée en bordure de route dans le Sud.

AP

09-07

Vendredi, une attaque à la voiture piégée a visé un convoi de l'OTAN, dans la province de Nargarhar, provoquant la mort d'un civil et en blessant neuf autres. Le kamikaze s'est fait exploser près d'un pont à l'extérieur de Jalalabad, la capitale de la province, a précisé un porte-parole de la province, Ahmad Zaiya Abdulzai.

Des photos de la scène montraient un véhicule blindé en flamme, mais l'OTAN a indiqué qu'aucun soldat n'avait été touché.....… ?

09-07

Les résistants ont montré vendredi même leur capacité à opérer hors de leurs bastions, en attaquant avant l'aube les locaux d'une société américaine de services logistiques dans la province d'ordinaire peu agitée de Kunduz, dans le Nord afghan.

Un Britannique, un Allemand, un Philippin et deux Afghans ont été tués dans l'attaque ainsi que six résistants.

AP

10-07

Une explosion a visé un convoi de l'OTAN dans la province de Khost (est), et un autre a été attaqué dans celle de Kunduz (nord). Selon la coalition, aucun mort n'est à déplorer dans les rangs de ses forces.

AP

10/7

Six soldats américains et 12 civils ont été tués samedi lors de diverses attaques dans l'est et le sud de l'Afghanistan, ont annoncé l'OTAN et les autorités locales.

D'après l'Alliance atlantique, quatre soldats américains ont été tués dans l'est de l'Afghanistan: l'un a été tué par des tirs d'armes légères, un autre est mort lorsqu'une bombe a explosé au passage de son véhicule, un autre encore a été tué dans une attaque de l'insurrection et un quatrième a péri dans une explosion.

Deux autres GI's ont été tués dans deux attaques distinctes dans le sud de l'Afghanistan. A chaque fois, une bombe a sauté au passage de leur véhicule.

AP

 13-07

Un soldat afghan a ouvert le feu et tué trois soldats britanniques mardi dans le sud du pays, a annoncé un porte-parole du ministère afghan de la Défense.

"Nous confirmons qu'un soldat de l'armée afghane a ouvert le feu et tué trois soldats britanniques", a déclaré le général Mohammad Zahir Azimi, sans donner plus de détails sur cet incident entre … alliés.

La force internationale de l'Otan en Afghanistan (Isaf) avait auparavant annoncé la mort de trois de ses soldats lors d'une attaque dans le sud, sans préciser leur nationalité.

http://www.romandie.com/ats/news/100713093005.ppk65w4m.asp

 14-07

Douze soldats de la force internationale de l'Otan en Afghanistan (Isaf) ont été tués en deux jours par une série d'attaques dans le sud

Un porte-parole de l'Isaf a ensuite indiqué que ces soldats étaient américains.

http://actu.orange.fr/monde/journees-sanglantes-pour-l-otan-en-afghanistan-12-soldats-tues-en-deux-jours_23953.html

 14-07

Trois soldats de la force internationale de l'Otan en Afghanistan (Isaf) ont été tués lors de l'attaque d'un poste de police dans la province de Kandahar, dans le sud du pays.

http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/monde/afghanistan-trois-soldats-de-l-otan-et-cinq-civils-tues-14-07-2010-989820.php



Détails

Kaboul

26/6

Une explosion accidentelle s'est produite samedi près du ministère des affaires étrangères à Kaboul, tuant un soldat afghan, rapportent la Force internationale Isaf) et la police afghane. 'Il ne s'agit pas d'un attaque…

C'est un accident impliquant l'armée nationale afghane. L'armée afghane transportait des explosifs. Il s'agit d'une mine antipersonnel', a déclaré un porte-parole de l'Otan à Kaboul. Un peu plus tôt dans la matinée, l'Isaf avait dans un premier temps évoqué la possibilité d'une attaque kamikaze…

http://fr.news.yahoo.com/64/20100626/twl-un-soldat-afghan-tu-dans-une-explosi-acb1c83.html

 

Base aérienne de Bagram,

26-06

30 à 40 résistants -- dont des kamikazes-- ont attaqué Bagram, la deuxième du pays.

Seize résistants et un civil américain ont été tués selon les forces internationales. Neuf soldats américains avaient été blessés lors des combats.

AFP


Province d'Helmand  (sud de l'Afghanistan). 

01-07

 La force internationale de l'Otan a assuré avoir tué dans la nuit de mercredi à jeudi au moins 31 résistants et capturé un de leurs chefs locaux dans des combats au sol suivis d'un raid aérien dans le sud de l'Afghanistan.

L'affrontement, qui a duré quatre heures, a commencé dans la nuit quand des résistants ont ouvert le feu à l'arme légère et au lance-roquettes sur des unités des forces internationales qui approchaient d'une ferme à Baghran, dans la province du Helmand, un fief des résistants..

En plus du chef du district voisin de Naw Zad, touché dans les combats, les forces alliées aurait capturé "plusieurs" résistants blessés, ajoute le communiqué de l'Isaf.

http://www.romandie.com/ats/news/100701110805.rqjt3fk8.asp


Province de Jalalabad

29-06

Des résistants ont lancé mercredi une attaque à la roquette sur une importante base militaire de l'Otan à Jalalabad, dans l'est de l'Afghanistan, à quelques jours de l'arrivée du nouveau patron des forces internationales, le général David Petraeus.

"Une attaque sur la base militaire de Jalalabad s'est produite ce matin", a déclaré le capitaine de corvette Iain Baxter, un porte-parole de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) en Afghanistan.

"Plusieurs assaillants ont été tués. Ils ont fait usage d'une voiture piégée, de RPG (lance-roquettes, ndlr) et d'armes légères. Ils ont fait exploser la voiture piégée mais n'ont pas atteint le périmètre" de sécurité de la base, a-t-il souligné.

Deux membres des forces de sécurité ont été blessés, a annoncé le commandement de l'Otan sans préciser leur nationalité.

L'attaque a commencé à l'aube et a duré plusieurs heures..

Un porte-parole des résistants, Zabihullah Mujahed, a revendiqué l'attaque dans un appel téléphonique à l'AFP.

La base de Jalalabad - en fait une base et un aéroport militaires - est l'une des plus importantes de l'Otan dans le pays, après celles de Kandahar (sud) et de Bagram, à une soixantaine de km de Kaboul.

http://www.lepoint.fr/monde/afghanistan-les-résistants-attaquent-une-base-de-l-otan-dans-l-est-30-06-2010-471754_24.php


Province de Kandahar (sud)  

25-06

Dans la province de Kandahar, des troupes afghanes et étrangères ont tué un commandant des résistants et d'autres résistants.

Les faits se sont déroulés jeudi alors qu'ils plaçaient une bombe en bordure de route, près de la capitale provinciale, selon l'OTAN.

AP


Province de Koundouz

02-06

Attaque d’un bâtiment d'une agence d'aide américaine à Kunduz dans le nord de l'Afghanistan, causant la mort d'au moins quatre personnes et en blessant plusieurs autres, ont annoncé des responsables. Deux victimes sont des étrangers.

Les résistants ont revendiqué l'attaque qui a été lancée du complexe de USAID, agence américaine pour le développement de l'aide internationale.

Un garde de sécurité afghan a été tué, a précisé le général Abdul Razaq Yaqoubi, chef de la police de la province de Kunduz.

(AP)

02-06

Cinq résistants ont pris d'assaut un autre bâtiment occupé par une entreprise américaine.

Un policier afghan, et deux étrangers, un Allemand et un Philippin, ont été tués dans les combats, a indiqué le général Murad Ali Murad, de l'armée nationale afghane.

Le porte-parole des résistants Zabiullah Mujahid a déclaré à l'AP que six kamikazes avaient attaqué "un centre d'entraînement" pour les forces de sécurité à Kunduz et tué 55 étrangers.

2/6  

(AP)

02-07

Les résistants ont revendiqué une attaque kamikaze dans lequel un agent de sécurité allemand a été tué, mené vendredi contre les bureaux d'une organisation américaine d'aide au développement à Kunduz dans le nord de l'Afghanistan.

"Ce matin, six kamikazes ont attaqué un bureau d'une organisation américaine d'aide au développement", a déclaré à l'AFP le porte-parole des résistants, Zabihullah Mujahid, depuis un lieu inconnu.

"Selon nos informations, 52 étrangers se trouvaient à l'intérieur des bâtiments, sans compter les agents de sécurité et les policiers autour", a-t-il déclaré.

Deux kamikazes ont été abattus par les forces de sécurité avant de pouvoir se faire exploser, a-t-il ajouté.

L'organisation DAI est un prestataire de l'agence américaine pour le développement USAID.

http://www.romandie.com/ats/news/100702060641.skoa135u.asp


Province de Logar,(sud de Kaboul.)

26-06

Ghulam Sakhi, un commandant de la résistance, a été tué vendredi par les forces afghanes et internationales dans le district de Puli Alam, dans la province de Logar, a indiqué l'OTAN.

AP


Province de Nangarhar(orientale)

09-07

Vendredi, une attaque à la voiture piégée a visé un convoi de l'OTAN, dans la province de Nargarhar, provoquant la mort d'un civil et en blessant neuf autres.

Le kamikaze s'est fait exploser près d'un pont à l'extérieur de Jalalabad, la capitale de la province, a précisé un porte-parole de la province, Ahmad Zaiya Abdulzai.

Des photos de la scène montraient un véhicule blindé en flamme, mais l'OTAN a indiqué qu'aucun soldat n'avait été touché…

AP


Province d'Oruzgan (sud de l'Afghanistan)

24-06

 Le gouvernement afghan a annoncé que sept employés du bâtiment avaient été tués dans l'explosion d'une bombe en bord de route mercredi dans la province d'Uruzgan (centre du pays).

AP

25/6

Les corps de 11 hommes ont été découverts vendredi dans la province afghane d'Uruzgan, dans le sud du pays, a-t-on appris auprès de la police.

Le chef adjoint de la police provinciale, Mohammad Khan, a rapporté qu'un villageois du secteur de Bagh Char avait découvert les corps dans un champ et prévenu les forces de l'ordre. "Ils ont été tués parce que les résistants les accusent d'espionner pour le compte du gouvernement, de travailler pour le gouvernement".

AP


Province de Paktiâ (sud-est) 

27/6

Quinze résistants ont été tués samedi par l'explosion prématurée d'une bombe qu'ils étaient en train de confectionner dans la province de Paktika, dans le sud-est de l'Afghanistan, a annoncé dimanche le ministère afghan de l'Intérieur L'explosion s'est produite dans une mosquée. Huit des militants tués sont des Arabes, cinq des Pakistanais et les deux autres des Afghans, a précisé le ministère.

Dans la province méridionale du Helmand, l'explosion prématurée d'une mine a tué le même jour quatre résistants.

AP

10-07

 L’armée afghane a annoncé la mort d'un résistant et l'arrestation de huit autres au cours d'un raid nocturne des commandos d'élite dans la province de Paktia (est).

Mais, selon les villageois locaux, qui menacent d'organiser un vaste mouvement de protestation, il s'agit d'innocents arrêtés par erreur.

AP


Province du Wardak, (sud-ouest de Kaboul)

04-07

Les forces afghanes ont tué dans une opération contre les résistants dans la province de Wardak, à 40 km à l'ouest de Kaboul, 14 militants, dont leur commandant Mullah Tawab aurait été tués , a annoncé dimanche le porte-parole de l'administration provinciale Shahidullah Shahid, sans donner d'autres détails.
Les résistants n'ont pas encore faire de commentaire à ce sujet.

Source: xinhua



4-1 L'Afghanistan en chiffre 

Guerre appelée "Enduring Freedom déclenchée en octobre 2001 devenue en mai 2007 : "Force combinée "


Civils tués                                                               15.797 (Voir Dufour-n°196)

Civils blessés                                                     : ? +  3065 (chiffres trop bas) 


Résistants  tués :                                               : ?  +  5107

Résistant blessés                                               : ?  +  1.851 (chiffres trop bas)

Résistances arrêtés :                                               23.000 prisonniers


Militaires occupants et milice privés occupante tués  :  2420

Militaires et milice privés occupante blessés           : ? + 13.959


Suicides                                                                : 1421 + ?   (voir article)

300.000  souffrent de troubles psychologiques ou de dépression majeure (Afghanistan & Irak) 


 CIA tués :                                                         :         11


Soldats /policiers gouvernementaux tués             : ? + 5.719

Soldats gouvernementaux blessés                     : ?  + 6017 (chiffre trop bas)


Collabo   tués                                                      :  1.818

Collabo   blessés                                               :?   276 (chiffre bien  trop bas)

Collaborateurs disparus                                       : ?  +25 


Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux


                                      The War in Afghanistan Costs

 

relève le 15-07 à 11.53


        

Cost of U.S. War and Occupation of Afghanistan

                                                          

                                         $733,631,211,347

http://www.costofwar.com/

http://www.nationalpriorities.org/costofwar_home
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Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

15/07/2010

n°490 - Les Dossiers 'Géopolitique et Stratégie' d'Irak - 13/07/10 - : Début : - : La Cour suprême US : toute aide non violente à des groupes (dites) terroristes équivaut à du « terrorisme ».

n°490 -  Les  Dossiers 'Géopolitique et Stratégie' d'Irak - 13/07/10 - : Début : - : La Cour suprême US : toute aide non violente à des groupes (dites) terroristes équivaut à du « terrorisme ».



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme,

 L’information est une arme au service de la paix

    Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les  Dossiers 'Géopolitique et Stratégie' d'Irak

n°490                            13/07/10

C.De Broeder      &       M.Lemaire



Le " Dossiers 'Géopolitique et stratégie' d'Irak " est visible  sur ...

a) sur mes  blog :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                              http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dir...

c) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

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Sommaire :

Tiré à part :

Attaquer des bases américaines ?  selon les USA, nous sommes passés de l’Information à la « rumeur »

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 Gilles Munier : Kurdes et Mossad : Tribalisme, séparatisme, et business.

2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

2-1 Amnesty International : Faites cesser les renvois forcés depuis l'Europe vers l'Irak.

2-2 Brussellstribuna : Le droit international est important pour les états.

2-3 Rapport annuel des violations des droits syndicaux : Irak 2010.

2-4 IRAK: La production nationale de riz et de blé au plus bas.

Fin

3 Annexe

3-1 La Cour suprême US : toute aide non violente à des groupes (dites) terroristes équivaut à du « terrorisme ».

3-2 Calebirri : De la nécessité du complot.

3-3 Armes à sous munitions : « beaucoup de travail reste à faire » …

4 Histoire de l'Irak                                             

La révolte dans le sud de l’Irak (suite)



Avant propos

Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- pour désigner les résistants qui osent leur résister...



Tiré à part :

Danielle Bleitrach

Irak: un groupe soutenu par l’Iran projette d’attaquer des bases américaines, selon les USA, nous sommes passés de l’Information à la « rumeur »

Des membres d’un groupe armé chiite soutenu par Téhéran ont été formés en Iran pour préparer une attaque contre des bases américaines en Irak, a affirmé mardi le commandant des forces américaines, le général Ray Odierno.

Selon une dépêche de l’AFP en date d’aujourd’hui. Il s’agit d’un de ces nombreux effets d’annonce qui tendent à montrer une armée nord-américaine ayant apporté la paix en Irak et en butte à la volonté mauvaise des Iraniens. On y croirait presque et on oublierait que les nord-américains et leurs alliés ont envahi l’Irak et qu’aujourd’hui le pays continue à être à feu et à sang , même si le commandant des forces américaines se félicite qu’il n’y ait que 284 morts irakiens en juin.

Et comme en témoigne la dépêche de l’AFP publié par les Echos, le commandant en question mêle allégrement groupes chiites manipulés par l’Iran, Al Qaïda et tribus sunnites sur lesquelles ont été déversées une pluie de dollars.

Chercherait-on un caus belli contre l’iran ? C’est tout à fait vraisemblable, en tout cas « on » entretient l’idée de la menace iranienne. 

  »Ces renseignements mettant en cause le mouvement Kataëb Hezbollah ont entraîné un renforcement des mesures de sécurité autour des installations américaines, a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse dans la base de Camp Victory, à l’ouest de Bagdad. »

  »Nous avons des renseignements selon lesquels des éléments affiliés à l’Iran veulent attaquer des bases américaines, et nous les prenons très au sérieux », a-t-il dit, citant nommément Kataëb Hezbollah.

  »La menace d’une attaque iranienne a augmenté ces deux dernières semaines (…) ce qui nous a amenés à renforcer la sécurité autour de certaines de nos bases », a-t-il poursuivi. « Il s’agit d’une nouvelle tentative de l’Iran pour influencer l’action des Etats-Unis en Irak. »

L’armée américaine accuse l’Iran d’utiliser ces groupes armés pour renforcer son influence en Irak qui, quatre mois après les législatives, n’a toujours pas de nouveau gouvernement.

 Actuellement fort de 74.000 hommes, le contingent américain doit être ramené le 1er septembre à 50.000 militaires.

 Le général Odierno a refusé de dire quelles bases étaient visées et est resté évasif quant à une implication éventuelle du gouvernement iranien dans cette menace.

  »C’est toujours très complexe », a-t-il dit. C’est le moins que l’on puisse dire… Et la suite de ses propos n’est pas plus évidente quant à l’implication de l’iran. « Ce que nous savons, c’est que les gens qui se préparent à commettre cette attaque ont reçu un entraînement spécial en Iran et sont venus en Irak et nous savons que des experts ont été envoyés d’Iran en Irak pour les aider, et ce au cours, plus ou moins, du mois écoulé », a-t-il poursuivi.

 Le général Odierno a également affirmé que cette menace ne perturberait pas le retrait américain.

  »Les forces de sécurité irakiennes sont capables de maintenir un niveau de stabilité suffisant pour permettre à l’Irak d’avancer politiquement et économiquement », a-t-il dit souligné. Hum! Quatre mois après les législatives il n’y a toujours pas de gouvernement…

 Et « on peut faire beaucoup de choses avec 50.000 militaires » américains, a-t-il expliqué. Oui y compris monter quelques provocations…

 Les nord-américains se félicitent de ce que « les violences ont nettement diminué depuis le pic de 2006 et 2007. Selon des chiffres officiels irakiens, 284 Irakiens ont été tués dans les violences en juin, contre 437 en juin 2009« . Bref un vrai triomphe, nous en sommes à environ 300 civils parce qu’il s’agit bien de civils tués par mois, tandis que l’armée nord-américaine est parquée dans des bases ultra-protégées…

 Le général Odierno a présenté cette baisse comme la conséquence de l’action conjointe des forces irakiennes et américaines, qui a décapité les mouvements armés liés à Al-Qaïda, et entamé leurs capacités opérationnelles. En fait, la stratégie de Peatrus désormais en Afghanistan a consisté à acheter les dirigeants sunnites pour les rallier, certains empochent l’argent et il n’y a … plus que 300 morts irakiens par mois, de quoi se féliciter…

 La mort en avril du chef politique d’Al-Qaïda en Irak, Abou Omar al-Bagdadi et de son chef militaire Abou Ayyoub al-Masri a ainsi compliqué les échanges entre la branche irakienne de la nébuleuse islamiste et l’étranger, selon lui. Bref comme chacun sait il y a autant de liens entre Al Qaida et l’Iran qu’il y en avait entre Ben laden et Saddam Hussein… Ca n’a pas empêché l’invasion pour cause de 11 septembre…

  »Nous n’avons vu aucune communication entre Al-Qaïda en Irak et la direction en Afghanistan et au Pakistan », a indiqué le général Odierno. « C’est quelque chose d’important. »

Il a cependant noté que l’organisation avait toujours des activistes, notamment retranchés dans les étendues désertiques de l’ouest de l’Irak, capables de perpétrer des attaques meurtrières. Quel est le rapport avec l’attaque par l’Iran des bases américaines, pas très évident…

Une situation on le voit à peu près aussi  claire que celle de ce physicien iranien Shahram Amiri. Depuis plusieurs Téhéran affirme  qu’il a été enlevé par la CIA, les Etats-Unis qu’il est resté de son plein grè. Le feuilleton s’est terminé à l’Ambassade du pakistan où depuis 30 ans se trouve le bureau des intérêts iraniens à Washington et où a fini par se réfugier le dit physicien en demandant à rejoindre son pays, ce qui plaide pour la version  des iraniens.

Ce qui est sur c’est que nous avons quitté depuis longtemps le phénomène de l’information pour être dans celui de la rumeur où il s’agit de créer les conditions d’une attaque de l’iran.

Danielle Bleitrach

Publié 13 juillet 2010

http://socio13.wordpress.com/2010/07/13/irak-un-groupe-soutenu-par-liran-projette-dattaquer-des-bases-americaines-selon-les-usa/

 



1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

 

1-1 Gilles Munier : Kurdes et Mossad : Tribalisme, séparatisme, et business.

Conseillé par Israël, Massoud Barzani, président de la Région autonome du Kurdistan irakien, se donne progressivement les attributs d’un chef d’Etat. En mai, il est parvenu à un accord, provisoire, avec Bagdad sur les revenus des champs pétroliers kurdes. Plusieurs pays occidentaux ont ouvert un consulat à Erbil où le drapeau irakien et les troupes arabes sont interdits de séjour. La création d’une marine commerciale mouillant dans un port turc est à l’étude. Disposant depuis longtemps d’un service secret, Barzani s’est engagé dans une étape cruciale : la création une armée « régionale » kurde. Il s’est entretenu de la question, en janvier, avec Barack Obama, non sans avoir consulté au préalable, à Genève, le général Dany Yatom, ancien directeur du Mossad. Selon la lettre confidentielle Intelligence on line, la société israélienne Camerone Military Services, serait chargée de la fusion des milices peshmergas.

Théorie des alliés périphériques

   Les relations kurdo- israéliennes ne datent pas du renversement de la monarchie pro-britannique, en 1958, quand le Mossad prit le relais du KGB qui avait ordonné à Mustapha Barzani de déposer les armes et de geler les activités de la brigade kurde formée à Tachkent, en Ouzbékistan. A la fin des années 30, Ruben Shilia, agent secret de l’Agence juive, s’était rendu au Kurdistan irakien pour établir des relations avec la tribu Barzani, dont des clans, de religion juive, ont émigré en Palestine. Shilia était, avec David Ben Gourion, fondateur de l’Etat d’Israël, un des idéologues de la « théorie des alliés périphériques ». Leur dessein préfigurait celui décrit, en 1982, par Oded Yinon, proche du ministère israélien des Affaires étrangères, dans la revue de l’Organisation sioniste mondiale, à savoir la partition des pays arabes en entités ethniques ou religieuses.

   En Irak, le Mossad entra physiquement en scène sous les présidences des frères Aref (1963-68). Eliezer Tsafrir, chef d’antenne au Kurdistan, de père kurde et de mère marocaine, dirigeait les conseillers israéliens encadrant les peshmergas. Leurs officiers étaient formés en Israël. Parallèlement, Tsafrir aidait Massoud Barzani à créer le Parastin, service secret du PDK (Parti Démocratique du Kurdistan). Aujourd’hui à la retraite, il  rêve d’être le premier consul d’Israël à Erbil.

   Mustapha Barzani s’est rendu à Tel-Aviv en 1968 et 1973. Outre son vieil ami Xawaja Xino, notable juif d’Aqra dans les années 50, il rencontra Golda Meir et Moshe Dayan. En 1980, Menahem Begin reconnut qu’Israël fournissait des armes aux rebelles kurdes, et décida de soutenir la création d’un Etat kurde. Il n’est pas besoin d’être expert pour discerner la marque d’Israël dans les campagnes anti-Saddam Hussein qui ont suivi, ou dans l’appellation : « Kirkouk,  Jérusalem des Kurdes ».

Opération de grande ampleur

   Après l’occupation de l’Irak en 2003, des dizaines d’agents du Mossad camouflés en ingénieurs des travaux publics ou en experts agricoles, entrèrent au Kurdistan. L’opération, de grande ampleur, révélée en 2004 par le quotidien israélien Yediot Aharonot, était organisée par Dany Yatom et l’homme d’affaires Shlomi Michaels. La société Kudo, créée par ce dernier avec des membres de la tribu Barzani, décrocha le juteux contrat de la construction de l’aéroport international d’Erbil et la formation d’unités de commandos. On se demande pourquoi Iyad Allaoui, alors Premier ministre, a démenti ces informations, confirmées en 2006 par la chaîne BBC 2 qui filma les Israéliens à l’œuvre.

   Les relations de Jalal Talabani avec Israël sont moins connues. Lui qui, jadis, disait pis que pendre des accointances de Mustapha Barzani avec le Mossad, faisait de même, mais à bien moins grande échelle, par l’intermédiaire de son beau-père Ibrahim Ahmed basé à Londres, protégé du MI6, le service d’espionnage britannique. On sait que Talabani s’est entretenu en 1978 avec Shimon Peres à l’ambassade d’Israël à Paris, et… en 2008 avec Ehud Barak en Grèce lors d’un congrès de l’Internationale socialiste dont il est membre. Pour se justifier devant l’opinion publique irakienne indignée, il déclara l’avoir rencontré uniquement en tant que Président de l’Union Patriotique Kurde (UPK).

   Aujourd’hui, les relations du PDK avec Israël sont du domaine de Binjirfan Barzani, un des cinq fils de Massoud. A l’UPK, elles sont l’affaire de Qutab Talabani qui représentait le Gouvernement régional kurde aux Etats-Unis, où il a épousé l’américaine Sherri Kraham, fille d’un membre de l’AIPEC, le lobby pro-israélien. Avec eux aux commandes, le Mossad n’a pas de souci à se faire : la relève est assurée.

Gilles Munier

(Afrique Asie – juillet 2010)  

http://www.france-irak-actualite.com:80/article-kurdes-et...



2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

2-1 Amnesty International : Faites cesser les renvois forcés depuis l'Europe vers l'Irak.

 Alors qu'il y a plus de sept ans que l'invasion conduite par les États-Unis a fait basculer Saddam Hussein, l'Irak est toujours un lieu dangereux pour de nombreuses personnes, et chaque mois des centaines de civils sont encore tués ou blessés.
Des centaines de milliers d'Irakiens ont fui à l'étranger pour échapper à l'insécurité généralisée ou aux attaques directes.
La plupart de ceux qui ont fui se sont réfugiés dans des pays frontaliers mais ils sont nombreux néanmoins à chercher refuge en Europe : il y a eu 23 000 demandes d'asile déposées en Europe par des Irakiens en 2009.
Cependant les demandeurs d'asile irakiens sont confrontés à des situations très variées d'un pays européen à l'autre, le taux de reconnaissance du statut de réfugié allant de 80 % en Autriche à 0 % en Grèce.
De nombreux demandeurs d'asile irakiens ne bénéficient pas d'une procédure équitable pour l'examen de leur demande.
Lors d'une visite récente à Bruxelles, le haut-commissaire des Nations Unies pour les réfugiés António Guterres a souligné le fait qu'un grand nombre de personnes ayant besoin d'une protection internationale n'avaient pas vraiment d'autre choix que d'entrer en Europe par des moyens illégaux et de se retrouver ainsi à la merci de passeurs et de trafiquants d'êtres humains. « C'est une situation dysfonctionnelle, favorisant les mouvements irréguliers des personnes au sein de l'Union européenne », a-t-il déclaré.
Amnesty International a appris que, en violation des lignes directrices des Nations unies, plusieurs pays européens renvoyaient de force des personnes en Irak, les plaçant de fait en situation de grand danger. Dans ses lignes directrices d'avril 2009, le Haut-Commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) a recommandé de ne pas procéder à des retours forcés vers cinq provinces identifiées comme les plus dangereuses d'Irak : Bagdad, Mossoul, Kirkouk, Diyala et Salahuddin.
Le HCR a également recommandé que les États ne renvoient quiconque dans n'importe quelle région de l'Irak sans avoir au préalable évalué de manière individuelle les risques auxquels cette personne pourrait être confrontée.
Le 30 mars 2010, cependant, le gouvernement néerlandais a renvoyé de force 35 personnes des Pays-Bas vers Bagdad.
Amnesty International a parlé à plusieurs de ces personnes depuis leur retour forcé en Irak. Certaines sont originaires de Bagdad, Mossoul et d'autres endroits qualifiés de « peu sûrs » par le HCR. Toutes ces personnes ont dit qu'elles ne se sentaient pas en sécurité en Irak, et certaines ont indiqué qu'elles ne pouvaient pas retourner là où elles vivaient auparavant par peur des attaques.
Parmi les personnes renvoyées de force des Pays-Bas le 30 mars, un jeune musulman chiite âgé de 22 ans et appartenant à la minorité turkmène a déclaré à Amnesty International, le 16 avril, qu'il craignait de retourner à Tal Afar au nord de Mossoul par crainte pour ses jours. Le 14 mai, 25 personnes ont été tuées dans un attentat suicide sur un terrain de football à Tal Afar.
Le 9 juin 2010, la Norvège, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et la Suède ont conjointement procédé au renvoi forcé d'un groupe de 61 Irakiens dans plusieurs vols charters pour Bagdad. Selon certaines informations, les autorités britanniques ont organisé le renvoi forcé d'un autre groupe d'au moins 50 demandeurs d'asile irakiens dont la demande avait été rejetée.
Amnesty International s'oppose aux retours forcés vers l'Irak dans la situation actuelle d'insécurité et d'instabilité. L'organisation considère que les Irakiens originaires des cinq provinces irakiennes considérées comme les plus dangereuses devraient se voir accorder le statut de réfugiés ou bénéficier d'une forme de protection subsidiaire ; la situation des demandeurs d'asile originaires d'autres provinces en Irak devrait être évaluée individuellement afin de déterminer s'ils peuvent prétendre aussi au statut de réfugié ou bénéficier d'une forme de protection subsidiaire.
Si les services concernés estiment que ce n'est pas le cas, Amnesty International demande néanmoins aux pays hôtes d'accorder à ces Irakiens une protection humanitaire à titre provisoire, le temps que la situation du pays s'améliore sur le plan de la sécurité.
Il y a plusieurs moyens de passer à l'action. Les liens ci-dessous vous conduiront aux sites des sections britannique et suédoise d'Amnesty International, tandis que la pétition s'adresse aux gouvernements de la Norvège et des Pays-Bas.

17 juin

http://www.amnesty.org/fr/appeals-for-action/stop-forcible-returns-europe-iraq


2-2 Brussellstribuna : Le droit international est important pour les états.

Le droit international est important pour les états car il reflète un accord tacite pour la mise en place d’un ordre. En fait, l'ordre du droit international est une des rares choses pour laquelle les Etats ont réussi à se mettre d’accord.

Dans la plupart des cas les Etats obéissent au droit international. Dans le cas contraire, on aurait beaucoup plus de violences et d’injustices dans la communauté internationale. C’est pour cette raison qu’il est important pour les Etats de s’assurer de l’application de ces lois internationales.

On peut argumenter qu’au siècle dernier, l’échec le plus flagrant pour assurer le respect du droit international concerne Israël. Aucun autre pays n’a violé autant l’ordre du droit international si fréquemment et avec tant d’impunité qu’Israël. Ces violations ont crée une situation ou Israël peut être considéré comme une menace pour la paix et  la sécurité par la plus grande majorité des pays dans le monde; sa position d’Etat dans la communauté internationale est maintenant remise en question.

Malgré les sérieux effets que produisent le non-respect par Israël des lois internationales, la communauté internationale n’a pas voulu, ou n’a pas pu, faire appliquer le droit international. Ceci est en partie du aux activités efficaces du lobby israélien, mais c’est aussi la faute des Etats et des individus qui, malgré leur soutien aux lois internationales, n’ont pas réussi à les faire respecter, ni à les faire traduire par des actions étatiques.

Ceci étant dit, le droit international appliqué à Israël et à la Palestine n’est pas trop compliqué à comprendre. Le court résumé qui suit des lois les plus importantes aidera, espérons le, ceux qui supportent l’ordre du droit international à rassembler assez de courage pour le mettre en application.

Le droit des palestiniens à disposer d’eux-mêmes et la création d’Israël

Le point de départ de toute réflexion à partir du droit international en relation à la “question de la Palestine”- comme les NU s’y réfèrent de façon neutre- est le droit de disposer de soi-même. Aucun droit n’a été aussi important pour autant de gens et autant d’Etats dans la communauté internationale. Bien que nous ayons tendance à donner plus d’attention au droit à disposer de soi-même, tel qu’il s’est développé depuis la création des Nations Unies, le droit à disposer de soi-même dans la forme où il est le plus pertinent pour la « question de Palestine » existait depuis bien longtemps. En fait, ce droit peut se retrouver dans l’existence même de l’état-nation, quand il a été décidé qu’un groupe de personnes vivant sur un territoire défini pouvait se rassembler pour former un état souverain.

En d’autres termes, quand il n’existe pas d’état, le droit à disposer de soi-même donne aux gens concernés le droit de former leur propre état. Appliqué à la Palestine, cela signifie qu’après la première guerre mondiale, lorsque l’Empire Ottoman a été forcé d’abandonner toute souveraineté sur la Palestine et lorsque les conquérants britanniques ont exprimé leur désintérêt à gouverner la Palestine, les gens vivants en Palestine ont eu le droit de décider eux-mêmes leur propre futur.

Comme nous le savons, ce droit n’a jamais été reconnu. A la place, les britanniques puis la communauté internationale agissant à travers les Nations Unies ont nié ce droit aux palestiniens. Ceci est en violation du droit international puisqu’il n’y a rien dans la Charte des Nations Unies qui autorise l’ONU à bafouer le droit à disposer de soi-même. En réalité, l’article 1 de la Charte des Nations-Unies a placé le droit de disposer de soi-même comme le principe même qui a poussé à la création des Nations-Unies.

Selon le droit international qui existait à ce moment là, la création d’Israël était illégale. De plus, nous savons qu’une fois un acte illégal commis par un état, les conséquences de cet acte restent illégales et ne doivent pas être reconnues comme légales par les autres états. Ainsi, même aujourd’hui il est pertinent de dire qu’Israël est un état illégal et l’a toujours été depuis sa création, peu importe ce que peut-être sa situation de fait.

Même si l’on reconnaissait la création d’Israël à travers la résolution 181 du 29 novembre 1947 lors de l’Assemblée Générale des Nations-Unies; la résolution dit elle-même dans la Partie 1, Sous-section 1, Paragraphe 3, que ” des Etats indépendants arabes et juifs et un régime spécial international pour la ville de Jérusalem… devront se former en Palestine ». En d’autres termes, dans le même paragraphe qui crée l’état d’Israël, l’état de la Palestine est aussi créé ainsi que la ville “internationale” de Jérusalem.

Ni Israël, ni la communauté internationale n’ont respecté les termes de cette résolution. A la place, non seulement la Palestine s’est vu nier le droit d’être un Etat mais le Quartet insiste à offrir aux palestiniens 3,5% du territoire sur lequel ils avaient- et ont-. un droit comme base des négociations contenue dans la  « feuille de route ». Au lieu d’être une solution, ceci ressemble plus à un vol du droit à disposer de soi-même des palestiniens.

De plus, Israël continue depuis 1947 jusqu’à aujourd’hui de violer les résolutions des Nations-Unies en tout impunité.

L’occupation et le droit international

Un jour avant que les Nations-Unies ne créent Israël, Israël avait déjà proclamé son indépendance. Ceci est encore une violation du droit des palestiniens à disposer d’eux-mêmes et en violation du Mandat britannique de la Ligue des Nations qui était toujours effectif.

Quand les arabes ont pris les armes pour défendre le droit des palestiniens à disposer d’eux-mêmes, les états occidentaux – comme ils l’avaient fait pendant des siècles- ont supporté la colonisation de la Palestine par les sionistes qui s’arrogeaient le droit de créer l’état d’Israël. Quelles que soient les raisons religieuses ou politiques, les sionistes n’avaient aucune justification valable en droit international, et en fait l’ont transgressé.

Au lieu d’agir sur cette transgression, la communauté internationale a autorisé Israël  à agir en hors-la-loi et a même ratifié le résultat de facto de l’occupation de la Palestine. Même des territoires que la communauté internationale ne reconnaissait pas comme potentiellement israéliens ont été annexés. Le processus d’annexion continue encore aujourd’hui.

Selon les Nations-Unies, des parties du territoire sur lequel les palestiniens se sont vus nier le droit à disposer d’eux-mêmes sont devenues Israël. A peu près 45% du mandant territorial était considéré comme occupé par les Nations-Unies.

Si l’on met de côté la question de l’illégitimité d’Israël, selon l’Article 47 des Régulations de La Haie annexée à la 4ème Convention de La Haie de 1907, un acte d’occupation devient de jure lorsque le pouvoir occupant exerce de facto la juridiction sur un territoire. A partir des années 70, Israël avait de facto la juridiction sur tout le mandat territorial, incluant la Bande de Gaza, la Cisjordanie, le plateau du Golan et une partie du Sud Liban. Dès lors Israël est devenu une puissance occupante sur ces territoires et sur ces populations.

Selon le droit humanitaire international, il était éxigé d’Israël de pourvoir aux besoins des populations sous son contrôle, en quelques sortes comme s’il avait un mandat sous le système de la Ligue des Nations. Ce qui veut dire mettre en place une administration, des instances judicaires, un système éducatif et un système de santé. A la place, Israël a constamment empêché la mise en place de ces services pour les palestiniens. Le cas le plus évident est celui de Gaza.

En clamant d’agir au nom de la sécurité nationale, les soldats israéliens ont ouvert le feu et tué des enfants, des femmes et des hommes. Israël a sans cesse nié le droit aux palestiniens d’aller à l’école ou à l’hôpital. Et Israël impose régulièrement son propre système administratif, son réseau de check points et d’autres formes de harcèlement, comme ses propres cours de justice à l’encontre des palestiniens.  Toutes ces actions violent les obligations internationales d’une puissance occupante.

Les actions d’Israël, qui empêchent les palestiniens de la Bande de Gaza d’avoir accès aux nécessités de base pour vivre, sont une forme d’oppression drastique qui viole les normes du droit international humanitaire dont l’Article 33 de la 4ème Convention de Genève qui stipule qu’il est interdit d’infliger une punition collective  à une population.

Le droit de se défendre

Israël n’a cessé d’invoquer son droit de se défendre pour combattre les palestiniens. Alors qu’il est vrai qu’Israël peut etre pourrait avoir le droit de se défendre en cas d’attaque, cela ne peut justifier l’usage de la force pour perpétuer une situation illégale.  Donc, si l’un considère que la création d’Israël est illégale il en va de même pour les moyens utilisés pour maintenir cette situation illégale.

Même les Etats qui ont le droit d’utiliser la force pour se défendre doivent satisfaire à un nombre de critères. Il doit d’abord y avoir une attaque armée d’un état contre un autre, et toute force utilisée doit être proportionnée afin d’arriver à son objectif d’une manière légale.

Comme indiqué ci-dessus, même si Israël était autorisé à utiliser la force contre la Flottille de la Liberté – il a été argumenté qu’Israël n’y avait pas droit- il n’aurait été autorisé qu’ à une utilisation de la force proportionnée et nécessaire.

Une question plus intéressante serait de se demander quel genre de force  pourrait être utilisée contre Israël, en prenant en compte que c’est une entité qui viole et continue de violer le droit international.

Premièrement, le Conseil de Sécurité des Nations-Unies pourrait autoriser l’usage de la force à l’encontre d’Israël, mais c’est une décision politique que les amis d’Israël ayant un droit de véto, risquent d'empêcher.

Deuxièmement, l’Assemblée Générale des Nations-Unies pourrait autoriser l’usage de la force contre Israël. Il suffirait d’une majorité de vote lors d’une assemblée  puisque aucun état n’y a un pouvoir de véto. Lorsque que le Conseil de Sécurité est saisi du sujet et prétendument en train de délibérer les actions de l’Assemblée Générale sont limitées, mais c’est l’Assemblée Générale qui a le pouvoir de décision sur la question.

Troisièmement, les palestiniens ont légitimement un droit à disposer d’eux-mêmes qui leur octroie le droit à l’usage de la force contre Israël. Un tel usage de la force, même s’il est complètement légal aux vues du droit international, doit être conforme aux règles du droit international humanitaire. Ces règles interdisent les attaques à l’encontre des civils, qu’ils soient directement visés ou tués sans distinction.

Et quatrièmement, tout état de la communauté internationale a le droit d’assister les palestiniens dans leur lutte, y compris la lutte armée, pour pouvoir disposer d’eux-mêmes. Bien sûr cela doit se faire également dans le cadre du droit international humanitaire.

La Flottille de la Liberté est un exemple d’une telle assistance.

http://www.brussellstribunal.org/Newsletters/Newsletter5FR.htm



2-3 Rapport annuel des violations des droits syndicaux : Irak 2010.

L’année 2009 n’a pas marqué de changement significatif par rapport aux années précédentes. Les autorités irakiennes ont continué à s’ingérer dans les affaires internes des syndicats et ont systématiquement tenté de réprimer et de sanctionner les activités syndicales. Les grèves et les manifestations ont été nombreuses tout au long de l’année. En novembre, Majeed Sahib Kareem, secrétaire des relations internes de la Fédération générale des travailleurs irakiens (General Federation of Iraqi Workers – GFIW) a trouvé la mort dans un attentat à la voiture piégée. Le gouvernement a tenté de s’emparer du contrôle du syndicat des enseignants, tandis que plusieurs travailleurs et syndicalistes du pétrole ont été écroués et soumis à des interrogatoires. L’actuel cadre juridique n’est pas propice à l’exercice des activités syndicales, cependant que les travailleurs du secteur public sont privés de tous droits syndicaux.

Droits syndicaux dans la législation

Les dispositions de l’actuel code du travail relatives aux droits syndicaux demandent à être revues d’urgence. En 2007 a été rendu public un projet de Code du travail qui, bien qu’il reconnaisse les syndicats, renferme une multitude d’aspects qui suscitent préoccupation : Ce nouveau projet de loi interdirait, notamment, aux entreprises du secteur pétrolier de traiter avec des syndicats et manquerait d’assurer une protection adéquate contre la discrimination antisyndicale. Il imposerait, par ailleurs, des seuils de représentation excessifs en ce qui concerne la reconnaissance syndicale. Les lois du travail datant de l’ère Saddam Hussein demeureront en vigueur jusqu’à l’adoption du nouveau Code du travail. Le Décret 150 de 1987 interdit aux salariés des entreprises publiques de s’organiser et a modifié le statut des employés des entreprises publiques à celui de fonctionnaires publics, spoliant du même coup ces derniers du droit de s’organiser. Il interdit également aux employés du secteur public de faire grève. D’autre part, le Décret 8750 introduit par le nouveau régime en août 2005 impose de sévères restrictions aux activités syndicales en interdisant aux syndicats de constituer des fonds, de lever des cotisations et de disposer d’avoirs propres. Le projet de Code du travail reconnaît le droit de négociation collective.

Informations complémentaires concernant la législation Droits syndicaux dans la pratique et violations en 2009

Contexte : En juin, l’armée américaine s’est retirée des villes irakiennes. La stabilité croissante des 12-24 derniers mois a été brutalement interrompue par une série d’attentats à la voiture piégée à Bagdad, dont certains des plus meurtriers à être survenus depuis 2007, qui ont fait des centaines de morts. Un des journalistes les plus influents de la télévision irakienne a été victime d’une tentative d’assassinat. Cet incident expose une fois de plus l’échec du gouvernement irakien à s’attaquer à l’impunité qui entoure les meurtres de journalistes. Une seule centrale syndicale nationale officiellement reconnue : La seule organisation syndicale nationale reconnue officiellement est la Fédération générale des travailleurs irakiens (General Federation of Iraqi Workers - GFIW), créée en septembre 2005 à l’issue d’une fusion entre de la Fédération irakienne des syndicats de travailleurs (Iraqi Federation of Workers’ Trade Unions – IFTU), la Fédération générale des syndicats (General Federation of Trade Unions – GFTU) et la Fédération générale des syndicats irakiens (General Federation of Iraqi Trade Unions – GFITU). Cette situation entraîne de nouvelles restrictions en matière de liberté d’association, comme dans le cas de la Fédération des comités et syndicats de travailleurs d’Irak (Federation of Workers’ Councils and Unions in Iraq - FWCUI), dont la demande de reconnaissance a été rejetée et qui n’est pas la seule à être dans cette situation.Entraves aux élections sociales : Des élections sociales étaient prévues en mars, en vertu d’un cadre juridique hérité du régime de Saddam Hussein. La « Loi 52 » interdit aux salariés du secteur public de former des syndicats ou d’y adhérer et seuls six syndicats représentant principalement le secteur privé et affiliés à la Fédération irakienne des syndicats (IFTU) ont été autorisés à participer. Les autres syndicats affiliés à l’IFTU et ceux affiliés à d’autres centrales syndicales nationales étaient exclus, au même titre que les trois provinces du nord du Kurdistan. Par ailleurs, le Décret 8750, fort controversé, instauré en août 2005, impose un gel sur les avoirs et les comptes financiers des syndicats. La révision et la suspension éventuelles de l’application de ce décret ne seront envisageables qu’une fois que les élections syndicales auront eu lieu et concerneront uniquement les syndicats autorisés à participer aux élections syndicales officiellement reconnues.Une majorité de travailleurs privés de liberté syndicale : Compte tenu de la prédominance du secteur public en Irak et du fait que les salariés du secteur public n’ont pas le droit d’adhérer à un syndicat, une majorité de travailleurs se voient de fait privés du droit de s’organiser. Des secteurs tels que les banques, les assurances, le pétrole et autres appartiennent majoritairement à l’État, qui possède également une grande partie de l’industrie.

Des travailleurs du pétrole persécutés pour avoir protesté – Des dirigeants syndicaux soumis à des interrogatoires :

Le 28 janvier, près de 400 travailleurs et employés de la compagnie des industries pétrochimiques de l’État ont mené une manifestation pacifique pour réclamer le paiement de trois mois d’arriérés salariaux et des prestations légales. Le directeur général de la compagnie aurait alors sollicité un délai supplémentaire pour examiner les demandes. Sur ces entrefaites, les travailleurs ont été encerclés par des soldats et informés que l’entreprise refusait de négocier avec eux et que s’ils voulaient discuter, ils devaient le faire avec les militaires.L’entretien entre l’équipe de négociation et le chef des opérations militaires était filmé sur vidéo. L’armée a cependant promis que les demandes des travailleurs seraient satisfaites – le lendemain, les montants dus aux travailleurs leur ont été versés. Toutefois, par la suite, la direction a envoyé une lettre au ministère de l’Industrie et des Minéraux demandant instamment que des sanctions soient imposées aux quelque 40 travailleurs considérés comme étant les instigateurs de l’action collective. Le 2 février, quatre responsables syndicaux ont été interrogés. Un des syndicalistes, nommément Kareem Johi Sahan, a été mis à pied pour six mois et s’est vu imposer une rétrogradation salariale. En mai 2009, le nouveau fonctionnaire en charge de la direction de l’entreprise a usé de représailles contre de Mohammed Zaki Ibrahim, dirigeant du Syndicat des travailleurs de l’industrie pétrochimique de Bassora, avant d’intenter des poursuites policières contre ce dernier. La police a inculpé Zaki pour activités syndicales « illégales » et l’a taxé de menace à l’économie nationale irakienne. Une instruction publiée le 23 août par le ministre du Pétrole, Hussain Al-Shahristani, ordonnait la mutation, en représailles à leurs activités syndicales, de quatre dirigeants syndicaux employés au sein de la compagnie de forage pétrolier Southern Oil Company. Arrestation du dirigeant du syndicat des ouvriers agricoles affilié à la FWCUI : Le 25 février, Himyar Salih Iqaal, dirigeant du syndicat des ouvriers agricoles affilié à la FWCUI, a été arrêté durant une descente des forces armées à son domicile. D’après sa famille, des hommes armés dont l’allure s’apparentait aux agents des « milices d’intervention » Al Tawari ont fait irruption à leur domicile dans des véhicules militaires sans offrir la moindre explication sur le motif de leur intrusion. Peu de temps auparavant, Himyar avait été nommé chef du syndicat des travailleurs agricoles à l’issue de la redistribution aux travailleurs de terres saisies par des milices semi-féodales, qui avaient fait valoir leur autorité pour confisquer de vastes étendues de terres dans le sud irakien. Le syndicat est convaincu que cette « arrestation » constitue un acte de représailles de la part des milices en question. Après trois mois de détention illégale, Himyar Salih fut relâché le 5 mai, suite au retrait pour manque de preuves du faux chef d’accusation de « terrorisme » dont il faisait l’objet.

Ingérence du gouvernement dans les élections sociales :

Le Syndicat irakien des enseignants (Iraqi Teachers Unions – ITU) a signalé l’établissement par le gouvernement d’un nouvel organe officiel investi de pouvoirs lui permettant d’assumer le contrôle du syndicat, de ses registres et de sa prop