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11/07/2010

n° 71 - Journal des Guerres de l'Otan. 17-06 - 09-07 : - Fin :- : Les armes nucléaires de l'OTAN fin de partie ou redéploiement ?

n° 71 - Journal des Guerres de l'Otan.   17-06 - 09-07 : - Fin :- : Les armes nucléaires de l'OTAN fin de partie ou redéploiement ?



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal des Guerres de l'Otan.

n° 71- 13-09

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le " Journal des Guerres de l'Otan " est  visible :

a)   sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau :  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

c) sur le site de Eva Resis      : no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

 3  Dossiers

3-3 Conrad Schetter : «Les richesses du sol ne changeront rien».

3-4 Roland Marounek : Vers une Otan « Nuclear-Free » ?.

3-5 Jean-Marie Collin : Les armes nucléaires de l'OTAN fin de partie ou redéploiement ?

3-6 Niall Green : L’Ukraine abandonne la candidature à l’OTAN.

3-7 Rick Rozoff : Menace d’un nouveau conflit en Europe : Une Grande Albanie parrainée par l’Occident.

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3-3 Conrad Schetter : «Les richesses du sol ne changeront rien».

Conrad Schetter, chercheur au Centre de Bonn sur l’Asie (Bonner Asienzentrum) revient sur les révélations lundi du New York Times sur l’existence de considérables ressources en minerais rares, enfouies sous le sol afghan. Leur valeur est estimée à 1000 milliards de dollars.

Le Temps: Comment expliquer que l’information du NYT, que détenaient semble-t-il déjà les Russes du temps où ils occupaient l’Afghanistan, sorte aujourd’hui au grand jour?

Conrad Schetter: Le NYT a, semble-t-il, des relations privilégiées avec la Maison-Blanche.

Le quotidien est parvenu à plusieurs reprises ces derniers temps à publier des informations confidentielles. En l’occurrence, il est bien sûr difficile de juger dans quelle mesure la Maison-Blanche avait intérêt à ce que ces informations soient publiées maintenant. Ce qui est sûr, c’est qu’on assiste depuis six mois à un regain d’activité diplomatique autour de l’Afghanistan: rencontres du président Karzaï avec le président chinois [Hu Jintao], avec [Mahmoud] Ahmadinejad, visite de [secrétaire d’Etat Robert] Gates à Kaboul… Pourquoi les Américains sont-ils tout à coup nerveux de voir Karzaï rencontrer les dirigeants chinois ou iraniens? Et pourquoi tout à coup cette assurance tranquille du président afghan, qui semble très sûr de lui? Avec l’existence de telles ressources, Karzaï se trouve bien sûr dans un autre rapport de forces. Il n’est plus le président d’un pays pauvre, ce qu’il était encore au début de l’année.

– Hamid Karzaï lui-même viendrait de découvrir l’ampleur de ces richesses?

– En Afghanistan, de telles rumeurs existent depuis le début de la guerre. Mais on ne connaissait aucun détail. Je pense que le président lui-même a appris très tard l’existence et l’ampleur de ces richesses.

– Hamid Karzaï estime que c’est «la meilleure nouvelle qu’ait apprise» son pays depuis des années? Une bonne nouvelle pour l’Afghanistan? 

– Pour Karzaï lui-même, c’est certainement une bonne nouvelle. En jouant les alliances avec les grandes puissances les unes contre les autres, il peut renforcer son pouvoir. Il pourra utiliser ces ressources pour lier davantage à lui sa clientèle, pour s’enrichir, enrichir son clan. Il ne faut pas oublier que le gouvernement afghan est l’un des plus corrompus du monde! L’an passé, le ministre des Mines a dû démissionner après qu’on eut appris que la Chine lui avait promis 30 millions d’euros s’il cédait aux Chinois les droits d’exploitation d’une mine de cuivre à proximité de Kaboul! L’exploitation de ces richesses ne changera en revanche rien pour l’essentiel de la population. Même l’effet sur l’emploi risque d’être minime.

Lorsque les Chinois construisent une route en Afghanistan, ils amènent leurs ouvriers avec eux! L’exploitation des ressources minières créera peut-être 10 000 à 30 000 emplois. Alors que le taux de chômage est proche de 50% !

Je crains plutôt une nouvelle déstabilisation. Pour un pays entouré comme l’Afghanistan de grandes puissances, dont beaucoup comme la Chine ou l’Inde possèdent l’arme nucléaire, les conditions de départ sont défavorables. Regardez des pays tels que la République démocratique du Congo, l’Angola, la Sierra Leone ou le Liberia: l’existence ou la découverte de vastes ressources sont devenues la source de conflits supplémentaires. Il est intéressant de voir que, alors que les infrastructures dans le pays sont catastrophiques, l’Iran et la Chine ont construit ces derniers temps des voies de chemin de fer et des routes vers l’Afghanistan. Le pays n’est même pas prêt à exploiter ses ressources. Ses voisins le seront bientôt.

Il serait naïf de croire que l’Afghanistan, un des pays les plus pauvres du monde, puisse devenir une sorte de Suisse d’Asie centrale. Je m’attends plutôt à une course contre la montre entre grandes puissances et entreprises internationales pour s’assurer l’accès à ces richesses. Ce sont eux qui ont le know how pour exploiter ces ressources.

– Quelles seront les conséquences de ces ressources sur les résistants?

– Une grande partie de ces ressources serait située dans le sud-est du pays, là où les talibans sont le plus fort. Cela risque de les renforcer. Les résistants possèdent en Afghanistan un pouvoir géostratégique. Le Pakistan les utilise pour agir dans la région. Les Pakistanais chercheront à utiliser les talibans pour renforcer leur possibilité d’accéder à ces nouvelles ressources. 

– Le président Horst Köhler a démissionné fin mai après des déclarations maladroites pouvant laisser entendre que la Bundeswehr était engagée en Afghanistan pour des raisons économiques. L’article du NYT jette un regard nouveau sur cette démission?

– Je ne crois pas. Il est vrai que l’Allemagne s’intéresse depuis plusieurs années à la région, mais plus particulièrement à l’Asie centrale (Turkménistan, Ouzbékistan et Kazakhstan), pour ses réserves en gaz et en pétrole. A Berlin, on a toujours pensé qu’en Afghanistan il n’y avait rien à aller chercher. Je n’ai jamais eu un seul instant, au cours de mes conversations avec des politiciens allemands, le sentiment que l’engagement militaire en Afghanistan pouvait être motivé par des raisons économiques. Je pense que Horst Köhler a été maladroit.

Conrad Schetter


3-4 Roland Marounek : Vers une Otan « Nuclear-Free » ?.

Une brochette de hauts gradés US du Joint Forces Command a diffusé au début de cette année un plaidoyer détaillé pour que l’Otan se débarrasse des armes nucléaires tactiques qui sont toujours entreposées dans les pays non nucléaires, à savoir la Belgique, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas et la Turquie.

De manière très résumée, leurs arguments principaux sont à peu près les suivants, - quoique exprimés en termes plus châtiés

Les armes nucléaires entreposées deviennent obsolètes et coûtent cher, en entretien, en en exigence de mise à jour etc. ; elles empêchent donc d'acheter des trucs plus directement utiles pour les guerres de l'Otan

Avec le formidable développement des armes conventionnelles, elles ont beaucoup perdu de leur intérêt militaire même. Les armes conventionnelles modernes détruisent tout aussi bien.

Leur suppression médiatique donnerait un beau rôle à l'Otan, et ferait beaucoup mieux passer le bouclier anti-missile, et autres politiques agressives de l'Otan

De toute manière, ce ne serait en quelque sorte que pour amuser la galerie, puisque les 3 pays nucléaires de l'Otan garderaient eux toutes leurs bombes, et pourraient toujours les utiliser au besoin dans le cadre de l'Alliance

Ces arguments sont certainement très intéressants, et ont le mérite de la logique ; ils s’opposent directement à ce que le « groupe d’experts » dirigée par Madeleine Albright défend dans ses analyses et recommandations pour le nouveau concept stratégique de l’Otan qui doit être adopté au prochain sommet de Lisbonne : « Tant qu’il y aura des armes nucléaires, l’Otan devra maintenir des forces nucléaires sûres et fiables, au niveau minimum requis par l’environnement de sécurité du moment, en partageant largement les responsabilités pour ce qui est de leur déploiement et de leur soutien opérationnel. Tout changement de cette politique, y compris dans l’implantation géographique des déploiements nucléaires en Europe, devra être décidée par l’Alliance tout entière. » - c’est à dire concrètement qu’il est hors de question qu’un pays satellite de l’Alliance des Pays Libres puisse décider souverainement et démocratiquement de sa politique nucléaire.

Le document montre en tout cas qu’il y a des désaccords au sein de l’Otan, et qu’il ne faudrait pas interpréter trop rapidement une éventuelle ‘dénucléarisation’ en trompe-l'œil comme une victoire du camp pour la paix. Ce n’est pas d’une Otan « nuclear free », plus présentable, dont l’humanité a besoin, mais plutôt d’un monde « Nato free ».

La traduction de ce document se trouve sur notre site à l’adresse : www.csotan.org/textes/doc.php?art_id=492&type=documents

Roland Marounek


3-5 Jean-Marie Collin : Les armes nucléaires de l'OTAN fin de partie ou redéploiement ?

Extrait

Contrairement à une idée reçue, la France et le Royaume-Uni ne sont pas les seules puissances nucléaires en Europe. En effet, depuis 1954, dans le cadre de l’OTAN, les États-Unis stationnent des forces nucléaires dans plusieurs pays du continent. Reliques de la Guerre froide, ces forces devaient originellement faire face à la supériorité des troupes conventionnelles du pacte de Varsovie. De plus de 7 000 armes nucléaires tactiques, réparties dans une dizaine d’États européens au milieu des années 1970, l’arsenal n’a cessé de diminuer, à la suite de l’éclatement de l’URSS, pour parvenir au chiffre de 350 armes en 2007. Depuis le début de la décennie, la question de l’utilité de ces armements, et donc indirectement d’un possible retrait, est de plus en plus souvent évoquée.
En toute discrétion entre 2005 et 2008, les États-Unis ont dénucléarisé deux de leurs plus grandes bases européennes, Ramstein (Allemagne) et Lakenheath (Royaume-Uni). Elles abritaient au total 180 bombes nucléaires. Indéniablement, ce désarmement apporte un nouvel éclairage sur cette posture nucléaire de l’OTAN. À ce titre, les 240 bombes restantes ont sans doute définitivement perdu leur rôle militaire au profit d’un rôle politique. Les raisons de ce retrait ne se limitent pas seulement à des problèmes de sécurité dans ces bases. Non, d’autres problématiques comme l’évolution de l’Alliance atlantique, la politique de chacun des pays hôtes, le renouvellement des flottes à capacité duale, l’utilité stratégique, sans compter la pression de l’opinion publique soutenue par des organisations pacifistes, contribuent et vont contribuer à limiter ce stationnement d’armes. Désormais seuls l’Allemagne,
la Belgique, les Pays-Bas, l’Italie et la Turquie ont sur leur territoire des armes nucléaires américaines, mais pour combien de temps encore ? Demain, l’Europe va-t-elle être une zone libre d’armes nucléaires américaines ?

Jean-Marie Collin 

www.grip.org/fr/siteweb/dev.asp?N=simple&O=708


3-6 Niall Green : L’Ukraine abandonne la candidature à l’OTAN.

Lors du vote le 3 juin, le parlement ukrainien a abandonné l’engagement antérieur du pays de rejoindre l’alliance militaire de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) dominée par les Etats-Unis. Le projet de loi soumis par le président Viktor Ianoukovitch stipule que l’Ukraine est un pays non aligné bien qu’il puisse coopérer avec l’OTAN et les autres blocs militaires tels l’Organisation du traité de sécurité collective (CSTO) menée par la Russie.

Lors d’une autre action destinée à améliorer les relations stratégiques avec Moscou, Ianoukovitch a consenti en avril à un nouvel accord avec le président russe Dmitri Medvedev sur l’avenir de la Flotte de la mer Noire basée dans le port de Sébastopol en Crimée, une province d’Ukraine. La flotte russe restera stationnée dans cette base au moins encore pendant 25 ans après l’expiration du bail en 2017.

Ianoukovitch avait refusé de proroger le bail russe de la base de Sébastopol au-delà de cette date. La Russie maintient depuis 1783 une flotte dans ce port.

L’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN a toujours été refusée par une solide majorité de la population.

En échange, la Russie accordera une réduction du prix du gaz naturel qu’elle livre à l’Ukraine. Kiev paiera à présent 230 dollars les 1.000 mètres cube de gaz sibérien, soit 100 dollars de moins que précédemment. L’on estime que la baisse du prix du gaz, en plus du montant du loyer que la Russie verse pour la base, pourrait correspondre à 40 milliards de dollars pour l’économie ukrainienne durant les 25 prochaines années.

Alors que certains commentateurs ont qualifié l’accord de Sébastopol comme un signe qu’Ianoukovitch a réintégré l’autorité de Moscou, la démarche semble avoir pour but de permettre à Kiev de se mouvoir plus efficacement entre la Russie et l’Union européenne (UE) à l’Ouest. « Nous voulons nous tourner vers l’occident, » selon les propos d’un porte-parole du ministère ukrainien des Affaires étrangères, « Mais la meilleure façon de le faire est de bénéficier du gaz venant de l’Est. »

« Le principal facteur de la prévisibilité et de la cohérence de la politique étrangère de l’Ukraine est son statut de non-alignement, » a dit le premier ministre Mykola Azarov au parlement.

Ianoukovitch, un représentant du patronat ukrainien de la partie orientale du pays, occupait le poste de premier ministre de 2001 à 2004 sous l’ancien président Leonid Kuchma. Puis il a perdu les élections présidentielles de 2004 en faveur d’Iouchtchenko après un troisième tour de scrutin et des accusations de fraude électorale.

Ianoukovitch a été élu à la présidence en janvier en remplacement de Viktor Iouchtchenko. Iouchtchenko, dirigeant de la « Révolution orange » de 2004, l’une des soi-disant révolution de couleurs soutenues par Washington en vue de mettre en place des régimes pro américains dans les anciens Etats soviétiques, était un fervent defenseur de l’adhésion ukrainienne à l’OTAN.

La Russie est profondément opposée à une plus grande expansion de l’OTAN à l’intérieur de l’ancienne URSS et elle était tout particulièrement hostile aux efforts entrepris par Washington et Iouchtchenko d’incorporer l’Ukraine, de par sa population la deuxième plus grande république ex-soviétique, dans l’OTAN. Jusqu’à la prise de pouvoir du gouvernement Iouchtchenko, l’Ukraine et la Russie maintenaient des industries de defense hautement liées et partageaient les installations militaires.

L’abandon de la demande d’adhésion de l'Ukraine à l’OTAN ne visait pas seulement à apaiser Moscou. Les principales puissances européennes, notamment l’Allemagne, étaient opposées à l’entrée dans l’alliance de l’Ukraine et de l’autre ancien candidat soviétique à l’adhésion, la Géorgie. Berlin ne voulait pas contrarier Moscou avec lequel il entretient des relations commerciales et stratégiques vitales concentrées dans le secteur énergétique.

Ce fut tout particulièrement après la guerre de 2008 entre la Russie et la Géorgie initiée par l’attaque lancée par le président géorgien Mikheil Saakashvili contre les troupes russes stationnées dans la région séparatiste de l’Ossétie Sud, qu’il devint clair que Berlin et Paris n’étaient pas disposés à soutenir l’entrée de deux nouveaux régimes pro américain et anti russe dans l’alliance.

La première visite à l’étranger effectuée par Ianoukovitch après son entrée en fonction a été consacrée à rencontrer les dirigeants de l’Union européenne (UE) à Bruxelles. Tout comme le gouvernement Iouchtchenko, Ianoukovitch cherche à engager le pays sur la voie de l’adhésion à l’UE et de laquelle l’économie ukrainienne s’efforce d’obtenir des investissements directs à grande échelle, notamment dans les secteurs énergétique et industriel.

En dépit de l’amélioration des relations avec la Russie, l’élite ukrainienne reste méfiante à l’égard des ambitions du Kremlin. Ianoukovitch a repoussé dernièrement une offre de fusion du géant de gaz naturel Gazprom contrôlé par l’Etat pour Naftogaz, la plus grande compagnie énergétique d’Ukraine. L’offre russe aurait conféré un rôle dominant à Gazprom dans le réseau de gazoducs de l’Ukraine par lequel transite la majorité des livraisons de gaz naturel de la Russie à l’UE.

Ianoukovitch cherche à obtenir des investissements pour le réseau vieillissant de gazoducs de l’Ukraine et est aussi à la recherche d’investissements européens. Le président ukrainien a déclaré que le contrôle des gazoducs du pays « ne peut être concédé qu’en échange d’investissements par la Russie et par l’Europe. »

« De tels investisseurs obtiendraient des parts de propriété. Mais un contrôle russe total, non, ce sont des paroles vides de sens, » a dit Ianoukovitch le 4 mai dans une interview accordée à la presse.

Il y eut une série de querelles entre l’ancien gouvernement Iouchtchenko et la Russie au sujet du prix que l’Ukraine devrait payer pour l’acheminement du gaz naturel à travers son territoire. Comme dans le cas de bien d’autres anciennes républiques soviétiques, l’Ukraine a reçu historiquement du gaz naturel de la Russie à des tarifs bien inférieurs à ceux du marché international et a énormément profité des exportations de ce gaz vers le marché européen. Cependant, à partir de 2005, le Kremlin a augmenté le prix en accusant les entreprises ukrainiennes de voler du gaz ; deux autres conflits majeurs ont eu lieu en 2007-8 et en 2008-9, dont le dernier a laissé une grande partie de l’Europe centrale sans approvisionnement adéquat en gaz naturel pendant plusieurs jours en plein hiver.

Etant donné que la Russie et l’Ukraine ont convenu en octobre 2009 d’un nouvel accord gazier pour l’année à venir, de nouvelles querelles sont probables. La Russie est fortement tributaire des exportations de pétrole et de gaz naturel vers l’Europe, et la baisse des prix de l’énergie incitera Moscou à réclamer des paiements plus élevés de la part des pays de transit de gazoducs tels l’Ukraine et la Biélorussie.

Toute perturbation des approvisionnements de gaz ou une chute de la demande des exportations pétrochimiques et métallurgiques de l’Ukraine pourraient précipiter à nouveau le pays dans une grave récession. Il y a également le risque que l’Ukraine pourrait être ciblée pour connaître le même traitement de la part des marchés financiers mondiaux que la Grèce avec les coûts de l’emprunt forcés à la hausse par les paris des spéculateurs contre l’insolvabilité du pays.

Au cours des deux dernières années le capital étranger s’est retiré de l’Ukraine en raison de la vulnérabilité du pays à la crise économique mondiale qui a éclaté fin 2008. L’économie de l’Ukraine a rétréci de 15 pour cent en 2009 et la croissance économique est restée fragile cette année. Le pays a reçu un prêt de 16 milliards de dollars du Fonds monétaire international (FMI) pour stabiliser sa monnaie et étayer le secteur financier.

Les espoirs d’Ianoukovitch en vue d’un soutien politique et économique de l’UE ont été accueillis par une réponse froide de Bruxelles et des capitales nationales de l’Europe. L’UE s’efforce de maintenir l’unité de ses membres pour empêcher son écroulement et aucun dirigeant de l’UE n’a suggéré de délai pour l’adhésion ukrainienne.

Afin d’encourager une politique européenne plus active en Ukraine par rapport à la Russie, Ianoukovitch a déclaré récemment qu’il « aimerait obtenir la même réponse rapide de l’Union européenne que celle que j’ai reçue de la Russie. » Se plaignant de ce que l’UE traînait les pieds au sujet des visa et des accords commerciaux qui sont considérés comme les premiers pas vers une adhésion à l’UE, Ianoukovitch a dit à la BBC : « Aujourd’hui l’Ukraine est prête à s’associer à l’Europe, à condition que l’Europe soit prête à s’associer à l’Ukraine… Sont-ils prêts ou non ? »

L’Ukraine a une dette publique correspondant à 36 pour cent du produit intérieur brut (PIB) et un déficit budgétaire de 21 milliards de dollars ou 11 pour cent du PIB, en 2009 – un taux similaire à celui de la Grèce.

Le nouveau gouvernement affirme que ce déficit a été réduit de moitié grâce à une augmentation des rentrées d’impôts, une situation qui a été défiée par certains économistes qui croient que les recettes de l’Etat ont été surestimées.

Ianoukovitch a jusque-là rechigné à mettre en avant le genre de réductions des dépenses publiques annoncées par l’Irlande, la Grèce et l’Espagne. Toutefois, confronté aux mesures d’austérité exigées par les agences de notations internationales, les institutions financières et le FMI, Ianoukovitch a annoncé le 3 juin un plan de réformes promettant de réduire le déficit budgétaire d’environ 3 pour cent du PIB d’ici 2013-14.

Il y a eu des appels, à la fois de l’élite patronale de l’Ukraine et de commentateurs internationaux, de réduire radicalement les subventions de l’Ukraine aux particuliers, subventions réduisant les prix d’environ 30 pour cent par rapport au prix du marché. Dans son édition du 3 juin, le magazine Economist a qualifié la subvention du gaz de « lourd boulet pour le trésor public » en mettant en garde Ianoukovitch qu’il devait « appliquer des réformes qui pourraient le rendre impopulaire. »

Niall Gree

Mondialisation.ca,

Le 17 juin 2010

WSWS

Article original, WSWS, paru le 12 juin 2010.

Mondialisation.cahttp://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=19775


3-7 Rick Rozoff : Menace d’un nouveau conflit en Europe : Une Grande Albanie parrainée par l’Occident.

L’Europe peut être perchée au-dessus du précipice de son premier conflit armé depuis les 78 jours de bombardement de la guerre de l’OTAN contre la Yougoslavie en 1999 et l’invasion armée de la Macédoine qui a suivi lancée à partir du Kosovo occupé par l’OTAN deux ans plus tard.

Avec l’accession formelle, en avril, de l’Albanie à l’OTAN comme membre à part entière et la victoire de la réélection (au moins formellement) qui a suivi, du premier ministre de la nation Sali Berisha, le théâtre est prêt pour la réalisation du projet de nouveau retraçage des frontières de l’Europe du Sud-est à la recherche d’une grande Albanie.

Les étapes précédentes dans cette direction ont été la guerre menée par les États-Unis et l’OTAN contre la République Fédérale de Yougoslavie il y a dix ans pour le compte de l’ainsi dite Armée de Libération du Kosovo (AKL, en albanais UÇK) et de connivence avec elle, une violation criminelle du droit international qui s’est terminée par l’arrachage de la province serbe du Kosovo en même temps à la Serbie et à la Yougoslavie.

50 000 soldats de l’OTAN versés dans le Kosovo en juin 1999, accompagnés par les dirigeants et les combattants de l’ALK basés en Albanie, sous les auspices de la Résolution 1244 des Nations Unies qui, entre autres, condamnait les "actes terroristes commis par l’une ou l’autre partie "et" [réaffirmait] l’engagement de tous les états membres pour la souveraineté et l’intégrité territoriale de la République Fédérale de Yougoslavie et des autres états de la région, conformément à l’acte final d’Helsinki et à l’annexe 2".

Les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN n’avaient pas l’intention de respecter les dispositions de la résolution 1244 de l’ONU et ils ont montré leur mépris pour un document qu’eux-mêmes avaient signé en réarmant les combattants de l’ALK, qui pendant des années avaient attaqué, enlevé et assassiné des civils de toutes provenances ethniques et en transformant l’ancien groupe armé sécessionniste en Corps de Protection du Kosovo.

La Résolution 1244 de l’ONU ordonnait expressément que l’ALK et ses gangsters affiliés devaient être désarmés, alors les puissances de l’OTAN ont contourné cette exigence par un tour de passe-passe en fournissant à l’ALK de nouveaux uniformes, de nouvelles armes et un nouveau nom. Mais pas un nouveau commandant. Celui qui a été choisi pour ce rôle a été Agim Ceku, commandant de l’armée croate durant la brutale campagne Opération Tempête de 1995 "la plus grande offensive terrestre européenne depuis la seconde guerre mondiale" [1] - et chef d’état-major de l’ALK au cours de sa guerre commune avec l’OTAN contre la Yougoslavie quatre ans plus tard.

Encouragée par le soutien militaire de l’Occident dans la réalisation de son programme séparatiste, l’ALK a lâché ses groupes affiliés contre la Serbie du Sud et la Macédoine : l’Armée de Libération de Presevo, Medveda et Bujanovac dans le premier cas à partir de 1999 et l’Armée de Libération Nationale dans le second, qui a commencé les attaques à l’intérieur de la Macédoine à partir de sa base au Kosovo en 2001.

Seule la capitulation du gouvernement de la Serbie après octobre 2000 et un semblable fléchissement sous la pression - pression occidentale – du gouvernement de la Macédoine en 2001 ont satisfait les longues attentes des extrémistes armés pan-albanais dans les deux nations pour une éventuelle unification au-delà des différentes frontières nationales avec le soutien des États-Unis et de leurs alliés de l’OTAN.

La confirmation décisive du soutien occidental est arrivée en février 2008 avec la déclaration unilatérale d’indépendance des forces séparatistes du Kosovo. L’ancien chef de l’ALK et protégé de l’Amérique Hashim Thaci, alors premier ministre en titre, a proclamé la sécession d’avec la Serbie et la plupart des nations de l’OTAN se sont précipitées pour gratifier l’entité illégale d’une reconnaissance diplomatique.

Vingt mois après, plus des deux-tiers des pays du monde, y compris la Russie, la Chine et l’Inde, n’ont pas légitimé cette abomination par la reconnaissance, mais l’Occident est resté inébranlable dans son mépris pour le droit international et dans le soutien apporté aux extrémistes violents au Kosovo, qui ont des ambitions plus vastes pour l’ensemble de la région, ambitions encouragées par l’appui consistant des États-Unis et de l’OTAN et la conviction que l’Occident poursuivra ce soutien à l’avenir.

L’Albanie étant maintenant un état membre à part entière de l’OTAN et en tant que tel sous la protection de la clause d’assistance militaire mutuelle de l’article 5 de l’Alliance, les appels à une Grande Albanie au détriment du territoire de plusieurs autres pays européens sont devenus plus forts et plus acharnés.

En réponse à la campagne grandissante pour étendre le modèle du Kosovo au sud de la Serbie à la Macédoine, au Monténégro et même en Grèce (Épire), il y a deux mois le Ministre des Affaires étrangères russe Sergei Lavrov a admonesté les nations qui envisagent de reconnaître le statut d’état du Kosovo en leur conseillant de "réfléchir très attentivement avant de prendre cette décision très dangereuse qui aurait un résultat imprévisible et qui n’est pas bonne pour la stabilité de l’Europe. » [2]

Neuf jours plus tard le premier ministre albanais Berisha a déclaré sans détours que « le projet de l’unité nationale de tous les Albanais devrait être un phare directeur pour les politiciens en Albanie et au Kosovo. » Il a dit avec insistance que « l’Albanie et le Kosovo ne doivent en aucun cas se considérer mutuellement comme des états étrangers. » [3]

Un commentateur russe a répondu à cette déclaration en avertissant que "toute tentative de mise en œuvre de l’idée d’une Grande Albanie est similaire à la réouverture d’une boîte de Pandore. Cela pourrait déstabiliser la situation dans les Balkans et déclencher une guerre sur le continent, semblable à celle de la fin des années 1990." [4]

Parlant du " projet d’une soi-disant Grande Albanie qui embrasse tous les territoires des Balkans où vivent des Albanais ethniques, y compris le Kosovo, certaines régions de la Macédoine, le Monténégro et plusieurs autres pays ", l’analyste politique russe Pyotr Iskenderov a dit que « la déclaration de l’indépendance du Kosovo et la reconnaissance de cet acte illicite par les États-Unis et les principaux membres de l’Union Européenne ont stimulé la mise en œuvre de l’idée d’une soi-disant Grande Albanie. » [5]

Le reste de la Serbie est également affecté - la vallée de Presevo dans le sud de la nation où la Serbie proprement dite, le Kosovo et la Macédoine se rejoignent - et pareillement la Grèce si l’on doit croire un rapport de 2001. À l’époque Ali Ahmeti, fondateur et commandant de l’ALK, puis chef de l’Armée Nationale de Libération (ANL) qui avait commencé à lancer des attaques meurtrières contre la Macédoine depuis sa base dans la ville de Prizren au Kosovo, a été signalé comme ayant glorifié une Armée de Libération de Chameria dans la région d’Epire du Nord-Ouest de la Grèce, une armée équipée d’un arsenal d’armes impressionnant.

Le drapeau national introduit après février 2008 contient une esquisse du Kosovo avec six étoiles blanches au-dessus de lui. Alors qu’il n’a pas été reconnu pour des raisons évidentes, les étoiles sont supposées représenter les nations ayant des populations albanaises ethniques : le Kosovo, l’Albanie, la Serbie, la Macédoine, le Monténégro et la Grèce.

L’entraînement militaire et l’aptitude au combat des groupes séparatistes et irrédentistes pan-Albanais sont en train d’être augmentés à un niveau plus élevé que jamais auparavant par les principaux pays de l’OTAN. En mars la Force du Kosovo dirigée par l’OTAN (KFOR) a commencé à remanier le Corps de Protection du Kosovo, lui-même un avatar de l’Armée de Libération du Kosovo, en une armée nationale embryonnaire, la Force de Sécurité du Kosovt o, dont le chef d’état-major est le Lieutenant General [1] Sylejman Selimi venant en transition directe du poste de commandant du Corps de Protection du Kosovo. Un sympathique reportage d’information de décembre dernier a décrit plus précisément son nouveau poste comme Chef d’Etat-major de l’Armée de la République du Kosovo. [6]

La Force de Sécurité du Kosovo (FSK) comme le Corps de Protection du Kosovo avant elle est vantée dans les cercles occidentaux comme une prétendue force de police multiethnique ; elle n’est ni multiethnique, ni une force de police, mais une armée naissante, une armée que l’autoproclamé président du Kosovo, le président Fatmir Sejdiu en juin dernier a caractérisée comme étant "une force moderne qui se construit en conformité avec les standards de l’OTAN". [7]

Dans le même mois l’OTAN a annoncé que l’armée du Kosovo prototype serait prête en septembre et "que l’OTAN devrait augmenter ses capacités de contrôle au sein de la FSK afin d’assurer le meilleur renforcement des capacités de la FSK ". [8]

Un rapport antérieur du Kosovo a également démontré que les nouvelles forces armées de l’entité illégitime ne seraient rien d’autre qu’un accessoire militaire de l’OTAN : « La force de sécurité doit être entraînée par des officiers de l’armée britannique, les uniformes ont été fournis par les États-Unis et les véhicules ont été fournis par L’Allemagne.

« La Force de Sécurité du Kosovo doit être conforme aux standards de l’OTAN. » [9]

En février l’Italie a annoncé qu’elle ferait un don de 2 millions d’euros et l’ Allemagne qu’elle donnerait 200 véhicules militaires pour l’armée dans le processus. Le Commandant suprême allié de l’OTAN en Europe de l’époque, le général John Craddock, s’est rendu au Kosovo pour lancer la création de la Force de Sécurité du Kosovo et il a visité le Camp d’Entrainement National de la FSK à Vucitrn, voyage au cours duquel il a dit "Je suis satisfaits de l’état d’avancement à ce jour. À la fin de la première phase de recrutement nous avons quelque 4.900 candidats pour environ 300 postes dans la FSK dans cette première tranche de recrutement ". [10]

En mai de cette année, le Ministère de la Defense britannique a signé un accord avec la Force de Sécurité du Kosovo balbutiante pour "donner une formation aux membres de la FSK en différents domaines conformément aux standards de l’OTAN."

L’Ambassadeur britannique au Kosovo Andrew Sparks a été cité comme disant "Nous espérons qu’après la signature de cet accord et l’expansion de notre coopération, le Kosovo parviendra à devenir un membre de l’OTAN." [11]

Comme les soldats d’Albanie auxquels l’OTAN a apporté une expérience des zones de combat en Irak et en Afghanistan, la nouvelle armée du Kosovo sera, comme les forces armées des autres nouvelles nations de l’OTAN, utilisée pour les guerres à l’étranger. Un exemple récent, en août le chef du Quartier Général de la Macédoine, le General Lieutenant Colonel Miroslav Stojanovski, "a souligné que plus d’ un quart de la composition des unités du service combattant de l’AMR (Forces Armées Macédoniennes), soit 1.746 soldats ont participé aux missions de paix," ce qui signifie les déploiements de l’OTAN. [12] Cependant plus de soldats macédoniens ont été tués en 2001 par l’Armée de Libération Nationale avatar de l’ALK qu’il y en a de morts à ce jour en Afghanistan et en Irak.

Un rapport d’information de mai dernier a apporté davantage de détails sur l’envergure initiale et l’objectif à long terme de la nouvelle armée du Kosovo : "Selon la Constitution de la République du Kosovo, la FSK est censée avoir 3 000 soldats actifs et 2 000 réservistes. Ils sont organisés conformément aux standards de l’OTAN. Il y a également la possibilité de leur déploiement à l’étranger, garantie de la situation mondiale dans l’avenir." [13]

Lorsque le nouveau Secrétaire général de l’OTAN Anders Fogh Rasmussen a rendu sa première visite en tant que tel au Kosovo en août pour rencontrer le Commandant de la KFOR Giuseppe Emilio Gai, le Président du Kosovo Fatmir Sejdiu, le premier ministre Hashim Thaci et le Ministre des Forces de Sécurité du Kosovo Fehmi Mujota, "le Président du Kosovo Fatmir Sejdiu a déclaré qu’il espère que l’état participera aux opérations de maintien de la paix de l’OTAN à l’étranger. » [14] L’Afghanistan est le premier déploiement apparent.

Six ans plus tôt Agim Ceku avait offert les troupes du Corps de Protection du Kosovo aux États-Unis en vue de la guerre et de l’occupation en Irak comme contrepartie du maintien des troupes de l’OTAN au Kosovo.

L’OTAN a déployé des soldats venant de nations comme la Géorgie, l’Azerbaïdjan, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne et la Finlande en Afghanistan pour la formation dans le cadre des conditions de combat dans la réalité, pour les utiliser plus près de chez eux une fois revenus comme l’ont reconnu ouvertement des officiers des armées des nations ci-dessus nommées. Plusieurs milliers de soldats d’Albanie et du Kosovo endurcis par les opérations dans la zone de guerre afghane seront de formidables forces combattantes pour de futurs conflits dans les Balkans.

La distinction entre les forces armées de l’Albanie et du Kosovo, devient en grande partie académique. En août le premier ministre albanais Berisha a publié un déclaration sans équivoque selon laquelle "l’idée d’unité nationale est fondée sur les principes et les idéaux européens.... De ce fait le Premier ministre du Kosovo Hashim Thaci, et moi-même travaillerons en vue de la suppression de tous les obstacles qui empêchent les Albanais de de sentir unis quel que soit l’endroit où ils vivent," ajoutant que " il ne doit pas y avoir d’administration des douanes et l’Albanie et le Kosovo ne devraient pas se considérer mutuellement comme des pays étrangers...." [15]

L’Albanie est maintenant un membre complet de l’OTAN et comme l’Alliance elle-même pourrait être appelée à réagir si les autorités du Kosovo provoquaient une confrontation avec des voisins comme la Serbie, et la Macédoine et l’Albanie insistent pour affirmer qu’elles et le Kosovo ne sont pas des "pays étrangers." Si l’Albanie intervient au nom de sa « nation frère » dans un conflit militaire avec un adversaire non-Alliance, l’OTAN deviendra impliquée ipso facto.

En septembre, les ministères des affaires étrangères de la Russie et de la Roumanie ont exprimé leurs graves préoccupations concernant l’évolution dans et se rapportant au Kosovo. La Roumanie est un des trois seuls pays membres de l’OTAN qui n’ont pas reconnu l’indépendance du Kosovo, les deux autres étant l’Espagne et la Slovaquie. Toutes ces trois nations craignent que le précédent du Kosovo puisse contribuer à l’éclatement par la force de leurs propres pays.

Le porte-parole du ministère russe des affaires étrangères, Andrei Nesterenko, a déclaré qu’un " conflit potentiel considérable " persistait au Kosovo et qu’il attendait des représentants de la communauté internationale qu’ils agissent avec impartialité pour empêcher de "nouvelles provocations anti-serbes".

Il a ajouté que "les événements dans la province montrent qu’un conflit potentiel considérable " demeure et que les plus récent affrontements inter-ethnies ont été un résultat du désir des Albanais du Kosovo pour compresser à tout prix le territoire serbe ethnique" et que "dans l’ensemble, le problème du Kosovo reste un des plus sérieux problèmes posés à la sécurité de la région. » [16]

Nullement découragée, l’OTAN a annoncé le 16 septembre sur son site web de la KFOR que « la Force de Sécurité du Kosovo (FSK) a acquis la capacité opérationnelle initiale (COI).

« La décision a été rendue après l’exercice Lion Agile, qui était le point d’aboutissement d’un peu plus de sept mois de dur labeur de la KFOR et de la FSK pour recruter, former et équiper la force.

« Le prochain objectif de la FSK est de parvenir à la pleine capacité opérationnelle. La KFOR va encadrer et soutenir ce processus qui devrait prendre 2 à 5 ans. » [17]

Le jour précédent le nouvel ambassadeur U.S. au Kosovo, Christopher Dell, avait signé le premier accord interétat des États-Unis avec l’entité dissidente, démontrant "l’engagement de l’Amérique pour un Kosovo indépendant," avec Fatmir Sejdiu et Hashim Thaci. Le président putatif Sejdiu a déclaré à l’occasion : "Cet accord élève cela au niveau de la coopération d’état entre les États-Unis et le Kosovo, pas seulement par le biais des divers organismes des USA et du Kosovo, comme ce fut le cas jusqu’à maintenant. » [18]

Ce que l’extension du "Kosovo indépendant" laisse présager a été indiqué fin septembre lorsque les policiers serbes ont découvert une importante cache d’armes dans la Vallée de Presevo près des frontières Serbie-Macédoine-Kosovo qui comportait " des mitrailleuses, des bombes, des lance-fusées, 16 grenades à main et plus de 20 mines, ainsi qu’un grand contingent de munitions"[19] et plus tard au début du mois d’octobre lorsque la police des frontières macédonienne a été "attaquée avec des armes automatiques alors qu’elle menait une patrouille de routine le long de la frontière du Kosovo...." [20].

Ce qui peut également être en magasin a été révélé tardivement le mois dernier lorsque l’Allemagne a déporté les premiers des 12. 000 Roms (gitans) qu’elle renvoie de force au Kosovo. Vers l’exclusion, la persécution, les attentats et la mort. Les Roms qui restent sont en train de mourir dans les abris où la mission intérimaire d’administration des Nations Unies au Kosovo (MINUK) les abandonne après la prise de la province par l’OTAN et l’ALK en juin 1999. é « Les camps, près d’un complexe fermé de mine et de fonderie qui comprend un monceau de scories de 100 millions de tonnes de matières toxiques, ont été envisagés comme une mesure temporaire après qu’un quartier qui avait été un foyer pour 9 000 tsiganes a été détruit par les Albanais ethniques alors que les forces de sécurité serbes avaient quitté la zone dans les derniers jours du conflit du Kosovo en juin 1999. » [21]

Quelques semaines avant la Russie avait averti qu’elle envisageait "l’arrêt de la mission de l’OSCE [Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe] au Kosovo instituée pour protéger les droits des communautés ethniques inacceptables."

L’ambassadeur de Russie à l’OSCE, Anvar Azimov, a déclaré « De telles mesures, sanctionnées par personne, sont unilatérales et ont une incidence sur l’activité globale sous le mandat de cette mission ». [22]

Le 5 septembre une source de nouvelles serbe a signalé que plus de 200 000 réfugiés du Kosovo ont été enregistrés en Serbie, comprenant des Serbes ethniques, des Roms, des Gorans et autres non-Albanais. Ce nombre excluait ceux qui n’étaient pas inscrits, ceux qui avaient fui vers d’autres pays comme la Macédoine et ceux chassés de leurs foyers mais restés au Kosovo.

Au cours des dix dernières années des centaines de milliers de résidents du Kosovo, y compris Albanais ethniques, ont été assassinés et chassés de la province. Des organisations de Roms ont estimé que le nombre des Roms, des Ashkalis et des Egyptiens ainsi touchés se comptent avec six chiffres. Des Serbes, des Gorans, des Turcs, des Bosniaques, des Monténégrins et autres victimes de la terreur raciale et de l’extermination au Kosovo se comptent également en centaines de milliers.

Les médias occidentaux ont affirmé régulièrement depuis dix ans maintenant que le Kosovo était à 90 pour cent albanais ethnique. Il pourrait bien en être ainsi maintenant après de telles expulsions à grande échelle, mais les chiffres ci-dessus réfutent que c’était auparavant le cas dans une province de pas plus de deux millions d’habitants.

Après la première déclaration du Premier ministre albanais que son pays et le peuple du Kosovo et les siens sont un, le Ministre des affaires étrangères russe Sergei Lavrov a publié une condamnation de cette déclaration et par forte implication de l’Ouest : « Nous sommes très préoccupés par la déclaration du Premier ministre albanais.

« Nous sommes convaincus qu’il devrait y avoir des réactions appropriées à la déclaration - tout d’abord, de l’UE et également de l’OTAN. Nous n’avons pas encore eu ces réactions. Nous espérons que, malgré le fait qu’aucune des déclarations publiques ne sont venues des capitales européennes, les négociations avec les autorités albanaises sont en route ». [23]

"Moscou est préoccupée par les déclarations de Tirana sur « l’indispensable unification de tous les Albanais » "[24]

À moins que les commentaires de Lavrov n’aient été que strictement rhétoriques, il lui faudra attendre longtemps avant que les responsables des USA, de l’OTAN et de l’Union européenne ne fassent quelques déclarations, beaucoup moins critiques, sur les demandes de Berisha et de ses homologues du Kosovo et de Macédoine pour une grande Albanie unifié (ou un Grand Kosovo). Les nations de l’OTAN ont armé, entraîné et doté d’ un soutien logistique l’Armée de Libération du Kosovo dans sa guerre contre les forces de sécurité serbes et yougoslaves à la fin des années 1990 ; ils entrèrent en marchant côte à côte avec l’ALK dans le Kosovo et l’ont institutionnalisée comme Corps de Protection du Kosovo la même année ; ils ont tiré son Armée de Libération Nationale d’une cuisante défaite de la part de l’Armée Macédonienne en 2001 ; Ils l’ont recréée à nouveau cette année en tant que noyau d’une future armée nationale du Kosovo, la Force de Sécurité du Kosovo ; et ils ont reconnu la déclaration unilatérale de l’indépendance d’un Kosovo dirigé par l’ ex chef de l’ALK Hashim Thaci l’an dernier.

Il n’y a aucune raison de croire que Washington et Bruxelles abandonneront maintenant leurs clients et leur projet de subversion et de mutilation de quatre pays voisins pour créer un super-état étendu Albanie-Kosovo ethniquement purifié, en proie au crime, alors que ce dernier approche de sa réalisation.

Le 6 octobre Berisha a été à Pristina, la capitale du Kosovo, "pour signer un certain nombre d’accords. Selon [Berisha], son gouvernement travaillera mener à bien les projets d’infrastructure qui prévoient une unification des systèmes économiques de l’Albanie et du Kosovo, la création de voies de communications pour expédier des marchandises et pourvoir à la migration économique de la population. [25]

Un compte-rendu de nouvelles italien de la visite a signalé que "l’Albanie a également cédé au Kosovo le port adriatique de Shendjin (Shengjin), donnant ainsi à l’état nouvellement indépendant une issue vers la mer." [26]

Selon les propres termes de Berisha, "le port de Shengjin est maintenant l’issue à la mer du Kosovo ".[27] Accès à l’Adriatique que la Serbie n’a plus depuis l’éclatement de l’Union de la Serbie et du Monténégro il y a trois ans.

Son homologue, l’ancien chef de bande Hashim Thaci, s’est fait l’écho de la déclaration précédente de son invité en disant "Les Albanais vivent dans de nombreux pays, mais nous sommes une seule nation. Les pays de la région ont deux pays amis au Kosovo et en Albanie, pays partenaires, pour la coopération, la paix et stabilité, pour l’investissement dans la région et pour l’intégration européenne." [28]

Le premier ministre albanais a été cité sur le site web du président du Kosovo le 7 octobre promettant que "l’Albanie aidera le Kosovo de toutes les manières possibles. L’Albanie est résolue à renouveler, de la manière la plus rapide possible, tous ses liens infrastructurels avec le Kosovo. Dans les quatre prochaines années, la construction de l’autoroute Qafe Morine–Shkoder sera terminée et cela donnera au Kosovo occidental un accès rapide à la mer. L’année prochaine, mon gouvernement mettra en œuvre une étude de faisabilité et élaborera le projet d’un chemin de fer Albanie-Kosovo. De nombreuses autres lignes infrastructurelles sont et seront construites. [29]

Berisha a également rencontré le commandant de la Force du Kosovo de l’OTAN (KFOR), le Lieutenant général allemand Markus Bentler et il a dit "Les troupes albanaises pourraient faire partie de la KFOR" avant de déposer une couronne sur la tombe d’ Adem Jashari, le premier commandant de l’ALK. [30]

Le jour précédent de la réunion Berisha-Thaci à Pristina, l’accommodant gouvernement serbe du Président Boris Tadic et du Ministre des affaires étrangères Vuk Jeremic se sont avérés d’accord sur les raisons pour lesquelles les intentions de l’OTAN et les intentions pan-albanaises dans la région ont rencontré peu d’opposition. Jeremic, tout en déclarant pour la forme que sa nation n’adhérerait pas à l’OTAN dans l’avenir immédiat (bien qu’elle ait rejoint le programme transitoire de Partenariat pour la Paix), a déclaré « Nous poursuivons une étroite coopération parce que l’OTAN est le facteur le plus important pour assurer la sécurité dans le monde. »

Un site d’actualités russe informant de cette affirmation a rappelé à ses lecteurs que " en 1999 les forces aériennes de l’OTAN ont bombardé Belgrade et d’autres villes serbes en soutenant les séparatistes albanais du Kosovo. Puis plus de 3 000 Serbes sont morts et des dizaines de milliers de personnes ont été blessées. L’OTAN a également fait la promotion de la séparation du Kosovo de la Serbie...." [31]

A la fin du mois dernier l’amiral américain James Stavridis, chef du Commandement Européen des USA et Commandant Suprême Allié en Europe de l’OTAN, ont assisté à une réunion de Charte de l’Adriatique que Washington a signé avec l’Albanie, la Macédoine, la Croatie, la Bosnie et le Monténégro en 2003 pour les préparer eux et en réalité l’ensemble des Balkans à l’adhésion à l’OTAN. Stavridis est ensuite parti pour la Croatie pour superviser les manœuvres de guerre multinationales Jackal Stone 09 dont l’objectif était "d’améliorer avec succès la capacité des participants à mener des opérations de contre-insurrection."le

Co-organisé par le Commandement des Opérations Spéciales Europe des États-Unis , le commandant de ce dernier, le Major General Frank Kisner a vanté le succès de l’exercice : « Cette planification ininterrompue a réuni les représentants de 10 Nations et leur a permis d’exécuter efficacement une multitude de tâches dans les airs, sur terre et sur mer. [32]

Jackal Stone 09 a été le premier exercice militaire mené en Croatie depuis son entrée dans l’OTAN au début de cette année. Des responsables des États-Unis et l’OTAN ont à maintes reprises affirmé qu’après la Croatie et Albanie, la Macédoine, la Bosnie et le Monténégro allaient les premiers devenir membres à part entière et que la Serbie et le Kosovo viendraient ensuite.

Le 2 octobre la Bosnie a présenté au Secrétaire général de l’OTAN Anders Fogh Rasmussen une demande formelle d’un plan d’action pour l’adhésion, à l’OTAN une demande de facto d’adhésion à part entière. Rasmussen a déclaré, « je crois que cette demande est la meilleure route pour une stabilité durable dans la région euro-atlantique. C’est ma vision pour que tous les pays des Balkans occidentaux soient intégrés dans l’OTAN. » [33]

L’OTAN a utilisé plusieurs prétextes pour une intervention militaire dans les Balkans au cours des quinze dernières années, bon nombre de ces prétextes étant contradictoires comme avec le Kosovo contre la République serbe de Bosnie et avec le Kosovo dans son ensemble contre le Nord Kosovska Mitrovica. Son intention, cependant, n’a pas varié et elle persiste : pour absorber chaque nation et pseudo-nation de la région dans ses rangs et recruter parmi ses nouveaux membres et partenaires pour des guerres plus lointaines.

Le séparatisme armé a été l’outil utilisé pour commencer l’éclatement de la République fédérale socialiste de Yougoslavie en 1992, un processus qui a maintenant fragmenté cette nation en ses six républiques fédérales constitutives et dans le cas du Kosovo arraché une province à une ancienne république.

Mais la refonte des frontières nationales, avec les perturbations et la violence qu’elle implique inévitablement, n’est pas terminée.

Le Kosovo est indiscutablement une boîte de Pandore au fond de laquelle l’espoir n’attend pas nécessairement. Il reste une étincelle potentielle, capable d augmenter le danger, comme on l’a vu précédemment, pour "déstabiliser la situation dans les Balkans et déclencher une guerre sur le continent, similaire à celle de la fin des années 1990."

Notes

1) Wikipedia

2) Black Sea Press, August 6, 2009

3) Voice of Russia, August 20, 2009

4) Ibid

5) Ibid

6) New Kosova Report, December 20, 2009

7) Kosovo Times, June 9, 2009

8) Kosovo Times, June 8, 2009

9) Kosovo Times, May 27, 2009

10) NATO, Supreme Headquarters Allied Powers Europe, February 18, 2009

11) Southeast European Times, May 21, 2009

12) Makfax, August 17, 2009

13) New Kosova Report, May 20, 2009

14) Focus News Agency, August 13, 2009

15) Sofia News Agency. August 16, 2009

16) Tanjug News Agency, September 4, 2009

17) NATO, Kosovo Force, September 16, 2009

18) Beta News Agency, September 15, 2009

19) Tanjug News Agency, September 23, 2009

20) Makfax, October 2, 2009

21) Washington Times, May 3, 2009

22) FoNet, September 11, 2009

23) Russia Today, October 5, 2009

24) Voice of Russia, October 6, 2009

25) Ibid

26) ADN Kronos International, October 6, 2009

27) B92, October 6, 2009

28) B92, Beta News Agency, Tanjug News Agency, October 6, 2009

29) President of the Republic of Kosovo, October 7, 2009

30) Beta News Agency, October 7, 2009

31) Voice of Russia, October 5, 2009

32) United States European Command, September 28, 2009

33) NATO, October 2, 2009

Rick Rozoff est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.

Notes

[1] général de corps d’armée

Rick Rozoff

12 octobre 2009,

Traduction : André Compte pour Mondialisation.ca

Comité Valmy

source : www.mondialisation.ca



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

10/07/2010

n°136 - Dossiers Analyse, Géopolitique et stratégie du Liban - 08-07 : Début : - "Nous ne nous sommes pas retirés du Liban, nous l'avons fui".

n°136 -  Dossiers  Analyse, Géopolitique et stratégie du Liban - 08-07 : Début : - "Nous ne nous sommes pas retirés du Liban, nous l'avons fui".


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Dossiers  Analyse, Géopolitique et stratégie du Liban  

n°136 du 08-07

C.De Broeder & M.Lemaire

 



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

Tiré à part :

La France maltraite ce qu’elle estime être des proches du Hezbollah ?! 

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 La situation au Liban : De l’escalade israélienne aux élections municipales.

1-2 C’est en mai 2000 qu’Israël a retiré ses troupes du sud du Liban, après deux décennies d’occupation.

1 Dix ans plus tard, Israël n'a toujours pas réglé ses comptes avec le Liban.

2 Leila Mazboudi : L’histoire du plus humiliant retrait d’Israël du Liban (1/2).

2 Nicolas Falez : Les tensions persistent.

3 Mohammed Larbi : Menace d’agression Israélienne.

1-4 Soupçons autour de la Finul : fortes réactions du Chef de l’état et du Hezbollah.

1-5 Nasrallah aux Israéliens: mise en garde : Si vous bloquez notre côte, tous vos navires seront frappés.

1-6 Les droits civils palestiniens : Hariri tente une synthèse des positions.

1-1 Julien Salingue : Flottille de Gaza : un carnage made in Israël.

1-2 Noam CHOMSKY : La véritable menace à bord de la Flottille de la Liberté.

1-3 Hariri et le Hezbollah condamnent le raid israélien sur la flottille.

1-4 Flottille pour Gaza : un représentant de l'ONU rencontre le ministre libanais de la défense.

: Suite 

1-5 Liberté pour la Palestine… Liberté pour Gaza. 

1-6 Général Aoun « Il doit y avoir des moyens de dissuasion, avec un ultimatum pour Israël pour adopter une solution. »

Fin

2 Annexe - Spécial Flotille

2-1 Julien Salingue : Flottille de Gaza : un carnage made in Israël.

2-2 Noam CHOMSKY : La véritable menace à bord de la Flottille de la Liberté.

2-3 Hariri et le Hezbollah condamnent le raid israélien sur la flottille.

2-4 Flottille pour Gaza : un représentant de l'ONU rencontre le ministre libanais de la défense.

2-5 Liberté pour la Palestine… Liberté pour Gaza. 

2-6 Général Aoun « Il doit y avoir des moyens de dissuasion, avec un ultimatum pour Israël pour adopter une solution. »

2-7 Forcer les frontières d'Israël.

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

3-1 "Nous ne nous sommes pas retirés du Liban, nous l'avons fui".

3-2 G.Houbballah   : "Israël" craint la « guerre touristique » du Hezbollah !

3-3  Michel Chossudovsky, Matthew Rothschild : Les Etats-Unis ont confisqué les biens d’opposants à leur politique en Irak et au Liban. 

3-4 Hariri conclut sa visite en Tunisie : Israël est agacé par la stabilité au Liban.

3-5 Question au Général Aoun : élections municipales.



Tiré à part :

La France maltraite ce qu’elle estime être des proches du Hezbollah ?! 

 « Le Hezbollah n’est pas inscrit sur la liste des organisations terroristes en Europe » : une belle phrase politique, mais qui apparemment n’empêche pas les autorités françaises de maltraiter les chiites  libanais qui résident en France  sous prétexte qu’ils seraient proches du Hezbollah !
En effet c’est le quotidien libanais as-Safir, qui a dévoilé cette sordide affaire, en citant divers témoignages de chiites résidant en France d’origine libanaise victimes d’abus administratifs.
Ainsi le cas de cet ingénieur qui s’est vu refusé l’octroi de la nationalité française pour avoir organisé une cérémonie à l’occasion d’Achoura dans le sanctuaire d’Evry, dans la banlieue parisienne.

Dans sa lettre de rejet de demande de la nationalité française, le ministère de l’immigration et de l’identité nationale écrit : «vous êtes proches de l’Association libanaise chiite Ghadir» et «cette association est liée à la branche armée du Hezbollah », et « vous avez  reconnu lors d'un interrogatoire avec les services de sécurité que vous organisez à son siège  des cérémonies religieuses pour  la communauté chiite », mais encore..
Ce qui est étonnant dans ce cas, c’est que le Libanais chiite en question, qui a requis l’anonymat, avait 5 ans à l'époque où des attaques ont eu lieu contre des intérêts occidentaux dans les années quatre-vingt au Liban, ce qui contredit totalement les allégations du ministère de l’immigration et de l’identité nationale qui dit : «compte tenu des relations de l’association  avec des actes violents dirigés contre les intérêts occidental, il nous semble  inapproprié pour nous de vous octroyer la nationalité ».

Or, si le cas de ce libanais se réduit à une lettre administrative de rejet, ce n’est pas le cas des autres témoignages, qui concernent des ressortissants français d’origine libanaise,  pour qui la maltraitance a dépassé le cadre de la note ! 
Ainsi, poursuit le quotidien as-Safir, l'abus des procédures administratives peut prendre la forme d’une campagne de répression des inspecteurs de l'intérêt de la protection des consommateurs et de la santé à des restaurants appartenant à des français chiites d’origine libanaise, dont la situation financière en France s’est détériorée, surtout après l’adoption de la résolution  1559,  une campagne visant à intimider ses propriétaires en les menaçant de les sanctionner en leur imputant de fausses violations administratives, ou encore de menacer les commerçants français chiites de la visite sans préavis des inspecteurs des impôts, ou tout simplement de les accuser de financer le Hezbollah ! (sic)
Autre forme d’abus administratifs, le contrôle des passeports français dans les aéroports : «Depuis vingt-cinq ans, je porte la nationalité française, il ya deux ans, mes sacs sont fouillés et ma famille et mes petits doivent attendre des heures avant qu'ils ne me permettent de poursuivre mon chemin sans donner d'explication », affirme M.X, une autre victime des autorités françaises.
As-Safir cite aussi l’exemple d’un français chiite d’origine libanaise, à qui on a refusé la permission d’acheter  un terrain  pour construire une maison : des policiers en civil avaient conseillé de ne pas lui donner un permis de construire à cause des ses soi-disant liens  avec le Hezbollah.
Mais les abus ne se limitent pas aux adultes, ainsi une fillette de 5 ans a dû attendre 7 mois avant qu’on lui délivre son passeport, son père explique au quotidien que les autorités française lui ont expliqué qu’ils voulaient s’assurer qu’elle n’avait pas de lien avec le Hezbollah, alors qu’une telle procédure ne requiert que 7 jours !!
Des pressions sont exercés aussi sur des députés français, des maires, des membres de l’Association Ghadir : «le maire m’a informé qu’il ne pouvait plus soutenir notre  association, car les services de sécurité lui ont conseillé de ne plus communiquer avec moi et qu'ils surveillent les communications entre nous, par conséquent, il est préférable de communiquer à travers un tiers et éviter le téléphone, le portable ou internet, a indiqué un témoin !
Selon le  quotidien as-safir, ces abus ont augmenté depuis que des changements majeurs ont eu lieu au sein des services de sécurité française, surtout avec l’union des trois organes sécuritaires de la fonction publique, interne et externe, en un seul organe qui fonctionne sous le commandement du conseil national de sécurité, et qui est directement lié à l’Elysée.
Et la question que pose l’un des témoins : «Nous voulons savoir  ce qui se passe. Est-ce que ce harcèlement  est simplement provisoire émanant de cas individuels, ou au contraire s’agit-il  d’une décision politique aux conséquences imprévisibles ? »
08 juin 2010
SOURCE : WWW.ALMANAR.COM.LB



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information..

1-1 La situation au Liban : De l’escalade israélienne aux élections municipales.

1-La situation intérieure libanaise est caractérisée, depuis le début de mai, par une tension croissante due à l’escalade politique israélienne qui a débuté avec le premier jour des élections municipales et qui s’est concrétisée par des actions subversives presque quotidiennes : violation des airs, incursion terrestres, enlèvement de bergers… A cela s’ajoute la découverte de nouveaux nids d’espions, surtout dans les postes-clés des sociétés du « téléphone cellulaire ».

Le but du retour aux tambours de guerre vise la réalisation de plusieurs objectifs tant militaires qu’économiques :

Le premier consiste à faire, à nouveau, pression sur le gouvernement libanais afin de le pousser à appliquer les clauses des résolutions 1559 et 1701 en ce qui concerne les armes de la Résistance, dont la campagne faite à propos des « nouveaux missiles » envoyés soi-disant par l’Iran et la Syrie.

Le second vise à faire pression sur ce même gouvernement dans le but de lui faire intégrer la table des n♪0gociations bilatérales, tant directes qu’indirectes.

Le troisième est lié à l’arrêt de toute poursuite contre les nids d’espions découverts (et peut- être à prémunir d’autres) à l’intérieur des territoires libanais.

Le quatrième est lié au pétrole et au gaz découverts dans les eaux territoriales libanaises. Israël a signé des contrats pour l’extraction du pétrole sans tenir compte du droit du Liban, volant ainsi, après l’eau, une autre source d’énergie.

2-Au lieu de raffermir ses positions vis-à-vis des menaces et des violations israéliennes, l’alliance de la bourgeoisie et du féodalisme politique au pouvoir a profité d’un tel état de fait pour faire pression afin de former des listes communes, confessionnelles, aux élections municipales et, ce, dans le but d’empêcher, comme ce fut le cas durant les dernières élections législatives, les forces démocratiques de percer le ciment des confessions.

Cependant, la position du PCL contre le retrait du gouvernement sur le plan des réformes promises dans la loi électorale,  l’appel qu’il a lancé pour des alliances entre les forces de gauche et l’action des organisations communistes dans les villes et les villages afin de former des listes composées de personnalités compétentes et honnêtes en même temps ont pu réaliser des succès notoires dans plusieurs grandes villes et dans toutes les régions. L’alliance des forces de gauche et de la démocratie ont pu enregistrer des pourcentages de 25 à 33%, malgré les menaces, l’abus de pouvoir et le rôle de l’argent ; ce qui constitue une revanche certaine sur ce qui s’était passé durant les élections législatives et un nouveau point de départ pour la campagne visant à réformer le système électoral, à commencer par l’imposition du vote à 18 ans et du quota féminin…

Beyrouth, le 22 juin 2010

(Traduit le 1er juillet 2010)

Le Comité des relations internationales du Parti Communiste Libanais



1-2 C’est en mai 2000 qu’Israël a retiré ses troupes du sud du Liban, après deux décennies d’occupation.

1 Dix ans plus tard, Israël n'a toujours pas réglé ses comptes avec le Liban.

En Israël, on continue de penser que la décision du retrait était la bonne en dépit du conflit de 2006, mais la manière dont le retrait a été mené a affecté l'image de supériorité militaire d'Israël./ AFP

Dix ans après le retrait de ses troupes du Liban, une décision unilatérale qui a coûté cher à son image en termes de supériorité militaire, Israël n'a toujours pas réglé ses comptes avec le Hezbollah, indique Hazel Ward dans une dépêche AFP datée de Jérusalem. Depuis le 24 mai 2000, date à laquelle l'armée israélienne a quitté le sud du Liban après 22 ans d'occupation, une guerre dévastatrice a d'ailleurs opposé Israël et le Hezbollah libanais, qui dispose d'un important arsenal militaire, pendant l'été 2006.

Et la tension à la frontière reste élevée: Israël a récemment accusé le Hezbollah d'accumuler les armes, y compris des missiles Scud, en vue d'un nouveau conflit.

Le retrait du Liban était censé mettre fin à ce que beaucoup dans l'État hébreu considéraient comme le Vietnam d'Israël, les Israéliens espérant que le "Parti de Dieu" se tournerait alors vers les affaires politiques libanaises.

En Israël, on continue de penser que cette décision était la bonne en dépit du conflit de 2006, mais la manière dont le retrait a été mené a affecté l'image de supériorité militaire d'Israël.

"L'image que le retrait a donnée, celle d'Israël forcé de se retirer sous la pression, a eu des conséquences presque immédiates. Quel qu'ait été le pouvoir de dissuasion d'Israël à l'époque, il a été perdu et a dû être rétabli à un coût considérable", a écrit l'ex-ministre israélien de la Défense Moshe Arens dans le quotidien Haaretz cette semaine.

La victoire morale du Hezbollah "contraignant" la machine militaire israélienne à partir a préparé le terrain à la seconde Intifada (soulèvement) palestinienne quelques mois plus tard.

Le retrait a "conduit à une dégradation considérable du pouvoir de dissuasion d'Israël et contribué aux événements qui ont eu lieu depuis, l'Intifada et la guerre de 2006", affirme Jonathan Spyer, chercheur au Centre pour la recherche globale en questions internationales à Herzliya. "Israël a payé cher", estime-t-il.

Pendant plusieurs années, une illusion de calme a régné le long de la frontière israélo-libanaise jusqu'à l'enlèvement en juillet 2006 de deux soldats israéliens par le Hezbollah, qui a déclenché la guerre.

Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah "a admis que s'il avait imaginé l'ampleur de la réponse israélienne, il ne se serait pas impliqué, ce qui signifie que nous n'avions pas de pouvoir de dissuasion", analyse M. Spyer.

Le processus s'est répété avec la bande de Gaza, dont Israël s'est retiré en 2005 avant de faire l'objet de tirs de roquette presque quotidiens de la part des groupes armés palestiniens. L'État hébreu a lancé alors une brève mais violente opération punitive contre l'enclave palestinienne pour, principalement, rétablir son pouvoir de dissuasion.

Selon l'État hébreu, le Hezbollah possède aujourd'hui plus de 40 000 roquettes dont certaines d'une portée supérieure à 300 km, capables donc d'atteindre les grandes villes d'Israël.

Mais les experts israéliens ne sont toutefois pas convaincus que cela soit synonyme de guerre prochaine.

"En ce moment, nous avons un pouvoir de dissuasion réciproque stable à la frontière septentrionale. Le Hezbollah est dissuadé par Israël mais Israël est aussi dissuadé par le Hezbollah", souligne Shlomo Brom, chercheur associé à l'Institut des études sur la sécurité nationale. "Tout le monde comprend que le prochain round de violence sera bien pire. Personne n'en a envie", relève-t-il.

Oussama Safa, qui dirige le Centre libanais pour les études politiques, juge que la guerre de 2006 a établi un nouvel "équilibre de la terreur" dans la région. "Aujourd'hui, la nouvelle équation est: on peut tous se lancer dans une nouvelle guerre mais ce sera très difficile d'y mettre fin", explique-t-il.

23/05/2010

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/658189/Dix_ans_plus_tard%2C_Israel_na_toujours_pas_regle_ses_comptes_avec_le_Liban.html 


2 Leila Mazboudi : L’histoire du plus humiliant retrait d’Israël du Liban (1/2).

Sa décision avait été prise par Ehud Barak en 1999. Il avait cette année même remporté les élections, grâce à sa promesse électorale centrée sur le redéploiement de Tsahal en dehors du Liban. Signe que le public israélien voulait en finir.  
Cela faisait depuis 1982 que Tsahal avait envahi le Liban, puis s’était confiné en 1984 dans  son sud baptisé « Barrière de sécurité ».  Avec comme  assistant la milice collaboratrice, l’Armée du Liban sud ( ALS) dirigée par un général dissident de l’armée libanaise qui s’appelait Saad Haddad, succédé après sa mort par un autre général, Antoine Lahad.
Cette année-là, le Liban-sud était désormais banni par les médias israéliens qui ne cessaient de crier aux « sables mouvants » libanais. Les appels lancés par le mouvement des quatre mères (créé en 1997)  en faveur d’un retrait  récoltaient un soutien grandissant de la part du public  israélien : 25 mille d’entre eux avaient signé une pétition exigeant ce retrait.   
Il faut dire que le nombre des opérations de la résistance islamique avait cette année là atteint un record : 1530, (positions militaires prises sans cesse d’assaut, si ce n’est détruites,  attentats contre les militaires israéliens et libanais lahdéens (ALS), opérations d’enlèvement, pilonnage constant). Quelques 16 soldats israéliens et 21 lahdéens ont péri, et des dizaines des deux côtés ont été blessés. Quatre militaires de l’ALS furent également faits prisonniers.
Mais les Israéliens furent particulièrement accablés par la mort du commandant de l’Unité de liaison avec les forces israéliennes au Sud-Liban, Erez Guerstein . En tête d’un convoi super équipé, il a été tué par une bombe plantée en bord de route.
Procédé qui s’avérait être le plus meurtrier pour les soldats israéliens, selon des observateurs israéliens.
  A la fin de l’année, une opération martyre de la résistance islamique, exécutée de l’autre côté de la frontière, en Palestine occupée les avait choqués. Signe que les choses étaient désormais hors contrôle.
En 17 années de combat de libération, le Hezbollah avait amélioré quantitativement et qualitativement ses opérations militaires contre l’occupation israélienne.  A ses débuts, il avait entamé son action par des attaques presque artisanales, individuelles. Inaugurant  toutefois des attaques alors inhabituelles dans les types de guerres arabo-israéliennes : les opérations-martyres. L’une d’entre elles perpétré en 1982 contre le siège du gouverneur militaire israélien installé à Tyr lui avait coûté cher : plus de 151 tués.
Il en a perpétré une douzaine durant les 18 années d’occupation, tuant et blessant plus de 500 militaires israéliens.  
Au fil des ans, le savoir qu’il avait acquis lui permit de perfectionner une façon d’agir proche de celle des milices. Le tout, motivé par une conception très approfondie de la martyrologie, puisant dans l’esprit de l’Islam.
L’une des opérations les plus performantes fut celle exécutée en 1997 : une unité des forces d’élite de l’armée israélienne, avait opéré une descente sur la plage de Zahrani, au nord du Litani, dans l’intention de prendre d’assaut un bureau du mouvement Amal.
Traqué par les combattant de la résistance islamique, elle se trouva assiégée dans un champ de feu : ses 4 officiers et 6 grades  périrent tous. « La pire chose que ses yeux ont vu de toute sa vie ! », avait alors scandé le Premier ministre israélien qui était Benjamin Netanyahou.
Ce n’en était pas encore fini : les débris des cadavres des soldats israéliens furent également utilisés par le secrétaire général du Hezbollah Sayed Hasan Nasrallah comme monnaie d’échange pour libérer des détenus libanais dans les geôles israéliennes. Cette année même, une autre tentative d’infiltration israélienne du côté de la Bekaa de l’ouest  avait été prise au piège, coutant la vie à trois militaires israéliens.  
L’année suivante, en 1998, les opérations de résistance excellaient de bravoure : durant l’une d’entre elles, 18 positions frontalières ont été prises d’assaut simultanément. Dans une autre, les résistants du Hezbollah étaient parvenus à planter une charge explosive à 75 mètres de la frontière. Dans une troisième, réalisée dans la célèbre position de Soujod, un corps à corps entre un soldat israélien et un combattant du Hezbollah prit fin en faveur de ce dernier, qui parvint également à planter le drapeau de la résistance et à rentrer sain et sauf, malgré qu’il ait été traqué par un hélicoptère de combat israélien Apache.
«  C’est un grand fiasco »… «  C’est une honte »…  «  le Hezbollah ne cesse de nous embarrasser », « c’est une guerre de cerveaux militaires ».. les responsables politiques et militaires israéliens ne cachaient désormais plus leur impuissance..leur défaite..
En l’an 2000, après que la décision de retrait fut prise, les opérations de la résistance ne connurent  aucun répit. Dès le mois de janvier, l’entité sioniste dû essuyer un coup fatal, rappellant  fort celui de Gerstein : « Notre compagnon d’arme durant plus de vingt années », selon les termes de Barak, le chef militaire de l’ALS, le collaborateur Akel Hachem succombait, sous les feux de la résistance.
Décapitée, la milice collaboratrice était désormais au bord de la banqueroute. Guerre psychologique, promesses d’amnesty  en cas de capitulation, et attaques systématiques de leurs positions jusqu’à la dernière minute, se chargèrent du reste.
Les Israéliens s’en étaient rendus compte, et peaufinaient en catimini leurs plans de retrait, sans les consulter, sans mêmes les prendre en considération.
Fidèles à leur histoire d’arnaque depuis l’usurpation de la Palestine, ils voulaient s’en servir pour couvrir leur retrait, sournoisement…

(À suivre)

Leila Mazboudi 

25/05       

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=139124&language=fr


3 Nicolas Falez : Les tensions persistent.

C’est en mai 2000 qu’Israël a retiré ses troupes du sud du Liban, après deux décennies d’occupation. Dix ans après, les deux pays connaissent un nouvel épisode de tension. L’Etat hébreu accuse le Hezbollah de se fournir massivement en arme, notamment auprès de la Syrie.

Le 24 mai 2000, Israël retirait ses troupes du sud du Liban, après 22 ans d’occupation de ce territoire situé à sa frontière nord. A l’époque, le Premier ministre israélien était le travailliste Ehud Barak (aujourd’hui ministre de la Défense) et en prenant cette décision, il souhaitait sortir son pays d’un bourbier militaire et ramener le calme à la frontière israélo-libanaise.

Vu du Liban, ce retrait a été interprété comme une éclatante victoire de la « résistance », incarnée par le Hezbollah, à la fois parti politique chiite et milice lourdement armée par ses parrains régionaux, l’Iran et la Syrie.

A l’été 2006, Israël et le Hezbollah libanais sont entrés en conflit, suite à l’attaque d’une patrouille israélienne par un commando du Hezbollah. En un mois, la guerre a fait 1 200 morts libanais - en majorité des civils - et 160 morts israéliens. La résolution 1701 a fixé les conditions de l’arrêt des combats, dessinant les contours d’une présence onusienne renforcée au sud du Liban, les casques bleus de la FINUL, et exigeant le désarmement des groupes armés.

Depuis, Israël comme le Liban n’ont de cesse de s’accuser mutuellement de violer cette résolution. Beyrouth et Damas affirment que l’Etat hébreu ne s’est pas retiré de la totalité du territoire libanais. Et Israël s’alarme régulièrement des flux d’armes à destination du Hezbollah.

Missiles Scud

C’est ce sujet sensible qui est à l’origine de la récente remontée de tension entre les deux pays. En avril dernier, le président israélien Shimon Peres a accusé la Syrie d’équiper le Hezbollah libanais en missiles Scud à longue portée. Ces déclarations ont été accueilles avec la plus grande perplexité par les spécialistes militaires : en effet, le Scud transporté par un camion constitue une cible idéale pour l’aviation israélienne. L’Etat hébreu redoute davantage des armements plus discrets, plus facilement dissimulables et donc plus dangereux.

Mais l’affaire a suffi à relancer une guerre des mots : Israël déclarant qu’il tiendrait le gouvernement libanais - et non le seul Hezbollah - responsable en cas de conflit armé. De son côté, le Premier ministre libanais s’est insurgé contre l’organisation par l’Etat hébreu d’un vaste exercice de défense civile, un choix « en contradiction avec les efforts de Paix », a jugé Saad Hariri. Quand au Hezbollah, l’un de ses chefs assure que les combattants de l’organisation ont reçu pour instruction « de se tenir totalement prêts face à la manœuvre israélienne ». D’autres acteurs régionaux se sont joints à ce concert de déclarations belliqueuses. « Israël bat le tambour de guerre. En l’absence de paix véritable, tout est possible », a ainsi lancé le chef de la diplomatie syrienne Walid Moualem.

Efforts diplomatiques

Faire retomber la tension entre israéliens et libanais, c’était l’un des objectifs du voyage de Bernard Kouchner dans la région, ces derniers jours. Le Ministre français s’est dit « plutôt rassuré », après ses entretiens avec le Président syrien Bachar el-Assad puis avec le chef de l’Etat libanais Michel Sleiman et le Premier ministre Saad Hariri. « On ne peut se résigner à un perpétuel état de tension, même quand elle décroit », a poursuivi Bernard Kouchner.

La visite de Saad Hariri cette semaine aux Etats-Unis sera également dominée par ce dossier. Le chef du gouvernement libanais devrait demander à Barack Obama d’user de son influence auprès d’Israël pour contribuer à la baisse de la tension régionale.

Nicolas Falez

24 mai 2010 - 

REUTERS/

http://www.rfi.fr/contenu/20100524-dix-ans-apres-le-retrait-israelien-sud-liban-tensions-persistent 


4 Mohammed Larbi : Menace d’agression Israélienne.
Pour beaucoup de Libanais, la résolution 425 adoptée en 1978 par le Conseil de sécurité de l’ONU, et ordonnant le retrait sans condition des troupes israéliennes du territoire libanais, n’a jamais été appliquée intégralement.
Israël maintient en effet une présence militaire dans ce qu’on appelle « Les Fermes de Chabaa », non loin des frontières syrienne, israélienne et libanaise. Un triangle qui constitue aujourd’hui un abcès de fixation, mais aussi une occupation et une menace sur la souveraineté du Liban qui refuse justement d’étendre le déploiement de son armée aux frontières internationalement reconnues. C’est en ces termes qu’est appréhendée la relation entre ce pays et son voisin, un rapport basé sur la mystification et la menace. Tout d’abord, Israël et ses relais entendent faire croire qu’il y a eu effectivement retrait du Liban en 2000, et encore diront-ils, il s’agit d’un retrait unilatéral comme s’il s’agissait d’un geste de bonne volonté, laquelle n’existe pas du tout.
Et pour cause, et comme vient de le rappeler le Premier ministre libanais, Saâd Hariri, qui entame demain une visite officielle aux Etats-Unis, Israël menace le Liban d’une nouvelle agression, comme il le fait à l’approche de chaque été. Il n’est pour cela que de se rappeler l’été 1982 et celui de 2006. Le prétexte, cette fois, c’est l’arsenal supposé du Hezbollah qui aurait réceptionné des missiles Scud. Ce qui semble totalement invraisemblable puisque cela ne passerait pas inaperçu. Et cela, d’autant plus que
la FINUL (Force d’interposition des Nations unies au Liban), toujours présente depuis la fameuse agression de 1978, s’en serait rendue compte. Et d’ailleurs, ses rapports disent le contraire. Mais rien ne semble arrêter Israël engagée dans sa stratégie du pire. Israël a fondé son existence par rapport à une menace, que lui seul parvient à définir et identifier en fonction de ses intérêts et de la conjoncture. Il en est ainsi du Hezbollah que les Libanais considèrent comme un mouvement de résistance.

Stratégie du pire
C’est pourquoi, les plus hautes instances de ce pays, estiment que son armement, que l’ONU tentait de lui retirer dans le cadre d’une résolution très controversée, est celui de la résistance. Que sera alors l’été qui s’annonce ? C’est la question que se posent les Libanais qui craignent une nouvelle attaque d’Israël, une manière pour celui-ci de maintenir le statu-quo, autrement dit, repousser sinon casser le processus de paix actuel, aussi timide soit-il. Personne, à vrai dire, ne prend au sérieux les prétextes israéliens, mais le contraire est vrai s’agissant des menaces qu’il profère. Et le Liban a toujours été depuis 1948, la cible de ces attaques, surtout depuis l’échec en 1983 du projet d’accord séparé. Il reste qu’Israël a toujours convoité la partie méridionale du Liban, avant même son existence. Les dirigeants du mouvement sioniste qui ne voulaient pas se satisfaire de la promesse de Lord Balfour en 1917, avaient demandé en 1919 aux participants de
la Conférence de Versailles de faire en sorte que les frontières du futur Etat israélien soient repoussées d’une vingtaine de kilomètres plus au nord, en territoire libanais afin d’inclure une région riche en eau.
Voilà le nouvel enjeu du Proche-Orient. Et il explique beaucoup de situations.

 Mohammed Larbi

Samedi 22
http://www.elwatan.com/Menace-d-agression-Israelienne


1-3 Soupçons autour de la Finul : fortes réactions du Chef de l’état et du Hezbollah.

 Les manœuvres militaires de la Finul au Sud-Liban qui ont suscité la colère des habitants demeurent aux yeux de beaucoup de Libanais comme étant « suspectes ». De par les déclarations libanaises, aussi bien officielles que partisanes, il semble fort qu’il est difficile pour les Libanais d’avaler la version d’un malentendu, comme voudrait le laisser croire les sources de la force onusienne.   
Signe de cette crispation est la réaction en personne du président de la république libanaise Michel Sleimane, lequel a pris la défense franche des habitants du Sud-Liban: «  ils n’ont pas l’habitude de voir des manœuvres militaires exercées dans les ruelles, entre les maisons, même de la part de l’armée libanaise, qui ne s’infiltre jamais parmi les maisons » a-t-il affirmé, estimant que «  les exercices militaires ne devraient nullement être exercés à l’intérieur des villages, mais  loin des villages et des maisons, car la Finul doit défendre le Liban ».
Alors que le porte-parole de la Finul, au Liban Niraj Sing, tentait de justifier ces manœuvres, arguant « qu’elles visaient à expérimenter les dispositions de la force à déployer ses capacités à tout moment », des observateurs libanais suivant de près la situation au Sud Liban maintiennent leurs suspicions sur leurs véritables objectifs.
Sont d’abord mises en cause les assertions selon lesquelle elles ont été organisées en coordination avec l’armée libanaise, comme l’indiquent les sources de la Finul.
«  Ce sont des manœuvres et non des exercices ; car elles ont été exécutées dans les quartiers et entre les maisons et non dans les bases militaires de la Finul » a observé une source militaire ayant requis l’anonymat pour le quotidien libanais AlAkhbar, affirmant que l’armée avait auparavant rejeté leur contenu au motif «  qu’elles reposent sur l’éventualité d’une attaque de missiles contre les territoires occupées,( Palestine occupée) sans prendre en considération une agressions israélienne » contre les régions libanaises.  

La source constate un changement de comportement de la force onusienne, depuis le départ de son ancien commandant le général italien Claudio Graciano, dont les déclarations et les condamnations des violations israéliennes incessantes et flagrantes de la résolution 1701 avaient suscité la colère des Israéliens. (Son remplacement a été facilement acquis).
Et de souligner que son attitude était devenu «  plus dure » aussi bien dans le traitement du dossier sécuritaire de la région, que dans ses liens avec l’armée libanaise, voire même dans ses relations avec les habitants.
Selon un autre observateur libanais, ce sont particulièrement les unités espagnoles et françaises qui se comportent comme si elles étaient «  une force de frappe », voie «  une force d’intervention rapide », dans ce qui semble être une tentative de leur part de vouloir imposer une interprétation différente au texte qui régule les règles d’accrochages  en cours depuis l’arrêt des hostilités en 2006 : «  elles essaient d’effecteur des perquisitions et des déploiements, sans présence de l’armée libanaise ni de son feu vert, différemment de ce qui se faisait dans le passé. Rappelant à cet égard, lorsqu’une unité conjointe de ces deux forces a tenté de perquisitionner des maisons à Kherbet Selem en juillet 2009,  sans autorisation juridique, et en l’absence de représentants de l’armée libanaise.    
A Deir Kanoune, un notable signale : «  Les gens du sud ne sont pas en tain de fabriquer de faux prétextes pour se retrouver face à face avec la Finul », rappelant l’incident perpétré il y a quelques mois, et au cours duquel un Libanais a péri lorsqu’une batterie de la Finul mal attachée s’est abattue sur sa voiture le tuant sur le champ.
Autre signe de cette crispation est la mise en garde du Hezbollah, dont le numéro deux a sommé «  la Finul de s’acquitter de son rôle (…) de façon à ce qu’elle ne suscite pas la méfiance des citoyens ». 
"La Finul doit désormais faire attention à ce qu'elle fait et se rendre compte que les excès provoquent davantage d'inquiétude (...) et ne favorisent la confiance entre ces forces et les habitants", a souligné cheikh Naïm Kassem. Rappelant  que "ces forces doivent (...) s'en tenir à leur mission tel qu'elle est précisée dans la résolution 1701 (du Conseil de sécurité de l'ONU). A ce moment-là, il y aura un retour à la normale".
 Côté européen, loin des réactions officielles publiques, des sources diplomatiques européennes liés aux pays de la Finul ont rejeté les accusations de vouloir « espionner qui que ce soit » et ont décidé d’imputer la responsabilité de ce qui s’est passé au Sud aux habitants.
 «  Les pays de la Finul ont commencé à réviser l’efficacité de leur rôle dans cette région dont les habitants ne sont pas conscients que leur présence empêche l’éclatement d’une nouvelle guerre destructrice comme en 2006 » a dit l’une de ces sources au quotidien libanais AsSafir.
Dénombrant 25 incidents de jets de pierres perpétrés ces derniers jours contre des soldats de la Finul, la source s’offusque : «  qu’a fait de mal la Finul depuis qu’elle se trouve au sud ? Si les gens du sud ne veulent pas de notre présence, qu’ils nous le disent franchement ».
Même l’armée libanaise a eu son compte des plaintes européennes. Elle est accusée de ne pas suffisamment collaborer avec la Finul, et de retarder l’arrivée de ses soldats pour la perquisition d’un endroit soupçonné d’être un dépôt d’armements. Il lui est aussi reproché de ne pas avoir déployé les 15 mille soldats libanais prévus et de ne s’en tenir qu’aux 3500 présents sur place.
 La question aurait été soulevée par le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner et le ministre de la défense Hervé Morin.  
Justement et concernant la position française , elle s’est spécifiquement marquée par une réaction offensive.
S’exprimant pour le journal libanais Ad-Diyar, des sources de son ambassade à Beyrouth ont interprété le fait que leurs forces aient fait l’objet de 24 jets de pierres sur les 25 recensés ces trois dernier jours comme étant des lettres politiques dans différents sens : la première serait iranienne sur fond de sa position sur le dossier nucléaire iranien ; la seconde serait syrienne, vu que Paris a décidé de freiner son ouverture sur Damas ; et la troisième serait irano-syrienne, en réponse aux deux visites du patriarche Sfeir et du chef des Forces libanaises Samir Geagea en France. Toujours selon Ad-Diyar, l’ambassade a exprimé sa gêne quant à la position officielle libanaise.
A cet égard, force est de constater que les Français ont rechigné de répondre aux reproches du président libanais, comme si les agissements de la Finul n’avaient rien de suspect.
Pire encore, ils ont dénigré les inquiétudes des habitants libanais du sud Liban, les présentant comme de faux prétextes pour camoufler des jeux d’intérêts iraniens et syriens, et insinuant qu'ils ne sont pas dictés par des considérations libanaises.
Cette rhétorique, certes insolente est très courante ces dernières années. Elle  constitue un thème commun récurent que l’on retrouve dans le discours de ceux qui œuvrent sournoisement pour priver le Liban ( voire tous les pays de la région) de ses atouts de force.
 Question de préserver inconditionnellement la sacro-sainte supériorité militaire de l’entité sioniste.
Tout en se prétendant être les amis du Liban, pour les Occidentaux fondateurs d'Israël, ou des patriotiques, pour leurs acolytes libanais !!   

02/07/2010  

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=144759&language=fr


 

n°136 - Dossiers Analyse, Géopolitique et stratégie du Liban - 08-07 : Suite : - "Nous ne nous sommes pas retirés du Liban, nous l'avons fui".

n°136 -  Dossiers  Analyse, Géopolitique et stratégie du Liban - 08-07 : Suite  : - "Nous ne nous sommes pas retirés du Liban, nous l'avons fui".


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Dossiers  Analyse, Géopolitique et stratégie du Liban  

n°136 du 08-07

C.De Broeder & M.Lemaire

 



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


Sommaire :  

1-5 Liberté pour la Palestine… Liberté pour Gaza. 

1-6 Général Aoun « Il doit y avoir des moyens de dissuasion, avec un ultimatum pour Israël pour adopter une solution. »



1-5 Nasrallah aux Israéliens: mise en garde : Si vous bloquez notre côte, tous vos navires seront frappés.
Le secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah a adressé à l’entité sioniste une nouvelle mise en garde, au cas où elle ouvre les hostilités contre le Liban : « tous les navires qui se dirigeront vers les ports de
la Palestine occupée durant cette guerre seront la cible des missiles de la Résistance islamique » a-t-il scandé devant une foule dans la Banlieue-sud de Beyrouth, venue célébrer la fête de la résistance et de la libération, dix années après le retrait israélien humiliant  du Liban Sud.
Sachant que Sayed Nasrallah avait dans des discours précédents averti les Israéliens qu’en cas de guerre, leur front intérieur fera l’objet d’attaques, et que la guerre prochaine ne sera plus comme les guerres précédentes au cours desquelles ce front israélien intérieur était constamment épargné. 
S’agissant des manœuvres et des menaces israéliennes, le chef de la résistance tenu à rassurer les Libanais que les Israéliens ne sont pas actuellement dans la perspective de déclencher une guerre, parce selon ses termes « ils se trouvent dans l’impasse… sont inquiets et préoccupés.. , et ont le plus peur de cette guerre ». Demandant à tous les Libanais de puiser leur puissance de leurs propres capacités, et d’avoir confiance qu’ils remporteront la  prochaine guerre, et changeront la donne  géographique dans la région.
LES PRINCIPALES IDEES DU DISCOURS
Salutations aux âmes pures de tous les martyrs sur la voie de la victoire, au maitre des martyrs, sayed Abbas Moussaoui, au cheikh des martyrs, cheikh Rageb Harb, au commandant de la résistance hajj Imad Moughniyé..
Bénie soit cette victoire dédiée à tous les Libanais,  Arabes, Musulmans et à tous les libres du monde. En cette occasion, qui est la victoire de la résistance contre l’oppression, …, la victoire du  sang contre l’épée, de la volonté contre  la force, de la foi contre les  appels au découragement 
Nous savons que l’invasion israélienne du Liban en 1982 faisait partie d’un projet américano-israélien visant  toute la région, dont
la Syrie et le Liban et voulait contrecarrer les évolutions qui se passaient en Iran, après la révolution islamique et l’instauration de la République islamique.
 En l’an 2000 ce projet a complètement échoué. Bien entendu, depuis, d’autres projets ont été mis au point, …,  nous espérons qu’il en sera ainsi jusqu’à ce qu’ils échouent eux et non plus leur projets uniquement.
L’un de ces projets prévoyait de bâtir des colonies sionistes au Liban sud. Mais ils ont voulu attendre un an après l’occupation, pour voir la situation, et s’assurer que leur projet avait le dessus, hélas, grâce entre autre à l’assistance de parties libanaises  intérieures.
Mais ce projet a finalement échoué grâce au sang des martyrs, aux auteurs des opérations martyres qui étaient nombreuses, au début du conflit,…, et qui ont radicalement changé la donne. C’est ainsi que les Israéliens ont changé d’avis.
 Je voulais évoquer  cette question parce qu’elle vient d’être révélée dernièrement.
Bref, l’an 2000 est l’année des moissons. Elle a été possibles malgré toutes les souffrances que notre peuple a endurées, les massacres, les déplacements massifs, les sacrifices, et ce grâce à la persévérance dont il a fait preuve. Quand certains commandants de  la résistance parlaient de la victoire, et qu’Israël avait perdu et allait sortir humilié du Liban, à l’instar de  Sayed Abbas, certains l’ont pris en dérision et se sont moqués de lui.
Pourtant, vous avez vu de vos propres yeux cette victoire retentissante en l’an 2000
Qui donc s’attendait à ce qu’Israël se retire en toute humiliation et embarras ; certains hauts dirigeants israélien l’ont avoué qu’ils sont sortis du Liban, trainant leur humiliation entre les pieds …
Qui donc s’attendait à un tel scénario. Cela relevait du rêve, de l’illusion et non de la réalité
Cela s’est passé devant vos yeux, et a été diffusé par toutes les chaines  satellitaires du monde entier
Ceci s’est réalisé grâce à la volonté, à la persistance et à la patience de nos gens qui soutenu la résistance, surtout ceux qui vivaient au Liban Sud, particulièrement dans les lignes les plus avancées, dans
la Békaa de l’Ouest aussi.
Nous, à Beyrouth, étions épargnés, mais en  20006, nous avons eu notre lot d’endurances aussi.
Durant toute cette date, il n’y a jamais eu de consensus national autour de la résistance
Cet exploit a également été réalisé grâce à la stabilité politique et sécuritaire qui régnait, ce qui a permis à la résistance de se consacrer à l’action militaire contre Israël. Grâce aussi à la collaboration avec l’armée et les forces de l’ordre.
A signaler aussi la persistance des autorités politiques libanaises qui ont résisté aux tentatives de dramatisation américaines. Barak avait promis de se retirer et a entrepris un marchandage pour obtenir une contrepartie de son retrait, certains avantages, certaines garanties. Les autorités libanaises ont catégoriquement refusé de les lui accorder.
Il faut aussi rendre hommage au soutien de
la Syrie et de la république  islamique…
Tous ces facteurs servaient d’assistants au facteur décisif et principal qui n’est autre que celui de la  résistance. Sans la résistance, nous n’aurions  jamais réalisé cette victoire : c’est grâce au courage des combattants, leur bravoure, leurs sacrifices, que la défaite psychologique de l’ennemi avant sa défaite militaire ont été possibles, une défaite infligée à son armée, à ses dirigeants militaires et politiques, et son public.
Sachez que ce ne sont pas les Israéliens qui ont imposé le temps, le scénario et les conditions de ce retrait. C’est nous qui les avons imposés à l’ennemi.
Cette victoire, nous le réaffirmons une nouvelle fois, a été réalisée grâce à cette fameuse équation, celle de l'harmonie entre la résistance, l’armée et le peuple.
Le président de la république le général Miche Sleïmane a bien fait de la rappeler. D’un côté, il exprime le contenu du communiqué  ministériel, la position officielle libanaise, ainsi que ses convictions à la lumière de son expérience et de l’avis de la plupart des Libanais.
Il n’ya jamais eu de consensus pour la résistance, ni de consensus contre la résistance. Mais la majeure partie du peuple libanais soutenait ce choix. Dès lors, je ne répondrai pas aux commentaires venus de toutes parts
Ceci dit, cette victoire a institué une nouvelle phase du conflit. Les Sionistes en étaient pleinement conscients. Ainsi que certains dirigeants et milieux officiels arabes, qui hélas, avaient contacté le gouvernement israélien et lui ont demandé de ne pas se retirer sans condition…
Ce n’est pas surprenant de leur part, parce ce que nous savons que ceci s’est passé plus tard durant la guerre 2006, parce qu’ils ne voulaient pas que le Hezbollah sorte pas vainqueur et fier.
Oui, cette information est crédible, elle est logique. Ainsi, ils leur disaient que leur retrait allait compliquer le processus de paix, et mettre les dirigeants pour œuvrent  pour les négociations devant une posture critique face à leurs peuples, qui vont leur demander de suivre l’exemple du Hezbollah…
Entre 2000 et 2010, des évènements importants, ont eu lieu et beaucoup de choses ont changé..
Des grands projets ont échoué. Le parcours du processus de paix dans son volet palestinien est dans l’impasse. Le Liban et
la Syrie se trouvent au centre d’intérêt régional et international.
Et l’éventualité d’une guerre inquiète tout le monde
Personne ne peut nier qu’Israël vit un sentiment grandissant d’inquiétude et d’embarras. Il n’est pas ---- mais il est certes bien apeuré.
Ceci se reflète dans les médias israéliens, à travers les propos des responsables israéliens, qui avouent faire face à des défis graves.
C’est pour cela qu’ils ne cessent d’effecteur des exercices, qui coûtent très cher…
L’ennemi est contraint de tirer les leçons de la guerre 2006 pour remédier aux lacunes
Ce qu’ils appellent Tournant 4. Avant, il y a eu Tournant un, puis deux et puis trois. Ils en sont à une quatrième série, depuis la guerre 2006. Le tout pour préparer ce qu’il faut faire si le front interne fait l’objet d’une attaque.
Au fil des conflits qui ont éclaté entre l’entité sioniste et nous, de nouvelles questions se sont ajoutées..
Parfois le pilonnage est sporadique, d’autre, il est précis et précise sa cible…
Parfois ce sont les civils qui sont visés d’autres ce sont les sites officiels et gouvernementaux, militaires, sécuritaires …
Pourquoi toutes ces manœuvres. C’est la 1ère fois qu’Israël en fait tant, tout en les étendant sur toute la surface de l’entité sioniste , c’est la première fois et ne semble pas être la dernière : un responsable israélien vient de déclarer que les Israéliens devraient s’habituer à ce genre d’exercices…
Dans le passé, l’armée israélienne agressait les autres sans jamais être inquiétée pour son front intérieur qui était toujours à l’écart..
Mais ceci a changé : si nous sommes bombardés, alors nous les bombarderons, s’ils nous tuent, nous les tuerons ; s’ils nous déplacent, nous les déplacerons ; c’est bien ceci le point de faiblesse de ler nouvelle stratégie. 
Il y a quelques jours, un responsable israélien a dit, en allusion à son entité, oui nous sommes une force militaire, mais notre peuple est gâté et peureux et ne veut pas supporter
Cette phase où le front intérieur était épargné est terminée.
 Aujourd’hui, les Israéliens veulent rassurer ce front intérieur
Mais des commentaires israéliens qui mettent en doute l’efficacité de ces manœuvres ne manquent pas, s’interrogeant sur ce qui adviendra  lorsque les bombes seront larguées de toutes parts.
Même quand ils parlent de l’Iron Dome, du bouclier anti missile, il le font pour rassurer leur public..
 Tout le bruit sur les Scud , c’est finalement pour obtenir les 250 millions du Congrès, pour aider Israël à fabriquer ce bouclier.
Imaginez que les USA qui souffrent d’une crise économique au risque de répercuter l’exemple grec  trouvent de l’argent pour le donner à Israël.
Ils ont peur d’une guerre et de ses séquelles..
Tous les déclarations, celles de Netanyahou, de Barak et autres  disent qu’ils veulent l’accalmie..
Alors qu’au Liban, certains en revanche ne se lassent pas de parler de guerre, beaucoup plus qu’en Israël, parce qu’ils veulent  faire peur aux gens ici
A l’intérieur de l’entité, les responsables sont obligés de diffuser des lettres d’accalmie, pour rassurer le public israélien. Il y a quelques jours, des voix s’étaient élevés pour exiger un discours rassurant
Ce n’est certes pas par amour du Liban et des Libanais qu’ils disent qu’ils ne veulent pas de guerre. 
Cette inquiétude est due à la volonté de résistance, politique, populaire, culturelle, militaire, au Liban, en Syrie, en Palestine et en Iran.
Ils savent que d’aucuns se préparent jour et nuit. Ce qu’ils appréhendent le plus ce sont les missiles dont je vais parler plus en détail plus loin…
C’est pour cela que l’ennemi envoie ses délégations aux quatre coins du monde, en Russie, en Europe, en Amérique Latine,  et propose ses services pour les dissuader  de vendre des armes aux états de la résistance et du refus, de crainte qu’elles ne parviennent en fin de compte ente les mains des résistants ; c’est pour cela que l’ennemi investit toutes ses capacités et ses relations avec les autres, pour que ces derniers dépêchent leurs délégations au Liban et fassent pression sur notre pays et notre région, pour nous empêcher de devenir plus forts. C’est pour cela que le Liban est devenu le centre d’intérêt dernièrement. C’est à cela que je faisais allusion la dernière fois lorsque j’ai posé la question de savoir pourquoi tant de délégations venaient en tournée au Liban et dans la région. 
Il y a quelques jours, le président syrien Bachar ElAssad a dit quelque chose d’important : il a dit que le monde respecte
la Syrie parce qu’elle soutient la résistance au Liban et en Palestine, et c'est vrai. Que dire alors du Liban, là où se trouve cette résistance? Le Liban attire l'attention du monde à cause de la résistance, et telle est la réponse à ma question que j'ai posée il y a quelques jours. Ce n'était pas une question rhétorique, mais il y a des gens de mauvaise foi. Le Liban est un pays hospitalier, nous avons l'honneur de voir que ce petit pays qui ne contient ni le pétrole ni les mines d'or ou de diamants attire l'attention du monde grâce aux valeurs de ses hommes qui refusent l'humiliation et s'attachent à la liberté, à la dignité et à la souveraineté, comme le font les combattants et la résistance.
La plupart des délégations étrangères et arabes viennent au Liban parce qu'au Liban il y a une résistance. Nous savons ce qu'elles disent aux responsables libanais. Ces délégations parlent de missiles Scud, de la frontière libano-syriennes, du trafic d'armes, de la résolution 1701, de la situation au Sud, des intentions du Hezbollah, du reflet de la situation à Gaza sur le Liban, des répercussions d'une frappe militaire israélienne contre les sites nucléaires iraniens sur le Liban. Elles viennent s'assurer sur la sécurité d'Israël, et protéger Israël, peu leur importe le Liban.
Je dis ceci pour confirmer en ce dixième anniversaire de la fête de la résistance et de la libération
 que la force principale du Liban réside dans cette formule, la formule de l'armée et de la résistance que nous devons préserver et renforcer pour faire face aux défis de l'avenir, et quiconque néglige cette formule veut volontairement ou involontairement exposer le Liban aux agressions israéliennes.
A la base de tout ce qui précède, notre évaluation de la situation reste la même: nous écartons fortement une nouvelle guerre israélienne.  
Au cours du dernier congrès annuel ou périodique de l'AIPAC aux Etats-Unis, un congrès très influent à aspect stratégique qui rassemble le lobby sioniste, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton était l'une des orateurs. D'habitude, on prépare bien son discours parce qu'il s'agit de prendre des positions. Clinton était très franche en s'adressant aux juifs: "Nombreux sont ceux qui considèrent que la situation actuelle peut persister. Mais les dynamiques de la démographie, de l'idéologie et de la technologie rendent impossible la poursuite de l'état actuel".      
Selon elle, le facteur démographique ne permettra pas l'établissement d'un Etat juif en Palestine. Se basant sur l'idéologie politique, elle déclare: "Nous ne pouvons pas négliger les répercussions politiques de la poursuite du conflit entre ceux qui acceptent la paix dans la région et la coexistence avec Israël et ceux qui les refusent". 
Elle précise que l'axe de la "modération" est en recul face à l'autre axe qu'elle qualifie d'extrémiste. Ce qui s'est passé en l'an 2000, en 2006 et la ténacité de Gaza a instauré une nouvelle idéologie qui embarrasse l'axe de la modération.  
Troisièmement elle évoque la technologie: "Nous devons tous réaliser que la technologie sophistiquée due à la poursuite de la guerre ne garantissent pas la sécurité d'Israël. Pendant six décennies, les Israéliens ont gardé leurs frontières avec vigilance, mais le progrès de la  technologie des missiles signifie que les familles israéliennes sont en danger, même si elles habitent loin de la frontière".
"La technologie des missiles n'est plus compliquée ni couteuse, et il n'est pas facile de les contrecarrer. Les missiles sont produits localement dans la région arabe et n'ont besoin que de décision politique. Tout ce que nous évoquons comme Patriot et autres n'ont aucune efficacité pour nos missiles. Toute ville, localité, colonie, aéroport et port à l'intérieur d'Israël sont désormais en danger, ce qui signifie que le front interne sera menacé dans toute guerre prochaine", a-t-elle ajouté. 
Malgré ces facteurs, leur racisme et leur orgueil les aveuglent. Ils se précipiteront vers le gouffre inchalla.  
Je m'adresse aux hommes cultivés: C'est Clinton, c'est la diplomatie américaine, et c'est l'évaluation de l'administration américaine. Ces Américains disent haut et fort aux Juifs: Si vous n'aidez pas Barack Obama, vous n'aurez pas d'Etat juif. Cet Etat est menacé. Si quelqu'un accepte aujourd'hui le processus de paix, demain personne ne le fera.
Sur ce point, nous sommes d'accord avec Clinton, et nous savons que l'avenir sera de la sorte.     
Toutefois, tous les Libanais doivent être convaincus que seuls les bras de nos fils, la volonté de notre peuple et la décision politique libre et honnête peuvent protéger notre pays. Que le gouvernement fasse tous les contacts possibles pour protéger le pays, c'est bien. Mais, mener une action et miser sur quelque chose sont différents. Nous voulons protéger le pays, nous voulons que notre peuple vive en sécurité, qu'il soit digne, et qu'il ait la tête élevée. Le vrai défi est de renforcer notre capacité patriotique de défense sur le terrain. Lorsqu'on est fort, tout le monde nous respecte et nous prend en considération. De même, nous pouvons protéger notre peuple et notre pays, et imposer de nouvelles équations et conditions, alors que lorsqu'on est faible, tout le monde nous agresse.
 Je ne suis pas sûr de la teneur de la rencontre entre khaled Mechaal et le président russe, mais je suis certain que le sujet principal était le soldat israélien Shalit, parce que quand ils venaient au Liban, ils faisaient la même chose et s'interrogeaient sur les détenus israéliens, alors que personne ne s'enquiert de nos détenus.
Tout le monde est intéressé pour la dépouille d'un soldat israélien, et tout le monde est à sa recherche.
En réalité, nous possédons aujourd'hui cette force, mais nous devons la consacre sur le plan patriotique.  
Entendez ce que disent les chefs de l'armée, Michel Aoun, Emile Lahoud, Michel Sleimane, des anciens chefs de l'armée et Jean Qahwaji, le commandant actuel.
Nous sommes toujours prêts et en état de vigilance, et le fait d'être prêt dépasse les limites et le cadre temporel. 
Une chose à dire aux Israéliens et autres choses que nous ne devons pas dire, nous garderons cette surprise pour la prochaine guerre, soyez complètement sûr. Si nous parlons c'est pour servir la guerre psychologique entre nous et les Israéliens.  
Nous ne voulons pas que la guerre éclate, mais de toute façon nous ne nous la craignons pas, et nous croyons qu'elle changera la face de la région. Madame Clinton est d'accord avec nous sur ce point. 
J'ai dit dernièrement que le front interne israélien est désormais découvert grâce à Dieu. Nous savons tout sur ce front, nous savons les cibles à frapper, et les points de force et de faiblesse. Nous avons dit aéroport contre aéroport, port contre port, électricité contre électricité, industrie contre industrie.
 Aujourd'hui, l'ajout est le suivant: en
2006, l'ennemi bloquait la côte et empêchait tout navire d'accéder aux ports libanais. Il se déployait dans les eaux territoriales libanaises, et pouvait assiéger les plages et les ports libanais.  
Aujourd'hui, nous allons ajouter le facteur maritime à l'équation. Je ne dévoile pas de nouvelles armes parce qu'en 2006 nous avons utilisé des missiles sol-mer et nous avons frappé le bateau de guerre israélien Saer 5. Les Israéliens ont reconnu que ce navire a été grièvement atteint, et a été hors service pour une longue période.
Dans toute guerre prochaine que vous voulez mener contre le Liban, si vous bloquez notre littoral, nos plages et nos ports, tous les navires militaires, civils et commerciaux se dirigeant vers les ports de
la Palestine occupée tout au long de la mer méditerranée seront la cible des missiles de la résistance islamique. 
 Maintenant, nous parlons de
la Méditerranée, nous n'avons pas encore évoqué la Mer Rouge. Ces navires qui arriveront à n'importe quel port sur la côte palestinienne, de l'extrême  nord à l'extrême sud, nous sommes capables de les frapper et de les endommager, et nous sommes décidés à entrer dans ce nouveau domaine de confrontation s'ils bloquent notre côte.     
Lorsque le monde verra comment ces navires seront bombardés dans les eaux de
la Palestine occupée, personne n'osera d'y aller.
Nous permettrons à un seul navire de passer en sécurité: celui qui quittera
la Palestine occupée en transportant des gens! 
Vous, ce peuple, ces hommes, ces femmes, ces grands et ces petits, constituez le facteur de force plus que toute autre arme. Avec ces esprits de croyants et ces cœurs courageux prêts à se sacrifier et qui refusent l'humiliation. La valeur de cette arme est qu'elle est aux mains de ce genre des hommes. 
Ils misent sur l'arme de l'air, nous y avons résisté pendant 33 jours. Rien ne doit nous faire peur dorénavant. Qui est votre héros? Ashkenazi? Ou Barack? Est-ce que Haloutz ne comprenait pas mieux la situation de Barack? Barack a pris la décision de fuir le Liban, Netenyahu était plus lâche de prendre une décision de guerre parce qu'il avait peur pour les militaires. Qui a dit que nos généraux et nos commandants sont moins forts?
 Je défie les Israéliens de me chercher une scène de combattants de la résistance en train de crier comme les petits enfants, alors que nous avons des films de ce genre pour leurs soldats. L'arme nous faisait peur, mais l'est plus aujourd'hui, parce que nos cœurs n'ont pas peur.
 Renversons l'équation. Pourquoi resterons-nous dans la position de défense, c'est-à-dire que le Liban a toujours peur et a besoin d'être rassuré? Faisons peur à Israël, et poussons-le à chercher des assurances. Je ne veux pas le rassurer, parce que quand Israël est rassuré il attaque. Israël doit donc avoir peur de la guerre alors que le Liban ne doit pas en avoir peur.    
A ceux qui dissent que l'arme de la résistance était la cause de la guerre: Ces propos ne servent à rien, et la présence de la résistance a dépassé tous les comptes.
Aujourd'hui, l'ennemi a peur et restera effrayé, et nous veillons à le garder dans cette situation.
En ce dixième anniversaire de la fête de la résistance et de la libération, n ce jour de la victoire de votre sang sur leurs épées, vous devez, en plus de la connaissance de la peur de l'ennemi, être prêts et confiants de la victoire, parce que la prochaine guerre nous sortirons victorieux et nous changerons la face de la région.
Toutes mes félicitations pour vous en cette occasion, en cette fête de la dignité et de l'avenir prometteur, et que Dieu bénisse les âmes de vos martyrs, guérisse vos blessés, et vous vainc contre votre ennemi. Que
la Paix de Dieu soit sur vous.  
Publié le 26 mai 2010

Source : Al Manar

Droits d'auteur© 2006 Al-Manar. Tous droits Droits réservés
http://www.almanar.com.lb/...

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article102605


1-6 Les droits civils palestiniens : Hariri tente une synthèse des positions.
Le Premier ministre, Saad Hariri, s'est employé hier à opérer une synthèse des diverses positions sur le dossier des droits civils palestiniens, tout en soulignant que ces droits ne sont pas en eux-mêmes matière à discussion. M. Hariri a présidé une réunion au Grand Sérail axée sur le thème des « relations libano-palestiniennes : acquis, vision et avenir », en présence de l'ancien chef de gouvernement Fouad Siniora, des ministres Mohammad Khalifé, Jean Oghassabian, Tarek Mitri et Akram Chehayeb, et de nombreux députés et diplomates.
Après les hymnes nationaux libanais et palestinien, des discours ont été prononcés par la présidente du Comité de dialogue libano-palestinien, Maya Majzoub, le représentant de l'Autorité palestinienne au Liban, Abdallah Abdallah, le directeur du bureau de l'Unrwa au Liban, Salvatore Lombardo, et le coordinateur spécial des Nations unies, Michael Williams.
« Je ne vais pas aborder cette question, qui nous préoccupe, sous l'angle des droits des réfugiés palestiniens au Liban, mais sous celui du devoir du Liban, en tant qu'État et en tant que peuple, envers des frères qui ont été forcés à quitter leur patrie », a déclaré M. Hariri. « La question des droits des Palestiniens n'est pas ouverte à la discussion. Et le Liban ne renoncera pas à son engagement national et humanitaire vis-à-vis du droit de retour du peuple palestinien dans le giron d'un État indépendant ayant Jérusalem pour capitale », a-t-il ajouté.
« Quant aux devoirs du Liban envers ses frères palestiniens habitant sur son territoire, c'est un sujet qui doit cesser de faire l'objet de tiraillements et ne pas devenir un point de litige entre Libanais ni entre Libanais et Palestiniens », a-t-il dit. Et le Premier ministre de poursuivre : « Je lance un appel sincère à toutes les parties concernées pour qu'elles mettent fin à la compétition politique et médiatique autour des droits civils, humanitaires ou sociaux des Palestiniens au
Liban. »
« Il y a des droits humanitaires, sociaux et moraux, et il revient à l'État libanais d'assumer la responsabilité de les garantir aux Palestiniens. Le Liban ne fuira pas devant ses obligations, qui doivent être claires et non sujettes à un quelconque malentendu », a-t-il dit. « Mais, a-t-il souligné, dans les devoirs du Liban, il n'y a aucune place à une quelconque fenêtre qui pourrait favoriser l'implantation des Palestiniens ou toute mesure qui contredirait le droit au retour ou qui les priverait de leur identité palestinienne. »
« Nous nous sommes engagés dans la déclaration ministérielle du gouvernement actuel à résoudre cette question, tout en confirmant notre rejet de l'implantation et notre engagement à trouver une solution aux armes palestiniennes à l'intérieur et à l'extérieur des camps, en plus de notre engagement à protéger les réfugiés palestiniens en vertu de la loi », a encore déclaré le Premier ministre.
« Mais, sincèrement, je dois dire que les devoirs du Liban envers les frères palestiniens sont malheureusement insuffisants. Les problèmes sociaux et humanitaires se sont accumulés durant les dernières décennies, jusqu'à en devenir insoutenables. La situation des camps de réfugiés au Liban est tragique aux niveaux civil, social et sanitaire. Et l'État ne peut rester en spectateur devant cette réalité qui peut s'aggraver d'année en année jusqu'à devenir insoluble », a-t-il ajouté
La stabilité du Liban
Il a toutefois fait valoir la nécessité d'aller « plus loin que les devoirs sociaux et humanitaires de l'État, pour souligner le devoir de l'État de garantir la sécurité de tous ceux qui habitent sur son territoire, sans exception, et d'étendre sa souveraineté sur tout son territoire, à l'intérieur et à l'extérieur des camps ».
« L'édification de l'État libanais est une priorité. Il faut bâtir la confiance loin des surenchères. Tout le monde sait que la situation sécuritaire dans les camps est tragique et influe sur les devoirs de l'État libanais et sur les positions de plusieurs parties politiques concernant ces camps », a-t-il noté. « Le Liban, depuis l'indépendance, a fait de
la Palestine sa principale cause, et ce petit pays a payé pour cela de sa sécurité, sa stabilité, l'intégrité de son territoire, la vie de ses citoyens et son développement économique et social », a souligné
M. Hariri.
« Les frères du Liban, et notamment les Palestiniens habitant sur son territoire, doivent comprendre l'importance de la stabilité du Liban pour leur cause, et le fait que toute forme de chaos ne nous fera pas progresser sur le chemin vers
la Palestine. Plus nous plongerons dans le chaos, plus nous permettrons la transformation des camps en zones de non-droit, et plus la Palestine s'éloignera de nous. »
« L'expérience du camp de Nahr el-Bared a été un désastre qui ne doit pas se reproduire et qui a fait du tort au Liban et à
la Palestine. Nous voulons enterrer ce désastre dans le cimetière de l'histoire, a-t-il lancé. Je suis confiant que les Libanais, de toutes tendances politiques et intellectuelles, ne feront pas obstacle à un quelconque projet digne de la responsabilité du Liban envers ses frères. Les factions palestiniennes, à leur tour, se doivent de préserver la stabilité du Liban et de respecter la loi libanaise. »
« Même si je comprends les réactions qui accompagnent le débat sur ce sujet, je dois souligner que le règlement de cette question est inéluctable et aura lieu dans le cadre des institutions concernées, du dialogue et de l'entente, et loin de toute forme de provocation ou de geste mal calculé », a encore souligné le Premier ministre.
« Le Liban n'a pas besoin, et ne peut plus supporter, d'ajouter un élément conflictuel de plus à son agenda national. Et la cause palestinienne ne doit pas supporter le poids de nouveaux différends. Les réfugiés palestiniens résidant parmi nous au Liban doivent rester à l'écart de cela, et le Liban assumera ses responsabilités jusqu'à la réalisation du droit de retour et l'établissement d'un État palestinien arabe libre et indépendant », a-t-il ajouté.
De son côté, le coordinateur des Nations unies a souligné que le revenu individuel palestinien est de moins de 3 dollars par jour, ce qui signifie qu'il est en dessous du seuil de pauvreté. M. Williams a fait valoir que « la responsabilité d'assurer une vie digne aux réfugiés palestiniens incombe au gouvernement libanais, à la direction palestinienne et à la communauté internationale ».
Enfin, le représentant de l'Autorité palestinienne à Beyrouth a appelé les parties libanaises à se mettre d'accord sur la question de l'octroi des droits civils aux réfugiés palestiniens. « Nous ne voulons pas que ces droits soient soutenus par une partie et refusés par une autre, nous voulons qu'ils fassent l'objet d'un consensus libanais », a souligné Abdallah Abdallah lors d'une conférence de presse après la rencontre.
« Nous espérons que le débat en cours aboutisse à un accord entre Libanais », a indiqué M. Abdallah, qui devait par ailleurs rencontrer le chef du comité exécutif des Forces libanaises, Samir Geagea.

30 juin

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/66284...

n°136 - Dossiers Analyse, Géopolitique et stratégie du Liban - 08-07 : Fin : - "Nous ne nous sommes pas retirés du Liban, nous l'avons fui".

°136 -  Dossiers  Analyse, Géopolitique et stratégie du Liban - 08-07 : Fin  : - "Nous ne nous sommes pas retirés du Liban, nous l'avons fui".


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Dossiers  Analyse, Géopolitique et stratégie du Liban  

n°136 du 08-07

C.De Broeder & M.Lemaire

 



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


Sommaire :  

2 Annexe - Spécial Flotille

2-1 Julien Salingue : Flottille de Gaza : un carnage made in Israël.

2-2 Noam CHOMSKY : La véritable menace à bord de la Flottille de la Liberté.

2-3 Hariri et le Hezbollah condamnent le raid israélien sur la flottille.

2-4 Flottille pour Gaza : un représentant de l'ONU rencontre le ministre libanais de la défense.

2-5 Liberté pour la Palestine… Liberté pour Gaza. 

2-6 Général Aoun « Il doit y avoir des moyens de dissuasion, avec un ultimatum pour Israël pour adopter une solution. »

2-7 Forcer les frontières d'Israël.

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

3-1 "Nous ne nous sommes pas retirés du Liban, nous l'avons fui".

3-2 G.Houbballah   : "Israël" craint la « guerre touristique » du Hezbollah !

3-3  Michel Chossudovsky, Matthew Rothschild : Les Etats-Unis ont confisqué les biens d’opposants à leur politique en Irak et au Liban. 

3-4 Hariri conclut sa visite en Tunisie : Israël est agacé par la stabilité au Liban.

3-5 Question au Général Aoun : élections municipales.

2 Annexe - Spécial Flotille

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.  

2-1 Julien Salingue : Flottille de Gaza : un carnage made in Israël.

 L’abordage sanglant contre la Flottille de Gaza a suscité une vague de protestations internationale, mais aussi bon nombre de commentaires de soi-disant «experts», qui insistent quasiment tous sur la singularité de l’événement. Or, ce qui frappe est plutôt son inscription dans l’histoire israélienne.
Rien de peut légitimer l’acte de piraterie d’Israël. Tout d’abord, l’assaut est illégal par nature puisqu’il s’est produit dans les eaux internationales. L’article 51 de
la Charte des Nations unies encadre en outre le droit à la légitime défense: «dans le cas où un membre des Nations unies est l’objet d’une agression armée». Or aucune menace militaire ne planait sur Israël, a fortiori de la part de navires battant pavillons de la Turquie et de la Grèce, États qui ne sont pas en guerre avec Israël.
Mais Israël n’en démord pas
: les agresseurs étaient bien sur les bateaux humanitaires, pas sur les navires de guerre ou dans les hélicoptères de combat. Israël se contente en fait de transposer aux passagers de la Flottille sa position «classique» à l’égard des Palestiniens. Alors que ces derniers subissent une occupation militaire prolongée, Israël a toujours fait de «la fin des violences» (y compris contre les troupes d’occupation), un préalable à toute négociation sérieuse. Les Palestiniens, victimes de l’occupation, sont devenus les agresseurs.
«
Israël se défend»?
Droits dans leurs bottes, les dirigeants israéliens assument l’abordage meurtrier. Ils «
regrettent» les pertes humaines, mais affirment qu’Israël n’a fait que «se défendre» et que les responsabilités du bain de sang incombent aux passagers des bateaux. Là aussi, ce qui frappe est la continuité.
Lors de la guerre contre le Liban, à l’été 2006, Israël affirmait «
se défendre» contre le Hezbollah, le rendant responsable des 1300 morts libanais (contre 48 morts israéliens). À l’hiver 2008-2009, durant lequel Gaza a été soumise à un déluge de fer et de feu pendant trois semaines, Israël affirmait «se défendre» contre le Hamas, le rendant responsable des 1400 morts palestiniens (contre 13).
On pourrait évoquer également la guerre de juin 1967, une guerre «
défensive» au cours de laquelle Israël a quadruplé sa superficie et conquis, entre autres, les territoires palestiniens, toujours soumis au régime d’occupation militaire. Ou encore les années 1947-1948 durant lesquelles, pour se «défendre» contre les armées arabes, les milices sionistes ont expulsé 400000 Palestiniens avant le début des hostilités (mai 1948).
Tous Palestiniens
!
Il ne faut pas céder d’un pouce face à cette rhétorique, au nom de laquelle Israël et ses soutiens justifient, depuis plus de 60 ans, les pires atrocités. Ceux qui aujourd’hui cherchent des excuses à Israël, ou tentent de démontrer que le carnage de
la Flottille est une «bavure», sont des incompétents ou des hypocrites. Ou les deux. Ce n’est pas un coup de tonnerre dans un ciel serein: Israël s’est construit et se perpétue par la violence et la négation du droit.
Le message est désormais clair
: ceux qui voudront s’opposer à Israël pourront subir le même sort que les peuples de la région. Cette tragique communauté de destin (qui donne tout son sens au mot d’ordre «Nous sommes tous des Palestiniens»), peut et doit renforcer le mouvement de solidarité internationale, autour de deux axes: d’un côté, rompre l’isolement des Palestiniens; de l’autre, isoler l’État d’Israël. Il n’y aura pas d’autre solution pour que les massacres et le déni des droits humains cessent une bonne fois pour toutes.
Julien Salingue

9 juin 2010

http://www.npa2009.org/content/flottille-de-gaza-un-carnage-made-israel


2-2 Noam CHOMSKY : La véritable menace à bord de la Flottille de la Liberté.

La Flottille de la Liberté défiait la politique israélienne qui consiste à saboter toute solution au conflt Arabo-israélien basée sur des décisions et accords internationaux et devait donc être écrasée.

L’attaque violente d’Israël contre la Flotille qui transportait de l’aide humanitaire à Gaza a choqué le monde entier.

Le détournement de navires dans les eaux internationales et l’assassinat de passagers constituent, bien sûr, un crime.

Mais le crime n’a rien de nouveau. Depuis des décennies, Israël détourne des bateaux entre Chypre et le Liban et tue ou enlève des passagers, et parfois les retient en otage dans des prisons israéliennes.

Israël présume qu’il peut commettre impunément de tels crimes parce que les Etats-Unis les tolèrent et que l’Europe en général leur emboite le pas.

Comme l’a fait remarquer le quotidien (britannique) The Guardian du 1er juin (2010), « Si un groupe armé de pirates somaliens avait accosté hier six navires en pleine mer, tuant au moins 10 passagers et en blessant beaucoup plus, une force d’intervention de l’OTAN se dirigerait dés aujoud’hui vers les côtes de la Somalie. » Dans ce cas, le traité de l’OTAN oblige ses membres à porter secours à un pays membre – la Turquie – attaqué en pleine mer.

Le prétexte avancé par Israël était que la Flotille transportait du matériel que le Hamas pouvait employer pour construire des bunkers pour tirer des roquettes sur Israël.

Ce prétexte n’est pas crédible. Israël peut facilement faire cesser la menace des roquettes par des moyens pacifiques.

Le contexte est important. Hamas a été désigné comme une menace terroriste importante lorsqu’il a remporté les élections libres en janvier 2006. Les Etats-Unis et Israël ont sévèrement renforcé leurs mesures punitives contre les Palestiniens, cette fois-ci pour avoir commis le crime de mal voter.

Le résultat fut le siège de Gaza, qui comprend un blocus naval. Le siège fut nettement durci en juin 2007 après une guerre civile qui a vu le Hamas prendre le contrôle du territoire.

Ce qui est communément décrit comme un coup d’état militaire du Hamas fut en réalité provoqué par les Etats-Unis et Israël qui ont ouvertement tenté d’inverser le résultat des élections remportées par le Hamas.

Ceci est connu depuis au moins le mois d’avril 2008, lorsque David Rose a révélé dans (le magazine) Vanity Fair que George W. Bush, le Conseiller en Sécurité Nationale Condoleeza Rice et son adjoint, Elliot Abrams (*), « ont soutenu une force armée sous les ordres de l’homme fort du Fatah Muhammad Dahlan, déclenchant ainsi une guerre civile sanglante à Gaza d’où le Hamas est sorti renforcé. »

Le terrorisme du Hamas comprenait des tirs de roquettes sur les villages israéliens avoisinants – un acte criminel sans aucun doute, mais un acte qui ne représente qu’une infime fraction des crimes couramment commis par les Etats-Unis et Israël à Gaza.

Au mois de juin 2008, Israël et le Hamas ont conclu un cessez-le-feu. Le gouvernement israélien a formellement reconnu que le Hamas n’a plus tiré une seule roquette avant qu’Israël ne viole le cessez-le-feu le 4 novembre de la même année pour envahir Gaza et tuer une demi-douzaine de militants du Hamas.

Le Hamas a offert un nouveau cessez-le-feu. Le gouvernement israélien a examiné l’offre et l’a rejeté, préférant lancer une invasion meurtrière sur Gaza, le 27 décembre.

Comme pour tous les autres états, Israël a le droit de se défendre. Mais Israël avait-il le droit d’employer la force dans Gaza au nom de son autodéfense ? Le Droit International, dont la Charte des Nations Unies, ne laisse aucun doute : un état a ce droit uniquement lorsqu’il a épuisé tous les moyens pacifiques. Dans ce cas précis, les moyens pacifiques n’ont même pas été tentés, malgré – ou peut-être à cause de – les bonnes chances d’aboutir.

Ainsi, l’invasion fut littéralement un acte d’agression criminel, et il en est de même pour l’attaque de la Flotille.

Le siège contre Gaza est cruel et son but est de maintenir les animaux en cage en état de survie, juste de quoi éviter les protestations internationales, mais guère plus. C’est le dernier volet d’un plan israélien à long terme, appuyé par les Etats-Unis, pour séparer Gaza de la Cisjordanie.

Le journaliste israélien Amira Hass, éminent spécialiste de Gaza, décrit les grandes lignes du processus de séparation. « Les restrictions imposées au mouvement palestinien qui ont été mises en place par Israël en janvier 1991 ont renversé un processus initié en juin 1967.

« A cette époque, et pour la première fois depuis 1948, une large portion du peuple palestinien vivait à nouveau sur le territoire en un seul morceau d’un seul pays – un pays occupé, certes, mais entier… »

Hass conclut : « La séparation totale de la bande de Gaza de la Cisjordanie est une des plus grandes réussites de la politique israélienne, dont l’objectif ultime est d’empêcher toute solution basée sur des décisions et accords internationaux et d’imposer un accord basé sur la supériorité militaire d’Israël. »

La Flottille défiait cette politique et devait donc être écrasée.

Un cadre pour résoudre le conflit Arabo-israélien existe depuis 1976, lorsque les états arabes de la région ont présenté une résolution au Conseil de Sécurité qui appelait à la création de deux états le long des frontières internationales, en incluant toutes les garanties de sécurité exigées par la Résolution 242 de l’ONU qui fut adoptée après la guerre de juin 1967.

Ses principes les importants sont soutenus par pratiquement le monde entier, y compris par la Ligue Arabe, l’Organisation des Etats Islamiques (dont l’Iran) et les organisations non étatiques concernées, dont le Hamas.

Mais depuis trente ans les Etats-Unis et Israël ont toujours rejeté cet accord, à une exception prés qui est révélatrice et mérite d’être notée. En janvier 2001, au cours de son dernier mois du mandat, Bill Clinton a initié des négociations israélo-palestiniennes à Taba, Egypte, qui étaient sur le point d’aboutir, selon les participants, lorsqu’Israël a décidé de rompre les négociations.

Aujourd’hui encore, les conséquences de cet échec se font cruellement sentir.

Le Droit International ne peut pas être imposé aux états puissants, sauf par leurs propres citoyens. C’est toujours une tâche difficile, surtout lorsque l’opinion qui se fait entendre déclare que le crime est légitime, soit explicitement soit en instaurant tacitement un cadre criminel – ce qui est plus insidieux et rend les crimes invisibles.

Noam Chomsky

 (*) EN COMPLEMENT : Elliot Abrams : Membre du Conseil National de Sécurité, en charge de la « promotion de la démocratie et des droits de l’homme » (sic). Spécialité : Mensonges éhontés et couverture des escadrons de la mort au Guatémala. Autre personnage au service de la Miami Connection, conspirateur du scandale Iran-Contra, doit au pardon présidentiel de George Bush père de ne pas avoir connu la prison. Il est désormais membre du Conseil national de Sécurité où il est responsable de la « promotion de la démocratie et les droits de l’homme ». Comme si personne ne se souvenait qu’il a été le cerveau maudit de la guerre sale en Amérique centrale, qu’il a encouragé l’agression contre le Nicaragua et le Panama, que face aux commissions d’enquête du Sénat, il a défendu les pires excès des escadrons de la mort, niant les massacres et mentant sur les activités clandestines d’appui à la Contra nicaraguayenne. Chargé des affaires du Proche et Moyen Orient sous l’administration Bush.

Noam Chomsky
http://inthesetimes.com/article/606…

Traduction VD pour le Grand Soir

10 juin 2010

URL de cet article

http://www.legrandsoir.info/La-veritable-menace-a-bord-de-la-Flottille-de-la-Liberte-In-These-Times.html

http://www.hchicha.net/2010/06/10/la-veritable-menace-a-bord-de-la-flottille-de-la-liberte/


2-3 Hariri et le Hezbollah condamnent le raid israélien sur la flottille.

Le Premier ministre libanais Saad Hariri et le mouvement chiite Hezbollah ont condamné lundi l'assaut israélien meurtrier contre une flottille internationale d'aide pour la bande de Gaza.

AFP - le 31 mai 2010, 11h27

Le Premier ministre libanais Saad Hariri et le mouvement chiite Hezbollah ont condamné lundi l'assaut israélien meurtrier contre une flottille internationale d'aide pour la bande de Gaza.

"L'attaque israélienne contre le convoi d'aide représente une étape dangereuse et folle qui va exacerber les tensions dans la région", a déclaré M. Hariri dans un communiqué.

"Le Liban dénonce fermement cette attaque et appelle la communauté internationale, en particulier les grandes puissances (...), à prendre des mesures de façon à mettre fin à ces violations continues des droits de l'Homme et cette menace à la paix internationale", a-t-il ajouté.

"C'est un crime prémédité contre l'humanité des Israéliens", a déclaré pour sa part le député du Hezbollah Hassan Fadlallah.

"Ce crime montre au monde la sauvagerie d'Israël et la façon dont il traite les civils non armés", a-t-il dit à l'AFP. "Cela s'ajoute à la longue liste des massacres contre les civils de Palestine et du Liban", a-t-il ajouté.

"S'ils ne parviennent pas à agir rapidement pour lever le siège sur les Palestiniens (de Gaza) et dénoncer Israël pour ses crimes ainsi qu'à sauver les otages, la situation dans la région va empirer", a-t-il averti.

Une guerre opposant Israël au Hezbollah a fait plus de 1.200 morts côté libanais, en majorité des civils, et 160 morts du côté israélien, pour la plupart des militaires, durant l'été 2006.

Plus de dix passagers ont été tués lundi lorsque des commandos israéliens ont pris d'assaut la flottille internationale de militants pro-palestiniens qui se dirigeait vers la bande de Gaza, a indiqué l'armée israélienne.

http://www.lematin.ch/flash-info/monde/liban-hariri-hezbollah-condamnent-raid-israelien-flottille


2-4 Flottille pour Gaza : un représentant de l'ONU rencontre le ministre libanais de la défense.

L'opération militaire meurtrière menée lundi par les forces israéliennes contre la flottille humanitaire à destination de Gaza a été au cœur d'une rencontre qui s'est déroulée vendredi entre le Coordonateur de l'ONU au Liban, Michael Williams, et le ministre libanais de la Défense, Elias Murr.

L'assaut de la marine israélienne, lundi matin dans les eaux internationales, s'était soldé par la mort de neuf civils et des dizaines d'autres blessés. Immédiatement, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon avait condamné « tous les actes ayant conduit à la mort de civils ». Une condamnation que Michael Williams a réitéré devant le ministre libanais de la Défense.

Pour le Coordonateur spécial de l'ONU au pays du Cèdre, les racines de cet incident mortel sont à rechercher dans le blocus imposé par l'armée israélienne à la Bande de Gaza depuis trois ans.

A plusieurs reprises, les Nations Unies ont critiqué ce siège du territoire palestinien. L'ONU estime que le flux insuffisant de marchandises et de matériels que les autorités israéliennes laissent pénétrer empêche la reconstruction du territoire et ne répond pas aux besoins des 1,5 millions de palestiniens qui y vivent.

« Maintenant, après une telle tragédie, il est encore plus impératif de lever le blocus imposé à Gaza et à ses habitants », a ajouté Michael Williams.

Le Secrétaire général de l'ONU, le Conseil de sécurité et le Conseil des Droits de l'homme ont aussi demandé une enquête indépendante.

Autre sujet au centre des discussions entre Michael Williams et Elias Murr, la résolution 1701 du Conseil de sécurité qui a mis fin en août 2006 à la guerre de 34 jours entre Israël et le Hezbollah. Elle appelle au respect de la “ligne bleue” qui sépare le territoire israélien du territoire libanais, au désarmement de toutes les milices opérantes au Liban, à la fin du trafic d'armes dans la région et interdit le survol du territoire libanais par l'aviation israélienne.

« Le ministre de la Défense et moi-même sommes d'accord sur le fait que nous aimerions voir des progrès plus significatifs de la part de chaque partie, sur la mise en œuvre de cette résolution si importante pour le Liban et la région », a conclu Michael Williams.

Selon la presse, l'aviation israélienne survole régulièrement le Liban, en violation de la résolution 1701. Lundi dernier, l'artillerie antiaérienne libanaise aurait ouvert le feu contre des appareils israéliens survolant le Liban, selon un responsable de la sécurité israélienne.

De leur côté, les autorités israéliennes accusent le Hezbollah de continuer de recevoir des armes venues de l'extérieur du pays, là encore en violation de la résolution 1701 de 2006.

News Tracker:

4 juin 2010 –

Flottille pour Gaza : le Conseil des Droits de l'homme lance une enquête internationale

http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=22102&Cr=gaza&Cr1=


2-5 Liberté pour la Palestine… Liberté pour Gaza. 
Pour mettre fin au blocus qui encercle le peuple palestinien
Et en signe de solidarité avec
la Flottille de la liberté
En réponse à l’appel lancé par les partis et les forces de la gauche libanaise, une manifestation a eu lieu, ce dimanche à 11 heures, devant le siège de l’ambassade des Etats-Unis au Liban.
Les manifestants ont scandé des slogans contre le nouveau crime perpétré par l’armée israélienne contre la « Flottille de la liberté », ainsi que contre l’administration des Etats-Unis qui supervise et protège les criminels. De plus, des banderoles portaient des mots d’ordre rappelant les droits du peuple palestinien, dont le droit au retour et à la construction d’un Etat indépendant ayant Al Qods pour capitale.
A leur arrivée à
la Place de Aoukar, les manifestants ont écouté quatre interventions faites par D. Marie NASSIF-DEBS, vice Secrétaire général du Parti Communiste libanais, Ali FAYÇAL, membre du BP du Front démocratique pour la libération de la  Palestine (FDPLP), Abou Firas, membre du BP du Parti du peuple palestinien, et Nazih HAMZAH, secrétaire du Parti démocratique populaire.


Les interventions ont insisté sur les points suivants : 
1.            La condamnation du rôle des Etats-Unis dans la supervision des agressions israéliennes et leur appui au terrorisme d’Etat pratiqué par le gouvernement israélien contre le peuple palestinien et tous les peuples de la région, notamment ceux du Liban et de l’Irak.
2.            L’assurance que seules la résistance et la lutte peuvent casser le blocus imposé au peuple palestinien.
3.            La condamnation des positions prises par
la Ligue arabe, notamment à la suite du massacre qui a eu lieu contre les militants de la « Flottille de la liberté », surtout que la réunion des ministres des Affaires étrangères arabes n’a pris aucune décision claire contre Israël, se contentant de proclamer son appui à la décision du Conseil de sécurité en ce qui concerne la création d’une commission d’enquête.
4.            La solidarité inconditionnelle avec les aspirations du peuple palestinien à retourner sur la terre des ancêtres et à construire l’Etat indépendant de
la Palestine.
5.            L’appel à tous les partis, à toutes les organisations non gouvernementales arabes et internationales à poursuivre leur œuvre de solidarité et leurs activités afin de mettre fin au blocus imposé aux citoyens de Gaza.
6.            L’insistance sur l’unité nationale et populaire qui doit prévaloir entre les Palestiniens ; et, ce, afin de pouvoir faire face aux projets sionistes appuyés par l’administration des Etats-Unis.
7.            L’insistance sur le rôle de
la Gauche arabe dans les initiatives et les actions communes afin de consolider la résistance contre l’occupation israélienne et étasunienne des territoires arabes ;
 
Beyrouth, le dimanche 6 juin 2010

http://www.internationalistes13.org/article-manifestation-de-la-gauche-libanaise-en-solidarite-avec-la-palestine-51911089.html


2-6 Général Aoun « Il doit y avoir des moyens de dissuasion, avec un ultimatum pour Israël pour adopter une solution. » S’exprimant lors de deux entretiens accordés aux chaînes télévisées OTV et Manar le général Michel Aoun, chef du Courant Patriotique Libre, a fortement condamné l’attaque israélienne contre la flottille d’aide pour Gaza et a estimé que cela ne peut pas être qualifié de simple attaque. « C’est un crime organisé contre des gens innocents qui manifestent contre l’injustice. Nous espérons que la politique internationale envers Israël changera après ce crime. Il faut que la communauté internationale avertisse Israël et l’oblige à résoudre la situation en assurant une solution égale », a-t-il dit.

Question – La colère d’Israël face à la Turquie a entraîné cette attaque, où alors emmènera ce massacre ?

Général Michel Aoun – Je ne peux pas le qualifier d’attaque puisqu’une attaque est normalement contre une personne égale. Il s’agit plutôt d’un crime organisé commis par Israël contre des personnes innocentes qui s’opposaient aux injustices.

Je pense que ce crime est très dangereux et va sans doute faire trembler le monde.

Nous espérons voir des changements dans la politique internationale et pas seulement locale. Car, on ne peut plus se contenter des théories des conseils d’orientation à Israël, cela ne changera pas du tout son attitude, mais à partir d’aujourd’hui, il doit y avoir des moyens de dissuasion, avec un ultimatum pour Israël pour adopter une solution, et non seulement des moyens pacifiques qui eux peuvent durer des décennies.

C’est ce que nous espérons, que ce crime réveille la conscience de l’humanité, que pour une fois, la communauté internationale agisse sérieusement et conformément aux droits et à la justice avec Israël. C’est ce que je peux dire maintenant, et j’espère que ce sera le dernier crime avant d’imposer une solution à Israël.

Question – Comment vous commentez les images transmises sur les chaines télévisées concernant ce massacre à l’encontre de civils pacifistes ?

Général Aoun – Nous savons tous, et nous libanais en particulier, comment Israël s’est comportée pendant ses guerres au Liban où des actes de vengeances contre des civils se sont commis.

Celui qui est capable de bombarder les enfants de Cana à deux reprises est en mesure d’entreprendre toutes autres opérations militaires, que ce soit contre des civils ou contre tout autre être humain.

Mais la différence est qu’Israël, au départ, essayait de trouver des prétextes et des argumentations pour se justifier, par exemple, elle dit qu’il y a eu une erreur technique ou une erreur dans l’identification de la cible, ou encore qu’il y a eu des tirs de roquettes… Et celui qui veut aider Israël laisse entendre que cette excuse est vraie.

Aujourd’hui, il n’y aurait aucune excuse pour permettre aux troupes israéliennes d’attaquer un navire et de tuer ses passagers lors d’une manifestation pacifique en pleine mer. Il n’y a aucune justification. Cela montre au monde le vrai visage d’Israël, nous étions convaincus depuis longtemps que ces actions israéliennes sont chose commune pour eux.

Question – Le Liban est actuellement président du Conseil de Sécurité des Nations-unies, et il y a une audience pour le conseil des ministres libanais dans lequel vous avez des ministres.

Allez-vous évoquer ce massacre et inciter le Liban à agir en convoquant une réunion du Conseil de sécurité ?

Général Aoun : Je pense que c’est à l’État affecté d’abord d’être initiateur. La Turquie, par conséquent, devrait déposer une plainte contre Israël suite à l’agression contre ses ressortissants et ses navires.

Partant de là, le Conseil de sécurité doit se réunir à la demande de son président, qu’il soit le Liban ou tout autre pays. Nous espérons que le Liban aurait une position à cet égard.

Comité Valmy

20 juin 2010,  


2-7 Forcer les frontières d'Israël.

Un haut responsable palestinien au Liban, Mounir Maqdah, a appelé mardi tous les Arabes à marcher et à forcer les frontières d'Israël. "La société civiles et les factions palestiniennes au Liban cherchent à former une 'flottille du retour vers la Palestine' et à organiser des marches pour pénétrer en Palestine, à partir du Liban, mais aussi par la Jordanie, la [Judée Samarie], Gaza et tous les pays arabes.

http://www.guysen.com/news_Liban-un-responsable-palestinien-appelle-a-forcer-les-frontieres-d-Israel_277876.html

03/06/2010

Quatre Libanais arrêtés lors de l'agression militaire israélienne contre la flottille d'aide humanitaire au large de Gaza ont été rapatriés et accueillis en héros mercredi soir à la frontière entre le Liban et les territoires occupés.
Abbas Nasser et André Abi Khalil, un journaliste et un cameraman de la chaîne Al Jazeera, ainsi que Hussein Choukour et Hani Sleimane, qui a été blessé lors de l'agression israélienne, ont été accueillis par des jets de riz et de fleurs à leur arrivée au poste-frontière de Naqoura.
Des dizaines de personnes les ont acclamés en agitant des drapeaux libanais, palestiniens et turcs, une manière de saluer la position d'Ankara qui a vivement critiqué Israël pour son agression militaire.
Des représentants du président de
la République, du Premier ministre et du président du Parlement, ainsi que des députés du Hezbollah, étaient également présents.
Les quatre Libanais, l'air visiblement fatigué, ont été remis par Israël au Comité international de
la Croix-Rouge (CICR). Hani Sleimane, blessé au pied par une balle, a été transporté à bord d'une ambulance.
"On entend beaucoup parler de la sauvagerie israélienne, mais voir cela de près, c'est autre chose", a affirmé à la presse Abbas Nasser, affirmant avoir vu des "centaines de soldats armés jusqu'aux dents". 
"J'ai dit aux Israéliens qu'ils avaient tué mes enfants", a affirmé de son côté Hussein Choukour, dont la femme et les enfants avaient péri dans un raid israélien lors de la guerre israélienne contre le Liban en 2006. 
Dans l'après-midi, plusieurs centaines de personnes ont participé à une manifestation à la frontière entre le Liban et les territoires occupés à l'appel du parti chiite pour dénoncer le raid israélien. Les manifestants ont brûlé un drapeau israélien et scandé des slogans hostiles à "Israël".

http://www.almanar.com.lb/newssite/NewsDetails.aspx?id=140334&language=fr



3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

3-1  "Nous ne nous sommes pas retirés du Liban, nous l'avons fui".

Le colonel Noam ben Tsevi, dernier commandant de la région de l'ouest au Sud Liban (Bent Jbeil) lors de l'occupation israélienne, a déclaré que "le retrait israélien du Liban il y a dix ans était en effet une fuite, ni plus ni moins".  

Selon le quotidien Haaretz, ben Tsevi appuyait fortement la décision du Premier ministre à l'époque Ehud Barack de quitter le Liban unilatéralement, surtout après l'échec de la tentative de signer un accord de paix israélo-syrien, alors que la majorité des dirigeants militaires s'y opposaient.
"Je pense que les dirigeants des bataillons au Liban, comme Tchico Tamir, Samuel Zakay, Aviv Kokhafi, Alone Freedman et Ayal Eisenberg réalisaient la nécessité de sortir du Liban. Ils se sont tous rendus compte de la défaite et de l'incapacité d'exécuter les ordres au Liban", a-t-il ajouté.
Toutefois, ben Tsevi a critique la façon dont l'armée israélienne s'est retirée du Liban.

Pour lui, "ce retrait fut une défaite militaire, l'armée israélienne n'a pas effectué d'enquête profonde au sujet du retrait. Elle aurait alors compris que la plupart des hauts officiers ont provoqué cet échec".   

"Nous avons laissé derrière nous des véhicules et des munitions, dans certains cas les soldats ont pillé des munitions. Les membres de l'armée du Liban Sud (celle du collaborateur Antoine Lahd ndlr) ont été rassemblés à la porte Fatima d'une façon humiliante. Il s'agissait donc d'une fuite non planifiée.

Alors que le Hezbollah nous tirait dessus, nous avons renoncé à plusieurs valeurs en tant que soldats", a-t-il reconnu. 

22/05/2010    

 http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=138592&language=fr


3-2 G.Houbballah   : "Israël" craint la « guerre touristique » du Hezbollah !

Après la guerre militaire, la guerre médiatique, la guerre psychologique, « Israël » craint maintenant ce qu’elle appelle la guerre touristique  du Hezbollah !
 Les médias occidentaux et israéliens ont fait tout un bruit autour de la visite des étudiants de l'Université des Jésuites (USJ) et d'autres universités au Liban-sud.
Le Hezbollah leur avait organisé en début semaine une tournée touristique aux anciennes bases de la Résistance. ils ont eu l’occasion de rencontrer et de discuter avec des combattants de la résistance qui leur ont expliqué  leur manière de lutter contre « Israël » au cours des  principales étapes de ses guerres contre le Liban , plus récemment, bien sûr, la guerre de 2006.
Des sources occidentales se sont arrêtées sur la signification de cette tournée et l’ont inscrite dans le cadre de la guerre psychologique. Elles ont indiqué que le Hezbollah a fait clairement savoir à travers cette visite qu’il ne s'intéresse pas à une escalade militaire de la situation sur le front.
Ensuite, il veut  garder les Israéliens sur le qui-vive, allant de manœuvres en manœuvres, ne sachant guère à quoi s’attendre du côté libanais, et plus précisément de  la Résistance qui suit toujours sa même politique: nourrir l'ambiguité sur son arsenal militaire.
Ces mêmes sources ont souligné que les messages que le Hezbollah a tenus à adresser à travers l'organisation de cette tournée sont nombreux: mais pour en citer quelques uns, ces sources précisent que le Hezbollah a tenu à montrer que  la jeunesse libanaise -quelques soient ses appartenances politiques, sociales  et religieuses- s’intéresse à mieux connaître la Résistance.
Et de préciser que le Hezbollah  est non seulement capable de s’ouvrir aux autres, mais a réussi à le faire en forçant les obstacles traditionnels qui se dressaient autrefois entre lui et les jeunes des autres confessions religieuses.

"D’où la participation à cette tournée de jeunes filles et garçons vêtus de "Jeans" et de chemises à manches courtes , écoutant des chansons occidentales, et qui tant dans la forme que dans le fond sont très différents de la jeunesse « hezbolienne »", selon ces sources,
Et de conclure que c'est la preuve que le Hezbollah est désormais présent partout au Liban et non plus enfermé dans une zone géographique précise !
Or, toujours selon ces  sources,  cette question a fait l’objet d’un débat en « Israël » même : les Israéliens sont inquiets de la réussite du Hezbollah à s’intégrer dans la mosaïque confessionnelle et sociale libanaise et à attirer des groupes d'âge très différents , faisant échouer les tentatives d' « Israël » et de l'Occident de creuser le fossé entre la Résistance et au moins une partie signifiante du peuple libanais !  Et ce dans le but d’ouvrir un front interne contre le Hezbollah pour le rendre vulnérable.
 Par ailleurs, le Hezbollah a inauguré vendredi dans le sud du Liban un "site touristique jihadiste" où sont exposées des armes lourdes appartenant à la Résistance mais aussi à l’ennemi israélien, à l'occasion du 10e anniversaire du retrait israélien du sud du Liban.
 Le site, dans la localité de Mlita, était une ancienne base militaire du Hezbollah avant le retrait des forces israéliennes du sud du pays après une occupation de 22 ans (1978-2000) et jusqu'à la guerre de 2006.
 Il sera ouvert au public à partir de mardi 25 mai, date de l'anniversaire du retrait israélien, proclamée cette année fête nationale au Liban.
 Des dizaines de roquettes antichars, de roquettes Katioucha, de missiles iraniens "Raad 1", de mortiers et de lance-roquettes sont exposés dans une grotte creusée dans une montagne, dans un bois, ainsi que dans des salles nouvellement construites.
 Plusieurs combattants du Hezbollah sont tombés lors de raids israéliens alors qu'ils creusaient la grotte, en vue d'y cacher des armes, selon le guide Mohammad Sayyed.
 Des chars israéliens Merkava couverts d'une toile, pour symboliser, selon le Hezbollah, l'"embourbement" des soldats israéliens au Liban, sont également exposés dans l'une des cours du complexe.
 Il s'agit du premier complexe du genre, selon un communiqué distribué par le Hezbollah, avec 60.000 mètres carrés de jardins, 4.500 mètres carrés de surface bâtie et un parking d'une capacité de 2.000 places.
 Pour sa part, la radio israélienne a estimé que l’inauguration de ce nouveau musée exposant l’arsenal militaire israélien abandonné par les forces israéliennes lors de son retrait du Liban, est une provocation pour « Israël » !
Bref.. il semblerait que la saison touristique du Hezbollah sera  légèrement moins prospère que la saison touristique libanaise, puisque le ministère du tourisme s’attend à ce que le Liban bat une année record par rapport aux autres années !
 Bonnes vacances d’été !

G.Houbballah 

22/05/2010  

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=138677&language=fr


3-3  Michel Chossudovsky, Matthew Rothschild : Les Etats-Unis ont confisqué les biens d’opposants à leur politique en Irak et au Liban. 
Depuis 2007, les Etats-Unis ont procédé la confiscation des biens de personnes qui s’opposent à leur politique en Irak et au Liban. Cette mesure a été appliquée aussi bien à des nationaux qu’à des étrangers ; que leur opposition ait pris une forme violente ou non. Ces dispositions, prises par l’administration Bush, ont été prorogées par l’administration Obama.

Elles violent aussi bien la Constitution des Etats-Unis que le Pacte des droits civils et politique de l’ONU, dont Washington est pourtant signataire.

Le président Bush a signé deux décrets permettant au département du Trésor des Etats-Unis de confisquer les biens de toute personne perçue comme une menace directe ou indirecte pour les opérations des Etats-Unis au Proche-Orient. Le premier, intitulé « Saisie des propriétés de certaines personnes qui menacent les efforts de stabilisation en Irak », signé par Bush le 17 juillet 2007 [1], autorise le secrétaire au Trésor à confisquer, après consultation avec le secrétaire d’Etat et le secrétaire à la Défense, les biens des citoyens ou des organisations qui, « directement ou indirectement », font courir des risques aux opérations menées par les Etats-Unis en Irak.

Les décrets de Bush

« J’ai émis un ordre de saisie des propriétés des personnes dont il est établi

1) qu’elles ont commis ou risquent de commettre un acte ou des actes de violence dont l’intention ou l’effet serait de menacer la paix et la stabilité de l’Irak ou le gouvernement de l’Irak, ou de miner les efforts de reconstruction économique et de réforme politique en Irak ;

2) qu’elles ont aidé sensiblement, ou fourni un appui financier, matériel, logistique ou technique, ou encore des biens et des services, pour soutenir de tels actes de violence ou toute autre personne dont les propriétés ou les intérêts auraient été saisis en vertu de cet ordre… »

Le Titre V de ce décret annonce qu’« en raison de l’existence de moyens permettant de transférer instantanément des fonds ou d’autres biens, tout préavis adressé à ces personnes sur les mesures à prendre contre elles en vertu de ce décret rendrait celles-ci inutiles. Je décide par conséquent (…) qu’il n’est pas nécessaire d’émettre de préavis concernant la programmation ou l’ordre (de saisie des biens)… »

Le 1er août, Bush publiait un décret similaire, intitulé « Saisie des propriétés des personnes qui minent la souveraineté du Liban ou ses processus et institutions démocratiques » [2]. Le texte de ce deuxième décret est en grande partie identique à celui du premier, avec toutefois des dispositions plus sévères :

Dans les deux cas, ces décrets ignorent l’ordre constitutionnel en conférant au département du Trésor l’autorité de confisquer les biens des personnes qui représentent un risque de violence ou qui contribuent de manière non précisée à contrer la politique des Etats-Unis. Par contre le décret du 1er août est dirigé contre toute personne ayant réalisé un acte ou représentant une menace significative d’action, violente ou non violente, conspirant contre les opérations au Liban. La loi autorise aussi à confisquer les biens « d’un conjoint ou d’un enfant dépendant » de toute personne dont les propriétés auraient été saisies. Le décret concernant le Liban interdit aussi de fournir aliments, toit, médicaments ou toute autre forme d’aide humanitaire aux personnes dont les biens ont été confisqués et à leurs « enfants dépendants ».

Les termes vagues de ce décret anticonstitutionnel, dangereusement ouverts à toute interprétation, permettent de choisir arbitrairement un citoyen états-unien et de le dépouiller de tous ses biens en le soumettant de surcroît à l’ostracisme. Bruce Fein, avocat constitutionnaliste et ex-fonctionnaire du département de Justice sous l’administration Reagan, ne cache pas son étonnement : « Le texte est si général qu’il vous plonge dans la stupéfaction. Je n’ai jamais rien vu d’aussi vague. Cela va au-delà du terrorisme, du recours à la violence ou de la menace de violence pour faire peur à la population ou l’intimider. »

Dans un éditorial pour le Washington Times, Fein signale : « La personne dont les biens sont saisis est traitée plus ou moins comme un lépreux. Les sentences de mort financière sont imposées par le département du Trésor sans préavis, ni possibilité de contestation, c’est-à-dire qu’il n’y a plus de place pour le recours en justice. Cette mesure frappe comme la foudre. Quarantaine immédiate et absolue pour toute personne dont les biens sont confisqués. La victime ne peut recevoir d’aide, ni ses bienfaiteurs lui envoyer de fonds, de marchandises, de services d’aucune sorte. Un avocat ne peut pas lui offrir ses services sans défier le décret. Un médecin ne peut pas non plus prodiguer de soins en cas d’arrêt cardiaque (…)

Le département de la Justice a habituellement pour mission d’examiner les décrets émanant de l’exécutif pour vérifier qu’ils sont compatibles avec la Constitution. Le Procureur général a-t-il sombré dans le sommeil ? » [3]

Mise à jour de Matt Rothschild

Cette nouvelle a été, que je sache, pratiquement ignorée des principaux médias. Lorsque je suis parti en tournée dans le pays pour donner des conférences, l’été dernier et que j’ai évoqué la question de ces décrets émanant de l’exécutif, les gens avaient du mal à y croire et se demandaient pourquoi ils n’en avaient jamais entendu parler. Je me pose encore la même question.

Voici deux sites où trouver de l’information sur ce sujet : The American Civil Liberties Union et The Center for Constitutional Rights.

Sources
• 
Global Research, juillet 2007 
Titre : “
Bush Executive Order : Criminalizing the Antiwar Movement
Auteur : Prof. Michel Chossudovsky 
• The Progressive, août 2007 
Titre : “
Bush’s Executive Order on Lebanon Even Worse Than the One on Iraq” 
Auteur : Matthew Rothschild 
• Etudiants chercheurs : Chris Navarre et Jennifer Routh 
• Tuteur : Amy Kittlestrom, Ph.D
.

Précision du Réseau Voltaire
Plusieurs collaborateurs du Réseau Voltaire ont été frappés par les décrets présidentiels 13438 et 13441 en raison de leur soutien intellectuel ou matériel aux mouvements de résistance au Proche-Orient. 
C’est également à ce titre que Thierry Meyssan, président du Réseau Voltaire, a perdu la possibilité d’engager un recours contre son premier éditeur qui a volé la rémunération de ses ouvrages en les transférant dans une filiale aux Etats-Unis. Et c’est toujours à ce titre que Washington a sollicité l’aide des Etats membres de l’OTAN à l’encontre de Thierry Meyssan (cf.« Si j’avais plié, je n’aurais pas eu à partir »).

 

[1] « U.S. Presidential Executive Order 13438 : Blocking Property of Certain Persons Who Threaten Stabilization Efforts in Iraq », Voltaire Network, 17 juillet 2007.

[2] « U.S. Presidential Executive Order 13441 : Blocking Property of Persons Undermining the Sovereignty of Lebanon or Its Democratic Processes and Institutions », Voltaire Network, 1er août 2007.

[3] « Our Orphaned Constitution », par Bruce Fein, Washington Times, 7 août 2007.

 

Michel Chossudovsky*, Matthew Rothschild*

Michel Chossudovsky

Directeur du Centre de recherche sur la mondialisation à l’université d’Ottawa (Canada). Editeur du site multilingueMondialisation. Dernier ouvrage publié en français :Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial.
Matthew Rothschild

Rédacteur en chef du mensuel The Progressive (USA).

20 MAI 2010

Enquête primée par Project Censored

http://www.voltairenet.org/article165465.html 


3-4 Hariri conclut sa visite en Tunisie : Israël est agacé par la stabilité au Liban.

Visite officielle  « Il y a un consensus interne pour soutenir le tribunal spécial », a déclaré à Tunis le Premier ministre, Saad Hariri, au cours d'une visite de travail de 24 heures.

Le Premier ministre est rentré hier soir de Tunis, à l'issue d'une visite de 24 heures. M. Hariri, qui était accompagné du ministre de l'Éducation, Salim Wardy, de l'ancien ministre Bassem el-Sabeh et de ses conseillers Mohammad Chatah et Hani Hammoud, a rencontré au palais présidentiel, à Tunis, le président Zine el-Abidine ben Ali, son homologue Mohammad Ghanouchi, ainsi qu'un certain nombre de ministres et de hauts responsables tunisiens.
En quittant le palais présidentiel, le président Hariri a déclaré a salué
la Tunisie qui partage, avec le Liban, « les valeurs de modération et de dialogue, de diversité et d'ouverture ».
Il a également remercié
la Tunisie pour être toujours restée aux côtés du Liban, aux heures difficiles, en particulier lors de la guerre de 2006.
« J'ai souligné la nécessité de consolider les relations économiques, commerciales et culturelles entre le Liban et
la Tunisie, et nous nous sommes mis d'accord pour activer le Haut Comité entre les gouvernements du Liban et de la Tunisie », a-t-il annoncé, tout en souhaitant le renforcement de la coopération entre les deux secteurs privés libanais et tunisien, notamment dans le domaine touristique.
Et de souligner que « le Liban et
la Tunisie appuient le projet d'établissement d'une zone de libre-échange arabe, sont membres de l'Union pour la Méditerranée, et ont convenu de coordonner dans ces deux domaines, parallèlement à la coordination en cours à travers la représentation par le Liban du groupe arabe au Conseil de sécurité des
Nations unies ».
M. Hariri a souligné les convergences de vues entre le Liban et
la Tunisie sur la cause palestinienne, et sur « la recherche d'une solution globale et juste sur la base de la Conférence de Madrid et de l'initiative arabe pour la paix ». Il a enfin annoncé qu'il avait invité son hôte à visiter le Liban.
Conférence de presse
Avant son départ de Tunisie, le président Hariri a évoqué avec les journalistes les résultats de sa visite en Tunisie. Il a déclaré qu'il « n'est pas normal » que la communauté internationale assiste passivement au drame du peuple palestinien, mais a réaffirmé qu'il n'y aura pas de navire d'aide humanitaire voguant pour Gaza, au départ des côtes libanaises, « car nous ne reconnaissons pas l'entité israélienne ».
« De plus, il s'agit de la société civile », a-t-il ajouté.
Interrogé sur les menaces d'intervention proférées par Israël, en cas de prospection pétrolière dans les eaux territoriales libanaises, M. Hariri a répondu que « la stabilité actuelle au Liban agace Israël, ainsi que la diversité et le pluralisme dans notre pays ».
Au sujet de la mise en accusation du Hezbollah par le TSL et des risques de réaction violente du Hezb, M. Hariri a affirmé : « Il y a un consensus national pour soutenir le tribunal spécial, à la table de dialogue, au sein du Conseil des ministres et dans la déclaration ministérielle. Nous devons attendre l'acte d'accusation et le verdict.
Beaucoup de rumeurs et d'accusations ont été faites au cours des quatre dernières années, de la part de plusieurs parties contre tout le monde.
Nous devons attendre, et j'ai pleinement confiance dans le tribunal spécial et la décision qu'il prendra. »
Par ailleurs, M. Hariri a affirmé qu'il sera bon « de donner une chance au président Obama parce qu'il y a une volonté américaine réelle de trouver une solution juste et globale dans la région ». « Mais nous devons rester prudents en la matière », a-t-il ajouté.
« Il nous faut une stratégie claire, a-t-il souligné. La communauté internationale doit constater que nous parlons de la paix alors qu'Israël parle de guerre (...), savoir qu'il y a un milliard deux cents millions de musulmans qui ont approuvé l'initiative de paix, tandis qu'Israël veut la guerre. »
Enfin, M. Hariri a affirmé qu'aucune divergence de vues ne l'oppose à Nabih Berry en ce qui concerne la prospection pétrolière, et que ce problème sera réglé. « Il n'y a pas de problème avec le président Berry au sujet de la prospection offshore. Le gouvernement a fait un travail considérable à ce sujet au cours des deux dernières années, et ce sujet devrait être abordé d'une manière qui profite aux Libanais », a-t-il dit
.

26 juin 2010
http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/662405/Hariri_conclut_sa_visite_en_Tunisie+%3A_Israel_est_agace_par_la_stabilite_au_Liban.html


3-5 Question au Général Aoun : élections municipales.

Question – Au sujet des élections municipales dans sa phase finale dans le Nord, est-il un inventaire. Comment considérez-vous ce qui s’est passé hier dans le Nord ?

Général Aoun – Il y a eu une vague massive de popularité. Elle n’a pas commencé dans le Nord, mais dans la vallée du Bekaa et qui s’est déplacée vers le sud et a rebondi vers le Nord.

Je crois que ces résultats favorables sont venus parce que les gens commencent à faire la différence entre ceux qui veulent vraiment réformer et ceux qui portent le slogan et les discours réformateurs mais sans toutefois chercher à l’appliquer.

Le peuple a voulu donc finir avec ceux qui volent les slogans et a voulu appuyer ceux qui veulent réellement appliquer les principes de la réforme et la lutte contre la corruption.

En tout cas, à partir de maintenant, ce mouvement sera toujours évolutif et ce jusqu’à l’infini, si Dieu le veut. Nous avons fini avec l’ère des oscillations et de l’immobilisme pour renter dans une nouvelle ère de rigueur et de lutte contre ce rythme et cette façon de gouvernance avec laquelle nous n’irons pas très loin.

Question – Avant les élections de Batroun vous avez dit que cette bataille sera la plus importante de toutes. Alors que le Courant Patriotique Libre l’a menée et l’a gagnée, vos adversaires sous-estiment son importance et disent qu’ils ont le contrôle de tout le caza alors que vous avez gagné la ville de Batroun seulement.

Général Aoun – Il y a nos résultats positifs dans toutes les villes et nous ne voulons pas rentrer dans les détails, mais la bataille de Batroun a pris en compte l’Histoire de la ville avec ses familles Akl et Daou. Le présent de la ville de Batroun étaient Cheikh Boutros Harb, les Forces Libanaises, les Phalanges Libanaises ainsi que le Courant du Futur, sauf qu’ils ont tous perdu la bataille ensemble.

C’est le vrai sens de la bataille et les résultats vont aussi dans le même sens pour les autres capitales des casas du Nord : Batroun, Amioun, Zgharta, Tripoli, où nous étions dans la coalition éléctorale, ainsi que les capitales de Douniyyé et Akkar, à Bcharré également, nous avons gagné 4 mairies.

Il ne s’agit donc pas de la ville de Batroun mais d’une société qui change, et ce changement se fait autour des idées fondamentales que nous proposons humblement et que nous défendons jusqu’au bout.

Question – Les élections ont eu un caractère inter-chrétien en général, même dans le Nord, mais la communauté sunnite a connu les mêmes boulversements dans le Nord et dans le Bekaa. Considérez vous qu’il y a un changement dans le caractère électoral sunnite et est-ce qu’il est lié au rapprochement entre M. Hariri et la Syrie ?

Général Aoun – Ce n’est pas le caractère électoral sunnite qui a changé, mais l’opinion publique a compris que les slogans portés lors des précédentes élections n’ont pas été respectés ni appliqués. On ne peut plus continuer à alimenter la société de belles paroles mais vides de toutes actions qui permettent d’améliorer le quotidien des citoyens au niveau sécuritaire et économique…

C’est ce qui explique ce changement, et je pense que d’autres changements irréversible vont se déclencher, plus vastes et plus importants et que personne ne pourra plus les arrêter.

Question – Mon général, pensez-vous que l’incident de Dahr El-Aïn remet à la case départ la réconciliation entre les Forces Libanaises et les Marada, et gèle aussi la réconciliation interchrétienne en général ?

Général Aoun – Je pense que l’incident de Dahr al-Ain ressemble à une série d’incidents qui ont déjà eu lieu, sauf qu’aucun ne peut triompher au Liban s’il éduque les nouvelles générations à la haine et à la violence. Je voudrais donner un seul conseil : celui qui enseigne la violence et la haine sera celui qui paiera le prix. Et voici les conséquences de cette éducation qui commence à apparaître.

Question – Est-ce les élections municipales dans le Nord ont renforcé la relation entre les Marada et le Mouvement patriotique libre ?

Général Aoun – Pas du tout. Les relations étaient déjà fortes depuis l’établissement de notre coalition en 2005, et maintenant on ne voit que ses fruits. Si ces fruits n’étaient pas attendus par certains, mais pour nous ils étaient prévisibles. Ces résultats s’inscrivent dans le cadre de ce que nous avons conçu à l’avance.

Question – Est-ce que les résultats des élections municipales ont un effet sur le climat politique et gouvernemental ?

Général Aoun – Oui, certainement. Il était voulu par ces élections de frapper certaines positions de force bien précises chez l’opposition, or, il s’est avéré que ces positions de force étaient plus fortes qu’on ne le pensait. Ceux qui voulaient dominer le pays en imposant des élections brutales avec des délais courts se retrouvent très déçus aujourd’hui. On ne cesse de les surprendre, et les surprises nous sont toujours favorables.

Question : Certaines victoires électorales étaient prévues pour l’opposition tandis que d’autres victoires ont surpris vos adversaires, notamment les chrétiens ?

Général Aoun – Bien sûr. Pour nous, les élections du Bekaa et Jezzine étaient un indice pour ce qui allait se passer dans le Nord. Le mouvement transformateur a gagné toutes les régions libanaises, notamment le changement constaté dans le public du Courant du Futur.

Les slogans et discours éléctoraux utilisés pour inciter leur public au vote n’étaient pas vrais. Il y avait une sorte de tromperie et de désinformation dans leur discours médiatique. Il se trouve aujourd’hui que ce discours est épuisé et il ne reste que la vérité qu’on regarde dans sa forme réelle.

Tout d’abord, en 2005, ils ont commencé par dire que « celui qui votre contre les listes du martyr (Rafic Hariri) tire une nouvelle balle sur le martyr », ensuite ils ont parlé de « vengeance et de tribunal pour le martyr »… Il y a aussi la propagande utilisée dans les régions chrétienne, celle qui dit que « le CPL va imposer le voile aux chrétiennes, et que le Hezbollah va envahir les chrétiens, que l’Iran et la Syrie vont attaquer le Liban », ils ont mêmes distribué des tracts qui parlent d’une attaque militaire syro-iranienne…

On les voit aujourd’hui tous courir vers la Syrie, d’autant plus il n’y a aucun fondement pour cette campagne hostile menée contre la Syrie. Le déroulement des évènements a montré que la propagande était fausse et que depuis le début, nous avions raison dans nos choix politiques.

On pourrait avoir des bénéfices circonstanciels des mensonges, mais une fois la vérité exposée, leurs mensonges se sont retournés contre eux. Ils sont en train de payer le prix de leur fourberie que leurs médias ont utilisée pour inonder le public libanais.

Question – Peut-on dire que la perte de crédibilité de vos adversaires leur a fait perdre ses élections ? Qu’en pensez-vous vous également de l’argent électoral ?

Général Aoun – Bien sûr, il a été constaté avec le temps et les faits qui ont émergé que j’avais raison et que j’ai toujours dit la vérité à mes concitoyens. Mes paroles sont prouvées par des faits qu’on peut voir sur le terrain, tandis que leurs prétentions sont restées fausses et ne se sont jamais concrétisées.

Quant à l’argent électoral, le rachat des voix et des consciences aurait donné l’effet inverse également, même si une grande partie des libanais reste dans le besoin.

Je pense que le citoyen commence à connaître et à identifier la peur et le besoin que lui font subir certains politiciens, et il commence à se rebeller et à avoir le courage de rejeter cette situation. Nous avions donné des garanties à nos citoyens qu’aucun politicien ne peut plus les « toucher » illégitimement.

Question – Que dites-vous aux déçus et choqués de ces élections ? Les appelez-vous à changer leur façon de travailler ?

Général Aoun – Qu’ils soient choqués, ça ne me regarde pas, mais je peux leur donner un conseil qui sera utile à la fois pour eux et pour nous : je ne leur demande pas d’adhérer à notre parti, mais je leur dis que tout ce que vous fondez sur la haine, l’animosité et la violence va se retourner contre vous, et que la haine finit par tuer celui qui le porte.

Comité Valmy

20 juin 2010,

 


09/07/2010

n°135 - Dossiers du Liban - 07-07 : Début :- Liban-Israël : La guerre du pétrole aura-t-elle lieu ?

n°135 - Dossiers du Liban -  07-07 : Début  :- Liban-Israël : La guerre du pétrole aura-t-elle lieu ?



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers du Liban n°135 du 07- 07

C.De Broeder & M.Lemaire

 



Le " dossiers du liban" est  visible  sur mes blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis   :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

Tiré à part :

Alain Gresh : 500 millions de dollars contre le Hezbollah.

Paul Khalifeh : Liban-Israël : La guerre du pétrole aura-t-elle lieu ?

1 Dossier & Point de vue

1-1 Xavière Jardez : L’alliance stratégique israélo-américaine

1-2 Nouvelle ingérence américaine au Liban!.

Suite

1-3 Nouveau scénario de guerre: frapper les réserves naturelles du Liban-sud.

1-4 Entre le marteau des menaces israéliennes et l’enclume de l’immixtion étasunienne.

1-5 Leila Mazboudi : Soupçons autour de la Finul : fortes réactions du Chef de l'état et du Hezbollah.

1-6 Myriam Abraham :  FINUL: Les Troupes Françaises Se Comportent Comme Des Forces D’Occupation Pour Le Compte De Qui ?

1-7 Réserves gazières et les missiles du Hezbollah: nouvelle équation d'équilibre. 

Fin

1-8 Émile Khoury  : Le problème de l’armement, un casse-tête libanais.

1-9 Meir Ben-Hayoun : Muraille au Liban.

1-10  Al-Manar : Israël envisage de voler ... le gaz libanais!

1-11 Guerre du gaz entre "Israël" et le Liban?

1-12 Myriam Abraham : En Méditerranée Israël S’apprête A Voler Le Gaz Du Liban Avec L’Aide D’Une Cie Américaine.

1-13 Le Liban rejette les menaces israéliennes autour des gisements pétroliers.

1-14 Tel-Aviv menace d'user la force contre le Liban pour défendre des champs gaziers.

1-15 Les « bruits de bottes » au Sud, de simples rumeurs, estime Paris…

1-16 Armes à sous–munitions, « beaucoup de travail reste à faire ».

1-17 De plus en plus de mises en garde contre « une implantation qui ne dit pas son nom »



Tiré à part :

Alain Gresh : 500 millions de dollars contre le Hezbollah.

Jeffrey D. Feltman, assistant de la secrétaire d’Etat américaine et responsable du bureau des affaires du Proche-Orient, et Daniel Benjamin, coordinateur du bureau de lutte contre le terrorisme, ont témoigné devant une commission du Sénat le 8 juin 2010.

Il s’agissait d’évaluer la force du Hezbollah.

Concluant leur témoignage, ils ont déclaré :

« Les Etats-Unis continuent de prendre très au sérieux les menaces que le Hezbollah fait peser sur les Etats-Unis, le Liban, Israël et l’ensemble de la région. Nous avons déployé de grands efforts diplomatiques, à travers la lutte antiterroriste et une aide matérielle, pour réduire cette menace et cette influence du Hezbollah dans la région et promouvoir la paix, la stabilité et la prospérité à travers le Proche-Orient. »

L’ensemble du développement reprend les analyses de l’administration précédente sur le Hezbollah, définissant celle-ci comme une organisation terroriste responsable notamment de la guerre de l’été 2006. Elle est aussi « l’une des milices les mieux armées et les plus dangereuses dans le monde ».

Mais le plus intéressant, c’est la reconnaissance de l’aide directe apportée par les Etats-Unis aux forces libanaises qui luttent contre le Hezbollah.

« Les Etats-Unis fournissent une assistance et un appui à tous ceux qui, au Liban, travaillent pour créer des alternatives à l’extrémisme et réduire l’influence du Hezbollah dans la jeunesse. (...)

A travers l’USAID et la Middle East Partnership Initiative (MEPI), nous avons contribué depuis 2006 à hauteur de plus de 500 millions de dollars à cet effort.

Cette assistance substantielle représente l’une des facettes de notre soutien inaltérable au peuple libanais et à l’instauration d’un Liban fort, souverain, stable et démocratique. Depuis 2006, notre aide totale au Liban a dépassé le milliard de dollars. Si nous laissions tomber les millions de Libanais qui veulent un Etat représentant les aspirations de tous les Libanais, nous créerions les conditions par lesquelles le Hezbollah pourrait remplir le vide et devenir encore plus fort. »

Que des pays étrangers s’ingèrent dans les affaires libanaises, on s’en doutait. Le Liban est, depuis longtemps, un champ d’affrontements de puissances régionales, de l’Iran à Israël, de la Syrie à l’Arabie saoudite. Plus inhabituel est le fait qu’une grande puissance reconnaisse ouvertement qu’elle mène une action permanente contre l’une des principales forces du pays, force qui participe, par ailleurs, au gouvernement.

Ces pratiques américaines rappellent les interventions des Etats-Unis en France ou en Italie durant la guerre froide contre les partis communistes.

Le Hezbollah, qui a rendu public son nouveau programme le 1er décembre 2009, est la seule force libanaise qui maintient une milice armée.

La déclaration américaine a soulevé un vif débat au Liban quand elle a été connue, à partir du 22-24 juin. Le Hezbollah a affirmé qu’il déposerait plainte contre les Etats-Unis devant les tribunaux.

Dans le quotidien libanais Al-Safir du 29 juin, Nabil Haitam affirme qu’une liste de 700 noms de personnes et d’organisations ayant bénéficié de l’aide américaine circule, et que certains ont reçu des sommes comprises entre 100 000 et 2 millions de dollars. Le journaliste s’interroge :

« Quelles clauses du code pénal ces groupes ou personnes ont-ils violées ? Est-ce que contacter ou agir avec un Etat étranger, et travailler avec cet Etat en échange d’argent à une campagne visant l’une des composantes de la société libanaise – une campagne qui pourrait avoir déstabilisé la société –, est légal ? » (...)

Et Haitam se demande pourquoi Feltman a rendu cette information publique, d’autant qu’elle risque d’embarrasser des alliés des Etats-Unis au Liban. Selon lui, l’ambassade américaine à Beyrouth a rassuré ses alliés en leur affirmant que Feltman voulait simplement montrer au Congrès que les Etats-Unis agissaient au Liban et qu’il n’est pas question qu’ils révèlent des noms.

Autre son de cloche avec l’éditorial de Tariq Alhomayed, rédacteur en chef du quotidien panarabe pro-saoudien Al-Sharq Al-Awsat (23 juin) : « Hezbollah wants transparency ? ». Il cite le député Nawaf Al-Moussaoui, qui a déclaré que « si l’ambassade américaine veut être transparente, alors qu’elle donne la liste des noms de ceux qui ont reçu la plus grande partie de cet argent, dont il est dit qu’il a aidé le peuple libanais ».

Alhomayed soulève la question du financement du Hezbollah, que le secrétaire général de ce parti, Hassan Nasrallah, qualifie « d’argent pur ».

« Comment cet argent arrive-t-il au Liban ? Qui le reçoit ? Qui le distribue ? Combien a été dépensé pour les médias et pour acheter des journalistes et des politiciens ? Combien a été dépensé pour acheter des armes ? Combien a été dépensé pour dédommager les victimes de la guerre de 2006, comme le Hezbollah s’y était engagé ? »

Questions intéressantes venant d’un journal notoirement financé par l’Arabie saoudite, qui a arrosé le Liban pour y acheter journalistes et responsables politiques...

Et Alhomayed pose un autre problème :

« Si le Hezbollah veut la transparence, alors il devrait y avoir la transparence sur tous les sujets. (...) Et le Hezbollah doit faire ce qu’il demande aux Américains. »

Le journaliste demande que le Hezbollah fasse la lumière sur un scandale financier lié à l’homme d’affaires Salah Ezzedine, dont la faillite a provoqué la ruine de nombreux Libanais. Or, cet homme d’affaires, selon le journaliste, avait de nombreuses connexions avec des membres du Hezbollah.

Notons aussi qu’aux Etats-Unis, certains se prononcent pour un dialogue avec le Hezbollah.

Ainsi, William Crocker, ancien ambassadeur en Irak entre 2007 et 2009 (nommé par le président George W. Bush), s’est prononcé en ce sens devant le comité des affaires étrangères du Sénat (« Former US envoy favors talking to Lebanese resistance », The Daily Star, 10 juin).

Source : Les blogs du Diplo

Mercredi 30 juin 2010

http://blog.mondediplo.net/...

 

Paul Khalifeh : Liban-Israël : La guerre du pétrole aura-t-elle lieu ?

Le Liban a vivement réagi à l’annonce par Israël de la découverte d’importantes quantités de gaz et de pétrole, à l’Est de la Méditerranée. Il soupçonne l’Etat hébreu de vouloir lui « voler » sa part et promet de revendiquer ses droits par tous les moyens.

Un nouveau sujet de discorde qui vient se greffer aux nombreux contentieux qui séparent, déjà, les deux pays.

Cette carte de PGS montre les gisements prometteurs de Tamar et Dalit. Petroleum Geo-Services

L’occupation des terres et l’exploitation des eaux ont toujours été une source de conflit entre le Liban et Israël. Ces dernières semaines, un nouveau sujet, bien plus explosif, est apparu : celui des hydrocarbures [1]. Après l’annonce par Nobel Energy, une compagnie basée aux Etats-Unis, de la découverte d’un potentiel de 453 milliards de m3 de gaz au « large d’Israël », le Liban s’est mobilisé pour « revendiquer ses droits. »

Les enjeux sont d’autant plus importants que l’Est de la Méditérranée

pourrait renfermer d’énormes quantités de pétrole et de gaz dans des eaux non délimitées, où trois pays, le Liban, Israël et Chypre, peuvent faire valoir leurs droits.

Dès 2001, le gouvernement libanais avait ordonné un balayage sismique des fonds marins libanais. Deux compagnies étrangères, Spectrum et Petroleum GeoServices (PGS), avaient alors procédé à des prélèvements, respectivement en 2002 et 2006, et les études sismiques géologiques avaient révélé la présence possible de gaz et de pétrole.

« Les résultats en 2D combinés avec ceux en 3D précédemment acquis par PGS, ont identifié de nombreux indicateurs associés à la présence d’hydrocarbures. Ceux-ci confirment l’extension d’un système pétrolier actif au large des côtes du Liban », peut-on lire sur le site de PGS. Un rapport de l’USGS (US Geological Survey) estime le potentiel au large des eaux libanaises à près de 608 millions de barils de pétrole, 44 560 milliards de pieds cubiques de gaz et 1 107 millions de barils de gaz naturel liquide. De quoi réveiller toutes les convoitises.

Côté israélien, Tamar -qui se trouve à 90 km au large du port de Haïfa- possède une capacité de 238 milliards de m3 de gaz. Il s’agit du plus important champ gazier découvert au niveau mondial ces trois dernières années. Productive dès 2012, cette nappe répond aux besoins de l’Etat hébreu pour les 35 prochaines années.

Pour le projet appelé Léviathan, l’estimation est de 16 000 milliards de m3. D’autres sites alentours auraient une capacité totale de 850 milliards de m3. Pour comprendre l’importance des enjeux, il suffit d’écouter les propos du ministre israélien des Infrastructures nationales, Uzi Landau, qui a récemment déclaré lors d’un voyage en Chine qu’« Israël est devenu une superpuissance gazière. Ces découvertes ont le pouvoir de faire d’Israël un acteur principal sur le marché du gaz international ».

[1] cette question de l’appropriation par Israël des ressources naturelles de la région n’est pas nouvelle. Voir Le rapt des réserves naturelles de Gaza par Israël (partie 1)

Publié par RFI

Paul Khalifeh

4 juillet 2010

http://www.rfi.fr/moyen-orient/2010...

http://alqods-palestine.blogspot.com/search?updated-max=2010-07-04T11%3A23%3A00%2B04%3A00&max-results=300

 



1 Dossier & Point de vue

1-1 Xavière Jardez : L’alliance stratégique israélo-américaine

L’alliance stratégique est l’axe autour duquel s’est développée et se développe toujours  la politique américaine à l’égard d’Israël depuis des décennies, et qu’Obama, même si, personnellement, il y était opposé , ne pourrait ignorer.  

D’autant moins que, lors de la prétendue crise entre Israël et les Etats-Unis sur la poursuite de l’extension des colonies dans Jérusalem-Est, plus des trois-quarts des Sénateurs dont 33 démocrates et 333 Représentants de la Chambre, principalement Républicains, ont signé une lettre adressée à Hillary Clinton lui demandant « de réaffirmer les liens intangibles qui unissent les Etats-Unis et Israël » car « Israël a été un allié et un ami consistant et sûr qui a aidé les Américains à promouvoir leurs intérêts. ». Sentiment d’ailleurs réaffirmé par Joe Biden au cours de sa dernière visite en Israël : « Des progrès sont faits au Moyen-Orient lorsque il n’y a simplement aucun espace entre les Etats-Unis et Israël ». Sans commentaire, sauf à citer les propos de Barack Obama dans Haaretz du 25.04.2010 : «… la relation spéciale entre les Etats-Unis et Israël nous oblige à les aider à trouver les partenaires crédibles avec lesquels ils pourront faire la paix tout en soutenant Israël à se défendre… ». Aussi déterminé que Bill Clinton, aussi  solide que George W. Bush et aussi amical que Rudolph Giuliani, ancien maire de New- York.

Quels sont ces intérêts qu’Israël a si ardemment protégés que la grande puissance américaine ne pouvait protéger elle-même et qui a donné carte blanche à l’Etat juif pour passer outre à toutes les résolutions du Conseil de sécurité, ayant reçu à 32 reprises le veto US, pour, dernièrement, rejeter d’une chiquenaude ses protestations sur la poursuite de la colonisation des territoires occupés, pour s’abstenir de participer à la réunion sur le Traité de Non Prolifération, qu’il avait à plusieurs reprises promis de signer, traité qui vient à renouvellement en juin prochain ?

Si la guerre de 2003  en Irak avait pour finalité le contrôle du pétrole irakien par les Etats-Unis, - et donc le renversement de Saddam Hussein -, il est un fait certain qu’Israël a beaucoup œuvré à leur ouvrir les champs pétrolifères du Kurdistan avec pour avantage collatéral la réouverture de l’oléoduc entre Kirkouk et Haifa, sur la Méditerranée, fermé depuis la création de l’Etat hébreu. Et ce, grâce à la collaboration intéressée du clan kurde de Barzani tout au long de ses affrontements avec les différents régimes irakiens, ce qui conduit, à l’heure actuelle, à une quasi partition de l’Irak.

Une aide financière de plus de 114 milliards de dollars

Mais le jeu politique d’Israël a été considérablement plus important dès la guerre de Suez en 1956 qui a permis d’éliminer du Moyen-Orient la puissance en déclin qu’était la Grande –Bretagne au profit des Etats-Unis, promus champions de la paix. La guerre de juin 1967 a été le tournant de l’aide américaine à Israël : « Agissant pour le compte des Etats-Unis… Israël a aidé à contenir l’expansion de l’Union Soviétique dans la région et infligé d’humiliantes défaites aux clients de cette dernière, l’Egypte et la Syrie, et… a occasionnellement protégé d’autres alliés des Etats-Unis (comme la Jordanie du roi Hussein) Ses prouesses militaires ont obligé Moscou à dépenser plus pour soutenir les perdants de sa clientèle. Israël a aussi fourni aux Etats-Unis du renseignement utile sur les capacités soviétiques » (1).

Cette aide américaine directe que certaines estimations conservatrices évaluent à 114 milliards de dollars (données de 2008) depuis la création de cet Etat était, jusqu’à Obama, une aide militaire et financière. Elle n’est plus que militaire depuis, par incorporation des fonds réservés au secteur économique. Ce chiffre d’ailleurs n’est qu’approximatif car certaines aides sont enfouies dans les divers budgets des agences américaines, dont notamment celui du Département de la Défense ou du Trésor sous des formes variées, notamment en termes de garanties d’emprunt. Ce qui permet à Israël d’emprunter à des conditions spéciales et à des taux d’intérêt préférentiels. S’ajoute à cette manne, le Mémorandum of  Understanding (MOU) de 1975 signé par Kissinger et renouvelé tous les cinq ans qui prévoit que les Etats-Unis maintiendront une réserve stratégique de pétrole pour Israël en cas de crise d’une valeur de 3 milliards de dollars (2002) et ce, même au détriment de l’approvisionnement national. Notons qu’au cours de la guerre froide, les Etats-Unis finançaient l’écart de prix payé par Israël pour le pétrole qu’il importait d’Union soviétique.

Obama n’a pas coupé le flot d’armes livrées à Israël

Israël a toute liberté pour dépenser 26,3% de cette aide à des opérations en tous genres sur son territoire -  extension de colonies par exemple - sans aucun contrôle, et développer une industrie militaire très sophistiquée. Israël est ainsi devenu un des principaux marchand et exportateur d’armes (le 9ème, selon le Congrès) et, en cas de nécessité, vers des pays interdits par le Congrès. On se souvient des remous de l’Irangate dans les années 1980, sous Reagan, quand Israël avait, en pleine guerre Iran-Irak, fourni des armes américaines à Khomeiny en totale violation de son accord de non-réexportation qui ne fut absolument pas sanctionnée par le gouvernement US.  

Cependant, les Etats-Unis trouvent dans cette architecture un bénéfice indéniable car Israël est contraint d’investir 75% des fonds ainsi alloués à produire, sur le sol américain, des composants militaires afin de maintenir l’emploi dans l’industrie de l’armement américain.

Lors du budget 2010, Obama et le Congrès ont approuvé des fonds additionnels, 25% de plus par rapport à l’administration Bush, - une enveloppe de 30 milliards de dollars sur 10 ans depuis 2007 - pour les industries de défense de l’Etat juif notamment, pour le développement de technologies dans le domaine des missiles de défense : le projet Arrow 2 déjà utilisé par l’aviation israélienne et le projet Arrow 3, système d’interception de missiles balistiques du système de défense Iranair, en cours de production, sont le fruit de la coopération de Boeing avec l’IAI (Industrie aéronautique israélienne), financé par les Etats-Unis à hauteur de 80%.

Devant cette prodigalité américaine, des stocks d’armes à libre disposition d’Israël, l’accès à des renseignements, refusés aux alliés de l’Otan, ou à de la haute technologie, on est surpris de « l’apathie affichée » des gouvernements US face à la politique d’apartheid d’Israël en Palestine et à son occupation illégale de la Cisjordanie, de Jérusalem Est depuis plus de 42 ans et au  boycott de Gaza. Et pourtant, le Arms Export Control Act (la loi sur le Contrôle de l’Exportation des Armes) de  1976 passé par le Congrès prévoit que les armes américaines ne doivent servir qu’à des fins de sécurité intérieure ou de légitime défense et ne peuvent conduire à la fabrication d’armes de destruction massive ou au terrorisme!! Bombes à fragmentation, F-16 ou missiles ont servi à tuer des civils ou à assassiner à l’intérieur des frontières de la Palestine ou de Gaza des leaders des mouvements de libération, Cheikh Salah Shahada ou Cheikh Yassine, etc… Obama n’est pas en reste qui n’a pas coupé le flot d’armes en direction d’Israël même après le rapport d’Amnesty International sur les crimes de guerre de ce pays lors de l’agression contre la bande de Gaza en 2007-2008.

150 têtes nucléaires

Fermer les yeux semble être le moteur de cette alliance stratégique pour laisser à Israël le champ libre en matière nucléaire afin de préserver l’hégémonie israélienne en ce domaine au Moyen-Orient  ou le droit de les utiliser en premier. D’où le bombardement du réacteur Osirak en Irak en 1982.

C’est ainsi qu’au cours d’une conférence de presse, en février 2008, Obama, à une question sur l’existence au Moyen-Orient d’un pays nucléarisé, avait évité de répondre alors que l’ancien Président Jimmy Carter avait confirmé, le 25 mai 2008, qu’Israël détenait 150 têtes nucléaires. Le stock doit certainement inclure des têtes pour les missiles Jéricho 1 et 2 ainsi que des bombes pour l’aviation et d’autres armes tactiques nucléaires. Tous les documents américains sont encore classés top-secrets alors que  cette qualification d’Etat nucléaire n’est plus qu’un secret de polichinelle.

Kissinger était le fervent partisan et défenseur de la détention par Israël d’armes nucléaires dès 1969. Les Américains avaient, en 1958, opéré des vols de reconnaissance sur Dimona et savaient ce qui s’y tramait. La visite de la CIA de Dimona, à la veille de la guerre dite des Six Jours, en 1967, confirmait qu’il ne fallait que six semaines à Israël pour assembler une bombe. Mais, ce rapport présenté par le Directeur de la CIA, Richard Helms, fut tenu secret par le Président Johnson pour permettre la signature du Traité de Non-Prolifération en juillet 1968 par 65 nations, et plus dans les deux années qui suivirent. Or, Israël n’a pas signé le Traité de Non-Prolifération et pour cause. « (Il) n’est plus un problème de prolifération ; il est déjà proliféré » avant même le Traité, concluait Seymour Hersh dans son livre « L’Option Samson ».  

L’idée selon laquelle Israël ne recourrait pas à l’option nucléaire en cas de conflit est balayée par la réalité : en 1967, Eshkol, Premier ministre, avait ordonné à l’armée israélienne d’armer les deux bombes disponibles et en 1973, craignant la défaite, les Israéliens avaient assemblé treize bombes atomiques de 20 kilotonnes.  

Non seulement rien en n’a été fait pour interrompre le programme nucléaire israélien, mais l’ambassadeur US en Israël de 1961 à 1973, Walford Barbour  pensait que sa mission était de protéger le Président des Etats-Unis de constatations qui l’obligeraient à agir sur cette question du programme nucléaire d’Israël. « Il ne veut pas qu’on lui apprenne de mauvaises nouvelles ». Et pourtant, des moyens existaient en la forme de l’Amendement Symongton de 1976 : cet amendement interdit de fournir toute  aide militaire et financière à un pays dont il est prouvé qu’il s’équipe en technologies ou équipements pour l’enrichissement de l’uranium en dehors d’un cadre international. La loi permet, cependant, au Président de passer outre à cette interdiction s’il estime que l’arrêt de ces aides mettrait en danger la sécurité nationale des Etats-Unis. C’est ainsi que le Pakistan, avait, par deux fois, essuyé des sanctions de la part des Etats-Unis pour ne pas avoir respecté ces obligations et lancé son programme nucléaire.  

Ceci exposé, on est en droit de s’interroger sur l’absence de réactions des gouvernements US face aux continuelles violations du droit américain et du droit international par Israël, indépendamment de l’existence du puissant lobby pro-israélien, AIPAC, aux Etats-Unis. Faut-il chercher ailleurs, dans d’autres champs, l’origine de la puissance d’Israël sur l’establishment US ?  

On ne peut alors que protester avec  véhémence des « accusations » portées contre  à la Syrie de vouloir fournir des missiles au Hezbollah pour sa défense et celle du Liban, quand Israël ploie sous le poids des armes et de la technologie américaines mises à sa portée.  

(1)     Le lobby israélien et la politique étrangère américaine, par J. J. Mearsheimer et S. M. Walt, mars 2006. 

Xavière Jardez

Mardi 4 mai

http://www.huffingtonpost.com/josh-ruebner

http://www.france-irak-actualite.com/article-l-alliance-strategique-israelo-americaine-49781966.html.


1-2 Nouvelle ingérence américaine au Liban!

Une délégation sécuritaire américaine a effectué mercredi une visite à Masnaa, à la frontière libano-syrienne, une visite étonnante et ambiguë quant à ses objectifs et la partie qui leur a donné l'autorisation.
Deux officiers américains, du bureau de la lutte "antiterroriste", accompagné d'un officier sécuritaire de l'ambassade  américaine se sont rendus à la zone frontalière libano-syrienne où ils ont rencontré le président du bureau des renseignements de Masnaa l'officier Melhem  Hadchiti, et tenu deux autres réunions aux centres de la sûreté générale et des douanes. A l'ordre des discussions, les mesures adoptées pour le passage des personnes et les moyens de lutter contre les différentes formes de trafic sur les routes montagneuses, ainsi que les équipements sophistiqués disponibles, au niveau des matériels et des entrainements humains.  
La délégation américaine a effectué également une tournée à Anja, tout au long de la route frontalière libano-syrienne.
Une source sécuritaire libanaise a indiqué au quotidien AsSafir que la délégation s'est renseignée sur les moindres détails, à commencer par l'entrée des camions, jusqu'au nombre et le volume de ces derniers. Ils se sont informés sur les transactions douanières et la fouille automatique (Scanner) ou manuelle de camions.
Les deux officiers américains se sont par ailleurs déplacés à l'intérieur de la place douanière où ils se sont renseignés sur l'entrée des camions, et les mesures d'entrée et de sortie. Ils ont visité l'hangar des douanes pour surveiller la fouille des voitures et des personnes, et se sont concentrés sur les systèmes de fouilles utilisés. Les deux officiers ont demandé des informations sur le nombre de voyageurs par jour.
Enfin, ils ont évoqué le don américain de fournir le plus vite possible des systèmes de fouille électroniques et d'entrainer les membres libanais chargés de contrôler et de fouiller les voyageurs.
Auparavant, l'assistant du président américain à la sécurité nationale et à la lutte antiterroriste John Brinan avait réitéré aux responsables libanais l'engagement des Etats-Unis de renforcer son partenariat avec le gouvernement libanais et ses forces de sécurité.  
L'ambassade américaine a indiqué dans un communiqué que Brinan a demandé du gouvernement libanais d'étendre son pouvoir sur tout le Liban, précisant que "seules les armes de l'Etat libanais et celles de la FINUL sont légitimes. Il a exprimé son inquiétude face aux rapports faisant état de trafic d'armes au Hezbollah via la Syrie, estimant que ces armes constituent une menace pour la stabilité et la sécurité du Liban et de la région".        
 Réagissant à cette ingérence américaine flagrante dans les affaires du Liban, le député de la résistance et le président du comité parlementaire des médias et de la communication Hassan Fadlallah s'est demandé comment un Etat souverain permet à un service sécuritaire américain de vérifier les mesures douanières et de récolter des informations sensibles sur la sécurité des frontières, des informations qui parviendront certainement au côté israélien pour en profiter dans la prochaine guerre.
Parlant au quotidien AsSafir, Fadlallah a précisé que cette violation coïncide avec l'escalade politique américaine contre le Liban et la Syrie et les menaces israéliennes continuelles. Le député Hassan Fadllah a enfin appelé à un interrogatoire sérieux pour mettre fin à ce genre de transgression similaire à l'accord sécuritaire libano-américain.

29/04/2010  

 http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=13...


n°135 - Dossiers du Liban - 07-07 : Suite :- Liban-Israël : La guerre du pétrole aura-t-elle lieu ?

n°135 - Dossiers du Liban -  07-07 : Suite  :- Liban-Israël : La guerre du pétrole aura-t-elle lieu ?



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers du Liban n°135 du 07- 07

C.De Broeder & M.Lemaire

 



Le " dossiers du liban" est  visible  sur mes blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis   :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

1-3 Nouveau scénario de guerre: frapper les réserves naturelles du Liban-sud.

1-4 Entre le marteau des menaces israéliennes et l’enclume de l’immixtion étasunienne.

1-5 Leila Mazboudi : Soupçons autour de la Finul : fortes réactions du Chef de l'état et du Hezbollah.

1-6 Myriam Abraham :  FINUL: Les Troupes Françaises Se Comportent Comme Des Forces D’Occupation Pour Le Compte De Qui ?

1-7 Réserves gazières et les missiles du Hezbollah: nouvelle équation d'équilibre. 



1-3 Nouveau scénario de guerre: frapper les réserves naturelles du Liban-sud.

Selon le quotidien israélien Haaretz, citant des sources militaires israéliennes, le commandement militaire israélien a élaboré un nouveau scénario de guerre contre le Hezbollah, qui consisterait à frapper « les soi-disant réserves naturelles édifiées par le Hezbollah tout au long de la frontière avec la Palestine occupée »!
Selon un  rapport de l'armée israélienne «  le Hezbollah a construit une réserve naturelle près de la base militaire d'Eliakim pour  cacher ses fortifications et ses sites dans le sud ».
Le rapport indique que « l'objectif de ce nouveau scénario  est d'empêcher les tirs de missiles de courte portée vers le  nord d'Israël, soulignant que  tout succès d’une opération  israélienne contre le Liban devrait être fondée sur l'occupation militaire de la terre et autant que possible frapper les sites importants du Hezbollah et ceux du  gouvernement libanais ».
Amos Haarel, le correspondant militaire de Haaretz, précise que la réserve  naturelle construite prés d'Eliakim est plantée de faux dispositifs militaires  et comprend des cachettes secrètes  que les soldats peuvent découvrir comme des points tirs de missiles.
Le rapport cite le commandant de la Légion Golani, Cohen Oren,  qui a affirmé qu’en  dépit du grand risque de pertes en  vies humaines du côté israélien, le scénario sera exécuté !
Pour ce qui est des capacités militaires du Hezbollah, Haarel note la préoccupation extrême des responsables militaires israéliens de  la coopération militaire  existante entre le Hezbollah et la Syrie, soulignant qu’en cas de confrontation sur plusieurs fronts,  la Syrie et le Hezbollah vont certainement s’échanger les données chacun à partir de son front !
Un autre correspondant militaire de Haaretz, Ari Chavit , qui spéculait sur les divers scénarios de guerre entre l’entité sioniste et le Liban a appelé le Premier ministre Benyamin Netanyahou et le président des Etats-Unis Barack Obama, à empêcher  toute confrontation.
 « Tout le monde sait que ce serait une terrible guerre, seul l’équilibre de la terreur calme le jeu, a-t-il indiqué.

03/07/2010  


1-4 Entre le marteau des menaces israéliennes et l’enclume de l’immixtion étasunienne.

A la lumière de ce qui vient d’être dit et par suite de l’importance des facteurs régionaux, négatifs en général, dans la situation libanaise, le Liban vit dans une tension extrême due, en particulier, aux menaces israéliennes envenimées par l’immixtion de Washington dans les affaires intérieures du pays.

Ajouter à cela le fait que les élections municipales, basées sur les mêmes principes qui avaient régi les législatives, il y a moins d’un an, vont produire de nouvelles divisions confessionnelles dans plus d’une ville libanaise.
1.L’escalade israélienne
La nouvelle escalade israélienne part de deux faits essentiels. Le premier est que les Etats-Unis ont besoin de l’Iran pour résoudre certains problèmes auxquels ils font face tant en Irak qu’en Afghanistan ; ce qui pousse à dire que l’enrichissement de l’uranium ne constitue ni le seul point de litige entre ces deux pays, ni, d’ailleurs, le point le plus important. Le second réside dans la volonté des chefs de guerre israéliens, tant au gouvernement que dans l’armée, de se venger de la défaite cuisante qui leur fut infligée par la Résistance en 2006.
Cette escalade se manifeste de différentes manières :

.La violation du territoire libanais dans la région de Abbassieh.
.Les bombes éclairantes tirées au-dessus de la région frontalière.
.Le survol, presque quotidien, du territoire libanais par l’aviation militaire israélienne.
Cependant, le fait le plus marquant de cette nouvelle escalade reste sans conteste la campagne menée, en même temps, par Tel Aviv et Washington à propos des soi-disant « nouveaux missiles SKUD » fournis par la Syrie (et l’Iran) au Hezbollah…
La campagne, en plus des objectifs politiques régionaux déjà cités, est en relation directe avec la découverte de nouveaux nids d’espions israéliens au Liban. Elle fut nourrie et dirigée par des journaux britanniques (Sunday times) et Koweitiens (Al Raii) ; le premier publia, au milieu du mois d’avril, des interviews avec des responsables israéliens menaçant la Syrie et le Liban de les « ramener à l’âge de pierre » et de « bombarder les stations d’énergie électrique, les tankers de carburant ainsi que les infrastructures stratégiques ».
Cependant, ce qui attire le plus l’attention dans cette campagne, c’est qu’elle provoqua au Liban le retour à la rengaine des armes du Hezbollah ; le dossier de ces armes fut même évoqué durant la réunion de la « Table du dialogue national » par certains ex amis d’Israël qui, se basant sur les menaces israéliennes, poussèrent le holà que le Hezbollah allait, comme en 2006, mener le Liban à la destruction ; ce qui nous pousse à rétorquer que ce ne sont pas les armes du Hezbollah et, avant lui, de la Résistance patriotique libanaise (communiste) qui furent à la base des agressions israéliennes contre le Liban, parce qu’en 1948, il n’y avait pas encore de mouvement de résistance et Israël avait perpétré le massacre du village de Houla (sur la frontière sud), pris les terres appartenant à 7 villages frontaliers après avoir chassé leurs habitants.
Et, si les déclarations de certains responsables israéliens ont essayé, vers la fin du mois d’avril, de minimiser les possibilités d’une nouvelle escalade, il n’en reste pas moins que les manœuvres sur les frontières avec le Liban se font de plus en plus fréquentes et les préparatifs à une guerre possible de plus en plus clairs. Et, si nous ajoutons à cette escalade les problèmes économiques et militaires dans lesquels Washington s’enlise de plus en plus, nous ne pouvons que nous poser les deux questions suivantes : les Etats-Unis tentent-ils d’ouvrir un nouveau front au Moyen Orient dans le but de détourner l’opinion de la crise économique ? Vont-ils, pour cela, recourir une fois de plus à une agression israélienne de grande envergure afin de reprendre en main toutes les ficelles, celles qu’ils ont perdues en Irak ou celles qu’ils veulent prendre à l’Iran, sans oublier la nécessité pour eux d’empêcher la Syrie de poursuivre la tentativ e de rapprochement entre l’Iran et la Turquie ?
2.L’immixtion flagrante des Etats-Unis

Ces deux questions démontrent que les Etats-Unis se cachent, généralement, derrière les motifs israéliens pour faire leur propre guerre contre le Liban et les autres pays arabes. Ce sont les Etats-Unis qui, en 1982 et 2006, ont dirigé l’agression israélienne contre le Liban ; ils ont fourni toujours à Israël ce dont il avait besoin pour garder sa supériorité militaire. D’ailleurs, l’ambassadrice des Etats-Unis au Liban mène une campagne active dans le but d’appliquer la clause contenue dans la résolution 1559 et concernant les armes de la Résistance nationale libanaise ;

Nous n’oublions pas, à ce propos, les déclarations « guerrières » de Hilary Clinton et ses mises en garde à la Syrie et à l’Iran contre « les conséquences négatives pouvant découler d’un changement dans l’équilibre des forces » entre le Hezbollah et Israël ! A cela, il faut ajouter les affirmations concernant l’engagement pris par Washington de préserver la sécurité de Tel Aviv, mais aussi les tentatives de voir de plus près la situation sur les frontières syro-libanaises : à cet égard, une délégation militaire étasunienne s’est « infiltré » sans permis du gouvernement libanais dans la zone frontalière de Masnaa.

Quant à l’ONU et à ses Forces intérimaires (FINUL), elles subissent des pressions de plus en plus fortes afin de se détourner de ce qui se passe du côté israélien et d’oublier les violations terrestres et aériennes contre le Liban, tandis que les porte-parole des Nations Unies insistent sur la configuration des frontières avec la Syrie et oublient que la « ligne bleue » n’est pas la frontière réelle entre le Liban et Israël, puisqu’il y a toujours le problème des fermes de Chebaa et des hauteurs de Kfarchouba, sans oublier le problème du vol de l’eau des fleuves frontaliers libanais au vu et au su des soldats de la FINUL.

Enfin, et en plus de ce qui a été dit, il est nécessaire d’attirer l’attention sur le rôle joué sans répit par l’ex ambassadeur étasunien Jeffrey Feltman, devenu l’adjoint de la ministre des Affaires étrangères Hilary Clinton, dans l’accord, dit « de sécurité » et dévoilé dernièrement, qui donne aux Etats-Unis le « droit » d’écoute de toutes les communications, téléphoniques et autres, partant du Liban ou que ce pays reçoit…
3.Les élections municipales

Les élections municipales durent tout le mois de mai et se font, comme le mentionne le bulletin précédent, suivant une loi arriérée que toutes les factions de la bourgeoisie au pouvoir a défendue afin de se partager, là aussi et à la suite des législatives de 2009, le gâteau et de garder leur hégémonie.

Le meilleur qualificatif que l’on peut donner à ces élections est qu’elles sont « surréalistes » : dans certaines villes, des ententes se sont formées entre le Hezbollah (proche de l’Iran), les Forces libanaises (proches des Etats-Unis et d’Israël) et le Courant patriotique libre de Michel Aoun) ; sans oublier les mariages électoraux entre le Courant du « Futur » (formé par le président du conseil Hariri et proche de l’Arabie saoudite) avec le Hezbollah, le mouvement AMAL, ou ceux faits entre le Parti socialiste (Walid Joumblatt) et le Parti nationaliste syrien (proche de la Syrie)…
Quant aux forces de gauche, y compris les Communistes, elles ont focalisé leur action sur ce qui suit :

.Insister sur l’importance de la décentralisation et du développement équilibré entre les régions, surtout le Sud où il ne peut y avoir de véritable résistance à l’ennemi israélien sans appui donné aux revendications populaires dans cette région.

.Donner la priorité aux « mains propres » dans le choix des candidats.

.Donner de l’importance à la mise en place d’un plan visant le changement de la loi dans un sens plus démocratique, notamment en ce qui concerne la représentation des jeunes au sein des conseils municipaux.

.Œuvrer pour la mise en exécution de la décentralisation administrative et économique.

4.La crise socio-économique
L’étude de la situation socio-économique sera centrée sur les indices publiés durant le mois d’avril et tournant autour de quatre points :
4.a. Les impôts indirects

Les dernières statistiques disent que les rentrées des impôts et des taxes sur les salaires (2,76%) constituent la moitié de ce que paient les banques, les sociétés d’assurance et les grandes sociétés étrangères (5,75%). En d’autres termes, les taxes sur la consommation, dont la TVA (22,7% des rentrées de l’Etat), sont payées par les seules masses populaires, tandis que les banques et les grandes sociétés en sont exemptées.

 Voilà pourquoi, dans son communiqué adressé à la classe ouvrière libanaise, le Parti Communiste libanais a réaffirmé que les revendications des Communistes, à savoir la réforme du système des impôts et le renforcement de la croissance, doivent avoir la priorité dans les luttes à venir. De plus, il a insisté sur la nécessité d’augmenter l’impôt sur les fortunes et sur les salaires élevés, sans oublier la majoration du SMIG à un million de livres (500 euros) comme premier pas vers la correction des inégalités sur ce plan.
4.b. corruption

Les scandales sur ce point sont de plus en plus nombreux, depuis celui du sésame avarié jusqu’à celui des médicaments, en passant par les cargaisons de blé et de maïs avariées… Et ceci n’est pas étrange, vu qu’un gouvernement corrompu ne peut que produire de la corruption. C’est pourquoi le PCL insiste sur l’importance primordiale de voter une loi sur l’alimentation permettant la formation d’un organisme national indépendant qui garantirait un minimum de sécurité dans ce domaine et, aussi, la possibilité de poursuivre en justice les responsables des actes nuisant à la santé des Libanais.
4.c. valeur des bons de trésor et la dette publique

La valeur des bons de trésor, mis en circulation jusqu’à la fin de 2009, a atteint les 70 400 milliards de livres libanaises (soit 46,7 milliards de dollars). Ils se divisent en des bons en livres libanaises, atteignant 43758 milliards (soit 62% de la valeur globale), et d’autres en monnaies étrangères, atteignant 17 milliards et 700 millions de dollars (38%).
L’échéance des bons en livres libanaises se répartissent sur la période 2010-2014 (5 ans), tandis que la dette en monnaies étrangères est retardée jusqu’en 2024. Il faut dire que la valeur de la dette, telle qu’elle est publiée, ne prend pas en considération les intérêts, parce qu’alors la dette s’élèvera à 44577 milliards de livres, plus 18 milliards de dollars.

Ces bons sont répartis entre deux parties essentielles : la Banque du Liban (Banque centrale) et les banques libanaises qui en détiennent 62,2%. Ainsi, le peuple sue sang et eau pour payer des impôts de plus en plus élevés, qui vont dans les poches des riches, en particulier les propriétaires des banques et ceux qui les protègent dans les hautes sphères du système confessionnaliste libanais.

Il faudra ajouter que l’ensemble des intérêts payés en ce qui concerne la dette publique a atteint en vingt ans, entre 1993 et 2009, 65636 milliards de livres, c’est-à-dire la valeur de 85,2% de la dette publique contractée. Le gouvernement se prépare à mettre en circulation de nouveaux bons de trésor ; les banques vont les rafler , comme d’habitude, et gagner des sommes mirobolantes, au dépens de la classe ouvrière et des salariés.
4.d.Le Budget de 2010-05-15

Après un retard de plus de deux mois et demi sur la date maximale proposée par le nouveau gouvernement pour présenter le projet de son Budget, la ministre des finances a envoyé ce projet devant le parlement.
Le titre général de ce projet est qu’il ouvre, large, la voie devant les privatisations.

Il paraît que les représentant de la grande bourgeoisie se sont entendus entre eux pour faciliter le vote de ce Budget, tout en y supprimant temporairement et jusqu’à l’an prochain, la majoration (à 12%, puis à 15%) de la TVA. Cependant, ils ont tous convenu de mettre en exécution les projets de privatisation des services publics, sans pour autant préciser ni les aspects de ces privatisations, ni leur impact sur le projet du Budget en tant que tel ; ce qui fut seulement dit, c’est que les dépenses prévues s’élèveraient à 2816 milliards de livres, chiffre qui ne manquerait pas de poser, selon l’équipe du président du Conseil Saad Hariri, la nécessité de choisir entre l’augmentation de la TVA ou les privatisations.
Ces faits posent un grand nombre de points d’interrogation en ce qui concerne les objectifs réels derrière la proposition d’augmenter la TVA, rapidement remplacée par celle concernant les privatisations.

Il est possible que, pour l’équipe du gouvernement, ces privatisations soient la seule issue possible à « la crise » du surplus de liquidités en livres libanaises et dont le montant serait de 13 milliards de dollars accumulés dans les caisses des banques. D’ailleurs, une autre question se pose : pourquoi privatiser maintenant, surtout que les intérêts de la dette publique passibles d’être réclamées en 2010 s’élève à 453 milliards de livres seulement (quelques 3 milliards de dollars) ?

(Intégralité du bulletin sur le site du PC Libanais: http://test1.lcparty.org/ 
Le Comité des relations internationales du Parti Communiste libanais

http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/article-le-liban-entre-le-marteau-des-menaces-israeliennes-et-l-enclume-de-l-immixtion-etasunienne-extrait-du-bulletin-mensuel-du-pc-libanais-50521317.html


1-5 Leila Mazboudi : Soupçons autour de la Finul : fortes réactions du Chef de l'état et du Hezbollah.
Les manœuvres militaires de la Finul au Sud-Liban qui ont suscité la colère des habitants demeurent aux yeux de beaucoup de Libanais comme étant « suspectes ».

De par les déclarations libanaises, aussi bien officielles que partisanes, il semble fort qu’il est difficile pour les Libanais d’avaler la version d’un malentendu, comme voudrait le laisser croire les sources de la force onusienne.  
Signe de cette crispation est la réaction en personne du président de la république libanaise Michel Sleimane, lequel a pris la défense franche des habitants du Sud-Liban: « 
ils n’ont pas l’habitude de voir des manœuvres militaires exercées dans les ruelles, entre les maisons, même de la part de l’armée libanaise, qui ne s’infiltre jamais parmi les maisons » a-t-il affirmé, estimant que «  les exercices militaires ne devraient nullement être exercés à l’intérieur des villages, mais  loin des villages et des maisons, car la Finul doit défendre le Liban ».
Alors que le porte-parole de la Finul, au Liban Niraj Sing, tentait de justifier ces manœuvres, arguant « qu’elles visaient à expérimenter les dispositions de la force à déployer ses capacités à tout moment », des observateurs libanais suivant de près la situation au Sud Liban maintiennent leurs suspicions sur leurs véritables objectifs.
Sont d’abord mises en cause les assertions selon lesquelles elles ont été organisées en coordination avec l’armée libanaise, comme l’indiquent les sources de la Finul.
«  Ce sont des manœuvres et non des exercices ; car elles ont été exécutées dans les quartiers et entre les maisons et non dans les bases militaires de la Finul » a observé une source militaire ayant requis l’anonymat pour le quotidien libanais AlAkhbar, affirmant que l’armée avait auparavant rejeté leur contenu au motif «  qu’elles reposent sur l’éventualité d’une attaque de missiles contre les territoires occupées,( Palestine occupée) sans prendre en considération une agressions israélienne » contre les régions libanaises.  
La source constate un changement de comportement de la force onusienne, depuis le départ de son ancien commandant le général italien Claudio Graciano, dont les déclarations et les condamnations des violations israéliennes incessantes et flagrantes de la résolution 1701 avaient suscité la colère des Israéliens. (Son remplacement a été facilement acquis).
Et de souligner que son attitude était devenu «  plus dure » aussi bien dans le traitement du dossier sécuritaire de la région, que dans ses liens avec l’armée libanaise, voire même dans ses relations avec les habitants.
Selon un autre observateur libanais, ce sont particulièrement les unités espagnoles et françaises qui se comportent comme si elles étaient «  une force de frappe », voie «  une force d’intervention rapide », dans ce qui semble être une tentative de leur part de vouloir imposer une interprétation différente au texte qui régule les règles d’accrochages  en cours depuis l’arrêt des hostilités en 2006 : «  elles essaient d’effecteur des perquisitions et des déploiements, sans présence de l’armée libanaise ni de son feu vert, différemment de ce qui se faisait dans le passé. Rappelant à cet égard, lorsqu’une unité conjointe de ces deux forces a tenté de perquisitionner des maisons à Kherbet Selem en juillet 2009,  sans autorisation juridique, et en l’absence de représentants de l’armée libanaise.   
A Deir Kanoune, un notable signale : «  Les gens du sud ne sont pas en tain de fabriquer de faux prétextes pour se retrouver face à face avec la Finul », rappelant l’incident perpétré il y a quelques mois, et au cours duquel un Libanais a péri lorsqu’une batterie de la Finul mal attachée s’est abattue sur sa voiture le tuant sur le champ.
 Autre signe de cette crispation est la mise en garde du Hezbollah, dont le numéro deux a sommé «  la Finul de s’acquitter de son rôle (…) de façon à ce qu’elle ne suscite pas la méfiance des citoyens ».
"La Finul doit désormais faire attention à ce qu'elle fait et se rendre compte que les excès provoquent davantage d'inquiétude (...) et ne favorisent la confiance entre ces forces et les habitants", a souligné cheikh Naïm Kassem. Rappelant  que "ces forces doivent (...) s'en tenir à leur mission tel qu'elle est précisée dans la résolution 1701 (du Conseil de sécurité de l'ONU). A ce moment-là, il y aura un retour à la normale". 
 Côté européen, loin des réactions officielles publiques, des sources diplomatiques européennes liés aux pays de la Finul ont rejeté les accusations de vouloir « espionner qui que ce soit » et ont décidé d’imputer la responsabilité de ce qui s’est passé au Sud aux habitants.
«  Les pays de la Finul ont commencé à réviser l’efficacité de leur rôle dans cette région dont les habitants ne sont pas conscients que leur présence empêche l’éclatement d’une nouvelle guerre destructrice comme en 2006 » a dit l’une de ces sources au quotidien libanais AsSafir.
Dénombrant 25 incidents de jets de pierres perpétrés ces derniers jours contre des soldats de la Finul, la source s’offusque : «  qu’a fait de mal la Finul depuis qu’elle se trouve au sud ? Si les gens du sud ne veulent pas de notre présence, qu’ils nous le disent franchement ».
Même l’armée libanaise a eu son compte des plaintes européennes.

Elle est accusée de ne pas suffisamment collaborer avec la Finul, et de retarder l’arrivée de ses soldats pour la perquisition d’un endroit soupçonné d’être un dépôt d’armements. Il lui est aussi reproché de ne pas avoir déployé les 15 mille soldats libanais prévus et de ne s’en tenir qu’aux 3500 présents sur place.
 La question aurait été soulevée par le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner et le ministre de la défense Hervé Morin.
Justement et concernant la position française, elle s’est spécifiquement marquée par une réaction offensive.
S’exprimant pour le journal libanais Ad-Diyar, des sources de son ambassade à Beyrouth ont interprété le fait que leurs forces aient fait l’objet de 24 jets de pierres sur les 25 recensés ces trois dernier jours comme étant des lettres politiques dans différents sens :

la première serait iranienne sur fond de sa position sur le dossier nucléaire iranien ;

la seconde serait syrienne, vu que Paris a décidé de freiner son ouverture sur Damas ;

et la troisième serait irano-syrienne, en réponse aux deux visites du patriarche Sfeir et du chef des Forces libanaises Samir Geagea en France. Toujours selon Ad-Diyar, l’ambassade a exprimé sa gêne quant à la position officielle libanaise.
A cet égard, force est de constater que les Français ont rechigné de répondre aux reproches du président libanais, comme si les agissements de la Finul n’avaient rien de suspect.
Pire encore, ils ont dénigré les inquiétudes des habitants libanais du sud Liban, les présentant comme de faux prétextes pour camoufler des jeux d’intérêts iraniens et syriens, et insinuant qu'ils ne sont pas dictés par des considérations libanaises.
Cette rhétorique, certes insolente est très courante ces dernières années. Elle  constitue un thème commun récurent que l’on retrouve dans le discours de ceux qui œuvrent sournoisement pour priver le Liban ( voire tous les pays de la région) de ses atouts de force.
 Question de préserver inconditionnellement la sacro-sainte supériorité militaire de l’entité sioniste.
Tout en se prétendant être les amis du Liban, pour les Occidentaux fondateurs d'Israël, ou des patriotiques, pour leurs acolytes libanais !!

Leila Mazboudi  

3 juillet

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1-6 Myriam Abraham :  FINUL: Les Troupes Françaises Se Comportent Comme Des Forces D’Occupation Pour Le Compte De Qui ?

Accrochages entre militaires français de la FINUL et des villageois libanais après des actes de provocation s’apparentant à des manoeuvres de troupes d’occupation en lien avec une attaque possible d’Israël contre l’Iran et des représailles iraniennes.

Alors après «Morts pour les Etats Unis» en Afghanistan s’oriente-t-on vers «Morts pour Israël» au Sud Liban ?

Actuellement, 1450 militaires français sont présents au Sud du Liban au sein de la FINUL dans le cadre de la résolution 1701 du CSONU votée suite à l’attaque israélienne contre le Liban au cours de l’été 2006.
Dans le courant de la semaine passée des manœuvres militaires de la FINUL au Sud-Liban auxquelles participaient des troupes françaises ont provoqué la colère des habitants de villages « visités »et une grande majorité des Libanais les ont considérées comme suspectes.
Un convoi militaire français, une dizaine d'hommes du 121ème régiment du Train (Montlhéry), a notamment été violemment pris à partie dans le village de Toulinne. La population a caillassé les véhicules, qui ont été cernés par le foule. La mitrailleuse de bord et un fusil d'assaut FAMAS ont été saisis par la foule, mais les militaires français ont pu les récupérer après l'intervention des forces armées libanaises. Le quotidien francophone de Beyrouth L'Orient-Le Jour affirme quant à lui que les soldats français ont été "brièvement désarmés".
Le porte-parole de la FINUL au Liban, Niraj Sing, a tenté de justifier ces manœuvres affirmant « qu’elles visaient à expérimenter les dispositions de la force à déployer ses capacités à tout moment « . Mais au Liban des observateurs qui suivent de près les activités de la FINUL dans le Sud restent très circonspects.
Le président libanais Michel Sleimane, lui-même a pris fait et cause pour les villageois déclarant :
« ils n’ont pas l’habitude de voir des manœuvres militaires exercées dans les ruelles, entre les maisons, même de la part de l’armée libanaise, qui ne s’infiltre jamais parmi les maisons.
« les exercices militaires ne devraient nullement être exercés à l’intérieur des villages, mais loin des villages et des maisons, car la FINUL doit défendre le Liban ».

Selon le quotidien libanais Al Akhbar, qui reprend les observations faites par une source militaire, la FINUL aurait menti en affirmant qu’ils avaient été organisés en coordination avec l’armée libanaise.
Cette source militaire a déclaré au quotidien : « Ce sont des manœuvres et non des exercices car elles ont été exécutées dans les quartiers et entre les maisons et non dans les bases militaires de la FINUL » affirmant aussi que l’armée libanaise avait auparavant rejeté leur contenu au motif « qu’elles reposent sur l’éventualité d’une attaque de missiles contre les territoires occupées, (Palestine occupée par le régime sioniste) sans prendre en considération une agression israélienne » contre les régions libanaises.
Autrement dit il s’agissait de manœuvres au cas ou Israël serait la cible de missiles iraniens probablement en représailles à une attaque israélienne contre les centres nucléaires en Iran.
Ce militaire libanais dit avoir constaté un changement de comportement de la FINUL depuis le départ de son ancien commandant le général italien Claudio Graciano, remplacé par un espagnol , le général espagnol Alberto Asarta Cuevas, depuis le début de cette année.
Il a fait remarquer que l’attitude de la FINUL était devenue « plus dure » aussi bien dans le traitement du dossier sécuritaire de la région, que dans ses liens avec l’armée libanaise, voire même dans ses relations avec les habitants.
Il est rejoint dans ses constatations par un autre observateur libanais, qui déclare lui que ce sont particulièrement les unités espagnoles et françaises qui se comportent comme si elles étaient « une force de frappe », voire même « une force d’intervention rapide ».
Il semblerait donc qu’il y ait une tentative pour vouloir imposer une interprétation différente du texte régulant les règles d’accrochages en cours depuis l’arrêt des hostilités en 2006.
Pour lui ces troupes « essaient d’effecteur des perquisitions et des déploiements, sans présence de l’armée libanaise ni de son feu vert, différemment de ce qui se faisait dans le passé. »
Hors les troupes de la FINUL ne sont pas mandatées pour agir seules mais en étroite collaboration avec l’armée libanaise pour l’accompagner dans sa mission de contrôle du territoire du Sud Liban.
Ces opérations militaires qui s’apparentent à celles de forces d’occupation et non pas à celles de forces de maintien de la paix semblent être principalement à l’initiative de la France faisant pression sur l’ONU.
Dans un récent communiqué du ministère français des affaires étrangères - sous tutelle Sioniste via Kouchner - on retrouve la même idée: celle que la FINUL dispose d’une indépendance et n’a pas besoin de coordonner ses activités avec l’armée libanaise, ni de l’en informer au préalable, ce que contestent le chef du parlement libanais Nabih Berri, l’armée libanaise, le président libanais Michel Sleïmane, de même que le Hezbollah.
Il est reproché à l’armée libanaise son manque de coopération avec la FINUL. A cela une source militaire haut-placée interrogée par le quotidien libanais As-Safir a répondu en tenant à préciser que « c’est à l’armée libanaise seule qu’il revient d’évaluer le degré de collaboration et de coordination avec la FINUL en fonction des intérêts du Liban et de la logique de la 1701, et non en fonction de l’humeur de certains diplomates ou des intérêts des autres pays. »
Il est également reproché à l’armée libanaise de ne pas avoir déployé les 15 000 soldats libanais prévus et de ne s’en tenir qu’aux 3500 présents sur place. L’armée libanaise considère ce déploiement comme étant suffisant, elle et elle seule peut décider en matière de sécurité du territoire libanais. Pourtant la question aurait été soulevée par le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner et le ministre de la défense Hervé Morin.
Ingérence dans les affaires intérieures du Liban ?
Pour le compte de qui interviennent t-ils ?
Et qui les autorisent à se comporter comme des dirigeants de forces d’occupation ?
Certainement pas la Résolution 1701 qui elle seule définit le rôle des forces de maintien de la paix de l’ONU. La position adoptée par Kouchner et Morin est en fait la position du régime sioniste de Tel Aviv qui fait pression en coulisse pour que les troupes de la FINUL agissent comme des supplétifs de leur armée au Sud Liban et cherchent à désarmer la résistance libanaise. Israël reproche régulièrement et publiquement à la FINUL de ne pas en faire plus pour surveiller et désarmer le Hezbollah.
Les soldats français sont pris à partie au Sud Liban à cause de la position pro sioniste de la Sarkochienlit. La position française est on ne peu plus agressive, facteur de tension et ce d’autant plus que le Liban a souffert de l’occupation française.
Cette position a été clairement définie dans le journal libanais, Ad-Diyar, par des sources au sein de l’ambassade française à Beyrouth qui ont donné leur interprétation sur le fait que les forces françaises aient été la cible de 24 jets de pierres sur les 25 recensés ces trois derniers jours.
Selon ces sources ces actes sont dus à trois raisons :
la première serait iranienne à cause de la position française sur le dossier nucléaire iranien ; la seconde serait syrienne, car Paris -sous pression américano sioniste- a décidé de limiter son ouverture sur Damas ; et la troisième serait irano-syrienne, en réponse aux deux visites du patriarche Sfeir et de Samir Geagea (chef des Phallanges et collaborateur de l’armée sioniste lors de la guerre du Liban 1982-2000) en France.
Ad-Diyar précise également que l’ambassade a exprimé sa gêne quant à la position officielle libanaise.
Il est clair que les agissements récents des troupes françaises au sein de la FINUL au Sud Liban sont de nature à provoquer des heurts avec les habitants qui y voient une violation de leur vie privée et de leur souveraineté nationale par des militaires étrangers qui agissent non pas conformément à la Résolution 1701 mais comme agents provocateurs et supplétifs de l’armée israélienne afin de préserver inconditionnellement la sacro-sainte supériorité militaire de l’entité sioniste dans la région.
Alors après le « Mort pour les Etats Unis » de soldats français envoyés se faire tuer dans une guerre américaine en Afghanistan, s’oriente-t-on vers un « Mort pour Israël » de soldats français déployés dans le cadre de la FINUL au Sud Liban ?
Myriam Abraham

Dimanche 4 Juillet 2010

http://www.planetenonviolence.org/FINUL-SUD-LIBAN-Les-Troupes-Francaises-Se-Comportent-Comme-Des-Forces-D-Occupation-Pour-Le-Compte-De-Qui_a2228.html


1-7 Réserves gazières et les missiles du Hezbollah: nouvelle équation d'équilibre. 

Le Hezbollah et ses missiles ont, une nouvelle fois, refait surface dans l'équation d'équilibre avec l'ennemi israélien, mais cette fois-ci sous un nouveau titre: la saisie par l'occupation des énormes réserves de gaz découvertes au large de la côte libanaise.
L'entité sioniste n'a pas caché sa préoccupation du consensus libanais sur cette question, au moment où Tel Aviv insiste à nier les droits des Libanais dans ces champs découverts.
Le quotidien israélien Haaretz a reflété la crainte israélienne du Hezbollah et de ses missiles en publiant, en titre, une image de Sayed Hassan Nasrallah souriant devant un champ gazier sous-marin.
Pour leur part, plusieurs commentateurs israéliens ont sondé la position du Hezbollah sur cette question, affirmant qu'elle sera un nouveau titre pour la résistance, notamment à la lumière du consensus libanais sur la nécessité de faire face aux plans israéliens de s'accaparer de cette richesse.
La télévision israélienne a rapporté dans ce contexte, les propos du président du conseil exécutif du Hezbollah Sayed Hachem Safiyeddine qui a affirmé que "ces richesses sont un droit du peuple libanais qui doit en profiter. Ceci confirme le besoin du Liban à la force contre Israël. Si au Liban, nous avons besoin des centaines et des milliers de missiles pour défendre notre souveraineté, dignité et nos eaux, nous aurons alors besoin d'armes, de force et de résistance supplémentaires pour défendre nos richesses".
Notons que le potentiel économique de ce gisement est évalué à 30 milliards de dollars, et son extraction qui est une opération techniquement délicate, a besoin des dizaines d'années, soit 50 ans, selon les estimations israéliennes.
Pour l'expert israélien en droit international, Yoav Hreiss, "si le Liban veut commencer son action de forage il doit entamer un dialogue avec "Israël" via les Nations-Unies".
Reste à dire, quelle sera la réponse libanaise face à l'intransigeance d'"Israël" qui ne cesse de qualifier d'"infondées" les requêtes libanaises"?  

17/06

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n°135 - Dossiers du Liban - 07-07 : Fin :- Liban-Israël : La guerre du pétrole aura-t-elle lieu ?

n°135 - Dossiers du Liban -  07-07 : Fin :- Liban-Israël : La guerre du pétrole aura-t-elle lieu ?



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers du Liban n°135 du 07- 07

C.De Broeder & M.Lemaire

 



Le " dossiers du liban" est  visible  sur mes blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis   :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

1-8 Émile Khoury : Le problème de l’armement, un casse-tête libanais.

1-9 Meir Ben-Hayoun : Muraille au Liban.

1-10  Al-Manar : Israël envisage de voler ... le gaz libanais!

1-11 Guerre du gaz entre "Israël" et le Liban?

1-12 Myriam Abraham : En Méditerranée Israël S’apprête A Voler Le Gaz Du Liban Avec L’Aide D’Une Cie Américaine.

1-13 Le Liban rejette les menaces israéliennes autour des gisements pétroliers.

1-14 Tel-Aviv menace d'user la force contre le Liban pour défendre des champs gaziers.

1-15 Les « bruits de bottes » au Sud, de simples rumeurs, estime Paris…

1-16 Armes à sous–munitions, « beaucoup de travail reste à faire ».

1-17 De plus en plus de mises en garde contre « une implantation qui ne dit pas son nom »



1-8 Émile Khoury : Le problème de l’armement, un casse-tête libanais.

nb Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.
Le commentaire Quarante-quatre jours pour résoudre le problème de l'armement du Hezbollah : le 19 août, le comité du dialogue national se réunit pour en traiter. Plus exactement, pour avaliser une solution découlant des tractations qui battent déjà leur plein, ou pour se séparer sur un nouveau constat d'impasse. Avec risque de crise majeure à la clé. Car tout le monde convient que l'enjeu est tout à fait crucial. Les uns en soutenant que le maintien de l'armement est vital, les autres qu'il est mortel. Du moins depuis ce sinistre 7 mai, où l'on a vu la Résistance se dégrader en milice pour attaquer l'intérieur, Beyrouth, la Montagne et la région de Chtaura dans la Békaa.
Sur ce sujet grave, les Libanais sont donc divisés. Le 8 Mars affirme que le potentiel militaire du Hezbollah raffermit considérablement les capacités nationales, canalisées par l'armée, de faire front à Israël. Il a prouvé son efficacité durant la guerre de juillet 2006. Son abandon affaiblirait le Liban et le laisserait à découvert, à la merci des agressions israéliennes.
Le 14 Mars réplique que seule une logique d'État de droit, disposant seul des armes, et qui n'aurait pas deux armées mais une seule, peut protéger le pays de l'anarchie intérieure. De même que cette logique reste seule valable aux yeux de la légalité internationale, autorité présente pour prévenir ou condamner et stopper les agressions, comme on l'a vu en 2006. Il faut donc coller à cette légalité, en complétant l'application de Taëf qu'elle cautionne, ainsi que ses propres résolutions, la 1559 et la 1701 en tête.
Mais comme moins par plus donne moins, le négatif l'emporte sur le positif. Du fait même de la menace qu'il représente, l'armement du Hezbollah reste intouchable : qui s'y frotte s'y pique, dit l'adage, et nul ne s'y risquerait. À supposer que les forces régulières décidaient de désarmer le Hezbollah de force, ce qui est impensable, dès qu'elles se mettraient en mouvement, le pays se retrouverait plongé dans la guerre civile.
En fait, comme l'ONU et l'Occident en ont eux-mêmes convenu, après l'essai israélien de 2006, il ne peut y avoir de désarmement du Hezbollah qu'à l'amiable. À ce propos, l'ONU et l'Occident s'en remettent aux Libanais. En faisant erreur sur la personne. Car seul le tandem irano-syrien a suffisamment d'influence sur le Hezbollah pour le persuader de remettre ses armes à l'État libanais, ou d'intégrer ses unités combattantes à l'armée libanaise. Or on ne voit pas pourquoi l'Iran et la Syrie, pour qui l'armement du Hezbollah et le front toujours semi-ouvert du Liban-Sud sont des cartes maîtresses face aux USA, serviraient la cause de l'État libanais. En allant plus loin, on peut estimer que la Syrie ferait pression pour le désarmement, si elle récupérait le Golan. Mais il n'est pas du tout certain que l'Iran, qui a besoin d'une fenêtre sur la Méditerranée, suivrait son exemple. Et l'on sait combien le parti de Dieu est sensible aux vœux des ayatollahs de Téhéran.
Retour au pays. Comme il est évident que l'armement du Hezbollah est une question essentiellement liée à la lutte des axes extérieurs, le réalisme force les loyalistes à ne plus en exiger l'abolition pure et simple. Ce qu'ils demandent, désormais, c'est qu'il soit placé sous le contrôle de l'État. Le Hezbollah continuerait à le détenir, mais ne pourrait en faire usage que sur feu vert, ou instructions, de Yarzé. Autrement dit, la décision de guerre et de paix resterait exclusivement du ressort des autorités légales du pays.
Ce qui est d'autant plus sensé que le Hezbollah et ses alliés font eux-mêmes partie du pouvoir. Il ne cessent, de plus, d'exprimer la pleine confiance que leur inspire le chef de l'État, le président Michel Sleiman, partisan de l'équation « l'armée, le peuple, la Résistance ». Il se trouve être, constitutionnellement, le chef suprême des forces armées nationales. Il n'y a donc pas de raison qu'il ne puisse pas superviser tout armement militaire, légal ou non
.

Émile Khoury

26/06/2010

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/662411/Le_probleme_de_l'armement%2C_un_casse-tete_libanais.html


1-9 Meir Ben-Hayoun : Muraille au Liban.

nb Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

La Syrie et le Hezbollah érigent un mur de protection depuis les flancs du Hermon jusqu’à la Beqaa libanaise. Cette muraille est destinée à protéger Damas.
Le Hezbollah et la Syrie ont entamé les travaux de construction de cette muraille militaire qui s’étendra sur une distance de 22 kilomètres depuis la ville chrétienne-druze de Rashaya Al Wadi se trouvant sur les flancs Ouest du Hermon dans la direction Nord jusqu’à la ville de Aïta El Foukhar dans la Beqaa libanaise.
Cette muraille qui est un obstacle anti blindés est destinée à stopper les colonnes de tanks israéliens qui tenteront de faire une percée sur Damas. Lorsque cette muraille sera achevée, elle deviendra la plus grande ligne de fortification au Moyen-Orient et une zone militaire dont la largeur atteindra jusqu’à 14 kilomètres par endroit.

Elle sera sous le contrôle militaire exclusif du Hezbollah et de la Syrie.

Comment la construction de cette ligne est-elle possible dans une zone libanaise à dominance druze? La réponse est le rapprochement récent du dirigeant druze libanais Walid Joumblatt avec Assad et avec Nasrallah.
On rapporte d’autre part que le leader druze est également disposé à un rapprochement avec l’Iran, ceci dans le cadre de stratégie de survie druze libanaise qui avait fait rapprocher ce dernier très intimement avec les Israéliens suite à l’assassinat de son père par les Syriens au début des années 80.
D’autre part, comme des forces libanaises dont les systèmes d’armement sont peints aux couleurs du Hezbollah s’entrainent déjà en Syrie, il va devenir difficile de distinguer quels armements passent la frontière syro-libanaise et quand.
Comme la Syrie est parvenue à subtiliser la vigilance israélienne et à introduire des missiles de type Scud au Liban, Damas est passée à la seconde phase de son plan qui est de créer une zone tampon sous contrôle militaire syrien à l’intérieur du Liban par le truchement du Hezbollah.
Cette zone tampon permettra à l’armée syrienne d’y disperser des entrepôts d’armes prêtes à l’utilisation et gérés par du personnel syrien à 55 kilomètres de Beyrouth et à seulement 35 kilomètres de la zone du Sud Liban.
La prise de contrôle syrienne et du Hezbollah sur la ville de Rashaya Al Wadi offrira aux Syriens le contrôle de Wadi A Tamim où se trouvent des sources d’eau du Jourdain.

C’est la première fois depuis 1967 que les Syriens reprennent contrôle sur les sources du Jourdain et du Lac de Tibériade.
Quotidiennement sur les sites d’édification de la muraille, arrivent des convois de dizaines de camions fournissant les matériaux de construction, surtout du ciment. Dans de telles quantités que cela indique l’empressement syrien à terminer cette muraille au plus vite. A tel point que les usines produisant du ciment en Syrie ne peuvent fournir à leurs autres clients et que les projets de construction en Syrie sont gelés.
Meir Ben-Hayoun

16/05
http://www.israel7.com/2010/05/muraille-syrienne-au-liban/


1-10  Al-Manar : Israël envisage de voler ... le gaz libanais!
La compagnie d'énergie américaine "Nopel" a récemment annoncé qu'à la suite de tests sismiques tridimensionnels, il pourrait y avoir un champ de gaz immense dans une zone de la Méditerranée de capacité de 16 trillions de pieds carré. Immédiatement, les Israéliens ont jubilé, rêvant de transformer leur "Etat" en un Emirat pétrolier, ignorant que le champ en question se situe au-delà de leurs eaux régionales supposées, et s'étend à l'intérieur des eaux libanaises.
Donc, une nouvelle face du conflit s'amorce. La région où l'étude a été effectuée est située en face de la côte libanaise dans une zone maritime internationale, et plus précisément entre les frontières maritimes palestiniennes et chypriotes.
Mais "Israël" a autorisé à une compagnie américaine affiliée au Consortium avec d'autres compagnies israéliennes de perforer la zone en face de la côte libanaise à la recherche du pétrole.
La carte des prérogatives et la position des champs publiées en détails dans la presse israélienne, prouvent une fois de plus l'ampleur des transgressions des droits internationaux du Liban.

Il revient donc au Liban de défendre ses droits maritimes, au cas où cette nouvelle s'avère vraie.
De plus, l'Europe sera aussi intéressée par cette zone, parce qu'elle se situe à sa proximité!   
Selon le directeur général de la compagnie "Nopel" Tshak Davidson,  "nous avons de chances sérieuses pour de nouvelles découvertes, et ceci permettra à Israël de devenir un important exportateur de gaz sur l'échelle mondiale, dans les années à venir".  
Réagissant à cette nouvelle, des hommes d'affaires israéliens sont allés plus loin, estimant que les ressources en gaz seront quintuples par rapport aux estimations précédentes. Pour eux, le coût du gaz en cours de découverte remonte à 300 milliards de dollars au moins.    
Les travaux de recherches comme présentés sur les cartes, montrent que le forage pénètre dans des zones en face du littoral libanais ou dans des régions très éloignées du littoral "israélien".  
L'action de la compagnie "Nopel" atteint même les côtes chypriotes, et l'étude menée couvre le soi-disant "Block 12" situé dans les eaux régionales de Chypre!
Les companies israéliennes entameront leur action effective de forage vers le dernier quart de cette année en cours. A souligner que le bassin gazier en question se situe à 5 km de la terre et la profondeur de l'eau dans cette zone atteint les 1700 m. La compagnie "Nopel" et ses partenaires envisagent d'installer des plates-formes de forage dans la région pour ne pas tarder les travaux.

08/06/2010     

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=141131&language=fr


1-11 Guerre du gaz entre "Israël" et le Liban?

Le ministre israélien des infrastructures nationales, Uzi Landau, a menacé de recourir à la force contre le Liban "pour protéger" des champs gaziers découverts dans la méditerranée.
 Landau a affirmé, lors d'une interview accordée,  jeudi, à "Bloomberg News", qu'"Israël n'hésitera pas à user la force, non pas pour défendre ses droits, mais pour défendre le droit maritime international", selon ses propres termes.
Il a également prétendu que le Liban n'a aucun quota dans les champs gaziers récemment découverts, estimant qu'ils se situent dans les eaux économiques d'"Israël".
Il a en outre ajouté qu'"Israël" discute avec Chypre du tracé des frontières maritimes, soulignant qu'il n'y a pas de désaccord entre les deux pays sur les travaux de forage.
 Ce que le quotidien Haaretz a démenti, révélant qu'une grande quantité du gaz découvert se situe dans les eaux chypriotes, faisant état d'un désaccord israélo-chypriote sur le tracé des frontières maritimes entre les deux parties.  
Côté libanais, le président du Parlement libanais Nabih Berri avait affirmé au début du mois de juin que le Liban devait exploiter le potentiel en gaz et en pétrole au large de ses côtes, tout en mettant en garde contre un monopole israélien des réserves énergétiques dans l'est de la Méditerranée.
M. Berri réagissait ainsi à une annonce faite par Nobel Energy, compagnie basée aux Etats-Unis, laquelle a fait état d'un potentiel de 453 mds m3 de gaz au "large d'Israël".

M.Berri a également appelé, "le Liban à immédiatement prendre des mesures pour défendre ses droits non seulement financiers, mais également économiques politiques et souverains".
"Israël s'est empressé de se présenter comme un Emirat pétrolier, ignorant le fait que, d'après les cartes, ce gisement s'étendait jusqu'aux eaux libanaises", a en outre souligné M. Berri.
Le groupe parlementaire présidé par Nabih Berri a soumis une proposition de loi en vue de l'exploitation de ces ressources, appelant le gouvernement libanais "à relever ce défi".
Dans ce contexte, l'analyste des affaires israéliennes, du quotidien as-Safir, Hilmi Moussa, -s'appuyant  sur des documents israéliens- a rapporté que "la zone dans laquelle on a trouvé du gaz s'étend principalement à proximité des côtes libanaises et dans les eaux internationales entre la frontière maritime de Palestine et celle de Chypre."
Selon as-Safir, "Israël a reçu des garanties de la Grande Bretagne pour chercher du pétrole dans la région près des côtes libanaises. La carte des ressources énergétiques telle que publiée dans les journaux d'affaires israéliens, montre l'étendue de la pénétration dans les eaux territoriales libanaises."

25/06

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=143732&language=fr


1-12 Myriam Abraham : En Méditerranée Israël S’apprête A Voler Le Gaz Du Liban Avec L’Aide D’Une Cie Américaine.

Circulez il n’y a rien à voir !

Israël ne veut pas de bateaux d’aide humanitaire dans les eaux internationales au large de «ses côtes» pour protéger des regards indiscrets ses forages illégaux de gaz et pétrole qu’il vole aux Palestiniens et aux Libanais.

Selon un article publié dans le quotidien libanais As-Safir, un site de gaz nouvellement découvert, le Leviathan, s’étend dans les eaux territoriales libanaises obligeant le Liban à défendre ses intérêts économiques et pourrait devenir une nouvelle source de conflit avec le régime sioniste.
L’analyste des affaires israélienne du As -Safir, Hilmi Moussa, s’appuyant- sur des documents israéliens a rapporté que «la zone dans laquelle on a trouvé du gaz s’étend principalement à proximité des côtes libanaises et dans les eaux internationales entre la frontière maritime de Palestine et celle de Chypre.»
On comprend maintenant pourquoi Israël n’a pas hésité il y a plus d’une semaine à massacrer des humanitaires sur le bateau turc le Mavi Marmara et menace toute embarcation naviguant dans ces eaux internationales et à proximité de la côte de Gaza. Israël ne veut pas qu’on voit ses activités offshores illégales de pillage des ressources en gaz mais aussi en pétrole appartenant aux Palestiniens et aux Libanais.
Selon As - Safir, «Israël a reçu des garanties de la Grande Bretagne, qui n’a aucun droit sur la Palestine, pour chercher du pétrole dans la région prés des côtes libanaises. La carte des ressources énergétiques telle que publiée dans les journaux d’affaires israéliens, montre l’étendue de la pénétration dans les eaux territoriales libanaises.»
Moussa, dont l’article a été publié en première page du quotidien As- Safir, sous le titre : « Israel preparing to steal gas fields in Libanon waters » (Israël se prépare à voler des champs de gaz dans les eaux libanaises) a dit que «si ces préparations et études sont vraies - la région sera bientôt la proie d’un nouveau conflit entre Israël et le Liban qui défendra ses droits dans ses eaux.»
« Cela veut dire que l’intérêt international dans la région et ses aspects économiques vont augmenter par le simple fait de l’importance des ressources en gaz mais aussi à cause de la proximité de l’Europe et de ses côtes. » Israël prétend ainsi pouvoir devenir à long terme fournisseur en gaz de certains pays de l’UE.
L’analyste, Moussa a ajouté que « les sites de forage Rut, Tamar,Leviathan, et Alon, sont dans une zone qui englobe des sites au large des côtes libanaises ou dans des endroits situés très loin des côtes des territoires occupés « .
Tamar se trouve à 90 km au large du port de Haïfa posséde selon les estimations de Noble Energy une capacité de 238 milliards de M3 de gaz c’est le plus gros champ gazier mondial découvert ces trois dernières années. Il devrait être productif dés 2012. Selon les découvertes de Noble, Tamar représenterait environ 35 années des besoins d’Israël en gaz naturel. Tamar appartient pour 30% à Noble, 28.75% à Isramco Negev, et 31% à Delek Drilling.
A Leviathan l’estimation est de 16 mille milliards de M3. Tamar et Leviathan sont situés à proximité l’un de l’autre. D’autres sites qui se trouvent autour d’eux ont une capacité totale de 850 milliards de M3 (30 mille milliards de M3). Noble détient 40% de Leviathan, Delek et Avner 22.7% Ratio Oil Exploration 15%.
« Les données montrent que les compagnies Noble Energy et Delek ont reçu des privilèges d’Israël pour forer le site Alon A et Alon B qui s’étend jusqu’aux côtes de Chypre, et que Nobel Energy ne cache pas le fait que la recherche sur laquelle il base ses estimations couvre une zone nommée Block 12 dans les eaux de Chypre ».
Nobel Energy est une Cie américaine et a formé un consortium avec des Cies israéliennes. Delek Drilling appartient à la multinationale israélienne Tshuva qui appartient à Yitzhak Tshuva qui possède aussi la compagnie d’assurance Phoenix.
Noble Energy a conduit une étude sismique il y a de cela 6 mois pour Alon A et Alon B et a annoncé avoir trouvé d’importantes ressources naturelles sous marines en gaz. Noble Energy prévoit également de mener une étude sismique en 3D d’ici la fin de cette année. Le Petroleum Council israélien qui accorde les licences d’exploitation a donné l’autorisation pour 22 licences pour Delek et Noble, leur permettant de contrôler 60% de ce qu’Israël nomme illégalement ses « eaux territoriales » disponibles pour l’exploitation de pétrole et de gaz.
Les licences de Delek couvrent un territoire de 7750 KM2 et celles de Noble 6100 KM2.
Noble Energy, la compagnie américaine travaille en étroite collaboration avec le gouvernement israélien. C’est en tout cas ce qu’affirme Yaakov Mimran, Commissionnaire du Petroleum and Mining au sein du ministère israélien des infrastructures nationales.
« Nous avons discuté avec Noble Energy sur certaines questions stratégiques je ne peux pas donner de détails mais je dois faire remarquer que Noble a le même point de vue que nous en ce qui concerne les intérêts de l’état et a pleinement conscience des besoins de l’état. Je suis allé à Houston, j’y ai rencontré des équipes travaillant sur Tamar et on sent leur conscience et leurs bons sentiments à l’égard d’Israël. »
L’importance de ces découvertes en ressources énergétiques sous marines méditerranéennes pourrait aussi expliquer pourquoi, de mèche avec Israël pour les exploiter, Chypre avait refusé aux bateaux de la Freedom Flotilla l’autorisation d’entrer dans ses eaux territoriales et d’accoster pour embarquer des activistes pacifiques.
De même, certains pays de l’Union européenne ont proposé de prendre en charge l’inspection des cargaisons humanitaires à destination du port de Gaza ce qu’Israël a refusé et pour cause ! Il va s’en dire aussi que ce n’est pas à l’UE de faire la police des mers pour le compte d’Israël et de se transformer en armée de supplétifs du régime sioniste afin de lui permettre de forer librement offshore pour voler les ressources en gaz et pétrole des Palestiniens et des Libanais. Ce que font d’une certaine manière au large des côtes libanaises les forces navales occidentales engagées dans la surveillance des eaux territoriales libanaises depuis la guerre de 2006.
Le ministre israélien des infrastructures nationales, Uzi Landau, a déclaré récemment alors qu’il était en visite en Chine : « Israël est devenu une superpuissance gazière. Ces découvertes ont le pouvoir de faire d’Israël un acteur principal sur le marché du gaz international ».
Facile de comprendre pourquoi la vie d’au moins 9 humanitaires assassinés froidement sur le Mavi Marmara qui transportait de l’aide à Gaza assiégée n’a aucune valeur pour les dirigeants israéliens et leurs acolytes chez les requins du pétrole et du gaz américains et autres aux vues des milliards de milliards de M3 de gaz mais aussi des ressources en pétrole à exploiter dans les fonds marins méditerranéens qu’Israël s’approprie illégalement les volant aux Palestiniens et au Liban.

Myriam Abraham

Jeudi 10 Juin 2010

http://www.planetenonviolence.org/En-Mediterranee-Israel-S-apprete-A-Voler-Le-Gaz-Du-Liban-Avec-L-Aide-D-Une-Cie-Americaine_a2211.html


1-13 Le Liban rejette les menaces israéliennes autour des gisements pétroliers.

Le Liban a rejeté en bloc les menaces lancées par le ministre de l'infrastructure israélien, Uzi Landau, d'utiliser la force pour s'emparer des gisements de Gaz et de pétrole situés dans les eaux internationales à l'Est de la Méditerranée, sous prétexte que ses gisements découverts sont situés dans les eaux contrôlées par l'entité sioniste.  
Le président du parlement libanais, Nabih Berri, a affirmé que le Liban a le droit d’exploiter les gisements de pétrole et de Gaz, en précisant que le droit au travail à les exploiter représente la meilleure réponse aux menaces sionistes.
Berri a déclaré que  la meilleure réponse à la menace du  ministre de l'Infrastructure est d'accélérer l'adoption d'une loi d'exploration directe, soulignant que la question n'est pas de marquer des points, mais elle se rapporte principalement aux intérêts du Liban.
Et de se s’interroger : « Je comprends que certaines personnes soient contre moi pour ce qui est de  l'élimination du confessionnalisme politique, mais pourquoi ils sont contre moi également pour annuler la dette publique »
Berri qui s’exprimait à la presse a poursuivi : «   les quantités de pétrole et de gaz qui se trouvent dans les eaux territoriales assurent au Liban non seulement son autosuffisance, mais contribuent à réduire considérablement la dette publique.
Il a dit qu'il présidera les réunions des comités mixtes et que dans le cas où la séance est sabotée  il n’hésitera pas à faire  appel « à  une troisième session et une quatrième et une cinquième jusqu'à ce que Dieu en décide».
Berri avait affirmé auparavant que l'entité sioniste ignore la vérité que les gisements sont situés dans les eaux régionales libanaises  selon les cartographies,  appelant le gouvernement à se dépêcher pour exploiter ces champs. 
Le directeur général des établissements de pétrole, Serkis Halis, avait déjà affirmé que le Liban prendrait au sérieux les menaces israéliennes d'utiliser la force pour s'emparer les gisements  de gaz et de pétrole libanais.
Par ailleurs, le représentant du Hezbollah au sud Liban, cheikh Nabil Kaouk, a réitéré, vendredi, le droit du Liban à chaque goutte de pétrole au large de ses côtes, à l'instar de son droit à chaque grain de sable dans les fermes occupés de Chebaa. 
Lors d'une cérémonie au sud-Liban, cheikh Kaouk a ajouté que les Libanais doivent défendre ce droit lié à la souveraineté libanaise. 
S'agissant du retard dans l'approbation du projet de loi de l'exploration des richesses pétrolières au large des côtes libanaises, cheikh Kaouk a affirmé que tout retard sert les objectifs israéliens, qui selon lui, les Etats-Unis cherchent à les propager au Liban.   
De son côté, le député du Hezbollah, Nawaf Moussawi, a condamné les menaces proférées par le ministre israélien Uzi Landau contre le Liban. Pour Moussawi, ces menaces doivent motiver de plus le gouvernement libanais à se lancer dans les travaux de forage et non pas le contraire. 
  Quant au député Kassem Hachem, il s'est dit inquiet de la présence d'autres raisons derrière l'atermoiement de certains responsables libanais et du retard dans l'approbation du projet de loi relatif aux travaux de forage. Il faisait notamment allusion aux députés du courant "Futur" qui ont boycotté la session parlementaire qui devait discuter de ce projet de loi.

26/06/2010

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=143879&language=fr


1-14 Tel-Aviv menace d'user la force contre le Liban pour défendre des champs gaziers.

Le ministre israélien des infrastructures nationales, Uzi Landau, a menacé d'user la force contre le Liban "pour protéger" les champs gaziers découverts dans la mer méditerranéenne.
Landau a affirmé, lors d'une interview accordée,  jeudi, à "Bloomberg News", qu'"Israël n'hésitera pas à user la force, non pas pour défendre ses droits, mais pour défendre le droit maritime international", selon ses propres termes.
Il a également prétendu que le Liban n'a aucun quota dans les champs gaziers récemment découverts, estimant qu'ils se situent dans les eaux économiques d'"Israël".
Il a en outre ajouté qu'"Israël" discute avec Chypre du tracé des frontières maritimes, soulignant qu'il n'y a pas de désaccord entre les deux pays sur les travaux de forage.
Or, le quotidien Haaretz, a révélé qu'une grande quantité du gaz découvert se situe dans les eaux chypriotes, faisant état d'un désaccord israélo-chypriote sur le tracé des frontières maritimes entre les deux pays.  
Côté libanais, le président du Parlement libanais Nabih Berri a affirmé au début du mois de juin que le Liban devait exploiter le potentiel en gaz et en pétrole au large de ses côtes, tout en mettant en garde contre un monopole israélien des réserves énergétiques dans l'est de la Méditerranée.  
M. Berri réagissait ainsi à une annonce faite par Nobel Energy, compagnie basée aux Etats-Unis, laquelle a fait état d'un potentiel de 453 mds m3 de gaz au "large d'Israël".  
M.Berri a également appelé, "le Liban a immédiatement prendre des mesures pour défendre ses droits non seulement financiers, mais également économiques politiques et souverains".  
"Israël s'est empressé de se présenter comme un Emirat pétrolier, ignorant le fait que, d'après les cartes, ce gisement s'étendait jusqu'aux eaux libanaises", a en outre souligné M. Berri.  
Le groupe parlementaire présidé par Nabih Berri a soumis une proposition de loi en vue de l'exploitation de ces ressources, appelant le gouvernement libanais "à relever ce défi".
 Dans ce contexte, l'analyste des affaires israéliennes, du quotidien as-Safir, Hilmi Moussa, -s'appuyant  sur des documents israéliens- a rapporté que "la zone dans laquelle on a trouvé du gaz s'étend principalement à proximité des côtes libanaises et dans les eaux internationales entre la frontière maritime de Palestine et celle de Chypre."   
Selon as-Safir, "Israël a reçu des garanties de la Grande Bretagne pour chercher du pétrole dans la région près des côtes libanaises. La carte des ressources énergétiques telle que publiée dans les journaux d'affaires israéliens, montre l'étendue de la pénétration dans les eaux territoriales libanaises."

25 Juin

http://www.almanar.com.lb


1-15 Les « bruits de bottes » au Sud, de simples rumeurs, estime Paris…
La porte-parole du Quai d'Orsay a rappelé hier l'engagement de la France aux côtés du Liban et lancé un message en faveur d'un apaisement.
La France n'est nullement inquiète de ce qui se dit sur une guerre contre le Liban et considère qu'il s'agit de simples rumeurs, a déclaré en substance hier Bernard Valéro, porte-parole du Quai d'Orsay, lors de son point de presse bihebdomadaire.
En réponse à une question sur les bruits de bottes que l'on croit entendre dans la région et plus particulièrement au Liban-Sud, M. Valéro a affirmé : « Bruits de bottes, une région au bord de la guerre... cela se passe dans une région fragile et ce ne sont pas les bruits de bottes qui régleront les problèmes.

La France est engagée par sa présence au sein de la Finul. Nous sommes engagés au respect de l'intégrité territoriale et de la souveraineté du Liban tout comme nous sommes engagés dans la recherche de la paix dans la zone. C'était là l'objet du déplacement du ministre Bernard Kouchner dans la région, et en particulier au Liban et en Syrie. C'est également l'engagement de toutes les instances de la diplomatie française sur les divers volets, syrien, libanais et palestinien, pour que tout aille au mieux. »
« Ces bruits de bottes, a poursuivi le porte-parole du Quai d'Orsay, ne doivent pas se produire, d'autant qu'ils s'amplifient puis s'arrêtent. Il faut s'interroger sur ce phénomène que nous considérons comme étant des rumeurs. »
« Bien sûr, cela nous préoccupe et nous occupe », a ajouté Valéro, tout en précisant que l'objectif de la France est de tout faire pour parvenir à un apaisement qui est notre message et notre responsabilité, ainsi que celle de chacun car l'essentiel est de rechercher une solution. »
Au sujet de la flottille de la paix qui s'apprêterait à partir du Liban vers Gaza, le porte-parole a déclaré : « Nous appelons les diverses parties à la responsabilité et rappelons la position de la France contre le blocus de Gaza, un blocus qu'il faut lever au plus tôt. »
« Ce sujet ainsi que d'autres, a poursuivi M. Valéro, seront débattus lors de la réunion du quartette sur le Moyen-Orient qui se tiendra jeudi prochain à Paris. »
Ces propos rassurants et apaisants du porte-parole du Quai d'Orsay sont considérés par les observateurs à Paris comme
étant une sorte de réponse à ce qui avait été publié il y a quelques jours dans certains journaux libanais au sujet d'une demande du président Sarkozy adressée aux autorités israéliennes, dans laquelle il les enjoignait d'éviter de prendre pour cible les soldats français de la Finul en cas de conflit au Liban-Sud.

26 juin 2010
http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/66240...


1-16 Armes à sous–munitions, « beaucoup de travail reste à faire ».

Des grandes avancées ont été réalisées afin d’interdire les armes à sous-munitions mais il reste encore du chemin à parcourir, ont dit des activistes lors d’une conférence mondiale sur la Convention sur les armes à sous-munitions (CCM) à Santiago, au Chili.
« C’est bien de voir que plus de 100 gouvernements prennent part à la conférence, y compris des non-signataires comme l’Argentine et le Vietnam. Nous avons aussi été très satisfaits de la vivacité du débat », a dit Thomas Nash, coordinateur de la Coalition contre les sous-munitions (CMC), à IRIN.
La CCM, qui « interdit tout usage, stockage, production ou transfert d’armes à sous-munitions », a été adoptée par 107 états le 30 mai 2008 à Dublin, signée le 3 décembre de la même année à Oslo, et deviendra une loi internationale contraignante le 1er août 2010.
La conférence cherchait à mettre en place un plan d’action pour appliquer la Convention, et elle a préparé le terrain pour la première réunion des Etats Signataires au Laos en novembre de cette année.
« Il reste beaucoup de travail à faire – il y a des pays qui n’ont pas encore signé la convention, et beaucoup d’autres qui l’ont signée mais pas ratifiée », a dit Branislav Kapetanovic, un activiste de la CMC, et ancien démineur venant de Serbie qui a perdu ses mains et ses pieds durant un accident de déminage dans l’ancienne Yougoslavie.
Jusqu’ici, 106 états ont signé la convention et 36 l’ont ratifiée. Les signataires qui doivent encore ratifier la convention sont liés par la Convention de Vienne sur le droit des traités afin de s’assurer qu’ils n’agissent pas à l’encontre de l’objet et du but de la convention, bien qu’ils ne soient pas obligés de mettre en œuvre son contenu comme tel, selon M. Nash.
Pourtant, des militants pour les droits humains disent que la nature même des armes à sous-munitions – également connues comme ‘bombes à fragmentation’ – mettent les civils en danger.

Ces armes qui frappent au hasard sont larguées dans les airs ou déployées par des systèmes basés au sol distribuant souvent des centaines de petites bombes, ou sous-munitions, qui peuvent couvrir une zone de la taille de plusieurs terrains de football.
De nombreuses petites bombes n’explosent pas – de par leur conception ou par défaut – et deviennent ainsi une menace pour la vie et les moyens de subsistance durant des années après la fin d’un conflit. Dans certains cas, comme au Liban à la suite de la guerre de 2006 entre Israël et le Hezbollah, le taux de non-explosion atteignait les 40 pour cent, selon les Nations Unies.
Dans une certaine mesure, la réponse mondiale à l’emploi d’armes à sous-munitions au Liban a initié les efforts pour interdire ces armes une bonne fois pour toute. Les pays dont les habitants souffrent depuis longtemps des armes à sous-munitions incluent l’Angola, le Kosovo, l’Irak et le Laos.
« Un changement est déjà intervenu – de nombreux pays en sont déjà venus à la conclusion que les armes à sous-munitions constituent une arme sans discernement, et les populations comprennent le danger que constituent ces armes », a dit M. Kapetanovic.

(IRIN)

14 juin 2010

http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportId=89478


1-17 De plus en plus de mises en garde contre « une implantation qui ne dit pas son nom »
Droits civils des Palestiniens

Les pôles chrétiens appellent à un débat sain et calme pour l'amélioration des conditions de vie des réfugiés. Boutros Harb a tenu hier, « en raison d'un climat délétère qui met en péril l'unité nationale », à organiser un point presse sur la question des droits civils des réfugiés palestiniens.
Le ministre du Travail a commencé par rappeler que les énormes problèmes nés de la présence armée palestinienne sur le sol libanais a failli transformer les deux peuples en irréductibles ennemis, « ce qui a poussé le peuple libanais toutes tendances confondues à refuser d'une même voix n'importe quel projet d'implantation des Palestiniens au Liban », un refus inscrit en noir et blanc dans le préambule de la Constitution et partagé par les Arabes au cours du sommet de Beyrouth en 2002.
« Je voudrais insister sur le fait que ce refus ne reflète pas une quelconque peur des Libanais par rapport à leur identité nationale ou leur unité, mais qu'il est plutôt le signe de leur détermination à défendre jusqu'au bout le droit au retour des réfugiés palestiniens », a-t-il dit, rappelant aussi que la déclaration ministérielle du gouvernement Hariri stipule clairement tout cela, sans compter un travail main dans la main avec la communauté internationale « pour assurer à ces réfugiés une vie digne, ainsi que l'octroi de leurs droits sociaux et humanitaires jusqu'à leur retour ».
Il est temps, pour Boutros Harb, que commence un débat « fraternel et sincère », surtout que les pages noires « sont désormais derrière nous ». Un débat qui permettrait de « faire le point sur les doléances des réfugiés sur les plans humanitaire et social, le tout dans le respect de la Constitution », a-t-il indiqué, avant de rentrer dans les détails des propositions de lois concernant les droits civils des Palestiniens avancées il y a quelques jours place de l'Étoile par Walid Joumblatt.
« Il est désolant qu'un tel débat sur lequel nous sommes tous d'accord provoque une pareille division au sein des Libanais, un pareil clivage communautaire à cause du caractère de double urgence dont ces propositions ont été revêtues », a relevé le ministre du Travail, mettant en avant l'urgence d'être « objectifs et calmes ». Et de poursuivre : « Il est encore plus désolant que les divergences sur le fond de ces propositions entraîne un ouragan de prises de position les unes plus crispées que les autres et qui mettent en péril l'unité
nationale. »
Boutros Harb a également insisté sur la nécessité du respect concomitant « et dans les deux sens des droits et des devoirs » dans la relation entre l'État libanais et les réfugiés palestiniens, ce qui signifie « le règlement du problème éminemment souverainiste des armes palestiniennes hors et dans les camps, ce qui impose aux Palestiniens, à tous les Palestiniens au Liban, le respect des lois libanaises : ils devront ainsi remettre leurs armes à l'État, censé assurer à ces réfugiés stabilité, sécurité et défense », a expliqué le ministre du Travail.
Ce dernier a réclamé en outre un plan diplomatique qui protégerait le Liban de l'éventualité de l'implantation sur laquelle « insistent les Israéliens », surtout que le Liban « peut profiter du fait qu'il est membre non permanent du Conseil de sécurité » jusqu'en décembre 2011.
Interrogé sur l'acquisition de bien-fonds par les Palestiniens, Boutros Harb a préféré éluder la question, rappelant que la commission parlementaire de l'Administration et de la Justice est en plein débat sur le sujet.
Abou Nader et Pharaon
Cette question des biens-fonds, le patron du Front de la liberté, Fouad Abou Nader, l'a évoquée du perron de Bkerké. « Tout ce débat autour des droits civils des Palestiniens regorge de points d'interrogation, ne serait-ce que par le timing de cette proposition, à l'heure où le Liban ploie sous une dette phénoménale », a-t-il commencé par dire. « Tout ceci est suspect et il y a de mauvaises intentions », a-t-il insisté, rappelant que les chrétiens ont « soutenu » les Palestiniens « depuis le début, il y a 60 ans ; ils les ont reçus : Michel Chiha, le président Sleimane Frangié, les étudiants Kataëb, etc. Voilà pourquoi il est impératif d'éviter les surenchères au sujet de la cause palestinienne », a-t-il dit, s'étranglant contre ceux qui appellent à l'octroi du droit au travail « alors que nos fils émigrent pour trouver un emploi et que le taux de chômage dépasse au Liban les 36 % ». Et Abou Nader de résumer : « Tout ceci est une implantation qui ne dit pas son nom. »
Un avis partagé par une grande partie de la classe politique du 14 Mars.
Le ministre d'État chargé des Relations avec le Parlement, Michel Pharaon, qui a insisté sur le fait que le lieu idéal pour la prise de décisions concernant les réfugiés palestiniens reste le Conseil des ministres, a rappelé le consensus sur la nécessité d'améliorer les conditions de vie des réfugiés et sur le refus absolu de l'implantation. « Arrêtons les surenchères, arrêtons de faire croire que les chrétiens sont contre les mesures visant à cette amélioration ; c'est juste que ces mesures doivent être prises progressivement, dans un climat consensuel et calme. Toute autre proposition serait suspecte et malsaine », a affirmé le ministre Pharaon, alors que le député Nadim Gemayel jugeait, à l'issue d'une audience avec le métropolite de Beyrouth Mgr Élias Audeh, que ce dossier est éminemment « délicat et critique ».

26 juin 2010

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/662413/De_plus_en_plus_de_mises_en_garde_contre_<<+une_implantation_qui_ne_dit_pas_son_nom+>>.html 



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


08/07/2010

n° 134 - Journal du Liban -- 21-05 au 06-07 - : Début : - : Le pétrole: Oui, ça existe au Liban.

n° 134  - Journal du Liban -- 21-05 au 06-07 - : Début : - : Le pétrole: Oui, ça existe au Liban. 



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal du Liban

n° 134                                        21-05 au 06-07

C.De broeder & M.Lemaire



Le " Journal du Liban" est  visible  sur les blogs : 

a) sur mes blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html


Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Editorial 

Le pétrole: Oui, ça existe au Liban

Tiré à part :

Nadine Acoury : Première victoire de la résistance libanaise‏

Le Hezbollah menace de frapper des navires israéliens en cas de conflit.

La vague de protestations libanaise à l’abstention du Liban à la résolution anti-iranienne.

Paroles & action du président Obama

Obama évoque la menace d'un transfert d'armes.

1 Lutte pour la libération du territoire

 Suite

2 Politique

a) Politique Libanaise

b)  Israélienne  

3 Politique internationale

a) Pays Arabes & voisins

4 Institutions internationales

Fin

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos 

6-1 Une fois de plus, la couverture médiatique est pleine de mensonges.

6-2 Feltman : nous avons payé plus de 500 millions de dollars pour ternir l’image du Hezbollah.

6-3 Le Hezbollah étudie l’éventualité de porter plainte contre l’administration US.

6-4 Fadlallah: l'ennemi contrôle les télécommunications au Liban .

7 Les brèves

7-1 Hazel Ward : Le point de vue d’Israël  =  «Israël a payé cher".

7-2 Hazel Ward : un pouvoir de dissuasion réciproque.

7-3 Mobilisation des combattants dimanche face aux manœuvres israéliennes à la frontière.

7-4 Tentatives israéliennes pour retracer la ligne bleue ??? 

7-5 Haaretz: un service occidental photographie la frontière libano-syrienne.

7-6 Propos de Robert Serry   : Le Hezbollah qualifié de scandaleuse et d'outrageante la vision du Serry.

7-7 Un réfugié palestinien arrêté pour collaboration avec "Israël".

7-8 Les réfugiés palestiniens du Liban réclament "une vie dans la dignité".

7-9 Un Libanais arrêté au Paraguay sous prétexte de financer le Hezbollah.



Edito 

Le pétrole: Oui, ça existe au Liban

Au pays des cèdres et de l'eau, un nouveau trésor a été découvert: celui du pétrole. Mais au Liban, tout est controversé. Même les richesses!
Alors qu'Israël veut tout s'approprier: sur terre, au ciel, et en mer, du côté libanais, ont éclaté au grand jour les différends entre les forces politiques libanaises qui entravent l'exploitation des ressources du pays, chacune cherche à s'en accaparer.
Or, le dossier des ressources pétrolières n'est pas nouveau au Liban. Vers la moitié du dernier siècle, un certain Zyad Baydoun, écologiste libanais mort en
1998 a présenté des dizaines d'études sur la nature des nappes de la terre au Liban, pour orienter ensuite ses recherches sur les gisements pétroliers du pays.
Selon le professeur à l'Université américaine de Beyrouth Elyas Atallah, Baydoun a supervisé des études sur les matières extraites des puits forés sur le sol libanais et a effectué des recherches géophysiques en face de la côte libanaise pour étudier les nappes de la terre sous-marines.
"Il s'est concentré entre autre sur la région des îles d'Araneb (des lapins) et des Nakheel (les palmes) au Nord, en face de Tripoli.
Il a conclu à la base des formes géométriques et des creux existants qu'il y a des nappes contenant du pétrole, mais les recherches n'ont pas été poursuivies.
Ce constat a été toutefois confirmé en 2006 et 2007 à travers le sondage sous-marin tridimensionnel effectué par la compagnie GPS".  
 En effet, plusieurs puits ont été ensuite enfouis pour des raisons différentes. Parmi eux, des puits situés dans la région d'AlQaa (dans
la Békaa de l'Est), Tal Zannoub (Mont Liban), Sohmor et Yohmor (Békaa de l'Ouest), Adloune (Sud Liban), Ibrine et Torbol (Nord Liban).  
L'ancien ministre Assem Qanso témoigne à ce sujet: "En 1969, nous étions en train de forer un puits dans le champ d'Akkar au nord, à 1800 m de la côte. A
450 m de profondeur,  l'eau a jailli et deux petites pièces ont été projetées à l'extérieur. J'ai senti leur odeur et j'ai constaté qu'il y a du pétrole au fonds. Après les tests effectués, nous avons réalisé qu'il y a du pétrole dans une zone proche. Et les études nous ont menés à la mer, en parallèle à Chypre"!
D'après l'avocat et le conseiller dans les affaires pétrolifères Ali Berro, "il y a au Liban de nombreuses études et des sondages sismiques qui offrent beaucoup de données sur la présence du gaz et du pétrole".
En 2002 déjà, une compagnie britannique ECL a sondé le fonds de la mer libanaise et a conclu qu'il y a une forte probabilité de la présence des réserves pétrolières dans la zone.
 Le premier à s'être intéressé à cette question était le Français George Renoir en 1955, à l'époque du mandat français au Liban. Toutefois, ses études, à l'instar de celles de Zyad Baydoun ont été négligées jusqu'au début du nouveau millénaire.   
Particulièrement avec l'avènement du responsable du Hezbollah Mohammed Fneich, au ministère de l'énergie lors du dernier gouvernement d'union nationale. Durant son mandat, il a signé un contrat entre le Liban et une compagnie européenne pour explorer les ressources pétrolières à travers le sondage géophysique. 
Ainsi, de réelles tentatives pour explorer le pétrole et le gaz ont effectivement eu lieu au Liban. Bien avant les récentes déclarations israéliennes.
Ces efforts, réussiront-ils enfin à frayer un chemin à l'exploitation de ces ressources?
Compte tenu de la conjoncture libanaise, ils devront avant tout éliminer les obstacles politiques, humains, avant de passer à ceux de la nature et de la mer!       
 30/06/2010 

 http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=144464&language=fr  



Tiré à part :

Nadine Acoury : Première victoire de la résistance libanaise‏

10 ans après sa première victoire, dirigée sur le terrain par Imad Mughniyeh, qui a mis fin à 22 ans d'occupation sioniste du sud Liban (al Janoub), la résistance libanaise continue de faire trembler le camp USA-Europe-sionistes et leurs alliés arabes, libanais et palestiniens.

Aujourd'hui l'entité sioniste nucléaire procède à sa énième simulation d' « attaque régionale » avec des populations terrées dans les abris, sous prétexte que la « seule démocratie du Proche-Orient » est menacée dans son existence-même de toutes parts par des terroristes barbares armés jusqu'aux dents, mais en réalité dans l'intention de faire peur à la résistance ou de faire peur de la résistance.
Blindé depuis des années contre ces vieilles menaces, le peuple libanais s'apprête à célébrer ses héros et à fêter en fanfare le 25 mai, journée fériée de la libération au Liban, après une décennie de résistance et de lutte de libération nationale, qui s'est reconfirmée le 14 août 2006, et qui se poursuivra jusqu'à la victoire et la reddition définitive de l'ennemi, inchallah.

Nadine Acoury 

25 mai 2010

http://www.ism-france.org/news/article.php?id=13842&type=temoignage&lesujet=R%E9sistances

http://alqods-palestine.blogspot.com:80/

 

Le Hezbollah menace de frapper des navires israéliens en cas de conflit.

Le chef du Hezbollah a averti mardi que ses combattants attaqueraient des navires israéliens en Méditerranée si Israël venait à imposer un blocus maritime au Liban en cas de conflit.

Hassan Nasrallah a déclaré que son groupe soutenu par l'Iran était désormais capable de détruire tout navire militaire ou commercial faisant route vers des ports israéliens.

Au cours du conflit de 34 jours a opposé le Hezbollah à Israël en 2006, l'Etat hébreu a imposé un embargo maritime et aérien au Pays du Cèdre, justifiant sa décision par la nécessité d'empêcher tout réapprovisionnant en armes des combattants.

Hassan Nasrallah a affirmé que son mouvement était désormais en mesure d'infliger à Israël un mal aussi grand que celui qu'il a fait au Liban pendant la guerre de 2006.

En cas de nouveau conflit, "si vous bloquez nos côtes et nos ports, tous les bateaux militaires, civils et commerciaux qui se dirigeront vers des ports dans la Palestine occupée le long de la Méditerranée" seront la cible d'"attaques à la roquette du Hezbollah", a déclaré le chef du mouvement à l'adresse de ses partisans dans une liaison vidéo lors d'un vaste rassemblement au sud de Beyrouth.

"Nous sommes capables de viser, de frapper et de détruire vos bateaux" qui feront route vers "tout port sur la côte de la Palestine occupée du nord au sud", a-t-il ajouté. "Quand le monde verra comment ces navires seront détruits dans les eaux régionales de la Palestine occupée, personne n'osera plus y aller".

AP

 26 mai

 

La vague de protestations libanaise à l’abstention du Liban à la résolution anti-iranienne.

Nombre de partis et personnalités libanaises ont exprimé leur protestation contre le vote d'abstention de leur pays à la résolution 1929 du Conseil de sécurité, adoptée contre l’Iran. Ils ont condamné le suivisme du Liban des Etats-Unis. L'association des oulémas de Jabal Amel a

dénoncé la résolution et regretté le vote d’abstention du Liban à son encontre. « Est-ce qu’obtenir la satisfaction des instances internationales valait la dignité du Liban ? » Les partis libanais entre autres, le parti du Peuple ont exprimé leur solidarité avec l’Iran et condamné la prise de position du Liban en faveur du durcissement des sanctions contre l’Iran.

IRNA

11/06/2010

http://french.irib.ir/index.php/info/moyen-orient/item/96421-la-vague-de-protestations-libanaise-a-labstention-du-liban-a-la-resolution-anti-iranienne



Paroles & action du président Obama

Obama évoque la menace d'un transfert d'armes.

Le président Obama "a insisté sur (...) la menace représentée par un transfert d'armes au Liban en violation de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU" qui avait mis fin à la guerre de l'été 2006 au Liban entre Israël et le mouvement chiite Hezbollah, a précisé la présidence américaine dans un communiqué.

Il a ensuite accusé l'Iran et la Syrie de fournir au Hezbollah roquettes et missiles "aux capacités de plus en plus importantes".(…)

Lors de la même rencontre  Obama a également parlé du processus de paix israélo-arabe et du nucléaire iranien…

AFP / 24 mai 2010 23h49)  



Résistance

03-06

Les autorités israéliennes ont remis à la Croix-Rouge internationale ce mercredi quatre ressortissants libanais, Hussein Hassan Nasser, Hussein Mohammed Choukour, André Abi Khalil et Hussein Souleiman, qui avait participé à la flottille qui a tenté ce lundi de briser le siège de la bande de Gaza.
Pour rappel, neuf personnes avaient été tuées par le raid des commandos israéliens qui ont intercepté la flotte. Un ressortissant libanais Hussein Souleiman avait été également blessé au cours de l'opération militaire.
Libnanews

http://www.libnanews.com/libjournal/libnews/532--flottille-interceptee-par-israel--quatre-libanais-sur-cinq-liberes



1 Lutte pour la libération du territoire

Les relents de la guerre

a) Liban

22-05

Des milliers de combattants du Hezbollah seront mobilisés demain dimanche à la frontière en raison d'un exercice annuel de l'armée israélienne ce jour-là. « Les combattants du Hezbollah ont reçu pour instruction de se tenir totalement prêts face à la manœuvre israélienne de dimanche », a indiqué hier le responsable du parti, Nabil Kaouk.

http://www.lorientlejour

 

Le Liban ouvre le feu sur deux avions israéliens.

Les batteries antiaériennes de l’armée libanaise ont ouvert le feu, mercredi 26 mai, en direction de deux avions militaires israéliens qui violaient l’espace du Liban. Les deux appareils ont survolé le Liban du sud au nord à moyenne altitude, avant de revenir en territoire israélien, selon l’armée libanaise.
L’armée libanaise publie des communiqués quasi quotidiens signalant des violations israéliennes de l’espace aérien. Mais elle n’ouvre le feu que si les appareils se trouvent à portée de ses batteries.
Les survols du territoire libanais par l’aviation israélienne sont considérés par l’ONU comme une violation de la résolution 1701 du Conseil de sécurité, qui avait abouti à la cessation des hostilités en 2006 entre Israël et le Hezbollah.
Israël soutient que ces survols visent à surveiller ce qu’elle affirme être un transfert clandestin d’armes au Hezbollah, via
la Syrie.(…) 

La Rédaction

26 mai 2010

http://www.aloufok.net/spip.php?article1938

 

Des appareils israéliens survolant le Liban...

01-06
L'artillerie antiaérienne libanaise a ouvert le feu contre des appareils israéliens survolant le Liban, a annoncé aujourd'hui un responsable de la sécurité israélienne.
"Nos appareils ont été pris pour cible par l'artillerie antiaérienne libanaise alors qu'ils survolaient le Liban Sud, et il n'y a pas eu de dégâts", a indiqué ce responsable qui a requis l'anonymat.
L'aviation israélienne survole régulièrement le Liban, notamment pour observer si des convois transfèrent des armes au Hezbollah.
Ces transferts et les survols israéliens du Liban constituent une violation de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU, qui a mis fin en août 2006 à la guerre de 34 jours entre Israël et le Hezbollah.
AFP
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/06/01/97001-20100601FILWWW00690-tirs-libanais-contre-israel.php
 

L'armée libanaise en état d'alerte dans le sud du pays  

Suite aux nouveaux agissements du régime sioniste près de la frontière du Liban, l'armée libanaise a annoncé l'état d'alerte dans les régions du sud libanais. Dans un communiqué, l'armée libanaise insiste sur le renforcement de ses forces tout au long de la frontière avec la Palestine occupée et elle a annoncé qu'elle suivrait de près tout agissement d'Israël dans cette région.

12/06/2010

http://french.irib.ir/index.php/info/moyen-orient/item/96428-larmee-libanaise-en-etat-dalerte-dans-le-sud-du-pays

 

L'exercice des chasseurs israéliens dans l'espace aérien du Liban

Dans une démarche sans précédent, les chasseurs bombardiers du régime sioniste ont procédé à un exercice militaire, dans l'espace aérien du Liban. Les avions de combat de l'armée israélienne ont survolé, pendant une demi-heure, les régions du sud du Liban, en manoeuvrant en cercle. C'était un exercice, sans précédent, depuis l'attaque israélienne, en 2006, contre le Liban, à Baalbek, à l'est du Liban. La question qui se pose aux citoyens des régions moyen-orientales est de savoir pourquoi les chasseurs israéliens s'en prennent toujours au sud du Liban.

Le régime sioniste a violé, depuis la guerre de 33 jours contre le Liban, à plus de 6.800 reprises, l'espace aérien, maritime et libanais du Liban, devant le silence le plus absolu des instances internationales.

28/06/2010

IRIB -

http://french.irib.ir/index.php/info/moyen-orient/item/97478-lexercice-des-chasseurs-israeliens-dans-lespace-aerien-du-liban

 

Le Liban appelle à mettre fin aux menaces israéliennes.
Le Liban appelle le Conseil de sécurité de l'ONU à mettre fin aux violations israéliennes de sa souveraineté ainsi qu'aux menaces proférées par Tel Aviv à son adresse, lit-on mardi dans une lettre du gouvernement libanais adressée au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.
Depuis trois mois, les avions de l'Armée de l'air israélienne ont violé à 347 reprises l'espace aérien du Liban alors que ses frontières maritime et terrestre ont été violées 33 et 75 fois respectivement, indique la lettre adressée à M.Ban Ki-moon à la veille de son compte-rendu sur le respect de la résolution 1701 qu'il doit soumettre au Conseil de sécurité.
La résolution 1701 du Conseil de sécurité, adoptée en août
2006, a mis fin à l'invasion israélienne au Liban et a exhorté les deux pays à respecter mutuellement leur souveraineté et leur intégrité territoriale.
Par ailleurs, la lettre appelle la communauté internationale à faire cesser les menaces israéliennes contre le pays du cèdre. Ces menaces déstabilisent le pays en créant un sentiment d'insécurité chez l'habitant, précise la lettre.

Les dirigeants israéliens, notamment le premier ministre Benjamin Netanyahu, ont à plusieurs reprises menacé le Liban de détruire son infrastructure en cas de nouvelle guerre.

30/6
http://fr.rian.ru/world/20100629/186982937.html


b) Israël

Israël a demandé à la FINUL de ne pas enregistrer ses violations aériennes.  

Selon le quotidien koweitien al-Ray,  une  réunion a eu lieu entre le chef d'état-major israélien le général Gabi Ashkenazi, et le commandant de la force de la «FINUL» au Liban-sud le  général Alberto Asarta, dans laquelle ils se sont mis d'accord sur une déclaration d'entente entre l'armée israélienne et la FINUL , selon laquelle cette dernière ne doit pas rapporter à l’armée libanaise les violations  quotidiennes de l’armée de l’air israélienne de la souveraineté libanaise.
Selon les lettres échangées entre le Bureau de Ashkenazi et le Bureau de Asarta, le premier aurait fait savoir au second ce qui suit : «Suite aux préoccupations exprimées par  le général Ashkénazi lors de sa réunion avec le général Asarta (au sujet des  informations rapportées à l’armée libanaise sur les mouvements de l'armée de l'air israélienne), l'armée de Défense israélienne souhaite recevoir une lettre officielle écrite de la part de la FINUL dans laquelle elle promet  de ne point fournir des informations sur le temps réel (real time) des survols israéliens du territoire libanais aux  autorités libanaises, et ce sur la base d’une promesse verbale faite par le général  Asarta au général Ashkénazi, qui a insisté sur un engagement écrit ».
Selon une source  de sécurité libanaise, «cet accord comporte un grand danger, et impose aux forces internationales de fournir une clarification rapide, car si cette information est vraie, cela signifie que la FINUL s'est écarté de son rôle impartial, et donc plus de prudence est exigée ».
Par ailleurs, selon le quotidien libanais as-Safir,  « cette question a été discutée au cours de dernières heures entre les deux parties internationale et libanaise, et devrait être résolue dans les prochaines heures. Mais, aucun commentaire n’a été exprimé  pour  confirmer ou nier l'engagement par écrit de la FINUL à l’entité sioniste ».
A Jérusalem, le porte-parole de l'armée israélienne, Afihai Darii, a confirmé la tenue d’une réunion entre le général Ashkénazi et le commandant de la FINUL le 30  avril. 
La réunion  entre les deux hommes a été qualifié « de très importante  surtout que le général Asarta a expliqué que c'était sa première rencontre avec le général Ashkénazi  et que beaucoup de questions ont été étudiées dans  une atmosphère positive et derrière les coulisses ». 
Darii a refusé de donner des informations sur l'entente conclue entre l’entité sioniste et la  FINUL sur le fait de ne point révéler à l’armée libanaise les violations israéliennes de la souveraineté du Liban, soulignant: «Nous n’avons pas à discuter les détails de tels accords, nous ne n’avons pas à nous prononcer là-dessus, parce que ce genre d’accords ne se concluent que dans les coulisses en fonction de la compréhension commune entre les deux parties».

29/05

 http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=139677&language=fr

03/07/2010  
 Des avions de reconnaissance israéliens ont violé l'espace aérien libanais à trois reprises dans la nuit du vendredi au samedi, a rapporté samedi un communiqué de l'armée libanaise.
Le premier avion a survolé la côte entre Tyr et Nakoura, le second a survolé le Nord et le Sud et le troisième a survolé
la Békaa.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=144864&language=fr


c) FINUL

Tension entre casques bleus de la Finul et villageois libanais.
Des villageois du sud du Liban ont attaqué et brièvement désarmé une patrouille française de la Force des Nations unies au Liban (Finul) à coups de bâton et de jets de pierre, affirme l’armée libanaise qui a dû intervenir pour calmer la situation. "Des habitants du village de Touline [125 km de Beyrouth] ainsi que quelques résidents du village proche de Kabrikha ont attaqué une patrouille avec des bâtons, des jets de pierre et d’oeufs", a affirmé un porte-parole militaire. "Les citoyens ont désarmé les soldats et ont pris contrôle brièvement de leur véhicule avant que l’armée n’intervienne et ne les éloigne de la patrouille", a-t-il ajouté. "Les armes ont été remises à la Finul et l’incident est clos".
Selon le porte-parole, les soldats français ont arrêté à Kabrikha un jeune homme qui les avait interpellés leur demandant ce qu’ils faisaient dans le village. Alors que la patrouille entrait dans la localité voisine de Touline, les habitants l’ont attaquée et ont récupéré le jeune homme des mains des soldats. Des témoins ont rapporté à l’AFP la même version.

La Finul était injoignable.

Selon le correspondant de l’AFP sur place, un soldat français était légèrement blessé à l’oeil et à la tête, tandis qu’un jeune homme avait le visage ensanglanté.

Les deux véhicules de la Finul portaient les traces des jets de pierre et d’œufs.
De son côté, l’agence nationale d’information (ANI) a rapporté que la patrouille française avait "heurté un véhicule et une moto" à Kabrikha, ce qui a provoqué les protestations des habitants des deux villages voisins. Cet incident survient quelques jours après les réactions hostiles d’habitants du sud contre un exercice ordinaire de la Finul, poussant la France notamment à exprimer son "incompréhension" et sa "préoccupation".
Le coordinateur spécial de l’Onu pour le Liban, Michael Williams, a déclaré jeudi à des journalistes qu’il y avait eu la semaine dernière plusieurs incidents dans le Sud du Liban.
"Certains d’entre eux ont peut-être été quelque chose de spontané dans la rue, mais certains étaient à l’évidence orchestrés", a-t-il dit. Le numéro deux du Hezbollah, Nam Kassem, a démenti que le groupe soit lié à ces accrochages, affirmant qu’ils résultent d’un manque de coordination entre
la Finul et l’armée libanaise. "La situation peut être apaisée en changeant la conduite des forces internationales", dit-il dans une interview publiée samedi dans le journal Ad-Diyar. La Finul a été formée en 1978 pour surveiller la frontière avec Israël, et contrôler le retrait de l’armée israélienne qui a occupé une partie du sud du Liban en 1978, puis en 1982.

4 juillet
Avec les agences de presse)

http://www.aloufok.net/spip.php?article2113

 

Poursuite des provocations de la Finul: changement des règles du jeu ?

Les soupçons sur les dernières provocations de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban contre les villageois au Sud se confirment de jour en jour.
Depuis quelque temps, les habitants des différents villages et localités du sud sont surpris de voir exercer dans les ruelles et entre leurs maisons les manœuvres militaires de la Finul, escortées de comportement suspects, comme des prises de photos, comme si la mission consistait à les espionner.
 Pis encore, les soldats de la Finul passaient à l’action à l’insu d’un feu vert de l’armée libanais et en son absence.
Selon des observateurs libanais, au vu des récentes positions émanant de l’ONU et de la France, s’entrevoit un changement des règles du jeu en vigueur depuis le vote de la résolution 1701.
Aussi bien dans le dernier rapport du secrétaire général de l’organisation onusienne, Ban Ki Mon, que dans le communiqué du ministère français des affaires étrangères, on retrouve la même idée: celle que la Finul dispose d’une indépendance et n’a pas besoin de coordonner ses activités avec l’armée libanaise, ni de l’en informer au préalable. 
Ce que contestent le Hezbollah, le chef du parlement libanais Nabih Berri ainsi que l’armée libanaise. Vendredi, même le président libanais Michel Sleïmane a estimé que « les manœuvres de la Finul ne devraient guère se faire entre les maisons des villageois et des habitants, mais loin des villages et des localités ».
Pour sa part, le chef de son bloc au sein du Parlement libanais, Mohammad Raad a déclaré que «  la Finul ne dispose pas de prérogatives absolues, et n’est en aucun cas une force de tutelle », limitant sa mission en fonction de la 1701, « au fait que c’est une force d’assistance à l’armée libanaise ».
Selon lui, « ce qui s’est passé ces deux derniers jours ne devraient pas soulever des questions politiques sur l’avenir de ces forces au Liban, mais rectifier son comportement dans le cadre des missions dictées par la 1701 ».
Même son de cloche chez le chef du parlement libanais Nabih Berri, devant son hôte onusien, le représentant de Ban au Liban, Michael Williams, lequel lui a exprimé «  l’inquiétude de l’Onu des restrictions imposées à la liberté d’action de la Finul au sud ».
Selon Berri, chef du mouvement Amal, les derniers incidents au sud sont dus « à une seule chose : au manque de coopération de la Finul avec l’armée libanaise ». Elles visent d’après lui à troubler la relation entre la force onusienne et les villageois du sud,  en vue d couvrir les violations flagrantes commises par Israël, par air, par mer et par terre.  
L’armée libanaise, elle aussi  semble être sur la même longueur d’onde.
Pour répondre aux accusations qu’elle ne collabore pas suffisamment avec la Finul, une source militaire haut-placée interrogée par le quotidien libanais AsSafir a tenu à préciser que « c’est à l’armée libanaise seule qu’il revient d’évaluer le degré de collaboration et de coordination avec la Finul, en fonction des intérêts du Liban et de la logique de la 1701, et non en fonction de l’humeur de certains diplomates ou des intérêts des autres pays. »
La source a précisé que c’est aussi l’armée libanaise qui décide de l’effectif militaire qui devrait être déployé et des régions de son déploiement. L’un des griefs que certains diplomates reprochent à l’armée libanaise a été qu’elle n’a pas dépêché au sud les 15 mille soldats convenus, et que le nombre des soldats libanais ne dépasse pas les 3500.
«  Le nombre déployé est suffisant » rétorque le responsable libanais pour AsSafir.

03/07/2010

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=144876&language=fr


n° 134 - Journal du Liban -- 21-05 au 06-07 - : Suite : - : Le pétrole: Oui, ça existe au Liban.

n° 134  - Journal du Liban -- 21-05 au 06-07 - : Suite  : - : Le pétrole: Oui, ça existe au Liban. 



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal du Liban

n° 134                                        21-05 au 06-07

C.De broeder & M.Lemaire



Le " Journal du Liban" est  visible  sur les blogs : 

a) sur mes blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html


Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.



2  Politique

a) Libanaise  

Michel Sleimane, Hariri  & Nasralah

24-05

M. Hariri : "Nous avons discuté de l'état actuel du processus de paix au Proche-Orient, dossier qui a dominé nos entretiens", "J'ai exprimé ma conviction profonde qu'un Liban stable et prospère dépend en fin de compte d'une solution de paix juste dans la région", a souligné M. Hariri, en saluant l'activisme "évident" du président Obama dans ce dossier.

"J'ai dit au président Obama que nous avions une vraie occasion" de réaliser la paix, a ajouté M. Hariri, affirmant que "les Arabes sont prêts" à une paix avec Israël. "Le temps est venu d'une paix régionale qui permet aux Palestiniens de revenir dans un Etat qui soit le leur, avec sa capitale à Jérusalem", a encore dit le Premier ministre.

"Oui, nous pouvons y arriver", a-t-il ajouté, en clin d'oeil au slogan de campagne "Yes, we can" (oui, nous le pouvons) de M. Obama.

AFP  


2a-5 Les grandes manœuvres

Hariri en visite à Washington.

Le Premier ministre Hariri se rend dimanche à Washington pour sa première visite officielle aux Etats-Unis.
"Le Premier ministre Hariri cherchera à obtenir des garanties de Washington contre une nouvelle aventure israélienne au Liban", a estimé Oussama Safa, directeur du Centre libanais des études politiques. "Il veut s'assurer que les Etats-Unis continuent à réfréner Israël et veut obtenir des garanties de sécurité."

"M. Hariri va dire aux Américains que toute nouvelle opération militaire israélienne ruinerait les perspectives de paix (au Proche-Orient), encouragerait le fanatisme et que personne n'y a intérêt", a déclaré Nabil Bou Monsef, l'expert des questions diplomatiques au quotidien An-Nahar.

AFP
21/05

Assad -Aoun : développements positifs des relations syro-libanaises

Le chef du Courant Patriotique Libre, le député Michel Aoun, a discuté avec le président Bachar al-Assad  les développements positifs des relations syro-libanaises et les efforts déployés afin de les élever aux plus hauts niveaux à travers le renforcement de la coopération des deux pays dans les différents domaines, a rapporté l’agence SANA.
Le président al-Assad et le hôte libanais étaient d'accord sur l'importance du maintien de la coordination et la concertation au sujet des différentes questions intéressant les deux peuples frères.
Le président al-Assad a également passé en revue avec le député Aoun qu'il a reçu aujourd'hui, et le ministre libanais de l'énergie et des eaux, M. Joubrane Bassil, des derniers développements sur les deux scènes régionale et internationale à la lumière des menaces israéliennes continues visant à déstabiliser la région.
La visite du général Aoun en Syrie s'inscrit dans le cadre de la communication permanente entre les responsables syriens et libanais, à tous les niveaux, à la lumière de l'évolution continue des relations entre les deux pays frères, dont la dernière était au niveau du sommet lors de la visite le 15 courant du président Michel Soulaymane en Syrie.
Le général Aoun avait visité la Syrie en décembre 2009 et puis en février 2010.

22/06

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=143329&language=fr

Nabil Kaouk: « le Liban a droit à chaque goutte de pétrole au large de ses côtes. »

Le représentant du Hezbollah au sud Liban, cheikh Nabil Kaouk, a réitéré, vendredi, le droit du Liban à chaque goutte de pétrole au large de ses côtes, à l'instar de son droit à chaque grain de sable dans les fermes occupées de Chebaa.
 Lors d'une cérémonie au sud-Liban, cheikh Kaouk a ajouté que les Libanais doivent défendre ce droit lié à la souveraineté libanaise.
S'agissant du retard dans l'approbation du projet de loi de l'exploration des richesses pétrolières au large des côtes libanaises, cheikh Kaouk a affirmé que tout retard sert les objectifs israéliens, qui selon lui, les Etats-Unis cherchent à les propager au Liban.  

 http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=143879&language=fr


26-06

 Le député du Hezbollah, Nawaf Moussawi, a condamné les menaces proférées par le ministre israélien Uzi Landau contre le Liban. Pour Moussawi, ces menaces doivent motiver de plus le gouvernement libanais à se lancer dans les travaux de forage et non pas le contraire.
http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=143879&language=fr

26-06

Le député Kassem Hachem, il s'est dit inquiet de la présence d'autres raisons derrière l'atermoiement de certains responsables libanais et du retard dans l'approbation du projet de loi relatif aux travaux de forage. Il faisait notamment allusion aux députés du courant "Futur" qui ont boycotté la session parlementaire qui devait discuter de ce projet de loi.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=143879&language=fr


2a-6 Sur le terrain.

27/06/2010  
 Les services de renseignements de l'armée libanaise ont arrêté le dénommé (S.Q.), directeur du département de la diffusion et de l'émission à la compagnie de téléphonie mobile "ALFA" pour avoir livré à Israël des informations sensibles liées à la sécurité nationale libanaise. 
Selon le quotidien libanais Ad Diyar, S.Q. a été arrêté jeudi dernier. Il occupait un poste très confidentiel, et pouvait parvenir facilement à des informations privées.  L'armée libanaise poursuit son enquête pour mettre la main sur d'autres collaborateurs du même réseau, et pour savoir qui l'aide à fournir des informations à Israël.
Les services de renseignements de l'armée libanaise ont démantelé ces derniers mois plusieurs réseaux d'espionnage au profit de l'entité sioniste et sont toujours à la recherche de nouveaux traitres à travers le contrôle des entretiens  téléphoniques et des déplacements suspects sur toute l'étendue du pays.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=143942&language=fr



b) Israélienne

2b-3 Sur le terrain.

Des Israéliens emportent en Israël de la terre fertile qu'ils prélèvent dans la zone occupée au Liban.

L'opération en cours depuis septembre se déroule en plein jour et a fait l'objet d'un rapport de la FINUL, la Force intérimaire des Nations unies au Liban-Sud. Selon les observations de cet organisme, une vingtaine de personnes ont pris de la terre dans une zone d'environ 300 mètres de long sur 150 de large, soit 4,5 hectares et l'ont emportée en Israël, à quelques kilomètres de là pour en faire des terrasses agricoles.

Depuis plusieurs jours, des hauts dirigeants libanais dénoncent ce «vol» de terre par Israël et appellent la communauté internationale à exercer des pressions pour y mettre fin.

Sources Radio-Canada

Posté par Adriana Evangelizt

http://nom666.over-blog.com/article-israel-vole-de-la-terre-au-liban-51733728.html


2b-4 Les grandes manœuvres

Rapport: le Hezbollah 2010 est différent de celui de 2006.  

Le Mossad vient de publier un rapport concernant diverses capacités du Hezbollah libanais. Le texte affirme que le Hezbollah de 2010 est différent de celui de 2006. " Les missiles à longue portée, les systèmes de défense anti-aérienne dont dispose le Hezbollah et grâce auxquels les combattants du Hezbollah peuvent précisément viser Israël, prouvent tous que les capacité du Hezbollah ont de plus en plus augmenté." C'est ce qu'a indiqué le responsable des renseignements militaires israéliens, le général Yossi Baidatz.

05-06

 http://french.irib.ir/index.php/info/34643-le-rapport-du-regime-sioniste-le-hezbollah-2010-est-different-de-celui-de-2006

http://www.alterinfo.net/notes/Le-rapport-du-regime-sioniste-le-Hezbollah-2010-est-different-de-celui-de-2006_b2076966.html

 

Un nouveau scénario israélien de guerre pour frapper le Hezbollah

«Des sources militaires sionistes ont annoncé que de hauts dirigeants de l’armée de l'occupation israélienne ont élaboré un nouveau scénario de guerre contre le Hezbollah libanais, à travers le ciblage des réserves naturelles du sud Liban, le long de ses frontières avec les territoires palestiniens occupés», a rapporté le journal hébreu Haaretz.
L'armée israélienne a publié récemment un rapport prétendant que le Hezbollah a construit une réserve naturelle près de la base militaire d'Eliakim, afin de camoufler ses forces et ses renforts au sud.

«Ce nouveau scénario vient dans le but d'empêcher les tirs des missiles à courte portée qui peuvent être lancés par le Hezbollah vers le nord d'Israël», a souligné le rapport de l’armée israélienne, en ajoutant que le succès de toute offensive israélienne contre le Liban doit prendre en considération, et de façon très rapide, les résultats militaires terrestres visant les sites très importants libanais (du Hezbollah et de l'armée libanaise).

Le correspondant militaire de Haaretz, Amos Haarel a déclaré que la prétendu réserve naturelle construite par le Hezbollah près d'«Eliakim» comprend des cachettes secrètes et de faux dispositifs militaires.
D’autre sources sécuritaires qui craignent toujours du déclenchement d'une guerre ont averti des conséquences très catastrophiques sur cette région, notamment ses résultats sur les soldats israéliens, tout en confirmant que malgré cela ce scénario pourrait être exécuté.

 04/07

Haaretz

Nouveau scénario de guerre: frapper les réserves naturelles du Liban-sud

Selon le quotidien israélien Haaretz, citant des sources militaires israéliennes, le commandement militaire israélien a élaboré un nouveau scénario de guerre contre le Hezbollah, qui consisterait à frapper « les soi-disant réserves naturelles édifiées par le Hezbollah tout au long de la frontière avec la Palestine occupée »!
Selon un  rapport de l'armée israélienne «  le Hezbollah a construit une réserve naturelle près de la base militaire d'Eliakim pour  cacher ses fortifications et ses sites dans le sud ».
Le rapport indique que « l'objectif de ce nouveau scénario  est d'empêcher les tirs de missiles de courte portée vers le  nord d'Israël, soulignant que  tout succès d’une opération  israélienne contre le Liban devrait être fondée sur l'occupation militaire de la terre et autant que possible frapper les sites importants du Hezbollah et ceux du  gouvernement libanais ».
Amos Haarel, le correspondant militaire de Haaretz, précise que la réserve  naturelle construite prés d'Eliakim est plantée de faux dispositifs militaires  et comprend des cachettes secrètes  que les soldats peuvent découvrir comme des points tirs de missiles.
Le rapport cite le commandant de
la Légion Golani, Cohen Oren,  qui a affirmé qu’en  dépit du grand risque de pertes en  vies humaines du côté israélien, le scénario sera exécuté !
Pour ce qui est des capacités militaires du Hezbollah, Haarel note la préoccupation extrême des responsables militaires israéliens de  la coopération militaire  existante entre le Hezbollah et
la Syrie, soulignant qu’en cas de confrontation sur plusieurs fronts,  la Syrie et le Hezbollah vont certainement s’échanger les données chacun à partir de son front !
Un autre correspondant militaire de Haaretz, Ari Chavit , qui spéculait sur les divers scénarios de guerre entre l’entité sioniste et le Liban a appelé le Premier ministre Benyamin Netanyahou et le président des Etats-Unis Barack Obama, à empêcher  toute confrontation.
 « Tout le monde sait que ce serait une terrible guerre, seul l’équilibre de la terreur calme le jeu, a-t-il indiqué.

03/07/2010   

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=144886&language=fr


2b-4 En prison

Jugé pour espionnage,  Amir Makhoul accuse les Israéliens de l’avoir torturé

Une figure de la communauté arabe israélienne, Amir Makhoul, accusé d'espionnage pour le compte du Hezbollah, a proclamé hier son innocence devant un tribunal israélien.
« Je suis victime de la calomnie », a déclaré aux journalistes M. Makhoul, 52 ans, directeur de l'ONG « Ittijah » qui défend les droits de la minorité arabe en Israël. Il a affirmé que ses aveux lui avaient été « extorqués sous la torture ».

Mr. Makhoul, passible de très lourdes peines de prison, est accusé de « contacts avec un agent étranger », « aide à l'ennemi en temps de guerre », « espionnage aggravé » au profit du Hezbollah. Ses avocats ont fait savoir qu'ils demanderaient au tribunal de considérer ses aveux comme irrecevables. 

Arrêté le 6 mai, M. Makhoul a affirmé avoir subi de mauvais traitements « physiques et psychologiques » pendant les interrogatoires et avoir été privé de l'assistance de son avocat durant les 12 premiers jours de sa détention. Son procès a été ajourné jusqu'au 11 juillet. 

Le procès d'une autre personnalité arabe israélienne, Omar Saïd, inculpé au même moment pour « contacts avec l'ennemi », doit débuter le 20 juin, ont indiqué ses avocats.  

Sources Lorient le Jour

Posté par Adriana Evangelizt

4 juin 2010

http://palestine.over-blog.net:80/article-juge-pour-espionnage-amir-makhoul-accuse-les-israeliens-de-l-avoir-torture-52211838.html



C) USA

3b-3 Sur le terrain.

Washington: "Les capacités du Hezbollah dépassent celles des forces sécuritaires". 

 L'administration américaine a de nouveau réitéré le refus de dialogue avec le Hezbollah, considérant que le parti en question représente une menace sérieuse pour les Etats-Unis, Israël et le Liban, et refusant l'idée de séparer les ailes politique et militaire.     
Au cours d'une réunion d'une commission affiliée aux affaires étrangères au Congrès américain sous le titre de "l'évaluation de la force du Hezbollah", l'assistant de la chef de la diplomatie d'Etat américaine Jeffrey Feltman et le coordinateur du ministère des affaires étrangères pour la lutte "antiterroriste" Daniel Benjamin ont présenté leurs études sur les capacités militaires du Hezbollah.  
Selon Benjamin, "le Hezbollah reste le groupe terroriste qui détient la plus grande capacité terroriste dans le monde", ajoutant : "Nous admettons que le Hezbollah ne menace pas les Etats-Unis directement, mais nous savons que cette situation pourra changer selon les changements dans la région".  
Il a dit refuser toute distinction entre les branches politique et militaire du Hezbollah.   
Pour Feltman, "tant que le Hezbollah possède une milice terroriste qui commet des actes terroristes dans la région et même à l'extérieur, nous n'allons pas dialoguer avec lui".    
Mais l'ancien ambassadeur américain en Irak et en Syrie Ryan Crocker, a appelé les Etats-Unis à réviser leur politique et à dialoguer avec les politiciens du Hezbollah, surtout les membres du parti dans le gouvernement et le parlement libanais.   
"Ce que j'ai appris de l'Irak est que le dialogue peut avoir une grande importance pour mettre fin à une rébellion.   Nous ne pouvons pas influencer la mentalité de notre adversaire si nous ne dialoguons pas avec lui. Les Etats-Unis doivent réaliser que le Hezbollah fait partie de la scène politique libanaise, et nous devons traiter avec lui directement", a indiqué Crocker.   
Feltman et Benjamin ont précisé que "les capacités du Hezbollah dépassent celles des forces sécuritaires libanaises légitimes et des forces de l'ONU. Les membres du Hezbollah sont estimés à des milliers de personnes, alors que les dirigeants du parti ont révélé qu'ils possèdent plus de 40.000 roquettes. Mais il est important de souligner que le Hezbollah n'est pas un groupe invincible ni imbattable".     
Il semble que les Etats-Unis se concentrent sur la possibilité de vaincre le Hezbollah en renforçant les capacités des forces libanaises officielles afin de prendre en charge la sécurité du pays et affaiblir l'influence du Hezbollah.   
Il s'est abstenu de répondre à une question sur l'éventualité du déclenchement d'un conflit dans la région, mais à la question de savoir si Washington soutient une frappe israélienne contre le Liban, Feltman a répondu: "les Etats-Unis soutiennent le droit d'Israël à l'autodéfense".   
Mais Feltman a enfin reconnu que le Hezbollah possède un soutien populaire important. "Même si cela ne nous plait pas, nous ne pouvons pas le nier".

11/06/2010   

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=141716&language=fr



3 Organisations Mondiales

Nations Unies

Robert Serry : Notice biographique

BAN KI-MOON NOMME ROBERT SERRY, DES PAYS-BAS, COMME COORDONNATEUR SPÉCIAL DES NATIONS UNIES POUR LE PROCESSUS DE PAIX AU MOYEN-ORIENT

M. Robert H. Serry, des Pays-Bas, a été nommé Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient et Représentant personnel du Secrétaire général auprès de l’Organisation de libération de la Palestine et de l’Autorité palestinienne par le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon.  C’est en cette qualité que M. Serry sera l’Envoyé du Secrétaire général auprès du Quatuor.

M. Serry était Ambassadeur des Pays-Bas en Irlande.  Au cours de sa carrière, il a occupé plusieurs postes diplomatiques, à Bangkok, en Thaïlande; à Moscou, en Fédération de Russie; auprès de l’ONU à New York; et à Kiev, en Ukraine.  Il a également assumé les fonctions d’adjoint au Sous-Secrétaire général chargé de la gestion des crises et des opérations à l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN).

M. Serry a aussi dirigé la Division des affaires du Moyen-Orient du Ministère des affaires étrangères des Pays-Bas.  Au cours de la présidence hollandaise de la Communauté européenne, il a participé aux rencontres et processus qui ont conduit à la tenue de la Conférence de paix pour le Moyen-Orient qui a eu lieu à Madrid en novembre 1991.

M. Serry a publié plusieurs articles sur des questions politiques et de maintien de la paix couvrant les régions du Moyen-Orient et d’Europe de l’Est. 

Titulaire d’un diplôme en sciences politiques de l’Université d’Amsterdam, obtenu avec mention, Robert Serry est né à Calcutta en 1950.  Il est marié et père de trois enfants.

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2007/SGA1111.doc.htm


4 Le monde

a) Pays Arabes & voisins

La Turquie, la Jordanie, le Liban et la Syrie lancent une zone de libre-échange

Voilà encore un truc qui ne va pas plaire aux sionistes...  

La Turquie, la Jordanie, le Liban et la Syrie ont décidé jeudi à Istanbul de former une zone de libre mouvement des personnes et de libre-échange pour tenter d' atteindre un haut niveau de coopération entre les quatre pays.
La décision a été annoncée par les ministres des Affaires étrangères des quatre pays à la troisième réunion du Forum de coopération turco-arabe organisé au palais de Ciragan à Istanbul.
Le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu, le ministre libanais des Affaires étrangères Al al-Shami, le ministre jordanien des Affaires étrangères Nasser Judeh, et le ministre syrien des Affaires étrangères Walid al-Muallem, ont publié
une déclaration politique commune sur l'établissement du conseil de coopération de haut niveau entre les quatre pays lors d'une conférence de presse.
Le secrétaire général de
la Ligue arabe (LA), Amr Moussa, a également participé à cette conférence de presse.
Ahmet Davutoglu a indiqué que la déclaration établit une zone extensive de coopération entre les quatre pays. "J'espère que cette zone s'élargira et inclura d'autres pays de la région", a-t- il ajouté.
La déclaration indique : "Nous avons décidé d'établir un Conseil de coopération de haut niveau quadripartite (HLCC) et
de créer une zone de libre mouvement des biens et des personnes entre nos pays".
D'après cette même déclaration, le HLCC se basera sur les accords bilatéraux existants et les pratiques de libre-échange et d'exonération de visas.
Dans ce contexte,
la Turquie a déjà mis en place un accord d' exonération de visas avec la Syrie, la Jordanie et le Liban. Elle a également signé des accords de libre-échange (ALE) avec la Syrie et la Jordanie, et actuellement des négociations sont en cours pour finaliser un ALE avec le Liban.
Le mécanisme quadripartite ne remplacera pas les engagements bilatéraux entre les parties et sera
ouvert à la participation de tous les autres pays fraternels et amicaux de la région, ont souligné les ministres.
Le conseil sera coordonné par les ministres des Affaires étrangères. Il se réunira au moins une fois par an pour des consultations au niveau des Premiers ministres. Ces consultations seront accueillies par les pays participants chacun leur tour.
Les pays et régions participant à la réunion des ministres des Affaires étrangères aux côtés de
la Turquie et de la Ligue arabe comprennent Bahreïn, les Émirats arabes unis, le Maroc, les territoires palestiniens, les Comores, le Koweït, le Liban, l' Égypte, la Mauritanie, le Qatar, Oman, la Syrie, la Tunisie, la Jordanie, l'Algérie, Djibouti, l'Arabie saoudite, l'Irak, la Libye, le Soudan et le Yémen.

Sources Mediterranée com

Posté par Adriana Evangelizt

Lundi 14 juin 2010

http://palestine.over-blog.net:80/article-la-turquie-la-jordanie-le-liban-et-la-syrie-lancent-une-zone-de-libre-echange-52212726.html


Egypte

26-04

Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit, a mis en garde le Premier ministre libanais Saad Hariri contre une éventuelle ''aventure'' israélienne contre la Syrie et le Liban, affirme le journal Al Akhbar. Il a souligné que si Israël attaque le Liban, l'Egypte ne s'y opposera pas car une telle situation peut nuire à la sécurité nationale de l'Egypte et des Arabes. Interviewé par la chaîne tv Al-Arabiya, il a toutefois précisé ne pas s'attendre à une conflagration armée prochaine dans la région.

Guysen Israel News

n° 134 - Journal du Liban -- 21-05 au 06-07 - : Fin : - : Le pétrole: Oui, ça existe au Liban.

n° 134  - Journal du Liban -- 21-05 au 06-07 - : Fin : - : Le pétrole: Oui, ça existe au Liban. 



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal du Liban

n° 134                                        21-05 au 06-07

C.De broeder & M.Lemaire



Le " Journal du Liban" est  visible  sur les blogs : 

a) sur mes blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html


Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

4 Institutions internationales

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos 

6-1 Une fois de plus, la couverture médiatique est pleine de mensonges.

6-2 Feltman : nous avons payé plus de 500 millions de dollars pour ternir l’image du Hezbollah.

6-3 Le Hezbollah étudie l’éventualité de porter plainte contre l’administration US.

6-4 Fadlallah: l'ennemi contrôle les télécommunications au Liban .

7 Les brèves

7-1 Hazel Ward : Le point de vue d’Israël  =  «Israël a payé cher".

7-2 Hazel Ward : un pouvoir de dissuasion réciproque.

7-3 Mobilisation des combattants dimanche face aux manœuvres israéliennes à la frontière.

7-4 Tentatives israéliennes pour retracer la ligne bleue ??? 

7-5 Haaretz: un service occidental photographie la frontière libano-syrienne.

7-6 Propos de Robert Serry   : Le Hezbollah qualifié de scandaleuse et d'outrageante la vision du Serry.

7-7 Un réfugié palestinien arrêté pour collaboration avec "Israël".

7-8 Les réfugiés palestiniens du Liban réclament "une vie dans la dignité".

7-9 Un Libanais arrêté au Paraguay sous prétexte de financer le Hezbollah.



 



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos 

6-1 Une fois de plus, la couverture médiatique est pleine de mensonges.

1 . Après avoir massacré les femmes et les enfants de Gaza, après avoir bombardé des écoles et des hôpitaux, après avoir tiré sur des ambulances et employé des armes chimiques, à présent Israël massacre les humanitaires européens et internationaux.

Et, une fois de plus, la couverture médiatique est pleine de mensonges.

A la radio que j’écoutais ce matin, on ne donnait pas la parole aux victimes mais seulement à l’agresseur qui balançait ses excuses habituelles…

1.    La Flottille de la Paix n’aurait pas obéi aux injonctions de l’armée israélienne. Mais depuis quand doit-on obéir aux ordres illégaux d’un Etat qui occupe ou bloque illégalement des territoires ne lui appartenant pas ?!
2.    Les navires n’auraient pas eu le droit de venir au secours des habitants de Gaza affamés et privés de médicaments ? Mais le blocus israélien viole entièrement le droit international !
3.    Les soldats israéliens auraient été agressés. Évidemment ! Comment n’y avait-on pas pensé ! Les crimes israéliens sont toujours de la légitime défense !

Tous ces médiamensonges ne font qu’appliquer les « principes de la propagande de guerre » tels que je les ai exposés dans mon livre Israël, parlons-en ! Je me trouve actuellement en France, ce soir à Montpellier, pour une tournée de débats à ce sujet. Partout, chaque soir, c’est la même lancinante question : que pouvons-nous faire, nous simples citoyens, pour combattre la désinformation, ouvrir les yeux des gens autour de nous et faire cesser les massacres ?

La réponse est simple : en tout premier lieu, gagner la bataille de l’information en discutant le plus possible autour de soi (entreprise, école, quartier, amis…) et le mieux possible : c’est-à-dire en ayant les connaissances concrètes pour réfuter tous les mythes et les médiamensonges et avec une méthode intelligente et efficace pour combattre les préjugés, lever les tabous, instaurer un véritable débat démocratique et citoyen.  C’est possible : après nos discussions et nos ateliers de formation, beaucoup nous disent qu’ils ont réussi à débloquer la discussion et à ouvrir les yeux…

Les crimes commis par Israël montrent-ils qu’il serait tout puissant ? Au contraire, Israël se sent de plus en plus en position de faiblesse, même ses partisans se divisent. Et s’il bénéfice encore de l’impunité, c’est à cause du soutien des Etats-Unis et de l’Europe. A nous donc, citoyens européens, d’agir sur nos dirigeants politiques qui sont complices.

Disons partout que c’est l’Europe qui vient d’accueillir Israël comme son 28ème membre dans les faits. Disons partout que Sarkozy s’est vanté d’aller chercher tous les prisonniers français à l’étranger mais n’a pas levé le petit doigt pour défendre Salah Hamouri, jeune franco-palestinien prisonnier politique en Israël ! Disons partout que l’Europe aide Israël à importer ses produits illégaux ! Et qu’il est légitime de les boycotter contrairement à ce que prétend Madame Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur qui viole le droit international ! Disons partout qu’en refusant de reconnaître et de négocier avec le gouvernement élu par les Palestiniens, l’Europe a donné le feu vert à Israël pour bombarder Gaza. Disons partout que ce sont les marchands européens d’armements qui arment Israël avec l’aide de Sarkozy, Merkel et Cie ! Donc, quand Israël bombarde et massacre, ce sont aussi Sarkozy et Merkel et Cie qui bombardent et massacrent !

Si nous expliquons tout cela, de façon simple et concrète, en s’en tenant aux faits, les gens comprendront et feront pression pour arrêter ces crimes. Telle est notre responsabilité à tous. J’en parlerai ce soir avec vous à Montpellier, mercredi à Mulhouse, jeudi à Belfort, vendredi à Besançon. Et le 10 juin à Bruxelles, avec Tariq Ramadan et Ilan Halévi (voir les détails sur l’agenda du site michelcollon.info)

Faites circuler ces infos autour de vous. Interpellez dirigeants politiques et médias. Mais surtout appelez vos proches à se mobiliser dès maintenant pour dénoncer les crimes, apporter les explications sur la véritable histoire du colonialisme israélien, sur les raisons économiques scandaleuses pour lesquelles USA et Europe le soutiennent, pour réfuter les mythes et médiamensonges qu’Israël répand dans les médias.

Avec une pression suffisante, nous pourrons imposer le respect du droit et la fin des crimes :

1.    Les pays européens doivent renvoyer l’ambassadeur israélien sur le champ, et suspendre tous les accords économiques, politiques et militaires avec Israël.
2.    Il faut boycotter tous les produits israéliens tant que le droit ne sera pas respecté.
3.    Les médias doivent donner la p    arole aux victimes et entamer un débat public sur tous les médiamensonges de la propagande israélienne.

Posté le : 04-06-2010 | Par : Baptiste | Dans : National et International

Source: http://www.michelcollon.info/index.php?view=article&catid=1&id=2782&option=com_content&Itemid=2

http://www.nbiou.com/international/israel-est-devenu-fasciste-c%E2%80%99est-a-nous-de-l%E2%80%99arreter-maintenant/


6-2 Feltman : nous avons payé plus de 500 millions de dollars pour ternir l’image du Hezbollah.

Certes , ce n’est pas une première que des millions de dollars soient dépensés pour nuire à la réputation et à l’image du Hezbollah et donc de la résistance !

Mais quand c’est un haut responsable américain qui l’avoue voire s’en vante, la question mérite une pause !

Jeffrey Feltman, ex-ambassadeur des Etats-Unis au Liban et actuellement secrétaire d'Etat adjoint pour les Affaires du Proche-Orient a expliqué à la commission du Sénat chargée des affaires du  Proche-Orient et de l’Asie centrale son point de vue sur le Hezbollah et sa position au Liban ...

Or le plus important dans ses propos c’est son témoignage  sur le rôle financier des Etats-Unis au Liban pour nuire à l’image du Hezbolah !

« Les États-Unis ont fourni de l'aide et du soutien au Liban afin de réduire l’attirance  de la jeunesse libanaise envers le  Hezbollah à la, et ce à travers l'USAID et le Partenariat moyen-oriental. Nous avons versé plus de 500 millions de dollars à cet effort, a déclaré Feldman.

Le député du bloc de la Resistance, sayed Nawaf Moussaoui a déclaré sur notre chaîne al-Manar : "Selon nos informations, il est possible de vérifier ce que  Feltman a dit à savoir que les États-Unis ont payé à la presse, à des partis, à des individus   plus de 500 millions de dollars via  l 'Agence américaine pour le développement et via le partenariat Moyen-Orient et l'argent est versé.

Et donc tous les discours et les insultes sans compter les accusations exprimés contre le Hezbollah ont été financés de l'administration américaine. "
Moussawi a dénoncé  l’affaire au Parlement, en promettant qu’un tel scandale sera poursuivi et dénoncé devant toutes les commissions parlementaires jusqu’à ce que tous les dossiers liés à un tel scandale soient ouverts et traités par la   justice libanaise

7/06/2010  

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=142632&language=fr


6-3 Le Hezbollah étudie l’éventualité de porter plainte contre l’administration US.

Le député du Hezbollah au parlement libanais Nawwaf Moussaoui a révélé que le Hezbollah s’attelle à étudier l’éventualité de porter plainte contre l’administration américaine, sur fond des dernières déclarations du sous-secrétaire adjoint du département américain Jeffrey Feltman.
Ce dernier avait avoué que son pays a dépensé la somme de 500 millions de dollars afin de ternir l’image du Hezbollah, notamment auprès des jeunes Libanais et arabes.
«  Je demande à l’ambassade américaine au Liban de me livrer la liste des noms de tous ceux pour qui cet argent a été versé », a précisé Moussaoui, lors d’un point de presse mardi.
Et d’ajouter : « l’ambassade déclare que cet argent constitue une assistance au peuple libanais ; quel serait donc le problème si elle dévoile les noms de ceux qui ont touché les 500 millions de dollars. Qu’elle annonce ces noms en toute transparence ;  je parle de noms entiers, et non de se cacher derrière des municipalités qui n’ont perçu que les miettes de cet argent, alors qu’elle cache les noms des personnalités, des partis et des médias ».
Selon le député du bloc de la fidélité pour la résistance, « les aveux américains constituent une violation du peuple libanais, de la souveraineté du Liban, voire même de  sa sécurité » : « c’est de l’incitation qui porte atteinte à l’unité nationale » ajoute Moussaoui. Lequel a également signalé que l’éventualité de traduire en justice ceux qui ont touché cet argent pour cette fin.

23/06

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=143426&language=fr


6-4 Fadlallah: l'ennemi contrôle les télécommunications au Liban .

Le député du bloc du Hezbollah Hassan Fadlallah a tenu une conférence de presse à la place de l'étoile, siège du parlement  afin de commenter les développements récents concernant l'espionnage israélien du réseau du réseau de télécommunications mobiles libanais et l'arrestation de l'espion libanais Charbel Qazzi.
"L'agression israélienne du réseau de communications est une dangereuse violation de la sécurité nationale libanaise et porte atteinte à l’Etat et à toutes ses institutions", a souligné le député.
 "Au cours des dernières années, l'ennemi israélien a pu, grâce à cet espion, contrôler le réseau de télécommunications au niveau technique et porter atteinte à la sécurité nationale", a affirmé Fadlallah lors d'un point de presse au Parlement.
 "D'après les premiers éléments de l'enquête, l'ennemi contrôle désormais l'infrastructure des télécommunications", a-t-il ajouté, précisant que les appels des Libanais à travers ce réseau parviennent directement aux renseignements israéliens.
Fadlallah a par la suite salué l'armée pour avoir arrêté l'espion; mais il a indiqué que les informations que ce dernier a transmis à l'ennemi sont d'un danger particulier et touchent au secteur économique libanais et à la dignité de chaque citoyen.
Dans ce cadre, le député a lancé un appel au gouvernement pour prendre des mesures immédiates et déterminer les dégâts du secteur susmentionné pour y remédier.  
29/06/2010    

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=144322&language=fr



7 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

7-1 Hazel Ward : Le point de vue d’Israël  =  «Israël a payé cher".

Nb : Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Extrait

Dix ans après le retrait de ses troupes du Liban, une décision unilatérale qui a coûté cher à son image en termes de supériorité militaire, Israël n'a toujours pas réglé ses comptes avec le Hezbollah.(…)

Depuis le 24 mai 2000, date à laquelle l'armée israélienne a quitté le sud du Liban après 22 ans d'occupation, une guerre dévastatrice a d'ailleurs été lancé  par Israël pendant l'été 2006.

Le retrait du Liban était censé mettre fin à ce que beaucoup dans l'Etat hébreu considéraient comme le Vietnam d'Israël, les Israéliens espérant que le Hezbollah se tournerait alors vers les affaires politiques libanaises.

En Israël, on continue de penser que cette décision était la bonne en dépit de 2006, mais la manière dont le retrait a été mené a affecté l'image de supériorité militaire d'Israël.

"L'image que le retrait a donnée, celle d'Israël forcé de se retirer sous la pression, a eu des conséquences presque immédiates. Quel qu'ait été le pouvoir de dissuasion d'Israël à l'époque, il a été perdu et a dû être rétabli à un coût considérable", a écrit l'ex-ministre israélien de la Défense Moshe Arens dans le quotidien Haaretz cette semaine.

La victoire morale du Hezbollah "contraignant" la machine militaire israélienne à partir a préparé le terrain à la seconde Intifada (soulèvement) palestinienne quelques mois plus tard.

Le retrait a "conduit à une dégradation considérable du pouvoir de dissuasion d'Israël et contribué aux événements qui ont eu lieu depuis, l'Intifada et la guerre de 2006", affirme Jonathan Spyer, chercheur au Centre pour la recherche globale en questions internationales à Herzliya.

"Israël a payé cher", estime-t-il.

Le processus s'est répété avec la bande de Gaza, dont Israël s'est retiré en 2005 avant de faire l'objet de tirs de roquette presque quotidiens de la part des groupes armés palestiniens.

L'Etat hébreu a lancé alors une violente opération punitive contre l'enclave palestinienne pour, principalement, rétablir son pouvoir de dissuasion.

Hazel Ward

21-05

http://www.lepoint.fr/


7-2 Hazel Ward : un pouvoir de dissuasion réciproque.

Nb : Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Selon l'Etat hébreu, le Hezbollah possède aujourd'hui plus de 40.000 roquettes dont certaines d'une portée supérieure à 300 km, capables donc d'atteindre les grandes villes d'Israël.

Mais les experts israéliens ne sont toutefois pas convaincus que cela soit synonyme de guerre prochaine.

"En ce moment, nous avons un pouvoir de dissuasion réciproque stable à la frontière septentrionale. Le Hezbollah est dissuadé par Israël mais Israël est aussi dissuadé par le Hezbollah", souligne Shlomo Brom, chercheur associé à l'Institut des études sur la sécurité nationale.

"Tout le monde comprend que le prochain round de violence sera bien pire. Personne n'en a envie", relève-t-il.

Oussama Safa, qui dirige le Centre libanais pour les études politiques, juge que la guerre de 2006 a établi un nouvel "équilibre de la terreur" dans la région.

"Aujourd'hui, la nouvelle équation est: on peut tous se lancer dans une nouvelle guerre mais ce sera très difficile d'y mettre fin", explique-t-il.

Hazel Ward

21-05

http://www.lepoint.fr/  


7-3 Mobilisation des combattants dimanche face aux manœuvres israéliennes à la frontière.
C'est dans un certain climat de tension que les électeurs se rendront au Liban-Sud dimanche.

Des milliers de combattants du Hezbollah sont en effet mobilisés en raison d'un exercice annuel de défense civile qu'Israël débute ce jour-là, a affirmé hier le responsable du parti chiite au Liban-Sud, Nabil Qaouq.
« Les combattants du Hezbollah ont reçu pour instruction de se tenir totalement prêts face à la manœuvre israélienne de dimanche », a indiqué cheikh Qaouq dans une déclaration à l'AFP. « Quelques milliers de nos combattants n'iront pas aux urnes dimanche (pour participer aux élections municipales dans le sud du Liban) et se tiennent prêts à toute éventualité dès aujourd'hui », a-t-il ajouté.
« En cas de nouvelle agression contre le Liban, les Israéliens ne trouveront pas un endroit en Palestine où se cacher », a souligné cheikh Qaouq, en allusion à la guerre entre Israël et le Hezbollah durant l'été 2006.
Le responsable a fait ses déclarations à l'issue d'une rencontre dans sa maison de Tyr (Sud) avec l'intellectuel juif américain de renom Noam Chomsky, critique de la politique étrangère américaine et qui a souvent dénoncé l'occupation israélienne des territoires palestiniens.
L'exercice annuel de défense civile en Israël, qui dure une semaine, est destiné à préparer l'arrière et les services de secours israéliens au scénario d'une attaque massive de roquettes contre l'État hébreu.
Mercredi, les sirènes retentiront et les Israéliens seront appelés à rejoindre des abris désignés à l'avance.
Le vice-ministre israélien de
la Défense Matan Vilanaï a souligné la semaine dernière que cet exercice était prévu de longue date, sans rapport avec la situation à la frontière nord. Il a souligné que, comme les années précédentes, Israël avait transmis des messages aux pays voisins, notamment la Syrie, pour les rassurer sur ses intentions non belliqueuses.
Chomsky a l'issue de sa rencontre avec cheikh Qaouq, M. Chomsky a estimé que « toutes les guerres israéliennes contre le Liban avaient bénéficié d'un feu vert américain, mais que la guerre de 2006 exclusivement était le résultat d'une décision spécifiquement américaine ». Il a également dénoncé « l'influence grandissante du sionisme chrétien au côté du lobby sioniste sur les centres de décision américains, ce qui représente une source de crainte et laisse des répercussions négatives à

l'intérieur des États-Unis et ailleurs ».
De son côté, cheikh Qaouq a estimé que « l'afflux d'armes stratégiques américaines vers Israël constitue une source de danger, et que les menaces israéliennes continuelles créent un climat de tension au Liban et dans la région ». Il a par ailleurs accusé « les États-Unis de soutenir totalement les visées israéliennes, ce qui empêche la stabilité du Liban et l'unité du peuple libanais ».
De son côté, l'uléma Mohammad Hussein Fadlallah a affirmé du vendredi à Haret Hreik que le Liban était déterminé « à défendre son territoire et à porter les coups les plus terribles à Israël si ce dernier se lance dans une nouvelle aventure militaire ou un nouvel acte de stupidit
é au Liban ».

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/65814...

tir


7-4 Tentatives israéliennes pour retracer la ligne bleue ??? 

L’entité sioniste est soupçonnée de vouloir retracer en cati mini la ligne bleue qui sépare le Liban de la Palestine occupée.
C’est le quotidien israélien Maariv qui l’a révélé, indiquant que l’armée israélienne et l’ONU ont entamé dans le plus grand secret une délimitation des frontières de la région orientale de la barrière qui sépare le Liban de
la Palestine occupée.
 La  dixième chaîne de la télévision israélienne a de son côté repris l’information, soulignant que le travail se faisait dans les régions qui n’ont pas été délimitées, et qu’il consiste à reproduire chaque centimètre tout au long de la frontière, surtout celles revendiquées par le Liban. Des rencontres hebdomadaires auraient lieu entre des officiers israéliens et ceux de
la Finul, qui utilisent, dans le retracement, des cartes datant des années vingt du siècle dernier.
Selon le correspondant de la dixième chaîne, «  cette opération pourrait durer de longues années » et de préciser que «  dans cette région frontalière explosive, tout le monde est conscient que chaque centimètre peut avoir de l’impact ; et que chaque erreur peut faire déclencher un conflit ».
Alors que selon l’officier de contact israélien avec
la Finul, le lieutenant Yountas Kornicus, «  le véritable tonneau de poudre est les hameaux de Chébaa ».
Interrogé par AlManar, une source de l’armée libanaise a assuré que personne ne s’est adressée à elle sur le sujet du tracé de la frontière, signalant ne pas être au courant d’un tel effort.

Elle a affirmé que l’armée libanaise ne permettra à personne de retracer la ligne bleue, tout en rappelant les réticences libanaises sur certain tracés.

18/06/2010

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=142786&language=fr


7-5 Haaretz: un service occidental photographie la frontière libano-syrienne.

Le quotidien israélien Haaretz a rapporté qu'un service de renseignements occidental a demandé durant les deux dernières années des prises de photos par satellite de sites militaires secrets situés à proximité de la frontière entre la Syrie et le Liban.
La demande a été présentée auprès de la société américaine Global Digital pour les photos satellitaires qui a refusé de préciser la nationalité de ce service. Elle était chargée de photographier à 16 reprises une surface pas très grande, située au nord-ouest de la Syrie. Le journal a constaté que le nombre de commandes de photos n'a cessé d'augmenter au fil des jours. Les deux dernières commandes ayant été passées à une semaine d'intervalle, au début du mois de janvier dernier. 
Selon le journal israélien, les photos sont à la disposition des internautes pouvant utiliser le Google Earth. Elles couvrent une surface de 200 Km2, dans une région située à 30 km de la frontière avec le Liban, à proximité de la localité de Massayef, connue pour sa citadelle historique.
Selon le correspondant du journal, Avi Iskharov, les photos montrent cinq installations sous haute surveillance. Elles sont formées d'une quarantaine de bâtiments résidentiels semblables, édifiés différemment de ceux construits dans cette localité de 53 milles habitants. Ce qui, toujours selon les assertions du correspondant du Haaretz, laisse deviner qu'elles ne sont pas conçues pour eux.  
Iskharov indique qu'Israël avait  également demandé les services de cette la société américaine, lui demandant des photographies de la région de Deir EzZor, et ce, deux semaines avant son bombardement, afin de les distribuer aux agences de presse sous prétexte qu'elle abritait une centrale nucléaire en cours de construction.

30/05

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=139752&language=fr


7-6 Propos de Robert Serry   : Le Hezbollah qualifié de scandaleuse et d'outrageante la vision du Serry.

Le Hezbollah  a qualifié de scandaleuse et d'outrageante la vision du Robert H Serry, coordonnateur spécial de l'Onu pour le processus de paix au Moyen-Orient. "La vision de Serry est scandaleuse, un grand outrage politique.

Serry a fermé les yeux sur les agressions systématiques d'Israël contre le Liban et qualifie de terroristes et de violateurs de la résolution 1701, ceux qui protestent contre les agressions israéliennes.", souligne la déclaration du Hezbollah.

"La vision de Serry au sujet de la protestation du député libanais Qassem Hachem et des habitants de la région frontalière d'Al-Abbassiyé contre les attaques d'Israël, traduit son indifférence envers la souveraineté du parlement libanais et de tous ses membres en tant que représentants du peuple libanais.

20/05

http://french.irib.ir/index.php/info/moyen-orient/item/95...


7-7 Un réfugié palestinien arrêté pour collaboration avec "Israël" .

Un réfugié palestinien accusé d'espionnage au profit d'"Israël" a été arrêté par la police libanaise dans un camp proche de la ville de Tyr (sud), c'est ce qu'a indiqué vendredi un porte-parole de la police.
"Nous avons arrêté un Palestinien que nous suspectons d'espionnage au profit des services de renseignement israéliens (Mossad) dans le camp de Bourj al-Chemali", à quelque cinq kilomètres à l'est de la ville de Tyr, a précisé ce porte-parole sous couvert d'anonymat.
"Il avait en sa possession des appareils sophistiqués de communication et il est actuellement interrogé", a-t-il ajouté. La date de l'arrestation n'a pas été précisée.
 Les autorités libanaises ont lancé en avril 2009 une vaste opération contre les réseaux d'espionnage israéliens. Plus de 70 personnes ont été arrêtées, dont des policiers et des membres des forces de sécurité équipés de matériels de surveillance et de communication dernier cri.

25/06/2010

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=143782&language=fr


7-8 Les réfugiés palestiniens du Liban réclament "une vie dans la dignité".

Plusieurs centaines de réfugiés palestiniens au Liban ont quitté dimanche leurs camps de misère pour participer à un rassemblement devant le Parlement à Beyrouth en vue de réclamer leurs droits civiques.
  Des réfugiés palestiniens venant des camps du nord et du sud, mais également des citoyens libanais de tout âge sont partis dès le matin à bord de bus sur lesquels on pouvait lire "Nous voulons vivre dans la dignité".
 Beaucoup agitaient des drapeaux libanais et palestiniens et portaient des T-shirts ou des pancartes sur lesquelles était écrit "travailler est un droit" ou encore "j'ai le droit de devenir propriétaire". 

La loi libanaise leur interdisant d'acheter des propriétés et d'exercer la majorité des professions, les réfugiés du Liban dépendent de l'Agence de l'ONU d'aide aux réfugiés palestiniens (Unrwa).
Les bus étaient rassemblés en début d'après-midi près de la cité sportive de Beyrouth en vue d'un rassemblement en face du Parlement dans le centre-ville.

"Non à l'implantation et au déplacement (des réfugiés), nous voulons rentrer en Palestine", scandaient les manifestants.
Bien que l'ONU chiffre à 400.000 leur nombre, certains avancent un chiffre plus proche de 250.000 à 270.000, car l'ONU n'a pas effacé de ses listes les réfugiés partis dans d'autres pays.

27/06/2010  

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=143980&language=fr


7-9 Un Libanais arrêté au Paraguay sous prétexte de financer le Hezbollah.

 Un Libanais, accusé de financer les activités du Hezbollah, a été arrêté au Paraguay, dans la zone de la "triple frontière" considérée par les Etats-Unis comme un centre de financement de groupes soi-disant "terroristes", c'est ce qu'a indiqué, mardi, le bureau local d'Interpol.
Moussa Hamdan, 38 ans, qui fait l'objet d'un mandat d'arrêt aux Etats-Unis depuis 2008, a été arrêté à Ciudad del Este, à la frontière avec l'Argentine et le Brésil, a précisé José Chena, chef du bureau d'Interpol au Paraguay.
Chena a ajouté que la justice paraguayenne va se prononcer d'ici une quarantaine de jours sur la demande d'extradition formulée par les autorités judiciaires américaines.
  La triple frontière est une région cosmopolite considérée par des rapports du gouvernement des Etats-Unis, comme un centre de financement de groupes soi-disant terroristes, ce que le Brésil, le Paraguay et l'Argentine démentent, affirmant qu'il n'existe aucune preuve en ce sens.
  Une importante communauté d'origine arabe est installée dans la région, notamment à Ciudad del Este au Paraguay.  

16/06

 http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=142372&language=fr



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

07/07/2010

n° 52 - Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion & Stratégie' de PAKISTAN - 05-07-: Début :- Les talibans soutenus par les services secrets pakistanais ?

n° 52 - Les  dossiers  'Géopolitique, Réflexion & Stratégie' de PAKISTAN - 05-07-: Début  :- Les talibans soutenus par les services secrets pakistanais ?



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Les  dossiers  'Géopolitique, Réflexion & Stratégie' de PAKISTAN.

n° 52- 05-07

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossier de Pakistan" est  visible  sur mes blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 Les talibans soutenus par les services secrets pakistanais ?

1-2  Eva Golinger   : Les secrets des mercenaires Blackwater.

1-3 Armes à sous munitions, « beaucoup de travail reste à faire ».

2 Annexe

2-1 La république bananière a son "bouclier juridique" (mais :jusqu'à quand ??)

2-2 John Kozy : Le projet diabolique et criminel appelé États-Unis d'Amérique.

Fin

2-3 Toute résistance aux nouvelles technologies militaires est futile.

2-4 William Blum : Les Etats-Unis en Deuil (un texte-fiction)



Avant propos

·                     Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants ...


Tiré à part :


1  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

1-1 Les talibans soutenus par les services secrets pakistanais ?

Basée sur les témoignages de plusieurs chefs talibans, une étude révèle que les services de renseignements pakistanais fourniraient fonds, entrainement et protection aux talibans en Afghanistan.

Les services de renseignement pakistanais (ISI) fourniraient des fonds, un entraînement et une protection aux talibans en Afghanistan, selon une étude publiée par la London School of Economics dimanche 13 juin.

Cette étude, basée sur des entretiens avec neuf commandants talibans réalisés en Afghanistan au début de l’année, indique avoir les éléments les plus probants à ce jour démontrant une étroite collaboration entre l’ISI et les insurgés.

"L’ISI orchestre, soutient et influence énormément le mouvement"

"Même si (les talibans) bénéficient d’un fort soutien interne, selon les commandants talibans, l’ISI orchestre, soutient et influence énormément le mouvement", écrit l’auteur du rapport, Matt Waldman, un chercheur de l’université de Harvard.

Les responsables talibans "disent que (l’ISI) offre une protection à la fois aux talibans et au réseau Haqqani (aile radicale des talibans afghans, ndlr) et fournit un important soutien en termes d’entraînement, de munitions et d’alimentation et autres nécessités", poursuit-il.

Certains des talibans interviewés ont indiqué que des membres de l’ISI ont assisté, en tant que participants ou observateurs, à des rencontres avec le conseil suprême des talibans (la Choura de Quetta), selon le rapport.

Double-jeu

Le président pakistanais, Asif Ali Zardari, lui-même, aurait assuré à des responsables talibans emprisonnés qu’ils étaient "des siens" et pouvaient compter sur son soutien, selon ces sources. Il aurait apparemment autorisé la libération de ces responsables, indique l’étude.

Cette dernière conclut que, sans un changement significatif dans l’approche des autorités pakistanaises, il sera impossible, aussi bien pour le gouvernement afghan que pour les forces de l’Otan de mettre fin à l’insurrection en Afghanistan.

"L’engagement apparent du Pakistan dans un double-jeu à cette échelle pourrait avoir des implications géopolitiques majeures et pourrait même provoquer des contre-mesures de la part des Etats-Unis", souligne l’auteur.

Démenti pakistanais

Cependant, tout progrès contre les insurgés en Afghanistan nécessitant le soutien de l’armée pakistanaise et de l’ISI, "la seule façon de s’assurer d’une telle coopération est de prendre en considération les causes fondamentales de l’insécurité du Pakistan, notamment son conflit latent et persistant avec l’Inde", souligne-t-il.

Cette étude a provoqué un ferme démenti de la part de l’armée pakistanaise.

"Cela fait partie d’une campagne malveillante visant l’armée pakistanaise et l’ISI", a indiqué à l’AFP le porte-parole de l’armée Athar Abbas.

"Tout cela est sans fondement. Les sacrifices de l’armée pakistanaise et de l’ISI et les victimes de la guerre contre le terrorisme parlent d’elles même". "Nous avons plusieurs questions sur la crédibilité du rapport", a-t-il ajouté.

Nouvelobs.com avec AFP

lundi 14 juin 2010

http://nawaaye-afghanistan.net/spip.php?article12187


1-2  Eva Golinger   : Les secrets des mercenaires Blackwater.

Blackwater est une société militaire privée US fondée en 1997. Ses activités ont débuté dans la sous-traitance de l'entraînement militaire. Après les attaques contre le destroyer USS Cole en 2000,

Blackwater signe un contrat avec la Marine pour l'entraînement d'une force de protection, mais les grands contrats viendront après les attentats du 11 septembre. Depuis, ils ont travaillé notamment en Irak et en Afghanistan, au Pakistan.

Leur terrain d'action s'élargit de plus en plus.

Dans des enregistrements secrets obtenus par l’enquêteur étasunien Jeremy Scahill, le président de l’entreprise de mercenaires bien connue Blackwater, a révélé les plans pour réaliser des guerres clandestines dans plusieurs pays du monde.

Dans ces enregistrements, Erik Prince, fondateur et président de Blackwater (actuellement connu sous le nom de « Xe »), expliquait que Blackwater enverrait des mercenaires armés, embauchés par le gouvernement des USA, pour lutter contre des « terroristes » au Nigeria, en Somalie et en Arabie Saoudite.

Plus spécifiquement, l’objectif de ces missions serait de combattre l’influence de l’Iran dans la région, a confirmé Prince dans ses déclarations.

Selon Scahill, Prince a aussi révélé des informations sur les opérations clandestines que Blackwater conduit actuellement au travers de quatre bases d’ « opérations d’avant-garde » contrôlées par la société en Afghanistan. « Nous construisons quatre bases militaires, nous les équipons et les conduisons », a déclaré Prince, expliquant qu’elles sont localisées dans les régions nord, sud, est et ouest de l’Afghanistan. Une des bases réalisées par Blackwater, FOB Lonestar, est justement à moins de 10 kilomètres de la frontière avec le Pakistan. « Qui d’autre a construit une base d’opérations d’avant-garde si près de la route d’infiltration des Talibans ? », a demandé Prince, très fier de ses opérations.
Permettre à une entreprise privée de réaliser des « bases militaires » dans un pays étranger dans le contexte d’une guerre est en pleine violation de la Convention de Genève et des lois internationales qui régulent les conflits armés. Nonobstant, Washington n’a pas suspendu les opérations. A ce jour, les agences de Washington ont réalisé des contrats pour plus de deux mille millions de dollars avec Blackwater, depuis 2002.
Le président de Blackwater a aussi fait mention de son travail au Pakistan, ce qui dément la version officielle de Washington sur sa supposée absence dans ce pays asiatique.

Prince a reconnu que Blackwater réalise actuellement des opérations secrètes à l’intérieur du Pakistan, financées par le Pentagone et la CIA, opérations faisant partie de la « guerre contre le terrorisme ».

Iran

Prince a révélé que Blackwater réalise activement un plan « maître » pour organiser une rébellion Shia dans la région. « Ils ne vont pas parvenir à résoudre le problème (de l’Iran) avec des soldats en uniforme. C’est beaucoup trop sensible. Le secteur privé peut opérer là-bas sans laisser quasi aucune trace », a affirmé Prince, ajoutant que l’utilisation de contractuels privés pour mener ces opérations serait beaucoup plus économique qu’une guerre traditionnelle.
Amérique latine

Depuis 2004, Washington a aussi maintenu un contrat avec Blackwater et d’autres entreprises sous contrat pour l’emploi de 500 mercenaires « latinos » (ou qui parlent espagnol) qui sont en permanence prêts à exécuter des actions clandestines en Amérique Latine.

Sur ces 500 mercenaires, une équipe est spécifiquement affectée à Cuba et fait partie des efforts de Washington pour promouvoir un « changement de régime » et une « transition » dans l’île des Caraïbes.

Traduit par Jean-Louis Sellier pour Investig'Action

08 Juin http://www.michelcollon.info:80/index.php?view=article&catid=6&id=2789&option=com_content&Itemid=11


1-3 Armes à sous munitions, « beaucoup de travail reste à faire ».

Des grandes avancées ont été réalisées afin d’interdire les armes à sous-munitions mais il reste encore du chemin à parcourir, ont dit des activistes lors d’une conférence mondiale sur la Convention sur les armes à sous-munitions (CCM) à Santiago, au Chili.
« C’est bien de voir que plus de 100 gouvernements prennent part à la conférence, y compris des non-signataires comme l’Argentine et le Vietnam. Nous avons aussi été très satisfaits de la vivacité du débat », a dit Thomas Nash, coordinateur de la Coalition contre les sous-munitions (CMC), à IRIN.
La CCM, qui « interdit tout usage, stockage, production ou transfert d’armes à sous-munitions », a été adoptée par 107 états le 30 mai 2008 à Dublin, signée le 3 décembre de la même année à Oslo, et deviendra une loi internationale contraignante le 1er août 2010.
La conférence cherchait à mettre en place un plan d’action pour appliquer la Convention, et elle a préparé le terrain pour la première réunion des Etats Signataires au Laos en novembre de cette année.
« Il reste beaucoup de travail à faire – il y a des pays qui n’ont pas encore signé la convention, et beaucoup d’autres qui l’ont signée mais pas ratifiée », a dit Branislav Kapetanovic, un activiste de la CMC, et ancien démineur venant de Serbie qui a perdu ses mains et ses pieds durant un accident de déminage dans l’ancienne Yougoslavie.
Jusqu’ici, 106 états ont signé la convention et 36 l’ont ratifiée. Les signataires qui doivent encore ratifier la convention sont liés par la Convention de Vienne sur le droit des traités afin de s’assurer qu’ils n’agissent pas à l’encontre de l’objet et du but de la convention, bien qu’ils ne soient pas obligés de mettre en œuvre son contenu comme tel, selon M. Nash.
Pourtant, des militants pour les droits humains disent que la nature même des armes à sous-munitions – également connues comme ‘bombes à fragmentation’ – mettent les civils en danger. Ces armes qui frappent au hasard sont larguées dans les airs ou déployées par des systèmes basés au sol distribuant souvent des centaines de petites bombes, ou sous-munitions, qui peuvent couvrir une zone de la taille de plusieurs terrains de football.
De nombreuses petites bombes n’explosent pas – de par leur conception ou par défaut – et deviennent ainsi une menace pour la vie et les moyens de subsistance durant des années après la fin d’un conflit.

Dans certains cas, comme au Liban à la suite de la guerre de 2006 entre Israël et le Liban, le taux de non-explosion atteignait les 40 pour cent, selon les Nations Unies.
Dans une certaine mesure, la réponse mondiale à l’emploi d’armes à sous-munitions au Liban a initié les efforts pour interdire ces armes une bonne fois pour toute.

Les pays dont les habitants souffrent depuis longtemps des armes à sous-munitions incluent l’Angola, le Kosovo, l’Irak et le Laos.
« Un changement est déjà intervenu – de nombreux pays en sont déjà venus à la conclusion que les armes à sous-munitions constituent une arme sans discernement, et les populations comprennent le danger que constituent ces armes », a dit M. Kapetanovic.

 (IRIN)

14 juin 2010 

http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportId=89478


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n° 52 - Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion & Stratégie' de PAKISTAN - 05-07-: Fin :- Les talibans soutenus par les services secrets pakistanais ?

n° 52 - Les  dossiers  'Géopolitique, Réflexion & Stratégie' de PAKISTAN - 05-07-: Fin :- Les talibans soutenus par les services secrets pakistanais ?



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Les  dossiers  'Géopolitique, Réflexion & Stratégie' de PAKISTAN.

n° 52- 05-07

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossier de Pakistan" est  visible  sur mes blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :

2 Annexe

2-3 Toute résistance aux nouvelles technologies militaires est futile.

2-4 William Blum : Les Etats-Unis en Deuil (un texte-fiction)


2-3 Toute résistance aux nouvelles technologies militaires est futile.

nb Ndlr : La publication des articles ne signifie nullement que la rédaction partage l'analyse des auteurs mais doit être vu comme information.

 

1 Les insectes cyborgs attaquent!

Première partie de notre série sur la guerre technologique. Toute résistance aux nouvelles technologies militaires est futile.

Cet article est le premier d'une série de trois sur la guerre technologique. Il a été publié sur Slate.com à la suite d'une conférence organisée par Slate, la New America Foundation et Arizona University qui s'est tenue le 24 mai à Washington DC et dont le thème était: «Warring Futures: How Biotech and Robotics Are Transforming Today's Military—and How That Will Change the Rest of Us» («Les conflits du futur: Comment les biotechnologies et la robotique transforment l'armée d'aujourd'hui - et comment cela va changer les choses pour nous.»)

Des casques télépathiques. Des essaims d'insectes cyborgs fonctionnant en réseau et équipés de détecteurs pour la surveillance ou de dards empoisonnés pour l'attaque. De nouveaux médicaments promettant d'améliorer les performances cognitives. (Comment ça, l'Adderall et le Provigil ne vous suffisent pas?). Des robots armés autonomes.

Une interface cerveau/machine permettant de contrôler des systèmes d'armes par la pensée. La recherche militaire américaine ouvre une multitude de nouvelles pistes et la plupart des technologies ainsi développées finiront par revenir dans le civil, avec des conséquences qu'il est pratiquement impossible de prédire aujourd'hui.

Face à l'inconnu, on pourrait être tenté d'essayer d'arrêter le développement et l'utilisation de ces nouvelles technologies. Mais ce genre d'attitude risque d'avoir aussi peu de succès que le slogan «Il suffit de dire non» dans la guerre contre la drogue, ou que le Luddisme au début de la révolution industrielle.

Quoi qu'il advienne, les États-Unis vont développer ces technologies étranges et inquiétantes, mais peut-être pas pour les raisons que l'on pourrait croire.

L'armée a pour tâche de projeter la puissance américaine dans le monde entier, ce qui est normale pour une superpuissance. Mais l'opinion américaine réagit de plus en plus mal aux pertes humaines, ce qui signifie que la projection de notre puissance doit engendrer le moins de morts possible dans les rangs américains. Dans ces conditions, il devient très difficile de s'opposer à des technologies promettant de sauver des vies américaines, d'autant que la démographie et la situation économique jouent à plein contre l'armée. La génération du baby-boom part à la retraite et des sociétés privées, capables de payer des salaires bien supérieurs à ceux que verse l'Etat, s'arrachent les meilleurs éléments. Les avantages proposés par ces sociétés, comme par exemple l'assurance de ne pas se faire déchiqueter par une bombe improvisée, leur donnent un avantage décisif.

Ces évolutions placent l'armée sous les mêmes contraintes d'efficacité, en terme de nombres de soldats nécessaires à l'accomplissement d'une mission, que le secteur privé. Et la seule véritable solution à long terme est la même que celle appliquée dans les entreprises depuis deux siècles: remplacer le travail par le capital, les soldats à la chair vulnérable par des robots faits de métal, les unités d'infanterie par les insectes cyborgs. A cet égard, il est intéressant de remarquer que les Predators, capables de survoler l'Afghanistan alors que leur pilote se trouve dans une base près de Las Vegas, ne suffisent déjà plus. Certes, les drones permettent de réduire les pertes américaines, mais ils mobilisent un soldat par appareil, ce qui est toujours trop cher. C'est précisément ce problème que les robots armés autonomes promettent de résoudre.

Il existe une autre raison tout aussi importante pour laquelle le développement de ces technologies semble inévitable: nous avons atteint les limites de nos capacités mentales. La meilleure preuve en est la généralisation de systèmes dits «d'amélioration cognitive», comme par exemple les systèmes optiques qui balaient le champ de bataille, identifient les dangers potentiels et les signalent au soldat en les classant par ordre de priorité. Mais on trouve la même chose dans le civil, où les constructeurs automobiles comme General Motors ou Ford souhaitent proposer des voitures que même des personnes âgées dont le système cognitif embarqué (leur cerveau) aurait perdu beaucoup de ses moyens, pourraient continuer à conduire. Ces innovations sont la conséquence d'une réalité indépassable. Dans les systèmes complexes, où le flot de données est important, comme sur un champ de bataille ou une autoroute, c'est la bande passante humaine qui est trop faible. Pour dire les choses simplement, nous ne sommes plus assez rapides, ou intelligents, pour faire face aux conditions d'opération que nous avons nous-mêmes créées. La solution? Transférer une partie des fonctions cognitives vers des plateformes technologiques externes. Les moteurs de recherche se substituent à la mémoire. Les systèmes automatisés (comme sur les croiseurs et les destroyers américains équipés du système de défense Aegis) se substituent à la décision humaine lors des phases d'engagement exigeant la plus grande rapidité de réaction. L'être humain individualisé de Descartes meurt et laisse place au moi décentré et omniscient du réseau. Non parce que nous l'avons décidé, mais parce que nous n'avons pas le choix.

Les civilisations tirent parti des technologies dont elles disposent, sinon, elles entrent dans des phases de déclin.

Où en est le monde islamique, qui dominaient totalement les sciences et les mathématiques il y a mille ans? Où en est la Chine qui, jusqu'au 19éme siècle, était la plus puissante économie mondiale et était plus avancé que l'Europe sur le plan technologique? (Notons au passage que la Chine a très mal pris ce recul et est aujourd'hui bien décidée à inverser la tendance). Quels succès ont rencontré les grandes puissances dans leurs tentatives de faire disparaître les technologies que, pour une raison ou une autre, elles rejetaient? Les Européens, par exemple, ne sont pas parvenus à restreindre l'utilisation des organismes génétiquement modifiés dans l'agriculture. La maîtrise des technologies de pointe n'est peut-être pas suffisante pour atteindre l'hégémonie mondiale, mais elle est indispensable. Et les principaux acteurs de la scène internationale (États-Unis, Chine, Inde, Brésil, Russie, et sûrement d'autres), le savent très bien.

Il est évident que nous n'avons pas encore développé les capacités individuelles et institutionnelles nous permettant de comprendre, et encore moins de maîtriser, les implications de ces évolutions technologiques. Face à ce constat, il faut se garder de tomber dans un pessimisme noir ou un optimisme béat. Il ne faut pas non plus se fourvoyer dans une attitude de déni en se prenant pour Lord Byron au sommet de sa falaise, les cheveux au vent, rejetant la technologie maléfique par le simple pouvoir de sa volonté. Non, pour réagir à ces évolutions de manière rationnelle et éthique, il faut se confronter sans relâche et avec une vigilance et une lucidité toujours renouvelées à un paysage technologique en constate évolution. L'armée américaine a montré la voie en établissant un solide programme d'analyse des conséquences, aussi bien juridiques qu'éthiques, de l'utilisation des nouvelles technologies sur les théâtres d'opération. C'est dans l'étude des implications de ces progrès pour la société civile que nous échouons pour l'instant. C'est donc là qu'il faut concentrer nos efforts, afin de construire les mécanismes institutionnels et politiques qui nous permettront d'encadrer l'innovation technologique.

Vendredi 11 Juin 2010

 

2 Les équipements hi-tech ont peut-être changé le visage de la guerre, mais pas sa nature.

nb Ndlr : La publication des articles ne signifie nullement que la rédaction partage l'analyse des auteurs mais doit être vu comme information.

 Sommes-nous entrés dans l'ère de la guerre robotisée?

Des insectes cyborgs équipés de dards mortels sont-ils sur le point d'envahir les champs de bataille? P.W. Singer et Brad Allenby, pour Slate, semblent de cet avis. Eh bien, permettez-moi d'en douter.

Certes, des appareils téléguidés, que l'on appelle parfois «drones», survolent de plus en plus fréquemment l'Afghanistan et le Pakistan. Ils embarquent des caméras haute résolution et des missiles redoutablement précis, lancés et guidés par des pilotes assis devant des «consoles de contrôle au sol» installées dans une base de l'US Air Force, à Creech, Nevada.

L'année dernière, pour la première fois de son histoire, l'armée de l'air américaine a formé davantage de personnes au pilotage de ces appareils télécommandés plutôt qu'à celui d'avions conventionnels.

L'armée de terre n'est pas en reste et s'est équipée d'une multitude de mini-caméras montées sur des missiles, ou capables de regarder derrière un coin de rue ou à l'intérieur de bâtiments suspects. Sans parler des D2R2 qui savent détecter et désarmer les bombes improvisées.

Super.

Mais je maintiens que ces divers progrès n'ont pas modifié la nature profonde de la guerre.

Ces machines sont des outils tactiques, mais ils n'annoncent pas de révolution stratégique.

De plus, ils sont toujours totalement dépendants des humains. Et, dans la mesure où l'armée américaine va continuer à se concentrer sur la lutte anti-guérilla plutôt que sur la guerre conventionnelle, l'intervention humaine restera encore très longtemps indispensable.

Faisons un peu d'histoire. Le concept fondateur de ces armes ultra-perfectionnées a été formulé dans les années 1970, quand l'armée et la Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA) étaient à la recherche de nouvelles technologies qui auraient pu aider l'OTAN à repousser une invasion soviétique en Europe occidentale.

Albert Wohlstetter, un petit génie que la DARPA avait engagé en free-lance, trouve alors deux pistes prometteuses. Le «véhicule piloté à distance» (VPD), c'est-à-dire un modèle réduit d'avion équipé d'un moteur de tondeuse à gazon, qui avait deux heures d'autonomie et pouvait porter 12 kilos de munitions.

Et de nouveaux systèmes de guidage fonctionnant avec des lasers, des ondes millimétriques et les signaux d'un système GPS encore embryonnaire, systèmes capables de guider un missile avec une précision de quelques mètres.

Wohlstetter eu alors l'intelligence de faire fusionner ces deux projets. Dans un rapport écrit en 1975 et depuis lors déclassifié, il proposait de monter sous le VPD une caméra qui aurait filmé le sol et retransmis les images à une base, d'où un pilote aurait contrôlé l'appareil.

Le VPD pouvait également embarquer une bombe, elle aussi larguée par le pilote et dirigée par le nouveau système de guidage.

Cette idée sera transformée en un programme d'armement baptisé «Assault Breaker» qui, au cours des vingt cinq années suivantes, va permettre de développer des systèmes d'armes pour l'armée de terre, la marine et l'armée de l'air, dont les drones qui survolent aujourd'hui l'Irak, l'Afghanistan et le Pakistan.

La fin de la guerre froide, qui coïncide à peu près avec l'invasion du Koweït par Saddam Hussein, donne un nouvel élan au projet, dans lequel les stratèges de l'armée de l'air voient la possibilité de réaliser leur vieux rêve d'une guerre entièrement menée, et gagnée, du ciel.

Deux colonels de l'Air Force, David Deptula et John Warden, établissent une liste de 84 cibles en Irak, principalement situées à Bagdad, des points névralgiques du commandement militaire irakien. Il suffirait de détruire ces cibles (ce qui était désormais possible grâce aux «munitions intelligentes», comme on appelait alors les munitions à systèmes de guidage avancés) pour que le régime de Saddam Hussein s'effondre tel un château de cartes.

Les cibles furent détruites mais le régime tint bon.

A l'époque, il est vrai que nous n'avions que peu de munitions intelligentes. Elles coûtaient très cher (250 000 dollars l'unité) et elles n'étaient pas si intelligentes que ça. En effet, elles étaient guidées par des lasers que la fumée et la poussière difractaient, ce qui leur faisait souvent manquer leur cible.

Au cours des neuf mois que dura l'opération Desert Storm, seul 9% des bombes larguées étaient «intelligentes». Et à la fin de la campagne, l'Air Force dû utiliser les bons vieux B-52 pour raser les positions irakienne avec des bombes normales, comme à l'époque de la guerre du Vietnam.

Et même après tout cela, il fallut encore envoyer plus de 500 000 hommes pour repousser l'armée irakienne hors du Koweït.

A la fin des années 1990 apparaissent des bombes vraiment intelligentes, les JDAM (Joint Direct Attack Munitions). Il s'agit en fait de modules adaptables sur n'importe quelle bombe conventionnelle de l'arsenal américain. Ces modules ne coûtent que 25 000 dollars et sont guidés par un GPS, dont le signal n'est pas brouillé par la fumée ou le mauvais temps. C'est également à ce moment que sont lancés de nouveaux VPD, les drones de type Predator.

Le grand projet de Wohlstetter se concrétise enfin.

Depuis, tout le monde a entendu l'histoire de cet officier des forces spéciales qui patrouillait de nuit aux abords de Mazar-i-Sharif, une petite ville d'Afghanistan, le 15 octobre 2001. Grâce à ses jumelles équipées pour la vision nocturne, il repère un groupe de combattants talibans. Il sort son ordinateur portable, entre les coordonnées de l'ennemi et appuie sur «envoyer». Un drone Predator, en attente à plus de 7 000 mètres d'altitude, reçoit le message et le retransmet à une base en Arabie Saoudite. Là, un officier américain renvoie un autre signal qui dirige le Predator au-dessus de la zone concernée. Une caméra embarquée filme les talibans et renvoie l'image à la base, où l'officier ordonne au pilote d'un B-52, qui patrouillait dans ce secteur, d'attaquer la cible.

Le pilote entre les coordonnées de la cible dans le récepteur GPS d'une de ses JDAM. Il largue la bombe qui atteint son objectif, explose et tue les talibans.

Entre le moment où l'officier des forces spéciales a entré les coordonnées sur son portable et celui où le pilote a largué la bombe, il s'est écoulé 19 minutes. Dix ans auparavant, cet enchaînement aurait pris trois jours. Quelques années plus tôt, il n'aurait tout simplement pas pu avoir lieu.

Au cours des semaines suivantes, la même chose se reproduit dans tout l'Afghanistan: une frappe aérienne incroyablement précise, suivie d'une offensive au sol menée par des Afghans assistés par de petits groupes de soldats, de marines, de bérets verts ou de conseillers de la CIA.

Au bout de cinq semaines, les talibans désertent Kaboul et les alliés des Américains prennent leur place. Avant la fin de l'année, un gouvernement provisoire dirigé par Hamid Karzai, et bénéficiant d'un soutien international, est mis en place. Le ministre de la Défense, Donald Rumsfeld peut claironner que cette victoire prouve le bien-fondé de la «révolution» qu'il a imposé dans la conduite de la guerre.

Mais il a parlé un peu vite. Tout d'abord, comme nous l'avons appris depuis, les talibans étaient loin d'être vaincus et dès que notre attention se tourna vers l'Irak, ils commencèrent à revenir. Ce n'est pas que nous avions gagné la bataille mais perdu la guerre. C'est plutôt que nous n'avions pas fini la guerre.

Ensuite, et c'est le sujet qui nous intéresse, nos armes extraordinaires n'ont pas remporté les batailles, et encore moins la guerre, toute seule. Après les premières frappes de JDAM, les talibans ont appris à se camoufler afin d'échapper aux caméras des drones.

Et des combats particulièrement violents ont eu lieu au printemps 2002, des mois après les fanfaronnades de Rumsfeld.

Avec le recul, on constate que les JDAM ont en fait joué le même rôle que l'artillerie ou les frappes aériennes, avec certes une meilleure précision et une rapidité inégalable. Mais ce sont toujours les troupes au sol, des êtres humains avec des bottes et un fusil, qui doivent attaquer l'ennemi et le vaincre.

A ce titre, la révolution, si révolution il y a bien eu lieu, n'a pas concerné la conduite de la guerre, mais simplement l'armée de l'air américaine. Loin d'avoir réalisé le rêve d'une guerre menée exclusivement du ciel, l'arrivée des drones a ramené l'Air Force à sa mission première: soutenir les troupes au sol.

Il faut alors rappeler que ces armes ne sont en aucun cas des «robots autonomes», selon l'expression employée par Allenby. D'ailleurs, l'Air Force a fait machine arrière et les appelle désormais des «véhicules pilotés à distance», notamment parce qu'elle s'est aperçue que ces engins mobilisent beaucoup plus de personnel qu'on pourrait le croire.

Il n'y a pas de pilote dans l'avion, mais le cockpit est bien le seul endroit où il n'y a pas d'être humain. Aujourd'hui, 108 Predators, Reapers et Global Hawks, les principaux VPD dont dispose l'Air Force, effectuent en permanence 42 patrouilles aériennes. (Avant la fin de l'année, ils en feront 50 et en 2013, ce sera 65). Il faut 3 VPD pour chaque patrouille, un qui survole la zone en altitude, un qui s'en approche et un qui doit rentrer à la base pour entretien.

Au sol, à la base de Creech dans le Nevada, chaque patrouille mobilise 43 personnes qui tournent pour faire les trois huit. Il faut notamment sept pilotes, sept opérateurs système et cinq coordinateurs de mission. Chaque équipe est appuyée par une unité de renseignement basée au QG de la CIA, à Langley, en Virginie. Chaque unité de la CIA comprend, pour chaque patrouille, 66 personnes, dont 34 opérateurs caméra et 18 spécialistes du renseignement. (Tous ces chiffres sont fournis par les relations publiques de l'armée de l'air).

Un jour, peut-être, une machine analysera les images, fera la différence entre alliés, ennemis et civils, et décidera s'il faut faire feu ou non. Mais, même avec beaucoup d'imagination, ce jour n'est pas prêt d'arriver. De plus, les évolutions récentes de la doctrine militaire, dans l'armée de terre ou chez les marines, repoussent encore plus loin une telle éventualité.

Pour remporter la lutte contre la guérilla, comme en Afghanistan (et, depuis 2007, en Irak), il est bien sûr indispensable d'envoyer des troupes terrestres au combat, mais il faut surtout que ces troupes apprennent à connaître le terrain et les chefs locaux, afin de rassembler des informations tactiques utiles et de comprendre les besoins de la population pour pouvoir, du moins en théorie, satisfaire ces besoins en collaborant avec les autorités civiles.

Le général Stanley McChrystal, chef du commandement américain en Afghanistan, a établi de nouvelles règles d'engagement destinées à minimiser les pertes civiles, au point d'exposer nos troupes à un risque accru. Il s'agit bien sûr de stratégie et non d'éthique: plus nous tuons de civils, plus nous montons la population contre nous et plus les insurgés trouvent facilement de nouvelles recrues.

Mais une chose est sûre. Si nos soldats, au sol ou depuis les airs, prennent parfois des civils pour des combattants ennemis, un robot commettra bien plus souvent ce type d'erreur. Certes, Singer et Allenby sont conscients de ce risque. Mais ils exagèrent considérablement son imminence.

Samedi 12 Juin 2010

 

3 Laisser les drones faire la guerre à notre place.

La robotique bouleversera en profondeur les conflits armés... et notre mode de vie.

Dimanche 13 Juin 2010

Il y a quelques semaines, je discutais au téléphone avec un journaliste à propos des critiques du sénateur texan John Cornyn contre le Ministère de la sécurité intérieure (Homeland Security). Il lui reproche de tarder à livrer des drones Predator que le Texas compte utiliser pour surveiller sa frontière avec le Mexique. En parlant, je jetais parfois un œil sur mon écran d'ordinateur pour voir ce qu'il arrivait à mes deux plus précieuses possessions, mon équipe de foot virtuelle et mes placements financiers. Si tout allait bien pour les «Raging Pundits», on ne pouvait pas en dire autant de Wall Street. Le cours de certaines sociétés d'envergure nationale et même internationale avait chuté de 60 % en quelques minutes, et l'action d'Accenture ou de Boston Beer allait tomber à un centime avant de remonter à 40 dollars quelques instants plus tard.

Rapprochons les deux évènements. Un homme politique peste parce que le gouvernement fédéral ne lui a pas envoyé de robot pour patrouiller le long de ses frontières. Au même moment, notre système financier part en vrille, échappant à tout contrôle parce que les algorithmes sur lesquels les grandes sociétés financières fondent leur activité se sont mis à se comporter de manière étrange et imprévisible. En pensant à tout cela, j'ai eu l'impression de me retrouver dans I, Robot (le roman d'Isaac Asimov, pas le navet avec Will Smith). A la fin du livre, l'humanité s'est habituée à vivre aux côtés des robots et une intelligence artificielle dirige une économie devenue bien trop complexe pour être laissée aux mains des traders.

Quand l'armée américaine a envahi l'Irak en 2003, elle ne possédait qu'une poignée d'avions télécommandés, couramment appelés «drones», mais dont la désignation précise est «systèmes aéromobiles sans pilote.» Aujourd'hui, nous en avons plus de 7.000, qui vont du Predator long de 15 mètres au micro-appareil qu'un soldat peut porter dans son sac à dos. Nos forces d'attaque n'utilisaient aucun «véhicule terrestre sans conducteur», mais nous en avons désormais plus de 12.000, comme le Packbot, qui fait la taille d'une tondeuse à gazon, ou le Talon, un peu plus petit, tous les deux capables de détecter et de désarmer les bombes artisanales cachées au bord des routes. Le Packbot est fabriqué par la même société qui produit le robot aspirateur Roomba.

Cette société s'appelle iRobot.

Ces machines pourtant bien réelles peuvent nous sembler sorties tout droit d'un film de science-fiction, mais il ne faut pas oublier que nous n'en sommes qu'à la première génération, l'équivalent de ce que fut la Ford T pour l'automobile ou le Flyer des frères Wright pour l'aviation. A ce titre, l'Air Force et l'armée de terre viennent d'établir des feuilles de route qui prévoient d'utiliser toujours plus de robots autonomes et armés. Si, face à des évolutions si rapides et profondes, on peut facilement rester bouche bée, un peu comme les traders à Wall Street il y a quelques semaines, il faut se rappeler que nous avons déjà traversé des bouleversements semblables. De nombreux experts comparent nos systèmes «sans pilote» aux véhicules «sans chevaux» du début du 20ème siècle. Or l'automobile joue aujourd'hui un rôle central dans nos sociétés. Elle a permis de mécaniser l'industrie, le transport et la guerre, mais elle a aussi changé radicalement l'organisation des grandes villes, donné beaucoup de pouvoir à des nomades du Moyen-Orient qui vivaient sur des terres désertiques dont personne ne voulait, et contribué au réchauffement de la planète.

Comme l'automobile, la poudre à canon, l'imprimerie ou la bombe atomique, la robotique promet de bouleverser en profondeur nos modes de vie. Cette nouvelle technologie semble receler un potentiel extraordinaire, mais ce qui compte avant tout, c'est la manière dont elle va changer nos sociétés. Nous ne connaissons pour l'instant ni la nature ni l'étendue de ces changements, mais si nous voulons les contrôler, il faut commencer par poser les bonnes questions.

Comment l'armée va-t-elle absorber ces nouvelles technologies?

En l'espace de quelques années, malgré la lenteur d'une bureaucratie souvent rétive au changement, l'armée américaine est passée de zéro à des milliers de robots. Malheureusement, comme me l'a expliqué un capitaine de l'Air Force, l'attitude dominante n'est pas «Réfléchissons afin d'optimiser», mais plutôt «J'en veux plus!»

Il faudra donc que le Pentagone résiste à l'habituelle tentation d'acheter des systèmes compliqués, peu flexibles et hors de prix, équipés de microprocesseurs plaqués or fabriqués dans les circonscriptions des membres du Congrès chargés de choisir les fabricants de ces mêmes systèmes.

Il est également indispensable d'organiser un débat sur la façon dont il faut utiliser ces robots, ce que les militaires appellent une «doctrine».

Car la doctrine peut décider de l'issue d'une guerre, selon qu'elle orientera les États-Unis vers la version moderne de la Ligne Maginot ou de la Blitzkrieg. Et un tel débat ne concerne pas uniquement les questions tactiques, mais également la formation des soldats et l'organisation de l'armée. Quel type d'aide et de soutien faudra-t-il apporter aux personnes qui utiliseront ces nouvelles technologies et qui, si elles ne sont pas engagées physiquement sur le champ de bataille, sont pourtant exposées à de nouveaux types de stress? Quelles évolutions de carrière pourrons-nous leur proposer afin que l'inertie d'une organisation aussi vaste que l'armée ne l'empêche pas de s'adapter à ces changements? Il faudra aussi repenser le rôle des combattants et des civils à l'intérieur de ce nouvel espace technologique.

A ce titre, est-il normal que 75% du travail d'entretien et de chargement des munitions sur le Predator aient été sous-traités à des entreprises privées, dont l'une des plus controversées, Blackwater/Xe?

 

Dans une guerre, comment les robots sont-ils perçus ?

A la date du 3 mai 2010, les véhicules américains sans pilote avaient effectué 131 frappes en territoire pakistanais, soit trois fois plus que le nombre de sorties effectuées par des avions conventionnels au début de la guerre du Kosovo, il y a dix ans.

Selon les critères qui prévalaient alors, nous sommes en guerre avec le Pakistan. Mais alors, pourquoi estimons-nous ne pas être en guerre avec ce pays?

Serait-ce parce que ces attaques sont planifiées et décidées par la CIA et non par l'armée?

Une chose est sûre, cet état de fait a considérablement réduit l'ampleur du débat concernant ces frappes. Mais sommes-nous retombés dans les mêmes ornières qu'en 1961, lorsque la CIA maquilla des bombardiers B-26, en violation des conventions internationales, pour les envoyer soutenir l'invasion de la baie des Cochons, avec le résultat que l'on sait?

Nous sommes dans une situation pour le moins curieuse: la seule véritable guerre aérienne dans laquelle les États-Unis sont engagés n'est pas dirigée par un général de l'Air Force, mais par un ancien élu de la Californie au Congrès. Cela signifie non seulement que des civils américains utilisent des armes de guerre contre d'autres pays, mais aussi que ce sont des civils, notamment des juristes, qui doivent trancher des questions complexes liées aux concepts et à la stratégie opérationnels ou aux règles d'engagement. Or ils n'ont été ni formés ni élus pour de telles missions.

La perception qu'a l'ennemi de ces questions est tout aussi importante. A environ 10.000 kilomètres des États-Unis, nos frappes «précises» et «efficaces» sont perçues comme «cruelles» et «lâches» par la presse du Moyen-Orient. «Drone» est devenu un terme péjoratif dans la langue urdu et des groupes de rock pakistanais chantent une Amérique qui a perdu tout sens de l'honneur.

Contrairement à ce que prétendent les médias des deux camps, les hommes et les femmes qui pilotent nos armes robotiques font des efforts surhumains pour minimiser les pertes civiles, et celles qu'ils occasionnent sont insignifiantes comparées à celles causées dans n'importe quelle autre guerre passée. Mais cela ne change rien au fait que ces efforts ne parviennent pas à redorer notre blason dans certaines régions du monde. Et si nous n'arrivons pas à reprendre le contrôle du récit qui est en train de s'écrire, les États-Unis risquent de se retrouver dans le rôle d'Israël à Gaza, où les attaques ciblées de Tsahal contre des chefs du Hamas ont pour effet collatéral de pousser de plus en plus de jeunes garçons à rejoindre les rangs de l'organisation islamiste.

Les lois peuvent-elles suivre?

Les systèmes sans pilote ne sont pas seulement utilisés en zone de combat. Le ministère de la sécurité intérieure va les employer pour surveiller les frontières et la police locale cherche aussi à en obtenir (le comté de Miami-Dade vient d'obtenir une autorisation).

Mais si la plupart des robots sont utilisés pour lutter contre la criminalité, repérer les feux de forêt, retrouver des survivants du tremblement de terre à Haïti ou colmater les fuites de pétrole (pour reprendre quelques exemples d'utilisations concrètes), certains sont utilisés à des fins moins louables. A Taiwan, des voleurs en ont utilisé pour cambrioler des appartements, et, en Arizona, les «milices des frontières», qui opèrent à la limite de la légalité, ont envoyé des drones effectuer des patrouilles non autorisées par l'Etat.

Ce phénomène de prolifération va nous obliger à aborder des questions qu'on ne se pose pas habituellement à propos des robots, comme par exemple celles des autorisations légales et de la formation. Par ailleurs, les robots enregistrent et accumulent des informations de toutes sortes. Selon un juge fédéral à qui j'ai parlé, cela va poser des problèmes en terme de protection de la vie privée et de validité des preuves recueillies de cette manière, problèmes qui remonteront certainement jusqu'à la Cour suprême. Le deuxième amendement de la Constitution m'autorise-t-il à posséder et à utiliser des armes robotiques?

Pour l'instant, on dirait une blague, mais où faut-il tracer la limite, et en se basant sur quoi?

A Atlanta, un patron de bar a construit un «robot anti-clochard» équipé d'une caméra infrarouge, d'un projecteur, d'un haut-parleur et d'un canon à eau. Il s'en sert pour chasser les SDF et les dealers qui s'installent sur le parking de son établissement.

Le problème n'est pas tant que les robots prennent des décisions à notre place, mais plutôt que le rôle joué par les être humains dans le processus de décision est déplacé géographiquement et chronologiquement. De quelques mètres pour le robot anti-clochard, de milliers de kilomètres pour les Predators ou de plusieurs années dans le cas des concepteurs de ces machines. Or ces décisions humaines influent lourdement sur le comportement de ces systèmes. En 2007, en Afrique du Sud, suite à un «problème logiciel», un canon anti-aérien automatique a tué neuf soldats pendant un entraînement. Enquêter et rendre une décision de justice sur de tels accidents, qui font penser à la célèbre scène de RoboCop, n'a rien d'évident.

Le progrès technologique semble accélérer à un rythme exponentiel, mais nos institutions peinent à suivre. Ainsi, les loi de la guerre, telles que définies par la Convention de Genève, ont été écrites à l'époque où les gens écoutaient Al Jolson en 78 tours et où une maison coûtait en moyenne 7.400 dollars. Comment ces lois s'appliquent-elles lorsqu'une arme du 21éme siècle comme le MQ-9 Reaper est utilisée contre un insurgé qui viole ces mêmes lois en se cachant dans une maison habitée par des civils ?

Les États-Unis vont-ils prendre le chemin du Commodore 64?

La robotique est un secteur industriel en pleine expansion, où les volumes de ventes se comptent déjà en milliards de dollars et dont la courbe de croissance s'annonce exponentielle.

Le rôle croissant qu'elle tient dans la conduite de la guerre la place dès aujourd'hui au centre des questions de sécurité nationale. Malgré cela, et à la différence de la Corée, ou même de la Thaïlande, les États-Unis n'ont pas de stratégie nationale dans ce domaine. Comment comptons-nous concurrencer les 43 pays qui fabriquent, achètent et utilisent des robots militaires, dont certains alliés comme le Royaume-Uni ou l'Allemagne, mais aussi des rivaux comme la Russie, la Chine ou l'Iran? Pourrons-nous garder une longueur d'avance, ou allons-nous rester sur le bord de la route, comme tant d'autres pionniers de l'innovation technologique?

A ce propos, l'état de notre secteur industriel et le niveau de nos écoles en mathématique ou en science ont de quoi nous inquiéter. Par exemple, les États-Unis forment aujourd'hui moins d'ingénieurs qu'en 1986. Mais pas d'inquiétude, l'offre de diplômes dans le domaine des « parcs, loisirs, bien-être et forme physique» a augmenté de 500%.

Que devons-nous attendre de la révolution «open source»?

En terme de complexité, les robots n'ont rien à voir avec les porte-avions ou les bombes atomiques. La plupart des pièces qui les composent peuvent être achetées, et même fabriquées, assez facilement. La Luftwaffe d'Hitler n'a jamais réussi à traverser l'Atlantique pendant la Deuxième Guerre mondiale, mais un aveugle âgé de 77 ans vient de le faire avec un drone qu'il a construit lui-même.

Il apparaît donc inévitable que ces technologies finissent par tomber en de mauvaises mains. (…)

Ainsi, le Hezbollah a utilisé quatre drones contre Israël au Liban et, selon la rumeur, Al-Quaeda aurait cherché à utiliser des drones pour attaquer un sommet du G-8.(…)

Comme l'a rappelé la commission d'enquête sur les attentats du 11 septembre 2001, une telle tragédie a été rendue possible par notre «incapacité à imaginer l'inimaginable». Nous serons très probablement confrontés aux mêmes difficultés dans le domaine de la robotique. C'est pourquoi nous devons établir des stratégies militaires et de sécurité intérieure qui gouverneront l'utilisation de ces technologies sophistiquées, mais qui prendront aussi en compte la manière dont nos adversaires risquent de les utiliser contre nous. Cela signifie élargir le spectre des menaces contre lesquelles nos différentes agences doivent se préparer. Il faudra également établir un cadre légal définissant qui peut avoir accès à ces technologies, ou nous risquons fort de voir nos ennemis nous attaquer avec nos meilleures armes.

On peut bien sûr être tenté de ne pas prendre tout cela très au sérieux. Et il est vrai qu'un débat portant sur des lois applicables uniquement aux robots semble plus à sa place dans une convention de science-fiction que dans une conférence organisée par Slate à Washington.

Mais souvenez-vous de ces vieilles chimères: le sous-marin de Jules Verne, «l'aéroplane militaire» de A. A. Milne, les «cuirassés terrestres» de H. G. Welles (rebaptisés «tanks» par Winston Churchill) et, bien sûr, la bombe atomique. Ce qui n'était qu'imaginaire il y a quelques décennies et devenu réalité à une vitesse incroyable.

Il est donc indispensable que des gens sérieux se penchent sur ces problèmes sérieux qui ne vont pas manquer de se poser bientôt. D'autant qu'avec les robots, on ne peut pas faire comme à la Bourse: annuler les opérations d'achat-vente qui nous dérangent et faire comme si rien ne s'était passé.

P.W. Singer

Traduit par Sylvestre Meininger

http://www.slate.fr/story/22883/guerres-technologiques-gagnent-pas-avec-merveilles


2-4 William Blum : Les Etats-Unis en Deuil (un texte-fiction)

Bernard-Henri du Tronc du Cactus

Un drame affreux vient de frapper le pays le plus puissant de la planète, replongeant les Etats-uniens dans leur immense tristesse du 22 novembre 1963, une date sombre où la Terre s’était arrêtée de tourner le temps du trajet de cette balle magique dans le corps de John Fitzgerald Kennedy, 35è président des Etats-Unis d’Amérique.

Neuf présidents plus tard, le Changement incarné, la Liberté personnifiée, la Paix nobélisée ont été fauchés par une nouvelle « balle » maléfique, détruisant les rêves de millions d’êtres humains.

Tout avait commencé par la décision de Michelle Obama, épouse du 44è président, de tenir tête à Monsanto en créant un potager bio à la Maison Blanche.

Elle avait déclaré : "Je veux être certaine que notre famille mange sainement et ait accès à des légumes et fruits vraiment frais". Sa production devait permettre de fournir en fruits et légumes les occupants, les salariés et les invités de la Maison Blanche.

Lorsque la MACA, l’association américaine qui représente des grands noms de l’agrochimie, dont le géant des pesticides et des semences OGM Monsanto, avait notamment écrit à Michelle Obama et précisé que ce jardin, où fruits et légumes sont cultivés sans pesticides, "pourrait donner aux consommateurs, par comparaison, une mauvaise image de l’agriculture conventionnelle dont les produits sont sains, savoureux et plus économiques", Barack Obama lui-même était monté au créneau pour défendre l’agriculture sans pesticides et un retour à une alimentation moins industrielle.

Cela s’était poursuivi par le coup de sang du président démocrate face aux dirigeants sans cœur de la multinationale du pétrole BP.

Tout le monde se souviendra de cette image mémorable des fesses dénudées de Tony Hayward et de Monsieur Svanberg, président de BP, penchés devant le lutrin de la maison Blanche, les derrières exposés à la vue de millions de spectateurs médusés, et, sous les innombrables flashs crépitant, frappés sans ménagements par la grande latte en acier de Monsieur Obama.

Par la suite, le président avait paru fatigué et accablé.

Etait-ce en rapport avec  revenue tourmenterkH ½ Npson refus de toute vaccination contre la grippe  l’espèce humaine cette année ?

Il avait par cet acte lancé un mouvement de protestation mondiale contre l’industrie des médicaments, mouvement à l’origine de l’effondrement définitif de quelques-unes des plus grandes firmes pharmaceutiques sur les marchés.

Après avoir annoncé le retrait des troupes US d’Afghanistan, d’Irak, du Venezuela et d’Iran, avoir accepté la réouverture d’une enquête en profondeur sur les attentats du 11 septembre 2001, avec Steve Jones, Richard Gage et Kevin Ryan comme experts principaux de la Commission, le président très amaigri avait reçu à la maison Blanche, puis emmené à Camp David, la résidence présidentielle célèbre, dans le Maryland, l’Irakien Mountazer Al-Zaïdi, célèbre pour avoir lancé ses chaussures contre le président américain George W. Bush en décembre 2008, afin de protester contre l’occupation injuste et inhumaine de son grand pays.

Justement, l’homme emprisonné pendant neuf mois dans d’horribles conditions, libéré depuis le 15 septembre 2009, aurait remis à Barack Obama une des ses chaussures dédicacées.

Certaines menaces sérieuses d’attentats ont commencé à fleurir dans les journaux, ainsi que des rumeurs sur la dégradation de l’état de santé du président.

Personne ne sait si le point culminant dans le changement d’attitude de Barack Obama fut sa fronde impitoyable lancée contre ses anciens donateurs, les nantis de Chicago, et les banquiers de Goldman Sachs et de JP Morgan Chase, le président ayant annoncé son projet de fermer Wall Street, de mettre les scellés sur la Bourse de New-York, carrément, ou bien son inscription comme passager de la flottille suivante déterminée à briser le blocus de Gaza par Israël.

Cette dernière décision avait galvanisé une série de politiciens démocrates, dont John Edwards, John Kerry, Russ Feingold, Al Gore récemment divorcé, Dennis Kucinich, Joseph Moakley et Cynthia McKinney qui s’étaient alors empressé de s’inscrire sur les navires de la Flottille de la Liberté II.

L’Etat-major US, pour une fois en branle-bas de combat pour une cause humanitaire, avait prévu de rappeler ses hélicoptères et chasseurs prêtés à Tsahal pour escorter la Flottille, en attendant l’arrivée des sous-marins nucléaires et de porte-avions.

Malheureusement, l’explosion d’un engin artisanal, simple et ingénieux au point de surpasser les mesures de sécurité, très relâchées ces temps-ci, du secret service et des équipes de sécurité entourant le président, caché dans un des coussins du canapé du Bureau Ovale, a mis fin à la reconversion pacifique de l’ancien sénateur de l’Illinois et, au travers de lui, du pays le plus puissant du monde.

L’enquête préliminaire, menée par le dévoué Henry Kissinger, pointe du doigt la récente visite de l’Irakien Mountazer Al-Zaïdi, que le président avait insisté pour laisser libre de tout mouvement, le présentant comme un hôte de marque au même rang que les chefs d’Etats traditionnellement alliés.

Dans un premier rapport du NIST, de la FEMA et du FBI, la composition de l’engin et le mode de détonation indiquent qu’il s’agit clairement de la marque d’Al-Qaida.

Une petite vidéo d’Oussama Bin Laden, incriminant l’organisation du vieux terroriste, est actuellement soumise à l’analyse des experts de la SAIC, aidés par des interprètes spécialisés dans la lecture sur les lèvres.

Joe Biden décédé d’une crise cardiaque en apprenant la nouvelle, c’est Robert Gates, n°3 du gouvernement, qui a pris la tête du pays, conjointement avec Hillary Clinton, vu que Gates, déjà engagé par George W Bush pour succéder à Don Rumsfeld, est Républicain.

Bien qu’ils se soient dits très affectés et déterminés à poursuivre le rêve et le combat de leur ancien chef, les premières mesures importantes de Clinton et Gates ont été de stopper l’évacuation des soldats du Venezuela, du Proche et du Moyen-Orient, d’encourager le peuple US à prendre la menace grippale au sérieux en se faisant vacciner devant les caméras et de faire évacuer l’énorme ambassade récemment construite par Barack Obama à Gaza.

Le monde entier est sous le choc et une semaine de deuil national a été décrétée dans la plupart des pays occidentaux.

Quelques personnes ont bien été vues en train de faire la fête sur les toits de certains immeubles, ici ou là, mais globalement, la planète pleure aujourd’hui la perte d’un grand homme.

Michelle Obama, très affligée, actuellement entourée de Bill Clinton, d’Al Gore récemment divorcé, et de l’épouse de Benjamin Netanyahu, ne sort plus de ses appartements à la Maison Blanche.

Tristesse ou pas, elle a été sommée de répandre des pesticides sur son jardin bio.

Bernard-Henri du Tronc du Cactus
pour l’hebdomadaire Le Guillemet.

« Si j’étais président, j’arrêterais en quelques jours les attaques terroristes contre les Etats-Unis. Définitivement.

D’abord, je présenterais mes excuses à toutes les veuves, aux orphelins, aux personnes torturées, à celles tombées dans la misère, aux millions d’autres victimes de l’impérialisme américain.

Ensuite, j’annoncerais aux quatre coins du monde que les interventions américaines dans le monde sont définitivement terminées, et j’informerais Israël qu’il n’est plus le 51e état des Etats-Unis mais dorénavant - chose curieuse à dire - un pays étranger.

Et puis, je réduirais le budget militaire d’au moins 90%, utilisant le surplus à payer des réparations aux victimes. Ce serait plus que suffisant. Le budget militaire d’une année, soit 330 milliards de dollars, équivaut à plus de 18 000 dollars de l’heure depuis la naissance de Jésus-Christ. (*)

Voilà ce que je ferais les trois premiers jours.

Le quatrième jour, je serais assassiné. »

(*) Note de l’auteur : le budget militaire US actuel, en 2009, frise les 900 milliards de dollars, soit trois fois plus que celui mentionné par William Blum en 2001.

Une seule heure de vol d’Air Force One, l’avion présidentiel, coûte 34 000 dollars.

William Blum
ancien fonctionnaire au Département d’Etat US.
Auteur de Les guerres scélérates : interventions de l’armée US et de la CIA depuis 1945 et Etat Voyou, éditions Parangon.

28 juin 2010

URL de cet article

http://www.legrandsoir.info/Les-Etats-Unis-en-Deuil-un-texte-fiction.html 



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

06/07/2010

n° 51 - Journal de PAKISTAN - du 10-06 au 04-07 -: Début :- Les Américains aident (…) le Pakistan à exploiter ses richesses minérales…

n° 51 - Journal de PAKISTAN - du 10-06 au 04-07   -: Début  :-  Les Américains aident (…)  le Pakistan à exploiter ses richesses minérales…



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de PAKISTAN.  

                                                                    n° 51- 10-06 au 04-07

     C.De Broeder & M.Lemaire                                                                                    

 



 Le "Journal de PAKISTAN" est visible sur les blogs :

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Avant propos

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Sommaire.

Tiré à part :

Comment on contrôle (encore plus) un pays en 3 actes...

Acte 1 : Attentat manqué de New-York : des "preuves" de la piste pakistanaise.

Acte 2 : Shahzad, "Moudjahidine" sans remords.

Acte 3 : Les Américains sont, directement, impliqués dans l'assassinat des Chiites.

Final : Le piteux spectacle d’un non-Etat.

Le Pakistan au cœur des débats.

Dommages Collatéraux...

Le Pakistan en chiffre 

1 Au jour le jour

2 Positions

3 Politique

a) locale

b) Usa

4 Institutions internationales

3 Brèves

3-1 Démission de l'émissaire spécial de la Grande-Bretagne en Afghanistan et au Pakistan

4  Dossiers

4-1 L’OTAN et le Pakistan sont prêts à approfondir le dialogue politique.

4-2 Islamabad/Washington : une coopération militaire accrue.

Rappel  - Le Pakistan sur la sellette après Times Square.

Suite

5 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

5-1 Les Américains aident (…)  le Pakistan à exploiter ses richesses minérales…

5-2 USA: des médecins ont pratiqué des « expérimentations humaines » pour la CIA.

5-3 Récits d’une crise oubliée : Pakistan – province Kyber-Pakhtunkhwa.

6 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

6-1 Robert Bibeau : Une attaque imminente contre le Pakistan et l'Afghanistan ?

6-2 Accord Iran-Pakistan qui ouvre un couloir énergétique vers l’est…



Tiré à part :

Comment ont contrôle (encore plus) un pays en 3 actes...

L’attentat manqué de Times Square a suscité de nouvelles inquiétudes dans un pays qui reste marqué par les attentats du 11 septembre 2001.

Acte 1 : Attentat manqué de New-York : des "preuves" de la piste pakistanaise.

Le ministre américain de la Justice, Eric Holder, a affirmé aujourd’hui que les résistants taliban pakistanais étaient les instigateurs de l’attentat manqué à la voiture piégée, le 1er mai, à Times Square, à New York.

Eric Holder : "Nous disposons désormais d’éléments montrant que les résistants taliban pakistanais étaient derrière l’attentat".

Eric Holder a précisé que rien n’indiquait que le gouvernement pakistanais était au courant des intentions malveillantes du suspect.

Faisal Shazad, un jeune Américain d’origine pakistanaise, a été interpellé il y a deux jours, selon la police, après avoir garé un 4x4 bourré d’explosifs sur la grande place de Manhattan. Le véhicule suspect, repéré par des vendeurs à la sauvette, a pu être désamorcé à temps.

Selon Eric Holder, l’administration américaine est désormais satisfaite du niveau de coopération avec les autorités pakistanaises dans l’enquête.

France Info 

 9 mai 2010

http://www.france-info.com/monde-ameriques-2010-05-09-attentat-manque-de-new-york-des-preuves-de-la-piste-pakistanaise-439849-14-16.html

 

Acte 2 : Shahzad, "Moudjahidine" sans remords.

L'auteur de l'attentat raté de Times Square a plaidé coupable lundi en assumant totalement son geste, et en dénonçant l'Amérique, lors de sa comparution devant le tribunal fédéral du sud de Manhattan.

"Je souhaite me déclarer cent fois coupable", a lancé lundi Faisal Shahzad, accusé d'être l'auteur de l'attentat raté du 1er mai dernier en plein coeur de New York, devant le tribunal fédéral du sud de Manhattan. "Je me considère comme un Moudjahidine, et je réponds à la terreur que les Etats-Unis infligent au peuple musulman. Tant que les Etats-Unis ne cesseront pas leur guerre en Irak et en Afghanistan, tant qu'ils bombarderont les civils et ne retireront pas leurs troupes, nous continuerons à attaquer les Etats-Unis et je veux plaider coupable pour cela". Mais au-delà de ce discours de revendication, rien n'a permis de percer le mystère de cet homme de 30 ans, Américain d'origine pakistanaise, et ce qui l'a fait basculer dans l'extrémisme.

Titulaire d'une maîtrise, fils de notables pakistanais, parlant parfaitement l'anglais, Faisal Shahzad a passé dix ans aux Etats-Unis, où il a notamment travaillé 6 ans comme responsable comptable puis financier dans le groupe de cosmétiques américain Elizabeth Arden. Il s'est marié à une Américaine d'origine pakistanaise avec qui il a "deux enfants merveilleux". La famille "se trouve actuellement au Pakistan", selon ses déclarations. Et en juin 2009, il est parti au Pakistan pour mettre son plan à exécution : combattre l'Amérique.

"J'ai tout fait tout seul"

Faisal Shahzad a raconté dans le détail toute l'opération : après avoir passé 40 jours au Waziristan, au Pakistan, dont cinq pour apprendre à fabriquer des bombes, il est rentré aux Etats-Unis en février 2010, avec environ 8000 dollars en espèces. La moitié de la somme lui avait été donnée par les talibans pakistanais avec une mission: commettre un attentat sur le sol américain. "Ici aux Etats-Unis, j'ai tout fait tout seul, les manuels pour la fabrication d'explosifs sont écrits en ourdou, et moi je suis de l'ethnie pachtoune, il a fallu tout traduire", a-t-il dit, sans préciser si ces problèmes de langue étaient à l'origine de l'échec de l'attentat.

"Les mèches que j'avais allumées et qui devaient tout faire sauter n'ont pas fonctionné, je ne sais pas pourquoi", a-t-il constaté. "J'ai laissé la voiture à Times Square, je suis parti à pied vers la gare de Grand Central. J'attendais un bruit d'explosion mais rien ne s'est produit et alors je suis rentré chez moi", a-t-il déclaré. "Une fois chez moi j'ai regardé les informations, j'ai compris que les frontières allaient être fermées pour moi et j'ai décidé d'aller à l'aéroport JFK pour essayer de partir. J'ai été pris dans l'avion", a-t-il conclu.

Il semble difficile d'établir un rapport entre son passé de jeune immigré brillant et prometteur, et l'homme qui a comparu en tenue carcérale mais coiffé d'une calotte de coton blanc, proférant avec calme et détermination des accusations implacables contre les Etats-Unis. Après lui avoir demandé s'il savait ce qu'il faisait, s'il savait qu'il encourait la détention à perpétuité en plaidant coupable - la procédure équivaut à renoncer à un procès devant jury qui pourrait lui permettre de prouver son innocence - la juge s'est rendue à l'évidence: "J'ai compris que vous avez fait votre choix", a-t-elle dit. Le verdict sera rendu le 5 octobre. loi.

Par TF1 News (D'après agence)

Le 22 juin 2010

http://lci.tf1.fr/monde/amerique/2010-06/shahzad-moudjahidine-sans-remords-face-a-la-terreur-de-l-amerique-5894798.html

 

Acte 3 : Les Américains sont, directement, impliqués dans l'assassinat des Chiites.

Le Sipah-e-Sahaba Pakistan (SSP) qui, d'ailleurs, bénéficie de l'appui des services d'espionnage américains est, directement, impliqué, dans les agissements visant à semer la discorde entre Musulmans, et, aussi, dans l'assassinat bien orchestré de l'élite chiite pakistanais.

Le Secrétaire général de l'Assemblée de l'Unité des Musulmans, au Pakistan, l'Allameh Nasser Abbas Jaafari, a, également, ajouté que ces agissements étaient élaborés à l'avance et qu'ils visent à désolidariser les Musulmans pakistanais, ce qui, en plus, pourrait stigmatiser les différends inter-ethniques, dans le pays.

19/06/2010

IRIB -

 http://french.irib.ir/index.php/info/international/item/96885-assassinat-bien-orchestr%C3%A9-des-chiites-au-pakistan

 

Final : Le piteux spectacle d’un non-Etat.

En se résignant aux diktats sécuritaires de la Maison Blanche, le  Pakistan donne à voir au monde entier le piteux spectacle d’un non-Etat.

Car comment comprendre sinon que par le désistement pur et simple du mécanisme étatique, le fait qu’une armée étrangère, américaine en l’occurrence, prenne latitude de s’acharner sur les régions entières d’un pays prétendument indépendant et qu’elle y tue chaque semaine des dizaines voire des centaines de civils innocents sans avoir à en rendre compte ?

Et le paradoxe dépasse tout entendement quand on sait que l’armée de ce même pays dit « indépendant » se paie le luxe singulier de combattre son propre peuple aux côtés des soldats étrangers!!!!

12-06

http://french.irib.ir/index.php/analyses/commentaires/item/96617-islamabadwashingtonn-une-cooperation-militaire-accrue#itemCommentsAnchor



Le Pakistan au cœur des débats.

11-06

Les avions sans pilote utilisés pour les innombrables attaques dans les zones pakistanaises décollent principalement des bases américaines et de l'Otan en Afghanistan mais des médias américains assurent que certains sont stationnés sur le territoire pakistanais.

Les médias américains et pakistanais se font régulièrement l'écho d'accords secrets entre Washington et Islamabad, allié des Etats-Unis depuis 200.

Les militaires pakistanais et des organisations humanitaires dénoncent régulièrement la mort de civils dans ces attaques.

Les zones tribales du nord-ouest du Pakistan sont les fiefs des talibans pakistanais et base arrière des résistants afghans qui combattent de l'autre côté de la frontière les quelque 142.000 soldats des forces internationales, américains en grande majorité.

http://www.romandie.com/ats/



Dommages Collatéraux...

26/06/

Deux personnes ont été tuées par un drone américain tôt samedi matin dans la zone tribale du nord-ouest du Pakistan, c'est ce qu'ont annoncé des responsables des services de sécurité.
Le drone a pris pour cible une habitation dans la région de Mir Ali, à environ
30 km à l'est de Miranshah, principale ville du Waziristan du Nord, ont précisé à l'AFP un responsable de la sécurité et deux membres des services de renseignement.
 
http://www.almanar.com.lb/

 

28/6

Un camion transportant des produits chimiques a explosé accidentellement lundi dans le sud du Pakistan, tuant au moins 18 personnes et en blessant une quarantaine, a annoncé la police

Les autorités ont exclu tout acte terroriste, précisant que l'accident avait été provoqué par une trop grande pression dans le camion, a expliqué Mohammad Ali Baloch, responsable de la police d'Hyderabad.

Le camion transportait 30.000 litres de "diluant"(…), a précisé Babar Khattak, le chef de la police de la province de Sindh, où se trouve Hyderabad.

AP



Le Pakistan en chiffre 


    «Qu'il s'agisse d'une attaque ou d'une attaque par drone,
Pour moi c'est la même chose, un Pakistanais a été tué "

 

Attacks in Pakistan. 

Suicide Bombing Victims

Dead = 3719, Injured = 9464, Total = 13183 and Counting… 

Drone Attacks Victims

Dead = 1690, Injured = 510, Total = 2200 and Counting…

Success Rate of Drone Attacks against Al-Qaeeda ~ 2.12% 

Les données sont recueillies à partir des rapports des médias, les hôpitaux, et internet.

Toutes les données sont accessibles au public et il n'y a pas de données classées ici. Il s'agit d'un effort pour montrer au monde l'intensité de suicide et les attaques Drone au Pakistan ".

Pakistan Body Count: http://www.pakistanbodycount.org/

 

 



1 Au jour le jour

Les zones tribales pakistanaises frontalières de l'Afghanistan sont considérées comme des bases arrière pour les résistants, d'où ils mènent des attaques contre les forces internationales déployées en Afghanistan ainsi que contre l'armée pakistanaise.

19-11

Les attaques devenues quasi-quotidiens depuis les quelques jours qui ont précédé le lancement de l'offensive du Waziristan, le 17 octobre, les résistants  empêchant ainsi de dissuader l'armée d'y engager quelque 30.000 soldats au sol.

(Source AFP)

http://www.liberation.fr/monde/

a) Action de la Résistance

L’Otan visée à Islamabad.
Une soixantaine de camions chargés de vivres et de matériel destinés aux forces de l'Otan en Afghanistan ont été détruits ce mercredi matin, près d'Islamabad.

Les résistants talibans ont attaqué un convoi de ravitaillement des forces de l'Alliance.

Islamabad n'est plus hors de portée des talibans. Les résistants viennent d'en faire la preuve en réduisant à néant, dans la nuit de mardi à mercredi, une soixantaine de semi-remorques chargés de vivres et de matériel destinés aux forces de l'Otan en Afghanistan.

Les camions, organisés en convoi, étaient garés à Tarnol, à une dizaine de kilomètres du centre de la capitale pakistanaise. À l'aube, ils devaient prendre le chemin de Peshawar, la capitale de la province qui jouxte l'Afghanistan, pour s'aventurer, enfin, sur les routes sinueuses de la passe de Khyber.

C'est généralement dans ce col difficile à franchir, une zone tribale peu peuplée, que les braquent les convois de l'Otan. Autant dire que les chauffeurs et les mécaniciens qui se reposaient à Tarnol ne s'attendaient guère à l'assaut des rebelles.

Opération audacieuse

Islamabad est la ville la plus hautement sécurisée du pays et ses abords sont bien gardés. «Des hommes en armes sont arrivés vers minuit, certains à moto, d'autres dans des pick-up; ils disaient qu'ils allaient tuer tous les chauffeurs», a raconté un témoin. La police a confirmé ce mercredi la mort de sept personnes, des chauffeurs pour la plupart. Six autres ont été blessés.

«Les assaillants ont ouvert le feu sur les véhicules qui étaient garés là, et plusieurs camions-citernes remplis de carburant ont immédiatement pris feu. L'incendie s'est rapidement propagé aux autres poids lourds», expliquait pour sa part un officier de police. Après quelques échanges de tirs avec les forces de l'ordre, les militants ont tous réussi à s'enfuir. Ce mercredi, en début d'après-midi, les pompiers luttaient toujours pour éteindre les derniers brasiers. Et il ne restait plus sur le parking de Tarnol que 60 carcasses de semi-remorques encore fumantes.

L'attaque est sans précédent, plus encore en raison du lieu où elle s'est déroulée qu'à cause de l'ampleur des dégâts.

Selon certaines sources, le Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP, le Mouvement des talibans du Pakistan) aurait revendiqué cette attaque d'une incroyable audace.

D'autres affirment qu'il aurait été exécuté par les groupes djihadistes basés au Penjab, à l'est du Pakistan.

Le TTP, les djihadistes forment une nébuleuse bien soudée, qui opère des deux côtés de la frontière pakistano-afghane. «Il est surprenant de voir qu'un groupe aussi fourni de militants peut approcher aussi près d'Islamabad et s'échapper avec une telle facilité, relève le général à la retraite Talat Masood. Cela prouve qu'il y a de sérieux problèmes de sécurité.»

Si les responsables pakistanais ont tout lieu de s'en inquiéter, Washington aussi. 75% du matériel militaire américain ainsi que le ravitaillement destiné aux troupes stationnées en Afghanistan transitent par le Pakistan, y compris 40% du carburant nécessaire aux armées.

10/06

http://www.journaux.ma/maroc/actualite-internationale/pakistan-lotan-visee-islamabad

05-07

Attaque massive menée par quatre kamikazes contre une bases dans le nord-ouest du Pakistan, a annoncé la police.

L'attaque s'est produite dans la nuit devant une petite position militaire à Timargarah, dans le district du Lower Dir, non loin des zones tribales où l'armée affronte la résistance.

"Quatre kamikazes ont essayé d'attaquer le poste, les quatre ont été tués", a assuré à l'AFP Qazi Jamil, un responsable de la police du district.

"Un soldat a été tué" dans l'explosion d'une des voitures, et 12 autres militaires et un civil ont été blessés, a-t-il précisé.

Le Lower Dir est situé dans la vallée de Swat, une région que l'armée a repris des mains des résistants talibans en 2009 au terme d'une vaste offensive. Mais ces derniers, retranchés dans les montagnes,y sont toujours actifs.

 AFP

 


a) Action des Usa

11-06

Au moins 14 résistants aurait été tués par deux frappes de missiles américains à 12 heures d'intervalle dans le nord-ouest du Pakistan, ont annoncé vendredi les militaires pakistanais.

Jeudi soir, trois résistants ont péri dans une maison touchée par une première salve de missiles tirés par des drones dans le village de Khaddi, non loin de la frontière afghane, dans le district tribal du Waziristan du Nord, ont indiqué des responsables militaires pakistanais.

Et vendredi peu après l'aube, "des drones américains ont tiré trois missiles sur une maison abritant des insurgés, tuant au moins 11 d'entre eux" dans le village de Bahadar Khel, a déclaré un de ces responsables à l'AFP.

Le Waziristan du Nord est un bastion de la résistance pakistanaise.

AFP 

http://www.aufaitmaroc.com/actualites/monde/2010/6/11/pakistan-des-drones-americains-tuent-14-rebelles

 29-06

Au moins six (présumés) résistants ont été tués par une frappe de missiles américains contre une maison située au Sud-Waziristan, à la frontière avec l'Afghanistan, ont annoncé des responsables des services de renseignement pakistanais.

Les deux missiles ont touché cette maison près de Wana, la ville principale de cette région.

AP



2 Politique

a) Pakistan

Dans les coulisses et au sénat

Gilani: le Pakistan n’appliquera que les sanctions de l'ONU contre l'Iran.

Le Pakistan appliquera les sanctions décrétées par l'ONU contre l'Iran pour son programme nucléaire mais pas celles rajoutées par les Etats-Unis, a annoncé le Premier ministre pakistanais Yousuf Raza Gilani cité par l'agence de presse gouvernementale.
 "En ce qui concerne les Etats-Unis, nous ne sommes pas tenus de les appliquer, mais si elles sont mises en place par les Nations unies, nous considérerons que les lois internationales nous obligent à nous y plier", a déclaré M. Gilani, cité par Associated Press of Pakistan (APP).
L'envoyé spécial du président Obama pour l'Afghanistan et le Pakistan, Richard Holbrooke, avait indiqué dimanche qu'il avait déconseillé au Pakistan de signer un accord pour l'importation, via un pipeline entre les deux pays voisins, de gaz iranien, avertissant que le Congrès américain s'apprêtait à voter une loi étendant notamment la liste noire de l'ONU des compagnies iraniennes à boycotter.

Et que ces sanctions renforcées pourraient affecter l'accord gazier entre Islamabad et Téhéran.
Les deux pays ont signé la semaine dernière un accord par lequel l'Iran s'engage à livrer du gaz naturel à son voisin via un pipeline à partir de 2014.
L'Iran a déjà largement entamé la construction de ce gazoduc qui devait, à l'origine, desservir aussi l'Inde avant que New Delhi ne se retire du projet l'année dernière.

24/06/2010  
 http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=14...


1-13 Prisons & tortures

Un travailleur américain soupçonné de vouloir traquer et tuer Oussama ben Laden.               

Nb La rédaction n’est pas responsable de la traduction…

Les autorités américaines à Islamabad ont rencontré un travailleur américain soupçonné de vouloir traquer et tuer Oussama ben Laden.               
Gary Brooks Faulkner a été arrêté lundi dans les montagnes reculées de Chitral, dans une cachette de (selon les rumeurs) de Ben Laden, près de la province afghane de Nuristan, armé d'un pistolet, dague, épée et de l'équipement de vision nocturne.              
" Mark Toner, un porte-parole du département d'Etat, a déclaré aux journalistes. "Trois membres de notre ambassade l’ont rencontré à Islamabad."                
Toner dit qu'il ne pouvait fournir aucun autre détail pour des raisons de confidentialité.                
Des responsables américains avaient initialement prévu de rencontrer Faulkner dans la ville de nord-ouest du Pakistan à Peshawar.                
Long cheveux et barbu, mais souffrant de problèmes rénaux et d'hypertension artérielle, Faulkner a été interrogé plus tôt dans la journée  par des agents de renseignement pakistanais à Peshawar.

 (AFP)

17-06

http://miilka.wordpress.com/2010/06/17/etats-unis-obtient-lacces-a-lamerique-eu-lieu-au-pakistan/

 24-06

Les 5 jeunes Américains arrêtés au Pakistan pour avoir tenté d'entrer en contact avec la résistance ont été condamnés jeudi à 10 ans de prison pour terrorisme, a annoncé à l'AFP le procureur d'un tribunal pakistanais.

24 juin

http://www.romandie.com/ats/  



b) Otan-Isaf

Occupation du pakistan.

Le chef des troupes de l'OTAN McChrystal au Pakistan.

Le commandant en chef des troupes de l'OTAN en Afghanistan s'est entretenu hier au Pakistan avec le chef de l'armée pakistanaise, au lendemain de la publication d'une étude selon laquelle les services de renseignement pakistanais (ISI) financeraient et entraîneraient les résistants talibans.
Selon l'ambassade américaine à Islamabad, le général Stanley McChrystal s'est rendu au Pakistan pour consulter le chef de l'armée pakistanaise, Ashfaq Kayani.

Sa visite intervient alors que le Pakistan a fermement démenti dimanche des informations publiées par la London School of Economics, qui a indiqué avoir des éléments probants démontrant une étroite collaboration entre l'ISI et les résistants talibans.

http://www.ledevoir.com/international/actualites-internationales/290864/en-bref-le-chef-des-troupes-de-l-otan-au-pakistan



c) Dans le monde

Chine

La Chine défend son accord nucléaire avec le Pakistan.

 La Chine a défendu jeudi son accord nucléaire avec le Pakistan, affirmant que ses buts étaient "pacifiques", après une demande d'éclaircissements de Washington.

"Ces dernières années, la Chine et le Pakistan ont maintenu une coopération pour l'usage civil de l'énergie nucléaire", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Qin Gang, lors d'un point presse régulier.

"Cette coopération ne va pas à l'encontre de nos obligations internationales respectives, a des buts entièrement pacifiques, et dispose de la supervision et des garanties de l'Agence internationale pour l'énergie atomique" (AIEA), a-t-il ajouté.

Les Etats-Unis avaient indiqué mardi avoir demandé à la Chine des éclaircissements sur la fourniture au Pakistan de deux réacteurs nucléaires civils, affirmant que cet accord devait être approuvé par le Groupe des fournisseurs nucléaires (NSG), qui élabore des directives pour éviter que des exportations sensibles destinées à un usage civil de l'énergie nucléaire ne soient détournées à des fins militaires.

L'Inde et le Pakistan, deux Etats rivaux détenteurs de l'arme nucléaire, refusent de signer le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP).

 AFP / 17 juin

Russie



Brèves

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

 

3-1 Démission de l'émissaire spécial de la Grande-Bretagne en Afghanistan et au Pakistan

Le bilan des pertes britanniques en Afghanistan depuis le début des opérations internationales dans ce pays en 2001 a atteint les 300 morts après la mort d'un soldat due à une explosion dans le Sud, a annoncé lundi le ministère de la défense britannique. Il s'agit du 55e militaire britannique tué en Afghanistan cette année, soit le deuxième bilan annuel le plus meurtrier pour les troupes de Londres dans ce pays, après celui de 2009. Sur les 300 décès, 266 soldats ont été tués au combat.

Le premier ministre britannique, David Cameron, a qualifié l'annonce de "désespérément triste" et rendu hommage aux "services incroyables" rendus par les troupes britanniques, ainsi qu'à "leur sacrifice et leur dévouement". Le leader conservateur s'est efforcé depuis son arrivée au pouvoir en mai de renforcer le soutien de l'opinion publique pour l'engagement britannique en Afghanistan, tout en annonçant que Londres n'enverrait pas de troupes supplémentaires sur ce théâtre d'opérations.

22-06

La guerre a fait une victime (…)  dans les rangs de la diplomatie britannique. Sherard Cowper-Coles, l'émissaire spécial de la Grande-Bretagne en Afghanistan et au Pakistan, prend "un congé de longue durée", a indiqué une porte-parole du ministère des affaires étrangères, sans donner de raison. "Il devrait être de retour à l'automne", a-t-elle ajouté.

Ce départ intervient après de nombreux heurts entre le représentant britannique, qui met en cause la stratégie militaire, et les représentants de l'OTAN et américains sur la stratégie à suivre avec les résistants, rapporte le Guardian.

Le ministre n'a pas provoqué le départ de l'émissaire et souhaitait qu'il reste en poste, selon cette source. Sherard Cowper-Coles a été nommé émissaire en février 2009 par le précédent gouvernement travailliste, après avoir servi comme ambassadeur britannique à Kaboul.

LEMONDE.FR avec AFP et AP 



4  Dossiers

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

4-1 L’OTAN et le Pakistan sont prêts à approfondir le dialogue politique.

Le 4 juin, le premier ministre pakistanais, M. Yousouf Raza Gilani, accompagné d’une délégation importante composée de responsables gouvernementaux et de parlementaires, est venu en visite au siège de l’OTAN. Il a rencontré le secrétaire général de l’OTAN, M. Anders Fogh Rasmussen, et a pris la parole devant le Conseil de l’Atlantique Nord. Les débats ont principalement porté sur la lutte contre le terrorisme, les relations entre l’OTAN et le Pakistan, et la situation sur le plan de la sécurité en Afghanistan et dans la région.

Le secrétaire général et le premier ministre Gilani se sont accordés à reconnaître que l’OTAN, le Pakistan et l'Afghanistan partageaient un intérêt commun : venir à bout du terrorisme, qui menace la région et la communauté internationale.

M. Fogh Rasmussen a félicité le Pakistan pour les efforts importants et les réels sacrifices qu’il consent dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

Il a par ailleurs salué la manière dont le premier ministre s'investit personnellement pour améliorer les relations du Pakistan avec les pays voisins, ces relations étant essentielles pour la stabilité de la région. « Il est en outre crucial que le Pakistan et l’Afghanistan unissent leurs efforts afin de contrer une menace qui fait fi des frontières », a-t-il déclaré.

En ce qui concerne les relations entre l’OTAN et le Pakistan, le secrétaire général et le premier ministre ont reconnu qu’il était nécessaire que l’OTAN et le gouvernement pakistanais approfondissent leur coopération et leur dialogue politique.

Le premier ministre Gilani a déclaré : « Nous sommes satisfaits de constater que l’OTAN et le Pakistan poursuivent leurs consultations et leurs contacts réguliers, y compris au plus haut niveau, sur toutes les questions d’intérêt commun. […] Nous aimerions continuer à coopérer avec l’OTAN sur toutes les questions qui nous préoccupent tous deux, en particulier celles en rapport avec la guerre contre le terrorisme. »

Le secrétaire général a convenu avec le premier ministre que l'OTAN et le Pakistan devraient élargir leur dialogue politique. « Et personnellement, j'attache une très grande importance au dialogue avec les parlementaires, comme celui que nous avons eu aujourd’hui », a-t-il ajouté.

Plusieurs rencontres à haut niveau ont eu lieu récemment entre l’OTAN et le Pakistan, dont les visites au siège de l’Alliance effectuées par le président Asif Ali Zardari en juin 2009 et par le ministre des Affaires étrangères Makhdoom Shah Mehmoud Qureshi en février 2010. M. Robert Simmons, secrétaire général adjoint délégué de l’OTAN, s’est en outre rendu à Islamabad en mai 2010 pour procéder à un échange de vues avec les autorités pakistanaises sur une série de questions d’intérêt commun.

04 juin 2010

http://www.nato.int/cps/fr/SID-00447AAF-40986E56/natolive/news_64050.htm


4-2 Islamabad/Washington : une coopération militaire accrue

Prisonnier de ses contradictions internes, le Pakistan se sera inventé un énième mal : la hausse constante du niveau de ses coopérations militaires avec les Etats-Unis.

Dans son édition de lundi, le quotidien pakistanais « Nation » rend public un rapport où sont détaillés les modalités de la vente et de la livraison de quelque 18 chasseurs bombardiers F16 à l’armée pakistanaise, un échange qui, à en croire les sources proches de la Maison Blanche, vise à ranimer le zèle guerrier quelque peu attiédi d’Islamabad dans sa lutte contre le ‘terrorisme’.

Toujours selon le journal, les appareils  devraient grossir les rangs de l’arsenal antiterroriste d’Islamabad d’ici fin du mois en cours et ce, en dépit des conditions strictes imposées par le vendeur américain.

La question qui se pose est dès lors consiste à savoir s'il s’agit- il là d’une contribution désintéressée des Américains à la lutte antiterroriste ou d’un cadeau empoisonné comme seul Washington sait en faire à ses alliés?

Au regard des réactions que la vente a déjà suscité aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur du Pakistan, on tend plutôt à opter pour la seconde alternative.

Evoquons d’abord le cas délicat de l’Inde qui voit dans ce contrat d’échange une nouvelle menace pour ses intérêts. C’en est trop pour un New Delhi, en effet, qui peine encore à se remettre du choc que fut pour lui, la livraison des drones- espions américains à Islamabad, seulement quelques mois après les sanglants attaques terroristes de Bombay.

 Côté interne, la situation ne va guère mieux. En se résignant aux diktats sécuritaires de la Maison Blanche, le  Pakistan donne à voir au monde entier le piteux spectacle d’un non-Etat.

Car comment comprendre sinon que par le désistement pur et simple du mécanisme étatique, le fait qu’une armée étrangère, américaine en l’occurrence, prenne latitude de s’acharner sur les régions entières d’un pays prétendument indépendant et qu’elle y tue chaque semaine des dizaines voire des centaines de civils innocents sans avoir à en rendre compte ? Et le paradoxe dépasse tout entendement quand on sait que l’armée de ce même pays dit « indépendant » se paie le luxe singulier de combattre son propre peuple aux côtés des soldats étrangers!!!!

12-06

http://french.irib.ir/index.php/analyses/commentaires/item/96617-islamabadwashingtonn-une-cooperation-militaire-accrue#itemCommentsAnchor

 

Rappel  - Le Pakistan sur la sellette après Times Square.

Si l’enquête sur l’attentat avorté de Times Square confirme un lien avec les taliban pakistanais, Islamabad pourrait tre soumis une pression accrue des Etats-Unis en vue d’intensifier la lutte contre les activistes islamistes.

Le Tehrik-e-Taliban Pakistan (TTP, Mouvement des Taliban du Pakistan) a revendique dimanche la tentative d’attentat déjoué la veille dans le centre de New York.

Leur chef, Hakimullah Mehsud, est apparu dans des vidéos diffuses sur internet et a menacé les grandes villes américaines d’attentats suicides.

Un ressortissant américain d’origine pakistanaise, Faisal Shahzad, accus d’avoir achet le véhicule piégé et de l’avoir conduit Times Square, a été arrêté alors qu’il tentait de quitter les Etats-Unis. Il devait comparatre ce mardi devant un tribunal fdral de Manhattan.

L’ambassadeur des Etats-Unis au Pakistan, Anne W. Patterson, a discut de ce dossier avec le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Shah Mehmood Qureshi. « Nous coopérons avec les Etats-Unis dans les efforts de lutte contre le terrorisme. Si les Etats-Unis le demandent, nous leur offrirons une entière coopération dans cette affaire », a déclaré Abdul Basit, porte-parole du ministre pakistanais des Affaires transgresse.

Mais dans quelle mesure les autorités pakistanaises, avec une économie en crise qui a rendu le gouvernement impopulaire, sont-elles en mesure de lutter contre les activistes?

MANQUE DE MOYENS

Le Pakistan, qui dépend fortement de l’aide étrangère, dit ne pas avoir les moyens d’tendre ses oprations de sécurité d’autres régions telles que le Nord-Waziristan, centre d’un réseau complexe de groupes d’activistes.

« La bonne volonté internationale va tourner l’aigre si nous ne sommes pas perçus comme agissant davantage contre les groupes du Nord-Waziristan qui n’ont pas été touchés et contre les groupes du Pendjab qui n’ont pas été touchés », dit l’auteur pakistanais Ahmed Rashid.

Certains groupes d’activistes pakistanais parmi les plus violents sont bassé dans la province du Pendjab. Parmi eux figure le Lashkar-e-Taiba (LeT), auquel sont imputés les attentats de 2008 contre Bombay, capitale commerciale de l’Inde, qui ont fait 166 morts.

Le LeT, autrefois entraîné par les services de renseignement pakistanais (ISI) pour combattre l’Inde au Cachemire, disposerait de 2.000 3.000 combattants et de 20.000 sympathisants, dont beaucoup sont entrans au combat et pourraient être mobilisés en cas d’attaque.

Une opération d’envergure pourrait pousser le LeT et d’autres groupes du Pendjab une alliance avec les taliban pakistanais, un groupe soutenu par Al Qada qui continue de se livrer des attentats suicides en dpit d’offensives qui, selon l’arme, auraient tu plusieurs centaines de ses combattants.

MONTE DES ENJEUX

Mais les Etats-Unis pourraient faire fi de ces risques maintenant que l’attentat manqué de Times Square a suscité de nouvelles inquiétudes dans un pays qui reste marqué par les attentats du 11 septembre 2001.

« Si Hakimullah donne d’une manière ou d’une autre l’ordre d’attaquer sur le territoire américain, cela modifiera le type d’influence que les Etats-Unis vont vouloir exercer sur le Pakistan. Cela fait monter les enjeux politiques », estime Brian Fishman, chercheur en contre-terrorisme la New American Foundation.

De nombreux spécialistes de la sécurité doutent que le TTP puisse organiser des attentats hors du Pakistan, mais ils craignent qu’il ne se rapproche d’Al Qada et adopte les objectifs d’Oussama ben Laden plutt que de se contenter de combattre l’Etat pakistanais.

Les Etats-Unis ont exhorte à différentes reprises le Pakistan combattre davantage, non seulement les activistes autochtones, mais aussi les taliban afghans soutenus par Al Qaeda et basé au Nord-Waziristan d’ou ils lancent des attaques contre les forces occidentales en Afghanistan.

Le Pakistan fait valoir qu’il n’a pas les moyens de traquer d’autres groupes islamistes tels que le réseau Haqqani, que les forces américaines considèrent comme l’un de ses pires ennemis en Afghanistan.

Les réticences du Pakistan attaquer les Haqqanis, qui auraient eux aussi pour base arrière le Nord-Waziristan, sont renforces par des considérations stratégiques.

Le Pakistan estime en effet qu’en cas d’accord de paix en Afghanistan, ce groupe aura un rôle crucial jouer et qu’il vaut mieux dés lors l’avoir de son ct.

Mais Islamabad risque de ne pas avoir le choix si la piste pakistanaise est établie dans l’attentat manqué de Times Square.

Avec Zeeshan Haider, Nicole Dupont pour le service franais, dit par Gilles Trequesser

http://www.en24heures.com/amerique/le-pakistan-sur-la-sellette-apres-times-square/2010/05/04/429

 

n° 51 - Journal de PAKISTAN - du 10-06 au 04-07 -: Suite :- Les Américains aident (…) le Pakistan à exploiter ses richesses minérales…

n° 51 - Journal de PAKISTAN - du 10-06 au 04-07   -: Suite :-  Les Américains aident (…)  le Pakistan à exploiter ses richesses minérales…



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de PAKISTAN.  

                                                                    n° 51- 10-06 au 04-07

     C.De Broeder & M.Lemaire                                                                                    

 



 Le "Journal de PAKISTAN" est visible sur les blogs :

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

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b) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Avant propos

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Sommaire.

5 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

5-1 Les Américains aident (…)  le Pakistan à exploiter ses richesses minérales…

5-2 USA: des médecins ont pratiqué des « expérimentations humaines » pour la CIA.

5-3 Récits d’une crise oubliée : Pakistan – province Kyber-Pakhtunkhwa.

6 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

6-1 Robert Bibeau : Une attaque imminente contre le Pakistan et l'Afghanistan ?

6-2 Accord Iran-Pakistan qui ouvre un couloir énergétique vers l’est…





5 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

5-1 Les Américains aident (…)  le Pakistan à exploiter ses richesses minérales…

Un an après le départ des résistants talibans, les mineurs d'émeraude sont de retour dans la vallée de Swat, dans le nord-ouest du Pakistan.

Une activité soutenue par les Etats-Unis, qui y voient le moyen de doper l'économie régionale et de saper le soutien aux militants islamistes.

L'extraction de pierres précieuses, mais aussi de marbre, granit et de charbon, constitue l'un des principaux secteurs économiques du nord-ouest du Pakistan.

Le secteur est l'un des bénéficiaires d'une aide américaine de 7,5 milliards de dollars visant à créer des emplois( ?)  et à empêcher les résistants talibans, de revenir dans la région.

La mine d'émeraudes de Shamozaï compte une trentaine d'hommes qui creusent des galeries d'une vingtaine de mètres dans la montagne pour collecter les précieuses gemmes.

Chacun gagne plus de 100 dollars (80 euros) par mois, un bon salaire dans le Pakistan rural(…).

Les deux autres mines d'émeraude de