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30/05/2010

n°484 - Journal d'Irak - 07/05 au 29/05/10 - : Fin : - L’omerta médiatique : Pas de solution sans la résistance.

n°484 - Journal d'Irak - 07/05 au 29/05/10 - : Fin  : - L’omerta médiatique : Pas de solution sans la résistance.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!



Journal d'Irak

n°484                 du 07/05                   au 29/05/10

C.De Broeder & M.Lemaire



Le " Journal d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



4 Lutte pour la libération du territoire

Pertes déclarée des occupants.

Les armées répugnent à donner des chiffres officiels

Opérations signalées par le Front du Djihad et du Changement en avril 2010

1 avril

11h12 : Explosion d’un  IED (Engin explosif improvisé) au passage d’une patrouille américaine à Diwaniya (sud de l’Irak).

11h26 : Tir d’un missile C5K sur une base américaine à l’ouest de Bagdad par Jaish al Tabi’in (Armée des Croyants).

16h33 : Attaque d’une patrouille américaine près de la mosquée al-Kabeer, à Tikrit.

2 avril 

16h09 : Explosion d’un IED au passage d’une patrouille américaine à Tikrit.

16h33 : Deux mercenaires étrangers (contractors) tués à l’ouest de Bagdad, lors de l’explosion d’une bombe au passage de leur convoi.

3 avril

23h42 : Tirs de mortiers sur la Zone verte à Bagdad.

5 avril

18h06 : Mort d’un soldat américain à Bagdad, répertoriée comme « accident ».

7 avril

10h04 : Destruction d’un véhicule blindé, au centre de Kirkouk.

11 avril

10h32 : Attaque d’une base américaine à la roquette Katyusha, à Al Musayyeh (nord de Babylone)

10h38 : L’Armée Rashedeen attaque un véhicule blindé à Abou Graib, tuant ou blessant des membres de son équipage.

10h43 : Explosion d’un IED au passage d’une patrouille américaine à l’est de Baquba.

10h49 : L’Armée Rashedeen diffuse la vidéo du tir de deux missiles Grad sur une base américaine située près de l’aéroport de Bagdad.

11h18 : Attaque d’une patrouille américaine à Mossoul, alors que les troupes d’occupation ont soi-disant quitté les villes : un Hummer endommagé, des militaires tués ou blessés.

11h22 : Attaque de base aérienne américaine Al-Huriya à Kirkouk avec des roquettes Katyusha.

11h56 : Attaque de plusieurs patrouilles américaines à Al Dabs (ouest de Kirkouk), à l’occasion du 7ème anniversaire de l’occupation de l’Irak : tirs d’obus de mortiers et de missiles C5K, explosions d’IED.

12 avril 

12h49 : Explosion, à  Bagdad, d’une bombe au passage d’une patrouille américaine et de militaires gouvernementaux.

14 avril

7h31 : Explosion d’un IED au nord de Ramadi au passage d’un véhicule de police.

15 avril

7h36 : Un policier irakien tué à Mossoul par un tireur qui parvient à s’échapper.

7h41 : Cinq soldats du régime de Bagdad blessés par une bombe, à Jalawlaa (sud-ouest de Qanaqin).

20 avril

9h03 : Tir de 2 rochets sur Camp Echo, à l’ouest de Diwaniya.

21 avril

7h58 : Explosion d’un IED au passage d’un convoi américain, à Wassit.

8h06 : Destruction d’un Hummer de l’armée irakienne, au nord de Hilla (province de Babylone).

22 avril

7h35 : Cinq policiers gouvernementaux blessés par l’explosion d’IED, au sud-est de Baquba.

26 avril

19h38 : Explosion d’une bombe au passage d’une patrouille de policiers gouvernementaux, au sud-ouest de Kirkouk.

19h52 : Explosion d’un IED lors du passage d’une patrouille, à Diwaniya.

 

16/05

Une base militaire américaine située dans la province irakienne de Babylone a fait l’objet de tirs de roquettes. "Cinq roquettes ont été tirées sur la base militaire américaine de ‘Calso’ située au nord de la province de Babylone.", a déclaré à l’IRIB une source bien informée, lors d’un contact téléphonique, depuis la ville irakienne de Nadjaf.

 http://french.irib.ir/index.php/info/moyen-orient/item/95031-irakn-attaque-contre-une-base-militaire-americaine-a-babylone

22/5

Deux militaires américains sont morts dans des incidents séparés dans le nord de l'Irak, a annoncé samedi l'armée américaine. Selon un communiqué, un soldat de la Division-Nord a été tué vendredi près de Mossoul.

Un second communiqué fait état de la mort jeudi d'un autre soldat de la Division-Nord des suites de blessures qui n'étaient pas liées à des combats.

AP



Les combats par provinces

1-1 Bagdad

10-05

Bagdad et plusieurs communes autour de la capitale irakienne ont été la cible lundi d'une série d'attaques.

A l'aube dans la capitale, six barrages de sécurité ont été attaqués par des groupes armés qui ont tué sept membres des forces de l'ordre irakiennes, a-t-on appris de source proche du ministère de l'Intérieur.

Des bombes ont en outre explosé à proximité de trois autres "checkpoints", faisant plusieurs blessés, a-t-on précisé de même source.

AP

10-05

Une bombe mise à feu au passage d'une patrouille de police a par ailleurs coûté la vie à deux civils dans le sud de Bagdad, l'explosion d'une voiture piégée à Tarmia, dans la banlieue nord de la capitale, a fait trois morts et 16 blessés.

AP

10-05

Dans la capitale irakienne, des tirs et des attentats à la bombe ont visé des points de contrôle militaires faisant neuf morts et 24 blessés, en majorité des membres des forces de sécurité, a indiqué une source au ministère de l'Intérieur.
http://www.almanar.com.lb/

11/5

Cinq policiers irakiens ont été tués et 14 autres blessés dans l'explosion d'une bombe placée en bord de route près d'un marché de Bagdad, apprend-on au ministère de l'Intérieur. Des policiers s'étaient rendus dans le quartier de Doura, dans le sud de la capitale irakienne, après l'explosion d'un premier engin et ont été piégés par le déclenchement d'une seconde bombe, a-t-on dit de source ministérielle.

De source policière, on parle de six morts et 15 blessés.

AP

11-05

Une série d'attaques apparemment coordonnées contre la police et l'armée ont fait au moins dix morts tôt lundi matin à Bagdad, selon la police.

AP

12-05

Sept personnes ont aussi été blessées par l'explosion d'une bombe dans le centre de Bagdad matin au passage d'un véhicule de la police.

AFP

13/5

Jeudi, une bombe a explosé en bordure de route près d'une patrouille de police sur la place al-Nahda dans le centre de Bagdad, faisant un mort et huit blessés, dont cinq policiers, selon les services de sécurité et des sources médicales.

AP


1-2 Province d'Anbar (vaste territoire à l'ouest de Bagdad comprenant les villes de Amiriya, Baghdadi, Diyarah, Falloujah, Habbaniyah, Haditha, Haqlaniyah, Hawija Hit, Houssabayh, Karabilah,  Khaldiyah, Koussaïba, Mahawil, Oubaïdi, Ramadi (capitale de la province d'Al-Anbar,) Kaïm (à la frontière avec la Syrie), Sindjar & Zaidan

 

Falloudja, à 50 km à l'ouest de Bagdad,

10-05

Quatre personnes, dont deux policiers, ont été tuées dans des attentats contre des maisons appartenant à des membres des forces de sécurité.
http://www.almanar.com.lb/

 

Mahmoudiya,

12-05

Deux soldats ont été tués et sept blessés alors qu'ils tentaient de désarmorcer une bombe sur une route menant à Mahmoudiya, à 30 km au sud de Bagdad,

AFP

 

Suwayrah

10-05

Un double attentat a été perpétré lundi matin à Suwayrah, à 40km au sud de Bagdad.

Une première bombe avait été installée dans une voiture stationnée et la seconde en bordure de route.

Un responsable du ministère de l'Intérieur a fait état d'un bilan de huit morts et 28 blessés, tandis qu'un policier basé dans la ville voisine de Kut parlait d'au moins de 71 blessés.

http://fr.news.yahoo.com/3/20100510/twl-irak-violences-1def439.html

AP

 

Tarmiya (45 km au nord de Bagdad),

10-05

Parmi les victimes, figurent  un civil et trois gardes du corps du maire de la ville de Tarmiya (45 km au nord de Bagdad), Mohammed Jassem al Mashhadani, dont le convoi a été visé par une bombe. Le maire a été blessé dans l'attaque avec 15 autres personnes.
http://www.almanar.com.lb/


1-4 Province de Ninive (Mossoul (capitale de la région nord du pays - à 375 km au nord de Bagdad,) Hawijah, Kassak"(70 km au nord-est de Mossoul) & Tall Afar )

Mossoul

10-05

Près de Mossoul (nord), au moins deux personnes ont été tuées lorsqu'un kamikaze a déclenché sa voiture piégée près d'un point de contrôle, selon le colonel irakien Rebwar Younis. Le barrage était contrôlé de façon conjointe par les forces de sécurité irakiennes et kurdes. http://fr.news.yahoo.com/3/20100510/twl-irak-violences-1def439.html

AP

10-05

Deux peshmergas (combattants kurdes) ont péri dans un attentat  près de Mossoul, à 350 km au nord de Bagdad.

http://www.almanar.com.lb/

20-05

Cinq Irakiens, dont trois policiers, ont été tués dans la ville, un foyer encore important de l'insurrection irakienne, a indiqué la police.
Trois personnes, dont un policier, ont été tuées dans un attentat suicide visant un point de contrôle dans le quartier de Chifa, dans le centre de Mossoul.
Deux autres policiers ont été tués dans des tirs, là encore ayant visé un point de contrôle.
Mossoul est l'une des villes où les attentats et les attaques contre les forces de sécurité sont quotidiens.

AFP

24-05

Des hommes armés ont abattu lundi à Mossoul, dans le nord de l'Irak, un député élu le 7 mars sur la liste du bloc laïque Irakia de l'ancien Premier ministre Iyad Allaoui, rapporte la police.

Le député Bashar Mohammed Hamid al Akidi a été blessé à la poitrine lors d'une attaque devant son domicile, dans l'ouest de Mossoul, et a succombé peu après à ses blessures, précise la police. Son chauffeur a été blessé dans l'attaque.

De nombreux employés du gouvernement et responsables de la police ont été visés par des attaques avant et depuis les élections, mais Adiki est le premier député assassiné.

Deux candidats du bloc, a-t-il ajouté, avaient été tués avant les élections.

Adiki était un homme d'affaires de 33 ans.

AP



L’Irak en chiffres (depuis le début de la guerre de conquête en mars 2003l



Peuple

 

Civils tués (depuis l'occupation)   

1 366 647 ( chiffre  minimum)

Civils blessés (depuis l'occupation) 

 1.148.120 ( chiffre très très minimum)

Civils violés (par les troupes d'occupations)

2.507     (voir Ibrahim Allousch

Civils/Résistants arrêtes : (une dizaine par jour...)

8.945   (chiffre minimum)

Résistants (décrit tel quel ) tués

4.121 ( chiffre minimum)

Résistants (décrit tel quel ) blessés

3.888   (chiffre minimum)

En prison

1.900 (chiffre minimum)

Embargo

750.000 enfants (chiffre minimal)

Embargo

750.000 adultes (chiffre moyen)

 

 

Militaires irakiens tués pendant l'invasion

45.596 (chiffre minimal)

Civils tués pendant l'invasion

120.200 (chiffre minimal)

 

 

Coalition

 

Nombre de Soldats tués (ou morts...) 

34.705

Soldats rapatriés (blessés ou malades)

74.4102

(*) dont 10% meurent en cours de route ou à l'hôpital)

 

Disparus (dans la nature)

1.014

Désertions

5.501

Mutinerie

2 corps + 25

Aide psychologique

66.108***

Suicides

Mercenaires tues                                                                                 

5.683 (chiffre très minimal)

933

non-combattants accidentés,

27 103

Policiers/soldats/miliciens irakiens  tués

13.224

Policiers /soldats/miliciens irakiens blessés

27176 (chiffre minimal)

Policiers /soldats irakiens disparus (dans la nature)

13.916

 

 

Autres tués (collaborateur)

5718

Autres blessés (collaborateur)

9.770

 

 

Nombre d'attaques de la résistance de 2003 à 2008:

Oléoducs, les infrastructures pétrolières & d'électricité

164.001,

464 attaques (grand minimum)

Infrastructures du rail

195 attaques (idem)

Hélicoptères

104  ++              (idem)

Avions (& drone)

28 ++



Ces   totaux sont obtenus par le recoupement (si possible) des chiffres des pertes communiqué par la résistance & les médias occidentaux + XINHUANET



Number Of Iraqis Slaughtered In US War And Occupation Of Iraq "1,331,578"


Cost of U.S. War and Occupation of Iraq

725.142.028.728

28-05 - 11.33

http://www.costofwar.com/

http://www.nationalpriorities.org/costofwar_home
For more details, click here.


5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

 

5-1 Vidéo : la stratégie du choc.

http://www.dailymotion.com/video/x61ckm_la-strategie-du-c...

 

 


5-2 Gilles Munier : L’omerta médiatique : Pas de solution sans la résistance.

Le 7 mars, les bureaux de vote à peine ouverts, les agences de presse annonçaient que les Irakiens bravaient le terrorisme pour mettre leur bulletin dans l’urne.

Depuis deux mois, le bilan de Nouri al-Maliki en matière de sécurité était présenté comme positif. Autrement dit, on avait l’impression que ne restait dans la clandestinité que l’ « Etat islamique d’Irak », dont fait partie Al-Qaïda au Pays des deux fleuves, accusé des attentats aveugles à Bagdad (25 janvier - 37 morts), à Baqouba (3 mars - 33 morts) et à Nadjaf (6 mars - 3 morts) ; et soupçonné de ceux du 26 janvier, du 1 février et du 6 mars à Bagdad (respectivement 54, 22 et 36 morts).

Telle n’était évidemment pas la situation.

Entre le 1 janvier et le 7 mars, Heyetnet.org, l’agence de presse du Front du Djihad et du Changement, un des principaux regroupement résistant, a rendu compte d’une trentaine d’opérations conduites par les Brigades de la Révolution de 1920, Ansar al-Sunna, l’Armée des moudjahidine, l’Armée al-Rashidin, l’Armée Tabi’in et la Ligue al’Iraq al-Jihadiya, à Bagdad, Bassora, Tikrit, Taji, Kirkouk, Baqouba… c'est-à-dire pratiquement dans tout le pays.

Qui en a entendu parler ?

Il s’agissait d’attaques au mortier de la Zone verte, de quartiers généraux des forces américaines, des ambassades américaine et britannique, d’aéroports.

Des véhicules blindés ont été détruits, des G.I’s et des auxiliaires irakiens tués.

Qui en a entendu parler ?

Pas de solution sans la résistance

Les journalistes occidentaux n’ont aucune excuse pour expliquer ce silence.

A la différence des autres fronts de la résistance, tous aussi actifs, mais qui méprisent les médias ou communiquent mal, le Front du Djihad et du Changement alimente régulièrement son site d’information en anglais sur Internet. Harith al-Dari, son porte parole, secrétaire général de l’Association des Oulémas musulmans, réagit rapidement aux événements.

Par exemple, il n’a pas hésité à condamner en janvier l’assassinat d’un cheikh de la tribu Obeid à Abou Ghraib, puis l’attentat visant des pèlerins chiites à Kerbala le 4 février (40 morts).

Il a commenté les résultats des élections législatives, mais ses analyses ne retiennent pas l’attention de la presse occidentale.

Pourtant, tout le monde sait qu’aucune solution n’est possible en Irak sans un dialogue avec la résistance.

En revanche, la moindre déclaration de Omar al-Baghdadi, improbable dirigeant de l’Etat islamique d’Irak, tué pour la énième fois mi-avril, était rapportée avec célérité.

Question d’attaché de presse, sans doute ! C’est, en effet, SITE Intelligence Group qui transmet ses communiqués aux médias. Cette société basée à Houston (Texas), dirigée par Rita Katz, juive d’origine irakienne, diplômée de l’université de Tel-Aviv, surveille les activités des organisations islamiques radicales sur Internet pour le compte de Pentagone et du FBI.

Pour que l’omerta sur les activités de la résistance irakienne cesse, les médias devront attendre le feu vert du Pentagone. Cela n’en prend pas le chemin. Depuis le 7 avril, parallèlement aux attentats attribués à grand bruit à Al-Qaïda - alors que Téhéran serait impliqué - la résistance a revendiqué une à deux opérations par jour sans que la presse en rende compte. Tant que 50 000 GI’s seront basés en Irak et que l’Iran manipulera ses agents locaux, la résistance ne déposera pas les armes. Eric Olson, commandant l’U.S. Special Operations Command, le sait. Au lendemain des législatives, il a annoncé que le « retrait » d’Irak ne concernerait pas 4 500 membres des Forces spéciales.

Gilles Munier

(Afrique Asie – mai 2010)


5-3 Gilles Munier : Un crime au Kurdistan irakien.

L’Agence de sécurité de la Région kurde (SAKR), service de renseignement plus connu sous le nom de Parastin, accuse le parti d’opposition kurde Gorran d'avoir attisé les tensions au Kurdistan irakien en la rendant responsable de l'assassinat du journaliste Sardasht Osman. Le jeune homme (23 ans) a été enlevé en plein jour, le 4 mai, devant l’université Salah Eddine (Saladin) à Erbil, où il étudiait. Les gardiens de l’établissement dépendant de l’Unité Zerevani, du PDK (Parti démocratique du Kurdistan, dirigé par Massoud Barzani, président de la Région autonome), ne sont pas intervenus. Sardasht Osman dénonçait la corruption et le népotisme au Kurdistan. Il avait publié un article satirique titré : « Je suis amoureux de la fille de Massoud Barzani » où il énumérait les avantages – exorbitants - dont bénéficient les membres de la famille Barzani, et – surtout -  brisé un tabou en signalant que les palais du président kurde sont protégés par des Israéliens.

Deux balles dans la tête

   Ayant fait l’objet de menaces de mort, Sardasht Osman avait écrit en janvier dernier : « Ces derniers jours, pour la première fois, on me dit que ma vie touche à sa fin, et, comme ils disent, que ma permission de respirer ne sera bientôt plus valable, mais je ne crains ni la mort ni la torture, j'attends ce rendez-vous pour voir mes meurtriers, et je prie pour recevoir une mort tragique digne de ma vie qui fut tragique… J'ai contacté ensuite le brigadier de la police d'Erbil qui m'a dit : "Le portable qui vous menace est extérieur à ce pays!"; il m'a dit aussi qu'à Erbil rien ne se passe, et il m'a répété que je devais avoir un problème personnel. J'ai alors pensé, avec un sourire, qu'il avait peut-être raison et que Nicolas Sarkozy* pouvait m'avoir téléphoné et menacé ! » (1).

   La camionnette où l’ont jeté ses ravisseurs a passé sans difficulté plusieurs postes de contrôle tenus par le PDK. Son corps, portant des traces de torture et deux balles dans la tête, a été retrouvé, le 6 mai, sur une autoroute près de Mossoul. Le Parastin, dirigé par Masrour Barzani (fils de Massoud Barzani), a été aussitôt accusé du meurtre. A l’annonce de la mort de Sardasht Osman, plusieurs centaines d’étudiants ont manifesté devant le siège du PDK à Erbil et à Soulimaniya, 74 journalistes kurdes ont demandé à Hillary Clinton que les Etats-Unis « réagissent de façon appropriée à l’incident ».

Masrour Barzani sur la sellette

   Ce n’est pas la première fois que Masrour Barzani s’en prend violemment à des journalistes.

En février 2006, il avait ordonné à ses gardes du corps de tirer - en plein Vienne – sur l’écrivain Kamal Saïd Qadir. Cet intellectuel kurde – citoyen autrichien – connu pour ses articles fustigeant la nomenklatura d’Erbil, avait eu la mauvaise idée d’aller en 2005 au Kurdistan pour se rendre compte de la situation. Arrêté, il avait été condamné à … 30 ans de prison, puis libéré quelques mois plus tard grâce aux pressions exercées par l’Autriche.

   Au Kurdistan irakien, le Parastin et le Dazgay Zaniyari (son alter ego dans le camp de Jalal Talabani) sont régulièrement accusés de détentions arbitraires, de torture, d’exécutions sommaires, et de nettoyage ethnique à Kirkouk et dans les régions limitrophes.

(1) La mort de Serdest Osman et les jeunes Kurdes en colère – Lire dans cet article, la traduction de sa lettre à Massoud Barzani.

http://sohrawardi.blogspot.com/2010/05/la-mort-de-serdest-osman-et-les-jeunes.html

* Nicolas Sarkozy est présenté au Kurdistan irakien comme un des grands supporters du clan Barzani. Lors d’une conférence organisée le 29 janvier dernier, au Sénat français, Masrour Barzani, chef du Parastin, s’est fait le chantre des droits de l’homme. Boris Boillon, ambassadeur de France à Bagdad, qui intervenait à la tribune, ne tarissait pas d’éloges sur la façon dont le Kurdistan irakien est gouverné !

Lire : Les entreprises françaises, cibles de la résistance (AFI-Flash n°103)

 http://www.france-irak-actualite.com/article-irak-les-entreprises-fran-aises-cibles-de-la-resistance-49188479.html

Gilles Munier

Mardi 18 mai


5-2 Livres

1 La chute - Interrogatoires de Saddam Hussein par le FBI : Une traduction française tendancieuse

On est en tout cas en droit de se demander si le but de cette version orientée n’est pas de justifier la diabolisation de Saddam Hussein et, a posteriori, l’agression américaine.

La chute - Interrogatoires de Saddam Hussein par le FBI

Une traduction française tendancieuse

Pour ceux qui ont lu, en anglais, le rapport de George Piro sur ses entretiens avec Saddam Hussein, de février à mars 2004, la version française publiée par les Editions Inculte pose le problème de la fidélité due à un document historique.

En effet, l’étonnement du lecteur bilingue va grandissant à mesure qu’il découvre les modifications apportées au témoignage, les passages tronqués…

Pourquoi, par exemple, avoir sauté le paragraphe sur l’opération militaire simulée informatiquement, organisée début 1990 par le général Norman Schwarzkopf, qui annonçait la Première guerre du Golfe ?

Présenter l’ouvrage comme des «Interrogatoires » plutôt que des « Entretiens » annonce la couleur. Pour le FBI et pour Saddam Hussein qui en avait fait une condition, il s’agissait d’un dialogue.

Certes, la traductrice rend plus fluide la lecture d’un texte original austère. Les lourdeurs et les répétitions inhérentes à tout rapport de police - le contenu primant sur la forme - il allait de soi de les gommer. Mais, elle met sa probité intellectuelle en question en plaçant dans la bouche de Saddam des expressions comme « guerre du Kippour» », au lieu de « guerre d’Octobre ou du Ramadan », et « Golfe persique » au lieu de « Golfe arabe ». Là, on ne peut plus parler de traduction, mais d’adaptation tendancieuse…

Jean-Pierre Luizard, chercheur au CNRS, n’a sans doute pas lu le texte qu’il a préfacé, à moins qu'il ne faille mettre son aveuglement sur le compte de son tropisme pro-iranien !

On est en tout cas en droit de se demander si le but de cette version orientée n’est pas de justifier la diabolisation de Saddam Hussein et, a posteriori, l’agression américaine.

Titrer le livre : « La chute », référence au film sur les derniers jours de Hitler, n’est évidemment pas innocent.

Gilles Munier


2 Khalil al-Douleïmi * Saddam – Les secrets d’une mise à mort.

Khalil al-Doulaïmi avait promis à Saddam Hussein, dont il était le principal avocat, de rendre public ce qu’il lui révélait, notamment sur ses derniers combats : prise de Bagdad, débuts de la résistance, clandestinité, arrestation, rôle de l’Iran dans le guerre, détention, procès, plan d’évasion.

L’auteur n’ayant pas assisté au face à face courageux du Président irakien avec la mort, a recueilli la relation faite par un témoin. En annexe, des documents apportent des éclairages inédits dont la presse internationale s’est bien gardée de rendre compte, comme la lettre de Moqtada al-Sadr remerciant Saddam pour les condoléances qu’il lui avait présenté après l’assassinat de son père, attribué aux Iraniens. De quoi s’interroger sur les mystères de Bagdad, quand on sait que le chef de l’Armée du Mahdi l’aurait accueilli d’un « Comment vas-tu tyran ! » le jour de l’exécution, et sans doute fait partie de ses bourreaux.

Saddam – Les secrets d’une mise à mort est le témoignage d’un patriote passionné, pour qui « les faits sont têtus » et toute vérité bonne à dire. C’est un document historique de première main, qu’il faut lire - et faire lire -  pour contrebalancer, ne serait-ce qu’un peu, la propagande véhiculée par les centaines de livres et les milliers d’articles diabolisant le président irakien et noircissant le régime baasiste. Comme l’écrit Geneviève Moll, ancienne rédactrice en chef des « Quatre vérités » sur Antenne 2, dans sa préface, l’ouvrage «explique la rancœur de la rue arabe à l’égard de l’Occident et pourquoi Saddam Hussein, depuis son exécution montrée d’une manière indécente sur toutes les télévision du monde, est devenu un martyr musulman ». 

* Saddam, les secrets d’une mise à mort, par Khalil al-Doulaïmi - éditions Sand, 288 p.- 14 euros.


5-4 Pascual Serrano : Mensonges et falsifications sont les nouvelles formes de censure dans les pays "démocratiques".
Entretien de Pascual Serrano « La censure est le propre du pouvoir »
par Manola Romalo 

En tant qu`information alternative aux grands médias, le journaliste espagnol Pascual Serrano (Valence, 1964)  fonda en 1996 le journal électronique indépendant « Rebelión ». 

En 2006-2007 il a été assesseur éditorial au canal de télévision alternatif de Caracas, Telesur.. Pascual Serrano écrit pour une dizaine de journaux, tels : « Público », « Diagonal », « Mundo obrero », « El otro país” et “Le Monde Diplomatique”.
Vous démontrez dans vos essais que la fonction principale des grands médias de la presse, de la radio, de la télévision et de l`Internet est de « convaincre l`ensemble des populations de leur adhésion aux idées des classes dominantes ».  Comment parviennent-ils à obtenir ce consensus de la part du grand public ? 
À cet effet les médias utilisent de nombreuses techniques qui dépendent en particulier de chaque cas et du profil social des récepteurs. Mais où ils ont le plus de succès, c`est dans le fait de nous convaincre que le contenu de leurs informations est neutre, objectif et impartial…Le public croit qu`il a devant soit quelque chose d`aseptique. Le secret consiste à réaliser une  « intentionnalité informative » de telle sorte que le citoyen ne s`en aperçoive pas. L`époque ou on nous faisait ingurgiter d`interminables discours ou des articles d`opinion séducteurs est passé.  Dans d`autres circonstances, les médias présentent en tant qu`opinion de la majorité des citoyens uniquement l`opinion éditoriale du média respectif. De la même façon, le langage est manipulé pour servir les intérêts des classes dominantes. Des mots et des concepts qui ne doivent plus exister dans l`imaginaire collectif, par exemple celui de « classes sociales »,  disparaissent.

Généralement nous croyons que seules les dictatures censurent les médias. Mais la nouvelle forme de censure emploie des méthodes bien plus subtiles. Quels sont ses principaux mécanismes ?
La censure traditionnelle consistait à interdire que se transmettent les informations ou les opinions qui ne plaisaient pas au pouvoir. 
Aujourd`hui, au nom de la liberté d`expression,  on diffuse des mensonges et des falsifications avec une totale impunité. De cette façon la vérité termine occultée entre mensonges et trivialités, le résultat est le même qu`avec la censure.  D`autres fois on omet des éléments de contexte o bien des antécédents indispensables pour comprendre un événement controversé, fait qui censure l`événement dans toute sa complexité

Le 26 mars, Wikileaks a dénoncé le plan de la CIA de lancer une campagne en Europe, principalement en France et en Allemagne, ayant comme but d`influencer l`opinion publique en faveur de la guerre d`Afghanistan. (1Cette information a  été passée sous silence par tous les grand média de ces deux pays. Qui filtre l`information ?

Les grands médias de communication sont uniquement les supports des puissants groupes économiques- Les intérêts, les valeurs et les principes de ces groupes vont servir comme filtres pour choisir ce qui sera publié ou pas.  De la même façon  vont influencer  d`autres lobbys nécessaires, qui ne sont pas forcément des actionnaires. Par exemple : les annonceurs, les entreprises avec lesquelles les médias travaillent, les gouvernements amis, etc. …

Occultant le fait que le gouvernement du Venezuela a pris des mesures pour protéger sa population de la spéculation des entrepreneurs,  l`agence d`État Germany Trade & Invest écrivait dans un rapport, fin janvier 2010: « Le désavantage pour les entrepreneurs est le fait qu`il leur est enlevé le moyen de supra-facturation.»  Ces « désavantages » seraient-ils la cause de la guerre médiatique déchainée par les pays néolibéraux contre le président Hugo Chávez ?
Les gouvernements progressistes d`Amérique Latine sont un défi pour le modèle néolibéral des pays riches. Ils ont démontré qu`ils ont l`appui des masses populaires, qu`ils gagnent à tour de bras les élections, que le peuple défend au-delà des urnes ces gouvernements avec une passion impressionnante, qu`ils ont obtenu des améliorations sociales inimaginables sous les régimes néolibéraux des années `90, que l`état peut (et doit) jouer un rôle important dans l`économie et dans les secteurs stratégiques, que les ressources naturelles doivent être publiques et nationales. Tout cela suppose une perte de terrain pour la progression du néolibéralisme et ne pouvait provoquer qu`une réaction agressive de la part des pouvoirs économique mondiaux. C`est à travers les médias de communications - aujourd`hui les champs de bataille prioritaires -  que s`obtient l`adhésion de l`opinion publique, condition sine qua non pour imposer les agressions suivantes.

Quels moyens ont les citoyens pour reconnaitre les vraies informations des  mensonges. Quelles références intellectuelles ont-ils comme choix ?
Le journalisme se passe de même qu`en médecine : vous devez avoir confiance dans un média de communication ou bien dans un journaliste de la même manière que vous vous confier à un chirurgien pour qu`il opère votre cœur. Puisque normalement nous ne pouvons pas aller en  Afghanistan pour vérifier ce qui s`y passe, nous devons avoir confiance en celui qui nous rapporte les faits de ce pays.

Le premier pas est de savoir qui est le patron du média de communication, quelle entreprise ou quels intérêts se trouvent derrière. Il pourra  mériter notre confiance uniquement si nous savons qu`il s`agit d`un projet indépendant des groupes d`entrepreneurs.

De même, nous devons détecter les analystes et les journalistes honnêtes et rigoureux, spécialisés dans différents thèmes. Dans mon livre « Désinformation » je fais des propositions en ce sens.

D'autre part, nous devons connaitre l`éventail des mouvements sociaux pour pouvoir leur demander conseil. Ils connaissent les sources et manient de précieuses informations que les grands médias ne nous offrent pas.  
1. http://rawstory.com/rs/2010/0326/cia-paper-reveals-strategies-manipulate-european-opinion-afghanistan/ 
Source: hintergrund 

Publications récentes de Pascual Serrano : 
« Perles, gros mensonges, sottises et tricheries des médias de communication » (2006, 2007, Vol.1 et Vol. 2). 
« Médias violents. Mots et images pour la haine et la guerre » (2007). 
« Désinformation. Comment les médias occultent le monde » (2009). « Le journalisme est la nouvelle » (avril, 2010).   

Pascual Serrano « La censure est le propre du pouvoir »
Manola Romalo 

http://www.mleray.info/article-les-nouvelle-formes-de-censures-des-pays-dits-democratiques-50048615.html  



6 Les brèves

Ndlr : la publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyses ou le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information.

6-1 Irak: Maliki échoue à ravir la première place des législatives.

Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a échoué dimanche à ravir la première place du scrutin législatif à son rival laïc Iyad Allawi après un nouveau décompte qui a confirmé l'absence de fraudes à Bagdad contrairement à ses allégations.

La commission électorale a maintenu les résultats annoncés il y a six semaines, ouvrant désormais la voie à la formation du prochain gouvernement, que pourrait néanmoins diriger M. Maliki après un accord avec les formations chiites rivales.

"Il n'y a pas de changement dans la répartition des sièges pour les différentes listes à Bagdad et en Irak et les plaintes déposées par les différents groupes politiques ont été étudiées et réglées", a affirmé à l'AFP Saad al-Rawi, un membre de la commission électorale.

"Il y a eu des changements minimes de 3.000 voix sur 2,5 millions de suffrages par rapport au premier décompte", dus à des erreurs techniques des assesseurs, a de son côté indiqué lors d'une conférence de presse le porte-parole de la commission Qassem al-Obeidi.

"Les accusation de fraudes et de manipulations n'étaient absolument pas fondées", a-t-il insisté.

Il a confirmé que comme, lors du premier décompte, la liste de M. Maliki avait obtenu 26 sièges et le Bloc irakien de l'ancien Premier ministre laïc Iyad Allawi 24. L'Alliance nationale irakienne (ANI), qui regroupe deux formations chiites conservatrices, a recueilli 17 sièges et un autre est revenu au Front de la Concorde (sunnite).

Les deux derniers sièges reviennent aux minorités religieuses.

Fin avril, la commission électorale, sur l'insistance de la liste de l'Etat de droit (AED) de M. Maliki, avait accepté un nouveau décompte manuel uniquement dans la province de Bagdad, la plus importante du pays puisqu'elle doit répartir 70 sièges.

Elle doit désormais transmettre ce nouveau décompte pour ratification à la Cour suprême, qui a déjà entre ses mains les résultats des 17 autres provinces.

Au niveau national, M. Allawi était arrivé en tête des législatives avec 91 sièges, contre 89 à Nouri al-Maliki, 70 à l'ANI et 43 à l'Alliance kurde.

L'ancien Premier ministre laïc considère qu'il lui revient, selon la Constitution, de former le nouveau gouvernement car sa liste est arrivée en tête alors que les deux coalitions chiites, qui ont décidé de former un seul groupe parlementaire, sont d'un avis opposé.

Les résultats de Bagdad sont confirmés alors que M. Maliki a accru ses chances d'être reconduit dans ses fonctions en obtenant la levée du veto à sa candidature de la part des partisans du chef chiite Moqtada Sadr en échange de la libération de leurs prisonniers.

Reste une inconnue qui pourrait encore modifiée la répartition des sièges: "Aucune décision finale n'a encore été prise sur neuf candidats", a affirmé le porte-parole de la commission électorale.

L'instance juridique de la commission électorale doit se prononcer sur le cas de neuf députés élus qui sont menacés de perdre leur siège en raison de leurs liens présumés avec l'ancien parti Baas de Saddam Hussein.

Si elles étaient invalidées, leurs voix seraient annulées et, comme il s'agit d'un système proportionnel, il faudrait donc redistribuer les sièges dans les provinces concernées.

Sept des neufs députés appartiennent à la liste de M. Allawi. Quatre ont été élus à Bagdad et les trois autres à Ninive (nord), Anbar (ouest) et Babylone (centre).

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5i7LC6U7JayhtLAWSP9RX0UGi4l8g


6-2 Les entreprises françaises, cibles de la résistance ?

Le 25 mars dernier, le Parti Baas irakien clandestin et le Front pour le Djihad, la Libération et le Salut national (JLNSF)présidés par Izzat Ibrahim al-Douri - ont averti les entreprises étrangères, et pétrolières en particulier, que les contrats signés avec le « gouvernement irakien fantoche » sont « nuls et non avenus ».

Assimilant les sociétés étrangères commerçant avec l’Irak à des forces occupantes, ils déclarent qu’elles sont, de ce fait, des « cibles légitimes » pour les organisations de la résistance.

En France, il faut espérer que le Medef ait fait circuler l’information car ce n’est pas sur le site Internet du Quai d’Orsay ou de l’ambassade de France en Irak que les cadres faisant l’aller-retour à Bagdad trouveront l’information. Au contraire…

A la tête de l’Etat et au gouvernement français, comme au Pentagone, la méthode Coué prévaut.

Le 29 janvier dernier, lors d’un colloque « Le Proche-Orient à l’heure nucléaire », organisé au Sénat par la Fondation Robert Schumann, Boris Boillon, ambassadeur de France à Bagdad, a dressé un tableau idyllique de la situation en Irak : sécurité maîtrisée, contrats mirifiques à la pelle. En 2008, la France n’avait qu’une infime partie du marché irakien, en 2009, elle allait « exploser les compteurs »… Les Américains, disait-il, « veulent laisser les clés d’une maison en bon état avant de partir ». L’Ambassadeur se montrait plus convaincant qu’un porte-parole de Nouri al-Maliki. Heureusement que Jean-François Poncet, ancien ministre des Affaires étrangères, qui présidait la conférence, l’a fait redescendre sur terre. Cela permit à l’assistance d’apprendre qu’il fallait quand même se déplacer avec des gardes du corps et en voiture blindée et si un chef d’entreprise était victime d’un attentat, c’est - selon les propres termes de Boillon - qu’il n’avait « pas d’bol » ! Question sécurité d’ailleurs, le représentant du ministère des Affaires étrangères irakien, qui intervint après lui, était moins optimiste. Il avoua qu’il avait récemment échappé à un attentat.

 

Mais, pour finir, quelle idée d’avoir invité Masrour Barzani à parler des « droits de l’homme » et de « démocratie ». C’était surréaliste ! Fils de Massoud Barzani, président de la Région autonome du Kurdistan, il dirige l’Asayish, le redoutable service secret kurde, accusé d’assassinats, d’enlèvements et de tortures. Heureusement qu’en préalable, Jean-François Poncet avait déclaré sur un ton interrogatif et malicieux, qu’au Kurdistan « si on n’est pas un Barzani, on n’est pas grand-chose ».

Lire :

Sarkozy et le commerce franco-irakien (AFI-Flash n°90 – 3/4/09)

http://www.france-irak-actualite.com/pages/Sarkozy_et_le_commerce_francoirakien_avril_2009-1982461.html


6-3 L'armée turque bombarde des positions kurdes en Irak.

L'aviation turque a bombardé jeudi 20 mai plusieurs dizaines de positions des rebelles kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans le nord de l'Irak. Vingt avions de combat ont participé aux opérations, qui visaient des positions du PKK, une organisation armée kurde de Turquie, dans la région autonome kurde du nord de l'Irak. Près de cinquante cibles ont été visées au cours du raid, qui s'est poursuivi pendant toute la journée sur la base de renseignements transmis par les Etats-Unis, selon une chaîne d'information, NTV. L'agence de presse Anatolie a indiqué que les frappes avaient été organisées pour anéantir un groupe de rebelles s'approchant de la frontière turque à partir de leurs camps du nord de l'Irak.

NTV a ajouté que l'opération était jugée comme étant un succès, même si aucune perte n'était encore confirmée chez les rebelles. L'agence de presse kurde Firat News, considérée comme le porte-voix du PKK, a confirmé que l'aviation turque avait effectué deux bombardements sans faire de victimes parmi les rebelles. L'armée n'a pas pour le moment diffusé de communiqué.

Ce raid, le deuxième au cours de ce mois, fait suite à une série d'attaques du PKK contre des cibles militaires dans le sud-est de la Turquie, peuplé en majorité de Kurdes. Plusieurs soldats ont été tués dans ces attaques. Le précédent bombardement remonte au 7 mai. L'armée avait alors affirmé avoir détruit des positions à partir desquelles le PKK faisait feu sur ses hélicoptères.

Le PKK, qualifié d'organisation terroriste par la Turquie et de nombreux autres pays, a pris les armes en 1984 pour obtenir l'indépendance du Sud-Est anatolien. Il revendique aujourd'hui l'autonomie de la région. Le conflit a fait quarante-cinq mille morts. La reprise des affrontements entre le PKK et les forces de sécurité intervient chaque année au printemps, la fonte des neiges permettant aux rebelles de quitter leurs bases des montagnes turques et du nord de l'Irak.

20/5

AP


6-4 Irak: accord pour l'exploitation de trois champs pétroliers.

L'Irak a signé lundi un accord avec deux compagnies chinoise et turque pour l'exploitation de trois champs pétroliers, c'est ce qu'a annoncé à la presse le ministre du Pétrole Hussein Chahristani.
"C'est une très bonne journée dans l'histoire de la production pétrolière de l'Irak avec le développement des très importants champs à Missane. Il s'agit des champs de Bazargan, Fakka et Abou Gharb, près de la frontière avec l'Iran", a dit le ministre lors de cérémonie de signature.

"Ils avaient été offerts lors de la première séance d'enchères, mais sans résultat en raison du prix de la rémunération du contrat de service proposé par le ministère", refusé par les compagnies, a-t-il ajouté.
"Après plusieurs contacts avec les compagnies pétrolières chinoise CNOOC et turque TPAO, un accord a été trouvé sur le prix de la rémunération fixé à 2,3 dollars par baril", a-t-il précisé.
 La Chinese national offshore oil corporation et la Turkish petroleum corporation se sont engagées à produire d'ici six ans dans les trois champs situés dans la province de Missane, au sud-est de Bagdad, 450.000 barils/jour contre 100.000 b/j actuellement et à être rémunérées 2,3 dollars le baril comme le proposait le ministère.
Les réserves des champs de Baragan, de Fakka et d'Abou Gharb, sont estimées à 2,6 milliards de barils.
Dans ce cartel, CNOOC aura 63,75% des parts, TPAO 11,25% et la compagnie irakienne 25%.

17/05

ALMANAR


6-5 Le Kurdistan irakien, futur membre de l’OCDE ?

Dans une interview accordée au site kurde Rudaw.net (18-05-2010)*, Mahir Kaynak, ancien directeur du MIT (Milli İstihbarat Teşkilat), service de renseignement turc, a déclaré qu’après le retrait des forces américaines d’Irak (et de sa région autonome), les Kurdes irakiens devront choisir entre se rapprocher de la Turquie et le statu quo, c'est-à-dire vivre avec les Arabes qui les haïssent du fait de leur collaboration avec l’ennemi.
Mahir Kaynak pense qu’en cas de sécession du Kurdistan irakien, les Américains reconnaîtront le nouvel Etat, leur but étant, depuis la guerre de 2003, de partitionner l’Irak. Les Kurdes, dit-il, devront alors choisir parmi leurs voisins – Turcs, Perses, Arabes - celui qui correspond le mieux à leur intérêt. Selon lui, un Kurdistan indépendant pourrait - s'il le souhaite - fusionner avec la Turquie. Si c’était le cas, un statut de région fédérale lui serait accordé.
Pour Kaynak, l’existence de cette région fédérale kurde ne modifierait pas le statut des Kurdes de Turquie, population ayant, dit-il, la même origine raciale que les Turcs et ne vivant pas seulement dans le sud-est du pays, mais dans toute l’Anatolie.
La fusion du Kurdistan irakien avec la Turquie déboucherait sur l’entrée du Kurdistan (irakien) dans l’OCDE et un jour, peut être, dans l’Union européenne. Les pays de l’OTAN auraient alors le haute main sur les réserves de pétrole du nord de l’Irak et, surtout, sur le plus important château d’eau du Proche-Orient…

Exclusive interview with ex-MIT Director on Kurds and KRG, par Bawr Cham
http://www.rudaw.net/details.aspx?lang=English&page=articles&c=Exclusive Interviews &id=22112 *
http://www.france-irak-actualite.com/


6-5 Les brèves signé Gilles Munier  

1 La grande évasion

Le 2 avril, vingt-cinq prisonniers politiques se sont échappés du Centre de détention al-Ghazlani, à Mossoul, en creusant un trou dans le mur de leur cellule.

http://www.uruknet.de/?s1=1&p=64755&s2=03

 

2 Sécurité –

Selon le Général Qassem Atta porte-parole du Commandement des opérations pour Bagdad, Bagdad compte 1 400 checkpoints. Si la situation sécuritaire le permet, il envisage de réduire ce nombre de 5%. 

(Azzaman- 27/3/10)

 

3 Registre électoral -

Le nombre des députés irakiens est passé de 275 à 325 en se basant sur une estimation approximative de l’augmentation de la population, le recensement prévu fin 2009 ayant été reporté pour des raisons de sécurité. Le registre électoral des électeurs résident en Irak se base sur le listing des cartes de rationnement datant de l’époque de Saddam Hussein. Celui des Irakiens résident à l’étranger (1 250 000 personnes)… n’existe pas, ce qui favorise la fraude.

 

Turcomans

Alors qu’ils n’étaient représentés que par un seul député au Parlement – notamment en raison du boycott des législatives de 2005 – les Turcomans (ou Tukmènes) ont 7 élus, dont 5 sur la liste Iraqiya de Iyad Allaoui. Pour Orhane Ketene, porte-parole du Front Turkmène irakien, cela leur permet de peser dans les négociation en cours pour former la prochaine majorité. Leur attitude dépendra de la position des principaux partis concernant l’unité de l’Irak - à laquelle ils sont attachés - et du sort réservé à Kirkouk. Un statut inspiré de celui de la ville de Bruxelles est à l’étude, mais ne convient pas aux Kurdes qui veulent l’annexer.

Les Turcomans sont environ 3 millions en Irak, répartis principalement dans les provinces de Mossoul, de Kirkouk et de Diyala. Ils sont nombreux à Bagdad. Orhane Ketene signale que les tribus Karagulis et Bayats, dans le centre du pays, sont d’origine turcomanes.

http://www.aina.org/news/20100401194220.htm

 

Résistance –

 Plusieurs membres de la résistance irakienne se sont réunis à Damas, le 29 avril, parmi lesquels des représentants du courant baasiste dirigé par Mohammad Younis al-Ahmad. Le n°2 de cette fraction, Ghazwan Qubaissi, a déclaré : « Il n’y a pas de différence entre les baasistes réunis ici et ceux en Irak… Tous contribuent à la libération du pays ».

 

« Madame CIA » -

 Des partis politiques irakiens ont accusé Sandra Mitchell (surnommée Madame CIA), conseillère technique en chef de la mission de l’ONU chargée de superviser les législatives, de diriger en sous-main la Haute Commission électorale indépendante, et d’avoir falsifié les résultats des élections.

 

Talabani, président ? –

Les partis kurdes (PDK-UPK-Komal) se concertent pour  proposer la réélection de Jalal Talabani à la présidence de la République. Le Gorran (Changement) ne votera pour lui que si les différends qui l’opposent à l’Union patriotique kurde (UPK - le parti de Talabani) sont résolus, à commencer par la libération de ses militants, arrêtés pendant de la campagne électorale.

 

Prisons secrètes de Maliki –

Le secrétariat de Maliki a admis que 431 citoyens iorakiens avaient été incarcérés dans des prisons secrètes, mais que 275 d’entre eux avaient été transférés dans des prisons officielles, et 75 autres libérés.

Questions : où sont passés les 81 prisonniers manquants ?

http://news.antiwar.com/2010/04/19/maliki-detained-hundreds-of-sunnis-in-secret-baghdad-prison

 

Novlangue –

Dans la langue des troupes d’occupation étasuniennes, on sait que les explosifs placés au bord des routes sont des IED (engins explosifs artisanaux), les voitures piégées des VBIED. Depuis l’explosion de plusieurs immeubles et magasins à Bagdad – attribuées à Al-Qaïda – il faut savoir que HBIED veut dire « maison piégée avec des engins explosifs ». 

 

Espérance de vie

Selon les Indicateurs du développement dans le monde 2009 de la Banque mondiale, l’espérance de vie en Irak était de 65 ans en 1990, et de 71 ans en 1996. Elle est redescendue à 67 ans en 2007.

http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportID=88701

 

Pauvreté –

Selon Mahdi Muhsen, directeur de l’Organisation centrale des statistiques et de des technologies de l’information, ¼ des Irakiens vit au-dessous du seuil de pauvreté – estimé à 2 dollars par jour -  et dans certaines régions le taux de chômage avoisine les 30%. (Azzaman- 9/4/10)

 

Anciens manuscrits juifs –

Abdul-Zahra al-Taliqani, porte-parole du ministère irakien du Tourisme, accuse le Mossad d’être impliqué dans le vol d’anciens manuscrits juifs, sortis d’Irak avec l’aide de l’armée étatsunienne sous prétexte de restauration. Certains auraient été mis en vente en Israël.

http://www.uruknet.de/?s1=1&p=64448&s2=24

 

Prisons koweitiennes –

Six Irakiens détenus depuis la Première guerre du Golfe ont pu rencontrer leur famille, pendant trois jours, sous l’égide de la Croix-Rouge Internationale. Il s’agit de la seconde autorisation accordée depuis 1991.

http://gulfnews.com/news/gulf/kuwait/families-visit-iraqis-jailed-in-kuwait-since-1991-war-1.602688

 

Mort et résurrection d’Al-Qaïda au Pays des deux fleuves

Abou al-Walid Abd al-Wahhab al-Mashadani, “ministre” de la Sharia de l’“Etat islamique d’Irak” (ISI) a confirmé, le 24 avril, la mort de deux des dirigeants de son organisation : l’Egyptien Abou Ayyoub al-Masri – chef d’Al-Qaïda au Pays des deux fleuves - et de Abou Omar al-Baghdadi, « calife » de l’ISI. Ils ont été tués le 18 avril, a-t-il précisé, au cours d’une attaque aérienne menées par les « forces ennemies », dans la région du lac Thar-Thar, au sud de Tikrit.

Les noms de leurs successeurs seront connus prochainement.

 

Izzat Ibrahim, toujours dans la clandestinité

Suite à l’opération lancée contre Al-Qaïda, le quotidien irakien Al-Sabah al-Jedid a annoncé la découverte d’une grotte, dans le Djebel Hamrin (près de Tikrit), qui aurait été occupée par Izzat Ibrahim al-Douri, chef du Parti Baas irakien clandestin.

La nouvelle, transformée - par on ne sait qui - en « Izzat Ibrahim arrêté » a été diffusée sans vérification par les agences Agentur (Allemagne), Sify (Inde), puis par Novosti (Russie).

Evidemment, aucun démenti n’a ensuite été publié pour signaler que l’information était fausse.

Avis de recherche : Izzat Ibrahim al-Douri

     « 10  million de dollars, mort ou vif » !


29/05/2010

n° 69 - Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan. - 27-05 -: Début - : Une nouvelle guerre d'ampleur mondiale est possible

n° 69 - Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan. - 27-05 -: Début - : Une nouvelle guerre d'ampleur mondiale est possible


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'Otan et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan.

n° 69- 27-05

C.De Broeder & M.Lemaire

 



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

d) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com  - http://no-war.over-blog.com/

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be


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Sommaire.

Tiré à part 

La diversion du volcan islandais ! il est passé ou le nuage ?

1  Dossiers

1-1 Les Troupes US/OTAN Sous Commandement De L'Ex Commandant Des Escadrons De La Mort De Dick Cheney.

2 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

2-1 Bruit de bottes à l’Otan.

2-2 Une nouvelle guerre d'ampleur mondiale est possible.

2-3 eva R-sistons : guerre mondiale bientôt ?

2-4 Rick Rozoff : Le Kirghizistan et la bataille pour l’Asie centrale.

Fin  

3 Annexe

3-1 Robert Bibeau : La crise économique grecque fait trembler le monde.

3-2 Pascal Sacre : Prix Nobel de la Paix : quand Oslo glorifie le mensonge et la guerre.

3-3 Les guerres de Bush pour le pétrole : l'Asie Centrale.

 



Tiré à part 

La diversion du volcan islandais ! il est passé ou le nuage ?

Quelles furent les vraies raisons du blocage du trafic aérien en Europe occidentale? Notre ami et conseiller Robert synthétise les principales incohérences scientifiques de la thèse officielle et pointe sur les indices qui pourraient expliquer ce qui s’est vraiment passé pendant cette semaine très particulière.

Une grande manœuvre de l’OTAN, prévue depuis longtemps, a débuté le 12 avril, impliquant une soixantaine d’avions de combat. Officiellement, il s’agit d’un exercice de routine, mais l’on trouve dans un des documents publiés par l’OTAN cette petite phrase révélatrice : «Tester de nouvelles armes non conventionnelles liées au bouclier anti-missile.»

L’OTAN avait donc besoin d’une liberté maximum dans l’espace aérien pour pouvoir mener à bien ces expérimentations sans risques, ni observateurs indésirables. Et curieusement, un petit volcan islandais, l’Eyjafjöl, entre au même moment en éruption et se met à cracher des cendres qui imposent la fermeture de tout l’espace aérien des pays de l’OTAN au trafic civil, mais pas aux manœuvres militaires.

Le secrétaire général de l’Alliance, Anders Fogh Rasmussen, a d’ailleurs déclaré : «Je peux vous assurer que le volcan islandais n’a aucun effet sur nos opérations, ni sur la défense territoriale des États alliés»

La Russie et la Biélorussie n’ont fermé aucun de leurs aéroports bien que, selon l’organisme météorologique britannique, tout le territoire biélorusse et la moitié du territoire russe soient couverts par le nuage de cendres.

Les compagnies européennes ont rapidement mené des tests indépendants et ont conclu à l’absence de danger. Joachim Hunold, PDG d’Air Berlin, a ainsi déclaré : «Pas une seule sonde météo n’a été lancée en Allemagne pour mesurer si et dans quelles proportions il y a des cendres volcaniques dans l’air. La fermeture de l’espace aérien est entièrement basée sur les résultats de simulations par ordinateur du Volcanic Ash Advisory Center (VAAC)»

Guido Visconti, directeur du Centre des Phénomènes Extrêmes, a indiqué : «Les valeurs mesurées en France, Allemagne, Pays-Bas, Suisse et Roumanie sont égales ou inférieures à celles des standards acceptés pour la pollution urbaine». Des poussières, des cendres volcaniques ou du sable du Sahara sont présents toute l’année dans l’atmosphère. Une vingtaine de volcans sont en éruption simultanément dans le monde.

D’autre part, très peu d’images convaincantes, exceptés les mêmes reportages qui passent en boucle (la vidéo d’un avion pris dans le nuage d’un volcan). Le nuage de cendres lui-même est quasiment invisible, excepté sur certaines photos d’un ciel rougeoyant parcouru par de longues traînées, typiquement liées à l’utilisation de certaines ondes (HAARP, ondes scalaires…)

Il ne faut pas oublier la troisième coïncidence : le crash de l’avion polonais et l’élimination de la structure dirigeante d’un Etat. Ce genre «d’accident-sacrifice» sert généralement à prévenir tous ceux qui ne seraient pas à la hauteur des exigences du Nouvel Ordre Mondial… La Pologne a été le seul pays à ne pas accepter le vaccin H1N1 et a toujours fait bande à part dans la stratégie européenne. (Note du CROM : le gouvernement polonais se rendait à la commémoration d’un massacre généralement attribué aux Nazis mais qui, aujourd’hui, semble avoir été le fruit des Soviétiques. Allaient-ils faire des déclarations gênantes?)

C’est aussi une façon de dire aux Européens qu’ils devront se plier à toutes les “ordonnances” qu’on projette de leur imposer…

En effet, dans la perspective d’une déstabilisation de l’économie mondiale, cette opération est extrêmement préjudiciable au commerce européen. Ce sont les compagnies européennes qui sont le plus gravement touchées et certaines pourraient se rapprocher rapidement de la faillite, au bénéfice des compagnies états-uniennes.

Il faut toujours se poser la même question : à qui profite un événement de ce genre ?
http://www.futurquantique.org/?p=5721#more-5721

09 mai 2010

Posted by Équipe Signes des Temps on May 5, 2010

CROM.be, 05 mai 2010

http://rustyjames.canalblog.com/tag/otan



1  Dossiers

1-1 Les Troupes US/OTAN Sous Commandement De L'Ex Commandant Des Escadrons De La Mort De Dick Cheney.

Le choix par l 'administration Obama du Lieutenant Général Stanley McChrystal comme nouveau commandant des troupes US/OTAN en AfPak n'est pas anodin et caractérise la nouvelle approche de cette guerre d'occupation par Washington. Les antécédents militaires de McChrystal, sa longue expérience des opérations de contre terrorisme durant les cinq dernières années à la tête du JSOC (Joint Spécial Opérations Command - commandement des opérations conjointes spéciales) parlent d'eux -mêmes. D'avril 2003 à Avril 2008, il a supervisé les opérations de contre terrorisme, pourchassant des cibles qualifiées de "haute valeur" tels des dirigeants locaux et nationaux des mouvements de résistance en Irak, Afghanistan et au Pakistan, la plupart du temps en menant des raids dit ciblés ainsi que des attaques aériennes dont on connaît le terrible coût payé par les populations civiles. Dernièrement, 140 civils dont plus de 90 enfants afghans ont été massacrés dans des villages pris pour cibles dans le cadre des opérations du JSOC. C'est sous le commandement de McChrystal que le JSOC a changé de mission et est passé de l'entraînement aux méthodes de contre insurrection des unités militaires des pays occupés, sa mission principale, a celle de mener des opérations de contre terrorisme.
McChrystal a passé 5 ans à la tête du JSOC, ce qui est inhabituel, et ce parce qu'il était un ami proche de Donald Rumsfeld alors secrétaire à la défense, qui considérait le JSOC comme "son organisation" capable de rivaliser sur le terrain avec les opérations clandestines menées par la CIA. Le JSOC a été utilisé pour capturer Saddam Hussein et le dirigeant d'Al Qaeda en Irak, Abu Musab al-Zarqawi. Le JSOC sous commandement de McChrystal a mené des raids et autres opérations contre des Talibans et ce sans coordination avec le commandant des autres forces US présentes en Afghanistan. Ces forces spéciales organisaient des raids dans des maisons suspectées d'abriter des dirigeants Talibans recherchés notamment dans des villages de la province du Herat provoquant la colère des habitants qui, alors qu'ils s'étaient tenus à l'écart des combats, ont pris les armes contre les forces régulières US, selon un article paru dans le New York Times de Mai 2007 écrit pas Carlotta Gall et David E. Sanger.
Alors que les médias américains encensent le choix du secrétaire à la Défense, Robert Gates, tel le Wall Street Journal qui écrit que McChrystal : "mènera cette sorte de guerre de contre insurrection" que Gates veut voir se développer en AfPak, parce que, sous son commandement en Irak, le JSOC avait impliqué " des unités spécialisées en guerre anti guérillas, incluant l'entraînement des armées étrangères", ils semblent confondre contre insurrection et contre terrorisme. Alors que les opérations de contre insurrection ont principalement pour but d'influencer la population pour " rallier les coeurs et les esprits" et sont non militaires, les opérations de contre terrorisme sont exclusivement militaires et se concentrent sur le ciblage de "l'ennemi" et sa destruction notamment par des raids aériens particulièrement meurtriers pour les civils vivant dans les zones de conflits. Aucun ne rappelle le lien étroit, direct, entre le criminel de guerre Dick Cheney, vice président de l'administration Bush qui encore tout récemment se vantait qu'en utilisant la torture Bush avait sauvé de nombreuses vies américaines, et McChrystal, qui en fait, à la tête du JSOC, recevait directement ses ordres de Cheney.
C'est Seymour Hersh, le journaliste d'investigation américain, qui le dévoile dans une interview accordée au www.gulfnews.com. le 12/05/09. Hersh y révèle que l'ancien vice président Dick Cheney a dirigé ces escadrons de la mort visant ceux considérés comme des "ennemis " de l'Amérique à l'étranger.
"... Ce que j'ai dit et ce que j'ai écrit à plusieurs reprises c'est qu'il y a une unité spéciale qui s'occupe de ciblage de personnes de haute valeur qu'on croit être impliqués dans des activités anti américaines, où qu'on croit planifier de telles activités. Du point de vue de Cheney ce n'est pas du meurtre mais mener la " guerre contre le terrorisme". Et de mon point de vue et de celui de mes amis, dont des personnes au sein du gouvernement, c'est fou. Le vice président commet un crime. vous ne pouvez autoriser l'assassinat de personnes et ce n'est pas simplement en Irak et en Afghanistan c'est dans un grand nombre d'autres pays, au Moyen Orient, en Asie du Sud, en Afrique du Nord et même en Amérique Centrale. Au début, un grand nombre de noms étaient désignés via le bureau de Cheney, l'un de ses aides, John Hanna, a révélé lors d'une émission de TV que ce programme existait et a dit que de tuer des gens ce n'est pas un meurtre mais un acte de guerre justifié légalement. L'ancien commandant du JSOC, (McChrystal ) vient juste d'être nommé nouveau commandant en charge de la guerre en Afghanistan, ce qui me paraît très intéressant".
L'interviewer, Abbas Al Lawati, lui demande par la suite de nommer les pays au Moyen Orient ou ces escadrons de la morts ont mené des opérations. Réponse de Hersh :
"Non, je ne peux pas, mais j'ai dit qu'il y avait 12 pays et je pense qu'il y en a beaucoup plus, mais vous n'avez pas besoin d'être spécialiste pour deviner. Je sais avec certitude qu'ils ont opéré en Irak, et en Afghanistan. IIs en ont parlé. Le fait est que les hommes qui font cela n'aiment pas ce qu'ils font. Certains sont des chasseurs de la Marine qui ont été entraînés à accomplir des trucs sous l'eau. Qu'est ce qu'ils font à travers les montagnes faisant du mal aux gens ? Je ne condamne pas les hommes mais la direction, le président qui pense que la "guerre contre le terrorisme" veut dire qu'il peut decider de la mort de quiconque sur la base de preuves souvent fausses...." Sur la relation JSOC Obama, Hersh dit : " Je pense vraiment que la relation avec le JSOC est entrain de changer sous Obama. Actuellement c'est plus sous contrôle".
Mais quelle différence ? La mission de ces escadrons de la mort reste la même, assassiner quiconque est considéré comme "ennemi" des Etats Unis quelqu' en soit les conséquences en zone de guerre pour les civils qui y vivent. Mais peut être, cette fois, est-ce le président, commandant en chef des forces armées US, et non plus le vice président , qui donnera directement ses ordres au JSOC via McChrystal notamment pour ce qui est d'AfPak.
En annonçant la nomination de McChrystal, le secrétaire à la défense US, Robert Gates, a fait l'éloge de ce dernier pour " son talent unique en matière de contre insurrection" et dit que la mission en Afghanistan "nécessitait un nouvel état d'esprit et de nouvelles approches par nos dirigeants militaires".
Depuis Mars, les raids du JSOC ont repris de plus belle, bien que sous le commandement de McKiernan le prédécesseur de McChrystal. La nomination de ce dernier a été retardée à cause d'accusations portées à son encontre sur sa responsabilité concernant des mauvais traitements subis par des prisonniers placés sous son autorité. L'armée US a semble-t-il couvert ces abus des droits des prisonniers, sous prétexte de la classification top secrètes des opérations du JSOC. En fait, McChrystal apprécie la torture des prisonniers. Il a fourni le personnel pour la Task Force 6-26, une unité d'élite composée de 1000 agents des forces spéciales qui torturaient déjà des prisonniers au camp Nama en 2003. Cinq officiers de l'armée ont été reconnus coupables de traitements dégradants. McChrystal n'a pas lui-même été directement impliqué dans ces abus, mais le slogan de l'unité en dit long sur la mentalité de ses "Boys" : " si vous faites en sorte qu'ils ne saignent pas, ils ne peuvent pas vous poursuivre pour ce que vous leur faites".
Le choix par l'administration Obama de McChrystal et par conséquent la priorité accordée aux opérations de contre terrorisme du JSOC - raids, attaques aériennes et leurs cortèges de victimes civiles et la colère des Afghans- augure mal de ce qui va se passer en AfPak. Certains, comme Lellouch Kouchner et consorts voudraient nous vendre une guerre "juste" pour assurer notre sécurité, apporter la démocratie, l'émancipation des femmes ect... en Afghanistan.
Cette guerre avec McChrystal à sa tête, n'est qu'une sale guerre d'occupation, à 100% la "Guerre d'Obama", où les vieilles méthodes utilisées en Algérie, en Indochine, en Amérique Latine refont surface cette fois avec l'appui d'une technologie aérienne de pointe (drones et leurs missiles tueurs dont Obama est friand...).
En donnant la primauté aux escadrons de la mort du JSOC en AfPak, Obama signale effectivement un changement de taille : il fait ouvertement ce que Bush/Cheney faisaient clandestinement.
Alors, encore combien d'enfants afghans massacrés vous faut-il pour réagir et cesser d'être hypnotisés par "l'effet diversité" d'Obama ?
Obama sera en France le 6 Juin. L'occasion de débarquer en Normandie pour dénoncer cette guerre stupide, exiger que la France retire ses troupes d'Afghanistan, et condamner Obama pour ce qu'il est : un criminel de guerre, et ce qu'il représente: un empire sur le déclin qui commet des massacres de civils sans défense méprisant le droit international humanitaire, pour dominer en Asie une région géostratégiquement importante, surtout parce que située sur la route des voies d'acheminement du pétrole et du gaz, ressources énergétiques convoitées par l'empire US.
Special Guignols De L'Info ObamaSarko Le 6 Juin

http://www.planetenonviolence.org/AfPak-Les-Troupes-US-OTAN-Sous-Commandement-De-L-Ex-Commandant-Des-Escadrons-De-La-Mort-De-Dick-Cheney_a1911.html



2 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

2-1 Bruit de bottes à l’Otan.

Carte Blanche CNAPD à propos du Nouveau Concept Stratégique de l'Otan - Le Soir du 19.5.2010

L’Otan lance cette année un chantier de refondation de son « concept stratégique » (1), qui sera entérinée au sommet de Lisbonne du mois de novembre. La première étape de cette refondation vient de s’achever avec la parution des recommandations du groupe de 12 experts dirigé par Madeleine Albright (2). Les enjeux et les conséquences qui en découlent sont immenses.

Le concept stratégique défini en 1999 avait déjà permis une transformation radicale de l’Otan. Alliance militaire défensive à sa création, elle était devenue une organisation de « gestion de crise ». S’en sont suivies des interventions offensives massives à « caractère exceptionnel » qui ont provoqué des milliers de morts en Serbie et en Irak, puis en Afghanistan et, plus récemment, au large de la Somalie.

Le « groupe des 12 » entend aller encore plus loin dans la transformation de l’Alliance.

Parce que l’identité intrinsèque de l’Otan serait, selon le rapport, « une organisation qui donne du muscle et du nerf aux idéaux démocratiques », les recommandations sont pléthores pour garantir à l’Alliance son rôle de moteur dans la stabilité et la paix internationales. Pour ce faire, l’Otan devrait renforcer les prérogatives qu’elle ne permettrait pas aux autres Etats, notamment sa capacité à intervenir en dehors de son territoire. Ce point se retrouvant dans chacun des paragraphes de la première partie du rapport.

D’exceptionnelle à partir de 1999, cette capacité deviendrait la règle. L’Otan pourrait ainsi s’arroger le droit d’intervenir aux quatre coins du globe et s’attribuer le rôle de gendarme au service de ceux qui la commandite.

Manifestement, l’Otan continue de concentrer son action sur un adage bien connu mais ô combien contre-productif : la meilleure des défenses, c’est l’attaque. La diplomatie du fusil n’a jamais fonctionné ; l’Histoire nous montre qu’elle finit toujours par se retourner contre ceux qui la développent.

La rhétorique agressive du rapport du groupe d’experts sape toute possibilité de dialogue et de règlement diplomatique des différends. L’Otan se pose ici en dominateur, alimentant nécessairement la rancœur de ceux qui sont implicitement visés par leur analyse.

Le « groupe des 12 », faisant d’ailleurs écho à l’analyse de M. Rasmussen, secrétaire général de l’Otan, veut également profiter de l’occasion offerte par la refondation du concept stratégique pour réformer en profondeur le fonctionnement de l’Alliance pour « une organisation plus légère, réactive sur le plan décisionnel, plus efficace et efficiente ». Cette réforme passerait notamment, selon M. Rasmussen, par l’institutionnalisation d’un financement commun (en recommandant en outre une augmentation de 20 % du financement par chaque État-membre). Ainsi, la Belgique pourrait marquer son opposition à une éventuelle intervention, mais y participerait de facto financièrement.

Une Alliance « plus réactive sur le plan décisionnel » n’est donc bien évidemment pas souhaitable. Tout d’abord parce que le débat démocratique sur les décisions de l’Otan, déjà quasiment inexistant dans notre pays, n’y survivrait pas. Ensuite et surtout parce que les décisions que l’Alliance a à prendre concernent des milliers de vies humaines et les possibilités de développement économique et humain des différentes régions de la planète. Comment pourrions-nous « alléger » ce type de décisions ? Les décisions de l’Otan se prennent au consensus. Il ne pourrait en être autrement.

De quel droit et sur quelle base l’Otan pourrait s’arroger le rôle de défenseur de la paix internationale (paix qu’elle voit uniquement, d’ailleurs, comme le silence des canons) ? Il est désespérant de constater, continuellement, que l’agressivité reste le seul mode de discours. La paix ne peut s’installer durablement que par le rapprochement et le dialogue d’égal à égal. Le droit à la sécurité des membres de l’Alliance est aussi important que celui des autres membres de la planète. Il faut donc penser sérieusement et durablement l’institutionnalisation d’un droit international auquel chacun serait soumis et le développement sincère du forum des peuples que constitue l’ONU.

Cette dernière est d’ailleurs reléguée au rang de « partenaire ». Sans que plus aucune mention ne soit faite de la fonction institutionnelle supérieure de l’ONU, l’Otan se dit simplement « sensible » à l’« esprit » de la Charte.

Il est impératif que les Parlements belges et européen se saisissent de l’évolution de toutes ces discussions et que l’opinion publique en soit informée. Le processus est nécessaire mais les questions fondamentales qu’il engage ne peuvent se résoudre dans l’urgence. La démocratie ne peut être à ce point instrumentalisée.

(1) Le concept stratégique est un document officiel qui présente la nature et l’objectif immuables de l’Otan. Voir : www.nato.int/cps/fr/natolive/topics_56626.htm

(2) Disponible à l’adresse suivante : www.nato.int/strategic-concept/index.html

La CNAPD (Coordination Nationale d’Action pour la Paix et la Démocratie)

19 mai 2010, 1)


2-2 Une nouvelle guerre d'ampleur mondiale est possible.

Un conflit d'une ampleur comparable à la Seconde Guerre mondiale est toujours possible et la Russie doit s'y préparer en préservant ses possibilités stratégiques, a estimé le président Dmitri Medvedev dans un entretien accordé vendredi au journal russe Izvestia.
"Un tel conflit est malheureusement possible en raison de l'existence de pays très différents ayant des intérêts tout aussi différents", a-t-il indiqué.
"Il existe une immense quantité d’armes sur la planète et certains considèrent jusqu'à présent la guerre comme un moyen de régler leurs problèmes politiques (…). Nous devons y être prêts", a souligné le chef de l'Etat russe.
Selon lui, l'arme nucléaire stratégique est un "moyen très efficace de protéger nos intérêts nationaux".
"Nous devons perfectionner notre système de défense et nous entendre avec nos principaux partenaires, c'est que nous avons d'ailleurs fait ces derniers temps en signant avec les Américains un nouveau traité START (de limitation des armes stratégiques offensives)", a indiqué M.Medvedev.  
Le président a accordé cet entretien à l'occasion du 65e anniversaire de la victoire sur l'Allemagne nazie qui est célébré en Russie le 9 mai.

Vendredi 7 Mai 2010

 http://fr.rian.ru/
http://www.alterinfo.net/Une-nouvelle-guerre-d-ampleur-mondiale-est-possible-Medvedev_a45864.html


2-3 eva R-sistons : guerre mondiale bientôt ?

Elle est inscrite dans la crise... de l'endettement !
Partie de la Grèce, franchissant l'Europe, la crise gagnera la City, enrôlant l'Otan... pour la "Der de der" du moment...

La crise de 1929 ?

Rien, à côté de l'actuelle !  
L'Europe est dans le collimateur des spéculateurs, de la City: Elle cherche à réguler les Marchés financiers mondiaux, au moins dans les intentions. Intolérable pour les libéraux, inacceptable pour les requins de la Finance !

Elle est donc attaquée, notamment via les Agence de notation. Grèce, puis Portugal, Espagne, Italie... on imagine l'effet de domino ! L'endettement des Etats est tel, que la situation est explosive. Je rappelle les propos de Jacques Attali: "L'endettement est source de guerres planétaires". Alors, guerre mondiale bientôt ? 
Le jour où le coeur de la Finance mondiale (la City, à Londres) sera touché, ainsi que les intérêts de la famille royale anglaise, l'Iran sera attaqué. Effet de domino là aussi: La guerre s'étendra dans le monde entier. Tragique fuite en avant ! L'Europe qui, via des dirigeants comme Sarkozy, a complètement lié son destin à celui des Anglo-Saxons (et donc par ricochet aussi à Israël, clone des USA) qui décident des guerres, sera au premier rang. Sa création avait été justifiée par le besoin de paix des peuples, c'était la raison officielle.

En réalité, les USA feront sur le continent leurs guerres par procuration, par le truchement de l'Europe enchaînée par l'article V du Traité de l'OTAN (prêter assistance à un pays en guerre), et en réalité aussi, l'Europe a été constituée comme tremplin du NOM, du Nouvel Ordre Mondial broyeur de paix, de nations, de libertés, d'emplois...

Seuls grains de sable: Le particularisme de deux grandes puissances, la Russie et  la Chine, et les Musulmans, guère friands de mercantilisme, de compétition, avec leur Charia, leur finance islamique, etc §.

C'est dans ce cadre qu'il faut comprendre les violentes attaques dont ils sont l'objet, en France, mais aussi dans toute l'Europe, et même partout, via les médias aux ordres de l'occident impérial.  En polarisant l'attention sur la burqa ou sur les minarets (comme en Suisse), par exemple, on dresse les citoyens, indirectement, contre les Arabes, contre les Musulmans, contre... l'Iran, en définitive, désormais présenté comme l'ennemi incontournable, bien que les motifs soient fallacieux. La guerre est proche, avec l'assentiment des citoyens, vivement remontés contre les Musulmans. Vraiment, avec leur accord ? Seront-ils dupes ? C'est un autre débat. Mais la manipulation est totale, et permanente, via les Médias aux ordres du Grand capital apatride, prédateur et guerrier...

Citoyens, à vos jardins, à vos catamarans équipés pour le Pôle nord, à vos campings-cars, à vos grottes, à ce que vous voulez, mais en étant solidaires les uns des autres ! 
La guerre mondiale est inévitable.

L'endettement des nations est trop lourd, et la cupidité des financiers trop grande !

Les guerres, d'ailleurs, génèrent beaucoup de profits: Multinationales de l'Armement, de la Chimie, de la Reconstruction, du Pétrole... Et les Médias (ceux de France sont aux mains des industriels de l'armement) sont là pour les relayer, inciter les citoyens à partir en guerre: "Mourir pour la patrie", d'un Benoît Duquesne ou d'une Marie Drucker. Reportages sur les Armées, qui recrutent, ou sur la Légion étrangère. Mourir pour la Patrie ! Non, pour les multinationales apatrides. Nos jeunes, de la chair à canons ? Sans emploi, il faut leur en trouver un. Et cela rentre aussi dans le programme de dépopulation, on fait d'une pierre deux coups ! Pandémies, cancers provoqués par la consommation de pesticides, agriculteurs ruinés, désespoir lié à l'absence de perspectives, suicides liés au chômage, aux OGM (comme en Inde, par centaines de milliers), aux critères de rentabilité... les guerres ne dévorent pas assez de vies ! 
Les peuples sont destinés à faire les guerres dont ils ne veulent pas, et ceux qui les programment, à s'en protéger et à récolter, ensuite, les bénéfices engrangés.   
La guerre n'est jamais la solution. Elle est le problème majeur de l'humanité !  
Le regretté Abbé Pierre disait: Déclarons la guerre à la misère; certes. Mais notre devoir est aussi de déclarer la guerre à la guerre...  
eva R-sistons à l'intolérable
 
§ Ce que j'ai compris, c'est qu'un fossé sépare le monde musulman (attaché à l'Islam, à la Charia) du monde occidental : Celui de l'éthique (notamment en finance). Les Anglo-Saxons et leurs alliés en sont dépourvus...

http://www.alterinfo.net/Grece-UE-City-OTAN-et-guerre-mondiale-L-accaparement-des-terres_a45857.html


2-4 Rick Rozoff : Le Kirghizistan et la bataille pour l’Asie centrale.

Un soulèvement au Kirghizistan a renversé le président Kourmanbek Bakiev, permettant à des forces d’opposition de prendre le pouvoir. Néanmoins, ces violents changements politiques sont en grande partie le résultat de pressions, d’influences et autres actions secrètes menées par les Etats-Unis dans la région, et dont l’objectif est de conserver leur base militaire dans la pays — comme base arrière nécessaire à leur opérations militaires en Afghanistan —, et représente une façon d’avoir un contrôle sur la Chine et la Russie.

Le président kirghiz Kourmanbek Bakiev a été démis cinq ans après et de la même façon qu’il était arrivé au pouvoir : par un soulèvement sanglant.

Élu président deux mois après la prétendue « Révolution des tulipes » en 2005, à laquelle il avait participé, il était depuis lors le chef d’État du principal pays de transit dans la guerre menée par les Etats-Unis et l’OTAN en Afghanistan.

Le Pentagone a établi la Base aérienne de Manas au Kirghizistan (renommée Centre de transit de Manas depuis l’année dernière), peu après avoir envahi l’Afghanistan en octobre 2001, et selon un rapport des forces armées US publié en juin dernier, durant toute cette période : « plus de 170 000 membres de la coalition ont transité par la base sur leur trajet à l’aller ou au retour d’Afghanistan ; Manas était également le point de relais pour 5 000 tonnes de fret, incluant des pièces de rechange et d’équipement, des uniformes et divers articles destinés à approvisionner le personnel et les besoins de la mission.
Actuellement, ce sont environ 1 000 GI’s, avec une centaine de soldats espagnols et français qui sont affectés à la base » [1].

Le représentant spécial de la Maison-Blanche en Afghanistan et au Pakistan, Richard Holbrooke, s’est rendu au Kirghizistan en février, à l’occasion de son premier voyage officiel — ainsi que dans les trois autres ex-républiques soviétiques d’Asie centrale voisines : le Kazakhstan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan — et a déclaré que : « 35 000 soldats passaient chaque mois à l’aller et au retour, en transit vers ou en provenance d’Afghanistan » [2]. Soit 420 000 soldats par an, selon la fréquence qu’il a indiquée.

Bien qu’à moindre échelle, les USA et l’OTAN ont également établi des bases militaires au Tadjikistan et en Ouzbékistan pour la guerre dans le sud de l’Asie. (Mais il a été ordonné aux forces armées états-uniennes de sortir du second pays lorsque le gouvernement ouzbek a annoncé qu’un soulèvement armé, de la même nature que la « Révolution des tulipes », avait eu lieu dans la province d’Andijan, moins de deux mois après le soulèvement kirghiz. L’Allemagne elle, conserve une base près de la ville ouzbeke de Termez, qui sert au passage des troupes et à l’acheminement d’équipement militaire vers la province afghane de Kondôz, où se trouve la majeure partie de ses 4 300 soldats en mission sur ce territoire).

En février 2009, le gouvernement kirghiz avait annoncé qu’il allait également expulser de son pays les forces US et de l’OTAN, mais avait fini par céder en juin lorsque Washington avait offert 60 millions de dollars pour qu’il revienne sur sa décision.

Le Kirghizistan est frontalier avec la Chine

Le pays est non seulement frontalier de la Chine, mais aussi du Kazakhstan, du Tadjikistan et de l’Ouzbékistan. Il n’est de plus séparé de la Russie que par un seul Etat, le Kazakhstan. Pour vous donner une idée des craintes que la Russie et la Chine éprouvent face au passage de centaines de milliers de GI’s et de soldats de l’OTAN par le Kirghizistan, imaginez le même nombre de soldats chinois et russes passant régulièrement par le Mexique et le Guatemala. Et ce durant neuf ans, à une fréquence élevée.

A travers le Kirghizistan, l’Occident peut exercer non seulement une contrainte (hard power), mais aussi une attraction (soft power).

Le pays fait partie de l’Organisation (post-soviétique) du Traité de Sécurité Collective (OTSC) formée par la Russie, l’Arménie, la Biélorussie, le Kazakhstan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan — considéré par beaucoup comme la seule structure homologue de l’OTAN — et de l’Organisation de Coopération de Shanghaï (OCS) formée par la Chine, la Russie et les trois nations centre-asiatiques déjà citées.

Selon des sources officielles états-uniennes, avant et après la « Révolution des tulipes de 2005 », aucun vol des USA ni de l’OTAN n’a subi d’annulation ni même de retard. En revanche, des manoeuvres des six nations de l’OTSC qui devaient avoir lieu quelques jours plus tard, ont elles été annulées.

Le soulèvement et le renversement du président Askar Akaïev en mars 2005, a été ce qu’il nomme lui-même, la troisième « révolution colorée » dans l’ancienne Union Soviétique en 16 mois, après la « révolution des roses » en Géorgie, fin 2003, et la « révolution orange » en Ukraine, fin 2004 et début 2005.

Lorsque la version kirghize etait en cours, les médias occidentaux se posaient déjà la question, à savoir : qui sera le prochain ? Parmi les candidats figuraient d’autres Etats ex-soviétiques comme l’Arménie, l’Azerbaijan, la Biélorussie, le Kazakhstan, la Moldavie et l’Ouzbékistan. Ainsi que la Russie. Avec la Géorgie, l’Ukraine, le Kirghizistan, ces pays correspondaient à dix des douze membres de la Communauté des États Indépendants ex-soviétiques (CEI).

Comme l’Agence France Presse l’indiquait début avril 2005 : « La CEI a été fondée en 1991, le jour même de la disparition de l’Union Soviétique... Mais sur les dix-huits derniers mois, trois alliés fidèles du Kremlin ont été renversés par... des révolutions : Edouard Chevardnadze en Géorgie, Leonid Koutchma en Ukraine, et, la semaine dernière, Askar Akaïev au Kirghizistan... Bien que les nouveaux dirigeants par intérim du Kirghizistan aient opté pour poursuivre les relations politiques amicales de leur prédécesseur déchu avec Moscou, le rapide renversement de gouvernement a commencé à engendrer des doutes quant à la longévité de la CEI. [3]

Mikhail Saakachvili, de Géorgie, le dirigeant du prototype des « révolutions colorées », attribuant les « courageuses » actions d’opposition en Ukraine et au Kirghizistan au « facteur géorgien », s’était réjoui du « changement de régime » kirghiz, et avait ajouté : « nous n’allons pas attendre le déroulement des évènements, mais allons plutôt faire tout notre possible pour détruire l’empire de la CEI » [4] :

Peu de temps après le soulèvement, l’ex-diplomate et analyste politique indien, M. K. Bhadrakumar a écrit de ce qui semblait alors une inexorable vague de « révolutions colorées » au coeur de l’ex Union soviétique :
« Tous et chacun de ces pays [la Géorgie, l’Ukraine, le Kirghizistan] sont situés stratégiquement dans l’espace post-soviétique. Ils composent "le proche étranger" de la Russie. Ces dernières années, Washington a étendu son influence dans le cercle des anciennes républiques soviétiques — dans la région de la Baltique ... le Caucase et l’Asie centrale — avec une ténacité qui inquiète Moscou.
Lorsqu’en 2003, M. Akaïev a permis que la Russie établisse de plein droit une base militaire à Kant, il savait qu’il passait sur la "liste rouge" des Etats-uniens. La température politique au Kirghizistan a alors commencé à monter.
Les Etats-uniens ont, de diverses manières, manifesté clairement qu’ils souhaitaient un changement de régime à Bichkek… La "révolution" dans l’État centre-asiatique du Kirghizistan a dévoilé de nombreuses surprises. Pour un bon point de départ, il suffit de la comparer aux deux autres "révolutions colorées" antérieures, qui ont eu lieu en Géorgie et en Ukraine.
Tout d’abord, il est important de souligner les surprenantes similitudes entre les trois "révolutions". On veut nous faire croire qu’elles proviennent de l’imparable propagation de l’incendie de la Liberté allumé par les États-Unis en Afghanistan et en Irak après le 11-Septembre.
Mais derrière toute cette rhétorique, la vérité est que les USA voulaient ces changements de régime en Géorgie, en Ukraine, et au Kirghizistan, en raison des difficultés rencontrées avec les gouvernements en place. Les dirigeants des trois pays — Edouard Chevardnadze en Géorgie, Leonid Koutchma en Ukraine y Askar Akaïev au Kirghizistan- — ont toujours eu le soutient des USA durant la majeure partie de leur mandat.
Washington les avaient cités à maintes reprises comme exemples phares d’espoir pour la démocratie et la mondialisation dans les territoires de l’ex-Union soviétique.
Leurs problèmes ont débuté lorsqu’ils ont commencé à s’orienter progressivement vers une Russie renaissante sous Vladimir Poutine » [5].

Sept semaines après la parution de l’article de Bhadrakumar, son analyse allait être confirmé ni plus ni moins que par une autorité en la matière, c’est à dire le président états-unien George W. Bush. Lors de sa visite dans la capital de Géorgie, un an et demi après sa « révolution des roses », il fut accueilli par son homologue Mijail Saakashvili, ancien boursier du département d’État et ex-résident aux États-unis, qui déclara en outre : « La Géorgie deviendra le partenaire principal des États-Unis pour l’expansion de la démocratie et de la liberté dans l’espace post-soviétique. C’est là notre objectif. Nous serons toujours à vos côtés pour protéger la liberté et la démocratie ».

Et renvoyant l’estimation de soi surdimmensionnée qu’avait Bush sur Saakashvili, il ajouta : « Vous apportez d’importantes contributions à la cause de la liberté, mais l’apport le plus important est votre exemple. Des changements spectaculaires se succèdent de toutes parts, depuis Bagdad et Beyrouth jusqu’à Bichkek [Kirghizistan]. Mais avant qu’il n’y ait eu une "révolution pourpre" en Irak, ou une "révolution orange" en Ukraine, ou une "révolution du cédre" au Liban, il y a eu d’abord une "révolution des roses" en Géorgie » [6].

Quelques jours après le coup d’Etat kirghiz, Bush accueillait le président "orange" de l’Ukraine, Viktor Iouchtchenko — qui, en janvier n’avait obtenu que 5,45 % des votes pour sa réélection - et applaudissait son accès au pouvoir, avec l’aide US, disant que « l’on pourrait prendre en compte que bien que ce ne soit là qu’une partie de l’histoire d’Ukraine, la révolution orange représentait également toutes les révolutions de toutes part...Nous partageons le même objectif d’étendre la liberté à d’autres nations » [7].

Bien au delà de la menace de dissolution de la CEI et de la OTSC en avril 2005, le journal allemand Der Spiegel a publié un article intitulé : « Les révolutions accélèrent la désintégration de la Russie ». Il révélait en partie qui étaient les principales personnes influentes après les évènements au Kirghizistan. Selon Der Spiegel (4 avril 2005) : « Déjà en février, Roza Otounbaïeva [actuelle présidente du gouvernement provisoire] promettait loyauté à un petit groupe de partenaires et protecteurs de la révolution kirghize, à "nos amis états-uniens" de l’organisation Freedom House [8] (qui avaient fait don d’une imprimerie à l’opposition à Bichkek)…
Dans l’intention d’aider le processus démocratique, les Etats-uniens ont versé environ 12 millions de dollars au Kirghizistan, à travers des bourses et des dons, et ce, seulement sur l’année dernière. Le Département d’État a même financé l’équipement d’une chaîne de télévision de la province rebelle du Sud de Och » [9] [10].

Ce processus de transformation geo-stratégique, depuis les Balkans à l’ancienne Union soviétique et le Moyen Orient a également bénéficié du soutient de la Freedom House, de l’association para-gouvernementale National Endowment for Democracy [11], et de ses pseudopodes du National Democratic Institute, de l’International Republican Institute et d’autres organisations non-gouvernementales.

Une semaine après que les "tulipes" montent au pouvoir, le directeur du projet de Freedom House, Mike Stone, résuma le rôle de son organisation en deux mots : « Mission accomplie » [12].

Un journal britannique qui l’avait interviewé ajouta : « L’implication états-unienne dans ce petit pays de montagnes est proportionellement plus importante, que ne l’a été celle de la révolution "des roses" en Géorgie ou du soulèvement "orange" en Ukraine » [13].

Une aide fut également apportée à travers de « jeunes activistes » financés et formés par l’Occident, en suivant le modèles de ceux qui s’étaient organisé en Yougoslavie en 2009 pour renverser le gouvernement de Slobodan Milosevic.

Il suffit de comparer les noms :
En Yougoslavie : Otpor ! (Resistance)
En Ukraine : Pora ! (Enfin !)
En Géorgie : Kmara ! (Ça suffit !)
Au Kirghizistan : Kelkel ! (Lève toi et marche !)

Mais derrières tous ceux-là, le président kirghiz déchu, a identifié les vrais architectes de son expulsion. Et déclarait le 2 avril : « Il y a des organisations internationales qui ont soutenu et financé la révolution de roses au Kirghizistan. La semaine précédent ces évènements, j’ai vu une lettre sur internet, signée par l’ambassadeur états-unien au Kirghizistan. Elle contenait un plan détailé de la révolution » [14].

La révolution kirghize des tulipes (nommée auparavant « des citrons », « de la rose », et « du narcisse ») a été tout aussi inconstitutionnelle et nuisible pour le pays que l’on été les révolutions qui l’ont précédée, en Géorgie et en Ukraine, mais en beaucoup plus violente. Il y a eu des morts et des blessés dans les villes du Sud comme Och et Jalal-Abad et dans la capitale de Bichkek.

Cela a également été la première révolution colorée dans un pays frontalier de la Chine. Non seulement la Russie et la Chine, mais aussi l’Iran, ont manifesté de sérieuses inquiétudes concernant les évènements au Kirghizistan, en voyant comment se déployait la trajectoire du changement de régime.

Au cours des quatre décennies de la Guerre froide, les changements politiques par des élections ou de toute autre façon dans n’importe quel pays du monde — tout aussi petit, pauvre, isolé et insignifiant qu’il eût pu paraître — acquirent une importance qui dépassait de loin ses effets internes. Les analystes politiques et les responsables politiques mondiaux se posaient toujours la question clé : de quel côté allait se ranger le nouveau gouvernement, les USA ou l’Union soviétique ?

Dans la période de l’après-Guerre froide, la question n’est plus d’ordre philosophico-politique ou à tendance socio-économique, mais : Comment la nouvelle administration soutiendra-t-elle ou s’opposera-t-elle aux plans états-uniens de domination régionale ou globale ?

Tout porte à croire qu’avec Roza Otounbaïeva comme porte-parole en chef, si ce n’est à la tête du nouveau « gouvernement populaire » kirghiz, Washington ne sera pas vraiment contrarié par le renversement de son ancien partenaire « tulipe » Kourmanbek Bakiev. Elle a déjà confirmé que la base US de Manas ne sera pas fermée.

Moins de deux mois après le coup d’État de 2005, Otounbaïeva, qui était alors ministre d’Affaires étrangères, avait tenu une réunion avec son homologue états-unienne Condoleeza Rice à Washington, au cours de laquelle cette dernière avait déclaré que « l’administration US continuera d’aider le gouvernement kirghiz pour encourager tout processus démocratique dans le pays » [15].

Peu après la « transformation démocratique » du mois de mars, son saint patron, le Géorgien Mikhail Saakachvili, s’était vanté du fait que « Roza Otounbaïeva avait travaillé à Tbilissi quelques années auparavant en tant que directrice du bureau des Nations Unies en Abkhazie. Lors de la révolution des roses, elle était en Géorgie et savait tout ce qui se passait... le facteur géorgien a été le catalyseur de beaucoup de choses qui se déroulaient là-bas [au Kirghizistan] » [16].

Du point de vue des Etats-uniens, elle semble avoir des références bonnes et fiables.

La Russie a mis sa base du Kirghizistan en alerte maximale, même si les commentaires des principaux dirigeants du gouvernement russe — du Premier ministre Vladimir Poutine en particulier — annoncent une acceptation du soulèvement, qui a déjà causé 65 morts et des centaines de blessés.

Mais la Russie a tenté de faire bonne figure également lors de la révolte d’il y a cinq ans.

La direction que prendra le prochain gouvernement kirghiz, aura des répercussions bien au delà de ce petit pays et son peuple (qui dépasse à peine les cinq millions d’habitants). Elle pourrait affecter les plans des USA et de l’OTAN en vue de la plus grande offensive militaire de la guerre afghane, prévue dans deux mois dans la province de Kandahar. Elle pourrait déterminer le futur de l’Organisation du traité de sécurité collective, et de l’Organisation de coopération de Shanghai, les deux barrières principales à la potentielle pénétration militaire de l’Occident dans les vastes étendues d’Eurasie.

Les paris ne pourraient pas être plus élevés.

Extrait de

1] Stars and Stripes, 16 juin 2009.

[2] Agence France-Presse, 4 mars 2010.

[3] Agence France-Presse, 3 avril 2005

[4] The Messenger, 31 mars 2005.

[5] The Hindu, 28 mars 2005.

[6] Civil Georgia, 10 mai 2005.

[7] Associated Press, 4 avril 2005.

[8] « Freedom House : quand la liberté n’est qu’un slogan », Réseau Voltaire, 7 septembre 2004.

[9] Der Spiegel, 4 avril 2005.

[10] Ria-Novosti, 16 juin 2005.

[11] « La NED, nébuleuse de l’ingérence démocratique », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 22 janvier 2004.

[12] The Telegraph, 2 avril 2005.

[13] Ibid.

[14] Associated Press, 2 avril 2005.

[15] Interfax, 15 juin 2005.

[16] Civil Georgia, 30 mars 2005.

Rick Rozoff

2 mai 2010

Rick Rozoff : Diplômé de littérature européenne. Journaliste. Directeur de Stop NATO international.

Version française : Eliane N’Tsaï.

http://www.voltairenet.org/article165148.html

n° 69 - Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan. - 27-05 -: Fin - : Une nouvelle guerre d'ampleur mondiale est possible

n° 69 - Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan. - 27-05 -: Fin  - : Une nouvelle guerre d'ampleur mondiale est possible


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'Otan et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan.

n° 69- 27-05

C.De Broeder & M.Lemaire

 



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

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b) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

d) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com  - http://no-war.over-blog.com/

 

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Sommaire.

3 Annexe

3-1 Robert Bibeau : La crise économique grecque fait trembler le monde.

3-2 Pascal Sacre : Prix Nobel de la Paix : quand Oslo glorifie le mensonge et la guerre.

3-3 Les guerres de Bush pour le pétrole : l'Asie Centrale.

 


3 Annexe

3-1 Robert Bibeau : La crise économique grecque fait trembler le monde.

La petite Grèce menace d’entraîner l’économie mondiale à sa perte.

Si la Grèce a une telle importance économique pourquoi ne l’a-t-on surveillée étroitement pour l’empêcher de nous précipiter dans cette crise ? 

Saviez-vous que la Grèce était une puissance économique de cette importance ?  Évidemment non, parce qu’elle ne l’est pas.

De quoi parle-t-on au juste ?  D’un pays de 11 millions d’habitants (2,2 % de la population de la zone Euro), dont le PIB était de 222  Milliards de dollars en 2005, soit  1,2 % du PIB de L’Union européenne qui tourne autour de 18 285 Milliards par année.

Ce serait le déficit public de ce lilliputien qui ferait s’écrouler l’économie de l’Europe toute entière, l’Europe qui représente 30 % de l’économie mondiale contre 24 % pour les États-Unis.

Le père fouettard présente « l’énorme » dette de la Grèce comme étant un gouffre sans fond. La Grèce est  plombée d’une dette publique à long terme de 113 % de son PIB soit 235 Milliards de dollars au total contre une dette publique de  6 509 Milliards pour l’ensemble de l’Union européenne, la Grèce représente donc 3,6 % du total de la dette de la zone Euro.

La Grèce est grevé d’un déficit budgétaire courant (2010) de 28 Milliards de dollars contre  300 Milliards $ de déficit annuel pour l’ensemble de l’Union, la Grèce représente donc 9 % du total de l’Union.  Bref, pour chacun des indicateurs économiques la Grèce représente entre 9 et 1,2 % des valeurs globales en jeux.  

Le programme de sauvetage financier de la Grèce coûtera tout au plus 30 Milliards d’Euros échelonnés sur quelques années, l’équivalent d’une semaine du déficit américain (dette publique correspondant à 90 % de son PIB annuel).

Par contre, un plan de défense de L’Euros vient d’être annoncé par les chefs de gouvernement à hauteur de 750 Milliards d’euros, davantage que le plan de sauvetage des institutions financières après la fraude américaine l’an dernier.

Ces chiffres suffisent à faire comprendre que l’on ne parle plus de l’affaire grec depuis belle lurette.

Ce n’est pas la Grèce qui menace l’Euro, l’économie européenne et l’industrie mondiale, ce sont les spéculateurs boursiers qui jouent contre l’Euro (1). 

Pourquoi jouent-ils contre l’Euro ? Pour sauver le dollar et l’économie parasitaire américaine. L’économie américaine est une économie de consommation et d’importation alors que les économies japonaise, chinoise, allemande, suédoise et néerlandaise sont des économies de production et d’exportation.

Pouvez-vous imaginer un ménage qui ne ferait que consommer.

Pendant trente ans ce ménage consommerait deux à trois fois plus qu’il ne produirait (ou qu’il ne gagnerait).

Son déficit annuel courant serait chaque année plus important et cela depuis trente ans. De l’autre côté de la rue, le ménage d’en face approvisionnerait le déficitaire année après année. Un jour le ménage créancier risque de se présenter chez le débiteur et lui réclamer son dû. C’est ce qui risquait de se produire pour les américains.

Le dollar a servit de monnaie d’échange international depuis l’accord monétaire international de Bretton Woods (2). Les américains ont donc imprimé des dollars – émis des devises – non pas autant que leur économie en avait raisonnablement besoin, mais autant que l’économie mondiale en avait besoin. 

Depuis dix ans environ les États-Unis ont émis pour 29 000 milliards de dollars de devises au-delà de leur développement économique national. C’est ainsi que notre voisin consommateur réussit à vivre au-dessus de ses moyens depuis trente ans. C’est ainsi que la valeur du dollar diminue progressivement face à l’Euro et face au Yen. Malgré la force de leurs devises les japonais et les allemands parviennent tout de même à exporter largement grâce à une productivité supérieure et à la qualité de leurs produits. Par ailleurs, leur monnaie forte attire les investissements à la recherche de profits juteux. 

Tout cela mine le dollar qui perd peu à peu son titre de monnaie refuge au profit de l’or, de l’Euro et du Yen dont les valeurs n’ont cessé de croître…jusqu'à la crise spéculative du mois d’avril.

L’an dernier un groupe de pays producteur de pétrole et de pays émergent réuni autour de la Chine, de l’Iran, de la Russie et du Brésil ont décidé de convertir leurs dollars en un panier d’autres devises, l’Euro étant la première de ces devises, et de cesser de faire leur commerce, au premier chef  le commerce du pétrole, en se servant de l’étalon dollar. Cette décision doit entrer en vigueur progressivement à partir de 2012.

La spéculation boursière visant l’Euro est la première riposte des spéculateurs  américains contre cette décision qui les priverait de leur statut privilégié de banquier du monde. 

En ramenant l’Euro à parité avec le dollar (1) - l’avantage Euro - l’intérêt pour les détenteurs de devises de posséder des Euros plutôt que des dollars, s’amenuise. Évidemment, un Euro moins cher favorisera les exportations européennes sur les marchés mondiaux mais c’est le Japon et la Chine qui en pâtiront. Il y a déjà un certain temps que les États-Unis ont renoncé à défendre leur industrie et leur force productive contre la concurrence étrangère.

Les services représentent 78 % du PIB américain, alors que l’industrie ne représente plus que 16 % du PIB américain.

Jean-Michel Vernochet n’a pas tort d’affirmer que ce jeu spéculatif contre l’Euro  ce – chaos constructeur – présente un réel danger de voir s’effondrer l’ensemble de la structure monétaire mondiale.

L’Euro représente tout de même la première économie du monde (30 % du PIB mondial). Mais qu’importe, les spéculateurs ont confiance de briser les visées hégémoniques de l’Euro et de le remettre sous la coupe du dollar, l’instrument monétaire de leur domination sur l’économie mondiale. 

Avant d’attaquer l’Iran et de fermer le détroit d’Ormuz à la navigation pétrolière et ainsi priver l’Europe et la Chine du pétrole du Moyen-Orient l’empire États-uniens possède quelques autres moyens de contraindre ses partenaires à se soumettre à ses diktats.

 (1)http://www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/des-grands-fonds-speculatifs-parient-contre-l-euro_227700.html

(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Accords_de_Bretton_Woods

(3) http://www.voltairenet.org/article165451.html

http://www.robertbibeau.ca/palestine.html
21.05.2010


3-2 Pascal Sacre : Prix Nobel de la Paix : quand Oslo glorifie le mensonge et la guerre.

"Messieurs, remboursez vos prix Nobel de la paix"

Selon Wikipedia, l’encyclopédie en ligne, : Le prix Nobel de la paix récompense « la personnalité ayant le plus ou le mieux contribué au rapprochement des peuples, à la suppression ou à la réduction des armées permanentes, à la réunion et à la propagation des progrès pour la paix » selon les volontés, définies par testament, d’Alfred Nobel.

Cela comprend la lutte pour la paix, les droits de l’homme, l’aide humanitaire, la liberté.

Ce prix est doté d’un montant de 10 millions de couronnes suédoises, soit un peu plus d’un million d’euros.

Au moment où le philosophe hindou Jiddu Krishnamurti rédigeait dans l’indifférence générale les premières pages de son Journal, Henry Kissinger recevait le prix Nobel de la paix en 1973 « pour l’accord de paix au Viêt-Nam ».

Al Gore décrocha le prix en 2007 en même temps que le GIEC, le Groupe Intergouvernemental d’Experts sur le Climat, et son président, Rajendra Kumar Pachaudri, « pour leurs efforts de collecte et de diffusion des connaissances sur les changements climatiques provoqués par l’Homme et pour avoir posé les fondements pour les mesures nécessaires à la lutte contre ces changements » (1).

Barack Obama est le dernier lauréat connu, élu en 2009, « pour ses efforts extraordinaires afin de renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples » (2).

Dans l’imaginaire du public, le prix Nobel de la paix est censé récompenser des efforts déjà accomplis en faveur de la paix ou de valeurs apparentées (droits de l’Homme, coopération internationale, résolution de conflits, diffusion de connaissances pour le bien de l’Humanité).

Avec Barack Obama, le comité Nobel de la paix de Thorbjørn Jagland a introduit une nouvelle notion, selon eux, celle d’un encouragement, une façon de responsabiliser une personne dotée de moyens et de pouvoirs immenses, pour l’encourager à transformer le monde.

D’une récompense, une reconnaissance pour des efforts accomplis, le prix Nobel de la paix servirait également à encourager de tels efforts, sorte de chèque en blanc.

Beaucoup de gens sont tombés dans le panneau de cette propagande.

Beaucoup de gens ne réalisent pas toute l’importance symbolique d’inverser à ce point nos valeurs, en attribuant à des meurtriers, des guerriers et des imposteurs, un blanc-seing, un prix de la paix doté de plus d’un million d’euros, à une époque où des gens pour lesquels ce prix devrait exister vivent avec moins d’un euro par jour.

Henry Kissinger

Le livre de Christopher Hitchens, « Les crimes de monsieur Kissinger », dévoile le vrai visage de l’ancien chef de la diplomatie américaine, pourtant auréolé du prix Nobel de la paix en 1973.

« Henry Kissinger doit-il être déféré devant le Tribunal international (TPI) de La Haye pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité, et pour conspiration impliquant le meurtre, l’enlèvement et la torture ? Oui, répond clairement l’écrivain, journaliste et essayiste anglais, Christopher Hitchens, à travers une enquête serrée, fondée sur des documents secrets, et récemment déclassifiés par les autorités américaines. On apprend comment le Prix Nobel de la paix de 1973 a cyniquement organisé les bombardements de populations civiles au Laos et au Cambodge, comment il a fait assassiner le général chilien Schneider pour tenter de barrer la route à Allende, comment il a installé le général Pinochet, comment il a soutenu secrètement la tentative d’assassinat de Mgr Makarios à Chypre, comment il a ruiné l’expérience d’un régime démocratique au Bangladesh. En fait, ce livre montre, d’une manière exceptionnelle et précise, comment un pouvoir démocratique comme celui des États-Unis peut organiser des crimes à l’échelle mondiale, et révèle également les vraies motivations d’Henry Kissinger : cynisme, argent, pouvoir... »

Au delà de sa politique qui a fait entre autres des milliers de morts au Vietnam, au Laos et au Cambodge, il y a la vénalité et l’impudence d’un homme milliardaire en dollars. C’est une des révélations, sans doute la plus stupéfiante, du livre de C. Hitchens. On découvre en effet qu’aujourd’hui, à travers sa société "Kissinger Associates", Henry Kissinger vend des armes en Lybie, occupe des dizaines de fauteuils dans des conseils d’administrations basés sur les cinq continents et conseille des régimes connus pour leur corruption. » (Eurasie.net) (3)

Cette histoire nous révèle qu’il y a le monde visible, celui auquel les grands médias écrits et télévisuels nous font croire comme étant la réalité : Henry Kissinger méritant le prix Nobel de la paix, d’ailleurs refusé par son homologue vietnamien, Lê Đức Thọ (4).

Et le monde tel qu’il est, Henry Kissinger méritant en réalité d’être déféré devant le TPI pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Pour rappel, en 2004, Henry Kissinger avait été pressenti par George W Bush pour diriger la commission d’enquête officielle sur le 11 septembre 2001. Cet homme sévit toujours.

Al Gore

Al Gore, prix Nobel de la paix 2007, est un menteur et un imposteur.

Beaucoup de personnes l’ont découvert à l’occasion de son film de science-fiction, écologiste et alarmiste, La Vérité qui dérange (An Inconvenient Truth).

Certains le connaissaient comme le Vice Président de Bill Clinton, et le perdant malheureux des élections étatsuniennes de 2000, face à un autre imposteur, George W Bush (5).

35 erreurs officielles ont été relevées dans son film La Vérité Qui Dérange transformant ce documentaire encensé, montré en exemple dans les écoles, en film de fiction au scénario déplorable (6).

La fiction, contre la réalité, une fois de plus.

Un professeur et la justice britannique ont obtenu que dans les écoles anglaises où le film d’Al Gore était diffusé, soient mis en évidence auprès des enseignants et des élèves, son partisanisme, son caractère endoctrinant, et, plus grave encore, ses plus grandes erreurs : 11 mensonges ("inaccuracies") sont ainsi portés à l’attention des enfants et des professeurs (7).

Al Gore s’est enrichi dans le secteur pétrolier (Occidental Petroleum) (8).

L’hormone de croissance bovine transgénique (rBGH) de Monsanto fut imposée à l’agriculture US en 1993 par la FDA, agence fédérale du médicament. Les OGMs furent imposés de force au peuple des Etats-Unis, sans étiquetage, à la fin de l’année 1992 par la FDA. Mr Al Gore n’a pas remis en question cet état de fait et il fallut l’action en justice d’un juriste pour que la FDA “libère”, en 1999, sur demande expresse du tribunal, plus de 40 000 pages de dossiers archivés confidentiels prouvant que les techniciens et scientifiques de la FDA avaient émis d’innombrables réserves quant à la sécurité sanitaire des OGMs. Le responsable de ce dossier, le célèbre Michael Taylor, les avait bien soigneusement rangés à l’ombre. En 1998, le quartet Clinton – Al Gore – Dan Glickman (ministre de l’agriculture) – William Daley (ministre du commerce) lança une campagne forcenée pour obliger l’Europe à accepter les chimères génétiques.

Margaret Miller, Michael R. Taylor, Mickey Kantor sont des exemples, sous Clinton-Gore, de ce qu’on appelle aux Etats-Unis des revolving doors, des portes tournantes, des personnes qui font des allers et retours entre des organismes publics (FDA, Agence de protection de l’environnement EPA, Secrétariat au Commerce) et des multinationales privées justement censées être contrôlées par ces organismes publics. (Source : OGM, semences de destruction, par William Engdahl, Ed. Jean-Cyrille Godefroy, 2008, pp. 27-33).

Aujourd’hui, Michael R. Taylor, autrefois juriste au service de Monsanto, est redevenu un responsable haut placé de la FDA, sous Barack Obama.

C’est le conflit d’intérêt à l’état brut, qui gangrène toutes les couches de notre société et dont l’existence, le danger, la toxicité, restent largement sous-estimés par les populations, malgré les nombreux documents qui l’attestent.

Sur le site http://www.corpwatch.org/article.ph..., le journaliste Bill Mesler, de Washington, nous dresse un tableau plus complet, et moins radieux, de la personne d’Al Gore, que celui propagé par l’image de son film et de son récent engouement pour l’environnement. Beaucoup de sites écologiques sont tombés dans le piège du bonimenteur Gore. Ces sites devraient lire Bill Mesler.

Erreurs, mensonges délibérés, alarmisme et démagogie (9).

Voilà ce que récompense le comité suédois en octroyant le prix Nobel de la paix à ce « héros » de la duplicité.

Barack Obama

Le sénateur de l’Illinois, devenu président de la plus grande superpuissance mondiale en janvier 2009, prix Nobel de la paix en décembre 2009, s’est dit surpris de cette nomination.

Il en a néanmoins profité, lors de la cérémonie de reprise du prix, pour justifier, glorifier même, la politique guerrière, impérialiste et agressive de son gouvernement et promettre que ce n’était que le début (10).

L’encouragement du mythe du fatalisme d’une humanité imparfaite et bestiale, congénitalement violente, situation désespérée et sans issue, ne pouvait être plus grand en récompensant d’un tel prix un homme tenant ce genre de discours, homme que des millions d’êtres humains ont pourtant investi, au lendemain de son élection, d’un espoir démesuré de changement.

Cela encourage, fige l’idée que l’humain ne peut changer, évoluer, condamné en quelque sorte à ne suivre que ses plus bas instincts.

A Oslo, Barack Obama s’est employé à justifier la guerre, à lui trouver des raisons nobles, des excuses universelles, une légitimité évidente, à en faire rougir Georges W Bush et Dick Cheney.

Pour Mr Obama, l’être humain a toujours été violent et le sera toujours. Il ne comprend que la dissuasion, n’obéit qu’au plus fort.

C’est un peu la fin, l’aboutissement d’un processus de légalisation de la guerre et de la torture dont l’obtention du prix Nobel représente en quelque sorte le point culminant. Quelle ironie que celui censé incarner justement l’espoir et le changement, soit en réalité, avec la complicité du comité Nobel, le fossoyeur de toute évolution potentielle, spirituelle, pour l’humanité.

Pour moi et beaucoup d’autres, cette étape conclut les multiples soubresauts nauséeux de la présidence Bush et transforme ceux-ci en un vomissement devenu impossible à réprimer.

Après les multiples discours hypnotiques du président noir, par sa nobelisation, la rhétorique guerrière voilée de bonnes intentions et de promesses perpétuelles est consacrée, et finit de convaincre les gens désinformés qu’on peut faire à la fois le bien et la guerre.

En arriver là valait bien la dépense des deux milliards de dollars pour son élection (11). Le puissant lobby militaro-industriel peut se frotter les mains, ils ont bien investi. Car c’est bien d’une transformation profonde de la société par une inversion de ses principales valeurs, les plus nobles, les plus humaines, qu’il s’agit.

Barack Obama, et son administration, se sont dits surpris d’un tel honneur (12) mais était-ce encore un mensonge, un de plus ?

Il est intéressant de se pencher sur l’article publié sur le site Voltaire, évoquant les dessous de la nomination Nobel et exposant les liens unissant le président du comité d’attribution, Thorbjørn Jagland, aux collaborateurs d’Obama : Corruption, Le dessous du prix Nobel de la paix 2009 (13).

Vice-président de l’Internationale socialiste, Thorbjørn Jagland est un fervent partisan de l’OTAN et de l’entrée de la Norvège dans l’Union européenne. Il fréquente les élites mondialistes et a participé aux travaux du Council on Foreign Relations, de la Commission trilatérale et du Groupe de Bilderberg. Son bilan politique a été entaché par plusieurs scandales de corruption touchant ses proches, notamment son ami et ministre du Plan Terje Rød Larsen (l’actuel coordinateur de l’ONU pour les négociations au Proche-Orient).

Ce milieu est trouble (liens, connexions, financements, pratiques maffieuses), cette réalité dérangeante est inconnue des gens car non rendue publique, ni dans la grande presse écrite, ni dans les médias télévisuels.

Une série d’articles de journalistes et de chroniqueurs mondiaux, en majorité consultable sur internet, le dernier média encore libre, fait pourtant largement état de cette corruption au sein de gouvernements qui disent incarner le Bien dans la géopolitique mondiale (Axe du Bien), de cette corruption au sein des plus grandes institutions, et des ONG qui servent d’autant de paravents et de chevaux de Troie aux lobbys de la guerre et de la désolation *.

Conclusions.

Kissinger, Gore, Obama.

Criminel (14), menteur (15), guerrier au service de lobbys militaristes et belliqueux (16), prêt à mener une guerre nucléaire préventive (17).

Messieurs, remboursez vos prix Nobel de la paix.

Vous ne le méritez pas, aucun de vous trois, et déshonorez ce prix que d’autres ont vraiment mérité.

C’est à La Haye que vous auriez dû atterrir.

Ou bien, Institut Nobel, supprimez cette célébration qui a perdu sa vocation primaire, récompenser « la personnalité ayant le plus ou le mieux contribué au rapprochement des peuples, à la suppression ou à la réduction des armées permanentes, à la réunion et à la propagation des progrès pour la paix ».

Il ne s’agit bien sûr pas des seuls trois millions d’euros, avec intérêts, bien que ce serait une solide première pierre aux 30 milliards de dollars annuels qui seraient nécessaires à l’éradication de la faim dans le monde (à comparer aux 1200 milliards de dollars en armements mondiaux en 2006, aux 100 milliards de dollars d’aliments gaspillés dans un seul pays bien portant d’Occident, aux 372 milliards de dollars de subventions agricoles dans les pays occidentaux, aux 100 millions de tonnes de céréales transformées en éthanol en 2006, aux 32,6 milliards de dollars versés en 2008 à leurs traders méritants, sous forme de primes bonus par neuf établissements de Wall Street qui, dans le même temps, avaient perçu 175 milliards d’aides publiques, etc) (18).

Comme l’écrivain britannique Orwell le démontre avec brio dans son livre 1984, comme les experts en propagande, Hitler et Goebbels, le savaient bien, le monde, la société humaine, sont avant tout contrôlés par des mots et par le sens commun donné à nos plus hautes valeurs.

La manipulation du langage et des valeurs est la première et la plus efficace des étapes de domination et de perversion de l’homme.

Dénaturer des mots nobles, et les valeurs qu’ils transmettent, en les associant à des menteurs, des guerriers et des imposteurs : tel est l’enjeu.

Faire du meurtrier, du manipulateur, de l’escroc, du corrompu, un héros, une figure emblématique récompensée, un modèle, est la première étape décisive dans le blanchiment d’une dictature et le travestissement de tyrans en exemples.

La perversion de toute la société suit inévitablement.

Référence :

Lire à ce sujet les édifiants livres, très documentés, de Jean Bricmont, Impérialisme Humanitaire, et de Maxime Vivas, La face cachée de Reporters sans Frontières, tous deux aux éditions aden.

Sources :

(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_N...

(2) http://nobelprize.org/nobel_prizes/...

(3) Les crimes de monsieur Kissinger, Christopher Hitchens, Ed Saint-Simon, http://www.bibliomonde.com/livre/cr...

(4) http://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A...

(5) Hacking Democracy, la démocratie piratée, http://www.reopen911.info/11-septem...

(6) 35 Inconvenient truths, (en anglais) http://scienceandpublicpolicy.org/m...

(7) Court finds truth inconvenient for Gore (en anglais) : http://planetgore.nationalreview.co...

(8) Albert Gore Jr. : Occidental and Oriental Connections (en anglais) : http://www.opinionjournal.com/extra...

(9) Al Gore l’imposteur, http://www.internationalnews.fr/art...

(10) La doctrine Obama : « Dans une humanité imparfaite, la guerre perpétuelle est de mise » http://www.mondialisation.ca/index....

(11) La victoire d’Obama : une élection présidentielle à 2 milliards de dollars, http://www.politique.net/2008110502...

(12) « Ce matin, en écoutant les nouvelles, ma fille est entrée et m’a dit : “Papa, tu es Prix Nobel de la paix” ». Telle est la touchante histoire que le président des États-Unis a racontée à des journalistes complaisants pour attester qu’il n’avait jamais souhaité cette distinction et en était le premier surpris. Sans chercher plus loin, ceux-ci ont immédiatement titré leurs journaux sur « l’humilité » de l’homme le plus puissant du monde. (« Déclaration de Barack Obama à l’annonce du prix Nobel de la paix 2009 », Réseau Voltaire, 9 octobre 2009.)

(13) http://www.voltairenet.org/article1...

(14) Op.cit., Les crimes de monsieur Kissinger

(15) Op.cit., Al Gore l’imposteur

(16) Les deux visages de Barack Obama, par Bill Van Auken, 16 février 2008 http://www.wsws.org/francais/News/2...

(17) Les Etats-Unis, tandis qu’ils s’engagent à ne pas employer d’armes nucléaires contre les Etats qui ne les possèdent pas et se conforment au Tnp, laissent entendre qu’ils se réservent le droit du first strike (première frappe) pour empêcher qu’un pays comme l’Iran puisse les construire. http://www.mondialisation.ca/index....

(18) Mr Jacques Diouf, Directeur de la FAO, lors de son discours d’introduction au Sommet Mondial de l’Alimentation de novembre 1996, déclara : « Ce budget [celui de la FAO] est pourtant inférieur au coût de 6 jours de nourriture pour chiens et chats dans 9 pays développés et représente moins de 5% des dépenses annuelles en produits amaigrissants effectuées par les habitants d’un seul pays développé, pour combattre l’excès de nourriture ». http://www.enoch.over-blog.com/arti...

Pascal Sacre

6 mai 2010

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Prix-Nobel-de-la-Paix-quand-O...


3-3 Les guerres de Bush pour le pétrole : l'Asie Centrale.

Cette troisième partie traite de la politique américaine concernant les approvisionnements en pétrole (extraction et transport)en Asie Centrale.

Première partie : Les guerres de Bush pour le pétrole : l’Afghanistan
Deuxième partie : Les guerres de Bush pour le pétrole : l’Irak

Plusieurs dizaines de milliers de partisans de l’opposition se sont rassemblés à Tbilissi, en Géorgie en novembre dernier. Le président pro-américain Mikhaïl Saakachvili a cependant été réélu en janvier de cette année, de façon probablement frauduleuse - Photo : Reuters

Les républiques d’Asie Centrale sont extrêmement riches en pétrole et gaz. Les compagnies pétrolières internationales se sont jetées en masse sur la région à la recherche de nouveaux gisements à exploiter, depuis l’éclatement de l’ex Union Soviétique. Les champs situés autour ou dans la mer Caspienne sont les plus prisés du fait de leur plus grande proximité de l’Europe et des marchés occidentaux ; des dizaines de milliers de kilomètres de gazoducs et d’oléoducs ont été construits ou sont en cours de construction depuis le début des années 2000.

L’impératif numéro 1 pour tous ces pipelines est qu’ils doivent traverser des régions sécurisées à défaut d’être sûres ; ils doivent aussi aboutir à des terminaux marins situés en pays ami. Or, de nombreux conflits ethniques et des guerres larvées (Nagorny Karabakh, Abkhazie, Tchétchénie, Ossétie ...) minent la paix dans toute la zone ; au sud, l’Afghanistan est loin d’être sécurisé, à l’est se trouve la Chine, au nord, la Russie et au sud ouest, on a l’Iran.

Il faut donc trouver le chemin le moins dangereux pour le passage des oléoducs et gazoducs, mais il faut aussi qu’il y ait un "gendarme" pour assurer la sécurité de ces installations. Qui va être ce gendarme, si ce n’est les Etats-Unis ? Quel meilleur motif invoquer pour permettre l’installation de l’armée américaine, si ce n’est le danger islamiste et la lutte contre le terrorisme international, incarné par l’organisation d’Oussama Ben Laden ? La tâche de l’administration américaine a été facilitée par l’animosité que cultivent tous les nouveaux pays indépendants de la région vis-à-vis de la Russie dont ils ont subi le joug durant près de 80 ans.

Ils étaient prêts à accepter "l’aide" de l’armée américaine, d’autant plus qu’elle est généralement accompagnée de quelques milliards de dollars, fournis sous forme de subventions ou de pots de vin. Dans le cas particulier de la Géorgie, on a assisté à une mise en scène semblable à celle orchestrée par le DRS algérien pour attirer les Américains dans le Sahel ; les autorités géorgiennes ont prétendu que des trafiquants, des terroristes internationaux - des tchétchènes et des djihadistes arabes en particulier - avaient envahi la vallée de Pankisi dans laquelle ils pénétraient depuis le nord, c’est-à-dire le territoire russe.

Elles ont alors sollicité l’assistance de l’armée américaine pour lutter contre ce danger. Washington a répondu à la demande en lançant une initiative spécifique intitulée GTEP (Georgia Train and Equip Program), qui a débuté en avril 2002, qui était dotée au départ d’un budget de 64 millions de dollars et qui avait une durée prévue de deux ans. Présentée officiellement comme un programme destiné à augmenter les capacités d’unités militaires géorgiennes sélectionnées qui fourniraient la stabilité et la sécurité aux citoyens de Géorgie et de la région du Caucase, le département de la défense la résumait ainsi : "Il s’agit de mettre en pratique la décision du président George W. Bush de répondre à la demande du gouvernement de Géorgie pour une assistance afin d’augmenter ses capacités de lutte contre le terrorisme et de remédier à la situation dans la vallée de Pankisi". Colin Powell, secrétaire d’Etat à l’époque rajoutait : "Nous essayons d’entraîner les troupes géorgiennes dans leur lutte contre les menaces qui existent dans les gorges de Pankisi." C’est donc bien dans ces gorges que se trouvait ce grand danger représenté par l’épouvantail Al Qaïda, tout comme au Sahel aujourd’hui.

Cependant sur le terrain les choses étaient autres. Richard Reeve, spécialiste de la Géorgie au sein du groupe Jane’s Intelligence, qui publie la fameuse revue du même nom écrivait : "Je ne pense pas que la vallée de Pankisi ait jamais constitué une menace. Maintenant que l’on ait voulu « tromper » les Américains pour les entraîner dans cette aventure, je n’en sais rien. A moins qu’ils n’aient voulu être trompés, ce qui est une autre affaire." Les réfugiés tchétchènes (plus de 200 000 sont installés dans la vallée) ont toujours affirmé qu’il n’y avait ni terroristes, ni bandes armées dans la vallée. Même les officiers géorgiens ont fini par admettre que ces gorges étaient sûres, même si elles ont abrité, à certains moments, quelques djihadistes venus aider les Tchétchènes.

Au plan officiel, le gouvernement géorgien tenait lui à démontrer qu’il "nettoyait" la vallée, car s’il avait admis que le "nettoyage" était terminé, il aurait fallu alors qu’il mette fin au programme GTEP et à la présence de l’armée américaine, ce qu’il ne voulait faire, pour des raisons de realpolitik. On a appris aussi bien plus tard, après la fin du programme, que l’armée américaine avait installé dans la zone, un centre d’écoute spécialisé avec des auditeurs arabisants qui ont travaillé 24h/24h pendant des mois, sans repérer une présence quelconque de combattants arabes. Ils ont finalement quitté la place.

Pourquoi les Américains se sont-ils néanmoins focalisés sur la vallée de Pankisi ? C’est dans cette vallée que se trouve la base aérienne de Vasiani, située à moins d’une heure de vol du territoire russe, dans laquelle se sont installées les troupes américaines pour ne plus la quitter, même après l’achèvement du programme GTEP. Cette base a aussi l’immense avantage d’être à moins d’une cinquantaine de kilomètres du tracé d’un très gros pipeline, le Bakou - Tbilissi - Ceyhan, dont nous parlerons un peu plus loin.

Le programme a démarré, sur le terrain, en mai 2002 avec la préparation de 6 bataillons de l’armée géorgienne pour la mission qui allait être officiellement la leur, celle de lutter contre le terrorisme international. Quelques mois plus tard, le commandant du corps d’armée US, le major Scott Campbell admettra publiquement devant les journalistes américains venus l’interviewer, que la formation dispensée par les marines sous ses ordres n’incluait, à vrai dire, aucune technique de lutte contre le terrorisme. Il déclarait froidement : "Il ne s’agit pas de les aider à pourchasser les commandos d’Al Qaïda dans les gorges de Pankisi."

Mais que faisaient alors les soldats américains dans cette région ? Comme à l’habitude, là où il y a du pétrole, on trouve l’armée américaine. Dans ce cas particulier, les Marines assuraient la sécurité des gisements pétroliers situés dans la mer Caspienne attribués à un consortium de multinationales et celle du pipeline Bakou - Tbilissi - Ceyhan par lequel est évacuée la production. C’est en septembre 1994, qu’a été signé avec le nouveau gouvernement azéri ce que BP a appelé le contrat du siècle. Ce contrat donne le droit à l’Azerbaïdjan International Operating Company (AIOC) d’exploiter le complexe des gisements offshore de Azéri - Chirag - Guneshli (ACG), situés en mer Caspienne et dont les réserves sont estimées à 5,3 milliards de barils.

L’AIOC est un consortium composé des compagnies suivantes : la britannique BP, les américaines Exxon et Unocal, la norvégienne Statoil, la compagnie nationale azéri Socar, la turque TPAO et d’autres encore avec de minuscules pourcentages de participation. Le consortium a ensuite lancé dans la foulée la construction de l’oléoduc destiné à évacuer le pétrole produit vers le port turc de Ceyhan sur la mer Méditerranée. Il a créé, pour ce faire, un autre groupement de sociétés, dénommé consortium du BTC, composé des mêmes entreprises plus quelques nouvelles américaines.

De tous les trajets possibles le consortium a retenu le plus cher ; le pipeline BTC est long de près de 1800 kilomètres, il a une capacité de 50 millions de tonnes par an en première phase (l’équivalent de la production totale de l’Algérie), il s’élève à trois reprises à plus de 2400 mètres d’altitude, franchit des régions connues pour leur instabilité, traverse un parc naturel, celui de Borjomi en Géorgie - une fuite y provoquerait une catastrophe écologique majeure ; son cheminement évite ainsi la Russie, l’Afghanistan, l’Iran ainsi que la traversée du Bosphore. Sa construction a coûté pas loin de 4 milliards de dollars US. Trois pays, l’Azerbaïdjan, la Géorgie et la Turquie sont concernés par le BTC qui constitue un cas unique dans les annales mondiales des relations entre les multinationales et les pays hôtes.

Le consortium a réussi à imposer aux trois pays traversés un cadre légal, composé de deux accords : un premier, l’IGA (Inter Governmental Agreement), qui est un accord passé entre les pays eux-mêmes et un second, le HGA (Host Governmental Agreement), qui représente l’accord passé entre chaque pays hôte et le consortium ; tous deux comportent des conditions inédites et absolument draconiennes. Ainsi le HGA, stipule dans une de ses dispositions : « ... Si quelque accord ou traité national ou international, si une quelconque législation, arrêté, promulgation, décret, accession ou autorisation, toute autre forme d’engagement, de politique, de déclaration ou de permission a pour effet de porter atteinte, d’entrer en conflit ou d’interférer avec la réalisation du projet ou d’en limiter, diminuer ou affecter négativement la valeur ou un quelconque droit, privilège, concession, indemnisation ou protection accordés par cet accord ou provenant de celui-ci, un changement de loi doit être envisagé ... Les autorités de l’Etat doivent prendre toute mesure à leur portée pour restaurer l’équilibre économique ... »

L’IGA, signé en novembre 1999, indique lui que : « Par le présent accord, chaque état déclare et certifie que le projet de pipeline ne comprendra aucun service destiné au public dans son ensemble sur son territoire qui aurait pour but de satisfaire les besoins courants de la population. Sur son territoire, le projet n’est pas conçu, ni ne requiert de fonctionner au service ou dans les intérêts du public. » Le HGA et l’IGA ont été ratifiés par les parlements des trois pays et resteront en vigueur 50 ans. Que dire de plus, si ce n’est que le consortium BTC est un état dans l’état et que sa volonté prévaut sur toutes les lois de chacun des trois pays, dans lesquels il est présent.

La voilà donc la véritable raison de la présence de l’armée américaine dans les gorges de Pankisi. C’est d’ailleurs déjà bien avant le 11 septembre que les néo cons se demandaient comment envoyer des "conseillers" militaires US dans la région. En février 2001, la Rand Corporation, un think tank privé mais financé par le gouvernement US, annonçait que la protection du pipeline nécessiterait d’améliorer les capacités militaires de l’Azerbaïdjan et de la Géorgie. "L’Occident sera obligé de fournir la formation et les équipements militaires nécessaires aux armées de la région du Caucase qui ne sont pas préparées pour assurer la sécurité du pipeline" disait-elle dans un de ses rapports. Le ministre des affaires étrangères azéri disait la même chose.

Quant aux supporters du projet ils annonçaient que l’instabilité chronique de la Géorgie était le plus grand risque pour l’oléoduc, car le pays traînait, à leurs yeux, les séquelles de guerres passées, souffrait d’un très haut degré de corruption et avait une ligne politique imprévisible. Ils pensaient donc déjà, à cette époque, à évincer le jour venu le responsable de cette imprévisibilité, le président Edouard Chevardnadze. Pour répondre à toutes ces "sollicitations", le gouvernement américain a envoyé des milliers de soldats non seulement en Géorgie, mais aussi au Kirghizstan (base aérienne de Manas), en Ouzbékistan (base militaire de Karshi), au Tadjikistan, au Kazakhstan et en Azerbaïdjan. Comme de bien entendu, les Américains annonçaient à qui voulait les entendre que la mise à disposition de ces "conseillers" et de cette "assistance" n’avait rien à voir avec la protection de leurs intérêts pétroliers ; elle n’était destinée qu’à aider ces pays à se protéger contre les grands méchants d’Al Qaïda et à instaurer la démocratie, version américaine. Tout comme en Irak.

Dans le courant de l’année 2003, alors même que le programme GTEP tirait vers sa fin, intervenue en avril 2004, le président géorgien Edouard Chevardnadze avait tenté de rééquilibrer sa politique étrangère en se rapprochant à nouveau de la Russie. Il était donc devenu "imprévisible", il fallait s’en débarrasser. L’administration de George W. Bush actionna cette fois-ci le National Democratic Institute (NDI) qui a organisé, manipulé et téléguidé la "révolution" dite "Révolution des roses" au cours de laquelle des milliers de manifestants extrêmement bien organisés, bien dotés en matériels informatique et en moyens de télécommunications et audiovisuels, ont organisé le siège de la présidence durant des jours et des jours jusqu’à pousser Edouard Chevardnadze à la démission.

Le Wall Street Journal reconnaissait d’ailleurs dans son édition du 24 novembre 2003 que la chute du régime géorgien était l’œuvre des ONG américaines qui ont financé et entraîné des jeunes géorgiens à entamer un coup d’Etat pacifique. Le NDI est au plan officiel une organisation non gouvernementale américaine, présidée par l’ex secrétaire d’Etat de Bill Clinton, Madeleine Albright et financée par le milliardaire George Soros. En réalité, c’est une officine dont la véritable activité est de mener des actions subversives dans les pays de l’ex bloc de l’Est et de les déstabiliser jusqu’à les faire basculer définitivement dans le clan occidental, américain de préférence.

Le NDI avait fait auparavant ses preuves en Serbie en manipulant là aussi un groupe de jeunes rassemblés au sein du mouvement Otpor (Résistance), qui ont mené eux aussi leur coup d’Etat pacifique qui a abouti à l’éviction de Slobodan Milosevic du pouvoir. Après la Géorgie où le "mouvement de jeunes" prit le nom de Kmara (Assez), on retrouvait le NDI en Ukraine où la "révolution orange" était pilotée par le mouvement Pora (C’est le moment). Il n’échoua qu’en Biélorussie où le mouvement Zubr (Les aurochs) ne réussit pas à renverser le régime en place. Il est à signaler que tant à Belgrade qu’à Tbilissi les opérations de déstabilisation des pouvoirs en place ont été conduites sous la supervision directe de l’ambassadeur des Etats-Unis en poste au moment des faits qui se trouve avoir été le même dans les deux cas, Mr. Richard Miles.

Tout comme ils avaient fait avec Zoran Djindjic en Serbie, trois années auparavant, le NDI et l’ambassade américaine à Tbilissi ont propulsé Mikheil Saakashvili, un jeune politicien de 37 ans sur le devant de la scène et lui ont fourni l’assistance technique et financière nécessaire pour créer son propre parti, le Mouvement national démocrate, qui n’est que la vitrine légale du mouvement subversif Kmara ; ils financèrent aussi sa campagne électorale à l’élection présidentielle de janvier 2004. Il fut élu président de la république, grâce à l’armada de spécialistes en communication qu’ils mirent à sa disposition, aux moyens audiovisuels qu’ils lui fournirent et aux millions de dollars qu’ils injectèrent dans sa campagne.

La même opération a eu lieu au mois de janvier dernier quand Mikheil Saakashvili a été réélu, pour la seconde fois, président de la république. Des doutes sérieux ont cependant été émis par de nombreux observateurs quant à la sincérité de ce scrutin.

On ne sera pas surpris d’apprendre que Mikheil Saakashvili est farouchement pro occidental, qu’il a été boursier du Département d’Etat des Etats-Unis, qu’en tant que tel, il a fait des études à l’Ecole de droit de Columbia et qu’il est docteur en droit de l’Université George Washington. Il a également travaillé aux Etats-Unis, à New York, au cabinet d’avocats Patterson Balknap Webb & Tyler avant de rentrer au pays et de se lancer en politique.

Le GTEP était terminé, mais l’armée américaine n’a pas pour autant quitté le pays. C’est bien au contraire une coopération à plus long terme qui a été instaurée, à la demande de la partie géorgienne nous disent les sources américaines. Cette nouvelle collaboration a pour but de restructurer l’armée géorgienne, institutionnaliser les standards militaires, les systèmes et surtout la doctrine US au sein de l’armée.

 Avec cette dernière étape avant l’intégration à l’OTAN, la boucle était bouclée. La menace Al Qaïda a, en fin de compte, permis la prise de contrôle du pouvoir politique, puis celle de l’armée.

21 mars 2008 –

Algeria-Watch –

Vous pouvez consulter l’intégralité de cet article à :
http://www.algeria-watch.org/fr/art...

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=4140



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

28/05/2010

n° 68 - Les dossiers des ‘Guerres de l'Otan’ 27-04 -:- Début - : L'OTAN reste, sans égale, une puissante alliance militaire qui sauvegarde ...

n° 68  -  Les dossiers des ‘Guerres de l'Otan’   27-04 -:- Début  - : L'OTAN reste, sans égale, une puissante alliance militaire qui sauvegarde ...



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Les dossiers des ‘Guerres de l'Otan’. n° 68 - 27-04

C.De Broeder & M.Lemaire

 



 "Le'Dossier des guerre de l'Otan" est  visible :

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

c) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

d) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com  - http://no-war.over-blog.com/

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Tiré à part 

L'OTAN reste, sans égale, une puissante alliance militaire qui sauvegarde ...

Sous prétexte d'une "menace" russe et chinoise, Big Brother durcira ses activités.

Brèves

1-1 Roland.Marounek : L'Otan ne va pas cesser de coopérer avec Israël.

1-2 Les Etats-Unis déploient des missiles Patriot en Pologne.

1-3 Le bouclier anti-missiles, loin d'être démantelé par les Etats-Unis, va revenir à la table des marchandages.

1-4 Quelques minutes suffiraient pour rediriger les missiles US vers de nouvelles cibles russes.

1-5 Début des exercices COLD RESPONSE 2010 : L'OTAN repart en guerre dans l'arctique en méprisant les Sames !

2  Dossiers

2-1 L'OTAN adapte son concept stratégique pour la prochaine décennie.

2-2 A propos du Nouveau Concept Stratégique de l'Otan.

2-3 M K Bhadrakumar : La Russie et les USA défilent au pas post-soviétique.

2-4 Myriam Abraham : Système De Missiles De Défense Israélien Iron Dome.

2-5 Danielle Bleitrach : La lutte contre le terrorisme: l’exception et la règle.

Fin

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

3-1 Georges Berghezan : Évolution du rôle de l’OTAN à la faveur des guerres yougoslaves (1991-1999).

4 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4-1 Bruit de bottes à l’Otan.

4-2 Une nouvelle guerre d'ampleur mondiale est possible.

4-3 eva R-sistons : guerre mondiale bientôt ?

4-4 Rick Rozoff : Le Kirghizistan et la bataille pour l’Asie centrale. 

5 Annexe

5-1 Robert Bibeau : La crise économique grecque fait trembler le monde.

5-2 Pascal Sacre : Prix Nobel de la Paix : quand Oslo glorifie le mensonge et la guerre.

5-3 Les guerres de Bush pour le pétrole : l'Asie Centrale.

 



Tiré à part 

L'OTAN reste, sans égale, une puissante alliance militaire qui sauvegarde ...

Le 17 mai 2010

S.E. M. Anders Fogh Rasmussen

Secrétaire général

Organisation du Traité de l’Atlantique Nord

Monsieur le Secrétaire général,

En notre qualité de présidente et de vice-président du Groupe d'experts, nous avons l’honneur de vous faire parvenir le rapport final établi par ce groupe.

Au sommet de Strasbourg-Kehl, tenu en avril 2009, les chefs d’État et de gouvernement des pays del’Alliance vous ont chargé d’élaborer un nouveau concept stratégique et ils vous ont demandé dedésigner un groupe d’experts qualifiés devant mener une vaste série de consultations et vous remettre des avis. Nous vous soumettons dès lors notre analyse et nos recommandations aux fins de l'établissement de ce nouveau concept stratégique, qui sera présenté aux chefs d’État et de gouvernement, pour approbation, en novembre prochain à Lisbonne.

Au nom de nos collègues, nous tenons tout d’abord à vous faire savoir que notre participation à ce groupe fut à la fois un défi et un encouragement. Nous sommes parvenus à la conclusion que l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord a de bonnes raisons d’aborder la deuxième décennie du XXIe siècle avec confiance. L’OTAN reste, sans égale, une puissante alliance militaire qui sauvegarde et promeut les valeurs démocratiques de ses pays membres. Elle incarne le lien crucial qui unit

l’Amérique du Nord et l’Europe.

Le monde a évolué depuis l’adoption du dernier concept stratégique, en 1999, et l'Alliance a évolué avec lui : elle a dû invoquer, pour la première fois de son histoire, sa garantie de sécurité fondamentale, au lendemain des attentats ayant frappé les États-Unis le 11 septembre 2001 ; elle assume aujourd'hui une mission importante loin de son territoire, opérant aux côtés de partenaires civils et militaires venant de partout dans le monde ; elle a vu le nombre de ses pays membres passer à vingt-huit ; elle a lancé des initiatives importantes afin d'améliorer son aptitude à déployer et à soutenir des forces ; et elle a tiré des enseignements de ses missions d'après-conflit dans les Balkans etles a adaptées. Un nouveau concept stratégique doit être établi afin de définir, en puisant dans ces expériences, les doctrines qui guideront l’Alliance dans les dix prochaines années et au-delà.

Notre Groupe est d’avis que l’OTAN doit être suffisamment polyvalente et efficace pour mener des opérations loin de son territoire, généralement dans le cadre de solides partenariats, en allant bien au-delà de ce qui était envisagé en 1999. Il pourra s’agir d’opérations militaires, mais aussi d’unengagement actif, sous la forme, notamment, de consultations, de programmes concrets decoopération, de dispositifs de gestion de crises, ou d’un soutien aux efforts entrepris dans des domaines tels que la non-prolifération et la maîtrise des armements. Afin de préserver la volonté politique de mener des opérations hors de ses frontières, l'OTAN doit veiller à ce que tous ses pays

membres soient bien certains que la sécurité de leur territoire est assurée. Nous considérons ces

missions comme complémentaires et étroitement liées.

En résumé, l’OTAN doit être prête à garantir la sécurité de tous ses pays membres face à la gamme complète des menaces pouvant peser sur eux, qu’elles proviennent de régions lointaines ou qu’elles soient dues à des circonstances défavorables se présentant dans la zone euro-atlantique. Conjuguer une sécurité assurée dans nos pays et un engagement dynamique à l’extérieur sera la clef de l’action de l’OTAN pour les décennies à venir.

À cet égard, le Groupe souligne l’importance que revêt le soutien de l’opinion publique en faveur des opérations de l’OTAN, en particulier lorsque l’Alliance engage des ressources et des vies humaines loin du territoire de ses États membres.

Les conclusions du Groupe sont le fruit d'un programme de travail intensif, qui s’est voulu transparent et inclusif. Le Groupe d’experts a participé à quatre séminaires formels, qui se sont tenus au Luxembourg, en Slovénie, en Norvège et aux États-Unis, et il a assisté collectivement à des réunions

spéciales en République tchèque et en Russie. À chaque fois, des experts extérieurs – plusieurs centaines au total – étaient invités à faire des exposés et à dialoguer avec le Groupe sur des sujets occupant l'Alliance. Les membres du Groupe ont, avant d'achever le rapport, mené dans l’ensemble de l'Alliance des consultations avec les gouvernements, les parlements et d’autres institutions concernées. Ils ont pu bénéficier en outre des précieuses contributions des autorités militaires de

l’OTAN. Ils ont également consulté des pays partenaires de l’OTAN – d’Europe, de Méditerranée, du Golfe et du reste du monde – ainsi que d’autres organisations internationales, et notamment

l’Organisation des Nations Unies, l’Union européenne et l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe. Le Secrétariat a, pour sa part, recueilli d’autres points de vue lors de réunions ou de débats sur le web organisés par des groupes de réflexion ou des universités, et le site internet de l'OTAN a permis à d'autres encore de s’exprimer. Il est difficile d’évaluer précisément le nombre final d’intervenants, mais selon les estimations du Secrétariat, ce sont des milliers de personnes, issues de

tous les pays de l'Alliance et du reste du monde, qui ont été invitées à prendre part aux activités du Groupe. Par ailleurs, grâce aux efforts d'ouverture et au recours à l'internet, cette possibilité a pu être offerte à tous.

Pour conclure, nous souhaitons vous remercier, Monsieur le Secrétaire général, de l’esprit de concertation et de la cordialité que vous avez manifestés depuis l’été 2009 dans votre collaboration avec le Groupe. Celui-ci a travaillé de manière indépendante, mais le soutien que lui a fourni le Secrétariat, et plus particulièrement Jamie Shea et l’Unité Analyse de politique générale, ainsi que vous-même, lui a été très précieux.

La remise de ce rapport met fin aux travaux formels du Groupe d'experts. Toutefois, nous tenons à vous assurer que nos collègues et nous-mêmes entendons rester présents et actifs tout au long du processus qui verra l'élaboration, l'examen et enfin l'adoption du concept stratégique par les États membres. Alors que vous entamez la tâche qui consiste à établir un projet de concept, sachez que vous pouvez compter sur notre assistance et notre soutien.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Secrétaire général, l’assurance de notre très haute considération.

Madeleine K. Albright Jeroen Van der Veer

Présidente Vice-président

http://www.nato.int/strategic-concept/pdf/experts_letter_fr.pdf
www.nato.int/strategic-concept/pdf/experts_letter_fr.pdf

 

Sous prétexte d'une "menace" russe et chinoise, Big Brother durcira ses activités.
Alors qu'ils continuent de battre tous les records de budgets militaires, et l'augmentent sensiblement d'une année sur l'autre, les Etats-Unis s'en prennent cette semaine à l'augmentation du budget militaire de
la Chine.
A l'occasion de la présentation du rapport "2009 National Intelligence Strategy" le 16 septembre, le directeur du Renseignement national l'ex-amiral Dennis Blair a accusé Pékin de menacer le monde en modernisant son armée et en recherchant des matières premières sur d'autres continents.
Moscou inquiète aussi Washington.
La Russie est considérée comme un Etat qui rétablit activement son influence globale et régionale. Moscou et Pékin figurent parmi les menaces potentielles pour les Etats-Unis dans le cyber-espace.
Dès lors, cela donne le droit aux Etats-Unis, selon Blair, de renforcer leur activité de renseignement. Andreï Fediachine sur Ria Novosi rapporte que "Dennis Blair a l'intention de doter le renseignement américain (toutes ses agences) de fonctions de contre-espionnage. Auparavant, cela signifiait le dépistage d'agents des services de renseignements étrangers. A présent, à en croire la nouvelle directive, le contre-espionnage devient l'une des tâches primordiales de l'ensemble du renseignement américain, il doit viser (pour reprendre les paroles de Dennis Blair), "en tant qu'objectifs, non seulement les gouvernements étrangers, mais aussi les agents non gouvernementaux, les groupements extrémistes, les hackers et les organisations criminelles qui sapent de plus en plus les intérêts des Etats-Unis par des myriades de moyens". Selon Dennis Blair, la communauté du renseignement devra lutter désormais contre les tentatives de manipuler la
politique des Etats-Unis et les efforts diplomatiques, de torpiller nos plans militaires et nos systèmes d'armements, de détruire nos avantages économiques et technologiques". "
Ces déclarations interviennent à l'heure où l'extrême-droite états-unienne attaque Obama sur les questions de défense nationale.Une conférence spéciale sur le système de défense antimissile en Europe s'est tenue le 15 septembre à Washington, dans la fondation conservatrice Heritage, pour demander qu'Obama ne transige pas avec
la Russie sur le projet de bouclier anti-missile (ce qu'Obama a cependant fait trois jours plus tard).



Brèves

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

1-1 Roland.Marounek : L'Otan ne va pas cesser de coopérer avec Israël.

L'Otan va coopérer avec Israël

JDD, 05/05/2010

Un responsable de l'Alliance atlantique a indiqué mercredi qu'Israël avait eu des discussions techniques préliminaires avec l'Otan. Un échange qui pourrait préparer le terrain à la mise en place de défenses antimissiles conjointes. "Nous sommes contents de discuter avec Israël de nos capacités et nous attendons avec impatience d'autres discussions dans ce domaine", a ajouté le responsable Alan Berry. Lors de son sommet de Lisbonne en novembre dernier, les 28 pays membres de l'Otan ont convenu de développer un système antimissile conjoint pour protéger l'Europe contre la menace présumée de pays comme l'Iran.

Source : Asia Times Online, le 09 mai 2010


1-2 Les Etats-Unis déploient des missiles Patriot en Pologne. 

 Des dizaines de soldats américains et une batterie de missiles Patriot se trouvent désormais en Pologne, où ils resteront stationnés pendant deux ans pour former l'armée polonaise à ce système sophistiqué de missiles téléguidés sur une base située à quelques kilomètres de la frontière russe.

 Cette mission donne lieu au plus important déploiement de soldats américains jamais observé en Pologne, jadis situé derrière le Rideau de fer et aujourd'hui devenu membre de l'OTAN. 

Andrew Paul, porte-parole de l'ambassade américaine à Varsovie, a confirmé que la batterie de missiles était arrivée dimanche sur la base de Morag (nord-està, à quelque 60km de l'enclave russe de Kaliningrad.

Ce déploiement implique pour Washington un engagement de plus longue durée que tous les projets précédents entre les armées américaine et polonaise et marque "la première présence continue" de soldats et d'équipements américains en Pologne, a ajouté M. Paul. 

Bien que la Russie ait exprimé une ferme opposition à toute installation militaire américaine aussi près de sa frontière, elle n'a exprimé aucune réaction à l'arrivée des missiles Patriot, signe probable de sa résignation après son échec à empêcher ce déploiement.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergeï Lavrov avait dit en janvier, lorsque la localisation avait été annoncée, qu'il ne pouvait pas comprendre le besoin "de donner l'impression que la Pologne s'arc-boute contre la Russie".

Les missiles Patriot ont été transportés par voie ferrée depuis la base américaine située près de Kaiserslautern en Allemagne et vont tourner à l'intérieur et hors des frontières polonaises avec 100 à 150 soldats américains au cours des deux prochaines années. La Pologne a exprimé son souhait éventuel d'acquérir certains des missiles américains à l'avenir

voir http://fr.rian.ru/photolents/20100525/186759587.html "Une base US à 80 km de la frontière russe"

AP

24/05/2010


1-3 Le bouclier anti-missiles, loin d'être démantelé par les Etats-Unis, va revenir à la table des marchandages

 Rectificatif à la nouvelle du journal du Dimanche: le sommet de l'Otan à Lisbonne n'a pas eu lieu en novembre passé, mais se tiendra en novembre prochain.

Il n'a donc pas encore adopté le bouclier anti-missiles!

Nous craignons effectivement que le bouclier anti-missiles, loin d'être démantelé par les Etats-Unis, va revenir à la table des marchandages entres les 28 Eytats membres, et que l'Otan pourrait l'adopter et, en plus, demander une contribution financière aux membres, seulement (!) de 130 millions de dollars, nous dit Rasmussen le secrétaire général en fonction.

Nous comptons bien faire démentir cette nouvelle! Jusqu'à novembre 2010, les mouvements qui s'élèvent contre cette soumission de leur pays à l'Otan, que ce soit  en Belgique, en Europe et aux Etats-Unis, ont à mener un grand combat.

En Belgique particulièrement, la nouvelle crise gouvernementale ne peut en aucun cas servir de prétexte pour éluder le débat public et des prises de positions très nettes des partis démocratiques.

 (CP)

May 13, 2010


1-4 Quelques minutes suffiraient pour rediriger les missiles US vers de nouvelles cibles russes.

La repointage des missiles nucléaires américains des villes à population importante sur des sites industriels russes prendrait quelques minutes, mais cette démarche serait impossible à contrôler depuis la Russie, a confié à RIA Novosti le général Viktor Iessine, ancien chef d'état-major des Troupes de missiles stratégiques russes (RVSN).

La Fédération des scientifiques américains (organisation influente comprenant 68 Prix Nobel) propose au Pentagone de rediriger ses missiles des grandes villes russes vers les 12 principaux ouvrages économiques du pays, dont des entreprises de Gazprom, de Rosneft et de Rusal.  

La liste des cibles comprend même des usines appartenant à l'allemand E.ON et à l'italien Enel sur le territoire russe, écrit mardi le quotidien Kommersant.

"Le repointage des missiles demanderait quelques minutes", a affirmé M. Iessine, soulignant qu'il jugeait purement scholastique la proposition des scientifiques américains.  

"Nous ignorons en outre quelles cibles en Russie sont actuellement visées par ces missiles", a ajouté l'interlocuteur de l'agence.

http://fr.rian.ru/defense/20090415/121127705.html

15 avril



1-5 Début des exercices COLD RESPONSE 2010 : L'OTAN repart en guerre dans l'arctique en méprisant les Sames !

Le site des forces armées Norvégiennes vient d'annoncer le début des exercices COLD RESPONSE 2010 .[ 1 ]
Ceux ci vont regrouper plus de 9000 militaires de 14 nations membres de l'Alliance et de 1000 militaires Suédois de la région de Kiruna ou sont situées des mines de fer .
Cette présence militaire Suédoise , un état qui ne fait parti de l'OTAN mais du " partenariat pour la paix " , s'expliquerait par l'intérêt des forces armées Suèdoises pour un des scénari des exercices COLD RESPONSE 2009 qui consistait en une mission de rétablissement de la paix et de " hard security " ( maintien de l'ordre par des moyens militaires ) dans une cité arctique disposant de ressources minières .
Le minerai de fer de Kiruna est toujours exporté en partie  via
la Norvège ( Narvik ) comme en 1940 .Une partie de ces exercices , des opérations amphibies , se dérouleront dans la région de Bjerkvik ou ont débarquées les troupes du général BETHOUARD en avril 1940 .[ 7 ]
Les " constantes"  historiques , géopolitiques et stratègiques sont une réalité dans la région . 
COLD RESPONSE 2010 déploie 1500 militaires de plus que les exercices COLD RESPONSE 2009 .
Les exercices COLD RESPONSE 2010 vont être marqués par la présence de US Marines [ 2 ] , une première depuis 2005 et par une Task-Force amphibie  Britannique regroupée autour du navire d'assaut amphibie  HMS Albion et comprenant le HMS Ocean  et  le RFA Mounts Bay  . [ 3 ] - [ 4 ] - [ 8
Des unités du 45 Commando Royal Marines  [ 3 Cdo Bde RM]  participeront aussi à ces exercices [ 9 ]
Des éleveurs de rennes Sames se sont courageusement opposés au bellicisme de l'Alliance dans l'arctique en dénonçant la tenue de ces exercices .[ 5 ]
Les exercices Otaniens COLD RESPONSE  et LOYAL ARROW ont toujours marqué le plus profond mépris pour les populations autochtones de l'arctique Scandinave et particulièrement les Sames et l'édition 2010 ne déroge pas à cette régle .[ 6 ]
Liens :
[ 1 ] Cold Response 2010 sur le site des Forces Armées Norvègiennes .
[ 4 ]
HMS Ocean Conducts Cold Weather Amphibious Warfare Training Under the Shimmering Gaze of the 'Northern Lights'
[ 8 ] HMS Albion Sails North
[ 9 ]3 Commando Brigade Royal Marines Norway Deployment 2010
Articles associés :
[ 2 ]
COLD RESPONSE 2010 :Des US Marines aux portes de la péninsule de Kola
[ 3 ]Cold Response 2010 : L'OTAN repart en guerre dans l'arctique et les Anglais au Pôle-Nord !
[ 5 ] Militärövning i fjällen kritiseras
20 février 2010

http://zebrastationpolaire.over-blog.com/article-debut-des-exercices-cold-response-2010-l-otan-repart-en-guerre-dans-l-arctique-en-meprisant-les-sames-45345680.html



2  Dossiers

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

2-1 L'OTAN adapte son concept stratégique pour la prochaine décennie.

L'OTAN doit gagner la guerre en Afghanistan, renforcer ses liens avec la Russie, contrecarrer la menace posée par les missiles ballistiques iraniens et assurer la sécurité de ses 28 membres. Tels sont les principaux objectifs de l'Organisation de l'Alliance nord-atlantique pour la décennie à venir, selon l'avant-projet de concept stratégique dévoilé lundi. Par cette nouvelle doctrine, l'OTAN espère combler un fossé croissant entre les Etats-Unis, favorables à un rôle international accru de l'Alliance, et les pays européens qui préfèrent qu'il conserve son orientation défensive traditionnelle.

"L'OTAN doit être assez polyvalent et efficace pour agir loin de chez lui", mais "afin de conserver la volonté politique pour des opérations hors de la région, l'OTAN doit veiller à ce que tous ses membres sont rassurés sur la sécurité de leurs territoires nationaux", a déclaré l'ancienne secrétaire d'Etat américaine Madeleine Albright, qui dirige le groupe d'experts chargés d'élaborer la nouvelle stratégie.

Le secrétaire général de l'Alliance, Anders Fogh Rasmussen, soumettra un projet de concept stratégique lors du prochain sommet de l'organisation en novembre à Lisbonne, au Portugal. "Dans le monde d'aujourd'hui, il nous arrive de devoir aller au-delà de nos frontières pour défendre nos frontières", a déclaré M. Rasmussen, citant l'Afghanistan.

Fondée en 1949 pour contrer la menace soviétique, l'alliance de 28 membres connaît aujourd'hui une crise de fonctionnement, se cherchant de nouveaux objectifs près de 20 ans après l'effondrement du bloc communiste.

La précédente doctrine stratégique de l'OTAN s'attachait surtout à son rôle de maintien de la paix, en Bosnie ou au Kosovo. Elle avait été adoptée en 1999, après la fin de la Guerre froide et avant les attaques du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis. L'OTAN a par la suite été amenée à assumer des missions telles que la guerre contre l'insurrection en Afghanistan. Cette mission qui mobilise plus de 100.000 soldats sur le terrain, des Américains pour les deux tiers, est la plus vaste qu'ait entreprise l'organisation.

L'avant-projet spécifie par ailleurs que l'OTAN doit s'efforcer d'améliorer les relations avec Moscou, qui a aidé l'OTAN en Afghanistan en ouvrant un corridor terrestre entre l'Europe et ce pays. L'OTAN et la Russie doivent travailler ensemble plus étroitement dans des domaines d'intérêt commun comme la défense anti-missile, le contre-terrorisme, le trafic de drogues et la sécurité maritime, précise le document.

L'avant-projet se prononce aussi en faveur du maintien des armes nucléaires américaines en Europe, autre héritage de la Guerre froide dont plusieurs gouvernements européens avaient demandé le retrait. "Tant que les armes nucléaires existent, l'OTAN devrait maintenir des forces nucléaires sécurisées et fiables (...) au niveau minimum requis par l'environnement sécuritaire qui prévaut", arguent les experts.

Lundi 17 mai

AP


2-2 A propos du Nouveau Concept Stratégique de l'Otan.  

Aperçu de la conférence de Fogh Rasmussen, secrétaire général de l'Otan à l'Ecole Royale Militaire à Bruxelles le 26 avril 2010

Devant 200 personnes, essentiellement militaires en uniformes et galons, le secrétaire général de l'Otan a parlé hier de "transformation et réforme de l'Otan".

Ses considérations devraient faire partie de l'élaboration du "nouveau concept stratégique".

Pour commencer, il cite James Jones: "une vision sans ressources est une hallucination". Donc il développe six pistes nécessaires à ses yeux

pour une transformation et réforme efficaces de l'Otan.

Constatation qu'il est exclu de demander une augmentation des budgets militaires des pays membres en cette période de crise  et au vu

de l'opposition qu'on rencontrerait dans les opinions publiques. Mais pas question non plus de réduire ces budgets.

Donc, il faut harmoniser et rationaliser les moyens des différents pays, savoir choisir les priorités, rechercher des solutions collectives (exemple de l'intégration de la marine belge à la marine hollandaise);

établir des financements communs : proposition d'augmenter fortement le "pot commun" de l'Otan, par une sorte de cotisation des Etats membres, qui va remplacer les contributions "à la carte" (exemple: Afghanistan ou autre "opération": si un pays ne veut pas participer c'est OK, mais il contribue quand même financièrement).

partager les connaissances des différentes armées et augmenter les spécialisations et partager les risques des opérations (exemple: les démineurs en Belgique)

éviter les doubles emplois et les incompatibilités des matériels "nationaux" (exemple: hélicoptères: avoir tous les mêmes; radios communications: un seul système en Afghanistan ou autre opération au lieu de 4 actuellement; vaincre les réticences à libérer des capacités nationales)

surmonter les protectionnismes: renforcer nos industries européennes, et protéger nos marchés d'armement, mais s'ouvrir aux "autres", exemple des chantiezrs navals en surplus)

réformer l'organisation du QG à Bruxelles, réduire le nombre des comités décisionnels.

Plus intéressant: ses réponses aux questions, bien que celles-ci étaient bien préparées, et n'avaient rien de spontané.

- Sur l'Afghanistan: insiste sur l'importance de l'augmentation des troupes (125.000 soldats  de 46 pays) et sur tâches d'assistance au gouvernement Karzai, par la formation efficiente de 300.000 militaires afghans. On ne peut quitter Afghanistan SANS "créer une nouvelle société stable, c'est à dire développer l'économie, une agriculture alternative à l'opium, des institutions fortes". Afghanistan doit être un exemple de réalisation du Nouveau Concept Stratégique, capacité d'intégrer les capacités civiles et militaires. Propose un engagement "humanitaire" plus important de l'Union Européenne pour concrétiser ces plans.

- Sur le nucléaire: OK avec la "grande vision" de Obama, mais impossible de rien faire sans armement nucléaire en Europe. D'où nécessité de maintenir une forte capacité nucléaire otanienne "tant qu'existeront des Etats , des non-Etats (sic) et des groupes terroristes" (sans citer aucun). Insiste sur conclusion de la réunion récente des ministres otan à Talinn: aucun allié ne peut prendre de mesure unilatérale de retrait des bombes atomiques. Un des moyens pour dissuader ces terroristes, c'est le nouveau bouclier anti-missiles qui doit être mis en place, en collaboration tous pays de l'Otan, le bouclier Otan déjà prévu pour la protection des militaires, peut être étendu à la protection des populations, le système US peut se connecter aux systèmes déjà existants en Europe. Le coût ne serait pas si terrible: 139 millions d'euros (je ne suis pas sûre du chiffre: par an? ou sur 10 ans?). Chercher la collaboration des Russes pour qu'ils comprennent que ce bouclier leur sera aussi utile. Grand espoir que cette décision sera prise au sommet Otan de novembre.

- Question sur la sécurité énergétique: l'Otan ne doit pas avoir le premier rôle dans cette question. C'est plus le rôle de l'UE de diversifier les sources d'énergie de chaque pays. Mais en cas de besoin, on devra activer l'article 4 de l'Otan, qui donne les possibilités de solidarité pour aider un pays membre en difficultés.

- question sur les finances: le pot commun de l'Otan est actuellement de 1 milliard d'euros/an. Il y a un déficit de 600 millions. Avec réformes en vue, on bouchera le trou.

- Partenariats restent importants. Même avec l'Ukraine, continuer les accords malgré nouveau gouvernement et même si pas d'adhésion en vue.  Partenariat avec Israel est essentiel, idem avec pays musulmans voisins de l'Iran.

- question sur les "programmes industriels": pas compris (??)

- sur Chypre et la Turquie: propose un contrat de sécurité avec la Turquie (??) et une plus grande ouverture vis-à-vis de la Turquie et possibilités de décision par exemple en Bosnie, où Turquie est 2e contributeur et n'a rien à dire sur les décisions à prendre.

- sur le Grand Nord: il n'y a pas de stratégie claire de l'Otan pour le moment. Probablement question sera réglée au sommet Otan de novembre.

Je retiens surtout:

-l'insistance sur le principe de la "cotisation", même quand un pays ne participe pas à une "opération":  le système de décisions au consensus se réduit comme une peau de chagrin? 

- aucun retrait d'Afghanistan à court, moyen ou long terme

- les interventions civilo-militaires deviendront un principe du nouveau concept avec un "partage du travail" entre UE et OTAN

- la centralisation croissante de tous les moyens militaires

- le bouclier anti-missiles contre "l'ennemi" invisible est maintenu et même renforcé

- aucune avance vers désarmement nucléaire, maintien de la stratégie nucléaire et des bombes atomiques en Europe. 


2-3 M K Bhadrakumar : La Russie et les USA défilent au pas post-soviétique.

Ce dimanche à Moscou, une parade militaire sans précédent, alors que des soldats des principaux pays de l’OTAN défileront aux côtés de soldats russes, sera l’événement commémoratif marquant le 65ème anniversaire du jour de la victoire de la Seconde Guerre Mondiale.

Ce ne sera sans doute pas une parade des troupes de l’OTAN, mais plutôt des alliés de jadis de la Russie dans la coalition contre Adolf Hitler.

Les parades militaires ne sont pas nécessairement le truc de la real politique ou le signe annonciateur d’alliances militaires. Pourtant, on ne peut pas complètement manquer le symbolisme politique lorsque les remparts du Kremlin résonnent sous le défilé des troupes américaines et que le mausolée de Vladimir Lénine en est le témoin silencieux. Le fait est que les 50ème et 60ème anniversaires du jour de la victoire, pourtant dans les années de l’après guerre froide, n’ont pas connu de telles parades militaires « alliées ». En fait, les Etats-Unis ont plutôt joué le rôle du « saboteur » en remuant les controverses de l’histoire soviétique, lorsque le Kremlin célébrait ce jour en grand apparat, il y a cinq ans.

En effet, on ne peut pas ne pas lier la parade militaire de ce dimanche à la « tendance de convergence » qui est apparu dans région Euro-Atlantique – pour citer le ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov. Celui-ci est entré dans les détails :

Cette tendance se manifeste par une meilleure atmosphère dans les relations entre la Russie et les Etats-Unis, y compris l’élaboration d’un nouveau traité remplaçant « START 1 » [Traité de Réduction des Armes Stratégiques], la poursuite de l’établissement du partenariat stratégique avec l’Union Européenne et la normalisation en cours au Conseil Russie-Otan. Des conditions se forment dans l’architecture européenne pour dépasser la mentalité de bloc de la guerre froide et les craintes indirectes concernant les sphères d’influence. Les choses s’éclaircissent. Washington n’a pas ricané lorsqu’il est devenu évident que Viktor Yanoukovitch, le président ukrainien, avait commencé à parler de façon équivoque avec le Kremlin et que les partisans de la guerre froide avaient émis des critiques sur le fait que l’administration de Barack Obama abandonnait son influence et son pouvoir dans l’espace post-soviétique.

L’accord entre Moscou et Kiev pour prolonger le maintien en Crimée de la flotte de la Mer Noire va sans aucun doute au-delà du cadre des relations russo-ukrainiennes. Le kaléidoscope s’est déplacé et la situation a changé simultanément dans plusieurs domaines – l’Eurasie, la sécurité de l’Europe de l’Est et le bassin de la Mer Noire. Que l’Ukraine ait renoncé à placer des chausses-trappes devient en soi un changement géopolitique d’importance et la sécurité de la Russie est inévitablement une question pan-européenne – voire même une question globale !

Pourtant, l’administration Obama s’est comportée comme si Yanoukovitch avait agit le plus naturellement du monde. Il est vrai, comme l’a récemment écrit Nicolaï Petrov, le plus grand spécialiste de la Russie dans l’administration de George H W Bush, dans les premières années de l’ère post-soviétique :

Nous prenions toujours nos désirs pour des réalités en pensant qu’il serait très facile d’arracher l’Ukraine à la Russie, alors que presque tous les sondages effectués ces dix dernières années ont montré que 90% des Ukrainiens ont une bonne opinion des Russes et que près d’un Ukrainien sur cinq garde toujours l’espoir que les deux pays ne fassent qu’un seul Etat. Au contraire, les efforts de [l’ancien président Viktor Iouchtchenko] d’assimiler « pro-occidental » à « anti-russe » a probablement fait plus pour saper la popularité de la Révolution Orange que tout autre facteur.

"Non" à une "sphère d’influence" ...

Ce que Petrov a écrit est également applicable en ce qui concerne le Kirghizstan, cet Etat d’Asie Centrale. Toutefois, les Etats-Unis ont pris clairement position à Bichkek. Le haut directeur aux affaires russes et d’Asie centrale au Conseil National de Sécurité des Etats-Unis, Michael McFaul, a souligné cette semaine à Bichkek, la capitale du Kirghizstan, que l’administration Obama avait une approche entièrement nouvelle vis-à-vis de l’Asie Centrale.

McFaul a insisté sur le fait qu’à travers la puissance de l’exemple du Kirghizstan, « il pourrait également être un modèle pour d’autres pays sur la manière d’établir des institutions démocratiques ». Il a dit ouvertement :

Nous [l’administration Obama] avons pour priorité stratégique de soutenir le développement d’institutions démocratiques et nous avons une diversité de programmes, nous avons une variété d’organisations américaines qui travaillent au Kirghizstan pour le faire. Elles sont financées par le contribuable américain […] leurs sources de financement sont soutenues par le gouvernement américain […] avec cette philosophie d’engagement à deux niveaux, nous continuerons à travailler avec le gouvernement […] mais, en parallèle, nous nous engagerons aussi avec la société civile, avec les médias indépendants, avec les organisations légales, pour aider aussi à faire avancer le processus démocratique, ici au Kirghizstan. Cela doit se faire à deux niveaux ; ce ne peut être l’un ou l’autre. L’avenir de la base militaire américaine à Manas est-il par conséquent menacé par la Russie ? Non, McFaul ne le pense pas puisque les Etats-Unis et la Russie ont « un intérêt commun » à combattre les extrémistes en Afghanistan et, dans tous les cas, « le Président Obama a été très clair, il a rejeté catégoriquement les notions de ’sphères d’influence’ et de ’‘Grande Partie d’Echecs’. »

Si McFaul rejète l’assertion de Moscou selon laquelle la Russie a des « intérêts spéciaux » dans l’espace post-soviétique, il reconnaît qu’elle pourrait avoir des « intérêts communs » avec Washington. Cela donne une perspective complètement différente à la position des Etats-Unis concernant l’Ukraine et le Kirghizstan.

Il est vraisemblable que les Etats-Unis n’ont pas réellement concédé que l’Ukraine fait partie de la « sphère d’influence » russe, mais ils ont reconnu que Washington et Moscou « partagent un intérêt » dans la stabilité de ce pays. La dure réalité est que l’économie ukrainienne est à deux doigts du défaut de paiement et que ce pays se trouve à proximité du cœur de l’Europe, qu’il est plus grand que la Grèce, mais qu’il n’est pas un membre de l’Union Européenne.

L’Europe (ou les Etats-Unis) n’est pas en position de sauver l’économie ukrainienne par une aide [financière] massive. Et si Moscou (qui dispose de suffisamment d’excédent financier) montre sa volonté politique d’aider l’Ukraine sœur, au rythme de 4 milliards de dollars par an – en versement contre le maintien de sa base navale de Sébastopol pour sa flotte de la Mer Noire – cela ne nuit pas aux intérêts américains.

Ainsi que l’éminent politicien russe, Boris Nemtsov, l’a fait remarquer : « Personne au monde ne paye ce genre de montant pour des bases navales ». Les Etats-Unis, en comparaison, paient un loyer de misère de 800 millions de dollars par an pour leur énorme base navale à Okinawa, au Japon. La Flotte de la Mer Noire est constituée de navires construits il y a 30 à 40 ans et est incapable de menacer les Etats-Unis. Le vaisseau amiral de la flotte, le porte-missiles Moskva, a été armé en 1980. La flotte est en piètre état pour des activités de combat avec l’OTAN. Par ailleurs, selon Mentsov, « seul un incurable optimiste » insisterait pour dire que Sébastopol sera viable pour la Russie pour les 25 prochaines années. Etant donné la fluidité de la politique ukrainienne, Yanoukovitch pourrait toujours être remplacé et le nouveau dirigeant pourrait demander une référence exacte dans une constitution nationale qui interdise les bases militaires étrangères.

... mais "Oui" aux intérêts communs

Somme toute, l’administration Obama fait une proposition séduisante à Moscou : les républiques post-soviétiques peuvent « vous » avoir en même temps qu’elles « nous » ont. Si le lien stratégique de Moscou avec l’Ukraine contribue à forger la paix jusqu’à l’Oural et crée ainsi les conditions pour la Russie de se concentrer sur sa modernisation, l’administration Obama est prête à considérer cela comme un « intérêt commun ». De façon similaire, la base militaires des Etats-Unis à Manas ne pose aucune menace aux intérêts vitaux de la Russie, tandis qu’elle crée les conditions de la stabilité régionale, qui sont « d’intérêt commun » à la fois pour la Russie et pour les Etats-Unis.

Même l’apparition de la démocratie en Asie Centrale ne réduit pas les intérêts de la Russie. Les régimes autoritaires dans cette région sont de plus en plus experts dans l’art de monter Moscou contre Washington. D’un autre côté, les Etats-Unis sont prêts à reconnaître, comme McFaul l’a formulé extrêmement clairement lors de sa visite à Bichkek mardi dernier, « Nous [les Etats-Unis] ne soutenons pas une personne ou un point de vue politique en particulier et nous ne soutenons certainement pas une démocratie à l’américaine. Ce n’est pas du tout notre politique. Il y a une variété de démocraties dans le monde. Il n’y a pas une seule vérité, il n’y a pas un seul moyen de construire la démocratie. »

Pour l’essentiel, McFaul a pratiquement repris le processus de pensée du Kremlin et il espère convaincre la Russie qu’elle pourrait avoir un « intérêt commun » dans la démocratisation de l’espace post-soviétique. Ainsi que l’exemple de l’Ukraine le montre, les révolutions de couleur ne doivent pas invariablement avoir pour résultat des régimes anti-russes. Ensuite, il y a d’autres signaux.

L’administration Obama s’est délibérément éloignée du Géorgien Mikhaïl Saakashvili. L’ambassadeur américain en Russie, John Beyrle, a indiqué que les Etats-Unis voulaient prendre avec sérénité la proposition de vente de quatre navires de guerre français Mistral à la Russie. Il a déclaré au Moskovsky Komsomolets, le quotidien moscovite, « La seule question [à propos de la vente des Mistral] est la stabilité d’ensemble de la région. Et je crois qu’elle ne sera pas enfreinte en conséquence de cet accord. [De plus,] nous comprenons que c’est un accord entre deux pays souverains. »

Le traité sur les Forces Conventionnelles en Europe (FCE) est de nouveau à l’ordre du jour des négociations avec la Russie, et l’OTAN a proposé de travailler avec la Russie sur un bouclier anti-missiles. Le tsar américain de l’énergie, Richard Morningstar, s’est tenu coi, tandis que Moscou progresse de façon spectaculaire sur les perspectives du gazoduc South Stream, qui contribue à accélérer le quadrillage gazier Europe/Balkans vers les sources d’énergie russes. Il semble presque que l’élimination de l’influence russe sur les Balkans fût une erreur.

Une entente stratégique américano-russe sur l’espace post-soviétique est encore à quelque distance. Cela prendra du temps pour construire la confiance mutuelle, d’un côté qu’il serait vain pour Washington d’essayer de monter les anciennes républiques soviétiques contre la Russie, tandis que de l’autre, Moscou ne devrait pas insister sur le fait que les « stans » devraient passer par la capitale russe pour acheminer leur commerce avec les Etats-Unis. La question plus large est de savoir si le nouveau traité START est annonciateur d’une nouvelle relation américano-russe, laquelle, à son tour, rendrait possibles les progrès russo-ukrainiens.

Yanoukovitch s’est bien incliné devant l’administration Obama en renonçant aux armes ukrainiennes de qualité plutonium – et cela suggère un certain degré de politique coordonnée entre les Etats-Unis et la Russie vis-à-vis de l’Ukraine.

Moscou reste calme à propos de Manas et parfaitement zen face à l’augmentation de l’influence américaine à Bichkek. Les choses peuvent-elles se diriger vers une nature complètement différente des rapports américano-russes dans l’espace post-soviétique ? L’Ukraine et le Kirghizstan semblent en être des signes avant-coureurs.

M K Bhadrakumar

M K Bhadrakumar a servi en tant que diplomate de carrière dans les services extérieurs indiens pendant plus de 29 ans. Ses affectations incluent l’Union Soviétique, la Corée du Sud, le Sri Lanka, l’Allemagne, l’Afghanistan, le Pakistan, l’Ouzbékistan, le Koweït et la Turquie.

mardi 11 mai 2010,

Comité Valmy

Traduction : JFG-QuestionsCritiques.

http://www.comite-valmy.org:80/spip.php?article640



2-4 Myriam Abraham : Système De Missiles De Défense Israélien Iron Dome. :

Une Escroquerie Financée Par Les US Vendue A l’OTAN.

Les Israéliens se servent généreusement dans les caisses des contribuables américains avec l’aide d’Obama pour financer un système de missiles anti roquettes qui selon des experts israéliens est onéreux et inefficace et en plus cherche à le vendre à certains pays européens membres de l’OTAN. Comme d’habitude les Palestiniens de Gaza serviront de cobayes pour le tester.

Ce nouveau système de défense de missiles anti roquettes construit par Rafael une entreprise étatique d’armement israélien est supposé fournir une protection aux villes israéliennes contre des attaques à la roquette venant de la Bande de Gaza et du Liban.
Israël reçoit chaque année 3 milliards de dollars d’aide militaire américaine mais Obama dans sa grande générosité vient d’allouer 205 millions de $ de plus à Israël pour la construction de cet « Iron Dome » car selon certains responsables de son administration ce système: « est une réponse à la menace existentielle immédiate pour chaque citoyen israélien ».
Pourtant les critiques les plus virulentes sur l’inefficacité de ce système de missiles anti roquettes émanent d’experts israéliens notamment de Reuven Pedatzur professeur à l’Université de Tel Aviv et réputé comme analyste militaire.
Pedatzur considére que malgré l’inefficacité de l’Iron Dome et d’autres systèmes de défense de missiles : « Pour les industries aéronautiques et de défense c’est une question d’argent ; et pour les politiques leur soutien à de tels projets leur permet de dire à l’opinion publique qu’ils font quelque chose, qu’ils essaient de trouver des réponses aux menaces auxquelles nous sommes confrontés.
« L’Iron Dome c’est une escroquerie totale, Le temps de vol d’une roquette Kassam jusqu’à Sderot est de 14s tandis que le temps nécessaire à l’Iron Dome pour identifier la cible et pour tirer dessus est de l’ordre de 15s. Cela veut dire qu’il ne peut assurer la défense contre quelque chose tiré de moins de
5 kilomètres ; mais il ne peut probablement pas non plus contre quelque chose tiré de 15 km. »
Chaque missile de l’Iron Dome coûte environ 100 000 $ ce qui veut dire si on fait confiance à l’expertise de Pedatzur dans ce domaine que c’est des centaines de milliers de dollars qui s’évanouiront dans les airs sans parler du coût de construction de ce systéme Iron Dome.
Pourtant, Israël s’est empressé de proposer de vendre l’Iron Dome à certains pays de l’OTAN.
En Mars dernier le ministère de la défense israélienne a entamé des discussions avec certains pays européens membres de l’OTAN pour vendre ce système de missiles courte portée de défense. Ce système est supposé faire barrage à des roquettes tirées de quelques kilomètres et aucun conflit armé entre pays européens membres de l’OTAN n’est en cours où prévu à terme.
En fait Israel compte vendre ce système pour qu’il soit utilisé en Afghanistan par les pays d’Europe membres de l’OTAN qui ont des troupes déployées sur le terrain.

L’Iron Dome est supposé faire barrage aux tirs de roquettes des résistants Talibans.
L’industrie de l’armement israélien tire déjà largement profit de la guerre en Afghanistan grâce aux drones vendus à certains pays européens membres de l’OTAN et déployés dans le ciel afghan. On sait que ces drones servent non seulement à espionner la résistance afghane mais également comme engin de mort tirant des missiles qui tuent souvent des civils afghans.
Ces drones ont été expérimentés dans les territoires occupés palestiniens et plus récemment lors de la guerre contre la population civile de GAZA en 2008-2009, l’Opération Plomb Durci. Des civils palestiniens ont été incinérés vivants par ces tirs de missiles tueurs
Les forces armées israéliennes ont crée un nouveau bataillon au sein de l’armée de l’air pour faire fonctionner l’Iron Dome et ont repéré des positions le long de la frontière avec
la Bande de Gaza pour le déployer (les lanceurs de missiles avec radar pour détecter les roquettes).
Une nouvelle offensive israélienne contre
la Bande de Gaza n’est pas exclue compte tenue de l'agressivité perpétuelle sioniste manifestée contre les Palestiniens. Cette offensive permettrait de tester live un nouveau système de missiles israéliens financé par les US.
Ce n’est pas la première fois qu’Israël utilise
la Bande de Gaza et les Palestiniens qui y vivent respectivement comment terrain d’entraînement et comme cobayes humains pour le compte des profiteurs de guerre Israéliens mais aussi Américains et Européens.

Dimanche 16 Mai 2010

Myriam Abraham

http://www.planetenonviolence.org/Systeme-De-Missiles-De-Defense-Israelien-Iron-Dome-Une-Escroquerie-Financee-Par-Les-US-Vendue-A-l-OTAN_a2189.html


2-5 Danielle Bleitrach : La lutte contre le terrorisme: l’exception et la règle.

En matière de terrorisme et de guerres censées lutter contre ce péril, il y a un travail psychologique qui fait étrangement songer à la pièce de Berthold Brecht: l’exception et la règle.

Ce que nous décrit Brecht est l’histoire d’un riche marchand qui traverse le désert avec un guide et un coolie qui porte son énorme barda.

Dans la première partie on assiste à la montée de la peur du riche marchand née  du constat de sa faiblesse et de sa solitude face à deux individus avec lesquels il se conduit comme un salopard. En proie à une tension extrême il renvoit le guide qui a mauvais esprit. Mais le soir alors qu’il frise la paranoïa intégrale, il finit par abattre le coolie d’un coup de pistolet, car celui-ci lui tend une gourde d’eau pour qu’il se désaltère, et le marchand croît que c’est une pierre destinée à l’assommer.

La deuxième partie de la pièce décrit  procès du marchand, un procès trés froid, une certaine conception de la justice de classe, une logique implacable et glacée qui aboutit à l’acquittement du marchand assassin. Le comportement du coolie (donner à boire à son bourreau)est totalement anormal pour le tribunal et donc la sentence d’acquittement est :  «L’accusé a donc agi en état de légitime défense : peu importe qu’il ait été réellement menacé ou qu’il se soit cru menacé. Dans la situation où il se trouvait, il devait se croire menacé. L’accusé est donc acquitté

On voit que nous sommes au coeur de tous les problèmes de sécurité et de légitime défense des paranoïas occidentales, celles qui relient les peurs quotidiennes exaspérées par « l’étranger » dans nos murs, à l’étranger terroriste à nos frontières. Nous les traitons si inhumainement qu’ils ne peuvent que nous vouloir du mal, c’est dans le fond ce que nous répètent nos médias dans des messages sublimaux, alors que le discours officiel est du pathos humanitaire:  il faut se protéger tout autre comportement serait illogique et quoique nous fassions nous sommes en état de légitime défense.

Que l’on ne me fasse pas dire ce que je ne dis pas : le pauvre homme ou la pauvre femme qui craint pour son emploi, qui a du mal à joindre les deux bouts, serait aussi responsable que le complexe militaro-industriel, l’OTAN, la CIA, leurs médias aux ordres et autres grands « humanitaires » qui provoquent cette vision paranoïaque y compris en fabriquant des attentats pseudo terroristes, en créant des débats sur le choc des civilisations. Créer entre eux un signe d’égalité en matière de responsabilité  est une autre dimension du discours dominant. Quand une responsabilité est déjà reconnue, elle est une des rares choses qu’ils offrent au partage égalitaire, nous sommes tous des colonialistes, nous étions tous à Vichy et Montoire,etc… « NOUS » sommes tous également coupable, moi et monsieur Dassault sommes aussi coupables de ce qui se passe en Afghanistan. Et bien non, cela ne se passe pas ainsi…  Le fait est que la majorité de la population française est  presque autant victime que l’immense majorité  des pauvres peuples qui subissent l’invasion, le chaos, la peur quotidienne.

Cependant il ne faudrait pas ignorer que pour ces Français victimes, l’insécurité vécue subjectivement par le marchand a pris la place de l’insécurité réelle. Alors que pour les pauvres gens qui subissent les effets directs de cette stratégie du chaos, la mort, la peur sont leur quotidien, alors nous ne pouvons pas nous dégager comme ça de toute responsabilité. Confondre le virtuel et le réel voilà le mécanisme à travers lequel on emporte notre adhésion apathique et pire encore… L’objectif est justement de substituer le pauvre type dans tous les cas aux véritables coupables, ici et ailleurs.

Nous sommes bien dans un système mortifère. Une preuve parmi d’autres, considérons rien que l’évolution actuelle de l’OTAN. Voilà une organisation qui n’aurait pas du survivre à la chute de l’ex-URSS et qui est en train de passer d’une alliance atlantique théoriquement défensif, à un système complexe mondial. L’ONU devient moins maniable, la Chine bloque le Conseil de sécurité, les peuples se révoltent contre un empire en chute libre. Alors il s’agit de recruter autour de l’impérialisme étasunien en crise profonde, différents pays, et de les intégrer de grè ou de force dans la machine de guerre étasunienne, en faisant croître sans cesse les dépenses militaire dans un monde rongé par la famine, l’analphabétisme, le chômage.

Contre quel ennemi? Et là la paranoïa devient monstrueuse, la machine de guerre otanesque comme une folle armada grossit, grossit pour pilonner des ennemis fabriqués par elle. Pour les isoler, elle s’attaque en priorité à la population civile, les bombarde, les massacre selon la logique que ces gens doivent nous haïr et abriter nos ennemis puisque nous sommes chez eux et qu’ils sont nos victimes.

Même raisonnement en ce qui concerne les peuples dont les gouvernements résistent à notre pillage, ce ne peut être que d’horribles dictateurs qui martyrisent leurs peuples pour les forcer à résister. Alors là on déclenche des campagnes médiatiques pour justifier les infamies qu’on leur fait subir, le cas de Cuba est exemplaire. Mais il y en a d’autres comme le Venezuela. Mais Cuba a le mérite de l’antériorité, de la durée, l’île est en quelque sorte le laboratoire de cette paranoïa qui justifierait toutes les atteintes, blocus, terrorisme, campagnes médiatiques, ce serait risible si cela n’était tragique. Ce pays qui est connu dans tout le tiers monde comme celui qui apporte les soins médicaux doit être convaincu de se réjouir de la mort de ses démocrates nos amis, les admirateurs de notre système. Souvenez-vous il n’y a pas si longtemps, tandis que les Cubains soignaient , organisaient et coordonnaient les soins dans Haïti martyre (et ça continue), l’armée nord américaine débarquait des troupes de marines connues pour leur brutalité dans toute l’Amérique latine.

Et il n’y a aucune exception à cette règle là!

Danielle Bleitrach
http://socio13.wordpress.com/2010/03/30/la-lutte-contre-l...


 

n° 68 - Les dossiers des ‘Guerres de l'Otan’ 27-04 -:- Fin - : L'OTAN reste, sans égale, une puissante alliance militaire qui sauvegarde ...

n° 68  -  Les dossiers des ‘Guerres de l'Otan’   27-04 -:- Fin  - : L'OTAN reste, sans égale, une puissante alliance militaire qui sauvegarde ...



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Les dossiers des ‘Guerres de l'Otan’. n° 68 - 27-04

C.De Broeder & M.Lemaire

 



 "Le'Dossier des guerre de l'Otan" est  visible :

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

c) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

d) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com  - http://no-war.over-blog.com/

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Sommaire.

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

3-1 Georges Berghezan : Évolution du rôle de l’OTAN à la faveur des guerres yougoslaves (1991-1999).

4 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4-1 Bruit de bottes à l’Otan.

4-2 Une nouvelle guerre d'ampleur mondiale est possible.

4-3 eva R-sistons : guerre mondiale bientôt ?

4-4 Rick Rozoff : Le Kirghizistan et la bataille pour l’Asie centrale. 

5 Annexe

5-1 Robert Bibeau : La crise économique grecque fait trembler le monde.

5-2 Pascal Sacre : Prix Nobel de la Paix : quand Oslo glorifie le mensonge et la guerre.

5-3 Les guerres de Bush pour le pétrole : l'Asie Centrale.

 


3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

3-1 Georges Berghezan : Évolution du rôle de l’OTAN à la faveur des guerres yougoslaves (1991-1999).

Le coup le plus magistral de l’OTAN fut sans doute de survivre à la fin de la guerre froide pour s’imposer comme garant de la stabilité mondiale. Les guerres d’ex-Yougoslavie ont joué un rôle-clé dans cette mutation.


Jusqu’à la fin de la guerre froide, l’OTAN a été une alliance essentiellement défensive, confinée à la défense extérieure, mais aussi intérieure, de ses États membres (16 en 1989).
Le fameux article 5 de la charte de l'OTAN fixait des balises précises :

    « Les parties conviennent qu'une attaque  armée contre l'une ou plusieurs d'entre elles survenant en  Europe ou en Amérique du Nord sera considérée comme une  attaque dirigée contre toutes les parties, et en conséquence elles  conviennent que, si une telle attaque se produit, chacune d'elles (...)  assistera la partie ou les parties ainsi attaquées (...)  y compris [par] l'emploi de la force armée, pour rétablir et  assurer la sécurité dans la région de l'Atlantique  Nord ».

Son adversaire désigné était l’URSS et les États adhérant au Traité de Varsovie.
Après la « chute du mur » et la dissolution du Traité de Varsovie, puis de l’URSS, la question de l’existence même de l’OTAN était posée, y compris dans les milieux traditionnellement atlantistes. On parlait alors de « dividendes de la paix », de réduction des armées et des dépenses militaires, certains parlaient même de « fin de l’histoire ». Mais la « fin de l’histoire » n’allait pas durer.
En effet, dès 1991, éclataient les guerres de Yougoslavie : après la courte guerre de Slovénie, le conflit en Croatie s’avérait beaucoup plus corsé à résoudre et occasionnait un déploiement de Casques bleus entre forces serbes et croates ; et surtout, la guerre se prolongeait en Bosnie, où elle prenait un tour encore plus complexe et sanglant, en raison de l’enchevêtrement des populations.
Les grandes puissances allaient vite choisir leur camp et tendaient à réduire les motivations complexes d’une guerre civile à un affrontement manichéen entre des « bons » et un « méchant ». Il faut reconnaître que la supériorité militaire serbe, indéniable au début des hostilités, et de multiples exactions, allaient faciliter la tâche des grandes puissances et des médias à leurs ordres, et convaincre l’opinion publique que les Serbes étaient naturellement le « méchant ».
L’Allemagne s’avéra être un soutien diplomatique-clé aux premières républiques faisant sécession,
la Slovénie et la Croatie, en obtenant la reconnaissance de leur indépendance par la Communauté européenne, en échange de quelques concessions dans le cadre de la négociation du Traité de Maastricht. Il faut aussi préciser que, depuis des années, Bonn encourageait et organisait les milieux indépendantistes croates et n’avait pas attendu le début des hostilités pour leur fournir formations et matériel militaires.

Les USA font monter les enchères

A la suite de l’Allemagne, ont couru les États-Unis. Ayant d’abord hésité sur l’opportunité de soutenir l’intégrité de la Yougoslavie, allié utile pendant la guerre froide, l’administration Bush a exigé des Européens que la Bosnie-Herzégovine ait droit au même « traitement de faveur » que la Croatie et la Slovénie, c’est-à-dire la reconnaissance de son indépendance, et s’est appuyée sur le gouvernement musulman d’Izetbegovic pour développer son influence dans la région. Sous Clinton, l’implication des États-Unis dans la région n’a cessé de croître pour finir par supplanter l’Allemagne comme soutien militaire principal du gouvernement croate à la fin de la guerre. Un scénario similaire s’est déroulé quelques années plus tard dans le soutien aux indépendantistes kosovars.
Une caractéristique de l’action des États-Unis en Bosnie a été de pousser leur protégé à adopter une ligne dure dans les négociations, tant qu’elles étaient organisées par les Européens ou l’ONU, ou, avant la guerre, entre Bosniaques eux-mêmes. A plusieurs reprises, avant et pendant la guerre, Izetbegovic a refusé de signer des accords de paix, ou a même renié sa signature, apparemment à chaque fois avec les encouragements des États-Unis.
Ainsi, deux des principales puissances de l’OTAN ont choisi d’intervenir activement dans les Balkans, par un savant dosage de diplomatie et d’action militaire, clandestine, puisqu’un embargo sur les armes a été promulgué dès la fin 1991 par l’ONU. Mais d’autres pays ne sont pas restés de simples spectateurs, tel
la France qui, loin de s’être alliée aux Serbes comme on l’a souvent raconté, a conseillé militairement les forces spéciales croates d’un bout à l’autre du conflit en Croatie. Il y aurait aussi beaucoup à dire sur le rôle des guerres yougoslaves dans la réintégration de la France dans le giron de l’OTAN, une réintégration parachevée en mars 2009 par Sarkozy.
En complément du jeu pyromane des grandes puissances, l’OTAN a usé des conflits croate et bosniaque, de 1991 à 1995, pour s’imposer comme bras armé de l’ONU, d’abord pour assurer la surveillance de l’embargo sur les armes, puis pour contrôler l’interdiction de survol du territoire bosniaque promulguée par le Conseil de sécurité.

Premières guerres de l’OTAN

Passée totalement inaperçue, la date du 28 février 1994 marque un tournant capital dans l’histoire de l’OTAN, celle de sa première action offensive depuis sa création. Ce jour-là, quatre avions serbes ont été abattus par des F-16 au-dessus de la Bosnie dans le cadre de la no fly zone décrétée par l’ONU. Cette action s’était produite dans un contexte particulier : à Sarajevo, une charge avait provoqué trois semaines plus tôt un massacre au marché central ; bien que plusieurs enquêteurs y aient vu la main de l’armée locale, la culpabilité serbe s’imposa dans les médias qui exigeaient « que l’on fasse quelque chose ». De plus, le lendemain de l’action des F-16, a été signé l’accord de Washington, mettant fin à la guerre entre Croates et Musulmans – afin qu’ils consacrent leur énergie à se battre uniquement contre les Serbes – et consacrant le rôle déterminant des États-Unis dans le conflit bosniaque. Sur le plan diplomatique, l’ONU était renvoyée aux vestiaires et c’est un « Groupe de contact », dont cinq des six membres étaient membres de l’OTAN, qui força finalement les belligérants à s’entendre à Dayton, Ohio, en novembre 1995.
Avant d’en arriver à Dayton, avait eu lieu la première « vraie guerre de l’OTAN », l’opération « Force délibérée » déclenchée fin août 1995 contre les Serbes de Bosnie. Jusqu’alors, les attaques des avions de l’OTAN s’étaient limitées à des objectifs ponctuels et strictement militaires des forces serbes de Croatie ou Bosnie. L’opération « Force délibérée » a duré trois semaines et a mis à plat une bonne partie de l’appareil militaire du général Mladic, ainsi que des infrastructures de l’entité serbe, dont un tiers allait être conquis par les forces terrestres croates et musulmanes, avant d’être partiellement restitué après Dayton. Pour la première fois également, une force sous commandement ONU, la « Force de réaction rapide » franco-britannique, déployée autour de Sarajevo et dotée d’artillerie lourde, entrait en action pour soutenir les bombardiers de l’OTAN. Remarquons aussi que « Force délibérée » a débuté le surlendemain d’une autre explosion meurtrière au marché de Sarajevo, dont l’origine n’a jamais été clairement établie.
Concernant les accords conclus à la base militaire de Dayton, ils ont établi une sorte de confédération en Bosnie, dont les grandes lignes et la division territoriale ne différaient guère du plan concocté par les Européens et signé par les trois parties bosniaques en février 1992 à Lisbonne, un mois et demi avant le début de la guerre. Après l’avoir signé, Izetbegovic était rentré à Sarajevo et avait discuté par téléphone avec Warren Zimmerman, l’ambassadeur états-unien à Belgrade, qui l’avait convaincu de renier sa signature. Il fallut près de quatre ans et la mort de cent mille personnes pour revenir à un plan similaire, mais cette fois le messie, le faiseur de paix, était américain.
Et pour garantir la paix retrouvée, 20.000 GI’s et 40.000 soldats d’autres pays allaient être déployés en et autour de
la Bosnie, dans le cadre de la force IFOR qui se déployait en remplacement des forces de l’ONU. Cette opération de l’OTAN consacrait son rôle de « bras armé de l’ONU », entamé avec la surveillance – d’ailleurs fort sélective – de l’embargo sur les armes. Et, surtout, une organisation obsolète était devenue indispensable à la paix en Europe, voire même au-delà, et ceci alors que le prestige de l’ONU atteignait un « plus bas » historique.

Kosovo : tout le pouvoir à l’OTAN !

En mars 1999, une étape supplémentaire a été franchie avec l’opération « Force alliée » : l’OTAN n’est plus le « bras armé de l’ONU », mais se passe de toute autorisation de l’ONU pour bombarder Belgrade et le Kosovo. Pendant la guerre de Bosnie, l’OTAN avait été autorisée à mener diverses missions par l’ONU, son Secrétaire général ou le Conseil de sécurité, bien que l’opération « Force délibérée » avait simplifié à l’extrême le processus d’autorisation (l’opération avait été décidée par un général français commandant les casques bleus locaux). Mais en 1999, craignant un veto chinois, les États membres de l’OTAN ont – semble-t-il – jugé qu’il était plus simple de bombarder l’ambassade chinoise de Belgrade que de risquer d’être désavoués au Conseil de sécurité.
En pleine guerre, est célébré le 50ème anniversaire de l’Alliance, à Washington, où est adopté un nouveau Concept stratégique, dont la principale nouveauté est la nécessité de faire face aux risques et menaces partout dans le monde, permettant dorénavant à l’OTAN d’intervenir « hors zone » atlantique, de
la Serbie à l’Afghanistan. Durant le même sommet, trois nouveaux membres adhèrent au club atlantique, dont la Hongrie, voisine de la Serbie bombardée.
Notons aussi que, un mois avant les bombardements, durant les fameuses « négociations de Rambouillet », Madeleine Albright et ses alliés occidentaux exigeaient, non seulement le déploiement d’une force de l’OTAN au Kosovo, mais également qu’elle ait un droit de passage illimité à travers le reste de
la Serbie, ce que peu de Serbes auraient pu accepter. L’OTAN a finalement renoncé à cette dernière exigence après les bombardements, déployant 50.000 hommes au Kosovo (KFOR) en les faisant passer essentiellement par la Macédoine.
Plu
s de dix ans plus tard, la KFOR est toujours là, bien qu’ayant réduit ses effectifs à 12.000 hommes. L’indépendance autoproclamée du Kosovo n’a rien changé au triste sort du pays, avec un taux de chômage de plus de 50 %, le nettoyage ethnique le plus implacable des Balkans et le crime organisé le plus dynamique d’Europe.
En Bosnie,
la SFOR a laissé la place à EUFOR Althea, une opération sous commandement européen, bien qu’utilisant les infrastructures de l’OTAN. L’OTAN est néanmoins restée dans le pays, active notamment dans la recherche d’individus accusés de crimes de guerre (Mladic…) et la formation de l’armée bosniaque. Elle dispose également d’une base importante dans la banlieue de Sarajevo, dans un pays miné par les querelles institutionnelles et une économie qui n’a pas redémarré 14 ans après la guerre et un taux de chômage qui n’est surpassé, en Europe, que par celui du Kosovo.
D’un autre côté, l’élargissement de l’OTAN s’est poursuivi, avec actuellement 28 membres, dont des pays impliqués directement dans les guerres yougoslaves. La candidature macédonienne est bloquée par
la Grèce, la Serbie n’est – officiellement – pas candidate et les États-Unis commencent à envisager celle de la Bosnie, sans évoquer encore celle du Kosovo, dont l’indépendance n’est pas reconnue par quatre membres de l’alliance.
Et, bien sûr, durant la dernière décennie, eurent lieu d’autres faits qui semblent avoir minimisé le rôle des événements des Balkans pour l’OTAN et les grandes puissances occidentales. Il y eut bien entendu les attentats du 11 septembre 2001, la guerre d’Afghanistan, celle d’Irak, bref, la « guerre au terrorisme » qui a permis aux États-Unis et à l’OTAN de se trouver d’autres ennemis et d’entamer de nouvelles croisades. Pourtant, le passage par les Balkans a été vital pour l’Alliance atlantique : non seulement il lui a permis de survivre à la disparition de son ennemi fondateur, d’exister pendant la décennie ’90, de déployer ses activités sur d’autres continents, mais aussi de s’affranchir de l’ONU et, dans une certaine mesure au moins, de la tutelle du droit dans les relations internationales.

Georges Berghezan 

Source: Alerte OTAN

21 Avril 2010

 tiré d'Investig'Action


3-2 Eric Margolis : L’empire américain est ruiné par ses guerres.

La crise financière de 2008 et l’effarant niveau d’endettement des USA n’ont pas eu de réel impact sur le budget militaire des USA. Ou s’ils en ont eu, ça a plutôt été dans le sens de la hausse. De fait, les Etats-Unis accroissent années après années le budget de la "Défense" qui inclut celui des guerres en Afghanistan et en Irak. Qu’y a-t-il au bout de cette logique ?

Voici une analyse du journaliste Eric Margolis lors de son passage chez Frédéric Taddeï en avril 2008. 

F22 Raptors, basés à Langley, au Sud de Washington, et à Hawaï pour tenter de séduire les japonais.

187 seulement devraient être construits, à 150 Millions USD,plus du double avec le développement.

Le plus coûteux programme de l’US AIRFORCE, trés fragile, aux coûts de maintenance astronomiques, abandonné "pour l’exemple" par l’administration Obama,mais au profit d’un autre gouffre financier: le F35 JSF.

Les USA se ruinent à vouloir maintenir leur statut de super puissance par de coûteuses guerres et un budget militaire gigantesque financés à crédit.

Pour Eric Margolis, le complexe militaro-industriel, contre lequel le président Eisenhower avait mis en garde lors de son discours d’adieu [NdlR. lire infra], entraîne le pays vers sa chute et Obama, comme son prédécesseur, abuse ses concitoyens en recourant à l’emprunt pour continuer à maintenir l’illusion d’un empire aujourd’hui vacillant.

Le président américain Barack Obama a qualifié d’étape importante dans le rétablissement de la santé économique de l’Amérique le budget de 3 800 milliards de dollars US qu’il vient de soumettre au Congrès.

En fait, il s’agit d’une nouvelle forte dose donnée à un malade souffrant d’une grande dépendance à une drogue dangereuse : la dette.

Plus d’empires sont tombés à cause d’une politique budgétaire inconsidérée qu’en raison d’une invasion. Le dernier exemple en a été donné par l’Union soviétique, qui s’est ruinée en achetant des chars.

Le déficit budgétaire de Washington (la différence entre les dépenses et les revenus provenant des impôts) atteindra le montant vertigineux de 1 600 milliards de dollars US cette année. Cette somme énorme sera empruntée, principalement auprès de la Chine et du Japon, auxquels les États-Unis doivent déjà 1 500 milliards de dollars. A lui seul, le service de cette dette coûtera 250 milliards de dollars.

Dépenser 1000 milliards de dollars revient à avoir dépensé 1 million par jour, depuis le temps de la fondation de Rome, et durant les 2738 années écoulées jusqu’à aujourd’hui.

Le budget total de la défense approche les 1000 milliards de dollars. Cela inclut les dépenses du Pentagone, soit 880 milliards de dollars, auxquelles il faut ajouter les « blacks programs » secrets (environ 70 milliards de dollars), l’aide militaire à des pays étrangers comme l’Egypte, Israël et le Pakistan, le coût des 225.000 « contractuels » (mercenaires et salariés) et les dépenses pour les anciens combattants. Il faut encore ajouter 75 milliards de dollars (près de quatre fois le budget total de défense du Canada) pour les 16 agences de renseignement, qui comptent 200 000 employés.

Les guerres d’Afghanistan et d’Irak (1000 milliards de dollars à ce jour), coûteront 200-250 milliards de dollars supplémentaires cette année, y compris les coûts cachés et indirects. La décision d’Obama de renforcer de 30 000 hommes le contingent Afghan coûtera une somme supplémentaire de 33 milliards – supérieure au budget total de défense de l’Allemagne.

Le cours des actions des entreprises du secteur de la défense a évidemment augmenté après l’annonce du programme d’ « austérité » du Nobel de la paix Obama.

Les dépenses pour l’armée et le renseignement augmentent sans cesse alors que le taux de chômage s’approche des 10% et que l’économie continue de souffrir. L’Amérique est devenue l’homme malade de l’hémisphère occidental, un estropié économique à l’image du défunt Empire ottoman.

Le Pentagone représente maintenant la moitié du total mondial des dépenses militaires. Si on y ajoute les budgets des riches alliés de l’Amérique que sont les membres de l’OTAN et le Japon, ce chiffre atteint 75%.

La Chine et la Russie réunis ne consacrent qu’un petit 10% des sommes consacrées à la défense par les USA.

Il ya 750 bases militaires américaines dans 50 pays et 255 000 soldats stationnés à l’étranger, dont 116 000 en Europe et près de 100 000 au Japon et en Corée du Sud.

Les dépenses militaires engloutissent 19% des dépenses fédérales et au moins 44% des recettes fiscales. Sous l’administration Bush, les guerres d’Irak et d’Afghanistan – financées par l’emprunt – ont coûté plus de 25.000 $ à chaque famille américaine.

Comme Bush, Obama finance les guerres américaines par le biais d’autorisations supplémentaires d’endettement – en les empilant sur la carte de crédit de la nation qui a déjà atteint son maximum autorisé. Les générations futures payeront la facture.

Ce poker menteur joué par la présidence et les parlementaires est un comble de malhonnêteté publique.

Les guerres de l’Amérique doivent être financées par les impôts, pas par la fraude comptable.

Si les contribuables américains avaient dû payer les guerres en Afghanistan et en Irak, ces conflits s’arrêteraient à brève échéance.

Ce dont l’Amérique a besoin c’est d’un impôt pour la guerre, honnête et transparent.

Les États-Unis ont clairement atteint le point de rupture de leur ambition impériale. Les dépenses militaires et le service de la dette cannibalisent l’économie américaine, qui est la base réelle de leur puissance mondiale. Outre l’URSS sur le déclin, les Etats-Unis ressemblent également de plus en plus à l’Empire britannique agonisant de 1945, écrasé par les dettes immenses souscrites pour mener la Seconde Guerre mondiale, devenu incapable de continuer à financer ou à défendre l’Imperium, tout en restant imprégné de ses prétentions.

Il est de plus en plus évident que le président ne contrôle pas la fuite en avant du mastodonte militaire américain. Il ya soixante ans, le grand président Dwight Eisenhower, dont je garde le portrait dans mon bureau, avait averti les Américains de se méfier du complexe militaro-industriel. Six décennies plus tard, les partisans de la guerre permanente et de la domination du monde se sont unis aux prêteurs de Wall Street pour réduire l’Amérique en esclavage.

Un nombre croissant d’Américains redoutent les déficits incontrôlables et s’en indignent à juste titre. Mais la plupart ne comprennent pas que leurs dirigeants politiques ruinent également leur nation dans des guerres étrangères inutiles, en une vaine et orgueilleuse tentative de contrôler une grande partie de la planète – ce que les néo-conservateurs appellent la « Full spectrum dominance ».

Si Obama voulait réellement rétablir la santé économique de l’Amérique, il exigerait que les dépenses militaires soient réduites, mettrait rapidement fin aux guerres en Irak et en Afghanistan et démantèlerait les « Frankenbanks » géantes du pays.

Eric Margolis, paru sur ContreInfo, le 10 février 2010

Published on mai 19, 2010 par GeantVert


3-3 "Le plus important budget de Défense de toute l'UE"

La Grèce et la Turquie, tous deux pays membres de l'OTAN, viennent de signer des accords économiques de coopération et déclarent que "la mer Egée doit devenir une mer de paix entre nous".

A noter que la Grèce a reçu une "aide" qui lui sert déjà à payer les grands constructeurs français et allemands d'avions et de navires de guerre"... (CP)

Les dernières escarmouches de la marine turque en Mer Egée, sont presque passées inaperçues par rapport au succès de la visite de Erdogan à Athènes.

Depuis mercredi, deux frégates turques ont importuné, selon la version grecque, des chasseurs grecs près des îles Andros, Limnos et Skiros.

Les navires Gaziantep et Gokoba, qui participaient à des exercices navals, ont intercepté 5 avions alors que ceux-ci se trouvaient dans leurs limites juridiques, pour "connaître leur identité et leurs intentions de vol".

    Le gouvernement et l'Etat-major grecs ont, pour cette fois, donné peu d'importance à l'affaire. Mais des opérations de ce genre sont fréquentes dans cette zone... Les incidents n'ont été relevés que dans la presse la plus nationaliste, qui dénonce l'arrogance de l'Armée turque dans la zone. "Business à Athènes, provocations en Mer Egée" titrait hier le journal de droite Eleutheros Typos.

    Il y a quelques années, pareil incident aurait mis sur pied de guerre l'Armée grecque. Il en fut ainsi en 1987, quand les deux pays ont quasi déclaré les hostilités ouvertes, après une incursion de chasseurs turcs dans la Grèce continentale. Ou en 1996, à propos de la possession d'une île déserte en Mer Egée.

    La Grèce, membre de l'UE qui a le budget de Défense le plus important, a déboursé au cours de ces dernières années, jusqu'à 5,6% de son PIB, soit 13.400 millions d'euros, en équipement militaire. Athènes s'est fixé comme objectif de baisser ces dépenses sous le seuil de 3% cette année.

    Bien que le gouvernement grec ait approuvé, en février 2010, une réduction de 547 millions d'euros sur le budget militaire, le Ministère de la Défense confirmait un accord pour l'achat de 6 frégates à la France et de 30 avions Eurofighters à l'Allemagne. Dans le Plan d'ajustements qu'Athènes a dû présenter en mai pour accéder à l'aide de l'UE et du FMI, il n'y a aucune mention de dépenses militaires, ni aucune réference au nombre élevé de militaires (fonctionnaires) qui intègrent les quatre corps d'armée, environ 170.000 sur une population de 11 millions....

Traduit de El Pais (Espagne)

15 mai 2010


3-4 Les généraux de l’Atlantic Council honorent leur partenaire humanitaire.

Le U.S. Atlantic Council —principale association de soutien à l’OTAN— a décerné ses prix annuels, lors d’un prestigieux dîner de gala, 28 avril 2010 à Washington.

Parmi les personnalités présentes, on remarquait Mikhail Saakachvili (président de la Géorgie), Aleksander Kwasniewski (ancien président de Pologne), José Maria-Aznar (ancien chef du gouvernement espagnol), plus d’une cinquantaine d’ambassadeurs et d’une centaine de généraux, dont Brent Scowcroft (ancien conseiller de sécurité nationale) et Mike Muller (chef d’état-major interarmes). L’ancien président George H. Bush, qui n’avait pu faire le déplacement, s’est exprimé par vidéo.

Les généraux Stéphane Abrial (France) et James Mattis (USA) ont reçu le prix des leaders militaires pour avoir réussi à réintégrer la France sous le commandement de l’OTAN et à l’avoir engagée en Afghanistan. Recevant cette distinction, le général Abrial (ancien chef du cabinet militaire du Premier ministre Jean-Pierre Raffarin) a raillé l’orgueil d’un De Gaulle, tandis que le général Mattis a salué la décision du président Sarkozy de mettre un terme à la politique gaulliste.

Josef Ackermann, directeur de la Deutsche Bank, a reçu le prix des leaders économiques pour avoir stabilisé les marchés financiers après les attentats du 11-Septembre et pour avoir sauvé le capitalisme lors de la crise financière mondiale. Le banquier suisse, qui a épousé une finlandaise, avant de quitter son pays pour diriger une banque allemande et soutenir les Etats-Unis, a appelé à la maîtrise de la globalisation.

Cette année, l’U.S. Atlantic Council a innové en créant un prix des leaders humanitaires pour encourager la nouvelle politique du smart power, c’est-à-dire l’usage de l’aide humanitaire pour susciter l’américanophilie. La distinction a été décernée au chanteur Bono pour avoir mobilisé l’opinion publique internationale notamment en faveur de la lutte contre la pauvreté en Afrique. Il a été présenté à l’assistance par ses amis le sénateur John McCain et le général James Jones (actuel conseiller de sécurité nationale). Tous l’ont félicité pour l’excellent travail de communication qu’il a réalisé en lien avec le Pentagone.

Enfin, l’ancien président Bill Clinton a reçu le prix des leaders internationaux pour l’ensemble de son oeuvre, notamment l’élargissement de l’OTAN, les accords de Dayton démantelant l’ancienne Yougoslavie, et les négociations pour maintenir l’Irlande du Nord au sein du Royaume-Uni.



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

27/05/2010

n°528 - Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de Palestine- 25-05 - : Début : - Le colonial, le criminel de guerre et la supplétive indigène.

n°528 - Les  Dossiers  'Géopolitique et stratégie' de  Palestine- 25-05 - : Début  : - Le colonial, le criminel de guerre et la supplétive indigène.



L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 

                        



Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de Palestine

n°528 du 25-05

C.De Broeder & M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis       :  no-war.over-blog.com

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

  

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



 

Sommaire

Tiré a part

Gaza : la communauté humanitaire exhorte Israël à lever le blocus.

Sous terre et sous les bombes, le quotidien des Gazaouis de Rafah

Bradley Burston  : Une place spéciale en enfer : Personne ne connaît mieux le fascisme que les Israéliens.

1 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

1-1   La lutte de libération nationale est aussi une lutte anti-impérialiste.

1-2 Maidhc Ó Cathail : Le prochain 11 septembre sera-t-il concocté en Israël ?

1-3 La France et sa politique sélective.  

1-4 Myriam Abraham : Une Escroquerie Financée Par Les US Vendue A l’OTAN.

1-5 Youssef Boussoumah : Le colonial, le criminel de guerre et la supplétive indigène.

1-6 Les politiques sélectives et à double standard constituent un phénomène connu et courant, dans la vie politique des pays occidentaux.

Fin

2 Annexe

2-1 eva R-sistons à l'intolérable : Tout va pour le mieux, dans le meilleur des nouveaux mondes !

2-2 Pour la solidarité avec la cause palestinienne.

2-3 Aymeric Chauprade : « La France vit une épuration sourde ».

2-4 Gidéon Lévy : Expulser un clown par mesure de sécurité ? C’est une plaisanterie ?.

2-5 Sylvain Cypel : Le grand malaise des juifs américain.

2-6 Alain Gresh : Gaza-Berlin



Tiré a part

Gaza : la communauté humanitaire exhorte Israël à lever le blocus

La communauté humanitaire qui travaille dans les territoires palestiniens occupés a appelé mardi le gouvernement d'Israël à lever « immédiatement » les restrictions sur la circulation des marchandises vers la bande de Gaza.
Depuis 2007, Israël a intensifié le blocage des frontières qui a progressivement étouffé l'agriculture, la pêche et détruit tout le tissu économique de la bande de Gaza, a fait savoir mardi l'Association des organisations internationales de développement (AIDA) dans un communiqué.
Plus de 60% des ménages sont maintenant dans l'insécurité alimentaire, menaçant la santé et le bien être des enfants, des femmes et des hommes, indique l'AIDA. Elle propose de renforcer le secteur agricole « qui offre une solution pratique aux problèmes humanitaires ».
« Cependant, les restrictions sur les importations imposées par Israël continuent d'étouffer le secteur de l'agriculture et contribuent directement à l'augmentation de l'insécurité alimentaire », déplorent les humanitaires qui représente plus de 80 organisations non gouvernementales. Les populations qui vivent sur la côte de la bande de Gaza en viennent à importer des poissons d'Israël ou les acheminent par des tunnels sous la frontière égyptienne. Cela démontre « l'absurdité de la situation », insiste l'Association.
Selon le Coordonateur humanitaire de l'AIDA, Philippe Lazzarini un rétablissement de la situation est possible à la condition de permettre aux Gazaouis de reprendre leurs activités de pêche et d'agriculture. Pour cela, il est nécessaire « d'ouvrir les frontières afin de fournir l'aide humanitaire et du matériel commercial et agricole, de ne plus restreindre l'accès vital aux champs destinés à l'agriculture et aux zones de pêches et permettre l'accès aux infrastructures d'assainissement », a-t-il ajouté. Cela permettrait d'autonomiser les populations qui dépendent de plus en plus de l'aide humanitaire.
Un rapport du Programme des Nations Unies pour le développement (
PNUD) publié lundi critiquait également les restrictions imposées par le gouvernement israélien sur le contrôle des frontières des Territoires. Plus d'un an après l'opération militaire 'Plomb durci' menée par l'armée israélienne dans la bande de Gaza, les trois-quarts des infrastructures détruites ou endommagées ne sont toujours pas reconstruites ou réhabilitées, indique le rapport.
Le PNUD estime que 82,5% des écoles sont encore à l'état de ruines, que 75% des terres cultivables restent inutilisables et que 60% des entreprises privées n'ont pas réussi à reprendre leurs activités. Plus de 527 millions de dollars sont nécessaires pour reconstruire tout ce que l'armée a détruit, affirme le rapport.

25 mai 2010 –
http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=22011&Cr=Gaza&Cr1= 

ismael.mulla@orange.fr

http://alqods-palestine.blogspot.com:80/

Tiré a part

Gaza : la communauté humanitaire exhorte Israël à lever le blocus.

 

Sous terre et sous les bombes, le quotidien des Gazaouis de Rafah

Creuser, étayer, déblayer sans relâche : voilà le quotidien des ouvriers d'Abu Sleeman, propriétaire d'un tunnel à la frontière entre la bande de Gaza et l'Egypte, régulièrement bombardée par les F-16 israéliens. Depuis le début du blocus, des centaines de ces tunnels permettent à la population de subsister. Dans un passionnant documentaire diffusé sur LCP-AN, deux reporters racontent ce périple sous le sable.

Le film s'appelle « Rue Abu Jamil », du nom de la dernière artère de la ville palestinienne de Rafah avant la frontière égyptienne. Il commence fin décembre 2008, quand Israël bombarde la bande de Gaza. Trois semaines plus tard, il ne reste plus rien des centaines de tunnels qui permettent aux Gazaouis de respirer pendant le blocus imposé par Israël depuis la victoire du Hamas.

Alexis Monchovet et Stéphane Marchetti nous racontent le travail de fourmi d'Abu Sleeman et des autres, qui reconstruisent peu à peu le boyau avant de recommencer leur contrebande de marchandises, du sac de ciment au lama vivant.

Ces deux reporters français connaissent bien la ville frontalière, où ils ont vécu et qu'ils ont dépeinte dans « Rafah, chroniques d'une ville dans la bande de Gaza » (2006). Diffusé dans le monde entier, ce film leur a valu le prix Albert-Londres en 2008.

Cette fois, ils s'enfoncent dans le tunnel et narrent cet étrange quotidien, entre le travail de forçat sous terre et les bombardements de F-16 la nuit, en surface. Le film, en arabe sous-titré, est dépourvu de voix off. Choix appréciable qui a pour effet de réduire la distance entre le téléspectateur et les protagonistes du documentaire.

Au lendemain des bombardements, les Gazaouis évaluent les dégâts et commencent immédiatement à réparer les tunnels bombardés. (Voir la vidéo)

Depuis juin 2008, Israël et le Hamas ont signé un cessez-le-feu. Les habitants de Rafah n'en voient pas vraiment la couleur. Après leur journée de travail, les ouvriers rentrent chez eux pour, parfois, devoir en sortir fissa en raison de l'arrivée des F-16.

Dans cet extrait, on suit Abu Sleeman qui cherche un refuge avec sa famille pendant des bombardements. « N'ayez pas peur ! », répète-t-il sans cesse à ses fillettes. Mais la caméra montre qu'il n'est lui-même pas très rassuré… (Voir la vidéo)

Loin de l'immédiateté parfois spectaculaire des reportages de JT, « Rue Abu Jamil » montre très pudiquement le quotidien de ces Gazaouis de Rafah. Sans parti pris, le film se contente de recueillir leur parole.

► « Rue Abu Jamil », de Alexis Monchovet et Stéphane Marchetti - Lundi 24 mai à 20h30 et mardi 1er juin à 20h30 sur La Chaîne Parlementaire-Assemblée nationale.

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89

Un an après, Gaza asphyxiée, comme le processus de paix

Juifs, musulmans : nous portons tous les cicatrices de Gaza, par Esther Benbassa

Ailleurs sur le Web

Présentation du reportage, sur le site de LCP-AN

http://www.rue89.com:80/tele89/2010/05/24/sous-terre-et-sous-les-bombes-le-quotidien-des-gazaouis-de-rafah-152264

 

Bradley Burston  : Une place spéciale en enfer : Personne ne connaît mieux le fascisme que les Israéliens.

Sheikh Jarrah – Jérusalem Est. Personne ne connaît mieux le fascisme que les Israéliens.

On leur apprend à l’école, on creuse l’histoire, les
mécanismes et le potentiel d’horreur des régimes fascistes. Les Israéliens reconnaissent le fascisme quand ils le voient. Chez les autres.

On pouvait s’attendre à ce que, une fois que le fascisme aurait pris racine ici, il croîtrait sous la direction d’une galvanisation charismatique et
d’une épuration aux formes savamment orchestrées.
Mais cela serait trop évident pour qu’on puisse le nier. Il faudrait donc une dose de déni, d’inertie, de mémoire sélective, une croyance que les
choses – aussi mauvaises soient-elles – peuvent se poursuivre indéfiniment, pour que le fascisme puisse faire son chemin dans un pays fondé
sur sa trace sanglante.

En fait, il aura fallu le gouvernement le plus dysfonctionnant, le plus à la dérive, qu’Israël n’ait jamais connu, pour que les modérés
comprennent, inconfortablement, par quels stratagème, innombrables, largement maquillés, la droite en Israël et ses supporters à l’étranger
sont parvenus à semer et faire germer les graines du fascisme.

Boaz Okun, le chroniqueur des affaires juridiques du quotidien populaire Yedioth Ahronot, un ancien juge, a écrit, à propos du refoulement de
Noam Chomsky hors d’Israël, « la décision d’expulser le Professeur Chomsky est un décision d’expulsion de la liberté hors de l’état d’Israël. Je
ne parle pas de la bêtise de donner du grain à moudre à ceux qui disent qu’Israël est un état fasciste, mais plutôt de notre peur qu’il soit vrai
que nous le soyons ».

Ce week-end, la police antiémeute israélienne s’est jeté sur un sit-in totalement non-violent près de l’entrée d’une zone de colonisation à
Jérusalem Est où des résidents palestiniens étaient expulsés sur ordre de la justice israélienne pour que leurs maisons soient données à des
Juifs.

Le curieux ne fut pas la brutalité de la police antiémeute, vêtue de gris métal, venue tordre les cous, brandissant des fusils d’assaut, des
matraques, des gaz et des casques, se précipitant sur les manifestants, pour la plupart Juifs, dont un bon nombre de retraités depuis
longtemps.

Ce ne fut pas une surprise que, voyant un jeune reporter de Reshet Bet ( les infos de la radio nationale ) interviewer un manifestant assis par
terre – son micro annonçant visiblement et clairement la couleur – un groupe de policiers brutaux lui sauta dessus et le jeta dans une voiture
de police en lui faisant une clé à la tête.

Au final, ce qui fut vraiment singulier, ce fut de voir une police si entièrement livrée à elle-même, si totalement dépourvue de consignes claires,
sauvage, ayant à décider seule de la marche à suivre, dans une ambiance électrique. Le fascisme dans la confusion.
Pourquoi serions nous concernés par cela ? Peut-être parce que nous nous avons admis divers facteurs qui peuvent amener une société à en
venir au fascisme comme une solution.

Perdre une guerre.
En moins de trois ans nous en avons perdu deux. Nos cibles, le Hezbollah et le Hamas sont mieux armées et mieux retranchées que jamais.
Nos standings stratégique et diplomatique déclinent. L’Iran et la Syrie sont en phase ascendante. Il y a de multiples raisons de penser que la
guerre de Gaza, la source principale de la chute de notre standing international, pouvait largement être évitée, que le nombre de morts civils
est indéfendable et inconcevable. Ceci a pour conséquence

Une quarantaine internationale,
la sensation de devenir un bouc émissaire, et la recherche d’une cinquième colonne intérieure

Une redéfinition radicale des valeurs.
Il n’y a qu’à voir comment s’appelle l’obscène projet d’un Musée de la Tolérance.

Une fatigue olfactive.
Nous sommes totalement insensibilisés aux conséquences d’un refus actif de fournir des denrées de base et des moyens de construction pour
1,5 millions de gens à Gaza, dont beaucoup attendent encore pour reconstruire les maisons que nous avons détruites. Nous sommes
indifférents à l’appropriation de terre appartenant à des Palestiniens en Cisjordanie, au traitement abusif de Palestiniens en règle aux check
points, aux maltraitances et aux expulsions sommaires d’internationaux, aux ordres racistes, antidémocratiques, et, oui, fascistes des rabbins
d’extrême droite, particulièrement de ceux qui ont une position officielle en Cisjordanie.

Le fascisme du tampon.
« Il y a des millions de raisons pour refuser l’entrée en Israël ». Ce sont les mots de la porte parole du gouvernement lundi, quand on l’a
interrogée sur la politique du ministère concernant les frontières, à propos de l’affaire Chomsky. « Il y a peut-être des millions de raisons, mais
essayer de trouver un seul critère pour le refus d’entrée en Israël et vous trouverez une page blanche » commente l’avocat de l’association pour
les droits civiques, Oded Feller. « le ministère de l’intérieur refuse de les publier, malgré l’ordre de la cour de le faire ».

Le sentiment, que malgré tout, tout va bien.
Il y en aura qui diront que puisque je peux, comme mes collègues de Haaretz, publier ce que je veux , c’est la preuve que nous ne sommes pas
dans un état fasciste , ni dans un régime policier. Le fait est que, si nous n’étions pas des Israéliens Juifs, faisant partie de l’establishment,
chacun de nous pourrait se retrouver à la rue, et avec la même absence de procédure légale ni d’explication légale que Noam Chomsky.

Le sentiment que nous sommes en guerre alors que nous ne le sommes pas.

Application sélective des décisions des cours. Refus courant des mêmes, en particulier par les colons.

Contre vérité à 180 degrés dans la déclaration des autorités que les arabes israéliens et ceux de Jérusalem ont le droit de faire ce qu’ils veulent
alors qu’elles prennent des mesures drastiques en faveurs de leurs voisins Juifs.

Faire de la critique du gouvernement un équivalent de la destruction d’Israël.

Cela se répand hors des frontières. A San Francisco, le canari de la mine de la liberté d’expression dans la communauté Juive, la Jewish
Federation, a revu récemment et a retendu les conditions pour accorder des fonds aux organisations.
« La Jewish Federation ne donnera plus de fonds à des organisations qui, dans leurs missions, leurs activités et leurs partenariats … favorisent,
ou soutiennent, la mise en cause de la légitimité d’Israël en tant qu’état démocratique, Juif, ayant droit à la sécurité, notamment par la
participation au BDS, qu’il soit total ou partiel ».

La ligne directrice est que « les organisations ou les individus, dont les positions sont critiques envers la politique du gouvernement israélien
actuel, tout en étant des partisans du droit à l’existence d’Israël, comme un état juif et démocratique, indépendant et ayant droit à la sécurité »
sont « en général en accord avec notre position politique », mais « un avis préalable du Jewish Community Relations Council ( le conseil des
relations publiques de la communauté juive ) est fortement encouragé et le programme doit être présenté dans le cadre d’une position
stratégique générale qui doit être en accord avec les valeurs fondamentales de la Jewish Federation ».

Comment tout cela a pu se répandre si loin, et si vite ? A cause d’Israël, les Juifs de la Zone de la Baie ( de San Francisco ) qui ne croient pas en
un état spécifiquement Juif, vont-ils perdre leur droit à faire partie de la Communauté Juive ? Est-ce que les Juifs qui aiment Israël mais qui
semblent trop critiques, ou qui soutiennent le boycott pour rendre manifestes leurs critiques, vont être excommuniés de fait ?

C’est un pays libre, je crois.

Bradley Burston 

Haaretz

Publié 24 mai 2010

http://socio13.wordpress.com:80/2010/05/24/une-place-speciale-en-enfer-requalification-d'israel-en-etat-en-voie-de-fascisme-personne-ne-connait-mieux-le-fascisme-que-les-israeliens-par-bradley-burston-haaretz/



1 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

Ndlr : La publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

1-1 La lutte de libération nationale est aussi une lutte anti-impérialiste.

LIBÉRER LA PALESTINE

Les internationalistes soutiennent la lutte de libération nationale palestinienne parce que ce combat est juste, il répond aux intérêts des peuples du monde et aux intérêts du prolétariat international. 

Toutefois, il ne faut pas s’y tromper le peuple Palestinien mène sa lutte de libération nationale sous la direction de la bourgeoisie palestinienne divisée en deux camps, le camp des collaborateurs regroupés autour du Fatah et le camp des résistants regroupés autour du Hamas et du Jihad islamique. 

Cette lutte de libération nationale est aussi une lutte anti-impérialiste et donc un combat révolutionnaire.

Le camp de la résistance palestinienne fait face aux hordes sionistes, les représentants régionaux des impérialismes états-uniens et ouest-européen.

La résistance palestinienne confronte aussi directement l’Impérialisme états-uniens qui arme lourdement, finance généreusement, entraîne et renseigne systématiquement l’armée sioniste et soutien de multiples façons l’entité sioniste israélienne afin de maintenir à son service cette base militaire permanente. Cette base militaire sioniste-impérialiste vient de se doter de trois sous-marins nucléaires britanniques alors qu’elle possède déjà environ 200 ogives nucléaires suite au transfert de la technologie atomique par le gouvernement socialiste français dans les années soixante. Cette menace nucléaire israélienne est extrêmement préoccupante et dangereuse pour tous les peuples du monde, y compris pour le peuple israélien.

L’histoire a mandaté le petit peuple Palestinien, à peine six millions d’individus [1] pour faire face directement à cet immense consortium guerrier (sionisme israélien, impérialisme états-uniens et impérialisme ouest-européen).

 Le prolétariat palestinien ne s’est pas imposer en tant que classe dirigeante dans la lutte de libération nationale palestinienne pour différentes raisons  conjoncturelles et historiques. L’une de ces raisons étant les carences de l'organisation politique de gauche en Palestine occupée. Lorsqu’une organisation dite de gauche, mène une bataille ouverte et publique contre une quelconque taxe promulguée  par le gouvernement légitime de la bande de Gaza encerclée et emmurée, on ne peut pas prétendre que cette organisation a vraiment compris sa mission historique et ce qui est en jeu dans cette gigantesque guerre de résistance qui oppose ce petit peuple courageux aux immenses forces liguées de la réaction mondiale et de l’impérialisme. Une telle fronde publique contre l’administration gouvernementale légitime de Gaza fait le jeu de l’ennemi et révèle aux forces sionistes les contradictions qui secouent le camp de la résistance. Ces problèmes devraient être discutés au sein du Front Uni anti-impérialiste, loin des regards de l’ennemi de classe. Tout autre comportement est une trahison de la lutte anti-impérialiste. Il en est de même de la question religieuse.  Seul l'ennemi de classe  trouve intérêt à transformer une divergence secondaire en un conflit majeure visant à briser l’alliance de classes au sein du Front Uni indispensable à l'avancée de la lutte révolutionnaire, qui en Palestine occupée et colonisée, passe par la lutte anti-impérialiste de libération nationale.

Par cette carence d’une organisation prolétarienne, la classe ouvrière  palestinienne a temporairement abandonné le leadership du camp de la résistance aux mains de la petite bourgeoisie progressiste. Pour ce qui est du camp des collaborateurs son leadership a depuis longtemps complètement renoncé à la lutte révolutionnaire et depuis 1989 (dernier congrès de l’OLP à Alger) [2] il a également renoncé à la lutte anti-impérialiste de libération nationale. En signant les Accords d’Oslo le camp des collaborateurs a parachevé sa trahison de la cause palestinienne. [ 3 ]

La petite bourgeoise nationaliste est une classe intermédiaire entre le prolétariat et la classe capitaliste monopoliste.  La petite bourgeoisie professionnelle, commerçante et financière palestinienne est une classe vacillante qui tantôt appuie la lutte de libération nationale et tantôt cherche des compromis avec l'occupant sioniste et ses souteneurs impérialistes. 

À l’exemple des collaborateurs regroupés autour de Mahmoud Abbas et consort certains éléments vacillants au sein du Hamas aimeraient participer aux prochaines négociations pour l'établissement d'un bantoustan palestinien sur les 12 % restant de la Palestine mandataire, occupée mais pas encore colonisée.  Ces négociations auront lieu sous la présidence de Barak Obama aussitôt qu’il aura régler ses différents avec le leadership ultra vindicatif que les sionistes ont placé au pouvoir à Tel-Aviv justement en prévision de ces négociations. 

Les pressions de la diaspora sioniste autour du « J call – J Street » s’inscrivent dans ce mouvement visant à faire pression sur les dirigeants sionistes actuels afin qu’ils acceptent le compromis de la création d’un  bantoustan palestinien sous protectorat israélien dans quelques villes emmurés de la Palestine historique et qu’ils renoncent à leur projet impraticable d’expulser toute la population arabe hors de Palestine. Ces pressions d’un courant sioniste sur un autre courant sioniste révèlent des contradictions dans le camp ennemi sur la façon de mener à bien l’œuvre d’occupation et de colonisation et ne doivent aucunement leurrer le camp de la résistance. Le peuple Palestinien n’a rien à attendre des dieux de la peste.

Toute organisation palestinienne qui participera à ces futurs négociations de la dernière capitulation, négociation qui amèneront les collaborateurs palestiniens à renoncer au droit de retour pour les réfugiés, à renoncer à 88 % de la terre palestinienne, à renoncer à la lutte anti-apartheid dans toute la Palestine occupée, à renoncer à la destruction de l’entité-État-sioniste, structure gouvernementale raciste et théocratique érigée par l’impérialisme sur les terres spoliées de la Palestine mandataire afin d’en faire la base d’une colonie guerrière de peuplement; toute organisation disions-nous qui participera à ces négociations de la « dernière chance de capitulation » a déjà renoncé ou renoncera définitivement à la lutte de libération nationale palestinienne.

 

Quelles sont les tâches des internationalistes ? 

Les internationalistes en Palestine, tous comme ceux dans le reste du  monde, soutiennent de façon indéfectible la lutte de libération nationale palestinienne et son leadership anti-impérialiste. À défaut de diriger eux-mêmes le mouvement, ils doivent impérativement supporter le courant progressiste anti-impérialiste au sein du camp de la résistance afin de le raffermir, de le consolider et ainsi l'arracher aux forces du compromis, de la négociation et de la capitulation. Seuls les collaborateurs avec l’occupant affichent leurs divergences, font étalage de leurs contradictions et développent tout sujet de discorde en contradiction antagoniste,  cherchant par là à démanteler le Front Uni. L'impératif de l'union dans un large Front Uni anti-impérialiste prime sur tout.

Les organisations de la résistance palestinienne ne sont pas opposées à toute négociation.

Le camp de la résistance s’oppose à une négociation dont l’agenda est totalement déterminé par les sionistes et les puissances impérialistes. Des négociations ne devraient survenir qu’au moment ou le rapport de force sur le terrain sera favorable au camp de la résistance. En ce moment la force du peuple Palestinien réside dans sa résilience, sa tenace résistance et sa démographie. Laissons le temps agir en faveur du peuplement palestinien. Les forces de la réaction sioniste ont parfaitement compris cette dynamique démographique et elles s’activent fébrilement pour emmurer toute la population palestinienne, y compris les palestiniens de 48 qui seront forcés de migrer dans les quelques villes du bantoustan avant qu’ils ne soient trop tard pour les sionistes.     Par ailleurs, les organisations internationalistes ne doivent jamais se dissoudre et se fondre à l’intérieur des organisations  anti-impérialistes de la petite bourgeoisie et elles doivent à l’exemple du Parti communiste libanais conserver leur entière autonomie organisationnelle à l’intérieur du Front Uni anti-impérialiste.    

Si les internationalistes mènent correctement la stratégie d’un large Front Uni anti-impérialiste, un jour, au plus fort de la tempête anti-impérialiste, ils seront les seuls à demeurer en poste et à offrir un leadership révolutionnaire aux  masses du peuple et au prolétariat en Palestine comme ailleurs dans le monde, alors viendra le temps de prendre la rose et de danser.

Soutenons le camp de la résistance palestinienne.  

 [ 1] Non compris la partie du peuple Palestinien vivant dans les camps de réfugiés dans différents pays du Proche-Orient, non plus que la population palestinienne disséminée à travers le monde.

 [ 2] C’est à son dernier congrès, en 1989 à Alger, que l’OLP a reconnu l’entité sioniste comme État légitime, a accepté les conséquences de la Naqba, a renoncé à libérer la totalité de la Palestine mandataire et s’est résignée à tenter d’édifier un État palestinien sous protectorat israélien en Cisjordanie occupée et à Gaza. Nous savons aujourd’hui que même cette promesse sioniste d’un État palestinien sur le restant des 18 % des terres palestiniennes pas encore colonisées n’était qu’une fumisterie.

 [ 3 ] Pour en finir avec Oslo. Jihad islamique.

SAMIDOUN –

1er mai 2010

Lhttp://www.aloufok.net/spip.php?article1722

http://www.robertbibeau.ca/palestine/liberer.doc

http://www.robertbibeau.ca/palestine.html


1-2 Maidhc Ó Cathail : Le prochain 11 septembre sera-t-il concocté en Israël ?

Citant la possibilité qu’une organisation terroriste s’empare d’armes nucléaires comme une des plus grandes menaces pesant sur la sécurité des Etats-Unis, Barack Obama a persuadé quarante-six pays, lors du récent Sommet de la Sécurité Nucléaire de se mettre d’accord afin de mettre en sécurité le matos nucléaire en vadrouille de par le vaste monde.

Ceux des dirigeants qui étaient venus à Washington auraient pu faire davantage pour éviter une attaque nucléaire, toutefois, s’ils avaient eu la présence d’esprit de demander des comptes au président américain sur ses propres bombes nucléaires égarées...

Certes, le Président Obama peut très bien ne même pas être au courant de l’échec patent des Etats-Unis à sécuriser ses matériels nucléaires et son savoir-faire en la matière contre la prédation de son prétendu « allié le plus intime ».

Mais dès lors qu’Obama est désireux de ne même pas « spéculer » quant à la question de savoir quel pays, au Moyen-Orient, peut bien avoir la bombinette, l’on pouvait difficilement s’attendre, de sa part, à reconnaître la manière dont il a bien pu se la procurer.

Dans un récent article du site Antiwar.com, intitulé à très juste titre Les bombes atomiques de l’Amérique égarées en Israe, Grant F. Smith, directeur de The Institute for Research : Middle Eastern Policy (IRMEP) et auteur de l’ouvrage Spy Trade : How Israel’s Lobby Undermines America’s Economy [Le commerce de l’espionnage : Comment le lobby sioniste sape l’économie des Etats-Unis], démontre la manière dont « les Etats-Unis sont une passoire pour l’espionnage nucléaire israélien ».

Le vaste réseau de contrebande massive d’armements mis sur pied par David Ben Gourion aux Etats-Unis dans les années 1940 avait réussi à se doter d’une branche nucléaire en moins d’une décade, indique Smith.

L’achat de l’aciérie de la société Apollo Steel Company, en Pennsylvanie, fut financé par David Lowenthal, un ami intime du premier Premier ministre israélien, et ancien membre de la Haganah, précurseur de l’armée israélienne. L’année suivante, le Dr. Zalman Shapiro, président du conseil d’administration d’une organisation sioniste américaine locale, incorporait la Numec (Nuclear Materials and Equipment Corporation) à la société Apollo. Très vite, la Numec recevait d’importantes quantités d’uranium hautement enrichi et de plutonium de la société Westinghouse et de la Marine américaine, à des fins de recyclage nucléaire.

Dans les années 1960, la Commission de l’Energie Atomique [Atomic Energy Commission - AEC] commença à soupçonner des failles en matière de sécurité à la Numec, allant jusqu’à envisager de suspendre ses « élaborations d’armes classées ».

En 1965, un audit de l’AEC constata que 220 livres d’uranium hautement enrichi n’étaient pas répertoriées.

L’année suivante, le FBI diligenta sa propre enquête, sous le nom de code Project Divert, afin de surveiller le management de la Numec et les nombreux visiteurs israéliens qui y venaient.

Néanmoins, le détournement de matières fissiles vers Israël continua de plus belle. Après la visite de quatre Israéliens, dont l’agent du Mossad Rafi Eitan, le 10 septembre 1968, 587 livres supplémentaires d’uranium hautement enrichi avaient disparu.

Toutefois, l’espionnage nucléaire israélien contre les Etats-Unis n’a pas pris fin avec l’accession d’Israël au club nucléaire, à la fin des années 1960. Comme l’a révélé un ex-interprète du FBI, Sibel Edmonds, son réseau de contrebande reçut l’aide cruciale de trois officiels de haut-rang au sein de l’administration George W. Bush. Tous trois avaient des liens étroits avec le complexe militaro-industriel israélien.

D’après notre tireur de signal d’alarme du FBI, Richard Perle et Douglas Feith ont fourni à Marc Grossman, troisième plus haut officiel au Département d’Etat, une liste d’employés de la Défense qui avaient accès à des informations sensibles, dont la technologie nucléaire. Cette liste comportait aussi des détails personnels hautement sensibles, comme les préférences sexuelles, les problèmes avec le jeu ou l’alcool, et ce qu’il leur restait à rembourser de leur emprunt d’accession à la propriété. A la suite de quoi, Grossman refila cette information à des agents israéliens et turcs, qui s’en servaient pour « ferrer » ces officiels du Pentagone. De plus, comme en a témoigné Edmonds lors d’un procès dans l’Ohio, les agents étrangers avaient recruté des agents dormants « dans pratiquement toutes les principales centrales nucléaires des Etats-Unis ».

Israël et la Turquie s’étant emparés de ce qui les intéressait parmi ces secrets chapardés, leurs agents offraient ce qui en restait au plus offrant. Comme l’a dit Edmonds au Sunday Times, à l’American Conservative et au site Military.com, les secrets nucléaires ont été vendus au marché noir, c’est-à-dire là où n’importe qui - y compris quelqu’un appartenant à Al-Qa’ida - pouvait les acheter.

Ainsi, il semblerait que ceux qui crient le plus fort à propos de la menace terroriste - j’ai nommé les néocons tels que Perle, Feith, Grossman et leurs homologues israéliens - sont précisément ceux qui sont en train d’aider les terroriste, fusse indirectement, à acquérir ces armes de destruction tellement convoitées.

Mais pour quelle raison, pourrait-on raisonnablement s’interroger, des agents israéliens aident-ils leurs ennemis supposés à s’emparer de la bombe ?

Eh bien, quel serait le résultat probable, au cas où les pires craintes d’Obama - une attaque nucléaire contre les Etats-Unis ou l’un de leurs alliés devenaient réalité ?

Sans égard aux faits, des pays islamiques - très vraisemblablement l’Iran ou le Pakistan, seraient accusés d’aider les terroristes. Et il n’est nul besoin d’avoir un doctorat ès-théorie des jeux pour prédire ce que serait la réaction de l’Amérique. Les représailles seraient si rapides et si dévastatrices que les malfaiteurs pourraient bien envier le sort des Irakiens après l’invasion de leur pays, victimes, eux aussi, d’une opération de diversion israélienne.

Si, comme Benjamin Netanyahu en personne l’a avoué, les attentats du 11 septembre 2001 avaient été « excellents » pour Israël, alors un 11 septembre nucléaire pourrait être encore meilleur. Tandis que les effets sidérants de cet événement traumatisant, voici neuf ans, ont commencé à se dissiper et que les Américains remettent de plus en plus en question le coût d’une alliance unilatérale, un tel attentat nucléaire pourrait même être jugé, par d’aucuns, indispensable...

Maidhc Ó Cathail

3 mai 2010 - Dissident Voice –

Vous pouvez consulter cet article à : http://dissidentvoice.org/2010/05/t...
Traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=8676


1-3 La France et sa politique sélective.  

Les politiques sélectives et à double standard constituent un phénomène connu et courant, dans la vie politique des pays occidentaux, mais certains pays semblent beaucoup plus affectés par ce phénomène que d'autres, de sorte que la vie politique de ces pays se caractérise, en fait, pas une hypocrisie profonde et structurelle. A titre d’exemple, nous pouvons parler ici de la politique ambiguë et le comportement hypocrite de la classe politique, en France, envers les Sionistes et les Musulmans.
Dans ce pays de l’Europe occidentale, la communauté musulmane constitue la plus grande minorité religieuse, avec une population qui s’élève à plusieurs millions d'âmes. Cependant, il arrive, plusieurs fois par an, que des mosquées, des lieux de culte ou des cimetières des Musulmans français soient profanés par des extrémistes et des groupes fanatiques, sans que cela suscite la moindre réaction de la part des responsables politiques du pays.
Par contre, si le moindre incident se produit, à l'encontre d'un Juif, les autorités politiques les plus hautes de la France sont obligées de s’exprimer à ce sujet, de faire part de leur compassion et de leur solidarité avec les Juifs, les Sionistes et Israël, et de rappeler qu’ils soutiendront, dans tous les cas, les intérêts des Sionistes et de l’entité israélienne.
Récemment, les médias français ont tous diffusé des reportages concernant un jeune juif qui a été victime de la violence urbaine, dans la ville de Strasbourg. Il est intéressant de savoir que, quelques semaines avant cet incident, un groupe armé avait attaqué une mosquée, près de Nantes, acte de violence auquel les médias français n’avaient accordé aucune couverture.
Cette approche discriminatoire et sélective, en faveur des Sionistes et au détriment des Musulmans, fait partie, en réalité, d’une machination politique, sociale et culturelle orchestrée par les Sionistes.
Depuis plusieurs mois, le gouvernement a lancé un débat officiel portant sur l’identité nationale. L’objectif de ce débat est de présenter une nouvelle définition de l’identité nationale française, de sorte que plusieurs groupes et tranches de la population soient exclus de cette définition. Dans le même temps, le gouvernement français a proposé un autre débat officiel sur le port de la Burka, afin d’attiser le feu de l’islamophobie, en France.
A ce propos, l’opposition insiste, à juste titre, sur le fait que ces débats inutiles et controversés sont intervenus, au moment où la société française souffre de problèmes très graves, sur les plans, économique et social. En réalité, l’objectif de la classe dirigeante est de détourner l’attention de l’opinion publique de l’incompétence du gouvernement, dans les domaines, économique et social, et d’instrumentaliser la question de l’identité nationale et de  l’islamophobie, pour obtenir les votes de l’extrême droite aux élections.
Après l’incident de Strasbourg, le ministre français de l'Intérieur, Brice Hortefeux, s’est déclaré solidaire avec la communauté juive française, tandis qu’après les attaques contre les mosquées et les cimetières musulmans, aucun officiel ne s’est exprimé pour condamner ces actes. En effet, le jour où l’incident de Strasbourg s'est produit, le ministre de l’Inférieur a adressé, officiellement, une lettre au président du Conseil de la représentation des institutions juives, en France, (Crif), pour exprimer sa sympathie et sa solidarité avec les Juifs. Dans cette lettre, il a déclaré que l’agression contre un Juif à Strasbourg était l’œuvre d’une personne qui souffrait de troubles mentaux.
L’attitude discriminatoire du gouvernement français envers les deux communautés, musulmane et juive, témoigne de l’influence grandissante des milieux sionistes sur la classe politique et les médias français. L’opinion publique française se souvient, encore, de la guerre d’Algérie. Les Français issus de l’immigration n’ont pas oublié que leurs pays d’origine, autrefois, colonies françaises, avaient, longtemps, souffert et que leurs pères avaient lutté courageusement, pour obtenir leur indépendance. Les Français s’interrogent, aujourd’hui, sur les racines de l’indifférence des responsables officiels envers les droits des minorités, et s’inquiètent de la violation des libertés fondamentales, en France.

10/05

http://french.irib.ir/index.php/analyses/articles/item/94...


1-4 Myriam Abraham : Une Escroquerie Financée Par Les US Vendue A l’OTAN.

Système De Missiles De Défense Israélien Iron Dome :

Les Israéliens se servent généreusement dans les caisses des contribuables américains avec l’aide d’Obama pour financer un système de missiles anti roquettes qui selon des experts israéliens est onéreux et inefficace et en plus cherche à le vendre à certains pays européens membres de l’OTAN. Comme d’habitude les Palestiniens de Gaza serviront de cobayes pour le tester.

Ce nouveau système de défense de missiles anti roquettes construit par Rafael une entreprise étatique d’armement israélien est supposé fournir une protection aux villes israéliennes contre des attaques à la roquette venant de la Bande de Gaza et du Liban.
Israël reçoit chaque année 3 milliards de dollars d’aide militaire américaine mais Obama dans sa grande générosité vient d’allouer 205 millions de $ de plus à Israël pour la construction de cet « Iron Dome » car selon certains responsables de son administration ce système: « est une réponse à la menace existentielle immédiate pour chaque citoyen israélien ».
Pourtant les critiques les plus virulentes sur l’inefficacité de ce système de missiles anti roquettes émanent d’experts israéliens notamment de Reuven Pedatzur professeur à l’Université de Tel Aviv et réputé comme analyste militaire.
Pedatzur considére que malgré l’inefficacité de l’Iron Dome et d’autres systèmes de défense de missiles :
« Pour les industries aéronautiques et de défense c’est une question d’argent ; et pour les politiques leur soutien à de tels projets leur permet de dire à l’opinion publique qu’ils font quelque chose, qu’ils essaient de trouver des réponses aux menaces auxquelles nous sommes confrontés.
« L’Iron Dome c’est une escroquerie totale, Le temps de vol d’une roquette Kassam jusqu’à Sderot est de 14s tandis que le temps nécessaire à l’Iron Dome pour identifier la cible et pour tirer dessus est de l’ordre de 15s. Cela veut dire qu’il ne peut assurer la défense contre quelque chose tiré de moins de
5 kilomètres ; mais il ne peut probablement pas non plus contre quelque chose tiré de 15 km. »
Chaque missile de l’Iron Dome coûte environ 100 000 $ ce qui veut dire si on fait confiance à l’expertise de Pedatzur dans ce domaine que c’est des centaines de milliers de dollars qui s’évanouiront dans les airs sans parler du coût de construction de ce systéme Iron Dome.
Pourtant, Israël s’est empressé de proposer de vendre l’Iron Dome à certains pays de l’OTAN.
En Mars dernier le ministère de la défense israélienne a entamé des discussions avec certains pays européens membres de l’OTAN pour vendre ce système de missiles courte portée de défense. Ce système est supposé faire barrage à des roquettes tirées de quelques kilomètres et aucun conflit armé entre pays européens membres de l’OTAN n’est en cours où prévu à terme.
En fait Israel compte vendre ce système pour qu’il soit utilisé en Afghanistan par les pays d’Europe membres de l’OTAN qui ont des troupes déployées sur le terrain. L’Iron Dome est supposé faire barrage aux tirs de roquettes des Talibans.
L’industrie de l’armement israélien tire déjà largement profit de la guerre en Afghanistan grâce aux drones vendus à certains pays européens membres de l’OTAN et déployés dans le ciel afghan. On sait que ces drones servent non seulement à espionner la résistance afghane mais également comme engin de mort tirant des missiles qui tuent souvent des civils afghans.
Ces drones ont été expérimentés dans les territoires occupés palestiniens et plus récemment lors de la guerre contre la population civile de GAZA en 2008-2009, l’Opération Plomb Durci. Des civils palestiniens ont été incinérés vivants par ces tirs de missiles tueurs
Les forces armées israéliennes ont crée un nouveau bataillon au sein de l’armée de l’air pour faire fonctionner l’Iron Dome et ont repéré des positions le long de la frontière avec
la Bande de Gaza pour le déployer (les lanceurs de missiles avec radar pour détecter les roquettes).
Une nouvelle offensive israélienne contre
la Bande de Gaza n’est pas exclue compte tenue de l'agressivité perpétuelle sioniste manifestée contre les Palestiniens. Cette offensive permettrait de tester live un nouveau système de missiles israéliens financé par les US.
Ce n’est pas la première fois qu’Israël utilise
la Bande de Gaza et les Palestiniens qui y vivent respectivement comment terrain d’entraînement et comme cobayes humains pour le compte des profiteurs de guerre Israéliens mais aussi Américains et Européens.

Myriam Abraham

Dimanche 16 Mai 2010

http://www.planetenonviolence.org/Systeme-De-Missiles-De-...


1-5 Youssef Boussoumah : Le colonial, le criminel de guerre et la supplétive indigène.

Jeudi 15 avril 2010, le maire de Paris, Bertrand Delanoë, digne représentant du très colonialiste parti socialiste, le président israélien Shimon Pérès, responsable en tant que 1er ministre, de l’invasion du Liban de 1996 et du massacre de 100 civils réfugiés dans un abri du village de Cana et Rachida Dati, maire du 7è arrondissement de la capitale, préposée indigène aux basses œuvres judiciaires de la république sarkozienne, ont inauguré en grandes pompes, l’esplanade Ben Gourion, du nom du fameux criminel de guerre israélien.

Ce dernier, grand organisateur de l’expulsion de 800 000 Palestiniens en 47/48 mais aussi grand pourvoyeur de charniers à Tantura, Lyda et autres villes, comme à Acre, Jaffa ou Haïfa est aussi celui qui très cyniquement pronostiquait et misait sur la disparition des Palestiniens en tant que peuple, amené selon lui, à se perdre progressivement dans les limbes de l’Histoire.
Mais loin s’en faut, il n’y a pas que de l’opportunisme dans la décision de Delanoë. Plus qu’une fraternité d’armes, celle établie entre l’Israël de Ben Gourion et
la France du socialiste Guy Mollet en 1956, aux fins d’agresser l’Egypte de Nasser, il y a aussi une véritable fascination. Celle que peut éprouver le dirigeant d’un parti, le P.S., pour un maître du genre colonial, qu’il reconnaît comme son inspirateur.
Ainsi, l’un des plus beaux sites de la capitale sera désormais dédié à celui qui a fait le malheur du peuple palestinien. Il s’agit d’une allée en bord de Seine, faisant face au musée du quai Branly, consacré aux arts et civilisations d’Afrique, d’Asie, d’Amérique et d’Océanie. On ne saurait trouver mieux que la proximité de cette nouvelle mouture du musée des colonies dont d’ailleurs il a hérité d’une grande partie des collections, pour honorer le souvenir abject du fondateur d’une des pires entreprises coloniales européennes. Que Delanoë s’en réjouisse, libre à lui, mais qu’il sache que, politiquement parlant, il devra en assumer toutes les conséquences. Et surtout, pour prétendre faire bonne mesure, pas question que d’ici quinze jours, il nous propose en consolation, une de ses bougnouleries dont il a le secret. Une quelconque impasse des Mille et une nuit ou une possible ruelle de la danse du ventre, un susucre en somme. La question est politique et la promenade Ben Gourion est une infamie irrattrapable qui arrive après tant d’autres. Comme le quasi jumelage de Paris avec Tel Aviv, la place Théodor Herzl ou les festivals culturels franco israéliens. Cependant, par honnêteté, il nous faut évoquer également l’attitude hypocrite des élus d’autres partis de gauche qui, présents en juillet 2008 au Conseil de Paris, lors du vote de la décision de cette inauguration, n’avaient pas jugé bon s’y opposer. Aujourd’hui, afin de racheter leur turpitude, ils poussent des cris d’orfraies et revendiquent, pour contrebalancer, disent ils, la promenade Ben Gourion, une rue Arafat. Qu’ils sachent qu’on ne compense jamais une infamie. Pourrait on compenser l’inauguration d’un boulevard Adolf Hitler par une avenue Jean Moulin, une avenue général Massu par un boulevard Maurice Audin ?
En tout cas, cela indique bien, si besoin était, les limites de la confiance anti coloniale pouvant être accordée à ces partis. Et si nous, nous faisons confiance à la grande crue décennale qui s’annonce pour engloutir sous les eaux, la promenade Ben Gourion, c’est bien sur notre parti anti colonial, le PIR, aux côtés d’autres anticolonialistes conséquents, que nous comptons pour contribuer à refermer définitivement sur le P.S, le couvercle de la poubelle de l’histoire qui déborde de ses déjections.

Youssef Boussoumah 

21 Avril

Youssef Boussoumah, membre du Parti des Indigènes de la République

Source: Les Indigènes de la République

tiré d'investig'Action


1-6 Les politiques sélectives et à double standard constituent un phénomène connu et courant, dans la vie politique des pays occidentaux,

Les politiques sélectives et à double standard constituent un phénomène connu et courant, dans la vie politique des pays occidentaux, mais certains pays semblent beaucoup plus affectés par ce phénomène que d'autres, de sorte que la vie politique de ces pays se caractérise, en fait, pas une hypocrisie profonde et structurelle. A titre d’exemple, nous pouvons parler ici de la politique ambiguë et le comportement hypocrite de la classe politique, en France, envers les Sionistes et les Musulmans.
Dans ce pays de l’Europe occidentale, la communauté musulmane constitue la plus grande minorité religieuse, avec une population qui s’élève à plusieurs millions d'âmes. Cependant, il arrive, plusieurs fois par an, que des mosquées, des lieux de culte ou des cimetières des Musulmans français soient profanés par des extrémistes et des groupes fanatiques, sans que cela suscite la moindre réaction de la part des responsables politiques du pays.
Par contre, si le moindre incident se produit, à l'encontre d'un Juif, les autorités politiques les plus hautes de la France sont obligées de s’exprimer à ce sujet, de faire part de leur compassion et de leur solidarité avec les Juifs, les Sionistes et Israël, et de rappeler qu’ils soutiendront, dans tous les cas, les intérêts des Sionistes et de l’entité israélienne.
Récemment, les médias français ont tous diffusé des reportages concernant un jeune juif qui a été victime de la violence urbaine, dans la ville de Strasbourg. Il est intéressant de savoir que, quelques semaines avant cet incident, un groupe armé avait attaqué une mosquée, près de Nantes, acte de violence auquel les médias français n’avaient accordé aucune couverture.
Cette approche discriminatoire et sélective, en faveur des Sionistes et au détriment des Musulmans, fait partie, en réalité, d’une machination politique, sociale et culturelle orchestrée par les Sionistes.
Depuis plusieurs mois, le gouvernement a lancé un débat officiel portant sur l’identité nationale. L’objectif de ce débat est de présenter une nouvelle définition de l’identité nationale française, de sorte que plusieurs groupes et tranches de la population soient exclus de cette définition. Dans le même temps, le gouvernement français a proposé un autre débat officiel sur le port de la Burka, afin d’attiser le feu de l’islamophobie, en France.
A ce propos, l’opposition insiste, à juste titre, sur le fait que ces débats inutiles et controversés sont intervenus, au moment où la société française souffre de problèmes très graves, sur les plans, économique et social. En réalité, l’objectif de la classe dirigeante est de détourner l’attention de l’opinion publique de l’incompétence du gouvernement, dans les domaines, économique et social, et d’instrumentaliser la question de l’identité nationale et de  l’islamophobie, pour obtenir les votes de l’extrême droite aux élections.
Après l’incident de Strasbourg, le ministre français de l'Intérieur, Brice Hortefeux, s’est déclaré solidaire avec la communauté juive française, tandis qu’après les attaques contre les mosquées et les cimetières musulmans, aucun officiel ne s’est exprimé pour condamner ces actes. En effet, le jour où l’incident de Strasbourg s'est produit, le ministre de l’Inférieur a adressé, officiellement, une lettre au président du Conseil de la représentation des institutions juives, en France, (Crif), pour exprimer sa sympathie et sa solidarité avec les Juifs. Dans cette lettre, il a déclaré que l’agression contre un Juif à Strasbourg était l’œuvre d’une personne qui souffrait de troubles mentaux.
L’attitude discriminatoire du gouvernement français envers les deux communautés, musulmane et juive, témoigne de l’influence grandissante des milieux sionistes sur la classe politique et les médias français. L’opinion publique française se souvient, encore, de la guerre d’Algérie. Les Français issus de l’immigration n’ont pas oublié que leurs pays d’origine, autrefois, colonies françaises, avaient, longtemps, souffert et que leurs pères avaient lutté courageusement, pour obtenir leur indépendance. Les Français s’interrogent, aujourd’hui, sur les racines de l’indifférence des responsables officiels envers les droits des minorités, et s’inquiètent de la violation des libertés fondamentales, en France.

10/05

http://french.irib.ir/index.php/analyses/articles/item/94718-la-france-et-sa-politique-selective

n°528 - Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de Palestine- 25-05 - : Fin : - Le colonial, le criminel de guerre et la supplétive indigène.

n°528 - Les  Dossiers  'Géopolitique et stratégie' de  Palestine- 25-05 - : Fin  : - Le colonial, le criminel de guerre et la supplétive indigène.



L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 

                        



Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de Palestine

n°528 du 25-05

C.De Broeder & M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis       :  no-war.over-blog.com

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

  

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



 

Sommaire

2 Annexe

2-1 eva R-sistons à l'intolérable : Tout va pour le mieux, dans le meilleur des nouveaux mondes !

2-2 Pour la solidarité avec la cause palestinienne.

2-3 Aymeric Chauprade : « La France vit une épuration sourde ».

2-4 Gidéon Lévy : Expulser un clown par mesure de sécurité ? C’est une plaisanterie ?.

2-5 Sylvain Cypel : Le grand malaise des juifs américain.

2-6 Alain Gresh : Gaza-Berlin

 


2 Annexe

2-1 eva R-sistons à l'intolérable : Tout va pour le mieux, dans le meilleur des nouveaux mondes !

Tout va très bien, Mme la Marquise !

Le monde se porte à merveille. La preuve, c'est qu'on nous le dit dans les Médias.

Elle est pas belle, la vie ? Et les Médias sont dignes de confiance, naturellement ! La preuve, nous arrivons en 43 e position en matière de liberté d'information.

Il y a pire ! Donc, soyons heureux. De gré ou de force !

Et en Europe, tout va très bien Mme la marquise, comme ailleurs: Les monnaies plongent, les Etats sont surendettés, ils sont même au bord de la faillite. Toutes les protections sautent, et les citoyens perdent leurs emplois, leurs activités, leurs foyers, leurs familles. Tous sdf ?

Et alors, c'est la liberté ! A nous le toit du monde ! Le bonheur est dans la rue. Certains lanceront les pavés de la colère ? Le Traité de Lisbonne, imposé aux bonnes gens, a prévu leur cas: Peine de mort pour les émeutiers. Le bonheur est dans le cimetière !

Comme je l'ai écrit récemment, en actualisant un peu : Le Pouvoir en Allemagne tangue, l'Anglais est divisé, la Belgique est au bord de la scission, la Grèce est sur le point d'exploser, la France de Sarkozy est contestée, la Pologne est décimée, et le tout est incapable de faire front commun à l'heure des périls, sauf pour s'enchaîner à l'OTAN et donc aux guerres impériales. La boucle est bouclée ! En Europe, tout va très bien Mme la Marquise.

Et ailleurs ?

Les marées sont noires, le climat se réchauffe et on grelotte comme jamais, les peuples premiers sont chassés de leurs terres par les employés des Compagnies pétrolières, les eaux des rivières sont polluées, et les récalcitrants sont parqués, enfermés, torturés ou exterminés, comme au bon vieux temps des Peaux-Rouges. Le bonheur est dans ce qui reste des forêts tropicales... 

Aux Etats-Unis, l'American Way Of Life se résume au document que je viens de voir sur les Chaînes Parlementaires: Les retraités travaillent jusqu'à la mort. Une dame de 93 ans est filmée en train de travailler, le document lui est dédié; elle est morte pendant le tournage, en pleine activité. Le travail ne tue pas, le ridicule, oui. La première valeur moderne, aujourd'hui, c'est le travail (quand il y en a, ce qui est un autre débat).  Cotisez pour votre retraite, bonnes gens, vous ferez la fortune des Caisses de Retraite.

Au moins ! Donc, soyons heureux.

Au fait, les gangs ne se sont jamais portés aussi bien. Les jeunes peuvent, s'ils préfèrent, s'enrôler pour l'Armée, premier employeur aux USA. On a les emplois que l'on peut !

Vous ne pouvez pas payer les frais d'inscription à l'Université (quelques milliers d'euros ) ? Direction l'Armée. Même chose pour les candidats à l'intégration. C'est le moyen le plus sûr, si vous revenez du champ de bataille, si vous ne devenez pas fou au retour, si vous n'êtes pas handicapé pour toujours. Vous êtes passés au travers des gangs, de l'Armée, des guerres, de l'Hôpital, du cercueil, de l'Asile ? Soyez heureux, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. C'est ce que doivent penser, aussi, tous les Américains qui dorment aujourd'hui à la belle étoile, au mieux dans leur voiture ou sous tente. Le bonheur est dans les prés !  

En Inde, les OGM se répandent, progrès oblige. La plus grande démocratie du monde, américaine bien entendu, les impose aux paysans. Ils les goûtent, puisqu'on les y a contraints, et ils se suicident après avoir été ruinés. Tout va pour le mieux, dans le meilleur des mondes possibles ! Anglo-saxon, cela va sans dire.

A Gaza, la prison est à ciel ouvert. Oui, à l'air libre, et tout le monde y a droit. De quoi vous plaignez-vous, bonnes gens ? Vous pouvez vous baigner et même pêcher, à condition de ne pas vous éloigner de quelques mètres.  Le bonheur pour tous !  Et vos enfants n'ont pas besoin de billes. Ils jouent à lancer des pierres sur les soldats qui stationnent dans leurs villes, et reçoivent des balles. Et puis, ils n'ont pas besoin de s'amuser à la guerre, elle est partout. La surpopulation ? Pas chez eux, bientôt ! Gaza est le champ d'expérimentation favori des nouvelles armes du peuple élu. Avec à la clef des malformations pour tous les nouveaux nés. L'eau ? Détournée. Et retournée au fournisseur malgré lui polluée, usée. Inutile de construire une maison, une fac, une usine, un aéroport , ils sont aussitôt bombardés. Les enfants jouent dans les ruines, pas besoin de parcs d'attractions. Vous êtes écologiste ou cultivateur ? Regardez les oliveraies ou les champs, ils franchissent la frontière. A moins que les frontières ne franchissent les lois internationales...

Vous avez dit flexibilité ? C'est ça, la modernité, sans doute. Votre conjoint fait un voyage à l'étranger ? Adieu le conjoint. La loi du retour est pour le peuple si bien élu. De qui, au fait ? Ah, de Yahvé. Ya bon Yahvé ! Allez, la vie est belle, à Gaza, puisque les Médias ne nous disent pas qu'elle ne l'est pas.

En Afrique, les âmes charitables de France, ont partagé leurs réserves de sang contaminé avec les descendants des esclaves.  30 % d'Africains malades du Sida ! Au moins. Ceux qui ne le sont pas sont priés d'accueillir les décharges nucléaires, ou les VIP d'Areva, ou les spécialistes du pillage des ressources. Et de bien les accueillir, s'il vous plaît !  S'ils s'avisent de choisir un Lunumba, pas de quartier ! Et s'ils ne sont pas contents de leur sort, s'ils rêvent de goûter aux bienfaits de l'Occident, voici les requins, le désert ou les camps de transit ou d'internement. Tout est décidément pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles !

Les guerres ne sont plus locales, défensives, exceptionnelles, elles deviennent planétaires, préventives, permanentes, nucléaires même, en tous cas avec les armes de destruction massive les plus modernes. On peut même se mettre devant un écran et viser, de chez soi, confortablement installé, les petites créatures humaines.

Et nouveauté suprême, les guerres sont silencieuses; pas de publicité, surtout ! Le coup de l'Irak, très médiatisé, très spectaculaire, c'est fini. Le progrès, là encore ! L'American way of life happy.

L'Irak ? Oui, un million et demi de morts, sans compter toutes les victimes de l'embargo. Et les blessés, les handicapés, les réfugiés (quatre millions, dit-on)... Le bonheur complet, apporté par les missionnaires anglo-saxons, grands amateurs de liberté, disent-ils, et pourvoyeurs de démocratie devant l'Eternel, chargés par ce Dernier, cela va sans dire, mais en le disant cela va mieux, de répandre le Bien sur la planète, en implantant partout des bases militaires pour permettre aux autochtones de goûter leurs bienfaits, et en bombardant les récalcitrants à leurs Révolutions permettant à chacun d'en voir de toutes les couleurs...

Après la Yougoslavie, en Europe même - mais en Europe slave ! - , voici les bombardements en Irak ou en Afghanistan, au Yemen, au Pakistan, au Soudan, etc etc, ils sont partout, ces bons soldats Américains ! Même à Haïti, où ils font de l'aide humanitaire à la pointe des fusils.

Pour les remercier, on les reçoit en déroulant des tapis bien rouges.

Oui, très rouges... Le rouge est la couleur du bonheur !

Couleur sang, pas couleur pouvoir populaire. 

Chavez porte une chemise rouge... pour combien de temps encore ? Au Honduras, le rouge est celui du sang des martyrs. Ils ont osé soutenir leur Président ! Les Américains ont imposé leur vision du bonheur. Allons, tout va pour le mieux dans le monde du Nouvel Ordre, imaginé par les Anglo-Saxons !

Encore une marque de leur sollicitude ? Des murs partout. Entre les hommes, entre les groupes religieux, entre les ethnies, entre les riches et les pauvres, entre les militaires et les civils, entre les autochtones et les étrangers...

Choisissez votre mur, Msieur-Dame ! Pas de bonheur sans mur. On a célébré la chute du Mur de Berlin ? Celui de l'argent l'a remplacé. Et celui-là est coriace !

Allons, bonnes gens, réjouissez-vous ! Les Décideurs, les vrais, pas ceux qu'on met en avant, les vrais, donc, s'amusent à programmer des conflits militaires, des pandémies, des crises, des guerres économiques... Ils ne savent plus quoi inventer pour faire notre bonheur: Les pesticides,  Haarp, le Codex Alimentarius, les boucliers fiscaux ou anti-missiles, etc, etc !  

Et le bonheur passe évidemment par la compétition. Citoyens, battons-nous les uns contre les autres ! C'est l'ultime forme de la félicité moderne. Aimons notre prochain à condition qu'il soit terrassé, par terre, et aimons surtout l'argent. L'Argent ! L'Argent-Dieu. Dieu-Mâmon, bien sûr ! C'est la foi d'aujourd'hui. Elle nous promet le bonheur sur terre, et une éternité de délices avec le Bon Dieu... ou le diable. On n'arrête pas le progrès ! 

Réjouissez-vous, bonnes gens. Tout est pour le mieux dans le meilleur des nouveaux mondes. Et décidément, plus que jamais, tout va très bien, Mme la Marquise

Eva R-sistons à la barbarie de cette civilisation.

eva R-sistons à l'intolérable


2-2 Pour la solidarité avec la cause palestinienne

A l’appel du Parti Communiste libanais, du Front populaire pour la libération de la Palestine, du Front populaire démocratique pour la libération de la Palestine et du Parti du peuple palestinien, une rencontre de solidarité avec le peuple palestinien s’est tenue, le jeudi 13 mai, au syndicat de la presse libanaise.

Ont participé à cette réunion, en plus des représentants des quatre partis précités, les représentants du Parti socialiste progressiste, le Courant patriotique libre, le Mouvement Amal, le Part nationaliste syrien, l’Organisation de l’action communiste, le Front de libération palestinien, le Parti du dialogue national, la Tribune de l’unité nationale, la Ligue des enseignants du secondaire, la Fédération de transport, la Fédération nationale des ouvriers et employés au Liban, la Ligue des droits de la femme libanaise, le parti démocratique populaire, la Ligue des travailleurs, le Mouvement FATH, le Front de la lutte populaire palestinienne, le Parti démocratique libanais, le Comité de suivi des anciens détenus libanais en Israël et le Congrès populaire libanais.

Les interventions

La réunion fut ouverte par l’intervention du président du syndicat de la presse, Mohammad Baalbaki, qui a insisté sur la nécessité de l’union des forces politiques palestiniennes. Puis, ce fut Dunia Khodr, membre du BP du Parti du peuple palestinien, qui présenta le projet du communiqué commun.

La dernière intervention, faite au nom des quatre partis, fut présentée par Khaled Hadadah, Secrétaire général du PCL, qui donna un aperçu des problèmes endurés par le peuple palestinien en Cisjordanie et dans le secteur de Gaza, insistant sur le rôle des Etats-Unis dans toutes les agressions contre les Palestiniens, mais aussi contre les peuples arabes en Irak, au Yémen, au Soudan, en Syrie et au Liban. Hadadah a aussi évoqué l’aide illimitée que Washington et ses alliés européens dispensent à Israël, tant sur le plan militaire qu’économique et politique, rappelant à ce propos la décision des membres de l’OCDE d’accepter la candidature de ce pays, malgré qu’il ait intégré les territoires qu’il occupe aux plans présentés à cet organisme… Hadadah a appelé les responsables palestiniens à s’unir et à proclamer sans plus tarder la formation de l’Etat palestinien indépendant. Il a demandé au gouvernement libanais de mettre en application le contenu de son programme en ce qui concerne l’aide qui doit être dispensée aux réfugiés palestiniens.

Le communiqué commun :

Le peuple palestinien subit, aujourd’hui, une nouvelle agression, soutenue par les mêmes puissances et qui rappelle celle qui a eu lieu, il y a 62 ans.

En effet, à la suite des promesses faites, il y a moins d’un an, par Barak Obama dans son discours au Caire où il a proclamé Israël « Etat des juifs du monde », les agressions israéliennes se sont multipliées : des milliers de nouvelles habitations pour les colons dans les zones occupés, d’autres milliers prévues, la poursuite de la « judaïsation » de la partie arabe d’Al Qods, la poursuite de la construction du mur de séparation et du blocus contre Gaza

Cependant, ces mesures ont atteint leur summum avec les dernières mesures visant au « transfert » de 70 mille nouveaux palestiniens, dont 40 000 de la Cisjordanie et Al Qods, sous prétexte qu’ils vivent « illégalement » sur leur propres terres!!! Pendant ce temps, les gouvernements arabes sont sourds et muets et la Ligue arabe s’est abstenue de publier un communiqué à cet égard, tandis que nous voyons les Etats-Unis, et avec eux les responsables de l’Union européenne, dispenser toute aide nécessaire à Tel Aviv. Ainsi, Washington menace tantôt le Liban, tantôt la Syrie, à propos des armes de la Résistance libanaise, tandis qu’il fournit à Israël toutes sortes d’armes et d’aide, surtout en ce qui concerne les colonisations, l’Etat palestinien.et l’OCDE.

Et si nous élevons la voix contre ceux qui ont planifié le nouveau complot contre la Palestine, mais aussi ceux qui l’appuient, nous trouvons dans le mutisme des dirigeants arabes un rappel de ce qui s’était passé en 1948. Voilà pourquoi, nous appelons les forces palestiniennes à revenir à la raison, à s’unir face à leurs détracteurs et à proclamer leur Etat indépendant ayant Al Qods pour capitale.

Nous appelons aussi toutes les forces vives des peuples arabes à montrer leur solidarité agissante avec le peuple palestinien.

Nous appelons, enfin, le gouvernement libanais à mettre en exécution les projets visant à améliorer la situation des réfugiés palestiniens, mais aussi à trouver des solutions aux problèmes en suspens, en particulier la reconstruction du camp de Nahr Al Bared


2-3 Aymeric Chauprade : « La France vit une épuration sourde »
Interview d’Aymeric Chauprade

Hugues Wagner : On vous a accusé d’être un partisan de la théorie du complot alors que vous n’êtes pas réputé comme tel. Que s’est-il passé ?

Aymeric Chauprade : Tout est parti d’un article de Jean Guisnel dans l’hebdomadaire français Le Point du 5 février 2009, qui a demandé ma tête au ministre de la Défense parce que j’ai osé faire écho aux théories non conformistes sur le 11 septembre 2001.

Mon dernier ouvrage commence en effet par un chapitre sur le 11-Septembre. J’ai voulu montrer que le choc des civilisations, c’est d’abord le fait qu’une immense partie de l’humanité, en dehors du monde occidental, ne croit pas à la version officielle de cet événement donnée par le gouvernement américain et qui est devenue la version obligatoire des médias occidentaux.

Dans « Chronique du choc des civilisations » – qui est un atlas de géopolitique mondial et pas du tout un livre limité au 11 septembre –, je propose la synthèse, à ma connaissance la plus aboutie qui existe à ce jour, de ce qui pourrait être un scénario alternatif à la version officielle. Je ne prends pas parti. J’expose les arguments des tenants de cette théorie dite du complot et je ne conclus pas. Je reste prudent. Mais mon « crime » est d’avoir osé présenter de manière crédible et donc convaincante ces éléments de contestation de la version officielle.

Je suis un scientifique, j’ai une première formation de sciences mathématiques et physiques avant d’être passé à la science politique. Pour avoir creusé le sujet (surtout aux États-Unis) et pour avoir beaucoup parlé de cela avec des experts français du renseignement (qui eux ne parlent pas mais n’en pensent pas moins), je peux vous dire que j’ai des doutes plus qu’importants quant à la version officielle. En tout cas, je ne vois pas au nom de quoi il serait interdit de penser sur ce sujet. On aurait le droit d’imaginer des choses horribles sur les musulmans ou sur n’importe quelle civilisation, mais dès que cela touche aux Américains, et plus encore à Israël, c’est quasiment un crime contre l’humanité que d’imaginer que des cyniques aient pu concevoir un tel crime.

Hugues Wagner : Vous venez de faire suspendre, par le tribunal administratif, la décision du ministre. Pouvez-vous à nouveau donner des cours ?

Aymeric Chauprade : Après un premier référé, nous en avons fait un deuxième en montrant que la décision menaçait mon économie personnelle. Le juge des référés a jugé qu’une liberté fondamentale, celle des droits de la défense, avait été gravement bafouée. Je suis tombé sur un juge indépendant et juste, dans une France de plus en plus verrouillée médiatiquement et politiquement.

Même quand tout est verrouillé, il faut toujours croire en la France.

Conséquence : théoriquement je peux reprendre mes cours. Évidemment, dans la pratique c’est plus compliqué. Le ministère de la Défense va devoir dire clairement quelle faute j’ai pu commettre.

En réalité, tout le monde sait que la vraie raison de mon éviction est que j’étais le dernier représentant, dans les institutions de défense, de la ligne gaulliste en politique étrangère. Je suis pour un monde multipolaire et non pour cette folle politique de « l’Occident contre les autres » que représentent ceux qui sont au pouvoir maintenant en France.

Hugues Wagner : Quelles ont été les réactions de vos élèves et collègues, notamment du Collège royal militaire supérieur du Maroc, où vous enseignez ?

Aymeric Chauprade : Je suis extrêmement touché par les très nombreuses manifestations de solidarité que j’ai eues. Pas seulement l’immense majorité des officiers français de l’École de guerre, mais aussi les étrangers. Les stagiaires africains étaient très en colère notamment, ceux des pays arabes aussi. J’ai reçu, plus discrètement des témoignages d’amitié venant de pays asiatiques. Mon éviction est interprétée, à juste titre, comme la manifestation évidente de la rupture de la France avec les fondamentaux de sa politique étrangère d’équilibre. J’attends de voir ce que va faire le Collège des forces armées Royales du Maroc. J’y enseigne depuis six ans et j’ai toujours donné satisfaction. On aimait à Rabat ma liberté d’expression. Je suis employé directement par les Marocains et non par la partie française. Normalement, le Maroc n’étant plus un protectorat, je m’attends à ce que rien ne change, malgré les pressions.

Hugues Wagner : Que pensez-vous de la réintégration par la France du commandement de l’Alliance atlantique (Otan) ?

Aymeric Chauprade : Elle est contraire à l’intérêt de la France et nous n’avons pas eu de véritable débat sur ce sujet à l’échelle nationale. Je suis frappé de constater à quel point les médias français sont verrouillés par les relais d’influence américain et israélien qui ont totalement neutralisé toute possibilité de débat. Depuis la sortie de ce commandement en 1966, il y avait un consensus de droite et de gauche. La « valeur ajoutée » de la France sur la scène internationale tenait en partie à cette position singulière, à cet héritage de la troisième voie, j’ose dire de non-alignement, car si la France est bien d’Occident, elle ne doit pas pour autant réduire sa politique mondiale à une politique occidentale. Sa vocation est de défendre l’équilibre multipolaire, pour que toutes les civilisations aient leur place dans l’Histoire.

Hugues Wagner : Une alliance est-elle dirigée contre un objectif, la Russie, la Chine, l’Iran, le terrorisme ?

Aymeric Chauprade : Les Américains ont remplacé la lutte contre le communisme par celle contre le terrorisme. Cette nouvelle idéologie vise à coaliser les anciens alliés de la guerre froide. Logiquement, il aurait dû y avoir une Europe puissante après la guerre froide.

 Or, qu’avons-nous aujourd’hui ?

Une Europe certes économique, mais géopolitiquement parlant composante d’un bloc transatlantique dominé par les États-Unis. Le président Chirac a tenté de s’opposer à cela avec son acte courageux en 2003 avec l’affaire d’Irak. Je suis convaincu que ce qui se passe aujourd’hui est le retour de bâton de 2003. Les Américains se sont dits : « ces Français se sont opposés sur l’Irak ; c’est un raté, changeons les choses en France et ils ne s’opposeront pas demain sur l’Iran ».

Hugues Wagner : L’ancien premier ministre français Dominique de Villepin a déclaré que l’Otan était « totalement sous contrôle américain ». Est-ce votre avis ?

Aymeric Chauprade : Il a raison. Villepin a été l’honneur de la France à la tribune de l’Onu en 2003. Aujourd’hui, comme d’autres, il a raison de rappeler cette évidence : après la disparition du Pacte de Varsovie, l’Otan aurait dû disparaître. Elle n’a pas disparu parce que cela a été, dès 1990, une priorité des États-Unis de l’étendre et de la renforcer. L’organisation de l’Europe centrale et orientale va de pair avec l’élargissement de l’Union européenne. Et les Américains, voyant que l’Allemagne poussait pour reconstruire son espace d’influence à l’éclatement de la Yougoslavie, ont compris qu’il y avait là un potentiel de guerre susceptible de redonner une raison d’exister à l’Otan. Avec la Yougoslavie, l’Otan a glissé vers la guerre d’ingérence manichéo- humanitaire…

Hugues Wagner : Est-il vrai que vous défendez une théorie du choc des civilisations, notamment au travers d’une opposition entre l’Europe (Russie incluse) et l’islam ?

Aymeric Chauprade : Les civilisations sont un facteur important de l’Histoire mais je ne réduis pas l’Histoire au choc des civilisations. Les civilisations existent, on ne peut le nier. Et dans la longue durée, la problématique de la hiérarchie de puissance entre les civilisations est une réalité. L’Occident européen est devenu moteur de la mondialisation au XVIe siècle et a supplanté l’islam en le contournant grâce à l’ouverture des grandes routes maritimes qui ont permis d’atteindre l’Asie. Aujourd’hui, peut-être que l’Asie est en train de prendre la tête de la mondialisation et que ce qui nous menace est une guerre de l’Amérique n’acceptant pas son déclassement. Jacques Sapir soutient, très intelligemment, que si l’Amérique n’arrive plus à faire l’ordre américain elle fera le désordre… Je crois à ces réalités-là. Donc il n’y a pas que l’islam et les Européens ; ces rapports de force entre civilisations existent aussi entre Chinois et Indiens, entre Indiens hindouistes et musulmans, etc.

Je crois qu’Européens et Russes ont un destin commun à construire et qu’ils doivent bâtir un rapport équilibré avec le monde musulman. La France doit développer une politique arabe intelligente car équilibrée. Les Russes ont l’expérience de l’islam caucasien et centre-asiatique depuis le XVIIIe siècle alors que les Américains n’y comprennent rien.

Hugues Wagner : Certains prétendent que vous pourriez avoir été victime d’une « campagne d’épuration » menée par un cercle néoconservateur proche du pouvoir comme l’auraient été les journalistes Richard Labévière de RFI, ou Moktar Gaoud et Agnès Levallois de France 24…

Aymeric Chauprade : Ce n’est pas une supposition c’est un fait avéré.

La France est en train de vivre une épuration douce et sourde (regardez mon cas : alors que j’ai gagné contre un ministre, aucun quotidien national n’en a fait état) de tous ceux dont la pensée va à l’encontre des intérêts d’Israël et des États- Unis. Cela peut paraître difficile à croire, mais c’est pourtant la vérité. Qu’il s’agisse de gens de gauche ou de la droite conservatrice, tous ceux qui « tombent » ont un point commun : leurs analyses ne vont pas dans le sens des intérêts américains et israéliens.

Aymeric Chauprade

Éditeur de science politique et d’histoire depuis 1994 et professeur de géopolitique depuis 1999, Aymeric Chauprade est également consultant international pour de grands groupes français ou pour des États sur les contentieux géopolitiques.
Il a publié plusieurs ouvrages, notamment « Géopolitique, constantes et changements dans l’histoire » (Éd. Ellipses), devenu un manuel de référence, et plus récemment « Chronique du choc des civilisations » (février 2009, Éd. Dargaud), qui a provoqué son éviction brutale de sa chaire de géopolitique.

6 juillet 2009

Aymeric Chauprade

Source :
http://www.afrique-asie.fr/_medias/dossiers/evenement%204...

http://sos-crise.over-blog.com/ext/http://www.silviacattori.net/article883.html


2-4 Gidéon Lévy : Expulser un clown par mesure de sécurité ? C’est une plaisanterie ?.

Qui prétend que l’humour juif a disparu en Israël ?

Qui peut nier que même les organismes d’état les plus secrets ont leur moments de légèreté, entre les assassinats ciblés et les intrigues ?

Si vous pensez que le processus de fascisation, d’isolation, de nationalisme et de militarisation d’Israël ne donne pas envie de rire, alors écoutez ce que Barak Ravid a relaté dans Haaretz, jeudi dernier.

Un clown espagnol - ça commence comme une blague, n’est-ce pas ? - a atterri en Israël.

Pas n’importe quel clown, le plus grand clown d’Espagne, Ivan Prado. Il pensait traverser le contrôle des passeports rapidement (un citoyen espagnol, même clown, n’a pas besoin d’autorisation spéciale pour entrer dans l’état démocratique d’Israël) prendre ses bagages et aller à Ramallah.

Ce plaisantin voulait organiser un festival de clowns à Ramallah et pas ailleurs. Ce fut l’erreur de sa vie, une idée vraiment idiote.

D’abord quel besoin les Palestiniens ont-ils de voir des clowns d’autres pays ?

Ils en ont bien assez chez eux, merci !

Et de toutes façons de quoi pourraient-ils bien rire à Ramallah ?

En un clin d’œil, un expert du Shin Bet est apparu, un vaillant gardien d’Israël, pour emmener ce plaisantin et l’interroger sur ses liens avec des "groupes terroristes". Prado, ce stupide clown, a refusé de répondre. L’agent du Shin Bet (un clown moins connu) a sans doute pense qu’il avait été choisi pour sauver la journée.

Bref, après six heures d’attente pénible à l’aéroport international de Ben Gourion, un officiel du Ministère de l’Intérieur a dit à Prado : " Vous êtes expulsé. Prenez le premier avion pour Madrid, c’est la place des plaisantins comme vous".

Ce qui a derechef changé Prado en Prophète de l’Apocalypse. Aussitôt arrivé en Espagne, il a condamné Israël dans la presse locale, comparant le sort des Palestiniens à celui des Juifs dans la Pologne du temps de guerre.

Exactement les blagues polonaises dont nous avons besoin.

L’ambassadeur israélien à Madrid a envoyé un communiqué urgent à Jérusalem demandant :" Qu’est-ce que vous avez fait ?". Le Ministère des Affaires Etrangères a répondu brièvement "Raisons de sécurité". La colère a secoué l’Ambassade qui souhaitait obtenir une information plus circonstanciée afin de pouvoir répondre aux médias espagnols convaincus que l’expulsion d’un clown pour des raisons de sécurité ne pouvait être qu’une plaisanterie.

Mais ni les services de sécurité du Shin Bet ni le Ministère de la Défense ne se donnèrent le mal de répondre à l’ambassadeur. "Cet homme a refusé de fournir une information complète aux agents de sécurité sur ses liens avec les organisations terroristes de Palestine en particulier" a dit le Shin Bet interrogé par Haaretz.

Ce qui signifie en clair : Prado, selon le Shin Bet qui sait tout, a des liens avérés avec les groupes terroristes palestiniens sinon il ne voudrait pas organiser un festival de clowns à Ramallah. Et en plus il a refusé d’avouer ces liens. Mais quels "groupes de terroristes" ? Le Jihad Islamique, ou les brigades des Martyrs d’Al-Aqsa peut-être ? Al-Qaida ? Les Forces Quds d’Iran ? Et quels liens ? Le clown voulait-il apporter de grandes quantités de rires à des éléments hostiles ? Des bombes de plaisanteries aux Jihadistes ? des vannes dévastatrices au Hamas ? "Vous trouvez peut-être cela drôle" a déclaré un représentant des Affaires Etrangères peu après, "mais l’incident a détérioré l’image d’Israël à l’étranger, notamment quand Israël a refusé de s’expliquer".

Prado n’est pas le seul.

Si tout cela n’était pas si insensé, grotesque et horripilant nous nous tordrions de rire. Mais des dizaines de visiteurs étrangers ont été refoulés de la même manière ces derniers mois, parce qu’ils étaient soupçonnés de sympathie envers les Palestiniens - une sérieuse offense sans nul doute. Ces personnes, n’écoutant que leur conscience, étaient venues soutenir les Palestiniens mais la Police de la Pensée de l’aéroport les a démasquées. L’historien juif américain Norman Finkelstein a été expulsé parce qu’il soutient la solution d’un état pour résoudre le conflit du Moyen Orient et qu’il pense qu’Israël fait commerce de l’Holocauste. S’il avait demandé à remplir le formulaire de nouvel immigrant il aurait été accueilli à bras ouverts au titre de la Loi du Retour. Mais il vient en visite et ose critiquer ? Qu’on le renvoie tout de suite en Amérique !

Trois militants suédois d’un organisme de formation regroupant des Juifs et des Palestiniens ont été récemment expulsés aussi, ainsi qu’un journaliste américain qui a travaillé pendant des années pour l’agence d’information palestinienne Ma’an.

Quelqu’un a-t-il jamais entendu dire qu’une personne venue soutenir moralement ou financièrement les colons les plus extrémistes ait jamais été expulsée ?

Je vous en prie, ne faites pas rire le Shin Bet ou le Ministère de l’Intérieur !

Gidéon Lévy

Haaretz, 9 mai 2010
http://www.haaretz.com/print-editio...

Traduction D. Muselet

http://www.legrandsoir.info:80/Expulser-un-clown-pour-des-mesures-de-Securite-C-est-une-plaisanterie-Haaretz.html


2-5 Sylvain Cypel : Le grand malaise des juifs américain.

Le général James Jones, patron du Conseil de sécurité nationale américain, était récemment l'invité d'honneur du 25e anniversaire du Washington Institute for Near East Policy (Winep), un groupe de réflexion très favorable à la diplomatie israélienne. Vu les dissensions entre la Maison Blanche et Jérusalem, il crut détendre l'atmosphère avec une blague. Un taliban meurt de soif dans le désert. Il trouve l'échoppe d'un juif et lui demande de l'eau. Le marchand lui répond qu'il ne vend que des cravates. Le taliban s'insurge. "Calmez-vous, rétorque le marchand. Mon frère tient un restaurant de l'autre côté de la colline. Il aura de l'eau." Le taliban s'en va et revient une heure après, la gorge en feu. "Votre frère m'a dit que pour entrer dans le restaurant je dois porter une cravate"...

Le général James Jones, patron du Conseil de sécurité nationale américain, était récemment l'invité d'honneur du 25e anniversaire du Washington Institute for Near East Policy (Winep), un groupe de réflexion très favorable à la diplomatie israélienne. Vu les dissensions entre la Maison Blanche et Jérusalem, il crut détendre l'atmosphère avec une blague. Un taliban meurt de soif dans le désert. Il trouve l'échoppe d'un juif et lui demande de l'eau. Le marchand lui répond qu'il ne vend que des cravates. Le taliban s'insurge. "Calmez-vous, rétorque le marchand. Mon frère tient un restaurant de l'autre côté de la colline. Il aura de l'eau." Le taliban s'en va et revient une heure après, la gorge en feu. "Votre frère m'a dit que pour entrer dans le restaurant je dois porter une cravate"...

La salle s'est esclaffée. Mais le rédacteur en chef de l'hebdomadaire juif The Forward s'est inquiété : "La blague est-elle drôle ou déplacée ?" De fait, elle est connue en Israël - l'Arabe prenant la place du taliban. Mais quelle image des juifs, ou plutôt des Israéliens (c'est à eux que le général faisait référence), renvoie-t-elle ? Elle place l'Israélien dans une attitude dominatrice et indifférente à la souffrance de son interlocuteur ; et reflète la détérioration de l'image de l'Etat juif et de sa politique aux Etats-Unis.

Au niveau institutionnel, le lobby pro-israélien y garde, certes, une capacité d'influence considérable. L'American-Israeli Cooperative Enterprise se plaît à indiquer que 14 sénateurs sur 100 sont juifs. A la Chambre, ils sont 7,1 % (31 sur 435 représentants). Un indéniable succès pour une communauté constituant 2 % de la population. L'immense majorité de ces élus soutient activement Israël.

L'Aipac, le lobby pro-israélien officiel, a joué un rôle moteur dans deux récents messages envoyés à Barack Obama, le pressant de "galvaniser la communauté internationale pour qu'elle prenne des mesures immédiates et radicales" contre l'Iran, qu'il a fait signer par 81 sénateurs et 366 représentants. Au sein du lobby, beaucoup s'inquiètent d'une funeste évolution de l'image de l'Etat juif, y compris dans la population juive. Beaucoup la datent de l'offensive sur Gaza, à la charnière 2008-2009.

La délégitimation ultérieure organisée par Israël du juge Richard Goldstone, le rapporteur de l'ONU sur les "crimes de guerre" commis par Tsahal, a été très efficace sur le plan institutionnel : ce rapport est aux oubliettes. Mais elle a été catastrophique vis-à-vis de l'opinion publique, aggravant la défiance envers le gouvernement israélien. Bernard-Henry Lévy, aujourd'hui initiateur de l'appel des intellectuels juifs européens craignant que la "faute morale" que constitue "l'occupation et la poursuite ininterrompue des implantations" en territoire palestinien ne favorise la "délégitimation (d'Israël) en tant qu'Etat", s'en était aperçu.

Après avoir défendu l'opération militaire à Gaza en France, M. Lévy avait été houspillé, deux mois plus tard, à l'université de New York par le spécialiste du Proche-Orient Mark Danner. Il avait constaté combien la salle était loin d'être acquise à son point de vue d'alors.

Depuis, ce mouvement s'est accru. Ainsi, une controverse est organisée chaque mois à New York par l'association Intelligence Squad, sponsorisée par la fondation Rosenkranz. On pose une question à un vaste auditoire, puis on fait débattre deux "pour" et deux "contre", et on repose la question. Le 9 février, le thème était : "Les Etats-Unis doivent-ils mettre fin à leur "relation spéciale" avec Israël ?" Au départ, 42 % de l'auditorium répondaient "non", 33 % "oui" et 25 % étaient indécis.

Après la joute entre deux notabilités favorables au statu quo - l'ancien ambassadeur israélien à Washington, Itamar Rabinovich, et Stuart Eizenstadt, ex-secrétaire au commerce de Bill Clinton - et deux opposants à la "relation spéciale" - Roger Cohen, du New York Times, et le politologue de Columbia Rachid Khalidi -, 49 % voulaient y mettre fin, 47 % la maintenir. Les indécis avaient basculé en défaveur d'Israël.

Non seulement l'image "morale" d'Israël se dégrade aux Etats-Unis, mais nombre de juifs ont plus de difficulté à s'identifier à cet Israël-là. Le 2 mai, une manifestation de soutien avait lieu devant le consulat israélien à New York. Les voix critiques dans la communauté y ont été vilipendées sur un ton qui ressemblait à celui d'André Darmon, rédacteur en chef d'Israël Magazine à Jérusalem, intitulant sa chronique récente, sous la photo de BHL : "Les cons"...

Le New York Times du 6 mai consacrait à ces "cons" l'ouverture de son cahier de politique intérieure. L'enquête abonde d'exemples de juifs de divers horizons mal à l'aise devant la politique israélienne, et inquiets que ses soutiens américains se réduisent progressivement aux cercles politiques les plus droitiers, cabrés dans la détestation de M. Obama. "La plupart ont des sentiments mêlés, explique Tamara Kolton, femme rabbin d'une obédience réformée. Ils soutiennent Israël, mais c'est compliqué."

Un autre bon mot aujourd'hui en vogue est symptomatique du doute qui s'installe : "Bibi Nétanyahou veut tellement la paix qu'il est disposé à en discuter pendant encore cinquante ans." Dans la plus grande communauté de la diaspora juive, il fait de moins en moins rire.

Sylvain Cypel

22.05.10

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/05/21/le-grand-malaise-des-juifs-americains_1361102_3232.html


2-6 Alain Gresh : Gaza-Berlin

Extrait

nb : Ndlr : La publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

Le cinquième forum de la télévision Al-Jazeera vient de s’ouvrir à Doha, Qatar.

Ici, les nouvelles principales concernent le départ pour Gaza d’une flottille de neuf bateaux afin de briser le blocus et d’apporter du matériel pour aider à la reconstruction, ainsi que du matériel médical et scolaire, à ce petit territoire où s’entassent 1,5 million de Palestiniens, étranglés depuis plusieurs années.

Les navires les plus grands viennent de Turquie, mais ils devraient être rejoints par d’autres vaisseaux qui partiront d’Athènes et de Crète (« Aid convoy sets off for Gaza », Al-Jazeera English, 23 mai).

L’opération se place sous l’égide de « The European Campaign to end The Siege on Gaza », sur le site duquel on trouvera tous les détails et le suivi de l’action en cours.

Un des éléments importants est évidemment l’implication des autorités turques dans cette opération. Le premier ministre turc Recip Erdogan s’est personnellement engagé dans cette action.

La volonté israélienne d’interdire à la flottille l’accès à Gaza risque de détériorer encore plus les relations entre Israël et un pays musulman qui était, jusqu’à ces dernières années, un de ses principaux alliés.

Le blocus de Gaza dure depuis au moins juin 2007, date qui a marqué la rupture entre le Fatah et le Hamas.

Quoi qu’on pense de ces événements, pourquoi la population civile devrait-elle en payer le prix ?

Il s’agit, ni plus ni moins, d’une prise d’otage par les autorités israéliennes.

Les destructions commises lors de l’agression israélienne de décembre 2008 ont rendu la situation encore plus insupportable, forçant même l’Union européenne et les Etats-Unis à demander la levée du blocus. Mais comme ces déclarations n’ont été suivies d’aucune action, d’aucune sanction, le gouvernement israélien poursuit une politique qui relève du crime de guerre.

Les preuves en sont multiples, notamment un rapport, encore un, des Nations unies (« Un rapport de l’ONU dénonce le blocus israélien dans la bande de Gaza », LeMonde.fr, 23 mai) : « Selon un rapport de l’ONU, le blocus qu’Israël impose à la bande de Gaza continue d’entraver gravement la reconstruction des bâtiments et infrastructures détruits lors de l’offensive israélienne de décembre 2008-janvier 2009. A ce jour, seuls 25 % des dégâts ont pu être réparés, plus d’un an et demi après l’offensive dévastatrice “plomb durci”. »

Cette tentative de briser le blocus fait la Une d’Al-Jazeera, alors qu’il y a fort à parier que les télévisions françaises ou américaines ne lui accordent aucune place. Il ne s’agit pas seulement de différence de perspective ; ici, on y voit une preuve de plus de ce que le discours de l’Europe et des Etats-Unis sur les droits humains n’est que pure propagande.

Pour en revenir au cinquième forum d’Al-Jazira, il a été ouvert par une longue intervention de Robert Fisk, journaliste au quotidien The Independent (Londres), l’un des meilleurs et des plus courageux journalistes couvrant le Proche-Orient. Son allocution est disponible sur l’une des chaînes d’Al-Jazira, mais je n’ai pas été capable de la retrouver, je laisse le soin à un lecteur de le faire et j’ajouterai le lien.

Il intervenait sur les liens entre médias et pouvoir et a surtout développé une analyse des termes que les journalistes emploient et qui, en réalité, sont déjà des prises de position : « processus de paix » pour parler des négociations israélo-palestiniennes ; « combattants étrangers » (en Afghanistan et en Irak), alors que l’on oublie que les principales forces étrangères sont américaines et occidentales ; « parties en conflit », pour occulter que l’on a affaire à un occupant et un occupé.

PS Selon le quotidien Haaretz, « Israel to Europe : Stop your citizens from sailing to Gaza with aid » (Jack Khoury et Barak Ravid, 17 mai), le gouvernement israélien a demandé aux gouvernements européens d’empêcher leurs citoyens de participer à la tentative de briser le blocus de Gaza. Selon le journal, certains des diplomates ont dit que leur gouvernement s’y emploierait !

Source : Les blogs du Diplo

Doha, 23 mai 2010



 Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


26/05/2010

n° 527- Témoignages de Palestine et d'ailleurs. - 24-05 - : -Début - : Pots de vin et chantage à l'ONU pour la création « d'Israël ».

° 527- Témoignages de Palestine et d'ailleurs. - 24-05 - : -Début  - : Pots de vin et chantage à l'ONU pour la création « d'Israël ».



       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 

                                                       



Témoignages

de Palestine & d’ailleurs

  n°527                                                                                                                  24-05

C.De Broeder & M.Lemaire

 



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens...

c) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

d) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com - http://no-war.over-blog.com

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

 

Sommaire

Tiré a part

Vanunu de nouveau en prison. !!

Révélation des contrats nucléaires illégaux de Washington avec Tel-Aviv .

 1-1 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

1-1 Des milliers de manifestants commémorent la « Nakba » : Le « droit au retour » des réfugiés palestiniens

1-2 Les « sionistes de gauche » colonisent aussi bien que les autres.

1-3 Pierre Stambul : Comment être juif et raisonnable ?

1-4 Chems Eddine Chitour : L'apartheid : Assourdissant silence des intellectuels.

1-5 La rencontre Mechaal-Medvedev affirme la force du Hamas.

1-6 Stuart Littlewood : Israël urine sur la Grande-Bretagne et nos hommes politiques adorent ça.

1-7 Youssef Boussoumah : Le colonial, le criminel de guerre et la supplétive indigène.

1-8 Gaza: des hommes masqués incendient un camp d'été organisé par l'ONU.

1-9 Sérieuses préoccupations israéliennes quand à leur avantage militaire!

Fin

2 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

2-1 Leila Mazboudi : Pots de vin et chantage à l'ONU pour la création « d'Israël »

2-2 Derrière Le Blocus De Gaza La Logique Sado-Nazie D’Israël.

2-3 Proche-Orient : Israël négocie et bombarde.  

2-4 Ce que les Israéliens refusent de voir.

2-6 Noam Chomsky.

1 Noam Chomsky sur la politique étrangère d’Obama.

2 Je suis déconcerté par les contradictions de Noam Chomsky sur la Palestine.

2 James Petras : Noam Chomsky et le Lobby pro-israélien : Quatorze thèses erronées.



Tiré a part

Vanunu de nouveau en prison. !!

L'ex-technicien atomiste israélien, Mordehaï Vanunu, qui a purgé 18 ans de prison pour des révélations sur le programme nucléaire de son pays, a entamé dimanche une peine de trois mois de prison, a-t-on appris de sources judiciaires.
M. Vanunu avait été condamné en décembre à trois mois de prison ou trois mois de travaux d'intérêt public dans un quartier juif pour avoir violé un ordre lui interdisant tout contact avec des étrangers.
  L'ex-technicien nucléaire avait exigé d'effectuer ses travaux uniquement dans le secteur arabe de Jérusalem-Est, dans la partie orientale de la ville annexée après sa conquête en 1967, ce qui lui avait été refusé.
  "Honte à vous Israël (...) qui me renvoie en prison après 24 années, pour  seul motif que j'ai proclamé la vérité", a déclaré le condamné, dans un communiqué, cité par le site Ynet du quotidien Yediot Aharonot. 
 "Ce que vous n'avez pas pu obtenir de moi en m'enfermant 18 années en prison, vous ne l'obtiendrez pas en m'enfermant trois mois", a-t-il proclamé. 
 M. Vanunu, 55 ans, a passé 18 ans en prison ferme, condamné pour "espionnage" après avoir communiqué des secrets nucléaires de l'Etat hébreu à l'hebdomadaire londonien The Sunday Times qui les avait publiés.
  Ex-technicien de la centrale nucléaire de Dimona (sud d'Israël), il a été libéré en avril 2004 et, depuis lors, a déjà été inculpé à au moins 21 reprises par la justice pour avoir enfreint les restrictions à sa liberté.
   Il lui est interdit de quitter le territoire national ou d'entrer en contact avec des étrangers, notamment des journalistes, sans autorisation préalable.  
Converti au christianisme, M. Vanunu, qui ne se considère plus comme Israélien, a demandé en vain l'asile dans plusieurs pays occidentaux depuis sa remise en liberté. Il se plaint d'être soumis à une surveillance constante.

23/05/2010  

http://www.almanar.com.lb:80/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=138782&language=fr

 

Révélation des contrats nucléaires illégaux de Washington avec Tel-Aviv  

22/05

La Publication d'un rapport a révélé les contrats nucléaires illégaux des Etats-Unis avec le régime sioniste. Selon IRIB citant Russia Today, ce rapport qui est depuis des décennies classifiés,  révèle le rôle  de Washington dans la préparation  des matières nucléaires pour le régime sioniste.

Ce document montre que de 1957 à 1967  Israël recevait des Etats-Unis de  l'uranium utilisable dans les bombes atomiques Ce document montre également que les services de renseignements américains ne coopéraient pas suffisamment et cela a fait reporter la préparation et la publication de ce

 http://french.irib.ir/



1-1 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

1-1 Des milliers de manifestants commémorent la « Nakba » : Le « droit au retour » des réfugiés palestiniens
Des milliers de Palestiniens ont manifesté, hier, dans la bande de Ghaza, pour le « droit au retour » des réfugiés de 1948, en commémoration de la « Nakba » (catastrophe, en arabe) que fut pour les Palestiniens la création d’Israël.
Plus de 3000 Palestiniens ont manifesté à la sortie de la prière du vendredi dans le camp de réfugiés de Jabaliyah, à l’appel du mouvement islamiste Hamas, qui contrôle la bande de Ghaza depuis juin 2007. Les manifestants agitaient des drapeaux palestiniens et des étendards du Hamas, tandis que des enfants brandissaient les clés des maisons
perdues. Près de 3000 autres ont manifesté au même moment dans le camp de réfugiés de Nousseirat, à l’appel du mouvement islamiste Jihad
islamique. « Nous ne renoncerons jamais au droit au retour des réfugiés dans leurs villes et villages », a déclaré à Jabaliyah un dirigeant du
Hamas, Mouïn Mderes, qui a appelé « à l’unité nationale dans la résistance » face à Israël. « Nous appelons tous les Palestiniens, tous
les Arabes et musulmans à soutenir le jihad et la résistance, pour être prêts à la prochaine bataille avec l’ennemi sioniste », a proclamé, pour
sa part à Nousseirat, un dirigeant du Jihad islamique, Mohammed al-Hindi.
Aujourd’hui, pour le 62e anniversaire de
la Nakba, une manifestation unitaire regroupant des sympathisants du Hamas et du Fatah, le parti du
président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, est prévue à Ghaza-ville. De son côté, l’Autorité palestinienne a de nouveau appelé
hier Israël à reconnaître un « droit au retour » pour les réfugiés de 1948. « La catastrophe continue. Il faut trouver une solution à la question des réfugiés basée sur la résolutions 194 des Nations unies », a déclaré dans un communiqué le principal négociateur palestinien, Saëb Erakat, en référence au « droit au retour ». Adoptée le 11 décembre 1948, renouvelée chaque année, mais jamais appliquée, cette résolution stipule que « les réfugiés qui désirent rentrer dans leurs foyers et vivre en paix avec leurs voisins devraient y être autorisés le plus vite possible » et que « des dédommagements devraient être versés pour les propriétés de ceux qui ne veulent pas revenir ».
M. Erakat a accusé Israël de « perpétuer
la Nakba par sa politique d’expulsions, de démolition de maisons, de colonisation et de blocus ».
Plus de 760 000 Palestiniens — aujourd’hui quelque 4,7 millions avec leurs descendants — ont été poussés à l’exode lors de la création d’Israël, fuyant l’avancée des forces juives ou en étant chassés de leurs maisons. Tous les gouvernements israéliens depuis 1948 se sont opposés au droit au retour —sauf parfois pour un nombre très limité de familles — considérant qu’un retour en masse menacerait l’existence d’Israël en tant qu’Etat juif, les 5,7 millions de juifs risquant de se retrouver vite en minorité.

15 mai
http://www.elwatan.com/Des-milliers-de-manifestants


1-2 Les « sionistes de gauche » colonisent aussi bien que les autres.

Tandis qu’à Bruxelles, Cohn-Bendit et BHL et autres « Juifs européens " aussi « raisonnables » qu’auto-proclamés, amusent la galerie avec leur pétition JCall, à 4.000 kilomètres de là, leurs amis sionistes « de gauche » participent ouvertement au dépeçage de la Palestine.

Les deux journalistes Akiva Eldar et Chaim Levinson publient ainsi, dans le quotidien Haaretz, les résultats d’une enquête montrant que le Mouvement Kibboutz, cache-sexe « de gauche », voire « socialiste », du sionisme, travaille le plus sérieusement du monde à la colonisation de la Vallée du Jourdain, en Cisjordanie occupée.

“Le Mouvement Kibboutz encourage les soldats dégagés de leurs obligations militaires à rejoindre les colonies de la Vallée du Jourdain. C’est ce qui ressort d’un document distribué par la commission spéciale du mouvement pour la colonisation, mis en circulation le mois dernier », écrivent les deux reporters.

« Il y a quinze jours, cette commission a produit un document intitulé ‘Colonisation de la Vallée du Jourdain, dans les zones sous contrôle israélien’ » ajoutent-ils.

“On y apprend qu’au cours d’une réunion avec le chef du conseil régional de la Vallée du Jourdain, David Lahiani, une date a été arrêtée pour la visite conjointe, par des représentants de l’armée et du Mouvement Kibboutz, d’une base militaire désaffectée, la base Gadi. Cette base devrait être désignée comme lieu d’implantation d’une nouvelle colonie”.

“Le document précise qu’une telle initiative s’inscrit dans la politique générale du gouvernement encourageant la colonisation, et qu’il s’agit dans ce cas de confier au Mouvement Kibboutz un rôle de premier plan quant aux decisions politiques à venir sur le statut de la Vallée du Jourdain”.

Yoel Marshak, responsable de la commission spéciale du Mouvement Kibboutz, indique qu’il y a six ans, c’est déjà lui qui avait lancé un projet pour l’installation de kibboutzniks à Yitav, une base militaire désaffectée située au nord de Jéricho, toujours en Cisjordanie occupée. « Notre préoccupation était et est encore de laisser les terres aux mains des Juifs, et de garantir la sécurité des personnes envoyées là par le gouvernement et notre mouvement », commente Marshak.

Toujours selon le document, un premier groupe de jeunes habitants de Tel-Aviv venant d’effectuer leur service militaire ont été approchés, et auraient réagi avec enthousiasme. Au total, Marshak a des plans pour la création de 8 colonies « kibboutz », rien que dans la Vallée du Jourdain. Le fait que depuis 2005, la Cour des Comptes israélienne elle-même ait reconnu que les terres sur lesquelles avaient été créées les bases de l’armée étaient des terres volées à leurs propriétaires palestiniens légitimes ne gêne évidemment pas Yoel Marshak.

CAPJPO-EuroPalestine

Publié le 5-05-2010

Le texte complet de l’article, en anglais, en cliquant sur ce lien : http://www.haaretz.com/print-edition/news/kibbutz-movement-urging-ex-soldiers-to-settle-in-west-bank-1.288291

CAPJPO-EuroPalestine

http://www.europalestine.com/spip.php?article5005


1-3 Pierre Stambul : Comment être juif et raisonnable ?

Une pétition intitulée Jcall initiée par plusieurs personnalités européennes qui se revendiquent juives a obtenu de nombreuses signatures.

Face à la politique du gouvernement Nétanyahou et au soutien inconditionnel dont il bénéficie de la part d’associations comme le CRIF, l’appel se veut être une alternative pour une paix « raisonnable ».

Quelle est la réalité de cette guerre ?
Celles et ceux qui défendent les droits du peuple palestinien expliquent inlassablement que la politique israélienne vis-à-vis des Palestiniens est criminelle. Il y a le crime fondateur, l’expulsion de la majorité des Palestiniens de leur propre pays en 1948 (puisque, paraît-il c’était une terre sans peuple), la confiscation des terres, les villages rasés, l’interdiction faite aux réfugiés de rentrer chez eux. Il y a les crimes qui ont suivi : les guerres, les assassinats dits ciblés, l’occupation, les discriminations inscrites dans la loi, les colonies, la construction du mur, les check-points, les emprisonnements massifs …
Les signataires veulent défendre l’Etat d’Israël qualifié de démocratique.

Mais les 50% de Palestiniennes qui vivent entre Méditerranée et Jourdain ne connaissent aucune démocratie. Ils ont le « choix » entre le blocus impitoyable de Gaza, l’occupation et la colonisation en Cisjordanie, les destructions de maison et les expulsions à Jérusalem Est ou la sous-citoyenneté dans l’Israël d’avant 1967.
En prônant une paix « raisonnable », les signataires renvoient en apparence sur un pied d’égalité les « extrémistes des deux camps » comme si l’occupant et l’occupé vivaient des situations symétriques. Ils reprennent à leur compte le complexe de Massada. Ils évoquent la menace pour les IsraélienNEs de devenir minoritaires face aux Palestiniennes. Pour eux, le point central, c’est la sécurité d’Israël. Comme si celles et ceux qui vivent l’insécurité quotidienne et qui ont été jetéEs (*) à la mer n’étaient pas les Palestiniens. La pétition parle à peine de
la Palestine, comme si cette guerre était une affaire intérieure juive. Peut-on faire une paix « raisonnable » en ignorant « l’autre » à ce point ?

Un point de départ intéressant mais bien limité.
Ce qui différencie les signataires de la pétition de JCall des supporters de Nétanyahou, c’est que les premiers ont enfin réalisé que la politique israélienne est suicidaire pour celles et ceux qu’Israël prétend défendre. Effectivement, il est tout à fait improbable que le peuple palestinien soit écrasé à terme (comme l’ont été les peuples indigènes d’Amérique du Nord et d’Australie) et donc incapable de réclamer ses droits. Personne ne peut sérieusement penser qu’une politique basée sur la domination, la violence et l’humiliation puisse être éternelle. Ce qui les différencie aussi, c’est qu’ils réalisent que la campagne BDS (Boycott, désinvestissement, Sanctions) initiée par la société civile palestinienne et reprise dans le monde par des associations, des syndicats ou des Etats commence à écorner sérieusement l’image d’Israël et à provoquer son isolement.

Pas de remake d’Oslo
En 1988, l’OLP a fait une concession incroyablement généreuse : accepter de limiter le futur Etat palestinien à 22% de
la Palestine historique.

Les accords d’Oslo qui ont suivi ont été dès le départ un marché de dupes : on a parlé de la sécurité d’Israël mais jamais de la réalité : l’occupation, les colonies, les discriminations, l’inégalité. Entre la signature des accords et l’assassinat de Rabin, 60000 nouveaux colons ont été installés.

L’Autorité Palestinienne n’a jamais été considérée comme l’embryon d’un futur état. Elle avait pour mandat essentiel de « faire la police ». Les signataires de l’appel Jcall doivent comprendre que recommencer un tel processus n’a strictement aucun sens. Être raisonnable, ce sera aborder les questions essentielles, ce sera régler la question fondamentale des 500000 Israéliens installés en Cisjordanie et à Jérusalem Est. Puisque le texte propose une solution sur la base de deux Etats, comment peut-il être silencieux sur la question des frontières ? Pourquoi ne dit-il pas par exemple que les IsraélienNEs installéEs dans les territoires conquis en 1967 devront partir ou accepter la citoyenneté palestinienne ?
Et les signataires de Jcall peuvent-ils expliquer pourquoi Oslo a échoué alors que les PalestinienNEs ont été les seuls à faire des concessions ? Sont-ils capables de comprendre tout ce qui n’est pas abordé dans leur texte : la question du sionisme qui ne donne aucune place aux Palestiniens, la question de la manipulation des histoires et des identités juives, l’incapacité pour la société israélienne d’accepter l’égalité ?

Gauche/droite
L’appel Jcall voudrait incarner dans le monde juif européen un courant de gauche, humaniste. C’est très important, il faut se référer aux droits fondamentaux. Pourtant dans l’histoire d’Israël, celles et ceux qui disent incarner la gauche ont participé à tous les mauvais coups contre
la Palestine : Ben Gourion est au pouvoir en 1948 quand le pays est nettoyé ethniquement et que les biens des réfugiés sont confisqués. La gauche travailliste est au pouvoir lors de la guerre de 1967 et c’est elle qui décide de coloniser. C’est un ministre travailliste (Ben Eliezer) qui décide la construction du Mur qui balafre la Cisjordanie. Les travaillistes Peretz ou Barak ont joué un rôle important dans la guerre contre le Liban ou le massacre de Gaza. Plusieurs signataires de l’appel Jcall ont d’ailleurs approuvé ces deux guerres.
Bien sûr, il est fondamental qu’à l’intérieur d’Israël il y ait une « rupture du front intérieur » et les Juifs du reste du monde ont un rôle important à jouer. Encore faut-il qu’il s’agisse d’une rupture. Il existe en Israël une courageuse minorité qui se bat pour l’égalité des droits et contre l’occupation. Mais la gauche et la droite sionistes sont d’accord sur l’essentiel et partagent les mêmes valeurs. D’ailleurs les gouvernements d’Union Nationale se multiplient. Barak gouverne avec Lieberman et Pérès avec Nétanyahou. Peut-on penser qu’une solution « raisonnable » n’aborde pas cette question ? Ne remette pas en cause la base idéologique de cette guerre ? Les paix en Algérie, au Viêt-Nam, en Afrique du Sud ont été rendues possible par un important virage idéologique. Les signataires de Jcall pensent-ils qu’une paix « raisonnable » est possible sans une remise en cause des fondements même de l’idéologie qui a conduit Israël de guerres en guerres ? Ces signataires se disent attachés à un un Etat juif et démocratique. Ne croient-ils pas, comme l’a écrit Shlomo Sand, qu’il s’agit d’une contradiction totale et qu’un Etat juif est totalement contraire au droit international qui ne différencie pas les citoyens selon leurs origines ?

Boycott et image
L’initiative Jcall intervient alors que le gouvernement israélien se moque ouvertement de ses désaccords avec Obama et continue d’être soutenu avec parfois de vagues critiques par l’Union Européenne. Mais l’image d’Israël est ternie. Les opinions publiques bougent. Le BDS remporte des succès. Les signataires de l’appel Jcall critiquent Nétanyahou, pas par désaccord avec la violence et l’occupation, mais parce que cette politique met en danger Israël et qu’ils veulent sauver ce pays.
Il faut aller plus loin. À l’image de l’universitaire israélien Névé Gordon qui a dit être pour le boycott « parce que c’est la seule façon de sauver mon pays ».
À partir de leurs préoccupations et de leurs peurs, les signataires doivent se poser les questions fondamentales. En tant que Juifs, ils seront obligés de revenir sur le processus qui a transformé des descendants de parias en bourreaux d’un peuple. Ce n’est pas d’une fêlure dont la paix a besoin ou d’une relégétimation d’Israël mais d’une vraie rupture.
La paix passe par le droit international, par les droits fondamentaux, par l’égalité des droits. Il n’y aura pas de paix sans remettre en cause le colonialisme, l’occupation, l’apartheid. Il n’y aura pas de paix en ignorant les Palestiniens.
Encore un effort camarades !

Pierre Stambul

2 mai 2010,

(*) Dans son film « la Mécanique de l’Orange », Eyal Sivan montre comment la population de Jaffa a été jetée à la mer en 1948.

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article1812


1-4 Chems Eddine Chitour : L'apartheid : Assourdissant silence des intellectuels.

APPEL DES INTELLECTUELS JUIFS À LA RAISON.

 «Je me suis rendu dans les territoires palestiniens occupés et j’ai vu une ségrégation raciale qui m’a rappelé avec force les conditions que nous avons connues en Afrique du Sud à l’époque du système raciste de l’Apartheid.» Desmond Tutu, (avril 2010)

Ce cri du coeur de Desmond Tutu, prix Nobel de la paix en 1984, n’a pas besoin d’être légitimé car venant de quelqu’un qui sait ce que l’apartheid veut dire en termes d’humiliation. L’apartheid dénoncé par Desmond Tutu est «le développement séparé de la population d’un pays, sur une base raciale ou religieuse». Il en est de même de Rony Brauman pour qui «l’actualité d’Israël et son avenir sont un Apartheid à la sud-africaine. Il souligne le fait que la vallée du Jourdain est actuellement complètement colonisée par Israël. Un "Etat palestinien" ne sera donc qu’une succession d’enclaves et l’idée israélienne est que l’Etat réel des Palestiniens sera la Jordanie. Brauman dit qu’on assiste au suicide lent d’Israël (...) par le choix de l’apartheid».(1)
L’apartheid dans les faits nous est donné par une tribune écrite par Julien Salingue, Nicolas Dot-Pouillard et Catherine Samary. Ecoutons-les: «Eric Marty s’interroge, dans une tribune publiée le 21 avril sur Le Monde.fr: "Le boycott d’Israël est-il de gauche?". (...) L’argumentaire de M.Marty est aussi spécieux qu’original, et mérite un petit exercice de "sociologie littérale". L’hostilité à Israël serait le produit d’une "propagande antisémite systématique" dans les pays musulmans et d’un ´´flot paranoïaque d’imputations criminelles´´. L’antisémitisme existe et nous le combattons, ainsi que l’instrumentalisation de la cause palestinienne par des adeptes de la théorie du ´´complot juif´´. Mais nous combattons avec la même vigueur l’amalgame entre antisémitisme et critique d’Israël. Comment M.Marty interprète-t-il la récente enquête de
la BBC, conduite dans 28 pays, dans laquelle seuls 19% des sondés apprécient positivement l’influence d’Israël? Une opinion mondiale otage de la propagande antisémite ou une critique partagée de la politique d’Israël? M.Marty affaiblit la lutte contre l’antisémitisme en développant lui aussi une logique du ´´complot´´ et en défendant trois des aspects les plus contestés de la politique israélienne: la construction du mur, l’attitude de l’armée à Ghaza lors de l’opération ´´Plomb durci´´, la situation des Palestiniens d’Israël.»(2)
Avec la complicité de l’Egypte

«´´Il n’est pas vrai que la barrière, ou le mur, de séparation relève d’une politique de discrimination´´. M.Marty balaie allègrement les avis d’Amnesty International, de la Croix-Rouge ou de l’ONG israélienne B’tselem. Il fait en outre, peu de cas de l’avis de la Cour internationale de justice (juillet 2004), qui qualifiait le mur de ´´violation du droit international´´ et demandait à Israël de le ´´démanteler immédiatement´´. Selon le dernier rapport de l’ONU, le mur serpentera sur 709 km, alors que la ligne verte n’en mesure que 320. Par endroit, il pénètre de 22 km en Cisjordanie (large de 50 km). 10% du territoire palestinien est annexé de facto à Israël, dont 17.000 ha de terres auxquelles les paysans ne peuvent quasiment plus accéder. Pour la seule partie Nord de la Cisjordanie, 220.000 villageois sont affectés. M.Marty envisage qu’il y ait eu des crimes de guerre à Gaza, mais c’est, ajoute-t-il, parce que ´´la guerre est criminelle´´.

Le droit international est plus exigeant, affirmant un principe que M.Marty écarte avec légèreté: tout n’est pas permis lorsque l’on fait la guerre.» «Or, les témoignages et rapports d’ONG le confirment: Israël a enfreint le droit de la guerre en déversant des bombes au phosphore blanc (considérées, y compris par les Etats-Unis, comme des armes chimiques) sur des zones densément peuplées, en empêchant le personnel médical de secourir de nombreux blessés ou en utilisant des boucliers humains. Les témoignages de soldats recueillis par l’ONG israélienne Breaking the Silence sont, à ce titre, éloquents.

De surcroît, Israël, avec la complicité de l’Egypte, a bouclé la minuscule bande de Ghaza (360 km²), empêchant les civils de fuir un déluge de fer et de feu. En violation totale du droit de la guerre, le blocus se poursuit, empêchant la reconstruction et aggravant les conditions sanitaires.»(2) «Il est dès lors indécent de vanter l’humanité de l’armée israélienne pour mieux décrier le Hamas qui aurait ´´sciemment exposé les populations civiles en s’abritant derrière elles´´. (..)

Argument commode qui rend le Hamas responsable des morts israéliens et palestiniens, et occulte les chiffres gênants de l’opération ´´Plomb durci´´: plus de 1400 morts côté palestinien et 13 morts côté israélien (dont quatre tués par des ´´tirs amis´´). Enfin, M.Marty affirme que les Palestiniens d’Israël (1/5e de la population) ne sont pas victimes de discriminations institutionnelles, mais sujets à des ´´inégalités conjoncturelles´´, contredisant un rapport du d états-unien, daté de 2009, qui affirme que ´´les citoyens arabes d’Israël continuent de souffrir de formes variées de discriminations´´. (...) Et que penser du fait que 13% des ´´Terres d’Etat´´, gérées par le Fonds national juif, ne puissent être cédées qu’à des juifs? Alors non, on ne peut pas dire n’importe quoi pour défendre Israël. (...) La menace de ´´l’anéantissement physique´´, premier et ultime argument de M.Marty, est l’expression la plus aboutie de cette paranoïa. Rappelons qu’Israël est la 1re puissance militaire du Moyen-Orient, la seule à détenir l’arme nucléaire et donc à avoir la capacité réelle d’anéantir un autre Etat. Dans le cas palestinien, l’argument frôle le ridicule: les Palestiniens ne possèdent ni armée, ni avions, ni tanks. La probabilité que le Hamas ´´anéantisse physiquement´´ l’Etat d’Israël est aussi élevée que celle de voir l’armée luxembourgeoise prendre le contrôle de Paris. L’instrumentalisation de la mauvaise conscience occidentale envers un anéantissement réel passé (la Shoah) sert en fait à blanchir Israël. (..)»(2)
Devant cette apparente fuite en avant accélérée par le gouvernement de droite de Netanyahu, et peut-être le sentiment que le vent commence à tourner, pour l’impunité d’Israël, on entend «des appels», celui de J.Street en septembre aux Etats-Unis, mouvement qui se dresse officiellement contre l’Aipac lobby sioniste, et qui prône une politique israélienne à deux Etats. Pour ne pas être en reste, en Europe à Bruxelles le 3 mai, un appel en écho à celui américain qui regroupe toute l’intelligentsia juive européenne principalement française qui demande à Israël d’être raisonnable. Jean Daniel dans une Tribune explicative de l’Appel écrit: «En fait, c’est un cri d’alarme accompagné d’une déclaration d’amour et de fidélité. Et cela donne évidemment plus de force encore au contenu de cet appel. (...) Il n’est question ici que de l’avenir d’Israël et de sa sécurité, de son isolement possible et, à la rigueur, de sa délégitimation. (...) D’abord, parce qu’il était temps de regrouper sous une forme quelconque tous les Français juifs qui sont décidés à ne pas laisser leur représentation confisquée par une seule institution, en l’occurrence le Crif. (...) Or il y a comme une alliance objective entre les ennemis extérieurs (arabes ou iraniens) et les ennemis intérieurs (juifs israéliens ou américains) contre la sécurité raisonnablement conçue d’Israël. (...) Certains chefs militaires, qui ont la confiance de
la Maison-Blanche, n’ont pas hésité à déclarer publiquement que l’absence de paix entre Juifs et Palestiniens compromettait l’efficacité du combat des troupes en Irak et en Afghanistan. Jamais, on n’était allé aussi loin. Le moment est donc bien choisi pour que les auteurs de l’appel à la raison puissent se faire entendre lorsqu’ils adjurent l’Europe et les Etats-Unis de conjuguer leurs pressions pour que, devant le danger, les Israéliens se prononcent démocratiquement en faveur de la politique des deux Etats, palestinien et israélien.»(3)

Dans l’Appel on lit, notamment: «Le lien à l’Etat d’Israël fait partie de notre identité. L’avenir et la sécurité de cet Etat auquel nous sommes indéfectiblement attachés nous préoccupent. Or, nous voyons que l’existence d’Israël est à nouveau en danger (...) Si la décision ultime appartient au peuple souverain d’Israël, la solidarité des juifs de la diaspora leur impose d’oeuvrer pour que cette décision soit la bonne. (...) Nous voulons créer un mouvement européen capable de faire entendre la voix de la raison à tous Il a pour ambition d’oeuvrer à la survie d’Israël en tant qu’Etat juif et démocratique, laquelle est conditionnée par la création d’un Etat palestinien souverain et viable.» La lecture de cet appel et le soutien de Leïla Shahid déléguée de l’Autorité palestinienne auprès de l’Union européenne, à cet appel m’a incité à apporter aussi ma voix sans avoir compris le piège du mot «Etat juif démocratique». L’explication m’a été donnée par la suite. Alain Gresh analyse cet appel. Ecoutons-le: «Le 3 mai a été présenté à Bruxelles un «Appel à la raison», (....)

Ce texte a suscité des réactions opposées. Nous en donnerons deux, représentatives. La première vient de Richard Prasquier, le président du Crif et a été publiée par Le Figaro (30 avril 2010), sous le titre «Contre l’appel des Juifs européens» et reproduit sur le site du Crif: «Voici longtemps que le Crif s’était prononcé en faveur du principe ´´deux peuples, deux Etats. La grande majorité des Israéliens y souscrivent, le chef du gouvernement Benjamin Netanyahu l’a publiquement annoncé. La majorité des Palestiniens, malheureusement n’y souscrivent pas.» Il reprend ainsi le point de vue d’Elie Wiesel «(...)Dans la nécessaire et difficile négociation que nous appelons de nos voeux, il ne suffira pas pour que la paix puisse s’espérer et perdurer qu’on mette un terme à des constructions qui ne gênent objectivement personne...» Vous avez bien lu, des «constructions qui ne gênent objectivement personne»...Ni les Palestiniens expropriés de leurs terres, ni ceux qui doivent contourner les colonies pour pouvoir circuler en Cisjordanie...Ils ne sont sans doute gênés que subjectivement parce que, en réalité, ils haïssent les juifs...(..) La liste des signataires de l’appel de JCall pose problème. Elle mêle un Bernard-Henri Lévy qui, sur un char israélien, entrait dans Ghaza à l’hiver 2008-2009 et un historien comme Zeev Sternhell, dont les positions ont toujours été plus déterminées et critiques de la politique israélienne. Pour sa part, Leïla Shahid, a déclaré, «A travers JCall il y a un interlocuteur pour les Palestiniens»(4)
Dans une réponse contre l’Appel, l’Union juive française pour la paix écrit: «Dans cet état d’esprit, il a été lancé au niveau européen un appel "Jcall". (...) Cet appel dénonçant la colonisation ininterrompue de
la Cisjordanie, il ébranle le monolithisme arrogant du Crif (...)

Toutefois, l’Union juive française pour la paix ne peut apporter sa signature à ce texte ni le soutenir de quelque façon que ce soit. En effet, il se présente clairement comme une façon de faire accepter au monde un "Etat juif et démocratique" dont les Juifs du monde entier seraient par définition solidaires, un Etat démocratique pour les Juifs mais juif au regard des Palestiniens. Les Palestiniens sont les grands absents de ce texte, Ghaza n’y existe pas, le droit des réfugiés n’y existe pas, le droit de tous les habitants d’Israël à une citoyenneté complète n’y existe pas. Pire, le texte estime que la décision finale n’appartient qu’aux Israéliens, ne donnant aucune voix au chapitre aux Palestiniens. Car ses rédacteurs l’écrivent clairement, ce qui les guide c’est sauver l’existence et la sécurité de l’Etat d’Israël, c’est la crainte d’un processus de délégitimation de cet Etat. Pour l’UJFP, le peuple israélien ne peut espérer une paix durable qu’en acceptant une solution faisant droit aux revendications légitimes du peuple palestinien. Le rôle des Juifs dans le monde n’est pas d’entretenir le peuple israélien dans l’idée suicidaire que sa mission serait d’établir entre Méditerranée et Jourdain un Etat juif refuge exempté de toute obligation de respect des règles du droit international et de simple humanité à l’égard d’un peuple qu’il continue d’ignorer.»(5)

Pour sa part, Daniel Salvatore Schiffer sur son blog dénonce l’hypocrisie des intellectuels juifs: «L’«Appel à la Raison»: tel est le nom que les initiateurs, (...)pour la paix au Proche-Orient ont donné, au grand dam, notamment du Crif à une pétition osant critiquer publiquement la politique étrangère actuellement menée, au vu de ses colonisations en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, par Israël. Soit. Jusque-là, rien à redire, pour ma part, même si une tout aussi légitime contre-pétition, intitulée «Raison Garder» (..) a aussitôt vu le jour, attribuant, quant à elle, la responsabilité de l’échec du processus de paix aux seuls Palestiniens. Mais ce qui frappe, en revan che, dans la première pétition, lancée donc par le Jcall c’est que, parmi ses signataires, se retrouvent également, toutes tendances politiques confondues et par-delà tout clivage idéologique, des noms (outre ceux d’Elie Barnavi, de Daniel Cohn-Bendit ou d’Ivan Levaï) tels qu’Alain Finkielkraut et Bernard-Henri Lévy, ardents et même inconditionnels défenseurs, jusque-là, d’Israël.
«Ne touchez pas à mon Israël»

Car, en ce qui concerne ces deux derniers, on ne les entendit guère, sauf pour justifier envers et contre tout Israël, lorsque Tsahal bombarda de façon disproportionnée, durant l’été 2006, le Sud Liban pour se protéger des roquettes lancées sur son territoire par les fanatiques du Hezbollah. C’est d’ailleurs là ce qui me poussa à écrire, le 20 juillet 2006, un article intitulé, précisément, L’assourdissant silence des intellectuels, papier où je faisais alors allusion notamment, quoique sans jamais les y mentionner nommément, à un Finkielkraut et à un Lévy! (...) Mais, surtout, comment concilier, logiquement et sans contradiction aucune, cette tardive prise de position de la part de Bernard-Henri Lévy, artisan là d’un énième virage de cuti, avec ce qu’il clame, par exemple, en ses récentes Pièces d’identité et, plus exactement encore, dans sa partie ayant pour très emblématique titre Le génie du judaïsme, dès lors qu’il y prône un Etat d’Israël essentiellement «intouchable», comme un absolu ontologiquement exempt de toute possible critique, fût-elle des plus rationnelles, et y défend même, à l’instar de ce qu’il soutenait déjà dans son plus ancien Testament de Dieu, la très audacieuse thèse d’un judaïsme doté d’une primauté métaphysico-théologique par rapport à ces deux autres monothéismes que sont, historiquement, le christianisme et l’islam? (6) Où en sommes-nous après les remous calculés et les pétitions et contre-pétitions programmées pour donner l’illusion d’un débat qui n’est plus monolithique mais qui au fond, ne change rien à l’affaire. On dit que les pays de la Ligue arabe ont approuvé le 1er mai la tenue de «discussions de proximité». Abou Mazen négociera jusqu’à la prochaine provocation d’Israël qui sera en définitive adoubée par l’Occident. Jusqu’à quand?
1.http://www.dailymotion.com/video/xd75x1_rony-brauman-critique-severement?start=1
2.J.Salingue, N.Dot-Pouillard, Peut-on tout dire pour défendre Israël? Le Monde 27.04.10
3.Jean Daniel: Pour sauver Israël. Le NouvelObs. 2010-04-30
4.Alain Gresh JCall, analyses d’un appel http://blog.mondediplo.net/05-05.-2010
5.Union juive française pour la paix: JCall appelle à la raison: quelle raison? 29.04.2010.
6.Daniel Salvatore Schiffer: Israël, les intellectuels et la raison Agoravox 3 mai 2010

Pr Chems Eddine Chitour, Ecole nationale polytechnique,

Chems Eddine Chitour

10 mai

L'EXPRESSIONDZ.COM

http://www.palestine-solidarite.org:80/analyses.Chems-Eddine_Chitour.100510.htm


1-5 La rencontre Mechaal-Medvedev affirme la force du Hamas.

Khaled Mechaal, président du bureau politique du Hamas, a rencontré le président russe Medvedev dans la capitale syrienne Damas. Cette rencontre est pour beaucoup d’analystes politiques comme une reconnaissance russe et occidentale de la force du Hamas et de son rôle dans la région.

Ils croient que la Russie veut montrer aux Américains qu’ils gardent un rôle efficace dans les affaires du Moyen-Orient, comme le dossier syrien, le dossier iranien et la réconciliation iranienne.

Une force politique

L’analyste politique Mohsin Abou Ramadan remarque que la rencontre de Mechaal avec président russe veut dire que le Hamas est désormais une force politique palestinienne dont la position s’est enracinée sur la carte politique internationale. Une reconnaissance concrète d’une force concrète.

Les positions actuelles de la Russie donnent l’impression que la Russie va vers le démantèlement des conditions du Quartette dont celle qui refuse de traiter avec le Hamas.

Ces positions de la Russie servent l’intérêt du peuple palestinien et les intérêts des Arabes, croit fortement Abou Ramadan.

Equilibre difficile

De son côté, l’écrivain Tayssir Mohaissine pense que la rencontre est porteuse de plusieurs sens importants. En effet, la Russie veut retrouver sa place comme grande puissance. Par conséquent, elle veut trouver sa position qu’elle possédait à l’époque de l’Union Soviétique. Cependant, elle se rend compte que cela n’est possible sans une solution à la question palestinienne et sans prendre en compte le Hamas comme joueur majeur à ne pas mettre négliger, dit Mohaissine.

Il ajoute que la Russie ne veut en aucun cas laisser le champ libre aux Etats-Unis, pour qu’ils ne puissent modeler le Monde à leur image et selon leurs intérêts. La Russie voudrait reprendre sa position historique qui lui revient, non comme l’Union Soviétique, mais comme l’Etat qu’elle est.

En rencontrant Mechaal, la Russie a voulu adresser un message consistant à dire qu’elle reste un élément efficace dans les affaires du Moyen-Orient, dont les dossiers syrien et iranien, ainsi que la réconciliation.

L’entrée de la Russie sur la ligne de la réconciliation, dit-il, influencera très certainement toutes les parties, tous les joueurs de la question palestinienne. Si ces derniers ne changent pas leur position envers le Hamas, le dossier palestinien sortira de leurs mains.

La position du Hamas

Par ailleurs, l’analyste politique Hani Al-Bassous croit avec certitude que cette rencontre représente une reconnaissance explicite aussi bien russe qu’occidentale du Hamas et de son rôle, en sachant bien que le Hamas est un parti politique palestinien qui pèse lourd sur la scène palestinienne et qui exprime le point de vue de la majorité du peuple palestinien.

Lorsqu’une personnalité aussi importante que le président russe rencontre le chef du bureau politique du mouvement du Hamas, cela ne vient que confirmer la position politique acquise sur la scène internationale, que la Russie garde une bonne relation avec le Hamas, malgré tous les agissements des Etats-Unis visant à isoler le Hamas.

Cette rencontre servira le mouvement du Hamas, ajoute-t-il.

Elle confirme que le mouvement est un parti pesant lourd sur la scène politique, plus encore que l’autorité. Le Hamas représente une grande partie du peuple palestinien. La rencontre du Hamas avec le président russe sera certainement un nouveau point de départ.

13 mai

Source : CPI
http://www.palestine-info.cc/...


1-6 Stuart Littlewood : Israël urine sur la Grande-Bretagne et nos hommes politiques adorent ça.

Le dernier acte de piraterie d’Israël en haute mer - la saisie d’un bateau d’aide à destination de Gaza et le kidnapping de son équipage - met en évidence la complicité du gouvernement britannique, qui toujours mène un combat d’arrière-garde pour le compte d’Israël, écrit Stuart Littlewood. 

Le mardi 30 Juin [2009], la marine israélienne, dans un acte flagrant de piraterie en haute mer, a agressé le navire Spirit of Humanity et enlevé six ressortissants britanniques qui avaient pris part à un voyage d’assistance.

Le petit navire désarmé amenait une cargaison de médicaments, de jouets pour les enfants et de matériaux de reconstruction, le tout destiné à la population sinistrée de Gaza.
L’offensive israélienne meurtrière de 22 jours en décembre 2008 et janvier 2009 a laissé plus de 50 000 habitations, 800 propriétés industrielles, 200 écoles, 39 mosquées et deux églises endommagées ou détruites. Le Comité International de la Croix-Rouge affirme que les 1,5 million de Palestiniens qui vivent à Gaza sont « pris au piège du désespoir », incapables de reconstruire leur vie parce qu’Israël, après avoir détruit avec jubilation la société civile et les infrastructures, bloque tout effort pour acheminer les matériaux nécessaires à la reconstruction.
Ceux qui étaient à bord du Spirit of Humanity agissaient en conformité avec les engagements des bailleurs de fonds de fournir 4,5 milliards de dollars pour la reconstruction et la réhabilitation de Gaza, et avec la demande à Israël par le président américain Obama de laisser passer ces fournitures.
Le navire humanitaire a appareillé à Larnaca, à Chypre, avec un équipage de 21 militants des droits de l’homme, des travailleurs humanitaires et des journalistes, venus de 11 pays différents, avec parmi eux le prix Nobel Mairead Maguire et l’ancienne membre du Congrès américain, Cynthia McKinney.

Dans les premières heures du mardi qui a suivi le départ, des navires de guerre israéliens ont encerclé le bateau et menacé d’ouvrir le feu si l’équipage ne rebroussait pas chemin. Quand ils ont refusé de se laisser intimider, les Israéliens ont brouillé leurs instruments de bord et leur récepteur GPS, le radar et les systèmes de navigation, mettant ainsi en danger la vie de l’équipage.
Le navire avait été vérifié et avait obtenu l’habilitation des autorités portuaires de Chypre avant son départ, et il ne représentait aucune menace.
Richard Falk, rapporteur spécial sur les droits de l’homme pour l’Organisation des Nations Unies, a déclaré que la saisie du Spirit of Humanity était illégale et que le blocus permanent de Gaza était un crime contre l’humanité.

Oui, oui, M. Falk. Mais la question est toujours la même : que fait votre organisation paralytique et sans utilité à ce sujet ?

Ou se tordre les mains est-il tout ce qu’elle sait faire ?
Beaucoup de personnes ici, dont moi-même, ont immédiatement écrit à David Miliband, le secrétaire britannique aux affaires étrangères, au sujet de l’agression.
Deux jours plus tard, j’ai appelé le bureau de
la Palestine au Foreign Office à Londres.

La personne a qui j’ai parlé semblait mal à l’aise en ressortant toujours le même vieux charabia sur « nous travaillons dur pour résoudre le problème » et « nous faisons tout notre possible ». Il déclara que les six britanniques étaient détenus en Israël, et que personne ne savait où exactement l’incident a eu lieu. Toutefois, le navire était équipé d’un traceur GPS, de sorte que le système devrait avoir une idée précise de leur position lorsqu’ils ont été attaqués.
Le vrai problème, comme je l’ai suggéré, c’est qu’Israël ose kidnapper des Britanniques en haute mer et n’en craint pas les conséquences - sans doute confiants qu’il n’y en aura aucune. Je me suis rappelé qu’Israël avait lancé des avertissements (ce qu’avait fait aussi le Foreign Office) de ne pas voyager dans cette zone. Quelle zone ? Il ne faut donc plus voyager dans les eaux internationales.

Le porte-parole m’a assuré que des progrès avaient été réalisés. Il y avait « une initiative » pour l’envoi des fournitures humanitaires dans la bande de Gaza ; mais j’ai fait remarquer qu’l n’y avait aucune preuve qu’Israël se soit conformé au droit international et aux conventions de Genève. Il a aussi affirmé qu’il y avait « des initiatives » sur l’arrêt de colonies de peuplement dans les territoires occupés, même si j’ai fait remarquer que les Israéliens venait juste d’approuver encore plus de constructions illégales.
Je lui ai également rappelé le pilonnage du bateau The Dignity lors d’une mission similaire, par une vedette israélienne le 30 Décembre, à 53 miles de la côte, et comment les gens ici étaient encore fous de rage que rien n’ait été fait à ce sujet.

Le navire, avec 16 personnes à bord, avait été gravement endommagé et s’était traîné jusqu’à un port libanais où il s’est mis en sécurité. Pour autant que je sache, il n’y a jamais eu d’offre d’indemnisation ni aucune demande de Londres. Comme d’habitude, quelqu’un d’autre a dû payer la note des destructions effrénées d’Israël.
Le Dignity avait une cargaison de 3,5 tonnes de fournitures médicales, l’essentiel étant fourni par le gouvernement de Chypre, avec un capitaine britannique et un second grec. Il transportait 14 passagers, dont l’un était Cynthia McKinney. Il y avait aussi deux chirurgiens et un médecin palestinien. Un de mes amis était parmi eux et m’a envoyé ce récit de l’attaque à donner froid dans le dos ...
« A 4 heures 55 heures le 30 Décembre, des projecteurs sont apparus à l’arrière du bateau. Il y avait deux navires de guerre israéliens. Ils sont arrivés à toute vitesse, et sont restés à côté de nous.

Ces bateaux peuvent faire plus de 45 noeuds, transporter dix tonnes de carburant et des systèmes d’armements sophistiqués dont des missiles Hellfire [missiles téléguidés de fabrication américaine]. Des balles traçantes ont été tirées vers le ciel, formant des ellipses, puis des fusées éclairantes. A 5 heures 30 environ, une canonnière orientait son projecteur sur le côté gauche du Dignity. Soudain il y eut un fracas terrible à l’avant, puis un autre presque simultanément, et encore un autre sur le côté gauche ... Il y a eu une forte inclinaison et il a semblé que le bateau était en pleine décomposition. Il faisait noir, la force du vent était de 4 à 5 et il y avait une mer de 10 pieds.

Le capitaine criait : ’nous avons été enfoncés’. » « On craignait que le bateau ne coule. Il a envoyé un signal de détresse Mayday, mais il n’y avait pas de réponse. Cynthia McKinney et Caoimhe Butterly ne savaient pas nager ; les gilets de sauvetage ont été rapidement distribués à tous. La coque prenait d’eau, mais les pompes étaient au travail. Les premiers mots d’un commandant de l’une des canonnières nous sont parvenus par la radio. Ce fut d’abord une accusation selon laquelle l’équipage du navire était impliqué avec des terroristes et qu’il était subversif.

Puis vint la menace de tirer. Le capitaine interdisait de se rendre dans la bande de Gaza ou plus au sud, à El-Arish en Egypte. Il a ordonné de retourner à Larnaca - environ 160 miles, même si le bateau avait été gravement endommagé, et les Israéliens ne savaient pas si il y avait suffisamment de carburant, ce qui n’était pas le cas. Il a pris un cap au nord et le bateau est resté flottant dans une mer plus calme. »
« Un membre de l’équipage a négocié avec les autorités libanaises l’accès à un port sécurisé à Sour (Tyr), où se pressait une foule en liesse sur les quais. Un navire de la FINUL est sorti pour nous escorter et les canonnières israéliennes, qui nous suivaient, sont reparties. »
« Y avait-il eu intention meurtrière ? Une canonnière est sortie de la nuit noire, sans feux de position et juste avec un projecteur, indiquant notre coque bâbord comme cible aux autres bateaux. Elle s’est approchée à environ 30 degrés sur la gauche du Dignity et à toute vitesse. L’intention de couler le Dignity et donc de noyer son équipage était claire. Si la coque avait été en GRP (plastique renforcé de verre), elle aurait éclaté et le bateau aurait coulé comme une pierre à 53 miles nautiques au large de Haïfa. Heureusement, la coque était construite en contreplaqué pour la mer avec des renforcements en bois et elle a tenu ... »
L’équipage du Spirit of Humanity a été relâché, sauf une écossaise très résolue, Theresa McDermott. Elle a été plus tard emprisonnée dans la prison de Ramleh. Lorsque le consulat britannique en Israël a été contacté pour aider à localiser Teresa, le personnel a refusé de d’aider à la trouver en disant qu’il ne pouvait pas fournir d’aide à une citoyenne du Royaume-Uni à moins que, personnellement, elle ne l’ait demandé. Teresa a été libérée après six jours, son « crime » étant probablement d’être membre de la Campagne internationale de solidarité comme l’était Rachel Corrie avant elle.

Ma question écrite à M. Miliband était tout simplement celle-ci :
Pourquoi le gouvernement de Sa Majesté n’a-t-il pas fourni une escorte pour le navire Spirit of Humanity, afin de le protéger des actes tout à fait illégaux de piraterie et de menaces à la vie [de l’équipage] venant de la marine israélienne ? Il y a eu des incidents répétés de harcèlement, de dommages infligés, de vol et d’agression armée en haute mer ou dans les eaux palestiniennes contre des navires désarmés par la marine israélienne.

Le gouvernement britannique a promis haut et fort que la Royal Navy allait aider à faire cesser « la contrebande » d’armes pour la résistance de Gaza, mais elle ne protègera pas les pêcheurs de Gaza d’être attaqués par des maraudeurs israéliens alors que ces gens tentent de gagner leur vie. Et évidemment, le gouvernement ne prendra pas la peine de protéger son propre peuple alors que celui-ci s’active à des ations légitimes.
Mais, bien sûr, ils ont rapidement fait beaucoup de bruit lorsque l’Iran a capturé 15 marins britanniques il y a deux ans s’étant prétendument égarés dans les eaux iraniennes.

Pour prix de nos péchés nous sommes maintenant aux prises avec un secrétaire au Foreign Office qui appelle à la libération du membre d’un équipage de tank, Gilad Shalit, mais pas à la libération de 11 000 civils palestiniens - dont des femmes et des enfants - qui croupissent dans les geôles israéliennes. Il permet même à l’ambassadeur britannique de se transformer en larbin de la communauté juive dans cette campagne à sens unique.

Le 25 Juin Miliband, a déclaré :
« Aujourd’hui, c’est le troisième anniversaire de l’enlèvement de Gilad Shalit. Les deux ministres britanniques et l’ambassadeur britannique en Israël ont eu des contacts répétés avec la famille de Gilad et ont souligné notre soutien à la libération immédiate de Gilad. En Septembre dernier, l’ambassadeur a aidé à livrer au CICR [Comité international de
la Croix-Rouge] plus de 2000 cartes du Nouvel An juif pour Gilad dans le cadre d’une campagne organisée par la communauté juive du Royaume-Uni. Je renouvelle l’appel du Royaume-Uni au Hamas pour sa libération immédiate, inconditionnelle et en bonne santé. Nous partageons la consternation de la famille Shalit suite au refus du Hamas de permettre au CICR l’accès à Gilad. »
Il est honteux que son désarroi ne s’étende pas aux 11 000 familles palestiniennes.
Les Britanniques découvrent la vérité sur l’absence de tout respect de la loi par Israël. En l’absence d’une action ferme du gouvernement britannique, ils adoptent des mesures de représailles sous la forme d’un boycott, qui a poussé M. Miliband à pleurnicher que « le gouvernement était consterné que des motions appelant au boycott d’Israël soient en cours de discussion dans les congrès syndicaux et conférences syndicales cet été ». Il insiste sur le fait que les boycotts « entravent les possibilités de coopération et de dialogue et ne servent qu’à polariser le débat encore plus. Le boycott ne ferait que rendre plus difficile la conclusion d’une paix que les Palestiniens et les Israéliens méritent et souhaitent ».

M. Miliband n’a appris aucune des leçons des 61 dernières années. Et notre premier ministre en gestation, David Cameron (un sioniste et, comme Brown et Blair, un patron du Fonds National Juif), n’est pas différent. Il a déclaré : « Je pense qu’il y a autre chose que nous devons faire, c’est dire à nos universitaires dans ce pays que les boycotts d’Israël sont tout à fait inacceptables, et je pense que nous avons aussi besoin de le dire aux syndicats. »

Aujourd’hui, vous devez soigneusement faire votre chemin à travers une véritable course d’obstacles pro-sionistes - les élus et leurs comparses israéliens qui hantent tous les coins et recoins dans les coulisses du pouvoir et dominent les organes clés de la défense britannique. Ces porteurs de drapeaux israéliens semblent trop heureux que les Israéliens nous urinent dessus - comme sur le reste du monde - et ils les récompensent par encore plus de commerce et de coopération scientifique.

Stuart Littlewood   

29 Avril

Source: Info Palestine


1-7 Youssef Boussoumah : Le colonial, le criminel de guerre et la supplétive indigène.

Jeudi 15 avril 2010, le maire de Paris, Bertrand Delanoë, digne représentant du très colonialiste parti socialiste, le président israélien Shimon Pérès, responsable en tant que 1er ministre, de l’invasion du Liban de 1996 et du massacre de 100 civils réfugiés dans un abri du village de Cana et Rachida Dati, maire du 7è arrondissement de la capitale, préposée indigène aux basses œuvres judiciaires de la république sarkozienne, ont inauguré en grandes pompes, l’esplanade Ben Gourion, du nom du fameux criminel de guerre israélien.

Ce dernier, grand organisateur de l’expulsion de 800 000 Palestiniens en 47/48 mais aussi grand pourvoyeur de charniers à Tantura, Lyda et autres villes, comme à Acre, Jaffa ou Haïfa est aussi celui qui très cyniquement pronostiquait et misait sur la disparition des Palestiniens en tant que peuple, amené selon lui, à se perdre progressivement dans les limbes de l’Histoire.
Mais loin s’en faut, il n’y a pas que de l’opportunisme dans la décision de Delanoë. Plus qu’une fraternité d’armes, celle établie entre l’Israël de Ben Gourion et
la France du socialiste Guy Mollet en 1956, aux fins d’agresser l’Egypte de Nasser, il y a aussi une véritable fascination. Celle que peut éprouver le dirigeant d’un parti, le P.S., pour un maître du genre colonial, qu’il reconnaît comme son inspirateur.
Ainsi, l’un des plus beaux sites de la capitale sera désormais dédié à celui qui a fait le malheur du peuple palestinien. Il s’agit d’une allée en bord de Seine, faisant face au musée du quai Branly, consacré aux arts et civilisations d’Afrique, d’Asie, d’Amérique et d’Océanie. On ne saurait trouver mieux que la proximité de cette nouvelle mouture du musée des colonies dont d’ailleurs il a hérité d’une grande partie des collections, pour honorer le souvenir abject du fondateur d’une des pires entreprises coloniales européennes. Que Delanoë s’en réjouisse, libre à lui, mais qu’il sache que, politiquement parlant, il devra en assumer toutes les conséquences. Et surtout, pour prétendre faire bonne mesure, pas question que d’ici quinze jours, il nous propose en consolation, une de ses bougnouleries dont il a le secret. Une quelconque impasse des Mille et une nuit ou une possible ruelle de la danse du ventre, un susucre en somme. La question est politique et la promenade Ben Gourion est une infamie irrattrapable qui arrive après tant d’autres. Comme le quasi jumelage de Paris avec Tel Aviv, la place Théodor Herzl ou les festivals culturels franco israéliens. Cependant, par honnêteté, il nous faut évoquer également l’attitude hypocrite des élus d’autres partis de gauche qui, présents en juillet 2008 au Conseil de Paris, lors du vote de la décision de cette inauguration, n’avaient pas jugé bon s’y opposer. Aujourd’hui, afin de racheter leur turpitude, ils poussent des cris d’orfraies et revendiquent, pour contrebalancer, disent ils, la promenade Ben Gourion, une rue Arafat. Qu’ils sachent qu’on ne compense jamais une infamie. Pourrait on compenser l’inauguration d’un boulevard Adolf Hitler par une avenue Jean Moulin, une avenue général Massu par un boulevard Maurice Audin ?
En tout cas, cela indique bien, si besoin était, les limites de la confiance anti coloniale pouvant être accordée à ces partis. Et si nous, nous faisons confiance à la grande crue décennale qui s’annonce pour engloutir sous les eaux, la promenade Ben Gourion, c’est bien sur notre parti anti colonial, le PIR, aux côtés d’autres anticolonialistes conséquents, que nous comptons pour contribuer à refermer définitivement sur le P.S, le couvercle de la poubelle de l’histoire qui déborde de ses déjections.

Youssef Boussoumah 

21 AvrilYoussef Boussoumah, membre du Parti des Indigènes de la République

Source: Les Indigènes de la République

tiré d'investig'Action


1-8 Gaza: des hommes masqués incendient un camp d'été organisé par l'ONU.

Des dizaines d'hommes masqués ont incendié dimanche les installations d'un camp d'été organisé par l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) et menacé le directeur de cette agence de "mesures sévères", a indiqué son porte-parole.

"Des hommes armés ont mis le feu aux installations du camp, notamment des équipements récréatifs et des bassins en plastique, et les ont totalement détruits", a déclaré à l'AFP le porte-parole Adnane Abou Hasna.

Il a précise que des hommes masqués avaient attaqué et attaché un vigile du camp, qui devait s'ouvrir le mois prochain, laissant sur les lieux une enveloppe contenant quatre balles adressée à John Ging, le directeur pour Gaza de l'UNRWA.

De même source, les hommes armés ont bloqué la route côtière qui longe le littoral méditerranéen de la bande de Gaza avant de détruire ce camp d'été.

Il s'agissait de l'un des plus importants camps d'été réservés à quelque 250.000 enfants de réfugiés palestiniens dans l'enclave palestinienne.

Le directeur de l'UNRWA a stigmatisé cette agression la qualifiant "d'acte de vandalisme lié à l'extrémisme, s'attaquant au bonheur des enfants".

"L'UNRWA ne se laissera pas intimider par de tels actes et reconstruira rapidement le camp", a-t-il assuré dans un communiqué.

La police du Hamas a ouvert une enquête et le porte-parole du ministère de l'Intérieur Ihab al-Ghussein, a dit "condamner sévèrement cette attaque" assurant que ses commanditaires seront poursuivis.

L'UNWRA fournit une aide alimentaire ainsi que des services éducatifs et de santé à plus d'un million de Palestiniens de la bande de Gaza, considérés comme des réfugiés.

Ce territoire est soumis au blocus d'Israël depuis que le Hamas en a pris le contrôle à la faveur d'un coup de force en juin 2007 contre le parti laïc Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas.

L'Egypte a en outre resserré le contrôle de ses frontières avec la bande de Gaza.

(AFP / 23 mai 2010 1)


1-9 Sérieuses préoccupations israéliennes quand à leur avantage militaire!

Le chef de la section technologique de l’armée israélienne, le général Kadhai Shahar, a déclaré que l'écart technique et technologique entre "Israël" et ses ennemis diminue d’une manière rapide et très dangereuse.
Il a noté qu'une série de rapports des services de sécurité et des services de renseignements ont montré que nous ne possédons pas un énorme avantage, comme  c’était le cas auparavant, dans le domaine des  coopérations technologiques et techniques, notamment au sujet des combats nocturnes et de la force aérienne" !
Kadhai a ajouté : "Nos ennemis ont développés leurs technologies, d’une manière progressive, ce qui pose un dilemme pour nous », en soulignant que « la révolution technologique a dévoilé l'ensemble de nos réalisations technologiques militaires à l'ennemi qui contre-attaque en innovant de nouveaux systèmes de défense et de nouveaux armements».
Par ailleurs, le quotidien  Al Hayat avait rapporté que le ministre de la guerre israélien , Ehud Barak avait déclaré lors d'une rencontre organisée par le parti travailliste, qu’ils avaient besoin d'un changement fondamental et urgent dans les relations israélo-américaines, car la poursuite de la supériorité militaire qualitative dépend de la volonté des États-Unis à maintenir cette prédominance.

20/05/2010

 http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx...

n° 527- Témoignages de Palestine et d'ailleurs. - 24-05 - : -Fin - : Pots de vin et chantage à l'ONU pour la création « d'Israël »

n° 527- Témoignages de Palestine et d'ailleurs. - 24-05 - : -Fin   - : Pots de vin et chantage à l'ONU pour la création « d'Israël »



       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 

                                                       



Témoignages

de Palestine & D’ailleurs

  n°527                                                                                                                  24-05

C.De Broeder & M.Lemaire

 



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

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b) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens...

c) sur le site de Robert Bibeau :  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

d) sur le site de Eva Resis       :  no-war.over-blog.com  - http://no-war.over-blog.com/

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

 

Sommaire

2 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

2-1 Leila Mazboudi : Pots de vin et chantage à l'ONU pour la création « d'Israël »

2-2 Derrière Le Blocus De Gaza La Logique Sado-Nazie D’Israël.

2-3 Proche-Orient : Israël négocie et bombarde.  

2-4 Ce que les Israéliens refusent de voir.

2-6 Noam Chomsky.

1 Noam Chomsky sur la politique étrangère d’Obama.

2 Je suis déconcerté par les contradictions de Noam Chomsky sur la Palestine.

2 James Petras : Noam Chomsky et le Lobby pro-israélien : Quatorze thèses erronées.




2 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

2-1 Leila Mazboudi : Pots de vin et chantage à l'ONU pour la création « d'Israël »
Nouvelle révélation qui devrait faire réfléchir sur les facteurs qui ont contribué à la création de l’entité sioniste et la prise de position au sein de l’organisation onusienne : C’est grâce aux  pots de vins et au chantage que l’usurpation de
la Palestine a été décidée. Sur les 33 états des 46 membres qui formaient de l’Assemblée générale en 1947, nombreux sont les pays qui ont perçu des pots de vin afin d’accorder leurs voix en faveur de la résolution onusienne 181 sur la partition de la Palestine.
Cette
divulgation revient à un historien israélien, Benny Morris, l’un des plus "sionisant" de ceux qui furent connus sous l’appellation «  les nouveaux historiens israéliens du post-sionisme ». Elle est étayée dans son nouveau livre intitulé «  1948 : l’histoire de la première guerre arabo-israélienne » dans lequel il brosse l’histoire de l’entité sioniste, minée par les mensonges et les fausses croyances. Son approche même celle présentant les images les plus poignantes contre des Palestiniens n’a rien d’un examen de conscience. Elle vise surtout à justifier aux sionistes toutes leurs agressions, au nom de la création de l'entité sioniste.
Quelques jours avant le vote, raconte Morris, les dirigeants du mouvement sioniste étaient particulièrement perturbés. Après avoir décompté les voix des votants, les résultats s’avéraient être en défaveur de la création de l’entité sioniste.
C’est à ce moment que fut prise la décision de puiser dans le machiavélisme : «  à ce point là, l’un de ces dirigeants sionistes jugea que les moyens propres de dissuasion n’étaient plus suffisants, et qu’il fallait recourir aux moyens sombres, dont les pots de vin et les autres pressions », écrit Morris, signalant que «  les considérations financières ont joué un rôle considérable sur les représentants de pays d’Amérique du sud, dont l’un d’entre eux perçut la somme de 70 mille dollars en contre partie de son vote en faveur de la partition ».
L’historien israélien évoque le cas du Costa-Rica, prétendant qu’il a touché le montant de 45 milles dollars, celui du Guatemala dont le représentant  faisait part d’un zèle quelque peu exagéré selon Morris pour le sionisme et qui, « d’après les documents des archives britanniques  percevait des sommes de la part de mouvements sionistes américains et était en relation avec une juive ».
Un deuxième procédé tout aussi démoniaque fut également utilisé pour la création « d’Israël », celui du chantage. Selon Morris, il était exercé contre ceux qui refusèrent d’être corrompus: ainsi le Libéria s’est vu menacé de ne plus pouvoir vendre son caoutchouc.
Parmi les parties qui l’exercèrent, en général des hommes d’affaires et d’influence sionistes, est mentionné un certain Samuel  Zamouraï dirigeant d’un syndicat américain (la société des fruits unifiée) qui jouissait d’une grande influence dans les Caraïbes.
  Ces procédés ne sont certes pas une nouveauté pour le public israélien. Ils ont été mentionnés par des historiens tels Michaël Cohen et Tom Seguev, lequel avait écrit qu’à cette époque, un budget d’un million de dollars a été assigné pour «  des opérations spéciales ».
Mais pourquoi Morris, selon lequel ils sont bel et bien légitimes car « la création d’Israël était à l’ordre du jour… et la fin justifie les moyens », les rappelle-t-il à un moment où l’entité sioniste sonne plus que jamais la sonnette d’alarme sur son existence. 
«  Un pot de vin est meilleur qu’une troisième guerre mondiale que les Arabes menaçaient  de déclencher si l’état était proclamé », avait-il glissé durant son entretien avec le Yediot Aharonot.
Les propos peuvent éventuellement suggérer, aux yeux du bourreau, le contentieux présent avec l’Iran,
la Syrie, le Hezbollah et le Hamas. 
Mais aux yeux des victimes, ils prouvent une fois de plus l'ampleur de l'arnaque, via les instances internationales.

 22 mai

Source : Al Manar
http://www.almanar.com.lb/...


2-2 Derrière Le Blocus De Gaza La Logique Sado-Nazie D’Israël.

Une logique sadique et un souci du détail dans l’organisation administrative du blocus rappellent les méthodes des Nazis dans le Ghetto de Varsovie, dans les camps d’extermination. Israël en a « tiré les leçons ».

Nourrissons palestiniens condamnés à mourir.

L’organisation israélienne de défense des droits de l’homme Gisha a poursuivi en justice le gouvernement israélien avec pour objectif d’obliger Israël à révéler des informations concernant le contrôle des importations dans Gaza qui maintient la population palestinienne sous blocus, une punition collective définie comme crime de guerre par le Droit International.
Par exemple, les règles qui autorisent l’importation de cannelle et pas de coriandre semblent arbitraires et ça l’est. Mais ce qui est choquant c’est la logique sadique dissimulée derrière et mise en place jusqu’au moindre détail par ceux qui ont le Houpza (arrogance extrême) de prétendre défendre les Juifs de tout nouveau génocide.
Il n’y a rien de plus efficace pour renforcer le sentiment d’impuissance au sein d’une population prisonnière que le fait que tous les détails de la vie quotidienne sont sous le contrôle et le bon vouloir d’un pouvoir invisible et inaccessible et surtout imprévisible. C’est ce qu’on appelle de la subjugation un exercice sadique pour casser toute volonté de résistance chez ceux qui sont soumis à ce régime.
La directrice de Gisha, se défendant d’être experte ne matière de sécurité pour se protéger de toute critique des responsables sionistes à l’affût et prêts à crier « trahison », mais il est bien évident que pour elle :
I« Empêcher des enfants de recevoir des jouets, des fabricants de se fournir en matières premières - je ne vois pas en quoi cela correspond à des besoins sécuritaires israéliens ».
Il est clair que la rhétorique du « sécuritaire « est exploitée par le régime sioniste pour violer au quotidien les droits de base des Palestiniens de Gaza.

Le gouvernement israélien a finalement fourni au tribunal un document répondant de manière tout à fait partielle à la demande de Gisha, mais qui reste néanmoins révélateur de l’état d’esprit sado nazi qui prévaut au sein de l’establishment israélien vis-à-vis de la population palestinienne vivant sous occupation. La BBC en a obtenu une copie.
La raison principale évoquée pour maintenir ce blocus inhumain sur plus de 1.5 millions de Palestiniens dont plus de 50% d’enfants, est définie comme suit :
« Les restrictions sur le transfert de biens est un pilier central des moyens dont disposent l’Etat d’Israël dans le conflit armé qui l’oppose au Hamas ».
Autrement dit Israël avoue textuellement qu’il viole le Droit International sciemment et ce pour forcer la résistance palestinienne à Gaza à se soumettre donc qu’il commet volontairement pour se faire un crime de guerre contre la population civile palestinienne. Un document en plus à verser au dossier des poursuites judiciaires contre les responsables politiques et militaires israéliens pour crimes de guerre à l’encontre de la population palestinienne.
Les autorités israéliennes ont également confirmé l’existence de 4 autres documents qui définissent comment fonctionne ce blocus :
Comment ils procèdent pour répondre aux demandes palestiniennes d’importations dans Gaza,
Comment ils contrôlent les pénuries dans Gaza,
Comment ils donnent leur accord sur la liste de ce qui est autorisé à y entrer,
Et un document intitulé « Consommation Alimentaire dans la Bande de Gaza - Lignes Rouges » qui établit le nombre minimum de calories nécessaires pour les 1.5 millions d’habitants de Gaza selon leur âge et leur sexe ?

Israël a refusé de fournir ces documents sous prétexte que selon les propres termes des autorités israéliennes : « cela causerait du tort à la sécurité nationale et aux relations étrangères ».
Sur le plan organisationnel Israël rivalise d’ingéniosité avec l’organisation nazie de planification du génocide juif même si cela se fait en tablant sur un génocide lent -malnutrition et tout l’éventail de maladies qui s’y rapporte, pénurie de soins, dégénérescence… pour régler ce qui est considéré par les autorités israéliennes mais aussi par la grande majorité des Juifs israéliens comme la plus grande menace contre le régime sioniste : la démographie galopante palestinienne Gaza incluse.
Israël , lorsqu’il ne bombarde pas les Palestiniens avec des bombes au phosphore, à l’uranium appauvri, des missiles remplis de fléchettes, et autres armes sophistiquées qu’il expérimente sur les civils de Gaza avant de les vendre sur le marché international de l’armement, est devenu expert en gestion de la souffrance palestinienne par malnutrition, guerre psychologique, privations de toutes sortes.
On comprend dés lors pourquoi Israël refuse de rendre ces documents publics par crainte bien évidemment des retombées négatives dans ses relations avec les états occidentaux.
Mais le refus des dirigeants politiques comme Obama, Sarkozy, Merkel etc.. de condamner Israël ou même simplement de faire pression pour que cesse ce siège féodal, cette barbarie les rend irrémédiablement complices.
L’histoire les jugera comme tels.

Liste des produits autorisés dans Gaza
www.rafahtoday.org
http://www.planetenonviolence.org/Derriere-Le-Blocus-De-Gaza-La-Logique-Sado-Nazie-
D-Israel_a2179.html


2-3 Proche-Orient : Israël négocie et bombarde.  

Israël qui, depuis 1948, ne cesse de se consolider aux dépens de ses voisins, menace la stabilité du Proche-Orient.
Comme si sa supériorité militaire fait un doute,
la Chambre des représentants américains a approuvé à une majorité écrasante (410 voix contre 4) un projet du président américain, Barak Obama, prévoyant d’octroyer 205 millions de dollars à Israël pour la mise en place de son système de défense contre des roquettes et des missiles de courte portée, intitulé «Iron dome».
Pour le président de la commission des Affaires étrangères de
la Chambre, Howard Berman, c’est une question vitale de protéger «chaque mètre carré d’Israël». Réconforté, Tsahal roulera demain ses mécaniques.
Il débutera son exercice annuel de défense civile. Officiellement c’est pour préparer ses arrières et les services de secours à une éventuelle  attaque massive de roquettes de Hamas ou du Hezbollah.
Selon Nabil Qaouk, un responsable du parti chiite libanais, «les combattants ont reçu pour instruction de se tenir totalement prêts face à la manœuvre israélienne » et «en cas de nouvelle agression contre le Liban, les Israéliens ne trouveront pas un endroit en Palestine où se cacher ».
Nouvelle guerre ? Israël, qui a récemment accusé
la Syrie de fournir des missiles Scud au Hezbollah, avait prévenu qu’il tiendrait le gouvernement libanais pour responsable, et non le mouvement chiite, en cas de conflit armé. Le Premier ministre libanais, Saâd Hariri se rendra demain à Washington pour sa première visite officielle aux Etats-Unis. Selon Oussama Safa, directeur du Centre libanais des études politiques, lors de cette visite,
M. Hariri, qui rencontrera le président Obama, «cherchera à obtenir des garanties de Washington contre une nouvelle aventure israélienne au Liban».
Lors de sa première rencontre, jeudi, avec l’émissaire américain, George Mitchell dans le cadre des négociations indirectes entre Israël et l’Autorité palestinienne, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu s’est dit «prêt à faire des gestes de bonne volonté envers les Palestiniens».
En contrepartie, il leur exige  de s’employer «à donner une atmosphère positive aux entretiens et ne mène pas une campagne internationale contre Israël comme elle l’a fait pour empêcher son adhésion à l’OCDE». Mais les gestes de bonne volonté israéliens sont bien singuliers.
Quelques heures après cette rencontre entre Mitchell et Netanyahu, l’armée israélienne a lancé trois raids aériens sur la bande de Gaza.
Autre geste israélien : Mohammed Abou Teir, un député du Hamas emprisonné depuis près de quatre ans, à peine relâché, qu’il se voit signifier par la police d’El Qods, après un interrogatoire, qu’il est «indésirable» à El Qods.
«Les enquêteurs m’ont dit que je devais rester dans mon village et ne pas venir en ville (El Qods)», dit-il. L’heure a-t-elle sonné pour une nouvelle guerre au Proche-Orient ?

22/05 

http://www.horizons-dz.com/monde/10242.html


2-4 Ce que les Israéliens refusent de voir.

Tous les sujets tabous intéressent l’opinion publique israélienne, sauf la répression contre les Palestiniens.

Ces derniers vivent pourtant à quelques kilomètres de chez eux, constate le poète Yitzhak Laor.

Les Israéliens raffolent des secrets militaires. Leurs best-sellers sont des livres écrits par d’anciens militaires, espions ou responsables du Shabak [service de la sûreté] et du Mossad [service de renseignement].

Toute une culture s’est bâtie autour de “ce dont il est interdit de parler mais qu’il faut savoir à tout prix”. Mais il y a une chose que les Israéliens (ou du moins la plupart d’entre eux) ne veulent pas savoir et qui n’a rien à voir avec le secret militaire. La dernière enquête d’opinion réalisée par le Centre Tami Steinmetz de recherches sur la paix indique que, s’il y a un sujet dont l’opinion israélienne ne veut rien savoir, c’est la répression contre les Palestiniens. Ici, il ne s’agit pas de secret mais de déni.

Une enquête n’était sans doute pas nécessaire. Il suffit de regarder les informations sur une chaîne privée pour comprendre que ce qui se passe dans les Territoires palestiniens n’est pas “vendeur”.

Non seulement les gens ne veulent rien savoir parce qu’ils savent pertinemment qu’il y a quelque chose à savoir (sinon ils ne refuseraient pas de savoir), mais l’armée israélienne est désormais considérée comme l’unique source légitime d’information sur les Territoires.

Or l’armée ment – et c’est une litote. Le vocabulaire dont elle use pour, par exemple, évoquer les tirs contre des manifestants palestiniens non violents est truffé d’euphémismes, et le devoir d’explication ne se fait sentir que lorsque des ONG israéliennes comme B’Tselem diffusent des photos montrant, par exemple, des colons ouvrir le feu sans que l’armée ne bouge le petit doigt. Voilà le genre de choses que les Israéliens ne veulent pas savoir.

Les Territoires sont loin. Les Palestiniens sont loin. Le “mur”, les routes de séparation, l’armée et les journaux télévisés sont responsables de cette hallucination. La “Judée” et la “Samarie” [appellations bibliques de la Cisjordanie] sont pourtant tout près de nous. Les colons vivent parmi nous. Nous les voyons tous les jours, eux et leurs maisons. Ils sont dans l’armée. Ils sont l’armée. Mais la séparation entre, d’une part, ceux qui sont près de nous, qui ont le droit de vote, les armes, les droits et l’appui financier de l’Etat, et, d’autre part, ceux qui vivent à égale distance physique mais qui sont tenus en respect loin de nous, de l’autre côté du mur, des clôtures et des barrages, cette séparation est entretenue par notre refus de savoir, par notre déni.

Les ONG israéliennes défendant les droits de l’homme sont harcelées tout simplement au nom de notre refus de savoir. Il nous est interdit de nous forger librement une opinion sur des faits, des scènes, des voix et des options, toutes choses censées participer à la prise de conscience par l’Israélien – qui vit à cinq minutes – de cette réalité incroyable que représentent quarante-trois ans de dictature militaire exercée sur un autre peuple. Nos arguments sécuritaires sont contredits par un argumentaire diamétralement opposé, selon lequel notre insécurité résulte de la dépossession des Palestiniens, du contrôle que nous exerçons sur leurs ressources naturelles et des entraves infinies que nous imposons à leur vie quotidienne. Mais ce dernier argumentaire ne fait pas le poids face à la perception israélienne du “Nous sommes ici, eux ne sont pas ici”.

Lorsque le principal du lycée Ironi, à Tel-Aviv, a demandé que l’on emmène ses enseignants voir les barrages [israéliens dans les Territoires palestiniens], il s’est fait violemment rappeler à l’ordre par sa hiérarchie. C’est la réalisation d’une prophétie de Karl Marx : “Un peuple qui en opprime un autre forge ses propres chaînes.” On ne saurait mieux décrire notre réalité historique actuelle.

Source : Yitzhak Laor dans Association France Palestine Solidarité, 20 mai 2010, http://www.france-palestine.org/article14712.html

Ecrit par Association France Palestine Solidarité

21/05/2010  

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/05/21/le-grand-malaise-des-juifs-americains_1361102_3232.html


2-5 Les Israéliens s'apprêtent à une catastrophe jamais vue

62 ans après l'usurpation de la Palestine, les Israéliens s'entrainent à la plus grande catastrophe dans leur histoire.
 Des immigrés, des évacués, des réfugiés dans des camps, une terminologie jamais utilisée pour parler des Israéliens, mais aujourd'hui, elle est l'une des principaux titres de la plus grande manœuvre dans l'histoire d'"Israël".
 Le commandement du front intérieur a mis en place un plan détaillé ayant pour objectif de contrôler l'évacuation collective des colons des régions qui seront les cibles d'attaques aux missiles, en cas de guerre.
  Dans ce contexte, le chef du front interne, le général Yaiir Golan, a présenté ce plan au chef d'état major et au ministère de la guerre. Il a notamment parlé de "scénario effrayant", appelant les autorités israéliennes à s'engager à assurer les besoins de ses citoyens et à faciliter leur évacuation des régions qui seront bombardées.  
Toujours selon Golan, il faut aménager les bâtiments publics pour qu'ils puissent accueillir, d'une façon  temporaire les déplacés, pendant la guerre. Il en est de même, pour les endroits souterrains, comme les parkings, a-t-il ajouté.
  Entre-temps, le quotidien israélien Haaretz, a révélé que les responsables sont convenus à installer des camps pour les déplacés dans les réserves naturelles et de leur ouvrir les bases militaires moins exposées au danger.
  Citant un haut responsable dans le commandement du front intérieur, le Haartez a rapporté qu'"Israël" ne pourra plus ignorer le phénomène de déplacés pendant la guerre.
  Pour ce responsable, "Israël" sera obligé à faire face au déplacement des centaines de milliers, durant la guerre

 21/05

http://www.almanar.com.lb  


2-6 Noam Chomsky .

1 Noam Chomsky sur la politique étrangère d’Obama.

Extrait 

AMY GOODMAN : (…) que pensez-vous de l’administration Obama et du conflit Israélo-palestinien ?

NOAM CHOMSKY : Le conflit israélo-palestinien est un cas facile. Il y a un consensus international quasi-total depuis 35 ans maintenant sur ce qu’il convient de faire pour résoudre le problème – du moins à court terme - à savoir : deux états avec des frontières reconnues par toutes les parties, avec, selon les termes employés, « des modifications mineures et acceptées par les deux parties ». C’était d’ailleurs la politique officielle des Etats-Unis jusqu’à ce qu’ils décident un jour de s’évader du monde réel, au début des années 70. Et c’est un point de vue très largement partagé. En 1976, il y a même eu une résolution du Conseil de Sécurité appelant à une solution à deux états. Les Etats-Unis ont opposé leur veto. Et ça n’a pas cessé depuis. Je ne vais pas passer toute l’histoire en revue, mais si on en arrive directement au présent, le consensus est désormais quasi-total. Il y trouve tous les états arabes, et ce depuis longtemps. Il y trouve l’Iran, l’Organisation des Etats Islamiques. Il y trouve le Hamas. En fait, il y trouve tout le monde sauf les Etats-Unis et Israël.

Que dit l’administration Obama ? C’est intéressant. Obama a cette grande vision, mais si vous regardez les choses de plus prés, en oubliant la vision et en examinant les faits, les choses changent. D’un côté, il demande poliment au Israéliens ne plus étendre leurs colonies, ce qui n’a pas de sens, parce que le problème, c’est l’existence même des colonies, pas leur extension. De plus, ces mots n’ont aucun sens. Il ne fait que répéter les propos de Bush. En fait, il cite ce que l’on appelle la Feuille de Route, le soi-disant accord officiel pour aller de l’avant. Il ne fait que le citer. Ca n’a aucun sens, mais ça fait malgré tout partie de sa grande vision.

D’un autre côté, et qui est plus intéressant, peu de temps après sa prise de fonction, il a donné son premier et jusqu’à présent son unique discours sur le conflit israélo-palestinien. C’était au moment où il présentait George Mitchell comme son négociateur, ce qui est un bon choix, si on lui donne les moyens de réussir. C’est à ce moment-là qu’Obama a expliqué ce qu’il avait l’intention de faire. C’était au moment de la main tendue vers le monde musulman. Il a dit, en parlant de la proposition de paix arabe, eh bien voilà ce que j’appelle une proposition constructive – c’était sa façon à lui de flatter les auteurs de la proposition. Puis il a enchainé, en déclarant, « Il est temps que les Arabes se conforment à leur proposition de paix et commencent à normaliser leurs relations avec Israël. » Obama est un homme instruit, intelligent. Je suppose qu’il choisit ses mots avec soin. Il savait parfaitement que ce n’était pas la proposition de paix arabe. La proposition de paix arabe reprenait les termes du consensus international et disait, dans l’éventualité de deux-états, que les états Arabes iraient même au-delà d’une normalisation des relations avec Israël. Obama en a extrait le corollaire, mais a omis la substance, ce qui est une façon comme une autre de déclarer que les Etats-Unis allaient se cantonner dans leur position de refus. Il n’aurait pas pu être plus clair.

Avec cet appel à cesser l’expansion des colonies, il a été un peu plus loin – pas lui, personnellement, mais ses porte-paroles lors des conférences de presse. On leur a demandé si l’administration allait faire quelque chose si Israël refusait. Ils ont répondu « non, c’est purement symbolique ». En fait, ils ont explicitement dit que l’administration ne ferait pas ce que George Bush père, lui, avait fait. George Bush père avait quelques petites punitions qu’il distribuait lorsqu’Israël s’entêtait à désobéir aux Etats-Unis. Clinton les a adoucies et Obama les a supprimées. Il a dit, « non, c’est juste symbolique. » Ce qui revient à dire à Benjamin Netanyahu « allez-y, faites ce que vous voulez. Nous dirons que nous sommes mécontents mais nous le ferons avec un clin d’œil complice, alors allez-y. En attendant, nous participerons, en vous envoyant des armes. Nous vous accorderons un soutien diplomatique et une participation active. » C’est cela, sa vision. Difficile d’être plus clair.

Que pouvons-nous faire ? Nous pouvons essayer de faire en sorte que les Etats-Unis rejoignent le monde réel. Dans ce cas précis, ce serait rejoindre le reste du monde. Rejoignez le monde réel et acceptez le consensus international et cessez de participer activement à son viol, c’est-à-dire aux actions de l’état d’Israël. J’aurais pu dire aux actions de l’état d’Israël et des Etats-Unis. Ce qu’Israël et les Etats-Unis sont en train de faire à Gaza et en Cisjordanie, c’est de détruire l’espoir d’une réalisation de ce consensus international.

Et je crois qu’il n’y pas beaucoup d’alternatives. En fait, de nombreux militants palestiniens eux-mêmes vont jusqu’à dire qu’il faut abandonner la solution de deux états et laisser Israël s’emparer de tous les territoires, éventuellement les annexer, pour ensuite passer à une lutte pour les droits civiques et une lutte similaire à celle contre l’apartheid. Ceux qui disent ça sont aveugles. Cela n’arrivera jamais. Les Etats-Unis et Israël ne laisseront pas faire. Ils continueront de faire exactement ce qu’ils sont en train de faire : étrangler Gaza, le détacher de la Cisjordanie, en violation des accords internationaux et, en Cisjordanie, s’emparer de tout ce qui les intéresse.

NOAM CHOMSKY
interviewee par AMY GOODMAN

Traduction VD pour le Grand Soir. Précision du traducteur : s’agissant d’une interview, le traducteur a tenu à gommer les hésitations du "parler" pour rendre la lecture un peu plus fluide. Merci de signaler les erreurs et coquilles car errare humanum est.

TRANSCRIPTION ORIGINALE EN ANGLAIS http://www.democracynow.org/2010/3/15/noam_chomsky_on_obamas_foreign_policy

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Noam-Chomsky-sur-la-politique-etrangere-d-Obama-sur-sa-propre-histoire-et-sur-l-importance-de-faire-entendre-son-opinion.html


2 Je suis déconcerté par les contradictions de Noam Chomsky sur la Palestine.

Ali Abunimah

J’ai beaucoup d’admiration et de respect pour Noam Chomsky, un des principaux intellectuels de notre temps, dont le travail m’a ouvert les yeux sur un grand nombre de questions. Mais comme beaucoup d’autres, je suis de plus en plus déconcerté par les nombreuses incohérences dans son point de vue sur la Palestine.

Il y a quelques mois, par exemple, j’ai répondu à son opposition au mouvement boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) lors du programme de radio Voix du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord de Khalil Bendib.

Après que Chomsky a été outrageusement empêché par Israël de se rendre en Cisjordanie occupée au cours du week-end, je n’ai pu m’empêcher d’être frappé par une autre contradiction flagrante.

Dans son interview du 17 mai sur Democracy Now, il a dit à Amy Goodman que son itinéraire prévoyait une réunion avec Salam Fayyad, "le premier ministre" non élu de l’ Autorité palestinienne de Ramallah, soutenu par les USA et Israël, qui a été imposé après que les USA ont aidé à renverser le « gouvernement d’unité nationale » qui a suivi les élections de 2006.

Chomsky dit à Goodman : "J’allais rencontrer le premier ministre [Fayyad]. Malheureusement, je n’ai pas pu le faire. Mais son bureau m’a appelé ici à Amman, ce matin, et nous avons eu une longue discussion.

Il mène une politique qui, à mon avis, est tout à fait raisonnable ; il part des faits sur le terrain. C’est presque - je pense que c’est probablement une imitation consciente de la politique sioniste initiale - l’établissement des faits sur le terrain et en espérant que les formes politiques qui vont suivre seront déterminées par ces faits. Et les politiques m’ont l’air raisonnables et saines. La question, bien sûr, est de savoir si, - dans la mesure où Israël et les USA sont des facteurs déterminants - ils permettront leur mise en œuvre. Mais si elles sont appliquées, et si, bien sûr, Israël et les USA renoncent à essayer systématiquement de séparer Gaza de la Cisjordanie, ce qui est tout à fait illégal, si cela continue, oui, on pourrait obtenir un État palestinien viable".

Vraiment ? Chomsky le grand critique des efforts US visant à saper la démocratie et à imposer ses clients dans le monde appuie à présent chaleureusement un régime fantoche appuyé par les USA ? Ne me croyez pas sur parole. Voici ce que Chomsky a dit à propos précisément de la même Autorité palestinienne de Ramallah dont il trouve maintenant "le premier ministre" tellement "raisonnable" lors d’ une conférence à Boston le 21 janvier 2009.

Après avoir décrit longuement comment Israël avait l’intention d’enlever aux Palestiniens d’ Israël et des territoires occupés ce qui leur reste de droits et de compléter la colonisation des terres palestiniennes restantes, Chomsky dit :

Eh bien, ces propositions ne peuvent être appliquées que si elles ne rencontrent pas de résistance. En Cisjordanie, il y a maintenant très peu de résistance, parce que la violence israélienne a en effet affaibli la résistance de la population. Et aussi à cause de ceux qui collaborent parmi les forces palestiniennes. Comme vous le savez certainement, Israël, les USA, et leurs alliés, les dictatures arabes — Jordanie, Égypte — ont entraîné des forces de sécurité - les forces de sécurité du Fatah-dont la tâche principale est de maîtriser la population. En cas de manifestations contre les atrocités perpétrées à Gaza, ce sont ces forces-là qui interviendront au lieu de l’armée israélienne. C’est un schéma typiquement colonial. Toute l’histoire du colonialisme fonctionne comme cela.

Je ne vais pas entrer dans les détails, mais c’est absolument courant, très courant. Comme, disons en Inde, où la population était maintenue sous contrôle principalement par des soldats indiens sous commandement britannique. C’est simplement une procédure typique et naturelle. En Tchétchénie aujourd’hui , les forces militaires tchétchènes maintiennent l’ordre tandis que les Russes restent à l’arrière-plan pour le cas où les choses tourneraient mal. C’est de la routine et c’est le système qui est repris en Cisjordanie. D’accord, ils ont réussi à atténuer les manifestations en Cisjordanie pour pouvoir appliquer leur politique sans problème, mais il leur faut encore faire plier Gaza. À Gaza, on résiste toujours.

Plus loin, Chomsky parle d’Israël qui a renié l’accord de 2005 concernant l’ouverture des frontières de Gaza et qui maintient l’actuel blocus :

Quelques mois plus tard, en janvier 2006, Israël a rejeté l’accord tout comme les USA. Et la raison en était que les Palestiniens avaient commis un crime vraiment grave. Ils avaient mal voté lors d’élections libres. Et cela ne se fait pas. Le parrain n’aime pas ça et par conséquent, vous devez être punis. Et c’est ainsi que la communauté internationale doit écrire des articles vertueux sur notre désir de démocratie, et là encore, c’est ainsi que les affaires internationales fonctionnent et comment notre système culturel fonctionne...

Ce qui est arrivé à Chomsky c’est qu’il soutient, qu’il appuie et qu’il marque de son sceau, ce qu’il a lui-même décrit comme un régime colonial de collaboration ?

18 Mai 2010 - Cet article peut être consulté ici :

Ali Abunimah

samedi 22 mai 2010 - 07h:29

http://aliabunimah.posterous.com/bl...
Traduction : Anne-Marie Goossens

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=8745

http://alqods-palestine.blogspot.com:80/ Vidéo la stratégie du choc

http://www.dailymotion.com/video/x61ckm_la-strategie-du-choc_news?start=367


2 James Petras : Noam Chomsky et le Lobby pro-israélien : Quatorze thèses erronées.

Mais il y a plus grave : la censure qui s’exerce de plus en plus à l’encontre de notre liberté d’expression et l’érosion de nos libertés civiques et de notre liberté académique par un lobby agressif bénéficiant de soutiens puissants tant dans le pouvoir législatif qu’à la Maison Blanche menacent notre démocratie, déjà sérieusement écornée.
Il nous incombe, par conséquent, d’examiner les quatorze thèses erronée de l’éminemment respecté Professeur Chomsky, afin d’aller de l’avant et d’affronter les menaces que représente le Lobby pour la paix, à l’extérieur, et nos libertés civiques, à l’intérieur des Etats-Unis.
Quatorze thèses à dormir debout

1) Chomsky affirme que le Lobby ne serait qu’un lobby parmi d’autres, comme il en existe beaucoup, à Washington.
Ce faisant, il ignore que le lobby s’est assuré des plus confortables majorités au Congrès en faveur de l’allocation à Israël du triple des aides internationales annuelles destinées à l’ensemble de l’Afrique, de l’Asie et de l’Amérique latine (pour un montant de plus de 100 milliards de dollars sur les quarante années écoulées).
Le Lobby dispose de cent cinquante fonctionnaires à plein-temps qui travaillent à l’AIPAC (American-Israel Public Affairs Committee), secondés par une armée de lobbyistes de toutes les grandes organisations juives (Anti-Defamation League, American Jewish Committee, American Jewish Congress, etc.) et par les fédérations juives nationales, régionales et locales, qui suivent fidèlement la ligne des "grandes" et sont actives dans le monde politique et dans l’opinion locale au sujet d’Israël, assurant la promotion et le financement de candidats législateurs sur la base de leur adhésion à la ligne du parti définie par le Lobby.
Aucun autre lobby n’associe de cette manière la richesse, les réseaux d’influence jusqu’aux fondements de la société, l’accès aux médias, le levier législatif et l’objectif obsessionnel propre au lobby pro-israélien.

2) Chomsky n’analyse pas les majorités quasi unanimes au Congrès, qui soutiennent année après année tous les privilèges et les aides promus par le Lobby en faveur d’Israël, en matière militaire, économique et migratoire.
Il se garde bien d’étudier la liste des cent initiatives parlementaires couronnées de succès que publie pourtant chaque année l’Aipac, même durant les années marquées par la crise budgétaire, la désintégration des budgets intérieurs destinés à la santé et les pertes en hommes générées par la guerre.

3) L’attribution, relevant du cliché, des objectifs de la guerre aux "grossiums du pétrole", à laquelle procède Chomsky, est totalement infondée. En réalité, les guerres moyen-orientales des Etats-Unis obèrent leurs intérêts pétroliers à plusieurs titres, notamment stratégiques.
Les guerres génèrent une hostilité généralisée envers les compagnies pétrolières entretenant des relations sur le long terme avec des pays arabes. Les guerres (dites "américaines") ont pour résultat de saper la conclusion de nouveaux contrats dans des pays arabes, pour des investissements pétroliers américains.
Les compagnies pétrolières américaines sont bien plus favorables à une résolution pacifique des conflits que ne l’est Israël, et tout particulièrement ses Lobbyistes : toutes les revues spécialisées et tous les porte-parole de l’industrie pétrolière y insistent. Chomsky choisit d’ignorer totalement les activités et la propagande pro-guerre des organisations juives pro-israéliennes et l’absence de propos favorables à la guerre, en revanche, dans les médias de "Big Oil" [les magnats du pétrole, ndt].
Il ignore, de la même manière, la tentative déployée par ces médias de "Big Oil" afin de préserver des liens avec des régimes arabes opposés aux ambitions hégémoniques belliqueuses d’Israël.
Contrairement à ce qu’affirme Chomsky, en allant faire la guerre au Moyen-Orient, les Etats-Unis sacrifient les intérêts vitaux des compagnies pétrolières au profit de la quête israélienne d’hégémonie au Moyen-Orient, sur l’injonction et au profit du Lobby pro-israélien.
Dans la compétition des lobbies, il n’y a absolument pas photo entre le bloc de pouvoir pro-israélien et les compagnies pétrolières, quand il s’agit de favoriser les intérêts israéliens au détriment des intérêts pétroliers, qu’il s’agisse de guerre, ou de contrats pétroliers.
Chomsky n’examine jamais la force relative des deux lobbies en ce qui concerne la détermination de la politique moyen-orientale des Etats-Unis.
En général, ce chercheur habituellement actif à exhumer une documentation quasi introuvable, est particulièrement relax dès lors qu’il s’agirait de dévoiler des documents pourtant d’ores et déjà disponibles, qui anéantissent ses assertions au sujet de Big Oil et du Lobby israélien.

4) Chomsky refuse d’analyser les désavantages diplomatiques qu’encourent les Etats-Unis en opposant leur veto automatique aux résolutions du Conseil de sécurité qui condamnent les violations systématiques des droits de l’homme perpétrées par Israël. Ni le complexe militaro-industriel, ni Big Oil n’ont la moindre prise sur le comportement des Etats-Unis en matière de votes à l’ONU.
Les lobbies pro-israéliens sont les seuls lobbies à exercer des pressions en faveur de tels veto allant à l’encontre des alliés les plus proches des Etats-Unis, de l’opinion publique mondiale et, cela, au prix d’un rôle, quel que soit ce rôle, que les Etats-Unis seraient susceptibles de jouer, en tant que "médiateurs" entre le monde arabo-musulman et Israël.

5) Chomsky refuse d’analyser le rôle du Lobby dans l’élection des membres du Congrès, son financement de candidats pro-israéliens et les plus de cinquante millions de dollars qu’il dépense en dons aux partis, aux candidats et au financement des diverses campagnes électorales.
Avec, pour résultat, un vote à 90 % du Congrès sur les thèmes prioritaires mis en avant par le Lobby, avec le soutien des associations pro-israéliennes locales et régionales qui y sont affiliées.

6) Il n’entreprend pas plus d’analyser le cas de ces candidats battus électoralement par le Lobby, les excuses abjectes extorquées à des membres du Congrès qui ont osé remettre en question les politiques et les tactiques du Lobby, ni l’effet d’intimidation que ces "châtiments pour l’exemple" ont sur tous les autres membres du Congrès. L’effet "boule de neige" des sanctions électorales et des pots de vin est une des explications de ces majorités sans précédent en faveur de toutes les initiatives de l’Aipac. Les pitoyables tentatives déployées par Chomsky afin de mettre un signe d’égalité entre les initiatives pro-israéliennes de l’Aipac et des intérêts politiques américains plus larges est manifestement absurde, pour quiconque a étudié l’alignement des groupes politiques associés à l’élaboration, au soutien, aux pressions et au co-parrainage des mesures de l’Aipac : la puissance du lobby juif excède de très loin son électorat, comme le démontre le déversement de fric (un million de dollars) consacré à la défaite de Cynthia McKinney, une femme représentant la Georgie au Congrès.
Le fait qu’elle ait été réélue, par la suite, essentiellement parce qu’elle a mis la sourdine à ses critiques envers Israël, montre l’ampleur de l’impact du Lobby, y compris sur des Démocrates dignes de ce nom.la puissance du lobby juif excède de très loin son électorat, comme le démontre le déversement de fric (un million de dollars) consacré à la défaite de Cynthia McKinney, une femme représentant
la Georgie au Congrès.
Le fait qu’elle ait été réélue, par la suite, essentiellement parce qu’elle a mis la sourdine à ses critiques envers Israël, montre l’ampleur de l’impact du Lobby, y compris sur des Démocrates dignes de ce nom.

7) Chomsky ignore le pouvoir sans égal qu’a le Lobby de rameuter l’élite. Son congrès annuel attire tous les principaux leaders du Congrès, les membres clés du Gouvernement, plus de la moitié des membres du Congrès, qui jurent soutien inconditionnel à Israël et vont jusqu’à identifier les intérêts d’Israël à ceux des Etats-Unis. Aucun autre lobby n’est en mesure d’assurer une telle participation de l’élite politique, ni ce degré de servilité abjecte, depuis tant de temps, au sein des principaux partis politiques.
Particulièrement important est le fait que l’"électorat juif" représente moins de 5 % de l’électorat américain total, les juifs pratiquants ne représentant que moins de 2 % de la population, et encore, tous ne sont pas des partisans "d’Israël, avant tout", loin de là !
Aucun des principaux lobbies des Etats-Unis, ni
la NRA, ni l’AARP, ni l’Association nationale des Industriels, ni la Chambre Nationale de Commerce ne peuvent convoquer une telle brochette de dirigeants politiques, ni encore moins s’assurer de leur soutien inconditionnel à des lois et des décrets exécutifs favorables à Israël.
C’est rien moins qu’une autorité en la matière, tel que le Premier ministre d’Israël, Ariel Sharon, qui a vanté la puissance du lobby pro-israélien en matière de politique moyen-orientale des Etats-Unis.
Néanmoins, impavide, Chomsky se contente d’affirmer que le lobby pro-israélien ne diffère en rien des autres lobbies, sans faire le moindre effort pour comparer leurs influences relatives, ni leur capacité de mobilisation et le caractère bi-partisan des soutiens dont ils bénéficient, ni leur efficacité en matière d’obtention de l’adoption en urgence de textes législatifs à leur convenance.

8) Dans son analyse de la montée en puissance de la guerre américaine contre l’Irak, le passage en revue par ailleurs méticuleux auquel procède Chomsky de documents relatifs à la politique étrangère, des analyses des liens politiques entre décideurs politiques et centres de pouvoir, est totalement abandonné, en faveur de commentaires impressionnistes totalement vides du moindre fondement empirique.
Les principaux architectes gouvernementaux de la guerre, ses promoteurs intellectuels, leur stratégie publiquement énoncée et publiée pour cette guerre, ont été, dans leur totalité, profondément liés au lobby israélien, et ont apporté de l’eau au moulin de l’Etat d’Israël.
Wolfowitz, le numéro 2 du Pentagone, Douglas Feith, le numéro 3, du Conseil National de Sécurité, et des dizaines d’autres décideurs clés au sein du gouvernement et d’idéologues dans les mass médias étaient des activistes en faveur d’Israël depuis toujours, certains d’entre eux ayant même perdu leur accréditation auprès d’Administrations américaines précédentes, au motif d’avoir communiqué des documents au gouvernement israélien.
Chomsky ignore les documents stratégiques fondamentaux rédigés par Perle, Feith et d’autres Sionocons, dès 1996, afin de réclamer une action belliqueuse contre l’Irak, l’Iran et
la Syrie, qu’ils ont mise en application plus tard, après avoir pris le pouvoir grâce à l’élection de Bush.
Chomsky ignore totalement le bureau de désinformation créé au sein du Pentagone par l’ultrasioniste Douglas Feith – l’ainsi dit "Bureau des Plans Spéciaux" - géré par son collègue sionocon Abram Shumsky, afin d’aiguiller des « données » bidonnées vers
la Maison Blanche, en court-circuitant et en discréditant la CIA et les services du renseignement militaire qui contredisaient cette désinformation.
Un spécialiste non-sioniste du bureau "Moyen-Orient" du Pentagone, la colonelle Karen Kwiatkowski, a décrit avec force détails le flot constant et très à l’aise d’officiers du Mossad et de l’armée israélienne, entrant dans le bureau de Feith et en sortant, alors qu’au même moment des experts américains de très haut niveau s’en voyaient interdire l’accès.
Aucun de ces décideurs politiques clés, qui ont prôné et obtenu la guerre, n’ont eu le moindre contact direct, ni avec le complexe militaro-industriel, ni avec Big Oil, mais tous étaient profondément et activement liés à l’Etat d’Israël et soutenus par le Lobby.
Etonnamment, Chomsky, qui est connu pour sa critique des intellectuels entichés de pouvoir impérial et des universitaires obéissants, suit une voie similaire dès lors qu’il s’agit d’intellectuels pro-israéliens au pouvoir et de leurs collègues universitaires sionistes.
Le problème, ce n’est pas seulement le «lobby» exerçant des pressions depuis l’extérieur, mais bien, en revanche, les comparses dudit lobby à l’intérieur de l’Etat.
9) Fréquemment, Chomsky se moque des critiques formulées du bout des lèvres par les libéraux au sujet de la politique étrangère des Etats-Unis. Néanmoins, il ne soulève pas la moindre objection au sujet du silence absolu des progressistes juifs en ce qui concerne le rôle majeur joué par le Lobby dans la promotion de l’invasion de l’Irak.
A aucun moment il n’engage le débat, ni ne formule de critiques, sur les dizaines de partisans universitaires israéliens de premier plan soutenant la guerre contre l’Irak, l’Iran ou
la Syrie.
En
lieu et place, sa critique de la guerre se contente de tourner autour des leaders de partis, de l’administration Bush, etc… sans jamais tenter de comprendre quelle était la base organisée et les mentors idéologiques des militaristes va-t-en-guerre.
10) Chomsky n’analyse pas l’impact de la campagne concertée et ininterrompue de tous les principaux lobbies et personnalités pro-israéliens américains afin de réduire au silence les critiques d’Israël et le soutien apporté à la guerre par le Lobby.
Le refus de Chomsky de critiquer l’abus fait par le Lobby de l’accusation d’antisémitisme (allégué) afin de détruire nos libertés civiles, de chasser des universitaires de leurs universités et d’autres positions sociales au motif qu’ils ont osé critiqué Israël et le Lobby est particulièrement évident dans le cas de la récente campagne de diffamation à l’encontre des Professeurs Walt et Mearsheimer.
Alors que le Lobby a exercé – on sait avec quel succès – des pressions énormes sur l’Université Harvard, afin qu’elle révoque le Professeur Walt et que, finalement, elle le contraigne à démissionner de son poste de Doyen de
la Kennedy School d’Harvard, Chomsky, se joignant à la meute du Lobby, a condamné leur étude critique exhaustive et leur analyse méticuleuse.
A aucun moment Chomsky ne traite des faits centraux de leur analyse consacrée au pouvoir actuel du Lobby sur la politique moyen-orientale des Etats-Unis. L’ironie veut que Chomsky soit pourtant lui-même une victime occasionnelle des épurations académiques sionistes. Mais, cette fois-ci, il est du côté du manche.
11) Chomsky se refuse à évaluer la puissance du Lobby, par comparaison avec d’autres forces instituées. Ainsi, des hauts gradés de l’armée américaine se sont fréquemment plaints du fait que l’armée israélienne reçoive des équipements sophistiqués de dernière génération avant même qu’ils ne soient devenus opérationnels aux Etats-Unis.
Grâce au Lobby, leurs plaintes sont rarement examinées.
Les industries américaines de la défense (dont certaines ont conclu des contrats de coopération avec des entreprises israéliennes de la défense) se sont plaintes amèrement de la concurrence déloyale d’Israël, ainsi que de la violation par ce pays des accords commerciaux et de la vente illégale par Israël de haute technologie militaire à
la Chine.
Or
, menacé de perdre toutes ses relations lucratives avec le Pentagone, Israël a bel et bien été contraint d’annuler ces ventes à la Chine, au grand dam du Lobby…
Durant la préparation de l’invasion de l’Irak par les Etats-Unis, beaucoup de responsables militaires, d’active et en retraite, ainsi que beaucoup d’analystes de
la CIA se sont opposés à cette guerre, remettant en question les présupposés et les projections des idéologues pro-israéliens du Pentagone, comme Wolfowitz, Perle, et du Conseil de Sécurité Nationale, du Département d’Etat et du cabinet du Vice-président (comme le sionocon Libby).
Ils ont été mis en minorité, leur avis a été mis à la poubelle par les sionocons et ils ont été sous-estimés par leurs soutiens idéologiques, qui écrivent dans les principaux médias imprimés.
La position des sionocons dans le gouvernement leur permit de dépasser leurs critiques institutionnelles, dans une large mesure du fait que leur opinion et leurs politiques relatives à la guerre étaient acceptées sans aucune critique par les mass médias, en particulier le New York Times, dont la propagandiste de guerre Judith Miller entretient des relations serrées avec le Lobby. Ce sont là des liens et des débats historiques bien connus, dont un lecteur attentif des mass médias comme l’est Chomsky, avait nécessairement conscience, mais qu’il a néanmoins choisi délibérément d’omettre et de dénier, en substituant une critique plus "sélective" de la guerre en Irak, basée sur l’omission de faits pourtant absolument essentiels.
12) Dans ce qui passe pour la « réfutation » chomskienne de la puissance du Lobby, mentionnons son passage en revue historique superficiel des relations américano-israéliennes, dans lequel il cite ces conflits d’intérêts occasionnels à propos desquels, encore plus rarement, le lobby pro-israélien n’a parfois pas eu gain de cause.
Les arguments historiques invoqués par Chomsky ressemblent à un rapport d’avocat beaucoup plus qu’à un inventaire exhaustif du pouvoir du Lobby.
Par exemple, alors qu’en 1956 les Etats-Unis refusèrent de se joindre à l’attaque tripartite franco-britannico-israélienne contre l’Egypte, tout au long des cinquante années suivantes, les Etats-Unis ont financé et livré à Israël une machine de guerre d’un ordre de 70 milliards de dollars, grâce, dans une très large mesure, aux pressions exercées par le Lobby.
En 1967, l’aviation israélienne a bombardé un navire espion recueillant du renseignement pour les Etats-Unis, l’USS Liberty, dans les eaux internationales, tuant ou blessant plus de deux cents marins et officiers américains.
L’administration Johnson – geste sans aucun précédent historique – refusa de sévir, et elle fit taire les survivants de cette agression non-provoquée en les menaçant de la "cour martiale".
Aucune des administrations suivantes n’a jamais soulevé cette question, quant à diligenter une investigation officielle du Congrès, n’en parlons même pas.
Tout au contraire, l’administration Johnson a considérablement augmenté l’aide américaine à Israël et s’est tenue prête à recourir à l’arme atomique pour défendre Israël en un moment critique où ce pays fut sur le point de perdre la guerre d’Octobre 1973.
Cette défense américaine d’Israël aboutit à un très coûteux boycott pétrolier arabe, qui entraîna une hausse massive du prix du pétrole et l’animosité d’anciens alliés arabes, qui menaça la stabilité monétaire mondiale.
Autrement dit, dans ce cas comme dans bien d’autres, le lobby pro-israélien fut plus influent que l’armée américaine dans la prise de décision d’une réplique à un acte d’agression délibérée d’Israël contre des hommes servant le drapeau américain dans des eaux internationales.
Au cours des dernières années, la puissance du Lobby a sérieusement inhibé la poursuite, par le FBI, de dizaines d’espions israéliens entrés aux Etats-Unis en 2001. Le plus qui ait été fait, à ce sujet, ce fut de les muter à un poste pépère.
L’arrestation récente de deux responsables de l’Aipac accusés d’avoir remis des documents gouvernementaux ultra secrets à des responsables de l’ambassade d’Israël à Washington a amené le lobby pro-israélien a mobiliser une campagne médiatique massive afin de tenter de se défendre, en faisant passer un acte d’espionnage à l’encontre des Etats-Unis pour l’exercice de sa liberté d’expression.

Les éditoriaux et tribunes favorables à l’abandon des poursuites ont fait leur apparition dans la plupart des grands journaux, au cours de ce qui fut sans doute une campagne sans précédent en faveur d’agents d’un gouvernement étranger, de toute l’histoire des Etats-Unis.
La puissance et la portée de la propagande du Lobby excèdent de très loin tout pouvoir susceptible de s’y opposer, même si les preuves qui accablent les responsables de l’Aipac sont très étayées, y compris le témoignage d’un responsable clé du Pentagone, dont il a été prouvé qu’il a remis les documents en question aux espions israéliens.
13) Chomsky, pourtant un critique hautement fiable en matière des partis pris des médias, attribue leurs informations anti-ouvrières à leurs liens avec le grand patronat.
Toutefois, dès qu’il s’agit du parti pris massif en faveur d’Israël, il n’analyse jamais l’influence du Lobby israélien, ni le lien entre l’élite médiatique pro-israélienne et le parti pris pro-israélien des médias.
S’agit-il d’un simple problème de point aveugle, ou bien d’une amnésie intellectuelle d’origine idéologique ? Nul ne le sait…
14) Chomsky invoque l’importance d’Israël, pour la stratégie impérialiste des Etats-Unis en matière d’affaiblissement du nationalisme arabe, ainsi que son rôle dans la fourniture d’aide et de conseillers militaires à des régimes totalitaires terroristes (Guatemala, Argentine, Colombie, Chili, Salvador, etc.), dans les cas où le Congrès impose des restrictions à un engagement militaire direct des Etats-Unis dans ces pays.
Nul doute qu’Israël soit au service des objectifs impériaux des Etats-Unis, en particulier dans des situations où des politiques sanglantes sont impliquées.
Mais Israël l’a fait parce qu’il en tirait bénéfice – ses revenus militaires accrus, la conquête de nombreux partisans de la politique coloniale d’Israël, des marchés assurés pour les marchands d’armes israéliennes, etc.

Toutefois, une analyse plus complète des intérêts américains démontre que les coûts générés par le soutien à Israël excède de très loin les bénéfices occasionnels, que l’on prenne en considération les avantages pour les objectifs impériaux des Etats-Unis, ou – a fortiori – l’avantage notable que constituerait une politique étrangère américaine qui soit démocratique.

En prenant en considération les guerres coûteuses et destructrices faites à l’Irak sous la houlette d’Israël et de ses lobbies, la politique pro-israélienne des Etats-Unis a gravement sapé leur capacité militaire de défendre l’empire.
Elle a entraîné une perte de prestige et elle a discrédité les prétentions des Etats-Unis à être les champions de la liberté et de la démocratie.
Du point de vue d’une politique extérieure démocratique, cette politique a renforcé l’aile militariste du gouvernement, elle a sapé les libertés démocratiques aux Etats-Unis mêmes. C’est Israël qui, seul, en bénéficie, bien entendu, parce que la guerre a détruit un de ses principaux ennemis laïcs, tout en permettant à Israël de resserrer son emprise sur les Territoires palestiniens occupés.
L’alignement inconditionnel sur l’Etat colonial israélien a érodé les relations des Etats-Unis avec les pays les plus riches et les plus peuplés du monde arabo-musulman.
En termes de marché, la différence se situe entre des centaines de milliards de dollars d’exportations américaines et la défense inconditionnelle et particulièrement mal avisée d’un récipiendaire d’aides financières massives des Etats-Unis. Les pays arabes sont des acheteurs nets de matériel militaire américain. Au contraire, l’industrie israélienne de l’armement représente, pour les Etats-Unis, un impitoyable concurrent.
Les compagnies américaines du pétrole et du gaz sont des perdants nets en matière d’investissements, de profits et de marchés, à cause des liens entre les Etats-Unis et Israël qui, en raison du marché très limité de ce pays, a très peu à offrir dans chacune des catégories mentionnées ici.
Enfin, le nettoyage ethnique des Palestiniens par Israël et la campagne efficace du Lobby visant à assurer le veto des Etats-Unis à l’encontre de toute résolution internationale placent les Etats-Unis dans le camp d’une torture à grande échelle et légalisée, d’exécutions extrajudiciaires légalisées et de déplacements massifs de populations, totalement illégaux.
Le résultat final, c’est l’affaiblissement du droit international, et une volatilité accrue dans une région de grande importance stratégique. Chomsky ne tient aucun compte des coûts géostratégique et énergétiques, ni des pertes de nos propres libertés, qui résultent directement des guerres au Moyen-Orient au nom et pour Israël, et encore moins de l’ascension d’une forme virulente de néo-maccarthysme sioniste, qui se répand dans l’ensemble de nos institutions universitaires, artistiques et autres, aussi bien publiques que privées.
S’il y a une chose qui démontre éloquemment la croissance du pouvoir des sionistes et l’étendue de leur autoritarisme, c’est bien la campagne brutale et particulièrement efficace contre les Professeurs Mearsheimer et Walt, qui les confirme de manière éclatante.
Conclusion
Dans des circonstances normales, on n’apporterait à juste titre qu’une attention limitée à des polémiques académiques, à moins qu’elles n’aient d’importantes conséquences politiques. Dans le cas qui nous occupe, toutefois, Noam Chomsky est une icône des mouvements anti-guerre américains, et pour tout ce qui passe pour de la dissidence intellectuelle.
Le fait qu’il ait choisi d’absoudre le lobby pro-israélien et les groupes qui lui sont liges, ainsi que leurs supplétifs médiatiques, est un événement politique considérable, en particulier quand les questions de la guerre ou de la paix sont sur la balance, et quand la majorité des Américains est opposée à la guerre.
Laisser "la bride sur le cou" aux principaux auteurs, architectes et lobbyistes favorables à la guerre, voilà qui représente un obstacle indéniable devant la volonté de faire la lumière sur ceux contre qui nous nous battons, et pour quelles raisons. Ignorer le lobby pro-israélien, cela revient à lui laisser les mains libres pour pousser à l’intervention contre l’Iran et
la Syrie.
Pire
, détourner l’opinion des responsabilités de ce lobby, en pointant du doigt des ennemis imaginaires, cela revient à affaiblir notre compréhension, non seulement de la guerre, mais aussi de qui sont les ennemis de la liberté dans notre pays.
Par-dessus tout, cela permet à un gouvernement étranger de jouir d’une position privilégiée, d’où il nous dicte notre politique au Moyen-Orient, tout en proposant des méthodes de police d’Etat et des législations afin de prohiber le débat et d’inhiber le désaccord chez nous, aux Etats-Unis.
Permettez-moi de conclure en disant que les mouvements pour la paix et la justice, tant aux Etats-Unis qu’à l’étranger, sont plus puissants que n’importe quel individu ou que n’importe quel intellectuel – quels que soient leurs états de service passés.
Hier, les principales organisations sionistes nous ont dicté qui nous pouvions ou ne pouvions pas critiquer, au Moyen-Orient. Aujourd’hui, elles nous disent qui nous pouvons critiquer, aux Etats-Unis. Demain, elles nous intimeront l’ordre de baisser la tête et de nous soumettre à leurs mensonges et à leurs tromperies, afin de nous engager dans de nouvelles guerres de conquête, au service d’un régime colonial moralement répugnant.

Par James Petras

Traduction : Marcel Charbonnier

http://www.ism-france.org/news/article.php?id=4566&type=analyse&lesujet=Sionisme



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19



25/05/2010

N°526- Dossier de Palestine - 24-05 - : Début :- : “Si vous aviez un cœur, vous pleureriez pour les Palestiniens”.

N°526- Dossier de Palestine - 24-05 - : Début :- : “Si vous aviez un cœur, vous pleureriez pour les Palestiniens”.



       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 



Dossier de Palestine

      N°526                                                     24-05

                                                               C.De Broeder & M.Lemaire   



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


 

Sommaire

Tiré a part

Silvia Cattori : 15 mai 1948, un anniversaire à ne pas oublier

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Vidéo : Five minutes from the movie (Life On Wheels) By Haitham al Katib

1-2 Vidéo : Palestinians treated like rats.

1-3 17 chaînes de télévision du Moyen-Orient interdites aux Etats-Unis.

1-4 Un film israélien apprend aux adolescents comment détruire AlAqsa.

1-5 Gilad Atzmon : Le temps qu’il reste… pas des masses, pour Israël.

1-6  Manola Romalo : Entretien avec Pascual Serrano « La censure est le propre du pouvoir ».

2 Les brèves

2-1 Hamas et Fatah célèbrent la "Nakba" côte à côte à Gaza.

2-2 Appel de juifs européens à se démarquer du gouvernement israélien.

2-3 Barack déplore le recul de la place d’Israël dans le monde. 

2-4 Le Hamas a accusé les forces de sécurité égyptiennes d'avoir asphyxié quatre Palestiniens qui travaillaient dans un tunnel.

2-5 Les travailleurs d’au moins 40 tunnels avait été intoxiqués par des gaz toxiques depuis qu’à commencé le siège de Gaza,

2-6 Le Hamas accuse l'Egypte de torturer des détenus palestiniens.  

2-7 Saed Bannoura: La colonie d’Ariel déverse ses égouts sur une ville palestinienne.

2-8 Shimon Pères objet d’une "humiliation cruelle" …à Moscou.  

2-9 Les Juifs américains ont réservé un accueil chaleureux à Ahmadinejad. 

2-10 Medvedev et Assad rencontrent le chef du Hamas.

2-11 Sayed Nasrallah:"Les verdicts contre les combattants sont une source de fierté". 

2-12 Sérieuses préoccupations israéliennes quand à leur avantage. 2-13 Révélation des contrats nucléaires illégaux de Washington avec Tel-Aviv.   militaire!

Suite

3 Dossier

3-1 Le monde arabe de la Palestine à l’Irak.

3-2 Un nouveau plan de paix à l'automne.

3-3 Mohamed El Bachir : Amalek et l’Etat d’Israël.

3-4 Leila Mazboudi : Pots de vin et chantage à l'ONU pour la création « d'Israël ».

3-5 Nouveau décret de boycott contre Israël

Fin

3-7 Jean-Paul Le Marec : A quoi servent les déclarations et les résolutions?

3-8 Ce que les Israéliens refusent de voir ...

3-9 Danielle Bleitrach : “Si vous aviez un cœur, vous pleureriez pour les Palestiniens”.

3-10 Une hausse sans précédent du cancer dans la bande de Gaza.

3-11 L’ambigüité nucléaire israélienne sur la sellette.

3-12 Pendant ce temps là ....

3-13 Quand on voit "Israël" allant contre la paix, nous redoutons la guerre!  

3-14 Carlo Strenger : Juifs de gauche du monde entier, unissez-vous.

3-15 Vers un mouvement juif européen pour la paix.



Tiré a part

Silvia Cattori : 15 mai 1948, un anniversaire à ne pas oublier
Palestine 62 ans après la NAKBA

Le 15 mai 1948, au lendemain de la proclamation de l’État d’Israël par David Ben Gourion, commençait une guerre de terreur et de dépossession traumatisante qui allait chasser 850’000 Palestiniens de leurs terres.

Pour comprendre ce que ce douloureux anniversaire - appelé catastrophe (Nakba) -représente pour les Palestiniens, ce bref commentaire de Gilad Atzmon, ainsi que deux émouvantes vidéos.

15 mai 2010

L’exode des Palestiniens en 1948

À la question « Les Israéliens ou les juifs n’ont-ils pas droit à disposer d’un foyer national, d’un foyer en sécurité ? »,

 Gilad Atzmon répond :

« Si l’on parle dans l’absolu, la réponse est NON. Si les juifs avaient jamais eu un droit à disposer d’un foyer national, ce droit ils l’ont perdu il y a fort longtemps. Comme nous le savons, le sionisme a célébré la renaissance nationale juive sur le dos du peuple palestinien.

Permettriez-vous qu’une bande de fanatiques italiens envahisse votre maison, à Athènes, simplement parce qu’ils sont convaincus que votre habitation faisait autrefois partie de l’Empire romain ? Ils pourraient toujours affirmer que votre maison appartenait à leurs ancêtres romains. A coup sûr, ces Italiens ne s’en tireraient pas à si bon compte. C’est pourtant ce que les sionistes ont réussi à faire, tout du moins pendant un certain temps.

Il n’y a pas de place pour un État raciste célébrant ses symptômes tribaux au détriment d’autrui. ». [1]

 Vidéo illustrant la Palestine touchante et paisible d’avant la Nakba de 1948 :
http://avoicefrompalestine.wordpress.com/2010/05/14/palestine-before-the-nakba-1948/

 Vidéo illustrant les horreurs endurées par les Palestiniens depuis 62 ans :
http://avoicefrompalestine.wordpress.com/2010/01/14/this-is-zionism-1/

Silvia Cattori

http://www.silviacattori.net:80/article1216.html



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Vidéo : Five minutes from the movie (Life On Wheels) By Haitham al Katib

http://www.youtube.com/watch?v=F50QFeaNwPs&feature=player_embedded#!


1-2 Vidéo : Palestinians treated like rats

http://www.youtube.com/watch?v=-Hy9XprMoqw&playnext_from=TL&videos=DnkhszGR9CI&feature=sub


1-3 17 chaînes de télévision du Moyen-Orient interdites aux Etats-Unis.

Les Etats-Unis envisagent une forme de censure médiatique anti-arabe, en interdisant plus de 17 chaînes de télévision moyen-orientales de « broadcaster » sur leur territoire.
Selon l'hebdomadaire American Free Press,  « alors que les Etats-Unis soutiennent financièrement partout dans le monde les médias qui sont actifs dans le sens du tapage propagandiste du régime sioniste et de l'Amérique, les congressistes US essaient de faire passer un projet de loi permettant de censurer les informations qui seraient aux antipodes des politiques américaines.
 "Les décideurs américains sont d'avis que le public ne devrait pas connaître tous les aspects d'une information pour ne jamais mettre en question l'Amérique et Israël.", toujours d'après Americain Free Press.
Le nouveau projet de loi en cours d'adoption au Congrès, concerne plus de 17 chaînes de télévision aux Etats-Unis.

13/05 almanar


1-4 Un film israélien apprend aux adolescents comment détruire AlAqsa.

Les Israéliens s'attellent à user de tous les moyens pour réaliser leur rêve: la destruction de la Mosquée d'al-Aqsa.

Cette fois-ci, un groupe d'extrémistes juifs a eu recours à la production d'un film qui apprend aux jeunes juifs comment parvenir à la réalisation de ce rêve.
Le film parle du bombardement et de la destruction de la Mosquée d'AlAqsa qui sera remplacée par le soi-disant temple de Salomon.
Ce film qui a notamment été distribué aux adolescents juifs, montre un avion israélien larguant une bombe sur la Mosquée d'Al-Aqsa qui tombe en ruines.
Le scénariste évoque alors, le soi-disant Salut d'"Israël" après la construction du temple à sa place.
Cela sera-t-il proche, demande le scénariste?   
Un des extrémistes lui répond: nous prions Dieu pour que cela se passe, et qui sait?

Peut être mon fils sera un jour pilote et accomplira cette mission. 
Un autre s'est félicité que son fils participait à une cérémonie religieuse dans laquelle le film a été diffusé. Il a ajouté que plusieurs copies de ce film ont été distribuées à grande échelle dans les colonies de la Cisjordanie et de Jérusalem.  
Pour la télévision israélienne, ce film n'est pas un phénomène passager. Elle a notamment rappelé une prière organisée, dans la colonie de Tabouh. Les Colons avaient invoqué Dieu pour qu'il détruise la Mosquée d'AlAqsa.  
Toujours selon la télévision israélienne, la visite continue des rabbins juifs pour prier sur l'esplanade des mosquées fait partie de leur tentative de mettre la main sur la Mosquée d'AlAqsa. 
Notons que la diffusion de ce film intervient au moment où les Juifs célèbrent le 43ème anniversaire de la soi-disant "réunification de Jérusalem" occupée.

15/05

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=137634&language=fr


1-5 Gilad Atzmon : Le temps qu’il reste… pas des masses, pour Israël.

Cette année, le Festival du Film Palestinien à Londres a ouvert avec la dernière œuvre d’Elia Suleiman, Le Temps qu’il reste (105min), une monumentale réflexion poétique sur la Palestine depuis 1948.

Le dernier film de Suleiman me fait penser au livre de Ramzy Baroud, Mon père était un combattant de la liberté[1].

Chacune des deux œuvres retrace une exploration personnelle et dévastatrice de la désespérance. Toutes deux sont saturées d’échecs et de trahisons à répétition.

Baroud et Suleiman sont assez courageux pour critiquer leur ‘récit collectif’, mais ils pimentent leur histoire avec un esprit, un espoir et un humour stupéfiants. Ils vous font rire juste au moment où vous alliez fondre en larmes.

Comme Baroud, Suleiman juxtapose le voyage palestinien du paradis vers l’enfer à l’imaginaire sioniste du retour de ‘l’enfer’ vers ‘l’Eden’. Les images terribles de dépossessions et tortures en Palestine s’intercalent avec des scènes où l’arrogance, le pillage et le sadisme israéliens s’en donnent à cœur joie. Ce mouvement croisé des deux peuples est essentiel pour comprendre le conflit. Autant l’expulsion de Palestine est concrètement et profondément ancrée dans la conscience de chaque Palestinien, autant le ‘retour chez soi’ de l’imaginaire juif, le voyage de ‘l’enfer hostile de la diaspora’ vers ‘l’Eden sioniste’, s’est révélé hasardeux, voire impitoyable, pour les juifs.

Il est manifeste que les Israéliens n’ont jamais réussi à faire de la terre sainte leur ‘patrie’. Ils sont étrangers à sa nature, ils ont empoisonné le sol et pollué les rivières, ils ont ravagé le paysage avec des murs de béton gigantesques et de monstrueuses colonies, mais pire encore, ils ont éradiqué la civilisation palestinienne, ou du moins ont tenté de le faire. En fait, cette façon unique qu’ont les Israéliens d’être ‘séparés’ est le point de départ du film de Suleiman.

Avec Suleiman lui-même, assis, silencieux, à l’arrière d’un taxi flambant neuf, nous voyons un chauffeur israélien qui se prépare pour un périple. Par son système de communication radio, il prévient sa station, « n’essayez pas de me contacter, je pars pour une longue course.. ». Dès les premières secondes du voyage, un orage éclate, avec des éclairs, du tonnerre et une pluie battante. Notre chauffeur israélien est totalement désorienté, il n’y voit plus, il ne sait plus où il est, il n’a plus d’essence. Il ne tarde pas à arrêter la voiture et se rend compte alors que la radio est morte. Il perd son sang froid, « Mais qu’est-ce que je fous là, moi ? Où je suis, là ? Mais pourquoi je suis venu là, d’abord ? ». Le chauffeur israélien est bloqué au milieu de la nuit et de nulle part. Il est isolé, sans radio ni essence, sur une terre inconnue qui était supposée être sa terre promise. Il est isolé mais il n’est pas seul. Il a un passager palestinien silencieux, assis confortablement à l’arrière et qui le regarde.

L’allégorie est assez évidente. Les sionistes voulaient tellement croire que leur projet de ‘retour chez soi’ était un voyage de ‘l’enfer de la diaspora’ vers un ‘abri garanti’, qu’ils sont devenus prisonniers de leur aspiration immorale et fatale. Gorgés de pouvoir, surchargés d’armement étazunien, ils conduisent un Hummer tout neuf, traversant dans l’obscurité un terrain étranger et hostile, ils ne savent pas où ils vont, ils n’ont presque plus d’essence et ils ne savent pas pourquoi ils font ça. Toutefois, une chose est certaine, ils ont un passager palestinien silencieux, assis confortablement à l’arrière. Ce dernier, comme nous tous, les observe dans leur déchéance.

Suleiman offre une lecture critique de la société palestinienne. Il touche certains des sujets les plus douloureux, il examine les collabo, il affronte la lâcheté, il aborde les pulsions maniaco- dépressives qui font partie de la culture arabe, et pourtant, malgré tout cela, il y a de l’espoir en lui. Aussi miraculeux que cela puisse paraître, la Palestine semble triompher.

Dans la chronique filmée de Suleiman, nous suivons le reportage d’une armée criminelle, organisée, qui combat la résistance éparse des civils. Nous voyons les soldats des FID[2] piller, terroriser et torturer la population civile, nous voyons les fiers habitants devenir une minorité vaincue sur leur propre terre, des enfants palestiniens chanter des chants sionistes à l’école devant un ministre israélien ravi. Puis, on nous montre les soldats des FID tirant sur ces enfants quand, devenus adolescents indomptables, ils lancent des pierres. Ensuite Suleiman nous emmène au cœur de l’actuelle Ramallah, où nous voyons des Palestiniens vivre plus ou moins dignement, en célébrant d’une manière ou d’une autre leur culture arabe.

Toujours à Ramallah, nous assistons à une scène qui donne à réfléchir parce qu’elle éclaire sous un jour différent le rapport de force entre Israéliens et Palestiniens. Alors qu’un tank Merkava envahit la totalité de l’écran, nous remarquons un jeune Palestinien qui sort de chez lui pour aller vider la poubelle. Le tank israélien s’arrête. Son canon suit la tête du jeune homme tandis que celui-ci marche vers le container à ordures. C’est une image pénible à regarder. Mais, alors qu’il retourne chez lui, le jeune Palestinien reçoit l’appel d’un ami sur son téléphone portable. Le jeune reste alors dans la rue, bavardant joyeusement avec son pote. Pendant tout ce temps, le canon du Merkava suit le moindre de ses déplacements, ressemblant de plus en plus à la parodie du pouvoir israélien. A aucun moment le jeune Palestinien ne prête la moindre attention au canon de gros calibre qui reste pointé sur sa tête, où qu’elle soit. Le pouvoir de dissuasion israélien ne semble plus intéresser que les historiens.

Le message de Suleiman est clair. Pour perpétuer le projet national juif, Israël pourrait bien devoir assigner un tank à chaque Palestinien. Mais il va plus loin. Tandis que le jeune Palestinien est debout et dehors, profitant librement du soleil méditerranéen, quatre soldats israéliens, probablement du même âge, sont enfermés dans un tank Merkava. Les Israéliens sont coincés par une impitoyable et néanmoins futile idéologie qui ne mène nulle part. Ils sont assujettis à un jeune homme qui ne prend pas la peine de leur jeter ne serait-ce qu’un coup d’œil. Les soldats israéliens sont privés de la lumière du jour. Ils voient la vie à travers leur périscope militaire. Le tank Merkava peut-être interprété comme une métaphore de la mentalité israélienne de ghetto. Cependant, en ce qui concerne Israël, le Merkava n’est pas qu’une métaphore, ce n’est pas seulement du symbolisme, c’est la réalité vraie de l’état juif et de l’être juif politique. Les Israéliens s’enferment eux-mêmes derrière des murs de séparation ou dans des tanks et des bunkers.

Alors que dans son film précédent, la victoire nécessitait une Intervention divine, dans celui-ci, le brouillard se dissipe. Les Palestiniens semblent gagner simplement parce que les Israéliens sont condamnés à perdre. Les Israéliens sont victimes de leur propre brutalité implacable. Plus ils sont sinistres, plus ils sont tourmentés par la peur qu’ils s’infligent eux-mêmes. La paranoia israélienne est une affaire de projection. Ils pensent, « si d’autres sont aussi brutaux que nous, nous allons vraiment au devant de graves ennuis ».

Symboliquement, Suleiman est de Nazareth, ce qui peut rappeler à certains d’entre nous qu’un autre, de cette même ville, a fait, il y a juste 2000 ans, une critique très semblable du tribalisme juif. Israël est effectivement enfermé dans le même cercle vicieux que ses ancêtres imaginaires. Plus il devient barbare, plus il est terrorisé par sa propre sauvagerie. Jésus avait vu ça. Aime ton prochain était sa solution. Tends l’autre joue, affirmait-il. L’impossibilité pour Israël de comprendre que la compassion est la solution, voilà le sens de la tragédie juive. Nous avons affaire à la chronique en temps réel d’un désastre imminent. Par ailleurs, dans sa description de l’histoire récente de la Palestine, c’est la clémence des Palestiniens que Suleiman met au grand jour.

Suleiman pourrait bien être le dernier maître du symbolisme poétique au cinéma. Il réussit à propager le message le plus subversif par la musique et le silence. Il transmet les idées philosophiques les plus profondes à travers la moindre chorégraphie. Bien que le cinéma soit un art principalement visuel, dans le travail de Suleiman l’oreille a une importance prépondérante. La musique, les bruits et les rythmes montrent ce qui « est invisible pour les yeux ». Le son est le lien avec le passé. C’est l’oreille qui transcende pour nous le royaume de l’universel. C’est l’ouïe plus que la vue, qui nous met en relation avec notre passé, notre présent et notre futur.

[1] My Father Was a Freedom Fighter.

[2] Forces de Defense Israéliennes (sic !)

Gilad Atzmon

16 mai 2010

Texte original :
http://www.gilad.co.uk/writings/not...

traduit par Chris.

Pour voir la bande annonce du film :http://www.youtube.com/watch?v=ZmUP...

URL de cet article : http://www.legrandsoir.info/Le-temps-qu-il-reste-pas-des-...


1-6  Manola Romalo : Entretien avec Pascual Serrano « La censure est le propre du pouvoir ».

En tant qu`information alternative aux grands médias, le journaliste espagnol Pascual Serrano (Valence, 1964)  fonda en 1996 le journal électronique indépendant « Rebelión ». 

En 2006-2007 il a été assesseur éditorial au canal de télévision alternatif de Caracas, Telesur.. Pascual Serrano écrit pour une dizaine de journaux, tels : « Público », « Diagonal », « Mundo obrero », « El otro país” et “Le Monde Diplomatique”.

Vous démontrez dans vos essais que la fonction principale des grands médias de la presse, de la radio, de la télévision et de l`Internet est de « convaincre l`ensemble des populations de leur adhésion aux idées des classes dominantes ». 

Comment parviennent-ils à obtenir ce consensus de la part du grand public ? 

À cet effet les médias utilisent de nombreuses techniques qui dépendent en particulier de chaque cas et du profil social des récepteurs. Mais où ils ont le plus de succès, c`est dans le fait de nous convaincre que le contenu de leurs informations est neutre, objectif et impartial…Le public croit qu`il a devant soit quelque chose d`aseptique. Le secret consiste à réaliser une  « intentionnalité informative » de telle sorte que le citoyen ne s`en aperçoive pas. L`époque ou on nous faisait ingurgiter d`interminables discours ou des articles d`opinion séducteurs est passé. 

Dans d`autres circonstances, les médias présentent en tant qu`opinion de la majorité des citoyens uniquement l`opinion éditoriale du média respectif. De la même façon, le langage est manipulé pour servir les intérêts des classes dominantes. Des mots et des concepts qui ne doivent plus exister dans l`imaginaire collectif, par exemple celui de « classes sociales »,  disparaissent.

Généralement nous croyons que seules les dictatures censurent les médias. Mais la nouvelle forme de censure emploi des méthodes bien plus subtiles. Quels sont ses principaux mécanismes ?

La censure traditionnelle consistait à interdire que se transmettent les informations ou les opinions qui ne plaisaient pas au pouvoir. Aujourd`hui, au nom de la liberté d`expression,  on diffuse des mensonges et des falsifications avec une totale impunité. De cette façon la vérité termine occultée entre mensonges et trivialités, le résultat est le même qu`avec la censure.  D`autres fois on omet des éléments de contexte o bien des antécédents indispensables pour comprendre un événement controversé, fait qui censure l`événement dans toute sa complexité

Le 26 mars, Wikileaks a dénoncé le plan de la CIA de lancer une campagne en Europe, principalement en France et en Allemagne, ayant comme but d`influencer l`opinion publique en faveur de la guerre d`Afghanistan. (1) Cette information a  été passée sous silence par tous les grand média de ces deux pays. Qui filtre l`information ?

Les grands médias de communication sont uniquement les supports des puissants groupes économiques- Les intérêts, les valeurs et les principes de ces groupes vont servir comme filtres pour choisir ce qui sera publié ou pas.  De la même façon  vont influencer  d`autres lobbys nécessaires, qui ne sont pas forcément des actionnaires. Par exemple : les annonceurs, les entreprises avec lesquelles les médias travaillent, les gouvernements amis, etc. …

Occultant le fait que le gouvernement du Venezuela a pris des mesures pour protéger sa population de la spéculation des entrepreneurs,  l`agence d`État Germany Trade & Invest écrivait dans un rapport, fin janvier 2010: « Le désavantage pour les entrepreneurs est le fait qu`il leur est enlevé le moyen de supra-facturation.»  Ces « désavantages » seraient-ils la cause de la guerre médiatique déchainée par les pays néolibéraux contre le président Hugo Chávez ?

Les gouvernements progressistes d`Amérique Latine sont un défi pour le modèle néolibéral des pays riches. Ils ont démontré qu`ils ont l`appui des masses populaires, qu`ils gagnent à tour de bras les élections, que le peuple défend au-delà des urnes ces gouvernements avec une passion impressionnante, qu`ils ont obtenu des améliorations sociales inimaginables sous les régimes néolibéraux des années `90, que l`état peur (et doit) jouer un rôle important dans l`économie et dans les secteurs stratégiques, que les ressources naturelles doivent être publiques et nationales. Tout cela suppose une perte de terrain pour la progression du néolibéralisme et ne pouvait provoquer qu`une réaction agressive de la part des pouvoirs économique mondiaux.

C`est à travers les médias de communications - aujourd`hui les champs de bataille prioritaires -  que s`obtient l`adhésion de l`opinion publique, condition sine qua non pour imposer les agressions suivantes.

Quels moyens ont les citoyens pour reconnaitre les vraies informations des  mensonges. Quelles références intellectuelles ont-ils comme choix ?

Le journalisme se passe de même qu`en médecine : vous devez avoir confiance dans un média de communication ou bien dans un journaliste de la même manière que vous vous confier à un chirurgien pour qu`il opère votre cœur.

Puisque normalement nous ne pouvons pas aller en  Afghanistan pour vérifier ce qui s`y passe, nous devons avoir confiance en celui qui nous rapporte les faits de ce pays. Le premier pas est de savoir qui est le patron du média de communication, quelle entreprise ou quels intérêts se trouvent derrière. Il pourra  mériter notre confiance uniquement si nous savons qu`il s`agit d`un projet indépendant des groupes d`entrepreneurs. De même, nous devons détecter les analystes et les journalistes honnêtes et rigoureux, spécialisés dans différents thèmes.

Dans mon livre « Désinformation » je fais des propositions en ce sens. D'autre part, nous devons connaitre l`éventail des mouvements sociaux pour pouvoir leur demander conseil. Ils connaissent les sources et manient de précieuses informations que les grands médias ne nous offrent pas.  

Publications récentes de Pascual Serrano :

« Perles, gros mensonges, sottises et tricheries des médias de communication » (2006, 2007, Vol.1 et Vol. 2).

« Médias violents. Mots et images pour la haine et la guerre » (2007).

« Désinformation. Comment les médias occultent le monde » (2009). « Le journalisme est la nouvelle » (avril, 2010).  

1. http://rawstory.com/rs/2010/0326/cia-paper-reveals-strategies-manipulate-european-opinion-afghanistan/

Source: hintergrund

Manola Romalo   

05 Mai

http://michelcollon.info/index.php?option=com_content&view=article&id=2731:entretien-avec-pascual-serrano-l-la-censure-est-le-propre-du-pouvoir-r&catid=6:articles&Itemid=11



2 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

2-1 Hamas et Fatah célèbrent la "Nakba" côte à côte à Gaza.

Les dirigeants palestiniens du Hamas et du Fatah ont fait preuve d'une rare cohésion samedi à Gaza à l'occasion de la commémoration de la "Nakba", terme signifiant catastrophe utilisé pour désigner la création de l'Etat d'Israël en mai 1948.

Commémoration à Gaza de la "Nakba", terme signifiant catastrophe utilisé pour désigner la création de l'Etat d'Israël en mai 1948. Les dirigeants palestiniens du Hamas et du Fatah ont fait preuve d'une rare cohésion en se montrant côte à côte. (Reuters/Mohammed Salem)

Les représentants locaux des deux organisations ne s'étaient pas montrés côte à côte depuis que le mouvement islamiste s'est emparé de la bande de Gaza par les armes en juin 2007.

Le rassemblement de samedi, organisé par le Djihad islamique, coïncide avec l'annonce de négociations sérieuses entre le Mouvement de la résistance islamique et le Fatah de Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne.

L'homme d'affaires palestinien Mounib al Masri, très impliqué dans les efforts de médiation déployés récemment, a fait preuve d'un optimisme prudent.

"Une issue positive pourrait avoir lieu dans les jours qui viennent, mais il ne faut pas en attendre trop", a-t-il confié à Reuters. Les négociations entamées il y a deux ans sous l'égide du Caire n'ont jusqu'ici donné que peu de résultats.

La médiation de Masri a en revanche donné lieu récemment à un entretien téléphonique entre Mahmoud al Zahar, membre de la direction du Hamas, et Azzam al Ahmed, représentant du Fatah, qui a rencontré un échos important auprès des Palestiniens.

Si ces discussions portent leurs fruits, les deux parties feront une offre aux médiateurs égyptiens, a déclaré Zahar, interrogé par Reuters. "La réconciliation est devenue une nécessité urgente", a-t-il souligné.

Le rassemblement de samedi, s'est quant à lui félicité Zakaria al Agha, au nom du Fatah, marque "le début d'un processus d'achèvement de la réconciliation".

15/05

http://www.lexpress.fr/actualites/2/hamas-et-fatah-celebrent-la-nakba-cote-a-cote-a-gaza_892339.html


2-2 Appel de juifs européens à se démarquer du gouvernement israélien. 

 Des personnalités juives européennes engagées pour une paix entre Israéliens et Palestiniens lancent un "appel à la raison",
jugeant notamment "dangereux" un "alignement systématique des juifs de la diaspora sur la politique du gouvernement israélien".
Le mouvement, intitulé J Call, pour "European jewish call for reason" devrait être officialisé le 3 mai à Bruxelles lors d'une réunion au Parlement européen. Le site de l'appel (www.jcall.eu) comptait mercredi midi plus de 2.250 signataires, dont de très nombreux Français, Belges mais aussi des Suisses, des Italiens, etc. 
"Notre objectif est de rendre publiques les positions de juifs européens, trop longtemps silencieux, et de faire entendre une voix juive solidaire de l'Etat d'Israël et critique quant aux choix actuels de son gouvernement", expliquent les auteurs de ce texte.
"Nous voyons que l'existence d'Israël est à nouveau en danger. Loin de sous-estimer la menace de ses ennemis extérieurs, nous savons que ce danger se trouve aussi dans l'occupation et la poursuite ininterrompue des implantations en Cisjordanie et dans les quartiers arabes de Jérusalem Est, qui sont une erreur politique et une faute morale", ajoutent-ils.
Les fondateurs du J Call estiment que "l'alignement systématique sur la politique du gouvernement israélien est dangereux car il va à l'encontre des intérêts véritables de l'Etat d'Israël", dont la "survie" en tant "qu'Etat juif et démocratique" est "conditionnée par la création d'un Etat palestinien souverain et viable".
Parmi les signataires de l'appel figurent notamment le cinéaste Elie Chouraqui, l'eurodéputé Daniel Cohn-Bendit, l'écrivain Bernard-Henri Levy ou la psychanalyste Elisabeth Roudinesco.

28/04 

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=135393&language=fr


2-3 Barack déplore le recul de la place d’Israël dans le monde. 

Barack, ministre de la Défense israélien, a déclaré lundi qu’il n’existe pas de danger autour de la politique du "flou" imposé par Israël sur son arsenal nucléaire, évoquant "le recul de la place d’Israël sur la scène internationale".
Les médias israéliens ont rapporté, par la voix d’Ehud Barack, lors de la réunion lundi de la commission des Affaires extérieures et de sûreté relevant de
la Knesset, "qu’Israël est devant un danger du recul de sa place internationale à long terme, malgré cela, je ne crois pas qu’il existe un danger ou une menace réelle sur la position traditionnelle israélienne du flou nucléaire".
Il a encore indiqué que "l’état de nos relations avec les Etats-Unis semblent stables, même à l’issue des déclarations du Président américain Obama, s’agissant de dénucléariser la région du Moyen-Orient et des allusions en vue de soumettre le projet nucléaire israélien à un contrôle international".
Aux yeux de Barack, "les Américains sont tout à fait conscients que plus le cercle de ceux qui soutiennent les sanctions contre l’Iran s’élargit, plus il devient efficace, et nous constatons un changement dans la position et le ton de l’administration américaine dans sa détermination d’empêcher l’Iran de se transformer en Etat nucléaire".
Il a évoqué les tensions sur les frontières israéliennes avec le Liban et
la Syrie, indiquant "qu’il n’existe aucune nécessité pour que l’on se retrouve dans une situation de dégradation militaire en été, malgré les mises en garde du roi de Jordanie Abdallah II". Et d'indiquer : "Personne ne souhaite une telle dégradation militaire, nous sommes en état d’alerte, nous suivons le cours des événements. Israël est fort et dissuasif, et si on nous obligeait, l’armée israélienne riposterait à tout danger.
Au sujet des négociations indirectes entre les Palestiniens et  Israël, dont la reprise a été annoncée dimanche, Ehud Barack a exprimé son espoir que "la position palestinienne au sujet du démarrage de telles négociations illustre une entente et un rapprochement entre les deux parties", exprimant la nécessité d’aboutir à des négociations directes. Il a encore laissé entendre "qu’Israël doit proposer une initiative politique sur le long terme en vue de réaliser une avancée avec les Palestiniens". 

10/05

alquds alarabi - 

http://www.gnet.tn/revue-de-presse-internationale/barack-deplore-le-recul-de-la-place-disrael-dans-le-monde/id-menu-957.html


2-4 Le Hamas a accusé les forces de sécurité égyptiennes d'avoir asphyxié quatre Palestiniens qui travaillaient dans un tunnel.
Le Hamas a accusé jeudi les forces de sécurité égyptiennes d'avoir asphyxié à l'aide de gaz toxique quatre Palestiniens qui travaillaient mercredi dans un tunnel reliant la bande de Gaza à l'Egypte.
 Un porte-parole du Hamas, Sami Abou Zouhri, a affirmé que "le Hamas tient la partie égyptienne pour responsable du meurtre de quatre travailleurs innocents décédés après que les forces de sécurité égyptiennes ont injecté des gaz toxiques dans un tunnel".
"Nous exigeons une enquête et que ceux qui sont responsables soient traduits en justice", a réclamé le porte-parole.
 "La solution ce n'est pas de tuer des civils innocents, mais d'ouvrir les points de passage", a plaidé M. Abou Zouhri en accusant les forces de sécurité égyptiennes d'avoir tué 40 Palestiniens en injectant des gaz toxiques ou en inondant des tunnels avec des eaux d'égout.
Des médecins palestiniens, employés par le ministère de
la Santé du Hamas, ont pour leur part précisé que les quatre Palestiniens étaient morts de suffocation.
 Mercredi, quatre Palestiniens sont tués et dix autres blessés par une explosion qui s'est produite du côté égyptien du tunnel.
 Au Caire, des responsables de la sécurité égyptienne ont confirmé avoir détruit quatre tunnels au nord de Rafah, sans faire état de victime du côté égyptien. (…)
Le territoire palestinien est soumis par "Israël" à un blocus renforcé depuis juin 2007.  L'Egypte a pour sa part à commencé à installer une barrière métallique souterraine à sa frontière avec la bande de Gaza pour lutter contre les tunnels.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=135474&language=fr


2-5 Les travailleurs d’au moins 40 tunnels avait été intoxiqués par des gaz toxiques depuis qu’à commencé le siège de Gaza,

Le gouvernement de Gaza a exigé justice à l’Egypte après la mort de quatre travailleurs palestiniens dans un tunnel, lesquels ont été empoisonnés par un gaz toxique mercredi soir.

Un des 4 Palestiniens tués, Osama Ali Abu Jamous âgé de 20, lors de ses funérailles dans le camp de réfugiés.

Il demande que les responsables soient traduits en justice.

Le porte-parole du parti du Hamas, Sami Abou Zouhri, a déclaré jeudi que les travailleurs d’au moins 40 tunnels avait été intoxiqués par des gaz toxiques depuis qu’à commencé le siège de Gaza, ce qui représente près de 30% des décès liés aux activités dans les tunnels.

Ces décès s’élèvent aujourd’hui à 145, a ajouté le porte-parole.

Abou Zouhri a également déclaré qu’il considérait comme complètement illégal et immoral le fait que les forces égyptiennes prennent pour cible des travailleurs dans les tunnels, dans un contexte d’aggravation des souffrances des Palestiniens dans Gaza.

Les médecins ont fait savoir mercredi soir que des employés s’étaient rendus dans le tunnel qui avait en fait été « rempli de gaz toxiques il y a une semaine, pour vérifier si la toxine s’était dissipée », comme l’a déclaré à Ma’an Adham Abou Salmiya, porte-parole des services médicaux de Gaza.

« Ils ont été choqués de constater qu’il en restait effectivement dans le tunnel, provoquant les morts et les blessés. »

[Les quatre jeunes gens ainsi assasinés sont : Nedal Al-Jedi, âgé de 20, Osama Ali Abu Jamous, âgé de 20, Mohammed Abu Jamous et Khalid Al-Ramlawi, âgés de 25 ans.]

 29 avril

Ma’an News Agency

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=8625


2-6 Le Hamas accuse l'Egypte de torturer des détenus palestiniens.  

 Le Hamas a accusé mercredi l'Egypte de torturer des Palestiniens détenus depuis un à six ans sur son territoire.
"Les services de sécurité égyptiens détiennent actuellement 30 membres des factions palestiniennes, dont 11 du Hamas", a déclaré à l'AFP Sami Abou Zouhri, un porte-parole Hamas, en demandant à l'Egypte de les relâcher.
Ils sont détenus depuis un à six ans, a précisé le porte-parole.
"La situation des détenus dans les prisons égyptiennes est catastrophique. Ils font l'objet de méthodes de torture horribles, électrocutés, pendus par les membres pendant de longues périodes, battus", a-t-il affirmé.
M. Abou Zouhri a rappelé le décès de son frère en Egypte en octobre 2009.

Le Hamas avait affirmé que Youssef Abou Zouhri avait succombé à des séances de torture "sauvage".
"Jusqu'ici les autorités égyptiennes n'ont pas pris cette question au sérieux. Les arrestations et la torture sont en augmentation", a accusé le porte-parole du Hamas.
L'Egypte et le Hamas, qui est issu des Frères musulmans, le principal groupe d'opposition égyptien, ont des relations tendues.
Le Caire tente de favoriser une réconciliation entre le Hamas et le Fatah du président Mahmoud Abbas, qu'il a délogé par la force en juin 2007 de Gaza. Mais le Hamas a dit avoir des "réserves" sur le document de réconciliation préparé par l'Egypte et accepté par le Fatah.
Le mouvement islamiste a en outre accusé les autorités égyptiennes d'avoir "délibérément" tué un pêcheur palestinien mercredi au large de la bande de Gaza.
Ces derniers mois, plusieurs pêcheurs gazaouis ont été détenus puis relâchés par l'Egypte qui les accuse d'être entrés illégalement dans ses eaux territoriales.
Le Caire a récemment renforcé, sous pression israélienne et américaine, son dispositif de lutte contre la contrebande terrestre et maritime avec Gaza afin d'empêcher le trafic d'armes à destination de cette enclave.
La bande de Gaza est soumise à un blocus israélien, y compris maritime, depuis l'été 2006.

12/05

http://www.romandie.com/ats/news/100512140110.u5q3ry5c.asp


2-7 Saed Bannoura: La colonie d’Ariel déverse ses égouts sur une ville palestinienne.

 La Palestinian Water Authority a indiqué que la colonie d’Ariel déverse directement ses eaux usées sur le territoire du village palestinien voisin, Bruqin, ce qui crée une situation dangereuse pour la santé pour les habitants de ce village.

Selon le maire de Bruqin, la situation est devenue extrêmement préoccupante, les eaux d’égout contaminant la nappe phréatique et les cultures dans l’ensemble de la région.

Ariel est la plus importante colonie en Cisjordanie ; environ 40 000 Israéliens y habitent.

Les responsables sionistes ont indiqué qu’ils feraient tout pour garder Ariel lors d’éventuelles négociations avec les Palestiniens, bien qu’il soit reconnu internationalement qu’Ariel, comme d’ailleurs toutes les colonies en Cisjordanie, a été construite en violation flagrante du droit international, notamment de la Quatrième Convention de Genève.

Le déversement de leurs eaux d’égout par les sionistes sur le territoire palestinien est chose courante ; Israël a la mainmise sur 80 % de la ressource hydrique de la Cisjordanie, bien qu’il s’agisse d’un territoire palestinien [ainsi, d’ailleurs, que la « Judée » et la « Samarie », ndt, mais, passons...].

Le maire de Bruquin, Ikrimah Samara a indiqué à des journalistes que le déversement des tinettes sionistes « rend la vie intenable ; cela pollue la nappe phréatique et donc les sources du village ».

L’Autorité palestinienne [sic et re-sic], supposée régir le village comme la totalité de la Cisjordanie, n’a pas été en mesure d’y instaurer son administration effective en raison de l’occupation israélienne qui n’a jamais cessé.

Le responsable de la Palestinian Water Authority Shaddad al-A’tili a récemment dit au maire de ce village, M. Samara, que l’Autorité palestinienne dispose de la technologie nécessaire pour installer des canalisations et des pompes capables de détourner le déversement des égouts [de la colonie sioniste illégale d’Ariel, ndt], mais que « les autorités de l’occupation font obstruction à la construction des installations nécessaires susceptibles de résoudre le problème ».

Les autorités israéliennes ont refusé d’accorder les autorisations requises par Israël pour que le village soit autorisé à installer les canalisations indispensables afin de détourner le déversement des égouts sionistes à distance suffisante de son territoire communal.

Saed Bannoura

27 avril 2010 

IMEMC News -Vous pouvez consulter cet article à : http://www.imemc.org/article/58538
Traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=8620


2-8 Shimon Pères objet d’une "humiliation cruelle" …à Moscou.  

Les autorités russes ont obligé Shimon Pères, Président israélien, d’attendre une heure avant d’examiner son passeport, ont refusé de le traiter comme une personnalité VIP, et l’ont  obligé de tenir la queue, comme tout passager ordinaire, l’empêchant d’accéder à la piste de l’aéroport avec sa voiture blindée, comme il est d’usage avec le reste des dirigeants.
Les milieux politiques israéliens ont qualifié ce qui s’est passé de  "scandale et d’humiliation".

Le journal israélien "Maariv" a accusé les autorités des frontières russes d’infliger "une humiliation cruelle" à Shimon Pères, ajoutant que "contrairement aux usages communément admis, les autorités moscovites ont, de tous les passagers, particulièrement passé au crible  les passeports du Président israélien et de ses compagnons".
Le journal a rapporté que "les Russes ont refusé de prime abord, de composer avec Pères comme étant une personnalité importante, et ont astreint ses accompagnateurs d’avoir recours à des services VIP d’une société privée, ce qui a obligé le Président de l’Etat hébreu de se tenir dans la file d’attente, à l’instar de n’importe quel passager".
Les autorités aéroportuaires n’ont pas autorisé Shimon Pères d’accéder au tarmac avec sa  voiture blindée, et l’ont contraint de marcher à pieds comme tout passager ordinaire, mais l’intervention de l’ambassade israélienne a empêché cette humiliation, selon les médias hébreux.
Les milieux politiques israéliens ont déploré cette humiliation. Une source israélienne à Moscou à fait savoir que "les autorités russes essayent d’inventer des excuses et des prétextes pour justifier l’humiliation dont a fait l’objet Pères".
Une autre source a prétendu que "les Russes ont humilié délibérément le Président israélien, notamment dans la foulée de la visite du Président russe Dimitri Medvedev en Syrie avant deux jours".
Pour sa part, le ministère des Affaires étrangères israélien a affirmé que "Pères n’a attendu à l’aéroport que pendant une demi-heure seulement, mais il a fait l’objet d’un traitement humiliant et vexant".
Pères s’est dirigée à Moscou au début de la semaine dernière dans le cadre de la célébration du 65ème  anniversaire de la victoire sur le nazisme, à l’invitation de son homologue russe Dimitri Medvedev, qui a importuné les Israéliens par ses dernières déclarations, lors de sa récente visite en Syrie, sur la nécessité de négocier avec Hamas. 

almasry-alyoum

15/05/2010

http://www.gnet.tn/revue-de-presse-internationale/shimon-peres-objet-dune-humiliation-cruelle-a-moscou/id-menu-957.html


2-9 Les Juifs américains ont réservé un accueil chaleureux à Ahmadinejad. 

 04/05

Sous la direction du rabbin David Weiss, nombre de Juifs américains s’étaient rassemblés devant le siège des Nations unies pour accueillir chaleureusement le Président iranien et exprimer leur protestation contre l’entité sioniste.

Les participants au rassemblement qui a duré quelques heures, brandissaient des centaines de pancartes sur lesquelles étaient libellés entre autres « Bienvenu le Président de la RII ».

 http://french.irib.ir/


2-10 Medvedev et Assad rencontrent le chef du Hamas.
Les présidents russe et syrien Dmitri Medvedev et Bachar Assad ont rencontré mardi le chef du bureau politique du Hamas, Khaled Mechaal, en exil à Damas.
Lors de l'entretien, le leader russe a souligné la nécessité de rétablir au plus vite l'unité du peuple palestinien et d'amener ses principaux mouvements, le Fatah et le Hamas, à conjuguer leurs efforts sur la base de la plate-forme formulée par l'Organisation de libération de
la Palestine (OLP), organisation faîtière de la résistance palestinienne.

RIA Novosti

11 mai

http://fr.rian.ru/world/20100511/186666964.html

 


2-11 Sayed Nasrallah:"Les verdicts contre les combattants sont une source de fierté" 

Le secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah a qualifié d'injustes et de politiques les jugements prononcés en Egypte à l'encontre des combattants qui aidaient les moudjahidines de la bande de Gaza.
 Dans un entretien à la chaine télévisée koweitienne AlRay, Sayed Nasrallah a déclaré: "Dès le premier jour de l'arrestation de nos nobles frères combattants, nous avons confirmé qu'il s'agit de moudjahidines et non pas de criminels, de terroristes et de hors-la-loi comme l'a prétendu le juge de la cour. Leur unique faute est d'avoir aidé leurs frères dans la bande de Gaza et la résistance palestinienne légitime que tout le monde doit soutenir.
Ces derniers faisaient donc leur devoir, et tout ce qui a été dit n'est que fabrications pour justifier les mesures prises à leur encontre.
 S'adressant aux combattants et à leurs familles, Sayed Nasrallah a déclaré: "Quand vous avez choisi le chemin du soutien au peuple palestinien, vous saviez que vous seriez sujets à la détention, voire à la mort et au martyre. Donc, ces verdicts sont une médaille d'honneur accrochés à vos poitrines".  
  "C'est une source de fierté, pour nous, pour tous les peuples arabes et islamiques de savoir que nous sommes détenus et emprisonnés parce que nous croyons à Dieu et nous obéissons à Lui lorsqu'Il nous ordonne d'aider nos frères en Palestine et dans la bande de Gaza. Je n'y trouve aucune perte de soutien arabe à la résistance, au contraire, ces verdicts renforcent la crédibilité de notre position et de notre engagement face au peuple palestinien. Certes, nous aspirons à lui présenter plus de soutien. Nous payons le prix de notre choix et nous présentons tous nos sacrifices à Dieu et pour le chemin de Dieu".     
Et de terminer, "Evidemment les portes ne sont pas fermées avec l'Egypte, nous n'allons pas laisser nos frères dans les prisons, ça c'est sûr. Nous allons poursuivre cette affaire même après l'entrée en vigueur des jugements. Et comme par le passé, nous avons veillé à résoudre cette question par les voies juridiques et légales. Aujourd'hui, le sujet ne concerne plus la justice, seules les issues politiques sont disponibles".  
"Nous allons œuvrer par les voies politiques et diplomatiques pour traiter cette affaire, rendre justice à nos frères et ne pas les laisser dans les prisons", a conclu le secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah.

29/04