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22/05/2010

n° 132 - Journal du Liban - du 29-04 au 21-05 : - Fin - : Le Liban craint une attaque israélienne.

n° 132 -  Journal du Liban - du 29-04 au 21-05 : - Fin   - :  Le Liban craint une attaque israélienne.


 


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.


Journal du Liban

   n° 132                                              29-04 au 21-05

        C.De broeder & M.Lemaire



 Le " Journal du Liban" est  visible  sur les blogs : 

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http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html


Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

6  Dossier

6-1 Le ‘Times’ décrit les préparatifs du Hezbollah pour la prochaine guerre avec Israël."  

6-2 Sibylle Rizk : Le Liban craint une attaque israélienne.

6-3 Nathalie Bontems : Liban-Israël: une guerre «entre le printemps et l'été».

6-4 Ghy Bakhur  : Pas de guerre l'été prochain.

6-5 Le haut responsable militaire israélien Benny Gantz écarte l’idée d’une guerre cet été… 

 



 


6  Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

6-1 Le ‘Times’ décrit les préparatifs du Hezbollah pour la prochaine guerre avec Israël."  

Dans  un article publié dans le magazine Time, le journaliste Nicholas Blanford décrit suite à sa visite au Liban-sud, les préparatifs militaires du Hezbollah pour la «prochaine guerre avec Israël."
Blanford écrit que les combattants du Hezbollah se sont révélés être «une organisation au summum de sa puissance militaire, composée de combattants bien-formés, hyper-disciplinés et très motivés, sachant manier des armes sophistiquées, toujours à la recherche de nouvelles tactiques et en pleine confiance." 
 "La prochaine guerre aura lieu, c’est sûr à 100%, mais nous ne savons pas quand », écrit l'auteur !
Et pour appuyer ses dires, Blanford cite le témoignage d’un certain dénommé Ali,  qui a requis l’anonymat «un étudiant à l'université,  et un combattant du Hezbollah » : «Nous avons de grands projet pour cela.. Si Dieu le veut, vous pourrez voir la fin d'Israël» a affirmé Ali selon Blanfort !
Le journaliste prétend avoir interrogé des combattants du Hezbollah, lors de sa visite à la commune de Jizzine, au Liban-sud. "Depuis la fin de son dernier affrontement avec l'armée israélienne, en Juillet et Août 2006, le Hezbollah a construit de nouvelles lignes de défense et des positions de tir, dans les collines  de la Bekaa et le long de la colonne de montagnes qui se prolonge jusqu’au Liban-sud ", écrit-il.
Blanford note dans son article qu'il a eu l'impression que les combattants du Hezbollah n'ont pas peur de la prochaine série d'affrontements, au contraire ils « ont réellement hâte de la confronter » !
"Peu importe…

On peut toujours reconstruire.

Notre dignité est plus importante que les toits au-dessus de nos têtes», affirme Hajj Rida, un commandant de l'unité de résistance », cité dans l'article de Blanford.
Le journaliste continue de citer les propos de Rida: «J'ai mes études à l'université et j’ai ma famille, parallèlement j'ai aussi ma vie de jihad et les  préparatifs de la prochaine guerre. Je considère ma mission de jihad comme quelque chose de joyeux. Vous ne pouvez pas comprendre la joie du jihad, sauf si vous êtes dans le Hezbollah."
Dans son article Blanford évoque les menaces de l’entité sioniste  qui a promis « de recourir à la force dans la prochaine guerre et de traiter l'Etat libanais comme un ennemi, et pas seulement  la milice chiite, une perspective qui effraie de nombreux Libanais », selon Blanford.
« Mais la volonté des combattants du Hezbollah reste inébranlable face aux menaces israéliennes », ajoute l'auteur.
Blanford souligne que le Hezbollah cherche à améliorer ses capacités en mettant au point de nouvelles tactiques militaires, en s’acquérant de nouvelles armes et que «c'est en se concentrant sur le perfectionnement des systèmes de défense aériens que le Hezbollah compte défier la supériorité aérienne d'Israël."
Toujours selon l’article de Blanford, des «rapports ont été publiés l’année dernière suggérant que le Hezbollah a obtenu des lances-missiles russes portables sur épaule, voire que certains combattants ont été formés en Syrie pour pouvoir être opérationnels sur des lances-missiles fixés sur des camions. Selon des sources américaines  et des sources des services de renseignements israéliens, le Hezbollah a également renforcé son arsenal avec des missiles de plus longue portée jouissant de capacités de guidage très précis. De nombreux analystes estiment que dans le scénario d'une autre guerre, le Hezbollah compte frapper des cibles stratégiques situés en profondeur en Israël. En Février, le chef du Hezbollah, Cheikh Hassan Nasrallah a laissé entendre que le Hezbollah a maintenant la capacité de frapper des cibles à Tel Aviv. "
Blanford tente de brosser un tableau sur l’arsenal militaire du Hezbollah  en se basant sur ce qu'il appelle les témoignages des combattants du Hezbollah. Mais aussi en passant  en revue les récents rapports sur le Hezbollah concernant sa possession de missiles sol-sol et de missiles sol-air... 
 Mais finalement, il constate que les combattants du Hezbollah ont  également trouvé des façons innovatrices pour utiliser de vieilles armes !
 "Le RPG est vieux, mais c’est encore une arme efficace. C'est la façon dont vous les utilisez  qui compte. Nous étudions toujours de nouvelles techniques de combat, affirme Ali » selon Blanford."
L'article note que «les chars israéliens seront dotés d’un nouveau système de défense capable d’intercepter des missiles antichars et de les détruire ». Blanford ajoute que" les combattants du Hezbollah, ont affirmé, sans révéler des détails, qu'ils ont été formé pour  contourner ces systèmes de défenses sophistiqués et paralyser les chars israéliens par des missiles antichars revus et corrigés par le Hezbollah !
Il poursuit: «Les plans de bataille du Hezbollah peuvent aussi inclure l’infiltration des combattants en Israël pour y mener des raids et des missions de sabotage – une nouveauté dans le conflit israélo-arabe. Surtout que la doctrine militaire israélienne concerne des  guerres qui ont lieu sur le territoire de ses ennemis plutôt que sur son front intérieur ».
Et Blanford cite Ali: «Si Dieu le veut, nous irons en Palestine la prochaine fois."

11/5

 http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=137085&language=fr


6-2 Sibylle Rizk : Le Liban craint une attaque israélienne.

Israël a averti que toute attaque provoquerait une riposte à grande échelle.

 La multiplication des menaces israéliennes ces dernières semaines rendent les Libanais particulièrement fébriles car Beyrouth commence à peine à jouir d'une stabilité retrouvée, après les cinq ans de turbulences qui ont suivi l'assassinat de l'ancien premier ministre Rafic Hariri. Le président, Michel Sleimane, a évoqué publiquement sa vive inquiétude. «Le monde sait désormais que les menaces israéliennes ne peuvent plus être prises à la légère.»

Ce sujet était aussi au menu des entretiens du premier ministre, Saad Hariri, avec Nicolas Sarkozy lors de sa visite à Paris le mois dernier.

Rôle de l'Iran 

L'aviation israélienne survole régulièrement le territoire libanais, en violation de la résolution 1701 qui a mis fin au dernier conflit entre les deux voisins, en août 2006.

Même si les batteries aériennes de l'armée libanaise ont ouvert le feu dimanche contre des chasseurs volant relativement bas, le rapport de force est inexistant tant la supériorité militaire israélienne est grande. En rasant des quartiers entiers de la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah, l'aviation a déjà montré en 2006 ce dont elle était capable. Un scénario que les plus hautes autorités israéliennes promettent régulièrement de reproduire, à plus grande échelle encore, si le Hezbollah bouge le petit doigt. Car le gouvernement libanais, auquel appartient le parti «de la résistance islamique» est jugé responsable de «tout ce que fait le Hezbollah», selon une formule d'Ehoud Barak.

Le ministre israélien de la Défense traduit ainsi une nouvelle doctrine née de la guerre de 2006 en vertu de laquelle Israël ne limitera plus ses attaques aux cibles attribuées au Hezbollah, mais les élargira à l'armée libanaise et aux infrastructures vitales du pays sur tout le territoire libanais.

Au-delà de son effet psychologique, cette stratégie vise à accentuer le clivage politique interne concernant l'armement du Hezbollah. Un impact qui a cependant été atténué par la formation d'un gouvernement d'union nationale, fruit d'un long bras de fer interne avec le Parti de Dieu pour qui la poursuite de la «résistance» n'est pas négociable tant que le «danger israélien» perdure.

La guerre pourrait être déclenchée de différentes façons sachant que les motivations des deux parties ont une dimension régionale, intégrant la problématique iranienne. Pour Israël, il s'agirait de rétablir sa capacité de dissuasion après le semi-échec de 2006, voire de frapper indirectement l'Iran sur un théâtre secondaire.

Le Hezbollah pourrait symétriquement permettre à l'Iran de créer une diversion ailleurs que sur son territoire en servant à Israël un prétexte à des représailles.

La plupart des observateurs de la scène libanaise estiment cependant que la guerre n'est pas probable dans l'immédiat. Ils font valoir les avantages du statu quo actuel pour les deux parties : Israël bénéficie d'une stabilité inégalée à sa frontière nord ; le Hezbollah n'a pas intérêt à se lancer dans un nouveau conflit tant que les plaies subies par sa base populaire ne sont pas pansées.

Sibylle Rizk
16/02/2010 |

http://www.lefigaro.fr/international/2010/02/17/01003-20100217ARTFIG00060-le-liban-craint-une-attaque-israelienne-.php


6-3 Nathalie Bontems : Liban-Israël: une guerre «entre le printemps et l'été».

Beyrouth risque d'être entraîné dans un conflit entre Jérusalem et Téhéran.

Les envolées belliqueuses sont coutumières au Moyen-Orient, mais le Liban est bien payé pour savoir que les gestes peuvent aussi y être joints à la parole. A tel point qu'au pays du Cèdre, on ne se demande pas si il y aura une nouvelle guerre, mais quand.

Prévoir la date des prochains combats est d'ailleurs devenu un sport national, à coups d'arguments plus ou moins crédibles: au printemps, lorsqu'il y aura moins de nuages et donc une meilleure visibilité pour les avions israéliens? A l'été, pour torpiller la saison touristique? Les analystes de tout poil s'en donnent à cœur joie.

Une autre certitude se greffe à l'inéluctabilité d'une nouvelle guerre: celle de savoir que le conflit de Juillet 2006 - qui a fait 1.300 morts et plus d'un million de réfugiés - ressemblera probablement à une promenade de santé en comparaison de ce qui se prépare. Cela fait des mois que les officiels israéliens le martèlent: le Liban tout entier sera tenu responsable et puni en conséquence, en cas de nouvelle escalade avec le Hezbollah. Dès 2008, Gadi Eisenkot, le commandant israélien des opérations de la zone Nord, a théorisé la «doctrine Dahiyé», du nom de la banlieue sud de Beyrouth presque rasée en 2006, et qui serait étendue à l'ensemble du Liban. Voire plus loin.

Car en sus de ce déjà sinistre tableau, le conflit pourrait s'élargir à d'autres pays de la région, en particulier la Syrie. Le fait est surprenant compte-tenu de l'histoire de la région: en dépit de sa rhétorique guerrière soutenue, la Syrie a toujours réussi à maintenir une sorte de «paix chaude» avec Israël; sa frontière avec l'état hébreu n'a pas connu de troubles depuis 1973, les contentieux entre les deux pays se réglant le plus souvent par Liban interposé. La Syrie avait d'ailleurs négocié secrètement avec son voisin du Sud un règlement pour le Golan avant qu'une nouvelle série de négociations ne soit entreprise ouvertement par l'intermédiaire de la Turquie en 2008.

Double jeu

Mais le ton monte désormais entre Syriens et Israéliens. En janvier, Daniel Ayalon, ministre des Affaire étrangères adjoint en Israël, avait accusé le régime syrien de former, sur son territoire, des combattants à l'utilisation de batteries sol-air sophistiquées dont bénéficierait le Hezbollah. Les officiels israéliens multipliaient déjà les menaces: «En cas de nouvelle confrontation au Nord, nous tiendrons le Liban et la Syrie également responsables», déclarait il y a quatre mois le ministre Yossi Peled tandis qu'Avidgor Lieberman prévenait carrément le chef d'Etat syrien Bachar al Assad qu'une guerre lui coûterait le pouvoir. Naturellement, les responsables syriens avaient vertement répliqué,  Assad déclarant que Damas avait pris la «décision stratégique» d'apporter tout son support au parti de Dieu en cas de nouveau conflit. Les Israéliens avaient alors fait le gros dos, contenu par un pouvoir américain soucieux d'éviter tout embrasement.

Mais la stratégie d'«apprivoisement» des Syriens menée par les Etats-Unis depuis l'élection de Barack Obama se heurte à un mur et reçoit plus de camouflets que de signes de bonne volonté. Le plus flagrant fut sans doute le sommet tripartite de Damas, réunissant Assad, Ahmadinejad et Hassan Nasrallah le 25 février dernier. Alors que depuis des mois, les Américains tentent d'éloigner Damas du giron iranien et que la secrétaire d'Etat américaine Hilary Clinton venait de l'y encourager publiquement, la réponse est tombée comme une fin de non-recevoir: avec un discours d'une extrême virulence, le trio de Damas a répondu à ces appels du pied en réaffirmant la force des liens unissant Syrie, Iran et «résistance» contre les «colonialistes», s'engageant à débarrasser la région des « sionistes » à une brève échéance. Cette rencontre, mais plus encore sa date - moins d'une semaine après la nomination par Washington d'un ambassadeur en Syrie en clair signe d'apaisement, son prédécesseur ayant été retiré du pays avec fracas en 2005- a surpris plus d'un observateur, y compris les proches du régime tel que David Lesch, historien de Assad, qui s'interroge sur l'envie - et la capacité - du régime syrien de vouloir le beurre, l'argent du beurre et le sourire de la crémière. La Syrie a longtemps su jouer simultanément sur plusieurs tableaux, mais Bachar jouerait-il avec le feu ? Et a-t-il vraiment le choix, compte-tenu des rapports presque incestueux qui le lient à l'Iran ?

Du coup, les menaces se précisent de part et d'autres.

Aujourd'hui, c'est de l'envoi de missiles balistiques Scud de fabrication russe et rendus célèbre lors de la guerre du Golfe, qu'Etats-Unis, France et Israël bien sur, s'alarment, car non seulement ils mettraient en péril la suprématie aérienne israélienne mais ils pourraient aussi porter des armes chimiques susceptibles d'atteindre l'ensemble du territoire israélien. Les rapports selon lesquels ces missiles auraient ou non passés la frontière syro-libanaise, sont contradictoire et de leur coté, Syriens et Hezbollah démentent catégoriquement ces informations. Mais ces dénégations tombent dans l'oreille de sourds quelque peu échaudés par l'ambiguïté de la politique syrienne. Reprenant la rhétorique qui avait marqué le conflit de Juillet 2006 contre le Hezbollah, les Israéliens menacent de renvoyer la Syrie «à l'âge de pierre.» Une opération israélienne au Liban contre un convoi d'armes aurait même été évitée de justesse, sur intervention américaine.

Du coté du parti de Hassan Nasrallah, et alors qu'Ahmadinejad s'attendrait à ce qu'une guerre éclate «quelque part» «entre le printemps et l'été», la cool attitude est de mise, du moins officiellement: Israël chercherait purement et simplement - et en vain, cela va de soi - à intimider les Libanais, à susciter des divisions arabes et à saper la popularité du Hezbollah; il ne faut donc pas y prêter le flan. Ce discours s'adresse probablement plus aux masses libanaises, pour lesquelles le conflit de 2010 est encore trop frais et qu'il faut rassurer, ainsi qu'à tout ceux au Liban qui seraient tentés d'espérer une nouvelle guerre avec Israël, susceptible de les débarrasser d'un parti tenant de plus en plus les rênes du pays. Le message est clair: il ne faut pas y compter, sans quoi le Liban tout entier en paiera le prix. Le Premier ministre Saad Hariri, autrefois opposé au Hezbollah mais ramené dans le rang en mai 2008, a d'ailleurs retenu la leçon: «Nous nous tiendrons unis face à Israël. Il n'y aura pas de division.», a-t-il déclaré.

Bras de fer discret. Ou pas.

Difficile dans ces conditions de ne pas être alarmiste alors que les bruits de botte se font de plus en plus sonores. D'autant que ceux à chausser les bottes en question sont de plus en plus nombreux. Sur fond de débat autour de la dureté des sanctions que le Conseil de Sécurité pourrait prendre à l'encontre du régime iranien en cas de poursuite de son programme nucléaire, soupçonné d'avoir des fins militaires, Téhéran cherche à gagner du temps. D'abord en tentant de mettre en œuvre un équilibre de la terreur, digne des plus belles heures de la guerre froide. Ensuite en déplaçant les tensions et les regards sur d'autres fronts dans la région, le Liban en premier lieu et, si nécessaire, la Syrie. Le 20 mars, le numéro 2 du Hezbollah Naim Qassem prévenait clairement: «Une attaque contre l'Iran provoquera l'explosion de la région.»

L'Iran tire bien des ficelles à travers toute la région, d'autant plus motivée que les Etats-Unis font encore monter les enchères avec le lancement d'un nouveau système anti-missiles Patriot déployé dans quatre pays du Golfe Persique. Le 10 février, au cours d'un échange téléphonique, le président iranien a d'ailleurs réitéré à Assad le soutien total de son pays à la Syrie, la Palestine et le Liban en cas d'attaque israélienne.

Plus inquiétant encore, en dehors des opérations iraniennes «officielles» comme le lancement d'une fusée Kavoshgar-3 dans l'espace début février, la région est depuis plusieurs mois témoin d'une recrudescence impressionnante du trafic d'armes via le golfe Persique, la mer Rouge et l'est de la Méditerranée. La coopération militaire entre Syrie, Iran et Corée du Nord bat son plein, y compris en termes d'armement dit «sensible» et en dépit de la destruction en 2007 d'un possible réacteur nucléaire clandestin à Al-Kibar en Syrie par l'aviation israélienne. L'enquête menée par l'AIEA qui aurait dû suivre est tombée aux oubliettes, alors que quelques mois plus tôt, toujours en Syrie, à Alep, les corps de scientifiques nord-coréens et iraniens avaient été retrouvés après l'explosion d'un mystérieux dépôt. Et en décembre dernier, les autorités portuaires thaïlandaises ont saisi une cargaison d'armes Nord-Coréennes apparemment en partance pour l'Iran.

Que ce soit à destination du Hezbollah au Liban, du Hamas à Gaza, des rebelles houthis au Yémen ou du Soudan (avec lequel l'Iran a signé un accord de coopération militaire en 2008), le régime de Khamenei est sur tous les fronts et les incidents se multiplient: on se souvient de l'affaire du Karin-A en 2002, et de son «deuxième volet» l'année dernière avec le Francop. En mars dernier, un convoi militaire transportant apparemment des missiles iraniens Fajr était bombardé par l'aviation israélienne entre le Soudan et l'Egypte. Les missiles devaient probablement être livrés au Hamas via les tunnels de Rafah. Courant 2009, une cellule du Hezbollah a été démantelée en Egypte toujours alors que de l'aveu de Hassan Nasrallah même, elle avait pour vocation d'apporter un soutien militaire au Hamas. En décembre dernier, un navire australien transportant une lourde cargaison d'armement Nord-Coréen à destination de l'Iran avait été intercepté à la dernière minute par les services douaniers de Dubaï. L'Emirat tente, vainement, de se débarrasser de son statut de plaque tournante du trafic d'armes dans la région: c'est le cinquième navire en un an seulement que ses services arrêtent de la sorte!

Qui plus est, le 20 janvier dernier, Mahmoud al-Mabhouh - membre du Hamas et trafiquant d'armes notoire - était assassiné dans sa chambre d'hôtel à Dubaï toujours, où il tentait a priori de négocier une livraison d' «armes spéciales» vers Gaza.

Les autorités de l'émirat n'ont guère de doutes quant à l'implication du Mossad dans l'assassinat et Israël est plus que jamais pointé d'un doigt accusateur. Quant au Yémen, où la situation est explosive, le chef du Conseil de Sécurité nationale Ali Muhammad al-Anisi a ouvertement accusé l'Iran de soutenir et armer les rebelles. La carte yéménite permet à l'Iran d'exercer une pression accrue sur sa rivale de toujours, l'Arabie Saoudite.

La liste des «incidents» n'est pas exhaustive, mais cette prolifération offre un sérieux indicateur du regain de tension dans la région, le nucléaire iranien n'étant qu'une des parties visibles de l'iceberg.

De manière générale, la République islamique, dans un jeu de billard à multiples bandes, parvient ainsi à faire monter la pression sur «l'ennemi sioniste» et ses traditionnels rivaux arabes, tout en accroissant la dépendance de ses propres alliés à son égard et en se posant comme partenaire incontournable pour tout règlement dans la région.

Israël et Iran se livrent donc un bras de fer de moins en moins discret.

Pour les optimistes, plus on parle de guerre et moins on la fait; cela vaudra toujours mieux qu'un conflit ouvert et pourrait finalement conduire à un statu quo basé sur l'équilibre de la terreur. Pour les pessimistes, tout ceci ne doit être perçu que comme un prélude, certain arguant que ce n'est en fin de compte qu'une question de temps, comme l'avait asséné Yossi Peled.

Nathalie Bontems

23 Avril 2010

http://www.slate.fr/story/20279/liban-guerre-israel-hezbollah-iran-billard


6-4 Ghy Bakhur  : Pas de guerre l'été prochain.

Personne n’a d’intérêt à voir une nouvelle guerre dans la région. Tout au contraire, la situation actuelle est bonne pour tout le monde. Les conséquences d’une guerre seraient catastrophiques. Alors pas de guerre l’été prochain.

Celui qui observe les médias israéliens, libanais, syriens et palestiniens aura l’impression que nous sommes à la veille d’une guerre. Cependant, nous devons remarquer que les Libanais et les Syriens ont peur d’une attaque israélienne. Chez nous, il y a une peur bleue du Hezbollah, de la Syrie et du Hamas dont la force est en recrudescence. Ils pourraient attaquer "Israël".

Il y a un mois de cela, une question s’est posée : est-ce que les roquettes des brigades d’Al-Qassam retomberaient sur le Sud ? La réponse est claire depuis : la force dissuasive est très forte envers la bande de Gaza. Le Hamas fera alors tout pour stopper le feu. Et c’est comme cela que le Hamas a compris le message de la guerre « plomb durci », à tel point qu’il ne s’intéresse en aucun cas à une nouvelle guerre.

Nous avons également fait peur le Hezbollah, de sorte que Nasrallah reste caché pour au moins quatre ans, loin du bras long d’"Israël". Lui aussi a compris.

Les ennemis d’"Israël" avaient l’habitude de voir l’armée israélienne enlisée dans leurs terrains, entre des gens hostiles, et frappée par des obus et des pièges.

Et maintenant, lorsque l’armée attaque à partir des terres israéliennes avec une grande force, le choc est grand. Ils voient une armée, des tanks et surtout des bombardiers. Ils ne voient plus une force de maintien de la paix, comme c’était le cas pendant les deux dernières décennies. Nous faisons peur à la Syrie, au Hamas et au Hezbollah, une peur paralysante.

La preuve, c’est que le Hamas a mis de nouveau la main sur les forces armées de la bande de Gaza afin de s’assurer que les roquettes d’Al-Qassam ne soient tirées. Le ministre des affaires étrangères Liberman avait expliqué ce qui se passerait si Damas était attaqué et que le Hezbollah était un partenaire du gouvernement libanais.

De son côté, la France a précisé à Beyrouth qu’au contraire de la deuxième guerre du Liban, la prochaine guerre impliquerait tout le gouvernement libanais et toute aide serait difficile. Et cela représente une force dissuasive qui est au profit d’"Israël", depuis des dizaines d’années.

La question à poser est la suivante : est-ce que ce sera "Israël" qui commencera la guerre en été ? Non. La dissuasion a apporté le calme. Et cela est bien satisfaisant pour les dirigeants militaires, sécuritaires et politiques. Sur tous les fronts, la situation est bien confortable pour "Israël".

Ce qui fait plaisir, c’est notre capacité à laver le cerveau de nos ennemis. Eux, il est sûr qu’ils n’ont pas compris l’esprit israélien. A deux reprises, en 2006 et 2009, ils étaient surpris, lorsqu’ils ont cru qu’"Israël" était faible et ne pouvait attaquer. Aujourd’hui, ils ont compris que les médias israéliens diffusés en anglais ne reflètent pas "Israël".

Après une décennie de guerres, "Israël" a retrouvé sa force de persuasion et elle n’a aucun intérêt à s’engager dans une quelconque guerre. L’armée israélienne est bien entraînée, dotée d’une nouvelle génération d’armes. Elle est mieux prête qu’elle ne l’a jamais été. Et tout cela représente une assurance à un été moyen-oriental bien calme.

Vendredi 7 mai 2010

Palestine – CPI 

Article écrit par Ghy Bakhur, dans le journal hébreu Yediot Aharonot, le 2 mai 2010, traduit et résumé par le département français du Centre Palestinien d’Information (CPI

http://www.palestine-solidarite.org:80/analyses.Ghy_Bakhur.070510.htm


6-5 Le haut responsable militaire israélien Benny Gantz écarte l’idée d’une guerre cet été…  

Le vice-commandant en chef de l’armée d’occupation israélienne, Benny Gantz, a écarté l’idée d’une guerre israélo-libanaise en été alors que des chefs de la sécurité israélienne pressent le  Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d’entamer des négociations avec la Syrie !
Selon Benny Gantz, «  l’éventualité d’une  guerre sur la frontière nord est exclue   parce qu'il n'y a aucun intérêt ou aucune raison pour les parties concernées à en déclencher une ! »
« Je ne trouve pas de raison valable à une escalade, certes nous vivons dans une région tendue mais comme je le disais plus tôt, profitons de cette accalmie, bien sûr nous ne devons pas compter sur elle, mais il n'y a pas d'intérêt pour que les parties fassent exploser  la situation. "
Selon des analystes israéliens, une telle accalmie a été imposée par le nouvel équilibre des forces établi par le Hezbollah et la Syrie avec l’entité sioniste..
A ce titre, les prochaines manœuvres israéliennes baptisées « point de changement 4 » et qui auront lieu dans une semaine à l’intérieur d’ « Israël », comprendront des scénarios d’attaques de missiles de longue portée..
Le spécialiste dans les questions militaires israéliennes à la dixième chaine de la télévion israélienne  Yoav Limor a déclaré : « ce n’est plus nous qui dissuadons le Hezbollah et la Syrie, mais ce sont plutôt eux qui dissuadent Israël : le Hezbollah a maintenant des missiles Scud et des missiles M600 et ceci est très alarmant car ce sont des armes extrêmement précises; si le Hezbollah le veut il peut détruire un aéroport, ou un quartier résidentiel ou n’importe quel cible en Israël, c’est pourquoi  Israël vit une situation d'impasse : il ne sait pas s’il doit attaquer ou pas ! »
Parallèlement, les chefs de l'armée israélienne et de la sécurité pressent le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à parvenir à un règlement avec la Syrie, car pour eux c’est la seule façon de régler la question de l’armement du Hezbollah !
Dans ce contexte, Yoav Limor affirme : "Tous les chefs des services de sécurité et les responsables militaires, comme le président du renseignement militaire ou le chef du Shin Bet ,ou le chef du Mossad , qui a changé de façon spectaculaire pressent Netanyahu à entamer des négociations avec la Syrie pour la forcer ensuite à  couper les ponts avec le Hezbollah". Et d'estimer  que Netanyahu ne peut pas tenir longtemps devant cette pression. 

16/05  

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=137757&language=fr



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


21/05/2010

n° 48 - dossiers de PAKISTAN - 19-05 :-Début :- : Les drones américains ont massacré 700 civils pakistanais en 2009.

n° 48 - dossiers de PAKISTAN - 19-05 :-Début :- : Les drones américains ont massacré 700 civils pakistanais en 2009.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de PAKISTAN.  

                                                                                 n° 48- 19-05

                                                C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossier de Pakistan" est  visible  sur mes blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

1 Dossier & Point de vue

1-1 Bill Van Auken : Les drones américains ont massacré 700 civils pakistanais en 2009.

1-2 Le Nord Waziristan, nouveau refuge des résistants au Pakistan.

1-3 Le Pakistan, maillon faible du cercle des Etats nucléaires?

1-4  Albert A.Stahel : «Premièrement l’Iran n’est pas une puissance nucléaire.

1-5 Obama: aigle ou colombe?

2  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

2-1 David E. Sanger  : Obama et le piège pakistanais.

2-2 Pierre Rousset :  Pakistan : la faillite historique de l’État.

2-3 Pascal Sacre : "Messieurs, remboursez vos prix Nobel de la paix".

Fin

3 Annexe

3-1 Chris Hedges : Tout le monde s’en fiche (TruthDig).

3-2 Dave Londorff : Mêmes délits, mêmes crimes.

4  Pièce jointe

4-1 Discours de Joseph Biden au Parlement européen.



1 Dossier & Point de vue

1-1 Bill Van Auken : Les drones américains ont massacré 700 civils pakistanais en 2009.

Selon des données rendues publiques cette semaine par des responsables à Islamabad, les bombardements des drones américains, un an depuis qu’Obama a amorcé son mandat présidentiel, ont tué plus de 700 civils pakistanais. L’escalade de la guerre AfPak de Washington, présentement en plein essor, entraînera le massacre de milliers d’autres hommes, femmes et enfants en 2010.

Ce bilan terrible a été annoncé lundi dans le quotidien pakistanais anglophone Dawn, au moment où arrivaient les nouvelles d’une récente frappe de missile Hellfire dans un village pauvre près de la frontière afghane.

Le missile a tué un enseignant pakistanais et son fils de neuf ans, laissant leurs cadavres ensevelis sous les décombres de leur maison. Selon des reportages citant des responsables du renseignement américain, la maison de l’enseignant aurait été la cible d’une attaque de drone Predator car des rapports avaient mentionné qu’elle avait été fréquentée par des militants.

Qui fournit ces rapports? Comment ont-ils été vérifiés? Y avait-il la moindre indication que l’enseignant, sans parler de son enfant, était impliqué dans les activités des présumés « militants »?

Le gouvernement des Etats-Unis ou la CIA, qui dirige la majorité de ces attaques, sont peu disposés à fournir des réponses. Cela vient réaffirmer la réputation d’Assassinat inc. (Murder, Inc.) de l’agence du renseignement.

Washington, la CIA et le Pentagone se sont arrogé le droit illimité de mener des exécutions extrajudiciaires où bon leur semble, sans fournir de justification, et encore moins de preuves. Cette pratique criminelle, entreprise sous l’administration Bush au nom de la guerre internationale contre le terrorisme, n’a été qu’intensifiée sous Obama.

Durant la dernière année, les drones américains ont tiré 44 fois des missiles dans les zones tribales à l’ouest du Pakistan, soit au moins deux fois plus que le nombre de frappes aériennes effectuées au cours de la dernière année de l’administration Bush. Reprenant les statistiques compilées par les responsables gouvernementaux pakistanais, Dawn rapporte que ces frappes de missiles n’ont réussi qu’à tuer « cinq hauts dirigeants d’Al-Qaïda ou des talibans », alors que leurs prétendus dommages collatéraux ont coûté la vie à 708 civils innocents.

« Pour chaque terroriste d’Al-Qaïda ou taliban tué par des drones américains, 140 Pakistanais innocents ont dû donner leur vie », rapporte le quotidien. « Plus de 90 pour cent de ceux qui ont été tués dans des frappes de missiles étaient des civils », soutiennent les autorités.

Le journal a cité, comme l’une des rares réussites des opérations des drones, l’attaque de missile qui a tué le dirigeant taliban pakistanais, Baitullak Mehsud, et sa femme le 5 août 2009. Comme la journaliste d’enquête Jane Meyer l’avait cependant fait remarquer dans le New Yorker en octobre dernier, cela a nécessité « seize frappes de missiles, et quatorze mois, avant que la CIA ne réussisse à le tuer ». On croit que les attaques précédentes, ratées, auraient tué jusqu’à 321 civils innocents, terrorisant une région entière.

Aucune information provenant du gouvernement américain n’est venue contredire la version du Dawn. La CIA maintient « secret » son programme de drones et ne fournit aucun renseignement sur le nombre ou l’identité des personnes qu’elle tue. Citant des sources anonymes des services du renseignement (ainsi que des porte-paroles de l’Armée en Afghanistan), les médias ont l’habitude de rapporter que tous ceux tués par des attaques de drones sont des « militants ». Ce n’est que lorsque des témoignages décrivant les corps mutilés de femmes et d’enfants nous parviennent des régions tribales éloignées qu’une vérité autre peut être suggérée.

« La plupart des attaques ont été menées sur la base de renseignement humain, qui aurait été fourni par des membres de tribus pakistanaises et afghanes espionnant pour le compte des forces alliées dirigées par les Etats-Unis en Afghanistan », a ajouté l’article du Dawn.

L’attentat suicide de la semaine dernière qui a tué sept agents de la CIA et un agent du service du renseignement jordanien à la base opérationnelle avancée Chapman à l’est de l’Afghanistan a indiqué dans quelle mesure ces renseignements pouvaient être fiables. Les agents de la base Chapman été directement impliqués dans la sélection de cibles pour les drones Predator. Le kamikaze, considéré comme l’un de leurs meilleurs « atouts », leur a servi de fausses informations durant plus d’un an avant de les convoquer, y compris l’agent de la CIA qui dirigeait l’opération, à une réunion afin de les tuer.

La campagne de drones au Pakistan est un exercice de longue date de « meurtres ciblés » et d’assassinats de masse exécutés contre le peuple d’un pays avec lequel les Etats-Unis ne sont supposément même pas en guerre. Cela dépeint tout ce qui est criminel et réactionnaire dans la campagne impérialiste américaine d’agression militaire en Asie centrale et dans le Golfe Persique.

Les fonctionnaires de la CIA et les sous-traitants militaires (c.-à-d. des mercenaires bien payés) s’assoient devant leurs écrans à Langley en Virginie et utilisent des télécommandes pour envoyer des missiles contre des maisons de villageois pakistanais. Après avoir passé une journée à tuer des hommes, des femmes et des enfants situés à plus de 11 000 kilomètres de distance, ils retournent en voiture jusqu’à leur maison pour revoir leur famille et prendre le repas.

Entre le secret maintenu par la CIA et l’interdiction par le régime pakistanais que les médias pénètrent dans les zones tribales, le carnage créé par ces attaques est essentiellement masqué au peuple américain. Dans la mesure où une justification est présentée à la population, c’est au nom de la lutte contre le terrorisme.

Considérant la sombre équation fournie par l’article du Dawn — 140 civils pour chaque présumé « terroriste » tué par le missile d’un drone Predator — cela apparaît clairement comme un prétexte. Les 44 frappes de missiles de l’an dernier n’ont rien fait pour enrayer le terrorisme. Plutôt, elles ont donné à des milliers, si ce n’est à des dizaines de milliers de gens une raison pour contre-attaquer sur les Etats-Unis pour la mort de leurs familles, de leurs amis et de leurs voisins.

Les attaques de drones font partie d’une explosion du militarisme américain qui a des objectifs très différents que de combattre le terrorisme ou d’assurer la sécurité à la population américaine. Elle est poussée par la crise du capitalisme américain et par la tentative de la classe dirigeante américaine de renverser cette crise par des moyens militaires — d’abord et avant tout en imposant l’hégémonie des Etats-Unis sur les régions stratégiquement vitales et riches en ressources énergétiques du Golfe Persique et de l’Asie centrale.

Les 700 personnes et plus tuées sous les ordres d’Obama dans les attaques de drones l’année dernière n’est que le commencement. Dans le cadre de l’ « escalade » militaire mise de l’avant par son administration, les responsables américains ont demandé que le gouvernement pakistanais lance une offensive pour supprimer l’appui à la lutte afghane contre l’occupation menée par les Etats-Unis. Washington a menacé qu’à moins qu’Islamabad ne prenne des actions décisives, les Etats-Unis vont agir unilatéralement, possiblement par des frappes de missiles contre Quetta, une ville de plus d’un million d’habitants où les leaders talibans se sont supposément réfugiés.

Chaque escalade des opérations américaines au Pakistan discrédite davantage le gouvernement, qui est complice des crimes de Washington, et menace de déclencher une guerre civile contre un pays armé de la bombe nucléaire et de déstabiliser toute la région.

L’armée et les services du renseignement ont adopté les attaques de drones comme une réponse technologique au problème du déclenchement d’une guerre qui est opposée par la majorité du peuple américain. Elles n’entraînent pas directement de morts ou de blessés américains et la souffrance humaine qu’elles infligent demeure largement cachée du public.

Elles créent néanmoins les conditions pour une conflagration militaire plus large qui, si elle n’est pas arrêtée, sera terrible pour les travailleurs aux Etats-Unis et partout dans le monde.

(Article original paru le 5 janvier 2010)

Par Bill Van Auken

http://www.wsws.org/francais/News/2010/jan2010/dron-j09.shtml

http://www.nbiou.com/relais-dinfo/les-drones-americains-ont-massacre-700-civils-pakistanais-en-2009/


1-2 Le Nord Waziristan, nouveau refuge des résistants au Pakistan.

nb : Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Fuyant l'offensive lancée contre eux au Sud-Waziristan, les résistants pakistanais ont déménagé, mais toujours sur la frontière de l'Afghanistan: des mois après avoir été chassés par l'armée, ils ont établi leurs nouvelles bases plus au nord, au Nord-Waziristan.

Les combattants fréquentent les marchés, restaurants, cafés Internet, sans être inquiétés bien que lourdement armés de fusils d'assaut et de lance-roquettes.

Ils sont les nouveaux VIP du Nord-Waziristan, suscitant des interrogations sur l'efficacité de la politique d'Islamabad, qui a passé un accord de non-agression avec le chef Gul Bahadur et d'autres seigneurs de la guerre pakistanais, lesquels agissent en Afghanistan, mais épargnent le Pakistan.

Lors de l'offensive au Sud-Waziristan lancée en octobre de l'année dernière contre les résistants pakistanais, organisation chapeautant divers mouvements responsables des attentats sanglants de ces deux dernières années, Bahadur avait accepté de ne pas les aider.

En échange, l'armée ne touchait pas à son territoire, au nord. Mais ce pacte semble aujourd'hui avoir permis aux résistants de venir se réfugier sur ce territoire, sous sa protection, et ce malgré les tirs réguliers de drones américains (27 depuis janvier, selon un décompte de l'AP).

L'armée affirme ne pas voir suffisament d'hommes pour s'en prendre efficacement au Nord-Waziristan. Les critiques disent qu'en fait, elle ne veut pas se mettre à dos ces factions combattant en Afghanistan, estimant qu'à terme cela servira les intérêts du Pakistan dans le pays voisin.

Bahadur est considéré comme un "bon Taliban" par les agences de sécurité pakistanaises. Avec d'autres commandants du nord, comme Jalaluddine Haqqani, ils envoient régulièrement des hommes combattre les forces de Kaboul et de l'OTAN.

Selon des habitants et les journalistes d'AP dans la région, on croise donc depuis trois mois nombre de ceux nouveaux arrivants dans les principales villes du Nord-Waziristan, Mir Ali et Miran Shah, contrôlées par les troupes de Bahadur.

Les Résistants pakistanais ont installé un centre de commandement dans le bazar de Mir Ali, d'où ils communiquent par radio avec d'autres groupes de la ceinture tribale, racontent les témoins.

"Les coutumes et traditions tribales nous demandent d'accueillir nos frères du Sud-Waziristan", explique un proche conseiller de Bahadur. "Nous ne craignons pas que cette attitude attire une offensive de l'armée.

Pourquoi donc?

Ni nous ni les Résistants n'avons jamais causé de problèmes à l'armée au Nord-Waziristan".

Le porte-parole de l'armée à Islamabad, le général Athar Abbas, affirme qu'il y a environ 25.000 soldats au Nord-Waziristan, qui mènent des opérations ciblées et ponctuelles contre les militants, sans publicité.

L'armée a repris le contrôle du Sud-Waziristan en deux mois, la plupart des résistants fuyant sans guère combattre, vers le nord ou vers l'Afghanistan, et aucun des commandants n'a été capturé ou tué.

Depuis lors une opération a été lancée dans la zone tribale des Orakzai, où Islamabad affirme que se sont repliés les fugitifs du Sud-Waziristan. Mais nombre d'analystes pensent que leur véritable refuge est le Nord-Waziristan.

"Les Résistants bénéficient de protection et d'abri ici au Nord-Waziristan. La question désormais est de savoir combien de temps cela va durer", estime Imtiaz Gul, directeur du Centre de recherches et d'études sur la sécurité à Islamabad. "A voir la convergence croissante entre le Pakistan et l'armée américaine, cela va être difficile pour Gul Bahadur de garder ces gens et de ne pas être dérangé".

Si les Américains, bien moins critiques envers Islamabad depuis 18 mois, disent comprendre ses raisons pour ne pas s'en prendre tout de suite au Nord-Waziristan, la reprise des attentats ces dernières semaines dans les grandes villes pakistanaises, après trois mois de calme relatif, devrait relancer les appels au passage à l'action.

"Les attaques récentes signifient que les résistants se sont réorganisés", juge Mahmood Shah, ancien responsable de la sécurité dans les zones tribales. Disant comprendre la complexité d'une opération au Nord-Waziristan, il ajoute cependant: "je crois que ça va devenir obligatoire".

AP


1-3 Le Pakistan, maillon faible du cercle des Etats nucléaires?

nb - Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Les Etats-Unis craignent que du matériel nucléaire puisse tomber entre de mauvaises mains, notamment au Pakistan.

Avant d'ouvrir le sommet sur la sécurité nucléaire, ce lundi à Washington, Barack Obama a donné le ton. "Ce sommet a pour but principal de mettre la communauté internationale sur la voie d'une maîtrise du matériel nucléaire" alors que "nous savons que des organisations comme Al-Qaeda sont en train d'essayer d'obtenir une arme nucléaire, une arme de destruction massive qu'elles n'auront aucun scrupule à utiliser".

Un responsable anti-terroriste américain, sous couvert d'anonymat, estime cependant qu' "à ce stade, ces organisations ne semblent pas avoir fait beaucoup de progrès.

Développer une bombe nucléaire requiert un processus sophistiqué que Al-Qaeda ne maîtrise visiblement pas". "Il serait beaucoup plus probable qu'un groupe terroriste cherche à acheter ou voler des armes nucléaires", estime Dan Byman, expert à l'institut Brookings.

Il existe quelque 1600 tonnes d'uranium hautement enrichi et 500 tonnes de plutonium dans le monde, soit suffisamment pour fabriquer 120.000 bombes nucléaires. Or leur accès n'est pas toujours suffisamment sécurisé. L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a recensé une quinzaine de cas de trafic d'uranium enrichi ou de plutonium entre 1993 et 2008, notamment dans l'ex-bloc soviétique.

Les Etats-Unis craignent que cette prolifération de matériel nucléaire passe en particulier par des Etats comme la Corée du Nord ou le Pakistan, dont les services secrets sont soupçonnés de soutenir les taliban et Al-Qaeda.

Le Pakistan est aujourd'hui l'une des plus grandes sources d'inquiétude pour la sûreté nucléaire, selon une étude menée par la Kennedy School of Government de l'Université de Harvard.

Le Pakistan a vendu des technologies à l'Iran, la Corée du Nord, la Libye...

Il était déjà le plus important proliférateur de la planète... En 2004, le père de la bombe atomique pakistanaise, Abdul Qadeer Khan, considéré comme un héros national dans son pays, avait confessé publiquement à la télévision avoir vendu de la technologie, des équipements et du savoir-faire à l'Iran, la Corée du Nord et la Libye dans les années 1990.

Mais l'arme pakistanaise, conçue comme une force de dissuasion face à l'Inde, son rival historique, également nucléaire, pourrait-elle cette fois tomber aux mains des taliban et d'Al-Qaeda?

Les Etats-Unis s'inquiètent de la course à l'armement menée par les deux géants voisins, et du flou qui entoure les infrastructures pakistanaises. Infrastructures qui feraient d'ailleurs l'objet d'attaques: d'après un article publié en 2009 par l'Académie militaire américaine de West Point, des militants islamistes proches d'Al-Qaeda ont attaqué ces dernières années trois de ces installations.

Quel dispositif de sécurité?

Les autorités d'Islamabad se veulent rassurantes. Le Premier ministre Yousuf Raza Gilani a qualifié son pays de "puissance nucléaire responsable". Le dirigeant du seul pays musulman au monde qui soit une puissance atomique déclarée, pays sur lequel comptent les Etats-Unis pour combattre l'islamisme radical dans la région, participe au sommet nucléaire de Washington.

Le ministre pakistanais des Affaires étrangères Shah Mehmood Qureshi a par ailleurs affirmé que le Pakistan avait donné des précisions aux Etats-Unis sur les dispositifs de sécurité "de première classe" qui protègent l'arsenal nucléaire d'Islamabad.

Notre envoyée spéciale, en 2009, décrivait les précautions prises par Islamabad: "Non seulement les armes sont réparties sur une dizaine de sites secrets et ultraprotégés, mais elles sont conçues en kit. Les engins sont entreposés à l'écart de leurs vecteurs, et les coeurs de matière fissile sont séparés des armes. Toute manipulation suppose l'accord d'au moins deux personnes tout au long de la chaîne de commandement. Et la procédure d'activation comprend un double système de codage permettant, d'une part, d'authentifier le donneur d'ordre, d'autre part, d'activer l'arme."

Méfiants, les Etats-Unis auraient discrètement mis en place un commando d'élite susceptible de se rendre rapidement au Pakistan pour tenter de sécuriser l'arsenal nucléaire d'Islamabad si le gouvernement venait à se désintégrer ou à être affaibli.

LExpress.fr

13 avril 2010 

http://levif.rnews.be/fr/news/actualite/international/le-pakistan-maillon-faible-du-cercle-des-etats-nucleaires/article-1194714262917.htm# 


1-4  Albert A.Stahel : «Premièrement l’Iran n’est pas une puissance nucléaire.

Deuxièmement, jusqu’ici l’Iran veut enrichir de l’uranium et c’est tout.

Tout le reste n’est que suppositions»

Interview du Prof. Albert A.Stahel, de l’Institut d’études stratégiques de l’Université de Zurich

 Vasilije Mustur : Monsieur Stahel, le monde sera-t-il plus sûr après le Sommet de Washington ?

Extrait

Revenons-en au Sommet de Washington : Barack Obama s’inquiète au sujet des matériaux fissiles, dont la sécurité, à son avis, n’est pas assurée. En se préoccupant  ainsi d’un  possible terrorisme nucléaire, Obama veut tout simplement détourner l’attention du fait que les USA ne sont pas totalement prêts à réduire leur propre arsenal nucléaire.

Toutefois, cette menace existe vraiment. Au Pakistan - une puissance nucléaire en pleine expansion- il ne se passe pas de jour sans attentat terroriste.

De plus ce pays est pratiquement en état de guerre civile....

Tant que l’armée pakistanaise sécurise l’armement nucléaire, il n’y a aucun danger de ce côté.

En outre les missiles pakistanais ne sont pas dotés  d’ogives explosives, à la différence des missiles usaméricains.

Vous jugez donc invraisemblable qu’une arme nucléaire tombe dans les mains d’Al Qaida ?

Il est possible qu’Al Qaida se procure du matériel faiblement fissile et puisse alors  fabriquer une « bombe sale ». Et ce matériau, on peut se le procurer dans des installations et instituts  civils.

Selon la puissance explosive conventionnelle de la bombe, une ville assez importante pourrait être irradiée.

Source : «Erstens ist Iran keine Nuklearmacht. Zweitens will Iran bisher lediglich Uran anreichern. Alles andere sind heute Vermutungen»- Interview mit Prof. Dr. Albert A. Stahel, Institut für Strategische Studien an der Universität Zürich 
AUTEUR:  Vasilije MUSTUR

Traduit par  Michèle Mialane. Édité par Fausto Giudice
Article original publié le 14/4/2010


1-5 Obama: aigle ou colombe?

Sous les ailes d'une hirondelle, le président Obama, montre les griffes de l'aigle qu'il est réellement confirmant ainsi que les aigles n'engendrent jamais des colombes.

15 Mai

On savait que ce n'était qu'une question de temps pour que la nature reprend ce que lui revient de droit. Pour que l'hirondelle meurt ou se transforme en faucon, sous l'influence de son milieu d'hivernage.  Ce nid d'aigle qu'est la maison blanche, lieu d'habitation des présidents américains, qui, comme tous rapaces qui se respectent,  leurs faut  des prises ; leurs faut  des guerres. La preuve en est que le président américain Obama a décidé, après trois mois de réflexion, de mener sa guerre.  Sa propre guerre. Du coup 30000 soldat américains supplémentaires ont, en effet,  fait leur entrée sur la scène afghano-pakistanaise selon la nouvelle appellation  de cette guerre qui ne dit pas son nom.  Annonçant, ainsi, un dangereux glissement du centre d'opération vers le Pakistan voisin. Glissement tant attendu par certains, décidés à  déplumer ce pays de son outil de dissuasion  qu'ils appellent, malicieusement,  la bombe islamique. Si cette fuite vers l'avant prouve quelque chose,  ç'aurait, sans aucun doute,  que si le déclin est aux portes,  rien, je dis bien rien, ne peut l'éviter. Car la guerre en Afghanistan n'est pas gagnable, et, pour tout vous dire, elle n'en a jamais été. Même le grand Alexandre, du haut de  ses faits d'armes,  a fini, après plusieurs revers, les premiers qu'il en a connus,  par marchander  son passage vers l'Inde.  Car, aussi, la coalition s'effrite quotidiennement sous le coup de la résistance d'un peuple initié,  par coutumes, à la bravoure, et rodé, par circonstances, à la guerre et aux combats. Peuple qui, malgré ses qualités humaines incommensurables,  se trouve  conforté par une géographie suffisamment accidentée pour neutraliser toute supériorité technologique contemporaine.  Car, enfin, pour disparaître les empires ont toujours eu  besoin d'une guerre de trop comme un dernier baroud d'honneur.
Une dernière tombée de rideau. Rôle dans lequel excelle, merveilleusement, l'Afghanistan, méritant, par cela, son surnom de cimetière d'empires.  
 En somme, sous les ailes d'une hirondelle, le président Obama,  commence à montrer les griffes de  l'aigle qu'il est réellement. Et, en  pur produit de l'administration américaine, il confirme bien que les aigles n'engendrent  jamais des colombes

http://www.alterinfo.net/Obama-aigle-ou-colombe_a46156.html



 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

2-1 David E. Sanger  : Obama et le piège pakistanais

nbNdlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

En 2009, quand le président Obama a décidé de limiter l’étendue de la guerre qui dure depuis neuf ans en Afghanistan et au Pakistan, avec ses conseillers, il s’est entendu sur une stratégie apparemment simple consistant à détruire Al-Qaida et à simplement freiner l’élan des talibans pakistanais. Après l’attentat raté du 1er mai à Times Square, tentative qui serait liée à ces derniers, une nouvelle question, gênante, se pose à Washington et concerne le renforcement des attaques au Pakistan. Celles-ci auraient compromis la sécurité des Américains. Ces attaques, notamment les frappes effectuées avec des drones, auraient poussé de petits groupes à envisager de prendre pour cible Times Square et des avions de ligne américains plutôt que de se limiter à Kaboul et Islamabad. La question est de savoir si elles peuvent engendrer davantage d’attaques contre l’Amérique qu’elles n’en empêchent ? La question est épineuse.
Les drones plutôt que la main tendue aux musulmans
A l’époque où Obama avait souhaité réviser la stratégie américaine, la logique semblait évidente. Seul Al-Qaida avait les ambitions et les moyens de franchir les mers et de porter la guerre dans le ciel et les rues des Etats-Unis. La plupart des talibans et des autres groupes militants étaient considérés, quant à eux, comme étant à l’origine d’insurrections dispersées et localisées, dont les objectifs étaient étroitement liés aux territoires pour lesquels leurs ancêtres s’étaient battus pendant des siècles. Six mois et quelques tentatives d’attentats plus tard, la situation paraît beaucoup plus confuse. Début mai, un haut responsable des renseignements américains a déclaré que la mosaïque des mouvements insurgés représentait désormais un “salmigondis” de forces qui avaient en commun les mêmes financiers, les mêmes experts en communications et, surtout, les mêmes artificiers. L’idée que ces diverses factions convergent inquiète Bruce Riedel. Il y a un an, ce chercheur à la Brookings Institution a été l’un des auteurs du premier Livre blanc du président Obama sur la stratégie dans la région. “On assiste au rapprochement de deux mouvements séparés, explique-t-il. L’idéologie du djihad mondial attire de plus en plus de militants, même des types qui ne se sont jamais vraiment intéressés au monde extérieur. C’est un multiplicateur de forces pour Al-Qaida. La pression que nous faisons peser sur eux depuis un an les a aussi fédérés. Cela signifie que le réseau d’alliances se renforce au lieu de s’affaiblir.”
Il est toujours difficile de déterminer les relations de cause à effet quand on s’intéresse aux motivations des militants islamiques. Lorsqu’on lui demandait si les guerres en Afghanistan et en Irak poussaient les militants à perpétrer de nouveaux attentats, le président Bush rétorquait qu’aucune des deux guerres n’était en cours au matin du 11 septembre 2001. Quand Obama a pris ses fonctions, d’aucuns ont voulu croire que l’arrivée d’un président noir ayant des proches musulmans et qui souhaitait ouvrir le dialogue avec le monde islamique serait une mauvaise nouvelle pour les recruteurs d’Al-Qaida et des talibans. Cet argument n’est plus utilisé aujourd’hui.
Un an après le célèbre discours d’Obama adressé au monde musulman depuis Le Caire, les Pakistanais parlent moins de la main tendue d’Obama que des frappes des drones. Les responsables de la Maison-Blanche estiment que leur stratégie de renforcement de la pression pourrait expliquer le côté amateur des dernières tentatives d’attentat. Les militants, affirment-ils, ne peuvent plus s’offrir le luxe d’entraîner leurs terroristes. Séjourner dans les camps d’entraînement, c’est risquer de se faire repérer par un drone. Faisal Shahzad, l’auteur de la tentative d’attentat de Times Square, aurait avoué aux enquêteurs être passé d’un groupe de militants à un autre et n’avoir reçu qu’une formation rudimentaire dans le domaine du maniement des explosifs. “Ce n’était peut-être pas un élève brillant, mais ils n’ont pas non plus été de formidables professeurs”, a commenté un représentant du gouvernement après avoir lu le rapport de son interrogatoire. Mais Shahzad avait ce que les militants désirent par-dessus tout : la capacité d’entrer et de sortir des Etats-Unis sans aucune difficulté avec un passeport valide. “Il n’est pas indispensable d’avoir un doctorat en ingénierie électrique pour mettre au point une voiture piégée. Il n’y a même pas besoin de savoir lire”, rappelle Bruce Riedel.
De fait, les talibans pakistanais ont perpétré avec succès de nombreux attentats à la voiture piégée contre l’armée pakistanaise et les agences de renseignements. Ce sont d’ailleurs ces attaques qui ont poussé le gouvernement pakistanais à les poursuivre. A Washington, les responsables gouvernementaux font une différence entre le mouvement (relativement jeune) des talibans pakistanais et les talibans afghans, profondément enracinés dans le paysage politique national. “Les talibans pakistanais sont traités comme des membres d’Al-Qaida, explique un haut responsable américain. L’objectif est de les détruire. Avec les talibans afghans, c’est différent.” L’un des chefs des talibans pakistanais, Baitullah Mehsud, a été tué en 2009, lors d’une attaque de drones de la CIA. Son successeur, que l’on croyait mort dans des circonstances similaires, est réapparu récemment dans une vidéo. “Après ces attaques, c’est devenu une affaire personnelle pour les talibans pakistanais. Il n’est pas étonnant qu’ils commencent à essayer de nous atteindre ici”, estime un responsable des services de renseignements américains.
A la grande déception de bon nombre d’électeurs de gauche qui croyaient avoir élu un président pacifiste, Barack Obama rejette clairement l’idée selon laquelle il suffirait de ne pas secouer le nid de guêpes pour ne pas se faire piquer. Durant sa première année au pouvoir, Barack Obama a autorisé davantage de frappes aériennes de drones que le président Bush au cours de son second mandat. Alors qu’il acceptait son prix Nobel de la paix, en décembre dernier, le président américain a déclaré qu’il fallait parfois faire la guerre pour obtenir la paix. “Je suis confronté au monde tel qu’il est et ne puis rester passif face aux menaces qui pèsent sur le peuple américain”, a-t-il ajouté. Les négociations “n’auraient pas pu arrêter les armées d’Hitler. Les négociations ne pourront pas convaincre les chefs d’Al-Qaida de déposer les armes.”
De la frontière pakistano-afghane aux rues de new york
L’histoire récente et la polarisation de Washington poussent Barack Obama à faire monter la pression. La guerre civile qui a favorisé l’arrivée au pouvoir des talibans afghans a commencé dès le retrait des forces américaines ordonné par George Bush père, après le départ des troupes soviétiques.

Les talibans ont pris le pouvoir et commencé à aider Oussama Ben Laden sous la présidence de Bill Clinton.

A l’époque où il était vice-président, Dick Cheney a souvent critiqué l’attitude de Clinton face au terrorisme, déclarant que l’ancien président démocrate y avait vu un problème de justice criminelle, et non un acte de guerre. Puis la présidence de George Bush fils a conduit au départ des talibans, mais le bilan de ses deux mandats montre largement que c’est la guerre en Irak qui a permis leur retour. Même les Etats-Unis ne peuvent pas mener deux guerres de front.

C’est ainsi que Barack Obama a pu affirmer pendant sa campagne électorale, en 2008, que le véritable foyer du terrorisme se trouvait à la frontière pakistano-afghane, et non dans le triangle sunnite d’Irak. Selon lui, c’est de là que seraient parties toutes les attaques dirigées contre les Etats-Unis et leurs alliés. Un an et demi plus tard, le candidat élu a pu mesurer la justesse de ses propos dans les rues de New York.

David E. Sanger

10.05.2010

The New York Times

http://www.courrierinternational.com/article/2010/05/10/obama-et-le-piege-pakistanais


2-2 Pierre Rousset :  Pakistan : la faillite historique de l’État.

Nb - Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

La guerre d’Afghanistan plonge l’État pakistanais dans l’instabilité et met à nu sa fragilité.

Le Pakistan survivra-t-il à l’épreuve de la guerre d’Afghanistan ?

Si la question peut se poser, c’est que pour l’essentiel la crise actuelle n’est pas conjoncturelle. Les fondements mêmes de l’État pakistanais, créé en 1947, s’avèrent inconsistants.

Pour exiger la partition de l’empire britannique des Indes, au moment de l’accession à l’indépendance, les promoteurs du Pakistan ont invoqué la théorie des « deux nations », identifiées à deux religions : islam et hindouisme.

La partition a eu lieu au prix de terribles massacres et de gigantesques déplacements de populations. Le nouvel État indien a refusé la logique religieuse, se définissant laïque et continuant à abriter une importante minorité musulmane. À l’inverse, l’État pakistanais – construction géographique artificielle – a recherché dans l’identité religieuse le ciment de son unité. Ce projet a radicalement échoué.

Premier échec historique : la guerre de 1971. Le Pakistan des origines était composé de deux parties séparées par toute la largeur de l’Inde. L’État était sous le contrôle des élites penjâbis à l’ouest qui ont refusé tout partage du pouvoir, provoquant la révolte des bengalis à l’est. Le pays s’est brisé dans un sanglant conflit, donnant naissance au Pakistan actuel et au Bengladesh.

Deuxième échec historique : les conséquences de l’islamisation. De musulman, l’État pakistanais est progressivement devenu islamiste, les lois étant soumises aux exigences des autorités religieuses, de la sharia. Les minorités, notamment chrétiennes, vivent dans une grande insécurité, et les laïques subissent des pressions croissantes.

Au sein même de la référence musulmane, l’islamisation a ouvert une véritable guerre de religion opposant des sectes armées sunnites et chiites, nourrissant la montée de l’intolérance fondamentaliste, le tout conforté par l’Arabie saoudite et le wahhabisme.

Troisième échec historique : l’appel à l’unité des musulmans n’a pas amoindri les tensions nationales et régionales. Le Pakistan est un puzzle où les élites penjâbis occupent une position de force (administration, armée). Aucune fraction des classes dominantes n’a présenté de projet fédéral commun au Nord-Ouest pachtoun, au Baloutchistan, au Sind, au Pendjab… Le pays reste une poudrière.

Quatrième échec historique : la guerre d’Afghanistan. Pendant plusieurs décennies, la question irrésolue du Cachemire aidant, l’Inde a joué le rôle d’ennemi héréditaire. Aujourd’hui, la frontière « chaude » se trouve à l’ouest et oppose d’anciens alliés (les talibans sont une création des services spéciaux pakistanais). À nouveau, musulmans contre musulmans. Autant le conflit avec l’Inde offrait une légitimité nationaliste à l’État pakistanais, autant la guerre afghane le mine. L’identification « nation » et « religion » a été un facteur de division et non d’unification.

Ainsi, l’État pakistanais apparaît aujourd’hui comme un maillon faible alors qu’il occupe une place décisive dans des tensions géopolitiques qui vont de l’Asie centrale au Moyen-Orient et à l’Asie du Sud. Washington s’en inquiète. Cependant, l’impérialisme états-unien, par son intervention en Afghanistan et son rapprochement avec l’Inde, contribue lui-même à déstabiliser le Pakistan.

Dans une partie du monde marquée par le face-à-face nucléaire indo-pakistanais, les États-Unis jouent le rôle de l’apprenti-sorcier.

Pierre Rousset

http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/publications/nos-publications/articles-et-analyses/articles-de-l-exterieur/article/pakistan-la-faillite-historique-de


2-3 Pascal Sacre : "Messieurs, remboursez vos prix Nobel de la paix".

Prix Nobel de la Paix : quand Oslo glorifie le mensonge et la guerre 

Le prix Nobel de la paix récompense « la personnalité ayant le plus ou le mieux contribué au rapprochement des peuples, à la suppression ou à la réduction des armées permanentes, à la réunion et à la propagation des progrès pour la paix » selon les volontés, définies par testament, d’Alfred Nobel.

Cela comprend la lutte pour la paix, les droits de l’homme, l’aide humanitaire, la liberté.

Ce prix est doté d’un montant de 10 millions de couronnes suédoises, soit un peu plus d’un million d’euros.

Au moment où le philosophe hindou Jiddu Krishnamurti rédigeait dans l’indifférence générale les premières pages de son Journal, Henry Kissinger recevait le prix Nobel de la paix en 1973 « pour l’accord de paix au Viêt-Nam ».

Al Gore décrocha le prix en 2007 en même temps que le GIEC, le Groupe Intergouvernemental d’Experts sur le Climat, et son président, Rajendra Kumar Pachaudri, « pour leurs efforts de collecte et de diffusion des connaissances sur les changements climatiques provoqués par l’Homme et pour avoir posé les fondements pour les mesures nécessaires à la lutte contre ces changements » (1).

Barack Obama est le dernier lauréat connu, élu en 2009, « pour ses efforts extraordinaires afin de renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples » (2).

Dans l’imaginaire du public, le prix Nobel de la paix est censé récompenser des efforts déjà accomplis en faveur de la paix ou de valeurs apparentées (droits de l’Homme, coopération internationale, résolution de conflits, diffusion de connaissances pour le bien de l’Humanité).

Avec Barack Obama, le comité Nobel de la paix de Thorbjørn Jagland a introduit une nouvelle notion, selon eux, celle d’un encouragement, une façon de responsabiliser une personne dotée de moyens et de pouvoirs immenses, pour l’encourager à transformer le monde.

D’une récompense, une reconnaissance pour des efforts accomplis, le prix Nobel de la paix servirait également à encourager de tels efforts, sorte de chèque en blanc.

Beaucoup de gens sont tombés dans le panneau de cette propagande.

Beaucoup de gens ne réalisent pas toute l’importance symbolique d’inverser à ce point nos valeurs, en attribuant à des meurtriers, des guerriers et des imposteurs, un blanc-seing, un prix de la paix doté de plus d’un million d’euros, à une époque où des gens pour lesquels ce prix devrait exister vivent avec moins d’un euro par jour.

Henry Kissinger

Le livre de Christopher Hitchens, « Les crimes de monsieur Kissinger », dévoile le vrai visage de l’ancien chef de la diplomatie américaine, pourtant auréolé du prix Nobel de la paix en 1973.

« Henry Kissinger doit-il être déféré devant le Tribunal international (TPI) de La Haye pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité, et pour conspiration impliquant le meurtre, l’enlèvement et la torture ? Oui, répond clairement l’écrivain, journaliste et essayiste anglais, Christopher Hitchens, à travers une enquête serrée, fondée sur des documents secrets, et récemment déclassifiés par les autorités américaines. On apprend comment le Prix Nobel de la paix de 1973 a cyniquement organisé les bombardements de populations civiles au Laos et au Cambodge, comment il a fait assassiner le général chilien Schneider pour tenter de barrer la route à Allende, comment il a installé le général Pinochet, comment il a soutenu secrètement la tentative d’assassinat de Mgr Makarios à Chypre, comment il a ruiné l’expérience d’un régime démocratique au Bangladesh. En fait, ce livre montre, d’une manière exceptionnelle et précise, comment un pouvoir démocratique comme celui des États-Unis peut organiser des crimes à l’échelle mondiale, et révèle également les vraies motivations d’Henry Kissinger : cynisme, argent, pouvoir... »

Au delà de sa politique qui a fait entre autres des milliers de morts au Vietnam, au Laos et au Cambodge, il y a la vénalité et l’impudence d’un homme milliardaire en dollars. C’est une des révélations, sans doute la plus stupéfiante, du livre de C. Hitchens. On découvre en effet qu’aujourd’hui, à travers sa société "Kissinger Associates", Henry Kissinger vend des armes en Lybie, occupe des dizaines de fauteuils dans des conseils d’administrations basés sur les cinq continents et conseille des régimes connus pour leur corruption. » (Eurasie.net) (3)

Cette histoire nous révèle qu’il y a le monde visible, celui auquel les grands médias écrits et télévisuels nous font croire comme étant la réalité : Henry Kissinger méritant le prix Nobel de la paix, d’ailleurs refusé par son homologue vietnamien, Lê Đức Thọ (4).

Et le monde tel qu’il est, Henry Kissinger méritant en réalité d’être déféré devant le TPI pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Pour rappel, en 2004, Henry Kissinger avait été pressenti par George W Bush pour diriger la commission d’enquête officielle sur le 11 septembre 2001. Cet homme sévit toujours.

Al Gore

Al Gore, prix Nobel de la paix 2007, est un menteur et un imposteur.

Beaucoup de personnes l’ont découvert à l’occasion de son film de science-fiction, écologiste et alarmiste, La Vérité qui dérange (An Inconvenient Truth).

Certains le connaissaient comme le Vice Président de Bill Clinton, et le perdant malheureux des élections étatsuniennes de 2000, face à un autre imposteur, George W Bush (5).

35 erreurs officielles ont été relevées dans son film La Vérité Qui Dérange transformant ce documentaire encensé, montré en exemple dans les écoles, en film de fiction au scénario déplorable (6).

La fiction, contre la réalité, une fois de plus.

Un professeur et la justice britannique ont obtenu que dans les écoles anglaises où le film d’Al Gore était diffusé, soient mis en évidence auprès des enseignants et des élèves, son partisanisme, son caractère endoctrinant, et, plus grave encore, ses plus grandes erreurs : 11 mensonges ("inaccuracies") sont ainsi portés à l’attention des enfants et des professeurs (7).

Al Gore s’est enrichi dans le secteur pétrolier (Occidental Petroleum) (8).

L’hormone de croissance bovine transgénique (rBGH) de Monsanto fut imposée à l’agriculture US en 1993 par la FDA, agence fédérale du médicament. Les OGMs furent imposés de force au peuple des Etats-Unis, sans étiquetage, à la fin de l’année 1992 par la FDA. Mr Al Gore n’a pas remis en question cet état de fait et il fallut l’action en justice d’un juriste pour que la FDA “libère”, en 1999, sur demande expresse du tribunal, plus de 40 000 pages de dossiers archivés confidentiels prouvant que les techniciens et scientifiques de la FDA avaient émis d’innombrables réserves quant à la sécurité sanitaire des OGMs. Le responsable de ce dossier, le célèbre Michael Taylor, les avait bien soigneusement rangés à l’ombre. En 1998, le quartet Clinton – Al Gore – Dan Glickman (ministre de l’agriculture) – William Daley (ministre du commerce) lança une campagne forcenée pour obliger l’Europe à accepter les chimères génétiques.

Margaret Miller, Michael R. Taylor, Mickey Kantor sont des exemples, sous Clinton-Gore, de ce qu’on appelle aux Etats-Unis des revolving doors, des portes tournantes, des personnes qui font des allers et retours entre des organismes publics (FDA, Agence de protection de l’environnement EPA, Secrétariat au Commerce) et des multinationales privées justement censées être contrôlées par ces organismes publics. (Source : OGM, semences de destruction, par William Engdahl, Ed. Jean-Cyrille Godefroy, 2008, pp. 27-33).

Aujourd’hui, Michael R. Taylor, autrefois juriste au service de Monsanto, est redevenu un responsable haut placé de la FDA, sous Barack Obama.

C’est le conflit d’intérêt à l’état brut, qui gangrène toutes les couches de notre société et dont l’existence, le danger, la toxicité, restent largement sous-estimés par les populations, malgré les nombreux documents qui l’attestent.

Sur le site http://www.corpwatch.org/article.ph..., le journaliste Bill Mesler, de Washington, nous dresse un tableau plus complet, et moins radieux, de la personne d’Al Gore, que celui propagé par l’image de son film et de son récent engouement pour l’environnement. Beaucoup de sites écologiques sont tombés dans le piège du bonimenteur Gore. Ces sites devraient lire Bill Mesler.

Erreurs, mensonges délibérés, alarmisme et démagogie (9).

Voilà ce que récompense le comité suédois en octroyant le prix Nobel de la paix à ce « héros » de la duplicité.

Barack Obama

Le sénateur de l’Illinois, devenu président de la plus grande superpuissance mondiale en janvier 2009, prix Nobel de la paix en décembre 2009, s’est dit surpris de cette nomination.

Il en a néanmoins profité, lors de la cérémonie de reprise du prix, pour justifier, glorifier même, la politique guerrière, impérialiste et agressive de son gouvernement et promettre que ce n’était que le début (10).

L’encouragement du mythe du fatalisme d’une humanité imparfaite et bestiale, congénitalement violente, situation désespérée et sans issue, ne pouvait être plus grand en récompensant d’un tel prix un homme tenant ce genre de discours, homme que des millions d’êtres humains ont pourtant investi, au lendemain de son élection, d’un espoir démesuré de changement.

Cela encourage, fige l’idée que l’humain ne peut changer, évoluer, condamné en quelque sorte à ne suivre que ses plus bas instincts.

A Oslo, Barack Obama s’est employé à justifier la guerre, à lui trouver des raisons nobles, des excuses universelles, une légitimité évidente, à en faire rougir Georges W Bush et Dick Cheney.

Pour Mr Obama, l’être humain a toujours été violent et le sera toujours. Il ne comprend que la dissuasion, n’obéit qu’au plus fort.

C’est un peu la fin, l’aboutissement d’un processus de légalisation de la guerre et de la torture dont l’obtention du prix Nobel représente en quelque sorte le point culminant. Quelle ironie que celui censé incarner justement l’espoir et le changement, soit en réalité, avec la complicité du comité Nobel, le fossoyeur de toute évolution potentielle, spirituelle, pour l’humanité.

Pour moi et beaucoup d’autres, cette étape conclut les multiples soubresauts nauséeux de la présidence Bush et transforme ceux-ci en un vomissement devenu impossible à réprimer.

Après les multiples discours hypnotiques du président noir, par sa nobelisation, la rhétorique guerrière voilée de bonnes intentions et de promesses perpétuelles est consacrée, et finit de convaincre les gens désinformés qu’on peut faire à la fois le bien et la guerre.

En arriver là valait bien la dépense des deux milliards de dollars pour son élection (11). Le puissant lobby militaro-industriel peut se frotter les mains, ils ont bien investi. Car c’est bien d’une transformation profonde de la société par une inversion de ses principales valeurs, les plus nobles, les plus humaines, qu’il s’agit.

Barack Obama, et son administration, se sont dits surpris d’un tel honneur (12) mais était-ce encore un mensonge, un de plus ?

Il est intéressant de se pencher sur l’article publié sur le site Voltaire, évoquant les dessous de la nomination Nobel et exposant les liens unissant le président du comité d’attribution, Thorbjørn Jagland, aux collaborateurs d’Obama : Corruption, Le dessous du prix Nobel de la paix 2009 (13).

Vice-président de l’Internationale socialiste, Thorbjørn Jagland est un fervent partisan de l’OTAN et de l’entrée de la Norvège dans l’Union européenne. Il fréquente les élites mondialistes et a participé aux travaux du Council on Foreign Relations, de la Commission trilatérale et du Groupe de Bilderberg. Son bilan politique a été entaché par plusieurs scandales de corruption touchant ses proches, notamment son ami et ministre du Plan Terje Rød Larsen (l’actuel coordinateur de l’ONU pour les négociations au Proche-Orient).

Ce milieu est trouble (liens, connexions, financements, pratiques maffieuses), cette réalité dérangeante est inconnue des gens car non rendue publique, ni dans la grande presse écrite, ni dans les médias télévisuels.

Une série d’articles de journalistes et de chroniqueurs mondiaux, en majorité consultable sur internet, le dernier média encore libre, fait pourtant largement état de cette corruption au sein de gouvernements qui disent incarner le Bien dans la géopolitique mondiale (Axe du Bien), de cette corruption au sein des plus grandes institutions, et des ONG qui servent d’autant de paravents et de chevaux de Troie aux lobbys de la guerre et de la désolation *.

Conclusions.

Kissinger, Gore, Obama.

Criminel (14), menteur (15), guerrier au service de lobbys militaristes et belliqueux (16), prêt à mener une guerre nucléaire préventive (17).

Messieurs, remboursez vos prix Nobel de la paix.

Vous ne le méritez pas, aucun de vous trois, et déshonorez ce prix que d’autres ont vraiment mérité.

C’est à La Haye que vous auriez dû atterrir.

Ou bien, Institut Nobel, supprimez cette célébration qui a perdu sa vocation primaire, récompenser « la personnalité ayant le plus ou le mieux contribué au rapprochement des peuples, à la suppression ou à la réduction des armées permanentes, à la réunion et à la propagation des progrès pour la paix ».

Il ne s’agit bien sûr pas des seuls trois millions d’euros, avec intérêts, bien que ce serait une solide première pierre aux 30 milliards de dollars annuels qui seraient nécessaires à l’éradication de la faim dans le monde (à comparer aux 1200 milliards de dollars en armements mondiaux en 2006, aux 100 milliards de dollars d’aliments gaspillés dans un seul pays bien portant d’Occident, aux 372 milliards de dollars de subventions agricoles dans les pays occidentaux, aux 100 millions de tonnes de céréales transformées en éthanol en 2006, aux 32,6 milliards de dollars versés en 2008 à leurs traders méritants, sous forme de primes bonus par neuf établissements de Wall Street qui, dans le même temps, avaient perçu 175 milliards d’aides publiques, etc) (18).

Comme l’écrivain britannique Orwell le démontre avec brio dans son livre 1984, comme les experts en propagande, Hitler et Goebbels, le savaient bien, le monde, la société humaine, sont avant tout contrôlés par des mots et par le sens commun donné à nos plus hautes valeurs.

La manipulation du langage et des valeurs est la première et la plus efficace des étapes de domination et de perversion de l’homme.

Dénaturer des mots nobles, et les valeurs qu’ils transmettent, en les associant à des menteurs, des guerriers et des imposteurs : tel est l’enjeu.

Faire du meurtrier, du manipulateur, de l’escroc, du corrompu, un héros, une figure emblématique récompensée, un modèle, est la première étape décisive dans le blanchiment d’une dictature et le travestissement de tyrans en exemples.

La perversion de toute la société suit inévitablement.

Pascal SACRE

Référence :

Lire à ce sujet les édifiants livres, très documentés, de Jean Bricmont, Impérialisme Humanitaire, et de Maxime Vivas, La face cachée de Reporters sans Frontières, tous deux aux éditions aden.

Sources :

(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_N...

(2) http://nobelprize.org/nobel_prizes/...

(3) Les crimes de monsieur Kissinger, Christopher Hitchens, Ed Saint-Simon, http://www.bibliomonde.com/livre/cr...

(4) http://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A...

(5) Hacking Democracy, la démocratie piratée, http://www.reopen911.info/11-septem...

(6) 35 Inconvenient truths, (en anglais) http://scienceandpublicpolicy.org/m...

(7) Court finds truth inconvenient for Gore (en anglais) : http://planetgore.nationalreview.co...

(8) Albert Gore Jr. : Occidental and Oriental Connections (en anglais) : http://www.opinionjournal.com/extra...

(9) Al Gore l’imposteur, http://www.internationalnews.fr/art...

(10) La doctrine Obama : « Dans une humanité imparfaite, la guerre perpétuelle est de mise » http://www.mondialisation.ca/index....

(11) La victoire d’Obama : une élection présidentielle à 2 milliards de dollars, http://www.politique.net/2008110502...

(12) « Ce matin, en écoutant les nouvelles, ma fille est entrée et m’a dit : “Papa, tu es Prix Nobel de la paix” ». Telle est la touchante histoire que le président des États-Unis a racontée à des journalistes complaisants pour attester qu’il n’avait jamais souhaité cette distinction et en était le premier surpris. Sans chercher plus loin, ceux-ci ont immédiatement titré leurs journaux sur « l’humilité » de l’homme le plus puissant du monde. (« Déclaration de Barack Obama à l’annonce du prix Nobel de la paix 2009 », Réseau Voltaire, 9 octobre 2009.)

(13) http://www.voltairenet.org/article1...

(14) Op.cit., Les crimes de monsieur Kissinger

(15) Op.cit., Al Gore l’imposteur

(16) Les deux visages de Barack Obama, par Bill Van Auken, 16 février 2008 http://www.wsws.org/francais/News/2...

(17) Les Etats-Unis, tandis qu’ils s’engagent à ne pas employer d’armes nucléaires contre les Etats qui ne les possèdent pas et se conforment au Tnp, laissent entendre qu’ils se réservent le droit du first strike (première frappe) pour empêcher qu’un pays comme l’Iran puisse les construire. http://www.mondialisation.ca/index....

(18) Mr Jacques Diouf, Directeur de la FAO, lors de son discours d’introduction au Sommet Mondial de l’Alimentation de novembre 1996, déclara : « Ce budget [celui de la FAO] est pourtant inférieur au coût de 6 jours de nourriture pour chiens et chats dans 9 pays développés et représente moins de 5% des dépenses annuelles en produits amaigrissants effectuées par les habitants d’un seul pays développé, pour combattre l’excès de nourriture ». http://www.enoch.over-blog.com/arti...

Pascal Sacre ACRE

6 mai

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n° 48 - dossiers de PAKISTAN - 19-05 :-Fin :- : Les drones américains ont massacré 700 civils pakistanais en 2009.

n° 48 - dossiers de PAKISTAN - 19-05 :-Fin :- : Les drones américains ont massacré 700 civils pakistanais en 2009.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de PAKISTAN.  

                                                                                 n° 48- 19-05

                                                C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossier de Pakistan" est  visible  sur mes blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

3 Annexe

3-1 Chris Hedges : Tout le monde s’en fiche (TruthDig).

3-2 Dave Londorff : Mêmes délits, mêmes crimes.

4  Pièce jointe

4-1 Discours de Joseph Biden au Parlement européen.



3 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

3-1 Chris Hedges : Tout le monde s’en fiche (TruthDig).

Cela fera bientôt dix ans que nous sommes en guerre en Afghanistan et bientôt huit en Irak. Des centaines de milliers d’Irakiens et des milliers de civils Afghans et Pakistanais ont été tués.

Des millions ont été poussés vers des camps de réfugiés.

Des milliers de nos propres soldats et marines sont morts ou sont estropiés physiquement ou psychologiquement.

Nous finançons ces guerres, qui n’ont pas de véritable soutien populaire, en empruntant des milliers de milliards de dollars qui ne pourront jamais être remboursés, tandis que les écoles ferment, les états tombent en faillite, les services sociaux sont rognés, nos infrastructures tombent en ruines, des dizaines de millions d’Américains sont réduits à la misère, et le véritable taux de chômage approche les 17 %.

Une inertie collective, suicidaire nous entraîne vers une insolvabilité nationale et l’effondrement de l’empire. Et personne ne proteste. Le mouvement pacifiste est mort, malgré les efforts héroïques d’une poignée de groupes tels les Vétérans d’Irak Contre la Guerre, le Parti des Verts et Code Pink. Tout le monde s’en fiche.

Cette apathie de masse a pour origine la profonde division entre les libéraux, qui sont majoritairement blancs et bien éduqués, et notre classe ouvrière déshéritée, dont les enfants qui n’ont guère de possibilités de trouver un emploi décent, n’ont souvent pas d’autre choix que l’armée.

Les libéraux, dont les enfants fréquent plus souvent une université d’élite qu’un corps de marines, n’ont pas combattu le NAFTA (Accord de libre échange de l’Amérique du Nord) en 1994 et le démantèlement de notre industrie. Ils n’ont rien fait lorsque deux ans plus tard les Démocrates ont saccagé les aides sociales et ils sont restés impassibles lorsque nos banques ont été offertes aux spéculateurs de Wall Street. Ils ont ratifié, en soutenant les Démocrates Clinton et Obama, le pillage mené par les entreprises privées au nom de la globalisation et d’une guerre sans fin, et ils ont ignoré le sort réservé aux pauvres.

Pour toutes ces raisons, les pauvres n’accordent que peu d’intérêt aux protestations morales des libéraux. Nous avons perdu toute crédibilité. Nous sommes détestés, et à juste titre, pour notre complicité tacite dans l’assaut mené contre les travailleurs et leurs familles.

Cependant, notre passivité à engendré quelque chose de plus qu’un aventurisme impérial et un sous-prolétariat structurel. Un coup d’état en douce effectué par un gouvernement contrôlé par des intérêts privés s’est transformé en une néo-feodalité où il n’y a plus que des maîtres et des serfs. Et ce processus ne peut pas être renversé par le biais des mécanismes traditionnels de la politique électorale.

Jeudi dernier je me suis rendu à Washington pour rejoindre le Représentant Dennis Kucinich pour une conférence sur les guerres en cours. Kucinich a profité de cet événement organisé dans l’enceinte du Congrès pour dénoncer une nouvelle demande de Barack Obama pour une rallonge supplémentaire de 33 milliards de dollars pour la guerre en Afghanistan. Le Démocrate du Ohio a présenté une proposition de loi, soutenue par 16 élus, qui exige un débat à la Chambre des Représentants sur la poursuite de la guerre en Afghanistan. Kucinich est le seul membre du Congrès à condamner publiquement l’autorisation accordée par l’administration Obama pour l’assassinat d’Anwar al-Awlaki, un religieux américain qui vit au Yémen et qui est accusé d’entretenir des liens avec le kamikaze du vol de Détroit à Noël. Kucinich avait aussi invité le journaliste d’investigation Jeremy Scahill, l’écrivain/militant David Swanson, et le Colonel de l’armée à la retraite Ann Wright ainsi que le vétéran de la guerre en Irak Josh Steiber.

La réunion, qui s’est tenue dans la bâtiment Rayburn, nous a brutalement rappelé notre insignifiance. Il n’y avait que quelques jeunes assistants parlementaires. Aucun autre membre du Congrès n’était présent.

La majorité du public était composée d’environ 70 militants pacifistes qui, comme d’habitude dans ce genre d’événement, avaient été rejoints par un groupe hétéroclite de théoriciens du complot qui pensent que le 11/9 est l’œuvre du gouvernement et que le feu Sénateur Paul Wellston, mort dans un accident d’avion, a été assassiné.

Scahill et Swanson ont donné une litanie de statistiques troublantes qui montrent comment les entreprises privées ont pris le contrôle des différents pouvoirs. Les entreprises privées ont réussi à prendre le contrôle de notre sécurité intérieure et de nos agences de renseignement. Elles dirigent notre économie et gèrent nos systèmes de communication. Elles possèdent les deux partis politiques principaux. Elles ont construit un appareil militaire privé. Elles pillent les caisses de l’état selon leur bon vouloir. Et elles sont devenues inattaquables. Ceux qui dénoncent le coup d’état sont tenus à l’écart du débat public et sont marginalisés, comme Kucinich.

« Nous n’avons aucun système de communication dans ce pays, » a dit Swanson, qui est le co-fondateur d’une coalition pacifiste (AfterDowningStreet.org) et qui a mené sans succès une campagne pour la destitution de George W. Bush et Dick Cheney. « Nous avons un cartel médiatique privé qui se confond avec l’industrie de l’armement. La démocratie ne les intéresse pas. Le Congrès est à leur solde. Il est totalement corrompu par l’argent. Nous nous battons la coulpe à cause de notre inertie et de notre incapacité à imposer notre volonté, mais pour nous la barre est placée très haut. Il nous faudra travailler très très dur et faire de très gros sacrifices pour pouvoir exercer une influence sur ce Congrès si nous espérons le faire sans mettre la main à la poche et nous offrir des médias dignes de ce nom. Les parlementaires hypocrites du Congrès parlent toujours d’argent, de comment il faut faire attention à ne pas le dépenser n’importe comment, sauf lorsqu’il s’agit de financer des guerres. C’est de l’hypocrisie, mais qui ira les dénoncer ? Pas leurs collègues, pas leurs financiers, pas les médias, personne à part nous. Nous devrions le faire, mais en général nous ne le faisons pas parce que de temps à autre ils changent le parti au pouvoir et que nous sommes toujours partie prenant dans l’un ou l’autre. »

Scahill – qui a effectué un remarquable travail d’enquête sur la sous-traitance y compris la société Blackwater, rebaptisée Xe – a expliqué comment la gestion des guerres en Irak et Afghanistan a été méthodiquement transférée par le Pentagone à des sous-traitants privés qui n’ont pas de comptes à rendre. Il a regretté le manque de soutien à un projet de loi présenté par le Représentant Jan Schakowsky, projet connu sous le nom de Stop Outsourcing Security (SOS) Act, H.R. 4102 (Interdiction de la sous-traitance en matière de sécurité – NdT), qui aurait « écarté les entreprises privées des fonctions qui devraient être réservées aux forces armées et aux fonctionnaires du gouvernement des Etats-Unis. »

« Il s’agit là d’une des dures réalités de notre temps, où on peut proposer une loi qui énonce quelque chose d’aussi simple que « nous ne devons pas sous-traiter à des entreprises privées les questions de sécurité nationale » et ne trouver que 20 membres du Congrès pour le soutenir, » a dit Scahill. « La triste réalité est que le Représentant Schakowsky sait que l’industrie de l’armement est bipartisane. Elle finance les deux camps. Pendant un moment on a cru que le sous-traitant était devenu une sorte de nouveau Israël. On ne pouvait pas trouver un seul membre du Congrès pour les critiquer parce qu’il y en a tellement qui sont dépendants de financements privés pour garder leur siège à la Chambre des Représentants ou au Sénat. Je crois aussi que l’élection d’Obama, comme pour de nombreux autres sujets, a éliminé cette possibilité et que la Maison Blanche enverrait ses émissaires pour intimider les membres du Congrès qui ne suivraient pas la ligne du parti. »

« La totalité du gouvernement a été privatisée », a poursuivi Scahill. « En fait, la totalité des ceux qui gagnent 100.000 dollars ou moins dans ce pays pourraient aussi bien donner tous leurs biens directement aux sous-traitants plutôt que de payer le gouvernement. C’est pour vous dire à quel point la société a été privatisée, à quel point le gouvernement a été sous-traitée dans ce pays. Il y a 18 agences de renseignement, militaires et civiles, et 70% de leur budget est consacré à des sous-traitants privés qui travaillent à la fois pour le gouvernement des Etats-Unis et des entreprises privées et des gouvernements étrangers. Nous avons massivement sous-traité les opérations de renseignement dans ce pays tout simplement parce que nous avons massivement tout sous-traité. 69% de toute la main d’œuvre du Pentagone, et je ne parle pas uniquement des théâtres d’opération, est désormais privatisée. En Afghanistan, les statistiques sont époustouflantes. L’administration Obama est infiniment pire en Afghanistan en matière de mercenariat et autres sous-traitants privés que l’administration Bush. En ce moment, en Afghanistan, il y a 104.000 sous-traitants privés du Ministère de la Défense aux côtés des 68.000 soldats américains. Le rapport est pratiquement du simple au double entre le nombre de soldats salariés du gouvernement américain et les employés de sociétés privées. Sans compter les 14.000 sous-traitants du Département d’Etat présents en Afghanistan. »

« Dans quelques mois, en très certainement avant un an, les Etats-Unis auront jusqu’à 220.000 ou 250.000 personnes financées par l’état en train d’occuper l’Afghanistan.

Nous sommes loin des 70.000 soldats que ceux qui prêtent un peu d’attention pensent que les Etats-Unis ont en Afghanistan. » a dit Scahill. « Nous parlons d’un pays où, selon le conseiller à la sécurité nationale du président, le général James Jones, se trouvent moins de 100 membres d’Al Qaeda incapables de frapper les Etats-Unis. C’était pourtant la raison invoquée de notre présence en Afghanistan. C’était pour poursuivre les auteurs des attentats du 11/9. »

Josh Stieber a pris la parole en dernier. Stieber a été déployée avec l’armée en Irak entre février 2007 et avril 2008. Il était membre de la compagnie Bravo 2-16, celle impliquée dans l’attaque par des hélicoptères Apache en juillet 2007 contre des civils irakiens, montrée dans une vidéo récente publiée par Wikileaks. Stieber, qui a quitté l’armée comme objecteur de conscience, a publiquement demandé pardon au peuple irakien.

« En aucun cas il ne s’agit d’un cas exceptionnel, » a-t-il dit en parlant de la vidéo, qui montre des pilotes d’hélicoptère en train de mitrailler avec nonchalance des civils, dont un photographe de l’agence de presse Reuters et des enfants, dans une rue de Bagdad. « C’était inévitable étant donné les conditions. Nous livrions de nombreux combats à l’époque. Une bombe pouvait exploser au bord d’une route ou un sniper pouvait tirer de n’importe où. La paranoïa était constante, nous étions constamment sous pression. Lorsqu’on place des gens dans une telle situation au milieu de civils, c’est le genre de choses qui arrivera et qui est arrivé et continuera d’arriver tant que notre pays ne s’en préoccupe pas. Maintenant que cette vidéo a été rendue publique, il est de notre responsabilité de reconnaître que c’est à cela que ressemble cette guerre au quotidien. »

Je me sentais déprimé en sortant du bâtiment Rayburn pour aller prendre le train et rentrer chez moi. Les voix de la raison, les voix du bon sens, celles qui ont un contenu moral, comme celles de Kucinich ou Scahill ou Wright ou Swanson ou Stieber, n’ont que peu de chances d’être entendues.

Les libéraux, qui n’ont pas compris les objectifs inavouables du gouvernement privé et ceux de ses maléfiques serviteurs du Parti Démocrate, ont leur part de responsabilité. Mais même une classe libérale éclairée aurait eu du mal à combattre les grotesques numéros de carnaval et de théâtre politique qui ont provoqué cet aveuglément collectif. Nous avons tous été subjugués. Et avec les milliers d’innocents en Irak, en Afghanistan, au Pakistan et ailleurs, nous serons tous dévorés.

Chris Hedges

4 mai

http://www.truthdig.com/report/item...

Traduction "non Chris, t’es pas tout seul, enfin presque" par VD pour le Grand Soir


3-2 Dave Londorff : Mêmes délits, mêmes crimes.

En 2005-2006, j’ai écrit un livre « The Case for Impeachement » (« plaidoyer pour une destitution » – NdT) dans lequel j’ai présenté des arguments en faveur d’une destitution du Président George W. Bush et du Vice-président Dick Cheney, ainsi que d’autres hauts responsables de l’administration Bush/Cheney tels que Condoleezza Rice, le secrétaire à la Defense Donald Rumsfeld et le ministre de la Justice Alberto Gonzales, pour crimes de guerres et violation de la constitution des Etats-Unis.

A présent, lorsque je mentionne le titre du livre, parfois certains me demandent, sur le ton de la plaisanterie, si je me réfère au président actuel, Barack Obama.

C’est triste à dire, mais le temps est venu, à peine 14 mois après l’entrée en fonctions du nouveau président, de répondre que oui, ce président, et certains de ses subordonnés, sont coupables eux aussi de crimes de guerre – dont beaucoup sont les mêmes que ceux commis par Bush et Cheney - pouvant mener à une destitution.

Commençons par la guerre en Afghanistan, qu’Obama a personnellement pris en charge par une escalade qui verra le nombre de soldats US dans ce pays (sans compter les mercenaires embauchés par le Pentagone) s’élever à 100.000 d’ici le mois d’Août prochain.

Ce président a autorisé l’emploi de drones Predator (avions sans pilotes) pour mener une campagne de bombardements contre le Pakistan ce qui a pour effet d’étendre illégalement la guerre en Afghanistan vers un autre pays sans l’autorisation du Congrès. Ces avions sans pilotes sont connus pour tuer beaucoup plus de passants innocents que d’ennemis, ce qui rend leur emploi comme armes fondamentalement illégal. De plus, cette vague d’attaques contre le Pakistan constitue une guerre d’agression contre un pays tiers, si le mot « guerre » a encore un sens, et par conséquence une violation de la Charte des Nations Unies. L’acte de déclencher une guerre d’agression contre un pays qui ne représente aucune menace imminente pour l’agresseur est considéré par la Charte et la Charte du Tribunal de Nuremberg comme le plus grave de tous les crimes de guerre.

Le président, en tant que commandant en Chef, en collusion avec le ministre de la justice Eric Holder, à bloqué toute poursuite contre ceux qui ont autorisé et appliqué la torture contre des prisonniers pendant la guerre en Irak, la guerre en Afghanistan et aussi la soi-disant guerre contre le terrorisme – notamment le juge de la Cour d’Appel Jay Baybee et le professeur de droit à l’université de Berkeley John Woo qui, comme avocats du ministère de la Justice, ont rédigé les memos qui justifiaient l’usage de la torture – et qui permettent encore aujourd’hui la poursuite de telles pratiques contre les prisonniers. Tout ceci constitue une violation claire des Conventions de Genève qui font partie intégrante, de par les traités signés, de la Constitution des Etats-Unis. Selon ces traités, les responsables dans la chaîne de commande qui permettent ou s’abstiennent de punir les auteurs de torture se rendent eux-mêmes coupables de torture.

En tant que Commandant en Chef, le Président Obama a aussi supervisé une stratégie en Afghanistan qui consiste à étendre les attaques contres les civils. Comme en Irak sous l’administration Bush, la phase actuelle de la guerre en Afghanistan provoque plus de morts parmi les civils que parmi les combattants ennemis, à cause de l’emploi d’armes telles que des hélicoptères dotés de canons, des bombardements aériens, des bombes à fragmentation, etc, ainsi que le recours à des tactiques de raids nocturnes contre des zones habitées censées abriter des insurgés – des raids qui se soldent fréquemment par la mort de nombreux hommes, femmes et enfants innocents. Il est significatif de constater que la récente exécution de sang froid de 9 étudiants, âgés entre 11 et 18 ans, par des forces dirigées par les Etats-Unis n’a donné lieu à aucune poursuite ni enquête. Au contraire, l’affaire est étouffée et ignorée, avec l’évident accord de la Maison Blanche et des chefs du Pentagone.

De plus, il est largement admis que le Général Stanley McChrystal, qui a dirigé une opération à grande échelle d’escadrons de la mort en Irak avant d’être nommé à son poste actuel, est actuellement en train de diriger une campagne similaire d’assassinats en Afghanistan – une campagne qui rappelle le sinistre Programme Phénix dans les années 60 au Vietnam – qui se solde par de nombreux morts chez les Afghans innocents.

En politique intérieure, le président a autorisé la poursuite des détentions sans procès de centaines de prisonniers à Guantanamo et dans d’autres prisons, dont la base aérienne de Bagram en Afghanistan. Son directeur à la Sécurité Nationale a même déclaré que la politique de l’administration actuelle était que les citoyens américains qui seraient considérés par le gouvernement d’être des combattants ennemis ou des terroristes pourraient faire l’objet d’exécutions extra-judiciaires. Des crimes d’état officiellement assumés constituent une violation flagrante de la Constitution qui précise clairement que chaque Américain bénéficie de la présomption d’innocence et du droit à un procès équitable.

Le président a aussi poursuivi, et d’une certaine façon même renforcé, le programme de Bush/Cheney d’espionnage sans mandat des communications électroniques de millions d’Américains par l’Agence de Sécurité Nationale (NSA). Une partie de ce programme, la surveillance d’une organisation caritative islamique vient d’être déclarée illégale par un juge fédéral dans une affaire qui l’opposait à l’administration Bush/Cheney, mais que la présente administration persistait à défendre. Il n’est pas encore connu si l’administration Obama décidera de faire appel de ce jugement. Alors que l’affaire en question ne constitue pas un crime de la part de l’administration Obama, il est cependant clair qu’elle représente la pointe d’un gigantesque iceberg d’espionnage intérieur, et le fait que l’administration déploie autant d’efforts pour clore ce procès ou le gagner indique qu’il ne s’agit pas d’un cas isolé et que la NSA agit ainsi à une très grande échelle. En fait, si cette affaire a atterri un jour devant un tribunal, c’est uniquement parce qu’un rapport qui décrivait les détails de la surveillance avait été envoyé par erreur par courrier électronique aux victimes de la surveillance.

Et pendant que nous y sommes, je voudrais dire aussi qu’il y a suffisamment d’éléments pour destituer le secrétaire au Trésor Timothy Geither qui, lorsqu’il dirigeait la Réserve Fédérale de New York, parait avoir été complice d’une tentative pour étouffer la fraude massive de Lehman Brothers, puis en tant que secrétaire au Trésor, a participé à la plus grande distribution d’argent des contribuables à plusieurs des plus grandes banques du pays.

L’énumération des violations de la Constitution et des crimes commis montrent que ce président, comme son prédécesseur, et pratiquement depuis son premier jour de mandat, perpétue les actions criminelles et anticonstitutionnelles qui menacent l’existence même d’un gouvernement constitutionnel aux Etats-Unis.

En termes simples : le Président Barack Obama, et son ministre de la Justice Eric Holder, son ministre de la Defense Robert Gates, son ministre de l’Economie Geithner, devraient être destitués pour crimes de guerre et crimes contre la Constitution.

Bien sûr, après avoir assisté pendant deux ans à un Congrès Démocrate faillir sans honte à son devoir de lancer une procédure de destitution contre le Président Bush et le Vice-président Cheney ainsi que leurs subordonnés criminels, je ne me fais aucune illusion quant à la destitution du président actuel.

Cela dit, je crois qu’il est important de faire savoir publiquement que ce président, comme son prédécesseur, mérite la destitution pour de graves délits et crimes.

Dave Lindorff

4 avril

ARTICLE ORIGINAL
http://www.counterpunch.org/lindorf...

Traduction - dans l’expression "premier président noir des Etats-Unis", les seuls mots qui comptent sont "président " et "Etats-Unis" - par VD pour Le Grand Soir

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Plaidoyer-pour-la-destitution...


4  Pièce jointe

4-1 Discours de Joseph Biden au Parlement européen.

Ndlr : (sans commentaire)
par
Joseph R. Biden Jr.*

6 mai 2010

Monsieur le Président, je vous remercie pour cet accueil. Nous avons été enchantés de vous recevoir à Washington et à la Maison-Blanche. Et c’est pour moi un grand honneur et, j’oserais ajouter, un privilège, que de pouvoir m’adresser à une assemblée aussi distinguée. J’ai été membre d’un parlement qui ne comptait au total que 535 membres.

Ceci est un honneur encore plus grand.

Je me souviens du discours que le président Reagan a prononcé ici en 1985 et, pour citer un poète irlandais, William Butler Yeats, il disait, au sujet de son Irlande, dans un poème intitulé « Dimanche de Pâques 1916 », « Tout a changé, radicalement changé. Une beauté terrible est née. » Beaucoup a changé depuis 1985, beaucoup a changé et une terrible beauté a vu le jour.

Vous savez combien je suis heureux de me retrouver ici à Bruxelles pour la deuxième fois en ma qualité de vice-président. Vous n’ignorez sans doute pas que certains politiciens et journalistes américains décrivent Washington comme « la capitale du monde libre ». Pourtant, il me semble que cette grande ville-ci, qui a mille ans d’histoire et est la capitale de la Belgique, le domicile de l’Union européenne et le siège de l’OTAN, peut légitimement prétendre à ce titre.

Comme j’ai été législateur pendant plus de 36 ans dans mon parlement, je me sens particulièrement honoré de m’adresser à celui de l’Europe. Le président Obama et moi, nous avons été le premier tandem en 50 ans aux États-Unis à accéder à la Maison-Blanche à partir de notre corps législatif. C’est pourquoi nous arrivons tous deux à nos postes exécutifs pénétrés d’une vive appréciation du travail que vous accomplissez ici, dans le bastion de la démocratie européenne.

Ensemble, en comptant mes anciens collègues du Congrès des États-Unis, vous et moi représentons plus de 800 millions de personnes. Il vaut la peine de s’arrêter un moment pour y penser : deux corps élus qui créent les lois pour près d’un huitième de la population de la planète. C’est réellement remarquable.

À présent, en vertu du traité de Lisbonne, vous avez acquis de nouveaux pouvoirs et la responsabilité plus large qui accompagne cette influence accrue. Et nous nous en félicitons. Nous nous en réjouissons parce que nous, les États-Unis, avons besoin d’alliés et d’alliances solides, pour nous aider à affronter les problèmes du XXIe siècle, dont nombre sont pareils à ceux du siècle dernier, mais dont tant d’autres sont différents.

Je voudrais l’affirmer aussi clairement que possible : le gouvernement Obama-Biden ne nourrit aucun doute quant au besoin d’une Union européenne forte et active. Nous sommes favorables à cette Union qui est essentielle à la prospérité américaine et à la sécurité à long terme. N’ayez pas le moindre doute à ce sujet

Lorsque j’ai présidé la Commission sénatoriale des affaires étrangères pendant toutes ces années, j’ai eu l’occasion de rencontrer beaucoup de législateurs européens membres de leurs assemblées nationales et dont certains sont parmi nous aujourd’hui. C’est dire que j’apprécie, après toutes ces années, je reconnais l’importante étape que cela a représenté de créer le seul et unique parlement multinational au monde élu au suffrage universel. Tant de choses ont changé.

Et je suis heureux que grâce au Dialogue législatif transatlantique, vous ayez construit une solide relation avec le Congrès des États-Unis. J’espère que le bureau que vous avez ouvert à Washington le mois dernier va la renforcer encore davantage.

Mes amis, il y a 65 ans cette semaine, à moins de 200 kilomètres au sud d’ici, les dirigeants nazis signèrent leur capitulation sans condition qui mit fin à la Deuxième Guerre mondiale en Europe.

Le lendemain, des célébrations firent éruption à Times Square et à Piccadilly Circus. Des foules en liesse dansèrent sur les Champs-Élysées et sur les places de villes du monde allié. Ici, à Bruxelles, lors d’un service d’action de grâce, les fidèles chantèrent à l’église les hymnes nationaux de la Grande-Bretagne, de la Belgique et des États-Unis.

Or, en ce jour de joie du 8 mai 1945, ce continent gisait en ruines, par deux fois ravagé par des guerres totales en l’espace de moins de 30 ans. À ce moment-là, l’idée d’une Europe paisible et unie, l’idée d’un Parlement européen eût paru utopique à toute personne vivante.

Et pourtant, par la volonté de vos concitoyens et d’hommes d’État tels que Paul-Henri Spaak, à la mémoire de qui ce grand édifice est dédié, Robert Schuman, Jean Monnet et ses idées visionnaires qui donnèrent naissance à un Parlement et qui lui valurent la Médaille présidentielle de la liberté du président Lyndon Johnson, nous voici aujourd’hui rassemblés en cette chambre. Vous voici rassemblés.

Ce qui avait commencé par un simple contrat entre une demi-douzaine d’États pour créer un marché commun du charbon et de l’acier a grandi pour devenir une grande puissance économique et politique, une communauté vouée à la liberté de pensée, de déplacement et d’entreprise, une Europe qu’un historien a décrite comme moins un lieu géographique qu’une idée.

Je suis ici pour réaffirmer que le président Obama et moi croyons en cette idée, en ce monde et en cette Europe meilleurs qu’elle a déjà contribué à engendrer ; une Europe où tous les États membres bénéficient en négociant des accords commerciaux et en luttant contre la dégradation de l’environnement d’une seule voix unifiée ; une Europe qui renforce les valeurs culturelles et politiques que mon pays partage avec chacun d’entre vous ; une Europe qui est une, libre et en paix. (Applaudissements)

Ainsi que l’a affirmé le président Obama il y a un peu plus d’un an, à Prague, une Europe forte constitue un partenaire fort pour les États-Unis, et nous avons besoin de partenaires forts. C’est pourquoi nous ferons tout notre possible pour seconder cette grande entreprise qui est la vôtre. Car les 65 dernières années ont montré que lorsque les Américains et les Européens consacrent leur énergie à une cause commune, il n’y a pratiquement rien qu’ils ne puissent accomplir.

Ensemble, grâce au Plan Marshall, nous avons reconstruit l’Europe et réalisé peut-être le plus grand investissement de l’histoire de l’humanité. Ensemble, nous avons construit l’alliance sécuritaire la plus durable du monde, l’OTAN, et une force militaire et politique qui a lié l’Amérique et l’Europe et les a rapprochées toujours davantage au cours des décennies.

Ensemble, nous avons établi les relations commerciales les plus importantes de l’histoire du monde, représentant environ 40 % du commerce mondial et contribuant à l’avènement d’une ère sans précédent de prospérité et d’innovation technique. Et ensemble, nous avons apporté des secours humanitaires et de l’espoir à des populations sinistrées dans plus d’endroits que je ne saurais mentionner, des Balkans occidentaux au Congo et à notre travail actuel en Haïti.

Aux sceptiques qui, en dépit de toutes ces réalisations, continuent de s’interroger sur l’état des relations transatlantiques ou sur l’attitude de mon pays envers une Europe unie, ma réponse est la suivante : même si les États-Unis et les pays que vous tous représentez n’étaient pas unis par des valeurs et par l’héritage commun de millions de nos citoyens, dont moi-même, nos intérêts mondiaux suffiraient à eux seuls à nous lier ensemble inexorablement.

Les relations entre mon pays et l’Europe sont aussi fortes et aussi importantes qu’elles ne l’ont jamais été. Ce siècle nouveau a vu surgir de nouveaux défis non moins dangereux que ceux qui les ont précédés au XXe siècle. Ensemble, nous les affrontons, l’un après l’autre. Ils sont ardus. Il y aura des désaccords. Mais nous nous y attaquons ensemble.

Le changement climatique est l’une des menaces les plus graves auxquelles notre planète est confrontée ; les États-Unis et l’Europe œuvrent pour s’assurer que tous les pays, notamment les principales économies, contribuent à une solution mondiale. Nous en avons tous cherché et avons fait un pas majeur en avant à Copenhague. Nous devons maintenant mettre en vigueur les décisions sur les émissions, le financement et la transparence énoncées dans cet accord. Et nous devons aider les pays les plus vulnérables, du nord de l’Arctique aux îles du Pacifique, où se manifestent les signes avant-coureurs de cette crise imminente.

À travers le paysage troublé de l’Afghanistan et du Pakistan, nous cherchons, ensemble, à déstabiliser, démanteler et vaincre Al-Qaïda et les combattants talibans et à entraîner une armée et une force de police afghanes, afin que leur gouvernement puisse un jour protéger son peuple et ne pas constituer une menace pour les pays limitrophes.

Pour renforcer les capacités du gouvernement afghan, les États-Unis, l’Union européenne et ses pays membres ont déployé des ressources financières de même que des ressources civiles.

Certes, la poursuite de ces importantes missions n’a pas toujours été populaire, mais vous savez tous, comme moi, que la situation les exige. En tant que dirigeants, nous avons l’obligation d’expliquer à nos citoyens qu’elles sont nécessaires à notre sécurité mutuelle. Croyez-moi, en tant qu’homme politique qui occupe des postes électifs depuis 38 ans, je comprends que ce ne soit pas facile. Je peux vous assurer que ces missions ne sont pas plus populaires dans mon pays qu’elles ne le sont dans l’un quelconque des vôtres.

Suite - pièce jointe  une seule adresse : fa032881@skynet.be 


Pakistan.

Généralités.

Nom officiel du pays : République islamique du Pakistan.

Création : fondé le 14 août 1947, le Pakistan entretient des relations très tendues avec l'Inde depuis sa création en raison, notamment, du partage entre ces deux pays du territoire du Cachemire.

Pays limitrophes : Chine, Inde, Iran, Afghanistan.

Superficie : 803 000 km2.

Nombre d'habitants : 163 902 000 (estimation pour 2007).

Démographie

Population (estimation INED, en millions)

157,9

 

Composition de la population (en %)

Pendjabis (50 %), Sindis (15 %), Pathans (Pachtounes, 15 %), Mohajirs (immigrés d''''Inde au moment de la partition et leurs descendants, 8 %), Baloutches (5 %), autres (7 %).

 

Population urbaine

34 %. Principales villes : Karachi (9,2 millions d''''habitants), Lahore (5 millions), Faisalabad (1,9 million), aggl. Islamabad-Rawalpindi (1,4 million).

 

Densité (hab./km²)

198,4

 

Espérance de vie (années)

62,9

 

Fécondité (nombre moyen d'enfants/femme)

4,27

 

Taux d'alphabétisation (%)

44

 

Croissance démographique annuelle (%)

2,0

Nom des habitants : Pakistanais.

Religions : musulmans 97 % (dont sunnites 74 %, chiites [dont 2 millions d'ismaéliens] 26 %), autres (chrétiens, hindous, ahmadis, parsis [zoroastriens], 3 %).

Capitale : Islamabad.

Langues : ourdou et anglais.

Monnaie : roupie pakistanaise.

Religions : musulmans 97 % (dont sunnites 74 %, chiites [dont 2 millions d'ismaéliens] 26 %), autres (chrétiens, hindous, ahmadis, parsis [zoroastriens], 3 %).

Capitale : Islamabad.

Arme de destruction massive : le Pakistan dispose de l'arme nucléaire, à l’instar de l’Inde (puissances nucléaires de fait [les cinq autres puissances nucléaires officielles étant la Chine, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne et la Russie]). 

 

Nature de l'État : république à régime parlementaire.

Chef d’État : Asif Ali Zardari (né le 21 juillet 1956 à Nawabshah, Pakistan), élu président du Pakistan le 6 septembre 2008. Veuf de l'ancienne Premier ministre Benazir Bhutto (1953-2007).

Chef du gouvernement : Yousaf Raza Gilani (né en 1952 à Karachi, Pakistan).

Constitution : adoptée en 1973. Révisée en avril 1997 et en décembre 2003. La Constitution, suspendue le 15 octobre 1999 suite au coup d''''Etat du général Pervez Musharraf, le 12 octobre 1999. Chef de l''''état-major, Musharraf s''''est proclamé chef de l''''exécutif. Il a créé un Conseil de sécurité nationale (8 personnes), organe exécutif suprême.

En 1998, la charia et la sunna deviennent lois suprêmes ; il existe une Cour fédérale islamique chargée de veiller au respect de la charia. En mai 2000, la Cour suprême a validé le coup d''''Etat du 12 octobre 1999 en permettant au général Musharraf de rester au pouvoir pendant 3 ans.

Le Parlement islamique (Assemblée nationale, 237 membres élus pour 5 ans au suffrage universel, 20 sièges réservés à des femmes et 10 à des non-musulmans ; et Sénat, 87 membres élus pour 6 ans par les assemblées provinciales) a été dissolu par Musharraf le 15 octobre 1999. Cependant, les partis politiques ont été maintenus

Partis au pouvoir : Ligue musulmane du Pakistan (Pakistan Muslim League, PML-Q), Parti du peuple pakistanais (PPP, social-démocrate).Autres partis : Jamaat-i-Islami (JI, Alliance démocratique islamique, fondamentaliste sunnite).
Muttahida Majlis-e-Amal (MMA, alliance de six partis religieux islamiques, dont le principal parti est le Jamaat-i-Islami).
Muttahida Qaumi Movement (MQM, ex-Mohajir Qaumi Movement, parti des musulmans venus d'Inde lors de la partition, en 1947 ; formation dirigée depuis Londres).

Adhésions supranationales : OMC (Organisation mondiale du commerce), OCI (Organistion de la conférence islamique), IDB (Banque interaméricaine de développement), ADB (Banque pour le développement de l’Asie). . Le pays est composé de 4 Provinces : Pendjab, Sind, Province-de-la-Frontière-du-Nord-Ouest (NWFP) et Baloutchistan, chacune dotée d''''une Assemblée. Il existe également 2 Territoires : les Zones tribales (FATA, autonomes, situées dans la NWFP, mais en relation directe avec Islamabad) et le Territoire de la capitale. Le Pakistan administre également une partie du Cachemire, l''''Azad Kashmir, le "Cachemire libre", et les Territoires du Nord. Le Pakistan revendique la région du Cachemire de l''''Etat indien du Jammu-et-Cachemire. En 1998, la charia et la sunna deviennent lois suprêmes ; il existe une Cour fédérale islamique chargée de veiller au respect de la charia. En mai 2000, la Cour suprême a validé le coup d''''Etat du 12 octobre 1999 en permettant au général Musharraf de rester au pouvoir pendant 3 ans.

Le Pakistan a été réintégré dans le Commonwealth en mai 2004 après cinq ans d'exclusion..

http://www.courrierinternational.com/fiche-pays/pakistan

http://www.larousse.fr/encyclopedie/article/Le%20Pakistan%20:%20un%20pays%20en%20guerre%20et%20en%20faillite./11010250



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


20/05/2010

n° 47- Journal de PAKISTAN - 26-04 au 19-04 : Début :- USA et Pakistan "travaillent étroitement" .

n° 47- Journal de PAKISTAN  -  26-04 au 19-04  : Début  :- USA et Pakistan "travaillent étroitement" .



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de PAKISTAN.  

                                                                             n° 47- 26-04 au 19-04

     C.De Broeder & M.Lemaire                                                                                    



 Le "Journal de PAKISTAN" est visible sur les blogs :

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com 

c) et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Avant propos

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Sommaire.

Tiré à part :

Eric Prince, président de "Blackwater  "Les gens que nous tuons ne méritent pas de vivre."  

Bernard Mounier : Menteur comme un journaliste

Le Pakistan au cœur des débats.

Le chef des résistants du Pakistan ne serait pas mort…

Plus de troupes américaines au Pakistan ?

Les Etats-Unis envisagent de placer les talibans pakistanais sur liste noire...

1 Au jour le jour

2 Positions

3 Politique

a) locale

b) Usa

4 Institutions internationales

Fin 

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Vidéo : la stratégie du choc

5-2 17 chaînes de télévision du Moyen-Orient interdites aux Etats-Unis.

6 Brèves

6-1 Cinquante otages libérés dans le nord-ouest du Pakistan 

6-2 Les plans de la Chine sont soigneusement examinés...

7  Dossiers

7-1 Attentat manqué à Times Square...

1 La voiture piégée avait été découverte samedi soir dans le quartier de Times Square

2 L'armée pakistanaise sceptique.

3 USA et Pakistan "travaillent étroitement" …

4 Pepe Escobar : Et maintenant apparaissent les résistants étasuniens.

5 Bill Van Auken : États-Unis : L’attentat à la bombe de Times Square



Tiré à part :

Eric Prince, président de "Blackwater  "Les gens que nous tuons ne méritent pas de vivre."  

Le président de la tristement célèbre compagnie privée américaine de sécurité "Blackwater", Eric Prince, a déclaré que les gens tués par les agents de sa compagnie, "ne méritaient pas de vivre", lors d'un discours, à l'Université du Michigan, dont une partie a été publiée par le magazine "The Nation".

Il a qualifié les Irakiens, les Pakistanais et les Afghans de reptiles qui vivent dans des égouts!

5/05

 http://french.irib.ir/index.php/info/international/item/94977-qles-gens-que-nous-tuons-ne-meritent-pas-de-vivreq-president-de-qblackwaterq

 

Bernard Mounier : Menteur comme un journaliste

Extrait

L’AVIS D’UN EXPERT !
À New York,  lors d’un banquet,  le 25 septembre 1880,  le célèbre journaliste John Swinton s’énerve quand on propose de boire un toast à la liberté de la presse : 
« Quelle folie que de porter un toast à
la Presse indépendante ! 
Chacun ici présent sait que la presse indépendante n’existe pas.  Vous le savez et je le sais.  Il n’y en a pas un parmi vous qui oserait publier ses vraies opinions.  S’il le faisait,  vous savez d’avance qu’elles ne seraient jamais imprimées. 

Je suis payé pour garder mes vraies opinions en dehors du journal pour lequel je travail.  D’autres parmi vous sont payé pour un travail similaire.  Si j’autorisais la publication d’une bonne opinion dans un simple numéro de mon journal,  je perdrais mon emploi en moins de 24 heures.  Un homme suffisamment fou pour publier la bonne opinion serait bientôt à la rue en train de rechercher un nouvel emploi. 
La fonction d’un journaliste est de détruire la vérité, de mentir radicalement,  de pervertir le faits,  d’avilir,  de ramper aux pieds de Mammon et de se vendre lui-même,  de vendre son pays et sa race pour son pain quotidien ou ce qui revient au même,  son salaire. 
Vous savez cela et je le sais. 

Quelle folie donc que de porter un toast à la presse indépendante.  Nous sommes les outils et les vassaux d’hommes riches qui commandent derrière la scène.  Nous sommes leurs marionnettes. 

Ils tirent sur les ficelles et nous dansons. 

Notre temps,  nos talents,  nos possibilités et nos vies sont la propriété de ces hommes. 

Nous sommes des PROSTITUÉS INTELLECTUELS. » 
(Cité dans : Labor’s Untold Story, de Richard O. Boyer and Herbert M. Morais, NY, 1955/1979.)
Bernard Mounier 

4 Mai
http://www.alterinfo.net/Menteur-comme-un-journaliste_a45720.html



Crimes Collatéraux... le Pentagone prolonge

Civil

25-04

Des responsables militaires et des habitants affirment par ailleurs régulièrement que ces frappes américaines tuent de nombreux civils.

Les missiles tirés par les drones Predator ou Reaper américains ont fait, en près de 100 attaques recensées, près de 880 morts depuis août 2008, selon les responsables militaires pakistanais.

AFP



Le Pakistan au cœur des débats.

Le chef des résistants du Pakistan ne serait pas mort…

Le chef des résistants du Pakistan, Hakimullah Mehsud, aurait survécu à une frappe américaine en janvier dernier, a déclaré jeudi un responsable des services de renseignements.

Cette révélation contredit les déclarations des autorités américaines et pakistanaises, qui assuraient que Hakimullah Mehsud avait succombé aux blessures infligées par un tir de missile d'un drone à la mi-janvier. Ses hommes ont toujours nié son décès, mais refusaient d'apporter des preuves de vie pour ne pas compromettre sa sécurité.

Des enquêtes indépendantes et des informations de plusieurs sources sur le terrain mènent à la conclusion que Mehsud a survécu malgré des blessures, a précisé ce responsable des renseignements.

Deux autres responsables des services de renseignements dans le nord-ouest du pays ont précisé à l'AP qu'ils ont également conclu il y a quelques jours que Mehsud était toujours vivant.

AP

 

Plus de troupes américaines au Pakistan ?

10.05.2010

Débat au sein du gouvernement Obama sur l'opportunité d'envoyer davantage de troupes américaines dans ce pays, rapporte le New York Times. La présence militaire américaine au Pakistan s'est déjà étoffée l'année dernière, rappelle le quotidien. "Elle se chiffre aujourd'hui à plus de deux cents ( ???) hommes qui œuvrent principalement dans les domaine du renseignement et de la formation aux côtés de l'armée pakistanaise".

10.05.2010

http://www.courrierinternational.com/breve/2010/05/10/plus-de-troupes-americaines-au-pakistan

 

Les Etats-Unis envisagent de placer les talibans pakistanais sur liste noire...

Le département d'Etat américain a indiqué mardi qu'il "envisageait sérieusement" de placer les talibans pakistanais sur la liste noire des organisations terroristes, après l'annonce de leur implication dans l'attentat raté de Times Square à New York.

"C'est une chose que nous envisageons sérieusement", a dit le porte-parole du département d'Etat Philip Crowley, interrogé sur une proposition en ce sens émanant du Congrès.

Un groupe de sénateurs américains avait appelé dans la matinée à ce que les talibans pakistanais (Tehrik-e-Taliban) soient placés sur cette liste noire des organisations terroristes internationales, ce qui entraînerait un gel de tous leurs avoirs aux Etats-unis, interdirait aux Américains de financer ou d'aider l'organisation et empêcherait à ses membres d'entrer sur le territoire américain.

Selon M. Crowley, avant d'être inscrit sur cette liste, "une organisation doit répondre à une série de critères précis", et l'enquête sur l'attentat manqué de Times Square permettra sans doute de décider si les talibans pakistanais doivent y figurer.

Le sénateur démocrate de New York Charles Schumer, qui a écrit avec quatre autres sénateurs démocrates à la secrétaire d'Etat Hillary Clinton pour lui demander de mettre le Tehrik-e-Taliban sur liste noire, s'est dit convaincu mardi que "ce groupe représente une menace existentielle pour la sécurité non seulement de nos soldats qui combattent à l'étranger mais aussi pour les Américains ici, chez eux".

Le ministre américain de la Justice, Eric Holder, a annoncé dimanche que les Etats-Unis avaient désormais la preuve que les talibans pakistanais étaient derrière l'attentat raté à la voiture piégée commis le 1er mai à New York.

La liste noire des Etats-Unis comprend entre autres le mouvement pakistanais Lashkar-e-Taiba, accusé d'avoir conçu les attentats sanglants de 2008 à Bombay, ainsi que le Hamas palestinien, le Hezbollah libanais, l'IRA irlandaise ou les Tigres tamouls sri-lankais.

M. Schumer a dit comprendre la nécessité de ne pas y ajouter les talibans d'Afghanistan, dont la réintégration dans la société afghane fait partie de la stratégie du président américain Barack Obama pour pouvoir commencer à retirer ses troupes du pays.

Mais les talibans pakistanais, "c'est une autre histoire", a-t-il dit, estimant qu'en planifiant une attaque à New York, ils avaient "déclaré la guerre aux citoyens des Etats-Unis".

ANP/AFP

11 mai 2010

http://www.rnw.nl/afrique/bulletin/les-etats-unis-envisagent-de-placer-les-talibans-pakistanais-sur-liste-noire



Au jour le jour

Les zones tribales pakistanaises frontalières de l'Afghanistan sont considérées comme des bases arrière pour les résistants, d'où ils mènent des attaques contre les forces internationales déployées en Afghanistan ainsi que contre l'armée pakistanaise.

Résistance

19-11

Les attaques devenues quasi-quotidiens depuis les quelques jours qui ont précédé le lancement de l'offensive du Waziristan, le 17 octobre, les résistants  empêchant ainsi de dissuader l'armée d'y engager quelque 30.000 soldats au sol.

(Source AFP)

http://www.liberation.fr/monde/

21-04

La semaine dernière, huit soldats avaient été tués dans une embuscade tendue à leur convoi dans le secteur de Datta Khel.

Cette zone est pour sa part sous le contrôle de Sadiq Noor, l'un des rares commandants résistants à opérer au Nord-Waziristan. Mais on considère que leur nombre est en augmentation, les résistants pakistanais ayant fui leur bastion du Sud-Waziristan, chassés par l'offensive de l'armée pakistanaise.

AP

24/04

Des hommes armés ont tué trois policiers et détruit quatre camions-citernes transportant de l'essence pour les forces de l'Otan dans l'Afghanistan voisin samedi, à environ 160 km au sud d'Islamabad, la capitale pakistanaise, a annoncé la police locale.
"Des hommes armés ont ouvert le feu sur les camions-citernes garés dans une station-service dans la ville de Talagang, provoquant un gigantesque incendie", a déclaré à l'AFP un responsable de la police locale, Aslam Tareen.
"Une patrouille de police qui se trouvait sans les environs a répliqué aux assaillants, et trois policiers ont été tués dans les affrontements qui ont suivi", a-t-il ajouté. Le groupe armé a ensuite pris la fuite, alors que les services de secours étaient dépêchés sur place pour éteindre l'incendie.

AFP

27/4

 Des combattants présumés ont attaqué mercredi un checkpoint des forces de sécurité pakistanaises au Nord-Waziristan, un affrontement qui s'est soldé par la mort de quatre assaillants et au cours duquel un soldat a été blessé, ont annoncé des responsables de la sécurité.

C'est le deuxième affrontement en moins d'une semaine dans cette région tribale où l'armée aurait passé un accord de non-intervention avec les groupes militants.

Les combattants ont attaqué le checkpoint du village d'Esha, et les forces de l'ordre ont repoussé l'assaut, précisait-on de même source.

Ce secteur du Nord-Waziristan est sous le contrôle de Hafiz Gul Bahadur, un commandant qui combat les forces de l'OTAN et américaines de l'autre côté de la frontière, en Afghanistan, et qui aurait passé un accord de non-agression avec l'armée pakistanaise.

AP

28.04

Une attaque kamikaze a visé mercredi matin un point de contrôle routier près de Peshawar, dans le nord-ouest du Pakistan, tuant 5 policiers et blessant huit personnes, a annoncé la police.

Le kamikaze a fait sauter son véhicule rempli d'explosifs à Tir Bala, dans la banlieue de la capitale de la province de la frontière du Nord-Ouest (NWFP), voisine de l'Afghanistan.

http://www.lemonde.fr/depeches/2010/04/28/attentat-suicide-a-la-voiture-piegee-au-pakistan-4-policiers-tues_3210_60_42302200.html

18-05

Au moins 12 personnes (policiers – civils ?), -trois policiers, dont un officier de police qui était la cible et neuf civils, ont été tuées mardi dans le nord-ouest du Pakistan.

La bombe a explosé près d'un véhicule de la police à bord duquel un officier de haut rang, Iqbal Khan, circulait, dans la banlieue de Dera Ismaïl Khan, a indiqué la police..

La police et le médecin ont confirmé que l'officier Iqbal Khan avait été tué, avec son garde du corps et son chauffeur, tous deux policiers.

"La bombe, cachée sur un vélo, était commandée à distance", a déclaré à l'AFP Riaz Khan, le porte-parole de la police pour la province.

Dera Ismaïl Khan jouxte le district tribal du Waziristan du Sud, principal fief du Mouvement des Talibans du Pakistan (TTP).

Un couple et leur fillette de six ans, des piétons qui passaient à proximité, figurent aussi parmi les tués dans l'attentat, a indiqué à l'AFP Qibla Khan Mehsud, de l'hôpital de Dera Ismaïl Khan.

AFP

19/5

Plus de 200 résistants taliban pakistanais ont attaqué mercredi un poste de l'armée dans la région de l'Oraksaï, dans le nord-ouest du pays, ont annoncé des responsables gouvernementaux.

L'affrontement a fait 28 morts chez les assaillants et deux soldats ont également été tués, ajoute-t-on de même source.

AFP



Au jour le jour  - Armée Pakistanaise 

16-05

Depuis deux mois, les bombardements incessants ont fait des centaines de morts dans les rangs résistants, affirme l'armée pakistanaise.

Selon Samiullah Khan, responsable gouvernemental dans la région d'Orakzai, 25 militants présumés ont été tuées dans les villages de Dabori, Gojar et Kamer Mela. Un peu plus tard, une nouvelle vague de bombardements sur les mêmes secteurs a fait 15 morts de plus.

Enfin, l'armée a lancé une attaque sur le village de Koul, a annoncé Jehanzeb Khan, responsable local du gouvernement. Au moins 18 résistants ont été tués, et 25 autres blessés dans l'affrontement, au cours duquel cinq soldats ont également été blessés.

Ces bilans étaient impossibles à confirmer de sources indépendantes, la région étant dangereuse et interdite aux médias.

AP


Au jour le jour -Usa

25/4

Sept résistants ont été tués samedi par les tirs d'un drone américain dans une zone tribale du nord-ouest du Pakistan frontalière de l'Afghanistan, où les appareils de la CIA visent régulièrement les résistants alliés à Al-Qaïda, selon des responsables locaux.

L'avion sans pilote américain a tiré trois missiles sur un repaire rebelle présumé vers 21h00 locales (16h00 GMT) dans la zone de Marsikhel, à 20 km à l'est de Miranshah, la principale ville du Waziristan du Nord, ont indiqué deux responsables sous couvert d'anonymat.

La nationalité des sept victimes restait difficile à déterminer, a déclaré à l'AFP un haut responsable des services de sécurité pakistanais. Un autre responsable pakistanais a confirmé ces bombardements et ce bilan.

Ces derniers mois, les unités de la CIA et de l'armée américaine basées en Afghanistan ont considérablement intensifié les attaques de drones dans les zones tribales pakistanaises frontalières de l'Afghanistan.

Les bilans annoncés par ces responsables militaires sont impossibles à vérifier de source indépendante.

AFP 



Les Déclarations 

 Résistance

24/04

Des résistants présumés attaquent régulièrement les convois de ravitaillement de compagnies privées chargées de traverser le Pakistan pour aller approvisionner les forces internationales de l'Otan déployées dans l'Afghanistan voisin.
La plupart empruntent la fameuse passe de Khyber, route frontalière située dans les zones tribales pakistanaises instables, et principale voie d'accès par la route à l'Afghanistan.

AFP 


Troupes d'occupation

USA

25-04

Les Etats-Unis considèrent les zones tribales pakistanaises comme le principal sanctuaire d'Al-Qaïda mais aussi comme la base arrière des résistants afghans, qui infligent de lourdes pertes de l'autre côté de la frontière aux forces internationales, aux deux tiers américaines.

AFP

25-04

Le Waziristan du Nord, visé par de nombreux bombardements de drones américains ces derniers mois, est un bastion des résistants et d'autres groupes plus ou moins liés à Al-Qaïda.

AFP

 

26.04.

Le quotidien américain The Washington Post a rapporté lundi que la CIA avait commencé à utiliser des missiles plus petits que ceux tirés par ses drones jusqu'à maintenant dans les zones tribales pakistanaises, afin de minimiser les pertes civiles.
Le Washington Post, qui cite des responsables américains et pakistanais, assure que le premier de ces nouveaux missiles, pesant environ
16 kg et pas plus gros qu'un étui à violon, a été tiré en mars dans le Waziristan du Nord, tuant un haut responsable d'Al-Qaïda et neuf résistants.

Washington Post


Pakistan

 24/04

Le Pakistan, allié des Etats-Unis, désapprouve officiellement les attaques menées par les drones en disant qu'elles violent sa souveraineté et alimentent des sentiments anti-américains, compliquant la lutte menée par Islamabad contre ses activistes.

http://www.lexpress.fr/actualites


    «Qu'il s'agisse d'une attaque ou d'une attaque par drone,
Pour moi c'est la même chose, un Pakistanais a été tué "

 

Suicide Bombing Victims

Dead = 3607, Injured = 9189, Total = 12796 and Counting…

Drone Attacks Victims

Dead = 1296, Injured = 445, Total = 1741 and Counting…

Success Rate of Drone Attacks against Al-Qaeeda ~ 2.5%

19- 05  - 08H42

Les données sont recueillies à partir des rapports des médias, les hôpitaux, et internet.

Toutes les données sont accessibles au public et il n'y a pas de données classées ici. Il s'agit d'un effort pour montrer au monde l'intensité de suicide et les attaques Drone au Pakistan ".

Pakistan Body Count: http://www.pakistanbodycount.org/

 

 



3 Politique

a) Locale

Sur le terrain

Quatre suspects de l'attentat du Marriott d'Islamabad acquittés

Quatre hommes soupçonnés d'avoir préparé et commandité l'attentat qui a fait 55 morts le 20 septembre 2008 à l'hôtel Marriott d'Islamabad ont été acquittés par la justice pakistanaise, a annoncé un de leurs avocats.

"La Cour a considéré que les éléments produits et les témoins cités par le parquet étaient insuffisants pour prononcer une quelconque peine à l'encontre de nos clients", a-t-il déclaré à Reuters.

L'attentat suicide a été commis à l'aide d'un camion piégé. Parmi les 55 tués, figurent l'ambassadeur tchèque et trois Américains.

5/5

AP



b) Usa

Obama - Clinton

11-05

Retrait des Etats-Unis de leurs positions virulentes vis-à-vis du Pakistan

A la suite de la mise en garde par la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, du Pakistan, contre les répercussions du dernier attentat raté à New York, le département d’Etat américain avait démenti les propos virulents de Mme Clinton contre Islamabad.

FarsNews –

http://french.irib.ir/index.php/info/item/94790-le-retrait-des-etats-unis-de-leurs-positions-virulentes-vis-%C3%A0-vis-du-pakistan


Occupation du Pakistan

656 millions de dollars au Pakistan pour les opérations en 2009

Un porte-parole de l'ambassade américaine à Islamabad a déclaré mardi que les États-Unis ont débloqué 656 millions de dollars pour le Pakistan pour rembourser une partie du coût des opérations militaires menées en 2009 contre les talibans. Les fonds ainsi débloqués font partie d'un programme appelé le Fonds de soutien à la coalition, et est utilisé pour rembourser les pays qui soutiennent la lutte contre le terrorisme.

http://www.guysen.com/news_Etats-Unis-656-millions-de-dollars-au-Pakistan-pour-les-operations-en-2009_273633.html



Dans le monde

France

Balladur : des commissions  pour  la campagne présidentielle de 1995

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

en partie financée par des commissions occultes liées à la vente par la France de sous-marins au Pakistan ?

Le quotidien Libération publie lundi des documents qui étayent la thèse d'un financement frauduleux de cette campagne, une affaire qui serait liée à l'attentat de Karachi où onze employés français avaient trouvé la mort en 2002.

Une enquête de police a été ouverte début février sur le sujet.

L'ancien Premier ministre Edouard Balladur a démenti que sa campagne présidentielle de 1995 ait été en partie financée par des commissions occultes liées à la vente par la France de sous-marins au Pakistan.

"Ce drame a fourni à certains un prétexte pour me mettre en cause, au motif, prétendent-ils, qu'à la faveur de la vente de ces sous-marins en 1994, j'aurais autorisé le versement de commissions permettant ultérieurement le financement de ma campagne présidentielle de 1995", écrit Edouard Balladur dans une tribune à paraître mardi dans Le Figaro et diffusée sur le site internet du journal.

"Ainsi est invoquée ma responsabilité indirecte dans la mort de onze Français, dès lors que l'annulation des commissions en 1996 aurait entraîné, par rétorsion, l'attentat de 2002", écrit-il.

"Dans cette présentation des choses rien ne correspond à la vérité, rien n'est étayé par les faits, tout s'appuie pour l'essentiel sur une note émanant d'un agent d'une officine privée de sécurité, note établie en 2002, après l'attentat, et qui amalgame un tissu d'invraisemblances et d'absurdités."

Les onze Français travaillaient pour la Direction des constructions navales (DCN) au Pakistan à la construction de sous-marins et le non-paiement de commissions promises serait à l'origine de l'attentat, selon une piste suivie par les enquêteurs.

LES COMPTES DE CAMPAGNE "VALIDÉS SANS RÉSERVE"

Un ancien policier considéré comme un agent officieux du pouvoir chiraquien et entendu comme témoin par le juge d'instruction Marc Trévidic a précisé être intervenu en 1996 pour empêcher le paiement de commissions au camp Balladur.

L'ancien Premier ministre venait alors d'affronter sans succès Jacques Chirac lors de l'élection présidentielle de 1995.

"Je n'ai pris en tant que Premier ministre aucune décision d'octroi de commissions", assure Edouard Balladur dans Le Figaro. "La décision d'autoriser l'octroi de commissions n'était pas de la responsabilité du Premier ministre ou de ses services. J'ignore si, en l'espèce, il a été décidé d'y avoir recours", ajoute-t-il en rappelant qu'à l'époque les commissions étaient légalement permises et n'ont été interdites que six ans plus tard.

L'enquête est la conséquence d'une plainte pour "corruption, faux témoignage et entrave à la justice" déposée en décembre par des familles de victimes de l'attentat, commis le 8 mai 2002.

Selon Libération, des intermédiaires imposés par le camp Balladur ont reçu 54 millions de francs en 1995 et le compte de campagne de l'ancien Premier ministre a enregistré un dépôt en espèces de 10 millions de francs.

"Les comptes de ma campagne présidentielle ont été validés sans réserve, il y a quinze ans, par le Conseil constitutionnel", répond Edouard Balladur lundi.

L'enquête pourrait en théorie viser Nicolas Sarkozy, qui fut son directeur de campagne de 1995.

Le président français avait l'an dernier qualifié de "fable" l'hypothèse selon laquelle l'attentat de Karachi serait dû au non-versement de rétro-commissions liées aux sous-marins.

Le Parti socialiste, par la voix de son porte-parole Benoît Hamon, a réclamé que toute la transparence soit faite.

"Nous disons que si, comme le président de la République l'affirme, cette affaire n'est qu'une fable et si, comme M. Balladur l'affirme, ces accusations sont infondées, il y a une manière très simple de faire la transparence sur ce sujet : nous demandons solennellement au ministre de la Défense de déclassifier les documents que réclame le juge Marc Trévidic sur les attentats de Karachi", a-t-il dit à la presse.

26/4

http://fr.news.yahoo.com/4/20100426/tts-france-pakistan-attentat-balladur-ca02f96_2.html



4 Institutions internationales.

Communauté internationale

Les donateurs promettent cinq milliards au Pakistan

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Réunis hier à Tokyo, les donateurs internationaux se sont engagés à apporter cinq milliards de dollars d'aide au Pakistan sur deux ans, le président Asif Ali Zardari ayant promis de lutter contre les résistants retranchés dans les zones tribales du nord-ouest de son pays.

Islamabad espérait lever quatre milliards de dollars à l'occasion de cette conférence, à laquelle participaient des représentants d'une vingtaine de pays.

Les fonds permettront de financer la lutte contre la pauvreté au Pakistan, ainsi que des programmes en matière d'éducation et de santé.
La communauté internationale s'inquiète de voir la situation économique du Pakistan s'effondrer et nourrir le soutien aux militants islamistes et d'al-Qaïda.
Le gouvernement pakistanais a déjà reçu un prêt de 7,6 milliards de dollars du Fonds monétaire international (FMI).
Le Pakistan est au coeur de la stratégie du président américain Barack Obama en vue de pacifier l'Afghanistan, où les forces internationales sont confrontées depuis plusieurs mois à une intensification de l'insurrection islamiste.
Lors de la réunion, le président pakistanais, Asif Ali Zardari, avait exhorté la communauté internationale à aider son gouvernement à stabiliser le pays et avait promis de renforcer la lutte contre les islamistes.
Les États-Unis se sont engagés à verser un milliard de dollars d'aide sur deux ans, une décision qui doit encore être approuvée par le Congrès. Le Japon avait déjà promis jeudi de verser la même somme.
La communauté internationale redoute que les difficultés économiques du Pakistan nourrissent le soutien aux taliban, à al-Qaïda et à d'autres groupes extrémistes.
«Nous sommes résolus à combattre» le terrorisme, avait déclaré Zardari.
«J'espère et, en toute humilité, je demande à la communauté internationale de nous aider à relever cet énorme défi [...] qui ne s'arrête pas à ma frontière», a poursuivi Zardari.
Le Pakistan est un pôle essentiel de la politique américaine en Asie du Sud, où le président Barack Obama espère parvenir à stabiliser l'Afghanistan voisin en renforçant la présence militaire.
Le premier ministre japonais, Taro Aso, s'est pour sa part dit impressionné par la détermination du président pakistanais.
L'émissaire américain Richard Holbrooke, qui a salué le «grand succès» de cette réunion, a démenti les rumeurs selon lesquelles il allait profiter de la conférence pour s'entretenir avec le ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, également présent à Tokyo.
Reuters  

18 avril 2009 

http://libredepenser.org/international/asie/246411/les-donateurs-promettent-cinq-milliards-au-pakistan


n° 47- Journal de PAKISTAN - 26-04 au 19-04 : Fin :- USA et Pakistan "travaillent étroitement" .

n° 47- Journal de PAKISTAN  -  26-04 au 19-04  : Fin  :- USA et Pakistan "travaillent étroitement" .


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de PAKISTAN.  

                                                                             n° 47- 26-04 au 19-04

     C.De Broeder & M.Lemaire                                                                                    



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

5-1 Vidéo : la stratégie du choc

http://www.dailymotion.com/video/x61ckm_la-strategie-du-c...


5-2 17 chaînes de télévision du Moyen-Orient interdites aux Etats-Unis.

Les Etats-Unis envisagent une forme de censure médiatique anti-arabe, en interdisant plus de 17 chaînes de télévision moyen-orientales de « broadcaster » sur leur territoire.
Selon l'hebdomadaire American Free Press,  « alors que les Etats-Unis soutiennent financièrement partout dans le monde les médias qui sont actifs dans le sens du tapage propagandiste du régime sioniste et de l'Amérique, les congressistes US essaient de faire passer un projet de loi permettant de censurer les informations qui seraient aux antipodes des politiques américaines. 
 "Les décideurs américains sont d'avis que le public ne devrait pas connaître tous les aspects d'une information pour ne jamais mettre en question l'Amérique et Israël.", toujours d'après Americain Free Press.
 Le nouveau projet de loi en cours d'adoption au Congrès, concerne plus de 17 chaînes de télévision aux Etats-Unis.

 almanar 

13/05/2010 



6 Brèves

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

6-1Cinquante otages libérés dans le nord-ouest du Pakistan 

Cinquante otages enlevés samedi dans le nord-ouest du Pakistan ont été libérés, annoncent les autorités locales.

Au total, 60 personnes ont été enlevées dans la zone tribale de Kurram, majoritairement pachtoune.

Des négociations menées par des dignitaires tribaux sont en cours pour obtenir la libération des dix derniers otages, qui seraient membres du personnel d'une compagnie d'énergie publique, selon un membre des autorités locales.

16/5-  AP

Reuters.


6-2 Les plans de la Chine sont soigneusement examinés...

NbNdlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Les États-Unis a déclaré qu'il a examiné soigneusement examinés les plans de la Chine à construire deux réacteurs nucléaires civils au Pakistan, appelant toutes les nations à respecter les engagements de non-prolifération.                
La China National Nuclear Corporation a accepté de financer deux réacteurs civils plus sur le site de Chashma, au Pakistan, en dépit des craintes à l'étranger sur la sécurité des matières nucléaires dans la nation islamique.                
La Chine a construit deux réacteurs plus tôt pour le Pakistan. Mais Pékin en 2004, et entré le Groupe des fournisseurs nucléaires, une entente des Etats de l'énergie nucléaire qui interdit les exportations vers les pays manquent des garanties strictes par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).                
Sous-secrétaire d'État James Steinberg a déclaré que des discussions étaient en cours sur la question et les États-Unis n'a pas «parvenu à une conclusion finale."                
"Mais c'est quelque chose que nous sommes évidemment regarder très attentivement», Steinberg a déclaré en réponse à une question lors d'un forum à
la Brookings Institution.               
"Je pense qu'il est important de respecter scrupuleusement ces engagements de non-prolifération, at-il dit. "Nous voulons continuer à s'engager sur la question, à savoir si cela est autorisé en vertu de la compréhension de l'AIEA."             
Certains analystes estiment que
la Chine a encouragé à aller de l'avant avec la transaction, après les États-Unis en 2008 a signé un accord historique nucléaire avec l'Inde rival du Pakistan.            
L'Inde, comme le Pakistan, refuse de signer le Traité de non-prolifération des armes nucléaires. Mais l'ancien président américain George W. Bush pour parvenir à l'accord fait l'éloge de la voie de l'Inde sur la non-prolifération.                
En revanche, le père de la bombe nucléaire pakistanaise, Abdul Qadeer Khan, a avoué en 2004 à l'envoi de secrets nucléaires à l'Iran,
la Libye et la Corée du Nord, bien plus tard, il est revenu sur ses propos.            
Les dirigeants de
la Chine, l'Inde et le Pakistan ont assisté à un grand sommet à Washington le mois dernier convoquée par le président Barack Obama a promis d'œuvrer pour préserver la sécurité nucléaire.             
Pakistan, la ligne de front contre l'extrémisme islamique, a pressé les Etats-Unis pour un accord sur le nucléaire semblable à l'Inde. Les autorités américaines ont promis d'écouter, mais l'affaire est largement considérée comme une politique vouée à l'échec, à Washington.

 (AFP) -

http://miilka.wordpress.com/2010/05/11/etats-unis-etudient-la-chine-et-le-pakistan-accord-sur-le-nucleaire/



7  Dossiers

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

7-1 Attentat manqué à Times Square...

1 La voiture piégée avait été découverte samedi soir dans le quartier de Times Square, célèbre notamment pour les théâtres de Broadway. Le quartier avait été évacué pendant dix heures. Il n'y a pas eu de blessé. La police a estimé que la bombe aurait pu produire une "boule de feu significative" et projeté des éclats pouvant tuer des piétons et souffler les fenêtres.

Le véhicule piégé était garé près des bureaux de la société Viacom, propriétaire de la chaîne câblée américaine Comedy Central. La chaîne a récemment diffusé un épisode de "South Park" où le prophète Mahomet était dessiné dans une peau d'ours, ce qui a valu à ses auteurs d'être menacés de représailles par le site web RevolutioMuslim.com….

Le suspect d'origine pakistanaise Faisal Shahzad, interpellé lundi soir dans le cadre de l'enquête sur l'attentat manqué à la voiture piégée de Times Square à New York, devrait comparaître mardi devant le tribunal, ont annoncé les autorités fédérales américaines.

Citoyen américain, Faisal Shahzad s'apprêtait à embarquer sur un avion de la compagnie Emirates à destination de Dubaï. L'homme était récemment revenu d'un voyage de cinq mois au Pakistan, où vit son épouse, ont déclaré à l'Associated Press des responsables des forces de l'ordre, qui ont requis l'anonymat.

L'homme avait acheté le 4x4 piégé, un Nissan Pathfinder de 1993, en liquide il y a trois semaines à un habitant du Connecticut, a précisé un responsable des forces de l'ordre. La police avait pu identifier l'ancien propriétaire du véhicule grâce au numéro d'immatriculation gravé sur le moteur. Des responsables ont précisé que le propriétaire déclaré n'était pas considéré suspect dans l'affaire.

"Il est clair que l'intention derrière cet acte terroriste était de tuer des Américains", a ajouté le ministre de la Justice. "Il est important que les citoyens américains restent vigilants".

Les motifs de cet attentat restaient à éclaircir.

Revendication :

Les premiers éléments de l'enquête montrent que le suspect travaillait pour le Tehrik-e-Taliban Pakistan (TTP), le Mouvement des résistants pakistanais, soupçonné de cacher des militants d'Al-Qaïda, dont Oussama ben Laden(…) , selon John Brennan, le conseiller antiterroriste du président américain Barack Obama.

Les résistants pakistanais semblent revendiquer la tentative d'attentat dans trois vidéos ayant fait surface depuis l'incident. Dans l'une des vidéos, qui serait datée du 4 avril, leur leader Hakimullah Mehsud promet des attaques contre des villes américaines, "dans les jours ou le mois qui vient", selon un groupe spécialisé dans la surveillance des sites Internet islamistes.(…)

La police n'a pas de preuve confirmant ces revendications, et le même groupe de résistants avait revendiqué à tort de précédents attentats sur le sol américain, ont souligné des responsables de la ville de New York.

Selon des responsables new-yorkais, la police ne dispose actuellement d'aucun élément permettant de confirmer ces revendications.

 Par ailleurs, aucun lien n'a pour le moment été établi entre Faisal Shahzad et le groupe à l'origine de la revendication.

4/5

AP

2 L'armée pakistanaise sceptique.

Pour le général Athar Abbas, cette revendication doit être prise "avec des pincettes". "N'importe qui peut prétendre n'importe quoi, mais la capacité de cette organisation est discutable. Je ne pense pas qu'ils aient les moyens de faire plus".

Par contre, le militaire a refusé de confirmer que le principal suspect, Faisal Shahzad, avait été dans un camp d'entraînement au Waziristan.

AP 5/5

3 USA et Pakistan "travaillent étroitement" …
"Nous travaillons étroitement avec le gouvernement du Pakistan en ce qui concerne l'enquête en cours sur l'attentat de Times Square", a déclaré devant la presse le porte-parole du département d'Etat, Philip Crowley. "Nous sommes satisfaits que le Pakistan ait promis son entière coopération".
A Islamabad, un responsable gouvernemental pakistanais avait indiqué auparavant que son pays avait promis de collaborer avec les Etats-Unis.
"Le Pakistan et les Etats-Unis entretiennent une solide coopération dans le domaine de l'antiterrorisme. Si cela est nécessaire, nous collaborerons de façon encore plus étendue avec les Etats-Unis", a indiqué ce responsable.

04/05

AFP

4 Pepe Escobar : Et maintenant apparaissent les résistants étasuniens.

Un intrigant spectacle d’ombres chinoises entoure Faisal Shahzad, l’attaquant (raté) du terrain fumant de times Square.

Par avance, en 2010, l’Agence Centrale d’Intelligence avait souligné que Al-Qaida pourrait tenter une attaque à l’intérieur des EE.UU. “dans les six mois proches.” Ainsi en a-t-il été – cela a marché comme une horloge – avec l’avantage en plus que les assaillants  présumés sont encore plus adéquats que Al-Qaida.

Le Procureur Général [le Ministre de la Justice] des EE.UU. Eric Holder se montre plein d’assurance : “Les résistants pakistanais étaient derrière l’attaque. Nous savons qu’ils ont aidé à la monter.

Nous savons qu’ils ont probablement aidé à la financer et qu’ils [Shahzad] oeuvraient à sa direction.” Le conseiller du président Barack Obama pour la sûreté intérieure et le contre-terrorisme, John Brennan, a fondamentalement dit la même chose.

Le 3 mai, les procureurs fédéraux des EE.UU. ont accusé Faisal Shahzad, 30 ans, de cinq charges criminelles, y compris de la réalisation d’un acte de terrorisme et la tentative d’usage d’une arme de destruction massive. La pièce du dossier d’accusation déposée dans un tribunal de Manhattan dit que Shahzad a admis avoir reçu un entraînement pour la confection  de bombes dans Waziristán, au Pakistan, avant de provoquer le 1 mai l’explosion d’une voiture pleine d’explosifs dans Times Square. La voiture avait des bidons de l’essence, des ballons de propane, de mise à feu artificielle et de détonateurs.

Malgré ce, il n’a pas été  présenté une preuve concluante.

L’idée que des gens des zones tribales, d’origine pastún, Tehrik-e Taliban Pakistan ( résistants pakistanais, TTP) puissent réaliser un attentat avec voiture piégée dans le style d’Al-Qaida à New York est aussi fallacieuse que Goldman Sachs en train de jongler avec des instruments financiers extravagants. L’armée pakistanaise, pour commencer, ne l’accepte pas. Selon son porte-parole au niveau le plus élevé, le général Athar Abbas : “je ne pense pas qu’ils aient la capacité d’arriver à un tel niveau.”

 Le ministre de l’intérieur pakistanais Rehman Malik a dit qu’il était “prématuré” d’associer New York à Waziristán – et il a ajouté que ce seront seulement les services pakistanais d’intelligence qui enquêteront sur l’affaire (des Américains ne seront pas inclus dans la dite enquête). Cependant, les médias britanniques ont témoigné de la présence  des équipes d’investigation des EE.UU. qui sont à l’oeuvre au Pakistan, y compris à Rawalpindi où sont basées l’armée et les agences d’intelligence.

Par le truchement de son porte-parole, Azam Tariq, le  TTP lui-même s’est dégagé de l’affaire, bien qu’il en  eût initialement revendiqué la responsabilité.  Tariq a dit : “C’est un acte noble et nous prions pour que tous les jeunes  musulmans suivent Faisal Shahzad. Mais il ne fait pas de partie de notre réseau.” Ensuite, le TTP a dit que ce qui est visible est “une conspiration tramée par les EE.UU. et ses alliés pour impliquer des jeunes hommes musulmans et pukhtun [pastunes] dans des activités terroristes.”

 Ce pourrait être un bluff, mais il n’est pas dénué de vraisemblance. La “bombe” de Shahzad a misérablement échoué. Le TTP entraîne réellement à yihadistas à la fabrication de bombes en quelques jours seulement ; leurs instructeurs eux-mêmes ont été entraînés par yihadistas d’Al-Qaida. Si Shahzad a été réellement entraîné dansd un camp de Waziristán – l’information qui a filtré tente de le faire accroire à l’opinion publique- on aurait pu s’attendre à ce que la bombe au moins fonctionne.

De toute façon, un goutte à goutte incessant nouvelles filtrant d’en haut lieu a créé une histoire qui lie Shahzad avec le TTP, l’unit à  ses dirigeants, l’entraîne dans Waziristán – et même il est dit qu’il a été éduqué par l’imam né aux EE.UU. Anwar au-Awlaki, qui se cache maintenant au Yémen et, comme il convient, il avait fini de le convertir en étant la cible du gouvernement d’Obama pour l’assassiner. Quelle preuve ? Rien de concret.
Les journalistes du groupe McClatchy, dans un de leurs articles ont mentionné “six fonctionnaires américains” qui soulignent que “qu’il n’ya pas une preuve vraisemblable” que Shahzad “ait reçu un entraînement terroriste sérieux des résistants pakistanais ou d’un autre groupe islamiste radical.” Quant au père de Shahzad, le vicemaréchal de l’air Baharul Haq (il s’agit d’une famille de l’élite pastún), il a été proche des Etats-Unis avec un haut leader  taliban – mais personne n’a fait cette association même au Pakistan; il a été seulement interrogé par la police pakistanaise.

Un profil d’un taliban américain

Personne ne sait réellement si Shahzad a réellement vu des pashtounes civils à Waziristán mort assassinés par des drones [des avions sans pilotes des Etats-Unis.] – ce qui semble le motif principal de son acte djihadiste – Mais qu’il est été le témoin du fait en personne ou qu’il ait  lu ou ait entendu parler des faits,  n’a pas d’importance. Ce qu’il doit avoir senti a sûrement été que le nationalisme pastún et l’Islam subissaient une  attaque vile. Avec sa maison saisie aux Etats-Unis., à la suite d’un procès de sa banque contre son contrat et, face à la ruine de son mariage, il est difficile de penser qu’il a eu besoin d’une autre motivation pour “passer le miroir” et atterrir de l’autre côté.

D’avance  cette année, j’avais expliqué (le Yémen, le nouveau Waziristán) que nous étions entré dans l’ère du nomade djihadiste virtuel – des personnages qui en d’autre temps auraient pu figurer dans un roman de Fyodor Dostoyevsky ou d’Albert Camus.

Shahzad correspond au profil : un jeune, globalisé et fidèle à som imaginaire – à l’ummah (une communauté musulmane) – virtuel. À ce qu’il semble il a franchi le saut conceptuel d’idéaliser l’ummah à travers Internet et à sentir réellement une  irrésistible nécessité d’agir sur le terrain.   comme tout neo-djihadiste virtuel – de Dhiren Barot (qui a planifié l’attentat avec bombes dans le New York le Stock Exchange) au  timide assaillant Umar Farouk Abdulmutallab – il a brisé les relations avec sa famille. Comme  Pakistanais – Américain il était déjà un exercice vivant de deterritorialisation.

Et tout cela serait très individualiste – on n’aurait pas besoin de l’organisation par le biais d’un réseau terroriste. Ajoutez à sa description – si on prend au sérieux ce qui a filtré en matière d’informations  – que Shahzad semble avoir les symptômes d’une personnalité hautement narcissique  (à ce qu’il semble il est “en train de chanter comme un oiseau”). Comme l’expert Oliver Roy le remarque, en parlant des neo-djihadistes influencés par Al-Qaida, Shahzad, à sa manière, il s’est aussi converti en vengeur solitaire, une espèce de soi-disant héros “celui qui peut racheter une vie de laquelle il n’est pas satisfait en accédant à la renommée tout en échappant à un monde dans lequel il n’a pas sa place.” 
Après l’attentat (raté) de Times Square, il n’a été rien envisagé de tel. 

Il n’a même pas été relevé  que le chef du Commandement Central des Etats-Unis., le général David Petraeus – toujours en position pour 2012- ait considéré  que Shahzad ait agi comme un “loup solitaire.” L’histoire continue, depuis le sénateur Joe Lieberman qui veut dépouiller tous les suspects de “terrorisme” de la citoyenneté américaine (n’importe qui peut se convertir maintenant en suspect) aux érudits qui exigent l’envoi de ces suspects directement aux commissions dirigées par le Pentagone.

Une grande partie de l’opinion publique d’Etats-Unis se refuse à reconnaître les faits sur le terrain à ses risques et périls. À l’intérieur des Etats-Unis., maintenant même la contestation pacifique peut être criminalisée comme menace “terroriste”. Des citoyens ( américains comme l’Imam Al-Awlaki peuvent être assassinés “en secret” à l’étranger – alors que s’iltait aux Etats-Unis. ce serait un crime sanctionné par la peine de mort-; la nouvelle politique peut constituer un premier jalon pour que soient assassinés les citoyens étasuniens au pays même.

Le gouvernement d’Obama, les machines d’intelligence des Etats-Unis et l’opinion publique américaine  se refusent à reconnaître aussi des faits  commis  par eux dans des terres lointaines.

La guerre des drones sur le Pakistan – clandestine, mercenaire et le mélange des deux choses – est considérée non seulement par les pastunes mais par la majorité de l’opinion publique pakistanaise pour ce qu’elle  est : une guerre conduite par les Etats-Unis. – un meurtre massif systématique de gens “inconnus”, “invisibles”.

Le gouvernement d’Obama ne reconnaît même pas qu’il doit revoir  cette stratégie.

Et parce qu’il ne le fait pas. L’opportunité de l’attentat raté de Times Square n’aurait pas plus être opportun – précisément quand le gouvernement d’Obama augmente la guerre de drones au Pakistan, après avoir permis “en secret” que l’Agence Centrale d’Intelligence s’attaquât la semaine dernière à de plus grands groupes de combattants pastunes “inconnus”, invisibles, aun niveau le plus bas (avec le dommage collatéral correspondant; plus
de 400 civils morts seulement en 2009). Même si le chef de l’armée pakistanaise, le général Ashfaq Parvez Kiani, un favori du Pentagone, n’ouvre pas la bouche, cela sera perçu par une grande partie de l’opinion publique pakistanaise pour ce que c’ est : une nouvelle déclaration de guerre.

L’âge du nomade djihadiste virtuel est une preuve.

Oubliez les Osama; l’heure des Shahzad a approche. Les illégales, frauduleuses,  guerres des drones vont nourrir – avec ou sans biais – une chaîne absurde et létale de contrecoups.

Prenez garde, les résistants américains apparaissent!

José Escobar

José Escobar l’auteur de Globalistan : How the Globalized World is Dissolving into Liquid War (Nimble Books, 2007) et Réseau Zone Blues : à snapshot of Baghdad during the surge.

Son nouveau livre, qui est en cours de publication est Obama does Globalistan (Nimble Books, 2009).
Pour le contacter écrire à: pepeasia@yahoo.com.

Publié 14 mai 2010

Asia Times Online,

Traduit pour changement de société par danielle Bleitrach

(Copyright 2010 Asia Times Online (Holdings) Ltd.

Fuente: http://www.atimes.com/atimes/South_Asia/LE12Df01.html


5 Bill Van Auken : États-Unis : L’attentat à la bombe de Times Square

Une nouvelle justification pour accentuer les guerres à l’étranger et augmenter les mesures d’État policier

Faisal Shahzad, Américain de 30 ans d’origine pakistanaise, a été arrêté à l’aéroport international JFK tard lundi soir, en relation avec la tentative manquée d’attentat à la voiture piégée à Times Square dans la ville de New York. Il été forcé de descendre d’un avion à destination du Pakistan avec escale à Dubaï. Les autorités américaines déclarent qu’il a reconnu être responsable de l’attentat manqué.

Le Procureur américain Eric Holder a annoncé que Shahzad serait inculpé d’acte de terrorisme et de tentative d’utilisation d’« une arme de destruction massive ».

Tandis que l’on fait état d’arrestations au Pakistan, dont à plusieurs reprises de personnes faisant partie de la famille de Shahzad, et que des spéculations circulent dans les médias qu’il pourrait être lié à Tehrik-i-Taliban Pakistan, groupe taliban pakistanais, selon des sources policières le suspect insiste pour dire qu’il a agi seul.

En fait, en tout point de vue la bombe (qui comprenait une espèce d’engrais qui n’est pas explosif) ainsi que la méthode utilisée pour la faire exploser, portaient la marque de fabrique d’un amateurisme extrême, ce qui suggère fortement que l’individu responsable n’était pas quelqu’un ayant reçu un entraînement professionnel.

Comme c’est le cas dans toutes ces affaires, des questions demeurent sur la motivation réelle et les auteurs de cette tentative d’attentat terroriste. Des informations concernant le suspect et ses relations commencent seulement à émerger.

Père de deux enfants et naturalisé américain il y a un an après avoir épousé une Américaine, Shahzad a obtenu une licence en informatique et fini son Master, mais il était apparemment sans emploi et sans argent et la maison familiale avait été saisie. On ne peut que se demander si cette situation personnelle difficile, à laquelle sont confrontés des millions d’Américains, a poussé Shahzad à commettre cet acte désespéré.

Des reportages de presse indiquent que, alors qu’il avait indiqué être né à Karachi, il est en fait né dans le Cachemire, territoire que l’Inde et le Pakistan se disputent et où des milliers sont morts dans des violences sectaires ces dernières décennies.

Il est heureux que cet attentat terroriste ait échoué. Si les bidons d’essence et bombonnes de propane chargés dans le 4×4 garé à Times Square s’étaient enflammés, cela aurait provoqué une bombe explosive qui aurait pu tuer et mutiler des centaines de personnes.

Les victimes de ce dispositif auraient été des civils innocents n’ayant aucune responsabilité dans les actions criminelles perpétrées par le gouvernement américain au Moyen-Orient et en Asie centrale, ainsi qu’au Pakistan.

Ceux qui auraient été brûlés et asphyxiés dans une telle attaque auraient été des gens venus des quatre coins du monde, des touristes comme des immigrés, et il y aurait eu certainement un nombre significatif de personnes d’Asie du Sud. Etant donné la position de l’opinion publique américaine, et pour ne pas dire mondiale, il est quasiment certain que la majorité des victimes auraient été des opposants aux guerres américaines en cours.

Une telle attaque aurait un caractère totalement réactionnaire, infligeant la mort et la destruction à des gens qui n’ont aucun contrôle sur les actions du gouvernement et de l’armée américains.

Sa conséquence principale serait de fournir à Washington une nouvelle justification pour accentuer ses guerres à l’étranger, tout en augmentant les mesures d’Etat policier dans le pays. En propageant la peur et la confusion, amplifiées par les médias contrôlés par le patronat, cela servirait à désorienter politiquement de larges sections de la population.

Mardi, le maire de New York, le milliardaire Michael Bloomberg a continué son refrain entonné avant même qu’il n’y ait de suspect sûr pour l’attentat à la voiture piégée, accusant les islamistes pour cet attentat terroriste, et les appelant « ceux qui détestent les libertés qui font la grandeur de cette ville et de ce pays ».

C’est là, au sens le plus littéral du mot, une aberration. Derrière de tels attentats terroristes, il n’y a pas de la haine envers « les libertés », mais bien plutôt une rage très vive contre les actions concrètes perpétrées par le gouvernement américain et qui privent des millions de personnes en Irak, Afghanistan, Pakistan et ailleurs, non seulement de leur liberté, mais de leur vie.

Des citoyens d’Arabie saoudite, du Pakistan et d’Egypte, dont tous ont été impliqués dans tel ou tel acte ou tentative d’acte terroriste depuis le 11 septembre 2001 se sont vus systématiquement nier leurs libertés fondamentales par des dictatures d’Etat policier soutenues par Washington.

Ils ont vu de leurs propres yeux l’armée américaine, agissant au nom de « la guerre contre le terrorisme » et « libérant » les gens d’Afghanistan et d’Irak, tuer plus d’un million de personnes et faire de millions d’autres encore des réfugiés sans domicile. Au Pakistan, des millions se sont mis à haïr Washington pour le meurtre incessant de civils par des drones Predator sans pilote.

Et les musulmans du monde entier ont vu des gouvernements successifs, républicains comme démocrates, apporter leur soutien inconditionnel au régime israélien tandis que celui-ci prive les Palestiniens des territoires occupés de leurs libertés humaines les plus fondamentales, dont celle du droit à la vie même.

Rien de tout cela ne justifie le terrorisme, qui ne contribue en rien à changer cette situation et ne fait que renforcer le bras de l’impérialisme américain. Néanmoins, ce sont ces actes d’agression et de répression, et non quelque haine inexplicable des « libertés », qui ont produit une telle fureur qui peut faire commettre des actes rétrogrades de terrorisme individuel.

On ne peut trouver de réponse à de telles menaces terroristes que dans la lutte pour mettre fin aux guerres américaines d’agression à l’étranger et pour unifier les travailleurs et les jeunes pour un avenir meilleur, socialiste fondé sur les principes de l’internationalisme, de l’égalité sociale et d’un réel contrôle démocratique sur la vie économique et sociale.

Bill Van Auken,  

mondialisation.ca,

 5 mai 2010

Article original, WSWS, paru le 5 mai 2010, en français sur mondialisation.ca



Pakistan.

Généralités.

Nom officiel du pays : République islamique du Pakistan.

Création : fondé le 14 août 1947, le Pakistan entretient des relations très tendues avec l'Inde depuis sa création en raison, notamment, du partage entre ces deux pays du territoire du Cachemire.

Pays limitrophes : Chine, Inde, Iran, Afghanistan.

Superficie : 803 000 km2.

Nombre d'habitants : 163 902 000 (estimation pour 2007).

Démographie

Population (estimation INED, en millions)

157,9

 

Composition de la population (en %)

Pendjabis (50 %), Sindis (15 %), Pathans (Pachtounes, 15 %), Mohajirs (immigrés d''''Inde au moment de la partition et leurs descendants, 8 %), Baloutches (5 %), autres (7 %).

 

Population urbaine

34 %. Principales villes : Karachi (9,2 millions d''''habitants), Lahore (5 millions), Faisalabad (1,9 million), aggl. Islamabad-Rawalpindi (1,4 million).

 

Densité (hab./km²)

198,4

 

Espérance de vie (années)

62,9

 

Fécondité (nombre moyen d'enfants/femme)

4,27

 

Taux d'alphabétisation (%)

44

 

Croissance démographique annuelle (%)

2,0

Nom des habitants : Pakistanais.

Religions : musulmans 97 % (dont sunnites 74 %, chiites [dont 2 millions d'ismaéliens] 26 %), autres (chrétiens, hindous, ahmadis, parsis [zoroastriens], 3 %).

Capitale : Islamabad.

Langues : ourdou et anglais.

Monnaie : roupie pakistanaise.

Religions : musulmans 97 % (dont sunnites 74 %, chiites [dont 2 millions d'ismaéliens] 26 %), autres (chrétiens, hindous, ahmadis, parsis [zoroastriens], 3 %).

Capitale : Islamabad.

Arme de destruction massive : le Pakistan dispose de l'arme nucléaire, à l’instar de l’Inde (puissances nucléaires de fait [les cinq autres puissances nucléaires officielles étant la Chine, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne et la Russie]). 

 

Nature de l'État : république à régime parlementaire.

Chef d’État : Asif Ali Zardari (né le 21 juillet 1956 à Nawabshah, Pakistan), élu président du Pakistan le 6 septembre 2008. Veuf de l'ancienne Premier ministre Benazir Bhutto (1953-2007).

Chef du gouvernement : Yousaf Raza Gilani (né en 1952 à Karachi, Pakistan).

Constitution : adoptée en 1973. Révisée en avril 1997 et en décembre 2003. La Constitution, suspendue le 15 octobre 1999 suite au coup d''''Etat du général Pervez Musharraf, le 12 octobre 1999. Chef de l''''état-major, Musharraf s''''est proclamé chef de l''''exécutif. Il a créé un Conseil de sécurité nationale (8 personnes), organe exécutif suprême.

En 1998, la charia et la sunna deviennent lois suprêmes ; il existe une Cour fédérale islamique chargée de veiller au respect de la charia. En mai 2000, la Cour suprême a validé le coup d''''Etat du 12 octobre 1999 en permettant au général Musharraf de rester au pouvoir pendant 3 ans.

Le Parlement islamique (Assemblée nationale, 237 membres élus pour 5 ans au suffrage universel, 20 sièges réservés à des femmes et 10 à des non-musulmans ; et Sénat, 87 membres élus pour 6 ans par les assemblées provinciales) a été dissolu par Musharraf le 15 octobre 1999. Cependant, les partis politiques ont été maintenus

Partis au pouvoir : Ligue musulmane du Pakistan (Pakistan Muslim League, PML-Q), Parti du peuple pakistanais (PPP, social-démocrate).Autres partis : Jamaat-i-Islami (JI, Alliance démocratique islamique, fondamentaliste sunnite).
Muttahida Majlis-e-Amal (MMA, alliance de six partis religieux islamiques, dont le principal parti est le Jamaat-i-Islami).
Muttahida Qaumi Movement (MQM, ex-Mohajir Qaumi Movement, parti des musulmans venus d'Inde lors de la partition, en 1947 ; formation dirigée depuis Londres).

Adhésions supranationales : OMC (Organisation mondiale du commerce), OCI (Organistion de la conférence islamique), IDB (Banque interaméricaine de développement), ADB (Banque pour le développement de l’Asie). . Le pays est composé de 4 Provinces : Pendjab, Sind, Province-de-la-Frontière-du-Nord-Ouest (NWFP) et Baloutchistan, chacune dotée d''''une Assemblée. Il existe également 2 Territoires : les Zones tribales (FATA, autonomes, situées dans la NWFP, mais en relation directe avec Islamabad) et le Territoire de la capitale. Le Pakistan administre également une partie du Cachemire, l''''Azad Kashmir, le "Cachemire libre", et les Territoires du Nord. Le Pakistan revendique la région du Cachemire de l''''Etat indien du Jammu-et-Cachemire. En 1998, la charia et la sunna deviennent lois suprêmes ; il existe une Cour fédérale islamique chargée de veiller au respect de la charia. En mai 2000, la Cour suprême a validé le coup d''''Etat du 12 octobre 1999 en permettant au général Musharraf de rester au pouvoir pendant 3 ans.

Le Pakistan a été réintégré dans le Commonwealth en mai 2004 après cinq ans d'exclusion..

http://www.courrierinternational.com/fiche-pays/pakistan

http://www.larousse.fr/encyclopedie/article/Le%20Pakistan%20:%20un%20pays%20en%20guerre%20et%20en%20faillite./11010250



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

19/05/2010

n°42 - Géopolitique & stratégie d'Iran - 18-06 - : Début :- La stratégie de l'Occident pour renverser le régime peut-elle réussir ?

n°42 - Géopolitique & stratégie d'Iran - 18-06  - : Début :- La stratégie de l'Occident pour renverser le régime peut-elle réussir ?


Géopolitique & stratégie d'Iran

                                                           n°42 du 18-06                                     C.De Broeder & M.Lemaire



Le dossier « Géopolitique et Stratégie d’Iran » est visible sur les blogs :

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

Tiré à Part

La stratégie de l'Occident pour renverser le régime peut-elle réussir ?

1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 «Remake » États-Unis-Israël-Iran.

1-2 Le Moyen Orient entre  le mémorandum de Robert Gates et les manœuvres iraniennes.

Suite

1-3 Nucléaire : pas de politique américaine pour contrecarrer l’Iran ?

1 Selon Gates, les Etats-Unis n’ont pas de politique pour contrecarrer l’Iran...

2 Moscou refuse son soutien au document final de la conférence à Téhéran.

3 Hassan Moali : Medvedev avertit l’Iran et qualifie le manque de coopération iranien d’«irresponsable »

4 Deepti Choubey : «L’échec des négociations avec l’Iran aura de graves conséquences au Moyen-Orient ».

1-4 Eva R-sistons : La guerre mondiale bientôt ? Elle est inscrite dans la crise... de l'endettement !

1-5 Thierry Meyssan : Basculement stratégique au Proche-Orient.

Fin

2 Annexe

2-1 Interview : Noam Chomsky sur la politique étrangère d’Obama.

2-2 Dave Londorff : Mêmes délits, mêmes crimes.

2-3 « La politique des USA et Israël est sans issues, l’époque du colonialisme est finie ».

3  Pièce jointe

3-1 Discours de Joseph Biden au Parlement européen.



Tiré à Part

La stratégie de l'Occident pour renverser le régime peut-elle réussir ?

Abdoulaye Lô
 La diplomatie mondiale est aujourd’hui largement dominée par les relations plus que tendues entre le cheval de Troie de l’Etat hébreu qu’est l’Occident d’une part,
la République Islamique d’Iran d’autre part.
 Sur toutes les tribunes régionales et mondiales, ceux qui se sont pompeusement autoproclamés « communauté internationale » alors qu’ils ne représentent même pas les 5 % des Etats de
la Planète tentent de diaboliser le pays de Khomeiny.  
 Leur volonté de renverser tout régime iranien qui s’oppose à leur domination du pays ne date pas d’aujourd’hui. Pour ne pas remonter très loin dans le temps, arrêtons- nous à l’époque contemporaine.      
 I - Bref rappel historique  
 En 1953, la loi sur la nationalisation des ressources pétrolières du pays fit passer l’Anglo-Iranian Oil Company (AIOC), plus tard BP, sous la propriété iranienne. Les services secrets britanniques et américains concoctent alors un plan exécuté par
la CIA afin de rester les tireurs de ficelles du pays : c’est le fameux plan Ajax (1)  Ils organisent d’abord le boycott du pétrole iranien par le marché que dominent largement les USA et leurs alliés. Cette attaque économique est combinée à une offensive politique.  
 En effet, les Occidentaux commencent par acheter un à un les parlementaires du Front National, qui a porté Mossadegh au pouvoir. Sentant venir la menace, le Premier Ministre organise le 03 Août 1953 un referendum pour dissoudre le parlement. Le peuple appuie à une écrasante majorité Mossadegh.
 Cette éclatante victoire politique n’arrête pas l’ardeur des ennemis de l’Iran qui passent à l’offensive. Des manifestations et des émeutes fomentées et financées par les services secrets anglais et américains éclatent dans le pays.  
 Le 15 Août, Le Shah, convaincu du soutien des Américain et des Anglais décide, en toute illégalité de destituer Mossadegh pour le remplacer par le Général Zahedi.

On connaît la suite : le renversement du gouvernement démocratiquement élu et l’instauration d’une sanglante dictature. Une longue période de terreur s’installa avec la redoutable police politique du Shah : la « Savak ».  
 Bien sûr le contrôle du pétrole revint aux Occidentaux qui fermèrent les yeux sur les malheurs du brave peuple iranien.
 La reconnaissance en 2000 du rôle des USA dans la chute de Mossadegh par Madame Madeleine Albright Secrétaire d’Etat de l’Administration Clinton et les tardives excuses du Président Barack Obama le 04 Juin 2009 lors de son message adressé aux musulmans ne confirment que ce que tout le monde savait déjà.
 II – Tentatives de renversement du régime iranien 
 Depuis la révolution islamique de 1979, l’Occident remue ciel et terre pour reprendre pied en Iran.  
 Les Etats-Unis et leurs alliés ont d’abord armé et poussé le régime de Bagdad à attaquer l’Iran dès le lendemain de la révolution, précisément le 22 Septembre 1980.

Pour faire durer le conflit et affaiblir les deux belligérants au bénéfice d’Israël, les USA ont secrètement armé l’Iran lorsqu’il était en mauvaise posture (2).  
 L’Irak surarmé n’a pas réussi à renverser le régime iranien.

Voulant pousser des ailes, Saddam Hussein a été piégé. On lui a fait comprendre que la conquête du Koweït serait sans conséquences et il a mordu à l’hameçon.
 Reste maintenant à réserver le même sort à l’Iran.  
 Tous les actes posés par les USA et leurs alliés laissent croire que le scénario de la 2e guerre du Golfe est en train d’être repris contre l’Iran.  
 En prenant prétexte du nucléaire iranien, l’Occident, avec à sa tête non pas Obama mais le « Bush » français Nicolas Sarkozy, cherche par tous les moyens à rééditer le coup irakien.  
 Comme dans l’affaire irakienne, dans laquelle on a parlé de tentatives de fabrication d’armes nucléaires, de possession de redoutables armes chimiques et bactériologiques prêtes décimer les Occidentaux et leurs alliés, on cherche encore dans le cas iranien à faire peur pour atteindre des objectifs précis mais inavoués.  
 Comme dans le cas irakien, ici encore, on cherche à instrumentaliser l’ONU que l’on n’hésitera pas encore à jeter comme un mouchoir de papier une fois les objectifs atteints.

Tout le monde se souvient que Bush et ses alliés ont utilisé les Nations-Unies pour imposer un blocus criminel qui a pratiquement mis l’Irak à genoux. Quand il a fallu passer à la deuxième phase du plan, les agresseurs ont fait fi de l’organisation. Ils l’ont même vilipendée pour son inefficacité. Aujourd’hui, la même démarche est encore adoptée contre l’Iran pour le même objectif : asphyxier le pays avant de passer à l’attaque militaire.
 Comme dans le cas irakien, l’Occident mise sur des techniciens des organisations onusiennes, sur les chefs surtout. Ces spécialistes dont certains sont des agents de services secrets sont irremplaçables pour tromper les opinions publiques. Ce fut le cas Richard Butler de l’Unscom dans le cas irakien.

L’actuel directeur général de l’AIEA, le japonais Yukiya Amano est en train de prendre la même direction dans le cas de L’Iran.
 Les Etats-Unis et leurs alliés ont profité des missions d’inspection en Irak pour se livrer à du renseignement militaire.
 Mêmes les palais présidentiels ont été visités avec arrogance, des inspecteurs se permettant de casser murs, carreaux et autres objets de valeur dans leur recherche d’éléments compromettants. L’Occident demandera la même chose contre l’Iran. Rien ne le satisfera et il demandera toujours des preuves supplémentaires.  
 A la veille et pendant les guerres du Golfe et de l’Afghanistan, une reprise en main du dossier palestinien a toujours été évoquée pour endormir les peuples arabes et musulmans. Tout le remue-ménage actuel sur ce dossier est à placer dans ce cadre.  
 Mais que faire concrètement pour renverser le régime iranien et vassaliser de nouveau le pays ?

Tout ce qui a réussi ailleurs est essayé contre la patrie d’Ahmedinjad.
 Le coup tordu des troubles intérieurs financés et appuyés de l’extérieur a été essayé mais n’a pas donné les résultats escomptés. L’activation de la 5e colonne au lendemain des élections présidentielles a lamentablement échoué. D’ailleurs, les fauteurs de troubles pro-occidentaux donc indirectement pro-sionistes ne font que profiter des cérémonies officielles pour faire du bruit que les media occidentaux se précipitent à amplifier à leur guise.
 Un autre casse-tête pour les impérialistes est de trouver une armée prête à trahir sa nation et renverser le pouvoir démocratiquement élu. Alors qu’autrefois les services de renseignement des pays occidentaux recrutaient facilement des hommes liges parmi les officiers et sous-officiers de l’Iran, aujourd’hui, ils ont en face d’eux une armée aguerrie et incorruptible, sans compter les gardiens de la révolution qui portent bien leur nom.  
 La révolution iranienne et le régime qui en est issu seront défendus non pas seulement par ces hommes et femmes, mais aussi par tout le peuple. Mais pas seulement par les iraniens. Il ne fait pas l’ombre d’un doute que des millions d’étrangers éparpillés au quatre coins du monde sont également prêts au sacrifice suprême pour barrer la route aux agresseurs.  
 La plupart des pays arabes et musulmans sont déjà sous les pieds de l’Occident. Ils n’ont même plus le courage de protester devant les crimes d’Israël contre leurs frères de Palestine et du Liban. Au contraire, ils observent une neutralité bienveillante s’ils ne jouent pas leur partition dans le concert de l’impérialo-sionisme comme le fait si bien l’Egypte de Moubarack.
 Et contrairement à l’Iran qui fait des progrès fulgurants dans tous les domaines pour renforcer sa souveraineté et améliorer son avenir, ces pays ne sont que les pions et les vaches à lait de l’Occident. 
 En misant aveuglément sur une chute du régime iranien par tous les moyens y compris militaires, Washington et ses alliés font encore fausse route. Ils n’ont manifestement pas tiré les leçons de leur échec en Irak et en Afghanistan. Ces deux pays exsangues et épuisés se sont révélés indigestes contrairement aux calculs des stratèges les plus chevronnés. Bush, dans un rêve fou a voulu occuper ces deux pays carrefour tout en encerclant l’Iran la prochaine cible. La récupération de ce pays qui occupe une position plus que stratégique complétera le remodelage de l’Asie. Ainsi, le contrôle des réserves mondiales d’hydrocarbure sera total et
la Chine sera contenue dans son évolution menaçante pour la suprématie occidentale.
 Le casse-tête iranien  
 Cela ne paraît pas évident.  
 L’Iran avec ses 1.648.195 km2, c’est plus que l’Irak (437.072 km2) et l’Afghanistan (652.000 km2) réunis. La population iranienne qui fait 74 millions d’habitants est sans commune mesure avec celle de l’Irak (30 millions d’habitants) et celle de l’Afghanistan (32 millions).
 De là, il apparaît que le plus téméraire des généraux ne pensera jamais à envahir l’Iran. Quels sont alors les scénarios possibles? Il y en a deux :
bombarder le pays avec des armes conventionnelles ou le faire avec des armes nucléaires. Etudions ces deux hypothèses.
 1) - Attaquer l’Iran par les airs.  
 Bombarder un pays aussi vaste, de surcroît montagneux et qui a les moyens d’abattre un nombre élevé d’appareils et de missiles sera inefficace.
Toutes les installations sensibles iraniennes sont hyper protégées. Les bombardements quotidiens de l’aviation anglaise et américaine qui avait fait de l’Irak de Saddam Hussein leur terrain d’entraînement et d’expérimentation d’armes nouvelles ont montré que ce mode opératoire est très loin d’être décisif, même contre un pays complètement à terre. Il a fallu la 2e guerre du Golfe avec une meurtrière intervention terrestre pour donner le coup de grâce au régime.  
 Saddam était honni par l’écrasante majorité de sa population et par les dirigeants des Etats voisins. L’Iran , par contre, a un régime démocratiquement élu et soutenu par la majorité de sa population quoiqu’en dise la propagande occidentale. La première bombe des USA ou d’un de leur allié sur l’Iran signera l’arrêt de mort de l’opposition intérieure pro occidentale. La population fera bloc autour de ses dirigeants qui seront encore plus forts. Et rien ne sera réglé. Au contraire.  
 Tout ce qui a été échafaudé en Irak et en Afghanistan s’effondrera comme un château de cartes. Les soldats de l’Otan et autres pays occidentaux encore stationnés en Irak, en Afghanistan et dans les autres pays de la région paieront le prix fort de cet aventurisme.  
 Reste alors l’alternative de la guerre non conventionnelle.
 2
) - Utiliser les armes nucléaires  
 Avec les Occidentaux et les Israéliens, aucune hypothèse n’est à écarter, mêmes les plus folles. Il faut se rappeler l’histoire de l’USS Liberty que l’administration Johnson a monté de toute pièce pour voir ce dont ils sont capables. Dans le but de trouver un prétexte pour entrer directement dans la guerre israélo-arabe de 1967, les Américains se sont entendu Israéliens. Ces derniers bombardent, comme convenu le navire américain pour que la responsabilité en soit imputée à l’Egypte. 34 marins américains furent tués et plus de 171 blessés lors de l’attaque menée par l’aviation et la marine de l’Etat sioniste. Les USA n’entreront pas en guerre pour des motifs que nous ignorons. L’affaire fut classée sans suite et tous les membres survivants de l’équipage du navire mutés dans des unités différentes.

Nous faisons ce rappel pour montrer que les Occidentaux, pour trouver un casus belli leur permettant d’attaquer l’Iran avec des armes nucléaires miniaturisées ou non, sont capables de bombarder ou de faire bombarder leur propre population pour ensuite l’attribuer au pays des Mollah.
Ce scénario n’est pas à écarter.
 Le 11 Décembre 2002, à la veille de la 2e guerre du golfe,
la Maison Blanche n’a-t-elle pas rendu public un document par lequel le gouvernement américain dit se réserver «le droit de répondre avec une force écrasante, y compris par l’utilisation de toutes les options à sa disposition, à l’emploi d’armes de destruction massive contre les USA, leurs forces à l’étranger, leurs amis ou leurs alliés » ? L’allusion aux armes nucléaires ne fait aucun doute ici.  
 Mais employer ces armes pour la deuxième fois et être le seul pays au monde à les avoir utilisées est un grand risque dont les américains ne maîtrisent ni les tenants, ni les aboutissants.  
 Un deuxième usage de l’arme nucléaire, sous prétexte de simples menaces iraniennes jamais prouvées condamnerait à jamais les USA devant le tribunal de l’Histoire. Aucun ressortissant de l’Occident ne serait plus en sécurité nulle part dans le monde.  
 D’ailleurs ni
la Russie, ni la Chine géographiquement proches de l’Iran ne permettrait à qui que ce soit de les exposer aux effets incalculables d’une quelconque explosion d’armes nucléaires.  
 Quelle possibilité reste-t-il ?

Laisser l’Iran suivre paisiblement sa marche inexorable vers le progrès scientifique, technique, économique et social, synonyme d’une nouvelle ère dans l’ordre mondiale.  
 Le complexe militaro-industriel ne doit pas diriger le monde.

C’est lui qui invente toujours un ennemi extérieur pour sauvegarder ses intérêts. Hier c’était le Bloc de l’Est, aujourd’hui c’est la Corée du Nord qui dispose pourtant d’armes nucléaires mais qui est jugée moins dangereuse que l’Iran qui n’en dispose pas et ne veut pas en disposer.
 «Les armes nucléaires pour personne, l’énergie nucléaire pour tous ».
Ce slogan de l’Iran traduit la conviction de tous ceux qui aspirent à la paix et au progrès.    
Abdoulaye Lô
 1    - Hélène Carrère d'Encausse, « Le conflit anglo-iranien, 1951-1954 »,
         Revue française de science politique, Vol. 15, n°4, 1965, pp. 731-743.   
 
2    - Julie Wolf, « The Iran-Contra affair [archive] », 2000, The American     Experience:, PBS  
3    - Steve Avery, « Irangate: Iran-Contra affair, 1985-1992 », in u-s-history.com   2005

http://www.alterinfo.net/Iran-la-strategie-de-l-Occident-pour-renverser-le-regime-peut-elle-reussir_a45955.html



1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information..

1-1 «Remake » États-Unis-Israël-Iran.

LES DESSOUS DE LA « CRISE » ÉTATS-UNIS-ISRAËL-IRAN

Qu'est-ce qui étonne dans ce « remake » États-Unis-Israël-Iran qui tourne depuis des années à l’écran du Proche-Orient ?

Laissez-nous vous en décrire le contexte. 

Le bon flic (OBAMA)  déclare : " Je vais vous accorderez un beau bantoustan emmuré et je donnerai la clé aux israéliens à la condition que vous écrasiez le Hamas et que vous désarmiez totalement la résistance,  je ne veux plus entendre parler de résistance palestinienne".

Le mauvais flic  (Netanyahou)  rétorqua : " C'est déjà trop de leur donner le bantoustan emmuré.  Ces chiens ne seront jamais dociles et le jour ou vous leur desserrerez la corde autour du cou ils vous mordront sans scrupules. Il faut tous les déportés pour avoir la paix ou alors leur créer de telles conditions de vie qu'ils préféreront partir plutôt que de vivre comme des chiens (dixit  Moshe Dayan, feu ministre de l’armée sioniste)".

Le collabo  palestinien répond : " Monsieur, forcer la main  à ce mauvais flic Netanyahou. Dites-lui que vous nous faites confiance pour gérer le bantoustan sur ce  qui  reste des 18% de la Palestine historique. Nous serons soumis et dociles, nous le jurons. Tenez, nous venons d'abattre 6 résistants palestiniens et nous vous donnons les coordonnées de 10 autres pour que vous les abattiez.  Ah oui, en passant,  le contrat de ciment pour la construction du MUR d’apartheid…lequel d'entre nous en bénéficiera ? ".

Et l'émissaire américain s'en retourna avec les coordonnées des 10 résistants à abattre et avec la réclamation à propos du contrat de ciment pour la construction du MUR (Dalhan étant en meilleur position que Abou Mazen pour ce contrat, quoique Fayad  livre à temps depuis quelques temps...).

Tous ces gens avaient oublié le peuple Palestinien qui pour sa part réclame  toute sa terre, pas seulement un restant de 18 % emmuré dans un bantoustan. 

Et les sionistes firent la leçon à Barak : «  TU VOIS CES COLLABOS NE CONTROLENT MÊME PAS LEUR PEUPLE ET NE PEUVENT EMPÊCHER LA RÉSISTANCE. L’autre jour deux  soldats israéliens ont été tués alors qu’ils allaient assassinés des résistants. Pas de bantoustan pour ces incapables. ». Et Barak due bien admettre que les sionistes avaient raison. La résistance se poursuivait.

OBAMA obtempéra puisqu’il avait besoin du gouverneur sioniste de sa base militaire permanente au Proche-Orient  (l’entité sioniste)  pour  menacer l'IRAN de bombardement afin que l'Iran continue de contenir la résistance Chiite en IRAK et nuise à la résistance Afghane (échange de bons procédés).  De toute façon, il n'était pas question d'envahir l'Iran, quand tu es incapable de maîtriser l'Afghanistan tu n’occupes pas l'Iran, mais la menace avait son utilité comme nous le verrons bientôt, alors Obama  joua le bon flic contrit, incapable de faire entendre raison à cette petite entité hystérique (7, 5 millions d’habitants) à laquelle il signa aussitôt un chèque d’aide directe de 3 milliards de dollars pour l'année 2010. 

Peaufinons l’analyse.

Une puissance en déclin (ici les USA et son 51em État -  base militaire perdue au fond de la Méditerranée) est toujours plus dangereuse quand le désespoir la pousse à l'aventurisme.

Rappelez-vous que la hargne de l'Allemagne NAZIE  fut à son paroxysme quand elle se voyait vaincue sur tous les fronts, particulièrement sur le Front Est  (Soviétique)  où elle fut effectivement battue à partir de Stalingrad et par la suite.

Il y aura attaque de l'IRAN à une condition et à une seule condition. L'affaire du réacteur nucléaire iranien est un leurre pour justifier l'agression américaine, c'est de la frime.  La décision d'attaquer l'IRAN ne sera pas prise au commandement de la base de Tel-Aviv. Oublier les bouffonneries de  Netanyahou,  le premier ministre d’une entité qui quémande l'endossement de sa puissance de tutelle pour émettre des obligations sur les marchés boursiers internationaux.

Si les européens s'allient aux chinois et aux russes ainsi qu’aux iraniens et aux pays du Golfe Persique pour faire de l'OR, de l'EURO, du YEN et de d’autres devises le panier de monnaies du commerce international, abandonnant le dollar US ce qui provoquera une crise financière puis économique sans précédent, alors les USA attaqueront l'IRAN, ils fermeront le détroit d'ORMUZ au commerce pétrolier vers ces pays dépendant du pétrole du Proche-Orient.  Ils couleront quelques pétroliers dans le détroit et laisseront les iraniens installés des mines sous-marines dans le détroit d’Ormuz, puis ils décréteront ce secteur « zone militaire interdite à la navigation ».

L'occupation de l'IRAK et de l'Afghanistan ne visent pas à construire des pipelines pour acheminer le pétrole de l'ex-Union-Soviétique, d’Iran et d'Irak vers les marchés européens, chinois et japonais mais à empêcher la construction de ces pipelines ou, s'ils sont construits, à les dynamiter (ce sera alors la mission de leur filiale Al-Qaïda en Irak et en Afghanistan) de façon à ce que l'Europe, la Chine et le Japon ne puissent recevoir par  pipeline ce qui leur sera refusé par la mer. C’est la raison pour laquelle les chinois construisent des pipelines au Kazakhstan qui contournent l’Afghanistan et voilà pourquoi ils cherchent du pétrole au Soudan…Vous connaissez le contentieux à propos du Soudan, encore des terroristes qu’il faut empêcher de livrer leur pétrole aux chinois. 

Voilà le véritable enjeu de la mascarade USA-Israël-Iran,  le dollar et la capacité pour les USA de demeurer  le banquier du monde, celui qui émet la monnaie du monde et parasite sur le développement de l’économie mondiale, 29 000 milliards de dollars US émis depuis quelques années dévoilait le Président Ahmadinejad dans une entrevue récente.

Les questions dont nous traitons ici sont les vrais enjeux de la politique mondiale. Le peuple Palestinien sert de monnaie d’échange entre la puissance de tutelle et le gérant de la base militaire Méditerranéenne. Oubliez les jérémiades d'un petit pays hystérique incapable d'affronter la résistance libanaise ou palestinienne. Nous sommes ici dans une autre échelle géo- stratégique. Mais les peuples du Proche-Orient ne sont pas démunis et sauront résister à ces machinations.

30 mars
http://www.robertbibeau.ca/palestine.html


1-2 Le Moyen Orient entre  le mémorandum de Robert Gates et les manœuvres iraniennes.

Quant à la situation au Moyen Orient, elle va de mal en pire.

En plus de l’escalade en Afghanistan et au Pakistan, le « problème iranien » a constitué un point très chaud durant les quelques dernières semaines. Les Etats-Unis, qui n’ont pas encore « avalé » l’échec cuisant de leur tentative de profiter du soulèvement populaire pour s’immiscer dans les affaires intérieures de l’Iran, tentent, à nouveau, de prendre des sanctions économiques et politiques contre ce pays. Le but n’est nullement le nucléaire iranien mais, plutôt, l’Irak et l’Afghanistan, où Washington pensait pouvoir user de l’influence iranienne pour améliorer sa situation dans ces deux pays, ainsi que la région arabe du Golfe où l’influence iranienne grandit, faisant de l’ombre à la présence des troupes de Washington qui ne peut accepter aucune concurrence à proximité des gisements de pétrole et de gaz.

A la lumière de cette lecture de la situation, les positions des Etats-Unis deviennent plus claires, surtout celles contenues dans le mémorandum « secret »  de Robert Gates qui préconise, en plus des sanctions économiques, des mesures militaires pouvant, le cas échéant, faire face à la menace iranienne, si le gouvernement d’Ahmadi Nejjad persistait dans sa politique.

La même information fut reprise, quelques jours plus tard (le 19 avril), par la CNN qui cita « des sources bien informées » dans l’administration de Barak Obama. Selon ces sources, le haut commandement militaire œuvrait, de pair avec le Pentagone, à mettre au point des plans militaires nouveaux dont le but est de pouvoir asséner un coup aux positions stratégiques iraniennes, au cas où le président Obama décidait la guerre.

Ces « divulgations » sur une possible guerre en Irak furent accompagnées par une vaste campagne menée, conjointement, par Washington et Tel Aviv ; selon ces deux capitales, la situation au Liban serait « explosive », sous prétexte que la Syrie et l’Iran aurait pourvu le Hezbollah de missiles « Skud »… Et, n’oublions pas, dans ce sens, les positions déclarées du président étasunien lors du « Sommet sur le nucléaire » : il ne fut question que du danger iranien ; par contre, rien n’a été dit à propos de la possession par Israël  de la bombe atomique, ce qui constitue une menace constante pour toute la région arabe et moyen orientale.

Dans cette perspective, les manœuvres iraniennes dans le Golfe (troisième semaine d’avril) ne manquent pas d’attirer l’attention sur le sérieux des menaces faites par Washington, surtout si nous prenons en considération l’intérêt des leaders d’Israël de mettre le feu aux poudres sur plus d’un front. Cet intérêt exprimé dans l’escalade verbale qui marqua les discours politiques selon lesquels Israël est menacé de disparaître si le « monde libre » ne l’aide à liquider les dangers qui la menacent, dont, en premier lieu, l’Iran et la Résistance islamique.

30 -04-2010

Le Comité des relations internationales

Du Parti Communiste libanais


n°42 - Géopolitique & stratégie d'Iran - 18-06 - : Suite :- La stratégie de l'Occident pour renverser le régime peut-elle réussir ?

n°42 - Géopolitique & stratégie d'Iran - 18-06  - : Suite  :- La stratégie de l'Occident pour renverser le régime peut-elle réussir ?


Géopolitique & stratégie d'Iran

                                                           n°42 du 18-06                                     C.De Broeder & M.Lemaire



Le dossier « Géopolitique et Stratégie d’Iran » est visible sur les blogs :

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

1-3 Nucléaire : pas de politique américaine pour contrecarrer l’Iran ?

1 Selon Gates, les Etats-Unis n’ont pas de politique pour contrecarrer l’Iran...

2 Moscou refuse son soutien au document final de la conférence à Téhéran.

3 Hassan Moali : Medvedev avertit l’Iran et qualifie le manque de coopération iranien d’«irresponsable »

4 Deepti Choubey : «L’échec des négociations avec l’Iran aura de graves conséquences au Moyen-Orient ».

1-4 Eva R-sistons : La guerre mondiale bientôt ? Elle est inscrite dans la crise... de l'endettement !

1-5 Thierry Meyssan : Basculement stratégique au Proche-Orient.

 



1-3 Nucléaire : pas de politique américaine pour contrecarrer l’Iran ?

"Les États possédant l’arme nucléaire, ceux qui l’ont utilisée ou ceux qui ont menacé de l’utiliser devraient être suspendus de l’Agence internationale de l’Energie atomique (AIEA).", affirmait M. Ahmadinejad lors de la Conférence de Téhéran sur le nucléaire le 17 avril 2010.

Pour le président iranien, le Traité de non-prolifération nucléaire devrait être révisé par les pays indépendants dépourvus de ce genre d’armement.

Toujours à propos du nucléaire, demandant à ce que la structure du Conseil de sécurité de l’ONU soit réformée, il ajoutait : "Un jour, la justice, la paix et la sécurité  seront instaurées dans le monde entier grâce aux efforts d’hommes justes et parfaits, et l’arrogance n’y aura aucune place …"

Puis, M. Mehmanparast, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a récemment annoncé sur Al-Jazeera que l’Iran poursuivait son programme nucléaire, sans omettre de préciser que les Etats-Unis menaçaient  son pays de sanctions depuis trente ans, donc bien avant le lancement même de ce programme. "Même si nous parvenions à un accord avec Washington, ils ouvriraient un nouveau dossier."

Quant aux Etats-Unis, le dossier sur le nucléaire iranien est bel et bien ouvert et la diabolisation contre l’Iran fait son oeuvre à l’international bon gré, mal gré.

Mais, comme nous l’apprend le New York Times, Washington  s’interroge sur la politique à adopter pour contrecarrer l’Iran si les tractations diplomatiques venaient à échouer. Stratège reconnu dans son cercle, le Secrétaire à la Defense, Robert M. Gates, fort préoccupé, prévient la Maison Blanche dans un mémorandum de trois pages, que les Etats-Unis n’ont pas de politique réellement élaborée. Fâcheux, car selon leurs prévisions, l’Iran serait capable d’envoyer une bombe sur les Etats-Unis d’ici 2015.


1 Selon Gates, les Etats-Unis n’ont pas de politique pour contrecarrer l’Iran...

Par David E.SANGER et THOM SHANKER, paru dans le New York Times

Publié le 17 avril 2010

Selon les responsables gouvernementaux connaissant le dossier, le Secrétaire à la Defense Robert M. Gates a averti les officiels de la  Maison-Blanche via un mémorandum secret de trois pages que les États-Unis n’ont pas de politique efficace à long terme pour faire face à l’évolution du potentiel nucléaire iranien.

Selon plusieurs officiels, les analyses hautement classifiées rédigées en janvier pour le conseiller à la sécurité du Président Obama, le Général James L. Jones, sont arrivées tandis que le Pentagone, la Maison Blanche et les services de renseignement travaillaient  à développer de nouvelles options pour M. Obama. Il s’agissait d’une série d’alternatives militaires, encore à un stade de développement, à employer si la diplomatie et les sanctions pour obliger l’Iran à changer de cap venaient à échouer.

Les fonctionnaires ayant connaissance de la note auraient uniquement évoqué la stratégie et  la politique, et non, apparemment, les sanctions concernant les opérations secrètes contre l’Iran ou la façon de négocier avec les alliés du Golfe Persique.

Un haut fonctionnaire qui, comme d’autres, en raison du caractère sensible de la note a parlé sous réserve de l’anonymat, a décrit ce document comme étant "un avertissement sans frais." Mais les officiels de la Maison Blanche ne sont pas d’accord sur ce point. Ils insistent sur le fait que durant 15 mois, ils ont mené des plans détaillés envisageant toutes les éventualités sur le programme nucléaire iranien.

Vendredi, lors d’une interview, le Général Jones a refusé de parler de la note. Toutefois, il a dit : "Concernant l’Iran, on fait ce qu’on a dit qu’on allait faire. Le fait que l’on ne révèle pas au monde toute notre stratégie ne veut pas dire que nous n’avons pas de stratégie pour anticiper sur tout le panel des risques – nous le faisons."

Mais dans sa note, M. Gates a abordé plusieurs sujets, notamment l’absence d’une stratégie efficace que l’Iran pourrait adopter et que plusieurs gouvernements et analystes extérieurs considèrent ainsi : l’Iran pourrait assembler les pièces essentielles à une arme nucléaire – le combustible, les plans et les détonateurs – mais ne pourrait aller jusqu’à assembler une arme totalement opérationnelle.

Dans ce cas, l’Iran pourrait rester signataire du Traité de Non-prolifération Nucléaire tout en devenant ce que les stratèges appellent un Etat à l’armement nucléaire "virtuel."

Selon plusieurs fonctionnaires, la note appelle également à réfléchir sur la façon dont les Etats-Unis pourraient contenir la puissance de l’Iran si celui ci décidait de produire une arme, et sur la manière de gérer l’éventuelle obtention du combustible ou des armes par des groupes terroristes que l’Iran a soutenus, ce qui pour les officiels, est moins probable.

M. Gates n’a jamais mentionné la note en public. Son porte-parole, Geoff Morrell, a refusé de commenter les détails du document, mais a publié une déclaration le samedi, disant : " Le secrétaire estime que le président et son équipe de sécurité nationale ont dépensé énormément d’efforts et de temps pour envisager et préparer le panel complet des éventualités à l’égard de l’Iran.

Poursuivant sur les phrases jusqu’alors ambiguës de l’administration – jusqu’ à quel point les Etats-Unis seraient prêts à autoriser le programme de l’Iran – un haut fonctionnaire a décrit la semaine dernière de façon un peu plus explicite qu’il y a une ligne que l’Iran ne serait pas autorisé à franchir.

Le fonctionnaire a déclaré que les Etats-Unis devraient s’assurer que l’Iran ne puisse "acquérir une capacité nucléaire", une étape à laquelle Téhéran pourrait bien parvenir avant de développer une arme sophistiquée. "Cela inclut la possibilité d’une rupture", a-t-il dit, employant un terme  de spécialistes en nucléaire, s’appliquant à un pays qui renonce tout à coup au Traité de non prolifération, et utilisant sa technologie pour élaborer un petit arsenal.

Deux semaines avant environ, dans une interview du New York Times,  on avait demandé à Mr Obama s’il faisait la différence entre la capacité nucléaire de l’Iran et (les pays) qui avaient une arme totalement développée. "Je ne vais pas analyser cela maintenant" a t-il dit. 

Mais il a noté que la Corée du Nord avait été considérée comme un État à potentiel nucléaire jusqu’à ce qu’elle ait rejeté les inspecteurs et, comme il l’a dit, "soit devenue un  État nucléaire auto-proclamé."

M. Gates, préoccupé, a fait allusion aux agences de renseignements qui pourraient passer à côté du signal indiquant que l’Iran a atteint la dernière étape de production d’une arme. Dimanche dernier, au journal télévisé "Meet the Press" de la NBC, il disait : " Si leur politique consiste à aller jusqu’à franchir le seuil, mais sans assembler d’arme nucléaire, comment peut-on dire qu’ils ne l’ont pas assemblée ? Je ne sais vraiment pas comment on pourrait le vérifier." Mais il a prévenu que l’Iran a rencontré des difficultés de production, disant : " ça va lentement, plus lentement qu’ils ne l’espéraient; mais ils vont dans cette direction."

M. Gates a tenu un rôle crucial dans la présentation de la stratégie de l’administration; on le connait dans sa carrière pour ses avertissements sévères sur de possibles surprises stratégiques.

Pour certains fonctionnaires, sa note devrait être vue sous cet angle : tel un avertissement pour prévenir un président relativement nouveau que les Etats-Unis ne sont pas suffisamment préparés.

Il a écrit cette note après que l’Iran ait laissé passer le délai de 2009 fixé par M. Obama pour répondre à son offre d’engagement diplomatique.

Ce processus tout comme les efforts visant à porter de nouvelles sanctions contre l’Iran ont été débattues. Les fonctionnaires de l’administration espéraient que les révélations de M. Obama en septembre, disant que l’Iran construisait une nouvelle centrale d’uranium enrichi dans une montagne près de Qom, stimuleraient d’autres nations contre l’Iran, mais les réactions ont été moindres.

Les trois mois suivants ont été consacrés à ce qui s’est révélé être des pourparlers diplomatiques infructueux avec l’Iran concernant le changement d’une grande partie de son uranium faiblement enrichi en combustible pour un réacteur médical à Téhéran. Les négociations échouaient au moment où Mr Gates rédigeait sa note.

La note de M. Gates semble refléter les préoccupations du Pentagone et des militaires sur le fait que la Maison Blanche n’ait pas d’alternatives suffisamment bien préparées au cas où toutes les mesures diplomatiques viendraient à échouer. De son côté, l’Amiral Mike Mullen, Président du Comité des chefs d’Etat-major interarmes, a écrit "une notice d’information pour la présidence" à l’intention de son équipe en décembre pour véhiculer un sentiment d’urgence sur la planification des contingences. Il a prévenu qu’une attaque militaire aurait des "résultats limités", mais il n’a fourni aucun avertissement sur les carences de la politique.

"Si le Président fait appelle à des options militaires, nous devons les tenir prêtes," écrit l’Amiral.

Les responsables de l’administration, témoignant devant un comité sénatorial la semaine dernière, ont clairement indiqué que les préparatifs étaient en cours. Ce qu’a fait le Général Jones, disant dans l’interview :  "Le Président a clairement fait savoir dès le commencement de cette administration que nous devions être prêts à toute éventualité." "C’est ce que nous avons fait dès le premier jour, parvenant à constituer une coalition des nations pour isoler l’Iran et la presser de tenir ses obligations."

Durant la même audience devant la commission sénatoriale des forces armées, le lieutenant-général Ronald L. Burgess Jr., directeur de la Defense Intelligence Agency, le général James E. Cartwright, le vice-président du Joint Chiefs of Staff et l’un des officiers militaires les plus expérimentés sur les questions nucléaires ont déclaré que l’Iran pourrait produire du combustible de la catégorie d’une bombe pour au moins une arme nucléaire d’ici un an, mais que deux à cinq ans lui seraient probablement nécessaires pour fabriquer une bombe atomique viable.

L’administration a intensifié les efforts pour contenir l’influence de l’Iran et contrer ses missiles, y compris par la mise en place de batteries anti-missiles Patriot, le plus souvent gérées par les Américains, dans plusieurs États à travers le Golfe Persique. Le Pentagone va également de l’avant avec un plan de defense antimissile régional qui reconfigure l’architecture héritée de l’administration Bush afin de répondre plus rapidement aux intercepteurs sur terre et sur mer.

apetimedia

Published on avril 21, 2010

Traduction apetimedia pour ReOpenNews 

En lien avec l’article Vidéo (V.O.) :

Interview de John Bolton par Fox News à propos de la note de  M. Gates : Stopping the Iranian Threat  / Fox News

Une interview radiophonique de Michel Muller, écrivain et journaliste français, spécialiste des questions internationales : le rôle et la place de l’Iran au Moyen-Orient et le nucléaire iranien / French.irib.ir

Le Général James L. Jones témoigne de l’amitié franco-américaine –

Des sanctions contre l’Iran avant la fin d’avril  / france24.com

Les dernières informations sur le programme nucléaire Iranien /

The Latest on Iran’s Nuclear Program / nytimes.com

Téhéran revendique le droit à l’énergie nucléaire civile / Le Monde diplomatique

Pogramme nucléaire Iranien / Armes de destruction massive en Iran / Wikipedia

France Diplomatie /  Question nucléaire / diplomatie.gouv.fr

http://www.reopen911.info/News/2010/04/21/nucleaire-pas-de-politique-americaine-pour-contrecarrer-liran/


2 Moscou refuse son soutien au document final de la conférence à Téhéran.
La Russie ne soutient pas le document rédigé à l'issue de la conférence internationale de Téhéran sur le désarmement et la non-prolifération nucléaire, a déclaré vendredi devant les journalistes à Moscou le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Andreï Nesterenko.
"Nous ne considérons le document final de la conférence sur le désarmement et la non-prolifération à Téhéran, préparé par la partie iranienne, que comme résumé de son président qui n'exprime que son avis personnel. Ce document n'a pas été examiné par les participants du forum et n'a pas été soumis à leur approbation", a indiqué le diplomate.
La Russie confirme que les discussions à la conférence ont été fructueuses, mais refuse de soutenir le document en question.
Des représentants d'une soixantaine de pays ont assisté à la conférence sur le désarmement nucléaire à Téhéran les 17 et 18 avril derniers qui avait pour thème "l'énergie nucléaire pour tous, des armes atomiques pour personne".
La Russie y a été représentée par son vice-ministre des Affaires étrangères Sergueï Riabkov.
La discussion lors du forum a porté sur un large éventail de mesures pratiques appelées à définir la menace de la prolifération et sur des moyens d'atteindre un monde sans armes nucléaires.

23 avril

http://fr.rian.ru/world/20100423/186540570.html


3 Hassan Moali : Medvedev avertit l’Iran et qualifie le manque de coopération iranien d’« irresponsable »

extrait

Ce retour de Moscou au « droit chemin » américain a évidemment fait plaisir outre-Atlantique.

L’ours blanc semble bien apprivoisé.
Le président russe, si diplomate jusque-là avec son allié Ahmadinejad dans le dossier du nucléaire, n’en peut manifestement plus.

Ses dernières accointances avec Barack Obama y sont sans doute pour quelque chose. Lentement et par doses homéopathiques, Dmitri Medvedev s’aligne progressivement sur la ligne d’attaque de ses partenaires du Conseil de sécurité, moins la Chine.

Hier, le jeune président russe qui a déjà avoué son admiration pour son « ami » Obama, a haussé le ton en direction des dirigeants iraniens qu’il a qualifiés crûment d’« irresponsables ».
Pour un président russe, c’est une première. Cela risque même de froisser son « co-président » Poutine, qui ne se laisse pas dicter la conduite à tenir à l’égard de ses partenaires arabes et musulmans.

Pis encore, Poutine ne cache pas sa sainte méfiance vis-à-vis des Etats-Unis.

Medvedev lui, a franchi la ligne rouge : « Jusqu’à présent, l’Iran n’a pas fait montre de la compréhension voulue et continue à se comporter d’une manière irresponsable », a-t-il déclaré à une radio du Danemark, où il entame une visite d’Etat de deux jours. Plus menaçant, le président Russe a précisé que « Si l’Iran persiste dans cette attitude alors, de notre côté, nous n’excluons rien, y compris des sanctions. » « Il est clair que les sanctions sont, par nature, mauvaises et sont rarement efficaces.
Cependant, lorsque tous les autres moyens sont épuisés, nous n’avons pas d’autre choix », a-t-il souligné. Voilà qui confirme la réddition de
la Russie au club des sanctions contre l’Iran et qui conforte l’éventualité d’une résolution contraignante. Et ce retour de Moscou au « droit chemin » a évidemment fait plaisir outre-Atlantique. Pour cause, l’ours blanc semble bien apprivoisé. Le département d’Etat américain s’était déclaré, lundi, satisfait de sa coopération avec la Russie sur l’Iran qu’il a qualifiée de « constructive et efficace ».
L’ours blanc apprivoisé
Les positions de Washington et de Moscou sur le dossier nucléaire iranien n’ont jamais été aussi proches, selon la diplomatie américaine. « Les dirigeants russes ont réaffirmé leur volonté de travailler activement, dans le cadre du Conseil de sécurité de l’Onu, sur la nouvelle résolution américaine relative au programme nucléaire iranien », avait déclaré le sous-secrétaire d’Etat américain, Daniel Russell. Selon lui,
la Russie a fait preuve d’un « sens des responsabilités et a adopté une position constructive et efficace ». Eh oui, à Washington, quand une grande puissance déclare l’Iran « irresponsable », elle est fait forcément preuve de responsabilité et à droit à de la respectabilité de l’oncle Sam. Le couple Obama-Medvedev semble uni pour le meilleur (sanctionner l’Iran) et contre le pire (réduction des arsenaux nucléaires). Ahmadinejad devrait désormais se contenter de l’amitié de Lula et Ho-Jintao pour espérer bomber encore le torse.
Hassan Moali

28 avril

http://www.elwatan.com/Il-a-qualifie-son-manque-de 


4 Deepti Choubey : « L’échec des négociations avec l’Iran aura de graves conséquences au Moyen-Orient ».
Deepti Choubey : Experte en non-prolifération nucléaire et en désarmement,

Elle analyse les résultats du sommet de Washington sur la sécurité nucléaire, où l’Iran était en ligne de mire.
Al-ahram hebdo :
Le président Barack Obama est à la recherche d’une interdiction totale de tout usage commercial de l’uranium hautement enrichi. A quel point cet objectif ambitieux est-il réalisable ? Pensez-vous que le sommet sur la sécurité nucléaire a pu faire avancer les choses ?
Deepti Choubey : Le sommet sur la sécurité nucléaire a réussi dans le sens où il est parvenu à trouver un terrain commun d’entente non seulement sur la signification de la menace en provenance des divers pays, mais également sur les moyens d’engager une action commune contre ces menaces. Que les objectifs du sommet soient accomplis ou non dans le délai de quatre ans fixés par les participants à la rencontre, il est toujours préférable de fixer une date butoir, afin que les pays se sentent engagés à respecter leurs engagements. La tenue d’un second sommet en 2012 aiderait les pays à continuer sur cette même voie, afin qu’ils soient capables de faire état de leur progrès et d’identifier les efforts encore à accomplir.
— La récente déclaration émise par la conférence de Washington sur l’uranium ne peut être effective sauf si les Etats non signataires du Traité de Non-Prolifération nucléaire (TNP) acceptent de placer leurs installations nucléaires sous surveillance internationale.

Comment voyez-vous cette faiblesse du sommet de Washington ?
— L’Iran dispose actuellement d’une très petite quantité d’uranium enrichi. Le faible niveau d’enrichissement de cet uranium est à utiliser dans les réacteurs et n’est pas destiné à la fabrication d’armes atomiques.
La Corée du Nord, quant à elle, a annoncé qu’elle était sur le point d’achever un programme d’enrichissement d’uranium qui, selon Pyong Yang, est destiné à faire fonctionner un réacteur nucléaire à eau légère. Il est pourtant difficile de savoir s’ils ont effectivement en leur possession de l’uranium enrichi du passé ou bien s’ils s’adonnent à des activités courantes pour en avoir. Avec le temps, il serait important d’avoir une meilleure surveillance de ces matériaux. Mais pour le moment, ceci n’est absolument pas vital pour la déclaration globale émise par la conférence de Washington.
— Comment voyez-vous l’évolution de l’actuel bras de fer entre l’Occident et l’Iran autour de son programme nucléaire ?
— Les principales grandes puissances déploient un énorme effort pour faire passer un message à l’Iran, l’appelant à modifier sa position afin de rétablir la confiance avec la communauté internationale. Si ces puissances sont capables de démontrer leur unité, tel qu’elles l’ont fait en octobre dernier lors de leur réunion avec l’Iran à Genève, cela amènerait Téhéran à reconsidérer sa démarche actuelle. Un autre signal fort peut venir aussi des pays ne possédant pas l’arme nucléaire et faisant partie du mouvement de non-alignement. Ceux-ci devraient être plus sceptiques quant aux activités nucléaires iraniennes. Ils peuvent persuader l’Iran d’entreprendre les mesures nécessaires pour prouver au monde que son programme nucléaire est exclusivement destiné à des fins pacifiques.
Le résultat des négociations courantes entre les grandes puissances et l’Iran peuvent être graves et peuvent porter atteinte à la portée du TNP. Si la confiance n’est pas instaurée entre l’Iran et la communauté internationale, les Etats qui ne possèdent pas d’armes nucléaires, particulièrement ceux du Moyen-Orient, auront tout intérêt à affaiblir le système du TNP. Mais si, au contraire, des mesures concrètes sont prises pour calmer les appréhensions autour des ambitions nucléaires de l’Iran, le système du TNP pourra gagner en force.
Plusieurs critiques ont été adressées au TNP, notamment concernant la façon dont les signataires traitent avec le système d’inspection et les moyens de respecter les règles de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA). Pensez-vous qu’il y a moyen de changer le cours des choses ?
— L’un des points faibles du TNP est l’absence de dispositions contraignantes pour les engagements des Etats membres. Raison pour laquelle ce sont l’AIEA et le Conseil de sécurité de l’Onu qui tiennent ce rôle. Cependant, tous les pays ont un rôle à jouer dans l’application et le renforcement des règles du traité de non-prolifération. L’une des opportunités pour concrétiser le contenu du traité s’offre aux pays membres lors de la tenue en mai de la conférence de suivi du TNP. Les Etats peuvent choisir de renforcer le rôle de l’AIEA, définir les conséquences pour les Etats qui violent le traité, et enfin créer les conditions susceptibles de faciliter le désarmement, dans l’avenir, des Etats reconnus par le traité comme dotés de l’arme nucléaire.
Quelles sont vos prévisions pour la conférence de suivi du TNP ?
— Le pire scénario serait de ne pas réaliser de progrès importants. Cependant, le scénario le plus probable serait celui où les pays s’efforceraient par diverses mesures de démontrer leur volonté de renforcer le système de non-prolifération. Et dans ce sens, la conférence de suivi est cruciale. Il est tout de même dangereux d’aller trop loin dans les attentes. La conférence ne peut pas dissiper les ressentiments répandus contre le TNP. Plutôt, les décideurs des grandes puissances, les diplomates, les ONG et les médias doivent être plus réalistes dans leur attente de la conférence de suivi. Celle-ci doit être conçue comme une opportunité pour les Etats membres du TNP de le stabiliser et de regagner leur confiance en sa valeur. La conférence sera inévitablement surchargée par des débats virulents qui avaient auparavant miné la confiance que les Etats membres avaient dans les bénéfices du TNP. La véritable action pour consolider le TNP doit émaner d’une conviction bien ancrée selon laquelle le TNP serait la garantie de sécurité de tous les pays.
La plupart des gouvernements des pays en voie de développement rejettent les restrictions imposées à leurs programmes nationaux de production de l’énergie nucléaire. Croyez-vous que le TNP doit œuvrer davantage à protéger les pays en développement contre un traitement inique de la part des grandes puissances ?
— La prochaine conférence de suivi devrait contribuer à réduire les suspicions autour d’une possible transgression des droits. Toutes les propositions autour du cycle de production du combustible nucléaire sont aujourd’hui volontaires. Les débats autour de cette question doivent reposer aujourd’hui sur une compréhension commune selon laquelle le TNP ne confère pas le droit à l’usage civil de l’énergie atomique, mais il le reconnaît. Le TNP fixe les conditions qui régissent les assistances aux pays qui en ont besoin pour produire de l’énergie atomique à des fins civiles. Néanmoins, les gouvernements ont un rôle à jouer dans la détermination des règles régissant le commerce de la technologie nucléaire ainsi que dans le renforcement du contrôle sur les exportations de cette industrie. L’industrie elle-même aura aussi une influence importante sur l’état qu’aura un monde avec une prolifération de réacteurs nucléaires et sur son état de sécurité ou d’insécurité. Entre-temps, la conférence de suivi est une occasion pour les Etats de forger un accord pour dire qu’un monde où l’enrichissement de l’uranium prend de l’ampleur serait incompatible avec l’insécurité, saperait la propagation de l’industrie nucléaire dans le monde en développement et diminuerait les possibilités d’un désarmement nucléaire.
Deepti Choubey : Experte en non-prolifération nucléaire et en désarmement, est vice-directrice du programme de politique nucléaire à la fondation Carnegie aux Etats-Unis.
Propos recueillis par Ezzat Ibrahim

Semaine du 21 au 27 avril 2010, numéro 815
http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2010/4/21/invi0.htm


1-4 Eva R-sistons : La guerre mondiale bientôt ? Elle est inscrite dans la crise... de l'endettement !

Partie de la Grèce, franchissant l'Europe, la crise gagnera la City, enrôlant l'Otan... pour la "Der de der" du moment... 
La crise de 1929 ? Rien, à côté de l'actuelle !
L'Europe est dans le collimateur des spéculateurs, de la City: Elle cherche à réguler les Marchés financiers mondiaux, au moins dans les intentions. Intolérable pour les libéraux, inacceptable pour les requins de la Finance ! Elle est donc attaquée, notamment via les Agence de notation. Grèce, puis Portugal, Espagne, Italie... on imagine l'effet de domino !

L'endettement des Etats est tel, que la situation est explosive. Je rappelle les propos de Jacques Attali: "L'endettement est source de guerres planétaires". Alors, guerre mondiale bientôt ?
Le jour où le cœur de la Finance mondiale (la City, à Londres) sera touché, ainsi que les intérêts de la famille royale anglaise, l'Iran sera attaqué.

Effet de domino là aussi: La guerre s'étendra dans le monde entier. Tragique fuite en avant !

L'Europe qui, via des dirigeants comme Sarkozy, a complètement lié son destin à celui des Anglo-Saxons (et donc par ricochet aussi à Israël, clone des USA) qui décident des guerres, sera au premier rang. Sa création avait été justifiée par le besoin de paix des peuples, c'était la raison officielle. En réalité, les USA feront sur le continent leurs guerres par procuration, par le truchement de l'Europe enchaînée par l'article V du Traité de l'OTAN (prêter assistance à un pays en guerre), et en réalité aussi, l'Europe a été constituée comme tremplin du NOM, du Nouvel Ordre Mondial broyeur de paix, de nations, de libertés, d'emplois... Seuls grains de sable: Le particularisme de deux grandes puissances, la Russie et  la Chine, et les Musulmans, guère friands de mercantilisme, de compétition, avec leur Charia, leur finance islamique, etc §. C'est dans ce cadre qu'il faut comprendre les violentes attaques dont ils sont l'objet, en France, mais aussi dans toute l'Europe, et même partout, via les médias aux ordres de l'occident impérial.  En polarisant l'attention sur la burqa ou sur les minarets (comme en Suisse), par exemple, on dresse les citoyens, indirectement, contre les Arabes, contre les Musulmans, contre... l'Iran, en définitive, désormais présenté comme l'ennemi incontournable, bien que les motifs soient fallacieux. La guerre est proche, avec l'assentiment des citoyens, vivement remontés contre les Musulmans. Vraiment, avec leur accord ?

Seront-ils dupes ?

C'est un autre débat. Mais la manipulation est totale, et permanente, via les Médias aux ordres du Grand capital apatride, prédateur et guerrier... Citoyens, à vos jardins, à vos catamarans équipés pour le Pôle nord, à vos campings-cars, à vos grottes, à ce que vous voulez, mais en étant solidaires les uns des autres !     

La guerre mondiale est inévitable.

L'endettement des nations est trop lourd, et la cupidité des financiers trop grande !

Les guerres, d'ailleurs, génèrent beaucoup de profits: Multinationales de l'armement, de la chimie, de la reconstruction, du Pétrole...

Et les Médias (ceux de France sont aux mains des industriels de l'armement) sont là pour les relayer, inciter les citoyens à partir en guerre: "Mourir pour la patrie", d'un Benoît Duquesne ou d'une Marie Drucker. Reportages sur les Armées, qui recrutent, ou sur la Légion étrangère. Mourir pour la Patrie ! Non, pour les multinationales apatrides. Nos jeunes, de la chair à canons ? Sans emploi, il faut leur en trouver un. Et cela rentre aussi dans le programme de dépopulation, on fait d'une pierre deux coups ! Pandémies, cancers provoqués par la consommation de pesticides, agriculteurs ruinés, désespoir lié à l'absence de perspectives, suicides liés au chômage, aux OGM (comme en Inde, par centaines de milliers), aux critères de rentabilité... les guerres ne dévorent pas assez de vies !
Les peuples sont destinés à faire les guerres dont ils ne veulent pas, et ceux qui les programment, à s'en protéger et à récolter, ensuite, les bénéfices engrangés. 
La guerre n'est jamais la solution. Elle est le problème majeur de l'humanité !
Le regretté Abbé Pierre disait: Déclarons la guerre à la misère; certes. Mais notre devoir est aussi de déclarer la guerre à la guerre...
eva R-sistons à l'intolérable 
 Ce que j'ai compris, c'est qu'un fossé sépare le monde musulman (attaché à l'Islam, à la Charia) du monde occidental : Celui de l'éthique (notamment en finance). Les Anglo-Saxons et leurs alliés en sont dépourvus...

eva R-sistons

http://www.alterinfo.net/Grece-UE-City-OTAN-et-guerre-mondiale-L-accaparement-des-terres_a45857.html


1-5 Thierry Meyssan : Basculement stratégique au Proche-Orient.

L’échec du remodelage du Grand Moyen-Orient a laissé le champ libre à une nouvelle alliance, celle du triangle Téhéran-Damas-Ankara. La nature ayant horreur du vide, Moscou comble l’espace laissé vacant par Washington. Le vent a tourné et il souffle fort. En quelques mois, c’est tout l‘équilibre régional qui a été bouleversé.

L’équilibre du Proche-Orient a été entièrement modifié au cours des derniers mois. Tout d’abord, les capacités et les positions de plusieurs acteurs ont changé.

 Les forces armées israéliennes, qui avaient enchaîné victoire sur victoire durant des décennies, ne sont plus capables de maîtriser le terrain. Au cours de leur offensive contre le Liban (2006), puis contre Gaza (2008), elles ont montré qu’elles ont accru leur puissance de destruction, mais qu’elles ne parviennent plus à atteindre les objectifs qu’elles se fixent, en l’occurrence détruire le Hezbollah et le Hamas.
En outre, leur arsenal, alimenté autant que de besoin par les Etats-Unis, ne garantit plus leur domination. Leurs chars sont devenus vulnérables aux RPG russes, alors qu’ils formaient l’outil central de leur blitzkrieg. Leur marine est menacée par les missiles sol-mer livrés par
la Chine au Hezbollah et désormais dotés des systèmes anti-brouillage qui leur manquaient en 2006. Enfin, leur domination aérienne ne résistera pas longtemps à la prolifération des S-300 russes, en cours de livraison dans la région.

 La quasi-indépendance du Kurdistan irakien organisée par les Etats-Unis, le développement économique de ce quasi-Etat sous tutelle israélienne, et le soutien trop visible des USA aux séparatistes kurdes du PKK ont contraint les militaires turcs à un revirement complet. L’Alliance atlantique n’apparaît plus comme la garante de l’intégrité territoriale turque et Israël devient un ennemi.
Si Ankara veille à ménager Washington, le ton n’a cessé de monter avec Tel-Aviv depuis l’algarade opposant Recip Erdogan à Shimon Peres lors du Forum de Davos, à l’incident diplomatique relatif à la série télévisée
La Vallée des loups.

 Le chaos irakien et la création du quasi-Etat du Kurdistan ont contraint les Etats riverains à se concerter pour se protéger de la contamination. D’autant que Washington a tenté de les déstabiliser tous pour les tenir à l’écart du jeu irakien. Ainsi les Etats-Unis et Israël ont soutenu en sous-main les séparatistes kurdes de Turquie (PKK), ceux d’Iran (Pejak) et ceux de Syrie.
Par conséquent, l’axe Iran-Syrie a fait place à un triangle Iran-Syrie-Turquie. Celui-ci dispose d’une légitimité historique sans équivalent.
Depuis
la Révolution islamique, l’Iran est le chef de file des chiites. Après la destruction du Baas irakien par Paul Bremmer, la Syrie est devenue le leader incontesté du camp laïque. Enfin, la Turquie, héritière du califat, est le berceau du sunnisme. A eux trois, ces Etats couvrent la presque totalité du champ politique proche-oriental.
Cette alliance clos le chapitre du Divide et Impera (diviser pour régner), que les puissances coloniales avaient su appliquer pour dominer cette très vaste région. Elle met particulièrement un point final à
la Fitna, c’est-à-dire à la guerre civile musulmane entre sunnites et chiites. Déjà le roi Abdallah d’Arabie saoudite avait invité le président iranien Ahmadinejad à faire avec lui le pèlerinage à La Mecque, dont il est le gardien. Mais la Turquie est l’héritière des Ottomans, et à ce titre incarne le sunnisme historique.
De plus, pour Ankara, ce nouveau triangle élargit enfin un horizon bouché par les interminables atermoiements de l’Union européenne.

 La dé-baasisation de l’Irak, c’est-à-dire la chasse ouverte contre les anciens cadres administratifs du pays, a provoqué un exode massif. En six ans, plus d’un million d’Irakiens ont été accueillis en Syrie. Cette hospitalité arabe inclut l’accès gratuit sans contrepartie aux établissements scolaires et universitaires ainsi qu’à l’ensemble du système de santé. Dans un premier temps, cette ample vague migratoire a provoqué une grave crise économique dans le pays, mais une fois digérée, elle lui apporte des cadres très qualifiés et une nouveau dynamisme.

 Les troubles organisés par les Etats-Unis au Yémen ont contraint la famille royale saoudienne à soutenir la politique du roi Abdhallah d’apaisement avec la Syrie et l’Iran. Par voie de conséquence, le clan libano-saoudien Hariri a été prié de se réconcilier avec le président Bachar el-Assad et de reconnaître la légitimité de l’armement de la Résistance libanaise.
Du coup, le résultat ambigüe des élections législatives truquées —gagnées en voix par la coalition conduite par le général Aoun et le Hezbollah, mais gagnées en sièges par la coalition pro-US formée autour du clan Hariri et de l’extrême-droite chrétienne— a changé de signification et ouvert la voie à un gouvernement d’union nationale. Tandis que des chefs de guerre comme le socialiste Walid Jumblatt opéraient un virage à 180° pour s’aligner sur le sens du vent.

Cependant, cette évolution est fragile, Washington ayant peut-être la possibilité de déstabiliser la nouvelle troïka.
Quoi qu’il en soit, plusieurs tentatives de renversement de Bachar el-Assad par des généraux corrompus ont été éventées avant même qu’ils ne puissent passer à l’acte.
Les multiples attentats orchestrés par
la CIA dans les provinces non-persanes d’Iran n’ont pas donné le signal de révoltes séparatistes. Tandis que la révolution colorée, organisée par la CIA et le MI6 à l’occasion de l’élection présidentielle, a été noyée par une marée humaine. Aux quelques dizaines de milliers de contestataires des quartiers nord de Téhéran a répondu une manifestation monstre de 5 millions de personnes.
Enfin, Washington semble dans l’incapacité d’user une nouvelle fois du Gladio pour instaurer une dictature militaire en Turquie. D’une part parce que la nouvelle génération de généraux turcs n’est plus arc-boutée au kémalisme et d’autre part parce que le gouvernement démocrate-musulman de l’AKP s’est appliqué à démanteler l’Ergenekon (version actuelle du Gladio turc).

Washington et Tel-Aviv peuvent aussi monter des dossiers mensongers pour justifier d’actions militaires.
Ainsi ont-ils laissé entendre depuis 2007 qu’Israël aurait découvert et bombardé un centre de recherche militaire nucléaire en Syrie et que l’Iran conduirait un vaste programme de même nature. Plus récemment, les mêmes puissances ont accusé
la Syrie d’avoir fait entrer des Scud au Liban.
Toutefois ces imputations ne résistent pas plus à l’analyses que celles délivrées par le secrétaire d’Etat Colin Powell au Conseil de sécurité des Nations Unies à propos des prétendues armes de destruction massive irakiennes. Les diverses inspections de l’AIEA n’ont mit en évidence que des activités civiles, et la force de maintien de la paix des nations Unies au Liban a démenti la présence de Scud dans le pays.

L’entrée en scène de la Russie

La perte d’influence des Etats-Unis est si palpable que le général David Petraeus, commandant en chef du Central Command a sonné l’alarme à Washington. A ses yeux, le jeu joué par les Israéliens non seulement en Palestine, mais surtout en Irak, a plombé les projets états-uniens dans la région.
Plus encore, l’enlisement des GI’s en Irak et en Afghanistan en fait des otages de
la Turquie, de la Syrie et de l’Iran, seuls en mesure d’apaiser les populations révoltées.
Dans une complète inversion des rôles, l’allié stratégique du Pentagone est devenu un boulet, tandis que ses ennemis régionaux sont ses boucliers.

Prenant acte de l’échec du remodelage US du Grand Moyen-Orient, Moscou s’est repositionné sur la scène régionale lors du voyage du président Dmitry Medvedev à Damas et Ankara.

Concernant les conflits avec Israël, la Russie a réaffirmé que le règlement politique devait être fondé sur les résolutions pertinentes de l’ONU (incluant l’inaliénable droit au retour des Palestiniens) et les principes de la conférence de Madrid (restitution des territoires occupés, dont Jérusalem-Est et le Golan syrien, en échange d’un Traité de paix).
En outre, Dmitry Medvedev a confirmé la préférence russe pour la solution à deux Etats. Compte tenu de la présence d’un million d’ex-Soviétiques en Israël, Moscou veut prévenir un exode prévisible en cas de chute du régime sioniste. Dans cette perspective, il a souhaité une réconciliation entre le Fatah et le Hamas, et a rencontré Khaled Mechaal, le leader politique de
la Résistance palestinienne, alors même que celui-ci est qualifié de « terroriste » par les Etats-Unis. Il s’agit bien d’un pas décisif de la Russie : le président Medevedev avait refusé par trois fois de recevoir M. Mechaal de passage à Moscou, il a cette fois eu une entrevue avec lui, et qui plus est à Damas. A cette occasion, le président russe a souligné l’urgence croissante de la situation humanitaire à Gaza et déploré le désintérêt de Washington à résoudre ce drame.
Enfin, faisant allusion aux menaces israéliennes de bombarder les convois d’armes passant de Syrie au Liban, il a mis en garde Tel-Aviv contre une escalade de la tension.

La Russie soutient le rapprochement politique et économique en cours entre l’Iran, la Syrie et la Turquie. Les trois Etats leaders au Proche-Orient sont entrés dans une phase d’intense coopération. En quelques mois, ils ont ouvert leurs frontières et libéralisé leurs échanges à marche forcée. Leurs économies bloquées par les années de guerre ont été soudainement ventilées. La Russie entend ne pas rester à l’écart de cette nouvelle zone de prospérité. Immédiatement, Ankara et Moscou ont abrogé la nécessité de visas pour leurs ressortissants. Ainsi un Turc peut entrer sans formalité en Russie alors qu’il n’y est toujours pas autorisé ni aux USA, ni dans l’Union européenne, bien que la Turquie soit membre de l’OTAN et candidate à l’UE.

Moscou a créé des instances permanentes de concertation à haut niveau, aux plans diplomatique et économique, avec Damas et avec Ankara, qui contrastent avec la politique des Etats-Unis.
En début d’année, la secrétaire d’Etat US, Hillary Clinton, avait sommé
la Syrie de prendre ses distances avec la Résistance. Pour toute réponse le président Bashar el-Assad s’était immédiatement affiché aux côtés de son homologue iranien Mahmoud Ahmadinejad et du secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah et avait signé un document ironiquement qualifé de « Traité de distance réduite ». La rencontre avait été improvisée de sorte que Khaled Mechaal n’avait pas eu le temps de s’y rendre, mais le Hamas était associé à la démarche.
Mettant ses menaces à exécution, le président Barack Obama a répliqué en reconduisant pour deux ans des sanctions économiques contre
la Syrie.

Rosatom et Atomstroyexport, qui terminent la construction d’une centrale nucléaire civile en Iran (Bushehr) et sont en discussion pour de nouvelles, en construiront une autre en Turquie pour 20 milliards de dollars. Elle devrait être inaugurée dans sept ans. Un projet similaire est à l’étude en Syrie. Le manque d’électricité, dans une région qui a souffert des bombardements israéliens, est le principal handicap au développement économique. Du point de vue proche-oriental l’empressement russe à construire ces centrales n’est pas tant imputable à un appétit commercial qu’à une volonté de donner aux peuples concernés le moyen d’accélérer le développement économique que les Occidentaux leur ont si longtemps interdit.
En outre Stroitransgaz et Gazprom vont assurer le transit du gaz syrien vers le Liban, Beyrouth étant empêché par son voisin israélien d’exploiter ses importantes réserves off shore.

Au plan militaire, la Russie a pris livraison de sa nouvelle base navale en Syrie. Celle-ci lui permettra de rétablir l’équilibre en Méditerranée dont elle est plus ou moins absent depuis la dissolution de l’URSS. Elle a également confirmé la prochaine livraison de missiles S-300 à Téhéran afin de protéger l’Iran des menaces de bombardement états-uniennes et israéliennes.

Tout en stigmatisant les provocations iraniennes, les diplomates russes ont répété qu’ils ne croient pas aux accusations occidentales à propos de prétendus programmes nucléaires militaires iranien ou syrien. Alors que le protocole des Etats riverains de la Caspienne ne prévoit qu’une fourniture d’armes à l’Iran si celui-ci était attaqué, le président Medvedev a évoqué une possible intervention directe de la Russie et mis en garde les Etats-Unis contre une guerre en Iran qui dégénérerait en Troisième Guerre mondiale. Sur ce fondement, il a apporté son soutient au projet de dénucléarisation de la région, c’est-à-dire de démantèlement de l’arsenal nucléaire israélien. L’affaire vient d’être portée devant l’AIEA.

En octobre 2009, la Turquie et l’Arménie établissent —enfin— des relations diplomatiques. L’espace caucasien s’ouvre pour Ankara (de gauche à droite les présidents turc et arménien, Gül et Sargsyan).

Moscou attache une importance particulière à aider la Turquie à régler ses contentieux séculaires avec la Grèce et l’Arménie, incluant les conflits de Chypre et du Haut-Karabagh. De la sorte, Ankara pourrait s’éloigner définitivement de Tel-Aviv et de Washington et reprendre sa complète indépendance. Des pas importants, mais insuffisants, ont été accomplis par le président Abdullah Gül vis-à-vis d’Erevan. Passant outre 95 ans de haine, la Turquie et l’Arménie ont établi des relations diplomatiques. D’autres avancées devraient suivre vis-à-vis d’Athènes avec la bénédiction du patriarche orthodoxe Cyril Ier de Moscou. De ce point de vue, la visite de Recip Erdogan en Grèce est un événement historique qui relance le processus de réconciliation en Mer Egée, amorcé dans les années 30 et interrompu par la Seconde Guerre mondiale.

Bouleversant la stratégie US en Mer Noire et dans la Caspienne, Ankara a accepté un gigantesque investissement russe pour la construction d’un pipe-line reliant Samsun à Ceyhan. Il devrait permettre d’acheminer le pétrole russe de la Mer Noire vers la Méditerranée sans avoir à emprunter les détroits, impropres au transit de matières polluantes. Identiquement, Ankara étudie sa possible participation au projet de gazoduc russe South Stream. Si celle-ci devait être confirmée, elle rendrait inutile le projet concurrent des Etats-Unis et de l’Union européenne, Nabucco.

En définitive, le soutien russe garantit la pérennité du triangle Téhéran-Damas-Ankara face à l’hostilité des Etats-Unis et de l’Union européenne. L’équilibre stratégique du Proche-Orient vient de basculer. L’onde de choc pourrait se propager au Caucase.

Thierry Meyssan

15 mai 2010

Meyssan : Analyste politique français, président-fondateur du Réseau Voltaire et de la conférence Axis for Peace.

Il publie chaque semaine des chroniques de politique étrangère dans la presse arabe et russe. Dernier ouvrage publié : L’Effroyable imposture 2, éd. JP Bertand (2007Thierry Meyssan*

 http://www.voltairenet.org:80/article165394.html


n°42 - Géopolitique & stratégie d'Iran - 18-06 - : Fin :- La stratégie de l'Occident pour renverser le régime peut-elle réussir ?

n°42 - Géopolitique & stratégie d'Iran - 18-06  - : Fin  :- La stratégie de l'Occident pour renverser le régime peut-elle réussir ?


Géopolitique & stratégie d'Iran

                                                           n°42 du 18-06                                     C.De Broeder & M.Lemaire



Le dossier « Géopolitique et Stratégie d’Iran » est visible sur les blogs :

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

2 Annexe

2-1 Interview : Noam Chomsky sur la politique étrangère d’Obama.

2-2 Dave Londorff : Mêmes délits, mêmes crimes.

2-3 « La politique des USA et Israël est sans issues, l’époque du colonialisme est finie ».

3  Pièce jointe

3-1 Discours de Joseph Biden au Parlement européen.




2 Annexe

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

2-1 Interview : Noam Chomsky sur la politique étrangère d’Obama.

Extrait 

AMY GOODMAN : le ministre de la Defense Robert Gates a rencontré des dirigeants des Emirats Arabes Unis et de l’Arabie Saoudite la semaine dernière pour obtenir leur soutien à une nouvelle série de sanctions contre l’Iran et son programme d’enrichissement d’uranium. Tandis que l’administration Obama intensifie ses efforts pour obtenir l’appui de la Russie et de la Chine pour durcir les sanctions, la France et la Finlande on laissé entendre que l’Union Européenne pourrait adopter des mesures unilatérales contre l’Iran si aucune résolution n’était adoptée à l’ONU.

Tandis que les Etats-Unis, l’Union Européenne et Israel renforcent leurs pressions sur l’Iran, nous avons passé une heure en compagnie du linguiste et dissident mondialement connu, Noam Chomsky, dont la dernière conférence commence par une analyse critique de la politique des Etats-Unis à l’égard de l’Iran. (…)

Nous commençons par un extrait de sa conférence prononcée au Harvard Memorial Church à Cambridge, Massachussets.

NOAM CHOMSKY : Il y a quelques jours, mon quotidien préféré, le London Financial Times, a identifié l’Iran comme le principal problème actuel en matière de politique étrangère pour Obama. L’article a été publié à l’occasion de l’échec d’Hillary Clinton à convaincre le Brésil de se joindre aux appels des Etats-Unis pour un durcissement des sanctions et de l’insistance du Président Lula à promouvoir les relations avec l’Iran, des relations commerciales, etc, en déclarant que l’Iran avait le droit d’enrichir de l’uranium pour produire de l’énergie nucléaire, comme tous les signataires du Traité de Non Prolifération.

Bien entendu, l’article a aussi présenté la position de Lula comme une sorte d’anomalie. Pourquoi ne se joint-il pas à la communauté internationale, au reste monde ?

C’est une coutume intéressante, très caractéristique de l’emprise de la culture impérialiste, car que désigne le terme de « communauté internationale » ?

Si on regarde les choses de près, on se rend compte que la « communauté internationale » désigne en fait les Etats-Unis et tous ceux qui sont d’accord avec eux. Tous les autres ne font pas partie du reste du monde. Ils sont ailleurs.

Il se trouve que dans le cas présent, la position de Lula correspond à celle de la majorité de la planète. Vous pouvez être d’accord avec ou pas, mais c’est la position, par exemple, des anciens pays du mouvement des non-alignés, de la majorité de pays du monde et de la grande majorité de leurs populations. Ils ont vigoureusement répété et défendu le droit de l’Iran à enrichir de l’uranium pour des objectifs pacifiques, en rappelant que ce pays est signataire du Traité de Non Prolifération, ce qui lui accorde ce droit. Mais ils ne font pas partie du reste monde.

Un autre groupe qui ne fait pas partie du reste monde est la population des Etats-Unis. Les derniers sondages que j’ai vus, publiés il y a deux ans, montraient qu’une grande majorité d’Américains pensaient que l’Iran avait le droit de développer une énergie nucléaire, mais pas une arme nucléaire, évidemment. En fait, selon ce sondage, sur tout un ensemble de sujets, les opinions exprimées par les Américains étaient pratiquement identiques à celles des Iraniens. Lorsque le sondage a été présenté à Washington lors d’une conférence de presse, le présentateur a fait remarquer que si les peuples avaient la possibilité de décider de la politique, les tensions et les conflits seraient probablement résolus.

C’était il y a deux ans. Depuis, il y a eu une énorme masse de propagande autour de la menace iranienne, etc. Je suppose que si le sondage était effectué aujourd’hui, les chiffres seraient différents. Mais c’était en 2007, il y a trois ans. A un moment donné donc, les Américains ne faisaient pas partie du reste du monde. La majorité de la population mondiale n’en faisaient pas partie et Lula, en exprimant une opinion largement partagée, n’en faisait pas partie non plus. On pourrait rajouter aussi qu’il est probablement la personnalité politique la plus populaire de la planète, mais cela non plus n’a pas d’importance.

Alors, que dire du conflit avec l’Iran et de la menace iranienne ? Une personne sain d’esprit ne voudrait pas voir l’Iran fabriquer des armes nucléaires. Personne, en fait. Sur cette question, l’accord est donc général. Et il y a effectivement un réel problème de prolifération d’armes nucléaires. C’est une affaire sérieuse. Et le discours d’Obama mentionne et insiste sur la nécessité de stopper la prolifération d’armes nucléaires et de réduire, et éventuellement éradiquer, de telles armes. Voilà pour le discours. Maintenant, voyons les faits.

Tout est devenu clair il y a quelques mois. Une fois de plus, le Conseil de Sécurité (des Nations Unies) a adopté une résolution, le numéro 1887 - je crois que c’était au mois d’Octobre – qui critiquait l’Iran pour n’avoir pas respecté les exigences du Conseil de Sécurité et qui appelait tous les états à signer le Traité de Non Prolifération et à résoudre leurs conflits sans proférer des menaces de recourir à la force. Cette dernière partie de la résolution n’a pas vraiment fait la une des journaux pour une raison bien simple : elle s’adressait à deux pays, les deux pays qui menacent régulièrement de recourir à la force, à savoir les Etats-Unis et Israël. La menace de recourir à la force est une violation de la Charte des Nations Unies, pour ceux qui lui accordent encore la moindre importance. On n’en parle jamais. Mais pratiquement tout le monde – et je parle là de toutes les tendances politiques – emploie la phrase rituelle de « toutes les options sont envisageables ». Ce qui constitue une menace.

Et la menace n’est pas une menace en l’air.

Par exemple, Israël envoie ses sous-marins nucléaires, qui sont pratiquement indétectables, dans le Golfe, à distance de tir de leurs missiles nucléaires - Israël a beaucoup d’armes nucléaires – sur l’Iran. Les Etats-Unis et leurs alliés effectuent des exercices militaires dans la région, des exercices clairement dirigés contre l’Iran. Mais il y a un petit grain sable, parce que la Turquie refuse d’y participer, mais ils essaient de la convaincre. Nous avons donc affaire à des menaces, verbales et politiques. Israël envoie des sous-marins nucléaires et d’autres navires de guerre par le canal de Suez, avec l’accord tacite de l’Egypte, de la dictature égyptienne, un autre état de la région soumis aux Etats-Unis. Ce sont des menaces – répétées, verbales et concrètes.

Ces menaces ont pour effet d’encourager l’Iran à développer un moyen de dissuasion. Qu’ils soient en train de le faire ou pas, je n’en sais rien. Peut-être qu’ils le sont. Mais s’ils le sont, la raison, et je crois que tout analyste sérieux serait d’accord, ce n’est pas parce qu’ils auraient l’intention d’utiliser des armes nucléaires. S’ils s’avisaient à ne serait-ce qu’armer un missile avec une tête nucléaire, c’est une hypothèse, le pays serait vitrifié en cinq minutes. Et personne ne croit que les religieux au pouvoir, quelle que soit l’opinion qu’on peut en avoir, ont des tendances suicidaires et veulent voir tout le pays, la société entière et tout leurs biens avec, partir en fumée. En fait, les hauts responsables des services de renseignement US, qui se sont exprimés, estiment que la probabilité de voir l’Iran utiliser un jour une arme nucléaire est d’un pour cent, c’est-à-dire si faible qu’on ne peut pas vraiment l’estimer. Mais il est possible qu’ils développement de tels armes comme un moyen de dissuasion.

Un des historiens les plus importants en Israël, Martin van Creveld, il y a quelques années, après l’invasion de l’Irak, a écrit dans la presse internationale qu’il ne voulait bien sûr pas voir l’Iran se doter de l’arme nucléaire, mais que s’ils ne le faisaient pas, a-t-il dit, ils seraient fous. Les Etats-Unis venaient d’envahir l’Irak en sachant que le pays était sans defense. C’est une des raisons pour lesquelles ils se sont sentis en position de le faire. C’est facile à comprendre. Les dirigeants iraniens aussi le comprennent. Alors, pour citer van Crevels, « s’ils ne sont pas en train de développer une arme de dissuasion nucléaire, ils sont fous ».

Qu’ils soient effectivement en train de le faire ou non est un autre débat. Mais il ne fait aucun doute que la position hostile et agressive des Etats-Unis et d’Israël constituent un facteur important pour les hauts dirigeants iraniens, pour décider ou non de développer une arme de dissuasion.

(fin de l’extrait de la conférence)

AMY GOODMAN : Nous sommes avec le professeur Noam Chomsky que nous avons interviewé au Harvard Memorial Church à Cambridge, Massachusetts. Ma première question porte sur son analyse de la politique étrangère du Président Obama

NOAM CHOMSKY : Lorsqu’Obama a pris ses fonctions, ou lorsqu’il a été élu, un haut fonctionnaire de l’administration Bush – je crois qu’il s’agissait de Condoleezza Rice – a prédit que sa politique étrangère serait dans la continuation de celle du deuxième mandant de Bush. Le deuxième mandat de Bush était différent du premier. Le premier mandat était agressif, arrogant, envers le monde entier, y compris les alliés, et il a produit un effet assez négatif – à cause de sa politique mais aussi à cause de son style – sur le prestige des Etats-Unis, qui est tombé plus bas que jamais auparavant. Ce qui portait atteinte aux intérêts de ceux qui décident de la politique étrangère – les milieux d’affaires et les sociétés privées, les décideurs, etc. Il y a donc eu beaucoup de critiques de leur part au cours du premier mandat. Le deuxième mandant était quelque peu différent. D’abord, les personnages les plus extrémistes ont été débarqués. Rumsfeld, Wolfowitz, quelques autres, ont été envoyés se mettre au vert. Ils n’ont pas pu se débarrasser de Cheney, parce que Cheney était le gouvernement, et ils ne pouvaient pas se débarrasser du gouvernement. Mais beaucoup d’autres sont partis, et la politique est retournée à la norme, une norme plus ou moins centriste. C’est-à-dire qu’on parlait un peu plus de négociations, un peu moins d’agressions, ce genre de choses. Et on a adopté une attitude plus polie envers les alliés. Notre politique n’avait pas vraiment changé, mais elle était devenue plus présentable. C’était ça, la prédiction sur la politique d’Obama. Et c’est bien ce qui est arrivé.

En fait, il y a un exemple pour illustrer ce phénomène. Un peu anachronique, mais je crois qu’il s’applique. En 1962, au moment de la crise des missiles à Cuba, lorsque le monde a dangereusement frôlé le bord du précipice – le moment le plus dangereux de l’Histoire a dit Arthur Schlesinger, conseiller de Kennedy – au summum de la crise des missiles, les décideurs US envisageaient de prendre des mesures qu’ils savaient pouvaient détruire l’Europe, et la Grande-Bretagne en particulier. Ils étaient là, le plus sérieusement du monde, en train d’échafauder des scénarios qui se concluaient par la destruction de la Grande-Bretagne. En fait, non seulement ils prenaient ça au sérieux, mais ils prenaient même des mesures qui poussaient dans ce sens. Mais ils se sont bien gardés de le dire à la Grande-Bretagne. La Grande-Bretagne est censée entretenir une relation spéciale avec les Etats-Unis. Les Britanniques à l’époque étaient plutôt mécontents parce qu’ils n’arrivaient pas à savoir ce qui se tramait. Tout ce que le premier Ministre, MacMillan, arrivait à savoir, c’était ce que ses services de renseignement lui transmettaient. On en était donc là, avec l’élite parmi l’élite du pays qui dressait des plans qui pouvaient aboutir à la destruction de la Grande-Bretagne, sans les tenir informés.

C’est à ce stade qu’un haut conseiller de l’administration Kennedy – je crois qu’il s’agissait de Dean Acheson – est entré dans la discussion, et il a précisé la notion de « relation spéciale ». Il a dit que la relation spéciale avec la Grande-Bretagne signifiait que la Grande-Bretagne était notre lieutenant ; le terme de rigueur est « partenaire ». Et les Britanniques, bien sûr, aiment bien entendre ce mot. Eh bien, c’est ça la différence entre Bush et Obama. Bush leur disait simplement « vous êtes notre lieutenant. Si vous ne faites pas ce que l’on vous dit de faire, vous n’êtes plus utiles ». En fait, ce sont les termes que Colin Powell a employés à l’ONU, je crois. « Faites ce que nous vous disons de faire. Vous n’êtes que notre lieutenant, sinon oubliez... » C’est quelque chose de désagréable à entendre. On préfère entendre « vous êtes notre partenaire. » Vous savez, dans genre « je vous aime ». Ensuite, discrètement, en coulisses, nous les traitons comme des lieutenants, mais ce n’est pas grave. Je pense que c’est là que réside la différence principale.

NOAM CHOMSKY
interviewer par AMY GOODMAN

Traduction VD pour le Grand Soir. Précision du traducteur : s’agissant d’une interview, le traducteur a tenu à gommer les hésitations du "parler" pour rendre la lecture un peu plus fluide. Merci de signaler les erreurs et coquilles car errare humanum est.

TRANSCRIPTION ORIGINALE EN ANGLAIS
http://www.democracynow.org/2010/3/15/noam_chomsky_on_obamas_foreign_policy

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Noam-Chomsky-sur-la-politique-etrangere-d-Obama-sur-sa-propre-histoire-et-sur-l-importance-de-faire-entendre-son-opinion.html


2-2 Dave Londorff : Mêmes délits, mêmes crimes.

Plaidoyer pour la destitution de Barack Obama

En 2005-2006, j’ai écrit un livre « The Case for Impeachement » (« plaidoyer pour une destitution » – NdT) dans lequel j’ai présenté des arguments en faveur d’une destitution du Président George W. Bush et du Vice-président Dick Cheney, ainsi que d’autres hauts responsables de l’administration Bush/Cheney tels que Condoleezza Rice, le secrétaire à la Defense Donald Rumsfeld et le ministre de la Justice Alberto Gonzales, pour crimes de guerres et violation de la constitution des Etats-Unis.

A présent, lorsque je mentionne le titre du livre, parfois certains me demandent, sur le ton de la plaisanterie, si je me réfère au président actuel, Barack Obama.

C’est triste à dire, mais le temps est venu, à peine 14 mois après l’entrée en fonctions du nouveau président, de répondre que oui, ce président, et certains de ses subordonnés, sont coupables eux aussi de crimes de guerre – dont beaucoup sont les mêmes que ceux commis par Bush et Cheney - pouvant mener à une destitution.

Commençons par la guerre en Afghanistan, qu’Obama a personnellement pris en charge par une escalade qui verra le nombre de soldats US dans ce pays (sans compter les mercenaires embauchés par le Pentagone) s’élever à 100.000 d’ici le mois d’Août prochain.

Ce président a autorisé l’emploi de drones Predator (avions sans pilotes) pour mener une campagne de bombardements contre le Pakistan ce qui a pour effet d’étendre illégalement la guerre en Afghanistan vers un autre pays sans l’autorisation du Congrès. Ces avions sans pilotes sont connus pour tuer beaucoup plus de passants innocents que d’ennemis, ce qui rend leur emploi comme armes fondamentalement illégal. De plus, cette vague d’attaques contre le Pakistan constitue une guerre d’agression contre un pays tiers, si le mot « guerre » a encore un sens, et par conséquence une violation de la Charte des Nations Unies. L’acte de déclencher une guerre d’agression contre un pays qui ne représente aucune menace imminente pour l’agresseur est considéré par la Charte et la Charte du Tribunal de Nuremberg comme le plus grave de tous les crimes de guerre.

Le président, en tant que commandant en Chef, en collusion avec le ministre de la justice Eric Holder, à bloqué toute poursuite contre ceux qui ont autorisé et appliqué la torture contre des prisonniers pendant la guerre en Irak, la guerre en Afghanistan et aussi la soi-disant guerre contre le terrorisme – notamment le juge de la Cour d’Appel Jay Baybee et le professeur de droit à l’université de Berkeley John Woo qui, comme avocats du ministère de la Justice, ont rédigé les memos qui justifiaient l’usage de la torture – et qui permettent encore aujourd’hui la poursuite de telles pratiques contre les prisonniers. Tout ceci constitue une violation claire des Conventions de Genève qui font partie intégrante, de par les traités signés, de la Constitution des Etats-Unis. Selon ces traités, les responsables dans la chaîne de commande qui permettent ou s’abstiennent de punir les auteurs de torture se rendent eux-mêmes coupables de torture.

En tant que Commandant en Chef, le Président Obama a aussi supervisé une stratégie en Afghanistan qui consiste à étendre les attaques contres les civils. Comme en Irak sous l’administration Bush, la phase actuelle de la guerre en Afghanistan provoque plus de morts parmi les civils que parmi les combattants ennemis, à cause de l’emploi d’armes telles que des hélicoptères dotés de canons, des bombardements aériens, des bombes à fragmentation, etc, ainsi que le recours à des tactiques de raids nocturnes contre des zones habitées censées abriter des insurgés – des raids qui se soldent fréquemment par la mort de nombreux hommes, femmes et enfants innocents. Il est significatif de constater que la récente exécution de sang froid de 9 étudiants, âgés entre 11 et 18 ans, par des forces dirigées par les Etats-Unis n’a donné lieu à aucune poursuite ni enquête. Au contraire, l’affaire est étouffée et ignorée, avec l’évident accord de la Maison Blanche et des chefs du Pentagone.

De plus, il est largement admis que le Général Stanley McChrystal, qui a dirigé une opération à grande échelle d’escadrons de la mort en Irak avant d’être nommé à son poste actuel, est actuellement en train de diriger une campagne similaire d’assassinats en Afghanistan – une campagne qui rappelle le sinistre Programme Phénix dans les années 60 au Vietnam – qui se solde par de nombreux morts chez les Afghans innocents.

En politique intérieure, le président a autorisé la poursuite des détentions sans procès de centaines de prisonniers à Guantanamo et dans d’autres prisons, dont la base aérienne de Bagram en Afghanistan. Son directeur à la Sécurité Nationale a même déclaré que la politique de l’administration actuelle était que les citoyens américains qui seraient considérés par le gouvernement d’être des combattants ennemis ou des terroristes pourraient faire l’objet d’exécutions extra-judiciaires. Des crimes d’état officiellement assumés constituent une violation flagrante de la Constitution qui précise clairement que chaque Américain bénéficie de la présomption d’innocence et du droit à un procès équitable.

Le président a aussi poursuivi, et d’une certaine façon même renforcé, le programme de Bush/Cheney d’espionnage sans mandat des communications électroniques de millions d’Américains par l’Agence de Sécurité Nationale (NSA). Une partie de ce programme, la surveillance d’une organisation caritative islamique vient d’être déclarée illégale par un juge fédéral dans une affaire qui l’opposait à l’administration Bush/Cheney, mais que la présente administration persistait à défendre. Il n’est pas encore connu si l’administration Obama décidera de faire appel de ce jugement. Alors que l’affaire en question ne constitue pas un crime de la part de l’administration Obama, il est cependant clair qu’elle représente la pointe d’un gigantesque iceberg d’espionnage intérieur, et le fait que l’administration déploie autant d’efforts pour clore ce procès ou le gagner indique qu’il ne s’agit pas d’un cas isolé et que la NSA agit ainsi à une très grande échelle. En fait, si cette affaire a atterri un jour devant un tribunal, c’est uniquement parce qu’un rapport qui décrivait les détails de la surveillance avait été envoyé par erreur par courrier électronique aux victimes de la surveillance.

Et pendant que nous y sommes, je voudrais dire aussi qu’il y a suffisamment d’éléments pour destituer le secrétaire au Trésor Timothy Geither qui, lorsqu’il dirigeait la Réserve Fédérale de New York, parait avoir été complice d’une tentative pour étouffer la fraude massive de Lehman Brothers, puis en tant que secrétaire au Trésor, a participé à la plus grande distribution d’argent des contribuables à plusieurs des plus grandes banques du pays.

L’énumération des violations de la Constitution et des crimes commis montrent que ce président, comme son prédécesseur, et pratiquement depuis son premier jour de mandat, perpétue les actions criminelles et anticonstitutionnelles qui menacent l’existence même d’un gouvernement constitutionnel aux Etats-Unis.

En termes simples : le Président Barack Obama, et son ministre de la Justice Eric Holder, son ministre de la Defense Robert Gates, son ministre de l’Economie Geithner, devraient être destitués pour crimes de guerre et crimes contre la Constitution.

Bien sûr, après avoir assisté pendant deux ans à un Congrès Démocrate faillir sans honte à son devoir de lancer une procédure de destitution contre le Président Bush et le Vice-président Cheney ainsi que leurs subordonnés criminels, je ne me fais aucune illusion quant à la destitution du président actuel.

Cela dit, je crois qu’il est important de faire savoir publiquement que ce président, comme son prédécesseur, mérite la destitution pour de graves délits et crimes.

Dave Lindorff

4 avril

ARTICLE ORIGINAL
http://www.counterpunch.org/lindorf...

Traduction - dans l’expression "premier président noir des Etats-Unis", les seuls mots qui comptent sont "président " et "Etats-Unis" - par VD pour Le Grand Soir

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Plaidoyer-pour-la-destitution...


2-3 « La politique des USA et Israël est sans issues, l’époque du colonialisme est finie».

Interview à l’ambassadeur iranien au Vatican, Hojjatol Islam Ali Akbar Naseri.

Dans cet entretien l’ambassadeur a parlé de l’imminente conférence sur le désarmement nucléaire convoquée par l’Iran et, évidemment, du dossier atomique qui concerne la République islamique, en réaffirmant les intentions pacifiques de Téhéran et en attaquant la politique des USA et d’Israël. L’ambassadeur Naseri a exprimé son appréciation pour l’entente trouvée par l’Iran avec divers pays, qui, à son avis,  renforcera la paix dans le monde ; il a lancé un « appel » au Vatican pour qu’il défende les droits des peuples par rapport aux puissances néocoloniales.

Il y a quelques jours Téhéran a annoncé qu’il allait organiser les 17 et 18 avril une conférence sur le désarmement nucléaire à laquelle participeront des délégués de nombreux pays. La conférence aura comme thème « l’énergie nucléaire pour tous, l’arme nucléaire pour personne ». 

Pouvez-vous nous expliquer les raisons qui ont conduit l’Iran à organiser cette conférence ?

Au nom de Dieu le Clément et le Miséricordieux je vous remercie pour  votre présence et je vous remercie aussi pour votre point de vue fondé sur le droit et sur la raison. En ce qui concerne votre question : l’accumulation d’armes nucléaires va à l’encontre de la paix dans le monde et crée de la préoccupation dans la communauté internationale. Malgré toute la propagande et tous les slogans faits jusqu’à présent, rien n’a été accompli de concret pour éliminer ces armes nucléaires. La République Islamique d’Iran, dans le but de gagner les défis actuels dans le monde sur ce thème et présenter des solutions pour avoir un monde dépourvu d’armes nucléaires et de destruction de masse, organise cette conférence à laquelle participeront les autorités de plus de 60 nations. Avec la conférence de Téhéran sur le désarmement nous entendons affirmer le principe selon lequel « l’énergie nucléaire pacifique est à la disposition de tous les peuples et l’arme nucléaire de personne ».

La Chine a déjà annoncé qu’elle participera à la conférence sur le nucléaire de Téhéran, et elle continue à affirmer qu’elle est contraire à de nouvelles sanctions contre l’Iran. Mais les Etats-Unis et Israël sont en train de tout faire pour que la Chine revienne sur sa décision de soutenir la cause du nucléaire iranien. Seule l’importance stratégique que l’Iran a pour la Chine, surtout du point de vue de ses approvisionnements en ressources énergétiques, a jusqu’ici fait barrage à ces requêtes.

Mais quelle est a solidité des liens entre la Chine et l’Iran en ce moment ? 

Les atlantistes réussiront-ils à entraîner la Chine de leur côté ou bien devront-ils renoncer à cette stratégie ?

L’activité nucléaire de l'Iran est une activité totalement pacifique. L’Iran est membre de l’AIEA et signataire du Traité de non-prolifération nucléaire. Toute activité relative au nucléaire est de ce fait sous la supervision des inspecteurs de l’agence. Appliquer les sanctions contre l‘Iran n’a aucun fondement juridique et légal et, surtout, est contraire aux protocoles du Traité. Les Etats-Unis et Israël, qui possèdent des têtes nucléaires et menacent d’attaques militaires, poursuivent une politique sans débouchés. Par rapport à la Chine, je rappelle que Téhéran et Beijing ont consolidé  des relations amicales qui sont anciennes. La position indépendante de la Chine en defense de l’activité nucléaire pacifique de l’Iran est à admirer. Nous attendons que la Chine et la Russie ne se laissent pas influencer par les pressions politiques des Etats-Unis et conservent en cela leur positon indépendante sur cette question.

Outre la Chine, d’autres pays aussi ont exprimé leur proximité et leur amitié à l’Iran, parmi lesquels la Russie, la Turquie, le Brésil et le Venezuela. Croyez-vous  qu’il soit possible pour l’Iran, ensemble avec ces autres pays, de créer un front compact d’opposition et de réaction à l’influence états-unienne dans le continent eurasiatique et dans l’Amérique indio-latine ?

Heureusement aujourd’hui l’époque de la domination colonialiste des puissances coloniales est finie. Les pays libres collaborent pour leurs intérêts bilatéraux. Avec cette unité et une plus grande collaboration, l’ordre colonialiste des Etats-Unis n’atteindra pas ses buts. Nous voyons de bon auspice ce front d’opposition qui obtiendra des résultats concrets pour la paix dans le monde, soit en Amérique  Latine, soit en Afrique, en Asie, et même dans certains pays européens.  Les pays nommés sont en train de construire une politique juste sur cette voie. Les Etats-Unis d’Amérique, avec un arsenal rempli d’armes nucléaires et de destruction de masse, et avec un passé très noir en ce qui concerne l’utilisation d’armes nucléaires, ont dernièrement menacé même d’une attaque nucléaire. Les USA qui soutiennent le régime illégitime d’Israël –qui est doté de bombes atomiques- n’ont aucune autorité pour porter des jugements sur l’activité nucléaire civile de l’Iran. Nous souhaitons que cette même agence pour l'énergie nucléaire atomique ne subisse pas de pressions de la part des Puissances, et que dans le cadre de ses règlements et de l’ordre juridique, elle contrôle les activités pacifiques nucléaires de tous les pays, et mette fin, de ce fait, à la production d’armes nucléaires et de destruction de masse. Nous souhaitons que l’AIEA joue son rôle dans ce sens.

Ces jours-ci justement Obama, en vue du congrès de Washington sur la sécurité nucléaire, a annoncé un changement radical de la stratégie sur l'utilisation des armes nucléaires. Les Etats-Unis annoncent vouloir utiliser les armes nucléaires seulement dans des cas extrêmes et jamais contre ces Etats qui respectent le Traité sur la non-prolifération nucléaire. Obama cependant a ajouté que ces nouvelles règles ne s’appliquent pas à la Corée du Nord et à l’Iran, lesquels resteront ainsi sous la menace d’une attaque, y compris avec des bombes nucléaires, bien que l’Iran soit signataire du traité. Quelle réponse l’Iran entend-il donner à cette décision  d ‘Obama ?

On peut s’étonner que l’Iran soit sous la menace de l’attaque nucléaire des Etats-Unis pour son activité relative au nucléaire exclusivement civil, comme d’ailleurs confirmé plusieurs fois par les inspections de l’AIEA. Les USA ont une attitude ambiguë : en fait ils menacent l’Iran pour son nucléaire pacifique, tandis qu’ils soutiennent le régime sioniste d’Israël –qui n’est pas signataire du Tnp et possède des têtes nucléaires- économiquement, politiquement et militairement.  Sur cette question l’Iran n’a pas besoin de faire de la propagande en sa propre faveur. La Communauté internationale, qui est consciente de tout cela, et les opérateurs des médias indépendants et libres jugeront la question et en tireront les conclusions sur ce que font les Etats-Unis. L’Iran en tous cas continuera sur sa voie jusqu’à satisfaction de son droit au nucléaire pacifique. L’Iran considère que le nucléaire pacifique et la technologie nucléaire sont un droit pour tous les pays et tous les peuples du monde. Les sanctions et les menaces n’auront absolument pas d’incidence sur notre volonté, fondée sur les droits de l’Iran. Cela n’aura absolument pas d’incidence sur le peuple iranien souverain.

Vous avez parlé de Communauté internationale : que pourrait faire l’Union européenne pour faciliter les relations entre l’Iran et les Etats-Unis, considérant le fait que l’UE est une partie substantiellement constitutive du front atlantique ?

Concernant l’amélioration des relations entre les Etats-Unis et l’Iran je pense qu’il n’y a pas besoin de médiateurs. Si les Etats-Unis réduisent leur position colonialiste et mettent de côté leurs positions hostiles à l’égard des peuples et aussi à l’égard de l’Iran, s’ils s’acheminent sur la voie du respect réciproque entre les pays, automatiquement les rapports entre les pays deviendront bons. Si Washington tend la main et s’il est sincère à ce sujet, les problèmes seront résolus ; mais comme dit le Guide Suprême, Obama  "nous tend la main avec un gant de velours qui pourrait cacher un poing de fer ». A cause des actions hostiles et des menaces continues des Etats-Unis (qu’on voie en particulier le dernier discours d’Obama concernant la menace d’attaque nucléaire) nous sommes certains que les Etats-Unis ne veulent pas améliorer les relations. Cependant nous attendons que l’Union européenne –en tant que pole économique puissant – prenne une position indépendante sur les différents thèmes d’intérêt international, et qu’elle ne suive pas servilement les politiques états-uniennes.

Le Saint Siège peut-il faciliter, en tant qu’autorité morale et religieuse, les rapports entre l’Iran et l’Union européenne et l’Iran et les Etats-Unis ?

Du Saint Siège, pour sa mission religieuse et en tant que porteuse du message du Jésus Christ, nous attendons beaucoup plus que les seules suggestions morales et religieuses. Nous souhaitons qu’elle assume une position ferme, déterminée, emblématique, face aux menaces des puissances fauteuses de guerre et agressives. Par des prises de position contre les vexations que subissent les peuples de la part des puissances colonialistes, le Saint Siège pourrait rendre les relations plus aisées. Le Saint Siège pourrait pousser les puissances occidentales à revoir leur action dans la politique internationale.

Publié sur le site Eurasia,

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio 

http://www.eurasia-rivista.org/3758/la-politica-di-usa-e-israele-e-senza-sbocchi-lepoca-del-colonialismo-e-finita-intervista-allambasciatore-iraniano-presso-il-vaticano



3  Pièce jointe

3-1 Discours de Joseph Biden au Parlement européen.

Ndlr : (A demander)
par
Joseph R. Biden Jr.*

6 mai 2010

Monsieur le Président, je vous remercie pour cet accueil. Nous avons été enchantés de vous recevoir à Washington et à la Maison-Blanche. Et c’est pour moi un grand honneur et, j’oserais ajouter, un privilège, que de pouvoir m’adresser à une assemblée aussi distinguée. J’ai été membre d’un parlement qui ne comptait au total que 535 membres.

Ceci est un honneur encore plus grand.

Je me souviens du discours que le président Reagan a prononcé ici en 1985 et, pour citer un poète irlandais, William Butler Yeats, il disait, au sujet de son Irlande, dans un poème intitulé « Dimanche de Pâques 1916 », « Tout a changé, radicalement changé. Une beauté terrible est née. » Beaucoup a changé depuis 1985, beaucoup a changé et une terrible beauté a vu le jour.

Vous savez combien je suis heureux de me retrouver ici à Bruxelles pour la deuxième fois en ma qualité de vice-président. Vous n’ignorez sans doute pas que certains politiciens et journalistes américains décrivent Washington comme « la capitale du monde libre ». Pourtant, il me semble que cette grande ville-ci, qui a mille ans d’histoire et est la capitale de la Belgique, le domicile de l’Union européenne et le siège de l’OTAN, peut légitimement prétendre à ce titre.

Comme j’ai été législateur pendant plus de 36 ans dans mon parlement, je me sens particulièrement honoré de m’adresser à celui de l’Europe. Le président Obama et moi, nous avons été le premier tandem en 50 ans aux États-Unis à accéder à la Maison-Blanche à partir de notre corps législatif. C’est pourquoi nous arrivons tous deux à nos postes exécutifs pénétrés d’une vive appréciation du travail que vous accomplissez ici, dans le bastion de la démocratie européenne.

Ensemble, en comptant mes anciens collègues du Congrès des États-Unis, vous et moi représentons plus de 800 millions de personnes. Il vaut la peine de s’arrêter un moment pour y penser : deux corps élus qui créent les lois pour près d’un huitième de la population de la planète. C’est réellement remarquable.

À présent, en vertu du traité de Lisbonne, vous avez acquis de nouveaux pouvoirs et la responsabilité plus large qui accompagne cette influence accrue. Et nous nous en félicitons. Nous nous en réjouissons parce que nous, les États-Unis, avons besoin d’alliés et d’alliances solides, pour nous aider à affronter les problèmes du XXIe siècle, dont nombre sont pareils à ceux du siècle dernier, mais dont tant d’autres sont différents.

Je voudrais l’affirmer aussi clairement que possible : le gouvernement Obama-Biden ne nourrit aucun doute quant au besoin d’une Union européenne forte et active. Nous sommes favorables à cette Union qui est essentielle à la prospérité américaine et à la sécurité à long terme. N’ayez pas le moindre doute à ce sujet

Lorsque j’ai présidé la Commission sénatoriale des affaires étrangères pendant toutes ces années, j’ai eu l’occasion de rencontrer beaucoup de législateurs européens membres de leurs assemblées nationales et dont certains sont parmi nous aujourd’hui. C’est dire que j’apprécie, après toutes ces années, je reconnais l’importante étape que cela a représenté de créer le seul et unique parlement multinational au monde élu au suffrage universel. Tant de choses ont changé.

Et je suis heureux que grâce au Dialogue législatif transatlantique, vous ayez construit une solide relation avec le Congrès des États-Unis. J’espère que le bureau que vous avez ouvert à Washington le mois dernier va la renforcer encore davantage.

Mes amis, il y a 65 ans cette semaine, à moins de 200 kilomètres au sud d’ici, les dirigeants nazis signèrent leur capitulation sans condition qui mit fin à la Deuxième Guerre mondiale en Europe.

Le lendemain, des célébrations firent éruption à Times Square et à Piccadilly Circus. Des foules en liesse dansèrent sur les Champs-Élysées et sur les places de villes du monde allié. Ici, à Bruxelles, lors d’un service d’action de grâce, les fidèles chantèrent à l’église les hymnes nationaux de la Grande-Bretagne, de la Belgique et des États-Unis.

Or, en ce jour de joie du 8 mai 1945, ce continent gisait en ruines, par deux fois ravagé par des guerres totales en l’espace de moins de 30 ans. À ce moment-là, l’idée d’une Europe paisible et unie, l’idée d’un Parlement européen eût paru utopique à toute personne vivante.

Et pourtant, par la volonté de vos concitoyens et d’hommes d’État tels que Paul-Henri Spaak, à la mémoire de qui ce grand édifice est dédié, Robert Schuman, Jean Monnet et ses idées visionnaires qui donnèrent naissance à un Parlement et qui lui valurent la Médaille présidentielle de la liberté du président Lyndon Johnson, nous voici aujourd’hui rassemblés en cette chambre. Vous voici rassemblés.

Ce qui avait commencé par un simple contrat entre une demi-douzaine d’États pour créer un marché commun du charbon et de l’acier a grandi pour devenir une grande puissance économique et politique, une communauté vouée à la liberté de pensée, de déplacement et d’entreprise, une Europe qu’un historien a décrite comme moins un lieu géographique qu’une idée.

Je suis ici pour réaffirmer que le président Obama et moi croyons en cette idée, en ce monde et en cette Europe meilleurs qu’elle a déjà contribué à engendrer ; une Europe où tous les États membres bénéficient en négociant des accords commerciaux et en luttant contre la dégradation de l’environnement d’une seule voix unifiée ; une Europe qui renforce les valeurs culturelles et politiques que mon pays partage avec chacun d’entre vous ; une Europe qui est une, libre et en paix. (Applaudissements)

Ainsi que l’a affirmé le président Obama il y a un peu plus d’un an, à Prague, une Europe forte constitue un partenaire fort pour les États-Unis, et nous avons besoin de partenaires forts. C’est pourquoi nous ferons tout notre possible pour seconder cette grande entreprise qui est la vôtre. Car les 65 dernières années ont montré que lorsque les Américains et les Européens consacrent leur énergie à une cause commune, il n’y a pratiquement rien qu’ils ne puissent accomplir.

Ensemble, grâce au Plan Marshall, nous avons reconstruit l’Europe et réalisé peut-être le plus grand investissement de l’histoire de l’humanité. Ensemble, nous avons construit l’alliance sécuritaire la plus durable du monde, l’OTAN, et une force militaire et politique qui a lié l’Amérique et l’Europe et les a rapprochées toujours davantage au cours des décennies.

Ensemble, nous avons établi les relations commerciales les plus importantes de l’histoire du monde, représentant environ 40 % du commerce mondial et contribuant à l’avènement d’une ère sans précédent de prospérité et d’innovation technique. Et ensemble, nous avons apporté des secours humanitaires et de l’espoir à des populations sinistrées dans plus d’endroits que je ne saurais mentionner, des Balkans occidentaux au Congo et à notre travail actuel en Haïti.

Aux sceptiques qui, en dépit de toutes ces réalisations, continuent de s’interroger sur l’état des relations transatlantiques ou sur l’attitude de mon pays envers une Europe unie, ma réponse est la suivante : même si les États-Unis et les pays que vous tous représentez n’étaient pas unis par des valeurs et par l’héritage commun de millions de nos citoyens, dont moi-même, nos intérêts mondiaux suffiraient à eux seuls à nous lier ensemble inexorablement.

Les relations entre mon pays et l’Europe sont aussi fortes et aussi importantes qu’elles ne l’ont jamais été. Ce siècle nouveau a vu surgir de nouveaux défis non moins dangereux que ceux qui les ont précédés au XXe siècle. Ensemble, nous les affrontons, l’un après l’autre. Ils sont ardus. Il y aura des désaccords. Mais nous nous y attaquons ensemble.

Le changement climatique est l’une des menaces les plus graves auxquelles notre planète est confrontée ; les États-Unis et l’Europe œuvrent pour s’assurer que tous les pays, notamment les principales économies, contribuent à une solution mondiale. Nous en avons tous cherché et avons fait un pas majeur en avant à Copenhague. Nous devons maintenant mettre en vigueur les décisions sur les émissions, le financement et la transparence énoncées dans cet accord. Et nous devons aider les pays les plus vulnérables, du nord de l’Arctique aux îles du Pacifique, où se manifestent les signes avant-coureurs de cette crise imminente.

À travers le paysage troublé de l’Afghanistan et du Pakistan, nous cherchons, ensemble, à déstabiliser, démanteler et vaincre Al-Qaïda et les combattants talibans et à entraîner une armée et une force de police afghanes, afin que leur gouvernement puisse un jour protéger son peuple et ne pas constituer une menace pour les pays limitrophes.

Pour renforcer les capacités du gouvernement afghan, les États-Unis, l’Union européenne et ses pays membres ont déployé des ressources financières de même que des ressources civiles.

Certes, la poursuite de ces importantes missions n’a pas toujours été populaire, mais vous savez tous, comme moi, que la situation les exige. En tant que dirigeants, nous avons l’obligation d’expliquer à nos citoyens qu’elles sont nécessaires à notre sécurité mutuelle. Croyez-moi, en tant qu’homme politique qui occupe des postes électifs depuis 38 ans, je comprends que ce ne soit pas facile. Je peux vous assurer que ces missions ne sont pas plus populaires dans mon pays qu’elles ne le sont dans l’un quelconque des vôtres.

Suite - pièce jointe  




Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

18/05/2010

n°41 - Dossier d'Iran - 17-05 -: Début - : La campagne contre l'Iran et le droit international.

n°41 - Dossier  d'Iran - 17-05 -:  Début  - : La campagne contre l'Iran et le droit international.



Dossier d'Iran   n°41 du 17-05

                             C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossier d'Iran" est  visible  sur les blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

Tiré à Part

Karl Müller : La campagne contre l'Iran et le droit international.

1 Les Brèves

Les États-Unis et Israël sont responsables de toutes les activités terroristes dans le monde.

1-2 L'ambassadeur d'Espagne a souligné le caractère non-militaire du programme nucléaire iranien 

1-3 Nucléaire: Moscou refuse son soutien au document final de la conférence à Téhéran.

1-4 Des drones inquiètent le Pentagone…

1-5 Je "condamne les pressions" sur Téhéran et Harare.  

1-6 Un Occident qualifié de "satanique", prêt à "accaparer les ressources mondiales". 

1-7 L’Iran soutiendra la Syrie en cas de menace israélienne.

1-8 Sylviane Zehil : La Syrie, le Liban et le Hezbollah sont capables de défaire l’État hébreu.

1-9 Soudainement, le nucléaire iranien n'est plus une menace existentielle"

1-10 La plus grande usine automobile au Proche-Orient inaugurée.

Suite

2 Dossier & Point de vue

2-1 Le discours du président iranien à la Conférence de l’examen du TNP.

1 Ahmadinejad : La quête d'une paix durable est naturelle et historique.

2 « L’AIEA a exercé davantage de pressions sur les membres qui ne détiennent pas d’armes, sous prétexte de la non prolifération.  »,  

3Richard Drew : Le discours du président iranien boycotté à l'ONU.

4 Réplique confuse de la Maison Blanche au discours du président iranien à New York. 

5 L'immense répercussion médiatique du discours du Président.

6 Ahmed Loutfi & Chaïmaa Abdel-Hamid : Le sommet de Washington a été marqué par la confirmation de  l’influence de l’Etat hébreu.

2-2 Pacynthe Sabri : Un danger instrumentalisé.

2-3 Aliaa Al-Korachi : L’atome, mais pas au service de la paix.

Fin

3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

3-1 Albert A.Stahel : «Premièrement l’Iran n’est pas une puissance nucléaire

3-2 Les impénétrables voies de l'Iran.

4  Pièce jointe

4-1 René Naba : L’Iran, un cas d’école



Tiré à Part

Karl Müller   : La campagne contre l'Iran et le droit international

­Karl Müller expose les menaces proférées contre l'Iran et les projets de guerre contre ce pays à la lumière du droit international.

Comme pour l'agression contre l'Irak, la volonté d'une poignée d'Etats, autoproclamés "communauté internationale", de bafouer la Charte des Nations Unies est un véritable obstacle à la paix entre les peuples. 


En adhérant aux Nations Unies, 192 Etats du monde ont pris les engagements suivants:
•    «Maintenir la paix et la sécurité internationales et à cette fin: prendre des mesures collectives efficaces en vue de prévenir et d’écarter les menaces contre la paix et de réprimer tout acte d’agression ou autre rupture de la paix, et réaliser, par des moyens pacifiques, conformément aux principes de la justice et du droit international, l’ajustement ou le règlement de différends ou de situations, de caractère international, susceptibles de mener à une rupture de la paix;


•    Développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du prin­cipe de l’égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes, et prendre toutes autres mesures propres à consolider la paix du monde.»


De plus, il est inscrit dans
la Charte des Nations Unies, concernant les devoirs des Etats membres:


•    «Les membres de l’Organisation règlent leurs différends internationaux par des moyens pacifiques, de telle manière que la paix et la sécurité internationales ainsi que la justice ne soient pas mises en danger.


•    Les membres de l’Organisation s’abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’emploi de la force, soit contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout Etat, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies.»


Le fait que certains Etats, membres des Nations Unies, ont contrevenu à maintes reprises à ces dispositions ne dispense pas le monde actuel de ces engagements. Bien au contraire: Toutes les guerres menées après
la Seconde Guerre mondiale ont démontré de façon cruelle à quel point était vrai ce que, en 1945, les membres fondateurs des Nations Unies avaient écrit au début du préambule de la Charte: «Nous, peuples des Nations Unies, résolus à préserver les générations futures du fléau de la guerre qui deux fois en l’espace d’une vie humaine a infligé à l’humanité d’indicibles souffrances.»
Est-ce compatible avec ces principes que des représentants de gouvernements et de médias attaquent verbalement avec force un pays et n’excluent pas une guerre contre lui?
C’est bien ce qui se passe depuis de nombreuses années envers l’Iran. Et avec un nouvel élan depuis ces dernières semaines et mois.


On ne tient pas compte du fait


•    que ce n’est pas que le gouvernement iranien qui affirme depuis des années ne pas vouloir posséder des armes atomiques, mais les inspecteurs de l’Agence Internationale de l’énergie atomique (AIEA) de même que les services secrets ne peuvent apporter de preuve tangible d’un programme d’armes atomiques de l’Iran. Les rapports actuels des services secrets américains ont même attesté que l’Iran ne mène pas de programme d’armes atomiques. Certains adversaires de l’Iran prétendent même qu’il ne s’agit pas de prouver l’existence d’un tel programme, mais que c’est à ce pays à prouver qu’il n’en a pas – mais comment est-ce possible alors que tout ce que l’Iran présente comme preuves est remis en question;


•    que les déclarations du président iranien concernant Israël sont présentées dans les médias occidentaux de façon erronée et qu’on ne connaît pas de plans de guerre de l’Iran contre Israël;


•    que des plans de guerre israéliens ­contre l’Iran (et même des Etats-Unis) existent très probablement alors même que
la Charte des Nations Unies interdit toute acte d’agression;


•    que l’Iran est menacé d’intervention guerrière par d’autres pays, voire par de hauts officiers allemands: Entre-temps le manuscrit du discours du général allemand de l’OTAN, Karl-Heinz Lather, tenu le 25 mars à Bonn devant
la Communauté de soldats catholiques a été rendu public. Et c’est précisément lors de la Journée mondiale de la Paix 2010 qu’il a dit: «D’ailleurs, la communauté internatio­nale [en fait les Etats membres de l’OTAN] pourrait se voir contrainte d’intervenir militairement si l’Iran ne renonce pas à ses ambitions d’un armement atomique. Il semble que l’action politique, la diplomatie et les sanctions n’apportent guère de solution.» Puis il ajouta – à l’encontre des obligations de la Charte de l’ONU – que «les Etats et les gouvernements [ceux de l’OTAN] acceptent en général [donc pas toujours] un mandat des Nations Unies comme condition d’une intervention militaire [ce qui, selon lui, n’est pas obligatoirement le cas];


•    que les propositions soumises à l’Iran ne respectent pas l’égalité des droits de tous les Etats inscrite dans
la Charte des Nations Unies et on soumet l’Iran à des exigences sans aucun fondement dans le droit des traités touchant au nucléaire – ce que les décisions du Conseil de Sécurité de l’ONU au sujet du programme nucléaire iranien ne peuvent cacher;


•    que des Etats qui, comme Israël, le Pakistan et l’Inde, refusent de se soumettre au Traité sur la non-prolifération des armes nuclé­aires (TNP), et disposent d’un énorme arsenal d’armes nucléaires, ne sont pas contraints de rentrer dans le rang (sans parler des 5 puissances nucléaires «officielles», qui ont aussi signé le TNP et se sont engagés à réduire leurs arsenaux nucléaires, voire à les supprimer, mais qui sont à des lieues de leur application) – on travaille ici aussi à deux niveaux;


•    que ce n’est pas la «Communauté inter­na­tionale» qui fait pression sur l’Iran, mais avant tout Israël, les Etats-Unis et l’UE, lesquels se sont unis contre l’Iran et exercent une pression sur les autres pays pour qu’ils se soumettent à leur volonté. La plupart des Etats et des gouvernements, comme par exemple les 118 membres du Mouvement des non-alignés, considèrent la politique de l’Iran différemment et estiment qu’il y a une possibilité d’entretenir des relations avec ce pays et de résoudre les conflits, se démarquant ainsi nettement du bloc politique des 3 pays sus-mentionnés, lesquels ne représentent finalement qu’une petite minorité dans l’ensemble du monde.


On n’évoquera pas ici les vraies raisons des plans de guerre contre l’Iran. On se contente de signaler que toute cette agitation guer­rière est alarmante pour tout un chacun qui s’intéresse raisonnablement à ce problème. Il est vrai aussi que tous ceux qui menacent l’Iran ne veulent pas forcément la guerre. Toutefois, ils aplanissent le terrain pour ce petit groupe de pays qui veulent cette guerre, en violation de
la Charte des Nations Unies.
Il est particulièrement inquiétant de constater qu’on n’entend plus aucune voix contraire dans ces gouvernements et ces médias-là. Il n’y a aucun débat, on se contente de hurler avec les loups, alors même que ces cris n’ont rien à voir avec la vérité, mais ne sont poussés que pour soutenir des projets poli­tiques inavouables.
Cette volonté d’ignorer
la Charte des Nations Unies n’est pas un délit mineur. C’est proprement une tentative de porter un coup à l’effort des peuples et des Etats de vivre en paix et dans la justice. C’est une menace pour l’humanité et c’est pourquoi, au sein de la Communauté internationale, ils sont nombreux à ne pas vouloir suivre cette voie.
Au cours des derniers 20 ans, plusieurs guerres ont été déclenchées contre la volonté de
la Communauté internationale, avec des conséquences dramatiques tant pour les victimes qu’en ce qui concerne les coûts. Il est donc important de réfléchir à la façon d’empêcher une nouvelle guerre et aux moyens à disposition pour faire respecter le droit international – et cela par tous les Etats.   

 Karl Müller   

Source: Horizons et débatsHorizons et débats



1 Les Brèves

1-1 Les États-Unis et Israël sont responsables de toutes les activités terroristes dans le monde.

Le président Mahmoud Ahmadinejad a accusé Washington et Tel-Aviv d’être responsables de toutes les activités terroristes dans le monde.

Il s’est exprimé à l’occasion d'une cérémonie commémorant la Journée internationale du travail.

Les États-Unis et Israël sont les causes premières du terrorisme en Irak et en Afghanistan, a t-il ajouté.
Tous les dictateurs du monde sont soutenus par Washington, selon le président iranien ajoutant que les États-Unis et ses alliés s'opposent à tous les gouvernements démocratiques à travers le monde.
Le président Ahmadinejad a réaffirmé que des liens d’amitié avec la nation iranienne est le seul moyen pour Washington de se débarrasser de ses problèmes actuels.
Aujourd'hui, la nation iranienne est déterminée à conquérir tous les points culminants la conduisant vers le progrès et à ne pas prêter attention à la clameur publique organisée par ses ennemis, a t-il ajouté.
Le peuple iranien sont les hommes de la logique, la compréhension, la justice, la coopération et le dialogue, at-il dit, ajoutant que la nation se couper les mains de ceux qui veulent signer un accord contre la République islamique.
Il a en outre exprimé la préparation de la nation iranienne à participer à la gestion globale sur la base de la justice.
Le président Ahmadinejad a réitéré que la nation iranienne et toute liberté la recherche des Nations aura un avenir brillant et prometteur.
Se référant aux complots de l'ennemi, le président iranien a souligné que le siège économique et les embargos n'ont eu aucun effet sur la nation iranienne au cours des trois dernières décennies.
Qualifiant les revendications des États-Unis concernant le désarmement nucléaire de sans fondement, il a déclaré que Washington a été le seul pays qui a développé et utilisé des armes nucléaires dans le monde.
Il a en outre condamné de nombreux cas de violations des droits de l'homme par les États-Unis en Irak et en Afghanistan, affirmant que plus de 1,3 millions de personnes ont été tuées en Irak et plus de 100.000 civils tués en Afghanistan à cause des troupes américaines d’occupation.
Ces civils innocents ont été tués par ceux qui se proclament des soi-disant defenseurs des droits de l'Homme et de la démocratie dans le monde, a poursuivi le président iranien.

01 Mai

http://www2.irna.ir/fr/news/view/line-96/1005012516181234.htm


1-2 L'ambassadeur d'Espagne a souligné le caractère non-militaire du programme nucléaire iranien  

L'ambassadeur d'Espagne à Téhéran, Leopoldo Stampa, a souligné que le programme nucléaire de l'Iran est sous contrôle de l'AIEA et qu'il est de nature civile.
Leopoldo Stampa s'exprimait mardi lors d'une interview exclusive avec l'IRNA, après sa rencontre avec les membres de
la Commission de sécurité nationale et de politique étrangère du parlement iranien.
Il a estimé que le programme nucléaire iranien n'était pas militaire et a été mené sous l'entière supervision de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).
Il a noté que, d'après le Traité de non-prolifération (TNP), tous les pays ont le droit de faire usage de l'énergie nucléaire à des fins pacifiques.
Interrogé sur les efforts des États-Unis d'exercer de nouvelles sanctions contre l'Iran, l'ambassadeur d'Espagne a déclaré que les États-Unis n'étaient pas un membre de l'union européenne, et qu'ils ne pouvaient pas commenter ses politiques.
L'ambassadeur d'Espagne à Téhéran, a qualifié sa rencontre avec les parlementaires de très bonne et fructueuse, disant que c'était une bonne occasion offerte aux ambassadeurs étrangers de parler aux membres de
la Commission de sécurité nationale de la République Islamique d'Iran.
Il a ajouté que les deux parties ont présenté leurs points de vue sur différentes questions d'intérêt commun lors de la réunion.

04/05 

 http://www2.irna.ir/fr/news/view/line-97/1005041862201513.htm


1-3 Nucléaire: Moscou refuse son soutien au document final de la conférence à Téhéran.
La Russie ne soutient pas le document rédigé à l'issue de la conférence internationale de Téhéran sur le désarmement et la non-prolifération nucléaire, a déclaré vendredi devant les journalistes à Moscou le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Andreï Nesterenko.
"Nous ne considérons le document final de la conférence sur le désarmement et la non-prolifération à Téhéran, préparé par la partie iranienne, que comme résumé de son président qui n'exprime que son avis personnel. Ce document n'a pas été examiné par les participants du forum et n'a pas été soumis à leur approbation", a indiqué le diplomate.
La Russie confirme que les discussions à la conférence ont été fructueuses, mais refuse de soutenir le document en question.
Des représentants d'une soixantaine de pays ont assisté à la conférence sur le désarmement nucléaire à Téhéran les 17 et 18 avril derniers qui avait pour thème "l'énergie nucléaire pour tous, des armes atomiques pour personne".
La Russie y a été représentée par son vice-ministre des Affaires étrangères Sergueï Riabkov.
La discussion lors du forum a porté sur un large éventail de mesures pratiques appelées à définir la menace de la prolifération et sur des moyens d'atteindre un monde sans armes nucléaires.

23 avril

http://fr.rian.ru/world/20100423/186540570.html


1-4 Des drones inquiètent le Pentagone…

Le secrétaire américain à la Defense, Robert Gates, s'est déclaré préoccupé jeudi 25 mars par l'existence de drones iraniens (avions sans pilote), tout en minimisant les risques encourus par les forces armées américaines déployées en Irak et en Afghanistan.
"L'Iran a des drones. C'est inquiétant, car s'ils le voulaient, ils pourraient nous créer des difficultés en Irak ou en Afghanistan", a-t-il déclaré lors d'une audition parlementaire. "En même temps, les drones volent relativement lentement et nous avons une excellente armée de l'Air", a-t-il relativisé.
"Je pense que nous sommes capables de protéger nos troupes, en particulier dans ces zones de combat".

"Ces drones sont capables de mener des opérations d'attaque"

"Je crains surtout de voir de telles capacités tomber entre les mains d'acteurs non-étatiques qui les utiliseraient à des fins terroristes", a conclu le secrétaire américain à la Defense.
L
e ministre iranien de la Defense, le général Ahmad Vahidi, a inauguré en février deux lignes de production d'avions pilotés à distance par une entreprise aéronautique dépendant de son ministère, selon l'agence Fars.
"Ces drones sont capables de mener des opérations de surveillance, de détection et même d'attaque avec une grande précision", avait-il affirmé.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/ameriques/20100326.OBS1051/des_drones_iraniens_inquietent_le_pentagone.html


1-5 Je "condamne les pressions" sur Téhéran et Harare.  
"L'Iran et le Zimbabwe sont deux pays qui persévèrent à défendre leur souveraineté et leur liberté", a-t-il déclaré lors d'une cérémonie officielle à la présidence.
"Nous sommes soumis à des pressions grandissantes des pays impérialistes et colonialistes", a-t-il poursuivi, en ajoutant: "Ici, je condamne toutes les pressions, les pressions sataniques, les pressions sur le gouvernement et le peuple du Zimbabwe."
"Le Conseil de sécurité de l'ONU a servi les intérêts des pays les plus puissants", a accusé le président iranien. "Ils se servent du conseil de sécurité de l'ONU pour atteindre leurs objectifs mais ils ont échoué", a-t-il dit.
"Ils ont pensé qu'ils pourraient changer les directions de nos nations. Mais nos nations ont tenu fermement", a-t-il soutenu.
"Ils ont imposé les mêmes pressions sur le Zimbabwe. Ceux qui n'ont aucun respect pour les droits de l'Homme et qui tuent des gens ont utilisé comme excuse la protection des droits de l'Homme."
Le régime de Mugabe, accusé de nombreuses violations des droits de l'homme, est l'objet de sanctions occidentales depuis la réélection du chef de l'Etat en 2002.
Bruxelles et Washington viennent de prolonger ces mesures (gels des avoirs et interdiction d'entrée sur leur sol) pour un an, en estimant insuffisants les progrès enregistrés depuis la formation d'un gouvernement d'union en février 2009.
Le président Mugabe accuse régulièrement ces sanctions des maux de son pays, et notamment de l'effondrement de son économie.
Les deux chefs d'Etat ont assisté jeudi à la signature de huit accords pour renforcer les échanges commerciaux et la coopération bilatérale.

22/04/

http://www.romandie.com/


1-6 Un Occident qualifié de "satanique", prêt à "accaparer les ressources mondiales". 

La visite au Zimbabwe du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, jeudi et vendredi, a pris des allures de défi commun avec son homologue zimbabwéen Robert Mugabe face à un Occident qualifié de "satanique", prêt à "accaparer les ressources mondiales". 
"Nos pays ont une expérience amère de l'intervention des grandes puissances qui essaient d'accaparer les ressources mondiales", a lancé le leader iranien en inaugurant vendredi une foire commerciale dans la seconde ville du pays, Bulawayo (sud-ouest). 
"Mais les Nations du monde, dont le Zimbabwe et l'Iran, ont décidé de tenir bon", a-t-il poursuivi devant des centaines de personnes, dont de nombreux représentants de la communauté musulmane du Zimbabwe.
La veille, lors d'un dîner officiel à Harare, ils avaient exprimé haut et fort leur soutien mutuel, condamnant les sanctions "sataniques" et "injustes" prises contre eux par les "colonialistes". 
"A cause des positions de principes qu'ils ont pris nationalement et à l'étranger, le Zimbabwe et l'Iran sont tous deux injustement vilipendés et punis par les pays occidentaux", avait affirmé M. Mugabe, au pouvoir depuis l'indépendance du pays il y a trente ans.

25-04

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=134929&language=fr


1-7 L’Iran soutiendra la Syrie en cas de menace israélienne.
L'Iran déconseille à Israël d'agresser la Syrie et se déclare prêt à utiliser tous les moyens en sa possession pour la soutenir.
"Nous interviendrons au côté de
la Syrie en cas de menace israélienne", a affirmé le vice-président iranien Mohammad Reza Rahimi à l'issue d'une rencontre avec le premier ministre syrien Mohammed Naji al-Otari à Damas.
La Syrie est "un Etat fort", capable de "faire face à n'importe quelle menace", a déclaré M.Rahimi, ajoutant que Téhéran la soutiendrait "par tous les moyens dont il dispose".
Intervenant il y a trois jours à Washington à l'issue d'une rencontre avec le ministre israélien de
la Defense Ehud Barak, le chef du Pentagone Gates a accusé la Syrie de fournir des "missiles de plus en plus sophistiqués" au mouvement chiite Hezbollah, ce qui porte atteinte à la stabilité dans la région.

RIA Novosti

30 avril -
http://fr.rian.ru/world/20100430/186599506.html


1-8 Sylviane Zehil : La Syrie, le Liban et le Hezbollah sont capables de défaire l’État hébreu.

nb : Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information..
Le président Ahmadinejad a affirmé mardi soir que « le régime sioniste a besoin de se sauver et qu'il a besoin, pour cela, de mener une nouvelle guerre contre le Liban et la Syrie ».

Le président Ahmadinejad, qui s'exprimait lors d'une conférence de presse mardi soir à l'hôtel Millenium à New York, à l'issue de sa visite à l'ONU où il a pris part aux travaux de la conférence de révision du Traité de non-prolifération des armes nucléaires (TNP), a affirmé que « les conséquences d'une telle guerre seraient impossibles à calculer ».
« La tension dans la région est telle qu'une nouvelle guerre du régime sioniste pourrait le mener à sa fin », a-t-il souligné. Et d'ajouter : «

Nous croyons que ce sera la dernière des guerres que mènera Israël. Ce dernier ne peut rien faire contre l'Iran. » « Si la guerre éclate entre le Liban, la Syrie et Gaza, nous défendrons ces derniers. La Syrie, le Liban et le Hezbollah sont capables de défaire l'État hébreu. Le Hezbollah a mené deux guerres victorieuses en 2000 et 2006 », a-t-il souligné.Et le président iranien de conclure : « L'État sioniste aime faire la guerre. Cette fois-ci, ce sera la fin d'Israël. »

Sylviane Zehil 

7/5

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/656237/Ahmadinejad+%3A_La_Syrie%2C_le_Liban_et_le_Hezbollah_sont_capables_de_defaire_l%27Etat_hebreu.html


1-9 Soudainement, le nucléaire iranien n'est plus une menace existentielle"

"L'Etat horrifié qui se prépare à l'offensive", telle était l'expression utilisée par la presse israélienne pour refléter la peur de l'entité sioniste face à l'ampleur de l'arsenal militaire du Hezbollah et de l'Iran.
Dans son article publié dans le quotidien Haaretz, le journaliste Tsevi Baryel a posé la question suivante:
"Ajoutez le nombre des missiles Scud au nombre des Katiouchas, des missiles Chehab3 et Zilzal que possède le Hezbollah, et divisez-les sur 7.5 millions de personnes.

Combien de missiles tomberont alors sur chaque citoyen en Israël?
Passons maintenant à la géométrie, poursuit le journaliste. Dessinez trois cercles autour de Tel Aviv, le premier représentant l'étendue que peut détruire un missile Chehab, le deuxième celle qui sera bombardée par un missile scud, et le troisième par un Katioucha.
Supposons que l'attaque contre Israël sera coordonnée entre l'Iran, le Hezbollah et la Syrie, commanderiez-vous au Hezbollah de tirer seulement les Scud et de garder les Katiouchas? Ou bien de tirer les Chehab et de garder les Katiouchas? Justifiez vos réponses selon votre adresse et la portée des missiles!"
 Le journaliste ajoute dans son article: La terreur que répandent le chef du département des recherches au service des renseignements militaires israéliens, Ori Bidetz, le ministre américain à la defense Robert Gates (qui a affirmé que le Hezbollah possède des missiles plus que plusieurs gouvernements), et des analystes militaires, font noyer "Israël" dans une peur sans précédent.

On ne peut pas fuir l'éventualité d'une attaque contre nous. Soudainement on se rend compte que le nucléaire iranien n'est plus la menace existentielle mais plutôt les missiles.
Selon le journaliste, "l'Etat horrifié prépare dès maintenant l'opinion publique et l'armée à la guerre prochaine".
Evoquant l'équilibre de la terreur, Tsevi Baryel écrit: "Certainement, il y un équilibre de la terreur entre Israël et ses voisins dans le but de créer une force de dissuasion.  C'est ce que fait tout Etat rationnel qui se voit en danger et qui ne trouve pas d'autre alternative militaire. Israël est sans aucun doute un Etat menacé, mais la Syrie, le Liban, Gaza et la Cisjordanie le sont aussi. Donc, les Libanais, les Syriens, les Gazaouis doivent avoir aussi froid dans le dos, non seulement les habitants d'Israël!  
Mais malgré les frappes israéliennes, la Syrie continue de menacer, et malgré le bombardement du Liban durant la dernière guerre, ce pays menace également.

L'offensive du "plomb durci" a coupé Gaza mais elle n'a pas stoppé l'armement du Hamas, tout comme en Cisjordanie où l'occupation a régné mais elle n'a pas mis fin aux menaces", a conclu le journaliste du Haaretz.
Pour sa part, Maxime Peres, un autre journaliste s'exprimant à un site israélien sur les capacités militaires du Hezbollah a dit: "Le Hezbollah a reçu M-600, un des missiles les plus sophistiqués de l'arsenal syrien. Sa portée est de 300 km, et il peut porter une tête explosive d'une demi-tonne.

Ce missile fonctionne au combustible solide, ce qui signifie qu'il a besoin seulement de 15 minutes pour être lancé. Donc, il est très difficile de l'éviter, surtout que le système de defense israélien est incapable de faire face à ce genre de missiles d'une manière efficace", a conclu Maxime Peres.

Haaretz

12/05 

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=13...


1-10 La plus grande usine automobile au Proche-Orient inaugurée.
Le président iranien a inauguré aujourd’hui à Kashan (centre du pays) la plus grande usine de production automobile du Moyen-orient, d'une capacité de 150.000 voitures par an, a rapporté l’AFP. Cette usine a nécessité l’investissement de 350 millions de dollars
Appartenant à la société Saïpa (premier constructeur automobile en Iran avec 54%), la nouvelle usine iranienne va créer 4.000 emplois directs et 20.000 indirects. Plusieurs modèles y sont programmés à la production dont une petite voiture 100% iranienne nommée Tiba (Gazelle). Petite citadine de 4 places, destinée aux classes moyennes, elle coûtera environ 8500 dollars.
"La production de
la Tiba est un signe de notre confiance en nous (...) La nation iranienne a montré qu'en dépit des sanctions et les pressions des ennemis, elle résiste et avance sur le chemin du progrès", a affirmé M. Ahmadinejad. Avec plus de 1.400.000 véhicules produits l'an dernier, l'Iran est le premier producteur automobile au Moyen-Orient.
Il faut remarquer que l'industrie automobile en Iran emploie directement 500.000 personnes mais est également à l'origine d'un grand nombre d'emplois indirects qui en font la deuxième industrie du pays derrière l'industrie pétrolière, selon l’AFP.

Nouredine ABBASSEN
http://www.auto-utilitaire.com/actualites/actualites_internationales/2049-plus-grande-usine-automobile-Proche-Orient-inaugure.html


n°41 - Dossier d'Iran - 17-05 -: Suite - : La campagne contre l'Iran et le droit international.

n°41 - Dossier  d'Iran - 17-05 -: Suite  - : La campagne contre l'Iran et le droit international.



Dossier d'Iran   n°41 du 17-05

                             C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossier d'Iran" est  visible  sur les blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

2 Dossier & Point de vue

2-1 Le discours du président iranien à la Conférence de l’examen du TNP.

1 Ahmadinejad : La quête d'une paix durable est naturelle et historique.

2 « L’AIEA a exercé davantage de pressions sur les membres qui ne détiennent pas d’armes, sous prétexte de la non prolifération.  »,  

3Richard Drew : Le discours du président iranien boycotté à l'ONU.

4 Réplique confuse de la Maison Blanche au discours du président iranien à New York. 

5 L'immense répercussion médiatique du discours du Président.

6 Ahmed Loutfi & Chaïmaa Abdel-Hamid : Le sommet de Washington a été marqué par la confirmation de  l’influence de l’Etat hébreu.

2-2 Pacynthe Sabri : Un danger instrumentalisé.

2-3 Aliaa Al-Korachi : L’atome, mais pas au service de la paix.

 



2 Dossier & Point de vue

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information..

2-1 Le discours du président iranien à la Conférence de l’examen du TNP.

1 Ahmadinejad : La quête d'une paix durable est naturelle et historique.

Monsieur le président, mesdames, messieurs
Je remercie Dieu qui nous a donné l'occasion de discuter d'un des sujets mondiaux les plus importants. Sans aucun doute les réunions sur la réforme et la parachèvement du TNP sont les réunions les plus importantes.
Chers amis,
La quête d'une paix durable est naturelle et historique.
Aucun pays n'est dispensé de ce besoin. Les prophètes divins et les gens de vertu, dans la foi en Dieu et les enseignements divins, étaient à la recherche de formules qui garantissent une vie calme et sereine dans les deux mondes.
Selon eux, une société idéale est une société fondée sur le Monothéisme et la justice, remplie d'amour et de sécurité, et dirigée par la meilleure créature de Dieu en compagnie de Jésus (AS) et d'autres gens de grande vertu.
Sans sécurité, il est impossible de programmer pour le progrès et le bien être.
Bien qu'une grande partie des richesses des peuples soit consacrée à la sécurité, nous ne voyons pas beaucoup de progrès dans ce domaine ni dans la diminution des menaces. Malheureusement, à cause de la distance qu'ont prise certains gouvernements avec les enseignements des prophètes, la menace des bombes atomiques s'est étendue sur le monde entier et personne ne se sent en sécurité.
Certains gouvernements présentent la bombe atomique comme l’assurance et la defense de leur sécurité et c'est une grande erreur
La bombe atomique quelle que soit la raison de sa création et de son stockage, est un grand danger qui menace avant tout les pays producteurs.
Vous vous souvenez sans doute, des inquiétudes lors du transfert d'un missile doté d'une ogive nucléaire, d'une base militaire à une autre, aux Etats-Unis.
De plus, une explosion atomique détruit tous les êtres vivants et l'environnement, et laisse des traces dans les futures générations pendant des centaines d'années.
L'arme atomique est un danger qui menace l'Humanité et non une arme de defense. Posséder la bombe non seulement n'est pas une fierté, mais c’est aussi une honte.
Pire encore le fait de menacer les autres, cela est pire que tous les crimes dans l'Histoire. Ceux qui ont utilisé cette arme pour la première fois, sont les gens les plus détestables de l'Histoire.
Les Nations Unies et le Conseil de sécurité en plus de soixante ans, n'ont pas réussi à instaurer ce sentiment de sécurité dans les relations internationales, et la situation actuelle est pire qu'il y a quelques dizaine d'années.
Les guerres, les occupations, pire encore, l'ombre des menaces et des arsenaux nucléaires, et la politique de quelques pays expansionnistes, rendent encore plus improbable l'instauration d'une sécurité internationale. La communauté internationale se sent en danger et a peur pour sa sécurité. Le désarmement et la non prolifération n'ont pas été réalisés, et l'Agence internationale de l'énergie atomique n'a pas réussi à remplir ses responsabilités. Ces quarante dernières années, d'autres pays comme le régime sioniste ont réussi à se doter de l'arme atomique.
Quelle en est la raison ?
La raison est la politique et les activités de plusieurs pays, et l'incapacité et la dissymétrie qui existe dans l'application des clauses du TNP.
Je ferais allusion à quelques cas
1- La recherche de la supériorité : Dans la vision des Prophètes, des gens vertueux et de tous les gens, la supériorité, la perfection viennent de la morale, de la pureté, de la modestie, et du service des autres. Malheureusement certains gouvernement, s'appuyant sur la thèse de la lutte pour la survie de l’espèce, considèrent que leur pouvoir réside dans la menace et le mépris des autres, et développent les hostilités, les rancunes et la course aux armements, dans le monde. Leur plus grande erreur est de croire que leur pouvoir leur donne raison.

2- La politique de production et d’utilisation des armes atomiques : La première bombe atomique a été fabriquée et utilisée par le gouvernement américain. Cette attaque en apparence, a conféré une supériorité aux Etats-Unis et à leurs alliés, dans la seconde guerre mondiale, et a été la raison principale du développement de ces armements dans les autres pays, et de la course aux armements. La production et le stockage de ces armes dans un pays, sont le meilleur prétexte pour leur développement dans les autres pays, comme cela s’est malheureusement produit ces quarante dernières années.
3- Le pouvoir dissuasif des armes atomiques : Cette idée a été le prétexte à un développement de la concurrence dans les armements atomiques, car la dissuasion implique une supériorité au niveau qualitatif et quantitatif, qui a contribué à cette course aux armes nucléaires. Selon certains rapports, il existerait plus de 20000 ogives nucléaires dans le monde, dont la moitié se trouve aux Etats-Unis. Cette course dans ce contexte de dissuasion, existe aussi et se poursuit chez leurs concurrents, représentant tous deux une entorse aux règlements du TNP.
4- Les menaces nucléaires : Malheureusement, le gouvernement américain a utilisé ces armes et menace certains pays dont l’Iran. Il y a quelques temps un pays européen avait aussi lancé de telles menaces et le régime sioniste en menace sans arrêt, les pays du Moyen Orient.
5- L’utilisation politique et unilatérale de l’Agence internationale de l’énergie atomique : Certains pays qui possèdent ces armes nucléaires, ont des privilèges et occupent les plus hautes places dans les instances de décisions internationales, et à l’Agence internationale de l’énergie atomique, et profitent largement de leur statut pour nuire à l’esprit du TNP et aux membres, qui ne possèdent pas cette arme et qui sont signataires du TNP. Cette pratique injuste est devenue une habitude. Jusqu’à présent, aucun pays signataire du TNP n’a pu sans subir des pressions, profiter des droits que lui confère son adhésion à l’Agence alors qu’il n’existe, malgré l’article 6 du TNP, aucun rapport de contrôleurs de l’Agence, sur les installations de production d’armes nucléaires aux Etats-Unis ou chez leurs alliés. Il n’existe pas non plus de programme sur le désarmement de ces pays. Par contre, suite aux pressions de ces mêmes gouvernements et sur divers prétextes de leur part, des décrets consécutifs ont été signés contre les membres de l’Agence qui ne possèdent aucune arme nucléaire, pour les empêcher de profiter de leurs droits légitimes et légaux.
6- Des critères diffèrent selon les pays : Le régime sioniste qui a stocké des centaines d’ogives nucléaires, est responsable de nombreux conflits armés, et menace sans cesse les pays et les populations de la région d’attaques militaires et d’assassinats, qui reçoit le soutien inconditionnel des Etats-Unis et de leurs alliés, et les aides nécessaires pour étendre encore son programme nucléaire militaire, se permet, sans présenter aucune preuve et aucun document sérieux, de faire pression et d’accuser les membres de l’Agence « de dérapages » dans leur programme nucléaire civil.
7- L’amalgame entre énergie nucléaire et arme nucléaire : L’énergie nucléaire est une des énergies les plus propres et les plus abordables. Les changements climatiques et la pollution qui découlent de la combustion fossile nous contraignent à opter pour l’énergie nucléaire. La production continue de 1000 mégawatts par an, exige environ sept millions de réseaux pétroliers soit plus de 500 millions de dollars alors que le même travail avec l’énergie nucléaire, exige environ 60 millions de dollars soit moins de la moitié des frais des centrales qui marchent au pétrole. La technologie nucléaire est aussi utilisable en pharmacologie et le traitement des maladies graves, dans l’industrie, l’agriculture et d’autres nombreux domaines. Une des grandes injustices des pays qui possèdent l’arme nucléaire est de faire un amalgame entre l’énergie nucléaire militaire et civile. Leur but est de se réserver, en plus de l’arme nucléaire, les avantages de l’énergie nucléaire civile, et de pouvoir ainsi imposer leurs volontés à la communauté internationale. Tout cela va à l’encontre du TNP et est une violation flagrante de ses clauses.
8- La dissymétrie règne dans les clauses du TNP et les missions de l’Agence : Bien que le TNP serve à empêcher la course aux armements nucléaires, à encourager le désarmement, à empêcher la prolifération, et à empêcher une utilisation inconditionnée de l’énergie civile par ses membres, les conditions les plus difficiles ont été prévues pour les membres qui désirent utiliser l’énergie nucléaire à des fins pacifiques. Aucun programme n’a été défini par contre, au sein de l’Agence, pour lutter contre le danger éventuel des armements nucléaires. De simples discussions ont été organisées à ce sujet, sans que des décisions concrètes ne soient prises alors que cela devrait être le contraire. Les pressions les plus grandes de l’Agence, sous prétexte de non prolifération, touchent les pays qui ne possèdent aucune arme atomique et les pays qui possèdent ces armes, jouissent de la plus grande impunité et même de droits spéciaux.

Monsieur le président et chers amis,
Il est clair que la production et le stockage de ces armes, la politique de certains pays nucléaires et les faiblesses et les injustices qui existent dans le TNP, sont les plus grandes raisons d’insécurité et de développement de ces armements.
Le désarmement nucléaire, la suppression des menaces nucléaires, et la lutte contre la prolifération de ces armes, sont les meilleurs services qu’on puisse rendre, pour la sécurité, une paix durable et l’amitié entre les peuples.
Mais est-il juste que l’Agence confie la responsabilité du désarmement et octroie des droits spéciaux à des pays qui possèdent ces armements ?
Attendre que ces pays acceptent volontairement un désarmement et l’arrêt de la prolifération, est impossible et illogique car ces pays considèrent que l’arme nucléaire est la raison de leur supériorité. Un dicton iranien dit qu’un couteau ne se coupe pas lui même, comment attendre l’instauration de la sécurité par le plus grand exportateur d’armements dans le monde ?
Le gouvernement américain qui est le principal accusé, dans la production, le stockage, l’utilisation et la prolifération des armes et des menaces nucléaires, veut à tout prix, se charger de la réforme du TNP ! Ce gouvernement, dans sa nouvelle politique, avait prétendu qu’il ne fabriquerait pas d’autres armes nucléaires et qu’il n’attaquerait pas les pays qui n’en possèdent pas.
Dans quelle mesure les peuples peuvent-ils faire confiance au gouvernement américain dans le respect de ses promesses ?
Quelles garanties avons-nous sur le respect de ces engagements et leurs motivations ?
Je me permets de rappeler que ces dix dernières années, une grande partie des guerres et des conflits qui concernent le gouvernement américain, sont des conflits avec d’anciens amis et alliés.
Dans cette nouvelle politique du gouvernement américain, certains pays, membres de l’Agence et signataires du TNP, ont été menacés d’attaques nucléaires.
Ce gouvernement a toujours cherché à détourner l’attention de la communauté internationale, par divers moyens, des violations de ses accords et de ses manœuvres illégales.
Récemment, avec le lancement de la phobie du terrorisme nucléaire, il cherche à légitimer le développement et le stockage de ses arsenaux nucléaires, et à détourner l’opinion internationale du désarmement pour l’occuper à d’autres affaires sans importance, alors que le terrorisme nucléaire est un phénomène propre aux gouvernements qui fabriquent ces armes, qui les ont utilisées et qui ont une longue expérience de soutien aux groupes terroristes.
Les Etats-Unis ont passé sous silence les possibilités d’une attaque contre les pays qui possèdent des armes nucléaires, pour cibler leur propagande sur les pays indépendants alors que certains réseaux terroristes sont directement soutenus par services de renseignements des Etats-Unis et du régime sioniste. Nous avons des documents que nous présenterons si cela est nécessaire, lors de
la Conférence internationale contre le terrorisme qui se déroulera à Téhéran.
Dans leur nouvelle politique, ils ont aussi déclaré qu’ils ne développeraient pas ces armements mais qu’ils les perfectionneraient. Le perfectionnement de ces armes signifie un plus grand nombre de tués et de destructions.
C’est exactement le sens de la prolifération.
Rien ne permet de croire à l’application de ces politiques car il n’existe aucun contrôle indépendant sur le programme nucléaire des Etats-Unis et de leurs alliés.
Alors que la réunion de Washington était un effort pour défendre leurs privilèges de l’arme nucléaire et leur supériorité sur les autres, lors de la réunion de Téhéran dont le slogan était « L’énergie nucléaire pour tous, les armes nucléaires pour personne », tout le monde était à la recherche d’un monde sans armes nucléaires.
Monsieur le président, chers collègues
Pour réaliser cet objectif humanitaire et le désarmement, empêcher la prolifération des armes nucléaires, et permettre à tous de profiter des avantages de l’énergie nucléaire, je ferai quelques propositions :
1- Réforme et suivi du TNP : Ce traité doit devenir le DNPT c'est-à-dire un traité pour le désarmement et la non prolifération des armes nucléaires, et le désarmement doit venir en tête de ses préoccupations, avec des décisions claires et concrètes, obligatoires et efficaces, jouissant de garanties internationales.
2- Création d’un groupe international indépendant pour une application concrète de l’article 6 du TNP, une programmation et un contrôle total sur les activités de désarmement nucléaire, et pour lutter contre la prolifération grâce à des pouvoirs précis octroyés par l’Agence. Tous les pays indépendants devront participer activement aux activités de ce groupe et aux prises de décision, et fixer une date butoir pour le désarmement général et total des pays qui possèdent des armes nucléaires
3- Proposer des législations obligatoires sans distinction et sans conditions, pour un désarmement complet des pays nucléaires.
4- L’arrêt immédiat dans le domaine des armes nucléaire, de la production, de la restauration et des activités de recherches et expérimentales, sous le contrôle du groupe prévue dans le n° 2.
5- Création d’une législation applicable pour l’interdiction totale de la production, du stockage, de la vente et du perfectionnement de ces armes.
6- Les pays qui utilisent ces armes ou qui menacent de les utiliser n’auront pas le droit d’être membres de l’Agence. Jusqu’à présent leur présence, leurs pressions et leur contrôle politique de l’Agence l’ont empêchée de remplir ses responsabilités, spécialement dans l’application des articles 4 et 6 du TNP, et ont conduit l’Agence à ignorer ses responsabilités et ses devoirs. Comment le gouvernement américain qui, en plus de son attaque atomique contre le Japon, a aussi utilisé des armes à uranium affaibli, dans la guerre contre l’Irak, peut-il exiger de devenir membre de cette agence ?
7- La rupture de la coopération nucléaire avec les pays qui ne sont pas signataires du TNP, et des sanctions contre les pays qui poursuivent leur coopération avec des pays non membres de l’Agence.
8- Toute menace nucléaire ou contre des sites nucléaires, doit être considérée comme une atteinte à la sécurité internationale et un danger pour la paix, et exige une réaction rapide des Nations-unies, et la rupture de la coopération des membres de l’Agence avec un pays qui profère ces menaces ou attaque un autre pays.
9- L’application rapide et sans condition, des décisions de la conférence de 1995, sur un Moyen Orient débarrassé des armes atomiques.

10- Retrait des armements nucléaires des Etats-Unis et de leurs alliés, des bases militaires à l’étranger, en Allemagne, en Italie, au Japon et en Hollande. 

11- Démarrer une action concertée pour la réforme du Conseil de sécurité dont le système actuel est très injuste et très inefficace, et qui est un des principaux soutiens aux pays qui possèdent des armements nucléaires. Ces deux actions, la réforme du Conseil de sécurité et du TNP, sont complémentaires et nécessaires pour la réalisation des objectifs de l’Agence.

Monsieur le président, chers amis
En tant que représentant du grand peuple iranien, un peuple civilisé et d’une grande culture, qui a toujours défendu le monothéisme, la justice et la paix dans le monde, je tiens à annoncer que
la République islamique d’Iran est prête à coopérer pour la réalisation de ces objectifs, à un programme juste de désarmement et de non prolifération, et à profiter de l’énergie civile nucléaire.
J’annonce à haute voix, que ce pays qui a donné à l’Humanité, des gens comme Firdûsî, Hafez, Avicenne, Abou Rayan, Shahriar, des guides spirituels et sages, et des defenseurs de la liberté, comme l’imam Khomeiny, qui a toujours défendu l’amitié et la paix, et qui a un poète comme Saadi qui a dit cette phrase qui brille au fronton des Nations-Unies :

« Les être humains sont les membres d’un même corps et des joyaux identiques de la création »,
qui a annoncé, il y a 2500 ans, l’interdiction de l’esclavage, n’a pas besoin pour progresser, de se munir d’armes atomiques qu’ils ne considèrent pas comme une fierté ou un signe de force.
Les revendications et la logique du peuple iranien sont celles de tous les peuples
Tous les peuples aiment la paix, la fraternité et le monothéisme, et souffrent de l’injustice.
Beaucoup de mes collègues, parmi les chefs de gouvernement, et des gens soucieux de la justice, ont dans des entretiens, déclaré leur accord et la nécessité d’un désarmement mondial, de l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire qui ne doit pas être le privilège de certains pays, comme je l’ai demandé.
Tous les peuples et tous les gouvernements indépendants souhaitent une énergie nucléaire pour tous et l’interdiction pour tous des armes nucléaires.
Ma présence et mes paroles sont par conséquent, leur présence et leurs paroles.
Chers collègues
Je tiens à adresser quelques mots à ceux qui produisent et stockent encore ces armes, et qui pensent qu’elles font leur force et sont la garantie de leur pouvoir.
Qu’ils sachent que l’époque où un pays s’appuyait sur ses bombes atomiques, est dépassée.
La production, le stockage de ces armes et les menaces nucléaires sont le fait de gens qui sont dépourvus de toute réflexion et d’humanité.
Utiliser la menace face à une pensée forte et logique, est dépassé et inutile.
Le temps est celui des peuples, des idées et des cultures, et l’utilisation de ces armes dans les relations internationales, est un signe de retard par rapport à l’Histoire, et d’absence de raisonnement.
La politique de contrôle du monde a échoué et les rêves du nouvel impérialisme sont tombés à l’eau.
Il vaut mieux, au lieu de poursuivre la voie de leurs prédécesseurs, qu’ils rejoignent cet océan humain, des peuples et des gouvernements indépendants, et optent pour une logique et une culture plus humaine.
Ces sera mieux pour eux et plus utile.
L’avenir appartient aux peuples, et la paix, la sécurité et la justice se réaliseront grâce aux vertueux et l’Etre parfait, dans le monde entier.
La puissance de la raison s’imposera à la raison du plus fort, et les oppresseurs n’auront plus aucune place dans l’avenir.
Le mouvement des peuples pour une réforme de base, fondée sur le monothéisme et la justice, dans les relations internationales, est en marche.
Je demande à Monsieur Obama, le Président des Etats-Unis, s’il croit encore à ses slogans de changement, de se rallier aujourd’hui, à ce mouvement, car demain ce sera peut être trop tard.
Je tiens à remercier le président de la conférence, les participants et tous ceux qui font des efforts pour l’instauration de la justice et de la paix dans le monde.
Chers amis et chers collègues
Dans la coopération et l’union, il est possible de créer un monde de justice et de paix. Le slogan « l’énergie nucléaire pour tous l’arme nucléaire pour personne » sera la base des échanges entre les humains, et entre les humains et la nature.
Dans l’espoir du jour où l’instauration de la justice ne provoquera plus de colère et où la colère n’aura plus d’armes pour se calmer
Vive la justice et la liberté
Vive l’amour et l’entraide
Vive les adeptes du Miséricordieux, vive l’être humain amoureux d’autrui !
Je vous souhaite la réussite et la victoire

Ahmadinejad speech at UN nuclear conference (discours d'ahmadinejad à l'Onu) +vidéo et traduction.

Source traduction: http://www.al-imane.org/showthread.php?t=9878

http://www.alterinfo.net/Ahmadinejad-speech-at-UN-nuclear-conference-discours-d-ahmadinejad-a-l-Onu-video-et-traduction_a45803.html


2 « L’AIEA a exercé davantage de pressions sur les membres qui ne détiennent pas d’armes, sous prétexte de la non prolifération.  »,    

 « L’AIEA a exercé davantage de pressions sur les membres qui ne détiennent pas d’armes, sous prétexte de la non prolifération.  », a rappelé le président iranien, lors de la Conférence de l’examen du TNP, à New York. « Les réunions de l’Assemblée sur la révision et l’examen du TNP comptent, indubitablement, parmi les plus importantes réunions de cette organe depuis sa fondation. », d’après Mahmoud Ahmadinejad. « L’une des plus essentielles préoccupations de toute l’Histoire de l’Humanité a été, sans aucun doute, l’établissement d’une sécurité stable, car sans la sécurité, aucun des objectifs et des idéaux matériels et spirituels de l’Humanité ne peut être réalisé. Sans la sécurité stable, aucun progrès, ni développement, n’est envisageable. », a-t-il rappelé. « Aucun pays, ni peuple ou gouvernement ne peut se passer de la sécurité. » a ponctué Ahmadinejad. « Bien qu’une grande partie des ressources des nations ait été dépensée pour la prétendue sauvegarde de la sécurité nationale, aucune signe témoignant de l’amélioration de la situation ou d’une diminution de l’ambiance de menace n’a été constaté. », a-t-il ajouté, rappelant que le stockage des bombes nucléaires, même sous le prétexte de la dissuasion, est une démarche très dangereuse qui déstabilise, en premier lieu, le pays qui abrite ces armes. Le président iranien a, ensuite, évoqué l’usage de deux bombes atomiques, à Hiroshima et Nagasaki, et de bombes atomiques affaiblies, dans le sud de l’Irak. « La bombe atomique est donc, indique-t-il, un incendie qui ravage l’Humanité, non pas une arme de defense. » « Se doter de la bombe nucléaire n’est, donc, pas une gloire ; c’est une action dégradante. », a dit Ahmadinejad, pour lequel, l’usage de bombes atomiques n’a aucun équivalent parmi les crimes commis, tout au long de l’Histoire de l’Humanité. « Ceux qui ont massacré des centaines de milliers de civils avec des bombes atomiques et qui ont incendié deux villes entières, sont considérés, aujourd’hui, comme les hommes les plus méprisables. Le Conseil de sécurité et l’ONU n’ont pas encore su établir une sécurité stable dans les relations internationales. », a-t-il rappelé. Le président iranien a évoqué la politique qui aboutit à la suprématie de quelques gouvernements maximalistes et arrogants, ainsi que l’incompétence et le déséquilibre du TNP. « Les premières armes nucléaires ont été fabriquées et utilisées par les Etats-Unis ; ce qui a placé ce pays au premier rang des puissances mondiales. Cela a, pourtant, encouragé les autres à la course aux armements. Ahmadinejad a fait, ensuite, allusion à la politique de dissuasion, prétexte pour inciter les détenteurs d’armes nucléaires à proliférer et à stocker davantage d’armes atomiques. « D’après des rapports non officiels, plus de 20.000 ogives nucléaires existent dans le monde, dont la moitié est stockée dans les arsenaux des Etats-Unis. Parmi toutes ces armes, environ, 2.500 ogives sont stratégiques et visent des objectifs vitaux du monde. », a dit Ahmadinejad qui n’a pas manqué de rappeler l’instrumentalisation unilatérale par le Conseil de sécurité et l’AIEA. « Les détenteurs d’armes nucléaires, qui bénéficient de privilèges spéciaux, figurent parmi les plus hautes instances de décision de la sécurité du monde et de l’AIEA. » «  Tous les membres de l’AIEA qui ne détiennent pas d’armes nucléaires, n’ont jamais pu profiter de l’énergie nucléaire, à fins civiles, alors qu’ils ont le droit, dans le cadre de l’article 6 du TNP, d’en bénéficier et d’en profiter. Et cela, alors que le régime sioniste, qui n’est pas membre du TNP, dispose de 200 ogives nucléaires, et se trouve à l’origine de plusieurs guerres d’envergure, menaçant les autres peuples et nations de la région, et qu’il bénéficie, en outre, du soutien absolu des Etats-Unis, pour proliférer ses armes nucléaires.

03/05

http://french.irib.ir/index.php/commentaires/34541


3 Richard Drew : Le discours du président iranien boycotté à l'ONU.

nb Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information..

Cette conférence sur la non-prolifération nucléraire vise à progresser en matière de désarmement et à renforcer la surveillance des programmes nucléaires dans le monde.

Premier acte d'une journée qui pourrait tourner au bras de fer entre la chef de la diplomatie américaine et Mahmoud Ahmadinejad, plusieurs délégations occidentales, dont les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne, ont boycotté le discours du président iranien, lundi 3 mai, en quittant la salle lorsqu'il est arrivé à la tribune, à l'ouverture de la conférence de suivi du traité de non-prolifération (TNP) à l'ONU.

Cette conférence quinquennale sur le TNP, qui vise à progresser en matière de désarmement et à renforcer la surveillance des programmes nucléaires dans le monde, survient alors que le Conseil de sécurité débat d'un projet occidental de nouvelles sanctions contre l'Iran pour son programme nucléaire controversé.

Les Occidentaux accusent l'Iran de chercher à se doter secrètement de l'arme atomique, alors que Téhéran assure que son programme d'enrichissement d'uranium est uniquement civil. M. Ahmadinejad devrait à nouveau marteler ce thème à la tribune de l'ONU, malgré les doutes croissants de la communauté internationale.

Le chef de l'ONU, Ban Ki-moon, a ainsi appelé l'Iran à se conformer pleinement aux résolutions du Conseil, qui exigent la suspension de ses activités d'enrichissement d'uranium et une coopération totale avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) pour rassurer le monde sur la nature pacifique de son programme nucléaire. Il a exhorté Téhéran à accepter l'échange de combustible nucléaire proposé par l'AIEA en octobre dernier, affirmant que "ce serait une importante mesure de rétablissement de la confiance".

Cette solution est dans l'impasse, l'Iran insistant pour que l'échange de matériels s'effectue en une seule fois et sur son sol, ce qui est rejeté par les autres puissances. Le chef de l'AIEA, Yukiya Amano, a affirmé lundi devant la conférence que son agence était incapable de confirmer que toutes les activités nucléaires iraniennes étaient pacifiques.

Richard Drew

AP

http://www.lemonde.fr/international/article/2010/05/03/non-proliferation-nucleaire-la-france-les-etats-unis-et-la-grande-bretagne-boycottent-le-discours-du-president-iranien_1346127_3210.html


4 Réplique confuse de la Maison Blanche au discours du président iranien à New York.  

Le discours du Président de la République islamique d'Iran, Mahmoud Ahmadinejad, devant les participants à la Conférence de l'examen du TNP, au siège des Nations unies, à New York, semble avoir irrité les responsables de la Maison Blanche.

La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, a déclaré, lundi soir, que le Président Ahmadinejad n'avait fait que répéter ses anciennes accusations contre les Etats-Unis, en prétendant qu'elles étaient "non fondées". Elle a conseillé, alors, au gouvernement iranien de respecter ses engagements internationaux. En effet, ce que Mme Clinton voulait cacher par ses répliques, c'est que le président iranien a proposé à New York la formation d'un groupe international indépendant, afin d'élaborer une instruction portant sur l'application à la lettre de l'article 6 du Traité de Non-prolifération nucléaire. M. Ahmadinejad a demandé la fixation d'un délai réaliste, pour le démantèlement des arsenaux nucléaires dans le monde, en estimant que le TNP devrait devenir, selon lui, un traité de désarmement et de non prolifération nucléaire (TDNP). L'article 4 du TNP confirme le droit de tous les pays signataires à profiter de l'énergie nucléaire civile, tandis que l'article 6 demande aux détenteurs d'armes atomiques de détruire leurs arsenaux. Le délai du démantèlement des armes atomiques, à l'échelle planétaire, a expiré, en 1995. Les Etats-Unis et leurs alliés prétendent vouloir réduire le nombre de leurs ogives nucléaires, mais, en réalité, ils remplacent les anciennes ogives qu'ils démantèlent par une nouvelle génération d'armes atomiques tactiques. Le Président Ahmadinejad a proposé que la présence des pays détenteurs d'armes atomiques soit suspendue au Conseil des gouverneurs de l'AIEA, pour empêcher leur ingérence dans le processus de désarmement atomique. En réaction aux propositions constructives du Président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, n'a rien eu à dire, et elle a essayé de détourner l'attention de l'opinion publique mondiale de la réalité des choses.

A rappeler que, pendant le discours du Président Ahmadinejad, à New York, les représentants des Etats-Unis, de la Grande Bretagne et de la France ont quitté la salle, alors qu'ils prétendent, pourtant, être en négociation avec l'Iran, sur le dossier de ses activités nucléaires civiles.

04/05

 http://french.irib.ir/index.php/commentaires/34578


5 L'immense répercussion médiatique du discours du Président.

Ahmadinejad, à la Conférence de suivi du TNP

Un discours à vaste répercussion médiatique.

L'intervention du Président Ahmadinejad, à la tribune de la Conférence de suivi du TNP, le Traité de Non-prolifération nucléaire, a eu une large répercussion, dans la presse mondiale, écrite ou orale, qui l'a largement couverte. Al-Manar, la chaîne arabophone, Russia Al-Youm, Al-Jazeera, CNN comptent parmi les chaînes satellitaires à avoir diffusé, dans son intégralité, le discours présidentiel.

Une intervention, essentiellement, axée sur cette arme prohibée, "révoltante et honteuse" qu'est l'arme atomique, cette arme qui, selon le Président Ahmadinejad, menace l'Humanité entière et détruit l'environnement.

Et ce sont, uniquement, les Etats-Unis qui l'ont employée et qui la brandissent, pour menacer d'autres pays, dont l'Iran, un Iran qui utilise, seulement, l'atome, dans sa vocation pacifique et civile. Toujours d'après le président, l'époque où les puissances s'appuyaient sur leurs arsenaux nucléaires est bel et bien révolue.

Ces thèmes ont, largement, été repris par les agences de presse mondiales, notamment, Reuters, l'AFP, la DPA, Xinhua, l'AP, le site web Al-Mohit, Novosti, qui ont, aussi, évoqué les 11 propositions du Président Ahmadinejad, à la Conférence de suivi du TNP, pour assurer la sécurité mondiale et réaliser le rêve d'un monde sans arme nucléaire. La presse écrite, quotidiens et hebdomadaires, ne s'est pas laissée devancer par ses confrères oraux, et elle a divulgué les propos importants du président iranien qui ont pesé de tout leur poids sur la Conférence de suivi du TNP. M. Ahmadinejad a tenu à souligner que le Traité de Non-prolifération nucléaire devait changer d'appellation, et de TNP devenir TNDP, Traité de désarmement et de non-prolifération nucléaire. Il a, aussi, demandé qu'une équipe internationale indépendante soit formée, pour élaborer la formule exécutive de la clause 6 du TNP. Le Président Ahmadinejad a, également, exigé qu'un ultimatum soit lancé, dans le sens du démantèlement de toutes les armes nucléaires, dans le monde. Dans son discours, le Président Ahmadinejad a proposé que des garanties sécuritaires contraignantes, sur le plan juridique et sans discrimination, ni préalable, soient données, jusqu'au désarmement des tenants de la bombe H. Mahmoud Ahmadinejad a, aussi, plaidé pour l'élaboration d'une formule juridiquement contraignante, dans le sens de l'interdiction totale de la prolifération du stockage, de l'optimisation et de l'emploi de l'arme atomique.

Le Président Ahmadinejad a, aussi, proposé que le membership de ceux qui emploient l'arme nucléaire et qui menacent les autres de cette arme soit suspendu, au sein du Conseil des gouverneurs de l'AIEA.
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6 Ahmed Loutfi & Chaïmaa Abdel-Hamid : Le sommet de Washington a été marqué par la confirmation de  l’influence de l’Etat hébreu.
Braqué surtout sur l’Iran en dépit d’un ordre du jour différent, le sommet de Washington a été marqué par la confirmation de l’influence de l’Etat hébreu dont les armes échappent à tout contrôle.
Israël dans le rôle du souffleur

La sécurité nucléaire est-elle entre les mains des grandes puissances uniquement ?

Elles étaient toutes réunies lors du sommet de Washington qui vient de prendre fin et qui fut marqué par l’annonce d’une nouvelle doctrine nucléaire du président américain Barack Obama, s’ajoutant à ses succès politiques de ces dernières semaines.

Prélude à cette conférence de Washington, l’accord entre l’Amérique et la Russie pour la réduction de leurs armes stratégiques. Il s’agit finalement de réduire le rôle des armes nucléaires dans les stratégies de defense nationale.
Certes, le nucléaire est loin d’être totalement domestiqué. Malgré certaines avancées, cette nouvelle doctrine américaine reste très en retrait et ne renonce pas à utiliser en premier l’arme atomique, y compris contre un pays qui n’en dispose pas.

Qu’est-ce que cela veut dire ?

Lors de la conférence, Obama n’a pas manqué, ainsi que les différents participants, mais à de degrés divers, de montrer du doigt l’Iran en tant que principale source de terreur nucléaire bien plus que la Corée du Nord.

Toute une liste d’accusations contre Téhéran avec en filigrane des menaces à peine voilées d’un possible usage de la force si les sanctions n’aboutissent pas.

Et aussi on a vu désigné, comme source de danger plus récent, le terrorisme nucléaire que pratiqueraient certaines organisations, notamment Al-Qaëda (lire page 5).

Ainsi, c’est quasiment dans le cercle moyen-oriental que cette notion d’un danger nucléaire trouve son terrain.

Mais l’acteur principal, lui, veut rester dans les coulisses ou même jouer le rôle de souffleur. Pas besoin de tenter d’aller chercher trop loin pour deviner de qui il s’agit. C’est Israël, cette puissance nucléaire avérée. La sixième du monde à avoir acquis l’arme nucléaire.

La politique du secret, un secret de polichinelle somme toute, qu’il pratique est en premier lieu une arme d’intimidation à l’égard des Arabes.
Ces dernières années d’ailleurs, les allusions concernant ce dossier se sont faites de plus en plus transparentes, notamment de la part de Shimon Pérès, l’actuel président, considéré comme le « père » du programme nucléaire israélien, lancé en très étroite coopération avec
la France à la fin des années 1950. En novembre 2001, Shimon Pérès a reconnu, dans un documentaire diffusé par la télévision publique israélienne, que la France avait accepté, en 1956, de doter Israël d’une « capacité nucléaire ». « Des quatre pays qui avaient à l’époque des capacités nucléaires, les Etats-Unis, l’Union soviétique et la Grande Bretagne, la France était seule susceptible de nous aider », avait admis Pérès.
La politique du flou
Aujourd’hui, selon les experts militaires, l’Etat hébreu dispose d’un arsenal nucléaire comprenant plus de deux cents bombes atomiques. « Nous continuons à dire qu’Israël ne sera pas le premier pays à dévoiler l’arme nucléaire au Moyen-Orient. Cette politique va continuer et aucune pression d’un quelconque pays ne la fera changer », a déclaré la vice-ministre israélienne des Affaires étrangères, Dany Ayalon.
La politique du « flou » constitue la position officielle israélienne depuis son adoption en 1965, date de l’inauguration de la centrale nucléaire de Dimona dans le Néguev au sud d’Israël. Or, dans le contexte nouveau-né de cette conférence de Washington, si l’Amérique a tenté de faire pression sur Israël, elle a tout de suite fait marche arrière. « En ce qui concerne Israël, je ne vais pas m’exprimer sur leur programme. Nous avons encouragé tous les pays à devenir membres du TNP, donc, il n’y a pas de contradiction », a affirmé le président Obama, qui poursuit : « Que nous parlions d’Israël ou de tout autre pays, nous pensons que devenir un membre du TNP est important. Ce n’est pas une nouvelle prise de position, c’était l’avis du gouvernement américain, même avant mon administration ».
Des appels bien timides comme on le constate alors que pour l’Iran, ce sont quasiment des déclarations de guerre. On rappelle d’ailleurs que l’Etat hébreu a conclu une « entente » en 1969 avec les Etats-Unis aux termes de laquelle les dirigeants israéliens s’abstiennent de toute déclaration publique sur le potentiel nucléaire de leur pays et ne procèdent à aucun test nucléaire. En échange, Washington s’est engagé à s’abstenir d’exercer des pressions sur ce dossier.
De toute façon, Israël n’est pas signataire du TNP et ce ne sont les douces invitations d’Obama qui l’obligeront à le faire. 190 Etats ont adhéré à ce traité, en dépit de certaines réserves, y compris tous les Etats du Moyen-Orient. Dans ce contexte, on ne peut que constater que c’est Tel-Aviv qui est le gagnant. « On pourrait penser que le TNP a été doublement profitable à Israël : d’une part, parce que sa non-adhésion lui a permis de garder ses options ouvertes et d’autre part, et inversement, parce que l’adhésion des Etats voisins lui a permis de bénéficier des contraintes que le TNP impose à ces Etats », relève le politologue Camille Mansour, professeur à l’Université de Versailles.
Or, il est clair que, vu du Proche-Orient, c’est Israël qui représente donc le principal danger au Proche-Orient. En fait, il se sert du nucléaire pour asseoir sa suprématie militaire, et puis joue le jeu contraire, celui de la crainte d’un nucléaire qui viendrait de l’Iran, par exemple, pour continuer à jouer ce double rôle.

Oter un masque pour placer un autre, mais le visage réel est celui de Mars, le dieu de la guerre. Le bombardement de la centrale nucléaire iraqienne Osirak en 1981 est bien un exemple. Le danger vient donc d’Israël. Mais cet Etat parvient toujours à se dérober.
Selon le chercheur Mohamad Abdel-Salam, du Centre des Etudes Politiques et Stratégiques (CEPS) d’Al-Ahram, « il ne faut pas ignorer que le sommet de Washington avait pour chapitre principal dans son agenda de traiter avec les matériaux nucléaires qui pourraient s’infiltrer vers l’extérieur, c’est-à-dire des organisations terroristes par exemple.

Contrôler les matières et non les armes était l’objectif du sommet. Mais il était entendu que cette question d’armes s’imposera, et c’est ce qui est arrivé. Certains ont fait campagne contre l’Iran tandis que les Arabes se sont mobilisés contre Israël ». Tout s’est déroulé selon les capacités de chaque partie. « Mais, ajoute-t-il, Israël arrive toujours à se dérober, parce que les pays occidentaux sont en majorité convaincus de ce que fait l’Etat hébreu. Obama n’a même pas commenté le programme nucléaire israélien. Ce sont les équilibres politiques qui ont prévalu et non l’ordre du jour ». Israël ne trouve pas de peine à se dérober. Ceci remonte à trois raisons, selon Mohamad Abdel-Salam. « Tout d’abord parce qu’il n’est pas signataire du TNP (Traité sur la Non-Prolifération des armes nucléaires), donc aucune règle de ce traité ne s’applique à lui. Ensuite, Israël n’a pas jusqu’à présent déclaré officiellement qu’il détient des armes atomiques. Et enfin, les liens très solides qui existent avec les Etats-Unis. Il y a une compréhension américaine à l’égard de ce que fait Tel-Aviv concernant les armes nucléaires. Ceci d’autant plus qu’Israël a su promouvoir l’idée qu’il n’utilisera l’arme nucléaire que pour se défendre. D’ailleurs, l’Europe adopte la même attitude ».
Sources de menaces multiples
Par contre, les pays arabes n’ont pas, à ce jour, trouvé le moyen effectif de traiter cet état des choses. Comme le dit le politologue, les Arabes peuvent soulever un débat sur la question, mais pas la traiter. Or il semble qu’ils n’ont pas beaucoup de choix. Soit ils acceptent la réalité, et c’est ce qu’ils rejettent totalement. Soit ils tentent d’être à égalité avec Israël en se dotant d’armes nucléaires, ce qu’ils n’ont pas réussi à faire. La dernière option est l’élimination des armes nucléaires de toute la région. Mais là aussi, il s’agirait d’un discours plutôt médiatique. « Ce ne sont pas des propos négociables. Même le sommet arabe de Riyad
2007 a gelé un projet de résolution de la Ligue arabe pour l’élimination totale des armes de destruction massive, sous couvert de la nécessité de réviser le texte ». Or la question est d’autant plus complexe que pour les pays arabes en général, les sources de menaces sont considérées comme multiples. « Le danger provient d’Israël et de l’Iran. Tout est donc relatif. Le degré de danger est associé  pour chaque Etat à sa proximité avec la source et leurs intérêts communs », poursuit-il.
Mais un fait est sûr, le vrai risque provient d’Israël et cela ne date pas d’hier.
Camille Mansour rappelle que dès la fin des années 1950, l’Egypte n’ignorait pas que le réacteur de Dimona était susceptible de servir à un usage militaire et le président Nasser lui-même évoqua la question dans un discours en décembre 1960. Quand en 1963, les émissaires du président américain John Kennedy proposèrent que Washington œuvre en vue d’un contrôle du programme nucléaire israélien, en contrepartie du gel de l’effort égyptien visant à développer des missiles balistiques, Nasser répondit que la politique de l’Egypte à l’égard d’Israël était une politique défensive et que la production par Israël de matières fissiles à usage militaire conduirait l’Egypte à une anticipation par une guerre de protection. D’ailleurs, Mohamad Saïd Idriss relève qu’Israël agit dans le même esprit et cite même Nasser. Un écrivain israélien, Alof Ban, a aussi écrit dans le journal Haaretz que cette vision d’une guerre préventive, les Israéliens la tirent d’une déclaration de Nasser et qu’Israël se l’est appropriée en faisant sa vraie doctrine. En fait, Israël joue la même rengaine depuis toujours, celle de l’Etat en danger. Une vision que soutiennent les Occidentaux.
Sentiment d’avoir été « abusés »
Or, s’il en est ainsi, il faudrait que l’Etat hébreu et l’Occident s’attachent principalement à la recherche de la paix. Il est important de rompre le cercle vicieux concernant la relation entre la bombe et la prétendue situation spécifique d’Israël. Mais comme on le voit dans le contexte politique actuel, Israël ne fait pas le moindre effort pour résoudre la question du Proche-Orient, en plus de son rejet du TNP. De quoi rendre le rendez-vous de mai prochain à New York, du Congrès de révision du traité, très important. Il déterminera dans quelle mesure les participants adopteront leur attitude au sujet d’Israël. Les pays du Moyen-Orient ont eu le sentiment d’avoir été « abusés » par le TNP pour lequel les puissances nucléaires n’ont pas tenu leurs engagements. C’est ce que d’ailleurs avait mis en relief un diplomate égyptien. « Nous, pays du Moyen-Orient, avons le sentiment d’avoir été abusés en faisant des concessions pour des promesses qui ne se sont jamais concrétisées », a expliqué Hicham Badr, représentant de l’Egypte auprès de l’Onu à Genève, lors de
la Conférence du désarmement, organisée dans cette ville en mars dernier. « Il y a un ressentiment répandu dans la région contre le TNP, ses objectifs, sa partialité et son manque de volonté politique », a-t-il insisté. L’ambassadeur égyptien estime que les pays dotés de l’arme nucléaire n’ont pas tenu leurs engagements, alors que les tentatives de faire du Moyen-Orient une zone exempte d’armes nucléaires ont toujours été repoussées. Il a prévenu que les pays du Moyen-Orient pourraient jouer un rôle « central » dans le succès de la conférence de mai destinée à renforcer le traité. Les conférences de suivi du TNP se déroulent tous les cinq ans depuis l’adoption, en 1970, de l’accord. La dernière, en mai 2005, s’est terminée sur un échec. La prochaine sera-t-elle plus efficace ? Difficile à prévoir. Mais une chose est sûre : pour le Proche-Orient, les risques nucléaires et un Iran diabolisé sont les principaux alibis d’Israël.
Ahmed Loutfi
Chaïmaa Abdel-Hamid

27 avril
http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2010/4/21/leve1.htm


2-2 Pacynthe Sabri : Un danger instrumentalisé.

Les alertes au terrorisme nucléaire ont fait leur apparition à la suite de l’effondrement de l’URSS.

Cependant, aucun acte de ce genre n’a été commis jusqu’à ce jour.
Terrorisme. Un mot qui fait peur, mais qui devient d’autant plus troublant quand il est suivi du mot nucléaire.

Selon le président américain, Obama, il s’agirait de « la plus grande menace » pour les Etats-Unis et le reste du monde. Lors de la clôture du récent sommet à Washington, les participants sont tombés d’accord sur le même constat : le terrorisme nucléaire fait partie des plus grands dangers pour la sécurité de la planète. Une opinion qui fait donc l’unanimité parmi les représentants des 47 pays invités, soit 38 chefs d’Etat ou de gouvernement ainsi que les responsables de l’Onu, de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) et de l’Union Européenne (UE). De quoi se poser de sérieuses questions sur cette nouvelle menace et la probabilité de sa mise en exécution non seulement par les différents groupuscules et mouvements terroristes, mais aussi par certains Etats concernés. Car, si Washington a déclaré en cette occasion que des « organisations comme Al-Qaëda sont en train d’essayer de mettre la main sur une arme nucléaire », faisant ici allusion à la nécessite de sécuriser au maximum les stocks d’uranium enrichi présents dans différentes régions du monde, cela n’empêche pas que cette forme de terrorisme puisse s’exercer de pays à pays. Dans le cas précis où le pays en question disposerait d’une capacité nucléaire dissuasive et d’une infrastructure de protection suffisante. Ceci prendrait alors la forme d’un chantage exercé par le pays possédant l’arme nucléaire afin d’atteindre ses objectifs. En conclusion, des Etats ou des organisations criminelles pourraient fabriquer des bombes atomiques et s’en servir.
En ce qui concerne les Etats, il faut savoir que, de nos jours, bon nombre de pays détiennent l’arme atomique : les Etats-Unis,
la Russie, la Chine, la France, le Royaume-Uni, l’Inde, le Pakistan, Israël et la Corée du Nord, soit neuf pays au total. (ndlr : + La Belgique )

D’autres pays comme l’Argentine, le Brésil, le Kazakhstan, l’Allemagne ou le Japon possèdent, pour leur part, des centres de recherche ou des centrales nucléaires. Certains possèdent aussi des matériaux sensibles mais ont la réputation de faire obstruction au travail des inspecteurs de l’AIEA comme c’est le cas de l’Iran, de la Biélorussie ou encore de la Syrie.
D’un autre côté, si l’on considère que la menace d’appropriation d’arme nucléaire par des mouvements criminels et terroristes est bien réelle, il est nécessaire de méditer sur le profil potentiel de ce genre d’organisation, sur leurs motifs et la façon dont ils agissent ou comptent agir pour s’approprier de telles matières fissiles qui sont normalement supposées être bien gardées. Quelles seraient, théoriquement, les caractéristiques des mouvements pouvant être soupçonnés de trafic nucléaire ? Il faut commencer par exclure les mouvements terroristes à tendance révolutionnaire. En effet, ces groupes cherchent souvent à atteindre une certaine audience plutôt qu’à la détruire. En revanche, tout type de mouvement rêvant de créer une situation d’« apocalypse » ou suivant une idéologie religieuse ou sectaire de « purification » de l’humanité devrait être mis sous les projecteurs. Ceci dit, de façon plus concrète, on sait déjà que des groupes comme Al-Qaëda, des séparatistes tchétchènes ou des séparatistes du Lashkar-e-Taïba pakistanais, ont cherché, dans le passé, à se procurer des matières dans des laboratoires, instituts de recherches, entrepôts militaires ou autres sites répandus à travers le monde. Des tentatives s’appuyant en premier lieu sur la vulnérabilité de ces stocks, pas assez surveillés.
Si certains continuent de considérer que la menace est faible — peu de matières auraient été échangées, et celles qui l’ont été, sauf exception, n’étaient pas de qualité suffisante pour faire des bombes —, l’AIEA a déjà, pour sa part, recensé une quinzaine de cas de trafic d’uranium enrichi ou de plutonium entre 1993 et 2008, notamment dans l’ex-bloc soviétique. Raison qui pousse l’inquiétude de certains qui veulent agir en conséquence. C’est le cas de Washington, qui non seulement ne minimise pas ces trafics, mais va même jusqu’à considérer ces faits comme une urgence à traiter en toute priorité. Ainsi, la sécurisation des stocks de matériaux nucléaires tels que le plutonium et l’uranium hautement enrichi a été le mot d’ordre du sommet, reléguant au second plan les discussions sur la prolifération nucléaire. Sachant qu’il existe aujourd’hui environ 1 600 tonnes d’uranium hautement enrichi et 500 tonnes de plutonium dans le monde, répartis dans 40 pays (soit suffisamment pour fabriquer 120 000 bombes nucléaires), il y a de quoi craindre que ces larges stocks de matières fissiles deviennent de plus en plus sujets au « vol ». Vol de matières fissiles et utilisation de ces matières dans des buts destructeurs. Un scénario tragique qui, même s’il n’a pas encore eu lieu, fait redouter aux responsables le pire. Une menace qu’ils préfèrent considérer comme une réalité bien réelle.

Pacynthe Sabri

Al-Ahram HEBDO -
Semaine du 21 au 27 avril

http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2010/4/21/leve3.htm


2-3 Aliaa Al-Korachi : L’atome, mais pas au service de la paix.

Une agence « politisée malgré sa nature technologique », c’est l’avis de son ancien directeur Mohamad ElBaradei. Un état de fait qui confirme la domination occidentale sur l’AIEA

« Elle joue un rôle essentiel dans la sécurité nucléaire », ont admis dans un communiqué commun les participants au sommet sur la sécurité nucléaire qui a eu lieu la semaine dernière à Washington, s’agissant de l’AIEA. Ils ont réaffirmé aussi leur appui à cette agence et une promesse de lui apporter davantage de contributions pour mettre en œuvre ses programmes visant à fournir des informations et des conseils ainsi que d’autres aides à ses Etats membres. Siégeant au 5 Wagramer Strasse, à Vienne, en Autriche, quel est exactement le rôle de cette agence ? Et dépendant directement du Conseil de sécurité des Nations-Unies, les travaux de cette agence sont-ils entravés et contrôlés par le veto américain quand il s’agit d’Israël ?
L’histoire de cette agence a commencé le 8 décembre 1953, quand le président Eisenhower a proposé, dans un discours intitulé « Atoms for peace » (l’atome au service de la paix), prononcé à l’Assemblée générale de l’Onu, la création d’une agence internationale de l’énergie atomique. Selon le Statut de l’AIEA, approuvé le 23 octobre 1956 par 81 pays, l’Agence a pour attributions « d’instituer et d’appliquer des mesures visant à garantir que les produits fissiles spéciaux et autres produits, les services, l’équipement, les installations et les renseignements fournis par l’Agence, à sa demande, sous sa direction ou sous son contrôle ne sont pas utilisés de manière à servir à des fins militaires ; et d’étendre l’application de ces garanties, à la demande des parties, à tout accord bilatéral ou multilatéral, ou à la demande d’un Etat, à telle ou telle des activités de cet Etat dans le domaine de l’énergie atomique ».
Elle entre officiellement en fonction le 29 juillet 1957. En 1968, avec la ratification du Traité de non-prolifération des armes nucléaires (TNP), l’AIEA devient le responsable de la surveillance de la bonne application du traité. Ce traité empêche les Etats signataires d’augmenter leur nombre d’armes nucléaires et pour ceux qui n’en ont pas de chercher à en avoir. Le rôle de cette agence devient de plus en plus actif, notamment suite aux chocs pétroliers dans les années 1970, plusieurs pays envisagent d’utiliser massivement l’énergie nucléaire pour leurs besoins énergétique. La catastrophe de Three Mile Island en 1979, et principalement celle de Tchernobyl en 1986, viennent apporter des réserves momentanées sur ces demandes. Suite à ces catastrophes, l’AIEA augmente ses efforts dans le domaine de la sûreté nucléaire. En fait, l’AIEA poursuit cette mission avec diverses fonctions. Citons des inspections des installations existantes pour s’assurer d’un usage pacifique, informations et publications de standards pour la stabilité et la sûreté des installations nucléaires et le lien pour la recherche d’application et l’utilisation pacifique des technologies nucléaires.
L’AIEA en situation délicate
Malgré ce rôle, cette agence est fortement critiquée par les antinucléaires, accusant l’AIEA de favoriser la prolifération d’armes nucléaires via le développement du nucléaire civil. Ceux-ci voient que, si le but de cette agence est le développement de l’énergie nucléaire pour la production d’électricité dans tous les pays membres, la production de combustible militaire peut être effectuée, ou en tout cas facilitée, à partir de certains types de centrales nucléaires civiles. De plus, les inspections menées par l’agence rencontrent souvent de nombreux obstacles, ce qui l’empêche de contrôler parfaitement les activités de certains Etats. Certains pays comme l’Inde, Israël et le Pakistan se sont invités parmi les puissances nucléaires sans que l’AIEA ne puisse contrôler les programmes clandestins de ces pays non
signataires du TNP.
Quant aux dossiers nucléaires de l’Iran et d’Israël, la partialité de cette agence est évidente. On remarque alors deux types d’AIEA : une AIEA sévère pour l’Iran, et une AIEA complaisant pour Israël. Mohamad ElBaradei, l’ancien président de l’agence, a récemment avoué que cette agence est « politisée malgré sa nature technologique ». Dans le dernier rapport de l’AIEA sur les activités iraniennes d’enrichissement, l’agence a fait, pour la première fois, état de ses inquiétudes concernant des activités en cours de l’Iran alors que dans les précédents rapports, il n’était question que d’activités passées. Selon le rapport, Téhéran a bien commencé à enrichir son uranium à un niveau élevé, soit 19,8 % dans son usine de Natanz, entre les 9 et 11 février. Et ce processus d’enrichissement a commencé sans attendre l’arrivée des inspecteurs de l’agence onusienne. Ce rapport a suscité la colère de Téhéran en dénonçant le « parti pris » du chef de l’AIEA, Yukiya Amano. « Il est évident qu’une partie de ce rapport répond à des recommandations et à l’influence d’éléments étrangers », dit Rafsandjan, ancien président iranien. Les Etats-Unis font déjà pression sur le Conseil de sécurité de l’Onu pour que celui-ci impose un quatrième train de sanctions à l’Iran, et ce rapport leur facilite bien cette affaire.
Une partialité évidente. Quand il s’agit d’Israël, l’agence croise les mains devant son arsenal atomique. En fait, le régime sioniste dispose d’un impressionnant arsenal nucléaire dans la région et développe, depuis un demi-siècle, un programme nucléaire militaire sans que l’Agence n’en ait le moindre contrôle. Une première dans l’Histoire, l’Assemblée générale de l’AIEA a voté, en septembre dernier, une résolution arabe appelant l’Etat hébreu à abandonner l’arme nucléaire. Depuis 1991, une telle résolution n’avait été adoptée à l’Agence internationale de l’énergie atomique contre Israël. Les pays occidentaux avaient toujours trouvé une majorité pour barrer la route à une résolution rappelant qu’Israël s’est doté de l’arme atomique. Mais toujours cette résolution n’est pas réactivée. Israël n’avait pas assisté à haut niveau à
la Conférence internationale dans la crainte que les Etats arabes profitent de cette rencontre pour l’obliger à ouvrir ses installations nucléaires aux inspections de l’AIEA.

Aliaa Al-Korachi

Al-Ahram HEBDO -
Semaine du 21 au 27 avril 2010, numéro 81
http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2010/4/21/leve4.htm


n°41 - Dossier d'Iran - 17-05 -: Fin - : La campagne contre l'Iran et le droit international.

n°41 - Dossier  d'Iran - 17-05 -: Fin  - : La campagne contre l'Iran et le droit international.



Dossier d'Iran   n°41 du 17-05

                             C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossier d'Iran" est  visible  sur les blogs : 

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Sommaire :  

3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

3-1 Albert A.Stahel : «Premièrement l’Iran n’est pas une puissance nucléaire

3-2 Les impénétrables voies de l'Iran.

4  Pièce jointe

4-1 René Naba : L’Iran, un cas d’école


3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

3-1 Albert A.Stahel : «Premièrement l’Iran n’est pas une puissance nucléaire. ...Deuxièmement, jusqu’ici l’Iran veut enrichir de l’uranium et c’est tout.Tout le reste n’est que suppositions»

Interview du Prof. Albert A.Stahel, de l’Institut d’études stratégiques de l’Université de Zurich

 Vasilije Mustur : Monsieur Stahel, le monde sera-t-il plus sûr après le Sommet de Washington ?

Professeur Albert Stahel : Non. Beaucoup de paroles et peu de décisions. Exactement comme le récent accord de désarmement nucléaire entre les USA et la Russie.

Que voulez-vous dire ?

L’accord, qui vient d’être signé par le Président des USA, Barack Obama et le Président russe, Medvedev, ne prévoit la destruction que d’une petite partie de l’arsenal nucléaire des deux grandes puissances. Les objectifs de désarmement contenus dans cet accord sont mis en œuvre graduellement  depuis 20 ans. La principale différence avec les accords de désarmement précédents est que la destruction des armes nucléaires sera contrôlée.

Cet accord serait donc un simple chiffon de papier ?

Le désarmement déjà en cours a simplement été réglementé par un accord. Cela ne changera pas grand-chose au nombre d’armes nucléaires. Pour l’instant, d’ailleurs, la Russie ne veut pas désarmer.

Pourquoi ?

Seul son armement nucléaire peut garantir la sécurité de la Russie. Les armes conventionnelles n’y suffiraient pas à elles seules. Durant l’ère Eltsine  les forces armées conventionnelles russes ont été négligées.

Qu’est-ce que cela signifie concrètement ?

Les forces armées conventionnelles disposent à l’heure actuelle essentiellement d’un matériel datant des années 80. La Russie ne peut donc compter sur elles que partiellement, face à un adversaire sérieux. C’est aussi pour cela que la Russie se dresse avec autant de véhémence contre le bouclier anti-missiles états-unien et qu’elle a déclaré que s’il était installé, elle ne se conformerait pas à l’accord de désarmement nucléaire. Un système de protection en état de fonctionnement pourrait neutraliser l’arsenal nucléaire russe.

Revenons-en au Sommet de Washington : Barack Obama s’inquiète au sujet des matériaux fissiles, dont la sécurité, à son avis, n’est pas assurée. En se préoccupant  ainsi d’un  possible terrorisme nucléaire, Obama veut tout simplement détourner l’attention du fait que les USA ne sont pas totalement prêts à réduire leur propre arsenal nucléaire.

Toutefois, cette menace existe vraiment. Au Pakistan - une puissance nucléaire en pleine expansion- il ne se passe pas de jour sans attentat terroriste. De plus ce pays est pratiquement en état de guerre civile....

Tant que l’armée pakistanaise sécurise l’armement nucléaire, il n’y a aucun danger de ce côté.

En outre les missiles pakistanais ne sont pas dotés  d’ogives explosives, à la différence des missiles usaméricains.

Vous jugez donc invraisemblable qu’une arme nucléaire tombe dans les mains d’Al Qaida ?

Il est possible qu’Al Qaida se procure du matériel faiblement fissile et puisse alors  fabriquer une « bombe sale ». Et ce matériau, on peut se le procurer dans des installations et instituts  civils.

Selon la puissance explosive conventionnelle de la bombe, une ville assez importante pourrait être irradiée.

De toute évidence, la Corée du Nord et l’Iran inquiètent fortement les USA. Ces deux pays ne s’en laissent imposer par personne et le Président iranien ne rate pas une occasion de menacer Israël.

En ce qui concerne la Corée du Nord, ses quelques ogives nucléaires ne sont, pour le régime en place, qu’un moyen de dissuasion en direction des armées usaméricaines stationnées en Corée du Sud. Quant  à l’Iran, premièrement ce n’est pas une puissance nucléaire, deuxièmement il s’est jusqu’ici contenté d’enrichir de l’uranium. Tout le reste n’est que simples suppositions.

Mais cela peut permettre au pays de construire une bombe atomique...

Pas forcément. Les Iraniens doivent d’abord se  procurer suffisamment d’uranium et l’enrichir. L’Iran en est bien loin. Tout le monde suppose que l’Iran est en train de construire une bombe atomique. Mais cela ne suffit pas pour que ce soit vrai.

L’armement nucléaire iranien serait-il alors un danger pour cette région instable ?

Ce serait surtout un danger pour les troupes américaines présentes en Irak et Afghanistan....

Mais aussi pour Israël. Ahmadinedjad nie l’Holocauste et menace en permanence Tel Aviv d’une guerre.

Israël doit bien disposer de 200 à 300 ogives nucléaires offensives. Israël est LA puissance nucléaire de la région. En outre, Israël anéantirait l’Iran, si ce pays voulait l’attaquer.

De toute évidence, Israël projette depuis longtemps un bombardement des installations nucléaires iraniennes. Que se passerait-il si cela arrivait ?

Les chiites irakiens entreraient en  guerre contre les  USA.

Source : «Erstens ist Iran keine Nuklearmacht. Zweitens will Iran bisher lediglich Uran anreichern. Alles andere sind heute Vermutungen»- Interview mit Prof. Dr. Albert A. Stahel, Institut für Strategische Studien an der Universität Zürich 
AUTEUR:  Vasilije MUSTUR

Traduit par  Michèle Mialane. Édité par Fausto Giudice
Michèle Mialane et Fausto Giudice sont membres de Tlaxcala, le réseau international de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, la traductrice, l'éditeur et la source.
Article original publié le 14/4/2010
URL de cet article sur Tlaxcala : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=10358&lg=fr


3-2 Les impénétrables voies de l'Iran.

Devant un tel adversaire tout stratège averti ne se prémunit jamais assez.

Le brillantissime général Sun Tsu ne dira pas le contraire.

Car, en juger par ce qui suit, aucune voie paisible ne mène à Téhéran.

27 Avril

 Ah, l'Iran! le méchant Iran ; s'offusquent, à tour de rôle, les dirigeants occidentaux.

Comédie?

Certes, mais comédie belliqueuse. Elle aura pour but de légitimer l'action militaire contre un pays qui refuse, toujours, de rejoindre ses voisins dans le grand harem occidental.

Un pays qui sait se faire désirer. Se faire respecter. Une vieille nation, bien ancrée dans son histoire, sa géographie et, surtout, dans son bon droit. Et devant un tel adversaire tout stratège averti ne se prémunit jamais assez. Le brillantissime général Sun Tsu ne dira pas le contraire. Et pour cause, les voies de l'Iran sont devenues, entre temps, impénétrables.

De leurs envahisseurs, ils ont appris la leçon. Les Arabes et les Macédoniens les ont, en effet, appris qu'il faut fermer ce dangereux passage qu'est l'Irak. Et ils ont réussi dans cette entreprise. Dorénavant, tout envahisseur venant de la vallée de la Mésopotamie aura, d'abord, affaire à leurs milices et partisans avant même d'atteindre leur frontière.  
 Pour des telles circonstances, les Perses avaient, jadis, inventé le mercenariat militaire. Ils en usèrent pour déstabiliser leurs ennemis, avant d'affronter leur armée. C'est fut ainsi avec les Macédoniens, d'Alexandre le grand. Et c'est pour cela que le Khalife Omar ordonna à son Général Saad de marcher sans combattre jusqu'à mettre tous les Arabes à son dos, et, seulement à ce moment là, d'attaquer son ennemi. Par cette stratégie, Saad avait effectivement épargné à son armée les mercenaires et les partisans de l'empire perse qui pouvaient entraver la vitalité de ses hommes à la veille d'une bataille décisive, comme celle d'Alqadisiya.  
 L'autre voie est, incontestablement, l'Afghanistan. C'est par là, en effet, que les Mongols ont saccagé
la Perse durant leur célèbre chevauchée meurtrière.

Aujourd'hui, l'Afghanistan est sous contrôle de leurs partisans, l'alliance du nord. Sans parler de la possibilité de réarmer les Talibans leur permettant ainsi d'avoir le dernier mot sur les forces de l'Otan. Il reste, modernité oblige, la voie aérienne. Surtout face à un ennemi proche, Israël, doté, lui, de plus de 700 avions de combat. Si personne n'affirme ou infirme l'acquisition de l'Iran de fameux missiles balistiques russes S-300, tout laisse à penser que c'est chose faite.

C'est, du moins, ce qu'on pense dans les chancelleries occidentales. Les efforts israéliennes et occidentales faisant pression sur la Russie pour renoncer à renforcer la defense balistique iranienne étaient, très probablement, vains. Le navire-cargo ukrainien, arctic sea, qui a été récupéré fin Juillet 2009 par la marine russe dans les eaux territoriales africaines, après son détournement par les services secrets israéliens, acheminait, en effet, via l'Algérie, une livraison de ces missiles si craints par les aviateurs israéliens. Livraison qui n'était pas la première. Ce qui est sur, maintenant, c'est que les avions israéliens ne survoleront plus avec assurance le ciel iranien, comme ils avaient l'habitude de faire, en Égypte, en Palestine ou au Liban. Reste une dernière, la voie maritime.  
 Elle représente effectivement le talon d'Achille de la defense iranienne.
Une defense conçue autour d'un affrontement avec des puissances régionales, faibles elles aussi navalement. Cependant, les dernières manœuvres maritimes ont montré la possibilité de la mise en place, par l'armée iranienne, d'une stratégie locale centrée, uniquement, sur le detroit d'Ormuz, point névralgique du trafique pétrolier mondiale.  
 Par ses moyens maritimes, tout porte à croire que l’Iran pouvait pratiquer la guérilla navale à coup d’opérations commandos, comme il a fait en 2007, notamment pour intercepter les marins anglais.

A en juger par ce qui précède, et contrairement à la Rome antique, aucune voie paisible ne mène à Téhéran.

http://www.alterinfo.net/Les-impenetrables-voies-de-l-Iran_a45438.htmlièce jointe



4  Pièce jointe ( sur demande)     

4-1 René Naba : L’Iran, un cas d’école

Paris, 10 septembre 2009 – Le président Barack Obama fixera le cap de sa stratégie à propos de l’Iran à l’occasion de la session spéciale du Conseil de sécurité qu’il présidera le 24 septembre, où, pour la première fois dans les annales diplomatiques, un sommet des dirigeants des quinze États membres de cette instance internationale devrait se tenir, ce jour là, sous son autorité, en vue d’inscrire le problème général du désarmement nucléaire et de la non-prolifération à l’ordre du jour de l’agenda international.

Les Etats-Unis assurent la présidence tournante du Conseil de sécurité pour le mois de septembre. Barack Obama  a voulu mettre à profit cette occasion pour donner une solennité particulière à son engagement en faveur de la non-prolifération et accréditer l’idée que le cas iranien participe d’un objectif stratégique globale de la diplomatie américaine, le désarmement nucléaire de la planète. La prestation de M. Obama pourrait se réduire à un effet d’annonce contre-productif en ce qu’elle pourrait être perçue par l’Iran et les autres candidats au seuil nucléaire comme une ruse diplomatique si elle n’était pas assortie de fermes engagements concernant les autres puissances nucléaires et un calendrier de désarmement contraignant pour Israël.

La réévaluation de la politique américaine sur le dossier nucléaire iranien à laquelle est associée le groupe de contact sur l’Iran (1) se déroule sur fond d’une mobilisation psychologique, médiatique et militaire sans précédent du camp occidental, aiguillonné par Israël, en vue de faire plier Téhéran sur ce qu’il considère être sa principale réalisation stratégique depuis l’instauration de la République islamique en 1979, il y a trente ans: l’accession au seuil nucléaire, justification suprême de tous ses sacrifices.

L’accession de l’Iran au rang de «puissance du seuil nucléaire», en dépit d’un embargo de trente ans doublé d’une guerre de près de dix ans imposée à l’Iran par Irak interposé, a suscité l’admiration de larges fractions de l’opinion de l’hémisphère sud qui ont vu dans cet exploit technologique incontestable la preuve parfaite d’une politique d’indépendance, en ce qu’il débouche sur la possibilité  pour l’Iran de se doter d’une dissuasion militaire en même temps que de maintenir son rôle de fer de lance de la révolution islamique.
Char de Carnaval allemand, début du XXIème siècle

Dans une zone de soumission à l’ordre israélo-américain, le cas iranien est devenu de ce fait un cas d’école, une référence en la matière, et, l’Iran, depuis lors, est devenu le point de mire d’Israël, sa bête noire, dans la foulée de la destruction de l’Irak, en 2003. Dès l’enlisement américain en Irak, M. Dominique Strauss-Kahn, futur directeur du Fonds Monétaire International et pro israélien avéré, sonnait d’ailleurs l’alarme en invitant les pays occidentaux à rectifier le tir et à cibler non plus l’Irak mais l’Iran (2). Il a été aussitôt relayé par le transfuge socialiste Bernard Kouchner, à sa nomination à la tête du ministère français des affaires étrangères, dans la foulée de son ralliement atlantiste, ainsi que par leur parrain conjoint, Nicolas Sarkozy.

Le président français a résumé la nouvelle position française par une formule qui se voulait lapidaire mais qui s’est révélée être d’une démagogie rudimentaire: «la bombe iranienne ou le bombardement de l’Iran» (3). Le déploiement militaire français dans le Golfe, à Abou Dhabi, de même que la bruyante contestation française des résultats des élections présidentielles iraniennes ainsi que les doutes des Français sur la fiabilité du Directeur Général de l’Agence atomique de Vienne, l’égyptien Mahmoud el Baradéï, participent de cette logique de guerre dont l’universitaire française Clotilde Reiss en a été, en Juillet Août 2009, la victime au titre de dommage collatéral.

Première épreuve diplomatique d‘importance de Barack Obama

Le primat d’Israël conditionne le récit médiatique occidental et obère la crédibilité de sa démarche, en ce qu’elle révèle une distorsion de comportement des pays occidentaux face aux puissances nucléaires. Les Etats-Unis et l´Union européenne contrôlent 90% de l’information de la planète et sur les 300 principales

agences de presse, 144 ont leur siège aux Etats-Unis, 80 en Europe et 49 au Japon.

Les pays pauvres, où vit 75% de l´humanité, possèdent 30% des médias du monde (4).

1-       Sur l’auteur
René Naba est un auteur associé à Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cet article est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur et la source.

2-       http://no-war.over-blog.com:80/ext/http://www.tlaxcala.es/pp.asp?lg=fr&reference=8626

 

Suite : Pièce jointe



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


17/05/2010

n°40 - journal d'Iran - 24-04 au 16-05 - : Début - : La politique occidentale de l'affrontement avec l'Iran se heurte à l'opposition du Mouvement des non-alignés.

n°40 - journal d'Iran - 24-04 au 16-05 - : Début - : La politique occidentale de l'affrontement avec l'Iran se heurte à l'opposition du Mouvement des non-alignés.



journal d'Iran   n°40 du 24-04 au 16-05

                                                                          C.De Broeder & M.Lemaire



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Sommaire :

Tiré à Part

Karl Müller : La campagne contre l’Iran et le droit international.

La politique occidentale de l’affrontement avec l’Iran se heurte à l’opposition du Mouvement des non-alignés.

Les Etats-Unis : une vraie menace pour la paix et la sécurité internationale.  

1 Politique

1) Iran

Fin

2 Politique Internationale

1 Usa

2 Les voisins

3 Organisations Mondiales & régionales

4 Le Monde

2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

2-1 La politique d'Obama envers l'Iran n'est qu'une caisse de résonance vide  

2-2 Projets satellitaires contre l'Iran .

2-3 La perception donnée par les médias des minorités religieuses en Iran est erronée . 2-4 Arrestation d'un journaliste. 

 



Tiré à Part

Karl Müller : La campagne contre l’Iran et le droit international.

En adhérant aux Nations Unies, 192 Etats du monde ont pris les engagements suivants:
•    «Maintenir la paix et la sécurité internationales et à cette fin: prendre des mesures collectives efficaces en vue de prévenir et d’écarter les menaces contre la paix et de réprimer tout acte d’agression ou autre rupture de la paix, et réaliser, par des moyens pacifiques, conformément aux principes de la justice et du droit international, l’ajustement ou le règlement de différends ou de situations, de caractère international, susceptibles de mener à une rupture de la paix;
•    Développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de l’égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes, et prendre toutes autres mesures propres à consolider la paix du monde.»

De plus, il est inscrit dans la Charte des Nations Unies, concernant les devoirs des Etats membres:
•    «Les membres de l’Organisation règlent leurs différends internationaux par des moyens pacifiques, de telle manière que la paix et la sécurité internationales ainsi que la justice ne soient pas mises en danger.
•    Les membres de l’Organisation s’abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’emploi de la force, soit contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout Etat, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies.»
Le fait que certains Etats, membres des Nations Unies, ont contrevenu à maintes reprises à ces dispositions ne dispense pas le monde actuel de ces engagements.

Bien au contraire: Toutes les guerres menées après la Seconde Guerre mondiale ont démontré de façon cruelle à quel point était vrai ce que, en 1945, les membres fondateurs des Nations Unies avaient écrit au début du préambule de la Charte: «Nous, peuples des Nations Unies, résolus à préserver les générations futures du fléau de la guerre qui deux fois en l’espace d’une vie humaine a infligé à l’humanité d’indicibles souffrances.»
Est-ce compatible avec ces principes que des représentants de gouvernements et de médias attaquent verbalement avec force un pays et n’excluent pas une guerre contre lui?
C’est bien ce qui se passe depuis de nombreuses années envers l’Iran.

Et avec un ­nouvel élan depuis ces dernières semaines et mois.
On ne tient pas compte du fait
•    que ce n’est pas que le gouvernement iranien qui affirme depuis des années ne pas vouloir posséder des armes atomiques, mais les inspecteurs de l’Agence Internationale de l’énergie atomique (AIEA) de même que les services secrets ne peuvent apporter de preuve tangible d’un programme d’armes atomiques de l’Iran.

Les rapports actuels des services secrets américains ont même attesté que l’Iran ne mène pas de programme d’armes atomiques. Certains adversaires de l’Iran prétendent même qu’il ne s’agit pas de prouver l’existence d’un tel programme, mais que c’est à ce pays à prouver qu’il n’en a pas – mais comment est-ce possible alors que tout ce que l’Iran présente comme preuves est remis en question;
•    que les déclarations du président iranien concernant Israël sont présentées dans les médias occidentaux de façon erronée et qu’on ne connaît pas de plans de guerre de l’Iran contre Israël;
•    que des plans de guerre israéliens ­contre l’Iran (et même des Etats-Unis) existent très probablement alors même que
la Charte des Nations Unies interdit toute acte d’agression;
•    que l’Iran est menacé d’intervention guerrière par d’autres pays, voire par de hauts officiers allemands: Entre-temps le manuscrit du discours du général allemand de l’OTAN, Karl-Heinz Lather, tenu le 25 mars à Bonn devant
la Communauté de soldats catholiques a été rendu public.

Et c’est précisément lors de la Journée mondiale de la Paix 2010 qu’il a dit: «D’ailleurs, la communauté internatio­nale [en fait les Etats membres de l’OTAN] pourrait se voir contrainte d’intervenir militairement si l’Iran ne renonce pas à ses ambitions d’un armement atomique. Il semble que l’action politique, la diplomatie et les sanctions n’apportent guère de solution.» Puis il ajouta – à l’encontre des obligations de la Charte de l’ONU – que «les Etats et les gouvernements [ceux de l’OTAN] acceptent en général [donc pas toujours] un mandat des Nations Unies comme condition d’une intervention militaire [ce qui, selon lui, n’est pas obligatoirement le cas];
•    que les propositions soumises à l’Iran ne respectent pas l’égalité des droits de tous les Etats inscrite dans
la Charte des Nations Unies et on soumet l’Iran à des exigences sans aucun fondement dans le droit des traités touchant au nucléaire – ce que les décisions du Conseil de Sécurité de l’ONU au sujet du programme nucléaire iranien ne peuvent cacher;
•    que des Etats qui, comme Israël, le Pakistan et l’Inde, refusent de se soumettre au Traité sur la non-prolifération des armes nuclé­aires (TNP), et disposent d’un énorme arsenal d’armes nucléaires, ne sont pas contraints de rentrer dans le rang (sans parler des 5 puissances nucléaires «officielles», qui ont aussi signé le TNP et se sont engagés à réduire leurs arsenaux nucléaires, voire à les supprimer, mais qui sont à des lieues de leur application) – on travaille ici aussi à deux niveaux;
•    que ce n’est pas la «Communauté inter­na­tionale» qui fait pression sur l’Iran, mais avant tout Israël, les Etats-Unis et l’UE, lesquels se sont unis contre l’Iran et exercent une pression sur les autres pays pour qu’ils se soumettent à leur volonté.

La plupart des Etats et des gouvernements, comme par exemple les 118 membres du Mouvement des non-alignés, considèrent la politique de l’Iran différemment et estiment qu’il y a une possibilité d’entretenir des relations avec ce pays et de résoudre les conflits, se démarquant ainsi nettement du bloc politique des 3 pays sus-mentionnés, lesquels ne représentent finalement qu’une petite minorité dans l’ensemble du monde.
On n’évoquera pas ici les vraies raisons des plans de guerre contre l’Iran. On se contente de signaler que toute cette agitation guerrière est alarmante pour tout un chacun qui s’intéresse raisonnablement à ce problème. Il est vrai aussi que tous ceux qui menacent l’Iran ne veulent pas forcément la guerre. Toutefois, ils aplanissent le terrain pour ce petit groupe de pays qui veulent cette guerre, en violation de
la Charte des Nations Unies.
Il est particulièrement inquiétant de constater qu’on n’entend plus aucune voix contraire dans ces gouvernements et ces médias-là. Il n’y a aucun débat, on se contente de hurler avec les loups, alors même que ces cris n’ont rien à voir avec la vérité, mais ne sont poussés que pour soutenir des projets poli­tiques inavouables.
Cette volonté d’ignorer
la Charte des Nations Unies n’est pas un délit mineur. C’est proprement une tentative de porter un coup à l’effort des peuples et des Etats de vivre en paix et dans la justice. C’est une menace pour l’humanité et c’est pourquoi, au sein de la Communauté internationale, ils sont nombreux à ne pas vouloir suivre cette voie.
Au cours des derniers 20 ans, plusieurs guerres ont été déclenchées contre la volonté de
la Communauté internationale, avec des conséquences dramatiques tant pour les victimes qu’en ce qui concerne les coûts.

Il est donc important de réfléchir à la façon d’empêcher une nouvelle guerre et aux moyens à disposition pour faire respecter le droit international – et cela par tous les Etats.    

Karl Müller

http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=2147

http://www.mondialisation.ca:80/index.php?context=va&aid=18902

 

La politique occidentale de l’affrontement avec l’Iran se heurte à l’opposition du Mouvement des non-alignés.

Depuis que le nouveau directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), le Japonais Yukia Amano, largement soutenu par les puissances occidentales, a affirmé dans son rapport sur l’Iran présenté mi-février – sans toutefois apporter de réelles preuves – que ce pays travaillerait probablement au développement d’une ogive nucléaire, les gouvernements des Etats-Unis, de la France, de la Grande Bretagne et de l’Allemagne font entendre leur voix pour exiger des sanctions plus appuyées.
Pour l’instant, le Conseil de sécurité de l’ONU n’est pas encore en possession d’un texte de résolution contre l’Iran. Il est uniquement question d’éventuels projets de sanctions de la part des Etats-Unis et de l’Union européenne. Ainsi, le «New York Times» du 3 mars laissait entendre qu’il y aurait un projet de résolution en route, fruit d’une entente entre le gouvernement américain et les gouvernements engagés de l’Union européenne. Selon ce projet, les sanctions devraient toucher brutalement les échanges bancaires, la circulation maritime et le secteur des assurances, ainsi que les fortunes à l’étranger et les possibilités de déplacements d’Iranien «suspects». Seraient visés tout particulièrement les gardes révolutionnaires qui détiendraient une part essentielle de l’économie iranienne. L’industrie pétrolière iranienne ne serait pas touchée directement.
Il est intéressant de constater que, selon un article de «Spiegel Online» du 23 février, les projets de l’UE iraient plus loin, comme cela ressort d’un rapport secret de 13 pages, intitulé «Non-Paper on political and economic context of sanctions against Iran». Il est proposé dans ce rapport de s’en prendre énergiquement au secteur financier, aux assurances d’investissements en Iran ainsi qu’au secteur de l’énergie. Si ces projets étaient exécutés, la population iranienne aurait à en souffrir gravement dans sa vie quotidienne.
Le fait que le Conseil de sécurité n’ait pas encore produit de texte de résolution viendrait du fait que
la Russie et la Chine s’y opposent. D’autres pays, membres actuels du Conseil de sécurité, tels que la Turquie, le Brésil et le Liban, préfèrent miser sur des négociations plutôt que sur des sanctions.
Il est vrai que le gouvernement des Etats-Unis, de même que la chancelière alle­mande, Angela Merkel, ont déclaré vouloir appliquer des sanctions plus contraignantes, même sans l’aval du Conseil de sécurité. Le gouvernement allemand renforce son influence sur les autres gouvernements de l’Union européenne pour qu’ils acceptent des sanctions plus dures, cela surtout depuis la visite du gouvernement et du président israéliens à Berlin.
Les Etats-Unis, l’UE et leurs alliés se heurtent à la résistance du Mouvement des non-alignés (NAM) qui regroupe 118 pays. Le 25 février, il a protesté auprès du Conseil des gouverneurs de l’AIEA contre le rapport du nouveau directeur sur l’Iran et assuré ce pays de leur soutien de sa position en matière nucléaire.
Toutefois, on ne trouve pas ce document sur le site Internet de l’AIEA, mais seulement sur des sites iraniens, notamment
www.presstv.ir/pop/Print/?id=120019 ou english.farsnews.com/printable.php.
Dans sa déclaration le Mouvement des non-alignés met l’accent sur le droit sans réserve de tous les Etats d’utiliser l’énergie nucléaire dans des projets pacifiques. Ces pays font savoir leur refus de sanctions renforcées par leur volonté de mettre en avant la diplomatie et le dialogue, considérés comme la seule voie menant à une solution durable. De plus, ils mettent en garde «envers toute attaque, voire simplement la menace d’une attaque, contre des installations nucléaires pacifiques qui présenteraient un grave danger pour les populations et l’environnement et seraient une grave violation du droit international». Ce groupe d’Etats vise la conclusion sur une base internationale d’une interdiction de toute attaque ou menace d’attaque.
Il apparaît donc que ce sont uniquement les gouvernements américains, d’une partie de l’Union européenne et surtout d’Israël qui menacent gravement l’Iran.

On ne peut cependant pas désigner qui, au-delà des sanctions, envisagerait le déclenchement d’une guerre. Le gouvernement américain ne se prononce pas en la matière, les gouvernements de l’Union européenne se positionnent en ordre dispersé – le gouvernement allemand a jusqu’à présent déclaré fermement qu’il s’oppose au déclenchement d’une guerre. Le gouvernement israélien envisage, lui, l’éventualité d’une attaque.
Mais les gouvernements américain, de l’Union européenne et israélien ne représentent nullement la «communauté internationale». La grande majorité des pays de ce monde sait très bien où l’accentuation du conflit mènerait la planète et veut s’engager sur une autre voie.

http://www.horizons-et-debats.ch

 

Les Etats-Unis : une vraie menace pour la paix et la sécurité internationale.

Dans une lettre, à l'adresse du président du conseil de sécurité, du secrétaire général de l'ONU et du président de l'Assemblée générale, l'ambassadeur permanent de la RII, à l'ONU, a considéré les Etats-Unis comme une vraie menace pour la paix et la sécurité internationales qui portent atteinte à la crédibilité du TNP. A la suite de l'annonce des politiques nucléaire des Etats-Unis et des allégations sans fondement contre le programme nucléaire de l'Iran, accompagnées des déclarations des autorités américaines concernant une éventuelle utilisation de l'arme nucléaire contre l'Iran, l'ambassadeur de la RII, à l'ONU, Mohammad Khazaï, dans une lettre à l'adresse du président du Conseil de sécurité, du secrétaire général et du président de l'Assemblée générale, a vivement protesté contre ces allégations, avant de qualifier d'inhumains et contraires aux engagements et aux règlements internationaux, les articles irréalistes dudit rapport, ainsi que les menaces des autorités américaines contre l'Iran. L'ambassadeur iranien, auprès de l'ONU, a présenté, dans sa lettre, les cas de violations des Conventions internationales et des principes régissant la non prolifération, avant de demander au Conseil de sécurité et aux autres organes onusiens de déclarer leur opposition sérieuse à de telles politiques nucléaires contradictoires et à la menace d'attaque nucléaire d'un pays qui est dépourvu d'arme nucléaire et qui est signataire du TNP. Dans une partie de cette lettre remise, mardi, au Conseil de sécurité et publiée comme document officiel, il est écrit: "Le gouvernement américain a publié, le 6 avril 2010, son rapport sur l'examen de ses positions nucléaires dit "NPR Nuclear Posture Review." Ce document qui est la base de la stratégie et de la politique nucléaire des Etats-Unis contient divers points, comme les allégations sans fondement contre le programme nucléaire de l'Iran. Certaines autorités américaines, dont le président et ses secrétaires d'Etat et à la Defense ont menacé, explicitement, l'Iran d'attaque nucléaire, sur la base d'hypothèses totalement erronées." Poursuivant sa lettre, l'ambassadeur iranien a réitéré que de telles allégations bellicistes que l'on peut qualifier de chantage nucléaire contre un pays dépourvu d'arme nucléaire et signataire du TNP, sont une violation flagrante du Droit international par Washington et, notamment, l'article 2 de la Charte onusienne, ainsi que la résolution 984 du Conseil de sécurité, adoptée, en 1995, concernant l'interdiction du recours à la force contre aucun pays. De telles allégations explicites ou implicites ne sont pas seulement une déclaration ou intention, mais un document officiel, dans lequel, Washington a menacé d'attaque nucléaire un pays qui en est dépourvu et qui est signataire du TNP. Et de telles prises de positions prouvent, une nouvelle fois, l'approche militaire des autorités américaines, dans différentes questions, et la menace nucléaire ne peut certainement pas être une bonne solution pour le règlement de ces questions. Khazai ajoute, dans sa lettre, que la RII, en tant que victime des armes de destruction massive, s'est engagé, sérieusement,  au cours de ces dernières années, à  oeuvrer à l'instauration d'un monde dénucléarisé. Cet engagement ne se limite pas à la parole, mais s'attache, en pratique, à appliquer, totalement, le TNP, la Convention des armes biologiques et les Conventions des armes chimiques. En outre, la RII rejette le développement, le stockage et l'usage des armes nucléaires, conformément à son éthique et à ses principes religieux, et ses activités nucléaires sont et resteront toujours pacifiques. 40 après l'application du TNP et alors que les autorités américaines prétendent déployer des efforts, dans la voie de la non prolifération des armes nucléaires, nous devons rappeler que les Etats-Unis  sont le seul pays à avoir utilisé l'arme nucléaire, à Hiroshima et Nagasaki,  tuant 200.000 êtres humains, et  ont, dans un acte illicite, menacé un pays signataire du TNP et dépourvu d'arme nucléaire d'attaque nucléaire,  élaborant leurs plans militaires sur cette base. Khazai a précisé que les membres du TNP, non seulement, ne doivent pas ignorer de tels chantages nucléaires, au 21ème siècle, et les tolérer, mais encore, ils doivent prendre des mesures drastiques pour l'anéantissement totale des armes nucléaires, en tant que seule garantie contre l'usage ou la menace de l'usage de ces armes. A ce propos, l'ONU et les organes concernés doivent faire front à la menace de l'usage de l'arme nucléaire.

15/04

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1) Politique Iranienne

Ahmadinejad

Les pressions internationales ne font que "renforcer la détermination" de l'Iran.
S'agissant du nucléaire, M.Ahmadinejad a affirmé que les pressions internationales ne font que "renforcer la détermination" de l'Iran à poursuivre la voie du développement.
"Ne pensez pas que vous pouvez stopper le développement de la nation iranienne sur la voie du progrès", a réitéré le président en évoquant les menaces de nouvelles sanctions agitées par les Occidentaux pour obliger Téhéran à stopper son programme d'enrichissement d'uranium.  
"Vous pouvez vous agiter dans tous les sens, publier des déclarations, adopter des résolutions", a poursuivi M. Ahmadinejad. "Plus votre animosité à notre égard est ouverte, et plus la nation iranienne sera déterminée à aller de l'avant".
M. Ahmadinejad a réaffirmé que l'Iran avait "coopéré au plus haut degré" avec la communauté internationale pour essayer de la convaincre que son programme nucléaire était pacifique.
"Si vous voulez stopper la prolifération, détruisez vos armes nucléaires et dépensez cet argent pour vos peuples", a-t-il ajouté à l'adresse des dirigeants des puissances nucléaires.
Le président américain Barack Obama a affirmé vendredi que Washington allait "continuer à faire pression" sur l'Iran pour l'obliger à changer de politique, en recherchant le soutien d'une "communauté internationale unie pour (avoir) une position plus forte".
M. Ahmadinejad a répliqué en l'accusant de n'avoir "rien changé" à la politique hostile à l'Iran de ses prédécesseurs.
"M. Obama est arrivé avec l'annonce d'un changement, et nous l'avons accueilli favorablement. (...) Mais qu'est-ce qui a changé? Les pressions sont toujours là. Les sanctions sont toujours là. Les

politiques (de Washington) en Irak et en Afghanistan sont toujours les mêmes", a-t-il relevé.

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Le Conseil de sécurité sert les intérêts des pays les plus puissants

Le président actuellement en visite officielle au Zimbabwe a déclaré que le conseil de sécurité des Nations Unies qui a pour mission de procurer la sécurité aux nations, est de fait au service de la domination de certaines puissances.

«Le Conseil de sécurité de l'ONU sert les intérêts des pays les plus puissants», a accusé le président iranien. «Ils se servent du conseil de sécurité de l'ONU pour atteindre leurs objectifs mais ils ont échoué»,. «Nous croyons en notre victoire et en la défaite et l'humiliation de nos ennemis.»

23 Avril

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Les armes nucléaires de "révoltantes et honteuses"

Le président Ahmadinejad a accusé les Etats-Unis et leurs alliés de recourir à la crainte d'une prolifération pour empêcher les pays en développement d'accéder à la technologie nucléaire à des fins pacifiques, en violation du TNP.

Un tel argument a dans le passé trouvé un écho favorable auprès de pays en développement qui constituent la majorité des signataires du TNP.

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton devait à son tour s'exprimer à la tribune de la conférence du TNP lundi.

A Washington, le secrétaire américain à la Defense, Robert Gates, a déclaré que l'Iran réunissait des missiles balistiques et de croisière, des mines et des vedettes rapides "afin de défier la puissance navale américaine dans la région".

3/5

AP

 

Des sanctions contre tous les pays qui menacent de se servir de l'arme atomique

Le président Ahmadinejad a réclamé lundi des sanctions contre tous les pays qui menacent de se servir de l'arme atomique, allusion transparente à la nouvelle stratégie nucléaire américaine dévoilée le mois dernier.

S'exprimant à l'ouverture d'une conférence des 189 signataires du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), le chef de l'Etat iranien a invité à "considérer toute menace de se servir d'armes nucléaires ou d'attaquer des installations nucléaires pacifiques comme une atteinte à la paix et à la sécurité internationales".

De telles menaces devraient entraîner "une prompte réaction des Nations unies et l'arrêt de toute coopération des pays membres du TNP avec l'Etat menaçant", a-t-il poursuivi.

Ainsi qu'elles l'avaient déjà fait lors de réunions annuelles de l'assemblée générale des Nations unies, les délégations française, américaine et britannique ont quitté ostensiblement la salle pendant l'intervention d'Ahmadinejad.

La délégation américaine est sortie au moment où Ahmadinejad accusait Israël de menacer ses voisins de "terrorisme et invasion" et de bénéficier d'un soutien inconditionnel de Washington et de ses alliés.

Parmi les sanctions contre les pays utilisant ou menaçant d'utiliser l'arme atomique contre d'autres nations, il faut envisager la suspension de ces pays du Conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), a dit l'orateur.

En vertu de sa nouvelle stratégie, Washington s'engage à ne pas recourir à l'arme nucléaire contre un Etat qui n'en dispose pas et qui a signé le traité de non-prolifération.

Mais il n'exclut pas d'y recourir contre des pays tels que l'Iran et la Corée du Nord qui ont enfreint selon lui le TNP.

03-05

AP

 

L'Iran affirme pouvoir résister à des sanctions occidentales

 et aux pressions qu'exercent les Etats-Unis et leurs alliés sur le programme nucléaire de Téhéran, estime le président iranien Mahmoud Ahmadinejad.

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a déclaré que son pays pouvait résister à des sanctions et aux pressions qu'exercent les Etats-Unis et leurs alliés sur le programme nucléaire de Téhéran. (Reuters/Shannon Stapleton)

"Les sanctions ne peuvent arrêter la nation iranienne. La nation iranienne est à même de résister aux pressions des Etats-Unis et de leurs alliés", a déclaré le chef de l'Etat iranien au cours d'une conférence de presse à New York.

Il a prévenu que l'adoption à l'Onu de nouvelles sanctions compromettrait à jamais les relations entre Téhéran et Washington. " cela signifierait que les relations entre l'Iran et les Etats-Unis ne connaîtraient aucune amélioration à l'avenir", a-t-il souligné.

Le dirigeant iranien a affirmé d'autre part que son pays ne se dénoncerait pas le TNP (Traité de non prolifération) comme l'a fait la Corée du Nord.

Mahmoud Ahmadinejad se trouve à New York dans le cadre de la conférence des 189 pays signataires du TNP, qui s'est ouverte lundi au siège des Nations unies.

Reuters,

04/05/2010
http://www.lexpress.fr/actualites/2/l-iran-peut-resister-aux-sanctions-occidentales-dit-ahmadinejad_889774.html

 

L'Iran prêt à échanger son uranium contre du combustible nucléaire étranger.
L'Iran est prêt à échanger son uranium faiblement enrichi contre des barres de combustible fabriquées à l'étranger, a déclaré Ahmadinejad lors de la Conférence de suivi du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) qui se déroule au siège des
Nations unies à New York.
"Je tiens à répondre à l'appel du secrétaire général de l'ONU qui a invité l'Iran à échanger son uranium contre du combustible nucléaire. Téhéran a toujours été prêt à le faire, et nous avons formulé notre proposition à ce sujet.

La balle est dans le camp d'autres Etats", a affirmé le président iranien.

4 -05-2010
http://fr.rian.ru/world/20100503/186614644.html

 

"Aucun pays n'osera attaquer l'Iran"

Le président Ahmadinejad a affirmé qu'aucun pays n'oserait attaquer militairement l'Iran et surtout pas Israël. "Qui veut engager une guerre avec l'Iran? Aucun Etat ne veut cela. Nous estimons que l'amitié est le meilleur moyen de parvenir au dialogue", a déclaré Ahmadinejad dans une interview à la chaîne satellitaire du Qatar al-Jazira.
"Personne n'osera être responsable d'une guerre contre l'Iran", a ajouté le président iranien, qui a participé à New York à la conférence de suivi du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP).

Interrogé sur l'éventualité d'une attaque lancée par Israël, il a répondu: "Pour nous, Israël ne représente rien comparé à la puissance de l'Iran. La guerre est la guerre, les sionistes ont-il le moyen de la mener contre l'Iran?", s'est-il interrogé.
Le président iranien avait déclaré lors d'une conférence de presse à New York hier, que si le Conseil de sécurité de l'ONU adoptait une 4e résolution de sanctions contre l'Iran, les relations de son pays avec les Etats-Unis "ne s'amélioreraient plus jamais".

AFP 05/05

 

Aucun pays n'oserait attaquer militairement l'Iran et surtout pas Israël,

dont il a minimisé la capacité de se mesurer à son pays.« Qui veut engager une guerre avec l'Iran ? Aucun État ne veut cela.

Nous estimons que l'amitié est le meilleur moyen de parvenir au dialogue », a déclaré M. Ahmadinejad.« Personne n'osera être responsable d'une guerre contre l'Iran », a ajouté le président iranien. Interrogé sur l'éventualité d'une attaque lancée par Israël, il a répondu : « Pour nous, Israël ne représente rien comparé à la puissance de l'Iran. La guerre est la guerre, les sionistes ont-ils le moyen de la mener contre l'Iran ? »

interview à la chaîne du Qatar al-Jazira
Sylviane Zehil 

07-05

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/656237/Ahmadinejad+%3A_La_Syrie%2C_le_Liban_et_le_Hezbollah_sont_capables_de_defaire_l%27Etat_hebreu.html

 

L’Iran est le pays le plus important dans la région. 05/2010

L’Iran est le pays le plus important dans la région et dans le monde, c’est ce qu’a déclaré le président Ahmadinejad.
«Les grandes puissantes ont fait tout ce qui était en leur pouvoir pour dominer le Moyen-Orient et c’est, de fait, pour réaliser un tel objectif que le régime corrompu israélien a été créé » a-t-il souligné.
«Alors que les Etats-Unis et d’autres puissances occidentales s'imaginaient avoir clos pour toujours la question palestinienne, la création de
la Journée internationale d’Al-Qods a totalement modifié cette vision et désormais les puissances occidentales sont arrivés à la conclusion que sans l'Iran, ils ne peuvent non seulement rien faire en Irak mais également ailleurs dans le monde", a conclu le président Ahmadinejad.

14-05

http://www2.irna.ir



Les grandes manœuvres  

L'Iran favorable à une médiation brésilienne sur le dossier nucléaire.

Ahmadinejad a accueilli favorablement la médiation du Brésil sur le dossier de son programme nucléaire. Sur le site de la présidence, un message posté mardi soir tard indique que Mahmoud Ahmadinejad approuve "sur le principe" que le Brésil joue un rôle dans la reprise des négociations sur l'accord conclu avec l'ONU, qui prévoit un échange de combustible nucléaire contre de l'uranium enrichi.

Téhéran avait rejeté cet accord, qui aurait limité les capacités de l'Iran à fabriquer des armes nucléaires. Mais le régime tente désormais de le remettre sur la table.

La possibilité de médiation de Brasilia avait été envisagée lors d'une visite du ministre brésilien des Affaires étrangères à Téhéran.

5/5

AP


Politique intérieure & extérieure

Politique extérieure

L'Iran porte plainte contre Washington qui le menace d'attaque nucléaire

La vice-Présidente iranienne pour les affaires juridiques, Mme Fatemeh Bodaghi, a fait état de la décision du gouvernement iranien de porter plainte contre les Etats-Unis pour avoir menacé l'Iran d'attaque nucléaire.

Elle a ajouté que trois commissions de travail ont été chargées de préparer les documentations nécessaires dans ce domaine. La vice-Présidente, Mme Fatemeh Bodaghi, a ajouté que, selon la Charte des Nations unies, aucun pays n'a le droit de menacer les autres d'attaque militaire ou de bombardement nucléaire, alors que les Etats-Unis ont violé, de façon flagrante, cette règle internationale.

Lundi, 26 Avril

http://french.irib.ir/index.php/info/iran-nucleaire/34165-liran-porte-plainte-contre-washington-qui-le-menace-dattaque-nucleaire

 

L’Iran menace de couper les jambes d’Israël s’il attaque la Syrie.

Cette mise en garde solennelle a été exprimée par le premier-vice président iranien Mohammad Reda Rahimi en visite dans la capitale syrienne.
Lors d’un point de presse en compagnie du Premier ministre syrien Mohammad Naji Ottari, organisé à l’issue de la réunion du Haut-comité syro-iranien, Rahimi a déclaré que « son pays sera toujours aux côtés de la Syrie pour faire face à toute menace » : «  et si les usurpateurs de la Palestine veulent faire quoi que ce soit, nous allons leur couper les jambes » a-t-il martelé. 
Le responsable iranien a toutefois estimé que les menaces israéliennes n’ont  aucune valeur. Il commentait les dernières déclarations de la secrétaire d’état américaine Hillary Clinton, laquelle a mis en garde le président syrien Bachar ElAssad  contre une guerre régionale en permettant le transfert d’armements au Hezbollah : «  mêmes si ces menaces ont une quelconque importance, personne n’ose ébranler l’amitié et le soutien de l’Iran à la Syrie », a poursuivi le responsable iranien.
Et d’ajouter «  la Syrie est un pays fort et disposé à faire face à toute menace ; et que l’Iran sera à ses côtés de toutes ses forces ».

30/04

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=135744&language=fr

 

Mottaki à New York.

Le Ministre des Affaires étrangères, Manoutchehr Mottaki a rencontré, en marge de la conférence de suivi du TNP, à New York, ses homologues suisse, australien, indonésien, danois et brésilien. 
Lors de ces entretiens, le chef de la diplomatie iranienne a insisté sur le droit de l'usage pacifique de l'énergie nucléaire par tous les pays membres de l'AIEA ainsi que sur la non prolifération et le désarmement nucléaire. 
S'agissant de l'échange du combustible, le Ministre iranien des Affaires étrangères a déclaré que cette option était toujours sur la table. 
De leur côté, les Ministres suisse, australien, indonésien, danois et brésilien des Affaires étrangères ont affirmé que l'Iran est un pays important dans la région et ils ont plaidé pour la promotion des relations avec ce pays. 
Ils ont également salué les positions de principe de l'Iran, y compris en matière de l'échange de combustible et ont insisté sur le droit à l'usage civil de la technologie nucléaire par tous les pays.

06/05

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=136353&language=fr


Sur le terrain

L'Iran, déjà sous le coup notamment d'un embargo financier et bancaire occidental, est menacé de nouvelles sanctions économiques par la communauté internationale, inquiète de la politique nucléaire de Téhéran.
Ces sanctions, dont discutent actuellement les grandes puissances, devraient notamment viser le secteur pétrolier et gazier, ainsi que le corps de Gardiens de la révolution, bras armé du régime iranien qui a pris ces dernières une importance croissante dans la vie économique de l'Iran.
"Parler de sanctionner les Gardiens de la Révolution est quelque peu amusant", a estimé le général Javani. Les Pasdaran "sont aujourd'hui inséparables du régime et du peuple" iraniens, a-t-il affirmé, et ceux qui veulent les sanctionner "ne parviendront pas à leur fins".

24/04

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Les Pasdaran affirment pouvoir remplacer Shell ou Total.
"Aujourd'hui, les Gardiens de la Révolution sont fiers de dire qu'ils ont la compétence et la capacité de se substituer aisément aux grandes compagnies internationales" opérant en Iran, a déclaré le général Yadollah Javani, chef du bureau politique des Gardiens de la Révolution, dans une interview à l'agence Ilna.
"Par exemple, nous pouvons reprendre des grands projets à Assalouyeh (ndlr: le gisement offshore de gaz géant de South Pars, dans le Golfe) et y remplacer Shell ou Total", a-t-il affirmé. 

24/04

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Téhéran fixe un ultimatum à Shell et Repsol pour confirmer leurs investissements. 

L'Iran a fixé un ultimatum de deux semaines aux groupes pétroliers Shell et Repsol pour confirmer leurs investissements dans plusieurs importants projets gaziers iraniens, faute de quoi il attribuera leurs contrats à des société locales, c'est ce qu'a déclaré, ce lundi, Reza Kasaizadeh, directeur de la Compagnie nationale iranienne d'exportation du gaz.
Cet ultimatum intervient 48 heures après que le ministre iranien du Pétrole, Massoud Mirkazemi, ait menacé de couper les ponts avec les compagnies pétrolières occidentales qui "traînent" pour réaliser des projets en Iran, notamment dans le secteur gazier.
Le projet d'usine de LNG piloté par Shell (en association avec le groupe hispano-argentin Repsol et NIGC) est au point mort depuis 2008, tout comme un projet similaire mené par Total.
Ces derniers mois, la plupart des groupes pétroliers occidentaux présents en Iran, comme l'anglo-néerlandais Shell, le français Total, le norvégien Statoil ou l'italien ENI ont gelé progressivement tout nouvel investissement.
Le gel des investissements occidentaux dans les secteurs pétrolier et gazier résulte des sanctions et pressions occidentales contre le programme nucléaire iranien. 

10/05

http://www.almanar.com.lb


Préparation à la guerre

Des navires français fouillés par l'Iran.

Les Gardiens de la révolution, l'armée idéologique du régime iranien, ont fouillé hier deux navires, français et italien, lors de manoeuvres des forces iraniennes dans le Golfe, a rapporté aujourd'hui l'agence Irna.
Une patrouille de la marine des Gardiens de la révolution (Pasdaran) a fouillé les deux navires pour vérifier "s'ils respectaient les normes environnementales", a indiqué Irna, citant un communiqué des Gardiens de la révolution. "Une fois établi qu'il n'y avait pas de violations des normes environnementales, ils ont été autorisés à poursuivre leur route", indiquent les pasdaran, sans donner de détails sur la nature des navires.
Ils ont précisé que la fouille avait été effectuée dans le détroit d'Ormuz, qui relie le Golfe d'Oman au Golfe, où les forces iraniennes se livrent à des manœuvres depuis jeudi. Les Pasdaran avaient indiqué mercredi que ces manœuvres leur permettraient notamment de mettre en œuvre des missiles de fabrication locale et d'autres armes.

Ces exercices terrestres, aériens et navals ont pour objectif de tester les capacités des Gardiens de la révolution à "préserver la sécurité du Golfe persique, le détroit d'Ormuz et le Golfe d'Oman", avait indiqué le général Hossein Salami, chef adjoint de ces troupes d'élite.
Près de 40% de la production mondiale de pétrole provient de la région du Golfe et une grande proportion de cet or noir transite par le détroit d'Ormuz, selon des données du département américain de l'Energie. L'Iran, qui a averti par le passé qu'il pourrait paralyser le trafic pétrolier en bloquant le détroit d'Ormuz en cas d'attaque contre son territoire, mène régulièrement des exercices militaires dans le Golfe.

24/04

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/04/24/97001-20100424FILWWW00392-iran-des-navires-francais-fouilles.php

 

Un drone iranien serait prêt d'ici 2011.

Les Gardiens de la révolution, ont annoncé aujourd'hui qu'un drone furtif de fabrication locale, capable de mener des bombardements, serait prêt d'ici mars 2011.
"Le drone ultra perfectionné, furtif, capable de bombarder, construit par les Gardiens de la révolution, sera opérationnel au second semestre de cette année", a indiqué le général Amir Ali Hajizadeh en se référant à l'année iranienne qui s'achève le 20 mars 2011. ll n'a pas donné plus de détails sur cet appareil.
Mi-avril, l'Iran avait indiqué avoir fait "de bons progrès" dans le domaine des drones, avions sans pilote capables de mener des opérations de surveillance ou d'attaque.

Le lancement de deux lignes de production de drones avait été annoncé en février par les autorités.

24/04

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/

Golfe: un avion iranien s'est approché d'un porte-avion américain. 

Un avion iranien s'est approché il y a huit jours d'un porte-avions américain dans le Golfe, c'est ce qu'a déclaré jeudi un haut responsable militaire américain.
"Le 21 avril, à environ 06h30 GMT, un avion F27 iranien qui se trouvait dans l'espace aérien international s'est approché de l'USS Eisenhower qui revenait d'une opération de routine en mer d'Oman", a affirmé le responsable.  
Selon lui, l'avion s'est approché à environ 900 mètres du porte-avions et est resté une vingtaine de minutes dans le secteur, sans incident.  
Le responsable a indiqué que "des avions iraniens survolent de façon routinière les navires américains croisant dans le Golfe" sans incident.  
"Les forces iraniennes sont conscientes de notre présence dans la région comme nous sommes conscients de leur présence", a-t-il ajouté.  
L'IRAN A LE DROIT DE CONDUIRE DES VOLS DE SURVEILLANCE
Réagissant à cette annonce, le commandant de l'armée de l'air iranienne, le général de brigade Mohammad Allawi, a déclaré à la télévision publique Al-Alam que son pays avait "le droit de conduire des vols routiniers de surveillance" et que "personne ne peut s'opposer à de tels vols menés dans le cadre de la loi".
"L'Iran mène ces vols à une altitude de 20.000 pieds (environ 6000 mètres) et il est possible que nous ayons survolé l'un des navires de guerre américains", a-t-il ajouté.  
 L'incident est intervenu à la veille du début, le 22 avril, de manœuvres menées par l'Iran dans le Golfe présentées par un responsable iranien comme une réponse aux "menaces nucléaires" des Etats-Unis.
Ces exercices terrestres, aériens et navals ont eu pour objectif de tester les capacités des Gardiens de la révolution à "préserver la sécurité du Golfe persique, le détroit d'Ormuz et le Golfe d'Oman", selon le général Hossein Salami, chef adjoint de ces troupes d'élite.
Près de 40% de la production mondiale de pétrole provient de la région du Golfe et une grande partie transite par le détroit d'Ormuz, selon des données du département américain de l'Energie.  
L'Iran, qui a averti dans le passé qu'il pourrait paralyser le trafic pétrolier en bloquant le détroit d'Ormuz en cas d'attaque contre son territoire, conduit régulièrement des exercices militaires dans le Golfe.

30/04

 http://www.almanar.com.lb

 

Nouveau système de defense anti- missiles Cruise : 4000 coups par minute ! Le ministre de la Defense le général Wahidi a déclaré que l’Iran a produit un nouveau système de defense anti-missiles Cruise capable de tirer  4000 missiles par minute ! 
Dans une interview avec l'agence FarsNews, Wahidi a salué les efforts déployés par son ministère pour produire des batteries anti-missiles modernes : « nous sommes pour la conception et la fabrication de diverses armes telles que des systèmes de defense  anti-missiles de courte portée, de moyenne portée et de longue portée » !
Wahidi a précisé que le système de defense anti-missile baptisé « Mirsad » qui tire des missiles « Shahine » fait partie de ces armes, ajoutant que  les spécialistes au ministère de la Defense ont réussi à fabriquer un système de defense aérien anti-missiles de courte portée, capable de tirer 4000 missiles par minute pour faire face  à des agressions aériennes à basse altitude ou encore à des attaques de missiles Cruise.
« Ce système de defense sera lancé très prochainement » a-t-il noté. 

02/05/2010  
http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=135869&language=fr

 

Nouvelles manœuvres de l'armée iranienne dans le golfe persique.

Pour la deuxième fois en moins d'un mois, l'Iran va effectuer de nouvelles manœuvres militaires dans les eaux du golfe persique et la mer d'Oman, ont rapporté mardi les médias iraniens. L'Iran organise régulièrement des exercices militaires, mais ils risquent d'accentuer les tensions dans une période particulièrement tendue entre l'Occident et Téhéran sur le programme nucléaire.

"Les manoeuvres baptisées Velayat-89 démontreront le pouvoir maritime offensive et défensif (de l'Iran)", a déclaré l'amiral Habibollah Sayyari. Des sous-marins et des unités de l'armée de l'air devraient y participer.

Ces manœuvres débuteront mercredi, selon l'agence de presse officielle IRNA. L'agence semi-officielle Fars estime que cet exercice devrait durer huit jours sur une surface de 250.000km2 dans les eaux territoriales iraniennes.

Les gardiens de la révolution avaient effectué des manœuvres de cinq jours en avril dernier dans le golfe persique et le détroit d'Ormuz.

Ap

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n°40 - journal d'Iran - 24-04 au 16-05 - : Fin - : La politique occidentale de l'affrontement avec l'Iran se heurte à l'opposition du Mouvement des non-alignés.

n°40 - journal d'Iran - 24-04 au 16-05 - : Fin - : La politique occidentale de l'affrontement avec l'Iran se heurte à l'opposition du Mouvement des non-alignés.



journal d'Iran   n°40 du 24-04 au 16-05

                                                                          C.De Broeder & M.Lemaire



a)  Le "Journal d'Iran" est  visible  sur les blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire :

2 Politique Internationale

1 Usa

2 Les voisins

3 Organisations Mondiales & régionales

4 Le Monde

2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

2-1 La politique d'Obama envers l'Iran n'est qu'une caisse de résonance vide  

2-2 Projets satellitaires contre l'Iran .

2-3 La perception donnée par les médias des minorités religieuses en Iran est erronée . 2-4 Arrestation d'un journaliste. 

 



2) Politique des Usa

Obama - Clinton

Clinton

Hillary Clinton. : Le transfert d'armes, surtout de missiles de longue portée, à "ces terroristes", pourrait constituer une menace sérieuse pour Israël, et les Etats-Unis "ne toléreront pas ce comportement provocateur et déstabilisateur", a-t-elle souligné.
Le tapage autour des missiles syriens a été déchaîné à la mi-avril par le président israélien Shimon Peres qui a accusé Damas de fournir des missiles Scud au Hezbollah.

RIA Novosti

30-04
http://fr.rian.ru/world/20100430/186599506.html


Préparation à la guerre

Les Etats-Unis prônent des sanctions contre la banque centrale iranienne.

Les Etats-Unis souhaitent persuader la Russie et la Chine de la nécessité d'introduire des sanctions de l'ONU contre la banque centrale iranienne, afin de renforcer l'isolement économique de Téhéran, rapporte le Financial Times.

Washington a légèrement assoupli sa position visant à instaurer un embargo total sur les ventes d'armes à l'Iran, cependant des sanctions contre la banque centrale iranienne deviennent une nouvelle priorité des discussions entre les diplomates.
Les Etats-Unis exhortent les médiateurs internationaux à couper l'accès de l'Iran aux crédits internationaux, à interdire aux compagnies étrangères d'investir dans l'énergie iranienne, à renforcer les sanctions contre les compagnies contrôlées par le Corps des gardiens de la révolution islamique, chargé du développement du nucléaire iranien.
La banque centrale iranienne à son tour affirme avoir toujours respecté les standards internationaux les plus élevés et observé le droit international.
Selon les diplomates occidentaux, les sanctions de l'ONU pourraient être suivies de restrictions encore plus dures imposées par l'Union européenne dans les mêmes domaines que ceux mentionnés dans la résolution de l'ONU.
Cependant le Liban, pays hostile à des sanctions contre Téhéran, assurera la présidence du Conseil de sécurité de l'ONU en mai ce qui complique la situation.
Les représentants des Etats-Unis au sein de l'ONU affirment que d'ici quelques semaines ils obtiendront le soutien de tous les membres permanents du Conseil de sécurité, ce que les aidera à influencer la position de tels pays que
la Turquie et le Brésil.
La Russie ainsi que la Chine, qui estiment nécessaire de régler le problème par des moyens diplomatiques, cherchent à éviter les sanctions.
Les six médiateurs pour l'Iran sont cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Russie, USA, Grande-Bretagne, France, Chine) plus l'Allemagne.

 Vladimir Fedorenko

RIA Novosti

 26 avril

http://fr.rian.ru/world/20100426/186551072.html

 

Larijani: on dispose de documents prouvant le soutien direct des Etats-Unis au terrorisme  

Le président du parlement iranien a affirmé que certains documents collectés faisaient preuve du soutien direct des Etats-Unis au terrorisme dans la région.

Avant la réunion de l'Union interparlementaire des pays musulmans, Ali Larijani a indiqué lors de sa rencontre avec son homologue pakistanais, Fahmide Mirza que l'on pouvait, le cas échéant, mettre ces documents, à la disposition des autorités pakistanaises. " Les Etats-Unis persistent toujours sur leur politique de deux poids deux mesures sur l'échiquier international, ce que l'on est également témoin en Irak et en Afghanistan. Dans une partie de ses propos, Larijani a affirmé que l'élargissement des relations Téhéran/Islamabad émanait de la volonté des responsables de haut rang iranien et que les négociations de part et d'autre préluderaient à une compréhension commune des questions des deux pays et de la région.

10/05

 http://french.irib.ir/


Sur le terrain

Les USA révèlent posséder 5.113 têtes nucléaires dans leur arsenal  

L'arsenal nucléaire américain était composé de 5.113 têtes nucléaires à fin septembre 2009, a annoncé lundi le Pentagone, dévoilant des informations jusqu'ici tenues secrètes.
"Au nom des efforts de non-prolifération, il est important d'augmenter la transparence en matière d'arsenal", a fait valoir le Pentagone qui n'avait pas révélé le chiffre exact de son arsenal nucléaire depuis 1961.
Ce chiffre, qui inclut les armes déployées, non déployées, stratégiques et non-stratégiques, "représente une réduction de 84% par rapport à l'arsenal maximal (31.255) à la fin de l'année fiscale 1967", en pleine Guerre Froide, précise le Pentagone dans un communiqué.  
En revanche, cet arsenal ne comprend pas les armes nucléaires retirées de la circulation et en voie d'être démantelées, a prétendu un responsable américain de defense, sous couvert d'anonymat.
Selon le Pentagone, "de 1994 à 2009, les Etats-Unis ont démantelé 8.748 têtes nucléaires", et "plusieurs milliers d'armes nucléaires supplémentaires attendent de l'être".

04/05

 http://www.almanar.com.lb

 

Un drone US a tenté de s’approcher de la zone des manœuvres iraniennes

11/05

 Selon Faresnews un drone US a tenté de s’approcher de la zone des manœuvres militaires navales iraniennes « Vilayat 89 » sauf qu’il a été forcé à rebrousser chemin suite aux avertissements très sérieux émis de la part de la defense maritime iranienne.
« Hier les forces marines iraniennes ont remarqué  l’approche d’un drone US de la zone des manœuvres,  mais il a  vite pris la fuite après un avertissement de la defense militaire navale iranienne », a déclaré le commandant en chef de l’armée le général Ataollah Salehi lequel a annoncé le lancement avec succès des missiles de longue portée sol-mer en ce septième jour de « Vilayat 89 ».   

Soulignant que l'un de ces missiles était plus perfectionné que l'autre parce qu'il n'a pas besoin d’une rampe de lancement..
Il a indiqué que « les pays occidentaux ont apparemment compris notre message à travers ces manœuvres militaires, puisque déjà leurs navires qui se trouvent dans la région, se sont éloignés de la zone des manœuvres à plus de 300km : ils ont compris que la République islamique d’Iran est très sérieuse quant à la defense et la protection de ses intérêts » !
Il a ajouté que les forces navales de l'Armée s’efforcent à travers les manœuvres militaires de préserver les intérêts de la République islamique dans l'océan Indien et le golfe d'Aden.
Par ailleurs, Salehi a indiqué qu’un navire commercial étranger a pris feu, signalant que les hélicoptères de l'armée sont intervenus pour  sauver les  blessés qui ont été emmenés vers le port de Bandar Abbas en Iran.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=13...



2) Politique d'Israël

Préparation à la Guerre.

Lieberman : la Corée du Nord, la Syrie et l’Iran sont le nouvel axe du mal. 

En visite au Japon, le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman a affirmé mercredi, que la Corée du Nord, la Syrie et l'Iran constituent un "nouvel axe du mal", menaçant "non seulement Israël mais le monde entier" car ils construisent et répandent des armes de destruction massive.
Il a ajouté que « les armes nord-coréennes qui se trouvaient à bord d'un avion saisi à Bangkok en décembre dernier étaient destinées aux groupes terroristes du Hamas et du Hezbollah ».
Et de noter : «Cet axe du mal qui inclut la Corée du Nord, la Syrie et l'Iran est la plus grande menace pour le monde entier."
"Nous avons pu constater une  coopération entre eux depuis  deux ou peut-être trois mois lorsque un avion cargo de la Corée du Nord a été intercepté à Bangkok avec à son bord d'énormes quantités de différents types d'armes destinées au Hamas et au Hezbollah. Et bien sûr il ya aussi le programme des missiles en Iran et en Syrie, auquel la   Corée du Nord a fourni une assistance très importante ! »
L'avion cargo en question était un Ilyushin Il-76, saisi le 12 décembre dernier par les autorités thaïlandaises alors qu'il arrivait de Pyongyang, la capitale nord-coréenne. Il transportait 35 tonnes d'armes, explosifs, lance-grenades et composants de missiles sol-air.
Les documents de vol indiquaient que l'avion se dirigeait vers Téhéran. Les autorités iraniennes ont toutefois nié toute implication dans l'importation de ces armes.
La Corée du Nord, sous le coup d'une interdiction de l'ONU d'exporter des armes, est suspectée d'empocher des millions de dollars, chaque année, en vendant des missiles et d'autres armes à des pays tels que l'Iran, la Syrie et le Myanmar.

12/05

 http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=137262&language=fr


Sur le terrain

Nous sommes incapables de fournir une protection adéquate contre les missiles"!

Le commandant des forces de l’armée de l’air israélienne, Doron Ghabish, a déclaré que « les systèmes de defense aériens de l'armée israélienne sont incapables de fournir une protection adéquate  contre des  missiles sol-sol que possède la Syrie, l'Iran et le Hezbollah », a rapporté le quotidien israélien Haaretz !
Ghabish qui s’exprimait au cours d’une conférence internationale organisée pour la première fois en « Israël » sur la defense antimissile, a regretté  que les systèmes de defense du pays soient incapables d’assurer une protection contre  " la prolifération massive de ces missiles dans les pays de l'ennemi et parmi les organisations terroristes."
Toujours selon Haaretz les services de sécurité israélienne estiment que « c’est uniquement en 2014, que l'armée israélienne sera en mesure de s’opposer aux missiles de moyenne portée !

Autrement dit, « Israël » ne pourra assurer  une protection adéquate de tout son territoire  qu’après l'achèvement de la mise au point du système de defense antimissile national baptisé « Charfit Ksamim »  (la baguette magique) ! 
Haaretz souligne que Ghabish s’est abstenu de parler des armes détenues par le Hezbollah, mais il a souligné qu’ «Israël » était profondément préoccupé par les missiles que possèdent l'Iran, la Syrie, et le Hezbollah : «C'est pour nous un véritable défi. La cartographie des menaces à laquelle nous sommes confrontés est d’une grande complexité et d’une grande variété, et le temps de riposte dont nous disposons est très court... Ainsi dans le cas des missiles, nous avons à prendre des décisions en quelques minutes, dans le cas des bombes les décisions doivent se prendre  en quelques secondes ! Ce qui en terme militaire  n’est pas une période de temps suffisante - mais nous devons  agir avec sagesse et savoir sélectionner les cibles que nous devons toucher ». 
De son côté, le président de la société d’industrie militaire, chargée  du développement du système de defense antimissile nationale « Charfit Ksamim », Raphaël, a appelé les services de la sécurité nationale israélienne  à accélérer le développement du système: «Les missiles seront dans le ciel intensément. Le nombre de missiles lancés contre nous sera important, et même s’ils sont de type traditionnel, il n’empêche que ce genre d’attaque provoquera de nouvelles menaces non-traditionnelles ! » 
Enfin le président du département pour la defense au ministère de la Sécurité, Uzi Rubin, a appelé à vite achever le développement des capacités de defense aérienne à plusieurs niveaux, notant que «la prochaine guerre sera différente, car elle aura lieu  à l’intérieur de l'Etat, et non seulement sur ses frontières, si nous réussissons à résister face à ce nouvel défi, nous aurions gagné ! » ..

06/05  



Les organisations mondiales

1 Onu

La Bosnie votera selon ses intérêts stratégiques  

La Bosnie a laissé entendre lundi qu'elle pourrait s'aligner sur la politique de ses alliés occidentaux lorsqu'elle participera à la prise de décisions au Conseil de sécurité de l'ONU qui devrait se prononcer prochainement sur de nouvelles sanctions contre l'Iran.
"L'objectif stratégique de
la Bosnie-Herzégovine est de devenir au plus vite membre à part entière de l'Otan et de l'Union européenne", a déclaré le président en exercice bosniaque, Haris Silajdzic, lors de sa rencontre à Sarajevo avec le chef de la diplomatique iranienne, Manouchehr Mottaki, selon un communiqué officiel adressé à l'AFP.
"Notre pays doit tenir compte de ces objectifs stratégiques, qui concernent sa propre sécurité et celle de ses citoyens, lorsqu'elle participe dans la prise de décision dans des enceintes internationales, dont le Conseil de sécurité de l'ONU", a fait valoir M. Silajdzic.
La Bosnie fait partie des dix membres non permanents du Conseil de sécurité.
Les Etats-Unis et les Européens accusent l'Iran de chercher à se doter de l'arme nucléaire, un projet démenti par Téhéran qui qualifie ces allégations de "sataniques".
Les Etats-Unis,
la Grande-Bretagne et la France cherchent à convaincre le Conseil de sécurité de l'ONU de prendre des sanctions contre la politique nucléaire iranienne.
Un porte-parole du département d'Etat américain, Philip Crowley, a affirmé lundi que Washington souhaitait une résolution soumise au Conseil de sécurité "dès que possible" pour sanctionner les activités nucléaires de l'Iran.
Le ministre iranien des affaires étrangères, qui a rencontré dans la journée aussi son homologue bosniaque, Sven Alkalaj, a déclaré dans une conférence de presse qu'il était venu à Sarajevo pour "apporter des explications à nos amis bosniaques sur les derniers développements, pour qu'ils aient une attitude positive et constructive".
Les dirigeants iraniens ont entrepris une tournée dans plusieurs des dix pays membres non permanents du Conseil de sécurité pour essayer de les convaincre de la bonne foi de Téhéran.
Pour faire approuver une résolution, 9 des 15 membres du Conseil de sécurité (10 non permanents, 5 permanents avec droit de veto) devront voter "pour".

26/04

 http://www.romandie.com/ats/news/100426191744.nibm91wj.asp


FMI

L'Iran est la 18ème puissance économique du monde 

Le Fond Monétaire International a annoncé, dans un rapport, que l’Iran est, actuellement, la 18 ème puissance économique du monde, avec un PIB de 828 milliards de dollars.
Selon l'IRNA, le FMI a ajouté, dans son rapport, que la RII a réussi à augmenter d'un point, sur cette liste, grâce aux mesures prises, pour augmenter son PIB.
 Selon le rapport du Fond Monétaire International, le PIB de l'Iran, en 2008, était de 803.5 milliards de dollars, chiffre qui a augmenté, en 2009, pour passer à 828 milliards de dollars, soit une hausse de près de 25 milliards de dollars.
ET cela malgré l’embargo imposé à l’Iran depuis l’avènement de la  révolution islamique.

 03/05     

 http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=136054&language=fr

 

Conseil de sécurité

27-04

D'autre part, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré le 22 avril que le Conseil de sécurité décréterait des sanctions contre l'Iran si Téhéran continuait de faire preuve d'inertie dans le règlement de son programme nucléaire

 http://fr.rian.ru/


Les Voisins

Liban

"Tenter de séparer la Syrie et l'Iran de la résistance est une perte de temps".  

Le représentant du Hezbollah au Liban-sud, Nabil Qaouk a déclaré que toutes les pressions exercées pour séparer la Syrie et l'Iran de la résistance islamique sont  une perte de temps.
Qaouk a noté que de telles tentatives dénoncent l'ignorance de l’ennemi et des Américains de ce qui se passe dans la région : "quelles que soient les pressions et les tentations, il n’y a pas de distances  entre la résistance et entre la Syrie et l'Iran et toutes les pressions pour maintenir la Syrie et l'Iran loin de la résistance sont une perte car cette relation est  plus forte, le plus chère et plus  honorable pour succomber à tout chantage, et aux  tentations."
Il a ajouté: "Nous continuons dans la voie de la résistance pour réaliser la libération de tout le pays, mais aussi pour le maintien de la souveraineté libanaise", ajoutant que c’est la raison pour laquelle la résistance restera exposée à toutes formes de chantage de pressions, de désinformation au niveau interne qu’au niveau externe !
Il a souligné  qu’avec une augmentation de la fréquence des menaces et des provocations israéliens, l’erreur n’est plus permise dans les calculs de la République libanaise, elle est un péché contre le pays car l'ennemi sioniste ne comprend que les ingérences,  les décisions et les promesses du droit international et des USA, et non celles qui protèges la patrie comme la résistance et sa force armée.

26/04

 http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=135105&language=fr


Russie

 Medvedev : les sanctions sont possibles…

Le président russe Dmitri Medvedev a jugé "irresponsable" le comportement de l'Iran face aux préoccupations mondiales au sujet de son programme nucléaire, et n'a pas exclu, dans un entretien à la télévision danoise DR, des sanctions contre Téhéran.
"Pour l'instant, l'Iran ne fait pas preuve de la compréhension voulue, ce qui est regrettable. Si cette situation perdure  nous n'excluons rien de notre côté, dont des sanctions", a indiqué le président russe en prévision de sa visite au Danemark.
"Certes les sanctions sont pernicieuses  et elles sont rarement efficaces. Mais lorsque les autres moyens sont épuisés, alors pourquoi ne pas y recourir", s'est demandé D.Medvedev.
La situation autour du programme nucléaire iranien s'est particulièrement aggravée à la suite de la déclaration du président Mahmoud Ahmadinejad, le 11 février dernier, selon laquelle Téhéran avait produit un premier lot d'uranium enrichi à 20% et disposait des ressources nécessaires pour atteindre un degré d'enrichissement encore plus élevé.
Cette déclaration a immédiatement provoqué une réaction négative de la communauté internationale. D'après le ministère russe des Affaires étrangères, les démarches de Téhéran "renforcent le doute quant à sa volonté de lever les inquiétudes de la communauté internationale au sujet de son programme nucléaire".
Au lendemain de la déclaration de M.Ahmadinejad,
la France et les Etats-Unis ont invité le Conseil de sécurité de l'ONU à décréter de nouvelles sanctions contre l'Iran. 

27 Avril

 http://fr.rian.ru/

 

Les Etats-Unis font du chantage dans l’affaire nucléaire iranienne.

Les Etats-Unis cherchent à faire du chantage dans les négociations avec les partenaires internationaux, autour de l’affaire nucléaire iranienne, selon le Directeur de l’Organisation russe du Désarmement nucléaire.

Dans une interview, dimanche, à la chaîne Al-Alam, Alexandre Bakiev a également affirmé que la Russie ne trouvait pas les sanctions une solution adéquate au règlement des problèmes mondiaux. Nous continuons à encourager, nos partenaires au sein du groupe 5+1, à poursuivre les négociations avec l’Iran, mais il existe malheureusement une certaine réticence ou intolérance surtout de la part du gouvernement américain, a ajouté M. Bakiev.

Nous sommes pour le dialogue et le règlement négocié de l’affaire nucléaire iranienne, a précisé Alexandre Bakiev avant d’ajouter : « C’est avec déplaisir que la Russie et la Chine vont donner leur feu vert, sur certains points, à d’éventuelles nouvelles sanctions contre l’Iran, à condition qu’elles n’aient pas d'effets négatifs sur le quotidien des citoyens iraniens et le pouvoir économique du pays», a souligné le responsable de l’Organisation russe en charge de désarmement nucléaire.

03/05