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14/05/2010

n° 330 - Lutte pour la libération du territoire & la victoire de la résistance Afghane - 21-04 au 12/05/10: - Fin:

n° 330 - Lutte pour la libération du territoire &  la victoire de la résistance Afghane - 21-04 au 12/05/10: - Fin:

- La résistance contre l’occupation est légitime.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de la Lutte pour la libération du territoire  Afghan 

n° 340 - du 21-04 au 12/05/10    

C.De Broeder & M.Lemaire



Le "journal " est  visible :

a)   sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

4 Dossiers

4-1 La résistance contre l’occupation est légitime.

4-2 Tom Hayden : Los Angeles Times : l’Administration US prévoit de rester en guerre pour les 80 prochaines années.

4-3 Bernard Duraud : Chape de plomb sur la guerre britannique en Afghanistan.

4-4 Profession chiens de guerre

 



4 Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information  

4-1 La résistance contre l’occupation est légitime.

Conférence internationale pour une paix juste en Afghanistan - Rome, fin 2010

En octobre 2001, au nom de la croisade anti-terroriste et anti-islamique, les Etats-Unis, ayant obtenu une honteuse autorisation de part du Conseil de Sécurité des Nations Unies, attaquèrent et occupèrent l’Afghanistan.

Le régime des Résistants fut renversé à cause de l’énorme désavantage par rapport aux agresseurs, aussi bien qu’à cause de sa répression de toute dissension politique ou culturelle.
Après deux décennies de souffrances, beaucoup d’Afghans voulurent croire aux promesses des agresseurs : ils espérèrent que les Américains auraient malgré tout apporté le bien-être, la paix et la liberté.

Notables, intellectuels, politiciens, oulémas, entrèrent donc dans la cour de la marionnette Karzai. Parmi eux se trouvaient aussi des seigneurs de la guerre, de véritables criminels responsables de graves crimes contre le peuple.

Il fallut peu de temps aux Afghans pour comprendre la grande tromperie impérialiste.
La marée d’argent qui affluait vers le pays était empochée par les nouveaux parasites, se déversait dans les comptes bancaires des occidentaux, de beaucoup d’ONG et des collaborationnistes des occupants, ou finançait les entreprises étrangères vouées au pillage des ressources nationales.

La grande masse du peuple, tant à Kaboul que dans les zones rurales, vit empirer ses conditions de vie, pendant que l’armée d’occupation se conduisait de façon arrogante et raciste, et le gouvernement Karzai, de plus en plus corrompu, détruisait le peu de droit civils initialement concédés.

Dans de telles conditions, le peuple afghan, bien qu’il désirât la paix, n’avait d’autre choix que celui de la résistance.

Contre les premiers foyers de la résistance les occupants recoururent à la poigne de fer, tuant des innocents, enfermant des milliers d’Afghans dans des prisons inhumaines, bombardant les villages sans discernement.

Ils étaient convaincus de pouvoir soumettre par la terreur l’indomptable peuple afghan. Ils obtinrent l’effet inverse. Année après année, la résistance a vu croître son soutien et sa capacité de combattre, infligeant des pertes toujours majeures aux occupants des US et de l’OTAN.

Les impérialistes, prisonniers de leur hybris, ont répondu de la seule façon qu’ils connaissent : en intensifiant la violence pour essayer d’écraser la résistance populaire. Ainsi faisant, ils ont en outre contribué à déstabiliser la région entière, entraînant le Pakistan au bord de la guerre civile.

Ainsi Obama, insouciant de l’opinion des citoyens nord-américains et européens, a suivi les traces du belliciste Bush. Il suit donc trois chemins : l’utilisation d’armes toujours plus sophistiquées et l’augmentation des troupes ; la division de la résistance (en soudoyant et corrompant les prétendus « bons Résistants » pour les mettre contre les « mauvais ») ; enfin une criminalisation systématique de la résistance, dépeinte comme terroriste, rétrograde et obscurantiste.

Les agresseurs états-uniens et de l’OTAN, en concentrant leurs forces dans le sud-ouest de l’Afghanistan, qui est une zone à majorité pachtoune, envoient aux autres nationalités le message que les Pachtounes seuls seraient un obstacle à la stabilité et à la reconstruction ; il s’agit pour eux d’attiser le feu de la rivalité entre Pachtounes et non-Pachtounes, comme ils l’ont fait en Irak entre les Sunnites et les Chiites.

Il faut rejeter cette triple stratégie. Il faut rejeter toute augmentation des troupes, il faut s’opposer à la stratégie, qui a réussi en Irak, de déclencher une guerre civile entre Afghans, il faut dire que la Résistance n’est pas terroriste et n’est pas faite seulement par les Résistants. Il s’agit d’une lutte légitime de libération nationale et elle est animée par des dizaines de milliers de partisans qui peuvent tenir tête aux occupants justement parce qu’ils ont un soutien solide et ramifié en de nombreux secteurs de la population, indépendamment de leur nationalité ou foi religieuse.

Il est nécessaire de se battre pour une solution juste au conflit, et aucune solution juste ne sera possible tant que toutes les troupes d’occupation ne se seront pas retirées, tant que le gouvernement Karzai n'aura pas disparu avec ses maîtres, remettant au peuple afghan le droit de décider de son avenir.

Arrêter les bombardements et le massacre d’innocents !
Mettre fin à la violation des droits humains et aux tortures !
Libérer tous les patriotes prisonniers !
Indemniser les victimes de l’occupation et des brutalités commises par les occupants !
Reconnaître
la Résistance comme lutte légitime de libération nationale !
Considérer les partisans afghans comme combattants légitimes et non comme terroristes !
Retirer immédiatement de l’Afghanistan les troupes d’occupation US et OTAN !
Pas d’autre armée d’occupation, pas même en uniforme des Nations Unies !
Incriminer G. W. Bush comme criminel de guerre !
Pour le droit de l’Afghanistan et de tous les peuples opprimés à l’autodétermination !

A cette fin nous invitons quiconque partage l’esprit de cet appel à participer à la CONFÉRENCE INTERNATIONALE POUR LE PEUPLE AFGHAN qui aura lieu à Rome avant fin 2010.

le comité promoteur international

26. Avril

 www.peaceforafghanistan.net

http://www.antiimperialista.org:80/fr/node/6420


4-2 Tom Hayden : Los Angeles Times : l’Administration US prévoit de rester en guerre pour les 80 prochaines années.

Quelle est la marge de manoeuvre de Barack Obama pour mettre fin aux guerres initiées après le 11/9 ? On ne peut évidemment pas s’arrêter à son discours devant les troupes à Baghram ou encore à ses sorties sur la menace nucléaire terroriste, qui semblent davantage guidées par une certaine propagande déjà souvent employée mais qui connaît ses limites. Au-delà de ces discours, quelle est véritablement sa vision de l’avenir du monde et de la place des États-Unis sur le futur échiquier international ? Le député de Californie Tom hayden nous dresse ici un tableau consternant de ce qui ressort de certains documents décrivant la "Longue Guerre" voulue par certains milieux de l’Administration US.

Notre gouvernement prévoit de rester en guerre pendant les 80 prochaines années.

Ça pose un problème à quelqu’un ?

Sans débat public et sans en référer au Congrès, certains responsables du Pentagone et des personnes partageant la même optique ont fait leur une doctrine dite de la Longue Guerre, qui prévoit un « arc d’instabilité » s’étendant de l’Europe à l’Asie du Sud du fait de groupes rebelles et dont la durée serait de 50 à 80 ans. Selon l’un de ses architectes, l’Irak, l’Afghanistan et le Pakistan ne sont que « de petites guerres au sein d’une grande. »

Considérez l’aplomb d’une telle idée. Une guerre non déclarée de 80 ans engloberait les 20 mandats présidentiels à venir, s’étendant loin dans le futur d’électeurs encore à naître. Le coût humain pour les États-Unis des interventions en Irak et en Afghanistan approche maintenant des 5000 morts, nombre à multiplier par un coefficient élevé pour obtenir le nombre de blessés. En tenant compte des morts américains du 11-Septembre, nous voilà à 8000 morts jusqu’à présent, dans cette première décennie de la Longue Guerre. Et si les forces armées américaines sont déjà fortement sollicitées aujourd’hui, essayez de vous représenter sept autres décennies de combat.

Le coût économique est également inimaginable. Selon les économistes Joseph E Stiglitz et Linda Bilmes, la guerre d’Irak coûtera à elle-seule 3 000 milliards de dollars. Ces coûts, ajoutés aux programmes déficitaires des dernières années, « ne laissent virtuellement aucune marge de manoeuvre aux initiatives intérieures de Monsieur Obama et de ses successeurs, » selon une analyse budgétaire réalisée par le New York Times en février. Le fait de continuer à financer la Longue Guerre par du déficit budgétaire dépouillera les jeunes générations d’aujourd’hui des ressources nécessaires à leur avenir.

Le terme «Longue Guerre» a été appliqué pour la première fois en 2004 aux conflits post- 11 Septembre impliquant l’Amérique par le général John P. Abizaid, alors à la tête de l’ U.S. Central Command , et par le Chef d’État-major des Armées, le général Richard B. Myers, en 2005, alors qu’il s’apprêtait à partir à la retraite.

Selon David Kilcullen, un conseiller haut placé en contre-insurrection auprès du général David H. Petraeus et partisan de la doctrine de la Longue Guerre, le concept a été affûté depuis « une succession de bureaux aveugles enfouis à l’intérieur du Pentagone » par une petite équipe qui a réussi à faire pression pour que le terme soit intégré en 2006 dans la Quadrenial Defense Review, le schéma militaire à long terme de la nation. Le Président George W. Bush a déclaré lors de son allocution sur l’État de l’Union en 2006 que « notre propre génération est engagée dans une longue guerre contre un ennemi déterminé. »

Le concept a petit à petit gagné en crédibilité. Un reporter du Washington Post reconverti dans l’écriture, Thomas E. Ricks, a utilisé « La Longue Guerre » comme titre de son livre sur l’Irak publié en 2009, dans lequel il prédisait que les États-Unis n’en étaient qu’à la moitié de leur phase de combat sur ce théâtre d’opérations.

L’expression s’est immiscée dans le langage juridique. La juge de la Cour d’appel fédérale Janice Rogers Brown, enfant chérie de la droite américaine, a récemment émis un avis en faveur de la détention permanente des prisonniers parce que sinon, « chaque campagne réussie dans une longue guerre déclencherait l’obligation de relâcher les combattants taliban capturés lors d’affrontements antérieurs. »

Parmi les analystes de la Défense, Andrew J. Bacevich, un vétéran du Vietnam qui enseigne à l’université de Boston, est le critique le plus en pointe de la doctrine de la Longue Guerre, dénonçant le fait qu’elle soit issue « d’un petit groupe de spécialistes auto-entretenus et auto-proclamés » qui voient l’opinion publique comme « un objet de manipulation » dans la mesure où ils ne lui accordent pas la moindre considération.

La Longue Guerre a atteint un rythme de croisière, bien que le terme soit absent de la Quadrenial Defense Review divulguée par le Secrétaire à la Défense Robert M. Gates en février. Un commentateur a noté la préférence affichée dans le document pour en finir  avec « nos guerres actuelles avant de penser aux suivantes. »

Toujours est-il que nous menons des guerres qui s’enchaînent les unes aux autres sans qu’il soit possible d’y voir clairement un terme. Les divisions politiques en Irak pourraient compromettre le retrait complet des troupes U.S. prévu pour 2012.

Alors que le niveau des troupes diminue en Irak, il a été porté à 100.000 en Afghanistan, où l’émissaire Richard C. Holbrooke a eu cette fameuse formule selon laquelle la réussite sera acquise « quand nous la verrons. » La guerre afghane a repoussé al-Qaïda au Pakistan, où des officiers de renseignement U.S. collaborent clandestinement avec l’armée pakistanaise. Récemment, nos forces spéciales ont monté des opérations clandestines au Yémen.

Ça ne finit jamais. L’expert britannique en sécurité Peter Neumann a dit au King’s College que l’Europe était le « centre névralgique » du Jihad mondial du fait des terroristes immergés dans des havres protégés par des lois garantes des libertés civiques. Cela pourrait-il signifier que l’OTAN serait amenée à occuper l’Europe ?

Il est temps que la Longue Guerre soit placée sous les projecteurs et fasse l’objet de consultations aux Congrès et d’examens par les médias. Le peuple américain a droit à la parole dans la détermination d’une stratégie qui affectera son futur et celui de ses petits-enfants. Il existe au moins trois importantes questions à traiter lors de débats publics :

Quel est le rôle de la Longue Guerre dans la politique des États-Unis aujourd’hui ? Est-ce que le Pentagone ou le président peuvent imposer de telles décisions bellicistes sans débat et sans ratification du Congrès ?

Qui exactement est l’ennemi dans cette Longue Guerre ? Est-ce qu’al-Qaïda (ou le «fondamentalisme islamique») est considéré comme un ennemi unifié au même titre que la «conspiration communiste internationale» était censée l’être ? Est-ce qu’une Longue Guerre peut être engagée avec un simple blanc-seing pour agir contre tout groupe décentralisé situé dans n’importe que pays, de l’Europe à l’Asie du Sud ?

Par-dessus tout, quel sera le coût d’une Longue Guerre mesuré en dollars payés par le contribuable américain, en vies d’Américains, et en respect du monde extérieur envers l’Amérique ? Est-ce tenable ? Sinon, quelles sont les options alternatives ?

Le Président Obama a implicitement fait part de son propre désaccord avec la doctrine de la Longue Guerre sans en rejeter ouvertement le terme. Il a plaidé pour un retrait de toutes les troupes U.S. d’Irak d’ici à 2012, différant en cela de ceux qui, comme Ricks, prédisent la poursuite des combats, aboutissant à une occupation à la façon de la Corée. Obama plaide également pour entamer le retrait des troupes américaines d’Afghanistan d’ici à l’été 2011, par opposition à ceux qui exigent que nous restions jusqu’à une victoire non définie. Obama a dit aux cadets de West Point que « l’engagement de nos troupes en Afghanistan ne peut pas être indéfini, car la nation que je suis le plus intéressé à construire est la nôtre. »

Ces perspectives sont naïves aux yeux des néoconservateurs et de certains, au Pentagone, pour qui la Longue Guerre remplit le vide laissé par la fin de la Guerre Froide.

Ils essaieront de piéger Obama dans une Longue Guerre en exigeant des bases permanentes en Irak, en ralentissant les retraits américains d’Afghanistan les réduisant à un goutte-à-goutte, et en défendant les opérations secrètes au Pakistan. Là où la violence s’embrase, il sera blâmé pour s’être désengagé prématurément. Là où la situation se stabilise, il lui sera suggéré par ses conseillers que c’est grâce au fait d’avoir maintenu des bottes sur le terrain. Nous continuerons à dépenser des dollars que nous n’avons pas dans des guerres sans fin.

Les questions latentes doivent être débattues maintenant, avant que le futur lui-même ne soit configuré pour la guerre.

Notes :  

Également connu sous le nom de CENTCOM, il s’agit de l’une des dix structures de commandement, dites United Combattant Command, dépendant du département de la Défense des États-Unis. Sa zone d’influence s’étend du Moyen-Orient à l’Asie centrale (NdT).

Tom Hayden 

(*) Tom Hayden était un leader des mouvements des étudiants, des droits civiques, pour la paix et pour l’environnement dans les années 1960. Il a effectué 18 années comme membre de l’Assemblée législative de Californie, où il a présidé des comités sur le travail, l’enseignement supérieur et les ressources naturelles. Il est l’auteur de dix livres, parmi lesquels «Street Wars» (New Press, 2004). Il est professeur à l’Occidental College, à Los Angeles, et a été intervenant à l’Institut de Politique de Harvard à l’automne dernier.

Los angeles Times

 1er avril 2010

Traduction Gavrouchka pour ReOpenNews

24/4 

GeantVert  

http://www.reopen911.info/News/2010/04/24/los-angeles-times-ladministration-us-prevoit-de-rester-en-guerre-pour-les-80-prochaines-annees/


4-3 Bernard Duraud : Chape de plomb sur la guerre britannique en Afghanistan.

Londres, Bernard Duraud, envoyé spécial.

Les trois quarts 
des Britanniques sont hostiles à l’intervention militaire 
et demandent le retour 
des « boys » à la maison. 


Mais, une nouvelle fois, 
la quasi-totalité du pouvoir politique reste sourd.

L ’intervention(...) militaire en Afghanistan a été complètement occultée pendant la campagne électorale britannique. Les soldats de Sa Très Gracieuse Majesté y sont pourtant présents depuis 2001, dans une coalition dirigée par les Américains, où l’on trouve aussi la France. Les trois principaux candidats aux législatives, Gordon Brown, David Cameron et Nick Clegg, ont été plus que lapidaires sur le sujet. Il ne s’agissait pas de parler pour la énième fois d’écoles, d’hôpitaux ou de police, mais simplement de connaître le sort réservé à des milliers de soldats et qui, le 2 mai, ont appris qu’un 282e de leurs compagnons avait été tué.

Personne n’a parlé d’Afghanistan, et les trois leaders travailliste, conservateur ou libéral-démocrate, lors de trois débats télévisés, n’ont rien dit… Aucun n’a eu le courage de s’interroger sur les raisons de l’intervention militaire, si elle devait continuer à soutenir le gouvernement corrompu de Kaboul et sur les risques pesant sur les 10 000 « boys » au cours de leurs missions. Rien, le silence, alors que les trois quarts des Britanniques, selon un sondage récent, souhaitent que leurs troupes rentrent à la maison. Et la majorité doute que cette guerre « préventive » mette les rues des villes britanniques à l’abri d’attentats.

Depuis plusieurs mois, le journal The Independent réclame ouvertement « un retrait progressif et ordonné » des forces britanniques engagées dans une « campagne mal conçue et impossible à gagner ». Un seul parti, le SNP, le parti nationaliste écossais, a demandé une réévaluation de l’opération. Dans les rangs des associations antiguerre, très actives, on refuse la résignation, même si, reconnaît Chris Nineham, de Stop the War Coalition, « il y a un silence assourdissant sur l’Afghanistan dans la perspective de l’élection. On a tout fait pour ne pas mentionner la guerre, malgré le fait que l’immense majorité du pays s’y oppose ».

L’un des paradoxes est qu’il y a cinq ans, la guerre en Irak, où 179 soldats britanniques ont trouvé la mort, avait été l’une des causes de l’échec des travaillistes aux législatives. Ils avaient alors perdu une centaine de députés, et l’hostilité croissante à la guerre et aux conditions dans lesquelles elle avait été déclarée par Bush et ses copains avait précipité, deux ans plus tard, la chute de Tony Blair. L’Afghanistan avait été largement considéré, par les forces de la coalition, comme une guerre « juste », mais l’argument est de plus en plus difficile à justifier, les soldats tombent et, sur place, leur présence n’a pas de légitimité. Ajoutons que cette guerre a fait une victime collatérale : Joe Glenton, vingt-sept ans, refuznik. Il s’était enrôlé dans l’armée en 2004 ; envoyé à Kandahar, il est traumatisé par son expérience militaire. En 2007, il décide de ne pas rejoindre son unité, il ne se rendra aux autorités que deux ans plus tard. Il a été condamné, le 5 mars dernier, à neuf mois de prison.

En marge de cette histoire, l’engagement militaire américano-britannique en Irak et en Afghanistan revient comme un boomerang. Les tentatives de Londres de détourner les droits juridiques traditionnels pourraient être mis une nouvelle fois en échec. Cette semaine, la cour d’appel de Londres a soutenu le droit d’anciens détenus de Guantanamo de poursuivre en public leurs réclamations contre le gouvernement concernant les mauvais traitements et les tortures qu’ils ont subis pendant des années. Trois grands juges ont décidé que les services du MI5 ne peuvent pas supprimer des témoignages tenus secrets pour se défendre contre les accusations des détenus. Le MI5 ne veut surtout pas que des allégations de complicité de ses agents dans les pratiques de torture soient révélées.

Corinna Ferguson, de Liberty (association de défense des droits de l’homme), a déclaré après cette décision : « La cour d’appel a envoyé un signal clair à l’establishment des services de sécurité qu’il ne peut pas jouer avec l’autorité de la loi. La justice équitable et ouverte appartient comme un droit au peuple, non pas aux gouvernements. Ceux qui vont nous gouverner à partir de vendredi doivent se rendre compte de cette vérité. »

Selon Kate Allen, d’Amnesty International, le jugement de la cour d’appel représente « un revers majeur pour le gouvernement dans ses tentatives de cacher les allégations de complicité de la part des autorités dans d’autres cas concernant les abus des droits de l’homme ». Suivant le jugement (contre lequel pourtant MI5 pourrait faire appel), il est possible que les résidents britanniques libérés de Guantanamo, sans être poursuivis devant un tribunal, reçoivent une compensation financière pour les abus et l’emprisonnement illégal qu’ils ont endurés. Un sérieux revers pour les fauteurs de guerre.

Bernard Duraud,

8 mai
par
Yol

L’Humanité.

http://nawaaye-afghanistan.net/spip.php?article12094


4-4 Profession chiens de guerre

Nb Ndlr : La publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage toutes l'analyse des auteurs mais doit être vu comme information.

Les mercenaires de Blackwater constituent la plus grande armée privée au monde. Ils sont devenus, sous Bush, une pièce maîtresse de la machine militaire américaine. Qui sont ces nouveaux prétoriens qui multiplient les coups tordus et se pensent au-dessus des lois ? Une enquête de Sara Daniel

Ils sont armés de M4 automatiques capables de tirer 900 balles par minute, portent des lunettes noires Oakley et des pistolets. Ils ont des couteaux fixés aux jambes par des Velcro et des écouteurs vissés aux oreilles. Arrogants, brutaux, ils exhibent leurs biceps de 50 centimètres de circonférence dans les rues de Bagdad, Kaboul ou Peshawar, où ils veulent en découdre avec les musulmans, qu'ils appellent « hadjis ». Ils sont précédés par ce parfum de testostérone et de bavures qui soulève la haine sur leur passage. Ce sont les mercenaires de Black water, la plus grande armée privée au monde. Leur chef s'appelle Erik Prince.
Tout a commencé en 1997, quand ce milliardaire chrétien fondamentaliste de 28 ans se sent investi d'une mission divine et crée une entreprise militaire privée pour former les soldats américains. Après les attentats du 11 septembre 2001, elle va devenir l'une des pièces maîtresses du dispositif de guerre américain déployé par George W. Bush. Et l'administration Obama, engagée sur deux fronts, ne sait plus très bien aujourd'hui comment se passer de cette garde prétorienne. Car l'armée de Prince s'est rendue indispensable en se chargeant discrètement des basses besognes de la lutte contre le terrorisme.
Ses hommes sont au-dessus des lois et regardent avec mépris leurs camarades soldats qui doivent rendre des comptes à leur état-major. «Nous, nous sommes intouchables : si on est mis en cause, notre hiérarchie nous exfiltrera en douce dans le coffre d'une voiture... », racontait un employé de Blackwater, croisé en Irak. Car un décret établi par l'autorité provisoire de la coalition en 2004 protégeait les privés : selon « l'ordre 1 7», véritable permis de tuer, « les contractuels sont immunisés contre toute poursuite judiciaire émanant de l'Etat irakien » ... Depuis, le décret a été aboli. Le jeudi 16 avril 2010, deux anciens employés de Blackwater ont été arrêtés aux Etats-Unis pour avoir tué deux Afghans et blessé un troisième, en mai 2009, à Kaboul.
Les deux mercenaires, âgés de 27 et 29 ans, sont poursuivis pour « meurtres sans préméditation » et « tentative de meurtre ». Ils encourent la réclusion criminelle à perpétuité. Ce serait une première : contrairement à plus de 300 militaires, aucun employé de Blackwater, en neuf ans de guerre, n'a encore été condamné pour des exactions commises en Irak ou en Afghanistan.
La tuerie de la place Nissour
Et pourtant... le 16 septembre 2007, un convoi de gardes du corps de Blackwater ouvre le feu sur les automobilistes de la place Nissour à Bagdad.

Bilan : 17 civils tués et une vingtaine de blessés. C'est une terrible bavure, l'action mercenaire la plus sanglante de l'occupation irakienne. Un mois après le massacre, le fondateur de Blackwater est convoqué devant le Congrès pour s'expliquer. Erik Prince a troqué son treillis contre un beau costume bleu. Entouré d'une nuée d'avocats qui le coachent comme un sportif, il se drape dans son patriotisme.

Comment ose-t-on lui demander des comptes, à lui qui défend son pays contre les « méchants » ? Les démocrates espèrent alors que le carnage de Bagdad, qui, selon un militaire américain, a eu des conséquences aussi graves que le scandale des tortures à la prison d'Abou Graib, va enfin avoir raison de la première armée privée du monde. La tuerie de la place Nissour n'est-elle pas le 168e crime que la société se voit reprocher par le gouvernement irakien ? Hillary Clinton exige une loi qui interdirait tout simplement Blackwater en Irak.
Deux ans et demi ont passé et les démocrates, désormais au pouvoir, se montrent nettement moins sourcilleux. Hillary Clinton, devenue secrétaire d'Etat, a fait plusieurs fois appel à Blackwater pour assurer sa sécurité lorsqu'elle s'est rendue en Irak. En décembre 2009, un juge fédéral américain, alléguant des «irrégularités dans la procédure criminelle », a rejeté toutes les charges contre les mercenaires mis en cause dans la tuerie de la place Nissour. Aujourd'hui, les hommes de, Prince assurent toujours la sécurité de l'ambassade américaine à Kaboul, et Blackwater pèse 1,2 milliard de dollars.
La privatisation de la guerre serait-elle devenue un phénomène irréversible ?

L'armée américaine, exténuée par deux guerres, n'arrive plus à se passer de ses « employés privés», et même des pires d'entre eux. Il y a aujourd'hui autant de chiens de guerre que de soldats réguliers en Irak. En Afghanistan, on compte 104 000 mercenaires pour 68 000 soldats américains. Fin 2010, ils seront environ 130 000 pour 120 000 militaires réguliers. Plus inquiétant : 50% des agents clandestins de la CIA sont des privés. Selon Michael Ratner, président du Centre pour les Droits constitutionnels, qui tente de traduire en justice les responsables de bavures, ce système est une subversion de la démocratie : « L'utilisation croissante de contractuels rend les guerres plus faciles à mener. Il faut juste de l'argent, pas l'accord des citoyens. » ?
L'entreprise de Prince, qui a décroché plus de 1,5 milliard de dollars de contrats publics entre 2001 et 2009 (dont plus de la moitié sans appel d'offres), est « une armée capable de renverser la plupart des gouvernements de ce monde », selon un membre du Congrès. Elle dispose de l'un des plus importants stocks privés d'armes lourdes, d'une flotte d'avions, d'hélicoptères Blackhawk, de navires, de véhicules blindés, de stands de tir, et ses bases américaines forment 30 000 policiers et militaires par an.
Son inquiétante puissance doit beaucoup aux liens qui unissent la famille Prince à la frange la plus religieuse du Parti républicain. Né en 1969 à Holland dans le Michigan, Erik Prince appartient à une riche et puissante dynastie d'équipementiers automobiles, qui contribue au financement de la droite religieuse. En 1992, le jeune homme, qui vient de soutenir la candidature de Pat Buchanan, leader de l'extrême-droite chrétienne, s'engage dans les Navy Seals, le corps d'élite des marines. Il servira en Haïti, au Moyen-Orient et en Bosnie. Lorsque son père meurt d'une crise cardiaque, Prince quitte à contrecoeur l'armée pour gérer la fortune familiale. Avec son héritage, qui s'élève à plusieurs centaines de millions de dollars, il décide de créer un centre d'entraînement privé pour les militaires américains. Il y a un marché à prendre : depuis les réductions budgétaires décidées par Dick Cheney, lorsqu'il était le secrétaire à
la Défense de Bush père, l'armée a rogné sur ses budgets formation.
En 1997, donc, Prince crée Blackwater sur un terrain marécageux situé à Moyock, en Caroline du Nord. Il a compris le parti à tirer de la volonté du ministre de
la Défense de sous-traiter à des entreprises privées une partie des tâches de l'armée. En 1999, à la suite du massacre du lycée de Columbine, dans le Colorado, au cours duquel 12 élèves sont assassinés par un de leurs camarades, Blackwater se voit confier le soin de former la police pour ses interventions en milieu scolaire. Mais c'est grâce à Ben Laden que l'entreprise va voir sa puissance décupler.
Après l'attaque suicide lancée contre le destroyer « USS Cole » en octobre 2000 dans le port d'Aden, Blackwater obtient un contrat de 37 millions de dollars avec la marine. Sur viennent les attentats du 11-Septembre. Pour l'administration Bush, le recours au privé devient une des clés de la victoire dans la «guerre contre la terreur». «Private is beautiful, explique Prince. Quand vous êtes pressé, avez-vous recours à la poste ou à Federal Express ?»
A l'époque, Rumsfeld vient de lancer sa campagne contre les prétendues armes de destruction massive irakiennes. Il cherche à réduire le pouvoir de
la CIA, dont les démentis exaspèrent les conservateurs. «Notre ennemi est bien plus proche de nous. C'est la bureaucratie du Pentagone », déclare le ministre de la Défense. Selon lui, le recours à une garde prétorienne permettra de dissimuler certaines opérations sensibles à la vigilance du Congrès. C'est à ce moment que Prince ressent le besoin impérieux de reprendre le service actif. Le suprématiste chrétien, qui se sent investi d'une mission divine, ne veut pas se contenter d'engranger des contrats publics. Il contacte la CIA, qui l'éconduit dans un premier temps au motif qu'il n'a pas assez d'expérience de terrain... Ce n'est que partie remise.
Privatiser les casques bleus
En 2004, selon des sources proches des services de renseignement américains,
la CIA finit par intégrer Prince dans un réseau de citoyens-espions. Il prend du galon et coordonne des agents qui travaillent dans les pays de l'« axe du mal ». Il assure financer ses missions sur sa cassette personnelle : « Le Congrès me dépeint sous les traits d'un profiteur de guerre, alors que je paie de ma poche toutes sortes d'activités de renseignement pour renforcer la sécurité nationale des Etats-Unis», confie-t-il au magazine américain « Vanity Fair ». Blackwater se met à décrocher des contrats de plus en plus « sensibles ». L'entreprise avec sa filiale « renseignement » - Total Intelligence Solutions ressemble à une unité d'élite de la CIA. A ceci près que ses employés sont payés dix fois plus que les agents fédéraux. L'hémorragie des as du renseignement vers les officines privées est si importante que le directeur de la CIA, Porter Gross, demande aux sociétés privées d'arrêter de recruter dans la cafétéria de Langley (le siège de la CIA). Même Rob Richer, numéro deux du service des opérations clandestines de la CIA, a rejoint Blackwater...
L'entreprise s'est peu à peu rendue indispensable au dispositif militaire américain. L'assurance et l'ambition de Prince ne connaissent plus de limites. Il rêve de se substituer aux armées défaillantes du monde entier. Et d'abord à la plus vulnérable d'entre elles, celle des casques bleus : «Faites-moi la liste, si vous en êtes capable, des opérations de maintien de la paix que l'ONU aura vraiment menées à bien...», persifle le barbouze milliardaire en janvier 2006. Pour optimiser l'efficacité de l'organisation internationale, il a une idée : « Nous pourrions organiser une brigade internationale de professionnels. » Privatiser les casques bleus, l'idée est aussi irréaliste que choquante, mais elle séduit certains cercles influents de républicains évangélistes qui s'indignent des massacres au Darfour. Et aussi des experts plus indépendants, comme Max Boot, membre éminent du cercle de réflexion Council on Foreign Relations, qui publie dans le «Los Angeles Times » un article titré : « La solution pour le Darfour : envoyer des mercenaires ». C'est un véritable plaidoyer pour les guerriers privés : «Les géants moralisateurs qui dirigent l'ONU prétendent qu'employer des mercenaires est inacceptable. Plus inacceptable, semble-t-il, que de voter de vaines résolutions, d'envoyer des forces de maintien de la paix inefficaces et de laisser se poursuivre le génocide » (1).
Assassinats ciblés
Si Erik Prince, malgré le soutien de ses lobbyistes, ne réussit pas à convaincre « les géants moralisateurs » de privatiser les forces d'interposition de l'ONU, il collabore de 2004 à 2009 à la mission la plus secrète de l'histoire de l'administration Bush : les assassinats ciblés. Depuis le 11-Septembre, George Bush a en effet autorisé
la CIA à supprimer des membres d'AlQaida sans laisser de traces. C'est dans la propriété personnelle de Prince, entre la piscine et le tennis, sur le stand de tir du domaine, que le commando va s'entraîner loin des curieux. Selon une gorge profonde de la CIA, ses cibles auraient été Mamoun Darkazanli (un financier d'Al-Qaida résidant à Hambourg) ou encore Abdul Qadeer Khan, le scientifique pakistanais qui a transmis son savoir-faire nucléaire à l'Iran et à la Corée du Nord. Washington décide finalement de renoncer à l'opération. Mais les Etats-Unis et Prince n'en ont pas encore fini avec le « business » des assassinats...
En juin 2009, Leon Panetta, nouveau directeur de
la CIA, réunit les commissions du renseignement du Congrès. Il vient de découvrir que l'Agence a dissimulé un vaste programme d'opérations clandestines au centre duquel se trouvent Blackwater et Erik Prince. Le 20 août, le « New York Times » révèle que Blackwater se chargeait entre autres d'armer les bombes sur les drones, ainsi que de pourchasser, voire de tuer, des membres d'Al-Qaida. Erik Prince, le sous-traitant de la CIA, disposait d'un « permis de tuer » sur la terre et dans les airs. Comment ce programme secret a-t-il pu ainsi fuiter dans la presse ? L'homme aux influences occultes est amer. Pour la première fois depuis des années, il consent à s'exprimer dans la presse.
C'est Adam Ciralsky, un ex-avocat de
la CIA devenu journaliste, qui dresse son portrait dans « Vanity Fair » au mois de janvier dernier. Le Darth Vader de la croisade contre le terrorisme y donne sa version des faits et laisse entendre qu'il détient des informations compromettantes pour le système de renseignement américain. Il se présente comme un homme bien mal récompensé de son engagement au service des Etats-Unis. Il prétend qu'il veut se mettre au vert et, pourquoi pas, enseigner dans un collège !
Faut-il croire sur parole Prince, le barbouze mercenaire mégalomane qui est aujourd'hui à la tête de l'armée privée la plus puissante au monde ? Il sait bien que l'Amérique ne peut plus s'en passer. La créature de la droite religieuse, hydre à plusieurs têtes, est présente sous différents noms (elle en compte des dizaines) en Irak, mais aussi au Japon, dans les zones tribales pakistanaises ou en Azerbaïdjan. Elle prend en charge la sécurité intérieure, la technologie de surveillance, la guerre contre la drogue ou les opérations de maintien de la paix. Elle a ses fans et ses lobbies dans cette Amérique des milices et des « tea parties », ces rassemblements populistes de la droite anti-Obama qui se développent à la faveur de la crise, vomissent l'Etat fédéral et voudraient tout privatiser, même la conduite de la guerre.
L'émergence d'armées privées autonomes pourrait-elle conduire à « envisager l'avènement d'intérêts oligarchiques transnationaux ? », se demandait Georges-Henri Bricet des Vallons, dans un livre très informé sur les armées privées en Irak (2). Ce serait bien dans l'esprit du dernier projet d'Erik Prince : la création d'une brigade à déploiement rapide qui, moyennant finances, pourrait se mettre au service de gouvernements étrangers. Une manière de s'affranchir un peu de la tutelle d'une administration américaine qui a publiquement pris des distances envers son « Prince de l'ombre », sans jamais cesser, pourtant, de l'utiliser en coulisses.
(1)Cité dans «Blackwater. L'ascension de l'armée privée la plus puissante du monde », de Jeremy Scahill, Actes Sud
(2) «Irak, terre mercenaire », Favre

Sara Daniel

http://hebdo.nouvelobs.com/sommaire/enquete/098250/profession-chiens-de-guerre.html



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

13/05/2010

n° 329 - journal de l'Afghanistan - 21-04 au 12/05 – Début - : David Petraeus, le Général de la contre-insurrection et de la manipulation médiatique.

n° 329 - journal de l'Afghanistan - 21-04 au 12/05 – Début - : David Petraeus, le Général de la contre-insurrection et de la manipulation médiatique.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



journal de l'Afghanistan

n° 329 - du -21-04 au 12/05/10

C.De Broeder & M.Lemaire



Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)

 

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes.

 

Il faut rejeter cette triple stratégie.

Il faut rejeter toute augmentation des troupes, il faut s’opposer à la stratégie, qui a réussi en Irak, de déclencher une guerre civile entre Afghans, il faut dire que la Résistance n’est pas terroriste et n’est pas faite seulement par les Résistants.

Il s’agit d’une lutte légitime de libération nationale et elle est animée par des dizaines de milliers de partisans qui peuvent tenir tête aux occupants justement parce qu’ils ont un soutien solide et ramifié en de nombreux secteurs de la population, indépendamment de leur nationalité ou foi religieuse.



 Le "journal de l'Afghanistan" est  visible :

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site de eva R-sistons: - http://no-war.over-blog.com/

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

Tiré à part :

Comment la guerre porte atteinte au droit.

L’ONU devrait enquêter sur le massacre de civils à Khataba et les mensonges de l’ISAF.

Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

Manifestation après la mort du beau-frère de la parlementaire.

L’armée française reconnaît avoir tué quatre civils afghans.

L’Otan ouvre le feu sur une voiture et tue trois civils…

Paroles & action du président...

L’Afghanistan au cœur des débats.

Barack Obama et Hamid Karzaï peuvent-ils travailler ensemble ?

1 Analyse & déclaration :

Résistance

Occupants:

2 Occupation de l'Afghanistan 

Les forces en présence

3 Politique

1) collaborateurs afghans

Fin

2) occupants 

4 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

4-1 La bataille à laquelle les médias ont cru.

4-2 Gareth Porter : David Petraeus, le Général de la contre-insurrection et de la manipulation médiatique.

4-3 Trop peu d'Afghans peuvent assurer le contrôle de Marjah, selon des responsables américains.

4-4 Afghanistan : Bavures de presse.

Afghanistan : regrets de l'Otan après la mort de 27 civils

Nouvelle bavure de l’Otan en Afghanistan.

Mortelle bavure de l'Otan

Bavure meurtrière en Afghanistan

 



Tiré à part :

20/4

"Tout personne est suspecte ou membre des taliban aux yeux de l'Otan. Ils ne sont pas ici pour nous protéger mais pour nous tuer (...) Je veux que les meurtriers soient jugés en cour martiale", a confié Mansoor.

http://french.cri.cn/781/2010/04/20/402s217015.htm

http://fr.news.yahoo.com/4/20100420/twl-afghanistan-civils-41953f5_2.html

 

Comment la guerre porte atteinte au droit.

Rappeler les fondements éthiques et en tirer les conséquences politiques

Le 19 avril, le procureur général près la Cour suprême fédérale a fait savoir qu’elle mettait un terme à l’enquête contre le colonel de la Bundeswehr Klein relative au raid aérien près de la ville afghane de Kunduz au cours duquel de nombreux civils avaient péri au début de septembre 2009.
Contrairement au mandat du Bundestag en vigueur au moment de l’attaque, la Cour suprême a jugé que l’intervention de la Bundeswehr en Afghanistan était «un conflit armé non international au sens du droit pénal international»1 – donc une sorte de guerre.

Ce faisant, non seulement il s’écarte nettement de la politique officielle poursuivie ces dernières années en Allemagne mais ouvre en même temps la voie à davantage d’emploi de la force et moins de respect de la population civile.
Or maintenant, on applique le droit pénal international allemand beaucoup moins strict: non seulement le fait de tuer des innocents n’est plus fondamentalement punissable mais, d’après la Cour suprême, seulement si «l’attaque tue ou blesse des civils ou cause des dommages à des biens civils d’une ampleur sans rapport avec les avantages militaires concrets et directs que l’on en attend.» Cela veut dire que la Cour suprême part de l’idée que désormais, lors des interventions de la Bundeswehr, on devra accepter des victimes civiles si cela permet de remporter des succès militaires. «Même si l’on doit s’at­tendre à des victimes civiles lors d’une opération militaire, un bombardement n’est inadmissible selon le droit international que s’il s’agit d’une attaque «indiscriminée» au cours de laquelle les dommages civils sont sans rapport avec le succès militaire concret et direct qu’on en attend.»
La décision de la Cour suprême a été très bien accueillie par le gouvernement allemand. Spiegel Online titrait le 20 avril 2010: «La Bundeswehr fête la disculpation du colonel.» Et le magazine donne une raison justifiant cette «fête»: «Les soldats peuvent maintenant faire des choses interdites en temps de paix. Les obstacles à la pénalisation sont nettement plus importants.»
La décision a cependant aussi été critiquée. Ainsi, l’ancien juge auprès de la Cour pé­nale fédérale Wolfgang Neskovic a déclaré lors d’une interview accordée au même maga­zine le 21 avril que l’abandon des poursuites était, à l’heure actuelle, «une grave erreur». Toutefois son avantage politique pour le gouvernement est évident. Si le colonel avait été accusé, cela aurait pratiquement signifié la fin de l’engagement en Afghanistan.» L’organisation de juristes Ialana a ajouté, pour expliquer la décision de la Cour suprême qu’elle a à sa tête un fonctionnaire politique «qui dépend de l’exécutif».
On sait que jusqu’ici, la Cour suprême avait empêché toutes les tentatives de mettre fin à la politique allemande de guerre par la voie juridique. Ainsi, la décision récente est conforme à la ligne suivie jusqu’ici.
Mais ce qui est nouveau, c’est le fait que l’ordre juridique cède à ce point à la poli­tique de guerre. Nombreux sont ceux qui, au cours de l’histoire de l’humanité, ont insisté sur le fait que la guerre renverse la morale: on ne respecte plus la vie, la liberté et la pro­priété et l’on récompense le vol, la violence et le meurtre.
Un article du New York Times du 26 mars intitulé «Tighter Rules Fail to Stem Deaths of Innocent Afghans at Checkpoints» nous in­forme sur le quotidien de la guerre dans laquelle la Bundeswehr s’engage de plus en plus. L’ar­ticle renvoie à des déclarations, au cours d’une interview,2 du Commandant de l’OTAN en Afghanistan le général McChrystal que nous citons ici plus complètement «Nous exigeons beaucoup de nos jeunes gens qui font leur service aux points de contrôle. Comme il existe des dangers, ils doivent prendre des décisions rapides dans des situations compliquées. Mais depuis les quelque neuf mois que je suis ici, parmi les nombreuses situations où nous avons réagi par une escalade de la violence et blessé quelqu’un, je ne connais aucun cas où il s’est avéré qu’il y avait des bombes ou des armes dans les véhicules. Dans bien des cas, il y avait des familles. […] Nous avons tiré sur un nombre incroyable de personnes innocentes et nous en avons tué beaucoup et, autant que je sache, il n’y a jamais eu de danger réel pour nos troupes.»
Mais au lieu de s’intéresser à cette réalité de la guerre, au lieu de porter sur elle un jugement éthique fondé qui repose sur les droits naturels des hommes selon lesquels per­sonne ne devrait être «un moyen pour atteindre une fin», au lieu de tirer les consé­quences politiques et de formuler des exigences, on assiste à une campagne polémique contre tous ceux qui s’expriment en faveur du droit et de la paix.
En même temps émergent des «éthiciens réputés» comme Ludger Honnefelder dans une interview accordée au Deutschlandfunk le 18 avril, qui tiennent des propos abstraits et relativisants qui ne font qu’obscurcir les choses.
Est-ce que, comme il y a d’autres projets de guerre, on doit remplacer les droits humains, les efforts de paix et l’éthique par une idéologie de la puissance et de la violence?
Au début d’octobre 1943, le Reichsführer SS Heinrich Himmler a prononcé deux discours devant des officiers SS de la pro­vince de Posnanie dans lesquels il a dit, entre autres, à propos de l’assassinat des Juifs: «La plupart d’entre vous savent sans doute ce que cela veut dire quand il y a 100 cadavres jonchant le sol, quand il y en a 500, ou 1000. Ce qui nous a endurcis, c’est d’avoir supporté cela et d’être restés des hommes convenables, mis à part des cas exceptionnels de faiblesse humaine. C’est une page honorable de notre histoire qui ne sera jamais écrite. […] Nous avons le droit moral, nous avons le devoir envers notre peuple de faire cela, d’abattre ce peuple qui voulait nous assassiner.»
N’est-ce pas un avertissement suffisant contre les tentatives de créer une idéologie qui ne peut aboutir qu’à la barbarie? Et n’est-il pas urgent de nous souvenir de l’éthique qui repose sur la dignité inviolable et inaliénable de l’homme et qui fonde les droits humains de tous les individus?
Ne devons-nous pas en conséquence nous demander de quoi a l’air la «chaîne de commandement» des guerres et comment nous pouvons soit stopper ceux qui se trouvent au bout de la chaîne soit limiter leur pouvoir et leur influence afin de redonner une chance à la paix?    •

1    La Cour suprême ne suit pas le mandat du Bundestag, mais le gouvernement qui a expliqué sa position publiquement pour la première fois en janvier. Cela a suscité un débat entre le gouvernement et les partis d’opposition.
2    On trouvera le texte complet de l’interview à l’adresse
http://tpmmuckraker.talkingpoints-memo.com/2010/04/gen_mcchrystal_weve_shot_an-amazing-number_of_peop.php

Karl Müller

3/5

http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=2156

 

L’ONU devrait enquêter sur le massacre de civils à Khataba et les mensonges de l’ISAF.

Le 12 février 2010, les soldats américains des forces spéciales ont tué cinq membres d’une famille réunie pour fêter une naissance.

Parmi les victimes se trouvaient trois femmes - dont deux futures mères - qui seraient mortes de leurs blessures faute de soin, selon les témoins.

Conscients de leur crime, les soldats ont ensuite essayé de le dissimuler. Sur place, un homme a vu un soldat tenter d’extraire les balles du cadavre de sa fille avec un couteau, pour faire disparaitre les preuves. Les porte-paroles de l’ISAF ont ensuite prétendu que deux résistants avaient ouvert le feu contre les soldats, et que les femmes, dont on avait découvert les cadavres « entravés et bâillonnés », avaient été victimes de « crimes d’honneur ».  

Plus tard, une deuxième version des faits les a présentées comme victimes des résistants.

Le 13 mars, le capitaine Jane Campbell, de l’US Navy, a publié un communiqué indiquant que « l’ISAF rejetait les accusations de dissimulation », affirmant à nouveau que les soldats avaient découvert les trois cadavres de femmes, mais indiquant cette fois que les liens étaient en fait une préparation pour leur enterrement.

Ce n’est que le 4 avril que le général Tremblay a admis que l’ISAF était responsable de la mort des cinq membres de la famille et qu’aucun coup de feu n’avait été tiré contre les soldats.  

« Les morts ont pu être accidentelles, mais la dissimulation a été préméditée, intentionnelle et criminelle, » écrit le journaliste Matthew Nasuti, pour Kabul Press, qui juge que « La crédibilité de l’armée américaine est en jeu dans cette affaire, » et que l’extrême gravité des faits pourrait justifier la nomination d’un procureur spécial de l’ONU chargé de l’enquête, comme cela avait été le cas après l’assassinat de Rafiq Harari, le premier ministre libanais. « Ces meurtres, leur dissimulation et le refus de poursuivre les responsables, renforcent l’insurrection, » avertit-il. De plus, « l’ISAF et l’armée américaine risquent de perdre toute crédibilité dans le futur. Il ne s’agit pas d’une affaire dans laquelle on trouve une exagération, ou bien une ou deux fausses déclarations.

Ce qui s’est passé après ces [...] meurtres, c’est une dissimulation soigneusement orchestrée. » « Si les militaires américains peuvent tuer des civils et tenter de faire porter le blâme sur autrui, alors ils n’auront qu’à s’en prendre à eux-mêmes si leurs prochains communiqués sont jugés manquer de crédibilité. » En se comportant ainsi, la coalition « abandonne le terrain de la moralité aux résistants Taliban  et à Al Qaïda. » De tels évènements « peuvent changer le cours d’une guerre », conclut-il.

22 avril 2010

suite (en anglais) sur http://contreinfo.info/article.php3?id_article=3042


Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

25/04

Des centaines de membres d'une tribu ont manifesté dans les rues de Puli Alam, capitale du Logar, scandant des slogans anti-américains et affirmant que les personnes tuées et arrêtées lors du raid étaient des villageois ordinaires.

Les manifestants ont incendié 15 camions-citernes en protestation contre la mort de civils lors d'un raid militaire nocturne, ont indiqué des responsables locaux.
Le colonel Ghulam Mustafa, chef de la police du Logar, province agitée au sud de Kaboul, avait dit que des troupes américaines et afghanes avaient lancé un raid dans la nuit contre un groupe de bâtiments et que trois hommes, identifiés semble-t-il comme des résistants, avaient été tués pendant cette opération.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/

27-04

Le ministère afghan de l'Intérieur a annoncé mardi qu'une attaque à la roquette avait provoqué la mort de trois civils dans une maison de la province de Kunduz, dans le nord du pays.

Trois autres personnes ont été blessées dans l'attaque dans son communiqué.

A Kaboul, le chef adjoint de la police a déclaré qu'une roquette est tombée mardi matin près du ministère du Développement urbain dans la capitale…

AP

28/4

Une bombe a explosé au passage d'un petit autocar et tué 12 civils, dans le sud-est de l'Afghanistan, près de la frontière pakistanaise, rapporte un responsable local. Daoulat Khan Yakoubi, chef du district de Tani dans la province de Khost, a précisé que des femmes et des enfants figuraient parmi les morts.

Le véhicule a pris feu et les corps des victimes ont été brûlés.

AP

29-04

Des soldats de l'Otan sont intervenus en pleine nuit dans la maison d'une députée afghane et tué un de ses proches, ont indiqué aujourd'hui à l'AFP l'Otan et la parlementaire.
Selon Safia Sidiqi, une députée afghane représentant le district de Surkh Rod, près de Jalalabad (est), les militaires ont fait irruption chez elle en pleine nuit.
"Mes frères pensaient qu'il s'agissait de voleurs", a déclaré Mme Sidiqi, qui ne se trouvait pas chez elle au moment de l'opération.
"L'un de mes proches a pris une arme et est sorti de la maison. Les soldats l'ont tué", a-t-elle dit.
Dans un communiqué, le commandement de l'Otan a confirmé l'incident qui s'est déroulé dans la nuit d'hier à aujourd'hu dans la province du Nangarhar.
L'Otan ne dit pas dans son communiqué que la maison appartenait à Mme Sidiqi.
Selon cette dernière, les soldats ont attaché ses frères qui tentaient pourtant d'expliquer qui ils étaient.
"Mes frères leur ont dit en anglais +Savez vous à qui appartient cette maison ?

C'est la maison de Safia Sidiqi, membre du Parlement afghan+", a déclaré Mme Sidiqi.
"Ils ont répondu +nous savons+ mais ils leur ont interdit de parler", a assuré la députée.

AFP

 

Manifestation après la mort du beau-frère de la parlementaire.

Des centaines de personnes ont manifesté jeudi dans l'est de l'Afghanistan, après la mort du beau-frère d'une parlementaire dans un raid de l'OTAN. Safiya Sidiqi, députée et belle-soeur de la victime, a expliqué qu'une centaine de soldats de l'Alliance atlantique ont pris d'assaut leur maison, près de Jalalabad, vers 23h30 mercredi. Ils ont pénétré par les fenêtres et fait sortir 15 membres de sa famille de la maison, avant de prendre leur photo et leurs empreintes.

Ils ont ouvert le feu sur son beau-frère pour des raisons obscures.

Elle a qualifié ce raid de "barbare".

L'OTAN n'a pas commenté l'affaire …

29/4 AP

 

L’armée française reconnaît avoir tué quatre civils afghans.

29/4

L'armée française a reconnu jeudi avoir tué par erreur quatre civils afghans et en avoir blessé un cinquième le 6 avril lors d'un "accrochage" avec des résistants, a-t-on appris auprès du porte-parole de l'Etat-major des armées Christophe Prazuck. "On vient de clore l'enquête", a-t-il déclaré au téléphone à l'Associated Press, en expliquant que l'incident avait eu lieu dans la province de Kapisa, dans l'est de l'Afghanistan.

L'armée française menait ce jour-là une opération franco-afghane lorsqu'elle a été prise à partie par sept résistants. "Il n'y avait aucun civil aux alentours, ils ont donc reçu l'autorisation de tirer", a décrit M. Prazuck, en ajoutant que les militaires français se trouvaient à 1.500 mètres des résistants et avaient utilisé un missile sol-sol de type Milan.

Mais selon le porte-parole de l'Etat-major des armées, cinq civils se trouvaient en fait à proximité. "L'analyse des témoignages indique qu'il s'agissait de civils accroupis derrière un arbre et que les observateurs n'avaient pas détectés", a-t-il expliqué en précisant que ces civils avaient été touchés par des éclats de l'explosion du missile.

Quatre de ces civils sont décédés des suites de leurs blessures, tandis que le cinquième, dont la vie n'est pas en danger, se trouve à l'hôpital de Kaboul. Selon M. Prazuck, les familles des victimes vont recevoir de l'argent et d'autres compensations,(…)  conformément à ce que pratique l'OTAN en Afghanistan dans pareille situation….

AP

L’Otan ouvre le feu sur une voiture et tue trois civils…

Des soldats de l'Otan ont ouvert le feu sur une voiture dans le sud de l'Afghanistan tuant par erreur deux femmes et une jeune fille, ont annoncé les autorités afghanes au lendemain de la reconnaissance par l'armée française d'une bavure à l'ouest de Kaboul.
La tuerie s'est produite dans la province de Zabul, dans le sud du pays. Une femme a également été blessée par les tirs.
Selon le général britannique Nick Carter, le chauffeur a également été sérieusement blessé.

 30.04.

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde



Paroles & action du président...

Critiqué par le gouvernement afghan pour tuer sans discernement résistants et simples habitants, Washington avait assuré que la réduction du nombre de victimes civiles, notamment lors des bombardements de positions ‘rebelles’ dans des villages, était "une priorité" des troupes occidentales.(…)

30.04.

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/



L’Afghanistan au cœur des débats.

Barack Obama et Hamid Karzaï peuvent-ils travailler ensemble ?

nbNdlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information

Hamid Karzaï, attendu la semaine prochaine à Washington, et Barack Obama sont alliés dans une guerre qui dure depuis neuf ans bientôt mais l'état des rapports personnels entre le président afghan et le président américain ne facilite pas les choses.

De Washington à Kaboul, le consensus est clair: les deux dirigeants n'ont d'autre choix que d'utiliser leur rencontre à la Maison blanche pour dépasser la guerre des mots qui a récemment opposé leurs administrations et tenter de réinsuffler de la confiance dans leurs relations.

Le degré de succès dans cette entreprise pourrait avoir des implications sur la stratégie afghane d'Obama, une stratégie en deux temps avec un renforcement de la présence militaire américaine en Afghanistan censé stabiliser le pays avant de permettre ensuite de commencer à rapatrier les soldats américains à la mi-2011.

"Nous ne pouvons nous permettre le luxe de relations bancales dans une guerre aussi importante. Il est temps que le sang froid prévale", estime Michael O'Hanlon de la Brookings Institution, à Washington.

Le sommet à la Maison blanche, prévu mercredi, pourrait pourtant prendre des allures étranges: Obama s'est rendu fin mars en Afghanistan pour y faire la leçon à Karzaï dans le domaine de la lutte contre la corruption. Cette visite à Kaboul, la première depuis l'investiture du président américain, a été suivie de vifs échanges entre responsables américains et afghans.

Nombre d'observateurs y ont vu le signe de difficultés rencontrées par l'administration Obama pour définir une stratégie cohérente dans ses rapports avec le président afghan. Mais Douglas Lute, conseiller d'Obama sur l'"AfPak" (l'Afghanistan et le Pakistan), affirme que "ces hauts et ces bas" sont tout à fait normaux.

DILEMME CLASSIQUE

Karzaï, comme l'écrit un éditorialiste du Washington Post, pose un dilemme classique aux Etats-Unis: on ne peut gagner avec lui, mais on ne peut pas non plus gagner sans lui.

Nul ne doute que les deux présidents multiplieront la semaine prochaine sourires, poignées de mains et amabilités en public. En privé, Obama devrait s'employer à maintenir la pression sur son hôte pour qu'il réprime la corruption et démontre qu'il est un partenaire fiable.

"Il faut en faire plus dans certains domaines", a déclaré à la presse Ben Rhodes, conseiller national adjoint à la sécurité. "Cette visite est une occasion d'aller de l'avant, de renforcer les mesures positives qui ont été prises mais aussi de pointer les mesures supplémentaires qui doivent être prises afin d'améliorer la gouvernance du peuple afghan."

L'administration Obama est particulièrement embarrassée par les agissements du demi-frère de Karzaï, Ahmad Wali Karzaï, incontournable président du conseil provincial de Kandahar accusé de liens avec les narcotrafiquants mais aussi avec la CIA.

Pour Karzaï, le contraste avec le prédécesseur d'Obama à la Maison blanche est sévère. George Bush entretenait avec le président afghan une relation suivie, amicale, avec force rencontres aux Etats-Unis ou par vidéoconférence interposée.

Dans l'entourage d'Obama, on estime que la précédente administration a trop souvent fermé les yeux sur les échecs de Karzaï.

Mais la relation développée par Obama est elle aussi remise en cause par des spécialistes du dossier qui jugent les pressions publiques exercées par Washington contraires à l'objectif recherché. Ils en veulent pour illustration la réception par Karzaï du président iranien Mahmoud Ahmadinejad à Kaboul.

Dans l'étalage public de ses différences avec Washington, le souci du président afghan de se démarquer de l'image de "pantin des Etats-Unis" ne doit pas être non plus sous-estimé, souligne Ahmad Shah Ahmadzai, un ancien Premier ministre afghan.

8 mai,

AP



1 Analyse & déclaration

a) Résistance  

L'intensité des combats a régulièrement augmenté depuis fin 2001, les résistants étant en mesure peu à peu de relancer leurs attaques contre les forces occidentales.

AFP


b) Troupes d'occupation : Analyse & déclaration

USA & Coalition

Les résistants, adversaire redoutable à Kandahar. 

Le représentant civil de l'OTAN en Afghanistan, Mark Sedwill, a reconnu le 4 mai que les résistants étaient un adversaire puissant dans la province du Kandahar pour les forces occidentales et l'armée afghane qui y mènent une offensive depuis des mois.
"Les résistants sont forts" dans cette province méridionale afghane et "ils dominent actuellement dans certaines parties des districts situés en dehors de (la capitale provinciale) Kandahar", a déclaré M. Sedwill à la presse à Islamabad, où il menait des discussions avec des responsables du gouvernement pakistanais sur le rôle de l'OTAN en Afghanistan.
Il a réaffirmé que l'offensive au Kandahar contre les résistants dans leurs fiefs serait renforcée graduellement pendant l'été.

06/05/2010

AFP/VNA/CVN

Large recours aux drones pour éviter de faire des prisonniers …

 

Confidence de fonctionnaires américains du « Bureau of detainees » du Pentagone à un parlementaire européen: « En Afghanistan, nous ne souhaitons pas être confrontés aux mêmes problèmes qu’à Guantanamo, où nous ne savons pas quoi faire de tous les prisonniers qui y sont encore détenus. C’est pourquoi en Afghanistan ordre a été donné de faire un large usage des drones ». Sous entendu, les tirs de ces avions sans pilote font peut-être des victimes civiles collatérales, mais ils ont au moins un avantages: ils ne laissent personne sur le carreau.

Cette indiscrétion, assez cynique, vient d’être confirmée par des officiers américains, dont les propos sont rapportés par l’agence Reuter. Selon eux, la Cia a reçu la consigne d’élargir ses cibles dans les zones tribales pakistano-afghanes, y compris contre des combattants de rang intermédiaire.

Déjà utilisé sous Bush, le recours aux drones a été intensifié par Obama. Il aurait permis d’éliminer de nombreux responsables taliban et d’al Qaida, selon ses partisans.

Les statistiques viennent pourtant en partie démentir ces affirmations. http://blog.lefigaro.fr/malbrunot/2010/05/afghanistan-large-recours-aux.html 


Otan- Isaf 

06-05

Les États-Unis et l'OTAN ont décidé d'envoyer en Afghanistan des milliers de renforts pour porter les effectifs des forces internationales déployés dans ce pays d'actuellement environ 130.000 soldats à 150.000 d'ici l'été, pour plus des deux tiers des Américains.
L'objectif de l'offensive est de remettre sous le contrôle du gouvernement afghan de Hamid Karzaï cette province-clé dans le bras de fer avec les résistants pour lesquels Kandahar était déjà leur quasi-capitale à l'époque où ils étaient au pouvoir à Kaboul (1996-2001).
L'offensive consistera "en une série d'efforts, pas vraiment des opérations militaires, mais des efforts pour renforcer et améliorer la sécurité de manière graduelle dans la ville et les districts des environs immédiats", a expliqué M. Sedwill.
L'OTAN veillera à ce que cette offensive ait le moins de répercussions traumatisantes possibles sur la population locale. Au contraire, "nous agissons beaucoup avec le consentement de la population", a-t-il assuré.
"Nous voudrions qu'elle se déroule de manière aussi pacifique que possible, afin que les gens, la population de ces zones, voient rapidement une amélioration de la sécurité"(…), a dit M. Sedwill

AFP/VNA/CVN



2 Les forces en présence

Troupes d'occupation

Otan-Isaf

19-04

126 000 soldats américains et de l’OTAN sont actuellement engagés en Afghanistan. 
http://www.elwatan.com/Plus-de-120-personnes-tuees-en-une

29-04

Les effectifs des forces internationales, actuellement fortes de quelque 130.000 soldats, doivent passer à 150.000 d'ici l'été, à plus des deux tiers américains.

AFP & http://www.lefigaro.fr/


Australie

23-04

L'Australie a déployé, dans le cadre de l'ISAF, plus de 1.300 soldats en Afghanistan, dont la plupart sont stationnés dans la province d'Uruzugan, un ancien fief des résistants.
Les militants résistants n'ont pas encore fait de commentaire à ce sujet.

Source: xinhua  


Danemark

05-05

750 soldats danois sont déployés en Afghanistan au sein de la Force internationale (Isaf) dirigée par l'Otan. La plupart sont stationnés dans le Helmand, sous commandement britannique.
AFP


Grande Bretagne 

09-05

Environ 10.000 soldats britanniques sont en poste en Afghanistan.

AP


Nouvelle Zélande

4/5

La Nouvelle-Zélande a décidé (…)  de prolonger la présence de ses 140 soldats en Afghanistan pour une année supplémentaire, avant d'entamer leur retrait progressif, a annoncé mardi le Premier ministre John Key.

L'équipe déployée pour la reconstruction de Bamiyan devait quitter la région en septembre après sept ans de présence, mais John Key a précisé qu'elle resterait une année supplémentaire, avant d'être remplacée par des spécialistes civils.

Le chef du gouvernement néo-zélandais s'est exprimé à son retour d'Afghanistan, où il s'est entretenu avec le président Hamid Karzaï et le commandant des forces internationales, le général américain Stanley McChrystal.

AP



3) Politique

a) Les collaborateurs afghans

Karzai

Libération du journaliste Ahmed Ghous Zalmai.

Reporters sans frontières salue la décision du président Hamid Karzai de gracier l’ancien journaliste Ahmed Ghous Zalmai qui avait été condamné en septembre 2008 à vingt ans de prison pour avoir fait publier une traduction en dari (persan) du Coran. ( ?)

Cette grâce prononcée quelques jours avant la fête persane de Noroz a également profité à l’imprimeur Mohammad Ateef Noori et au mollah Qari Mushtaq qui avait accordé son certificat à la traduction.

"Hamid Karzai répare une injustice commise à l’encontre de trois hommes qui avaient été lourdement punis alors que leur seule intention était de promouvoir le Coran dans les populations persanophones", a affirmé l’organisation.

21-04

Un responsable du ministère afghan de la Culture a confirmé à Reporters sans frontières que les trois hommes étaient libres. De son côté, International Pen a reçu le témoignage de la famille d’Ahmed Ghous Zalmai après sa libération.

http://www.afghana.org/1015/


Confection d'un gouvernement fantoche

Plus de 1.000 candidats inscrits pour les législatives afghanes 

Plus de 1.000 candidats, souhaitant entrer en lice dans la seconde édition des élections législatives prévues pour le 18 septembre 2010, se sont inscrits depuis le début du processus d'enregistrement des candidats le 20 avril dernier, a annoncé jeudi la Commission électorale indépendante afghane (CEI).
"Selon les informations recueillies par les centres d'enregistrement répartis dans 34 provinces du pays, 1.024 candidats, dont 150 femmes et 13 Kushis (un groupe ethnique de nomades pachtounes en Afghanistan) se sont officiellement inscrits pour la Wolesi Jirga, la chambre basse du Parlement", a confirmé Zakria Barikzaï, le responsable en chef par intérim de la CEI, lors d'une conférence de presse tenue à Kaboul.
La sécurité constitue un grand défi pour les prochaines élections législatives, a-t-il souligné, ajoutant que sa commission s'inquiète de la situation sécuritaire au cours du scrutin.
"Une réunion officielle entre la CEI et les responsables de la sécurité se tiendra samedi prochain, nous espérons que les forces afghanes et internationales nous assureront qu'elles garantiront la sécurité des quelque 6.800 bureaux de vote à travers le pays", a-t-il indiqué.
A cause de l'insécurité, M. Barikzaï a fait savoir que le processus électoral de la province de Kandahar, le lieu de naissance des résistants, dans le sud du pays, a été perturbé et que le bureau local de la CEI a été fermé lundi dernier.
Plus de 2.777 personnes, dont 328 femmes, s'étaient inscrites en 2005 aux élections législatives pour se disputer les 249 sièges de la Wolesi Jirga.
M. Barikzaï a souhaité que le nombre de candidats augmente avant le 5 mai, date marquant la fin du processus.

30.04.

Source: xinhua


Sur le terrain 

Les Afghans très méfiants vis-à-vis de leur gouvernement.

Seuls un quart des Afghans vivant dans des zones considérées «cruciales» par l'armée américaine font confiance au gouvernement du président afghan Hamid Karzaï, affirme un rapport du Pentagone publié mercredi.

«Selon nos évaluations, la population soutient le gouvernement afghan dans 29 des 121 districts jugés clés» pour l'effort de guerre en cours, selon ce rapport semestriel remis au Congrès, qui rappelle que «l'établissement d'une gouvernance effective est un vecteur essentiel pour améliorer le développement et la sécurité».

Porté à la tête de l'Etat fin 2001 par les pays de la coalition militaire emmenée par les Américains qui venait de chasser les résistants du pouvoir, M. Karzaï est aujourd'hui accusé par Washington de ne pas faire assez contre la corruption omniprésente.

Bénéficiant de ce mécontentement populaire, «les résistants perçoivent 2009 comme étant leur meilleure année», écrit le Pentagone.

«L'extension de la guerilla est vue comme une victoire pour eux, tout comme la faible participation à l'élection (présidentielle d'août dernier) et les constats de fraude», poursuit le rapport de 150 pages.

28 avril

 

http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/

09-05

Deux sociétés privées de sécurité ont été sanctionnées, dimanche 9 mai, par les autorités afghanes après avoir tué deux civils. Cette annonce faite par le ministère afghan de l'Intérieur marque la fin d'une certaine impunité.

Ainsi, les sociétés Compass et Watan Risk Management ne sont plus autorisées à escorter des convois entre Kaboul et Kandahar, dans le sud du pays. Une activité qui était très lucrative pour ces deux compagnies. Elles vont également devoir verser de l'argent aux familles des victimes.

Samedi 8 mai, un agent de sécurité de Compass a abattu un civil après l'explosion d'un véhicule sur une mine artisanale, dix jours après seulement la mort, sur cette même route, d'un autre civil, lui aussi tué par un garde, mais de la Watan Risk Management cette fois.

"Les responsables des deux incidents ont été arrêtés et sont poursuivis", a indiqué Zemaray Bashary, porte-parole du ministère afghan de l'Intérieur.


n° 329 - journal de l'Afghanistan - 21-04 au 12/05 – Fin - : David Petraeus, le Général de la contre-insurrection et de la manipulation médiatique.

° 329 - journal de l'Afghanistan - 21-04 au 12/05 – Fin - : David Petraeus, le Général de la contre-insurrection et de la manipulation médiatique.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



journal de l'Afghanistan

n° 329 - du -21-04 au 12/05/10

C.De Broeder & M.Lemaire



Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)

 

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes.

 

Il faut rejeter cette triple stratégie.

Il faut rejeter toute augmentation des troupes, il faut s’opposer à la stratégie, qui a réussi en Irak, de déclencher une guerre civile entre Afghans, il faut dire que la Résistance n’est pas terroriste et n’est pas faite seulement par les Résistants.

Il s’agit d’une lutte légitime de libération nationale et elle est animée par des dizaines de milliers de partisans qui peuvent tenir tête aux occupants justement parce qu’ils ont un soutien solide et ramifié en de nombreux secteurs de la population, indépendamment de leur nationalité ou foi religieuse.



 Le "journal de l'Afghanistan" est  visible :

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site de eva R-sistons: - http://no-war.over-blog.com/

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

3 Politique

2) occupants 

4 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

4-1 La bataille à laquelle les médias ont cru.

4-2 Gareth Porter : David Petraeus, le Général de la contre-insurrection et de la manipulation médiatique.

4-3 Trop peu d'Afghans peuvent assurer le contrôle de Marjah, selon des responsables américains.

4-4 Afghanistan : Bavures de presse.

Afghanistan : regrets de l'Otan après la mort de 27 civils

Nouvelle bavure de l’Otan en Afghanistan.

Mortelle bavure de l'Otan

Bavure meurtrière en Afghanistan

 



b) Les occupants 

1) Usa

Occupation de l'Afghanistan

28-04

Selon le Pentagone, le niveau des attaques a doublé sur la période octobre 2009-mars 2010 par rapport aux six mêmes mois en 2008-2009, essentiellement en raison des offensives récemment menées par les forces internationales.

«Toutefois», assure le rapport, «les résistants subissent actuellement une pression sans précédent», conduisant à «des tensions et des baisses de moral» dans leurs rangs.

En outre, d'après les militaires américains, «le déclin continu de la stabilité en Afghanistan décrit dans le précédent rapport s'est interrompu ces trois derniers mois», et «les sondages montrent clairement que les Afghans perçoivent une amélioration de la sécurité par rapport à il y a un an».(..)

Le nombre de troupes américaines et de l'Otan en Afghanistan est en train d'augmenter avec l'arrivée progressive de 30 000 soldats supplémentaires envoyés en renfort par Obama.

http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/

28 avril


Dans les coulisses et au sénat

Nouveau rapport du Pentagone sur la situation en Afghanistan  

30/04

Le Pentagone a examiné dans un nouveau rapport la situation en Afghanistan.

Dans ce document de 152 pages présenté au Congrès, le Département américain à la Défense, exposant la situation sécuritaire afghane prétend que seul un quart des régions clés de l'Afghanistan soutient le président Hamid Karzaï.

Les experts du Pentagone estiment que le soutien au président afghan se limite à 29 des 121 districts jugés clés pour l'effort de guerre en cours.

Ce mécontentement provient, selon ces derniers de l'inefficacité du gouvernement dans sa lutte contre la corruption administrative. Dans ce rapport qui cherche clairement à cacher les réalités de la guerre en Afghanistan, le Pentagone prétend que l'instabilité est en baisse et se fondant sur un sondage fictif, annonce une amélioration de la sécurité durant l'année dernière. Ce nouveau rapport, sans refléter en rien les réalités du terrain, cherche à tromper les membres du Congrès américain par la censure de ce qui se passe vraiment dans la guerre afghane. Les allégations du Pentagone sur une baisse du soutien populaire au président Karzaï interviennent au moment où le peuple afghan lève de plus en plus sa voix contre les forces étrangères et continuent de manifester contre l'occupation. Le Pentagone parle d'une baisse du soutien populaire au président afghan alors que pour le peuple, les milieux politiques et les députés afghans et de l'aveu même de certains responsables occidentaux, c'est la sécurité dans tout le pays qui se montre comme d'extrême urgence. La lutte contre la corruption, comme un facteur essentiel de la souveraineté nationale, ne se réalisera que lorsque la sécurité y sera rétablie. Le Pentagone prétend que les Afghans sont satisfaits de la situation sécuritaire, alors que le massacre massif des civils pendant l'an dernier et lors des bombardements montre le contraire. L'aggravation de la situation en 2009 a même fait que les élections présidentielles et locales soient annulées dans certaines provinces en raison de l'insécurité. Il semble que le rapport du Pentagone soit plutôt une tentative pour neutraliser les critiques contre le président Obama. Les membres du Congrès américain n'auraient sans doute pas besoin d'étudier ce rapport, le seul examen des réalités du terrain peut leur montrer la très difficile situation sécuritaire afghane et l'impuissance des troupes étrangères présentes sur sol afghan.

http://french.irib.ir/


Sur le terrain

Des résistants taliban au gouvernement afghan?. Washington ne dit pas non…  

04/05

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a déclaré que Washington n'a pas renoncé à l'idée de contribution des résistants au gouvernement afghan. Hillary Clinton a souligné, à l'antenne de NBC, que le rapport du département à la Défense et ses évaluations de la situation en Afghanistan cristallisent plutôt basés un regard sur le passé qu'une prévision pour l'avenir. Clinton a ajouté: quoique la question de la réconciliation nationale  ne soit pas encor réglée, le retour des Résistants et leur intégration dans le processus actuel en Afghanistan semblent possibles. Et ce alors que le rapport de la semaine dernière du Pentagone évoque les difficultés qui pourraient saper la sécurité, notamment dans les régions septentrionales du pays  ainsi qu'un éventuel échec pour empêcher l'insurrection. Clinton a poursuivi: nous sommes d'accord d'examiner la réconciliation et la participation des différents groupes comme  Hamed Karzaï l'a souligné.  Clinton a précisé que certains chefs des Résistants ont l'intention de se rétracter et ils voudraient bien se rapprocher du gouvernement. Si c'est vrai, ils doivent condamner Al-Qaïda et blâmer leurs actions pour prouver de leur bonne volonté. Ils doivent également dénoncer la violence et respecter la constitution afghane.  Toujours d'après Hillary Clinton, l'administration Obama ne s'est pas déclarée d'accord avec une participation entière des Taliban dans le processus politique du pays. Washington et Kaboul se sont mis d'accord sur le fait que le gouvernement afghan cherche à rallier certains éléments des Résistants au processus de réconciliation et non pas tous les Résistants, a-t-elle ajouté.   Clinton avait précisé il y a dix jours que les négociations avec l'opposition ne seraient possibles qu'à  condition que les Résistants déposent les armes, ne soutiennent plus Al-Qaïda et respectent la constitution. Pourtant Clinton n'a donné aucune précision sur le calendrier du retrait des forces américaine de l'Afghanistan. Il semble que les échecs des Etats-Unis en Afghanistan ainsi que l'intensification des pressions intérieures pour le retrait rapide des GI's ont fait que les autorités  de Washington cherchent à trouver un sorte de réconciliation entre les Résistants et le gouvernement de Kaboul, ce qui explique, sous cet angle, les propos de Hillary Clinton.

http://french.irib.ir/



2) Otan-Isaf

Rasmussen

L'OTAN accepte de lancer le transfert des responsabilités aux autorités afghanes cette année

L'OTAN a accepté vendredi de lancer le transfert des responsabilités aux autorités afghanes cette année, a annoncé son secrétaire général Anders Fogh Rasmussen, un processus qui permettrait aux Etats-Unis de commencer à retirer leurs troupes à la date prévue de juillet 2011.

Lors d'une réunion à Tallinn, en Estonie, les ministres des Affaires étrangères de l'Alliance atlantique se sont mis d'accord pour créer les conditions d'un transfert des responsabilités aux Afghans, a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. Il n'a pas précisé quelles pourraient être ces conditions.

"Lorsqu'elle se produira, la transition doit être non seulement durable, mais irréversible", a souligné le secrétaire général.

L'accord doit encore être approuvé par le gouvernement afghan, qui devrait donner son aval lors d'une conférence internationale sur l'Afghanistan à Kaboul en juillet, a précisé le haut représentant civil de l'OTAN en Afghanistan, Mark Sedwill. Les premières provinces à passer sous contrôle afghan seraient alors annoncées lors d'un somment de l'OTAN en novembre, a-t-il ajouté.

Tout en mettant en garde contre une route semée d'embûches dans un pays encore confronté à une violente insurrection et à un gouvernement central faible, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton s'est voulue optimiste.

"Nous pensons qu'avec suffisamment d'attention, de formation et de mentoring, les Afghans sont parfaitement capables de se défendre eux-mêmes contre les résistants", a déclaré Mme Clinton au cours d'une conférence de presse. "Est-ce que cela veut dire que cela ira comme sur des roulettes? Je ne le pense pas. Voyez l'Irak", a-t-elle ajouté.

Le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, a par ailleurs rappelé que la stratégie de l'Alliance atlantique pour l'Afghanistan en 2010 consistait notamment à "aider le gouvernement afghan à exercer sa souveraineté et à commencer à transférer la responsabilité de l'Afghanistan aux Afghans cette année".

23/4

AP



Les Voisins

Russie

Dimitri Rogozine : « Non au NATO-centrisme et à l’encerclement de la Russie »

Pour le numéro consacré à La Russie et le système multipolaire de la revue Eurasia une interview exclusive de Dimitri Rogozine, ambassadeur de la Fédération Russe à l’OTAN, par Tiberio Graziani et Daniele Scalea sur l’avenir de l’OTAN (« déchirée par des problèmes nationaux, financiers et idéologiques ») et de la coopération avec la Russie.

L’ambassadeur a critiqué la « Nato-centrisme » et relancé la proposition du  président russe Medvedev pour un accord sur la sécurité européenne qui « tourne vers l’extérieur tous les canons du continent », en empêchant l’irruption d’un nouveau conflit en Europe.

On y a évidemment abordé le thème de l’Afghanistan, aire dans laquelle la convergence d’intérêts entre Moscou et l’Alliance Atlantique est plus forte, bien que Rogozine n’ait pas épargné quelques traits contre l’OTAN.

L’ambassadeur a de fait affirmé qu’on ne peut pas « évaluer positivement le bilan des activités de l’ISAF », et que si aujourd’hui les troupes atlantistes quittaient le pays, le régime de Karzaï  durerait moins que celui du communiste Najibullah après le retrait des soldats soviétiques. Une sortie hâtive de l’OTAN hors d’Afghanistan déstabiliserait l’Asie Centrale et poserait de « nouveaux défis » à la Russie, mais Rogozine a voulu préciser que l’appui de Moscou à l’Alliance atlantique n’est pas inconditionnel : l’ambassadeur s’est déclaré « extrêmement indigné » par la réticence de l’OTAN à détruire les cultures de pavot d’opium, dont dérive l’héroïne qui envahit la Russie ; réticence qui contraste avec les bombardements réguliers des bases de narcotrafiquants en Colombie. « N’est-ce pas parce que la cocaïne est dirigée vers les Etats-Unis et l’héroïne, par contre, vers la Russie ? »  se demande de façon rhétorique Rogozine, en précisant que la patience des Russes « a atteint ses limites ».

Enfin Rogozine a montré de l’inquiétude pour « la politique d’encerclement de la Russie avec des bases militaires au sud et à l’ouest » par les Usa, souhaité le renforcement du Traité de Sécurité collective qui lie la Russie à de nombreux autres pays ex-soviétiques, et critiqué l’ingérence de l’OTAN dans les questions concernant l’Arctique.  

L’interview de 4 pages à l’ambassadeur Rogozine, qui a abordé bien d’autres thèmes encore, peut être lue en version intégrale sur le numéro 1/2010 de la revue de géopolitique Eurasia, consacré à La Russie et le monde multipolaire

Lundi 26 Avril

Publié sur le site Eurasia, rivista di studi geopolitici
http://www.eurasia-rivista.org/3896/d-rogozin-no-al-nato-...  

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

http://www.alterinfo.net/Dimitri-Rogozine-Non-au-NATO-centrisme-et-al-encerclement-de-la-Russie_a45402.html

 

http://www.egaliteetreconciliation.fr/Dimitri-Rogozine-Non-au-NATO-centrisme-et-a-l-encerclement-de-la-Russie-3166.html  



Les alliés

1 Onu

L'Onu ferme provisoirement(…) sa représentation à Kandahar

L'Onu a provisoirement fermé sa mission à Kandahar, dans le sud de l'Afghanistan, et transféré une partie de son personnel étranger à Kaboul, à l'approche de l'offensive annoncée par les forces de l'Otan.

"La situation en terme de sécurité en est arrivée à un point tel que nous avons dû les retirer hier", a déclaré Susan Manuel, porte-parole de l'organisation, précisant que les employés afghans avaient été invités à rester chez eux.

"Nous espérons que les gens pourront revenir et reprendre leurs activités. Nous considérons cela comme une mesure très provisoire", a-t-elle ajouté, sans plus de détails sur le nombre d'étrangers restés sur place. Elle n'a pas précisé non plus si cette décision était motivée par une menace précise.

AP

L'ONU demande à 200 de ses employés à Kandahar de rester chez eux

Selon Dan McNorton, porte-parole de l'ONU, l'organisation internationale ne se désengage pas de Kandahar. Il n'a toutefois pas précisé combien d'employés continueraient à travailler dans cette ville.

M. McNorton a précisé que "plusieurs" employés étrangers avaient été transférés dans la capitale afghane.

"Il y a toujours un équilibre à respecter entre garantir la sécurité de notre équipe et s'assurer que nous puissions distribuer nos programmes et notre assistance humanitaire au peuple afghan", a estimé le porte-parole de l'ONU. "Nous devons constamment adapter nos façons de travailler".

"Nous allons continuer à suivre la situation sécuritaire à Kandahar et nous espérons être capables de reprendre le travail aussi vite que possible", a-t-il ajouté.

Lundi, deux explosions ont retenti à une minute d'intervalle dans le centre de Kandahar. Elles visaient le véhicule de Fazel Ahmad Sherzad, vice-chef de la police de la province.

Deux heures plus tard, une troisième explosion a été entendue dans le nord de la ville.

Les Afghans travaillant pour l'ONU et les autres organisations étrangères sont fréquemment la cible des résistants. A la suite de la mort de cinq employés de l'ONU dans l'assaut de leur maison d'hôte en octobre dernier, l'ONU avait décidé de transférer 600 de ses 1.100 employés étrangers hors du pays, ou dans des quartiers hautement sécurisés.

Depuis le 12 avril, les attaques meurtrières se sont multipliées à Kandahar, principale ville du sud..

27-04

AP



Dans le monde

Allemagne

Merkel juge "indispensable" le maintien des soldats allemands en Afghanistan.

L'Allemagne commencera à transférer certaines responsabilités en Afghanistan aux autorités locales en 2011, mais conservera sur place ses 4.500 soldats aussi longtemps que ce sera nécessaire, a assuré jeudi la chancelière allemande Angela Merkel. Elle a répété devant le Parlement que cette mission, très impopulaire en Allemagne, était "indispensable" pour la sécurité du pays, de l'Europe et de leurs partenaires dans le monde.

Selon elle, un retrait immédiat des troupes allemandes d'Afghanistan aurait pour conséquence d'augmenter les risques que des groupes terroristes(…)  se procurent des matériaux nucléaires.

De récents sondages montrent que près de deux Allemands sur trois souhaitent un retrait d'Afghanistan.

La mort de sept soldats allemands en avril a relancé le débat.

22/4 AP

La mission allemande en Afghanistan de plus en plus impopulaire.

En septembre 2009 à Kunduz s’est joué un drame qui a beaucoup fait pour l’impopularité de la mission allemande en Afghanistan.

On estime que jusqu‘à 140 civils afghans ont alors été tués lors d’une frappe aérienne sur un convoi
transportant de l’essence attaqué, dit-on, par des Taliban.

Responsable de ce raid, un officier allemand de la Force internationale en Afghanistan.

Avec 4.500 soldats mobilisés, l’Allemagne a le troisième plus gros contingent en Afghanistan. 43 militaires sont morts au combat depuis le début des missions.

Notre reporter en Afghanistan est parti de Kaboul pour rejoindre la zone d’opérations des troupes allemandes, via Mazar-e-Sharif où il y a une semaine, quatre nouveaux soldats allemands sont morts au combat.

Les troupes allemandes sont chargées ici de la reconstruction et du contrôle de plusieurs points de passage vers ce territoire du nord régulièrement cible d’attaques de Résistants.

C’est sur ces routes notamment que des convois allemands ont été attaqués au début du mois.

La Bundeswehr s’occupe par ailleurs de la gestion d’une école de police pour les Afghans… Les recrues ne sont pas les meilleures, mais on fait avec :

“Il faut revoir nos ambitions à la baisse, explique cet officier allemand. On ne peut s’attendre à avoir ici des officiers de police aussi bons qu’en Allemagne”.

Apprendre aux Afghans l’usage de la force, c’est une méthode, tenter d’amadouer l’insurrection, c’est à dire les Résistants, en est une autre, et c’est la politique de la main tendue choisie par Hamid Karzaï, le président afghan.

Il y a dix jours il s’est adressé aux Résistants, leur promettant que sa porte leur était ouverte et qu’ils pouvaient venir lui dire leurs revendications, mais sans violence, et sans destruction.

Mais l’Otan pour sa part continue de vouloir mobiliser des hommes…

L’Allemagne vient de rejeter la possibilité d’envoyer en Afghanistan 2.000 soldats supplémentaires.

22/04

http://fr.euronews.net/2010/04/22/la-mission-allemande-en-afghanistan-de-plus-en-plus-impopulaire/


Canada

Détenus afghans: le gouvernement canadien sommé de dévoiler des documents.
Le gouvernement Stephen Harper a deux semaines pour remettre aux parlementaires des documents non censurés sur les détenus afghans, selon une décision officielle lue mardi par le président de la Chambre des communes devant les parlementaires à Ottawa.

Cette décision ponctue une crise qui dure depuis le mois de décembre entre le gouvernement de Stephen Harper et l'opposition. L'enjeu politique est de taille: il s'agit, pour l'opposition, d'avoir accès à des documents qui pourraient, selon elle, contenir des preuves que le Canada a transféré des prisonniers afghans en sachant qu'ils risquaient d'être torturés.

Le 10 décembre 2009, les députés avaient voté à 53% une motion obligeant le gouvernement à leur livrer ces documents. Mais depuis, le gouvernement conservateur de Stephen Harper refusait d'obtempérer.

Le président de la Chambre des communes, la chambre basse du parlement, Peter Miliken a conclu ce mardi que le gouvernement canadien avait porté atteinte aux privilèges parlementaires de l'opposition en refusant de se soumettre à cette motion.

"Il ne faut jamais oublier que quelles que soient les circonstances, c'est la Chambre qui décide si les raisons invoquées pour refuser de fournir des renseignements sont suffisantes. Le droit du Parlement d'obtenir tous les renseignements possibles concernant une question d'intérêt public est incontestable" a notamment affirmé Peter Miliken, dans sa déclaration de 40 pages.

Si aucune entente ne survient d'ici deux semaines, l'opposition pourrait déposer une motion visant à convoquer les ministres au coeur du litige - Peter MacKay à la Défense, Lawrence Cannon aux Affaires étrangères et Rob Nicholson à la Justice - et les sommer de s'expliquer.

Le gouvernement Harper pourrait aussi surenchérir, en sollicitant l'avis de la Cour suprême du Canada.

A la sortie de la Chambre des communes, les réactions ont été nombreuses du côté des leaders de l'opposition.

Le chef libéral, Michael Ignatieff, a qualifié la décision d'"historique", jugeant qu'il s'agissait "d'une défaite claire pour le gouvernement conservateur".

Pour le chef du Nouveau parti démocratique (NPD), Jack Layton, il s'agit d'"un rappel ferme au Premier ministre qu'il n'est pas un roi. Son refus de respecter la volonté du parlement est un sérieux abus de pouvoir et aujourd'hui, il est très clair qu'il ne sera plus toléré".

Du côté du gouvernement, c'est le ministre de la Justice, Rob Nicholson qui a réagi en affirmant qu'il accueillait favorablement l'occasion de trouver un compromis, mais que le gouvernement respecterait les lois sur la sécurité nationale parce qu'il ne veut pas mettre en danger la vie des soldats canadiens.

28 avril

http://www.romandie.com/ats/news/100428001604.z5adet2u.asp__

 

Les démineurs canadiens courent de sérieux risques en Afghanistan.

Nb: Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information

Les équipes de neutralisation des explosifs et munitions placées sous le commandement du Canada désamorcent en moyenne 750 engins explosifs improvisés par année en Afghanistan, selon des données fournies par les Forces canadiennes.

La mort récente en Afghanistan de Craig Blake, premier marin canadien à avoir perdu la vie dans le pays dévasté par la guerre, donne un visage humain à l'un des emplois les plus dangereux au monde.

Le spécialiste de la neutralisation des explosifs et munitions retournait à un camp militaire situé au sud-ouest de Kandahar après avoir désamorcé un engin explosif improvisé, lundi dernier, lorsqu'une autre bombe du même type a éclaté, le tuant.

L'incident a rappelé «de façon tragique» aux opérateurs à la neutralisation des explosifs et munitions des Forces canadiennes les risques que posent une guerre menée contre un ennemi invisible, a indiqué l'un d'eux.

«C'était pas mal dur», a affirmé un sergent qui avait pris part à des séances de formation avec le maître de deuxième classe Blake, membre de l'Unité de plongée de la flotte canadienne, qui était basé à Shearwater, en Nouvelle-Écosse, et servait avec la Force opérationnelle 1-10.

 «Nous sommes en deuil, mais il nous faut continuer le travail», a-t-il dit.

Pour des raisons de sécurité, l'identité des opérateurs à la neutralisation des explosifs et munitions n'est pas rendue publique par les responsables militaires. Mais quelques jours après la mort de M. Blake, trois d'entre eux, basés à Camp Nathan Smith, à Kandahar, ont fait visiter leurs installations.

Le site ressemble à un cimetière de fils électriques, d'obus et de bonbonnes saisis par les opérateurs avant d'avoir été désamorcés.

Les engins explosifs sont de tailles, de formes et de puissances différentes. Un peu de tout, incluant des seaux, des marmites et même des jouets, sert à la fabrication des bombes. La détonation de certaines est provoquée au moyen de dispositifs contrôlés à distance.

Et ces bombes sont disposées un peu partout. Il y a deux semaines, la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS) a annoncé que neuf engins explosifs improvisés avaient été découverts près d'une école pour enfants au village de Kuhak, dans la province de Kandahar. Trois d'entre eux se trouvaient carrément dans la cour d'école.

Les équipes de neutralisation des explosifs et munitions placées sous le commandement du Canada désamorcent en moyenne 750 engins explosifs improvisés par année en Afghanistan, selon des données fournies par les Forces canadiennes.

Quatre des cinq morts canadiennes déplorées depuis le début de l'année en Afghanistan ont été provoquées par l'explosion d'engins explosifs improvisés.

En tout, 85 des 143 Canadiens morts en Afghanistan ont été victimes d'explosifs de ce type, ont indiqué les autorités militaires.

http://www.cyberpresse.ca/dossiers/le-canada-en-afghanistan/201005/09/01-4278722-les-demineurs-canadiens-courent-de-serieux-risques-en-afghanistan.php



4 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

4-1 La bataille à laquelle les médias ont cru.

Washington peut encore mener ses guerres sur le terrain avec une puissance de feu inégalée dans l’Histoire, mais c’est surtout la bataille médiatique qui lui tient à coeur et qui conditionne la suite. Tout est bon pour mener cette propagande et peu importe s’il faut inventer de toutes pièces un bastion taliban fort de 80.000 âmes dans le sud de l’Afghanistan, qui se révèlera n’être qu’un village voire une zone agricole peu habitée. L’important c’est surtout la campagne médiatique qui s’articule autour de ce non-événement et de cette fausse guerre au terrorisme qui ne parvient plus à convaincre certains spécialistes. Jusqu’à quand l’Internet pourra-t-il, à l’image du site Wikileaks encore récemment, révéler ces mensonges et leurs motivations sans s’attirer les foudres des décideurs de guerres ?

Published on avril 25, 2010

GeantVert


4-2 Gareth Porter : David Petraeus, le Général de la contre-insurrection et de la manipulation médiatique.

Pendant des semaines, le public états-unien a suivi ce qui semblait être l’offensive la plus importante de leurs troupes en Afghanistan: celle contre Marjah, «une ville de 80.000 habitants» et le centre logistique du mouvement islamiste taliban dans la province du Helmand, au sud-ouest du pays. L’idée – répandue en février 2010 – que Marjah avait 80.000 habitants était un élément clé pour donner l’impression que la localité représentait un objectif stratégique beaucoup plus important que d’autres districts du Helmand.

En réalité, l’image que les militaires ont fournie de Marjah, et qui a été fidèlement reproduite par les principaux médias des Etats-Unis, constitue l’un des exemples les plus dramatiques de désinformation de toute cette guerre qui a commencé en octobre 2001, apparemment dans le but de présenter cette offensive comme étant un tournant historique du conflit.

Marjah n’est pas une ville, ni même un vrai village, mais plutôt un groupe d’habitations de producteurs ruraux ou une zone agricole étendue comprenant une grande partie de la vallée du fleuve Helmand, au sud du pays.

Un fonctionnaire de la Force Internationale d’assistance et de sécurité (ISAF), qui a demandé de conserver l’anonymat, a reconnu auprès du journaliste de l’IPS (Inter Press Service) que cette localité «n’est absolument pas urbaine. Marjah est une communauté rurale. Il s’agit d’un groupe d’habitations paysannes de bourgade, avec des maisons familiales typiques». Le fonctionnaire a ajouté que les résidences sont relativement prospères dans le contexte afghan.

Richard B. Scott, qui a travaillé jusqu’en 2005 à Marjah en tant qu’expert dans le domaine des risques – pour l’Agence des Etats-Unis pour le Développement International (USAID, d’après le sigle en anglais) – est d’accord sur le fait qu’il n’y a rien dans cette localité qui puisse la faire passer pour un site urbain.

Pendant un entretien téléphonique avec le journaliste de l’IPS, il a expliqué qu’il s’agissait «d’un site rural» avec «une série de marchés agricoles dispersés».

Selon le fonctionnaire de l’ISAF, ce n’est qu’en prenant compte de la population qui se trouve dispersée dans plusieurs bourgades et sur presque 200 kilomètres carrés, qu’il est possible d’arriver au chiffre de dizaines de milliers de personnes. D’après lui, Marjah n’a même pas été intégrée dans une communauté, même si maintenant il y a des projets de formaliser sa situation en tant que «district» de la province du Helmand.

Le fonctionnaire a reconnu que la confusion concernant la population de Marjah a été facilitée par le fait que ce nom a été utilisé pour désigner non seulement une zone agricole étendue, mais également la localité spécifique où se réunissent les producteurs ruraux pour tenir leurs marchés.

Néanmoins, la dénomination de Marjah «a été plus étroitement associée» à une localité spécifique, où il existe également une mosquée et quelques magasins.

C’est cette zone très limitée qui était l’objectif apparent de l’ «Opération Mushtarak» («Ensemble»), au cours de laquelle 7500 militaires états-uniens, afghans et de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) se sont engagés dans ce qui allait devenir la bataille entourée de la publicité la plus intense depuis le début de la guerre en territoire afghan.

Comment a pu débuter cette fiction que Marjah serait une ville de 80′000 habitants ?

L’idée a été divulguée aux médias par les «marines» (fantassins de la marine états-unienne) au sud du Helmand. Les premiers reportages mentionnant Marjah comme étant une ville avec une population importante font suite à un communiqué du 2 février par des sources militaires du Camp Leatherneck, la base états-unienne sur place.

Le même jour, un article de l’agence d’information Associated Press (AP) citait des «commandants» des «marines» qui s’attendaient à trouver entre 400 et 1000 résistants «cachés» dans cette «ville du sud de l’Afghanistan de 80.000 habitants». Le texte laissait penser qu’il y aurait des combats de rue dans un contexte urbain.

Ce même article caractérisait Marjah comme étant «la plus grande ville sous le contrôle des résistants» et la qualifiait comme «axe logistique et de contrebande d’opium des résistants». Il ajoutait que 125.000 personnes habitaient dans «la ville et dans des villages avoisinants».

Le lendemain, ABC News, qui fait partie de la chaîne de télévision états-unienne ABC, faisait référence à «la ville de Marjah» et assurait que celle-ci et les territoires environnants étaient «plus peuplés, urbains et denses (du point de vue démographique) que d’autres lieux que les ‘marines’ ont été capables de libérer et de contrôler».

A partir de là, les autres médias d’information ont adopté l’image d’une Marjah urbanisée et animée, en alternant les termes «agglomération» et «ville». Le 9 février, l’hebdomadaire Time parlait d’une «population de 80.000» personnes, et le 11 février le Washington Post faisait de même.

Lorsque l’Opération Mushtarak a été déclenchée, des porte-parole militaires des Etats-Unis se référaient à Marjah comme étant un centre urbain. Le 14 février, soit le deuxième jour de l’offensive, le lieutenant-colonel Josh Diddams a dit qu’en ce moment les ‘marines’ occupaient «dans la majeure partie de la ville».

Son exposé évoquait également des images de combats urbains et il mentionnait que les résistants contrôlaient plusieurs «quartiers».

Quelques jours après le début de l’offensive, certains journalistes ont commencé à utiliser le terme «région», mais cela a contribué à la confusion plutôt que de clarifier la question.

Dans un même article du 15 février 2010, la chaîne d’informations CNN mentionnait Marjah à deux reprises, une fois en tant que «région» et l’autre comme s’il s’agissait d’une «ville», sans fournir d’explication sur cette apparente contradiction.

L’agence Associated Press a encore aggravé la confusion dans un communiqué du 21 février, en parlant de «trois marchés de l’agglomération qui s’étend sur 207 kilomètres carrés».

Une agglomération qui s’étendrait sur 207 kilomètres carrés serait plus grande que les villes de Washington, de Pittsburgh et de Cleveland aux Etats-Unis. Mais l’agence AP ne s’est pas aperçue de cette erreur de taille.

Bien après que les autres médias aient cessé de parler de Marjah comme étant une ville, le quotidien The New York Times la qualifiait encore de «ville de 80′000» personnes dans un article du 26 février.

La décision d’exagérer l’importance de Marjah en tant qu’objectif de l’Opération Mushtarak n’aurait pas été prise de manière indépendante par les marines du Camp Leatherneck.

D’après le manuel sur la contre-insurrection de l’armée, révisé par le Général David Petraeus en 2006, une des tâches centrales des «opérations d’information» dans ce type de guerre est d’ «imposer la narration COIN (acronyme de contre-insurrection)». Le manuel signale qu’habituellement cette tâche est de la compétence des «quartiers généraux supérieurs» plutôt que directement sur place.

D’après le manuel, les médias influent «directement sur l’attitude des publics visés en ce qui concerne la contre-insurrection, leurs opérations et l’insurrection contre laquelle ils se battent». Il ajoute que c’est une «guerre de perceptions… dirigée de manière constante par l’utilisation des médias».

Le général Stanley A. McChrystal, commandant de l’ISAF, se préparait visiblement à mener une telle guerre en prévision de l’opération de Marjah. Lors de remarques faites juste avant le début de l’offensive, McChrystal reprenait les termes du manuel de la contre-insurrection, notamment lorsqu’il a déclaré «Tout ceci est une guerre de perceptions».

Le quotidien The Washington Post a rapporté le 22 février que la décision de lancer l’offensive contre Marjah avait pour objectif d’impressionner l’opinion publique états-unienne avec l’efficacité des forces militaires de son pays en Afghanistan, démontrant ainsi qu’ils pouvaient obtenir «une victoire importante et éclatante».

L’idée que Marjah était une ville importante était une partie essentielle de ce message.

Gareth Porter sur IPSNews le 8 mars 2010 

Traduction A l’Encontre

Notes : (*) Gareth Porter est historien et journaliste d’investigation spécialisé dans la politique de sécurité nationale des Etats-Unis. Son dernier livre,  Perils of Dominance: Imbalance of power and the road to War in Vietnam, a été publié en 2006. Cet article a été écrit en langue anglaise pour IPS-Washington (11 mars 2010)

http://www.reopen911.info/News/2010/04/25/la-bataille-a-laquelle-les-medias-ont-cru/


4-3 Trop peu d'Afghans peuvent assurer le contrôle de Marjah, selon des responsables américains.

Le nombre d'Afghans formés est trop faible pour qu'ils puissent prendre le contrôle des bastions résistants, à l'instar de Marjah, une fois que l'armée en aura délogé l'ennemi, ont déclaré jeudi des responsables américains devant une commission du Sénat.

Le manque de représentants locaux compétents dans le sud de l'Afghanistan pourrait contrarier les objectifs de Washington dans la région et mettre les Américains dans le pétrin, financièrement comme militairement, pendant plusieurs années, alors que le président Barack Obama a promis que les forces américaines commenceraient à partir l'année prochaine.

"Le nombre de ces civils (...) qui sont formés, capables et prêts à pénétrer dans (les zones contrôlées par les résistants) ne correspond pas à la demande", a estimé David Sedney, un assistant adjoint du secrétaire à la Défense, devant la commission des Affaires étrangères du Sénat.

Cette audition était la première à être consacrée entièrement aux opérations militaires américaines à Marjah, le bastion des résistants dans le sud de l'Afghanistan, qui ont eu lieu plus tôt cette année.

Après une semaine de combat, le chef civil de Marjah avait hissé le drapeau afghan dans le centre-ville et les habitants qui avaient fui sont revenus en ville.

Depuis, les progrès sur le plan sécuritaire ont été plus lents que ce qu'avaient projeté les responsables américains.

Le chef d'état-major de l'armée de terre américaine, George Casey, a déclaré jeudi que l'une des priorités des troupes américaines, qui lui avaient été exprimées lors d'une récente visite à Marjah, concernait le manque de soldats afghans entraînés pour prendre la relève dans les combats.

Franck Ruggiero, un haut responsable civil détaché dans le sud de l'Afghanistan par le secrétariat d'Etat, a témoigné devant la commission que le transfert du contrôle de la région pourrait prendre du temps. Il a ajouté qu'il fallait remplacer la police locale corrompue par de nouvelles unités. "A la fin, il doit s'agir d'un processus afghan et les choses doivent être faites à la vitesse afghane", a-t-il commenté.

En dépit des difficultés à renforcer la mainmise du gouvernement afghan sur la région de Marjah, M. Sedney a déclaré qu'il n'avait jamais été aussi optimiste sur le sort de l'Afghanistan.

7/5

AP


4-4 Afghanistan : Bavures de presse.

La chose est courante, si courante qu’on finirait presque par ne plus en percevoir l’indécence, et l’effet – sinon l’intention – de propagande : Qu’un « pays ami » ou « allié » (selon la définition de ce mot dans le vocabulaire médiatique de la guerre) cause la mort de civils dans une opération militaire, on s’empressera de qualifier la chose de « bavure ».

On en trouvera ici même de nombreux exemples, qu’il s’agisse du conflit afghan, de la guerre contre l’Irak, ou de la dernière intervention de l’armée israélienne à Gaza. Un mot qui fait partie de ce Lexique de guerre, dont l’utilisation, même inconsciente ou automatique, n’excuse pas l’obscénité.
Dernier exemple en date : le 22 février 2010, où l’on apprenait qu’un bombardement de l’Otan avait – à nouveau – tué des civils en Afghanistan.

 Lefigaro.fr, après avoir titré, comme en témoigne l’URL restée inchangée, « Afghanistan : L’Otan tue 21 civils dans un bombardement », a finalement préféré présenter l’organisation militaire sous un meilleur jour :

Afghanistan : regrets de l'Otan après la mort de 27 civils

C’est dans le corps de l’article que l’on apprend qu’il s’agissait d’une… « bavure », et même mieux, d’une simple « erreur » :

Nouvelle bavure de l’Otan en Afghanistan. La force internationale de l’Alliance atlantique (Isaf) a tué au moins 27 civils dimanche [21 février], dans un bombardement aérien (…).
Ces décès constituent une nouvelle erreur des forces internationales qui sont accusées régulièrement par Hamid Karzaï de ne pas prendre assez de précautions dans leurs bombardements et de tuer trop de civils.

 Libération a choisi un titre qui, avec un raffinement cultivé fort à propos, fait écho à celui du film Mortelle randonnée :

Mortelle bavure de l'Otan

Le 16 avril 1999, Libération faisait déjà preuve d’une cinéphilie toujours utile en temps de guerre et titrait « Autopsie d’une bavure », pour évoquer le bombardement par l’Otan d’un convoi civil, faisant 75 victimes. Dix ans plus tard, rien n’a changé – à part le titre du film.

Le responsable des euros de Libération doit être tellement fier de cet article – où l’on évoque trois fois une « bavure », et toujours sans guillemets – que celui-ci était déjà payant à l’heure de la capture d’écran.

Pendant ce temps, Lemonde.fr, lui, s’est borné à recycler des dépêches d’agence :

Bavure meurtrière en Afghanistan

Une « bavure », donc, de l’avis général, et sans guillemets.

Mais au fait, qu’est-ce qu’une bavure ?

À l’origine, nous dit Le Petit Robert, le mot désigne une « trace laissée par les joints du moule sur l’objet moulé ». D’où, par analogie, la « trace d’encre empâtant une écriture, un dessin ».

Et par extension, il signifie « erreur pratique, abus, conséquence fâcheuse ».

Avec, pour ce dernier sens, cet exemple, tiré d’un Monde plus « pudique », Le Monde du 27 mars 1970 : « La police a de la peine à éviter ce qu’on nomme pudiquement des bavures ».

Le Robert Historique nous donne cette ultime précision : depuis les années 50, le mot peut désigner « une erreur grave, voire tragique ». L’usage de ce terme est-il pour autant anodin ? Simple question : si, à l’occasion d’un conflit armé dans un pays étranger, des dizaines de civils français étaient tués, parlerait-on aussitôt, sans prise de distance et sans plus de précautions, de « bavure » ? Rien n’est moins sûr.

http://www.acrimed.org/article3315.html
Publié le 24 février 2010


10/05/2010

n°483 - Les Dossiers 'Géopolitique et Stratégie' d'Irak - 08/05 - : Début :-:Prix Nobel de la Paix : quand Oslo glorifie le mensonge et la guerre.

n°483  - Les  Dossiers 'Géopolitique et Stratégie' d'Irak - 08/05 - : Début :-:Prix Nobel de la Paix : quand Oslo glorifie le mensonge et la guerre.


 

Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme,

 L’information est une arme au service de la paix

    Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les  Dossiers 'Géopolitique et Stratégie' d'Irak

n°483                             08/05/10

C.De Broeder      &       M.Lemaire



Le " Dossiers 'Géopolitique et stratégie' d'Irak " est visible  sur ...

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site de eva R-sistons:  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



 

Sommaire :

Tiré à part :

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 Dahr Jamail : Opération "Occupation Durable".

1-2 Noam Chomsky sur la politique étrangère d’Obama.(Democracy Now !) 

1-3 Pascal Sacre : Prix Nobel de la Paix : quand Oslo glorifie le mensonge et la guerre.

Fin

1-4 Abdul Ilah Albayaty : En Irak, Obama a choisi la continuation de la criminelle ingénierie sociale.

1-5 Dave Lindorff : Mêmes délits, mêmes crimes.

2 Annexe

2-1 Entretien n°10 - FBI-Saddam Hussein

2-2 James Baker à Tarek Aziz : « Nous vous ferons retourner à l’ère pré-industriel »

2-3 Le discours du président Mahmoud Ahmadinejad à la Conférence de l’examen du TNP 

 


Avant propos

·                    Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- pour désigner les résistants qui osent leur résister... 



1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

 

Pour ceux qui ont souscrit à l'obamania...
1-1 Dahr Jamail : Opération "Occupation Durable".
« Contrairement à la façon dont Bush a essayé de justifier la guerre en Irak dans le passé, Obama vient d’admettre maladroitement – ou par inadvertance – que l’invasion et l’occupation de l’Irak visait à acquérir une influence prédominante sur son pétrole en installant des bases militaires permanentes…
Barack Obama – déclarait, dans un discours intitulé «
Un pas en avant en Irak » :« Réduire nos troupes en Irak nous permettra de redéployer des troupes supplémentaires dans le Nord de l’Irak et dans d’autres endroits de la région en tant que forces de contrôle ‘au-delà de l’horizon’.

Ces forces pourraient aider à empêcher le conflit en Irak de se muer en guerre plus étendue, à consolider les gains obtenus dans le Nord de l’Irak, à rassurer nos alliés dans le Golfe, à permettre à nos troupes de frapper directement les gens d’al-Qaïda où qu’ils puissent se trouver et à montrer clairement aux organisations terroristes internationales qu’elles ne nous ont pas boutés hors de la région. »

Barack Obama l'avait promis durant sa campagne électorale: les troupes américaines allaient quitter l'Irak. Après sept ans de guerre et à l'occasion d'élections législatives dans le pays, les promesses semblent se concrétiser. Du moins si l'on en croit les déclarations officielles.
Le journaliste Dahr Jamail, spécialiste de l'Irak, n'est cependant pas de cet avis. Il nous explique pourquoi le retrait des troupes n'est qu'un mythe.
(Investig'Action)

Un langage clair, sans équivoque
La Stratégie de défense nationale pour 2008 dit ceci : « Les intérêts américains incluent la protection de la nation et de nos alliés contre toute attaque ou coercition, la promotion de la sécurité internationale en vue de réduire les conflits et de favoriser la croissance économique, ainsi que la sécurité des peuples du monde et l’accès de ces derniers aux marchés et ressources planétaires. Afin de poursuivre ces intérêts, les États-Unis ont développé des capacités militaires, des alliances, des coalitions, participé et apporté leur soutien à la sécurité internationale et aux institutions économiques, recouru à la diplomatie et au ‘soft power’ [capacité de persuasion amicale, NdT] pour modeler le comportement des États considérés individuellement et le système international, voire à la force si nécessaire. Ces instruments contribuent à informer le cadre stratégique des plans américains pour l’avenir et ils nous aident dans la réalisation de nos objectifs. »

Elle dit également :« (…) Nos forces seront suffisamment puissantes pour dissuader des adversaires potentiels de poursuivre la constitution d’une armée dans l’espoir de surpasser ou d’égaler la puissance des États-Unis. Pour y arriver, les États-Unis auront besoin de bases et de stations à l’intérieur et au-delà de l’Europe occidentale et de l’Asie du Nord-Est. »
À la lumière d’objectifs aussi manifestes, il est hautement improbable que le gouvernement américain ne tolère jamais un Irak réellement souverain, débarrassé des troupes américaines, soit au sein de ses propres frontières, soit le surveillant depuis l’extérieur.
Le Status of Forces Agreement (SOFA – Statut des conventions militaires) entre les gouvernements irakien et américain fait état d’une poursuite de la présence américaine au-delà du délai d’août 2010 pour le retrait de toutes les troupes de combat, et du délai de 2011 pour le retrait des troupes restantes.
Selon toutes les variantes de SOFA utilisés par les États-Unis pour mandater légalement leur millier de bases – ou presque – à travers le monde, il faut dire que, techniquement, aucune base américaine dans quelque pays étranger que ce soit n’est « permanente ». Par conséquent, même si elles existent depuis des décennies, les bases américaines au Japon, en Corée du Sud et en Allemagne ne sont pas « permanentes ». Au sens technique du terme.
La plupart des analystes sont d’accord pour dire que les États-Unis prévoient de maintenir au moins cinq bases « permanentes » en Irak.

L’écrivain, linguiste et analyste politique américain des plus appréciés, Noam Chomsky, a déclaré: « Les bases [à l’étranger] constituent l’Empire. Elles sont le point de projection du pouvoir et de l’expansion du pouvoir. » Chalmers Johnson, écrivain et professeur émérite de l’Université de Californie à San Diego, y allait du commentaire suivant : « En un sens symbolique, [les bases] constituent une façon de montrer que l’Amérique est là qui veille. »Gordon Adams, depuis très longtemps analyste de l’Université George Washington en matière de défense, a déclaré à l’Associated Press que, dans le contexte élargi du renforcement de la présence américaine au Moyen-Orient, il était préférable d’avoir des bases en Irak que des porte-avions dans le golfe Persique. « Les porte-avions n’ont pas le punch.
Les infrastructures terrestres présentent un énorme avantage. Au niveau de la stratégie, c’est d’un bon sens absolu d’avoir des bases en Irak. »
Selon le professeur Zoltan Grossman de l’Evergreen State College, qui a fait des recherches sur les bases militaires et fait partie depuis plusieurs années du réseau mondial contre les bases à l’étranger, les États-Unis n’ont pas l’intention de lâcher le contrôle de leurs bases en Irak. Le Pentagone, estime-t-il, dispose d’un tas de vieilles ficelles pour masquer leur présence militaire et leurs pressions par les armes.

Dans une interview accordée à Truthout, il faisait remarquer : « Depuis la guerre du Golfe, les États-Unis ne se sont pas contentés de construire des bases pour mener leurs guerres, mais ils ont également mené des guerres afin de laisser des bases derrière eux. Cela a eu pour effet de créer une nouvelle sphère américaine d’influence enfoncée comme un coin dans la région stratégique située entre les États-Unis, la Russie et la Chine. Le Pentagone n’a pas construit ce déploiement de bases permanentes pour simplement les mettre à la disposition des gouvernements qui sont ses clients. »
Et voici la prédiction de Grossman à propos de l’Irak :« Il s’agit de chercher à obtenir un Accord de forces en visite – du genre négocié avec les Philippines – permettant aux forces américaines en ‘visite’ un accès sans restriction à leurs anciennes bases. De la même façon, des exercices militaires communs et permanents permettent d’assurer la présence continue des troupes américaines et d’intimider ainsi les Irakiens. Même après 2011, rien dans le Statut irakien des conventions militaires (SOFA) n’empêchera les bombardiers américains (stationnés au Koweït et ailleurs) d’attaquer des cibles irakiennes quand ils le voudront, exactement comme ils l’ont fait entre 1991 et 2003. Rien n’empêche des attaques par missiles ou à l’aide des Forces spéciales comme nous en voyons aujourd’hui au Pakistan, au Yémen et en Somalie. Rien n’empêche la CIA ou ses sous-traitants de participer à des missions en Irak ou à des opérations de renseignement. »

Pour ajouter du crédit à ce qui précède, nous disposons de l’article 6 du SOFA entre les États-Unis et l’Irak, qui parle de « facilités convenues », alors que l’article 27 fait état de « mesures militaires (…) mutuellement convenues » pour après 2011 et que l’article 28 parle d’un scénario dans lequel l’Irak sera en mesure de « demander » que les États-Unis assurent la sécurité dans la Zone internationale (Zone verte).

19/04
Un discours plutôt sombre
Le chapitre 6 du « 2010 Quadrennial Defense Review Report » expliquait :
« En février 2009, le président Obama a esquissé la réduction du nombre d’effectifs en Irak à 50.000 hommes ainsi que le changement de mission qui interviendra le 31 août 2010. À ce moment, les troupes américaines auront achevé la transition du combat et de la contre-insurrection vers une mission plus limitée, orientée sur l’entraînement et l’aide aux Forces irakiennes de sécurité (2 milliards de dollars ont déjà été mis de côté à cet effet pour l’exercice fiscal 2011) ; sur la protection des militaires, du personnel civil et des installations US ainsi que celle des organisations internationales dans leurs efforts de mise en place de capacités. »
Le rapport explique en outre que les retraits de troupes américaines « se feront en conformité » au SOFA, mais que « le rythme du retrait prendra en considération les progrès certains mais toujours fragiles de l’Irak en matière de sécurité » et qu’il « assurera aux commandants américains suffisamment de flexibilité pour aider les Irakiens à affronter les défis qui apparaîtront alors ».
Le 15 mai 2006, le général John Abizaid qui, à l’époque, supervisait les opérations militaires américaines en Irak, déclara : « Les États-Unis pourraient vouloir garder une présence militaire à long terme en Irak afin de redonner confiance aux modérés face aux extrémistes dans la région et de protéger la production de pétrole. »
Le 12 mars 2010, lors d’une conférence de presse, le major-général [général deux étoiles, NdT] Tony Cucolo, commandant des troupes américaines dans le Nord de l’Irak, déclarait aux journalistes qu’il pourrait être nécessaire de continuer à impliquer des troupes de combat dans le mécanisme de sécurité maintenant la paix entre les forces nationales irakiennes et les forces régionales kurdes, et ce, au-delà de la date limite, en août.
La Stratégie sécuritaire nationale pour les missions américaines à l’étranger propose de « lancer une nouvelle ère de croissance économique mondiale via les libres marchés, le libre échange et l’insistance sur l’ouverture des marchés, la stabilité financière et l’intégration plus profonde de l’économie mondiale ». Cela cadre parfaitement avec la politique préconisée par le Quadrennial Defense Review Report qui dit qu’il y a une capacité déclarée de l’armée américaine à mener des « guerres multiples qui se chevauchent » et à « faire en sorte que toutes les puissances importantes et émergentes soient intégrées au système international en tant qu’actrices constructives et actionnaires ».

Un langage aussi sombre et de tels points faibles dans les documents politiques ont été monnaie courante depuis l’invasion de l’Irak par les Américains voici sept ans.

Cela n’a pas changé avec le SOFA.« La grande probabilité du plan américain visant à garder des troupes en Irak après le 31 décembre 2011 doit se mesurer dans le contexte de l’histoire des violations par les États-Unis du territoire souverain, de l’espace aérien, etc. d’autres pays », a expliqué à Truthout Phyllis Bennis, directrice du New Internationalism Project à l’Institut d’études politiques de Washington, DC. « Pour l’instant, cela apparaît peut-être le plus clairement au Pakistan, où les États-Unis ont très régulièrement attaqué les Taliban ou les partisans d’al-Qaïda à l’aide, à la fois, de forces aériennes et de troupes terrestres (ces dernières en nombre limité), malgré l’opposition déclarée du gouvernement pakistanais, nominalement allié aux États-Unis. »
« Les toutes premières discussions publiques sur la ‘reconversion en mission’ des troupes de combat modifiaient leur assignation officielle de combattants en missions d’‘entraînement’ ou d’‘assistance’, leur permettant ainsi de rester en Irak après la date butoir d’août 2010 qui prévoit le retrait du pays de toutes les troupes combattantes. Ces discussions fournissent le modèle de la façon dont se produira un tel tour de passe-passe verbal », déclare Bennis, avant d’ajouter : « Cela peut ou peut ne pas être lié à la future ‘nécessité’ pour les troupes américaines de rester afin de protéger les effectifs croissants de civils du gouvernement américains assignés en Irak au fur et à mesure que le nombre officiel de militaires diminuera. »Bennis explique que le langage du SOFA repose sur la prétention que l’Irak est une nation souveraine et que le gouvernement irakien choisit librement un partenariat avec le gouvernement américain. Mais la réalité, estime Bennis, c’est que le SOFA a été négocié et signé au moment où l’Irak était (et est toujours aujourd’hui) un pays occupé et contrôlé par les États-Unis.
À l’époque de la signature du SOFA, son gouvernement était dépendant des États-Unis sur le plan de l’aide.

Dans l’article 27 du SOFA, le texte dit : « En cas de menace extérieure ou intérieure d’agression contre l’Irak susceptible de violer sa souveraineté, son indépendance politique ou son intégrité territoriale, ses eaux territoriales, son espace aérien, son système démocratique ou ses institutions élues, et à la demande du gouvernement irakien, les parties entameront immédiatement des délibérations stratégiques et, en cas d’accord mutuel, les États-Unis prendront les mesures appropriées, y compris des mesures diplomatiques, économiques ou militaires, ou toute autre mesure en vue de dissuader une telle menace. »
Alors que l’accord n’est manifestement contraignant que pour trois ans, l’article 30 permet des amendements au SOFA, lesquels pourraient, naturellement, comprendre l’extension de son cadre temporel – et cela semble très probable, vu la position de dépendance, qualitativement parlant, du gouvernement irakien vis-à-vis de l’aide américaine. La même chose est vraie avec l’article 28 qui stipule : « Le gouvernement irakien peut demander aux Forces armées des États-Unis une aide limitée et temporaire pour les missions de sécurité destinées à la Zone verte. »
Et Bennis de conclure :
« Il ne fait pas de doute que les États-Unis désirent depuis de nombreuses années établir et maintenir des bases militaires en Irak, que ces bases soient officiellement ou non désignées comme ‘permanentes’. Je ne crois pas que le Pentagone soit disposé à les céder à l’Irak, en dépit du langage de l’accord qui stipule précisément la chose. En lieu et place, je pense que l’arrangement formel venant après l’expiration de l’actuel SOFA pourrait se faire via quelque accord officiellement ‘bilatéral’ entre Washington et Bagdad, permettant aux États-Unis de ‘louer’, de ‘prendre en leasing’ ou d’‘emprunter’ les bases à un gouvernement irakien supposé ‘souverain’ et ce, sur une base à long terme. La probabilité de la chose augmente avec le nombre croissant de déclarations de responsables militaires et politiques américains faisant largement allusion à la possibilité de la présence à long terme des troupes américaines en Irak au-delà du 31 décembre 2011, ‘si le gouvernement souverain de l’Irak suggérait une telle proposition’ (…) »
Le directeur de faculté de l’Undergraduate College of Global Studies de la Stony Brook University de New York, la professeur Michael Schwartz, a beaucoup écrit sur l’insurrection et sur l’Empire américain.

Il faisait remarquer dans Truthout que « les actions [du président Obama] ont montré très clairement qu’il n’avait pas l’intention de sacrifier une force de frappe de 50.000 hommes, même s’il a dit également qu’il s’en tiendrait au SOFA et qu’il retirerait toutes les troupes de l’Irak fin 2011.
Dans l’intervalle, Gates et divers généraux ont lâché des déclarations hésitantes ou des ballons d’essai disant que la date limite de 2011 pourrait n’être pas applicable et que divers types de forces pourraient rester plus longtemps, soit pour alimenter les forces aériennes, soit pour continuer à former les militaires irakiens, soit pour protéger l’Irak d’une invasion. La moindre de ces possibilités, ou toutes, pourrait se traduire par le maintien d’une force de frappe de 50.000 hommes ainsi que celui de cinq bases ‘durables’. »
Que l’administration Obama ait l’intention de maintenir une présence militaire importante en Irak après 2011, voilà qui est évident au vu de son insistance permanente sur le fait que la « démocratie » doit être sauvegardée en Irak. Schwartz d’expliquer :« En langage de Washington, cela signifie que le gouvernement de l’Irak doit être un allié des États-Unis, une condition qui a été répétée à l’envi par toutes les factions (aussi bien par les républicains que par les démocrates) à Washington depuis les débuts de l’invasion. Étant donné la mauvaise volonté croissante de l’administration Maliki de suivre les dictats américains (par exemple, à propos des contrats pétroliers, des relations avec l’Iran ou des relations avec la province d’Anbar et les autres provinces sunnites), le retrait des troupes laisserait à Maliki plus de liberté encore de poursuivre une politique inacceptable aux yeux de Washington. Donc, même si Maliki se succède à lui-même au poste de premier ministre, les États-Unis pourraient avoir besoin de troupes pour garder la pression sur lui. S’il ne se succède pas à lui-même, les choix alternatifs possibles sont bien plus explicites dans leur antagonisme à l’intégration de l’Irak à la sphère d’intérêts des États-Unis. (…) L’administration Obama ne disposerait plus alors que d’une perspective inacceptable : le retrait aurait pour conséquence que l’Irak adopterait une position guère différente de celle de l’Iran en ce qui concerne la présence et l’influence des Etats-Unis dans le Moyen-Orient. »
Et de conclure en ricanant :« L’un dans l’autre, il y a une infinité de signes montrant que la résultante du retrait des troupes américaines serait que l’Irak se libérerait de l’influence américaine et/ou priverait les États-Unis d’une forte présence militaire dans cette partie du Moyen-Orient qu’à la fois Bush et Obama ont souhaitée et voulu établir coûte que coûte. Tant que je ne verrai pas de signe qu’on a l’intention de démanteler les bases, je continuerai à croire que les États-Unis trouveront l’une ou l’autre raison – avec ou sans le consentement du gouvernement irakien – de maintenir une très importante force militaire (de l’ordre de 50.000 hommes) là-bas. "

L’expansion de la base
L’ambassade des États-Unis en Irak, qui est déjà le plus vaste complexe diplomatique de la planète et qui a les dimensions du Vatican, va probablement doubler en dimension. Robert Ford, le chef de mission adjoint à Bagdad, disait aux journalistes en janvier : « Si le Congrès nous donne l’argent que nous demandons, cette ambassade va avoir deux fois les dimensions qu’elle a aujourd’hui. Elle ne va pas diminuer, elle va s’accroître. »
En 2005, le Washington Post rapportait : « Une rénovation encore plus chère des pistes d’aviation a lieu en Irak, à la base aérienne de Balal, un hub pour la logistique militaire américaine où, pour 124 millions de dollars, les Forces aériennes construisent une rampe pour avions cargos et hélicoptères. Et, plus loin au sud, au Qatar, le fin du fin de la technologie: un centre d’opérations de 10.000 mètres carrés pour le contrôle des avions américains au Moyen-Orient, en Asie centrale et en Afrique est actuellement construit sous forme d’un bunker géant en béton. (…) L’armée américaine a plus de 1,2 milliard de dollars de projets en construction ou en préparation dans la région du Commandement central – un plan d’expansion dont les commandants américains disent qu’il est nécessaire à la fois pour soutenir les opérations en Irak et en Afghanistan et pour assurer une présence à long terme dans la région. »
Le lieutenant-général Walter E. Buchanan III, qui supervise les opérations aériennes du Commandement central, faisait remarquer : « Comme les forces terrestres diminuent, nous avons besoin des forces aériennes pour être à même d’assurer une présence dans les parties du pays où nous n’avons pas de soldats, afin de garder les yeux ouverts là où nous n’avons pas de soldats sur le terrain. »

En 2007, dans un article intitulé « Les États-Unis construisent une base aérienne à long terme en Irak », NPR rapportait : « La base militaire américaine de Balad, à quelque 60 milles au nord de Bagdad, va rapidement se muer en une des plus vastes installations militaires américaines en terre étrangère. (…) La base est un projet de construction gigantesque, avec de nouvelles routes, des trottoirs et des structures qui s’élèveront un peu partout dans cette forteresse de 40 km2 au centre de l’Irak, le tout avec une perspective portant sur les quelques prochaines décennies. »
Elle sera si importante qu’« il y aura un service régulier d’autobus dans son périmètre afin d’acheminer les dizaines de milliers d’hommes et de contractuels qui vivront sur place. Et les services seront proportionnels à l’importance de la population.

La Subway Sandwich Chain est l’une des diverses chaînes américaines qui auront une antenne ici. Il y aura deux bureaux de poste qui seront à peu près aussi grands qu’un Target ou un K-Mart. Il sera possible d’acheter des articles de consommation allant de l’ordinateur portable à la TV à écran plat ou à la moto Harley Davidson. »
Le rapport ajoutait : « Plusieurs officiers supérieurs de l’armée ont décrit en privé la base aérienne de Balad et quelques autres installations importantes en Irak comme de futures bases d’opérations pour l’armée américaine. » Le terme utilisé est « la feuille de nénuphar », une description du passage des militaires d’une base à l’autre sans jamais mettre un pied au sol entre deux installations.
En septembre 2009, le New York Times écrivait, à propos de Balad :
« Il faut à la masseuse Mila, du Kirghizistan, une heure en bus pour se rendre à son travail, dans cette base américaine tentaculaire. Son salon de massage est l’un des trois de la base, qui s’étend sur 25 km², et il est situé à proximité de la caravane d’une sandwicherie Subway, avec, tout autour, des murs en ruine, du sable et des cailloux. Chez Subway, des travailleurs venus d’Inde et du Bangladesh préparent des sandwiches pour les travailleurs américains à la recherche de saveurs du pays. Quand la pause des préparateurs de sandwiches est terminée, le retour chez eux les emmène le long d’une centrale électrique, d’une usine où l’on fabrique de la glace, d’un centre de traitement des eaux usées, d’un hôpital et de douzaines d’autres bâtiments qu’on voit d’ordinaire dans une petite ville. En plus de six ans, c’est ce que les Américains ont créé ici : des villes dans le sable. (…)

Certaines bases ont des populations de plus de 20.000 habitants, avec des milliers de contractuels et de citoyens du tiers monde qui les font fonctionner. »Camp Anaconda, comme on a appelé la base de Balad, dispose également d’un bassin de natation olympique. Ici, l’usine de mise en bouteille fournit sept millions de bouteilles d’eau par mois aux gens de la base. Cette base possède aussi deux casernes de pompiers et la piste d’atterrissage unique est la plus fréquentée de tout le département de la Defense.
Une histoire publiée en 2006 par Associated Press et intitulée « projeter des bases américaines pose des questions à long terme », donnait le compte rendu suivant :« [À Balad] le béton poursuit sa voie pour de bon, disparaissant dans la brillance de midi, environ 60.000 m³ , une dalle de mille de long qui constitue désormais l’emplacement de 120 hélicoptères américains, un « héliport » du même genre que ceux qu’on trouve aux États-Unis.
Dans une autre base géante, à al-Asad, dans le désert de l’ouest de l’Irak, les 17.000 militaires et travailleurs vont et viennent dans un genre de ville américaine active, avec un Burger King, un Pizza Hut et un concessionnaire de voitures, des feus rouges, des panneaux de circulation et de jeunes à mobylette qui sillonnent les rues. Le budget le plus récent consacre 39 millions de dollars à l’éclairage du nouvel aérodrome, aux systèmes de contrôle du trafic aérien et aux extensions permettant à al-Asad de se raccorder au [de phagocyter le –, NdT] réseau électrique irakien – bref, des caractéristiques typiques d’une base à long terme. À Tallil, outre une nouvelle cantine de 14 millions de dollars, la base aérienne d’Ali doit avoir, pour 22 millions de dollars, une double clôture de sécurité sur tout son périmètre, avec des contrôles aux portes très sophistiqués, des tours de
garde et un ‘fossé d’immobilisation pour véhicule, avec berme’. »
Truthout a contacté le journaliste et cinéaste John Pilger pour lui demander ses points de vue :
« Comme en Afghanistan, l’occupation de l’Irak est davantage une guerre de perception qu’une réalité militaire. Je ne crois pas que les États-Unis aient la moindre intention de quitter l’Irak. Oui, il y aura une ‘réduction’ des effectifs réguliers avec tout ce blabla et ce rituel destinés à convaincre le public américain qu’on procède à un retrait réel. Mais le résultat des remarques en coulisse avancées par les généraux importants qui, eux, sont bien conscients de cette guerre de perception, c’est qu’au moins 70.000 hommes resteront sur place sous des apparences diverses. Ajoutez à cela au moins 200.000 mercenaires. C’est une vieille ruse. Les Britanniques ‘se retiraient’ de ‘leurs’ colonies et laissaient derrière eux des bases-forteresses ainsi que leurs Forces spéciales, les SAS. »« Bush a envahi l’Irak et cela faisait partie d’un plan américain à long terme destiné à restaurer l’un des piliers de la politique et de l’Empire américains dans la région : dans les faits, transformer tout l’Irak en base militaire. L’invasion a mal tourné et le concept du ‘pays en tant que base’ a été modifié en celui d’un Irak contrôlé indirectement par une série de bases-forteresses intimidantes. Ces bases sont permanentes. Le même plan vaut pour l’Afghanistan. Il ne faut pas perdre de vue que la politique étrangère américaine est aujourd’hui contrôlée par le Pentagone, dont l’homme n’est autre que Robert Gates. C’est comme si Bush n’avait jamais quitté la présidence. Sous Bush, il y a eu un véritable coup d’État militaire qui a frappé quasiment tout Washington ; le département d’État [= les Affaires étrangères, NdT] a vu son pouvoir s’effilocher et Obama a fait ce qu’aucun  autre président n’avait jamais fait : il a retiré à l’ancienne administration totalement discréditée tout le pouvoir décisionnel sur la guerre pour muer celui-ci en une bureaucratie à laquelle il a accordé un pouvoir quasiment illimité. La seule façon dont les États-Unis s’en iront, ce sera via une recrudescence de la résistance et il faudra pour cela que chiites et sunnites s’unissent, et je crois que c’est ce qui va se produire. »

Capitaine… mon capitaine
Le 4 mars 2010, invité à l’émission « The Diane Rehm Show » sur NPR, Thomas
Ricks, correspondant militaire pour le Washington Post, déclarait, en  faisant allusion aux promesses de retrait de l’Irak du président Obama : «
Je dirais qu’il ne faut pas le croire, car je ne pense pas que ça va se faire. Je pense que nous allons avoir plusieurs milliers, et même plusieurs dizaines de milliers de militaires américains en Irak, le jour où le président Obama aura terminé son mandat. »Le général George Casey, chef d’Etat-major de l’armée américaine, déclarait en mai dernier que son planning pour l’armée envisageait la présence de troupes de combat en Irak pour une décennie encore et que cela faisait partie d’un engagement américain de tous les instants dans la lutte contre l’extrémisme et le terrorisme au Moyen-Orient. « Les tendances générales vont dans la mauvaise direction », ajoutait-il, « et elles vont fondamentalement modifier la façon de travailler de l’armée. »L’important analyste de la CIA , Ray McGovern, qui a servi sous sept présidents – de John Kennedy à George H. W. Bush – expliquait à Truthout : « Depuis 2003, je suggère que la guerre de l’Irak soit motivée par l’acronyme ‘OIL’ : le pétrole [oil, en anglais, NdT] , Israël et logistique (les bases militaires destinées à assurer plus avant les intérêts des deux premiers).»En janvier 2008, McGovern écrivait ceci, à propos de déclarations signées par George W. Bush alors qu’il était à la Maison-Blanche :« Contrairement à la façon dont le président George W. Bush a essayé de justifier la guerre en Irak dans le passé, il vient d’admettre maladroitement – ou par inadvertance – que l’invasion et l’occupation de l’Irak visait à acquérir une influence prédominante sur son pétrole en installant des bases militaires permanentes (l’administration préfère le terme de « durables »).
Il a rendu la chose particulièrement évidente en ajoutant une déclaration écrite de sa main au projet de financement pour la Défense , indiquant qu’il ne subirait pas la contrainte d’interdiction légale appliquée aux fonds des
dépenses :« (1) en vue d’établir toute installation ou base militaire dans le but d’assurer le stationnement permanent de forces armées américaines en Irak, ou« (2) en vue d’exercer le contrôle par les États-Unis des ressources pétrolières de l’Irak. »
Lors du Conseil de Chicago concernant les affaires mondiales, le 20 novembre 2006, le sénateur Barack Obama – qui n’était pas encore devenu le commandant en chef de l’armée américaine – déclarait, dans un discours intitulé « Un
pas en avant en Irak » :« Réduire nos troupes en Irak nous permettra de redéployer des troupes supplémentaires dans le Nord de l’Irak et dans d’autres endroits de la en tant que forces de contrôle ‘au-delà de l’horizon’. Ces forces pourraient aider à empêcher le conflit en Irak de se muer en guerre plus étendue, à consolider les gains obtenus dans le Nord de l’Irak, à rassurer nos alliés dans le Golfe, à permettre à nos troupes de frapper directement les gens d’al-Qaïda où qu’ils puissent se trouver et à montrer clairement aux organisations terroristes internationales qu’elles ne nous ont pas boutés hors de la région. »
Le 16 mars 2010, le général David Petraeus, chef du Commandement central américain, expliquait aux législateurs que l’armée américaine pouvait installer un QG supplémentaire dans le Nord de l’Irak, même après la date butoir de septembre 2010. Petraeus déclarait qu’installer un QG dans le Nord de l’Irak était « une chose que nous envisageons ».
Quelle raison y aurait-il de douter des propos de notre commandant en chef quand il affirme qu’il est nécessaire de maintenir une « force de frappe » américaine (d’environ 50.000 hommes) en Irak ou à proximité de l’Irak, afin de garantir les intérêts américains au Moyen-Orient, de permettre à Washington d’agir rapidement contre les djihadistes de la région et de montrer clairement à « nos ennemis » que les États-Unis ne se laisseront pas « bouter hors de la région » ?
Dahr Jamail
24 Mars

Bhaswati Sengupta a également contribué à la rédaction de ce rapport.
Traduit de l'anglais par Jean-Marie Flémal pour Investig'Action

Source originale: Truth Out
http://www.michelcollon.info/index.php?option=com_content&view=article&id=2624:operation-qoccupation-durableq&catid=6:articles&Itemid=11
http://www.truthout.org/operation-enduring-occupation57789


1-2 Noam Chomsky sur la politique étrangère d’Obama.(Democracy Now !) 

 Interview par AMY GOODMAN 

Extrait Irak

AMY GOODMAN : qu’en est-il du mouvement anti-guerre aux Etats-Unis ?

Vous en avez fait partie, vous avez été très actif, depuis la guerre au Vietnam jusqu’à ce jour. Comment voyez-vous les choses par rapport à une personne pour laquelle beaucoup d’entre eux ont consacré d’énormes efforts à faire élire ?

NOAM CHOMSKY : Mon opinion, qui n’est pas très répandue, est que le mouvement anti-guerre est bien plus puissant aujourd’hui qu’il ne l’a été dans les années 60. Dans les années 60, il y eut un moment, en 1969, où le mouvement contre la guerre du Vietnam était très puissant. Mais il faut se souvenir que la guerre a commencé, qu’elle est devenue une vraie guerre ouverte, en 1962. A cette époque, 70.000 ou 80.000 personnes avaient déjà été tuées sous le régime fantoche du Sud Vietnam. Mais en 1962, Kennedy a lancé une guerre ouverte, en faisant bombarder le Sud Vietnam – les avions portaient les couleurs du Sud Vietnam, mais tout le monde savait de quoi il retournait et ça se disait ouvertement même – en autorisant le recours au napalm, l’utilisation d’armes chimiques pour détruire les cultures et la végétation. Il a lancé un programme qui a chassé des millions de personnes des campagnes qui se sont retrouvées regroupées dans ce qu’il faut bien appeler des camps de concentration pour, selon les termes employés, les « protéger de la guérilla » qui avait l’appui de la population, chose que le gouvernement savait parfaitement. On peut voir la même chose aujourd’hui en Afghanistan, si vous prenez la peine de lire entre les lignes les histoires sur la conquête de la ville de Marjah. Nous avons poussé la population vers des camps de concentration pour les protéger de ceux, les guérilleros, qu’ils soutiennent. Il s’agit d’une guerre, vous savez, d’une vraie guerre.

Il n’y a eu aucune protestation, littéralement. Il a fallu des années avant de voir les premiers signes de protestation. Ceux d’entre vous qui sont assez vieux se rappelleront peut-être qu’à Boston, une ville progressiste, au mois d’octobre 1965 – ça faisait déjà trois ans que des centaines de milliers de soldats US étaient occupés à ravager un pays, que la guerre s’était étendue à Nord Vietnam, et ainsi de suite – il y a eu la première tentative de manifestation publique contre la guerre. C’était en octobre 1965. Je devais y prendre la parole. Je n’ai pas pu dire un mot. La manifestation fut violemment dispersée. Beaucoup d’étudiants ont marché pour tenter de disperser la manifestation et il y avait aussi des centaines de policiers. Le lendemain, le Boston Globe, le quotidien le plus progressiste du pays, a consacré toute sa première page à dénoncer les manifestants, pas ceux qui les ont attaqués. Ils ont publié en plein milieu de la page la photo d’un soldat blessé, ce genre de choses. C’était au mois d’octobre 1965, il y avait des centaines de milliers de soldats là-bas, la guerre prenait de l’ampleur. Finalement, des années plus tard, en 1968, on a vu surgir un mouvement anti-guerre d’une certaine importance, vers 67, 68. A cette époque, le Sud Vietnam n’existait déjà plus. Le pays avait été virtuellement détruit. Et c’était la même chose pour une bonne partie du reste de l’Indochine. La guerre s’est poursuivie pendant encore de longues années, avec toutes les conséquences terribles, mais nous ne voulions pas voir la réalité en face, nous ne voulions même pas en parler. Cela dit, le mouvement anti-guerre a obtenu quelques résultats, mais bien plus tard.

Comparons à présent avec l’Irak. Il y a eu d’énormes manifestations avant même le déclenchement officiel de la guerre. Nous savons à présent que Blair et Bush mentaient tout simplement lorsqu’ils disaient qu’ils cherchaient une solution diplomatique. Ils avaient déjà déclenché la guerre. C’est ce qui ressort des fameux rapports de Downing Street (Downing Street Memos) en Angleterre. Il y a eu d’énormes manifestations. Et je crois qu’elles ont eu au moins un effet. La guerre américaine en Irak était déjà terrible. Elle a fait probablement un million de victimes, et chassé quelques millions d’autres hors du pays. C’était assez horrible. Mais cela aurait pu être bien pire. Ils auraient pu faire en Irak ce qu’ils avaient fait au Sud Vietnam. Ca n’a pas été le cas. Il n’y a pas eu de tapis de bombes sur tout le pays par des B52, il n’y a pas eu d’armes chimiques et ainsi de suite. Et je crois que c’est grâce au mouvement anti-guerre. La population était devenue plus civilisée. Je crois que c’est une des tristes réalités des années 60.

NOAM CHOMSKY
interviewé par AMY GOODMAN

Traduction VD pour le Grand Soir. Précision du traducteur : s’agissant d’une interview, le traducteur a tenu à gommer les hésitations du "parler" pour rendre la lecture un peu plus fluide.

Merci de signaler les erreurs et coquilles car errare humanum est. - Version du 30/3 après quelques corrections signalées par les lecteurs. Merci à eux.

TRANSCRIPTION ORIGINALE EN ANGLAIS
http://www.democracynow.org/2010/3/15/noam_chomsky_on_obamas_foreign_policy

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Noam-Chomsky-sur-la-politique-etrangere-d-Obama-sur-sa-propre-histoire-et-sur-l-importance-de-faire-entendre-son-opinion.html


1-3 Pascal Sacre : Prix Nobel de la Paix : quand Oslo glorifie le mensonge et la guerre.

"Messieurs, remboursez vos prix Nobel de la paix"

Selon Wikipedia, l’encyclopédie en ligne,

Le prix Nobel de la paix récompense « la personnalité ayant le plus ou le mieux contribué au rapprochement des peuples, à la suppression ou à la réduction des armées permanentes, à la réunion et à la propagation des progrès pour la paix » selon les volontés, définies par testament, d’Alfred Nobel.

Cela comprend la lutte pour la paix, les droits de l’homme, l’aide humanitaire, la liberté.

Ce prix est doté d’un montant de 10 millions de couronnes suédoises, soit un peu plus d’un million d’euros.

Au moment où le philosophe hindou Jiddu Krishnamurti rédigeait dans l’indifférence générale les premières pages de son Journal, Henry Kissinger recevait le prix Nobel de la paix en 1973 « pour l’accord de paix au Viêt-Nam ».

Al Gore décrocha le prix en 2007 en même temps que le GIEC, le Groupe Intergouvernemental d’Experts sur le Climat, et son président, Rajendra Kumar Pachaudri, « pour leurs efforts de collecte et de diffusion des connaissances sur les changements climatiques provoqués par l’Homme et pour avoir posé les fondements pour les mesures nécessaires à la lutte contre ces changements » (1).

Barack Obama est le dernier lauréat connu, élu en 2009, « pour ses efforts extraordinaires afin de renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples » (2).

Dans l’imaginaire du public, le prix Nobel de la paix est censé récompenser des efforts déjà accomplis en faveur de la paix ou de valeurs apparentées (droits de l’Homme, coopération internationale, résolution de conflits, diffusion de connaissances pour le bien de l’Humanité).

Avec Barack Obama, le comité Nobel de la paix de Thorbjørn Jagland a introduit une nouvelle notion, selon eux, celle d’un encouragement, une façon de responsabiliser une personne dotée de moyens et de pouvoirs immenses, pour l’encourager à transformer le monde.

D’une récompense, une reconnaissance pour des efforts accomplis, le prix Nobel de la paix servirait également à encourager de tels efforts, sorte de chèque en blanc.

Beaucoup de gens sont tombés dans le panneau de cette propagande.

Beaucoup de gens ne réalisent pas toute l’importance symbolique d’inverser à ce point nos valeurs, en attribuant à des meurtriers, des guerriers et des imposteurs, un blanc-seing, un prix de la paix doté de plus d’un million d’euros, à une époque où des gens pour lesquels ce prix devrait exister vivent avec moins d’un euro par jour.

Henry Kissinger

Le livre de Christopher Hitchens, « Les crimes de monsieur Kissinger », dévoile le vrai visage de l’ancien chef de la diplomatie américaine, pourtant auréolé du prix Nobel de la paix en 1973.

« Henry Kissinger doit-il être déféré devant le Tribunal international (TPI) de La Haye pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité, et pour conspiration impliquant le meurtre, l’enlèvement et la torture ? Oui, répond clairement l’écrivain, journaliste et essayiste anglais, Christopher Hitchens, à travers une enquête serrée, fondée sur des documents secrets, et récemment déclassifiés par les autorités américaines. On apprend comment le Prix Nobel de la paix de 1973 a cyniquement organisé les bombardements de populations civiles au Laos et au Cambodge, comment il a fait assassiner le général chilien Schneider pour tenter de barrer la route à Allende, comment il a installé le général Pinochet, comment il a soutenu secrètement la tentative d’assassinat de Mgr Makarios à Chypre, comment il a ruiné l’expérience d’un régime démocratique au Bangladesh. En fait, ce livre montre, d’une manière exceptionnelle et précise, comment un pouvoir démocratique comme celui des États-Unis peut organiser des crimes à l’échelle mondiale, et révèle également les vraies motivations d’Henry Kissinger : cynisme, argent, pouvoir... »

Au delà de sa politique qui a fait entre autres des milliers de morts au Vietnam, au Laos et au Cambodge, il y a la vénalité et l’impudence d’un homme milliardaire en dollars. C’est une des révélations, sans doute la plus stupéfiante, du livre de C. Hitchens. On découvre en effet qu’aujourd’hui, à travers sa société "Kissinger Associates", Henry Kissinger vend des armes en Lybie, occupe des dizaines de fauteuils dans des conseils d’administrations basés sur les cinq continents et conseille des régimes connus pour leur corruption. » (Eurasie.net) (3)

Cette histoire nous révèle qu’il y a le monde visible, celui auquel les grands médias écrits et télévisuels nous font croire comme étant la réalité : Henry Kissinger méritant le prix Nobel de la paix, d’ailleurs refusé par son homologue vietnamien, Lê Đức Thọ (4).

Et le monde tel qu’il est, Henry Kissinger méritant en réalité d’être déféré devant le TPI pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Pour rappel, en 2004, Henry Kissinger avait été pressenti par George W Bush pour diriger la commission d’enquête officielle sur le 11 septembre 2001. Cet homme sévit toujours.

Al Gore

Al Gore, prix Nobel de la paix 2007, est un menteur et un imposteur.

Beaucoup de personnes l’ont découvert à l’occasion de son film de science-fiction, écologiste et alarmiste, La Vérité qui dérange (An Inconvenient Truth).

Certains le connaissaient comme le Vice Président de Bill Clinton, et le perdant malheureux des élections étatsuniennes de 2000, face à un autre imposteur, George W Bush (5).

35 erreurs officielles ont été relevées dans son film La Vérité Qui Dérange transformant ce documentaire encensé, montré en exemple dans les écoles, en film de fiction au scénario déplorable (6).

La fiction, contre la réalité, une fois de plus.

Un professeur et la justice britannique ont obtenu que dans les écoles anglaises où le film d’Al Gore était diffusé, soient mis en évidence auprès des enseignants et des élèves, son partisanisme, son caractère endoctrinant, et, plus grave encore, ses plus grandes erreurs : 11 mensonges ("inaccuracies") sont ainsi portés à l’attention des enfants et des professeurs (7).

Al Gore s’est enrichi dans le secteur pétrolier (Occidental Petroleum) (8).

L’hormone de croissance bovine transgénique (rBGH) de Monsanto fut imposée à l’agriculture US en 1993 par la FDA, agence fédérale du médicament. Les OGMs furent imposés de force au peuple des Etats-Unis, sans étiquetage, à la fin de l’année 1992 par la FDA. Mr Al Gore n’a pas remis en question cet état de fait et il fallut l’action en justice d’un juriste pour que la FDA “libère”, en 1999, sur demande expresse du tribunal, plus de 40 000 pages de dossiers archivés confidentiels prouvant que les techniciens et scientifiques de la FDA avaient émis d’innombrables réserves quant à la sécurité sanitaire des OGMs. Le responsable de ce dossier, le célèbre Michael Taylor, les avait bien soigneusement rangés à l’ombre. En 1998, le quartet Clinton – Al Gore – Dan Glickman (ministre de l’agriculture) – William Daley (ministre du commerce) lança une campagne forcenée pour obliger l’Europe à accepter les chimères génétiques.

Margaret Miller, Michael R. Taylor, Mickey Kantor sont des exemples, sous Clinton-Gore, de ce qu’on appelle aux Etats-Unis des revolving doors, des portes tournantes, des personnes qui font des allers et retours entre des organismes publics (FDA, Agence de protection de l’environnement EPA, Secrétariat au Commerce) et des multinationales privées justement censées être contrôlées par ces organismes publics. (Source : OGM, semences de destruction, par William Engdahl, Ed. Jean-Cyrille Godefroy, 2008, pp. 27-33).

Aujourd’hui, Michael R. Taylor, autrefois juriste au service de Monsanto, est redevenu un responsable haut placé de la FDA, sous Barack Obama.

C’est le conflit d’intérêt à l’état brut, qui gangrène toutes les couches de notre société et dont l’existence, le danger, la toxicité, restent largement sous-estimés par les populations, malgré les nombreux documents qui l’attestent.

Sur le site http://www.corpwatch.org/article.ph..., le journaliste Bill Mesler, de Washington, nous dresse un tableau plus complet, et moins radieux, de la personne d’Al Gore, que celui propagé par l’image de son film et de son récent engouement pour l’environnement. Beaucoup de sites écologiques sont tombés dans le piège du bonimenteur Gore. Ces sites devraient lire Bill Mesler.

Erreurs, mensonges délibérés, alarmisme et démagogie (9).

Voilà ce que récompense le comité suédois en octroyant le prix Nobel de la paix à ce « héros » de la duplicité.

Barack Obama

Le sénateur de l’Illinois, devenu président de la plus grande superpuissance mondiale en janvier 2009, prix Nobel de la paix en décembre 2009, s’est dit surpris de cette nomination.

Il en a néanmoins profité, lors de la cérémonie de reprise du prix, pour justifier, glorifier même, la politique guerrière, impérialiste et agressive de son gouvernement et promettre que ce n’était que le début (10).

L’encouragement du mythe du fatalisme d’une humanité imparfaite et bestiale, congénitalement violente, situation désespérée et sans issue, ne pouvait être plus grand en récompensant d’un tel prix un homme tenant ce genre de discours, homme que des millions d’êtres humains ont pourtant investi, au lendemain de son élection, d’un espoir démesuré de changement.

Cela encourage, fige l’idée que l’humain ne peut changer, évoluer, condamné en quelque sorte à ne suivre que ses plus bas instincts.

A Oslo, Barack Obama s’est employé à justifier la guerre, à lui trouver des raisons nobles, des excuses universelles, une légitimité évidente, à en faire rougir Georges W Bush et Dick Cheney.

Pour Mr Obama, l’être humain a toujours été violent et le sera toujours. Il ne comprend que la dissuasion, n’obéit qu’au plus fort.

C’est un peu la fin, l’aboutissement d’un processus de légalisation de la guerre et de la torture dont l’obtention du prix Nobel représente en quelque sorte le point culminant. Quelle ironie que celui censé incarner justement l’espoir et le changement, soit en réalité, avec la complicité du comité Nobel, le fossoyeur de toute évolution potentielle, spirituelle, pour l’humanité.

Pour moi et beaucoup d’autres, cette étape conclut les multiples soubresauts nauséeux de la présidence Bush et transforme ceux-ci en un vomissement devenu impossible à réprimer.

Après les multiples discours hypnotiques du président noir, par sa nobelisation, la rhétorique guerrière voilée de bonnes intentions et de promesses perpétuelles est consacrée, et finit de convaincre les gens désinformés qu’on peut faire à la fois le bien et la guerre.

En arriver là valait bien la dépense des deux milliards de dollars pour son élection (11). Le puissant lobby militaro-industriel peut se frotter les mains, ils ont bien investi. Car c’est bien d’une transformation profonde de la société par une inversion de ses principales valeurs, les plus nobles, les plus humaines, qu’il s’agit.

Barack Obama, et son administration, se sont dits surpris d’un tel honneur (12) mais était-ce encore un mensonge, un de plus ?

Il est intéressant de se pencher sur l’article publié sur le site Voltaire, évoquant les dessous de la nomination Nobel et exposant les liens unissant le président du comité d’attribution, Thorbjørn Jagland, aux collaborateurs d’Obama : Corruption, Le dessous du prix Nobel de la paix 2009 (13).

Vice-président de l’Internationale socialiste, Thorbjørn Jagland est un fervent partisan de l’OTAN et de l’entrée de la Norvège dans l’Union européenne. Il fréquente les élites mondialistes et a participé aux travaux du Council on Foreign Relations, de la Commission trilatérale et du Groupe de Bilderberg. Son bilan politique a été entaché par plusieurs scandales de corruption touchant ses proches, notamment son ami et ministre du Plan Terje Rød Larsen (l’actuel coordinateur de l’ONU pour les négociations au Proche-Orient).

Ce milieu est trouble (liens, connexions, financements, pratiques maffieuses), cette réalité dérangeante est inconnue des gens car non rendue publique, ni dans la grande presse écrite, ni dans les médias télévisuels.

Une série d’articles de journalistes et de chroniqueurs mondiaux, en majorité consultable sur internet, le dernier média encore libre, fait pourtant largement état de cette corruption au sein de gouvernements qui disent incarner le Bien dans la géopolitique mondiale (Axe du Bien), de cette corruption au sein des plus grandes institutions, et des ONG qui servent d’autant de paravents et de chevaux de Troie aux lobbys de la guerre et de la désolation *.

Conclusions.

Kissinger, Gore, Obama.

Criminel (14), menteur (15), guerrier au service de lobbys militaristes et belliqueux (16), prêt à mener une guerre nucléaire préventive (17).

Messieurs, remboursez vos prix Nobel de la paix.

Vous ne le méritez pas, aucun de vous trois, et déshonorez ce prix que d’autres ont vraiment mérité.

C’est à La Haye que vous auriez dû atterrir.

Ou bien, Institut Nobel, supprimez cette célébration qui a perdu sa vocation primaire, récompenser « la personnalité ayant le plus ou le mieux contribué au rapprochement des peuples, à la suppression ou à la réduction des armées permanentes, à la réunion et à la propagation des progrès pour la paix ».

Il ne s’agit bien sûr pas des seuls trois millions d’euros, avec intérêts, bien que ce serait une solide première pierre aux 30 milliards de dollars annuels qui seraient nécessaires à l’éradication de la faim dans le monde (à comparer aux 1200 milliards de dollars en armements mondiaux en 2006, aux 100 milliards de dollars d’aliments gaspillés dans un seul pays bien portant d’Occident, aux 372 milliards de dollars de subventions agricoles dans les pays occidentaux, aux 100 millions de tonnes de céréales transformées en éthanol en 2006, aux 32,6 milliards de dollars versés en 2008 à leurs traders méritants, sous forme de primes bonus par neuf établissements de Wall Street qui, dans le même temps, avaient perçu 175 milliards d’aides publiques, etc) (18).

Comme l’écrivain britannique Orwell le démontre avec brio dans son livre 1984, comme les experts en propagande, Hitler et Goebbels, le savaient bien, le monde, la société humaine, sont avant tout contrôlés par des mots et par le sens commun donné à nos plus hautes valeurs.

La manipulation du langage et des valeurs est la première et la plus efficace des étapes de domination et de perversion de l’homme.

Dénaturer des mots nobles, et les valeurs qu’ils transmettent, en les associant à des menteurs, des guerriers et des imposteurs : tel est l’enjeu.

Faire du meurtrier, du manipulateur, de l’escroc, du corrompu, un héros, une figure emblématique récompensée, un modèle, est la première étape décisive dans le blanchiment d’une dictature et le travestissement de tyrans en exemples.

La perversion de toute la société suit inévitablement.

Pascal SACRE

Référence :

Lire à ce sujet les édifiants livres, très documentés, de Jean Bricmont, Impérialisme Humanitaire, et de Maxime Vivas, La face cachée de Reporters sans Frontières, tous deux aux éditions aden.

Sources :

(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_N...

(2) http://nobelprize.org/nobel_prizes/...

(3) Les crimes de monsieur Kissinger, Christopher Hitchens, Ed Saint-Simon, http://www.bibliomonde.com/livre/cr...

(4) http://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A...

(5) Hacking Democracy, la démocratie piratée, http://www.reopen911.info/11-septem...

(6) 35 Inconvenient truths, (en anglais) http://scienceandpublicpolicy.org/m...

(7) Court finds truth inconvenient for Gore (en anglais) : http://planetgore.nationalreview.co...

(8) Albert Gore Jr. : Occidental and Oriental Connections (en anglais) : http://www.opinionjournal.com/extra...

(9) Al Gore l’imposteur, http://www.internationalnews.fr/art...

(10) La doctrine Obama : « Dans une humanité imparfaite, la guerre perpétuelle est de mise » http://www.mondialisation.ca/index....

(11) La victoire d’Obama : une élection présidentielle à 2 milliards de dollars, http://www.politique.net/2008110502...

(12) « Ce matin, en écoutant les nouvelles, ma fille est entrée et m’a dit : “Papa, tu es Prix Nobel de la paix” ». Telle est la touchante histoire que le président des États-Unis a racontée à des journalistes complaisants pour attester qu’il n’avait jamais souhaité cette distinction et en était le premier surpris. Sans chercher plus loin, ceux-ci ont immédiatement titré leurs journaux sur « l’humilité » de l’homme le plus puissant du monde. (« Déclaration de Barack Obama à l’annonce du prix Nobel de la paix 2009 », Réseau Voltaire, 9 octobre 2009.)

(13) http://www.voltairenet.org/article1...

(14) Op.cit., Les crimes de monsieur Kissinger

(15) Op.cit., Al Gore l’imposteur

(16) Les deux visages de Barack Obama, par Bill Van Auken, 16 février 2008 http://www.wsws.org/francais/News/2...

(17) Les Etats-Unis, tandis qu’ils s’engagent à ne pas employer d’armes nucléaires contre les Etats qui ne les possèdent pas et se conforment au Tnp, laissent entendre qu’ils se réservent le droit du first strike (première frappe) pour empêcher qu’un pays comme l’Iran puisse les construire. http://www.mondialisation.ca/index....

(18) Mr Jacques Diouf, Directeur de la FAO, lors de son discours d’introduction au Sommet Mondial de l’Alimentation de novembre 1996, déclara : « Ce budget [celui de la FAO] est pourtant inférieur au coût de 6 jours de nourriture pour chiens et chats dans 9 pays développés et représente moins de 5% des dépenses annuelles en produits amaigrissants effectuées par les habitants d’un seul pays développé, pour combattre l’excès de nourriture ». http://www.enoch.over-blog.com/arti...

6 mai 2010

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n°483 - Les Dossiers 'Géopolitique et Stratégie' d'Irak - 08/05 - : Fin :-:Prix Nobel de la Paix : quand Oslo glorifie le mensonge et la guerre.

n°483  - Les  Dossiers 'Géopolitique et Stratégie' d'Irak - 08/05 - : Fin :-:Prix Nobel de la Paix : quand Oslo glorifie le mensonge et la guerre.


 

Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme,

 L’information est une arme au service de la paix

    Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les  Dossiers 'Géopolitique et Stratégie' d'Irak

n°483                             08/05/10

C.De Broeder      &       M.Lemaire



Le " Dossiers 'Géopolitique et stratégie' d'Irak " est visible  sur ...

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

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b) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site de eva R-sistons:  no-war.over-blog.com

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Sommaire :

Tiré à part :

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion  Fin

1-4 Abdul Ilah Albayaty : En Irak, Obama a choisi la continuation de la criminelle ingénierie sociale.

1-5 Dave Lindorff : Mêmes délits, mêmes crimes.

2 Annexe

2-1 Entretien n°10 - FBI-Saddam Hussein

2-2 James Baker à Tarek Aziz : « Nous vous ferons retourner à l’ère pré-industriel »

2-3 Le discours du président Mahmoud Ahmadinejad à la Conférence de l’examen du TNP 

 



1-4 Abdul Ilah Albayaty : En Irak, Obama a choisi la continuation de la criminelle ingénierie sociale.

Seule une rupture du processus politique peut sauver l’Irak et son peuple écrit Abdul Ilah Al Bayaty.

Tous les observateurs (les Nations-Unies, les institutions internationales, les organisations, les mouvements et partis arabes et internationaux, les irakiens en dehors des cercles du pouvoir en place en Irak) pointent du doigt et ont même alerté la communauté internationale, les Nations-Unies, les membres de la Ligue Arabe, les mouvements internationaux et arabes, de la situation tragique et des conditions de vie des irakiens vivant sous l’occupation, de la diminution drastique de toutes chances de vivre une vie normale si les conditions que l’invasion américaine a créées sont maintenues, et si le gouvernement Al Maliki soutenu par les Etats-Unis (EU), les leaderships kurdes et les partis sectaires pro-iraniens maintiennent leurs politiques de répression généralisée, de corruption généralisée, de falsification d’événements et de mensonges généralisés comme justifications.

Le plan initial de destruction de l’Irak et de sa division en trois entités,en dépendant d' une alliance entre les séparatistes kurdes, les religieux iraniens fascistes et les activités clandestines des services secrets israéliens, était déjà un plan en lui-même de criminelle ingénierie sociale contraire à toutes les obligations d’une occupation sous les lois internationales. Dès lors que l’armée irakienne et avec elle les irakiens se sont engagés à résister à l’occupation, cette dernière et ses alliés se sont embourbés dans de désastreuses actions génocidaires désastreuses non seulement pour les irakiens mais aussi pour les EU, les pays voisins de l’Irak, l’économie internationale, les relations, normes et standards internationaux.

Ce qui s’appelle “processus politique” n'a pour but que d’achever cette division de l’Irak. Mais tous ceux qui connaissent la région savent depuis le début que le plan des EU de détruire l’identité arabo-musulmane de l’Irak et de le diviser en une entité chiite, une sunnite et une kurde ira directement à sa perte. En courant derrière ce mirage, les EU ont produit sept années de morts incessantes, de destructions et de terreur pour l’Irak et sept années d’échec à combattre les irakiens et leur Resistance: une véritable effusion de sang pour l’Irak et un gouffre financier pour les EU. Les Etats-Unis n’y ont gagné que la honte, une crise financière, les morts injustifiables de leurs enfants, une agression impardonnable, le déclin de leur image, et une méfiance généralisée de leurs valeurs et leurs politiques.

Oui, les EU ont réussi à détruire l’Irak. Mais réussir à reconstuire un nouvel Iraq divisé en trois entités semi autonomes, projet que les think-tanks étatsuniens ont créé pour eux-mêmes et pour Israël, relève de l’impossible. L’Irak est incassable. Les irakiens, leur identité et leur volonté ainsi que la réalité géopolitique de la région ne permettent aucune division de l’Irak. Après sept années d’échecs, au lieu de négocier avec la Résistance et les forces anti-occupation restées en dehors du processus politique américain pour établir la paix et les conditions d’un retrait de leurs forces armées et de rendre l’Irak aux irakiens afin qu’ils puissent reconstruire leur pays, leur société et leur vie, l'administration Obama a décidé de raviver le processus politique raté via des élections fausses.

Avec Obama, les EU- premiers responsables de la situation tragique en Irak — ont présenté les élections irakiennes comme le remède aux problèmes qu’elles ont créés et soutenus. En réalité, les règles qui dominent le processus politique, la répression, la mise au ban de tous les opposants, la déportation forcée de la plus grande partie de la classe moyenne en dehors de l’Irak ont réduit ces élections à une simple pièce de théatre qui reprduit le même processus politique raté afin que les EU puissent prolonger et assoir leur contrôle sur l’Irak et en meme temps s'exempter de leur responsabilité concernant la situation tragique de l'Irak. Réussir un jour d’élections n’a rien à voir avec les vies quotidiennes tourmentées des irakiens.

Pour les EU, les signatures du gouvernement Maliki sur l’accord du Statut des Forces (Status of Forces Agreement) et sur les contrats pétroliers les ont libérés de se préoccuper de qui gouverne, de comment il gouverne et dans quel but il gouvene. Comme tous ces accords sont légalement nuls et non avenus et malgré des déclarations toutes réthoriques sur le retrait des forces de combat américaines, les EU auront à leur disposition à l’intérieur même du processus politique ,processus dirigé par des voleurs, chefs de guerres et agents, des forces qui les assurent qu’aucune force d'opposition aux EU puisse exister sans etre éliminée immediatement par d'autres forces du processus politique ou directement par les EU ou par ses forces d'opérations spéciales . Les forces dans le processus politique sont toutes ouvertement encouragees à lutter l'une contre l'autre dés lors qu'elles ne s'opposent pas à l'occupation et ne soutiennent pas l’édification d’un état irakien unifié.

Rien n’est plus clair concernant cette stratégie que le discours de l’ambassadeur Hill à Washington. Tous les candidats aux dernières élections, Allawi inclus, étaient en accord. Leurs différences portent sur le partage du pouvoir et leur part du gâteau: l’Iran et ses agents refusent d’intégrer les sunnites dans la machine politique; les kurdes ne veulent pas que les arabes s’unifient afin d'intégrer Kirkuk dans leur region au nord; Allawi et beaucoup d’autres critiquent le sectarisme et le fascisme religieux mais ils ne sont pas hostiles à l’invasion ni à une débaathification douce ; Maliki veut rester premier ministre par des élections ou par la force. Apparemment les résultats des élections tronquées servent bien les plans étatsuniens. Le parlement sera aussi divisé qu’avant et le futur gouvernement sera aussi faible qu’avant.

Il y a au moins deux aspects qui pourraient mettre en danger et perturber ces plans complaisants pour les EU. Le premier : alors que les EU n’ont rien fait pour changer la situation tragique en Irak, laissant le sale boulot de la répression, la corruption et les mensonges à ses alliés locaux, ceux-ci refusent maintenant tout changement. Ils utilisent des moyens et subterfuges légaux et illégaux (assassinats, arrestations, déportations et terreur) pour que les pouvoirs puissent rester dans les mains de l’alliance entre les deux partis kurdes et de deux partis shiites. L'attentisme kurde, les interventions iraniennes, les violences sectaires et les menaces d’Al Maliki de ne pas reconnaitre les résultats des élections vont dans cette direction.

Le second danger aux plans étatsuniens est la position de la résistance populaire et des forces anti-occupation par rapport aux élections. Aucune de ces forces n’a présenté une liste ou des candidats officiels rendant ainsi les élections illégitimes. Ni le parti Baath, ni le Taa’sisee, ni l’association des Savants Musulmans en Irak ,ni la gauche anti-occupation n’ont participé mais ils ont laissé le choix de boycotter ou de voter à leurs partisans en fonction de la situation locale.

Si on analyse le nombre de votes par liste et par thème, on peut tout de suite voir que le projet de mouvement anti-occupation pour un Irak unifié a remporté le plus de succès et que donc il est la première force politique du pays:

Les votes à Kirkuk, Mosul, Diyala et Salaheddin prouvent que les plans kurdes d’expansion ne reçoivent pas l’aval de la population de ces départements. Les partis purement religieux, qui rêvent d’un état religieux, ont récolté moins de 2.5 millions de votes sur un total de 12 millions alors même que pendant sept ans ils ont utilisé le pouvoir pour leur propre bénéfice avec la bénédiction des EU. Ceux qui supportent la division de l’Irak en une entité shiite, une autre sunnite et une troisième kurde -c’est-à-dire le Iraqi National Accord (INA) et l’Alliance Kurde- n’ont pas réussi à récolter plus d’un cinquième de tous les votes eligibles. Il faut mentionner que les Sadristes — qui font parties de l’INA — se présentent comme refusant la division de l’Irak.

Le nombre de votants acceptant l’hégémonie iranienne sur l’Irak est très faible. L’INA, qui est le principal allié des EU, a remporté autour de 2.095.000 votes sur les 18 millions éligibles et sur les 12 millions votants. On pourrait rajouter la moitié de la liste de Maliki si elle se désintègre. Maliki, une création américaine, se présente lui-même comme étant contre l’hégémonie iranienne. On verra ce qu’il en sera lorsqu’il ne sera plus au pouvoir.

La situation fait que l’Irak se retrouve à un croisement crucial. Une des possibilités est que les irakiens revivent encore quatre années sanglantes après ces dernières sept années de bain de sang. La seconde possibilité est qu’en respectant la volonté des irakiens, ils puissent enfin se reposer, vivre en sécurité et commencer à construire un état séculier et à nouveau unifié. Les votes ont prouvé qu’aucun salut ne viendra du processus politique actuel et que : la Résistance armée -laquelle est l’armée irakienne légale-, plus ceux qui ont boycotté les élections, ceux qui ont voté pour Allawi et pour les autres listes désirant un changement et un Etat séculier, les réfugiés- dont la plupart sont de la classe moyenne-, les kurdes non-séparatistes qui sont en dehors des partis gouvernants, les turkmènes, les pauvres qui ont voté pour les Sadristes, les chrétiens, les yazidis, les intellectuels honnetes, tous représentent un public pour qu’un gouvernement du salut se crée, gouvernement qui pourrait reconstruire un Irak démocratique, indépendant et unifié. C’est le devoir des Nations-Unies, de la Ligue Arabe, des pays voisins de l’Irak et des irakiens progressistes de travailler à permettre la naissance de ce gouvernement.

A partir du moment où les irakiens se battent pour la paix, la stabilité et la démocratie -en résistant et en cherchant un moyen pour reconstruire leur Etat souverain basé sur l’égalité des citoyens- ils défendent aussi les intérêts des pays voisins, Iran inclus, du monde arabe, de tous les peuples, de tous les pays et de toutes les forces qui veulent une fin aux guerres, à la violence, aux relations basées sur la force, l’exploitation et l’hégémonie de l’Occident dans les affaires internationales dont la première victime se trouve toujours être le Tiers-Monde. L’Irak est au premier rang de la lutte pour un monde meilleur.

25 avril 2010

Abdul Ilah Albayaty est un analyste politique irakien et membre du Comité Exécutif du BRussells Tribunal .

http://irakiennes.blogspot.com/2010/04/en-irak-obama-choisi-la-continuation-de.html


1-5 Dave Lindorff : Mêmes délits, mêmes crimes.

Plaidoyer pour la destitution de Barack Obama 

En 2005-2006, j’ai écrit un livre « The Case for Impeachement » (« plaidoyer pour une destitution » – NdT) dans lequel j’ai présenté des arguments en faveur d’une destitution du Président George W. Bush et du Vice-président Dick Cheney, ainsi que d’autres hauts responsables de l’administration Bush/Cheney tels que Condoleezza Rice, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld et le ministre de la Justice Alberto Gonzales, pour crimes de guerres et violation de la constitution des Etats-Unis.

A présent, lorsque je mentionne le titre du livre, parfois certains me demandent, sur le ton de la plaisanterie, si je me réfère au président actuel, Barack Obama.

C’est triste à dire, mais le temps est venu, à peine 14 mois après l’entrée en fonctions du nouveau président, de répondre que oui, ce président, et certains de ses subordonnés, sont coupables eux aussi de crimes de guerre – dont beaucoup sont les mêmes que ceux commis par Bush et Cheney - pouvant mener à une destitution.

Commençons par la guerre en Afghanistan, qu’Obama a personnellement pris en charge par une escalade qui verra le nombre de soldats US dans ce pays (sans compter les mercenaires embauchés par le Pentagone) s’élever à 100.000 d’ici le mois d’Août prochain.

Ce président a autorisé l’emploi de drones Predator (avions sans pilotes) pour mener une campagne de bombardements contre le Pakistan ce qui a pour effet d’étendre illégalement la guerre en Afghanistan vers un autre pays sans l’autorisation du Congrès. Ces avions sans pilotes sont connus pour tuer beaucoup plus de passants innocents que d’ennemis, ce qui rend leur emploi comme armes fondamentalement illégal. De plus, cette vague d’attaques contre le Pakistan constitue une guerre d’agression contre un pays tiers, si le mot « guerre » a encore un sens, et par conséquence une violation de la Charte des Nations Unies. L’acte de déclencher une guerre d’agression contre un pays qui ne représente aucune menace imminente pour l’agresseur est considéré par la Charte et la Charte du Tribunal de Nuremberg comme le plus grave de tous les crimes de guerre.

Le président, en tant que commandant en Chef, en collusion avec le ministre de la justice Eric Holder, à bloqué toute poursuite contre ceux qui ont autorisé et appliqué la torture contre des prisonniers pendant la guerre en Irak, la guerre en Afghanistan et aussi la soi-disant guerre contre le terrorisme – notamment le juge de la Cour d’Appel Jay Baybee et le professeur de droit à l’université de Berkeley John Woo qui, comme avocats du ministère de la Justice, ont rédigé les memos qui justifiaient l’usage de la torture – et qui permettent encore aujourd’hui la poursuite de telles pratiques contre les prisonniers. Tout ceci constitue une violation claire des Conventions de Genève qui font partie intégrante, de par les traités signés, de la Constitution des Etats-Unis. Selon ces traités, les responsables dans la chaîne de commande qui permettent ou s’abstiennent de punir les auteurs de torture se rendent eux-mêmes coupables de torture.

En tant que Commandant en Chef, le Président Obama a aussi supervisé une stratégie en Afghanistan qui consiste à étendre les attaques contres les civils. Comme en Irak sous l’administration Bush, la phase actuelle de la guerre en Afghanistan provoque plus de morts parmi les civils que parmi les combattants ennemis, à cause de l’emploi d’armes telles que des hélicoptères dotés de canons, des bombardements aériens, des bombes à fragmentation, etc, ainsi que le recours à des tactiques de raids nocturnes contre des zones habitées censées abriter des insurgés – des raids qui se soldent fréquemment par la mort de nombreux hommes, femmes et enfants innocents. Il est significatif de constater que la récente exécution de sang froid de 9 étudiants, âgés entre 11 et 18 ans, par des forces dirigées par les Etats-Unis n’a donné lieu à aucune poursuite ni enquête. Au contraire, l’affaire est étouffée et ignorée, avec l’évident accord de la Maison Blanche et des chefs du Pentagone.

De plus, il est largement admis que le Général Stanley McChrystal, qui a dirigé une opération à grande échelle d’escadrons de la mort en Irak avant d’être nommé à son poste actuel, est actuellement en train de diriger une campagne similaire d’assassinats en Afghanistan – une campagne qui rappelle le sinistre Programme Phénix dans les années 60 au Vietnam – qui se solde par de nombreux morts chez les Afghans innocents.

En politique intérieure, le président a autorisé la poursuite des détentions sans procès de centaines de prisonniers à Guantanamo et dans d’autres prisons, dont la base aérienne de Bagram en Afghanistan. Son directeur à la Sécurité Nationale a même déclaré que la politique de l’administration actuelle était que les citoyens américains qui seraient considérés par le gouvernement d’être des combattants ennemis ou des terroristes pourraient faire l’objet d’exécutions extra-judiciaires. Des crimes d’état officiellement assumés constituent une violation flagrante de la Constitution qui précise clairement que chaque Américain bénéficie de la présomption d’innocence et du droit à un procès équitable.

Le président a aussi poursuivi, et d’une certaine façon même renforcé, le programme de Bush/Cheney d’espionnage sans mandat des communications électroniques de millions d’Américains par l’Agence de Sécurité Nationale (NSA). Une partie de ce programme, la surveillance d’une organisation caritative islamique vient d’être déclarée illégale par un juge fédéral dans une affaire qui l’opposait à l’administration Bush/Cheney, mais que la présente administration persistait à défendre. Il n’est pas encore connu si l’administration Obama décidera de faire appel de ce jugement. Alors que l’affaire en question ne constitue pas un crime de la part de l’administration Obama, il est cependant clair qu’elle représente la pointe d’un gigantesque iceberg d’espionnage intérieur, et le fait que l’administration déploie autant d’efforts pour clore ce procès ou le gagner indique qu’il ne s’agit pas d’un cas isolé et que la NSA agit ainsi à une très grande échelle. En fait, si cette affaire a atterri un jour devant un tribunal, c’est uniquement parce qu’un rapport qui décrivait les détails de la surveillance avait été envoyé par erreur par courrier électronique aux victimes de la surveillance.

Et pendant que nous y sommes, je voudrais dire aussi qu’il y a suffisamment d’éléments pour destituer le secrétaire au Trésor Timothy Geither qui, lorsqu’il dirigeait la Réserve Fédérale de New York, parait avoir été complice d’une tentative pour étouffer la fraude massive de Lehman Brothers, puis en tant que secrétaire au Trésor, a participé à la plus grande distribution d’argent des contribuables à plusieurs des plus grandes banques du pays.

L’énumération des violations de la Constitution et des crimes commis montrent que ce président, comme son prédécesseur, et pratiquement depuis son premier jour de mandat, perpétue les actions criminelles et anticonstitutionnelles qui menacent l’existence même d’un gouvernement constitutionnel aux Etats-Unis.

En termes simples : le Président Barack Obama, et son ministre de la Justice Eric Holder, son ministre de la Défense Robert Gates, son ministre de l’Economie Geithner, devraient être destitués pour crimes de guerre et crimes contre la Constitution.

Bien sûr, après avoir assisté pendant deux ans à un Congrès Démocrate faillir sans honte à son devoir de lancer une procédure de destitution contre le Président Bush et le Vice-président Cheney ainsi que leurs subordonnés criminels, je ne me fais aucune illusion quant à la destitution du président actuel.

Cela dit, je crois qu’il est important de faire savoir publiquement que ce président, comme son prédécesseur, mérite la destitution pour de graves délits et crimes.

Dave Lindorff

ARTICLE ORIGINAL
http://www.counterpunch.org/lindorf...

4 avril 2010

Traduction - dans l’expression "premier président noir des Etats-Unis", les seuls mots qui comptent sont "président " et "Etats-Unis" - par VD pour Le Grand Soir

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Plaidoyer-pour-la-destitution-de-Barack-Obama.html



2 Annexe

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

2-1 Entretien n°10 - FBI-Saddam Hussein
.Gilles Munier

Koweït - 1991
« C’était la guerre… »,   dit Saddam Hussein  

Saddam Hussein (Détenu de Haute Valeur n°1) a été interviewé le 27 février 2004 dans un bâtiment de détention militaire à l’Aéroport International de Bagdad (AIB), Bagdad, Irak. Hussein a fourni les informations suivantes :

Hussein a été informé que cette session serait la suite de la précédente sur l’invasion du Koweit. La conversation commencera par une discussion de la Résolution 662 des Nations unies qui ne reconnaissait pas l’annexion du Koweït par l’Irak.

Sur la réaction du gouvernement irakien face à cette résolution, Hussein a dit : « il ne s’est rien passé ». Selon Hussein, quand les Etats-Unis ont décidé d’attaquer l’Irak, l’annexion du Koweït était la seule solution. Il n’y avait, alors, aucune autre solution politique. Il a rappelé ce qu’il avait expliqué auparavant, à savoir que les soldats irakiens ne se seraient pas vraiment battus ou « ne se  seraient pas occupés du Koweït » si ce dernier n’avait pas été annexé. Les agissements des Etats-Unis « nous ont forcé la main ».

La qualité de membre de l’ONU de l’Irak aurait dû empêcher l’invasion

Quand il lui fut remarqué que la Résolution 662 avait été passée en août 1990, bien avant l’action des forces US ou de la coalition, Hussein a déclaré que les forces militaires rassemblées contre l’Irak étaient déjà en Arabie Saoudite. Cela, s’ajoutant à d’autres décisions et annonces par les Etats-Unis, indiquait un prélude à l’attaque de l’Irak par les Etats-Unis.

Hussein a noté que, pendant huit ans, les Nations unies ont semblé « observer » de loin la guerre Iran-Irak sans sembler concernées. C’est seulement vers la fin du conflit, quand l’Irak eut défait les forces iraniennes que les Nations unies ont proposé un accord de cessez-le-feu. Quelques-uns des pays les plus importants désiraient voir l’Iran et l’Irak « vidés de leur force ». Les Nations unies « s’ingéraient » partout. Il pense que la qualité de membre de l’ONU de l’Irak aurait dû empêcher l’invasion de 1991 et la  présente occupation du pays (1).

Hussein a demandé si des efforts légitimes avaient été faits par les Nations unies ou des pays particuliers pour prévenir le conflit avec le Koweït ou pour fixer un terme au retrait après l’invasion. Il a réfuté qu’il y ait eu une telle initiative. Hussein a déclaré que l’Union soviétique avait proposé un plan de retrait que l’Irak avait accepté. Cependant, les Nations unies ont rejeté cette proposition. L’Egypte, selon Hussein, « n’a rien fait ».

Pourquoi les Nations unies n'attaquent-ils Israël ?

L’initiative d’un plan de retrait du Koweït est venue de l’Irak. Le 12 août 1990, l’Irak a proposé une solution « pour tout le monde dans la région ». Ce plan incluait l’application des précédentes décisions de l’ONU sur les terres occupées par Israël. Hussein a demandé pourquoi les Nations unies n’ont pas attaqué Israël pour n’avoir pas respecté ses résolutions. Hussein a observé que les « manquements » d’Israël sont ignorés par les Nations unies, ce qui n’est pas le cas pour l’Irak où elles se sentent toujours concernées.

Pas d’atrocités au Koweït

Au cours de l’occupation du Koweït par l’Irak, Hussein a nié savoir que des atrocités avaient été commises par les militaires irakiens qui incluaient outre des peines, mais aussi, par exemple l’exécution de Koweitiens qui priaient sur le toit de leur maison, qui refusaient de suspendre des portraits de Hussein, qui accrochaient des portraits de l’ancienne famille royale ou qui écrivaient des graffiti anti-irakiens. « C’est la première fois que j’entends cela » a-t-il dit.  Il ne croit pas que, parmi ces offenses punissables, deux d’entre elles aient pu être qualifiées de crimes : d’abord, le gouvernement irakien n’oblige pas les Irakiens à exhiber des portraits de Hussein et donc, il ne pouvait pas forcer les Koweitiens à le faire. En Irak, les citoyens choisissent de plein gré d’afficher des portraits de Hussein chez eux. Deuxièmement, il n’était interdit ni aux Irakiens, ni aux Koweitiens de prier là où ils le voulaient, encore moins sur leur toit. Ces offenses prétendument punissables « doivent peser sur la conscience de leur auteur » et ce dernier est un menteur.

Hussein a reconnu deux peut-être trois incidents où des soldats irakiens avaient été exécutés au Koweït. L’un concerne un soldat qui avait cambriolé et l’autre, un Lieutenant-Colonel irakien qui avait agressé une femme au Koweit. Son corps est resté exposé au public pendant 48 heures pour que tous les officiers et soldats irakiens le voient et pour que le règlement soit respecté. Quant au troisième, il ne se souvient pas des détails.

Hussein dément connaître le nombre de Koweitiens, militaires ou civils, tués au cours des combats ou au cours des dites atrocités. Hussein a dit : « C’était la guerre ». Il a ajouté que l’Irak est un pays du tiers monde, signataire de la Convention de Genève. Les Etats-Unis sont un pays évolué qui, à tout le moins, ne devrait pas commettre  les mêmes fautes qu’un pays du tiers monde. Il a mis en doute les statistiques sur le nombre d’Irakiens tués, les violences commises contre eux,  ou les prisonniers irakiens torturés par les forces américaines.

Les Irakiens n’ont pas mis le feu aux puits de pétrole

Sur la mise à feu des puits de pétrole au Koweït lors du repli des forces irakiennes et le désastre ultérieur sur l’environnement, le pire de toute l’histoire, Hussein a demandé : « Plus que Chernobyl ? ». Il a demandé à connaître le nombre de personnes mortes au Koweït à cause des fumées des feux. Hussein a démenti que les forces militaires irakiennes aient mis le feu aux puits. Il a reconnu que les militaires irakiens ont brûlé du « pétrole dans les tranchées » lors de leur retrait. La fumée brouillait le repérage des cibles pour les avions  de la coalition et réduisait le nombre de morts militaires. Il a reconnu qu’on lui avait dit que « quelques » puits avaient brûlé. Il a déclaré que, même si on lui  montrait des photos ou des vidéos de ces événements, il ne croirait pas que les forces irakiennes aient commis de tels actes. Il a maintenu qu’il est facile de manipuler et  fabriquer ce type de produit médiatique.  Pour lui, ce ne serait pas un crime si les militaires irakiens avaient  brûlé du pétrole pour éviter une attaque aérienne. Si cela était arrivé, c’eut été l’acte d’une personne désespérée  qui, pour se défendre, ne disposait d’aucune arme. Quand on lui a demandé si on lui avait apporté la preuve que les 150 feux de puits au Koweit avaient été un acte de sabotage des militaires irakiens et non un acte de défense, Hussein a déclaré qu’il fournirait une réponse en son temps.

Sur les exécutions de soldats irakiens, précédemment discutées, Hussein a déclaré qu’il en avait été informé verbalement ou par écrit. De toute évidence, un procès avait eu lieu avant l’exécution. Sans cette réaction immédiate, certes dure, d’autres crimes, des centaines peut-être auraient été enregistrés au Koweït.

Ali Hassan al-Majid, principal officiel irakien au Koweït

Husssein a déclaré qu’Ali Hassan al-Majid était membre du CCR (Conseil du Commandement de la Révolution) lors de l’occupation du Koweit. Son rôle a été « d’arranger et de tout organiser au Koweit ». La décision de donner autorité à Al-Majid a été prise lors d’une réunion officielle du CCR. Al-Majid était le principal officiel irakien au Koweït.

Sur les autres fonctionnaires irakiens nommés au Koweït,  ceux-ci étaient nombreux, de l’agent de circulation aux hauts responsables du gouvernement. Hussein dit ne pas avoir d’informations additionnelles sur les autres personnes ayant exercé des responsabilités au Koweït et n’a fourni aucun autre nom d’officiels irakiens au Koweït. Hussein a ajouté que le gouvernement irakien avait essayé de fournir tous les services aux Koweitiens, particulièrement les services indispensables comme l’eau, l’électricité.

Sur l’émergence d’une résistance koweitienne au cours de l’occupation irakienne et les efforts des Services secrets  irakiens (SSI) pour l’endiguer, Hussein a déclaré : « je n’ai aucune réponse à cela ». A la question réitérée, il a répondu qu’il avait donné sa réponse et « qu’il n’était pas quelqu’un qui « balance » ses amis ».  

« Je ne suis pas l’ex-Président. Je suis toujours le Président de l’Irak »

On a demandé à Hussein quelle était, en tant qu’ex-président de l’Irak, sa politique en matière de traitement de prisonniers de guerre. « Je ne suis pas l’ex-Président. Je suis toujours le Président de l’Irak ». Il a ajouté qu’il respectait encore la volonté du peuple (son soutien, puisqu’il était leur président). L’Irak respecte la Convention de Genève et  qu’il avait demandé à d’autres d’en faire autant. Hussein a ajouté que, dans ses discours, il demandait toujours à chaque soldat de la respecter, de se souvenir des « principes religieux » et de s’y tenir.

Hussein a démenti avoir donné des ordres pour maltraiter, malmener ou torturer les prisonniers militaires US. Selon Hussein, une telle déclaration aurait sali sa réputation aux yeux du peuple et était donc inacceptable. D’autres ont peut-être dit qu’Hussein avait pris de tels ordres pour s’absoudre de toute responsabilité. S’ils  affirment de telles choses, il dit qu’il en accepterait la responsabilité de ces accusations, en tant que commandant, aussi longtemps qu’un tel aveu ne le déshonorera pas. Hussein a déclaré qu’il n’aurait pas donné de tels ordres à cause des enseignements de la religion. Hussein a cité un proverbe qui dit « Il y a un puits au Paradis. Celui qui nourrit  un orphelin ou  un prisonnier boira de l’eau de ce puits ». Il a déclaré que la preuve des ses croyances se trouve dans ses discours alors que, précédemment, il avait assuré que ce qui importait  ce sont les actes non les mots. Il a alors observé que ses discours en tant que Président sont importants.

A propos des informations, dignes de confiance, selon lesquelles l’Irak a expédié les dirigeants koweitiens hors du pays,  prétendument avec l’assentiment des citoyens koweitiens, pour qu’ensuite le peuple koweitien les acclame à leur retour, Hussein a été d’avis que les dirigeants (koweitiens) qui avaient accueilli l’occupation étrangère (des Etats-Unis) de leur pays, devaient être expulsés par la force. Selon Hussein, les dirigeants koweitiens ne venaient pas du " peuple" . Au contraire, il avait été mis là, à l'origine, par les Britanniques. Il a ajouté qu'il connaissait le sentiment des citoyens koweitiens avant l'invasion et après l'occupation des forces irakiennes. Si, après l'occupation de l'Irak, les Koweitiens avaient réclamé leurs anciens dirigeants, a déclaré Hussein, il aurait respecté leur décision.

Hussein a redit sa croyance, comme exprimé dans un entretien précédent, que quiconque « conspire contre un frère » doit être chassé (dans ce cas, le Koweït). Sur la tradition ou l’entendement que les pays arabes ne doivent pas prendre les armes les uns contre les autres, Hussein a déclaré qu’il y croyait et qu’il l’avait affirmé publiquement dans ses discours bien avant l’invasion du Koweït. D’autres pays arabes, et le Koweit en particulier, ont refusé d’obéir à ce principe. L’Arabie saoudite a confisqué des territoires au Yemen, la Syrie continue d’occuper des territoires au Liban, l’Egypte a pris des territoires au Soudan et s’est comportée de manière agressive envers la Libye.

Les recherches d’un pilote américain abattu au-dessus de l’Irak ont été facilitées

Revenant sur le sujet des prisonniers de guerre américains, Hussein a de nouveau nié avoir connaissance de tortures ou de mauvais traitements comme le montrent les documents médicaux fournis  après leur rapatriement. Hussein a demandé si ces résultats ont été obtenus par les Américains ou un organisme d’enquête indépendant. Il a rappelé qu’aucun mauvais traitement n’était tolérable qu’il s’agisse d’un citoyen irakien ou de citoyens de pays-tiers. Il dément que ces mauvais traitements ou tortures aient fait l’objet d’une information à la direction irakienne.

Dans le contexte de la discussion sur les accusations de mauvais traitements des prisonniers de guerre US, l’interviewer a fait remarquer que : « Le gouvernement US, l’ONU et la Croix-Rouge ont porté ses allégations à la connaissance du gouvernement irakien. Elles n’étaient peut-être pas du ressort du Président et  personne au sein de la direction irakienne ne les  a prises en compte ». Hussein a répliqué : « Ce dont on m’a parlé est qu’il y avait un prisonnier américain, pas un prisonnier, excusez-moi, mais un Américain. Je pense que c’était un officier. On m’a dit que son avion avait été abattu dans le désert occidental mais qu’il s’était parachuté et que les Américains le recherchaient.  Ils m’ont montré les documents et je leur ai commandé de faciliter la mission et conseillé de dire qu’ils étaient les bienvenus. Qu’ils aient l’information pour qu’ils ne disent pas que nous l’avons trafiquée. Qu’ils la gardent par devers eux. Quant aux gens à sa recherche, faites-les venir pour nous dire où est ce pilote, je veux dire, qu’ils fassent les recherches ».

Hussein ne se souvient pas du nom du pilote, même qu’il s’appelait Speicher (2). Il a dit aux officiels irakiens de permettre aux Américains d'effectuer les recherches. Il a aussi constaté que ces officiels les "ont aidé" à recueillir des renseignements sur l'endroit où il se trouvait.

Notes :

(1) L’Irak est un des pays fondateur des Nations unies.

(2) Le pilote Michael Scott Speicher a été abattu, le 17 janvier 1991, durant la première nuit de l’Opération Tempête du Désert. Pendant des années, les Etats-Unis ont accusé l’Irak de le détenir. Ses restes ont été retrouvés dans le désert par les Marines, en août 2009. Des bédouins l’avaient enterré.

Gilles Munier

Mardi 20 avril 2010                                                            

Baghdad Operation Center
27  février 2004  

Entretien conduit par George L. Piro
Rapport traduit de l’arabe en anglais par le FBI

Traduction en français : Xavière Jardez
Titres, sous-titres et notes : Gilles Munier

© X.Jardez et G. Munier – Traduction en français et notes

 G. Munier/X.Jardez - Traduction en français et notes
Publié le 20 avril 2010 avec l'aimable autorisation de Gilles Munier

Source : France Irak
http://www.france-irak-actualite.com/...

http://www.palestine-solidarite.org:80/dossier.Irak.Gilles_Munier.200410.htm


2-2 James Baker à Tarek Aziz : « Nous vous ferons retourner à l’ère pré-industriel »

Entretien FBI-Saddam Hussein n°12

Janvier1991 -

Saddam : « Nous désirions la paix » - La guerre a ses fortunes et déboires, telle est la volonté de Dieu - Saddam dit qu’il souscrivait à un document plus ancien que la Convention de Genève : le Coran

Sur France-Irak Actualité

COMPLET : http://www.france-irak-actualite.com/article-entretien-n-...


2-3 Le discours du président Mahmoud Ahmadinejad à la Conférence de l’examen du TNP  

 « L’AIEA a exercé davantage de pressions sur les membres qui ne détiennent pas d’armes, sous prétexte de la non prolifération.  », a rappelé le président iranien, lors de la Conférence de l’examen du TNP, à New York. « Les réunions de l’Assemblée sur la révision et l’examen du TNP comptent, indubitablement, parmi les plus importantes réunions de cette organe depuis sa fondation. », d’après Mahmoud Ahmadinejad.

« L’une des plus essentielles préoccupations de toute l’Histoire de l’Humanité a été, sans aucun doute, l’établissement d’une sécurité stable, car sans la sécurité, aucun des objectifs et des idéaux matériels et spirituels de l’Humanité ne peut être réalisé. Sans la sécurité stable, aucun progrès, ni développement, n’est envisageable. », a-t-il rappelé. « Aucun pays, ni peuple ou gouvernement ne peut se passer de la sécurité. » a ponctué Ahmadinejad.

« Bien qu’une grande partie des ressources des nations ait été dépensée pour la prétendue sauvegarde de la sécurité nationale, aucune signe témoignant de l’amélioration de la situation ou d’une diminution de l’ambiance de menace n’a été constaté. », a-t-il ajouté, rappelant que le stockage des bombes nucléaires, même sous le prétexte de la dissuasion, est une démarche très dangereuse qui déstabilise, en premier lieu, le pays qui abrite ces armes.

Le président iranien a, ensuite, évoqué l’usage de deux bombes atomiques, à Hiroshima et Nagasaki, et de bombes atomiques affaiblies, dans le sud de l’Irak. « La bombe atomique est donc, indique-t-il, un incendie qui ravage l’Humanité, non pas une arme de défense. »

« Se doter de la bombe nucléaire n’est, donc, pas une gloire ; c’est une action dégradante. », a dit Ahmadinejad, pour lequel, l’usage de bombes atomiques n’a aucun équivalent parmi les crimes commis, tout au long de l’Histoire de l’Humanité. « Ceux qui ont massacré des centaines de milliers de civils avec des bombes atomiques et qui ont incendié deux villes entières, sont considérés, aujourd’hui, comme les hommes les plus méprisables. Le Conseil de sécurité et l’ONU n’ont pas encore su établir une sécurité stable dans les relations internationales. », a-t-il rappelé.

Le président iranien a évoqué la politique qui aboutit à la suprématie de quelques gouvernements maximalistes et arrogants, ainsi que l’incompétence et le déséquilibre du TNP. « Les premières armes nucléaires ont été fabriquées et utilisées par les Etats-Unis ; ce qui a placé ce pays au premier rang des puissances mondiales. Cela a, pourtant, encouragé les autres à la course aux armements. Ahmadinejad a fait, ensuite, allusion à la politique de dissuasion, prétexte pour inciter les détenteurs d’armes nucléaires à proliférer et à stocker davantage d’armes atomiques. « D’après des rapports non officiels, plus de 20.000 ogives nucléaires existent dans le monde, dont la moitié est stockée dans les arsenaux des Etats-Unis. Parmi toutes ces armes, environ, 2.500 ogives sont stratégiques et visent des objectifs vitaux du monde. », a dit Ahmadinejad qui n’a pas manqué de rappeler l’instrumentalisation unilatérale par le Conseil de sécurité et l’AIEA. « Les détenteurs d’armes nucléaires, qui bénéficient de privilèges spéciaux, figurent parmi les plus hautes instances de décision de la sécurité du monde et de l’AIEA. » «  Tous les membres de l’AIEA qui ne détiennent pas d’armes nucléaires, n’ont jamais pu profiter de l’énergie nucléaire, à fins civiles, alors qu’ils ont le droit, dans le cadre de l’article 6 du TNP, d’en bénéficier et d’en profiter. Et cela, alors que le régime sioniste, qui n’est pas membre du TNP, dispose de 200 ogives nucléaires, et se trouve à l’origine de plusieurs guerres d’envergure, menaçant les autres peuples et nations de la région, et qu’il bénéficie, en outre, du soutien absolu des Etats-Unis, pour proliférer ses armes nucléaires.

http://french.irib.ir/index.php/commentaires/34541

03/05/2010

Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

n°483 - Les Dossiers 'Géopolitique et Stratégie' d'Irak - 08/05 - : Fin :-:Prix Nobel de la Paix : quand Oslo glorifie le mensonge et la guerre.

n°483  - Les  Dossiers 'Géopolitique et Stratégie' d'Irak - 08/05 - : Fin :-:Prix Nobel de la Paix : quand Oslo glorifie le mensonge et la guerre.


 

Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme,

 L’information est une arme au service de la paix

    Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les  Dossiers 'Géopolitique et Stratégie' d'Irak

n°483                             08/05/10

C.De Broeder      &       M.Lemaire



Le " Dossiers 'Géopolitique et stratégie' d'Irak " est visible  sur ...

a) sur mes blog : 

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b) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site de eva R-sistons:  no-war.over-blog.com

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Sommaire :

Tiré à part :

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion  Fin

1-4 Abdul Ilah Albayaty : En Irak, Obama a choisi la continuation de la criminelle ingénierie sociale.

1-5 Dave Lindorff : Mêmes délits, mêmes crimes.

2 Annexe

2-1 Entretien n°10 - FBI-Saddam Hussein

2-2 James Baker à Tarek Aziz : « Nous vous ferons retourner à l’ère pré-industriel »

2-3 Le discours du président Mahmoud Ahmadinejad à la Conférence de l’examen du TNP 

 



1-4 Abdul Ilah Albayaty : En Irak, Obama a choisi la continuation de la criminelle ingénierie sociale.

Seule une rupture du processus politique peut sauver l’Irak et son peuple écrit Abdul Ilah Al Bayaty.

Tous les observateurs (les Nations-Unies, les institutions internationales, les organisations, les mouvements et partis arabes et internationaux, les irakiens en dehors des cercles du pouvoir en place en Irak) pointent du doigt et ont même alerté la communauté internationale, les Nations-Unies, les membres de la Ligue Arabe, les mouvements internationaux et arabes, de la situation tragique et des conditions de vie des irakiens vivant sous l’occupation, de la diminution drastique de toutes chances de vivre une vie normale si les conditions que l’invasion américaine a créées sont maintenues, et si le gouvernement Al Maliki soutenu par les Etats-Unis (EU), les leaderships kurdes et les partis sectaires pro-iraniens maintiennent leurs politiques de répression généralisée, de corruption généralisée, de falsification d’événements et de mensonges généralisés comme justifications.

Le plan initial de destruction de l’Irak et de sa division en trois entités,en dépendant d' une alliance entre les séparatistes kurdes, les religieux iraniens fascistes et les activités clandestines des services secrets israéliens, était déjà un plan en lui-même de criminelle ingénierie sociale contraire à toutes les obligations d’une occupation sous les lois internationales. Dès lors que l’armée irakienne et avec elle les irakiens se sont engagés à résister à l’occupation, cette dernière et ses alliés se sont embourbés dans de désastreuses actions génocidaires désastreuses non seulement pour les irakiens mais aussi pour les EU, les pays voisins de l’Irak, l’économie internationale, les relations, normes et standards internationaux.

Ce qui s’appelle “processus politique” n'a pour but que d’achever cette division de l’Irak. Mais tous ceux qui connaissent la région savent depuis le début que le plan des EU de détruire l’identité arabo-musulmane de l’Irak et de le diviser en une entité chiite, une sunnite et une kurde ira directement à sa perte. En courant derrière ce mirage, les EU ont produit sept années de morts incessantes, de destructions et de terreur pour l’Irak et sept années d’échec à combattre les irakiens et leur Resistance: une véritable effusion de sang pour l’Irak et un gouffre financier pour les EU. Les Etats-Unis n’y ont gagné que la honte, une crise financière, les morts injustifiables de leurs enfants, une agression impardonnable, le déclin de leur image, et une méfiance généralisée de leurs valeurs et leurs politiques.

Oui, les EU ont réussi à détruire l’Irak. Mais réussir à reconstuire un nouvel Iraq divisé en trois entités semi autonomes, projet que les think-tanks étatsuniens ont créé pour eux-mêmes et pour Israël, relève de l’impossible. L’Irak est incassable. Les irakiens, leur identité et leur volonté ainsi que la réalité géopolitique de la région ne permettent aucune division de l’Irak. Après sept années d’échecs, au lieu de négocier avec la Résistance et les forces anti-occupation restées en dehors du processus politique américain pour établir la paix et les conditions d’un retrait de leurs forces armées et de rendre l’Irak aux irakiens afin qu’ils puissent reconstruire leur pays, leur société et leur vie, l'administration Obama a décidé de raviver le processus politique raté via des élections fausses.

Avec Obama, les EU- premiers responsables de la situation tragique en Irak — ont présenté les élections irakiennes comme le remède aux problèmes qu’elles ont créés et soutenus. En réalité, les règles qui dominent le processus politique, la répression, la mise au ban de tous les opposants, la déportation forcée de la plus grande partie de la classe moyenne en dehors de l’Irak ont réduit ces élections à une simple pièce de théatre qui reprduit le même processus politique raté afin que les EU puissent prolonger et assoir leur contrôle sur l’Irak et en meme temps s'exempter de leur responsabilité concernant la situation tragique de l'Irak. Réussir un jour d’élections n’a rien à voir avec les vies quotidiennes tourmentées des irakiens.

Pour les EU, les signatures du gouvernement Maliki sur l’accord du Statut des Forces (Status of Forces Agreement) et sur les contrats pétroliers les ont libérés de se préoccuper de qui gouverne, de comment il gouverne et dans quel but il gouvene. Comme tous ces accords sont légalement nuls et non avenus et malgré des déclarations toutes réthoriques sur le retrait des forces de combat américaines, les EU auront à leur disposition à l’intérieur même du processus politique ,processus dirigé par des voleurs, chefs de guerres et agents, des forces qui les assurent qu’aucune force d'opposition aux EU puisse exister sans etre éliminée immediatement par d'autres forces du processus politique ou directement par les EU ou par ses forces d'opérations spéciales . Les forces dans le processus politique sont toutes ouvertement encouragees à lutter l'une contre l'autre dés lors qu'elles ne s'opposent pas à l'occupation et ne soutiennent pas l’édification d’un état irakien unifié.

Rien n’est plus clair concernant cette stratégie que le discours de l’ambassadeur Hill à Washington. Tous les candidats aux dernières élections, Allawi inclus, étaient en accord. Leurs différences portent sur le partage du pouvoir et leur part du gâteau: l’Iran et ses agents refusent d’intégrer les sunnites dans la machine politique; les kurdes ne veulent pas que les arabes s’unifient afin d'intégrer Kirkuk dans leur region au nord; Allawi et beaucoup d’autres critiquent le sectarisme et le fascisme religieux mais ils ne sont pas hostiles à l’invasion ni à une débaathification douce ; Maliki veut rester premier ministre par des élections ou par la force. Apparemment les résultats des élections tronquées servent bien les plans étatsuniens. Le parlement sera aussi divisé qu’avant et le futur gouvernement sera aussi faible qu’avant.

Il y a au moins deux aspects qui pourraient mettre en danger et perturber ces plans complaisants pour les EU. Le premier : alors que les EU n’ont rien fait pour changer la situation tragique en Irak, laissant le sale boulot de la répression, la corruption et les mensonges à ses alliés locaux, ceux-ci refusent maintenant tout changement. Ils utilisent des moyens et subterfuges légaux et illégaux (assassinats, arrestations, déportations et terreur) pour que les pouvoirs puissent rester dans les mains de l’alliance entre les deux partis kurdes et de deux partis shiites. L'attentisme kurde, les interventions iraniennes, les violences sectaires et les menaces d’Al Maliki de ne pas reconnaitre les résultats des élections vont dans cette direction.

Le second danger aux plans étatsuniens est la position de la résistance populaire et des forces anti-occupation par rapport aux élections. Aucune de ces forces n’a présenté une liste ou des candidats officiels rendant ainsi les élections illégitimes. Ni le parti Baath, ni le Taa’sisee, ni l’association des Savants Musulmans en Irak ,ni la gauche anti-occupation n’ont participé mais ils ont laissé le choix de boycotter ou de voter à leurs partisans en fonction de la situation locale.

Si on analyse le nombre de votes par liste et par thème, on peut tout de suite voir que le projet de mouvement anti-occupation pour un Irak unifié a remporté le plus de succès et que donc il est la première force politique du pays:

Les votes à Kirkuk, Mosul, Diyala et Salaheddin prouvent que les plans kurdes d’expansion ne reçoivent pas l’aval de la population de ces départements. Les partis purement religieux, qui rêvent d’un état religieux, ont récolté moins de 2.5 millions de votes sur un total de 12 millions alors même que pendant sept ans ils ont utilisé le pouvoir pour leur propre bénéfice avec la bénédiction des EU. Ceux qui supportent la division de l’Irak en une entité shiite, une autre sunnite et une troisième kurde -c’est-à-dire le Iraqi National Accord (INA) et l’Alliance Kurde- n’ont pas réussi à récolter plus d’un cinquième de tous les votes eligibles. Il faut mentionner que les Sadristes — qui font parties de l’INA — se présentent comme refusant la division de l’Irak.

Le nombre de votants acceptant l’hégémonie iranienne sur l’Irak est très faible. L’INA, qui est le principal allié des EU, a remporté autour de 2.095.000 votes sur les 18 millions éligibles et sur les 12 millions votants. On pourrait rajouter la moitié de la liste de Maliki si elle se désintègre. Maliki, une création américaine, se présente lui-même comme étant contre l’hégémonie iranienne. On verra ce qu’il en sera lorsqu’il ne sera plus au pouvoir.

La situation fait que l’Irak se retrouve à un croisement crucial. Une des possibilités est que les irakiens revivent encore quatre années sanglantes après ces dernières sept années de bain de sang. La seconde possibilité est qu’en respectant la volonté des irakiens, ils puissent enfin se reposer, vivre en sécurité et commencer à construire un état séculier et à nouveau unifié. Les votes ont prouvé qu’aucun salut ne viendra du processus politique actuel et que : la Résistance armée -laquelle est l’armée irakienne légale-, plus ceux qui ont boycotté les élections, ceux qui ont voté pour Allawi et pour les autres listes désirant un changement et un Etat séculier, les réfugiés- dont la plupart sont de la classe moyenne-, les kurdes non-séparatistes qui sont en dehors des partis gouvernants, les turkmènes, les pauvres qui ont voté pour les Sadristes, les chrétiens, les yazidis, les intellectuels honnetes, tous représentent un public pour qu’un gouvernement du salut se crée, gouvernement qui pourrait reconstruire un Irak démocratique, indépendant et unifié. C’est le devoir des Nations-Unies, de la Ligue Arabe, des pays voisins de l’Irak et des irakiens progressistes de travailler à permettre la naissance de ce gouvernement.

A partir du moment où les irakiens se battent pour la paix, la stabilité et la démocratie -en résistant et en cherchant un moyen pour reconstruire leur Etat souverain basé sur l’égalité des citoyens- ils défendent aussi les intérêts des pays voisins, Iran inclus, du monde arabe, de tous les peuples, de tous les pays et de toutes les forces qui veulent une fin aux guerres, à la violence, aux relations basées sur la force, l’exploitation et l’hégémonie de l’Occident dans les affaires internationales dont la première victime se trouve toujours être le Tiers-Monde. L’Irak est au premier rang de la lutte pour un monde meilleur.

25 avril 2010

Abdul Ilah Albayaty est un analyste politique irakien et membre du Comité Exécutif du BRussells Tribunal .

http://irakiennes.blogspot.com/2010/04/en-irak-obama-choisi-la-continuation-de.html


1-5 Dave Lindorff : Mêmes délits, mêmes crimes.

Plaidoyer pour la destitution de Barack Obama 

En 2005-2006, j’ai écrit un livre « The Case for Impeachement » (« plaidoyer pour une destitution » – NdT) dans lequel j’ai présenté des arguments en faveur d’une destitution du Président George W. Bush et du Vice-président Dick Cheney, ainsi que d’autres hauts responsables de l’administration Bush/Cheney tels que Condoleezza Rice, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld et le ministre de la Justice Alberto Gonzales, pour crimes de guerres et violation de la constitution des Etats-Unis.

A présent, lorsque je mentionne le titre du livre, parfois certains me demandent, sur le ton de la plaisanterie, si je me réfère au président actuel, Barack Obama.

C’est triste à dire, mais le temps est venu, à peine 14 mois après l’entrée en fonctions du nouveau président, de répondre que oui, ce président, et certains de ses subordonnés, sont coupables eux aussi de crimes de guerre – dont beaucoup sont les mêmes que ceux commis par Bush et Cheney - pouvant mener à une destitution.

Commençons par la guerre en Afghanistan, qu’Obama a personnellement pris en charge par une escalade qui verra le nombre de soldats US dans ce pays (sans compter les mercenaires embauchés par le Pentagone) s’élever à 100.000 d’ici le mois d’Août prochain.

Ce président a autorisé l’emploi de drones Predator (avions sans pilotes) pour mener une campagne de bombardements contre le Pakistan ce qui a pour effet d’étendre illégalement la guerre en Afghanistan vers un autre pays sans l’autorisation du Congrès. Ces avions sans pilotes sont connus pour tuer beaucoup plus de passants innocents que d’ennemis, ce qui rend leur emploi comme armes fondamentalement illégal. De plus, cette vague d’attaques contre le Pakistan constitue une guerre d’agression contre un pays tiers, si le mot « guerre » a encore un sens, et par conséquence une violation de la Charte des Nations Unies. L’acte de déclencher une guerre d’agression contre un pays qui ne représente aucune menace imminente pour l’agresseur est considéré par la Charte et la Charte du Tribunal de Nuremberg comme le plus grave de tous les crimes de guerre.

Le président, en tant que commandant en Chef, en collusion avec le ministre de la justice Eric Holder, à bloqué toute poursuite contre ceux qui ont autorisé et appliqué la torture contre des prisonniers pendant la guerre en Irak, la guerre en Afghanistan et aussi la soi-disant guerre contre le terrorisme – notamment le juge de la Cour d’Appel Jay Baybee et le professeur de droit à l’université de Berkeley John Woo qui, comme avocats du ministère de la Justice, ont rédigé les memos qui justifiaient l’usage de la torture – et qui permettent encore aujourd’hui la poursuite de telles pratiques contre les prisonniers. Tout ceci constitue une violation claire des Conventions de Genève qui font partie intégrante, de par les traités signés, de la Constitution des Etats-Unis. Selon ces traités, les responsables dans la chaîne de commande qui permettent ou s’abstiennent de punir les auteurs de torture se rendent eux-mêmes coupables de torture.

En tant que Commandant en Chef, le Président Obama a aussi supervisé une stratégie en Afghanistan qui consiste à étendre les attaques contres les civils. Comme en Irak sous l’administration Bush, la phase actuelle de la guerre en Afghanistan provoque plus de morts parmi les civils que parmi les combattants ennemis, à cause de l’emploi d’armes telles que des hélicoptères dotés de canons, des bombardements aériens, des bombes à fragmentation, etc, ainsi que le recours à des tactiques de raids nocturnes contre des zones habitées censées abriter des insurgés – des raids qui se soldent fréquemment par la mort de nombreux hommes, femmes et enfants innocents. Il est significatif de constater que la récente exécution de sang froid de 9 étudiants, âgés entre 11 et 18 ans, par des forces dirigées par les Etats-Unis n’a donné lieu à aucune poursuite ni enquête. Au contraire, l’affaire est étouffée et ignorée, avec l’évident accord de la Maison Blanche et des chefs du Pentagone.

De plus, il est largement admis que le Général Stanley McChrystal, qui a dirigé une opération à grande échelle d’escadrons de la mort en Irak avant d’être nommé à son poste actuel, est actuellement en train de diriger une campagne similaire d’assassinats en Afghanistan – une campagne qui rappelle le sinistre Programme Phénix dans les années 60 au Vietnam – qui se solde par de nombreux morts chez les Afghans innocents.

En politique intérieure, le président a autorisé la poursuite des détentions sans procès de centaines de prisonniers à Guantanamo et dans d’autres prisons, dont la base aérienne de Bagram en Afghanistan. Son directeur à la Sécurité Nationale a même déclaré que la politique de l’administration actuelle était que les citoyens américains qui seraient considérés par le gouvernement d’être des combattants ennemis ou des terroristes pourraient faire l’objet d’exécutions extra-judiciaires. Des crimes d’état officiellement assumés constituent une violation flagrante de la Constitution qui précise clairement que chaque Américain bénéficie de la présomption d’innocence et du droit à un procès équitable.

Le président a aussi poursuivi, et d’une certaine façon même renforcé, le programme de Bush/Cheney d’espionnage sans mandat des communications électroniques de millions d’Américains par l’Agence de Sécurité Nationale (NSA). Une partie de ce programme, la surveillance d’une organisation caritative islamique vient d’être déclarée illégale par un juge fédéral dans une affaire qui l’opposait à l’administration Bush/Cheney, mais que la présente administration persistait à défendre. Il n’est pas encore connu si l’administration Obama décidera de faire appel de ce jugement. Alors que l’affaire en question ne constitue pas un crime de la part de l’administration Obama, il est cependant clair qu’elle représente la pointe d’un gigantesque iceberg d’espionnage intérieur, et le fait que l’administration déploie autant d’efforts pour clore ce procès ou le gagner indique qu’il ne s’agit pas d’un cas isolé et que la NSA agit ainsi à une très grande échelle. En fait, si cette affaire a atterri un jour devant un tribunal, c’est uniquement parce qu’un rapport qui décrivait les détails de la surveillance avait été envoyé par erreur par courrier électronique aux victimes de la surveillance.

Et pendant que nous y sommes, je voudrais dire aussi qu’il y a suffisamment d’éléments pour destituer le secrétaire au Trésor Timothy Geither qui, lorsqu’il dirigeait la Réserve Fédérale de New York, parait avoir été complice d’une tentative pour étouffer la fraude massive de Lehman Brothers, puis en tant que secrétaire au Trésor, a participé à la plus grande distribution d’argent des contribuables à plusieurs des plus grandes banques du pays.

L’énumération des violations de la Constitution et des crimes commis montrent que ce président, comme son prédécesseur, et pratiquement depuis son premier jour de mandat, perpétue les actions criminelles et anticonstitutionnelles qui menacent l’existence même d’un gouvernement constitutionnel aux Etats-Unis.

En termes simples : le Président Barack Obama, et son ministre de la Justice Eric Holder, son ministre de la Défense Robert Gates, son ministre de l’Economie Geithner, devraient être destitués pour crimes de guerre et crimes contre la Constitution.

Bien sûr, après avoir assisté pendant deux ans à un Congrès Démocrate faillir sans honte à son devoir de lancer une procédure de destitution contre le Président Bush et le Vice-président Cheney ainsi que leurs subordonnés criminels, je ne me fais aucune illusion quant à la destitution du président actuel.

Cela dit, je crois qu’il est important de faire savoir publiquement que ce président, comme son prédécesseur, mérite la destitution pour de graves délits et crimes.

Dave Lindorff

ARTICLE ORIGINAL
http://www.counterpunch.org/lindorf...

4 avril 2010

Traduction - dans l’expression "premier président noir des Etats-Unis", les seuls mots qui comptent sont "président " et "Etats-Unis" - par VD pour Le Grand Soir

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Plaidoyer-pour-la-destitution-de-Barack-Obama.html



2 Annexe

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

2-1 Entretien n°10 - FBI-Saddam Hussein
.Gilles Munier

Koweït - 1991
« C’était la guerre… »,   dit Saddam Hussein  

Saddam Hussein (Détenu de Haute Valeur n°1) a été interviewé le 27 février 2004 dans un bâtiment de détention militaire à l’Aéroport International de Bagdad (AIB), Bagdad, Irak. Hussein a fourni les informations suivantes :

Hussein a été informé que cette session serait la suite de la précédente sur l’invasion du Koweit. La conversation commencera par une discussion de la Résolution 662 des Nations unies qui ne reconnaissait pas l’annexion du Koweït par l’Irak.

Sur la réaction du gouvernement irakien face à cette résolution, Hussein a dit : « il ne s’est rien passé ». Selon Hussein, quand les Etats-Unis ont décidé d’attaquer l’Irak, l’annexion du Koweït était la seule solution. Il n’y avait, alors, aucune autre solution politique. Il a rappelé ce qu’il avait expliqué auparavant, à savoir que les soldats irakiens ne se seraient pas vraiment battus ou « ne se  seraient pas occupés du Koweït » si ce dernier n’avait pas été annexé. Les agissements des Etats-Unis « nous ont forcé la main ».

La qualité de membre de l’ONU de l’Irak aurait dû empêcher l’invasion

Quand il lui fut remarqué que la Résolution 662 avait été passée en août 1990, bien avant l’action des forces US ou de la coalition, Hussein a déclaré que les forces militaires rassemblées contre l’Irak étaient déjà en Arabie Saoudite. Cela, s’ajoutant à d’autres décisions et annonces par les Etats-Unis, indiquait un prélude à l’attaque de l’Irak par les Etats-Unis.

Hussein a noté que, pendant huit ans, les Nations unies ont semblé « observer » de loin la guerre Iran-Irak sans sembler concernées. C’est seulement vers la fin du conflit, quand l’Irak eut défait les forces iraniennes que les Nations unies ont proposé un accord de cessez-le-feu. Quelques-uns des pays les plus importants désiraient voir l’Iran et l’Irak « vidés de leur force ». Les Nations unies « s’ingéraient » partout. Il pense que la qualité de membre de l’ONU de l’Irak aurait dû empêcher l’invasion de 1991 et la  présente occupation du pays (1).

Hussein a demandé si des efforts légitimes avaient été faits par les Nations unies ou des pays particuliers pour prévenir le conflit avec le Koweït ou pour fixer un terme au retrait après l’invasion. Il a réfuté qu’il y ait eu une telle initiative. Hussein a déclaré que l’Union soviétique avait proposé un plan de retrait que l’Irak avait accepté. Cependant, les Nations unies ont rejeté cette proposition. L’Egypte, selon Hussein, « n’a rien fait ».

Pourquoi les Nations unies n'attaquent-ils Israël ?

L’initiative d’un plan de retrait du Koweït est venue de l’Irak. Le 12 août 1990, l’Irak a proposé une solution « pour tout le monde dans la région ». Ce plan incluait l’application des précédentes décisions de l’ONU sur les terres occupées par Israël. Hussein a demandé pourquoi les Nations unies n’ont pas attaqué Israël pour n’avoir pas respecté ses résolutions. Hussein a observé que les « manquements » d’Israël sont ignorés par les Nations unies, ce qui n’est pas le cas pour l’Irak où elles se sentent toujours concernées.

Pas d’atrocités au Koweït

Au cours de l’occupation du Koweït par l’Irak, Hussein a nié savoir que des atrocités avaient été commises par les militaires irakiens qui incluaient outre des peines, mais aussi, par exemple l’exécution de Koweitiens qui priaient sur le toit de leur maison, qui refusaient de suspendre des portraits de Hussein, qui accrochaient des portraits de l’ancienne famille royale ou qui écrivaient des graffiti anti-irakiens. « C’est la première fois que j’entends cela » a-t-il dit.  Il ne croit pas que, parmi ces offenses punissables, deux d’entre elles aient pu être qualifiées de crimes : d’abord, le gouvernement irakien n’oblige pas les Irakiens à exhiber des portraits de Hussein et donc, il ne pouvait pas forcer les Koweitiens à le faire. En Irak, les citoyens choisissent de plein gré d’afficher des portraits de Hussein chez eux. Deuxièmement, il n’était interdit ni aux Irakiens, ni aux Koweitiens de prier là où ils le voulaient, encore moins sur leur toit. Ces offenses prétendument punissables « doivent peser sur la conscience de leur auteur » et ce dernier est un menteur.

Hussein a reconnu deux peut-être trois incidents où des soldats irakiens avaient été exécutés au Koweït. L’un concerne un soldat qui avait cambriolé et l’autre, un Lieutenant-Colonel irakien qui avait agressé une femme au Koweit. Son corps est resté exposé au public pendant 48 heures pour que tous les officiers et soldats irakiens le voient et pour que le règlement soit respecté. Quant au troisième, il ne se souvient pas des détails.

Hussein dément connaître le nombre de Koweitiens, militaires ou civils, tués au cours des combats ou au cours des dites atrocités. Hussein a dit : « C’était la guerre ». Il a ajouté que l’Irak est un pays du tiers monde, signataire de la Convention de Genève. Les Etats-Unis sont un pays évolué qui, à tout le moins, ne devrait pas commettre  les mêmes fautes qu’un pays du tiers monde. Il a mis en doute les statistiques sur le nombre d’Irakiens tués, les violences commises contre eux,  ou les prisonniers irakiens torturés par les forces américaines.

Les Irakiens n’ont pas mis le feu aux puits de pétrole

Sur la mise à feu des puits de pétrole au Koweït lors du repli des forces irakiennes et le désastre ultérieur sur l’environnement, le pire de toute l’histoire, Hussein a demandé : « Plus que Chernobyl ? ». Il a demandé à connaître le nombre de personnes mortes au Koweït à cause des fumées des feux. Hussein a démenti que les forces militaires irakiennes aient mis le feu aux puits. Il a reconnu que les militaires irakiens ont brûlé du « pétrole dans les tranchées » lors de leur retrait. La fumée brouillait le repérage des cibles pour les avions  de la coalition et réduisait le nombre de morts militaires. Il a reconnu qu’on lui avait dit que « quelques » puits avaient brûlé. Il a déclaré que, même si on lui  montrait des photos ou des vidéos de ces événements, il ne croirait pas que les forces irakiennes aient commis de tels actes. Il a maintenu qu’il est facile de manipuler et  fabriquer ce type de produit médiatique.  Pour lui, ce ne serait pas un crime si les militaires irakiens avaient  brûlé du pétrole pour éviter une attaque aérienne. Si cela était arrivé, c’eut été l’acte d’une personne désespérée  qui, pour se défendre, ne disposait d’aucune arme. Quand on lui a demandé si on lui avait apporté la preuve que les 150 feux de puits au Koweit avaient été un acte de sabotage des militaires irakiens et non un acte de défense, Hussein a déclaré qu’il fournirait une réponse en son temps.

Sur les exécutions de soldats irakiens, précédemment discutées, Hussein a déclaré qu’il en avait été informé verbalement ou par écrit. De toute évidence, un procès avait eu lieu avant l’exécution. Sans cette réaction immédiate, certes dure, d’autres crimes, des centaines peut-être auraient été enregistrés au Koweït.

Ali Hassan al-Majid, principal officiel irakien au Koweït

Husssein a déclaré qu’Ali Hassan al-Majid était membre du CCR (Conseil du Commandement de la Révolution) lors de l’occupation du Koweit. Son rôle a été « d’arranger et de tout organiser au Koweit ». La décision de donner autorité à Al-Majid a été prise lors d’une réunion officielle du CCR. Al-Majid était le principal officiel irakien au Koweït.

Sur les autres fonctionnaires irakiens nommés au Koweït,  ceux-ci étaient nombreux, de l’agent de circulation aux hauts responsables du gouvernement. Hussein dit ne pas avoir d’informations additionnelles sur les autres personnes ayant exercé des responsabilités au Koweït et n’a fourni aucun autre nom d’officiels irakiens au Koweït. Hussein a ajouté que le gouvernement irakien avait essayé de fournir tous les services aux Koweitiens, particulièrement les services indispensables comme l’eau, l’électricité.

Sur l’émergence d’une résistance koweitienne au cours de l’occupation irakienne et les efforts des Services secrets  irakiens (SSI) pour l’endiguer, Hussein a déclaré : « je n’ai aucune réponse à cela ». A la question réitérée, il a répondu qu’il avait donné sa réponse et « qu’il n’était pas quelqu’un qui « balance » ses amis ».  

« Je ne suis pas l’ex-Président. Je suis toujours le Président de l’Irak »

On a demandé à Hussein quelle était, en tant qu’ex-président de l’Irak, sa politique en matière de traitement de prisonniers de guerre. « Je ne suis pas l’ex-Président. Je suis toujours le Président de l’Irak ». Il a ajouté qu’il respectait encore la volonté du peuple (son soutien, puisqu’il était leur président). L’Irak respecte la Convention de Genève et  qu’il avait demandé à d’autres d’en faire autant. Hussein a ajouté que, dans ses discours, il demandait toujours à chaque soldat de la respecter, de se souvenir des « principes religieux » et de s’y tenir.

Hussein a démenti avoir donné des ordres pour maltraiter, malmener ou torturer les prisonniers militaires US. Selon Hussein, une telle déclaration aurait sali sa réputation aux yeux du peuple et était donc inacceptable. D’autres ont peut-être dit qu’Hussein avait pris de tels ordres pour s’absoudre de toute responsabilité. S’ils  affirment de telles choses, il dit qu’il en accepterait la responsabilité de ces accusations, en tant que commandant, aussi longtemps qu’un tel aveu ne le déshonorera pas. Hussein a déclaré qu’il n’aurait pas donné de tels ordres à cause des enseignements de la religion. Hussein a cité un proverbe qui dit « Il y a un puits au Paradis. Celui qui nourrit  un orphelin ou  un prisonnier boira de l’eau de ce puits ». Il a déclaré que la preuve des ses croyances se trouve dans ses discours alors que, précédemment, il avait assuré que ce qui importait  ce sont les actes non les mots. Il a alors observé que ses discours en tant que Président sont importants.

A propos des informations, dignes de confiance, selon lesquelles l’Irak a expédié les dirigeants koweitiens hors du pays,  prétendument avec l’assentiment des citoyens koweitiens, pour qu’ensuite le peuple koweitien les acclame à leur retour, Hussein a été d’avis que les dirigeants (koweitiens) qui avaient accueilli l’occupation étrangère (des Etats-Unis) de leur pays, devaient être expulsés par la force. Selon Hussein, les dirigeants koweitiens ne venaient pas du " peuple" . Au contraire, il avait été mis là, à l'origine, par les Britanniques. Il a ajouté qu'il connaissait le sentiment des citoyens koweitiens avant l'invasion et après l'occupation des forces irakiennes. Si, après l'occupation de l'Irak, les Koweitiens avaient réclamé leurs anciens dirigeants, a déclaré Hussein, il aurait respecté leur décision.

Hussein a redit sa croyance, comme exprimé dans un entretien précédent, que quiconque « conspire contre un frère » doit être chassé (dans ce cas, le Koweït). Sur la tradition ou l’entendement que les pays arabes ne doivent pas prendre les armes les uns contre les autres, Hussein a déclaré qu’il y croyait et qu’il l’avait affirmé publiquement dans ses discours bien avant l’invasion du Koweït. D’autres pays arabes, et le Koweit en particulier, ont refusé d’obéir à ce principe. L’Arabie saoudite a confisqué des territoires au Yemen, la Syrie continue d’occuper des territoires au Liban, l’Egypte a pris des territoires au Soudan et s’est comportée de manière agressive envers la Libye.

Les recherches d’un pilote américain abattu au-dessus de l’Irak ont été facilitées

Revenant sur le sujet des prisonniers de guerre américains, Hussein a de nouveau nié avoir connaissance de tortures ou de mauvais traitements comme le montrent les documents médicaux fournis  après leur rapatriement. Hussein a demandé si ces résultats ont été obtenus par les Américains ou un organisme d’enquête indépendant. Il a rappelé qu’aucun mauvais traitement n’était tolérable qu’il s’agisse d’un citoyen irakien ou de citoyens de pays-tiers. Il dément que ces mauvais traitements ou tortures aient fait l’objet d’une information à la direction irakienne.

Dans le contexte de la discussion sur les accusations de mauvais traitements des prisonniers de guerre US, l’interviewer a fait remarquer que : « Le gouvernement US, l’ONU et la Croix-Rouge ont porté ses allégations à la connaissance du gouvernement irakien. Elles n’étaient peut-être pas du ressort du Président et  personne au sein de la direction irakienne ne les  a prises en compte ». Hussein a répliqué : « Ce dont on m’a parlé est qu’il y avait un prisonnier américain, pas un prisonnier, excusez-moi, mais un Américain. Je pense que c’était un officier. On m’a dit que son avion avait été abattu dans le désert occidental mais qu’il s’était parachuté et que les Américains le recherchaient.  Ils m’ont montré les documents et je leur ai commandé de faciliter la mission et conseillé de dire qu’ils étaient les bienvenus. Qu’ils aient l’information pour qu’ils ne disent pas que nous l’avons trafiquée. Qu’ils la gardent par devers eux. Quant aux gens à sa recherche, faites-les venir pour nous dire où est ce pilote, je veux dire, qu’ils fassent les recherches ».

Hussein ne se souvient pas du nom du pilote, même qu’il s’appelait Speicher (2). Il a dit aux officiels irakiens de permettre aux Américains d'effectuer les recherches. Il a aussi constaté que ces officiels les "ont aidé" à recueillir des renseignements sur l'endroit où il se trouvait.

Notes :

(1) L’Irak est un des pays fondateur des Nations unies.

(2) Le pilote Michael Scott Speicher a été abattu, le 17 janvier 1991, durant la première nuit de l’Opération Tempête du Désert. Pendant des années, les Etats-Unis ont accusé l’Irak de le détenir. Ses restes ont été retrouvés dans le désert par les Marines, en août 2009. Des bédouins l’avaient enterré.

Gilles Munier

Mardi 20 avril 2010                                                            

Baghdad Operation Center
27  février 2004  

Entretien conduit par George L. Piro
Rapport traduit de l’arabe en anglais par le FBI

Traduction en français : Xavière Jardez
Titres, sous-titres et notes : Gilles Munier

© X.Jardez et G. Munier – Traduction en français et notes

 G. Munier/X.Jardez - Traduction en français et notes
Publié le 20 avril 2010 avec l'aimable autorisation de Gilles Munier

Source : France Irak
http://www.france-irak-actualite.com/...

http://www.palestine-solidarite.org:80/dossier.Irak.Gilles_Munier.200410.htm


2-2 James Baker à Tarek Aziz : « Nous vous ferons retourner à l’ère pré-industriel »

Entretien FBI-Saddam Hussein n°12

Janvier1991 -

Saddam : « Nous désirions la paix » - La guerre a ses fortunes et déboires, telle est la volonté de Dieu - Saddam dit qu’il souscrivait à un document plus ancien que la Convention de Genève : le Coran

Sur France-Irak Actualité

COMPLET : http://www.france-irak-actualite.com/article-entretien-n-...


2-3 Le discours du président Mahmoud Ahmadinejad à la Conférence de l’examen du TNP  

 « L’AIEA a exercé davantage de pressions sur les membres qui ne détiennent pas d’armes, sous prétexte de la non prolifération.  », a rappelé le président iranien, lors de la Conférence de l’examen du TNP, à New York. « Les réunions de l’Assemblée sur la révision et l’examen du TNP comptent, indubitablement, parmi les plus importantes réunions de cette organe depuis sa fondation. », d’après Mahmoud Ahmadinejad.

« L’une des plus essentielles préoccupations de toute l’Histoire de l’Humanité a été, sans aucun doute, l’établissement d’une sécurité stable, car sans la sécurité, aucun des objectifs et des idéaux matériels et spirituels de l’Humanité ne peut être réalisé. Sans la sécurité stable, aucun progrès, ni développement, n’est envisageable. », a-t-il rappelé. « Aucun pays, ni peuple ou gouvernement ne peut se passer de la sécurité. » a ponctué Ahmadinejad.

« Bien qu’une grande partie des ressources des nations ait été dépensée pour la prétendue sauvegarde de la sécurité nationale, aucune signe témoignant de l’amélioration de la situation ou d’une diminution de l’ambiance de menace n’a été constaté. », a-t-il ajouté, rappelant que le stockage des bombes nucléaires, même sous le prétexte de la dissuasion, est une démarche très dangereuse qui déstabilise, en premier lieu, le pays qui abrite ces armes.

Le président iranien a, ensuite, évoqué l’usage de deux bombes atomiques, à Hiroshima et Nagasaki, et de bombes atomiques affaiblies, dans le sud de l’Irak. « La bombe atomique est donc, indique-t-il, un incendie qui ravage l’Humanité, non pas une arme de défense. »

« Se doter de la bombe nucléaire n’est, donc, pas une gloire ; c’est une action dégradante. », a dit Ahmadinejad, pour lequel, l’usage de bombes atomiques n’a aucun équivalent parmi les crimes commis, tout au long de l’Histoire de l’Humanité. « Ceux qui ont massacré des centaines de milliers de civils avec des bombes atomiques et qui ont incendié deux villes entières, sont considérés, aujourd’hui, comme les hommes les plus méprisables. Le Conseil de sécurité et l’ONU n’ont pas encore su établir une sécurité stable dans les relations internationales. », a-t-il rappelé.

Le président iranien a évoqué la politique qui aboutit à la suprématie de quelques gouvernements maximalistes et arrogants, ainsi que l’incompétence et le déséquilibre du TNP. « Les premières armes nucléaires ont été fabriquées et utilisées par les Etats-Unis ; ce qui a placé ce pays au premier rang des puissances mondiales. Cela a, pourtant, encouragé les autres à la course aux armements. Ahmadinejad a fait, ensuite, allusion à la politique de dissuasion, prétexte pour inciter les détenteurs d’armes nucléaires à proliférer et à stocker davantage d’armes atomiques. « D’après des rapports non officiels, plus de 20.000 ogives nucléaires existent dans le monde, dont la moitié est stockée dans les arsenaux des Etats-Unis. Parmi toutes ces armes, environ, 2.500 ogives sont stratégiques et visent des objectifs vitaux du monde. », a dit Ahmadinejad qui n’a pas manqué de rappeler l’instrumentalisation unilatérale par le Conseil de sécurité et l’AIEA. « Les détenteurs d’armes nucléaires, qui bénéficient de privilèges spéciaux, figurent parmi les plus hautes instances de décision de la sécurité du monde et de l’AIEA. » «  Tous les membres de l’AIEA qui ne détiennent pas d’armes nucléaires, n’ont jamais pu profiter de l’énergie nucléaire, à fins civiles, alors qu’ils ont le droit, dans le cadre de l’article 6 du TNP, d’en bénéficier et d’en profiter. Et cela, alors que le régime sioniste, qui n’est pas membre du TNP, dispose de 200 ogives nucléaires, et se trouve à l’origine de plusieurs guerres d’envergure, menaçant les autres peuples et nations de la région, et qu’il bénéficie, en outre, du soutien absolu des Etats-Unis, pour proliférer ses armes nucléaires.

http://french.irib.ir/index.php/commentaires/34541

03/05/2010

Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

09/05/2010

n° 482 - Les Dossiers d'Irak - 09/05/10 -: Début : - :Tom Hayden : l’Administration US prévoit de rester en guerre pour les 80 prochaines années.

n° 482  - Les Dossiers d'Irak - 09/05/10 -: Début : - :Tom Hayden : l’Administration US prévoit de rester en guerre pour les 80 prochaines années.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les Dossiers d'Irak

n° 482                                                           09/05/10

C.De Broeder & M.Lemaire



 


Le " Journal d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur mes blog : 

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b) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site de eva R-sistons:  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 


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Sommaire :  

Dossier & Point de vue.

1-1 L’invasion de l’Irak fut planifiée avant le 11 Septembre.

1-2 “Les guerres de Bush pour le pétrole”.

Suite

1-3 Chris Hedges : Tout le monde s’en fiche.

1-4 Tom Hayden : l’Administration US prévoit de rester en guerre pour les 80 prochaines années.

1-5 Les Etats-Unis : une vraie menace pour la paix et la sécurité internationales.  

1-6 Maud Vallereau : Prison secrète à Bagdad: le rapport qui accable.

1-7 eva R-sistons : Urbicide, sociocide, mnémocide: Les dernières trouvailles de l'Occident assassin.

1-8 Des entreprises européennes prennent part au commerce mondial de matériel le plus souvent utilisé pour commettre des tortures ou d'autres formes de mauvais traitements.

1-9 Les banques continuent d’investir dans les armes à sous-munitions.

1-10 L'invalidation de l'élection de plusieurs députés plonge l'Irak dans la crise.

Fin

2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

2-1 K. Selim : Les pilotes de l'hélicoptère Apache expriment leur impatience à faire usage de leurs armes .

2-2 Elise Barthet : Deux hélicoptères Apache de l'armée américaine survolent Bagdad. Un groupe d'hommes marche dans une rue déserte...

2-3 Hans-Christof von SPONECK : Lettre à un Irakien inconnu.

2-4 William Blum : Les Etats-Unis prennent le problème des bébés à trois têtes très au sérieux.  


Avant propos

·                    Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- pour désigner les résistants qui osent leur résister...


Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

1-1 L’invasion de l’Irak fut planifiée avant le 11 Septembre.

En complément d’article, voici un bref historique publié sur Alexander’s Gas & Oil Connections, sur les raisons de la guerre des États-Unis en l’Afghanistan :

04-08-08 Question : sur la remarque d’Ahmadi-Nejad disant que les États-Unis ont utilisé le prétexte des attentats du 11 Septembre pour attaquer l’Afghanistan et l’Irak :

Sean McCormack, porte-parole du département d’Etat américain répond : “Eh bien, je n’ai pas lu tous ses commentaires, mais pour le prétexte, nous sommes allés en Afghanistan, car c’est de là que l’attentat est parti.

11 octobre 1996 : les pipelines sont la clé de  “L’une des grandes valeurs du 21e siècle”
Le
Daily Telegraph publie un article intéressant sur la politique des pipelines en Afghanistan.
Derrière les affrontements tribaux qui ont profondément affecté l’Afghanistan se trouve l’une des grandes valeurs du 21ème siècle, les fabuleuses réserves d’énergie de l’Asie centrale…

“Les dépôts sont énormes”, a déclaré un diplomate de la région. “Le Kazakhstan à lui seul pourrait contenir plus de pétrole que l’Arabie saoudite. Le Turkménistan est déjà connu pour ses réserves de gaz classées au cinquième rang mondial.” [Daily Telegraph, 10/11/1996]

4 décembre 1997 : des représentants des taliban visitent Unocal au Texas
Les représentants des taliban sont invités au siège d’Unocal au Texas pour négocier leur soutien pour les pipelines. A l’époque, George W. Bush, le futur président, était gouverneur du Texas.

Les taliban semblent consentir à un accord de deux milliards de dollars pour les pipelines, mais ils ne feront affaire que si les États-Unis reconnaissent officiellement le régime taliban. Les taliban rencontrent des officiels des États-Unis. Selon le Daily Telegraph, “Le gouvernement américain, qui par le passé avait qualifié la politique des taliban contre les femmes et les enfants de méprisable, semble désireux de plaire aux fondamentalistes pour décrocher le contrat lucratif des pipelines.

Selon un correspondant de la BBC régionale : “La proposition de construire un gazoduc à travers l’Afghanistan fait partie d’une course à l’international pour profiter du développement des ressources de la mer Caspienne riche en énergie.” [BBC, 12/4/1997; Daily Telegraph, 12/14/1997]
On a affirmé que les taliban ont rencontré des responsables d’Enron au Texas (conf. 1996-11 septembre 2001).  A l’époque,  Enron, basé au Texas, avait des intérêts financiers importants dans les pipelines (conf.  24 Juin 1996).

Les taliban ont également rendu visite à l’universitaire Thomas Gouttierre, de l’université du Nébraska et consultant pour Unocal, qui a également été rétribué par la CIA pour son travail en Afghanistan (conf. 1984-1994 et décembre 1997). Gouttierre les a emmenés visiter le Mont Rushmore. [Dreyfuss 2005, pp. 328-329]

12 février 1998 : Le Vice président d’Unocal préconise les pipelines afghans devant le Congrès
Le Vice-président d’Unocal, John J. Maresca – devenu plus tard ambassadeur spécial en Afghanistan – témoigne devant la Chambre des représentants que, jusqu’à ce qu’un gouvernement unique, unifié, favorable soit mis en place en Afghanistan, le pipeline trans-afghan ne sera pas construit.
Selon lui, un pipeline à travers l’Afghanistan permettrait de produire dans le bassin de la Caspienne 20% de tout le pétrole hors OPEP dans le monde d’ici 2010. [Congrès américain, 12/2/1998]

Mi-avril 1998Les officiels américains rencontrent les taliban; promouvoir les pipelines afghans.
Bill Richardson, ambassadeur américain à l’ONU, rencontre les responsables des taliban à Kaboul. (Toutes ces réunions sont illégales, car les Etats-Unis reconnaissent toujours officiellement le gouvernement que les talibans ont chassé, comme étant le dirigeant légitime de l’Afghanistan.)
Des responsables américains en poste désignent le projet sur le pétrole et les gazoducs comme  “
une fabuleuse opportunité” et sont particulièrement motivés par la perspective “de contourner l’Iran, ce qui offre une autre voie pour les pipelines.” [The Boston Globe, 20/9/2001]
Richardson tente de persuader les taliban de livrer ben Laden aux Etats-Unis, tout en promettant de mettre fin à l’isolement international du régime taliban s’ils coopèrent. [Reeve 1999, p. 195]

21 juillet 2001: Un officiel américain menace les taliban d’une éventuelle action militaire en octobre si (le projet des) pipelines n’est pas poursuivi.
Trois anciens responsables américains, Tom Simons (ancien ambassadeur américain au Pakistan), Karl Inderfurth (ancien sous-secrétaire d’État aux Affaires du Sud asiatique), et Lee Coldren (ex-experts sur l’Asie du Sud au Département d’Etat) se réunissent avec les agents du renseignement pakistanais et russes dans un hôtel à Berlin. [Salon, 16/8/2002] Il s’agit de la troisième conférence non-officielle d’une série appelée “Brainstorming sur l’Afghanistan.”
Les représentants des talibans ont assisté aux précédentes réunions, mais celle-ci a été boycottée en raison de l’aggravation des tensions. Toutefois, l’ISI pakistanais rend compte de la réunion aux taliban. [
The Guardian, 22/9/2001]

Lors de la réunion, Coldren transmet un message des fonctionnaires de Bush. Il dira plus tard: “Je pense qu’il y a eu une discussion sur le fait que les États-Unis ont été tellement dégoûtés par les taliban qu’ils pourraient envisager une action militaire.” [The Guardian,  26/9/2001]
Les comptes rendus varient, mais l’ancien Secrétaire pakistanais aux Affaires étrangères Niaz Naik dira plus tard que de hauts responsables américains à la réunion lui ont raconté que l’action militaire pour renverser les talibans en Afghanistan est prévue “avant que les premières neiges ne commencent à tomber en Afghanistan, vers la mi-octobre au plus tard. ” Le but est de tuer ou de capturer ben Laden et le chef taliban, et e Mollah Omar, de renverser le régime taliban, et d’installer à sa place un gouvernement de transition afghan modéré. La Russie et l’Ouzbékistan participeraient également.

Naik dit aussi: “On pouvait douter que Washington renoncerait à son plan, même si les taliban livraient immédiatement Ben Laden.” [BBC, 18/9/2001]
Une menace particulière est posée lors de cette réunion : les taliban peuvent choisir entre “un tapis de bombes” – l’invasion – ou “un tapis d’or” – les pipelines. [Brisard et Dasquié, 2002, p. 43.]
Naik soutient que la déclaration des “tapis ” est de Tom Simons. Simons affirme : “I
l est possible qu’un espiègle participant américain, après quelques verres, ait pu penser qu’il était malin d’évoquer des tapis d’or et des tapis de bombes. Même les Américains ne peuvent résister à la tentation d’être espiègle.” Naik et les autres participants américains nient le fait que les pipelines aient été sujet à problème lors de la réunion. [Salon, 16/8/2002]

2 août 2001: Dernière tentative pour sécuriser le marché sur les pipelines : des officiels américains rencontrent secrètement l’ambassadeur taliban.
Christina Rocca, directrice des affaires asiatiques au département d’État, rencontre secrètement l’ambassadeur taliban à Islamabad, apparemment dans une dernière tentative pour conclure un marché sur les pipelines. Rocca était précédemment en charge à la CIA des contacts avec les groupes de guérilla islamique; elle a supervisé la livraison de missiles Stinger aux moudjahidin afghans dans les années 1980. [Irish Times, 19/11/2001; Brisard et Dasquié, 2002, pp. 45; Salon, 8/2/2002]
Vers la même époque, les responsables de l’ambassade américaine à Islamabad ont eu des entretiens secrets avec Rasoli Hameed, le chef de la sécurité des taliban.

9 février 2002: Les dirigeants pakistanais et afghans relancent l’idée de pipelines en Afghanistan
Le président pakistanais Pervez Musharraf et l’afghan Hamid Karzaï annoncent leur accord pour “
coopérer dans tous les domaines d’activité“, y compris le projet du gazoduc d’Asie centrale, qu’ils disent être “dans l’intérêt des deux pays.” [Irish Times, 9/2/2002; Gulf News, 2/9/2002]

14 février 2002 : Les bases militaires s’alignent sur la route des pipelines afghane
Le quotidien israélien
Ma’ariv note : “Si l’on regarde la carte des grandes bases américaines créées [durant la guerre en Afghanistan], on est frappé de voir qu’elles sont totalement identiques à l’itinéraire de l’oléoduc projeté vers l’Océan Indien. ”
Ma’ariv précise également  : “
Oussama Ben Laden ne comprenait pas que ses actions servaient les intérêts américains … Si j’étais un partisan de la théorie du complot, je penserais que ben Laden est un agent américain. N’en étant pas , je ne peux que m’étonner de la coïncidence “. [Chicago Tribune, 18/3/2002]

Source: http://truthgonewild.blogspot.com

Traduction apetimedia pour ReOpenNews 

Note ReopenNews

Paul O’Neill : appelé par son ami Dick Cheney au poste de Secrétaire au Trésor en janvier 2001, Paul O’Neill a été pendant deux ans au cœur de l’administration Bush. Mais sa liberté de ton, sa réputation de “diseur de vérités” dérangent. En décembre 2002, il est limogé. “Le Président veut que j’annonce publiquement mon désir de retourner à la vie privée. Je n’ai jamais menti pendant tout ce temps et je ne vais pas m’y mettre aujourd’hui. Il peut bien nommer qui il veut… Mais je ne dirai pas que c’est moi qui démissionne.

Ron Suskind : journaliste américain, R. Sunskind vit à Washington. Chef du service de politique intérieure du Wall Street Journal de 1993 à 2000, il a reçu le prix Pulitzer en 1995.  Aujourd’hui, il collabore au New York Times Magazine et au Esquire Magazine. Source

Ron Suskind est l’auteur de : “The Price of Loyalty“, publié en janvier 2004 chez Simon & Schuster. Ce best-seller a été traduit en français sous le titre Le roman noir de la Maison Blanche par les éditions Saint-Simon, il peut être commandé en ligne. Plus de dix-neuf mille documents qui, couplés avec les témoignages de Paul O’Neill lui-même et de plusieurs hauts fonctionnaires, permettent au journaliste Ron Suskind de révéler au grand jour les mensonges et les véritables ambitions du gouvernement Bush. En s’appuyant sur des preuves tangibles, ce récit brûlant, qui a déclenché une vive polémique à sa sortie aux États-Unis, décrit dans les moindres détails les coulisses de l’hyper-puissance américaine.”

Envoyé par ReOpen911.

http://www.futurquantique.org/?p=5198



Cost of U.S. War and Occupation of Iraq

721.761900.522

09-10  08.43

http://www.costofwar.com/

http://www.nationalpriorities.org/costofwar_home



1-2 “Les guerres de Bush pour le pétrole”.

L’article suivant est extrait d’un document étoffé publié sur Algeria-Watch :

Les préparatifs d’une intervention en Irak ont été amorcés avant même l’investiture de  G. W. Bush à la présidence des Etats-Unis, et non après les attentats du 11 septembre 2001.

Les néo-conservateurs parvenus à la Maison Blanche avaient donc déjà planifié l’invasion du pays. Sans plus attendre, la toute première réunion du Conseil National de Sécurité de janvier 2001 abordait le sort réservé à l’Irak.

Afin de mieux cerner le sujet, nous faisons suivre ce document d’une vidéo de l’interview de Paul O’Neill (1) qui fut Secrétaire au Trésor dans l’administration Bush, et de Ron Suskind,(2) ex-Chef du service de politique intérieure du Wall Street Journal, qui délivre les résultats de son enquête au travers de son livre “The Price of Loyalty”.

Enfin, nous vous invitons à parcourir un bref historique, néanmoins fort intéressant, des tractations menant à l’invasion de l’Afghanistan.  

Les guerres de Bush pour le pétrole : l’Irak

mardi 8 avril Hocine Malti – Algeria-Watch

Cette seconde partie traite de la politique américaine concernant les ressources pétrolières irakiennes.

Première partie : Les guerres de Bush pour le pétrole : l’Afghanistan
Troisième partie : Les guerres de Bush pour le pétrole : l’Asie Centrale

La guerre en Irak puis son envahissement par l’armée américaine avait pour motif officiel la recherche d’armes de destruction massive que Saddam Hussein était censé posséder ; on se souvient de la prestation ridicule de Colin Powell, secrétaire d’Etat, devant le Conseil de sécurité des Nations Unies, expliquant à la planète entière comment les “chercheurs” irakiens préparaient ces armes à l’intérieur de cabines ressemblant à des camping-cars. Depuis, tout le monde a compris que la véritable motivation américaine était de s’emparer des immenses richesses pétrolières du pays.

A la veille de l’invasion de l’Irak, plus de la moitié du pétrole brut consommé aux Etats-Unis provenait de l’exportation ; c’était une situation insoutenable selon les termes de la doctrine pétrolière de George W. Bush, telle qu’élaborée par le NEPD group. Les néo-cons de la Maison Blanche avaient décrété, bien avant l’élection de novembre 2000, que l’Irak avec ses 10 000 à 30 000 milliards de dollars de réserves pétrolières était vital pour les intérêts nationaux sécuritaires des Etats-Unis. Dans le chapitre ayant pour titre “Rebuilding America’s Defense”, contenu dans le programme qu’ils avaient préparé en vue de la conquête de la Maison Blanche (The project for a new American century), ils annonçaient qu’ils s’attacheraient, une fois arrivés au pouvoir, à sécuriser et à étendre l’influence américaine au monde entier ; dans le cas particulier de l’Irak et de la Corée du Nord, leur but était de détrôner les dirigeants de ces deux pays.

Ils savaient par avance que la mise en application d’un tel programme coûterait extrêmement cher, entraînerait des guerres et risquait de ne pas être avalisée par le peuple américain ; il fallait donc, disaient-ils, “pour changer les mentalités aux USA et vaincre les résistances éventuelles, que le pays subisse un nouveau Pearl Harbor !”

Dans ses mémoires “The price of loyalty” (Le prix de la loyauté), Paul O’Neill, secrétaire au Trésor au moment des faits, rapporte que lors de la première réunion du Conseil national de sécurité, tenue le 30 janvier 2001, soit une dizaine de jours après l’arrivée de George W. Bush à la Maison Blanche, Donald Rumsfeld, secrétaire à la Défense, déclarait : « Nous devons laisser tomber la politique de Clinton sur Israël et la Palestine et aller chercher Saddam ». Cette recommandation fut transmise au groupe du NEPD qui décida alors qu’augmenter la part des Etats-Unis dans la production et la commercialisation du brut dans le monde devrait être la principale préoccupation de la politique énergétique américaine au plan international, la recherche d’alternatives au pétrole ou la conservation d’énergie ne venant qu’en deuxième ou troisième position.

Il était dit dans le rapport établi par ce groupe que “le but principal de l’administration serait de convaincre, voire obliger les États de la région [le Moyen-Orient] d’ouvrir leurs zones pétrolifères à l’investissement étranger et remplacer le contrôle national, c’est-à-dire celui de l’OPEP, par le pouvoir de décision des multinationales soumises au contrôle de l’Amérique et sensibles aux intérêts de l’Occident“.

Les choses allaient devenir encore plus claires suite à la plus grande collaboration qui s’instaura alors entre le NSC (National Security Council) et le NEPD et à la fusion de leurs objectifs respectifs ; ainsi, “revoir la politique opérationnelle à adopter envers les États voyous“, des uns (le NSC), devint “les actions à mener pour capturer des champs de pétrole et gaz existants ou à découvrir“, des autres (le NEPD). C’est toujours Paul O’Neill qui nous dit cela dans ses mémoires, lui qui a été membre des deux groupes ; il nous rapporte aussi qu’en mars 2001, les plans pour envahir et occuper l’Irak étaient déjà prêts et qu’il y était prévu, la prise en main des champs pétroliers, l’installation de forces de “maintien de la paix” et la création de tribunaux pour juger les crimes de guerre. De son côté, Alan Greenspan, ex-président de la Réserve fédérale, nous dit dans ses mémoires “The age of turbulence” (L’âge de la turbulence) : « Je suis atterré de constater qu’il est politiquement incorrect d’admettre ce que tout le monde sait, à savoir que la guerre en Irak a pour raison essentielle le pétrole ». Il explique clairement « qu’à partir du moment où l’ex-allié Saddam Hussein était devenu un ennemi, il fallait l’enlever pour que la source du pétrole irakien ne reste plus entre ses mains et soit transférée aux forces du marché », c’est-à-dire les multinationales. Tout comme les membres du NEPD Group, Alan Greenspan pensait qu’il fallait soustraire le pétrole au contrôle de Saddam, mais aussi à celui de tout gouvernement irakien ; ainsi disait-il, « on empêcherait une OPEP affaiblie d’exercer une pression quelconque sur les Etats-Unis ».

La vision des néo-cons de la Maison Blanche allait d’ailleurs au-delà, puisque pour eux l’Irak ne représentait qu’une première étape, le but ultime étant l’Iran. Leur mot d’ordre de l’époque était “Everyone wants to go to Baghdad. Real men want to go to Tehran”(Tout le monde veut aller à Bagdad. Les vrais hommes veulent aller à Téhéran).

Mais revenons encore une fois aux mémoires de Paul O’Neill, qui nous rapporte que le point n° 1 de l’ordre du jour de la première réunion du NSC, tenue le 30 janvier 2001, soit quelques jours après l’arrivée de George W. Bush à la Maison Blanche, était l’Irak. La réunion suivante, tenue le 1er février 2001, ne portait elle que sur l’Irak. Parmi les documents remis aux membres du NSC, figurait une étude de la DIA (Defence Intelligence Agency) qui listait les champs de pétrole et de gaz irakiens avec leurs caractéristiques, qui indiquait quelles seraient les compagnies pétrolières américaines candidates à la prise en mains de ces champs, ainsi que les blocs d’exploration à attribuer avec des propositions quant aux éventuels attributaires. Un autre témoignage nous est fourni par Falah Al Jaboury, un consultant pétrolier ayant la double nationalité américaine et irakienne et qui avait déjà servi de contact avec Saddam Hussein, du temps de la présidence de Ronald Reagan ; il nous dit comment, pendant que Colin Powell cherchait à nous convaincre que la guerre qui se profilait contre l’Irak avait pour unique but la recherche d’armes de destruction massive, le Département d’Etat était en possession d’un plan pour le pétrole irakien, établi par les “majors” pétroliers, avec l’assistance de l’université Rice au Texas, qui prévoyait de maintenir en l’état la compagnie nationale des pétroles INOC, mais d’y nommer des managers acquis aux thèses américaines, avant de l’ouvrir à la privatisation.

De son côté, la BBC a diffusé le plan secret du Pentagone, établi avant la guerre, qui consistait à vendre tous les gisements pétroliers irakiens aux multinationales et à augmenter la production de tous les champs nettement au-delà du quota arrêté par l’OPEP, de manière à affaiblir puis détruire cette organisation.

La revue spécialisée Oil & Gas International révélait, dans une parution d’octobre 2002, sa version des plans pétroliers de George W. Bush pour l’Irak, en 3 points :

a/ – Comment réhabiliter l’industrie pétrolière irakienne et comment augmenter l’exportation de pétrole pour couvrir le coût de l’occupation militaire du pays ;

b/ – Fallait-il revoir la participation de l’Irak à l’OPEP ?

c/ – Fallait-il ou non honorer les contrats attribués par Saddam Hussein à des compagnies pétrolières non américaines ?

Rappelons enfin comment l’armée américaine, une fois entrée dans Bagdad, avait laissé faire des bandes de casseurs qui avaient envahi tous les bâtiments publics, y avaient dérobé tous les objets de valeur et y avaient souvent mis le feu ; il n’est pas jusqu’aux musées qui n’ont été laissés à l’abandon et d’où ont disparu des trésors de l’humanité, dont certains ont été ensuite retrouvés aux Etats-Unis. Un seul bâtiment a échappé à cette razzia, le ministère des Pétroles qui a été gardé comme une véritable forteresse.

Mais là n’est pas la fin de l’histoire. Accaparer les immenses richesses pétrolières de l’Irak continue d’être l’unique objectif de l’administration américaine et des Républicains en particulier. N’a-t-on pas entendu John Mc Cain déclarer que, si nécessaire, l’armée américaine resterait encore mille ans en Irak ?

La privatisation de l’entreprise nationale des pétroles n’a cependant pas abouti en raison de l’opposition d’une partie du clergé chiite et de la résistance irakienne. C’est à partir du moment où ont commencé à circuler les rumeurs de privatisation que celle-ci a déclenché des opérations de sabotage des installations pétrolières, des pipelines en particulier. Un seul a échappé à la vague de dynamitage, c’est l’oléoduc qui évacue le pétrole de la région de Kirkouk, au nord de l’Irak vers le terminal de Ceyhan en Turquie. Ce n’est pas par hasard que ce pipeline a d’emblée été ultra sécurisé ; l’administration américaine tenait à favoriser, par ce geste, le pouvoir en place au Kurdistan pour la loyauté et le soutien qu’il lui avait exprimés depuis longtemps. L’idée derrière ce calcul était de provoquer la guerre civile dans le pays, voire la scission en trois zones autonomes, (nord, sud et centre), car il était prévu que chacune de ces zones collecterait à son seul bénéfice les revenus engrangés par les richesses pétrolières qu’elle recèle. Sachant que le pétrole se trouve essentiellement au nord et au sud de l’Irak, que la région de Bassora est restée relativement calme depuis le début du conflit, c’était aussi là une manière de sanctionner la région centre, celle qui avait détenu le pouvoir du temps de Saddam Hussein. Ce calcul a failli réussir, car il correspondait, dans une certaine mesure, au ressentiment éprouvé par les populations du nord et du sud, vis-à-vis de leurs concitoyens du centre du pays.

C’est finalement grâce à la sagesse et à la clairvoyance de certains députés – il en existe encore, ce qui n’est pas le cas des parlementaires et du président algériens qui ont été sur le point de brader les richesses pétrolières de leur pays en raison, nous avait-on dit, des menaces proférées par les Américains – mais c’est grâce aussi au réflexe patriotique d’une partie du clergé chiite, que le pétrole irakien n’est pas tombé dans l’escarcelle américaine. C’est la nouvelle constitution irakienne, adoptée par référendum en octobre 2005 qui a, en fin de compte, tué l’idée de privatisation, puisque l’article 109 de ce texte dit clairement que les hydrocarbures sont propriété nationale irakienne.

La nouvelle loi sur les hydrocarbures, non encore adoptée par le parlement, confirme également le statut d’entreprise nationale de l’INOC et que les revenus du secteur pétrolier doivent être répartis entre les différentes régions du pays, au prorata de la population de chacune. Les Américains ont néanmoins réussi à faire nommer à tous les postes de responsabilité de la compagnie nationale des hommes qui leur sont totalement acquis, tout comme ils ont réussi à inclure dans cette loi des dispositions qui garantissent aux compagnies pétrolières américaines des profits exceptionnels dans les gisements sur lesquels elles sont présentes. De même, ces compagnies bénéficieraient de très gros avantages financiers si elles venaient à investir dans la recherche pétrolière.

Signalons enfin que les Américains n’ont toujours pas renoncé à l’idée d’un éclatement de l’Irak, puisqu’ils soutiennent toute proposition qui va dans ce sens, dans le débat sur le partage du pactole pétrolier qui n’est pas complètement clos.

21 mars 2008 –

 Algeria-Watch –

Vous pouvez consulter l’intégralité de cet article à : http://www.algeria-watch.org/fr/art…

Reopen911,

23 avril


n° 482 - Les Dossiers d'Irak - 09/05/10 -: Suite : - :Tom Hayden : l’Administration US prévoit de rester en guerre pour les 80 prochaines années.

° 482  - Les Dossiers d'Irak - 09/05/10 -: Suite : - :Tom Hayden : l’Administration US prévoit de rester en guerre pour les 80 prochaines années.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les Dossiers d'Irak

n° 482                                                           09/05/10

C.De Broeder & M.Lemaire



 


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Sommaire :  

Dossier & Point de vue.

1-3 Chris Hedges : Tout le monde s’en fiche.

1-4 Tom Hayden : l’Administration US prévoit de rester en guerre pour les 80 prochaines années.

1-5 Les Etats-Unis : une vraie menace pour la paix et la sécurité internationales.  

1-6 Maud Vallereau : Prison secrète à Bagdad: le rapport qui accable.

1-7 eva R-sistons : Urbicide, sociocide, mnémocide: Les dernières trouvailles de l'Occident assassin.

1-8 Des entreprises européennes prennent part au commerce mondial de matériel le plus souvent utilisé pour commettre des tortures ou d'autres formes de mauvais traitements.

1-9 Les banques continuent d’investir dans les armes à sous-munitions.

1-10 L'invalidation de l'élection de plusieurs députés plonge l'Irak dans la crise.

 



1-3 Chris Hedges : Tout le monde s’en fiche (TruthDig).

Cela fera bientôt dix ans que nous sommes en guerre en Afghanistan et bientôt huit en Irak.

Des centaines de milliers d’Irakiens et des milliers de civils Afghans et Pakistanais ont été tués.

Des millions ont été poussés vers des camps de réfugiés.

Des milliers de nos propres soldats et marines sont morts ou sont estropiés physiquement ou psychologiquement. Nous finançons ces guerres, qui n’ont pas de véritable soutien populaire, en empruntant des milliers de milliards de dollars qui ne pourront jamais être remboursés, tandis que les écoles ferment, les états tombent en faillite, les services sociaux sont rognés, nos infrastructures tombent en ruines, des dizaines de millions d’Américains sont réduits à la misère, et le véritable taux de chômage approche les 17 %.

Une inertie collective, suicidaire nous entraîne vers une insolvabilité nationale et l’effondrement de l’empire. Et personne ne proteste.

Le mouvement pacifiste est mort, malgré les efforts héroïques d’une poignée de groupes tels les Vétérans d’Irak Contre la Guerre, le Parti des Verts et Code Pink.

Tout le monde s’en fiche.

Cette apathie de masse a pour origine la profonde division entre les libéraux, qui sont majoritairement blancs et bien éduqués, et notre classe ouvrière déshéritée, dont les enfants qui n’ont guère de possibilités de trouver un emploi décent, n’ont souvent pas d’autre choix que l’armée.

Les libéraux, dont les enfants fréquent plus souvent une université d’élite qu’un corps de marines, n’ont pas combattu le NAFTA (Accord de libre échange de l’Amérique du Nord) en 1994 et le démantèlement de notre industrie. Ils n’ont rien fait lorsque deux ans plus tard les Démocrates ont saccagé les aides sociales et ils sont restés impassibles lorsque nos banques ont été offertes aux spéculateurs de Wall Street.

Ils ont ratifié, en soutenant les Démocrates Clinton et Obama, le pillage mené par les entreprises privées au nom de la globalisation et d’une guerre sans fin, et ils ont ignoré le sort réservé aux pauvres. Pour toutes ces raisons, les pauvres n’accordent que peu d’intérêt aux protestations morales des libéraux. Nous avons perdu toute crédibilité. Nous sommes détestés, et à juste titre, pour notre complicité tacite dans l’assaut mené contre les travailleurs et leurs familles.

Cependant, notre passivité à engendré quelque chose de plus qu’un aventurisme impérial et un sous-prolétariat structurel. Un coup d’état en douce effectué par un gouvernement contrôlé par des intérêts privés s’est transformé en une néo-feodalité où il n’y a plus que des maîtres et des serfs. Et ce processus ne peut pas être renversé par le biais des mécanismes traditionnels de la politique électorale.

Jeudi dernier je me suis rendu à Washington pour rejoindre le Représentant Dennis Kucinich pour une conférence sur les guerres en cours. Kucinich a profité de cet événement organisé dans l’enceinte du Congrès pour dénoncer une nouvelle demande de Barack Obama pour une rallonge supplémentaire de 33 milliards de dollars pour la guerre en Afghanistan.

Le Démocrate du Ohio a présenté une proposition de loi, soutenue par 16 élus, qui exige un débat à la Chambre des Représentants sur la poursuite de la guerre en Afghanistan. Kucinich est le seul membre du Congrès à condamner publiquement l’autorisation accordée par l’administration Obama pour l’assassinat d’Anwar al-Awlaki, un religieux américain qui vit au Yémen et qui est accusé d’entretenir des liens avec le kamikaze du vol de Détroit à Noël. Kucinich avait aussi invité le journaliste d’investigation Jeremy Scahill, l’écrivain/militant David Swanson, et le Colonel de l’armée à la retraite Ann Wright ainsi que le vétéran de la guerre en Irak Josh Steiber.

La réunion, qui s’est tenue dans la bâtiment Rayburn, nous a brutalement rappelé notre insignifiance. Il n’y avait que quelques jeunes assistants parlementaires. Aucun autre membre du Congrès n’était présent.

La majorité du public était composée d’environ 70 militants pacifistes qui, comme d’habitude dans ce genre d’événement, avaient été rejoints par un groupe hétéroclite de théoriciens du complot qui pensent que le 11/9 est l’œuvre du gouvernement et que le feu Sénateur Paul Wellston, mort dans un accident d’avion, a été assassiné.

Scahill et Swanson ont donné une litanie de statistiques troublantes qui montrent comment les entreprises privées ont pris le contrôle des différents pouvoirs.

Les entreprises privées ont réussi à prendre le contrôle de notre sécurité intérieure et de nos agences de renseignement.

Elles dirigent notre économie et gèrent nos systèmes de communication.

Elles possèdent les deux partis politiques principaux.

Elles ont construit un appareil militaire privé.

Elles pillent les caisses de l’état selon leur bon vouloir.

Et elles sont devenues inattaquables. Ceux qui dénoncent le coup d’état sont tenus à l’écart du débat public et sont marginalisés, comme Kucinich.

« Nous n’avons aucun système de communication dans ce pays, » a dit Swanson, qui est le co-fondateur d’une coalition pacifiste (AfterDowningStreet.org) et qui a mené sans succès une campagne pour la destitution de George W. Bush et Dick Cheney. « Nous avons un cartel médiatique privé qui se confond avec l’industrie de l’armement. La démocratie ne les intéresse pas. Le Congrès est à leur solde. Il est totalement corrompu par l’argent. Nous nous battons la coulpe à cause de notre inertie et de notre incapacité à imposer notre volonté, mais pour nous la barre est placée très haut. Il nous faudra travailler très très dur et faire de très gros sacrifices pour pouvoir exercer une influence sur ce Congrès si nous espérons le faire sans mettre la main à la poche et nous offrir des médias dignes de ce nom. Les parlementaires hypocrites du Congrès parlent toujours d’argent, de comment il faut faire attention à ne pas le dépenser n’importe comment, sauf lorsqu’il s’agit de financer des guerres. C’est de l’hypocrisie, mais qui ira les dénoncer ? Pas leurs collègues, pas leurs financiers, pas les médias, personne à part nous. Nous devrions le faire, mais en général nous ne le faisons pas parce que de temps à autre ils changent le parti au pouvoir et que nous sommes toujours partie prenant dans l’un ou l’autre. »

Scahill – qui a effectué un remarquable travail d’enquête sur la sous-traitance y compris la société Blackwater, rebaptisée Xe – a expliqué comment la gestion des guerres en Irak et Afghanistan a été méthodiquement transférée par le Pentagone à des sous-traitants privés qui n’ont pas de comptes à rendre. Il a regretté le manque de soutien à un projet de loi présenté par le Représentant Jan Schakowsky, projet connu sous le nom de Stop Outsourcing Security (SOS) Act, H.R. 4102 (Interdiction de la sous-traitance en matière de sécurité – NdT), qui aurait « écarté les entreprises privées des fonctions qui devraient être réservées aux forces armées et aux fonctionnaires du gouvernement des Etats-Unis. »

« Il s’agit là d’une des dures réalités de notre temps, où on peut proposer une loi qui énonce quelque chose d’aussi simple que « nous ne devons pas sous-traiter à des entreprises privées les questions de sécurité nationale » et ne trouver que 20 membres du Congrès pour le soutenir, » a dit Scahill. « La triste réalité est que le Représentant Schakowsky sait que l’industrie de l’armement est bipartisane. Elle finance les deux camps. Pendant un moment on a cru que le sous-traitant était devenu une sorte de nouveau Israël. On ne pouvait pas trouver un seul membre du Congrès pour les critiquer parce qu’il y en a tellement qui sont dépendants de financements privés pour garder leur siège à la Chambre des Représentants ou au Sénat. Je crois aussi que l’élection d’Obama, comme pour de nombreux autres sujets, a éliminé cette possibilité et que la Maison Blanche enverrait ses émissaires pour intimider les membres du Congrès qui ne suivraient pas la ligne du parti. »

« La totalité du gouvernement a été privatisée », a poursuivi Scahill. « En fait, la totalité des ceux qui gagnent 100.000 dollars ou moins dans ce pays pourraient aussi bien donner tous leurs biens directement aux sous-traitants plutôt que de payer le gouvernement. C’est pour vous dire à quel point la société a été privatisée, à quel point le gouvernement a été sous-traitée dans ce pays. Il y a 18 agences de renseignement, militaires et civiles, et 70% de leur budget est consacré à des sous-traitants privés qui travaillent à la fois pour le gouvernement des Etats-Unis et des entreprises privées et des gouvernements étrangers. Nous avons massivement sous-traité les opérations de renseignement dans ce pays tout simplement parce que nous avons massivement tout sous-traité. 69% de toute la main d’œuvre du Pentagone, et je ne parle pas uniquement des théâtres d’opération, est désormais privatisée. En Afghanistan, les statistiques sont époustouflantes. L’administration Obama est infiniment pire en Afghanistan en matière de mercenariat et autres sous-traitants privés que l’administration Bush. En ce moment, en Afghanistan, il y a 104.000 sous-traitants privés du Ministère de la Défense aux côtés des 68.000 soldats américains. Le rapport est pratiquement du simple au double entre le nombre de soldats salariés du gouvernement américain et les employés de sociétés privées. Sans compter les 14.000 sous-traitants du Département d’Etat présents en Afghanistan. »

« Dans quelques mois, en très certainement avant un an, les Etats-Unis auront jusqu’à 220.000 ou 250.000 personnes financées par l’état en train d’occuper l’Afghanistan. Nous sommes loin des 70.000 soldats que ceux qui prêtent un peu d’attention pensent que les Etats-Unis ont en Afghanistan. » a dit Scahill. « Nous parlons d’un pays où, selon le conseiller à la sécurité nationale du président, le général James Jones, se trouvent moins de 100 membres d’Al Qaeda incapables de frapper les Etats-Unis.

C’était pourtant la raison invoquée de notre présence en Afghanistan. C’était pour poursuivre les auteurs des attentats du 11/9. »

Josh Stieber a pris la parole en dernier.

Stieber a été déployée avec l’armée en Irak entre février 2007 et avril 2008. Il était membre de la compagnie Bravo 2-16, celle impliquée dans l’attaque par des hélicoptères Apache en juillet 2007 contre des civils irakiens, montrée dans une vidéo récente publiée par Wikileaks. Stieber, qui a quitté l’armée comme objecteur de conscience, a publiquement demandé pardon au peuple irakien.

« En aucun cas il ne s’agit d’un cas exceptionnel, » a-t-il dit en parlant de la vidéo, qui montre des pilotes d’hélicoptère en train de mitrailler avec nonchalance des civils, dont un photographe de l’agence de presse Reuters et des enfants, dans une rue de Bagdad. « C’était inévitable étant donné les conditions. Nous livrions de nombreux combats à l’époque. Une bombe pouvait exploser au bord d’une route ou un sniper pouvait tirer de n’importe où. La paranoïa était constante, nous étions constamment sous pression. Lorsqu’on place des gens dans une telle situation au milieu de civils, c’est le genre de choses qui arrivera et qui est arrivé et continuera d’arriver tant que notre pays ne s’en préoccupe pas. Maintenant que cette vidéo a été rendue publique, il est de notre responsabilité de reconnaître que c’est à cela que ressemble cette guerre au quotidien. »

Je me sentais déprimé en sortant du bâtiment Rayburn pour aller prendre le train et rentrer chez moi. Les voix de la raison, les voix du bon sens, celles qui ont un contenu moral, comme celles de Kucinich ou Scahill ou Wright ou Swanson ou Stieber, n’ont que peu de chances d’être entendues. Les libéraux, qui n’ont pas compris les objectifs inavouables du gouvernement privé et ceux de ses maléfiques serviteurs du Parti Démocrate, ont leur part de responsabilité. Mais même une classe libérale éclairée aurait eu du mal à combattre les grotesques numéros de carnaval et de théâtre politique qui ont provoqué cet aveuglément collectif. Nous avons tous été subjugués. Et avec les milliers d’innocents en Irak, en Afghanistan, au Pakistan et ailleurs, nous serons tous dévorés.

Chris Hedges

4 mai 2010

http://www.truthdig.com/report/item...

Traduction "non Chris, t’es pas tout seul, enfin presque" par VD pour le Grand Soir


1-4 Tom Hayden : l’Administration US prévoit de rester en guerre pour les 80 prochaines années.

Quelle est la marge de manœuvre de Barack Obama pour mettre fin aux guerres initiées après le 11/9 ?

On ne peut évidemment pas s’arrêter à son discours devant les troupes à Baghram ou encore à ses sorties sur la menace nucléaire terroriste, qui semblent davantage guidées par une certaine propagande déjà souvent employée mais qui connaît ses limites. Au-delà de ces discours, quelle est véritablement sa vision de l’avenir du monde et de la place des États-Unis sur le futur échiquier international ? Le député de Californie Tom hayden nous dresse ici un tableau consternant de ce qui ressort de certains documents décrivant la "Longue Guerre" voulue par certains milieux de l’Administration US.

Notre gouvernement prévoit de rester en guerre pendant les 80 prochaines années.

Ça pose un problème à quelqu’un ?

Sans débat public et sans en référer au Congrès, certains responsables du Pentagone et des personnes partageant la même optique ont fait leur une doctrine dite de la Longue Guerre, qui prévoit un « arc d’instabilité » s’étendant de l’Europe à l’Asie du Sud du fait de groupes rebelles et dont la durée serait de 50 à 80 ans. Selon l’un de ses architectes, l’Irak, l’Afghanistan et le Pakistan ne sont que « de petites guerres au sein d’une grande. »

Considérez l’aplomb d’une telle idée. Une guerre non déclarée de 80 ans engloberait les 20 mandats présidentiels à venir, s’étendant loin dans le futur d’électeurs encore à naître. Le coût humain pour les États-Unis des interventions en Irak et en Afghanistan approche maintenant des 5000 morts, nombre à multiplier par un coefficient élevé pour obtenir le nombre de blessés. En tenant compte des morts américains du 11-Septembre, nous voilà à 8000 morts jusqu’à présent, dans cette première décennie de la Longue Guerre. Et si les forces armées américaines sont déjà fortement sollicitées aujourd’hui, essayez de vous représenter sept autres décennies de combat.

Le coût économique est également inimaginable. Selon les économistes Joseph E Stiglitz et Linda Bilmes, la guerre d’Irak coûtera à elle-seule 3 000 milliards de dollars. Ces coûts, ajoutés aux programmes déficitaires des dernières années, « ne laissent virtuellement aucune marge de manoeuvre aux initiatives intérieures de Monsieur Obama et de ses successeurs, » selon une analyse budgétaire réalisée par le New York Times en février. Le fait de continuer à financer la Longue Guerre par du déficit budgétaire dépouillera les jeunes générations d’aujourd’hui des ressources nécessaires à leur avenir.

Le terme «Longue Guerre» a été appliqué pour la première fois en 2004 aux conflits post- 11 Septembre impliquant l’Amérique par le général John P. Abizaid, alors à la tête de l’ U.S. Central Command , et par le Chef d’État-major des Armées, le général Richard B. Myers, en 2005, alors qu’il s’apprêtait à partir à la retraite.

Selon David Kilcullen, un conseiller haut placé en contre-insurrection auprès du général David H. Petraeus et partisan de la doctrine de la Longue Guerre, le concept a été affûté depuis « une succession de bureaux aveugles enfouis à l’intérieur du Pentagone » par une petite équipe qui a réussi à faire pression pour que le terme soit intégré en 2006 dans la Quadrenial Defense Review, le schéma militaire à long terme de la nation. Le Président George W. Bush a déclaré lors de son allocution sur l’État de l’Union en 2006 que « notre propre génération est engagée dans une longue guerre contre un ennemi déterminé. »

Le concept a petit à petit gagné en crédibilité. Un reporter du Washington Post reconverti dans l’écriture, Thomas E. Ricks, a utilisé « La Longue Guerre » comme titre de son livre sur l’Irak publié en 2009, dans lequel il prédisait que les États-Unis n’en étaient qu’à la moitié de leur phase de combat sur ce théâtre d’opérations.

L’expression s’est immiscée dans le langage juridique. La juge de la Cour d’appel fédérale Janice Rogers Brown, enfant chérie de la droite américaine, a récemment émis un avis en faveur de la détention permanente des prisonniers parce que sinon, « chaque campagne réussie dans une longue guerre déclencherait l’obligation de relâcher les combattants taliban capturés lors d’affrontements antérieurs. »

Parmi les analystes de la Défense, Andrew J. Bacevich, un vétéran du Vietnam qui enseigne à l’université de Boston, est le critique le plus en pointe de la doctrine de la Longue Guerre, dénonçant le fait qu’elle soit issue « d’un petit groupe de spécialistes auto-entretenus et auto-proclamés » qui voient l’opinion publique comme « un objet de manipulation » dans la mesure où ils ne lui accordent pas la moindre considération.

La Longue Guerre a atteint un rythme de croisière, bien que le terme soit absent de la Quadrenial Defense Review divulguée par le Secrétaire à la Défense Robert M. Gates en février. Un commentateur a noté la préférence affichée dans le document pour en finir  avec « nos guerres actuelles avant de penser aux suivantes. »

Toujours est-il que nous menons des guerres qui s’enchaînent les unes aux autres sans qu’il soit possible d’y voir clairement un terme. Les divisions politiques en Irak pourraient compromettre le retrait complet des troupes U.S. prévu pour 2012.

Alors que le niveau des troupes diminue en Irak, il a été porté à 100.000 en Afghanistan, où l’émissaire Richard C. Holbrooke a eu cette fameuse formule selon laquelle la réussite sera acquise « quand nous la verrons. » La guerre afghane a repoussé al-Qaïda au Pakistan, où des officiers de renseignement U.S. collaborent clandestinement avec l’armée pakistanaise. Récemment, nos forces spéciales ont monté des opérations clandestines au Yémen.

Ça ne finit jamais. L’expert britannique en sécurité Peter Neumann a dit au King’s College que l’Europe était le « centre névralgique » du Jihad mondial du fait des terroristes immergés dans des havres protégés par des lois garantes des libertés civiques. Cela pourrait-il signifier que l’OTAN serait amenée à occuper l’Europe ?

Il est temps que la Longue Guerre soit placée sous les projecteurs et fasse l’objet de consultations aux Congrès et d’examens par les médias. Le peuple américain a droit à la parole dans la détermination d’une stratégie qui affectera son futur et celui de ses petits-enfants. Il existe au moins trois importantes questions à traiter lors de débats publics :

Quel est le rôle de la Longue Guerre dans la politique des États-Unis aujourd’hui ? Est-ce que le Pentagone ou le président peuvent imposer de telles décisions bellicistes sans débat et sans ratification du Congrès ?

Qui exactement est l’ennemi dans cette Longue Guerre ? Est-ce qu’al-Qaïda (ou le «fondamentalisme islamique») est considéré comme un ennemi unifié au même titre que la «conspiration communiste internationale» était censée l’être ? Est-ce qu’une Longue Guerre peut être engagée avec un simple blanc-seing pour agir contre tout groupe décentralisé situé dans n’importe que pays, de l’Europe à l’Asie du Sud ?

Par-dessus tout, quel sera le coût d’une Longue Guerre mesuré en dollars payés par le contribuable américain, en vies d’Américains, et en respect du monde extérieur envers l’Amérique ? Est-ce tenable ? Sinon, quelles sont les options alternatives ?

Le Président Obama a implicitement fait part de son propre désaccord avec la doctrine de la Longue Guerre sans en rejeter ouvertement le terme. Il a plaidé pour un retrait de toutes les troupes U.S. d’Irak d’ici à 2012, différant en cela de ceux qui, comme Ricks, prédisent la poursuite des combats, aboutissant à une occupation à la façon de la Corée. Obama plaide également pour entamer le retrait des troupes américaines d’Afghanistan d’ici à l’été 2011, par opposition à ceux qui exigent que nous restions jusqu’à une victoire non définie. Obama a dit aux cadets de West Point que « l’engagement de nos troupes en Afghanistan ne peut pas être indéfini, car la nation que je suis le plus intéressé à construire est la nôtre. »

Ces perspectives sont naïves aux yeux des néoconservateurs et de certains, au Pentagone, pour qui la Longue Guerre remplit le vide laissé par la fin de la Guerre Froide.

Ils essaieront de piéger Obama dans une Longue Guerre en exigeant des bases permanentes en Irak, en ralentissant les retraits américains d’Afghanistan les réduisant à un goutte-à-goutte, et en défendant les opérations secrètes au Pakistan. Là où la violence s’embrase, il sera blâmé pour s’être désengagé prématurément. Là où la situation se stabilise, il lui sera suggéré par ses conseillers que c’est grâce au fait d’avoir maintenu des bottes sur le terrain. Nous continuerons à dépenser des dollars que nous n’avons pas dans des guerres sans fin.

Les questions latentes doivent être débattues maintenant, avant que le futur lui-même ne soit configuré pour la guerre.

Tom Hayden(*),

Los angeles Times 

(*) Tom Hayden était un leader des mouvements des étudiants, des droits civiques, pour la paix et pour l’environnement dans les années 1960. Il a effectué 18 années comme membre de l’Assemblée législative de Californie, où il a présidé des comités sur le travail, l’enseignement supérieur et les ressources naturelles.

Il est l’auteur de dix livres, parmi lesquels «Street Wars» (New Press, 2004). Il est professeur à l’Occidental College, à Los Angeles, et a été intervenant à l’Institut de Politique de Harvard à l’automne dernier.

Notes :  

Également connu sous le nom de CENTCOM, il s’agit de l’une des dix structures de commandement, dites United Combattant Command, dépendant du département de la Défense des États-Unis.

Sa zone d’influence s’étend du Moyen-Orient à l’Asie centrale (NdT).

1er avril 2010

Traduction Gavrouchka pour ReOpenNews

24/4 

GeantVert

http://www.reopen911.info/News/2010/04/24/los-angeles-times-ladministration-us-prevoit-de-rester-en-guerre-pour-les-80-prochaines-annees/


1-5 Les Etats-Unis : une vraie menace pour la paix et la sécurité internationales.

Dans une lettre, à l'adresse du président du conseil de sécurité, du secrétaire général de l'ONU et du président de l'Assemblée générale, l'ambassadeur permanent de la RII, à l'ONU, a considéré les Etats-Unis comme une vraie menace pour la paix et la sécurité internationales qui portent atteinte à la crédibilité du TNP. A la suite de l'annonce des politiques nucléaire des Etats-Unis et des allégations sans fondement contre le programme nucléaire de l'Iran, accompagnées des déclarations des autorités américaines concernant une éventuelle utilisation de l'arme nucléaire contre l'Iran, l'ambassadeur de la RII, à l'ONU, Mohammad Khazaï, dans une lettre à l'adresse du président du Conseil de sécurité, du secrétaire général et du président de l'Assemblée générale, a vivement protesté contre ces allégations, avant de qualifier d'inhumains et contraires aux engagements et aux règlements internationaux, les articles irréalistes dudit rapport, ainsi que les menaces des autorités américaines contre l'Iran. L'ambassadeur iranien, auprès de l'ONU, a présenté, dans sa lettre, les cas de violations des Conventions internationales et des principes régissant la non prolifération, avant de demander au Conseil de sécurité et aux autres organes onusiens de déclarer leur opposition sérieuse à de telles politiques nucléaires contradictoires et à la menace d'attaque nucléaire d'un pays qui est dépourvu d'arme nucléaire et qui est signataire du TNP. Dans une partie de cette lettre remise, mardi, au Conseil de sécurité et publiée comme document officiel, il est écrit: "Le gouvernement américain a publié, le 6 avril 2010, son rapport sur l'examen de ses positions nucléaires dit "NPR Nuclear Posture Review." Ce document qui est la base de la stratégie et de la politique nucléaire des Etats-Unis contient divers points, comme les allégations sans fondement contre le programme nucléaire de l'Iran. Certaines autorités américaines, dont le président et ses secrétaires d'Etat et à la Defense ont menacé, explicitement, l'Iran d'attaque nucléaire, sur la base d'hypothèses totalement erronées." Poursuivant sa lettre, l'ambassadeur iranien a réitéré que de telles allégations bellicistes que l'on peut qualifier de chantage nucléaire contre un pays dépourvu d'arme nucléaire et signataire du TNP, sont une violation flagrante du Droit international par Washington et, notamment, l'article 2 de la Charte onusienne, ainsi que la résolution 984 du Conseil de sécurité, adoptée, en 1995, concernant l'interdiction du recours à la force contre aucun pays. De telles allégations explicites ou implicites ne sont pas seulement une déclaration ou intention, mais un document officiel, dans lequel, Washington a menacé d'attaque nucléaire un pays qui en est dépourvu et qui est signataire du TNP. Et de telles prises de positions prouvent, une nouvelle fois, l'approche militaire des autorités américaines, dans différentes questions, et la menace nucléaire ne peut certainement pas être une bonne solution pour le règlement de ces questions. Khazai ajoute, dans sa lettre, que la RII, en tant que victime des armes de destruction massive, s'est engagé, sérieusement,  au cours de ces dernières années, à  oeuvrer à l'instauration d'un monde dénucléarisé. Cet engagement ne se limite pas à la parole, mais s'attache, en pratique, à appliquer, totalement, le TNP, la Convention des armes biologiques et les Conventions des armes chimiques. En outre, la RII rejette le développement, le stockage et l'usage des armes nucléaires, conformément à son éthique et à ses principes religieux, et ses activités nucléaires sont et resteront toujours pacifiques. 40 après l'application du TNP et alors que les autorités américaines prétendent déployer des efforts, dans la voie de la non prolifération des armes nucléaires, nous devons rappeler que les Etats-Unis  sont le seul pays à avoir utilisé l'arme nucléaire, à Hiroshima et Nagasaki,  tuant 200.000 êtres humains, et  ont, dans un acte illicite, menacé un pays signataire du TNP et dépourvu d'arme nucléaire d'attaque nucléaire,  élaborant leurs plans militaires sur cette base. Khazai a précisé que les membres du TNP, non seulement, ne doivent pas ignorer de tels chantages nucléaires, au 21ème siècle, et les tolérer, mais encore, ils doivent prendre des mesures drastiques pour l'anéantissement totale des armes nucléaires, en tant que seule garantie contre l'usage ou la menace de l'usage de ces armes. A ce propos, l'ONU et les organes concernés doivent faire front à la menace de l'usage de l'arme nucléaire.

http://french.irib.ir/

15/04


1-6 Maud Vallereau : Prison secrète à Bagdad: le rapport qui accable.
Des détenus auraient été violés et torturés dans une "prison secrète" à Bagdad, selon un rapport de l'organisation Human Rights Watch.
Le rapport est accablant.

Révélée par le Los Angeles Times le 19 avril dernier, la prison clandestine, située dans l’ancien aéroport de Mouthana, dans l'ouest de Bagdad, est de nouveau mise en cause, dans un rapport publié ce jour, de l'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch ((HRW).
Les détenus de cette ancienne prison ont témoigné du supplice enduré lors de leur détention.
L'unité militaire qui dirigeait l'ancien centre pénitencier serait, selon certaines sources, directement lié aux services du Premier ministre.

Mais l'intéressé, Nouri al Maliki, a nié le caractère secret de la prison et démenti toute implication dans ces tortures.
Après les premières accusations du journal américain, il avait annoncé sa fermeture.
Le rapport de HRW s’appuie sur les témoignages de 42 des 300 prisonniers - essentiellement sunnites - récemment transférés de la "prison secrète", vers le centre de détention Roussafa. Ils seraient quelque 430 détenus à avoir été incarcérés dans la prison clandestine. Pour la majorité, originaire de la province de Ninive, ils avaient été arrêtés en septembre et décembre 2009 par l'armée irakienne, soupçonnés de complicité avec les insurgés djihadistes d'Al Qaeda.
Les témoignages de l'horreur
Interrogés à la prison de Roussafa, "les 300 prisonniers étaient regroupés au bloc 19, lorsque nous les avons rencontrés. Nous ne pensions pas recueillir autant de témoignages, ni dévouvrir une telle horreur derrière les récits, même si certaines de nos informations faisaient état de mauvais traitements", explique à Metro, Olivier Bercault de HRW, joint par téléphone à Bagdad.
"Les témoignages recueillis laissent penser que la torture était la norme à Mouthana", a indiqué Joe Stork, le directeur adjoint d'HRW pour le Moyen-Orient. Des témoignages pris très au sérieux, "la plupart des détenus avaient des cicatrices et des blessures. Les conditions dans l'ancienne prison semblaient déplorables", explique Olivier Bercault.
Frappés, fouettés, violés, brulés ou encore humiliés, tous les détenus racontent le même calvaire et les mêmes méthodes infligés par leurs bourreaux. Pour les faire parler, les enquêteurs, les pendent par les pieds "quand ils s'évanouissaient, ils étaient ranimés par des chocs électriques sur leurs parties génitales et sur leur corps", décrit le rapport.
"Ils m'ont électrocuté en posant des électrodes sur mon pénis et m'ont sodomisé avec un bâton. J'ai été contraint de signer des aveux que je n'ai même pas pu lire", témoigne un détenu. Un autre raconte comment après avoir réclamé des soins d'urgence pour un codétenu victime d'une hémorragie cérébrale après avoir été torturé, les gardiens "ont sorti l'homme de la cellule. Ils l'ont ramené ensuite en disant qu'il allait bien. Il est mort une heure plus tard".
Ces témoignages ne sont pas sans rappeler les mauvais traitements et les tortures infligés en 2004, à des prisonniers irakiens, par une unité de l'armée américaine dans la prison d'Abou Ghraib, près de Bagdad.
"Le gouvernement doit poursuivre en justice tous les responsables de ces brutalités systématiques", a réclamé Joe Stork, appelant à une enquête indépendante.
Maud Vallereau

28 04
Metrofrance.com


1-7 eva R-sistons : Urbicide, sociocide, mnémocide: Les dernières trouvailles de l'Occident assassin.
Les dernières inventions de l'Occident pour mieux détruire

 L'imagination de l'homme ne connaît aucune limite pour détruire.  
 On nous parle tous les jours de la Shoah (passée) des Juifs, en oubliant d'ailleurs les Tsiganes et les autres victimes de la barbarie des camps de la honte.

Et on se tait scandaleusement sur les "Shoah" d'aujourd'hui. Il y en a à la pelle, à commencer par celle du peuple Karens en Birmanie.

Sur http://r-sistons.over-blog.com/article-shoah-des-irakiens-nouveaux-concepts-sociocide-mnemocide-cancers-47540727.html
, vous verrez le sort réservé aux Communautés indiennes en Colombie lorsqu'elles gênent les multinationales, ou aux paysans qui revendiquent l'application du Droit : Têtes coupées, fours crématoires, Indiens jetés vivants aux caïmans, etc, et cela par milliers ! Silence de nos médias, plus prompts à s'inquiéter de la popularité de Chavez auprès de son peuple... Et que dire du génocide en Irak, accompli par ceux-là mêmes qui se prétendent les dépositaires du Bien, de la Liberté, de la Démocratie, peuple lui aussi "élu" pour être un modèle, mais aux USA cette fois ?
 
 Bilan de l'opération irakienne :
 - Un million et demi de morts (essentiellement des civils)
 - Cinq millions de réfugiés
 - Enfants nés avec des malformations à cause du phosphore blanc et de l'uranium appauvri
 - Manque d'eau potable, d'électricité, de soins de santé
 - Destruction du Système d'Enseignement (génération perdue)
 - Intimidations, enlèvements, meurtres d'universitaires, de journalistes, de médecins, d'ingénieurs, de leaders spirituels... Assassinats ciblés. Aucune enquête sur les meurtres, pas de coupables, pas de jugements... Il s'agit d'
"éliminer la classe intellectuelle qui aurait pu devenir le fondement d'un nouvel Etat démocratique". Elle est belle, la démocratie imposée par l'Occident ! Et nous devons prendre les USA comme modèle, nous aligner sur cet Etat, participer à ses guerres impériales, dérouler le tapis rouge devant ses dirigeants ? Avons-nous perdu la tête ? Nous devons TOUS devenir anti-Américains si nous aimons la paix, la justice, la vérité, si nous aimons notre prochain ! Et toutes ces atrocités se font pour que les financiers et les industriels puissent se goinffrer davantage ?    
 Et cela ne suffit pas, on fait la même chose en Afghanistan, au Pakistan, au Yemen, partout... C'est ça, le Prix Nobel de la Paix ? Sommes-nous tombés sur la tête ? Parce qu'Obama est noir, souriant, avenant, beau parleur, nous devons nous réconcilier avec l'Amérique de Bush qui a commis des crimes d'Etat, de guerre, contre l'humanité ? Mais Obama est pire, et hypocrite, en plus !
 Et cela ne suffit pas, après tous ces carnages d'ailleurs non couverts par la Presse immonde, on veut faire la même chose avec l'Iran, le Vénézuela, la Syrie, le Liban... et ne parlons pas de Gaza !  
 Et on veut aussi immoler sur l'autel de Mâmon la Chine et la Russie ?

Aucune voix ne s'élève pour dénoncer cela ?

Non, on préfère fustiger ceux qui, naturellement, sainement, dénoncent les atrocités de l'Occident carnassier ?  
 Mais ce n'est pas tout ! Les tueries, les bombardements, les assassinats ciblés ne suffisent pas, voici maintenant de nouveaux concepts pour réduire à néant les peuples : L'urbicide (destruction des villes), le sociocide (destruction de sociétés), le mnémocide (destruction de la mémoire
collective) ! Mais nous sommes cinglés, ou quoi ? On poursuit un Milosevic devant le Tribunal de la Haye alors qu'il commet des atrocités en défendant son peuple agressé sauvagement, et on déroule les tapis rouges devant ceux qui commettent des guerres d'agression, des génocides, des exactions, des crimes de masse, des actes d'une barbarie inouïe, tout cela pour du fric ? Combien d'années de prison pour la soldate américaine qui s'est amusée en photographiant les prisonniers irakiens humiliés ? Et les VRAIS auteurs de ces crimes courent toujours ? Les vrais commanditaires échapperont-ils à la Justice parce qu'ils sont haut-placés et Anglo-Saxons ou Israéliens ?
Qu'est-ce que ce deux poids deux mesures infâme ? Les peuples en ont assez des crimes impunis, des criminels comme Bush qui reçoivent des millions en donnant des conférences sur leur métier de Président ! Le monde est tombé sur la tête !

L'Occident est une vomissure qui ne mérite que le mépris !

eva R-sistons à l'intolérable
Lundi 29 Mars 2010

http://r-sistons.over-blog.com/


1-8 Des entreprises européennes prennent part au commerce mondial de matériel le plus souvent utilisé pour commettre des tortures ou d'autres formes de mauvais traitements.

Un nouveau rapport d'Amnesty International et de l'Omega Research Foundation montre que des entreprises européennes prennent part au commerce mondial de matériel le plus souvent utilisé pour commettre des tortures ou d'autres formes de mauvais traitements.
Menottes murales, poucettes métalliques, ainsi que « manches » et « menottes » destinées à administrer des décharges électriques de 50 000 V à des détenus figurent parmi les « instruments de torture » dont il est question dans le rapport From Words to Deeds rendu public mercredi 17 mars.
Ces transactions commerciales persistent malgré l'introduction en 2006 de dispositions européennes interdisant le commerce international d'équipements de police et de sécurité conçus pour la torture et les mauvais traitements.
Les dispositions de 2006 régulent aussi le commerce d'autres équipements couramment utilisés dans le monde entier pour torturer.
Ce rapport fera l'objet de discussions formelles lors de la réunion de la Sous-commission des droits de l'homme du Parlement européen, qui doit avoir lieu jeudi 18 mars à Bruxelles.
Amnesty International et l'Omega Research Foundation demandent à la Commission européenne et aux États membres de l'Union européenne (UE) de combler les lacunes juridiques mises en évidence par le rapport, et aux États membres de mettre en œuvre et de faire respecter la règlementation en vigueur.
« L‘introduction à l'échelon européen de mesures de contrôle du commerce des “instruments de torture”, qui a fait suite aux campagnes menées pendant une décennie par les organisations de défense des droits humains, a constitué une avancée juridique historique, a déclaré Nicolas Beger, directeur du Bureau européen d'Amnesty International. Toutefois, trois ans après l'entrée en vigueur de ces mesures, plusieurs États européens n'ont toujours pas correctement mis en œuvre ni fait respecter ces dispositions. »
« Les recherches que nous avons effectuées montrent que malgré la nouvelle règlementation, plusieurs États membres, dont l'Allemagne et la République tchèque, ont depuis 2006 autorisé l'exportation d'armes de police et d'instruments de contrainte vers au moins neuf pays où Amnesty International a constaté que du matériel de ce type était utilisé pour commettre des actes de torture, a ajouté Brian Wood, responsable des questions militaires, de sécurité et de police à Amnesty International.
Par ailleurs, seuls sept États ont respecté l'obligation qui leur est faite de publiquement rendre compte de leurs exportations relevant de ce règlement. Nous craignons que certains États ne prennent pas ces obligations légales au sérieux. »
Certaines faiblesses du règlement permettent également aux fournisseurs des organes responsables de l'application des lois de faire le commerce d'équipement dépourvu de toute utilisation autre que d'infliger des tortures ou d'autres mauvais traitements.
« S'étant engagés à combattre la torture où qu'elle soit perpétrée, les États membres doivent maintenant traduire leurs paroles en actes. Ils doivent règlementer de manière véritablement efficace le commerce européen d'équipement de police et de sécurité, et veiller à ce que ce type d'articles ne se retrouvent pas dans la panoplie type du tortionnaire », a conclu Michael Crowley, chercheur à l'Omega Research Foundation.
Voici certaines des principales constatations rendues publiques dans le rapport :
•    entre 2006 et 2009, la République tchèque a autorisé l'exportation d'entraves, d'armes à décharge électrique et d'aérosols de produits chimiques à six pays où la police et les forces de sécurité avaient déjà par le passé utilisé des équipements de ce type pour perpétrer des actes de torture et d'autres formes de mauvais traitements ;
•    l'Allemagne a autorisé des exportations d'entraves pour les chevilles et d'aérosols de produits chimiques vers trois pays de ce type ; 
•    des fournisseurs d‘équipement destiné aux responsables de l'application des lois en Espagne et en Italie proposent à la vente des « menottes » ou des « manches » destinées à administrer des décharges électriques de 50 000 V à des détenus. Une faille juridique permet leur vente, bien que des ceintures incapacitantes à électrochocs globalement similaires soient interdites à l‘importation et à l'exportation à travers l'Union européenne ;
•    en 2005, un pays membre de l'UE, la Hongrie, a annoncé son intention d'introduire l'utilisation de ceintures incapacitantes à électrochocs dans ses prisons et postes de police, malgré l'interdiction frappant l'importation et l'exportation de ces ceintures au motif que le recours à celles-ci constitue un acte de torture ou un mauvais traitement ;
•    seuls sept des 27 États membres de l'UE ont publiquement fait état des autorisations qu'ils ont accordées pour l'exportation d'équipements de police et de sécurité tombant sous le coup du règlement européen, bien que tous les États membres soient légalement tenus de se plier à cette obligation ;
•    le rapport souligne également l'étendue de ce commerce au sein de l'Union européenne, et la nécessité pour les États membres de mener un véritable travail d'information afin d'aviser les entreprises concernées des obligations qui sont les leurs. 
Cinq États membres ont affirmé ne pas avoir connaissance de l'existence sur leur territoire de fabricants (Belgique, Chypre, Italie, Finlande, Malte) ou d'exportateurs (Belgique, Chypre, Italie) d'équipement relevant du règlement.
Le rapport montre cependant que des entreprises établies dans trois de ces cinq pays (Belgique, Finlande et Italie) ont ouvertement déclaré, dans des entretiens accordés aux médias ou sur leur site Internet, qu'elles proposaient des articles régis par ce règlement, souvent fabriqués dans des pays tiers.

POUR EN SAVOIR PLUS

From Words to Deeds (rapport, 17 mars 2010)
Guinée : "Vous ne voulez pas des militaires, on va vous donner une leçon": Les événements du 28 Septembre 2009 au stade de Conakry
 (rapport, 24 février 2010)

16 mars 2010

http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/legal-loophole...


1-9 Les banques continuent d’investir dans les armes à sous-munitions.

146 institutions financières, originaires de 15 pays ont investi 31,5 milliards d’euros dans la production de sous-munitions annoncent les ONG Netwerk Vlaanderen et IKV Pax Christi, dans un rapport actualisé sorti ce mercredi. La majorité de ces investissements proviennent de pays qui ont signé un accord de non prolifération des sous-munitions en 2008 à Oslo.

Un membre de l'Halo Trust Team, soutenue par l'ONU, montre une mine anti-personnelle posée en Afghanistan durant la guerre contre les Soviétiques. © EPA

Différentes institutions financières, banques, fonds d’investissements ou de pensions, ont investi à hauteur de 43 milliards de dollars dans des entreprises produisant des armes à sous-munitions. Ces armes, roquettes et mines anti-personnelles par exemple, ont la particularité de contenir plusieurs bombes en une.
Elles permettent d’occuper une zone importante tout en limitant le nombre de munitions utilisées. Une des principales critiques formulées à leur encontre relève de leur capacité à s’activer, même longtemps après la fin d’un conflit, notamment les mines. Ces munitions, pas toujours mortelles causent généralement de graves mutilations.
Ce chiffre provient du rapport détaillé, « worldwide investments in cluster munitions: a shared responsibility”, proposé par les ONG Netwerk Vlaanderen et IKV Pax Christil. Il choque d’autant plus qu’une convention, signée par 94 Etats - dont les principaux pays européens - à Oslo en 2008, interdit l’emploi, la production, le stockage et le transfert d’armes à sous-munitions. Les pays acheteurs subissent souvent un embargo sur les armes comme le Soudan, ce qui n’empêche nullement les entreprises de vendre, et les investisseurs de financer.
Dans le nouveau classement des banques pratiquant des investissements nuisibles,
BNP-Paribas-Fortis, Axa – 730 millions d’euros -, Citybank – 417 millions d’euros– et Deutsche Bank – 293 millions d’euros– occupent le haut du pavé avec un risque très élevé selon Netwerk Vlaanderen. Les banques belges ne sont pas en reste. KBC et Dexia occupent l’échelon inférieur où les risques sont considérés élevés.
Ces différentes institutions ont financé une huitaine d’entreprises notamment les américaines Alliant Techsystems ATK, L-3 Communicaitons, Lockheed Martin et Textron ; et les sud-coréennes Poongsan et Hanwha. Les investissements financiers s’élèvent à 3,3 milliards d’euros, l’octroi de crédit à 3,6 milliards et au moins 8,6 milliards pour la détention ou la gestion d’actions et d’obligations.
De nombreuses associations militent depuis des années pour l’arrêt des investissements dans la production des sous-munitions. "C'est inacceptable que ces institutions continuent d'investir dans ces armes qui tombent sous la législation internationale et qui tuent ou blessent des gens depuis des dizaines d'années", a insisté Esther Vandenbroucke de Netwerk Vlaanderen.

Guillaume Bur,

avec belga.

20/4


1-10 L'invalidation de l'élection de plusieurs députés plonge l'Irak dans la crise.

L'instance judiciaire de la commission électorale irakienne a invalidé lundi 26 avril les suffrages exprimés en faveur de 52 candidats aux élections législatives de mars accusés de sympathie avec le Baas de l'ancien dictateur Saddam Hussein, dont deux avaient été élus. Cette décision pourrait modifier l'issue du scrutin, remporté de justesse par la liste Irakia de l'ancien premier ministre Iyad Allaoui.

Ce dernier a annoncé lundi soir qu'il avait demandé aux avocats de son parti de faire appel de l'invalidation des résultats. "Nous sommes très préoccupés par certains groupes qui contrôlent le processus politique en Irak", a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Ankara. Il avait jugé un peu plus tôt que ces développements soulignaient la nécessité d'avoir des observateurs étrangers sur le terrain.

"Il s'agit de l'assassinat du processus démocratique. Il n'existe pas d'élection dans le monde qui annule les votes et c'est pourtant ce qui se passe, c'est un crime contre la volonté des électeurs", a déploré Haïdar al-Mollah, un des porte-parole de la liste Irakia. "Nous avons préparé une lettre pour (l'envoyé spécial de l'ONU en Irak, Ad) Melkert pour tenter d'en finir avec cette comédie. Nous sommes visés et on cherche à annuler nos sièges", a-t-il dit à la télévision.

La liste Irakia a obtenu 91 des 325 sièges parlementaires, soit deux de plus que l'Etat de droit (EDD) du chef du gouvernement sortant, Nouri al Maliki. L'élection d'un de ses candidats a été annulée par la commission de révision, mais selon plusieurs membres de la liste d'Allaoui cette décision ne devrait pas remettre en cause leur victoire électorale, dans la mesure où le code électoral autorise le remplacement d'un candidat jugé inéligible par un autre représentant du même parti.

Saad al Raoui, un des neuf membres de la commission électorale indépendante, dont la commission de révision fait partie, juge lui aussi peu probable que la décision rendue lundi modifie l'issue des élections. "Je ne pense pas que cela affectera le nombre de sièges du bloc. Irakia a obtenu des millions de voix, alors ce ne sont pas 5 000 ou 10 000 qui vont le modifier", a-t-il dit.

RISQUE DE CRISE INSTITUTIONNELLE

Dans le cas contraire, tout revers parlementaire d'Irakia risquerait de raviver la colère de la minorité sunnite, qui a largement soutenu la liste laïque d'Allaoui. Les candidats jugés inéligibles ont un mois pour faire appel. Des verdicts plus lourds de conséquences sont attendus mardi, lorsque la même commission se prononcera sur le sort de six à neuf membres d'Irakia élus le 7 mars.

L'ONU et les Etats-Unis ont reconnu que le scrutin avait été équitable et exempt de fraudes malgré des imperfections. L'EDD a toutefois demandé un nouveau décompte des voix, estimant que 750 000 bulletins étaient frauduleux. Une commission d'examen a accédé la semaine dernière à cette requête pour l'ensemble des bureaux de vote de la capitale, soit deux millions et demi de bulletins, mais la commission électorale a demandé comment procéder à ce nouveau décompte.

L'ambassadeur américain à Bagdad, Christopher Hill, s'est dit inquiet du retard pris dans la formation du gouvernement, près de deux mois après le scrutin. "Nous approchons de la période de deux mois et nous sommes inquiets face au processus qui traîne en longueur", a-t-il dit aux journalistes.

26.04.

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2010/04/26/l-invalidation-de-deputes-elus-plonge-l-irak-dans-la-crise_1342987_3218.html#xtor=AL-32280184


n° 482 - Les Dossiers d'Irak - 09/05/10 -: Fin : - :Tom Hayden : l’Administration US prévoit de rester en guerre pour les 80 prochaines années.

n° 482  - Les Dossiers d'Irak - 09/05/10 -: Fin  : - :Tom Hayden : l’Administration US prévoit de rester en guerre pour les 80 prochaines années.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les Dossiers d'Irak

n° 482                                                           09/05/10

C.De Broeder & M.Lemaire



 


Le " Journal d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site de eva R-sistons:  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 


Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire :  

2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

2-1 K. Selim : Les pilotes de l'hélicoptère Apache expriment leur impatience à faire usage de leurs armes .

2-2 Elise Barthet : Deux hélicoptères Apache de l'armée américaine survolent Bagdad. Un groupe d'hommes marche dans une rue déserte...

2-3 Hans-Christof von SPONECK : Lettre à un Irakien inconnu.

2-4 William Blum : Les Etats-Unis prennent le problème des bébés à trois têtes très au sérieux.  


 


2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

2-1 K. Selim :  Les pilotes de l'hélicoptère Apache expriment leur impatience à faire usage de leurs armes .

« Journalistes ennemis ».
Le site d'information Wikileaks.org a diffusé les images de la mise à mort de journalistes de l'agence Reuters par un hélicoptère américain lors d'un raid à Bagdad en juillet 2007.

La bande-son est sans doute plus accablante que les images, pourtant spectaculaires, du carnage.
 Les pilotes de l'hélicoptère Apache expriment leur impatience à faire usage de leurs armes et se réjouissent de manière obscène des cadavres d'Irakiens qui jonchent les rues après leur passage. Telle est la réalité des «libérateurs» selon George W. Bush. A la décharge de ce dernier, il est vrai que toutes les guerres d'invasion ne sont pas une promenade de dames patronnesses et que les armées d'occupation sont rarement constituées de preux chevaliers.
 L'histoire des guerres coloniales, hélas, n'est pas avare d'anecdotes sur l'avilissement de ceux qui sont chargés de mener des guerres injustes. Soldats de métier ou mercenaires par temps de guerres privatisées, fantassins ou pilotes d'hélicoptères, les petites mains de la guerre occidentale ont souvent pour seuls faits d'armes des morts d'innocents. La confusion entre cibles légitimes et civils innocents est le code moral des guerres impériales, où l'objectif proclamé ne correspond jamais aux intentions des envahisseurs.
 Sans remonter très loin dans l'histoire, on l'a vu au Viêt-Nam et au Liban. On le voit aujourd'hui en Palestine, en Irak ou en Afghanistan. Dans ce malheureux pays, des milliers de civils sont les victimes innocentes d'armées modernes dotées d'instruments de précision. Dans ce conflit aux enjeux multiples, les erreurs de tir semblent être la règle. La multiplication des dommages collatéraux, alors même que les troupes occidentales sont dotées d'équipements sophistiqués, indique bien la nature intrinsèquement abjecte des guerres asymétriques. On tire de très loin sur tout ce qui bouge plutôt que de prendre le risque d'approcher et d'être certain de viser un ennemi légitime.
 «Fire and forget» - tire et oublie - est le principe des armes téléguidées actionnées à grande distance de la cible. L'affrontement ainsi radicalement déshumanisé s'apparente à un jeu vidéo et implique d'autant moins la conscience de ces «guerriers» que les morts ne sont, par définition de la propagande omniprésente, que des barbares infrahumains.
 Dans ces conflits déséquilibrés, ce sont les mieux armés qui ont érigé la couardise en règle d'engagement.

La généralisation des bavures est également révélatrice de la propension des armées civilisées à tuer des journalistes. Toujours par erreur, bien entendu. A se demander d'ailleurs, comme le font des journalistes américains, si les images diffusées sur ce site internet n'ont pas pour objectif d'accréditer la thèse de la bavure pour mieux occulter la réalité d'assassinats prémédités.
 Les guerres asymétriques sont d'abord des guerres d'intoxication et de manipulation de l'opinion.

En Irak, l'armée américaine avait systématisé le journalisme «embarqué», contrôlant ainsi la presse à la source. On peut légitimement penser que tous ceux qui n'étaient pas «embarqués» dans la stratégie de communication pouvaient être considérés comme des journalistes ennemis…
 En tout état de cause, ces images sont une pièce de plus dans le procès qui sera tôt ou tard intenté aux va-t-en-guerre de «l'axe du bien».

K. Selim

7 avril

Source : Le Quotidien d'Oran
http://www.lequotidien-oran.com/...

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.K_Selim.070410.htm


2-2 Elise Barthet : Deux hélicoptères Apache de l'armée américaine survolent Bagdad. Un groupe d'hommes marche dans une rue déserte...

Salem,

12 juillet 2007. Deux hélicoptères Apache de l'armée américaine survolent Bagdad. Un groupe d'hommes marche dans une rue déserte. Deux d'entre eux sont visiblement armés. Depuis l'un des hélicoptères, un soldat demande l'autorisation de tirer. Permission accordée. En moins de cinq minutes, plusieurs salves balaient la rue.

Deux enfants sont blessés et une dizaine de personnes tuées. Parmi elles, deux employés de l'agence de presse Reuters : Saeed Chmagh, chauffeur de 40 ans, et Namir Noor-Eldeen, photographe de 22 ans.

Les faits

Le plan de l'armée américaine contre Wikileaks publié... sur Wikileaks

La scène a été entièrement filmée de l'un des hélicoptères. A l’époque, un porte-parole de l’armée américaine déclare que les victimes ont été tuées dans un combat opposant l’armée américaine et des "insurgés". La vidéo classifiée que s'est procurée le site WikiLeaks, spécialisé dans la publication anonyme de documents confidentiels, prouve qu’il n’en était rien. Il s'agit bel et bien d'une bavure.

Et l'armée américaine a tout fait pour la garder secrète.

Le 16 juillet 2007, Reuters a réclamé l'ouverture d'une enquête sur la mort de ses deux employés.

Les autorités militaires avaient refusé, estimant que les soldats engagés en Irak avait respecté les lois de la guerre et leurs règles d'engagement. Au nom du Freedom of Information Act, loi qui autorise les citoyens à consulter tout document édité par l'Etat, l'agence de presse a essayé, en août 2007, de se procurer une copie de la vidéo. Une fois encore, l'armée s'y est opposée.

"CES IMAGES N'ONT JAMAIS ÉTÉ DIFFUSÉES..."

"Ces images n'ont jamais été diffusées... jusqu'à aujourd'hui", note WikiLeaks. Le site avait annoncé via Twitter, le 20 février, qu'il avait "finalement réussi à décrypter le fichier vidéo de l'armée, dans lequel des journalistes, parmi d'autres, se font tuer". Les documents ont été transmis par des informateurs (whistleblowers, littéralement "lanceurs d'alertes") au sein de l'armée. WikiLeaks précise qu'ils ont été analysés et recoupés avec les récits de témoins et de journalistes directement impliqués dans l'incident.

Le site n'en est pas à son premier fait d'armes. Depuis sa création, en 2006, il affiche un impressionnant palmarès. Rapports gouvernementaux, projets de loi, comptes divers... Si une grande partie du million de documents rendus publics n'ont pas fait la "une" de la presse, WikiLeaks a été à l'origine de nombreux scandales politiques et financiers. Il a notamment publié une liste des adhérents du BNP, le parti d'extrême droite anglais, des documents de travail sur les négociations secrètes autour de l'accord commercial anticontrefaçon (Anti-Counterfeiting Trade Agreement, ACTA), de nombreuses informations concernant le krach bancaire islandais de 2008 ou encore plus de 500 000 messages texte échangés le 11 septembre 2001.

Victime de sa popularité, le site a fait l'objet d'une centaine de procès et attiré l'attention de plusieurs agences de renseignements. En mars, il a diffusé une note du service de contre-espionnage de l'armée américaine étudiant le fonctionnement du site et concluant que WikiLeaks représente "une menace potentielle". Depuis l'annonce de la diffusion de la vidéo de la fusillade, le site a fait l'objet d'une surveillance accrue. Une pression, qu'il s'est empressé de relayer sur Twitter : "S'il nous arrive quoi que ce soit, vous savez pourquoi : c'est le film du 5 avril. Et vous connaissez les responsables."

Elise Barthet

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2010/04/05/un-site-internet-diffuse-les-images-d-une-bavure-americaine-en-irak_1329166_3222.html

Pour voir la vidéo (environ 19 mn) images difficiles à voir et commentaires ahurissants : http://www.dailymotion.com/video/xcukyb_wikileaks-publie-la-video-d-une-bav_news#hp-v-v1

Fraternellement,

Karim DERKAOUI


2-3 Hans-Christof von SPONECK : Lettre à un Irakien inconnu.

L'auteur, qui a démissionné de son poste de Coordinateur humanitaire des Nations Unies en Irak en février 2000 pour protester contre les sanctions infligées à l'Irak, a écrit cette lettre à peine quelques mois après l'invasion US de l'Irak. Selon lui, « ce texte est encore plus pertinent aujourd'hui qu'il ne l'était en 2003 ! »

Genève, le 1er  juin 2003 

Ce que nous vous avons fait au nom de la liberté et de la démocratie n'a pas de précédent historique. Nous avons piétiné la vérité concernant vos souffrances, nous avons tout fait pour corrompre les alliés et marginalisé impitoyablement ceux qui protestaient contre nos objectifs impériaux. La force brute s'est substituée à la promesse de 1945 « d'épargner aux générations futures le fléau de la guerre ». C'est vous qui en avez payé le prix.

Nous pardonnerez-vous jamais ? 

La torture de la dictature était terrible pour vous ; nous y avons ajouté l'épée des sanctions. Le sort de la double peine pour quelque chose que vous n'avez pas commis fut le verdict prononcé contre vous. Deux millions d'entre vous sont morts durant ces années, peut-être plus. Les chiffres n'ont pas une grande importance. Personne n'aurait du mourir à cause de nous. Tout le monde a le droit de vivre, comme nous le faisons, en paix. N'oublions pas tous ceux qui ont survécu, qui ne revivront plus jamais, mutilés et traumatisés pour toujours, réduits à n'être que des coquilles vides. Nous n'avons jamais vraiment voulu partager avec vous le rêve de liberté et de démocratie.  Tout ce que nous avons bien voulu vous léguer n'est que de l'hypocrisie pure. 

Nous pardonnerez-vous jamais ?

L'appareil photo de la vie prend des photographies de la réalité. De peur que nous choisissions le mauvais objectif, elles nous disent la vérité. Nous ne pouvons pas dire que nous ne connaissions pas votre détresse. Nous ne pouvons que reconnaître que nous avons contribué à votre souffrance avec une férocité inégalable. Nous étions au courant de

la malnutrition de vos enfants. Nous étions au courant des morts par milliers et nous ne ressentions aucune culpabilité.  Nous pensions que notre vision était correctement évaluée. Nous n'avons pas hésité un instant à bloquer de plus en plus la quantité de ravitaillement nécessaire à votre survie. Nous avons affirmé que ces fournitures pourraient être utilisées pour des armes de destruction massive. En fin de compte, nous avons du admettre que les sanctions que nous vous avons imposées étaient elles-mêmes des armes de destruction massive mais d'une plus grande efficacité.

Nous pardonnerez-vous jamais ?

Pendant longtemps, nous avons limité la quantité de pétrole que vous pouviez vendre, et nous avons utilisé ces restrictions pour financer les riches gouvernements et entreprises en dédommagement des pertes subies quand votre gouvernement était l'agresseur au Koweït. Nous savons que beaucoup de vos enfants ne seraient pas morts si ces fonds vous avaient été versés à vous. Nous avons refusé de vous laisser quelques ressources pour vous permettre de maintenir vos écoles, vos hôpitaux, vos routes et vos ponts, pour pouvoir payer vos fonctionnaires, vos médecins et vos professeurs. Nous n'avons même pas hésité à refuser le peu d'argent que vous vouliez pour payer le voyage de vos hadjis afin qu'ils puissent prier à la Mecque.

Nous pardonnerez-vous jamais ?

Cela faisait partie de notre mandat de surveiller les conséquences de notre politique sur vos vies. Nous avons gravement négligé cette responsabilité. Intimidés par le pouvoir du moment, nous avons fermé nos yeux et nos oreilles et ignoré votre douleur. Nous avons décidé que le programme « Pétrole contre nourriture », le cache-misère de notre conscience, suffisait à vous donner ce dont vous aviez besoin. Ainsi, nous pouvions prétendre que votre souffrance n'avait rien à voir avec nous. Notre ancien allié, votre dictateur, fut proclamé seule source de votre misère. Quiconque parmi nous protestait en votre faveur était déclaré antipatriotique, proclamé paria de la société, rabaissé, diabolisé et même arrêté. Démonstration de la démocratie en action.

Nous pardonnerez-vous jamais ?

Bien entendu, il ne nous a pas échappé que les plus innocents et vulnérables d'entre vous, les enfants, les futurs dirigeants du pays, étaient aussi les plus durement punis. Vos enfants n'ont pas reçu l'éducation que vous et moi avons eue. Nous avons intentionnellement bloqué la réparation de vos presses d'imprimerie et même imposé des réglementations postales afin d'empêcher l'envoi de matériels d'apprentissage comme du papier à musique. Comme l'un de vous l'a indiqué, nous avons détruit votre économie et continué à détruire vos esprits. Encore une fois, nous avons retenu ce dont vous aviez besoin pour rendre l'eau potable et pour garder vos rivières propres. L'eau contaminée était une des raisons principales de la mortalité de vos enfants. Ça nous était égal, ce n'était pas nos enfants. La sécheresse, les nuisances et les épidémies se rajoutèrent aux forces de votre dictateur et de nos sanctions. Nous aurions pu augmenter le peu que nous vous donnions pour lutter contre ces menaces mais nous avons choisi de ne pas le faire.

Nous pardonnerez-vous jamais ?

Il y avait effectivement un axe du mal, une alliance des gouvernements, des laboratoires d'idées, des médias et des sociétés qui édifiaient un mur massif de désinformation. Nous avons dit au monde entier que l'Irak et Al Qaïda, les armes de destruction massive et le terrorisme étaient une combinaison mortelle. Des centaines de tonnes d'agents biologiques et chimiques, de missiles, de fusées et des hordes de terroristes étaient prêts à nous détruire. Une menace imminente existait que seule une frappe préventive pourrait écarter. Tous ceux qui plaidaient pour la paix, l'humanité, la raison et la loi, étaient soumis et punis avec des tactiques de « choc et d'effroi » avant que le « choc et l'effroi » ne s'abattent sur vous. Avec cynisme, nous avons déclaré  que 170 fonctionnaires de l'ONU et trois hélicoptères blancs n'étaient pas capables de désarmer l'Irak. Des documents falsifiés, des rapports plagiés, des renseignements inventés nous ont aidés à défendre notre dossier pour la guerre, en instillant la peur parmi les innocents et en convainquant nos parlements de donner leur accord. Nous avons prétendu nous soucier de votre souveraineté cependant, en pleine contradiction, nous avons établi illégalement des zones de non-vol dans votre pays et avons annoncé que nos pilotes étaient là-bas en mission dangereuse, risquant leurs vies pour vous. Au lieu de cela, ils sont venus pour vous affaiblir encore plus et risquer vos vies, pas les nôtres, avant de déclarer la guerre.

Nous pardonnerez-vous jamais ?Pendant longtemps, nos consultants en communication ont essayé de nous garder en otages alors que nous voyions la tragédie de la guerre et l'illégalité se rapprocher de nos frontières. Les divisions étaient profondes parmi nous. Beaucoup craignaient pour vous alors que d'autres étaient impatients de commencer une guerre qui avait été décidée il y a longtemps. Nos dirigeants avaient besoin de nous distraire des problèmes économiques et sociaux, urgents et nombreux. Notre expulsion de chez votre voisin était imminente. Sans votre pétrole, la stratégie d'une domination mondiale ne pourrait pas fonctionner.

Nous pardonnerez-vous jamais ?

Nous avons dit à nos jeunes hommes et femmes en uniforme qu'ils combattaient le mal et défendaient le bien. Des années de travail difficile passées à élaborer la méthode de mort et à dépenser des millions de dollars nous ont donné l'assurance que les pertes ne seraient pas de notre côté mais du vôtre. Nous nous sommes assuré que les rapports du front de guerre nous présentaient comme des héros et vous comme des méchants, les prolongements d'un dictateur diabolique. Comme prévu, la guerre la plus inégale de l'histoire n'a pas duré longtemps. Nos nouvelles armes étaient simplement trop efficaces. Alors que nous continuions nos vies dans le confort de la paix, nous vous regardions souffrir l'horreur de la guerre. Des reportages sincères sur une guerre qui était en train de détruire vos fils et filles ainsi que les nôtres signifiaient la fin d'une carrière pour un journaliste.

Nous pardonnerez-vous jamais ?

Il y avait quelques fleurs, des drapeaux, des visages souriants. Où étaient ces armes de destruction massive que nous étions sûrs de trouver ? Nous n'avons ressenti aucune culpabilité, nous n'avons présenté aucune excuse. Malheureusement pour vous, il n'y avait aucun plan de cicatrisation. Les vainqueurs sont les vainqueurs. La confusion nous convenait aussi... Mais nous nous sommes assuré que l'administration pétrolière était en sécurité. Nos intérêts n'étaient pas les vôtres, bien au contraire. Nous avons regardé et encouragé votre colère et votre haine. Oui, votre dictateur le méritait. La cupidité quelle qu'elle soit, la vôtre et la nôtre, a violé notre patrimoine  commun.

Vos musées sont vides, vos bibliothèques ont brûlé, vos universités sont détruites. Seule votre fierté est intacte...

Et notre culpabilité.

Nous pardonnerez-vous jamais ?

Hans-Christof von SPONECK

Traduit par  Isabelle Rousselot

Article original publié le 10 avril 2010

http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=10290&lg=fr


2-4 William Blum : Les Etats-Unis prennent le problème des bébés à trois têtes très au sérieux.  

Quand est-ce que ça a commencé, tous ces « Merci de patienter, nous allons donner suite à votre appel, nous faisons tout notre possible pour réduire votre attente » ? Avec cette invention tout droit sortie de l’enfer, le répondeur téléphonique ? Toujours est-il que vous êtes là en train d’attendre depuis une éternité tandis que le service que vous tentez de joindre vous assure qu’ils font tout ce qui est humainement possible pour donner suite à votre appel. Décidément, nous vivons dans une société extrêmement serviable et attentionnée.

La BBC a rapporté le mois dernier que les médecins de la ville irakienne de Falloujah signalent un taux élevé de malformations chez les nouveaux-nés et certains accusent les armes employées par les États-Unis lors des massacres de 2004 et les suivantes qui ont détruit la majeure partie de la ville. « Ce fut comme un séisme, » a déclaré un ingénieur local candidat à l’Assemblée nationale au Washington Post en 2005. « Après Hiroshima et Nagasaki, il y a eu Falloujah.  » A présent, il paraît que les taux de malformations cardiaques chez les nouveaux nés est 13 fois supérieur qu’en Europe.
Le correspondant de la BBC a aussi vu dans la ville des enfants qui souffraient de paralysie ou de malformations au cerveau, et la photographie d’un enfant né avec trois têtes. Il a ajouté qu’il avait souvent entendu dire que les officiels de Falloujah décourageaient les femmes de faire des enfants. Un médecin de la ville a comparé le taux de mortalité actuel avec celui d’avant 2003. Avant, elle constatait un cas tous les deux mois. Aujourd’hui, elle constate plusieurs cas par jour. « J’ai vu des vidéos d’enfants nés avec un oeil au milieu du front, un nez au milieu du front  » a-t-elle dit.
Un porte-parole de l’armée étasunienne, Michael Kilpatrick, a déclaré que l’armée prenait « très au sérieux » les affaires de santé publique, mais « qu’aucune étude n’avait révélé un problème d’environnement qui pourrait représenter un risque précis pour la santé. » (1)
On pourrait remplir des volumes entiers avec la liste des horreurs infligées à l’environnement et aux êtres humains par les États-Unis à Falloujah et en d’autres parties de l’Irak après sept ans de phosphore blanc, de bombes à neutrons, d’armes au laser, d’armes à faisceaux d’énergie, d’armes à micro-ondes et autres merveilles technologiques de l’arsenal de science-fiction du Pentagone. La liste des abominations et manières grotesques de mourir est longue et la cruauté gratuite de la politique américaine choquante.
Au mois de novembre 2004, l’armée US a attaqué l’hôpital de Falloujah « parce que les militaires croyaient que l’hôpital était à l’origine des rumeurs qui faisaient état de nombreuses victimes. » (2) Voilà qui vaut largement la fameuse phrase prononcée au cours d’une autre glorieuse guerre américaine, au Vietnam : « nous avons détruit la ville pour la sauver. »
Comment réagir face à un comportement aussi bestial ? (Et tout ce qui précède ne fait qu’effleurer la réalité de la politique internationale des États-Unis) C’est à cet effet que la Cour Pénale Internationale (CPI) fut créée à Rome en 1998 (entrée en fonction le 1er juillet 2002) sous l’égide des Nations Unies. La Cour est domiciliée à La Haye, aux Pays Bas, pour enquêter et inculper des individus, mais pas des états, pour « crime de génocide ; crime contre l’humanité, crime de guerre ; ou crime d’agression. » (Article 5 des statuts de Rome). Depuis le début, les États-Unis ont refusé d’adhérer à la CPI et n’ont jamais ratifié les statuts parce que la CPI pourrait abuser de ses pouvoirs et inculper des citoyens Américains de manière « désinvolte ».
Les autorités américaines étaient si préoccupées par cette éventualité qu’elles ont fait le tour du monde en employant des menaces et la corruption pour convaincre des pays à signer avec les Etats-Unis des accords bilatéraux qui stipulent que des citoyens américains accusés de crimes de guerre ne seraient pas extradés vers la CPI. A ce jour, plus de 100 gouvernements on accepté de signer sous la pression. En 2002, le Congrès US, sous l’administration Bush, a adopté une loi de « protection des soldats américains en service » qui exige d’« obtenir la libération de tout soldat américain ou allié détenu ou emprisonné par (...) la Cour Pénale Internationale (...) par tous les moyens nécessaires et appropriés.  » Au Pays-Bas, par dérision, cette loi est appelée la loi « d’invasion militaire de la Haye » (3) Cette loi est toujours en vigueur.
Les officiels américains ont souvent exprimé leurs craintes devant les inculpations « désinvoltes » - c’est-à-dire des soldats, sous-traitants civils ou militaires, ou d’anciens officiels qui se verraient inculpés pour des motifs politiques –, mais il ne fait aucun doute que leur réelle préoccupation concerne les inculpations « sérieuses », pour des motifs concrets. Cela dit, ils n’ont pas vraiment de souci à se faire car le mythe de « l’Amérique vertueuse » est vivant auprès de la Cour Pénale Internationale tout comme il l’est auprès de la plupart des organisations internationales et même chez la majorité de la population de la planète.
La Cour Pénale Internationale, dans ses premières années sous le Procureur en Chef Luis Moreno-Ocampo, un Argentin, a rejeté plusieurs centaines de plaintes pour crimes de guerre portées contre les États-Unis, dont 240 relatives à la guerre en Irak. Les plaintes ont été rejetées pour cause de manque de preuves, d’absence de juridiction, ou parce que les États-Unis avaient la capacité d’effectuer eux-mêmes leurs propres enquêtes et procès. Mais le fait que les États-Unis n’ont jamais procédé à de telles enquêtes ou procès n’a pas l’air d’avoir marqué plus que ça les esprits des juges de la CPI.
L’ « absence de juridiction » signifie que les États-Unis n’ont pas signé l’accord. Ce qui paraît plutôt étrange. Ainsi donc, les états seraient libres de commettre des crimes de guerres s’ils n’ont pas signé le traité qui interdit les crimes de guerre ? Hum... Voilà qui ouvre un vaste champ de possibilités.
Selon une étude du Congrès des Etats-Unis et publiée au mois d’aout 2006, le procureur général de la CPI a démontré des « réticences à enquêter sur les États-Unis » suite à des accusations sur leur comportement en Irak. (4) Sic transit gloria CPI...
Pour ce qui concerne le crime d’agression, les statuts de la Cour précisent qu’elle « exercera sa juridiction sur le crime d’agression lorsque … la définition d’un tel crime sera précisée, ainsi que les conditions dans lesquelles la Cour pourra exercer sa juridiction sur ce crime.  » Autrement dit, le crime d’agression échappera à la juridiction de la Cour Pénale Internationale tant que le terme « agression » n’aura pas été précisé. Diana Johnstone a écrit que « Cet argument est spécieux dans la mesure ou la notion d’agression a déjà été clairement définie par la résolution 3314 de l’Assemblée Générale des Nations Unies en 1974, qui précise que « l’agression est le recours à la force armée par un état contre la souveraineté, l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique d’un état tiers », et donne une liste de sept exemples précis,  » dont :

- «  l’invasion ou l’attaque par des forces armées d’un état contre le territoire d’un autre état, ou toute occupation militaire, même temporaire, résultant d’une telle attaque ou invasion, ou toute annexion par la force d’un territoire ou partie de territoire d’un autre état ; et

- le bombardement par des forces armées d’un état contre le territoire d’un autre état ou l’emploi de toute arme contre le territoire d’un autre état.

La résolution de l’ONU a aussi précisé qu’« aucune considération de quelque nature qu’elle soit, politique, économique, militaire ou autre, ne peut servir de justification à une agression. »
En réalité, si l’agression échappe à la juridiction de la CPI, c’est parce que les États-Unis, qui ont joué un rôle important dans l’élaboration de ses statuts avant de finalement refuser de les ratifier, y sont fermement opposés. On comprend pourquoi. On peut noter aussi que les cas « d’agressions » sont plus faciles à identifier, puisqu’ils sont purement factuels, que les cas de « génocides » qui présupposent une volonté délibérée. (5)

Au mois de mai (2010) se tiendra une conférence de la CPI à Kampala, en Ouganda, et la question de la définition d’« agression » y sera abordée. Les États-Unis sont préoccupés par cette conférence. Voici ce qu’a dit Stephen J. Rapp, Ambassadeur itinérant sur les Crimes de Guerre, lors d’une intervention devant l’assemblée des pays membres de la CPI (111 pays ont signé à ce jour) à la Haye, le 19 novembre (2009) dernier :
« Je me dois de vous faire part de notre préoccupation quant à la question en suspens devant cet organisme et à laquelle nous attachons beaucoup d’importance : la définition du crime d’agression, qui doit être abordée à la conférence de Kampala l’année prochaine. La position des États-Unis sur les crimes d’agression est bien connue, et prend en compte le rôle et la responsabilité spécifiques qui ont été attribués au Conseil de Sécurité par la Charte des Nations Unies dans le cas d’une agression ou la menace d’une agression. Les États-Unis ont aussi des préoccupations quant à la définition proposée et sa formulation. Nous pensons depuis toujours que si les statuts de Rome devaient être amendés pour inclure une définition du crime d’agression, alors la juridiction ne saurait être précisée avant que le Conseil de Sécurité n’ait déterminé si une agression a bien été commise ou non. »
Vous voyez où M. Rapp veut en venir, n’est-ce pas ? Il dit que c’est le Conseil de Sécurité des Nations Unies qui devrait décider si une agression a bien été commise ou non. Ce même organisme où les États-Unis ont un droit de veto.
La raison principale pour laquelle les États-Unis ont décidé de participer à la conférence est probablement pour empêcher l’adoption d’une définition de l’agression qui pourrait s’appliquer à la politique étrangère des États-Unis. Et si les États-Unis assistent à cette conférence, leur présence sera probablement présentée comme un exemple de plus du changement qui s’est produit dans la politique étrangère des Etats-Unis sous Obama. Mais comme avec pratiquement tous ces exemples, il ne s’agit que de propagande.
C’est comme pour la couverture du magazine Newsweek du 8 mars, où on pouvait lire en gros caractères « la Victoire, enfin : la naissance de la démocratie en Irak. » Avant même la récente farce électorale irakienne – où on a vu des candidats qui avaient remporté le scrutin se faire arrêter ou prendre la fuite (6) – si un tel titre avait fait la couverture de la Pravda ou des Izvestia (en URSS) pendant la guerre froide, les Américains seraient morts de rire.

Notes:

(1) BBC, March 4, 2010 ; Washington Post, December 3, 2005

(2) New York Times, November 8, 2004

(3) Christian Science Monitor, February 13, 2009

(4) Washington Post, November 7, 2006

(5) Diana Johnstone, Counterpunch, January 27/28, 2007

(6) Washington Post, April 2, 2010 

 Traduction partielle: VD pour Le Grand Soir

Source originale: http://killinghope.org/bblum6/aer80.html

Source: Le Grand Soir

http://www.michelcollon.info/index.php?option=com_content&view=article&id=2679:les-etats-unis-prennent-le-probleme-des-bebes-a-trois-tetes-tres-au-serieux&catid=6:articles&Itemid=11



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

 


 

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d) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

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08/05/2010

n°481 - Journal d'Irak - 17/04 au 07/05/10 - Début Le Pentagone a fait disparaître les preuves d'un massacre de civils et de journalistes

n°481 - Journal d'Irak - 17/04 au 07/05/10  - Début  Le Pentagone a fait disparaître les preuves d'un massacre de civils et de journalistes


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!



Journal d'Irak

n°481                 du 17/04                   au 07/05/10

C.De Broeder & M.Lemaire



Le " Journal d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur mes blog : 

 

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http://www.dhblogs.be/categories/International.html

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b) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site de Eva Resis(revoir si juste)    :  no-war.over-blog.com

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Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

Tiré à part :

La prison de Mouthana nouvelle Abou Ghraib.

ArmyTimes : Chaque jour, 18 vétérans US en moyenne font une tentative de suicide.

Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

Bill VanAuken : une tuerie en Irak, des soldats américains s'excusent.

Lutte pour la libération du territoire

La résistance contre l'agresseur

Résistance :

1 Analyse

Des résistants

2 Occupation de l'Irak

3 Politique

1) collaborateurs Irakiens

Fin

2) occupants 

4 Libération du territoire

Détails.

L'Irak en chiffre. 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Petit zapping: Guerre en Irak 2003

5-2 Vidéo présentent l'assassinat d'une douzaine de civils et journalistes irakiens paisibles et désarmés

5-3 Le Pentagone a fait disparaître les preuves d’un massacre de civils et de journalistes.

5-4 Menteur comme un journaliste.

6 Les brèves

6-1 Human Rights Watch dénonce les actes de torture dans une prison irakienne

6-2 La CIAveut améliorer ses techniques d'espionnage.

6-3 Massacre de mercenaires de Blackwater: acquittement du militaire Jonathan Keefe accusé d'avoir ‘maltraité’ un prisonnier.

6-4 Allaoui envisage un nouveau scrutin sous contrôle international.



Tiré à part :

La prison de Mouthana,( Bagdad, ) nouvelle Abou Ghraib.

Des détenus ont été violés, torturés à l'électricité et frappés dans une «prison secrète» à Bagdad, qui a ensuite été fermée, a affirmé mercredi dans un rapport l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW).

Ces affirmations rappellent les mauvais traitements infligés en 2004 à des prisonniers irakiens par une unité de l'armée américaine dans la prison d'Abou Ghraib, près de Bagdad, et qui avaient révulsé l'opinion publique internationale.

HRW indique avoir interviewé 42 hommes récemment transférés de la «prison secrète» de Mouthana vers le centre de détention de Roussafa, dans l'est de Bagdad, après des informations faisant état de mauvais traitements dans cette prison.

Sous la juridiction d'al-Malicki

«L'horreur que nous avons découverte laisse à penser que la torture était la norme à Mouthana», centre de détention situé dans l'ancien aéroport de Mouthana, dans l'ouest de Bagdad, affirme Joe Stork, directeur adjoint du département Moyen-Orient de HRW.

Selon HRW, durant les interrogatoires, les enquêteurs pendaient par les pieds les prisonniers, les frappaient, les fouettaient et leur mettaient un sac en plastique sur le visage pour les empêcher de respirer. La prison était contrôlée par l'armée irakienne et sous la juridiction du Premier ministre irakien al-Malicki.

«Quand ils s'évanouissaient, ils étaient ranimés par des chocs électriques sur leurs parties génitales et sur leur corps», ajoute le rapport. Des détenus ont affirmé que les enquêteurs et les services de sécurité les sodomisaient avec des manches à balai ou avec leur pistolet.

Brûlures à l'acide

Certains ont dû faire des fellations aux interrogateurs et aux gardes, assure le rapport. Les détenus étaient fouettés avec des câbles, brûlés à l'acide ou avec des cigarettes et ont eu les dents cassées. Un détenu a raconté qu'un autre prisonnier décrit comme un médecin avait réclamé des soins d'urgence pour un codétenu victime d'une hémorragie cérébrale après avoir été torturé.

«Les gardiens ont sorti l'homme torturé de la cellule, et l'y ont ramené (peu après) disant qu'il allait bien. Il est mort une heure plus tard», a-t-il dit. Interrogés le 26 avril dans le centre de détention de Roussafa, les détenus, originaires de la province de Ninive (nord) et soupçonnés d'être des insurgés, ont été arrêtés en 2009, selon le rapport.

Fermeture après protestations

«Le gouvernement doit poursuivre en justice tous les responsables de ces brutalités systématiques», a réclamé Joe Stork, appelant à une enquête indépendante. Après la révélation par le Los Angeles Times le 19 avril de mauvais traitements dans cette prison, le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki avait annoncé sa fermeture.

Un porte-parole du ministère irakien des Droits de l'Homme avait indiqué vendredi dernier que ce centre avait été fermé vers la mi-avril, à la suite d'une enquête du ministère ayant révélé des mauvais traitements.

Le 19 avril, Amnesty International avait demandé aux autorités irakiennes d'enquêter sur les informations du Los Angeles Times.

http://www.liberation.fr/monde/0101632589-la-prison-de-mouthana-nouvelle-abou-graib

 

ArmyTimes : Chaque jour, 18 vétérans US en moyenne font une tentative de suicide.

Des nouvelles données font apparaître en moyenne 950 tentatives de suicide chaque mois parmi les anciens combattants, lesquelles sont traitées d’une façon ou d’une autre au ministère des Affaires des anciens combattants.

En plus des milliers de tués par la résistance irakienne ou afghane, il faut comptabiliser les milliers de suicides exécuter durant ou après la démobilisation.

Soumis à des stress constants et à de multiples scènes d’horreur, qu’ils en soient responsables ou non, les soldats américains reviennent profondément traumatisés.

Leurs suicides seront-ils considérés comme des "dommages collatéraux" ?

Terme si généreusement employé lorsqu’il s’agit de victimes irakiennes ou afghanes ?

Sept pour cent des tentatives réussissent, et 11 pour cent de ceux qui ne réussissent pas à la première tentative essayent à nouveau dans les neuf mois qui suivent.

Ces chiffres, qui apparaissent à un moment où le VA [US Department of Veterans Affairs] renforce ses programmes de prévention du suicide, montrent qu’ont lieu environ 18 tentatives de suicides par jour parmi les vétérans, dont 5 en moyenne reçoivent déjà des soins venant du VA.

L’accès aux soins semble être un facteur clé, selon les autorités. Une fois qu’un ancien combattant est pris en charge dans programme de soins organisé par le VA, les programmes de dépistage sont en place pour identifier les personnes ayant des problèmes, et des efforts particuliers sont déployés pour repérer ceux qui sont considérés à haut risque, tels un contrôle systématique s’ils sont pas présents aux rendez-vous.

Un élément clé de ces nouvelles données montre que le taux de suicide est plus faible pour les anciens combattants âgés de 18 à 29 ans et qui ont recours aux services de santé du VA, que pour ceux qui ne font pas. Cela conduit les responsables du VA à estimer que quelque 250 vies ont été sauvées chaque année grâce aux traitements prodigués.

La « suicide hotline » du VA a reçu environ 10.000 appels par mois venant de militaires encore en service ou non. Le numéro est le 1-800-273-8255. Les militaires et les anciens combattants devraient ensuite sélectionner la touche 1 pour accéder aux services pour les anciens combattants.

Le Dr. Janet Kemp, coordonnateur national au VA pour la prévention des suicides, cédite la hotline d’avoir sauvé quelques 7000 anciens combattants qui étaient tentés par un acte de suicide - en plus d’avoir fourni des conseils et de l’aide.

Les tentatives de suicide des vétérans d’Iraq et d’Afghanistan demeurent le premier sujet de préoccupation. Dans l’exercice 2009, fermé le 30 septembre, ont été répertoriées des tentatives de suicide de la part de 1621 hommes et 247 femmes qui ont servi en Irak ou en Afghanistan, 94 hommes et 4 femmes faisant une tentative qui a abouti.

En général, selon les employés du VA, ce sont en moyenne les femmes qui tentent de se suicider le plus souvent, mais les hommes sont plus susceptibles de réussir dans cette tentative, principalement parce que les femmes utilisent des moyens moins violents et meurtriers alors que les hommes sont plus enclins à utiliser des armes à feu.
Les tentatives de suicide chez les anciens combattants semblent respecter ces tendances.

 24 avril 2010 –

ArmyTimes.com –

Vous pouvez consulter cet article à : http://www.armytimes.com/news/2010/...
Traduction : Info-Palestine.net

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=8598



Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

Bill VanAuken : une tuerie en Irak, des soldats américains s'excusent.

Deux soldats américains actifs dans une unité apparaissant dans un film vidéo choquant et mis en ligne récemment par le site WikiLeaks ont présenté des excuses publiques au peuple irakien pour le carnage montré dans ce film.

Ils précisent que, pour la durée de leur déploiement dans ce pays occupé par les Etats-Unis, c'était là la routine.

La « Lettre ouverte de réconciliation et de responsabilité au peuple irakien » a été publiée par deux anciens spécialistes de l'armée américaine, Josh Stieber et Ethan McCord, qui faisaient partie de la Compagnie Bravo, second bataillon, 16e régiment d'infanterie, première division d'infanterie de l'armée américaine en juillet 2007, au moment où la vidéo en question fut prise par la caméra de la mitrailleuse d'un hélicoptère Apache alors que celui-ci tirait sur des civils irakiens.

Plus d'une douzaine de civils furent tués et plusieurs blessés, y compris deux enfants.

Parmi les morts se trouvaient le photographe irakien Namir Noor-Eldeen et son assistant Saeed Chmagh - tous deux employés par l'agence internationale de presse Reuters.

L'hélicoptère fournissait un soutien aérien à des soldats américains engagés dans des razzias maison par maison, dans l'est de Bagdad. Les soldats de la Compagnie Bravo furent les premiers à atteindre les lieux après le massacre effectué par l'hélicoptère d'attaque au-dessus d'eux.

Le film vidéo, mis en ligne par WikiLeaks sous le titre de « Collateral Murder » (assassinat collatéral) a été vu 6 millions de fois sur internet.

Il a livré au public américain et mondial des images bouleversantes de ce qu'est, depuis une décennie, la tuerie menée par l'armée américaine dans les guerres d'Irak et d'Afghanistan, des images qui sont régulièrement censurées et éliminées de l'information fournie par les médias grand public.

La caméra montre des civils irakiens non armés faire une vaine tentative d'échapper aux balles de 30 millimètres qui pleuvent sur eux.

Elle montre aussi que l'hélicoptère a tiré de nouveau sur une camionnette qui s'était arrêtée pour porter secours aux blessés, tuant le conducteur ainsi qu'un des blessés et blessant sérieusement deux enfants qui étaient assis à l'avant du véhicule.

Tout aussi lamentable est le bavardage des membres de l'équipage de l'hélicoptère et de leurs superviseurs sur la radio, en même temps que se déroule la tuerie. Au moment où le viseur du canon fixe le blessé qui rampe sur le sol, on entend un membre de l'équipage presser l'Irakien de « prendre une arme » afin de pouvoir lui tirer encore dessus. Et finalement, lorsqu'on les informe que deux enfants ont été blessés dans l'attaque, les membres de l'équipage sont d'accord pour dire que c'est la faute des Irakiens qui ont « emmené leurs enfants dans une bataille ».

Ethan McCord était l'un des soldats sur les lieux de l'attaque et sur le film on le voit porter un des enfants blessés et courir vers un véhicule militaire. Les officiers déclarèrent que l'enfant ne devait pas être emmené à l'hôpital américain de campagne et McCord fut réprimandé pour avoir réagi humainement.

Josh Stieber, tout en faisant partie de cette compagnie, n'avait pas été emmené en mission à cause d'une dispute préalable avec ses supérieurs.

La lettre souligne le fait que les actes de violence meurtrière contre des civils montrés dans le film vidéo ne sortent pas de la normale, mais qu'il s'agit plutôt en Irak « d'occurrences quotidiennes ».

L'armée US qui a essayé d'étouffer le film vidéo a défendu avec constance les actions qu'il révèle. Le 13 avril, le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates eut recours à une conférence de presse afin de stigmatiser WikiLeaks pour avoir rendu le film public la semaine précédente. « Ces gens peuvent mettre tout ce qu'ils veulent en ligne et ils n'ont jamais à en répondre » a-t-il dit.

Il affirma que regarder cette vidéo était un peu comme regarder la guerre par le trou d'« une paille » et il reprocha au film d'être dénué de « tout contexte ou perspective ».

Mais comme le montre clairement la lettre des deux ex-soldats, le réel « contexte et [la réelle] perspective », c'est une sale guerre d'agression coloniale et ses « règles d'engagement » qui considèrent l'ensemble de la population irakienne comme étant une menace pour les forces d'occupation.

Dans une interview précédente sur ABC News, Gates avait justifié le massacre, y compris les tirs sur les blessés et les gens qui tentaient de les aider, un crime de guerre patent, donnant pour raison que les soldats américains se trouvaient alors dans une « situation de combat ».

Pour sa part, le Commandement central de l'armée américaine qui supervise les opérations militaires dans la région, annonça qu'il n'avait pas l'intention de rouvrir une enquête sur la tuerie de 2007. Il publia des copies censurées des résultats de l'enquête d'origine faite par l'armée sur cette opération sanglante. Cette enquête avait excusé l'équipage de l'hélicoptère d'avoir pris l'appareil du photographe pour un lance-grenade. Elle accusa aussi les journalistes assassinés de « n'avoir fait aucun effort pour montrer de façon visible leur identité en tant que membres de la presse ». Le rapport ne précisait pas comment ils auraient dû s'identifier à un hélicoptère volant au-dessus d'eux.

« Le commandement central US n'a actuellement aucun plan de recommencer une enquête ou de passer en revue cette action de combat », dit le contre-amiral Hal Pittman, le directeur de la communication du Commandement central.

Dans leur lettre mise en ligne sur Internet (visible ici letter en anglais) et co-signée par des milliers d'autres ex-soldats, les deux vétérans de l'Irak s'identifient comme des « soldats qui ont occupé votre quartier pendant quatorze mois ».

La lettre se poursuit ainsi : « Ethan McCord a sorti votre fille et votre fils de la camionnette et ce faisant il a vu les visages de ses propres enfants chez lui. Josh Stieber était dans la même compagnie mais n'était pas là ce jour-là, bien qu'il ait contribué en de nombreuses autres occasions à votre peine et à la peine de votre communauté ».

Les deux anciens soldats insistent pour dire que « ce qu'on voit sur la vidéo de WikiLeaks ne fait que commencer à montrer la souffrance que nous avons infligée. De par notre expérience et celle d'autres vétérans à qui nous avons parlé, nous savons que les actes montrés dans cette vidéo se produisent tous les jours dans cette guerre : c'est là la nature des guerres conduites par les Etats-Unis dans cette région ».

Stieber et McCord écrivent encore : « En disant aux Américains ce que nous avons été formés à faire et ce que nous avons fait au nom de "Dieu et de la patrie" nous reconnaissons la part que nous avons prise aux morts et aux blessures des êtres que vous chérissez. Le soldat de la vidéo dit que votre mari n'aurait pas dû entraîner vos enfants dans une bataille, mais nous reconnaissons notre responsabilité dans le fait d'avoir amené la bataille dans votre quartier et dans votre famille. »

Répondant aux déclarations de Robert Gates, la lettre ajoute : « Il se peut que notre gouvernement vous ignore, plus préoccupé qu'il est de son image. Il a aussi ignoré de nombreux vétérans qui sont retournés physiquement blessés et mentalement tourmentés par ce qu'ils ont vu dans votre pays. Mais il est plus que temps que nous disions que la valeur des dirigeants de notre nation a cessé de nous représenter. Notre secrétaire à la Défense peut bien dire que les Etats-Unis ne perdront pas leur réputation à cause de cela, mais nous persistons à dire que l'importance de notre réputation est peu de chose en comparaison de notre humanité commune. »

Bill VanAuken

Mondialisation.ca,

Le 26 avril 2010

Bill VanAuken est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  Articles de Bill VanAuken publiés par Mondialisation.ca

Article original en anglais, WSWS, le 23 avril 2010

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=18868



L'Irak en chiffre: du 17-04 au 07-05-10



 

 

 

Tués

Blessés

 

 

 

 

 

Peuple irakien

274

x

 

 

 

 

 

Usboys/Autres boys + miliciens

1

X

 

 

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs & miliciens

35

54

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



La résistance contre l'agresseur

Analyse & déclaration

a) Résistance :

11/04

Des milliers d'Irakiens sont descendus dans les rues de Bagdad et des autres villes du pays, vendredi, à l'occasion du 7ème anniversaire de l'occupation des forces américaines, pour manifester contre l'occupation et la présence américaines, a constaté l'IRIB.
Dans la ville sainte de Nadjaf, les manifestants brandissaient des drapeaux irakiens et des pancartes sur lesquelles on lisait: "Non, à l'Amérique", "Non à l'occupation". Les manifestants scandaient des slogans en faveur de l'unité nationale. Le 9 avril 2003, les forces américaines ont pris le contrôle de la capitale irakienne.

http://french.irib.ir/index.php/info/moyen-orient/33347-irak-manifestations-anti-americaines  



2-1 Occupation de l'Irak

Les forces en présence

Etats-Unis

Le calendrier de retrait confirmé, selon le commandant des forces américaines

Le général Ray Odierno, commandant des forces américaines en Irak, a confirmé dimanche le calendrier du retrait de près de 45.000 soldats américains à la fin du mois d'août en dépit de la recrudescence des attaques et violences en Irak.

95.000 soldats américains sont actuellement présents en Irak. Washington souhaite diminuer son continent à 50.000 le 31 août prochain, date qui devrait sonner la fin des opérations de combat sur le terrain. En vertu d'un accord avec l'Irak, les Etats-Unis ne devraient plus avoir de troupes à la fin de l'année 2011.

"Je suis persuadé que nous arriverons à 50.000 au premier septembre", a déclaré le général à l'émission "Fox News Sunday".

14/4

http://fr.news.yahoo.com/3/20100419/twl-irak-usa-retrait-1def439.html



3) Politique

2 Confection d'un gouvernement fantoche

9.000 bulletins frauduleux se sont glissés dans les urnes à Kirkouk

La Coalition du Kurdistan irakien s'est plainte, auprès de la Commission électorale, contre la fraude électorale de la liste d'al-Iraqia, dans les régions arabes de la province de Kirkouk.

Ala Talabani, haut membre de la Coalition du Kurdistan irakien, a déclaré au journaliste de FarsNews que la liste d'al-Iraqia d'Iyad Allawi avait glissé 9.000 bulletins frauduleux, dans les urnes, installées dans les bureaux de vote de la province de Kirkouk. Le membre de la Coalition kurde a appelé à un nouveau décompte des voix, dans la province de Bagdad, en précisant qu'au cas où les déclarations de l'Etat de droit sur de vastes fraudes électorales, dans cette province, seraient confirmées, la Coalition kurde demanderait à la Cour suprême irakienne un nouveau décompte, à Kirkouk. A la suite de la plainte de Nouri al-Maliki contre une fraude électorale, la Cour suprême irakienne a ordonné un nouveau décompte, dans la capitale irakienne.

21 Avril

http://french.irib.ir/index.php/info/moyen-orient/33914-9000-bulletins-frauduleux-se-sont-glisses-dans-les-urnes-a-kirkouk

 

Soupçonnés d’être liés au parti Baâth : Deux élus invalidés en Irak
L’instance judiciaire de la commission électorale irakienne a invalidé deux candidats élus aux élections législatives, en raison de leur appartenance supposée à l’ancien parti Baâth dissous, a affirmé hier un responsable irakien.
Selon Ali Al-Lami, responsable du comité Responsabilité et Justice, chargé d’identifier les candidats ayant des liens avec l’ancien parti, cette instance a invalidé 52 candidats au total, mais deux seulement ont été élus. L’un des deux élus recalés appartenait à la liste du Bloc Irakien de l’ancien Premier ministre Iyad Allawi, selon cette source, sans toutefois donner l’appartenance politique du second candidat éliminé.M. Al-Lami a précisé que sur les 52 candidats éliminés, 22 appartenaient au Bloc Irakien, et les autres à différents partis en compétition, affirmant que les invalidés disposent du droit de faire appel. Lors des législatives du 7 mars, la liste Iyad Allawi avait obtenu 91 sièges, contre 89 pour le Premier ministre sortant, Nouri al-Maliki, 70 à l’Alliance nationale irakienne (ANI) qui regroupe deux formations conservatrices et 43 à l’Alliance kurde.

27 avril

http://www.elwatan.com/Soupconnes-d-etre-lies-au-parti

 01-05

La liste Irakia de l'ancien Premier ministre laïque Iyad Allaoui, fortement soutenue par la communauté sunnite, a une avance de seulement deux sièges sur les factions regroupées au sein de l'Etat de droit (EDD), après les élections législatives. Irakia a remporté 91 des 325 sièges parlementaires, contre 89 pour l'EDD de l'actuel Premier ministre Nouri al Maliki.

En raison de contestations, un nouveau dépouillement des suffrages exprimés à Bagdad le 7 mars doit débuter lundi, et li pourrait durer trois semaines, ce qui repousse d'autant l'officialisation des résultats.

Le bloc Irakia a averti que toute tentative pour le priver de ses chances de former le prochain gouvernement ne ferait qu'engendrer de nouvelles violences.

Reuters

 

Le recompte des voix des législatives à Bagdad a débuté

Des responsables irakiens ont débuté lundi un nouveau décompte des votes dans la province de Bagdad à la demande du Premier ministre sortant Nouri al-Maliki, qui a perdu de justesse lors des élections législatives du 7 mars dernier. Selon ces responsables, ce recomptage manuel pourrait prendre deux à trois semaines.

Nouri al-maliki estime que le scrutin du 7 mars a été entaché de fraudes. Sa Coalition pour un Etat de droit est arrivée en deuxième position des élections, avec seulement deux sièges de moins que le Bloc irakien (chiite laïc) de l'ancien Premier ministre Iyad Allaoui. La province de Bagdad est la plus peuplée d'Irak, et compte pour près d'un quart de la population totale du pays. Elle pourvoit 68 des 325 sièges du Parlement irakien.

Le Premier ministre sortant avait demandé un nouveau décompte dans cinq provinces, mais ne l'a obtenu que dans la capitale. Environ une heure après le début du processus, des représentants de sa Coalition pour un Etat de droit sont arrivés à l'hôtel Rasheed, situé dans la Zone verte, et ont publiquement exigé sa suspension.

Ils ont affirmé que la commission électorale ne menait pas correctement ce nouveau décompte, en comparant notamment les signatures des électeurs avec les bulletins. Le ministre du Pétrole, un des membres de la coalition, Hussain al-Shahristani, a accusé les responsables de la commission d'avoir manipulé les votes.

Ces derniers ont rejeté ces accusations et le décompte s'est poursuivi sans interruption après ce coup d'éclat.

3/5

AP

Accord entre deux partis

Lors d'une conférence de presse, l'Alliance nationale irakienne, et la coalition Etat de droit de l'actuel Premier ministre Nouri al-Maliki ont expliqué qu'elles avaient signé un accord laissant pour le moment de côté la question de l'éventuel futur Premier ministre.

"Après des négociations continues entre l'Alliance nationale irakienne et la coalition Etat de droit, sur la base de principes nationaux conjoints (...) et malgré les défis et les risques, les deux coalitions ont décidé d'annoncer la formation d'un seul bloc parlementaire par le biais d'une alliance", a plus tard déclaré Abdul-Razaq al-Kazemi, de l'Alliance nationale irakienne, lors d'une conférence de presse.

Abdul-Razaq al-Kazemi était accompagné de représentants de la coalition Etat de droit et du mouvement sadriste, principale composante de l'Alliance nationale irakienne.

Cet accord prévoit la mise en commun des 159 sièges au Parlement obtenus par la coalition Etat de droit et l'Alliance nationale irakienne. Il manque donc désormais quatre sièges aux deux blocs pour obtenir la majorité au Parlement, qui compte 325 sièges.

Les élections législatives irakiennes du 7 mars n'ont donné aucun vainqueur clair. Le Bloc irakien (Iraqiya) de l'ancien Premier ministre Iyad Allaoui est arrivé en tête avec seulement deux sièges d'avance sur la coalition Etat de droit ((91 contre 89). L'Alliance nationale irakienne est arrivée en troisième position.

Ces résultats ont déclenché d'intenses négociations entre les différents partis pour tenter de dégager une majorité au Parlement

5/5 AP


Les grandes manœuvres

Un mur de sécurité autour de Bagdad d'ici 2011  04/05/2010

Les ‘autorités’ irakiennes ont commencé à entourer Bagdad d'un mur de sécurité qui séparera la ville des provinces voisines, a déclaré lundi soir le porte-parole du commandement opérationnel de Bagdad, le général Atta Kasim à la chaîne de télévision Al Iraqiya.
Le mur devrait être construit d'ici 2011 et l'accès à la capitale ne sera possible que par huit points de contrôle.
Cette enceinte équipée de systèmes de surveillance sophistiqués "permettra de barrer l'entrée dans la ville aux terroristes", selon le porte-parole.
Les autorités de Bagdad enlèveront les barrières de béton et les points de contrôle à l'intérieur de la ville après la construction de l'enceinte de sécurité.
Le commandement de Bagdad avait installé dans les quartiers des barrières de bétons et plusieurs points de contrôle afin de prévenir les affrontements interconfessionnels, mais ces mesures n'ont pas protégé la capitale irakienne des attaques et des explosions qui ont fait en ces derniers mois des centaines de morts.

http://fr.rian.ru/


c) Sur le terrain

22-04

Un attaque à la bombe a endommagé jeudi un oléoduc assurant un quart des exportations de pétrole de l'Irak, rapportent la police et des responsables du secteur pétrolier.

Les exportations de brut jusqu'au port turc de Ceyhan devraient être interrompues pendant trois jours, a dit un responsable de la compagnie publique North Oil.

L'explosion, dans la province de Nineveh située dans le nord du pays, a ouvert un trou dans l'oléoduc. L'attentat s'est produit dans le district d'al Hadhar, au sud de Mossoul et à 280 km au nord de Bagdad.

De sources policières, on assure que l'explosion a été provoquée par une bombe, mais un responsable pétrolier a dit ne pas pouvoir confirmer si l'arrêt de l'acheminement du pétrole était dû à un sabotage ou à un problème technique.

La région de Nineveh, située près de l'enclave semi-autonome des Kurdes, demeure un repaire d'insurgés, dont certains appartiennent à Al Qaïda.

L'oléoduc, d'une capacité maximale de 1,6 million de barils par jour, est utilisé en temps normal au tiers de son débit pour acheminer le brut vers Ceyhan où il est ensuite chargé sur des tankers.

23 avril

L’Orient-Le Jour  http://fr.news.yahoo.com/4/20100422/twl-irak-oleoduc-attentat-38cfb6d_1.html


Prisons, exactions & torture

Le gouvernement irakien annonce une enquête sur les allégations de torture de détenus.

Les autorités irakiennes enquêtent sur des allégations selon lesquelles des détenus, qui seraient pour la plupart sunnites, auraient été torturés dans un centre de détention de fortune à Bagdad, a annoncé jeudi le gouvernement irakien. Le vice-ministre irakien des droits de l'Homme, Kamil Amin, a annoncé que trois officiers de l'armée irakienne avaient été interpellés en relation avec cette affaire.

Un Irakien qui dit avoir été détenu dans cette prison a raconté avoir été frappé, torturé avec des chocs électriques et étouffé avec un sac en plastique. Ce cas, révélé lundi dans le "Los Angeles Times", a suscité la colère au sein de la communauté sunnite.

22/4

AP

Bagdad ouvre une enquête sur le lynchage d'un kamikaze par des policiers.

Le premier ministre irakien, Nouri Al-Maliki, a ordonné, samedi 1er mai, l'ouverture une enquête après la diffusion sur une chaîne de télévision d'images particulièrement atroces du lynchage d'un kamikaze par des policiers.

Sur la vidéo, diffusée depuis jeudi soir à chaque bulletin d'information sur la chaîne irakienne d'opposition Sharqiya, on voit des policiers frapper avec leurs pieds et marcher sur le corps inanimé d'un homme à terre, le visage sanguinolent.

Un officier de police a indiqué à l'AFP que la scène remonte au 29 février 2007, lorsqu'un kamikaze algérien, à bord d'un camion transportant des bonbonnes de gaz piégées et du chlorite, a tenté de pénétrer dans l'enceinte du poste de police de …

"Par chance, il a été bloqué à l'entrée par la voiture d'un lieutenant nommé Nawaf qui venait en sens inverse. Cet officier a ouvert le feu avant d'être blessé par le kamikaze", a-t-il expliqué. "Il y a eu ensuite des échanges de tirs entre les policiers et des rebelles qui suivaient le kamikaze à bord de trois voitures. Puis le camion a explosé. Les insurgés ont réussi à s'enfuir laissant le kamikaze, qui a été rattrapé par les policiers alors qu'il tentait de s'échapper à pied", a-t-il ajouté.

La diffusion de cette vidéo intervient juste après la publication d'un rapport de l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch, affirmant que des détenus ont été violés, torturés à l'électricité et frappés dans une "prison secrète" à Bagdad.

01.05.10 |

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2010/05/01/bagdad-ouvre-une-enquete-sur-le-lynchage-d-un-kamikaze-par-des-policiers_1345478_3218.html#xtor=AL-32280184

 

Le "bras droit de Saddam Hussein" arrêté en Irak
Les soldats irakiens et américains ont capturé l'ancien vice-président irakien et "bras droit" de Saddam Hussein, Izzat Ibrahim Al-Douri, a annoncé dimanche l'agence Sify News.
M.Al-Douri a été arrêté lors d'une opération menée contre des combattants d'Al-Qaïda dans la province irakienne de Diala, selon la source.
Le quotidien local Al-Sabah Al-Jadid affirme que l'ancien vice-président irakien se cachait dans une grotte située dans une région occupée par des membres d'Al-Quaïda.

Lors de l'opération, les militaires ont également trouvé nombre de documents importants.
Agé de 66 ans, Izzat Ibrahim Al-Douri occupait le poste de vice-président du Conseil de commandement de la révolution irakienne et était le numéro 2 du régime de Saddam Hussein.

Ces dernières années, les nouvelles de son arrestation, de sa mort ou de sa reddition étaient sans cesse relayées par les médias arabes pour être ensuite démenties, ce qui a contribué à faire de lui un personnage quasi-mythique.

26 avril
http://fr.rian.ru/world/20100425/186547900.html 


n°481 - Journal d'Irak - 17/04 au 07/05/10 - Fin - Le Pentagone a fait disparaître les preuves d'un massacre de civils et de journalistes

n°481 - Journal d'Irak - 17/04 au 07/05/10  - Fin -  Le Pentagone a fait disparaître les preuves d'un massacre de civils et de journalistes


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!



Journal d'Irak

n°481                 du 17/04                   au 07/05/10

C.De Broeder & M.Lemaire



Le " Journal d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur mes blog : 

 

a)   sur mes blog : 

http://www.dhblogs.be/categories/International.html

http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

 

b) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site de Eva Resis(revoir si juste)    :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

3 Politique

2) occupants 

4 Libération du territoire

Détails.

L'Irak en chiffre. 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Petit zapping: Guerre en Irak 2003

5-2 Vidéo présentent l'assassinat d'une douzaine de civils et journalistes irakiens paisibles et désarmés

5-3 Le Pentagone a fait disparaître les preuves d’un massacre de civils et de journalistes.

5-4 Menteur comme un journaliste.

6 Les brèves

6-1 Human Rights Watch dénonce les actes de torture dans une prison irakienne

6-2 La CIAveut améliorer ses techniques d'espionnage.

6-3 Massacre de mercenaires de Blackwater: acquittement du militaire Jonathan Keefe accusé d'avoir ‘maltraité’ un prisonnier.

6-4 Allaoui envisage un nouveau scrutin sous contrôle international.


 


Dans le monde

France

Les entreprises françaises, cibles de la résistance?

Le 25 mars dernier, le Parti Baas irakien clandestin et le Front pour le Djihad, la Libération et le Salut national (JLNSF) – présidés par Izzat Ibrahim al-Douri - ont averti les entreprises étrangères, et pétrolières en particulier, que les contrats signés avec le « gouvernement irakien fantoche » sont « nuls et non avenus ».

Assimilant les sociétés étrangères commerçant avec l’Irak à des forces occupantes, ils déclarent qu’elles sont, de ce fait, des « cibles légitimes » pour les organisations de la résistance.  

En France, il faut espérer que le Medef ait fait circuler l’information car ce n’est pas sur le site Internet du Quai d’Orsay ou de l’ambassade de France en Irak que les cadres faisant l’aller-retour à Bagdad trouveront l’information.

Au contraire…  

A la tête de l’Etat et au gouvernement français, comme au Pentagone, la méthode Coué prévaut.

Le 29 janvier dernier, lors d’un colloque « Le Proche-Orient à l’heure nucléaire », organisé au Sénat par la Fondation Robert Schumann, Boris Boillon,ambassadeur de France à Bagdad, a dressé un tableau idyllique de la situation en Irak : sécurité maîtrisée, contrats mirifiques à la pelle. En 2008, la France n’avait qu'une infime partie du marché irakien; en 2009, elle allait « exploser les compteurs »… Les Américains, disait-il, « veulent laisser les clés d’une maison en bon état avant de partir ». L’Ambassadeur se montrait plus convaincant qu’un porte-parole de Nouri al-Maliki! Heureusement que Jean-François Poncet, ancien ministre des Affaires étrangères, qui présidait la conférence, l’a fait redescendre sur terre. Cela permit à l’assistance d’apprendre qu’il fallait quand même se déplacer avec des gardes du corps et en voiture blindée et si un chef d’entreprise était victime d’un attentat, c’est - selon les propres termes de Boillon - qu’il n’avait... « pas d’bol » !

Question sécurité d’ailleurs, le représentant du ministère des Affaires étrangères irakien, qui intervint après lui, était moins optimiste. Il avoua qu’il avait récemment échappé à un attentat.

Heureusement qu’en préalable, Jean-François Poncet avait déclaré sur un ton interrogatif et malicieux, qu’au Kurdistan « si on n’est pas un Barzani, on n’est pas grand-chose ». 

Lire :

Sarkozy et le commerce franco-irakien (AFI-Flash n°90 – 3/4/09)

+ Arnaques et pièges en tous genres

http://www.france-irak-actualite.com/pages/Sarkozy_et_le_commerce_francoirakien_avril_2009-1982461.html

Sur France-Irak Actualité

http://www.france-irak-actualite.com/article-irak-les-entreprises-fran-aises-cibles-de-la-resistance-49188479.html



4 Lutte pour la libération du territoire

Pertes déclarée des occupants.

Les armées répugnent à donner des chiffres officiels

Pertes déclarée des occupants.

20-04

Un hélicoptère américain s'est écrasé lors d'une opération des forces irakiennes et américaines, ont annoncé lundi le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki et l'armée américaine,

tuant un GI.

http://fr.news.yahoo.com/

28/04

Un soldat américain a été tué dans une attaque à la bombe au nord-est de Bagdad, c'est ce qu'a indiqué l'armée d'occupation américaine dans un communiqué mercredi. L'attaque s'est produite mardi dans la province de Diyala, a-t-elle ajouté, sans autre précision.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=135308&language=fr

 

28-04

Une base des militaires américains, dans la province irakienne de Diyala, a été prise, aujourd'hui, tôt, dans la matinée, pour cible d'une attaque aux missiles d'individus à l'identité inconnue. Trois roquettes Katioucha sont tombées sur cette base américaine. Rien n'a été communiqué sur les pertes éventuelles de cette attaque, car les journalistes n'ont pas été autorisés à se rendre sur place.

.http://french.irib.ir/index.php/info/moyen-orient/34267


Pertes des forces collaboratrice locales   - Province non précisée

Le 3 avril, des membres de la résistance ont pris d'assaut avant l'aube un village au sud de Bagdad, Soufia, dans la grande région agricole de Hour Rajab, et ont exécuté 25 personnes dont des miliciens collaborateurs, des membres des forces de sécurité et cinq femmes.

 http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=134215&language=fr


Pertes des Résistants    

20/4

Deux principaux chefs d'Al-QaïdaAbou Omar al-Bagdadi et Abou Ayyoub al-Masri, ont été tués dimanche soir près de Takrit (centre-nord) lors d'une opération des forces irakiennes et américaines, ont annoncé lundi le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki et l'armée américaine.

http://fr.news.yahoo.com/20/04

 Le chef militaire de la résistance pour le nord de l'Irak Ahmad al-Obeidi a été tué mardi à l'aube à Mossoul, dans le nord du pays, c'est ce

 " Le chef militaire de la résistance pour les provinces de Ninive, Salaheddine et Kirkouk, Ahmad al-Obeidi, surnommé Abou Souheib, a été tué mardi matin lors d'une opération conjointe irako-américaine à Mossoul" (350 km au nord de Bagdad), a affirmé le porte-parole du commandement militaire de Bagdad, le général Qassem Atta. 
"Nous avons désormais l'organigramme complet d'Al-Qaïda en Irak et ses liens avec les pays étrangers", avait dit lundi le porte-parole du ministère de la Défense, le général Mohammad al-Askari

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=134148&language=fr



Les combats par provinces

1-1 Bagdad

27-04

Des attaques aux obus de mortier contre un bureau des forces de sécurité dans le nord de Bagdad ont provoqué la mort deux soldats irakiens et blessé 14 personnes, ont annoncé mardi des responsables hospitaliers et policiers.

Les trois obus de mortier, tirés dans la nuit de lundi à mardi, visaient un centre de la police et de l'armée dans le quartier chiite de Hourriyah. Un colonel de l'armée irakien a été blessé.

AP

29-04

Deux attaques kamikaze ont fait sept morts et 21 blessés mercredi dans le quartier d’Abou Dachir dans le sud de Bagdad, a-t-on appris de source policière.

Les voitures ont explosé à cinq minutes d'intervalle à la tombée de la nuit.

La première visait un poste de contrôle tandis que la deuxième a frappé un marché tout proche.

Des responsables de l'hôpital Yarmouk ont confirmé le bilan.

AP 


1-2 Province d'Anbar (vaste territoire à l'ouest de Bagdad comprenant les villes de Amiriya, Baghdadi, Diyarah, Falloujah, Habbaniyah, Haditha, Haqlaniyah, Hawija Hit, Houssabayh, Karabilah,  Khaldiyah, Koussaïba, Mahawil, Oubaïdi, Ramadi (capitale de la province d'Al-Anbar,) Kaïm (à la frontière avec la Syrie), Sindjar & Zaidan

Khalidia

23-04

Six bombes artisanales ont explosé dans la province d'Anbar, dans l'ouest de l'Irak, faisant au total sept morts et dix blessés, a indiqué la police.

Les engins explosifs avaient été placés près des domiciles d'un juge et de plusieurs policiers à Khalidia, une ville située à 83 km de Bagdad. Les sept personnes décédées sont membres de la même famille

http://fr.news.yahoo.com/4/20100423/twl-irak-violence-38cfb6d_1.html

AP 

Tarmiya

20/04

Cinq membres d'une famille d'un chef local d'une milice collaboratrice ont été tués dans leur maison mardi matin au nord de Bagdad,a affirmé le colonel Toufic al-Janaabi, le chef de la police de Tarmiya, à 45 km au nord de Bagdad. 
http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=134215&language=fr 


1-5 Province de Diyala

Baaqouba.

21-04

L'explosion d'une bombe, mercredi, au passage du véhicule du gouverneur de Diyala, à Baaqouba, Chef-lieu de cette province, a tué trois de ses gardes du corps et a blessé dix autres personnes.

Rien n’a encore été divulgué sur l’état de santé d’Abdel-Nasser al-Mahdawi, le Gouverneur de Diyala.

http://www.reopen911.info/


1-6 Province du Ta'mim

Kirkouk (Capitale de la province)

24-04

Mardi, des hommes armés non identifiés, se trouvant à bord d'un véhicule roulant à grande vitesse, ont ouvert le feu sur un soldat irakien à Kirkouk, à 290km au nord de la capitale Bagdad, a annoncé la police.

AP



L’Irak en chiffres (depuis le début de la guerre de conquête en mars 2003)



Peuple

 

Civils tués (depuis l'occupation)   

1 366 614 ( chiffre  minimum)

Civils blessés (depuis l'occupation) 

 1.148.087 ( chiffre très très minimum)

Civils violés (par les troupes d'occupations)

2.507     (voir Ibrahim Allousch

Civils/Résistants arrêtes : (une dizaine par jour...)

8.945   (chiffre minimum)

Résistants (décrit tel quel ) tués

4.126( chiffre minimum)

Résistants (décrit tel quel ) blessés

3.888   (chiffre minimum)

En prison

1.900 (chiffre minimum)

Embargo

750.000 enfants (chiffre minimal)

Embargo

750.000 adultes (chiffre moyen)

 

 

Militaires irakiens tués pendant l'invasion

45.596 (chiffre minimal)

Civils tués pendant l'invasion

120.200 (chiffre minimal)

 

 

Coalition

 

Nombre de Soldats tués (ou morts...) 

34.700

Soldats rapatriés (blessés ou malades)

74.4102

(*) dont 10% meurent en cours de route ou à l'hopital)

 

Disparus (dans la nature)

1.014

Désertions

5.501

Mutinerie

2 corps + 25

Aide psychologique

66.108***

Suicides

Mercenaires tues                                                                                 

5.683 (chiffre très minimal)

933

non-combattants accidentés,

27 103

Policiers/soldats/miliciens irakiens  tués

13.176

Policiers /soldats/miliciens irakiens blessés

27099 (chiffre minimal)

Policiers /soldats irakiens disparus (dans la nature)

13.916

 

 

Autres tués (collaborateur)

5708

Autres blessés (collaborateur)

9.770

 

 

Nombre d'attaques de la résistance de 2003 à 2008:

Oléoducs, les infrastructures pétrolières & d'électricité

 

 164.001,

464 attaques (grand minimum)

Infrastructures du rail

195 attaques (idem)

Hélicoptères

104  ++              (idem)

Avions (& drone)

28 ++



01-05

Le nombre de civils tués dans les violences a fortement augmenté en avril par rapport au mois précédent.

Deux cent soixante-quatorze civils ont péri dans des explosions de bombes et dans d'autres types d'attaques en avril, contre 216 en mars et 211 en février, au vu des chiffres communiqués samedi par le gouvernement irakien.

Si l'on est loin des bilans très meurtriers de la période 2006-2007, ce mois d'avril affiche un bilan nettement plus sombre que les mois précédents.

Dans le décompte mensuel des victimes, diffusé par les ministères de l'Intérieur, de la Défense et de la Santé, il apparaît que 39 policiers, 15 soldats et 48 résistants ont été tués en avril.

Le nombre de policiers tués est en net recul par rapport aux mois précédents.

Reuters


Ces   totaux sont obtenus par le recoupement (si possible) des chiffres des pertes communiqué par la résistance & les médias occidentaux + XINHUANET



5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

 

5-1 Petit zapping: Guerre en Irak 2003

VIDEO ICI : http://www.dailymotion.com:80/video/xczfqd_petit-zapping-...

 

5-2 Vidéo présentent l'assassinat d'une douzaine de civils et journalistes irakiens paisibles et désarmés

par des US-américains.
Publiés sur le site web du quotidien TELEGRAPH 6/4/2010

http://www.robertbibeau.ca/palestine.html 

 

5-3 Le Pentagone a fait disparaître les preuves d’un massacre de civils et de journalistes.

C’est un outil indispensable de lutte contre la censure !!!! 

Si vous aimez la liberté d’expression, vous ne pouvez pas, ne pas soutenir Wikileaks…

Et si vous travaillez pour WikiLeaks, si vous entendez un vrombissement dans le ciel, baissez vous !!!!

C’est surement un drone armé de missiles Hellfire, prochaine étape de la campagne de la US Army contre vous… 

LES SERVICES SECRETS U.S. METTENT LE PAQUET POUR EMPÊCHER LE SITE WIKILEAKS DE RENDRE PUBLIC UNE VIDÉO PROUVANT QUE L’ARMÉE AMÉRICAINE A COMMIS UN MASSACRE ET QUE LE PENTAGONE A ÉTOUFFÉ L’AFFAIRE

[Gregor Seither - IES News Service - 02/04/2010]

Le site WikiLeaks ( WikiLeaks.org ) a annoncé publiquement qu’il publierait, le 5 avril prochain, à l’occasion du National Press Club une vidéo qui lui a été transmise et qui prouverait que le Pentagone a fait disparaître les preuves d’un massacre de civils et de journalistes lors de la guerre en Irak, commis par des soldats et des officiers sous le commandement du Général David Petraeus.

Dans un éditorial (qui a depuis été retiré du site) le fondateur de WikiLeaks, le journaliste et informaticien australien Julian Assange, affirme que WikiLeaks est victime d’attaques d’envergure menées par les services secrets U.S. et d’autres pays, qui lui reprochent de publier des documents génants, démasquant les manoeuvres politiques et les magouilles financières des gouvernements et des grands groupes internationaux. Voir :http://libertesinternets.wordpress.com/2010/04/03/larmee-u-s-veut-bombarder-virtuellement-le-site-wikileaks-pour-le-faire-taire/

Selon Assange, les attaques vont au delà du simple déni de service, les membres de Wikileaks sont harcelés, surveillés, arrêtés et interrogés par la police et autres intimidations.

« Nous avons l’habitude de susciter l’intérêt des services de surveillance à travers la planète et nous avons depuis longtemps mis en place des procédures pour nous soustraire à cet intérêt et protéger nos sources, » explique Assange dans son editorial. « Mais ce que nous voyons en ce moment, alors que – pour des raisons de manque de fonds – nous ne publions quasiment rien, est excessif. »

Dans un récent article sur Salon.com, l’avocat constitutionnaliste Green Greenwald écrit:

« Un volontaire, un mineur, qui collabore à WikiLeaksa été arrêté en Islande la semaine dernière et longuement interrogé à propos d’une vidéo accusatrice que possèderait WikiLeaks et montrant des exactions commises par l’Armée U.S.. Au cours de l’interrogatoire, le volontaire WikiLeaks s’est non seulement vu poser des questions sur la vidéo qui démontraient que les enquêteurs en avaient une connaissance approfondie  (alors que, a priori, seule l’Armée US connait l’existence de cette vidéo), mais on lui a également montré des photos de surveillance où l’on voit Assange sortant d’une réunion récente de WikiLeaks, au cours de laquelle la publication d’une vidéo mettant en cause le Pentagone a été décidée . »

WikiLeaks est une publication de l’association Sunshine Press, une organisation à but non lucratif qui a reçu un prix de la part d’Amnesty International et regroupant des  « militants des droits de l’homme, journalistes d’investigation, personnes intéressées par la technologie ainsi que des personnes issues de la société civile au sens large, » est un site d’informations interdites apparu en 2007 et qui a publié des centaines de documents « fuités » par des sources anonymes au sein de grands groupes, banques, gouvernements, états-majors militaires. Le site lutte depuis 3 ans contre la censure et la dissimulation d’informations par les autorités.

Mais avec l’annonce de la publication, le 5 avril, d’une vidéo montrant un massacre de civils commis par l’Armée U.S. et caché par les autorités américaines, l’équipe de « whistleblowers » fait monter  les enchères.

« Si quoi que ce soit devait nous arriver, vous saurez pourquoi » prévient WikiLeaks sur son fil Twitter. « Ce sera à cause de notre vidéo du 5 Avril. Et vous saurez qui est responsable. »

Mais, en cette époque de réseaux mondiaux, il est devenu difficile d’empêcher la dissimulation ou la suppression discrète d’informations. Ainsi, pour Matt Zimmerman, avocat spécialisé dans la protection des sources pour la Electronic Frontier Foundation une association de défense de la liberté d’expression en-ligne :

« Il n’est pas surprenant que des organisations impactées par des documents publiés sur Wikileaks tentent de trouver des moyens de faire fermer cette source de fuites. Le fait que WikiLeaks parvienne malgré tout à exister et à fonctionner souligne la difficulté pour les pouvoirs en place et les grands groupes à stopper ce genre d’opérations, à l’heure d’Internet et des réseaux décentralisés. Du point de vue de WikiLeaks, c’est exactement ce qu’ils veulent prouver. »

Posted by libertesinternets 

http://libertesinternets.wordpress.com/2010/04/03/le-film-sur-le-massacre-commis-par-larmee-u-s-que-la-cia-veut-faire-disparaitre/


5-4 Menteur comme un journaliste.

Extrait : 

L’AVIS D’UN EXPERT !
À New York,  lors d’un banquet,  le 25 septembre 1880,  le célèbre journaliste John Swinton s’énerve quand on propose de boire un toast à la liberté de la presse : 
« Quelle folie que de porter un toast à la Presse indépendante ! 
Chacun ici présent sait que la presse indépendante n’existe pas.  Vous le savez et je le sais.  Il n’y en a pas un parmi vous qui oserait publier ses vraies opinions.  S’il le faisait,  vous savez d’avance qu’elles ne seraient jamais imprimées. 

Je suis payé pour garder mes vraies opinions en dehors du journal pour lequel je travail. 

D’autres parmi vous sont payé pour un travail similaire.  Si j’autorisais la publication d’une bonne opinion dans un simple numéro de mon journal,  je perdrais mon emploi en moins de 24 heures.  Un homme suffisamment fou pour publier la bonne opinion serait bientôt à la rue en train de rechercher un nouvel emploi. 
La fonction d’un journaliste est de détruire la vérité,  de mentir radicalement,  de pervertir le faits,  d’avilir,  de ramper aux pieds de Mammon et de se vendre lui-même,  de vendre son pays et sa race pour son pain quotidien ou ce qui revient au même,  son salaire. 
Vous savez cela et je le sais.  Quelle folie donc que de porter un toast à la presse indépendante.  Nous sommes les outils et les vassaux d’hommes riches qui commandent derrière la scène.  Nous sommes leurs marionnettes.  Ils tirent sur les ficelles et nous dansons.  Notre temps,  nos talents,  nos possibilités et nos vies sont la propriété de ces hommes. 

Nous sommes des PROSTITUÉS INTELLECTUELS. » 

Bernard Mounier 

4 Mai
(Cité dans : Labor’s Untold Story, de Richard O. Boyer and Herbert M. Morais, NY, 1955/1979.)
http://www.alterinfo.net/Menteur-comme-un-journaliste_a45720.html

13/4

L'explosion d'une bombe à l'intérieur d'un magasin de spiritueux a fait trois morts et sept blessés mardi à Bagdad, tandis qu'un journaliste de télévision irakien a été grièvement blessé dans un attentat à l'explosif, selon des sources policières et médicales.

Un autre médecin a rapporté que le journaliste Omar Ibrahim Rachid de la télévision Al-Rachid avait perdu ses jambes et se trouvait dans un état critique après l'explosion d'une bombe qui avait été posée dans sa voiture mardi environ une heure auparavant.

Au moins 141 journalistes ont été tués en Irak depuis 2003, selon le Comité pour la protection des journalistes (CPJ).

http://fr.news.yahoo.com/3/20100413/twl-irak-violences-1d...



6 Les brèves

Ndlr : la publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyses ou le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information.

6-1 Human Rights Watch dénonce les actes de torture dans une prison irakienne

Des détenus ont été violés, torturés à l'électricité et frappés dans une "prison secrète" à Bagdad, affirme mercredi 28 avril dans un rapport l'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch (HRW). Ces allégations rappellent les mauvais traitements infligés en 2004 par une unité de l'armée américaine dans la prison d'Abou Ghraib, près de Bagdad, et qui avaient révulsé l'opinion publique internationale. Après la révélation par le Los Angeles Times, le 19 avril, de mauvais traitements dans cette prison, le premier ministre, Nouri Al-Maliki, avait annoncé à la télévision la

fermeture du centre.

HRW indique avoir interrogé 42 des 300 hommes récemment transférés de la "prison secrète" vers le centre de détention de Roussafa, dans l'est de Bagdad, après des informations faisant état de mauvais traitements dans cette prison. "L'horreur que nous avons découverte laisse à penser que la torture était la norme à Mouthana", un centre de détention situé dans l'ancien aéroport de Mouthana, dans l'ouest de Bagdad, affirme Joe Stork, directeur adjoint du département Moyen-Orient de HRW.

Selon HRW, durant les interrogatoires, les enquêteurs pendaient par les pieds les prisonniers, les frappaient, les fouettaient et leur mettaient un sac en plastique sur le visage pour les empêcher de respirer. "Quand ils s'évanouissaient, ils étaient ranimés par des chocs électriques sur leurs parties génitales et sur leur corps", ajoute le rapport. Les détenus ont affirmé que les enquêteurs et les services de sécurité les sodomisaient avec des manches à balai ou avec leur pistolet. Certains ont dû faire des fellations aux interrogateurs et aux gardes, assure le rapport. Les détenus étaient fouettés avec des câbles, brûlés à l'acide ou avec des cigarettes et ont eu les dents cassées.

Les détenus, originaires de la province de Ninive, dans le nord du pays, et soupçonnés d'être des insurgés, ont été arrêtés entre septembre et décembre 2009, selon le rapport. "Le gouvernement doit poursuivre en justice tous les responsables de ces brutalités systématiques", a réclamé M. Stork, appelant à une enquête indépendante.

Karim Kadim

AP/

28.04.
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2010/04/28/human-rights-watch-denonce-les-actes-de-torture-dans-une-prison-irakienne_1343883_3218.html 


6-2 La CIAveut améliorer ses techniques d'espionnage.

nb - Ndlr : la publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyses ou le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information.

La CIA va dépenser des millions de dollars les cinq prochaines années pour améliorer sa collecte de renseignements, se mettre à niveau technologiquement, et faciliter le travail de ses agents avec des analystes, d'après un projet dévoilé lundi.

L'agence veut embaucher un plus grand nombre de personnes capables d'interpréter les données dont elle dispose, et des agents opérationnels pour travailler dans des pays dont ils parleront la langue. Le manque de connaissance des langues étrangères s'est révélé handicapant au cours de la décennie écoulée, spécialement en Irak et en Afghanistan.

Un tiers des agents en poste à l'étranger seulement parlent autre chose que l'anglais, et l'agence manque de locuteurs en arabe, en urdu, en chinois, en russe, en perse et en pachtoune.

Le directeur de la CIA Leon Panetta compte avec ce programme mieux défendre la sécurité des Américains, notamment contre le terrorisme, les armes de destruction massive, et les menaces se profilant sur Internet. Des failles ont été détectées récemment avec l'infiltration d'un porteur de bombe dans une base de l'agence en Afghanistan, et l'embarquement d'un étudiant nigérian formé par Al-Qaïda au Yemen sur un vol à destination des Etats-Unis.

Panetta veut réunir plus systématiquement comme sur les zones de conflit les agents collecteurs avec ceux qui traiteront l'information, deux fonctions historiquement séparées à la CIA.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20100427.FAP9801/la-cia-veut-ameliorer-ses-techniques-d-espionnage.html


6-3 Massacre de mercenaires de Blackwater: acquittement du militaire Jonathan Keefe accusé d'avoir ‘maltraité’ un prisonnier.

Un tribunal militaire américain a acquitté vendredi un militaire américain qui était accusé d'avoir battu un prisonnier irakien suspecté d'avoir organisé le massacre de quatre gardes de la société de sécurité américaine Blackwater en 2004.

Au terme d'une journée de procès, le juge Tierny Carlos a acquitté l'officier de deuxième classe Jonathan Keefe, originaire de Virginie, qui était accusé d'avoir manqué à son devoir de protéger le prisonnier irakien Ahmed Hashim Abed, considéré comme l'organisateur du massacre, après son arrestation en 2009.

La veille, un autre membre des Navy Seals, une unité des forces spéciales américaines, avait également bénéficié d'un acquittement.

Le procès du troisième militaire des Navy Seals accusé dans cette affaire, Matthew McCabe, se tiendra le 3 mai à Norfolk, en Virginie.

23/4

AP


6-4 Allaoui envisage un nouveau scrutin sous contrôle international.
L'ancien Premier ministre irakien Iyad Allaoui envisage de demander à la communauté internationale d'organiser un nouveau scrutin car il est convaincu que ses adversaires cherchent par tous les moyens à lui voler sa victoire.

Le Bloc irakien de M. Allaoui affirme dans un communiqué, « examiner l'option de demander à l'ONU, l'Union européenne et la Ligue arabe d'exercer leur droit moral et légal de protection du processus politique face aux injustices ».
Cette demande s'appuie sur le fait que l'Irak est toujours sous le Chapitre VII des Nations unies, c'est-à-dire sous le contrôle de la communauté internationale. Le pays a été placé sous ce chapitre après l'invasion du Koweït par Saddam Hussein en 1990.

La liste laïque d'Iyad Allaoui est arrivée en tête des législatives du 7 mars avec 91 sièges, contre 89 pour celle du Premier ministre Nouri al-Maliki et 70 à l'Alliance nationale irakienne (ANI) qui regroupe deux formations chiites conservatrices et 43 à l'Alliance kurde.

Mais des récentes décisions du département juridique de la commission électorale font craindre à M. Allaoui que ses rivaux ne modifient le résultat du scrutin.

Ainsi, à la demande du chef du gouvernement, la commission électorale a décidé le 19 avril un nouveau décompte manuel dans la province de Bagdad, la plus importante du pays puisqu'elle doit répartir 70 sièges sur les 325 que compte le Parlement. La date n'a pas encore été fixée et le recomptage pourrait prendre entre dix jours et deux mois, alors que le pays est plongé dans un vide institutionnel.

29-04
http://www.lorientlejour.com/category/Moyen+Orient+et+Mon...
 



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

07/05/2010

n° 5 - Journal du Yemen - 15-04 au 06-05 – Début - : Yémen, nouvel enjeu idéologique et géostratégique.


n° 5 - Journal du Yemen - 15-04 au 06-05 – Début - : Yémen, nouvel enjeu idéologique et géostratégique.



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée US et ferment les oreilles aux autres sources.


Journal du Yémen

                  n° 5                  15-04 au 06-05

C.De broeder   &         M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Tiré à part :

Les enfants sont les premières victimes du conflit.

Alerte à une situation alimentaire critique pour juillet.

2 Politique

a) Yémen du nord

b) Yémen du sud

3  Politique internationale

4 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

4-1 Quand les militaires assiègent une entreprise de presse pour étouffer une affaire de vengeance.(selon Reporters sans frontières)

4-2 Le Yémen occupera la deuxième place sur la liberté de l'information dans le monde arabe.

Fin

5  Dossier

5-1 Alain  Chouet : Al-Qaïda n'est qu'une marque qui rapporte et rien de plus.

5-2 Al-Qaeda est «en perte de vitesse, voire à l'agonie».

5-3 Philip Giralda : Les États-Unis sont devenus l'empire du mal.

6 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

6-1 "Les Amis du Yémen": les donateurs appelés à honorer leurs engagements.

6-2 La route sera longue pour les fermiers de Saada.

7 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

7-1 Danielle Bleitrach : La lutte contre le terrorisme: l’exception et la règle

7-2 Yémen, nouvel enjeu idéologique et géostratégique.

8 Annexe

8 -1 Les dernières trouvailles de l'Occident assassin.

8-2 Comment obtenir l’attention à Copenhague ? 

 



Tiré à part :

Les enfants sont les premières victimes du conflit.

 Des centaines d’enfants ont été tués ou utilisés comme enfants soldats dans les affrontements entre les forces du gouvernement yéménite et les indépendantistes dirigés par Abdul-Malik al-Houthi, qui font rage dans le nord du pays depuis août 2009, d’après un nouveau rapport publié par l’Association Seyaj pour la protection de l’enfance (SOCP), une organisation non gouvernementale locale de defense des droits de l’enfant.
D’après ce rapport, daté du 22 février dernier, quelque 89 000 enfants ont été forcés de fuir leurs maisons avec leurs familles, tandis que « 187 enfants ont été tués, 402 exploités comme soldats par les Houthis, et 282 autres recrutés par des milices locales progouvernementales. »
Ces résultats s’appuient sur une étude réalisée par SOCP en décembre 2009 – avec le soutien du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) – auprès d’enfants vivant dans des camps de déplacés dans les gouvernorats de Hajja, Saada et Amran, ainsi que dans certains des districts de Saada touchés par les conflits : la ville de Saada, Razeh, Alb, Baqem, Ghamr et Qataber.
D’après le rapport, 42 pour cent des enfants des camps (dont le nombre est estimé à 35 000) sont affectés par la malnutrition, 19 pour cent souffrent de diarrhée, 25 pour cent d’infections respiratoires et trois pour cent sont atteints de paludisme.
Dans le cadre de l’étude, SOCP a interrogé 684 anciens enfants soldats et a collecté des informations sur 73 926 enfants au total.
Selon les organisations humanitaires, plus de 70 pour cent des personnes déplacées par le conflit depuis 2004, dont le nombre est estimé à 250 000, vivent à l’extérieur des camps de déplacés, et les enfants représentent plus de la moitié de la population déplacée.
Le 11 février, les deux parties au conflit ont conclu un accord de cessez-le-feu. Cette trêve est fragile, et des affrontements sporadiques ont été rapportés.
D’après le rapport de SOCP, à Saada, 383 332 enfants (environ 97 pour cent des enfants en âge d’être scolarisés dans le gouvernorat) n’ont pas pu aller à l’école pendant cette période.
Ahmad al-Qurashi, directeur de SOCP, a dit à IRIN que cette situation était principalement due aux déplacements, à l’insécurité, à la destruction des écoles ou à leur utilisation à des fins militaires.
Sur les 701 écoles du gouvernorat de Saada, 17 ont été détruites dans les combats et 16 autres ont été occupées par l’une ou l’autre des parties belligérantes. La plupart des écoles restantes ont été désertées, a-t-il dit.
Enfants soldats
« Le nombre d’enfants exploités comme soldats pourrait être bien plus élevé que le chiffre indiqué dans le rapport, parce que nous avons eu du mal à détecter qui avait encore moins de 18 ans, en raison de l’absence [d’actes] de naissance », a dit à IRIN Fahd al-Sabri, chercheur principal de SOCP. D’après lui, seulement huit pour cent des citoyens yéménites possèdent un certificat de naissance.
« Le nombre d’enfants tués lors des combats pourrait aussi être bien plus élevé que le chiffre indiqué dans le rapport, car de nombreuses zones touchées par les avions de combat des armées saoudienne et yéménite étaient encore inaccessibles », a dit M. al-Sabri
Depuis août 2009, les organisations humanitaires ont du mal à obtenir des informations complètes sur l’impact de la guerre sur les enfants, selon George Abu al-Zulof, spécialiste de la protection de l’enfance auprès de l’UNICEF. Cependant, a-t-il dit à IRIN, il semble que la plupart des lois portant sur les droits de l’enfant n’aient pas été respectées durant les affrontements.
M. Abu al-Zulof a appelé les parties au conflit à libérer les enfants soldats pour qu’ils puissent retourner à l’école, et a appelé de ses vœux « une enquête impartiale » sur l’impact de la guerre sur les enfants.
M. al-Qurashi, président de SOCP, a appelé le Yémen à réviser sa loi n° 45 sur les droits de l’enfant – qui date de 2002 –, afin de prévoir des sanctions claires contre les individus qui exploitent des enfants en situation de conflit armé.

24 février 2010

(IRIN) -

ilhttp://www.irinnews.org/FR/ReportFrench.aspx?ReportId=88228

 


Alerte à une situation alimentaire critique pour juillet.

Les organisations humanitaires avertissent qu’une crise alimentaire risque de toucher le Yémen si les fonds internationaux consacrés à l’aide alimentaire ne sont pas considérablement accrus d’ici à juin 2010.
N’ayant reçu qu’un quart de son budget annuel pour 2010 (25,6 millions de dollars sur 103,2 millions), le Programme alimentaire mondial (PAM) explique qu’il aura épuisé, d’ici à la fin du mois de juin, les réserves de vivres qui lui permettent d’aider 3,2 millions de bénéficiaires.
Selon plusieurs organisations humanitaires et organisations non gouvernementales (ONG), les 250 000 Yéménites déplacés dans le nord et les 19 000 réfugiés principalement somaliens du sud sont les plus exposés à la faim.
« Si le PAM mettait fin à ses distributions alimentaires, ce serait le scénario catastrophe », a déclaré Kamel Ben Abdallah, directeur du service pour la Survie et le développement des jeunes enfants du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) au Yémen. « Sans distribution régulière de vivres, la situation se dégraderait sans aucun doute et ils [les réfugiés et les personnes déplacées] mourraient de faim ».
Selon Pablo Marco Blanco, responsable de Médecins sans frontières (MSF), l’arrêt des distributions alimentaires dans les camps de personnes déplacées du nord accélèrera le retour des familles déplacées dans leurs régions d’origine, dans le gouvernorat de Saada, où leurs besoins fondamentaux, notamment alimentaires, sanitaires et éducatifs, ne peuvent encore être satisfaits.
« La majorité de la population des [trois] camps d’al-Mazraq [dans le gouvernorat de Hajjah] obtient ses vivres grâce aux distributions du PAM ; donc, l’arrêt potentiel des distributions risque d’avoir de lourdes répercussions », a-t-il dit, ajoutant que MSF était prêt à développer ses services nutritionnels dans les camps, et notamment à procéder à des distributions alimentaires ciblées pour les plus vulnérables. « Mais nous ne pourrons pas combler le vide laissé par le PAM ».
Andrew Moore, directeur national de Save the Children, a expliqué que son organisme ne pouvait pas prendre le relais du PAM, dans le domaine des distributions alimentaires. « Nous n’avons pas assez de fonds ; notre programme sanitaire et nutritionnel, financé par les Etats-Unis, est un complément du PAM », a-t-il indiqué.
En février, en raison d’un manque de financements, le PAM a réduit ses rations alimentaires à 72 pour cent des besoins quotidiens en kilocalories pour les personnes déplacées et à 90 pour cent pour les réfugiés ; en mars, les rations des personnes déplacées ont légèrement augmenté pour couvrir 85 pour cent des besoins, tandis que celles des réfugiés diminuaient pour passer à 75 pour cent.
Ce n’est qu’en ayant emprunté 4,8 millions de dollars, puisés dans son Compte d’intervention immédiate (sorte de caisse de prévoyance pour les catastrophes), que l’organisme peut aujourd’hui distribuer des vivres jusqu’à la fin du mois de juin.
Un tiers de la population en situation « d’insécurité alimentaire »
Outre les personnes déplacées et les réfugiés, un tiers des 23 millions d’habitants du Yémen souffrent « d’insécurité alimentaire », et parmi ceux-ci, 2,7 millions se trouvent en situation « d’insécurité alimentaire grave », selon un rapport publié récemment par le PAM et intitulé Comprehensive Food Security Survey 2010 édition 2010 de l’Enquête détaillée sur la sécurité alimentaire.
Dans les cas « d’insécurité alimentaire grave », les ménages consacrent jusque 30 pour cent de leurs revenus uniquement à l’achat de pain. Ils ne suivent pas de régime alimentaire équilibré et se trouvent souvent contraints de sauter des repas.

« Si le PAM mettait fin à ses distributions alimentaires, ce serait le scénario catastrophe. Sans distribution régulière de vivres, la situation se dégraderait sans aucun doute et ils [les réfugiés et les personnes déplacées] mourraient de faim »

Le Yémen affiche un des taux de malnutrition les plus élevés du monde. Environ 46 pour cent des enfants yéménites de moins de cinq ans sont en insuffisance pondérale, le quatrième taux le plus élevé du monde, selon le Rapport 2009 sur le développement humain publié par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).
En outre, environ 58 pour cent des enfants souffrent de malnutrition ou présentent un retard de croissance, un taux extrêmement élevé, surpassé uniquement par l’Afghanistan, selon l’édition 2009 du rapport Suivre les progrès dans le domaine de la nutrition de l'enfant et de la mère, publié par le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF).
« Sans le PAM, nous allons avoir davantage de cas de malnutrition sévère », a prévenu M. Ben Abdallah de l’UNICEF. « Cela signifie que la charge de l’UNICEF va augmenter, alors que nous ne sommes déjà pas en mesure de nous occuper de tous les cas de malnutrition sévère au Yémen. Sans le PAM, la situation serait dramatique ».
L’insécurité alimentaire est un fléau de longue date, au Yémen, mais plusieurs facteurs ont récemment aggravé la situation.
D’abord, le Yémen a été gravement touché par l’augmentation des prix des produits alimentaires à l’échelle internationale, ces deux dernières années. Ensuite, les revenus pétroliers du pays sont en diminution. Enfin, la crise financière a eu des répercussions négatives sur les transferts de fonds effectués par les Yéménites expatriés.
« C’est la crise des trois F », a ainsi résumé Giancarlo Cirri, directeur national du PAM au Yémen, en allusion aux vivres, à l’essence et aux finances (food, fuel et finance, en anglais).
Le taux de croissance démographique (trois pour cent, un des plus élevés du monde) et les graves pénuries d’eau qui ont frappé le pays comptent également parmi les facteurs.

8 avril 2010

(IRIN) -

http://www.irinnews.org/FR/ReportFrench.aspx?ReportId=88741



2  Politique

Les antagonistes

a) Yémen du Nord

1 Au jour le jour

23-04

Le ministère yéménite de l'Intérieur a mis en garde les indépendantistes contre le risque d'une reprise des combats dans le nord du pays où une trêve est en vigueur depuis le 12 février.

Le ministère s'est inquiété, dans un communiqué publié sur son site Internet (www.26sep.net), que des indépendantistes aient repris récemment leurs appels au jihad (guerre sainte) contre le gouvernement lors d'un rassemblement dans la province de Jouf, proche de leur fief de Saada (Nord).

L’Orient-Le Jour 


2  Politique

Ali Abdallah Saleh

11-02

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh a annoncé  le cessez-le-feu et le chef de la résistance Abdel Malek al-Houthi a ordonné à ses hommes de le respecter.

http://www.romandie.com/ats/news/100212124130.s8m770bk.asp


2a-3 Les grandes manœuvres

Soutenir les pays en voie du développement pour renforcer les capacités.

Le représentant permanent du Yémen auprès de l'Organisation des Nations Unies, Abdullah Al-Saidi, a affirmé la nécessité de prendre des mesures urgentes pour supprimer les obstacles de la vie subis par les populations, sous l'occupation, ce qui nuisent au développement social et en contradiction avec la valeurs humaines.
L'Ambassadeur a souligné, dans un discours prononcé au nome du Groupe de 77 pays, lors de la séance d'ouverture de la 18ème session de la Commission du développement durable des Nations Unies, l'importance de soutenir les pays en voie du développement afin de renforcer leurs capacités.
Il a indiqué l'importance de réévaluer les réalisations en matière de transports, de gestion des déchets, d'exploitation minière, et d'autres, en conformité avec le plan d'action de la Conférence de Johannesburg en vertu avec l'agenda du 21ème siècle et celui de Marrakech pour la production et la consommation durable.
AM-RA
SABA

[Mardi 04 Mai 2010]

http://www.sabanews.net/fr/news213375.htm

 

Accords de 21 millions de dollars entre le FSD et des banques yéménites.

Trois accords de financement ont été signés ce lundi entre le Fonds saoudien pour le développement (FSD) et la Banque de la coopération agricole, la Banque commerciale du Yémen ainsi que la Banque du Yémen et du Kuweit d'un coût de 21 millions de dollars.
Suite à la signature, le président de l'association des banques yéménites, Ahmed Al-Khawi, a souligné l'importance de ces accords dans l'activation de la coopération et l'investissement entre le Yémen et l'Arabie saoudite.
Pour sa part, le directeur général du programme d'exportations au sein du FSD, Ahmed Al-Ghanam, a indiqué l'importance de profiter de cette opportunité afin de stimuler l'échange commercial entre les deux pays frères.
RA-RA
[Lundi 03 Mai 2010]

http://www.sabanews.net/fr/news213276.htm

 

Subvention de 13 millions de dollars au Yémen par la BM

Le vice-Premier ministre pour les Affaires économiques et ministre du Plan et de la Coopération internationale, Abdul Karim Al-Arhabi, a examiné ce lundi avec l'Assistante spéciale du Président américain, Gael Smith en compagnie de la grande directrice des affaires du développement international au sien de la Maison blanche.
M. Al-Arhabi a évoqué les défis auxquels le processus de reformes au Yémen fait face dont la lutte contre le terrorisme soulignant le profondeur des relations entre le Yémen et les donateurs, notamment la Banque mondiale.
Par ailleurs, la Banque mondiale a annoncé, en marge d'une réunion élargie entre M.Al-Arhabi et la vice-président de la Banque mondiale, son accord de fournir une subvention de financement du projet d'études supérieures d'un coût de 13 millions de dollars.
RA-RA

03 Mai 2010

http://www.sabanews.net/fr/news213290.htm



b) Yemen du Sud

2a-1 Sur le terrain

03-05

Un civil a été tué et deux autres ont été blessés dans une attaque armée contre un marché d'une localité du Yémen du sud où une grève de protestation contre les autorités nordistes a été observée lundi dans plusieurs villes, ont indiqué des sources de sécurité.

Selon ces sources, des hommes armés non identifiés ont tiré sur des clients du marché du qat, une herbe euphorisante consommée à une grande échelle au Yémen, dans la ville de S'nah, à quelque 300 km au sud de Sanaa.

"Un homme a été tué et deux ont été blessés", a indiqué l'une des sources de sécurité, sans pouvoir justifier l'attaque ou identifier les assaillants.

A Dhaleh, chef-lieu de la province de même nom, à 400 km au sud de Sanaa, des partisans armés du mouvement de contestation dans le sud ont tiré en direction du siège de la province, brisant les carreaux de fenêtre et forçant les employés à fuir le bâtiment, selon les mêmes sources.

Ces tirs ont eu lieu au moment où les commerces et les administrations ont fermé leurs portes à l'appel des dirigeants du mouvement sudiste qui ont appelé à une grève générale pour protester contre ce qu'ils considèrent comme un "siège militaire" de la ville.

La grève a été plus ou moins suivie dans d'autres villes du sud, selon diverses sources.

Les habitants du Yémen du sud, qui était un Etat indépendant jusqu'en 1990, s'estiment l'objet de discriminations et disent ne pas bénéficier d'une aide économique suffisante du pouvoir central. Certains appellent à la sécession.

 (AFP) -

http://qc.news.yahoo.com/s/afp/100503/monde/y__men_sud_violences_1


2a-3 Les grandes manœuvres

L’ancien président du Yémen du Sud appelle l’Iran à soutenir le mouvement indépendantiste.

Ali Salem Al-Bayd, le dernier président du Yémen du Sud (marxiste), appelle depuis son exil (Allemagne) l’Iran et les pays arabes à soutenir le mouvement indépendantiste du Sud, alors que les affrontements menacent de se généraliser dans le pays. Des affrontements ont encore opposé les indépendantistes aux forces de l’ordre à Abyan, Ad-Dali et Lahj.

Aujourd’hui, des milliers de manifestants ont attaqué des bâtiments administratifs, symboles de l’Etat, et ont remplacé le drapeau national par l’ancien drapeau du Yémen du Sud.

Réuni en 1990, le pays a déjà connu une première guerre de scission en 1994, après les premières découvertes de pétrole dans le Sud.

Aujourd’hui, sous l’influence de l’Iran, Ali Salem Al-Bayd semble caresser le rêve séparatiste. Sous le poids de la pauvreté, il avait accepté la réunification en 1990. Mais aujourd’hui, l’essentiel du pétrole et du gaz étant localisé dans le Sud, les séparatistes surfent sur les enjeux stratégiques et les visées iraniennes pour effectuer un retour en arrière (lire à ce sujet nos informations ici).

Al-Bayd a en effet accusé le Nord de se comporter comme une force d’occupation dans le Sud, et de marginaliser la population, politiquement et économiquement. L’appel à l’aide ainsi lancé à Téhéran inquiète les autorités, d’autant plus que Ali Salem Al-Bayd est accusé d’avoir entretenu des relations étroites avec des dirigeants d’Al-Qaïda au Yémen.

« MediArabe.info »

Elaph.com :

http://www.mediarabe.info/spip.php?breve2135



3 Politique internationale

c) Europe

4 Grande- Bretagne

L'ambassadeur du Royaume-Uni échappe à un attentat au Yémen.

Nb :

L'ambassadeur britannique au Yémen est sorti indemne, lundi 26 avril, d'une attaque-suicide qui a visé son convoi à Sanaa.

Un kamikaze s'est lancé contre le convoi de l'ambassadeur alors qu'il se trouvait à 600 mètres de l'ambassade. Seul le kamikaze a été tué.

L'ambassadeur, Timothy Achille Torlot, s'en est sorti indemne et deux passants ont été légèrement blessés. L'attentat-suicide "porte les empreintes d'Al-Qaida", a affirmé le ministère de l'intérieur yéménite. Il a précisé que "le terroriste qui portait un survêtement de sport s'est fait exploser au passage du convoi de l'ambassadeur ", ajoutant que le corps du kamikaze a été déchiqueté et que les services de sécurité cherchaient à "déterminer son identité".

Nous pouvons confirmer qu'il y a eu un incident ce matin impliquant un membre du personnel de l'ambassade", a déclaré à Reuters une porte-parole de l'ambassade de Grande-Bretagne. "Nous travaillons étroitement avec les autorités yéménites pour enquêter sur ce qui s'est passé. Nous pouvons confirmer qu'aucun Britannique ou membre de l'ambassade n'a été blessé."

Un véhicule de la police yéménite qui escortait le convoi, formé de deux voitures diplomatiques, a été touché par l'explosion, et son pare-brise a volé en éclats, selon le correspondant de l'AFP sur place. La police a bouclé le secteur et interdit aux journalistes et aux photographes de s'en approcher. L'attentat s'est produit dans le quartier de Noqom, près de l'hôtel Mövenpick, fréquenté par des Occidentaux.

Début janvier, les ambassades des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et de la France avaient fermé en raison de menaces.

26.04

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2010/04/26/l-ambassadeur-du-royaume-uni-echappe-a-un-attentat-au-yemen_1342472_3218.html#xtor=AL-32280184



d) Les institutions

Nations Unies

Yémen : Les retours des déplacés vers le nord se déroulent lentement

Plus de deux mois après le cessez-le-feu et un mois après la déclaration officielle de la fin du conflit dans le nord du Yémen, environ 7.000 civils déplacés yéménites hébergés dans les camps d'Al Mazraq se sont rendus dans leur village d'origine pour y évaluer la destruction et les dommages dans leurs fermes et concernant d'autres biens, a indiqué vendredi le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR).

« Nous estimons que seulement un quart des personnes revenues temporairement pour évaluer la situation dans leur village ou leur ville d'origine y sont finalement retournées définitivement. La majorité d'entre elles restent des déplacés du fait de préoccupations persistantes sur l'insécurité, les accrochages incessants, les mines antipersonnel, la pénurie de services essentiels et le manque d'abris, alors que de nombreuses maisons ont été soit détruites soit partiellement endommagées », a dit une porte-parole du HCR, Melissa Fleming, lors d'une conférence de presse à Genève.

« Un grand nombre des déplacés internes ont fait part au HCR de leur incertitude sur le fait que la paix soit effectivement durable. Ils sont également très inquiets des mines antipersonnel et des munitions non explosées jonchant le sol de leur village », a-t-elle ajouté.

Selon l'agence des Nations Unies, leur crainte est renforcée par des informations répétées faisant état d'accidents meurtriers dus aux mines antipersonnel. Pour ce seul mois, au moins deux enfants ont perdu la vie et neuf personnes (enfants et adultes) ont été gravement blessées.

« En plus de ces décès, ces tragédies entravent la sécurité des retours et l'assiduité à l'école dans les zones affectées par le conflit. Des campagnes de sensibilisation intensives sont menées dans toutes les zones accueillant des déplacés, y compris dans les camps, pour éviter d'autres pertes de civils », a dit Mme Fleming.

Parallèlement, les trois camps de déplacés à Al Mazraq continuent d'héberger plus de 27.000 personnes déplacées. La plupart des déplacés – parmi un total estimé à 280.000 personnes déplacées au Yémen – sont hébergés au sein de communautés hôtes chez des amis, des proches ou des voisins. La situation pour certains d'entre eux dans les gouvernorats de Hajjah et Amran devient intenable, alors que leur famille d'accueil et les déplacés eux-mêmes épuisent rapidement leurs ressources.

Du fait qu'ils ne disposent d'aucun document d'identité, certains déplacés ne peuvent être enregistrés par les autorités dans le gouvernorat de Hajjah, ce qui les empêche de bénéficier d'une assistance humanitaire. Les besoins urgents de leur famille les forcent à vendre les quelques possessions qu'il leur reste, y compris le bétail.

« Nous craignons que ce groupe ne devienne de plus en plus vulnérable aux abus et à l'exploitation. Le HCR exhorte les autorités yéménites à régler ce problème. Ces personnes doivent être enregistrées en tant que déplacés internes et elles doivent bénéficier d'une aide humanitaire, ce qui pourrait améliorer leur situation », a déclaré la porte-parole.

Le HCR observe désormais des difficultés croissantes pour satisfaire les besoins des déplacés yéménites, alors que son opération au Yémen est toujours confrontée à un sérieux manque de financement.

« Si une nouvelle contribution financière ne nous est pas versée d'urgence, le HCR ne pourra plus fournir ni protection, ni abris, ni assistance humanitaire à quelque 170.000 réfugiés et 280.000 déplacés au Yémen », a dit Mme Fleming.

La part du HCR dans l'appel de fonds consolidé des Nations Unies en 2010 pour le Yémen s'élève à 39 millions de dollars. A ce jour, l'agence a reçu 35% des fonds nécessaires.

23 avril 2010 –

News Tracker: autres dépêches sur la question : Yémen : Les déplacés menacés par le manque de financements humanitaires

http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=21764&Cr=Y%C3%A9men&Cr1



4 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

4-1 Quand les militaires assiègent une entreprise de presse pour étouffer une affaire de vengeance.(selon Reporters sans frontières)

Nb : Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Alors que le président Ali Abdallah Saleh venait d’ordonner la libération d’un journaliste et de deux responsables du quotidien Al-Ayyam, l’armée a pris d’assaut, le 21 avril au soir, le bâtiment de la société de presse 14 October, situé dans la province d’Aden, afin de confisquer le dernier numéro du quotidien Al-Tariq. Le siège de 14 Octobera été levé le 22 avril au matin.

« Ce qui se passe au Yémen est tout simplement hallucinant. Il n’y a pas un jour sans qu’un média soit attaqué, sans qu’un journaliste soit kidnappé, arrêté ou condamné », a dénoncé Reporters sans frontières.

Le 21 avril dans la soirée, les forces de la sécurité centrale ont pris d’assaut le bâtiment de la société de presse nationale 14 October, situé dans la ville d’Al-Ma’ala (ouest d’Aden). Ils ont fouillé l’ensemble des véhicules situés à l’extérieur des bureaux, notamment celui d’Ahmed Al-Hubaishi, directeur de publication et président du conseil d’administration de 14 October, dans le but de confisquer le numéro du journal Al-Tariqdaté du 22 avril, imprimé par 14 October.

Cet incident fait suite à la publication - par Al-Tariq- d’une information relative aux événements du 21 avril dans l’après-midi quand des soldats ont pris d’assaut le commissariat de police de la ville d’Al-Tawahi (à l’ouest d’Aden). D’après Al-Tariq, cette opération militaire constituerait une vengeance de la part de soldats en réponse à une altercation entre un policier d’Al-Tawahi et un des leurs au cours de l’opération de destruction des habitations illégales sur les hauteurs de Al-Tawahi. Une autre hypothèse avancée par le journal serait un différend entre un soldat et un policier dans le souk de Al-Tawahi (http://www.attariq-ye.com/).

Les bureaux du quotidien Al-Tariq, situés dans la ville d’Al-Tawahi, avaient déjà été pris d’assaut par l’armée le 21 février dernier, pour avoir utiliser le terme d’ « occupation » en parlant de la situation du Yémen du Sud.

Le journal avait dû interrompre ses activités pendant deux semaines.

Le 21 avril 2010, le président Ali Abdallah Saleh a ordonné la remise en liberté de Hani Bashraheel, rédacteur en chef de l’édition sportive du journal Al-Ayyam, de Mohamed Bashraheel, directeur du groupe Al-Ayyam et d’Arhab Hassan Yassine, secrétaire général du groupe, arrêtés début janvier dernier, à l’issue du siège du journal d’Al-Ayyam par l’armée (http://fr.rsf.org/yemen-arrestation-du-redacteur-en-chef-d-08-01-2010,35665.html). Hisham Bashraheel, fondateur et propriétaire du journal, avait été libéré le 24 mars dernier pour des raisons de santé (http://fr.rsf.org/yemen-liberation-de-deux-journalistes-25-03-2010,36834.html).

Publié le 23 avril 2010

http://fr.rsf.org/yemen-quand-les-militaires-assiegent-une-23-04-2010,37132.html


4-2 Le Yémen occupera la deuxième place sur la liberté de l'information dans le monde arabe.

nb Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Le Centre d'Amman pour les études des droits de l'homme a salué lundi le projet de loi de l'information au Yémen, présentée actuellement au Parlement, disant que la loi est parfaite et en conformité avec les normes internationales et les meilleures pratiques.
Cela a été mentionné dans le 5ème rapport du Centre sur les libertés du journalisme qui se concentre sur la liberté d'obtenir des informations dans les Etats arabes.
Il est à noter que le Yémen a occupé la deuxième place de la liberté d'information dans les pays arabes, selon le 5ème rapport annuel sur les libertés de presse, publié, hier, par le Centre d'Amman, en conjonction avec la Journée mondiale de la liberté de presse.
La nouvelle loi sur les médias yéménites donne le droit à la liberté d'information, au peuple yéménite et aux étrangers, sur la base que c'est l'un des droits fondamentaux de l'homme. Il interdit également l'emprisonnement d'un journaliste pour ses opinions.
AS - SA 

[Mardi 04 Mai 2010]

http://www.sabanews.net/fr/news213300.htm


n° 5 - Journal du Yemen - 15-04 au 06-05 – Fin - : Yémen, nouvel enjeu idéologique et géostratégique.

n° 5 - Journal du Yemen - 15-04 au 06-05 – Fin - : Yémen, nouvel enjeu idéologique et géostratégique.



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée US et ferment les oreilles aux autres sources.


Journal du Yémen

                  n° 5         &nbs