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03/05/2010

n°523 - Témoignages de Palestine - 02-05 - : Début :- : Une hausse sans précédent du cancer dans la bande de Gaza.

n°523 - Témoignages de Palestine -  02-05 - : Début :- : Une hausse sans précédent du cancer dans la bande de Gaza.  


L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources



Témoignages de Palestine

  n°523                                                                                                                  02-05

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

1 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

1-1  (à) propos d'une petite fille qui nous écrit de Jérusalem occupée

1-2 Noam Chomsky : Conflit Israélo-palestinien.

1-3 Dr. Youssef Ibrahim : Une hausse sans précédent du cancer dans la bande de Gaza.

1-4 Fares Chahine : 8000 prisonniers palestiniens en grève de la faim.

1-5 La barrière souterraine en acier teste les nerfs des habitants de Gaza.

1-6 L’occupant israélien prive d’eau les villages palestiniens de la vallée du Jourdain.

1-7 Silvia Cattori : Laissera-t-on Israël transformer Gaza en un immense cimetière ?

1-8 Nurit Peled Elhanan : Je prendrai le deuil pour la Nakba.

Suite & Fin

1-9 Israël : Un boycott total contre une occupation totale.

1-10 Appel à la Raison : l'instauration d'une paix au Moyen Orient selon le principe « 2 Peuples, 2 Etats ».

1-11 Jeremy Salt : Israël et son monopole sur la souffrance psychologique.

2 Dossier

2-1 Vers un mouvement juif européen pour la paix.

2-2 Robert Bibeau : «Remake » États-Unis-Israël-Iran.

2-3 Netanyahu-Obama : une tempête dans un verre d'eau.

2-4 René Backmann : Un nouveau plan de paix à l'automne.

2-5 Julien Salingue : Vers une « Troisième Intifada » ?

Analyse

Palestine, la lutte de libération nationale.



1 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

1-1  (à) propos d'une petite fille qui nous écrit de Jérusalem occupée

A la liberté de provocation, répond la liberté d'objection...

Je veux dire au monde une histoire A propos d'une maison avec une lanterne brisée Et d'une poupée qui a brûlé D'un pique-nique qui n'a pas été gai D'une hache qui a tué une tulipe Une histoire à propos d'un incendie qui a consumé une tresse Une histoire à propos d'une déchirure qui ne pouvait être recousue Je veux dire une histoire à propos d'une chèvre qui n'avait pas de lait à propos de la pâte d'une mère qui n'était pas cuite A propos d'un mariage qui n'a pas été célébré Et d'une toute petite fille qui n'a pu grandir A propos du football où on ne tirait pas dans le ballon A propos d'une colombe qui ne volait pas Je veux dire une histoire à propos d'une clé qui n'est pas utilisée A propos d'une classe qui n'est pas suivie A propos d'une cours de récréation qui est silencieuse
Et à propos de ces fruits qui n'ont pas été pas cueillis A propos d'un mensonge qui n'a pas été découvert Une histoire à propos d'une église où on ne prie plus Et d'une mosquée qui n'est plus dressée Et d'une culture qui ne réjouit plus Je veux dire une histoire à propos d'un toit couvert de terre et d'herbe A propos d'une pierre qui a affronté un char Et à propos d'un drapeau rebelle qui refuse de se coucher A propos d'un esprit qui ne peut être vaincu Je veux dire au monde une histoire Maintenant, allume une bougie pour
la Palestine Tu peux le faire Allume une bougie, une petite bougie
Regarde, la nuit s'en va Il suffit d'essayer Un rayon de lumière
Repousse les nuits de jais
Les plus noires
Alors que le jour se lève Il suffit de bien regarder Vois-tu que
Toute la puissance des ténèbres
Dans le monde
Ne peut anéantir
La lueur la plus timide
D'un rayon de lumière Allume une bougie
Une petite bougie
Regarde, la nuit s'en va Tu peux le faire Dis... le monde Tu m'as entendu ?

 Adressé depuis Jérusalem occupée, par Nahida (qui a 12 ans)
transmis par Nadia Ben Amara (France)


1-2 Noam Chomsky : Conflit Israélo-palestinien.

Noam Chomsky sur le conflit Israélo-palestinien. (Democracy Now!)

Interview par AMY GOODMAN 

AMY GOODMAN : (…) que pensez-vous de l’administration Obama et du conflit Israélo-palestinien ?

NOAM CHOMSKY : Le conflit israélo-palestinien est un cas facile. Il y a un consensus international quasi-total depuis 35 ans maintenant sur ce qu’il convient de faire pour résoudre le problème – du moins à court terme - à savoir : deux états avec des frontières reconnues par toutes les parties, avec, selon les termes employés, « des modifications mineures et acceptées par les deux parties ». C’était d’ailleurs la politique officielle des Etats-Unis jusqu’à ce qu’ils décident un jour de s’évader du monde réel, au début des années 70. Et c’est un point de vue très largement partagé. En 1976, il y a même eu une résolution du Conseil de Sécurité appelant à une solution à deux états. Les Etats-Unis ont opposé leur veto. Et ça n’a pas cessé depuis. Je ne vais pas passer toute l’histoire en revue, mais si on en arrive directement au présent, le consensus est désormais quasi-total. Autour de ce consensus, on trouve tous les états arabes, et ce depuis longtemps. On trouve l’Iran, l’Organisation des Etats Islamiques. On trouve le Hamas. En fait, on trouve tout le monde sauf les Etats-Unis et Israël.

Que dit l’administration Obama ? C’est intéressant. Obama a cette grande vision, mais si vous regardez les choses de plus prés, en oubliant la vision et en examinant les faits, les choses changent. D’un côté, il demande poliment aux Israéliens de ne plus étendre leurs colonies, ce qui n’a pas de sens, parce que le problème, c’est l’existence même des colonies, pas leur extension. De plus, ces mots n’ont aucun sens. Il ne fait que répéter les propos de Bush. En fait, il cite ce que l’on appelle la Feuille de Route, le soi-disant accord officiel pour aller de l’avant. Il ne fait que le citer. Ca n’a aucun sens, mais ça fait malgré tout partie de sa grande vision.

D’un autre côté, et qui est plus intéressant, peu de temps après sa prise de fonction, il a donné son premier et jusqu’à présent son unique discours sur le conflit israélo-palestinien. C’était au moment où il présentait George Mitchell comme son négociateur, ce qui est un bon choix, si on lui donne les moyens de réussir. C’est à ce moment-là qu’Obama a expliqué ce qu’il avait l’intention de faire. C’était au moment de la main tendue vers le monde musulman. Il a dit, en parlant de la proposition de paix arabe, eh bien voilà ce que j’appelle une proposition constructive – c’était sa façon à lui de flatter les auteurs de la proposition. Puis il a enchainé, en déclarant, « Il est temps que les Arabes se conforment à leur proposition de paix et commencent à normaliser leurs relations avec Israël. » Obama est un homme instruit, intelligent. Je suppose qu’il choisit ses mots avec soin. Il savait parfaitement que ce n’était pas la proposition de paix arabe. La proposition de paix arabe reprenait les termes du consensus international et disait, dans l’éventualité de deux-états, que les états Arabes iraient même au-delà d’une normalisation des relations avec Israël. Obama en a extrait le corollaire, mais a omis la substance, ce qui est une façon comme une autre de déclarer que les Etats-Unis allaient se cantonner dans leur position de refus. Il n’aurait pas pu être plus clair.

Avec cet appel à cesser l’expansion des colonies, il a été un peu plus loin – pas lui, personnellement, mais ses porte-paroles lors des Conférence  s de presse. On leur a demandé si l’administration allait faire quelque chose si Israël refusait. Ils ont répondu « non, c’est purement symbolique ». En fait, ils ont explicitement dit que l’administration ne ferait pas ce que George Bush père, lui, avait fait. George Bush père avait quelques petites punitions qu’il distribuait lorsqu’Israël s’entêtait à désobéir aux Etats-Unis. Clinton les a adoucies et Obama les a supprimées. Il a dit, « non, c’est juste symbolique. » Ce qui revient à dire à Benjamin Netanyahu « allez-y, faites ce que vous voulez. Nous dirons que nous sommes mécontents mais nous le ferons avec un clin d’œil complice, alors allez-y. En attendant, nous participerons, en vous envoyant des armes. Nous vous accorderons un soutien diplomatique et une participation active. » C’est cela, sa vision. Difficile d’être plus clair.

Que pouvons-nous faire ? Nous pouvons essayer de faire en sorte que les Etats-Unis rejoignent le monde réel. Dans ce cas précis, ce serait rejoindre le reste du monde. Rejoignez le monde réel et acceptez le consensus international et cessez de participer activement à son viol, c’est-à-dire aux actions de l’état d’Israël. J’aurais pu dire aux actions de l’état d’Israël et des Etats-Unis. Ce qu’Israël et les Etats-Unis sont en train de faire à Gaza et en Cisjordanie, c’est de détruire l’espoir d’une réalisation de ce consensus international.

Et je crois qu’il n’y pas beaucoup d’alternatives. En fait, de nombreux militants palestiniens eux-mêmes vont jusqu’à dire qu’il faut abandonner la solution de deux états et laisser Israël s’emparer de tous les territoires, éventuellement les annexer, pour ensuite passer à une lutte pour les droits civiques et une lutte similaire à celle contre l’apartheid. Ceux qui disent ça sont aveugles. Cela n’arrivera jamais. Les Etats-Unis et Israël ne laisseront pas faire. Ils continueront de faire exactement ce qu’ils sont en train de faire : étrangler Gaza, le détacher de la Cisjordanie, en violation des accords internationaux et, en Cisjordanie, s’emparer de tout ce qui les intéresse.

Noam Chomsky

Traduction VD pour le Grand Soir. Précision du traducteur : s’agissant d’une interview, le traducteur a tenu à gommer les hésitations du "parler" pour rendre la lecture un peu plus fluide. Merci de signaler les erreurs et coquilles car errare humanum est. - Version du 30/3 après quelques corrections signalées par les lecteurs. Merci à eux.

TRANSCRIPTION ORIGINALE EN ANGLAIS
http://www.democracynow.org/2010/3/15/noam_chomsky_on_obamas_foreign_policy

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Noam-Chomsky-sur-la-politique-etrangere-d-Obama-sur-sa-propre-histoire-et-sur-l-importance-de-faire-entendre-son-opinion.html


1-3 Dr. Youssef Ibrahim : Une hausse sans précédent du cancer dans la bande de Gaza.

La hausse de toutes sortes de cancer et d’insuffisance rénale, dans la bande de Gaza, est de plus en plus remarquable, confirme Dr. Youssef Ibrahim, président du bureau de l’environnement de la Bande. Ces hausses sont les conséquences de ce phosphore blanc et de cet uranium utilisés par les forces israéliennes d'occupation au cours de leur guerre criminelle menée contre Gaza l’année dernière.

Dans une interview exclusive donnée à notre Centre Palestinien d’Information (CPI), Ibrahim souligne que ces forces avaient utilisé des produits dangereusement toxiques. Ces produits se sont infiltrés dans le sol palestinien et l’ont par conséquent contaminé. L’uranium, le zinc, le mercure, le cobalt et d’autres produits cancérigènes ont été trouvés dans les corps des victimes de cette guerre israélienne criminelle.

Le président du bureau de l’environnement a saisi l’occasion de cette interview pour lancer un appel de détresse à tous les pays du monde et aux organisations et institutions internationales comme régionales pour intervenir de façon urgente afin d’éviter les effets désastreux de l’agression sioniste sur l’environnement palestinien de la bande de Gaza.

Dr. Youssef Ibrahim, président du bureau de l’environnement de la Bande, nous fait part de son point de vue, dans l'interview exclusive ci-après, traduite de l'arabe et résumée par nos soins.

Des munitions et des déchets

CPI : Les autorités de l’occupation israélienne, au cours de leur guerre menée contre la bande de Gaza l’année dernière, ont frappé l’environnement de la Bande de manière très dangereuse. Voulez-vous nous donner un peu plus d’explication ?

Dr. Youssef Ibrahim : Tout d’abord, nous voulons remercier votre Centre Palestinien d’Information (CPI) pour l’attention qu’il donne à cette question sensible et tellement dangereuse. Nous demandons par ailleurs à tous les médias d’en faire de même et de mettre sous la lumière les pratiques de l’occupation israélienne. Et nous, pour notre part, nous confirmons que les forces israéliennes d'occupation ont eu recours à pas moins de 35 sortes de métaux toxiques. Et naturellement, ces produits laissent leurs effets néfastes sur l’environnement palestinien au moins sur deux niveaux : les armes et les munitions utilisées au cours de l’agression, puis leurs déchets.

Et en passant en revue les échantillons et les conséquences par le ministère de la santé, lors d’une conférence donnée à son siège de Gaza, il s’est avéré que ces produits s’étaient infiltrés dans le sol palestinien et les corps des martyrs. Le climat de la bande de Gaza ne fait que confirmer la dangerosité de cette nouvelle donne. Un grand niveau d’uranium, de zinc, de mercure, de cobalt et d’autres produits très toxiques et très dangereux et cancérigènes pour la santé y a été trouvé. Il faut alors une réaction internationale sérieuse et efficace pour sauver la bande de Gaza. Une catastrophe menace effectivement et directement la bande de Gaza.

Les effets des éléments toxiques

CPI : Ces produits toxiques et dangereux, comment pourront-ils réagir sur l’environnement de la bande de Gaza ?

Dr. Youssef Ibrahim : Si ces produits se sont infiltrés dans les corps des martyrs, ils touchent nécessairement les corps des vivants. On s’attend malheureusement à l’apparition de toutes sortes de cancer et à des naissances malformées. Et l’infiltration de produits toxiques dans le sol et dans l’air affectera la faune et la flore de la Bande.

J’ai peur que beaucoup d’arbres de la Bande trouvent la mort et que ces produits toxiques aient pénétré les légumes et les fruits mangés par l’homme. Ces produits se sont infiltrés dans la nappe aquifère… Ainsi, la pollution touche l’homme, la pierre, l’arbre, le sol, le climat, tout l’environnement de la bande de Gaza. Les conséquences néfastes de tout cela apparaîtront dans les petites années à venir et à long terme.

Les terres agricoles

CPI : Cette dangereuse pollution a-t-elle touché une grande superficie de la bande de Gaza ? Avez-vous des chiffres à nous donner ?

Dr. Youssef Ibrahim : Une hausse d’une pollution dangereuse a été remarquée dans le sol, dans l’air et surtout sur les bâtiments bombardés par les forces israéliennes d'occupation. Le sol et les terres agricoles ont directement été touchés. En fait, les forces israéliennes d'occupation ont délibérément bombardé de vastes terrains agricoles et y ont fait des fosses profondes. De vastes surfaces sont donc polluées par ces produits toxiques ; les tests aux laboratoires l’ont prouvé.

Et parlons de chiffres. Environ deux mille hectares de terrains ont été rasés au cours de la guerre agressive israélienne menée contre Gaza, ainsi que 410 mille arbres. Toutes les zones frontalières sont vidées de leurs habitants, un désastre démographique supplémentaire. En effet, pas moins de cinq mille unités résidentielles ont été totalement détruites et plus de cinquante mille partiellement. Les bombardements de maisons, d’usines, de sièges du gouvernement, de mosquées, d’écoles et d’autres bâtiments ont laissé un million et demi de tonnes de décombres… Cette guerre a laissé entre 8 et 9 mille tonnes de toutes sortes de déchets. A remarquer que les décombres polluent et que les restes des munitions dont l’uranium constituent un réel danger sur l’environnement.

La terre brûlée !

CPI : La politique de la terre brûlée, que signifie-t-elle ? Les produits toxiques représentent-ils un réel danger sur les plantes, les plantes qui sont un élément essentiel de l’environnement ?

Dr. Youssef Ibrahim : Pour ce qui est de la politique de la terre brûlée pratiquée par l’armée israélienne dans sa guerre criminelle israélienne contre Gaza, cette armée détruisait tout sur son passage : pierres, plantes, réseaux d’eau et d’égouts. Ainsi, de grandes surfaces de terrains agricoles ont été polluées, sans parler de l’entassement de la terre par le passage de leurs lourds engins…

Je vous confirme que les bombes au phosphore blanc ont brûlé la couverture verte, une destruction immense de l’environnement palestinien. Puis la propagation du phosphore blanc a détruit l’environnement et a pollué les produits agricoles. Elle a aussi laissé ses effets négatifs sur tous les éléments de l’environnement : eau, air, sol, créatures…

Le message à envoyer

CPI : Quel message voulez-vous envoyer concernant ce sujet ?

Dr. Youssef Ibrahim : Nous envoyons un message urgent à toutes les organisations et institutions s’intéressant à l’environnement, en particulier les ministères arabes et islamiques de l’environnement. Nous les appelons à rendre visite à la bande de Gaza pour travailler afin d’éliminer les conséquences toxiques, ou du moins les alléger. Je voudrais également appeler le bureau de l’environnement de la Ligue Arabe et ses institutions, les centres arabes et islamiques de recherches concernant la pollution de l’environnement à collaborer avec le bureau de l’environnement de la bande de Gaza afin d’éviter la catastrophe humaine et environnementale qui est sur le point de frapper la Bande. Nous appelons aussi les institutions internationales travaillant dans les domaines des droits de l’homme et de la santé à venir dans la bande de Gaza pour voir la réalité du terrain et les conséquences dangereuses de ces produits toxiques. Leurs effets néfastes commencent à affecter les habitants de la Bande. La propagation des tumeurs de toutes sortes, de la déficience rénale, des malformations de naissance sont des preuves irréfutables.

SOULEIMAN

17 avril

http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=article&sid=5080


1-4 Fares Chahine : 8000 prisonniers palestiniens en grève de la faim.

Ils protestent contre le traitement réservé à leurs familles.
Plus de 8000 prisonniers palestiniens, détenus dans 10 prisons centrales israéliennes et trois centres de détention, sont en grève de la faim depuis mercredi dernier.

C’est le Centre d’études pour les prisonniers, une ONG palestinienne a caractère humanitaire, qui s’occupe de la situation que vivent les prisonniers détenus en Israël qui en a fait l’annonce. Selon des responsables de cette ONG, des représentants des détenus ont discuté avec ceux de l’administration des prisons israéliennes qui ont noté leurs revendications afin de les étudier. Les détenus palestiniens protestent contre les traitements dégradants et cruels que subissent leurs familles au cours de leurs visites. Longues attentes au niveau des barrages militaires et des points de passage, fouilles très poussées, propos injurieux de la part des soldats israéliens... Les prisonniers revendiquent le droit aux familles des détenus ghazaouis de pouvoir rendre visite à leurs proches. Ces visites sont interdites depuis 4 ans, sous le prétexte de la détention du soldat israélien Gilaad Shalit dans l’enclave palestinienne. Shalit a été capturé par un groupe de résistants palestiniens à la lisière de la bande de Ghaza au détour d’un accrochage en juin 2006. Il est devenu, depuis, le prisonnier le plus célèbre de la planète, tellement les médias internationaux ne ratent aucune occasion d’en parler en le présentant parfois comme un petit scout qui a été kidnappé par une bande de malfaiteurs, alors qu’il a été capturé l’arme au poing.

Sa famille est reçue partout et par les plus hauts responsables de la planète, Ban Ki-moon, Sarkozy...Shalit plus visible que 8000 palestiniens
Mais personne ne parle des souffrances de ces milliers de Palestiniens incarcérés pour certains d’entre eux depuis plus de 25 ans.

La troisième revendication concerne l’interdiction à des centaines de familles de Cisjordanie, de la ville sainte d’El Qods, ainsi que des familles de Palestiniens résidant en Israël, communément appelés les Arabes de 1948, qui sont des citoyens israéliens, de visiter leurs enfants sous des prétextes sécuritaires nuls et infondés.

Les détenus veulent aussi lever les interdictions imposées par les directions des prisons du droit de regarder la chaîne satellitaire El Jazeera et de réceptionner des livres divers.

La privation des prisonniers de passer l’examen du baccalauréat, selon le programme palestinien, fait partie aussi de leurs revendications essentielles. La Ligue des Etats arabes a manifesté son soutien à l’action de lutte des prisonniers palestiniens dont le nombre est estimé à 11 000, dont environ 400 enfants et plus de 350 femmes qui vivent dans des conditions carcérales inhumaines. Le secrétariat général de la Ligue arabe a souligné que les mesures israéliennes prises à l’encontre des prisonniers palestiniens nécessite un support international sérieux.
Il a par ailleurs appelé
la Croix-Rouge internationale à tenir son rôle par l’organisation de visites de contrôle périodiques des prisons et des centres de détention israéliens pour vérifier les conditions de leur incarcération et œuvrer à la satisfaction de leurs besoins essentiels, et d’organiser des visites périodiques à leurs familles. Des dizaines d’actions de protestation similaires, au cours desquelles certains prisonniers ont perdu la vie ont été menées depuis le début du conflit israélo-palestinien. Le dossier des prisonniers a été une source de désaccord permanent entre Palestiniens et Israéliens depuis le lancement du processus de paix.

Pour le président palestinien Mahmoud Abbas et l’ensemble des factions palestiniennes, aucune paix n’est possible sans la libération de tous les prisonniers détenus dans les prisons israéliennes.

Israël prend ces milliers de détenus comme des otages et tente, par le chantage, de pousser la direction palestinienne à plus de concessions politiques.
Fares Chahine

10 avril
http://www.elwatan.com/Ils-protestent-contre-le


1-5 La barrière souterraine en acier teste les nerfs des habitants de Gaza.

Ps : PS : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage lepoint de vue des auteurs, mais doit être vu comme information. 

L’achèvement imminent par l’Égypte de l’installation d’une barrière en acier souterraine et en surface le long de sa frontière avec la bande de Gaza met les Gazaouis sur les nerfs : comment vont-ils survivre sans l’important commerce qui passe par les tunnels ?
Un trafic transite par les tunnels pour toute une gamme de produits depuis qu’Israël a imposé un embargo économique contre la bande de Gaza après la prise de pouvoir par le Hamas en juin 2007.
La Banque mondiale et les économistes palestiniens estiment qu’au moins 80 pour cent des importations totales vers Gaza passent par les tunnels.
« Creuser des tunnels et y travailler est l’un des rares emplois disponibles pour les jeunes Gazaouis », a dit Omar Sha’ban, économiste à Gaza.
« Les personnes qui travaillent dans les tunnels gagneraient 25 dollars par jour, une somme énorme pour l’économie palestinienne actuelle.

Mais ils sont exposés aux bombardements quotidiens … par les forces aériennes israéliennes, à l’effondrement des tunnels et aux incendies ».
Ziad al-Zaza, ministre de l’Économie du gouvernement du Hamas, a dit qu’environ 20 000 personnes travaillaient dans les tunnels avant l’opération militaire israélienne à Gaza, début 2009, et qu’ils ne sont maintenant plus que la moitié. L’armée israélienne a dit qu’elle avait endommagé ou détruit 60 à 70 pour cent des tunnels lors de l’offensive.
Abu Antar*, propriétaire et gérant d’un tunnel, âgé de 45 ans, a dit que fermer les tunnels entre Gaza et Rafah, en Égypte, signifierait que lui et les centaines d’autres personnes qui travaillent grâce aux tunnels n’auraient plus de revenus.

« Nous avons réussi à traverser la clôture égyptienne, mais maintenant, ce que nous craignons c’est que les Égyptiens l’électrifient et ajoutent des capteurs sismiques pour détecter notre présence sous terre, ce qui rendrait notre mission impossible. Les tunnels sont notre unique source de revenus », a dit à IRIN ce père de sept enfants.
La barrière en acier posée par l’Égypte fera 10 à
11 kilomètres de long et descendra jusqu’à 18 mètres sous terre, ont dit les autorités égyptiennes. Le quotidien égyptien al-Shorouq a récemment annoncé que « le chantier du mur principal était dans sa quatrième et dernière phase », après quoi des caméras et des détecteurs seront installés.
Cette opération devrait durer quelques semaines et une période d’essai devrait ensuite avoir lieu avant que l’installation ne devienne complètement opérationnelle.
Un travail dangereux
Abu Antar a dit que 50 personnes travaillaient dans son tunnel.
« Chaque jour, nous travaillons dans les tunnels et nous nous demandons si nous allons sortir vivants. La terre s’est effondrée de nombreuses fois…

La mort est inévitable dans ce genre de travail. Nous avons peur 24 heures sur 24. Beaucoup de gens sont morts. Chaque mois, il y a de nouvelles victimes des bombardements aériens [israéliens] dans les tunnels », a-t-il dit.
Les accidents sont fréquents dans les tunnels. Selon l’organisation palestinienne de défense des droits humains Al-Mezan, 120 trafiquants travaillant dans les tunnels ont été tués au cours des trois dernières années.
Les personnes travaillant dans les tunnels estiment qu’il existe plus de 1 000 tunnels entre Gaza et la ville de Rafah, du côté égyptien de la frontière. Ils font de 15 à
35 mètres de profondeur et jusqu’à un kilomètre de long.

« Une catastrophe humanitaire »
« [La construction] d’un tunnel coûte environ 200 000 dollars, alors lorsqu’ils seront détruits par les avions israéliens, ou qu’ils seront bloqués par le mur égyptien, la pauvreté et le chômage augmenteront de plus en plus », a-t-il dit. « Bloquer les tunnels entraînera une terrible catastrophe humanitaire. Tous les habitants de la bande de Gaza dépendront alors de l’aide alimentaire des Nations Unies », a dit le ministre du Hamas, M. al-Zaza.

 « Nous appelons les gouvernements égyptien et israélien à désinvestir Gaza et à laisser les Palestiniens travailler sur terre et non sous terre et les Gazaouis vivre dans la dignité et la fierté », a dit M. al-Zaza.
Israël a imposé à la bande de Gaza de strictes restrictions à l’importation après la prise de pouvoir par le Hamas en 2007 et en guise de représailles après les tirs de rockets de Gaza sur Israël. L’interdiction d’importer touche tout ce qui pourrait aider le Hamas à fabriquer des armes, notamment le fer, l’acier et la plupart des matériaux de construction. Toutes les exportations sont interdites et les importations sont limitées à quelques biens humanitaires. Les articles tels que les cahiers scolaires, les bureaux, le matériel médical, les appareils ménagers et les abris montables accusent d’importants retards.
Israël a salué les efforts de l’Égypte pour combattre la contrebande.(…) 
Israël accuse le Hamas d’utiliser les tunnels pour importer des armes, une allégation niée par le Hamas.
Lors d’une visite à Gaza, plus tôt ce mois-ci, le coordinateur des secours d’urgence des Nations Unies, John Holmes, a mis en garde contre de gros problèmes si les tunnels étaient bloqués.
« Si ces tunnels sont bloqués, si indésirables qu’ils puissent être, et aussi indésirables que puissent être leurs conséquences sur la société et l’économie de Gaza, la situation sans les tunnels serait complètement insoutenable », a dit M. Holmes.

Il a renouvelé ses appels à Israël pour mettre fin au blocus du territoire palestinien.

Les informations contenues dans ce site web vous sont parvenues via IRIN, un département d'informations humanitaires des Nations Unies, mais ne reflètent pas nécessairement les vues des Nations Unies ou de ses agences. Si vous réimprimez, copiez, archivez ou renvoyez ce bulletin, merci de tenir compte de cette réserve. Toute citation ou extrait devrait inclure une référence aux sources originales. UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs 2009.

(IRIN)

26 mars 2010

http://www.irinnews.org/fr/...


1-6 L’occupant israélien prive d’eau les villages palestiniens de la vallée du Jourdain.

Les forces israéliennes d’occupation ont envahi le village de Khirbet Al-Farsieyah au nord de la vallée du Jourdain, et saisi quatre pompes à eau utilisées pour l’irrigation et l’approvisionnement en eau potable de la petite communauté agricole, selon des témoins.

La consommation en eau d’un Israélien est de 400 litres/jour, celle d’un colon israélien en Cisjordanie de 800 litres/jour et celle d’un Palestinien en Cisjordanie entre 70 et 90 litres/jour

Selon les habitants, la suppression des pompes menace des milliers de dunums de champs de cultures, et les agriculteurs estiment que chacune des pompes coûte 25 000 shekels (6750 dollars US).

Les pompes ont été volées dans les fermes de Ali Az-Zohdi, Fayeq Sbeih, et Taleb Radi.

Le gouverneur de la région de Tubas, Marwan Tubasi, a dénoncé lors d’une visite des fermes impactées, les vols commis par les Israéliens, tandis que le coordonnateur de la campagne pour sauver la vallée du Jourdain, Fathi Ikhdeirat, a déclaré que les événements de la journée faisaient partie d’une « série d’attaques à l’encontre des habitants et qui ont pour but de les expulser de leurs terres ».

Le dimanche, les autorités israéliennes avaient fermé la principale source d’eau utilisée pour l’agriculture dans ce village de la vallée du Jourdain, ont déclaré les membres du comité et leurs avocats, quatre jours seulement après que des responsables militaires aient menacé de « fermer les robinets » si les Palestiniens ne traitaient pas mieux leurs eaux usées.

Ikhdeirait a aussi déclaré que la société israélienne de l’eau, Mokorot, avait construit trois puits aquifères dans le domaine depuis les années 1970, s’accaparant 5000 mètres cubes d’eau par heure, en grande partie au profit des colonies juives voisines alors que le village de Bardalah ne tirait que 65 mètres cubes d’eau par heure avant que les troupes d’occupation n’aient arrêté le pompage de l’eau.

« Nous entendons le bruit de l’eau passant par les tuyaux dans le centre du village, mais nous ne pouvons ni la boire ni nous en servir. Les conduites d’eau installées par la compagnie des eaux israéliennes sépare le village en deux parties », at-il ajouté .

Des dizaines d’agriculteurs ont protesté contre les actions israéliennes dans la vallée du Jourdain et ont exigé qu’une solution rapide soit trouvée avant qu’ils ne perdent les cultures dont ils dépendent pour leurs revenus et leur subsistance.

Nader Thawabteh, un avocat qui représente les habitants de Bardalah, a déclaré que la compagnie des eaux israéliennes accusait les habitants du village de voler de l’eau « prenant cela comme une excuse pour cesser de pomper de l’eau pour nous. Nous démentons catégoriquement cette affirmation. » [Paradoxe intéressant ... Les voleurs de Mokorot accusent de vol les Palestiniens, légitimes propriétaires de ces ressources naturelles... N.d.T]

L’avocat a ajouté que la quantité d’eau pompée dans le village avait été réduite en cinq ans de 150 mètres cubes par heure à 65 mètres cubes, et « maintenant elle est totalement coupée ».

Les agriculteurs du village ont fait appel à l’Autorité palestinienne [de Ramallah] et aux organisations internationales pour avoir à nouveau accès à l’eau pour leurs exploitations.

Bardalah a 1900 habitants, la majorité d’entre eux vivant des ressources des travaux agricoles dans les 300 dunums de serres. La grande majorité des serres et des terres doivent être irriguées, le reste disposant de cultures qui n’ont pas besoin d’arrosage.

Le mercredi, le ministre israélien des infrastructures, Uzi Landau, avait menacé de restreindre la fourniture en eau dans toute la Cisjordanie si des usines de retraitement des eaux usées n’étaient pas installées dans la zone. [Il apparait ainsi que l’occupant israélien s’accapare l’eau des Palestiniens, mais ne veut pas prendre en charge le retraitement de l’eau attribuée chichement aux propriétaires légitimes, et utilise la question du retraitement comme un moyen de pression... Difficile de faire mieux dans le cynisme et la malhonnêteté - N.d.T]

Selon un rapport de 2009 de B’Tselem [...] seulement 81 des 121 colonies juives de peuplement en Cisjordanie ont été raccordées à des installations de traitement des eaux usées.

« Le résultat est que seule une partie des eaux usées provenant des colonies est retraitée, tandis que le reste des eaux usées va dans les cours d’eau et dans les vallées de Cisjordanie », indique le rapport.

L’étude de B’Tselem met aussi en évidence que « pendant plus de 40 ans d’occupation, Israël n’a pas construit de usines de traitement des eaux usées dans les colonies correspondant à celles de l’intérieur d’Israël ».

L’administration civile de l’occupation veut connecter certains villages palestiniens au réseau de retraitement des eaux sales, mais ceux-ci refusent de coopérer dans des projets qui peuvent légitimer les colonies juives de peuplement.

 Ma’an News Agency - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.maannews.net/eng/ViewDet...
Traduction : Info-Palestine.net

http://www.alterinfo.net/L-occupant-israelien-prive-d-eau...


1-7 Silvia Cattori : Laissera-t-on Israël transformer Gaza en un immense cimetière ?

LA SOLITUDE DU PEUPLE PALESTINIEN FACE À L’IGNOMINIE.

Omar (*), 38 ans, habite dans un quartier très pauvre et insalubre de Gaza. Il est sans travail, sans revenu. 80 % des habitants de Gaza sont dans la même situation. L’histoire qu’il raconte ici reflète la situation tragique et le désespoir dans lesquels Israël maintient la population de Gaza. Le désespoir aussi de savoir que la « communauté internationale » ne fait rien pour mettre un terme à l’intolérable.

Gaza : manifestation contre le siège (IMEMC)

Silvia Cattori : Que ressentez-vous depuis votre mouroir de Gaza en voyant des jeunes Palestiniens dans la vieille ville de Jérusalem protester contre les restrictions d’accès à la Mosquée Al Aqsa, risquer leur vie face aux assauts des troupes israéliennes ? [1]

Omar : Ce qui se passe à Jérusalem, les provocations d’Israël, sa judaïsation de la Terre Sainte, concerne tous les Palestiniens. C’est très grave. Israël cherche à pousser les Palestiniens à une grande révolte, pour ensuite faire croire qu’il y a là une menace pour sa sécurité et en profiter pour intensifier la répression.

Je ne pense pas que les Palestiniens sont prêts à courir le risque de rentrer dans cette stratégie perfide, d’aller se faire humilier et écraser une nouvelle fois. Vous savez, les Palestiniens n’ont pas encore guéri les plaies de la dernière Intifada (soulèvement qui s’est révélé être un écrasement). Tant de sacrifices consentis pour n’avoir rien obtenu. Comme père, je ne serai pas assez fou pour laisser mes enfants aller au-devant des soldats qui tirent sur ces très jeunes gens, très frustrés, qui répondent à leurs agressions en lançant des cailloux.

Je pense que dans ce contexte, les adultes, même si cela devrait être leur devoir de protester contre les dangers qui pèsent sur la Mosquée Al Aqsa et deux autres édifices religieux islamiques, hésitent à aller manifester leur colère contre les soldats de l’occupation. Ils savent que c’est là une situation explosive ; qu’ils vont se sacrifier pour rien, qu’Israël va encore pouvoir en tirer prétexte pour les arrêter, les massacrer, et intensifier les mesures répressives. Ils pensent à tous les sacrifices qu’ils ont déjà faits sans jamais rien obtenir.

Depuis 2000, leur résistance ne leur a apporté que des pertes et des énormes souffrances. Sans compter que tous leurs sacrifices sont si mal payés en retour par leurs ignobles politiciens à Ramallah. Ils sont si désespérés en entendant Abou Mazen, Fayyad, Erekat, etc, parler d’un État palestinien à l’intérieur de la ligne de 1967 et non pas comme il se doit, de la ligne de 1948. Les territoires de 67 ne représentent que 26 % de la Palestine historique. Et ces 26 %, après le mur et les annexions, se sont réduits à 10 ou 15 %. Cela veut dire, pour ces jeunes Palestiniens en colère, que leurs parents n’ont rien gagné par leur résistance ; qu’ils ont fait tous ces sacrifices pour rien.

Silvia Cattori : L’État d’Israël ne pourra pas toujours se comporter en dehors de la loi. Son image se dégrade en Occident ; bien des gens qui soutenaient Israël ne peuvent plus afficher leur soutien comme avant. Il leur est devenu difficile de soutenir l’insoutenable sans se compromettre. Nos autorités démocratiques savent qu’elles devront répondre un jour d’avoir soutenu un gouvernement criminel. Et d’avoir choisi de soutenir une autorité palestinienne qui est désavouée par son peuple. S’il y a des votations pensez-vous que le peuple palestinien va voter en faveur de Salam Fayyad ?

Omar : Fayyad n’est pas populaire. C’est l’homme de l’Occident ; il est très éloigné de notre réalité. Il a fait carrière dans des institutions internationales. Il a été habitué au luxe et au prestige qui accompagne ce genre de postes. Fayyad n’est pas le choix des Palestiniens ; il nous a été imposé par les États-Unis. C’est un homme corrompu, qui avec Abou Mazen (Mahmoud Abbas), a mis en place la politique répressive, financée par les États-Unis et l’Europe, qui vise à liquider toute résistance. Fayyad est un homme très compromis avec les visées de l’occupant. Ce ne sera jamais un résistant. Il est déjà du côté des occupants.

C’est lui qui a la confiance de l’Europe ; c’est lui qui reçoit l’argent que l’Union européenne donne à Ramallah pour payer les salaires de quelques 200’000 employés de l’administration. Ce n’est pas par un geste de générosité que cet argent est versé à l’Autorité Palestinienne ; c’est une obligation, l’Europe doit payer pour ses erreurs. Nous considérons que c’est l’Europe qui a permis aux juifs de venir occuper nos terres et qui continue de soutenir leur expansion. C’est donc à elle de payer pour notre immense souffrance.

Silvia Cattori : Les militants internationaux qui sont venus vivre à Gaza durant ces années cruelles où la communauté internationale vous a abandonnés, sont-ils vus avec reconnaissance ?

Omar : Ici à Gaza, les gens sont habitués depuis longtemps à voir des jeunes activistes étrangers, venir, partir, certains rester car ils ont trouvé ici une vie plus exaltante que chez eux. Les gens ne leur ont pas demandé de venir mais ils sont bien accueillis ; l’hospitalité fait partie de notre culture. Ils peuvent habiter chez les habitants, et vivre avec très peu d’argent. Il y en a aussi qui profitent de notre générosité. Qui se comportent mal et heurtent nos coutumes.

Il y a maintenant quelques rares activistes du « Free Gaza Movement », de l’« International Solidarity Movement », etc. Ils voient ce qui se passe et ils peuvent faire connaître notre réalité au-dehors. Ce qui pose problème, c’est qu’il n’y a pas d’entente entre les diverses associations qui viennent. Cela n’est pas bon car il y a déjà assez de problèmes ici.

Silvia Cattori : Quel milieu fréquentent-ils ?

Omar : Ils sont souvent entourés de Palestiniens qui savent tirer profit et les coupent du reste de la société. Les activistes ne savent pas ou ne veulent pas savoir que les gens qu’ils fréquentent ne sont pas forcément représentatifs. C’est pourquoi la présence de ces jeunes qui viennent ici, peut générer parfois plus de ressentiments que d’apaisement dans le cœur de bien des gens. Ils fréquentent surtout le cercle du FPLP (une faction laïque minoritaire). Ici leurs leaders sont mal vus car ils ne travaillent pas dans l’intérêt du peuple ; ce qu’ils reçoivent de l’extérieur comme dons est détourné pour des projets qui leur apportent davantage de profits. Il faut dire aux gens qui collectent de l’argent au nom des Palestiniens de ne plus leur donner un seul shekel. Car agir de cette façon ce n’est pas nous aider ; mais c’est une autre manière de violer les droits des Palestiniens et d’envenimer la situation.

Donner l’argent sans savoir où il va, cela pousse les gens à la corruption. Les gens qui vivent dans mon quartier n’ont jamais rien vu de ces collectes dont on nous parle. Ils vivent plus mal que des chiens. Écrasés par la pauvreté. Les ONG vont et viennent, mais nous on n’a rien touché.

Silvia Cattori : Les derniers convois arrivés en janvier - au prix de grands obstacles - ne vous ont pas donné satisfaction non plus ?

Omar : « Viva Palestina » [2] de Galloway et « the European Campaign to End the Siege on Gaza » (ECESG) [3] ont été appréciés. Ce qu’ils ont apporté a été remis au Ministère de la santé. Celui-ci est seul capable de couvrir toute la bande de Gaza et de distribuer ce qu’il reçoit dans tous les centres de santé. Ce qu’ils apportent est visible, sert toute la population.

Quand on parle de tonnes de médicaments livrés au Ministère de la santé par divers donateurs il faut comprendre que cela ne suffit pas à couvrir les besoins. En quelques heures les dons distribués dans les hôpitaux et les pharmacies sont épuisés. Ici on ne trouve rien, même pas du paracétamol ; les quantités que les donateurs envoient ou apportent sont dérisoires par rapport aux besoins immenses.

Silvia Cattori : Georges Galloway a pourtant été critiqué pour avoir livré les ambulances aux autorités du Hamas. Quel est votre point de vue ?

Omar : Si vous donnez les médicaments au Ministère de la santé, sous l’autorité du Hamas depuis 2006, ils sont distribués dans les hôpitaux et centres publics et après nous pouvons les acheter pour le prix d’un shekel, même s’ils valent trente shekels. Par contre, si vous donnez ces médicaments aux responsables du FPLP, eux ils les distribuent à leurs cliniques privées qui les vendent au prix coûtant. Cela enrichi leurs hôpitaux, leurs poches. Et ne diminue pas les souffrances de la population qui a déjà de la peine pour payer un shekel. Quand les associations donnent des milliers de dollars au FPLP, les gens ici ne voient pas où cela va vraiment. Ils n’ont aucune idée de la manière dont l’argent est utilisé. C’est la différence entre ce que l’on donne aux autorités du Hamas et ce que l’on donne au FPLP ou au Fatah.

Silvia Cattori : En ce qui concerne les besoins essentiels comme l’eau potable et la nourriture, où en est votre situation ?

Omar : Nous achetons, en faisant des dettes, des gallons d’eau filtrée à une station privée qui s’enrichit sur notre dos. Mais on est obligés. L’eau est polluée [4] et avec les coupures d’électricité on reste souvent sans eau et sans électricité.

Ici les gens se débrouillent. Surtout grâce à ces employés qui reçoivent un salaire de Ramallah, ou de l’UNRWA : car un employé aide de nombreuses familles avec son salaire. Si il n’y avait pas cette solidarité là, Gaza se transformerait en un immense cimetière en quelques mois.  [5]

Heureusement que les tunnels ne sont pas encore fermés. Le mur n’est pas fini.

Silvia Cattori : Ne pensez-vous pas qu’Obama finira bien par contraindre Israël à ouvrir les portes de cet enfer ?

Omar : Je n’ai jamais cru qu’un Président des États-Unis allait nous soutenir contre Israël. Cela n’arrivera jamais. S’il devait nous soutenir, même par un simple mot, il devrait payer très cher ce soutien.

Silvia Cattori : Qui peut alors vous sauver de cette situation ?

Omar : Il n’y a que Dieu. Les États arabes nous ont abandonnés. Nous avons perdu notre crédibilité et notre honneur par notre division. J’espère que nos leaders arriveront un jour à s’unir ; sans l’union, jamais nous n’obtiendrons le respect des autres nations. Nous avons perdu le respect.

Silvia Cattori : Votre peuple a gagné l’admiration et le respect du monde entier par sa résistance. Mais si vous deviez faire la liste des leaders palestiniens qui vous ont desservis, quels noms donneriez-vous ?

Omar : Mazen (Mahmoud Abbas à Ramallah) à la tête du Fatah. Et Mechaal [6]. Je considère que l’on est trahis par les deux. S’ils savaient quelle est notre souffrance, ils auraient déjà fait l’union. Par leurs divisions ils ont fait de nous un peuple de mendiants. Or nous, les Palestiniens, n’avons jamais été des mendiants.

Silvia Cattori : Vous faites une symétrie entre Kahled Mechaal et Mahmoud Abbas ! Mais Khaled Mechaal, lui au moins, ne s’est jamais mis entre les mains de l’occupant et de ses cyniques alliés ?

Omar : Abou Mazen nous a trahis depuis toujours. C’est un homme mis en place par les États-Unis et Israël. Mazen, on savait déjà qui il était avant et que dans sa position il allait nous mener au désastre. Mechaal, nous savons qu’il est honnête. Mais le fait est qu’il ne nous a rien apporté.

Israël s’attaque à la mosquée, à notre patrimoine religieux. Que fait le Hamas contre les attaques visant la mosquée Al-Aqsa ? Pour nous Palestiniens, c’est très blessant de voir Israël usurper les lieux Saints. Cela nous touche dans nos cœurs. Abou Mazen, on le méprise, nous savons que lui et sa bande ce sont des vendus. Mais je suis choqué d’entendre Mahmoud Zahar (haut dirigeant du Hamas) dire aujourd’hui que ceux qui lancent des roquettes contre Israël aident les provocateurs. Hier, Yasser Arafat et Abou Mazen disaient la même chose.

Silvia Cattori : Mechaal n’a-t-il pas condamné Israël récemment ?

Omar : Ce qu’il a dit dans son discours, c’est pour la façade ; mais sur le terrain, hormis une manifestation populaire à Gaza, rien ne s’est passé. On est sans espoir.

Silvia Cattori : Malgré sa brutale répression, Israël a échoué à vous mater. Ni le siège qui perdure depuis cinq ans, ni les innombrables carnages, n’ont atteint les buts qu’Israël escomptait : vous mettre à genoux et vous tourner contre le Hamas.

Omar : Oui c’est vrai.

Entretien réalisé en anglais le 22 mars 2010.

Silvia Cattori

Traduit de l’anglais par JPH

[1] En quelques jours l’armée et la police ont arrêté et blessé des centaines de très jeunes Palestiniens sur les lieux Saints de Jérusalem. Les enfants ne sont pas épargnés par l’armée israélienne. En dix ans, celle-ci a arrêté environ 6’500 enfants palestiniens (de 12 à 17 ans). Selon The Palestinian Center for Defending the Detainees, il y a actuellement 340 enfants emprisonnés en Israël parmi 8’000 autres prisonniers politiques Palestiniens.

[2] Voir : « “Viva Palestina”, et maintenant ? », par Stuart Littlewood, info-palestine.net, 14 janvier 2010.

[3http://www.savegaza.eu

[4] Voir : http://www.uruknet.de/ ?s1=1&p=64828&s2=06

[5] Voir : http://www.uruknet.de/ ?s1=1&p=64829&s2=06

Sur la situation à Gaza, voir également les deux videos de l’interview de Karen Koning Abu Zayd, ancienne Commissaire générale de l’UNRWA : 
 http://www.youtube.com/watch ?v=Vyui4D6NK-s&feature=channel 
 http://www.youtube.com/watch ?v=ViZNEVi9OMI&feature=related

[6] Khaled Mechaal, chef du mouvement de la résistance du Hamas, vit en exil en Syrie depuis 1999, après avoir été la cible d’une tentative d’assassinat de la part des services secrets israéliens en Jordanie en 1997.

http://www.silviacattori.net/article1166.html 


1-8 Nurit Peled Elhanan : Je prendrai le deuil pour la Nakba.

Je  porterai le deuil pour la Nakba. Je porterai le deuil pour la Palestine disparue que, dans sa plus grande partie je ne connaîtrai jamais. Je porterai le deuil pour la terre sainte qui perd son humanité, son paysage, sa beauté et ses enfants sur l'autel du racisme et du mal. Je prendrai le deuil pour les jeunes Juifs qui envahissent et profanent les maisons de familles à Sheikh Jarrah , jettent les habitants dans la rue et dansent et chantent en mémoire de Baruch Goldstein , le meurtrier infâme d'enfants Palestiniens , pendant que les propriétaires expulsés des maisons avec leurs enfants et leurs vieillards dorment sous la pluie, dans la rue, en face de leurs propres habitations. Je porterai le deuil pour les soldats et les policiers qui protègent ces méchants envahisseurs Juifs Orthodoxes sans aucun remord.

Je  porterai le deuil pour les terres de Bil'in et de Nil'in et pour les héros de Bil'in et de Nil'in , beaucoup d'entre eux sont des enfants de 10-12 ans , qui sans peur se dressent pour leur droit de vivre dans la dignité sur la terre de leurs pères. Je porterai le deuil pour les Droits Humains qui ont été enterrés depuis longtemps dans ce pays , pour le sang impunément répandu, pour les meurtres commis avec la bénédiction des rabbins, pour le mythe Sioniste fallacieux dans lequel j'ai été éduquée et pour l'histoire Palestinienne dont le récit est interdit mais dont la vérité est de retour et dont les rameaux verts pointent parmi les graines des lois racistes.

Je porterai le deuil pour l'ancien ministre de l'Education, Livnat qui a défendu la loi contre la commémoration du jour  de la Nakba en déclarant que «  S'il n'y a rien pour lequel ils puissent porter le deuil, ils n'auront pas de raisons de se révolter. » paroles pires que les pires paroles de nos adversaires et que celles des plus méchants colonialistes.

Je porterai le deuil pour nous tous qui ne savons pas quoi faire face à une loi qui est pure cruauté, une parmi les douzaines d'autres qui sont destinées à nous assurer les places d'honneur – sinon toutes les places – dans les Actes du Parlement de la Démocratie de l'Etat Juif.  Je porterai le deuil pour la démocratie de ce pays dans lequel la moitié des habitants doivent vivre dans des conditions qui seraient interdites, même pour des animaux, dans d'autres démocraties.

Je porterai le deuil pour les enfants. Ceux qui sont morts. Ceux qui mourront demain. Ceux qui ne supportent plus de vivre ici et ceux qui y vivent , semblables à de monstrueux golems qui se sont retournés contre leurs créateurs , êtres formés de peur, de mal, de racisme, d'amour tordu pour une terre qui n'est pas la leur, de haine pour tout ce qui n'est pas à leur  propre image, et d'appétit insatiable pour le meurtre.

Je porterai le deuil le jour de la Nakba. Et aussi le jour qui le précède que nous appelons le Jour  de Commémoration et qui n'est rien d'autre qu'un jour dédié à l’idolâtrie  de la chair morte , et à la fin duquel chacun sort et grille d'autres chairs mortes à même les flammes, chante, danse , se goinfre et finit saoul. Je porterai le deuil pour le jour de notre indépendance qui n'est rien d'autre que la célébration du triomphe de l'enfermement et de l'assujettissement.

Pour toutes ces raisons, je porterai le deuil le jour de la Nakba. Je rejoindrai les millions de dépossédés, d'opprimés et d'humiliés qui n'ont pas désespéré du futur et qui pensent qu'il reste une chance et qui se dressent comme les témoins et comme les braises encore vives du véritable esprit de l’Homme.

Je porterai le deuil le jour de la Nakba afin d'être digne d'eux, afin que mes enfants sachent de quel côté je suis et afin qu'eux aussi puissent croire qu'il y a une chance pour l'espoir et pour un futur où la justice l'emportera.

Nurit Peled Elhanan

27/03/2010

 Nurit Peled Elhanan, Prix Sakharov pour les Droits de l'Homme, membre du Cercle des Familles Endeuillées pour la Paix, et co-initiateur du Tribunal Russell sur la Palestine. Mère de Gaï Elhanan qui était venu en 2006 témoigner à Montbrison

Traduction en Français de Roseline Derrien Site New profile

http://www.femmesennoirmontbrison.com/article-je-prendrai-le-deuil-pour-la-nakba-nurit-peled-elhanan-47755144.html

°523 - Témoignages de Palestine - 02-05 - : Fin :- : Une hausse sans précédent du cancer dans la bande de Gaza.

n°523 - Témoignages de Palestine -  02-05 - : Fin :- : Une hausse sans précédent du cancer dans la bande de Gaza.  



L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources



Témoignages de Palestine

  n°523                                                                                                                  02-05

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

1 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Suite

1-9 Israël : Un boycott total contre une occupation totale.

1-10 Appel à la Raison : l'instauration d'une paix au Moyen Orient selon le principe « 2 Peuples, 2 Etats ».

1-11 Jeremy Salt : Israël et son monopole sur la souffrance psychologique.

2 Dossier

2-1 Vers un mouvement juif européen pour la paix.

2-2 Robert Bibeau : «Remake » États-Unis-Israël-Iran.

2-3 Netanyahu-Obama : une tempête dans un verre d'eau.

2-4 René Backmann : Un nouveau plan de paix à l'automne.

2-5 Julien Salingue : Vers une « Troisième Intifada » ?

Analyse

Palestine, la lutte de libération nationale.


1-9 Israël : Un boycott total contre une occupation totale.

L’occupation israélienne étant totale et soutenue par pratiquement toutes les institutions et les entreprises du pays, il doit en aller de même pour le boycott d’Israël, qui sera total et intransigeant, écrit Antoine Raffoul.

Dans son article « Moment of truth » (ici en français) publié sur le site de Electronic Intifada, le 4 mars 2010, Rifat Kassis pose une bonne question : que signifie le « boycott », quelle est sa portée et son contenu ?
Nous, membres de 1948 : Lest We Forget souhaitons répondre à ceux qui appellent à un boycott sélectif d’Israël, et défier ceux qui nous mettent en garde, nous Palestiniens (et beaucoup de militants internationaux, par la même occasion) qui critiquons Israël contre les accusations d’« antisémitisme » (bien que nous soyons Sémites). Nous souhaitons également défier les politiciens qui réclament un nouveau cycle de négociations (proximité ou autrement) sur la question Palestine-Israël, car nous avons perdu le compte du nombre de pourparlers qui se sont tenus les 62 dernières années. Tous en vain. En fait, à chaque série d’entretiens,
la Palestine rétrécit davantage et sa population est confinée dans des douzaines de Bantoustans.
Un boycott ne peut plus être sélectif. Comme M. Kassis l’a écrit : « l’occupation n’est pas une prise de pouvoir aléatoire et elle ne se déroule pas sur quelque terre éloignée : c’est une matrice complète de contrôle, stratégique, cohérente, délibérée, historiquement construite, extérieurement tolérée... » et, ne l’oublions pas, mise en oeuvre sur la terre palestinienne.
Ceux qui réclament un boycott sélectif ne comprennent pas que les décisions prises en Israël, à l’intérieur des territoires palestiniens occupés et dans l’ensemble de
la Palestine historique, le sont par les dirigeants sionistes (et leurs collaborateurs), dans le but d’annexer, d’occuper et de nettoyer la totalité des territoires palestiniens, pas simplement ceux qui correspondent à la résolution 181 des Nations unies ni à la ligne d’armistice de 1947 ni aux territoires conquis en 1967, mais l’ensemble de la Palestine historique. La récente prise de bec entre l’administration étasunienne et Israël au sujet de la question des colonies prouve que l’aile la plus à droite de l’administration israélienne de Benyamin Netanyahu est décidée à multiplier les colonies dans l’ensemble de Jérusalem-Est annexée et dans le reste de la Cisjordanie.
Nou
s ne pouvons pas balayer les 62 dernières années de l’occupation sioniste illégale en nous contentant d’accepter un statu quo temporaire dans l’attente d’un accord sur le statut final. Ces 62 années douloureuses ne peuvent pas être subdivisées en zones coloniales nommées A, B, C, Gaza ou Jérusalem. Elles ne peuvent pas être jetées dans les poubelles de l’Histoire par un cessez-le-feu, un checkpoint ou un mur de ségrégation. L’occupation est totale et illégale ? Il doit en être de même pour le boycott : total et jugé légal.
Nous ne devons pas nous contenter de boycotter l’huile d’olive produite en Cisjordanie parce qu’elle est produite dans une colonie illégale en Cisjordanie ; nous devons également boycotter tous les produits fabriqués dans toutes les colonies illégales. Nous ne devons pas simplement boycotter une institution académique impliquée dans des projets militaires financés par l’État, nous devons également boycotter d’autres établissements impliqués dans des activités culturelles, scientifiques et scolaires financées par l’État. Nous ne devons pas nous contenter de boycotter des équipes de sportifs israéliens jouant internationalement sous la bannière israélienne, mais boycotter également une compagnie de danse ou de théâtre israélienne envoyée à l’étranger pour blanchir l’image fasciste d’un Etat fasciste cruel. Nous devons non seulement boycotter Caterpillar parce qu’il démolit des maisons et déracine les oliveraies palestiniennes, nous devons également boycotter les entreprises qui fournissent le sable et le ciment pour la construction du mur d’apartheid .
Nous défions ceux qui réclament un boycott modéré et sélectif de nous trouver un établissement israélien, grand ou petit, qui ne fait pas partie de cette matrice de contrôle qui suffoque notre nation palestinienne. Comme cette occupation est totale et impitoyable, il doit en être de même pour notre lutte visant à y mettre fin. Comme l’occupation israélienne cruelle couvre toute
la Palestine historique, il doit en être de même pour l’appel que nous lançons afin de renverser le processus qui a mené à cette occupation pour le remplacer par un système de démocratie et de justice englobant toute la Palestine historique. Une Palestine pour toute sa population, qu’elle soit juive, musulmane, chrétienne, copte, athée ou non-conformiste.
Pour atteindre ce but, il nous faut un boycott total de l’État sioniste. Pour atteindre ce but, nous devons identifier cet État. Pour identifier cet État, nous devons démêler la politique de l’intrigue qui a produit la résolution 181 de l’ONU préparant le terrain pour la création de cet État. Afin de démêler la politique embrouillée de cette résolution, nous devons nous atteler à dépoussiérer les archives officielles qui remontent à la déclaration Balfour de 1917. Nous devons creuser profondément dans la politique et les personnalités obscures qui ont donné la nation d’un peuple à un peuple regroupant de nombreuses nations. Et le comble est que ceci a été fait contre la volonté de plus de un million de Palestiniens autochtones.
Nous avons fermé la boucle maintenant et par conséquent notre boycott doit être un boycott total.
Par conséquent, ne nous contentons pas de lire les pages d’un seul chapitre de cette saga sans nous plonger dans les autres parce qu’il serait plus facile « d’oublier le passé ». Israël n’a jamais cédé sur ses objectifs, ses buts ou son agression déterminée contre le peuple palestinien. Il n’a jamais cessé de défier le droit international. Il n’a jamais infléchi son arrogance envers son allié le plus puissant, les USA.
Pourquoi devrions- nous faire des compromis dans la bataille du boycott ? Le premier remède à tout ce qui précède est un boycott total.
Un boycott total contre une occupation totale. C’est un minimum.

Antoine Raffoul   
* Antoine Raffoul est un architecte palestinien habitant et pratiquant à Londres.

Il est né à Nazareth et a été expulsé avec sa famille de Haïfa en avril 1948. Il est le fondateur et le coordonnateur de 1948 : Lest.We.Forget. un groupe faisant campagne pour la vérité au sujet de la Palestine.

On peut lui écrire à info@1948.org.uk

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Source: Info Palestine


1-10 Appel à la Raison : l'instauration d'une paix au Moyen Orient selon le principe « 2 Peuples, 2 Etats ».

Nous sommes plusieurs dirigeants juifs européens, militant pour la paix au Proche-Orient, à être très inquiets de la situation actuelle en Israël et dans les territoires palestiniens, face à laquelle nous partageons le même sentiment d'urgence.
Plusieurs associations juives de différents pays européens ont décidé de se rapprocher pour lancer un appel commun afin de créer un mouvement analogue.

Notre objectif est de devenir le point de ralliement en Europe de tous les Juifs et non Juifs qui d'une part, s'érigent contre la campagne de délégitimation que connaît aujourd'hui Israël dans nos pays et d'autre part, appellent à l'instauration d'une paix au Moyen Orient selon le principe « 2 Peuples, 2 Etats ». Nous appelons nos dirigeants européens à faire pression sur toutes les parties concernées afin qu'une solution au conflit soit trouvée au plus tôt.

 Citoyens de pays européens, juifs, nous sommes impliqués dans la vie politique et sociale de nos pays respectifs. Quels que soient nos itinéraires personnels, le lien à l’Etat d’Israël fait partie de notre identité. L’avenir et la sécurité de cet Etat auquel nous sommes indéfectiblement attachés nous préoccupent.
Or, nous voyons que l’existence d’Israël est à nouveau en danger. Loin de sous-estimer la menace de ses ennemis extérieurs, nous savons que ce danger se trouve aussi dans l’occupation et la poursuite ininterrompue des implantations en Cisjordanie et dans les quartiers arabes de Jérusalem Est, qui sont une erreur politique et une faute morale. Et qui alimentent, en outre, un processus de délégitimation inacceptable d’Israël en tant qu’Etat.

C’est pourquoi nous avons décidé de nous mobiliser autour des principes suivants :

1. L’avenir d’Israël passe nécessairement par l’établissement d’une paix avec le peuple palestinien selon le principe « deux Peuples, deux États ». Nous le savons tous, il y a urgence. Bientôt Israël sera confronté à une alternative désastreuse : soit devenir un État où les Juifs seraient minoritaires dans leur propre pays ; soit mettre en place un régime qui déshonorerait Israël et le transformerait en une arène de guerre civile.

2. Il importe donc que l’Union Européenne, comme les Etats-Unis, fasse pression sur les deux parties et les aide à parvenir à un règlement raisonnable et rapide du conflit israélo-palestinien. L’Europe, par son histoire, a des responsabilités dans cette région du monde.

3. Si la décision ultime appartient au peuple souverain d’Israël, la solidarité des Juifs de la Diaspora leur impose d’œuvrer pour que cette décision soit la bonne. L’alignement systématique sur la politique du gouvernement israélien est dangereux car il va à l’encontre des intérêts véritables de l’État d’Israël.

4. Nous voulons créer un mouvement européen capable de faire entendre la voix de la raison à tous. Ce mouvement se veut au-dessus des clivages partisans. Il a pour ambition d’œuvrer à la survie d’Israël en tant qu’Etat juif et démocratique, laquelle est conditionnée par la création d’un Etat palestinien souverain et viable.

C’est dans cet esprit que nous appelons tous ceux qui se reconnaissent dans ces principes à signer et à faire signer cet appel sur http://www.jcall.eu

Premiers signataires :

Carine ALBERGHINI, Administratrice de société - Paul AMBACH, Artiste - Henri ATLAN, médecin biologiste, philosophe - Benjamin BEECKMANS, Administrateur de société - Delphine BEECKMANS, Conseillère laïque - Georges BENSOUSSAN, historien - Jal BERNHEIM, Professeur - Myriam BIOT, Présidente de Culture plurielle - Marie-France BOTTE - Armand BRODER, Avocat - Samy CADRANEL, Médecin - Benjamin CADRANEL, Chef de cabinet du Ministre Président de la région de Bruxelles-Capitale - David CHEMLA, président de La Paix Maintenant - Suzanne CHOJNACKI, Secrétaire Générale du CCLJ - Elie CHOURAQUI, cinéaste - Daniel COHN BENDIT, député européen - Boris CYRULNIK, psychiatre - Paul DANBLON, Journaliste - Tamara DANBLON, Auteur de livres pour enfants - Karsten DE CLERCK, Administrateur de société - Elisabeth DE FONTENAY, philosophe - René DE LATHOUWER, Directeur d'entreprise - Patricia DE WILDE - Jim DRATWA - Ruth DREIFUSS, ancienne présidente de la Confédération helvétique - Mony ELKAIM, Professeur honoraire de l'ULB et neuropsychiatre - Olga ELKAIM-GRINSZPUN, Enseignante - Vincent ENGEL, Ecrivain - Brigitte FEYS, Fonctionnaire au Ministère de la Communauté Française - Marc FILIPSON, Libraire/Editeur - Alain FINKIELKRAUT, philosophe - Gilles FISZMAN, Graphiste - Santo FRANCO, Homme d'affaire - Liora GANCARSKI, Enseignante - Pierre GOLDSCHMIDT, Ancien Directeur Général Adjoint de l'Agence Internationale de l'Energie Atomique - André GOLDWASSER, Ingénieur - Pauline GUTMAN - Henri GUTMAN, Professeur d'université - Guy HAARSCHER, Philosophe et professeur à l'ULB - Isi HALBERTHAL, Ancien Echevin d'Etterbeek - Raphaël HALBERTHAL, Directeur commercial - Tal HAREL, enseignant - Michèle HIRSCH, Avocate - Emmanuel HOLLANDER, Publicitaire - Géraldine KAMPS, journaliste - Louis KANAREK, Professeur à la VUB - Claude KANDIYOTI - Georges KIEJMAN, avocat, ancien ministre - Michèle KNOBLAUCH, Artiste peintre - Joël KOTEK, Historien et professeur à l'ULB - Charles KRAMARZ, Ingénieur gestion - Nicolas KRIVINE - David KRONFELD, Ingénieur - Henri et Dodi LEDERHANDLER - Ivan LEVAÏ, journaliste - Bernard Henri LEVY, philosophe - Renée LEWKOWICZ, Administratrice de société - Michèle LIESER, Psychologue - Pierre MERTENS, Ecrivain - Michèle MEYER, Administratrice de Société - David MEYER, Rabbin - Sabine MISSISTRANO, Ancienne Présidente de la Ligue des Droits de l'Homme - Muriel MORDENFELD, Directrice culturelle du CCLJ - Solange NEBENZAHL, Philosophe - Pierre NORA, Membre de l'Académie Française - Denis OLIVENNES, directeur général du Nouvel Observateur - Willy PERELSZTEJN, Gérant de société et Directeur financier du CCLJ - Serge POLLAK, Huissier de Justice - Patrick G. POTY, Docteur en Sciences - Freddy RAPHAËL, universitaire, sociologue - Foulek RINGELHEIM, Ecrivain - Elisabeth ROUDINESCO, psychanalyste - Dominique SCHNAPPER, sociologue, ancienne membre du Conseil constitutionnel - Marco SCHNEEBALG, Etudiant - Avi SCHNEEBALG, Avocat - Jacques SOJCHER, Philosophe et écrivain - Donatella SORIA, Fonctionnaire de la Communauté européenne - Hilda STERNBERG - David SUSSKIND, Président Honoraire du CCLJ- Maurice SZAFRAN, Président Directeur Général de Marianne - Armand SZWARCBURT, Administrateur de société - Michèle SZWARCBURT, Présidente du CCLJ - Olivia SZWARCBURT, responsable coopération internationale - Selma SZWARCMAN, Avocate honoraire - Henri TUEIBER - Ina VAN LOOY, Chef de projet cellule formation jeunesse du CCLJ - Georges VENET, Juriste - Elie VULFS, Gérant de société - Stéphane WAJSKOP, Administrateur de société - Michel WEINBLUM, Directeur Maison des Jeunes du CCLJ - Eliane et André WIEDER - Annette WIEVORKA, historienne - Willy WOLSZTAJN, Artiste (dessinateur) - Nicolas ZOMERSZTAJN, journaliste - Mirjam ZOMERSZTAJN


1-11 Jeremy Salt : Israël et son monopole sur la souffrance psychologique.
Cher courageux pilote israélien, Qu’est-ce que ça fait de tirer des missiles sur des gens que tu ne vois pas ?

Cela t’aide-t’il, de répéter que ne vous ne ciblez pas délibérément des civils ?

Cela te permet-il de bien dormir, ou fais-tu des cauchemars dans lesquels tu vois les femmes et les enfants que tu as tués dans leurs foyers, dans leurs lits, dans leurs cuisines et dans leurs salons, dans leurs écoles, sur leurs marchés ou dans leurs mosquées ?

Que ressens-tu lorsque tu as terminé ta mission ?

Que tu as fait du bon boulot ?

Penserais-tu encore que tu as fait du bon boulot si tu devais regarder les cadavres déchiquetés qui constituent ta contribution personnelle au « processus de paix » au Moyen Orient ?

Tes dirigeants politiques, tes médias et les porte-parole de ton gouvernement et de ton armée louent unanimement tes attaques aériennes, les qualifiant d’immense succès. Personnellement, comment appliquerais-tu les termes « immense » ou « succès » au meurtre de civils ? As-tu conscience qu’aux quatre coins de la planète, des gens te considèrent comme un criminel de guerre qui devrait être jugé si ton identité devait jamais être révélée et si tu prenais le risque d’une arrestation en mettant le pied dans un pays qui ne plaisante pas avec les crimes de guerre ?
Dans ton propre pays – façon de parler – des agissements comme les tiens sont légion.

Tu te souviens sans doute de la remarque de Dan Halutz, ton ex-chef d’État-major. Lorsqu’on lui demanda ce qu’il avait ressenti en bombardant un immeuble résidentiel de Gaza, il répondit qu’il avait senti les ailes de son avion vibrer au moment de larguer la bombe qui fit 18 morts lorsqu’elle explosa. Pour toi, la disparition de femmes et d’enfants est-elle une blague ? Ce n’est pas le meurtre de civils qui causa la disgrâce du général Halutz, comme on pourrait légitimement s’y attendre, mais son échec dans la guerre contre le Liban il y a trois ans. Les dirigeants politiques qui t’ont donné ton ordre de mission l’ont désormais rejoint au panthéon surpeuplé des criminels de guerre israéliens. Ils t’ont dit d’aller défendre ton pays, et c’est là que le problème commence, n’est-ce pas ? Tes parents ou tes grands-parents ont pris à quelqu’un d’autre ce que tu appelles ton pays. Vrai ou faux ? En fait, ce que tu fais en bombardant Gaza, c’est attaquer ceux qui ont été déportés du pays que tu prétends défendre, mais ce que tu défends c’est ton « droit » à conserver ce territoire volé, et même après 60 ans, cela reste un non-sens, n’est-ce pas ?

Que disent tes parents lorsque tu rentres chez toi ? Ta mère est-elle toute excitée, te chouchoutant, te caressant les cheveux, te préparant une tasse de thé, soulagée que son fils bien-aimé soit de retour entier et en bonne santé ? En fait, elle n’a aucune idée de ce que tu as fait aujourd’hui, et ce n’est pas toi qui vas lui raconter – non pas qu’elle veuille savoir. Tu as juste fait ton boulot. Et en quoi consiste ton boulot ? Qu’as-tu accompli aujourd’hui ? Nous la connaissons, ta mission, mais ce que tu as fait en réalité est tout autre.

Sous prétexte de destruction des infrastructures terroristes, tu as tué des civils, concrêtement et avec efficacité. Il ne leur sera plus jamais possible de se relever. Impossible que ces enfants grandissent ou que leur mère disparue donne à nouveau la vie. Aucun espoir qu’un corps ne retrouve son membre ou sa tête disloqués par le missile que tu as tiré. Impossible de ressusciter les morts. C’est peut-être toi qui as bombardé le marché. Si c’est le cas, ais l’honnêteté de t’asseoir et de regarder la vidéo de ton œuvre. Tu vas voir une scène sortie tout droit de l’enfer. Peut-être te diras-tu que tu n’as pas vu de telles horreurs depuis… depuis quoi ? Depuis quand ? Selon tes critères, quel est l’équivalent de ce que tu as fait ? Depuis ce que les nazis ont fait ce que tu fait aujourd’hui aux civils, ou depuis ce que les Étasuniens ont commis au Vietnam ou en Iraq ? Quelque part, es-tu réconforté de savoir que nombreux sont ceux qui, avant toi, ont fait exactement la même chose, que tu n’es ni pire ni meilleur qu’eux ?

En toute probabilité, tu es un jeune homme charmant issu d’une bonne famille, fier d’avoir intégré l’école des pilotes de l’armée de l’air. On t’a appris à piloter les avions de guerre les plus sophistiqués de la planète afin de détruire l’ennemi. Sans nul doute, des psychologues sont intervenus à tel ou tel stade pour te préparer à la mort accidentelle de civils.

Lorsque le territoire ciblé est l’endroit le plus densément peuplé de la planète, tu sais que des civils vont mourir, mais tes justifications sont toutes prêtes. Tout est la faute de l’ennemi. Après tout, ce sont eux qui ont commencé ; après tout, nous avons tout tenté pour éviter cette situation ; après tout, ils ont rompu le cessez-le-feu ; après tout, ils terrifient nos concitoyens dans le Sud du pays ; après tout, ils s’abritent et cachent des armes parmi les civils ; après tout, nous ne ciblons pas délibérément des civils… après tout, ils sont si nombreux, c’est vrai ; et tu vas utiliser toutes ces justifications pour expliquer que, même si c’est ton avion qui a tiré ces missiles, même si c’est ta main qui a appuyé sur la commande, tu n’es pour rien dans leur mort. Est-ce ta faute si l’ennemi transforme les écoles, les mosquées, les immeubles résidentiels, les campus universitaires, les ministères, le Parlement et les ambulances en infrastructure terroristes ? Par conséquent, tu n’es pas un meurtrier – après tout. Ce sont eux, les meurtriers.

L’ennemi est le meurtrier. Il t’a forcé à tuer son propre peuple. Il ne t’a pas laissé le choix. Bien sûr, pour un pilote de l’une des meilleures armées de l’air de la planète, il y a quelque chose qui cloche dans toute cette histoire. Tu ne cours aucun danger dans le ciel de Gaza. Les Gazaouis n’ont ni avions, ni missiles sol-air pour te menacer. Tu es en totale sécurité dans le cockpit de ton F-16. Tu as tout le temps qu’il te faut pour verrouiller ta cible et tirer : on doit donc en conclure que tes bombardements sur un marché, un centre commercial ou une école sont délibérés, et que le meurtre de civils fait partie d’un plan établi par tes chefs militaires et soutenu par tes politiciens afin de paralyser le gouvernement du Hamas en terrorisant la population civile. C’est ce qu’ont fait les Étasuniens en Iraq en 2003, et c’est ce que toi et tes camarades pilotes ont fait au Liban en 2006 – à ce propos, pouvons-nous supposer que nous assistons actuellement au prototype de ce que vous projetez de faire au Liban la prochaine fois ? Que vous n’êtes pas allés assez loin en 2006 et prévoyez d’aller encore plus loin au cours du prochain massacre ?

Tu dois justifier tes crimes, car sinon, tu ne pourrais plus te regarder dans un miroir ou supporter le regard d’autrui. Tu ne pourrais plus écouter leurs éloges, car tu sais, même si personne d’autre n’est au courant, ce que tu as fait. Mais que diras-tu si tout cela remonte à la surface, que diras-tu, non pas au milieu de la nuit, lorsque, allongé dans ton lit , les yeux aux plafond, tu te demandes ce que tu as fait, mais face à un tribunal qui t’accusera de crimes de guerre ? « Je ne faisais qu’obéir aux ordres ». Gageons que tu as déjà entendu cette réponse quelque part.

Jeremy Salt
Palestine Chronicle
Jeremy Salt est professeur associé en histoire et politique du Moyen-Orient à l’Université Bilken d’Ankara, en Turquie. Auparavant, il a enseigné à l’université du Bosphore à Istanbul, et à l’université de Melbourne au sein des départements d’étude du Moyen-Orient et de sciences politiques. Le professeur Salt a écrit de nombreux articles sur les problèmes du Moyen-Orient et en particulier de la Palestine. Il a été journaliste pour The Age lorsqu’il vivait à Melbourne. Il a rédigé cet article pour le site PalestineChronicle.com

Traduction : Axel D. pour Futur Quantique

http://www.futurquantique.org/?p=598&cpage=1#comment-661



2 Dossier

2-1 Vers un mouvement juif européen pour la paix.

« L'avenir d'Israël passe nécessairement par l'établissement d'une paix avec le peuple palestinien selon le principe deux peuples, deux Etats. Nous le savons tous, il y a urgence. Bientôt Israël sera confronté à une alternative désastreuse : soit devenir un Etat où les Juifs seraient minoritaires dans leur propre pays ; soit mettre en place un régime qui déshonorerait Israël et le transformerait en une arène de guerre civile ». C'est ce qu'écrivent, dans un « Appel à la raison » qui sera rendu public demain, des « citoyens de pays européens, juifs », attachés à « l'avenir et la sécurité » d'Israël et convaincus que « l'occupation et la poursuite ininterrompue des implantations en Cisjordanie et dans les quartiers arabes de Jerusalem-Est sont une erreur politique et une faute morale ».

Plus de cent personnalités, parmi lesquelles, Daniel Cohn-Bendit, Boris Cyrulnik, Etienne Emile Beaulieu, Alain Finkielkraut, Georges Kiejman, Claude Lefort, Bernard-Henri Lévy, Olivier et Pierre Nora, Denis Peschanski, Henri Rousso, Henri Weber, ont déjà signé l'appel.

Les artisans de cette initiative, dont plusieurs sont membres du mouvement « La paix maintenant », estiment que l'Union européenne et les Etats-Unis doivent  faire pression sur les deux parties en conflit pour les aider à parvenir à « un règlement raisonnable » et considèrent que « l'alignement systématique sur la politique du gouvernement israélien est dangereux car il va à l'encontre des intérêts vitaux de l'Etat d'Israël ». Ils entendent, au-delà de leur appel, créer un mouvement européen capable de faire entendre la voix de la raison à tous.

« Pour nous, dit l'un des initiateurs, Daniel Rachline, il est clair que la solution négociée du problème  israélo-palestinien passe par la création d'un Etat palestinien à côté de l'Etat d'Israël et doit reposer sur trois piliers : - le partage de Jerusalem ; - le retrait des territoires occupés ; - l'indemnisation des réfugiés palestiniens. »

Daniel Rachline, comme ses amis, admet avoir été inspiré par l'exemple de « J Street », l'organisation de soutien à Israël créée aux Etats-Unis en 2008, par des juifs progressistes favorables à une solution à deux Etats pour contrer l'American Israel public affairs committee (AIPAC), puissant lobby pro-israélien, aligné sur les positions du Likoud.

« Nous trouvons très encourageant de voir émerger un nouveau mouvement favorable à Israël et favorable à la paix, indique Amy Spitalnick de J Street. Pour notre part, nous sommes une organisation strictement américaine et nous n'avons pas l'intention de travailler au-delà des frontières des Etats-Unis mais nous sommes disposés à œuvrer avec tous ceux, à travers le monde qui veulent faire progresser une solution à deux Etats ainsi que la paix et la sécurité pour Israël et le Moyen-Orient ».

Pour confirmer la dimension européenne de cette initiative et en exposer les objectifs, une première manifestation, organisée par les promoteurs de l'appel aura lieu le 3 mai, au parlement européen à Bruxelles.

http://renebackmann.blogs.nouvelobs.com/


2-2 Robert Bibeau : «Remake » États-Unis-Israël-Iran.

LES DESSOUS DE LA « CRISE » ÉTATS-UNIS-ISRAËL-IRAN

Qu'est-ce qui étonne dans ce « remake » États-Unis-Israël-Iran qui tourne depuis des années à l’écran du Proche-Orient ?

Laissez-nous vous en décrire le contexte. 

Le bon flic (OBAMA)  déclare : " Je vais vous accorderez un beau bantoustan emmuré et je donnerai la clé aux israéliens à la condition que vous écrasiez le Hamas et que vous désarmiez totalement la résistance,  je ne veux plus entendre parler de résistance palestinienne".

Le mauvais flic  (Netanyahou)  rétorqua : " C'est déjà trop de leur donner le bantoustan emmuré.  Ces chiens ne seront jamais dociles et le jour ou vous leur desserrerez la corde autour du cou ils vous mordront sans scrupules. Il faut tous les déportés pour avoir la paix ou alors leur créer de telles conditions de vie qu'ils préféreront partir plutôt que de vivre comme des chiens (dixit  Moshe Dayan, feu ministre de l’armée sioniste)".

Le collabo  palestinien répond : " Monsieur, forcer la main  à ce mauvais flic Netanyahou. Dites-lui que vous nous faites confiance pour gérer le bantoustan sur ce  qui  reste des 18% de la Palestine historique. Nous serons soumis et dociles, nous le jurons. Tenez, nous venons d'abattre 6 résistants palestiniens et nous vous donnons les coordonnées de 10 autres pour que vous les abattiez.  Ah oui, en passant,  le contrat de ciment pour la construction du MUR d’apartheid…lequel d'entre nous en bénéficiera ? ".

Et l'émissaire américain s'en retourna avec les coordonnées des 10 résistants à abattre et avec la réclamation à propos du contrat de ciment pour la construction du MUR (Dalhan étant en meilleur position que Abou Mazen pour ce contrat, quoique Fayad  livre à temps depuis quelques temps...).

Tous ces gens avaient oublié le peuple Palestinien qui pour sa part réclame  toute sa terre, pas seulement un restant de 18 % emmuré dans un bantoustan. 

Et les sionistes firent la leçon à Barak : «  TU VOIS CES COLLABOS NE CONTROLENT MÊME PAS LEUR PEUPLE ET NE PEUVENT EMPÊCHER LA RÉSISTANCE. L’autre jour deux  soldats israéliens ont été tués alors qu’ils allaient assassinés des résistants. Pas de bantoustan pour ces incapables. ». Et Barak due bien admettre que les sionistes avaient raison. La résistance se poursuivait.

OBAMA obtempéra puisqu’il avait besoin du gouverneur sioniste de sa base militaire permanente au Proche-Orient  (l’entité sioniste)  pour  menacer l'IRAN de bombardement afin que l'Iran continue de contenir la résistance Chiite en IRAK et nuise à la résistance Afghane (échange de bons procédés).  De toute façon, il n'était pas question d'envahir l'Iran, quand tu es incapable de maîtriser l'Afghanistan tu n’occupes pas l'Iran, mais la menace avait son utilité comme nous le verrons bientôt, alors Obama  joua le bon flic contrit, incapable de faire entendre raison à cette petite entité hystérique (7, 5 millions d’habitants) à laquelle il signa aussitôt un chèque d’aide directe de 3 milliards de dollars pour l'année 2010. 

Peaufinons l’analyse.

Une puissance en déclin (ici les USA et son 51em État -  base militaire perdue au fond de la Méditerranée) est toujours plus dangereuse quand le désespoir la pousse à l'aventurisme. Rappelez-vous que la hargne de l'Allemagne NAZIE  fut à son paroxysme quand elle se voyait vaincue sur tous les fronts, particulièrement sur le Front Est  (Soviétique)  où elle fut effectivement battue à partir de Stalingrad et par la suite.

Il y aura attaque de l'IRAN à une condition et à une seule condition. L'affaire du réacteur nucléaire iranien est un leurre pour justifier l'agression américaine, c'est de la frime.  La décision d'attaquer l'IRAN ne sera pas prise au commandement de la base de Tel-Aviv. Oublier les bouffonneries de  Netanyahou,  le premier ministre d’une entité qui quémande l'endossement de sa puissance de tutelle pour émettre des obligations sur les marchés boursiers internationaux.

Si les européens s'allient aux chinois et aux russes ainsi qu’aux iraniens et aux pays du Golfe Persique pour faire de l'OR, de l'EURO, du YEN et de d’autres devises le panier de monnaies du commerce international, abandonnant le dollar US ce qui provoquera une crise financière puis économique sans précédent, alors les USA attaqueront l'IRAN, ils fermeront le détroit d'ORMUZ au commerce pétrolier vers ces pays dépendant du pétrole du Proche-Orient.  Ils couleront quelques pétroliers dans le détroit et laisseront les iraniens installés des mines sous-marines dans le détroit d’Ormuz, puis ils décréteront ce secteur « zone militaire interdite à la navigation ».

L'occupation de l'IRAK et de l'Afghanistan ne visent pas à construire des pipelines pour acheminer le pétrole de l'ex-Union-Soviétique, d’Iran et d'Irak vers les marchés européens, chinois et japonais mais à empêcher la construction de ces pipelines ou, s'ils sont construits, à les dynamiter (ce sera alors la mission de leur filiale Al-Qaïda en Irak et en Afghanistan) de façon à ce que l'Europe, la Chine et le Japon ne puissent recevoir par  pipeline ce qui leur sera refusé par la mer. C’est la raison pour laquelle les chinois construisent des pipelines au Kazakhstan qui contournent l’Afghanistan et voilà pourquoi ils cherchent du pétrole au Soudan…Vous connaissez le contentieux à propos du Soudan, encore des terroristes qu’il faut empêcher de livrer leur pétrole aux chinois. 

Voilà le véritable enjeu de la mascarade USA-Israël-Iran,  le dollar et la capacité pour les USA de demeurer  le banquier du monde, celui qui émet la monnaie du monde et parasite sur le développement de l’économie mondiale, 29 000 milliards de dollars US émis depuis quelques années dévoilait le Président Ahmadinejad dans une entrevue récente.

Les questions dont nous traitons ici sont les vrais enjeux de la politique mondiale. Le peuple Palestinien sert de monnaie d’échange entre la puissance de tutelle et le gérant de la base militaire Méditerranéenne. Oubliez les jérémiades d'un petit pays hystérique incapable d'affronter la résistance libanaise ou palestinienne. Nous sommes ici dans une autre échelle géo- stratégique. Mais les peuples du Proche-Orient ne sont pas démunis et sauront résister à ces machinations.

30 mars
http://www.robertbibeau.ca/palestine.html


2-3 Netanyahu-Obama : une tempête dans un verre d'eau.

C'est une bonne chose si [la secrétaire d'Etat] Hillary Clinton considère que l'annonce par le gouvernement israélien, - lors de la visite du vice-président américain Joseph Biden à Tel-Aviv - de construire 1600 unités d'habitation dans une de ses colonies au nord de Jérusalem, soit une « insulte » pour les Etats-Unis. Mais c'est un réaction tardive après une longue série d'insultes et d'affronts israéliennes depuis plus de 60 ans, soit depuis la création d'Israël sur des territoires arabes en Palestine.

Fort de l'appui du lobby pro-israélien qui contrôle tous les centres de décision aux Etats-Unis, le profond raciste qu'est Netanyahu méprise le président américain.

Les réprimandes faites par Clinton à Netanyahou dans son appel téléphonique qui a duré plus de 40 minutes, ne signifient rien si des mesures pratiques de rétorsion ne leur succèdent pas sur le terrain, car les politiciens israéliens sont habitués à ce genre d'appels colériques et savent très bien comment ils sont vite oubliés et comment les choses vont revenir à la normale, et encore pire qu'auparavant.

Le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou qui prétend toujours mieux comprendre que quiconque les États-Unis et qui parle anglais avec un argot américain, défie le président Barack Obama et n'hésite pas à se moquer de lui et son administration parce qu'il se considère lui-même comme intouchable grâce à l'appui du lobby juif et au contrôle total qu'exerce celui-ci sur les centres de décision aux Etats-Unis. 

La reculade honteuse de la présente administration américaine par rapport à son exigence d'un gel total des activités de colonisation dans les territoires occupés, y compris Jérusalem, avant tout retour à la table des négociations, a encouragé Netanyahou et son gouvernement d'extrême-droite à provoquer cette même administration en annonçant la construction d'encore plus de colonies dans les territoires occupés de Cisjordanie et de Jérusalem.

Après cette gifle de Netanyahu, le président Obama doit en priorité se remettre sur pied lui-même, puis son administration, et enfin, le processus de paix, et faire face à l'arrogance d'Israël en procédant comme il le fait avec l'Iran et en cherchant à ce que le Conseil de sécurité des Nations unies vote une résolution faisant référence à des sanctions économiques. 

Lorsque Obama fera dégringoler Israël, ses dirigeants, et ses colons de leur statut actuel au-dessus des lois et normes internationales, et lèvera leur immunité, alors son administration acquerra une grande crédibilité dans les mondes arabe et islamique, et même dans le monde entier. 

Nous ne croyons pas que le président Obama - qui a déjà perdu une année entière de son administration en fermant les yeux sur les crimes israéliens dans les territoires occupés et en faisant pression sur la faible partie palestinienne pour la forcer à revenir à des négociations indirectes vouées d'avance à l'échec - fera plus de reproches que cela à ses alliés israéliens. Son vice-président Biden a dit être un vrai sioniste et a répondu à la provocation de M. Nétanyahou, qui a provoqué l'échec de sa tournée, en soulignant la profondeur des liens israélo-américains et l'engagement sans réserve de Washington à la sécurité israélienne. 

Le président Obama est faible face au lobby juif et c'est la même chose pour la plupart des responsables européens. À notre avis, cette fausse faiblesse reflète la dualité dans le respect des normes morales et les doubles standards dans le traitement des questions du monde arabe, lesquels ont ranimé les tensions entre l'Occident et les Arabes et ont conduit à une montée des extrémismes et de la haine. 

La faiblesse du monde arabe et l'impuissance de la plupart de ses dirigeants, sinon de la totalité d'entre eux, sont malheureusement un encouragement à ne pas s'opposer au lobby juif pro-israélien et incitent Netanyahou et les extrémistes juifs à poursuivre le vol des terres palestiniennes, à judaïser les lieux saints, à démolir Al-Aqsa et à construire un temple de Salomon sur ses débris.

 * Abdel Bari Atwan est palestinien et rédacteur en chef du quotidien al-Quds al-Arabi, grands quotidien en langue arabe édité à Londres. Abdel Bari Atwan est considéré comme l'un des analystes les plus pertinents de toute la presse arabe.

16 février 2010 –

29/03

Traduction : Info-Palestine.net

Vous pouvez consulter cet articleà http://www.bariatwan.com/index.asp?...
Traduction : Info-Palestine.net

Source : http://www.palestine-info.cc/fr


2-4 René Backmann : Un nouveau plan de paix à l'automne.

On comprend, dans ces conditions, que l'administration Obama manifeste une certaine irritation devant la mauvaise volonté israélienne. Confrontés à deux guerres - en Irak et en Afghanistan - et au difficile dossier du nucléaire irakien, les responsables du Pentagone et du Conseil de sécurité insistent, avec l'aval désormais explicite du président, sur la nécessité dans laquelle ils se trouvent d'obtenir et de préserver le soutien de la majeure partie du monde arabe. Et ils répètent, depuis plusieurs semaines désormais, que de ce point de vue, le conflit qui se prolonge au Proche-Orient représente un fardeau pour les Etats-Unis. Barack Obama a rappelé mardi que la résolution du conflit israélo-palestinien était « une question de sécurité nationale vitale pour les Etats-Unis » car elle avait « un coût significatif en sang et en ressources financières »

Il n'est pas question pour Washington, de revenir sur le caractère stratégique et historique de l'alliance entre les Etats-Unis et Israël, ni d'évoquer d'éventuelles menaces de pressions sur Jerusalem - les assurances sont claires sur ces points - mais de faire comprendre à Benjamin Netanyahou qu'on attend plus et mieux de lui.

C'était d'ailleurs le sens de l'intervention d'Hillary Clinton, jeudi devant les membres d'un centre de recherches pour la paix au Moyen-Orient. « Notre administration n'a pas l'intention d'imposer un accord aux deux parties, a déclaré la secrétaire d'Etat, mais Israël ne peut pas reculer devant les choix difficiles qui doivent être faits pour parvenir à la paix avec les Palestiniens ».

Même s'il ne s'agit pas « d'imposer un accord » aux deux parties, Washington, semble t-il, pense sérieusement à présenter, peut-être dès cet automne, un « plan de paix pour le Proche-Orient » qui serait notamment fondé sur les avancées obtenues à Camp David en juillet 2000, puis à Taba, en janvier 2001.

Le président américain, selon le Washington Post, aurait pris cette décision après avoir recueilli l'avis de six anciens conseillers pour la sécurité des présidents démocrates et républicains, réunis par le général Jim Jones, actuel titulaire du poste.

Au lieu de tenter d'obtenir des deux parties des concessions et d'offrir des propositions de rapprochement, comme projetait de le faire George Mitchell, les collaborateurs de Barack Obama envisageraient, sur les conseils de ces experts, de faire progresser les deux parties à partir des positions déjà acquises sur les questions des frontières, du « droit au retour » des réfugiés palestiniens, du statut de Jérusalem et de la sécurité.

Ce plan, toujours selon les informations recueillies par David Ignatius du Washington Post, serait mis en œuvre en même temps que les mesures destinées à convaincre - voire contraindre - l'Iran de renoncer à ses ambitions nucléaires militaires. L'objectif étant de ne pas laisser le problème palestinien sans solution, pour le plus grand bénéfice de l'Iran et des extrémistes islamistes, prompts à se présenter en défenseurs des opprimés. Une partie des conseillers de Barack Obama estimeraient que ce plan de paix doit se substituer purement et simplement au projet de « négociations indirectes ». D'autres jugeraient qu'il faut laisser une chance à la navette diplomatique de George Mitchell et mettre en œuvre ce plan en cas d'échec des négociations.

Echec tenu pour probable, étant donné l'intransigeance actuelle d'Israël.

http://renebackmann.blogs.nouvelobs.com/


2-5 Julien Salingue : Vers une « Troisième Intifada » ?

Il y a tout d’abord eu ce mini-scandale diplomatique consécutif à l’annonce par le Ministère israélien de l’Intérieur, en pleine visite du Vice-Président des Etats-Unis Joe Biden, de la construction de 1600 nouveaux logements dans les colonies de Jérusalem. Il y a eu ensuite cette journée du 16 mars où, à Jérusalem et dans plusieurs villes de Cisjordanie, des manifestants palestiniens, pour la plupart très jeunes, se sont affrontés aux forces israéliennes.

Et soudain, certains semblent découvrir que la rhétorique diplomatique en vogue (« reprise des pourparlers », « relance du processus de paix », « retour à la table des négociations ») est en décalage flagrant avec la réalité.

Le gouvernement Netanyahu n’avait-il pourtant pas promis qu’il ferait des concessions ?

La population palestinienne ne bénéficie-t-elle pas d’une amélioration de ses conditions de vie, propice à une « reprise du dialogue » ?

Quiconque observe de près la situation en Israël et dans les territoires palestiniens n’est guère surpris des récents événements. En effet il ne s’agit pas d’un coup de tonnerre dans un ciel serein, mais bien du développement des deux logiques à l’œuvre dans la dernière période : un renforcement de l’emprise israélienne sur la Cisjordanie et sur Jérusalem ; une remontée significative de la mobilisation dans les territoires palestiniens.

Parlons, tout d’abord, de Jérusalem. 1600 nouveaux logements dans les colonies. Et alors ? Oublie-t-on que ce sont aujourd’hui environ 200 000 colons qui vivent à Jérusalem et dans sa périphérie ? Oublie-t-on les dizaines d’expulsions et de démolitions de maisons palestiniennes au cours de ces derniers mois ? Oublie-t-on que le « gel temporaire de la colonisation », annoncé par Netanyahu en novembre, ne concernait pas Jérusalem ? Les 1600 nouveaux logements ne sont pas un accident, ils s’inscrivent dans une logique revendiquée et assumée depuis 1967 : la judaïsation de Jérusalem et son isolement du reste des territoires palestiniens, pour contrer toute revendication de souveraineté palestinienne sur la ville.

Parlons, ensuite, de la Cisjordanie. Si l’afflux des aides internationales a permis à l’Autorité Palestinienne de Ramallah de payer les salaires des fonctionnaires et de relancer partiellement l’économie, il est très audacieux, comme le reconnaissent le FMI et la Banque Mondiale dans leurs rapports, de parler d’une reprise économique réelle. Si le PIB palestinien a globalement augmenté en 2009, il demeure inférieur de 35% à celui de 1999. En outre, cette augmentation globale dissimule mal des disparités flagrantes : le secteur du bâtiment a certes progressé de 24%, mais la production agricole est en chute de 17%...

Qui plus est les évolutions dans le domaine économique n’ont pas remis en cause le contrôle israélien sur la Cisjordanie : « L’appareil de contrôle est devenu de plus en plus sophistiqué et efficace quant à sa capacité à affecter tous les aspects de la vie des Palestiniens (…). L’appareil de contrôle comprend un système de permis, des obstacles physiques (…), des routes interdites, des interdictions d’entrée dans de vastes parties de la Cisjordanie, et de manière encore plus notable la Barrière de Séparation. Il a transformé la Cisjordanie en un ensemble fragmenté d’enclaves économiques et sociales isolées les unes des autres ». C’est la Banque Mondiale qui le dit, dans un rapport de février 2010.

Enfin, depuis son annonce d’un « gel temporaire » de la construction de colonies, le gouvernement Netanyahu a autorisé la mise en chantier de 3600 logements, poursuivant une politique de colonisation systématique qui a vu, l’an passé, le nombre de colons installés en Cisjordanie augmenter de 4.9% tandis que l’ensemble de la population israélienne ne croissait que de 1.8%. Last but not least, le 3 mars dernier Netanyahu déclarait que même en cas d’accord avec les Palestiniens, il était exclu qu’Israël renonce à son contrôle sur la vallée du Jourdain…

Parlons de Gaza, enfin. Coupée du monde et soumise à un blocus renforcé depuis qu’elle a été déclarée « entité hostile » par l’Etat d’Israël en septembre 2007, la Bande de Gaza connaît une situation de catastrophe économique et sociale sans précédent. En l’espace de 2 ans, ce sont 95% des entreprises qui ont fermé et 98% des emplois du secteur privé qui ont été détruits. La liste des produits interdits à l’importation est un catalogue à la Prévert : livres, thé, café, allumettes, bougies, semoule, crayons, chaussures, matelas, draps, tasses, instruments de musique… L’interdiction d’importer du ciment et de nombreux produits chimiques empêche la reconstruction des infrastructures détruites lors des bombardements de 2008-2009, qu’il s’agisse des maisons ou des stations de traitement des eaux usées, avec les conséquences sanitaires que l’on imagine.

Comment s’étonner, dès lors, que la colère monte chez les Palestiniens ? Les événements du 16 mars font suite à de nombreuses initiatives qui, bien que n’ayant guère eu d’écho médiatique, témoignaient d’une remobilisation de la population palestinienne. Entre autres : de multiples manifestations, dans les villages autour de Béthléem ou d’Hébron, contre les extensions des colonies et les confiscations de terres ; des défilés hebdomadaires, dans les villages de Ni’lin et Bi’lin, contre la construction du Mur et les expropriations ; 3000 manifestants à Jérusalem, le 6 mars, contre les projets de colonisation et les expulsions…

La répression contre cette remobilisation a fait un saut qualitatif au cours des derniers mois. Les manifestations ont été systématiquement dispersées à coup de gaz lacrymogène et de balles en caoutchouc. Le nombre d’arrestations et d’incursions israéliennes dans les villes, villages et camps de réfugiés, a augmenté de manière spectaculaire depuis le début de l’année 2010. Les autorités israéliennes ont récemment décrété que les villages de Bi’lin et Ni’lin, symboles de la lutte populaire et non-violente, auraient dorénavant le statut peu enviable de « zones militaires fermées » chaque vendredi (jour de manifestation), et ce pour une durée de 6 mois.

Sommes-nous au début d’une « 3ème Intifada » ? Il est probablement trop tôt pour répondre à cette question, mais il est néanmoins évident que nombre de conditions sont réunies pour qu’une fois de plus les Palestiniens protestent de manière visible et massive contre le sort qui leur est fait. Ils ne se contenteront pas de « négociations indirectes », faisant l’impasse sur l’essentiel (l’occupation de la Cisjordanie, le blocus de Gaza, Jérusalem, les colonies, le sort des réfugiés, les prisonniers) menées par un Mahmoud Abbas décrédibilisé et inaudible. Les événements de ces derniers jours l’indiquent clairement : nul ne peut prédire avec certitude dans quels délais, mais la population palestinienne, composée à plus de 50% de jeunes de moins de 15 ans, se fera de nouveau entendre.

Julien Salingue
http://juliensalingue.over-blog.com/article-vers-une-troisieme-intifada-47161169.html

NB : Une version courte de cet article a été publiée dans l’Humanité du samedi 20 mars.

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Vers-une-Troisieme-Intifada.html

http://www.legrandsoir.info:80/Vers-une-Troisieme-Intifada.html



Analyse

Palestine, la lutte de libération nationale.

Une lutte anti-impérialiste de libération nationale 

Les internationalistes doivent soutenir la lutte de libération nationale palestinienne parce que cette lutte est juste, elle répond aux intérêts des peuples du monde et aux intérêts du prolétariat international.

Il ne faut pas s’y tromper, le peuple Palestinien mène une lutte de libération nationale sous le leadership de la petite bourgeoisie divisée en deux camps, le camp des collaborateurs regroupés autour du Fatah et le camp de la résistance regroupé autour du Hamas et du Jihad islamique.

Cette lutte de libération nationale est aussi une lutte anti-impérialiste et donc un combat révolutionnaire.

Le camp de la résistance palestinienne fait face aux hordes sionistes, les représentants régionaux des impérialismes états-uniens et ouest-européen.

La résistance palestinienne confronte aussi directement l’Impérialisme états-uniens qui arme lourdement, finance généreusement, entraîne et renseigne systématiquement l’armée sioniste et soutien de multiples façons l’entité sioniste israélienne afin de maintenir à son service cette base militaire permanente. Cette base militaire sioniste-impérialiste vient de se doter de trois sous-marins nucléaires britanniques alors qu’elle possède déjà environ 200 ogives nucléaires suite au transfert de la technologie atomique par le gouvernement socialiste français dans les années soixante. Cette menace nucléaire israélienne est extrêmement préoccupante et dangereuse pour tous les peuples du monde, y compris pour le peuple israélien.

L’histoire a mandaté le petit peuple Palestinien, à peine six millions d’individus,[1][1][1] pour faire face directement à cet immense consortium guerrier (sionisme israélien, impérialisme états-uniens et impérialisme ouest-européen).

Le prolétariat palestinien ne s’est pas imposer en tant que classe dirigeante dans la lutte de libération nationale palestinienne pour différentes raisons  conjoncturelles et historiques. L’une de ces raisons étant qu’il n’existe pas d'organisation ouvrière révolutionnaire en Palestine occupée. Lorsqu’une organisation dite de gauche, mène une bataille ouverte et publique contre une quelconque taxe promulguée  par le gouvernement légitime de la bande de Gaza encerclée et emmurée, on ne peut pas prétendre que cette organisation a vraiment compris sa mission historique et ce qui est en jeu dans cette gigantesque guerre de résistance qui oppose ce petit peuple courageux aux immenses forces liguées de la réaction mondiale et de l’impérialisme.

Une telle fronde publique contre l’administration gouvernementale légitime de Gaza fait le jeu de l’ennemi et révèle aux forces sionistes les contradictions qui secouent le camp de la résistance. Ces problèmes devraient être discutés au sein du Front Uni anti-impérialiste, loin des regards de l’ennemi de classe. Tout autre comportement est une trahison de la lutte anti-impérialiste. Il en est de même de la question religieuse.  Seul l'ennemi de classe  trouve intérêt à transformer une divergence secondaire en un conflit majeure visant à briser l’alliance de classes au sein du Front Uni indispensable à l'avancée de la lutte révolutionnaire, qui en Palestine occupée et colonisée passe par la lutte anti-impérialiste de libération nationale.

Par cette carence d’une organisation prolétarienne, la classe ouvrière  palestinienne a temporairement abandonné le leadership du camp de la résistance aux mains de la petite bourgeoisie progressiste regroupée autour du Hamas et du Jihad islamique. Pour ce qui est du Fatah et des restes de l’OLP, leurs leaderships a depuis longtemps complètement renoncé à la lutte révolutionnaire et depuis 1989 (dernier congrès de l’OLP à Alger) [2][2][2] ils ont également renoncé à la lutte anti-impérialiste de libération nationale.

En signant les Accords d’Oslo ils ont parachevé leur trahison de la cause palestinienne. Ces organisations sont dirigées par des collaborateurs avec l’occupant et le colonisateur sioniste. S’il reste dans ces organisations des membres et des sympathisants sincères de la lutte de libération nationale palestinienne, ils sont invités à quitter ces organisations.

La petite bourgeoise nationaliste est une classe intermédiaire entre le prolétariat et la classe capitaliste monopoliste.  La petite bourgeoisie professionnelle, commerçante et financière palestinienne est une classe vacillante qui tantôt appuie la lutte de libération nationale et tantôt cherche des compromis avec l'occupant sioniste et ses souteneurs impérialistes. À l’exemple des collaborateurs regroupés autour de Mahmoud Abbas et consort certains éléments vacillants au sein du Hamas aimeraient participer aux négociations à venir pour l'établissement d'un bantoustan palestinien sur les 12 % restant de la Palestine mandataire, occupée mais pas encore colonisée.  Ces négociations auront lieu sous la présidence de Barak Obama aussitôt qu’il aura régler ses différents avec le leadership ultra vindicatif que les sionistes ont placé au pouvoir à Tel-Aviv justement en prévision de ces négociations. 

Les pressions de la diaspora sioniste autour du « J call – J Street » s’inscrivent dans ce mouvement visant à faire pression sur les dirigeants sionistes actuels afin qu’ils acceptent le compromis de la création d’un  bantoustan palestinien sous protectorat israélien dans quelques villes emmurés de la Palestine historique et qu’ils renoncent à leur projet impraticable d’expulser toute la population arabe hors de Palestine. Ces pressions d’un courant sioniste sur un autre courant sioniste révèlent des contradictions dans le camp ennemi sur la façon de mener à bien l’œuvre d’occupation et de colonisation et ne doivent aucunement leurrer le camp de la résistance.

Le peuple Palestinien n’a rien à attendre des dieux de la peste.

Toute organisation palestinienne qui participera à ces futurs négociations de la dernière capitulation, négociation qui amèneront les collaborateurs palestiniens à renoncer au droit de retour pour les réfugiés, à renoncer à 88 % de la terre palestinienne, à renoncer à la lutte anti-apartheid dans toute la Palestine occupée, à renoncer à la destruction de l’entité-État-sioniste, structure gouvernementale raciste et théocratique érigée par l’impérialisme sur les terres spoliées de la Palestine mandataire afin d’en faire la base d’une colonie guerrière de peuplement; toute organisation disions-nous qui participera à ces négociations de la « dernière chance de capitulation » a déjà renoncé ou renoncera définitivement à la lutte de libération nationale palestinienne.  

Quelles sont les tâches des internationalistes ? 

 Les internationalistes en Palestine, tous comme ceux dans le reste du  monde, doivent soutenir de façon indéfectible la lutte de libération nationale palestinienne et son leadership anti-impérialiste. À défaut de diriger eux-mêmes le mouvement, ils doivent impérativement soutenir le courant progressiste anti-impérialiste au sein du Hamas et du Jihad islamique afin de le raffermir, de le consolider et ainsi l'arracher aux forces du compromis, de la négociation et de la capitulation. Seuls les collaborateurs avec l’occupant affichent leurs divergences, font étalage de leurs contradictions et développent tout sujet de discorde en contradiction antagoniste,  cherchant par là  à démanteler le Front Uni. L'impératif de l'union dans un large Front Uni anti-impérialiste prime sur tout.

Les organisations de la résistance palestinienne ne sont pas opposées à toute négociation.

Le camp de la résistance s’oppose à une négociation dont l’agenda est totalement déterminé par les sionistes et les puissances impérialistes. Des négociations ne devraient survenir qu’au moment ou le rapport de force sur le terrain sera favorable au camp de la résistance. En ce moment la force du peuple Palestinien réside dans sa résilience, sa tenace résistance et sa démographie. Laissons le temps agir en faveur du peuplement palestinien. Les forces de la réaction sioniste ont parfaitement compris cette dynamique démographique et elles s’activent fébrilement pour emmurer toute la population palestinienne, y compris les palestiniens de 48 qui seront forcés de migrer dans les quelques villes du bantoustan avant qu’ils ne soient trop tard pour les sionistes.     

Par ailleurs, les organisations internationalistes ne doivent jamais se dissoudre et se fondre à l’intérieur des organisations  anti-impérialistes de la petite bourgeoisie et elles doivent à l’exemple du Parti communiste libanais conserver leur entière autonomie organisationnelle à l’intérieur du Front Uni anti-impérialiste.    

Si les internationalistes mènent correctement la stratégie d’un large Front Uni anti-impérialiste, un jour, au plus fort de la tempête anti-impérialiste, ils seront les seuls à demeurer en poste et à offrir un leadership révolutionnaire aux  masses du peuple et au prolétariat en Palestine comme ailleurs dans le monde, alors viendra le temps de prendre la rose et de danser.

Soutenons le camp de la résistance palestinienne.  

SAMIDOUN

Robertbibeau@hotmail.com

SAMIDOUN - 1er mai 2010

http://www.robertbibeau.ca/palestine.html




Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19




[1] Non compris la partie du peuple Palestinien vivant dans les camps de réfugiés dans différents pays du Proche-Orient, non plus que la population palestinienne disséminée à travers le monde.

[2] C’est à son dernier congrès, en 1989 à Alger, que l’OLP a reconnu l’entité sioniste comme État légitime, a accepté les conséquences de la Naqba, a renoncé à libérer la totalité de la Palestine mandataire et s’est résignée à tenter d’édifier un État palestinien sous protectorat israélien en Cisjordanie occupée et à Gaza. Nous savons aujourd’hui que même cette promesse sioniste d’un État palestinien sur le restant des 18 % des terres palestiniennes pas encore colonisées n’était qu’une fumisterie.

02/05/2010

n°522 - Dossier de Palestine - 01-05 - : début - : Nucléaire : le sommet de Washington a été marqué par la confirmation de l’influence de l’Etat hébreu.

n°522  - Dossier de Palestine - 01-05 - : début - : Nucléaire : le sommet de Washington a été marqué par la confirmation de l’influence de l’Etat hébreu.



       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources                



Dossier de Palestine

n°522                                                     01-05

                                                                C.De Broeder & M.Lemaire   



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens...

c) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

d) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

Tiré a part

Israël à l’OCDE ? Un mauvais coup contre la paix !

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Accueillir les criminels de guerre.

1-2 Action BDS - Carrefour de Saint Denis (24/04/2010)

1-3 L'histoire que la presse israélienne ne peut pas (encore) raconter

1-4 Luc Delval : « Jaffa, la mécanique de l'orange », film de Eyal Sivan.

1-5 Julien Salingue, Nicolas Dot-Pouillard et Catherine Samary : Peut-on tout dire pour défendre Israël ?

2 Les brèves

2-1 Israël menace le Hamas d'une opération punitive.

2-2 "Israël" sur le point de démolir 312 habitations à Al Qods.

2-3 Les Palestiniens haussent le ton contre la menace d'expulsions.

2-4 Israël passe à l'acte ! Israël lance son programme de déportation des Palestiniens.

2-5 Décès du détenu Raëd Abou Hammad, 31 ans "violemment battu dans les prisons israéliennes".

2-6 Chaîne humaine devant le mur de la honte.

Fin

3 Dossier

3-1 G.Houbballah : Israël possède prés de 300 ogives nucléaires !  

3-2 Ahmed Loutfi : Nucléaire : le sommet de Washington a été marqué par la confirmation de l’influence de l’Etat hébreu.

3-3 Le filet se resserre sur Israël.  

3-4 Union Juive Française « JCALL » appelle à la raison : Quelle raison ?

3-5 Des dizaines de milliers de Palestiniens « expulsables ».

3-6 Gavin Rabinowitz : Israël de plus en isolé sur la scène internationale.

3-7 Et si le processus de paix échouait... les Arabes en pleine réflexion.

3-8 René Backmann :Les mesures attendues de Netanyahou.

3-9 Amy Teibel : Nétanyahou aurait imposé le gel des constructions à Jérusalem-Est.

3-10 Israël/Etats-Unis : la crise s'installe.

3-11 «Remake » États-Unis-Israël-Iran.

3-12 Netanyahu-Obama : une tempête dans un verre d'eau.



Tiré a part

Israël à l’OCDE ? Un mauvais coup contre la paix !
Le « club des riches » : l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) regroupe les trente Etats les plus développés du monde. Or Israël y présente sa candidature, qui plus est avec les territoires qu’il occupe, Cisjordanie palestinienne et Golan syrien. Et l’OCDE s’apprête à l’accueillir en son sein !
Cette nouvelle est purement et simplement incroyable. A l’heure où le rapport Goldstone accuse Israël de « crimes de guerre, voire contre l’humanité », où les dirigeants politiques et militaires américains considèrent que la politique de Benyamin Netanyahou menace les « intérêts vitaux » des Etats-Unis, où des institutions européennes publiques et privées prennent de premières sanctions contre la colonisation, accepter l’adhésion d’Israël à l’OCDE, ce serait agir contre la paix.

Ce serait en effet l’encourager à poursuivre sa politique d’occupation et de colonisation qui foule aux pieds le droit international.
Les Etats membres de l’OCDE se trouvent donc au pied du mur : il suffit qu’un seul refuse l’adhésion d’Israël pour que celle-ci soit repoussée. C’est dire la responsabilité de chacun d’entre eux, à commencer par la France, de surcroît dépositaire des instruments de ratification. Si Paris est, comme toujours depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, du côté d’Israël, d’autres Etats ont condamné, à des degrés divers, la politique israélienne.
Or il y a urgence : la question figure à l’ordre du jour des réunions de l’OCDE à Paris, durant ce début du mois de mai. C’est pourquoi l’AFPS appelle toutes les forces attachées au droit, à la justice et à la paix à manifester leur opposition ferme à cette adhésion auprès des autorités françaises, mais aussi auprès des autres pays membres. Elle se prononce pour l’organisation rapide d’une manifestation aussi large que possible devant le siège de l’OCDE – le Château de la Muette - à Paris. Elle invite tous ses groupes locaux à faire entendre partout, par des rassemblements,  l’opposition de nos compatriotes à ce mauvais coup contre la paix.

L’AFPS, le 30 avril 2010



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Accueillir les criminels de guerre.

Plus de 300 manifestants ont réservé un accueil bruyant hier soir aux criminels de guerre israéliens invités par le CRIF à célébrer l’anniversaire de la création d’Israël à la médiathèque de Toulouse.

Le nom du maire, Pierre Cohen, qui avait accepté de louer cet espace public et municipal aux officiers de l’armée israélienne, a été abondemment hué également.

Des slogans "Tsahal criminel, Cohen complice ", "Gaza, on n’oublie pas"... ont fusé sous la grande Arche de la Médiathèque, accompagné d’un magnifique concert de casseroles maniées par un groupe de virtuoses dignes des "Tambours du Bronx", sous le regard médusé des CRS qui encerclaient les lieux. (Une quinzaine de fourgons de CRS, également payés avec l’argent du contribuable)

Le rassemblement était organisé par l’ensemble des associations de solidarité avec la Palestine, dont EuroPalestine Toulouse, Le Croissant fertile et le Collectif Palestine 31.

La mobilisation se renforce à Toulouse contre la collaboration de la Mairie et du Conseil Régional avec les entreprises et les organismes technologiques et scientifiques d’Israël.

Visionner les photos de cette manifestation en cliquant sur le lien  ci - dessous :

http://www.europalestine.com/spip.php?article4962

Publié le 20-04-2010


1-2 Action BDS - Carrefour de Saint Denis (24/04/2010)

Visionner / http://www.youtube.com:80/watch?v=POJd2N18OoU

Publié le 24-04-2010


1-3 L'histoire que la presse israélienne ne peut pas (encore) raconter

La lecture de la presse israélienne ressemble ces derniers jours à un véritable jeu de piste.

Dans l'édition du 1er avril du Yediot Aharonot, le plus gros tirage quotidien, un encadré intitulé "Ce que les services secrets ne veulent pas que vous sachiez" conseillait de taper sur un moteur de recherche Internet les mots "journaliste, israélien, censure" pour en savoir plus sur une histoire dont les médias étrangers ont parlé mais que les journalistes locaux n'auraient pas le droit d'aborder.

Poisson d'avril ?

Pas du tout. Quelques jours plus tôt, c'est le tabloïd Maariv qui se livrait aux mêmes contorsions, dans un bandeau où était écrit en lettres rouges : "Du fait d'un ordre de censure, nous ne pouvons pas vous dire ce que nous savons. Pour cause de paresse, d'apathie et de foi aveugle dans l'institution militaire, nous ne savons rien."

Ces allusions sibyllines renvoient à l'affaire Anat Kamm, un nom encore méconnu en Israël mais qui promet de défrayer la chronique dans les prochaines semaines, voire dès le 12 avril.

Ce jour-là, la justice israélienne statuera, à la demande de plusieurs médias, sur l'interdiction de publication qui pèse sur cette histoire. Une prohibition devenue largement désuète depuis qu'un blogueur, aux Etats-Unis, suivi par une agence de presse juive américaine et la propre station en arabe de Radio Israël ont dévoilé tous les détails, générant un trafic énorme sur Internet. Donc voici : journaliste de 23 ans, Anat Kamm est assignée à son domicile de Tel-Aviv depuis trois mois. Elle est poursuivie pour trahison et espionnage et encourt une peine de quatorze ans de prison pour avoir transmis à un enquêteur du quotidien Haaretz des documents "top secret" qu'elle se serait procurés durant son service militaire.

En novembre 2008, ce journal avait publié un article, autorisé au préalable par la censure militaire, qui accusait l'armée israélienne d'avoir délibérément enfreint une décision de la Cour suprême limitant les liquidations extrajudiciaires (assassinats ciblés) de combattants palestiniens, pratique courante durant la seconde intifada, aux cas où ceux-ci ne pouvaient pas être arrêtés. Haaretz avait cité un ordre écrit, datant de mars 2007 et signé du général Yaïr Naveh, alors commandant de la région Centre - celle-ci englobe la Cisjordanie -, qui autorisait les troupes à ouvrir le feu sur des militants du Djihad islamique, même s'ils ne représentaient aucun danger apparent. Quelques mois plus tard, l'un d'eux était tué par des soldats israéliens dans des échanges de tirs, selon la version officielle.

"Faire un exemple"

L'auteur de l'article, Uri Blau, qui était en Chine au moment de l'interpellation d'Anat Kamm, n'a pas remis les pieds en Israël depuis cette date. La direction d'Haaretz, qui redoute une arrestation, a jugé préférable de le muter à Londres. Les avocats d'Anat Kamm de leur côté s'efforcent de négocier avec le bureau du procureur pour éviter un procès - dont la date a été fixée au 14 avril. Cette perspective ainsi que l'exil forcé d'Uri Blau inquiètent le milieu médiatique israélien. "L'armée israélienne veut faire un exemple", dit un journaliste sous réserve d'anonymat. Elle soupçonne Anat Kamm d'avoir photocopié des centaines de documents sensibles et redoute donc que Blau ait à l'avenir les moyens de publier des dizaines d'autres enquêtes embarrassantes. Aux journalistes et aux soldats , l'armée dit très clairement : "Regardez ce qui peut vous arriver si vous fouinez un peu trop".

Le 5 avril http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=20100405&articleId=18492


1-4 Luc Delval : « Jaffa, la mécanique de l'orange », film de Eyal Sivan.

Au début de janvier 1948, alors qu'avait débuté depuis plusieurs semaines la guerre dont par la suite les sionistes allaient s'échiner, non sans succès, à faire croire qu'elle avait été déclenchée par les armées des pays arabes voisins (lesquels en fait attendirent stoïquement pour réagir sans excès d'enthousiasme qu'une moitié des villages palestiniens eussent été attaqués, souvent pillés et leurs habitants parfois massacrés), un attentat sanglant commis par l'Irgoun [1] eut lieu à Jaffa : une bombe pulvérisa la "Maison Sarraya", le siège du comité national palestinien local. 

Bilan de cet attentat terroriste de l'Irgoun : 36 morts [2].

Bien avant déjà, c'est-à-dire avant même le vote par l'ONU de sa résolution du 29 novembre 1947 prévoyant la partition de la Palestine, la population arabe avait - notamment à Haïfa, dont les maisons brûlaient et les écoles étaient dynamitées dans les quartiers arabes - vécu dans une terreur grandissante à mesure que le colonisateur britannique cessait de facto d'assumer ses responsabilités et laissait le champ libre aux milices sionistes.

Le ton des relations que les sionistes entendaient désormais avoir avec les Arabes était dès ce moment donné. Depuis lors, il n'a guère changé.

Peu après l'attentat de Jaffa, David Ben Gourion fit savoir à ses troupes qu'il n'était plus nécessaire désormais, de faire de différence entre «coupables» et «innocents». Expression dont il définit par la suite ainsi le sens [2] : «Toute attaque doit se terminer par l'occupation, la destruction et l'expulsion».

Le chef du Palmah [4], Yitzhak Sadeh, qui reste un héros légendaire aux yeux de beaucoup d'Israéliens, ajouta que c'est à tort que les troupes sionistes s'étaient jusque là cantonnées à des opérations de ″représailles″ (ce que d'ailleurs elles ne faisaient nullement, le terme de ″représailles″ n'étant déjà à l'époque qu'un de ces artifices de langage destinés à tromper l'opinion mondiale et à ménager les dirigeants de pays qui savaient se montrer d'autant plus compréhensifs et faussement naïfs qu'ils ne souhaitaient en aucun cas accueillir sur leur propre sol tous les Juifs que le mouvement sioniste voulait attirer en Palestine). L'heure, disait-il, était venue d'une offensive totale.

D'autres dirigeants sionistes déploraient, à cette époque, de n'avoir pas ″utilisé correctement [leur] capacité d'étrangler l'économie des Palestiniens″ (ils se sont largement rattrapés depuis).

Et Yigal Allon, le second de Sadeh, critiquait ouvertement le Conseil consultatif (sioniste) pour n'avoir par déclenché explicitement une offensive massive dès le début de décembre : «Nous devons effectuer une série de ″punitions collectives″, même s'il y a des enfants qui vivent dans les maisons [attaquées]» [3].

Un des modes opératoires favoris des commandos sionistes, à l'époque, quand ils n'étaient pas occupés à empoisonner ou à dynamiter les puits d'eau des villages arabes, était de faire exploser des maisons de nuit, dans des villages arabes endormis, sans juger utile ou convenable d'en faire sortir les habitants. Ou encore, variante particulièrement plaisante aux yeux de ceux qui s'y adonnaient, si les habitants étaient arrachés au sommeil et chassés à l'instant de leurs maisons, c'était pour succomber sous les rafales des mitrailleuses préalablement postées dans les rues du village par les assaillants...

Jaffa était un enjeu. Economique, politique, symbolique.
C'est à deux pas de là, dans un immeuble de Tel Aviv baptisé "La Maison Rouge" que se réunissait le Conseil consultatif sioniste, où en dépit de son appellation, étaient arrêtées toutes les décisions stratégiques, où s'élaboraient les plans de conquête visant à s'approprier un maximum de territoire avec aussi peu de population arabe que possible, débordant très largement des limites fixées par la "plan de partage" onusien que les dirigeants sionistes avaient feint d'accepter.

Le 13 février 1948 débuta l'offensive que Yagaël Yadin avait mise au point. A Jaffa, des maisons furent choisies au hasard puis dynamitées [6] avec leurs habitants (ensuite hâtivement rebaptisés "combattants" par la propagande sioniste), selon une technique déjà bien rodée un peu partout ert qui allait encore beaucoup servir.

Jaffa fut la dernière ville palestinienne à tomber, le 13 mai, deux jours avant la fin du mandat britannique. 5.000 soldats de la Haganah et de l'Irgoun eurent raison de la résistance des 1.500 volontaires alignés du côté arabe, qui avaient résisté trois semaines durant [6].

Toute la population de Jaffa - 50.000 habitants qui subsistaient après un premier exode - fut expulsée. Certains furent littéralement poussés à la mer - ce qui n'est pas sans rappeler un des slogans favoris des sionistes - quand les expulsés s'entassèrent vaille que vaille dans des bateaux de pêche beaucoup trop petits qui allaient les conduire vers Gaza, tandis que les miliciens juifs tiraient au-dessus de leurs tête, histoire de hâter le mouvement et de signifier clairement que c'était un voyage "aller simple".

L'immense majorité d'entre eux, quelle que soit leur appartenance de classe, de catégorie professionnelle ou de religion, n'a jamais plus pu mettre les pieds à Jaffa.

Tout cela, et quantité d'autres crimes, eut lieu - il ne faut pas se lasser d'y insister - avant qu'un seul soldat des armées régulières arabes ne soit entré en Palestine.

Voilà donc le contexte du film que Eyal Sivan a consacré à Jaffa : "JAFFA, LA MECANIQUE DE L'ORANGE".

La version proposée ci-dessous (faites l'impasse sur le petit laïus creux d'introduction avant le générique) en trois tronçons, est une version courte destinée à la télévision (52 minutes au total), tandis qu'une version plus longue (90 minutes) devrait apparaître sur quelques grands écrans qu'il convient de favoriser.

VIDEO 1 http://www.dailymotion.com/video/xcrfi4_jaffa-l-orange-de-la-discorde-reali_news?start=56

VIDEO 2 http://www.dailymotion.com/video/xcrfzb_jaffa-l-orange-de-la-discorde-eyal_news?start=2

VIDEO 3 http://www.dailymotion.com/video/xcrfzh_jaffa-l-orange-de-la-discorde-reali_news?start=3

Luc Delval

21 avril

Source : Plateforme Charleroi Palestine
http://www.pourlapalestine.be/...


1-5 Julien Salingue, Nicolas Dot-Pouillard et Catherine Samary : Peut-on tout dire pour défendre Israël ?
Eric Marty s'interroge, dans une tribune publiée le 21 avril sur Le Monde.fr : "Le boycott d'Israël est-il de gauche ?"

Ce qui semble être une critique de la campagne BDS (Boycott-Désinvestissements-Sanctions) contre Israël excède en réalité largement son objet, et redéfinit les termes du conflit opposant Israël aux Palestiniens.

L'argumentaire de M. Marty est aussi spécieux qu'original, et mérite un petit exercice de "sociologie littérale".

L'hostilité à Israël serait le produit d'une "propagande antisémite systématique" dans les pays musulmans et d'un "flot paranoïaque d'imputations criminelles".

L'antisémitisme existe et nous le combattons, ainsi que l'instrumentalisation de la cause palestinienne par des adeptes de la théorie du "complot juif".

Mais nous combattons avec la même vigueur l'amalgame entre antisémitisme et critique d'Israël. Comment M. Marty interprète-t-il la récente enquête de la BBC, conduite dans 28 pays, dans laquelle seuls 19% des sondés apprécient positivement l'influence d'Israël ?

Une opinion mondiale otage de la propagande antisémite ou une critique partagée de la politique d'Israël ?

M. Marty affaiblit la lutte contre l'antisémitisme en développant lui aussi une logique du "complot" et en défendant trois des aspects les plus contestés de la politique israélienne : la construction du mur, l'attitude de l'armée à Gaza lors de l'opération "Plomb durci", la situation des Palestiniens d'Israël.

"Il n'est pas vrai que la barrière, ou le mur, de séparation relève d'une politique de discrimination".

M. Marty balaie allègrement les avis d'Amnesty International, de la Croix-Rouge ou de l'ONG israélienne B'tselem. Il fait en outre peu de cas de l'avis de la Cour internationale de justice (juillet 2004), qui qualifiait le mur de "violation du droit international" et demandait à Israël de le"démanteler immédiatement".

Selon le dernier rapport de l'ONU, le mur serpentera sur 709 km, alors que la ligne verte n'en mesure que 320. Par endroit, il pénètre de 22 km en Cisjordanie (large de 50 km). 10% du territoire palestinien est annexé de facto à Israël, dont 17 000 ha de terres auxquelles les paysans ne peuvent quasiment plus accéder. Pour la seule partie nord de la Cisjordanie, 220 000 villageois sont affectés.

M. Marty envisage qu'il y ait eu des crimes de guerre à Gaza, mais c'est, ajoute-t-il, parce que "la guerre est criminelle". Le droit international est plus exigeant, affirmant un principe que M. Marty écarte avec légèreté : tout n'est pas permis lorsque l'on fait la guerre.

Or, les témoignages et rapports d'ONG le confirment : Israël a enfreint le droit de la guerre en déversant des bombes au phosphore blanc (considérées, y compris par les Etats-Unis, comme des armes chimiques) sur des zones densément peuplées, en empêchant le personnel médical de secourir de nombreux blessés ou en utilisant des boucliers humains. Les témoignages de soldats recueillis par l'ONG israélienne Breaking the Silence sont, à ce titre, éloquents. De surcroît, Israël, avec la complicité de l'Egypte, a bouclé la minuscule bande de Gaza (360 km2), empêchant les civils de fuir un déluge de fer et de feu. En violation totale du droit de la guerre, le blocus se poursuit, empêchant la reconstruction et aggravant les conditions sanitaires.

Il est dès lors indécent de vanter l'humanité de l'armée israélienne pour mieux décrier le Hamas qui aurait "sciemment exposé les populations civiles en s'abritant derrière elles". Souvenons-nous que la même accusation fut portée contre le FLN algérien et le FNL vietnamien. Argument commode qui rend le Hamas responsable des morts israéliens et palestiniens, et occulte les chiffres gênants de l'opération "Plomb durci" : plus de 1 400 morts côté palestinien et 13 morts côté israélien (dont quatre tués par des "tirs amis").

Enfin, M. Marty affirme que les Palestiniens d'Israël (1/5e de la population) ne sont pas victimes de discriminations institutionnelles, mais sujets à des"inégalités conjoncturelles", contredisant un rapport du Département d'Etat états-unien, daté de 2009, qui affirme que "les citoyens arabes d'Israël continuent de souffrir de formes variées de discriminations". Ainsi, les dispositions sur le regroupement familial interdisent aux Israéliens d'être rejoints par leur conjoint si ce dernier est palestinien : dans un Etat au sein duquel un mariage entre un juif et non-juif ne peut être célébré, une telle loi n'est-elle pas par nature discriminatoire ? Et que penser du fait que 13 % des "Terres d'Etat", gérées par le Fonds National Juif, ne puissent être cédées qu'à des juifs ?

Israël a choisi un drapeau orné d'une étoile de David, un chandelier pour emblème et un hymne national qui débute par "Aussi longtemps qu'en nos cÅ“urs/Vibrera l'âme juive" : les Palestiniens d'Israël, qui sont nés sur cette terre (avant même la création d'Israël pour les plus âgés) ont-ils le droit de penser que le choix de ces "symboles nationaux" indique qu'ils ne sont pas considérés comme des Israéliens à part entière, et de revendiquer qu'Israël soit une démocratie réelle, "un Etat de tous ses citoyens" ? Avigdor Lieberman, ministre des affaires étrangères israélien, a son avis sur la question : "S'il y a conflit entre les valeurs universelles et les valeurs juives, ce sont ces dernières qui priment."

Alors non, on ne peut pas dire n'importe quoi pour défendre Israël. C'est au contraire un mauvais service à rendre aux Israéliens que de flatter une paranoïa entretenue par leurs dirigeants pour justifier leur fuite en avant.

La menace de "l'anéantissement physique", premier et ultime argument de M. Marty, est l'expression la plus aboutie de cette paranoïa. Rappelons qu'Israël est la 1re puissance militaire du Moyen-Orient, la seule à détenir l'arme nucléaire et donc à avoir la capacité réelle d'anéantir un autre Etat. Dans le cas palestinien, l'argument frôle le ridicule : les Palestiniens ne possèdent ni armée, ni avions, ni tanks. La probabilité que le Hamas "anéantisse physiquement" l'Etat d'Israël est aussi élevée que celle de voir l'armée luxembourgeoise prendre le contrôle de Paris.

L'instrumentalisation de la mauvaise conscience occidentale envers un anéantissement réel passé (la Shoah) sert en fait à blanchir Israël. Ce qui inquiète réellement M. Marty est sans doute l'épuisement de cette argumentation, qui se concrétise dans la montée des critiques d'Israël. Et, ne lui en déplaise, ce qui est dénoncé n'est pas le  "manque de vision" de B. Netanyahu, mais une politique conduite dans la durée par des gouvernements tant de "gauche" que de "droite", du "centre" ou d'"union nationale". Une politique qui nourrit l'antisémitisme, quand l'Etat qui la mène affirme le faire au nom des juifs.

"Je me suis rendu dans les territoires palestiniens occupés et j'ai vu une ségrégation raciale [au niveau] des routes et du logement, qui m'a rappelé avec force les conditions que nous avons connues en Afrique du Sud à l'époque du système raciste de l'Apartheid". Ces mots ont été écrits il y a trois semaines par l'archevêque sud-africain Desmond Tutu, Prix Nobel de la paix en 1984.

Chacun devrait les entendre. A moins de vouloir ajouter la surdité à l'aveuglement.

Julien Salingue, Nicolas Dot-Pouillard et Catherine Samary

Julien Salingue est enseignant et doctorant en science politique à l'université Paris VIII, Nicolas Dot-Pouillard est chercheur en sociologie politique au European University Institute de Florence, et Catherine Samary est maître de conférences en économie à l'université Paris-Dauphine et à l'Institut d'études européennes de Paris VIII.

LEMONDE.FR | 27.04.10



2 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information
2-1 Israël menace le Hamas d'une opération punitive.

nb : Ndlr : La publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le  point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

Israël a menacé, vendredi 2 avril, le Hamas, de lancer une nouvelle opération punitive d'ampleur si les tirs ne cessent pas contre son territoire. "Nous ne permettrons pas à nouveau de voir des enfants terrorisés dans des abris", a averti le vice-premier ministre, Sylvan Shalom.

L'aviation israélienne a effectué six raids dans la nuit de jeudi à vendredi contre l'enclave palestinienne, blessant trois enfants et détruisant une laiterie, selon des sources hospitalières et les forces de sécurité du mouvement islamiste. Dans un communiqué, l'armée a précisé avoir atteint "deux ateliers de fabrication et deux entrepôts d'armes".

Les groupes armés palestiniens de Gaza ont multiplié les attaques à la roquette depuis plusieurs semaines, dont l'une a tué un ouvrier agricole thaïlandais dans un kibboutz (village collectiviste) du sud d'Israël. Israël tient le Hamas pour "seul responsable" des attaques à la roquette, en tant que maître de Gaza, même si ce dernier dit observer une trêve de facto de ces tirs depuis plusieurs mois.

FLAMBÉE DE VIOLENCE

Le premier ministre du gouvernement du Hamas a appelé "la communauté internationale à intervenir pour mettre fin à cette escalade et à l'agression israélienne".

Ismaïl Haniyeh a assuré que son gouvernement entretenait "des contacts avec les autres factions palestiniennes pour maintenir le consensus interne (NDLR : respecter la trêve), protéger notre peuple et renforcer notre unité".

 02.04.

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2010/04/02/israel-menace-le-hamas-d-une-nouvelle-operation-punitive_1328172_3218.html#xtor=AL-32280184


2-2 "Israël" sur le point de démolir 312 habitations à Al Qods.

L'association d'Al-Maqdissi pour l'amélioration de la société, à Al-Qods, a déclaré qu'elle a réusi à se procurer une carte détaillée émanant de la municipalité israélienne, révélant que  le nombre des habitations palestiniennes qui seront démolies est de 312 maisons.
L'association a souligné lors d'une déclaration, que la municipalité sioniste a décidé de démolir des centaines d'habitations, à Selwan et les quartiers limitrophes, comme Al-Boustane et la région de Rass Al-Amoud, ainsi que le quartier de Thaour.
"L'occupation a renforcé récemment ses extensions coloniales, ses agressions, et les démolitions de maisons palestiniennes sans compter la judaïsation  des territoires palestiniens occupés en 1948, notamment à al Qods occupée, dont la vieille ville, le quartier de Cheik Jarrah, à Selwan, et Al Boustane et ce dans le but d'instaurer la ville prétendue de David et le Bain saint, dans le centre de la partie Est d'Al Qods occupée, et autour de sa mosquée sacrée d'Al Aqsa".

04-04

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=132093&language=fr


2-3 Les Palestiniens haussent le ton contre la menace d'expulsions.

L'Autorité palestinienne, soutenue par la Ligue arabe, a haussé le ton mardi contre un nouvel ordre militaire israélien qui, selon elle, menace d'expulsion des dizaines de milliers de Palestiniens de Cisjordanie occupée.

Quelque 200 Palestiniens se sont parallèlement rassemblés dans le centre de Ramallah, le siège de l'Autorité palestinienne en Cisjordanie, aux cris de "A bas l'apartheid israélien, Palestine libre".

"J'ai le droit de me déplacer dans mon propre pays", ont scandé les manifestants.

Selon des informations de presse et l'ONG israélienne Hamoked, un nouveau décret de l'armée israélienne visant à empêcher les infiltrations en Israël pourrait permettre l'expulsion ou l'arrestation de dizaines de milliers de Palestiniens séjournant en Cisjordanie.

"Cela va transformer les Palestiniens en criminels dans leurs propres foyers, tout en minant les efforts que déploient les Palestiniens pour gérer leurs affaires intérieures", a accusé dans un communiqué le principal négociateur palestinien Saëb Erakat.

Selon lui, "toute personne trouvée sans permis spécifique, y compris dans les zones contrôlées par l'Autorité palestinienne, peut désormais être emprisonnée ou expulsée de Cisjordanie" par Israël.

En visite à Madrid, le Premier ministre palestinien Salam Fayyad a déclaré que "l'ordre militaire qui vise à déporter des Palestiniens ou à les soumettre à des poursuites est à tous les points de vue illégal".

Le chef de la diplomatie espagnole Miguel Angel Moratinos a indiqué de son côté que la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton et la présidence tournante espagnole de l'Union européenne avaient demandé des "éclaircissements" à Israël et indiqué que l'UE réagirait une fois ces explications obtenues.

L'armée israélienne a démenti avoir l'intention de procéder à des expulsions massives après l'entrée en vigueur prévue mardi de cet ordre.

"Ce texte va au contraire permettre de mieux défendre ceux qui seront visés par un ordre de rapatriement car il prévoit la création d'une commission judiciaire auprès de laquelle ces personnes pourront faire appel", a déclaré lundi un responsable israélien qui a requis l'anonymat.

L'ordre qui vise des personnes séjournant illégalement en Cisjordanie, "touchera très peu de gens", a-t-il dit.

Selon Haaretz, l'ordre, dont "la teneur est ambiguë", vise surtout les Palestiniens détenteurs d'une carte d'identité avec une adresse dans la bande de Gaza, ou qui sont nés dans ce territoire, ainsi que leurs descendants.

Au Caire, la Ligue arabe a appelé les Palestiniens à refuser "d'obtempérer" à cet ordre "raciste", lors d'une réunion des représentants permanents des 22 membres de l'organisation.

Elle a affirmé son "total soutien aux démarches du peuple palestinien en vue de contrer cette décision", ajoutant avoir demandé aux pays arabes à l'Assemblée générale de l'ONU d'appeler à une réunion d'urgence.

L'Egypte, qui a signé un traité de paix avec Israël, a déclaré "rejeter totalement la décision" israélienne. Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a affirmé "tenir Israël responsable des conséquences possibles" de cet ordre.

La France s'est dite "très préoccupée" par cet ordre, appelant au respect de la liberté de résidence des Palestiniens.

AFP / 13 avril


2-4 Israël passe à l'acte ! Israël lance son programme de déportation des Palestiniens.

Deux Palestiniens ont été expulsés vers la bande de Gaza depuis Israël, faisant craindre que d’autres expulsions puissent suivre en vertu d’un nouveau décret militaire israélien.

Après avoir passé neuf ans dans une prison israélienne, Ahmad Sabah, un Palestinien âgé de 40 ans, a été déporté vers Gaza, au lieu d’être libéré en Cisjordanie où sa famille l’attendait.

Les Israéliens l’ont envoyé à Gaza parce qu’il avait une carte identité palestinienne produite sur place.

Sa famille a déclaré que Sabah, qui a été arrêté en 2001 pour des « infractions à la sécurité israélienne », n’a aucun lien avec la bande de Gaza et il a refusé de quitter la frontière entre Israël et Gaza afin de protester contre le traitement qui lui est appliqué.

« C’est mon droit de retrouver ma femme et ma famille », a-t-il dit.

« Politique inhumaine »

La décision israélienne a entraîné une condamnation des dirigeants politiques palestiniens, lesquels ont dénoncé la déportation de Sabah comme « inhumaine ».

Issa Qaraqi, le ministre des Affaires des Prisonniers dans le gouvernement de Mahmoud Abbas [Ramallah], a déclaré que Sabah aurait dû être libéré en Cisjordanie.

« Il n’a aucun lien avec la bande de Gaza, pas de famille là-bas, rien. »

Il a déclaré que la déportation était un exemple de l’application par Israël des nouveaux décrets militaires permettant que les résidents « illégaux » en Cisjordanie soeint déportés. [...]

Le cas Sabah fait suite à celui de Saber Albayari, qui a été déporté ce mercredi vers la bande de Gaza après avoir sollicité un traitement médical dans un hôpital israélien.

Albayari a vécu en Israël durant les 15 dernières années [à Jaffa, où il est marié], mais il a été déporté vers la bande de Gaza lorsque les autorités israéliennes ont découvert qu’il y était né.

On craint que ces expulsions soient les premières d’une vague de déportations de Palestiniens depuis Israël et la Cisjordanie.

Jusqu’à 70 000 Palestiniens peuvent risquer la déportation en vertu de l’ordre militaire qui a été fermement condamné par les dirigeants arabes.

La semaine dernière, l’ex-président Abbas a promis de s’oppposer à ce décret. « Israël n’a pas le droit d’expulser même un seul Palestinien, et l’Autorité palestinienne ne le permettra pas et s’y opposera de plusieurs façons [on attend de savoir lesquelles ... N.d.T] ».

Jackie Rowland d’Al Jazeera , rapportant depuis Al Qods, dit que ces faits individuels font connaître le coût humain de ce qui est une stratégie israélienne délibérée pour traiter différemment la Cisjordanie et Gaza.

« Cela s’inscrit dans le contexte stratégique israélien consistant à traiter la bande de Gaza et la Cisjordanie comme des entités distinctes au niveau géopolitique, » dit-elle.

Al Jazeera - Vous pouvez consulter cet article à : http://english.aljazeera.net/news/m...
22 avril 2010 –

Traduction : Info-Palestine.net


2-5 Décès du détenu Raëd Abou Hammad, 31 ans "violemment battu dans les prisons israéliennes".

L'Autorité palestinienne a accusé jeudi l'administration pénitentiaire israélienne d'être responsable de la mort d'un détenu palestinien battu à mort.
Détenu à l'isolement, Raëd Abou Hammad, 31 ans, a été retrouvé mort le 16 avril dans sa cellule de la prison d'Eshel (sud de la Palestine occupée).
Le ministre palestinien chargé des Prisonniers, Issa Qaraqaë, a affirmé lors d'une conférence de presse que cette mort était due à un "coup violent à la base de la colonne vertébrale". Un rapport d'autopsie effectué par deux médecins israélien et palestinien a confirmé cette hypothèse.
Mais comme d'habitude, l'administration pénitentiaire israélienne a affirmé que "le rapport d'autopsie n'avait révélé aucun signe de violence", jugeant l'accusation "absolument infondée".
 Détenu depuis cinq ans, Raëd Abou Hammad purgeait une peine de dix ans et avait été placé en cellule isolée.
Le frère du défunt, Ahmad, a affirmé, lors d'une conférence de presse à Ramallah, que Raëd était de constitution athlétique et ne souffrait pas de maladie, avant cette mort subite.
Plus de 7.000 Palestiniens, dont 270 âgés de moins de 18 ans, sont détenus par Israël, selon le Bureau central palestinien des statistiques.
 Trois des prisonniers sont détenus depuis plus de 30 ans, et 315 depuis plus de 15 ans. 264 sont en détention administrative, incarcérés sans jugement.
Réagissant à ce nouveau crime israélien, le ministère palestinien à Gaza, chargé des affaires des détenus a annoncé avoir reçu une promesse de la part de l'Union Parlementaire internationale de déposer des plaintes contre les violations israéliennes de la loi internationale concernant le traitement des détenus et leur situation dans les prisons de l'occupation.  
Pour sa part, le vice-président du conseil législatif palestinien Ahmad Bahr a salué la position de l'union parlementaire internationale "opposé à la politique de détention et de poursuite adoptée par les autorités de l'occupation sioniste à l'encontre des députés détenus".
Bahr a assuré dans un communiqué que la cause des députés détenus devrait attirer l'attention de la communauté internationale alors que l'hégémonie israélienne ne prend pas en considération les valeurs ni les principes de la loi internationale et humaine.
Il a appelé  l'union parlementaire internationale à effectuer une visite urgente à la bande de Gaza pour s'enquérir de la souffrance qui y sévit à la suite de la guerre israélienne et de ses répercussions désastreuses.  

23/04 
 http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=134623&language=fr


2-6 Chaîne humaine devant le mur de la honte.
Plus de 3000 personnes venues de plusieurs pays européens, dont l’Espagne, ont formé hier une immense chaîne humaine face à un tronçon du « mur de la honte », érigé par le Maroc au Sahara occidental, pour demander le démantèlement de ce « symbole de la colonisation ».
En organisant cette initiative, connue sous le nom de la « Colonne des 1000 » pour la troisième année consécutive, les organisateurs entendent « dénoncer de nouveau l’occupation marocaine du Sahara occidental et ce mur de la honte qui sépare le peuple sahraoui et qui symbolise la poursuite du conflit », expliquent les organisateurs. « 34 ans se sont écoulés depuis que le Maroc a occupé par la force ce territoire, ouvrant ainsi un conflit qui continue sans aboutir à une solution juste et définitive, avec des familles sahraouies séparées : une partie demeure expulsée de sa terre vivant dans des conditions précaires dans des camps de réfugiés, et l’autre continue de souffrir des affres de l’occupation et de la répression marocaine », ajoutent-ils dans un communiqué.

3 avril
http://www.elwatan.com/Chaine-humaine-devant-le-mur-de-la

n°522 - Dossier de Palestine - 01-05 - : Fin - : Nucléaire : le sommet de Washington a été marqué par la confirmation de l’influence de l’Etat hébreu.

n°522  - Dossier de Palestine - 01-05 - : Fin  - : Nucléaire : le sommet de Washington a été marqué par la confirmation de l’influence de l’Etat hébreu.



       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources                



Dossier de Palestine

n°522                                                     01-05

                                                                C.De Broeder & M.Lemaire   



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens...

c) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

d) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

3 Dossier

3-1 G.Houbballah : Israël possède prés de 300 ogives nucléaires !  

3-2 Ahmed Loutfi : Nucléaire : le sommet de Washington a été marqué par la confirmation de l’influence de l’Etat hébreu.

3-3 Le filet se resserre sur Israël.  

3-4 Union Juive Française « JCALL » appelle à la raison : Quelle raison ?

3-5 Des dizaines de milliers de Palestiniens « expulsables ».

3-6 Gavin Rabinowitz : Israël de plus en isolé sur la scène internationale.

3-7 Et si le processus de paix échouait... les Arabes en pleine réflexion.

3-8 René Backmann : Les mesures attendues de Netanyahou.

3-9 Amy Teibel : Nétanyahou aurait imposé le gel des constructions à Jérusalem-Est.

3-10 Israël/Etats-Unis : la crise s'installe.

3-11 «Remake » États-Unis-Israël-Iran.

3-12 Netanyahu-Obama : une tempête dans un verre d'eau.




3 Dossier

PS : La publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

3-1 G.Houbballah : Israël possède prés de 300 ogives nucléaires !  

Dire que l’entité sioniste possède un important arsenal nucléaire militaire n’est certes pas une première !
Mais que cette information soit publiée par des experts occidentaux, et pas n’importe lesquelles, notamment le réputé magazine Jane's Defence Weekly (JDW), un hebdomadaire spécialisé dans  les affaires et sociétés militaires, oui cela mérite une pause !  
Or si le Centre de recherches et d'études stratégiques, basé à Londres, estime que l'entité israélienne détient actuellement jusqu'à 200 ogives. Le groupe d’information britannique Jane’s , spécialisé dans les questions de défense estime le nombre d'ogives nucléaires détenues par l'entité israélienne , entre 200 et 300 têtes nucléaires !
Toujours selon l’hebdomadaire, la puissance militaire israélienne réside dans ses missiles nucléaires sol-sol de courte et de moyenne portée  comme par exemple Jericho1 et Jericho2 ! 
Or, poursuit l’hebdomadaire, Jéricho-
2 a évolué de telle sorte qu’il peut atteindre 4500 km, et en 2005 l’entité sioniste s’est dotée d’un missile de longue portée, Jericho-3 qui peut atteindre 7800 km. En plus de ces missiles qui peuvent porter des têtes nucléaires, l'entité israélienne a des avions de chasse  F-16, qui peuvent être équipés de missiles nucléaires, toujours selon la même source.
Dans les années
90, l'entité israélienne s’est doté de trois sous-marins de type Dolphins, c’est-à-dire qui fonctionnent au diesel, chacun est équipé de six tubes de lance-torpilles. Selon Jane's, ces sous-marins, sont capable de lancer des missiles, de type Harpon soit capable de porter des têtes nucléaires."  
Les experts ont déclaré que l'entité israélienne dispose  également d’armes nucléaires tactiques (obus mines, ...).
« Certains analystes pensent qu’Israël maintient le gros de son arsenal nucléaire, en pièces détachées,  mais que cet arsenal  peut être monté en quelques jours pour le rendre opérationnel ", explique le magazine Jane’s .  
Pour sa part, l'Organisation « Prendre une initiative contre la menace nucléaire », une ONG américaine qui comprend plusieurs éminents experts internationaux confirme que  l'arsenal nucléaire de l'entité sioniste varie entre 100 et 200 ogives.
Bref, terminé  le tabou nucléaire israélien!

G.Houbballah

10-04-10

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=133015&language=fr

http://www.mondialisation.ca:80/index.php?context=va&aid=18613


3-2 Ahmed Loutfi : Nucléaire : le sommet de Washington a été marqué par la confirmation de l’influence de l’Etat hébreu.

Braqué surtout sur l’Iran …en dépit d’un ordre du jour différent, le sommet de Washington a été marqué par la confirmation de l’influence de l’Etat hébreu dont les armes échappent à tout contrôle.
Israël dans le rôle du souffleur.
La sécurité nucléaire est-elle entre les mains des grandes puissances uniquement ?

Elles étaient toutes réunies lors du sommet de Washington qui vient de prendre fin et qui fut marqué par l’annonce d’une nouvelle doctrine nucléaire du président américain Barack Obama, s’ajoutant à ses succès politiques de ces dernières semaines. Prélude à cette conférence de Washington, l’accord entre l’Amérique et la Russie pour la réduction de leurs armes stratégiques. Il s’agit finalement de réduire le rôle des armes nucléaires dans les stratégies de défense nationale.
Certes, le nucléaire est loin d’être totalement domestiqué. Malgré certaines avancées, cette nouvelle doctrine américaine reste très en retrait et ne renonce pas à utiliser en premier l’arme atomique, y compris contre un pays qui n’en dispose pas. Qu’est-ce que cela veut dire ?

Lors de la conférence, Obama n’a pas manqué, ainsi que les différents participants, mais à de degrés divers, de montrer du doigt l’Iran en tant que principale source de terreur nucléaire bien plus que la Corée du Nord. Toute une liste d’accusations contre Téhéran avec en filigrane des menaces à peine voilées d’un possible usage de la force si les sanctions n’aboutissent pas. Et aussi on a vu désigné, comme source de danger plus récent, le terrorisme nucléaire que pratiqueraient certaines organisations, notamment Al-Qaëda (lire page 5). Ainsi, c’est quasiment dans le cercle moyen-oriental que cette notion d’un danger nucléaire trouve son terrain. Mais l’acteur principal, lui, veut rester dans les coulisses ou même jouer le rôle de souffleur. Pas besoin de tenter d’aller chercher trop loin pour deviner de qui il s’agit. C’est Israël, cette puissance nucléaire avérée. La sixième du monde à avoir acquis l’arme nucléaire. La politique du secret, un secret de polichinelle somme toute, qu’il pratique est en premier lieu une arme d’intimidation à l’égard des Arabes.
Ces dernières années d’ailleurs, les allusions concernant ce dossier se sont faites de plus en plus transparentes, notamment de la part de Shimon Pérès, l’actuel président, considéré comme le « père » du programme nucléaire israélien, lancé en très étroite coopération avec
la France à la fin des années 1950. En novembre 2001, Shimon Pérès a reconnu, dans un documentaire diffusé par la télévision publique israélienne, que la France avait accepté, en 1956, de doter Israël d’une « capacité nucléaire ». « Des quatre pays qui avaient à l’époque des capacités nucléaires, les Etats-Unis, l’Union soviétique et la Grande Bretagne, la France était seule susceptible de nous aider », avait admis Pérès.
La politique du flou
Aujourd’hui, selon les experts militaires, l’Etat hébreu dispose d’un arsenal nucléaire comprenant plus de deux cents bombes atomiques. « Nous continuons à dire qu’Israël ne sera pas le premier pays à dévoiler l’arme nucléaire au Moyen-Orient. Cette politique va continuer et aucune pression d’un quelconque pays ne la fera changer », a déclaré la vice-ministre israélienne des Affaires étrangères, Dany Ayalon.
La politique du « flou » constitue la position officielle israélienne depuis son adoption en 1965, date de l’inauguration de la centrale nucléaire de Dimona dans le Néguev au sud d’Israël. Or, dans le contexte nouveau-né de cette conférence de Washington, si l’Amérique a tenté de faire pression sur Israël, elle a tout de suite fait marche arrière. « En ce qui concerne Israël, je ne vais pas m’exprimer sur leur programme. Nous avons encouragé tous les pays à devenir membres du TNP, donc, il n’y a pas de contradiction », a affirmé le président Obama, qui poursuit : « Que nous parlions d’Israël ou de tout autre pays, nous pensons que devenir un membre du TNP est important. Ce n’est pas une nouvelle prise de position, c’était l’avis du gouvernement américain, même avant mon administration ».
Des appels bien timides comme on le constate alors que pour l’Iran, ce sont quasiment des déclarations de guerre. On rappelle d’ailleurs que l’Etat hébreu a conclu une « entente » en 1969 avec les Etats-Unis aux termes de laquelle les dirigeants israéliens s’abstiennent de toute déclaration publique sur le potentiel nucléaire de leur pays et ne procèdent à aucun test nucléaire. En échange, Washington s’est engagé à s’abstenir d’exercer des pressions sur ce dossier.
De toute façon, Israël n’est pas signataire du TNP et ce ne sont les douces invitations d’Obama qui l’obligeront à le faire. 190 Etats ont adhéré à ce traité, en dépit de certaines réserves, y compris tous les Etats du Moyen-Orient. Dans ce contexte, on ne peut que constater que c’est Tel-Aviv qui est le gagnant. « On pourrait penser que le TNP a été doublement profitable à Israël : d’une part, parce que sa non-adhésion lui a permis de garder ses options ouvertes et d’autre part, et inversement, parce que l’adhésion des Etats voisins lui a permis de bénéficier des contraintes que le TNP impose à ces Etats », relève le politologue Camille Mansour, professeur à l’Université de Versailles.
Or, il est clair que, vu du Proche-Orient, c’est Israël qui représente donc le principal danger au Proche-Orient. En fait, il se sert du nucléaire pour asseoir sa suprématie militaire, et puis joue le jeu contraire, celui de la crainte d’un nucléaire qui viendrait de l’Iran, par exemple, pour continuer à jouer ce double rôle. Oter un masque pour placer un autre, mais le visage réel est celui de Mars, le dieu de la guerre. Le bombardement de la centrale nucléaire iraqienne Osirak en 1981 est bien un exemple. Le danger vient donc d’Israël. Mais cet Etat parvient toujours à se dérober.
Selon le chercheur Mohamad Abdel-Salam, du Centre des Etudes Politiques et Stratégiques (CEPS) d’Al-Ahram, « il ne faut pas ignorer que le sommet de Washington avait pour chapitre principal dans son agenda de traiter avec les matériaux nucléaires qui pourraient s’infiltrer vers l’extérieur, c’est-à-dire des organisations terroristes par exemple.

Contrôler les matières et non les armes était l’objectif du sommet. Mais il était entendu que cette question d’armes s’imposera, et c’est ce qui est arrivé. Certains ont fait campagne contre l’Iran tandis que les Arabes se sont mobilisés contre Israël ». Tout s’est déroulé selon les capacités de chaque partie. « Mais, ajoute-t-il, Israël arrive toujours à se dérober, parce que les pays occidentaux sont en majorité convaincus de ce que fait l’Etat hébreu. Obama n’a même pas commenté le programme nucléaire israélien. Ce sont les équilibres politiques qui ont prévalu et non l’ordre du jour ». Israël ne trouve pas de peine à se dérober. Ceci remonte à trois raisons, selon Mohamad Abdel-Salam. « Tout d’abord parce qu’il n’est pas signataire du TNP (Traité sur la Non-Prolifération des armes nucléaires), donc aucune règle de ce traité ne s’applique à lui. Ensuite, Israël n’a pas jusqu’à présent déclaré officiellement qu’il détient des armes atomiques. Et enfin, les liens très solides qui existent avec les Etats-Unis. Il y a une compréhension américaine à l’égard de ce que fait Tel-Aviv concernant les armes nucléaires. Ceci d’autant plus qu’Israël a su promouvoir l’idée qu’il n’utilisera l’arme nucléaire que pour se défendre. D’ailleurs, l’Europe adopte la même attitude ».
Sources de menaces multiples
Par contre, les pays arabes n’ont pas, à ce jour, trouvé le moyen effectif de traiter cet état des choses. Comme le dit le politologue, les Arabes peuvent soulever un débat sur la question, mais pas la traiter. Or il semble qu’ils n’ont pas beaucoup de choix. Soit ils acceptent la réalité, et c’est ce qu’ils rejettent totalement. Soit ils tentent d’être à égalité avec Israël en se dotant d’armes nucléaires, ce qu’ils n’ont pas réussi à faire. La dernière option est l’élimination des armes nucléaires de toute la région. Mais là aussi, il s’agirait d’un discours plutôt médiatique. « Ce ne sont pas des propos négociables. Même le sommet arabe de Riyad 2007 a gelé un projet de résolution de la Ligue arabe pour l’élimination totale des armes de destruction massive, sous couvert de la nécessité de réviser le texte ». Or la question est d’autant plus complexe que pour les pays arabes en général, les sources de menaces sont considérées comme multiples. « Le danger provient d’Israël et de l’Iran. Tout est donc relatif. Le degré de danger est associé  pour chaque Etat à sa proximité avec la source et leurs intérêts communs », poursuit-il.
Mais un fait est sûr, le vrai risque provient d’Israël et cela ne date pas d’hier. Camille Mansour rappelle que dès la fin des années 1950, l’Egypte n’ignorait pas que le réacteur de Dimona était susceptible de servir à un usage militaire et le président Nasser lui-même évoqua la question dans un discours en décembre 1960. Quand en 1963, les émissaires du président américain John Kennedy proposèrent que Washington œuvre en vue d’un contrôle du programme nucléaire israélien, en contrepartie du gel de l’effort égyptien visant à développer des missiles balistiques, Nasser répondit que la politique de l’Egypte à l’égard d’Israël était une politique défensive et que la production par Israël de matières fissiles à usage militaire conduirait l’Egypte à une anticipation par une guerre de protection. D’ailleurs, Mohamad Saïd Idriss relève qu’Israël agit dans le même esprit et cite même Nasser. Un écrivain israélien, Alof Ban, a aussi écrit dans le journal Haaretz que cette vision d’une guerre préventive, les Israéliens la tirent d’une déclaration de Nasser et qu’Israël se l’est appropriée en faisant sa vraie doctrine. En fait, Israël joue la même rengaine depuis toujours, celle de l’Etat en danger. Une vision que soutiennent les Occidentaux.
Sentiment d’avoir été « abusés »
Or, s’il en est ainsi, il faudrait que l’Etat hébreu et l’Occident s’attachent principalement à la recherche de la paix. Il est important de rompre le cercle vicieux concernant la relation entre la bombe et la prétendue situation spécifique d’Israël. Mais comme on le voit dans le contexte politique actuel, Israël ne fait pas le moindre effort pour résoudre la question du Proche-Orient, en plus de son rejet du TNP. De quoi rendre le rendez-vous de mai prochain à New York, du Congrès de révision du traité, très important. Il déterminera dans quelle mesure les participants adopteront leur attitude au sujet d’Israël. Les pays du Moyen-Orient ont eu le sentiment d’avoir été « abusés » par le TNP pour lequel les puissances nucléaires n’ont pas tenu leurs engagements. C’est ce que d’ailleurs avait mis en relief un diplomate égyptien. « Nous, pays du Moyen-Orient, avons le sentiment d’avoir été abusés en faisant des concessions pour des promesses qui ne se sont jamais concrétisées », a expliqué Hicham Badr, représentant de l’Egypte auprès de l’Onu à Genève, lors de la Conférence du désarmement, organisée dans cette ville en mars dernier. « Il y a un ressentiment répandu dans la région contre le TNP, ses objectifs, sa partialité et son manque de volonté politique », a-t-il insisté. L’ambassadeur égyptien estime que les pays dotés de l’arme nucléaire n’ont pas tenu leurs engagements, alors que les tentatives de faire du Moyen-Orient une zone exempte d’armes nucléaires ont toujours été repoussées. Il a prévenu que les pays du Moyen-Orient pourraient jouer un rôle « central » dans le succès de la conférence de mai destinée à renforcer le traité. Les conférences de suivi du TNP se déroulent tous les cinq ans depuis l’adoption, en 1970, de l’accord. La dernière, en mai 2005, s’est terminée sur un échec. La prochaine sera-t-elle plus efficace ? Difficile à prévoir. Mais une chose est sûre : pour le Proche-Orient, les risques nucléaires et un Iran diabolisé sont les principaux alibis d’Israël.
Ahmed Loutfi & Chaïmaa Abdel-Hamid

27 avril
http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2010/4/21/leve1.htm


3-3 Le filet se resserre sur Israël. 

" La communauté internationale doit exercer des pressions sur Israël afin de le contraindre à signer le Traité de Non-prolifération (TNP)".
C'est ce qu'a souligné le ministre libanais des Affaires étrangères, en visite à Téhéran, en vue de participer à
la Conférence internationale de Téhéran sur le désarmement nucléaire et la non-prolifération. " Israël, a précisé Ali al-Shami, n'a cesse de menacer d'attaque nucléaire et non nucléaire, les pays de la région, y compris le Liban et ce régime a, à maintes reprises, violé l'espace aérien libanais, contredisant la résolution 1701 du Conseil de Sécurité de l'Onu. Avant le Liban, l'Egypte et la Jordanie ont averti le monde entier contre les dangers de la centrale nucléaire Dimona et la fuite des matières radioactives de cette centrale nucléaires et cela malgré le fait que ces deux pays aient signé l'accord de paix avec le régime de Tel-Aviv. La centrale nucléaire Dimona, a été construite en 1956 par la France au sud de la Palestine occupée, centrale dont la durée de vie n'a, l'ont prévu les spécialistes français, été que de trois décennies, tandis que depuis 54 ans, la centrale Dimona reste encore active. Il s'agit, en conséquence, des menaces sérieuses pour le monde, notamment les pays de la région. Le seul possesseur des armes nucléaires se soustrait, non seulement de signer le TNP, mais encore, il n'a, jusqu'à présent, autorisé aucune instance internationale compétente à superviser ses activités nucléaires.

L'intéressant est qu'Israël n'a fait aucun cas des spéculations en cours sur son arsenal nucléaire, mais aussi, il opte pour une stratégie équivoque dans ce domaine pour faire planer à jamais le spectre de la menace dans la région.

Selon les révélations faites par l'ex technicien nucléaire israélien, Mordechaï Vananu, Israël possède plus de 200 ogives nucléaires. Le premier chef du gouvernement israélien, David Ben Gourion s'était clairement adressé en 1950 aux pays de la région qu'Israël devait muter en seule puissance nucléaire de la région.

Pour ce faire, le régime factice sioniste a lancé des guerres destructives dans la région pour embraser le Moyen-Orient et produire, proliférer et stocker la bombe atomique pour planer sa menace dans la région. Certes, Israël compte, entre temps, sur les soutiens sans réserve des Etats-Unis et profite de la politique de deux poids deux mesures de la Maison Blanche pour insécuriser la région et le monde. Dans une telle situation, les pays de la région, tels que la Turquie, l'Egypte, le Liban et la Syrie plaident pour l'adhésion du régime sioniste au TNP et une supervision internationale sur l'arsenal nucléaire israélien.

18/04

http://french.irib.ir/index.php/commentaires/33713-le-filet-se-resserre-sur-israel


3-4 Union Juive Française « JCALL » appelle à la raison : Quelle raison ?

La politique intransigeante du gouvernement Netanyahou, qui, en poursuivant la judaïsation de Jérusalem, va jusqu’à narguer le gouvernement Obama, ne peut que susciter des protestations dans les grandes communautés juives du monde occidental, y compris au coeur des communautés organisées.
Ainsi aux USA, un groupe de pression nommé « J Street » s’est fixé comme horizon de mettre en oeuvre des conceptions plus proches de celles d’Obama que de celles de Netanyahou.
Dans cet état d’esprit, il a été lancé au niveau européen un appel « Jcall », dont les initiateurs en France sont diverses personnalités telles que Daniel Cohn Bendit, Bernard Henry Lévy ou Alain Finkielkraut.
Cet appel dénonçant la colonisation ininterrompue de
la Cisjordanie, il ébranle le monolithisme arrogant du CRIF (Conseil Représentatif des Institutions Juives de France), courroie de transmission de la politique israélienne, et suscite des remous dans la population juive, ce qui ouvre la voie à des remises en cause que nous espérons de plus en plus profondes.
Toutefois, l’Union Juive Française pour la paix ne peut apporter sa signature à ce texte ni le soutenir de quelque façon que ce soit.
En effet, il se présente clairement comme une façon de faire accepter au monde un « Etat juif et démocratique » dont les Juifs du monde entier serait par définition solidaires, un Etat démocratique pour les Juifs mais Juif au regard des Palestiniens.
Les Palestiniens sont les grands absents de ce texte, Gaza n’y existe pas, le droit des réfugiés n’y existe pas, le droit de tous les habitants d’Israël à une citoyenneté complète n’y existe pas. Pire, le texte estime que la décision finale n’appartient qu’aux Israéliens, ne donnant aucune voix au chapitre aux palestiniens.
Car ses rédacteurs l’écrivent clairement, ce qui les guide c’est sauver l’existence et la sécurité de l’Etat d’Israël, c’est la crainte d’un processus de délégitimation de cet Etat, en dehors de toute référence au droit international. Pour l’UJFP, le peuple israélien ne peut espérer une paix durable qu’en acceptant une solution faisant droit aux revendications légitimes du peuple palestinien. Le rôle des Juifs dans le monde n’est pas d’entretenir le peuple israélien dans l’idée suicidaire que sa mission serait d’établir entre Méditerranée et Jourdain un Etat juif refuge exempté de toute obligation de respect des règles du droit international et de simple humanité à l’égard d’un peuple qu’il continue d’ignorer.

UJFP

Le Bureau national de l’Union Juive Française pour la Paix
26 avril 2010

Le texte de l’appel sur :
Appel à la raisonhttp://www.aloufok.net:80/spip.php?article1783

http://www.aloufok.net/spip.php?article1783


3-5 Des dizaines de milliers de Palestiniens « expulsables ».

Le gouvernement israélien a-t-il, au moins, pendant ce long délai de trois semaines, progressé dans la réflexion sur les engagements à prendre pour rétablir la confiance avec les palestiniens ? En apparence, non. Il  semble même avoir conclu que l'heure n'est pas aux gestes d'ouverture en direction des Palestiniens et de Washington. Alors que des initiatives destinées à assouplir la réglementation militaire en vigueur en Cisjordanie et à faciliter la vie quotidienne des Palestiniens étaient attendues, c'est une mesure allant exactement à l'encontre de cet objectif qui a été prise mardi dernier.

Ce jour-là en effet sont entrés en vigueur deux « ordres » des Forces de défense d'Israël ( n°1649 et n°1650) qui, selon les organisations israéliennes de défense des droits de l'homme, ouvrent la voie à l'expulsion possible de Cisjordanie de plusieurs dizaines de milliers de Palestiniens.

Fondés sur des dispositions adoptées en 1969, pour réprimer l'infiltration en Israël de Palestiniens soupçonnés de terrorisme, en provenance des pays ennemis voisins (Jordanie, Egypte, Liban,Syrie), ces deux ordres, signés en réalité, discrètement, le 13 octobre dernier par le général Gadi Shamni, alors commandant des forces israéliennes en Cisjordanie, ont pour effet pratique de transformer en « infiltrés » tous les Palestiniens qui se trouvent en Cisjordanie sans posséder un permis - délivré par l'armée - les autorisant à y résider ou séjourner.

L'accusation « d'infiltration » relevant de l'atteinte criminelle à la sécurité d'Israël, les « suspects » ne seront plus jugés comme de simples « immigrants illégaux » par les tribunaux civils mais déférés aux tribunaux militaires, ce qui les expose à des peines de prison de trois à sept ans, à de lourdes amendes, voire à l'expulsion pure et simple du territoire.

 « L'aveuglement politique de Netanyahou »

Qui est visé par ces ordres ? Tous les résidents de Cisjordanie ou presque. Sont plus immédiatement menacés ceux qui possèdent une carte d'identité portant une adresse dans la bande de Gaza, ceux qui sont nés en Cisjordanie mais qui pour diverses raisons (études, affaires, réunion de famille) ont séjourné longtemps à l'étranger, les résidents de Jerusalem-Est contrôlés en Cisjordanie, et les conjoints étrangers de Palestiniens ou Palestiniennes de Cisjordanie. Pourront aussi être visés les Palestiniens de Cisjordanie qui vivent à proximité du mur et de la barrière de séparation et qui doivent détenir un permis spécial - même s'ils sont nés là - pour résider dans cette zone jugée « sensible » par l'armée.

Une négligence dans le renouvellement du document où un refus de l'armée les exposera du jour au lendemain à la prison ou à l'expulsion vers un pays voisin. L'armée - qui  délivre ou non les permis - étant simultanément chargée de juger les contrevenants, les organisations de défense des droits de l'homme redoutent que les juges militaires confrontés à des « infiltrés » soient beaucoup plus intransigeants que les magistrats civils à qui il arrivait parfois de tenir compte de considérations humanitaires notamment dans les cas de regroupement familial. S'ajoutant aux multiples contrôles, harcèlements bureaucratiques et humiliations diverses qui font le quotidien des habitants de la Cisjordanie, ces mesures ont été accueillies avec un sentiment de révolte d'autant plus grand qu'elles ne s'appliquent évidemment pas aux 500 000 israéliens qui vivent dans les colonies de Cisjordanie et de la périphérie de Jerusalem.

L'entrée en vigueur de ces deux ordres militaires, au moment même où Hillary Clinton salue « l'efficacité et l'engagement des forces de sécurité de l'Autorité palestinienne » et où la Banque mondiale, constate, dans un rapport de 31 pages, les « progrès constants » accomplis par l'Autorité palestinienne en matière de sécurité et de construction de ses institutions a provoqué une violente réaction du principal négociateur palestinien.

 Au cours d'un entretien avec des journalistes, mercredi à Ramallah, Saëb Erakat, a dénoncé un « système d'apartheid » et « l'aveuglement politique de Netanyahou » qui a choisi, selon lui, « les colons contre la paix ». Les responsables de l'Autorité palestinienne, comme les organisations de défense des droits de l'homme relèvent par ailleurs que ces deux ordres militaires violent clairement la Quatrième Convention de Genève qui interdit à une puissance occupante de chasser de leurs foyers les civils placés de fait sous son contrôle.

http://renebackmann.blogs.nouvelobs.com/


3-6 Gavin Rabinowitz : Israël de plus en isolé sur la scène internationale.
- Le Premier ministre Netanyahu brille par son absence cette semaine au sommet sur la sécurité nucléaire à Washington, un geste symbolique qui traduit l'isolement croissant de l'État hébreu sur la scène internationale.
 Depuis qu'il a pris ses fonctions il y a un an, le chef de la droite israélienne a dû gérer crise diplomatique sur crise diplomatique, tout en étant confronté à un blocage total du processus de paix avec les Palestiniens.
        Non seulement des frictions se sont multipliées avec l'Égypte et
la Jordanie, seuls pays arabes à avoir signé la paix avec Israël, mais les relations avec la Turquie, longtemps considérée comme un allié stratégique, se sont dégradées à la suite de la dernière guerre de Gaza et de la récente humiliation publique de l'ambassadeur turc en Israël.
        Des désaccords sont aussi apparus avec plusieurs pays européens, notamment scandinaves.

Mais le coup de froid dans les relations avec Washington, dont rien n'indique qu'il n'est que passager, représente l'évolution la plus inquiétante pour les dirigeants israéliens.
        L'accueil réservé par le président Barack Obama à Benjamin Netanyahu lors de sa visite fin mars à Washington illustre l'ampleur de la crise israélo-américaine, sans précédent depuis des décennies.
        Les deux hommes, qui ne semblent guère avoir d'atomes crochus, ne sont parvenus jusqu'à présent à aucun accord, en particulier sur la colonisation juive à Jérusalem-Est annexée que M. Netanyahu entend poursuivre.
        Le climat s'est à ce point dégradé qu'un des principaux conseillers de M. Obama, David Axelrod, a dû assurer qu'aucun "affront" n'avait été fait au Premier ministre israélien.
        Les analystes israéliens relèvent que l'isolement d'Israël est, dans une large mesure, lié à des développement  antérieurs de plusieurs mois à l'arrivée au pouvoir de M. Netanyahu.
        Ainsi l'image d'Israël auprès de l'opinion internationale a été sérieusement ternie par l'Opération "Plomb durci" lancée en décembre 2008 contre la bande de Gaza par le précédent gouvernement d'Ehud Olmert.
        Le bilan humain (1.400 Palestiniens tués, dont des centaines de civils) et l'étendue des destructions matérielles -soulignés par le rapport Goldstone de l'ONU- ont placé Israël sur le banc des accusés.
        Depuis, les Palestiniens ont suspendu les négociations avec Israël et les relations avec
la Turquie se sont détériorées.
        "Pour
la Turquie, la guerre à Gaza a surtout servi de prétexte pour s'en prendre à Israël, à l'heure où, déçue par le refus de l'UE de l'accueillir comme État membre, elle se rapproche de la Syrie et de l'Iran", analyse le politologue Gerald Steinberg du Centre d'études stratégiques Begin-Sadate.
        Quant aux relations avec Washington, l'élection de Barack Obama a marqué un vrai tournant: M. Netanyahu n'est plus en symbiose avec le président américain comme ses prédécesseurs l'étaient avec George W. Bush dans la lutte contre "l'axe du mal".
        Le président Obama accepte beaucoup moins que M. Bush la poursuite de la colonisation.
        Aux yeux de nombre de responsables américains, civils comme militaires, la politique de M. Netanyahu entrave les efforts des États-Unis pour se rapprocher du monde arabe et musulman.
        Pour le chercheur Mark Heller, de l'université de Tel-Aviv, "Bibi" Netanyahu ne poursuit pourtant pas de politique radicalement différente de celles de ses prédécesseurs.
        Mais la diplomatie israélienne est aujourd'hui dirigée par le chef d'un parti ultra-nationaliste, Avigdor Lieberman, peu apprécié dans plusieurs capitales occidentales.
        "Les dirigeants israéliens actuels ne savent pas trouver le langage diplomatique pour rendre la pilule moins amère", souligne M. Heller

Gavin RABINOWITZ

13-04-

PO-Israël-diplomatie-USA PREV
http://www.robertbibeau.ca/palestine.html
http://boycottisraelinternational.com


3-7 Et si le processus de paix échouait... les Arabes en pleine réflexion.

- Si le processus de paix échoue, que fait-on?

Les dirigeants arabes réunis en sommet à Syrte réfléchissent aux alternatives pour contraindre Israël à se retirer des territoires occupés.

Plusieurs responsables se déclarent désormais convaincus que les négociations indirectes proposées par les Etats-Unis ne mèneront à rien.

Samedi, le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a appelé les dirigeants arabes à "discuter de la possibilité existante d'un échec total du processus de paix" israélo-palestinien. Les négociations de proximité, arrachées par les Etats-Unis aux deux parties, sont effectivement bloquées par la colonisation à Jérusalem-Est avant même d'avoir commencé.

Ces discussions, a estimé M. Moussa, sont pourtant les dernières "sous la forme dont elles ont été menées au cours des deux dernières décennies".

M. Moussa a révélé que le comité de suivi de l'initiative de paix arabe, un plan de paix global d'inspiration saoudienne, était "sur le point d'élaborer des plans alternatifs et des démarches pour faire face" à l'éventualité d'un échec.

Ce comité avait donné le 3 mars son feu vert pour le lancement des négociations indirectes. Mais les Arabes sont "convaincus qu'elles sont inutiles en raison de la poursuite de l'intransigence israélienne", a admis vendredi soir le président du comité de suivi, le Premier ministre qatari Hamad Ben Jassem.

Il est temps, a-t-il dit, que "la communauté internationale assume ses responsabilités" évoquant pour la première fois des sanctions internationales contre Israël.

"Israël se comporte comme s'il avait une immunité car jamais des sanctions internationales ne lui ont été imposées", a ajouté le Qatariote.

En acceptant les négociations indirectes, "nous avons voulu donner une carte au médiateur américain et nous allons soutenir les efforts des médiateurs s'ils espèrent réussir. Mais ce soutien ne sera pas aux dépens de notre cause", a-t-il averti.

Selon le comité de suivi, le lancement des négociations "est lié" à l'arrêt de la colonisation israélienne et surtout l'annulation de la décision récente de construire 1600 logements juifs à Jerusalem-est.

"Il y a plusieurs options pour une nouvelle stratégie arabe vis-à-vis du conflit avec Israël", affirme à l'AFP Hicham Youssef, un haut responsable de la Ligue arabe, alors que l'Etat hébreu a réitéré samedi son refus de geler la colonisation.

"Certains évoquent la guerre, d'autres parlent de résistance armée ou de résistance pacifique", ajoute-t-il.

Des dirigeants arabes se sont inquiétés des risques d'un conflit armé dans la région. A Syrte, le président palestinien Mahmoud Abbas a mis en garde samedi contre "des guerres qui risquent d'éclater si les violations israéliennes à Jérusalem se poursuivent". Peu avant lui, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan avait affirmé que "si Jérusalem brûle, ceci signifie que la Palestine brûle. Et si la Palestine brûle, ceci veut dire que le Proche-Orient brûle".

Israël joue "avec le feu" en poursuivant la construction de logements à Jérusalem-Est, avait estimé jeudi le roi Abdallah II de Jordanie. Pour le président syrien Bachar al-Assad, Israël "pousse la région vers la guerre" avec l'occupation de terres comme le Golan, revendiqué par Damas.

Une autre possibilité, selon M. Youssef, serait "d'aller au Conseil de sécurité pour demander l'imposition d'un règlement aux parties".

"Il est temps que les résolutions du Conseil de sécurité concernant le conflit israélo-palestinien soient prises sous le chapitre VII de l'ONU", prévoyant des mesures coercitives en cas de menace contre la paix, souligne-t-il.

"Ce sera bien sûr une longue et dure bataille", admet le diplomate arabe.

28/03

http://www.lexpress.fr/actualites/1/et-si-le-processus-de-paix-echouait-les-arabes-en-pleine-reflexion_858764.html 


3-8 René Backmann :Les mesures attendues de Netanyahou.

La Maison Blanche n'a pas rendu publique la liste des engagements attendus du premier ministre israélien, mais par recoupement de fuites et de confidences de part et d'autre, on estime qu'elle comprenait notamment les mesures suivantes : gel des constructions dans les colonies à Jérusalem-est et respect strict du moratoire sur l'arrêt des constructions en Cisjordanie;  levée de certains barrages et check-points en Cisjordanie, pour faciliter la circulation et stimuler l'activité économique ; libération de plusieurs centaines (voire de 2000) de prisonniers du Fatah, détenus en Israël, pour restaurer la crédibilité du président palestinien ; passage sous contrôle de l'Autorité palestinienne de certaines zones de Cisjordanie - dont la localité d'Abou Dis, à l'est de Jérusalem - actuellement sous contrôle israélien ;  allègement du blocus de la bande de Gaza, et autorisation d'y faire entrer des matériaux de construction destinés à réparer les dégâts de l'opération «plomb durci» ; engagement à aborder dès le début des négociations indirectes les questions liées au statut final des négociations (frontières, colonies, Jérusalem, réfugiés, eau, sécurité...), au lieu de consacrer ces pourparlers aux questions de calendrier et de procédures, comme le souhaitait la partie israélienne.

La majeure partie, de ces mesures, on le voit, étaient très difficiles à faire accepter par la coalition de droite et d'extrême droite qui soutient Benjamin Netanyahou. Peut-être grisé par l'accueil enthousiaste qu'il avait reçu à Washington lors du congrès de l'Aipac, le principal lobby pro-israélien des Etats-Unis, très favorable au Likoud, le premier ministre israélien a semblé réagir comme si le rapport de forces politique aux Etats-Unis ne lui était pas défavorable et, surtout, comme s'il avait tout son temps. Ce qui n'était pas exactement le cas.   

La nécessité pour le premier ministre israélien d'avoir à s'expliquer, devant le président américain, sur son absence de réponse, a sans doute été, autant que le risque de s'exposer à une offensive diplomatique turco-arabe contre l'armement  nucléaire israélien, à l'origine du refus de Netanyahou de se rendre comme prévu, la semaine dernière, à Washington, pour la conférence internationale sur la sécurité nucléaire.

Et cela même si cette réunion offrait à Israël une tribune providentielle pour défendre sa thèse stratégique favorite : la possession par le régime de Téhéran d'une arme nucléaire constitue pour Israël une menace majeure, qui devrait être traitée en priorité par les Etats-Unis et leurs alliés, au contraire de la question israélo-palestinienne qui peut attendre.    

Des dizaines de milliers de Palestiniens « expulsables »

Le gouvernement israélien a-t-il, au moins, pendant ce long délai de trois semaines, progressé dans la réflexion sur les engagements à prendre pour rétablir la confiance avec les palestiniens ? En apparence, non. Il  semble même avoir conclu que l'heure n'est pas aux gestes d'ouverture en direction des Palestiniens et de Washington. Alors que des initiatives destinées à assouplir la réglementation militaire en vigueur en Cisjordanie et à faciliter la vie quotidienne des Palestiniens étaient attendues, c'est une mesure allant exactement à l'encontre de cet objectif qui a été prise mardi dernier.

Ce jour-là en effet sont entrés en vigueur deux « ordres » des Forces de défense d'Israël ( n°1649 et n°1650) qui, selon les organisations israéliennes de défense des droits de l'homme, ouvrent la voie à l'expulsion possible de Cisjordanie de plusieurs dizaines de milliers de Palestiniens.

Fondés sur des dispositions adoptées en 1969, pour réprimer l'infiltration en Israël de Palestiniens soupçonnés de terrorisme, en provenance des pays ennemis voisins (Jordanie, Egypte, Liban,Syrie), ces deux ordres, signés en réalité, discrètement, le 13 octobre dernier par le général Gadi Shamni, alors commandant des forces israéliennes en Cisjordanie, ont pour effet pratique de transformer en « infiltrés » tous les Palestiniens qui se trouvent en Cisjordanie sans posséder un permis - délivré par l'armée - les autorisant à y résider ou séjourner.

L'accusation « d'infiltration » relevant de l'atteinte criminelle à la sécurité d'Israël, les « suspects » ne seront plus jugés comme de simples « immigrants illégaux » par les tribunaux civils mais déférés aux tribunaux militaires, ce qui les expose à des peines de prison de trois à sept ans, à de lourdes amendes, voire à l'expulsion pure et simple du territoire.

« L'aveuglement politique de Netanyahou » 

Qui est visé par ces ordres ? Tous les résidents de Cisjordanie ou presque. Sont plus immédiatement menacés ceux qui possèdent une carte d'identité portant une adresse dans la bande de Gaza, ceux qui sont nés en Cisjordanie mais qui pour diverses raisons (études, affaires, réunion de famille) ont séjourné longtemps à l'étranger, les résidents de Jerusalem-Est contrôlés en Cisjordanie, et les conjoints étrangers de Palestiniens ou Palestiniennes de Cisjordanie. Pourront aussi être visés les Palestiniens de Cisjordanie qui vivent à proximité du mur et de la barrière de séparation et qui doivent détenir un permis spécial - même s'ils sont nés là - pour résider dans cette zone jugée « sensible » par l'armée.

Une négligence dans le renouvellement du document où un refus de l'armée les exposera du jour au lendemain à la prison ou à l'expulsion vers un pays voisin. L'armée - qui  délivre ou non les permis - étant simultanément chargée de juger les contrevenants, les organisations de défense des droits de l'homme redoutent que les juges militaires confrontés à des « infiltrés » soient beaucoup plus intransigeants que les magistrats civils à qui il arrivait parfois de tenir compte de considérations humanitaires notamment dans les cas de regroupement familial. S'ajoutant aux multiples contrôles, harcèlements bureaucratiques et humiliations diverses qui font le quotidien des habitants de la Cisjordanie, ces mesures ont été accueillies avec un sentiment de révolte d'autant plus grand qu'elles ne s'appliquent évidemment pas aux 500 000 israéliens qui vivent dans les colonies de Cisjordanie et de la périphérie de Jerusalem.

L'entrée en vigueur de ces deux ordres militaires, au moment même où Hillary Clinton salue « l'efficacité et l'engagement des forces de sécurité de l'Autorité palestinienne » et où la Banque mondiale, constate, dans un rapport de 31 pages, les « progrès constants » accomplis par l'Autorité palestinienne en matière de sécurité et de construction de ses institutions a provoqué une violente réaction du principal négociateur palestinien.

 Au cours d'un entretien avec des journalistes, mercredi à Ramallah, Saëb Erakat, a dénoncé un « système d'apartheid » et « l'aveuglement politique de Netanyahou » qui a choisi, selon lui, « les colons contre la paix ». Les responsables de l'Autorité palestinienne, comme les organisations de défense des droits de l'homme relèvent par ailleurs que ces deux ordres militaires violent clairement la Quatrième Convention de Genève qui interdit à une puissance occupante de chasser de leurs foyers les civils placés de fait sous son contrôle. 

Un nouveau plan de paix à l'automne

On comprend, dans ces conditions, que l'administration Obama manifeste une certaine irritation devant la mauvaise volonté israélienne. Confrontés à deux guerres - en Irak et en Afghanistan - et au difficile dossier du nucléaire irakien, les responsables du Pentagone et du Conseil de sécurité insistent, avec l'aval désormais explicite du président, sur la nécessité dans laquelle ils se trouvent d'obtenir et de préserver le soutien de la majeure partie du monde arabe. Et ils répètent, depuis plusieurs semaines désormais, que de ce point de vue, le conflit qui se prolonge au Proche-Orient représente un fardeau pour les Etats-Unis. Barack Obama a rappelé mardi que la résolution du conflit israélo-palestinien était « une question de sécurité nationale vitale pour les Etats-Unis » car elle avait « un coût significatif en sang et en ressources financières »

Il n'est pas question pour Washington, de revenir sur le caractère stratégique et historique de l'alliance entre les Etats-Unis et Israël, ni d'évoquer d'éventuelles menaces de pressions sur Jerusalem - les assurances sont claires sur ces points - mais de faire comprendre à Benjamin Netanyahou qu'on attend plus et mieux de lui.

C'était d'ailleurs le sens de l'intervention d'Hillary Clinton, jeudi devant les membres d'un centre de recherches pour la paix au Moyen-Orient. « Notre administration n'a pas l'intention d'imposer un accord aux deux parties, a déclaré la secrétaire d'Etat, mais Israël ne peut pas reculer devant les choix difficiles qui doivent être faits pour parvenir à la paix avec les Palestiniens ».

Même s'il ne s'agit pas « d'imposer un accord » aux deux parties, Washington, semble t-il, pense sérieusement à présenter, peut-être dès cet automne, un « plan de paix pour le Proche-Orient » qui serait notamment fondé sur les avancées obtenues à Camp David en juillet 2000, puis à Taba, en janvier 2001.

Le président américain, selon le Washington Post, aurait pris cette décision après avoir recueilli l'avis de six anciens conseillers pour la sécurité des présidents démocrates et républicains, réunis par le général Jim Jones, actuel titulaire du poste.

Au lieu de tenter d'obtenir des deux parties des concessions et d'offrir des propositions de rapprochement, comme projetait de le faire George Mitchell, les collaborateurs de Barack Obama envisageraient, sur les conseils de ces experts, de faire progresser les deux parties à partir des positions déjà acquises sur les questions des frontières, du « droit au retour » des réfugiés palestiniens, du statut de Jerusalem et de la sécurité.

Ce plan, toujours selon les informations recueillies par David Ignatius du Washington Post, serait mis en œuvre en même temps que les mesures destinées à convaincre - voire contraindre - l'Iran de renoncer à ses ambitions nucléaires militaires. L'objectif étant de ne pas laisser le problème palestinien sans solution, pour le plus grand bénéfice de l'Iran et des extrémistes islamistes, prompts à se présenter en défenseurs des opprimés. Une partie des conseillers de Barack Obama estimeraient que ce plan de paix doit se substituer purement et simplement au projet de « négociations indirectes ». D'autres jugeraient qu'il faut laisser une chance à la navette diplomatique de George Mitchell et mettre en œuvre ce plan en cas d'échec des négociations. Echec tenu pour probable, étant donné l'intransigeance actuelle d'Israël.

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3-9 Amy Teibel : Nétanyahou aurait imposé le gel des constructions à Jérusalem-Est.

Bien qu'il s'en défende en public, le gouvernement de Benyamin Nétanyahou a imposé de facto un gel des constructions israéliennes à Jérusalem-Est, a appris l'Associated Press lundi auprès de responsables municipaux.

Le même jour, le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a laissé entendre qu'il serait prêt à entamer des pourparlers indirects avec Israël.

Interrogé sur la chaîne israélienne Channel 2, Mahmoud Abbas a déclaré qu'il allait soumettre cette semaine à la Ligue arabe la proposition américaine pour une reprise des pourparlers et que les Palestiniens «espèrent que la réponse sera positive».

Le dirigeant palestinien doit consulter samedi les représentants de la Ligue arabe sur ces pourparlers indirects. Lors des précédentes consultations, il avait reçu le feu vert des pays arabes. Leur approbation lui donnerait plus de poids pour tenter de convaincre une opinion publique sceptique.

Les États-Unis ont proposé des pourparlers indirects entre Israël et l'Autorité palestinienne, l'émissaire du président Barack Obama, George Mitchell, servant d'intermédiaire. Mais l'ouverture de tels pourparlers est bloquée depuis plusieurs semaines, les Palestiniens ayant suspendu leur accord à la suite de l'annonce par Israël de nouvelles constructions à Jérusalem-Est.

L'État hébreu avait provoqué la colère des États-Unis il y a un mois et demi quand, en pleine visite du vice-président Joe Biden, le ministère israélien de l'Intérieur avait annoncé l'approbation de 1 600 logements juifs dans la partie arabe de la ville, revendiquée par les Palestiniens. Une décision jugée provocatrice, au moment même où M. Biden tentait de ramener les Palestiniens à la table des négociations. Pour reprendre les pourparlers indirects, les Palestiniens exigent un gel préalable de la colonisation.

«Tout de suite après l'incident Biden, le gouvernement a ordonné au ministère de l'Intérieur de ne même plus parler de nouvelles constructions de logements juifs à Jérusalem-Est», a rapporté le conseiller municipal Meir Mergalit. Ce membre du parti Meretz (gauche) a dit tenir ces informations de hauts responsables municipaux directement impliqués dans les projets immobiliers. «Ce n'est pas simplement que les chantiers ont cessé: les comités qui s'occupent de ces questions ne se réunissent même plus».

Alors qu'il se réunissait une fois par semaine auparavant, le comité du ministère de l'Intérieur chargé d'approuver les projets de construction n'a pas été convoqué une seule fois depuis la visite de Joe Biden, a rapporté le conseiller municipal Meir Turujamen, membre de ce comité.

«J'ai écrit une lettre il y a environ trois semaines ou un mois pour demander (au ministre de l'Intérieur Eli) Yishai pourquoi le comité ne se réunissait pas», déclare M. Turujamen. «A ce jour, je n'ai pas reçu de réponse».

Ce comité s'est réuni pour la dernière fois le 9 mars, précise le conseiller municipal, et c'est ce jour-là qu'il a décidé d'approuver les 1 600 logements de Ramat Shlomo.

M. Turujamen dit ne pas avoir été informé d'un gel. «Mais d'après la situation, ce sont les faits», observe-t-il. «Il est clair qu'il y a un ordre».

Le négociateur palestinien Saeb Erekat affirme également ne rien avoir entendu d'officiel sur un éventuel gel des constructions israéliennes à Jérusalem-Est. «Ce qui compte pour nous, c'est ce que nous verrons sur le terrain», dit-il. «Nous espérons que le gouvernement israélien cessera les activités de colonisation afin que nous puissions donner aux discussions indirectes la chance qu'elles méritent».

Le porte-parole du gouvernement israélien Mark Regev a refusé de confirmer un gel, se contentant de rappeler: «Après l'incident lors de la visite de M. Biden, le Premier ministre a demandé à ce qu'un mécanisme soit mis en place pour empêcher que ce genre de débâcle ne se reproduise».

Efrat Orbach, porte-parole du ministère de l'Intérieur, assure que c'est la mise en place de ce mécanisme qui explique que le comité ne se soit pas encore réuni. Désormais, plusieurs ministères doivent se coordonner, a-t-elle souligné: «Il n'y a aucun gel. Il y a de la bureaucratie».

Benyamin Nétanyahou lui-même a démenti tout gel lundi, devant les membres de son parti, le Likoud, selon le député Danny Danon, qui assistait à cette réunion. «Si nous voyons qu'il y a un gel, nous ne resterons pas assis calmement et le Premier ministre le sait», a mis en garde l'élu Likoud. «Cette coalition ne laissera pas le Premier ministre geler les constructions à Jérusalem».

Amy Teibel
La Presse Canadienne

http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/201004/26/01-4274437-netanyahou-aurait-impose-le-gel-des-constructions-a-jerusalem-est.php 


3-10 Israël/Etats-Unis : la crise s'installe.

Alors que Barack Obama attend toujours les engagements réclamés depuis plus d'un mois  à Benjamin Netanyahou pour « rétablir la confiance » avec les Palestiniens et amorcer les négociations indirectes israélo-palestiniennes, deux nouvelles déclarations de  membres du gouvernement israélien viennent de confirmer que le premier ministre, sans le dire clairement, n'a toujours pas l'intention de négocier. Mercredi, le vice-ministre des affaires étrangères Danny Ayalon, a affirmé à la radio militaire israélienne qu'Israël rejetait toute tentative étrangère de fixer un calendrier pour la création d'un Etat palestinien. « Qu'est ce que cela veut dire, fixer un calendrier. Il ne faut pas de calendrier, s'est emporté l'impétueux Ayalon, membre comme son patron, le ministre des affaires étrangères Avigdor Lieberman, du parti ultra-nationaliste Israël Beitenou. Il ne faut pas se presser et il faut arrêter de tenter d'être gentils avec tout le monde. Il ne faut pas faire de nouvelles concessions et signer parce que quelqu'un est pressé, uniquement parce qu'il a dit qu'il faut créer  un Etat palestinien d'ici deux ans ». Le « quelqu'un » ainsi visé est évidemment Barack Obama, qui a clairement souhaité la naissance d'un Etat palestinien avant la fin de son mandat. Mais la diatribe de Danny Ayalon visait tout autant le Quartette - Etats-Unis, Russie, Union européenne, Nations Unies - qui avait appelé, dans sa déclaration de Moscou, le 19 mars, « à la conclusion d'un accord dans les 24 mois ». Ces déclarations en disent long sur la considération que Danny Ayalon, comme une bonne partie du gouvernement israélien nourrissent pour les Etats-Unis, allié historique majeur d'Israël, mais aussi pour le reste du monde, représenté à divers titres dans le Quartette.

Lieberman : « Jerusalem ne sera jamais divisée »

La veille de la déclaration de Danny Ayalon, c'est son patron, Avigdor Lieberman, qui avait, lui aussi, adressé à sa façon - peu diplomatique - une fin de non recevoir à Barack Obama en affirmant devant un groupe de journalistes réunis à la résidence  du président israélien que Jerusalem « est la capitale éternelle de l'Etat d'Israël et qu'elle ne sera jamais divisée, ni directement ni indirectement ». Affirmation en contradiction formelle non seulement avec les exigences des Palestiniens mais avec les documents de travail élaborés lors de la plupart des négociations menées jusqu'à présent, en particulier les « paramètres Clinton » qui envisageaient en détail un partage de la ville.

Spécialiste des coups d'éclats diplomatiques, Lieberman ne faisait là que répéter ce qu'avait déclaré, un jour plus tôt, le président de la knesset, Reuven Rivlin, à l'occasion des festivités marquant le 62ème anniversaire de la naissance de l'Etat : « nous n'allons pas nous excuser d'avoir fait de Jerusalem notre capitale ».

En d'autres termes, la crise diplomatique israélo-américaine, loin de s'apaiser, s'installe. Au point de devenir une nouvelle donnée essentielle des relations entre les deux pays. Ancien ambassadeur américain en Israël, Martin Indyk, aujourd'hui conseiller de l'émissaire américain au Proche-Orient George Mitchell, vient de faire observer dans un article du New York Times qu'en fait, les relations entre Israël et les Etats-Unis ont commencé à changer il y a trois ans, lorsque Condoleezza Rice, secrétaire d'Etat de George Bush, a déclaré à Jérusalem que les « intérêts stratégiques des Etats-Unis étaient en jeu dans la résolution du conflit israélo-palestinien ».  Obama n'a d'ailleurs pas dit autre chose, la semaine dernière lorsqu'il a  rappelé que résoudre le conflit israélo-arabe est d'un « intérêt national vital » pour les Etats-Unis.

Les ministres travaillistes menacent de démissionner

  « Netanyahou doit faire un choix, conclut Martin Indyk : affronter le président des Etats-Unis ou affronter son aile droite. S'il continue à s'incliner devant les membres de son gouvernement qui s'opposent à la paix, les conséquences pour les relations américano-israéliennes pourraient être terribles ».

Cette inquiétude semble avoir gagné les ministres travaillistes de Netanyahou. Au cours d'une réunion, dimanche, Benjamin Ben Eliezer, Isaac Herzog et Avishaï Braverman ont averti Ehoud Barak, ministre de la défense et secrétaire général du Parti travailliste qu'ils pourraient envisager de quitter le gouvernement si le processus de paix restait bloqué. « Nous avons dit à Barak que le statu quo ne pouvait se poursuivre, a confié l'un des ministres à Haaretz et nous avons ajouté que nous pendrions une décision dans les semaines qui viennent ».

Selon le quotidien israélien, Ben Eliezer a été le plus acerbe dans ses critiques. Il a fait observer qu'Israël était de plus en plus isolé sur le plan international et que la crise avec les Etats-Unis avait pour principal résultat de contribuer à « délégitimer » Israël. « Nous devons à tout prix rétablir et resserrer nos relations avec les Etats-Unis, aurait répondu Barak. Même si cela nous oblige  à un changement de politique ou à un changement de coalition ».

Chez les Palestiniens, pendant ce temps, les critiques contre les violences dont sont victimes certains habitants de Cisjordanie de la part des colons israéliens se multiplient. « Ces attaques sont le résultat d'une culture de la violence, de la haine et de l'extrémisme que le gouvernement israélien continue à encourager chaque fois qu'il annonce de nouvelles constructions dans les colonies » a déclaré mercredi le principal négociateur palestinien, Saeb Erekat.

Par ailleurs les perspectives de paix sont jugées par les Palestiniens de moins en moins crédibles avec le temps.

Selon un sondage réalisé par le Jerusalem media and communication center (JMCC), un centre d'études politiques désormais installé à Ramallah - la proportion des Palestiniens qui jugent que le processus de paix est mort est passée, entre février 2006 et aujourd'hui de  19,4% à 32,1%. Interrogés sur le meilleur moyen de mettre fin à l'occupation et d'établir un Etat palestinien, 43,7% des personnes interrogées optent pour des négociations pacifiques contre 29,8% en faveur de la lutte armée et  21,9% en faveur de la résistance non-violente.

Sondage : le Fatah loin devant le Hamas, même à Gaza

L'immobilisme de Barack Obama face à l'intransigeance de Netanyahou a gravement dégradé la crédibilité du président américain chez les Palestiniens. Alors que 34,5% pensaient en juin que sa politique accroissait les chances de parvenir à  une paix juste, ils ne sont plus aujourd'hui que 9,9% à partager cet avis. En matière de politique intérieure palestinienne, l'enquête du JMCC, qui a bénéficié du soutien de la fondation allemande Friedrich Ebert, montre que le degré de satisfaction dont bénéficie le président Mahmoud Abbas est passé entre octobre 2009 et avril 2010 de 39,4%à 48,2%.

Le soutien au premier ministre Salam Fayyad est également en net progrès.

Alors qu'en avril 2009 23,7% des Palestiniens estimaient que la situation économique s'était améliorée depuis l'entrée en fonction du premier ministre, ils sont aujourd'hui 41,7%  de cet avis contre 23,8% qui jugent que la situation économique s'est détériorée.

Détail intéressant : les résidents de Gaza, qui ne bénéficient pas des améliorations économiques et sécuritaires constatées en Cisjordanie, manifestent un taux d'approbation du premier ministre supérieur à celui recueilli par Salam Fayyad en Cisjordanie. Enfin, interrogés sur leurs choix en cas d'élections législatives, les Palestiniens se prononcent - en Cisjordanie comme dans la bande de Gaza - à plus de 38% en faveur du Fatah - contre 14,4% en faveur du Hamas.

En cas d'élection présidentielle, 19,1% des sondés choisiraient de réélire Mahmoud Abbas,

14,5% voteraient en faveur du leader du Fatah emprisonné Marwan Barghouti,

11,2% pour Ismaïl Hanniyeh, premier ministre du « gouvernement » du Hamas à Gaza, et

6,7% pour Salam Fayyad

21.04.2010

http://renebackmann.blogs.nouvelobs.com/archive/2010/04/22/israel-etats-unis-la-crise-s-installe.html

22.04.2010 




Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


01/05/2010

n°521 - Journal de Palestine - 01-04 au 01-05 - : Début : - : Fayad prêt à célébrer aux côtés d'"Israël" "l'usurpation de la Palestine"


n°521  - Journal de Palestine -  01-04  au  01-05 - : Début  : - : Fayad prêt à célébrer aux côtés d'"Israël" "l'usurpation de la Palestine"



          Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

     Sa diffusion est un acte de résistance.

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine 

n°520                    30-04  au  01-05

C.De Broeder      &  M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire

Tiré à part

Fayad prêt à célébrer aux côtés d'"Israël" "l'usurpation de la Palestine"  

Dan Mridor (chef de la délégation israélienne au sommet sur le nucléaire) : "Israël" détient des matières nucléaires dangereuses

Israël pilonne Gaza avec des missiles.

Israël sommé de prendre en considération les intérêts américains. /

Nestlé investit et soutient ainsi l’économie israélienne et l’occupation de la Palestine.

G.Houbbalah : Coca Cola, Starbucks et Motorola sont des entreprises pro-israéliennes, Attention!

Anat Kam, soldate israélienne, est accusée de fuite d’informations.

1 Résistance

Détails par région:

2 Décompte des pertes humaines

Fin

3 Politique

Politique Palestinienne

Politique Israélienne

4 Politique internationale des territoires occupés 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5 Médias/Vidéos 

5-1 Vidéo : Un milliardaire Juif veut acheter la Palestine (...) -

5-2 Vidéo : Nouvelle action militante contre les produits cosmétiques AHAVA, étiquetés "made in Israël".

5-3 Vidéo : Palestine occupée - Dexia impliquée

5-4 Vidéo : Journée de la terre au checkpoint de Huwwara :

5-5 Vidéo : ACTIONS contre Ben Gourion.

5-6 Vidéo : "Je ne respecte pas les larmes de crocodiles. Si vous aviez un cœur, vous auriez pleuré sur les Palestiniens" 
5-7 Vidéo : Chacun d'entre nous sera jugé face à ce silence

5-8 Vidéo : 15 mai 2010 : 62 ans d’occupation ça suffit !

 



 16-04 au 01-05: Peuple Palestinien : 4 tués   -  4 blessés

                          Occupants             : 0 tué    -  0 blessé



Tiré a part

Fayad prêt à célébrer aux côtés d'"Israël" "l'usurpation de la Palestine"  

Après avoir participé, fin janvier 2010, à la conférence sioniste d'Herzliya, à Jérusalem occupée, le premier ministre palestinien Salam Fayad, s'est dit prêt à participer aux soi-disant "cérémonies d'indépendance d'"Israël", oubliant ainsi les douleurs des milliers de Palestiniens chassés de leurs foyers après l'usurpation de la Palestine.
Lors
d'un entretien accordé au quotidien israélien Haaretz, Fayad a soutenu la vision israélienne de l'instauration d'un état palestinien vivant en toute harmonie au côté de l'Etat d'"Israël". Ajoutant qu'il n'a pas de problème de croire au fait qu'"Israël" est la terre mentionnée dans le Torah.

Fayad s'est meme dit convaincu de trouver une solution médiane à l'usurpation par "Israël" de la partie orientale de la ville sainte de Jérusalem occupée.
S'agissant de
la Cisjordanie, Fayad a reconnu que ses "forces de sécurité" répriment les libertés, sous prétexte d'interdire toute incitation contre l'entité sioniste et ses pratiques. Il a appelé à oublier les souffrances du peuple palestinien, considérant que ce qui importe actuellement c'est la relance des négociations loin de toute divergence liée à la "version historique" pour que celle-ci ne devienne pas à un cauchemar.
Fayyad a en outre renoncé au droit du retour des réfugiés palestiniens à leur territoire occupé en 1948, indiquant que l'état palestinien sera capable de les accueillir dans les territoires occupés en 1967.  
LE CPLP CONDAMNE LES PROPOS DE FAYAD
 Le comité populaire de la libération de
la Palestine (CPLP), a condamné les propos de Fayad.

Le CPLP a affirmé dans un communiqué que les propos de Fayad ne représente que lui. Il a ajouté que les Palestiniens ne peuvent pas compter sur une personne qui n'ose pas rendre hommage aux détenus et persécute les résistants.

03/04

http://www.almanar.com.lb/

 

Dan Mridor (chef de la délégation israélienne au sommet sur le nucléaire) : "Israël" détient des matières nucléaires dangereuses

Le chef de la délégation israélienne au sommet sur le nucléaire à Washington Dan Mridor a révélé qu'Israël possède deux réacteurs nucléaires contenant des matières dangereuses, sans pour autant souligner l'ampleur de l'arsenal nucléaire israélien.
"Nous œuvrons depuis des années pour nous protéger des dangers nucléaires", a-t-il dit, faisant référence à Dimona et Nahal Shorik.  
Ce n'est pas la première fois qu'un responsable israélien reconnait la présence des deux réacteurs, mais "Israël" continue d'imposer un blackout total sur son arsenal.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netenyahu a annulé sa participation au sommet nucléaire pour éviter d'éventuelles exigences arabes, dont l'Egypte et
la Turquie, de dévoiler son arsenal nucléaire et de le soumettre au contrôle international

14/04

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=133574&language=fr

Israël pilonne Gaza avec des missiles.

Trois enfants ont été blessées dans l’est de la ville de Gaza, après que l’aviation israélienne ait lancé une série d’attaques par missiles sur le territoire assiégé.

Des responsables hospitaliers palestiniens ont dit que les enfants avaient été blessés par des éclats, après les raids aériens qui se sont produits dans les premières heures de ce vendredi.

Casey Kauffman d’Al Jazeera,rapportant de Gaza, nous a dit que les attaques s’étaient produites sur au moins six endroits.

Il a ajouté que l’activité dans les tunnels, généralement utilisés pour faire entrer des marchandises dans le territoire sous blocus, avait été interrompue de peur des frappes aériennes, et le gouvernement du Hamas a également ordonné l’évacuation des postes de police dans la bande de Gaza.

Des témoins et ainsi que des responsables du Hamas ont déclaré que les missiles israéliens avaient touché deux caravanes près de la ville de Khan Younis et une fromagerie, tandis que des hélicoptères ont attaqué une fonderie dans le camp de réfugiés de Nusseirat.

L’armée israélienne a prétendue avoir ciblé des installations servant à la fabrication des armes et à leur stockage dans le centre de la bande de Gaza, dans la ville de Gaza, au nord et au sud de la bande de Gaza, en réponse à des tirs de roquettes sur le territoire [israélien].

[...] Il n’y avait eu aucune revendication pour les roquettes tirées ce jeudi, lesquelles n’ont fait aucune victime, mais l’armée israélienne avait antérieurement déclaré qu’elle tiendrait le Hamas, l’organisation palestinienne qui gouverne la bande de Gaza, « comme seul responsable du maintien de la paix et la tranquillité dans et autour du territoire ».

Fawzi Barhoum, porte-parole du Hamas, a déclaré à Al Jazeera que le Hamas tenait le gouvernement israélien, dirigé par Benyamin Netanyahou, comme responsable de l’escalade, mais selon lui « les raids aériens avaient été anticipés suite aux menaces proférées par Ehud Barak, le ministre de la défense, et par d’autres ministres ».

Il a également accusé « la communauté internationale et les états arabes » de ne « rien entreprendre au sujet de la situation à Gaza ».

« L’absence de la communauté internationale et des états arabes a permis aux Israéliens de faire monter la tension », dit-il.

02 avril EDT par

SOULEIMAN

http://fr.news.yahoo.com/3/20100402/twl-gaza-israel-palestiniens-hamas-951b410_4.html

 

Israël sommé de prendre en considération les intérêts américains. /

L'ancien ambassadeur américain en "Israël" Martin Indyc a sommé  "Israël, s’il a besoin de l’aide américaine, de prendre en considération les intérêts américains ».
S’exprimant ce mercredi pour le microphone de la radio de l’armée israélienne, le diplomate américain a souligné que lorsque « Tel Aviv s’estimera être une grande puissance, et n’aura donc plus besoin de l’aide américaine, il pourra prendre seul ses décisions ».
 S’adressant au Premier ministre israélien Benjamin Netenyahu, il l’a appelé à trancher: « soit il affronte ses partenaires dans la coalition gouvernementale, soit il fait face au Président américain Barack Obama », propose-t-il.
Dans un article publié depuis deux jours par Indyc même au New York Times, celui-ci a mis en garde Netanyahu contre « les répercussions affreuses de sa politique d'atermoiement sur les relations américano-israéliennes ».
"Netanyahu n'a pas participé au sommet nucléaire aux Etats-Unis pour ne pas présenter de réponses sur l'arrêt des constructions à Jérusalem de l'Est", a-t-il écrit.

21/04 

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=134393&language=fr

 

Nestlé investit et soutient ainsi l’économie israélienne et l’occupation de la Palestine .

Nestlé a un lourd passé de collaboration active avec l’Apartheid sud-africain. Ici une publicité pour un aliment de substitution au lait maternel ; cette campagne avait été vigoureusement dénoncée par le mouvement anti-apartheid.

La mainmise d’Israël sur les Palestiniens dure maintenant plus d’un demi siècle déjà : leur terre et leur eau leur sont volées, leurs oliviers coupés et leur économie ruinée (ainsi que leur tissu social).

Derrière le Mur de l’Apartheid encore un vaste territoire a disparu, pendant que les colonistes - dans la plupart des cas des juifs fondamentalistes - déchirent la terre conquise en des bantoustans ingouvernables en soi, ce qui était clairement l’intention et l’est toujours.

Fondamentalement le but visé est clair : rendre un état Palestinien impossible pour ses habitants d’origine. Et pour cela tous les moyens sont bons. De la discrimination directe de ses propres habitants Arabes par Israël jusqu’à la violation permanente des Droits de l’Homme (pas de protection de la population en terre occupée, une masse de prisonniers politiques, qui en plus subissent des tortures).

Dans la bande de Gaza ce système est encore mis en accélération. La population y est littéralement affamée.

Nestlé a commencé ses investissements en 1995 en s’engageant dans un partenariat avec la firme Israélienne Osem (production alimentaire). Nestlé possède maintenant $140 millions du capital de cette firme et la contrôle avec 50,1% des actions.

Un accord passé entre Israël et la Suisse en janvier 2002, prévoit l’exonération fiscale pour des firmes suisses qui produisent en Israël et vendent en Europe. Cela a incité Nestlé à augmenter ses investissements d’encore 80 millions de dollars.

Le bureau et l’usine principale de Nestlé sont situés à Sderot, une colonie érigée en 1951 à un kilomètre de la bande de Gaza. Sderot est bâti sur les terres de la petite ville palestinienne d’Al-Najd, qui a subi un nettoyage ethnique en 1948. Les anciens habitants Palestiniens vivent aujourd’hui dans la bande de Gaza en tant que réfugiés.

En 2002 Nestlé a bénéficié d’un subside de 5,6 millions de dollars de la part du gouvernement israélien pour continuer à investir dans des lieux dont les Palestiniens ont été expulsés et où de nouveaux immigrants juifs se sont établis et s’établissent toujours.

531 villages ont été judaïsés de la même façon. Ainsi par exemple ils ont une nouvelle usine à Kiryat Gat (précédemment le village palestinien Irak al Mansiya) et un centre logistique à Nachsolim (précédemment al Tantura). Au total il s’agit de 11 lieux et 4000 employés.

Confronté au boycott, Nestlé a cru résoudre le problème en établissant vite une usine dans la bande de Gaza occupée, dans le zoning de Karni, contrôlé dans les faits par Israël. En fait, il s’agit là donc d’outplacement.

Officiellement il est question d’une firme “palestinienne”, mais elle reste sous contrôle israélien, avec encore cet avantage qu’elle peut bénéficier de la main d’œuvre palestinienne sous-payée, tendis que les taxes de la société affluent au trésor Israélien.

En fait Nestlé bâtit sur de la terre Palestinienne volée.

La firme offre des emplois et des possibilités pour l’épanouissement économique d’Israël au dépends des Palestiniens.

Pas étonnant donc que Nestlé ait reçu en 1998, de la part du premier ministre de l’époque, Benjamin Netanyahu, la médaille d’honneur de 50 ans d’Israël, la "plus haute distinction accordé par l’Etat d’Israël aux individus et organisations qui, par leurs investissements et relations commerciales, ont contribué au renforcement de l’économie Israélienne”.

Nestlé continue consciemment à soutenir Israël. Nestlé devrait savoir que des gens de conscience partout dans le monde condamnent le soutien économique et moral aux systèmes sociaux racistes.

Que demandons-nous ?

1. Nestlé doit fermer ses usines en Israël jusqu’à ce qu’Israël assure le Droit au Retour (rés.194 NU) et pratique des droits égaux pour ses habitants palestiniens et juifs.

2. Tant que Nestlé continue à investir en Israël, nous appelons au boycott de Nestlé.

3. Nestlé est un bailleur de fonds important de Kind en Gezin : nous faisons un appel aux jeunes ménages et assistants sociaux à ne plus promouvoir la nourriture Nestlé.

Avant l’occupation la Palestine exportait encore des denrées alimentaires vers les pays voisins. Aujourd’hui 70% de la population palestinienne dépend de l’aide alimentaire et doit vivre avec moins de 2 dollars par jour.

Il y a eu plus de 19 ans de "négociations de paix" avec Israël, et la situation se dégrade de jour en jour : bombardements, famine, le Mur de la Honte,... Les politiciens n’assument pas leur responsabilité. Et vous ?

La campagne BDS (Boycott-Désinvestissement-Sanctions), via la pression économique, vise à obliger Israël à renoncer à sa politique agressive d’occupation, de colonisation, d’oppression et de guerre.

Ce moyen de pression pacifique sera exploité jusqu’à ce qu’Israël arrête l’occupation et la colonisation de la Palestine, mette en œuvre les résolutions des Nations Unies et mette fin au racisme et procure des droits égaux aux Palestiniens en Israël (un cinquième de la population de l’état juif).

Tout comme lors du régime de l’Apartheid en Afrique du Sud, on interpelle aussi les banques et les firmes qui investissent en Israël. Il va sans dire que par le biais de leur activité économique celles-ci soutiennent Israël, procurant ainsi à cet état de plus amples moyens pour mener la guerre au peuple Palestinien.

La firme Suisse Nestlé, le plus grand groupe alimentaire mondial, a réalisé en 2009 un bénéfice net de 10,4 milliards de francs suisses (DeTijd 19/2/10), sur un chiffre de vente de 107,6 milliards de francs.

Correspondance : codip

Transmis par courriel - CODIP (Centrum voor Ontwikkeling, Documentatie en Informatie Palestijnen)

 

G.Houbbalah : Coca Cola, Starbucks et Motorola sont des entreprises pro-israéliennes, Attention!

Si vous buvez du  Coca-Cola ou que vous prenez un café au  Starbucks ou encore que vous  utilisez le téléphone portable Motorola, alors sans aucun doute vous soutenez l’entité sioniste !
C’est l’organisme international populaire de boycott des entreprises pro-israéliennes qui a dénoncé ces trois multinationales, et ce au cours d’une conférence de presse qui s'est tenue au syndicat de la presse à Beyrouth le vendredi 26 Mars sous l'égide de l'ancien Premier ministre libanais Hoss Salim.
Au cours de cette conférence, l’organisme en question a annoncé le lancement d’une campagne contre toutes les multinationales qui soutiennent directement ou indirectement l’entité sioniste, notamment en révélant sur son site internet (www.ipbcnet.com) des informations et des documents attestant un tel lien, et dont voici un aperçu :
Motorola:
La société a établi sa première succursale en Amérique du Nord en 1948 pour soutenir  l'entité sioniste face au boycott des Arabes, cette succursale est la plus grande usine Motorola dans le monde.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, avait par ailleurs récompensé l'entreprise en 1998 du Diamond Award, la plus haute distinction généralement accordée aux institutions israéliennes qui ont contribué à renforcer l’économie en « Israël » et à l’établissement de relations d'affaires solides avec lui.
Motorola est le bras de l'armée d'occupation israélienne dans le domaine de la technologie militaire, notamment les composantes d'armes (fusibles de bombes), les systèmes de communications militaires, les systèmes de surveillance et de reconnaissance militaire "d'espionnage".
Starbucks:
Son fondateur Howard Schultz a été récompensé en  1988, par le Fonds de Jérusalem au cours de la 50éme cérémonie des amis d’ « Israël »  pour son rôle clé qu’il a joué dans le renforcement des relations entre les États-Unis et l'entité sioniste.
Starbucks soutient la guerre dite «contre la terrorisme» en ouvrant des succursales dans les bases américaines en Afghanistan. En Mars 2005, la société a ouvert une succursale à Guantanamo Bay avec pour slogan"Nous sommes fiers d'offrir des boissons alcoolisées". Starbucks continue de démontrer son allégeance à « Israël », par des campagnes de collecte de fonds pour "Israël".
Coca Cola:
Cette société est étroitement liée à la Chambre de commerce américano-israélienne, dont la mission est de soutenir l'économie israélienne, la plupart des membres de la Chambre étant des responsables dans l'entreprise.
Coca-Cola s’efforce d'encourager les entreprises américaines à investir en « Israël » en offrant des primes  à toute entreprise qui souhaite soutenir  l'économie israélienne.
Elle a demandé au Fond d‘investissement  pour la création de capitaux  en 'Israël' de rechercher des projets prometteurs pour les soutenir  en signant un chèque blanc pour tout projet.

G.Houbbalah 

10/04  

 

Anat Kam, soldate israélienne, est accusée de fuite d’informations.

03/04

Israël a assigné à résidence surveillée une ancienne soldate suspectée d’avoir contribué  des fuites d'informations militaires top secrets sur la politique de Tsahal d’assassinats des résistants palestiniens.
Un tribunal israélien a imposé un black out sur le sujet, interdisant aux responsables et aux médias d’aborder son cas.
Arrêtée depuis le mois de décembre dernier, Anat Kam (23 ans) est accusée d’avoir «  porté atteinte à la sécurité nationale ».
Parmi les activités qui lui sont reprochées figure le fait d’avoir copié des dossiers secrets, et de les avoir transmis au journal israélien Haaretz.
Ce dernier a publié en novembre 2008 un rapport accablant dans lequel il soupçonne l’armée israélienne d’avoir transgressé  une décision décrétée par le tribunal supérieur interdisant l’assassinat des résistants palestiniens s’il est possible de les arrêter vivants.
Le journal évoque entre autre que le commandant israélien en Cisjordanie occupée, qui était alors le général Yair Navie, auprès duquel Kam travaillait, avait donné l’autorisation en mars 2007 d’ouvrir le feu sur trois résistants palestiniens qui ne représentaient aucun danger. Durant l’été de la même année, Tsahal avait assassiné le dirigeant du Jihad islamique Zi Mallayché à Jénine
.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=131944&language=fr



1 La lutte pour la libération dans les  territoires occupés

Résistance

02-04

Plus de quarante roquettes et obus de mortier ont été tirés de Gaza contre Israël depuis le début de l'année, dont près de vingt pour le seul mois de mars, selon un bilan de l'armée israélienne publié jeudi.

La bande de Gaza connaît depuis la mi-mars une flambée de violence, la plus sérieuse depuis la fin de l'opération "Plomb durci" de l'armée israélienne, censée mettre fin aux tirs de roquettes, qui avait fait plus de 1 400 morts palestiniens à l'hiver 2008-2009.

 02.04.

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2010/04/02/israel-menace-le-hamas-d-une-nouvelle-operation-punitive_1328172_3218.html#xtor=AL-32280184

 

L’opération de Khan Younes sème la terreur dans l’armée israélienne

A Khan Younes, une opération héroïque a été effectuée par les brigades Ezziddine Al-Qassam, branche armée du mouvement de la résistance Hamas.

Cette opération a semé une terreur affreuse dans l’armée israélienne. Le moral de ses soldats est en berne. Ils ont peur de recevoir d’autres frappes de la part de la résistance palestinienne.

Selon les médias sionistes, le chef d’état-major israélien Ghabi Achkanazi a fait allusion à l’opération palestinienne qui avait causé la mort d’un officier de la brigade et d’un soldat, à Khan Younes, au sud de la bande de Gaza. Cette opération menée il y a une semaine a beaucoup affecté le moral des soldats.

Les confrontations de vendredi dernier « nous ont rappelé que la guerre contre Gaza n’a pas encore pris fin. Elle continue », a dit Achkanazi.

A noter que la presse israélienne s’est beaucoup concentrée sur la réussite des combattants du mouvement du Hamas dans la mise à mort de deux militaires israéliens, dont un officier de la brigade élite de Gholani.

Pour la presse, cette opération ressemble à celle de l’enlèvement du soldat Gilad Shalit.

 02/04/2010

http://www.palestine-info.cc

 

Après que les résistants ont fait face à une incursion, les chars de l’occupation bombardent le centre et sud de la Bande de Gaza.  

Les chars militaires de l’armée de l’occupation israélienne ont bombardé, le mardi soir 20/4, l’est de Khan Younès et Dir Al Balah, au sud et centre de la Bande de Gaza, après que la résistance nationale a découvert et affronté une force armée sioniste qui envahissait la région.

Des sources locales ont affirmé que des chars sionistes ont tiré au moins 10 obus sur des régions agricoles, à l’est d’Al Karara et Wadi Salaka, à l’ouest du poste militaire de Kissoufim.

Les Sarayas du mouvement du Djihad islamique ont annoncé que leurs résistants ont découvert une force de l'armée de l'occupation qui pénétrait dans la région de Kissoufim, en menant un combat acharné face aux sionistes, ce qui a conduit à l’intervention des avions de guerre et l’artillerie des ennemis occupants qui ont protégé le retrait des soldats envahissants.

21/04/2010

http://www.palestine-info.cc/fr/


Pertes des Résistants   

16/04

Un combattant a été tué aujourd'hui par des tirs de l'armée israélienne lors d'un accrochage dans la zone frontalière de la bande de Gaza, selon une source médicale palestinienne. Des sources militaires en Israël ont confirmé, sous couvert de l'anonymat, la mort d'un combattant palestinien.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/04/16/97001-20100416FILWWW00366-un-combattant-palestinien-tue-a-gaza.php

 

Les Brigades Al Qassam sont en deuil après la mort ce lundi 26 avril du dirigeant Ali Sweiti, du village de Beit Awa près de la ville de al-Khalil [Hebron] en Cisjordanie.

Ali Sweiti a été défiguré et énucléé après avoir été tué dans la destruction de sa maison par des explosifs déposés par les troupes israéliennes d’occupation

Le combattant est tombé en martyr ce lundi matin, en se défendant contre les forces sionistes d’occupation qui avaient envahi le village de Beit Awwa.

Les yeux d’Ali ont été brutalement arrachés et son visage a été défiguré après qu’il ait été lâchement assassiné par les occupants sionistes.

Le martyr a refusé de se rendre et a voulu se défendre jusqu’à ce qu’il succombe, après une vie brillante consacrée au djihad contre l’ennemi sioniste.

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=8609   



Bande de Gaza - Au jour le jour

7 raids de représailles aériens israéliens.

L'aviation israélienne a effectué sept raids dans la nuit de jeudi à vendredi contre la bande de Gaza, occasionnant des dégâts matériels selon des témoins et les forces de sécurité du mouvement islamiste Hamas qui contrôle le territoire palestinien.
Trois des raids ont visé un secteur à l'ouest de Khan Younès, dans le sud de l'enclave palestinienne.
Deux missiles ont touché un camp de gardes des Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du Hamas, ont indiqué les sources.
Un quatrième raid a détruit un atelier mécanique dans le camp de réfugiés de Nusseirat (centre de la bande de Gaza).
Enfin, les chasseurs israéliens ont mené deux autres raids contre des objectifs à l'ouest de la ville de Gaza, dont une petite usine de produits laitiers dans le quartier de Sabra qui a été complètement détruite, selon des témoins.
Tous les raids ont été conduits par des chasseurs F16, ont-ils précisé.

 02/04/2010

http://www.romandie.com/ats/news/100401224936.77rnn8yh.asp

20/04

Un Palestinien a été tué lundi dans l'effondrement d'un tunnel, à la frontière entre la bande de Gaza et l'Egypte, a-t-on appris de sources médicales à Gaza.
Mohamed Abou Chaar, 22 ans, est mort à la suite de l'effondrement d'un des nombreux tunnels situés dans le sud de l'enclave palestinienne, a-t-on indiqué de même source.
 Les accidents sont fréquents dans ces souterrains qui servent au passage d'aliments, de carburants et d'armes à la résistance de l'Egypte vers la bande de Gaza où vivent 1,5 million de personnes.
 Le territoire palestinien est soumis par "Israël" à un blocus renforcé depuis juin 2007.

L'Egypte a également récemment débuté la construction d'une barrière métallique souterraine pour empêcher le passage de marchandises de toute sorte entre l'Egypte et l'enclave palestinienne.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=134146&language=fr

24/04  
T
rois Palestiniens et une Maltaise ont été blessés samedi par des tirs de l'armée israélienne alors qu'ils manifestaient dans la bande de Gaza, près de la frontière avec Israël, selon des sources médicales et des témoins palestiniens. 
 Environ 150 manifestants, dont six étrangers, protestaient contre l'interdiction faite par l'armée israélienne à des agriculteurs palestiniens de s'approcher de la clôture frontalière.
 A cet effet, l'armée a décrété une "zone tampon" de
300 mètres de profondeur, tirant à vue en direction de toute personne s'approchant de la frontière.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=134854&language=fr  


Cisjordanie occupée par Israël depuis 1967 : Au jour le jour 

Les agressions des colons extrémistes se poursuivent au quartier de Cheikh Jarrah.  

De violents accrochages se sont produits entre les palestiniens et les extrémistes protégés par la police israélienne, dans le quartier de Cheikh Jarrah, notamment près de la maison de la vieille dame, Refka Al-Kurde, après que les colons se sont emparés d'une partie  de son habitation, il y a quelques mois.

"La vieille dame Refka Al-Kurde et sa fille ont été violement agressées et frappées par les colons extrémistes sionistes", ont affirmé des sources locales à Cheikh Jarrah.

Le centre médiatique d'Al Qods a dit, le vendredi 2/4, qu'un grand nombre de colons ont envahi le quartier de Cheikh Jarrah sous la protection des forces armées occupantes  installés sur les barrages militaires, en empêchant l'arrivée des palestiniens qui luttent contre la Judaïsation de leur quartier.

"Plusieurs palestiniens ont été blessés par les forces occupantes qui encouragent les agressions des colons extrémistes, en accentuant le colonialisme et la confiscation des maisons palestiniennes, tout en violant les chartes, règles, lois humaines et internationales.

03/04/2010 

http://www.palestine-info.cc

14/04

 Des colons israéliens ont vandalisé mercredi à l'aube une mosquée près de Naplouse en Cisjordanie occupée, selon des responsables des services de sécurité palestiniens.
 Les colons ont écrit le nom en hébreu du prophète Mahomet assorti de l'étoile de David, symbole du judaïsme, sur l'un des murs de la mosquée dans la localité palestinienne de Houwara, ont-ils précisé.  
Des soldats israéliens, arrivés sur place, ont effacé ces inscriptions en repeignant le mur, selon eux.
Le groupe de colons a également incendié deux voitures appartenant à des Palestiniens en sortant de la mosquée avant de disparaître, ont ajouté les mêmes responsables.
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http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=133560&language=fr

24/04

Un manifestant palestinien a été sérieusement blessé, touché au front par une bombe lacrymogène tirée par un soldat israélien, lors de protestations vendredi à Bilin en Cisjordanie contre la construction par "Israël" d'un mur de séparation, selon des témoins.
Imad Rezka, 38 ans, originaire de Jaffa (territoires occupés en 1948), a été aussitôt conduit dans un établissement à Ramallah en Cisjordanie occupée pour se faire soigner avant d'être transféré dans un hôpital israélien à Jérusalem, mais ses jours ne sont pas en danger, selon des sources médicales israéliennes. 
Dans un avis rendu le 9 juillet 2004,
la Cour internationale de justice (CIJ) a jugé illégale la construction de ce mur et exigé son démantèlement, tout comme l'a fait ensuite l'Assemblée générale de l'ONU. Comme c'est le cas avec toutes les résolutions internationales, Israël n'a pas tenu compte de ces demandes.

ALMANAR

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=134756&language=fr



2 La Palestine en chiffre 

(Depuis le début de l'Intifada le 25  septembre 2000)


Civils & résistants tués                                                                            :  7.067

Palestiniens blessés                                                                               :  54.757

Internationaux blessés                                                                             : 192 (chiffre tout a fait minimal)

(balles réelles ou caoutchoutées, gaz lacrymogène, autres moyens)

Arrêtés     :                                                                                            :  47.733

En prison :                                                                                             : 11.800

Pacifistes en prison ou arrêtés                                                                  : 108

Autres actes           

Journalistes tués                                                                                      : 9

Journalistes blessés                                                                                :  ? + 32

Nombre de maisons palestiniennes détruites ou partiellement démolies       :  66.275

 

2-2 Occupants:

Israéliens  tués                                                                                        : 1.206

                                                                                                                ( 359 militaires/policiers)

Israéliens blessés                                                                                     : 6626


 Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & XINHUANET (Chine)


Israël détient toujours plus de 7.000 prisonniers palestiniens

Plus de 7.000 Palestiniens sont toujours détenus dans les prisons israéliennes, dont un bon nombre de prisonniers sont incarcérés sans jugement, a indiqué hier un organisme palestinien.
Dans un communiqué publié à l'occasion de
la Journée du prisonnier palestinien célébrée samedi, le Bureau central palestinien des statistiques a affirmé que parmi ce nombre important de Palestiniens détenus dans les geôles israéliennes, trois d'entre eux sont détenus depuis plus de 30 ans, et 315 depuis plus de 15 ans.
Par ailleurs, 264 autres prisonniers sont en détention administrative et sont incarcérés sans jugement, précise cet organisme dans le communiqué. Début avril, une grève de la faim a été déclenchée par des centaines de détenus palestiniens dans la prison israélienne d'Ofer en Cisjordanie occupée pour protester contre les conditions dans lesquelles ils sont internés.
La libération de tous les prisonniers palestiniens est une des conditions annoncées par le président palestinien Mahmoud Abbas avant toutes négociations de paix avec Israël.

18/4

http://www.elmoudjahid.com/accueil/monde/56409.html

 

"340 enfants palestiniens dans les geôles israéliennes"

Une organisation palestinienne de droits de l'homme a indiqué qu'Israël détient 340 enfants palestiniens dans ses prisons dans des conditions inhumaines qui violent toutes les résolutions onusiennes.   Selon le centre palestinien de défense des détenus, les enfants subissent les tortures physiques et psychiques des autorités pénitentiaires de l'occupation.  
"Ce que subissent les enfants palestiniens dépassent les normes et les lois des droits de l'homme, ils sont torturés, battus, et emprisonnés dans des petits cachots qui les empêchent de bouger et de dormir confortablement", a précisé le centre précité, indiquant qu'ils sont âgés de moins de 18 ans, et qu'ils sont interdis de visiter leurs parents. 
"La plupart de ces enfants ont été capturés alors qu'ils jouaient dans les rues, ou dans leurs écoles ou dans leurs maisons, sous prétexte qu'ils jetaient des pierres sur les soldats", a ajouté le centre palestinien, révélant que 231 enfants ont été jugés, alors que 100 autres restent en détention administrative en attendant la cour militaire.     

06/04
  http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=132348&language=fr


n°521 - Journal de Palestine - 01-04 au 01-05 - : Fin : - : Fayad prêt à célébrer aux côtés d'"Israël" "l'usurpation de la Palestine"

n°521  - Journal de Palestine -  01-04  au  01-05 - : Fin  : - : Fayad prêt à célébrer aux côtés d'"Israël" "l'usurpation de la Palestine"



          Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

     Sa diffusion est un acte de résistance.

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine 

n°520                    30-04  au  01-05

C.De Broeder      &  M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire

3 Politique

Politique Palestinienne

Politique Israélienne

4 Politique internationale des territoires occupés 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5 Médias/Vidéos 

5-1 Vidéo : Un milliardaire Juif veut acheter la Palestine (...) -

5-2 Vidéo : Nouvelle action militante contre les produits cosmétiques AHAVA, étiquetés "made in Israël".

5-3 Vidéo : Palestine occupée - Dexia impliquée

5-4 Vidéo : Journée de la terre au checkpoint de Huwwara :

5-5 Vidéo : ACTIONS contre Ben Gourion.

5-6 Vidéo : "Je ne respecte pas les larmes de crocodiles. Si vous aviez un cœur, vous auriez pleuré sur les Palestiniens" 
5-7 Vidéo : Chacun d'entre nous sera jugé face à ce silence

5-8 Vidéo : 15 mai 2010 : 62 ans d’occupation ça suffit !

 



3 Politique

a) Politique Palestinienne

MM Abbas & Haniyeh.

Abbas rejette toute idée d'un Etat palestinien dans des frontières provisoires.

Le président Mahmoud Abbas s'est dit samedi opposé à l'idée d'un Etat palestinien dans des frontières provisoires.

"Nous n'accepterons pas un Etat avec des frontières temporaires", a déclaré Abbas lors d'une réunion de son parti, le Fatah.

Cette déclaration intervient alors que des informations circulent actuellement selon lesquelles Israël aurait fait cette proposition, comme moyen de relancer les pourparlers de paix.

Les Palestiniens l'ont déjà rejetée à plusieurs reprises, craignant que le provisoire ne devienne définitif.

24/4

AP


1-2 Les analyses (du processus de paix).

Israël a déclaré la guerre à l’Islam et au monde arabe.

Le juge des juges palestiniens a estimé que les politiques d’Israël à  Qods et la Mosquée d’Al-Aqsa sont une déclaration  de guerre au monde arabe et à l’Islam.

Tayssir Al-Tamimi dans un communiqué et en réaction au plus récent plan du régime sioniste au sujet de Qods, a déclaré que cette ville sainte est victimes des mesures sévères pour y mener une épuration ethnique en vue de détruire le patrimoine arabo-islamique.

02-04

 http://french.irib.ir/

La mise en garde des Palestiniens contre les actes destructeurs d’Israël  

Le juge suprême de la Palestine, Cheikh Tayssir Al-Tamimi a mis en garde contre les actes et agressions du régime sioniste à Qods, ce qu’il qualifie de déclaration de guerre contre le monde de l’Islam. Ce chef des tribunaux religieux palestiniens a aussi averti que Qods est confrontée à l’intensification des actes israéliens dans le domaine de la judaïsation et la purification ethnique, avec l’objectif de détruire l’identité palestinienne et islamique de cette terre. Le juge suprême de la Palestine n’a pas oublié de mettre en garde contre la décision de l’entité sioniste en ce qui concerne l’expulsion des centaines de familles palestiniennes de cette ville occupée. Pour le rappel, Abdel-Rahman Ebad, secrétaire général de la délégation des oulémas et des missionnaires religieux à Qods, avait déjà mis en garde contre le plan d’Israël sur le partage de la mosquée d’al-Aqssa, présenté au mois d’octobre avec l’objectif d’une domination progressive sur toutes les mosquées. Il a rappelé que les autorités israéliennes menacent de détruire 20.000 maisons résidentielles à Qods, menace qui s’inscrit dans le cadre de la politique de judaïsation de Qods et l’élimination de son identité arabo-islamique. Il y a quelques temps, Tayssir al-Tamimi a fait part de l’octroi par le régime sioniste de plus de 15 milliards de dollars à la réalisation de son complot pour Qods aussi bien que de l’intensification de la confiscation des terres palestiniennes dans cette ville. De même, Ahmad Atwan, membre de l’Assemblée législative palestinienne a averti que le régime sioniste est en train d’aplanir le terrai à l’expulsion, jusqu’à 2020, de tous les Palestiniens habitant à Qods. N’oublions pas en passant les vastes travaux de ce régime, depuis le début de l’année 2010, pour la destruction de la mosquée d’al-Aqssa ainsi que les campagnes des médias et des organisations israéliennes qui visent à baliser le terrain à la réalisation des objectifs destructeurs de ce régime à Qods. Il est vrai que parallèlement à l’expulsion des Palestiniens de Qods, Tel-Aviv s’efforce d’effacer toutes les traces des lieux islamiques de la ville dans le but d’une main mise totale sur ladite région. La politique d’expulsion et de mise en errance des Palestiniens notamment les habitants de Qods, figuraient depuis toujours à l’ordre du jour des responsables de l’entité sioniste. La ville de Qods était toujours la cible des politiques expansionnistes du régime sioniste ; d’où l’occupation en 1948 de l’ouest de Qods et celle effectuée en 1967 pour dominer l’est de la ville. Quoi qu’il en soit, l’intensification des politiques expansionnistes et arrogantes du régime sioniste, dans les territoires palestiniens notamment à Qods, a vivement inquiété les Palestiniens qui appellent donc la réaction sérieuse de la Communauté mondiale face aux mesures israéliennes notamment envers la sainte ville de Qods qui occupe une place particulière chez les adeptes des religions célestes dont et avant tout les musulmans.

 22/04/2010

http://french.irib.ir/index.php/commentaires/33946


1-9 Action & déclaration palestinienne contre la politique colonialiste en général

L'expert en droit Dr. Abdallah Abou Eïd,: La loi internationale considère l’expulsion comme un crime de guerre.

L’expert en droit international et professeur à l’université de Bethléem, Dr. Abdallah Abou Eïd, a affirmé que la loi internationale interdit la politique d’expulsion qu'elle soit à l’intérieur ou l’extérieur du pays, en attirant l’attention que l’article n° 8 de la charte fondamentale de la cour pénale internationale considère l’expulsion d’un individu ou d’un groupe comme un crime de guerre.

«Si l’expulsion est bien organisée et continuelle elle sera considérée comme un grand crime de guerre contre l’humanité», a souligné l’expert palestinien.

En condamnant l’expulsion du captif Sabah vers la Bande de Gaza, l’expert a appelé les palestiniens et surtout l’autorité palestinienne à adopter des mesures patriotiques et de présenter une plainte au niveau du conseil international de sécurité, sinon de délivrer directement une décision de la cour pénale internationale semblable à celle qui a condamné la construction du mur de séparation raciste, tout en mettant en garde contre la nouvelle décision d’expulsion des palestiniens de la Cisjordanie dont le captif Sabah, en la considérant comme un crime très flagrant, ainsi qu'une violation aux droits humains et lois internationales.

«Il faut lever le ton ensemble et crier au niveau mondial, dont les institutions des droits de l’homme que l’occupation israélienne commet un crime très dangereux contre le peuple palestinien», a-t-il souligné. 

23/04/2010

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b) Politique Israélienne

2-4 Les grandes manœuvres

Un ministre menace de couper l'eau aux Palestiniens

Le ministre israélien des Infrastructures, Uzi Landau, a menacé mercredi de couper l'eau aux Palestiniens sous prétexte qu'ils déversent leurs eaux usées non traitées en Cisjordanie occupée.  
 "Il faut que les Palestiniens prennent leurs responsabilités et se raccordent à des stations d'épuration. Faute de quoi, nous leur fournirons de l'eau à boire, mais pas pour des usages industriels ou agricoles", a ajouté Landau. 
Amnesty International a accusé en octobre dernier "Israël" de priver les Palestiniens d'eau tout en laissant les colons israéliens de Cisjordanie profiter de quantités "presque illimitées".
En revanche, le ministère israélien des Affaires étrangèresavait prétendu qu'"Israël", qui vole l'eau de la Palestine, partage "équitablement" les ressources en eau avec les Palestiniens. ...

07/04/2010 .


2-10 Politique colonialiste israélienne. (Colonisation & colonies)

13-04

Des sources palestiniennes ont dit que des dizaines de colons extrémistes ont envahi un lieu saint islamique, à l'Est de la ville de Naplouse, en Cisjordanie occupée, et qui sont venus par plusieurs bus sous la protection de grandes forces de l'armée de l'occupation israélienne qui ont imposé un barrage sécuritaire contre la région et empêchant les palestiniens d'arriver au lieu.

Les sources ont ajouté que les colons ont effectué, le mardi 13/4, leurs rites à l'intérieur du tombeau du prophète Youssef.

Les sources ont souligné également que de violents affrontements ont éclaté dans l'avenue d'al-Qods et aux alentours du camp de Balata, près du tombeau du prophète Youssef, où les jeunes palestiniens ont fermé les routes en lançant des pierres et des bouteilles vides sur les colons et les soldats s qui ont tiré des balles en caoutchouc et lancé des bombes lacrymogènes sur eux.

Dans le même contexte, un grand nombre de colons a encerclé la région de Hammam, à l'est du village de Nazla Charkia, au nord de Toulkarem.

Des sources locales ont dit que des dizaines de colons sionistes ont envahi, le mardi à midi, la région sous la protection des forces occupantes.

Des colons de "Doutan" avaient fait assaut, avant plusieurs jours, dans le village de Nazla pour célébrer leurs fêtes dans les maisons des palestiniens de façon provocante.

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13-04

Des sources de la municipalité à Al Qods occupée, ont affirmé, le mardi soir 13/4, que le maire, Nir Barakate, a donné ses ordres aux équipes de destruction pour reprendre la démolition des centaines de maisons palestiniennes, dans divers quartier de la ville sainte d’Al Qods occupée.

«Cette nouvelle campagne de démolition va se concentrer plus particulièrement dans plusieurs quartiers de la ville sainte, notamment à Selwan après l’approbation officielle du gouvernement», ont précisé des sources.

14-04

Le membre du conseil municipal, Meir Margalit, du «parti Meretz» a déclaré que la municipalité de «Jérusalem» a décidé de poursuivre la démolition des maisons (prétendues construites illégalement), après l’arrêt d’une durée de 5 mois, suite aux pressions américaines sur le gouvernement sioniste, selon ses propos.

De sa part, le membre au comité de défense des maisons palestiniennes menacées de destruction, à Selwan, Fakhri Abou Diab, a affirmé l’intention décisive de l’occupation d’effectuer, aujourd’hui mercredi 15/4, la première opération de destruction contre les maisons palestiniennes dans ce quartier, en confirmant que le gouvernement sioniste à ignorer complètement les appels internationaux dont celui du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, et des dirigeants arabes, tout en condamnant la faiblesse de la politique arabe officielle, ainsi que le silence honteux et complice de la communauté internationale.

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15-04

Les colons sionistes poursuivent leurs pratiques oppressives contre les palestiniens en Cisjordanie occupée, où le journal hébreu "Maariv" a souligné dans son édition, de jeudi 15/4, que les colons sionistes ont déraciné, durant une seule nuit, durant la semaine dernière plus de 300 oliviers des palestiniens qui habitent près du village de Mahmas à l'est de la colonie sioniste de Majroune.

Des sources palestiniennes ont affirmé qu'ils ont vu un groupe de colons sionistes qui déracinaient les oliviers.

De leur côté, les propriétaires de ces oliviers ont présenté des plaintes aux autorités occupantes qui ne font aucune chose jusqu'à maintenant.

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20-04

Des sources locales ont rapporté, que les autorités d'occupation ont informé les propriétaires de quatre maisons palestiniennes, au nord d'al Khalil, de leur décision de les démolir. 
Ces sources ont ajouté que les forces d'occupation ont envahi la région d'Abou Remouze, et présenté aux 4 Palestiniens des décisions de démolition de leurs maisons, sous prétexte qu’elles ont été construites dans une région proche d'une route utilisée par les colons sionistes.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=134187&language=fr

 

L’occupation met à exécution son plan et expulse 200 Palestiniens.

Le chef du conseil législatif palestinien, Dr. Aziz Duweïk a affirmé que l’armée d'occupation israélienne a commencé à mettre à exécution sa décision d'expulsion des Palestiniens, en chassant 200 personnes de la Cisjordanie vers la Bande de Gaza. 
Lors d'une interview accordée au journal jordanien «Al Sabil», le dimanche 18 avril, Duweïk a qualifié ces expulsions de "crime très horrible et d’une 2ème Nakba à l'encontre du  peuple palestinien opprimé et privé de ses droits depuis plus de 60 ans".
«L’occupation a prouvé au monde entier à travers cette décision militaire qu’elle viole toutes les lois, règles et conventions humaines et internationales», a ajouté M.Duweïk.
Le chef du conseil législatif palestinien, a en outre critiqué la position de l’autorité palestinienne qui parie sur des négociations inutiles. Il a, dans ce contexte, appelé l’autorité palestinienne à renoncer à cette stratégie et à renforcer la résistance nationale.

20/04

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=134145&language=fr

21-04

Des affrontements ont éclaté, le mercredi 21/4, entre des jeunes palestiniens et des soldats de l'occupation au quartier de Selwan, dans la ville occupée d'al-Qods, suite à un accrochage entre des jeunes palestiniens et des colons qui ont effectué des pratiques provocantes dans ce quartier.

Des témoins oculaires ont dit que plusieurs colons qui habitent dans les avant-postes qui encadrent Selwan ont effectué des pratiques provocantes contre les jeunes palestiniens qui ont répondu par des jets de pierres et de bouteilles vides sur les véhicules des colons sionistes avant l'arrivée d'une force spéciale sioniste appuyée par des policiers et des milices des gardes-frontières qui ont participé aux attaques des colons sionistes contre les Palestiniens.

Cet événement vient après qu'une unité spéciale sioniste habillée en vêtements arabes a arrêté trois jeunes palestiniens près de la tente de sit-in, installée au quartier de Bustan, en causant des accrochages très violents, où deux policiers ont été blessés.

On note qu'une grande tension règne dans tous les quartiers de la ville occupée d'al-Qods après ces affrontements.

ismael.mulla@orange.fr

21-04

Des dizaines de colons ont envahi, des terres agricoles dans le village de Kariout, au sud de la ville de Naplouse en déracinant les arbres oliviers.
Selon ses sources locales, les colons ont déraciné plus de 250 oliviers dans les terres agricoles proches des colonies israéliennes dans la région de Marah, à l'ouest du village de Kariout, dans une tentative pour interdire aux fermiers Palestiniens de planter leurs terres agricoles situées près de ces  colonies.
D'autre part et selon des témoins,  les colons ont libéré leurs cochons qui ont attaqué les terres et les produits agricoles dans le village de Selfit, provoquant de grands dommages.
 Les habitants de la ville de Selfit et des villages voisins ont appelé à mettre fin à ces pratiques sauvages qui causent de grands dommages au secteur agricole dans cette région.

Al Manar

 

L’occupation a donné l'ordre de démolir 850 maisons à Al Qods en 2010

«L’occupation israélienne a ordonné à 850 familles palestiniennes qui habitent dans la ville sainte d’Al Qods occupée de détruire leurs maisons, depuis le début de 2010 seulement», a révélé un activiste et juriste palestinien.
Le directeur de l’association Al Maqdissi pour l’amélioration de la société, Mouaz Al Zaatra a affirmé que  plus de 10 mille maisons ont été démolies dans les quartiers d’Al Qods occupée durant les 10 dernières années.. 
«La municipalité sioniste a démoli en 2009 environ 110 unités résidentielles, à Al Qods, dont 35  propriétaires ont été ordonnés de détruire leurs maisons», a précisé le juriste palestinien, ajoutant que l’occupation a distribué dans la même année 2200 ordres de destruction contre les habitations des palestiniens dans la ville sainte.
Zaatra a souligné que le quartier de Boustane qui se situe au sud de la mosquée sainte d’Al Aqsa s’expose à une vaste campagne de judaïsation, où plus de 1500 palestiniens d'Al Qods ont été expulsés du quartier.

21/04

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=134434&language=fr

 

Des colons menacent d’expulser les palestiniens de Yafa.  

Des sources médiatiques palestiniennes ont rapporté que des centaines d’étudiants de l’école religieuse dans la colonie de «Kyriat Arba» ont attaqué la maison de la dame Zineb Rahel (Oum Al Abde), dans la ville de Yafa, dans les territoires palestiniens occupés en 1948, en l'insultant et menaçant les arabes de les expulser de la ville de Yafa.

«Les extrémistes ont effectué des rites talmudiques en confirmant que l’existence des palestiniens à Yafa est provisoire seulement, en provoquant les palestiniens», ont souligné ces sources.

Les sources ont confirmé les escalades sauvages des colons extrémistes, notamment durant les dernières semaines, à Yafa, où ils tentent par tous les moyens et les sortes d'agressions d’instaurer une colonie au centre du grand quartier palestinien d’Al Ajmi.

«Suite à ces menaces, sans précédent, les cadres politiques et nationalistes palestiniens dans les territoires occupés en 1948, ont tenu une réunion, le lundi passé, en soulignant leur soutien immuable et légal à la grande Dame, Zineb Rahel, tout en annonçant qu’ils vont organiser, aujourd’hui, une conférence de presse dans sa maison menacée par les colons extrémistes.

Al Nassera – CPI

21/04/2010

http://www.palestine-info.cc/fr/

 

Israël rejette officiellement la demande des Américains pour une suspension des constructions à Jérusalem-Est

Le Premier ministre Nétanyahou a officiellement rejeté la requête de Barack Obama pour une suspension de toutes les constructions à Jérusalem-Est, a-t-on appris auprès de son entourage

On précise de même source que Nétanyahou a transmis sa réponse à Obama pendant le week-end. Cette position n'est pas nouvelle de la part des Israéliens et il s'agit d'un obstacle important à une reprise des pourparlers entre l'Etat hébreu et les Palestiniens.

AP 22/4


2-13 Situation dans les geôles israéliennes - Prisons & tortures 

14/04/

Les milices d'Abbas ont enlevé, le mercredi 14/4, cinq partisans du mouvement du Hamas dans la ville de Naplouse, Ramallah et Qalqilia, en Cisjordanie occupée, dans le cadre de leur campagne agressive contre le mouvement du Hamas, ses cadres, partisans et leaders.

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L'occupation refuse la libération des captifs qui ont fini leurs peines.

Un comité juridique palestinien a dévoilé que les services de renseignements sionistes refusent la libération des captifs palestiniens qui ont fini leurs peines de prison, en menaçant de poursuivre leur détention en cas de leur refus d'être éloignés vers des pays arabes.

Le comité du captif palestinien a dit que le captif Nedhal Souman, de Bethléem, l'un des leaders du mouvement du Djihad islamique a refusé une proposition sioniste pour le libérer et l'éloigner à l'extérieur des territoires palestiniens.

Le comité a ajouté que Souman qui s'est exposé, plusieurs fois, à la détention administrative a fini sa dernière détention, avant deux jours, dans la prison sioniste d'Ofer, mais les services de renseignements sionistes ont refusé de le libérer.

On souligne que Souman a passé plus de 10 ans dans les prisons sionistes avant de quitter la prison en 2007, puis il a été arrêté, de nouveau, par les forces occupantes, sous prétexte d'un dossier secret.

19 avril 2010

ismael.mulla@orange.fr

 

23/04/2010

Les forces d'occupation israélienne ont arrêté 24 Palestiniens en Cisjordanie occupée, c'est ce qu'a rapporté, jeudi, le quotidien israélien, Yediot Aharonot.
 Huit Palestiniens ont été arrêtés dans le sud-est de Bethléem et cinq autres à Qaqiliya.

Le journal n'a cependant pas précisé les lieux d'où les autres Palestiniens ont été appréhendés.
Près de 12.000 Palestiniens sont détenus, dans des conditions misérables, dans les geôles de l'occupation.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=13...

26-04

Les forces armées occupantes israéliennes ont enlevé, quatre membres de la famille du dirigeant martyr allié au Hamas, Ali Souweiti, du village d'Awa, dans le sud-ouest d’Al Khalil.  
Des sources médiatiques ont rapporté que les forces occupantes sionistes ont enlevé Maïssoune Abdel Jalil Al Rejoub qui est la femme du propriétaire de la maison démolie par l’armée occupante, le le captif Mahmoud Al Souweiti condamné à la perpétuité.

«Les Trois frères de Maïssoune, Nasser, Ahmed et Othman ont été enlevés également et emmenés vers le poste militaire d’Atsion, au nord de la ville», ont souligné les sources.

http://www.palestine-info.cc/fr/


2-14 Prisons & tortures : Déclaration 

Décès mystérieux d'un prisonnier.
L'Autorité palestinienne a accusé l'administration pénitentiaire israélienne d'être responsable de la mort d'un détenu palestinien qui aurait été battu à mort.

Détenu à l'isolement, Raëd Abou Hammad, 31 ans, a été retrouvé mort le 16 avril dans sa cellule de la prison d'Eshel (sud d'Israël). Le ministre palestinien chargé des Prisonniers, Issa Qaraqaë, a appuyé cette accusation sur un rapport d'autopsie effectué par un médecin pathologiste israélien en présence d'un pathologiste palestinien.

24/4

http://www.lorientlejour.com/category/Moyen+Orient+et+Monde/article/654749/Breves.html



3 Politique Internationale des territoires occupés

1 Usa (le parrain)

2 Les grandes manœuvres

28-03

Bolton a indiqué qu'il existe un énorme fossé entre les positions du Premier ministre israélien et le président américain : ce dernier  sépare le dossier palestinien du dossier nucléaire iranien, alors que pour Netanyahu, les deux dossiers sont liés !  
Il a déclaré que le différend entre « Israël » et les Etats-Unis n'est pas dans la construction de colonies à Jérusalem occupée, mais dans une différence significative dans les visions. Il a ajouté que la récente visite de Netanyahou à Washington, indique qu'il sera confronté à une période de trois ans difficiles avec l'administration américaine.
Bolton a souligné que la source de désaccord entre Washington et Tel-Aviv n'est pas la colonisation  à Jérusalem, mais dans la vision d'Obama du rôle d' « Israël » dans la région.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=131199&language=fr


3 Politique colonialiste israélienne. (vue des USA)

Christian Science Monitor: Aide annuelle de deux milliards de dollars des Etats-Unis à l’Egypte pour affaiblir le Hamas

 « Le Caire reçoit annuellement deux milliards de dollars de Washington pour affaiblir le Hamas. », peut on lire dans un reportage du quotidien Christian Science Monitor sur le blocage de Gaza par l’Egypte et Israël. Le quotidien ajoute que depuis le blocage de Gaza par l’armée israélienne, l’Egypte a fermé ses frontières avec Gaza et cela a bien entendu provoqué la colère des citoyens égyptiens et des Musulmans.

 FarsNews –

04/04

http://french.irib.ir/index.php/component/content/article/105-info-en-bref/33071-christian-science-monitor-laide-annuelle-de-deux-milliards-de-dollars-des-etats-unis-a-legypte-pour-affaiblir-le-hamas


4 Paroles & actions du président...

25/04/2010  
Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a été invité à se rendre en mai aux Etats-Unis pour rencontrer le président Obama, a indiqué dimanche à l'AFP le principal négociateur palestinien Saëb Erakat.  
L'émissaire américain pour le Proche-Orient, George Mitchell, "a invité le président Abbas à se rendre aux Etats Unis en mai et M. Abbas a répondu positivement à cette invitation", a déclaré M. Erakat.
 Aucune date n'a encore été fixée pour cette visite, a précisé le bureau de la présidence palestinienne.

ALMANAR 



3 Politique Internationale des territoires occupés

a) Pays Arabes & voisins

Aman

Amman convoque l’ambassadeur israélien ...

Le ministère des Affaires étrangères jordanien a convoqué hier Daniel Nevo, l’ambassadeur israélien à Amman, et lui a transmis un mémorandum de protestation contre la décision de l’Etat hébreu de permettre aux forces d’occupation d’expulser des milliers de Palestiniens de leurs terres. Le mémorandum a affirmé le refus, la protestation et la vive condamnation de la Jordanie de cette décision fallacieuse, et a exigé sa suspension immédiate.
Amman réitère le droit du peuple palestinien de résider et de circuler en toute liberté dans n’importe quel endroit de son territoire.
Cette décision constitue, déplore Amman,  "une violation patente des lois et conventions internationales et humanitaires et une transgression manifeste des engagements d’Israël, étant la force occupante des terres palestiniennes". Et partant, "cette décision est nulle et non avenue".
La Jordanie a rappelé sa position constante pour l’instauration d’un Etat palestinien indépendant et souverain, dans les  frontières de juin 1967, avec une continuité géographique, qui a pour capitale al-Qods-Est.

15/04

http://www.gnet.tn/revue-de-presse-internationale/amman-c...


Égypte

Le quotidien égyptien Ash-Shorouk : Des pays arabes entravent les poursuites contre les crimes de guerre israéliens.  !!!

Le quotidien égyptien Ash-Shorouk a accusé la Ligue arabe d’atermoiement dans l’affaire des poursuites judiciaires contre les responsables israéliens accusés de crimes de guerre contre les Palestiniens durant l’offensive Plomb Durci dans la bande de Gaza.
Le journal assure que ce sont en particulier certains pays arabes qui sont « les alliés et les amis des États-Unis et d’Israël » qui sont derrière le désistement de la Ligue arabe qui s’était engagée à charger une équipe juridique internationale indépendante d’aller enquêter dans la Bande de Gaza et y récolter les indices sur les crimes de guerre perpétrés par l’armée d’occupation israélienne.  
Le plan décrété par les pays arabes « est tué progressivement, mais catégoriquement », dénonce le journal égyptien.

Selon lequel  l’Égypte figure parmi ces états, parce qu’"elle ne veut être tenue responsable par Israël et les Américains ".
Ces états sont aussi soupçonnés de vouloir faire suspendre la mission de la commission onusienne d’enquête, dirigée par le juge sud-africain.

 Le quotidien égyptien Ash-Shorouk

02/04

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=131895&language=fr


Iran

Ahmadinejad: Le régime sioniste a été créé pour dominer le Moyen-Orient.

Le Président Ahmadinejad, a affirmé que la création du régime sioniste avait pour objectif de dominer le Moyen-Orient et de faire main basse sur son pétrole.
Lors d’un discours, dans la province de l’Azerbaïdjan à l’Ouest, M.Ahmadinejad a appelé les Etats-Unis à cesser de soutenir le régime israélien.
 "C’est dans votre intérêt, sinon les peuples vous délogeront du Moyen-Orient.", a-t-il averti.
 "Aujourd’hui, le régime sioniste incarne l’injustice, le meurtre,  l’agression et l’immoralité", a poursuivi le président iranien, qui a rappelé qu’au cours de ces 60 dernières années, les Israéliens ont déclenché 5 guerres dans la région. Trois d’entre elles ont été déclenchées contre ses voisins, la 4ème contre le Liban et la 5ème contre la bande de Gaza.", a-t-il ajouté.
 Mahmoud Ahmadinejad a, ensuite, vivement critiqué le président des Etats-Unis pour ses déclarations provocatrices.
 "M. Obama a pris le pouvoir avec le slogan du changement, mais, désormais, il prétend vouloir rendre obéissants, à coup d’armes atomiques et chimiques, les pays qui ne souhaitent pas se soumettre aux Etats-Unis.". "Les Etats-Unis n'y réussiront point", a-t-il assuré.

08/04

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=132618&language=fr

 

Ahmadinejad: Une opération contre Gaza ne fera que "rapprocher la mort" d'Israël.

En réaction aux menaces du vice-Premier ministre israélien Sylvan Shalom, contre la bande de Gaza, le président iranien, a affirmé, ce samedi, qu'une nouvelle offensive israélienne contre ce territoire, ne fera que rapprocher l'entité sioniste de sa mort".  
Les Israéliens "cherchent un prétexte pour attaquer Gaza", a ajouté,  M. Ahmadinejad lors d'un discours public à Sirjan (sud-est de l'Iran) retransmis par la télévision.  
"Je veux dire aux sionistes et à ceux qui les soutiennent qu'il y a déjà eu assez de crimes comme cela. Une nouvelle aventure ne vous sauvera pas mais vous rapprochera de votre mort certaine", a-t-il averti.

http://www.almanar.com.lb/ 


Jordanie

Le chef du gouvernement jordanien Samir Refâai, a affirmé à Washington auprès de l’émissaire spécial au Moyen-Orient, George Mitchell, le refus absolu de la Jordanie des mesures israéliennes unilatérales à al-Qods et a condamné le dernier ordre militaire israélien, qui vise à sanctionner et à expulser des Palestiniens de Cisjordanie, le qualifiant de "décision fallacieuse" que la Jordanie récuse.

15/04

http://www.gnet.tn/revue-de-presse-internationale/amman-convoque-lambassadeur-israelien-et-proteste/id-menu-957.html


Koweit

Une plainte koweïtienne contre les violations sionistes à al-Qods.

24/04

Le Koweït a déposé une plainte auprès de l’ONU, au nom de l'ensemble des pays contre l’entité sioniste pour ses violations contre le cimetière de Mamanallah, dans la ville occupée d'al-Qods, appelant à prendre des mesures urgentes contre ces violations, mettant en garde que ce développement va augmenter les tensions dans la région.
L'ambassadeur koweïtien, à l'ONU, Mansour al-Oteibi, a adressé des lettres similaires, au secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, au président de l'assemblée générale de l'ONU, Ali Takriti et au chef du conseil international de sécurité, Yukio Takasu, pour attirer leur attention sur cette affaire très dangereuse et très importante.
Dans ses lettres, al-Oteibi, affirme que le groupe arabe demande qu’on prenne au sérieux  ses violations en les condamnant et surtout déployant de sérieux  efforts pour obliger Israël d'arrêter ses travaux illégaux et provocateurs dans la ville sacrée d'al-Qods occupée.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=134845&language=fr


Turquie

Une association juridique turque entend briser le siège de Gaza par air

26 -04-2010

L'association des droits de l'Homme et de la liberté en Turquie entend organiser des vols aériens vers Gaza pour briser le blocus y imposé et fournir des assistance humanitaires aux Palestiniens assiégés.
Le président de l'association, M. Bülent Yildirim, a souligné que l'association, qui avait déjà brisé le blocus israélien imposé à Gaza par terre, œuvre pour le briser par mer et entend le briser prochainement par air.

M. Yildirim a indiqué que l'association enverra, mi-mai, sept navires d'assistance humanitaires à Gaza, ajoutant que les pressions exercées sur les autorités israéliennes l'ont obligées à permettre l'acheminement, même en petites quantités, des matières de construction, tels que le fer et le ciment, à Gaza.

N.S. / L.A.

http://www.sana.sy/fra/55/2010/04/26/284946.htm



4 Politique Internationale

Organisations Mondiales & régionales

Ligue Arabe

Expulsion des Palestiniens: La Ligue arabe appellent à désobéir à "Israël" . 

14/4  
Le conseil de la Ligue arabe a appelé mardi les Palestiniens à "ne pas obéir" à l'ordre israélien de les chasser de la Cisjordanie occupée, qualifiant cette décision qui s'oppose à la loi internationale de "discriminatoire". Dans un communiqué publié à l'issue d'une réunion des délégués permanents des pays membres, la Ligue arabe a affiché son soutien total à la mobilisation du peuple palestinien dans les territoires occupés et à l'autorité palestinienne afin de faire face à cette décision et de la rejeter.
"Cette décision israélienne discriminatoire vise à pratiquer la politique d'expulsion obligatoire sur les Palestiniens par la force occupante, et viole les accords signés entre l'Organisation de Libération de la Palestine et Israël, dont l'accord d'Oslo", a indiqué le communiqué.
La Ligue arabe a par ailleurs décidé de charger le groupe arabe aux Nations Unies de prendre les mesures nécessaires pour tenir une réunion urgente de l'Assemblée générale de l'ONU pour débattre des répercussions dangereuses de cette décision et de la stopper immédiatement.
L'Union européenne a pour sa part demandé des clarifications de la part d'Israël au sujet de la décision, alors que l'Organisation de la Conférence Islamique a qualifié d"'épuration ethnique" cette nouvelle mesure sioniste.  
Quelque 200 Palestiniens se sont par ailleurs rassemblés dans le centre de Ramallah, le siège de l'Autorité palestinienne en Cisjordanie, aux cris de "A bas l'apartheid israélien, Palestine libre". 
"J'ai le droit de me déplacer dans mon propre pays", ont scandé les manifestants.   
Dans un communiqué, le principal négociateur palestinien Saëb Erakat a affirmé que "toute personne trouvée sans permis spécifique, y compris dans les zones contrôlées par l'Autorité palestinienne, peut désormais être emprisonnée
ou expulsée de Cisjordanie" par Israël.
"Cela va transformer les Palestiniens en criminels dans leurs propres foyers, tout en minant les efforts que déploient les Palestiniens pour gérer leurs affaires intérieures", a-t-il accusé.
En visite à Madrid, le Premier ministre palestinien Salam Fayyad a qualifié "d'illégal" le nouvel ordre militaire.
http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=133495&language=fr



2 Europe

4 Grande Bretagne 

R.Jorf : Manifestations de protestation en solidarité avec les Palestiniens.

Une manifestation de grande envergure a été organisée aujourd'hui au quartier de Camden à la capitale britannique, Londres, à laquelle ont participé des activistes politiciens et des Organisations juridiques internationales hostiles à Israël et solidaires avec le peuple palestinien à l'occasion de l'anniversaire de la Nakba, et ce, en signe de protestation contre la célébration par l'union sioniste en Grande Bretagne de cet événement sinistre.

Les manifestants ont hissé des drapeaux palestiniens et scandé des slogans soutenant la Palestine.

Dans une interview accordée à la chaîne satellitaire /al-Jazeera/, diffusé aujourd'hui, la responsable des campagnes à l'Organisation de /La campagne de solidarité britannique avec le peuple palestinien/ a souligné qu'elle voudrait adresser un message aux Organisations mondiales, dont l'union sioniste, pour leur dire qu'il est inapproprié qu'on célèbre la Nakba qui se poursuit contre le peuple palestinien, se demandant qu'et-ce que cèlbrent les Israéliens? est-ce le blocus israélien injuste imposé à la bande de Gaza ou la violation permanente des droits de l'homme et du droit international.

De son côté, M.Majed al-Zir, directeur général du centre palestinien d'al-Awdé (le retour) en Grande Bretagne, a souligné que la célébration par Israël de la fondation de leur entité au dépens du peuple palestinien vise à cacher et à passer sous silence leur crime contre ce peuple, affirmant que les peuples du monde réalisent parfaitement la réalité de l'entité israélienne "qui se base sur la politique de meurtre et de racisme".

D'autre part, des Organisations de solidarité britanniques hostiles à Israël ont exprimé leur condamnation des pratiques de l'occupation israélienne dans les territoires palestiniens occupés et leur solidarité avec le peuple palestinien.

R.Jorf

21 Avr

http://www.sana.sy/fra/55/2010/04/21/284227.htm


5 Russie

Moscou met en garde : l’expulsion des palestiniens aggrave les tensions.  

15/04

Le ministère russe des affaires étrangères a mis en garde contre la décision militaire sioniste n°1650 qui stipule l'expulsion des dizaines de milliers de palestiniens de leurs territoires occupés, notamment de la Cisjordanie, qui est entrée en vigueur, le mardi 13/4, en la qualifiant d'une menace réelle contre toute la région.

Le porte-parole du ministère russe, Andreï Nesterenko a dit, le mercredi 14/4, que la décision sioniste suscite vraiment la colère de la Russie, en confirmant que cette violation israélienne va provoquer de fortes tensions dans la région du Moyen-Orient et va bouleverser la sécurité de toute la région.
«Ce pas est vraiment un défi aux efforts de la communauté internationale, en soulignant que l’occupation programme ses pratiques en profitant des efforts du Quartette pour la reprise des négociations», a contesté le responsable russe contre la politique discriminatoire de l’occupation sioniste.

Dans ce contexte le ministère russe a appelé l’occupation israélienne à revoir ses dernières décisions militaires, en avertissant des conséquences très dangereuses contre la région à cause de cette décision illégale.

 http://www.palestine-info.cc



5 Médias/Vidéos 

5-1 Vidéo : Un milliardaire Juif veut acheter la Palestine (...) -

VIDEO http://www.road90.com:80/watch.php?id=FzQgquPCfR

 

5-2 Vidéo : Nouvelle action militante contre les produits cosmétiques AHAVA, étiquetés "made in Israël".

Publié le 23-04-2010

Nouvelle action militante contre les produits cosmétiques AHAVA, étiquetés "made in Israël", alors qu’ils viennent des territoires palestiniens occupés (colonie de Mitzpe Shalem). Codepink, toujours en rose, fait le travail que la police néglige, comme par hasard, de faire. Cela se passe à Austin, au Texas.

Voir la vidéo : http://www.europalestine.com/spip.php?article4968

 

5-3 Vidéo : Palestine occupée - Dexia impliquée

Intal http://www.intal.be/fr a réalisé un docu de 14 minutes sur l’implication de Dexia dans la colonisation de la Cisjordanie, y compris Jérusalem Est. A voir sur Viméo et à faire connaître : vidéo :http://vimeo.com/10634362

 

5-4 Vidéo : Journée de la terre au checkpoint de Huwwara :

Encore et encore la violence répond à une action non violente

VIDEO : http://www.youtube.com/watch?v=jjILGMWUp3A

 

5-5 Vidéo : ACTIONS contre Ben Gourion.

David Ben Gourion fut un des acteurs clés de la Naqba (la Catastrophe) palestinienne, avec la destruction de centaines de villages, l'expulsion de centaines de milliers de Palestiniens et l'exécution de nombreux civils.

Au moment où Israël multiplie les provocations et bafoue le droit international, cette décision du maire de Paris, si elle était maintenue, ne manquerait pas d'apparaître comme un soutien à la colonisation de la Cisjordanie et au blocus de Gaza.

Ce serait une erreur politique et, au vu des souffrances endurées par les populations civiles, ce serait une faute morale.

Paris est une ville amie de la paix, Paris est une ville amie du droit, Paris doit prendre des initiatives pour soutenir celles et ceux qui œuvrent pour une paix juste.

Djamila Sonzogni

Porte-parole nationale des Verts

Hervé Morel

Secrétaire départemental des Verts Paris

VIDEO ACTIONS contre Ben Gourion  PARIS http://www.youtube.com/watch?v=SxUN6oX7Fgo&feature=player_embedded

 

5-6 Vidéo : "Je ne respecte pas les larmes de crocodiles. Si vous aviez un cœur, vous auriez pleuré sur les Palestiniens" 
Par Norman Finkelstein

Norman Finkelstein, Juif US antisioniste, auteur du livre « l’Industrie de l’holocauste » a traité les sionistes de nazis lors d’une conférence à Berlin, Allemagne. Au moment des « questions-réponses avec le public, une auditrice en larmes lui dit : "Les Juifs ont souffert, comment pouvez-vous les traiter de nazis ?"
La réponse de N. Finkelstein
Allemagne - 31-03-2010
Extrait du documentaire « AMERICAN RADICAL : The trials of Norman Finklestein »

POUR VISIONNER LA Vidéo CLIQUEZ ICI

http://www.ism-france.org/news/article.php?id=13651&type=temoignage

 

5-7 Vidéo : Chacun d'entre nous sera jugé face à ce silence

PALESTINIENS EXPULSE DE LEURS MAISONS

Vidéo : http://www.dailymotion.com/video/xcumhl_chacun-d-entre-nous-sera-juge-face_news?start=116

 

5-8 Vidéo : 15 mai 2010 : 62 ans d’occupation ça suffit !
Pour rappel video : Activité pour sensibiliser le public!
http://www.youtube.com/watch?v=uAcgM_Iu1MM



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19



30/04/2010

n°131 - Les dossier du LIBAN - 28-04 - : Début :- Liban-Israël: une guerre «entre le printemps et l'été».

n°131 - Les dossier du LIBAN - 28-04 - : Début  :- Liban-Israël: une guerre «entre le printemps et l'été».



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers du Liban n°131 du 28-04

C.De Broeder & M.Lemaire

 



Le " dossiers du liban" est  visible  sur mes blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

NB: Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

1 Dossier & Point de vue

1-1 Alain Gresh : Le Hezbollah et l’assassinat de Rafic Hariri.

1-2 khaled Asmar : La cendre volcanique n’y est pour rien : les horizons noircissent au Liban.

1-3 Gilles Munier : Affaire Hariri: faux passeport, made in France.

1-4 Affaire Hariri: l'interview fabriquée.

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Nasrallah est le seul qui fait peur à Israël, c'est notre leader.  

2-2 G. Houbballah : Quatre réseaux d'espionnage dévoilés !

2-3 Leila Mazboudi : Réseaux d’agents : « Israël » espionne les finances libanaises.

2-4 David Hury : Le camp laïc tente une sortie au Liban.

2-5 Manifestation à Beyrouth en faveur de la laïcité.

Fin  

3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 T. Slimani : Nasrallah « Israël est dans une impasse stratégique ».

3-2 Joumblat : "Nous sommes dans l'axe syro-iranien. Pourquoi désarmer le Hezbollah?" . 

3-3 Abir Taleb : Prémices d’une nouvelle confrontation ?

3-4 Nathalie Bontems : Liban-Israël: une guerre «entre le printemps et l'été».

3-5 Émile Khoury : Armement : le torpillage du dialogue est en bonne voie, via la proposition Joumblatt.

3-6 Point de vue de Robert Bibeau : La maladie infantile de la résistance. 

4 Annexe

4-1 Du Liban jusqu’au territoire syrien du Golan.

4-2 Toni Solo et Salah Ahmine : Entrevue avec Marie Nassif-Debs.

1 Dossier & Point de vue

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

1-1 Alain Gresh : Le Hezbollah et l’assassinat de Rafic Hariri.

Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah a donné un long entretien à la télévision Al-Manar le 31 mars sur les rumeurs rapportées par la presse libanaise concernant l’interrogatoire d’un certain nombre de membres du parti par le tribunal pénal international créé par les Nations unies à la suite de l’assassinat de l’ancien premier ministre Rafic Hariri, le 14 février 2005 (une partie de l’entretien est consacrée à d’autres questions, les armes de la résistance, les élections municipales, les relations avec la Syrie – nous les laisserons de côté – le texte intégral de l’entretien a été traduit sur le site d’Al Manar ; les citations reproduites ici ont été établies à partir d’une version anglaise de la BBC).

Ce n’est pas la première fois que des rumeurs rattachent le Hezbollah à l’assassinat de Hariri. Nous l’avions évoqué ici-même en mai 2009, « Le Hezbollah et l’assassinat de Rafic Hariri », notamment avec les informations données par l’hebdomadaire allemand Der Spiegel (comme nous le rappelions à l’époque, elles n’avaient rien de nouveau, et à plusieurs reprises depuis 2006, tel ou tel journaliste les avaient relayées).

Cette fois-ci, toutefois, les choses sont plus sérieuses, puisque que, comme l’a reconnu Nasrallah dans l’entretien, « le bureau du procureur général du Tribunal pénal international de Beyrouth a contacté un certain nombre de frères, certains d’entre eux sont affiliés avec le Hezbollah et d’autres sont de nos amis ou sont proches du Hezbollah ; il les a convoqués pour interrogatoire.

Cela est vrai ». Et il a ajouté que ces personnes étaient au nombre d’une douzaine et qu’une demi-douzaine d’autres allaient être également convoquées.

Il a précisé aussi que certaines avaient été contactées à la fin de 2008 ou, plus précisément, après les événements de mai 2008 qui avaient vu les milices du Hezbollah et d’Amal s’emparer de Beyrouth-Ouest

(Lire « Une semaine qui a ébranlé le Liban », Le Monde diplomatique, juin 2009).

D’autres avaient été convoqués en 2009, mais cela n’avait pas alors été rendu public. Nasrallah a refusé de répondre à la question de l’identité des personnes interrogées, notamment sur l’éventuelle présence parmi eux des dirigeants : il a invoqué la nécessaire confidentialité de l’enquête, se réservant le droit de revenir là-dessus plus tard. Il a aussi précisé qu’ils avaient été convoqués à titre de témoins et non de suspects.

Deux noms importants ont toutefois été révélés par la presse libanaise et étrangère.

Un article publié sur le site du lobby pro-israélien Washington Institute for Near East Policy, « Beirut Spring : The Hariri Tribunal Goes Hunting for Hizballah » de David Schenker (30 mars 2010) donne deux noms : al-Hajj Salim et Mustafa Badreddine ; le premier serait le chef d’une des unités spéciales de l’organisation qui était dirigée par Imad Moughniye, assassiné en février 2008, sans doute par le Mossad ; l’autre est le beau-frère de Moughniyeh et dirigerait les services de contre-espionnage du Hezbollah.

Rappelons que le contexte libanais a profondément changé depuis 2005, comme l’a confirmé la visite du premier ministre Saad Hariri en Syrie au mois de décembre 2009 et la réconciliation spectaculaire entre Walid Joumblatt, qui s’était déjà distancié des forces dites du 14-Mars, et le président Assad le 31 mars. Joumblatt a donné un entretien à Isabelle Dellerba Libération (3 avril), « Bachar al-Assad m’a dit : “Parlons, oublions le passé” ».

« Sur quoi vous êtes-vous mis d’accord lors de cette rencontre ? », lui demande la journaliste.

« Respecter les constantes suivantes : protéger la résistance libanaise – c’est-à-dire le Hezbollah – contre toute possibilité d’agression israélienne, continué à œuvrer pour la stabilité, la sécurité, le dialogue.

Enfin, les Syriens sont prêts à délimiter les frontières entre nos deux pays en commençant par le Nord. Quant à la zone des fermes de Chebaa, étant donné que c’est un territoire occupé par Israël, il est impossible de tracer les frontières là-bas maintenant. Ce sera plus logique après la libération. »

Joumblatt a aussi répondu à des questions sur les convocations de membres du Hezbollah par le tribunal.

« Des membres du Hezbollah ont été convoqués par le bureau du procureur du Tribunal spécial pour le Liban (TSL). Comment réagiriez-vous si le Hezbollah était accusé par le Tribunal d’être impliqué dans l’attentat contre Rafic Hariri ? »

« Nous voulons la justice et la stabilité. Nous ne voulons pas d’accusations politiques et je vous rappelle que ceux qui ont été convoqués l’ont été en tant que témoins, pas plus. »

« Une accusation visant le Hezbollah serait politique selon vous ? »

« Oui. »

Dans son entretien à Al-Manar, Nasrallah rappelle que la première mise en cause de son organisation est venue du Figaro en août 2006, juste après la guerre israélienne contre le Liban et le Hezbollah, et il y voit une relation de cause à effet.

Le secrétaire général du Hezbollah rappelle ensuite les diverses accusations lancées contre son mouvement, notamment par Israël, à propos du 11-Septembre et d’une soi-disant collaboration entre le Hezbollah et Al-Qaida, ou son implication dans le trafic de drogue ou la fabrication de fausse monnaie.

« Je dis que la dernière carte, la dernière arme, et le dernier point – à condition de comprendre la question dans ce contexte – pour cibler la résistance, les symboles de la résistance, et le mouvement de la résistance au Liban, est ce dossier qui a été ouvert et qui continue d’être utilisé après la guerre de juillet 2006 avec l’article du Figaro. Je crois que ni le Tribunal pénal international, ni l’enquête internationale, ni certaines forces politiques régionales ne sont étrangers à ce qui a été divulgué à l’époque.

C’est notre analyse politique. »

Nasrallah revient à plusieurs reprises sur la question des fuites et des informations relayées par la presse et qui se sont révélées sans fondement.

« L’histoire de la commission internationale indépendante d’enquête et du tribunal est pleine de fuites. (...) Ce n’est pas un cadre harmonieux. Il est mélangé. Il comprend des membres en provenance du Canada, des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et d’Australie. Bien sûr, il comprend aussi des Libanais, des Arabes, et des représentants de diverses nationalités. Il y a probablement des conflits et des différends au sein du tribunal. Sinon, comment expliquer que, durant ces quelques années il y ait eu de nombreuses démissions. Un fonctionnaire rejoint le tribunal et il ne reste pas un an, un greffier en chef s’y joint mais termine après à peine une courte période. Ainsi, le tribunal est un patchwork. Tout le monde y participe, sauf les forces du 8 Mars [l’opposition composée par le Hezbollah et le Courant patriotique libre] ; l’autre côté (la coalition du 14 mars) a aussi des employés dans le tribunal. Eh bien, avec un tribunal de ce genre, qui manque de cohésion et de discipline, il est naturel qu’il y ait des fuites, indépendamment du fait de savoir si elles sont bien intentionnées ou mal intentionnées, je ne veux pas discuter des intentions. »

Le but de ces campagnes est-il de détruire le Hezbollah ?

« Non, répond son secrétaire général, un tel but n’est pas réaliste. Le but est de déformer l’image du Hezbollah, car il jouit d’un grand respect et d’une grande crédibilité au Liban et dans le monde arabe et musulman. Toutes les tentatives de déformer son image au cours des dernières années n’ont abouti à rien. Même le discours confessionnel, qui a été utilisé au Liban n’a pas donné de résultats. »

Nasrallah revient ensuite sur les critiques qu’il fait à la commission internationale d’enquête et au tribunal. Il aurait fallut, dès le départ, qu’elle prenne en compte toutes les hypothèses, les probables et les moins probables.

« Or, dès le premier jour, la commission d’enquête n’a émis qu’une hypothèse. Cela signifie la politisation de l’enquête. Elle a désigné la Syrie et les quatre [officiers] libanais (libérés depuis). Elle n’a pas défini d’autres hypothèses, même pas l’implication du Hezbollah.

Je vais être méthodique et objectif. Ils n’ont pas envisagé Al-Qaida comme une hypothèse. Israël n’était pas non plus considéré comme une hypothèse. Tout service de sécurité dans le monde qui veut détruire le Liban et la région n’était pas une hypothèse. Il n’y a eu qu’une seule hypothèse : la Syrie et les officiers. Tous les efforts ont été consacrés à la collecte de faux témoins pour étayer cette hypothèse. Quand ils ont commencé à amener des témoins et interroger les gens, tous les interrogatoires étaient fondés sur cette hypothèse. Ils n’ont pas travaillé sur d’autres hypothèses. »

« Dès le premier jour, ils ont exclu Israël. (...) Je ne veux pas accuser Israël, parce que je n’ai aucune preuve. Je fais des analyses comme d’autres font d’autres analyses. Mon analyse de la responsabilité d’Israël est solide comme analyse politique, mais je n’ai pas de faits. Mais je dis et je le répète ce soir que ceux qui rejettent cette hypothèse insultent le Premier ministre martyr Rafic Hariri. Que disent-ils ? Qu’Israël n’aurait jamais tué le Premier ministre Al-Hariri ? C’est une insulte pour lui ».

(...) « Même quand l’hypothèse d’un groupe salafiste a surgi (avec l’arrestation d’un groupe dit des 13) – je ne les accuse pas car je n’ai pas pu les interroger –, la commission d’enquête n’a pas pris cette hypothèse avec le sérieux requis. Le dossier a été fermé, bien que politiques et responsables de la sécurité au Liban et le procès-verbal des interrogatoires mentionnent les aveux de certains de ces salafistes sur tout : l’accident de camion, Abou-Adas [qui a été arrêté et impliqué dans les enquêtes] l’assassinat, le kamikaze ; mais il a été dit plus tard qu’ils sont revenus sur leurs aveux. Personne ne sait comment ce dossier des 13 a été fermé ou comment ils ont fini. »

« Malgré toutes nos réserves, poursuit Nasrallah, nous voulons coopérer avec l’enquête. Comme tous les Libanais, nous voulons connaître la vérité. Nous avons condamné l’assassinat du ministre Al-Hariri depuis le début et estimé que c’était un tremblement de terre. Peut-être que j’ai été le premier à utiliser le terme de tremblement de terre, terme qui a ensuite été utilisé plus largement. »

Mais, ajoute-t-il, « nous ne coopérerons pas jusqu’au bout » si « la commission continue à encourager les fuites destinées à tromper l’opinion, si les faux témoins continuent à être protégés sans qu’il leur soit demandé des comptes. »
Alain Gresh

5 avril

http://blog.mondediplo.net/2010-04-05-Nasrallah-le-Hezbol...


1-2 khaled Asmar  : La cendre volcanique n’y est pour rien : les horizons noircissent au Liban.

nb Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Le président Sleimane milite-t-il contre le Tribunal international pour le Liban ?

Le sérieux quotidien "Al Hayat" a lancé un pavé dans la mare, en révélant, samedi 17 avril, que des milieux proches du président libanais ont demandé à Paris de suspendre le financement du Tribunal pénal international, qui doit juger les assassins de l’ancien premier ministre Rafic Hariri.

La présidence libanaise a démenti, mais sans convaincre.

Randa Takieddine, du quotidien « Al Hayat », affirmait samedi 17 avril que des personnalités libanaises proches du président Michel Sleimane ont souligné la nécessité de saboter le Tribunal international, pour éviter la déstabilisation du Liban. Les auteurs de cette demande, qui aurait été formulée devant une délégation officielle française, lors d’un récent séjour au Liban, invitaient indirectement la France à suspendre sa participation au financement du Tribunal, institué par le Conseil de sécurité de l’ONU. A défaut de financements, le Tribunal abandonnera sa mission, croit-on à Beyrouth.

Au Liban, ces révélations ont suscité une vive réaction, mêlant dégoût et déception. C

ertains médias à Beyrouth ont parlé de « scandale politique », accusant le président Michel Sleimane de défendre le Hezbollah, principal accusé après la Syrie [Lire ici notre analyse du 31 mars : Par conviction, sous la contrainte ou l’intimidation, le résultat est le même. Le président libanais embrasse le Hezbollah et Bachar Al-Assad]. Ce qui a nécessité la publication d’un démenti officiel de la Présidence. Mais le quotidien « Al Hayat » persiste et affirme que « des sources françaises ont même désigné le secrétaire général de la présidence libanaise, l’ancien ambassadeur du Liban à Paris, Naji Abou Assi, comme étant la personne qui a transmis cette demande ».

Rencontré à Paris, où il attend la reprise des vols aériens vers le Liban - le nuage volcanique venu d’Islande oblige - un proche du président Sleimane nous a affirmé que ces développements ne l’étonnent pas : « Il n’y a pas de fumée sans feu », a-t-il affirmé, non sans amertume et désolation. « Il faut savoir que nous sommes dans une sale situation. Le Hezbollah menace de réagir violemment si l’enquête s’approche de lui. Par l’intimidation, le parti de Hassan Nasrallah compte étouffer le Tribunal et le Président n’y peut rien », nous a-t-il affirmé, avant d’ajouter que « personne au Liban ne peut assumer les conséquences de la vérité ». Mais si les assassins de Hariri et de tant d’autres libanais, avant et après lui, réussissent ainsi à échapper à la justice, à narguer la communauté internationale, et à l’intimider pour bénéficier d’une immunité totale, rien ne les empêchera, à l’avenir, de récidiver. Les candidats à la liquidation sont nombreux au Liban. Il en va de tous ceux qui revendiquent la souveraineté et l’indépendance du pays, et qui réclament le désarmement des milices.

Bien que le nuage de cendre volcanique, venu d’Islande, n’est pas encore parvenu au Liban, les Libanais constatent que leurs horizons s’assombrissent. Ils craignent d’être « vendus » une nouvelle fois à la Syrie, réhabilitée par un Occident aussi lâche que maladroit et aveugle. Le journal américain « World Tribune » n’avait-il affirmé, la semaine dernière, qu’un conseiller du président Obama a suggéré un rapprochement entre Washington et le Hezbollah ? Le site israélien « Debka file » n’a-t-il pas souligné, ce week-end, que Washington et Téhéran négocient sous la table ? S’agit-il d’une capitulation occidentale devant l’axe syro-iranien ? Ou d’une volonté délibérée à renforcer cet « axe chiite » face à « l’axe sunnite », et préparer une nouvelle guerre de cent ans entre les deux branches de l’islam ?

Khaled Asma

19 avril 2010r

Nos informations, analyses et articles sont à la disposition des lecteurs. Pour toute utilisation, merci de toujours mentionner la source « MediArabe.info »

http://mediarabe.info:80/spip.php?article1825


1-3 Gilles Munier : Affaire Hariri: faux passeport, made in France.
Dans une interview au quotidien koweitien Al-Seyassah, Zouheir Siddiq, qui se présentait il y a quelques années comme un membre important des services secrets syriens au Liban, et prétendait tout savoir sur l'implication de la Syrie dans l'assassinat du Premier ministre libanais Rafic Hariri, refait parler de lui.

Réfugié de nombreux mois en France, sous haute protection, il vient de révéler que le Cabinet de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, lui avait remis, « pour le protéger », un faux passeport tchèque (1) lui permettant de quitter le territoire français alors que le Liban réclamait son extradition.

Condamné en 2009 à Abou Dhabi à 6 mois de prison et expulsé pour être entré dans les Emirats Arabes Unis avec de faux papiers d'identité, il dit qu'il « ne savait pas que ce passeport était faux ».
On attend la réaction du président français, et de savoir par la même occasion où en est l'enquête sur les faux vrais passeports français utilisés à Dubaï par le Mossad pour assassiner Mahmoud al-Mabhouh, dirigeant du Hamas. Le représentant des services secrets israéliens à Paris n'a toujours pas été expulsé - ne serait-ce que pour la forme - comme cela a été le cas à Londres.
Comme nous l'écrivions en juillet 2006 (2), Zouheir Siddiq était en fait un escroc protégé par Rifaat al- Assad, ancien dirigeant syrien réfugié en Espagne qui rêvait de renverser son neveu, le Président Bachar al-Assad. Selon Der Spiegel (22/10/05) Siddiq avait avoué à son frère être devenu « millionnaire » en récitant ce qu'« on » lui avait demandé de dire, notamment les noms de sept officiers du renseignement syrien et de quatre généraux libanais soi-disant impliqués dans l'assassinat.
(1) Siddiq: Forged Passport Given to Me by then Interior Minister Sarkozy's Office
http://www.naharnet.com/domino/tn/NewsDesk.nsf/Lebanon/BFDC994C7E4E53F6C2257703001BB738?OpenDocument
(2) Assassinat de Rafic Hariri : la piste interdite
Par Gilles Munier

12 avril

http://www.france-irak-actualite.com/pages/liban-assassinat-de-rafic-hariri-la-piste-interdite-16-7-06--1982672.html


1-4 Affaire Hariri: l'interview fabriquée.

Lors de sa libération, le général Jamil Sayyed, ancien directeur de la Sûreté générale libanaise, incarcéré pendant 4 ans – avec trois autres officiers – à la suite des déclarations de Zouhair Siddiq l’accusant d’être impliqués dans l’assassinat de Rafic Hariri, avait demandé à la justice libanaise l’extradition de l’escroc « pour qu’il soit jugé au Liban avec ses complices, notamment le procureur général près la cour de cassation Saïd Mirza, le commandant Wissam Hassan, le journalistes Farès Khachan, le conseiller Hani Mahmoud et d’autres qui ont participé au crime de fabrication de faux témoins ». Il aurait pu ajouter le nom du juge Detlev Mehlis, connu pour étouffer les coups tordus des services secrets occidentaux ou israéliens (1).

Selon le général Sayyed, Siddiq serait toujours dans les Emirats Arabes Unis (EAU).

L’interview accordée au quotidien koweitien As-Siyassa aurait pour but d’empêcher son extradition vers la Syrie (où on lui poserait les bonnes questions). Ce rebondissement lui permettrait d’être convoqué à La Haye par le Tribunal Spécial Libanais (TSL) et de le protéger, ainsi que ses complices. Ceux qui ont fabriqué ce faux témoin, dit le général Sayyed, « ont préparé l’interview en y ajoutant l’élément nouveau désormais à la mode, de l’accusation contre le Hezbollah ». On va voir si le TSL va tomber dans le panneau, alors que son porte-parole avait déclaré, en 2009, l’individu pas crédible et ses déclarations sans intérêt.

Arrêté en France en 2005,  Zuhair Siddiq avait été libéré en 2006 et logé aux frais de l’Etat à Chatou (Yvelines) jusqu’en mars 2008, puis « disparu ». Le député socialiste Gérard Bapt – président du groupe d’amitié France-Syrie – s’en était étonné. Il avait interrogé Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, et Rachida Dati, ministre de la Justice, pour leur demander comment un « témoin clé », faisant l’objet d’un mandat d’arrêt international et d’une demande d’extradition de la part du gouvernement libanais, avait pu aussi facilement disparaître. La France, disait-on, n’avait pas assumé ses engagements internationaux « au motif qu’il n’était pas possible d’extrader un prévenu vers un pays qui applique encore la peine de mort ». Un peu court, comme justification…

Le général Sayyed fait également remarquer que la remise par le Cabinet de Nicolas Sarkozy – alors ministre le l’Intérieur - du faux passeport tchèque ayant permis à Siddiq de quitter la France, est également un élément nouveau. Jusque là, c’est Jacques Chirac qui faisait figure d’accusé.

* Lire : Affaire Hariri : faux passeport, made in France

21 avril  



2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

2-1 Nasrallah est le seul qui fait peur à Israël, c'est notre leader.  

En Israël, le secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah n’a jamais cessé d’être une véritable source de préoccupation.

Une fois de plus, une nouvelle affaire est venue le confirmer.

La date est certes bien symbolique: « Journée de la terre » fêtée pour commémorer l’usurpation de la Palestine. Lors de la marche organisée par les Palestiniens des territoires de 1948 à cette occasion,  des jeunes ont brandi les portraits du secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah et de son dirigeant militaire le martyr Imad Moughniyé.
Interrogés par le quotidien israélien Maariv, ces jeunes originaires de la ville Soukhnine, ont qualifié Sayed Nasrallah de leur «  leader, le seul qui s’occupe d’eux, le seul qui fait peur à Israël ».
Selon l’un d’entre eux, «  ce portrait veut dire que je n’aime pas Israël, que Nasrallah est notre seul leader,  qu’il est le seul qui avance sur le bon chemin ». Il a assuré que « la majeure partie des Palestiniens des territoires de1948  partagent son point de vue, mais ont peur de l’exprimer », ce que ses camarades ont acquiescé, rapporte le correspondant du journal israélien.  Ce dernier ajoute que les jeunes palestiniens lui ont confié qu’Israël n’est pas leur état, qu’ils sont musulmans et rêvent d’un dirigeant musulman fort qui les commande, et qui s’illustre par Sayed Nasrallah. Le journaliste du Maariv rapporte également des propos comme : Sayed Nasrallah nous parle de Musulman à Musulman, il nous rappelle les citations du prophète Mohammad, il s’intéresse à nous, tous les Arabes le soutiennent, il a beaucoup d’impact sur nous.
Certains jeunes ont expliqué leur amour pour le numéro un du Hezbollah par le fait qu’il leur a offert sa dernière victoire contre Israël,  qu’il combat pour eux,  pour que l’on puisse prier dans la mosquée d’AlAqsa, il combat pour un réel changement, c’est vrai homme qui n’a peur de rien , c’est le seul qui a fait peur à tout Israël.
Depuis cette affaire, elle a été particulièrement évoquée par les médias israéliens. Alors que certains l’ont minimisée, d’autres ont considéré qu’elle est la preuve irréfutable du grand écart qui sépare Israël en tant qu’entité des Palestiniens des territoires palestiniens de 1948.

10/04

 http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=133004&language=fr


2-2 G. Houbballah : Quatre réseaux d'espionnage dévoilés !
Une fois de plus les services de  renseignement de l'armée libanaise ont réussi un coup de filet à ajouter dans les annales des services de renseignements militaires libanais: en effet quatre réseaux d’espionnage travaillant pour le compte du Mossad ont été dévoilés, leurs chefs ont été arrêtés et sont soumis à des interrogatoires.
Selon le quotidien libanais ad-Diar, ces agents ont reconnu que le Mossad  les a recrutés en Europe et les a chargés de missions d’espionnage dans diverses régions du Liban notamment concernant tous les postes militaires situés dans le nord, ceux de Beyrouth, de la banlieue sud et de la région frontalière avec la Syrie connu sous le nom d’al-Masnaa.  
Ils ont reconnu que le Mossad les a équipés d’un matériel électronique très sophistiqué, comme un téléviseur LCD relié à un satellite.
Toujours selon, le quotidien ad-Diar, d'autres réseaux d’espionnage ont été démantelés par les services de renseignements militaires libanais mais leur dossier reste top secret  jusqu'à ce que les enquêtes soient terminées, et ce dans le but de réunir de plus amples informations sur leurs missions et leurs rôles qui leur étaient confiées.
A noter que parmi les agents arrêtés seul l’agent Jawdat Khoja a contacté le Mossad et ce en l’an 2000 : ce dernier lui a garanti une couverture à travers une société étrangère qui vend des pièces détachées de voitures et ce pour justifier ses voyages permanents !
Ainsi, il s’est rendu dans plusieurs pays européens où il s'est entretenu avec des officiers du Mossad, qui l’ont entrainés à manipuler du matériel de surveillance électronique sophistiqué.. Parmi ses missions celui de rendre un aperçu complet de toutes les positions militaires dans le nord, la banlieue sud de Beyrouth et la région d’al-Masnaa.
Les autres agents ont été recrutés ou contactés par le Mossad à l’étranger !
La majorité de ces agents arrêtés ont été assignés à détruire tout leur data après la guerre de juillet 2006 y compris leur matériel d’espionnage !
Parmi ces agents, certains étaient chargés de recueillir des informations sur les camps palestiniens de Beyrouth, et plus particulièrement de Bourj al barajné alors que d’autres avaient pour mission d'installer des caméras sur les points de contrôle frontaliers avec la Syrie pour surveiller les entrées et les sorties vers la Syrie et le Liban !
Par ailleurs, quatre personnes ont été inculpées d'espionnage au profit de l’ennemi israélien par un juge militaire, a indiqué une source judiciaire libanaise. "Les quatre suspects, tous Libanais, ont été inculpés d'espionnage au profit d' « Israël » et pour avoir fourni des informations sur des postes civils et militaires ainsi que sur le Hezbollah", a précisé cette source qui a requis l'anonymat.
Deux des accusés sont en détention, les autres sont en fuite, a-t-elle ajouté.
"L'un des suspects en détention a avoué avoir été en contact avec les deux autres (en fuite), qui sont selon lui sont en Israël", a dit cette source. Les autorités libanaises ont lancé en avril 2009 une vaste opération contre les réseaux d'espionnage israéliens présumés. Plus de 70 personnes ont été arrêtées, dont des policiers et des membres des forces de sécurité équipés de matériels de surveillance et de communication dernier cri.
Le crime d'espionnage pour l’ennemi israélien est passible d'une peine de travaux forcés à perpétuité ou de la peine de mort s'il est prouvé qu'il a provoqué la mort de citoyens libanais.
Bien sûr… l’ennemi israélien n'a fait aucun commentaire au sujet de ces arrestations.
G. Houbballah

20 mars -

http://www.almanar.com.lb/...


2-3 Leila Mazboudi : Réseaux d’agents : « Israël » espionne les finances libanaises.

Nouvelle arrestation dans le cadre  du feuilleton des réseaux d’espionnage travaillant au Liban pour la solde de l’ennemi sioniste.
Selon le quotidien libanais arabophone Al-Akhbar,  l’agent Mounir S. (originaire du casa de Jbeïl) a été arrêté il y a deux semaines et s’avère travailler pour le compte d’Israël depuis 2005.    
 Or, cette fois-ci, le coupable est  très différent de ses compères. Alors que ces derniers étaient chargés de missions sécuritaires, de surveillance, de collecte d’informations sur les militants de la Résistance, voire d’assassinats, Mounir qui est un employé haut placé dans la Banque libano-canadienne était chargé de missions dans le monde des finances.
Sachant qu’il dirige un  département consacré au blanchiment de fonds, ce qui lui permet d’avoir accès à tous les transferts de fonds opérés, ainsi qu’à tous les comptes bancaires de tous les détenteurs de comptes. Il peut également enquêter sur des transferts et des comptes bancaires qui semblent douteux, tout en obtenant toutes les informations nécessaires.
 A la foi des proches de l’inculpé, interrogés par le correspondant d’Al-Akhbar, Mounir aurait été recruté par son frère, Michel, ancien membre des Forces Libanaises puis membre de la milice collaboratrice d’Antoine Lahad, ALS, et qui a fui en Palestine occupée depuis le retrait israélien du Liban en 2000. Mounir aurait effectué dernièrement de nombreux voyages à l’étranger.  
Selon une source informée sur l’enquête en cours au Liban, les détails techniques sollicités par le Département des renseignements des Forces de sécurité intérieure (FSI), dont entre autre sur la personnalité de l’inculpé, laissent présager qu’il avait fourni un travail énorme à l’entité sioniste.
Il semble également qu’Israël ait voulu s’infiltrer dans tout le système bancaire libanais, aussi bien pour s’informer des sources de financement de la résistance que pour collecter des informations liées aux domaines sécuritaire, militaire, économique et financier.
Certains observateurs ont opéré un lien entre cette affaire et une affaire qui remonte à 2006, lorsque des Israéliens disposant de la nationalité canadienne ont porté plainte contre la banque en question, réclamant des indemnisations de millions de dollars, sous prétexte qu’ils ont été blessés durant la guerre de juillet 2006 par les roquettes de la résistance libanaise.
Les plaignants israéliens avaient également prétendu que la banque qui possède une branche dans le Québec facilitait le financement de la Résistance par le biais de deux fondations, « Yousr » et «  Ash-Shahid », et qui figurent dans la liste américaine des organisations terroristes. Cette plainte et d’autres portées aux États-Unis avaient été perçues par les gens du milieu comme étant un chantage qui vise le secteur banquier libanais dans le monde et qui voudraient lui soustraire des indemnités. L’une d’entre elles a d’ailleurs été rejetée depuis deux mois, rapporte Al-Akhbar.

3 Avril

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2-4 David Hury : Le camp laïc tente une sortie au Liban.

Dans un pays où les dix-huit communautés se partagent tout l’espace public, quelques milliers de personnes ont manifesté dimanche pour « desserrer l’étreinte ».

Sans illusions.
« Ma confession ne te regarde pas. » C’est l’un des slogans de la Laïque Pride qui a réuni quelques milliers de personnes dimanche au Liban, pays aux 18 communautés qui « étouffent » leurs membres, selon l’expression d’un des manifestants.
L’appartenance communautaire est un marqueur indélébile pour les Libanais. Elle les empêche de se marier civilement, obligeant les couples mixtes à convoler à l’étranger à grands frais, à moins que l’un des deux époux ne se convertisse. Au moment du décès, les règles de succession diffèrent suivant les rites, instaurant de fait une inégalité de traitement entre, par exemple, une femme chiite, une sunnite, une Druze ou une chrétienne.
Des quotas limitent l’accès aux hauts postes administratifs dont l’attribution répond en conséquence rarement à des critères de compétence. Les mandats politiques, du sommet de l’État aux conseils municipaux, sont également partagés à l’unité près.
À l’Assemblée nationale, la norme fixe l’égalité des sièges entre chrétiens et musulmans, et la répartition de chaque moitié entre les différentes confessions.
Le projet de la marche des laïques est né sur Facebook de l’indignation d’un petit groupe de jeunes libanais vivant entre Paris et Beyrouth, à la suite d’une tentative d’interdiction d’un festival de rock par des instances catholiques. « Une énième interférence du religieux dans la vie sociale », estime Nasri Sayegh, l’un des organisateurs. L’idée d’une « Laïque Pride » a fait mouche : « En quelques heures plus de 2 000 personnes avaient virtuellement annoncé leur participation à la marche, nous incitant à la transposer dans le monde réel. »
Mission réussie : les manifestants, surtout des jeunes, étaient plus nombreux que prévu et heureux de s’en apercevoir car, dans le fond, « on sait bien que notre revendication est utopique dans le contexte libanais », dit Grégory, un professeur d’université.
« L’important c’est de maintenir la flamme, d’entretenir la perspective d’une alternative au système politique actuel, incontestablement en panne », fait valoir le sociologue Ahmad Beydoun, pour qui les chances de succès sont infimes, car la dynamique n’est absolument pas relayée au niveau politique. « Les Libanais sont sortis de la guerre de 1975-1990 avec l’angoisse qu’elle éclate à nouveau un jour, ou que telle ou telle communauté tente par des moyens politiques d’opprimer telle autre, de lui ôter ses droits. »
La tension reste vive, pas seulement au niveau interreligieux - entres musulmans et chrétiens - mais aussi au niveau intercommunautaire, notamment entre chiites et sunnites.

Levée de boucliers générale
Les questions relevant en apparence du statut personnel remettent en cause le système politique tout entier, souligne Ahmad Beydoun. Ainsi justifie-t-on qu’une Libanaise mariée à un étranger ne puisse transmettre sa nationalité à ses enfants. « Chaque réforme entraîne les chefs communautaires dans des calculs pour mesurer son impact sur les équilibres démographiques. Chaque décision en mesure de desserrer le pouvoir des religieux apparaît comme une menace pour la cohésion communautaire. »
D’où la levée de boucliers générale. Côté musulman, la laïcité bute sur le fait que les règles du statut personnel sont parties intégrantes de la charia, la loi coranique ; côté chrétien, les réticences se situent davantage au niveau politique, car les quotas confessionnels font rempart contre le recul démographique de la communauté.

(Par Sibylle Rizk - Lundi, 26 avril 2010)


2-5 Manifestation à Beyrouth en faveur de la laïcité.

Quelque 3.000 personnes ont participé dimanche à Beyrouth à une "Laïque Pride", réclamant l’instauration du mariage civil et l’abolition du confessionnalisme politique dans ce pays de cinq millions d’habitants où cohabitent pas moins de 18 confessions religieuses.
"Le mariage civil, pas la guerre civile", proclamait une banderole, allusion au fait que lorsque deux personnes de confessions différentes veulent s’unir, elles doivent aller se marier à l’étranger, le plus souvent à Chypre, si aucun des conjoints ne souhaite se convertir à la religion de l’autre.
Le Liban a mis en place en 1943 un système de partage du pouvoir qui accordait aux chrétiens la majorité au Parlement et stipulait que le président doit être maronite, le Premier ministre un sunnite et le président du Parlement, un chiite.
L’accord de Taëf qui a mis fin à la guerre civile de 1975-1990 a donné aux musulmans la parité au Parlement et prévu l’abolition du confessionnalisme, mais le système persiste et des quotas basés sur la religion sont observés dans l’administration, l’armée et l’éducation. "Nous ne pouvons vivre dans un pays où les professeurs d’université libanais ne peuvent être embauchés à plein temps que s’ils ne dépassent pas les quotas de l’année", explique Kinda Hassan, l’une des organisatrices de la manifestation.
"Nous ne pouvons vivre dans un pays où ils répartissent les postes de ministres en fonction de leur confession, non de leurs mérites".
Les hommes politiques se sont jusqu’ici opposés aux tentatives de réformer le système électoral libanais, par exemple en introduisant la représentation proportionnelle pour diluer le pouvoir des factions basées sur le confessionnalisme.
"Le confessionnalisme affecte pratiquement tout le monde au Liban, que ce soit pour le mariage, l’emploi, la vie sociale", déplore Aman Makouk, une enseignante retraitée de 62 ans.
"Même au gouvernement pourquoi faut-il que le président soit un maronite ? Ce pourrait être un musulman, un druze, ou quelqu’un d’autre".
"Au lieu de se débarrasser de cette mentalité, les gens s’y enferment de plus en plus".
"Le système libanais accorde une part du pouvoir à chaque communauté, ce qui n’est pas un petit acquis pour un pays aussi divisé dans une région violente et explosive", fait valoir Paul Salem, directeur pour le Proche-Orient du Carnegie Endowment for International Peace. "Mais le système devrait permettre davantage de concurrence, de progrès et d’évolution", nuance-t-il en prônant une réforme électorale, la décentralisation et la fin des quotas au Parlement.
Mais des telles réformes seraient difficiles à faire adopter en raison de l’opposition de l’oligarchie au pouvoir.
"Dans tout pays où vous avez quatre ou cinq hommes politiques tenant le haut du pavé, ils ne vont pas partager volontiers leur pouvoir ou changer le système d’une manière qui les affaiblirait".
La peur est un autre obstacle à changer, ajoute Salem.
"Une personne peureuse s’accroche à ce qu’elle connaît. Et toute les communautés au Liban ont peur. Tout le monde a peur, tout le monde est une victime, de sorte qu’il est difficile de les convaincre de changer".

« C’est mon cœur qui m’a dit d’être ici, s’enthousiasme Rajah, un graphiste de 40 ans. C’est impensable que nous soyons, nous Libanais, encore à l’âge de pierre concernant les droits humains ! » Perdu dans la foule sur le front de mer de Beyrouth, il regarde avec émotion les banderoles de toutes les couleurs réclamer l’égalité homme-femme, l’instauration du mariage civil, l’abolition du confessionnalisme politique et plus généralement la laïcité pour ce pays où 18 communautés religieuses cohabitent.
A 11h30, le cortège quitte la Corniche d’Aïn el-Mreisseh, direction le Parlement libanais, dans le centre-ville. Alexandre Paulikevitch, danseur, chorégraphe et co-organisateur de cette marche citoyenne, s’étonne de la mobilisation. Lancée il y a moins de 6 mois par cinq amis sur une page Facebook, cette Laïque Pride s’est répandue comme une traînée de poudre sur tous les réseaux sociaux libanais. Paulikevitch attendait à peine 1.000 personnes, le quadruple a répondu à l’appel : « C’est juste incroyable de voir tout ce monde ici ! Il y a des gens de tous âges, de tous horizons ! Je ne sais pas si cette marche changera quelque chose, mais c’était important de faire entendre notre voix. »
Dans la manifestation, les slogans scandés au mégaphone et repris par ces partisans de la laïcité, sont clairs : « Quelle est ta confession ? De quoi je me mêle ! », « On veut le mariage civil, pas la guerre civil », « La laïcité est la solution » ou encore « Ni française, ni turque, vive la laïcité à la libanaise ! ».
Ces Libanais sont venus en famille, avec leurs enfants, ou simplement en couple comme Ghada et Fadi. Ces derniers, de religions différentes, ne peuvent pas se marier sans que l’un ne se convertisse à la religion de l’autre. Victimes du système confessionnel censé protéger les minorités, Ghada et Fadi n’ont qu’une solution : s’envoler pour Chypre ou ailleurs pour contracter un mariage civil. Un choix que de nombreux jeunes Libanais sont acculés à faire. « Ça n’a pas de sens de devoir quitter notre pays pour nous marier ! Nous, nous voulons vivre ensemble malgré nos différences ! », poursuit Fadi.
Arrivée à 200m du Parlement, la manifestation se fige : un cordon policier empêche le passage. Intraitables, les forces de l’ordre ne bougent pas d’un centimètre. Dans la foule, musiciens et chanteurs prennent le relais, dans la foulée de l’hymne de cette marche écrit par le rappeur Rayess Bek. « Les hommes politiques ont peur de nous et de notre projet, assure Joseph Younès, membre du collectif d’organisation. Nous représentons la fin de leur système politique. Ce n’est pas étonnant si on nous barre la route du Parlement. » A midi, alors que la foule continue de chanter en chœur devant des policiers amusés, le muezzin de l’une des nombreuses mosquées du centre-ville de la capitale libanaise lance son prêche. Une image ne manquant pas de sel.
Finalement, les manifestants se dispersent rapidement, toujours en chantant. En repartant du centre-ville par où elle était arrivée, Tania se pose une question : « Je me demande si les Libanais étaient nombreux au Trocadéro à Paris, ce midi, pour leur Laïque Pride... »

( Par David Hury, dimanche 25 avril 2010 )

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article1778


n°131 - Les dossier du LIBAN - 28-04 - : Fin :- Liban-Israël: une guerre «entre le printemps et l'été».

n°131 - Les dossier du LIBAN - 28-04 - : Fin  :- Liban-Israël: une guerre «entre le printemps et l'été».



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers du Liban n°131 du 28-04

C.De Broeder & M.Lemaire

 



Le " dossiers du liban" est  visible  sur mes blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

NB: Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 T. Slimani : Nasrallah « Israël est dans une impasse stratégique ».

3-2 Joumblat : "Nous sommes dans l'axe syro-iranien. Pourquoi désarmer le Hezbollah?" . 

3-3 Abir Taleb : Prémices d’une nouvelle confrontation ?

3-4 Nathalie Bontems : Liban-Israël: une guerre «entre le printemps et l'été».

3-5 Émile Khoury : Armement : le torpillage du dialogue est en bonne voie, via la proposition Joumblatt.

3-6 Point de vue de Robert Bibeau : La maladie infantile de la résistance. 

4 Annexe

4-1 Du Liban jusqu’au territoire syrien du Golan.

4-2 Toni Solo et Salah Ahmine : Entrevue avec Marie Nassif-Debs.


3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 T. Slimani : Nasrallah « Israël est dans une impasse stratégique ».

Le secrétaire général du Hezbollah Nasrallah, a affirmé qu'Israël se trouve aujourd'hui dans une impasse stratégique, car il est incapable de parvenir à la paix, comme il est incapable d'enclencher une guerre quand il veut.

Dans l'immédiat et dans un proche avenir, il n'y a aucune garantie pour qu'Israël réalise une victoire dans une éventuelle confrontation.

Dans une interview accordée ce soir à la chaine satellitaire libanaise al-Manar, Nasrallah a indiqué qu'Israël quand il s'assure qu'il existe une position solide entre le Liban, la Syrie et la Palestine, et se convainc des potentiels de la résistance, il reconsidère beaucoup de choses avant de prendre un pas en avant, soulignant que la résistance est plus puissante, plus prête qu'avant du point de vue, préparation, culture, foi, matériel, et effectif pour affronter toute agression israélienne.

Sur la visite aujourd'hui du député libanais, Walid Joumblatt, à Damas, Nasrallah a estimé que cette visite est un intérêt pour les Libanais, pour la conjoncture politique au Liban et pour les relations libano-syriennes, ajoutant "Nous aspirons toujours à aller en avant pour bénéficier des expériences du passé, cependant le grand souci pour le Liban à l'avenir reste les défis sur plusieurs plans.

"Ce qui est arrivé aujourd'hui est un bon résultat, ce qui représente pour nous une occasion afin de remercier le président Bachar al-Assad s'est comporté envers cette donne avec beaucoup de neutralité sans trop insister sur les considérations personnelles ou les observations et les polémiques qu'a suscitées cette affaires à plusieurs niveaux, cela a été constaté même lors de son entretien télévisuel à la chaine al-Manar dernièrement", a-t-il ,ajouté.

"Le président al-Assad s'est comporté en tant que grand chef arabe ayant un diagnostic stratégique sur la nature du conflit dans la région et des priorités de ce conflit qui déterminent les relations actuelles et celles de l'avenir", a-t-il expliqué. Evoquant l'entretien du président al-Assad accordée dernièrement à al-Manar, Nasrallah a déclaré qu'il a suivi de près cet entretien pour sortir avec le constat suivant: La Syrie dispose de normes à savoir, Israël est l'ennemi, par conséquent le Liban doit être un Etat fort est immunisé pour repousser toute agression israélienne et cela fait parti de son engagement patriotique et national, en partant de l'idée ce qui peut nuire au Liban nuira certainement à la Syrie et vis-versa.

"Nous trouvons toujours la Syrie aux côtés de la résistance et dans ses pires circonstances et n'a jamais accepté de marchander ou de comploter contre elle. Je me souviens, en /2004/ en pleine crise syro-libanaise, au moment de la multiplication des pressions sur la Syrie pour sortir du Liban, de grands dirigeants sont allés jusqu'à proposer à la Syrie de mettre fin à l'existence de la résistance libanaise en contrepartie, ils garantissent un engagement international pour que le Liban restera sous le pouvoir syrien mais al-Assad a rejeté cette transaction", a-t-il assuré.

En ce qui concerne les accusations lancées contre Hezbollah au sujet de l'assassinat de l'ancien premier ministre libanais, Rafic al-Hariri, Sayyed Nasrallah a affirmé que ces accusations sont médiatiques et politiques et visent à nuire à la résistance et à son rôle dans l'affrontement d'Israël, précisant que le procureur général de la Cour Internationale de Justice a qualifié les accusations de "politiques et médiatiques" et qu'il n'a lancé aucune accusations jusqu'à présent à n'importe qui au Hezbollah.

Il a souligné, à cet effet, que l'échec d'Israël de réaliser un changement démographique au Liban, notamment au sud, l'a poussé à œuvrer pour impliquer la résistance dans des conflits intérieurs et des émeutes confessionnelles au Liban pour déformer son image dans le cadre d'une campagne internationale en l'accusant une fois de terrorisme et une autre de trafic de stupéfiants, de blanchissement de l'argent et de la falsification de monnaie.
Il a affirmé, à cet effet, que le Hezbollah ne restera pas silencieux devant aucune accusation politique ou médiatique, vu qu'il est une force politique qui existe au sein du gouvernement et de la chambre des députés libanaise.

"Nous voulons coopérer avec la Cour Internationale pour faire face à toute tromperie, et toute accusation contre la résistance aura de grands effets à tous les niveaux au Liban", a dit Sayyed Nasrallah.
Abordant la question de l'accord sécuritaire libano-américain, Sayyed Nasrallah a souligné qu'il porte de graves contenus car les classements qu'il offre sont dangereux aussi que le fait qu'il ouvre la porte devant les Américains pour s'ingérer dans tout au Liban.

T. Slimani

01 Avril

L.A. http://www.sana.sy/fra/55/2010/04/01/280791.htm


3-2 Joumblat : "Nous sommes dans l'axe syro-iranien. Pourquoi désarmer le Hezbollah?" . 

Le chef du PSP le député Walid Joumblatt a estimé que le Liban se situe aujourd'hui dans l'axe Syrie-Iran pour préserver son unité nationale.

Dans un entretien au quotidien libanais francophone l'Orient le Jour, il a affirmé: "Nous faisons partie de l'axe irano-syrien en vue de protéger l'unité nationale du pays, et nous ne pouvons que rester dans cet axe".
  "Nous ne pouvons pas parler de relations d'égal à égal entre le Liban et la Syrie. La moitié du Liban est en Syrie, de quelles relations d'égal à égal parlons-nous alors?
  Joumblatt a appelé à se concentrer sur la stratégie défensive au lieu de mettre en cause les armes du Hezbollah, ajoutant "je n'ai pas oublié les leçons du 7 mai".  
"Personne ne peut obliger le Hezbollah à livrer ses armes, en tous cas, pourquoi doit-il le faire? L'armée libanaise ne possède pas les munitions indispensables pour faire face à Israël, alors que le danger et les menaces israéliennes n'ont pas changé depuis des décennies", a-t-il indiqué.  
Abordant les évènements du 7 mai 2008, Joumblatt a reconnu avoir commis une erreur stratégique en décrétant deux décisions gouvernementales qui stipulent l'ouverture d'une enquête liée au réseau de communications du Hezbollah et au changement du service de sécurité de l'aéroport.  
Par ailleurs, le chef du PSP a indiqué dans une interview au quotidien Al Akhbar s'être retourné au choix arabe qui ne sabote pas l'indépendance du pays et qui ne s'oppose pas à son identité arabe.
"J'ai réalisé mon erreur, mais d'autres ne l'ont pas fait. Ils ont cru au soutien américain au sujet de l'ancien gouvernement pour élire le président", a-t-il reconnu.  
Commentant les positions du chef des Forces Libanaises Samir Geagea, Joumblatt a déclaré: "Geagea nous ramène aux années 1982 et 1983 lorsqu'on débattait de la légitimité des armes palestiniennes. Aujourd'hui ils mettent en cause l'arme de la résistance, et demain la doctrine arabe de combat chez l'armée, et l'accord de la trêve avec Israël comme prélude à signer un accord de paix avec l'ennemi. Ils veulent une armée sans aucune doctrine de combat arabe pour s'y infiltrer, comme ce fut le cas avec l'accord sécuritaire. Tout ceci m'inquiète".  
Et de poursuivre, "Cet homme (Geagea), je ne sais pas ce qu'il recherche. Dans son rapport sur la stratégie défensive, il a appelé à envoyer 4000 soldats libanais pour combattre Israël. C'est sûr que nous allons les perdre tous, au moment où nous les entrainons pour protéger la stabilité interne et prévenir le chaos.  Au lieu de coordonner entre l'armée et la résistance, nous allons perdre l'une des deux".
"Geagea dévoile jour après jour sa pensée, adopte un discours inquiétant, et ne veut pas tirer de leçons du passé. Je ne peux plus le comprendre. Je ne sais pas comment pourrons-nous protéger le reste de la présence chrétienne au Liban. En cas de chaos, ces derniers chrétiens quitteront le pays. Que feront alors les autres?", s'est interrogé le chef du PSP Walid Joumblatt.

23/04   

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=134641&language=fr


3-3 Abir Taleb : Prémices d’une nouvelle confrontation ?
Liban-Syrie-Israël. Les accusations israéliennes, selon lesquelles Damas aurait fourni des missiles Scud au Hezbollah, font monter la tension dans la région.

Et pourraient servir de prétexte pour une nouvelle agression israélienne.
Tous les ingrédients d’une nouvelle confrontation entre le Hezbollah et l’Etat hébreu sont aujourd’hui réunis. La tension est en effet montée d’un cran dans la région, notamment entre Damas et Tel-Aviv. A l’origine, les accusations formulées par le président israélien, Shimon Pérès, reprochent à Damas de fournir des missiles Scud pouvant atteindre le territoire israélien au Hezbollah libanais. Les accusations ont certes été niées par le régime syrien ; cependant, de nombreux observateurs craignent que la confrontation soit quasi certaine, d’autant plus que la tension est vive depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois, et que l’éventualité d’une nouvelle guerre entre le Hezbollah et Israël est de plus en plus évoquée. Pour eux, la situation actuelle s’apparente étrangement à celle qui prévalait dans la zone à la veille du conflit de juillet 2006 entre Israël et les combattants du Hezbollah. Cette guerre, se rappelle-t-on, avait fait d’importants dégâts matériels et des centaines de morts au Liban, dans les bombardements aveugles de l’aviation israélienne.
La crise a pris de plus grandes proportions cette semaine avec le feu vert qu’aurait donné l’administration américaine à Israël pour frapper le Liban. Suite aux accusations lancées par le président israélien à Damas, les Etats-Unis ont réagi en se déclarant « de plus en plus inquiets » de l’éventuel transfert de missiles Scud, qui, selon eux, ferait peser « un risque important » sur le Liban. « Par cette position, (les Américains) encouragent Israël à mener une agression contre le Liban qu’ils tentent de cautionner au niveau international », a déclaré samedi dernier le député chiite Ali Fayyad. « Ainsi, les Etats-Unis se placeraient en position de complice en cas d’agression », a prévenu le député. Ces déclarations « exacerbent la tension et menacent directement la stabilité de la région », a-t-il ajouté, accusant Washington de tenter « de camoufler ses échecs ainsi que ceux d’Israël » au Proche-Orient.
M. Fayyad a qualifié les accusations israéliennes de « suppositions », précisant que « le Hezbollah n’(avait) pas coutume de commenter les fabulations israéliennes concernant l’arsenal qu’il possède ». Quant à la Syrie, dont les relations avec les Etats-Unis se sont améliorées après plusieurs années de tensions, elle a nié les allégations israéliennes, accusant l’Etat hébreu de préparer le terrain « à une éventuelle attaque dans la région ». Le gouvernement du président Bachar Al-Assad, qui a qualifié ces accusations d’« infondées », voit à travers ces gesticulations israéliennes une volonté de nuire aux nouvelles relations entre la Syrie et les Etats-Unis.

Abir Taleb

http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2010/4/21/marab1.htm


3-4 Nathalie Bontems : Liban-Israël: une guerre «entre le printemps et l'été».

Beyrouth risque d'être entraîné dans un conflit entre Jérusalem et Téhéran.

Les envolées belliqueuses sont coutumières au Moyen-Orient, mais le Liban est bien payé pour savoir que les gestes peuvent aussi y être joints à la parole. A tel point qu'au pays du Cèdre, on ne se demande pas si il y aura une nouvelle guerre, mais quand.

Prévoir la date des prochains combats est d'ailleurs devenu un sport national, à coups d'arguments plus ou moins crédibles: au printemps, lorsqu'il y aura moins de nuages et donc une meilleure visibilité pour les avions israéliens?

A l'été, pour torpiller la saison touristique?

Les analystes de tout poil s'en donnent à cœur joie.

Une autre certitude se greffe à l'inéluctabilité d'une nouvelle guerre: celle de savoir que le conflit de Juillet 2006 - qui a fait 1.300 morts et plus d'un million de réfugiés - ressemblera probablement à une promenade de santé en comparaison de ce qui se prépare.

Cela fait des mois que les officiels israéliens le martèlent: le Liban tout entier sera tenu responsable et puni en conséquence, en cas de nouvelle escalade avec le Hezbollah.

Dès 2008, Gadi Eisenkot, le commandant israélien des opérations de la zone Nord, a théorisé la «doctrine Dahiyé», du nom de la banlieue sud de Beyrouth presque rasée en 2006, et qui serait étendue à l'ensemble du Liban. Voire plus loin.

Car en sus de ce déjà sinistre tableau, le conflit pourrait s'élargir à d'autres pays de la région, en particulier la Syrie. Le fait est surprenant compte-tenu de l'histoire de la région: en dépit de sa rhétorique guerrière soutenue, la Syrie a toujours réussi à maintenir une sorte de «paix chaude» avec Israël; sa frontière avec l'état hébreu n'a pas connu de troubles depuis 1973, les contentieux entre les deux pays se réglant le plus souvent par Liban interposé.

La Syrie avait d'ailleurs négocié secrètement avec son voisin du Sud un règlement pour le Golan avant qu'une nouvelle série de négociations ne soit entreprise ouvertement par l'intermédiaire de la Turquie en 2008.

Double jeu

Mais le ton monte désormais entre Syriens et Israéliens. En janvier, Daniel Ayalon, ministre des Affaire étrangères adjoint en Israël, avait accusé le régime syrien de former, sur son territoire, des combattants à l'utilisation de batteries sol-air sophistiquées dont bénéficierait le Hezbollah.

Les officiels israéliens multipliaient déjà les menaces: «En cas de nouvelle confrontation au Nord, nous tiendrons le Liban et la Syrie également responsables», déclarait il y a quatre mois le ministre Yossi Peled tandis qu'Avidgor Lieberman prévenait carrément le chef d'Etat syrien Bachar al Assad qu'une guerre lui coûterait le pouvoir.

Naturellement, les responsables syriens avaient vertement répliqué,  Assad déclarant que Damas avait pris la «décision stratégique» d'apporter tout son support au Hezbollah en cas de nouveau conflit. Les Israéliens avaient alors fait le gros dos, contenu par un pouvoir américain soucieux d'éviter tout embrasement.

Mais la stratégie d'«apprivoisement» des Syriens menée par les Etats-Unis depuis l'élection de Barack Obama se heurte à un mur et reçoit plus de camouflets que de signes de bonne volonté.

Le plus flagrant fut sans doute le sommet tripartite de Damas, réunissant Assad, Ahmadinejad et Hassan Nasrallah le 25 février dernier.

Alors que depuis des mois, les Américains tentent d'éloigner Damas du giron iranien et que la secrétaire d'Etat américaine Hilary Clinton venait de l'y encourager publiquement, la réponse est tombée comme une fin de non-recevoir: avec un discours d'une extrême virulence, le trio de Damas a répondu à ces appels du pied en réaffirmant la force des liens unissant Syrie, Iran et «résistance» contre les «colonialistes», s'engageant à débarrasser la région des « sionistes » à une brève échéance.

Cette rencontre, mais plus encore sa date - moins d'une semaine après la nomination par Washington d'un ambassadeur en Syrie en clair signe d'apaisement, son prédécesseur ayant été retiré du pays avec fracas en 2005- a surpris plus d'un observateur, y compris les proches du régime tel que David Lesch, historien de Assad, qui s'interroge sur l'envie - et la capacité - du régime syrien de vouloir le beurre, l'argent du beurre et le sourire de la crémière. La Syrie a longtemps su jouer simultanément sur plusieurs tableaux, mais Bachar jouerait-il avec le feu ?

Et a-t-il vraiment le choix, compte-tenu des rapports presque incestueux qui le lient à l'Iran ?

Du coup, les menaces se précisent de part et d'autres. Aujourd'hui, c'est de l'envoi de missiles balistiques Scud de fabrication russe et rendus célèbre lors de la guerre du Golfe, qu'Etats-Unis, France et Israël bien sur, s'alarment, car non seulement ils mettraient en péril la suprématie aérienne israélienne mais ils pourraient aussi porter des armes chimiques susceptibles d'atteindre l'ensemble du territoire israélien. Les rapports selon lesquels ces missiles auraient ou non passés la frontière syro-libanaise, sont contradictoire et de leur coté, Syriens et Hezbollah démentent catégoriquement ces informations. Mais ces dénégations tombent dans l'oreille de sourds quelque peu échaudés par l'ambiguïté de la politique syrienne. Reprenant la rhétorique qui avait marqué le conflit de Juillet 2006 contre le Hezbollah, les Israéliens menacent de renvoyer la Syrie «à l'âge de pierre.» Une opération israélienne au Liban contre un convoi d'armes aurait même été évitée de justesse, sur intervention américaine.

Du coté du parti de Hassan Nasrallah, et alors qu'Ahmadinejad s'attendrait à ce qu'une guerre éclate «quelque part» «entre le printemps et l'été», la cool attitude est de mise, du moins officiellement: Israël chercherait purement et simplement - et en vain, cela va de soi - à intimider les Libanais, à susciter des divisions arabes et à saper la popularité du Hezbollah; il ne faut donc pas y prêter le flan. Ce discours s'adresse probablement plus aux masses libanaises, pour lesquelles le conflit de 2010 est encore trop frais et qu'il faut rassurer, ainsi qu'à tout ceux au Liban qui seraient tentés d'espérer une nouvelle guerre avec Israël, susceptible de les débarrasser d'un parti tenant de plus en plus les rênes du pays. Le message est clair: il ne faut pas y compter, sans quoi le Liban tout entier en paiera le prix. Le Premier ministre Saad Hariri, autrefois opposé au Hezbollah mais ramené dans le rang en mai 2008, a d'ailleurs retenu la leçon: «Nous nous tiendrons unis face à Israël. Il n'y aura pas de division.», a-t-il déclaré.

Bras de fer discret. Ou pas.

Difficile dans ces conditions de ne pas être alarmiste alors que les bruits de botte se font de plus en plus sonores. D'autant que ceux à chausser les bottes en question sont de plus en plus nombreux. Sur fond de débat autour de la dureté des sanctions que le Conseil de Sécurité pourrait prendre à l'encontre du régime iranien en cas de poursuite de son programme nucléaire, soupçonné d'avoir des fins militaires, Téhéran cherche à gagner du temps. D'abord en tentant de mettre en œuvre un équilibre de la terreur, digne des plus belles heures de la guerre froide. Ensuite en déplaçant les tensions et les regards sur d'autres fronts dans la région, le Liban en premier lieu et, si nécessaire, la Syrie. Le 20 mars, le numéro 2 du Hezbollah Naim Qassem prévenait clairement: «Une attaque contre l'Iran provoquera l'explosion de la région.»

L'Iran tire bien des ficelles à travers toute la région, d'autant plus motivée que les Etats-Unis font encore monter les enchères avec le lancement d'un nouveau système anti-missiles Patriot déployé dans quatre pays du Golfe Persique. Le 10 février, au cours d'un échange téléphonique, le président iranien a d'ailleurs réitéré à Assad le soutien total de son pays à la Syrie, la Palestine et le Liban en cas d'attaque israélienne.

Plus inquiétant encore, en dehors des opérations iraniennes «officielles» comme le lancement d'une fusée Kavoshgar-3 dans l'espace début février, la région est depuis plusieurs mois témoin d'une recrudescence impressionnante du trafic d'armes via le golfe Persique, la mer Rouge et l'est de la Méditerranée. La coopération militaire entre Syrie, Iran et Corée du Nord bat son plein, y compris en termes d'armement dit «sensible» et en dépit de la destruction en 2007 d'un possible réacteur nucléaire clandestin à Al-Kibar en Syrie par l'aviation israélienne. L'enquête menée par l'AIEA qui aurait dû suivre est tombée aux oubliettes, alors que quelques mois plus tôt, toujours en Syrie, à Alep, les corps de scientifiques nord-coréens et iraniens avaient été retrouvés après l'explosion d'un mystérieux dépôt. Et en décembre dernier, les autorités portuaires thaïlandaises ont saisi une cargaison d'armes Nord-Coréennes apparemment en partance pour l'Iran.

Que ce soit à destination du Hezbollah au Liban, du Hamas à Gaza, des rebelles houthis au Yémen ou du Soudan (avec lequel l'Iran a signé un accord de coopération militaire en 2008), le régime de Khamenei est sur tous les fronts et les incidents se multiplient: on se souvient de l'affaire du Karin-A en 2002, et de son «deuxième volet» l'année dernière avec le Francop. En mars dernier, un convoi militaire transportant apparemment des missiles iraniens Fajr était bombardé par l'aviation israélienne entre le Soudan et l'Egypte. Les missiles devaient probablement être livrés au Hamas via les tunnels de Rafah. Courant 2009, une cellule du Hezbollah a été démantelée en Egypte toujours alors que de l'aveu de Hassan Nasrallah même, elle avait pour vocation d'apporter un soutien militaire au Hamas. En décembre dernier, un navire australien transportant une lourde cargaison d'armement Nord-Coréen à destination de l'Iran avait été intercepté à la dernière minute par les services douaniers de Dubaï. L'Emirat tente, vainement, de se débarrasser de son statut de plaque tournante du trafic d'armes dans la région: c'est le cinquième navire en un an seulement que ses services arrêtent de la sorte!

Qui plus est, le 20 janvier dernier, Mahmoud al-Mabhouh - membre du Hamas et trafiquant d'armes notoire - était assassiné dans sa chambre d'hôtel à Dubaï toujours, où il tentait a priori de négocier une livraison d' «armes spéciales» vers Gaza. Les autorités de l'émirat n'ont guère de doutes quant à l'implication du Mossad dans l'assassinat et Israël est plus que jamais pointé d'un doigt accusateur. Quant au Yémen, où la situation est explosive, le chef du Conseil de Sécurité nationale Ali Muhammad al-Anisi a ouvertement accusé l'Iran de soutenir et armer les rebelles. La carte yéménite permet à l'Iran d'exercer une pression accrue sur sa rivale de toujours, l'Arabie Saoudite.

La liste des «incidents» n'est pas exhaustive, mais cette prolifération offre un sérieux indicateur du regain de tension dans la région, le nucléaire iranien n'étant qu'une des parties visibles de l'iceberg.

De manière générale, la République islamique, dans un jeu de billard à multiples bandes, parvient ainsi à faire monter la pression sur «l'ennemi sioniste» et ses traditionnels rivaux arabes, tout en accroissant la dépendance de ses propres alliés à son égard et en se posant comme partenaire incontournable pour tout règlement dans la région.

Israël et Iran se livrent donc un bras de fer de moins en moins discret. Pour les optimistes, plus on parle de guerre et moins on la fait; cela vaudra toujours mieux qu'un conflit ouvert et pourrait finalement conduire à un statu quo basé sur l'équilibre de la terreur. Pour les pessimistes, tout ceci ne doit être perçu que comme un prélude, certain arguant que ce n'est en fin de compte qu'une question de temps, comme l'avait asséné Yossi Peled.

Nathalie Bontems

23 Avril

 http://www.slate.fr/story/20279/liban-guerre-israel-hezbo...


3-5 Émile Khoury : Armement : le torpillage du dialogue est en bonne voie, via la proposition Joumblatt.
nb : Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Walid Joumblatt accélère son virage, à gauche toute, vers Damas et le 8 Mars.

Il prie le comité de dialogue national de rayer de son ordre du jour la question de l'armement de la Résistance.

Ce qui vide pratiquement de son contenu le processus de débat. Quand il s'affichait comme fer de lance du 14 Mars, il qualifiait le potentiel militaire du Hezbollah d'instrument « de traîtrise », pas moins. Et il précisait que cet arsenal, « qui affaiblit l'État, doit nécessairement, progressivement, fusionner avec l'armement de l'armée, pour édifier une stratégie de défense sur cette base ».

Mais, bien entendu, sa nouvelle proposition divise les participants au dialogue.
Joumblatt fait ainsi d'une pierre deux coups. Il surprotège le Hezbollah, qui n'en a pas vraiment besoin, ainsi que la ligne syrienne.

Et il compromet le devenir du comité de dialogue qui, une fois de plus, se trouverait forcé de mettre un terme à ses réunions. Pour le même motif, l'armement du Hezbollah, qui l'avait contraint à arrêter ses travaux en 2006.
On voit mal, du reste, comment la dissolution du comité pourrait être évitée, du moment qu'il est clair, désormais, qu'il ne peut se réunir sans querelle explosive sur l'ordre du jour. Car le 14 Mars, et certains indépendants, ne peuvent en aucun cas accepter qu'un problème aussi crucial que l'armement du Hezbollah, et le pouvoir de décider de la guerre et de la paix que cela induit, soit mis de côté.
Plus avant, le heurt risque d'entraîner l'éclatement du gouvernement dit d'union et, partant, une crise aiguë de pouvoir et de système. À la grande satisfaction des opposants et de l'axe syro-iranien, qui ne veut pas d'un État libanais digne de ce nom, indépendant et souverain. Il faut rappeler, de plus, que les prosyriens ont poussé les hauts cris à l'annonce de la composition du nouveau comité de dialogue, parce que certaines figures de proue de leur bord en ont été écartées.
Il convient de souligner, en outre, que le plus grave des dangers, pour la paix civile, réside, comme toujours, dans le fait que la césure, une fois confirmée, prendrait vite une vilaine coloration confessionnelle. Tout comme cela s'était produit au sujet de l'armement des Palestiniens, au début des années soixante-dix, puis à propos de l'occupation militaire syrienne. La confrontation entre la majorité de la composante chrétienne et la majorité de la composante musulmane avait causé une série de guerres intestines, meurtrières et dévastatrices, ainsi que l'entrée du loup dans la bergerie. On sait en effet qu'au bout du premier round, 1975-1976, le Front libanais chrétien avait dû faire appel aux Syriens. Pour neutraliser les Palestiniens, qui avaient fondé un État dans l'État. Puis pour donner, en 1982, après les Israéliens, le deuxième coup de pouce chassant Arafat de Tripoli et le forçant à se réfugier en Tunisie.
La logique des armes veut, fatalement, qu'aucune partie ne peut admettre de s'en priver indéfiniment quand une autre en dispose. Une fois les milices reformées, le choc pourrait survenir à tout moment. Et il ne serait pas exclu que, comme jadis, le tout finisse par une rentrée en jeu syrienne d'ordre militaire, sur base d'un accord incluant les Saoudiens et même les Américains.
Pour le moment, la plupart des observateurs estiment qu'un tel scénario reste hautement improbable. Dans la mesure, surtout, où la Syrie peut gagner la mise, sans se mettre martel en tête, à travers une nette victoire politique de ses alliés du cru. Et avant que les souverainistes aient eu le temps, ou même l'envie, de s'armer. Car, englués dans leurs contradictions internes, affaiblis par la défection de Joumblatt, et d'autres, ils ne voudraient certainement pas prêter le flanc à une frappe préventive du Hezbollah, une réédition en plus large du 7 mai. Cependant, au rythme où va l'offensive politique des prosyriens, et de leurs nouveaux supporters, la majorité risque de basculer du côté du 8 Mars. Et le président de la République se trouverait dans l'obligation d'en tenir compte et de confier les rênes de l'Exécutif à ce camp.
Émile Khoury

13 avril
http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/653492/Armement+%3A_le_torpillage_du_dialogue_est_en_bonne_voie%2C_via_la_proposition_Joumblatt.html


3-6 Point de vue de Robert Bibeau : La maladie infantile de la résistance. 

Parlons du gauchisme petit bourgeois occidental maladie infantile de la résistance anti-impérialiste. J'aimerais clarifier la question des alliances au sein du Front Uni Anti-impérialiste. 

On nous propose ci-dessous (Annexe 1) un texte de « réflexion » sur les rapports que devraient entretenir  « La gauche » et le mouvement ouvrier avec les mouvements révolutionnaires et les mouvements de libération nationale populaires dans les pays colonisés ou néo-colonisés (Afghanistan, Palestine, Irak, Iran, etc.).

Contrairement à ce que laisse entendre l'opuscule (Annexe 1) le sujet n'est absolument pas nouveau, ni inconnu du  mouvement révolutionnaire. 

Ce thème a été traité abondamment dans le passé au moment de chacune des grandes luttes de libération nationale (Cuba, Chine, Algérie, Viet Nam, Cambodge, Afrique du Sud, Angola,  Timor Oriental, etc. etc. etc.  Aujourd'hui, ce débat est repris à propos des luttes en Irak, Liban, Iran, Népal,  Afghanistan, Palestine, etc.

Ces organisations que l'on nous cite dans l'article ci-dessous ne sont pas « La gauche » comme ou voudrait le laisser croire,  l’auteur fait brièvement mention de quelques organisations occidentales, il n’y a d’organisation de gauche d’un pays en guerre que le Parti Communiste du Liban qui est cité et qui se trouve justement le seul à adopter une position juste et conséquente à propos de l’importante question de FRONT UNI ANTI-IMPÉRIALISTE. 

Certaines organisations  ont un rôle et une tâche toute particulière à jouer dans le mouvement révolutionnaire, ce rôle s'appelle « semer la zizanie ». 

Il consiste à  frapper le mouvement révolutionnaire afin de le diviser sur n'importe quel sujet, à propos de tout et de rien et sous n'importe quel angle, tantôt en adoptant une position ultra gauchiste, ultra-radicale, et tantôt en faisant alliance et compromis avec n'importe qui, n'importe quelle organisation bourgeoise exceptée bien entendu avec les organisations révolutionnaires.

 À titre d'exemple, certaines organisations de la gauche canadiennes font de l'entrisme et font alliance avec les sociaux démocrates du NPD et avec le Parti Québécois dirigé par une multimillionnaire. Par contre, ces organisations ne peuvent pas accepter  un militant révolutionnaire musulman appuyant le  Hezbollah et portant la barbe surtout s’il est accompagné d’une femme portant le voile.              

 En terme clair ces gauchistes se sentent plus proches et davantage en confiance avec une arrogante multimillionnaire qui vend le peuple québécois aux américains, mais  ils ne peuvent s'approcher d'un pauvre gueux qui veut prendre les armes contre le pouvoir capitaliste canadien parce que ce dernier  porte la barbe et lit le Coran et que sa femme porte un foulard pendant qu'elle recharge le fusil mitrailleur de notre musulman pro-Hezbollah.  

Voilà, à peine caricaturer, la position de principe de ces organisations dites de gauche.  Tous et n'importe qui sauf les révolutionnaires.  Avec les musulmans le prétexte pour diviser est tout trouvé, ils  lisent le Coran et ils oppriment leurs femmes  (évidemment les Catholiques et les Anglicans et les Juifs et les  Hindouistes et les Mormons et les Baptistes n'oppriment pas leurs femmes dans les revues pornos et les films XXX, et ils ne lisent aucun missel et ne font aucune incantation à aucun Dieu, quel qu'il soit ?!...). 

 Citons maintenant un extrait de l'analyse (Annexe 1) qui nous est offerte : « La LCR signera même avec la section France du Parti communiste libanais, allié du Hezbollah, une déclaration commune de refus de déploiement des forces internationales et de refus de l’application de la résolution 1559 sur le désarmement du Hezbollah. L’affaire du voile « féministe et laïque » que Besancenot semble presque décrire comme un accessoire de mode, n’est que le reflet de la confusion idéologique qui règne aujourd’hui dans les rangs du NPA. Une clarification est nécessaire. »

Notez la façon dont l'auteur  regrette la signature d'une entente entre la LCR et le PCL qui dit-il est allié au Hezbollah que l’on devrait désarmer selon lui  (c’est exactement la position des sionistes et des américains). L'auteur préfère s'allier aux forces impérialistes. En effet, l'alliance du PCL et du Hezbollah s'oppose à qui ?  Au déploiement des troupes des pays impérialistes  (que l’auteur de l’extrait qualifie scrupuleusement, tel un journaliste  occidental,  "de forces internationales" ) sur le sol  libanais, troupe de la FINUL venue porter main forte à leurs amis sionistes mis en déroute par les dits révolutionnaires anti-impérialistes ( PCL et Hezbollah et autres forces dont des Chrétiens et des Druzes). 

Pour l'auteur  vaut-il  mieux l'occupation impérialiste du Liban et de GAZA que de lui imposer la vue d’un barbu le Coran à la main et d’une femme voilée ?

Compter sur d'autres organisations de gauche  comme il le souligne pour prendre la position la plus extrémiste qui soit au nom de l’antitotalitarisme et de la l’anti autoritarisme.  « A l’extrême gauche, seuls les anarchistes et Lutte ouvrière (revoilà nos trotskystes anarcho-syndicalistes. NDLR)  refusent de jouer les idiots utiles de l’islamisme en troquant leurs convictions anti totalitaires au nom de leurs sympathies palestinienne et antilibérale ». 

Les petits bourgeois de gauche sont tellement heureux de vivre et de prospérer au milieu de la « démocratie » libérale bourgeoise.  Ils ne ressentent nullement la dictature totalitaire des riches.  Ils peuvent fumés ce qu’ils veulent et consommé tout ce qu’ils aiment…voilà la liberté. L’aliénation ouvrière, la pauvreté des masses, l’esclavage des travailleurs et l’obligation totalitaire de mourir de faim dans les bidonvilles et les banlieues ne sont pas des privations de liberté pour ces derneirs, ce sont des contraintes qu’amènent au peuple la jouissance de la liberté et de la démocratie. Malheureusement, la démocratie permet de renflouer les banquiers mais elle ne laisse rien aux pauvres ce ne sont là que des malversations collatérales de la liberté et de la démocratie bourgeoise.

Évidemment, notre analyste  ne veut pas savoir pourquoi le Hezbollah et le Hamas sont si populaires parmi leurs peuples respectifs.   C'est parce qu'il connait déjà la réponse, sa réponse est celle des médias  impérialistes  américains; le Hezbollah et le Hamas sont des organisations étrangères venues d'Iran et former d'iraniens pour opprimer le peuple Libanais et le peuple Palestinien. Ce ne sont pas les sionistes ni les impérialistes qui sèment la guerre et oppriment et colonisent le Liban, la Syrie et la Palestine ce sont les islamistes dit-il !

  Le Parti Communiste du Liban a eu tout à fait raison de garder son autonomie organisationnelle, sa ligne politique et de faire alliance avec le Hezbollah révolutionnaire pour s'opposer au désarmement de la résistance et aussi à l'installation des troupes impérialistes  étrangères sur le sol libanais. C'est ce que l'on appel le FRONT UNI ANTI-IMPÉRIALISTE qui répond à la contradiction principale de notre époque. Le PCL a raison de faire alliance concrète,  les armes à la main,  avec tous ceux qui prennent les armes et qui tirent sur l'ennemi impérialiste et de faire alliance avec tous ceux qui sacrifient leur vie pour chasser les sionistes et les américains et les français du sol libanais et aussi avec tous ceux qui forgent le même FRONT-UNI en  Palestine.

 La contradiction PRINCIPALE de notre temps, la CONTRADICTION qui fait avancer l'histoire n'est pas la contradiction entre athée et islamiste ou entre juif et chrétien, c'est la CONTRADICTION entre les peuples et les puissances impérialistes mondiales.  Cette contradiction est partie de la plus vaste contradiction entre le capital et le travail, entre la classe ouvrière et la classe capitaliste, les deux seules classes internationalistes de notre période historique. D’autres classes ou section de classes cherchent à prendre position dans ce titanesque conflit global et les impérialistes font tout en leur pouvoir pour entrainer chaque classe secondaire  (paysan, petit bourgeois, intellectuel, professionnel, petits commerçants, artisans) de leur côté et pour leur  faire servir la contre révolution et les séparer de la classe ouvrière sous toute sorte de prétexte ou de contradictions secondaires (la religion par exemple, la langue, le racisme, l'immigration, le sexisme, conflit de génération, le sous-emploi, la paupérisation et les charges sociales, l'éducation, les services de santé, etc.). 

Le prolétariat à travers ses organisations de classe doit tout faire pour entrainer ces classes secondaires, fragments de classes, ou classes déchues ou en voie de disparition et de désintégration du côté de la révolution et en opposition à l'impérialisme.  De toute façon le développement impérialiste entraine inéluctablement la paupérisation de ces fractions de classe qui se retrouvent à "travailler plus pour gagner toujours moins".   

 Voilà pourquoi nous répétons depuis des années que la question religieuse (nous dirions de même à propos de la question linguistique au Québec) est une contradiction au sein du peuple que nous ne devons pas laisser s'envenimer, ni ériger en contradiction antagoniste entre fractions de classe ou entre la classe ouvrière et la petite bourgeoisie et les intellectuels, afin de ne pas diviser les forces révolutionnaires anti-impérialistes. On doit traiter de ces contradictions secondaires au sein du peuple, loin des yeux et des oreilles des capitalistes, avec patience et longue, très longue durée et sans jamais mettre en péril le FRONT UNI ANTI-IMPÉRIALISTE.

C'est ce que fait le  Parti Communiste Libanais et nous l'en félicitons.

Robert Bibeau

Marxiste-Léniniste.

18 mars 2010

http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 



4 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

4-1 Du Liban jusqu’au territoire syrien du Golan.

Ce qui en réalité détermine la politique extérieure de l’Etat syrien c’est précisément une politique d’alliance avec l’ensemble des forces autochtones et allogènes présentes dans la région et la conservation de ses atouts stratégiques que sont le Liban et la Palestine afin d’annuler l’action des forces hostiles tout en tentant de développer des forces militaires de dissuasion.

Partenaire circonstanciel de l’Otan, alliée privilégié de la Russie et de la Chine dans la région, de l’Arabie Saoudite et l’Iran pourtant en concurrence intense pour le leadership, alliée des mouvements de résistance populaire armés du Hamas et du Hezbollah, la Syrie protège habilement ses intérêts d’Etat. Une autonomie relative construite à partir d’un système d’alliance équilibré entre les pôles antagonistes structurant les rapports de forces régionaux.

Si l’on considère l’axe palestinien-syrien-iranien-libanais, on peut penser que celui-ci s’inscrit dans une dynamique de renforcement compte tenu des antagonismes régionaux mais plus particulièrement de l’antagonisme fondamental que génèrent les intérêts vitaux de l’entité coloniale sioniste. Il faut en effet rappeler une donnée essentielle. L’existence durable d’Israël n’est possible que si l’Etat juif parvient à maintenir son hégémonie et sa supériorité militaire au Moyen-Orient. Ce qui suppose de sa part et de ses alliés impérialistes de pouvoir modifier la cartographie sociale et géopolitique de la région. C’est-à-dire de réaliser le projet historique colonial non-abouti définit par les accords de Sykes-Picot signés entre anglais et français en 1916 prévoyant le démembrement du Moyen-Orient en quantités de provinces et d’Etats faibles soumis et rivaux. La Palestine, l’Iran, la Syrie, le Liban, l’Irak et l’Afghanistan sont des zones échappant relativement au contrôle impérialiste.

En Irak, l’attaque de la coalition bien qu’ayant provoqué la destruction de l’Etat et de la menace qu’il représentait aux yeux des occidentaux et de l’entité sioniste a néanmoins permis le renforcement de l’Iran comme nous le soulignions plus haut. Mais l’invasion de l’Irak a engendré une instabilité politique libérant des forces hostiles que les agresseurs sont incapables de maîtriser.

Au Liban, la puissance du Hezbollah, sa supériorité militaire par rapport aux factions rivales, ses capacités organisationnelles et son pouvoir de mobilisation se sont traduits par les victoires remportées contre Israël et les organisations libanaises qu’il instrumentalise. L’émergence de ce mouvement ouvre un front de résistance dans une zone limitrophe de l’Etat sioniste auquel s’articule le front de résistance interne palestinien. Soumis au blocus, confronté à l’expansion sioniste, le mouvement de résistance palestinien s’est en retour significativement renforcé en parvenant à libérer Gaza et la défendre, et en mobilisant le peuple palestinien sur un projet d’indépendance nationale. Au reste, la constitution d’un front reliant objectivement les forces étatiques iranienne et syrienne aux forces de la résistance populaire palestinienne et libanaise marque l’essor d’un rapport de force défavorable au camp impérialiste-sioniste et ses agents locaux.

De même, si l’occupation de l’Afghanistan par l’armée américaine a eu pour effet dans un premier temps de repousser l’ascension et la prise de pouvoir du mouvement taliban, celui-ci est parvenu à se réorganiser et à rétablir une influence prépondérante sur les tribus et les communautés familiales locales au point de se développer significativement au Pakistan et de déstabiliser le régime pakistanais allié de Washington.

http://info-palestine.net/article.php3?id_article=8214


4-2 Toni Solo et Salah Ahmine : Entrevue avec Marie Nassif-Debs.

La proposition d’une “Cinquième Internationale” a provoqué assez de débat sur la nature et la forme qu’une initiative de ce genre pourrait avoir. Un groupe d’écrivains et d’activistes au Nicaragua, nous avons tenté de contribuer à ce débat au moyen d’apports en espagnole et en anglais. Nous étions préoccupés par le fait que cette possibilité d’échange nécessaire sur l’idée d’une “5ème Internationale” - ou comme le Président Daniel Ortega a appelé, une Internationale des Peuples - allait souffrir d’une vision trop étroite.

Nous voulions nous assurer que les points de vue d’autres régions du monde soient inclus - particulièrement les perspectives des pays et peuples arabes et islamiques qui affrontent l’impérialisme dans sa forme la plus virulente. Aussi, nous avions voulu nous assurer que nos apports à ce débat seraient basés sur des expériences très concrètes pour éviter ainsi les prises de positions idéalistes qui évadent les réalités, les difficultés et vérités pratiques. Nous espérons que cette entrevue avec une dirigeante du Parti Communiste Libanais aidera à élargir les termes des discussions vers un contenu opérationnel et efficace fidèlement enraciné dans les diverses luttes des peuples contre la barbarie de l’impérialisme.

TS/SA : Dans les difficiles condition de la réalité Libanaise, les différentes composantes confessionnelles et politiques, les douloureuses expériences du passé, les manipulations des puissances impérialistes, que pouvez-vous nous dire sur l’expérience et l’orientation unitaire de la Résistance Nationale Libanaise ?

MND : La Résistance nationale libanaise a fait ses premières preuves en 1969, quand les agressions israéliennes se faisaient quotidiennes au Sud du pays et, même, à Beyrouth, profitant de la théorie lancée par la bourgeoisie pro-étasunienne au pouvoir sous le mot d’ordre “ La force du Liban réside dans sa faiblesse”.

Cette Résistance commença avec “ La Garde patriotique” (Al-Haras Al-Cha’bi) que les Communistes libanais avaient formée afin de préserver les villageois des attaques-surprises des commandos de Tel Aviv. Puis, ce fut, un an plus tard, le tour des “ Forces des partisans” (Qouat Al-Ansar) qui, sous l’égide du Parti Communiste libanais, une fois de plus, rassembla des militants de plusieurs partis communistes arabes, y compris des Palestiniens.

Mais, l’expérience la plus glorieuse fut celle du “ Front de Résistance nationale libanaise”, plus connue sous le nom de “ JAMOUL” et dont les militants, appartenant au PCL et à d’autres petits groupes de la Gauche libanaise, furent à la base de la libération de la majeure partie du territoire national occupé, en 1978 puis, surtout, en 1982 par les armées israéliennes.

Ce que nous devrions dire de tous ces groupes de Résistance, c’est que, même s’ils furent formés par les Communistes, il n’en reste pas moins qu’ils étaient ouverts à tous ceux qui voulaient participer à la libération de leur pays ; c’est ce qui, d’ailleurs, a fait, pendant de longues années, la force de ces mouvements.

Par rapport à la dernière décennie du XX° siècle et à la décennie passée, il faut dire que nos Camarades, malgré des tensions et des attaques armées, n’ont pas manqué à la tradition d’ouverture : ils furent présents lors de la riposte contre l’opération dite des “ Raisins de la colère” (1996), puis en 2000, lors de la Libération. Et, là, je dois ouvrir une parenthèse pour dire que notre Camarade Souleiman Ramadan fut le dernier à quitter le camp de concentration de Khiam, après avoir soutenu, avec notre Camarade Ghassan Saïd, tous les prisonniers qui s’y trouvaient… Nous ne devrions pas oublier la lutte glorieuse qui nous avait unie à la Résistance islamique et à tous ceux qui se sont opposés, en 2006, à l’agression israélo-étasunienne la plus barbare et la plus meurtrière.

Si j’évoque ces faits, ce n’est pas parce que je veux vanter le rôle de notre Parti (Le Parti Communiste libanais) et de la Gauche libanaise dans la Résistance, mais pour dire que nous avions toujours voulu une orientation unitaire entre les forces de la Résistance au Liban ; malheureusement, ce ne fut pas toujours le cas et nos appels sont restés sans réponse, la plupart du temps. Mais nous continuerons dans la même voie, parce que nous pensons que le complot impérialiste et sioniste contre notre peuple et les peuples arabes se poursuit et qu’il est de notre devoir de faire la jonction avec ceux qui veulent contrer ce complot ; comme nous pensons, aussi, que la Résistance d’un peuple dépasse tous les clivages confessionnels et autres…

TS/SA : Vu depuis la gauche et les secteurs démocratiques, est-ce que vous pouvez nous faire un résumé sur les expériences unitaires des forces politiques et sociales durant les dernières décennies dans le monde arabe ? Existerait-il une expression ou une structure de ce genre d’expérience dans l’actualité ?

MND : Dans les dernières décennies, les expériences unitaires dans le monde arabe ont presque disparu. Les causes, nombreuses, peuvent se résumer dans les deux suivantes : d’abord, la chute de l’Union soviétique et du Mouvement communiste international ; ensuite, la crise qui a abouti à l’implosion du Mouvement de libération nationale arabe, à la suite d’une série de déboires des armées arabes face à Israël et des dissensions aigues entre certains pôles de ce mouvement, notamment la Syrie et l’OLP.

Cependant, il y eut des alliances entre des forces progressistes dans certains pays, dont le Liban, qui avaient pour but de préserver les acquis sociaux et de promouvoir la lutte pour le changement. Il y eut, aussi, des alliances entre des forces politiques et sociales disparates à propos de l’appui qui doit être accordé à la Résistance ; mais ces formes d’alliance ne sont pas très stables, vu qu’elles se basent sur des forces qui n’ont pas une vision commune minimum de la situation, d’une part, et, d’autre part, vu la faiblesse de la gauche en tant que noyau dur.

Il est vrai que notre Parti a fait, en mai 2007, appel à une réunion des Communistes et de la gauche dans le monde arabe, afin de mettre au point une structure nouvelle, en alternative à celle qui venait d’imploser ; il n’en reste pas moins que, jusqu’à ce jour, rien de concret ne fut  créé, bien que des luttes communes furent mises au point en ce qui concerne les problèmes arabes essentiels, à savoir : la cause palestinienne (Gaza, le droit au retour…), les territoires arabes occupés, le conflit arabo-israélien, la résistance à l’occupation des sources d’énergie en Irak et ailleurs. Nous œuvrons également pour transformer les réunions des Partis Communistes et de gauche arabes en une structure plus stable, à la manière de la Rencontre internationale des Partis communistes et ouvriers. Et, si nous rendons vers des structures unitaires, dépassant les simples alliances, c’est parce que, depuis la disparition du Mouvement communiste, la lutte anti impérialiste n’avance pas très rapidement. Bien au contraire : l’offensive impérialiste a fait des percées, tant sur le plan socio politique que sur le plan militaire. Nous devrions noter que les forces impérialistes (les Etats-Unis, l’OTAN et les autres alliances, dont Israël) ont enregistré des victoires un peu partout et le Mouvement altermondialiste, malgré son expansion, n’est pas à même d’y faire obstacle.

TS/SA : Comment est perçue la proposition du Président Chávez pour une internationale des peuples ou une “ cinquième internationale” actuellement depuis la perspective de la gauche en affrontement direct à l’entité sioniste et aux gouvernements alliés de l’impérialisme dans la région comme l’Egypte et l’Arabie Saoudite ?

MND : Le projet lancé, le 20 novembre, par le Président du  Venezuela Hugo Chavez répond, en grande partie, à nos attentes.
Je dis bien “ en grande partie”, parce que la littérature qui concerne cette “ Cinquième Internationale” n’est pas, encore, bien précise.

Il est vrai que de par la définition que le président Chavez lui donne (un espace où les partis, les mouvements, les courants à orientation socialiste pourront coordonner une stratégie commune contre l’impérialisme et pour le renversement du capitalisme par le socialisme), elle semble être un très grand pas très en avant dans la lutte menée contre le nouveau projet impérialiste ; il est vrai aussi que l’appel à une forme d’organisation dite “ sans manuel et sans obligation où les différences seront les bienvenues” est de nature à élargir le rassemblement des forces anti impérialistes ; cependant, il est nécessaire d’attendre la rencontre du mois prochain et, surtout, le contenu d’une telle initiative. Parce que, selon notre humble expérience, il ne suffit plus, avec les putschs, les complots et les guerres étasuniens, d’élargir et d’ouvrir une perspective, il faut aussi tenter de mettre au point un projet alternatif. De même, s’il n’est pas nécessaire de créer une organisation très centralisée, à l’exemple des Internationales précédentes, il ne faut pas négliger l’importance d’une sorte de front commun à caractère  permanent, qui regrouperait les forces et les mouvements sociaux, tant régionaux qu’internationaux, et les mobiliserait, dans un élan commun de solidarité internationale, dans le sens de trouver, ensemble, des solutions aux défis auxquels nous faisons face.

TS/SA : Certains sont de l’opinion qu’une “ cinquième internationale”, du moins pour le nom qui lui est désigné, peut perpétuer le prolongement du sectarisme au sein de la gauche, quel est votre avis à ce sujet ?

MND : Il est vrai que certains ont peur des impacts laissés par les expériences précédentes, et ils ont raison en quelque sorte, vu que ces expériences se sont soldées par un échec retentissant dont nous sommes tous responsables, à des degrés différents. Mais, ce dont je suis sûre, c’est que nous avons beaucoup appris de ces expériences ; et ceux qui ont lancé le projet ont montré qu’ils ne tentent pas de remplacer un sectarisme par un autre. De même, les partis de gauche, de par le monde, ont analysé, depuis 1990, leur expériences précédentes : au Liban par exemple, et malgré la douleur laissée par les assassinats des années quatre-vingts du siècle passé, le PCL a œuvré dans le sens d’une alliance des deux Résistances, nationale et islamique ; et, si nous n’y avons pas parvenu, c’est peut-être parce que le Hezbollah n’est pas encore prêt à s’ouvrir dans le sens d’une ouverture en dehors des forces “ religieuses” et, surtout, vers un parti communiste. Et, même maintenant, au moment où nous voyons le Hezbollah s’enfoncer dans les projets d’un gouvernement de classe, nous l’appelons, ainsi que d’autres forces se disant anti impérialistes, à un programme commun du mouvement qui voudrait résister contre le projet impérialiste dit “ le Nouveau Moyen-Orient”.

Il nous est possible de lutter contre le sectarisme qui avait prévalu jadis, mais nous devons aussi prendre en considération la base idéologique de certaines forces et agir en connaissance de cause pour ne pas avoir de grandes désillusions à l’avenir. Pour nous, l’ouverture est très nécessaire, mais non suffisante.

TS/SA : Existeraient-ils dans votre région les conditions pour une initiative efficace et pratique de ce genre ?

MND : Oui. Déjà, d’ailleurs, il y a des regroupements qui ont fait leur preuve : il y a, d’abord, le bureau arabe des Partis communistes et ouvriers ; il y a, ensuite, les mouvements ouvriers et de masse, mais aussi des partis de résistance qui partent d’une idéologie religieuse.
Mais, le problème avec ces regroupements, c’est que leur action ne fut pas continue. Ils font des réunion ou des conférence, ou encore quelques rassemblements…

TS/SA : Quels sont les critères qui doivent être adoptés pour qu’une initiative de ce genre aie un impact positif, - y aurait-il une place pour des mouvements d’inspiration religieuse comme le Hezbollah et Hamas ?

MND : Tout dépend des objectifs du projet alternatif que nous voulons ; parce que c’est sur la base d’un projet que nous déciderons des forces que nous voulons rassembler.

Si notre projet se limite à la lutte contre la présence (militaire) de l’impérialisme dans nos régions, l’éventail pourra être très large. Mais, si nous voulons poser, en même temps, la lutte socio-économique (la lutte de classe), alors, le front des forces sera plus restreint.
Bien sûr, chaque rassemblement a son importance. Il est très vital pour la classe ouvrière et les peuples de lutter contre la cause première des guerres, des maladies et, surtout, de l’exploitation qu’est l’impérialisme ; Cependant, pour moi, il faut que cela soit lié à un projet d’avenir. Non pas le socialisme, parce qu’il limite les forces auxquelles nous voudrions nous unir, mais, au moins, les lignes générales d’une société non basée sur l’exploitation ou, même, une société où il y aurait une certaine justice sociale.

Je ne suis pas très d’accord avec ceux qui disent : faisons le rassemblement sans bases ; l’avenir décidera. Je crois que nous devrions, au moins, laisser à nos peuples la possibilité d’entrevoir de quel avenir nous parlons, non de les entraîner à l’aveuglette. D’ailleurs, je suis sûre que le Président Hugo Chavez et ceux qui ont formé le projet de la Cinquième Internationale savent ce qu’ils font et où ils vont.

Dans une telle perspective, toutes les forces de résistances, y compris le Hezbollah, auraient leur mot à dire et leur place au sein du groupe.

TS/SA : De votre point de vue, comment pourrait-on concilier l’idée d’un Front Mondial anti-impérialiste, une proposition de toujours d’un grand secteur de la gauche dans le monde, avec l’idée qui nous intéresse dans ce cas d’une “ internationale des peuples” ?

MND : Comme je viens de le dire, nous devrions appeler au rassemblement sur des bases claires, en précisant les objectifs, à partir de la “ contradiction principale”. Ainsi, l’Internationale des peuples ne pourra pas entrer en contradiction avec les formations déjà existantes, parce qu’elle ne vise pas à les remplacer toutes. D’ailleurs, elle n’appelle pas, vu son point de départ et le projet qu’elle présente, à éliminer les autres formations qui pourraient, si elles le voulaient, continuer à fonctionner.

TS/SA : Si les conditions existent, jusqu’à quels objectifs concrets devrait-on travailler ?

MND : Je l’ai déjà mentionné : jusqu’à un projet social alternatif. Le capitalisme a assez prouvé qu’il est générateur de misère, de guerres et d’exploitation. Nous devons en finir avec la capitalisme, si nous voulons préserver les acquis sociaux, mais aussi la Planète et, surtout, le genre humain menacé de disparaître.

13/3/2010
Toni Solo et Salah Ahmine

Parti Communiste libanais
Section des relations internationales

http://test1.lcparty.org/...

http://www.palestine-solidarite.org:80/interview.Marie_Nassif-Debs.200310.htm



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


29/04/2010

n° 130 - Journal du Liban - 22-03 au 29-04 - : Début :- Un plan de paix américain...et une guerre israélienne ?

n° 130  - Journal du Liban - 22-03 au 29-04 - : Début :- Un plan de paix américain...et une guerre israélienne ?


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



   Journal du Liban

               n° 103                                   22-03 au 13-04

        C.De broeder & M.Lemaire



Le " Journal du Liban" est  visible :

a)   sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html  & http://boycottisraelinternational.com  



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse :fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Tiré à part

Début et fin de l’affaire des Scud… Aux suivantes…

Une guerre "imminente"?

Un plan de paix américain...et une guerre israélienne ?

Walid Joumblatt renoue officiellement avec Damas.

1 Lutte pour la libération du territoire

 2 Politique

a) Politique Libanaise

b)  Israélienne  

3 Politique internationale

a) Pays Arabes & voisins

4 Institutions internationales

5 Autres Pays

Fin

Les brèves

4-1 L’arsenal atomique d’Israël : "Israël fait la sourde oreille, face aux critiques mondiales.

4-2 Israël pratique une politique agressive et a violé 6 500 fois la 1701.

4-3 Joumblatt pour un « réexamen tranquille » de l’accord de sécurité libano-US.

5  Dossier

Début et fin de l’affaire des Scud… Aux suivantes…  

5-2 Transfert de missiles au Hezbollah : les États-Unis examine l’affaire…
5-3 Des livraisons de Scud au Hezbollah

5-4 Peres accuse la Syrie de fournir des missiles Scud au Hezbollah.

5-5 Après Israël, Washington menace la Syrie contre le transfert de Scud au Hezbollah

5-6 Pas de preuves de la livraison de Scud au Hezbollah.

5-7 Alors scud ou pas scud au sud Liban ?

5-8 Hariri compare les rumeurs autour des Scud aux ADM en Irak, « toujours pas trouvées »...

5-9 Scud : Israël veut détourner l'attention des efforts de paix selon un haut responsable libanais.

5-2 Washington "encourage" Israël à attaquer le Liban.

5-3 G. Houbballah : Le Hezbollah dénonce la partialité du rapport de Larsen !

5-4 Foreign Policy : Le Hezbollah provoque « Israël ».  

5-5 Abir Taleb : L’administration Obama embarrassée.

 



Tiré à part :

Début et fin de l’affaire des Scud… Aux suivantes…  

23/04

Scud, pas de Scud, (de la Syrie au Hezbollah).

Bombe nucléaire, pas de bombe nucléaire iranienne.

Guerre, pas de guerre.  

Américains et Israéliens s’alternent à  souffler le chaud et froid sur le Proche Orient.

Propageant des informations, puis les conteste, proférant des accusations, puis se rétracter.
Il en fut ainsi dernièrement avec l’affaire des Scud.  Après avoir causé tout un tapage sur la livraison par
la Syrie de ces missiles à longue portée au Hezbollah, la présentant comme un fait sûr et certain,

(jusqu’à l’évoquer lors d’une séance au Congrè), les deux alliés indéfectibles ont feint une marche arrière.
Les Israéliens, en procédant par la voix d’experts (rapportés par le Haaretz) à minimiser l’importance des Scud dans l’arsenal du Hezbollah, arguant  que celui-ci détient un armement beaucoup plus nuisible. Tandis que des responsables américains, (rapportés par
la Reuters) ont reproché à cette information l’absence d’indices.
 Avant cette affaire, une autre avait fait l’objet d’une campagne similaire : celle des systèmes anti aériens soupçonnés d’avoir été livrés à la résistance libanaise par Damas ou Téhéran, et qui a fait couler beaucoup d’encre sur la fin de la supériorité militaire aérienne israélienne, principal atout de force israélienne.
A l’instar de l’affaire des Scud, les menaces à
la Syrie et à l’Iran n’ont pas tardé à venir et avec, les spéculations sur l’éclatement d’une guerre à dimension régionale.  Puis, tout comme, petit à petit, elles se sont estompées alors que les informations premières étaient écartées ou négligées.
La récurrence de ces scénarios non fondés ne peut laisser impassible et posent des interrogations quant à leurs véritables visées.
Sachant que leur thème touche particulièrement aux livraisons d’armement entre les quatre parties du camp de la résistance (Téhéran, Damas, Hezbollah et Hamas).  Ce qui laisse croire que c’est bien là que le mat blesse, au moment où la menace contre l’entité sioniste est plus bien réelle.
Concernant le mouvement de résistance palestinien, l’ont constate que les rumeurs se font de plus en plus rares, depuis que les égyptiens ont été ralliés à un durcissement des mesures de contrôle tout au long de la frontière avec la bande de Gaza, par le biais de la barrière de fer en cours de construction.
En revanche, elles sont propulsées avec une assiduité persistante sur les autres fronts où les tentatives de contrôle ont échoué.
Régulières, sans jamais être étayées, les informations relayées parfois par des médias sérieux suggèrent des armements dont leur obtention ferait  bouleverser la donne en faveur des parties de
la Résistance. (Souvent, elles surviennent après un discours virulent d’un dirigeant de cet axe.

Dont celui du secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah).
Elles sont par la suite suivies par des mises en garde belliqueuses, qui semblent vouloir tenir en laisse la partie harcelée, (en l’occurrence au camp de la résistance), lui faisant croire qu’elle est sous haute surveillance, et donc sous haute pression. Question de la terroriser et d’encombrer son réel approvisionnement et se préparatifs. Jouant le jeu de la guerre.
Mais en laissant libre cours aux démentis et dénis, la tension est baissée, question d’apaiser le public interne (en l’occurrence israélien). C’est là le jeu de la paix.
 Entre guerre et paix, c’est là que se placent l’affaire des Scud, celle des systèmes antiaériens, voire même celle du nucléaire iranien et celle de toutes les autres affaires qui ont éclaté puis se sont estompées. Pour céder la place… Jusqu'à quand?? 

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=134719&language=fr

 

Une guerre "imminente"?
Au Congrès américain, le roi de Jordanie, Abdallah, a déclaré, en petit comité, qu'à son avis une guerre entre Israël et le Liban était "imminente".
Telle est, en tous cas, l'information rapportée, sur son blog, par Steve Clemons, un spécialiste de politique étrangère à
la New America Foundation très bien introduit au Sénat et la Chambre des Représentants.
http://www.thewashingtonnote.com/archives/2010/04/jordans_king_sa/
La nouvelle survient au moment où Israël affirme que
la Syrie alimenterait le Hezbollah en missiles Scud- engins d'une portée de 700 kilomètres qui permettraient au mouvement Hezbollah, d'atteindre presque toutes les villes israéliennes.
Jamais le Hezbollah n'a disposé de tels missiles.
Tel Aviv pourrait décider très vite de frapper les zones tenues par le Hezbollah, abritant les Scuds ou susceptibles de les abriter, ainsi que la Syrie….
Une telle opération pourrait être une phase préparatoire à une attaque contre les sites nucléaires iraniens.

http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article02/EkZEZEkkkVNCQMfHBY.shtml

 

Un plan de paix américain...et une guerre israélienne ?

17.04.

Derrière une trompeuse immobilité de surface, une partie diplomatique et stratégique lourde de menaces continue de se jouer au Proche-Orient. Trois semaines après la rencontre, présentée comme très difficile par les deux parties, entre Benjamin Netanyahou et Barack Obama, la Maison Blanche n'a toujours pas obtenu les engagements qu'elle attendait du gouvernement Israélien pour « rétablir la confiance » avec les Palestiniens. Or cette étape indispensable conditionne l'ouverture des négociations indirectes que devait conduire l'émissaire George Mitchell entre Ramallah et Jérusalem.

D'abord demandées au premier ministre israélien, dans des termes très fermes, par la secrétaire d'Etat Hillary Clinton, après l'esclandre provoqué par l'annonce de la construction de 1600 logements dans une colonie de la périphérie de Jérusalem, au moment même où le vice président américain Joseph Biden se trouvait en Israël, ces engagements ont été réclamés, non moins fermement, à Benjamin Netanyahou par les collaborateurs de Barack Obama puis par le président en personne. Le premier ministre israélien avait demandé un délai pour consulter ses conseillers et son gouvernement. Délai qui a été étendu en raison des célébrations de la Pâque juive. Les célébrations sont maintenant terminées depuis près de deux semaines mais la réponse israélienne se fait toujours attendre. 

Les mesures attendues de Netanyahou

La Maison Blanche n'a pas rendu publique la liste des engagements attendus du premier ministre israélien, mais par recoupement de fuites et de confidences de part et d'autre, on estime qu'elle comprenait notamment les mesures suivantes : gel des constructions dans les colonies à Jérusalem-est et respect strict du moratoire sur l'arrêt des constructions en Cisjordanie;  levée de certains barrages et check-points en Cisjordanie, pour faciliter la circulation et stimuler l'activité économique ; libération de plusieurs centaines (voire de 2000) de prisonniers du Fatah, détenus en Israël, pour restaurer la crédibilité du président palestinien ; passage sous contrôle de l'Autorité palestinienne de certaines zones de Cisjordanie - dont la localité d'Abou Dis, à l'est de Jérusalem - actuellement sous contrôle israélien ;  allègement du blocus de la bande de Gaza, et autorisation d'y faire entrer des matériaux de construction destinés à réparer les dégâts de l'opération «plomb durci» ; engagement à aborder dès le début des négociations indirectes les questions liées au statut final des négociations (frontières, colonies, Jérusalem, réfugiés, eau, sécurité...), au lieu de consacrer ces pourparlers aux questions de calendrier et de procédures, comme le souhaitait la partie israélienne.

La majeure partie, de ces mesures, on le voit, étaient très difficiles à faire accepter par la coalition de droite et d'extrême droite qui soutient Benjamin Netanyahou. Peut-être grisé par l'accueil enthousiaste qu'il avait reçu à Washington lors du congrès de l'Aipac, le principal lobby pro-israélien des Etats-Unis, très favorable au Likoud, le premier ministre israélien a semblé réagir comme si le rapport de forces politique aux Etats-Unis ne lui était pas défavorable et, surtout, comme s'il avait tout son temps. Ce qui n'était pas exactement le cas.   

La nécessité pour le premier ministre israélien d'avoir à s'expliquer, devant le président américain, sur son absence de réponse, a sans doute été, autant que le risque de s'exposer à une offensive diplomatique turco-arabe contre l'armement  nucléaire israélien, à l'origine du refus de Netanyahou de se rendre comme prévu, la semaine dernière, à Washington, pour la conférence internationale sur la sécurité nucléaire.

Et cela même si cette réunion offrait à Israël une tribune providentielle pour défendre sa thèse stratégique favorite : la possession par le régime de Téhéran d'une arme nucléaire constitue pour Israël une menace majeure, qui devrait être traitée en priorité par les Etats-Unis et leurs alliés, au contraire de la question israélo-palestinienne qui peut attendre.   

http://renebackmann.blogs.nouvelobs.com/

 

Walid Joumblatt renoue officiellement avec Damas.

Le président syrien Bachar al Assad a reçu le dirigeant libanais Walid Joumblatt mercredi à Damas, se réconciliant ainsi avec son ancien allié local, devenu depuis cinq ans l’un de ses plus féroces contempteurs.
La rencontre, organisée grâce à une médiation du Hezbollah, conforte l’influence retrouvée de
la Syrie chez son voisin, d’où elle avait dû retirer hâtivement ses troupes sous la pression internationale en 2005, après l’assassinat de Rafic Hariri.
Joumblatt avait traité Assad de "singe, serpent et boucher" lors d’un meeting marquant le deuxième anniversaire de l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais, imputé par beaucoup de Libanais à
la Syrie, qui nie toute implication.
Mais, dans une interview à la chaîne de télévision qatarie Al Djazira, Walid Joumblatt est revenu ce mois-ci sur ses propos au nom de la stabilité du Liban et de la protection de sa minorité druze.
Joumblatt avait aussi tempéré ses critiques à l’encontre du Hezbollah après des affrontements défavorables à ses partisans et à ses alliés, qui avaient failli faire basculer le Liban dans une nouvelle guerre civile, en 2008.
L’entrevue Assad-Joumblatt a "porté sur l’importance du rôle de la résistance comme garantie contre les projets israéliens", rapporte l’agence de presse syrienne Sana, faisant référence au hezbollah soutenu par Damas.
Selon l’éditorialiste syrien Thabet Salem, la rencontre de mercredi pourrait contribuer à la cohésion interne du Liban à un moment où la commission d’enquête des Nations unies sur la mort de Hariri cherche à entendre six membres du Hezbollah.
Le Hezbollah a démenti tout rôle dans son assassinat. Mais, selon Salem, "il pourrait y avoir de fortes pressions sur le Hezbollah au sujet de l’affaire Hariri et consolider le front intérieur est crucial pour parer à tout problème".
Selon Walid Joumblatt lui-même, les suites de l’assassinat de l’ancien Premier ministre sunnite seraient susceptibles de déclencher des affrontements sanglants entre sunnites et chiites libanais.
Bien que d’autres hommes politiques libanais, y compris l’actuel Premier ministre Saad Hariri, fils de Rafic, aient ces derniers temps changé de ton au sujet de Damas, la démarche de Walid Joumblatt est loin de faire l’unanimité au Liban.
L’éditeur Ghassan Tueini a estimé que, si l’assassinat de Hariri avait "révélé un être humain" chez Joumblatt, son rapprochement avec
la Syrie le "ravale au rang de politicien ordinaire".

La Rédaction Avec les agences de presse

(Mercredi, 31 mars 2010 -)

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article1653



1 Lutte pour la libération du territoire

Les relents de la guerre

a) Liban

Agression israélienne au Sud, réaction ferme des habitants  

17/04

Dix véhicules militaires, dont des chars Mirkava et plusieurs dizaines de soldats israéliens se sont déployés de l'autre côté de la frontière et ont pris des positions de combats.

L'armée libanaise et les forces de la FINUL étaient à leur tour sur le qui-vive.  

Les habitants du village du sud du Liban Abbassiyeh ont démantelé vendredi des barbelés installés par l'armée de l'occupation israélienne en début de semaine dans une zone située dans la soi-disant la ligne bleue, et ont hissé le drapeau libanais sur la porte électronique.
En parallèle, la tension est montée d'un cran entre les forces de l'occupation et l'armée libanaise.
Présent sur les lieux, le député Kassem Hachem a tenu un point de presse dans lequel il a affirmé que cette terre est libanaise. "Nous ne reconnaissons ni les lignes bleues, ni rouges sur le front du village de Ghajar-Abbassiyeh-hameaux de Chebaa et les collines de Kfarchouba. Toute nouvelle tentative israélienne de répéter cette agression provoquera la même réaction de notre part, parce que ni la communauté internationale ni les résolutions onusiennes restituent nos droits", a-t-il indiqué. 
Mardi, le Liban avait déjà déposé une plainte auprès du Conseil de sécurité de l'ONU, après que des soldats de l'occupation eurent pénétré le week-end dernier sur son territoire, près de la rivière Wazzani, à côté d'Abassiyeh.
Selon l'armée libanaise, 11 soldats israéliens ont pénétré en territoire libanais et démonté un bulldozer sur un chantier près de la rivière.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=133789&language=fr

 

b) Israël

29/03
Le Commandement de l'armée - Direction de l'Orientation a publié lundi le communiqué suivant: "un avion israélien de reconnaissance a violé l'espace aérien libanais, hier à 10h35, au-dessus de la région de Aalma El-Chaeb et a survolé les régions du Sud et de
la Békaa, avant de quitter vers les territoires occupés".

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=131340&language=fr



2  Politique

a) Libanaise  

Michel Sleimane & Nasralah

Sleimane

"Nous tenons à la résistance comme à la prunelle de nos yeux"

Le chef de la République libanaise le général Michel Souleimane a réitéré l'attachement du Liban à sa résistance face à "Israël".
"Nous tenons à la résistance comme à la prunelle de nos yeux, nous en avons besoin, et notre besoin reste urgent. Tout propos qui néglige l'importance de la résistance est vide de sens", a déclaré le Président numéro 1 libanais au quotidien libanais As Safir.
Souleimane a par ailleurs qualifié la relation avec
la Syrie de distinguée et de stratégique, saluant le rôle du Président syrien Bachar ElAssad "l'homme de haute crédibilité".
"J'ai senti qu'Al Assad est un homme très gentil et très moral. C'est quelqu'un de sincère et tout à fait loin du népotisme", a-t-il estimé, ajoutant qu'il est en contact permanent avec lui, et qu'il n'est pas obligé de recevoir les recommandations de personne.  
Il a par ailleurs qualifié de "plus que positive" la dernière interview de Bachar El Assad sur Al Manar, une interview qui reflète clairement la position stratégique syrienne face à la cause arabe, notamment la cause palestinienne et la résistance. Sur ce point, le chef de l'Etat a indiqué qu'il est en accord avec toutes les positions du président syrien.
Le général Souleimane a par ailleurs assuré qu'il est le président de tous les Libanais, ajoutant que malgré le bruit, l'année 2010 sera meilleure que l'année précédente, notamment dans le domaine économique. 

30/03.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=131456&language=fr

 

"Israël ne peut pas déclencher une guerre contre le Liban car c'est un pays fort!

Le président Michel Souleiman a déclaré devant les journalistes qu’ '"Israël" ne peut pas déclencher une   guerre contre le Liban, car il sait pertinemment qu’il fera face à un Liban fort, ajoutant que les menaces israéliennes sont routinières car c’est la façon pour  "Israël" de fuir les pressions internes et le processus de paix. 
Le Président Souleiman a prévu  la continuité de la stabilité actuelle en 2010, ajoutant que "l'année
2009 a connu une croissance économique de pourcentage très élevé !
Par ailleurs le président libanais a  promis de s'atteler à la reforme et en particulier aux dossiers des nominations administratives et de la décentralisation administrative, juste après les élections.
D'autre part, Souleimane a déclaré que la rencontre avec le patriarche, comme à l'accoutumée, est positive. 
Enfin, le président présente ses vœux à tous les Libanais et aux chrétiens en particulier à l'occasion de la fête de Pâques, et promet d'oeuvrer pour la stabilité, la sécurité et le développement politique et économique.

04/04

Almanar


2a-3 Sur le terrain

Le Hezbollah stigmatise le rapport sur la 1559 et critique Roed-Larsen.

Dans un communiqué qu'il a publié en début de soirée, le Hezbollah a stigmatisé « la logique » de M. Roed-Larsen, dans laquelle il a vu « une tutelle flagrante sur le Liban », et a accusé ce dernier d'« avancer des idées susceptibles d'attiser les conflits internes ».
Le Hezbollah condamne le rapport trimestriel de l'ONU sur l'application de la résolution 1559, ainsi que sur son auteur, Terjé Roed-Larsen, qu'il a à nouveau accusé de parti pris en faveur d'Israël.
Il a affirmé ne pas être surpris par le rapport « qui ne dénonce pas les violations israéliennes quotidiennes de la souveraineté libanaise, mais qui multiplie les accusations à l'encontre de la résistance, dans la mesure où son auteur est organiquement lié aux centres internationaux de décision ayant des intérêts communs avec Israël ».
Accusant Israël d'être la source d'informations de M. Roed-Larsen, le Hezbollah a indiqué que le rapport publié hier « soulève des questions quant à la crédibilité des organisations internationales qui fondent leurs communiqués officiels sur des informations trompeuses et montées de toutes pièces, provenant de sources obscures ».
« Le Hezbollah n'est pas une milice telle que la décrivent les Nations unies, mais représente la résistance libanaise qui défend son territoire », affirme le parti de Dieu.

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/65452...

 

Michel Aoun accuse son secrétaire général, Ban Ki-moon, de « se mêler des affaires internes libanaises.

Aoun descend Ban en flammes
De Madrid, le chef du CPL, le général Michel Aoun, s'en est également pris à l'ONU, accusant son secrétaire général, Ban Ki-moon, de « se mêler des affaires internes libanaises et de questions en rapport avec les droits du Liban, pour couvrir les agressions contre les pays voisins d'Israël ». Il lui a demandé de ne pas se mêler aussi de l'affaire de la délimitation de la frontière avec
la Syrie et de laisser au Liban le soin de réclamer cette délimitation. « Lorsque nous avions des problèmes avec Damas, l'ONU a agi en spectateur », a-t-il déploré, en affirmant que « chacun a le droit de se défendre là où il veut et par le moyen qu'il juge bon, tant qu'Israël maintient ses plans agressifs ».
En ironisant, il a estimé que M. Ban devrait faire partie des douanes libanaises, avant d'inviter le secrétaire général de l'ONU à changer de tactique « parce qu'il ne réussira pas à exercer des pressions sur nous ».

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/65452...


2a-4 Des Canons ... pas du beurre

 Le « Développement et la Libération » demande à l’ONU de régler les violations israéliennes

26 avril 2010

Le bloc du Développement et de la Libération a salué lundi l’initiative prise par le député Kassem Hachem pour contrer les tentatives israéliennes d’élargir l’espace occupé et établir des barbelés au village Abbassieh. Le bloc a demandé au Conseil de Sécurité de régler l’affaire des violations israéliennes quotidiennes terrestres, aériennes et maritime.

iloubnan.info -

http://www.iloubnan.info/politique/actualite/id/45212/liban/Le-«-Développement-et-la-Libération-»-demande-à-l-ONU-de-régler-les-violations-israéliennes


2a-5 Les grandes manœuvres

31 Mars

Le président de la Chambre libanaise des députés, M. Nabih Berry, a examiné avec l'ambassadeur de Syrie à Beyrouth, M. Ali Abdel Karim Ali, les moyens de consolider les relations syro-libanaises de la sorte qui sert les intérêts des deux pays frères.

Le recevant hier, M. Berry a également passé en revue avec le diplomate syrien la situation prévalant dans la région.
Gh.H http://www.sana.sy/fra/55/2010/03/31/280679.htm.



b) Israélienne

 

2b-4 Les grandes manœuvres

Les survols israéliens ne cesseront pas tant que les missiles du Hezbollah seront là...
Le ministre israélien de la Defense, Ehud Barak, a affirmé hier que « les survols quotidiens par l'aviation israélienne de l'espace aérien libanais sont nécessaires et importants », précisant qu'ils « ne cesseront pas tant que le Hezbollah n'a pas démantelé les missiles qu'il possède ».
Ehud Barak, qui s'exprimait dans le cadre d'une rencontre avec les soldats de l'unité Golani à la base militaire de Kissovim, a par ailleurs indiqué que « l'armée israélienne déploie tous ses efforts pour défendre les frontières d'Israël ».

30 mars http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/65198...



3 Politique internationale 

 b) Usa (le parrain)

Les grandes manœuvres

21-04

Rapport sur l'application de la 1559, 

Washington a mis un bémol à ses accusations en affirmant qu'il enquête toujours sur « les allégations » israéliennes au sujet de la livraison de Scud au Hezbollah, par la Syrie.

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/65451...


3 Des Canons ... pas du beurre

Transfert de missiles au Hezbollah: les USA convoquent un diplomate syrien.

Un haut diplomate syrien à Washington a été convoqué lundi au département d'Etat pour répondre des "actes de provocation" de son pays liés à un éventuel transfert par la Syrie de missiles Scud au Hezbollah, a indiqué un porte-parole de la diplomatie américaine.
Un haut diplomate syrien à Washington a été convoqué lundi au département d'Etat pour répondre des "actes de provocation" de son pays liés à un éventuel transfert par
la Syrie de missiles Scud au Hezbollah, a indiqué un porte-parole de la diplomatie américaine.

"Le plus haut diplomate syrien présent à Washington aujourd'hui, le chef de mission adjoint Zouheir Jabbour, a été convoqué au département d'Etat pour répondre des actes de provocations de la Syrie concernant le possible transfert d'armes au Hezbollah", a indiqué dans un communiqué ce porte-parole, Gordon Duguid.

"Les Etats-Unis condamnent dans les termes les plus forts le transfert de toute arme, en particulier de missiles balistiques comme les Scud, de la Syrie au Hezbollah", a-t-il ajouté.

Le président israélien Shimon Peres a accusé Damas de fournir des missiles Scud à la milice libanaise. Damas a démenti de son côté les accusations d'Israël.
AFP | 20.04.2010 | 01:41

http://www.tdg.ch/depeches/monde/transfert-missiles-hezbollah-usa-convoquent-diplomate-syrien-departement-etat



a) Pays Arabes & voisins

Syrie

al-Assad insiste sur les constantes dont en tête le soutien et la protection de la résistance.

Hier à Damas avec le président Bachar al-Assad avait insisté sur les constantes avec en tête la protection de la résistance nationale libanaise et son soutien pour parachever la libération de la terre occupée par Israël, ainsi que sur l'établissement de meilleures relations politiques, économiques et sécuritaires avec la Syrie.

Dans une conférence de presse qu'il a tenue aujourd'hui à Beyrouth, retransmise par la chaîne de télévision satellitaire al-Manar, le député libanais a qualifié cette rencontre de station historique positive caractérisée par la franchise, indiquant que le point sur lequel le président al-Assad avait insisté était la construction de la confiance entre les deux Etats.

"La Syrie est soucieuse de la stabilité du Liban et respecte sa diversité", a-t-il fait noter, insistant la profondeur des relations syro-libanaises "consolidées par les sacrifices communs" et sur l'importance de la communication nationale naturelle entre les deux pays.

Il a enfin remercié tous ceux qui avaient aidé à parvenir à cette rencontre, en particulier le secrétaire général du Hezbollah, M. Hassan Nasrallah. A.A. / Gh.H. Le député libanais Walid Joumblatt, chef du

Parti Progressiste Socialiste, a indiqué que sa rencontre.

01 Avril

http://www.sana.sy/fra/55/2010/04/01/280889.htm

 

Des accusations "ridicules".

Les allégations israéliennes selon lesquelles la Syrie fournirait des missiles Scud au Hezbollah visent à mettre en péril l'amélioration des relations américano-syriennes. C'est ce qu'a déclaré, lundi, une haute-représentante syrienne, Buthaina Shaaban. Elle qualifie ces allégations de "ridicules".

Shaaban, conseillère du président syrien Bashar el-Assad, souligne que la taille des missiles est trop importante pour être transférés dans un petit pays comme le Liban sans être détectés par les avions de reconnaissance israéliens survolant quotidiennement le pays.

Damas a officiellement démenti les charges, de même que le Premier ministre libanais Saad Hariri.

De son côté, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a confirmé la volonté de l'administration Obama d'améliorer ses relations avec la Syrie, malgré des manœuvres "profondément troublantes" de Damas pour aider le Hezbollah. (…)

AP ET JPOST.FR
26.04.10

http://fr.jpost.com:80/servlet/Satellite?cid=1271934542501&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull



b) Les institutions

ONU

Ban incite le Liban à régler la question des armes palestiniennes

Le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon a envoyé hier soir au Conseil de Sécurité, son rapport bi-annuel sur l’application de la résolution 1559 du Conseil de Sécurité des Nations Unies.
Selon le journal An-Nahar, le rapport, conçu par l’envoyé spécial de Ban pour l’application de la résolution 1559 Terje Rod Larsen, a signalé que la présence de groupes militaires palestiniens à la Bekaa forme un vrai défi au contrôle des frontières libanaises.
Ban a décrit de « dangereux »les groupes militaires palestiniens situés à la Békaa, incitant le gouvernement libanais à régler la question sérieusement, a ajouté le journal. Il a par ailleurs demandé du Hezbollah de devenir un parti purement politique, ajoutant, “tous les états devraient limiter le transfert d’armes à l’armée libanaise. Le fait d’empêcher les factions au Liban d’avoir accés aux armes, joue en faveur de la souveraineté du pays, et assure la sécurité des citoyens”.
Le chef des Nations Unies a par ailleurs souligné l’importance de la démarcation des frontières libano-syriennes, appelant ainsi tous les états à se conformer aux résolutions 1559, 1680 et 1701, du Conseil de Sécurité des Nations Unies

iloubnan.info -

Le 20 avril 2010

http://www.iloubnan.info/politique/actualite/id/44952/titre/Ban-incite-le-Liban-%C3%A0-r%C3%A9gler-la-question-des-armes-palestiniennes



c) Europe

1 UK

Galloway :"Nasrallah a promis de vaincre Israël, il tient toujours ses promesses".

27/03
Le député britannique George Galloway assure que
la Résistance libanaise est une résistance nationale, quel que soit le nom qu'on lui donne.
"Son commandant est le Sayyed Hassane Nasrallah, le leader arabe le plus important dans le siècle moderne", indique-t-il, dans une interview accordée au quotidien "Albinaa". 
 Selon lui, la guerre aura lieu au Moyen-Orient, connaissant la faiblesse d' « Israël ». Il sourit en ajoutant : "Nasrallah a promis de vaincre Tel Aviv, Nasrallah tient toujours ses promesses."

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=131116&language=fr 


n° 130 - Journal du Liban - 22-03 au 29-04 - : Fin :- Un plan de paix américain...et une guerre israélienne ?

n° 130  - Journal du Liban - 22-03 au 29-04 - : Fin :- Un plan de paix américain...et une guerre israélienne ?


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



   Journal du Liban

               n° 103                                   22-03 au 13-04

        C.De broeder & M.Lemaire



Le " Journal du Liban" est  visible :

a)   sur mes blog : 

http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

http://.lalibreblogs.be/categories/International.html

 

b) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html  & http://boycottisraelinternational.com  



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse :fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Les brèves

4-1 L’arsenal atomique d’Israël : "Israël fait la sourde oreille, face aux critiques mondiales.

4-2 Israël pratique une politique agressive et a violé 6 500 fois la 1701.

4-3 Joumblatt pour un « réexamen tranquille » de l’accord de sécurité libano-US.

5  Dossier

Début et fin de l’affaire des Scud… Aux suivantes…  

5-2 Transfert de missiles au Hezbollah : les États-Unis examine l’affaire…
5-3 Des livraisons de Scud au Hezbollah

5-4 Peres accuse la Syrie de fournir des missiles Scud au Hezbollah.

5-5 Après Israël, Washington menace la Syrie contre le transfert de Scud au Hezbollah

5-6 Pas de preuves de la livraison de Scud au Hezbollah.

5-7 Alors scud ou pas scud au sud Liban ?

5-8 Hariri compare les rumeurs autour des Scud aux ADM en Irak, « toujours pas trouvées »...

5-9 Scud : Israël veut détourner l'attention des efforts de paix selon un haut responsable libanais.

5-2 Washington "encourage" Israël à attaquer le Liban.

5-3 G. Houbballah : Le Hezbollah dénonce la partialité du rapport de Larsen !

5-4 Foreign Policy : Le Hezbollah provoque « Israël ».  

5-5 Abir Taleb : L’administration Obama embarrassée.

 


Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

4-1 L’arsenal atomique d’Israël : "Israël fait la sourde oreille, face aux critiques mondiales.

Mardi, à Beyrouth, le Président de l’Assemblée nationale française s’est entretenu avec une délégation du mouvement du Hezbollah.
Lors de cette rencontre avec Bernard Accoyer, le Président du parlement français, la délégation du Hezbollah a, surtout, évoqué le danger de l’arsenal atomique d’Israël dans la région.
 "Israël fait la sourde oreille, face aux critiques mondiales.

La Communauté internationale et la France doivent se sentir concernées, en exerçant des pressions sur Israël, afin de le contraindre à abandonner ses politiques belliqueuses et expansionnistes.", ont affirmé les représentants du Hezbollah.
Ils ont, également, évoqué, avec le Président du parlement français, les multiples cas de violations, par le régime sioniste, de l’espace aérien, terrestre et maritime libanais.

14/04

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=133591&language=fr


4-2 Israël pratique une politique agressive et a violé 6 500 fois la 1701.

Le ministre des Affaires étrangères Ali Chami s’est rendu hier à Téhéran pour participer à un congrès sur « la sécurité internationale et la non-prolifération des armes nucléaires » qui doit se tenir les 17 et 18 avril.

Chami est accompagné du directeur des affaires administratives par intérim Ali al-Habhab, de son conseiller juridique Wassim Wehbé et de la directrice de l’information au ministère Magida Karaki.

Avant son départ, le ministre Chami a déclaré à l’aéroport : « Nous nous rendons à Téhéran pour participer à ce congrès très important sur le désarmement nucléaire dans le monde.

En tant que Libanais et qu’Arabes, nous appelons les États-Unis et tout pays occidental à ne pas ignorer l’arsenal nucléaire israélien. » Chami a rappelé que tous les sommets arabes ont proposé de faire du Moyen-Orient une zone sans armes nucléaires, mais non dépourvu de potentiel nucléaire civil.

Il a ajouté que l’Iran, à l’instar des pays arabes, cherche à se doter de l’énergie nucléaire à des fins civiles alors qu’Israël possède tout un arsenal de missiles à tête nucléaire. Selon lui, il faut donc chercher à pousser la communauté internationale à faire pression sur Israël pour qu’il accepte de signer le traité de non-prolifération des armes nucléaires.

En réponse à une question, il a affirmé que le fait pour la communauté internationale de cibler l’Iran en ignorant Israël a des répercussions négatives sur la paix dans la région. Chami a ajouté qu’avec ou sans armes nucléaires, Israël a une politique agressive envers les pays arabes et ses violations de la résolution 1701 ont atteint 6 500 violations depuis l’adoption de cette résolution.

Le ministre des AE a évité de répondre directement à une question sur la possession par le Hezbollah de missiles Scud, rappelant que c’est Israël qui occupe un territoire libanais et qui multiplie les agressions et les violations des résolutions internationales. Dans ces conditions, le peuple libanais, l’armée et la résistance ont le droit d’utiliser tous les moyens légitimes, y compris les armes, pour défendre leur pays.

17 avril –

L’Orient-le-Jour


4-3 Joumblatt pour un « réexamen tranquille » de l’accord de sécurité libano-US.
Le chef du PSP, Walid Joumblatt, s'est prononcé hier en faveur d'un réexamen tranquille de l'accord de sécurité libano-US qui fait actuellement l'objet d'une polémique suscitée par le Hezbollah.
« En cas de besoin, la révision de l'accord de sécurité avec les États-Unis et les accords similaires avec d'autres pays qui ne font pas de distinction entre résistance et terrorisme paraît nécessaire aujourd'hui », écrit M. Joumblatt dans son intervention hebdomadaire à l'organe du PSP, al-Anba'.
« Cet accord a soulevé de nombreuses critiques et interrogations sur plusieurs points, ce qui devrait amener le Conseil des ministres à l'examiner sous l'angle de la souveraineté libanaise et de la protection de la sécurité nationale », ajoute-t-il.
Citant le cas de l'assassinat du responsable palestinien Mahmoud el-Mabhouh, à Dubaï, par des agents du Mossad munis de faux passeports européens, M. Joumblatt souligne que « les États les plus développés sont tombés dans le piège lorsqu'Israël a volé chez eux les documents nécessaires et les a falsifiés ».
13 avril

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/65348...



5  Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

Début et fin de l’affaire des Scud… Aux suivantes…  

5-1 Damas "fournit un éventail élargi de missiles".

La Syrie fournit un éventail élargi de missiles au Hezbollah, a affirmé vendredi un diplomate américain, en soulignant que l'éventuelle fourniture de Scud restait "à étudier de près".
"Nous sommes préoccupés par l'élargissement de la coopération entre la Syrie et le Hezbollah", a indiqué cette source s'exprimant sous couvert d'anonymat.(…)
Le régime de Damas "fournit un éventail élargi de missiles" à la milice chiite libanaise, a-t-il poursuivi.
"La Syrie est classée par les Etats-Unis comme un Etat parrainant le terrorisme", a rappelé ce responsable de haut niveau, en raison "d'informations abondantes recueillies depuis plusieurs années sur le soutien syrien au Hezbollah".
"Quant à la question de savoir si des Scud ont franchi la frontière du Liban", a-t-il ajouté, il faut continuer à l'"étudier de près"
Les Etats-Unis ont accusé la Syrie la semaine dernière de fournir des missiles Scud au Hezbollah, à la suite de propos du président israélien Shimon Peres sur ce sujet.

Israéliens et Américains ont ensuite affirmé ne pas détenir de preuves sur cette livraison.   
 Le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem, avait "regretté" mercredi matin que le département d'Etat ait adopté les accusations israéliennes.

24/04

 http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=13...

 

5-2 Transfert de missiles au Hezbollah : les États-Unis examine l’affaire…
Les missiles Scud auraient une portée de 700 km, ce qui leur permettrait d’atteindre Jérusalem, Tel-Aviv ou les installations nucléaires de l’État hébreu, selon le « Wall Street Journal ».
En l'absence de l'ambassadeur de Syrie aux États-Unis, le chef de mission adjoint Zouheir Jabbour, avait été convoqué lundi au département d'État « pour répondre des actes de provocation de
la Syrie concernant le possible transfert d'armes au Hezbollah », avait indiqué la diplomatie américaine dans un communiqué.
Questionné sur la raison de cette convocation alors que les États-Unis ignorent si un transfert a eu lieu, M. Crowley a invoqué « le contexte ».
« Il y a eu une déclaration récente de l'ambassadeur disant que nous n'avions pas soulevé ce problème avec eux », a-t-il affirmé : « En fait, nous l'avons soulevé de nombreuses fois depuis février ». Il a été convoqué « pour s'assurer qu'il comprend que nous prenons le problème très au sérieux. »
Il y a quelques jours, le président israélien Shimon Peres avait accusé Damas de fournir des missiles Scud au Hezbollah.
La Syrie avait nié les allégations israéliennes, accusant l'État hébreu de préparer le terrain « à une éventuelle attaque dans la région ».
Lundi, un porte-parole de la diplomatie américaine, Gordon Duguid, avait affirmé que « les États-Unis condamnent dans les termes les plus forts le transfert de toute arme, en particulier de missiles balistiques comme les Scud, de
la Syrie au Hezbollah ».
« Le transfert de ces armes ne peut qu'avoir un impact déstabilisant sur la région et poser une menace immédiate pour la sécurité d'Israël et la souveraineté du Liban », tout en constituant une « entrave » au processus de paix, avait-il précisé dans un communiqué.
Pour sa part, le Premier ministre, Saad Hariri, a fait le rapprochement entre ces accusations et celles qui avaient été lancées par l'administration Bush contre l'Irak de Saddam Hussein, pour justifier l'invasion de ce pays. À l'époque, l'Irak avait été accusé mensongèrement de cacher des armes de destruction massive.
On rappelle que durant la guerre de l'été 2006, le Hezbollah avait tiré plus de 4 000 roquettes contre le nord d'Israël, tandis que l'aviation israélienne se déchaînait sur le Liban-Sud et l'infrastructure routière libanaise.

Le bilan du conflit parle de lui-même : plus de 1 200 morts côté libanais en majorité des civils, et 160 côté israélien.
Depuis, selon Israël, le Hezbollah s'est doté de plus de 40 000 roquettes, dont certaines d'une portée supérieure à
300 km et donc capables d'atteindre les grandes villes israéliennes.

Or il n'est pas question, pour Israël, de permettre à une force paramilitaire comme le Hezbollah de modifier l'équilibre des forces régional. 


5-3 Des livraisons de Scud au Hezbollah

Face à ces projets, qui témoignent au moins d'une volonté d'agir sur le dossier israélo-palestinien - c'est-à-dire d'une claire rupture avec l'ère Bush (junior) - les soutiens américains de l'actuel gouvernement israélien, qui soupçonnent Barack Obama d'aborder la situation au Proche-Orient avec une approche « biaisée » (lire : anti-israélienne) ont commencé à se mobiliser.

L'Aipac a publié des lettres à Hillary Clinton, signées par 76 sénateurs( sur 100) et 333 représentants(sur 435) demandant à l'administration Obama de tout faire pour apaiser la tension actuelle entre les Etats-Unis et Israël.

De son côté, Ronald Lauder, président du Congrès juif mondial a adressé à Barack Obama une lettre ouverte dans laquelle il lui demande pourquoi le discours sur le Proche-Orient de l'administration américaine donne tellement l'impression de rendre Israël responsable du blocage des négociations de paix.

En Israël, pendant ce temps, se multiplient les déclarations officielles et les rumeurs sur la livraison par la Syrie de missiles Scud-D au Hezbollah libanais.

Peu avant de prendre l'avion pour Paris, où il a assisté à l'inauguration de la controversée promenade Ben Gourion, le président israélien Shimon Peres a ajouté son crédit à ces bruits dénonçant, devant des journalistes, la duplicité de Damas qui « parle de paix tout en livrant des Scud au Hezbollah ».

L'éventuelle possession de Scud par le mouvement chiite libanais est considérée comme une menace sérieuse par les militaires israéliens car ces missiles balistiques de longue portée mettraient toutes les agglomérations israéliennes à portée de tir du sud-Liban.

Washington comme Paris ont pour l'instant pris note des déclarations israéliennes sans confirmer leur véracité. « Si ces livraisons avaient vraiment eu lieu, il est clair qu'elles exposeraient le Liban à des risques réels » a commenté le porte-parole du département d'Etat,  Philip Crowley. Il est clair aussi sans doute que la confirmation de ces livraisons mettrait en péril l'approbation par le Sénat de la désignation de Robert Ford comme ambassadeur américain à Damas ou Washington n'avait plus de chef de mission diplomatique depuis cinq ans.

Parce que les responsables militaires israéliens rêvent de rétablir la capacité dissuasive de leur armée, mise à mal lors de l'offensive au sud-Liban en 2006, face au Hezbollah, parce qu'ils répètent, depuis des mois que le Hezbollah a reconstitué un stock de 40 000 roquettes dans des bunkers du sud-Liban, parce qu'une opération militaire au sud-Liban détournerait au moins un temps l'attention du dossier israélo-palestinien, le risque d'une opération israélienne au pays du cèdre est désormais considéré par les diplomates et les experts de la région comme réel à moyen voire à court terme. C'est aussi le message que le roi Abdallah II de Jordanie a transmis à Barack Obama, lors de sa visite à Washington lundi dernier.            

http://renebackmann.blogs.nouvelobs.com/archive/2010/04/17/un-plan-de-paix-americain-et-une-guerre-israelienne-contre-l.html


5-4 Peres accuse la Syrie de fournir des missiles Scud au Hezbollah.

Le président israélien Shimon Peres a accusé, ce mardi, la Syrie de fournir des missiles Scud au Hezbollah peu avant son départ pour une visite en France.
"La Syrie affirme qu'elle veut la paix alors qu'elle fournit au même moment des Scud au Hezbollah, dont la seule raison d'être est de menacer l'Etat d'Israël", a prétendu Peres à la radio publique.  
"
La Syrie pense qu'elle n'a rien à faire d'autre que de laisser le monde la courtiser tout en pratiquant le double langage qui consiste à dire une chose et à faire le contraire, tout cela ne marchera pas", selon ses propres termes.     
Les médias israéliens ont fait état mardi d'une "très vive tension" entre
la Syrie et "Israël" en citant des sources arabes.   
Le quotidien Maariv a ainsi fait son titre de une en affirmant qu'"Israël menace d'attaquer
la Syrie" à la suite de la fourniture de missiles Scud capables d'atteindre pratiquement tout "le territoire israélien" au Hezbollah. 
Les capacités de tirs du Hezbollah se sont beaucoup améliorées
De son côté, le vice-ministre de la guerre, Matan Vilnaï  a affirmé qu'il ne préfère pas entrer dans les détails. "Mais tout cela ne fait qu'illustrer la réalité qui nous entoure avec des ennemis, qui font tout pour se renforcer et Israël qui doit se préparer", a ajouté cet ancien général de réserve.
Selon lui, "les capacités de tirs du Hezbollah se sont beaucoup améliorées et leur objectif principal reste de frapper l'arrière israélien".  
"Nous allons effectuer à la fin du mois prochain un exercice militaire pour faire face à cette réalité, comme nous l'avons fait l'an dernier", a-t-il poursuivi.
  

13/04

http://www.almanar.com.lb


5-5 Après Israël, Washington menace la Syrie contre le transfert de Scud au Hezbollah

20/04

Un haut diplomate syrien à Washington a été convoqué au département d'Etat pour répondre des soi-disant "actes de provocation" de son pays liés à des prétextes sur un "éventuel transfert par la Syrie de missiles Scud au Hezbollah", a indiqué un porte-parole de la diplomatie américaine.
"Le plus haut diplomate syrien présent à Washington aujourd'hui, le chef de mission adjoint Zouheir Jabbour, a été convoqué au département d'Etat pour répondre des actes de provocation de la Syrie concernant le possible transfert d'armes au Hezbollah", a indiqué dans un communiqué ce porte-parole, Gordon Duguid.
"Les Etats-Unis condamnent dans les termes les plus forts le transfert de toute arme, en particulier de missiles balistiques comme les Scud, de la Syrie au Hezbollah", a-t-il ajouté.
 "Le transfert de ces armes ne peut qu'avoir un impact déstabilisant sur la région et poser une menace immédiate pour la sécurité d'Israël et la souveraineté du Liban", tout en constituant une "entrave" au processus de paix, poursuit le communiqué.
"Nous appelons à un arrêt immédiat de tout transfert d'armes au Hezbollah et à d'autres organisations terroristes dans la région. La présence de la Syrie sur la liste américaine des Etats soutenant le terrorisme est directement liée à son soutien aux groupes terroristes comme le Hezbollah", ajoute le département d'Etat.
Damas avait démenti les accusations israélo-américaines considérant qu' "Israël pourrait profiter de ce prétexte pour mener une offensive militaire contre des cibles syriennes".
 http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=13...


5-6 Pas de preuves de la livraison de Scud au Hezbollah.

L'ambassadeur d'Espagne, Juan Carlos Gafo, a estimé que les accusations israéliennes sur la livraison de Scud au Hezbollah, par Damas, devraient être assorties de preuves.
M. Gafo a tenu ces propos au terme d'un entretien hier avec le président supérieur des Kataëb, Amine Gemayel, au siège central du parti à Saïfi. « À ma connaissance, il n'existe pas de preuves sur la livraison de Scud au Hezbollah », a affirmé le diplomate, après avoir souligné que l'État hébreu aurait dû fournir des preuves à ce sujet, et qu'il appartiendra à ce moment-là à
la Finul de mener les investigations nécessaires.
Interrogé sur la visite de responsables libanais en Espagne - qui accueille en ce moment le chef du CPL, le général Michel Aoun -, M. Gafo a indiqué que « son pays est soucieux de connaître le point de vue de toutes les parties libanaises ». « D'autres responsables politiques sont attendus à Madrid qui assume actuellement la présidence tournante de l'Union européenne. Nous accueillerons aussi au mois de juin la conférence de l'Union pour
la Méditerranée. Il nous importe de trouver des points communs et des positions fondées sur la stabilité et la paix, non seulement au Liban, mais dans la région », a-t-il expliqué, avant de préciser que l'Espagne accueille également, dans le même objectif, des responsables des différents pays de la région.

21/04
http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/65453...


5-7 Alors scud ou pas scud au sud Liban ?

Le point de vue de Guysen International News (sioniste)

nb Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Ce soir, de nombreux éditorialistes se posent hypocritement cette question, tout en sachant parfaitement la réponse. Nul n’est besoin d’être un fin analyste géopolitique du Moyen-Orient pour savoir que le Hezbollah est déjà en possession d’un tel armement.
Afin de mieux comprendre les enjeux autour de cet inquiétant missile scud, il nous faut rappeler, qu’il s’agit d’une fusée capable d’atteindre une cible distante de plusieurs centaines de kilomètres.
Tous les Scud dérivent du V2 allemand. De par leur construction, ils sont peu précis. À cet égard, les Scud peuvent être considérés comme des armes à large zone d'impact. L’avantage militaire des Scud consiste dans leur facilité de transport par des véhicules équipés de rampe de lancement. Cette mobilité augmente la capacité de survie d'un tel système d'armes.
A l’échelle de la région, Eilat devient une cible potentielle du Hezbollah, donc n’importe quelle ville d’Israël.
C’est par des rapports secrets américains, confirmant ceux de l’Etat juif que l’inquiétude est allée en grandissant au sein de l’Etat-major israélien. D’ailleurs, le président israélien Shimon Peres a accusé mardi
la Syrie de fournir des missiles Scud au Hezbollah peu avant son départ pour sa visite en France. "La Syrie affirme qu'elle veut la paix alors qu'elle fournit au même moment des Scud au Hezbollah, dont la seule raison d'être est de menacer l'Etat d'Israël", a affirmé le président Peres à la radio publique d’Israël.
D’autre part, un porte-parole du Département américain a indiqué, ce mercredi, devant un parterre de journalistes que le Liban se trouve ''considérablement en danger'' si les informations concernant le transfert de missiles au Hezbollah est avéré. Il a ajouté que les États-Unis continuaient ''d'examiner la question, mais il est clair que Liban court un danger si ces missiles ont bien été transférés'' a-t-il conclu.
Même
la France jugerait « préoccupant », un projet de transfert par la Syrie de missiles de longue portée Scud au Hezbollah, a indiqué jeudi le ministère français des Affaires étrangères. « La confirmation des informations auxquelles vous faites référence serait en effet préoccupante », a déclaré la porte-parole adjointe du ministère, Christine Fages, interrogée lors d'un point-presse sur des déclarations en ce sens d'officiels israéliens et américains.
Déjà il y a quelques jours, Le journal koweïtien al-Raï affirmait que : « Des rapports américains sur des missiles de type Scud-D étaient infiltrés au Hezbollah par le biais de
la Syrie, alors même que les déclarations des responsables américains continuent de se limiter à des généralités ». Toujours selon ce média koweïtien, le responsable du commandement central dans l'armée américaine, le général David Petraeus, a mis en garde contre l'approvisionnement en missiles du Hezbollah et du Hamas par l'Iran. Durant une conférence de presse, il avait relevé l'inquiétude israélienne concernant les missiles « de plus en plus sophistiqués » donnés au Hezbollah et au Hamas par Téhéran. Selon les sources américaines citées, « ces missiles Scud-D sont fabriqués suivant la technologie nord-coréenne ou russe ».
Pourquoi tant de retenues dans toutes ces déclarations ? Il nous paraît évident que Barack Obama parfaitement conscient de s’être fait duper, par son homologue Syrien Bachar Al Assad , continue contre vents et marées à essayer de sauver sa politique de ‘’la main tendue’’ , plus pour éviter un nouvel affrontement entre Israël et l’Iran par Hezbollah et Hamas interposés…dans un premier temps, que par réelle conviction.
Le comité de rédaction de Guysen est convaincu que désormais la guerre est inévitable.

La seule question restant encore en suspens consiste en un mot : quand !
Malheureusement depuis ces dix dernières années nous ne nous sommes jamais trompés.
Ce soir, nos pensées vont vers Guilad Shalit, otage du Hamas, soldat de Tsahal et citoyen français, privé de l'amour de ses parents depuis 1384 jours
http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article02/EkZEZEkkkVNCQMfHBY.shtml


5-8 Hariri compare les rumeurs autour des Scud aux ADM en Irak, « toujours pas trouvées »...
C'est par une rencontre avec le corps diplomatique arabe accrédité à Rome et emmené par son doyen, l'ambassadeur libanais Melhem Misto, que le Premier ministre Saad Hariri a entamé hier en soirée sa visite dans la capitale italienne. Une rencontre suivie d'une autre : celle avec la diaspora libanaise installée dans la péninsule, toujours en présence de l'ambassadeur Misto, mais aussi, entre autres, du représentant du Liban au Vatican, Georges Khoury, et du vicaire patriarcal à Rome, le père Tony Gebrane, représentant Mgr Nasrallah Sfeir.
Saad Hariri a profité de cette occasion pour s'exprimer sur plusieurs sujets brûlants, à commencer par la situation au Liban et toutes les rumeurs que les émigrés reçoivent amplifiées et souvent déformées. « Si nous regardons en arrière, si nous nous arrêtons sur ce que le Liban était il y a quelques années, nous nous rendrons immédiatement compte des progrès qui ont été réalisés, malgré les difficultés et les défis.
Le Liban progresse jour après jour », a-t-il ainsi martelé après avoir insisté sur l'incontournable coexistence entre tous les Libanais. «
Malgré tout ce qu'ils essaient de véhiculer, nous sommes un seul peuple, un peuple uni, et qui défend les mêmes intérêts », a-t-il ajouté, rappelant que la parité islamo-chrétienne au Liban doit rester intouchable et indiscutable, et louant à cet égard les vertus de la modération.
Évoquant les dernières accusations israéliennes relatives à l'envoi de missiles Scud par
la Syrie au Hezbollah et relevant qu'à chaque début de saison touristique, l'État hébreu multiplie ses menaces, Saad Hariri a comparé ces rumeurs aux allégations qui ont précédé l'invasion de l'Irak : « Ils cherchent toujours les armes de destruction massive prétendument en possession de l'ancien régime » irakien, a-t-il dit. Réaffirmant ensuite que la coexistence et la convivialité libano-libanaises constituent « la plus grande des menaces » contre Israël, il a demandé aux Libanais de « ne pas avoir peur : notre pays est en pleine forme », a-t-il assuré.

20 avril

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/65439...


5-9 Scud: Israël veut détourner l'attention des efforts de paix selon un haut responsable libanais.

Les allégations d'Israël concernant un transfert présumé par Damas de missiles Scud au Hezbollah libanais visent à détourner l'attention du processus de paix au Proche-Orient, au point mort, a affirmé lundi à l'AFP un haut responsable libanais.

Israël "tente de bloquer (les efforts de paix) tantôt à travers la question de la colonisation (à Jérusalem-Est), tantôt en évoquant les missiles Scud", a indiqué ce responsable proche du Premier ministre Saad Hariri qui a requis l'anonymat. Ces allégations "sont une tentative de détourner l'attention (de la communauté internationale) de la question principale, qui est celle de faire avancer le processus de paix", a-t-il précisé. 
Selon lui, la communauté internationale et notamment les pays de l'Union européenne soucieux d'éviter une nouvelle guerre dans la région doivent déployer davantage d'efforts en faveur de la paix. Saad Hariri a récemment contacté plusieurs responsables européens concernant les récentes accusations israéliennes, dont son homologue espagnol José Luis Rodriguez Zapatero au cours d'un entretien téléphonique lundi. Il a également rencontré lundi à Beyrouth John Brennan, le conseiller adjoint américain à la sécurité nationale. 
Le chef du gouvernement libanais s'était également entretenu dimanche au téléphone avec le président français Nicolas Sarkozy qui a exprimé sa "préoccupation" concernant le développement des "tensions" dans la région. 
Le président israélien Shimon Peres a accusé la Syrie de fournir au mouvement chiite des missiles Scud, susceptibles d'atteindre l'ensemble du territoire d'Israël. Les Etats-Unis, emboîtant le pas, ont demandé des explications sans pouvoir confirmer l'existence de ces livraisons. 
Washington, qui considère le Hezbollah comme un mouvement terroriste, a averti contre le "risque important" qu'un transfert de missiles et d'armements sophistiqués pourrait faire peser sur le Liban.

 AFP -

Le 26 avril 2010

http://www.iloubnan.info/politique/actualite/id/45213/liban/Scud:-Israël-veut-détourner-l'attention-des-efforts-de-paix-selon-un-haut-responsable-libanais


5-2 Washington "encourage" Israël à attaquer le Liban.

Les Etats-Unis, qui se sont inquiétés d'un éventuel transfert par la Syrie de missiles Scud au Hezbollah, "encouragent" Israël à attaquer le Liban, a affirmé samedi à l'AFP un député du parti chiite.

Mardi, le président israélien Shimon Peres a accusé Damas de fournir des missiles Scud au Hezbollah et les Etats-Unis ont réagi en se déclarant "de plus en plus inquiets" de cet éventuel transfert, qui, selon eux, ferait peser "un risque important" sur le Liban.

"Par cette position, (les Américains) encouragent Israël à mener une agression contre le Liban qu'ils tentent de cautionner au niveau international", a indiqué le député Ali Fayyad à l'AFP.

"Ainsi, les Etats-Unis se placeraient en position de complice en cas d'agression", a prévenu le député.

Ces déclarations "exacerbent la tension et menacent directement la stabilité de la région", a-t-il ajouté, accusant Washington de tenter "de camoufler ses échecs ainsi que ceux d'Israël" au Proche-Orient.

Selon lui, "la situation est plus tendue actuellement".

M. Fayyad a qualifié les accusations israéliennes de "suppositions", précisant que "le Hezbollah n'(avait) pas coutume de commenter les fabulations israéliennes concernant l'arsenal qu'il possède".

La Syrie, dont les relations avec les Etats-Unis se sont améliorées après plusieurs années de tensions, a nié jeudi les allégations israéliennes, accusant l'Etat hébreu de préparer le terrain "à une éventuelle attaque dans la région".

En février dernier, Israël et Damas, qui soutient le Hezbollah, se sont livrés à une surenchère verbale se menaçant mutuellement de représailles en cas de conflit militaire.

Durant la guerre de l'été 2006 entre Israël et le Hezbollah, le mouvement libanais avait tiré plus de 4.000 roquettes contre le nord d'Israël, contraignant un million d'habitants à se terrer dans des abris ou à fuir vers le sud du pays. Le conflit a fait plus de 1.200 morts côté libanais en majorité des civils, et 160 côté israélien.

Selon Israël, le Hezbollah s'est doté de plus de 40.000 roquettes, dont certaines d'une portée supérieure à 300 km et donc capables d'atteindre les grandes villes israéliennes.(…)

/ 17 avril

http://www.romandie.com/ats/news/100417125716.qzobsif0.asp


5-3 G. Houbballah : Le Hezbollah dénonce la partialité du rapport de Larsen !
Dans toutes les conventions et les règles internationales la résistance contre l’occupation est légitime !
Sauf  dans le dictionnaire de Terry Read Larsen, auteur du 11e  rapport de l’ONU sur l'application de la 1559 cette légitimité n’existe pas ou plutôt elle existe mais elle est à sens unique !
En effet, Larsen a non seulement défendu les violations quotidiennes israéliennes de la souveraineté libanaise, en affirmant que  les survols des avions de chasse ou des drones israéliens  au-dessus du territoire libanais sont liés à des raisons de sécurités telles que de prétendues brèches de l'embargo sur les armes appliqué conformément à la 1701.
Pis encore, Larsen a estimé que ces allégations constituent une menace de danger d'un nouveau conflit justifiant ainsi une nouvelle agression israélienne.
Pour ce qui est du désarmement des milices libanaises et non libanaises au Liban, Larsen n’hésite pas à estimer  "La composante armée du Hezbollah comme la plus importante milice libanaise dans le pays", ajoute l'ONU. Selon le rapport, l'arsenal du Hezbollah est "un défi clé pour la sécurité des civils libanais et l'autorité du gouvernement". Dans ce document, le Hezbollah  est invité à devenir "uniquement un parti politique".

Or la réponse du Hezbollah n’a pas tardé à venir ! Dans son communiqué, le Hezbollah a  estimé que les idées prônées par ce rapport servent les intérêts israéliens et attisent les tensions internes.

"Le Hezbollah n'est pas une milice telle que le décrivent les Nations unies, mais la résistance libanaise qui défend son territoire", affirme le mouvement, qualifiant le rapport de "tentative de déclencher des tensions confessionnelles".
Le texte poursuit : « le Hezbollah tient à assurer à Larsen que la résistance n'est pas une milice, elle est la résistance du peuple libanais elle lui défend sa terre et repousse toute agression, que  ça lui plaise ou pas ».
Le communiqué ajoute: "Il n'est pas étonnant que le contenu du rapport soit à connotation israélienne, notamment en évitant de condamner les violations israéliennes quotidiennes de la souveraineté du Liban et ce parce que  l’auteur de ce rapport est lié organiquement avec les centres de décisions internationaux qui ont des  intérêts unis avec les Israéliens (..) !

Enfin, pour ce qui est de l’affaires des missiles Scud,  le secrétaire général a indiqué : « Je continue de recevoir des rapports affirmant que le Hezbollah a substantiellement modernisé et augmenté son arsenal et ses capacités militaires, notamment à travers des armements sophistiqués de longue portée. Le Hezbollah lui-même ne nie pas ces assertions et ses leaders ont affirmé en public à plusieurs reprises que l'organisation possède des capacités militaires significatives qui servent, selon eux, des objectifs défensifs. L'ONU n'est pas en position de pouvoir vérifier d'une manière indépendante les rapports au sujet des capacités militaires du Hezbollah. Il reste que je prends ces rapports très au sérieux. »

De leur côté, les Etats-Unis ont baissé le ton concernant leurs accusations au sujet de la livraison de missiles Scud au Hezbollah par Damas.

Le Département d’Etat américain a affirmé ne pas encore prononcer un jugement sur la possibilité d’une livraison d’armes de type de Scud au Hezbollah par la Syrie, faisant état de la poursuite de l’examen des déclarations israéliennes sur ce transfert d’armes.

Rappelons que depuis quelques jours, le président israélien Shimon Peres avait accusé la Syrie d’avoir procédé à la livraison de missiles Scud au Hezbollah, accusation immédiatement démentie par Damas qui à son tour, a dénoncé les plans israéliens visant un éventuel conflit au Moyen-Orient.

Les analyses de G. Houbballah
Les dernières mises à jour

 G. Houbballah

Mercredi 21 avril 2010

Al Manar

Droits d'auteur© 2006 Al-Manar. Tous droits Droits réservés

Source : Al Manar
http://www.almanar.com.lb/...

http://www.palestine-solidarite.org:80/analyses.G.Houbballah.210410.htm


5-4 Foreign Policy : Le Hezbollah provoque « Israël ».  

NB nb Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Un responsable américain a indiqué au magazine américain Foreign Policy que le Hezbollah tente de provoquer Israël pour le pousser à déclencher la guerre.
«  Les Israéliens sont au courant de ces provocations et tentent de leur résister, tout en mettant en garde Washington contre le moment où la violence sera irréversible » a signalé ce responsable qui a requis l’anonymat.  Estimant que le Hezbollah qui d’après lui œuvre sans répit pour venger l’assassinat de son dirigeant militaire Imad Moughniyé perçoit une attaque surprise contre Israël comme le meilleur moyen de le faire.
Concernant l’armement du Hezbollah, le responsable américain l’a placé dans le cadre du «  jeu de dissuasion », assurant que les deux antagonistes se préparent pour la guerre. «  L’aspect négatif de l’accumulation des armements réside dans une sous-évaluation ( de la situation) qui risque d’entrainer un conflit ouvert  pouvant dégénérer en une guerre de grande envergure aux retombées imprévisibles » a-t-il appréhendé.
Selon lui,
la Syrie joue un rôle pas assez collaborateur : «  vu que l’administration américain ne comprend pas très bien ses intentions, trois hypothèses peuvent expliquer les raisons pour lesquelles le président Bachar ElAssad poursuit l’acheminement des armements au Hezbollah, malgré les mises en garde américaines ».
La première étant qu’il se prépare à des négociations avec Israël, et voudrait les entamer en position de force, précise-t-il. La seconde explication possible qu’il évoque est que Damas n’a aucun intérêt à négocier avec Israël, ni à contrarier les Américains pour le moment, mais s’apprête à un conflit contre Israël. La troisième est que le dirigeant syrien se trouve dans l’impasse, du fait de ses liens avec l’Iran et
la Syrie, dont il ne peut se défaire aussi facilement que le souhaite l’Occident. Ou peut-être est-il  pris dans l’engrenage d’accords aux intérêts imbriqués, explique le responsable américain.
Par ailleurs, le magazine américain a rapporté le démenti du ministère américain des affaires étrangères d’avoir empêché à la dernière minute le bombardement d’un camion transportant des armements de
la Syrie au Hezbollah au Liban. Le tabloïd a également démenti des informations véhiculées par des médias arabes, selon lesquels  l’ambassadrice des États-Unis au Liban Michèle Sisson a montré aux chefs du gouvernement et du parlement libanais, Saad Hariri et Nabih Berri les photos de camions transportant des armements de la Syrie au Hezbollah. Assurant que la mission de Sisson se limitait à exhorter les Libanais de faire de leur mieux pour éviter la guerre et leur demander de prendre au sérieux les appréhensions américaines et israéliennes sur ces armements sois disant acheminés de la Syrie au Hezbollah.

26/04/2010  

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=135070&language=fr


5-5 Abir Taleb : L’administration Obama embarrassée.
nb
Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Les accusations de l’Etat hébreu embarrassent donc la Maison Blanche, dont les stratèges craignent de voir la politique de main tendue de Barak Obama à la Syrie annihilée par la perspective d’une nouvelle guerre au Liban.

Contrairement à ses prédécesseurs, Barak Obama mène, depuis son élection à la présidence des Etats-unis en novembre 2008, une politique de main tendue aux pays de la région, y compris la Syrie. Mais les résultats sont encore en deçà des espérances.

Les stratèges de Washington cherchent, à travers cette nouvelle politique moyen-orientale, à mettre la Syrie dans la liste des pays devenus fréquentables pour la pousser à tourner le dos au régime iranien et aux groupes islamiques hostiles à l’Etat hébreu, dont le Hezbollah au Liban et le Hamas qui règne en maître absolu dans la bande de Gaza. C’est dire combien ces accusations israéliennes contre Damas embrassent les Etats-Unis.
La thèse de machination est aujourd’hui d’autant plus plausible que les autorités israéliennes n’ont pas apporté jusqu’à ce jour les preuves de leurs allégations. D’autre part, déjà en février dernier, Israël et Damas, qui soutient le Hezbollah, se sont livrés à une surenchère verbale, se menaçant mutuellement de représailles en cas de conflit militaire.
Abir Taleb

http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2010/4/21/marab1.htm



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


28/04/2010

n° 46 - dossier de Pakistan - 26-04 - 26-04 – début - Les Etats-Unis ; une vraie menace pour la paix et la sécurité internationales.

n° 46 - dossier de Pakistan - 26-04 - 26-04 – début -  Les Etats-Unis ; une vraie menace pour la paix et la sécurité internationales. 



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de PAKISTAN.  

                                                                                  n° 46- 26-04

                                                  C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossier de Pakistan" est  visible  sur mes blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/