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30/03/2010

n°129 - Dossiers Analyse, Géopolitique et stratégie du Liban - 29-04 : - Début -: Toute guerre contre le Liban sera catastrophique pour "Israël".


n°129 - Dossiers  Analyse, Géopolitique et stratégie du Liban - 29-04 : - Début -: Toute guerre contre le Liban sera catastrophique pour "Israël". 



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Dossiers  Analyse, Géopolitique et stratégie du Liban 

129 du 29-04

C.De Broeder & M.Lemaire

 



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire : 

Tiré à part :

Hariri: Une guerre détruira le Liban.

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Nicolas Crousse : Lebanon : la guerre vue depuis un tank.

2 Brèves

2-1 Nouvelle guerre au Liban?

2-2 Nasrallah se pose comme médiateur entre el-Assad et Joumblatt-

2-3 "Une attaque contre l’Iran mettrait le feu à toute la région et l’agresseur le paierait au prix fort ».

2-4 personnes condamnées par appartenance à Al-Qaïda au Liban.

3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 Le registre des violations des droits de l’homme des administrations américaines a été saturé et a même débordé du fait de leurs pratiques diverses.

3-2 Omayma Abdel-Latif : La force de dissuasion du Hizbullah. 

3-3 La députée Guigou: toute guerre contre le Liban sera catastrophique pour "Israël".  

3-4  Hassan Moali : Analyse : Joe Biden réitère le soutien « absolu » des USA à Israël.

3-5 Les lobbies pro-israéliens accusent une partie de l'administration Obama qui critique Netanyahou.(…).

Fin

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Bachar AlAssad  : Nous avons relevé le défi dans l'aventure qui nous a été imposée.

4-2 Beyrouth se mobilise contre la judaïsation de Jérusalem-Est.

5 Annexe

5-1 Impérialisme & Résistances.

5-2 Danielle Bleitrach : La Chute de L’Empire étasunien.

5-3 Point de vue de Robert Bibeau : La maladie infantile de la résistance. 



Tiré à part :

Hariri: Une guerre détruira le Liban.

“Une guerre détruira le Liban quant aux divisions internes elles l’anéantiront ” a déclaré le premier ministre Saad Hariri hier soir aux journalistes. Il a réitéré le fait que le Liban est au cœur du conflit arabo-israélien, et que son peuple restera uni contre les menaces permanentes exercées par l’Etat hébreux.
La séance du Dialogue National évoquera une stratégie de défense, a ajouté Hariri, signalant que le Liban est en communication permanente avec les partis étrangers afin de réaliser une action diplomatique contre les prochaines menaces israéliennes.

Hariri a par ailleurs évoqué l’appel de certains partis à inclure un représentant de la Ligue Arabe au sein du comité du Dialogue National, précisant que c’est au président Michel Sleiman de décider sur ce point là.
“Le président et le premier ministre sont ceux qui représentent le Liban, et ceux qui définissent la politique étrangère du cabinet” dit-il faisant allusion aux rapports qui disent que Nasrallah agit au nom de l’Etat Libanais.

iloubnan.info –

05 mars 2010

http://www.iloubnan.info/fr/actualite/id/43436



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Nicolas Crousse : Lebanon : la guerre vue depuis un tank.

Entretient : Le Lion d'or à Venise, «   » transforme le souvenir de la guerre du Liban de 1982 en une fiction sur l'horreur humaine… vue depuis un tank.

En 1982, l'Israélien Samuel Maoz fut enrôlé de force dans l'offensive armée contre le Liban.

La guerre ne fit pas que dépuceler le jeune homme de vingt ans, qui ne rêvait qu'à une vie normale. Elle le transforma en tueur, guidé par l'instinct de survie.

Vingt-cinq ans plus tard, Maoz, entre-temps devenu cinéaste, a décidé de réveiller la mémoire de ces traumatismes anciens. Et de les exorciser par la voie d'une fiction, inspirée par son expérience personnelle.

Le résultat, Lebanon, est un film aussi éprouvant que remarquable. Qui révèle, derrière sa dimension thérapeutique, un très grand cinéaste. Et qui démontre une nouvelle fois l'exceptionnelle santé du cinéma israélien, décidément travaillé par la culpabilité de cette guerre, déjà au centre de Beaufort et Valse avec Bachir.

Rencontre avec Maoz.

Pourquoi avoir choisi de faire un film sur une guerre à laquelle vous avez participé, certes à votre insu ?

Un jour, j'ai réalisé que la guerre au Liban n'était pas une question personnelle, celle d'un souvenir traumatique à exorciser, mais aussi celle de mes amis, d'une génération… Je me suis dit que je ne pourrais faire un film autour de ça qu'en apportant un « plus », une approche résolument viscérale et émotionnelle. La compréhension profonde passe par la sensation. Il faut d'abord ressentir en sa chair, que ça passe par l'estomac et par le cœur. Je voulais montrer la guerre telle qu'elle est, nue. On m'a fait le reproche qu'avec cette approche, je perdrais le spectateur…

Or, la guerre est un organisme non moral, une bête qui a paradoxalement besoin de morts pour ne pas mourir. Alors que le soldat est à la base une personne normale, qui connaît la différence entre le bien et le mal. Une personne normale ne peut pas tuer. La guerre est là pour créer un mécanisme qui vous contraint à tuer. Les valeurs ne font pas le poids face à ce rouleau compresseur.

Qu'avez-vous vécu au Liban, quand vous aviez vingt ans ?

Je suis resté quarante jours dans un tank, comme tireur. Nous avions été élevés, à l'armée, avec cette phrase qui nous disait : « C'est bien de mourir pour notre pays. » Quand vous êtes dans un tank, avec pour seule mission de tirer, ce que vous voyez pourrait presque ressembler à un grand spectacle de feu. Il y a un côté « plaine de jeu pour grands garçons ». Mais non, et vous glissez soudain dans une situation extrême, par rapport à ce qu'était votre vie auparavant.

Au vu du film, nous vient l'idée – insupportable – que les jeunes hommes, enrôlés comme vous en cette guerre, n'avaient pas le choix…

Nous n'avions pas le choix… à cette époque.

Pas le choix de refuser l'ordre donné. Pas le choix, non plus, une fois qu'on était dans le tank, de se laisser aller à des états d'âme. Une minute d'inaction, d'inattention et des camarades étaient tués.

Il fallait donc les protéger, et les protéger signifiait tirer. Et tuer. Tout se joue en quelques secondes. Le premier jour de cette expérience est évidemment un choc total, un vrai traumatisme. Après, vos instincts prennent le dessus. Et vous vous rendez compte plus tard que le feu couvait, que le feu couve toujours, à l'intérieur, au plus profond de vous. Très vite, les mécanismes sont là. Vous dormez deux ou trois heures par nuit. Vous perdez le goût, mangez n'importe quoi. Et tout ce qui avant avait pour vous de l'importance sur un plan moral n'en a plus. Bien après, quand vous êtes revenu à la vie normale, vous ne pouvez pas admettre que c'était vous, « l'homme dans le tank ».

Il est étonnant qu'Ari Folman (« Valse avec Bachir ») et vous avez eu besoin de 25 ans pour expulser ces souvenirs, par le filtre de la fiction !

Durant des années, je me sentais déprimé, je ne faisais rien de ma vie. Puis, peu à peu, je me suis dit que je n'avais plus rien à perdre. Que je devais parler, lâcher les brides. Sans doute fallait-il la distance du temps pour trouver celle du témoignage. Huit ans ont passé avant d'écrire le premier jet. Le premier souvenir qui me revenait, quand je me mettais au travail, c'était celui de l'odeur de la chair brûlée. Après quelques années dans l'obscurité, vous êtes en mesure de reconnaître tout. Derrière l'odeur, tout vous revient.

Votre film s'appelle « Liban », et il me donne le sentiment qu'il aurait pu s'appeler « Vietnam », « Afghanistan » ou « Irak » : ce n'est pas un film sur le Liban, mais sur la guerre.

Le Liban fut ma guerre, mais au fond j'imagine que ce n'est pas très différent des autres guerres. Lebanon, c'est ma façon de restituer l'expérience de guerre, ses dilemmes, l'instinct de survie face à sa propre mort. Le film parle de cela, du lieu caché, du lieu honteux dans la nature humaine où se joue le combat entre les instincts basiques et l'éthique.

Nicolas Crousse :

17 mars 2010,

http://www.lesoir.be/channels/cinema/2010-03-17/la-guerre-comme-vous-ne-l-avez-jamais-vue-759144.shtml



2 Brèves

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le contenu de l’article mais doit être vu comme information.

2-1 Nouvelle guerre au Liban?

Les nuages se sont amoncelés ces derniers jours vers le Liban.

La semaine dernière, le Premier Ministre libanais Saad Hariri et le président Suleiman ont dit à l'Envoyé spécial d'Obama, George Mitchel qu'ils craignaient une attaque d'Israel sur le Liban. Ils citaient l'augmentation de survols plus nombreux   du Liban par l'Armée de l'air israélienne et des exercices militaires à la frontière israélienne. Le premier ministre Hariri aurait aussi prévenu  Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner lors d'une récente visite à Paris.
En fait, Israêl pourrait vouloir viser le Hezbollah , le mouvement chiite libanais,  très lié à l'Iran. C'est la bête noire et une des menaces d'Israel dans la région, d'autant que l'Etat hebreu l'accuse d'avoir renforcé son arsenal militaire  en missiles venus d'Iran ou de Syrie, contrairement aux accords de cessez le feu de 2006 censés stopper l'armement du Hezbollah. D'ailleurs, selon un journal arabe jeudi dernier, le Hezbollah aurait averti ses cadres et ses miliciens  au Sud Liban et dans la plaine de
la Bekaa de se méfier d'une attaque israélienne , de raids-surprise contre des bases du Hezbollah et de prendre les mesures en conséquence.
Hier, un ministre israélien sans portefeuille, Yossi Peled,  a lancé lors d'un meeting  "Nous ne pouvons dormir tranquille (...)nous allons avoir un nouveau round dans le Nord, mais je ne sais pas quand"..
Le quotidien arabe Al Sharq al Awsat rapportait hier que le président Sarkozy aurait pressé Israel d'épargner les infrastructures du Liban , en cas d'attaque ( sous-entendu contre le Hezbollah), mais qu'il aurait aussi demandé aux Libanais d'éviter tout ce qui pourait justifier un assaut israélien.
Tensions diplomatiques, rumeurs de plan, fuites militaires ?
 Le premier ministre  israélien Netanyahu s'est tout de même fendu d'un communiqué hier pour démentir officiellement tout plan d'attaque : "L'Etat d'Israel ne recherche aucune confrontation avec le Liban" dit le bureau du Premier Ministre

Denis Brunetti

24 janvier

http://blog-correspondant-a-jerusalem-tf1.lci.fr/article-nouvelle-guerre-au-liban--43540613.html


2-2 Nasrallah se pose comme médiateur entre el-Assad et Joumblatt-

Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a annoncé hier que le président syrien Bachar el-Assad était prêt à rencontrer le leader druze libanais Walid Joumblatt à Damas. Il souhaite ainsi « ouvrir une nouvelle page » avec M. Joumblatt, qui avait qualifié le chef d’État syrien de singe, de serpent et de boucher lors du deuxième anniversaire de l’assassinat de Rafic Hariri en 2007. La date de la visite doit être annoncée dans les prochains jours.

17 mars 2010

http://www.operationspaix.net/-FINUL-


2-3 "Une attaque contre l’Iran mettrait le feu à toute la région et l’agresseur le paierait au prix fort ».

Le numéro deux du Hezbollah, cheikh Naïm Kassem, a lancé un avertissement hier à Israël face à une éventuelle attaque contre l’Iran.

Selon le  Hezbollah, « Israël ou les États-Unis ne peuvent pas bombarder l’Iran et simplement croire que tout continuera comme avant, une attaque contre l’Iran mettrait le feu à toute la région et l’agresseur le paierait au prix fort ».

Il souligne aussi que tout pays qui autoriserait le lancement d’une offensive depuis son territoire ferait face à des représailles.

19 mars 2010

http://www.operationspaix.net/-FINUL-


2-4 personnes condamnées par appartenance à Al-Qaïda au Liban.

La justice libanaise condamne 23 personnes reconnues coupables « d’appartenance à Al-Qaïda, d’avoir constitué une bande armée en vue d’attaquer des civils et de porter atteinte à l’État et à son autorité, de tentative d’attaques terroristes, de contrefaçon de documents officiels et de transferts d’armes ». Les individus, dont sept ont été condamnés par contumace par le juge Nizar Khalil, sont des ressortissants palestiniens, syriens, saoudiens et libanais.

23 mars 2010

http://www.operationspaix.net/-FINUL-



3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 Réponse au rapport sur 'le laxisme de l’État Libanais en matière de désarmement des milices'.


Pour rappel :  Le département d’État US dénonce le laxisme de l’État Libanais en matière de désarmement des milices.

nb - Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.
« Malgré la présence des forces libanaises et celles de la Finul, le Hezbollah a gardé une influence importante dans certaines régions du pays, et le gouvernement n'a pas fait de progrès concrets en direction du démantèlement et du désarmement des milices armées, y compris le Hezbollah. » selon un rapport publié hier par le département d'État américain sur la situation des droits de l'homme au Liban. Le texte, qui rappelle la teneur des résolutions 1550 et 1701 pour ce qui est de la nécessité de désarmer les milices, dont le Hezbollah, a relevé en outre que les camps de réfugiés palestiniens continuent de se comporter comme « des entités qui s'autogouvernent en maintenant leurs propres milices et forces de sécurité qui échappent à l'autorité de l'État ».
Le texte du rapport fait par ailleurs allusion à « des meurtres commis par des acteurs inconnus », relevant au passage la disparition en cours d'année d'une personne (Joseph Sader), un incident qui aurait des « motifs politiques », relève le rapport.
Le département d'État dénonce par ailleurs les arrestations et les détentions arbitraires pratiquées par les forces de sécurité, ainsi que les pratiques de torture qui se poursuivent parallèlement à des conditions de détention précaires dans les prisons. Le rapport stigmatise également les « détentions provisoires prolongées » et les procès qui traînent en longueur.
« Le gouvernement a violé les droits des citoyens à la vie privée », relève encore le texte qui met l'accent sur les restrictions en termes de liberté d'expression et sur les pratiques d'intimidation des journalistes. Le rapport insiste en outre sur la corruption et le manque de transparence dont fait preuve le gouvernement.
Le rapport relève en outre les limitations de déplacement imposées aux réfugiés non enregistrés et condamne la poursuite de la discrimination systématique contre les réfugiés palestiniens et autres groupes minoritaires. « La violence domestique et sociale exercée contre les femmes se poursuit.

Il en va de même pour ce qui est de la violence contre les enfants », souligne le texte qui dénonce sur ce plan la main-d'œuvre des enfants.

12 mars

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/650015/Le_departement_d%27Etat_US_denonce_le_laxisme_de_l%27Etat_en_matiere_de_desarmement_des_milices.html


Réponse au rapport sur 'le laxisme de l’État Libanais en matière de désarmement des milices' publié par l’administration américaine.

3-1 Le registre des violations des droits de l’homme des administrations américaines a été saturé et a même débordé du fait de leurs pratiques diverses.

Nawwaf al-Musawî, membre du groupe parlementaire libanais "Fidélité à la résistance" et responsable du Hezbollah a déclaré :"L’administration américaine continue à s’ériger en protecteur des droits de l’homme, publiant régulièrement un rapport, avec effronterie et arrogance, tentant de tromper une opinion publique, qui a appris, par le fer et le feu, dans l’âme et le sang, que la violation la plus grave du droit humain et de la dignité humaine se matérialise dans le comportement américain impérial, et notamment dans le soutien absolu à l’entité sioniste, dans son agression barbare contre les Arabes, Palestiniens et Libanais notamment.
Le registre des violations des droits de l’homme des administrations américaines a été saturé et a même débordé du fait de leurs pratiques diverses, à tous les niveaux, envers les droits humains : la violation du droit à l’autodétermination, les tortures, les arrestations arbitraires, la répression des libertés publiques, la protection de la tyrannie, le soutien aux criminels de guerre sionistes, le meurtre des civils dans des massacres collectifs.

De plus, l’occupation militaire suffit à elle seule, avec les crimes qu’elle comporte, pour la considérer comme la plus grave attaque contre les droits de l’homme. L’administration a été et est toujours une force d’occupation et d’agression, qui soutient les forces d’agression et d’occupation dans plus d’un pays dans le monde, et en Palestine occupée en particulier.
La prétention des Etats-Unis à protéger et préserver les droits de l’homme est en soi une agression contre ces droits, car se donner en exemple en vue d’être imité annule le fondement moral sur lequel s’appuie l’idée des droits humains.
L’insistance des Etats-Unis à publier ce rapport régulier est une persistance à poignarder cette idée humaine, tant au niveau de ses principes que de ses applications pratiques. Qu’advient-il alors lorsque ce rapport essaie de camoufler le vrai par le faux, en mettant l’accent sur des lieux de violation tout en cachant des monstruosités commises envers le droit humain, que ce soit contre l’individu, le groupe, la nation ou la patrie.
L’administration américaine cache, derrière ses rapports réguliers, les crimes monstrueux qu’elle commet contre le peuple irakien et le peuple afghan, sous le prétexte de lutter contre le terrorisme. C’est cette administration qui reconnaît les faits, notamment après l’arrestation du chef d’un groupe terroriste en Iran, qu’elle est la première à protéger les groupes terroristes qui adoptent le meurtre collectif, la haine et le fanatisme, tant au niveau de la pensée que de la pratique.
Derrière les contenus équivoques se cachent les réalités des prisons américaines, déclarées ou secrètes, répandues dans le monde entier, qui malgré leur obscurité et leur silence, témoignent de la sauvagerie américaine, comme le montre en partie l’exemple de la torture dans la prison d’Abu Ghrayb en Irak.
L’administration américaine ne peut faire oublier au monde qu’elle soutient l’entité sioniste et raciste dans son agression barbare et quotidienne contre le peuple palestinien, elle contribue même à cette agression en empêchant toute tentative du mouvement de la solidarité internationale de poursuivre les criminels israéliens, responsables politiques ou militaires.
C’est pourquoi il n’est pas étrange que le rapport évite tout ce qui se rapporte à la situation du peuple palestinien sous l’occupation israélienne, ainsi que la vérité de l’oppression israélienne dans les centres de détention collective, qui regroupent femmes et enfants, ou dans les villages et les villes palestiniennes qui sont devenus des centres de détention également, son agression criminelle contre Gaza pendant 22 jours et les massacres des enfants, des femmes et des vieillards, considérés comme des crimes génocidaires contre l’humanité, et à Gaza dont le siège est un affront à l’humanité qui n’agit pas pour défendre ses droits.
Il n’est pas non plus étrange que le rapport évite de mentionner les violations aériennes quotidiennes de la souveraineté libanaise, ni l’impact des bombes à fragmentation qui ont tué et blessé des centaines, jusqu’à aujourd’hui, ni les réseaux d’espionnage fauteurs de guerres civiles et responsables des crimes organisés, au vu et au su des grandes puissances, sans susciter de réactions.
Les peuples opprimés qui ont découvert depuis longtemps, par leurs blessures et les cris de leurs enfants, la véritable et hideuse image de l’administration américaine ne peuvent être trompés par cette tentative de l’enjoliver dans un rapport qui est en soi une violation des droits de l’homme.
Il serait préférable aux organisations des droits de l’homme, indépendantes et soucieuses de préserver leur cause de rédiger un rapport régulier sur les violations américaines des droits de l’homme, qui recense les faits alors que ceux qui sont encore cachés sont plus nombreux que ceux qui ont été dévoilés."

Traduction CIREPAL (Centre d’information sur la Résistance en Palestine)
(Dimanche 14 mars 2010)

par La Rédaction

Saturday, March 13, 2010.

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article1574


3-2 Omayma Abdel-Latif : La force de dissuasion du Hizbullah. 

Le Hizbullah a menacé Israël de lui rendre coup pour coup s’il s’avisait de lancer une nouvelle guerre contre le Liban.

Nasrallah a donné des détails sur de nouvelles possibilités en armements qui pourraient jouer un rôle dissuassif dans n’importe quelle nouvelle confrontation.

La récente bande annonce, sous-titrée en hébreu sur la chaîne télévisée Al-Manar avant les informations du soir, résume comment le Hizbullah anticipe - avec la nouvelle équation qui en découle - un conflit avec Israël : un bâtiment pour un bâtiment, une raffinerie de pétrole pour une raffinerie de pétrole, une usine pour une usine.

La déclaration faite dans un discours prononcé par Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hizbullah, mardi dernier à l’occasion de la journée de commémoration des Martyres du mouvement, n’indique peut-être rien de neuf. Lors de discours précédents, Nasrallah avait déjà envoyé des messages à peine codés au sujet de la capacité du mouvement de la résistance islamique à se confronter à n’importe quelle agression israélienne à venir contre le Liban. Néanmoins, il ne s’était jamais étendu sur le type d’armements en possession du Hizbullah.

Mais cette fois-ci Nasrallah a donné des détails sur de nouvelles possibilités en armements qui pourraient jouer un rôle dissuasif dans n’importe quelle nouvelle confrontation.

De plus pour la première fois, Nasrallah a fait un exposé complet du type de cibles israéliennes que le Hizbullah serait capable de frapper lors de prochains combats, faisant suggérer à beaucoup de personnes que Nasrallah a amené le conflit à un nouveau et sans précédent niveau.

« Je veux dire aux Israéliens la chose suivante : non seulement si vous frappez Dahiyeh nous frapperons Tel Aviv, mais si vous frappez l’aéroport international du martyre Rafik al-Hariri à Beyrouth, nous frapperons votre aéroport Ben-Gourion à Tel Aviv ; si vous frappez nos ports, nous frapperons les vôtres ; si vous frappez notre raffinerie de pétrole, nous frapperons les vôtres... si vous frappez un seul bâtiment dans Dahiyeh, nous en détruirons plusieurs à Tel Aviv, » a déclaré Nasrallah.

Nawaf Al-Musawi, député du Bloc de Loyauté à la Résistance au parlement libanais, a expliqué les préparatifs ayant conduit à la déclaration de Nasrallah. Cette déclaration dit-il est le fruit d’efforts méthodiques réalisés 24 heures sur 24 depuis la fin de la guerre de juillet en 2006 jusqu’à ce mois de février 2010 : « Des dizaines de milliers de combattants se sont entraînés pour porter la résistance à un niveau tel qu’Israël ne puisse prendre la moindre décision précipitée de lancer une guerre sans que cela s’avère suicidaire pour lui, » a expliqué Al-Musawi.

La nouvelle équation posée par Nasrallah, poursuit Al-Musawi, est le début d’un nouveau chapitre dans le conflit israélo-arabe, car les menaces de guerre et d’agression proférées par Israël ne resteront plus sans réponse.

Le Hizbullah, selon ses responsables, est bien mieux équipé aujourd’hui qu’il ne l’était en 2006. « Si les Israéliens pensent pouvoir nous causer plus de dommages, ils savent maintenant que nous pouvons aussi leur infliger plus de dégâts, » a déclaré au Times Sheikh Naim Qassim, secrétaire adjoint du Hizbullah.

Le discours de Nasrallah a été fait deux jours après que Samir Geagea, chef des Forces libanaises [fascistes libanais ayant dans la passé participé activement pour le compte des Israéliens aux massacres de Sabra et Chatila - N.d.T] et ancien seigneur de guerre, ait accusé le Hizbullah, dans un discours daté du 14 février de donner à l’Israël un prétexte pour lancer une guerre contre le Liban puisque le Hizbullah conservait son arsenal. Cette idée avait fait des émules, en particulier parmi les partis chrétiens de droite du bloc du 14 mars - le parti phalangiste et les forces libanaises. Nasrallah a répondu à cela en retournant l’accusation. « C’est une rhétorique très dangereuse parce qu’elle justifie absolument n’importe quelle agression israélienne et juge à l’avance la résistance [libanaise] responsable de n’importe quelle attaque israélienne. Est-ce un appel à une guerre israélienne contre le Liban ? Sommes-nous à nouveau dans les circonstances de 1982 ? Est-ce que certains s’imaginent qu’il n’y a aucune voie possible pour leurs rêves et leur espérances si ce n’est par une guerre israélienne contre le Liban ? C’est cela, la question, » a questionné Nasrallah avec force.

Geagea a répété sa position le lundi 21 février, dans une conférence de presse organisée pour répondre au discours de Nasrallah. Il a suggéré qu’ « il n’y avait aucune raison d’organiser une session censée aborder la question d’une stratégie unifiée de défense pour le Liban. » Nasrallah a exigé que l’Etat libanais et le gouvernement prennent clairement position face à pareils propos.

Le Premier ministre libanais Saad Al-Hariri a répondu indirectement par un certain nombre de déclarations dans les journaux italiens et lors d’une visite au Vatican au cours de laquelle il a critiqué Israël et l’a accusé de menacer de guerre le Liban.

En tout cas, la dernière déclaration de Nasrallah a mis en évidence la naïveté de l’opinion qui domine dans les cercles intellectuels de Washington au sujet de la capacité des Etats-Unis à impliquer le Hizbullah dans des entretiens de bas niveau « en coopération avec les Anglais et tout en informant les Israéliens, » — comme le suggérait un observateur — pour finalement forcer le Hizbullah à la démilitarisation en suivant le même processus de désarmement que l’IRA [Irish Republican Army]. Cette vue, qui consiste à considérer l’armement du Hizbullah comme une menace non seulement pour Israël mais « pour le Liban », suppose qu’une des incitations possibles pour que le Hizbullah abandonne son arsenal soit un engagement israélien de s’abstenir d’attaquer le Liban si « le Hizbullah se soumettait à un processus de désarmement ».

Mais pour le Hizbullah, qui estime que la communauté internationale a abandonné le Liban lors de la guerre 2006, une telle proposition ignore les réalités les plus élémentaires.

L’idée ci-dessus - telle qu’elle a été présentée par les analystes Steven Simon et Jonathan Stevenson du département américain des affaires étrangères en janvier - suggère que souscrire à un tel programme de démilitarisation fournirait au Hizbullah une immunité temporaire au cas où l’Israël « réalise une autre incursion, mieux calibrée ».

Penser que le Hizbullah s’engagerait dans un tel processus de désarmement pour obtenir une immunité est la preuve de l’ignorance par ces deux analystes des capacités, en conviction et en calculs, du mouvement de résistance. Simon et Stevenson ont même lié ce processus de désarmement à la fourniture à l’armée libanaise d’armes américaines plus perfectionnées.

Mais tout le monde est convaincu que les Etats-Unis ne fourniront jamais à l’armée libanaise d’armes pouvant représenter une menace pour Israël, ou même simplement empêcheraient les survols israéliens quotidiens qui violent la souveraineté libanaise.

Al-Musawi, se faisant le reflet de cette conviction, suggère que l’armée libanaise s’oriente vers une coopération stratégique et militaire avec la Syrie et l’Iran.

Omayma Abdel-Latif

6 mars

Al-Ahram Weekly - Traduction de l’anglais : al-Mukhtar

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=8285


3-3 La députée Guigou: toute guerre contre le Liban sera catastrophique pour "Israël".  

L'ancienne ministre française de la Justice, la députée Elizabeth Guigou, assure que "toute guerre israélienne contre le Liban sera catastrophique pour les Israéliens, après leur échec en 2006 et celui dans la guerre de Gaza".
Dans une interview exclusive accordée  au site "El-nashra", elle affirme qu' « Israël », pour le moment, a les yeux rivés sur l'Iran.
"Le Liban est impressionnant, du fait qu'il renaît de ces cendres, et vu ses capacités énormes", dit-elle.
Par ailleurs, la députée française avance que le retour de
la Syrie sur la scène internationale est important, afin d'empêcher les extrémistes d'aboutir à leurs objectifs, rappelant du rôle et des efforts français déployés dans ce sens.
Quant à la situation arabo-israélienne Guigou confirme qu'"Israël" ne pourra garantir sa continuité, à cause de la croissance démographique importante chez les arabes.
Et d'expliquer "les Etats-Unis et l'Union européenne sont convaincus que deux Etats, palestinien et israélien seront une solution acceptable".
Enfin Guigou souhaite que la sécurité et le développement économique règnent au Moyen-Orient.
Rappelons que Guigou a animé une conférence organisé  à l’Ecole supérieure des Affaires à Beyrouth portant sur le thème « L'état de l'Union pour
la Méditerranée et le rôle de la société civile ». Elle a insisté sur l’importance de “se réunir pour la Méditerranée.” La secrétaire nationale au Parti socialiste, chargée de la Réforme de l'Etat et des Collectivités territoriales, a ajouté que “l’union ne se fait pas par la force, mais d’une façon pacifique et démocratique” au cours de cette conférence à laquelle participait aussi l’ancien ministre libanais des Finances Georges Corm et le président de Bader, Robert Fadel.

Elisabeth Guigou a par ailleurs demandé aux États et aux sociétés civiles “ d'arrêter de s'accuser mutuellement, comme certaines régions du monde le font actuellement ”.

07/03/2010

http://www.alterinfo.net/notes/La-deputee-Guigou-toute-guerre-contre-le-Liban-sera-catastrophique-pour-Israel_b1926805.html


3-4  Hassan Moali : Analyse : Joe Biden réitère le soutien « absolu » des USA à Israël.

« La pierre angulaire de notre relation est notre engagement absolu, total et sans réserve en faveur de la sécurité d’Israël. » Les Palestiniens apprécieront.

Dépêché par le président Obama au Proche-Orient dans l’optique de relancer le processus de paix via des négociations indirectes, le vice-président américain a fait à peu près le contraire. Censé, en théorie, faire entendre raison aux dirigeants israéliens d’arrêter les colonisations, pierre d’achoppement des négociations, Biden s’est plutôt fendu d’une déclaration d’amour pour le pays de Netanyahu. Hier, il n’y avait pas de place à la manière « hard ». Joe Biden était en territoire plutôt ami. « Les Etats-Unis promettent un soutien absolu et total à la sécurité d’Israël », a-t-il affirmé, hier, à Jérusalem à l’issue d’un entretien avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. « La pierre angulaire de notre relation (entre les Etats-Unis et Israël) est notre engagement absolu, total et sans réserve en faveur de la sécurité d’Israël », a déclaré M. Biden, en visite officielle en Israël et dans les territoires palestiniens, lors d’un point de presse.

Des déclarations qui sonnent comme un mépris, voire une moquerie à l’égard de l’Autorité palestinienne qui a accepté la reprise des négociations sans aucune contrepartie. Et à ceux qui croient encore au père Noël que les Etats-Unis pourraient forcer la main à Israël comme l’avait tenté Obama, Biden a levé toute équivoque : « Des progrès ont lieu au Moyen-Orient lorsque chacun sait bien qu’il n’y a pas la moindre distance entre les Etats-Unis et Israël. Et il n’y a aucune distance entre les Etats-Unis et Israël quand il s’agit de la sécurité d’Israël », a-t-il insisté. Joseph Biden s’est tout de même félicité, diplomatiquement, de la reprise du dialogue – indirect – entre Israéliens et Palestiniens.

Les Etats-Unis ont annoncé lundi que les deux parties avaient commencé des négociations indirectes, dites « négociations de proximité », sous leur égide, alors que le processus de paix est interrompu depuis plus d’un an. « Je suis très heureux que vous et les dirigeants palestiniens ayez accepté de lancer des pourparlers indirects », a déclaré M. Biden. « Nous espérons que ces pourparlers déboucheront sur des négociations et des discussions directes, il le faut », a-t-il dit à son hôte israélien. « Le président Obama et moi sommes persuadés que la meilleure garantie à long terme pour la sécurité d’Israël est une paix globale au Moyen-Orient avec les Palestiniens, les Syriens, le Liban, et aboutissant finalement à des relations complètes et normalisées avec tout le monde arabe », a souligné le dirigeant américain.

Après avoir rencontré les principaux dirigeants israéliens hier, M. Biden se rendra aujourd’hui à Ramallah (Cisjordanie) pour s’entretenir avec le président palestinien Mahmoud Abbas et le Premier ministre Salam Fayyad. Au-delà de la photo de circonstance, Mahmoud Abbas ne risque pas d’entendre l’oracle de la couche de Biden sinon peut-être lui demander de reprendre les négociations directes cette fois et fermer les yeux sur les colonies… En revanche, le vice-président américain a tôt fait d’enfiler l’uniforme de guerrier dès qu’il a abordé le dossier de l’Iran avec ses amis d’Israël.

Ainsi Joe Biden a réaffirmé la détermination des Etats-Unis à empêcher l’Iran d’acquérir des armes nucléaires, ce dont s’est félicité Benjamin Netanyahu. Le président israélien Shimon Peres, sachant que les USA ne peuvent rien lui refuser, a réclamé des « sanctions morales » en sus de sanctions économiques contre le régime de Téhéran.

Hassan Moali :

Mercredi 10 mars 2010

El Watan 2007

http://www.palestine-solidarite.org:80/analyses.Hassan_Moali.100310.htm


3-5 Les lobbies pro-israéliens accusent une partie de l'administration Obama qui critique Netanyahou.(...)

Les Etats-Unis restent les meilleurs alliés d'Israël. L'inverse est-il toujours vrai?

Combien de hauts fonctionnaires américains vont-ils encore se faire traiter de renégats ou d'antisémites avant que le gouvernement israélien, l'Aipac [American Israel Public Affairs committee, principal lobby pro-israélien américain] et le sénateur Joseph Lieberman ne se rendent compte que le Premier ministre Benjamin Netanyahou a commis une grave erreur en approuvant l'installation de 1.600 logements supplémentaires à Jérusalem Est, et qu'il doit y remédier -pas seulement pour des raisons politiques ou diplomatiques, mais dans l'intérêt de la sécurité américaine et israélienne?

Lieberman et les autres législateurs, qui ont fustigé le président Barack Obama pour avoir lui-même critiqué les dernières tentatives expansionnistes d'Israël, vont-ils ajouter le général David Petraeus, le chef du U.S. Central Command et héros du «Surge» [augmentation du nombre de soldats en Irak] à la liste de ceux qu'ils jugent irresponsables?

La presse américaine n'en a pas beaucoup parlé, mais le 16 mars, lors de l'audition sur le budget de la défense du Comité des forces armées du Sénat, Petraeus a fait la déclaration suivante:

La persistance des hostilités entre Israël et certains de ses voisins peut mettre à mal notre capacité à faire évoluer nos intérêts dans l'AOR (la zone d'opérations du CentCom, qui comprend l'Irak et l'Afghanistan, ainsi qu'une grande partie du Moyen-Orient). (...)

Le conflit fait naître des sentiments anti-américains, [dus à la perception que les États-Unis favorisent Israël, nda]. La colère arabe suscitée par la question palestinienne limite la force et l'intensité des partenariats des Etats-Unis avec les gouvernements et les peuples de l'AOR, et affaiblit la légitimité des régimes modérés dans le monde arabe.

Al-Qaïda et d'autres groupes militants profitent de cette colère pour mobiliser les soutiens.

Le conflit donne aussi à l'Iran une certaine influence dans le monde arabe par le biais de ses clients, le Hezbollah libanais et le Hamas.

Voilà une déclaration audacieuse dans la bouche d'un chef militaire extrêmement respecté-qu'une «perception que les Etats-Unis favorisent Israël» affaiblit les modérés arabes, renforçant ainsi l'influence de l'Iran et jouant le jeu d'al-Qaida.

Ce n'était pas une réaction à chaud sur l'expansion immobilière d'Israël — annoncée il y a deux semaines par le gouvernement israélien, au moment de la visite officielle du vice-président Joe Biden venu évoquer une reprise des pourparlers de paix israélo-palestiniens, dont l'un des sujets devrait sûrement, d'ailleurs, concerner l'expansion des colonies juives.

Petraeus rendait publique la conclusion d'un briefing de 45 minutes qu'il avait fait en janvier à l'amiral Mike Mullen, président du chef d'état major - briefing basé sur une visite de la région et sur de longues discussion avec des chefs arabes, en décembre dernier. (Le briefing a d'abord été rapporté par Mark Perry du Middle East Peace Channel et publié dans Foreign Policy.)

La remarque du général devant le Sénat faisait partie de son discours d'ouverture, ce qui signifie qu'elle avait reçu l'aval de Mullen et peut-être d'autres plus hauts gradés. Voilà qui ne fait que donner plus d'autorité à la remarque faite par Biden à Netanyahou, selon laquelle l'expansion des colonies met en danger les intérêts de sécurité et les soldats américains - et aux déclarations de la Maison Blanche et du département d'Etat qui ont suivi, «condamnant» l'expansion (tout en réaffirmant l'inébranlable engagement des Etats-Unis dans la défense d'Israël).

Querelle de famille

Entre-temps, Netanyahou s'est excusé pour la malheureuse coïncidence de l'annonce et de la visite de Biden (et pour la remarque faite publiquement par son beau-frère que le président Barack Obama était antisémite), mais il a défendu avec conviction la décision d'étendre les colonies.

Comme par un fait exprès, les sénateurs Lieberman et John McCain ont organisé un colloque au Sénat, appelant l'administration Obama à mettre un terme à cette «querelle de famille» avec Israël et à se concentrer davantage sur la menace iranienne (tout en s'abstenant de demander quoi que ce soit au gouvernement israélien). Le sénateur Sam Brownback, républicain du Kansas, a reproché à Obama de condamner un «allié loyal» pour une simple question de «découpage de zones».

Le ministre des Affaires étrangère israélien Avigdor Lieberman est allé encore plus loin. Rejetant toute exigence de cessation de construction de logements juifs à Jérusalem-Est, il a demandé: «Vous imaginez dire aux juifs de New York qu'ils ne peuvent plus faire construire ou acheter dans le Queens?»

La question de Jérusalem doit être négociée

Toutes ces contre-attaques ne sont que pure fourberie. Il ne s'agit pas d'une dispute de famille à régler autour de la table du déjeuner; l'expansion des colonies n'a rien d'une décision de découpage de zones et comparer Jérusalem-Est au Queens est tout simplement grotesque.

Il vaut la peine de noter, par exemple, que tous les pays ou entités internationales qui ont pris position sur la question-excepté Israël-considèrent Jérusalem-Est, au moins officiellement, comme un «territoire occupé».

Israël a annexé Jérusalem-Est en 1980, mais aucun autre pays n'a reconnu ce geste. La résolution 478 de l'ONU, votée peu après, déclarait que cette annexion violait les lois internationales et était par conséquent «nulle et non avenue». (Le Conseil de sécurité vota la décision sans aucune voix contre, même les Etats-Unis s'abstinrent).

La plupart des observateurs estiment que si jamais il y a, un jour, un traité de paix israélo-palestinien, il accordera tout Jérusalem, ou quasiment tout, aux Israéliens. Peu d'entre eux accepteraient un traité qui ne le fasse pas. Cependant, c'est là une négociation vers laquelle il faut tendre, sans la considérer comme acquise avant que les discussions sérieuses n'aient commencé.

Le problème dépasse les subtilités juridiques. L'émissaire américain George Mitchell était sur le point de lancer des pourparlers «indirects» entre Israéliens et Palestiniens, en faisant la navette entre les deux, du moins au début. Les négociations étaient tranquillement soutenues par l'Arabie Saoudite, dont les dirigeants veulent enrayer les ambitions régionales de l'Iran, qui utilise comme substitut (et fournit) le Hezbollah et le Hamas. Une convergence d'intérêts entre Israël et des modérés arabes - parmi lesquels on peut citer le Premier ministre palestinien Salam Fayyad — ferait pencher la balance régionale en défaveur de l'Iran. Cette position pourrait aider la campagne visant à empêcher l'Iran de se doter d'armes nucléaires — et peut-être renforcer le soutien des politiques américaines et de l'Otan en Afghanistan et au Pakistan.

Les deux solutions qui s'offrent à Obama

Cependant, toute cette chaîne repose sur un maillon crucial: l'apparition d'un véritable mouvement prometteur vers un accord israélo-palestinien. Etant donné leur position dans le reste du monde arabe et aux yeux de leurs propres populations potentiellement instables, aucun pays arabe ne peut se permettre de trop se rapprocher des Etats-Unis, et encore moins d'Israël, tant que ce lien sera rompu.

En continuant leur expansion à Jérusalem-Est, les dirigeants israéliens montrent qu'une vraie paix ne les intéresse pas. En agissant ainsi, tout en snobant le vice-président américain Biden (dont le soutien à Israël est aussi ancien qu'incontesté), ils se mettent, ainsi que les Etats-Unis, dans une position intenable.

Le président Obama n'a que deux solutions. Soit il recule et accepte les agissements Israël - auquel cas il perd sa crédibilité de négociateur honnête, et les Etats-Unis perdent la puissance que leur confère leur position dominante dans la politique du Moyen-Orient -soit il augmente la pression contre l'Etat hébreu, ce qui aura pour conséquence de braquer encore plus les actuels dirigeants israéliens, et de rendre les militants anti-israéliens et anti-occidentaux de la région, qui en sentiront la faiblesse, encore plus agressifs.

Dans l'intervalle, trop de membres du Congrès farouchement pro-israéliens — qui rivalisent, à chaque réunion de l'Aipac, pour savoir lequel d'entre eux sera plus pro-Israël que l'Israélien moyen - ne font qu'encourager les Israéliens de droite à ne rien lâcher (en partant du principe que leurs amis s'assureront que les Etats-Unis continuent à envoyer de l'aide et à ne rien dire), desservant ainsi les intérêts à plus long terme d'Israël (autre mauvais timing, le congrès annuel de l'Aipac débutait ce week-end à Washington DC).

Il se peut qu'au bout d'un moment cette relation ait l'effet inverse à celui escompté sur le territoire national. A mesure que les gens se rendront compte que cette habilitation mutuelle fait du tort à la sécurité américaine, le soutien pour Israël pourrait décliner très rapidement. Certains signes semblent indiquer que cette désaffection a déjà commencé. Un sondage Rasmussen datant d'août dernier indiquait que 70% des Américains interrogés considéraient Israël comme un allié.

«Attaqués dans le dos»

Aujourd'hui, une nouvelle étude de la même agence dévoile que ce chiffre est tombé à 58%.

La situation n'est pas catastrophique: seuls 2% considèrent Israël comme un ennemi; mais curieusement, quelque 32% des sondés le voient comme un pays oscillant entre les deux.

Si les dirigeants israéliens ne se soucient pas des sondages américains, ils devraient peut-être écouter l'un de leurs plus éminents soutiens, le député démocrate de Californie Howard Berman, président du comité des Affaires étrangères de la Chambre des représentants.

Dans une déclaration du 16 mars, Berman a signalé que les deux pays étaient encore de grands alliés et qu'ils ne devraient pas laisser leur récent différend occulter ce fait.

Mais il a ajouté: L'administration a de bonnes raisons d'être contrariée par le moment choisi pour annoncer l'implantation des nouveaux logements. Un processus était supposé empêcher que les Etats-Unis soient pris au dépourvu par ce genre de développement, et pourtant, une fois de plus, nous avons été attaqués dans le dos. Les dirigeants israéliens doivent y remédier et mettre en place un système pour que cela ne se reproduise plus.

Si d'autres prétendus amis d'Israël abondent dans ce sens, alors peut-être cela ne se reproduira-t-il plus, en effet. A défaut, le contraire est déjà presque certain.

Fred Kaplan

Traduit par Bérengère Viennot

Mardi 23 Mars 2010

http://www.slate.fr/story/19021/les-etats-unis-restent-les-meilleurs-allies-disrael-linverse-est-il-toujours-vrai


n°129 - Dossiers Analyse, Géopolitique et stratégie du Liban - 29-04 : - Fin -: Toute guerre contre le Liban sera catastrophique pour "Israël".

n°129 - Dossiers  Analyse, Géopolitique et stratégie du Liban - 29-04 : - Fin -: Toute guerre contre le Liban sera catastrophique pour "Israël". 



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Dossiers  Analyse, Géopolitique et stratégie du Liban 

129 du 29-04

C.De Broeder & M.Lemaire

 



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire : 

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Bachar AlAssad  : Nous avons relevé le défi dans l'aventure qui nous a été imposée.

4-2 Beyrouth se mobilise contre la judaïsation de Jérusalem-Est.

5 Annexe

5-1 Impérialisme & Résistances.

5-2 Danielle Bleitrach : La Chute de L’Empire étasunien.

5-3 Point de vue de Robert Bibeau : La maladie infantile de la résistance. 




4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

4-1 Bachar AlAssad  : Nous avons relevé le défi dans l'aventure qui nous a été imposée.
Dans une interview exclusive accordée à notre chaîne alManar, et diffusée mercredi soir, le président syrien Bachar AlAssad  a assuré que son pays a opté en faveur une politique qui relève le défi pour faire face à l'aventure imposée par la politique de l'ancien président américain dans la région.

Indiquant que la Syrie a finalement eu gain de cause, vu l'échec de cette politique et vu que la nouvelle administration américaine diffère de la précédente.

Concernant la relation avec le Liban, le dirigeant syrien a signalé que les changements opérés n'affectent nullement les intérêts de la Syrie.

Assurant entretenir désormais de bonnes relations avec toutes les instances politiques officielles il a nié les assertions selon lesquelles Damas est derrière la campagne menée dernièrement contre le président libanais.

Voici les principales idées de cet entretien :

AlManar : Monsieur le Président, la Syrie a réussi à surmonter  différentes  crises, au cours de ces dernières années grâce à une politique de défi et de résistance, cette politique a failli faire payer chère à la Syrie, aussi, ma question est sur  la marge d’aventure prise dans la décision syrienne de relever le défi.

Al-Assad : Il faut savoir distinguer entre une aventure imposée et une aventure choisie.   Nous ne sommes pas des aventuriers nous les Syriens, mais nous vivons au Moyen-Orient; la région du Moyen-Orient est connue pour sa complexité  tout au long de son histoire pendant des siècles, voire des milliers d'années, la cupidité a toujours régné dans cette région particulière  et peut-être dans  la Méditerranée orientale autour d’elle, parce qu'elle est le cœur du monde qui abritent les intérêts stratégiques et si vous voulez créer une politique ou faire une guerre c’est une aventure en soi, mais comme je l’ai dit, c'est une aventure  imposée, aussi faut-il distinguer entre l'aventure et le jeu du hasard , le jeu consiste à supposer que la solution la plus facile est de confier notre avenir et nos capacités aux grandes puissances pour résoudre nos problèmes. Or à travers les expériences passées ce sont toujours les grandes puissances qui ont compliqué nos problèmes pour des raisons différentes, souvent par mauvaise foi, mais supposons que c'est par bonne foi, il y a toujours une complication des  problèmes parce qu'ils ne sont pas les habitants de cette région.  Nous avons refusé de faire partie du jeu, de confier les intérêts de la Syrie à  une partie de l'extérieur et c’est ce qui est arrivé durant la dernière période notamment à travers le projet  d’un nouveau Moyen-Orient, où l'Irak et le Liban étaient impliqués, et où la Syrie devait en faire partie. Or, nous avons rejeté ce projet: et je l’ai dit lors de mon discours en 2005, quand j'ai dit que le prix de la résistance est inférieure au prix de l'anarchie car le choix du projet conduira au chaos et le prix à payer sera excessif, entre un prix élevé et un prix excessif, nous avons choisi le prix élevé surtout quand il n’ y a pas de prix faible ou il n’y a pas de prix à payer !

AlManar : vous l'avez souligné à plusieurs reprises, Monsieur le Président, vous êtes en Syrie contre la politique du compromis, tandis que  l'autre partie, soit l’administration américaine croit en la politique  des pressions et des compromis, malgré cela les relations se sont améliorés, comment êtes-vous parvenus à cette situation ?

AlAssad : le bilan c’est qu’ils n’ont pas réussi, non seulement les Etats-Unis, mais même les auteurs de ce  projet, entre autre Bush, or nous ne voulons pas mélanger entre l’administration américaine précédente et celle d’aujourd’hui, certes il y a des différences entre les deux (..)

AlManar : vous avez établi une distinction entre l'administration Bush et celle d’Obama : Est-ce parce que vous ne voulez pas imputer à Obama la responsabilité des erreurs de  Bush ou parce que réellement il y a des différences ?

AlAssad : il y a des différences: la première réside dans les propositions que nous entendons et la deuxième dans les discours où l’on a noté l’absence du langage du diktat; et puis il y a une différence dans les points  vues ce qui est  normal en soi (..)

AlManar : mais permettez-moi de m’arrêter un peu sur les propos tenus par l’ambassadeur des Etats-Unis en Syrie devant la commission des relations étrangères du Sénat le 16-3-2010. Ces propos étaient assez sévères à l’encontre de la Syrie, puisqu’il a mis en garde cette dernière contre le fait de se laisser entraîner  vers une confrontation avec Israël, même par inadvertance, allant même jusqu’à estimer que la Syrie commet de graves erreurs en soutenant le parti (Hezbollah) ?

AlAssad : Il a tenu ces paroles devant le Congrès et avant qu'il ne devienne l'ambassadeur, dès qu’il sera nommé ambassadeur des USA en Syrie  et qu’il nous présentera  ses papiers et ses lettres de créance alors nous pourrons commenter  chacune de ces paroles; de toute façon  nos positions sont connues et je n'ai pas besoin d'expliquer ces positions, mais en même temps je tiens à  dire que tout ambassadeur, quel que soit son caractère, représente en fin de compte la  politique de son pays, peu importe s’il a mauvais ou bon caractère (..) pour l’instant je ne suis pas en mesure de commenter le discours de l'ambassadeur, quand il viendra nous commenterons sa manière à exécuter sa mission, finalement il a le droit d’essayer de nous convaincre et nous avons le droit de nous laisser nous convaincre.

AlManar : dans quelle mesure peut-on considérer comme un prix payé par la Syrie le fait d’avoir accepté des relations diplomatiques avec le Liban et d'avoir accepté d'ouvrir une ambassade syrienne au Liban, sachant que certaines parties libanaises remercient la France pour les efforts qu'elle a déployés pour réaliser cette demande.

AlAssad : Il y a des parties qui insistent à faire croire qu’elles ont réussi à réaliser quelque chose de leurs politiques; au cours des dernières années, en réalité, elles n’ont rien réalisé, elles ont entraîné le Liban dans des absurdités (..)  L’idée d’établir des relations diplomatiques entre les deux pays, est une idée qui n’est pas libanaise,  l’idée de l’ambassade je l’avais en tête en 2005; aucun de nos anciens ou nouveaux alliés ne l’avait proposée;  à l'époque cette idée a été proposée en présence  du Président du Parlement Nabih Berri du Président Emile Lahoud et du Premier ministre Omar Karamé à la réunion du Haut comité syro-libanais. Mais lorsque les conditions au Liban se sont aggravées  nous avons décidé de fermer les yeux sur ce sujet. L’idée d’une ambassade  est initialement une idée syrienne et puis  la Syrie ne peut pas proposer des relations diplomatiques  entre le Liban et la Syrie, si ce n’est par conviction si nous avions le sentiment qu’une telle idée était imposée de l’extérieur nous aurions rejeté l’idée car toute proposition qui vient de l’extérieur est rejetée chez nous, car nous refusons toute pression out diktat (..)

AlManar : Certains Libanais évoquent la présence d’un handicap dans la relation syro-libanaise, handicap lié à la question des hameaux de Chebaa, la question qui se pose est pourquoi la Syrie s’obstine-t-elle à ne pas délivre au Liban le document officiel qui certifie que les hameaux de Chebaa  font partie du territoire libanais.

AlAssad : parce que vous ne pouvez pas donner de document que vous n’avez pas en votre possession, et vous ne pouvez être propriétaire de ce document tant que vous n’avez pas effectué toutes les mesures nécessaires pour obtenir ce document; ces mesures sont des procédures législatives qui précisent qui est le propriétaire de ces terres, avant et après l’indépendance etc. Dés que ces mesures seront terminées sera déclenchée le processus de démarcation des frontières; mais le fait de prétendre que la question est liée à des raisons politiques n'est pas logique.

AlManar : Monsieur le Président, il est bon de voir que  la relation syro-libanaise s’améliore, mais dans  la forme qui se présente à nous se résume en une réconciliation entre les chefs des principaux blocs avec la Syrie alors que leurs bases populaires ne les suivent pas, pourquoi accepter cette forme de relation ?

AlAssad : D’abord mettons de côté  Saad Hariri, car il est aujourd'hui le chef  d’un gouvernement de réconciliation nationale, et nous souhaitons au premier ministre et à son gouvernement tout le sucés,  en même temps nous essayons de bâtir , le premier ministre Saad Hariri et moi, une bonne relation personnelle et directe afin de pouvoir refléter cette relation sur le plan institutionnel (..) ; pour ce qui est de votre question je pense qu’il faut l’adresser à tous ceux qui se contredisent avec leurs chefs, mais de mon point de vue, cela  n'affecte pas la Syrie, cela affecte plutôt  la crédibilité de l'intéressé car quand son équipe dit le contraire de ce que qu’il fait ou pense, alors c’est sa crédibilité en tant que chef de cette équipe qui est entachée, et discréditée.

AlManar : on parle aujourd’hui au Liban d’une campagne dirigée contre  le président Michel Souleimane au Liban, certains disent que c’est la Syrie qui a donné son feu vert à une telle campagne, alors que d’autres disent le contraire (…), quelle est votre relation avec ce dossier ?

AlAssad : personnellement, j’ai la conviction depuis des années qu’il n’est pas dans l’intérêt de la Syrie de se mêler  des détails de la vie libanaise, et quand la  Syrie est sortie du Liban je suis encore plus convaincue qu’il n’est pas de notre intérêt de se mêler des détails libanais, nous affirmons clairement que nous soutenons la présidence de la République et donc nous soutenons le Président de la République Michel Souleimane comme nous avons soutenu  tous les présidents de la république précédents, l'ex-président Hraoui et le président Lahoud en plus nous soutenons les  présidences des autres institutions libanaises parce qu’elles représentent  l'Etat libanais, si nous avons à critiquer toute personne en tant que président ou administrateur nous pouvons le faire directement nous avons l'audace, la capacité, et les moyens de communiquer directement avec l’intéressé, sur ce point je n’ai rien à ajouter. Je ne voulais pas parler de cette question mais vous l’avez posée, je souhaite de la part des Libanais de ne plus parler de la Syrie dans ce genre de situation, aujourd'hui et dans l'avenir.  J'espère que ma  réponse est claire (…); ce que nous voulons du Liban c’est ses positions générales, concernant sa relation avec la Syrie et avec Israël, sa position concernant la paix, la sécurité et la stabilité,  sa coopération fraternelle entre les deux peuples, mais les détails de la vie quotidienne libanaise n'intéressent en rien la Syrie,  nous refusons ce genre de débat !
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Les analyses de G. Houbballah
Les dernières mises à jour

Al-Manar.
Publié le 25 mars 2010

Traduction . Ghada Houbballah

Source : Al Manar
http://www.almanar.com.lb/...


4-2 Beyrouth se mobilise contre la judaïsation de Jérusalem-Est.
Réuni en session ordinaire, le Conseil des ministres a entendu hier les explications du chef du gouvernement, Saad Hariri, au sujet de la teneur de ses entretiens avec les dirigeants allemands, lors de sa récente visite à Berlin.
M. Hariri a notamment exposé la position de ces derniers par rapport à l'obstination israélienne de poursuivre la politique de colonisation et a fait état de l'inquiétude de Berlin face aux actes provocateurs israéliens à Jérusalem-Est.
Les mêmes inquiétudes, a-t-il ajouté, ont été émises lors des entretiens des responsables libanais avec le haut représentant de l'Union européenne pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité.
Le ministre de l'Information, Tarek Mitri, qui a donné lecture des résolutions du Conseil des ministres, a mis l'accent sur « l'opposition farouche du Liban à la judaïsation de Jérusalem, à l'extension des colonies israéliennes et à la politique du fait accompli suivie par l'État hébreu, au détriment des droits légitimes du peuple palestinien ».
Cette opposition a été aussi exprimée dans les nombreuses déclarations indignées, hier. Le chef du bloc parlementaire du Futur, Fouad Siniora, a pris contact avec le chef de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, et le chef du bureau politique du Hamas, Khaled Mechaal, pour leur communiquer les décisions prises par le bloc afin de soutenir, au niveau local, la lutte des Palestiniens contre l'expansionnisme israélien.
Réunie sous la présidence de M. Mohammad Raad, le Bloc parlementaire de
la Fidélité à la Résistance a insisté, dans son communiqué, sur le fait que « seule l'option de la résistance peut barrer la voie à la judaïsation de Jérusalem-Est », avant d'accuser l'administration américaine d'être « impliquée dans ce processus ». Le bloc s'est dit sceptique quant au bien-fondé de la mésentente israélo-américaine à ce sujet, estimant que « les peuples arabes ne se laisseront pas berner par ce faux désaccord dont l'objectif est de faire passer ce complot, avec le minimum d'embarras pour les régimes arabes redditionnistes, tout en contenant le ressentiment des peuples arabes ».
Le député Nidal Tohmé, qui a tenu une conférence de presse au Parlement, a considéré que « l'entité sioniste représente le pire ennemi » et a exprimé sa solidarité avec le peuple palestinien.
18 mars
http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/650679/Beyrouth_se_mobilise_contre_la_judaisation_de_Jerusalem-Est.html



5 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

5-1 Impérialisme & Résistances. 

« La guerre c’est la continuation de la politique par d’autres moyens.
La politique c’est la continuation de la guerre par d’autres moyens »

Carl von Clausewitz

Du Liban jusqu’au territoire syrien du Golan, les guerres qui opposèrent directement ou indirectement la Syrie à Israël et ses alliés occidentaux découlent de cet antagonisme structurel.

La stratégie des forces occidentale et sioniste consiste en effet à déposséder la Syrie de ses atouts stratégiques d’une part, et, de faire peser une pression politique constante de façon à l’isoler, la déstabiliser et l’affaiblir économiquement et militairement d’autre part.

L’objectif fut de pousser la Syrie hors du Liban et de réduire en conséquence son influence sur le terrain palestinien. Néanmoins son influence au Liban persiste puisque la Syrie a toujours su, qu’elle soit présente ou non sur le sol libanais, recomposer efficacement ses alliances libanaises en instrumentalisant stratégiquement les contradictions internes comme le reflète le soutien politique et militaire apporté au bloc nationaliste mené par le Hezbollah et opposé aux tendances pro-impérialistes anti-syriennes.

Cependant, les relations qu’entretient l’Etat syrien avec l’impérialisme sont en même temps d’une autre nature surtout depuis le démantèlement du bloc soviétique sa puissance protectrice et ressource dans le contexte bipolaire de l’après deuxième guerre mondiale. Son engagement au sein de la coalition occidentale dans la guerre contre l’Irak en 1991 puis l’ouverture de son espace aérien aux avions américains lors de l’invasion de l’Irak en 2003, montre la dépendance relative et le caractère contradictoire de la géopolitique syrienne dans son rapport à l’impérialisme. Certes, l’Etat irakien est dans une certaine mesure un rival historique expliquant l’opportunité de son affaiblissement pour l’Etat syrien. Reste que son démantèlement et l’occupation américaine permet à l’impérialisme de se doter de moyens de pression supplémentaires sur la Syrie.

Ce qui en réalité détermine la politique extérieure de l’Etat syrien c’est précisément une politique d’alliance avec l’ensemble des forces autochtones et allogènes présentes dans la région et la conservation de ses atouts stratégiques que sont le Liban et la Palestine afin d’annuler l’action des forces hostiles tout en tentant de développer des forces militaires de dissuasion. Partenaire circonstanciel de l’Otan, alliée privilégié de la Russie et de la Chine dans la région, de l’Arabie Saoudite et l’Iran pourtant en concurrence intense pour le leadership, alliée des mouvements de résistance populaire armés du Hamas et du Hezbollah, la Syrie protège habilement ses intérêts d’Etat. Une autonomie relative construite à partir d’un système d’alliance équilibré entre les pôles antagonistes structurant les rapports de forces régionaux.

Si l’on considère l’axe palestinien-syrien-iranien-libanais, on peut penser que celui-ci s’inscrit dans une dynamique de renforcement compte tenu des antagonismes régionaux mais plus particulièrement de l’antagonisme fondamental que génèrent les intérêts vitaux de l’entité coloniale sioniste. Il faut en effet rappeler une donnée essentielle. L’existence durable d’Israël n’est possible que si l’Etat juif parvient à maintenir son hégémonie et sa supériorité militaire au Moyen-Orient. Ce qui suppose de sa part et de ses alliés impérialistes de pouvoir modifier la cartographie sociale et géopolitique de la région. C’est-à-dire de réaliser le projet historique colonial non-abouti définit par les accords de Sykes-Picot signés entre anglais et français en 1916 prévoyant le démembrement du Moyen-Orient en quantités de provinces et d’Etats faibles soumis et rivaux. La Palestine, l’Iran, la Syrie, le Liban, l’Irak et l’Afghanistan sont des zones échappant relativement au contrôle impérialiste. En Irak, l’attaque de la coalition bien qu’ayant provoqué la destruction de l’Etat et de la menace qu’il représentait aux yeux des occidentaux et de l’entité sioniste a néanmoins permis le renforcement de l’Iran comme nous le soulignions plus haut. Mais l’invasion de l’Irak a engendré une instabilité politique libérant des forces hostiles que les agresseurs sont incapables de maîtriser. Au Liban, la puissance du Hezbollah, sa supériorité militaire par rapport aux factions rivales, ses capacités organisationnelles et son pouvoir de mobilisation se sont traduits par les victoires remportées contre Israël et les organisations libanaises qu’il instrumentalise. L’émergence de ce mouvement ouvre un front de résistance dans une zone limitrophe de l’Etat sioniste auquel s’articule le front de résistance interne palestinien. Soumis au blocus, confronté à l’expansion sioniste, le mouvement de résistance palestinien s’est en retour significativement renforcé en parvenant à libérer Gaza et la défendre, et en mobilisant le peuple palestinien sur un projet d’indépendance nationale. Au reste, la constitution d’un front reliant objectivement les forces étatiques iranienne et syrienne aux forces de la résistance populaire palestinienne et libanaise marque l’essor d’un rapport de force défavorable au camp impérialiste-sioniste et ses agents locaux. De même, si l’occupation de l’Afghanistan par l’armée américaine a eu pour effet dans un premier temps de repousser l’ascension et la prise de pouvoir du mouvement taliban, celui-ci est parvenu à se réorganiser et à rétablir une influence prépondérante sur les tribus et les communautés familiales locales au point de se développer significativement au Pakistan et de déstabiliser le régime pakistanais allié de Washington.

Comité Action Palestine (CAP)

Article du Comité Action Palestine issu d'une conférence-formation organisée en 2009.

17/2/

http://www.comiteactionpalestine.org/modules/news/article.php?storyid=150


5-2 Danielle Bleitrach : La Chute de L’Empire étasunien.

1991 à l’échelle d’un être humain c’est déjà loin, et pourtant nous voilà au pied du mur… de Berlin et ses conséquences.

L’histoire a creusé sa galerie comme une taupe et aujourd’hui nous découvrons que ce n’est pas seulement l’Union soviétique qui s’est effondrée mais tout le système mis en place aux lendemains de la deuxième guerre mondiale et en particulier la suprématie étasunienne avec le dollar comme devise internationale et les alliances autour de sa puissance militaire pour protéger de « la contagion » communiste. C’et la chute de l’Empire étasunien et une phase de désagregation de l’ensemble du système y compris l’Union européenne.

Cette désagregation sociale , économique et politique, est partiellement masquée par le fait que les médias en occultent totalement les signes pourtant multiples , nous assistons à ce que l’on croyait une simple hypothèse théorique de Marx : la paupérisation absolue non seulement des damnés de la terre, l’augmentation du nombre de ceux qui souffrent de la faim, mais la paupérisation absolue y compris de la classe moyenne. On sent monter le refus d’obéir de ceux d’en bas, l’exaspération des masses devant la dégradation de leur vie.

Aucun pays n’en est exempt et les Etats-Unis moins que quiconque, la Chine connaît des tensions trés fortes et l’Europe vit un mélange de repliement et de bouffées de colère.Partout, y compris en Amérique latine, la situation peut déboucher non pas sur des avancées révolutionnaires mais sur des retournements de tendance comme au Chili ou encore des coups d’Etat favorisés par les Etats-Unis comme au Honduras.

Rares sont les hommes politiques de ce troisième millenaire qui ont pris la mesure de la situation et tentent de faire face avec leur peuple, ce qui serait pourtant l’unique solution parce que la pression des masses va monter, la colère également, il y a cette solution ou la répression.

Sous cette pression, mais aussi sous la direction erratique du capital poursuivant son accumulation mortifère malgré ou grâce à sa crise, le petit personnel politique en général apparaît comme totalement incapable de faire autre chose que de continuer à favoriser les mêmes, et sa nervosité, il n’y a pas d’autre mot, peut déboucher sur n’importe quelle aventure.

Les antagonismes s’exaspèrent entre capitalistes, chacun tente de défendre ses monopoles en bonne logique impérialiste. On est au-delà de ce qui se tolère en matière de relations internationales sur le continent européen, quand les Allemands assortissent leur refus d’aider les Grecs d’insultes sur la mise en vente de certaines îles ou même quand madame Lagarde découvre un secret de polichinelle sur le cavalier seul allemand, l’Europe jusqu’à son couple fondateur est en crise mais ce n’est pas seulement l’Europe, c’est l’Union européenne en tant qu’institution privilégiée du capital financier, l’Europe alliée principale des Etats-Unis.

La chute de l’empire étasunien entraîne dans son craquement sinistre celle des princes alliés incapables de reprendre leur autonomie et qui se déchirent en rivalités singulières.

C’est pourquoi les signes de la désagrégation sont non seulement économiques et sociaux mais ils témoignent d’une exaspération des tensions politiques.On assiste à l’effondrement des institutions internationales qui ont plus ou moins assuré la perennité de la domination de l’Empire étasunien.

Est- ce qu’on a mesuré ce que représentait l’échec du sommet de Copenhague en décembre 2009 ? Il n’a même pas été question de sauver les apparences en feignant un accord quelconque.

Les Etats-Unis ont prétendu manipuler l’assemblée et imposer cavalièrement à leur manière habituelle des conclusions préfabriquées, ils se sont heurtés à un mur.

Celui de la BRIC, les grands pays émergents s’appuyant sur le tiers monde pour refuser le diktat. Ca a été un des signes les plus évidents de la débâcle d’un système incapable de faire face aux périls qui menacent la planète. Pas plus que les grandes messes du G 20 ne sont capables d’inventer une nouvelle monnaie commune pour remplacer le dollar, une monnaie en capacité de tenir compte de l’équilibre entre plusieurs monnaies fondée sur leur production réelle comme le réclament de nombreux pays.

Mais là aussi il faut remarquer que le refus de se ranger comme d’habitude derrière le chef de file impérialiste, la remise en cause de l’hégémonie étasunienne s’accompagne d’une attitude méprisante à l’égard du maître déchu, il n’est pas jusqu’à Israël qui se permette de l’insulter alors même que ce dernier Etat est pourtant accroché aux Etats-Unis comme la corde à un pendu.

Le pendu est entraîné vers l’embrasement de l’Iran, après l’Irak et l’Afghanistan, mais ce qui partout est recherché n’est plus, si cela a jamais été la défense d’Israël, mais c’est l’inévitable affrontement avec la Chine.

Depuis l’an dernier je ne cesse de multiplier les articles qui mettent en évidence la montée d’un conflit ou d’une sorte de guerre froide entre la Chine et les Etats-Unis alors même que la mode était à la mise en évidence de « complicités »liées au fait que la Chine étant le premier créancier des Etats-Unis, elle était obligée de soutenir le dollar faute de quoi elle perdait ses avoirs. Mais la Chine a rapidement découvert qu’elle perdait de toute manière ses avoirs et que les Etats-Unis agissaient avec elle comme ils l’ont toujours fait, en gangsters détruisant socialement, économiquement, et peut-être même militairement celui qu’ils veulent perdre, assurés comme ils le sont d’une totale impunité en matière internationale.

La Chine a compris qu’il s’agissait de la destabiliser et que tous les pions avancés visaient à l’atteindre. Il n’y a même plus, pas plus qu’à Copenhague la moindre tentative de feindre des accords. la dégradation des relations sino-américaines est régulière et porte sur de multiples sujets : vente d’armes à Taiwan, provocation au Tibet, Iran où la Chine tenant compte de ses intérêts nationaux autant que de son refus des interventions contre un Etat souverain n’accepte pas de voter des sanctions, parité Dollar-Yuan sur laquelle les Etats-unis font pression, vente par la Chine de Bons du Trésor US, conflits commerciaux multiples avec la montée des taxes douanières sur les produits chinois, etc…

Il serait plus que temps de se rendre compte de la nécessité dans laquelle nous sommes tous de devoir faire face collectivement à une situation qui risque de ressembler bientôt à un gigantesque tremblement de terre avec partout une absence d’organisation et des dirigeants en faillite, prêts sans doute à choisir des solutions dramatiques pour préserver encore et toujours ce qui est condamné : le mode de production capitaliste et sa domination exclusive sur la planète.

Mais faute de la capacité dans laquelle nous sommes de présenter une alternative, de faire que partout les peuples interviennent pour orienter le changement nous risquons de voir se multiplier les conflits économiques, financiers mais aussi militaires sans parler de la manière dont on nous forcera à nous « adapter » à la pauperisation absolue et à la continuation de la ponction qui nous tue, celle du profit…

Danielle Bleitrach

21 mars 2010

23 mars par Comité Valmy

http://www.comite-valmy.org:80/spip.php?article572


5-3 Point de vue de Robert Bibeau : La maladie infantile de la résistance. 

Parlons du gauchisme petit bourgeois occidental maladie infantile de la résistance anti-impérialiste. J'aimerais clarifier la question des alliances au sein du Front Uni Anti-impérialiste. 

On nous propose ci-dessous (Annexe 1) un texte de « réflexion » sur les rapports que devraient entretenir  « La gauche » et le mouvement ouvrier avec les mouvements révolutionnaires et les mouvements de libération nationale populaires dans les pays colonisés ou néo-colonisés (Afghanistan, Palestine, Irak, Iran, etc.).

Contrairement à ce que laisse entendre l'opuscule (Annexe 1) le sujet n'est absolument pas nouveau, ni inconnu du  mouvement révolutionnaire. 

Ce thème a été traité abondamment dans le passé au moment de chacune des grandes luttes de libération nationale (Cuba, Chine, Algérie, Viet Nam, Cambodge, Afrique du Sud, Angola,  Timor Oriental, etc. etc. etc.  Aujourd'hui, ce débat est repris à propos des luttes en Irak, Liban, Iran, Népal,  Afghanistan, Palestine, etc. 

Ces organisations que l'on nous cite dans l'article ci-dessous ne sont pas « La gauche » comme ou voudrait le laisser croire,  l’auteur fait brièvement mention de quelques organisations occidentales, il n’y a d’organisation de gauche d’un pays en guerre que le Parti Communiste du Liban qui est cité et qui se trouve justement le seul à adopter une position juste et conséquente à propos de l’importante question de FRONT UNI ANTI-IMPÉRIALISTE. 

Certaines organisations  ont un rôle et une tâche toute particulière à jouer dans le mouvement révolutionnaire, ce rôle s'appelle « semer la zizanie ». 

Il consiste à  frapper le mouvement révolutionnaire afin de le diviser sur n'importe quel sujet, à propos de tout et de rien et sous n'importe quel angle, tantôt en adoptant une position ultra gauchiste, ultra-radicale, et tantôt en faisant alliance et compromis avec n'importe qui, n'importe quelle organisation bourgeoise exceptée bien entendu avec les organisations révolutionnaires. 

 À titre d'exemple, certaines organisations de la gauche canadiennes font de l'entrisme et font alliance avec les sociaux démocrates du NPD et avec le Parti Québécois dirigé par une multimillionnaire. Par contre, ces organisations ne peuvent pas accepter  un militant révolutionnaire musulman appuyant le  Hezbollah et portant la barbe surtout s’il est accompagné d’une femme portant le voile.                

 En terme clair ces gauchistes se sentent plus proches et davantage en confiance avec une arrogante multimillionnaire qui vend le peuple québécois aux américains, mais  ils ne peuvent s'approcher d'un pauvre gueux qui veut prendre les armes contre le pouvoir capitaliste canadien parce que ce dernier  porte la barbe et lit le Coran et que sa femme porte un foulard pendant qu'elle recharge le fusil mitrailleur de notre musulman pro-Hezbollah.  

Voilà, à peine caricaturer, la position de principe de ces organisations dites de gauche.  Tous et n'importe qui sauf les révolutionnaires.  Avec les musulmans le prétexte pour diviser est tout trouvé, ils  lisent le Coran et ils oppriment leurs femmes  (évidemment les Catholiques et les Anglicans et les Juifs et les  Hindouistes et les Mormons et les Baptistes n'oppriment pas leurs femmes dans les revues pornos et les films XXX, et ils ne lisent aucun missel et ne font aucune incantation à aucun Dieu, quel qu'il soit ?!...). 

 Citons maintenant un extrait de l'analyse (Annexe 1) qui nous est offerte : « La LCR signera même avec la section France du Parti communiste libanais, allié du Hezbollah, une déclaration commune de refus de déploiement des forces internationales et de refus de l’application de la résolution 1559 sur le désarmement du Hezbollah. L’affaire du voile « féministe et laïque » que Besancenot semble presque décrire comme un accessoire de mode, n’est que le reflet de la confusion idéologique qui règne aujourd’hui dans les rangs du NPA. Une clarification est nécessaire. »  

Notez la façon dont l'auteur  regrette la signature d'une entente entre la LCR et le PCL qui dit-il est allié au Hezbollah que l’on devrait désarmer selon lui  (c’est exactement la position des sionistes et des américains). L'auteur préfère s'allier aux forces impérialistes. En effet, l'alliance du PCL et du Hezbollah s'oppose à qui ?  Au déploiement des troupes des pays impérialistes  (que l’auteur de l’extrait qualifie scrupuleusement, tel un journaliste  occidental,  "de forces internationales" ) sur le sol  libanais, troupe de la FINUL venue porter main forte à leurs amis sionistes mis en déroute par les dits révolutionnaires anti-impérialistes ( PCL et Hezbollah et autres forces dont des Chrétiens et des Druzes).  Pour l'auteur  vaut-il  mieux l'occupation impérialiste du Liban et de GAZA que de lui imposer la vue d’un barbu le Coran à la main et d’une femme voilée ?

Compter sur d'autres organisations de gauche  comme il le souligne pour prendre la position la plus extrémiste qui soit au nom de l’antitotalitarisme et de la l’anti autoritarisme.  « A l’extrême gauche, seuls les anarchistes et Lutte ouvrière (revoilà nos trotskystes anarcho-syndicalistes. NDLR)  refusent de jouer les idiots utiles de l’islamisme en troquant leurs convictions anti totalitaires au nom de leurs sympathies palestinienne et antilibérale ». 

Les petits bourgeois de gauche sont tellement heureux de vivre et de prospérer au milieu de la « démocratie » libérale bourgeoise.  Ils ne ressentent nullement la dictature totalitaire des riches.  Ils peuvent fumés ce qu’ils veulent et consommé tout ce qu’ils aiment…voilà la liberté. L’aliénation ouvrière, la pauvreté des masses, l’esclavage des travailleurs et l’obligation totalitaire de mourir de faim dans les bidonvilles et les banlieues ne sont pas des privations de liberté pour ces derneirs, ce sont des contraintes qu’amènent au peuple la jouissance de la liberté et de la démocratie. Malheureusement, la démocratie permet de renflouer les banquiers mais elle ne laisse rien aux pauvres ce ne sont là que des malversations collatérales de la liberté et de la démocratie bourgeoise.

Évidemment, notre analyste  ne veut pas savoir pourquoi le Hezbollah et le Hamas sont si populaires parmi leurs peuples respectifs.   C'est parce qu'il connait déjà la réponse, sa réponse est celle des médias  impérialistes  américains; le Hezbollah et le Hamas sont des organisations étrangères venues d'Iran et former d'iraniens pour opprimer le peuple Libanais et le peuple Palestinien. Ce ne sont pas les sionistes ni les impérialistes qui sèment la guerre et oppriment et colonisent le Liban, la Syrie et la Palestine ce sont les islamistes dit-il !

  Le Parti Communiste du Liban a eu tout à fait raison de garder son autonomie organisationnelle, sa ligne politique et de faire alliance avec le Hezbollah révolutionnaire pour s'opposer au désarmement de la résistance et aussi à l'installation des troupes impérialistes  étrangères sur le sol libanais. C'est ce que l'on appel le FRONT UNI ANTI-IMPÉRIALISTE qui répond à la contradiction principale de notre époque. Le PCL a raison de faire alliance concrète,  les armes à la main,  avec tous ceux qui prennent les armes et qui tirent sur l'ennemi impérialiste et de faire alliance avec tous ceux qui sacrifient leur vie pour chasser les sionistes et les américains et les français du sol libanais et aussi avec tous ceux qui forgent le même FRONT-UNI en  Palestine. 

 La contradiction PRINCIPALE de notre temps, la CONTRADICTION qui fait avancer l'histoire n'est pas la contradiction entre athée et islamiste ou entre juif et chrétien, c'est la CONTRADICTION entre les peuples et les puissances impérialistes mondiales.  Cette contradiction est partie de la plus vaste contradiction entre le capital et le travail, entre la classe ouvrière et la classe capitaliste, les deux seules classes internationalistes de notre période historique. D’autres classes ou section de classes cherchent à prendre position dans ce titanesque conflit global et les impérialistes font tout en leur pouvoir pour entrainer chaque classe secondaire  (paysan, petit bourgeois, intellectuel, professionnel, petits commerçants, artisans) de leur côté et pour leur  faire servir la contre révolution et les séparer de la classe ouvrière sous toute sorte de prétexte ou de contradictions secondaires (la religion par exemple, la langue, le racisme, l'immigration, le sexisme, conflit de génération, le sous-emploi, la paupérisation et les charges sociales, l'éducation, les services de santé, etc.).

Le prolétariat à travers ses organisations de classe doit tout faire pour entrainer ces classes secondaires, fragments de classes, ou classes déchues ou en voie de disparition et de désintégration du côté de la révolution et en opposition à l'impérialisme.  De toute façon le développement impérialiste entraine inéluctablement la paupérisation de ces fractions de classe qui se retrouvent à "travailler plus pour gagner toujours moins". 

  Voilà pourquoi nous répétons depuis des années que la question religieuse (nous dirions de même à propos de la question linguistique au Québec) est une contradiction au sein du peuple que nous ne devons pas laisser s'envenimer, ni ériger en contradiction antagoniste entre fractions de classe ou entre la classe ouvrière et la petite bourgeoisie et les intellectuels, afin de ne pas diviser les forces révolutionnaires anti-impérialistes. On doit traiter de ces contradictions secondaires au sein du peuple, loin des yeux et des oreilles des capitalistes, avec patience et longue, très longue durée et sans jamais mettre en péril le FRONT UNI ANTI-IMPÉRIALISTE.

C'est ce que fait le  Parti Communiste Libanais et nous l'en félicitons.

Robert Bibeau

Marxiste-Léniniste.

18 mars 2010

http://www.robertbibeau.ca/palestine.html



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

29/03/2010

n° 128 - Journal du Liban - 22-03 au 13-04 - :Début : - Israël à l'affût


n° 128 - Journal du Liban - 22-03 au 13-04 - :Début  : - Israël à l'affût



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.


Journal du Liban

     n° 128                                             22-03 au 13-04

C.De broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Tiré à part

Israël à l'affût

Pétrole. : Un dossier sur des preuves sur l'existence possible de stocks abondant.

1 Lutte pour la libération du territoire

 2 Politique

a)  Politique Libanaise

b)  Israélienne  

Fin

3 Politique internationale

a) Pays Arabes & voisins

4 Institutions internationales

5 Autres Pays

 Les brèves

6-1 Leila Mazboudi : L’armée de l’air israélienne prévoit les pires scénarios…

6-2 « Israël peut prendre n’importe quel prétexte. Il n’a même pas besoin de prétexte. »

6-3 Sommet arabe: le Liban refuse une invitation libyenne envoyée via la Syrie.

7  Dossier

7-1 Accord sécuritaire illégal avec les US : le Liban sous mandat sécuritaire américain direct". ?

7-2 La Résistance a rétabli un équilibre avec l'ennemi israélien".

7-3 G. Houbballah : Quatre réseaux d'espionnage dévoilés : leurs chefs sont en détention !

7-4 Zine Cherfaoui : La fracture !

7-5 Les Libanais manifestent contre la judaïsation d'al-Qods occupée et contre la colonisation israélienne.



Tiré à part :

Israël à l'affût

Le roulement de tambour de la guerre se fait de nouveau entendre sur les frontières du pays du Cèdre au sein de ce chaudron permanent qu'est le Moyen-Orient.
"Israël est toujours à l'affût d'un prétexte pour attaquer le Liban", c'est le constat du Premier ministre libanais, Saad Hariri en visite à Berlin. Il a d'ailleurs tenu à souligner lors de cet entretien avec
la DPA, que son pays n'avait déclenché aucune guerre dans la région. "Dans toutes les guerres qu'Israël a imposées à la région, c'était le Liban qui avait payé un lourd tribut aussi bien humaine que financier.", a déploré Saad Hariri qui a ensuite expliqué l'attitude de son gouvernement vis-à-vis d'une offensive israélienne contre Beyrouth. "Les Israéliens, a-t-il réitéré, cherchent toujours un prétexte pour mettre à feu et à sang le Liban; et cette fois-ci, ils ont prétexté la présence du Hezbollah au cabinet et au Parlement."

En fait durant ce dernier mois, les caciques du cabinet Netanyahu n'ont cessé de distiller le venin, lançant menace sur menace contre le Liban. Or, aux yeux des hommes d'Etat libanais et le mouvement de la Résistance du Hezbollah, de telles proférations ne traduisent au fond, que la faiblesse de ce régime, obsédé par sa défaite cuisante dans la guerre de 33 jours en été 2006, cherchant coûte que coûte à la compenser. Il y a aussi autre chose qui dérange Israël; il s'agit en effet du grand acquis du Liban: la mise en place d'un gouvernement d'union nationale dirigé par Saad Hariri. Sans oublier aussi les relations libano-syriennes qui avancent sur la bonne voie, les deux pays voisins plaidant pour l'essor des coopérations, dans la perspective de leurs nombreux intérêts en commun sur les différents plans économique, commercial, sécuritaire et culturel. La visite imminente de Saad Hariri à Damas a déjà alarmé le tandem Washington-Tel-Aviv.
C'est dans ce contexte, que Saad Hariri appelle l'Allemagne voire l'Union européenne en bloc à assumer un rôle dissuasif face au régime sioniste, surtout dans les conditions ô combien cruciales de la région qui, dirait-on, vit sur un volcan qui pourrait entrer à tout instant en éruption.

15/03

http://french.irib.ir/index.php/commentaires/32297-israel-a-laffut

Pétrole. : Un dossier sur des preuves sur l'existence possible de stocks abondant.

Selon un rapport de la société BGS, et qui sera publié le 14 Mars,  il y aurait des gisements de pétrole importants sur les côtes du  Liban et de Chypre et peuvent être exploités dans les prochaines années. Le rapport ajoute que la découverte du gaz au large de la côte palestinienne pousserait la recherche de l’or noir  jusqu’aux eaux libanaises, à une profondeur de mille cinq cents mètres dans une zone liée à des champs étendus appelée delta du Nil.
Le rapport indique également que la République libanaise compte présenter une étude  approfondie aux compagnies pétrolières portant sur l’exploitation du pétrole au Liban et qui concerne 25 mille  kilomètres carrés de mer s’étendant du nord  du Liban à  la Palestine occupée.

Le président du Parlement libanais, Nabih Berri prépare un dossier sur l’exploitation  du pétrole au Liban, plus précisément dans ses eaux et  l’inscrire dans le cadre d’une stratégie économique pour  en discuter autour de  la table de dialogue nationale.
Cette initiative du Président Berri vient s’ajouter à celle  émanant du ministère de l'Énergie et de l'eau, qui souhaite inclure ce dossier  dans un projet de loi présenté au Conseil des ministres.
Cela dit, selon les experts, « la situation pétrolière » du Liban peut se résumer comme suit:
En premier lieu, selon les prélèvements géologiques effectués par la société norvégienne BGS, il y a des preuves sur l'existence possible de stocks abondant  de pétrole au large de la côte libanaise.
Deuxièmement: ce stock serait suffisant pour des générations.
Troisièmement: L’intérêt des entreprises de forage a augmenté ces derniers temps et attendent   un signal du gouvernement libanais.
Quatrièmement: les résultats des études effectuées sur le terrain sont la propriété de  l'Etat, seul autorisé à vendre ces études aux  entreprises.
Cinquièmement: Le ministère de l'Énergie et de l’Eau prépare un dossier sur l’exploitation du pétrole, et le présentera au  Conseil des ministres dans les deux prochaines semaines.

09/03/2010  

 http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=128403&language=fr



1 Lutte pour la libération du territoire

Relents de guerre

a) Liban

Tirs de l'armée en direction d'avions israéliens.

Alors que des dizaines de milliers de partisans de la majorité commémorent l'assassinat de Rafic Hariri, les batteries antiaériennes libanaises ont ouvert le feu dimanche en direction de quatre avions militaires israéliens qui violaient l'espace aérien du Liban.

"Les batteries antiaériennes de l'armée ont tiré en direction de quatre avions de guerre israéliens qui survolaient" à basse altitude le sud du Liban, a indiqué l'armée dans un communiqué.

L'armée libanaise publie des communiqués quasi quotidiens signalant des violations israéliennes de l'espace aérien libanais. Mais elle n'ouvre le feu que si les appareils se trouvent à portée de ses batteries.

Les survols du territoire libanais par l'aviation israélienne sont considérés par l'ONU comme une violation de la résolution 1701 du Conseil de sécurité.

AFP

21-03

Sleiman : La transgression par Israël de la ligne bleue est une violation de la 1701.
Le chef de l'État, Michel Sleiman, a estimé hier que « le fait que des forces de l'ennemi israélien aient franchi la ligne bleue est une nouvelle preuve tangible des violations répétées par Israël de la 1701».

Cela montre également « les intentions agressives » de l'État hébreu qui « fait fi des orientations de la communauté internationale appelant au respect des résolutions internationales spécifiques à la situation au Liban, plus précisément la 1701 », a ajouté M. Sleiman.
Il a souligné que « ce développement agressif s'inscrit dans le cadre de la politique adoptée par le gouvernement de Netanyahu et qui a poussé laGrande-Bretagne à congédier un des diplomates de l'ennemi ».

Et M.Sleiman d'indiquer que cette attitude agressive est, de même, responsable de l'échec des discussions entre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président américain, Barack Obama, «d'autant que le chef du gouvernement de l'ennemi insiste à poursuivre la colonisation au moment où les États-Unis rejettent cette politique qui entrave les efforts déployés pour résoudre la crise dans la région ».

27 mars 2010

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/65166...


b) Israël

Les chars d’assaut israélien violent l’espace terrestre libanais.  

12/03

Deux chars d’assaut israéliens au bord desquels se trouvaient un nombre des soldats sionistes ont violé le sol libanais, selon la chaîne de télévision qatari Al-Jazira.

Ces deux chars ont attaqué la région d’al-Wazani et se sont été établis sur une colline, ouvrant sur la rivière Wazani. Suite à acte agressif de l’armée israélienne, les effectifs de la FINUL ont demandé aux responsables sionistes le motif de cette agression. 

FarsNews

 http://french.irib.ir/index.php/component/content/article/105-info-en-bref/32198-les-chars-dassaut-israelien-violent-lespace-terrestre-libanais

14/03

 Nouvelle transgression israélienne de la résolution onusienne 1701. Un avion de reconnaissance israélien a violé l'espace aérien libanais au-dessus de Naqoura (Sud) samedi à 8:15, et a effectué un survol circulaire au Sud et à Beyrouth avant de quitter l'espace libanais à 10:17 vers les territoires palestiniens occupés, selon un communiqué de l'armée libanaise.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=129147&language=fr



2  Politique

a) Libanaise  

Politique intérieure & extérieure

"Il est interdit de porter atteinte à la Syrie, que celui qui refuse démissionne"

Selon le quotidien "A-lAkhbar"  le Premier ministre Saad Hariri s'est réuni avec une trentaine de journalistes du courant du "Futur" pour les informer d'une décision administrative.
Le quotidien rapporte selon des sources proches de Hariri, que ce dernier a affirmé : « J'ai pris la décision d'entreprendre de bonnes relations avec Damas.

Tout comme vous n'avez pas le droit de porter atteinte à l'Arabie Saoudite, vous ne l'aurez pas pour critiquer les autorités syriennes."
Hariri aurait ajouté que la personne qui ne s'engage pas à respecter le pacte est invitée à démissionner, a précisé le quotidien.
Par ailleurs, "Al-Akhbar" a indiqué que les autorités syriennes se sont plaintes du  manque de sérieux du Premier ministre Saad Hariri devant les émissaires saoudiens qui ont rapidement contacté Hariri.
"L'Arabie Saoudite aurait mis Hariri en garde contre tout manque de mesure concrète à l'égard de Damas. La Syrie ne veut plus qu'on lui porte atteinte", a expliqué le quotidien.

24/03 

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=130738&language=fr


2a-2 Sénat & Congrès

Michel Sleiman organise un dialogue national

Le Coordonnateur spécial a par ailleurs salué la décision du Président libanais Michel Sleiman d’organiser un dialogue national la semaine prochaine pour discuter de la question de la stratégie de défense nationale et des armes hors du contrôle de l’Etat.

Il s’est aussi félicité de la décision du gouvernement de nommer le ministre d’Etat Jean Ogasapian comme Coordonnateur pour le développement d’une stratégie destinée à gérer les frontières du Liban.

mars 6, 2010

http://www.toulouse7.com/2010/03/06/calme-precaire-a-la-frontiere-entre-israel-et-le-liban/

 

08-03

S’agissant de l’assassinat à Dubaï du dirigeant du Hamas Mahmoud AlMabhouh, le député du Hezbollah a demandé aux états européens de prendre les mesures appropriées à l’encontre de d’Israël, pour avoir utilisé des passeports européens dans l’attentat auquel ont participé 27 membres soupçonnés d’appartenir au Mossad : «  Sinon, il sera de notre droit de soupçonner leurs ressortissants d’être des agents d’Israël », a-t-il prévenu.

08/03/2010  

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=128117&language=fr


2a-4 Des Canons ... pas du beurre

13/03

Les responsables israéliens ont menacé, le Liban dans son ensemble..

Le secrétaire général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, a répondu à ces menaces en affirmant que la Résistance  ripostera fermement à toute agression contre le Liban. Sayed Nasrallah a promis que le Hezbollah s'en prendrait à l'infrastructure israélienne, y compris à l'aéroport de Tel Aviv, si "Israël" attaquait les infrastructures libanaises.
Damas a averti pour sa part qu'il soutiendrait "le gouvernement et le peuple libanais contre toute éventuelle agression israélienne contre le Liban."
Cependant, le Premier ministre Netanyahu a par la suite cherché à apaiser le ton, en prétendant qu'"Israël" voulait la paix avec tous ses voisins.

13/03

 http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=128981&language=fr

 

Les moyens nécessaires pour protéger le pays des agressions israéliennes.

Le Hezbollah a affirmé par la voix de ses députés qu'il n'allait pas discuter des armes de la résistance à la table du dialogue mais des moyens nécessaires pour protéger le pays des agressions israéliennes.
"La nouvelle équation au Liban et dans la région a rendu difficile l'option israélienne de déclencher une guerre mais nous voulons mettre fin également aux menaces israéliennes sur le plan politique et moral",  a déclaré le député Hassan Fadlallah, selon qui "la stratégie actuelle de la résistance face aux agressions israéliennes est de protéger le Liban et de multiplier ses capacités.
"Nous ne débattons pas à la table du dialogue des armes de la résistance, ni de son statut, mais nous recherchons les moyens de protéger le pays.

Nous pouvons profiter des expériences de tous les participants à la table du dialogue  pour élaborer la stratégie défensive", a ajouté Fadlallah.

06/03

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=127882&language=fr


2a-6 Espionage

Moussaoui : l’ambassade des USA au Liban, un état dans l’état

Le député du ’bloc de fidélité à la résistance’ Nawaf Moussaoui a fustigé le rôle que l’ambassade américaine joue au Liban, « se comportant à sa guise, comme un état dans l’état ».
Dans une interview accordée au quotidien libanais AlLiwa, Moussaoui a révélé que l’ambassade des États-Unis dispose de sa propre milice au Liban, ainsi que d’une unité d’informateurs disséminés dans les ministères libanais : «  ils nous espionnent dix fois plus que les services de renseignements israéliens » a-t-il souligné.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=128117&language=fr

 

L’ambassade US à Beyrouth : un « Etat dans l’Etat »
Le quotidien As-Safir a publié une correspondance entre l’ambassade des Etats-Unis à Beyrouth et le commandement général des Forces de sécurité intérieures. Au terme de ce dialogue, les Etats-Unis auraient eu accès à toutes les données des opérateurs de téléphonie mobile, de manière à écouter toutes les conversations et à localiser tous les téléphones connectés. De son côté, le quotidien Al-Binaa a révélé qu’un aménagement de l’aéroport de Beyrouth est en cours de sorte que l’ambassade des Etats-Unis disposera de sa propre entrée et pourra faire circuler du personnel et des matériels sans contrôle.Le député Nawaf el-Mousaoui (Hezbollah) a dénoncé l’édification d’un « Etat dans l’Etat 

http://www.voltairenet.org/article164336.html

 

Moussa Ali Moussa reconnaît avoir collaboré avec Israël.
L'agent israélien Moussa Ali Moussa, arrêté dernièrement par les services des renseignements des Forces de sécurité intérieure à Khiam, a reconnu, lors de son interrogatoire, avoir reçu une formation en Israël, où il s'est rendu à deux reprises, en 1977 et 1980. Il a par ailleurs avoué avoir rencontré récemment des officiers israéliens à Chypre et obtenu une ligne internationale qui lui permettait de contacter les officiers israéliens pour leur fournir des renseignements portant sur les mouvements de l'armée et de la Résistance au Liban-Sud.

10 mars

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/64977...

 

Quatre Libanais accusés d'espionner pour Israël
Quatre Libanais ont été inculpés, samedi, par un tribunal militaire. Leur délit : espionnage au profit d'Israël. Deux des quatre suspects ont été inculpés par contumace. "Ces quatre citoyens libanais ont fourni à Israël des informations sur les structures militaires et civiles du Hezbollah", a déclaré un responsable libanais.
"Un des deux suspects a reconnu avoir été en contact avec deux autres suspects qui seraient aujourd'hui réfugiés en Israël", rapporte l'AFP. D'après l'agence de presse palestinienne Maan, les suspects auraient expliqué, durant leurs interrogatoires, avoir été approchés par des agents du Mossad en Europe pour effectuer des missions de surveillance dans des bases au nord et au sud du Liban

21.03.10
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1268045697450&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

 

"La chasse aux espions"
Ces derniers mois, le Liban a multiplié les coups de filet contre ses ressortissants suspectés d'espionnage au profit de "l'ennemi".

Au total, 70 personnes ont été mises en garde à vue, dont 37 Libanais, deux Palestiniens et un Egyptien. La "chasse aux espions" a commencé après l'arrestation d'un général et de deux colonels de l'armée libanaise. Ils auraient collaboré avec les services de renseignements israéliens à l'assassinat du commandant du Hezbollah Ghalib Awali. Un troisième colonel, se cacherait peut-être toujours en Israël.

21.03.10
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1268045697450&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull


2a-6 Rafic Hariri.: Tribunal international de l'ONU

25/3

Les enquêteurs du tribunal international ont interrogé des membres du Hezbollah dans le cadre de l'affaire de l'assassinat en 1995 de l'ancien Premier ministre libanais Rafik Hariri, ont indiqué jeudi des responsables de la sécurité et de la justice libanais.

L'équipe du tribunal spécial pour le Liban s'est entretenu avec plusieurs membres du Hezbollah à Beyrouth, parmi une douzaine de personnes.

Les enquêteurs ont rencontré une série de personnes susceptibles de leur fournir des informations sur cet assassinat, a précisé un responsable de la justice.

Beaucoup au Liban craignent que si le Hezbollah est poursuivi par le tribunal pour l'assassinat d'Hariri, des tensions entre les communautés chiite et sunnite renaissent et ne dégénèrent en nouvelles violences.

AP
27-03

Le secrétaire général du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah, a annoncé qu’il comptait dans les prochains jours parler des fuites qui concernent l’enquête internationale du TSL,  menée sur l’assassinat de Rafic Hariri.
Sayyed Hassan Nasrallah, qui s’exprimait à l’occasion de la fête annuelle organisée par l'Association des Scouts de l'Imam Mahdi (S) pour marquer leur vingt-cinq anniversaire a déclaré «Je pense qu'il est approprié de dire ce qui doit être dit et que le peuple soit mis au courant de ce qui se passe !"
 Il a ajouté "Je prononcerai sous peu, un discours, durant lequel j'évoquerai les fuites de l'enquête internationale du TSL, et ce qui a été rapporté par certains médias, concernant l'implication présumée de membres du Hezbollah, dans l'assassinat de Hariri". 
Par ailleurs, Sayyed  Nasrallah a salué  les grands efforts des membres de l’Association des couts de l’Imam Mahdi (S), soulignant "la nécessité de continuer à travailler pour créer une génération qui soit croyante, polie, éduquée, dévouée et ouvert à la construction de la nation et de la communauté et capable de défendre son existence et sa dignité".

27/03/2010  

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=131130&language=fr

http://www.alterinfo.net/notes/

 

28-03

Le bureau du procureur général du Tribunal Spécial pour le Liban Daniel Bellemare a démenti  les dernières fuites selon lesquelles six membres du Hezbollah ont été convoqués pour être interrogés, et que l’enquête se dirige pour incriminer le responsable militaire du Hezbollah le martyre Imad Moughniyé.
«Les informations transmises sur l'enquête internationale sur l'assassinat de Rafic Hariri ainsi que les fuites ne sont que des spéculations qui ne peuvent être traitées que sur cette base », a souligné le communiqué du bureau de Bellemare, selon lequel  « les spéculations sur les travaux du tribunal et la date de délivrance de l'acte d'accusation de vouloir induire en erreur l'opinion publique».
Qualifiant de grave tout acte de transmettre sans autorisation des informations confidentielles sur le travail du procureur général, il a mis en garde d’en tenir responsable toute personne à laquelle elles ont été confiées.     
Le bureau de Bellemare a également récusé en bloc toutes les allégations, rumeurs et insinuations selon lesquelles le tribunal opère délibérément ces fuites d’informations aux médias, rappelant que depuis l’ouverture officielle du TSL, la politique prônée est celle de « l'élaboration d'un cadre institutionnel solide pour protéger la confidentialité de l’enquête et son honnêteté ».
«  Si le bureau voudrai communiquer certaines informations à l’opinion publique, il le fait de façon ouverte et formelle, par la voix du procureur général ou de sa porte-parole et non par le biais d’une partie tierce » a-t-il assuré.
A noter que l’enquête internationale sur l’assassinat de Hariri  a connu des dérives  sans précédent dans l’histoire de la justice internationale. Faux-témoins et faux accusés se sont succédés, sur fond de surenchère médiatique extrêmement violente, entachant sérieusement sa crédibilité.
Depuis la libération des quatre haut officiers sécuritaires libanais qui ont été les premier accusés, les fuites passent presque inaperçues   

28/03

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=131177&language=fr



b) Israélienne

Netanyahu

Le 2 février, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait accusé les autorités libanaises de permettre au Hezbollah de développer sa force militaire.

D'autres responsables israéliens avaient en outre averti ces dernières semaines que toute attaque de la part du Hezbollah entraînerait une sévère riposte.

AFP


2b-4 Les grandes manœuvres

Youssi Biden : la Syrie a fourni au Hezbollah des missiles anti-aériens capables de viser les F-16 israélien.

Le général brigadier Youssi Biden, chef du département de recherches de l'armée israélienne, a affirmé que Damas a fourni au Hezbollah des armes stratégiques, au cours des derniers jours, dont des missiles anti-aériens russes modernes, du modèle GLA 9K338, capable de viser les drones, les hélicoptères et les F-16.
Il a assuré devant la Knesset que ce dernier développement est dangereux et constitue une transformation stratégique dans l'équilibre de forces au Liban et donc « Israël ne peut pas assister à ce changement sans réagir».

06/03 

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=127917&language=fr

06-03

Selon le quotidien israélien Haaretz « Israël a annulé de ces dernières manœuvres militaires  un exercice auquel étaient censé participer les forces de réserve »,  cette annulation, explique Haaretz, vise d’abord à montrer que « le front intérieur israélien n’a pas été affecté par le discours du secrétaire général du Hezbollah Sayyed Hassan Nasrallah, et aussi pour dire aux parties hostiles, que Israël ne se  prépare pas à la guerre ».
Toujours selon Haaretz, citant des sources militaires,  l’entité sioniste s’est efforcée ces derniers temps a montré à la Syrie, que se soit par voie officieuse ou officielle qu’elle ne cherchait pas à lever la tension à travers ses manœuvres militaires.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=127917&language=fr

 

Scénarios de bombardement : 'Israël suit de prés toutes les pistes "

Le ministre de la Defense, Barak, a affirmé « qu'Israël suit de prés toutes les pistes au Liban, et qu’il était temps d'en discuter plus sérieusement, surtout  que le Hezbollah a plus de quarante-cinq mille roquettes de plus en sophistiquées ».
Cela dit, suite aux menaces prononcées par Sayyed Hassan Nasrallah de détruire Tel-Aviv au cas où l’entité sioniste bombardait la banlieue-sud de Beyrouth, les forces armées israéliennes ont imaginé différents scénarios, dont l’un impliquait le bombardement de la plus grande tour en "Israël", la tour (Moshe Aviv) dans la ville (Ramat Gan).
La tour est composée de soixante-dix étages et comprend des institutions gouvernementales et des appartements résidentiels.
Le Directeur général de la tour (Mickey Bar-IL) a souligné  l'importance d’une telle manœuvre  sachant "que la tour a plusieurs avantages, à savoir que plus de sept mille personnes la visitent chaque jour" selon ses termes.

06/03 

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=127917&language=fr

 

Qui a donné aux britanniques le droit de nous juger ?"

Le député israélien de droite  Arieh Eldad, a déclaré mardi que les Britanniques se comportaient de manière hypocrite, allant même jusqu’à les comparer  à des ..chiens.

Interrogé sur cette comparaison, Eldad a répondu: " Je pense que les Britanniques sont des hypocrites et je ne veux pas insulter les chiens ici, car les vrais chiens sont réputés par leur loyauté. Qui a donné aux britanniques le droit de nous juger sur la guerre contre le terrorisme?"

Pour sa part Michael Ben-Ari , un autre député de droite a déclaré: «Les chiens sont généralement fidèles, les Britanniques sont  peut-être des chiens, mais ils ne sont pas fidèles à nous. Apparemment ils sont  fidèle à l'anti- sémitisme. Nous avons appris que le chien doit être appelé par son nom. C'est de l'antisémitisme masqué  en antisionisme ».

G. Houbballah 

 23 mars 2010

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.G.Houbballah.230310.htm


n° 128 - Journal du Liban - 22-03 au 13-04 - :Fin : - Israël à l'affût


n° 128 - Journal du Liban - 22-03 au 13-04 - :Fin   : - Israël à l'affût



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.


Journal du Liban

     n° 128                                             22-03 au 13-04

C.De broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

3 Politique internationale

a) Pays Arabes & voisins

4 Institutions internationales

5 Autres Pays

 Les brèves

6-1 Leila Mazboudi : L’armée de l’air israélienne prévoit les pires scénarios…

6-2 « Israël peut prendre n’importe quel prétexte. Il n’a même pas besoin de prétexte. »

6-3 Sommet arabe: le Liban refuse une invitation libyenne envoyée via la Syrie.

7  Dossier

7-1 Accord sécuritaire illégal avec les US : le Liban sous mandat sécuritaire américain direct". ?

7-2 La Résistance a rétabli un équilibre avec l'ennemi israélien".

7-3 G. Houbballah : Quatre réseaux d'espionnage dévoilés : leurs chefs sont en détention !

7-4 Zine Cherfaoui : La fracture !

7-5 Les Libanais manifestent contre la judaïsation d'al-Qods occupée et contre la colonisation israélienne.



 

 3 Politique internationale

a) Usa (le parrain)

Les grandes manœuvres

12-03

Le vice-président Biden a assuré que les Etats-Unis œuvreront pour l'application de la résolution 1701 afin d'empêcher l'armement du Hezbollah. Car, a-t-il poursuivi, le Hezbollah constitue un danger pour "Israël" et les Libanais à la fois. (…)

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=12...

12-03

"Le plus grand danger vient de l'Iran qui défie la communauté internationale en voulant se procurer d'armes nucléaires et en soutenant le Hezbollah", a estimé Biden.
12/03

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=128831&language=fr 



Les Voisins

Egypte

04-03

''Nous conseillons à Israël de ne pas lancer de nouvelle offensive au Liban''.

Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit, a indiqué que le Caire rejette d'office toute agression israélienne contre le Liban. ''Nous conseillons à Israël de ne pas lancer de nouvelle offensive au Liban'', a-t-il déclaré au journal panarabe Al Hayyat.

Guysen Israel News

http://www.juif.org/diplomatie-moyen-orient/122599,l-egypte-conseille-a-israel-de-ne-pas-lancer-de-nouvelle-guerre.php


Syrie

Le président syrien Bachar al-Assad a affirmé dimanche dernier que son pays se placerait aux côtés de son voisin libanais face à toute agression israélienne.

Israël, qui accuse la Syrie de laisser passer des armes en contrebande au Hezbollah, et Damas se sont livrés récemment à une surenchère verbale, se menaçant mutuellement de représailles en cas de conflit.

AFP

21-03

 



c) Les institutions

ONU

La Ligne Bleue séparant le Liban d’Israël est restée relativement calme.

Malgré les tensions récentes, la situation le long de la Ligne Bleue séparant le Liban d’Israël est restée relativement calme ces derniers mois, note le dernier rapport du Secrétaire général de l’ONU sur la mise en oeuvre de la résolution 1701 du Conseil de sécurité, a indiqué jeudi le Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le Liban, Michael Williams.

Selon M. Williams, le rapport note également que « toutes les parties ont continué d’assurer aux Nations Unies leur engagement envers la cessation des hostilités et une mise en oeuvre complète de la résolution 1701 ». « Même si cela est important et positif, il ne faudrait pas que cela les dissuade de travailler à obtenir un cessez-le-feu permanent comme le demande la résolution 1701 », a ajouté M. Williams.

06.:03 2010

http://www.toulouse7.com/2010/03/06/calme-precaire-a-la-frontiere-entre-israel-et-le-liban/

 

L'ONU minimise le risque d'une reprise d'hostilités entre "Israël" et le Liban

Le haut responsable de l'ONU Michael Williams a minimisé vendredi les risques de reprise des hostilités entre "Israël" et le Liban.
Williams, ‘coordinateur spécial de l'ONU pour le Liban’, a déclaré à la presse qu'il avait informé le Conseil de sécurité "de la récente escalade verbale, accompagnée de menaces publiques, entre "Israël" et le Liban, qui a suscité des inquiétudes sur la possibilité d'une nouvelle confrontation."
"Cette rhétorique publique et ce recours à l'outrance contreviennent à l'esprit de la résolution 1701 (du Conseil de sécurité) et sont fondamentalement contre-productifs", selon lui.
La résolution 1701 avait appelé en 2006 à l'arrêt des Hostilités entre "Israël" et le Liban, qui avait fait plus de 1.200 martyrs côté libanais, essentiellement des civils, et plus de 160 côté israélien, principalement des soldats.
Les responsables israéliens avaient menacé, ces derniers jours, le Liban dans son ensemble et se sont livrés à une guerre des mots avec la Syrie.

Cependant, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a par la suite cherché à apaiser le ton, en prétendant qu'"Israël" voulait la paix avec tous ses voisins.

13/03

 http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=128981&language=fr



Europe

1 Allemagne

15-03

Au cours d'une conférence de presse avec le Premier ministre Saad Hariri, la chancelière allemande Angela Merkel a déclaré qu'il était improbable qu'Israël attaque le Liban. Elle a précisé que son pays n'avait aucune intention de retirer ses troupes de la Finul dans le sud du pays et a appelé tous les Etats à soutenir les forces de paix.

Guysen Israel News.

http://www.juif.org/diplomatie-moyen-orient/123613,liban-merkel-rassure-israel-ne-partira-pas-en-guerre-contre-le.php


4 Grande Bretagne

Israël » pille les terres palestiniennes
Le député britannique Georges Galloway a considéré que certains Arabes s'occupent à provoquer des conflits alors qu' « Israël » pille les terres palestiniennes.  
 "Israël n'est pas un super héros et les Arabes sont capables de le vaincre" ajoute-t-il, considérant que le Hezbollah est un exemple de la capacité du peuple arabe.
Par ailleurs, Galloway a considéré, durant une interview diffusée sur notre chaîne télévisée "Almanar", que le Liban sera toujours la cible d' « Israël » et qu'il est à présent le seul obstacle à la domination américaine de la région.

24/03

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=130734&language=fr

 

La GB va expulser un diplomate israélien après l'utilisation de faux-passeports.

Le gouvernement britannique va expulser un diplomate israélien par mesure de rétorsion après l'utilisation de vrais-faux passeports britanniques dans l'assassinat en janvier d'un cadre du Hamas à Dubaï, ont indiqué ce Mardi la BBC et Sky News.
Le ministère britannique des Affaires étrangères a refusé de commenter ces affirmations, indiquant simplement que le chef de la diplomatie, David Miliband, devait prononcer une déclaration devant
la Chambre des communes ce mardi à 15h30 sur le rapport de l'enquête diligentée dans cette affaire.
Rappelons que la police de Dubaï accuse le Mossad de l'assassinat de Mahmoud al-Mabhouh. Une liste de 26 porteurs de vrais-faux passeports occidentaux a été publiée par la police de Dubaï dans le cadre de cette affaire, dont douze britanniques, et Interpol a lancé 27 avis de recherche concernant notamment des ressortissants britanniques, australiens, irlandais et français.

La police de Dubaï a tout autant accusé « Israël » de "falsification à grande échelle" de passeports de ressortissants occidentaux, affirmant avoir découvert de nouveaux documents "falsifiés".
Selon les médias britanniques, l'ambassadeur d'"Israël" à Londres, Ron Prosor, a été convoqué lundi afin de se voir communiquer les résultats de l'enquête. Le rapport pointe clairement du doigt le Mossad pour avoir utilisé des passeports britanniques, écrit le Daily Telegraph dans son édition de mardi. Les documents de ressortissants britanniques auraient été copiés lors de leur entrée en "Israël", selon le quotidien.

G. Houbballah 

 23 mars 2010

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.G.Houbballah.230310.htm

 

La GB accusera officiellement "Israël" d'être responsable de l'assassinat de Mahmoud El-Mabhouh.

selon le quotidien britannique "Daily Telegraph" la GB accusera officiellement "Israël" d'être responsable de l'assassinat du leader du mouvement de résistance palestinien "Hamas" Mahmoud El-Mabhouh à Dubaï,. Elle l'accusera également de la falsification de passeports britanniques pour exécuter cette opération.

Cela dit, les membres de la Knesset ont été outrés par le comportement de la  Grande-Bretagne à commencer par ses accusations contre « Israël » jusqu’à  ses menaces d'expulser le diplomate israélien.

Le député israélien de droite  Arieh Eldad, a déclaré mardi que les Britanniques se comportaient de manière hypocrite, allant même jusqu’à les comparer  à des ..chiens.

Interrogé sur cette comparaison, Eldad a répondu: " Je pense que les Britanniques sont des hypocrites et je ne veux pas insulter les chiens ici, car les vrais chiens sont réputés par leur loyauté. Qui a donné aux britanniques le droit de nous juger sur la guerre contre le terrorisme?"

Pour sa part Michael Ben-Ari , un autre député de droite a déclaré: «Les chiens sont généralement fidèles, les Britanniques sont  peut-être des chiens, mais ils ne sont pas fidèles à nous. Apparemment ils sont  fidèle à l'anti- sémitisme. Nous avons appris que le chien doit être appelé par son nom. C'est de l'antisémitisme masqué  en antisionisme ».

G. Houbballah 

 23 mars 2010

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.G.Houbballah.230310.htm

 

Galloway: Le Hezbollah fait partie des forces arabes capables de vaincre "Israël.

Le député britannique Georges Galloway a considéré que certains Arabes s'occupent à provoquer des conflits alors qu' « Israël » pille les terres palestiniennes.
 "Israël n'est pas un super héro et les Arabes sont capables de le vaincre" ajoute-t-il, considérant que le Hezbollah est un exemple de la capacité du peuple arabe.
Par ailleurs, Galloway a considéré, durant une interview diffusée sur notre chaîne télévisée "Almanar", que le Liban sera toujours la cible d'«Israël» et qu'il est à présent le seul obstacle à la domination américaine de la région

24/03

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=130734&language=fr



 Les brèves

6-1 Leila Mazboudi : L’armée de l’air israélienne prévoit les pires scénarios

Pour la première fois depuis la création de l’entité israélienne, son armée de l’air se trouve contrainte (…) de prévoir les pires scénarios en cas de l’éclatement d’une nouvelle guerre.
Longtemps perçue comme étant sa principale source de supériorité, --- intouchable grâce au soutien américain et occidental inconditionnel, les nouvelles données aux mains des services de renseignement israélien assurent que le Hezbollah et les Syriens se sont déjà procuré  des dizaines de milliers de missiles de longue portée et de roquettes, pouvant frapper avec plus de précision le centre et le nord de la Palestine occupée.
Dès lors, conclut la dernière étude effectuée par l’armée de l’air, toutes ses installations et bases situées dans cette région, ainsi que leur entourage,  risquent fort de faire l’objet de tirs précis, à un rythme de plusieurs douzaines de missiles d’un seul coup. 
Les prévisions israéliennes s’attendent également à ce que les tirs proviennent aussi bien de l'armée syrienne et du Hezbollah, voire même du Hamas et de l'Iran peut-être. (…)

Les  colonies centrales seraient également visées, en plus des zones de déploiement de la force aérienne.
Sous-estimant leurs dommages, les auteurs de l'étude s'attendent toutefois à ce que les frappes portent surtout atteinte au fonctionnement des bases aériennes. Ils recommandent un entrainement plus intensif du personnel de l’armée de l’air afin de perfectionner sa capacité à agir dans les états d’urgence.
Ce qui nécessite une « véritable révolution psychologique »  vu qu’il a dans le passé travaillé dans des conditions relativement confortables, sans se soucier pour ses bases arrière. 
Directement après l’avant dernier discours du secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah, lequel s’est engagé à bombarder Tel Aviv au cas où la banlieue-sud était bombardée, la construction de nouveaux aéroports militaires au sud de la Palestine occupée a été envisagée.
Dernièrement, le chef du département de recherches de l'armée israélienne, le général brigadier Youssi Biden a affirmé que Damas a fourni au Hezbollah des armes stratégiques, dont des missiles anti-aériens russes modernes, du modèle GLA 9K338, capable de descendre les drones, les hélicoptères et les F-16. Ces derniers effectuent leurs vols sans être nullement inquiétés.  
 Durant la guerre de 2006 contre le Liban, seule la force aérienne israélienne avait été hors de la portée de la résistance libanaise. A la grande surprise de tous.

Depuis, la résistance s'est engagée à en préparer de nouvelles. Israël tente tant bien que mal de les deviner!!

Al Manar

Publié le 9 mars 2010

Les articles de Leila Mazboudi
Les dernières mises à jour

Source : Al Manar
http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=128179&language=fr

http://www.palestine-solidarite.org:80/analyses.Leila_Mazboudi.080310.htm


6-2 « Israël peut prendre n’importe quel prétexte. Il n’a même pas besoin de prétexte. »

Le Premier ministre Saad Hariri, a exprimé sa crainte d’une nouvelle invasion israélienne des territoires sud de son pays, indiquant qu’Israël « n’a pas besoin de prétextes pour le faire ». « Nous craignons une intervention israélienne. La semaine dernière, 25 survols de l’aviation israélienne se sont produits en une seule journée dans l’espace aérien libanais. Israël pense-t-il qu’en frappant le sud du pays, ce n’est pas le Liban tout entier qu’il attaque ou que quand il frappe la banlieue sud de Beyrouth, il ne s’agit pas du Liban ? », a indiqué Saad Hariri, dans un entretien publié par le journal le Monde, dans son édition à paraître aujourd’hui.

Pour le Premier ministre libanais, « Israël peut prendre n’importe quel prétexte. Israël n’a même pas besoin de prétexte. » « Nous redoutons que les israéliens créent un nouveau conflit, comme ils ont su le faire par le passé. Comme en 1982 où, après la tentative d’assassinat de leur ambassadeur à Londres, ils ont envahi le Liban. Je ne souhaite pas de conflit, mais je crois que les Israéliens sont coincés », a-t-il poursuivi.

« Israël ne veut pas la paix »

Saad Hariri a souligné le blocage de la situation dans la région du Moyen-Orient et l’impossibilité d’aboutir à un règlement du conflit israélo-palestinien. « Israël ne fait rien en faveur du processus de paix. Et je crois qu’Israël n’est pas intéressé par ce processus de paix. Les pays arabes ont approuvé l’initiative de paix lancée lors du sommet de Beyrouth de 2002. Plus de 50 pays se prononcent en faveur de la paix et que fait Israël ? Il n’en veut pas. Les Israéliens ne veulent pas progresser avec les Palestiniens et refusent cette initiative arabe », a-t-il rappelé. Le Premier ministre libanais a estimé qu’il n’existe pas en Israël un parti politique « qui aura le courage de donner son accord pour une solution des deux Etats, El Qods-Est comme capitale de la Palestine et une solution pour le droit au retour des réfugiés ». Il a estimé « infondé » l’argument de « division entre Fatah et Hamas » avancé à chaque fois par Israël. « Les divisions ne sont pas en Palestine, elles sont en Israël », a-t-il estimé.

publié par el Watan

http://www.elwatan.com/Nouvelle-inv...

http://www.france-palestine.org/article13791.html


6-3 Sommet arabe: le Liban refuse une invitation libyenne envoyée via la Syrie.

Beyrouth a refusé une invitation adressée par la Libye via l'ambassade du Liban à Damas pour participer au prochain sommet arabe à Tripoli, pour des raisons d'ordre "administratif", a annoncé lundi le ministère libanais des Affaires étrangères.
"L'ambassade du Liban à Damas a renvoyé une invitation de l'ambassade de Libye (dans la capitale syrienne) car elle n'est pas habilitée à la recevoir d'un point de vue administratif", a précisé dans un communiqué le service de presse du ministère.  
Cette annonce intervient sur fond d'un vieux contentieux entre Tripoli et Beyrouth autour de la disparition mystérieuse d'un imam libanais, Moussa Sadr. 
Vendredi, un responsable gouvernemental a affirmé à l'AFP que le président libanais Michel Sleimane n'allait pas participer au sommet arabe, prévu les 27 et 28 mars, "en raison d'une demande faite par le président du Parlement Nabih Berri", chef du mouvement chiite Amal qui avait été fondé par Moussa Sadr.
Cet imam a été vu pour la dernière fois en août 1978 alors qu'il se trouvait en Libye avec deux de ses proches. En 2008, la justice libanaise a inculpé le numéro un Mouammar Kadhafi pour la disparition de l'imam et demandé son arrestation.
   Beyrouth n'a pas encore décidé du niveau de représentation pour ce sommet et M. Berri avait affirmé début février qu'il était pour son boycottage.
   La Libye avait fermé en 2003 son ambassade à Beyrouth pour protester contre les accusations formulées à son égard, sans pour autant rompre ses relations diplomatiques avec le Liban. Beyrouth est représenté par un chargé d'affaires à Tripoli.
La Libye a toujours affirmé que l'imam avait quitté la Libye pour l'Italie, qui maintient que Moussa Sadr n'est jamais entré sur son territoire.
   En 2004, Rome avait cependant remis au Liban un passeport retrouvé en Italie et qui appartenait à l'imam.
   Moussa Sadr était considéré comme un dirigeant charismatique qui a permis à la communauté chiite libanaise de passer d'une minorité pauvre et marginalisée à une force incontournable sur la scène libanaise.

15/03/2010  

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=129342&language=fr



7  Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

7-1 Accord sécuritaire illégal avec les US : le Liban sous mandat sécuritaire américain direct". ?

Au Liban, l'accord sécuritaire illégal signé avec les Etats-Unis en 2007 continue de faire couler beaucoup d'encre et de salive.  

A ce sujet, le ministre libanais des Télécommunications Charbel Nahhas a qualifié d' "inhabituelle" la livraison d'informations sur les communications à une ambassade étrangère.  
Dans une interview à la chaine télévisée libanaise NBN, Nahhas a déclaré que son ministère a formé une commission de hauts techniciens chargée d'étudier la demande de l'ambassade américaine d'obtenir des informations liées aux tours de communications, considérant que "ces informations révèlent à Israël et à d'autres parties étrangères les opérations de communications au Liban".  
De son côté, le ministre du Transport et des Travaux publics Ghazi Aridi s'est dit "toujours inquiet" de la politique américaine et des visées de l'accord sécuritaire américano-libanais en question.
Pour sa part, le bloc parlementaire des députés de Baalbeck a dénoncé les facilités sécuritaires offertes aux Américains qui "vont à l'encontre de l'intérêt et de la souveraineté nationaux", estimant que cette politique constitue un danger réel sur tous les Libanais dans l'avenir.
 Quant au député du bloc parlementaire de la résistance Nawwaf Moussawi, il a indiqué que le
 Parlement doit, du point de vue constitutionnel, étudier cette affaire à travers la commission parlementaire des Télécommunications.  
"La réaction normale du Parlement est de s'intéresser à cette information. Malgré les efforts du directeur général des FSI Ashraf Rifi dans le démantèlement des réseaux d'espionnage, on ne peut négliger les ingérences sécuritaires américaines dans le pays, parce que nous savons que chaque information livrée aux Américains parviendra aux Israéliens", a ajouté Moussawi.
Selon lui, la signature de cet accord est illégale et transgresse les lois libanaises institutionnelles. "Si nous lisons le texte en profondeur, nous remarquerons que l'accord place le Liban sous mandat sécuritaire américain direct". 
 Pour le président du conseil administratif du mouvement islamique AtTawhid Hachem Menkara, "les tentatives permanentes de l'ambassade américaine de recueillir des informations ne servent que celui qui possède un agenda colonial et non une mission diplomatique", appelant à dévoiler les dessous de cet accord "pour préserver le Liban et sa sécurité".
Par ailleurs, le président de la commission parlementaire chargée d'enquêter sur cette affaire le député Hassan Fadlallah compte informer les membres de la commission de son refus d'ouvrir des débats politiques au cours de ses réunions, parce que leur mission est d'étudier l'accord du point de vue juridique et constitutionnel, et de mettre en garde de ses dangers. 

15/03  

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=129276&language=fr


7-2 La Résistance a rétabli un équilibre avec l'ennemi israélien".

Le ministre de la Defense Nationale Elias Murr a affirmé qu'il n’était pas au courant de l'accord militaire passé entre l'ambassade américaine au Liban et les Forces de Sécurité Interne (FSI), écartant toutefois une mauvaise foi de la part du chef des FSI, le général Achraf Rifi dans cette affaire.
Dans une interview accordée à notre  chaîne satellitaire "Almanar", il explique que son ministère a commencé la préparation d'une conception pour la stratégie de Defense, qui sera renvoyée au comité du dialogue national au temps convenable.
Il a souligné que cette question doit être traitée avec logique parce que «  nous ne sommes pas là pour  offrir des cadeaux à Israël notamment en s’arrêtant sur certaines préoccupations nationales sur les armes de la résistance, notant que «  la Résistance islamique a réussi à rétablir l’équilibre de la terreur avec Israël » !
Cela dit, le ministre de la Defense a soutenu la position du président de l’Assemblée nationale Nabih Berri d’inclure dans la stratégie de Defense nationale, une stratégie économique et sociale nationale !
Mais encore, Murr a estimé nécessaire de régler une fois pour toutes la question des camps palestiniens et de leur armement sans oublier la question de leur droit de retour !
 «Certes en tant que ministre de la Defense, mon seul intérêt est que les armes soient uniquement entre les mains de  l'armée libanaise, mais j'ai aussi un intérêt prioritaire à celui des armes de l’armée libanaise, celui de ne pas permettre à ce que  mon pays soit occupé, celui  de défendre mon pays, et que  l'expérience soit une réussite."
Enfin Murr a dévoilé les idées générales de sa conception d’une stratégie de Defense nationale à savoir : 
- Murr est contre l’idée d’unir l'Armée et la Résistance en un seul corps
- Avant de résoudre la question des armes libanaises,  il convient de régler la question des armes palestinienne car le contraire serait illogique, selon Murr.
Et de s’interroger: «Pourquoi tout le problème pour Israël est les armes du Hezbollah?

Parce qu’il estime en principe que  ces armes  ont  crée un équilibre de la terreur.

Il a ajouté qu' « Israël exige du  Hezbollah via la communauté internationale de livrer ses armes, est-il possible que je lui présente un tel cadeau ?

Comment pourrais-je faire une chose pareille?

Laisser parler la logique humaine, si je suis gêné par les armes du Hezbollah au Liban, et je pourrai être des gens qui le sont, est-ce que cette gêne justifie d’en faire un cadeau à Israël?

Non, il faut peser le pour et le contre et choisir la meilleure solution !

23/03

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=130580&language=fr


7-3 G. Houbballah : Quatre réseaux d'espionnage dévoilés : leurs chefs sont en détention !

Une fois de plus les services de  renseignement de l'armée libanaise ont réussi un coup de filet à ajouter dans les annales des services de renseignements militaires libanais: en effet quatre réseaux d’espionnage travaillant pour le compte du Mossad ont été dévoilés, leurs chefs ont été arrêtés et sont soumis à des interrogatoires.
Selon le quotidien libanais ad-Diar, ces agents ont reconnu que le Mossad  les a recrutés en Europe et les a chargés de missions d’espionnage dans diverses régions du Liban notamment concernant tous les postes militaires situés dans le nord, ceux de Beyrouth, de la banlieue sud et de la région frontalière avec
la Syrie connu sous le nom d’al-Masnaa.  
Ils ont reconnu que le Mossad les a équipés d’un matériel électronique très sophistiqué, comme un téléviseur LCD relié à un satellite.
Toujours selon, le quotidien ad-Diar, d'autres réseaux d’espionnage ont été démantelés par les services de renseignements militaires libanais mais leur dossier reste top secret  jusqu'à ce que les enquêtes soient terminées, et ce dans le but de réunir de plus amples informations sur leurs missions et leurs rôles qui leur étaient confiées. 
  A noter que parmi les agents arrêtés seul l’agent Jawdat Khoja a contacté le Mossad et ce en l’an 2000 : ce dernier lui a garanti une couverture à travers une société étrangère qui vend des pièces détachées de voitures et ce pour justifier ses voyages permanents !
Ainsi, il s’est rendu dans plusieurs pays européens où il s'est entretenu avec des officiers du Mossad, qui l’ont entrainés à manipuler du matériel de surveillance électronique sophistiqué.. Parmi ses missions celui de rendre un aperçu complet de toutes les positions militaires dans le nord, la banlieue sud de Beyrouth et la région d’al-Masnaa.
Les autres agents ont été recrutés ou contactés par le Mossad à l’étranger !
 La majorité de ces agents arrêtés ont été assignés à détruire tout leur data après la guerre de juillet 2006 y compris leur matériel d’espionnage !
Parmi ces agents, certains étaient chargés de recueillir des informations sur les camps palestiniens de Beyrouth, et plus particulièrement de Bourj al barajné alors que d’autres avaient pour mission d'installer des caméras sur les points de contrôle frontaliers avec
la Syrie pour surveiller les entrées et les sorties vers la Syrie et le Liban !
Par ailleurs, quatre personnes ont été inculpées d'espionnage au profit de l’ennemi israélien par un juge militaire, a indiqué une source judiciaire libanaise. "Les quatre suspects, tous Libanais, ont été inculpés d'espionnage au profit d' « Israël » et pour avoir fourni des informations sur des postes civils et militaires ainsi que sur le Hezbollah", a précisé cette source qui a requis l'anonymat.
Deux des accusés sont en détention, les autres sont en fuite, a-t-elle ajouté.
"L'un des suspects en détention a avoué avoir été en contact avec les deux autres (en fuite), qui sont selon lui sont en Israël", a dit cette source. Les autorités libanaises ont lancé en avril 2009 une vaste opération contre les réseaux d'espionnage israéliens présumés. Plus de 70 personnes ont été arrêtées, dont des policiers et des membres des forces de sécurité équipés de matériels de surveillance et de communication dernier cri.
Le crime d'espionnage pour l’ennemi israélien est passible d'une peine de travaux forcés à perpétuité ou de la peine de mort s'il est prouvé qu'il a provoqué la mort de citoyens libanais.
Bien sûr… l’ennemi israélien n'a fait aucun commentaire au sujet de ces arrestations

G. Houbballah 

Al Manar

Les analyses de G. Houbballah
Les dernières mises à jour
Publié le 7 mars 2010

Source : Al Manar
http://www.almanar.com.lb/...

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.G.Houbballah.200310.htm


7-4 Zine Cherfaoui : La fracture !

Le 22e sommet de la Ligue arabe s’est ouvert, hier, à Syrte en Libye, en l’absence des dirigeants saoudien, marocain, libanais, émirati, omanais, irakien, bahreïni et égyptien.

C’est sans doute la première fois qu’une rencontre au sommet de l’organisation panarabe enregistre autant de défections. La décision de ces 8 leaders arabes de ne pas donner suite à l’invitation du colonel Maâmar El Gueddafi confirme, si besoin est, l’existence de crises profondes entre les membres de la Ligue arabe. La fracture semble tellement importante que les leaders arabes, qui avaient donné pour habitude, à la veille de chaque grand rendez-vous de la Ligue arabe, d’enterrer momentanément leurs divergences, d’afficher une entente de façade et de faire bloc au plan du discours contre « les ennemis de la nation arabe », se révèlent aujourd’hui incapables de sauver les apparences.

Par l’ampleur et le fracas de leur « démission », l’Arabie Saoudite, le Maroc, le Liban, les Emirats arabes unis, le sultanat d’Oman, l’Irak, le Bahreïn et l’Egypte semblent, au contraire, vouloir à tout prix dynamiter la Ligue arabe. Bien évidemment, l’absence à Syrte des dirigeants de ces 8 pays peut s’expliquer par de nombreuses raisons. Les motifs de mésentente ne manquent pas en effet.

Le caractère inextricable de certains différends inter-arabes, les sourdes luttes de leadership qui opposent depuis des années certains leaders et le refus catégorique de plusieurs capitales de réformer la Ligue arabe sont autant de facteurs capables de conduire à des impasses sérieuses.

Ce qui est d’ailleurs un peu le cas aujourd’hui. Toutefois, il serait naïf de ne pas interpréter l’attitude maximaliste des dirigeants saoudien, marocain, libanais, émirati, omanais, irakien, bahreïni et égyptien, une volonté nette de leur part d’engager un rapport de force avec le reste des membres de la Ligue arabe en vue d’asseoir un nouvel équilibre ou un nouvel ordre dans le monde arabe.

Cela, bien entendu, quitte à ce que cela se fasse au détriment de la solidarité inter-arabe, déjà bien fragile et de la question palestinienne. Si l’opinion arabe ne devrait pas être affectée par cette énième crise qui secoue la Ligue arabe dans la mesure où elle a appris, depuis longtemps déjà, à ne plus compter sur ses dirigeants, en revanche les Palestiniens risquent de payer chèrement le prix de la désunion et du renoncement des Arabes. Baptisé « Sommet du soutien à la résistance d’El Qods occupée », le 22e sommet arabe se proposait d’afficher une attitude ferme vis-à-vis d’Israël en adoptant notamment la position du comité de suivi de l’initiative arabe de paix qui exige l’arrêt de la colonisation à El Qods avant toute négociation entre Palestiniens et Israéliens.

Mais avec ce qui vient de se passer, il est peu probable que le monde accorde ne serait-ce qu’une once de crédit à ses résolutions. Et comme à chaque fois, elles resteront lettre morte.

Zine Cherfaoui

28 Mars

http://www.elwatan.com/La-fracture,154985


7-5 Les Libanais manifestent contre la judaïsation d'al-Qods occupée et contre la colonisation israélienne.

Beyrouth :Des centaines de Libanais ont manifesté aujourd'hui à l'invitation des organisations estudiantines et des jeunes du Liban et nombre de Partis libanais, protestant contre la judaïsation de la ville occupée d'al-Qods, contre l'expatriation de ses habitants originels et contre la colonisation israélienne.

Ils ont remis une note dans ce sens au siège des Nations Unies à Beyrouth où ils s'étaient rassemblés venus des différentes régions de la capitale libanaise.

Prononçant l'allocution des Partis libanais, le député Ali Hassan Khalil a appelé à l'arrêt de toute forme de négociations avec Israël, affirmant que ce rassemblement aujourd'hui est un cri de colère contre l'occupant israélien.

"Israël déclenche aujourd'hui son agression contre notre culture et notre patrimoine", a martelé le député Khalil, affirmant que la Palestine est aux Palestiniens et que ce n'est pas la construction d'une synagogue qui changera son identité.

Le responsable politique du mouvement de la résistance nationale palestinienne /Hamas/ au Liban, M. Ali Baraké, a de son côté assuré que les Palestiniens ne resteraient pas les bras croisées devant cette agression flagrante et que contrairement à ce qu'attendaient les Israéliens, la construction de la synagogue al-Kharab n'aboutira pas à la démolition d'al-Aqsa mais à la fin de leur entité "or tout atteinte à al-Aqsa ébranlera toute la nation", avertit-il.

Rappelant que /19/ ans de vaines négociations n'ont apporté au peuple palestinien que plus de division, de judaïsation de leur terre, de colonisation, de blocus et de crimes israéliens,

M. Baraké a invité le peuple palestinien à s'unir autour de la résistance et à se soulever contre l'occupant.

Il a de même appelé toutes les factions palestiniennes au dialogue et à l'attachement à la résistance et à l'intifada.

Gh.H.

19 Mar 2010
http://www.sana.sy/fra/55/2010/03/19/278873.htm

ismael.mulla@orange.fr

http://alqods-palestine.blogspot.com/2010/03/les-libanais-manifestent-contre-la.html



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19



28/03/2010

n°44 - Journal de PAKISTAN - 03-03 au 27-03 - : Début : - Washington et Islamabad ouvrent un "dialogue stratégique".

n°44 - Journal de PAKISTAN -  03-03 au 27-03 - : Début : - Washington et Islamabad ouvrent un "dialogue stratégique".



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de PAKISTAN.  

                                    n° 44   03-03 au 27-03

                          C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "Journal de PAKISTAN" est  visible :

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


Avant propos

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Sommaire.

Tiré à part :

Rencontre du G8 : Manifestation annoncée.

Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

Drones

Paroles & action du président...

1 Au jour le jour

2 Les Déclarations

Suite

3 Politique

a) locale

b) Usa

4  Brèves

4-1 Afghanistan, Pakistan: un responsable américain avait un réseau d'espionnage privé.

4-2 Pakistan/US : "dialogue stratégique".

5 Dossiers .

Le Pakistan s'affirme à Washington.

5-2 Le Pakistan promet son aide aux USA, mais veut quelque chose en échange.

5-3 Sue Pleming : Washington et Islamabad ouvrent un "dialogue stratégique".

5-4 Le rapport de l’Onu sur les prisons secrètes.

Fin

6 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

6-1 Islamabad veut interroger le père de la bombe A pakistanaise

7 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

7-1 Alain  Chouet : Al-Qaïda n'est qu'une marque qui rapporte et rien de plus.

7-2 Matthieu Amaré : L'étrange cas de Affia Saddiqui.

7-3 Al Qaïda souffre des attaques de drones mais s'adapte sans cesser d'agir.

7-4 Mark Perry : GL David Petraeus : "Israël Met Des Vies Américaines En Danger ".

7-5 John Pilger : Passez une bonne guerre mondiale, braves gens. 

8 Annexe

8-1 Ben Laden menace l'Amérique si le cerveau du 11-Septembre est exécuté.

8-2 François Marginean : La population considérée comme un «ennemi d’État.

8-3 Oscar Fortin : La démocratie : celle qui plaît à Washington et ses alliés.

Pakistan.



Tiré à part :

Rencontre du G8 : Manifestation annoncée.

Plusieurs groupes pour la paix et la justice sociale ont annoncé qu'ils avaient l'intention de manifester dans les rues de Gatineau lundi prochain, lors d'une rencontre des ministres des Affaires étrangères du G8 dans la municipalité.

La protestation vise à faire comprendre aux ministres qu'ils devraient en faire davantage pour bannir les armes nucléaires, freiner les changements climatiques et être plus responsables de leurs gestes.

Le ministre canadien des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, doit rencontrer ses homologues en vue du sommet des dirigeants des huit pays les plus industrialisés de la planète.

La rencontre du G8 aura lieu à la fin du mois de juin à Huntsville, en Ontario.

M. Cannon a indiqué que les ministres s'entretiendront de la prolifération des armes nucléaires, de la sécurité mondiale et de la stabilité du Pakistan et de l'Afghanistan. Auparavant, il rencontrera des ministres de quatre autres pays arctiques pour discuter d'environnement et du développement économique de la région.

25 mars

http://www.radio-canada.ca/regions/ottawa/2010/03/25/003-manifestation-gatineau-G8.shtml


Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

Drones
Les États-Unis ont multiplié les raids de drone au Pakistan depuis que Barack Obama a pris ses fonctions l'an dernier.

Selon les responsables américains, ces attaques prennent des résistants  pour cible mais la plupart des centaines de personnes qui ont été tués depuis août 2008 sont des civils.
 Pour le directeur de
la CIA, Léon Panetta, cette tactique est cependant la bonne. Il la résumait ainsi, il y a quelques mois, lors d’une réunion des cadres dirigeants de la CIA :
 « Nous sommes en guerre. Nous ne pouvons pas nous permettre d’hésiter. Le fait est que nous faisons la bonne chose. Mon approche va être de travailler encore plus dur jusqu’à ce que nous battions ces fils de putes», a-t-il affirmé, selon un des participants présent à cette réunion (2).
(1)   http://www.presstv.ir/detail.aspx?id=121358&sectionid=351020401

(2)   http://in.news.yahoo.com/139/20100321/888/twl-panetta-eff... 
 Traduit de l’anglais par Altynbek Bizhanov pour Alterinfo.net.

08-03

 Au Nord-Waziristan, un drone a tiré des missiles sur une clinique vétérinaire que les résistants utilisaient comme base(…). Cinq résistants ont été tués dans cette attaque, selon les services de renseignement pakistanais.

 http://www.lexpress.fr/

16-03

Au moins quatre personnes ont été tuées mardi dans le nord-ouest du Pakistan par des tirs de missile présumés américains, ont annoncé les services de renseignement pakistanais. Un nombre inconnu de personnes ont été blessées dans la frappe contre la région tribale du Nord-Waziristan.

http://fr.news.yahoo.com/3/20100316/twl-pakistan-usa-frappe-224d7fb_2.html

22-03

Au moins quatre personnes ont été tuées par une attaque de drone, ce dimanche, au Waziristan, une région située au nord-est du Pakistan à la frontière afghane, selon des sources officielles américaines.
Le drone a tiré deux missiles sur une habitation située dans la zone de Datta Khel, a une cinquantaine de kilomètres de Miranshah, la principale ville du nord Waziristan. L’identité exacte des victimes n’a pas été révélée (1). 
 



1 Au jour le jour

Les zones tribales pakistanaises frontalières de l'Afghanistan sont considérées comme des bases arrière pour les résistants, d'où ils mènent des attaques contre les forces internationales déployées en Afghanistan ainsi que contre l'armée pakistanaise.

a) Résistance

19-11

Les attaques devenues quasi-quotidiens depuis les quelques jours qui ont précédé le lancement de l'offensive du Waziristan, le 17 octobre, les résistants  empêchant ainsi de dissuader l'armée d'y engager quelque 30.000 soldats au sol.

(Source AFP)

http://www.liberation.fr/monde/

13-03

A l'automne 2007, les résistants s'étaient emparés de la vallée de Swat, le site touristique le plus prisé du Pakistan, sur les premiers contreforts de la chaîne himalayenne de l'Hindou Kouch.

Les bastions de ces résistants isont situés dans les zones tribales frontalières avec l'Afghanistan, devenue une base arrière des résistants afghans.

Mais, en s'emparant de Mingora et ses environs, ils avaient largement débordé au delà ce ces zones et s'étaient approchés à une centaine de km de la capitale, provoquant une offensive de l'armée en avril dernier.

Les militaires avaient repris rapidement la vallée, les résistants n'opposant pas de résistance frontale, mais ces derniers, retranchés dans les montagnes et les zones tribales ont, depuis, multiplié les attentats.

Les résistants de Swat font partie du Mouvement des Résistants du Pakistan (TTP).

http://www.romandie.com/ats/

04-03

Les résistants contrôlent une majorité du sud de l'Afghanistan et s'en prennent au gouvernement et aux forces de l'OTAN.

http://fr.news.yahoo.com/

04/03

Des dizaines de résistants  armés de fusils d'assaut ont attaqué dans la nuit de mercredi à jeudi un poste de contrôle dans le nord-ouest du Pakistan.

Les affrontements ont tué un soldat pakistanais, ont rapporté jeudi des membres du gouvernement et de l'armée pakistanais, sous le couvert d'anonymat. L'attaque a eu lieu dans la zone de Chamarkand, dans la région tribale de Mohmand, à proximité de la frontière afghane.

http://fr.news.yahoo.com/3/20100304/twl-pakistan-attaque-2f4e741_2.html

5/3

La région située à la frontière afghane est fréquemment le théâtre d'attaques de la résistance, mais les forces de sécurité l'avaient récemment déclarée sûre.

Elles continuent toutefois d'escorter les collaborateurs qui la traversent.

Les attaques semblaient reculer ces dernières semaines, suggérant un affaiblissement de la résistance dans cette région tribale échappant largement au contrôle central.

Plusieurs groupes extrémistes sunnites pakistanais se sont alliés aux résistants, qui considèrent les chiites comme des collaborateurs.

http://fr.news.yahoo.com/


Résistance sur le terrain

05.03.

Une attaque kamikaze visant un convoi escorté par des militaires dans le nord-ouest a eu lieu.

Au moins 12 collaborateurs civils ont été tués et une dizaine d'autres ont été blessé dans la ville de Tul" (district de Hangu), a déclaré à l'AFP le chef de la police locale, Abdur Rashid Khan.
Islamuddin Khattak, un autre officier de police du district, a confirmé l'attaque ce bilan.

L'attaque n'aurait fait aucun blessé parmi les forces de sécurité.

AFP.

05-03

Au moins six personnes ont été tuées et 25 autres blessées, vendredi 5 mars, dans une attaque kamikaze à proximité d'un marché dans le nord-ouest du Pakistan, a annoncé la police.

Le kamikaze a déclenché ses explosifs au passage d'un convoi de civils (…) escortés par les forces de sécurité, a-t-on précisé.

http://www.lemonde.fr/

08-03

Un attaque kamikaze contre un bâtiment des services de renseignement de la police a fait 13 morts et 70 blessés lundi à Lahore, dans l'est du Pakistan, annonce la police.

La bombe a explosé lundi aux heures de pointe devant une agence des services de renseignement dans cette ville de l'est du Pakistan..

"De telles attaques se poursuivront tant que les raids de drones et les opérations militaires ne cesseront pas dans les zones tribales", a dit à Reuters un porte-parole des résistant, Azam Tariq.

http://www.lexpress.fr/

09-03

Une forte explosion a secoué lundi un bâtiment abritant une agence de renseignement fédérale à Lahore, dans l'est du Pakistan, faisant au moins 13 morts et 61 blessés, dont plusieurs se trouvaient dans un état critique, a-t-on appris de sources officielles. D'après le responsable de la police Zulfikar Hameed, la déflagration s'est produite au centre des enquêtes fédérales de Lahore.

Les résistants du Pakistan ont revendiqué l'attentat dans un appel téléphonique à un journaliste de l'Associated Press.

"Cet endroit était utilisé pour interroger d'importants suspects, mais aucun d'entre eux n'était présent" au moment de l'attaque, a précisé le chef de la police de Lahore, Pervez Rathore. "Plus de 40 employés" se trouvaient cependant sur place..

http://fr.news.yahoo.com/3/

10-03

Au moins cinq personnes ont été tuées mercredi dans l'attaque des bureaux d'une ONG américaine par des hommes armés dans le nord-ouest du Pakistan, non loin des zones où l'armée combat les résistants, ont annoncé la police et un humanitaire.

"Des hommes armés ont attaqué les bureaux de l'ONG World Vision, il y a eu des coups de feu et une explosion à l'intérieur", a déclaré à l'AFP l'officier de la police locale Sajid Khan par téléphone

Pour sa part un travailleur humanitaire, sous couvert de l'anonymat a assuré : "Six membres du personnel de World Vision ont été tués et six sont grièvement blessés, des gens sont encore bloqués dans les bureaux", a-t-il ajouté.

http://www.romandie.com/ats/news/100310060017.edboaf5k.asp

13-03

Au moins trois membres des forces de sécurité ont été tués samedi dans une attaque kamikaze dans la vallée de Swat, dans le nord-ouest du Pakistan, a indiqué la police.

"Le kamikaze était à pied. Il a essayé d'entrer dans le bâtiment et s'est fait exploser après avoir été stoppé par la police", a-t-il encore précisé.

Cette attaque kamikaze intervient au lendemain d'une double attaque visant des militaires à Lahore, la grande ville de l'est du Pakistan, qui a fait 45 morts et 134 blessés, quatre jours après une attaque similaire des résistants alliés à Al-Qaïda qui avait fait quinze tués.

ATS

14-03

Cinq personnes tuées à un check-point. L'assaillant a fait exploser sa bombe près du barrage dans le district de Swat, a précisé le porte-parole de l'armée, le major Mushtaq Khan. Une vingtaine de personnes ont aussi été blessées, d'après le policier Mohammed Anfal.

14/3

http://fr.news.yahoo.com/

21-03

Dans le Waziristan du Nord, des résistants ont exécuté trois personnes accusées d'espionner pour le compte des forces américaines stationnées de l'autre côté de la frontière, en Afghanistan. «Des messages indiquent que les hommes ont été tués pour avoir espionné pour les États-Unis», a déclaré à l'AFP un responsable de la police tribale, Nisar Khan.

http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/

 

24-03

Des résistants ont exécutés deux hommes qu'ils accusaient d'espionner pour les Etats-Unis, dans le Nord-Waziristan, une région tribale du nord-ouest du Pakistani, frontalière avec l'Afghanistan, selon des témoins.

Selon un habitant, Sana Ullah, une des victimes était un membre du conseil tribal et l'autre victime afghane.

http://blog.lefigaro.fr/geopolitique/2010/02/gates-denonce-la-demilitarisat.html



Au jour le jour

b) Armée Pakistanaise

01-03

L’armée pakistanaise progresse dans le district de Bajaur.

Leur offensive de deux mois a entrainé la mort de 75 résistants.

En outre, la mort de Mohammed Qari Zafar, un haut responsable du Lashkar-e-Jhangvi, est confirmée par les résistants pakistanais.

1er mars 2010

http://cicr.blog.lemonde.fr

02-03

Mardi, l'armée pakistanaise avait annoncé l'avoir emporté sur les résistants et les résistants  d'Al-Qaïda, après plus d'un an et demi de combats dans la région tribale de Bajur, qui borde cette poche de Chamarkand.

Mais il y a un an, l'armée avait fait le même type de déclaration, alors que les attaques se sont poursuivies depuis.

http://fr.news.yahoo.com/3/20100304/twl-pakistan-attaque-2f4e741_2.html

4 Mars

Pour les forces pakistanaises, une victoire majeure a été remportée contre la résistance.

Elles ont découvert un immense réseau sous terrain de grottes à la frontière de l'Afghanistan présenté comme le centre de commandement principal de la résistance

Le complexe très élaboré de plus de 150 grottes reliées les unes aux autres se situe non loin du village de Damadola dans la zone tribale du Bajaur à 200 kilomètres au nord ouest de la capitale Islamabad.

Des attaques auraient été lancées depuis des années depuis Bajaur contre l'armée américaine en Afghanistan et contre plusieurs objectifs à l'intérieur du territoire pakistanais. Selon le major général pakistanais Tariq Kahn, c'est la première fois depuis l'indépendance du Pakistan en 1947 que son drapeau flotte sur Damadola.

Toujours selon l'armée pakistanaise, plus de 75 combattants étrangers ont été tués dans la phase finale de capture du sous. Les militaires reconnaissent qu'un plus grand nombre encore de combattant a pu s'enfuir vers l'Afghanistan et même le Pakistan.

Les sous terrains sont invisibles depuis les airs et creusés assez profondément parfois dans les montagnes. Les militaires pakistanais y ont trouvé de véritables entrepôts de matériel militaire comportant des stocks de fusils automatiques, de munitions, de bazookas, d'obus, de roquettes, de grenades, de mines et d'uniformes volés de l'armée américaine.

D'autres grottes possédaient des réserves d'eau, de nourriture et d'argent liquide et d'autres encore étaient aménagées en dortoirs avec des matelas et des couvertures.

http://www.slate.fr/story/


Armée Pakistanaise sur le terrain

25/3

Les forces de sécurité pakistanaises ont tué mercredi 23 résistants dans plusieurs de leurs caches à la frontière avec l'Afghanistan, dans le nord-ouest du pays, a annoncé un responsable pakistanais. L'armée a employé des soldats au sol et des avions de chasse dans ces opérations menées dans trois zones de la région tribale de Orakzai, dans la province de la Frontière du Nord-Ouest, a précisé Rasheed Khan. Un soldat a été blessé.

http://fr.news.yahoo.com/3/20100324/twl-pakistan-violences-2f4e741_4.html

http://www.lefigaro.fr/f



Au jour le jour

c) Usa

11-03

Ces derniers mois, les unités de la CIA et de l'armée américaine basées en Afghanistan ont considérablement intensifié les attaques par leurs avions sans pilote dans les zones tribales pakistanaises frontalières, bastion des résistants pakistanais, et base arrière des résistants afghans.

Les missiles tirés par les drones Predator ou Reaper américains ont fait, en 90 attaques recensées, plus de 820 morts depuis août 2008, visant les résistants islamistes mais n'épargnant pas les civils.
http://www.romandie.com/

17/3

Les raids suscitent le ressentiment des populations et ont considérablement augmenté l'antiaméricanisme au Pakistan.

Ces attaques sont aussi une source de friction entre les Etats-Unis et leur allié pakistanais qui y voit une violation de sa souveraineté.

AP

21/0.

Ces derniers mois, les unités de la CIA et de l'armée américaine basées en Afghanistan ont considérablement intensifié les attaques de leurs avions sans pilote dans les zones tribales pakistanaises,
Les bilans annoncés par les responsables pakistanais, reposent sur des renseignements fournis par les villageois.

Des responsables militaires et des habitants affirment que les frappes américaines font de nombreux morts parmi les civils.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/


Usa sur le terrain

08.03.

Cinq résistants ont été tués lundi dans la région tribale du nord-ouest du Pakistan par trois missiles tirés par un drone américain, ont déclaré des responsables de la sécurité.

"Cinq personnes ont été tuées et trois blessées dans cette attaque. C'était une attaque de drone américain",

http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-41885975@7-60,0.html

10/3

Au moins douze résistants ont été tués, mercredi 10 mars, par deux frappes de missiles effectuées par un ou plusieurs drones américains dans la région tribale du nord-ouest du Pakistan, proche de la frontière avec l'Afghanistan, ont annoncé des responsables.

La première frappe a eu lieu, selon ces sources, à 8 heures locale (16 heures en France) dans le village de Mizar Madakhel, à environ 50 kilomètres à l'ouest de Miranshah, principale ville du district tribal du Waziristan du Nord, connue comme un bastion des résistants..

Une seconde frappe a eu lieu peu après dans le même secteur contre deux véhicules que des résistants utilisaient pour emporter les corps de victimes de la frappe précédente, a déclaré un responsable.

 http://www.lemonde.fr/

 23-03

Des missiles tirés mardi par des drones américains ont tué au moins six résistants dans une zone tribale du nord-ouest du Pakistan proche de la frontière afghane, ont déclaré des responsables de la sécurité.

Le raid a eu lieu dans les faubourgs de Miranshah, la principale ville du Waziristan du Nord.

AFP



2  Les Déclarations

a) Résistance

19-11

Les attaques devenues quasi-quotidiens depuis les quelques jours qui ont précédé le lancement de l'offensive du Waziristan, le 17 octobre, les résistants  empêchant ainsi de dissuader l'armée d'y engager quelque 30.000 soldats au sol.

(Source AFP)

http://www.liberation.fr/monde/

13-03

A l'automne 2007, les résistants s'étaient emparés de la vallée de Swat, le site touristique le plus prisé du Pakistan, sur les premiers contreforts de la chaîne himalayenne de l'Hindou Kouch.

Les bastions de ces résistants isont situés dans les zones tribales frontalières avec l'Afghanistan, devenue une base arrière des résistants afghans.

Mais, en s'emparant de Mingora et ses environs, ils avaient largement débordé au delà ce ces zones et s'étaient approchés à une centaine de km de la capitale, provoquant une offensive de l'armée en avril dernier.

Les militaires avaient repris rapidement la vallée, les résistants n'opposant pas de résistance frontale, mais ces derniers, retranchés dans les montagnes et les zones tribales ont, depuis, multiplié les attentats.

Les résistants de Swat font partie du Mouvement des Résistants du Pakistan (TTP).

http://www.romandie.com/ats/

04-03

Les résistants contrôlent une majorité du sud de l'Afghanistan et s'en prennent au gouvernement et aux forces de l'OTAN.

http://fr.news.yahoo.com/

5/3

La région située à la frontière afghane est fréquemment le théâtre d'attaques de la résistance, mais les forces de sécurité l'avaient récemment déclarée sûre.

Elles continuent toutefois d'escorter les collaborateurs qui la traversent.

Les attaques semblaient reculer ces dernières semaines, suggérant un affaiblissement de la résistance dans cette région tribale échappant largement au contrôle central.

Plusieurs groupes extrémistes sunnites pakistanais se sont alliés aux résistants, qui considèrent les chiites comme des collaborateurs.

http://fr.news.yahoo.com/


b) Troupes d'occupation

USA

16-10

Les Etats-Unis considèrent les zones tribales pakistanaises comme l'"endroit le plus dangereux du monde", et qui infligent de lourdes pertes de l'autre côté de la frontière aux forces internationales, dont les deux tiers américaines.

16 mars 2010

http://www.romandie.com/



    «Qu'il s'agisse d'une attaque ou d'une attaque par drone,
Pour moi c'est la même chose, un Pakistanais a été tué "

 

Suicide Bombing Victims

Dead = 3454, Injured = 8860, Total = 12314 and Counting…

Drone Attacks Victims

Dead = 1179, Injured = 379, Total = 1558 and Counting…

Success Rate of Drone Attacks against Al-Qaeeda ~ 2.5%

Les données sont recueillies à partir des rapports des médias, les hôpitaux, et internet.

Toutes les données sont accessibles au public et il n'y a pas de données classées ici. Il s'agit d'un effort pour montrer au monde l'intensité de suicide et les attaques Drone au Pakistan ".

Pakistan Body Count: http://www.pakistanbodycount.org/

 

n°44 - Journal de PAKISTAN - 03-03 au 27-03 - : Suite : - Washington et Islamabad ouvrent un "dialogue stratégique".

n°44 - Journal de PAKISTAN -  03-03 au 27-03 - : Suite : - Washington et Islamabad ouvrent un "dialogue stratégique".



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de PAKISTAN.  

                                    n° 44   03-03 au 27-03

                          C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "Journal de PAKISTAN" est  visible :

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


Avant propos

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Sommaire.

Tiré à part :

Rencontre du G8 : Manifestation annoncée.

Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

Drones

Paroles & action du président...

1 Au jour le jour

2 Les Déclarations

3 Politique

a) locale

b) Usa

4  Brèves

4-1 Afghanistan, Pakistan: un responsable américain avait un réseau d'espionnage privé.

4-2 Pakistan/US : "dialogue stratégique".

5 Dossiers .

Le Pakistan s'affirme à Washington.

5-2 Le Pakistan promet son aide aux USA, mais veut quelque chose en échange.

5-3 Sue Pleming : Washington et Islamabad ouvrent un "dialogue stratégique".

5-4 Le rapport de l’Onu sur les prisons secrètes.

 



3 Politique

a) Pakistan

Extension des guerres ?

14.03.

L'Afghanistan et le Pakistan vont se battre ensemble contre le terrorisme (…)

L'Afghanistan et le Pakistan ont accepté de se battre ensemble contre le terrorisme et l'extrémisme dans la région et ont souligné que le terrorisme est une menace commune pour les deux pays, a déclaré samedi Waheed Omar, porte- parole en chef du président afghan.
"Ces deux dernières années, les deux pays ont compris que le terrorisme et l'extrémisme sont la menace commune des deux pays", a indiqué M. Omar lors d'une conférence de presse.
Il a également ajouté que la partie pakistanaise a promis de prolonger toute l'aide possible dans l'intérêt de la stabilité politique en Afghanistan, ajoutant que "le Pakistan a pesé de tout son poids dans l'agenda du processus de paix afghan".
Le gouvernement pakistanais a promis de soutenir complètement les efforts du gouvernement afghan destinés au processus de réconciliation et de réintégration des résistants dans la société, a affirmé le porte-parole.
M. Omar a également indiqué que le président afghan, a assuré à la partie pakistanaise que l'Afghanistan ne permettra pas que son sol soit utilisé contre tout pays voisin.
M. Karzaï a souligné catégoriquement que l'Afghanistan ne veut pas de guerres de proximité sur son territoire entre l'Inde et le Pakistan ou encore entre les Etats- Unis et l'Iran.

14.03.

Source: xinhua


1-13 Prisons & tortures - Déclaration et situation dans les geôles.

Arrestation d'un porte-parole d'Al-Qaïda

070/3

Un des porte-parole de la résistance d'origine américaine a été arrêté au Pakistan, ont annoncé dimanche des officiers des services de renseignement pakistanais.

Adam Gadahn a été arrêté à Karachi, la capitale pakistanaise

M. Gadahn était recherché par le FBI depuis 2004 et avait été inculpé pour trahison deux années après.

Une récompense d'un million de dollars a été offerte en échange de toute information pouvant permettre son arrestation ou sa condamnation.

Adam Gadahn a mis en ligne plusieurs vidéos et messages appelant à la destruction de l'Occident et à des attaques contre des cibles aux Etats-Unis.

Son dernier message, dans lequel il faisait l'éloge du commandant de l'armée américaine poursuivi pour avoir tué 13 personnes à Fort Hood (Texas), avait été mis en ligne dimanche

http://fr.news.yahoo.com/3/20100307/twl-pakistan-al-qaida-arrestation-2f4e741_2.html

 

L’Américain arrêté n'est pas Adam Gadahn…

Les services de renseignement pakistanais avaient annoncé dimanche qu'une personne, suspectée d'être Adam Gadahn, un porte-parole d'Al-Qaïda d'origine américaine, avait été arrêtée à Karachi, dans le sud du Pakistan. Mais lundi, ils sont revenus sur leurs affirmations, précisant que ladite personne n'était pas Adam Gadahn.

"La ressemblance entre leurs noms est à l'origine de la confusion", a expliqué un membre des services secrets pakistanais, ayant requis l'anonymat, qui a ajouté que l'homme, arrêté il y a quelques jours, "se sent fier d'être un membre d'Al-Qaïda".

Un membre des services de renseignement américains a confirmé, sous le couvert de l'anonymat lundi, que l'homme n'était pas Adam Gadahn, l'Américain, recherché par le FBI depuis 2004 et inculpé pour trahison en 2006. (Texas).

8/3

http://fr.news.yahoo.com/3/20100308/twl-pakistan-al-qaida-arrestation-2f4e741_2.html

18.03

"Le 16 mars, les autorités pakistanaises ont inculpé pour ‘terrorisme’ cinq Américains venus de Virginie et ont fait état de leur projet d'aller combattre les forces américaines en Afghanistan, voire de perpétrer une attaque aux Etats-Unis"(…) , rapporte un quotidien de Washington.

Ces cinq Américains ont été arrêtés le 7 décembre, près de Lahore. Ils risquent la prison à vie. Ils plaident non coupable.

http://www.courrierinternational.com/breve/2010/03/18/cinq-americains-inculpes-pour-terrorisme



3 Politique

Les voisins

b) Afghanistan

Hamid Karzaï au Pakistan…
Kaboul accuse Islamabad de ne pas faire assez pour éliminer les activistes résistants basés au Pakistan, d'où ils entretiennent la résistance en Afghanistan, désormais dans sa neuvième année. Karzaï s'est engagé à tenté de mettre sur pied une conférence de paix pour encourager les résistants et autres résistants à déposer les armes. Il n'a pris cependant aucun engagement quant à une réconciliation avec Al-Qaïda.i10/03

http://www.lefigaro.fr/



3 Politique

Les alliés

c)  Onu

Fin des contacts avec les résistants.
Les récentes arrestations de hauts responsables résistants au Pakistan ont interrompu un canal secret de communications avec les Nations unies, a déploré aujourd'hui sur la BBC l'ex-représentant de l'ONU en Afghanistan, le Norvégien Kai Eide.
Kai Eide, dont la mission s'est terminée ce mois-ci, confirme ainsi pour la première fois qu'il menait des discussions avec des résistants entamées selon lui il y a environ un an.

Des discussions en tête à tête ont eu lieu avec "de hauts responsables au sein du leadership résistant" à Dubaï et en d'autres lieux, a déclaré le diplomate, précisant qu'il pensait que le mollah Omar avait donné son feu vert à ces contacts.
"J'ai évidemment rencontré des dirigeants résistants lorsque j'étais en Afghanistan", a déclaré Kai Eide depuis Oslo. "Le premier contact a probablement eu lieu au printemps dernier, puis bien sûr nous sommes entrés dans le processus électoral et il y a eu une pause dans cette activité", a-t-il dit.
Il a expliqué que les contacts avaient repris une fois le processus électoral achevé et qu'ils s'étaient même "intensifiés jusqu'à un certain moment il y a quelques semaines". Le diplomate se référait à la capture de plusieurs commandants résistants au Pakistan ces dernières semaines, dont le mollah Baradar, saluée par les Etats-Unis comme étant un signe de la volonté du Pakistan d'agir contre les résistants afghans sur leur territoire.

Mais, a-t-il souligné, "l'impact de ces (arrestations) a été, au total, clairement négatif sur notre possibilité de poursuivre un processus politique que nous estimions nécessaire à ce moment-là".
Parlant de nombreux canaux de communications avec les résistants y compris avec le président afghan Hamid Karzaï, Kai Eide a indiqué que les discussions en étaient encore à "un stage préliminaire", s'agissant de "discuter (...) des discussions". Il a également suggéré que le Pakistan avait délibérément tenté de saper les discussions. "Les Pakistanais n'ont pas joué le rôle qu'ils auraient dû jouer (...) Je ne pense pas que ces gens aient été arrêtés par pure coïncidence. Ils (les Pakistanais) devaient savoir qui ils étaient, le rôle qu'ils jouaient et vous voyez le résultat aujourd'hui", a-t-il dit.
Parlant du mollah Omar, "j'estime impensable que de tels contacts se déroulent sans qu'il en ait été informé et sans son accord", a dit Kai Eide. Nommé en 2008 au moment où la résistance des résistants commençait à s'intensifier, Kai Eide a connu une fin de mandat controversée, après une crise liée à la gestion de l'élection présidentielle afghane.

19/03

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/03/19/97001-20100319FILWWW00373-onu-fin-des-contacts-avec-les-résistants.php



 Brèves

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

4-1 Afghanistan, Pakistan: un responsable américain avait un réseau d'espionnage privé.

 Un responsable du gouvernement a mis en place un réseau de sous-traitants privés en Afghanistan et au Pakistan dans le but de localiser et de tuer des résistants présumés, rapporte lundi le New York Times.

"Cet article formule de graves accusations et soulève de nombreuses questions qui exigent d'être étudiées par ce département", a réagi lundi un porte-parole du Pentagone, Bryan Whitman, tout en refusant de dire si l'affaire faisait l'objet d'une enquête.

Citant sous le couvert de l'anonymat des sources militaires officielles et des hommes d'affaires en Afghanistan et aux Etats-Unis, le quotidien écrit que ce responsable du ministère américain de la Defence, Michael Furlong, a embauché des sous-traitants auprès de sociétés de sécurité privées faisant travailler d'anciens agents de la CIA et des forces spéciales américaines.

Ces sous-traitants collectaient des renseignements permettant de localiser des résistants et des camps résistants, selon le journal.

Les informations étaient adressées à des responsables de l'armée et du renseignement pour être ensuite utilisées dans des frappes au Pakistan et en Afghanistan.

Certains responsables américains ont exprimé leur préoccupation face à la possibilité que Michael Furlong soit à la tête d'un réseau d'espions non officiel, sans qu'on sache réellement qui supervisait ses opérations, selon le New York Times, soulignant qu'il est généralement considéré comme illégal que des militaires embauchent des sous-traitants privés pour qu'ils agissent en tant qu'espions sous couverture.

Le réseau de Michael Furlong a pu également être financé par des détournements d'argent consacré à un programme visant à collecter des renseignements dans la région, selon le journal.

Le réseau mis en place par Furlong a été démantelé et ce dernier fait l'objet d'une enquête du Pentagone, qui l'accuse notamment de fraude, selon des sources officielles anonymes citées par le New York Times.

16/3

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gmy2-WVHS3fpj8YCH5HO5tVG4MFg


4-2 Pakistan/US : "dialogue stratégique"
Pakistan et Etats-Unis, alliés de raison plus que de cœur, inaugurent aujourd'hui à Washington un "dialogue stratégique", alors qu'Islamabad espère récolter les fruits de l'aide militaire qu'il apporte à son puissant partenaire. Le ministre des Affaires étrangères, Mehmood Qureshi, et le général Ashfaq Kayani, chef de l'armée, doivent s'entretenir avec la secrétaire d'Etat Hillary Clinton, au lendemain de rencontres au Sénat.
Les deux hommes sont arrivés à Washington avec une liste de demandes qui commence par la fourniture de matériel militaire. Le Pakistan espère notamment recevoir des drones, ou avions sans pilote, pour mener lui-même le combat contre les résistants islamistes dans les zones de guérilla. Le Pakistan espère aussi des accords commerciaux et douaniers facilitant son accès au marché américain, en particulier pour ses exportations de textiles.
Pour le président Barack Obama, l'objectif est d'abord de convaincre l'opinion pakistanaise, farouchement anti-américaine, du désir de l'Amérique de s'engager dans une relation large et de long terme avec le Pakistan.

24/03

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/03/24/97001-20100324FILWWW00453-pakistanus-dialogue-strategique.php 



5 Dossiers

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Le Pakistan s'affirme à Washington.

NbNdlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Les Etats-Unis et le Pakistan entament aujourd'hui à Washington un "dialogue stratégique". 

Avec, en toile de fond, la guerre en Afghanistan et le rôle que souhaite jouer Islamabad dans sa résolution.

Le Pakistan présentera en quelque sorte l'addition aux Américains pour services rendus dans la guerre contre le terrorisme.

Et ne manquera pas de demander à Washington de faire pression sur l'Inde pour qu'elle cesse d'étendre son influence en Afghanistan.

La composition de la délégation dépêchée par Islamabad à Washington pour faire avancer le « dialogue stratégique » entre les Etats-Unis et le Pakistan parle d'elle-même : officiellement emmenée par le ministre des Affaires étrangères, Shah Mahmood Qureshi, la vedette incontestée en est le général Ashfaq Kayani, le chef des armées. Ce n'est pas tout. Shuja Pasha, le patron de l'ISI, les Services de renseignements pakistanais, est aussi du voyage. Tous deux sont arrivés en Amérique suffisamment tôt pour avoir des entretiens bilatéraux avec leurs homologues respectifs, et au moins un ministre. Le ton est donné, le terrain est balisé : les pourparlers qui se dérouleront aujourd'hui porteront d'abord sur la sécurité dans la région « Af-Pak », et sur le rôle qu'entend bien jouer le Pakistan dans la dernière phase de la guerre afghane.

Un chapitre crucial, autant pour Islamabad que pour Washington, qui a peut-être encore plus besoin du Pakistan pour sortir d'Afghanistan que pour y gagner une guerre qui est entré dans neuvième année.

Car c'est bien de cela qu'il s'agit.

Depuis que Barack Obama a laissé entendre que les troupes américaines pourraient commencer à se retirer d'Afghanistan dès 2011 ; depuis, surtout, que l'ouverture d'un dialogue avec les talibans n'est plus un sujet tabou, Islamabad n'a de cesse de placer ses pions.

Un, en réclamant de faire partie du peloton de tête des médiateurs entre les talibans et les pays de la coalition ;

deux, en exigeant que l'Inde soit chassée d'Afghanistan que le Pakistan considère comme son « arrière-cour ».

Sur ces deux points, Kayani est monté au créneau à plusieurs reprises. A Bruxelles, fin janvier, lors d'une réunion aux quartiers généraux de l'Otan, où il a laissé entendre que le Pakistan ne pouvait pas se permettre de perdre sa « profondeur stratégique » en Afghanistan, arguant de la menace indienne à l'Est. Il avait alors notamment proposé d'entraîner en partie la nouvelle armée afghane, ce que fait déjà l'Inde à dose homéopathique. Il a été plus explicite encore à Islamabad, en février, lors de deux conférences de presse où il a clairement expliqué que la politique militaire pakistanaise resterait « India-centric ». En clair, pas question de dégarnir le front oriental pour s'engager davantage à la frontière avec l'Afghanistan.

Les Etats-Unis sont-ils prêts à payer le prix fort pour en finir avec la guerre afghane ?

Au point d'ignorer les inquiétudes de l'Inde, leur autre allié dans le sous-continent ?

« Ce qui nous intéresse, c'est de forger des relations à long terme entre les Etats-Unis et le Pakistan. Et nous allons explorer comment nous pouvons aider les Pakistanais à relever les défis auxquels ils sont confrontés en matière de sécurité, et qui sont aussi les nôtres et ceux de l'Otan », a déclaré à la veille de l'ouverture du "dialogue stratégique" le Secrétaire américain à la Défense Robert Gates, après s'être entretenu une nouvelle fois avec le général Kayani. Quant à Hillary Clinton, elle a souligné que les Etats-Unis soutenaient déjà les efforts du Pakistan « en vue de renforcer ses institutions démocratiques, développer son économie, et anéantir les groupes extrémistes qui menacent le Pakistan, la région, et même notre propre pays ». Les Pakistanais, eux, ont annoncé la couleur : « Le Pakistan a fait sa part ! Nous en avons déjà trop fait », a lancé Shah Mahmood Qureshi avant de s'envoler pour les Etats-Unis.   

La « shopping list » du Pakistan est longue, un document de 56 pages, selon le Wall Street Journal. Elle va d'une coopération renforcée entre les agences du renseignement des deux pays, à un accord sur le nucléaire civil comparable à celui que Washington a consenti à New Delhi.

En passant par des demandes d'hélicoptères, de drones, une aide financière accrue etc.

Les Indiens sont furieux. « Il est temps pour nous de rejoindre des pays comme Israël et d'étouffer dans l'œuf ce geste de l'administration Obama », lance G. Parthasarathy, ancien ambassadeur de l'Inde au Pakistan.

Le jeu pourrait s'avérait dangereux, y compris pour Washington. En admettant que l'Inde subisse une nouvelle attaque du type de celle de Bombay, qui a fait près de 200 morts fin novembre 2008 ; en supposant que, cette fois encore, la responsabilité du Pakistan - via un groupe terroriste comme le Lashkar-e-Taiba - soit avérée, Delhi pourra difficilement rester inerte. Or, si les Indiens en venaient à masser quelques troupes à la frontière avec le Pakistan, voire se contentaient d'en proférer la menace, le général Kayani aura beau jeu de faire valoir aux Etats-Unis qu'il doit d'abord se consacrer à protéger son pays contre l'Inde.

Une chose est sûre, l'Inde figurera en bonne place dans le "dialogue stratégique" américano-pakistanais. 

(De larges extraits de cette note ont été publiés dans Le Figaro d'aujourd'hui)  

http://blog.lefigaro.fr/inde/2010/03/le-pakistan-saffirme-a-washing.html?xtor=RSS-24


5-2 Le Pakistan promet son aide aux USA, mais veut quelque chose en échange.

NbNdlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.
Islamabad demande à Washington de jouer un rôle « constructif» concernant le Cachemire.
Le premier « dialogue stratégique » entre les États-Unis et le Pakistan s'est ouvert hier, l'occasion pour Islamabad de demander à Washington de jouer un rôle « constructif » concernant le Cachemire ou l'énergie en échange de son aide pour lutter contre les extrémistes résistants.
La secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, a ouvert dans la capitale américaine les discussions, auxquelles participent côté pakistanais son homologue Shah Mehmood Qureshi et le général Ashfaq Kayani, chef d'état-major, en assurant qu'un « jour nouveau » se levait sur les relations souvent tendues entre les deux pays. Elle a notamment souligné l'effort de plus en plus net des autorités pakistanaises pour
combattre les groupes résistants extrémistes et leur a promis le soutien plein et entier des États-Unis. « Votre lutte est la nôtre », a-t-elle dit.
« Il est certain qu'il y aura encore des désaccords à l'avenir »,a-t-elle ajouté, mais « il y en a toujours entre amis ou entre membresd'une même famille ».
M. Qureshi, de son côté, a promis le soutien du Pakistan à la lutte antiterroriste, mais a ajouté que son pays avait aussi des demandes à formuler. « Le Pakistan est déterminé à faire sa part pour aider à l'effort de la communauté internationale en vue d'obtenir la paix et la stabilité en Afghanistan, a-t-il dit. Nous espérons que la communauté internationale répondra de la même façon à nos préoccupations légitimes. »
« Le Pakistan continuera de rechercher une résolution pacifique de tous les conflits en cours en Asie du Sud, y compris au Cachemire. Nous espérons que les États-Unis maintiendront leur approche constructive pour encourager ce processus », a-t-il notamment déclaré. Islamabad réclame depuis longtemps une intervention internationale au Cachemire, territoire himalayen à majorité musulmane divisé entre l'Inde et le Pakistan.
Par ailleurs, « nous espérons qu'un accès non discriminant aux ressources énergétiques vitales nous sera accordé pour que nous puissions poursuivre notre plan de développement économique et industriel », a déclaré M. Qureshi.
Ces demandes risquent d'être accueillies froidement par les États-Unis,qui ont refusé jusqu'ici de jouer un rôle de médiateur sur le Cachemire, que l'Inde considère comme un problème de politique intérieure.
Concernant le dossier énergétique, le Pakistan souhaite obtenir un accord nucléaire civil avec les États-Unis, similaire à celui signé entre Washington et New Delhi. Mais l'idée est accueillie avec prudence par les responsables américains, notamment en raison du passif du Pakistan : le « père » de la bombe atomique pakistanaise, Abdul Qadeer Khan, avait reconnu en 2004 des activités de prolifération en Iran, Corée du Nord et Libye.
Interrogée par la chaîne pakistanaise Express TV pour savoir si une coopération nucléaire permettrait d'éviter les pénuries chroniques d'énergie que connaît le Pakistan, Mme Clinton a déclaré qu'il y avait « des mesures plus urgentes à prendre », notamment la modernisation des centrales.
Mais les demandes de coopération du Pakistan ne s'arrêtent pas là, et concernent aussi les secteurs de l'eau et de l'éducation. Islamabad voudrait également que Washington lui fournisse des drones de combat.
Les États-Unis ont mené plus de 90 attaques de drones au Pakistan depuis août 2008, tuant plus de 830 personnes, selon des sources locales. Ces opérations ont été dénoncées au sein du gouvernement pakistanais comme empiétant sur la souveraineté du pays.

L’Orient-Le Jour  -
Jeudi 25 mars 2010
http://www.lorientlejour.com/category/M.O+et+Monde/article/651486/Le_Pakistan_promet_son_aide_aux_USA%2C_mais_veut_quelque_chose_en_echange_.html


5-3 Sue Pleming : Washington et Islamabad ouvrent un "dialogue stratégique".

NbNdlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Pakistanais et Américains ont ouvert mercredi à Washington deux jours de discussions stratégiques portant notamment sur la coopération dans la lutte contre les  résistants.

Les tensions persistent entre les Etats-Unis et le Pakistan sur de nombreux sujets, allant de la coopération nucléaire aux questions de sécurité.

"C'est le début de quelque chose de nouveau", a déclaré la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton à l'ouverture des discussions, avant d'ajouter cependant: "Nos pays ont eu leurs désaccords et leurs malentendus dans le passé et il est sûr qu'ils en auront encore dans l'avenir".

Pour le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Shah Mehmood Qureshi, "le partenariat (entre Washington et Islamabad) est bon pour le Pakistan, bon pour l'Amérique, bon pour la paix, la sécurité et la prospérité dans le monde".

Il s'est dit "un homme heureux" à l'issue de la première journée de discussions qui a porté sur des sujets comme la sécurité, l'énergie ou l'eau.

Les Etats-Unis ont promis d'accélérer le versement d'une aide militaire de deux milliards de dollars due au Pakistan dans le cadre d'un programme baptisé fonds de soutien de coalition.

Qureshi a précisé qu'une partie "substantielle" de ce montant serait versée d'ici la fin avril, et que Washington avait promis de payer le solde d'ici la fin juin.

TENSION SUR LE NUCLÉAIRE

Le chef de la diplomatie pakistanaise a également déclaré que les deux pays avaient convenu d'accélérer l'examen de demandes pakistanaises en équipement militaire et Clinton a ajouté qu'ils travailleraient à la mise au point d'un ensemble pluriannuel de mesures portant sur la sécurité.

Le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, a salué la coopération accrue du Pakistan dans la guerre en Afghanistan, dont la récente arrestation du numéro deux des taliban Abdul Ghani Baradar.

En public, les deux parties cherchent à présenter un front uni mais les discussions à huis clos s'annoncent délicates sur plusieurs sujets, notamment sur la poursuite des offensives contre les taliban et la coopération nucléaire civile.

Islamabad recherche dans ce dernier domaine un accord comparable à celui que son grand rival indien a finalement passé avec Washington, ce à quoi les Américains sont très réticents.

"Ce qui est bon pour l'Inde devrait être bon pour le Pakistan", a souligné Salman Bashir, secrétaire d'Etat pakistanais chargé des Affaires étrangères.

Si la délégation pakistanaise est officiellement menée par le ministre des Affaires étrangères, les entretiens devraient souligner le rôle prépondérant de l'armée et de son chef d'état-major, Ashfaq Kayani, qui a, selon des analystes, fixé lui-même l'agenda des sujets à aborder.

Bien que le Pakistan soit retourné à un régime civil avec la démission en 2008 du président Pervez Musharraf, l'armée n'a pas renoncé à son contrôle sur les questions de sécurité, notamment en ce qui concerne les relations avec l'Inde ou l'Afghanistan et les liens militaires avec les Etats-Unis.

Pour préparer la rencontre, Kayani a multiplié les entretiens avec des responsables américains, parmi lesquels Robert Gates, le chef d'état-major interarmées, le général Mike Mullen, et le chef du Commandement central américain, le général David Petraeus.

Avant la rencontre le Pakistan a soumis une "liste de souhaits" avec pour objectif d'étendre la coopération militaire et économique entre Washington et Islamabad, a-t-on indiqué de sources autorisées américaine et pakistanaise.

Dans ce document de 56 pages, le Pakistan réclame un meilleur partage des renseignements et l'obtention d'hélicoptères de combat et de drones afin d'intensifier la lutte contre les taliban et les activistes d'Al Qaïda. Islamabad souhaite également une augmentation de l'aide économique.

Sue Pleming

Reuters

Avec Deborah Charles, Guy Kerivel et Jean-Stéphane Brosse pour le service français, édité par Gilles Trequesser

http://www.challenges.fr/actualites/asie/20100324.REU9892/washington_et_islamabad_ouvrent_un_dialogue_strategique.html?xtor=RSS-25

http://www.laprovence.com/article/monde/discussions-strategiques-entre-pakistanais-et-americains


5-4 Le rapport de l’Onu sur les prisons secrètes.

Publié par l’ONU le 27 janvier dernier, le document de 220 pages crée l’embarras au sein des gouvernements. Initialement prévue lundi 8 mars, la présentation du rapport est reportée à la session de juin. Fruit d’enquêtes croisées entre l’expert indépendant sur la lutte contre le terrorisme

, Martin Scheinin, et celui sur la torture, Manfred Nowak, ainsi que les groupes de travail sur les disparitions forcées et sur la détention arbitraire, l’étude ne révèle rien qui ne soit déjà du domaine public – y compris le nom les 66 pays qui ont détenu au secret des personnes soupçonnées de terrorisme depuis 2001. En revanche, elle met en lumière l’ampleur des connections et les complicités entre les Etats, tous continents confondus. "Ces informations étaient connues, mais de manière éparpillée, confirme Antoine Madelin, représentant de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) auprès de l’Union européenne.

C’est la première fois qu’un document donne une vue universelle sur la question, avec en plus le tampon officiel de l’ONU." Dans son rapport sur les vols secrets de la CIA présenté en juin 2007 au Conseil de l’Europe, le parlementaire tessinois Dick Marty avait révélé la connivence de 14 pays européens. "Mais cette fois, la mise en évidence d’un réseau mondial démontre comment les services secrets peuvent élaborer des pratiques en dehors de tout contrôle démocratique, en parallèle, voire à l’insu de leur gouvernement, explique-t-il au téléphone. Et on est encore loin d’avoir fait toute la lumière !

Aussi bien pour Dick Marty que pour Antoine Madelin, le rapport pointe du doigt la nécessité impérative d’obtenir plus de transparence des services secrets dans la lutte contre le terrorisme.

Un problème auquel la communauté internationale a refusé de répondre jusqu’à aujourd’hui, affirment-ils. "Le rapport met aussi sur la table un autre problème non résolu en Europe : les responsabilités dans les vols de la CIA. Très peu d’affaires ont été traduites en justice alors que les liens sont avérés", ajoute le représentant de FIDH. Des raisons qui expliquent le malaise général.

Le 31 décembre 2009, le Pakistan envoyait au nom de l’Organisation de la Conférence islamique (OCI) une lettre au président du Conseil, Alex Van Meeuwen, demandant que le rapport ne soit pas reconnue comme document officiel de l’ONU, donc qu’il ne soit pas présenté au Conseil des droits de l’homme. Selon la lettre, les rapporteurs spéciaux auraient outrepassé leur mandat en menant cette enquête de leur propre initiative. Ils reprochent par ailleurs à Martin Scheinin de n’avoir pas rédigé une autre enquête qui lui avait été demandé par le Conseil sur les bonnes pratiques en matière de lutte antiterroriste.

Le 8 janvier, l’ambassadeur du Nigeria, au nom du groupe des pays africains, réitérait la demande au président Van Meeuwen. Lequel répondait le 11 février, après consultation juridique, que les experts n’avaient en rien outrepassé leur mandat et qu’ils avaient agi en total accord avec leur code de conduite. Selon Peter Splinter, représentant d’Amnesty International auprès de l’ONU à Genève, ces protestations faites au nom des pays de l’OCI et du groupe africain ressemblent à des "tactiques pour étouffer davantage les procédures spéciales à la veille du processus de révision du Conseil prévu plus tard cette année." Ces pays, qui avaient réussi à imposer un code de conduite pour les rapporteurs spéciaux en 2007, aimeraient un contrôle encore plus serré. 

Tabnak.com

Lundi, 08 Mars

http://french.irib.ir/index.php/article/32027-le-rapport-de-lonu-sur-les-prisons-secretes

n°44 - Journal de PAKISTAN - 03-03 au 27-03 - : Fin : - Washington et Islamabad ouvrent un "dialogue stratégique".

n°44 - Journal de PAKISTAN -  03-03 au 27-03 - : Fin : - Washington et Islamabad ouvrent un "dialogue stratégique".



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de PAKISTAN.  

                                    n° 44   03-03 au 27-03

                          C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "Journal de PAKISTAN" est  visible :

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


Avant propos

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Sommaire.

6 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

6-1 Islamabad veut interroger le père de la bombe A pakistanaise

7 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

7-1 Alain  Chouet : Al-Qaïda n'est qu'une marque qui rapporte et rien de plus.

7-2 Matthieu Amaré : L'étrange cas de Affia Saddiqui.

7-3 Al Qaïda souffre des attaques de drones mais s'adapte sans cesser d'agir.

7-4 Mark Perry : GL David Petraeus : "Israël Met Des Vies Américaines En Danger ".

7-5 John Pilger : Passez une bonne guerre mondiale, braves gens. 

8 Annexe

8-1 Ben Laden menace l'Amérique si le cerveau du 11-Septembre est exécuté.

8-2 François Marginean : La population considérée comme un «ennemi d’État.

8-3 Oscar Fortin : La démocratie : celle qui plaît à Washington et ses alliés.

Pakistan.



6 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

6-1 Islamabad veut interroger le père de la bombe A pakistanaise

22 mars,

Islamabad veut interroger le père de la bombe A pakistanaise Abdul Qadeer Khan, soupçonné d'avoir transmis des secrets nucléaires à l'Irak et l'Iran, déclare un avocat du gouvernement.

La requête déposée par le gouvernement devant la Haute Cour de Lahore survient à deux jours de l'ouverture d'un dialogue stratégique entre Etats-Unis et Pakistan, à l'occasion duquel Islamabad pourrait demander un accord sur le nucléaire civil similaire à celui conclu entre Washington et l'Inde.

"Nous demandons l'autorisation de voir le Dr (Abdul) Qadeer Khan et d'enquêter sur ce dossier, et aussi de l'empêcher de s'exprimer publiquement et de prendre contact avec quiconque", a déclaré l'avocat du gouvernement, Naveed Inayat Malik.

La Cour, après une audience préliminaire lundi, a ajourné ses débats à mercredi prochain.

Selon l'avocat de Khan, Ali Zafar, l'initiative du gouvernement n'est qu'une riposte à une requête judiciaire de son client, qui conteste les restrictions imposées par les autorités à ses déplacements. Pour Islamabad, ces restrictions visent uniquement à assurer la sécurité du savant atomiste.

Selon deux articles parus dans le Washington Post les 10 et 14 mars, l'expert nucléaire pakistanais a essayé d'aider l'Irak et l'Iran à produire des armes nucléaires, a précisé Malik. Ces contacts auraient été connus du gouvernement pakistanais. Khan comme Islamabad ont démenti les allégations contenues dans ces articles.

Khan a avoué lui-même, en février 2004, avoir transmis des informations et du matériel nucléaires à l'Iran, la Libye et la Corée du Nord. Il avait été alors pardonné par le président d'alors, Pervez Musharraf, mais placé en résidence surveillée.

Il a été libéré de cette assignation à résidence sur décision de la Haute Cour en février 2009.

A l'époque, le gouvernement pakistanais avait tenté d'apaiser les inquiétudes de Washington et de la communauté internationale en déclarant que le réseau de Khan avait été totalement démantelé et que le chercheur n'avait aucun accès au programme nucléaire du Pakistan.

Le Pakistan, qui n'est pas signataire du traité de non-prolifération, a procédé à plusieurs essais nucléaires en 1998 mais on suppose qu'il disposait dès 1986 de la capacité de fabriquer des bombes atomiques.

Islamabad espère aborder la question d'un accord sur le nucléaire civil lors de son dialogue stratégique avec Washington qui doit débuter mercredi.



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

7-1 Alain  Chouet : Al-Qaïda n'est qu'une marque qui rapporte et rien de plus.

 On s’en doutait mais il serait temps que cela soit dit ! 
Alors qui a intérêt à entretenir ce mythe ? Et surtout dans quel but ?

Alain Chouet

Salam,

Al-Qaïda n'est qu'une marque qui rapporte et rien de plus. Effectivement on s'en doutait !

 Cependant les propos de ce monsieur restent trop partiels et tendancieux, ce sont clairement des certitudes qui proviennent des rapports qu'on lui remonte et qui sont loin de dire la vérité et de comprendre les motivations des gens dans d'autres contrés avec d'autres références et d'autres cultures.

 De plus, ce monsieur veut nous faire croire que les mouvements islamiques qui optent pour la violence le font pour s'accaparer le pouvoir et les richesses du pays, mais ceci est loin d'être vrai.

A l'origine, et depuis l'époque de Nasser, ces mouvements n'ont opté pour la violence, stupide et inutile, qu'en réaction presque désespérée à la répression terrible qu'ils ont subie par des régimes absolutistes, soutenus, voire fabriqués, soit par le bloc de l'Est ou bien par l'Occident.

Mais le point qui me semble le plus important que cet ancien directeur à la sécurité extérieure, un saint-ni-touche sans aucun doute, cherche à nous faire avaler, c'est que le danger qu'il faut combattre se trouve en vérité dans le mouvement des Frères Musulmans, qui est le mouvement principal qui a pignon sur rue et qui s'oppose politiquement aux régimes arabes pourris, notamment en Egypte et en Jordanie, et dont est issu le mouvement de résistance islamique en Palestine.

On peut être pour ou contre les points de vue des Frères Musulmans, mais c'est un mouvement populaire qui se renouvelle et se modernise avec des jeunes gens de haut niveau et devient donc l'ennemi à abattre.

Cela pourrait même dépasser le cadre des pays arabes et musulmans pour atteindre des organisations musulmanes en France, comme l'UOIF par exemple, et en Occident d'une manière générale, sous prétexte des liens qu'ils pourraient avoir avec les Frères Musulmans.

Il y a donc les musulmans « modérés » bien gentils qu'il faut encourager partout, et les exemples ne manquent pas, et des musulmans « extrémistes » qui semblent faire peur et qu'ils faut combattre !
 http://videos.senat.fr/video/videos/2010/video3893.html


7-2 Matthieu Amaré : L'étrange cas de Affia Saddiqui.

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Une neuroscientifique pakistanaise, Affia Siddiqui, a été condamnée en février 2010 pour avoir tenté de tuer des officiers de l'armée américaine au sein d'un poste de police en Afghanistan.

Alors que sept chefs d'accusation ont été retenus à son encontre, son procès est considéré comme «une farce» au Pakistan.

Sa disparition avec ses trois enfants entre 2003 et 2008 représente toujours un grand mystère.

Une neuroscientifique de 38 ans, Afia Siddiqui, vient d'être condamnée par un jury de la «United District Court» de Manhattan à une peine de 20 ans de réclusion criminelle pour des faits remontant à 2008. Cette année là, elle fut placée en garde à vue pour ses liens supposés avec la mouvance islamiste Al-Qaïda. Garde à vue au cours de laquelle elle aurait tiré sur un agent du FBI. Selon les médias pakistanais, cette sentence relève de la pure folie et le premier ministre pakistanais, Youssouf Raza Gilani a d'ores et déjà promis de faire pression sur les Etats-Unis pour obtenir sa libération. Les journaux du Pakistan ont également assimilé le verdict à une «farce» qui serait l'exemple typique de l'injustice des tribunaux américains envers les musulmans, depuis l'attentat du 11 septembre 2001.

«La femme la plusrecherchée du monde»

Affia Saddiqui a effectué ses études à l'université privée de Brandeis dans le Massachussetts, connu pour être un foyer de contestation et de militantisme, avant d'obtenir son diplôme de neuroscience dans le très réputé «Massachussetts Institute of Technology». Suivant un début de carrière des plus honorables, elle rejoint le Pakistan, en 2003, pour épouser Ammar al-Baluchi, actuellement à Guantanamo pour son implication supposée dans les attentats du 11 septembre 2001. La même année, alors qu'elle quittait le domicile de sa sœur avec ses trois enfants pour l'aéroport de Karachi, la famille disparaît. Interpellé par cette soudaine évasion, Robert Mueller, directeur du FBI à l'époque, soupçonne la jeune femme d'être en intelligence avec Al-Qaïda. Toujours portée disparue avec ses trois enfants, elle est identifiée, en 2004, par l'Organisation des Nations Unies (ONU), comme «un membre d'Al-Qaïda opératoire». Au cours de sa disparation, Affia Saddiqui est devenue, selon l'ancien procureur général américain John Ashcroft «la femme la plus recherchée du monde».

Cinq ans de néant

Selon les documents administratifs, rendus public récemment par la justice américaine, et publiés par le quotidien britannique «The Independent», Affia Siddiqui a été arrêtée avec son fils aîné, en Afghanistan, à Ghazni, le 18 juillet 2008 pour «vagabondage suspect». Dans son sac, les enquêteurs auraient trouvé des instructions sur la fabrication d'explosifs et une liste de points de repères concernant New York, principalement la Statue de la Liberté, le pont de Brooklyn et l'Empire State Building. Immédiatement placée en détention provisoire, elle révèle dans les colonnes de «The Independent» que le FBI, l'accuse, pendant l'interrogatoire, d'avoir ouvert, en 2002, une boîte postale au nom de Majid Khan, soupçonné être un membre d'Al-Qaïda. Toujours selon les documents judicaires de la cour de Manhattan, la jeune chercheuse aurait saisi un fusil M4, dissimulé dans le faux-plafond de la salle d'interrogatoire, avant de tirer et de toucher un agent du FBI à l'abdomen. Les faits ont été certifiés par plusieurs témoignages d'agents du FBI. Affia Siddiqui, quant à elle, crie à la tromperie affirmant qu'elle n'a jamais eu l'arme dans la main. La justice américaine n'en a cure et la condamne, en 2010, à 20 ans de prison.

«La dame grise de Bagram»

L'histoire de cette neuroscientifique est devenue un véritable «mythe» au Pakistan. Pour la famille de l'accusée, toute la lumière n'a pas été faite sur cette affaire. En effet, le plus grand mystère demeure sur sa supposée disparition en 2003 et 2008. Aucun document de la justice des Etats-Unis ne lève le voile sur cette période d'inactivité. Alors, sa sœur, Fauzia Siddiqui, suspecte les services de renseignement pakistanais d'avoir transféré Affia à Bagram, une prison américaine située près de Kaboul, en Afghanistan. Cinq ans durant, elle aurait été torturée. D'anciens détenus de la maison d'arrêt de Bagram, où selon eux les sévices corporels sont monnaie courante, ont affirmé avoir entendu, chaque nuit, des cris de femme provenant d'une cellule isolée. Interrogés par «The Independent», ces ex-prisonniers ont surnommé cette femme battue «La dame grise de Bagram».

«Honte à l'Amérique»

Farouchement niée par les responsables américains, cette thèse concernant la possible détention d'Affia Siddiqui est acceptée par bon nombre de Pakistanais. Pour eux, il ne fait aucun doute que la neuroscientifique a été torturée et que ses deux enfants, par ailleurs toujours portés disparus, ont été assassinés. Dans toutes les grandes villes du Pakistan, d'immenses panneaux «Honte à l'Amérique» sont brandis par des centaines de manifestants qui réclament, depuis des semaines, la libération de leur compatriote. Au Pakistan, Affia Siddiqui est devenu un symbole si puissant que les politiciens de tous bords, les résistants ainsi que les médias nationaux se sont alignés sur les mêmes revendications. L'effusion provoquée par les diverses manifestations ont par ailleurs conduit le président de la République pakistanaise, Asif Ali Zardari, à déclarer publiquement son ressenti. Erigée au rang de martyre, Affia Siddiqui est désormais considérée par l'ensemble du gouvernement comme «une fille de la nation».

Matthieu Amaré

ParisMatch.com

http://www.parismatch.com/Actu-Match/Monde/Actu/L-etrange-cas-d-une-pakistanaise-condamnee-174855/


7-3 Al Qaïda souffre des attaques de drones mais s'adapte sans cesser d'agir.

Extrait

La multiplication des attaques de drones américains en Irak ou dans les zones tribales pakistanaises force Al Qaïda à adapter ses tactiques mais ne semble pas l'empêcher d'agir, estiment des analystes.
Les raids meurtriers de ces avions sans pilotes,
armés de missiles et télécommandés depuis les Etats-Unis, sont devenus la crainte des résistants cachés dans les déserts irakiens ou dans les régions montagneuses aux confins du Pakistan et de l'Afghanistan.

Dans les zones tribales pakistanaises, une centaine d'attaques en un an et demi (dont plus de 20 depuis début 2010) ont tué des résistants, mais aussi, selon des responsables militaires pakistanais, de nombreux civils.

Sur internet des résistants ont évoqué la peur que leur inspire cet ennemi invisible et implacable.
"Ils peuvent suivre nos mouvements et prendre des photos de jour comme de nuit", avertissait récemment, dans une vidéo mise en ligne, un membre d'Al Qaïda en Irak.

Mais, même s’ils subissent des pertes, les hommes d'Al Qaïda et les résistants pakistanais ont prouvé qu'ils savaient s'adapter.
Des volontaires occidentaux arrêtés ont confié que les entraînements se faisaient désormais par petits groupes, rarement plus de dix, que les consignes étaient de rester au maximum à l'intérieur et de se méfier de tout le monde, par crainte des espions.
Ces attaques "représentent l'opération la plus agressive dans laquelle
la CIA a été impliquée de toute son histoire", a assuré mercredi dans le Washington Post le directeur de la centrale américaine, Leon Panetta.
"Ces opérations empêchent sérieusement Al Qaïda de fonctionner", a-t-il ajouté. "Tous nos renseignements concordent: il leur est très difficile de maintenir un système de commandement (...) Nous les avons mis en déroute".

Enlevé et détenu pendant sept mois en Afghanistan et au Pakistan, le journaliste du New York Times David Rohde a raconté "la présence terrifiante des drones".
"Nous pouvions les entendre tourner au-dessus de nos têtes pendant des heures", a-t-il écrit dans le récit de sa captivité. "Ce ne sont que des points dans le ciel, mais leurs missiles portent à des kilomètres. Nous savions que nous pouvions être immolés à tout instant".
"Ces raids rendaient les résistant paranoïaques", ajoute-t-il. "Ils croyaient qu'un réseau d'indicateurs guidaient les missiles.

L'expert américain Peter Bergen, qui étudie au sein de la New America Foundation l'impact de la "guerre des drones" (www.newamerica.net/drones), estime "qu'il faut être idiot, si vous êtes un membre d'Al Qaïda, pour rester à attendre dans les zones tribales d'être rattrapé par un missile Hellfire". "Ces zones sûres ne le sont plus. Nous pouvons raisonnablement penser qu'il y a eu (pour les membres d'Al Qaïda) un mouvement de retour vers les grandes villes", ajoute-t-il.
"La campagne des drones a tué un nombre important de chefs et de soldats résistants", écrivent Peter Bergen et Katherine Tiedermann dans un rapport de février, intitulé "L'année des drones", "mais ces pertes ont clairement été absorbées".

http://www.leparisien.fr/


7-4 Mark Perry : GL David Petraeus : "Israël Met Des Vies Américaines En Danger "

« …la relation de l’Amérique avec Israël est importante, mais pas aussi importante que les vies des soldats américains… »

Briefing De Petraeus : Toute l’histoire ne se résume pas à l’embarras de Biden

Le 16 Janvier, deux jours après le tremblement de terre meurtrier d’Haïti, une équipe d’officiers supérieurs du Commandement Central US (responsable de la supervision des intérêts sécuritaires américains au Moyen Orient) est arrivée au Pentagone pour un briefing avec le chef de tous les états majors de l’armée US, l’amiral Michael Mullen, sur le conflit israélo palestinien.
L’équipe a été envoyée par le commandant de CENTCOM, le Gl David Petraeus, pour exprimer ses inquiétudes croissantes sur l’absence de progrès dans la résolution de ce conflit. Mullen a été stupéfié par la présentation PowerPoint de 45mn et 33 diapositives. Les officiers ayant fait la présentation ont rapporté qu’il y avait une perception grandissante parmi les dirigeants arabes que les US étaient incapables de tenir tête à Israël, que CENTCOM, comprenant principalement des pays arabes, croyait de moins en moins dans les promesses américaines, que l’intransigeance israélienne dans le conflit israélo palestinien mettait en péril la position US dans la région, et que Mitchell lui-même était (comme un haut gradé du Pentagone l’a décrit plus tard) « trop vieux, trop lent et arrivé trop tard. »
Le briefing de Janvier de Mullen était sans précédent. Aucun commandant du CENTCOM auparavant ne s’était lui-même exprimé sur ce qui est essentiellement une question politique ; c’est pourquoi ceux qui ont fait le briefing ont agi avec circonspection et dit à Mullen que leurs conclusions faisaient suite à un tour de la région effectué en Décembre 2009, où, sur instruction de Petraeus, ils ont discuté avec des hauts dirigeants arabes.
« Partout où ils sont allés, le message était plutôt humiliant » a dit un officier du Pentagone ayant eu connaissance du briefing. «L’Amérique est non seulement perçue comme faible, mais sa position militaire dans la région est entrain de s’éroder».
Mais Petraeus n’avait pas terminé. Deux jours après le briefing de Mullen, Petraeus a envoyé un document à
la Maison Blanche demandant que la Cisjordanie et Gaza (qui avec Israël font partie du commandement européen - ou EUCOM) fassent partie de sa zone d’opérations. La raison invoquée par Petraeus était directe : avec des troupes US déployées en Irak et en Afghanistan l’armée US doit être perçue par les dirigeants arabes comme engagée dans les conflits les plus difficiles.
Actualisation
Un officier supérieur a nié dimanche que Petraeus ait envoyé un document à
la Maison Blanche.
« CENTCOM a eu affectivement une équipe qui a fait un briefing au CJCS sur des problèmes concernant la question palestinienne, et CENTCOM a proposé un changement UCP, au CJCS, et non pas à
la WH « a dit l’officier via un email.
« Le Gl Petraeus n’est pas certain de ce qui a pu avoir été transmis à
la WH (si quelque chose l’a été) du briefing au CJCS ».
UPC = Unified Combatant Command comme le CENTCOM ; CJCS une référence à Mullen ; et WH la Maison Blanche.
Le briefing de Mullen et la demande de Petraeus ont frappé
la Maison Blanche telle une bombe. Tandis que la demande de Petraeus que le CENTCOM soit élargi pour inclure les Palestiniens a été rejetée, ce qui a été confirmé par un officier du Pentagone disant : « c’était mort dés le départ », l’administration Obama a décidé qu’elle redoublerait d’effort - pressant Israël de nouveau sur la question des colonies, envoyant Mitchell visiter un certain nombre de capitales arabes et Mullen pour une rencontre soigneusement arrangée avec le chef d’état major de l’armée israélienne, le Lt Gl Gabi Ashkenazi.
Alors que la presse américaine spéculait que le voyage de Mullen était centré sur l’Iran, le président du JCS en fait a transmis un message dur et direct portant sur le conflit israélo palestinien qu’Israël devait voir le conflit avec les Palestiniens «dans un contexte régional plus large» - - comme ayant un impact direct sur le statut de l’Amérique dans la région. On a certainement pensé qu’Israël comprendrait le message.
Israël n’a pas compris.

Quand le Vice Président Joe Biden, a été mis dans l’embarras par une annonce israélienne que le gouvernement Netanyahou allait construire 1600 nouveaux appartements à Jérusalem Est, l’administration a réagi. Mais personne n’était plus indigné que Biden qui, selon le quotidien israélien Yedihot Aharonot a en privé échangé des paroles de colère avec le premier ministre israélien.

Sans surprise, ce qu’a dit Biden à Netanyahou reflétait l’importance que l’administration attache au briefing de Mullen par Petraeus.
On a rapporté que Biden a dit à Netanyahou : « cela commence à devenir dangereux pour nous ». « Ce que vous faites ici sape la sécurité de nos troupes qui combattent en Irak, en Afghanistan, au Pakistan. Cela nous met en danger et menace la paix régionale. »
Yedihot Aharonot continuait en rapportant que «le Vice Président avait dit à ses hôtes israéliens que comme de nombreuses personnes dans le monde musulman considèrent qu’il y a un lien entre les actions d’Israël et la politique des US, toute décision de construction qui sape les droits des Palestiniens à Jérusalem Est pourrait avoir un impact sur la sécurité personnelle des troupes américaines combattant le terrorisme islamique ».
Le message ne pouvait pas être plus simple. L’intransigeance d’Israël peut coûter des vies américaines.
Il existe d’importants et puissants lobbies en Amérique : le NRA, l’American Medical Association, les juristes - et le Lobby israélien. Mais aucun lobby n’est aussi important, aussi puissant que celui de l’armée US.
Tandis que les commentateurs et gourous ont pu dire que le voyage de Joe Biden en Israël a changé pour toujours la relation de l’Amérique avec son allié d’autrefois dans la région, la véritable rupture s’est faite en Janvier, quand David Petraeus a envoyé son équipe faire un briefing au Pentagone pour transmettre un message d'alerte absolue: la relation de l’Amérique avec Israël est importante, mais pas aussi importante que les vies des soldats américains. Peut être qu’Israël a compris le message maintenant.
Mark Perry

13/03/10

Foreign Policy
http://mideast.foreignpolicy.com/posts/2010/03/14/the_petraeus_briefing_biden_s_embarrassment_is_not_the_whole_story

Mardi 16 Mars 2010

Mireille Delamarre titre traduction

http://www.planetenonviolence.org/GL-David-Petraeus-Israel-Met-Des-Vies-Americaines-En-Danger_a2143.html


7-5 John Pilger : Passez une bonne guerre mondiale, braves gens. 

Voici les nouvelles en provenance du tiers-monde.

Les Etats-Unis ont envahi l’Afrique.

Des troupes US sont entrées en Somalie pour étendre leur front de guerre d’Afghanistan et du Pakistan vers le Yémen et la corne de l’Afrique.

En guise de préparation à une attaque contre l’Iran, des missiles américains ont été placés dans quatre états du Golfe Persique, et les bombes « bunker-buster » (briseurs de bunkers) auraient été acheminées sur la base militaire située sur l’île britannique de Diego Garcia dans l’Océan Indien.

A Gaza, la population malade et abandonnée, en majorité des enfants, se fait enterrer vivante derrière des barrières souterraines fournies par les Etats-Unis pour renforcer un siège criminel.

En Amérique latine, l’administration Obama s’est octroyé sept bases militaires en Colombie, à partir desquelles il pourra mener une guerre contre les démocraties populaires du Venezuela, de la Bolivie, de l’Equateur et du Paraguay. Pendant ce temps, le secrétaire à la « défense » Robert Gates se plaint que « l’opinion publique (européenne) et la classe politique » sont tellement opposées à la guerre qu’elles constituent un « obstacle » à la paix. Rappelez-vous, nous serons bientôt le 1er Avril.

Selon un général américain, l’invasion et l’occupation de l’Afghanistan n’est pas une véritable guerre mais une « guerre d’images ». Ainsi, la récente « libération de la ville de Marjah » de la « structure de commande et de contrôle » des Taliban n’était qu’une mise en scène. Les libérateurs héroïques ont tué les civils habituels, les plus pauvres parmi les pauvres. Sinon, pour le reste, c’était du bidon. Une guerre d’images est destinée à fournir de fausses informations à la population, à transformer une aventure coloniale ratée en une opération patriotique qui en valait la peine, comme si le film « les Démineurs » était réel et les parades de cercueils couverts de drapeaux à travers le ville de Wiltshire à Wooten Basset n’étaient pas une opération cynique de propagande.

« La guerre, c’est amusant », pouvait-on lire avec une extrême ironie sur les casques des soldats au Vietnam. Cela signifie que si la guerre n’a pas d’autre objectif que de servir de justification à un pouvoir vorace au service des fanatismes lucratifs des marchands d’armes, alors la vérité représente un danger. Un danger qu’on peut illustrer en comparant l’image « libérale » d’un Tony Blair en 1997, présenté à l’époque comme quelqu’un qui « veut créer un monde (où) l’idéologie aurait totalement cédé la place aux valeurs » (Hugo Young, The Guardian) à celle d’aujourd’hui, d’un menteur et d’un criminel de guerre.

Les états occidentaux tels que les Etats-Unis ou la Grande Bretagne (et la France – petit rajout du traducteur) ne sont pas menacés par les Taliban, pas plus que par une autre tribu lointaine quelconque, mais par les instincts guerriers de leurs populations respectives. Prenez par exemple les peines prononcées contre les nombreux jeunes qui ont protesté contre l’agression israélienne contre Gaza au mois de janvier de l’année dernière (2009). A la suite de ces manifestations où la police paramilitaire a « canalisé » des milliers personnes, les premiers condamnés se sont vu infliger des peines de deux années et demi de prison pour des délits mineurs qui en d’autres temps n’auraient pas fait l’objet d’une peine d’emprisonnement. Des deux côtés de l’Atlantique, toute dissidence déterminée qui dénoncerait la guerre illégale est devenue un délit grave.

C’est le silence aux sommets qui permet une telle perversion morale. Dans le monde des arts, de la littérature, du journalisme et du droit, les élites « libéraux », fuyant les débris abandonnés par Blair et à présent par Obama, continuent de voiler leur indifférence devant la barbarie et les crimes d’état de l’occident en agitant de vieux démons, tels que Saddam Hussein. Maintenant que Harold Pinter a disparu, essayez donc de dresser une liste d’écrivains, d’artistes ou de militants célèbres dont les principes n’auraient pas été consumés par le « marché » ou neutralisés par la célébrité. Qui parmi eux a parlé de l’holocauste provoqué en Irak par prés de 20 années de blocus et d’agressions ? Ce fut un acte délibéré. Le 22 janvier 1991, l’agence de renseignement de l’armée US avait prévu en détail comment le blocus allait systématiquement détruire la distribution d’eau potable en Irak et aboutir à « une augmentation de crises sanitaires, sinon d’épidémies ». Alors les Etats-Unis se sont mis à éliminer l’eau potable pour la population Irakienne. Ceci fut une des causes, selon UNICEF, de la mort d’un demi million d’enfants irakiens âgés de moins de cinq ans. Apparemment, cet extrémisme là ne mérite pas d’être cité.

Norman Mailer a dit un jour qu’il pensait que les Etats-Unis, dans leur poursuite incessante de domination et de guerres, étaient entrés dans une « ère préfasciste ». Mailer semblait indécis, comme s’il voulait nous avertir de quelque chose que lui-même n’arrivait pas à définir. « Fascisme » n’est pas le bon terme, car il fait trop facilement référence à des précédents historiques, en nous renvoyant une fois encore aux images de l’oppression allemande ou italienne. A l’inverse, l’autoritarisme américain, comme l’a souligné le professeur Henry Giroux , « est plus nuancé, moins théâtral, plus subtil, moins attaché aux moyens de contrôle répressifs qu’aux moyens de contrôle par consentement. »

C’est ça l’Américanisme, la seule idéologie prédatrice qui nie qu’elle est une idéologie. La montée en puissance d’entreprises tentaculaires qui sont autant de dictatures et celle des militaires qui sont devenus un état dans l’état, planqués derrière une façade que 35.000 lobbyistes à Washington nous vendent comme la meilleure démocratie qu’on puisse trouver sur le marché, le tout accompagné d’une culture populaire programmée pour nous divertir et nous engourdir, est un phénomène sans précédent. C’est peut-être un peu exagéré, mais les résultats sont néanmoins évidents et reconnaissables. Denis Halliday et Hans von Sponeck, les hauts officiels des Nations Unies en poste en Irak durant le blocus américano-britannique, n’ont aucun doute d’avoir assisté à un génocide. Ils n’ont pourtant vu aucune chambre à gaz. Insidieusement, silencieusement, et même parfois présentés intelligemment comme une marche vers la civilisation, la troisième guerre mondiale et le génocide ont eu lieu et les victimes sont tombées les unes après les autres.

Dans la prochaine campagne électorale en Grande Bretagne, les candidats ne parleront de la guerre que pour chanter les louanges de « nos p’tits gars ». Les candidats sont tous les mêmes momies politiques enveloppés dans l’Union Jack ou le Stars and Stripes (respectivement, nom du drapeau britannique et américain – NdT). Comme Blair l’a exprimé avec un peu trop d’enthousiasme, l’élite britannique adore l’Amérique parce que l’Amérique les autorise à bombarder les indigènes et à se présenter comme un « partenaire ». Il faut mettre fin à leur jeu.

John Pilger

26 mars 2010
www.johnpilger.com

traduction VD pour le Grand Soir

URL de cet article : http://www.legrandsoir.info/Passez-une-bonne-guerre-mondiale-braves-gens.html



8 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

8-1 Ben Laden menace l'Amérique si le cerveau du 11-Septembre est exécuté.

Nb : Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

Extrait

Le chef d'Al-Qaïda, Oussama ben Laden, a menacé de tuer tout Américain capturé par son réseau si Khaled Cheikh Mohammed, le cerveau des attentats du 11-Septembre, et ses compagnons sont exécutés, dans un message audio diffusé jeudi par la chaîne Al-Jazira.

Dans son message, adressé au peuple américain, ben Laden affirme que le président Barack Obama "suit la même politique que son prédécesseur (...) notamment par une escalade en Afghanistan et le traitement injuste de nos prisonniers, et en premier lieu du héros Khaled Cheikh Mohammed".

"La Maison Blanche a annoncé sa volonté de l'exécuter", a-t-il affirmé.

"Le jour où les Etats-Unis prendront cette décision, ils auront pris la décision de faire exécuter tout Américain que nous ferons prisonnier", a averti le chef d'Al-Qaïda dans une brève séquence diffusée par la chaîne du Qatar.

Il a dénoncé aussi la politique américaine au Proche-Orient: "les politiciens de la Maison Blanche continuent d'exercer l'injustice à notre égard, notamment en soutenant les Israéliens qui occupent notre terre, la Palestine", dit-il.

Khaled Cheikh Mohammed, cerveau autoproclamé des attentats qui ont fait près de 3.000 morts aux Etats-Unis, et quatre coaccusés doivent être jugés à une date indéterminée par un tribunal de droit commun ou un tribunal militaire d'exception.

Né le 24 avril 1965 au Koweït, d'une famille originaire du Pakistan, il adhère vers seize ans au mouvement des Frères musulmans puis part en 1983 faire ses études aux Etats-Unis, où il obtient trois ans plus tard un diplôme d'ingénieur mécanique.

Attiré par le jihad anti-soviétique en Afghanistan, il se rend dans le nord du Pakistan où, selon le rapport de la commission américaine du 11-Septembre, il rencontre le chef islamiste Abdoul Rasoul Sayyaf, qui devient son mentor.

En 1996, il rencontre Oussama ben Laden en Afghanistan et lui parle, selon des témoins, du plan qui allait devenir celui du 11 septembre 2001.

Après le succès de l'opération, celui que les services de renseignements occidentaux appellent par ses initiales (en anglais), "KSM", s'installe au Pakistan. Il est arrêté à Rawalpindi, ville-jumelle d'Islamabad, le 1er mars 2003 et transféré dans la prison militaire américaine de Guantanamo, à Cuba.

Publié le jeudi 25 mars 2010 à 16H11

http://www.lunion.presse.fr/article/afp/ben-laden-menace-lamerique-si-le-cerveau-du-11-septembre-est-execute


8-2 François Marginean : La population considérée comme un «ennemi d’État.
Nous avons vu la semaine passée
 que CANADA Inc., comme toute bonne compagnie privée, a pour importante mission de faire du profit, souvent en extorquant et taxant à mort sa ressource naturelle, la population.

Nous avons aussi vu que cette extraction, ce vampirisme économique se fait souvent au nom de belles prétentions et motivations de façade, comme par exemple, la « sécurité », la « santé », la « démocratie », etc.

Au nom de la sécurité, on va vous taxer de quelques milliards. Au nom de la santé et d’une peur d’un certain H1N1, on va vous inoculer avec des produits non-testés et contenant des ingrédients toxiques, qui n’ont aucune efficacité prouvée à part des croyances aveugles et naïves.

Au nom de la démocratie, on va aller bombarder et occuper militairement des pays du Moyen-Orient où on a déjà entrainé la mort de 1.3 million d’Irakiens et des dizaines de milliers d’autres en Afghanistan.

Un génocide. Et un biocide: on a contaminé la place avec de l’uranium appauvri qui sert à fabriquer des armes dont on se sert pour libérer les gens de ces pays, un truc radioactif pour au moins 4.5 milliards d’années. Tout ce qui a de plus humain; à la fine pointe de l’humanité.

Des « guerres humanitaires », sorties tout droit du dictionnaire des plus fameux oxymores de nos temps dits « modernes ». Dans le temps des barbares, on se battait avec des massues. Dans nos temps barbares modernes, on se bat avec des massues nucléaires. C’est beau l’évolution.

Des guerres d’agression – anciennement punies par les tribunaux de Nuremberg comme constituant le « crime suprême » international, parce que ce crime renfermait tous les autres – sont devenues des guerres « préventives ».

Peut importe l’étiquette qu’on utilise pour masquer la réalité, le résultat sur le terrain est le même.

La souffrance, signe qui avertit d’une fausse motivation, d’une pensée erronée, d’un faux calcul de satisfaction, inharmonieux et déphasé du sens de la vie. Cette guerre préventive est menée sur le plan physique est aussi menée insidieusement sur le plan psychologique et mental. Une guerre est menée contre notre humanité, pour contrôler ce qu’on pense. Les frontières de ce qui est acceptable de penser, de débattre et de questionner sont établies pour vous. C’est le conditionnement de masse des masses, l’influence de l’opinion publique, la manufacture du consentement, le contrôle du paradigme de pensée, tels que Noam Chomsky le décrivait ou mieux encore, tel que Edward Bernays le préconisait, celui qu’on a surnommé « le père de la propagande ».

Ceci étant dit, voyons la suite des évènements suite à ce que nous avons vu la semaine passée, avec la venue de ces nouvelles mesures de sécurité complètement inutiles, mais qui devront néanmoins être payées par les voyageurs, à leur détriment (implémentation d’un État policier, exposition à une irradiation potentiellement dangereuse pour la santé, atteinte directe à son droit fondamental à la vie privée et liberté).

Cette semaine, nous apprenons que les États-Unis vont déterminer qui pourront embarquer sur un avion… ou pas. « Commençant en décembre », décrit l’article du Montreal Gazette, « certains passagers sur des vols commerciaux canadiens volant vers, ou en provenance des États-Unis, ou même seulement en transit au-dessus du territoire américain sans y atterrir, ne seront pas autorisés à monter à bord de l’avion avant d’avoir reçu la permission du département de la Sécurité intérieure des États-Unis (U.S. Department of Homeland Security) après avoir déterminé qu’ils ne sont pas des terroristes ».

« Secure Flight, la plus récente arme dans la guerre américaine contre le terrorisme, donne aux États-Unis des pouvoirs sans précédent sur quiconque veut prendre un vol qui passe à travers l’espace aérien de ce pays ». Une autre preuve tangible que notre souveraineté est dissoute dans l’Union nord-américaine. Nous ne sommes plus maitre chez soi.

« Sous ce programme, Secure Flight, les compagnies aériennes canadiennes vont transférer les informations personnelles des voyageurs au département de la Sécurité intérieure des États-Unis, préférablement 72 heures avant le décollage ». Ensuite, l’agence nationale américaine de sécurité dans les transports (TSA) utilisera Infoglide, un programme d’identification complexe pour trouver et regrouper de l’information provenant de plusieurs sources, pour vérifier l’identité des passagers.

« Si nécessaire, les analystes de la TSA vérifieront d’autres banques de données classifiée secrètes ou publiques sur le terrorisme du gouvernement, de la police et des services du renseignement, incluant les bases de données du département de la Sécurité intérieure des États-Unis, du département de la Défense, du Centre national du contre-terrorisme et du FBI », tel que noté dans le document gouvernemental qui définit le programme Secure Flight.

Et après les scanneurs corporels, la dissolution de vos droits et libertés fondamentaux, va venir la prochaine version de l’État policier sous forme de scanneurs de la pensée, le règne où les machines vont devenir jugent de nos intentions et pensées, une technologie qui sera installée en premier dans les aéroports et bientôt un peu partout.

Déjà, ces mesures portent préjudices aux voyageurs et causent bien des malheurs. Elles briment les personnes et font en sorte que ceux qui font vivre l’industrie aérienne et du tourisme, les voyageurs, sont traités comme des criminels pour exercer le droit fondamental au libre déplacement et leur font manquer des vols.

La question de vous empêcher de voyager par des « autorités » américaines est des plus révoltante et insultante. Mais le plus pernicieux, c’est ce transfert arbitraire de données personnelles sans consentement vers des entités étrangères à l’extérieur du pays qui sont complètement incontrôlables et d’une transparence plutôt opaque.

À ces inquiétudes pressantes, s’ajoute le fait que le président Barack Obama vient de nommer à la tête de la TSA un ancien officiel militaire du renseignement. Sous le commandement de Robert Harding, la TSA, qui est responsable de la sécurité dans les aéroports américains suite au 9/11, sera probablement encore plus militarisée et transformée en une opération du renseignement. Cette nomination par Obama d’un ancien général de l’armée pour gérer la TSA indique que le gouvernement a un désir grandissant de militariser les aéroports civils.

Dans le passé, Robert Harding a travaillé comme adjoint au service de renseignement de l’Armée US G2. Il était responsable de la planification et de l’exécution des programmes du renseignement. De 1997 à 2000, il fut le directeur des opérations pour la DIA (Defense Intelligence Agency) et il a rempli les fonctions d’officier senior du renseignement humain au département de la Défense.

Avant de travailler pour la DIA, Harding a servi pour J2, Intelligence Directorate, United States Southern Command, sous le général Barry McCaffrey et Wes Clark en tant que chef du renseignement. Il a aussi dirigé le renseignement avec le Joint Interagency Task Force dans la pseudo guerre contre la drogue. Entre 2003 et 2009, Harding était un consultant auprès du gouvernement sur le renseignement humain et autres domaines connexes.

La DIA, la CIA, et la NSA ne sont que sélectivement soumis à l’examen du Congrès américain. La transparence y est aussi fréquente que l’honnêteté des politiciens. Sous le règne de Bush, la DIA fut infiltrée par les néo-conservateurs et en 2004, un analyste de la DIA a révélé à quel point l’agence était compromise. Cette histoire a d’ailleurs fait l’objet d’une enquête du FBI à propos de l’espionnage israélien. Cette infiltration a fait en sorte que l’Office of Special Plans, dirigée par Douglas Feith à ce moment-là, a mené à l’invasion de l’Irak basé sur de fausses informations et faux prétextes.

Il y a de ces signaux, des symptômes, qu’on ne peut ignorer qu’à notre propre risque. L’Histoire se répète.

Un autre de ces signes qui devraient attirer notre attention, c’est le nombre d’armes à feu vendues l’année dernière aux États-Unis qui en hausse vertigineuse. Ne paniquons pas, il n’y aura pas plus de tueries et de crimes causés par arme à feu, les statistiques indiquent le contraire. Ces ventes d’armes à feu ont une tout autre signification.

Les statistiques pour l’année 2009, publiées par le National Instant Criminal Background Check System (NICS) du FBI, montrent une augmentation de 10% du nombre d’armes à feu vendues par rapport à 2008; totalisant plus de 14 millions de fusils vendus.

Pour mettre cela en perspective, c’est plus d’armes à feu que le nombre de soldats actifs des 21 premières armées du monde combinées.

Lorsque les gouvernements nous perçoivent comme étant la menace, l’ennemi à surveiller, il y a fort à parier que la population commence à comprendre que l’ennemi qui en veut vraiment à ses droits et libertés, à sa vie privée et son libre mouvement, est précisément ces gouvernements hors de contrôle.

Dès lors, toute notion de sécurité apportée par ces gouvernements est futile, en plus d’être dangereusement et gravement illusoire.
François Marginean 

François Marginean : Technicien en Architecture, chercheur indépendant, animateur de radio à l'émission L'Autre Monde sur CHOQ FM de l'UQAM, éditeur du blog Les Nouvelles Internationales et collaborateur chez Les 7 du Québec.

Mondialisation.ca, Le 10 mars 2010

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=MAR20100310&articleId=18031


8-3 Oscar Fortin : La démocratie : celle qui plaît à Washington et ses alliés.

Pour faire bénéficier les peuples de la liberté que permet la démocratie, les États-Unis et leurs alliés investissent annuellement des centaines de milliards de dollars, sacrifient la vie de milliers de leurs soldats, absorbent des dizaines de milliers de blessés sans compter les centaines de milliers de civils, femmes, enfants et hommes qui deviennent des victimes innocentes de ces guerres. Il n’est donc pas superflu de regarder de plus près cette « démocratie » pour laquelle autant de sang y est versé et autant d’argent y est investi.

Dans notre Occident nous avons développé une démocratie qui trouve tout son sens dans le vote des citoyens et citoyennes qui élisent, tous les 4, 5 ou 6 ans, leurs représentants et représentantes pour diriger les destinées de l’État.

 À première vue, nous pourrions penser que là où il y a vote, il y a démocratie et que là où il n’y a pas de vote, il n’y a pas de démocratie.

Les choses ne sont pas aussi simples.

Notre Occident démocratique, pendant qu’il s’accommode parfois de gouvernements dictatoriaux comme ce fut le cas avec les nombreuses dictatures latino-américaines, il lui arrive de plus en plus souvent de s’opposer avec acharnement à certaines « démocraties » où les citoyens et citoyennes votent, pourtant, pour élire leurs dirigeants et dirigeantes. Le commun des mortels peut penser qu’il y a là une contradiction, mais qu’il s’en garde bien car certains esprits, plus subtils que d’autres, en arrivent à y trouver beaucoup de cohérence.

Augusto Pinochet, ce dictateur qui a renversé par la force des armes le gouvernement démocratique de Salvador Allende et s’est imposé comme Président du Chili, définissait son gouvernement comme une « démocratie autoritaire ».

Tout récemment, au Honduras, le gouvernement légitimement élu a été renversé par un coup d’État militaire sous prétexte de sauver la « démocratie ». Un simulacre d’élection a consacré le nouveau président en la personne de Porfirio Lobo que félicite sur la présente photo, la Secrétaire d’État des États-Unis, Hilary Clinton.

En 2002, au Venezuela, il y a eu un coup d’État militaire qui n’aura duré que quelques heures, mais dont l’objectif était, là encore, de « sauver la démocratie ». Dans ce dernier cas ce fut toutefois le peuple qui décida de « sauver sa démocratie ».

Ces exemples nous obligent à repenser un peu plus notre définition de la démocratie et surtout à mieux comprendre la démocratie pour laquelle nos soldats combattent. Le vote des citoyens et citoyennes ne semblent plus être l’élément le plus important. Si c’était le cas, la majorité des conflits que nous retrouvons en Amérique Latine et ailleurs dans le monde n’existerait tout simplement pas. Alors qu’a-t-elle de particulière cette démocratie, celle à laquelle l’Occident tient tellement ?

Une bonne question et pas simple à répondre. Toutefois, pour aller à l’essentiel, certaines constantes permettent d’en circonscrire les principales caractéristiques. Ces constantes se ramènent principalement à quatre.

La première est que les intérêts et la sécurité nationale des États-Unis ont primauté sur toutes les autres valeurs : la vie, les droits de la personne, le droit des peuples, la Charte des Nations Unies, le droit international, les libertés fondamentales. Ces intérêts et cette sécurité nationale sont définis par l’élite dirigeante qui se garde bien d’en faire connaître les avenants et aboutissants. Il suffit de dire, pour justifier toute intervention, qu’il s’agit de l’intérêt et de la sécurité nationale des États-Unis.

La seconde est que le bloc des pays développés, y compris le Vatican, se reconnaissent, en partie, dans ces intérêts et cette sécurité. En ce sens, les États-Unis peuvent compter sur leur solidarité et leur engagement dans les conflits qu’ils provoquent là où ils les jugent pertinents pour leurs intérêts et leur sécurité. En d’autres mots, États-Unis et alliés sont tricotés serrés à l’intérieur d’un même système.

La troisième est l’effort déployé, dans chaque cas, pour mettre à contribution le Conseil de sécurité des Nations Unies. Cette couverture revêt une grande importance devant la communauté internationale. Toutes les initiatives, pouvant la favoriser, seront prises, mais si elles n’aboutissent pas, ils iront tout de même de l’avant, comme ce fut le cas en Irak et dans d’autres parties du monde. Les Nations Unies sont avant tout une couverture hautement utile, mais non essentielle.

La quatrième est que ces interventions doivent se réaliser, autant faire se peut, sous des vocables qui rejoignent la grande majorité des citoyens et citoyennes qui sont autant d’électeurs et d’électrices. Pour se faire, ils comptent, d’une part, sur un réseau exceptionnel qui met à contribution tous les moyens de communication et, d’autre part, sur les meilleurs spécialistes capables de transformer le vrai en faux, le noir en blanc, et de faire ressortir qu’à travers tous ces conflits c’est la lutte pour la « démocratie », la « liberté », le « respect des droits humains ».

Les adversaires deviendront des « monstres » aux ambitions illimitées et leurs actions seront autant de crimes contre l’humanité. Une bonne partie des 72 milliards $ du budget annuel de la CIA sera utilisée à cette métamorphose de la réalité.

Ces constantes permettent de dégager certaines caractéristiques de la démocratie compatible avec les intérêts des États-Unis et de leurs alliés. Je me permets d’en relever cinq :

1. Elle doit assurer en tout temps la primauté de leur pouvoir sur celui du peuple. Advenant un conflit entre ces deux pouvoirs, celui des États-Unis et de ses alliés devra prédominer.

2. Elle doit donner à ce pouvoir toutes les apparences de la démocratie élective de sorte que le peuple puisse s’y reconnaître comme s’il s’agissait du sien et de ses propres intérêts. Elle pourra compter sur la collaboration active de la CIA et de nombreux ONG.

3. Elle doit s’assurer que le néo-libéralisme et le capitalisme règnent en maître sur les destinées du pays. Les oligarchies devront avoir les coudées franches.

4. Elle ne doit pas hésiter à réprimer les contestataires en les transformant en terroristes et en criminels de droit commun. Les magistratures en place devront rendre possibles ces jugements.

5. Elle doit s’abstenir de liens privilégiés avec ceux et celles qui remettent en question ce système de tutelle et de dépendance auquel ils sont soumis. Il y a ceux qui sont avec eux et ceux qui sont contre eux.

Il ne s’agit évidemment que d’un survol rapide qui permet, toutefois, de mieux comprendre ce pourquoi des centaines de milliards $ sont dépensés chaque année et que des centaines de milliers de personnes sont tuées.

Oscar Fortin

22 mars

http://humanisme.blogspot.com

http://www.legrandsoir.info/La-democratie-celle-qui-plait-a-Washington-et-ses-allies.html



Pakistan.

Généralités.

Nom officiel du pays : République islamique du Pakistan.

Création : fondé le 14 août 1947, le Pakistan entretient des relations très tendues avec l'Inde depuis sa création en raison, notamment, du partage entre ces deux pays du territoire du Cachemire.

Pays limitrophes : Chine, Inde, Iran, Afghanistan.

Superficie : 803 000 km2.

Nombre d'habitants : 163 902 000 (estimation pour 2007).

Démographie

Population (estimation INED, en millions)

157,9

 

Composition de la population (en %)

Pendjabis (50 %), Sindis (15 %), Pathans (Pachtounes, 15 %), Mohajirs (immigrés d''''Inde au moment de la partition et leurs descendants, 8 %), Baloutches (5 %), autres (7 %).

 

Population urbaine

34 %. Principales villes : Karachi (9,2 millions d''''habitants), Lahore (5 millions), Faisalabad (1,9 million), aggl. Islamabad-Rawalpindi (1,4 million).

 

Densité (hab./km²)

198,4

 

Espérance de vie (années)

62,9

 

Fécondité (nombre moyen d'enfants/femme)

4,27

 

Taux d'alphabétisation (%)

44

 

Croissance démographique annuelle (%)

2,0

Nom des habitants : Pakistanais.

Religions : musulmans 97 % (dont sunnites 74 %, chiites [dont 2 millions d'ismaéliens] 26 %), autres (chrétiens, hindous, ahmadis, parsis [zoroastriens], 3 %).

Capitale : Islamabad.

Langues : ourdou et anglais.

Monnaie : roupie pakistanaise.

Religions : musulmans 97 % (dont sunnites 74 %, chiites [dont 2 millions d'ismaéliens] 26 %), autres (chrétiens, hindous, ahmadis, parsis [zoroastriens], 3 %).

Capitale : Islamabad.

Arme de destruction massive : le Pakistan dispose de l'arme nucléaire, à l’instar de l’Inde (puissances nucléaires de fait [les cinq autres puissances nucléaires officielles étant la Chine, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne et la Russie]). 

 

Nature de l'État : république à régime parlementaire.

Chef d’État : Asif Ali Zardari (né le 21 juillet 1956 à Nawabshah, Pakistan), élu président du Pakistan le 6 septembre 2008. Veuf de l'ancienne Premier ministre Benazir Bhutto (1953-2007).

Chef du gouvernement : Yousaf Raza Gilani (né en 1952 à Karachi, Pakistan).

Constitution : adoptée en 1973. Révisée en avril 1997 et en décembre 2003. La Constitution, suspendue le 15 octobre 1999 suite au coup d''''Etat du général Pervez Musharraf, le 12 octobre 1999. Chef de l''''état-major, Musharraf s''''est proclamé chef de l''''exécutif. Il a créé un Conseil de sécurité nationale (8 personnes), organe exécutif suprême.

En 1998, la charia et la sunna deviennent lois suprêmes ; il existe une Cour fédérale islamique chargée de veiller au respect de la charia. En mai 2000, la Cour suprême a validé le coup d''''Etat du 12 octobre 1999 en permettant au général Musharraf de rester au pouvoir pendant 3 ans.

Le Parlement islamique (Assemblée nationale, 237 membres élus pour 5 ans au suffrage universel, 20 sièges réservés à des femmes et 10 à des non-musulmans ; et Sénat, 87 membres élus pour 6 ans par les assemblées provinciales) a été dissolu par Musharraf le 15 octobre 1999. Cependant, les partis politiques ont été maintenus

Partis au pouvoir : Ligue musulmane du Pakistan (Pakistan Muslim League, PML-Q), Parti du peuple pakistanais (PPP, social-démocrate).Autres partis : Jamaat-i-Islami (JI, Alliance démocratique islamique, fondamentaliste sunnite).
Muttahida Majlis-e-Amal (MMA, alliance de six partis religieux islamiques, dont le principal parti est le Jamaat-i-Islami).
Muttahida Qaumi Movement (MQM, ex-Mohajir Qaumi Movement, parti des musulmans venus d'Inde lors de la partition, en 1947 ; formation dirigée depuis Londres).

Adhésions supranationales : OMC (Organisation mondiale du commerce), OCI (Organistion de la conférence islamique), IDB (Banque interaméricaine de développement), ADB (Banque pour le développement de l’Asie). . Le pays est composé de 4 Provinces : Pendjab, Sind, Province-de-la-Frontière-du-Nord-Ouest (NWFP) et Baloutchistan, chacune dotée d''''une Assemblée. Il existe également 2 Territoires : les Zones tribales (FATA, autonomes, situées dans la NWFP, mais en relation directe avec Islamabad) et le Territoire de la capitale. Le Pakistan administre également une partie du Cachemire, l''''Azad Kashmir, le "Cachemire libre", et les Territoires du Nord. Le Pakistan revendique la région du Cachemire de l''''Etat indien du Jammu-et-Cachemire. En 1998, la charia et la sunna deviennent lois suprêmes ; il existe une Cour fédérale islamique chargée de veiller au respect de la charia. En mai 2000, la Cour suprême a validé le coup d''''Etat du 12 octobre 1999 en permettant au général Musharraf de rester au pouvoir pendant 3 ans.

Le Pakistan a été réintégré dans le Commonwealth en mai 2004 après cinq ans d'exclusion..

http://www.courrierinternational.com/fiche-pays/pakistan

http://www.larousse.fr/encyclopedie/article/Le%20Pakistan%20:%20un%20pays%20en%20guerre%20et%20en%20faillite./11010250



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

27/03/2010

n°37 - Géopolitique & stratégie d'Iran - 25-03 - : Début : - Les signes annonciateurs d’une troisième guerre mondiale s’accumulent

n°37 - Géopolitique & stratégie d'Iran - 25-03 - : Début  : - Les signes annonciateurs d’une troisième guerre mondiale s’accumulent.



Géopolitique & stratégie d'Iran

    n°37 du 25-03                                C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

Tiré à Part

Eberhard Hamer : Les signes annonciateurs d’une troisième guerre mondiale s’accumulent. 

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 Mounadil : Cela fait des années maintenant que l’Iran est capable d’avoir une ’arme nucléaire en six mois’...

1-2 Un réseau d'espionnage  travaillant pour le service de renseignements central américain (CIA) démantelé.

1-3 Djerrad Amar : L’Iran, ce phénix de toutes les convoitises !

1-4 M. K. Bhadrakumar : La Russie, la Chine et l’Iran redessinent la carte énergétique. 

Suite

1-5 Jim Lobe : Le Lobby Sioniste Pousse les US à Imposer Un Blocus Militaire et a Attaquer l’Iran.

1-6 Rick Rozoff : Le rôle de l'OTAN dans l'encerclement de l'Iran.

1-7 Emrah Kaynak : Le rôle des dissidents dans la stratégie de subversion.

1-8 M. K. Bhadrakumar : L’arrestation d’un Djundallah s’avère opportune pour l’Iran.

Fin

2 Annexe

2-1 Robert Gates : le troisième homme, le monsieur guerre des Etats-Unis

2-2 Les traders pétroliers cessent de fournir l'Iran en carburants.

2-3 Données sur l'Iran (suivant wikepédia)

 



Tiré à Part

Eberhard Hamer : Les signes annonciateurs d’une troisième guerre mondiale s’accumulent. 

Les USA traversent, non seulement en raison du rachat des dettes des banques par l’Etat, mais aussi de leur dette publique qui avait déjà énormément augmenté – leurs crédits à l’étranger leur coûtent 1 milliard de dollars par jour – leur pire crise financière depuis la Seconde Guerre mondiale. Si les flux financiers cessent ou s’ils se détournent du dollar, les USA sont en faillite.
Pourtant les USA ne font pas un effort d’économie suffisant pour réduire leur dette publique croissante. Ils n’augmentent pas les impôts pour accroître leurs recettes, ne tentent guère de rogner sur les budgets publics, surtout pas sur leur budget militaire, celui qui a le plus augmenté.
Il faut dire que les USA, en divers endroits du monde, ont engagé au total 200 000 soldats. C’est pourquoi personne n’a compris que le plus grand chef de guerre du monde ait reçu le Prix Nobel de la paix bien qu’il ait renforcé ses troupes. Peut-être était-ce une mesure préventive, car la guerre en Iran dépend avant tout de lui.
Les exemples de chefs politiques qui, confrontés à un échec économique, ont choisi la guerre comme dernier recours pour se maintenir au pouvoir abondent dans l’his­toire. C’est encore plus vrai lorsqu’un pays connaît des crises économiques successives et que la guerre semble le seul moyen d’en sortir. C’est ainsi que les USA ont surmonté leur plus grave crise économique du XXe siècle en entrant dans la Première Guerre mondiale, la crise économique mondiale en entrant dans la Seconde, et ils pourraient donc être tentés de résoudre la troisième crise écono­mique de la même manière. Les deux guerres mondiales ont en effet permis aux Etats-Unis non seulement de venir à bout de leurs deux plus gros endettements, mais aussi de devenir la première puissance économique mondiale. La tentation est donc forte d’essayer une troi­sième fois le même remède.
Dans ce contexte toute une série de préparatifs de guerre semblent alarmants:
1.    Le Premier ministre israélien, un homme d’extrême-droite, est un va-t-en-guerre imprévisible. Il se plaint constamment d’avoir reçu de la part de l’Iran des menaces variées dont aucune n’a jusqu’ici résisté à l’examen. Mais il hausse de plus en plus le ton et au cours des derniers mois il a fait la tournée des principales capitales mondiales pour y chercher un soutien. Il paraît même que Madame Merkel lui a juré la fidélité des Nibelungen, comme l’avait fait avant les précédentes guerres mondiales Guillaume II aux Autrichiens ou les ­Anglais et les Français à la Pologne.
2.    Israël a déjà positionné les sous-marins nucléaires qu’elle a achetés à l’Allemagne, armés de missiles à ogives nucléaires, en face de l’Iran et, non content d’avoir reconstruit et pointé sur l’Iran la base de lancement géorgienne que les Russes avaient détruite il y a un an et demi, y a fait envoyer un renfort de 90 spécialistes états-uniens.
3.    De semaine en semaine la presse, sous l’influence d’Israël, hausse le ton à l’égard de l’Iran pour différents motifs – une cam­pagne de propagande analogue à celle qui a permis de faire accepter, voire soutenir la guerre en Irak dans le monde entier en répandant des affirmations mensongères.
4.    Les préparatifs militaires ne chôment pas non plus. Certes les troupes états-­uniennes n’ont toujours pas réussi à «pacifier» les deux pays voisins, l’Irak et l’Afgha­nistan. Mais ils y entraînent à la guerre la plus grosse concentration de troupes au monde. En outre, ils ont regroupé au large de l’Iran la plus grosse flotte militaire qu’ils aient jamais réunie. Le comité du Nobel a donc fait un bon calcul en cette affaire: pas de guerre en Iran sans l’assentiment du Président des USA, surtout s’il s’agit d’un Prix Nobel de la paix. Toutefois la pression des banques, des multinationales, du lobby de l’armement, de l’armée et du lobby israélien pourrait contraindre les USA à entrer en guerre, si Israël menait une première frappe contre l’Iran et que les puissances précitées voulaient protéger leurs intérêts.
N’oublions pas que les USA ne sont pas seulement la nation la plus endettée du monde, mais aussi que l’effondrement de leur de­vise sig­nifie celui de leur empire. La soi-disant «unique puissance hégémonique mondiale» implose en ce moment exactement comme l’a fait l’URSS il y a vingt ans. Les Chinois ont déjà fait comprendre qu’ils ne reconnaissent plus son hégémonie. Le Président des Etats-Unis se trouve donc, si Israël frappe, face à un dilemme désespéré: doit-il continuer à s’enliser dans les sables mouvants de la crise financière, économique et sociale ou chercher le salut dans une guerre mondiale, qui a déjà permis deux fois aux Etats-Unis d’en sortir gagnants.
Le danger d’une nouvelle guerre mon­diale n’a jamais été aussi grand depuis la fin de la Seconde. C’est à juste titre que depuis un an les mises en garde aux USA se sont accrues, venant surtout de certains milieux intellectuels européens. Mais nous ne pourrons pas l’empêcher.
Une guerre en Iran ne resterait pas un événement limité, même si au départ il ne s’agissait que de missiles.
Aux côtés de l’Iran se rangeraient les Chinois, directement ou indirectement, et probablement les Russes, pour ne pas laisser les troupes états-uniennes s’approcher de leurs frontières et la puissance des USA devenir excessive.
Les membres de l’OTAN seraient contraints de se ranger aux côtés d’Israël et des USA, surtout s’ils avaient auparavant prêté le serment des Nibelungen. Il faut donc nous attendre à voir l’Europe participer, elle aussi, à la guerre.

Quelles seraient pour nous les conséquences d’une troisième guerre mondiale en Iran?

1.    Toute guerre avec l’Iran entraînerait la fermeture immédiate du détroit d’Ormuz et un dramatique renchérissement du pétrole, et ceci d’autant plus que la guerre se prolongerait. Du pétrole plus cher, c’est toujours des coûts plus élevés pour l’économie et les consommateurs. Nous devons donc nous attendre à des pénuries, des restrictions et des augmentations de prix pour les biens de consommation.
2.    Toute guerre nécessite un surcroît d’armement. L’industrie mondiale de l’armement – et en particulier aux USA – se frottera les mains, elle sera utilisée à pleine capacité et pourra se développer. Il y aura des retombées dans les secteurs annexes, par exemple l’automobile, le textile, les chantiers navals, l’aéronautique et d’autres encore. La production augmentera, même si les prix en font autant.
3.    Les grands gagnants seront les banques. On ne parlera plus de produits financiers to­xiques et de banquiers gangsters; les banques centrales devront financer la guerre par la création de monnaie. Les banques pourront de nouveau accorder des crédits. Dans un premier temps l’inflation maintiendra le dollar jusqu’à la fin de la guerre. C’est seulement après la guerre, comme d’habitude, que l’on procédera au grand nettoyage et qu’on expiera les péchés de la finance de guerre.
Les vassaux des USA doivent casquer pour les besoins financiers du maître, on l’a déjà vu avec les guerres d’Irak et d’Afghanistan. La guerre n’appauvrira donc pas seulement Israël et les USA, mais nous tous. Comme il n’y a pas d’argent pour financer une guerre, on devra recourir à l’inflation, comme lors des deux premières guerres mondiales; nous devons donc nous attendre à une inflation vertigineuse.
S’ils entrent en guerre avec l’Iran, les USA mobiliseront aussi l’OTAN («clause de ­defense  collective»). Le gouvernement devra alors expliquer à nos soldats pourquoi ils ne doivent plus seulement s’ac­quitter de leur tâche en Afghanistan, mais aussi en Iran, et réunir une majorité au Bundestag pour voter son budget de guerre. Le SPD et les Verts (Fischer) ont déjà voté une entrée en guerre sous le prétexte fallacieux d’un «maintien de la paix». Une troisième guerre mondiale, malgré la pression états-unienne, rencontrera plus de réticence. Et dans la population le refus devrait être massif et peut-être mener à la démission du gouvernement trop docile.
Mais peut-être le gouvernement Merkel voit-il lui aussi dans une guerre une issue politique à sa situation bloquée par l’aide aux banques, le surendettement public, le collapsus financier qui menace les systèmes de protection sociale et les troubles sociaux que risquent d’engendrer de véritables redressements de cap.
La guerre est à nos portes. Les mois qui viennent nous diront si nous allons être entraînés dans une troisième guerre mondiale ou si nous y échapperons encore.    •

Eberhard Hamer

(Traduction Horizons et débats)

Article placé le 18 mar 2010, par Mecanopolis
http://www.mecanopolis.org/?p=14981



1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information..

1-1 Mounadil : Cela fait des années maintenant que l’Iran est capable d’avoir une ’arme nucléaire en six mois’...

...mais, comme ’demain’, elle n’arrive jamais.

Les trente ans qui ont suivi l’éviction du Shah par le peuple iranien ont vu divers intervalles de temps mentionnés pour situer le délai nécessaire aux Iraniens pour fabriquer une bombe atomique, mais le chiffre de six mois semble très populaire.

Peu importe, bien entendu, l’absence complète de preuves suggérant seulement que les Iraniens font autre chose que construire des réacteurs nucléaires pour produire de l’électricité ou des isotopes pour des fins médicales. Mais cela n’a pas arrêté les propagandistes qui semblent insister pour dire que l’Iran est à seulement six mois de posséder une arme atomique.

Si j’avais commencé en 1980, après le départ du Shah, la liste des affirmations selon lesquelles l’Iran disposerait d’une arme atomique dans les six mois, il vous faudrait... six mois pour les lire ! J’écourterai donc la liste pour commencer avec certaines des affirmations qui remontent au début de ce siècle.

En août 2003, le Los Angeles Times rapportait que l’Iran pourrait avoir une ’arme nucléaire en six mois.’ Un peu plus de deux ans après, en septembre 2005, Israël affirmait que l’Iran aurait des "armes nucléaires dans six mois.’ Puis, près de trois ans plus tard, en juin 2008, on nous a encore dit que l’Iran aurait une ’arme nucléaire dans six mois.’ Un an plus tard, en juillet 2009, Haaretz rapportait que ’L’Allemagne pense que l’Iran pourrait avoir une bombe nucléaire dans six mois.’ 

Présentement, dans la toute dernière déclaration datée du 23 février par le soi-disant ’expert sur l’armement iranien’ David Albright, l’Iran, d’après ce spécialiste, est aujourd’hui à seulement ... (surprise) six mois d’avoir une arme nucléaire. C’est précisément le même David Albright qui nous disait il y a un peu plus d’un an, en février 2009 : "C’est une affaire de quelques mois pour que l’Iran soit capable d’avoir suffisamment d’uranium de qualité militaire pour des armes nucléaires." C’est également le même David Albright qui avait déclaré en 1999 dans l’émission ’60 minutes’ sur CBS que Saddam Hussein était "à quelques mois ou un an d’avoir une arme nucléaire."

Albright ?

Pas possible !

C’est ce type qui criait au loup dès le début !

Malheureusement, les medias continueront à faire écho à ses jérémiades et à celles de ses semblables et il y aura ceux qui les croient.

En fin de compte, l’Occident emmené par Israël et les Etats Unis, attaquera l’Iran sur la base de ces mensonges, mais le pire que des centaines, des milliers ou peut-être des millions de morts plus tard, le reste du monde s’en accommodera sans un murmure.
Mounadil

28 février 2010 - -

traduit de l’anglais par Djazaïri

lundi 1er mars 2010
http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=8261


1-2 Un réseau d'espionnage  travaillant pour le service de renseignements central américain (CIA) démantelé.

L'Iran a annoncé le démantèlement d'un réseau d'espionnage travaillant à la solde du service de renseignements central américain (CIA) et l'arrestation de trente personnes. 
"Ce réseau qui communiquait sur l'internet était financé par les Etats-Unis et comprenait des membres du mouvement en exil des Moudjahidine du peuple (OMPI) et des monarchistes", ont indiqué les services du procureur général dans un communiqué cité par l'agence de presse Fars.
Le groupe est accusé d'avoir lancé une guerre psychologique contre la République islamique, organisé et encouragé le peuple à participer à des rassemblements illégaux, rassemblé des informations sur des scientifiques nucléaires qu'ils ont transmis à des agences d'espionnage". Il a également permis "aux Iraniens d'accéder à l'internet en court-circuitant les systèmes de
filtres officiels" et publié de fausses informations sur la mort de 72 personnes lors des affrontements qui ont suivi le scrutin présidentiel.
Selon le parquet, les fonds dont bénéficiait ce réseau "ont été alloués par l'administration de l'ancien président américain George  Bush pour lancer une cyberguerre contre l'Iran".
La majorité des membres de ce groupe ont été arrêtés en Iran mais "Interpol a été informé afin d'agir contre ceux vivant aux Etats-Unis", a précisé le parquet.
D'après le membre de la commission de la sécurité nationale et des relations étrangères au conseil consultatif iranien, cheikh Hussein Ibrahimi, le réseau d'espionnage en relation avec les Etats-Unis, avait été démantelé avant de commettre des actes dangereux ou de récolter des informations sur les experts nucléaires de l'Iran. Dans une interview à la chaine télévisée "elAlam" samedi soir, Ibrahimi a déclaré: "Nous étions au courant de l'action des Etats-Unis à l'intérieur de la République Islamique, pour cette raison les membres du ministère de la sécurité ont arrêté ces derniers. Quiconque tente de porter atteinte à la sécurité de l'Iran sera arrêté, et nous sommes tous prêts à arrêter les agents des Etats-Unis. Washington cherche toujours à renverser le régime iranien, elle a essayé par le passé de réaliser cet objectif, et elle le fait maintenant via l'internet et les réseaux cybernétiques".
Et d'ajouter: "Les Etats-Unis doivent savoir que le gouvernement islamique en Iran est décidé à faire face à tous ceux qui tentent de déstabiliser la sécurité du pays. Tout complot contre l'Iran sera tourné contre ceux qui le trament". "Malheureusement, toutes les personnes arrêtées sont des Iraniens qui ont vendu leur dignité aux étrangers. Dans tous les cas, ils ont été capturés et seront traduits en justice", a-t-il indiqué.
Selon la chaîne officielle de télévision en anglais Press-TV, l'un des deux responsables de ce groupe est Ahmad Batebi, un  étudiant qui a fui la République islamique en 2007 après avoir purgé une peine de neuf ans de prison après les émeutes étudiantes de juillet 1999.   
Press-TV a seulement identifié l'autre responsable par le nom de Rafie. 
Ibrahimi a par ailleurs assuré que son pays continuera à travailler pour se doter de la technique nucléaire pacifique tout comme les autres pays du monde, affirmant que l'Iran ne se soumettra pas aux intimidations.
 S'agissant des efforts américains visant à convaincre les grands pays pour sanctionner l'Iran, cheikh Hussein Ibrahimi a estimé que "les Etats-Unis sont malvenus au monde, et ne peuvent pas s'attirer la sympathie ni le soutien des autres pour attaquer l'Iran quoi qu'ils fassent. Les Etats-Unis ont dépensé beaucoup d'argent mais nous remarquons que les pays des non-alignés ont soutenu l'Iran dans les instances internationales, tout comme les autres pays du monde qui savent bien la réalité et qui n'ont plus de confiance aux propos et aux actes américains contradictoires".    
"Les Etats-Unis sont dans l'impasse, ils ne réaliseront pas leurs objectifs, et aucun pays ne les soutiendra parce que l'Iran entretient d'excellentes relations avec la majorité des pays du monde", a précisé Ibrahimi, assurant qu'à trop jouer avec le feu, Washington se brûlera les doigts, et que l'Iran possède de multiples options pour alléger les pressions contre lui.

14/03

.http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=129162&language=fr


1-3 Djerrad Amar : L’Iran, ce phénix de toutes les convoitises !

Comment l’Iran peut-il faire confiance à des États qui programment sa destruction ou du moins s’échinent à imposer leur hégémonie ?

Lui, un pays indépendant, souverain et millénaire qui a contribué au progrès de l’humanité au moment où les États-Unis n’existaient pas et où l’Europe sombrait dans l’obscurantisme et l’intolérance.

Le secrétaire général de l’Otan a déclaré : “La nouvelle doctrine militaire russe qui cite l’élargissement de l’Otan et le déploiement de systèmes de defense  antimissiles (ABM) parmi les principales menaces pour la Russie ne reflète pas la réalité.” Quelle est donc cette réalité ?

Militariser presque un continent, qui se trouve être en face de la Russie, appuyé par un nouveau système ABM et destiné à contrer une “éventuelle attaque iranienne” ?

Même les sots n’y croiraient pas.

Quand on y ajoute la Méditerranée (avec Israël, son gendarme) ainsi que le Golf persique, on comprend mieux les objectifs géopolitiques de l’Occident.

En effet, depuis l’effondrement de l’URSS, l’Occident, en particulier l’Amérique imposante et arrogante, accompagnée d’une Europe servante et suiveuse, ne cesse de tenter d’imposer son hégémonie sur cette partie du globe, du moins en commençant par les ex-pays du “bloc de l’Est”, puis l’Irak, par la force sous le fallacieux prétexte d’armes de “destruction massive”, ensuite l’Afghanistan pour “lutter contre le terrorisme”. Allant même jusqu’à pervertir certaines institutions internationales (y compris la CPI) pour les rendre — au fil du temps, des conjonctures internationales et des intérêts — leurs auxiliaires et faire-valoir. Citer l’Iran comme prétexte dans ce contexte, avec “remake” d’un Irak-bis, pour les mêmes allégations, on comprend qu’il reste le dernier pays résistant à la stratégie de l’Occident.

Lorsque M. Rasmussen avait “balancé”, il y a quelques jours, une étrange déclaration (à Novosti), à savoir que “l’Otan n’attaquera jamais la Russie”, nous avions commenté que ce discours nous conduit à nous questionner sur l’utilité de l’armada de missiles en Europe si ce n’est permettre à l’Occident de dominer, par la politique des “petits pas”, les économies du maximum de pays du monde en imposant “sa” conception selon “ses” seuls intérêts. L’objectif ne pouvait être que de mettre “hors course” tous les concurrents potentiels, principalement la Russie et la Chine lesquelles semblent bien réussir au détriment de cet Occident toujours insolent, injuste et paternaliste. Après l’Ukraine et la Géorgie, l’Irak et l’Afghanistan, il ne reste que l’Iran qui semble être le dernier rempart. La Russie prise en étau serait bien contrainte de “capituler” s’il se produit un déséquilibre de forces trop prononcé. Tout l’obstacle vient donc de cet Iran irréductible et entreprenant, c ! ar la clé et le dernier maillon décisif de leur stratégie. Pour ce faire, ils y mettent tous les moyens médiatico-économico-politiques en fomentant même des troubles dans ce pays. Mais 30 années d’embargo et une guerre à la clé n’ont pas permis de faire infléchir ce pays ; en misant sur la déliquescence du régime. Cette adversité a eu l’effet inverse puisque le régime s’est consolidé.

En comptant sur ses propres forces, l’Iran s’est développé technologiquement d’une façon fulgurante et sans précédent, ce qui a troublé l’Occident. La réaction et le comportement actuels de l’Iran sont des plus normaux. Il n’y a que les États-Unis, l’Angleterre et la France — le trio à l’origine des troubles dans le monde du fait de leur arrogance — qui y voient un crime de lèse-majesté et une provocation. Comment faire confiance à des États au passé entaché de sang, ou ayant des antécédents génocidaires ou colonialistes ?

Comment l’Iran peut-il faire confiance à des États qui programment sa destruction ou du moins s’échinent à imposer leur hégémonie ?

Lui un pays indépendant, souverain et millénaire qui a contribué au progrès de l’humanité au moment où les États-Unis n’existaient pas et où l’Europe sombrait dans l’obscurantisme et l’intolérance. Pourtant, ce pays n’a jamais colonisé ou agressé un quelconque pays ! En tout cas, même avec ses insuffisances, l’Iran actuel est plus libre et plus démocratique que l’Iran du shah, que l’Occident a soutenu dans la répression.

Durant les dernières élections, ce qui est clair, c’est que l’Occident ne veut pas que l’opinion voit, dans les manifestations, un acte de démocratie, de liberté d’expression. Comme dans toutes les manifestations d’Europe, on sait bien qu’il y a des “fauteurs de troubles” (manipulés ou pas) et que les services de sécurité sont bien obligés de les neutraliser. En Occident, c’est un acte de “salubrité publique” contre des voyous ; en Iran ou autres pays “hors Europe”, c’est de la répression contre la liberté. Et puis, d’où vient cet intérêt de l’Occident à soutenir, comme par miracle, une tendance ou une opposition (légale) ?

Enfin, si changement de régime il doit y avoir, il ne doit venir que des Iraniens seuls et non de ce que l’Occident (à leur tête l’Amérique) veut bien qu’il soit par les multiples ingérences que l’on constate ! Les Iraniens sont cultivés.

Ils savent mieux que quiconque le système politique et économique qui les arrange sans se voir dicter la conduite par les “faiseurs d’opinions” de l’Occident. Entre la proposition de livrer l’uranium “par partie” de l’Iran et l’exigence de l’Occident de le livrer “en totalité”, il y a un profond manque de confiance auquel il faudra trouver une issue ou une solution avec d’autres acteurs et une autre approche. Surtout si la violence verbale d’Israël, envers l’Iran, s’y met de la partie ! Si la dernière décision de l’Iran d’enrichir lui-même son uranium est vue comme “la preuve qu’il envisage un usage militaire”, on peut dire aussi que cette crainte est aussi “la preuve que l’Occident n’avait pas l’intention d’exécuter l’échange”, d’où les tergiversations et les menaces sur ce pays.

Ce qui nous autorise à supposer qu’il y avait mauvaises intentions sur l’uranium en question ! À notre sens, le jeu pervers des “blocs” n’est pas près de disparaître de sitôt tant que les deux antagonistes historiques (Amérique et Russie) n’ont pas “délimité leurs zones” d’influence ou que l’un d’eux ait cédé. Car qui tient l’Iran tient la zone la plus riche et la plus prometteuse. Oui, l’Iran est devenu un pays stratégique incontournable dans le règlement des conflits de la région ! Son développement technologique, propre, en particulier dans le domaine nucléaire, jusque-là conforme à ses engagements internationaux, suscite des inquiétudes non pas pour les dangers de déviation de cette énergie, mais plus pour le risque de voir ce pays, devenant fort, échapper à leur influence ou autorité comme à l’époque du shah.

C’est aussi et surtout un pays riche en ressources, notamment pétrolières. Dès lors, la réaction russe par “La nouvelle doctrine militaire russe” citant l’élargissement de l’Otan et le déploiement de systèmes (ABM) parmi les principales menaces pour la Russie ne peut être que la réponse sûrement appropriée au regard des réactions de l’Occident, pris entre le marteau de sa stratégie faussement “de defense ”, mais sûrement hégémonique, et l’enclume du doute et des conséquences imprévisibles.

Il y a cependant un doute.

La Russie, contrairement à l’Occident, en particulier les États-Unis, a toujours tenu à ses principes.

Un désengagement dans ce domaine aurait, pour la Russie, des conséquences particulièrement tragiques et irréversibles.

Car beaucoup de pays réfléchiront longuement avant de s’engager avec elle. Au profit de qui ? L’avenir nous le dira.

Source Liberté du 14 février 2010

Djerrad Amar

17 février 2010

http://www.setif.info/article4248.html


1-4 M. K. Bhadrakumar : La Russie, la Chine et l’Iran redessinent la carte énergétique. 

L’inauguration du pipeline Dauletabad-Sarakhs-Khangiran[1], mercredi dernier, reliant la région iranienne du nord de la Caspienne au vaste champ gazier du Turkménistan n’a peut-être pas été remarquée dans la cacophonie des médias occidentaux, selon lesquels c’est « apocalypse now » pour le régime islamique à Téhéran.

 Cet événement envoie des messages forts pour la sécurité régionale. En l’espace de trois semaines, le Turkménistan a confié la totalité de ses exportations de gaz à la Chine, à la Russie et à l’Iran. Ce pays n’a aucun besoin urgent des pipelines dont les Etats-Unis et l’Union Européenne ont fait la promotion.

Le pipeline turkmène-iranien de 182 kilomètres démarre modestement avec le pompage de 8 milliards de mètres cubes (Mm3) de gaz turkmène. Mais sa capacité annuelle est de 20 Mm3 et cela répondrait aux besoins énergétiques de la région iranienne de la Caspienne et permettrait ainsi à l’Iran de libérer pour l’exportation sa propre production de gaz dans ses champs gaziers méridionaux.

L’intérêt mutuel est parfait : Achgabat obtient un marché garanti auprès de son voisin ; le nord de l’Iran peut consommer sans crainte de pénuries hivernales ; Téhéran peut générer plus de surplus pour l’exportation ; le Turkménistan peut rechercher des routes de transit vers le marché mondial via l’Iran ; et l’Iran peut aspirer à tirer avantage de son emplacement géographique excellent, comme hub [nœud gazier] pour les exportations turkmènes.

 Nous assistons à un nouveau modèle de coopération énergétique au niveau régional qui se passe des majors pétrolières. La Russie prend traditionnellement la tête. La Chine et l’Iran suivent l’exemple. La Russie, l’Iran et le Turkménistan détiennent respectivement la première, la deuxième et la quatrième réserves mondiales de gaz. Et la Chine sera le consommateur par excellence dans ce siècle. Cette affaire a des conséquences profondes pour la stratégie mondiale des Etats-Unis.

Le pipeline turkmène-iranien nargue la politique iranienne des Etats-Unis.

Les Etats-Unis menacent l’Iran de nouvelles sanctions et prétend que Téhéran est de « plus en plus isolé ». Mais l’avion présidentiel de Mahmoud Ahmadinejad s’envole pour une tournée en Asie Centrale, il atterrit à Achgabat, où son homologue turkmène, Gurbanguly Berdymukhammedov, lui déroule le tapis rouge, et, un nouvel axe émerge.

La diplomatie coercitive de Washington n’a pas marché. Le Turkménistan, avec un produit national brut de 18,3 milliards de dollars (env. 12,7 Mds €), a défié l’unique superpuissance (PNB US = 14.200 milliards de dollars) – et, pire encore, il s’arrange pour que cela ressemble à de la routine.

Il y a également des intrigues secondaires.

Téhéran soutient avoir passé un accord avec Ankara pour transporter le gaz turkmène vers la Turquie via le pipeline existant de 2.577 km reliant Tabriz, au nord-ouest de l’Iran, à Ankara.

En effet, l’orientation de la diplomatie turque en matière de politique étrangère est indépendante.

La Turquie aspire également à être un hub pour les approvisionnements énergétiques de l’Europe. Il se pourrait bien que l’Europe soit en train de perdre la bataille pour établir un accès direct à la Caspienne.

Deuxièmement, la Russie ne semble pas perturbée par la Chine qui pompe l’énergie de l’Asie Centrale. Les besoins européens en matière d’importation énergétique depuis la Russie ont chuté et les pays producteurs d’Asie Centrale se tournent vers le marché chinois. Pour les Russes, les importations chinoises ne devraient pas priver la Russie d’énergie (pour sa consommation intérieure et ses exportations). La Russie a établi une présence suffisamment profonde dans le secteur de l’énergie en Asie Centrale et dans la Caspienne, pour s’assurer qu’elle n’est confrontée à aucune pénurie d’énergie.

Ce qui importe le plus pour la Russie est que son rôle dominant en tant que fournisseur d’énergie numéro un de l’Europe ne soit pas diminué. Tant que les pays d’Asie Centrale n’ont aucun besoin actuel pour de nouveaux pipelines trans-Caspienne, soutenus par les Etats-Unis, la Russie est satisfaite. 

Durant sa récente visite à Achgabat, le président russe, Dimitri Medvedev, a normalisé les liens énergétiques russo-turkmènes. La restauration des liens avec le Turkménistan est un progrès majeur pour les deux pays. Un, une relation gelée est en train de se réchauffer à vitesse grand V, dans laquelle le Turkménistan maintiendra un approvisionnement annuel de 30 Mm3 à la Russie. Deux, pour citer Medvedev, « Pour la première fois de l’histoire des relations russo-turkmènes, les fournitures de gaz s’effectueront sur la base d’une formule de prix qui est absolument en ligne avec les conditions du marché du gaz européen ». Les commentateurs russes disent que Gazprom trouvera qu’il n’est pas profitable d’acheter le gaz turkmène et, si Moscou a choisi de payer un prix élevé, c’est avant tout à cause de sa détermination à ne pas laisser de gaz qui puisse être écoulé dans des pipelines alternatifs, par-dessus tout dans le projet Nabucco soutenu par les Etats-Unis.

Troisièmement, contrairement à la propagande occidentale, Achgabat ne considère pas le pipeline chinois comme un substitut à Gazprom. La politique de fixation des prix par la Russie assure qu’Achgabat voit Gazprom comme un client irremplaçable. Le prix à l’exportation du gaz devant être vendu à la Chine est toujours en cours de négociation et le prix convenu ne peut tout simplement pas s’aligner sur l’offre russe.

Quatrièmement, la Russie et le Turkménistan ont réitéré leur engagement au Pipeline Côtier de la Caspienne (qui courra le long de la côte est de la Caspienne en direction de la Russie) avec une capacité de 30 Mm3. Evidemment, la Russie espère collecter du gaz supplémentaire d’Asie Centrale et du Turkménistan (et du Kazakhstan).

Cinquièmement, Moscou et Achgabat ont convenu de construire ensemble un pipeline raccordant tout le gaz turkmène à un unique réseau afin que les pipelines conduisant vers la Russie, l’Iran et la Chine puissent pomper le gaz depuis tous les champs gaziers.

En effet, contre cette toile de fond qu’est l’intensification de la poussée des Etats-Unis en direction de l’Asie Centrale, la visite de Medvedev à Achgabat a un impact sur la sécurité régionale.

Lors de la conférence de presse conjointe avec Medvedev, Berdymukhammedov a déclaré que les vues du Turkménistan et de la Russie sur le processus régional, en particulier en Asie Centrale et la région de la Caspienne, étaient généralement les mêmes. Il a souligné que les deux pays partageaient la vision que la sécurité de l’un ne peut être résolue aux dépens de l’autre. Medvedev a convenu qu’il y avait similarité ou unanimité entre les deux pays sur les questions liées à la sécurité, et il a confirmé qu’ils étaient prêts à travailler ensemble.

La diplomatie des pipelines des Etats-Unis dans la Caspienne, qui s’est efforcée de contourner la Russie, écarter la Chine et isoler l’Iran, a sombré. La Russie projette désormais de doubler sa consommation de gaz azerbaïdjanais, réduisant ainsi un peu plus la capacité des Occidentaux à retenir Bakou comme fournisseur pour Nabucco. En tandem avec la Russie, l’Iran apparaît également comme un consommateur de gaz azerbaïdjanais. En décembre, l’Azerbaïdjan a signé un accord pour livrer du gaz à l’Iran à travers le pipeline de 1.400 km Kazi-Magomed-Astara.

Le « tableau d’ensemble » est que les pipelines russes, South Stream et North Stream, qui fourniront du gaz à l’Europe du Nord et à l’Europe du Sud, ont atteint une vitesse irréversible. Les obstacles pour North Stream ont été levés, alors que le Danemark (en octobre), la Finlande et la Suède (en novembre), l’Allemagne (en Décembre) ont approuvé ce projet sur l’angle environnemental. La construction de ce pipeline commencera au printemps.

Ce pipeline de 12 milliards de dollars, construit conjointement par Gazprom, les Allemands E.ON Ruhrgas et BASF-Wintershall, ainsi que la firme de transport de gaz néerlandaise Gasunie, évite les routes de transit de l’ère soviétique, qui passaient par l’Ukraine, la Pologne et la Biélorussie, et suivra un itinéraire depuis le port de Vyborg au Nord-Ouest de la Russie vers le port allemand de Greifswald, le long d’une route longue de 1.220 km sous la Mer Baltique. Le premier tronçon de ce projet, qui aura une capacité de 27,5Mm3 par an, sera terminé l’année prochaine et sa capacité doublera d’ici 2012. North Stream affectera profondément la géopolitique de l’Eurasie, les équations transatlantiques et les liens de la Russie avec l’Europe.

Si l’on en doutait, 2009 s’est avérée être une année où la « guerre pour l’énergie » a pris de la vitesse. Le pipeline chinois inauguré par le Président Hu Jintao le 14 décembre, le terminal pétrolier près de la ville portuaire de Nakhodka dans l’extrême orient russe, inauguré par le Premier ministre Vladimir Poutine le 27 décembre (qui sera desservi par le pipeline gigantesque de 22 milliards de dollars depuis les nouveaux champs pétroliers en Sibérie orientale conduisant à la Chine et aux marchés de la zone Asie-Pacifique) et le pipeline iranien inauguré par Ahmadinejad le 6 janvier démontrent que la carte énergétique de l’Eurasie et de la Caspienne a été virtuellement redessinée.

L’année 2010 commence sur une nouvelle note fascinante: La Russie, la Chine et l’Iran coordonneront-ils leurs futurs mouvements ou harmoniseront-ils au moins leurs intérêts concurrentiels ?
Note:

 [1] Dauletabad est le plus grand gisement de gaz au Turkménistan ; Sarakhs est une ville d’Iran située à la frontière orientale avec le Turkménistan ; Khangiran, est une importante raffinerie gazière d’Iran.

M K Bhadrakumar

L'Ambassadeur M K Bhadrakumar a servi en tant que diplomate de carrière dans les services extérieurs indiens pendant plus de 29 ans. Parmi ses affectations : l'Union Sovétique, la Corée du Sud, le Sri Lanka, l'Allemagne, l'Afghanistan, le Pakistan, l'Ouzbékistan, le Koweït et la Turquie.

Copyright 2010 Asia Times Online Ltd /

Traduction : JFG-QuestionsCritiques. All rights reserved.
Asia Times Online, le 12 janvier
article original : "Russia, China, Iran redraw energy map"
http://questionscritiques.free.fr/edito/AsiaTimesOnline/M_K_Bhadrakumar/pipelines_Russie_Chine_Iran_070109.htm
http://atimes.com/atimes/Central_Asia/LA08Ag01.html


n°37 - Géopolitique & stratégie d'Iran - 25-03 - : Suite : - Les signes annonciateurs d’une troisième guerre mondiale s’accumulent.

n°37 - Géopolitique & stratégie d'Iran - 25-03 - : Suite  : - Les signes annonciateurs d’une troisième guerre mondiale s’accumulent.



Géopolitique & stratégie d'Iran

    n°37 du 25-03                                C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-5 Jim Lobe : Le Lobby Sioniste Pousse les US à Imposer Un Blocus Militaire et a Attaquer l’Iran.

1-6 Rick Rozoff : Le rôle de l'OTAN dans l'encerclement de l'Iran.

1-7 Emrah Kaynak : Le rôle des dissidents dans la stratégie de subversion.

1-8 M. K. Bhadrakumar : L’arrestation d’un Djundallah s’avère opportune pour l’Iran.


1-5 Jim Lobe : Le Lobby Sioniste Pousse les US à Imposer Un Blocus Militaire et a Attaquer l’Iran.

Collaboration au Sionisme

Le gouvernement israélien directement et via son puissant lobby à Washington pousse les US à un blocus militaire de l’Iran, un acte de guerre, qui aurait comme répercussion immédiate la fermeture par l’Iran du Détroit d’Hormuz et une flambée sans précédent du prix du pétrole, sans parler du déclenchement d’une guerre régionale voire mondiale.

Le débat sur une action militaire contre l’Iran prend de l’ampleur

Tandis que les unes des médias sont occupées par « l’intensification » des opérations militaires en Afghanistan, le programme nucléaire iranien - et comment s’en occuper le mieux possible - apparaît ici rapidement comme le défi de politique étrangère de l’année.
Bien que l’administration du président Barack Obama continue d’espérer que la combinaison diplomatie et sanctions dures réussiront à persuader l’Iran de diminuer ses efforts nucléaires, le débat concernant les mesures dures - de sanctions conduisant à un blocus et à des frappes militaires - s’échauffe.
Le débat semble du principalement à la pression croissante sur l’administration par le gouvernement du premier ministre israélien Benjamin Netanyahou et ses supporters ici pour augmenter sérieusement la pression sur Téhéran par le biais de l’adoption d’urgence à la fois de « sanctions paralysantes » et les moyens de les mettre en application militairement.
« Le temps presse. Il doit y avoir maintenant des sanctions appliquées par la force » a déclaré Netanyahou lors d’une conférence à Jérusalem le 17 Février.
« Les sanctions appliquées par la force doivent inclure des mesures pour stopper les importations de produits pétroliers en Iran et l’exportation de ressources énergétiques » a-t-il ajouté, ce qui a largement été interprété comme un appel au blocus de même qu’un rejet implicite de sanctions réduites - ciblant principalement les IRGC (Iranian Revolutionary Guard Corps)- ce que préfère pour le moment Obama alors que la confrontation s’accroit.
Au cours d’une visite ici la semaine dernière, le ministre de la defense  israélien, Ehud Barak, a fait pression sur son homologue américain, Robert Gates, pour renforcer la présence de la flotte militaire US dans le Golfe à la fois pour montrer que Washington est résolu à agir et à se préparer à utiliser celle -ci « pour empêcher des importations et exportations vitales pour l’Iran » dans le cadre d’un régime de sanctions intensives à la fois unilatérales et multilatérales, selon ce qu’a déclaré un membre israélien de la délégation de Barak cité dans Defense  News de cette semaine.
Le même responsable a fait remarquer cependant que Washington n’est pas prêt à envisager de lancer des «
défis militaires « à l’Iran « tout du moins pour l’instant ».
Le débat se fait alors que l’administration et ses alliés européens font pression pour une offensive diplomatique majeure pour persuader la Russie et la Chine qui ont un droit de veto au CSONU, de même que plusieurs membres non permanents sceptiques du CS - notamment le Brésil, le Liban, la Turquie - de soutenir ou au moins de s’abstenir sur la nouvelle résolution portant sur des sanctions qui limiteraient ou interdiraient les transactions commerciales avec des entreprises contrôlées par les IRGC dans le secteur bancaire, de la navigation maritime et les assurances en Iran.
En même temps, l’administration résiste à la pression du Congrès pour passer une loi en attente qui prévoit entre autre d’imposer des sanctions contre les sociétés étrangères qui exportent du gasoil en Iran ou ont des investissements majeurs dans le secteur de l’énergie en Iran.
Le « Lobby d’Israël » ainsi nommé bénéficie d’un soutien important des deux partis. Il considère la loi comme la première de toute une série de sanctions « paralysantes « - si possible multilatérales sinon pour le moment unilatérales - qui seraient éventuellement appliquées par la force militaire.
Mais l’administration répond en arguant que des sanctions unilatérales risquent pour le moment d’aliéner des pays dont le soutien est essentiel pour persuader le CS de mener une action plus dure.
En plus, les problèmes crées par de telles sanctions toucheraient la population iranienne dans son ensemble, plutôt que des dirigeants spécifiques et des institutions partisanes de la ligne dure. Ceci, en retour pourrait déclencher une réaction nationaliste ralliant les citoyens derrière le régime et par conséquent affaiblirait le Mouvement Vert d’opposition, selon l’administration et ceux qui la soutiennent.
Mais les Israéliens, qui croient que l’opposition est trop faible pour sérieusement menacer le régime à court terme, avance que la situation nucléaire exige une action plus dure et plus urgente.
« Pour moi c’est clair que l’horloge du déclin de ce régime avance bien plus lentement que celle de l’Iran devenant une puissance militaire nucléaire » a déclaré Barak à une audience au Washington Institute for Near East Policy (WINEP) un think tank proche d’AIPAC l’organisation dirigeante du lobby d’Israël.
Il a également affirmé que l’acquisition par Téhéran d’une capacité nucléaire constituerait pour Israël - si ce n’est pour les US- « un point de non retour pour tout l’ordre régional ».
L’appel d’Israël à une action plus forte et plus urgente fait écho aux néo conservateurs à la ligne dure et à certains de leurs alliés nationalistes agressifs qui ont joué un rôle majeur pour persuader l’administration du président George.W.Bush d’envahir l’Irak.
L’ancien représentant des US à l’ONU, John Bolton, a affirmé pendant des mois que ni la diplomatie ni les sanctions ne réussiraient et qu’Obama devait au moins accepter qu’Israël lance une attaque militaire contre les installations nucléaires de l’Iran, et sinon qu’il donne l’ordre aux forces armées US de lancer un assaut massif, le plus vite étant le mieux. L’année dernière la candidate à la vice présidence Républicaine, Sarah Palin, a adopté sa position.
L’opinion de Bolton sur l’inefficacité de la diplomatie ou des sanctions pour empêcher l’Iran d’acquérir une capacité nucléaire est de plus en plus acceptée par un plus grand nombre de personnalités de l’establishment américain qui discutent maintenant pour savoir si la menace d’une action militaire pour empêcher Téhéran d’acquérir la capacité de fabriquer des armes nucléaires peut réussir.
Le mois dernier, le président de l’influent Council on Foreign Relations (CFR), Richard Haass, a affirmé dans un article largement remarqué publié le mois dernier dans Newsweek qu’un «
changement de régime » était « le seul moyen de stopper l’Iran » et l’a fait suivre d’une interview avec le magazine de Fareed Zakaria que Washington devrait envisager une action militaire unilatérale pour l’empêcher d’acquérir une arme nucléaire.
La clameur croissante pour une action plus forte a suscité une condamnation sans appel cette semaine ici de la part de deux analystes du Brooking Institution.
Dans un article publié dans le Financial Times, intitulé «
Surtout Ne Penser Même Pas A Bombarder l’Iran- Do Not Even Think About Bombing Iran », Michael O’Hanlon et Bruce Riedel ont affirmé que Washington devrait se montrer prudent lorsqu’il brandit des menaces militaires contre l’Iran sauf de vouloir que cela mène à une « prophétie se réalisant d’elle -même ».
«
L’option d’une frappe… manque de crédibilité » a écrit O’Hanlon, un faucon de la guerre contre l’Irak, qui a dirigé il y a un an l’analyse sur la politique Afghanistan-Pakistan pour l’administration Obama.  »L’Amérique est engagée dans deux campagnes militaires massives et impopulaires dans la région ». « Etant donné la capacité de l’Iran à mener des représailles contre les US en Irak et en Afghanistan, ce n’est tout simplement pas crédible que nous utilisions la force dans un futur proche »

 ont-ils continué, ajoutant que Washington devrait, entre autres actions, « organiser un régime de sanctions de façon à ce qu’il évolue pour contenir un Iran doté de l’arme nucléaire ».
Jim Lobe

 04/03/2010

Inter Press Service
Information complémentaire de la traductrice
L’Iran a déjà prévenu que tout blocus et ou toute attaque militaire - cette dernière lancée par Israël ou les Etats Unis sachant qu’Israël a besoin du feu vert de Washington pour agir - serait immédiatement suivi de la fermeture du Detroit d’Hormuz dans le Golfe Persique où passe 40% de l’approvisionnement en pétrole des pays occidentaux. Conséquence immédiate, une flambée sans précédent du prix du pétrole.
Les Israéliens ne voient eux que leur intérêt qui est de soumettre un pays considéré comme un adversaire dans leur volonté d’hégémonie dans la région et se moquent pas mal des répercussions économiques mondiales qu’une telle attaque engendrerait, si ce n’est plus, un embrasement régional voire une guerre mondiale.
Ce que l’on évite souvent de rappeler c’est que les Sionistes avant la seconde guerre mondiale ont lancé un appel au boycott de l’Allemagne d’Hitler ce qui n’a fait que jeter de l’huile sur le feu d’une situation déjà particulièrement tendue en Europe et a provoqué chez le dictateur un désir de vengeance qui a conduit au génocide des Juifs. Les Sionistes sont également prêts à sacrifier des vies juives et le Judaïsme pour assurer la survie de leur régime raciste d’apartheid en Palestine.
L’actuel gouvernement de Benjamin Netanyahou est devenu, selon les dires de l’ex ministre des affaires étrangères israélienne, Tsipy Livni, ancienne agent du Mossad, fille de terroristes de l’Irgoun, un état paria.
Va-t-il devenir - avant que ce régime autodestructeur ne disparaisse de lui-même - le premier état à utiliser au XXIème siècle des armes nucléaires stockées dans ses sous marins fabriqués et offerts gratuitement par l’Allemagne post nazie d’Angela Merkel et de ses prédécesseurs, stationnés dans les parages du Golfe Persique, dans le cadre d’une opération sous faux pavillon contre l’Iran déclencheur de la troisième guerre mondiale ?

4 Mars

Myriam Abraham titre introduction traduction

 http://www.planetenonviolence.org/Le-Lobby-Sioniste-Pousse-Les-US-A-Imposer-Un-Blocus-Militaire-Et-A-Attaquer-L-Iran_a2134.html


1-6 Rick Rozoff : Le rôle de l'OTAN dans l'encerclement de l'Iran.

S'étant déclaré lui-même « commandant-en-chef d'une nation engagée dans deux guerres » et, de surcroît, le chef d'État de « l'unique superpuissance militaire au monde »[1], rien de moins, tout en étant le récipiendaire de ce qu'on appelle, inexplicablement, le prix Nobel de la paix, le président des États-Unis, Barack Obama, à l'occasion de son premier discours sur l'état de la nation, le 27 janvier, a affirmé que « la communauté internationale est de plus en plus unie, tandis que la république islamique est de plus en plus isolée ». Il s'est aussi fait menaçant : « Puisque les dirigeants de l'Iran continuent de faire fi de leurs obligations, soyons rassurés : ils en subiront les conséquences. Je vous le promets. »

Deux jours plus tard, sa secrétaire d'État, Hillary Clinton, a livré un discours à une importante académie militaire française, ce qui est assez révélateur en soi, et en cet endroit, elle a non seulement vivement dénoncé l'Iran, elle a aussi fait une mise en garde pas très diplomatique à la Chine : « La Chine se verra pressée de reconnaître l'impact déstabilisateur sur le golfe (Persique) qu'exercerait un Iran doté d'armes nucléaires... »[2]

Pressée par Washington, il va sans dire. Le jour même, la Maison blanche confirmait qu'elle avait finalisé une vente d'armes au coût de 6,4 milliards $ à Taïwan.

Le 9 février, le porte-parole du département de la Defense , Geoff Morrell, a déclaré à la presse que son patron, le chef du Pentagone, Robert Gates, veut que les Nations unies imposent des sanctions à l'Iran dans les prochaines « semaines et non des mois » et « pense de toute évidence qu'il faut agir sans attendre ».[3]

Pendant la Première Guerre mondiale, le journaliste et dramaturge autrichien Karl Kraus s'indignait : « Quelle est cette confusion mythologique ? Depuis quand Mars est-il le dieu du Commerce et Mercure, le dieu de la Guerre ? »

Aujourd'hui, il s'étonnerait également du fait que la diplomate la plus importante des États-Unis livre un discours dans une académie militaire (tout en y réprimandant avec beaucoup de condescendance la nation la plus peuplée du monde) et que le chef de la defense  étasunienne pousse d'autres pays à imposer des sanctions punitives à un pays qui n'a agressé personne depuis des siècles.

Le secrétaire général de « l'unique bloc militaire au monde », dirigé par les États-Unis – Anders Fogh Rasmussen – a pris la parole à la Conférence annuelle de Munich sur la sécurité, le 7 février, et y a livré une harangue dont le titre était « L'OTAN au XXIe siècle : Pour une nouvelle confluence mondiale », au cours de laquelle il a loué la capacité du bloc militaire à s'introduire dans presque tous les interstices imaginables : la guerre en expansion en Afghanistan, le terrorisme, les attaques cybernétiques, les pénuries d'énergie provoquées – les deux derniers interstices se référant, doit-on conclure, à la Russie – la non-prolifération nucléaire, les changements climatiques, la piraterie, les États en faillite, les drogues, « les catastrophes humanitaires, les conflits ayant comme point de litige les terres arables, et la concurrence grandissante pour les ressources naturelles »,[4] la Corée du nord et l'Iran.

Rasmussen a répété les revendications de l'Alliance et d'autres dirigeants occidentaux à l'effet que « l'OTAN doit devenir un forum de consultation sur les questions de sécurité mondiale », et a déclaré qu'« afin d'accomplir efficacement le travail de l'OTAN aujourd'hui, l'Alliance doit se faire l'axe d'un réseau de partenaires pour la sécurité ainsi que le centre de consultation sur les questions de sécurité internationale... Et inutile de commencer à zéro. Déjà, l'Alliance possède un vaste réseau de partenariats sur la sécurité, dans des régions aussi éloignées que l'Afrique du nord, le golfe, l'Asie centrale et le Pacifique. »[5]

En effet, l'OTAN possède un vaste réseau de membres et de partenaires militaires en pleine expansion à travers le monde. Un de ces membres est la Turquie, le deuxième plus grand contributeur de troupes au bloc, qui partage des frontières avec l'Iran. L'autre est un allié partenaire, l'Azerbaïdjan, autre pays frontalier de l'Iran.

L'allusion de Rasmussen au golfe Persique invoque les contacts militaires en croissance, les visites et les activités conjointes entre l'OTAN et les six membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui vont main dans la main avec la présence croissante des États-Unis dans la région[6], laquelle présence est assurée dans le cadre de l'Initiative de coopération d'Istanbul (ICI) lancée en 2004.[7]

Le nom du projet vient du fait qu'il a été inauguré au sommet de l'OTAN à Istanbul, lequel sommet a absorbé presque complètement toute l'Europe de l'est dans le bloc grâce à un processus de partenariat graduel. Le même processus qui avait incorporé dix nouveaux membres européens, incorpora ensuite les sept nations du Dialogue méditerranéen du Moyen Orient et de l'Afrique (l'Algérie, l'Égypte, Israël, la Jordanie, la Mauritanie, le Maroc et la Tunisie) et six États du golfe Persique (le Bahreïn, le Koweït, l'Oman, le Qatar, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis). Les treize sont la responsabilité de l'ICI, mais le prolongement pour la première fois des partenariats militaires de l'OTAN à six nations du golfe Persique est l'aspect à la fois le plus ambitieux et le plus significatif du programme. Il fut le point de départ de l'offensive de l'OTAN dans le golfe visant à compléter la stratégie étasunienne de contenir et d'éventuellement confronter l'Iran.

Un des objectifs déclarés de l'ICI était d'« inviter les pays intéressés à se joindre à l'Opération effort actif (OEA) »,[8] qui est une opération de surveillance et d'interdiction navale (un blocus de facto) à la grandeur de la Méditerranée et qui aura neuf ans le mois d'octobre prochain. L'Initiative de coopération d'Istanbul lie le contrôle de la Méditerranée à l'expansion vers la Mer rouge jusqu'au golfe d'Aden, ou l'opération navale de l'OTAN, Ocean Shield, est présentement à l'oeuvre, y inclus la mer Arabique allant jusqu'au golfe Persique.

Un article précédent dans cette série énumérait les principaux objectifs de l'ICI :

- Se servir d'États appartenant au CCG afin d'y placer des troupes, des avions de guerre, des cargos et de la surveillance pour des opérations à la fois dans la région et dans ce qu'on appelle le Moyen-Orient élargi.

- Incorporer les États du golfe dans un programme de surveillance globale de missiles et de bouclier anti-missile.

- Amener les pays du CCG non seulement sous le parapluie nucléaire et anti-missile des États-Unis, mais effectivement sous l'influence de l'article 5, clause de defense  mutuelle de l'OTAN, ce qui pourrait mener à ce qu'on prétende qu'un ou des membres du CCG est menacé par un non-membre (c'est-à-dire l'Iran) et qu'on crée ainsi un prétexte pour déclencher des attaques « préventives ».

- Activer l'Opération effort actif de l'OTAN dans le golfe en instituant une vaste interdiction navale – un blocus – dans le détroit d'Hormuz où a lieu de 40 à 50 % du transport international de pétrole.

En 2006, l'OTAN a signé des ententes de renseignement militaire et de passage avec le Koweït et a mis sur pied une nouvelle faculté du Moyen-Orient au Collège de defense  de l'OTAN à Rome. L'OTAN a tenu une conférence sur l'ICI au Koweït en décembre à laquelle ont participé tous les six États du Conseil de coopération du golfe.

L'année suivante, quatre des six membres du CCG – le Bahreïn, le Koweït, le Qatar et les Émirats arabes unis – se sont joints formellement à l'Initiative de coopération d'Istanbul.

La pénétration du golfe par l'OTAN s'est poursuivie sans arrêt et en mai 2009, l'amiral Luciano Zappata de la marine italienne et commandant suprême adjoint des forces alliées Transformation (dont la base est à Norfolk, en Virginie), parlant du nouveau concept stratégique de l'OTAN présentement en cours, a loué l'Initiative de coopération d'Istanbul comme un « exemple de réussite » du nouveau modèle de « partenariat et de coopération » auquel songe l'Alliance pour la presque totalité de la planète.

Les intentions de Zappata (pour une fois on n'a pas invoqué le prétexte iranien pour justifier l'expansion militaire dans le golfe Persique pour camoufler les véritables visées de l'OTAN) sont révélées en détail dans ce qu'il a décrit comme étant « la dimension maritime de la nouvelle stratégie ».

Il a dit que « le réseau de ports, d'infrastructures et de pipelines ainsi que de navires suivant les lignes de communication maritimes qui soutient le commerce est vulnérable.

« Comme on commence l'exploitation des ressources sur le plancher océanique, il y a aussi un déplacement des intérêts stratégiques et de sécurité. »

L'amiral a ajouté que les Émirats arabes unis (ÉAU) sont « un partenaire commercial important et un fournisseur d'énergie important dans l'économie mondiale. La nouvelle base militaire française devant ouvrir au Port Zayed servira de support aux efforts internationaux pour renforcer la sécurité maritime. »[10]

Le jour même du rapport ci-haut mentionné, le 26 mai 2009, le président français, Nicolas Sarkozy, a visité les Émirats arabes unis pour y ouvrir une nouvelle base militaire, la première pour la France dans le golfe Persique et la première base étrangère dans les ÉAU. L'installation française dans le Port de Zayed, sur la côte du détroit d'Hormuz, « contient une base navale et aérienne ainsi qu'un camp d'entraînement ».[11]

« La base accueillera 500 membres du personnel de la marine l'armée terrestre et l'armée de l'air de la France. Elle pourra recevoir deux frégates de la flotte française opérant dans la région... La flotte française est la première du genre dans le golfe Persique. »

Un analyste du golfe fut cité au passage, disant : « Les États-Unis ont plusieurs bases militaires, aériennes et maritimes, dans le Koweït, le Qatar et le Bahreïn. La base maritime française d'Abu Dhabi est la première base militaire étrangère destinée à une armée amie dans les ÉAU. »[12]

« En ce qui concerne la France, la base militaire accroît son prestige au sein de l'OTAN et auprès des États-Unis puisqu'elle devient le seul membre de l'OTAN, autre que les États-Unis, à avoir un pied ferme dans le golfe. »[13]

Le mois suivant, Sarkozy a complété un contrat avec les ÉUA pour l'achat de 60 avions de combat Rafale au coût de 8-11 million $.

L'année précédente, la France avait effectué des exercices de guerre simulée dans les ÉAU, le Bouclier du Golfe 01, d'une durée de 12 jours, avec des homologues militaires provenant du pays hôte et du Qatar. Quatre mille soldats ont participé aux exercices, lesquels ont « simulé une guerre mettant en conflit deux pays de la région et leur allié contre un état voisin qui a envahi un des deux pays ».[14]

Vers la fin du mois d'octobre 2009, une conférence de deux jours sur « les relations OTAN-ÉAU et la voie vers l'avant pour l'Initiative de coopération d'Istanbul » avait lieu à Abu Dhabi, la capitale des Émirats arabes unis. Elle réunissait « 300 participants, y inclus le secrétaire général de l'OTAN, les représentants permanents de l'OTAN au Conseil de l'Atlantique Nord, le secrétaire général adjoint de l'OTAN, le président du Comité militaire de l'OTAN ainsi que d'autres haut placés de l'OTAN, des leaders d'opinion, des académiciens et des éminences grises de pays de la région du golfe.[15]

Le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, a dit à un correspondant d'Al Arabiya que « l'OTAN voir la région du golfe comme une continuation de la région de sécurité euro-atlantique », et en référence à l'Iran – qui ne fut pas, évidemment, invité à la conférence – « nous sommes tous sérieusement préoccupés par les ambitions nucléaires et par l'effet d'entraînement nucléaire qu'il pourrait déclencher dans une région charnière pour la stabilité et la sécurité mondiales ».[16]

Ces dernières semaines, les États-Unis ont annoncé qu'ils avaient fait des ventes de missiles terrestres d'interception au Bahreïn, au Koweït, à Qatar et aux Émirats arabes unis. Ils ont approvisionné les États du CCG en Patriotes à capacité avancée-3 et en systèmes de missiles de Defense  terminale de zone de haute altitude (THAAD) et ont déployé des missiles d'interception Standard-3 mer-air dans le golfe sur des navires de guerre équipés du système Aegis.

Tôt en février, le secrétaire général adjoint de l'OTAN, Claudio Bisogniero, était au Qatar et, « louant l'appui donné par Qatar à l'OTAN depuis l'Initiative d'Istanbul en 2004 », il a dit que « le Qatar est devenu un participant actif dans la plupart des délibérations tenues sous l'égide de l'OTAN... »[17]

Les États du CCG présentement intégrés aux opérations internationales sont recrutés pour la guerre en Afghanistan. Une publication des forces armées des États-Unis a révélé à la fin de janvier que 125 membres du personnel de sécurité du Bahreïn montaient la garde devant « les quartiers généraux des opérations militaires étasuniennes dans la province volatile de Helmand, ou sont stationnés plus de 10 000 marines et où d'autres sont attendus ».[18] C'est à partir de Helmand que les États-Unis et l'OTAN mènent leur bataille la plus intense et la plus sanglante dans leur guerre de plus de huit ans en Afghanistan.

Des troupes des ÉAU sont au service de l'OTAN et de son commandement en Afghanistan depuis plusieurs années.

L'Agence de nouvelles du Koweït écrivait le 28 janvier que le président du Comité militaire de l'OTAN, l'amiral Giampaolo Di Paola, avait dit que « l'Alliance est en discussion présentement avec un État du golfe sur le déploiement d'avions AWACS pour des missions de reconnaissance au-dessus de l'Afghanistan en appui à sa mission de la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) ainsi que pour contrer la piraterie au large de la Somalie ».

De surcroît, Di Paola aurait déclaré que « l'Alliance prévoit régler prochainement la question de base avec l'un des pays du golfe » et « nous prévoyons être en position de remplacer le déploiement temporaire que nous avons aujourd'hui en Oman par un déploiement plus permanent et à long-terme ».[19] L'Oman est à proximité de l'Iran dans le détroit d'Hormuz.

La vraie puissance militaire dans la région du golfe, l'Arabie saoudite – armée jusqu'aux dents avec des armes modernes des États-Unis – est engagée dans sa toute première guerre depuis novembre dernier. Riyadh a lancé des attaques régulières avec infanterie, véhicules blindés et avions de guerre dans le nord du Yémen, son voisin, contre des rebelles houthi. On rapporte la mort de centaines de civils yéménites victimes d'attaques, qui, selon les porte-parole des rebelles, ont été accompagnées d'attaques aériennes des États-Unis.[20] Deux cents mille civils ont été déplacés par les combats au nord depuis 2004.

Le gouvernement saoudien reconnaît qu'il y a eu plus de 500 victimes de guerre, y inclus morts et blessés.

La population du nord Yémen est chiite en termes de conviction religieuse, et l'offensive saoudienne peut non seulement se transformer en guerre avec l'Iran mais peut, en fait, servir de répétition générale pour une guerre en bonne et due forme.

En ce qui concerne d'autres pays partageant des frontières avec l'Iran, en juillet dernier le secrétaire général adjoint de l'OTAN, Claudio Bisogniero, a signé un accord avec le ministre irakien de la Defense  dans le but de former les forces de sécurité de ce pays. Le site web de l'OTAN rapporte que : « Cette entente représente un point tournant dans la coopération entre la République de l'Irak et l'OTAN et démontre la force de l'engagement pris par l'Alliance... L'entente donne à l'OTAN une base légale pour continuer sa mission d'assister le gouvernement de la République de l'Irak à développer davantage les capacités de ses Forces de sécurité. »[21]

Le mois dernier, l'OTAN s'est mise à recruter des Kurdes ethniques pour la Force de sécurité nationale de l'Irak dans le nord du pays près de la frontière iranienne.

Sur la frontière occidentale de l'Iran, au cours de rencontres de ministres de la Defense  de l'OTAN en Turquie tard la semaine dernière, le chef du Pentagone, Robert Gates, a rencontré le chef d'état-major général de la Turquie, Ilker Basbug, et Gates a dit qu'il avait « discuté avec le général Basbug du rôle de la Turquie dans le système de defense  anti-missile et des relations entre les deux armées ».[22]

L'ancien secrétaire général de l'OTAN, George Robertson, dans le but de convaincre de l'importance de conserver les ogives nucléaires étasuniennes en Allemagne, a divulgué récemment qu'il existe entre 40 et 90 armes nucléaires étasuniennes sur la base aérienne d'Incirlik en Turquie, selon des dispositions de l'OTAN.

Au nord-est de l'Iran, l'Azerbaïdjan est de plus en plus développé en tant qu'avant-poste de l'OTAN dans le Caucase du sud et dans le bassin de la mer Caspienne. Plus tôt ce mois-ci, « un groupe de travail du ministère de la Defense  de l'Azerbaïdjan et du commandement européen des États-Unis (USEUCOM) a tenu une réunion à Stuttgart, en Allemagne... La réunion fut organisée dans le cadre du plan d'action des États-Unis et de l'Azerbaïdjan pour la coopération militaire » et a duré cinq jours.[23]

Le pays s'est vu accorder un Plan d'action de partenariat individuel de l'OTAN comme d'autres anciens États soviétiques tels que la Géorgie, l'Ukraine et, plus récemment, la Moldavie. En janvier, l'Azerbaïdjan a été l'hôte d'une conférence de planification pour l'exercice militaire de 2010 de la réaction régionale de l'OTAN. L'année dernière, « l'entraînement militaire de la Force de réaction régionale 2009 a eu lieu dans le cadre du programme du Partenariat pour la Paix de l'OTAN (PfP), en avril 2009, à Bakou.

« Le commandant des forces terrestres des États-Unis, Carter Ham, y a participé. »[24]

L'Azerbaïdjan a doublé la puissance de ses troupes en Afghanistan et formera les officiers de l'Armée nationale de l'Afghanistan dans ses écoles militaires. Le ministère des Affaires étrangères de ce pays a annoncé que l'Azerbaïdjan est intéressé à se joindre à la Force de réaction de l'OTAN avec l'Ukraine, et l'Alliance en donne la description suivante :

« La Force de réaction de l'OTAN (NRF) est une force prête à l'action et dotée d'une technologie moderne, composée de forces conjointes, terrestres, aériennes et maritimes, que l'Alliance peut déployer rapidement peu importe la région.

« Elle est en mesure d'entreprendre des missions à l'échelle mondiale et dans tous les créneaux d'opérations... »[25]

Vers la fin de janvier, un ancien conseiller présidentiel de l'Azerbaïdjan, Vafa Guluzade, prenant la parole à un séminaire sous le titre « Coopération OTAN-Azerbaïdjan : une perspective civile », a dit : « Le territoire et le peuple de l'Azerbaïdjan sont faits sur mesure pour une coopération militaire avec l'OTAN. Le pays est un emplacement géostratégique propice... l'Azerbaïdjan possède des aérodromes militaires propices pour des bases de l'OTAN. »[26]

À l'est de l'Iran, les États-Unis et l'OTAN auront bientôt plus de 150 000 troupes, et selon une récente étude, 400 bases en Afghanistan, et les deux belligérants occidentaux coordonnent des actions militaires avec le Pakistan, l'Alliance coordonnant par le biais de la Commission militaire trilatérale Afghanistan-Pakistan-OTAN.

Un étau se resserre autour de l'Iran par toutes les directions et l'OTAN en est le manipulateur principal.

Notes

1. La doctrine Obama : une guerre éternelle pour une humanité imparfaite, Stop NATO, le 10 décembre 2009

2. Sur ordonnance de Hillary Clinton : faire de la planète un protectorat de l'OTAN, Stop NATO, le 31 janvier 2010

3. Associated Press, le 9 février 2010

4. L'OTAN, le 7 février 2010

5. Ibid

6. U.S. extends Missile Buildup From Poland and Taiwan To Persian Gulf, Stop NATO, le 3 février 2010

7. L'OTAN dans le golfe Persique : De la troisième guerre mondiale à Istanbul, Stop NATO, le 6 février 2009

8. L'OTAN, l'Initiative de coopération d'Istanbul.

9. L'OTAN dans le golfe Persique : De la troisième guerre mondiale à Istanbul.

10. Khaleej Times, le 26 mai 2009

11. Radio Netherlands, le 26 mai 2009

12. Gulf News, le 23 mai 2009

13. Gulf News, le 27 janvier 2008

14. Agence France-Presse, le 6 mars 2008

15. L'OTAN, le 28 octobre 2009

16. Al Arabiya, le 1 novembre 2009

17. Gulf Times, le 8 février 2010

18. Stars and Stripes, le 23 janvier 2010

19. Agence de nouvelles du Koweït, le 28 janvier 2010

20. Yémen : la guerre du Pentagone sur la péninsule arabique, Stop NATO, le 15 décembre 2009

21. L'OTAN, le 26 juillet 2009

22. World Bulletin, le 6 février 2010

23. Azeri Press Agency, le 1 février 2010

24. Azeri Press Agency, le 21 janvier 2010

25. L'OTAN, la Force de réaction de l'OTAN.

26. Novosti Azerbaijan, le 22 janvier 2010

Rick Rozoff,

 Stop NATO,

10 février 2010 -

http://www.cpcml.ca/francais/Lmlq2010/Q40039.htm#1


1-7 Emrah Kaynak : Le rôle des dissidents dans la stratégie de subversion.

La subversion est un élément substantiel de la stratégie hégémoniste des Etats-Unis, pays qui est en permanence en guerre (latente ou ouverte).

Considérée autrefois comme une force accessoire, l’information a désormais un intérêt stratégique vital. Conscient des enjeux, les USA exploitent parfaitement, au bénéfice de leurs ambitions impérialistes, les virtualités offertes par les nouvelles technologies de communication, de socialisation et d’information .

La stratégie de domination s’est affinée au point que l’objectif est maintenant de conquérir un pays sans même l’attaquer physiquement, en particulier en recourant à des campagnes de désinformation relayées par des agents d’influence internes.

Dès l’antiquité, le stratège chinois Sun Tzu avait déjà défini les idées-forces de la subversion : « Dans la guerre, la meilleure politique, c’est de prendre l’Etat intact ; l’anéantir n’est qu’un pis aller ». « Les experts dans l’art de la guerre soumettent l’armée ennemi sans combat. Ils prennent les villes sans donner l’assaut et renversent un Etat sans opérations prolongées ». « Tout l’art de la guerre est fondé sur la duperie ».

L’écrivain italien Curzio Malaparte (1898-1957) était tout autant convaincu de la possibilité de déposer un pouvoir en propageant une perception altérée des faits.

Il soulignait le rôle central d’une minorité agissante qui laissait dans l’ombre la majorité loyale au pouvoir.

Le psycho-sociologue français Roger Mucchielli (1919-1981), souligne lui aussi l’importance des facteurs subjectifs en terme de subversion : « L’action de dissociation des groupes constitués est une opération indispensable car on sait, par les recherches en psychologie sociale, que plus les individus adhèrent à des groupes cohésifs, moins ils sont perméables à la propagande et à la subversion. Il faut donc dissocier ou neutraliser les groupes de références pour individualiser les gens et les détacher individuellement de leurs valeurs groupales ». Vladimir Volkoff (1932-2005) a parfaitement codifié les linéaments de la désinformation et de la manipulation dans son livre « La désinformation, arme de guerre » :

- Démoraliser la nation adverse et désintégrer les groupes qui la composent.

- Discréditer l’autorité, ses défenseurs.

- Neutraliser les masses pour empêcher toute intervention spontanée et générale en faveur de l’ordre établi, au moment choisi pour la prise non violente du pouvoir par une petite minorité. Selon cette logique, il convient d’immobiliser les masses plutôt que de les mobiliser.

Les objectifs de la subversion consistent en substance à assiéger idéologiquement, politiquement et stratégiquement l’adversaire en vue de limiter sa liberté de mouvement et d’action.

Au nom de la démocratie, pour le capitalisme ?

Les concepts de « démocratie » et de « droits de l’homme » se sont convertis en argument central de l’interventionnisme étasunien. La promotion nominale de la démocratie est un précepte essentiel de la stratégie globale de domination des USA, peu importe si en sous-main ils trahissent ces mêmes valeurs chaque fois que leurs intérêts sont contrariés.

Les révolutions « colorées » (Géorgie, Ukraine, Liban et dans une certaine mesure en Iran) témoignent de l’emploi méthodique de cette tactique.

Sous l’étendard des droits de l’homme et de la liberté, les mouvements de contestation cubains sur lesquels les Etats-Unis prennent appui dissimulent un programme politique explicitement contre-révolutionnaire. En s’inspirant des dissidents de l’Europe de l’Est, ils se contentent d’en appeler à une plus grande liberté politique et économique, ce qui implique dans les faits le renversement du système sociopolitique socialiste, le démantèlement des acquis révolutionnaires et l’assujettissement de Cuba aux intérêts impérialistes.

Les mouvements dissidents font un travail de sape pour le compte des Etats-Unis qui les encouragent économiquement et moralement. Structurellement et idéologiquement intégrés aux dispositifs d’ingérence, les dissidents constituent l’avant-garde de la restauration du capitalisme. Il est significatif que leurs chefs de file soutiennent bassement les coups de force contre le pouvoir légal en Bolivie, au Honduras ou au Venezuela.

La dissidence est-elle un processus endogène ?

Jean-Guy Allard et Eva Golinger dans le livre « La Agresión Permanente » pointent du doigt les activités subversives de la USAID, l’agence américaine pour le développement international qui s’est convertie en principale plateforme de contre-insurrection. Le dossier à charge de cette officine paragouvernementale en Amérique latine est éloquent.

La USAID qui a pour mission affichée de renforcer la démocratie, la création d’une croissance généralisée économique à long terme, et promouvoir la sécurité, a investi des millions de dollars dans la déstabilisation des pays progressistes. Elle est particulièrement active au Venezuela et en Bolivie, où elle sous-traite à travers des fondations (Freedom House, American Enterprise Institute, Fondation Ford,…) et des ONGs locales.

Elle est secondée par la NED (National Endowment for Democracy), organisme écran de la CIA, qui se charge plus particulièrement du financement et de l’encadrement des dirigeants politiques et syndicaux – lisez dissidents- et qui a revendiqué l’organisation du syndicat Solidarność en Pologne, la Charte 77 en Tchécoslovaquie et Otpor en Serbie.

Cuba est en prise, depuis le début de l’ère révolutionnaire, à une propagande noire qui cherche par tous les moyens à porter atteinte à son prestige. Les campagnes de diffamation contre la révolution font passer, à la faveur de l’abdication intellectuelle des journalistes disciplinés, les immigrés économiques en exilés politiques, les délinquants de droit commun en prisonniers politiques, les agents conspirationnistes à la solde d’un régime étranger en opposants politiques.

La USAID revendique d’ailleurs son soutien aux « agences exécutives, aux médias et à la société civile à Cuba » via le programme pour Commission pour Assistance à une Cuba libre. L’administration Obama poursuit scrupuleusement, malgré ses déclarations d’intention, la stratégie d’ingérence et d’hostilité de ses prédécesseurs comme le confirme le Président Raul Castro : « L’ennemi reste aussi actif qu’auparavant et une illustration de cela est la détention depuis plusieurs jours d’un citoyen américain, désigné par euphémisme par le porte-parole du département d’État comme un sous-traitant de son gouvernement et qui se consacrait à l’approvisionnement illégal de moyens de communication sophistiqués via satellite à des groupes de la société civile conspirant ».

Il est troublant d’observer que le terme de « dissident » est exclusivement réservé dans la presse orthodoxe aux personnes qui contestent le système politique de pays proclamant un caractère socialiste. On parle de dissidence cubaine, vénézuelienne, chinoise mais jamais on ne qualifie de dissident celui qui éprouve une rupture critique totale avec le monde capitaliste.

Emrah Kaynak

mars 2010

Extraits :

Reporters Sans Frontieres, les aveux de Robert Ménard
http://viktor.dedaj.perso.neuf.fr/spip.php?article37

Pax Christi et Cuba : ONG ou Cheval de Troie ?
http://viktor.dedaj.perso.neuf.fr/spip.php?article103

http://www.legrandsoir.info/Le-role-des-dissidents-dans-la-strategie-de-subversion.html


1-8 M. K. Bhadrakumar : L’arrestation d’un Djundallah s’avère opportune pour l’Iran.
Si les montagnes d’Elbrouz, recouvertes de neige et qui s’élèvent au nord de Téhéran, ont pris un éclat supplémentaire, mercredi dernier, sous le soleil hivernal vif, il y avait une bonne raison.

C’était le lendemain matin de la capture spectaculaire d’Abdulmalik Rigi, le dirigeant de 31 ans du redoutable groupe basé au Pakistan, le Djundallah, dans une opération sensationnelle menée par les services secrets iraniens.

A Téhéran, l’Institut Soureh du Cinéma et le Ministère de la Culture et de la Guidance Islamique envisagent déjà de réaliser un film sur la capture de Rigi, lequel dirigeait le Djundallah (les Soldats de Dieu), un groupe insurrectionnel sunnite opérant essentiellement dans la province du Sistan-Baloutchistan, au sud-est de l’Iran, contre le régime chiite. 

Cette opération contenait tous les ingrédients d’un film noir. Selon les détails disponibles, les renseignements iraniens, qui pourchassaient Rigi depuis des mois, l’ont attrapé alors qu’il volait depuis les Emirats Arabes Unis (E.A.U.) vers le Kirghizstan. L’avion a été forcé d’atterrir à Bandar Abbas, au sud de l’Iran, où Rigi et un complice ont été sortis de force de l’appareil. 

Toutefois, la capture de Rigi a des ramifications plus larges qui vont bien au-delà de cette affaire très mouvementée. D’abord, le public iranien a été ébloui par l’opération de ses services secrets, redonnant un coup de fouet moral à un moment critique, alors que l’Ouest assaille l’Iran sur son programme nucléaire et que la classe politique à Téhéran est plus polarisée que jamais depuis les trente dernières années de la République Islamique.

L’ironie, c’est que l’opération iranienne contraste fortement avec les retombées de l’opération des services secrets israéliens à Dubaï, dans les E.A.U., pour assassiner le haut dirigeant du Hamas, Mahmoud al-Mabhouh, le 19 janvier dernier. Le ministre de l’intérieur iranien, Moustafa Mohammed Najjar a été très clair lorsqu’il a déclaré : « Une telle opération menée par les forces de sécurité de la République Islamique indique que les services de renseignements et de sécurité du pays ont la main dans la région. »

Sans aucun doute, l’opinion publique iranienne s’identifiera avec cette ambiance de confiance en soi, peu importe, à ce moment précis, les convictions politiques des diverses factions au regard de l’establishment au pouvoir.

A son tour, cela aurait des implications sur l’impasse entre les Etats-Unis et l’Iran. Mais ce n’est qu’un aspect. Le fait est que Téhéran a mis Washington sur la défensive à un moment critique. Rigi va sûrement se mettre à table – il a peut-être déjà commencé – et beaucoup de choses ressortiront sur les activités secrètes des forces américaines basées en Afghanistan pour subvertir l’Iran en frayant avec le Djundallah, lequel, par la même occasion, est également connu pour entretenir des liens avec al-Qaïda.

Apparemment, Rigi avait tenu une réunion avec ses mentors américains dans une base américaine, la veille même de son voyage vers les E.A.U. Il semble qu’il voyageait avec un faux passeport afghan fourni par les Américains. Une foule de détails très embarrassants arrive déjà au compte-gouttes, détails que « la rue arabe » boira avec enthousiasme comme du petit lait et qui donnera un air de faiblesse à l’ensemble de la position américaine sur la situation entourant l’Iran.

Le double langage américain sur le terrorisme ressort de manière trop crue. La grande question est de savoir si le Pakistan a joué un rôle utile dans la capture de Rigi. Les officiels iraniens ont platement insisté sur le fait que la capture de Rigi avait été « entièrement menée » par les agences iraniennes, incluant leur « direction des opérations et du planning », et que le mérite revenait « uniquement aux forces spéciales de sécurité de notre pays ».

Le ministre du renseignement iranien, le Hodjatoleslam Heydar Moslehi, qui est également un ecclésiastique influent, a déclaré catégoriquement : « Aucun autre pays n’a pris part à ce succès. »

Mais le persan est une langue hautement nuancée. Ce qui est significatif est que les officiels iraniens, alors qu’ils n’ont pas hésité à dénoncer les Etats-Unis comme principaux mentors de Rigi, n’ont fait aucune référence, directe ou indirecte, au Pakistan, qui puisse être interprétée comme critique ou inamicale. Ceci doit être noté, alors que ces derniers mois, en plusieurs occasions, les officiels iraniens ont exprimé publiquement leur angoisse que les renseignements pakistanais ne fussent impliqués d’une façon ou d’une autre avec le Djundallah et qu’Islamabad ne faisait pas assez pour démontrer que le Pakistan est un voisin amical, comme il le revendique.

A plusieurs reprises, Téhéran a transmis des renseignements à Islamabad en l’exhortant d’extrader Rigi, à la suite des attaques meurtrières orchestrées par le Djundallah dans la province du Sistan-Baloutchistan, en octobre dernier, qui a fait 42 morts, dont plusieurs cadres militaires iraniens de haut-rang.

Tout compte fait, il semble qu’Islamabad ait sous-entendu avoir bien coopéré avec Téhéran sur la capture de Rigi. L’ambassadeur pakistanais à Téhéran, Muhammad Baksh Abbasi, a pris l’initiative inhabituelle de « souligner le soutien d’Islamabad » dans l’arrestation de Rigi. Abbasi a tenu une conférence de presse pour affirmer : « l’arrestation de Rigi a montré qu’il n’y a pas de place au Pakistan pour les ennemis de l’Iran ». Dénué de tout sens diplomatique, Abbasi a revendiqué une part du mérite, que Téhéran a monopolisé bec et ongles. Mais Maslehi n’a fait aucun cas de quelque rôle pakistanais que ce soit.

Si le Pakistan a joué un rôle dans la capture de Rigi, il y aurait alors des implications profondes pour la sécurité régionale. Le plus probable est qu’Islamabad pourrait demander à l’Iran la même réciprocité de « bonne volonté », comme concilier ses propres intérêts en Afghanistan. D’un autre côté, les officiels iraniens ont clairement dit que Téhéran ne devait rien à personne, y compris au Pakistan.

Téhéran reste très préoccupé par la stratégie des Etats-Unis en Afghanistan et par le rôle qu’y joue le Pakistan. Selon les estimations iraniennes, la stratégie des Etats-Unis a pour objectif une présence à long-terme de l’OTAN en Afghanistan et en Asie Centrale. De la même manière, les liens croissants entre l’Otan et le Pakistan, « pilier » de l’alliance en Asie du Sud, n’ont pas échappé à l’attention iranienne. On ne peut nier le fait que les liens entre le Pakistan et l’OTAN prennent rapidement une tournure stratégique et qu’ils ont excédé les nécessités immédiates de la coopération pratique en Afghanistan.

Téhéran appréhende pareillement que la stratégie à long-terme des Etats-Unis ne consiste à devenir l’arbitre de la sécurité en Asie, impliquant quatre puissances majeures voisines de l’Afghanistan – l’Iran, l’Inde, la Russie et la Chine –, en exploitant les contradictions dans la région. Téhéran estime que le Pakistan y collabore et qu’il en tire avantage de nombreuses façons.

 C’est pourquoi Téhéran suivra une politique duale vis-à-vis de la connexion Djundallah-Pakistan. D’un côté, l’Iran aimerait persuader Islamabad, à tous les niveaux possibles, d’être coopératif afin de réduire les activités des éléments terroristes opérant hors du sol pakistanais. Toutefois, les Iraniens ne peuvent pas être assez naïfs pour imaginer que les terroristes du Djundallah sont des « acteurs non-étatiques » basés au Pakistan et en Afghanistan, sur lesquels l’establishment de la sécurité à Islamabad n’a aucun contrôle.

 Téhéran préfèrerait ne pas rabâcher la même chose sur cet aspect sensible et préfèrerait à la place cajoler les renseignements et les militaires pakistanais et les persuader d’être coopératifs pour contrer le terrorisme dirigé contre l’Iran depuis le sol pakistanais.

 L’épisode Rigi fait ressortir la complexité des relations entre l’Iran et le Pakistan dans la lutte contre le terrorisme. La vérité c’est que les intérêts de l’Iran en Afghanistan sont bien trop fondamentaux pour être marchandés et, ce, en aucune circonstance.

M K Bhadrakumar
27 février 2010

M K Bhadrakumar a servi en tant que diplomate de carrière dans les services extérieurs indiens pendant plus de 29 ans. Ses affectations incluent l'Union Sovétique, la Corée du Sud, le Sri Lanka, l'Allemagne, l'Afghanistan, le Pakistan, l'Ouzbékistan, le Koweït et la Turquie.
article original : "Jundallah arrest proves timely for Iran"

Copyright 2010 Asia Times Online Ltd
Traduction : [JFG-QuestionsCritiques].

http://atimes.com/atimes/Middle_East/LB26Ak01.html

http://questionscritiques.free.fr/edito/AsiaTimesOnline/M_K_Bhadrakumar/Djundallah_Abdulmalik_Rigi_Iran_Pakistan_270210.htm 

n°37 - Géopolitique & stratégie d'Iran - 25-03 - : Fin : - Les signes annonciateurs d’une troisième guerre mondiale s’accumulent.

n°37 - Géopolitique & stratégie d'Iran - 25-03 - : Fin : - Les signes annonciateurs d’une troisième guerre mondiale s’accumulent.

Géopolitique &

 

 

stratégie d'Iran

 

n°37 du 25-03 C.De Broeder & M.Lemaire

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Sommaire :  

2 Annexe

2-1 Robert Gates : le troisième homme, le monsieur guerre des Etats-Unis

2-2 Les traders pétroliers cessent de fournir l'Iran en carburants.

2-3 Données sur l'Iran (

suivant wikepédia)

 

suivant wikepédia)

 

suivant wikepédia)

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2 Annexe

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

2-1 Robert Gates : le troisième homme, le monsieur guerre des Etats-Unis

C’est bien Georges W. Bush, le 8 novembre 2006, qui intronisa Robert Gates, Bob comme le président l’appelle affectueusement.

La passation de pouvoir entre Donald Rumsfeld, chaleureusement remercié pour ses loyaux services, décrit par Bush junior comme l’un des chefs les plus capables et les plus adroits que la Sécurité Nationale des Etats-Unis ait jamais eu à sa tête, et Gates, s’est déroulée dans le Bureau Ovale de la Maison Blanche, donnant l’impression de trois personnes se vouant une estime sans bornes.

Georges W. Bush le dit déjà très bien, en 2006, Bob Gates est l’homme de la situation, capable de relever le double défi de la nation : déceler les menaces alors qu’elles ne font que pointer à l’horizon, et préparer la pays avec justesse pour les contrer.

Robert Gates est un pur produit du National Security Council. Une expérience de plus de vingt-cinq ans dans la Sécurité Nationale et les sevices secrets étatsuniens.

Il a rejoint la CIA en 1966, a servi sept présidents, démocrates comme républicains, huit en comptant le Démocrate Barack Obama qui l’a reconduit dans ses fonctions. Il a également été président de l’Université A&M du Texas, la sixième Université du pays, poste qu’il dit avoir préféré à tous les autres.

Il a passé presque neuf ans dans le staff du Conseil de sécurité Nationale. A la CIA, il a grimpé tous les échelons, depuis le bas de l’échelle jusqu’au poste de directeur de l’Agence.

Auprès de Ronald Reagan, il a directement participé aux efforts américains pour pousser les Soviétiques hors d’Afghanistan. Ces efforts ont durablement affaibli l’URSS et, selon Bush junior, hâté la victoire de la « Liberté » à l’issue de la guerre froide.

Gates a également servi le président Bush père lors de l’opération Tempête du Désert qui a permis de bouter Saddam Hussein hors du Koweït en 1991.

Il s’est récemment fort impliqué en Irak, comme membre d’un Groupe d’Etude indépendant comportant des démocrates et des républicains, conduit par l’ex secrétaire d’Etat James Baker et le Congressiste Lee Hamilton.

Il est lui-même républicain (1).

Il est le troisième homme dans la ligne de succession au pouvoir suprême des Etats-Unis. Le numéro 3 de la chaîne de commandement étatsunien.

Si on attente à la vie d’Obama, et du vice-président Joe Biden, Robert Gates deviendra de facto le chef suprême, le numéro 1, et le pouvoir repassera aux républicains.

Depuis le 11 septembre 2001, le ministère de la defense est le poste le plus important du gouvernement, car depuis cette date, la guerre est la préoccupation principale du gouvernement étatsunien.

Ce n’est pas la santé, dont le projet de réforme coûterait la première année de sa mise en place seulement le dixième (2) du budget d’une année du Pentagone.

Ce n’est pas l’environnement, ni le réchauffement climatique puisque le Pentagone et ses milliers d’annexes de par le monde sont les plus gros pollueurs et producteurs de CO2 du monde, et de tous les temps (3).

Le Département de la Defense , pour mener toutes ces guerres préventives contre tous ses ennemis qui veulent sans raison tant de mal à l’Occident, dilapide et vampirise une bonne partie des ressources mondiales, énergétiques (4), naturelles (eau, terres) (5), et encombre toutes les routes, toutes les voies et tous les systèmes de transport et de communication.

Plus d’un millier de bases ou d’installations militaires US dans le monde(6), et leurs centaines de milliers d’occupants, des centres de commandement aux avant-postes, cela fait autant d’électricité, de chauffage, de surfaces habitables, détournées vers la guerre ou sa promotion.

Il faut y ajouter tous les appareils et machines en l’air, dans l’espace, sur terre, et dans les mers.

Les innombrables tonnes de déchets chimiques, nucléaires et bactériologiques, ainsi que toutes les armes, mines, bombes, morceaux de métal ou de toutes sortes de matériaux, viennent renforcer les dégâts au patrimoine environnemental mondial et le désastre écologique engendré par la politique de guerre des Etats-Unis, politique uniquement justifiée par les attentats du 11 septembre 2001, dans leur version décrite par la théorie gouvernementale officielle.

Quel coût global entraîné par cette guerre préventive, mondiale et sans fin, contre le terrorisme et ceux qui les abritent !

Le remède n’est-il pas pire que le prétendu mal ?

En médecine, quand un traitement est plus dangereux que le problème de santé qu’il est censé soulager, on s’en abstient. Cela s’appelle la balance bénéfices/risques qui doit toujours pencher en faveur des premiers.

Pourtant, Robert Gates aimerait étendre la fièvre guerrière qui touche son pays à l’Europe.

Depuis quinze ans, l’Europe s’est en grande partie démilitarisée.

Beaucoup de pays ont supprimé leur service militaire obligatoire, faisant de leurs armées, des corps de métier beaucoup plus réduits.

Privilégiant des politiques sociales, les budgets réservés à la defense ont été fortement revus à la baisse.

Aux Etats-Unis, avant 2001, le budget de la defense restait assez stable, autour de 280 milliard de dollars entre 1998 et 2001 (7), ce qui représentait déjà dix fois le budget guerrier de la France.

En augmentation constante depuis 2002, le budget du Pentagone s’approche aujourd’hui du trillion (mille milliard) de dollars, en 2010.

La France est un des pays européens qui, proportionnellement, suit le plus la progression exponentielle étatsunienne du budget consacré aux dépenses militaires (8).

Aujourd’hui, Robert Gates, Monsieur Guerre, use de plusieurs artifices pour imposer à l’Europe entière le « bon sens » étatsunien.

Culpabilité

L’OTAN est en crise à cause des Européens, qui n’ont pas suffisamment investi dans la defense et sont devenus réfractaires aux forces armées (9).

La pénurie de matériel et le déficit militaire chronique ont affecté la mission de l’OTAN en Afghanistan.

Le pacifisme teinté de politiques sociales de l’Europe, faiblesse insupportable aux yeux de Gates pour qui la guerre sous toutes ses formes est la seule politique raisonnable, a nui aux opérations de l’Alliance et explique ses échecs au Moyen-Orient et en Asie. Il faut plus de participation de l’Europe, en matériel, en infrastructures, en soldats. L’Europe serait le maillon faible de la guerre de l’Occident contre le terrorisme barbu et cela doit cesser.

Terreur

Robert Gates, à la 44è conférence sur la sécurité à Munich, affirme que des attentats dévasteront l’Europe si celle-ci ne soutient pas l’OTAN, sous-entendu, si elle n’augmente pas ses budgets militaires et ne veut pas faire la guerre aux ennemis désignés par les Etats-Unis (10).

La situation a dû être cocasse pour certains experts du terrorisme, notamment français, quand Monsieur Guerre est venu leur faire une fois de plus le coup du méchant Al-Qaida, alors que selon Alain Chouet, ancien chef du service de sécurité de la Direction Générale de la Sécurité extérieure (DGSE), Al Qaïda n’existe plus depuis 2002 (11).

Pourtant, Gates, qui devrait être le mieux renseigné du monde, insiste bien, « … Vous devez aussi vous rappeler que les cellules terroristes en Europe ne sont pas un pur produit local, déconnectées d’évènements lointains, ni une simple question d’ordre intérieur. Certaines sont financées de l’étranger. Certaines haïssent toutes les démocraties occidentales, pas uniquement les États-Unis. Certains de ceux qui ont été arrêtés avaient des liens directs avec Al Qaïda. Certains sont liés à Al Qaïda en Irak. Dans le cas le plus récent, la cellule de Barcelone avait des liens avec un réseau de formation terroriste dirigé par Baitullah Meshud, un commandant extrémiste basé au Pakistan, affilié aux talibans et à Al Qaïda qui, croyons-nous est responsable de l’assassinat de Benazir Bhutto », etc., etc. (12)

Culpabiliser et terroriser l’Europe.

Ce sont les moyens grossiers utilisés par Gates pour lui faire emboîter manu militari le pas cadencé des Etats-Unis qui ont depuis le 11 septembre 2001 délaissé et mis au réfrigérateur, pour ne pas dire au congélateur, toutes leurs politiques non sécuritaires, se consacrant exclusivement à faire la guerre au monde entier.

La guerre sous toutes ses formes, financière, militaire, médiatique, en envahissant, en déstabilisant, en affamant, en encerclant, en flattant, en effrayant, en soudoyant, en piégeant, en manipulant, en mentant.

L’Iran se soucie plus de ses enfants, de leur mortalité, de la santé de ses habitants (13) que les Etats-Unis, mais qu’à cela ne tienne, il faut attaquer l’Iran, c’est un pays du mal.

Robert Gates est venu rappeler à l’Europe qu’elle devait choisir son camp et envoyer plus de soldats au Grand Sacrifice.

Y mettre un peu du sien, et consacrer son argent, non pas aux stupides projets sociaux où il est gaspillé, mais au renforcement de l’OTAN.

C’est le fameux "Vous êtes avec nous, ou contre nous", de Bush junior, toujours d’actualité.

Qu’en pensent les populations européennes ?

Je ne parle pas de José Manuel Barroso, ni d’Herman Van Rompuy, ni de Catherine Ashton, ni de Nicolas Sarkozy, mais des populations, ceux qui perdent leur emploi ou n’arrivent plus à payer leurs crédits.

Alors que des problèmes sociaux déferlent sur tous les pays d’Europe, appelant des réflexions et des solutions sociales, des politiques humaines, est-ce vraiment le moment de revenir en arrière et de réaugmenter les budgets des ministères de la defense , ou plutôt de la guerre ?

Le chômage prend des proportions historiques en Europe, les entreprises, pourtant en bénéfices, licencient, gèlent voire diminuent les salaires, retardent l’âge des retraites. Les gouvernements attaquent les régimes de sécurité sociale dont l’Europe pouvait s’enorgueillir par rapport au marasme étatsunien.

Le mécontentement social est majeur et va grandissant, les grèves se succèdent, d’un secteur à l’autre de nos sociétés (Total en France, Supermarchés Carrefour en Belgique…). Les conditions de travail des professions publiques indispensables au bon fonctionnement d’une société moderne, ambulanciers, infirmiers, pompiers, policiers, se dégradent.

Et c’est le moment choisi par monsieur Gates pour venir nous rappeler que les Espagnols, les Hollandais, les Français, les Allemands, les Belges, les Italiens…, doivent comprendre que la guerre contre Al-Qaida (qui n’existe plus) est plus importante que tous leurs autres soucis réunis.

En Hollande, ils ont choisi de répondre non à Monsieur Guerre.

Cela a provoqué la chute du gouvernement conduit par le Premier ministre Jan Peter Balkenende, au pouvoir depuis 2002, et qui dirigeait la coalition de centre-gauche depuis 2007 (14).

Les populations d’Europe qui tiennent à leur système de sécurité sociale, qui souhaitent voir leurs gouvernements s’atteler à leurs vrais problèmes au quotidien que sont la recherche ou la préservation d’un emploi, l’espérance de voir son salaire s’adapter aux coût de la vie, devraient suivre l’exemple hollandais et écrire à leurs ministres qui vont parler en leur nom au futures réunions de l’OTAN.

En écoutant Robert Gates, cet homme voué à la sécurité de son pays depuis plus de vingt-cinq ans, encensé par Bush junior, repris sans l’ombre d’une hésitation par le président Obama, le terrorisme et les cellules islamistes représenteraient le plus grand danger pour l’humanité libre et démocratique.

Le combat contre ces ombres menaçantes justifierait tous les sacrifices, y compris de mourir de froid, exproprié, criblé de dettes, affamé, ayant perdu des proches parents, explosés dans ces montagnes lointaines.

La lutte héroïque contre tous ces prétendus terrifiants islamistes galvanisés par leur « victoire » du 11 septembre 2001 devrait faire supporter l’idée de perdre son emploi, de voir de moins en moins de policiers, d’infirmiers, d’ambulanciers, d’agriculteurs, de travailleurs dans les couloirs sinistres de nos sociétés hypersécurisées.

Robert Gates exige de nous tous ces sacrifices sans même garantir la fin de toute terreur, comme en témoigne le voyage sans encombres, malgré les scanners, malgré les mesures prises depuis 2001, du « terroriste » nigérian, en décembre 2009, à travers les lignes de « sécurité » successives de l’Occident.

Combien de temps la folie militaire va-t-elle continuer à embraser le monde, et obscurcir les esprits ?

Il n’est certainement pas temps pour l’Europe de régresser, de rebâtir des armées et de s’occuper de l’OTAN.

Les populations européennes doivent exiger de leurs gouvernements qu’ils s’occupent plutôt des secteurs de la société qui ont fait de l’Europe un modèle social et d’humanité. Les Etats-Unis, eux, ne savent plus que faire la guerre.

Tout comme le journaliste Rick Rozoff (15), je pense que "l’OTAN est un pacte offensif, sans loi et meurtrier, qui se réserve unilatéralement le droit de répéter son agression armée dans les Balkans et en Asie du Sud sur une échelle mondiale."

C’est l’OTAN et Robert Gates qui sont parmi les plus grands dangers pour l’humanité, une menace pour sa liberté et ses acquis sociaux.

Pascal Sacré

5 mar

Notes :

(1) http://georgewbush-whitehouse.archi...

(2) Le président a chiffré ses réformes à 950 milliards de dollars sur dix ans. Ce programme ne sera pas financé par une hausse des impôts, mais par une nouvelle taxe sur les contrats d’assurances les plus chers et en combattant les gaspillages.
http://www.lexpansion.com/economie/...

(3) Le rôle du Pentagone dans la catastrophe mondiale, par Sara Flounders :
http://www.mondialisation.ca/index....

(4) Selon le classement présenté dans l’édition 2006 du CIA World Factbook, 35 pays seulement (sur les 210 que compte le monde) affichent une consommation journalière de pétrole supérieure à celle du Pentagone.

(5) Le Pentagone est très loin de se limiter aux 620 000 m2 basés à Arlington, en Virginie. Le Pentagone est le plus grand propriétaire immobilier du monde, 539 000 immeubles, dans 5579 sites,
http://www.legrandsoir.info/Pentago...

(6) Le réseau mondial des bases militaires US, les fondements de la terreur des peuples ou les maillons d’un filet qui emprisonne l’humanité par Prof. Jules Dufour
http://www.mondialisation.ca/index....

(7) Budget de la defense des Etats-Unis et des principaux Etats européens producteurs d’armement 1998-2001 (en structure OTAN, hors pensions)

Md€

 

 

 

1998

 

 

 

1999

 

 

 

2000

 

 

 

2001

 

 

 

Etats-Unis

 

 

 

279.5

 

 

 

281.5

 

 

 

295.8

 

 

 

291.9

 

 

 

Royaume-Uni

 

 

 

34.6

 

 

 

33.8

 

 

 

34.6

 

 

 

34.1

 

 

 

France

 

 

 

25.1

 

 

 

25.5

 

 

 

25.2

 

 

 

24.9

 

 

 

Allemagne

 

 

 

23.8

 

 

 

23.9

 

 

 

24.1

 

 

 

23.8

 

 

 

Italie

 

 

 

12.3

 

 

 

13.0

 

 

 

14.9

 

 

 

13.8

 

 

 

Espagne

 

 

 

6.8

 

 

 

7.0

 

 

 

7.4

 

 

 

7.4

 

 

 

Source : OTAN, 2002.
http://www.frstrategie.org/barreCom...

(8) En France, la nouvelle loi de programmation militaire 2003-2008 se donne pour objectif de faire passer la part des dépenses militaires de 1.8% à 2.2% du PIB. Le budget de la defense 2003 augmente de 6.1% par rapport à 2002, avec un montant global de 39.96 milliards d’euros.

(9) L’OTAN est en crise, dit Robert Gates
http://www.ledevoir.com/internation...

(10) Robert Gates assure que des attentats dévasteront l’Europe si elle ne soutient pas l’OTAN :
http://www.voltairenet.org/article1...

(11) Al Qaïda n’existe plus selon un ex-chef de la DGSE :
http://www.agoravox.fr/actualites/i...

(12) Robert Gates assure que des attentats dévasteront l’Europe si elle ne soutient pas l’OTAN, op.cit.

(13) http://www.who.int/whr/2008/media_c...

(14) Pays-Bas : le gouvernement chute sur la question afghane
http://www.lepoint.fr/actualites-mo...

(15) Expansion de l’OTAN, déploiements de missiles et nouvelle doctrine militaire de la Russie :
http://www.voltairenet.org/article1...

Pascal SACRE

http://www.legrandsoir.info/Robert-Gates-le-troisieme-homme-le-monsieur-guerre-des-Etats-Unis.html

 

 

 

 

2-2 Les traders pétroliers cessent de fournir l'Iran en carburants.

Alors que la communauté internationale peine à se mettre d'accord sur une nouvelle série de sanctions contre l'Iran, les pressions des élus américains en vue de durcir la législation punissant les entreprises occidentales faisant affaire avec Téhéran font sentir leurs premiers effets.

Ainsi, les grandes sociétés internationales de négoce pétrolier refusent désormais de traiter avec la République islamique. De surcroît, le Lloyd's, la première Bourse d'assurance-réassurance au monde, a anticipé d'éventuelles sanctions supplémentaires des Etats-Unis. Reste que les milieux diplomatiques n'entretiennent pas trop d'illusions sur l'efficacité de ces initiatives pour forcer l'Iran à renoncer à son programme nucléaire.

 

Vitol, Glencore et Trafigura : ces trois sociétés privées suisses sont les principaux négociants indépendants de pétrole au monde. Leur rôle consiste à faire le lien entre l'offre et la demande de matières premières et à prendre tous les risques liés à l'instabilité de ces marchés. Leur pouvoir sur le marché parallèle des carburants est impressionnant. Or, bien qu'il soit l'un des principaux producteurs de pétrole brut au monde, l'Iran doit importer 40 % de ses besoins en produits raffinés en raison de la vétusté de ses installations.

La décision des principales maisons de courtage de boycotter Téhéran est guidée par des considérations à la fois politiques, économiques et d'image. Le retrait par le trio suisse des appels d'offres organisés par la NIOC, la compagnie nationale iranienne des hydrocarbures, répond aux pressions accrues du Congrès américain. En vertu de nouvelles sanctions à l'étude à Washington, toute société impliquée en Iran se verrait interdire l'accès aux commandes très lucratives du ministère américain de l'énergie pour approvisionner ses réserves stratégiques.

Arrière-pensées

Par ailleurs, les arrière-pensées de relations publiques ne sont pas absentes après une série de scandales qui ont terni l'image de ces négociants outre-Atlantique. Vitol a été la cible d'une enquête - sans suite - à propos de son rôle dans le scandale entourant le programme des Nations unies "pétrole contre nourriture" en Irak. Glencore, lui, a été fondé par des anciens collaborateurs du légendaire trader

 

 

 

Marc Rich

, qui avait acheté du pétrole à l'Iran entre 1979 et 1981 alors que le pays était frappé d'embargo. Envisageant de s'introduire en Bourse, cette enseigne espère surmonter les préventions des investisseurs institutionnels américains appelés à acheter ses futurs titres en donnant des gages de soutien à la politique iranienne de Washington.

 

Reliance Industries et Shell Trading

ont également arrêté leurs ventes en Iran. Parallèlement, le Lloyd's a fait savoir qu'en cas de sanctions unilatérales des Etats-Unis, navires et cargaisons de brut comme de produits pétroliers raffinés à destination de Téhéran ne seront plus assurés.

 

Independent Petroleum

Group est-il soupçonné d'avoir récemment détourné de l'essence indienne vers l'Iran. Accusations que le groupe dément.

http://www.lemonde.fr/proche-orient/

Données sur l'Iran (

 

 

 

suivant wikepédia

)

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information..

L’Iran (en

 

 

 

persan : ايران, Irān), officiellement la République islamique d’Iran (en persan : جمهوریاسلامیايراﻥ, Jomhūrī-ye Eslāmī-ye Īrān), est un pays d’Asie occidentale (ou centrale). Sa capitale est Téhéran (ou Tehrān) et avait au dernier recensement de 2006 une population de 71 088 287 habitants[. La langue officielle est le persan et sa monnaie le rial. Le calendrier officiel est le calendrier persan

. L'Iran était aussi connu par le nom de Perse internationalement jusqu'en 1935.

 

produit national brut de 570 milliards de dollars en 2005, il constitue la deuxième économie de la région. Son produit intérieur brut

par habitant s’élève à 8 400 dollars.

 

pétrole au monde et le 2e exportateur de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). Il dispose aussi de la 2e plus grande réserve en gaz naturel

, après la Russie, et en est le 6e producteur.

 

officielle

 

Persan

 

Capitale

 

Téhéran
35°40′29″N

 

Plus grande ville

 

Téhéran

Forme de l’État
 -

 

 

 

Guide suprême
- Président

 

République islamique
Ali Khamenei
Mahmoud Ahmadinejad

 

Superficie
 - Totale
 - Eau (%)

 

Classé 18e
1 648 195 km²
0,7 %

 

Population
 - Totale (2008)
 -
Densité

 

Classé 19e
71 208 000 hab.
40 hab./km²

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Politique générale

L’État iranien, à part ces structures institutionnelles, possède d’autres particularités sur le plan politique. Il existe en effet des structures de dédoublement de l’appareil d’État. Ces structures, appel

 

 

ées structures révolutionnaires (nahadha ye enqelāb), dépendent directement du guide de la révolution et prennent en charge des activités généralement sous le contrôle du gouvernement.

 L’

 

 

 

Armée iranienne est ainsi doublée par les Gardiens de la révolution

et les tribunaux par des tribunaux révolutionnaires. Dans chaque ministère et chaque province est nommé un représentant du guide.

 

[ islamistes, [ puisque tous les autres partis traditionnels sont interdits[

. Il existe deux tendances chez les islamistes : conservateurs et réformateurs. Tous deux veulent faire durer le système iranien, mais ils ne sont pas d’accord sur les moyens à employer. Les conservateurs s’opposent à tout changement, et sont pour la ligne dure en vigueur aux débuts de la révolution. Les réformateurs sont pour une certaine libéralisation politique.

 

Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

 

 

 

  •  

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19
  •  

 

 

 

L'Iran est un pays montagneux et partiellement désertique d'une superficie de 1 648 000 km²

 

 

 

[

.

 

Arménie (35 km), l’Azerbaïdjan (611 km) et le Turkménistan (992 km), et a 740 km de côtes sur la mer Caspienne

.

 

Turquie au nord-ouest et l’Irak au sud -ouest, finissant au Chatt-el-Arab (en persan : Arvand Rud). Le golfe Persique et le golfe d’Oman

forment l’intégralité de sa limite méridionale de 1 770 km.

 

Émirats arabes unis depuis les années 1970 portant sur les îles Tunbs et Abu Moussa

, occupées militairement par l’Iran.

 

Afghanistan au nord et le Pakistan au sud. La distance entre l’Azerbaïdjan au nord-ouest et le Sistan et Baloutchistan

au sud-est est approximativement de 2 330 km.

Institutions politiques de l’Iran.

L’Iran, depuis l’instauration de la République islamique, présente un système institutionnel très singulier.

 

 

 

L’Iran est le seul État officiellement

 

 

 

chiite et un des rares pays à être une théocratie ; c’est-à-dire que le pouvoir, censé émaner de Dieu, réside dans les mains du clergé. Cette théocratie découle du concept de velayat-e faqih, théorisé dans les années 1960 par l’ayatollah Rouhollah Khomeini, premier « Guide de la Révolution ». Cependant, il existe aussi une dimension représentative dans ce système, puisque la souveraineté populaire est reconnue et qu’un processus électoral permet l’élection du président de la république, des députés et des membres de l’assemblée des experts. Ce système électoral s’inspire des démocraties populaires, le pluralisme politique n’existe pas ; les candidats appartiennent aux diverses factions islamistes[

.

 

République islamique est basé sur la Constitution de 1979 appelée Qānun-e Asasi («Loi Fondamentale»). Le système comprend plusieurs corps gouvernants intimement reliés, dont la plupart sont nommés par le guide (seuls le président, les membres du parlement, et les membres de l’assemblée des experts

sont élus au suffrage universel). L’âge minimum requis pour voter est fixé à 15 ans.

] Pouvoir exécutif

Le

 

 

 

Guide de la révolution (aussi appelé « Guide suprême ») est responsable de la supervision des « politiques générales de la République islamique d’Iran »[. Le guide de la révolution est élu par l’Assemblée des experts pour une durée indéterminée. Le guide de la révolution est commandant en chef des forces armées ; il contrôle le renseignement militaire et les opérations liées à la sécurité ; lui seul a le pouvoir de déclarer la guerre. C’est aussi la seule personne des institutions d’État obligatoirement religieuse. Il peut démettre le président de la république de ses fonctions, après que la cour suprême eut reconnu ce dernier coupable de violation de ses devoirs constitutionnels, ou après un vote du Parlement témoignant de son incapacité sur la base du principe 89 de la constitution. L’assemblée des experts est responsable de la supervision du guide suprême dans le cadre de l’exécution de ses devoirs légaux. Le guide suprême actuel est l’ayatollah Ali Hossein Khamenei (désigné en 1989

).

Article détaillé :

 

 

 

Président de l'Iran

.

La Constitution définit le

 

 

 

président comme la plus haute autorité de l’État après le guide de la révolution[. Le président est élu au suffrage universel pour un mandat de quatre ans, renouvelable une fois. Les candidats à la présidence doivent être autorisés à se présenter par le Conseil des gardiens. Le président est responsable de l’application de la constitution et de l’exercice des pouvoirs exécutifs, à l’exception de ceux directement liés au guide suprême. Le président nomme et supervise le Conseil des Ministres, coordonne les décisions du gouvernement et sélectionne les politiques du gouvernement avant qu’elles soient transmises au parlement. Dix vice-présidents assistent le président, ainsi qu’un cabinet de 22 ministres, dont la nomination doit être approuvée par le parlement[. Le Président de la République actuel est Mahmoud Ahmadinejad (élu en juin 2005

).

 Pouvoir législatif

Article détaillé :

 

 

 

Majlis d'Iran

.

La

 

 

 

Majles (maʤles), dont le nom complet est « Assemblée consultative islamique » (en persan : مجلس شورای اسلامى, Majles-e Shora-ye Eslami), est l’unique assemblée du système monocaméral iranien. Elle compte 290 membres élus pour un mandat de quatre ans. La Majles ébauche la législation, ratifie les traités internationaux et approuve le budget national. Tout candidat à la législature doit être autorisé à se présenter par le Conseil des gardiens. En 2006, 5 sièges sont réservés pour les minorités religieuses

.

Article détaillé :

 

 

 

Assemblée des experts

.

L’

 

 

 

Assemblée des experts, qui siège une semaine par an, compte 86 membres du clergé « vertueux et cultivés » élus au suffrage universel pour un mandat de huit ans. Comme pour les élections présidentielle et législatives, c’est le Conseil des Gardiens

qui détermine l’éligibilité des candidats. L’assemblée élit le Guide suprême et a l’autorité constitutionnelle pour lui retirer le pouvoir à n’importe quel moment. On n’a cependant jamais vu de cas où cette assemblée s’opposait aux décisions du guide suprême.

Article détaillé :

 

 

 

Conseil des Gardiens

.

Le

 

 

 

Conseil des Gardiens compte 12 juristes dont 6 sont nommés par le Guide suprême. L’autre moitié est recommandée par le dirigeant du pouvoir judiciaire (lui-même nommé par le Guide de la révolution) et officiellement nommés par le parlement. Le conseil interprète la constitution et peut user de son droit de veto

à l’encontre de la Majles : s’il juge une loi incompatible avec la constitution ou les principes de l’islam, il la renvoie au parlement pour réexamen. Dans l’exercice controversé de son autorité, le conseil se réfère à une interprétation stricte de la constitution afin de mettre son veto aux candidats au parlement.

 

Conseil de discernement de l'intérêt supérieur du régime

.

 

Conseil de discernement, composé de six membres religieux du Conseil des Gardiens de la Constitution

, des chefs des pouvoirs législatifs, judiciaires et exécutif, du ministre concerné par l’ordre du jour auxquels s’ajoute une dizaine d’autres personnalités. Il a l’autorité pour faire la médiation des problèmes entre le parlement et le conseil des gardiens, et sert de corps consultatif au guide suprême ; en faisant ainsi un des organes de pouvoir les plus puissants du pays.

 

 

 

 

 

 

 

26/03/2010

n°36 - Dossier d'Iran - 25-03 - : Début - : Les médias en route pour un remake du fiasco irakien.

n°36 - Dossier d'Iran -  25-03 - : Début - : Les médias en route pour un remake du fiasco irakien.



Dossier d'Iran   n°36  du 25-03

                                C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

Médias et Manipulation de l’opinion -Vidéos

1-1 Robert Parry : Les médias en route pour un remake du fiasco irakien

Suite

2 Les brèves

2-1 Islamabad veut interroger le père de la bombe A pakistanaise.

2-2 Washington peine à dissuader les sociétés d'entreprendre en Iran.

2-3 Ali Khamenei répond froidement à l'ouverture proposée par Barack Obama.

2-4 Seuls des voyous utilisent cette insulte.

2-5 L'Iran  condamne les prétendus defenseurs des droits de l’Homme.

2-6 L'Iran accuse l'Occident de discriminer les musulmans.

2-7 Nucléaire: l'Iran critique le parti pris du chef de l'AIEA Yukiya Amano.

2-8 Nucléaire: l'Iran critique le parti pris du chef de l'AIEA Yukiya Amano.(2)

2-9 La nouvelle stratégie américaine est faite d'illusions.

2-10 Le Kirghizistan,transit des organisations anti iraniennes.

3 Dossier & Point de vue

3-1 Scott Ritter : Nucléaire iranien et désinformation.

3-2 Herald Scotland : Les USA se préparent à attaquer l’Iran.

3-3 Des centaines de bombes américaines “bunker-busters” sont en cours de transfert : Destination finale l’Iran ?

Suite)

3-4 Djerrad Amar : Le secrétaire général de l’Otan :  “L'Otan n’attaquera jamais l'Iran ”

3-5 Interview : Noam Chomsky sur l’Iran.

3-6 Domenico Losurdo : La contre-révolution néo-libériste et pro-impérialiste de Human Rights Watch.

3-7 Eberhard Hamer : La politique occidentale de l’affrontement avec l’Iran se heurte à l’opposition du Mouvement des non-alignés.

3-8 Mireille Delamarre : Nucléaire Iranien : Le Mouvement Des Non Alignés Critique Le Nouveau Directeur De l’AIEA.

3-9 Les nouvelles sanctions anti-iraniennes, inexorablement vouées à l'échec. 

4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

4-1 "Obama complote"

4-2 Obama tente de rassurer le monde musulman.



Médias et Manipulation de l’opinion -Vidéos

1-1 Robert Parry : Les médias en route pour un remake du fiasco irakien

Les principaux organes d’information américains, y compris le New York Times et le Washington Post, sont engagés dans un remake de ce genre de couverture tendancieuse qui avait conduit à la guerre en Irak. Mais, cette fois, il s’agit de l’Iran.

En juin dernier, la façon de traiter les élections iraniennes, de présenter le président Mahmoud Ahmadinejad et de sonner l’alarme sur le programme nucléaire iranien est similaire à la couverture unilatérale dirigée par les médias américains contre Saddam Hussein et contre le supposé programme des « armes de destruction massive » de l’Irak, avant l’invasion de 2003. 

Dans les deux cas, les principaux médias américains ont pris position.

Ils ont parlé de la nation musulmane « ennemie » en la présentant sous un éclairage le plus violent possible ; ils ont dit des dirigeants qu’ils étaient implacablement mauvais ; ils ont exagéré les menaces (et les menaces potentielles) que constituait l’armement, réel ou imaginé, du pays.

Sans doute, il y avait de nombreuses facettes déplaisantes, chez Saddam Hussein, comme il y en a aussi chez l’Iranien Ahmadinejad.

Toutefois, les portraits des deux dirigeants tels que les brossaient les médias américains manquaient de nuance, en ne laissant passer que des interprétations les plus extrêmes et les moins flatteuses de leurs propos et de leurs actions.

En bref, le NY Times, le W. Post et la quasi-totalité des autres organes d’information américains se sont comportés davantage comme des outils de propagande que comme des organisations de journalistes professionnels. Le parti pris anti-iranien, à l’instar du précédent parti pris anti-irakien, se remarque surtout dans les pages éditoriales, mais on le retrouve également dans les pages ordinaires consacrées aux informations.

Par exemple, lorsqu’ils font l’écho des décideurs politiques américains, les médias américains de l’information nous mettent en garde contre le danger d’une menace nucléaire iranienne potentielle en prétendant qu’elle pourrait déclencher une course aux armements dans tout le Moyen-Orient.

Ce que les organes d’information ne disent presque jamais, c’est que plusieurs pays de la région possèdent déjà des armes nucléaires, y compris Israël, dont l’arsenal non déclaré passe pour l’un des plus sophistiqués de la planète.

Le Pakistan a développé une arme nucléaire dans les années 1980, avec l’accord de l’administration Reagan qui voyait en cet armement un compromis acceptable pour l’aide du Pakistan dans son soutien logistique aux moudjahidine afghans dans la guerre secrète contre les forces soviétiques en Afghanistan.

La rivale acharnée du Pakistan, l’Inde, possède aussi des armes nucléaires, de même que la Russie, ce qui veut dire que l’Iran est entouré de puissances nucléaires.

L’obstination constante de ces médias, à ne pas vouloir mentionner ce fait important, prive le public américain du contexte nécessaire pour évaluer le comportement de l’Iran. En lieu et place, l’intérêt supposé de l’Iran pour le nucléaire est copieusement dépeint comme un comportement d’extrémistes irréfléchis.

L’Iran, bien sûr, insiste sur le fait que son programme nucléaire poursuit des buts pacifiques et qu’il n’est nullement destiné à la fabrication d’armes. À ce point, il n’y a pas de preuves tangibles que l’Iran ment. De fait, les services de renseignement américains ont affirmé que l’Iran avait abandonné en 2003 ses recherches autour d’un projet d’ogive nucléaire. 

Alors qu'Israël, le Pakistan et l’Inde sont dotés d’un arsenal nucléaire...

Ainsi donc, pourquoi l’Iran est-il particulièrement visé dans cette condamnation concernant son intérêt supposé pour un armement nucléaire, alors qu’il est admis qu’Israël, le Pakistan et l’Inde soient dotés d’un arsenal nucléaire ?

Un argument avancé par les organes américains d’information, c’est que l’Iran est un signataire du traité de non-prolifération, alors qu’Israël, le Pakistan et l’Inde n’en sont pas et que, de ce fait, on peut adresser davantage de reproches à l’Iran, qui ignore les dispositions du traité, qu’aux autres, qui ne tiennent carrément aucun compte de ce même traité.

Mais cet argument n’a guère de sens. Il revient à donner le feu vert nucléaire à des États voyous qui ont refusé de signer le traité.

L’absurdité de cette situation est particulièrement remarquable dans le cas d’Israël, même après qu’il eut infligé une condamnation extrêmement sévère à un technicien israélien, Mordechai Vanunu, pour avoir divulgué en 1986 des faits relatifs au programme nucléaire de son pays. Vanunu fut kidnappé en Italie, ramené en Israël et jugé en secret. Il fut placé en isolement durant 11 ans, sur une sentence d’emprisonnement de 18 ans.

Même aujourd’hui, Vanunu risque d’être arrêté s’il adresse la parole à des étrangers. Pourtant, ce tireur de sonnette d’alarme est presque autant traité comme un paria par la presse américaine qu’il ne l’est par le gouvernement israélien.

Alors que les journalistes américains se taisent à propos de l’arsenal nucléaire secret d’Israël et qu’ils traitent les poursuites à l’encontre de Vanunu comme si ce dernier les avait méritées, ils protestent contre le programme nucléaire iranien, bien que celui-ci soit placé sous le contrôle de l’Agence internationale pour l’énergie atomique et qu’il reste très éloigné de toute possibilité, dans de brefs délais, de disposer d’une arme nucléaire, même si le gouvernement iranien décidait d’œuvrer en ce sens.

« Une nation particulièrement dangereuse »

Un autre argument, utilisé pour justifier ces deux poids et deux mesures, c’est que l’Iran est une nation particulièrement dangereuse, qu’il a soutenu des groupes arabes, tels le Hezbollah et le Hamas, que certains gouvernements occidentaux qualifient de « terroristes », que ses dirigeants rejettent le statut d’Israël en tant qu’État juif et qu’ils ont même souhaité sa fin en raison de cette désignation religieuse et ethnique.

Pourtant, bien des gens au Moyen-Orient et un peu partout dans le monde considèrent le Hezbollah et le Hamas comme des groupes résistants et/ou politiques qui ont lutté contre l’occupation par Israël des territoires libanais, pour le premier, et des territoires palestiniens, pour le second. Et, si ces groupes ont recouru à la violence, parfois même contre des civils, on ne peut dire non plus qu’Israël ait les mains propres, sur ce plan.

Israël est bien connu pour ses assassinats hors frontières et pour sa conquête de territoires extérieurs voisins. Israël a envahi et occupé certaines parties du Liban dans les années 1980 et il y a encore lancé une offensive sanglante pas plus tard qu’en 2006.

Israël a également organisé une occupation très musclée des terres palestiniennes, assassinant des chefs palestiniens et s’emparant de terres très précieuses au profit de ses colons, en violation complète des résolutions de l’ONU et des protestations sporadiques de son principal allié, Washington. Voici un an à peine, les forces israéliennes ont tué plus d’un millier de Palestiniens, dont la plupart étaient des civils, lors d’une offensive contre Gaza.

En contraste, depuis des générations, l’Iran est une puissance régionale relativement paisible. Ses huit années de guerre contre l’Irak ont commencé lorsque les forces de Saddam Hussein ont envahi son territoire, en 1980, probablement avec le « feu vert » des États-Unis et des États arabes sunnites, telle l’Arabie saoudite, qui craignait la propagation de l’intégrisme chiite iranien.

La guerre fut soutenue par la décision secrète du président Ronald Reagan de choisir le camp de l’Irak. En outre, tout spécialiste objectif devrait reconnaître que, depuis six décennies, les États-Unis sont la nation la plus active de la terre quand il s’agit de s’ingérer dans les affaires d’autres pays, et souvent en recourant à la violence.

Des liens avec des terroristes (…)

Quant à  entretenir des liens avec des organisations terroristes, le Pakistan et les États-Unis ont à coup sûr les mains bien plus sales que l’Iran.

Dans les années 1980, durant la guerre contre les Soviétiques en Afghanistan, le Pakistan a collaboré avec des extrémistes musulmans sunnites, y compris le Saoudien Osama bin Laden et d’autres agents violents qui, plus tard, allaient constituer Al-Qaida. Dans les années 1990, le service des renseignements pakistanais, l’ISI, a formé les taliban et a soutenu leur prise de pouvoir en Afghanistan. Il allait rester leur allié dévoué jusqu’aux attentats du 11 septembre.

L’ISI a également la réputation de déployer des activistes contre l’Inde, dans le territoire contesté du Cachemire, et le Pakistan a été à la base d’attaques terroristes sanglantes, tel le massacre de Bombay, en Inde, en 2008.

Les États-Unis aussi sont loin d’être irréprochables sur le front du terrorisme. À ce jour, les autorités américaines hébergent des terroristes cubains bien connus à Miami et ailleurs, y compris Luis Posada Carriles, qui fut impliqué dans la destruction en plein vol d’un avion de ligne cubain, en 1976.

Depuis qu’ils ont fait exploser deux bombes nucléaires contre la Japon, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, les responsables américains ont périodiquement discuté d’attaques nucléaires et en ont même menacé d’autres pays, s’ils ne se conformaient pas aux desiderata des Américains. Parmi ces pays menacés figurent des États non nucléarisés, comme le Nord-Vietnam, à l’époque où le président Richard Nixon était engagé dans ce qu’on a appelé sa « stratégie du fou ».

Même aujourd’hui, alors qu’elles dénoncent l’intérêt présumé de l’Iran pour la réalisation d’une arme nucléaire, les autorités américaines, y compris le président George W. Bush et, selon toute vraisemblance, le président Barack Obama, ont laissé grande ouverte la possibilité d’une attaque nucléaire contre l’Iran. Ils n’ont pas manqué d’insister pour dire que « toutes les options étaient envisageables » et, alors qu’elle était encore candidate à la présidence, la ministre des Affaires étrangères Hillary Clinton, a menacé de rayer l’Iran de la carte s’il attaquait Israël.

Pourtant, à la lecture des principaux journaux américains, on croirait que l’Iran est le seul pays dangereux opérant dans cette partie du monde.

Le parti pris à propos des élections 

Il y a également la façon curieuse dont les médias américains ont traité les élections iraniennes le 12 juin dernier.

Les éditorialistes du New York Times et du Washington Post qualifient habituellement les élections de « truquées » sans la moindre justification ou confirmation par des faits. Cela ressemble beaucoup à la manière dont le chef éditorialiste du W. Post, Fred Hiatt, avait annoncé en 2002 et au début 2003 que l’Irak possédait des armes de destruction massive.

Ce n’est que plus tard, après l’invasion américaine et l’absence de découverte de cachettes d’ADM, que Hiatt a admis que le W. Post n’aurait sans doute pas dû être aussi catégorique.

« Si vous considérez les éditoriaux que nous rédigeons en galopant [vers la guerre…], nous y déclarons, comme s’il s’agissait d’un fait incontournable, qu’il [Hussein] a des armes de destruction massive », déclara Hiatt dans une interview accordée à la Columbia Journalism Review. « Si ce n’est pas vrai, il eût mieux valu de ne pas en parler. »

Oui, effectivement, il y a eu une époque, dans le journalisme américain, où l’on estimait que c’était une affaire grave que de présenter comme fait véridique quelque chose qui était faux. Toutefois, dans le cas de Hiatt – en dépit de la mort de plus de 4.300 soldats et de centaines de milliers d’Irakiens –, il n’y a pas eu de changement dans la direction des pages éditoriales du W. Post.

À l’instar de ses collègues du New York Times, Hiatt est certain aujourd’hui, et sans la moindre équivoque, que les élections iraniennes ont été « truquées ». Il va toutefois être bien plus difficile d’en apporter la preuve.

Bien des affirmations de la presse américaine et occidentale à propos de la fraude électorale se sont avérées fausses, comme la conviction que les Azéris auraient voté pour un des leurs, Mir Hossein Mousavi, et non pour Ahmadinejad.

Mais un sondage préélectoral, sponsorisé par la New America Foundation, découvrit chez les Azéris une répartition des votes de 2 contre 1, en faveur d’Ahmadinejad. Une partie de la raison était qu’en fait, Ahmadinejad avait injecté de l’argent du gouvernement dans cette région.

Une autre accusation fréquente émanant de la presse occidentale, c’est qu’Ahmadinejad a annoncé bien trop rapidement sa victoire, mais la presse ignorait le fait que Mousavi avait sorti une déclaration de victoire bien avant que les votes n’aient été comptés. Les premiers résultats partiels, indiquant qu’Ahmadinejad était en tête, ne vinrent que plusieurs heures plus tard.

La raison pour laquelle Ahmadinejad peut avoir réellement gagné les élections, c’est que son soutien était concentré autour des pauvres des villes et des campagnes, qui bénéficient des dons de nourriture et des programmes d’emploi du gouvernement, et qui ont tendance à écouter davantage les prêtres conservateurs des mosquées.

Mousavi parut admettre ce point quand il sortit sa preuve supposée que les élections avaient été truquées, accusant Ahmadinejad d’avoir acheté des votes en fournissant de la nourriture et en proposant de meilleurs salaires aux pauvres. Lors de certains rassemblements en faveur de Mousavi, on rapporte que les partisans de ce dernier chantaient « mort aux patates ! », faisant ainsi une allusion moqueuse aux distributions de nourriture d’Ahmadinejad.

Pourtant, si distribuer de la nourriture et augmenter les salaires peuvent être un signe de « clientélisme », ces tactiques ne sont normalement pas assimilées à la fraude électorale.

En général, Mousavi bénéficiait du soutien de la classe moyenne urbaine et des gens d’un niveau d’éducation plus élevé, spécialement dans la capitale Téhéran, plus cosmopolite, et où les universités sont devenues des centres de protestation contre Ahmadinejad. La politique du président et ses commentaires offensants remettant en question l’Holocauste ont été une source d’épreuves, pour cette catégorie d’électeurs, qui a rencontré des difficultés dans ses voyages ainsi que pour vaquer à ses affaires, en raison des sanctions et des restrictions imposées par l’Occident.

Ainsi, le résultat des élections aurait pu s’expliquer simplement par le fait que la classe moyenne et les intellectuels iraniens avaient voté en masse pour Mousavi, tandis que des nombres plus importants de pauvres et de musulmans conservateurs pouvaient avoir forcé la décision en faveur d’Ahmadinejad. 

Le refus d’un nouveau comptage  

Le dernier véritable espoir de preuve définitive que la victoire d’Ahmadinejad était truquée s’est sans doute envolé quand Mousavi a rejeté la possibilité d’un recomptage. En lieu et place, Mousavi a exigé de nouvelles élections sur toute la ligne.

L’objection de Mousavi vis-à-vis d’un nouveau comptage s’attira le soutien des hautes instances du New York Times. « Même un recomptage complet serait suspect », écrivit le Times dans un éditorial. « Comment tout le monde pourrait-il être sûr que tous les bulletins étaient valides ? »

Mais une raison en faveur d’un recomptage tiens au fait qu'examiner les votes peut déterrer une preuve de fraude, surtout si le bourrage d’urnes a été fait de façon chaotique ou si les pointages ont été réalisés sans bulletins de vote pour les confirmer, comme certains observateurs l’avaient présumé à propos de l’Iran.

Cette différence de perception entre l’Occident et l’Iran à propos de la légitimité des élections s’est désormais muée en un important sujet de discorde entre les deux camps.

Entre le 27 août et le 10 septembre 2009, un sondage réalisé par WorldPublicOpinion.org a interrogé 1.003 Iraniens dans tout le pays et a ainsi découvert que 81 % des personnes interrogées considéraient Ahmadinejad comme le président légitime de l’Iran. Seuls 10 % ont prétendu qu’il était illégitime et 8 % n’avaient pas d’opinion.

62 % ont déclaré qu’ils avaient une très grande confiance dans les résultats des élections, 21 % qu’ils avaient une certaine confiance, ce qui nous donne 83 % de personnes ayant exprimé un point de vue favorable sur les élections. En comparaison, 13 % seulement ont déclaré n’avoir que peu de confiance, voire pas du tout, dans les résultats.

Ces résultats du sondage ont toutefois été ignorés par les médias américains ou négligés parce qu’ils émanaient prétendument d’Iraniens craintifs n’exprimant simplement que ce que leur gouvernement voulait entendre. Toutefois, des sondages similaires ont été réalisés dans des pays du monde entier, y compris durant l’occupation militaire de l’Irak et ont été considérés comme des baromètres fiables de l’opinion publique.

Dans les six mois qui ont suivi ce sondage, le W. Post, le NY Times et d’autres organes  d’information occidentaux se sont obstinés à prétendre que les élections iraniennes avaient été « truquées », apportant ainsi un soutien moral aux protestations des rues cherchant à renverser Ahmadinejad.

Toutefois, si les élections ont malgré tout été légitimes, on peut dire que les médias d’information américains contribuent dans ce cas à créer un soutien politique au renversement d’un gouvernement démocratiquement élu.  

Bush et le changement de régime 

Une situation similaire s’était produite en Iran, en 1953, quand les États-Unis et la Grande-Bretagne s’étaient opposés au Premier ministre iranien, Mohammad Mossadegh, qui cherchait à nationaliser les ressources pétrolières du pays. La CIA entreprit une campagne de propagande tendant à dépeindre Mossadegh comme instable tout en dépensant des millions de dollars pour rassembler d’énormes foules qui réclameraient son éviction.

Au vu de cette histoire – et de la reprise de l’Iran dans la liste de l’« axe du mal » du président George W. Bush – il ne serait pas déraisonnable que le gouvernement iranien soupçonnât les États-Unis, peut-être accompagnés de leur second couteau la Grande-Bretagne, de mijoter une nouvelle opération secrète de ces jours-ci.

Avant les élections du 12 juin en Iran, il était de notoriété publique et il se disait d’ailleurs beaucoup que Bush avait signé le rapport final d’une action couverte visant le gouvernement islamique en recourant à un vaste programme de propagande et de déstabilisation politique.

Dans le New Yorker magazine du 7 juillet 2008, le journaliste d’enquête Seymour Hersh écrivait qu’à la fin de l’année précédente, le Congrès avait accepté la requête de Bush en faveur d’une escalade importante des opérations secrètes contre l’Iran et ce, à concurrence de 400 millions de dollars.

« Le rapport final se concentrait sur l’annihilation des ambitions nucléaires de l’Iran et la tentative de renversement du gouvernement via un changement de régime », déclara à Hersh une personne bien au courant du contenu de ce rapport. L’opération impliquait « de travailler avec des groupes d’opposition et de distribuer de l’argent », ajouta la personne.

D’autres organes d’information rapportèrent des faits similaires, avec des responsables de l’organisation Bush citant l’agressivité de l’action secrète comme l’une des raisons pour lesquelles les Israéliens ont dû tasser leur rhétorique chauffée à blanc à propos de l’envoi d’une frappe militaire contre les sites nucléaires iraniens.

Pourtant, quand la campagne de Mousavi revêtit l’apparence d’une « révolution de velours », que Mousavi lui-même revendiqua la victoire avant même que les votes fussent comptés et qu’il organisa une manifestation de masse une fois que le comptage officiel des votes eut été en sa défaveur, les organes de presse américains se gaussèrent de la moindre suggestion émanant du gouvernement d’Ahmadinejad et disant que des agents étrangers pouvaient avoir trempé dans les perturbations.

N’allons pas jusqu’à dire que le campagne de Mousavi fut orchestrée en dehors de l’Iran et ne suggérons pas non plus qu’elle n’exprimait pas des doléances sincères à l’intérieur même du pays, mais l’ensemble de la presse américaine s’est malgré tout conduit comme s’il avait oublié sa précédente couverture de l’opération secrète de la CIA. Il était malaisé de ne pas conclure que les médias américains avaient choisi de soutenir le camp de Mousavi.

La connexion des contras iraniens (l’Irangate) 

Un journalisme vraiment objectif aurait au moins inclus quelques faits historiques à propos des trois principaux chefs de l’opposition et des liens (souvent secrets) qu’ils entretenaient de longue date avec l’Occident.

Dans les années 1980, le Premier ministre Mousavi était effectivement le responsable contrôlant Manucher Ghorbanifar, l’agent iranien qui avait noué des contacts avec l’activiste néo-conservateur Michael Ledeen en vue des acheminements clandestins d’armes destinées aux contras iraniens et dans lesquels étaient impliqués et les États-Unis et Israël.

En novembre 1985, quand l’un des acheminements de missiles via Israël avait été perturbé, Ghorbanifar avait fait part à la Maison-Blanche du mécontentement de Mousavi.

« Aux alentours du 25 novembre 1985, Ledeen a reçu un coup de fil furieux de la part de Ghorbanifar, lui demandant de relayer un message du Premier ministre iranien au président Reagan à propos de l’acheminement d’un type inapproprié de missiles Hawk », prétendait le rapport final du procureur spécial désigné dans l’affaire des contras iraniens, Lawrence Walsh (Final Report).

Ledeen a déclaré qu’en gros le message disait ceci : « Nous avons assumé notre part du marché et vous, ici, vous nous avez arnaqués et trompés et il vaudrait mieux que vous rétablissiez la situation immédiatement.’ »

Ghorbanifar avait également fait miroiter la possibilité pour le conseiller de Reagan sur le plan de la sécurité nationale, Robert McFarlane, de rencontrer des hauts fonctionnaires iraniens, y compris Mousavi. En mai 1986, lorsque McFarlane et le conseiller à la Maison-Blanche Oliver North entreprirent leur infamant voyage à Téhéran avec la bible gravée et le gâteau en forme de clé, ils avaient l’intention de rencontrer Mousavi.

Une autre figure de proue de l’actuelle opposition, Ali Akbar Hashemi Rafsanjani, a également été au centre du réseau de trafic d’armes arrangé par Israël pour l’Iran dans sa longue guerre avec l’Irak. Rafsanjani, à l’époque président du Parlement, a en partie bâti sa fortune personnelle de profiteur de guerre sur les bénéfices de ces marchés lucratifs avec Israël.

Un troisième dirigeant important de l’opposition, Mehdi Karoubi, et son frère Hassan ont également été liés aux marchés d’armes secrets. Mehdi Karoubi a été identifié comme intermédiaire dès le début des années 1980, à l’époque où, dit-on, il avait des contacts avec les agents de renseignements israéliens et américains, de même que des républicains haut placés travaillant pour Ronald Reagan.

Le frère, Hassan Karoubi, était un autre personnage de la contra iranienne. Il rencontra Ghorbanifar et Ledeen à Genève, fin octobre 1985, à propos des acheminements de missiles en échange de l’aide iranienne dans la libération d’un groupe d’otages américains au Liban, peut-on lire dans le rapport de Walsh.

Normalement, on pourrait s’attendre à ce qu’une liste aussi inhabituelle de personnages de l’opposition fasse froncer les sourcils de l’ensemble de la presse américaine. Si la CIA ou les services de renseignement israéliens essayaient d’opérer un changement de régime en Iran, ils pouvaient logiquement s’adresser aux personnages influents avec qui ils avaient eu des relations antérieures.

Mais toute cette histoire, de même que la connaissance antérieure par les médias de l’opération secrète de Bush en quête d’un « changement de régime » en Iran, a disparu afin de ne pas être mentionnée dans les volumes de rapports sur les élections du 12 juin. Toutes les histoires racontées concernaient les manifestations spontanées de protestation contre la réélection prétendument frauduleuse d’Ahmadinejad.

On peut concevoir que les médias d’information américains considèrent Ahmadinejad avec dédain à cause de ses menaces grandiloquentes et plus particulièrement de ses commentaires choquants sur l’Holocauste. Parfois, cette répulsion a été palpable, comme lorsque Bill Keller, le directeur exécutif New York Times, s’est rendu en Iran pour assister aux élections et qu’il a cosigné une analyse de presse qui débutait par une blague disant qu’Ahmadinejad avait des poux dans les cheveux.

Mais on aurait au moins pu espérer que la mort et la destruction en Irak auraient enseigné une leçon douloureuse à ces gens des médias : parfois, des propos irréfléchis sur des « ennemis » étrangers peuvent mener à d’horribles souffrances humaines.

Les journalistes pourraient également se rappeler les bons vieux principes de la profession : le fair-play et l’honnêteté, la primauté des faits et l’objectivité.

Robert Parry   

26 Février

Traduit par Jean-Marie Flémal pour Investig'Action - michelcollon.info


n°36 - Dossier d'Iran - 25-03 - : Suite - : Les médias en route pour un remake du fiasco irakien.


n°36 - Dossier d'Iran -  25-03 - : Suite - : Les médias en route pour un remake du fiasco irakien.



Dossier d'Iran   n°36  du 25-03

                                C.De Broeder & M.Lemaire



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Sommaire :  

2 Les brèves

2-1 Islamabad veut interroger le père de la bombe A pakistanaise.

2-2 Washington peine à dissuader les sociétés d'entreprendre en Iran.

2-3 Ali Khamenei répond froidement à l'ouverture proposée par Barack Obama.

2-4 Seuls des voyous utilisent cette insulte.

2-5 L'Iran  condamne les prétendus defenseurs des droits de l’Homme.

2-6 L'Iran accuse l'Occident de discriminer les musulmans.

2-7 Nucléaire: l'Iran critique le parti pris du chef de l'AIEA Yukiya Amano.

2-8 Nucléaire: l'Iran critique le parti pris du chef de l'AIEA Yukiya Amano.(2)

2-9 La nouvelle stratégie américaine est faite d'illusions.

2-10 Le Kirghizistan,transit des organisations anti iraniennes.

3 Dossier & Point de vue

3-1 Scott Ritter : Nucléaire iranien et désinformation.

3-2 Herald Scotland : Les USA se préparent à attaquer l’Iran.

3-3 Des centaines de bombes américaines “bunker-busters” sont en cours de transfert : Destination finale l’Iran ?

 

 


2 Les brèves

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

2-1 Islamabad veut interroger le père de la bombe A pakistanaise.

22 mars,

Islamabad veut interroger le père de la bombe A pakistanaise Abdul Qadeer Khan, soupçonné d'avoir transmis des secrets nucléaires à l'Irak et l'Iran, déclare un avocat du gouvernement.

La requête déposée par le gouvernement devant la Haute Cour de Lahore survient à deux jours de l'ouverture d'un dialogue stratégique entre Etats-Unis et Pakistan, à l'occasion duquel Islamabad pourrait demander un accord sur le nucléaire civil similaire à celui conclu entre Washington et l'Inde.

"Nous demandons l'autorisation de voir le Dr (Abdul) Qadeer Khan et d'enquêter sur ce dossier, et aussi de l'empêcher de s'exprimer publiquement et de prendre contact avec quiconque", a déclaré l'avocat du gouvernement, Naveed Inayat Malik.

La Cour, après une audience préliminaire lundi, a ajourné ses débats à mercredi prochain.

Selon l'avocat de Khan, Ali Zafar, l'initiative du gouvernement n'est qu'une riposte à une requête judiciaire de son client, qui conteste les restrictions imposées par les autorités à ses déplacements. Pour Islamabad, ces restrictions visent uniquement à assurer la sécurité du savant atomiste.

Selon deux articles parus dans le Washington Post les 10 et 14 mars, l'expert nucléaire pakistanais a essayé d'aider l'Irak et l'Iran à produire des armes nucléaires, a précisé Malik. Ces contacts auraient été connus du gouvernement pakistanais. Khan comme Islamabad ont démenti les allégations contenues dans ces articles.

Khan a avoué lui-même, en février 2004, avoir transmis des informations et du matériel nucléaires à l'Iran, la Libye et la Corée du Nord. Il avait été alors pardonné par le président d'alors, Pervez Musharraf, mais placé en résidence surveillée.

Il a été libéré de cette assignation à résidence sur décision de la Haute Cour en février 2009.

A l'époque, le gouvernement pakistanais avait tenté d'apaiser les inquiétudes de Washington et de la communauté internationale en déclarant que le réseau de Khan avait été totalement démantelé et que le chercheur n'avait aucun accès au programme nucléaire du Pakistan.

Le Pakistan, qui n'est pas signataire du traité de non-prolifération, a procédé à plusieurs essais nucléaires en 1998 mais on suppose qu'il disposait dès 1986 de la capacité de fabriquer des bombes atomiques.

Islamabad espère aborder la question d'un accord sur le nucléaire civil lors de son dialogue stratégique avec Washington qui doit débuter mercredi.

Source : Reuters

http://www.regards-citoyens.over-blog.com/article-islamabad-veut-interroger-le-pere-de-la-bombe-a-pakistanaise-47174556.html


2-2 Washington peine à dissuader les sociétés d'entreprendre en Iran.

Le gouvernement américain a versé 107 milliards de dollars au cours des dix dernières années à des sociétés exerçant des activités en Iran, malgré les efforts de Washington pour décourager l'investissement dans la République islamique, selon le New York Times.

Deux journalistes du quotidien américain ayant épluché les archives fédérales, celles des entreprises et d'autres documents en concluent que les gouvernements qui se succèdent à Washington depuis dix ans ont des difficultés à imposer leur autorité à des entreprises étrangères ou des filiales à l'étranger de multinationales américaines.

Sur les 74 entreprises que le journal a identifiées comme faisant à la fois des affaires avec Washington et Téhéran, 49 continuent de travailler en Iran et n'ont pas manifesté leur intention d'interrompre leurs activités.

Au total, selon les calculs du New York Times, 107,4 milliards de dollars ont été accordés par le gouvernement fédéral sous forme de contrats, subventions, prêts ou garanties de prêts à des sociétés qui dans le même temps, exerçaient des activités en Iran, directement ou par le biais de filiales.

Le New York Times cite notamment le géant Royal Dutch Shell, le conglomérat énergétique brésilien Petrobras, l'avionneur américain Honeywell, le constructeur automobile japonais Mazda ou le conglomérat industriel sud-coréen Daelim comme sociétés ayant bénéficié de cet argent.

Plus des deux tiers de cette somme (72,8 milliards) ont été perçus par des sociétés exerçant des activités dans le domaine de l'énergie et 14,8 milliards ont été versés à des sociétés dont les contrats dans le secteur énergétique semblent enfreindre l'Iran Sanctions Act, selon le Congrès.

Alors que le gouvernement américain interdit aux entreprises américaines tout type d'échange commercial avec l'Iran, en vertu d'un embargo en place depuis les années 1990, il peine à imposer son autorité sur les sociétés étrangères et les filiales étrangères de groupes américains.

L'Iran Sanctions Act a été voté pour corriger en partie cet état de fait, en prévoyant de sanctionner les sociétés étrangères investissant plus de 20 millions de dollars dans le secteur pétrolier et gazier iranien. Mais dans les 14 années qui ont suivi l'adoption de cette loi, aucune société n'a été sanctionnée.

L'enquête du New York Times est consultable sur www.nytimes.com/2010/03/07/world/middleast/07sanctions.html?hp

7/3

http://fr.news.yahoo.com/4/20100307/twl-usa-iran-sanctions-presse-38cfb6d_1.html


2-3 Ali Khamenei répond froidement à l'ouverture proposée par Barack Obama.

Ali Khamenei s'en est violemment pris aux Etats-Unis dimanche, accusant Washington de comploter pour renverser le régime et offrant une réponse pour le moins glaciale à l'ouverture

L'ayatollah Khamenei n'a pas rejeté la proposition du chef de la Maison Blanche. Mais il a souligné que jusqu'à présent, les offres américaines faites à Téhéran avaient été une déception.

Dans un message diffusé vendredi soir pour coïncider avec le Nouvel an iranien, Barack Obama a déclaré aux Iraniens que les Américains souhaitaient de meilleurs échanges culturels avec leur pays, tout en critiquant la direction iranienne, lui reprochant de "tourner le dos" aux ouvertures américaines.

Le chef de la Maison Blanche a précisé que la proposition américaine d'un dialogue diplomatique tenait toujours mais que le gouvernement iranien avait choisi l'isolement.

L'ayatollah Khamenei, qui a le dernier mot concernant toutes les affaires politiques en Iran, a riposté dans un discours diffusé à la télévision qu'il a prononcé à l'occasion d'une visite à Mechhed (nord-est). "Vous ne pouvez pas parler de paix et d'amitié tout en complotant pour frapper l'Iran", a-t-il lancé à l'adresse des Américains.

Il a en particulier dénoncé les critiques formulées par les Etats-Unis devant la répression des opposants après l'élection présidentielle contestée de juin. Les autorités iraniennes ont arrêté plusieurs milliers de personnes après des manifestations contre l'annonce de la réelection du président Mahmoud Ahmadinejad et les accusations de fraude.

En référence au message de Barack Obama, Ali Khamenei a déclaré que l'Iran "examinera la question" avec acuité afin de "déterminer s'il s'agit vraiment d'une main et d'intentions amicales" ou d'un geste "hostile dans un cadre trompeur".

"La nouvelle administration américaine se déclare disposée à normaliser les relations. Mais malheureusement, dans la pratique, elle fait le contraire", a-t-il lancé à une large foule à Mechhed. A plusieurs reprises, les slogans "A mort l'Amérique" et "A mort Obama" ont été repris dans l'assistance.

Les Etats-Unis, qui n'ont pas de relations diplomatiques formelles avec l'Iran depuis la révolution islamique de 1979, poussent aux Nations unies pour imposer des sanctions à Téhéran

22/3 AP


2-4 Seuls des voyous utilisent cette insulte.

Des responsables iraniens ont renvoyé mardi aux Etats-Unis les accusations du général américain David Petraeus qualifiant l'Iran de "voyoucratie", affirmant que seuls des "voyous" pouvaient utiliser ce genre d'"insulte".
"Le gouvernement meurtrier des Etats-Unis est le gouvernement de voyous qui ont tué des milliers de civils irakiens, afghans et palestiniens", a vivement réagi le président du Parlement, Ali Larijani, lors d'une intervention devant les députés.
 "Ce général en bout de course a insulté le gouvernement iranien en le qualifiant de voyoucratie. On peut comprendre pourquoi il a fait ce genre de commentaire en se rappelant que les peuples de la région le haïssent", a-t-il ajouté.
 De son coté, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères Ramin Mehmanparast a répliqué lui aussi au commentaire du général Petraeus en affirmant qu'"un tel langage est un langage de voyou qui traduit une attitude de voyou".
"Cela montre que les responsables américains sont furieux, peut-être en raison de leur échec à mener une guerre déguisée (contre l'Iran) ou parce que le rôle de leurs services de renseignement a été révélé au grand jour dans l'affaire Righi", a ajouté M. Mehmanparast interrogé lors de son point de presse hebdomadaire.

09/03

.http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=128266&language=fr

 


2-5 L'Iran  condamne les prétendus defenseurs des droits de l’Homme.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ramin Mihman-Parast, a déclaré samedi que les relations nouvellement divulguées entre le chef du groupuscule Rigi et les defenseurs de ce que l'on a coutume d’appeler les droits de l’Homme dévoilaient l’immense hypocrisie de ces derniers.

Mihman-Parast commentait les récentes confessions d'Abdolmalek Rigi, qui a récemment été capturé par les forces de sécurité iraniennes.
Abdolmalek Rigi, dirigeant du groupuscule terroriste Jundallah, a "avoué" que les Etats-Unis lui avaient promis une aide financière s'il acceptait d'agir pour leur compte.
Abdolmalek Rigi a été arrêté mardi dans la province iranienne du Sistan-Balouchistan.
Selon le ministre du Renseignement Heydar Moslehi, il se trouvait dans une base militaire américaine avant son interception en Iran.
Dans des séquences, Abdolmalek Rigi déclare qu'un agent américain lui a promis "finances, aide militaire, armes et munitions ainsi qu'une base militaire en Afghanistan près des frontières iraniennes" s'il coopérait.
Il dirige un groupuscule responsable d'une série d'actes terroristes meurtriers dans le sud de l’Iran, le plus récent étant le massacre de plus de 40 personnes, dont cinq hauts commandants du Corps des Gardiens de la révolution islamique, dans la province du Sistan- Baloutchistan.
Dans ses aveux diffusés dans la presse, Abdolmalek Rigi a avoué que les Etats-Unis l’avaient équipés d'armes diverses, de bombes et d’équipements de télécommunications.
Il a ajouté que les dirigeants de la CIA qui soutient toutes les organisations terroristes qui luttent contre l'Iran, une attaque militaire contre l’Iran s’avérant particulièrement difficile.
Le porte-parole a déclaré que, pour la nation iranienne, il apparait presque normal de voir que de prétendus defenseurs des droits de l'Homme sont ceux la mêmes qui prétendent lutter contre le terrorisme et qui n’hésitent pas étendre leur soutien aux groupuscules terroristes et les criminels comme Abdolmalek Rigi.

27 Février

http://www2.irna.ir/fr/news/view/line-94/1002271711161044.htm


2-6 L'Iran accuse l'Occident de discriminer les musulmans.

Le chef de la diplomatie iranienne Manouchehr Mottaki a dénoncé à Genève la discrimination subie par les musulmans en Occident.

Devant le Conseil des droits de l'homme, il a affirmé que les musulmans "font l'objet d'agressions physiques et verbales".

"Les musulmans sont discriminés pour trouver du travail et un logement" a poursuivi le ministre iranien des Affaires étrangères, qui a ensuite évoqué la discrimination religieuse qu'ils subissent également selon lui.

"On les prive de la possibilité de pratiquer leur religion dans des lieux publics et on les empêche de respecter leur code vestimentaire" a indiqué M.Mottaki sans nommer un pays précis.

"Ils sont victimes de campagne de propagande massive sous le prétexte de la liberté d'expression", selon le chef de la diplomatie iranienne, pour qui il s'agit "d'un système de deux poids, deux mesures" appliqué par l'Occident.

01 mars

http://www.romandie.com/


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