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26/01/2012

n°500 - dossiers de l'Afghanistan - 18/12/11- :: Les perdants et les gagnants dans l’Afghanistan d’Obama.


n°500 - dossiers de l'Afghanistan  - 18/12/11- :: Les perdants et les gagnants dans l’Afghanistan d’Obama.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de l'Afghanistan n°500 du 26-01

C.De Broeder & M.Lemaire

 



 Le "Afghanistan le dossier de l'Afghanistan" est  visible 

a)   sur nos blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

 

d) un sommaire à :  http://www.palestine-solidarite.org/journaux.CathyetMarc.htm

cette page est accessible depuis la page d'accueil ( http://www.palestine-solidarite.org/ )colonne de gauche.

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

Brèves

1-1 IRIB  :Dix ans après, une chaîne humaine à Washington demande la fermeture de Guantanamo.  

1-2 IRIB : Bush est parti, Guantánamo reste. 

2 Exactions & torture  dans le camp de concentration de Guantanamo.

2-1 Fuites sur des simulations de noyade: un ancien de la CIA poursuivi.

2-2  IRIB : Les Américains maltraitent les prisonniers afghans.  

2-2 Trois Français dénoncent des mauvais traitements et humiliations.  

2-3 IRIB :Guantanamo: La juge française demande à pouvoir enquêter aux Etats-Unis.  

2-4 Almanar : Guantanamo: Courrier détenus-défense contrôlé: les avocats protestent.

3 Dans la PRISON.

3-1 Détenu 4 ans à Guantanamo, Hija n’a qu’un souhait: "Punir les Américains".

3-2 GeantVert : Guantanamo : Le témoignage de Lakhdar Boumediene qui est resté prisonnier 7 ans sans procès ni inculpation

4  D'années en année.

4- 1 DossierPCF : 10 ans de Guantanamo : « Mépris consternant des droits humains »

5 Qu'en pensent les Voisins ?

Russie

5-1 french.ruvr : Guantanamo – Le Ministère des Affaires étrangères russe : « la zone d’un vide juridique »  



Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

1 Brèves

1-1 IRIB : Dix ans après, une chaîne humaine à Washington demande la fermeture de Guantanamo.  

Plusieurs centaines de manifestants ont formé une chaîne humaine mercredi à Washington, de la Maison Blanche à la Cour suprême, pour protester contre les dix années d'existence de la prison de Guantanamo, malgré les promesses de fermeture de Barack Obama. "Dix ans de trop ! Dix ans, ça suffit !", ont scandé pendant deux heures et demi les manifestants parmi lesquels 200 personnes étaient vêtues des célèbres combinaisons oranges et encagoulés de sacs noirs, symboles du centre de détention américain situé sur l'île de Cuba.
"Nous sommes ici avec notre colère, notre énergie et même avec notre espoir pour demander à Obama et à la Cour suprême de fermer Guantanamo", a dit Frida Berrigan de l'association Témoins contre la torture, un des organisateurs de la manifestation.

IRIB-

12/01/2012



1-2  IRIB : Bush est parti, Guantánamo reste.    

 «C'est une des premières photos qui a circulé sur Guantanamo.

Elle servait à faire peur.

Et c’a réussi.

J'étais terrorisé quand on m'a dit que je serais envoyé là-bas», raconte Moazzam Begg, ancien détenu de la base militaire américaine de Cuba, joint par téléphone. Le 25 janvier, cela fera sept ans que M. Begg, un ressortissant britannique, a été libéré de «Gitmo», où il a été détenu, pendant deux ans.

Un de ses voisins de cellule a été le jeune canadien Omar Khadr. En novembre dernier, M. Begg a reçu une compensation du gouvernement de la Grande-Bretagne, pour le rôle que les autorités de son pays ont joué dans son arrestation et sa détention, qui n'ont jamais mené à procès. Mais l'ex-détenu n'a jamais tourné la page. Fondateur de l'organisation Cage Prisoners, le Londonien s'est lancé en croisade contre Guantanamo et les détentions arbitraires. Il est en contact avec une centaine d'anciens détenus. «Guantanamo, c'est 10 ans de vies gâchées», grommelle-t-il. Le problème, c'est que les États-Unis - sous quelque administration que ce soit - refusent de voir Guantanamo comme une question de droits de la personne. Les gens croyaient que Guantanamo était une lubie des faucons de Bush, mais ce n'est pas le cas. Ça s'inscrit dans la tradition américaine».

IRIB



2 Exactions & torture  dans le camp de concentration de Guantanamo.

2-1 Fuites sur des simulations de noyade: un ancien de la CIA poursuivi.

Un ancien agent de la CIA, qui avait confirmé que la technique de la simulation de noyade était belle et bien utilisée pour faire parler un suspect de terrorisme, a été accusé lundi aux Etats-Unis. Dans un communiqué du ministère américain de la Justice, il est accusé d'avoir divulgué des secrets aux médias.

John Kiriakou, salarié de la CIA de 1990 à 2004, 47 ans, était devenu célèbre en décembre 2007, sous l'administration Bush, en accordant un entretien à la chaîne de télévision ABC, lors duquel il avait confirmé pour la première fois que la technique de la
simulation de noyade avait été utilisée contre Abou Zoubaydah, détenu de Guantanamo accusé d'être membre d'Al-Qaïda.

La simulation de noyade était l'une des principales techniques d'interrogatoire autorisées par l'administration Bush à l'encontre de suspects de terrorisme après les attentats du 11 septembre 2001.

Dans un communiqué du ministère de la Justice, il est en outre soupçonné d'avoir révélé à un journaliste, lors d'échanges par courriels entre juillet et août 2008, l'identité d'un autre agent secret, en le présentant comme le "chef d'équipe" de certaines opérations.

John Kiriakou, qui a été en poste au siège de la CIA et à l'étranger, est passible de 20 ans de prison s'il est reconnu coupable de toutes les charges retenues contre lui.

Après cette nouvelle accusation,  David Patraeus, le directeur de l'Agence centrale de renseignements, s'inquiète dans un communiqué où il relève qu'il s'agissait de la deuxième fois en l'espace d'un an que des poursuites de ce type étaient engagées contre des fonctionnaires de la CIA.

En janvier 2011, un autre ancien de la CIA, Jeffrey Sterling, avait été arrêté pour avoir fourni en 2006 à un journaliste du New York Times des informations sur une opération secrète contre le programme nucléaire iranien.

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=13&frid=13&eid=47169

 

2-2  IRIB :Les Américains maltraitent les prisonniers afghans.  

Le gouvernement afghan a rendu public, samedi 7 janvier, un rapport mentionnant des cas de tortures et de mauvais traitements, dans la prison de Bagram, près de Kaboul, un établissement tenu, conjointement, par les troupes américaines et afghanes. La publication du rapport intervient, deux jours après l'ordre donné, jeudi, par le président afghan, aux Américains, de transférer, d'ici à un mois, à son gouvernement, le contrôle de la prison de Bagram. "De nombreux cas de violations de la Constitution afghane, d'autres lois du pays et des Conventions, en vigueur, sur les droits de l'Homme", ont été relevés", avait justifié M. Karzaï, dans un communiqué, après s'être entretenu avec Gul Rahman Qazi, le Président de la Commission de surveillance de la Constitution. "L'existence de prisons dirigées par des étrangers, en Afghanistan, n'est absolument pas permise par notre Constitution", a expliqué ce dernier. "Au cours de notre visite de la prison, certains des prisonniers se sont plaints d'avoir été torturés", a déclaré M. Qazi, qui s'est rendu à Bagram, sur ordre du Président afghan, Hamid Karzaï. M. Qazi a, également, mentionné des prisonniers "privés de nourriture", des maintiens en détention, malgré un acquittement ou au-delà de la durée de la peine. "Des prisonniers se sont aussi plaints d'avoir été déshabillés, pour être fouillés", a-t-il dit, sans autres précisions.

08/01/2012

IRIB

2-2 Trois Français dénoncent des mauvais traitements et humiliations. 

La juge d'instruction française Sophie Clément, dans sa demande d'enquête adressée aux autorités américaines sur d'éventuels actes de torture commis sur trois Français à Guantanamo, retranscrit les accusations de mauvais traitements et humiliations des trois hommes. Saisie de plaintes de ces trois ex-détenus revenus en France en 2004 et 2005, la juge cherche à vérifier ces déclarations, déjà partiellement relatées dans les médias, et à identifier d'éventuels responsables.

IRIB

 

2-3 IRIB :Guantanamo: La juge française demande à pouvoir enquêter aux Etats-Unis.  

Une juge d'instruction française, saisie de plaintes d'anciens détenus français de Guantanamo, a demandé aux autorités américaines de pouvoir se rendre sur place et de faire procéder à des actes d'enquête.
Dans sa commission rogatoire internationale du 2 janvier, la juge Sophie Clément, qui enquête sur des accusations de torture et d'actes de barbarie lancées par trois ex-détenus français, demande à pouvoir procéder à toutes constatations matérielles utiles sur la base américaine de la baie de Guantanamo. La juge demande aux autorités américaines de nous permettre de prendre connaissance et prendre copie de tous les documents détenus concernant Mourad Benchellali, Nizar Sassi et Khaled Ben Mustapha, les trois plaignants français.

10 janvier 2012.

17/01/2012 IRIB

 

 

2-4 Almanar : Guantanamo: Courrier détenus-défense contrôlé: les avocats protestent.

Le responsable des avocats de Guantanamo a appelé jeudi tous les défenseurs exerçant dans la prison américaine à protester contre une récente décision du commandant de la base d'inspecter systématiquement le courrier échangé entre les détenus et leurs conseils.

Cette décision "ne vous permet pas de protéger convenablement les relations privilégiées entre avocats et clients", a écrit le colonel Jeffrey Colwell, chef des avocats de la défense des tribunaux militaires d'exception.

Elle "vous contraint à révéler illégalement des informations liées à la représentation d'un client en violation avec le code déontologique professionnel", a-t-il estimé dans un courriel à tous les avocats.

Ces protestations des avocats surviennent après qu’un nouveau règlement en ce sens ait été mis en application fin Décembre 2011 par une équipe du ministère de la Défense ainsi que des agents du renseignement et des forces de l'ordre qui avancent des raisons de "sécurité".

Selon le commandant de la base, le contre-amiral David Woods,  auteur de cette décision, l'objectif serait de vérifier si les courriers contiennent des informations de "contrebande" qui pourraient avoir pour conséquence de "nuire de manière immédiate et substantielle à la sécurité nationale, de causer des actes imminents de violence (...) ou de présenter une menace pour le centre de détention ou le personnel gouvernemental".

Le colonel Colwell a exhorté les avocats à refuser de signer un document autorisant le commandant à faire contrôler leur courrier avec leurs clients.

"Une fois encore, les agissements du gouvernement montrent exactement pourquoi ces dossiers doivent être transmis devant un tribunal fédéral où le règlement est clair, juste et efficace", a commenté Zachary Katnelson, de l'organisation de défense des droits civils (ACLU).

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=13&frid=13&eid=45626



3 Dans la PRISON.

3-1 Détenu 4 ans à Guantanamo, Hija n’a qu’un souhait: "Punir les Américains".

Cinq années après son retour de la prison américaine de Guantanamo, où il fut enfermé pendant près de quatre ans, Hija Shahaza, 45 ans, n'en démord pas: il veut "prendre sa revanche" et "punir les Américains", ces "ennemis de l'Afghanistan".

Ancien "moudjahid (combattant) ordinaire", selon ses dires, du Hezb-i-Islami, un groupe de combattants afghan distinct des résistants, sa vie bascule une nuit de 2002, quand des soldats "font irruption" dans sa maison.

Il passera cinq mois à la prison de Bagram, près de Kaboul. Avant d'être transféré à base navale américaine de Guantanamo à Cuba, où les Américains ont ouvert en janvier 2002 une prison pour y enfermer, au mépris de toute convention internationale, des soi-disant « terroristes ». 

Dix ans après, quelque 171 hommes y sont encore détenus, dont une vingtaine d'Afghans, selon Kaboul.

A son arrivée à Guantanamo, Hija Shahaza est enregistré sous le nom de "Mollah Khairullah", comme, d'après lui, six ou sept autres détenus. "Pourtant (le vrai) Mollah Khairullah était (lui aussi) à Guantanamo. Et il n'a jamais nié son identité", observe-t-il, dénonçant "un complot", puisque "80% des prisonniers dits résistants ne l'étaient pas".

Enfermé dans un container divisé en quatre chambres, chacune d'une dimension de deux mètres sur deux, toilettes incluses, il doit partager son quotidien avec un autre détenu, faire ses besoins devant ce dernier, et inversement. Se déshabiller devant ses geôliers. Se faire raser cheveux et barbe.

"Je suis surpris de n'être pas mort d'avoir fait cela, que mon coeur, de honte, n'ait pas cessé de battre. Comment ai-je pu devenir un Pachtoune aussi faible ?", se demande-t-il, en référence à son ethnie, également celle d'origine des résistants. Ses interrogatoires  tournent autour des résistants et d'Oussama Ben Laden. Sans qu'il ne puisse jamais répondre quoi que ce soit.

Après plusieurs années à ce régime, et un passage devant un tribunal, le "prisonnier 952" est appelé. "Ils m'ont dit : +Félicitations, tu es libre+."

Quinze jours plus tard, un avion le ramène à Kaboul. Une lettre lui est remise, attestant de son innocence.

"Mais j'en fais quoi de cette lettre, après quatre ans de prison ?", s'interroge-t-il. Et d'embrayer: "Les infidèles ne seront jamais des amis de l'Islam. (...) Si un jour je le peux, je prendrai ma revanche et je punirai les Américains".

"Guantanamo a été un facteur important de l'expansion de la violence et de la rébellion contre les Etats-Unis en Afghanistan et au Pakistan. Les histoires horribles liées à ce lieu hanteront la mémoire collective pendant des dizaines d'années encore", observe Waheed Mujda, analyste politique afghan et ancien fonctionnaire sous le régime des résistants (1996-2001).

"Beaucoup des gens qui n'étaient pas des résistants y ont été emprisonnés. J'en connais même certains qui ont rejoint les résistants après avoir été libéré", note-t-il.

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=45116&frid=20&cid=20&fromval=1&seccatid=25


3-2 GeantVert : Guantanamo : Le témoignage de Lakhdar Boumediene qui est resté prisonnier 7 ans sans procès niinculpation

Le triste (ou scandaleux, c’est selon) anniversaire des 10 ans de la prison américaine de Guantanamo nous donne l’occasion de diffuser le témoignage poignant de certains prisonniers revenus de cet enfer et qui tentent de retrouver une vie normale.

Voici celui de Lakhdar Boumediene, resté enfermé sept années à Guantanamo, et qui a survécu à l’isolement, aux séances de torture et aux grèves de la faim.

Mon cauchemar à Guantanamo
Obama, prix Nobel de la paix ???

par Lakhdar Boumediene, sur Europalestine

le 9 janvier 2012

"Ce mercredi 10 janvier, il y aura dix ans qu’a été ouvert le camp américain de détention dans la baie de Guantanamo. Durant sept de ces dix années, j’y ai été détenu sans chef d’accusation ni explication. Pendant tout ce temps, mes filles ont grandi sans moi. Elles marchaient à peine quand on m’a jeté en prison et jamais elles n’ont eu la permission de me rendre visite ni de me parler au téléphone. La plupart de leurs lettres étaient retournées avec la mention « Ne peut être remis au destinataire », et les rares missives que j’ai reçues avaient été si radicalement et brutalement censurées que leurs messages d’amour et de soutien en étaient volatilisés.

Certains hommes politiques américains affirment que les détenus de Guantanamo sont des terroristes, mais jamais je n’ai été un terroriste. Si j’avais été présenté à un tribunal lors de mon arrestation, les vies de mes enfants n’auraient pas été dévastées, ni ma famille précipitée dans la pauvreté. Ce n’est qu’après que la Cour Suprême des Etats-Unis (ci-dessous) a enjoint au gouvernement de justifier ses actes devant un juge fédéral que j’ai enfin eu la possibilité de réhabiliter mon nom et de rejoindre mes proches.

J’ai quitté l’Algérie en 1990 pour travailler à l’étranger. En 1997, ma famille et moi avons déménagé vers la Bosnie et l’Herzegovine à la demande de mon employeur, le Croissant Rouge des Emirats Arabes Unis. J’ai assuré au bureau de Sarajevo les fonctions de directeur de l’aide humanitaire pour des enfants qui avaient perdu leurs parents dans les violences des conflits balkaniques. En 1998, j’ai pris la nationalité bosniaque. Nous vivions bien, mais tout a changé après le 11 septembre 2011.

Lorsque je suis arrivé à mon travail le matin du 19 octobre 2001, un agent de sécurité m’attendait. Il m’a demandé de l’accompagner pour un interrogatoire. Ce que j’ai fait, de mon plein gré – pour apprendre ensuite que je ne pouvais pas retourner chez moi. Les Etats-Unis avaient demandé aux autorités locales de m’arrêter en même temps que cinq autres hommes.

Selon des informations de l’époque, les USA supposaient que je complotais pour faire sauter leur ambassade à Sarajevo. Je n’ai jamais – pas une seule seconde – envisagé cela.

Le fait que les Etats-Unis avaient commis une erreur était manifeste dès le début. La Cour Suprême de Bosnie a enquêté sur l’accusation américaine, établi qu’aucune preuve contre moi n’existait et ordonné ma relaxe. Au lieu de quoi, au moment même de mon élargissement des agents américains se sont emparés de moi et des cinq autres. Nous avons été ligotés comme des animaux et expédiés par avion à Guantanamo, base américaine sur l’île de Cuba. J’y suis arrivé le 20 janvier 2002.

Je gardais confiance en la justice américaine. Je croyais que mes ravisseurs se rendraient rapidement compte de leur erreur et me libéreraient. Mais, quand je n’ai pas fourni aux interrogateurs les réponses qu’ils voulaient – et comment l’aurais-je pu, puisque je n’avais rien commis de mal ? – ils sont devenus de plus en plus brutaux. On m’a tenu éveillé pendant plusieurs jours d’affilée, j’ai été forcé à rester durant des heures dans des positions douloureuses. Ce sont des choses dont je ne veux pas faire le récit, je ne demande qu’à oublier.

J’ai observé pendant deux ans une grève de la faim, parce que personne ne voulait me dire pourquoi j’étais incarcéré. Deux fois par jour, mes geôliers enfonçaient un tube par mes narines, le long de ma gorge et jusqu’à mon estomac, de sorte qu’ils pouvaient y verser de la nourriture. C’était atroce, mais j’étais innocent et j’ai donc poursuivi ma démarche protestataire.

En 2008, ma demande d’un procès légal et équitable a suivi son chemin jusqu’à la Cour Suprême américaine. Dans un Arrêt qui porte mon nom, la Cour a déclaré que « les lois et la Constitution doivent persister et rester en vigueur dans les périodes extraordinaires ». Elle décidait que des prisonniers tels que moi, quelles que fussent la gravité des accusations, ont droit à comparaître devant un tribunal. La Cour Suprême reconnaissait une vérité fondamentale, à savoir que le gouvernement commettait des erreurs. Et elle déclarait que, dès lors que « les conséquences de l’erreur peuvent être la détention de personnes pour toute la durée d’hostilités qui sont susceptibles de persister sur une génération ou plus, il y a là un risque trop important pour être ignoré ».

Cinq mois plus tard, le juge Richard J. Leon, du tribunal fédéral du district de Washington, a réexaminé tous les motifs présentés pour justifier mon emprisonnement, y compris des informations secrètes dont je n’ai jamais eu connaissance. Le gouvernement a retiré sa plainte relative à un complot d’attentat à la bombe contre une ambassade, juste avant que le juge puisse l’examiner. Après les auditions, il a ordonné au gouvernement de me libérer en même temps que quatre des hommes qui avaient aussi été arrêtés en Bosnie.

Jamais je n’oublierai le moment où, ces quatre hommes et moi, assis dans une pièce sordide de Guantanamo, écoutions le son d’une voix confuse tandis que le juge Leon faisait lecture de son arrêt dans un tribunal de Washington. Il implorait le gouvernement de ne pas faire appel de sa décision, parce que « sept années d’attente pour que notre système judiciaire leur fournisse une réponse à une question si importante, est, selon moi, excessif ». J’ai été libéré, enfin, le 15 mai 2009.

Aujourd’hui, j’habite en Provence avec ma femme et mes enfants. La France nous a accordé l’asile et permis un nouveau départ. J’ai fait l’expérience du plaisir de me refamiliariser avec mes filles et, en août 2010, j’ai eu la joie d’accueillir un fils, Yousef. J’apprends à conduire, je suis une formation professionnelle et je reconstruis ma vie. J’ai espoir de recommencer à travailler au service des autres, mais jusqu’ici le fait d’avoir passé sept ans et demi comme prisonnier de Guantanamo a eu pour conséquence que seuls quelques organismes de défense des droits de l’homme ont sérieusement envisagé de m’embaucher. Je n’aime pas penser à Guantanamo. Les souvenirs en sont chargés de souffrance. Mais je fais part de mon histoire parce que 171 hommes sont encore là-bas. Parmi eux, il y a Belkacem Bensayah, qui a été arrêté en Bosnie et expédié à Guantanamo en même temps que moi.

Environ 90 prisonniers ont été disculpés et devraient être transférés hors de Guantanamo. Certains d’entre eux sont originaires de pays tels que la Syrie ou la Chine – où ils seraient soumis à la torture s’ils y retournaient – ou encore du Yémen, pays tenu pour instable par les USA. De sorte qu’ils restent en captivité, sans aucune issue en vue – non pas parce qu’ils auraient attaqué les Etats-Unis, mais parce que les stigmates de Guantanamo signifient qu’ils n’ont nulle part où aller, et que l’Amérique ne donnera pas asile à un seul d’entre eux.

On m’a dit que mon cas traité par la Cour Suprême est maintenant au programme des Facultés de Droit. Il se peut que cela me soit un jour une satisfaction, mais aussi longtemps que Guantanamo reste ouvert, et que des innocents y demeurent, mes pensées iront vers ceux qu’on a laissés en arrière, en ce lieu de souffrance et d’injustice."

Lakhdar Boumediene a été le principal plaignant dans le procès Boumediene contre Bush. Il a été détenu dans la prison militaire de la Baie de Guantanamo de 2002 à 2009.

11 janvier, 2012

by GeantVert

http://www.reopen911.info/News/2012/01/11/guantanamo-le-temoignage-de-lakhdar-boumediene-reste-prisonnier-7-ans-sans-proces-ni-inculpation/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Reopen911-News+%28ReOpen911+-+News%29

 

Traduit de l’anglais par Anne-Marie PERRIN pour CAPJPO-EuroPalestine, à partir d’un texte anglais, traduit de l’arabe, par Felice BEZRIet disponible sur le site du New York Times



4  D'années en année.

4- 1 DossierPCF : 10 ans de Guantanamo : « Mépris consternant des droits humains »
Le 11 janvier 2002, les premiers détenus de l'après-11 septembre ont été transférés sur la base navale de Guantanamo (enclave américaine illégale sur le territoire cubain). Des centaines de personnes y ont été détenues dans des conditions inhumaines au cours des dix années écoulées. 171 y sont toujours enfermées. Le PCF juge choquante la persistance d'une telle situation de non-droit.

Détention arbitraire et secrète, actes de torture et mauvais traitements sont infligés depuis 10 ans aux prisonniers de Guantanamo, mais aussi d'Abou Graib en Irak, de Bagram en Afghanistan et d'autres prisons secrètes, véritables zones de non-droit contrôlées et régies par les États-Unis, en complicité avec certains de leurs alliés, y compris européens. Il s'agit d'une négation profonde des droits humains les plus fondamentaux.
Les responsables politiques américains de ces violations des droits humains devraient comparaître devant la justice et répondre de leurs actes, jusqu'au plus haut niveau puisque l'implication de George W. Bush et de Dick Cheney, entre autres, est avérée.

Malgré les dires de l'administration Bush, il ne s'est jamais agi de bavures ou d'excès: ces atteintes choquantes aux droits humains sont le fait d'une législation d'exception adoptée et mise en œuvre par le gouvernement des États-Unis. Sous couvert de lutte contre le terrorisme, certaines de ces dispositions illégales ont été prolongées sine die et sont toujours en vigueur. En effet, aujourd'hui encore, les prisonniers de Guantanamo sont privés de leurs droits: sans inculpation ni jugement, ils sont détenus pour une durée indéterminée, dans des conditions dégradantes. Ils n'ont pas d'autres perspectives que celles d'un procès inique devant une juridiction militaire, et certains d'entre eux encourent la peine de mort.
Le Président des Etats-Unis, Barak Obama, endosse aujourd'hui ce mépris consternant des droits humains. Il s'était engagé à fermer Guantanamo au plus tard un an après son élection. Il avait reconnu le caractère inacceptable de la législation d'exception instaurée par G. W. Bush mais il s'est refusé à en tirer les conséquences judiciaires qui auraient dû s'imposer. Il continue comme son prédécesseur.
Devant les pratiques honteuses qui perdurent à Guantanamo et ce déni de justice persistant on peut se poser la question : un pays qui met en œuvre de telles pratiques, de façon prolongée et systématique, peut-il être qualifié d'État de droit?
Parti communiste français,



5 Qu'en pensent les Voisins ?

Russie

5-1 french.ruvr : Guantanamo – Le Ministère des Affaires étrangères russe : « la zone d’un vide juridique »  

La prison américaine sur la base de Guantanamo à Cuba contient toujours 171 prisonniers.

Ces gens-là se trouvent dans «le vide juridique» et ils ignorent complètement leur destin ultérieur.

Le Ministère des Affaires étrangères russe trouve une telle situation sans précédent dans l'histoire contemporaine, est-il dit dans la déclaration du MAE sur son site web.

La prison à Guantanamo est apparue le 11 janvier 2002 - d’abord, comme un camp de détention provisoire. C’est alors que les premiers 20  détenus  pris au cours de la guerre globale contre  le terrorisme, annoncée par les États-Unis, ont été placés là. Au cours des  10 dernières années, le camp s'est transformé en une vraie institution pénitentiaire. Environ 800 personnes de 23 pays âgés de 25 à 62 ans, sont passées par là. Formellement à Guantanamo se trouvent les gens soupçonnés des liens avec les organisations terroristes – "Al - Qaïda", "le Taliban" et d’autres.  Sergei Maksimov, l'expert dans le domaine du droit international,  commente ainsi cette situation:

«La prison à  Guantanamo est un phénomène extraordinaire dans la vie moderne. C'est  un  camp qui était créé pour les personnes accusées par les autorités des États-Unis de divers crimes. De plus, il se trouve sur le territoire d’un autre État,  c'est le territoire cubain. Et la situation, lorsqu’il  y a des prisons ex- territoriales,  des lieux où des gens sont détenus sans que l'accusation contre eux soit présentée   est un malentendu du point de vue de la pratique internationale moderne».

Les défenseurs des droits de l'homme donnent depuis longtemps un signal  d'alarme au sujet de la prison. Leur principal argument est celui-ci: son existence contredit les normes du droit international. Plusieurs prisonniers se trouvent là sans présentation des accusations officielles, et leur traitement n'entre aucunement dans le cadre des règles d’une société civilisée.

Les Américains eux-mêmes ont reconnu que l'on appliquait aux prisonniers les méthodes interdites de l'enquête. On sait aussi que trois personnes soupçonnées du terrorisme ont subi  les tortures en forme de l'imitation d’une noyade.  Déjà du  temps du président George Bush-junior, 537 prisonniers étaient libérés. Et Barak Obama, lui, après l'entrée en fonction, a ordonné de fermer la prison au cours d'une année – vers janvier 2010. Le congrès a bloqué cette décision, et le président et n'avait pas assez de courage pour  profiter de son droit de veto. Il était supposé qu’une partie des prisonniers seraient jugés, d’autres – extradés. Au total,  seulement 6 personnes étaient officiellement condamnées, 8 sont mortes, d’autres n'ont toujours pas été accusées. Une telle situation est sans précédent, trouve le Ministère des Affaires étrangères russe. Cela témoigne des violations les plus grossières du droit international par les États-Unis.

Le MAE a également commenté la situation avec l'adoption aux États-Unis des nouvelles lois antiterroristes. Elles contribuent au renforcement de l'application ex-territoriale de la législation américaine  - pénale et  antiterroriste - en ce qui concerne les citoyens des tiers-pays. Washington viole ses obligations suivant le Pacte International sur les droits civils et politiques de 1966. Ce document interdit la privation illégale de la liberté et le mauvais traitement des prisonniers.  Il contient aussi  la position sur la nécessité de la garantie d’une  justice équitable. Il paraît qu'à Washington, on se croit  au-dessus des  obligations internationales et, en fait, on légalise ainsi  les prisons, semblables à celle de Guantanamo. Le président Obama, en signant les nouvelles lois, se contredit, laissant les services secrets agir à leur gré. 
16 Janvier 2012

french.ruvr.ru


Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

25/01/2012

n°2 - Qatar : Les dossiers - 24.2 - a1 - : eva R-sistons : Qatar, symbole d'un monde pourri

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Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Qatar : Les dossiers

n° 2 - 15-02

C.De Broeder & M.Lemaire

 



 Qatar : Les dossiers est  visible :

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com  - http://no-war.over-blog.com/

 

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Sommaire.

Tiré à part 

Fida Dakroub :Al-Qaïda en Syrie : Les ambitions « impériales » de l'émirat du Qatar.

Le Temps d’Algérie’ : Des manifestants égyptiens exigent la suspension du Qatar de la Ligue arabe.

Gilles Devers : Les Tunisiens contre la visite de "l’allié des Américains et des sionistes" .

eva R-sistons : Qatar, symbole d'un monde pourri

1 Médias & Manipulation de l’opinion/ Vidéos

1-1 Vidéo : Visite secrète de l'Emir du Qatar en Israël.

1-2 Guerre de L'Information :

- Le Dictateur Wahhabite Qatari Al Thani pour Un Putsch Militaire En Syrie.

- Manipulation Honteuse De la Mort De Jacquier de FR2

2 Brèves

2-1 Gilles Munier : Provocation qatarie : l'ambassadeur russe roué de coups.

3  Dossiers

3-1 Fida Dakroub : Qatar : le Corbeau voulant imiter l’Aigle!

3-2Quand l’émir du Qatar se fait renvoyer bottes au cul..de la Mauritanie!

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Ilia Kharlamov : Tension dans les relations diplomatiques avec le Qatar.

5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 IRIB :Tunisie : le petit Qatar fait peur!  

5-2 Léon Camus : Le Qatar, fer de lance de la diplomatie étasunienne, et la France plurielle.

 



Tiré à part 

Fida Dakroub :Al-Qaïda en Syrie : Les ambitions « impériales » de l'émirat du Qatar.

La Démocratie, cette Démocratie des puissances impérialistes et colonialistes qui nous écrasent et exploitent, cette Démocratie proclamée par l’Empire, écrite en majuscules, sur le front de l’Occident, sur chaque prison, sur chaque Guantanamo, sur chaque missile Cruise ou Tomahawk, son expression véritable, authentique, prosaïque, c'est le chaos constructif, les guerres civiles, les conflits religieux, ethniques et tribaux sous leurs formes les plus effroyables, les guerres au Moyen-Orient.

La Démocratie ! tel fut le cri de guerre de Caesar George W. Bush. La Démocratie ! cria Barak Obama, le jour où Syrte devint cendres, par la grâce de la « mission humaine » de l’OTAN en Libye. La Démocratie ! cria Hamad, le despote absolu du Qatar, écho brutal des monarchies absolues du Golf et de la décadence arabe. La Démocratie ! gronda l’explosion terroriste à Damas en déchirant le corps du peuple syrien. 

Al-Qaïda en Syrie

Dans une vidéo marquant le dixième anniversaire des attentats du 11 Septembre, le nouveau leader d’Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, a exhorté les Syriens à « poursuivre leur résistance » au président Bachar al-Assad : « Ce tyran semble chanceler. Maintenez la pression sur lui jusqu'à sa prochaine chute », promet-il [1].

Il n’aurait pas été difficile pour un observateur débutant, qui montrait une certaine curiosité – innée ou acquise – aux conflits du Moyen-Orient, de remarquer qu’une certaine similarité rassemblait, dans un même panier, les derniers attentats terroristes qui ont frappé la capitale syrienne, Damas, et ceux qui avaient frappé l’Irak, depuis l’invasion du pays par les légions de l’Empire étatsunien ; de remarquer, par conséquent, que  le « cerveau » qui a commandité les attentats à Damas avait aussi dirigé la terreur partout dans le monde, depuis les attentats des ambassades américaines en Afrique[2], jusqu’à la dernière attaque contre les civils en Irak, laissant au moins 68 morts[3]; et de constater, en plus, que tous ces attentats, ceux du passé et ceux du présent, – mais aussi ceux qui pourraient arriver au futur proche – étaient  issus d’une même idéologie, celle fondée sur l’élimination de l’Autre, voire le salafisme wahabite ; et cela vu 1) la méthode employée  – attentats suicides, voitures piégées – ; 2) la victime ciblée – des établissement gouvernementaux et des places civiles – surtout en Irak – et 3) la justification idéologique – une idéologie islamiste salafiste takfiriste appelant à la mort des « infidèles », voire l’Autre religieux.

Parallèlement, il n’aurait pas été aussi difficile – cette fois-ci pour un observateur chevronné – de remarquer qu’au lendemain du retrait des légions de l’Irak, l’Empire étatsunien rêve encore de « renverser la table » sur la tête du joueur iranien, et cela pour établir un nouvel ordre régional, qui permettrait de maintenir le Moyen-Orient sous son contrôle. Mais la Bastille n'est pas encore prise. Le triomphe momentané des groupes terroristes à frapper au cœur de la capitale syrienne est payé par l’anéantissement de toutes les illusions et chimères camouflant la prétendue « révolution » syrienne, par la désagrégation de tout le discours « philanthrope » des puissances impérialistes, par la scission de la Ligue arabe en trois camps : les pays résistant à l’Empire, les pays dociles à l’Empire et ceux qui se sont mis à l’écart. 

Ainsi naquirent les ambitions impériales de l’émirat du Qatar.

Taliban au Qatar : l'ennemi d'hier l'ami d'aujourd'hui

Nous nous rappelons tous du discours patriotique de Caesar George W. Bush le soir des attentats du 11 septembre, depuis la Maison Blanche. Pendant cette nuit très obscure, Bush s'adressa à la nation en parlant avec une certaine gravité, qui évoqua en nous le souvenir des grands patriarches bibliques :

"Ce soir je vous demande de prier pour toutes les personnes affligées, pour les enfants dont le monde est brisé, pour tous ceux dont le sentiment de sûreté et de sécurité a été menacé. Et je prie pour qu'ils soient soulagés par une puissance plus grande que nous dont nous parle le psaume 23 : " Bien que je marche dans la vallée de l'ombre de la mort, je ne crains aucun mal car tu es avec moi"[4].

Le soir même, après s'être adressé à la nation, deux anges seraient arrivés à la Maison Blanche et auraient pris Caesar George W. Bush par la main, en lui chuchotant à l'oreille : " Va donc, conduis le peuple où je t'ai dit. Voici, mon ange marchera devant toi, mais au jour de ma vengeance, je les punirai de leur péché" [5].

Quelques jours plus tard, jeudi 20 septembre, Caesar Georges W. Bush prononça un discours devant les deux chambres réunies du Congrès. Parmi les points forts de son discours, nous lisons:

"Livrer aux autorités américaines tous les dirigeants de l'organisation Al-Qaïda qui se caches sur votre terre"[6]. "Ces demandes ne sont pas ouvertes à la négociation ou à la discussion. Les Taliban doivent agir et agir immédiatement. Ils livreront les terroristes ou bien ils partageront leur sort"[7]. "Notre guerre contre la terreur commence avc Al-Qaïda mais elle ne se termine pas là. Elle ne se terminera que lorsque chaque groupe terroriste qui peut frapper partout dans le monde aura été repéré, arrêté et vaincu"[8].

En dépit du Saint-Esprit qui eut soufflé l'audace dans la bouche de Caesar, ces déclarations historiques sont devenues d'ores et déjà copyright de l'Histoire. En effet, tous les obstacles semblent aujourd'hui levés pour que des négociations puissent commencer entre les ennemis d'hier, amis d'aujourd'hui.

Depuis l'été 2011, on entend chuchoter, dans les couloirs des puissances impérialistes, à propos de l'ouverture d'un bureau de représentation des Taliban au Qatar, comme symbole du processus de paix engagé avec le principal groupe insurgé en guerre contre l'OTAN et le gouvernement de Kaboul[9].

Certainement, cette initiative honorable de la part de l'émir du Qatar, n'aurait pas pu voir la lumière sans la bénédiction de l'Empire. Ainsi, des émissaires américains rencontrèrent seuls, "une petite dizaine de fois", des représentants talibans[10].

Cependant, cet événement n’est en aucun sens un fait isolé. Par contre, il fait partie d’un continuum de messages d’amour entre les groupes islamistes salafistes – Taliban et Frères musulmans – d’un côté, et l’Empire étatsunien – par le biais de son concessionnaire au Moyen-Orient, l’émirat du Qatar – d’un autre côté. Les premières lueurs de la nouvelle aube commencèrent en mars 2009, après que l’administration Obama eut abandonné l’expression « guerre contre le terrorisme », adoptée par son prédécesseur Bush[11]. 

Sur un autre plan, des responsables américains ont entamé, récemment, des négociations avec le gouvernement de Kaboul pour transférer, aux autorités afghanes, des responsables Taliban du haut rang emprisonnés au Goulag de l’Empire, à Guantanamo, depuis l’invasion de l’Afghanistan ; et cela dans l’espoir de parvenir à une trêve entre Washington et les insurgés. Des responsables américains ont déjà exprimé leur accord d’ « expédier », hors de la baie de Guantanamo, les détenus Taliban[12].

En plus, des sources de l’administration Obama ont indiqué que des détenus talibans seront libérés une fois que les insurgés auront accepté d’ouvrir un bureau au Qatar et entamé des pourparlers avec les Américains[13]. De leur côté, les Taliban ont dit qu'ils étaient prêts à aller d’avantage avec ces pourparlers.

Il faut noter que ces échanges romantiques du genre épistolaires entre l’Empire et les insurgés viennent après dix ans de guerre atroce[14]. 

Loin des affections foudroyantes entre les ennemis d’hier amis d’aujourd’hui, au cours d’une réception de la délégation de la Ligue arabe, comprenant le cheikh Hamad, à Damas le 26 Octobre dernier, le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem, aurait « lutté » pour amender certains articles du texte de l’Initiative arabe, comme l’article concernant le « retrait de l’armée syrienne » ; un article considéré comme le plus dangereux par les autorités syriennes, qui voient impossible d’envisager de retirer l’armée de régions désormais devenues le théâtre d’une guerre civile comme à Homs. Mais le cheikh Hamad a exigé ce retrait : « Il est impératif de retirer l’armée et de cesser de tuer les manifestants ! », dit-il. Ce à quoi le président syrien a répondu : « L’armée ne tue pas des manifestants, elle poursuit plutôt des terroristes armés. Si jamais tu avais une solution pour en finir avec ces derniers, elle serait bienvenue ! »[15]. Pourtant, le cheikh Hamad persistait à faire croire à ses hôtes qu’il refusait toute utilisation du terme « terrorisme », et a même failli récuser l’évocation de bandes armées dans les villes[16].

Une question s'impose fortement : pourquoi cette anélisation attendue des groupes islamistes armés - les ennemis d'hier - de la part de l'Empire et son concessionnaire au Moyen-Orient ?

Le nouveau rôle accordé au Qatar : Le Corbeau voulant imiter l’Aigle

Il est clair d’emblée que le rôle que joue le Qatar sur la scène des événements régionaux, depuis l’accord de Doha en 2008[17], vise à imposer ce petit émirat, dont la population ne dépasse pas un million et quelques centaines de mille de sujets[18], comme joueur principal aux conflits du Moyen-Orient.

De façon similaire, depuis sa précipitation théâtrale sur la scène des événements du présumé Printemps arabe, l’émir du Qatar, cheikh Hamad, insiste à se présenter en costume de despote éclairé[19]. Pour en faire, il s’habille en Frédéric II de Prusse, dit Frédéric le Grand[20], et fréquente les voltaires de l’impérialisme français, tel que Bernard-Henri Lévy, et ceux de l’obscurantisme  arabe, tel que Youssef al-Qardaoui[21]. 

Par contre, il est vrai que Hegel fait quelque part cette remarque que « tous les grands événements et personnages historiques se répètent pour ainsi dire deux fois. Il a oublié d'ajouter : la première fois comme tragédie, la seconde fois comme farce »[22].

De surcroît, le cheikh Hamad – on l’appelle aussi émir - s’est entretenu le 4 janvier avec le secrétaire général de l’ONU, monsieur Ban Ki-moon, de la possibilité d’associer l’ONU à la mission de la Ligue arabe en Syrie, afin que celle-ci profite de « l’expérience » de l’organisation internationale en matière de mission de paix et d’interposition[23].

Cette manœuvre de la part de l’émir vise à atteindre deux objectifs : premièrement, faciliter et légitimer une intervention de l’OTAN dans la crise syrienne – il n’est plus secret que parmi les récentes « expériences » de l’ONU figure le feu vert à l’OTAN pour la destruction de la Lybie – ; deuxièmement,  contrecarrer le pouvoir de la Ligue arabe et réduire son rôle, comme organisation représentant les intérêts du monde arabe, pour qu’elle soit une sorte de Loya Jirga[24], rassemblant précisément les émirs et sultans des familles royales du Golf.

Il en va de même que l’émirat du Qatar, qui possède une armée de mille cinq cents mercenaires, mais qui abrite, par contre, la plus grande base militaire américaine dans la région, ambitionne jouer un rôle au niveau international, aussi énorme que l’énormité de la présence des troupes étrangères sur son territoire.

Ainsi, aux premières lueurs du prétendu Printemps arabe, le Qatar, qui s’est transformé en un outil médiatique aux mains des puissances impérialistes dans le monde arabe, s’est précipité sur la scène des événements. Nous soulignons dans ce sens le rôle que joue la chaîne al-Jazeera, dont l’objectif est de fausser les données réelles de la guerre impérialiste contre la Syrie, et cela en promouvant un discours de haine et de ressentiment religieux contre les groupes minoritaires au monde arabe. Aussi le Qatar, en s’alignant sur des positions qui suggèrent carrément l’intervention étrangère en Syrie, est allé loin dans la question des sanctions contre la Syrie, qui ont laissé des effets négatifs et directs sur le niveau de vie, l’alimentation et les  médicaments du peuple syrien.

Nous partageons le même avis de l'analyste politique russe, Viatcheslav Matuzov, qui a souligné que le Qatar joue un rôle négatif au sein de la Ligue arabe, ajoutant que « les États-Unis veulent la chute et la destruction de la Syrie en tant qu'État arabe indépendant (…) L'Occident a une seule demande de la part de la mission des observateurs arabes, à savoir la prise d'une position en solidarité avec l'opposition extrémiste sans aucun souci de chercher après les faits réels sur le terrain », a estimé l'analyste russe, dans une interview à la chaîne « Russia Today »[25].

Il convient de mentionner que les ingérences hostiles du Qatar dans les affaires internes de la Syrie se font au moment où deux puissances se confrontent dans une sorte de guerre froide dans la région du golf Persique : celle du Pygargue à tête blanche[26] étatsunien et celle du Derafsh Kaviani[27] iranien. La présence de la première puissance est en déclin dans la région, surtout après le retrait des légions de l’Empire de l’Irak ; celle de la deuxième puissance est en croissance. Entre ces deux grandes puissances belligérantes – l’Iran et l’Empire étatsunien – les ambitions « impériales » du Qatar évoquent en nous la fable de La Fontaine, Le Corbeau voulant imiter l’Aigle[28]. 

Le Qatar pirate la Ligue arabe

Pendant toutes les périodes précédentes au prétendu Printemps arabe, l’Égypte jouait un rôle central au sein de la Ligue, qui lui permettait de diriger le monde arabe, surtout à l’époque du président Nasser (1956 – 1970) et la montée de l’idéologie nassérienne[29].

Dès sa naissance en 1945, la Ligue arabe était toujours divisée en deux camps aux visées politiques opposés. D’abord, dans les années quarante et cinquante, l’entente égypto-saoudienne favorable aux projets d’indépendance s’opposait à l'axe hachémite jordano-irakien, plus enclin à une coopération avec la puissance britannique, encore maîtresse de nombreux protectorats et mandats (Soudan, Palestine, Émirats, etc.). Par la suite, dans le contexte d’anticolonialisme et de la Guerre froide, la division prit une nouvelle démarcation entre États socialistes proches de l'URSS (Libye, Syrie, Algérie, Égypte de Nasser, l’Irak, le Yémen du Nord) et États proches des États-Unis (les émirats et sultanats arabes du Golf)[30]. Enfin, après la chute de l’Union soviétique, la Ligue arabe se trouvait divisée encore en deux camps : d’un côté, les pays résistants aux projets américains de domination (surtout la Syrie et le Liban) ; de l’autre côté, les pays dociles à l’Empire (toujours les émirats et sultanats arabes du Golf, l’Égypte de Moubarak).

Suite à la chute du dernier pharaon, Moubarak, en 2011, l’Égypte se trouve  occupée par ses problèmes internes, ce qui l’empêche de continuer à jouer un rôle principal  dans le monde arabe ; même si le secrétaire général de la Ligue continue à faire privilège de l’Égypte. Il n’est plus secret que l’absence « transitoire » de l’Égypte comme leader du monde arabe a entrainé une diminution du rôle que joue la Ligue.  Autre que l’Égypte, aucun pays n’est en mesure de diriger le monde arabe. L’Égypte reste le seul pays « habile » de jouer ce rôle, vu son poids démographique[31], économique et culturel.  Sur un autre plan, l’Arabie saoudite n’est plus dans une situation lui permettant de remplir ce vide laissé par l’enfermement de l’Égypte sur ses propres crises et problèmes internes, et cela vu la fragilité et l’instabilité intérieure – la menace chiite à l’Est du Royaume – et les tremblements politiques aux portes du Royaume – la révolution au Bahreïn et la guerre civile au Yémen. Simultanément, les pays du Maghreb ne sont pas non plus en mesure de diriger le monde arabe, vu premièrement leur position géographique, au bout du monde arabe, et deuxièmement la nature démographique de ces pays, qui ne constituent pas vraiment des agglomérations de masses, comme l’Égypte et le Levant, mais plutôt des centres urbains dispersés au long de la côte méditerranéenne de l’Afrique du Nord. De même, la Tunisie reste, au lendemain de sa révolution Jasmin, instable du point de vue politique ; et la Lybie se trouve ruinée par la grâce de la « mission humanitaire » de l’OTAN. 

Donc, le retrait temporaire de l’Égypte de la scène des événements a créé un vacuum, aux niveaux politique et diplomatique. Ajoutant à cela le retrait des légions de l’Empire de l’Irak, qui a ouvert les portes devant la puissance iranienne ascendante. Pour faire « barrage » à l’expansion iranienne, seul le Qatar semble capable de jouer ce rôle aux niveaux politique et diplomatique, en tant que concessionnaire de l’Empire et négociant – plutôt que négociateur – ; pour la simple raison que du point de vue militaire, le Qatar n’est, en réalité, qu’une base militaire américaine dans la région.

Pour contrecarrer le rôle de la Ligue arabe, l’ingérence hostile du Qatar dans la crise syrienne et son engagement complet à la conjuration impérialiste visent, en premier lieu, à créer des divisions entre ses membres, basées sur des sensibilités religieuses – sunnites vs. chiites – et ethniques – Arabes vs. Perses – et deuxièmement, à transformer la Ligue en une sorte de Loya Jirga, rassemblant les émirats et sultanats arabes du Golf, dont les monarchies se justifient par une idéologie islamiste wahabite, la même que celle des Taliban. Plus tard, ce nouveau bloc sunnite wahabite, qui comprend les émirats et sultanats arabes du Golf, les Taliban de l’Afghanistan et les Frères musulmans de l’Égypte et de la Syrie – bénéficiant de l’énorme support des puissances impérialistes – tenterait à démembrer l’Arc chiite qui s’étend de l’Iran jusqu’au Liban, tout en passant par l’Irak et la Syrie ; et cela en renversant le régime syrien, en premier lieu, ensuite en isolant le gouvernement pro iranien de Maliki en Irak, en second lieu. Par conséquent, le Hezbollah au Liban se trouverait coupé totalement de son arrière-front, l’Iran ; ce qui faciliterait, à une étape plus avancée, à envahir l’Iran.

En un mot, l’ouverture d’un bureau de Taliban au Qatar met, officiellement, fin à la guerre étatsunienne contre le terrorisme ; et les ennemis d’hier deviennent les amis d’aujourd’hui. Ce qui revient à dire que les dernières attaques terroristes au cœur de la capitale syrienne expriment l’application concrète de ces nouvelles Liaisons dangereuses[32] qui sont émergées, récemment, entre le vrai Patron – l’Empire étatsunien – représenté par son concessionnaire arabe – le Qatar – d’un côté, et les Taliban de l’autre côté – derrière eux Al-Qaïda, évidemment.

La réplique syrienne et le déclin de la Ligue arabe

Un diplomate arabe au Caire a rapporté que lors de la réception de la délégation de la Ligue arabe à Damas le 26 Octobre 2011, le président syrien, Bachar al-Assad, aurait accusé le premier ministre du Qatar, Hamad, d’être l’exécuteur de « diktats américains » et lui aurait dit : « Moi, je protège mon peuple avec l’aide de mon armée, mais toi tu protèges le tien par les bases américaines implantées sur ton sol (…) Si vous venez ici en tant que délégation de la Ligue arabe, vous êtes les bienvenus. En revanche, si vous êtes les délégués des Américains, il vaudrait mieux que nous cessions toute discussion »[33].

Pourtant, le cheikh qatari devait attendre le 10 janvier pour entendre le président syrien prononcer sa réplique finale à l’ingérence du Qatar dans les affaires internes de son pays. Ce jour même, l’ambassadeur de Syrie auprès de la Ligue arabe, monsieur Youssef Ahmed, a invité le cheikh qatari à dire qui l’avait mandaté pour parler au nom de la Syrie : « Il doit se taire et s’abstenir de toute ingérence dans les affaires internes syriennes », a-t-il dit[34].

Dans un discours prononcé à l’amphithéâtre de l’université de Damas, le président syrien, Bachar al-Assad, déploya son artillerie lourde et déclara le commencement d’une nouvelle étape de la guerre impérialiste contre la Syrie, celle de la contre-offensive syrienne : « Nous avions fait preuve de patience et d'endurance dans un combat sans précédent dans l'historie moderne de la Syrie et ceci nous a rendu plus solide, et bien que ce combat porte de grands risques et des défis fatidiques, la victoire est à deux doigts tant que nous nous maintenons capables de résister, d'exploiter nos points forts qui sont nombreux, et de savoir les points faibles de nos adversaires, qui sont plus nombreux »[35], déclara-t-il.

Au cours de son discours, le président Assad attaqua la Ligue arabe à plusieurs reprises. Il l’accusa d’avoir accepté de se transformer en une sorte de vitrine diplomatique, derrière laquelle se cachent les vrais conjurateurs, les puissances impérialistes : « Après l'échec de ces pays au Conseil de Sécurité de convaincre le monde de leurs mensonges, il était indispensable de recourir à une couverture arabe qui est devenue une base pour eux »[36], souligna le président Assad.

Le président Assad a voulu « expédier » plusieurs messages à plusieurs destinataires. Nous pouvons résumés ces messages en trois points :

Premièrement, la Syrie ne craint pas une suspension de la Ligue arabe. Les conséquences d’une telle suspension semblent sans effets énormes sur la Syrie. Par contre, la Syrie se trouvera « libre » des exigences de la Ligue, surtout maintenant que le Qatar a piraté son rôle, et que toutes les résolutions de la Ligue se préparent dans les coulisses des puissances impérialistes. 

Deuxièmement, sans la Syrie, la Ligue perdra sa légitimité et sa validité, car le monde arabe, comme entité culturelle, ne peut pas exister – ni en théorie ni dans la réalité – sans la Syrie, berceau de la culture et de la civilisation arabo-musulmane. A fortiori, l’aube de la civilisation arabo-musulmane rayonnait en Syrie omeyyade (661 – 750). Dans le domaine des arts, des littératures, de la langue, des sciences, de l’Histoire, de la mémoire collective et des religions, la Syrie reste le « cœur » du monde arabe. Du point de vue géographique, sans la Syrie, le monde arabe ne peut pas exister comme entité politique ; au contraire, il sera déchiré en plusieurs zones géographiques séparées : la péninsule Arabique, la vallée du Nil et l’Afrique du Nord. Il faut bien noter ici que la Syrie, comme entité culturelle et géographique, dépasse les frontières de la République arabe syrienne, imposées par le colonialisme franco-britannique au lendemain du démembrement de l’Empire ottoman en 1918. Nous parlons ici de la Syrie naturelle. Le président Assad était clair à ce propos quand il a indiqué que « si certains pays arabes avaient œuvré pour suspendre notre arabité à la Ligue, nous disons qu'ils suspendraient plutôt l'arabité de la Ligue, or, sans la Syrie, c'est l'arabité de la Ligue qui est suspendue. Si certains croyaient pouvoir faire sortir la Syrie de la Ligue, ils ne peuvent pas faire sortir la Syrie de l'arabité, car l'arabité n'est pas une décision politique, mais un patrimoine et une histoire »[37], a-t-il poursuivi.

Troisièmement, La Syrie ne sera jamais aux genoux des puissances impérialistes. Les sanctions imposées par les puissances impérialistes et celles imposées par les monarchies absolues arabes pourraient sans doute avoir des conséquences négatives sur l’économie de la Syrie. Cependant, dans le monde, se trouvent d’autres puissances économiques ascendantes, hors du système de subordination à l’Occident, telles que la Russie, la Chine, l’Inde, l’Iran ; autrement dit, l’Orient. Le président Assad a fait noter que la Syrie doit s’orienter vers l’Orient, et ceci elle l’avait fait depuis des années : « L'Occident est important pour nous, nous ne pouvons pas nier cette vérité, mais l'Occident aujourd'hui n'est pas celui qui était une décennie avant (…) Les relations de la majorité des pays du monde avec la Syrie sont bonnes en dépit des circonstances actuelles et des pressions occidentales »[38], a-t-il fait savoir, soulignant que l'embargo imposé à la Syrie et les circonstances politiques et sécuritaires auraient des répercussions, mais « nous pourrions réaliser des accomplissements diminuant les pertes »[39], a-t-il précisé.

Ce qu’ambitionner veut dire

En guise de conclusion, nous trouvons utile de retourner rapidement aux ambitions « impériales » de l’émirat du Qatar.

Profitant de la présence militaire des légions de l’Empire sur le territoire de son fief, l’émir du Qatar, Hamad, semble convaincu que la deuxième résurrection du Royaume de Prusse, pour ainsi dire, devient jour après jour inévitable ; cette fois-ci non pas au bord de la Vistule ni aux mains des Hohenzollern, mais plutôt au bord du golf Persique et aux mains de Al-Thani, la famille royale qatarie.

Il reste à ajouter que s’il est vrai que le Qatar ambitionne jouer un rôle dans la région plus grand que sa « taille » réelle, il n’est pas moins vrai que le Corbeau qui a voulu, un jour, imiter l’Aigle ne put faire retraite. Le Berger vient, le prend, l’encage bien et beau, le donne à ses enfants pour servir d’amusette[40].
Fida Dakroub, Ph.D
Notes
[1] http://www.lemonde.fr/mort-de-ben-laden/article/2011/09/13/al-qaida-publie-une-video-pour-les-dix-ans-du-11-septembre_1571327_1515627.html

[2] Les attentats de Nairobi et de Dar es Salaam, le 7 août 1998.

[3] http://www.france24.com/fr/20120109-serie-attentats-mortels-frappent-irak-dizaine-pelerins-afghans-chiites-tues-bagdad

[4] http://www.20minutes.fr/monde/107840-11-septembre-2001-9-11-Discours-de-Bush-apres-les-attentats.php

[5] Exode 32 : 34.

[6] http://www.20minutes.fr/monde/107840-11-septembre-2001-9-11-Discours-de-Bush-apres-les-attentats.php

[7] http://www.20minutes.fr/monde/107840-11-septembre-2001-9-11-Discours-de-Bush-apres-les-attentats.php

[8] http://www.20minutes.fr/monde/107840-11-septembre-2001-9-11-Discours-de-Bush-apres-les-attentats.php

[9] http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2011/12/29/accord-pour-ouvrir-un-bureau-taliban-au-qatar_1623969_3216.html

[10] http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2011/12/29/accord-pour-ouvrir-un-bureau-taliban-au-qatar_1623969_3216.html

[11] http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/200903/30/01-841783-obama-abandonne-la-guerre-contre-le-terrorisme.php

[12] http://rt.com/usa/news/obama-afghan-taliban-war-035/

[13] http://rt.com/usa/news/obama-peace-taliban-us-219/

[14] http://rt.com/usa/news/obama-peace-taliban-us-219/

[15] http://www.algeria-watch.de/fr/article/pol/ligue_arabe/syrie_visees_inquietantes.htm

[16] http://www.algeria-watch.de/fr/article/pol/ligue_arabe/syrie_visees_inquietantes.htm

[17] L’accord de Doha est un arrangement politique conjoncturel, en situation de nécessité et sans changement constitutionnel, entre l’opposition libanaise pro syrienne et le gouvernement libanais, alors pro saoudien, suite aux événements de 8 mai 2008, qui ont entrainé la chute totale de la capitale Beyrouth aux mains des combattants de l’opposition. 

[18] La population totale du Qatar est de 1 699 435 personnes. http://www.qsa.gov.qa/QatarCensus/

[19] Le despotisme éclairé est une variante du despotisme qui s’est développée au milieu du XVIIIe siècle, le pouvoir y est exercé par des monarques de droit divin dont les décisions sont guidées par la raison et qui se présentent comme les premiers serviteurs de l’État. Les principaux despotes éclairés ont ainsi entretenu une correspondance suivie avec les philosophes des Lumières.

[20] Frédéric II de Prusse fait entrer son pays dans la cour des grandes puissances européennes. Après avoir un temps fréquenté Voltaire, il devient célèbre pour être l'un des porteurs de l'idéal du prince du siècle des Lumières en tant que « despote éclairé ».

[21] http://www.legrandsoir.info/youssef-al-qardaoui-bernard-henry-levy-meme-combat.html

[22] Marx, Karl. Le 18-Brumaire de Louis Bonaparte. http://www.marxists.org/francais/marx/works/1851/12/brum3.htm

[23] http://www.infosyrie.fr/actualite/mission-arabe-le-qatar-nest-decidement-pas-satisfait/

[24] La Loya Jirga (Grande assemblée ou Grande réunion), est un terme d'origine Pashto qui désigne une assemblée convoquée afin de prendre les grandes décisions concernant le peuple afghan.

[25] http://www.sana.sy/fra/55/2012/01/08/393114.htm

[26] Le Pygargue à tête blanche est le symbolisme officiel du Grand sceau des États-Unis d’Amérique.

[27] Derafsh Kaviani est e légendaire drapeau de l’Empire perse signifiant le Glorieux drapeau de l'Iran.

[28] Les Fables de La Fontaine ; Livre II, fable 16.

[29] Le nassérisme est une idéologie panarabe révolutionnaire, combinée avec un socialisme arabe, mais qui reste opposée aux idées marxistes.

[30] Jean-Christophe Victor, « Mondes arabes », Le Dessous des cartes, 10 septembre 2011.

[31] L’Égypte est le pays le plus peuplé du Monde arabe et du Moyen-Orient, avec une population de 82 million. http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_population

[32] Les Liaisons dangereuses est le titre d’un roman épistolaire écrit par Pierre Choderlos de Laclos, et publié en 1782.

[33] http://www.algeria-watch.de/fr/article/pol/ligue_arabe/syrie_visees_inquietantes.htm

[34] http://jeune-independant.net/index.php?option=com_content&view=article&id=203:alors-qual-assad-annonce-un-referendum-sur-une-nouvelle-constitution&catid=6:monde&Itemid=4

[35] http://www.sana.sy/fra/51/2012/01/10/pr-393414.htm

[36] http://www.sana.sy/fra/51/2012/01/10/pr-393414.htm

[37] http://www.sana.sy/fra/51/2012/01/10/pr-393414.htm

[38] http://www.sana.sy/fra/article/31.htm

[39] http://www.sana.sy/fra/article/31.htm

[40]Les Fables de La Fontaine.  Le Corbeau voulant imiter l’Aigle ; Livre II, fable 16.
Fida Dakroub

Docteur en Études françaises (UWO, 2010), Fida Dakroub est membre du « Groupe de recherche et d'études sur les littératures et cultures de l'espace francophone » (GRELCEF) à l’Université Western Ontario.

Elle est l’auteur de « L’Orient d’Amin Maalouf, Écriture et construction identitaire dans les romans historiques d’Amin Maalouf » (2011).

Fida Dakroub est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  Articles de Fida Dakroub publiés

Le 15 janvier 2012

Mondialisation.ca,

Fida Dakroub

 http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=DAK20120115&articleId=28670


Le Temps d’Algérie : Des manifestants égyptiens exigent la suspension du Qatar de la Ligue arabe.

Ils lui reprochent sa «  collaboration directe avec le Mossad »

 Des Égyptiens regroupés au sein de la coalition générale des commissions populaires ont tenu vendredi un imposant sit-in au Caire pour exiger la fermeture de l’ambassade du Qatar. Selon la presse égyptienne, le Qatar est devenu un instrument du Mossad et de la CIA, travaillant selon les agendas des Occidentaux visant à déstabiliser la région du monde arabe. Les manifestants égyptiens ont appelé également à la suspension du Qatar au sein de la Ligue arabe en tant que membre. Les Égyptiens reprochent à ce pays arabe son implication directe dans la guerre libyenne aux côtés des forces de l’Otan en fournissant l’armement et sa chaîne de télévision Al Jazeera afin de décapiter l’État libyen et de tuer Kadhafi et tous ses partisans.

Selon les manifestants, le Qatar avait mobilisé plus de 5000 militaires en Libye et tente aujourd’hui de détruire la Syrie, le Yémen et l’Égypte.

Pour les manifestants, le Qatar menace les intérêts stratégiques et idéologiques de l’Égypte et des pays arabes. Des membres de la coalition générale des commissions populaires affirment détenir des preuves sur « les relations entretenues par le Qatar avec le Mossad ».

Ils menacent de les rendre publiques. Ils précisent que l’ancien patron d’Al Jazeera, M. Khanefar, était un agent au service de la CIA et recevait des instructions directes des responsables américains.

La ligne éditoriale d’Al Jazeera est identique à celles de CNN, de BBC et bien d’autres médias occidentaux, soulignent les Égyptiens sortis vendredi exprimer leur colère et leur indignation quant à l’implication de l’émir du Qatar dans les révoltes des peuples du monde arabe. Nombreux sont les pays qui ont eu des relations tendues avec le Qatar, notamment au sein de la Ligue arabe. Récemment, le président mauritanien a renvoyé l’émir du Qatar. Le président mauritanien,

Mohamed Ould Abdelaziz n’a pas apprécié les « conseils » de son hôte, l’émir du Qatar, Hamad Bin Khalifa Al Thani. Selon des médias mauritaniens, la visite de l’émir du Qatar en Mauritanie a été très négative, puisque ce dernier s’est vu obligé de quitter le pays sans même être escorté à l’aéroport de Nouakchott.

Ould Abdelaziz aurait dénoncé des « conseils » comme étant une ingérence dans les affaires internes de la Mauritanie, allant jusqu’à ridiculiser la politique qatarie qui veut « exporter la révolution », accusant la chaîne Al Jazeera d’inciter la haine contre les peuples arabes. L’émir du Qatar aurait même demandé au président mauritanien des réformes et de faire pression sur le président syrien Bachar Al Assad.

14 janvier 2012 –

Le Temps d’Algérie


Gilles Devers : Les Tunisiens contre la visite de "l’allié des Américains et des sionistes" . 

EXTRAIT

Les trois présidents tunisiens ont accueilli vendredi le prince du Qatar Hamad ben Khalifa Al Thani, venu participer à la cérémonie de la première commémoration de la révolution du 14 janvier qui a renversé le dictateur Ben Ali.

Cette visite a été toutefois dénoncée par le peuple tunisien qui a manifesté dans la ville de Sfax, considérant que celle-ci est une autre forme d’ingérence étrangère de la part « de l’agent des Américains et des sionistes ». 
Les manifestants ont brandi des pancartes rejetant «à la fois l’ingérence qatarie et française dans le pays ».
De son côté, le prince qatari a exprimé dans un communiqué « sa fierté d’être venu en Tunisie pour féliciter le peuple du premier anniversaire de sa révolution et pour échanger les points de vue sur les différents sujets qui intéressent les deux pays ».
Le premier ministre tunisien Hamadi Jabali a indiqué à la presse que la visite d’Al Thani « est une visite d’amitié et de travail visant à renforcer les relations entre les deux pays et à les élargir pour toucher les différents domaines ».
A la question de savoir son opinion sur les manifestations populaires opposées à cette visite, Jabali a répondu : « La Tunisie est un pays démocratique qui respecte toutes les positions ». «Mais ces positions cachent quelque fois des agendas qui portent atteinte à la Tunisie », a-t-il encore dit !
Gilles Devers


eva R-sistons : Qatar, symbole d'un monde pourri

Notre monde est pourri jusqu'à la moelle par l'idolâtrie de l'argent.

Vous avez encore des illusions sur nos Elus ? Ils sont pourris !

Comme les dirigeants. Ils ne font pas de la politique pour servir leur pays, leurs électeurs, mais pour profiter d'un Système qui leur accorde tout : Pouvoir, honneurs, argent.

En abondance, même en pleine crise ! Et pour rester au pouvoir, tout est bon. Même se vautrer devant des crapules qui mentent, volent, commettent des crimes, pillent les richesses des pays, asservissent les citoyens !

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Vous avez entendu parler du Qatar ? C'est un chancre qui pourrit tout, Etats souverains, politiques, révolutions populaires, économie, sport, et même banlieues (mais tout n'est-il pas pourri au sommet, d'ailleurs ?)... et qui est à la pointe des guerres et des jolies "démocraties" dont le socle (par la grâce des magiciens Sarkozy, Cameron, Obama, Netanyahou, Erdogan, et autres BHL) devient... fanatiquement islamiste. Comprenne qui pourra ! L'argent justifie tout, et les habitués de Neuilly et du Fouquet's se fichent de savoir comment le pouvoir est obtenu et conservé, et avec qui, du moment que leurs coffre-forts sont bien remplis, et qu'ils peuvent aller se dorer sur les plages les plus belles, souvent d'ailleurs aux frais des contribuables, de nous donc. 

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D'un côté on fustige les Musulmans, de l'autre on favorise l'accession de leurs éléments les plus radicaux, comme en Tunisie ou en Libye, bientôt en Syrie - pour ensuite susciter le rejet et le choc de civilisations qui profitera d'abord, comme d'habitude, à tous les Industriels de Mort.

Lisez jusqu'au bout l'article mis en vedette dans cette parution, et relayez-le: Vous verrez à quel point la politique est pourrie, et à quel point les politiciens sont corrompus, et donc ne vous étonnez pas si le monde va mal, très mal..... 
Au fait, vous avez encore des illusions sur les Révolutions arabes ?

Les Indignés désignés hommes de l'année par les Amércains, ça ne vous met pas la puce à l'oreille ? A leur insu, ils servent les intérêts des Maîtres du Monde. Même si, au départ, une Révolution éclate spontanément, comme en Tunisie, elle est aussitôt récupérée par l'Oligarchie et ses Soros. Il s'agit moins d'abattre un "dictateur", que de lui substituer un homme plus docile ! Un Ben Ali ou un Moubarak monopolisaient les richesses du pays, désormais elles passeront directement dans les coffres-forts des banksters anglo-saxons et israéliens et de leurs compères français. Dans tous les cas, les peuples n'en verront pas la couleur. 

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Et en Libye, les terroristes de l'OTAN ne se contentent pas de confisquer l'argent du pétrole, ils volent, aussi, les importantes réserves d'or de la nation. Quelle peine pour un tel hold-up ? Parce qu'ils sont anglo-saxons, israéliens ou français, les filous peuvent tout se permettre. Vous avez dit Justice internationale ?  

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En Egypte, le dictateur a sauté, mais le Régime est resté en place; Les militaires n'entendent pas quitter le pouvoir. Et les marionnettistes de l'Occident gouvernent par marionnettes interposées, privant les Egyptiens de leur Révolution. Répression et tortures continuent, le chômage s'amplifie, etc etc. Et comme d'habitude, les Anglo-Saxons vont exporter leur modèle, c'est-à-dire les inégalités, les dettes, la loi du plus fort, les guerres... comme en Libye, où désormais les habitants asservis à l'Occident sont envoyés asservir les Syriens à leur tour qui ensuite se retourneront contre leurs frères iraniens. La cause est entendue, les Occidentaux sont de grands démocrates, et ceux qui leur résistent, d'affreux terroristes. Quant aux dictateurs, ils ne le sont que s'ils sont non-alignés... Les autres, comme dans les monarchies pétrolières sentant le souffre, sont exonérés. Et tant pis si les femmes n'ont même pas le droit de conduire ! L'Occident n'en est pas à une contradiction près. Il promeut la démocratie, mais pas dans les dictatures complices de ses crimes; Il attaque sans cesse les Musulmans, mais il se sert des plus radicaux d'entre eux pour piller les pays convoités. 

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Découvrez le Qatar : Petit royaume bourré de fric, mais grande influence. On n'arrête pas l'argent... Rien ne lui résiste !  

En découvrant le Qatar, vous allez plonger dans les tréfonds de la politique. Accrochez-vous ! La politique occidentale et de ses alliés n'est belle que dans la bouche des journaleux français...       

Eva R-sistons 

http://r-sistons.over-blog.com/



1 Médias & Manipulation de l’opinion/ Vidéos

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information

1-1 Vidéo : Visite secrète de l'Emir du Qatar en Israël.

L'Emir du Qatar Sheikh Hamad Ben Khalifa Al-Thani a rendu une visite secrète en Israël, bien que Doha et Tel Aviv n'entretiennent pas de relations politiques, révèle une vidéo.

La chef du parti israélien Kadima, Tzipi Livni, a accueilli l'Emir et le Premier ministre qatari Sheikh Hamad Bin Jaber Al-Thani pendant la visite.
L'Emir qatari et sa délégation ont également rencontré plusieurs responsables israéliens haut placés.
Parmi les sujets discutés entre Sheikh Hamas et Livni, la signature d'un nouveau contrat d'exportation de gaz et la rédaction de manuels scolaires qatari par des experts israéliens.
Sheikh Hamad aurait souligné l'importance de relations politiques entre les deux côtés.
Livni a informé le Qatar de l'importance de son rôle dans les discussions entre les Arabes et
Israël.
Le Qatar et
Israël ont une convergence de points de vue au sujet du programme nucléaire de l'Iran. Doha a systématiquement soutenu Tel Aviv contre l'Iran. Le Qatar pourrait également aider Israël dans le cas d'une attaque militaire contre les installations nucléaires iraniennes.
Il est important de noter qu'en avril 2008, Livni, qui était Premier ministre d'
Israël, rendait de fréquentes visites au Qatar pour pousser l'Etat arabe à s'opposer au programme nucléaire d'Iran.

Source : Press TV

Traduction : MR pour ISM



1-2 Guerre de L'Information :

- Le Dictateur Wahhabite Qatari Al Thani pour Un Putsch Militaire En Syrie.

- Manipulation Honteuse De la Mort De Jacquier de FR2

Al Thani dictateur féodal qatari putschiste appelle au renversement par des « soldats arabes « - mercenaires islamistes et renégats syriens qu’il paie grassement - du régime de Bashar Al Assad en Syrie.

En France Sarkozy et ses médias propagandistes ne reculent devant rien pour faire accepter par l’opinion publique une intervention militaire en Syrie en manipulant la mort du journaliste de France 2 Gilles Jacquier et en dissimulant les preuves .

Ce qui est connu sur sa mort et que les médias va-t-en- guerre taisent.
- Le roi dictateur wahhabite du Qatar Al Thani pousse à un coup militaire en Syrie
Le Qatar actuellement à la tête de la Ligue Arabe sera bientôt remplacé par un autre membre de la LA. Comme il l’a déjà fait pour la Libye - mais aussi après avoir échoué à imposer son protégé, Saad Hariri, également chouchou des Saud wahhabites au Liban - le roi dictateur qatari putschiste Al Thani s’empresse donc d’appeler à une intervention militaire cette fois « arabe » en Syrie.

Al Thani avait déjà essayé d’infiltrer le groupe d’observateurs de la LA actuellement en mission en Syrie avec des agents des renseignements occidentaux et sionistes. Désormais en appelant à l’envoi de « troupes arabes » en Syrie c’est un putsch contre Bashar Al Assad qu’il veut organiser.

Le roi dictateur qatari, Al Thani, est lui- même un expert en putsch. En 1995, Hamad bin Khalifa Al Thani a renversé son père lors d’un putsch de palais. Il a été couronné en 2000.
Al Thani roi féodal dictateur règne sur 1.5 millions de sujets dont 200 000 seulement sont qataris les autres étant des immigrés travaillant sur des chantiers et ayant un statut guère plus élevé que celui d’esclaves (salaire entre 60 et 120 euros par mois). Les 200 000 Qataris quant à eux ont le revenu par tête le plus élevé de la planète ne payent pas d'impôts, disposent de transports et d'un système de santé gratuits pour la plupart ils n’ont pas besoin de travailler vivement grassement des rentes pétrolières.
Les étrangers représentent au moins 80 % de la population totale le roi féodal dictateur Al Thani féru de « liberté et de démocratie » pour les autres pays en particulier en Libye et en Syrie - mais surtout pas chez lui - n’autorise pas la divulgation des chiffres exacts. Ces esclaves étrangers représentent 90 % de la population active et 100 % des ouvriers. Ces esclaves sont principalement originaires d'Asie du Sud et du Moyen-Orient achètent souvent au prix fort - 800 à 1 500 euros - leur droit de venir travailler pour 3 ans renouvelables au Qatar auprès de trafiquants de main d’œuvre humaine installés à Katmandou - endroit privilégié pour le « repos du guerrier » sioniste après 3 ans passée dans l’armée coloniale de l’entité sioniste.
Sur cet esclavagisme moderne de la monarchie dictatoriale qatarie d’Al Thani lire l’article :
«Au Qatar, visages des soutiers de la croissance


Comme l’écrit Eric Leser sur Slate.fr dans un article intitulé
« Comment le Qatar a acheté la France (et s'est payé sa classe politique) »
« …Le Qatar n'est pas vraiment un pays fréquentable. C'est une monarchie absolue construite sur une rente. Il n'y a pas de partis politiques et encore moins de démocratie. Le régime de l'émir est fragile même si les révolutions arabes semblent ne pas l'avoir affecté. Il est très difficile d'obtenir des informations sur la tentative de coup d'Etat de juillet 2009. Des militaires de haut rang alliés à une puissance étrangère auraient été arrêtés avant de passer à l'acte… »

Le monarche dictateur Al Thani est pourtant un proche de Sarkozy qui n’hésite pas à le recevoir et l’appeler fréquemment pour comploter au renversement de Bashar Al Assad comme il a comploté pour renverser Kadhafi et comme il complote pour réinstaller Saad Hariri au Liban.

Le Qatar ne dispose pas d’une armée - avec 200 000 habitants majoritairement des rentiers difficile de «mobiliser» - mais de mercenaires souvent des fanatiques islamistes whahhabites. Le Qatar comme l’Arabie Saoudite est sous domination féodale fondamentaliste wahhabite.

Le Qatar finance « l’Armée Libre Syrienne » des mercenaires islamistes et renégats de l’armée syrienne entraînés par des forces spéciales françaises anglaises US/Israël et stationnés en Turquie - avec l’accord du gouvernement turc d’Erdogan proche des Frères Musulmans - à Antakya dans la province d’Hatay prés de la Syrie d’où ils lancent leur opérations terroristes en territoire syrien.

L’appel du roi féodal dictateur qatari, Al Thani, à l’envoi de « troupes arabes » en Syrie est tout simplement un appel à l’envoi de mercenaires arabes islamistes et autres renégats syriens pour renverser par un putsch le régime de Bashar Al Assad. A l’évidence ce dernier n’acceptera pas une telle demande même sous la menace d’un chantage à l’envoi du dossier syrien au CSONU. Là la Syrie bénéficie du soutien de la Russie et de la Chine qui n’hésiteront pas à utiliser leur veto y compris pour une demande de l’envoi de « troupes arabes » - envoi qui serait d’ailleurs une première la LA n’ayant aucune accréditation internationale onusienne.

La Russie tout comme la Chine ont renouvelé leur opposition à une ingérence étrangère militaire en Syrie considérant d’autre part qu’une attaque contre la Syrie et l’Iran était une «menace pour leur sécurité nationale». Autrement dit ces deux puissances nucléaires sont prêtes à se mobiliser y compris en participant à un conflit qui de régional pourrait vite se transformer en IIIème Guerre Mondiale.

La Russie dont l’ambassadeur et des employés de son ambassade au Qatar ont été malmenés récemment à l’aéroport de Doha - les mercenaires du roi féodal dictateur Al Thani tentant de s’emparer de valises diplomatiques allant même jusqu’à frapper l’ambassadeur russe - sait à quoi s’en tenir sur les plans d’invasion militaire de la Syrie projetée par le Qatar les documents diplomatiques les détaillant précisément. D'où peut être l'empressement des Russes à livrer des armes à la Syrie au grand dam de Washington et Tel Aviv. Le port syrien de Tartous reste pour la Russie la seule ouverture sur la Méditerranée difficile de croire que Moscou va y renoncer.

En Tunisie «libérée» tout comme en Libye « libérée » certains commencent à manifester contre l’ingérence du roi féodal dictateur Al Thani dans les affaires de leur pays.

En Libye le Qatar pourtant riche en pétrole a obtenu gratuitement sa part du gâteau pétrolier libyen en participant à la guerre contre Kadhafi imitant en cela les pays membres de l’OTAN et volant ainsi le peuple libyen de sa principale ressource financière: le pétrole.

Ce n’est pas au roi féodal dictateur qatari Al Thani oeuvrant pour ses maîtres de Washington Tel Aviv et complotant avec le renégat actuel occupant de l’Elysée Sarkozy de décider à la place du peuple syrien. Ce dernier reste majoritairement fidèle à Bashar Al Assad pour le moment contrairement à la propagande de guerre diffusée non stop par les médias occidentaux inclus FR2.

 - Manipulation honteuse de La mort du journaliste Gilles Jacquier De FR2
A peine la mort du journaliste Gilles Jacquier de FR2 tué la semaine dernière à Homs en Syrie alors qu’il était en reportage pour la chaîne TV FR2 avait-elle été annoncée en France que déjà les loups politiques et médiatiques va t-en guerre commençaient -t-ils à déverser sur papier et sur la toile leurs rumeurs nauséabondes contre le régime de Bashar al Assad accusé de « manipulation » pour ne pas dire de meurtre du journaliste français.

Le directeur de l'information de FR2, Thierry Thuillier, repris en boucle par ses confrères hargneux du Monde Libération Le Figaro et consorts a lui estimé qu'il y a des éléments "troublants" entourant les circonstances de la mort du journaliste.

Thuillier avant de lancer de telles insinuations gratuites sans preuve ne s’est pourtant pas rendu en Syrie où il aurait pu à sa demande visiter l’endroit où a été tué Jacquier et demander à voir tous les documents vidéos à disposition relatifs aux évènements tragiques interrogés des témoins, bref faire sa propre enquête in situ immédiatement aprés.

Travail d'investigation "trop professionnel" sûrement !
Au lieu de cela lui et le gouvernement de Sarkozy se sont empressés de rapatrier la dépouille du journaliste ce qui constitue en droit pénal une appropriation frauduleuse d’un corps alors même que la justice syrienne avait été immédiatement saisie et une autopsie prévue dans le cadre de l’enquête syrienne sur les circonstances de sa mort. Cet acte de kidnapping de la dépouille du journaliste permet au gouvernement Sarkozy de faire disparaître des preuves et manipuler la vérité.

Encore une fois cela prouve hélas l’absence de professionnalisme de ceux qui occupent des postes clés dans les médias français et leur soumission totale au dictat de l’ Elysée qui supervise de toute façon leurs nominations aux postes qu'ils occupent.

Le site voltairenet.org publie deux articles à lire consacrés à la mort de Gilles Jacquier
Le journaliste français Gilles Jacquier meurt sous le feu des gangs armés à Homs
Décès du reporter d’Envoyé Spécial : la France dissimule les preuves

C’est à sa famille endeuillée mais aussi à ses collègues journalistes de conscience d’exiger par respect pour sa mémoire son professionnalisme par respect de la déontologie journalistique que toute la vérité soit faite sur sa mort sans se laisser manipuler par des va-t-en guerre politiques et médiatiques

http://www.planetenonviolence.org/Le-Dictateur-Wahhabite-Qatari-Al-Thani-Pour-Un-Putsch-Militaire-En-Syrie-Manipulation-Honteuse-De-La-Mort-De-Jacquier-De_a2540.html



2 Brèves

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

2-1 Gilles Munier : Provocation qatarie : l'ambassadeur russe roué de coups.
   L’information est passée pratiquement inaperçue : le 29 novembre dernier, Vladimir Titorenko, ambassadeur de la Fédération de Russie au Qatar, ainsi que des fonctionnaires d’ambassade venus l’accueillir à sa descente d’avion sur l’aéroport de Doha, ont été roués de coups par des policiers et des douaniers.

   Selon l’agence de presse Novosti, les quataris tentaient de s’emparer de la valise diplomatique russe. Le diplomate a été blessé à la rétine et son corps serait couvert d'ecchymoses.

   Le ministère russe des Affaires étrangères a immédiatement protesté contre le « caractère inadmissibles »de ces actes, précisant qu’il s’agit d’ « une violation flagrante des normes du droit international ». Il exige une enquête

   Selon le quotidien libanais Al-Nahar (1), l’attaque s’est produite après que la Russie aurait refusé plusieurs millions de dollars offerts pour qu’elle change de position à l’égard de la Syrie.

    Vladimir Titorenko est un ambassadeur qui ne se laisse pas impressionné. En avril 2003, en poste en Irak, il a été blessé alors qu’il roulait en convoi vers la Syrie, son véhicule ayant été délibérément pris pour cible par une patrouille étasunienne. Plusieurs diplomates avaient été touchés.

A l’époque, la CIA croyait que le président Saddam Hussein se terrait à Bagdad, caché à l’ambassade russe.

(1) http://www.annahar.com/content.php?priority=4&table=mahaly&type=mahaly&day=Sat

© G. Munier/X.Jardez
Publié le 5 décembre 2011 avec l'aimable autorisation de Gilles Munier



3  Dossiers

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

3-1 Fida Dakroub : Qatar : le Corbeau voulant imiter l’Aigle!

Il est clair d’emblée que le rôle que joue le Qatar, sur la scène des événements régionaux, depuis l’accord de Doha, en 2008, vise à imposer ce petit émirat, dont la population ne dépasse pas un million et quelques centaines de mille de sujets, comme joueur principal aux conflits du Moyen-Orient.
De façon similaire, depuis sa précipitation théâtrale sur la scène des événements du "Printemps arabe", l’émir du Qatar, Cheikh Hamad, insiste à se présenter en costume de despote éclairé. Pour en faire, il s’habille en Frédéric II de Prusse, dit Frédéric le Grand, et fréquente les voltaires de l’impérialisme français, tel que Bernard-Henri Lévy, et ceux de l’obscurantisme arabe, tel que Youssef al-Qardaoui. Par contre, il est vrai que Hegel fait, quelque part, cette remarque que «tous les grands événements et personnages historiques se répètent, pour ainsi dire, deux fois. Il a oublié d'ajouter : la première fois, comme tragédie, la seconde fois, comme farce». De surcroît, le Cheikh Hamad – on l’appelle, aussi, émir - s’est entretenu, le 4 janvier, avec le secrétaire général de l’ONU, monsieur Ban Ki-moon, de la possibilité d’associer l’ONU à la mission de la Ligue arabe, en Syrie, afin que celle-ci profite de «l’expérience» de l’organisation internationale, en matière de mission de paix et d’interposition. Cette manœuvre, de la part de l’émir, vise à atteindre deux objectifs : premièrement, faciliter et légitimer une intervention de l’OTAN, dans la crise syrienne – il n’est plus secret que, parmi les récentes «expériences» de l’ONU, figure le feu vert à l’OTAN, pour la destruction de la Lybie – ; deuxièmement, contrecarrer le pouvoir de la Ligue arabe et réduire son rôle, comme organisation représentant les intérêts du monde arabe, pour qu’elle soit une sorte de Loya Jirga, rassemblant, précisément, les émirs et sultans des familles royales du golfe Persique. Il en va de même que l’émirat du Qatar, qui possède une armée de mille cinq cents mercenaires, mais qui abrite, par contre, la plus grande base militaire américaine, dans la région, ambitionne de jouer un rôle, au niveau international, aussi énorme que l’énormité de la présence des troupes étrangères, sur son territoire. Ainsi, aux premières lueurs du "Printemps arabe", le Qatar, qui s’est transformé en un outil médiatique, aux mains des puissances impérialistes, dans le monde arabe, s’est précipité, sur la scène des événements. Il faut souligner le rôle que joue, en ce sens, la chaîne Al-Jazira, dont l’objectif est de fausser les données réelles de la guerre impérialiste contre la Syrie, et cela, en promouvant un discours de haine et de ressentiment religieux contre les groupes minoritaires au monde arabe. Aussi le Qatar, en s’alignant sur des positions, qui suggèrent, carrément, l’intervention étrangère, en Syrie, est allé loin, dans la question des sanctions contre la Syrie, qui ont laissé des effets négatifs et directs, sur le niveau de vie, l’alimentation et les médicaments du peuple syrien. On en peut que partager le même avis de l'analyste politique russe, Viatcheslav Matuzov, qui a souligné que le Qatar joue un rôle négatif, au sein de la Ligue arabe, ajoutant que «les États-Unis veulent la chute et la destruction de la Syrie, en tant qu'État arabe indépendant (…) L'Occident a une seule demande de la part de la mission des observateurs arabes, à savoir, la prise d'une position, en solidarité avec l'opposition extrémiste, sans aucun souci de chercher après les faits réels sur le terrain», a estimé l'analyste russe, dans une interview à la chaîne «Russia Today».
Il convient de mentionner que les ingérences hostiles du Qatar, dans les affaires internes de la Syrie, se font, au moment où deux puissances se confrontent, dans une sorte de guerre froide, dans la région du golfe Persique : celle du Pygargue, à tête blanche, étatsunien et celle du Derafsh Kaviani iranien. La présence de la première puissance est en déclin, dans la région, surtout, après le retrait des légions de l’Empire de l’Irak ; celle de la deuxième puissance est en croissance. Entre ces deux grandes puissances belligérantes – l’Iran et l’Empire étatsunien – les ambitions «impériales» du Qatar évoquent en nous la fable de La Fontaine, Le Corbeau voulant imiter l’Aigle. Pendant toutes les périodes précédant le "Printemps arabe", l’Égypte jouait un rôle central, au sein de la Ligue, qui lui permettait de diriger le monde arabe, surtout, à l’époque du Président Nasser (1956 – 1970) et la montée de l’idéologie nassérienne.
Dès sa naissance, en 1945, la Ligue arabe était toujours divisée en deux camps aux visées politiques opposés. D’abord, dans les années quarante et cinquante, l’entente égypto-saoudienne, favorable aux projets d’indépendance, s’opposait à l'axe hachémite jordano-irakien, plus enclin à une coopération avec la puissance britannique, encore, maîtresse de nombreux protectorats et mandats (Soudan, Palestine, Émirats, etc.). Par la suite, dans le contexte d’anti-colonialisme et de la Guerre froide, la division prit une nouvelle démarcation entre États socialistes, proches de l'URSS (Libye, Syrie, Algérie, Égypte de Nasser, l’Irak, le Yémen du Nord) et États proches des États-Unis (les émirats et sultanats arabes du golfe Persique). Enfin, après la chute de l’Union soviétique, la Ligue arabe se trouvait divisée, encore, en deux camps : d’un côté, les pays résistants aux projets américains de domination (surtout, la Syrie et le Liban) ; de l’autre côté, les pays dociles à l’Empire (toujours, les émirats et sultanats arabes du golfe Persique, l’Égypte de Mubarak).
Suite à la chute du dernier pharaon, Moubarak, en 2011, l’Égypte se trouve occupée par ses problèmes internes, ce qui l’empêche de continuer à jouer un rôle principal, dans le monde arabe, même si le secrétaire général de la Ligue continue à faire privilège de l’Égypte. Il n’est plus secret que l’absence «transitoire» de l’Égypte, comme leader du monde arabe, a entraîné une diminution du rôle que joue la Ligue. Autre que l’Égypte, aucun pays n’est en mesure de diriger le monde arabe. L’Égypte reste le seul pays «habile» à jouer ce rôle, vu son poids démographique, économique et culturel. Sur un autre plan, l’Arabie saoudite n’est plus dans une situation lui permettant de remplir ce vide laissé par l’enfermement de l’Égypte, sur ses propres crises et problèmes internes, et cela vu la fragilité et l’instabilité intérieure et les tremblements politiques aux portes du Royaume – la révolution, a Bahreïn, et la guerre civile, au Yémen. Simultanément, les pays du Maghreb ne sont pas, non plus, en mesure de diriger le monde arabe, vu, premièrement, leur position géographique, au bout du monde arabe, et deuxièmement, la nature démographique de ces pays, qui ne constituent pas vraiment des agglomérations de masses, comme l’Égypte et le Levant, mais, plutôt, des centres urbains dispersés, au long de la côte méditerranéenne de l’Afrique du Nord. De même, la Tunisie reste, au lendemain de sa révolution "Jasmin", instable, du point de vue politique ; et la Lybie se trouve ruinée, par la grâce de la «mission humanitaire» de l’OTAN.
Donc, le retrait temporaire de l’Égypte de la scène des événements a créé un vacuum, aux niveaux politique et diplomatique. Ajoutant à cela, le retrait des légions de l’Empire, de l’Irak, qui a ouvert les portes, devant la puissance iranienne ascendante. Pour faire «barrage» à l’expansion iranienne, seul, le Qatar, semble capable de jouer ce rôle, aux niveaux politique et diplomatique, en tant que concessionnaire de l’Empire et négociant – plutôt que négociateur – ; pour la simple raison que, du point de vue militaire, le Qatar n’est, en réalité, qu’une base militaire américaine, dans la région.
Pour contrecarrer le rôle de la Ligue arabe, l’ingérence hostile du Qatar, dans la crise syrienne, et son engagement complet à la conjuration impérialiste visent, en premier lieu, à créer des divisions entre ses membres, basées sur des sensibilités religieuses – sunnites vs. chiites – et ethniques – Arabes vs. Perses – et deuxièmement, à transformer la Ligue, en une sorte de Loya Jirga, rassemblant les émirats et sultanats arabes du golfe Persique, dont les monarchies se justifient par une idéologie wahhabite, la même que celle des Taliban. Plus tard, ce nouveau bloc wahhabite, qui comprend les émirats et sultanats arabes du golfe Persique, les Taliban de l’Afghanistan et les "Frères musulmans" de l’Égypte et de la Syrie – bénéficiant de l’énorme support des puissances impérialistes – tenterait de démembrer l’Arc chiite qui s’étend de l’Iran jusqu’au Liban, tout en passant par l’Irak et la Syrie ; et cela, en renversant le régime syrien, en premier lieu, ensuite, en isolant le gouvernement de Maliki, en Irak, en second lieu. Par conséquent, le Hezbollah, au Liban, se trouverait coupé, totalement, de son arrière-front, l’Iran ; ce qui faciliterait, à une étape plus avancée, à envahir l’Iran. En un mot, l’ouverture d’un bureau de Taliban, au Qatar, met, officiellement, fin à la guerre étatsunienne contre le terrorisme ; et les ennemis d’hier deviennent les amis d’aujourd’hui. Ce qui revient à dire que les dernières attaques terroristes, au cœur de la capitale syrienne, expriment l’application concrète de ces nouvelles Liaisons dangereuses qui sont émergées, récemment, entre le vrai Patron – l’Empire étatsunien – représenté par son concessionnaire arabe – le Qatar – d’un côté, et les Taliban, de l’autre côté – derrière eux Al-Qaïda, évidemment....
Fida Dakroub

http://www.alterinfo.net/Qatar-le-Corbeau-voulant-imiter-l-Aigle_a69685.html


 

 

3-2Quand l’émir du Qatar se fait renvoyer bottes au cul..de la Mauritanie!

Il fallait oser le faire... En effet, le président mauritanien, Mohamed Oueld abd el Aziz n'a pas hésité de rappeler à son hôte l'Emir du Qatar,  Hamad bin Khalifa Al Thani, ses limites quand il s'agit de proférer des conseils sur la manière de gérer son pays!

Selon des  sources mauritaniennes bien informées ,  la visite de l'Emir du Qatar en Mauritanie a été trés négative, puisque ce dernier s'est vu obligé de quitter le pays sans même être escorté à l'aéroport de Nouakchott !

Les sources ont souligné que la raison de cette dispute est que le prince du Qatar a exigé du  président mauritanien  d'apporter des réformes démocratiques à son  pays, notamment dans le domaine des libertés et de la politique économique.

Des "conseils" que  Ould Abdel-Aziz a dénoncé comme étant une ingérence dans les affaires internes de la Mauritanie, allant jusqu'à vilipender  la politique qatarie qui se contente d'"exporter la révolution" , accusant la chaîne satellitaire qatarie Al-Jazira d'inciter la haine contre les régimes arabes.

Selon le journal mauritanien alSiraj,  la rencontre entre l'émir du Qatar et le Président mauritanien a pris une tournure dramatique quand l'émir du Qatar a demandé au président mauritanien des réformes, et lui a demandé de faire pression sur le président Bachar al-Assad .

Le journal a indiqué que le président mauritanien a réagit violemment aux propos de sa Majesté qatarie, allant juqu'à  exprimer sa solidarité avec le président Bachar al-Assad, affirmant que " les peuples ne savent pas ce que vous voulez", et que "ce que vous appelez des révolutions ne sont que des complots".

Le journal alSiraj a précisé que des sources sécuritaires arabes ont mis en garde le président mauritanien du rôle du   Qatar de tenter de provoquer un changement dans le pays, ajoutant "ce rôle consiste à péraper le terrain pour entraîner la Mauritanie dans le cercle vicieux des complots, sponsorisés par les qataris selon les termes de ces sources!

Et donc,  l’émir et sa suite sont repartis seuls à l’aéroport de Nouakchott, sans être accompagnés, comme l’aurait voulu le protocole et comme cela avait été le cas lors de l’arrivée du prince, par leur hôte mauritanien.

Lequel aurait même interdit à ses ministres de le remplacer dans cette circonstance !http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=21&frid=21&eid=44996



4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Ilia Kharlamov : Tension dans les relations diplomatiques avec le Qatar.

Les relations entre Moscou et Doha sont tendus suite à un incident avec l'ambassadeur de Russie au Qatar. La Russie est prête à accepter les excuses du Qatar et à reprendre des relations diplomatiques normales.

Moscou exige des excuses officielles et une enquête minutieuse suite à l'incident avec l'ambassadeur de Russie au Qatar, Vladimir Titorenko.

Le 29 novembre, la police de l’aéroport de Doha a tenté d'employer la force contre l'ambassadeur et de s'emparer du courrier diplomatique.

Cet incident jette un froid sur les relations diplomatiques entre les deux pays et pourrait remettre en question la participation du Qatar dans le projet d'extraction de gaz Iamal.

La position russe déplait

Le printemps arabe tellement salué par les libéraux occidentaux, risque de d'entraîner une explosion d’islamisme de large envergure dans le Nord de l’Afrique. Mais les islamistes ne sont pas les seuls à vouloir contrôler la situation.

L’Occident voit l’Afrique du Nord comme une sphère d'influence et cherche à tirer le maximum de profit des changements de régimes.

La Russie se positionne depuis le départ pour un règlement pacifique des conflits politiques intérieurs en Libye et en Syrie. Les intentions de Moscou de développer des projets énergétiques avec les pays de la région n’est pas au goût de tout le monde. L’agression de l’ambassadeur russe au Qatar pourrait être lié à cela car il est impossible de l’expliquer du point de vue des relations civilisées entre les pays. 

Une action commanditée

Selon Vladimir Titorenko «de telles actions ne peuvent pas être accidentelles. Le déroulement de l'opération montre clairement qu'elle était organisé par certaines forces, étrangères ou qataries. Ces deux ou trois dernières années ont été tumultueuse du point de vue des partenariats énergétiques. En novembre dernier des accords préliminaires ont été conclues concernant la mise en œuvre de gros projets d’investissements dans la sphère énergétique. Cela ne plait pas à certains Etats, comme les Etats-Unis ou la Grande-Bretagne qui voient la Russie comme un concurrent».

L'ordre de confisquer la valise diplomatique aurait émané, d’après les employés de l’aéroport, du Premier ministre du Qatar, Hamad ben Djasem. Cet homme est étroitement lié aux Etats-Unis et à la Grande-Bretagne, où il possède des intérêts économiques.

L’incident pourrait cependant être attribué à un malentendu regrettable.

Il y a un mois, un journal qatari s'en était pris à la Russie, critiquant dans une série d'articles sa position sur la situation conflictuelle dans la région.

La Russie est prête à accepter des excuses de la part des autorités qataries et de fermer l’incident. Doha ne semble pas être pressé et les relations diplomatiques avec Moscou sont au toujours au plus bas.

Ilia Kharlamov

27 Décembre 2011

french.ruvr.ru



5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information

5-1 IRIB :Tunisie : le petit Qatar fait peur!  

L’un des signes les plus apparents de cette influence grandissante est, sans aucun doute, la désignation au poste du ministère des Affaires étrangères de Rafic Abdel Salam, à la demande de Doha.
Gendre du leader du mouvement islamique "Ennahda", Rached Ghannouchi, Abdel Salam a travaillé, pendant de longues années, comme Directeur du centre d’études du réseau d’Al-Jazira net au Qatar. Le déclencheur de cette appréhension n’est autre que la visite, en Tunisie, de deux jours, du prince qatari Hamad Ben Khalifa al-e Thani . Le secrétaire général du Mouvement des Nationalistes Démocratiques (MND), Choukri BelEid, assure que cette visite fait l’objet d’un refus populaire, s’attendant à ce qu’elle exacerbe la situation politique, en Tunisie. BelEid a accusé "Ennahda" d’avoir convoqué «le parrain de l’Islam politique, dans la région», en allusion au prince du Qatar : «Je m’étonne de la visite du prince du Qatar, dont le pays souffre d’une pauvreté, dans le tissu politique, et qu’il nous lance des théories sur la démocratie, alors qu’il est l’allié de l’OTAN, des Etats-Unis et de l’entité sioniste», a-t-il déploré. Même son de cloche, de la part du secrétaire général du parti de l’Action Communiste (AC), Hamma AlHamami, qui en a appelé à une mobilisation générale, pour refuser cette visite. Alors que le journal «Al Hakika» (La vérité) a publié, en première page, un portait du prince qatari, avec, comme manchette : "Hamad, tu n’es pas le bienvenu ... La Tunisie n’est pas à vendre". Doha est critiqué, pour son rôle dans la formation du gouvernement provisoire actuel, présidé par Hamadi al-Jabali, le chef du mouvement islamique "Ennahda". L’an dernier, une visite du prince Hamad, prévue le jour de l’investiture des membres de l’Assemblée nationale constituante, issus des élections du 23 octobre, avait été annulée, après le tollé qu’elle a suscité, au sein de la classe politique tunisienne. Jeudi soir, le porte-parole du gouvernement provisoire tunisien, le ministre des droits de l’Homme, Samir Dilo, a signalé que le dirigeant qatari devrait participer à la cérémonie de la première commémoration de la révolution du 14 janvier, qui a renversé le dictateur Ben Ali. En même temps, neuf protocoles d’entente seront, également, signés, pour renforcer la coopération bilatérale entre les deux pays. Le Président libyen, Mustapha Abdel Jalil, algérien, Abdel Aziz Bouteflika, et des ministres venus du Maroc, des Emirats-arabes-unis, de Bahreïn, du Koweït et de la Palestine, devront, également, participer à la cérémonie.

14/01/2012


5-2 Léon Camus : Le Qatar, fer de lance de la diplomatie étasunienne, et la France plurielle.

Unique pays wahhabite hors l’Arabie saoudite, l’émirat qatari est une péninsule de 11 437 Km2 soit un peu plus que la Corse, indépendant depuis 1971, peuplé d’un million et demi d’habitants dont seuls 200 000 sont des qataris de souche ! Pétrole et gaz naturel y abondant (3e producteur mondial), le revenu par tête de pipe y est l’un des plus élevés au monde, nul ne payant d’impôts, tous disposent de transports et d’un système de santé gratuits… aucun Qatari - parce que riche avant de naître - ne se voit donc contraint de travailler pour gagner son pain à la sueur de son front, la main d’œuvre servile s’en charge.
Une pétro-monarchie absolue [dirigée depuis 1995 par l’émir (commandeur) Hamad bin Khalifa al-Thani, lequel a déposé son père en profitant de son séjour en Suisse, ce dernier ayant au préalable évincé son cousin en fév. 1972] sans parti politique et moins encore sans l’esquisse d’une once de symbole démocratique, les révolutions arabes n’ont apparemment en rien affecté le pouvoir… même s’il existe de tout évidence des contre-pouvoirs actifs dans la péninsule comme semble l’indiquer un coup d’État avorté en juillet 2009. Un pays où les quatre cinquième de la population n’étant pas des nationaux, les minorités iranienne, chiite, pakistanaise, arabe pourraient quelque jour avoir la velléité de réclamer les droits élémentaires dont elles se voient privées aujourd’hui.
Al-Jazira - La Péninsule.
Fort d’une réserve de 700 mds de $ en fonds souverain, l’émirat à eu l’astuce géniale de se doter en 1996 d’un prodigieux outil d’influence international avec la CNN du Monde arabe, al-Jazira la bien nommée puisque son nom signifie l’île… chaîne de télévision d’information en continu - anglo et arabophone - al-Jezira est sans contestation possible le canal satellite le plus influent du monde musulman. Il n’en demeure pas moins qu’al-Jazira couvre tous les pays sauf un… le Qatar !
Mais le temps est désormais révolu où les Yanks faisaient bombarder et assassiner ses journalistes 
2, depuis tout est rentré dans l’ordre du Meilleur des Mondes Globaux, et comme WikiLeaks nous le confirme, al-Jezira s’est opportunément placé sous la bannière étoilée et gratifiante de la diplomatie armée nord-américaine… ce qui ne l’empêche nullement de relayer les communiqués d’Al-Qaïda, assurant par ce biais à la nébuleuse terroriste un canal de communication hors pair. L’Émir à ce propos, en janvier 2010, admettait benoîtement devant le Conseil de coopération du Golfe, que l’outil politique al-Jezira lui était utile à se ménager les bonne grâces de l’organisation takfiriste ! Mais al-Qaïda et la CIA, n’est-ce pas du pareil au même  3 ?
Quand le « Printemps arabe » se déclenche, le Qatar dispose ainsi de tous les atouts pour y jouer un rôle déterminant : une chaîne satellitaire suivie par 50 millions de téléspectateurs, des soutes pleines à craquer de pétrodollars et des liens étroits avec les futurs dirigeants islamistes durs qui vont s’imposer à l’issue de processus démocratiques destinés à donner le change.
Al-Jazira est basée, à Doha, la capitale du Qatar. C’est également le Qatar qui a « hébergé » le CentCom, le commandement opérationnel américain ayant supervisé l’invasion de l’Irak en mars 2003.
Tête de pont et fer de lance de la diplomatie armée nord-américaine.
En vertu d’accords de défense signés en juin 1992, nous trouvons à une quarantaine de Km de Doha, el-Oudeid, principale base aérienne des É-U dans la région sur laquelle se trouve prépositionnés quelque 120 chasseurs bombardiers F-16 et divers autres aéronefs de combat. L’armée américaine dispose là d’une formidable capacité de « projection » sur l’ensemble du Proche-Orient, le Bassin de la Mer Caspienne et l’Asie centrale… C’est à partir d’El Oudeid que les É-U ont, en mars 2003, bombardé l’Irak. Le Qatar est donc, à ce titre et de toute évidence, un État de première ligne dans la stratégie de conquête et suprématie holistique conduite depuis 1991 par les ÉUA 
4.
Une politique fourre-tout d’influence tous azimuts...
« L’émir n’est pas un grand démocrate, mais il a été parmi les premiers [dans le monde arabe] à comprendre qu’il fallait aller dans le sens de l’histoire  ». Anonymous !
Alors Doha s’efforce, avec l’aide assidue du Département d’État, de mener un jeu diplomatique subtil consistant à être dans tous les camps simultanément. En février 2010, le Qatar signe un pacte de défense avec la Syrie et l’Iran et se fait le tour operator avec le président syrien Bachar el-Assad - contre lequel l’Émirat conspire activement à l’heure et militairement parlant - de la visite triomphale que le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad fera au Liban en juil. 2010… L’émir s’est quant à lui rendu en Israël lors d’une visite discrète la même année, en mars selon Wikileaks. En ce qui regarde les transferts de fonds au profit des organisations djihadistes [New-York Times « Follow the Money » 8 déc.2010] et de tous les islamistes, des plus modérés aux plus radicaux, tel le parti tunisien islamiste Ennahda en la personne de son chef Rached Ghannouchi, le Qatar ferait preuve de beaucoup de laisser-aller, laisser-faire, pour ne pas parler d’une bienveillante indulgence... «  Ici je puis défendre ma cause sans contrainte… Le Qatar m’assure une liberté d’action et une large couverture médiatique internationale » dira le fondateur du FIS algérien, Abassi Madani, réfugié à Doha depuis 2003 et souvent reçu au palais. Qui ne doute d’ailleurs que l’Algérie à bout de souffle, ne perde rien pour attendre ?!
Égypte, Tunisie, Libye, Syrie... un rôle central dans les révolutions arabes.
Lors de la révolution de palais de 1995, les gardes du corps égyptiens qui assuraient la protection rapprochée de l’émir déchu s’étaient vilainement battus jusqu’au bout. Al-Thani s’est alors convaincu qu’ils avaient suivi des ordres pris au Caire… Hosni Moubarak sera par conséquent la première cible de l’Émirat à l’heure des révoltes arabes. De son côté, le Raïs égyptien Moubarak n’appréciait guère que le Qatar multiplie les missions de bons offices au Liban ou au Soudan, sa chasse gardée diplomatique. Dès les premières émeutes populaires au Caire, al-Jazira prend fait et cause pour la foule. Au fait des méthodes et techniques éprouvées empruntées aux journalistes occidentaux, les correspondants d’al-Jezira gonflent outrageusement le nombre des manifestants et la violence de la répression, suscitant un surcroît de colère et de révolte dans les opinions publiques arabes par le truchement de son auditorat… Le prédicateur islamiste, vedette de la chaîne, l’Égyptien Youssef al-Qaradawi, exilé à Doha depuis cinq décennies, animateur de l’émission à très large audience « La Charia et la Vie » excite alors les foules à bouter dehors le « Pharaon » ... La messe est dite !
Passons rapidement sur la Tunisie. Une chose est certaine : le financement d’Ennahda, nouveau parti islamiste au pouvoir par le Qatar est un secret de Polichinelle. Le 2 janvier dernier, Rached Ghannouchi son chef -qui se déplace considérablement sans excepter les États-Unis of course -et apporte un soutien sans réserve à la noble cause du Conseil national syrien - était à nouveau reçu au Qatar appelé à lui fournir les moyens nécessaires pour « que la Tunisie nouvelle puisse devenir un exemple en matière de progrès et de démocratie authentique sur la base des valeurs de l’Islam et de ses enseignements ». Pourquoi pas, mais que ce message soit envoyé depuis le Qatar, bastion du radicalisme wahhabite, laisse quand même songeur, pour ne pas dire pantois !
Pour ce qui est le Libye, le cas est exemplaire. Selon le Figaro 6 novembre 2011, Doha aurait engagé 5000 commandos des Forces spéciales qataries sur le front libyen ! Il ne s’est donc pas agi d’un soulèvement populaire, voire d’une cruelle guerre civile, mais bien – comme tout le laissait supposer - d’une intervention armée extérieure et d’une guerre sans uniforme ! « Chargées d’épauler les rebelles, les troupes de Doha se sont d’abord déployées à Tobrouk puis ensuite à l’ouest dans le djebel Nefoussa, où le chef d’état-major qatarien, le général Hamad ben Ali al-Attyiah s’est rendu à plusieurs reprises ». La participation du Qatar au cours de l’intervention menée contre la Jamahiriya libyenne, aura été ainsi particulièrement plus conséquente qu’avouée et ne se sera pas limitée au soutien logistique et aérien revendiqué de prime abord… l’émirat ayant mis quand même à disposition de l’Otan huit Mirage 2000 sur les douze qu’ils possèdent ! Mais les guerres modernes ne sont-elles pas avant toute chose, voire essentiellement, des guerres du mensonge, ne serait-ce que par omission ?
D’après d’autres sources [27-12-2011 Le Nouvel Observateur] : « Les Qatariens sont arrivés avec des valises remplies d’argent, ce qui leur permit de retourner des tribus », ajoutons de recapitaliser les groupes et factions djihadistes [notamment les surgeons du Groupe islamique combattant en Libye - GIGL] en sommeil depuis leur répression par Kadhafi il y a une petite dizaine d’années, mais dont certains éléments libérés en 2008 on joué un rôle central dans la chute de la Jamahiriya, tel Abdelhakim Belhaj, chef de troupes de chocs qui firent tomber Tripoli, puis commandant militaire de la capitale libyenne avant de partir – selon toute vraisemblance 
5.
Dans un entretien accordé à la chaîne panarabe Al Arabiya, le président démissionnaire du bureau exécutif du Conseil national de transition libyen, Mahmoud Jibril, avait corroboré que les pétrodollars qataris avaient servi à alimenter « les rivalités et les motifs de désaccords existant entre les rebelles et les divers courants gérant l’après Kadhafi, dans le but explicite de diviser et de monter les uns contre les autres les frères libyens » 
6. Au total ce sont 400 millions de $ qui auraient été versés par l’émirat. Quand on aime, on ne compte pas !
Pour ne pas conclure sur le très sanieux chapitre libyen, il s’agit de garder en mémoire que les Qataris ont largement favorisé, approvisionné et abondé les groupes islamistes 
7. Dans le Djebel Nefoussa, au sud de Tripoli, les Moukhabarat, les services spéciaux qataris en liaison directe avec leur Cheikh, ont présidé à la distribution très sélective des missiles antichars généreusement offerts par la France. Ce n’est pas moins de neuf cargaisons qui furent ainsi réparties au seul profit des combattants islamistes. Une partie des armes devait par la suite s’évanouir dans la nature en complément des « 10 000 missiles sol-air » engloutis dans les sables libyens selon l’amiral Giampaolo Di Paola, chef du Comité militaire de l’Otan assurant la coordination entre les différents états-majors opérationnels en Libye.
Or, à présent, c’est le Qatar - qui sait apparemment à merveille tirer les marrons du feu - qui a pris le relais de l’Otan sur le sol libyen, en assurant la suite des opérations puisque contrairement à ce que n’en dit pas la grande presse, la situation y est encore loin d’être complètement stabilisée… État de fait qui confirme indirectement le rôle central que le Qatar a occupé dans le déroulement des opérations d’une guerre qui n’a jamais dit son nom 
8 !
Désormais, il sera parfaitement loisible de voir dans le Qatar un « acteur majeur » de la scène orientale et plus encore, à travers les liens politiques et économiques tissés avec la France, un protagoniste de l’espace euroméditerranéen. « Un cas unique ! Nous avons assisté à la naissance d’une puissance régionale de la taille d’une tête d’épingle » s’était exclamé le chantre belliciste Bernard-Henri Lévy… et même une « puissance internationale » faudrait-il ajouter en tant que - ultima ratio - bras armé du Pentagone et agitateur au service du Département d’État dans les banlieues du Tiers-Monde hexagonal.
Reste qu’il est parfaitement cocasse – et pas uniquement pour les esprits chagrins – de voir une monarchie réellement absolue, animée par un puritanisme religieux fanatique, œuvrer au triomphe de la démocratie… ou de ce que l’on nomme tel !
Le PSG, les banlieues, l’émir et le Sarkoland.
Depuis quelques années Washington s’immisce insidieusement, sournoisement mais sûrement dans les affaires intérieures françaises, notamment celles de nos périphéries et autres « banlieues », sous couvert de nous donner des leçons de démocratie plurielle et en accusant aimablement les Frenchies d’être d’infâmes « réacs » pratiquant d’odieuses exclusions à l’égard du sel de la terre… C’est ce modèle made in America qu’entendent aujourd’hui appliquer également les Qataris bien décidés à déverser les millions par brassées sur nos gentils discriminés sous le regard attendri des supporteurs du PSG. Le Qatar, micro État et vibrion polymorphe, a en effet racheté la majorité du capital du PSG tout en intervenant militairement aux côtés de l’Otan pour démocratiser la Libye, et bientôt la Syrie – c’est-à-dire l’offrir aux islamistes radicaux - et en se faisant désigner dans la foulée, contre monnaie sonnante et trébuchante il va de soi, comme organisateur en 2022 de la Coupe du monde de football !
Des banlieues « céfrans » choyées et convoitées.
Le Qatar a depuis longtemps emboîté le pas aux Yanks en matière d’ingérence dans les affaires intérieures hexagonales : son ambassadeur n’a-t-il pas annoncé en décembre la création d’un fonds d’investissement de 50 millions € en vu de financer des projets économiques portés par des habitants des banlieues de France ? Dix élus périurbains - cinq hommes, cinq femmes, parité oblige – ont de la sorte été invités au Qatar où ils ont été reçus à l’instar de chefs d’État (futurs peut-être) par l’émir Cheikh Hamad Ben Khalifa Al Thani dans le but officiel d’établir des partenariats économiques entre l’émirat et les quartiers populaires où des entrepreneurs se disent « victimes de discrimination et bloqués » 9.
Le Qatar en France : un État dans l’État et le généreux financier de nos politiques.
Une question se pose crûment : les fonds souverains qataris sont-ils en passe d’acheter la France en pièces détachées à l’instar de ces organisations sionistes qui s’implantèrent en Palestine - pour finir par y créer un État, pour l’heure toujours sans frontières ! - en rachetant morceau par morceau, des terres, des lopins, des domaines, des champs et des maisons à qui voulaient leur vendre ?
Commençons par l’achat en gros et en détail de notre classe politique. Des faits et ils sont évocateurs ! Nos politiques sont tous autant qu’ils sont, de modernes jet-setteurs passant le plus clair de leurs temps dans les avions pour aller se dorer la pilule qui à Marrakech, qui en Tunisie (Alliot-Marie), qui en Égypte (Juppé) et ne parlons pas de notre agité-du-bocal ! En vrac parmi les habitués de l’émirat : Villepin, Delanoë, Douste-Blazy, Dati, Royal, Amara, Guéant, Debré, Larcher, Védrine, Mitterrand, Morin, Chevènement, Baudis, Lang 
10. Pas un qui manque à l’appel !
Trois semaines après son élection, en 2007, le premier chef d’État arabe reçu à l’Élysée est l’émir al-Thani. Celui-ci, le 14 juillet suivant, assistait au défilé de nos troupes au côté du président de la République. Lorsque M. Sarkozy occupait la place Beauvau, il avait eu à connaître de la formation des forces de sécurité qataries, d’où des contacts privilégiés… Ce serait par ailleurs le Qatar qui serait intervenu de façon décisive dans la libération en août 2009 du libyen al-Megrahi, l’un des auteurs présumés de l’attentat de Lockerbie, puis surtout, en juillet 2007, dans celle des infirmières bulgares détenues en Libye ; pourtant, curieusement, ce furent Cécilia Sarkozy et son mari qui en récoltèrent tous les lauriers.
De la même mauvaise manière quand le président français - en bonne compagnie : celle du Premier ministre britannique David Cameron et du plumitif Bernard-Henri Lévy alors promu Ministre bis des Affaires étrangères et de la Guerre - paradent à Tripoli le 14 septembre, après la mort ignominieuse - pour les vainqueurs – du Raïs déchu, le grand allié qatari est exclu du triomphe… Et il en concevra un ressentiment durable à l’égard du chef de l’État français 
11. Précisons que le Qatar joua un rôle discret, pour ne pas dire occulté - mais essentiel car unique dans le monde arabe - dans la destruction libératoire de la Lybie assortie de ses 150 000 morts « humanitaires », lesquels auront évité, il est vrai, par leur sacrifice « un véritable bain de sang »  12 ! Il en sera vraisemblablement de même, lorsque les nouveaux Alliés anglo-franco-turco-quataris en auront fini avec la Syrie, mais la démocratie est à ce prix et l’on ne peut faire d’omelette sans casser des œufs, n’est-ce pas ?
Pour revenir à la noria de personnalités françaises qui vont chercher quelque fraîcheur à l’ombres des méga buildings et palmiers qataris, réservons une mention spéciale aux membres ou ex membres du gouvernement : Claude Guéant missi dominici de M. Sarkozy, Fadela Amara et Rachida Dati qui, lorsque cette dernière était encore Garde des sceaux, se rendait deux ou trois fois par mois à Doha ! Il est vrai, ceci expliquant cela, que sa sœur est ou était l’une des proches collaboratrices du procureur général du Qatar… On comprend mieux ainsi les bâillements de la susdite sur les travées du Parlement européen de Strasbourg et ses savoureux fourchages de langue dus évidemment aux décalages horaires ! Chirac président effectua neuf visites officielles dans l’émirat, un client avantageux et assidu du cabinet de conseil de l’ancien Premier ministre Villepin dont les déplacements se font apparemment sur les avions personnels de l’émir ! 
On jugera également du poids de l’émirat dans la vie politique française, sachant qu’à partir de 2008 il s’est vu octroyer des privilèges fiscaux tout à fait exorbitants - par la grâce des votes de la Chambre et du Sénat – afin de faciliter ses investissements dans notre belle République bananière 
13. Ainsi les investissements immobiliers qataris ne sont pas imposables sur les plus-values et ses ressortissants en France ne sont pas astreints à l’ISF durant les cinq premières années de résidence. Notons que le groupe d’amitié France/Qatar ne compte pas moins de 49 députés à l’Assemblée nationale... en contrepartie Doha a passé avec Paris des accords pour la formation de ses marins et de ses policiers, ce pourquoi le Qatar devrait voir la création d’annexes de certaines de nos grandes Écoles telles HEC, Saint-Cyr ou l’École nationale de la magistrature… mais de là à dire que le palais de Élysée et celui de Doha seraient cul et chemise, subsiste un pas que nous ne saurions franchir !
Quant aux liens économiques…
Les entreprises françaises sont comme de bien entendu représentées en force dans l’émirat, au premier rang desquelles Total, GDF-Suez (5,8%), EDF, Veolia, Vinci, Air Liquide, EADS, Technip… Reste que le Qatar en tant que détenteur d’un prodigieux fonds souverain – la Qatar Investment Authority - dont les avoirs tournent autour de 700 milliards de dollars, s’intéresse de près à nos secteurs stratégiques : par exemple le groupe d’industries de défense et de presse Lagardère (7,6 %), Veolia (5%), de Suez Environnement (1%), Vinci (5,8%), ou la compagnie maritime d’affrètement CMA CGM, et plus encore à Areva et au nucléaire. Fin 2010, ce n’est qu’in extremis que fut bloquée par le gouvernement – et non par la présidence évidemment - l’entrée du Qatar dans le capital du groupe nucléaire français. Un activisme boursier et des offres d’achat représentatifs de l’agressivité et du volontarisme des mercenaires de l’ingénierie financière qui conseillent la famille régnante du Qatar ou œuvrent au service de ses hommes d’affaires.
Un cas intéressant : l’immobilier et le patrimoine.
L’immobilier donne également une assez bonne mesure de l’influence et des ambitions qatarie en Hexagonie : l’émir possède personnellement à Marnes-la-Coquette, dans les Hauts-de-Seine, une résidence couvrant 4.000 m2 ainsi que l’hôtel d’Évreux, place Vendôme, assorti des deux autres hôtels particuliers y attenant. Quant au fonds souverain émirati, il s’est octroyé à Paris plusieurs grands hôtels tels le Royal Monceau... ou encore le Majestic de Cannes.
Plus emblématique encore, le cas de l’Hôtel Lambert, fleuron du patrimoine parisien du XVIIe siècle sis à la pointe est de l’île Saint-Louis, acquis en 2007 des mains des héritiers de Guy de Rothschild par le propre frère de l’émir et dont les travaux de « restauration » (lire aménagement façon pétromonarchique) ont fait beaucoup de bruit, et pour cause. Des travaux considérables et illégaux qui ont suscité une polémique, or pour l’étouffer, Christine Albanel ministre de la Culture (dont le digne prédécesseur, Jean-Jacques Aillagon, faisait accrocher en sept. 2008 un homard rouge géant à Versailles au plafond de la Salle des batailles), s’est à l’époque bien gardée de saisir la Commission nationale des monuments historiques mais avait créé de toutes pièces un Comité scientifique ad hoc… Passez muscade !
2012 l’année du Qatar en France ?
D’un côté l’émirat comble de bonheur des supporteurs du PSG en recrutant joueurs et entraîneur à prix d’or, de l’autre, il offre à Arnaud Lagardère une magnifique assurance-vie en devenant le premier actionnaire de l’empire familial (7,6 %) ! Quant à la chaîne qatari al-Jazira, celle-ci vient d’acquérir la majeure partie des droits de retransmission de la Ligue des champions de 2012 à 2015, soit quatre lots sur cinq relatifs aux droits audiovisuels de la Ligue des champions pour la France sur la période 2012-2015. 
14
Amorcé en 2006, le rachat du PSG par Qatar Sports Investments, a conclu au final quinze ans de rapprochement et d’intrication d’intérêts politiques et économiques entre la France et le Qatar 15. À l’origine, Jacques Chirac avait eu l’habileté – ou un pragmatisme en béton teinté d’un franc mépris pour l’état de droit en général - d’avoir été en 1995 le premier chef d’État a reconnaître officiellement l’émir al-Thani qui venait justement de pousser dehors son propre père parce que jugé inapte à la gestion de son micro et richissime royaume… Quant à Nicolas Sarkozy, il a pour sa part, en quelque sorte, assuré la continuité du service public – certes d’abord au profit du despotisme sportif - en se démenant pour faire aboutir la reprise du club par l’émirat. Chantal Jouanno, alors ministre des Sports, avait failli payer cher et se faire virer pour avoir déclaré publiquement - la folle - qu’elle eût préféré des investisseurs français !
Pour compléter le tout, Doha a obtenu – à coup de dessous de tables ! - l’organisation de la Coupe du Monde 2022. Le recrutement de Zinedine Zidane – il aurait reçu dit-on entre un et dix millions €… ce que l’intéressé s’est bien gardé de contredire - en tant qu’ambassadeur d’un pays n’ayant jamais organisé un tournoi international de ce type et de cette envergure, aura été aussi un maître coup en matière de communication. Au demeurant, le Royaume-Uni et l’Allemagne auront contesté une décision - pourtant rationnelle selon les critères en vigueur de nos jours : la loi d’airain du pognon - et demandé de façon assez peu réaliste que le choix en faveur de Doha soit réexaminé… Qui vivra verra !
Notons que l’intérêt du Qatar pour le « foot » déborde largement la Coupe du monde, l’acquisition du PSG et d’une brochette de joueurs peoplisés et dorés sur tranche parce que mieux payés que les plus super traders de salle de marchés… Ainsi les clubs de football européens deviennent des proies qui tombent les unes après les autres : Malaga en Espagne et le FC Barcelone, maintenant le Paris Saint-Germain avons-nous dit, le seul grand club de la capitale française dont Nicolas Sarkozy - comme par hasard – est, ou est supposé être, un fervent supporteur.
Alors, le PSG, les banlieues, l’Émir et le Sarkoland ?!
Que recherche le Qatar en France ? L’analyse de sa stratégie d’influence reste à faire, à commencer par comprendre quels sont les effets directs et indirects que recherche le Qatar par le biais d’un tel activisme ? Activisme d’ailleurs irréductible à une simple compulsion frénétique… Au fond le Qatar n’est-il pas une sorte de chancre se nourrissant des chairs mortes qui l’entourent ? Au demeurant force est de constater que la présence et l’influence du Qatar en France grandissent de façon démesurée. L’annonce d’un fonds d’investissement au profit exclusif des banlieues, « oubliées et délaissées », intervient quelques jours à peine après l’acquisition par le Qatar, via la chaîne al-Jazira Sport, de quatre des cinq lots des droits audiovisuels de la Ligue des champions pour la France sur la période 2012-2015. Il se répète enfin, et de façon particulièrement insistante, que l’Élysée n’aurait pas ménagé ses efforts – comme si cela constituait une priorité dans la conjoncture actuelle ! - pour convaincre l’émir de donner au PSG les moyens de ses nouvelles ambitions. Mais en contrepartie de quoi ?
Washington en terrain conquis : politique d’ingérence et d’influence !
Les banlieues françaises sont aujourd’hui des cibles prioritaires de l’influence culturelle américaine… au vu au su de tous et sans que nul ne songe à s’en offusquer, bien au contraire. Le Japon, l’Inde et la Chine se partagent à vil prix les dépouilles de notre ex empire industriel, la Grande Amérique quant à elle, nous passe sur le ventre et guigne les faveurs de nos banlieues musulmanes. Tout cela est cependant en parfaite cohérence avec la vague de pouvoirs islamistes militants qui s’installent inexorablement sur le pourtour méditerranéen avec la bénédiction ou l’aide de Washington et de son bras armé qatari.
Depuis le printemps 2008 l’Administration américaine envoie, par le truchement de sa représentation diplomatique à Paris, ses chasseurs de talents recruter des Young leaders ou leur équivalent dans les banlieues françaises, mais dorénavant non plus parmi les futures élites autochtones. Des actions dites d’influence culturelle qui sont largement montées en puissance avec l’arrivée à Paris d’un nouvel ambassadeur en août 2009 
16.
Dès 2008 les Américains s’intéressent en effet à nos banlieues et surtout à leurs responsables musulmans : des séjours dans l’Amérique de Bush et d’Obama, son digne successeur, sont organisés au profit d’associatifs qui en reviennent conquis. Une opération de séduction qui vise aussi ceux qui sont entrés dans notre paysage existentiel sous la dénomination de « Jeunes », éléments phares de nos cités, entrepreneurs intrépides et capitalistes naturels qui prospèrent dans l’économie noire et les trafics illicites ( ?) de drogues réputées douces. Des lycéens et des collégiens du 9-3 ont été à ce titre généreusement invités à dîner par l’ambassadeur d’alors, Craig Robert Stapleton et son épouse dans l’imposant hôtel particulier du Faubourg-Saint-Honoré abritant l’ambassade des ÉUA.
Le maire communiste de Vénissieux, banlieue lyonnaise, André Gérin se déclarait encore à cette époque « curieux de connaître la posture du gouvernement français et du président de la République sur ces actions. Un problème se pose d’un point de vue de l’autorité de nos institutions et de l’indépendance de la France vis-à-vis des États-Unis ». Une bonne question restée depuis sans réponse et c’est bien là que le bât blesse.
En mars 2008 un colloque « Médias et nouvelles générations urbaines : exclusion ou intégration ? » organisé en partenariat avec l’ambassade américaine et le groupe de média américain Trace, nous apportait quelques éléments de réponses en illustrant la collusion sans équivoque entre le Département d’État et nos institutionnels : y figuraient entre autres, Jean-Louis Missika (vice président de Free et ancien haut fonctionnaire du Secrétariat général du gouvernement), Robert Namias (président de l’information de TF1) et Philippe Tassi (directeur général de Médiamétrie), et Claude Grunitzky, Français d’origine togolaise habitant à New York, fondateur de la chaîne de culture urbaine Trace TV et auteur de « Transculturalismes » ayant fait carrière sur la promotion des métissages urbains… « Les États-Unis [disait-il] savent que le rêve américain est bien présent dans les consciences collectives [des banlieues] et veulent l’entretenir… Les évènements à l’ambassade rue du Faubourg-Saint-Honoré sont fréquents où sont invitées des personnalités culturelles, souvent Africaines, issues de l’immigration, qui s’expriment sur les États-Unis » !
À présent, merci au décrié Wikileaks 
17qui a rendu public un rapport du 19 janvier 2010 destiné à Mme Clinton, Secrétariat d’État américain et rédigé par l’actuel ambassadeur des É-U en France, Charles Rivkin, sous le titre évocateur « Embassy Paris. Minority engagement strategy - Stratégie d’engagement envers les minorités » dont le chapitre 4 se propose de « lancer un programme agressif de mobilisation de la jeunesse[des banlieues] ». En substance : « l’Ambassade de Paris met en œuvre une stratégie d’approche des Minorités notamment musulmane… Notre objectif est de mobiliser la population française à tous les niveaux afin d’amplifier les efforts de la France pour réaliser ses propres idéaux égalitaires, ce qui par suite fera progresser les intérêts nationaux américains. Alors que la France est à juste titre fière de son rôle moteur dans la conception des idéaux démocratiques et dans la promotion des droits de l’homme et de l’État de droit, les institutions françaises ne se sont pas montrées elles-mêmes assez souples pour s’adapter à une démographie de plus en plus hétérodoxe ».
Le 2 avril 2010, Charles Rivkin 
18en déplacement à Bondy à la rencontre des jeunes de banlieue, leur déclarait solennellement « Chez moi, c’est différent. Tu peux être africain, indien, mais tu es avant tout américain. […] J’aime parler avec tous les Français. Je sais, et je suis sûr, que le prochain leader français est en banlieue  ». On appréciera (diversement) la prétention – voire l’arrogance – américaine à nous donner des leçons de savoir-vivre républicain. Mais cela vient de loin, les GI’s débarqués sur les côtes normandes, quand ils ne lutinaient pas les french girls après avoir carbonisé les villages au phosphore, jetaient nos camembert car ceux-ci entraient, à leur grand dégoût dans la catégorie du « putride » !
« Rééduquer, réinformer le public français me semble être la tâche la plus fondamentale aussi bien que la plus urgente pour la politique démocratique américaine en France, et dans ce domaine presque rien d’efficace n’a encore été fait ». Ainsi donc s’exprimait Sydney Hook, membre fondateur en 1950 à Paris du Congrès pour la Liberté de la Culture l’un des faux-nez de la CIA, dans le rapport de 1949 « Report on the International Day of Resistance to Dictatorship and War » ! L’Amérique ne nous avait pas seulement envahis, selon sa propre terminologie qui n’a jamais mentionné une quelconque « libération », elle entendait en outre nous « rééduquer »… elle y est d’ailleurs presque parvenu vu l’actuelle atonie de la France populaire.
Bref, l’immixtion dans la nos affaires et nos zones périurbaines ainsi que le but clairement affiché d’y découvrir les prochains Obama « rebeu », est impressionnant pour qui n’est pas totalement aveuglé en raison d’une contemplation trop assidue et addictive du cyclope télévisuel. Plus précisément, il s’agit d’un exercice inédit de soft power - autrement dit une opération minutieusement planifiée, suivie et évaluée de manipulation des minorités ethno-confessionnelles - qui ne saurait se développer sans la complicité active, ou la veulerie, de nos dirigeants et des oppositions compradores.
Autre temps, autres mœurs. Autrefois chasser en plein jour en terre étrangère eut été difficilement imaginable et même dangereux : un État étranger court-circuitant les institutions d’un pays pour venir recruter sans intermédiaire ses agents d’influence, incroyable et jamais vu mais aujourd’hui banal - notre siècle n’est-il pas celui de tous les miracles ? - dans un pays lobotomisé, alcoolisé au Vingt Heure et apparemment – ce qu’à Dieu ne plaise - en état de quasi mort cérébrale.

Notes

(1 ) Locution du pays d’Oc « Qu’es aquò ? « Qu’est-ce ? »
(
2 ) Wiki. Les locaux de la chaîne sont bombardés par les Etats-Unis à deux reprises : une première fois en Afghanistan, la seconde fois en Irak. Un journaliste, Tarik Ayyoub, trouve la mort à Bagdad sous les bombes libératirce. Le Daily Mirror annonce le 22 nov. 2005 à la Une que le président G.W. Bush avait eu l’intention de faire la source mère dans ses locaux de Doha ce à quoi se serait opposé le Premier ministre anglais Tony Blair. En déc. 2001, un autre journaliste de la chaîne de nationalité soudanaise, est arrêté en Afghanistan et emprisonné à partir de juin 2002 à Guantanamo, il sera libéré six ans plus tard en juillet 2008 sans qu’aucune charge n’ait été retenue contre lui.
(
3 ) Donald Rumsfeld, Secrétaire à la Défense sous George Walker Bush, s’était fait remarquer à ce propos en saluant « la parfaite et excellente coopération entre le Qatar et les É-U dans la guerre contre le terrorisme  » !
(
4 ) Le Qatar hébergeait également le « CentCom », à savoir le commandement opérationnel ayant supervisé l’invasion de l’Irak. Quant au nombre de militaires américains stationnés au Qatar, ils seraient plus de 10 000 hommes, dont 5 000 présents sur la base d’el-Oudeid !
(
5 ) cf. Réseau Voltaire - combattre avec l’Armée syrienne Libre contre le nationalisme arabe et laïc de Syrie
(
6 ) 18-11-2011 Alger. Le Temps « Mahmoud Jibril accuse le Qatar d’alimenter la zizanie »
(
7 ) A commencer par ceux d’Abdelhakim Belhaj, d’Ismael Salabi, la Katiba des Martyrs d’Abu Salim, dirigée par Abu Sofiane Qumu, un ancien de Guantanamo ou encore la Katiba Obaida Ibn Jarrah, soupçonné d’avoir assassiné, le 27 juillet 2011, le général Abdul Younes. Cf. Ibid. NouvelObs
(
8 ) Slate Afrique 07/12/2011
(
9 ) Le Point.fr - Publié le 09/12/2011
(
10 ) On lira l’article très fouillé - mais cependant muet sur certains points cruciaux - auquel nous avons emprunté une grande partie des matériaux utilisés ici : « Comment le Qatar a acheté la France (et s’est payé sa classe politique) ». Eric Leser 6 juin 2011. Slate.fr
(
11 ) 27-12-2011 Le Nouvel Observateur
(
12 ) Alain Juppé 22 mars et 16 sept. 2011 Le Point.fr
(
13 ) http://www.bladi.net/forum/183275-f...
(
14 ) Ibid. Slate juin 2011 « Comment le Qatar a acheté la France (et s’est payé sa classe politique) »
(
15 ) « PSG-Qatar » Le Nouvel Observateur 5 août 2011
(
16 ) le Parisien 21 avril et 22 Avril 2008 Marianne 2 « Banlieues : OPA américaine sur les beurs et les blacks »
(
17 ) 27 fév. 2011
(
18 ) Jeudi 16 septembre 2010- Gestion des Risques Interculturels

Léon Camus

Lundi 16 Janvier 2012

http://www.geopolintel.fr



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

24/01/2012

n°602 - dossier de Palestine - 23-01 - a1pal - Pam Baile : "Nous vivions en prison, oui. Mais la prison ne vivait pas en nous"

n°602  -  dossier de Palestine - 23-01 - a1pal -  Pam Baile : "Nous vivions en prison, oui. Mais la prison ne vivait pas en nous"



L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources



Dossier de Palestine

n°602                                                     23-01

C.De Broeder & M.Lemaire   

 



Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

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c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

e) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



 

Sommaire

Tiré a part

Press TV : Visite secrète de l'Emir du Qatar en Israël.

1 Les brèves

1-1 french.irib : Proche-Orient: Nick Clegg dénonce «le vandalisme délibéré» d'Israël.

2 Dossier

2-1Israël déploie une vaste attaque planifiée pour judaïser la Palestine.  

2-2 Ginette Hess Skandrani : C’EST TOUTE LA PALESTINE QUI EST A DECOLONISER

2-3 Lorientlejour : Eau : Un rapport français dénonçant la politique d’"apartheid" menée par Israël suscite un tollé à Tel Aviv.

2-4 Sameh A. Habeeb : L'autre guerre psychologique contre Gaza.

2-5 Atallah Hanna: le ciblage de la Syrie vise à démembrer la nation arabe en prélude à la liquidation de la cause palestinienne.

2-6  Pam Bailey : "Nous vivions en prison, oui. Mais la prison ne vivait pas en nous".

2-5 Atallah Hanna: le ciblage de la Syrie vise à démembrer la nation arabe en prélude à la liquidation de la cause palestinienne.

2-6  Pam Bailey : "Nous vivions en prison, oui. Mais la prison ne vivait pas en nous".

3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

3-1 Angela Lano : Voyage au cœur de Gaza, en partie reconstruite, toujours sous blocus.

3-2 Communiqué de presse  du Porte Parole d' ÉGALITÉ  : Saïdi Nordine :  Plainte contre Israël.

4 Analyse - Géopolitique et stratégie– Réflexion.

4-1 Ziad Medoukh : Les conséquences économiques du blocus israélien sur la bande de Gaza.

4-2 Amira HASS : Les Palestiniens sont des héros qui bravent la dictature israélienne.

4-3Hamas : l’enlèvement de Dweik a pour but de saboter l’union nationale.



Tiré a part

Press TV : Visite secrète de l'Emir du Qatar en Israël.

L'Emir du Qatar Sheikh Hamad Ben Khalifa Al-Thani a rendu une visite secrète en Israël, bien que Doha et Tel Aviv n'entretiennent pas de relations politiques, révèle une vidéo.

La chef du parti israélien Kadima, Tzipi Livni, a accueilli l'Emir et le Premier ministre qatari Sheikh Hamad Bin Jaber Al-Thani pendant la visite.
L'Emir qatari et sa délégation ont également rencontré plusieurs responsables israéliens haut placés.
Parmi les sujets discutés entre Sheikh Hamas et Livni, la signature d'un nouveau contrat d'exportation de gaz et la rédaction de manuels scolaires qatari par des experts israéliens.
Sheikh Hamad aurait souligné l'importance de relations politiques entre les deux côtés.
Livni a informé le Qatar de l'importance de son rôle dans les discussions entre les Arabes et Israël.
Le Qatar et Israël ont une convergence de points de vue au sujet du programme nucléaire de l'Iran. Doha a systématiquement soutenu Tel Aviv contre l'Iran. Le Qatar pourrait également aider Israël dans le cas d'une attaque militaire contre les installations nucléaires iraniennes.
Il est important de noter qu'en avril 2008, Livni, qui était Premier ministre d'Israël, rendait de fréquentes visites au Qatar pour pousser l'Etat arabe à s'opposer au programme nucléaire d'Iran.
AGB/HGH

Source : Press TV

Traduction : MR pour ISM

http://www.ism-france.org/communiques/Visite-secrete-de-l-Emir-du-Qatar-en-Israel-video--article-16517



1 Les brèves

1-1 french.irib : Proche-Orient: Nick Clegg dénonce «le vandalisme délibéré» d'Israël.

Le vice-Premier ministre britannique a traité ce lundi de "vandalisme délibéré" la politique israélienne de colonisation dans les territoires palestiniens qui, a-t-il dit, sabote les efforts visant à créer un Etat palestinien. "Une fois qu'on agit physiquement sur le terrain de manière à rendre impossible ce qui a été accepté depuis des années comme l'objectif final, on commet alors des dégâts considérables", a déclaré à la presse Nick Clegg en faisant allusion aux colonies juives qui font obstacle à la "solution à deux Etats".
"Il s'agit d'un acte de vandalisme délibéré dirigé contre le principe de base sur lequel reposent des années de négociations; et c'est pourquoi nous avons fait part de notre inquiétude en tant que gouvernement avec de plus en plus de fermeté", a dit le n°2 du gouvernement à l'occasion de la visite à Londres du président palestinien Mahmoud Abbas.
http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/164278-proche-orient-nick-clegg-d%C3%A9nonce-le-vandalisme-d%C3%A9lib%C3%A9r%C3%A9-disra%C3%ABl



2 Dossier

2-1Israël déploie une vaste attaque planifiée pour judaïser la Palestine.  

Ahmed Qöoreî, membre du parti palestinien Fatah, a vivement condamné jeudi la colonisation israélienne "illégale et inacceptable", la qualifiant aussi de "crime de guerre" commis en plein mutisme international.
"Israël tente précipitamment de trancher unilatéralement sur l’avenir d’Al-Qods", a indiqué M. Qoreî, ajoutant que l’occupant "fait tout ce qui est en son pouvoir pour isoler la Ville sainte occupée des autres territoires palestiniens". Les autorités d’occupation "veulent annexer la ville par tous les moyens en imposant notamment aux Palestiniens des restrictions et mesures discriminatoires, et en commettant des violations flagrantes du droit international", a-t-il averti. Ce qui se passe à El-Qods actuellement "est une vaste attaque planifiée par Israël pour judaïser les territoires palestiniens", a-t-il dit, dénonçant "un crime de guerre" commis en Palestine. En 2011, l’Union européenne (UE) a dévoilé de nouveaux plans d’extension des colonies israéliennes notamment dans la partie sud d’El-Qods, des projets fermement condamnés par la communauté internationale, mais celle-ci n’a jamais osé prendre la moindre sanction contre Israël pour ces incessantes violations.

Cité par le journal "The Guardian", le rapport de l’UE avait fait la lumière sur un autre projet prévoyant la construction de 14.500 nouvelles colonies dans une zone qui s’étend jusqu’à la partie orientale de la Ville sainte. Les autorités d’occupation ont donné des instructions pour expulser 2300 personnes, en les incitant à quitter cette région, selon le même document. La colonisation israélienne est la principale cause de l’arrêt du processus de paix, suspendu depuis fin septembre 2010. Pour tenter de le relancer, la Jordanie a accueilli trois rencontres israélo-palestiniennes auxquelles ont pris part aussi des représentants du Quartette international pour le Proche Orient. Jusqu’ici, les efforts du Quartette et de la Jordanie qui parraine les discussions, restent vains puisque aucune avancée n’est enregistrée dans cette nouvelle initiative, après l’échec de la médiation américaine dans ce même processus traduite par la démission de l’émissaire George Mitchell.

http://www.echoroukonline.com/fra/international/14235-israel-deploie-une-vaste-attaque-planifiee-pour-judaiser-la-palestine.html


2-2 Ginette Hess Skandrani : C’EST TOUTE LA PALESTINE QUI EST A DECOLONISER

Afin de remettre quelques pendules à l’heure’.

 La Pierre et l’Olivier, réseau de solidarité avec le peuple de Palestine.

 Des gens de tous bords, de gauche comme de droite, politisées ou non, religieux pratiquants ou non, athées, libres-penseurs, commencent à se rendre compte que l’entité sioniste plus agressive et plus suicidaire que jamais, n’a pas sa place dans un Moyen-Orient arabe qui ne demande qu’à se développer plus harmonieusement.

 Le fait de construire un seul Etat démocratique et pluriel entre la Méditerranée et le Jourdain implique forcément le démantèlement de l’Etat juif.

 Un seul Etat démocratique pour tous ceux qui aiment cette terre et veulent la construire ensemble, contre la proposition irréalisable et mensongère dont on nous bassine depuis des années : deux Etats séparés, l'un dominant l'autre, l'un occidentalisé, surarmé et financé

 comme tel et l'autre, riquiqui, parcellisé et intégré dans un monde  arabe divisé.

 * Un seul Etat pour tous les habitants, de la Méditerranée au Jourdain :

 Il me semble, qu'après quatre guerre, deux Intifada, des milliers de massacres, des centaines de milliers de déportations, des milliers de  maisons et de champs détruits, des dizaines de milliers de prisonniers  dans les geôles israéliennes, plusieurs négociations/

 manipulations, baptisées pompeusement "conférences pour la paix", Gaza massacrée et toujours bloquée, il n'y a plus d'illusions à se faire ... tout a lamentablement échoué.

 L'état palestinien, si souvent évoqué et prôné par tous ceux qui veulent faire perdurer la séparation ethnique sur cette terre, se fait  toujours attendre. La résistance continue toujours et plus forte que  jamais et le peuple palestinien se relève à chaque fois que quelques

 Ames  bien pensantes veulent lui faire baisser la tête en lui faisant  miroiter une petite parcelle de terre octroyée généreusement par  l’occupant alors que c’est toute la terre de la Palestine ancestrale  qui lui appartient.

 Ce peuple, qui n'a jamais baissé les bras,  a fait la fierté de toutes les causes et de tous les mouvements de résistance de cette planète.  Il sait bien que sa cause est juste et qu'il finira bien par regagner  sa terre, son histoire et son identité.

 En cette année 2010, nous savons tous qu'il ne se présente d'autre solution en Palestine occupée, que celle d'un état unique pour tous ses habitants, état pluriel, multiethnique, multiculturel et démocratique avec des droits et des devoirs partagés par tous ses

 habitants -de la Méditerranée au Jourdain- quelle que soit leur religion, leur appartenance idéologique, ethnique ou politique.

 * La Proposition malhonnête et trompeuse de deux Etats séparés :

 - Dont l'un, l'Israël détiendrait 80% des terres en continu, maintiendrait les colonies de peuplement, les routes de contournement des villages, le mur de la honte, soutenu financièrement par tout  l'occident, et continuerait à posséder en grande quantité des armes de destruction massive prenant en otage tous les peuples de la région .

 - Et, l'autre, le Palestinien avec 20 % (moins le  mur, les colonies et les routes de contournement, ce qui l'amène à 18 %), désarmé, morcelé, parcellisé, sans aucun débouché vers l'extérieur, désarmé et esclavagisé par son  voisin, séparé de Gaza bloqué … ne me semble pas viable.

 PALESTINE : Un petit peu d'histoire

 pour nous remémorer l'origine contemporaine du conflit.

 La résolution 181, votée le 29 novembre 1947 par  l'Assemblée générale de la toute jeune ONU instaure la  partition de la Palestine par :

 - 33 votes pour, dont celui des Etats-Unis, de l'Union soviétique et de la France,

 - 13 contre

 - et 10 abstentions, dont celle du Royaume-Uni.

 C'est cette résolution imposée par les grandes puissances de l'époque qui porte la responsabilité de la Nakba (désastre palestinien) et de la majorité des problèmes du Moyen-Orient.

 Il faut rappeler qu'à cette époque, une grande partie des peuples de la planète, dont les peuples arabes, n'étaient pas souverains et n'avaient donc pas voix au chapitre. Toutes les manœuvres et pressions exercées par les grandes puissances occidentales auront été bonnes pour obtenir la majorité requise des deux tiers.

 La résolution 181 crée :

 ° Un Etat juif sur 56, 47 % de la Palestine pour 498 000 Juifs.

 ° Un Etat arabe sur 43,53 % du territoire pour 807 000 Palestiniens et 10 000 juifs, un état qui n'a jamais existé.

 ° Un régime de tutelle internationale pour Jérusalem avec 105 000 Palestiniens et 100 000 juifs.

 Cette résolution jugée illégale et illégitime a toujours été dénoncée par l'ensemble du Monde arabe car :

 ° Le peuple le plus concerné par ce vote, le peuple palestinien, peuple autochtone dans toutes ses composantes, n'a jamais été consulté sur le partage de  sa terre ancestrale.

 ° Le Monde arabe étant encore largement colonisé et ne pouvait donc s'exprimer officiellement, alors qu'il était tout autant concerné par le devenir de cette région, n'a pu prendre part au vote.

 ° Et surtout l'ONU a outrepassé son rôle en créant artificiellement un Etat sur la terre d'un peuple qui  s'y accrochait désespérément et continue encore aujourd'hui à s'y accrocher, avec le même désespoir.

 Le mandat britannique a pris fin la 14 mai 1948 et le lendemain, les sionistes ont proclamé unilatéralement l'Etat d'Israël.

 En quelques jours les Palestiniens sont devenus minorité au sein d'une entité étrangère, sans changer de lieu, sans avoir été consultés.

 La fin du mandat colonial britannique annonçait leur aliénation existentielle. Comment auraient-ils pu accepter passivement ce hold-up ?

 Déjà avant mai 1948, les persécutions anti-palestiniennes , marquées par le massacre de Deir Yassine dans la nuit du 9 au 10 avril où l'Irgoun de Beghin et le groupe Stern de Shamir massacrèrent plus de 300 civils endormis, entraînant la fuite d'environ 300 000 personnes, sans qu'aucun pays Arabe ne proteste.

 380 villages furent, comme Deir-Yassine, rayés définitivement de la carte.

 Après une tentative de trêve marquée par l'assassinat du médiateur de l'ONU, le Comte Bernadotte, par le groupe Stern, la première guerre Israélo-arabe consacrait la victoire

 d'Israël, les pays arabes préférant signer des armistices séparés en n'acceptant que des frontières de fait.

 La défaite arabe a permis à l'Etat juif de s'agrandir et a redessiné une nouvelle configuration de la  Palestine :

 - L'état d'Israël avec 12 % de Palestiniens restés sur place ;

 - Une Palestine sous influence égyptienne (la Bande de Gaza)

 - Une Palestine annexée à la Transjordanie dans le  royaume hachémite de Jordanie ( la Cisjordanie) .

 Ces deux morceaux de Palestine s'appelleront dorénavant et durant de nombreuses années "Territoires occupés".

 La Palestine ancestrale a été atomisée, ses habitants exilés sur leurs propres terres, dotés du statut de réfugiés, assistés par l'UNRWA (organisme d'assistance des Nation Unies pour les réfugiés), parqués dans des camps concentrationnaires à Gaza ou en Cisjordanie qui en accueillent près de

700 000.

 Dès lors, on distingue les Palestiniens de l'intérieur ceux des territoires occupés en 48, ceux des territoires occupés en 67 et ceux de l'extérieur (les réfugiés, auxquels on peut ajouter la diaspora disséminée dans le Monde arabe, en Europe,  aux USA ou ailleurs).

 Le 11 mai 1949 Israël est admis au sein de l'ONU et est  à ce jour, le seul Etat devenu membre sans avoir eu à déposer une carte de ses frontières. Il contrôle environ 80 % de la Palestine et rejette immédiatement  l'internationalisation de Jérusalem votée par l'ONU le 29 novembre 1949.

 Dans le même temps, en application de la "loi du retour", les Juifs, n'ayant jamais eu aucune attache avec cette terre, qui s'installent sont automatiquement naturalisés, alors que les "réfugiés" (nouveau nom des Palestiniens) qui y sont nés n'ont pas le droit d'y revenir.

 Les Palestiniens n'ont jamais accepté cet état des  lieux et ont toujours organisé la résistance à l'occupation avec obstination et détermination par des actions fortes et spectaculaires selon les  conjonctures.

 Si nous voulons nous engager sur la proposition d'un seul Etat démocratique sur la terre historique de  Palestine, il faut avant tout dire que nous soutenions ceux qui veulent décoloniser toute la Palestine et  donc démanteler les structures d'Israël afin de reconstruire ensemble un nouvel état.

 Il faudra aussi nous poser des questions sur le démantèlement des colonies et de ces horribles routes de contournement qui zigzaguent entre les champs, les villages et les maisons palestiniennes. Et ne parlons pas de ce mur barbare, qui nous rappelle, à nous autres Européens de si sinistres souvenirs et qui doit être détruit comme l'a été celui de Berlin.  Et ne pas oublier Gaza qui est toujours sous un embargo criminel et séparé du reste de la Palestine.

 * La résistance palestinienne

 Cette résistance a toujours existé. Mais elle ne n'apparaissait pas dans nos lucarnes, puisque le peuple palestinien était nié dans son existence, donc sa résistance ne pouvait qu'être traitée d'inexistante et forcément de terroriste.

  L'Intifada de 1987, et le soulèvement de l'ensemble de la population, les enfants lanceurs de pierres, les femmes largement engagées dans l'autosuffisance alimentaire, les familles boycottant les produits israéliens, organisant les entraides, les grands-mères et grands pères soutenant l'infrastructure de la  résistance ont donné une autre image de ce peuple spolié depuis si longtemps.

 Les accords d'Oslo, comme tous ceux qui ont suivi, y compris l'arlésienne de Genève, que nous n'avions pas soutenue, ont été une énième tentative de soumettre la résistance.

 L'Intifada Al Aqsa en l’an 2000 a été certainement plus organisée et différente.

 La résistance prend aujourd'hui plusieurs formes. Nous devons la soutenir globalement et dans toutes ses composantes, car elle est juste. Et résister à l'occupant est non seulement un droit mais également  un devoir.

 Nous comprenons fort bien que les attaques-kamikazes ont pu choquer quelques-uns, mais elles ne sont certainement pas plus choquantes que les F16, les missiles envoyés dans les maisons ou l'assassinat de Cheikh Yassine dans sa chaise roulante.

 Nous n'avons pas à critiquer la forme de résistance que choisissent les Palestiniens et surtout pas à accepter qu'elle soit traitée de terroriste

 * Les réfugiés palestiniens

 Intervenir pour un Etat unique en Palestine implique forcément d'exiger le droit au retour de tous les réfugiés. La résolution 194 adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies le 11 décembre 1948 spécifie dans son paragraphe 11 : "Il y a lieu de permettre aux réfugiés qui le désirent de rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et de vivre en paix avec leurs voisins, que des indemnités doivent être payées au titre de compensation pour les biens de ceux qui décident de ne pas rentrer dans leurs foyers  ou pour tout bien perdu et  endommagé".

 Cette résolution pourtant acceptée par Israël comme condition pour pouvoir accéder à l'ONU n'a jamais été appliquée. Encore aujourd'hui, après 62 ans d'errances des réfugiés et plusieurs guerres subies par le peuple palestinien, l'Etat juif refuse toujours d'en discuter. C’est également une des raisons pour laquelle la Communauté  internationale doit exiger des comptes et demander à l’entité sioniste  d’honorer ses engagements passés ou bien exiger que cet Etat quitte l’ONU, comme cela l’a été demandé à d’autres pays.

 Actuellement, selon l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) organisation crée en 1949, les réfugiés Palestiniens et leurs descendants sont au nombre, de l'ordre de trois millions et demi de personnes dont 30 % vivent dans des camps. Le sort de ces réfugiés constitue depuis plus d'un demi-siècle le plus grand problème humanitaire jamais résolu, la honte des Nations Unie et de la Communauté internationale et surtout un problème de sécurité majeure, ayant eu des répercussions régionales énormes et jouant un  rôle central pour la paix dans le Moyen-Orient. Ce problème s'est encore accentué depuis la colonisation de l'Irak, vu que les Palestiniens qui s'étaient intégrés dans la population irakienne ont été ramenés dans des camps et vivent, sous domination US, dans le plus complet dénuement.

 * Le désarmement de l’entité sioniste devient urgent

 N'oublions pas qu'Israël possède des armes de destruction massive. L'armement nucléaire israélien a été dénoncé dès 1986 par l' ingénieur israélien Mordechaï Vanunu, dans le "Sunday Times" des 5 et 12 octobre  1986.

 Cet acte courageux l'a fait croupir, durant 18 longues années en prison et au secret. Secret qui continue toujours après sa libération, car il est toujours en résidence surveillée et ne peut communiquer avec personne. Ce courageux ingénieur en paie encore le prix aujourd’hui.

 C'est dans le complexe nucléaire de Dimona, planqué dans le désert du Neguev, ayant plusieurs étages souterrains qu'Israël a produit une  centaine d'ogives nucléaires. Ces ogives ont certainement quadruplé depuis lors puisque personne, ni dans la région, ni parmi les "pays qui veulent donner des leçons au peuple iranien" ne s'en est inquiété.

 Le silence officiel, la protection des autres puissances nucléaires, le barrage des informations reste à ce jour total.

 L'usine est cachée dans le désert et produit des ogives nucléaires depuis 1966. Entre-temps, elle a certainement, d'après certain articles échappés dans une certaine presse israélienne, fabriqué des armes thermonucléaires d'une capacité suffisante pour détruire des

 villes entières. Nous savons aussi que l'armée israélienne utilise ponctuellement des gaz qui auraient des effets sur le système nerveux pour les personnes qui les inhalent. Accusation sur laquelle s'était fondé un journaliste de France culture pour mener une enquête dans la Bande de Gaza. Nous avions déjà, lors d'un voyage en Palestine été confronté à ce genre de gaz qui pue comme des œufs pourris et est d'une couleur jaunâtre très bizarre. Ce ne sont certainement pas des gaz lacrymaux que nous connaissons bien, pour en avoir profité lors des manifestations. Les Palestiniens nous disaient que ce gaz faisait avorter les femmes enceintes et était responsable de l'étouffement des personnes âgées ou de ceux qui avaient des problèmes respiratoires.

 Ce sont quelques bases sur lesquelles nous avons créé l'association " La Pierre et L'Olivier "en 1990 et nous n'avons jamais transigé sur ces principes. Nous n'avons pas soutenu les accords d'Oslo ni aucun des suivants, car nous sommes restés fidèles aux propositions de la charte de l'OLP : " Un Etat laïc et démocratique sur toute la terre de Palestine". Pour nous, cette charte n'a jamais été jugée caduque et  reste toujours d'actualité.

 Nous savons que nous ne pourrons jamais renier ce que nous avons toujours défendu jusqu'à aujourd'hui.  Nous ne comprendrons jamais, comment certaines associations et organisations se mobilisent pour la multi-culturalité en France et en Europe et exigent la séparation ethnique en Palestine.

Ginette Hess Skandrani

 Juin 2010


2-3 Lorientlejour :Eau : Un rapport français dénonçant la politique d’"apartheid" menée par Israël suscite un tollé à Tel Aviv.

Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information  
La publication d'un rapport parlementaire français dénonçant en des termes dures la politique israélienne de gestion de l'eau en Cisjordanie, suscite la polémique en Israël. Polémique autour de la teneur du rapport, mais polémique, aussi, en raison du fait que les officiels israéliens aient trop longtemps ignoré l’existence et la publication de ce rapport. Un gros ratage diplomatique en somme, que le Haaretz rapporte aujourd'hui.
Ce rapport sur "La géopolitique de l'eau", produit par la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale française a été publié le 13 décembre dernier. Le problème porte sur un encadré de ce rapport, issu d'une mission d'information parlementaire présidée par le député UMP (parti présidentiel) Lionnel Luca et dont le rapporteur est le député socialiste Jean Glavany, intitulé : "L'eau, révélatrice d'un nouvel apartheid au Moyen Orient". Dans cet encadré, l'on peut lire que "la Palestine n'est pas l'Afrique du Sud et les années 2010 ne sont pas celles d'avant 1990" mais qu'"il est des mots et des symboles qui, par leur force, peuvent avoir une vertu pédagogique".
"Tout démontre, même si bien peu nombreux sont ceux qui osent employer le mot, que le Moyen Orient est le théâtre d’un nouvel apartheid (...) L'eau est devenue au Moyen Orient bien plus qu'une ressource: c'est une arme. Pour comprendre la nature de cette +arme+ au service de ce +nouvel apartheid+, il faut savoir, par exemple, que les 450.000 colons israéliens en Cisjordanie utilisent plus d’eau que 2,3 millions de Palestiniens", est-il encore écrit. "La priorité est donnée aux colons en cas de sécheresse en infraction au droit international", ajoute le texte.
Or, l’ambassade d'Israël à Paris est complètement passée à côté de ce rapport, rapporte le Haaretz, en conséquence de quoi aucun démenti officiel israélien ou correction ne lui a été apporté, ce qui constitue "une grave faille diplomatique", affirment des diplomates israéliens. "Ce rapport a causé des problèmes diplomatiques et a sérieusement endommagé l'image d'Israël en France", affirme au quotidien israélien un haut responsable dont le nom n’a pas été révélé.
La commission parlementaire française avait demandé à M. Glavany, ancien ministre de l’Agriculture dans le gouvernement de Lionel Jospin et ancien chef de cabinet de l’ancien président François Mitterrand, d'établir un rapport sur la géopolitique de l’eau dans les zones de confrontations dans le monde. Dans ce cadre, M. Glavany a effectué, en mai dernier, une visite en Israël et dans les Territoires palestiniens. Visite pendant laquelle il a rencontré plusieurs hauts responsables du gouvernement, y compris le ministre de l’Energie et de l’Eau, Uzi Landau et le directeur de l’Autorité de l'Eau en Israël, Uri Shani.

Le ministère israélien des Affaires étrangères et l’ambassade d’Israël à Paris étaient au courant de cette visite et savaient que M. Glavany prévoyait d’écrire un rapport sur le sujet, note le quotidien israélien. Mais l’ambassadeur d’Israël en France Yossi Gal n’a assuré aucun suivi de cette affaire, poursuit le Haaretz.

L’ambassade d'Israël n'a pris connaissance du rapport que plusieurs jours après sa publication sur le site web du parlement français, et ce uniquement après avoir été informé de l'existence du document par le bureau du ministère européen des Affaires étrangères à Jérusalem.


"Les +puits+ forés spontanément par les Palestiniens en Cisjordanie sont systématiquement détruits par l’armée israélienne ; à Gaza les réserves d’eau ont été prises pour cible en 2008-2009 par les bombardements", accuse encore le rapport. "On peut citer plusieurs exemples de stations d’épuration programmées par le ministère palestinien de l’Eau et qui sont +bloquées+ par l’administration israélienne", affirme également le document.
"Israël conduit une politique d’expansion territoriale tendant à s’approprier les ressources en eau", souligne aussile rapport qui ajoute : "La politique d’expansion se traduit ensuite par la construction du mur de séparation de façon décalée par rapport à la ligne verte (zone tampon à l’ouest de l’aquifère est) qui prolonge une politique systématique de limitation des prélèvements palestiniens afin que les eaux continuent leur écoulement vers l’ouest. Le mur de séparation construit par l’Etat hébreu dans les Territoires palestiniens permet également de contrôler l’accès aux eaux souterraines".
Le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères Yigal Palmor a accusé M. Glavani d'avoir ajouté, à la dernière minute, des termes jugés extrêmes dans son rapport, sans avoir consulté les autres membres de la commission. "Ces propos inacceptables ont surpris ses collègues, qui ont été choqués de trouver ces termes dans la version finale publiée", affirme M. Palmor. Le rapport relève d'une "propagande vicieuse", accuse encore le responsable israélien, qui affirme que son auteur "a omis de nombreux faits et a agi avec une subjectivité flagrante".

En 2008, l'ONG israélienne B'Tselem avait établi que la consommation quotidienne d'eau des Palestiniens en Cisjordanie variait entre 37 et 73 litres, contre 211 litres à 242 litres pour les Israéliens.

L'année suivante, Amnesty International affirmait que la politique israélienne discriminatoire envers les Palestiniens des territoires occupés est la cause essentielle de la disparité frappante entre Palestiniens et Israéliens en matière d’accès à l’eau. La consommation d’eau des Palestiniens atteint à peine 70 litres par personne et par jour, soit une quantité bien inférieure aux 100 litres minimum par personne recommandés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), poursuivait l'ONG.
http://www.lorientlejour.com//news/article.php?id=740661


2-4Sameh A. Habeeb : L'autre guerre psychologique contre Gaza.

La punition israélienne continue. C'est de fait une politique sans fin. La punition dont je parle n'est pas le siège imposé depuis plus de 5 ans. Ce n'est pas l'attaque de 2008-2009, qui a tué plus de 1400 civils. Même pas l'humiliation subie au passage frontalier d'Erez entre Gaza et Israël, où le renseignement israélien a essayé de recruter des espions parmi les malades palestiniens, ni les attaques constantes. C'est plutôt la guerre psychologique cachée qu'Israël mène contre nous depuis plus de dix ans.


Depuis qu'a éclaté la deuxième Intifada en 2000, Israël a commencé à se servir de ses machines de guerre lourdes. La population de Gaza, et aussi celle de Cisjordanie , sont exposées à ces engins militaires. L'exposition a tristement pour conséquence que la population a fini par s'habituer aux bombardements, aux invasions et aux attaques constantes. Même les enfants se sont adaptés. Personne cependant ne s'est habitué aux drones, ces petits avions télécommandés contrôlés par ordinateur depuis Israël dont les Israéliens se servent pour surveiller la Bande de Gaza "pour des raisons de sécurité".

L'un des problèmes avec les drones est leur bourdonnement bruyant. Depuis 10 ans, le bourdonnement fait partie de la vie à Gaza. Ils survolent la Bande 24h par jour. Beaucoup de gens ont du mal à dormir tranquillement. Le bruit s'infiltre partout, même quand vous fermez les fenêtres pour dormir. Quand la nuit tombe et que les rues sont calmes, le bruit est encore plus fort. Certains lecteurs pourraient rétorquer que c'est normal, mais ça ne l'est pas. Il n'est pas humain qu'une population vive dans une terreur constante qui peut rendre fou. Certes, Gaza souffre de tant d'autres maux que le bruit des drones peut sembler "normal". Rien n'est normal, en réalité. Les drones sont juste un autre aspect des très nombreux maux et traumatismes qui touchent les enfants de Gaza et qui ajoutent à leurs souffrances.

Jamila Zaqoot, 21 ans, est étudiant à l'université de Gaza. Comme beaucoup d'autres étudiants, elle a beaucoup de difficultés à trouver du calme pour étudier. Après l'université, Jamila aide sa mère aux tâches ménagères, et elle se prépare à étudier ensuite, habituellement vers 20h.

"J'ai beaucoup de mal à étudier et à me concentrer. Le bruit des drones m'accompagne pendant que je travaille. C'est vraiment un problème. Je lis à haute voix pour couvrir le son. Imagine combien c'est perturbant, ce bruit permanent, 'zzzzzzz zzzzzzz zzzzzzz". Je l'appelle même 'Zananana'", dit Jamila.

Le drone est une arme israélienne efficace. Outre la surveillance du ciel de Gaza 24h par jour, 7 jours sur 7, il est utilisé d'un point de vue militaire dans des attaques légères par missiles pour des missions "spéciales". Israël s'en est souvent servi pour des assassinats ciblés. Beaucoup des dirigeants des factions de la résistance palestinienne luttant pour la liberté ont été tués par des attaques de drones. Des civils aussi ont été tués. Il y a deux mois, un médecin et son fils de 4 ans ont été tués par un drone. Ils étaient à moto lorsque la machine à tuer a frappé, les tuant tous les deux sur le coup. Israëla bien sûr déclaré que c'était une mesure de sécurité, et la communauté internationale a ignoré les assassinats.

En plus de l'irritation provoquée par le bruit, les drones sont un obstacle lorsque les familles essaient de passer du temps ensemble. Elles ne peuvent pas regarder des vidéos familiales ni même écouter les informations. Quand un drone survole un secteur, la télévision numérique par satellite est brouillée. En conséquence, les images de 90% des chaines de télévision sont floues et très peu ne sont pas touchées par le phénomène.

Ahmad al-Safedi, 45 ans, tient un magasin de satellites à Gaza. J'ai discuté avec lui de l'effet des drones. Il n'a pas d'interprétation scientifique du brouillage. Selon lui, le problème est apparu il y a 10 ans, lorsque l'armée israélienne a commencé à surveiller l'espace aérien de Gaza avec ces drones. Beaucoup de gens, dit-il, se plaignent du problème qui perturbe leur temps de détente en famille.

Al Safedi ajoute, "C'est vraiment pénible et irritant d'être distrait pendant que vous regardez un film, les informations ou une série-TV. Le drone ne cesse de couper le signal des satellites, en particulier celui de Nile Sat (un satellite égyptien qui comporte plus de 500 chaines). Vous regardez quelque chose qui vous plaît, et l'image disparaît. La diffusion reprend 2 minutes plus tard, puis s'interrompt à nouveau. La plupart des chaines de TV européennes ne sont pas touchées par les drones, mais peu de gens les regardent."

Les premiers drones étaient de fabrication américaine, mais au fil des ans,Israël a développé ses propres modèles. Ils sont maintenant vendus dans le monde entier. Les drones violent le droit international, que de toutes façonsIsraël viole constamment. Ils violent la souveraineté palestinienne. Bien qu'Israël se soit retiré de Gaza après avoir dégagé les 8000 colons qui occupaient 50% du sol de Gaza, en 2005, il continue de maintenir son contrôle grâce aux drones et l'occupation israélienne sur Gaza continue.

Motasim Dallol, 32 ans, étudiant palestinien qui est arrivé à Londres dernièrement, ressent la différence. Il vit dans un quartier calme de Londres, d'où les drones sont absents. Il dit que le ciel de Londres, sans drone, est comme le paradis.

Faudra-t-il que les occidentaux soient terrorisés par le bourdonnement des drones pour qu'ils se réveillent et réalisent l'impact que ces armes inhumaines ont sur l'humanité ?

Source : Pal Telegraph

Traduction : MR pour ISM

vidéo http://www.youtube.com/watch?v=xnHHSOJGvbk

Sameh A. Habeeb

http://www.ism-france.org/temoignages/L-autre-guerre-psychologique-contre-Gaza-article-16515


2-5 Atallah Hanna: le ciblage de la Syrie vise à démembrer la nation arabe en prélude à la liquidation de la cause palestinienne.  

Al-Qods occupée /

L'Archevêque Atallah Hanna, métropolite de la Sébaste des Grecs-Orthodoxes, a affirmé que le ciblage de la Syrie relève d'un plan américano-sioniste, exécuté avec une assistance des parties régionales, visant toute la région arabe, y compris la Palestine.
"Ils croyaient qu'affaiblir la Syrie leur permet de liquide la cause palestinienne", s'est exclamé l'Archevêque Hanna, dans un entretien téléphonique avec la télévision syrienne, assurant que le peuple palestinien, dans sa majorité, se solidarise avec la Syrie "qu'il aime désormais davantage en réalisant qu'elle paye aujourd'hui la facture de ce qu'elle avait donné pour la Palestine et les causes arabes", a-t-il précisé, affirmant que le peuple palestinien espère que la Syrie restera le pays fort et ferme qui soutient la cause palestinienne, "étant en effet le seul pays arabe qui avait ouvert les portes à nombre de factions palestiniennes, et la seule à prendre une position déclarée à l'égard du blocus de Gaza, de l'agression israélienne contre le Liban et des mesures de judaïsation d'al-Qods et des lieux sacrés".
L'Archevêque Hanna a proclamé sa solidarité avec la Syrie qu'il a qualifiée "le chaud foyer du nationalisme arabe, dont la capitale, Damas, représente la capitale spirituel de l'idéologie nationaliste arabe", exprimant l'espoir de voir "la Syrie renouvelée" dont avait parlé le président Bachar al-Assad, "L'Etat civil, démocratique, civilisé, sûr, stable, attaché aux constantes nationales et patriotiques".
Il a salué dans ce sens le peuple de Syrie "qui a fait preuve, durant cette crise, de sens élevé de conscience et d'attachement aux valeurs humaines, patriotiques et arabes", exprimant son émotion devant l'image du rassemblement des hommes de religion musulmans et chrétiens dans l'église de la Croix à Damas pour prier ensembles pour les âmes des martyrs.
L'Archevêque Hanna a fait savoir que le peuple palestinien avait cessé de suivre les chaînes de télévision qui répandent les mensonges et les mystifications sur la Syrie, soulignant que durant les dix mois derniers, ces chaînes s'étaient mobilisées pour couvrir les événements sur la scène arabe tout en faisant le back-out sur ce qui se passe dans la ville saintes d'al-Qods où les autorités d'occupation poursuivaient le vol des biens fonciers et des Waqfs de la ville, l'expulsion de ses habitants et les agressions contre les quartier arabes.
L'Archevêque Hanna a enfin appelé les intellectuels et les hommes de pensée, soucieux de l'intérêt de la nation arabe, à se tenir aux côtés de la Syrie face au terrorisme organisé et au complot dont elle fait face, et exhorté le peuple de Syrie à se cramponner à son unité et à bannir la sédition et ses colporteurs.

15/01/2012

http://www.sana.sy/fra/55/2012/01/15/394396.htm


2-6  Pam Bailey : "Nous vivions en prison, oui. Mais la prison ne vivait pas en nous".

Chers amis, je vous recommande un très beau témoignage de prisonniers palestiniens libérés,  : m-a  

Pam Bailey : La prison les sépare, la libération les réunit à Gaza

 

Le 19 décembre, le second groupe de prisonniers palestiniens faisant partie de l'échange avec le soldat israélien capturé doit être libéré. 550 hommes pourront enfin goûter à la liberté après des années - des décennies pour certains - derrière les barreaux. Leurs histoires seront certainement semblables à celles des 447 libérés en octobre. Les autorités carcérales israéliennes ont pratiquement tout fait pour effacer l'ancrage des détenus à la réalité et à leur culture, à leurs familles et à leurs compagnons de détention - par les interdictions de visites pendant plusieurs mois d'affilée, les changements répétés de prison pour parasiter toute nouvelle amitié, l'isolement solitaire, des années durant. Certains prisonniers n'ont pas supporté. Un prisonnier libéré que j'ai rencontré pendant ma récente visite à Gaza est resté en isolement pendant 15 ans ; il semble incapable de soutenir une conversation, et se parle tout seul, doucement, sans interruption

 

"Nous vivions en prison, oui. Mais la prison ne vivait pas en nous."

La vie en prison vous renforce," dit-il. "Quand vous êtes en grève de la faim, et sans nourriture jour après jour, vous trouvez des capacités et une force que vous ignoriez avoir. Quand il s'agit de défendre notre identité même et notre culture, Israël ne sera jamais plus fort que nous."

[…]

"Le plus grand défi, c'est d'être capable de résister soi-même, de vaincre ce désir de liberté et de votre famille, qui vous rend faible et vous donne envie d'abandonner," dit-il. "J'ai cherché des manières, même petites, de réaffirmer mon propre sentiment d'identité et de contrôle. Il y a toujours un moyen, même s'il est insignifiant. Par exemple, lorsque les gardiens ont interdit de fumer pendant que nous attendions nos familles les jours de visite, j'ai décidé d'arrêter de fumer. J'ai cessé ce jour là, pour que mon ennemi ne gagne pas."

[…]

Ce que leur réserve l'avenir est encore incertain, et ils reconnaissent que ce ne sera pas un ajustement facile. Ils ont été accueillis avec les 131 autres prisonniers "déportés" à Gaza, avec force célébrations pour "le retour des héros". L'administration Hamas à Gaza a aidé les prisonniers libérés en leur trouvant et en leur payant un logement. Mais Abu Sfeir compare cette première étape de transition à une "fête". Une fois l'attention retombée, le travail difficile va commencer.
"Je veux passer mon baccalauréat, trouver du travail, fonder une famille," dit Abu Seir. "Mais mes compagnons restés en prison [dont il reste plus de 5000] resteront dans mon esprit à jamais. J'ai essentiellement été élevé et éduqué par certains d'entre eux. Nous n'aurons pas de repos tant qu'ils ne seront pas libres eux aussi »

Pam Bailey

Article intégral sur  : http://www.ism-france.org/temoignages/La-prison-les-separe-la-liberation-les-reunit-a-Gaza-article-16413



3 Déclaration, courrier des lecteurs& témoignage

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

3-1 Angela Lano : Voyage au cœur de Gaza, en partie reconstruite, toujours sous blocus.

Les « Printemps des Libertés ». C’est sous ce slogan qu’une délégation parlementaire internationale est arrivée le lundi 21 novembre dans la Bande de Gaza pour entamer une tournée qui a pris fin le 24 novembre 2011.

7 décembre 2011

Les habitants de Gaza ont partiellement reconstruit leurs habitations détruites par l’agression israélienne de 2008/2009 en utilisant un composé de sable et d’argile qui, mélangé à de l’eau et à un peu de paille peut se transformer en briques après séchage au soleil (Photo : BBC).

Outre la délégation, il y avait une forte présence de députés et sénateurs de l’Amérique Latine à savoir du Chili, du Pérou, du Brésil, de l’Argentine, de l’Uruguay, du Paraguay et de l’Equateur (dont quelques futurs candidats pour les prochaines présidentielles). Certains d’entre eux étaient des représentants du Marché Commun du Sud (Mercosur) et du Parlement Andin.

Ce fut donc l’occasion pour ces parlementaires latino-américains d’exprimer leur soutien à la population de Gaza et aux autorités politiques. Ils ont également manifesté leur intérêt à suivre de « plus près » la situation que vit la Bande, en particulier, et toute la Palestine, en général.

Les invités de Gaza ont été accueillis par le premier ministre de Gaza, Ismail Haniyah et le ministre des affaires étrangères Mahmoud Az-Zahaar.

Vingt-quatre heures après l’arrivée de la délégation, soit le 22 novembre, une conférence de presse a eu lieu au siège du Parlement de Gaza. A cette occasion, Ismail Haniyah a qualifié la visite de la délégation internationale et des sud-américains comme « un moment exceptionnel pour notre lutte », en ajoutant : « Le peuple palestinien apprécie votre engagement et vous fait part de sa plus grande gratitude ».

Il a poursuivi : « Votre présence parmi nous n’offre qu’une seule lecture : c’est qu’Israël est en train de vivre une situation d’isolement politique international. Il y a trois aspects fondamentaux que nous devons aborder sur le plan international. Premièrement, il y a une nécessité de comprendre que la ’Cause Palestinienne’ n’est pas seulement une question humanitaire, mais également politique. Nous voulons la libération de la totalité de la Palestine historique, Jérusalem comme capitale, le droit au retour de tous ses enfants, et bien évidemment, la libération des 7000 prisonniers encore détenus dans les prisons israéliennes. A part cela, nous ne voyons aucune autre solution au conflit ».

« Deuxièmement, il est important de parler du blocus imposé à Gaza. En nous enfermant à l’intérieur de la Bande, l’occupation sioniste avait prétexté la capture du soldat Gilad Shalit. Maintenant qu’il a été libéré, toutes les excuses pour continuer d’assiéger Gaza sont nulles et non avenues ».

« Ceci m’amène à souligner un point fort important et pour lequel on devrait faire pression sur Israël. Il s’agit du Rapport Goldstone sur les crimes israéliens commis durant l’Opération Plomb Durci. Les conclusions de ce rapport ne doivent pas être négligées, au contraire, et les responsables sionistes doivent être poursuivis en justice pour crimes de guerre. Ils ont assez fui la justice comme ça. »

« Et il demeure un quatrième aspect essentiel qui est la reconstruction de la Bande de Gaza, où l’entrée des matériaux de construction est toujours interdite. »

Lors d’une autre rencontre tenue le 21 novembre dans le palais du gouvernement en l’honneur de la délégation sud-américaine, le premier ministre de Gaza a réitéré et a exprimé sa gratitude et son estime aux représentants des sept pays latino-américains qui, en décidant se rendre à Gaza, ils ont dû effectuer un très long périple.

Dans ce contexte, Haniyah a tenu à rappeler que cette partie du monde a ouvert ses bras, depuis 1948, aux réfugiés palestiniens. « Des millions de palestiniens et leurs descendants vivent depuis 63 ans en dehors de leur terre, de la Palestine ». Et d’ajouter : « Nous vivons depuis 63 ans sous l’occupation et la torture. Depuis le début de l’oppression, les Israéliens nous ont entraînés dans des guerres, ils ont construit le Mur de l’Apartheid, ils ont assiégé et empoisonné le Président Yasser Arafat dans son quartier général de la Mouqata’a. Ils sont en train de judaïser Jérusalem, ils ont imposé un blocus illégal sur la Bande de Gaza, ils ont emprisonné des milliers de Palestiniens et au cours de l’hiver 2008-2009, ils ont lancé une guerre contre Gaza qui n’a engendré que destruction, blessures et mort. »

« La vérité est, par conséquent, évidente : Israël ne veut pas la paix et est en constante quête de conflits. C’est pourquoi, nous estimons que la visite de cette imposante et valeureuse délégation est la démonstration concrète que la situation tourne en notre faveur et qu’il est grand temps de s’opposer aux politiques israéliennes. »

Evoquant son parti, Haniyah explique : « Le mouvement du Hamas lutte contre l’occupation. Chaque pays occupé a le droit de se libérer et de combattre pour arracher sa propre liberté. Et ce que je dis n’est pas nouveau puisque ce droit est même établi par les conventions internationales et par le Conseil de Sécurité de l’ONU. »

Le premier ministre n’a pas manqué de préciser la nature du conflit en soulignant : « Le problème existant oppose occupants et occupés. Le problème est Israël et non pas les hébreux. Nous n’avons aucune animosité envers les hébreux, mais plutôt contre ceux qui ont occupé notre terre. La preuve, durant toutes ces années, nous avons reçu la visite de plusieurs individus hébreux et antisionistes qui tenaient à nous faire part de leur solidarité et de leur soutien au peuple palestinien. Ceux-là sont les bienvenus. »

Il a ajouté : « Le Hamas appelle à la démocratie et croit aux élections libres, et c’est pourquoi, le peuple palestinien a donné sa confiance totale au parti en 2006. A cette époque, les gouvernements occidentaux avaient demandé au mouvement islamique de ’’respecter la démocratie’’, mais lorsque la victoire a été du côté de notre mouvement, ce sont ces mêmes occidentaux qui ont refusé de respecter et de reconnaître les résultats des élections. Ils ont donc décidé de nous punir collectivement en nous assiégeant. Montrez-moi n’importe quelle partie du monde où la population subit un blocus marin, terrestre et même par le ciel. Et pour finir, ils ont déclenché une guerre pour punir la population, comme ils ont puni tous les pays qui entretiennent des relations avec nous. »

Dossier prisonniers

L’agenda de la délégation internationale avait également prévu une visite importante au Centre des Prisonniers de Gaza. La conférence tenue ce jour a été ouverte par Ramy Abdou, représentant de l’European Campaign to end the siege on Gaza (organe ayant pris l’initiative d’organiser la caravane internationale), et la députée chilienne d’origine palestinienne Marcela Constanza Sabat Fernandez.

 ?Etaient présents de nombreux prisonniers, dont certains récemment libérés lors de l’accord d’échange conclu avec Israël (Shalit contre 1100 détenus politiques). A cette occasion, Abdelaziz Amro et Samar Sbeh, une jeune maman, ont pris la parole pour raconter leur propre vécu dans les prisons. Amro a expliqué qu’il avait été condamné à 700 ans de prison. Détenu en 2004, il a été torturé avec des produits chimiques dont les séquelles se font sentir aujourd’hui où son état de santé s’est détérioré. Il affirme : « N’importe quel Palestinien peut se trouver emprisonné, et pour n’importe que motif. Dans ce cadre, Israël opte souvent pour la détention administrative qu’il renouvelle tous les six mois ou tous les ans. Il faut savoir que les prisons israéliennes contiennent un grand nombre de détenus dont l’état de santé est vraiment critique sans qu’on daigne leur prodiguer les soins médicaux nécessaires. Hélas, je ne peux me permettre de vous raconter davantage des souffrances subies dans les prisons et ce, par respect pour les nombreuses familles présentes dans cette salle, et dont certaines ont des proches en prison... mais je vous laisse deviner la souffrance insupportable qui y règne. »

Quant à Sbeh, qui a été arrêtée la même année, à savoir en 2004, elle était enceinte de trois mois et a donné naissance à son bébé à l’intérieur de la prison. Bara’ est aujourd’hui âgé de 3 ans. Le petit a vécu en prison avec sa maman jusqu’à l’âge de deux ans et demi, puis il a été libéré et confié à la famille.

Malheureusement, le cas de Samar et de son fils n’est pas unique puisque beaucoup de prisonnières sont confrontées aux mêmes conditions de vie où elles sont contraintes d’accoucher en prison. Ces femmes n’ont d’autre choix que d’élever leurs petits derrière les barreaux et leur quotidien est partagé entre incommodité, précarité hygiénique, sanitaire et alimentaire et situation psychologique cruelle. Et là, il ne s’agit pas de criminelles mais de détenues politiques privées de leurs droits humains.

La journée du 23 novembre : les invités de Gaza se sont rendus à « Assalama. Société de Bienfaisance » , centre pour handicapés situé à Beit Lahiya au nord de la Bande.

La réunion a été présidée par Mohammed Hannoun de l’Association des Palestiniens en Italie et responsable des affaires humanitaires de la caravane, et par la députée brésilienne Marina Pignataro Sant’Anna.

Ala, une des responsables du centre nous a expliqué que la plupart des handicapés présents ici sont des victimes des guerres israéliennes ou des tortures. Ce sont des enfants contraints à vivre en fauteuil roulant, qui ont des membres amputés, ou bien qui sont devenus sourds ou aveugles. Un des problèmes auxquels ces handicapés se heurtent est l’interdiction imposée par Israël concernant toute possibilité de voyage à l’étranger pour des soins médicaux ou pour bénéficier de prothèses.

Hôpitaux de la Bande : l’urgence est quotidienne

L’hôpital de Beit Lahiya compte 100 lits pour 300 mille personnes. La structure appelée « Martyr Kamal Udwan » est également au service des malades du camp de réfugiés de Jabaliya. L’affluence des patients est continue et un aspect très évident est celui des conditions de travail précaires et déplorables et l’insuffisance des produits sanitaires. En effet, le personnel médical est contraint de travailler alors que l’établissement manque de médicaments, de pièces de rechange pour les appareils, les chambres sont délabrées et les blocs opératoires mal équipées manquent même d’autoclave. Outre le manque flagrant de médicaments, l’électricité est souvent coupée pendant plus de 8 heures par jour, et les pièces de rechange pour les machines ne sont pas disponibles.

Durant la guerre de l’hiver 2008-2009, l’hôpital a pu secourir plus du tiers des blessés.

Le port de Gaza

A peine arrivés au petit port de Gaza, nous avons remarqué un monument édifié à la mémoire des neuf victimes turques du bateau Mavi Marmara, tuées lors de l’assaut lancé, au mois de mai de l’an dernier, par les Israéliens contre la Flottille de la Liberté I. Nous avons donc rencontré, ici même, le président de l’association des pêcheurs de Gaza, le représentant du ministère de l’Agriculture et de la Pêche et le président de l’autorité portuaire.

Ils nous expliquent : « 87% des pêcheurs vivent sous le seuil de la pauvreté. Même si les Accords d’Oslo prévoient 20 miles, l’occupation nous interdit de naviguer au-delà de 3 miles. Et si nous ne pêchons pas au large, nous ne trouvons pas de poisson sur la rive, où la faune est très faible. »

Ici, les bombardements sont quotidiens et les pêcheurs sont souvent enlevés et emmenés en Israël. Les barques et même les moteurs sont volés dans l’unique objectif de saboter la pêche qui est un fond de subsistance pour près de 3500 familles.

Cette année, sept pêcheurs sont morts et 30 autres ont été blessés, dont Ahmed qui lève son bras pour nous montrer sa main coupée. Une chose est sûre, ce pêcheur ne pourra plus travailler en mer. Il faut reconnaître qu’à présent, la pêche est une activité à haut risque et peu recherchée. A cause des agressions israéliennes, les pertes enregistrées cette année ont dépassé la barre des 5 millions d’euros. Cette situation engendre une misère généralisée chez les pêcheurs et leurs familles. En effet, les enfants, faute de moyens, ne peuvent plus aller à l’école, certains sortent en mer avec leurs pères ou leurs frères, ou bien, se tournent vers les marchés pour des petits boulots médiocres, souvent mal payés.

Et pourtant, il fut un temps où le poisson de Gaza était exporté dans plusieurs pays. Aujourd’hui, il ne suffit même pas à subvenir aux besoins des familles des pêcheurs.

Le ministre des affaires étrangères de Gaza

Le soir du 23 novembre, les délégations sud-américaine et italienne ont été accueillies dans les bureaux de Mahmoud az-Zahaar. Avec un large sourire dessiné sur son visage, le ministre a exprimé sa joie et gratitude quant à la présence d’un si grand nombre de parlementaires latino-américains, entre députés, sénateurs, représentants du Mercosul et du Parlement Andi et aussi des candidats aux prochaines élections présidentielles.

Alors que l’Europe (au niveau officiel) boycotte le gouvernement de Gaza, les politiciens sud-américains viennent lui rendre visite pour discuter, pour parler et même pour prendre des photos avec les ministres, les députés et le premier ministre. Les paramètres occidentaux n’admettent pas une telle approche, contrairement à cette partie du monde qui, au cours des dernières années, a réussi à se libérer des dictatures, des régimes et des oppresseurs locaux manoeuvrés par les USA. Cette partie du monde qui peut même élire des ex-guérilleros au poste de Président.

« L’Amérique Latine ne voit aucune objection à porter au pouvoir des partis et des politiciens qui ont appartenu à la résistance et à la guérilla de libération » a expliqué une parlementaire latino-américaine à Az-Zahar, surpris mais amusé. Pour les sud-américains, le mouvement islamique de la résistance qu’est le Hamas est tout simplement un mouvement de résistance populaire contre un régime qui l’assiège, l’occupe et l’opprime. D’autres parlementaires ont ajouté que leurs mouvements de libération étaient autrefois qualéifiés de « terroristes » par les dictateurs. Mais aujourd’hui, ou ils sont au gouvernement, ou ils ont leurs représentants.

Le ministre gazaoui a tenu à préciser un point très important sur l’Islam : « L’Islam n’est pas votre ennemi, ni celui de l’Occident. Notre lutte est conduite contre le sionisme qui a occupé notre terre » a-t-il dit.

Reconstruction

En parcourant la Bande de Gaza, il apparait clairement qu’elle a été reconstruite grâce à la volonté invincible de ses enfants. Les débris ont été collectés, écrasés et mélangés avec du sable. Les bâtiments et édifices que le déchaînement sioniste meurtrier avait détruit durant l’opération Plomb Durci (hiver 2008-2009) ont été reconstruits. Depuis quelque temps, par les « tunnels de la survie », les matériaux de construction arrivent à entrer dans la Bande . Les gazaouis ne sont pas restés les mains croisés, bien au contraire, ils ont réussi à reconstruire ce qu’Israël avait détruit.

La situation dans la Bande est aujourd’hui totalement différente de ce qu’elle était il y a deux ans, en janvier 2009, juste après la guerre israélienne. Les tunnels construits sur la frontière avec l’Egypte ont permis l’introduction des produits alimentaires, des vêtements, des voitures qui, même déjà utilisées, restent très chères, des jouets et bien d’autres marchandises.

Les magasins ne manquent pas de produits, que se soit dans le vieux souk de Gaza ou bien dans les nouveaux supermarchés modernes, au style arabo-occidental. Il est vrai qu’il n’y a pas une urgence humanitaire, mais le problème est celui du chômage qui a atteint un niveau très élevé et qui, par conséquent, empêche les gens d’acheter, même des produits de première nécessité. La plupart des gazaouis sont pauvres et manquent d’argent.

Il existe également des zones encore plus affectées, comme le camp d’An-Nuseirat. Cette partie de la ville, sauvagement frappée par l’opération Plomb Durci, est toujours dans la ligne de mire des Israéliens. La population de ce camp est quasiment isolée puisque les ponts et autres structures avaient été détruits, et peinent à être reconstruits à cause du manque de fer et d’acier.

Le siège

Aujourd’hui, la véritable urgence humanitaire dans la Bande de Gaza touche à la fois les secteurs de la santé et du travail. Les hôpitaux manquent de fournitures médicales, de médicaments, de pièces de rechange pour les appareils.

Israël assiège, boucle et attaque constamment la Bande, détruit les maisons et les infrastructures, les champs et les barques des pêcheurs, empêche la libre circulation des personnes et des produits. Il tire sur les ouvriers et les empêche de travailler rien que pour les affamer et leur enlever toute possibilité de jouir d’une vie digne et normale.

Aujourd’hui, le constat est sans équivoque : les produits ne manquent pas à Gaza, mais c’est l’argent pour les acheter qui fait défaut, et pour beaucoup de gazaouis.

Trouver une occupation, un travail est le casse-tête quotidien de beaucoup de gens, qu’ils soient jeunes, vieux, licenciés, diplômés ou incultes. Ceux qui ont de la chance sont ceux qui peuvent vivre de ce que leur envoient des parents établis à l’étranger .

A Gaza, les catégories les plus touchées sont les pêcheurs, les agriculteurs, notamment ceux qui cultivent des terres proches des Territoire de 1948, constamment attaquées par Israël, et les employés des entreprises et des industries détruites durant l’opération Plomb Durci.

Ainsi, le blocus sur la Bande de Gaza doit prendre fin vu son caractère illégal et inhumain. Il est temps que la population puisse se déplacer, trouver un travail, gagner sa vie, étudier et recevoir les soins adéquats. Gaza doit mener une vie digne : tel a été l’avertissement de la délégation internationale.

Angela Lano
Le Caire et Gaza occupée, 21 -25 novembre 2011.
Publié (infopal.it) le 25 novembre 2011.

Traduit de l’italien par Niha (07.12.2011) :
http://www.info-palestine.net/article.php3 ?id_article=11517

Texte original en italien (25.11.2011) :
http://www.infopal.it/leggi.php ?id=19957


3-2 Communiqué de presse  du Porte Parole d' ÉGALITÉ  : Saïdi Nordine :  Plainte contre Israël.
Madame Monsieur,
Le 8 juillet 2011 débutait la mission internationale et citoyenne “Bienvenue en Palestine”.
Cette mission regroupant des centaines de ressortissants de tous pays du globe, avait pour objectif de se rendre en Palestine (et plus particulièrement à Bethléem en Cisjordanie), du 8 au 16 juillet 2011, afin de dénoncer le blocus de la Cisjordanie par l’armée d’occupation israélienne, et d’ainsi soutenir pacifiquement le peuple palestinien persécuté, en participant, aux côtés d’associations palestiniennes, à une série d’activités culturelles organisées par celles-ci.

Les participants de la mission « Bienvenue en Palestine » furent contraints, pour se rendre en Cisjordanie, de transiter par l’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv. Une fois à l’aéroport, ils ont déclarés aux services de l’immigration qu’ils comptaient se rendre en Cisjordanie, ce qui n’a évidemment rien de répréhensible. Pourtant, ils furent littéralement pris d’assaut et encerclés par plusieurs dizaines d’agents de sécurité de l’aéroport, de policiers et de militaires israéliens, munis d’armes de guerre.

Malgré le pacifisme et la bonne volonté de ces citoyens, des dizaines d’entre eux furent bloqués à l’aéroport, ensuite transportés dans des conditions déplorables (fourgons à bestiaux), avant d’être détenus sans aucunes raisons ni aucunes charges. En tout, une centaine de personnes furent mises derrière les barreaux de prisons israéliennes, parmi
Les quelles pas moins de soixante Belges
Durant plusieurs jours, ils ont été humiliés, menacés, frappés pour certains d’entre eux, privés de nourriture, d’eau potable, de médicaments,…
D’où la volonté pour un certain nombre de citoyens belges de porter plainte contre ces agissements.
A la suite de quoi, ce 9 janvier 2012, s’est tenu un entretien avec le Procureur fédéral-adjoint Philippe MEIRE, lequel est le Procureur dirigeant la section "compétence universelle" du Parquet fédéral. A l'occasion de cet entretien, auquel assistait une participante à la mission "Bienvenue en Palestine", fut déposée la plainte contre les dirigeants israéliens. L'entretien fut extrêmement cordial et notre impression commune fut que le Procureur fédéral semble réellement prêt à aller au bout des choses.
Par ailleurs, nous comptons déposer encore d'autres plaintes (éventuellement sur d'autres bases juridiques).
Afin d’expliciter notre démarche, une conférence de presse se tiendra le mardi 17 janvier 2012 à 10h30 au local de « ESG » Rue du Chevreuil, n°4 à 1000 Bruxelles.
Je vous prie de croire, Madame/Monsieur en l'assurance de mes sentiments bien dévoués.

Maître Sébastien COURTOY – Maître Stéphanie DUMONT (collaboratrice )
Contact presse :
Maître Sébastien COURTOY
Avenue du Commandant Lothaire 11
1040 Bruxelles
Fax 02/736.17.20
G.S.M 0477/955082
Responsable de la mission pour Bruxelles
Nadia Boumazoughe
Rue du Chevreuil, n°4
1000 Bruxelles
Nadia.boumazoughe@yahoo.fr
GSM 0485/54.95.79
Bienvenuepalestine.com
Nordine Saïdi
Mouvement Citoyen Palestine
http://mcpalestine.canalblog.com

Saïdi Nordine
Porte Parole d' ÉGALITÉ 

GSM : 0476/84.19.69
http://egalite.be
http://e-s-g.blogspot.com



4 Analyse - Géopolitique et stratégie– Réflexion.

Ndlr La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

4-1 Ziad Medoukh : Les conséquences économiques du blocus israélien sur la bande de Gaza.
Les Palestiniens célèbrent ces jours-ci le troisième anniversaire de l’agression israélienne contre la population civile de la bande de Gaza, une population qui subit un blocus inhumain imposé de façon illégale par les forces de l’occupation.

Nous allons essayer dans cet article, de parler des conséquences économiques de ce blocus sur la vie des habitants de cette région, la plus peuplée du monde, une région oubliée voire déserte, une région en souffrance permanente.

Les chiffres et statistiques de cet article sont datés du deuxième trimestre 2011 .Ils proviennent d'organisations internationales telles que le bureau des Nations-Unies pour les réfugiés palestiniens-UNRWA-, le Programme des Nations-Unies pour le Développement, la Banque Mondiale, l’Organisation Mondiale du Travail et la Chambre de Commerce et d’Industrie de Gaza.

On peut dire que l’économie de la bande de Gaza souffre d’une crise très grave à cause du blocus israélien et des fermetures de tous les passages commerciaux qui la relient à l’extérieur. Cette situation empêche tout développement d'une économie en faillite qui ne trouve pas les ressources nécessaires pour sortir d'une crise qui touche tous les autres secteurs.

On peut d’abord qualifier le blocus israélien sur Gaza de punition collective contre plus de 1.6 millions d’habitants qui vivent dans le chômage, la pauvreté et la précarité, et se battent quotidiennement pour survivre et rester dignes sur leur terre.

La fermeture totale des passages commerciaux qui relient la bande de Gaza au monde extérieur depuis 2007, et son ouverture de temps en temps de manière arbitraire et partielle, ont rendu l’économie gazaouite chaotique, sans aucun espoir de redressement, tous les secteurs économiques sont paralysés en raison de l’arrêt complet de tous les projets en cours.

Cette fermeture a empêché la libre circulation des importations et des exportations des biens et produits de Gaza, en particulier les matières premières et les produits semi-finis.

Les conséquences économiques de ce blocus illégal se manifestent par :

- Un recul des indicateurs de l’économie palestinienne, car l’économie de la bande de Gaza contribue pour 44% au PIB palestinien. Cette situation a rendu l’économie palestinienne dépendante de l’économie israélienne et de l’aide internationale.

- Les pertes financières directes ou indirectes dues à ce blocus inhumain et qui, en quatre ans, dépassent 1 milliard d’euros.

- Le secteur privé a été le secteur le plus touché, ce secteur qui employait environ 100.000 personnes avant 2007, et qui représentait 54% du marché de travail dans la bande de Gaza, est actuellement paralysé. A cause de la fermeture des usines et des ateliers, avec l’interdiction d’entrée de matières premières pour tous les projets et l’interdiction d'exporter , sans oublier la destruction de 85% des entreprises privées lors de la guerre de 2008-2099 , plus de 700 installations industrielles fermées sans réouverture, et la seule zone industrielle qui se trouvait au nord de la bande de Gaza fermée elle aussi définitivement après la guerre, à cause de tout cela, le secteur privé n'emploie plus que 20.000 personnes

- Le secteur de l’agriculture qui employait 40.000 travailleurs a été aussi touché. Actuellement, il y a seulement 9500 personnes qui travaillent- avec une baisse permanente de revenu- Ce secteur souffre de l’interdiction israélienne permanente de faire exporter les produits agricoles de Gaza connus pour leur qualité, vers les marchés externes. Sans oublier la diminution des terrains cultivables, des espaces ayant été détruits soit pendant la guerre, soit par les différentes incursions israéliennes sur les différentes régions de la bande de Gaza. La surface cultivée a diminué de 13% depuis 2007.Les pertes agricoles quotidiennes à cause de la non exportation des produits agricoles vers l’étranger est de 150.000 euros par jour. Conséquence grave: beaucoup de personnes sont en train d’abandonner leur terre agricole à cause de ces pertes, cette terre est remplacée par des constructions et des bâtiments. Une autre raison, la décision israélienne de porter la zone tampon, au nord de la bande de Gaza, à 300 mètres, a conduit à la détérioration dans le secteur agricole. De plus, la mort de beaucoup d’animaux a rendu l’élevage très difficile, et les prix ne cessent d'augmenter..

Avant 2007, la zone cultivée dans la Bande de Gaza s'élevait à 170 000 000 mètres carrés. Actuellement, il est estimé que 20 % de la zone cultivée, dont des vergers et des serres, ont été gravement affectés. Selon le rapport de la Chambre du commerce de Gaza, le coût de l'impact sur les moyens de subsistance des agriculteurs, combiné à celui des mesures de nettoyage nécessaires, s'élève à environ 10 millions d'euros.

- L’industrie: 90% des usines existantes sont fermées sans réouverture à cause du manque de matières premières, d’exportation, d’importation et du coût élevé des produits qui arrivent via les tunnels. La bande de Gaza est connue pour ses industries de qualité, notamment les vêtements, le tissu et le bois, les pertes dans ce secteur depuis juillet 2007 sont de 15 millions d’euros par mois.

- Le secteur de la pêche souffre énormément du blocus israélien, les pécheurs Gazaouis sont interdits de dépasser 400 mètres dans l'eau de Gaza, ces restrictions et ces limites ont influencé ce secteur et plus de 2000 pêcheurs, soit, ont changé d'activités, soit, travaillent avec un revenu minimum.

- Le chômage a augmenté, le taux de chômage a dépassé les 65% au deuxième trimestre de 2011, mais le phénomène le plus dangereux est la hausse du chômage chez les jeunes de moins de 30 ans, qui atteint 75%

- La pauvreté, 42% de la population de Gaza vit en dessous de seuil de pauvreté depuis mai 2007.

- Le développement du marché noir et le commerce qui vient des tunnels, entre 2008 et 2011; 45% des besoins commerciaux de la bande de Gaza en toutes matières proviennent des tunnels.

-L’augmentation de nombre de personnes qui dépendent des organisations humanitaires, selon les sources du bureau des Nations-Unies pour les réfugiés palestiniens –UNRWA- dans la bande de Gaza, plus de 450.000 personnes ont bénéficié du programme de l’aide alimentaire géré par le bureau, ce programme a élargi ses services pour cibler les citoyens et non seulement les réfugiés.

Le seul changement en 2011? Le nombre de camions autorisés à entrer Gaza est passé à 150 camions par jour alors qu’il était de 30 pendant le blocus, mais pour l’entrée et la sortie des produits de Gaza et vers Gaza, rien a changé.

Ces conséquences économiques sur la population, montrent une fois de plus que le véritable objectif de ce blocus imposé par l’armée israélienne, et cela devant le silence complice de la communauté internationale officielle, est de casser la volonté remarquable de cette population civile en pleine résistance.

Ziad Medoukh


4-2 Amira HASS : Les Palestiniens sont des héros qui bravent la dictature israélienne.

Les Palestiniens sont des héros et c’est la seule chose qui ressort des attaques des voyous des collines (les colons ndt) contre eux. Les mains sont les mains de voyous, et la tête ? La tête est celle du régime hostile imposé aux Palestiniens qui les persécute à chaque instant de leur vie, jour après jour, semaine après semaine depuis des décennies. Vivre dans de telles conditions et rester sain d’esprit —c’est de l’héroïsme. "Et qui dit que nous sommes sains d’esprit ?" me répondent les Palestiniens. Eh bien voilà la preuve qu’ils le sont : ils sont capables de se moquer d’eux-mêmes.

Les voyous des collines ne sont que la cerise sur le gâteau. La plus grosse partie du travail est faite par les voyous en gants de chevreau. Contrairement à ceux qui ont lancé des pierres à l’adjoint du commandant de brigade, ceux-là sont les chouchous d’Israël. La chair de notre chair. Des officiers et des soldats, des juges militaires, des architectes et des hommes d’affaire au service de l’armée, du ministère de l’Intérieur et des employés de l’Institut de la Sécurité Nationale. Les mains sont leurs mains. La tête est celle du peuple juif israélien qui par des voies démocratiques envoie son gouvernement imposer ses dictats aux Palestiniens.

En quoi consiste la dictature israélienne sur les Palestiniens ? Ce n’est pas seulement le contrôle de leur espace et la création d’enclaves isolées les unes des autres ; pas seulement l’envoi de jeunes israéliens de 19 ans —masqués et armés jusqu’aux dents— dans des raids militaires (560 le mois dernier selon le groupe qui supervise ce secteur dans le département des négociations de l’OLP) ; pas seulement les arrestations quotidiennes (257 arrestations en novembre dont 15 Gazaouis) et les 758 blocs de pierres mis en travers des routes de Cisjordanie pour les condamner temporairement le mois dernier.

La dictature n’est pas seulement l’interdiction faite aux Palestiniens de construire dans plus de 60% de la Cisjordanie, l’invention quotidienne de nouvelles lois pour les priver de leurs droits civiques et les expulser, ni la démolition en 2011 de 500 maisons palestiniennes, de puits, de citernes, d’abris pour les animaux, des toilettes et autres structures essentielles. La dictature est tout cela et beaucoup plus encore.

La dictature israélienne est l’art des deux poids deux mesures (les Palestiniens n’ont pas le droit de construire sur leur terre cultivable car elle est classée en zone rurale mais l’état peut légaliser une colonie juive construite sur de la terre cultivable palestinienne). Israël est le champion de l’arrogance et de la prétention ("la seule démocratie") et il détient la palme de l’hypocrisie ("prêt à retourner à la table des négociations à tout moment"). Ce qui empêche les Palestiniens de devenir fous de colère, c’est qu’ils savent que tout cela se retournera contre les Israéliens eux-mêmes.

Tous ceux que la dictature israélienne a blessés se sentent seuls, démunis, furieux et désespérés. Mais chaque famille à sa manière cultive son humanité. D’une manière étonnante et émouvante, — en dépit de rivalités internes, d’une répartition injuste du fardeau, de manifestations d’ignorance et d’opportunisme, et de leaders décevants — la dictature israélienne a rendu les Palestiniens plus solides et plus solidaires.

C’est le sumud* dont l’avocat Raja Shehadeh a parlé il y a longtemps, quand nous vivions encore dans l’illusion que le peuple juif israélien pouvait guérir de la maladie du pouvoir. Ce que recouvre ce mot est aussi vrai de chaque individu que de chaque famille : c’est la capacité de résilience, la capacité de se contrôler avec beaucoup de sagesse et de finesse, qui est à la base du courage qui est devenu la norme en Palestine et qui se transformera en résistance collective de masse quand le moment sera venu.

Les Palestiniens sont des héros et ce n’est pas seulement une belle tournure journalistique. C’est une fait dont les voyous n’ont que faire mais qui pourrait peut-être toucher les gens qui ferment les yeux —et il y en a beaucoup. Les gens ferment les yeux parce qu’ils veulent que tout soit normal. Ce qu’ils ne voient pas n’existe pas et ne les gêne pas. La normalité israélienne a besoin que les Palestiniens disparaissent ou au moins qu’ils se taisent et se rendent. Mais la bravoure des Palestiniens n’a pas fini de contrarier les espoirs israéliens de normalité.

Amira Hass

Article paru originellement dans Haaretz.

Amira Hassest la correspondante de Haaretz dans les Territoires Occupés. A ce titre, elle a vécu 3 ans à Gaza et cette expérience a fait l’objet de son célèbre livre : Boire la mer à Gaza. Elle vit dans la ville de Cisjordanie de Ramallah depuis 1997.

Pour consulter l’original : http://dissidentvoice.org/2011/12/palestinians-are-heroes-br...

Traduction : Dominique Muselet

Note : Sumud (Résistance, détermination, patience)

 : http://www.geostrategie.com/2475/sumud-l%e2%80%99ame-du-peup...

URL de cet article 15458
http://www.legrandsoir.info/les-palestiniens-sont-des-heros-qui-bravent-la-dictature-israelienne-haaretz.html


4-3Hamas : l’enlèvement de Dweik a pour but de saboter l’union nationale.  

Le Dr Ahmad Bahar, vice-président du Conseil législatif palestinien (CLP), a vivement dénoncé l’enlèvement du président du CLP, le Dr Aziz Dweik, et tenu responsable Israël de sa sécurité. Le CLP et le gouvernement dirigé par le Hamas à Gaza ont également dénoncé l’enlèvement de Dweik, et exigé sa libération immédiate et inconditionnelle.
Le Dr Dweik a été enlevé hier jeudi par les soldats israéliens postés au check-point de Jaba, au sud de Ramallah, dans le centre de la Cisjordanie.
Dans un communiqué de presse publié jeudi, le Dr Bahar déclare que « l’enlèvement du Dr Dweik est un crime israélien de plus contre le peuple palestinien et leur représentants démocratiquement élus. »
Il appelle la Ligue arabe et l’Organisation de la Conférence islamique à intervenir et à assurer la libération de Dweik, sain et sauf, ajoutant que cette arrestation viole le droit et les règlements internationaux relatifs à la protection des représentants élus.
Le Dr Bahar soutient encore que l’enlèvement du Dr Dweik vise à saper tous les efforts déployés pour l’union palestinienne, et à entraver le travail du Conseil législatif en Cisjordanie.
Il demande aux Nations-Unies d’honorer leurs obligations et d’assurer la libération de Dweik, ajoutant qu’elles doivent également agir contre les violations et les crimes israéliens contre le peuple palestinien, leurs terres et leurs lieux saints.
En outre, le gouvernement palestinien dirigé par le responsable Hamas, Ismail Haniyya, dans la bande de Gaza, a dénoncé l’enlèvement de Dweik et appelé à sa libération immédiate, sain et sauf.
Pour le gouvernement, le Dr Dweik a été enlevé après qu’il se soit entretenu avec le représentant d’Afrique du Sud en Cisjordanie.
Le Dr Dweik est allé rencontrer l’officiel sud-africain à Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie, et il a été enlevé alors qu’il revenait à Hébron, dans le sud du territoire.
Le cabinet du Dr Dweik déclare que l’enlèvement vise à saper les efforts des Palestiniens pour réussir l’union nationale, et qu’il s’inscrit dans « la politique hostile d’Israël à l’égard des Palestiniens et de leurs représentants élus ».
Après avoir été élu à la présidence du CLP en 2006, le Dr Dweik a été enlevé en août et il a passé trois ans en détention administrative jusqu’à ce qu’il soit libéré en juin 2009.
Le Dr Dweik a été enlevé et emprisonné à plusieurs reprises par Israël ; en 1992, lui et 415 dirigeants politiques du Hamas ont été expulsés vers la zone de Marj Az-Zohour, dans le sud du Liban. Ils refusèrent d’aller au Liban et campèrent dans le froid à Marj Az-Zouhour jusqu’à ce qu’ils soient autorisés à rentrer en Palestine.
Il a été porte-parole de langue anglaise du Hamas, et en 2006, il a été élu à la présidence du Conseil législatif palestinien, le Hamas ayant remporté une victoire écrasante aux élections législatives et locales ; Israël et les États-Unis décidèrent alors de rejeter ce gouvernement élu.
Le 29 juin 2006, après avoir été élu président du CLP, le Dr Dweik a été enlevé, avec des dizaines d’autres officiels élus du Hamas ; il a été emprisonné par Israël pendant trois ans en dépit du fait qu’aucune charges n’étaient retenues contre lui, et placé en détention administrative.
Il a été libéré le 23 juin 2009, après le refus d’un tribunal israélien de prolonger sa détention, le procureur israélien ayant été incapable de produire la moindre preuve contre lui. L’accusation avait tenté de prolonger la détention administrative du Dr Dweik d’une année supplémentaire.
20/01/2012

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=11695


23/01/2012

n°601 - Journal de Palestine -11-12 au 22-01 - f -Trois ans après, qu’est ce qui a changé à Gaza ?

 


n°601 - Journal de Palestine  -11-12 au 22-01 - f -Trois ans après, qu’est ce qui a changé à Gaza ?



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine

 n°601                             11-12  au  22-01

C.De Broeder          &   M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire

Tiré a part

Ziad Medoukh: Trois ans après, qu’est ce qui a changé à Gaza ?

Amira Hass: dictature, vous avez bien lu dictature.

Rapport CPI : Les enfants de Gaza, les plus pauvres de toute la Palestine.

Etat palestinien : reconnaissance par l’Islande.

Cyberpresse : Plus de 100 pays reconnaissent l'État de Palestine.

Allain Jules : Paris: le drapeau palestinien flotte à l'Unesco.

1 La lutte pour la libération dans les  territoires occupés

Bande de Gaza - Au jour le jour

Un Palestinien tué et 12 blessés dans des frappes israéliennes.

2 Politique Israélienne

1 Politique colonialiste

a) IRIB : Poursuite des crimes du régime sioniste et l’inaction de l’ONU.

2 Pays corrompu cherche

a) La Cour suprême israélienne approuve l’exploitation des ressources naturelles en Cisjordanie

d) Situation dans les geôles israéliennes

John Lyons: Un magazine australien dénonce les tortures israéliennes sur les enfants palestiniens. 

3 Usa (le Parrain...)

1 Les grandes manœuvres

Israël doit agir pour rompre son isolement selon le Pentagone.

Pour 33% des étudiants Israël est un pays d’apartheid... 

3 Organisations Mondiales & régionales

Quartette

Israël et les Etats-Unis tentent de contourner la proposition du Quartette.  

5 Monde

1 Belgique

'Bienvenue en Palestine': deux Belges portent plainte contre «Israël».  



Tiré a part

Ziad Medoukh: Trois ans après, qu’est ce qui a changé à Gaza ?

Alors que tous les peuples s’apprêtent à fêter la fin de l’année écoulée et l’avènement de la suivante, une partie oubliée de ce monde célèbre le troisième anniversaire de l’agression israélienne contre sa population civile.
Comme le monde entier, nous aimerions fêter la fin et le début d’une année, mais, chaque fois, cette période nous rappelle la fin tragique de 2008.
C’était en décembre 2008, trois ans déjà, trois années se sont écoulées, mais c’est difficile pour nous Palestiniens de Gaza d’oublier la guerre, les massacres et les crimes commis par cette armée sauvage, contre nos femmes et nos enfants, contre nos maisons et nos écoles, contre nos usines et nos routes.
Cette guerre avait pour objectif de briser la volonté d’une population résistante, cette population courageuse qui a résolu de défier le blocus imposé par la force de l’occupation israélienne, mais qui a surtout décidé de rester attachée à sa terre, en dépit de toutes les difficultés et des mesures atroces d’une occupation qui ne veut jamais la paix.
Comment pourrait-on effacer les événements dramatiques de la dernière guerre israélienne contre la population civile gazaouite ? Lequel d’entre nous pourrait oublier les pertes humaines, la destruction massive de nos infrastructures civiles ? Y-a-il un seul Gazaoui qui n’ait pas été touché directement ou indirectement par les attaques sanglantes d’une armée d’occupation qui visait avant tout les civils ?
Mais la question la plus importante qui se pose après ces trois années, c’est : qu’est ce qui a changé à Gaza ?
Avec la mobilisation internationale, les manifestations dans beaucoup de pays contre cette offensive militaire israélienne, mais, surtout, après les réactions et les critiques de plus en plus affichées envers la politique de ce pays contre la bande de Gaza, les Palestiniens de cette prison à ciel ouvert, pensaient que le blocus allait se lever, et leur situation économique et sociale évoluer. Hélas ! Il n’en est rien !

Trois ans après la fin de ce carnage, la situation stagne, rien ne bouge et les gens, sur place, attendent et attendent.
Oui, rien ne bouge, malgré quelques événements internes et externes, qui ont apporté un signe d’espoir pour les Palestiniens, comme les révolutions dans le cadre du printemps arabe, comme la demande d’adhésion de la Palestine aux Nations-Unies, et le discours historique du président de l’Autorité palestinienne devant l’Assemblée générale de l’ONU, comme l’adhésion de la Palestine à l’UNESCO et la libération de plus de mille prisonniers palestiniens, dont 600 de Gaza accueillis dans une liesse populaire, rare dans cette prison à ciel ouvert , malgré les pourparlers sérieux pour faire avancer la réconciliation, malgré la mobilisation des jeunes Gazaouis dans leurs manifestations de masse contre la division, oui, malgré tout cela, rien ne bouge.
Ces événements, en dépit de leur importance, n’ont pas eu d’influence sur la vie difficile de 1,6 millions de Gazaouis qui continuent de vivre dans des conditions précaires, ils n’ont pas changé l’existence de ces jeunes qui vivent la pauvreté, le chômage et la souffrance.

En décembre 2011, la situation actuelle dans la bande de Gaza est marquée par :

Le blocus inhumain et illégal imposé par le gouvernement israélien depuis plus de cinq ans, blocus maintenu, certes un peu allégé, grâce aux événements dans notre région ou à des pressions réelles de la part de quelques pays et quelques organisations internationales. Actuellement, 130 à 150 camions entrent à Gaza chaque jour, mais la moitié de ces camions sont pour les organisations internationales et leurs projets de construction d’écoles et de stations d’eau. Gaza n’a droit qu’à 98 produits au lieu de 450 avant le blocus, quelques produits et médicaments n’entrent pas, ce qui a aggravé la situation. Selon les estimations des organisations internationales, la bande de Gaza a besoin de 750 camions par jour pour répondre aux besoins énormes d’une population en augmentation permanente.

Les conséquences de ce blocus sont dramatiques, 77% des habitants de Gaza vivent de l’aide alimentaire humanitaire, distribuée par les organisations internationales.

90% des usines détruites pendant la guerre de 2008, sont fermées ou tournent au ralenti, car les matières premières n’entrent pas.

Les maisons détruites lors de la dernière agression israélienne contre la bande de Gaza, n’ont pas été reconstruites ; les matériaux de construction sont toujours interdits d’entrer, par ordre militaire israélien ; les quelques matériaux qui passent actuellement à Gaza sont pour les projets internationaux comme les écoles de l’UNRWA ; plus de 3000 habitants vivent toujours à coté des ruines de leurs maisons détruites, aucun projet de reconstruction civil n’a eu lieu.

Le chômage s’est accru, notamment chez les jeunes : plus de 65% des jeunes Gazaouis, sont au chômage ; on note l’absence de projets de développement réel : tous les projets actuels sont pour le secours et non pour le développement.

La division continue, malgré les rencontres et les manifestations populaires du 15 mars 2011, organisées massivement par les jeunes, à Gaza comme en Cisjordanie, les Palestiniens sont divisés entre deux gouvernements et entre deux projets différents.

Les passages sont fermés, ils ouvrent et ferment de façon arbitraire pour permettre à quelques produits de sortir de Gaza, notamment les produits agricoles comme les fraises et les roses, mais cela est occasionnel, et seulement quand il y a une pression internationale qui permettre d’exporter deux camions de ces produits vers l’étranger.

Le passage de Rafah, le seul passage qui relie la bande de Gaza à l’extérieur, est ouvert actuellement et on constate une amélioration certes, mais, vu le nombre considérable de voyageurs, étudiants et malades, les Palestiniens exigent une ouverture totale, notamment avec le changement politique en Egypte.

A tout cela s’ajoutent les attaques et bombardements israéliens qui n’ont pas cessé : durant cette année de 2011, plus de 70 Palestiniens sont morts, parmi eux 20 enfants et cinq femmes après des raids de l’armée israélienne contre Gaza.

Les conséquences du blocus et cette situation marquée par des difficultés économiques obligent beaucoup d’habitants à aller récupérer des matériaux dans la zone tampon au Nord de la bande de Gaza, une zone dangereuse contrôlée par l’armée de l’occupation israélienne qui n’hésite pas à tirer, elle a causé la mort de 6 paysans en 2011 ; cela les contraint aussi à aller travailler aux tunnels à Rafah au sud de la bande de Gaza, un travail à risques, puisque plus de 60 travailleurs y ont trouvé la mort, soit à cause l’effondrement des tunnels, soit à cause des raids israéliens.
L’aspect le plus grave de toute cette situation difficile des habitants de la bande de Gaza et qui marque l’esprit de la majorité des habitants ici, est l’absence de perspectives chez ces gens qui ne voient aucun changement, qui constatent que les choses n’avancent pas , ne bougent pas, sentiment horrible qui va influencer l’avenir de cette génération, surtout celle des jeunes, qui commencent à perdre espoir en un avenir immédiat meilleur .

Trois ans après, Gaza la blessée, Gaza la meurtrie existe et résiste, elle continue de souffrir, elle est toujours sous blocus, Gaza affronte les bombardements et les incursions de l’armée israélienne, Gaza est toujours et plus que jamais une prison à ciel ouvert.
Mais la vie continue, ses habitants s’adaptent et montrent une patience extraordinaire devant le silence complice d’une communauté internationale impuissante.
Les Gazaouis attendent toujours, ils n’ont pas d’autre choix que d’attendre, ils attendent trois réponses claires à leurs interrogations :
D’abord, question légitime : jusqu’à quand les violations israéliennes du droit international ? Jusqu’à quand l’impunité d’Israël ? Jusqu’à quand va durer leur souffrance ?
Puis, y aura-t-il une décision courageuse de la part des instances internationales de lever le blocus inhumain qui leur est imposé de façon illégale par une force d’occupation.
Et finalement, quand vont-ils ressentir une amélioration réelle dans leur vie et un changement radical de leur situation précaire.

En attendant, les Palestiniens de Gaza tiennent bon, persistent, patientent, résistent, mais surtout, ils continuent d’espérer en un lendemain meilleur, un lendemain de liberté, de paix, mais, avant tout, un lendemain de justice.

(Ziad Medoukh)

mercredi 21 décembre 2011,

GAZA, ON N'OUBLIE PAS !

GAZA, NOOIT VERGETEN !

MOUVEMENT CITOYEN PALESTINE,

Palestina Solidariteit, Coordination des Femmes Citoyennes (COFECI), Comité Verviers Palestine, Le Centre tricontinental (CETRI), ULB BDS, Links Ecologisch Forum (LEF-FGE), SocialWarBxl, Désobéissance Civil Belgium (DCB), Coordination Mapuche Belgique (COMABE), Parti Tunisie Verte, Halk Cephesi, Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR), Ligue Communiste des Travailleurs (LCT), La Jeunesse Ouvrière Chrétienne de Liège (JOC de Liège),Karama 48,GAPP (Gents Actieplatform Palestina), EGALITE, …

France : Europalestine

https://www.facebook.com/event.php?eid=281453798557106

http://mcpalestine.canalblog.com:80/archives/2011/12/26/23051674.html


Amira Hass: dictature, vous avez bien lu dictature.

Les Palestiniens sont des héros qui bravent la dictature israélienne

D’une manière éton­nante et émouvante,en dépit de riva­lités internes, d’une répar­tition injuste du fardeau, de mani­fes­ta­tions d’ignorance et d’opportunisme, et de leaders déce­vantsla dic­tature israé­lienne a rendu les Pales­ti­niens plus solides et plus solidaires.

Les Pales­ti­niens sont des héros et c’est la seule chose qui ressort des attaques des voyous des col­lines (les colons ndt) contre eux. Les mains sont les mains de voyous, et la tête ? La tête est celle du régime hostile imposé aux Pales­ti­niens qui les per­sécute à chaque instant de leur vie, jour après jour, semaine après semaine depuis des décennies. Vivre dans de telles condi­tions et rester sain d’esprit —c ’est de l’héroïsme. "Et qui dit que nous sommes sains d’esprit ?" me répondent les Pales­ti­niens. Eh bien voilà la preuve qu’ils le sont : ils sont capables de se moquer d’eux-mêmes.
Les voyous des col­lines ne sont que la cerise sur le gâteau. La plus grosse partie du travail est faite par les voyous en gants de che­vreau. Contrai­rement à ceux qui ont lancé des pierres à l’adjoint du com­mandant de brigade, ceux-
​​là sont les chou­chous d’Israël. La chair de notre chair. Des offi­ciers et des soldats, des juges mili­taires, des archi­tectes et des hommes d’affaire au service de l’armée, du ministère de l’Intérieur et des employés de l’Institut de la Sécurité Nationale. Les mains sont leurs mains. La tête est celle du peuple juif israélien qui par des voies démo­cra­tiques envoie son gou­ver­nement imposer ses dictats aux Palestiniens.
En quoi consiste la dic­tature israé­lienne sur les Pales­ti­niens ? Ce n’est pas seulement le contrôle de leur espace et la création d’enclaves isolées les unes des autres ; pas seulement l’envoi de jeunes israé­liens de 19 ans —masqués et armés jusqu’aux dents— dans des raids mili­taires (560 le mois dernier selon le groupe qui supervise ce secteur dans le dépar­tement des négo­cia­tions de l’OLP) ; pas seulement les arres­ta­tions quo­ti­diennes (257 arres­ta­tions en novembre dont 15 Gazaouis) et les 758blocs de pierres mis en travers des routes de Cis­jor­danie pour les condamner tem­po­rai­rement le mois dernier.
La dic­tature n’est pas seulement l’interdiction faite aux Pales­ti­niens de construire dans plus de 60% de la Cis­jor­danie, l’invention quo­ti­dienne de nou­velles lois pour les priver de leurs droits civiques et les expulser, ni la démo­lition en 2011 de 500 maisons pales­ti­niennes, de puits, de citernes, d’abris pour les animaux, des toi­lettes et autres struc­tures essen­tielles. La dic­tature est tout cela et beaucoup plus encore.
La dic­tature israé­lienne est l’art des deux poids deux mesures (les Pales­ti­niens n’ont pas le droit de construire sur leur terre culti­vable car elle est classée en zone rurale mais l’état peut léga­liser une colonie juive construite sur de la terre culti­vable pales­ti­nienne). Israël est le champion de l’arrogance et de la pré­tention ("la seule démo­cratie") et il détient la palme de l’hypocrisie ("prêt à retourner à la table des négo­cia­tions à tout moment"). Ce qui empêche les Pales­ti­niens de devenir fous de colère, c’est qu’ils savent que tout cela se retournera contre les Israé­liens eux-
​​mêmes.
Tous ceux que la dic­tature israé­lienne a blessés se sentent seuls, démunis, furieux et déses­pérés. Mais chaque famille à sa manière cultive son humanité. D’une manière éton­nante et émouvante,
en dépit de riva­lités internes, d’une répar­tition injuste du fardeau, de mani­fes­ta­tions d’ignorance et d’opportunisme, et de leaders déce­vantsla dic­tature israé­lienne a rendu les Pales­ti­niens plus solides et plus solidaires.
C’est le sumud [
1] dont l’avocat Raja She­hadeh a parlé il y a long­temps, quand nous vivions encore dans l’illusion que le peuple juif israélien pouvait guérir de la maladie du pouvoir. Ce que recouvre ce mot est aussi vrai de chaque individu que de chaque famille : c’est la capacité de rési­lience, la capacité de se contrôler avec beaucoup de sagesse et de finesse, qui est à la base du courage qui est devenu la norme en Palestine et qui se trans­formera en résis­tance col­lective de masse quand le moment sera venu.
Les Pales­ti­niens sont des héros et ce n’est pas seulement une belle tournure jour­na­lis­tique. C’est un fait dont les voyous n’ont que faire mais qui pourrait peut-
​​être toucher les gens qui ferment les yeux —et il y en a beaucoup. Les gens ferment les yeux parce qu’ils veulent que tout soit normal. Ce qu’ils ne voient pas n’existe pas et ne les gêne pas. La nor­malité israé­lienne a besoin que les Pales­ti­niens dis­pa­raissent ou au moins qu’ils se taisent et se rendent. Mais la bra­voure des Pales­ti­niens n’a pas fini de contrarier les espoirs israé­liens de normalité.

[1] sumud : Résis­tance, déter­mi­nation, patience

Amira Hass

 jeudi 29 décembre 2011



Rapport CPI :Les enfants de Gaza, les plus pauvres de toute la Palestine.

Le bureau central palestinien des statistiques a remarqué que ses chiffres de l’an 2010 montrent que 26% des enfants palestiniens souffrent de la pauvreté : 19% en Cisjordanie, 38,4% dans la bande de Gaza.

Dans un communiqué dont l’agence Safa a reçu une copie, le bureau indique aussi que 21% des familles palestiniennes souffrent de la pauvreté, 16% en Cisjordanie, 31,9% dans la bande de Gaza.

Et 53,8% de ces familles pauvres ont des enfants, contre 46,2% en Cisjordanie.

Le rapport souligne également qu’environ 65 mille enfants, 6% des enfants âgés entre 5 et 14 ans, travaillent, avec ou sans salaire : 8% en Cisjordanie, 3,1% dans la bande de Gaza. 7,7% sont des garçons et 4,2 des filles.

Le taux des enfants qui travaillent et vont à l’école en même temps est de l’ordre de 5,6%, 7,5% en Cisjordanie, 3% dans la bande de Gaza, surtout parmi les garçons : 7,2% contre 4% pour les filles.

L’éducation

Le taux d’échec à l’école primaire pour l’année scolaire 2009-2010 était de 1,8% pour les garçons et de 1,6% pour les filles. Pour l’école secondaire, il était de l’ordre de 1,9% pour les garçons contre 1% pour les filles.

Les enfants invalides

Le communiqué du bureau des statistiques a mentionné qu’en 2011, 1,5% des enfants dans les territoires palestiniens souffrent d’un handicap : 1,6% en Cisjordanie, 1,4 dans la bande de Gaza. 1,8% parmi les garçons, 1,3 parmi les filles.

Les handicapés de naissance sont à un taux de 29,6%. Et le niveau des enfants invalides à cause de maladies est de 24%.

Par ailleurs, 19,4% des enfants âgés de 6 à 59 mois souffrent d’anémie, dans les territoires palestiniens, 13% en Cisjordanie, 25,6% dans la bande de Gaza.

La mortalité infantile

En 2010, 20 enfants mourraient pour mille naissances, 18,8 en Cisjordanie, 23 dans la bande de Gaza.

Et pour les enfants âgés de moins de 5 ans, 25 enfants mouraient pour mille enfants.

Le rapport note que des enfants âgés de 12-17 ans se marient, 1,6% des filles, 0,2% des garçons.

Et pour le nombre total d’enfants de moins de 18 ans, il a atteint les deux millions enfants, représentant 48,2% du nombre total d’habitants des territoires palestiniens, en 2011 : 46,1% en Cisjordanie, 51,5% dans la bande de Gaza. Ainsi, la société palestinienne est bien jeune.

Le rapport ajoute que les enfants âgés de moins de cinq ans constituent 14,7% des habitants des territoires palestiniens, les enfants âgés de 5-9 ans 13,4%, ceux de 10-14 ans 12,7%, et ceux de 15-17 ans 7,3%.

Enfin, le rapport montre que 45% des enfants de moins de 18 enfants des territoires palestiniens sont des réfugiés, 28% en Cisjordanie, 68,8% dans la bande de Gaza.

Rapport paru sur le site www.Safa.ps, le 17 novembre 2011, traduit et résumé par le département français du Centre Palestinien d’Information (CPI)

 Source : CPI

Lundi 5 décembre 2011
http://www.palestine-info.cc/...



Etat palestinien : reconnaissance par l’Islande.

L’Islande est le premier pays, dans le Nord-Ouest de l’Europe, à reconnaître l'Etat palestinien.

"L’Islande reconnaît, officiellement, l’Etat palestinien, en tant que pays indépendant, dans le cadre des frontières de 1967", a déclaré, jeudi, le ministre islandais des Affaires étrangères, Ossur Skarphédinsson. Ce dernier a, également, condamné les attaques du régime sioniste contre les Palestiniens, en Cisjordanie, à Qods-Est et à Gaza. Le Premier ministre cambodgien soutient, également, la proposition de l’adhésion de la Palestine à l’ONU. Lors de sa rencontre avec le Président de l’Autorité autonome de la Palestine, Mahmoud Abbas, il a déclaré : "La prise de position du Cambodge envers la proposition palestinienne n’a pas changé".
http://french.irib.ir/info/...



Cyberpresse : Plus de 100 pays reconnaissent l'État de Palestine.

L'Autorité palestinienne a choisi la voie de l'ONU pour faire de la Palestine un État reconnu par la communauté internationale. »

 «Voici le jour où je vous présente la déclaration de l'indépendance de la Palestine en accord avec la volonté du Parlement islandais», a déclaré le ministre des Affaires étrangères Össur Skarphedinsson (à droite) s'adressant à son homologue palestinien Riad Malki (à gauche).

Après l'annonce par l'Islande, jeudi, de la reconnaissance de «l'indépendance et de la souveraineté de la Palestine» et l'établissement de relations diplomatiques bilatérales, plus de 100 pays ont reconnu la Palestine en tant qu'État.

En reconnaissant l'État palestinien, l'Islande est devenu l'un des premiers pays d'Europe occidentale et membre de l'OTAN à prendre cette décision.

«Voici le jour où je vous présente la déclaration de l'indépendance de la Palestine en accord avec la volonté du Parlement islandais», a déclaré le ministre des Affaires étrangères Össur Skarphedinsson s'adressant à son homologue palestinien Riad Malki.

Les deux ministres, qui étaient réunis lors d'une cérémonie à la Maison de la culture de Reykjavik, ont également convenu de l'établissement de relations diplomatiques entre les deux pays qui seront représentés par des ambassadeurs non-résidents.

Cette annonce a été aussitôt saluée par le ministre palestinien pour qui elle «revêt une grande portée» car elle peut créer en Europe «une atmosphère très positive que d'autres pourront suivre».

Cette décision intervient après l'adoption par le parlement islandais (Althingi) le 29 novembre dernier d'une résolution autorisant le gouvernement «à reconnaître la Palestine en tant qu'État indépendant et souverain dans le cadre des frontières antérieures à la Guerre des Six Jours de 1967».

Le chef de la diplomatie islandaise a déclaré que cette reconnaissance par un pays d'Europe occidentale également membre de l'OTAN intervient au bon moment.

«Ils ont eu des revers au Conseil de sécurité et c'est pourquoi nous avons pensé qu'il serait juste de ne pas attendre, mais d'aller de l'avant dès maintenant», a expliqué M. Skarphedinsson lors d'une conférence de presse conjointe avec M. Malki.

«Il est très symbolique pour eux qu'un pays d'Europe occidentale qui est aussi membre de l'Alliance atlantique, franchisse maintenant un pas en avant et reconnaisse la souveraineté de la Palestine», a-t-il dit ajoutant que cette décision «leur donnera un peu de vent dans les voiles».

M. Riad Malki s'est également félicité du «timing parfait» de cette annonce parce qu'elle intervient «après une saison sèche pendant laquelle peu de pays ont pris la décision de reconnaître la Palestine», a-t-il relevé. Elle coïncide aussi avec la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien, a précisé M. Malki.

Le chef de la diplomatie palestinienne a exprimé l'espoir que cette décision «contraindra Israël à repenser son approche du processus de paix cette fois d'une manière positive».

M. Skarphedinsson veut également y croire. Il a souligné que déjà la récente détermination de l'Islande à faire admettre la Palestine à l'UNESCO «avait compté pour certains». «Je voudrais donc croire que cela (la reconnaissance, NDLR) va aider» le processus de paix, a-t-il dit.

La décision de reconnaître la Palestine «nous a pris deux ans», a poursuivi le ministre islandais. Il a souligné que son gouvernement a préféré faire approuver cette décision par le parlement, mais qu'il n'y était pas obligé.

Faisant allusion aux réactions d'hostilité d'Israël à cette reconnaissance il a ajouté qu'aucun pays «ne peut dire quoi que ce soit quand une décision est prise de manière aussi démocratique».

Selon l'autorité palestinienne, 130 pays ont reconnu l'État palestinien.

Quatre pays membres de l'Union européenne l'ont reconnu: la République tchèque, la Hongrie, la Pologne, Malte.

En Amérique du Sud, douze pays ont reconnu l'État palestinien. Seule la Colombie, principale alliée des États-Unis et d'Israël dans la région, fait bande à part.

En Amérique centrale, l'État palestinien a été reconnu par Cuba, le Costa Rica, le Nicaragua, le Honduras et le Salvador.

Il a également été reconnu par des pays arabes, comme la Syrie en juillet 2011, ainsi que des États africains.

D'autre part, quelque 150 pays maintiennent des relations diplomatiques avec la Palestine sous une forme ou une autre.

La Palestine détient un statut d'observateur à l'ONU. Le 31 octobre 2011, les Palestiniens ont été admis comme membres à part entière de l'UNESCO lors d'un vote des États membres qui avait entraîné la suspension des versements des États-Unis à l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture.

15-01

http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/la-palestine-a-lonu/201112/15/01-4478162-plus-de-100-pays-reconnaisent-letat-de-palestine.php


Allain Jules : Paris: le drapeau palestinien flotte à l'Unesco.

Le drapeau palestinien a été hissé pour la première fois mardi midi au siège d’une organisation de l’ONU, l’Unesco à Paris. La cérémonie a eu lieu en présence de Mahmoud Abbas, qui y a vu une «première reconnaissance de la Palestine».

Sous une pluie battante, le drapeau composé d’un triangle rouge prolongé par trois bandes horizontales noire, blanche et verte, a été hissé devant le siège de l’Organisation de l’ONU pour l’éducation, la science et la culture, pendant que l’hymne palestinien était diffusé à l’intérieur de l’enceinte sous les applaudissements des nombreux délégués présents. «Cette adhésion est une première reconnaissance de la Palestine. C’est émouvant de voir notre drapeau hissé aujourd’hui dans une enceinte de l’ONU», s’est félicité le président palestinien Mahmoud Abbas dans son discours.

«Je souhaite que ceci soit de bon augure pour une admission de la Palestine dans d’autres organisations internationales», a-t-il ajouté, alors que la candidature palestinienne présentée à l’ONU à New York est dans l’impasse au Conseil de sécurité.

Poursuivre les démarches

Lors d’une conférence de presse ensuite, M. Abbas a affirmé vouloir poursuivre les démarches au Conseil de sécurité, où les Palestiniens n’ont pour l’instant pas les 9 voix sur 15 nécessaires. S’ils les obtenaient, les Etats-Unis ont prévenu qu’ils utiliseraient leur veto pour empêcher que leur soit octroyé le statut de membre à part entière de l’ONU.

«Nous n’avons pas encore demandé de vote mais cela peut intervenir d’un moment à l’autre. Si nous n’avons pas de majorité, nous répéterons cette demande encore et encore», a déclaré Mahmoud Abbas.

Le président de l’Autorité palestinienne s’est entretenu mardi soir de cette stratégie avec Nicolas Sarkozy, avant de rencontrer le candidat socialiste à l’élection présidentielle de 2012 en France, François Hollande. Il demande concrètement un vote du Conseil de sécurité de l’ONU reconnaissant un Etat palestinien en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, avec Jérusalem-Est pour capitale.

Sites à inscrire

Le 31 octobre, les Palestiniens avaient enregistré une première victoire diplomatique sur la voie de la reconnaissance de leur Etat, en devenant le 195e membre de l’Unesco, à la suite d’un vote écrasant de la conférence générale, où seuls 14 Etats s’y étaient opposés.

Cette adhésion va leur permettre de déposer des demandes de reconnaissance d’une vingtaine de sites archéologiques et religieux au Patrimoine mondial de l’humanité.

Les Palestiniens veulent que l’église de la Nativité à Bethléem soit le premier site inscrit «au nom de la Palestine», dès 2012. Ils souhaitent présenter aussi rapidement l’inscription du caveau du prophète Abraham à Hébron, un lieu saint à la fois pour les juifs et pour les musulmans.

Rétorsion étasunienne et israélienne

Le vote de la fin octobre avait provoqué la colère des Américains qui avaient suspendu leur financement pour l’Unesco, privant l’organisation de 22% de son budget, soit un trou de 65 millions de dollars dès 2011, puis de 143 millions de dollars sur les années 2012-2013. Cela a contraint l’Unesco à annoncer un plan drastique d’économies.

De son côté, Israël avait décidé d’accélérer la colonisation à Jérusalem-Est et en Cisjordanie occupée, et gelé le transfert de fonds aux autorités de Ramallah. Finalement, sous la pression internationale, Israël a levé un mois après le gel de ces fonds, des taxes douanières et de la TVA, qui représentent deux tiers des recettes budgétaires propres de l’Autorité palestinienne.

«Cette cérémonie de lever du drapeau ne fera en rien avancer la cause de la paix et de la réconciliation», a réagi mardi à Jérusalem, le porte-parole du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, Mark Regev.

«Le seul moyen d’y parvenir sont des négociations directes. Israël a proposé cette semaine de relancer des pourparlers directs... mais malheureusement, les Palestiniens ont une nouvelle fois refusé», a-t-il affirmé. De son côté, Mahmoud Abbas a rappelé que les Palestiniens exigeaient «qu’Israël arrête immédiatement les colonisations» pour reprendre les pourparlers.

Israël-Palestine: l'OTAN va-t-elle intervenir en faveur des Palestiniens ?
Allain Jules

Vendredi 16 décembre 2011

C’est un coup de tonnerre. La question est stupide, n’est-ce pas ? Rien n’est inventé et pour lire ce genre de constat fait par des ONG, en France, il faut se lever de bonheur. D’ailleurs, avant de publier ce post, j’ai fait le tour des sites. Rien. La peur du terrorisme intellectuel qui empêche de dire un mot sur le calvaire des Palestiniens, apparenté honteusement à ce que vous savez. Passons. Donc, 20 ONG, dont Amnesty International, Human Rights Watch et Oxfam dénoncent la recrudescence des démolitions, des expropriations ou vol et des violences à l’encontre des Palestiniens et appellent Israël à respecter le “droit international”. C’est comme demander à un aveugle de lire un livre sans le braille.

La Palestine a battu cette année 2011, le record de destructions et d’agressions. On croyait que l’arrivée de Barack Obama allait régler cette situation injuste. Hélas, il est avéré et confirmé qu’il a été simplement le nègre de maison. Celui utilisé pour réprimer ses frères et semer la zizanie. La paix dans le monde n’a jamais été aussi menacé depuis son installation à la Maison Blanche. Aujourd’hui, 16 décembre 2011, Luis Moreno-Ocampo cède sa place à la Gambienne Fatou Bensouda. Tiens, c’est elle qui va s’occuper des dossiers chauds, comme celui de Laurent Gbagbo. Ainsi, les prédateurs auront lavé les mains.

Hélas, les justiciers ne s’appliquent pas à eux-mêmes, cette justice-là. Or, Kant affirmait : « Agis de telle sorte que tu puisses également vouloir que ta maxime devienne une loi universelle ». Le « que tu puisses » invoqué ici est celui de la raison et de son accord avec elle-même : à supposer l’existence d’une communauté d’êtres humains (d’êtres raisonnables actifs). Alors, nos amis ne peuvent êtres crédibles si la réciprocité et la justice ne les guident pas. Ils sont en contradiction en voulant faire la loi en Syrie, en Iran ou en Libye dans leur action meurtrière.

A quoi sert le Quartet sur le Proche-Orient qui propose la relance des négociations de paix entre Israël et les Palestiniens alors qu’il ne condamne jamais la colonisation qui se développe de façon abyssale ? Destruction, occupation… mais aussi violence. Un doublement du nombre de Palestiniens dont Israël a détruit les habitations en 2011. Doublement du “nombre de personnes déplacées en raison des démolitions”. Dans un communiqué, les ONG appellent le Quartet sur le Proche-Orient à “exiger du gouvernement israélien qu’il revienne sur sa politique de colonisation et gèle toutes les démolitions”.

Le constat de l’année 2011 est amer pour les ONG. Ainsi, plus de 500 habitations palestiniennes et autres infrastructures de base ont été détruites en Cisjordanie. Conséquences: plus de 1000 Palestiniens ont été déplacés, selon les chiffres des Nations unies. Ces destructions vont de pair avec l’expansion accélérée des colonies israéliennes, pointe le communiqué. Sur l’année 2011, “des plans concernant près de 4 000 nouveaux logements pour des colons à Jérusalem Est ont été approuvés”. Ces actes sont considérés comme “des violations du droit humanitaire” a déclaré Sarah Leah Whitson, directrice pour le Moyen-Orient de Human Rights Watch.

Les colons deviennent de plus en plus agressifs, bénéficiant de l’impunité. Les 12 derniers mois ont été marqués par “une escalade des actes de violence de la part des colons”. Les agressions contre les Palestiniens ont augmenté de plus de 50% par rapport à 2010. Par ailleurs, les moyens de subsistance de centaines de familles sont aussi touchés, poursuivent les ONG, puisqu’environ 10 000 plants d’oliviers et autres arbres ont été détruits en Cisjordanie. Sans que les auteurs de ces actes ne soient inquiétés: 90% des plaintes déposées pour violence commise par des colons ayant été classées sans suite par la police israélienne entre 2005 et 2010, précise le communiqué. A quel moment va-t-on faire valoir le droit international ? Quand la poule aura des dents ou quand Israël gagnera encore plus de terrain et de temps ?

Publié avec l'aimable autorisation d'Allain Jules

Source : Allain Jules

http://www.24heures.ch/actu/monde/drapeau-palestinien-hisse-agence-onu-paris-2011-12-13

http://allainjules.com/...



1 La lutte pour la libération dans les  territoires occupés

Bande de Gaza - Au jour le jour

Un Palestinien tué et 12 blessés dans des frappes israéliennes.

nb : Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

Des Palestiniens réunis autour d'un véhicule touché par les frappes israéliennes à Gaza, le 27 décembre 2011

Au moins un Palestinien a été tué et une douzaine d'autres blessés, dont deux grièvement, mardi soir par des frappes aériennes israéliennes sur la bande de Gaza, selon des sources hospitalières locales.

Dans un communiqué, l'armée israélienne a affirmé avoir visé et atteint des "terroristes jihadistes" considérés comme proches de la mouvance Al-Qaïda.

Abdallah Al-Telbani, 22 ans, circulait dans un triporteur quand il a trouvé la mort lors d'une première frappe sur le camp de réfugiés de Jabaliya, au nord de la ville de Gaza, ont précisé des sources médicales palestiniennes. Deux autres Palestiniens ont été blessés.

Une deuxième frappe aérienne a ensuite touché une jeep roulant à l'est de l'agglomération de Gaza, blessant dix personnes, dont deux sérieusement, ont indiqué les autorités sanitaires.

Selon la radio publique israélienne, M. Al-Telbani était un membre du groupe radical Jihad islamique. Mais les Brigades Al-Quds, la branche armée du mouvement, ont démenti dans un communiqué avoir perdu un de leurs hommes. Un combattant du Jihad islamique avait été tué le 7 décembre à Gaza.

Il n'est pas inhabituel que, dans la nébuleuse des organisations armées de Gaza, des activistes changent d'allégeance ou servent plusieurs groupes.

L'armée israélienne a pour sa part indiqué dans un communiqué avoir d'abord ciblé "un terroriste associé au Jihad mondial et un affidé" puis "une unité affiliée au mouvement terroriste du Jihad mondial" dans le nord de la bande de Gaza.

"Cette unité avait été déjà repérée par l'armée israélienne à la suite d'une tentative d'effectuer une attaque terroriste à la frontière entre Israël et l'Egypte", a ajouté le communiqué.

Au début du mois, des unités de l'armée déployées dans le sud d'Israël, le long de la frontière avec le Sinaï égyptien, avaient été placées en "état d'alerte renforcé" de crainte d'une attaque terroriste.

Le 18 août dernier, un commando armé avait franchi la frontière israélo-égyptienne et mené plusieurs opérations coordonnées dans le désert du Néguev, à une vingtaine de kilomètres au nord de la station balnéaire d'Eilat, au bord de la mer Rouge, tuant huit Israéliens, dont un soldat et un policier.

L'armée israélienne a identifié deux des Palestiniens visés par sa frappe: Rami Daoud Jabar Khafarna, né en 1984 et originaire de Gaza, un ancien membre de la branche armée du mouvement islamiste Hamas, au pouvoir à Gaza, et Hazam Mahmoud Sa'adi Al-Shakr, un autre Gazaoui né en 1985 et également ex-brigadiste du Hamas.

Ces frappes surviennent alors que le Hamas est engagé dans un processus de "réconciliation nationale" avec son rival du Fatah, dirigé par le président palestinien Mahmoud Abbas.

Le chef du Hamas, Khaled Mechaal, basé en Syrie, s'est prononcé récemment en faveur de "la résistance populaire pacifique", qui supposerait que son mouvement renonce dans les faits à la lutte armée.

Le Jihad islamique, principal protagoniste des récentes épreuves de force avec Israël à Gaza, est également partie prenante de la tentative de réconciliation entre les principales factions palestiniennes.

Créé en 1980 et d'inspiration pro-iranienne, le Jihad islamique, qui représente la deuxième force combattante de Gaza, observe une trêve tacite avec Israël depuis la fin octobre. Cette trêve a été instaurée sous l'égide du Hamas grâce à une médiation égyptienne.

27 décembre

http://www.rtbf.be/info/monde/detail_gaza-un-palestinien-tue-et-12-blesses-dans-des-frappes-israeliennes?id=7303613



2 Politique Israélienne

1 Politique colonialiste

a) IRIB : Poursuite des crimes du régime sioniste et l’inaction de l’ONU.
Le bureau onusien des affaires humanitaires pour la Cisjordanie vient de publier un nouveau rapport, pour décrire les récents crimes commis , à l’encontre des Palestiniens, la semaine dernière.

Dans ce rapport, il est dit que les militaires israéliens ont fait tomber en martyrs deux Palestiniens, dans la bande de Gaza, du 21 décembre 2011 au 3 janvier. Durant le même temps, 30 citoyens palestiniens ont été blessés, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, où les Sionistes ont, également, détruit une quarantaine de maisons. L’histoire du régime sioniste est ponctuée, quasi-quotidiennement, par les crimes horribles commis à l’encontre des Palestiniens et des peuples de la région. En effet, le massacre fait partie intégrante de la nature inhumaine du régime sioniste. A présent, les Sionistes multiplient leurs actes barbares, dans les régions palestiniennes, tandis que le silence complaisant des organisations internationales et des faux défenseurs des droits de l’Homme encouragent les dirigeants israéliens à décupler leurs crimes. Le nouveau rapport de l’ONU est publié, dans le contexte où son secrétaire général visitera, dans 45 jours, la région de Gaza. Il a, déjà, fait des promesses à la partie palestinienne, au sujet de la levée du blocus, sans pour autant agir, concrètement, dans ce domaine. Le représentant de l’Autorité palestinienne, auprès de l’ONU, Riyad Mansour, a critiqué l’inaction de l’ONU vis-à-vis des crimes du régime sioniste. Il a critiqué, aussi, le soutien tous azimuts des Etats-Unis à Tel-Aviv, en soulignant que Washington entravait l’action du Conseil de sécurité de l’ONU, pour empêcher la poursuite de l’affaire concernant les crimes inhumains du régime sioniste. En réalité, la pression que les Etats-Unis exercent sur les institutions et les organisations internationales les empêchent d’adopter des positions impartiales, au sujet des événements de la Palestine occupée, d’où l’inaction de ces organisations, à l’égard des crimes que le régime israélien commet contre les civils palestiniens.

IRIB 


b) IRIB :Projet israélien de multiplier les colonies : Tel-Aviv s’acharne à judaïser Qods .

Judaïser Qods ! Israë en a fait son credo. Aux premiers jours de 2012, les médias internationaux ont dévoilé le projet israélien de multiplier les colonies de peuplement, à Qods, et à changer le tissu démographique et géographique de la ville. Le plan s'inscrit, dans le cadre du projet de "l'Etat juif", pour la mise à exécution duquel, 1 milliards et demi de dollars ont été consacrés. 30.000 nouvelles unités doivent être construites, en 2012, dans le secteur oriental de Qods, soit une partie du projet d'implantation de 60.000 unités censé changer le tissu démographique de la ville. Environ, 2.500 maisons palestiniennes, ont été détruites, depuis l'occupation, en 1967, de la ville sainte, 3.200 hectares des terres palestiniennes ont été confisquées, en 2011, sans oublier les 72 maisons d'habitation détruites, durant cette même année. Il est vrai que, sous n'importe quel prétexte ou mesure, le régime sioniste a essayé, en détruisant les maisons ou les endroits islamiques, d'anéantir et d'éliminer toutes les traces et manifestations islamiques de la ville et de donner un visage juif à la ville de Qods. Entre autres, la construction du mur de séparation, qui a divisé la ville en deux, isolant les 250.000 habitants, à Qods, compte parmi les démarches entreprises par ce régime, en vue de changer le tissu démographique de Qods, en faveur des Juifs. Notons, en passant, l'expulsion des Palestiniens de Qods, qui est la politique poursuivie par Israël, depuis quatre décennies. D'après les chiffres les plus récents, le régime israélien a, jusqu'à présent, annulé le permis de séjour de 15.000 familles palestiniennes, qu'il a mises en errance, dans le but d’évacuer Qods de ses habitants palestiniens. Par ailleurs, l'établissement d'Owqafs d'Al-Aqsa a annoncé qu'Israël détruit les bâtiments et les œuvres islamiques autour de la mosquée d'Al-Aqsa, première Qibla des Musulmans, sous prétexte du progrès et de la reconstruction des rues et des quartiers alentours.

Mais jusqu'où ira la politique discriminatoire d'Israël?

05/01/2012



2 Pays corrompu cherche

a) La Cour suprême israélienne approuve l’exploitation des ressources naturelles en Cisjordanie
La Cour suprême d’Israël considère que les entreprises israéliennes ont le droit d’exploiter les ressources naturelles en Cisjordanie, bien que cela soit contraire au droit international. La Cisjordanie est un territoire occupé depuis 1967 par Israël et dont l’appartenance reste encore un enjeu majeur du conflit israélo-palestinien. Yesh Din, une ONG israélienne a demandé à ce que les entreprises israéliennes cessent leurs activités d’extraction de pierres destinées à la construction, un secteur dont le poids économique est évalué à 900 millions de dollars en Cisjordanie. Les trois quart des matériaux extraits sont envoyé en Israël, ce qui s’apparente à du pillage d’après Yesh Din. « La Cour suprême a rejeté une requête émanant d‘une organisation israélienne de défense des droits de l’homme qui demandait à ce que l’extraction des pierres en Cisjordanie par des compagnies israéliennes soit examinée et arrêtée. Yesh Din affirmait que cette pratique était illégale au regard du droit international du fait qu’il s’agisse de l’exploitation de ressources naturelles d’un territoire occupé au bénéfice de la puissante occupante », rapporte le Guardian le 3 janvier. La cour a estimé, au regard de la réalité du terrain qui prime sur le droit international, que les activités économiques ne pouvaient pas être arrêtées indéfiniment qu’elles fournissaient des emplois aux Palestiniens. Yesh Din craint que cette décision s’étende à d’autres secteurs comme l’eau ou le patrimoine archéologique.
5 janvier 2012
 
http://www.goodplanet.info/Contenu/Depeche/La-Cour-supreme-israelienne-approuve-l-exploitation-des-ressources-naturelles-en-Cisjordanie/%28theme%29/1447


b) La Cour Suprême stoppe le droit de retour rampant.
Cette fois-ci, la présidente Dorit Beinish a été mise en minorité par ses pairs. Un forum (rare) de onze juges avait à trancher sur une loi votée par la Knesset, et qui entend mettre fin à une pratique dangereuse à terme pour l’avenir de l’Etat d’Israël : la réunion de familles arabes palestiniennes par voie de mariage. Cette pratique consistait dans le mariage d’Arabe israéliens avec des Arabes palestinien non-citoyens, et qui exigeaient ensuite la citoyenneté israélienne au nom du principe de « réunion des familles » pour venir s’installer en Israël. Ce stratagème permettait à de nombreux Arabes palestiniens de bénéficier de tous les droits que procure la carte d’identité bleue sans parler des conséquences démographiques à long terme. Les Arabes israéliens et surtout leurs représentants à la Knesset ne cachent leur volonté de transformer Israël en « Etat de tous les citoyens », en caressant le rêve que la population arabe en Israël submerge un jour la population juive ou tout au moins constitue une force revendicative contre la spécificité juive de l’Etat. Six juges de la Cour ont considéré la loi comme constitutionnelle, contre cinq – dont la présidente Beinish – qui voulaient que les Palestiniens puissent continuer à réunir leur famille sous la bannière de la citoyenneté israélienne.

Désormais, Arabes israéliens et palestiniens pourront se marier où ils le veulent mais ils ne pourront plus arguer de la citoyenneté israélienne de l’un pour accorder cette citoyenneté à son conjoint.
[Mercredi 11/01/2012 23:51]
http://www.israel7.com/2012/01/la-cour-supreme-stoppe-le-droit-de-retour-rampant/


c) Nouvelle loi et débats houleux à la Knesset sur le sort des migrants.
Hier, mardi 9 janvier, la Knesset a approuvé un nouveau projet de loi concernant les immigrés clandestins en Israël, et a débattu du phénomène de l’immigration en Israël des travailleurs étrangers et des demandeurs d’asile.
Lors d’un débat houleux à la Knesset, la majorité des membres présents ont voté en faveur d’un projet de loi visant à dissuader les immigrations clandestines en Israël. Les organisations pour les droits de l’homme mettent en garde contre l’atteinte que porte cette loi au caractère démocratique de l’Etat d’Israël, et soulignent qu’elle ne convient pas au peuple juif, lequel a tant souffert de lois similaires au cours de son histoire. Selon le projet de loi, qui constitue un amendement à une loi existante de 1954 contre les immigrés clandestins, les personnes qui se sont infiltrées de façon illégale dans le pays seraient passibles d’emprisonnement pour de longues périodes, sans procès légal.

Pour lire un rapport sur le débat et le projet de loi, cliquez ici.
Mercredi, 11 Janvier 2012 11:15    

http://www.haaretz.com/print-edition/news/knesset-passes-bill-that-could-put-asylum-seekers-in-jail-without-trial-1.406351



d) Situation dans les geôles israéliennes

Cisjordanie : Le régime sioniste a arrêté le président du parlement palestinien.  

L’Armée du régime sioniste a arrêté, jeudi, le Président du parlement palestinien, Aziz al-Dwik, membre du Hamas, en Cisjordanie. Il a été arrêté, à un check point, sur le chemin de Ramallah-Qods. Il avait, également, été arrêté, le mois dernier à un poste de contrôle de l’Armée, en compagnie de trois membres du Hamas. "L’objectif de ces arrestations est d’affaiblir les efforts déployés, dans le sens de la réconciliation avec le Fatah et de saboter le travail de la législation, en Cisjordanie", a estimé un membre du Hamas et vice-président du parlement palestinien. Le porte-parole du Hamas a condamné cette arrestation et mis en garde contre ses répercussions, en réclamant la libération immédiate du président du Parlement palestinien.

IRIB

20/01/2012


PRISONS - tortures

"Israël" a détenu 3.312 Palestiniens, en 2011  

"Les forces de l'occupation ont arrêté 3.312 Palestiniens, dont des enfants, depuis le début de l'année 2011", a déclaré l'ancien détenu et chercheur palestinien, spécialisé dans les affaires des prisonniers, Abdul-Nasser Farawna.
Selon M.Farawna, l'armée a mené une moyenne de 276 arrestations, chaque mois, près de 9, par jour."L'armée israélienne a arrêté des hommes, des femmes et des enfants, même, des malades et des handicapés mentaux, outre les politiciens et les députés palestiniens", a-t-il souligné.

Le chercheur palestinien a révélé que "la grande majorité des arrestations avaient eu lieu, en Cisjordanie occupée et à Qods, en plus de 38, menées, dans la Bande de Gaza, dont des pêcheurs et même, des patients, au terminal d'Erez".

Dans un rapport, publié, le 19 décembre, l'Association Ad-Dameer (Conscience), pour le soutien aux prisonniers et pour les droits de l'Homme, avait annoncé que, depuis le 18 octobre 2011, lorsque 477 prisonniers palestiniens ont été libérés, en échange du soldat israélien, Gelaad Shalit, lors de la première phase de l'échange, les soldats israéliens avaient enlevé près de 470 Palestiniens, dont 70 enfants. Le rapport indique que, pendant les 15 premiers jours de décembre, l'armée a kidnappé plus de 21 jeunes, dont 11 enfants, dans le camp de réfugiés de Shu'fat, à Qods-Est occupée.

29/12/2011 

IRIB


John Lyons: Un magazine australien dénonce les tortures israéliennes sur les enfants palestiniens. 

Article paru sous le titre : Rudd veut agir sur les allégations de torture sur des enfants palestiniens

DCI a recueilli 385 déclarations sous serment de mineurs palestiniens gardés en détention par Israël et qui affirment avoir subi de graves sévices.

L’Australie va exprimer ses préoccupations auprès d’Israël concernant son système judiciaire militaire pour mineurs, qui est accusé d’emprisonner et de torturer des enfants aussi jeunes que 12 ans.

Suite à un article paru dans The Weekend Australian Magazine il y a trois semaines, le ministre des Affaires étrangères d’Australie, Mr Kevin Rudd, a donné pour instructions aux diplomates australiens d’aller visiter les tribunaux militaires pour mineurs (en Israël).

Les diplomates ont été invités notamment à faire connaître à Mr Rudd les conditions qu’ils avaient trouvées à la prison militaire d’Ofer, près de Jérusalem.

Selon une déclaration du cabinet de Mr Rudd, celui-ci a également demandé aux fonctionnaires australiens d’organiser des rencontres avec les autorités israéliennes pour leur notifier leurs préoccupations à propos du système en vertu duquel les mineurs palestiniens sont jugés.

Soixante éminents psychologues, universitaires et pédiatres d’Israël ont écrit à leur Premier ministre, Benjamin Netanyahu, lui disant que « la vague d’arrestations et d’enquêtes qui ne tiennent aucun compte de la loi ne sert pas à maintenir l’ordre public et la sécurité ».

The Weekend Australian Magazine donne des exemples de ces allégations :

Un garçon gardé à l’isolement pendant 65 jours ;

D’autres garçons à l’isolement sous une lumière 24 h sur 24 ;

Un garçon de 7 ans, de Jérusalem, emmené pour interrogatoire où il dit avoir été frappé pendant qu’on l’interrogeait ;

Trois enfants ont subi des décharges d’électricité à l’aide d’appareils portatifs pour les obliger à faire des aveux ;

De la nourriture pour chiens a été mise sur la tête et près des parties génitales d’un garçon qui avait les yeux bandés et on a fait venir un chien pour qu’il la mange, sous les rires de son interrogateur.

 

Position en banane

Le magazine signale aussi que, depuis janvier 2007, DCI (Défense de l’enfance/Internationale) a recueilli et traduit en anglais 385 déclarations sous serment de mineurs palestiniens gardés en détention par Israël et qui affirment avoir subi de graves sévices :

chocs par l’électricité ;

coups ;

menaces de viol ;

mise à nu ;

isolement,

menaces d’annuler les permis de travail de leurs familles, et

le « supplice de la position », qui consiste à placer un enfant sur une chaise, à lui enchaîner les pieds et lui attacher les mains dans le dos, et à le laisser comme cela quelquefois pendant des heures.

Un garçon de 10 ans témoigne : «  Un soldat a pointé son fusil sur moi. Le canon du fusil était à quelques centimètres de ma figure. J’étais terrifié au point que je me suis mis à trembler. Il s’est moqué de moi et m’a dit :

  Tu trembles ? Dis-moi où est le pistolet avant que je ne te tue ».

Un garçon de 15 ans témoigne d’avoir été attaché à un tuyau métallique et frappé par un soldat, et qu’un interrogateur a mis un appareil contre son corps et lui a envoyé une décharge d’électricité en disant :

  Si tu n’avoues pas, je continue à te secouer.

Le garçon affirme que l’interrogateur lui donné un autre choc électrique, au point qu’il ne sentait plus ses bras et ses jambes, qu’il avait mal dans la tête, et qu’il a avoué.

Gerard Horton, avocat australien qui traite de nombreux dossiers dans sa fonction à DCI, dit que l’un des interrogateurs israéliens, à l’œuvre dans la colonie Gush Etzion, est « spécialisé dans les menaces de viol des enfants » pour l’obtention d’aveux.

 

"Supplice de la position"

Une femme est engagée dans le programme de l’YMCA (Young Men’s Christian Association - Association chrétienne des jeunes gens) pour la réhabilitation des enfants qui ont été soumis à la détention israélienne, Fadia Saleh, a révélé au magazine The Australian dans le cadre de son enquête : « La semaine dernière, un garçon m’a décrit comment des chiens se trouvaient dans la jeep de l’armée. Dans ces jeeps, vous avez des sièges de chaque côté et un espace vide au milieu ; les enfants placés là, sur le plancher. Parfois, les soldats marchent sur eux.

« A chaque fois que l’enfant bougeait, l’un des chiens le mordait. Quand il est arrivé au centre d’interrogatoires, il avait l’un de ses bras en sang. Le déplacement avait été court, mais lui avait l’impression qu’il avait duré un an ».

The Weekend Australian Magazine rapporte que, si des missions diplomatiques et parlementaires de nombreux pays ont visité les tribunaux pour enfants, les diplomates australiens n’ont paru manifester aucun intérêt évident pour le tribunal.

Pour Maître Horton de DCI, l’Australie est restée « étonnamment silencieuse » face aux violations alléguées des droits humains des enfants palestiniens.

Il a déclaré au magazine : « Il est décevant que, parmi toutes les missions diplomatiques dans la région, l’Australie a brillé par son silence sur la question des tribunaux militaires ».

L’ambassadrice d’Australie en Israël, Andrea Faulkner, a évoqué les traitements sur les enfants, il y a plus d’un an.

Bien qu’au courant de la question, ni Mme Faulkner ni aucun autre représentant australien n’ont visité les tribunaux.

The Weekend Australien Magazine a eu un accès, rare pour un journal, au tribunal - il a été autorisé à le visiter à trois occasions différentes au cours de l’année dernière, avec les FDI (Forces de défense israéliennes), dans le cadre de cette enquête.

Cette semaine, un fonctionnaire australien a entamé des réunions sur le sujet en préparation de la visite d’un tribunal pour mineurs par des diplomates australiens.

La plupart des enfants traduits devant les tribunaux militaires sont accusés d’avoir jeté des pierres et condamnés à des peines de prison allant de deux semaines à 10 mois.

D’après les FDI, il y a eu au moins 2766 incidents de jets de pierres contre elles ou sur des voitures qui circulaient, cette année.

La police israélienne a parlé d’un accident en septembre dans lequel un homme et son enfant ont été tués par ce qui pourrait avoir été provoqué par une pierre lancée sur leur voiture.

Les autorités en Israël ne veulent pas discuter des cas individuels d’enfants, mais selon le porte-parole des Affaires étrangères, Yigal Palmor, « beaucoup de choses » doivent être améliorées et Israël travaille avec des organisations des droits de l’homme mais les « réformes et améliorations sont lentes ».

 

A l’isolement sous la lumière - privation de sommeil.

Le traitement des enfants palestiniens en Cisjordanie sous l’occupation militaire israélienne contraste avec celui des enfants en Israël :

en Israël, un enfant ne peut être envoyé en prison avant l’âge de 14 ans, alors que les enfants palestiniens y vont à partir de 12 ans ;

en Israël, un enfant ne peut être soumis à interrogatoire sans la présence d’un parent ;

en Israël, un enfant ne peut être interrogé la nuit, alors que la plupart des enfants palestiniens sont enlevés dans leurs maisons et mis en détention entre minuit et 5 h du matin ;

en Israël, la durée maximum de détention sans accès à un avocat est de 48 h, alors qu’en Cisjordanie, elle est de... 90 jours.

Ces derniers temps, les tribunaux militaires ont été visités par des délégations de diplomates ou parlementaires du Royaume-Uni, des États-Unis, de l’Union européenne, des Pays-Bas, de France, d’Espagne, de Belgique, d’Allemagne, d’Irlande, de Norvège, de Chypre et des Nations-Unies.

Maître Horton affirme que dans la plupart des cas, DCI exige des déclarations sous serment avant de prendre le dossier en charge.

Il a indiqué au magazine quel était le traitement courant pour beaucoup des enfants : « Une fois attaché et les yeux bandés, l’enfant est conduit à un véhicule militaire qui attend, et dans un tiers des cas, il sera jeté sur le plancher métallique pendant son transfert dans un centre d’interrogatoires.

« Parfois, les enfants sont maintenus le visage plaqué sur le plancher par des soldats qui mettent leurs bottes sur sa nuque, et les enfants sont menottés, parfois avec des menottes en plastique qui leur coupent les poignets. Beaucoup d’enfants arrivent aux centres d’interrogatoires contusionnés et meurtris, manquant de sommeils et apeurés. »

Maître Horton affirme que tout l’intérêt (pour Israël) d’un tel traitement est d’amener les enfants à faire des aveux, aussi vite que possible.

Dans un cas, bien que l’enfant eût insisté en disant que l’aveu qu’il avait signé était faux, qu’il l’avait signé seulement sous la pression, malgré cela, cet aveu a été utilisé pour le condamner.

Une porte-parole de Mr Rudd fait savoir que, lors de la dernière comparution d’Israël devant le Groupe de travail sur l’Examen périodique universel, l’Australie avait interrogé Israël sur les sévices rapportés par des détenus.

Elle indique que le gouvernement (australien) est contre la détention des mineurs.

« L’opinion du gouvernement australien depuis longtemps est que tout enfant, indépendamment de son ethnie, de sa religion, de son sexe et de quelque différence que ce soit, doit bénéficier des mêmes protections légales et des droits humains » dit-elle.

Texte de l’article en version anglaise :

Rudd seeks action on torture allegations involving Palestinian children

by John Lyons - The Australian

17 December 2011

lundi 19 décembre 2011 - 06h:41

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=11566


Révélations sur les tortures pratiquées par l’Unité 504 de l’armée israélienne : perversion et cruauté

lundi 26 décembre 2011

The Palestine Chronicle

Un colonel de réserve de l’armée israélienne a livré des informations choquantes sur les méthodes de torture utilisées contre des prisonniers arabes et iraniens en Israël dans le tristement célèbre centre d’interrogatoire : l’Unité 504.

L’Unité 504 est l’unité de renseignement de l’armée israélienne chargée d’interroger les prisonniers, en particulier ceux dont la nationalité est arabe ou iranienne.

Le colonel, connu sous le nom de Het, a mis la lumière sur les traitements cruels et inhumains appliqués à des réfugiés irakiens par un inspecteur israélien identifié comme le capitaine George.

Il a également divulgué des détails sur la façon dont le capitaine George torturait ses victimes, dont faisait partie Mustafa Dirani, un ancien membre du mouvement chiite libanais Amal fondé en 1974.

Het a déclaré qu’il avait assisté à une séance d’interrogatoire au cours de laquelle le capitaine George avait violé un prisonnier à l’aide d’une matraque. Le capitaine, qui n’a jamais été inquiété, sert maintenant comme conseiller des affaires arabes à la direction de la police du district de Jérusalem.

Dirani, qui a été enlevé par les forces israéliennes en 1994, a témoigné qu’il avait été sodomisé et torturé pendant son interrogatoire à l’Unité 504.

Selon les médias, la chaîne israélienne Canal 2 a diffusé ensuite une séquence montrant un interrogateur nu déshabillant Dirani tout en le battant et le violant avec un bâton.

En 1999, Het a contacté Zvi Rish, un avocat israélien qui avait représenté Dirani et certains réfugiés irakiens maltraités, et il a fait savoir qu’il était gravement malade et qu’il souhaitait dénoncer les méthodes d’interrogatoire de son unité afin de « libérer sa conscience ».

A la fin du mois de décembre 2010, un groupe de défense des droits de l’Homme - le Comité public contre la torture en Israël - a révélé que les détenus palestiniens se voyaient systématiquement refuser le droit de rencontrer un avocat durant les interrogatoires.

Rester enchaîné à des chaises pendant de longues périodes, la privation de sommeil, l’intimidation, la torture et des conditions de détention épouvantables sont quelques-unes des méthodes utilisées, a dénoncé le groupe dans son rapport.

Israël prétend que son armée est « l’une des armées les plus morales » dans le monde et qu’elle traite les prisonniers et les détenus avec décence.

Mais ces dernières années des séquences vidéo ont été divulguées montrant comment les soldats israéliens humilient et maltraitent leurs détenus palestiniens, menottés et les yeux bandés.

 23 décembre 2011 - The Palestine Chronicle - Vous pouvez consulter cet article à :
http://palestinechronicle.com/news....
Traduction : Info-Palestine.net



3 Usa (le Parrain...)

1 Les grandes manœuvres

Israël doit agir pour rompre son isolement selon le Pentagone.

Le chef du Pentagone Leon Panetta (à gauche) croit qu'Israël doit améliorer ses relations avec l'Égypte et la Turquie.

Israël doit agir pour sortir de son «isolement» dans la région, a estimé vendredi le chef du Pentagone Leon Panetta, évoquant implicitement les relations tendues depuis plusieurs mois entre Israël, l'Égypte et la Turquie.

«Malheureusement, au cours de l'année écoulée, nous avons vu croître l'isolement d'Israël par rapport à ses partenaires de la région, et la recherche de la paix au Moyen-Orient a été mise entre parenthèses», a déclaré le secrétaire à la Défense américain lors d'un discours.

Mais M. Panetta a souligné qu'Israël n'était pas le seul à blâmer pour sa position difficile et a même évoqué une «campagne internationale» destinée à isoler le pays.

S'il a dit comprendre les inquiétudes d'Israël face aux bouleversements au Moyen-Orient, le chef du Pentagone a souligné que le Printemps arabe offrait à Israël une chance de se construire une position plus sûre dans la région.

Leon Panetta a aussi jugé crucial qu'Israël «rétablisse de bonnes relations» avec des pays comme l'Égypte, la Turquie et la Jordanie qui ont, selon lui, intérêt à la stabilité régionale.

Israël doit «faire des efforts pour arriver à faire la paix avec les Palestiniens», a également jugé M. Panetta, qui s'exprimait lors d'un événement organisé par la Brookings Institution, un centre de réflexion de Washington.

Interrogé après son discours sur ce qu'Israël devait concrètement faire pour favoriser la recherche d'une solution pacifique avec les Palestiniens, M. Panetta a répondu dans le langage fleuri qui lui est habituel: «Amenez-les à cette fichue table, c'est tout! Le problème, à l'heure actuelle, est qu'on ne peut pas les amener à cette fichue table» de négociations.

Au cours de son discours, le chef du Pentagone a par ailleurs souligné que les États-Unis restaient attachés à la sécurité d'Israël et a juré d'empêcher l'Iran d'obtenir l'arme nucléaire, indiquant que le président américain Barack Obama n'avait pas écarté l'option d'une intervention militaire le cas échéant.

Il a toutefois plaidé en faveur de la stratégie de l'administration Obama, qui fait la part belle à la diplomatie et aux sanctions pour convaincre l'Iran de renoncer à ses ambitions nucléaires, soulignant qu'une éventuelle action militaire ne pouvait être envisagée qu'en «dernier ressort».

Il a redit qu'il pensait que des frappes aériennes contre l'Iran ne retarderaient son programme nucléaire que d'un an ou deux et pourraient avoir des conséquences «indésirables» dans la région.

M. Panetta s'est également engagé à ce que Washington continue à assurer à Israël un soutien militaire important en fournissant à l'État hébreu des systèmes sophistiqués de défense antimissile et de nouveaux avions de chasse F-35.

http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/201112/02/01-4474151-israel-doit-agir-pour-rompre-son-isolement-selon-le-pentagone.php


2 Politique colonialiste israélienne.(...vue des USA)

Voltairenet : Racisme, guerre secrète, assassinat et torture au programme de la politique étrangère des candidats républicains US.  

A l’approche de l’ouverture des primaires, les sept candidats en lice pour l’investiture républicaine se livrent à une surenchère néoconservatrice en matière de politique internationale. État des lieux.

Mitt Romney, numéro deux selon les sondages et considéré comme l’un des plus modérés des candidats, a appelé à « passer aux actions secrètes à l’intérieur de la Syrie pour obtenir un changement de régime ».

Rick Santorum, ancien sénateur de Pensylvanie, a estimé que la récente explosion d’un dépôt de missiles iranien était l’œuvre de Washington et averti qu’il poursuivrait dans cette voie s’il s’installe à la Maison-Blanche, avant de plaider pour des assassinats ciblés : « Tout savant étranger travaillant en Iran pour le programme nucléaire sera considéré comme un combattant ennemi et sera promis, (...) tout comme Oussama ben Laden, à l’ élimination. Des savants ont été retrouvés morts en Russie et en Iran. Il y a eu des virus informatiques. Il y a des problèmes dans ces installations. J’espère que les États-Unis sont impliqués », a-t-il dit.

L’égérie du Tea Party, Michele Bachman, a quant à elle jugé que la pratique de la simulation de noyade devait être reprise. Le président Obama avait mis fin à cette forme de torture à son arrivée au pouvoir début 2009.

Le gouverneur du Texas Rick Perry a déclaré devant laRepublican Jewish Coalition que « toutes nos lois émanaient de la Torah » et a estimé que les États-Unis devraient aider Israël à attaquer l’Iran.

La palme de la rhétorique néoconservatrice revient sans conteste à l’actuel favori des sondages, Newt Gingrich. Ce dernier a confirmé ses positions après ses commentaires controversés sur les Palestiniens, qualifiant ce peuple « inventé » de « terroriste » lors d’un débat à Des Moines.

Il a promit de financer « tous les groupes dissidents en Iran » et de saboter la plus grande raffinerie du pays.

Il a aussi reproché au département d’État actuel de « procéder au désarmement moral de la tradition judéo-chrétienne » tout en promettant la nomination du néo-conservateur John Bolton à sa tête à la place de Hilary Clinton.

L’ancien président de la Chambre des représentants déclare que s’il devenait président des États-Unis, il envisagerait d’être très proche, « de plusieurs façons », de Benyamin Nétanyahou, l’actuel Premier ministre israélien. « Bibi est un dur à cuire. Il place la sécurité d’Israël en premier », dit-il.

Enfin M. Gingrisch veut demander au Congrès de redonner leur « liberté » aux services de renseignement étasuniens, suggérant ainsi de revenir sur l’interdiction actuelle d’assassiner les dirigeants en exercice des États qui s’opposent à la politique impériale.

Au-delà de l’habituelle rhétorique sioniste et anti-iranienne qui vise à s’attirer les faveurs du puissant lobby pro-israélien, ce qui ressort de ces déclarations c’est que désormais les candidats à la Maison-Blanche assument ouvertement la dimension criminelle de la politique étrangère des États-unis d’Amérique.

http://www.voltairenet.org/Racisme-guerre-secrete-assassinat


Pour 33% des étudiants Israël est un pays d’apartheid... 

Un sondage effectué au sein des universités américaines a montré qu’un tiers des étudiants américains considèrent Israël comme un fardeau pour leur pays.  

Cette information a suscité l’inquiétude des milieux juifs, qui connaissent une recrudescence des incidents anti-juifs à New York et New Jersey.

Selon le quotidien israélien Haaretz, la recrudescence des incidents a provoqué les tensions parmi des plus grandes communautés juives des Etats-Unis. Au quartier des juifs « Haridims », on a retrouvé l’expression « Hitler est grand » inscrite sur l’un des murs.
Des milieux juifs ont qualifié de la « plus dangereuse et violente » attaque le jet d’un cocktail Molotov sur une synagogue juive à New Jersey.
L’incident de New Jersey est le quatrième en son genre commis le mois dernier dans la même région. La première attaque contre les synagogues remonte au 10 décembre dernier.
D’autres expressions comme « les juifs sont responsables des incidents du 11 septembre » ont été inscrites sur les murs des quartiers juifs, alors qu’une autre attaque a visé la maison d’un rabbin.
Le président de la ligue anti-diffamation Abraham Foxman a appelé à « la retenue face à la recrudescence de la vague des attaques racistes dans cette région », ajoutant que les motivations antisémites derrière les dernières attaques de New Jersey son claires et tranchantes.
De retour au sondage effectué parmi les universités américaines, le quotidien Maariv a indiqué que 33% des étudiants considèrent Israël comme un fardeau sur les Etats-Unis alors qu’un quart d’eux (25%) qualifient Israël de pays d’apartheid contre 22% qui estiment le contraire.
Par ailleurs, 27% des étudiants ne trouvent pas Israël en tant qu’allié et 43% disent qu’il influence exagérément la politique étrangère américaine.
Sur un autre plan, 50% des personnes interrogées estiment que les réfugiés palestiniens ont le droit de choisir le lieu de leur retour, alors que 35% disent qu’Israël est prêt à une évacuation « partielle » des colonies.
Concernant les droits des arabes dans l’entité sioniste, 32% croient qu’Israël ne fait pas le nécessaire pour assurer à « ses citoyens » arabes des droits égaux, 11% disent qu’il transgressent ces droits alors que 10% seulement prétendent que les droits des Arabes sont préservés.
Ce sondage effectué par «AICE The Israël Project » conclut qu’il est vrai que le soutien à Israël reste grand dans plusieurs mesures, mais il semble que l’opposition ait grandi plus que jamais. Toutefois, le soutien aux Palestiniens reste limité.
Source: Assafir



4 Organisations Mondiales & régionales

Quartette

Israël et les Etats-Unis tentent de contourner la proposition du Quartette.  

 Israël et les Etats-Unis tentent de contourner une proposition internationale visant à relancer le processus de paix au Moyen-Orient, a indiqué dimanche Saeb Erekat, le principal négociateur palestinien.
"Il s'agit d'une tentative par Israël et, malheureusement, par les Etats-Unis, de contourner l'appel du Quartette", qui demande qu'Israël et les Palestiniens puissent entamer un dialogue de proximité sur les questions liées aux frontières et à la sécurité, a déclaré M. Erekat.
Il a indiqué qu'Israël et les Etats-Unis voulaient que ces deux questions soient abordées dans le cadre de véritables négociations, alors que les Palestiniens refusent d'envisager des pourparlers avec Israël tant que se poursuivra la construction de colonies juives en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.
En septembre, le Quartette, composé des Etats-Unis, de l'Union européenne, de la Russie et des Nations Unies, a suggéré un dialogue de proximité, qui se tiendrait sur plusieurs mois et constituerait une sorte de préliminaire à la reprise des négociations directes, bloquées depuis plus d'un an.
Les Palestiniens ont déjà soumis aux représentants du Quartette leur proposition concernant les frontières d'un futur Etat palestinien et les questions de sécurité qui en découlent. Israël, de son côté, n'a rien fait dans ce sens.
Pour que de véritables négociations directes reprennent, Israël doit mettre fin aux activités de colonisation, et accepter l'idée de deux Etats basés sur les frontières de 1967, a déclaré M. Erekat.
05/12/2011

http://french.news.cn/monde/2011-12/05/c_131287794.htm



Ue

L'UE appelle à enrayer la colonisation en Cisjordanie

Un rapport interne s'inquiète de l'extension des colonies qui rend «plus improbable que jamais» l'établissement d'un État palestinien viable dans les frontières d'avant 1967.

Entre Intifada, négociations avortées et conditions préalables, le processus de paix israélo-palestinien est depuis plusieurs années un dialogue de sourds complètement bloqué. Mais la colonisation israélienne en Cisjordanie s'est pendant ce temps poursuivie inexorablement. Un récent rapport interne de l'Union européenne, dont Le Figaro et plusieurs médias ont pris connaissance, tire le signal d'alarme et appelle à des mesures pour enrayer ce processus. «Si on n'arrête pas et n'inverse pas cette évolution, l'établissement d'un État palestinien viable dans les frontières d'avant 1967 semble plus improbable que jamais», souligne le rapport.

Souvent frustrés de l'attitude de leurs gouvernements, qui préfèrent éviter de se heurter de front aux autorités israéliennes et se contentent d'appeler à la paix et au dialogue, les représentants de l'UE à Jérusalem ont régulièrement recours à des «fuites» à destination des médias pour rendre publiques leurs conclusions. En 2005 et en 2008, deux rapports avaient été consacrés à l'absorption des quartiers palestiniens de Jérusalem-Est dans le vaste ensemble du Grand Jérusalem, considéré par la loi israélienne comme la «capitale éternelle et indivisible» de l'État. Le nouveau rapport est consacré à la colonisation de la Cisjordanie, un territoire divisé depuis les accords d'Oslo de 1995 en trois zones.

310.000 colons israéliens en 2010

La zone A, placée sous le contrôle de l'Autorité palestinienne, est la plus peuplée et la moins étendue, avec 18 % de la superficie totale et 55 % de la population. Elle comprend les grandes villes palestiniennes, Djenin, Naplouse, Ramallah, Bethléem, Jéricho et Hébron. La zone B, sous contrôle mixte israélien et palestinien, comprend 41 % de la population et représente 20 % du territoire. La zone C est sous contrôle israélien exclusif et essentiellement peuplée par les colons israéliens. De 1200 en 1972, leur nombre passe à 110.000 en 1993, juste avant la signature des accords d'Oslo, puis à 310.000 en 2010, sans compter Jérusalem-Est.

Avec 5,8 % de la population, la zone C représente 62 % de la Cisjordanie. Elle englobe la plupart des colonies et leurs routes d'accès, mais aussi des zones militaires et des réserves naturelles. La vallée du Jourdain, et l'essentiel du désert de Judée en font partie. Routes et colonies se développent à grand renfort d'investissements publics.

Le moratoire de 2010 et quelques ralentissements mis à part, le processus de colonisation s'est poursuivi sous tous les gouvernements israéliens successifs, de droite comme de gauche. Les zones de peuplement palestinien sont aujourd'hui isolées dans des enclaves dépourvues de continuité territoriale. Le constat des diplomates européens ne surprendra pas quiconque s'est rendu récemment sur les routes de Cisjordanie. Leur conclusion est en revanche d'une lucidité inhabituelle pour un rapport officiel: la solution à deux États, pourtant soutenue par la quasi-totalité de la communauté internationale, est aujourd'hui presque impossible.

http://www.lefigaro.fr/international/2012/01/13/01003-20120113ARTFIG00665-l-ue-appelle-a-enrayer-la-colonisation-en-cisjordanie.php


Desdiplomates de l'UE accusent

"Israël sape les chances d'un Etat palestinien"
 «Si la tendance actuelle n'est pas stoppée et renversée, l'établissement d'un Etat palestinien viable dans les frontières de 1967 paraît plus éloigné que jamais», estiment les diplomates européens.

La colonisation et les restrictions imposées aux Palestiniens en Cisjordanie occupée sapent rapidement la viabilité d'un futur Etat palestinien, affirme un rapport interne de diplomates de l'UE obtenu par l'AFP, vivement critiqué par Israël. «L'ouverture en faveur d'une solution à deux Etats (israélien et palestinien) est en train de se refermer rapidement avec la poursuite de l'expansion des colonies israéliennes et les restrictions de mouvement imposées aux Palestiniens en zone C», selon ce rapport des chefs de mission des pays de l'Union européenne (UE) à Jérusalem et à Ramallah (Cisjordanie). «Si la tendance actuelle n'est pas stoppée et renversée, l'établissement d'un Etat palestinien viable dans les frontières de 1967 paraît plus éloigné que jamais», estiment les diplomates européens. Aux termes de l'accord intérimaire dit d'Oslo II de septembre 1995 entre l'OLP et Israël, la Cisjordanie est partagée en zone A, sous contrôle civil et sécuritaire palestinien, zone B (sous contrôle civil palestinien et sécuritaire israélien) et C (sous contrôle civil et sécuritaire israélien). Fait notable, ce rapport interne de l'UE, daté de juillet 2011 et envoyé à Bruxelles, se penche spécifiquement sur la zone C, peu peuplée mais qui couvre 62% de la Cisjordanie - en évoquant notamment la vallée du Jourdain où vivent des communautés bédouines. Israël veut garder le contrôle militaire de cette vallée frontalière de la Jordanie. «La zone C comprend des ressources naturelles et des terres cruciales pour la future croissance démographique et économique d'un Etat palestinien viable», note-t-il. Le rapport confidentiel exhorte les Etats membres, «en coordination avec d'autres acteurs internationaux», à «exprimer systématiquement leurs objections» aux mesures d'expulsion prises à l'encontre des Palestiniens dans les régions sous contrôle israélien. Intitulé «Zone C et édification de l'Etat palestinien», le document de 16 pages «encourage Israël à changer sa politique et son système de planification en zone C» et à y «promouvoir le développement économique». Un responsable gouvernemental israélien, interrogé par l'AFP, a fustigé «la méthodologie malhonnête» de l'UE en lui reprochant de «préparer des rapports secrets sans nous demander des informations ou une réaction et en se fondant seulement sur des données venant des Palestiniens». Ce responsable, parlant sous couvert de l'anonymat, a accusé les consuls européens basés à Jérusalem de «se mettre au service de la lutte politique et de la propagande palestiniennes». La porte-parole de la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, Maja Kocijancic, a qualifié le document de «rapport interne et factuel de la situation sur le terrain» qui a pour objet de «servir de source d'information à l'Union européenne et au processus d'élaboration de sa politique». «En tant que tel, il doit aider l'UE a déterminer la meilleure façon de parvenir à l'objectif d'une solution à deux Etats dans le cadre du processus de paix au Proche-Orient», a-t-elle précisé à l'AFP à Bruxelles. Le ton monte entre Israël et l'UE, le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, ayant accusé l'Allemagne, la France, le Portugal et le Royaume-Uni de se rendre «insignifiants» après que ces pays eurent condamné à l'ONU la décision israélienne d'accélérer la construction dans les colonies.

L'Expression

http://www.lexpressiondz.com/...



5 Monde

1 Belgique

'Bienvenue en Palestine': deux Belges portent plainte contre «Israël».  

Deux participants belges à la mission « Bienvenue en Palestine » ont déposé plainte contre l'entité sioniste pour crimes de guerre auprès du parquet fédéral belge . La plainte vise notamment le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, les ministres israéliens de l'Intérieur et de la Guerre, Eli Yishaï et Ehud Barak ainsi que l'ancien chef d'Etat-major israélien Gabi Ashkenazi.
Les plaignants, Hajar Moumni et Mohamed Najar, ainsi que d'autres participants à la mission qui devaient se rendre du 8 au 16 juillet 2011 en Cisjordanie occupée, déclarent avoir été humiliés, menacés, frappés et détenus par les forces de l'occupation israélienne. Les participants, qui entendaient dénoncer le blocus de la Cisjordanie par l'armée d'occupation israélienne disent avoir subi des fouilles corporelles, vu leurs affaires saisies, avoir été mis à l'isolement puis subi de longs interrogatoires musclés.
« L'un des deux plaignants a été tabassé par huit membres des forces de l'ordre », explique son avocat Me Sébastien Courtoy. « Les lésions et les hématomes ont été constatés par un médecin qui a rédigé des certificats médicaux », a affirmé l'avocat.
« Après avoir subi ces traitements inhumains durant plusieurs heures, les victimes furent conduites dans les geôles israéliennes dans lesquelles elles furent séquestrées plusieurs jours durant, dans des conditions inhumaines", peut-on lire également dans la plainte.
Me Courtoy rappelle que les juridictions belges sont compétentes pour poursuivre en Belgique les personnes étrangères ayant commis hors de Belgique des crimes de guerre, à condition que les victimes soient de nationalité belge.
http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/164621-bienvenue-en-palestine-deux-belges-portent-plainte-contre-isra%C3%ABl


2 Irlande : protestations contre la visite d’une délégation de la Knesset.  

Les activistes anti-sionistes et partisans de la Palestine en Irlande ont fait part de l’organisation de manifestations contre la visite du Président de la Knesset, Rivline, dans ce pays. Les manifestants ont exigé, dimanche, des autorités gouvernementales d’empêcher cette visite. Selon les organisateurs de ces manifestations, l’objectif de ces manifestations est de protester contre les crimes du régime sioniste, le massacre du peuple palestinien, la poursuite du blocus de Gaza, ainsi que l’attaque menée par ce régime contre la "Flottille de la liberté de Gaza". Au cours de cette visite qui aura lieu le 17 janvier 2012, le Président de la Knesset, Rivline, s’entretiendra avec le président irlandais et certains parlementaires de ce pays. Un membre de la Knesset accompagnera Rivline dans cette visite.
http://french.irib.ir/info/international/item/164065-irlande-protestations-contre-la-visite-d%E2%80%99une-d%C3%A9l%C3%A9gation-de-la-knesset



3 France

CAPJPO : Des parlementaires français dénoncent (enfin) l'apartheid israélien.

Les officines sionistes françaises ne savaient plus à quel saint se vouer, lundi, à la suite de la publication, par la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée Nationale, d’un rapport dénonçant enfin, et de manière parfaitement explicite, le régime d’apartheid imposé par Israël au peuple palestinien.

Le rapport, « La géopolitique de l’eau », est disponible sur le lien suivant : http://www.assemblee-nationale.fr/13/rap-info/i4070.asp

La mission parlementaire d’information, qui a remis son rapport le mois dernier, était composée de 11 députés de tous partis : Lionnel Luca (UMP, Alpes-Maritimes, Président de la mission) ; Jean Glavany (PS, Hautes-Pyrénées, rapporteur) ; Nicole Ameline (UMP, Calvados) ; Jacques Bascou (PS, Aude) ; Claude Birraux (UMP, Haute-Savoie) ; Alain Bocquet (PC, Nord) ; Gilles Cocquempot (PS, Pas-de-Calais) ; Jean-Claude Guibal (UMP, Alpes-Maritimes) ; Jean-Pierre Kucheida (PS, Pas-de-Calais) ; Renaud Muselier (UMP, Bouches-du-Rhône), et Jean-Marc Nesme (UMP, Saône-et-Loire).

La lecture du document, d’un peu plus de cent pages, est réellement instructive, tant la question de l’eau et des ressources en eau pour l’humanité est un enjeu fondamental pour l’avenir de la société.

Un chapitre consacré au Tibet rappelle, par exemple, que cette région, au-delà de ce qu’en retient généralement le public avec les apparitions régulières du dalaï-lama à la télévision, est tout simplement le siège des ressources en eau de 3 milliards d’êtres humains, Chinois et Indiens confondus.

Le chapitre consacré, sur une vingtaine de pages, au Proche-Orient, remet lui aussi les pendules à l’heure, en démontrant par A + B que depuis les origines, l’Etat d’Israël n’a eu de cesse de s’emparer des ressources en eau de la région et d’en priver les populations non juives.

Tandis que les habitants de la bande de Gaza sont aujourd’hui ceux du monde qui ont le moins d’eau propre disponible par habitant, leurs frères et sœurs de Cisjordanie en ont pour leur part 10 fois moins que les colons juifs qui volent leurs terres.

Comment nommer un tel crime, une telle situation ? « APARTHEID ! », répondent les auteurs du rapport, dont voici les conclusions, concernant Israël.

« Encadré n°3 :

L’eau, révélatrice d’un nouvel apartheid au Moyen Orient Mise en place en 1948 par le premier ministre F. Malan, l’apartheid a vu le développement différencié des groupes ethniques en Afrique du Sud pendant un demi siècle.

Cette politique consistait à la fois en une ségrégation raciale et spatiale (cloisonnement des populations noires et "coloured" dans des espaces confinés appelés bantoustans) mais aussi en une ségrégation citoyenne, les libertés d’une partie de la population (restriction du droit d’aller et venir, du droit de se rassembler dans les lieux publics, violences policières) étant bafouées. L’odieux régime de l’apartheid a pris fin en Afrique du Sud au début des années 90, avec la libération de Nelson Mandela et des prisonniers politiques, le compromis courageux entre M. de Klerk et Mandela et les premières élections libres de 1994 confiant massivement le pouvoir à l’ANC African National Congress, le parti de Mandela.

Bien sûr, comparaison n’est pas forcément raison : la Palestine n’est pas l’Afrique du Sud, et les années 2010 ne sont pas celles d’avant 1990. Pourtant, il est des mots et des symboles qui par leur force peuvent avoir une vertu pédagogique.

Or, tout démontre, même si bien peu nombreux sont ceux qui osent employer le mot, que le Moyen-Orient est le théâtre d’un nouvel apartheid. La ségrégation y est raciale mais comme on n’ose pas le dire, on dira pudiquement « religieuse ». Pourtant, la revendication d’un état « Juif » ne serait-elle que religieuse ?

La ségrégation est spatiale également : le mur élevé pour séparer les deux communautés en est le meilleur symbole. La division de la Cisjordanie en trois zones, A, B et C en est une autre illustration :

L’armée israélienne a transféré à l’Autorité palestinienne la responsabilité des affaires civiles, c’est-à-dire la fourniture de services à la population, dans les zones A et B. Ces deux zones, qui contiennent près de 95 % de la population palestinienne de Cisjordanie, ne représentent que 40 % du territoire. La zone C reste entièrement placée sous l’autorité de l’armée israélienne. Cette zone représente 60 % du territoire de la Cisjordanie, avec toutes les réserves foncières et l’accès aux ressources aquifères, ainsi que toutes les routes principales.

La ségrégation est aussi hautaine et méprisante (« ces gens-là ne sont pas responsables »…répètent à l’envie certains responsables israéliens), vexatrice et humiliante (les passages aux check point sont restreints ou relâchés sans prévenir) voire violente (la répression des manifestations fait régulièrement des morts…).

C’est donc bien d’un « nouvel apartheid » qu’il s’agit.

Et dans cette situation, l’eau est ainsi un élément particulier du conflit entre Palestiniens et Israéliens, au point qu’elle constitue le « 5ème volet » des accords d’Oslo. La Déclaration d’Oslo du 13 septembre 1993 reconnaît les droits des Palestiniens sur l’eau en Cisjordanie. L’accord intérimaire de Taba du 28 septembre 1995 prévoit un partage des eaux jusqu’à la signature d’un accord permanent. Mais ce partage est incomplet : il ne porte que sur les aquifères ; le Jourdain en est exclu, les Palestiniens n’y ayant plus accès. Ensuite il gèle les utilisations antérieures et ne répartit que la quantité d’eau encore disponible, c’est dire 78 mètres cubes de l’aquifère oriental. Il est donc très défavorable aux Palestiniens qui n’exploitent que 18 % des aquifères ; soit 10 % de l’eau disponible sur le territoire.

C’est pourquoi sans règlement politique global, on voit mal comment ce qui est devenu un véritable "conflit de l’eau" pourrait trouver une solution. Quelles sont donc les caractéristiques de ce « conflit de l’eau » ? Du point de vue « hydrique », il concerne avant tout le fleuve Jourdain, où sont réunis tous les éléments prompts à déclencher une « crise de l’eau » : depuis le début du conflit, guerre après guerre, les « extensions territoriales » d’Israël, qu’on le veuille ou non, s’apparentent à des « conquêtes de l’eau », que ce soit des fleuves ou bien des aquifères.

Or, l’eau est devenue au Moyen-Orient bien plus qu’une ressource : c’est une arme.

Pour comprendre la nature de cette « arme » au service de ce « nouvel apartheid », il faut savoir, par exemple, que les 450 000 colons israéliens en Cisjordanie utilisent plus d’eau que 2,3 millions de Palestiniens. Sachons aussi entre autres multiples exemples que :
la priorité est donnée aux colons en cas de sécheresse en infraction au droit international ;
le mur construit permet le contrôle de l’accès aux eaux souterraines et empêche les prélèvements palestiniens dans la « zone tampon » pour faciliter l’écoulement vers l’ouest ;
les « puits » forés spontanément par les Palestiniens en Cisjordanie sont systématiquement détruits par l’armée israélienne ;
à Gaza les réserves d’eau ont été prises pour cible en 2008-2009 par les bombardements.
et comme les zones A et B ne sont pas d’un seul tenant, mais fragmentées en enclaves entourées par des colonies israéliennes et par des routes réservées aux colons, ainsi que par la zone C, cette configuration entrave le développement d’infrastructures performantes pour l’approvisionnement en eau et l’évacuation des eaux usées. La plupart des Palestiniens résident dans les zones A et B, mais les infrastructures dont ils dépendent se trouvent dans la zone C ou la traversent. Les déplacements des Palestiniens dans la zone C sont limités ou interdits ; l’armée israélienne autorise rarement les travaux de construction ou d’aménagement.

On peut citer plusieurs exemples de stations d’épuration programmées par le ministère palestinien de l’Eau et qui sont « bloquées » par l’administration israélienne.

Les Israéliens reprochent aux Palestiniens l’existence de puits non contrôlés responsables de pompages excessifs et d’une salinisation des aquifères. Ils citent l’exemple de Gaza où l’aquifère est en passe d’être perdu. Ils reprochent également l’absence de traitement des eaux. Seuls 31 % des Palestiniens sont raccordés. Mais le Comité n’a approuvé que 50 % des projets palestiniens, avec d’énormes retards, alors que son autorisation doit encore être suivie d’une autorisation administrative pour la zone C. L’appropriation des ressources par les colonies et par le tracé du mur est également troublant. La surexploitation des aquifères est avérée.

Les Israéliens se fondent sur la théorie de la première appropriation pour défendre leurs droits et refusent toute gestion partagée dans une vision sécuritaire de l’eau. Israël propose des solutions, parfois intéressantes, mais où il garderait la maîtrise de l’eau. Il a semblé à la mission que le pays préférerait abandonner les aquifères, en finissant de développer le dessalement, plutôt que de mettre en place une gestion partagée. Il n’y aura pas de partage de l’eau sans solution politique sur le partage des terres.

Pourtant, un comité conjoint sur l’eau (Water joint committee) a été créé par les accords d’Oslo II. Il a compétence pour toutes les questions d’eau relative aux seuls Palestiniens sur le territoire de la Cisjordanie. Ce n’est donc pas un organisme de gestion partagée et encore moins de bassin. Il fonctionne en outre sur le mode du consensus ce qui donne de facto un pouvoir de veto à Israël »

(extrait du rapport « Géopolitique de l’eau », Assemblée Nationale, décembre 2011)

Ayant fini de réveillonner, le député sioniste du très bling bling 16ème arrondissement de Paris Claude Goasguen ne s’est réveillé que ce lundi matin 9 janvier, pour s’époumoner et rameuter contre le rapport de ses collègues. Qu’il braille donc. Nous serions pour notre part plutôt enclins à le féliciter pour avoir fait la promotion du document, et s’être ainsi tiré une balle dans le pied. C’est quand il veut pour la deuxième.

CAPJPO-EuroPalestine

 source : CAPJPO EuroPalestine
http://www.europalestine.com/...



5 Grande – Bretagne

Nick Clegg dénonce «le vandalisme délibéré» d'Israël  
Le vice-Premier ministre britannique a traité ce lundi de "vandalisme délibéré" la politique israélienne de colonisation dans les territoires palestiniens qui, a-t-il dit, sabote les efforts visant à créer un Etat palestinien. "Une fois qu'on agit physiquement sur le terrain de manière à rendre impossible ce qui a été accepté depuis des années comme l'objectif final, on commet alors des dégâts considérables", a déclaré à la presse Nick Clegg en faisant allusion aux colonies juives qui font obstacle à la "solution à deux Etats".
"Il s'agit d'un acte de vandalisme délibéré dirigé contre le principe de base sur lequel reposent des années de négociations; et c'est pourquoi nous avons fait part de notre inquiétude en tant que gouvernement avec de plus en plus de fermeté", a dit le n°2 du gouvernement à l'occasion de la visite à Londres du président palestinien Mahmoud Abbas.
http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/164278-proche-orient-nick-clegg-d%C3%A9nonce-le-vandalisme-d%C3%A9lib%C3%A9r%C3%A9-disra%C3%ABl

 

Manifestation devant l’ambassade d’Israël à Londres  

Des centaines de partisans britanniques de la cause palestinienne ont effectué un sit-in devant l’ambassade israélienne à Londres, pour commémorer l’anniversaire de l’agression sioniste sur la bande de Gaza début 2009 et exprimer leur solidarité avec les habitants assiégés à Gaza. 
Les protestataires ont scandé des slogans de soutien au peuple palestinien, assurant qu’ils n’oublieront jamais les crimes de l’occupation ni les martyrs et les blessés de Gaza. Ils ont appelé les autorités de l’occupation à lever le blocus sur Gaza et à traduire les criminels de guerre israéliens devant la justice. 
Parmi les organisateurs de ce sit-in figurent le forum palestinien et des organisations britanniques.  Les représentants des organisations de solidarité britanniques ont assuré qu’ils poursuivront leur soutien aux droits palestiniens, dont à leur tête le droit à la liberté et à l’autodétermination.
De son côté, le responsable médiatique au forum palestinien en Grande Bretagne Zaher Birawi a affirmé à la presse : « Les crimes de l’occupation ne se limitent pas à la bande de Gaza, mais ils visent les Palestiniens partout, et surtout dans la ville occupée d’AlQods qui souffre de la judaïsation et du nettoyage ethnique, ce qui nécessite plus d’efforts pour stopper les crimes de l’occupation ».
Il a ajouté : « Cette guerre injuste sur la bande de Gaza témoignera de l’héroïsme des hommes et des femmes de Gaza, et de la trahison de tous ceux qui se sont contentés de regarder de loin les transgressions de l’occupation ».
Et de conclure que la poursuite de l’injustice israélienne contre le peuple palestinien menace la paix du monde entier non seulement celle du Proche-Orient.

28/12/2011

Al ManarTout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19



21/01/2012

n°82 - journal d'Iran - 01-01-au 19-01-2011 - : Chavez et Ahmadinejad, AFP en délit de mensonges et manipulation


n°82 - journal d'Iran - 01-01-au 19-01-2011 - : Chavez et Ahmadinejad, AFP en délit de mensonges et manipulation



Dossier d'Iran   n°82 du 20-01                                 

C.De Broeder& M.Lemaire



 Le "dossierd'Iran" est  visible  sur les blogs : 

a) sur mes blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

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Sommaire :  

Tiré à Part

Iran : l’assassinat de Ahmadi Roshan suscite 1 000 vocations.

Mei Xinyu : Il est impossible que la Chine n'achète plus le pétrole iranien.

1 Dossier & Point de vue

1-1 Karim MOHSEN : Mais contre qui s'arme donc Riyadh?  

1-2 Dedefensa : Les USA et les sanctions anti-Iran: désordre et bras d'honneur dans les rangs.

2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

2-1 Fidel CASTRO : La paix mondiale tient à un fil.

2-2 Pétition contre la guerre en Iran et en Syrie

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 Bibeau : LA GUERRE CONTRE L’IRAN N’AURA PAS LIEU !

3-2 Manlio Dinucci : OTAN : Répétitions de guerre

3-3 Michel Chossudovsky : L’Iran face à une attaque à l’arme nucléaire : « Aucune option n’est écartée ».

3-4 Chems Eddine CHITOUR : Embargo pétrolier de l’Iran : coup d’épée dans l’eau ou apocalypse.

3-5  Michael Bar-Zvi : Les scientifiques iraniens sont-ils les seuls en danger ?

4 Annexe

4-1 Maxime Chaix : La guerre financière globale, l’escalade dans le golfe Persique et les menaces vitales contre le système des pétrodollars.



Tiré à Part

Iran : l’assassinat de Ahmadi Roshan suscite 1 000 vocations.

Selon le ministre des Sciences et Techniques, M Kamran Daneshjo, de nombreux jeunes universitaires iraniens ont demandé à changer leur cursus en réaction à l’assassinat d’un de leur scientifique.

Mostafa Ahmadi Roshan, agé de 32 ans, a été tué le 11 janvier dernier lors de l’explosion d’une bombe magnétique placée sur une voiture à bord de laquelle il se trouvait en compagnie de deux autres passagers.

Il travaillait au sein du programme d’enrichissement d’uranium du site de Natanz, et avait été formé à l’université Sharif de Théhéran, l’université scientifique la plus réputée du pays.

Depuis janvier 2010, trois autres scientifiques iraniens ont été assassinés, dont deux travaillaient pour le programme nucléaire du pays.

L’actuel chef de l’Organisation Iranienne de l’Énergie Atomique, Fereydoun Abbasi, a également été visé par un attentat similaire en 2010, auquel il a échappé.

Une enquête du Sunday Times à révélé ce dimanche que les agents du Mossad israélien étaient les auteurs de l’assassinat contre le scientifique iranien.

À ce jour plus de 300 étudiants de l’université Sharif et environ un millier d’étudiants à travers le pays ont postulé pour changer leur major et commencer un cycle d’étude en physique nucléaire et ingénierie nucléaire.

Réseau Voltaire |

18 janvier 2012


Mei Xinyu :Il est impossible que la Chine n'achète plus le pétrole iranien.
On apprend que les Etats-Unis envisage de demander à la Chine de coopérer avec eux pour intensifier et renforcer les sanctions à l'encontre de l'Iran en s'abstenant d'acquérir le pétrole iranien. Cependant pour ce qui est de la partie chinoise, quels que soient les arguments qu'on avance, il n'y a aucune raison pour elle de suivre à l'aveuglette la partie américaine dans les sanctions économiques qu'elle applique à l'encontre de la partie iranienne, et tout particulièrement en renonçant à l'achat du pétrole iranien.

Primo, les sanctions économiques qui frappent l'Iran ont été déclenchées par les Etats-Unis et non une sanction due à une résolution de l'ONU qui supervise et contrôle son application. Ce qui est certain, c'est que les Etats-Unis ne signifient aucunement la communauté internationale. Peu de temps après la fin des sanctions appliquées de 1979 à 1981 à l'égard de la République islamique, les Américains ont déclenché une fois de plus trois années plus tard, c'est-à-dire en 1984, des sanctions économiques plus dures et plus complètes envers cette dernière et celles-ci ont duré et traîné en longueur jusqu'à aujourd'hui. Pour ce qui est de la Chine, elle est un pays souverain indépendant qui ne peut en aucun cas emboîter à l'aveuglette le pas aux Etats-Unis, excepté dans le cas où les sanctions ont été imposées suite à une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU. Quant aux échanges économiques et commerciaux entre la Chine et l'Iran, ils constituent des transactions légales basées sur des normes internationales et ils ne transgressent aucunement quelque loi que ce soit.

 

Secundo, la politique extérieure chinoise aspire à deux grands et importants sujets que ce sont la paix et le développement et elle a comme objectif principal la sauvegarde de la paix mondiale. Afin de pouvoir créer un excellent environnement favorable au développement de l'économie chinoise et de l'économie mondiale. L'intensification et le durcissement des sanctions économiques à l'encontre de l'Iran ne pourraient qu'accroître et qu'aggraver la situation déjà extrêmement tendue dans la région du Golfe, ne pourraient qu'augmenter sérieusement les risques d'affrontement dans la région et ne pourraient qu'apporter encore plus de facteurs indéterminés à l'économie mondiale sur laquelle planent les ombres de la crise de la dette souveraine qui ravage les Etats-Unis et l'Europe et des risques auxquels doivent faire faces les économies émergentes. En tant qu'un grand pays responsable de la communauté internationale, la Chine ne doit pas et ne peut pas adopter ce genre de mesures irresponsables et risquées.

 

Pour les Etats-Unis qui sont le pays du monde qui s'est servi le plus du moyen de la sanction économique depuis le vingtième siècle, ils est important pour eux de réfléchir sérieusement et profondément s'ils ont effectivement abusé et utilisé avec excès ce moyen. Au cours de la période allant de 1914 à 1990, il y a eu 116 sanctions économiques internationales dont 77 ont été appliquées par les Américains. Puis, après la fin de la Guerre froide jusqu'à l'année 2007, parmi les quelques 80 cas de sanctions économiques, plus de 60 ont été dues à la partie américaine et les sanctions ont frappé plus de la moitié de la population mondiale. Dans le court laps de temps de seize ans qui ont suivi la fin de la Deuxième guerre mondiale, le nombre des nouveaux cas de sanction a atteint à peu près soixante dix pour cent du nombre des cas de sanctions internationales étalées sur les 76 années allant de 1914 à 1990.

 

Tertio, la participation aux sanctions économiques contre l'Iran portera gravement et sérieusement préjudice aux intérêts stratégiques de la Chine, notamment dans le domaine économique. Seulement pour ce qui est des intérêts économiques, l'Iran constitue pour celle-ci l'une des principales et des plus importantes sources d'approvisionnement en pétrole et également un grand marché pour l'écoulement de ses produits de consommation, de l'exportation de ses capitaux et de ses équipements et de la réalisation de grands projets forfaitaires de construction outre-mer. En 2010, le commerce entre la Chine l'Iran a atteint 29,4 milliards de dollars US. L'année suivante, il a augmenté à quelques 41 milliards de dollars US durant la période janvier – novembre, soit une croissance de 55,8%. L'Iran occupe une place prépondérante dans l'importation du pétrole en Chine. Si par hasard la Chine décide de suspendre l'achat du pétrole iranien, alors pour pallier à l'important manque de pétrole où doit-elle se porter alors pour trouver une autre source d'approvisionnement ? Même si elle trouverait un autre pays et d'autres compagnies pétrolières qui acceptent de lui vendre du pétrole, mais le renforcement du monopole dans les marchés pétroliers internationaux, ainsi que la hausse des prix du pétrole constitueraient pour elle des problèmes qu'elle préfère ne pas rencontrer.

 

Quarto, les faits ont toujours démontré que dans la plupart des cas les nombreuses sanctions économiques déclenchées par les Etats-Unis n'étaient aucunement utiles à la réalisation de leurs objectifs et qu'au contraire elles pourraient provoquer de graves désastres humanitaires. On a déjà évoqué ci-devant les moyens de sanctions économiques utilisés dans le monde entier au vingtième siècle et indiqué que les Etats-Unis ont été le pays qui s'en servait le plus. Cependant les résultats laissent à désirer du fait des effets douteux de ces moyens. Le cas typiques après la fin de la Guerre froide a été la sanction économique à l'encontre de l'Irak appliquée principalement de 1991 à 2003 par les Etats-Unis avec l'approbation de l'ONU. Ladite sanction a constitué un sérieux catastrophe humanitaire du fait qu'elle à touché gravement le peuple irakien qui en a beaucoup souffert : dans ce pays, le revenu moyen par tête d'habitant qui était de quatre mille dollars US en 1989 est tombé à moins de trois cent en l'an 2000 ; l'enseignement gratuit appliqué depuis une trentaine d'années disparaît complètement en septembre 2000, car on a été obligé de l'annuler et de le supprimer du fait de la situation désastreuse de l'économie du pays ; il a été enregistré le décès de quelques 1.732.000 personnes mortes des suites de l'insuffisance en personnels et en produits médicaux et parmi les décédés, plus de la moitié sont des enfants …… Ne fais pas à autrui ce que tu n'aimerais pas que l'on te fasse, si tu veux qu'on t'épargne, épargne aussi les autres. La même chose s'était passée au début de la fondation de la Chine nouvelle, car les Etats-Unis ont appliqué un embargo commercial global envers celle-ci, lequel a duré une vingtaine d'années et c'était seulement après la visite en Chine en 1972 du Président américain Nixon que l'embargo a été annulé, c'est pourquoi le peuple chinois comprend parfaitement les souffrances et les malheurs qu'endurent un peuple en raison des sanctions économiques et c'est la raison pour laquelle il se montre réticent et n'approuve aucunement ce genre de pratique qui impose souffrance et malheur à un peuple innocent.

(Auteur de l'article :Mei Xinyu, chercheur à l'Institut de recherches du Ministère chinois du Commerce)

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

http://french.people.com.cn/Economie/7705006.html



1 Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

1-1 Karim MOHSEN : Mais contre qui s'arme donc Riyadh?  

L'Arabie Saoudite vient d'acquérir 84 chasseurs-bombardiers F-15 américains pour la modique somme de 29,4 milliards de dollars. Ce qu'annonçait jeudi dernier le département d'Etat américain. Pour les Etats-Unis, cette vente constitue un «message fort» selon lequel «Washington est attaché à la sécurité du Golfe». Suivez le regard du porte-parole du département d'Etat qui, positif ajoute, - les affaires sont les affaires et un pactole de tant de milliards de dollars n'est pas de refus - cette transaction «va améliorer les capacités de dissuasion et de défense de l'Arabie Saoudite contre des menaces extérieures à sa souveraineté». Une dissuasion contre qui? Israël? A notre connaissance, le seul «vrai ennemi» du Royaume wahhabite. Vous n'y êtes pas. L'ennemi auquel songe Washington est bien évidemment l'Iran et son controversé programme nucléaire. Est-ce là le combat de l'Arabie Saoudite? La question mérite désormais d'être posée lorsque Riyadh surenchérit, déclarant par la voix du porte-parole de son ministère de la Défense que ce contrat «garantit au royaume de bénéficier des capacités de défense les plus élevées possibles pour protéger son peuple et son territoire». Pour se prémunir contre qui? Israël ou l'Iran? Il faut savoir que dans les ventes de ces armes aux pays arabes un alinéa interdit leur utilisation contre Israël. Ceci dit, «l'ennemi» pour lequel les Etats-Unis arment l'Arabie Saoudite est donc identifié: l'Iran! On relève, dès lors, qu'il y a là comme un défaut: l'Arabie Saoudite, siège des Lieux Saints de l'Islam, et qui accueille (à Djeddah) l'Organisation de la Conférence islamique (OCI, 57 pays, dont l'Iran) peut-il être l'ennemi d'un autre pays musulman? Désormais la question se pose avec gravité: le combat que les Etats-Unis mènent contre l'Iran peut-il être celui de l'Arabie Saoudite? L'interrogation se pose d'autant plus que Riyadh aurait dû - devait - faire l'effort d'ijtihad pour une interprétation correcte du bras de fer qui oppose depuis des années l'Iran aux Etats-Unis. Si l'Arabie Saoudite ne s'arme pas contre l'Iran ni, on le sait, contre Israël, contre qui s'arme-t-elle alors? Contre ses voisins arabes? Il serait donc opportun que Riyadh explique ce qu'il entend par ce contrat qui «garantit au royaume de bénéficier des capacités de défense les plus élevées possibles pour protéger son peuple et son territoire» si ce n'est pas contre le seul ennemi connu de l'Arabie Saoudite, Israël, contre qui Riyadh veut protéger «son peuple et son territoire»? De fait, beaucoup de questionnements pour ce qui apparaît comme le «marché du siècle» en matière de vente d'armes - quand des dizaines de milliards de dollars sont en jeu - mais contient peu de réponses. Admettons que Riyadh soutienne à coups de milliards de dollars le complexe militaro-industriel américain (qui en a bien besoin en ces moments de récession), c'est son problème, comme c'est son droit de jeter son argent par les fenêtres - encore que cela se discute eu égard à la question du Proche-Orient et au veto de Washington à l'admission de la Palestine à l'ONU - mais que l'Arabie Saoudite s'embrigade dans un combat douteux qui n'est pas le sien, cela remet en question l'indépendance des pays du Golfe - lesquels accueillent l'armada américaine notamment à Bahreïn, au Qatar, au Koweït et...en Arabie Saoudite (Riyadh Air Base et King Fahd Air Base, Prince Sultan Air Base a été rendue à l'armée saoudienne en septembre 2003) - et pose avec acuité l'interrogation quant à la sécurité du Monde arabe dans son entier. En attendant, la liste des «achats» saoudiens, confirmés ou en attente de concrétisation, est ahurissante.Jugez-en plutôt: 84 chasseurs F-15 dernier modèle, plus la rénovation de 70 F-15 S (c'est le contrat annoncé le 29 décembre), achat de 72 hélicoptères lourds Black Hawk dont les Saoudiens possèdent déjà 22 exemplaires, 60 hélicoptères antichars Apache Longbow, et 36 hélicoptères légers Little Bird. No comment!
Karim MOHSEN

05/01/2012
http://www.lexpressiondz.com/edito/145751-mais-contre-qui-s-arme-donc-riyadh.html


1-2 Dedefensa : Les USA et les sanctions anti-Iran: désordre et bras d'honneur dans les rangs.

A la fin de la semaine dernière, quelques délégués de l’Union européenne rencontraient au département d’Etat le Special Envoy on Iran Sanctions et un assistant à l’adjoint de la secrétaire d’Etat. Ils recevaient comme “bonne nouvelle” qu’une coalition massive était en train de se former, avec notamment l’Union Européenne, l’Inde, la Chine, et “d’autres encore”, où certains auraient cru distinguer la Russie et la Turquie, notamment comme participants effectifs à l’embargo sur le pétrole iranien. Les “informations” données quasiment comme acquises par le State Department furent accueillies par les émissaires européens comme argent comptant et s’avérèrent fondées sur les renseignements que le secrétaire au trésor Geithner et d’autre envoyés US étaient assurés par avance de voir confirmées durant des visites effectuées la semaine dernière et ces derniers jours. En quelque sorte, ces visites semblaient n'être qu'un silmple déplacement de remerciement pour ce qui ne faisait plus aucun doute... Les sources proches de Geithner firent notamment état, de leur côté, de l’intérêt ou du ralliement de pays tels que la Chine, le Japon et l’Inde, et donc ce qui fut aussitôt déterminé comme leur accord acquis pour suivre la politique d’embargo du pétrole iranien. Cette vision avait été, bien entendu, entièrement acceptée par la bureaucratie de l’UE qui a vécu pendant quelques jours sur l’illusion d’un front anti-iranien puissant et sans guère de failles.

Depuis, ces pays ont réagi par l’une ou l’autre voie officielle. Ils ont largement mis en cause ou écarté abruptement la version américaniste selon laquelle ils avaient finalement été convaincus et avaient donné leur accord à la partie US. Certains l’ont fait catégoriquement, d’autres d’une façon moins directe. Ces diversités de réactions permettent de tirer des enseignements précis sur le comportement de ces directions politiques, face aux pressions américanistes fondées, du point de vue de la communication, sur la certitude quasiment a priori de la partie US que leurs interlocuteurs doivent céder sans aucun doute à leurs pressions. On peut considérer que la machinerie bureaucratique US, agissant comme d’habitude selon les conceptions et la psychologie du Système qu’elle représente, manifeste ce caractère spécifique de la psychologie américaniste que nous nommons “indéfectibilité” (incapacité d’envisager la défaite pour soi-même).

• La Turquie a eu la réaction la plus nette, et cela en réponse directe à la visite à Ankara du sous-secrétaire d’Etat William Burns, venu lundi et mardi à Ankara pour obtenir l’accord turc sur les sanctions décidées par les USA. La visite de Burns, spécialement pour la Turquie, était considérée comme un acte de pression extrêmement fort des USA, surtout venant directement du département d’Etat. L’argument était encore plus celui de la sécurité nationale que celui de l’économie (comme c’était le cas avec la visite de Tom Geithner dans d’autres pays), fondé sur la nécessité de la solidarité avec l’OTAN et les pays du bloc BAO. Dans ces conditions, cette sollicitation était clairement perçue comme une tentative majeure des USA, non seulement d’impliquer la Turquie dans la dynamique des sanctions, mais de réintégrer ce pays dans la solidarité américaniste-occidentaliste après son affirmation de politique indépendante de ces deux dernières années. Le refus turc est significatif à mesure et constitue un échec grave pour les USA. PressTV.com rapporte l’aspect formel de ce refus, le 13 janvier 2012 : «Turkey will not abide by any unilateral or multilateral sanctions against Iran, Turkish Foreign Ministry spokesman Selcuk Unal told a news conference on Thursday. Ankara would examine the content of sanctions, but commits itself to the United Nations Security Council's resolutions and not to any other sanctions by other countries, he added.»

• Une réaction très nette est également celle de la Chine. Elle est notamment relayée et répétée par le représentant de la Chine à l’ONU, Li Bao dong (le 12 janvier 2012 sur PressTV.com). C’est une position classique des Chinois, qu’ils tiennent fermement depuis qu’il est question de sanctions et de l’embargo du pétrole, selon une décision d’origine US. Enfin, sur le fait des sanctions, c’est un jugement catégoriquement négatif au profit de négociations. Une allusion est faite par Li Bao dong au voyage de Geithner à Pékin, signifiant par là, de façon très nette et contrairement aux affirmations US, que les USA ont rencontré une fin de non-recevoir à leurs sollicitations, – ce qui donne à la position chinoise, malgré ses précautions de langage, une très nette coloration anti-US.

«China has expressed its opposition to the US call for the imposition of an oil embargo on Iran, stressing that Washington should consider holding constructive talks with Tehran. Sanction against Tehran will bear no fruit. Beijing believes that sanctions will change nothing, said China's Permanent Representative to the United Nations Li Baodong in an interview with IRNA on Thursday.

»He pointed to the efforts by US Treasury Secretary Timothy Geithner to woo China for the implementation of an oil sanction on Iran and reiterated that sanctions would not be effective. “I believe that the time is ripe for Beijing and Washington to resolve problems and launch constructive direct negotiations,” Li stated.»

• Les USA comptent beaucoup sur un ralliement de l’Inde. Là aussi, l’opération paraît vouée à l’échec, avec les réactions d’un ministre (non désigné) qui tient le raisonnement déjà exposé impliquant une négociation directe avec l’Iran pour réaménager les conditions de livraison et de paiement (en roupies, et non plus en dollars) du pétrole iranien à l’Inde. C’est le site Trust.org, qui relaie Reuters et détaille cette réaction, le 13 janvier 2012.

«India will keep doing business with Tehran and sees no reason to seek a waiver from the United States that would protect buyers of Iranian oil from a fresh round of sanctions, a senior Indian cabinet minister said on Thursday. “Why should we seek waiver from the U.S.? We have done business with Iran earlier and will continue to do business,” the minister, who has knowledge of the matter but did not want to be named as the issue is confidential, told Reuters. The minister said government officials would visit Iran next week and find ways to pay for oil in light of U.S. financial measures designed to block the trade.»

• Le Japon était tenu comme acquis par les USA, pour revenir rapidement et sans délais sur son annonce initiale qu’il envisageait de poursuivre l’exportation de pétrole iranien. La chose était déjà dite dans la dépêche citée ci-dessus, annonçant, toujours selon les informations US d’un ralliement général, que le Japon “ferait comme les autres” et suivrait la consigne US («Other major buyers of Iranian crude such as Japan and South Korea do intend to secure such waivers»). Pour l’instant, “les autres” semblent, avec ceux qui rechignent ou refusent, fort peu nombreux. Le ministre japonais qui avait donné son accord à Geithner lors de la visite du secrétaire au trésor américaniste a été démenti comme ayant parlé un peu vite et pour son propre compte. (Voir Trudst.org du 13 janvier 2012, relayant Reuters.) Il reste évidemment qu’il semble assez improbable que les Japonais n’en viennent pas finalement à s’aligner sur les USA, selon ce qu’on sait de leur allégeance totale aux USA.

«Japan's policy on Iranian oil was left in doubt on Friday after the prime minister distanced himself from the finance minister's pledge to reduce oil imports in support of a U.S. push to prevent Iran from making nuclear weapons. Prime Minister Yoshihiko Noda said the pledge, made by Finance Minister Jun Azumi only a day before in a joint press conference with U.S. Treasury Secretary Timothy Geithner, was Azumi's “personal opinion” and that the government wants to discuss the matter with the business community.

»The foreign minister and the government's top spokesman also made comments suggesting Japan was not yet committed to reducing Iranian oil imports, which could potentially damage the credibility of its foreign policy and its dealings with the United States, its most important ally…»

• Les Russes, eux, parlent sécurité nationale. Rogozine, ambassadeur russe auprès de l’OTAN récemment nommé vice-Premier ministre, donnait une réception d’adieu à ses collègues de l’OTAN vendredi. Il a fait une déclaration amicale d’adieu, mais néanmoins fort politique, et il s’agissait bien du très sérieux nouveau vice-Premier qui parlait. Un point fort de sa déclaration a concerné l’Iran, qui ne fait pourtant pas partie des préoccupations officielles de l’OTAN, mais qui est confirmée comme faisant partie des préoccupations majeures de sécurité nationale de la Russie. Selon Russia Today du 14 janvier 2012, Rogozine a réaffirmé très officiellement que tout conflit concernant l’Iran constituerait “une menace” pour la sécurité nationale de la Russie, – ce qui n’est plus très loin de l’interprétation selon laquelle “si vous attaquez l’Iran, vous attaquez indirectement la Russie, – avec les conséquences…”. The escalating conflict around Iran should be contained by common effort, otherwise the promising Arab Spring will grow into a “scorching Arab Summer,” says Dmitry Rogozin, Russia’s deputy prime minister and former envoy to NATO. “Iran is our close neighbor, just south of the Caucasus. Should anything happen to Iran, should Iran get drawn into any political or military hardships, this will be a direct threat to our national security,” stressed Rogozin.”»).

:http://www.dedefensa.org/article-les_usa_et_les_sanctions_anti-iran_desordre_et_bras_d_honneur_dans_les_rangs_14_01_2012.html



2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

2-1 Fidel CASTRO : La paix mondiale tient à un fil.

J’ai eu le plaisir, hier, de converser calmement avec Mahmoud Ahmadineyad que je n’avais plus vu depuis septembre 2006, voilà plus de cinq ans, quand il était venu à La Havane participer à la Quatorzième Conférence au sommet du Mouvement des pays non alignés qui avait élu Cuba pour la seconde fois à la présidence de cette organisation pour la durée prévue de trois ans. J’étais tombé gravement malade le 26 juillet 2006, un mois et demi avant, et je pouvais à peine me maintenir assis sur le lit. Plusieurs des dirigeants les plus distingués qui assistaient au Sommet eurent l’amabilité de me rendre visite. Chávez et Evo le firent plusieurs fois. Quatre dont je me souviens encore vinrent en début d’après-midi : Kofi Annan, le secrétaire général de l’ONU ; un vieil ami, Abdelaziz Bouteflika, le président algérien ; Mahmoud Ahmadineyad, le président iranien ; et Yang Jiechi, alors vice-ministre et aujourd’hui ministre des Relations extérieures de la République populaire de Chine, en représentation de Ju Jintao, chef du Parti communiste et président du pays. Ce fut vraiment un moment important pour moi qui rééduquais aux prix de gros efforts mon bras droit sérieusement blessé lors de ma chute à Santa Clara.

J’avais commenté avec ces quatre dirigeants des aspects des problèmes complexes que le monde connaissait alors et qui sont le devenus assurément de plus en plus.

À notre rencontre d’hier, j’ai constaté que le président iranien était on ne peut plus tranquille, absolument indifférent aux menaces yankees, confiant en la capacité de son peuple de repousser n’importe quelle agression et dans l’efficacité des armes dont il produisent une grande partie eux-mêmes pour faire payer aux agresseurs un prix insupportable.

En fait, c’est à peine s’il a parlé de la guerre. Il est plutôt revenu sur les idées qu’il avait exposées à sa conférence dans le grand amphi de l’Université de La Havane, axées sur l’être humain : « S’acheminer vers la paix, le respect de la dignité humaine en tant que souhait de tous les êtres humains tout au long de l’Histoire. »

Je suis convaincu qu’on ne doit pas s’attendre de la part de l’Iran à des actions irréfléchies qui contribueraient au déclanchement d’une guerre. Si celle-ci éclate, ce sera uniquement la faute de l’aventurisme et de l’irresponsabilité congénitale de l’Empire yankee.

Je pense de mon côté que la situation politique créée autour de l’Iran et les risques d’une guerre atomique qui en émanerait et toucherait tous les pays, qu’ils possèdent des armes de ce genre ou non, sont extrêmement délicats parce qu’ils menacent l’existence même de notre espèce. Le Moyen-Orient, qui produit des ressources économiques vitales pour l’économie de la planète, est devenu aujourd’hui la région la plus conflictuelle au monde.

La capacité de destruction de certaines armes employées durant la Deuxième Guerre mondiale et les souffrances massives qu’elles infligèrent incitèrent fortement à en prohiber quelques-unes, dont les gaz asphyxiants. Néanmoins, les conflits d’intérêts et les énormes profits des fabricants les conduisirent à élaborer des armes encore plus cruelles et plus destructrices, jusqu’au jour où la technologie moderne a fourni les matériaux et les moyens nécessaires à la mise au point d’armements dont l’emploi dans une guerre mondiale conduirait à notre extermination.

Je suis d’avis – qui est sans aucun doute celui de toutes les personnes dotées d’un sens élémentaire de leurs responsabilités – qu’aucun pays, grand ou petit, n’a le droit de posséder des armes atomiques.

On n’aurait jamais dû s’en servir pour attaquer deux villes sans intérêt militaire comme Hiroshima et Nagasaki, pour assassiner et irradier avec d’horribles effets durables des centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants d’un pays déjà vaincu sur le plan militaire.

À supposer que le nazi-fascisme eût obligé les puissances liées contre lui à rivaliser avec cet ennemi de l’humanité dans la fabrication de cette arme, le premier devoir de l’Organisation des Nations Unies, créée à la fin de la guerre, aurait dû être de l’interdire sans la moindre exception.

Mais les États-Unis, la nation la plus puissante et la plus riche, imposèrent au reste du monde la ligne à suivre. Ils possèdent aujourd’hui des centaines de satellites qui épient et surveillent de l’espace tous les habitants de la planète ; ils ont équipé leurs forces navales, terrestres et aériennes de milliers d’armes atomiques ; ils manipulent à leur guise, par Fonds monétaire international interposé, les finances et les investissements du monde.

Quand on analyse l’histoire de l’Amérique latine, depuis le Mexique jusqu’à la Patagonie en passant par Saint-Domingue et Haïti, on constate que toutes les nations, sans exception, du début du XIXe siècle à nos jours, soit deux cents ans, ont été victimes et continuent de l’être toujours plus des pires crimes que le pouvoir et la force puissent commettre contre le droit des peuples. De brillants écrivains ne cessent de les dénoncer. L’un d’eux, Eduardo Galeano, auteur de Les Veines ouvertes de l’Amérique latine, vient d’être invité à inaugurer le prix prestigieux de la Casa de las Américas, en reconnaissance à son œuvre marquante.

Les événements se succèdent à une vitesse incroyable, mais la technologie permet d’en informer le public encore plus vite. Des nouvelles importants tombent, aujourd’hui comme hier. Une dépêche de presse du 11 nous apprend :

« La présidence danoise de l’Union européenne a informé mercredi qu’un nouveau train de sanctions encore plus sévères serait décidé le 23 contre l’Iran à cause de son programme nucléaire, visant non seulement son secteur pétrolier, mais aussi sa Banque centrale… Nous irons encore plus loin dans nos sanctions contre son pétrole et ses structures financières », a affirmé le chef de la diplomatie danoise, Villy Soevndal, à la presse étrangère.

On peut constate clairement que sous prétexte d’éviter la prolifération nucléaire, Israël a le droit d’accumuler des centaines d’ogives atomiques, tandis que l’Iran, lui, n’a même pas celui de produire de l’uranium enrichi à 20 p. 100.

Une agence de presse britannique bien connue fournit une autre nouvelle sur ce thème :

« La Chine n’a pas donné le moindre signe, mercredi, qu’elle céderait aux pressions des États-Unis pour qu’elle réduise ses achats de pétrole iranien et elle a considéré comme excessives les sanctions de Washington contre Téhéran. »

On reste abasourdi de voir avec quelle tranquillité les États-Unis et l’Europe censément civilisée orchestrent une campagne assortie de méthodes systématiquement terroristes. Pour s’en convaincre, il suffit de la nouvelle fournie par une autre agence de presse européenne :

« L’assassinat, ce mercredi, d’un responsable de la centrale nucléaire de Natanz, au centre de l’Iran, a été précédé de trois autres depuis janvier 2010. »

Le 12 janvier de cette année-là, « un physicien nucléaire de renommée internationale, Massoud Ali-Mohammad, professeur à l’Université de Téhéran, qui travaillait pour les Gardiens de la révolution, est mort dans l’explosion d’une moto piégée devant son domicile de la capitale. »

« 29 novembre 2010 : Majid Shahriari, fondateur de la Société nucléaire iranienne, "chargé d’un des grands projets de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique" […] a été tué à Téhéran par l’explosion d’une bombe magnétique fixée à sa voiture.

«  Ce même jour, un autre physicien nucléaire, Feyerdoun Abbasi Davani, a fait l’objet d’un attentat dans des conditions identiques quand il garait sa voiture devant l’Université Shahid Beheshti de Téhéran, où tous deux étaient professeurs. » Il n’a été que blessé.

« 23 juillet 2011 : le scientifique Dariush Rezainejad, qui travaillait à des projets du ministère de la Défense, a été abattu à coups de feu par des inconnus qui roulaient en moto à Téhéran.

« 11 janvier 2012 – soit le jour même où Ahmadineyad voyageait entre le Nicaragua et Cuba pour donner sa conférence à l’Université de La Havane – le scientifique Moustapha Ahmadi Roshan, qui travaillait à la centrale de Natanz où il était le vice-directeur pour les affaires commerciales, est mort dans l’explosion d’une bombe magnétique posée sur sa voiture, près de l’Université Allameh Tabatabai, à l’est de Téhéran… L’Iran en a accusé de nouveau les États-Unis et Israël », comme pour les cas précédents.

Il s’agit là de l’assassinat sélectif, mais systématique, de brillants scientifiques iraniens. J’ai lu des articles de sympathisants notoires d’Israël qui considèrent ces crimes perpétrés par ses services secrets en collaboration avec ceux des États-Unis et de l’OTAN comme quelque chose de tout à fait normal.

Des agences informent depuis Moscou :

« La Russie a alerté aujourd’hui qu’un scénario similaire à celui de la Libye était en train de mûrir en Syrie, mais que l’attaque partirait cette fois-ci de la voisine Turquie.

« Nikolaï Patrouchev, secrétaire du Conseil de sécurité russe, a affirmé que l’Occident voulait "punir Damas non pas tant à cause de la répression contre l’opposition, mais de son refus de rompre son alliance avec Téhéran".

« …à son avis, un scénario libyen est en train de mûrir, mais les attaques ne viendront pas en l’occurrence de France, de Grande-Bretagne et d’Italie, mais de Turquie.

« Il s’est même risqué à affirmer : "Il se peut que Washington et Ankara soient déjà en train de définir différentes options de zones d’exclusion aérienne, où des armées de rebelles syriens pourraient être entraînées et concentrées". »

Les nouvelles proviennent non seulement d’Iran et du Moyen-Orient, mais aussi d’autres points d’Asie centrale proche de cette région. Ce qui nous permet d’apprécier la complexité des problèmes découlant de cette zone dangereuse.

Les États-Unis ont été entraînés par leur politique impériale contradictoire et absurde dans de sérieux problèmes dans des pays comme le Pakistan, dont les frontières avec celles d’un autre État important, l’Afghanistan, ont été délimitées par les colonialistes sans tenir compte des cultures ni des ethnies.

Dans ce dernier pays qui a défendu des siècles durant son indépendance face au colonialisme anglais, la production de drogues s’est multipliée depuis l’invasion yankee, tandis que les soldats européens appuyés par des drones et l’armement perfectionné des États-Unis commettent des massacres ignominieux qui augmentent la haine de la population et éloignent les possibilités de paix. C’est bien ça, et d’autres horreurs, que reflètent les dépêches des agences de presse occidentales :

« WASHINGTON, 12 janvier 2012. Le secrétaire d’État à la Défense, Leon Panetta, a taxé ce jeudi d’ "absolument déplorable" le comportement de quatre hommes présentés come des marines étasuniens en train de pisser sur des cadavres, selon une vidéo circulant sur Internet.

« "J’ai vu les images et je trouve ce comportement absolument déplorable".

« "Ce comportement est absolument inapproprié de la part de membres de l’armée étasunienne et ne traduit en aucun cas les critères et les valeurs que nos forces armées jurent de respecter".

En fait, le secrétaire à la Défense ne confirme ni n’infirme ces faits. Chacun donc peut en douter, et lui le premier peut-être.

En tout cas, il est extrêmement inhumain que des hommes, des femmes et des enfants, ou un combattant afghan qui se bat contre l’occupation étrangère, soient assassinés sous les bombes d’avions sans pilote. Pis encore : des dizaines de soldats et officiers pakistanais qui surveillent les frontières du pays ont été déchiquetées par ces bombes.

Le président afghan lui-même, Karzai, a affirmé qu’outrager des cadavres était « "tout simplement inhumain" et il a demandé à l’administration étasunienne d’ "infliger la peine la plus sévère à quiconque serait condamné pour ce crime". »

Des porte-parole des Talibans ont déclaré : « Des centaines d’actes semblables ont été commis ces dix dernières années sans qu’on les révèle. »

On en arrive presque à prendre en pitié ces soldats, séparés de leurs familles et de leurs amis, envoyés à des milliers de kilomètres de leur patrie pour lutter dans des pays dont ils n’ont peut-être jamais entendu parler à l’école et où on leur confie la mission de tuer ou de mourir afin d’enrichir des sociétés transnationales, des fabricants d’armes et des politicards sans scrupules qui dilapident chaque année les fonds dont on aurait besoin pour alimenter et éduquer les innombrables millions d’affamés et d’analphabètes dans le monde.

Nombre de ces soldats, victimes de leurs traumatismes, finissent par s’ôter la vie.

Est-ce que j’exagère quand je dis que la paix mondiale tient à un fil ?

Fidel Castro Ruz

14 janvier 2012

traduction J-F Bonaldi, la Havane

URL de cet article 15592
http://www.legrandsoir.info/la-paix-mondiale-tient-a-un-fil.html


2-2 Pétition contre la guerre en Iran et en Syrie.

Lancé à l’initiative de Domenico Losurdo, cet appel international, paru en plusieurs langues et destiné au gouvernement respectif de chaque pays concerné, a déjà reçu le soutien de plusieurs députés au Bundestag, du philosophe et député européen Gianni Vattimo, et de nombreux citoyens.
Pour signer la version française de cette pétition, envoyer vos noms et confirmation à stopperlaguerre@gmail.com
N’hésitez pas à faire circuler ce texte.
Stopper les préparatifs de guerre!

Mettre fin à l’embargo!
Solidarité avec les peuples iranien et syrien!
.
Des dizaines de milliers de morts, une population traumatisée, des infrastructures largement détruites et un Etat désintégré : c’est là le résultat de la guerre menée par les Etats-Unis et l’OTAN pour s’approprier les richesses lybiennes et recoloniser le pays.

A présent, ces derniers préparent éhontément la guerre contre l’Iran et la Syrie, deux pays stratégiquement importants, riches en matières premières et qui refusent, en toute indépendance politique, de se soumettre à leurs dikats. Une attaque de l’OTAN contre la Syrie ou l’Iran pourrait provoquer un conflit direct avec la Russie et la Chine, ce qui aurait des conséquences inimaginables.
De continuelles menaces de guerre, le déploiement de troupes aux frontières de l’Iran et de la Syrie, sans parler des actions terroristes et de sabotage de la part d’ “unités spéciales” inflitrées, tout cela fait partie de l’arsenal avec lequel les Etats-Unis et autres membres de l’OTAN imposent un état d’exception aux deux pays pour les épuiser. Les Etats-Unis et l’Union européenne tentent de façon cynique et inhumaine de paralyser par l’embargo le commerce extérieur et les transactions financières de ces pays. De manière délibérée, ils veulent précipiter les économies iranienne et syrienne dans une crise grave, augmenter le nombre de chômeurs et compromettre l’approvisionnement de la population. Pour trouver un prétexte à leur intervention militaire planifiée depuis longtemps, ils cherchent à attiser les conflits ethniques et sociaux internes et à provoquer une guerre civile. L’Union européenne ainsi que le gouvernement italien collaborent grandement à cette politique d’embargo et de menaces de guerre contre l’Iran et la Syrie.
Nous appelons tous les citoyens, églises, partis, syndicats, mouvements pacifistes à s’opposer énergiquement à cette politique de guerre.
Nous demandons au gouvernement français :
-    de stopper sans conditions et immédiatement l’embargo contre l’Iran et la Syrie
-    de déclarer qu’il ne participera en aucune sorte à une guerre contre ces Etats et qu’il n’autorisera pas l’utilisation de sites français pour une agression de la part des Etats-Unis et de l’OTAN
-    de s’impliquer au niveau international pour mettre fin à la politique des chantages et des menaces de guerre contre l’Iran et la Syrie.
Les peuples iranien et syrien ont le droit de décider par eux-mêmes et souverainement de l’organisation politique et sociale de leur pays. Le maintien de la paix exige que soit respecté rigoureusement le principe de non-ingérence dans les affaires internes des autres Etats.
Domenico Losurdo
Gianni Vattimo
Manlio Dinucci

la version allemande de ce texte a été signée par les élus :

Eva-Bulling-Schroeter

Sevim Dagdelen

Dr. Diether Dehm

Heike Hänsel

Ulla Jelpke



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 Bibeau : LA GUERRE CONTRE L’IRAN N’AURA PAS LIEU !

La guerre contre l’Iran n’aura pas lieu… pour le moment. 

La guerre d’Iran n’aura pas lieu de sitôt même si ‘Pierrot le fou’ - Benjamin Netanyahu, Premier ministre d’Israël - crie «Aux loups, aux loups» à la Knesset - parlement israélien - pendant qu’Ahmadinejad – le Président iranien – ne l’écoute pas, ne l’entend pas, et pour cause, l’Iran connaît parfaitement les plans de l’hyène américaine et l’Ayatollah Khamenei sait également que le renard israélien ne commande pas au loup états-unien. C’est plutôt l’inverse (1).

Tout ce que la Terre porte d’analystes, d’observateurs, d’experts militaires se sont émus la semaine dernière à l’annonce qu’un porte-avions de la Ve flotte américaine, furetant dans le secteur du détroit d’Ormuz, loin de son port d’attache, avait été chassé de la région par un exercice militaire iranien. Le navire risquait en effet de provoquer un incident-accident entre les deux belligérants se disputant le Golfe persan (2).

L’incident n’était pourtant qu’un exercice de réchauffement avant la conflagration à venir. Après avoir assisté à ce coup monté, dites-vous que l’une des prochaines fois sera la bonne et que cet incident provoqué déclenchera non pas la ‘troisième guerre mondiale’ mais l’attaque américano-israélienne contre l’Iran que l’Amérique attend depuis si longtemps.

Pourquoi pas cette fois,  ni la prochaine,  mais la suivante seulement ? Et pourquoi en 2013 et pas avant ?  Pour répondre à ces questions il faut savoir pourquoi les USA en veulent tant à l’Iran. Si l’on ne sait pas répondre à cette question préalable, on en est réduit à conjecturer – à spéculer – à colporter les papiers d’intoxication médiatique des éditorialistes américains et israéliens.

Posons d’abord une prémisse évidente. Neuf pays de par le monde possèdent l’arme atomique. Ce sont les États-Unis, la Russie, la France, le Royaume-Uni, l’Inde, la Chine, le Pakistan, la Corée du Nord et Israël – entre 100 et 200 ogives – (3). Y a-t-il plus criminel que le gouvernement états-unien ? Y-a-t-il plus hystérique que le gouvernement israélien ?  Y-a-t-il plus instable que le gouvernement pakistanais ? Y-a-t-il plus imprévisible que le gouvernement coréen ? Y-a-t-il plus soumis que le gouvernement du Royaume-Uni ?  Y-a-t-il plus cynique que le gouvernement de Russie ? Y a-t-il plus agité que le gouvernement de Sarkozy ? Pourtant, ni l’AIEA (Agence Internationale de l’Énergie Atomique) ni l’ONU ne suggèrent le désarmement nucléaire de ces gouvernements menaçants et incompétents.

Il faut en conclure que la propagande à propos du danger nucléaire iranien n’est qu’un faux-semblant qui cache autre chose, d’autant plus que celui qui s’en dit le plus préoccupé-menacé est justement le seul qui ait utilisé l’arme atomique deux fois plutôt qu’une (Hiroshima et Nagasaki) et qu’il menace encore une fois de l’utiliser contre l’Iran – bombes de type Blu-117 – (4). Qui plus est, les États-Unis possèdent 2 200 têtes nucléaires et 800 vecteurs, de quoi détruire la planète toute entière (5). Que feront les deux ou trois bombes nucléaires iraniennes – à supposer qu’elles existent – montées sur des missiles Shihab-3  – 2 200 km de portée maximum – alors que les États-Unis se situent à 11 000 kilomètres du Golfe persique ? Moins d’une heure après une prétendue attaque iranienne, mille bombes nucléaires américaines pulvériseraient l’Iran ne laissant plus une âme qui vive (77 millions d’habitants). Espérons que nous en avons terminé avec cette fadaise de la menace nucléaire iranienne tout juste bonne à effrayer les retraités des salons de thé.

Mais alors qu’est-ce qui justifie l’acrimonie états-unienne à l’encontre de la destinée iranienne ? Dans un papier, il y a tout juste une année,  nous avions répondu à cette question – «Regardez du côté du détroit d’Ormuz», disions-nous (6).

L’Iran a commis le crime de lèse-majesté de ne pas trembler quand Georges W. Bush l’a désigné à la vindicte de sa  ‘communauté internationale’. L’Iran a l’outrecuidance de développer sa propre politique nationale plénipotentiaire. L’Iran a le culot de vendre son pétrole à la Chine en devises souveraines iraniennes. L’Iran s’approvisionne en armement auprès de la Russie honnie. L’Iran a choisi le camp de l’impérialisme chinois – l’ennemi irrédentiste de l’impérialisme américain. Enfin, l’Iran a le mauvais goût de posséder une frontière sur le détroit d’Ormuz par où transite près de 35 % du pétrole mondial, point de passage pétrolier que les États-Unis entendent bien entraver ou faire entraver ! Pour que ce plan machiavélique fonctionne, les États-Unis doivent cependant colmater au moins deux brèches dans le dispositif de verrouillage pétrolier de la région du Golfe persique. Le projet Nabucco, un oléoduc irano-irako-syrien destiné à acheminer le pétrole iranien et irakien jusqu’en Méditerranée via le territoire syrien et le projet d’oléoduc des Émirats Arabes Unis destiné à contourner le détroit d’Ormuz pour l’acheminer directement jusqu’au port de Foujeirah (7). Pour ce dernier oléoduc ce ne sera pas compliqué; les Émirats Arabes Unis sont sous protectorat américain et leur pétrole sera acheminé aux clients que Washington aura accrédités ; pour le premier cependant, rien n’est assuré et la subversion récemment entreprise contre la Syrie vise justement le contrôle de cet oléoduc.

Dans un récent article nous demandions pourquoi la France et l’Euroland endossent la stratégie américaine visant leur propre étranglement pétrolier (8) ? En effet, si le détroit d’Ormuz est interdit à la navigation, c’est la Chine et l’Europe qui seront privées de carburant et non les États-Unis qui s’approvisionnent autrement. Ceci nous amène à conclure que l’Union Européenne devrait réviser ses politiques vis-à-vis de la Syrie et de l’Iran prochainement.

 

L’agression américaine contre la Syrie et l’Iran s’inscrit comme une étape de la guerre que se livrent les trois grands camps de l’impérialisme mondial – le camp états-unien – le camp de l’Euroland allié au camp américain jusqu’au 8 décembre dernier et dont il tente dorénavant de s’éloigner pour ne pas couler avec le dollar plombé – et le camp chinois, la superpuissance industrielle montante à laquelle sont associées l’Iran, la Syrie et la Russie.

 

Un expert affirme que ce que nous décrivons ci-haut : « ce modèle militaire mondial du Pentagone en est un de conquête du monde » (9). Les États-Unis n’envisagent nullement de conquérir le monde. Leur puissance technico-militaire est énorme mais leur capacité militaire conventionnelle – humaine – est bien en-deçà de telles ambitions. Les Américains souhaitent simplement détruire les infrastructures urbaines, les infrastructures portuaires et les raffineries iraniennes de façon à punir ce pays pour sa dissidence ; faire un exemple auprès de tous les autres pays en voie de développement qui caressent des rêves d’indépendance nationale.

 

Les États-Unis ne cherchent pas à s’emparer du pétrole iranien, ils en seraient bien incapables puisqu’ils ne songent nullement à débarquer des détachements de Marines et à s’installer à Téhéran. Quand on est impuissant à mater les talibans afghans, on ne songe même pas à occuper l’Iran.

 

Les États-Unis cherchent plutôt à provoquer une crise économique, financière, monétaire mondiale qui frappera toutes les puissances impérialistes, dépréciera leurs monnaies (le Yuan et l’Euro –  le Dollar, lui s’en va déjà à vau-l’eau) et les rendront dépendantes des marchés boursiers et des ressources énergétiques du monde anglo-saxon (États-Unis, Royaume-Uni, Australie, Canada) où la valeur des entreprises pétrolières s’élèvera de façon vertigineuse en même temps que la valeur de l’or noir (Golfe du Mexique, Alaska, Sables bitumineux de l’Alberta et Mer du Nord).

Ce coup de «poker» démentiel et meurtrier ne provoquera pas la ‘troisième guerre mondiale’ – les deux autres blocs impérialistes concurrents ne sont pas encore prêts à engager un affrontement militaire contre la superpuissance nucléaire américaine représentant la moitié des dépenses militaires de la planète (10).

 

Les peuples du monde souffriront énormément de cette crise économique profonde accompagnée d’une inflation importante, d’une hausse du chômage déjà catastrophique, d’une déprime boursière, de l’effondrement des hedge funds et des caisses de retraite des travailleurs; cette crise enclenchera des soulèvements ouvriers, des grèves et des occupations d’usines jalonneront la guerre de classe – travail contre capital – sur le front économique que les opportunistes petits-bourgeois auront mission de liquider en proposant divers slogans réformistes pour sauver le système capitaliste.

 

L’attaque américano-israélienne contre l’Iran n’aura pas lieu en 2012 – année d’élection américaine. Le sort de la Syrie doit d’abord être tranché ; pour Méphisto Obama et pour le Minotaure Netanyahu rien ne presse. Après l’élection il sera temps d’ouvrir les portes de l’enfer et de libérer les Cerbères des Guerres puniques contemporaines.

 

Un indice pour ceux qu’il presse de savoir quand cela surviendra : il suffit de compter les grands navires de guerre américains qui mouillent dans le Golfe persique ; quand il n’en restera plus aucun, le combat de l’Armageddon tonnera dans la fournaise persane. 

(1)    «Déclarations d’Hillary Clinton et du secrétaire à la Défense Leon Panetta : « aucune option n’est écartée ». Panetta a toutefois indiqué qu’« Israël ne devrait pas envisager d’action unilatérale contre l’Iran », tout en soulignant que «  toute opération militaire d’Israël contre l’Iran doit être appuyée par les États-Unis et coordonnée avec eux ». (Déclaration de Leon Panetta le 2 décembre au Saban Center, cité dans U.S. Defense Secretary: Iran could get nuclear bomb within a year – Haaretz, 11 décembre 2011. C’est l’auteur qui souligne.).

 

(2)    Il faut souligner toutefois que la flotte de guerre iranienne est chez-elle près des côtes d’Iran alors que la Ve flotte américaine est une intruse à 11 00 kilomètres des côtes américaines. 3.1.2012.  http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/01/03/le-bras-de-fer-entre-l-iran-et-l-occident-se-poursuit_1624979_3218.html

 

(3)  Mordechaï Vanunu en entrevue avec Silvia Cattori. 2005.  «non seulement on ne s’en prend pas à Israël, mais on aide même ce pays en secret. Il y a une coopération secrète entre Israël et la Grande-Bretagne, la France et les États-Unis. Ces pays ont décidé de contribuer à la puissance nucléaire d’Israël afin de faire de ce pays un État colonial, dans le monde arabe. Ils aident Israël, parce qu’ils veulent que ce pays soit à leur service, en tant que pays colonialiste contrôlant le Moyen-Orient, ce qui leur permet de s’emparer des revenus pétroliers et de maintenir les Arabes dans le sous-développement et les conflits fratricides. Telle est la principale raison de cette coopération.». http://www.silviacattori.net/article2313.html

 

(4)    Michel Chossudovsky 6.1.2012. Mondialisation.  « (…) attaque contre l’Iran, mais aussi que cette attaque pourrait inclure l’utilisation d’armes nucléaires tactiques antiblockhaus ayant une capacité explosive allant de trois à six fois celle d’une bombe d’Hiroshima  http://www.centpapiers.com/l%E2%80%99iran-face-a-une-attaque-a-l%E2%80%99arme-nucleaire-%C2%AB-aucune-option-n%E2%80%99est-ecartee-%C2%BB/91431

 

(5)    http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/1089606/2010/04/06/Arsenal-nucleaire-americain-sur-terre-mer-ou-ciel-des-ogives-par-milliers.dhtml

 

(6)    La guerre contre l’Iran aura-t-elle lieu ? 14.01.2011.   http://bellaciao.org/fr/spip.php?article112543  et dans cet écrit datant de  novembre dernier,  Menacer l’Iran préparer l’invasion de la Syrie. 17.11.2011.  http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=27724

 

(7)  http://www.voltairenet.org/Les-Etats-Unis-suspendent-leurs et  http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/201201/09/01-4484169-emirats-un-oleoduc-pour-eviter-le-detroit-dormuz-bientot-operationnel.php

 

(8)  Deux mille douze avant et après ?http://www.centpapiers.com/deux-mille-douze-avant-et-apres/91333

 

(9)    Pierre Khalaf.  Guerre au Proche-Orient : anatomie d’une menace. 24.10.2011. http://www.voltairenet.org/Guerre-au-Proche-Orient-anatomie-d

 

(10)Manlio Dinucci.  Les USA ‘tournent’ la page et s’apprêtent à de nouvelles guerres. 7.1.2012.

Robert Bibeau

11.01.2012

 

http://www.centpapiers.com/la-guerre-contre-l%e2%80%99iran-n%e2%80%99aura-pas-lieu/91834

htt   http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=28526


3-2 Manlio Dinucci : OTAN : Répétitions de guerre

Manœuvres de guerre, l'OTAN contre l’Iran : Avions israéliens à Decimomannu

Les avions de chasse OTAN stationnés à Decimomannu (Cagliari, Sardaigne) avaient à peine fini de bombarder la Libye que s’est immédiatement déroulée dans la base aérienne la manœuvre Vega 2011. Hôte d’honneur l’aviation israélienne, qui, avec celles italienne, allemande et hollandaise, s’est exercée à des « attaques à longue portée ». Comme le rapporte ce matin (jeudi 3 novembre 2011, NdT) la presse israélienne elle-même, ceci entre dans le cadre de la préparation d’une attaque contre les implantations nucléaires iraniennes. La manœuvre fait partie de la coopération militaire Italie-Israël, établie par la Loi du 17 mai 2005. Elle entre aussi en même temps dans le « Programme de coopération individuelle » avec Israël, ratifié par l’OTAN le 2 décembre 2008, trois semaines environ avant l’attaque contre Gaza. Elle comprend non seulement des manœuvres militaires conjointes, mais l’intégration des forces armées israéliennes dans le système électronique OTAN et la coopération dans le secteur des armements. C’est ainsi que la seule puissance nucléaire de la région, Israël, se trouve de fait intégrée dans l’OTAN même si elle refuse de signer le Traité de non-prolifération (alors que l’Iran, qui ne possède pas d’armes nucléaires, l’a signé).
Il y a deux jours Israël a testé un nouveau missile balistique à longue portée, que le ministre de la défense[1]
[1][1] Ehud Barack a défini comme « un important pas en avant dans le domaine balistique et spatial ». Ceci confirme le rapport d’une commission britannique indépendante, que vient de publier le Guardian, selon lequel Israël est engagé à potentialiser ses capacités d’attaque nucléaire, en particulier les missiles balistiques Jéricho 3 à portée intercontinentale de 8-9mille Kms et les missiles de croisière lancés par les sous-marins. Ce programme est soutenu par les plus grands pays de l’OTAN.
L’Allemagne a fourni à Israël, dans les années 90, trois sous-marins Dolphin (deux sous forme de don) et lui en remettra en 2012 deux autres (dont le coût de 1,3 milliards de dollars est financé pour un tiers par le gouvernement allemand), tandis qu’est ouverte la tractation pour la fourniture d’un sixième sous-marin.  Les Dolphin, dotés des systèmes de navigation et de combat les plus sophistiqués, ont été modifiés de façon à pouvoir lancer des missiles de croisière nucléaires à longue portée : les Popeye Turbo, dérivés des étasuniens, avec une portée de 1.500 Kms.
Les Etats-Unis, qui ont déjà  fourni à Israël plus de 300 chasseurs bombardiers F-16 et F-15, se sont engagés à lui fournir au moins 75 chasseurs F-35 Joint Strike Fighter de cinquième génération (dont le coût unitaire a grimpé à 120 millions de dollars) et à entraîner en premier les pilotes israéliens, pour former au plus tôt trois escadrilles de F-35 qui constitueront « un nouveau fer de lance stratégique des forces aériennes israéliennes ». L’Italie, dans le cadre de l’accord de coopération militaire, est en train de collaborer à des projets de recherche conjointe surtout avec les instituts israéliens Weizmann et Technion[1]
[1][2], qui effectuent des recherches sur les armes nucléaires et sur celles de nouveau type.
Entre dans ce cadre la manœuvre de Decimomannu, confirmant qu’on est en train de mettre au point un plan d’attaque contre l’Iran, avec la participation de forces israéliennes, étasuniennes, britanniques et autres, soutenues par les commandements et les bases OTAN.  Et le plan prévoit sûrement, pour décourager d’éventuelles lourdes représailles, de pointer sur la tête du pays attaqué le pistolet avec la balle nucléaire dans le canon.

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

[1][1][1] ministre de la défense, « appelé de la guerre en des temps plus sincères » comme disait José Saramago. Les intermittences de la mort, p. 67, Seuil, Paris 2008. NdT.

[1][1][2] A propos de Technion, avec lequel collaborent nombre de nos laboratoires publics de recherche, fondamentale ou appliquée, financés donc par nos impôts (on peut trouver le détail sur Internet), voir :

http://www.technionfrance.org/ .

On y apprend (http://www.technionfrance.org/actualites.asp ) par exemple que  le prix Nobel de chimie 2011« Daniel Shechtman [est], professeur émérite, faculté génie des matériaux, [au] Technion.
Le Technion, Israel Institute of Technology et l'Association Technion France sont fiers et heureux d'annoncer que le Prix Nobel de Chimie 2011 vient d'être attribué au Professeur Distingué Danny Shechtman de la Faculté de Génie des Matériaux au Technion.

[…] C'et le deuxième prix Nobel de Chimie pour le Technion qui l'avait déja reçu en 2004.
L'association Technion félicite Daniel Shechtman et sa famille, félicite le Technion, Israel Institute of Technology pour un nouveau succès au nom de la Science en Israël et dans le Monde.
L'association Technion félicite Daniel Shechtman et sa famille, félicite le Technion, Israel Institute of Technology pour un nouveau succès au nom de la Science en Israël et dans le Monde ». (surlignages de la traductrice)

On y apprend aussi que le Technion est un institut de recherche israélien depuis 1924

http://www.technionfrance.org/leTechnion.asp

Sur la mission :

« Les diplômés du Technion occupent une place de premier plan dans le secteur industriel en Israël et dans le monde ainsi que des fonctions éminentes dans les organismes gouvernementaux, académiques et liés à la défense nationale du pays. Le Technion s'est fixé une mission : conquérir des positions nationales et internationales pour promouvoir sa haute technologie cruciale à l'avenir de l'Etat d'Israël et en étroite collaboration avec l'industrie. »

Exemple de recherches sympathiques contribuant à la mission à la rubrique Sécurité :

http://www.technionfrance.org/docs/ATF%20Bulletin%20Adhsion%202010.pdf

Et pour avoir une idée des mondanités présidant à la collaboration et au soutien politique -gouvernement et opposition- français à cette mission « cruciale à l’avenir de l’Etat d’Israël », voir :

http://www.facebook.com/group.php?gid=324805283581 .

On aura sans doute intérêt à faire aussi quelques recherches sur notre collaboration scientifique avec l’institut Weizmann…NdT

Manlio Dinucci

Edition de vendredi 4 novembre de il manifesto
Prove di guerra, aerei israeliani a Decimomannu

Manlio Dinucci

Mondialisation.ca, Le 4 novembre 2011

ilmanifesto.it

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20111104/manip2pg/09/manip2pz/312756/


3-3 Michel Chossudovsky : L’Iran face à une attaque à l’arme nucléaire : « Aucune option n’est écartée ».

 « Lorsqu’une guerre nucléaire sous l’égide des États-Unis devient un "instrument de paix" toléré et accepté par les institutions internationales et les plus importantes autorités, dont les Nations Unies, il n’y a pas de retour en arrière : la société humaine a été précipitée la tête la première et de manière indélébile sur la voie de l’autodestruction. » (Towards a World War III Scenario, Global Research, mai 2011)

Le monde est à un carrefour dangereux. Les États-Unis sont sur le sentier de la guerre.

La Troisième Guerre mondiale n’est plus un concept abstrait.

Les États-Unis et leurs alliés se préparent à lancer contre l’Iran une guerre nucléaire aux conséquences dévastatrices.

Cette aventure militaire, dans le vrai sens du terme, menace l’avenir de l’humanité.

Le modèle militaire mondial du Pentagone en est un de conquête du monde.

Le déploiement militaire des forces des États-Unis et de l’OTAN a lieu simultanément dans plusieurs régions du monde.

Les prétextes de guerre et les « justifications » abondent. L’Iran est présenté comme une menace pour Israël et le reste du monde.

La guerre contre l’Iran est sur la planche à dessin du Pentagone depuis plus de huit ans. Récemment, une nouvelle série de menaces et d’accusations ont été proférées à l’endroit de Téhéran.

Une guerre non déclarée («war of stealth») a déjà débuté. Des agents de renseignement du Mossad sont sur le terrain. Des formations paramilitaires clandestines sont envoyées en Iran et des drones de la CIA sont déployés.

Pendant ce temps, Washington, Londres, Bruxelles et Tel-Aviv ont lancé des initiatives de déstabilisation spécifiques visant à « étouffer l’Iran sur le plan diplomatique, économique et financier » .

Un régime de sanctions accru a été formulé par le Congrès des États-Unis :

« "[U]n consensus bipartite a émergé à Washington en faveur de l’étranglement de l’économie iranienne." Celui-ci consiste à introduire "un amendement au projet de loi sur l’autorisation de défense de 2012, conçu pour anéantir l’économie iranienne […] en rendant la vente de son pétrole pratiquement impossible pour Téhéran". » (Tom Burghardt, Target Iran: Washington's Countdown to War, Global Research, décembre 2011.) 

Cette nouvelle vague de battage diplomatique accouplée à la menace de sanctions économiques a également contribué à déclencher une aura d’incertitude dans le marché du pétrole brut, ce qui pourrait avoir des conséquences dévastatrices pour l’économie mondiale.

Entre-temps, les entreprises médiatiques se sont lancées dans une opération renouvelée de propagande relative au présumé programme nucléaire iranien en soulignant des « activités possiblement liées à l’armement ».

Dernièrement le président Barack Obama a rencontré Ehoud Barak, le ministre israélien de la Défense, en privé, derrière des portes closes (le 16 décembre), fait à peine cité par les médias étasuniens. La réunion s’est tenue en périphérie de Washington D.C., à l’hôtel Gaylord de National Harbor dans le Maryland, sous les auspices de l’Union for Reform Judaism

Barack rencontre Barak, Barack Obama et le ministre israélien de la Défense Ehoud Barak. 16 décembre 2011 à la Plénière biennale de l’URJ à l’hôtel Gaylord de National Harbor. (Photo de la Maison-Blanche.)

On ne peut pas sous-estimer l’importance de cette réunion privée à ce moment opportun sous les auspices de l’URJ. Des reportages suggèrent que cette rencontre était largement axée sur la question d’une attaque des États-Unis et d’Israël contre l’Iran.

Dans un texte du Haaretz, l’analyste politique Amir Oren a décrit cette réunion comme un « feu vert » donné à Israël pour lancer une guerre totale contre l’Iran :

Se pourrait-il que dans l’histoire d’Israël on se souvienne de la réunion d’une demi-heure vendredi dernier entre le président des États-Unis et le ministre de la Défense Ehoud Barak à l’hôtel Gaylord de National Harbor comme du moment où Barack O. a donné le feu vert à E. Barak pour attaquer l’Iran, pour le meilleur ou pour le pire? […] Peut-on voir cela comme un flashback des pourparlers entre le ministre de la Défense Ariel Sharon et le secrétaire d’État étasunien Alexander Haig à Washington en mai 1982 et ayant donné l’impression (erronée) à Israël qu’il y avait une entente avec les États-Unis pour entrer en guerre avec le Liban […] (No sign U.S. has given Israel green light to strike Iran - Haaretz Daily Newspaper | Israel News)

Après cette rencontre privée, Obama s’est adressé à la Plénière biennale de l’Union for Reform Judaism et a rassuré son public en leur affirmant que la « coopération entre nos armées [et nos services de renseignement] n’a jamais été si forte ».

Obama a souligné que l’Iran constitue une « menace à la sécurité d’Israël, des États-Unis et du monde entier […] » Ila ajouté : « C’est pour cela que notre politique est très claire : nous sommes déterminés à empêcher l’Iran de se procurer des armes nucléaires […] Et c’est pourquoi […] nous avons imposé les sanctions les plus complètes et percutantes que le régime iranien ait jamais affrontées […] Et, rassurez-vous, c’est pour cette raison que nous n’écartons aucune option. » (Transcription de la vidéo du discours du président Obama devant l'Union for Reform Judaism le 16 décembre 2011: Discours à la Biennale de l'URJ, 71e Assemblée générale. C’est l’auteur qui souligne.)

Vers une attaque « coordonnée » des États-Unis et d’Israël contre l’Iran?

Durant les dernières semaines, les tabloïds étasuniens ont été littéralement couverts de déclarations d’Hillary Clinton et du secrétaire à la Défense Leon Panetta : « aucune option n’est écartée ». Panetta a toutefois indiqué qu’« Israël ne devrait pas envisager d’action unilatérale contre l’Iran », tout en soulignant que «  toute opération militaire d’Israël contre l’Iran doit être appuyée par les États-Unis et coordonnée avec eux ». (Déclaration de Leon Panetta le 2 décembre au Saban Center, cité dans U.S. Defense Secretary: Iran could get nuclear bomb within a year - Haaretz, 11 décembre 2011. C’est l’auteur qui souligne.)

La menace d’une guerre nucléaire contre l’Iran

La déclaration « aucune option n’est écartée » indique que les États-Unis envisagent non seulement une attaque contre l’Iran, mais aussi que cette attaque pourrait inclure l’utilisation d’armes nucléaires tactiques antiblockhaus ayant une capacité explosive allant de trois à six fois celle d’une bombe d’Hiroshima. Ironie cruelle du sort, pour riposter contre le programme d’armement nucléaire inexistant de l’Iran on envisage d’utiliser contre lui ces bombes nucléaires « humanitaires » et « pacificatrices » « fabriquées aux États-Unis », lesquelles, selon des « avis scientifiques » d’experts sous contrats avec le Pentagone, sont inoffensives pour les populations civiles environnantes.

Alors que l’Iran ne possède pas d’armes nucléaires, on mentionne rarement que cinq « États (officiellement) non nucléarisés », incluant l’Allemagne, la Belgique les Pays-Bas, l’Italie et la Turquie, possèdent des armes nucléaires tactiques fabriquées aux États-Unis et déployées sous commandement national sur leurs bases militaires respectives. On prévoit utiliser cet arsenal nucléaire contre l’Iran.

Le stockage et le déploiement de B61 tactiques dans ces cinq « États non nucléarisés » visent des cibles au Moyen-Orient. Conformément à des « plans de frappe de l’OTAN », ces bombes B61 antiblockhaus thermonucléaires seraient lancées contre la Russie ou des pays du Moyen-Orient comme la Syrie et l’Iran (cité dans National Resources Defense Council, Nuclear Weapons in Europe , février 2005. C’est l’auteur qui souligne.) 

Tandis que ces « États nucléarisés non déclarés » accusent Téhéran nonchalamment et sans preuves documentaires de développer des armes nucléaires, ils ont eux-mêmes la capacité de lancer des ogives nucléaires, lesquelles ciblent l’Iran la Syrie et la Russie. (Voir Michel Chossudovsky, Les « cinq puissances nucléaires » européennes « non déclarées », Mondialisation.ca, 18 février 2010.)

Les armes nucléaires israéliennes visent l’Iran. « Coordination » du déploiement d’armes nucléaires par les États-Unis et Israël.

C’est Israël plutôt que l’Iran qui constitue une menace à la sécurité mondiale.

Israël possède entre 100 et 200 ogives nucléaires stratégiques, toutes déployées contre l’Iran.

Déjà en 2003, Washington et Tel-Aviv confirmaient qu’ils collaboraient au « déploiement de missiles de croisière Harpoon dans la flotte israélienne de sous-marins de classe Dolphin. Ces missiles, fournis par les États-Unis, étaient armés d’ogives nucléaires ».(The Observer, 12 October 2003)

Selon le général russe Leonid Ivashov :

Depuis octobre 2006, l’armée et les cercles politiques israéliens parlent ouvertement de la possibilité de lancer des missiles et d’effectuer des frappes nucléaires contre l’Iran, et G. Bush a immédiatement appuyé l’idée. À l’heure actuelle [2007], on vante les mérites des frappes nucléaires sous la forme d’une « nécessité ». On apprend au public à croire qu’une telle possibilité n’a rien de monstrueux et qu’au contraire, une frappe nucléaire est tout à fait réalisable. On prétend qu’il n’y a aucun autre moyen d’« arrêter » l’Iran. (Général Leonid Ivashov, Iran Must Get Ready to Repel a Nuclear Attack, Global Research, janvier 2007. C’est l’auteur qui souligne.)

Il convient de noter qu’au début du second terme de Bush, le vice-président Dick Cheney avait dit très clairement que l’Iran était « en tête sur la liste » des ennemis voyous des États-Unis et qu’Israël allait, pour ainsi dire, « bombarder pour eux », sans que les États-Unis mettent de pression pour « qu’ils le fassent » et sans s’impliquer militairement.

Dans le contexte ci-dessus, l’analyste politique et historien Michael Carmichael a souligné l’intégration et la coordination du processus décisionnel militaire entre les États-Unis et Israël relativement au déploiement d’armes nucléaires :

Au lieu d’effectuer une frappe nucléaire directe contre les cibles renforcées de l’Iran, les États-Unis ont donné à Israël le devoir de lancer un ensemble coordonné de frappes nucléaires ciblant des installations nucléaires dans les villes iraniennes de Natanz, Ispahan et Arak. (Michael Carmichael, Global Research, janvier 2007)

« Aucune option n’est écartée » : Qu’est-ce que cela signifie dans le contexte de la planification militaire? L’intégration de systèmes d’armes nucléaires et conventionnelles

Les règles et directives de l’Armée étasunienne régissant l’utilisation des armes nucléaires ont été « libéralisées » (par exemple, elles ont été « déréglementées » par rapport à celles qui prévalaient durant la guerre froide). La décision d’utiliser des armes nucléaires tactiques contre l’Iran ne dépend plus du Commandant en chef, soit Barack Obama. Il s’agit d’une décision strictement militaire. La nouvelle doctrine stipule que le Commandement, le Contrôle et la Coordination (CCC) concernant l’utilisation d’armes nucléaires devraient être « flexible », permettant aux différents commandants de combat de décider d’utiliser ou non des armes nucléaires et à quel moment le faire :

Connue dans les cercles officiels de Washington sous le nom de « Joint Publication 3-12 », la nouvelle doctrine nucléaire (Doctrine for Joint Nuclear Operations, (DJNO) (mars 2005)) réclame « l’intégration des attaques nucléaires et conventionnelles » sous un Commandement et un Contrôle unifié et « intégré » (C2).

On y décrit largement la planification militaire comme un processus décisionnel managérial, où l’on doit atteindre des objectifs stratégiques et militaires grâce à un mélange d’instruments, cela sans trop se préoccuper de la perte de vies humaines qui en résulte.

Cela signifie que si une attaque contre l’Iran est lancée, des armes nucléaires tactiques feront partie intégrante de l’arsenal.

Du point de vue d’un processus décisionnel militaire, « aucune option n’est écartée » signifie que l’armée appliquera « l’utilisation de la force la plus efficace ». Dans ce contexte, les armes conventionnelles et nucléaires font partie de ce que le Pentagone appelle « le coffre à outils » dans laquelle les commandants militaires peuvent piger et choisir les instruments dont ils ont besoin conformément à « l’évolution des circonstances » dans le « théâtre de guerre ». (Voir Michel Chossudovsky, Is the Bush Administration Planning a Nuclear Holocaust? Global Research, 22 février 2006)

Une fois qu’une décision de lancer une opération militaire est prise (par exemple, des frappes aériennes contre l’Iran), les commandants de théâtre ont une certaine latitude. Cela signifie qu’en pratique, une fois que la décision présidentielle est prise, USSTRATCOM, en liaison avec les commandants de théâtre, peut décider quelles seront les cibles et le type d’armement utilisé. Les armes nucléaires tactiques stockées sont maintenant considérées comme partie intégrante de l’arsenal de champs de bataille. Autrement dit, les armes nucléaires font désormais « partie du coffre à outils » utilisé dans des théâtres de guerre conventionnels. (Michel Chossudovsky,Targeting Iran, Is the US Administration Planning a Nuclear Holocaust, Global Research, février 2006, C’est l’auteur qui souligne.)

 

L’intégration des guerres conventionnelle et nucléaire. CONPLAN 8022
Relativement à l’attaque planifiée contre l’Iran, la mention de l’intégration des armes nucléaires et conventionnelles, ainsi que l’utilisation de bombes nucléaires de manière préemptive dans un théâtre de guerre conventionnel constitue ce qu’il ya de plus pertinent dans les documents de l’Armée étasunienne

Cette proposition d’« intégrer » des systèmes d’armes conventionnels et nucléaires a d’abord été formulée en 2003 dans le CONPLAN 8022. On le décrit comme étant « un plan concept pour l’utilisation rapide des capacités de guerre conventionnelle, nucléaire et de l’information visant à détruire, de manière préemptive si nécessaire, des cibles "urgentes" n’importe où dans le monde [incluant en Iran] ». (Voir Michel Chossudovsky, US, NATO and Israel Deploy Nukes directed against Iran, Global Research, 27 septembre, 2007). Coordonné par l’US Strategic Command, le CONPLAN est devenu opérationnel au début de 2004. (Robert S. Norris and Hans M. Kristensen, Bulletin of Atomic Scientists). 

Le CONPLAN ouvre une boîte de Pandore militaire. Il brouille la ligne séparant les armes conventionnelles des armes nucléaires et ouvre la porte à l’utilisation préemptive de bombes nucléaires « n’importe où dans le monde ».

L’absence de sensibilisation du public

La « communauté internationale » a cautionné une attaque contre l’Iran au nom de la paix mondiale.

« Rendre le monde plus sécuritaire » constitue la justification pour lancer une opération militaire qui pourrait résulter en un holocauste nucléaire.

Alors que l’on peut concevoir la perte de vie et la destruction résultant des guerres actuelles, incluant celles d’Irak et d’Afghanistan, il est impossible de comprendre entièrement la dévastation que pourrait entraîner une Troisième Guerre mondiale employant de « nouvelles technologies » et des armes sophistiquées, dont des bombes nucléaires, avant que cela ne se produise et devienne une réalité.

Les entreprises médiatiques bloquent délibérément la couverture de ces préparatifs de guerre. La guerre contre l’Iran et les dangers d’escalade ne sont pas considérés comme des « unes » de journaux. Les médias dominants ont exclu les analyses de fond et les débats sur les implications de ces plans de guerre.

L’Iran ne représente pas une menace nucléaire.

La menace à la sécurité mondiale émane de l’alliance militaire entre les États-Unis, l’OTAN et Israël, laquelle envisage, dans le cadre de CONPLAN, l’utilisation d’armes thermonucléaires contre un État non nucléarisé.

Dans les termes du général Ivashov : « On fait croire à l’opinion publique qu’une telle possibilité n’a rien de monstrueux. » Les armes nucléaires font partie du « coffre à outils ».

Une attaque contre l’Iran aurait des conséquences dévastatrices. Elle déclencherait une guerre régionale totale de l’est de la Méditerranée à l’Asie centrale, conduisant peut-être l’humanité à un scénario de Troisième Guerre mondiale.

L’administration Obama représente une menace nucléaire.

L’OTAN représente une menace nucléaire.

Cinq États européens « non nucléarisés » (l’Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas, l’Italie et la Turquie) détenant des armes nucléaires tactiques déployées sous commandement national et devant être utilisées contre l’Iran constituent une menace nucléaire.

Le gouvernement israélien du premier ministre Benjamin Netanyahou représente non seulement une menace nucléaire, mais aussi une menace à la sécurité du peuple israélien, induit en erreur quant aux implications d’une attaque des États-Unis et d’Israël contre l’Iran.

 

La complaisance de l’opinion publique occidentale, incluant des segments du mouvement antiguerre étasunien, est troublante. Aucune préoccupation n’a été exprimée dans la sphère politique concernant les conséquences probables d’une attaque contre l’Iran par les États-Unis, l’OTAN et Israël, et l’utilisation d’armes nucléaires contre un État non nucléarisé.

Une telle action entraînerait l’« impensable » : un holocauste nucléaire sur une grande partie du Moyen-Orient

Il convient de noter qu’un cauchemar nucléaire aurait lieu même si l’on n’utilisait pas d’armes nucléaires. Le bombardement des installations nucléaires iraniennes à l’aide d’armes conventionnelles contribuerait à déclencher un désastre du même genre que Tchernobyl ou Fukushima avec des retombées radioactives de grande envergure.

Discours de Barack Obama devant l’Union of Reform Judaism, 16 décembre 2011

Transcription (Extraits)

« Je souhaite la bienvenue au vice-premier ministre et ministre de la Défense Ehoud Barak. (Applaudissements.) La coopération entre nos armées n’a jamais été aussi forte et je voudrais remercier Ehoud pour son leadership, son engagement de toute une vie envers la sécurité d’Israël et la recherche d’une paix juste et durable. (Applaudissements.) Le programme nucléaire de l’Iran représente également une importante source d’inquiétudes et une menace pour la sécurité d’Israël, des États-Unis et du monde entier. C’est pour cela que notre politique est très claire : nous sommes déterminés à empêcher l’Iran de se procurer des armes nucléaires. (Applaudissements.) Et c’est pourquoi, dès que je suis entrée en fonction, nous avons travaillé assidument avec nos alliés et partenaires et nous avons imposé les sanctions les plus complètes et percutantes que le régime iranien ait jamais affrontées. Nous n’en avons pas seulement discuté, nous avons agi. Et nous allons maintenir la pression. (Applaudissements.) Et, rassurez-vous, c’est pour cette raison que nous n’écartons aucune option. Nous avons été clairs.

Nous continuerons à appuyer nos amis et alliés israéliens comme nous l’avons fait lorsqu’ils en ont eu le plus besoin. En septembre, lorsqu’un gang a menacé l’ambassade israélienne au Caire, nous nous sommes assurés que les hommes et les femmes qui y travaillaient puissent sortir en sécurité. (Applaudissements.) L’an dernier alors que des incendies menaçaient Haïfa, nous avons dépêché des avions anti-incendie pour aider à éteindre le feu. (Applaudissements.)

Sous ma surveillance, les États-Unis d’Amérique ont montré l’exemple, de Durban aux Nations Unies, en contrant les tentatives d’utiliser les forums internationaux pour délégitimer Israël et nous continueront à le faire. (Applaudissements.). C’est ce que font les amis et alliés l’un pour l’autre. Alors ne laissez personne vous dire le contraire. Nous avons été présents et le seront encore. Voilà les faits. (Applaudissements.)

Michel Chossudovsky

Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur émérite de sciences économiques à l'Université d'Ottawa. Il est l'auteur de Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre et de la Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (best-seller international publié en plus de 20 langues).

 Michel Chossudovsky

Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur émérite de sciences économiques à l'Université d'Ottawa. Il est l'auteur de Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre et de la Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (best-seller international publié en plus de 20 langues).       
Article original en anglais : Preparing to Attack Iran with Nuclear Weapons: "No Option can be taken off the Table.",

publié le 26 décembre 2011 

Traduction : Julie Lévesque pour Mondialisation.ca

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=28473


3-4 Chems Eddine CHITOUR : Embargo pétrolier de l’Iran : coup d’épée dans l’eau ou apocalypse.
« La dissimulation est aux affaires ce que l’alliage est à la monnaie : un peu est nécessaire, trop la discrédite. »

Ce proverbe iranien qui a traversé le temps est plus que jamais d’actualité. Peut-être que la mentalité iranienne que l’Occident dédaigne de connaître, fait que nous sommes en présence d’un gigantesque malentendu sur le programme nucléaire militaire iranien, contrairement à celui d’Israël qui lui est bien réel. Il n’empêche ! L’année démarre mal avec comme punition, les velléités d’embargo du pétrole iranien. Cet embargo sera-t-il efficace ? Etouffera-t-il l’Iran ? Renversera-t-il Ahmadinejad pour mettre à la place une marionnette pro-occidentale qui arrêtera le programme nucléaire civil, répondant de ce fait, à l’exigence américano-israélienne. Quelles sont les conséquences ?

On sait que l’Iran détient 10% des réserves pétrolières mondiales prouvées (ce qui place le pays à la 3e place dans le monde). L’Iran possède également les secondes réserves de gaz naturel mondiales (15% du total mondial) ; celles-ci sont exploitées principalement pour l’usage domestique. L’Iran est un grand pays qui essaie de diversifier d’une façon cohérente l’utilisation de ses ressources, notamment par la construction de barrages hydroélectriques...

L’embargo du pétrole iranien

On apprend que l’Allemagne et la France ont réussi à « imposer » aux petits pays européens l’ordre de ne pas acheter du pétrole iranien. L’embargo est considéré comme « Une très bonne nouvelle » par les Etats-Unis qui se félicitent de l’accord de principe conclu par les pays européens pour imposer un embargo sur l’achat de brut iranien. Deuxième pays producteur de l’Opep, l’Iran tire 80% de ses rentrées de devises de ses exportations de pétrole, soit environ 100 milliards de dollars pour l’année iranienne en cours (mars 2011 - mars 2012). La Russie, la Chine et d’autres pays asiatiques ont récemment affirmé leur opposition à un embargo pétrolier. Les Etats-Unis ont renforcé ces derniers jours leurs sanctions contre le secteur financier iranien, via le gel des avoirs de toute institution financière étrangère qui commercerait avec la Banque centrale iranienne dans le secteur du pétrole.

Pour Zhor Hadjam, Téhéran a menacé de bloquer le détroit d’Ormuz, un canal stratégique par où transitent entre un tiers et 40% du trafic maritime pétrolier mondial, ajoutant aux incertitudes. Des tensions persistantes qui ont eu leur impact sur le baril de Brent qui a atteint, le 3 janvier, 112,59 dollars, son niveau le plus élevé depuis le 15 novembre 2011. Il faut savoir que l’Iran produit quelque 3,5 millions de barils par jour et exporte environ 2,5 millions de barils par jour, dont près de 18% sont destinés à l’Europe. Pour contourner la pression occidentale des sanctions, l’Iran s’est tourné vers l’Asie pour faire baisser sa dépendance par rapport au marché européen. La France et l’Allemagne défendent l’idée d’un embargo sur l’achat de brut iranien, mais certains pays européens s’y opposent fermement ; Téhéran vend quelque 450.000 barils aux Européens, essentiellement à l’Italie qui dépend à plus de 40% du pétrole iranien (180.000 barils), à l’Espagne (160.000 barils) et à la Grèce (100.000 barils). De plus, la recherche d’autres sources de substitution, venant d’Arabie Saoudite (qui s’est déclarée disposée à fournir plus de barils) et de Libye, reste aléatoire et ne tranquillise pas totalement les pays européens réticents. Selon certaines estimations, la Libye ne produit actuellement que 800.000 barils par jour. (1)

Le ministre iranien du Pétrole, Rostam Qasemi, cité par l’hebdomadaire Aseman, déclare que le prix de 200 dollars que pourrait atteindre le baril en cas de nouvelles sanctions occidentales contre Téhéran. « Pour Nicholas Sarkis, directeur du Centre arabe d’études pétrolières, interviewé par Melissa Roumadi, l’embargo sur les importations de pétrole iranien aura des conséquences considérables sur le marché pétrolier pour deux raisons. La première est que ceci priverait les pays consommateurs de tout ce que l’Iran exporte comme pétrole. La seconde est qu’il y a le risque de représailles du côté des Iraniens. Ceux-ci ne s’en cachent pas. Ils menacent de fermer le détroit d’Ormuz par où passe une grande partie des exportations mondiales de pétrole. (...) Personne ne peut prévoir jusqu’où les prix du pétrole pourraient aller. On ne peut pas donner un chiffre comme ça avant même que d’éventuels événements aient lieu. Ce qui est certain, c’est qu’il y aura une très forte augmentation des prix. Qu’ils passent à 150 dollars, à 180 ou à 200 dollars et plus, toutes les hypothèses sont possibles. Ce qui est certain, c’est qu’une telle possibilité aurait des effets désastreux sur le marché pétrolier. » (2)

« Il y aura, poursuit l’expert, un impact certain sur les économies de tous les pays consommateurs de pétrole, y compris les pays de la zone euro qui dépendent, en grande partie, du pétrole iranien. La demande augmente alors que les capacités non utilisées de production deviennent limitées et les découvertes se font rares. Le développement de nouvelles capacités de production est assez lent. (...) Ce dont je doute. Le risque est trop grand pour les Etats-Unis et l’Europe pour avancer dans ce sens et interdire le pétrole iranien. ... Depuis plusieurs années déjà, ces pays (Etats-Unis, Europe, Ndlr) ont cherché à étrangler l’Iran pour faire pression et le pousser à arrêter son programme nucléaire. Ils n’ont pas réussi jusqu’ici. Un durcissement des sanctions que ce soit dans le domaine pétrolier, financier ou autre qui irait jusqu’à présenter un risque plus grave pour l’économie iranienne, il faudrait s’attendre dans ce cas à des représailles du côté iranien. » (2)

Que se passera-t-il si l’embargo est décrété ?

En fait, de notre point de vue, il ne se passera rien d’exceptionnel, les prix pourraient augmenter pour une très courte période et redescendre tout aussi brutalement. Les Occidentaux jouent à se faire peur et à faire peur en parlant de la catastrophe de la fermeture du détroit d’Ormuz. Est-ce la fin du Monde ? De fait, ce sont les petits pays qui seront les premiers touchés. D’abord, les Etats-Unis ne sont pas concernés, ils se ravitaillent ailleurs. De plus, il ne faut jamais oublier que l’Agence internationale de l’énergie, le gendarme pétrolier à la solde de l’Empire, veille au grain. On sait que cette institution créée par Henry Kissinger en 1974 pour « casser l’Opep » fait dans ses statuts obligation aux membres- les pays de l’Otan- de constituer des stocks de sécurité de 90 jours pour amortir le choc en cas de conflit. En clair, si un conflit est déclaré, les membres de l’AIE vont déstocker leurs réserves, ils vont créer une abondance artificielle qui va annihiler l’effet d’augmentation due à une rareté conjoncturelle.

Cette « façon de faire » est absolument contraire à l’esprit de la doctrine libérale de l’offre et de la demande, mais qui peut protester ? Ces scénarios ont fonctionné dans les derniers conflits. Il faut cependant que le conflit ne dure pas plus de trois mois. L’Empire et ses vassaux ont les moyens de juguler la flambée des prix. Seuls les marchés financiers de la spéculation peuvent les perturber. De ce fait, il ne faut pas être naïf pour croire que les kermesses de l’Opep servent à quelque chose, les décisions sont prises ailleurs, elles sont annoncées et imposées par l’Arabie Saoudite et les roitelets du Golfe pour le compte de l’Empire. En décembre 2011, à la réunion de l’Opep, l’Iran a réclamé en vain une baisse de la production de l’Arabie et du Koweït. On dit que les Etats-Unis sont le membre le plus important de l’Opep.

Pourtant, il semble que l’Empire craque de partout au profit de l’Asie. « Requiem pour les États-Unis d’Amérique, tels que vous les avez connus depuis la guerre, écrit Robert Bibeau. Après moins de soixante-dix ans de règne sans partage - si ce n’est quelques velléités du social-impérialisme soviétique (1955- 1989) - l’empereur d’Occident poursuivra sa descente aux enfers encore cette année. L’agonie de l’Empire amorcée en 2008 - crise des subprimes - prolongée en 2011 - crise de la dette souveraine - se poursuivra en 2012 et s’étiolera sur quelques années. Au cours de cette période, les États-Unis seront simultanément insolvables et ingouvernables, transformant en « bateau-ivre » ce qui fut le « navire-amiral » de la flotte impérialiste occidentale (...) Le déclin de l’empire américain est bien certain. Les émissions de dollars (Quantitative Easing) de 2009 et 2010 n’auront servi qu’à plomber le navire à la dérive. Les agences de notation anglo-saxonnes et les banquiers de Wall Street le savent pertinemment, en 2012 ne soyez pas étonnés d’apprendre qu’ils convertissent une partie de leurs avoirs - dollars - en euros, en yuans, en francs suisses, en or...Les rats ont commencé l’an dernier à abandonner le navire-ivre. » (3)

« Dans le monde occidental, poursuit Robert Bibeau, l’impérialisme étatsunien aux abois - l’ennemi irréductible de l’impérialisme chinois - essaiera de soulever une vague de protectionnisme et de nationalisme fanatique et les États-Unis tenteront d’impulser une désastreuse « Guerre froide » contre la Chine. Au cours de 2011, Obama a fourni le cadre et la justification d’une confrontation à grande échelle et de longue durée avec la Chine. Ce sera un effort désespéré pour maintenir l’influence étatsunienne et conserver ses positions stratégiques en Asie et partout dans le monde. « Le « quadrilatère de pouvoir » de l’armée étasunienne - les États-Unis, le Japon, l’Australie et la Corée - avec le soutien des satellites philippins, essaieront de détruire les liens commerciaux de la Chine au moyen de la puissance militaire de Washington. (...) La déconfiture économique et sociale de l’Amérique commande cette action « audacieuse et périlleuse », pensent un certain nombre de stratèges du Pentagone et de Wall Street. La déstabilisation des approvisionnements en hydrocarbure de la Chine, du Japon et de l’Euroland permettra aux États-Unis (qui ne s’approvisionnent pas au Proche-Orient) de se refaire une autorité sur les marchés boursiers - folle équipée de financiers désespérés. (3)

Malgré cela, les Etats-Unis resteront la première puissance militaire malgré une croissance moins soutenue de leur budget militaire, a promis Barack Obama, qui a présenté le 5 janvier une réforme de la doctrine militaire prévoyant une baisse des effectifs. « Notre armée sera plus réduite, mais le monde doit savoir que les Etats-Unis vont maintenir leur supériorité militaire avec des forces armées mobiles, souples et prêtes à faire face à toutes les éventualités et les menaces », a déclaré le président, s’adressant à la presse au Pentagone.

A cette stratégie du pire, à ces bruits de bottes savamment entretenus, on peut ajouter le rôle des vassaux. Pour pouvoir étouffer financièrement l’Iran, il est nécessaire que ceux qui s’approvisionnaient par l’Iran puissent ne pas manquer de pétrole. C’est là qu’interviennent les pays du Golfe et principalement l’Arabie Saoudite dont le rôle sera justement d’ouvrir les vannes. Karim Mohsen s’interroge justement sur l’armement saoudien. Il écrit : « L’Arabie Saoudite vient d’acquérir 84 chasseurs-bombardiers F-15 américains pour la modique somme de 29,4 milliards de dollars. (...) Pour se prémunir contre qui ? Israël ou l’Iran ? Il faut savoir que dans les ventes de ces armes aux pays arabes, un alinéa interdit leur utilisation contre Israël. Ceci dit, « l’ennemi » pour lequel les Etats-Unis arment l’Arabie Saoudite est donc identifié : l’Iran ! On relève, dès lors, qu’il y a là comme un défaut : l’Arabie Saoudite, siège des Lieux Saints de l’Islam, et qui accueille (à Djeddah) l’Organisation de la Conférence islamique (OCI, 57 pays, dont l’Iran) peut-il être l’ennemi d’un autre pays musulman ? Désormais la question se pose avec gravité : le combat que les Etats-Unis mènent contre l’Iran peut-il être celui de l’Arabie Saoudite ? » (4)

Une attaque contre l’Iran est annoncée depuis plusieurs années par différents services de renseignement privés, dont les plus sérieux. Pour ce faire il faut sauter le verrou syrien, il sera facile, alors pour Israël qui piaffe d’impatience - à moins que cela ne soit un bluff - de « traverser » le territoire syrien et ce qui reste du territoire pour aller tester ses missiles Jéricho sur les Iraniens. « La déstabilisation de la Syrie, écrit Gilles Munier, comme celle de l’Irak, fait partie du projet de démembrement du Monde arabe sur des bases ethniques, tribales ou confessionnelles. Les contre-mesures adoptées pour détourner les « Printemps arabes » de leurs objectifs semblent inspirées du plan Yinon de 1982, du nom d’un fonctionnaire du ministère israélien des Affaires étrangères qui préconisait la création de mini-Etats antagonistes partout dans le Monde arabe. (...) La politique de la canonnière - ou du porte-avions - est de retour, comme au XIXe siècle au service des intérêts économiques et géostratégiques occidentaux. L’Irak, la Yougoslavie, l’Afghanistan, la Côte d’Ivoire, la Libye et bientôt, peut-être, la Syrie et l’Iran en ont été, sont ou seront les victimes. Je ne suis pas le seul à penser que pour enrayer leur déclin économique et politique, les Etats-Unis et leurs alliés s’en prendront à la Fédération de Russie et à la Chine. (...) Barack Obama a si peur du lobby israélien qu’il fera à peu près n’importe quoi pour s’assurer du vote juif cette année. Chaque fois qu’on l’accuse de ne pas être assez ferme avec l’Iran, il augmente d’un cran les mesures contre l’Iran. » (5)

Devant cette apocalypse annoncée, y a-t-il un pilote dans le vaisseau Terre ? Cette course vers l’abîme est porteuse de tous les dangers. Pourquoi ne pas se mettre autour d’une table et parler de l’avenir de la planète dans la dignité et le respect de chacun en demandant d’abord aux 5 membres du Conseil de sécurité de permettre des inspections de leur programme nucléaire, pourquoi ne pas parler de dénucléarisation du Moyen-Orient ? Pourquoi prendre par la force ce qui ne vous appartient pas ? Pourquoi imposer une fausse démocratie aéroportée qui apporte le chaos, le sang, les larmes, une violence permanente ? Pourquoi ne pas régler le problème de la place de l’homme par rapport au capital, à l’ultralibéralisme ? Quand quelques milliers d’oligarques sont plus riches que la moitié de la planète, il y a lieu de s’indigner. Une guerre nucléaire sera mondiale, les Chinois et les Russes ne laisseront pas faire, car après, ce sera leur tour. C’est peut-être cela la fin de l’espèce humaine prévue par les calendriers mayas.

Chems eddine Chitour

1. Zhor Hadjam : Le prix du pétrole pourrait connaître une forte hausse El Watan 5 01 2012

2. Melissa Roumadi : Nicolas Sarkis « Le contexte pétrolier n’est pas favorable à des sanctions contre l’Iran » El Watan 05.01.12

3. Robert Bibeau http://www.centpapiers.com/deux-mille-douze-avant-et-apres/9...

4. Karim Mohsen : Mais contre qui s’arme donc Riyadh ? L’Expression 05 Janvier 2012

5. Gilles Munier http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=28...

Chems Eddine CHITOUR

10 janvier 2012

http://www.legrandsoir.info/embargo-petrolier-de-l-iran-coup-d-epee-dans-l-eau-ou-apocalypse.html


3-5  Michael Bar-Zvi : Les scientifiques iraniens sont-ils les seuls en danger ?

Au lendemain de l’annonce de l’ouverture de l’usine souterraine d’enrichissement d’uranium à Fordow, l’ingénieur chargé des importations pour la centrale nucléaire de Natanz, Mostapha Ahmedi Roshan a perdu la vie dans un attentat à Téhéran.

La technique utilisée, une fois encore, est celle de ce qu’on appelle la sticky bombe, lorsque deux motards placent une charge explosive sur la portière d’un véhicule en mouvement. Le temps de réaction ne permet pas aux passagers de stopper le véhicule avant l’explosion, qui, en général est très meurtrière pour les personnes à bord, sans pour autant provoquer d’importants dégâts à l’environnement, ni même au véhicule lui-même.

Cette méthode a été déjà été appliquée à plusieurs reprises pour la liquidation d’autres ingénieurs iraniens. Les médias attribuent bien entendu cet acte au Mossad, avec l’aide des américains. Pourtant, il faut savoir qu’une telle action ne peut se dérouler qu’avec l’aide de personnes locales. On évoque l’opposition iranienne ou la résistance kurde, car aussi bien pour l’exécution d’une telle opération, que pour la fuite des auteurs, il est nécessaire de connaître le terrain à la perfection.

Ces actions entravent et retardent sérieusement l’avancée du programme de développement nucléaire iranien, mais elles ne l’arrêtent pas pour autant. Cette tactique de retardement repose sur deux principes : le premier est la volonté de ne pas attaquer l’Iran de manière frontale, et de ne pas lui donner le prétexte d’une contre-attaque contre des cibles civiles et militaires israéliennes.

Le second principe est l’espoir, qui, ces derniers jours, ne semble plus infondé, de voir les américains changer leur attitude attentiste pour une politique plus musclée.

Plusieurs sources, proches de la Maison-Blanche, ont affirmé que le président Obama et le secrétaire d’Etat à la défense Panetta ont rencontré les représentants des pays du Golfe, et notamment l’Arabie Saoudite, pour les informer de l’élévation du niveau d’alerte américain dans le détroit d’Ormuz et de l’éventualité d’une intervention armée si les Iraniens mettaient à exécution leurs menaces de fermeture. La circulation dans le détroit est vitale pour les exportations de pétrole des pays du Golfe, auxquels les Etats-Unis et l’Europe ont demandé d’augmenter leur production, dans le cadre de l’application d’un boycott à l’encontre de l’Iran.

L’analyse des spécialistes israéliens, formulée il y a quelques années déjà, prend aujourd’hui tout son sens. Israël n’est pas le seul pays menacé par la bombe iranienne, et un jour ou l’autre les Etats occidentaux et les autres régimes de la région finiront par arriver à la conclusion qui s’impose : empêcher Téhéran de se munir de l’arme fatale. En attendant, il faut mettre tout en œuvre pour retarder l’échéance.

Jamais l’expression "mieux vaut tard que jamais" n’aura été aussi judicieuse.

Chronique du 12 janvier 2012 Yod Zain Be Tevet 5772

Michael Bar-Zvi

vendredi 13 janvier 2012,

http://www.jforum.fr/forum/israel/article/les-scientifiques-iraniens-sont?utm_source=activetrail&utm_medium=email&utm_campaign=newsletter%20du%2013-01-2012

 



4 Annexe

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

4-1 Maxime Chaix : La guerre financière globale, l’escalade dans le golfe Persique et les menaces vitales contre le système des pétrodollars.

Standards & Poor’s – certainement visée par l’ancien Président français Valery Giscard d’Estaing lorsqu’il parlait d’« officines» déstabilisant l’économie européenne – perpétue une stratégie de diversion en dégradant la note de neuf pays de l’Euroland, parmi lesquels la France, l’Italie, le Portugal, l’Autriche et l’Espagne. L’entreprise financière Standards & Poor’s, critiquée depuis une décennie pour son incapacité à prédire l’effondrement d’Enron, de Lehman Brothers et plus récemment de MF Global, provoque donc un choc psychologique en France à 100 jours de l’élection présidentielle, les effets de cette « dégradation » étant sur-amplifiés par une certaine dramatisation médiatique. 


Si l’on adhère à la lecture des événements que partagent Valery Giscard d’Estaing, le chercheur
Emmanuel Todd ou la présidente du MEDEF Laurence Parisot, la guerre psychologique menée contre l’Europe par les « officines » anglo-saxonnes et leurs relais médiatiques et spéculatifs monte en intensité, l’Euroland étant ciblé dans son ensemble. Pourtant, de l’autre côté de l’océan Atlantique, les États-Unis – qui malgré leurs difficultés structurelles restent la première puissance mondiale sur le plan financier, militaire, culturel et économique – affichent un endettement national de plus de 15 000 000 000 000 de dollars US, pour une dette totale avoisinant les 56 000 000 000 000 de dollars US, selon les chiffres officiels de l’horloge nationale de l’endettement des États-Unis. 
 

Au vu de cette dette gargantuesque, nous pouvons affirmer avec confiance que, dans l’hypothèse où le système des pétrodollars s’effondre du fait de la diversification monétaire dans les échanges commerciaux et pétroliers internationaux, les États-Unis en tant qu’État fédéral font faillite et se retrouvent de facto en catégorie D (« En défaut »), quelle que soit la position des agences de notation. Dans ce contexte, les généraux du Pentagone, qui représentent l’omnipuissant complexe militaro-financier-énergétique des États-Unis, ne peuvent accepter la politique d’abandon du dollar comme monnaie d’échanges pétroliers qui est menée par l’Iran, en ce qu’elle constitue par essence une menace vitale contre le système des pétrodollars. Par conséquent, tout porte à croire que les généraux du Comité des chefs d’État-major interarmées du Pentagone (JCS) planifient un conflit armé contre l’Iran, comme l’indiquent les dernières déclarations du général Dempsey – qui dirige le JCS – et de Leon Panetta, le secrétaire à la Défense à l’origine du récent durcissement rhétorique visant l’Iran (avant l’offensive économique, psychologique et stratégique actuelle). 
 

Aujourd’hui, les États-Unis mènent à l’égard de l’Iran une guerre économique totale, accompagnée de mouvements militaires à grande échelle. Ce déploiement stratégique est axé sur le positionnement prochain d’au moins deux porte-avions US dans le golfe Persique (l’USS Carl Vinson étant censé relever l’USS John Stennis, avant d’être rejoint par l’USS Abraham Lincoln). Cette importante planification écourte les nuits du commandant en chef de l’US Navy, l’amiral Jonathan Greenert, selon ses propres déclarations publiques.  


Depuis le naufrage de l’USS Maine dans le port de Cuba en 1898, dont l’exploitation médiatique provoqua la guerre hispano-américaine, en passant par les mystérieux
incidents du golfe du Tonkin du 4 août 1964 qui précipitèrent les États-Unis dans la guerre contre le Nord-Vietnam, l’Histoire militaire des États-Unis reste entachée de zones d’ombres lorsqu’il est question des incidents navals comme casus belli, et plus généralement des justifications précipitant les forces armées US dans leurs récentes guerres. Sachant que Dick Cheney avait songé, selon Seymour Hersh, à organiser une attaque sous faux pavillon contre des navires de la 5ème flotte des États-Unis – envisageant une opération contre la flotte US par des Navy Seals grimés en Gardes révolutionnaire iraniens à proximité du détroit d’Ormuz – une provocation navale immédiatement attribuée à l’Iran semblerait suffire au déchainement de la puissance militaire des États-Unis contre un Iran déterminé à résister. Il semblerait que de telles provocations soient en cours au moment où ces lignes sont écrites. Quoi qu’il en soit, l’on pourrait penser qu’en ne réagissant pas militairement à la politique étrangère de l’Iran, les hauts responsables US auraient beaucoup plus à craindre de l’effondrement du système des pétrodollars que d’une guerre contre l’Iran, aux conséquences pourtant incalculables au vu du contexte économique et financier particulièrement volatile (quoique propice aux augmentations constantes du prix des hydrocarbures). Sans surprise, les pétromonarchies du Golfe et Israël soutiennent ouvertement cette guerre. 

 

Quoi qu’il en soit, à travers la politique étrangère iranienne, le statu quo des pétrodollars semble sérieusement menacé. Aujourd’hui, la Chine achète le pétrole iranien en euros, et les États-Unis ne semblent pas en mesure d’influer sur la politique chinoise vis-à-vis de l’Iran, les relations sino-iraniennes datant de la période préislamique, au 1er siècle avant Jésus Christ. L’Inde est en train de mettre en place un système d’achat de l’or noir perse en roupies. Enfin, la Russie s’apprête à mettre en œuvre avec l’Iran un accord d’échanges pétroliers et commerciaux en rial et en roubles. Comme elle l’a fait il y a quelques mois avec la Russie, le Chine a également adopté avec le Japon un système d’échanges énergétiques et commerciaux centré sur leurs monnaies respectives. La suprématie du dollar comme monnaie de réserve internationale est donc indiscutablement mis à mal. Toutefois, le système des pétrodollars qui l’impose depuis des décennies est encore plus dangereusement remis en cause par une politique d’affirmation de puissance invariablement menée par l’Iran. 
Comme l’a écrit avec justesse Peter Dale Scott à l’aube du conflit ayant déstructuré la
Libye,

« La question du pétrole est étroitement liée à celle du dollar, car le statut du dollar comme monnaie de réserve mondiale dépend largement de la décision de l’OPEP de libeller les achats du pétrole de l’OPEP en dollars. L’économie actuelle des pétrodollars se fonde sur deux accords secrets passés durant les années 1970 avec les Saoudiens pour recycler les pétrodollars dans l’économie des États-Unis. Le premier de ces accords assurait une participation spéciale et durable de l’Arabie saoudite dans la santé du dollar US ; le second sécurisait un soutien saoudien continuel pour la tarification de l’intégralité du pétrole de l’OPEP en dollars. Ces deux accords garantissaient que l’économie des États-Unis ne serait pas affaiblie par les hausses de prix du pétrole de l’OPEP. Depuis lors, le plus lourd fardeau a en fait été porté par les économies des pays les moins développés, qui doivent acheter des dollars pour leurs fournitures en pétrole. Comme Ellen Brown l’a relevé, d’abord l’Irak et ensuite la Libye ont décidé de défier le système des pétrodollars et de stopper leurs ventes de pétrole en dollars, peu avant que ces deux pays ne soient attaqués ». Aujourd’hui, l’Iran semble être dans cette position de « cible » chez les planificateurs militaires du Pentagone. Toutefois, ce pays vient de démontrer qu’il est opérationnellement capable de boucher l’aorte d’une économie mondiale fragilisée et instable : le détroit d’Ormuz.

Maxime Chaix
Maxime Chaix, traducteur et analyste politique indépendant.

15 janvier 2012

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20/01/2012

n°81 - journal d'Iran - 01-01-au 19-01-2011 - a1i - : Chavez et Ahmadinejad, AFP en délit de mensonges et manipulation

 



journald'Iran   n°81 du 01-01-au 19-01-2011

C.De Broeder& M.Lemaire



a) Le "Journald'Iran" est  visible  sur les blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

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Sommaire :

Tiré à Part

Chavez et Ahmadinejad, AFP en délit de mensonges et manipulation

LEMONDE.FR avec AFP : Les Etats-Unis menacent de "répondre", si l'Iran bloquait le détroit d'Ormuz.

Juste une nouvelle guerre qui débute...  

Paroles & action du président Ahmadinejad  ...

Ahmadinejad : Le capitalisme est dans l'impasse.

Visite historique d'Ahmadinejad en Irak.

Les Usa au cœur des débats.

Ahmadinejad : Les Etats-Unis feront renversés leurs potentats. 

Abdel Bari Atwan : Que font les États-Unis dans le Golfe ?

1) PolitiqueIranienne

Ahmadinejad

Chavez reçoit son frère Ahmadinejad en pleine crise entre l'Iran et les USA.  

Les grandes manœuvres 

L’Iran et l'Afghanistan signent un accord de défense.

Sur le terrain

Ria Novosti : Un porte-avions US au large des côtes iraniennes.  

OLJ/Agences : Nouvelle mise en garde iranienne contre la marine US dans le Golfe.

2) Politiquedes Usa

Préparation à la guerre

3) Politiqued'Israël

Préparation à la Guerre.

 

4 Les organisations mondiales

1 AIEA (Onu)

IRIB : Le Synday Times publie les détails de l’assassinat de Roshan. 

5 Dans le monde

Canada

Préparatifs de guerre contre la Syrie et l'Iran. 

6 Les brèves

Les Vingt-Sept gèlent les avoirs de 143 nouvelles sociétés iraniennes.

 



Tiré à Part

Chavez et Ahmadinejad, AFP en délit de mensonges et manipulation.

Le 09 janvier 2012, Hugo Chavez recevait Mahmoud Ahmadinejad à Caracas.

Dans son discours, le président vénézuélien a plaisanté sur la diabolisation des médias occidentaux, remarquant qu'ils imaginaient sans doute qu'un missile serait lancé depuis le Venezuela vers Washington.

L'AFP a grossièrement manipulé les déclarations de Chavez pour transformer sa boutade en terrifiante déclaration de guerre.
VIDEO http://www.youtube.com/watch?v=Okkq3ei_gnI&feature=player_embedded#!

Le 13 janvier 2012

Mondialisation.ca,

http://www.michelcollon.info/L-AFP-en-flagrant-delit-de.html


LEMONDE.FR avec AFP : Les Etats-Unis menacent de "répondre", si l'Iran bloquait le détroit d'Ormuz.

Les Etats-Unis "répondront" par la force si l'Iran cherche à bloquer le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le trafic maritime pétrolier, a affirmé dimanche 8 janvier le secrétaire américain à la défense, Leon Panetta, interrogé dans l'émission "Face the nation", sur la chaîne CBS. "C'est une autre ligne rouge" à ne pas franchir, a insisté le chef du Pentagone.

La tension est montée d'un cran entre Téhéran et Washington mardi après les mises en garde émises par l'Iran à l'issue de manœuvres militaires contre la présence de la marine américaine dans le Golfe, suscitant des craintes sur l'éventuelle fermeture du détroit d'Ormuz, par lequel transite 35% du pétrole brut transporté par voie maritime dans le monde.
En dépit de ces menaces, Washington a promis de
maintenir ses navires de guerre déployés dans le Golfe, la Maison Blanche estimant que les avertissements de l'Iran trahissaient sa "faiblesse" et montraient l'efficacité des sanctions contre son programme nucléaire controversé.

"NOUS AGIRIONS ET ROUVRIRIONS LE DÉTROIT"
Le plus haut gradé américain, le général
Martin Dempsey, a de son côté jugé dimanche que l'Iran serait en mesure de bloquer le détroit, une "action intolérable" selon lui. "Nous avons investi dans des moyens pour nous assurer que si c'est le cas, nous l'emportions", a-t-il confié aux côtés de Leon Panetta. "Nous agirions et rouvririons le détroit" en cas de fermeture, a prévenu le général Dempsey.

"Sont-ils en train de développer une arme nucléaire? Non. Mais nous savons qu'ils tentent de développer une capacité nucléaire et cela nous préoccupe", a répété le secrétaire américain à la défense sur CBS, réaffirmant la priorité donnée à l'action diplomatique et aux sanctions économiques contre le régime des mollahs sans pour autantexclure toute action militaire.

S'il n'a pas voulu qualifier la difficulté à mener une éventuelle action militaire, le chef d'état-major interarmées, Martin Dempsey, a expliqué que son rôle était de planifier une éventuelle opération, d'en évaluer les risques et, "dans certains cas, de positionner des moyens" militaires pour mener une telle opération. "Toutes ces activités sont en cours", a-t-il précisé.

Petit répit dans les tensions entre les deux pays, la marine américaine a libéré jeudi treize marins iraniens retenus en otage par des pirates somaliens au large d'Oman, une action saluée par Téhéran comme un "geste humanitaire positif".

LEMONDE.FR avec AFP

08.01.12 |

Mis à jour le 08.01.12

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2012/01/08/les-etats-unis-menacent-de-repondre-si-l-iran-bloquait-le-detroit-d-ormuz_1627184_3222.html#xtor%3dEPR-32280229-%5bNL_Titresdujour%5d-20120109-%5btitres%5d


Juste une nouvelle guerre qui débute...  

Nous avons appris aujourd’hui que la Grande-Bretagne a envoyé ses meilleurs navires de guerre dans le Golfe persique.  

Le navire de guerre britannique le plus moderne se dirige vers le Golfe persique pour sa première mission...Mais à un moment de tensions qui ont poussé l’Iran à menacer de fermer le détroit stratégique d’Hormuz, une voie de transport essentiel pour le pétrole...
Le destroyer de la Royal Navy Type 45 HMS Daring, qui dispose d’un système « furtif » dont l’objectif est d’éviter la détection par les radars, est en train de rejoindre d’autres navires britanniques dans la région, a confirmé le ministère de la Défense ce samedi. Ceci ne devrait en rien être une surprise pour nous, considérant le fait choquant que 80% des députés du parti britannique au pouvoir sont membres de la « Conservative Friends of Israel » (CFI), une bande de sionistes enragés.
Combien de temps va-t-il encore falloir avant que les Britanniques ne montrent des signes de lassitude à l’égard de leurs politiciens et de leur comportement institutionnalisé de traîtres ?

10/01/2012

IRIB



Paroles & action du président Ahmadinejad  ...

Ahmadinejad : Le capitalisme est dans l'impasse.

 Le développement des pays capitalistes est dans l'impasse, la destruction restant pour eux la seule issue, a déclaré mercredi le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, en visite à Cuba.

"Le capitalisme manque de logique, et il recourt aux armes pour tuer et détruire. Le meurtre, c'est tout ce qui reste actuellement au système capitaliste. Le système capitaliste s'est presque effondré dans sa décadence", a déclaré le chef de l'État iranien.

"Pourquoi les Etats-Unis punissent-ils les peuples iranien, cubain et latino-américains? Avons-nous attaqué qui que ce soit? Avons-nous jamais eu des revendications exagérées? Jamais", a ajouté le responsable.

Le chef de l'État iranien a également exhorté à créer un nouvel ordre mondial, "fondé sur la justice" et "respectueux à tous les êtres humains".

"Si nous ne créons pas le nouvel ordre mondial, ce seront les héritiers de propriétaires d'esclaves et les capitalistes qui le feront", a-t-il déclaré.

M.Ahmadinejad est arrivé à Cuba mercredi 11 janvier. Le président iranien a été nommé le docteur honoraire de l'Université de la Havane.

Cuba était le troisième pays que le président iranien a visité dans le cadre de son périple dans l'Amérique latine, après le Venezuela et le Nicaragua. Jeudi matin, M.Ahmadinejad se rendra en Équateur.

12 janvier

http://fr.rian.ru/world/20120112/193007391.html

 

Visite historique d'Ahmadinejad en Irak.

Le président iranien a rencontré Ali Akbar Velayati, conseiller de l'Ayatollah Khomenei.

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad est arrivé dimanche en Irak pour une visite de deux jours sans précédent pour un chef d'Etat iranien dans l'histoire contemporaine des deux pays voisins, ont indiqué les médias et le ministre irakien des Affaires étrangères.
Le ministre, Hoshyar Zebari, qui doit accueillir le président iranien, a affirmé que son avion, en provenance de Téhéran, avait atterri à l'aéroport international de Bagdad à 09h05 locales (06H05). La télévision irakienne Furat avait auparavant indiqué que M. Ahmadinejad était arrivé. Le président iranien doit rencontrer dans la foulée le président irakien Jalal Talabani, un Kurde, à son domicile de Bagdad, puis le Premier ministre Nouri al-Maliki, un chiite.
La visite de Mahmoud Ahmadinejad sera la première d'un chef d'état iranien dans l'histoire récente de l'Irak et l'Iran, deux puissances régionales à majorité chiite ennemies durant le régime de Saddam Hussein. (belga)

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1734/Irak/article/detail/190982/2008/03/02/Visite-historique-d-Ahmadinejad-en-Irak.dhtml


Les Usa au cœur des débats.

Ahmadinejad : Les Etats-Unis feront renversés leurs potentats.  

 « Certains gouvernements de la région qui s'imaginaient que leur suivisme des Etats-Unis et leur obéissance aveugle à leurs diktats, les maintiendront au pouvoir, sont tombés dans la trappe et ils seront finalement renversés par les Etats-Unis eux-mêmes, a fait remarquer le président Ahmadinejad. « Un coup d’œil sur la donne actuelle du monde, on remarque des pays dans le voisinage de l'Iran, qui sont dans la tourmente, s'imaginent qu'en s'appuyant sur les Etats-Unis et leurs alliés, ils pourraient préserver la paix et leur autorité, a souligné le président avant d’ajouter : « Ces pays ont même accepté de payer par leur prestige et leur richesse, les frais de la répression du soulèvement des peuples dans d'autres pays alors que l'Arrogance ne leur accordent aucune importance et qu’ils ne les instrumentalisent que dans le droit fil de ses propres intérêts.
Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad a ajouté mercredi que la nation iranienne ne cédera jamais à la politique expansionniste des États-Unis. Il a rappelé que les Etats-Unis et leurs alliés œuvrent contre l'Iran depuis 32 ans maintenant.
S'adressant aux ennemis du pays, il s’est interrogé sur ce qu'ils ont obtenu au cours des trois dernières décennies de leur animosité contre la nation iranienne qui les pousse à continuer de la même manière.
Il a dénoncé les allégations des ennemis de la nation iranienne faites d’accusations infondées alors qu'ils sont les seuls à mériter de tels comportements.
28/12/2011

http://french.irib.ir/info/iran-actualite/item/161143-les-etats-unis-feront-renverses-leurs-potentats-ahmadinejad
http://www2.irna.ir/fr/news/view/line-96/1112285435155600.htm


Abdel Bari Atwan : Que font les États-Unis dans le Golfe ?

Il y a d’un côté ceux qui soutiennent que l’administration Obama, à la veille d’une bataille féroce électorale avec ses rivaux républicains et face à une grave crise économique, ne peut pas risquer un nouvel embrasement, après s’être brûlé les doigts sur les guerres perdues d’Afghanistan et d’Irak. Mais ne serait-ce pas être aussi rationnel que de conclure qu’en raison de ces éléments justement - la crise économique et l’élection présidentielle - l’administration Obama voudrait peut-être une guerre ?

Pour mieux nous faire comprendre que soutenir Israël et satisfaire à ses exigences pour une destruction des ambitions nucléaires de l’Iran sont un dénominateur commun dans toutes les campagnes électorales des deux grands partis politiques américains. Pour gagner la bonne volonté d’Israël et du puissant lobby juif, un candidat républicain a même menacé d’envoyer des avions et des missiles contre l’Iran pour protéger Israël.

Le président Obama a raccourci ses vacances du Nouvel An et a mis moins de deux jours à reprendre le travail et signer une loi imposant une interdiction de toute transaction avec la Banque centrale de l’Iran. Il a également publié une déclaration dans laquelle il appuie fortement une entente préliminaire européenne pour imposer de sévères sanctions sur les exportations de pétrole iranien. C’est comme s’il voulait, à un tel point, aggraver les sanctions en vigueur qu’il ne pouvait tolérer d’attendre la fin du mois pour signer ce document.

L’Amérique et ses alliés occidentaux ne peuvent pas survivre sans mener des guerres au Moyen-Orient, alors ils inventent des prétextes. Au cours des dix dernières années, ils ont mené trois guerres majeures, en Afghanistan, en Irak et en Libye. Maintenant il semble que le compte à rebours a commencé pour une quatrième guerre, cette fois-ci contre l’Iran, dans les prochaines semaines ou prochains mois.

Il y a trois indicateurs clés communs à chacune de ces guerres précédentes - et montrant qu’une nouvelle est en préparation :

D’abord, l’imposition de négociations israélo-palestiniennes par la force, pour donner l’impression que l’Amérique est engagée à résoudre ce problème. C’est ce que George H.W. Bush a fait quand il a convoqué la Conférence de paix en 1991 à Madrid, afin de justifier son opération « Tempête du désert » contre l’Irak. C’est ce que George W. Bush a fait quand il a lancé des négociations et parlé deux fois d’établir un État palestinien, d’abord à la veille de lancer sa « guerre contre le terrorisme » en Afghanistan, puis avant d’aller occuper l’Irak.

Et maintenant, à la demande de l’Amérique et sous l’initiative jordanienne, sans motif et sans respecter la moindre des exigences palestiniennes de stopper l’activité de colonisation, l’Autorité palestinienne est à nouveau contrainte d’ouvrir des pourparlers avec les Israéliens, alors que les colonies israéliennes connaissent une expansion sans précédent. Et pourquoi ? Parce que ce sont les préparatifs d’une guerre contre l’Iran et peut-être contre la Syrie, le Hamas et le Hezbollah.

Le seconde indicateur a trait à l’achat de systèmes d’armes modernes par les pays du Golfe. Cela équivaut à plus de 130 milliards de dollars sous la forme d’avions et de missiles - bien plus que la capacité de ces pays à les absorber. L’intention ici est de donner une impulsion à l’industrie de guerre américaine, créant des milliers d’emplois pour les chômeurs d’Amérique, ce qui est une façon indirecte de recycler les profits pétroliers des pays du Golfe.

Troisième indicateur : le siège de l’Iran se poursuit par des sanctions et des embargos visant à étouffer économiquement l’Iran et ses alliés et à affamer la population. L’expérience enseigne que tous les embargos imposés par l’Amérique ont présagé une guerre destructrice. Ce fut le cas en Irak, en Libye et en Afghanistan, et nous doutons que l’embargo étouffant imposé sur l’Iran, qui est de plus en plus strict depuis ce mois-ci, puisse être une exception.

Nous assistons maintenant à une guerre de communiqués sur les eaux du Golfe arabe. L’Iran mène des exercices navals et teste de nouveaux systèmes d’armes qui incluent des missiles à moyenne et longue portée. Washington a réagi en mettant en garde l’Iran contre de graves conséquences s’il donnait suite à sa promesse de fermer le détroit d’Ormuz, et considère la menace de Téhéran de fermer le détroit comme un signe de faiblesse - comme si les États-Unis incitaient l’Iran à aller jusque-là.

L’administration américaine, qui a certainement élaboré des plans pour mener cette guerre avec la coopération de son allié la Grande-Bretagne, est à la recherche de la « détente ». Qu’il s’agisse de plans pour mener une guerre réelle ou de plans pour une guerre d’ordre psychologique, les États-Unis sont le grand gagnant. D’une façon ou d’une autre, ils ont réussi dans leurs efforts pour augmenter la crainte dans les petits États du Golfe, dont les poches et les caves sont remplies de milliards de dollars avec lesquels ils peuvent acheter des armes pour soutenir des économies qui risquent l’effondrement, comme aux États-Unis et en Europe.

Hillary Clinton, ingénieur en chef de la politique étrangère américaine et de ses dernières guerres dans la région, affirme qu’elle ne permettra pas à l’Iran d’acquérir des armes nucléaires, afin, dit-elle, de prévenir une course aux armes nucléaires dans la région entre des pays comme l’Égypte, la Turquie et l’Arabie saoudite. Mais on peut répondre à cette justification en demandant pourquoi il n’est pas question de course aux armements nucléaires lorsque c’est Israël - plus dangereux pour la nation arabe que ne l’est l’Iran, et qui continue d’occuper des terres arabes et des lieux saints - qui s’équipe de telles armes ?

Nous pouvons même voir un certain avantage à une course aux armements dans la région en ce qu’elle coûterait beaucoup moins cher que d’acheter des armes américaines. En outre, elle constituerait un bouclier dissuasif en faveur des peuples arabes face aux menaces à la fois iraniennes et israéliennes.

* Abdel Bari Atwan est palestinien et rédacteur en chef du quotidien al-Quds al-Arabi, grand quotidien en langue arabe édité à Londres.

Abdel Bari Atwan est considéré comme l’un des analystes les plus pertinents de toute la presse arabe.

Abdel Bari Atwan 

 5 janvier 2012 –

 Vous pouvez consulter cet article à :http://www.abdelbariatwan.com/Ameri...
Traduction : Info-Palestine.net


1) PolitiqueIranienne

Ahmadinejad

Chavez reçoit son frère Ahmadinejad en pleine crise entre l'Iran et les USA.  

Ndlr : la publication des articles  doit être vu comme information.

 Le président vénézuélien Hugo Chavez a reçu lundi son homologue et frère Mahmoud Ahmadinejad, au premier jour d'une tournée du président iranien dans quatre pays latino-américains hostiles aux Etats-Unis, en pleine crise avec l'Occident sur son programme nucléaire.
Il y a la volonté de continuer à travailler ensemble (...) pour freiner la folie impérialiste qui prétend contrôler la planète, a déclaré M. Chavez dans la cour du palais présidentiel de Miraflores où le président iranien a été reçu avec les honneurs militaires.
Aujourd'hui, le peuple vénézuélien et le peuple iranien sont sur le chemin de la lutte contre l'égoïsme et l'arrogance de l'impérialisme, a renchéri M. Ahmadinejad durant la cérémonie, retransmise à la radio et la télévision.
Le président iranien est arrivé dimanche à Caracas, première étape de cette tournée de cinq jours qui doit également le conduire au Nicaragua, à Cuba puis en Equateur, pays réputés hostiles aux Etats-Unis.
L'objectif de ce déplacement est de renforcer les relations entre la République islamique et ces pays alors que les puissances occidentales accentuent la pression sur l'Iran pour qu'il renonce à son programme nucléaire civil, soupçonné d'être destiné à fabriquer clandestinement l'arme atomique.
Lundi, l'Iran a annoncé le début de l'activité d'enrichissement d'uranium dans son usine de Fordo, au sud-ouest de Téhéran, et la condamnation à mort d'un citoyen irano-américain, accusé d'espionnage.
Les Etats-Unis ont fermement condamné ce verdict et ont qualifié, à l'instar de l'Allemagne, de nouvelle escalade l'annonce de la production d'uranium enrichi. La Grande-Bretagne a évoqué une provocation.
Les relations s'étaient déjà tendues ces dernières semaines, notamment après les menaces iraniennes de fermer le détroit stratégique d'Ormuz, par où transite environ 35% du trafic pétrolier maritime mondial.
Ces menaces ont suivi la promulgation fin décembre par le président américain Barack Obama d'une loi renforçant les sanctions contre le secteur financier de l'Iran. L'Union européenne envisage elle aussi d'interdire fin janvier l'achat de pétrole iranien.
Le président iranien est accompagné dans son périple par une importante délégation ministérielle: Ali Akbar Salehi (Affaires étrangères), Shamseddine Hosseini (Economie), Mehdi Ghazanfari (Industrie, commerce et mines) et Majid Namjou (Energie).
M. Ahmadinejad avait annoncé à son départ qu'il allait inaugurer plusieurs projets et signer de nouveaux contrats avec chacun des pays figurant au programme de sa tournée.
Les Etats-Unis ont demandé lundi à ces pays de faire tout leur possible pour lui rappeler que le chemin qu'il a pris dans son dialogue sur le nucléaire avec la communauté internationale est erroné.
Hugo Chavez, qui entretient également des relations tendues avec Washington, a affirmé dimanche que les recommandations des Etats-Unis sur la nature des liens qu'il devait entretenir avec l'Iran le faisaient rire alors que l'Equateur répliquait qu'il ne disait pas aux Etats-Unis ce qu'ils devaient faire.
Dimanche, Washington avait décidé d'expulser la consul vénézuélienne à Miami, Livia Acosta, présentée dans un documentaire de la chaîne hispanophone Univision comme complice du présumé projet iranien d'attentats aux Etats-Unis en 2007.
Mardi, le président iranien assistera à l'investiture du président réélu du Nicaragua, Daniel Ortega.

Il se rendra ensuite à Cuba, où il pourrait rencontrer Fidel Castro, puis en Equateur, pour une réunion avec son homologue Rafael Correa, jeudi.

10/01/2012

http://www.romandie.com/news/n/_Chavez_recoit_son_frere_Ahmadinejad_en_pleine_crise_entre_l_Iran_et_les_USA090120122301.asp


Les grandes manœuvres 

L’Iran et l'Afghanistan signent un accord de défense.

L'Iran et l'Afghanistan à la fin de la première encontre de leur commission mixte de coopération de défense à Téhéran ont signé un protocole d'entente portant sur l'élargissement de leur coopération de défense.

Selon un communiqué du ministère iranien de la Défense, le protocole d'accord a été signé par les responsables des deux parties ».
Pendant la cérémonie de signature, les deux parties ont exprimé l'espoir que l'accord aiderait à promouvoir la paix, la stabilité et la sécurité en Afghanistan ainsi que dans toute la région.
Cet accord a appelé également à la promotion de programmes de formation dans les domaines de la logistique et de l'ingénierie.
La délégation militaire afghane pendant son séjour à Téhéran s'est entretenue avec le ministre iranien de la défense, le ministre iranien des Affaires étrangères et le président de la commission de la sécurité nationale et de politique étrangère du parlement iranien sur des sujets d'intérêts mutuels ainsi que des développements régionaux.
La délégation afghane a également visité certaines installations de défense iranienne.

http://www2.irna.ir/fr/news/view/line-96/1112141868191626.htm


Politique intérieure & extérieure

Politique extérieure

L’Iran a transmis à la Suisse la preuve de l’implication directe de la CIA, dans l’assassinat d’un scientifique nucléaire 

Le ministère des Affaires étrangères de l’Iran vient de transmettre à l’Ambassadeur de Suisse, à Téhéran, des preuves de l’implication de la CIA, dans l’assassinat du jeune scientifique nucléaire, Mostafa Ahmadi Roshan. Lors de la remise de ces documents, à l’ambassade de la Confédération helvétique, qui représente les intérêts des États-Unis, en Iran, le ministère des Affaires étrangères de la RII a déclaré par écrit :«Nous avons en notre possession des documents crédibles, qui témoignent du fait que cet attentat terroriste a été planifié et exécuté, avec l’implication directe des agents de la CIA». Mostafa Ahmadi Roshan, âgé de 32 ans, employé du centre iranien nucléaire de Natanz, a été victime d’un attentat à la bombe, le 11 janvier 2012. C’est le quatrième assassinat de scientifiques iraniens liés à des recherches nucléaires. L’Iran attribue tous ces meurtres à des agents de la CIA et du Mossad.

IRIB



Sur le terrain

Ria Novosti : Un porte-avions US au large des côtes iraniennes.  

Les forces navales iraniennes, qui manœuvrent au large des côtes sud du pays, ont découvert un porte-avions américain patrouillant à une faible distance des bâtiments de guerre de la République islamique, a annoncé jeudi l'agence iranienne IRNA, se référant au commandant en chef adjoint de la Marine, le contre-amiral Mahmoud Moussawi.

Le porte-avions a été découvert par un avion de patrouille maritime iranien, a précisé M. Moussawi.
"Notre Marine observe attentivement les déplacements de tous les groupes militaires dans la région et en contrôle les activités", a-t-il souligné.
La situation concernant les manœuvres navales iraniennes s'est aggravée après la déclaration de Téhéran selon laquelle l'Iran pourrait bloquer le détroit d'Ormuz, importante voie d'acheminement de pétrole et de gaz en provenance du Golfe. Un membre de la commission parlementaire pour la sécurité nationale de l'Iran, Parviz Sarvari, a annoncé mi-décembre que les manœuvres navales auraient pour objectif de mettre au point un scénario de blocage du détroit. Cette déclaration a alors provoqué une flambée des cours du brut sur les marchés mondiaux. Pour calmer les esprits, le porte-parole de la diplomatie iranienne Ramin Mehmanparast a fait savoir que le bouclage du détroit d'Ormuz n'était pas prévu lors des manœuvres.
Le vice-président iranien Mohammad Reza Rahimi a indiqué mardi que Téhéran fermerait le détroit en cas de sanctions occidentales frappant les exportations pétrolières iraniennes. Le contre-amiral Habibollah Sayari a souligné à son tour que les militaires étaient en mesure de le faire, mais que cette décision devait être prise par les hauts dirigeants du pays.
Le commandement de la Cinquième flotte des Etats-Unis, basé au Bahreïn, a pour sa part promis de contrer toute action visant à entraver la navigation dans le détroit d'Ormuz.

29/12/2011

Ria Novosti


Golfe Persique : L'Iran met en garde les États-Unis
Mardi 3 janvier 2012, le général Ataollah Salehi, commandant en chef de l'armée iranienne a déclaré: « Nous conseillons au porte-avion américain [John C. Stennis, NDLR] qui a traversé le détroit d'Ormuz et qui se trouve en mer d'Oman de ne pas retourner dans le Golfe Persique. L'Iran n'a pas l'intention de répéter son avertissement et fera tout pour préserver la sécurité dans le détroit d'Ormuz ». Le porte-avion américain qui se trouvait dans le Golfe Persique avait en effet traversé, la semaine dernière, le détroit d’Ormuz pour se rendre en mer d’Oman, en pleines manœuvres navales iraniennes qui ont duré 10 jours autour du détroit. Cette mise en garde adressée aux États-Unis a eu de nombreux échos en Occident.

La chaîne satellitaire américaine Foxnews a rapporté l’avertissement du commandant de l'armée iranienne adressé au porte-avion américain dans le Golfe persique, précisant que cet avertissement ne serait pas répété dans le futur. Foxnews a prétendu que le porte-avion américain, qui appartient à la Vème Flotte américaine et qui se dirigeait vers le détroit d'Ormuz, via le Mont Ali à Dubaï, était à l’origine présent dans la région du Golfe persique.

Tandis que l’agence de pressemondiale AP reprenait l’information dans ses colonnes internationales, Reuters, sous son titre « L’Iran met en garde les États-Unis », écrivait que « plusieurs jours après la menace de l'Iran de fermer le détroit d'Ormuz, l'armée iranienne revenait à la charge et mettait en garde le porte-avion américain de pénétrer dans le Golfe persique, au risque de s’exposer à des mesures militaires répressives ».

Néanmoins, l'adjoint du chef de l'état-major des forces armées iraniennes, le général Massoud Jazayeri, a atténué ces menaces en déclarant mardi que l'Iran n'avait pas l'intention de fermer le détroit par où transite 35% du trafic pétrolier maritime mondial.

De leur côté, les États-Unis ont déclaré le même jour ne pas rechercher la confrontation avec l'Iran : « Personne dans ce gouvernement ne recherche la confrontation au sujet du détroit d'Ormuz. Il est important de faire retomber la pression », a indiqué le porte-parole du Pentagone, George Little.


 

Source : Parti Anti Sioniste

Jeudi 5 janvier 2012
http://www.partiantisioniste.com/...


OLJ/Agences : Nouvelle mise en garde iranienne contre la marine US dans le Golfe.

Le ministre iranien de la Défense, le général Ahmad Vahidi, a lancé mercredi une nouvelle mise en garde contre la présence de la marine américaine dans le Golfe. "Nous avons toujours dit que la présence des forces non régionales dans le Golfe Persique était nocive et ne pouvait que créer des troubles. Et nous avons par conséquent toujours demandé qu'elles ne soient pas présentes dans cette voie d'eau", a déclaré le général Vahidi, cité par l'agence iranienne Mehr.
Le porte-avions américain John C. Stennis stationné dans le Golfe a traversé la semaine dernière le détroit d'Ormuz pour se rendre en mer d'Oman, et ce en pleines manoeuvres navales iraniennes qui ont duré 10 jours dans la région du détroit.
Un haut responsable militaire iranien avait déjà averti mardi les Etats-Unis de ne pas renvoyer leur porte-avions dans le Golfe. Le bâtiment américain devra affronter "toute la force" de la marine iranienne s'il revenait, avait prévenu ce responsable.
Le même jour, la Maison Blanche a affirmé que ces avertissements trahissaient la "faiblesse" de l’Iran. Le Pentagone a de son côté adopté une position partagée, promettant de maintenir les bâtiments de guerre déployés dans le Golfe, tout en assurant ne pas rechercher la confrontation avec l'Iran.
La tension est actuellement très vive, alors que Téhéran vient de tester lundi de nouveaux missiles dans la région du détroit d'Ormuz et a menacé de fermer ce détroit par où transite 35% du trafic pétrolier maritime mondial, en cas de nouvelles sanctions internationales.
OLJ/Agences

 04/01/2012
http://www.lorientlejour.com/category/%C3%80+La+Une/article/738837/Nouvelle_mise_en_garde_iranienne_contre_la_marine_US_dans_le_Golfe.html


Préparation à la guerre

Larijani : Iran : les assassinats ne parviendront pas à arrêter le programme nucléaire iranien. 

Le président du parlement iranien a déclaré qu’avec les assassinats des savants atomistes iraniens, les activités pacifiques nucléaires iraniennes ne cesseront pas. Ali Larijani qui parlait lundi à l’antenne d’Al-Alam, tout en condamnant l’assassinant du martyr Mostafa Ahmadi-Roshan, tué par les éléments de l’Arrogance, a ajouté: « la gestion des activités nucléaires de l’Iran est de sorte que les assassinats des individus ne parviendront pas à les arrêter. » Au sujet de l’implication des éléments américains, britanniques et israéliens dans les assassinats des savants atomistes iraniens, Larijani a souligné que de preuves indéniables sont à la disposition de l’Iran, et les terroristes arrêtés l’ont déjà avoué. Le président du Majlis islamique, en évoquant également que ces renseignements sont mis à la disposition de l’ONU, du Conseil de Sécurité et des Etats-Unis, a indiqué: « malheureusement le Conseil de sécurité n’exerce pas ses devoirs et l’ONU est un instrument au service des politiques américaines. »

17/01/2012

IRIB



2) Politiquedes Usa

Préparation à la guerre

En prélude à une attaque sur l’Iran , Obama déploie des milliers de soldats en Israël.
Avec des médias restant remarquablement discrets, des milliers de soldats américains sont déployés en Israël et des responsables iraniens estiment que ce n’est que le dernier signal d’alarme, et le plus flagrant, que les Etats-Unis vont bientôt attaquer Téhéran.
La
soumission des Etats-Unis aux intérêts israéliens est à présent absolue -
Les tensions entre les deux pays ont été élevés ces derniers mois et n’ont fait qu’empirer dans les semaines qui ont suivi le début du mois de décembre lorsque l’Iran a détourné et récupéré un drone espion américain. Beaucoup estiment que la situation entre l’Iran et les Etats-Unis dégénérera bientôt dans une guerre tous azimuts et que cet événement pourrait se produire plus tôt qu’on ne le pensait.
L’armée israélienne va héberger dans les prochaines semaines le plus important test de systèmes de missiles réalisé conjointement par les deux pays. Après l’installation de troupes américaines près du détroit d’Ormuz, voisin de l’Iran, et le renforcement des pays limitrophes avec des armes américaines, les autorités de Téhéran envisagent que tout ceci ne soit pas de simples manoeuvres mais le prélude de quelque chose de beaucoup plus important.
Dans les tests prévus, le THAAD [Theater High Altitude Area Defense], le système antimissile américain sera géré par le système Aegis à partir de navires, conjointement avec le système Israël basé sur les missiles Arrow, Patriot et Iron Drone.
Des responsables militaires israéliens disent que les tests ont été planifiés avant les épisodes récents impliquant les Etats-Unis et l’Iran. La préoccupation, cependant, est liée au fait que ces manoeuvres nécessitent le déploiement de milliers de soldats américains en Israël.
Le Jerusalem Post cite le commandant américain lieutenant-général Frank Gorenc disant que le test n’est pas seulement un « exercice », mais aussi un « déploiement » qui impliquera « plusieurs milliers de soldats américains ». En outre, des postes de commandement seront établies par les forces américaines en Israël et l’armée israélienne elle-même commencera à opérer à partir d’une base en Allemagne.
En septembre, le Commandement américain en Europe a construit un système de radar en Israël.
L’Amérique a préalablement équipé l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis avec de nouvelles armes afin de ruiner toute éventualité d’un programme d’arme nucléaire iranienne. Les États-Unis ont maintenant ajouté des forces en Israël et en Allemagne, et Téhéran craint que ce soit un signe que ce ne soit pas qu’un test.
Russia Today a rapporté la semaine dernière que les États-Unis vont l’Arabie Saoudite pour 30 milliards d’avions de guerre F-15, dans le cadre d’un accord qui intervient peu après que Washington ait mis au point un contrat avec Dubaï pour fournir des « bunker buster » aux Emirats Arabes Unis (des bombes qui pourraient détruire les souterrains hébergeant des activités nucléaires dans l’Iran voisin).
Depuis la capture par l’Iran d’un drone américain espion, les tensions ont dégénéré entre les deux nations. Après les menaces d’embargo total sur le pétrole iranien, l’Iran a répliqué en menaçant de fermer le détroit d’Ormuz, une voie essentielle pour le commerce du pétrole à destination des Etats-Unis. Quinze mille marines supplémentaires ont été envoyés dans la région.
La comédie d’une reprise de pourparlers à Amman [Jordanie] entre dirigeants israéliens et dirigeants palestiniens de l’autorité de Ramallah, ces jours-ci relève très probablement d’une volonté de désamorcer d’éventuels regains de tension en Palestine occupée, évitant ainsi à Israël l’ouverture d’un nouveau front au moment où il va attaquer l’Iran. La complaisance des dirigeants de Ramallah à rentrer dans cette combine américano-israélienne n’est en rien une surprise... N.d.T

vendredi 6 janvier 2012
Russia Today


La Maison Blanche s’acharne.

A peine la visite du chef de la diplomatie turque Ahmet Davutoglu, en Iran achevée, le sous-secrétaire d'Etat américain, William Burns s'est empressé à se rendre lundi, à Ankara pour débattre avec les responsables turcs de l'Iran ainsi que de la situation en Irak et en Syrie. Washington prétend que la visite avait été programmé à l'avance, pourtant certains médias de la région insistent que c'était pour convaincre les responsables d'Ankara à être sur les mêmes longueurs d’onde que la Maison Blanche vis-à-vis de l’Iran, que Burns a effectué cette visite. Rappelons qu'à l'issue de sa visite en Iran, le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu a annoncé que les négociations Iran/5+1 sur les activités nucléaires iraniennes, se reprendront bientôt, sur le sol turc. Il semble donc naturel qu'un responsable américain se précipite pour aller persuader les autorités turques de changer de position. Il est vrai que la Maison Blanche n'a un seul instant hésité, depuis la victoire de la Révolution islamique, d'œuvrer pour affaiblir la Révolution, ne lésinant sur rien, tout au long de ces trois dernières décennies, pour entraver les progrès scientifiques et les succès de l'Iran, via sanctions, intimidations ou pressions qui ont, pourtant, été considérées comme une opportunité pour assurer davantage le progrès scientifique et technique du pays. Les sanctions américaines ont en effet encouragé les savants iraniens à profiter et utiliser leur savoir et atteindre les progrès notables dans divers domaine de la science, nucléaire, pétrole ou industrie. L'Iran a accédé à l'énergie nucléaire pour subvenir à ses besoins en matière civil, Washington cherche toutefois à faire suggérer aux nations de la région que la RII vise des objectifs militaires dans le sens d'un prétendu militarisme dans la région. Voisine de l'Iran, la Turquie ne s’est jamais laissé influencer par les politiques américaines qui consistait à porter préjudice aux relations irano-turques. S'inscrit dans le même cadre, la visite actuelle de Burns en Turquie.

10/01/2012

IRIB -


L'administration Obama pourrait envisager des sanctions contre la banque centrale iranienne.

De hauts responsables de l'administration Obama ont indiqué jeudi que celle-ci pourrait soutenir "en temps utile" des sanctions contre la banque centrale iranienne, tout en mettant le Congrès en garde contre les risques d'une telle mesure.
Une telle initiative devrait être "bien conçue et bien ciblée", a souligné lors d'une audition au Sénat Wendy Sherman, directrice politique du département d'Etat.
Les chefs des deux partis de la Chambre des représentants ont réclamé à l'administration Obama de sanctionner la banque centrale d'Iran afin de perturber le programme nucléaire de Téhéran, selon le texte d'une lettre au président Barack Obama rendue publique le 18 novembre. (AIEA) qui vient d'étayer les soupçons des Occidentaux selon lesquels Téhéran, malgré ses démentis, a travaillé à la fabrication d'une arme atomique.

L'UE a en outre "décidé de travailler sur des sanctions plus dures et sans précédent sur les secteurs financier et pétrolier", a annoncé le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé.

Une déclaration évoque la préparation de nouvelles mesures contre "le système financier iranien, le secteur des transports, de l'énergie" ainsi que "contre la Garde iranienne révolutionnaire et d'autres secteurs" pour la prochaine réunion des ministres de l'UE le 30 janvier 2012.

La formulation trouvée est "assez vague" pour continuer à travailler sur un embargo pétrolier, une option soutenue par l'Allemagne et la France notamment, mais qui se heurte aux réticences de certains Etats dépendant du pétrole iranien, a expliqué un diplomate européen.

"La Grèce a émis un certain nombre de réserves", a reconnu M. Juppé. Tout en promettant d'en tenir compte, il a jugé "tout à fait possible" de "travailler avec les différents partenaires pour que l'interruption des livraisons de l'Iran puisse être compensée par l'augmentation de la production dans d'autres pays".

L'UE a importé 5,8% de son pétrole brut d'Iran, soit 30,3 millions de tonnes en 2010, indique la Commission européenne. L'essentiel --un bon tiers-- va à l'Italie, suivie de l'Espagne, la Belgique et la Grèce.

Le brut iranien représente 14,6% des importations en Espagne, 14% en Grèce, 13,1% en Italie.

Tout en s'y disant favorable, le Suédois Carl Bildt s'est interrogé sur "l'impact" réel de la mesure qui ne concernerait pas la Chine, principal client de l'Iran.

Les Européens redoutent aussi une possible une hausse des prix du pétrole et donc des recettes de l'Iran.

Selon l'agence Fitch, l'embargo n'affecterait que peu BP, Shell, Total ou Eni, qui profiteront au final d'une hausse des cours.

Outre l'embargo pétrolier, l'UE a mis dans sa ligne de mire la Banque centrale iranienne, ainsi que la banque Tejarat, qui a des filiales au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, ainsi qu'en Chine, aux Emirats Arabes unis et au Tadjikistan, selon un diplomate.

L'offre de négociation du groupe des 5+1 est toujours sur la table, a affirmé la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton en déplorant toujours attendre une réponse à sa dernière lettre.

Israël a pour sa part exclu "à l'heure actuelle" une attaque contre les installations nucléaires iraniennes en guise de rétorsion.

Le saccage mardi de la chancellerie britannique dans la capitale iranienne a jeté de l'huile sur le feu.

L'UE s'est dite "outragée" par ce qu'elle considère comme une action "contre l'ensemble de l'UE" et a évoqué des "mesures appropriées en réponse".

En solidarité avec Londres qui a fermé son ambassade, "nous avons décidé de coordonner nos décisions de rappel de nos ambassadeurs", a expliqué Alain Juppé.

Paris, Amsterdam et Berlin l'ont déjà fait. Et Rome a dit "examiner" cette possibilité.

Ces décisions témoignent de "l'isolement croissant" de l'Iran, ont commenté les Etats-Unis.

http://geo.yahoo.com/serv?s=97490468/grpId=13966425/grpspId=2123802191/msgId=43521/stime=1322829033


Voltairenet : Racisme, guerre secrète, assassinat et torture au programme de la politique étrangère des candidats républicains.

A l’approche de l’ouverture des primaires, les sept candidats en lice pour l’investiture républicaine se livrent à une surenchère néoconservatrice en matière de politique internationale. État des lieux.

Mitt Romney, numéro deux selon les sondages et considéré comme l’un des plus modérés des candidats, a appelé à « passer aux actions secrètes à l’intérieur de la Syrie pour obtenir un changement de régime ».

Rick Santorum, ancien sénateur de Pensylvanie, a estimé que la récente explosion d’un dépôt de missiles iranien était l’œuvre de Washington et averti qu’il poursuivrait dans cette voie s’il s’installe à la Maison-Blanche, avant de plaider pour des assassinats ciblés : « Tout savant étranger travaillant en Iran pour le programme nucléaire sera considéré comme un combattant ennemi et sera promis, (...) tout comme Oussama ben Laden, à l’ élimination. Des savants ont été retrouvés morts en Russie et en Iran. Il y a eu des virus informatiques. Il y a des problèmes dans ces installations. J’espère que les États-Unis sont impliqués », a-t-il dit.

L’égérie du Tea Party, Michele Bachman, a quant à elle jugé que la pratique de la simulation de noyade devait être reprise. Le président Obama avait mis fin à cette forme de torture à son arrivée au pouvoir début 2009.

Le gouverneur du Texas Rick Perry a déclaré devant laRepublican Jewish Coalition que « toutes nos lois émanaient de la Torah » et a estimé que les États-Unis devraient aider Israël à attaquer l’Iran.

La palme de la rhétorique néoconservatrice revient sans conteste à l’actuel favori des sondages, Newt Gingrich. Ce dernier a confirmé ses positions après ses commentaires controversés sur les Palestiniens, qualifiant ce peuple « inventé » de « terroriste » lors d’un débat à Des Moines.

Il a promit de financer « tous les groupes dissidents en Iran » et de saboter la plus grande raffinerie du pays.

Il a aussi reproché au département d’État actuel de « procéder au désarmement moral de la tradition judéo-chrétienne » tout en promettant la nomination du néo-conservateur John Bolton à sa tête à la place de Hilary Clinton.

L’ancien président de la Chambre des représentants déclare que s’il devenait président des États-Unis, il envisagerait d’être très proche, « de plusieurs façons », de Benyamin Nétanyahou, l’actuel Premier ministre israélien. « Bibi est un dur à cuire. Il place la sécurité d’Israël en premier », dit-il.

Enfin M. Gingrisch veut demander au Congrès de redonner leur « liberté » aux services de renseignement étasuniens, suggérant ainsi de revenir sur l’interdiction actuelle d’assassiner les dirigeants en exercice des États qui s’opposent à la politique impériale.

Au-delà de l’habituelle rhétorique sioniste et anti-iranienne qui vise à s’attirer les faveurs du puissant lobby pro-israélien, ce qui ressort de ces déclarations c’est que désormais les candidats à la Maison-Blanche assument ouvertement la dimension criminelle de la politique étrangère des États-unis d’Amérique.

http://www.voltairenet.org/Racisme-guerre-secrete-assassinat


Dans les coulisses et au sénat

Panetta : L'Iran ne fabrique pas la bombe atomique. 

"En dépit de certains verbiages, l'Iran n'est pas en train de fabriquer la bombe atomique", a estimé le secrétaire américain à la Défense, Léon Panetta. Dimanche, le secrétaire à la Défense a affirmé, au cours d'un entretien accordé à CBS : "Sont-ils (les Iraniens) en train de développer une arme nucléaire ? Non.

Mais nous savons qu'ils tentent de développer une capacité nucléaire et cela nous préoccupe", a-t-il confié. "Le programme nucléaire iranien, à des fins civiles,  peut lui permettre d'atteindre le seuil suffisant; pour décider de construire une arme nucléaire; si l'Iran le voulait", a-t-il ajouté.

09/01/2012

IRIB


Sur le terrain

Timothy Geithner a quitté bredouille la Chine  

 Le Secrétaire américain au trésor, Timothy Geithner qui s'était rendu en Chine pour convaincre les autorités chinoises de cesser leur soutien à l'Iran, a reçu une fin de non-recevoir de la part des autorités chinoises et a quitté bredouille Pékin. Un haut responsable chinois a déclaré que son pays préférait la solution négocie et diplomatique de la question du nucléaire iranien à toute autre option. Geithner s'est rendu, au Japon pour s'entretenir avec les autorités nippones des sanctions contre l'Iran.

12/01/2012

IRIB 



3) Politiqued'Israël

Préparation à la Guerre.

Contre l’Iran, le Mossad a renforcé ses infiltrations chez les Kurdes d’Irak

 

 

"Anticipant un retrait militaire américain d’Irak, le Mossad israélien a renforcé sa présence ces derniers mois dans les provinces kurdes du nord du pays, limitrophes de l’Iran", a rapporté le quotidien français "Le Figaro" citant une source française bien informée au Moyen-Orient.

"Les agents du Mossad ou d’anciens militaires israéliens entraînent discrètement les forces de sécurité kurdes. Mais ces dernières années, avec une menace nucléaire iranienne de plus en plus pressante, l’Etat hébreu s’est surtout servi du Kurdistan comme d’une base à partir de laquelle ses agents pouvaient recruter des opposants kurdes iraniens réfugiés dans le secteur, avant de les envoyer en mission de l’autre côté de la frontière en Iran", a dévoilé le reporter du Figaro et spécialiste du Moyen-Orient, Georges Malbrunot dans un article.

"Les services de renseignements français présents en Irak ont été mis au courant de ce renforcement de la présence des agents israéliens auprès des Kurdes", ajoute-t-il.

Selon Malbrunot, la collaboration entre le Mossad et les services de renseignements kurdes d’Irak n’est pas nouvelle.

"La collaboration entre les services de renseignements kurdes et israéliens était assez forte sous le Shah, avant de connaître un ralentissement à l’avènement de la République islamique d’Iran en 1979", a-t-il souligné.

"Mais profitant de l’invasion américaine de l’Irak en 2003, les espions israéliens ont de nouveau infiltré les régions kurdes du nord de l’Irak, avec l’aval des autorités locales, en particulier de Massoud Barzani, le chef de la région kurde autonome", a-t-il dit.

Le journaliste a également évoqué une implication de ces agents kurdes pro israéliens infiltrés en Iran dans la mort du scientifique iranien tombé en martyr dans un explosion à Téhéran.

"Difficile de dire si Mostapha Ahmadi Roshan, cet ingénieur nucléaire iranien tué dans l’explosion d’une bombe ce matin près d’une université à l’est de Téhéran, l’a été grâce à des informations fournies par un de ces agents kurdes pro israéliens infiltrés en Iran", a-t-il poursuivi.

"Mais le modus operandi de l’attentat en rappelle d’autres, jamais revendiqués bien sûr par Israël, mais qui, pour les spécialistes, portent la marque du Mossad. Ce faisant, l’Etat hébreu reste fidèle à une tradition qui consiste à éliminer ses ennemis, avant qu'ils ne portent atteinte à sa sécurité", a-t-il conclu.
moqawama.org



4 Les organisations mondiales

1 AIEA (Onu)

IRIB : Le Synday Times publie les détails de l’assassinat de Roshan. 

Le Sunday Times a publié lundi un rapport confirmant que les agents du Mossad étaient derrière l'assassinat du scientifique nucléaire iranien Mostafa Ahmadi-Roshan. 
Selon le rapport, l'assassinat de Roshan était similaire aux scénarios vus dans les "films d'espionnage". « La planification de l’attaque a duré plusieurs mois, y compris une surveillance intensive et une collecte de renseignements ».
Citant des sources israéliennes, le Sunday Times a indiqué que cet assassinat était un prélude à une attaque militaire, puisqu’il rendrait plus difficile la reconstruction des installations nucléaires, qui devraient être bombardées.
Par ailleurs, de petits groupes des agents du Mossad ont longuement  observé des zones clés à Téhéran, jugées pertinentes à l'assassinat de Roshan, a révélé le quotidien israélien Haaretz.
"Il y a une tolérance zéro pour les erreurs. Evidemment, chaque échec expose non seulement les agents au danger, mais aussi il crée des risques de provoquer un scandale international", a ajouté la source israélienne au Sunday Times.
Le journal basé à Londres a en outre présenté des détails sur l'assassinat, affirmant que le scientifique en question, 32 ans, a été contrôlé à partir d'une salle d’opération proche de sa maison, alors qu'il se préparait à aller au travail.
Pendant ce temps, d’autres agents du Mossad contrôlaient l’accès au site nucléaire du centre de Téhéran, à un kilomètre seulement du lieu de l’assassinat.
« Le chauffeur de la voiture accompagnant le scientifique martyr avait examiné le véhicule de type Peugeot 405. Et vers 8h du matin, un agent sur place a informé son équipe que le scientifique nucléaire est parti. C’est alors que le commandant du groupe  a donné son ordre final à des agents qui attendaient le passage du scientifique dans un garage caché ». 
Selon la même source, les agents ont détecté la voiture du scientifique à 8h20, et après s’être assurés de son identité, un motard de l’équipe a collé une bombe magnétique sur sa voiture qui a explosé en 9 secondes, provoquant la mort de Roshan et du chauffeur ».
Le rapport fait état d’activité inhabituelle dans la zone de l’assassinat : « Les agents du Mossad ont observé un grand nombre de véhicules et des gens qui accourent, au milieu d’une présence policière massive. L’un des agents qui espionnait les communications entre la police de Téhéran et les forces de sécurité a rapporté qu’il y avait une activité inhabituelle dans la région, mais que le calme a été réinstauré peu de temps après », rapporte le Sunday Times.
Campagne estudiantine en réponse à l’assassinat de Roshan :
En réaction à l’assassinat du scientifique Ahmadi