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08/03/2010

n°513 - Journal de Palestine - 14-02 au 08-03 :- Début :- : Stocker les munitions américaines en Israël : Israël" n'a pas l'intention d'utiliser cet arsenal, sauf en cas d'urgence...

n°513  - Journal de Palestine - 14-02  au  08-03  :- Début  :- : Stocker les munitions américaines en Israël : Israël" n'a pas l'intention d'utiliser cet arsenal, sauf en cas d'urgence...



          Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

     Sa diffusion est un acte de résistance.

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine 

n°513                       14-02  au  08-03

C.De Broeder      &  M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

                                                  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

 



Sommaire

Tiré à part

Stocker les munitions américaines en Israël : Israël" n'a pas l'intention d'utiliser cet arsenal, sauf en cas d'urgence...

Israël: l'armée de l'air intègre un drone géant à long rayon d'action.

Electroniq Intifada : Martin Kramer appelle à des mesures pour réduire les naissances Palestiniennes.

Leila Mazboudi : Tsahal à court de soldats ??

Les forces israéliennes d'occupation ont avancé sur plusieurs axes à Gaza.

L’armée israélienne a kidnappé 150 Palestiniens en 2 jours.

Chatta / R. Bittar : Ismaïl Hania appelle à une nouvelle Intifada.

Le Hamas appelle l'Europe à considérer l'occupation israélienne comme "une entité terroriste".

Paroles & actions du président cette semaine ...

Le président a nommé un émissaire spécial auprès de l'OCI.

1 Résistance

Détails par région:

2 Décompte des pertes humaines

Suite

3 Politique

Politique Palestinienne

Politique Israélienne

Fin

4 Politique internationale des territoires occupés 

Pièce jointe  (sur demande)

Jihad Mansour : Erreurs courantes de militants et quelques propositions pour les rectifier.

Michel Staszewski - Israël-Palestine : Une paix juste passe par le rejet de tous les racismes.

 

 



06 au 08-03: Peuple Palestinien : 3 tués   -  15 blessés

                     Occupants              :  1 tué      -   0 blessé



Tiré a part

Stocker les munitions américaines en Israël : Israël" n'a pas l'intention d'utiliser cet arsenal, sauf en cas d'urgence...

Les Etats-Unis entendent stocker, après leur retrait d'Irak, un nombre de leurs équipements et armes en Palestine occupée, c'est ce qu'a révélé, jeudi le journal israélien, The Jerusalem Post, dans un article intitulé: Washington donnerait à "Israël" ses armes en Irak.  
Citant des responsables israéliens, le journal a rapporté qu'"Israël" n'a pas l'intention d'utiliser cet arsenal américain, sauf en cas d'urgence, avançant comme exemple la guerre israélienne contre le Liban en 2006.
Selon cette même source, des responsables militaires du Pentagone ont effectué une visite secrète en "Israël", et se sont notamment entretenus, avec de hauts dirigeants israéliens sur la possibilité de stocker une partie des munitions américaines en "Israël", et ce, après le retrait américain prévu d'Irak.
Il s'agit de munitions, de véhicules blindés, de l'artillerie et d'armes capables d'intercepter les missiles et les roquettes, a affirmé un haut responsable israélien, cité par Jérusalem Post.
Notons que ces informations convergent avec un article publié en janvier par l’hebdomadaire Américain Defense News. Selon cet article, rédigé par Barbara Opall-Rome, correspondante Israélienne du magazine, l’armée américaine doublera, à  $800 millions, la valeur de ses équipements militaires d’urgence stockée en "Israel".  
L'accord, qui selon un haut responsable du Pentagone reflète l'engagement continu de l'administration Obama envers la sécurité d'"Israël", a été signé par le Brigadier General, Ofer Wolf, chargé du département de la technologie et de la logistique dans l'armée israélienne, et par l’Amiral Andy Brown, directeur de la logistique du Commandement US en Europe. 
Barbara Opall-Rome a ajouté que c'est la phase finale d'un processus qui a commencé depuis une année pour déterminer le type et la quantité d'armes et de munitions Américaines à stocker en "Israël", tout en permettant aux alliés des Américains de se servir de cet arsenal en cas d'urgence.  
Les stocks israéliens en munitions aériennes et d'artillerie ont été épuisés pendant la guerre israélienne contre le Liban en 2006, atteignant des niveaux dangereusement bas, selon l'armée israélienne.

13/02

 

Israël: l'armée de l'air intègre un drone géant à long rayon d'action

L'armée de l'air israélienne a intégré dimanche dans ses escadrilles un drone géant à long rayon d'action qui constitue "une percée technologique", a indiqué un communiqué militaire.

"La mise au point de cet appareil constitue un nouveau tournant très important dans le développement des avions sans pilote", a estimé le chef de l'armée de l'air israélienne, le général Ido Nehustan, cité par le communiqué.

Baptisé Eytan ("fort" en hébreu), ce drone est le fruit d'une dizaine d'années de travaux de recherches réalisés conjointement par les Industries aérospatiales d'Israël (Israel Aircraft Industries - IAI) et l'Armée de l'air israélienne.

Long de 24 mètres, il a une envergure de 26 mètres, comparable à un Boeing 737. Il pèse 4,5 tonnes et possède une autonomie de vol de plus de 24 heures qui lui permet notamment de survoler l'Iran...

Doté de caméras, radars et équipements électroniques ultra-performants, cet avion sans pilote peut voler à 13.000 mètres d'altitude et transporter une charge utile d'une tonne.

L'armée israélienne a été un précurseur dans l'emploi des drones, que les IAI ont commencé à mettre au point dans les années 1970.

 21 février

http://www.romandie.com/infos/News2/100221184721.e4k95ox4...

 

Electroniq Intifada : Martin Kramer appelle à des mesures pour réduire les naissances Palestiniennes.

Martin Kramer, employé dans le  'Centre Météorologique pour les Affaires Internationales' de l'Université de Harvard,  a appelé "l'Ouest" à prendre des mesures pour réduire les naissances des Palestiniens, une proposition qui paraît rencontrer la définition légale internationale d'un appel au génocide.

Kramer, qui est aussi un homme de l'influent Institut de Washington pour la Politique du Proche-Orient (IWPPO), a lancé cet appel tôt ce mois-ci dans un discours à la Conférence Herzliya d'Israël, une vidéo de celui-ci est posté sur son blog ("Jeunes hommes superflus", le 7 février 2010).
Dans le discours Kramer a rejeté les visions communes que la "radicalisation" Islamique est causé par les politiques Américaines telles que la sympathie pour Israël, ou l'appui des dictatures despotiques, et a affirmé que c'était inhérent à la démographie des sociétés Musulmanes comme le Yemen, l'Irak, l'Afghanistan et
la Bande de Gaza occupée par les Israéliens.

Trop d'enfants, a-t-il soutenu, mènent à trop de "jeunes hommes superflus" qui ensuite deviennent des radicaux violents.
Kramer a proposé que le nombre d'enfants Palestiniens nés dans
la Bande de Gaza devrait être délibérément réduit, et a prétendu que cela "se passerait plus vite si l'Ouest arrête de fournir des subventions pro-natales aux Palestiniens avec le statut de réfugié".
Dû au blocage Israélien, la grande majorité des Palestiniens à Gaza sont maintenant dépendants de l'aide en nourriture des Nations Unies. Ni les Nations Unies, ni aucune autre agence, fournissent
la Palestine avec spécialement "des subventions pro-natales".

Kramer est apparu comme assimilant n'importe quelle assistance humanitaire à tout ce qui pousse les Palestiniens à se reproduire.
Il a ajouté, "Les sanctions actuelles d'Israël sur Gaza ont un but politique - miner le régime du Hamas - mais s'ils cassent aussi la croissance emballée de la population de Gaza, et il y a une certaine preuve qu'ils l'ont, cela pourrait commencer à casser la culture du martyre qui demande un approvisionnement constant de jeunes hommes superflus."

Ceci, a-t-il clamé, traiterait le problème de la radicalisation Islamique "à son origine".
La 
des Nations Unies de 1948, créée dans le sillage de l'holocauste Nazie, définit un génocide comme incluant des mesures "résolues à empêcher les naissances internes" à un spécifique "groupe national, ethnique, racial ou religieux".

Le Centre Météorologique de Harvard se décrit comme "le plus grand centre de recherche international à l'intérieur de la Faculté de Harvard des Arts et des Sciences".

En plus de ses positions à Harvard et au IWPPO, Kramer est le "président-désigné" du Collège Shalem à Jérusalem, une institution de droite Sioniste qui aspire à être le "Collège du Peuple Juif".

Des porte-paroles pro-Israël des Etats-Unis participent souvent à la Conférence Herzliya, un rassemblement annuel influent de l'établissement politique et militaire d'Israël. La conférence de cette année a été aussi assistée par le chroniqueur du New York Times Thomas Friedman et, une première pour un représentant Palestinien, par Salam Fayyad, convenu Premier Ministre de l'Autorité Palestinienne basée à Ramallah.
L'appel de Kramer pour empêcher les naissances Palestiniennes reflète une inquiétude Israélienne et Sioniste de longue date à propos d'une soi-disant "menace démographique" pour Israël, comme les Palestiniens sont sur le point de dépasser en nombre les Juifs Israéliens à la fois à l'intérieur d'Israël et des Territoires Palestiniens occupés.
Une vision raciste tellement extrême a été diffusée à
la Conférence Herzliya dans le passé.

En 2003, par exemple, D.Yitzhak Ravid, un expert en armements du gouvernement Israélien, a appelé Israël à "implanter une politique de planning familial rigoureuse envers la population Musulmane", en référence aux 1.5 millions de Palestiniens citoyens d'Israël.

Ecrit par Electroniq Intifada /
Source: Electronic Intifada, 22 février 2010, http://electronicintifada.net/v2/article11091.shtml
Traduction : Monique Poupon

http://french.pnn.ps/index.php?option=com_content&task=view&id=4572

 

Leila Mazboudi : Tsahal à court de soldats ??

L'armée israélienne risque de manquer de soldats. La tendance se confirme au fur et à mesure que tous les moyens utilisés par sa direction se révèlent inefficaces pour persuader la jeunesse israélienne de s'enrôler dans cette institution considérée  être  le pilier de l'entité sioniste.
De mois en moins d'Israéliens semblent être motivés pour servir dans l'armée.

Selon le département des ressources humaines de l'armée israélienne, il faut s'attendre durant la décennie en cours, à une baisse de 40% des recrues, et donc à des conséquences désastreuses si la tendance se confirme au même rythme.

En mars 2009, le site pro israélien Israel Valley avait sonné l'alarme, estimant à quelques  26% les jeunes Israéliens qui n'ont pas effectué leur service militaire obligatoire en 2008, contre 18% il y une décennie.
Et précisant que 44% des jeunes Israéliennes ont échappé à leurs obligations militaires, en 2008.

Le département des ressources humaines de Tsahal explique ces taux particulièrement élevés et qui s’accroissent d’année en année par le nombre plus important d’exemptions accordées aux hommes qui souhaitent étudier en yeshiva et par le nombre de jeunes filles qui se déclarent religieuses pratiquantes.

Actuellement une campagne de sensibilisation est en cours. Elle prend  particulièrement pour cible les écoliers.
Sachant que" l'armée du peuple" est le titre donné à cette institution militaire, les promoteurs de la campagne voudraient incruster dans les esprits que ce peuple ne peut survivre sans son armée.

A cet égard, des dizaines d'officiers se rendent fréquemment vers des établissements scolaires pour rencontrer les nouvelles générations et les inciter à effectuer leur service militaire, mentionne la télévision israélienne.

Selon le général de réserve D. Tseffica Bercay, "il s'agit de tenter d'opérer une sinergie entre les différents secteurs, ceux de l'éducation, de l'armée et du ministère de la Defense pour parvenir à associer tous ceux qui peuvent influencer les jeunes et atteindre des résultats meilleurs".

D'après la commandante des recrues, Noa Zeltser , il faut faire comprendre aux jeunes que " sans l'armée, ils ne seront plus là, et les inciter à conclure que c'est désormais leur tour:" Parfois, ça ne marche pas; alors  nous essayons de retirer les jeunes des endroits où on leur met en cause l'utilité du service militaire et ses acquis", ajoute-t-elle.

Des pressions sont également exercées sur ceux qui se désistent, pour les en dissuader.
" il y a la possibilité de prendre des mesures de rétorsion à l'encontre de  ceux qui ont tendance à ne pas faire leur service militaire, en faveur des recrues, pour pousser les jeunes à l'enrôlement", révèle Barcay, pronant la manière forte.

Contrairement au commandant de la marine israélienne, le général Mozhé Zana, selon lequel il faut plutôt " parler à ceux qui refusent de s'enrôler dans l'armée et écouter leur appréhensions".

Le chef d'état major israélien Gabi Ashkénazi avait pourtant pris des mesures pour contrer les tentatives de fuite du  service militaire, en adoptant  des mesures sévères au niveau matériel et moral.

Depuis, des sources militaires israéliennes ont évoqué une hausse spectaculaire des recrues. Oui, certes, mais parmi les Bédouins!

Leila Mazboudi

24 février

Source : Al Manar
http://www.almanar.com.lb/...

 

Les forces israéliennes d'occupation ont avancé sur plusieurs axes à Gaza.

A l’aube de vendredi 12 février 2010, les forces israéliennes d'occupation ont avancé sur plusieurs axes à Gaza. La résistance palestinienne leur a fait face.

Elles ont bombardé l’est du camp de réfugiés palestiniens d’Al-Maghazi, au milieu de la bande de Gaza. Elles ont également bombardé la zone proche de Bostan Abou Mattoui, sous des tirs denses de quatre hélicoptères militaires.

Les hommes de la résistance palestinienne ont pu viser une patrouille de l’occupation israélienne, à l’est de la zone Faouz Abou Qaddoum, avec un obus antichar et trois obus de mortier.

Et dans la région de Dir Al-Balah, la résistance palestinienne a frappé une force sioniste.

12-02

FLASH GAZA - LIBAN

 http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=124285&language=fr

 

L’armée israélienne a kidnappé 150 Palestiniens en 2 jours.

Le ministère palestinien pour les prisonniers a déclaré que les autorités israéliennes d’occupation ont intensifié récemment les enlèvements de Palestiniens dans les différentes parties en Cisjordanie, à Jérusalem et dans la bande de Gaza. Plus de 150 habitants ont été enlevés au cours des deux derniers jours.

Riyad Al-Ashqar, directeur du département de l’information dans le ministère, a déclaré que les forces israéliennes d’occupation avaient enlevé environ 100 jeunes, hommes et enfants alors qu’ils prenaient d’assaut le camp de réfugiés de Shufat au nord de Jérusalem, dans une opération militaire barbare et la plus violente depuis des années. Cette attaque a débuté il y a deux jours et elle est toujours en cours.

Les autorités israéliennes d’occupation ont utilisé pour cette opération un grand nombre de soldats, des chiens policiers et des hélicoptères. Les personnes enlevées ont été emmenées vers des centres de détention. Des dizaines de personnes sont « soumises à une enquête » sous prétexte qu’elles étaient « recherchées », selon le porte-parole de la police des forces d’occupation.

Al-Ashqar a souligné que parmi les personnes enlevées se trouvaient 15 civils palestiniens de la bande de Gaza, enlevés après un raid mené par un certain nombre de soldats israéliens appuyés par des jeeps militaires et des bulldozers au nord de la zone libérée « Dugit » à l’ouest de la ville de Beit Lahia.

Les forces d’occupation ont détruit des terres agricoles, encerclant des enfants, des femmes et des adolescents qui ramassaient du gravier et des gravats - utilisés pour reconstruire ce qui avait été détruit durant l’attaque récente d’Israël contre la bande de Gaza - et qu’ils ont ensuite emmenés vers une destination inconnue de l’autre côté de la frontière.

On trouve aussi parmi les personnes enlevées 38 personnes de Cisjordanie, dont 15 enfants du camp de réfugiés d’Al-Jalazoun à Ramallah, les plus jeunes d’entre eux étant : Hussein Dib Hraikp, âgé de 15 ans et Nasr Kamal Hraikp, de 15 ans également. Six autres personnes ont été enlevées dans le village d’Al-Khalajan dans le district de Jénine.

D’autre part, le tribunal militaire de Salem près de Jénine, a renouvelé pour la quatorzième fois consécutive la détention de la prisonnière Sanabel Nabigh Suliman Brake, âgée de 19 ans et venant de Naplouse. Elle est emprisonnée depuis le 22 septembre 2008.

Les tribunaux israéliens ont renouvelé également la détention de Mme Montaha al-Tawil, âgée de 45 ans - dont le mari est le maire d’El-Bireh - et qui a été enlevée après que les Israéliens aient fait irruption dans sa maison il y a de cela trois jours.

Le ministère a lancé un appel aux organisations internationales pour une intervention immédiate afin de protéger le peuple palestinien désarmé, faire cesser les transgressions du droit international par les forces d’occupation, et faire pression sur Israël pour qu’il arrête les arrestations quotidiennes contre les Palestiniens.

13 février

The Palestine Telegraph

- Vous pouvez consulter cet article à : http://www.paltelegraph.com/palesti...
Traduction : Info-Palestine.net

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=8172

 

A. Chatta / R. Bittar : Ismaïl Hania appelle à une nouvelle Intifada…

pour réagir à la confiscation israélienne des terres et des lieux saints palestiniens.

M. Ismaïl Hania, chef du gouvernement palestinien limogé, a appelé à une nouvelle Intifada populaire pour faire face aux crimes israéliens contre le peuple palestinien, à la confiscation des terres et des lieux saints palestiniens occupés et à leur inscription comme des sites antiques israéliens.

Dans une allocution prononcée au cours d'un Sit-in organisé par le conseil législatif palestinien pour condamner la décision israélienne de l'inscription d'al-Haram al-Ibrahimi et de la mosquée de Bilal Ben Rabah sur la liste du patrimoine israélien, M. Hania a indiqué que cette décision est une action agressive très grave et une violation flagrante de toutes les chartes internationales, soulignant que cette décision a besoin d'une réaction pratique par les Palestiniens contre l'occupant israélien.

M. Hania a appelé les deux nations arabe et islamique et la communauté internationale à agir rapidement pour mettre fin à l'agression israélienne et aux graves violations par l'occupant des lieux saints palestiniens à al-Qods.

Il a également appelé à suivre les dirigeants de l'occupant israélien pour leurs crimes et leurs violations à l'encontre du peuple palestinien et de sa terre.

M. Aziz Dweik, président du conseil législatif, a indiqué que son conseil va affronter l'occupant israélien, défendre les lieux saints et protéger la résistance qui fait face aux politiques israéliennes visant les lieux saints et la terres palestiniennes.

M. Jihad al-Battch, commandant au mouvement de la résistance nationale palestinienne /al-Jihad al-Islami/, a, de son côté, affirmé que l'unité palestinienne et la résistance sont la stratégie à travers laquelle il faut faire face à l'occupant israélien.

A. Chatta / R. Bittar

23 Fév

http://www.sana.sy/fra/55/2010/02/23/274837.htmnshared vid http://addthis.com

 

Le Hamas appelle l'Europe à considérer l'occupation israélienne comme "une entité terroriste".

Le Hamas a appelé les pays de l'union européenne à considérer l'occupation israélienne comme une entité terroriste, et la classer en tête des pays qui pratiquent le terrorisme international programmé et mettre en garde contre ses violations criminelles qui menacent la sécurité internationale.

"Le crime d'assassinat contre Mahmoud al-Mabhouh est très dangereux et que ses exécuteurs alliés au Mossad ont violé cruellement la souveraineté d'un pays arabe, en avertissant de la politique de deux poids deux mesures qui va perturbé la situation sécuritaire mondiale", a affirmé le Hamas en insistant sur des enquêtes internationales sérieuses et efficaces pour présenter en justice les vrais criminels et leurs dirigeants.
Le Hamas a salué, le lundi 22/2, le communiqué des ministres de l'union européenne qui ont condamné l'utilisation des passeports européens dans le crime d'assassinat d'al-Mabhouh.

"Le communiqué européen a traité convenablement le crime d'assassinat d'al-Mabhouh, c'est un pas dans le bon sens, et on espère que les enquêtes vont nous emmener vers les criminels du Mossad pour condamner explicitement l'entité sioniste et poursuivre les coupables au  niveau international", a souligné le Hamas. 
Le communiqué du Hamas a appelé toutes les institutions et organisations qui s'occupent des droits de l'homme à poursuivre les dirigeants suspects de l'occupation israélienne et les traiter comme les criminels les plus terroristes au monde.
Notons que l’Espagne, qui exerce la présidence tournante de l’Union Européenne, n’a pas caché sa «préoccupation» de l’utilisation des passeports européens par des membres présumés d’un commando israélien.

CPI

23/02

http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7vyc7GVOfihmgrpmHGkgLaGUE6B%2f5hNHZGRkSyCtZR%2bwKRCNt1Mj9nDhu0NSQpNgbrKnVCv7Ro1hQSB9yRiilkOf4Iw56CY6j7n0GP3q1XFE%3d



Paroles & actions du président cette semaine ...

Le président a nommé un émissaire spécial auprès de l'OCI.

Obama tente de rassurer le monde musulman.

Huit mois après le discours du Caire, dans lequel il avait appelé à un «nouveau départ » dans les relations entre les États-Unis et le monde musulman, Barack Obama poursuit sa politique d'ouverture à un moment où les défis sont plus importants que jamais.

Le président américain vient de nommer un émissaire à l'Organisation de la conférence islamique (OCI)

15/02

http://www.lefigaro.fr/international/



1 La lutte pour la libération dans les  territoires occupés

Résistance

22-023

Un groupe de résistants palestiniens a échappé, hier soir, le dimanche 21/2, à un bombardement qui les a ciblé dans la région de Soudania, au nord de la Bande de Gaza. Le directeur des urgences au ministère de la santé, Dr. Mouawia Hassanein, a dit que les drones sionistes ont bombardé une région vide, à Soudania, sans qu'aucune victime ne soit enregistrée.

Dans le même contexte, les vedettes militaires sionistes ont ciblé les barques des pêcheurs palestiniens dans la même région, après que les pêcheurs palestiniens ont quitté la mer. On souligne que les forces occupantes accentuent leurs escalades militaires contre les régions frontalières de la Bande de Gaza et ciblent les pêcheurs et les fermiers palestiniens.

CPI

 

Pertes des Résistants       

Bande de Gaza - Au jour le jour

11/02

Un résistant a été tué et trois Palestiniens, dont deux fillettes, ont été blessés jeudi par des tirs de l'occupation israélienne dans la bande de Gaza, selon les services d'urgence palestiniens.
Le combattant a été tué et un autre blessé quand un char israélien a ouvert le feu en direction de  l'est de la ville de Gaza, a indiqué le chef des services d'urgence, Mouawiya Hassanein.
Les services d'urgences palestiniens ont indiqué que deux fillettes, âgées de 5 et 9 ans, avaient été blessés par l'explosion d'un obus de char israélien alors qu'elles se trouvaient à l'intérieur de leur maison près du camp de réfugiés de Boureij.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=123988&language=fr

11-02

Dans un communiqué, le Hamas a annoncé qu'un de ses résistants a été tué lors d'"une mission de Jihad".
Un porte-parole militaire de l'occupation a de son côté indiqué que l'aviation israélienne avait mené jeudi un raid dans ce secteur, sans autre précision.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=123988&language=fr

19-02

Au moins trois Palestiniens ont été blessés, dont l'un grièvement, samedi matin dans le sud de la bande de Gaza lors d'échanges de tirs avec l'armée israélienne, selon les services d'urgence palestiniens.

 Deux des blessés sont membres de la branche armée du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) et le troisième appartient aux Brigades des Martyrs d'al-Aqsa, groupe lié au parti Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas, a-t-on précisé de même source sans indiquer leurs identités.

Selon des témoins, ces échanges de tirs se sont produits à l'est de la ville de Khan Younès.

http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-41744060@7-60,0.html

20/02

Au moins quatre Palestiniens ont été blessés, dont deux grièvement, samedi matin dans le sud de la bande de Gaza par des tirs d'hélicoptères de l'armée d'occupation israélienne, selon les services d'urgence palestiniens.
Deux des blessés sont membres de la branche armée du Front populaire de libération de
la Palestine (FPLP) et les deux autres appartiennent aux Brigades des Martyrs d'al-Aqsa, groupe armé lié au parti Fatah, selon cette source.
Des chars israéliens s'étaient infiltrés à l'est de la ville de Khan Younès et lancé des obus sur les terres agricoles des Palestiniens. Des accrochages ont alors eu lieu entre un nombre de résistants et les forces d'occupation.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=125392&language=fr

 21-02

Deux jeunes palestiniens ont été blessés dont un état grave, le samedi à l'aube 20/2, par les tirs des soldats de l'occupation dans le village de Yatta, au sud de la ville d'al Khalil.

Des sources médiatiques ont dit que les soldats qui se trouvaient sur le barrage militaire de Gamba, à l'Est de yatta, sur les frontières avec les territoires occupés en 1948, ont ouvert le feu sur une voiture utilisée par des ouvriers palestiniens qui se dirigeaient vers leurs travaux, en blessant deux jeunes palestiniens dont un état grave.

CPI

22-02

Un résistant des brigades d'al-Qassam, la branche militaire du mouvement du Hamas a été tué, alors qu'un autre a été blessé lors d'une mission de Djihad, au sud de la Bande de Gaza. CPI

CPI


Cisjordanie occupée par Israël depuis 1967 :  Au jour le jour 

20-02

Un colon a écrasé, le samedi soir, un jeune palestinien du village de Kasra, au sud de Naplouse, et a été transporté vers l'hôpital de Rafidia, à Naplouse.

CPI

20-02

Cisjordanie occupée, deux Palestiniens ont été blessés samedi matin par des tirs de soldats israéliens, selon de source hospitalière palestinienne.
Ghaleb Driss, 23 ans, a été grièvement atteint à la tête par des éclats de balle, et son frère, Sliman Driss, 25 ans, a été blessé à la main, près de Yatta, au sud-est de la ville d'al-Khalil (Hebron), selon la même source.
Les deux victimes n'étaient pas armés et voulaient se rendre en territoire occupé pour y travailler, a ajouté cette source.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=125392&language=fr


Pertes des Occupants : Au jour le jour 

20-02

Un porte-parole militaire de l'occupation a indiqué qu'un militaire israélien a été blessé jeudi dans ce même secteur par l'explosion d'un engin télécommandé.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=125392&language=fr



2 La Palestine en chiffre (Depuis le début de l'Intifada le 25 septembre 2000)


Civils & résistants tués                                                                            :  7.039

Palestiniens blessés                                                                               :  54.714

Internationaux blessés                                                                             : 192 (chiffre tout a fait minimal)

(balles réelles ou caoutchoutées, gaz lacrymogène, autres moyens)

Arrêtés     :                                                                                            :  47.733

En prison :                                                                                             : 11.800

Pacifistes en prison ou arrêtés                                                                  : 108

Autres actes           

Journalistes tués                                                                                      : 9

Journalistes blessés                                                                                :  ? + 32

Nombre de maisons palestiniennes détruites ou partiellement démolies       :  66.275

 

2-2 Occupants:

Israéliens  tués                                                                                        : 1.203

                                                                                                                ( 359 militaires/policiers)

Israéliens blessés                                                                                     : 6611


Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & XINHUANET (Chine)  



 

n°513 - Journal de Palestine - 14-02 au 08-03 :- Suite :- : Stocker les munitions américaines en Israël : Israël" n'a pas l'intention d'utiliser cet arsenal, sauf en cas d'urgence...


n°513  - Journal de Palestine - 14-02  au  08-03  :- Suite  :- : Stocker les munitions américaines en Israël : Israël" n'a pas l'intention d'utiliser cet arsenal, sauf en cas d'urgence...



          Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

     Sa diffusion est un acte de résistance.

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine 

n°513                       14-02  au  08-03

C.De Broeder      &  M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

                                                  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

 



Sommaire

3 Politique

Politique Palestinienne

Politique Israélienne

 



3 Politique

a) Politique Palestinienne

1-2 Les analyses.

Barhoum : l'occupation se prépare pour instaurer son état extrémiste.

Le porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum, a affirmé que les agressions très accentuées de l'occupation israélienne contre le camp des réfugiés palestiniens de Chaafat, au nord d'Al Qods occupée, vient dans le cadre des projets extrémistes sionistes pour serrer le contrôle sécuritaire et politique contre les palestiniens afin de les expulser de leurs maisons et établir leur état juif raciste et extrémiste.

Barhoum a déclaré, le jeudi 11/2, que l'occupation israélienne veut perturber la scène palestinienne et tente de réaliser ses objectifs criminels, en dominant le peuple palestinien sous le blocus et la continuation des agressions sauvages.

"Le black-out très honteux de l'autorité palestinienne et de la communauté internationale a encouragé les autorités occupantes sionistes de commettre ces crimes et violations très flagrantes contre les droits de l'homme, notamment au camp de Chaafat", a contesté le dirigeant du Hamas contre le silence très ferme et la complicité de la communauté internationale avec l'occupation et ses crimes affreux contre les palestiniens.

Les crimes, les violations et les escalades militaires sauvages de l'entité sioniste qui visent l'instauration d'un état terroriste, raciste et extrémiste, ainsi que la judaïsation totale d'Al Qods occupée, nécessitent une position arabe et internationale courageuse et urgente pour protéger les droits légaux palestiniens et leur question légitime.

11-02

CPI


1-3 Sur le terrain.

Arrestation d'un cameraman britannique à Gaza

Un cameraman britannique a été arrêté dimanche à Gaza, c'est ce qu'a indiqué un porte-parole du ministère de l'Intérieur du Hamas.
"Ce ressortissant britannique, Paul Martin, a été arrêté, car il est soupçonné d'atteinte à la sécurité et de violation de la loi palestinienne", a affirmé le porte-parole Ehab Ghussein, sans donner plus de précision. .

Le consulat de Grande-Bretagne à Jérusalem a confirmé l'arrestation, sans dire si ce ressortissant était journaliste.

D'après les Brigades d'Abou Rish, le journaliste était dimanche au tribunal où il témoignait au procès d'un membre des Brigades poursuivi pour avoir fourni des informations à Israël.

Le juge a ensuite ordonné l'arrestation du journaliste, et sa détention pour deux semaines, a ajouté le porte-parole des Brigades, qui s'est présenté sous son seul nom de guerre d'Abou Ahmed.

Selon Ehab Ghussein, les forces de sécurité du Hamas ont obtenu "des confessions selon lesquelles le journaliste britannique a violé la loi palestinienne et porté atteinte à la sécurité de l'Etat". Il n'a pas fourni plus de précisions

14/2

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=124569&language=fr

http://fr.news.yahoo.com/3/20100214/twl-israel-palestiniens-gaza-gb-arrestat-951b410.html


1-4 Les grandes manœuvres.

Les forces de ‘sécurité’ palestiniennes arrêtent 6 sympathisants d'Al-Qaïda en Cisjordanie.

Les forces de sécurité palestiniennes ont arrêté, pour la première fois en Cisjordanie, six sympathisants d'Al-Qaïda, a indiqué mercredi un responsable des services de sécurité palestiniens.     Le général de brigade Ibrahim Ramadan a indiqué que les six personnes avaient été arrêtées la semaine dernière près de la ville de Jénine, dans le nord de la Cisjordanie.         

Selon lui, ils suivaient un entraînement militaire mais n'avaient pas encore sélectionné des cibles à attaquer. "Ils se considèrent comme faisant partie d'Al-Qaïda mais n'avaient aucun contact avec les chefs d'Al-Qaïda à l'étranger", a-t-il précisé. "Ils avaient tous des crânes rasés et de longues barbes, et ils considèrent  que les membres du Fatah, comme du Hamas, sont des infidèles", a-t-il ajouté.        Le général Ramadan a démenti une implication des forces de sécurité israéliennes dans ces arrestations qui ont fait suite, selon lui, à une enquête sur une cache d'explosifs artisanaux découverte dans les environs de Jénine. (…)

10/02

 http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=123928&language=fr

 


1-9 Action & déclaration palestinienne contre la politique colonialiste en général

15-02

Des centaines de Palestiniens qui habitent dans les territoires occupés en 1948, ainsi que des solidaires ont organisé, le samedi 13/2, un sit-in devant le passage de Beit Hanoun, au nord de la Bande de Gaza pour condamner le blocus sioniste sévère imposé injustement contre la Bande de Gaza depuis plus de 4 ans consécutifs.

Le président de l'organisation "Choualat al-Salam", Malek Fareij a affirmé dans son discours que ce sit-in vient pour presser sur le gouvernement de l'occupation et les membres de la Knesset afin de mettre fin au blocus inhumain.

CPI


1-14 Prisons: Déclaration  et situation dans les geôles palestinienne.

10-02

Ihab al-Ghoussein, un porte-parole du ministère de l'Intérieur du Hamas, a déclaré que Mahmoud Talib avait été arrêté en lien avec plusieurs crimes, dont une vague d'explosions ayant visé des cybercafés.      

En décembre, des porte-parole de groupes extrémistes avaient affirmé dans un communiqué que Talib s'était échappé d'un centre de détention aux mains du Hamas, mais ce dernier n'avait jamais confirmé l'information.      

10/02

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=123928&language=fr

18-02

Les milices fidèles à l'ex-président de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, ont poursuivi leurs campagnes hostiles contre les cadres et partisans du mouvement Hamas en Cisjordanie occupée.

Dans un communiqué de presse, le Hamas en Cisjordanie a dit, le jeudi 18/2, que les milices d'Abbas ont enlevé 5 partisans du mouvement dans la ville de Qalqilia, Naplouse et Toulkarem.

CPI

21-02

Les milices qui appartiennent à l'ex-président de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, ont enlevé, le samedi soir 20/2, le célèbre leader au mouvement islamique, Dr. Moustafa Nachar, 49 ans, dans la ville de Naplouse.

Des témoins oculaires ont dit que les éléments des services de renseignements palestiniens dans la ville de Naplouse ont pénétré dans la maison de Nachar et ont confisqué sa carte d'identité, en l'enlevant devant sa famille.

CPI



b) Politique Israélienne

Netanyahu & Lieberman

Netanyahu

"Le maître pyromane"

La presse israélienne se montrait elle sévère avec "le maître pyromane" Benjamin Netanyahu qu'elle accuse d'avoir cédé encore une fois aux pressions de l'extrême droite et du lobby des colons.

Le quotidien de gauche Haaretz et le journal à grand tirage Yediot Aharonot assortissaient leurs critiques de caricatures du visage du Premier ministre israélien sur une boîte d'allumettes.

La décision controversée de M. Netanyahu a été vivement dénoncée par les Palestiniens et l'Organisation de la conférence islamique (OCI).

Elle a été aussi critiquée par l'ONU et la communauté internationale, les Etats-Unis mettant en garde contre des "actions provocatrices" risquant de mettre en péril le processus de paix israélo-palestinien.

Plus de 160.000 Palestiniens vivent à Hébron, une des plus grandes villes palestiniennes de Cisjordanie dont l'armée israélienne s'est en partie retirée en 1998.

AFP

26 février

http://www.romandie.com/ats/news/100226124609.ip1z206n.asp



Lieberman

Lieberman ferme la porte à l’initiative de paix américaine au Proche-Orient.

Les négociations sont « dans une phase critique », avertit la Jordanie.

Le ministre Affaires étrangères Avigdor Lieberman a estimé hier que parvenir à la paix au Moyen-Orient grâce à des compromis territoriaux était une « illusion »,

lors d'une audition devant la commission des Affaires étrangères et de la Defense de la Knesset. « Ce n'est pas une coïncidence si au cours des seize dernières années, aucun accord de paix n'a été trouvé (...) », a déclaré M. Lieberman. « Aujourd'hui, alors que le Moyen-Orient est en train de brûler, quiconque déclare que nous pouvons rapidement parvenir à un accord grâce à des concessions territoriales propage des illusions », a-t-il ajouté, alors que l'une des solutions préconisées pour mettre un terme au conflit israélo-arabe est l'échange de territoires contre la paix.
M. Lieberman a tenu ces propos le jour où la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton, en tournée dans le Golfe, a affirmé avoir « bon espoir » d'une relance cette année de « sérieuses » négociations de paix israélo-palestiniennes, en panne depuis plus d'un an. Un adjoint de l'émissaire américain pour le Proche-Orient George Mitchell, David Hale, se rendra dans les prochains jours à Ramallah, en Cisjordanie, pour rencontrer le président palestinien Mahmoud Abbas, a-t-on appris dans l'entourage de Mme Clinton.
En outre, le vice-président des États-Unis Joe Biden va se rendre début mars au Moyen-Orient pour une tournée au cours de laquelle il rencontrera les dirigeants d'Israël, de l'Autorité palestinienne, d'Égypte et de Jordanie, a annoncé hier la Maison-Blanche.
Parallèlement, le roi Abdallah de Jordanie a averti hier que les efforts de paix au Proche-Orient étaient actuellement « dans une phase critique », et mis en garde contre tout délai dans le lancement de négociations israélo-palestiniennes « sérieuses ». « La communauté internationale doit travailler de façon intensive et bien coordonnée pour résoudre ce conflit grâce à la solution à deux États, qui est la seule qui puisse apporter la paix », a déclaré le roi à des membres de J Street, un groupe de pression américain spécialisé sur le dossier israélo-palestinien, selon un communiqué du palais.

19/2
http://www.lorientlejour.com/category/M.O+et+Monde/article/647206/Lieberman_ferme_la_porte_a_l%27initiative_de_paix_americaine_au_Proche-Orient.html


2-1 Processus de paix.

Etat palestinien: Israël répond non à Kouchner.

Le ministre Français des affaires étrangères avait souhaité hier la reconnaissance d'un Etat palestinien, avant même le tracé des frontières.

Israël s'oppose à l'idée évoquée par le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner d'une reconnaissance d'un Etat palestinien avant la conclusion des négociations sur ses frontières, a indiqué dimanche 21 février un responsable israélien. "Imposer un tel semblant de solution partielle de l'extérieur va à l'encontre de l'idée même de paix", a affirmé à l'AFP un haut responsable israélien, qui a requis l'anonymat. "Accorder une telle reconnaissance alors que les dossiers du conflit ne sont pas réglés ne ferait que jeter de l'huile sur le feu. Cela ne pourrait que pousser les Palestiniens à se montrer encore plus intransigeants et à rendre ainsi tout compromis impossible", a-t-il prédit. Bernard Kouchner avait estimé qu'"on peut envisager" la proclamation et une "reconnaissance immédiate" d'un Etat palestinien avant même les négociations sur ses frontières, dans une interview samedi au Journal du Dimanche.

Les négociations sont au point mort
"La question qui se pose, en ce moment, c'est la construction d'une réalité : la France forme des policiers palestiniens, des entreprises se créent en Cisjordanie...", avait déclaré le ministre français. "Ensuite, on peut envisager la proclamation rapide d'un Etat palestinien, et sa reconnaissance immédiate par la communauté internationale, avant même la négociation sur les frontières", avait ajouté le chef de la diplomatie française. "Je serai tenté par cela (...). Je ne suis pas sûr d'être suivi, ni même d'avoir raison", avait-il également souligné.
Le Premier ministre palestinien Salam Fayyad a pour sa part déclaré son intention de donner naissance à un Etat palestinien "dans les faits et sur le terrain" en 2011, quelle que soit l'avancée des discussions avec Israël.

Les négociations de paix entre Israël et les Palestiniens sont au point mort.

Le président palestinien Mahmoud Abbas, en visite en France dimanche et lundi, a accepté le principe de discussions indirectes avec l'Etat hébreu sous l'égide des Etats-Unis. Les Palestiniens demandent que leur futur Etat soit basé sur les frontières d'avant la guerre israélo-arabe de juin 1967, avec comme capitale la partie arabe de Jérusalem, conquise et annexée par Israël.

21.02.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/proche_moyenorient/20100221.OBS7578/etat_palestinien__israel_repond_non_a_kouchner.html  2-2 Des Canons ... pas du beurre.

Livni défend l'élimination des résistants.

La chef de l'opposition en "Israël", Tzipi Livni, a défendu mardi l'élimination des soi-disant "terroristes" à l'heure où le service secret israélien du Mossad est impliqué dans l'assassinat du cadre du Hamas à Dubaï.
Pis encore,  la dirigeante du parti Kadima a appelé, lors d'une réunion à Jérusalem occupée, le monde entier à s'abstenir de critiquer de tels assassinats. 
"Il est immoral de comparer les terroristes et ceux qui luttent contre eux", selon les propres termes de Livni, qui avait été pendant quatre ans un agent du Mossad, basée un temps à Paris.
Une commission de
la Knesset a par ailleurs rejeté mardi une requête d'un député arabe de tenir un débat en séance plénière sur l'assassinat par le Mossad du cadre du Hamas Mahmoud Al-Mabhouh.
Le député Talab el-Saneh (Liste arabe Unifiée) a accusé le Mossad d'avoir commis un "acte terroriste" en tuant le responsable du Hamas.

25/2

http:///www.almanar.com.lb/newsSite/NewsDetails.aspx?id=125995&language=fr


2-3 Sur le terrain.

17 jours de manœuvres

10-02

Les forces de l'occupation ont envahi, aujourd'hui à l'aube, le mercredi 10/2, plusieurs régions de la ville de Jénine, où elles ont effectué un débarquement et des manœuvres militaires, au sud de la ville.

Des témoins oculaires ont dit que les forces occupantes ont effectué, la nuit dernière, un débarquement entre le village de Zababeda et Akaba et ont exécuté des manœuvres militaires jusqu'au matin d'aujourd'hui.

CPI

10-02

Des colons ont attaqué, le mardi soir 9/2, le village d'Eraq Bourin, au sud de la ville de Naplouse, et ont ouvert le feu de façon hasardeuse sur les maisons résidentielles, en blessant un Palestinien.

Des sources locales ont dit que des groupes de colons de la colonie "Brakha" ont ouvert le feu sur les habitants du village, de façon hasardeuse, pour terroriser les Palestiniens.

CPI

11-02

Les forces de l'occupation ont arrêté, le mercredi à l'aube 10/2, deux Palestiniens dans la ville d'al Khalil, au sud de la Cisjordanie et ont envahi les logements des étudiantes, à la faculté d'agriculture d'al-Aroub.

Des sources palestiniennes ont dit que les forces sionistes ont lancé une campagne de fouille dans ces logements.

CPI

11-02

Le Néguev –

La radio sioniste a dit que des bulldozers militaires sionistes ont rasé, le matin de mercredi 10/2, les terres agricoles des bédouins dans la région d'al-Arakib près de Rahat, au Néguev, dans les territoires palestiniens occupés en 1948.

CPI

13-02

Les forces de l'occupation israélienne ont rasé, le jeudi matin 11/2, des grandes surfaces des terres agricoles dans le village d'Athna à l'ouest de la ville d'al Khalil, et ont démoli des puits et ont confisqué des pompes à eau.

Des sources locales et témoins oculaires ont dit que les forces occupantes ont accompagné plusieurs bulldozers militaires qui ont envahi la région d'al-Bas près du mur d'apartheid installé sur les terres agricoles d'Athna et ont démoli 6 puits et ont confisqué des pompes à eau.

CPI

17-02

Les forces de l'occupation ont lancé une campagne de fouille et d'arrestation durant les premières heures du matin de mercredi 17/2, en arrêtant 11 palestiniens dans différentes régions de la Cisjordanie.

La radio a rapporté dans son site Web d'après des sources militaires, que l'armée occupante a enlevé 10 Palestiniens, en les emmenant vers des centres d'enquête, sous prétexte qu'ils sont recherchés.

CPI

18-02

Les forces de l'occupation ont lancé une campagne de fouille et d'arrestation durant les premières heures du matin de jeudi 18/2, en enlevant 11 Palestiniens en Cisjordanie.

La radio a dit que l'armée occupante a arrêté 11 palestiniens à Naplouse, Ramallah et Jénine, sous prétexte qu'ils sont recherchés, en les emmenant vers des centres d'enquêtes.

CPI

18-02

Dix blindés militaires ont envahi, le jeudi à l'aube 18/2, le village d'Anine près de la ville de Jénine, où ils ont enlevé un palestinien, en l'emmenant vers une direction inconnue.

Une autre force sioniste a envahi la maison d'un recherché dans le village d'Anza, en menaçant sa famille de le tuer.

CPI

18-02

Les forces de l'occupation ont démoli, le jeudi 18/2, deux maisons palestiniennes dans la région de Dirat, à l'est du village de Yatta, à al Khalil, sous prétexte de la construction sans permission.

Des sources locales ont déclaré que les forces occupantes ont démoli la maison de la citoyenne, Mariam Mohamed al-Ardah, ainsi qu'une petite maison qui appartient à un autre citoyen dans la région de Dirat.

On souligne que les forces de l'occupation menacent de démolir plus de 20 maisons pour obliger les habitants de quitter cette région.

CPI

21-02

Les forces de l'occupation ont envahi le camp de Balata, à l'est de Naplouse durant les premières heures de l'aube de dimanche 21/2.

Des sources locales bien-informées ont dit que des dizaines de blindés militaires ont envahi le camp de Balata, où on a entendu des explosions et des tirs sans qu'aucune victime ne soit enregistrée.

CPI

22-02

Des centaines de colons appuyés par des soldats ont envahi, aujourd'hui à l'aube, le lundi 22/2, le village de Kafr Hares, près de la ville de Selfit.

Des sources locales ont dit que les soldats sionistes ont fermé le village de Kafr Hares, en imposant un couvre-feu pour protéger les colons et terrorisant les habitants du village.

CPI

Attaque à al Khalil.

La ville d'al Khalil a témoigné, le lundi 22/2, d’une grève générale pour répondre à l'annonce du premier ministre d'annexer la mosquée d'al-Ibrahimi et la mosquée de Bilal Ben Rabah à la liste prétendue des patrimoines sionistes. 

La tension a couvert plusieurs régions de la ville d’al Khalil, notamment la région de Bab al-Zawia et Bab Einoun, où les manifestant se sont accrochés avec les soldats sionistes qui ont lancé des bombes sonores et lacrymogènes, en causant la blessure d'un Palestinien et l'asphyxie des dizaines d'autres. 

Les soldats sionistes ont fermé les entrées de la vielle ville en interdisant les palestiniens d'arriver aux esplanades de la mosquée d'al-Ibrahimi.

De leur côté, des colons sionistes ont attaqué plusieurs personnalités qui se trouvaient près de la mosquée, dont le député et président de l'initiative nationale palestinienne, Dr. Moustafa al-Barghouthi. 

CPI

22/02

Attaque des collaborateurs à al Khalil.

Dans le même contexte, les milices fidèles au président sortant de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, ont frappé les jeunes palestiniens en leurs interdisant de lancer des pierres sur les soldats pour protester contre la décision de confisquer la mosquée d'al-Ibrahimi. 

Des témoins oculaires ont dit que des dizaines de soldats d'Abbas ont agressé les jeunes et adolescents palestiniens et les empêchant d'arriver aux barrages et Check-Points sionistes, installés sur la route de Challah, à Bab Zawia, à l'entrée de l'avenue des martyrs et à Bir Hems.

CPI

22/02

Des manœuvres à Jénine

Les forces de l'occupation israélienne ont effectué, le mercredi à l'aube 24/2, des manœuvres et des débarquements dans plusieurs endroits de la ville de Jénine, où les soldats  ont effectué des entraînements militaires.

Des sources locales ont dit que les forces sionistes ont occupé des régions ouvertes entre le village de Sir, Akaba et Siris, et que les habitants ont vu des hélicoptères sionistes qui survolaient le ciel de cette région, durant les dernières heures de la nuit.

24-02

L'occupation démolit des puits à Jénine

Des témoins oculaires ont dit que les forces occupantes ont envahi, hier à midi, le mercredi 24/2, le village de Kafr Dan, à l'ouest de la ville de Jénine, et ont démoli des puits dans le champ d'Ibn Amer.

Les témoins ont déclaré que plus de 20 blindés militaires  accompagnés par des bulldozers militaires et une voiture de l'autorité des eaux de la direction civile ont envahi le village, à l'endroit des puits et ont enquêté avec les fermiers.

Ils ont ajouté que les bulldozers militaires sionistes ont démoli plus de 20 puits dans cette région.

CPI

 25/02

La police israélienne disperse des Palestiniens sur l'Esplanade des mosquées.

La police israélienne a dispersé des Palestiniens qui jetaient des pierres sur des touristes dimanche sur l'Esplanade des mosquées à Jérusalem, selon le porte-parole de la police, Micky Rosenfeld

L'intervention n'a pas fait de blessés et aucune arrestation n'a été réalisée parmi les 20 à 30 manifestants masqués, a affirmé M. Rosenfeld.

L'Esplanade des mosquées est un lieu saint à la fois pour les musulmans et pour les juifs, qui l'appellent le Mont du Temple. On y trouve notamment la mosquée d'Al-Aqsa, troisième lieu le plus sacré de l'islam.

Les tensions sont fortes depuis que le gouvernement israélien a annoncé son intention d'inscrire au patrimoine historique de l'Etat hébreu deux lieux saints de Cisjordanie -le Caveau des patriarches à Hébron, sacré pour les juifs et musulmans, et le Tombeau de Rachel à Bethléem, sacré pour les juifs.

27/2

AP


2-4 Les grandes manœuvres

Israël dévoile des documents pour effacer des villages palestiniens après la Nakba

Des documents dévoilés dernièrement par l'archive de l'armée israélienne ont montré que les sionistes ont travaillé depuis la création de leur état raciste en 1948 sur les territoires palestiniens occupés pour effacer les restes des villages et villes arabes, après l'expulsion de leurs habitants et effectuer des campagnes visant à exploser les mosquées et tombeaux des palestiniens à travers des ordres du chef du front sud, Moché Dayan, qui a transformé la Palestine à un désert dévasté pour effacer la civilisation arabe, dans le but de créer l'état de l'occupation, selon un historien sioniste.

Le journal hébreu, "Haaretz", a publié un rapport autour de la démolition des aspects arabes en Palestine, durant l'année 1950, notamment les lieux saints, en montrant que Dayyan a ordonné en 1950 de démolir le lieu de "Machahed de Hussein", construit au XI siècle, dans le cadre d'une campagne visant à démolir plus de 120 des 160 mosquées, dans les villes et villages palestiniens avant 1948.

CPI

L'occupation viole les droits civils de 80 mille Palestiniens.

Plus de 80 mille bédouins arabes vivent dans des dizaines de villages arabes dont la majorité est installée au Néguev avant même la création d'Israel, alors que plusieurs d'autres ont été déplacés de leur lieu actuel par les autorités .

L'état de l'occupation a refusé durant des dizaines d'années de reconnaître ces villages, ou de garantir les services, les infrastructures et les droits principaux des habitants de ces villages.

Les forces occupantes voient qu'on doit évacuer ces villages par la force sans aucun dédommagement ou mesures justes.

Dans le même contexte, les autorités sionistes consacrent de grandes surfaces pour la construction des villes et des fermes aux sionistes.

CPI

25/02

Des entreprises décident d'exécuter un projet colonial près d'al-Aqsa.

L'association d'al-Aqsa des legs pieux et du patrimoine dans les territoires palestiniens occupés en 1948, a mis en garde contre le projet colonial qui menace réellement la mosquée sainte d'al-Aqsa et qui est surnommé "Maale Hazeetim".
"Des entreprises et des extrémistes vont réaliser ce projet dans le centre du quartier de Ras al-Amoud, à al-Qods occupée, au sud-est de la mosquée sainte d'Al Aqsa, en préparation pour l'instauration du prétendu Temple juif", a dévoilé l'association d'al-Aqsa.
L'association a mis en garde  dans un communiqué, contre ce projet  protestant contre la campagne des entreprises qui relient entre ce projet colonial et la construction du Temple, dans un pas pour inciter les Juifs à acheter ces appartements qui donnent directement vers la mosquée sacrée d'al-Aqsa, sous prétexte que cela va encourager le tourisme et accélérer les travaux du prétendu Temple juif.
Les  slogans de cette campagne publicitaires disaient : " Profitez de la beauté du paysage et du Mont du Temple!", sur fond  d’images  en couleur de ce projet colonial et de ces appartements qui donnent directement vers la mosquée d'al Aqsa.
Ou encore :" Des appartements de luxe entourés par la nature et donnant directement vers le Mont du Temple, le quartier de Maale Hazeetim à Jérusalem, Maale Hazeetim devant le Mont du Temple, à environ 15 minutes seulement du mur des lamentations".
L'association a indiqué que la publicité de cette campagne a été encouragée et soutenue par des groupes extrémistes qui travaillent pour l'instauration du Temple, publiant sur leurs sites internet des propagandes qui encouragent la réalisation totale de ce projet colonial, le qualifiant d'un grand pas pour accélérer la construction de leur prétendu Temple juif.

11/02/2010  

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=124069&language=fr


2-10 Politique colonialiste israélienne. (Colonisation & colonies)

Les autorités israéliennes ont donné leur feu vert à un projet de construction de 600 logements.

Les autorités ont donné leur feu vert à un projet de construction de 600 logements dans un quartier de colonisation à Jérusalem-Est, révèle vendredi le quotidien Haaretz, une décision qui selon les Palestiniens vise à « faire échouer tout effort de paix ».

Selon l'AFP, ce projet, situé dans le quartier de Pisgat Zeev a été entériné le 12 janvier dernier, après modifications, par la commission de planification urbaine du district de Jérusalem, relevant du ministère de l’Intérieur.
« Nous condamnons avec force la décision du régime israélien et demandons à l’administration américaine de se prononcer clairement sur cette politique de colonisation israélienne à Jérusalem-Est et dans les territoires palestiniens en général », a déclaré le chef négociateur palestinien, Saëb Erakat.
Cette décision fait partie d’une politique destinée à faire échouer tout effort international pour relancer le processus de paix, et survient après le projet du régime israélien d’inscrire à son patrimoine deux lieux saints de Cisjordanie occupée.

Les Palestiniens exigent un gel total de la colonisation, y compris à Jérusalem-Est.
Quelque 250.000 Palestiniens vivent dans le secteur oriental de la Ville sainte, qui a été annexé illégalement.

28 Février

http://www2.irna.ir/fr/news/view/line-96/1002286850183046.htm

11-02

De grandes forces de la police accompagnées par des employés du ministère de l'intérieur et du département des terres d'"Israël" ont démoli 27 maisons palestiniennes dans le village d'Anou Taloul, Touail, Abou Jarouil, Bir al-Hammam, Tel Arad et al-Bat, dans la région de Néguev, en laissant 27 familles avec leurs membres sans abris.

La démolition de 27 maisons palestiniennes au Néguev vient dans le cadre des opérations de démolitions programmées et continuelles pratiquées par l'occupation israélienne contre les citoyens arabes, dans les villages non reconnus par l'occupation, au Néguev, pour les obliger de quitter leurs maisons et villages.

CPI

Un plan cible les boutiques commerciales à al-Qods occupée.

Les autorités de l'occupation israélienne ont informé les propriétaires des boutiques commerciales dans la région de Bab al-Amoud, l'une des grandes portes de la ville occupée d'al-Qods, le centre commercial et touristique de la ville, ainsi l'entrée principale de la sainte mosquée d'al-Aqsa, qu'ils doivent évacuer leurs boutiques pour les démolir sous prétexte qu'elles n' ont pas des permissions.

Des sources palestiniennes dans la ville occupée d'al-Qods ont dit que les employés de la municipalité sioniste ont informé ces commerçants d'évacuer leurs magasins durant 3 jours seulement.

Waeil Abou Dhabat, l'un des marchands a dit, le dimanche 14/2, dans ses déclarations de presse, que la municipalité sioniste menace de démolir leurs boutiques après trois jours, malgré qu'ils n'ont pas reçu des ordres de démolition de la cour suprême.

Des sources palestiniennes avaient dévoilé une décision de fermer Bab al-Amoud en deux ans alors que l'organisations d'al-Aqsa pour les legs pieux et le patrimoine a dévoilé aussi un projet colonial dans le quartier de Ras al-Amoud.

On note que ces pratiques oppressives sionistes et les projets coloniaux viennent dans le cadre d'un nouveau projet  visant à judaïser toute la ville sacrée.

CPI

14-02

Des colons agressent des Palestiniens, dans la colonie évacuée de Homech

Des dizaines de colons du mouvement sioniste « Homech d’abord » ont attaqué, à une heure tardive d’hier jeudi 18 février 2010, la zone où se trouvait jadis la colonie de Homech, au sud de la ville de Jénine. Ils ont agressé les Palestiniens se trouvant sur place.

Des citoyens du village de Sila Ad-Dahr, situé à côté de la colonie, disent que les colons avaient fermé la route Jénine-Naplouse.

Puis ils se sont mis sur un mont pour lancer des pierres sur les voitures palestiniennes.

Une voiture a été gravement endommagée et un état de choc a régné sur la région.

En fait, il retournait d’une visite rendue à des clients que les colons avaient visés avec des pierres.

Notons que les forces israéliennes d'occupation ont évacué la colonie de Homech, après leur retraite de la bande de Gaza en 2005.

19-2

CPI

Un plan pour construire 550 unités coloniales à al-Qods.

Une organisation israélienne qui s'occupe des affaires de la colonisation a dévoilé que la commission sioniste de la planification et de la construction dans la municipalité de la ville occupée d'al-Qods a approuvé, dernièrement, un nouveau plan colonial pour construire 550 unités coloniales dans le quartier de Beit Safafa dans la ville occupée d'al-Qods. 

Ahed Sab Laban, le chercheur dans l'organisation Eir Ameim a dit, le lundi 22/2, dans une déclaration de presse que la commission a approuvé ce nouveau plan pour le présenter à un referendum général selon les lois sionistes en vue d'annoncer ce projet prochainement. 

Il a déclaré qu'on va construire 550 unités coloniales qui comportent des bâtiments de 5 et 6 étages sur une surface de plus de 153 dunums des terres agricoles du quartier de Beit Safafa, au sud d'al-Qods, selon le plan. 

Sab Laban a indiqué que ce plan vient dans le cadre d’une série de projets lancés par la commission dans cette région, dans le but de construire nouvelle colonie sioniste, au sud de la ville sacrée et renforcer la séparation démographique entre al-Qods et la Cisjordanie.

22/2

AP


2-11 Politique extérieure.

02-03

Depuis des années, les politiciens Israéliens mènent une vague d’opérations secrètes et d’attentats terroristes dans de nombreux pays, comprenant la Jordanie, la Syrie, le Liban, l'Iran, la Suisse, et les USA.  
Cependant, la plupart des opérations d'espionnage Israéliens ont été récemment concentrées sur le gouvernement de Téhéran, en grande partie en raison des activités d'enrichissement de l'uranium de l'Iran, que Tel Aviv cherche à dépeindre comme étant une menace mortelle.  
 Tel Aviv, dont on rapporte qu’il dispose lui-même d’un arsenal de 200 têtes nucléaires, accuse l'Iran de développer des armes nucléaires et menace régulièrement de réduire les sites d'enrichissement du pays en poussière.

Ceci alors que l'Iran, à la différence d'Israël, est un membre du Traité de Non Prolifération nucléaire et a ouvert ses équipements d'enrichissement à l'inspection de l'ONU.  
 Samedi, le conseiller présidentiel US, James Jones, a rejeté les perspectives d'une attaque Israélienne contre l'Iran.
 

Mardi 2 Février

http://www.alterinfo.net/Reunion-secrete-entre-la-CIA-et-le-Mossad,-preparation-d-une-nouvelle-guerre_a42155.html


2-13 Situation dans les geôles israéliennes - Prisons & tortures 

11/02

L'armée d'occupation a procédé à une série d'arrestations en Cisjordanie occupée, jeudi, au lendemain de la mort d'un de ses soldats tué par un officier des services de sécurité.
"A l'aube, nos hommes ont arrêté deux suspects pour interrogatoire au domicile de ce policier, Mohammed al-Khatib, au sud de Naplouse", a déclaré le porte-parole de l'occupation, sans autre précision.
Il s'agit du premier Israélien tué depuis le début de l'année.
Le Premier ministre palestinien Salam Fayyad a condamné cette attaque.
Pour l'armée d'occupation, "cette attaque est d'autant plus grave qu'elle a été perpétrée par un officier des services de sécurité palestiniens".

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=124020&language=fr

15-02

Les forces de l'occupation ont lancé, dès les premières heures du matin de lundi 15/2, une vaste campagne d'invasion et d'arrestation, en arrêtant 12 palestiniens de différentes régions de la Cisjordanie.

La radio sioniste a rapporté dans son site Web d'après des sources militaires, que l'armée occupante a arrêté 12 Palestiniens dans la ville de Naplouse, ainsi que le village d'Athna, Bir Zeit et le village de Mazraa est, à Ramallah, sous prétexte qu'ils sont recherchés.

CPI

15-02

Les forces de l'occupation ont envahi, hier matin, le dimanche 14/2, le village de Sourif, au nord de la ville d'al Khalil, où elles ont enlevé deux Palestiniens, en les emmenant vers le centre d'enquête d'Atsion.

Les forces sionistes ont envahi également plusieurs quartiers dans la ville d'al Khalil et le village de Dora et Yatta, au sud de la ville.

CPI

17-02

Les forces de l'occupation ont enlevé, le mardi avant-midi 16/2, trois Palestiniens au nord de la Bande de Gaza après les avoir blessés.

Des sources locales ont dit qu'une force sioniste a envahi la région située près de la colonie sioniste évacuée, Dougheit, au nord de la ville de Beit Lahia, en ouvrant le feu sur un groupe d'ouvriers avant de les arrêter.

CPI


n°513 - Journal de Palestine - 14-02 au 08-03 :- Fin :- : Stocker les munitions américaines en Israël : Israël" n'a pas l'intention d'utiliser cet arsenal, sauf en cas d'urgence

n°513  - Journal de Palestine - 14-02  au  08-03  :- Fin  :- : Stocker les munitions américaines en Israël : Israël" n'a pas l'intention d'utiliser cet arsenal, sauf en cas d'urgence...



          Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

     Sa diffusion est un acte de résistance.

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine 

n°513                       14-02  au  08-03

C.De Broeder      &  M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

                                                  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

 



Sommaire

4 Politique internationale des territoires occupés 

Pièce jointe  (sur demande)

Jihad Mansour : Erreurs courantes de militants et quelques propositions pour les rectifier.

Michel Staszewski - Israël-Palestine : Une paix juste passe par le rejet de tous les racismes.

 



3 Politique Internationale des territoires occupés

a) Pays Arabes & voisins

Dubai

Les EAU envisagent un mandat d'arrêt contre le chef du Mossad.

Le chef de la police de Dubaï, Dahi Khalfan Tamim, estime qu'Interpol devra lancer un mandat d'arrêt contre le chef du Mossad s'il s'avère que les services secrets israéliens sont à l'origine de l'assassinat d'un responsable du Hamas le 20 janvier dans un hôtel de l'émirat.

Dubaï a clairement mis en cause jeudi le Mossad dans le meurtre de Mahmoud al Mabhou, un responsable militaire du mouvement islamiste palestinien, mais Israël s'en tient à son habituelle politique d'"ambiguïté" quant à la responsabilité de ses agents dans la "guerre de l'ombre" contre ses ennemis.

Dans une déclaration qui devait être diffusée dans la soirée par la télévision locale, Tamim juge qu'Interpol devra lancer un avis de recherche contre le chef du Mossad, l'ancien général Meir Dagan, "s'il est prouvé que le Mossad est derrière ce crime, ce qui est maintenant probable".

"Il n'y a aucune raison de penser que c'est le Mossad israélien, et pas d'autres services de renseignement ou un pays qui aient pu manigancer quelque chose", a déclaré la veille le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, sans pour autant démentir clairement l'implication de son pays.

Chef du Mossad depuis 2002, l'ancien général Meir Dagan ne voit aucune raison de démissionner, déclarait-on jeudi dans son entourage, en soulignant que cela reviendrait à reconnaître sa responsabilité dans cette affaire.

Des mandats d'arrêts internationaux ont été lancés contre les 10 hommes et la femme du commando accusés d'avoir liquidé Mabhouh et qui semblent avoir utilisé de faux passeports britanniques, irlandais, allemand et français au nom d'au moins sept vrais immigrants européens en Israël.

16/2

http://fr.news.yahoo.com/4/20100218/twl-emirats-hamas-mossad-38cfb6d_1.html

 

Dubaï identifie 15 nouveaux suspects dans l'affaire Mabhouh.

Les autorités de Dubaï annoncent avoir identifié 15 autres suspects porteurs de passeports européens dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat le 19 janvier dans l'émirat d'un responsable du Hamas, Mahmoud al Mabhouh.

Cette nouvelle liste porte à 26 le nombre de présumés ressortissants européens, dont quatre supposés Français, mis en cause par les Emirats arabes unis dans cet assassinat imputé au Mossad, les services secrets israéliens.

Sur les 26 suspects, auxquels s'ajoutent deux Palestiniens extradés de Jordanie et détenus pour complicité dans cette opération, on compte 12 porteurs de passeports britanniques et six détenteurs de passeports irlandais.

Quatre autres possédaient des documents de voyage français, trois des passeports australiens et le dernier un passeport allemand.

"Les pays amis qui nous assistent dans cette enquête ont assuré à la police de Dubaï que ces passeports ont été délivrés de façon illégale et frauduleuse", soulignent les autorités émiraties dans un communiqué.

La police locale a diffusé les photos des passeports des nouveaux suspects, des images prises par des caméras de surveillance ainsi que les références de leurs cartes bancaires, dont une quinzaine émanaient de la même banque américaine.

La police, qui croit que d'autres personnes encore pourraient avoir été impliquées dans l'assassinat de Mabhouh, a affirmé que deux des fugitifs ont quitté l'émirat par bateau en direction de l'Iran.

L'usurpation d'identité de ressortissants européens qui disent n'avoir rien à voir dans cette affaire et l'usage frauduleux de passeports de l'Union ont été condamnés vivement lundi par l'UE, qui n'a toutefois pas mis en cause directement Israël.

Le chef de la diplomatie israélienne, Avigdor Lieberman, a déclaré qu'il n'existait aucune preuve pour mettre en cause son pays, tout en évitant de démentir son implication.

Mahmoud al Mabhouh, un Gazaoui qui vivait en Syrie depuis 1989, a été retrouvé mort dans sa chambre d'hôtel le lendemain de son arrivée à Dubaï. Les enquêteurs ont conclu à une mort par asphyxie, en attendant des analyses complémentaires.

24/2

http://fr.news.yahoo.com/4/20100224/twl-emirats-hamas-israel-bd5ae06_1.html


La banque centrale des Emirats enquête sur le financement des assassins d'al-Mabhouh.

Le chef général de la police de Dubaï, Dahi Khalfan, a révélé que la banque centrale s'occupe actuellement des enquêtes sur les ressources financières des assassins pour dévoiler les côtés qui ont offerts les cartes de crédits aux 14 suspects du Mossad impliqués dans le crime d'assassinat contre l'un des leader du Hamas, Mahmoud al Mabhouh.

Lors de ses déclarations au journal émirati, "Al Bayane", Khalfan a souligné, aujourd'hui lundi 1/3, que la police enquête sur les informations des cartes de crédits utilisées par les suspects criminels qui ont été délivrées par "Meta Banque", dont le siège se trouve aux Etats-Unis.

Notons que la police de Dubaï a dévoilé que "les assassins d'al Mabhouh ont utilisé un sédatif appelé "le succinylcholine", pour paralyser la victime avant de l'étouffer", a annoncé le chef-adjoint de la police, le général Khamis Matar al-Mazeina, dans un communiqué de presse.

Selon un anesthésiste du département de la médecine légiste de la police de Dubaï, cité par le communiqué, le produit succinylcholine, connu aussi sous le nom de suxaméthonium, décontracte les muscles et est utilisé dans les anesthésies lors des opérations chirurgicales.

01-03

CPI


Égypte

Quatre pêcheurs arrêtés par l'Egypte au large des côtes.

La bande de Gaza est soumise à un blocus israélien, y compris maritime, depuis l'été 2006, renforcé en juin 2007.

Quatre pêcheurs palestiniens ont été arrêtés par la marine égyptienne au large de la bande de Gaza, a-t-on appris samedi auprès des services de sécurité palestiniens et auprès de témoins.

Les quatre hommes se trouvaient en mer lorsqu'ils ont été interpellés vendredi soir par les forces navales égyptiennes au large de la ville de Rafah, dans le sud du territoire palestinien, ont indiqué ces sources.

Le ministère de l'Agriculture du Hamas a confirmé l'arrestation des quatre pêcheurs qui étaient en train d'"exercer leur profession" et demandé aux autorités égyptiennes de cesser d'"oppresser" les pêcheurs palestiniens, dans un communiqué reçu par l'AFP.

L'Egypte a récemment renforcé, sous pression israélienne et américaine, son dispositif de ‘lutte’ terrestre et maritime avec la bande de Gaza.

Israël, qui contrôle l'accès par mer et air au territoire, a réduit la zone de pêche, qui était de 20 milles (environ 37 km) en vertu des accords d'Oslo de 1993, à 3 milles (environ 5,50 km) aujourd'hui.

Avant l'embargo, environ 3.500 pêcheurs exerçaient le long des 40 kilomètres de littoral de la bande de Gaza.

13 février

http://www.romandie.com/ats/news/100213094057.bqjswzi6.asp


Iran

« Le peuple iranien se tiendra de toutes ses forces aux côtés de la Résistance.»
Il
convient d'indiquer que dans un discours prononcé au cours d'un congrès de « solidarité nationale et islamique avec la Palestine », organisé à Téhéran, le président Ahmadinejad a déclaré que « la résistance en Palestine et au Liban doit se tenir fin prête » (à faire face à Israël). « Si l'ennemi commet une nouvelle erreur en lançant une agression, il faudra alors éradiquer définitivement cette entité, a-t-il affirmé. Et le peuple iranien se tiendra de toutes ses forces aux côtés de la Résistance. ».

01 mars 2010

Lorient le jour

L'avenir de la Palestine

Conférence organisée à Téhéran pour soutenir  l'avenir de la Palestine libre en présence des chefs de dix factions de résistance palestinienne.
Ahmadinejad : « Israël n’a plus aucune raison d’être ; le cout de la préservation de ce microbe de la corruption pour les protecteurs de cette entité artificielle  va au-delà de leurs intérêts » a-t-il martelé son existence en présence notamment du chef du bureau politique du Hamas, Khaled Méchaal, du chef du Jihad islamique, Ramadan Challah, et celui du Front populaire pour la libération de
la Palestine -Commandement général (FPLP-CG), Ahmad Jibril.
Poursuivant sa diatribe, le président iranien considère «  l’existence de l’entité sioniste comme étant une humiliation infligée à l’humanité entière », car explique-t-il, « comme en témoignent les pratiques de cette entité sur le terrain, elles se sont bornées aux occupations, agressions, menaces et à la provocation des guerres ».
Selon lui, le projet sioniste n’a de pensée que pour « maîtriser le monde entier, et de s’accaparer ses richesses, en semant les guerres, les destructions et les attentats » : « les sionistes ne sont qu’un groupe raciste qui ne respecte aucun des principes humains » a-t-il ajouté.   
 « Le seul moyen de les affronter réside dans la résistance de la jeunesse palestinienne et celle des nations régionales » a-t-il prôné.
Ahmadinejad a estimé que les États-Unis et les états européens son désormais bien conscients de cette réalité, leur suggérant, s’ils émettent encore des doutes d’organiser un référendum auprès des nations pour s’exprimer sur cette question.
D’après le leader iranien, les slogans prônés par les Occidentaux sur les droits de l’homme et la lutte contre le terrorisme ne sont que des prétextes qui servent à justifier leur présence dans la région pour protéger le régime sioniste et renforcer selon ses termes «  l’Ordre des puissances de l’Arrogance ».
S’adressant aux gouvernements de la région, il les a incités à ne pas croire les promesses politiques des Occidentaux, qui « s’ils avaient été sincères seraient restés impartiaux dans cette affaire, pour permettre aux nations sur place de soutenir la cause palestinienne, et ne lui auraient pas fourni les équipements nécessaires » à sa survie.
Evoquant la solution qu’il prône, le président iranien a parlé de la «  Palestine libre où coexistent ensemble les adeptes de toutes les religions et les idéologies » dans le cadre de la dignité.
Il a également réitéré son appel « aux peuples de la région de se préparer à maximum pour éradiquer cette entité sioniste au cas où elle commet une nouvelle faute », assurant que le peuple iranien sera de par toutes ses capacités aux côtés de la résistance palestinienne et des peuples de la région.
En guise de conclusion, le président iranien a assuré que «  le salut de
la Palestine est le salut de l’humanité entière, la défaite de l’entité sioniste est la défaite des puissances de l’arrogance et le prélude d’un monde où règnent la paix, la justice et l’amour ». 

2 Mars

http://www.almanar.com.lb


Liban

Une atteinte contre la dignité de 1,5 milliard de musulmans

Le Hezbollah a dénoncé mardi "l'arrogance" d'"Israël" qui a l'intention d'inscrire au soi-disant "patrimoine israélien" deux sites sacrés à al-Khalil (Hébron) et Bethléem.
"Il s'agit une fois encore d'une agression contre les lieux saints musulmans et d'une attaque contre la dignité d'1,5 milliard de musulmans dans le monde", a déclaré le Hezbollah dans un communiqué.
"Il s'agit d'une démonstration claire de l'arrogance de l'ennemi et de son mépris pour les normes et valeurs internationales", ajoute le Hezbollah.
"Nous appelons les nations arabes et islamiques à s'unir contre cette nouvelle judaïsation". Il a avertit que "toute nonchalance ouvrira l'appétit de l'occupation à commettre ce qui est plus grave que cela.  La nation a perdu 
la Palestine et a fait prisonnier la mosquée d'Al-Aqsa, en raison du mutisme pratiqué dans le passé".
Le Hezbollah a en outre appelé la nation arabe et islamique à mettre de côté leurs divergences et s'unir face à l'occupation, afin de permettre à la nation (Oumma) de restituer ses droits et sa dignité perdues, et ce, au lieu de perdre leur temps à mendier les négociations avec l'occupation et vivre dans l'illusion de la soi-disant paix.
Il a également appelé
la Ligue arabe et l'Organisation de la Conférence islamique à mener à bien leur rôle et à faire face à cette dangereuse agression.
L'Autorité palestinienne comme le Hamas ont dénoncé cette provocation. L'Egypte et
la Jordanie, ainsi que la Syrie ont fait de même, alors que le coordinateur de l'ONU pour le processus de paix, Robert Serry, s'est dit "préoccupé".
Rappelons que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclenché une vague de protestations en annonçant dimanche son intention d'inscrire la Mosquée d'Ibrahim à al-Khalil (Hébron) et celle de Bilal à Bethléem, au patrimoine des sites historiques israéliens.

24/02

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=126008&language=fr


Maroc

 "Groupe national du travail pour le soutien de l'Irak et de la Palestine" contre la normalisation avec l'occupation

L'organisation marocaine "Groupe national du travail pour le soutien de l'Irak et de la Palestine" a annoncé la création d'une organisation marocaine pour lutter contre la normalisation avec "Israël".
Le coordinateur du groupe, Khaled Soufiani a expliqué, mardi soir, lors d'une conférence de presse à Rabat, que cette nouvelle organisation va lutter contre toutes les formes de normalisation avec les sionistes et va les démasquer.

19-02

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=125255&language=fr


Turquie

Un convoi maritime vers Gaza.

Dans la ville turque d’Istanbul, une nouvelle caravane se prépare à partir pour la bande de Gaza.

Ce convoi maritime portera le nom « La liberté est le dernier port ».

Dans un communiqué dont notre Centre Palestinien d’Information (CPI) a reçu une copie, hier jeudi, le « Bureau d’aides humanitaires » confirme que le convoi maritime comprendra une vingtaine de bateaux qui partiront au mois d’avril prochain, du port d’Istanbul.

Le bureau, lui-même, participera avec cinq bateaux. Il a déjà participé au convoi « La veine de la vie 3 ». Le nouveau convoi partira avec des produits de construction, des médicaments et des accessoires médicaux.

Des bateaux venant des Etats-Unis, du Japon, de la Grèce, de la France, de l’Italie, de la Malaisie, du Venezuela devraient y participer. Beaucoup d’activistes des droits de l’homme et de représentants de la société civile et des journalistes participeront à ce périple.

Le voyage maritime ne rencontra aucun obstacle juridique, dit le président du bureau. Il confirme la volonté des Turcs à briser le blocus injuste imposé contre Gaza. Il appelle cependant les pays arabes et islamiques à réagir au plus vite pour le faire aussi.

18-02

CPI


Erdogan exige des pressions sur l'occupation pour lever le blocus.

Le premier ministre turc, Rajev Tayeb Erdogan a insisté sur la nécessité d'exercer de fortes pressions sur l'occupation israélienne pour qu'elle desserre son sévère blocus imposé depuis 4 ans contre les habitants de la Bande de Gaza, en violant toutes les lois, règles et chartes humaines et internationales.
Erdogan a appelé l'Égypte à traiter différemment la situation très catastrophique dans
la Bande de Gaza, en lui demandant d'ouvrir le passage de Rafah et presser pour l'ouverture des autres passages de la Bande.
Lor
s d'une conférence de presse commune avec son homologue qatari Hamad Ben Jassim el-Thani, à Doha,  le dimanche 14/2, le diplomate turc a appelé à mettre de fortes pressions sur l'occupation pour qu'elle permette l'acheminement des matières de construction pour reconstruire les infrastructures de la Bande de Gaza bombardée l'année passée.
En attirant l'attention de l'opinion publique et internationale vers la situation humanitaire sinistrée dans
la Bande de Gaza, Erdogan a fortement critiqué la position injuste de la communauté internationale envers un million et demi d'habitants Gazaouis punis collectivement et illégalement depuis plus de 4 ans, en appelant les pays qui se sont réunis, à Charme al-Cheikh, pour la reconstruction de Gaza à l'importance d'assumer leurs responsabilités.

15-02

CPI

 

 "C'a peut être le Mossad", a déclaré Dimanche le chef de la police

Des officiels du Hamas ont déclaré qu'ils ont la preuve concrète que l'agence de renseignement Israélienne, le Mossad, a perpétré le récent assassinat d'un haut commandant du Hamas, Mahmoud Al-Mabhouh, à Dubaï le 20 Janvier.  
Leurs propos ont été en quelques sortes soutenues par le chef de la police de Dubaï, Dhahi Khalfan.  
 « C'a peut être le Mossad, » a déclaré Dimanche le chef de la police, Dhahi Khalfan, cité par l’AFP.  
 S'ajoutant à la polémique, des sources du parti au pouvoir Turc ont indiqué Samedi au journal Russe, Mignews, que des agents d’espionnage Israéliens ont lancé une station de surveillance électronique avancée à partir du quartier général de l’Armée à Ankara pour maintenir une surveillance sur les réseaux de transmission en Iran et en Syrie.  
 Selon les sources qui s’exprimaient sous couvert d'anonymat, la station de Renseignement est seulement contrôlée par du personnel du renseignement Israélien et est devenue en dehors des limites autorisées pour les membres du gouvernement Turc.

Mardi 2 mars

http://www.alterinfo.net/Reunion-secrete-entre-la-CIA-et-le-Mossad,-preparation-d-une-nouvelle-guerre_a42155.html



b) Le Monde

1 Usa (le parrain)

1 Obama 

2 Les grandes manœuvres

Les USA vont enterrer définitivement le rapport Goldstone aux Nations unies.

Des sources israéliennes ont annoncé samedi que les USA avait promis aux dirigeants israéliens d’enterrer le rapport du juge Richard Goldstone sur la guerre israélienne menée contre Gaza l’année dernière.

La guerre de Gaza

Ces sources ont ajouté que le gouvernement israélien s’est promis de réagir au rapport Goldstone en constituant un comité indépendant.

Les Nations unies devraient convoquer bientôt une réunion pour examiner le rapport, mais elles n’ont pas prévu de date à cet effet.

Les sources israéliennes ont informé qu’Israël « ne coopérera pas davantage » et que les USA ne permettront pas que le rapport arrive jusqu’au Conseil de sécurité.

Saed Bannoura

10-02

IMEMC & Agences

Cet article peut être consulté ici : http://imemc.org/index.php?obj_id=5...
Traduction : amg


3 Politique colonialiste israélienne.(vue des USA)

19-02

rappelé l'initiative du représentant spécial du président américain au Proche-Orient, le sénateur George Mitchell, qui avait proposé de reprendre les négociations palestino-israéliennes avec la médiation américaine.
"Israël s'est déclaré prêt à agir sur cette base. Quant à Mahmoud Abbas, il procède à des consultations intenses, après avoir demandé de préciser les détailles" de cette initiative, a indiqué le haut fonctionnaire des Nations unies.

Et d'ajouter: "Le secrétaire général de l'ONU espère que cette proposition fondamentale aidera le président Abbas à faire un pas en avant afin que ces négociations puissent débuter".

19/2

http://fr.rian.ru/world/20100218/186087690.html



4 Politique Internationale

Organisations Mondiales & régionales

Otan - 3 Onu - 4 Nations Unies - Banque Mondiale- Mouvement des non-aligné (MNA)

L'ONU appelle Israël à proroger le moratoire sur les colonies juives.
L'ONU juge insuffisant le moratoire de 10 mois établi par Israël sur l'implantation de colonies juives dans les territoires palestiniens occupés et appelle l'Etat hébreu à cesser complètement la colonisation de ces territoires, a déclaré le secrétaire général adjoint de l'ONU chargé des affaires politiques, Lynn Pascoe.
"Bien que le moratoire décrété par le gouvernement israélien marque un progrès par rapport à ses positions précédentes, les colonies demeurent néanmoins illégitimes et [...] constituent une dérogation aux engagements d'Israël contractés dans le cadre de la 'feuille de route'.
C'est pour cela que nous préconisons des mesures supplémentaires visant à contraindre la partie israélienne à appliquer le moratoire. Nous l'appelons également à proroger ce moratoire au-delà de 10 mois", a-t-il affirmé jeudi lors d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU consacrée à la situation au Proche-Orient.
La construction de colonies juives constitue l'un des obstacles à la reprise des négociations palestino-israéliennes. Cédant à la pression des Etats-Unis et de l'UE, le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait décrété en décembre dernier un moratoire de 10 mois sur la construction de nouvelles maisons pour les colons juifs dans tous les territoires palestiniens occupés, à l'exception de Jérusalem-Est.

19/2

http://fr.rian.ru/world/20100218/186087690.html



2 Europe

1 Belgique

Aux ordres d'Israël?

Des militants se sont rendus le 7 février au Salon des Vacances à Bruxelles Expo.

C’est habillé en hôtesses de l’air et stewards que huit activistes se sont promenés au travers des allées distribuant des faux billets d’avions aller-retour pour Israël.

Cette opération avait pour but de dénoncer le rôle de la Belgique dans le transport et la livraison d’armes qui s’effectue entre Liège et Tel-Aviv. Les autorités israéliennes présentes sur place n’ont que peu apprécié l’initiative et très vite, sur ordre de l’Ambassade Israélienne,  leurs agents ont interpellé tout ce beau monde.

Les insignifiants bouts de papiers représentant les « pseudos vols gratuits » leur ont été arrachés violemment des mains ainsi que leurs badges ; les militants ainsi malmenés ont été accusés par les agents israéliens d’être la source « de répercussions psychologiques gigantesques » sur le peuple israélien. Les militants furent ensuite immédiatement livrés à la police de Bruxelles pour une détention administrative de 4 heures puis  transférés  directement à la prison de Bruxelles Centre. Le transfert n’aura pas été un cauchemar pour tous puisqu’un policier belge a chantonné gaiement une chanson juive « Shalom » ; peut-être afin de détendre avec « humour » les activistes ?…
Après avoir passé la nuit et toute une matinée en détention judiciaire et avec seulement une gaufre au sucre et un verre d’eau dans le ventre, les militants ont comparu devant  le substitut du procureur du Roi. Ils sont dans un premier temps accusés de faux et usages de faux. Leur chef d’accusation devient ensuite faux d’écriture et ce, pour avoir photocopié et exhibé, et pourtant sans aucune intention frauduleuse, des documents de la compagnie aérienne israélienne El Al.
La visée de cette opération pacifique était de réveiller ironiquement, la curiosité et surtout les consciences. Il est à souhaiter que ces actions militantes ne soient pas abandonnées à cause de ces intimidations et ces censures.
Pour l’heure nous ne savons pas quelle suite aura cette affaire. Tout ce que nous savons c’est que l’intimidation et les pressions qu’ont subies ces activistes ne cesseront pas, bien au contraire. Si des pays « démocratiques » tels que
la Belgique continuent d’être à la botte de l’« Etat » israélien, ce genre d’abus de pouvoir deviendra monnaie courante.
Mais au fond, qu’est ce qu’une démocratie ? Un pays où la liberté d’opinion et d’expression, pourtant si prisée quand il s’agit de diffuser certaines caricatures et de réprouver les agissements de résistants palestiniens, est soudainement bafouée et abolie quand il s’agit de dénoncer des crimes de guerres ?

M.B   

Source: michelcollon.info


Une action au Salon des Vacances contre les livraisons d'armes à l'Israël conduit à des arrestations judicaires.

Le 7 février 2010, un groupe d'hôtesses de l'air et de stewards de la compagnie aérienne El Al ont débarqué au Salon des Vacances à Bruxelles Expo. Ils y ont distribué des billets de promotion correspondant à des vols gratuits pour l'Israël et ce, en vue de remercier le gouvernement belge de son support aux livraisons d'armes à l'Israël.

El Al et l'ambassade israélienne n'ont manifestement pas apprécié l'action-parodie de ce dimanche. Les huit activistes ont été arrêtés par des agents de la sécurité israélienne et livrés à la police. Accusés de falsification, les militants pacifistes comparaîtront demain devant un juge d'instruction.

Les billets promotionnels, sous forme de cartes d'embarquement  expliquaient les raisons de ces cadeaux de la compagnie aérienne.
Plus de photos disponibles sur indymedia

"Depuis 60 ans, la compagnie israélienne El Al est un partenaire attitré du gouvernement israélien et prends en charge la livraison d'armes à l'armée israélienne. Depuis peu, la Belgique soutient ce trafic d'armes. L'aéroport de Liège a généreusement mis à disposition son infrastructure pour l'acheminement des armes américaines vers l'Israël.

Il y a peu, le fret aérien de la compagnie aérienne El Al passait par l'aéroport de Schiphol, aux Pays-Bas. En 2005 et 2006, 17 millions de pièces de minutions et des dizaines de milliers de douilles, grenades fumigènes et détonateurs ont ainsi été acheminés depuis les Etas-Unis à l'Israël en passant par l'aéroport de Schiphol. La transparence exagérée et l'ingérence du gouvernement hollandais ont toutefois troublées les relations commerciales avec le Pays.

Grâce à l'hospitalité belge, El Al peut perdurer ses livraisons à l'armée isarélienne. Notre société est fière de contribuer de cette façon à l'occupation effective et professionnelle de la Palestine. En donnant suite à cette promotion exceptionnelle, vous soutenez El Al."

Cette action fait partie intégrante de la Campagne Economy@War de l'asbl Vredesactie

Aujourd'hui encore, 3 avion Cargo de El Al ont fait escale à Bierset, deux autres étant programmés pour Lundi. De même, 4 avions de la compagnie aérienne CAL (Cargo Airlines), le deuxième plus gros transporteur israélien ont fait aujourd'hui escale à Bierset et deux autres sont également programmés pour Demain.

 Communiqué de Presse –

dimanche 7 février 2010

Source: vredesactie.be


2 France

Kouchner veut une "reconnaissance immédiate" d'un Etat palestinien

Dans un entretien à paraître dans le Journal du dimanche du samedi 20 février, le ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner, a plaidé pour la création d'un Etat palestinien. Le chef de la diplomatie française s'est dit "tenté" par "une reconnaissance immédiate par la communauté internationale, avant même la négociation sur les frontières". "Je ne suis pas sûr d’être suivi, ni même d’avoir raison", a-t-il toutefois tempéré.

Interrogé sur l'affaire dite du Dubaïgate, M. Kouchner a fait part de sa "condamnation sans nuance" de l'assassinat présumé d'un responsable du Hamas par le Mossad, les services secrets israéliens. "Nous condamnons les exécutions ciblées et l’utilisation de faux. Les agents n’ont pas usurpé l’identité d’un de nos ressortissants, contrairement aux Britanniques, mais ont utilisé un faux passeport français et un faux nom", a-t-il déploré.

20/2

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2010/02/19/kouchner-veut-une-reconnaissance-immediate-d-un-etat-palestinien_1308917_3218.html#ens_id=1228030

 

Paris soutient les habitants de Bilin,et appelle "Israël" à libérer les arrêtés

La France a exprimé sa "solidarité" aux habitants du village de Bilin, en Cisjordanie, près duquel passe le mur de séparation, et appelé "Israël" à respecter "leur droit de manifester pacifiquement", c'est ce qu'a indiqué vendredi le ministère des Affaires étrangères.
"Nous appelons "Israël" à libérer les responsables palestiniens de la campagne de Bilin qui ont été récemment arrêtés", a dit lors d'un point-presse le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valero, en réponse à une question sur cette manifestation.
"Conformément à la "position constante" de l'Union européenne, "nous appelons Israël à démanteler les portions de la barrière construite à l'intérieur de
la Cisjordanie", a-t-il ajouté.
Deux mille manifestants se sont rassemblés vendredi près du village pour marquer cinq années de protestations, dans cette localité, contre la construction par l'occupation du mur de séparation.
La répression s'est intensifiée depuis le début de l'année à Bilin, situé à
10 km à l'ouest de Ramallah. En six semaines, une quarantaine de Palestiniens et une demi-douzaine d'étrangers sympathisants de la cause palestinienne ont été blessés ou interpellés par les forces d'occupation.
Ce mur de séparation, qui doit s'étendre sur plus de
650 km, est qualifiée de "mur de l'apartheid" par les Palestiniens.

20/02

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=125404&language=fr

 

161eme mission civile de la CCIPPP : du 13 au 24 avril 2010

Comme les précédentes missions, la 161ème permettra de découvrir les trois situations imposées au peuple Palestinien par l’état d’Israël. Celle des Palestiniens sous occupation, celle des Palestiniens sous apartheid (en Israël) et celle des réfugiés palestiniens.

Malgré l’impossibilité d’entrer à Gaza, la situation des Palestiniens de Gaza sera abordée via des rencontres avec le PCHR en Cisjordanie. Cette mission ira au devant des Palestiniens en résistance aussi bien dans les villages contre le Mur qu’auprès de ceux qui à Jérusalem s’opposent aux expropriations et expulsions.

Elle demandera et participera à toutes manifestations pour exiger la libération des Palestiniens manifestants contre les expropriations et expulsions, emprisonnés par l’armée israélienne.

La stratégie de l’appel BDS palestinien qui structure notre action de solidarité fera l’objet d’échanges avec les représentants palestiniens du BNC (Comité national du BDS) à qui seront également présentées les activités de la campagne BDS en France (BDS-France, Coalition contre Agrexco...).

C’est dans le cadre du BDS et des actions contre la politique israélienne qu’auront lieu les activités et rencontres avec les anticolonialistes israéliens.

Enfin, la mission participera à la Vème conférence internationale de la résistance non violente de Bil’in les 22 et 23 avril.

20 février 2010

 Bulletin Palestine,

 

Réprimer le mouvement BDS

Quelques jours après avoir fait condamner Mme Sakina Arnaud à 2000 euros d’amendes pour avoir apposé deux autocollants sur des emballages de produits venant d’Israël, François Fillon et Michèle Alliot-Marie ont revendiqué leur volonté de réprimer le mouvement BDS au cours du dîner du CRIF. L’un et l’autre n’ont pas hésité à recourir à des mensonges et des amalgames, tous deux parlant de « produits cashers » - qui ne sont pas visés par la campagne BDS, et d’antisémitisme introuvable dans une campagne entièrement tournée vers le droit et la légalité internationales.

Cette volonté d’intimidation échouera, non seulement le mouvement BDS est devenu trop important mais il refusera l’intimidation. Le mouvement BDS n’est pas décidé à laisser le gouvernement instrumentaliser la justice à sens unique pour servir ses choix politiques de collusion avec l’Etat criminel d’Israël.

20 février 2010

 Bulletin Palestine,

 

Une collégienne exclue de l'école pour un tee-shirt pro-palestinien.

Une élève de 16 ans d'un collège du centre-est de la France a été exclue trois jours de l'établissement pour soi-disant "prosélytisme" après avoir porté en cours un tee-shirt portant l'inscription "Palestine libre", a-t-on appris vendredi auprès d'un comité de soutien pro-palestinien.
Le 29 janvier, dans un collège de Villefranche-sur-Saône, la jeune fille, vêtue de son tee-shirt, a eu une altercation avec son professeur d'Histoire qui lui a demandé de cacher ce vêtement.
Selon le courrier adressé par la direction du collège à la mère de la collégienne, "les faits commis, à savoir: acte de prosélytisme et refus d'obéissance, constituent une faute grave justifiant une sanction disciplinaire".
La sanction prendra effet le 2 mars, après la rentrée des vacances d'hiver des élèves du collège.
Le collectif pro-palestinien, dont la mère de la collégienne fait partie, a décidé de soutenir la jeune fille et demande l'annulation immédiate de la sanction.
"Nous saluons le courage de Zeyneb de s'être opposée avec ses propres moyens au prosélytisme de son professeur", a indiqué le Collectif de Villefranche-sur-Saône pour le peuple palestinien, accusant le professeur d'Histoire d'être pro-israélien.
L'association a fait savoir qu'elle avait déjà reçu 1.300 courriers de soutien.

19/02

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=125259&language=fr


3 Grande Bretagne

Gordon Brown veut modifier la loi sur les mandats d'arrêt pour crime de guerre.

Le premier ministre britannique, Gordon Brown, propose de modifier les conditions d'émission des mandats d'arrêt internationaux pour crimes de guerre, après la polémique avec Israël sur le mandat contre l'ex-chef de la diplomatie israélienne Tzipi Livni, rapporte jeudi le Daily Telegraph. "La seule question à mes yeux est de savoir si notre objectif est servi au mieux par un processus selon lequel un mandat d'arrêt pour les crimes les plus graves peut être émis sur la base de preuves les plus minces", écrit le chef du gouvernement dans une tribune.

Mme Livni avait annulé une visite prévue à Londres en décembre 2009, de crainte d'être arrêtée après qu'une cour britannique eut émis un mandat d'arrêt à son encontre, basé sur une plainte d'activistes palestiniens.

L'affaire avait embarrassé au plus haut point la diplomatie britannique et Gordon Brown s'était engagé à modifier la loi, qui autorise les juges à lancer des mandats d'arrêt pour des crimes de guerre à la demande de tout individu. "Comme nous l'avons observé, il existe maintenant un risque significatif qu'une telle disposition soit exploitée par des organisations ou des individus pour des motifs politiques", écrit le premier ministre britannique.

4/3

AP



Pièce jointe

Jihad Mansour : Erreurs courantes de militants et quelques propositions pour les rectifier.

C’est un texte à lire absolument car il offre des pistes de réflexions intéressantes en ce qui concerne la manière d’envisager les conduites à suivre en vue d’être le plus efficaces possible dans l’action militante au service de la cause palestinienne.

Écrit par Yousef Abudayyeh, Mohamed Khodr, Mary Rizzo, Haitham Sabbah et Saja

 On peut être d’accord ou pas avec la réflexion conduite par ces auteurs, là n’est pas le problème ; car l’intérêt premier selon nous de ce genre de texte est de nous faire réfléchir sur notre propre action afin de voir dans quel cadre elle s’inscrit vraiment et la juger parce qu’elle se trouve ainsi confrontée à une analyse extérieure. C’est cela qui est intéressant : pouvoir se remettre en question constamment pour mieux servir les intérêts des Palestiniens.

 Le militantisme et les militants œuvrant pour la Palestine ont reçu une certaine attention médiatique récemment, ce qui est une très bonne nouvelle. C’est une opportunité que l’on doit saisir, surtout considérant que les Palestiniens eux-mêmes ne se voient pas accorder d’espace dans presque tous les médias de masse. Partant de là, nous à Palestine Think Thank, avons décidé d’exprimer certaines de nos observations, nos pensées et nos suggestions dans le but d’améliorer le travail de tous les militants y compris nous-mêmes. Ce texte est un résumé de ce que nous estimons être certaines erreurs courantes de la part des militants et nos propositions pour éviter que ces erreurs entraînent des dommages. Dans les prochaines semaines nous travaillerons sur chacun de ces points dans différents articles. Nous espérons que nos observations et nos propositions seront profitables autant à nous-mêmes qu’à tous ceux qui consacrent leur temps et leur énergie à la cause Palestinienne.

  1. Ne pas insister sur l’unité et nous diviser entre nous

Suite en pièce jointe : Jihad Mansour - Erreurs courantes de militants et quelques propositions pour les rectifier.


Michel Staszewski - Israël-Palestine : Une paix juste passe par le rejet de tous les racismes.

Dans un conflit opposant deux communautés nationales, comme c’est le cas entre les Juifs israéliens et les Palestiniens, les préjugés de type raciste sont forcément présents. De part et d’autre. Il faut être de mauvaise foi pour prétendre qu’une des parties en présence en serait totalement indemne. Car dans un climat de violence omniprésente où les passions sont forcément exacerbées, la tentation est forte d’angéliser « les nôtres » et de diaboliser « les autres ».

Et ne sont pas seulement en cause les protagonistes directs que sont les Juifs israéliens et les Arabes palestiniens mais aussi ceux qui s’engagent sur cette question, quel que soit leur « camp ».

La recherche d’une paix juste, la seule qui puisse durer, passe pourtant par la mise hors-la-loi du racisme. C’est pourquoi les partisans d’une telle paix doivent lutter résolument contre cette « maladie honteuse », non seulement chez les autres, mais aussi, et c’est sans doute plus difficile, contre le risque d’en être eux-mêmes « contaminés ». Le présent article se veut une contribution à cette lutte, sous la forme de réflexions qui devraient inciter le lecteur (dont j’imagine qu’il se sent concerné par le conflit en question et souhaite une paix juste) à la vigilance sur ce point.

Racismes

Dans cet article nous considérons le racisme dans le sens large où il est généralement utilisé à notre époque : il recouvre tout préjugé négatif ou toute action discriminatoire visant l’ensemble des membres d’un groupe humain ethnique ou religieux dont on considère que les opinions et les comportements sont semblables car déterminés par leur appartenance à ce groupe.

Dans le conflit qui nous occupe les groupes victimes de préjugés et/ou de discriminations sont les Palestiniens, les Arabes (arabophobie), les musulmans (islamophobie) et les juifs, considérés soit en tant qu’adeptes de la religion juive (judéophobie), soit en tant que membres d’une ethnie, voire d’une « race » au sens biologique du mot (antisémitisme).

Le sionisme est-il raciste ?

Qu’est-ce que le sionisme ?

Pour le « Petit Robert » il s’agit d’un « mouvement politique visant à l’établissement puis à la consolidation d’un Etat juif (la nouvelle Sion) en Palestine » [1][1]. Denis Charbit a, pour sa part, réuni dans un volumineux ouvrage de nombreux écrits et discours émanant de penseurs et de dirigeants sionistes[2][2]. S’y manifeste à la fois la diversité de la pensée sioniste mais aussi ce qui fait son unité : «  Le programme commun admis par tous les courants dits sionistes découle en premier lieu d’une affirmation de principe essentielle : les Juifs constituent une nation. » Sur cette base, le sionisme « se résume, toutes tendances confondues, par :

1)       L’aspiration au rassemblement national des Juifs sur un même territoire.

2)       La revendication d’« Eretz Israël »[3][3] comme le lieu unique, nécessaire et désirable, de ce rassemblement (…).

3)       La revendication d’un régime d’autonomie la plus large possible afin de permettre aux Juifs de déterminer leur destin collectif.

4)       Enfin, l’adoption de l’hébreu comme langue de communication quotidienne entre les Juifs installés en Palestine »

 

Notons cependant que de nombreux partisans déclarés du sionisme le présentent comme le « mouvement de libération nationale du peuple juif ». Sur base d’une telle définition, tout opposant au sionisme peut être taxé d’antisémitisme puisque opposé à la « libération des juifs ». 1][1] Le Nouveau Petit Robert 2010, p. 2377.

[2][2] CHARBIT, D., Sionismes. Textes fondamentaux, Albin Michel/Menorah, Paris 1998.

[3][3] Eretz Israël : « Terre d’Israël » ou « Pays d’Israël » : Ce terme couvre tous les territoires qui ont, à un moment ou l'autre, fait partie d'un des Royaumes juifs à l'époque du Premier et du Second Temple, c'est-à-dire en plus de la Palestine, une partie importante de l'actuelle Jordanie. Aujourd’hui, rares sont cependant les sionistes qui revendiquent encore l’ensemble de ces territoires.



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19



 

 

07/03/2010

n°127 - Dossier du Liban - 06-03 -: Début :- : 3-1 Attaque de la banlieue sud de Beyrouth = Attaque en riposte de la ville d'Israël de Gush Dan.

n°127 - Dossier du Liban - 06-03 -: Début :- : 3-1 Attaque de la banlieue sud de Beyrouth = Attaque en riposte de la ville d'Israël de Gush Dan.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers du liban n°127 du 06-03

C.De Broeder & M.Lemaire



Le " dossiers du liban " est  visible  sur

le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse: fa032881@skynet.be 



Sommaire : 

Tiré à part :

Times : « Israël » effectue des opérations d'éliminations 

1 Dossier & Point de vue

1-1 Sylviane Zehil : Ban dénonce le renforcement de l’arsenal du Hezbollah et les violations israéliennes répétées.

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Rencontre tripartite de Damas : un message fort adressé aux Israéliens.

2-2 Equation: Attaque contre la banlieue sud de Beyrouth = Attaque du centre vital d'Israël, Gush Dan. ?

2-3 Cinquième anniversaire de l'assassinat de Rafic Hariri.

Suite

3  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 Attaque contre la banlieue sud de Beyrouth = Attaque du centre vital d'Israël, Gush Dan.

3-2 Nasrallah : Contre chaque bâtiment bombardé, nous bombarderons plusieurs à Tel Aviv.

Fin

4 Annexe

4-1 La déclaration arabo-internationale de Beyrouth soutenant la résistance.

4-2 Extrait du discours du secrétaire général du Hezbollah: Sayed Nasrallah:"

4-3 Sayed Abbas Moussawi: histoire de dévouement et de soutien aux opprimés du monde.

4-4 Une barricade n’a que deux côtés

4-5 L’union à travers les yeux d’une citoyenne arabe.



Tiré à part :

Times : « Israël » effectue des opérations d'éliminations.
La guerre souterraine  a ses règles. Des voitures explosent, des bateaux coulent et des hommes meurent de façon mystérieuse. Mais les coups portés dans la lutte secrète que se livrent l’entité sioniste contre  l'Iran, le Hamas et le Hezbollah ne sont jamais revendiqués : seule une poignée de joueurs enregistre les succès et les échecs, et prépare les ripostes.
Or selon des sources égyptiennes citées par le quotidien londonien ''Times'' « Israël a entamé depuis un certain temps un processus d'élimination des responsables du Hamas et du Hezbollah dans tout le Moyen-Orient ».
La mort de Mahmoud al-Mabhouh, cadre du Hamas retrouvé mort vendredi dernier dans une chambre d'hôtel de Dubaï, est celle de l'un de ces joueurs. Elle aurait pu rester ignorée si le Hamas n'avait publiquement accusé « Israël » de l'avoir liquidé.
Le Mossad n'a, bien sûr, ni revendiqué ni démenti cette action. Tout comme personne n'avait non plus revendiqué l'assassinat du général syrien Mohammed Suleiman. Ce proche collaborateur de Bachar el-Assad tué en août dernier de plusieurs balles dans sa villa de Rimal al-Zahabiyeh, une luxueuse station balnéaire située au nord de Tartous. Cet alaouite, membre de la même minorité religieuse que la famille Assad, avait été chargé de plusieurs dossiers sensibles, dont celui des programmes secrets de recherche en armement du régime syrien. Il aurait aussi été le responsable de l'approvisionnement en armes du Hezbollah libanais. Il aurait aussi été le responsable de l'approvisionnement en armes du Hezbollah libanais, précise le quotidien.
Pas plus que n'avait été revendiqué l'assassinat du commandant en chef de la résistance le général Imad Moughniyeh, tué dans la mystérieuse explosion d'un véhicule au centre de Damas en février 2008.
Ni celle de l'expert nucléaire iranien Massoud Ali Mohammed, tué dans l'explosion d'une moto à Téhéran le mois dernier.
Ni celui de deux membres du Hamas, morts dans l'explosion d'une voiture piégée devant le bureau du représentant de l'organisation Oussama Hamdane le 27 décembre 2009 dans la banlieue sud de Beyrouth, ajoute le Times.
Toujours selon  des sources égyptiennes citées par Times: «Nous savons que l'activité des services secrets israéliens a augmenté ... Nous sommes conscients que leurs activités se sont accrues  sur notre territoire et dans d'autres pays de la région. Ils tentent de nous écraser tous dans leur guerre souterraine».
Une source palestinienne à Ramallah a déclaré au quotidien  que le «mouvement du Hamas a couvert certains  incidents dont ont été victimes leurs  membres afin de ne pas s'exposer aux embarras ».
Selon un diplomate égyptien cité par le quotidien, « il existe une coopération accrue entre Gaza et l’ Iran, et Israël craint que le soutien iranien ne renforce la capacité et la force du Hamas ».
Il a averti contre «l'expansion de cette guerre que mène Israël contre la coopération entre l'Iran et le Hamas", soulignant qu'il y a des pays qui ne veulent pas transformer leur territoire en un champ de bataille dans le conflit palestino - israélien.
Le quotidien britannique estime qu' « Israël » veut à tout prix empêcher la coopération croissante entre le Hamas et l'Iran, via le Hezbollah.
Mais encore, faute de ne pouvoir s’engager dans une guerre ouverte contre l’Iran le Hezbollah le Hamas et
la Syrie, l’entité sioniste a déclenché une guerre souterraine sans merci, avec l’aide de certains services de renseignements arabes alliés.
Dans le même contexte, le quotidien  «Maariv» a révélé  que le «Mossad» était derrière l'attentat contre un autobus à Damas, et deux autres explosions à Beyrouth et à Gaza. Le lien  entre les attentats et l'assassinat du leader du Hamas «» Mahmoud Mabhouh dans l'émirat de Dubaï est selon Maariv réel !.
Bref dans cette guerre souterraine, chaque épisode, aussi incomplet et incohérent soit-il, est un élément de la nouvelle guerre froide qui se déroule au Moyen-Orient.

G. Houbballah

 14 février

Source : Al Manar
http://www.almanar.com.lb/...

http://www.palestine-solidarite.org:80/analyses.G.Houbballah.140210.htm



1 Dossier & Point de vue

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

1-1 Sylviane Zehil : Ban dénonce le renforcement de l’arsenal du Hezbollah et les violations israéliennes répétées.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue des auteurs mais doit être vu comme information.

1701 : Bien que les « parties demeurent engagées à appliquer la résolution 1701 du Conseil de sécurité, il reste encore beaucoup à faire pour l.a mise en œuvre de ses éléments clés...

Le respect de la cessation des hostilités entre Israël et le Liban a permis de bénéficier de la période la plus stable depuis des décennies, mais la situation reste malgré tout fragile. Cette fragilité est accentuée par une rhétorique belliqueuse fréquente portant sur une éventuelle nouvelle confrontation
d'envergure... Une telle rhétorique devrait cesser. »
C'est ce que constate le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, dans son douzième rapport trimestriel sur l'application de la résolution 1701. Ce nouveau rapport de 22 pages donne une évaluation détaillée de l'application de cette résolution depuis son rapport précédent, daté du 2 novembre 2009.
Ban Ki-moon a souligné que « la coopération entre
la Finul et l'armée libanaise a contribué à l'instauration d'un nouvel environnement stratégique et au rétablissement de la stabilité dans le sud du Liban, qui sont des éléments de base pour parvenir à un cessez-le-feu permanent ». « Il reste que cette occasion offerte par la présence de la Finul ne peut durer indéfiniment, relève le rapport. Il appartient aux parties de se pencher à nouveau sur toutes les questions en suspens afin de parvenir à instaurer un cessez-le-feu et trouver une solution à long terme, telle qu'envisagée dans la résolution 1701. Le respect des obligations inscrites dans la résolution et l'établissement d'un mécanisme stable de contrôle, en réglant les violations potentielles par le dialogue plutôt que par la force, permettrait d'éviter la menace d'une escalade militaire. J'exhorte toutes les parties à saisir cette opportunité, dans les mois qui viennent, pour faire des progrès tangibles dans ce sens. L'ONU reste prête à continuer à aider les parties à atteindre cet objectif », a souligné Ban.
Le rapport souligne que « l'armée libanaise a continué d'agir avec énergie et détermination ».

« Avec l'assistance de pays donateurs internationaux, la capacité de l'armée a été graduellement renforcée, relève le secrétaire général qui s'insurge en outre contre les « violations quasi quotidiennes » par les forces de défense israéliennes de la souveraineté du Liban et de la résolution 1701.

« Les survols aériens, qui créent une situation de tension qui risque de mener à une escalade rapide, doivent cesser immédiatement », a-t-il souligné. Au sujet de l'occupation du village de Ghajar, Ban exprime encore une fois son « inquiétude face au fait que les Forces de défense israéliennes ont continué d'occuper une partie du village de Ghajar et un morceau de terre adjacent situé au nord de la ligne bleue. La reprise des discussions entre la Finul et les responsables israéliens en décembre 2009 est un signe positif ». Il demande à Israël d'achever de se retirer de cette zone sans autre délai, « conformément aux dispositions de la résolution 1701 ».
Les armes du Hezb
Ban Ki-moon exprime par ailleurs son inquiétude face au renforcement de l'arsenal et des capacités militaires du Hezbollah. « La découverte par
la Finul d'armes dans sa zone d'opérations est une évidence claire de la violation de la résolution 1701, souligne-t-il. Cette découverte a permis de prouver que l'établissement d'une zone exempte de tout personnel armé et armes, destinée à empêcher la contrebande d'armes entre le fleuve du Litani et la ligne bleue, reste une tâche à long terme, note-t-il. De plus, l'ONU reçoit régulièrement des rapports faisant état du renforcement de l'arsenal et des capacités militaires du Hezbollah, à l'intérieur et à l'extérieur de la zone d'opérations de la Finul, un fait que le Hezbollah ne contredit pas, souligne-t-il. L'ONU n'est pas en mesure de vérifier ces allégations de façon indépendante.
Les leaders du Hezbollah ont toutefois déclaré publiquement que leur organisation était en possession de capacités militaires qui seraient utilisées pour se défendre », note-t-il.
Frontière commune et fermes de Chebaa
Le rapport rappelle une des dispositions clés de la résolution 1701, à savoir que le « gouvernement libanais est prié de sécuriser ses frontières et les autres points d'entrée de manière à empêcher l'entrée d'armes et de matériel au Liban sans son consentement. Son application requiert un engagement politique », constate Ban, qui déplore en outre la porosité de la frontière et se dit « inquiet de rapports signalant la contrebande d'armes en violation avec la résolution 1701. » Mais il est « encouragé par les efforts entrepris graduellement par le gouvernement libanais pour le contrôle de ses frontières, et en particulier par l'engagement du Premier ministre à développer une stratégie complète dans cet objectif ». Il « remercie les pays membres qui offrent une aide pour augmenter la capacité d'administration de la frontière libanaise » et demande à la communauté internationale d'aider à « mettre sur pied une stratégie des frontières ».
Le secrétaire général « estime que l'amélioration des relations entre le
Liban et
la Syrie crée un environnement propice pour permettre la délimitation et la démarcation de leur frontière commune. J'espère que dans les mois à venir, des mesures concrètes seront prises dans ce sens par les gouvernements libanais et syrien ». Quant au règlement de la question des fermes de Chebaa, le secrétaire général a indiqué qu'il avait l'intention « d'œuvrer sur le plan diplomatique pour régler cette question en encourageant Israël et la Syrie à donner une réponse à la définition provisoire de la zone des fermes de Chebaa. »
Palestiniens et groupes armés
La présence au Liban de groupes armés qui échappent au contrôle de l'État l'empêchant ainsi d'exercer pleinement sa souveraineté et son contrôle sur le territoire national, conformément à la résolution 1701, demeure un autre sujet de préoccupation de Ban Ki-moon, qui reste « convaincu que le désarmement de tous les groupes armés doit s'inscrire dans un processus politique piloté par le Liban ». C'est dans ce cadre qu'il « demande au président Michel Sleiman de convoquer à nouveau la conférence de dialogue national pour discuter d'une stratégie de défense nationale, dans le but de forger un consensus national sur cette question clé. »
Le rapport note aussi que « le nouveau gouvernement a déclaré son engagement à appliquer les décisions prises par le dialogue national en 2006 et en 2009 en vue de désarmer les Palestiniens en dehors des camps et de trouver une solution aux armes à l'intérieur des camps ». Il appelle, par ailleurs, à améliorer leurs conditions de vie « sans préjudice du règlement de la question des réfugiés palestiniens dans le cadre d'un accord de paix global ».

 01 mars 2010
http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/648719/Ban_denonce_le_renforcement_de_l%27arsenal_du_Hezbollah_et_les_violations_israeliennes_repetees.html



2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

2-1 Rencontre tripartite de Damas : un message fort adressé aux Israéliens.

Ndlr : La publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage toutes l'analyse des auteurs mais doit être vu comme information.
Rencontre tripartite de Damas, entre les présidents Bachar el-Assad, Mahmoud Ahmadinejad et le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah. Du chef du Bloc de la résistance Mohammad Raad, à cheikh Abdel Amir Kabalan et cheikh Yazbeck, en passant par les députés Nawwaf Moussawi, Ali Fayad et Kassem Hachem et même jusqu'à l'ancien Premier ministre Sélim Hoss, toutes ces personnalités ont estimé que la rencontre de Damas constitue un message fort adressé aux Israéliens.
Selon Mohammad Raad, la photo des trois hommes ensemble « a suffi à elle seule à faire trembler l'ennemi israélien. S'il songe encore à lancer une nouvelle attaque, il saura qu'il aura en face de lui l'épée de la moumana'a »... Raad a déclaré que le projet américain a échoué en Irak et il est en train de le faire en Palestine, au Liban et en République islamique.
De son côté, le vice-président du Conseil supérieur chiite, cheikh Abdel Amir Kabalan, a salué la rencontre tripartite de Damas, affirmant qu'elle tombe à point au moment où Israël multiplie ses menaces contre le Liban. Il a ensuite appelé les musulmans à l'unité pour le bien et pour déjouer tous les complots israéliens. Cheikh Kabalan a encore appelé les Libanais à protéger leur pays, en renforçant leur unité et leur coopération pour réformer leurs institutions et décupler leur potentiel et leurs performances.
Le député Nawwaf Moussawi a été un peu plus violent, affirmant que l'administration américaine sera responsable de toute nouvelle agression israélienne contre
la Palestine, le Liban ou l'Iran.

Au cours d'une cérémonie dans la banlieue sud visant à remettre à leurs habitants 21 immeubles reconstruits après la guerre de 2006, Moussawi a insisté sur l'épreuve que constituent le déplacement et l'exil forcés. Il a ensuite affirmé que ce sont les Américains, en tant qu'amis d'Israël, qui sont à l'origine des destructions dans la banlieue sud. Il a tenu ces propos à l'intention « de ceux qui considèrent encore les États-Unis comme les amis du Liban ». Il a ensuite estimé que la rencontre tripartite de Damas constitue le rempart face aux visées israéliennes et américaines.
Il a enfin condamné les ingérences de l'ambassadrice des États-Unis dans les affaires libanaises, qualifiant l'ambassade de Awkar « d'État dans l'État ».

Moussawi a encore appelé les services libanais à cesser toute coopération avec les Américains, estimant que tout ce que font les
Américains est destiné aux Israéliens et ajoutant que les ingérences américaines au Liban constituent une infiltration israélienne de la sécurité nationale libanaise.
Le député Ali Fayad a, lui, tenu une conférence de presse devant la porte de Fatima à Kfarkila, à quelques mètres de la frontière israélienne, dans le but évident de montrer que les menaces israéliennes n'effraient pas les habitants de la région. Il a d'ailleurs estimé qu'il existe désormais un nouveau rapport de forces stratégique, annonciateur d'une nouvelle étape décisive pour la région. Il a aussi précisé que la rencontre tripartite de Damas est l'indice de grands changements dans la région, notamment dans le conflit israélo-arabe, ajoutant que, désormais, l'avantage est au Liban et aux Arabes.
Fayad a encore condamné les ingérences américaines dans les affaires libanaises, affirmant que l'ambassade américaine ne respecte pas les règles diplomatiques ni la souveraineté libanaise. Il a invité le gouvernement libanais à mettre la main sur le dossier des demandes américaines concernant les abonnés des compagnies de téléphonie mobile, pour pouvoir expliquer ce qu'il en est réellement aux citoyens.
Le chef du comité religieux du Hezbollah, cheikh Mohammad Yazbeck, a affirmé de son côté que « si l'ennemi israélien tente une nouvelle aventure militaire au Liban, il en paiera le prix fort. Cheikh Yazbeck a considéré que les présidents syrien et iranien, ainsi que le secrétaire général du Hezbollah ne songent qu'à se défendre en cas d'attaque israélienne, rappelant toutefois que « désormais, Israël est plus faible que jamais ».
L'ancien Premier ministre Sélim Hoss a considéré dans un communiqué que la rencontre tripartite de Damas est un signe de bon augure et elle montre le renforcement de l'alliance face à Israël. Il a estimé que l'alliance entre
la Syrie et l'Iran à laquelle s'est jointe la Turquie doit s'élargir aux autres pays arabes pour devenir une entité s'inspirant de l'Union européenne.
Enfin, le député de la région de Marjeyoun-Hasbaya, Kassem Hachem, a estimé que la rencontre de Damas a semé la terreur dans les cœurs des Américains et des Israéliens.

01 mars
http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/648712/La_rencontre_de_Damas_saluee_par_le_Hezbollah_et_ses_allies.html
 


2-2 Cinquième anniversaire de l'assassinat de Rafic Hariri.

Drapeaux du Pays du Cèdre en main, plusieurs dizaines de milliers de Libanais se sont rassemblés dimanche sur la principale place de Beyrouth pour le cinquième anniversaire de la mort de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri dans un attentat. Bien qu'importante, la mobilisation était semble-t-il moins forte que celle des années précédentes, selon des estimations. Possible reflet du fossé existant dans les rangs de la coalition pro-occidentale au pouvoir, désormais emmenée par Saad Hariri, fils du défunt ex-Premier ministre.

Ce cinquième anniversaire est également intervenu après la réconciliation entre Saad Hariri et la Syrie, que l'actuel chef du gouvernement libanais a accusée d'être à l'origine de l'assassinat de son père le 14 février 2005 dans un attentat au camion piégé à Beyrouth.

A la différence des discours des années précédentes -ponctués d'attaques contre la Syrie-, Saad Hariri a évoqué dimanche place des Martyrs une nouvelle étape dans les relations entre Beyrouth et Damas.

"En toute vérité, honnêteté et responsabilité, je suis disposé à maintenir cette fenêtre (avec la Syrie) ouverte, et à bâtir une nouvelle ère dans les relations libano-syriennes", a lancé le Premier ministre, à la tête d'un gouvernement d'union qui comprend des personnalités soutenues par Damas, autrefois membres de l'opposition.

Certains dans la foule rassemblée place des Martyrs ont exprimé leur déception vis-à-vis de la réconciliation avec Damas prônée par Saad Hariri. "Qu'avez-vous fait de mon vote?", proclamait une pancarte. Des mots témoignant de la frustration éprouvée devant la formation par Hariri d'un gouvernement d'union nationale comprenant des membres du Hezbollah pro-syrien, formation rivale, en dépit de la victoire aux législatives de l'an dernier.

Le décès de Rafic Hariri a été suivi de la montée d'une alliance soutenue par les Etats-Unis et l'Arabie saoudite, la coalition du 14 mars, baptisée ainsi à la suite d'une journée de grandes manifestations anti-syriennes. Ces manifestations ont abouti au retrait des soldats syriens du pays après 29 ans de présence militaire.

Pour Saad Hariri et ses alliés, le rassemblement de dimanche constituait une tentative pour regagner une partie de l'élan politique perdu à la suite d'une scission au sein la coalition. Le dirigeant druze Walid Joumblatt -qui avait été l'une des figures clefs de l'alliance du 14 mars et était un détracteur farouche de la Syrie- a quitté la coalition en août et s'est rapproché du camp adverse emmené par le Hezbollah chiite.

Walid Joumblatt, qui appelle désormais à des relations avec la Syrie et se dit prêt à se rendre à Damas, a déclaré du bout des lèvres qu'il participerait au rassemblement de dimanche mais ne compterait pas au nombre des orateurs.

En ce jour anniversaire, nombre agitaient dans la foule des banderoles en hommage au Premier ministre défunt déclarant: "vous nous manquez". "Je suis ici pour dire que Rafic Hariri n'est pas mort pour rien... Nous continuerons à lutter pour notre indépendance", confiait Zeina al-Sidani, un drapeau aux couleurs du Liban (rouge, blanc, vert) dans une main, et une rose rouge "pour les martyrs du Liban le jour de la Saint-Valentin" dans l'autre.

Rafic Hariri entretenait des relations étroites avec les dirigeants occidentaux ainsi qu'avec la Syrie. Dans les mois qui précédèrent son assassinat, il tenta cependant de limiter l'influence de Damas sur le pays du Cèdre, et nombre accusèrent la Syrie d'être impliquée dans sa disparition, ce que celle-ci démentit.

Un tribunal international a été établi aux Pays-Bas l'an dernier pour juger les assassins présumés de Rafic Hariri mais aucune personne n'a été inculpée à ce jour, suscitant l'inquiétude que le dossier traîne en longueur.

"Nous appelons le tribunal international à mettre fin au crime", a lancé dimanche Saad Hariri.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a réaffirmé l'engagement des Nations unies en faveur des efforts du tribunal pour "traduire les responsables en justice et mettre un terme à l'impunité au Liban", selon Martin Nesirky, porte-parole à New York.

D'après le bureau de M. Hariri, le président américain Barack Obama a également assuré le Premier ministre libanais de son soutien au tribunal. (…)

14/2

http://fr.news.yahoo.com/3/20100214/twl-liban-hariri-manifestation-2844f0d_7.html 


n°127 - Dossier du Liban - 06-03 -: Suite :- : 3-1 Attaque de la banlieue sud de Beyrouth = Attaque en riposte de la ville d'Israël de Gush Dan.


n°127 - Dossier du Liban - 06-03 -: Suite :- : 3-1 Attaque de la banlieue sud de Beyrouth = Attaque en riposte de la ville d'Israël de Gush Dan.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers du liban n°127 du 06-03

C.De Broeder & M.Lemaire



Le " dossiers du liban " est  visible  sur

le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

NB: Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

3  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 Attaque contre la banlieue sud de Beyrouth = Attaque du centre vital d'Israël, Gush Dan.

3-2 Nasrallah : Contre chaque bâtiment bombardé, nous bombarderons plusieurs à Tel Aviv.



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 Attaque contre la banlieue sud de Beyrouth = Attaque du centre vital d'Israël, Gush Dan.
Quand en septembre 2006 , lors de son fameux et historique  discours, le secrétaire général du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah a déclaré que « le temps des défaites est désormais révolu et que le temps des victoires vient de commencer »..

Sayyed Hassan ne prononçait pas des paroles en l’air, Sayyed Hassan voyait loin !
En effet, quatre ans plus tard, le secrétaire général du Hezbollah a une fois de plus surpris l’ennemi israélien  en révélant mardi dans son discours prononcé à l’occasion de l’anniversaire des commandants martyrs, une nouvelle équation stratégique : contre un immeuble bombardé dans la banlieue sud de Beyrouth, ce ne sont pas plusieurs immeubles qui seront détruits à Tel Aviv, mais plutôt c’est toute la région de Gush Dan qui sera sous le feu des missiles de
la Résistance !
Et encore, Sayyed Hassan ajoute pour qu’il n’y ait pas de malentendu ou de  confusion  chez l’ennemi : « Ils ne peuvent comprendre que lorsque nous leur disons : Si vous bombardez la banlieue sud de Beyrouth nous bombarderons Tel Aviv, ils pensent que nos missiles ne feront que  percer les murs de Tel Aviv .

Je leur dis aujourd'hui : Non, contre chaque bâtiment qu'ils vont détruire dans la Banlieue, nous en détruirons plusieurs à Tel Aviv ».
Et quand Sayed Hassan Nasrallah menace de vider Tel Aviv de ses habitants, il fait allusion à la côte littorale situé entre Haïfa et le sud de Tel Aviv, d'une largeur de 10-
15 Km, où se trouvent les rassemblements urbains les plus importants sans compter les plus importantes raffineries de pétrole, les plus grandes usines…
Il fait allusion à Gush Dan, considérée comme le centre vital d' « Israël », tel un cœur qui bat et qui donne le rythme, une colonne vertébrale qui apporte équilibre à tous les organes et un cerveau qui transmet rapidement ses commandes.
Or pourquoi Gush Dan ?!
Grande métropole urbaine située au centre du pays,  Gush Dan est constitué d'un groupe de villes mitoyennes qui s'étend sur une vaste superficie et gravite autour de Tel Aviv .
Les limites de Gush Dan telles que tout un chacun les perçoit en « Israël » s'inscrivent dans la bande du littoral, c'est-à-dire de la ville de Herzliya au nord en passant par Petah Tikva à l'est et jusqu'à Rishon Le-Zion au sud avec plus de 1,6 millions d'habitants, comme l’a si bien décrit le secrétaire général du Hezbollah.
Cette carte élargie de Gush Dan  compte plus de 2 millions d'habitants et en fait la région la plus peuplée et la plus dense d' « Israël ».
Gush Dan est réputé d’être une ville dynamique : son pouls est rapide, son rythme accéléré, sa vie chargée d'activités économiques et culturelles, aussi riches que variées.
Le commerce dans la région de Gush Dan bouillonne d'activité avec ses centres de l'économie israélienne qui, du cœur du pays, battent la mesure et insufflent la vie.
Le PIB de Gush Dan correspondrait à l'équivalent de celui de Vienne et de son agglomération.
Composée de 251 localités qui comprennent entre autres les municipalités de Bat Yam, Holon, Ramat Gan, Givatayim, Bnei Brak, Petah Tikva, Rishon LeZion, Ramat Ha-Sharon et Herzliya, la région de Gush Dan concentre également une importante industrie high-tech dues aux universités de renommées telles que l'université de Tel-Aviv.
Son aire d'influence s'étend toutefois sur des villes plus éloignés tels que celles de Netanya, d'Ashdod et de Modiin.
Numéro un au palmarès des programmes de distractions en « Israël », Gush Dan comprend de nombreux clubs de divers types, des bars et cafés, restaurants et hôtels, théâtres et cinémas, musées et parcs, de superbes plages, et offre des festivals multicolores ou encore des sites historiques et archéologiques fascinants.
Bref  Sayyed Nasrallah le sait bien comme les Israéliens le savent, si Gush Dan est détruite c’en est fini pour l’entité sioniste !
Et il le confirme: «Je tiens à dire aux Israéliens,  si vous bombardez l'aéroport international du martyr Rafic Hariri, à Beyrouth, nous bombarderons l'aéroport de David Ben Gourion, à Tel Aviv. Si vous bombardez nos raffineries, nos usines, nos ports, nous ferons de même avec les vôtres ».

18/02/2010   

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=125165&language=fr


3-2 Nasrallah : Contre chaque bâtiment bombardé, nous bombarderons plusieurs à Tel Aviv.

Le secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah a levé d'un cran ses menaces contre l'ennemi sioniste, préconisant une nouvelle équation en cas de guerre israélienne contre le Liban: " Si vous bombardez nos infrastructures libanaises, la résistance fera de même et bombardera les infrastructures israéliennes où qu'elles soient situées" a-t-il scandé devant des milliers de Libanais rassemblés dans la Banlieue-Sud, à l'occasion de la semaine du martyre des dirigeants.
Toujours selon le numéro un du Hezbollah, "Israël se trouve actuellement dans l'impasse ne pouvant ni imposer la paix, selon ses conditions, ni faire la guerre non plus". Raison est-il, estime-t-il, "il s'attelle entretemps à vouloir empêcher les autres de perfectionner leurs dispositifs de guerre".
 
Lors d'un discours prononcé l'an dernier, lors d'une  commémoration similaire, Sayed Nasrallah avait annoncé l'équation de guerre suivante, celle de Tel Aviv contre La Banlieue-Sud, alors que celle de la guerre 2006 avait été Tel Aviv contre Beyrouth.
Le commandant de la résistance libanaise a également regretté les voix libanaises internes qui prêchent depuis quelque temps un nouveau discours, celui de considérer la présence de la résistance et de son armement comme étant un acte de provocation à l'encontre  d'Israël. Selon lui, cette explication des faits est "très dangereuse car elle justifie à l'ennemi son agression, et l'appelle même à l'agression".
LES IDEES PRINCIPALES DU DISCOURS 
Nous renouvelons en cette occasion nos condoléances pour la perte de nos chers martyrs, et en même temps nos félicitations parce qu’ils sont en fin de compte les premiers victorieux. Ils représentent notre gloire et notre fierté.
Je vais évoquer les défis actuels et notre stratégie pour y faire face. Lorsque nous nous rappelons ces dirigeants et que nous étudions leur vie et leurs comportements, nous trouvons des caractéristiques communs: la foi, la piété, la fidélité, la franchise, l’amour des autres...
C’est à travers ces caractéristiques que nous comprenons comment l’être humain peut être fort face à l’ennemi tout en étant ému et touché devant les martyrs et les massacres de Qana et d’autres.
Ce point commun est leur jeunesse.
Dès leur enfance, ils étaient conscients de la réalité du conflit israélo-palestinien. Grâce à l’imam Moussa Sadr ils avaient compris les causes réelles du conflit, et ils étaient disposés à faire tous les sacrifices nécessaires. Depuis leur enfance, ils étaient des hommes, jamais à l'instar des simples jeunes, ils n'ont perdu leur temps dans les divertissements. Dieu a consacré à chacun d’eux des responsabilités. Cheikh Ragheb Harb fut le symbole de la révolution populaire et du rejet de tout compromis avec l’ennemi. Son sang a fondé la résistance… Sayed Abbas avait joué un grand rôle dans la fondation militaire de la résistance, alors que hajj Imad Moughniyeh incarnait l’aspiration des peuples et des combattants à la liberté. Chacun d’eux est tombé en martyre dès son jeune âge. Cheikh Ragheb avait 32 ans, Sayed Abbas en avait 40 ans seulement, et hajj Imad 46 ans.
 Ils étaient tous jeunes et avaient le sentiment de responsabilité. Ils travaillaient sur le chemin de Dieu pour que la nation vive dignement, librement, et en toute sécurité. Ces jeunes dirigeants ont pu créer des générations de jeunes qui ont pris en charge de résister, d’endurer et de réaliser les victoires. Ces jeunes constituent actuellement le plus important facteur de la force du Liban, ces jeunes sont prêts à se sacrifier pour protéger leur pays. C’est le legs de ces dirigeants martyrs.
 A chaque occasion, nous reconnaissons leurs exploits, ainsi que les exploits de tous les martyrs qui ont libéré la terre et les détenus et protégé le Liban. Ces martyrs veulent qu’on protège leurs exploits, leur sang et le choix de la résistance.
Actuellement, et face aux derniers défis, plusieurs questions sont posées. Hélas,  nous devons chaque fois reposer les mêmes questions, car certaine s ne veulent pas tirer les leçons de notre expériences ni celles des autres expériences historiques dans le monde. Et nous voilà de nouveau évoquer de nouveau les choix et les moyens.
 Est-ce que les promesses américaines peuvent protéger le Liban? Si Biden et Barack nous promettent de protéger le Liban, est-ce qu’ils sont vraiment capables de le faire?
Ils n’ont pas pu stopper la colonisation, (dans les territoires palestiniens occupés) ni imposer l’application des résolutions internationales.
Est-ce que les résolutions internationales ont protégé le Liban depuis 60 années?
La Communauté internationale peut-elle le faire, alors qu'elle ne s'intéresse qu'aux intérêts des grandes puissances?
Est-ce que nous pouvons protéger le Liban si on proclame sa neutralité? Est-ce que ceci met fin aux convoitises israéliennes, et ses ambitions dans nos terres et notre eau?
De plus, Lieberman et les responsables israéliens annoncent qu’il est désormais plus possible d’accepter le principe de la paix en contrepartie de la terre, et qu’ils ne libèreront plus aucun prisonnier. Nous sommes tous concernés par ces propos, les Palestiniens et les Libanais.
Il dit qu'il n'y aura point de retour des réfugiés en Palestine occupée.
 Ce qui est étrange c’est qu’au Liban nous discutons même les évidences. Dans toutes les sociétés il y a toujours des lois et des principes. Partout on dit que seule la force peut protéger les hommes, que les faibles n’ont pas de place, que seuls les forts peuvent réaliser leurs objectifs.
Est-ce que le Liban peut être fort? Oui, et c’est ce que nous avons prouvé. Il est aujourd’hui plus fort que jamais. Nous avons une formule créative. Certains nous disent que cette formule n’existe nulle part. Bon, mais vous dites que le Liban est unique en son genre! Cette formule de force qui regroupe le peuple, la résistance et l’armée a prouvé son efficacité.
 Si quelqu’un présente à la table du dialogue d’autres formules pour faire face à tous les défis, nous demanderons aux experts militaires de trancher et de choisir l’option convenable.
 Sur le plan interne, je dois saluer les positions officielles du chef de l’Etat, du chef du gouvernement, du président du parlement, du commandant de l’armée, et des autres hauts responsables et dirigeants de partis libanais qui rejettent les menaces et affirment l’unité du Liban face aux défis. De même, j’apprécie fort les positions du président de
la République et du chef du gouvernement qui insistent sur ce point dans leurs multiples périples.
Or, certaines parties au Liban parlent des prétextes. Elles disent: “Nous rejetons les menaces israéliennes mais il ne faut pas présenter d’alibi à “Israël”. Ces propos sont faux, Israël n’a pas besoin de prétextes pour attaquer n'importe quel pays .Il en est ainsi depuis 1948, Israël n’a pas besoin d’alibis. Il peut par exemple commanditer un assassinat manqué quelque part, en imputer la responsabilité au Hezbollah, à
la Syrie ou au Hamas pour les agresser ensuite.
 Certaines parties imputent à la résistance toute responsabilité de confrontation. Nous sommes prêts à débattre de cette idée, pour démontrer sa fausseté.
 Or, une pensée plus dangereuse commence à faire son chemin dans quelques cercles restreints. Elle met en question l’existence de cette résistance. Elle considère que le simple fait que la résistance existe, même si elle ne fait rien, constitue un prétexte suffisant pour pousser Israël à agresser le Liban. Ces propos sont très dangereux parce qu’ils justifient toute attaque israélienne dans l’avenir, même sans que la résistance ne présente aucun prétexte.
 Mêmes les Israéliens dans leur ensemble ne prônent pas cette thèse, et disent que ce fait ne suffit pas à lui seul pour mener une agression contre le Liban.
Il semble que ceux qui la prônent sont mécontents du calme qui règne à la frontière, et donc, ne trouvent pas d’alibi pour attaquer le Hezbollah. Ils recourent à la condamnation de l’existence de la résistance.  
Ce sont des propos très dangereux car il se peut qu'ils soient un appel à la guerre?
Nous sommes dans une situation similaire à celle de 1982. Certains sont déçus car leurs  espoirs se sont évaporés dernièrement et ils estiment peut-être qu'ils ne seront sauvés qu'à travers une nouvelle guerre israélienne contre le Liban
Quelle est donc la position de l'Etat? Va-t-il garder le silence face à ceux qui justifie à Israël son agression contre le Liban? 
Sur le plan israélien, la situation stratégique d’Israël depuis son double échec dans ses deux guerres contre le Liban et Gaza, est la suivante: Pour nous, Israël se trouve dans l'impasse; il est incapable d’imposer la paix selon ses propres conditions, ni faire la guerre. Il ne peut obtenir une paix sans restituer le Golan à
la Syrie, les hameaux de Chébaa et les collines de Kfar Chouba (au Liban ndlr), sans oublier les territoires palestiniens.
 Est-ce que les Israéliens sont capables d’imposer aux peuples et aux pays arabes une paix sans restituer les terres dont AlQuds et permettre le retour des réfugiés ? Et ce avec tout notre respect pour l'Initiative arabe.
Dans tous les cas, il n’y a pas de partenaires de paix chez les deux camps. Tout ce que nous voyons après la guerre de 2006 et celle de Gaza, comme les exercices et les manœuvres militaires est quelque chose de naturel, pour pallier à l'échec cuisant qu'ils ont essuyé; Eux-mêmes ont reconnu que la résistance est désormais plus forte.
Ehud Olmert a en personne reconnu son échec dans la guerre de Gaza, parce que l’objectif était selon lui d’éliminer le Hamas, mais il n’a pas réussi à le faire. Israël ne peut faire la guerre à l’Iran, ni à
la Syrie ni au Liban, sans garantir sa victoire au préalable.
Si Israël veut aller en guerre, il y a une condition indispensable, celle de garantir une victoire catégorique, sure et certaine.
Une victoire probable n'est certes plus suffisante
Je ne sous-estime pas les capacités israéliennes, mais nous sommes forts à tel point qu’Israël ne peut plus nous attaquer. Ni l’armée israélienne, ni les Israéliens ne peuvent supporter de nouvelle défaite, parce que ceci signifie le début de leur fin. Je prétends être de ceux qui ont été les premiers à suivre les nouvelles, les analyses et les congrès sécuritaires et militaires israéliens. Tous sont unanimes pour dire qu’Israël ne peut plus faire de guerre sans avoir de garantie sur ses conséquences.
 Pour nous, les Israéliens ne peuvent pas mener de nouvelle guerre, ils sont en train de rechercher de nouvelles armes, mènent des exercices, et souffrent toujours de problèmes de recrutement.
Je vais vous dire, et je m’adresse aux Israéliens aussi, ceux dont les dirigeants ne cessent de tromper: le dôme d’acier relève plus de la fiction que de la réalité, il coûte très cher et son efficacité est très limitée.
Les Israéliens ont besoin de temps pour régler les problèmes militaires. Mais en même temps, ils œuvrent pour contrarier les préparatifs militaires de l’Iran, de
la Syrie, du Hezbollah et des organisations de résistance palestiniennes.Comment oeuvrent-ils? Premièrement en brandissant la menace de guerre: si vous faites ceci, si vous faites cela, la guerre sera déclenchée… si vous livrez telle arme au Hezbollah…
Ils intimident aussi bien
la Syrie que l'Iran et le gouvernement libanais. Le but étant de les empêcher d'améliorer leurs performances militaires.
Deuxièmement, ils ont recours aux opérations sécuritaires, en tuant les dirigeants responsables des préparatifs de guerre, à l'instar de Hajj Imad, et de hajj Mabhouh…
Troisièmement, ils tentent de semer la discorde et la zizanie. L'obstacle essentiel face à la réconciliation inter palestinienne est Israël, et toute partie arabe qui torpille cette réconciliation sert  les intérêts d'Israël et est impliqué avec lui.
 Au Liban, les tentatives de zizanie n'ont pas cessé. Pourquoi Libermann (le chef de la diplomatie israélien, ndlr) dit-il alors que c'est le Hezbollah qui est derrière l'assassinat  de l'ancien Premier ministre le martyr Rafic Hariri. Cette version a été lancée par Der Spiegel et a été reprise par le Monde dernièrement.
La particularité de Liebermann est qu'il sort ce qu'il a dans le ventre
C'est un point important, pour que l'on sache comment les Israéliens réfléchissent.
 C'est pourquoi nous devons considérer ce genre de menaces comme étant plus une guerre psychologique menée contre le peuple et le gouvernement libanais, tout en voulant entraver les efforts de la résistance dans son perfectionnement militaire. Elles permettent aussi de lever le moral de la société israélienne, en persuadant les gens que l'armée israélienne est prête à l'attaque…
Or en analysant les propos des responsables israéliens, nous constatons que 75% de ces déclarations sont au conditionnel: si la résistance fait ceci, nous ferons cela et nous détruirons
Ce qui donne l'impression qu'ils ont peur
Ceci constitue un acquis politique de taille
Depuis les débuts du conflit, c'est Israël qui menaçait en premier.
Aujourd'hui Israël qui a peur dit si vous faites ceci nous frapperons.
Deuxièmement, au cas où ces menaces visent à préparer la guerre, qui n'est certes pas pour bientôt, comment devrions nous faire pour l'affronter?
Il faut le faire pas la force, le courage, la persévérance et la contre menace.
C'est ce qui est efficace contre Israël. Car si les Israéliens trouvent que leurs menaces ont fait peur aux gens, ils partiront en guerre.
C'est en répondant à la menace par la menace qu'on empêche une guerre, surtout si ses menaces sont soutenues par des données.
 Nous en avons l'expérience. Il y a quelques jours, Barak (le ministre de la guerre israélien ndlr) a menacé
la Syrie de guerre
La réaction syrienne, qui cette fois-ci semble être moins liée aux déclarations de Barak qu'à des messages qui lui ont été transmis par des tiers, est intervenue par la voix du ministère des affaires étrangères syrien. C'est-à-dire à travers l'instance de la diplomatie, celle qui se devrait en général d'user d'un langage diplomatique, qui arrondit les angles.
 Je pense qu'Israël a été surpris par la réaction syrienne; et les Arabes aussi.
Quelques heures plus tard, tous les responsables israéliens se sont succédés pour dire qu'ils ne veulent pas faire la guerre à
la Syrie.
Ceci
a eu lieu il y a quelques jours seulement.

Nous au Liban, nous procédons de la même manière. A plusieurs reprises, Barak a menacé d'une victoire éclair, catégorique, et certaine, et dont le but est d'éradiquer la résistance, et tout ce qui tourne autour d'elle.
Il a dit entre autre que durant la guerre
2006, l'armée de l'air n'a pas pu trancher la guerre, laissant entendre que les troupes de l'infanteries seront investies dans la batilles, et qu'il allait nous envoyer au Liban cinq bataillons. Nous avons alors répondu que nous serions ravis de les accueillir pour les déchiqueter et les détruire.
Par la suite l'israélien s'est replié. Nous ne entendons plus parler de la victoire sure et certaine. Le commandant de la région nord a même demandé de mettre au point des objectifs modestes qui puissent être exécutés
 Il y a quelques mois, Barak a utilisé des propos que j'avais moi-même évoqués, je pense lors des obsèques de Hajj Imad (Moughniyé ndlr). J'avais dit alors que si vous observez tout au long de la frontière, vous ne verrez rien. Mais si vous regardez un peu plus loin, vous verrez des dizaines de milliers de combattants armés jusqu'aux dents, et qui attendent.
Ce sont des données qu'ils ont entre leurs mains. Lorsque je dis que nous sommes prêts au combat dans chaque village, je ne peux pas tromper les Israéliens, car ils ont les moyens d'espionnage pour s'enquérir de l'exactitude de mes propos.
Les Israéliens prennent en considération mes menaces, parce qu'ils ont des données qui les confirment.
A un certain moment, ils ont sorti la théorie de
la Banlieue.

Faisant allusion qu'ils vont la détruire comme bon leur semble, que leurs avions de chasse feront ce qu'ils avaient fait durant la guerre des 33 jours. Or, nous savons que ces avions ne feront plus ce qu'ils n'ont déjà fait. Qu'ils ne nous intimident points!
Le 14 février, nous leur avions répliqué que s'ils bombardaient Beyrouth, nous frapperions Tel Aviv.
Aujourd'hui, nous leur disons, que quoique nous ne voulons pas la guerre (nous ne la voulons pas même si elle nous manque beaucoup) que s'ils frappent la banlieue, nous bombarderons Tel Aviv.
Savez-vous ce que signifie le fait de vider Tel Aviv de ses habitants?
Sachant que les rassemblements urbains les plus importants se trouvent sur la côte littorale situé entre Haïfa et le sud de Tel Aviv, d'une largeur de 10-
15 Km. Auxquels s'ajoutent les plus importantes raffineries de pétrole, les plus grandes usines…
Aujourd'hui, je voudrai ajouter quelque chose de nouveau. Contre chaque bâtiment qu'ils vont détruire dans
la Banlieue, nous en détruirons plusieurs à Tel Aviv.
Par la suite, ils ont adressé leurs menaces au gouvernement libanais et au peuple libanais, et aux infrastructures..
Eux aussi ont des infrastructures qui sont beaucoup plus importantes que la notre: nous avons un aéroport, ils en ont plusieurs. Nous avons des usines, ils ont des cités industrielles; Nous avons quelques centrales électriques, ils en ont des plus énormes …
Je dis aux Israéliens: si vous bombardez l'aéroport international du martyr Rafic Hariri, à Beyrouth, nous bombarderons l'aéroport de David Ben Gourion, à Tel Aviv. Si vous bombardez nos raffineries, nos usines, nos ports, nous ferons de même avec les vôtres.
 Aujourd'hui, en souvenir de nos dirigeants Cheikh Ragheb, Sayed Abbas et Hajj Imad, j'annonce et relève le défi.
Nous au Liban, en tant que peuple, résistance et armée sommes capables de défendre seuls notre pays et n'avons besoin de personne dans le monde pour nous aider à le protéger.
C'est ainsi que nous répliquons à la menace par la menace, et non en nous repliant, ou en nous cachant. Tout en étant clairs, persévérants et prêts.
Je répète, nous ne voulons pas de guerre, comme nous ne l'avions jamais voulu. Nous sommes une résistance qui lutte pour libérer ses terres et ses détenus. Nous sommes concernés pour défendre notre pays, et préserver notre dignité et notre peuple.  
Une autre question, chers frères et sœurs subsiste en cette occasion, celle concernant les représailles à l'assassinat de Hajj Imad Moughniyé. Certains Israéliens espéraient que nous allions nous contenter de peu pour le venger. Durant les deux dernières années, nous avions entre les mains plusieurs éléments modestes, mais sachez que celui que nous voulons venger est Imad Moughniyé. Nous ne pouvons nous contenter de peu. Nous savons très bien quels sont les objectifs et les opérations pour réaliser ceci, et pour dire aux Israéliens que c'est une riposte du Hezbollah pour avoir assassiné Hajj Imad.
Aujourd'hui, je vous dis que ce que nous voulons est une vengeance qui ait la prestance d'Imad Moughniyé. Et non une vengeance en soi; et ce pour protéger nos dirigeants, nos cadres et la cause pour laquelle Hajj Imad a combattu.
En cette occasion, je tiens à dire à nos dirigeants martyrs et à tous nos martyrs que la voie que vous avez tracée restera ouverte à jamais, que la cause pour laquelle vous avez combattu sera réalisée. Nous sommes vos fils, vos adeptes, vos frères, nous réaliseront vos rêves, Inchallah…

16/02 

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=124833&language=fr


n°127 - Dossier du Liban - 06-03 -: Fin :- : 3-1 Attaque de la banlieue sud de Beyrouth = Attaque en riposte de la ville d'Israël de Gush Dan.

n°127 - Dossier du Liban - 06-03 -: Fin :- : 3-1 Attaque de la banlieue sud de Beyrouth = Attaque en riposte de la ville d'Israël de Gush Dan.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers du liban n°127 du 06-03

C.De Broeder & M.Lemaire



Le " dossiers du liban " est  visible  sur

le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

NB: Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

4 Annexe

4-1 La déclaration arabo-internationale de Beyrouth soutenant la résistance.

4-2 Extrait du discours du secrétaire général du Hezbollah: Sayed Nasrallah:"

4-3 Sayed Abbas Moussawi: histoire de dévouement et de soutien aux opprimés du monde.

4-4 Une barricade n’a que deux côtés

4-5 L’union à travers les yeux d’une citoyenne arabe.



4 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

4-1 La déclaration arabo-internationale de Beyrouth soutenant la résistance.

Le dimanche 17 janvier 2010, dans le village libanais de Maroune Al-Ras, surplombant les territoires palestiniens, a été publiée la déclaration arabo-internationale de Beyrouth pour soutenir la résistance.

Elle a été lue par Mohammed Hasab Al-Rassoul (du Soudan), membre du comité fondateur du Centre arabo-international de continuation et de solidarité. En voilà un aperçu :

Dans la Rencontre arabo-internationale pour soutenir la résistance, tenue dans la capitale libanaise Beyrouth, sous le slogan « Avec la résistance », dans la période du 15 au 17 janvier 2010, y ont participé des milliers de personnalités, de différents bords, partis, religions, organisations, unions populaires, syndicats. Des universitaires, des penseurs, des hommes de lettre, des artistes, des sportifs y ont aussi participé. Nous, les participants, tous, en prenant en compte la montée en puissance des pressions de toutes sortes, politiques, économiques, culturelles et sécuritaires, pressions visant à faire tomber la résistance comme étant un choix stratégiques pour faire face à l’occupation, nous déclarons les points suivants :

Premièrement : La résistance contre l’occupation et l’agression reste un droit intouchable des peuples, un droit soutenu par la loi internationale et reconnu par toutes les religions divines. La charte des Nations Unies le reconnaît également. Tout comme les traditions et les luttes des peuples qui avaient vécu l’occupation ou étaient l’objet d’agression de la part des Américains, des Français ou d’autres, tout au long de l’Histoire.

Deuxièmement : Le droit des peuples à résister, par tous les moyens dont en premier lieu la résistance armée, fait partie du droit à l’autodéfense, à la liberté, à la dignité, à la souveraineté, à l’égalité avec les autres peuples du monde. La résistance est une condition nécessaire pour un système international juste, interdisant les guerres agressives, interdisant l’occupation des territoires des autres, interdisant la colonisation et le racisme, et instaurant les principes de coopération, de fraternité et de paix. C’est une nécessité stratégique pour la lutte des peuples. C’est le meilleur chemin conduisant les peuples à leurs buts : les expériences ont montré l’échec cuisant du choix des négociations.

Troisièmement : Une coordination est nécessaire entre les organisations de résistance, tout comme l’échange de leurs expériences, le renforcement des liens entres les résistants et leurs peuples, et un soutien leur permettant de réaliser leurs objectifs en puissance.

Quatrièmement : Au Liban, en Palestine et en Iraq, la résistance est un exemple à suivre, un exemple lié à la morale, qui vient à l’encontre du terrorisme pratiqué par l’Entité sioniste et l’administration américaine dont les crimes sont explicites dans les pays occupés.

Cinquièmement : Nous appelons les pays arabes à adopter le chemin de la résistance comme un choix stratégique face aux forces d’agression sionistes et impérialistes, à soutenir la résistance par tous les moyens, à satisfaire leurs peuples qui souhaitent rompre tous les accords et toutes les relations avec l’Entité sioniste.

Sixièmement : Les gouvernements et les peuples arabo-islamiques sont appelés à boycotter les produits de l’Entité sioniste, ainsi que les entreprises la soutenant. Ils sont appelés aussi à utiliser leurs ressources économiques dans la confrontation.

Septièmement : Il faut un travail sérieux de la part des peuples et des pays pour chasser l’Entité sioniste de l’ONU, et de toutes les organisations internationales et régionales : c’est l’entité illégitime, discriminatoire, terroriste par excellence.

Huitièmement : Il faut travailler sur tous les niveaux pour poursuivre et juger ceux qui ont commis des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité en Palestine, en Iraq et au Liban, parmi les dirigeants de l’Entité sioniste et l’administration américaine. Il faut continuellement travailler pour tirer des résultats juridiques du rapport de Goldstone et des autres rapports régionaux et internationaux.

Neuvièmement : Il est nécessaire d’ancrer la culture de la résistance chez les jeunes et toutes les tranches de la société, par les programmes de l’éducation, par l’art et la littérature. Il est aussi nécessaire de faire face aux divisions religieuses et ethniques pour faire face à toute sorte d’invasion dont surtout l’invasion culturelle.

Dixièmement : La liberté des médias reste un droit intouchable. Les législations ne doivent pas leur mettre des bâtons dans les roues. Ils doivent continuer leur travail en exposant les réalités et en mettant sous lumière les pratiques de l’occupation.

Onzièmement : Le travail des médias reste très important pour faire face aux défis actuels et futurs. Il faut profiter de toute nouvelle technologie moderne afin d’affronter la guerre psychologique et culturelle. Il faut mettre en place un projet médiatique face à la normalisation médiatique.

Douzièmement : Il faut travailler continuellement et sérieusement pour faire face à la judaïsation de la ville d’Al-Quds, pour ouvrir le point de passage de Rafah, pour briser le blocus imposé sur la bande de Gaza, pour résister à tous les murs dont le « mur d’acier ».

Treizièmement : Nous saluons les victoires historiques et stratégiques que la résistance a réalisé au Liban en 2000 et 2006, et à Gaza en 2008 et 2009, et en Iraq depuis l’occupation (américaine).

Quatorzièmement : Nous appelons les peuples et les gouvernements arabo-islamiques et les pays amis à considérer les jours du 18 janvier et du 14 août de chaque année comme des journées de résistance et de victoire.

31/1

COMITE ACTION PALESTINE

actionpalestine@hotmail.com

http://nasr-moqawama.blogspot.com/


4-2 Extrait du discours du secrétaire général du Hezbollah: Sayed Nasrallah:" 

Au début, je m'adresse à vous et à toute la nation islamique pour vous féliciter à l'occasion de l'anniversaire du dernier prophète et du maitre des Messagers de Dieu Mohammad ibn Abdullah (P), et de l'anniversaire de son descendant l'imam Jaafar ben Mohammad As Sadek (S), ainsi qu'à l'occasion de la semaine de l'unité islamique proclamée par le fondateur du régime islamique en Iran l'imam Khomeiny, il y a trente ans. Cette semaine est une occasion pour la rencontre, la coopération, et la solidarité entre tous les musulmans. 
En cette occasion, je voudrais évoquer un des détails historiques qui fut un point de litige entre les musulmans.

Certains ont dit que la naissance du Prophète fut le 12 Rabi'1 de l'Hégire, alors que pour d'autres ce fut le 17 du même mois. La différence est donc de quelques jours seulement. Je voudrais dire que lorsque la bonne intention et la bonne vision existent chez les dirigeants musulmans, même les points de différence se transforment en des facteurs d'unité et de rencontre.
Dans ce cadre l'imam Khomeiny a appelé à faire des jours allant du 12 au 17 Rabi'1 une occasion
pour l'unité des musulmans, qu'on célèbre ensemble par amour au Prophète.
Et pour généraliser, je ne pense pas qu'il y a de facteurs de divergence qui méritent que les musulmans s'entretuent. Quels que soient ces facteurs, nous pouvons les contrecarrer de telle façon que nous préservons l'unité et la force des musulmans. 
Aujourd'hui nous nous demandons où est cette nation?

Un jour, le Messager de Dieu (P) s'adressa à ses compagnons qui l'entouraient. Il leur dit: "Toutes les nations se lanceront contre vous dans l'avenir, comme ceux qui se précipitent pour manger un plat. Hélas, vous serez alors nombreux mais dispersés, et vous serez aussi faibles, parce que vous préférerez la vie à la mort. L'ennemi n'aura plus peur de votre grand nombre parce que vous aimerez la vie et détesterez la mort".
 Telle est la réalité de notre nation aujourd'hui. Un milliard et 400 millions de musulmans ne font pas peur à quelques colonisateurs qui occupent la Palestine.

Ils ne les prennent pas en considération. Netenyahu réunit son gouvernement et décide d'annexer les terres de 1967, le Golan, Al Qods, la mosquée d'Ibrahim (caveau des patriarches), la mosquée de Bilal, et les autres lieux saints des musulmans. Quelle est la réaction dans le monde arabo-islamique? Aucune, à l'exception de quelques communiqués et c'est tout. Et bien entendu, c'est ce que prévoyaient les Israéliens, ils ne s'attendaient pas à une révolte de la part des gouvernements et des rues arabes.
 Telle est la façon d'agir de l'ennemi. Hier, ils ont profané l'esplanade de la mosquée d'Al Aqsa. Une minorité de jeunes palestiniens d'al Qods défend la sacralité et la dignité de cette mosquée qui concerne tous les musulmans. Ils présentent des sacrifices. Hier, trente palestiniens ont été blessés, aucune réaction dans le monde arabo-islamique. 
  Bref, les Israéliens n'ont pas peur des Arabes. Ils ne craignent que cette minorité résistante au Liban, en Palestine, en Syrie et en Iran. Ils les menacent, les mettent en garde et planifient pour les attaquer, parce que cette minorité a découvert le facteur de force: elle a refusé de se soumettre aux tentations de la vie, n'a pas peur de la mort, et cherche à vivre dignement. Grâce à ces facteurs, les mouvements de résistance ont pu stopper la dépression et la ruine de la nation qui ont commencé en 1948, date de l'occupation de la Palestine. Cette date représente le pire des jours dans la vie de cette nation.
En parallèle, le projet expansionniste américano-sioniste dans la région fut arrêté. Les mouvements de résistance, qui ne sont pas faibles, et qui n'ont pas peur de la mort, ont mis des limites et entrainé la nation dans une nouvelle ère. 
Malgré le climat négatif des dernières années et des derniers mois, je vous assure que les mouvements de résistance sont de plus en plus convaincus de leur choix et plus décidés à poursuivre cette voie quelles que soient les menaces. Cette nation doit assumer ses responsabilités et n'a pas le droit de laisser les mouvements de résistance seuls sur le terrain.  Il ne s'agit pas d'un appel au soutien, nous n'avons rien attendu de qui que ce soit, et nous n'attendrons rien de personne, mais nous rappelons la nation de ses responsabilités.
Aujourd'hui, la résistance est dans ses meilleurs états au Liban et dans la région, et elle jouit d'un très grand soutien populaire dans le monde arabo-islamique. Elle jouit même du soutien de certains pays. Lorsque la Syrie ou l'Iran se mettent dans le camp de la résistance ouvertement, ils assument leur responsabilité.  Nous devons les remercier et toute la nation doit s'y identifier, gouvernements, pays et peuples à la fois, au lieu de s'en prendre à eux.
 Plus encore, aujourd'hui, certains milieux politiques et médiatiques arabes disent que la cause palestinienne est devenue désormais une cause iranienne.

Je dis tout d'abord qu'elle n'est pas devenue une cause iranienne. Ensuite, vous avez délaissé cette cause. Venez la récupérer de l'Iran. Tenez-vous dans les rangs des Palestiniens, tout comme le font l'Iran et la Syrie. Soutenez le peuple palestinien et les mouvements de résistance palestinienne comme le fait l'Iran. Allez partout dans le monde pour dire que la cause palestinienne est une cause arabe, et nous serons à vos côtés, mais assumez vos responsabilités.
   Certains pays et gouvernements arabes n'osent pas inviter les dirigeants de la résistance dans ses hôtels ou dans ses salles de peur qu'ils ne soient harcelés par les Etats-Unis et l'Occident.

Mais lorsque la République islamique en Iran apporte son soutien aux Palestiniens, tous les régimes et les peuples arabes doivent la remercier sans aucune hésitation. 
Dans ce cadre, je voudrais évoquer les menaces israéliennes contre le Liban et le sujet de la paix. Vous savez qu'après mon dernier discours tenu lors de la commémoration du martyre des dirigeants de la résistance islamique libanaise, l'ampleur des menaces israéliennes a baissé considérablement.
 Au contraire, nous avons entendu d'autres propos à l'instar de ce qu'a dit Shimon Peres du retrait israélien définitif du Liban. Selon lui, "Israël" s'est retiré définitivement du Liban et n'a rien à faire dans ce pays.
Le fait de tenir de tels propos constitue une reconnaissance de leur défaite et de leur échec. Et là je leur dis:" Vous vous êtes retirés du Liban et vous n'y retournerez jamais". 
Pour sa part, le chef d'Etat-major israélien affirme que l'armée veut l'accalmie à la frontière du nord. Pourquoi alors vous nous menaciez depuis quatre mois?
De même, Netenyahu a personnellement déclaré qu'Israël ne veut de guerre ni avec le Liban ni avec la Syrie, ni avec l'Iran, ni avec Gaza. Il a fait cette déclaration à la suite des propos tenus par les dirigeants de ces quatre parties.
Dès que les Israéliens ont entendu un ton clair et décisif, ils se sont rétractés et ont commencé à parler de l'accalmie et de la paix.
Ce ne sont pas nos simples paroles qui ont poussé les Israéliens à changer d'avis, mais la crédibilité de la résistance et des combattants. Les Israéliens réalisent que nos menaces n'auront pas été proférées si nous n'avons pas la capacité de les mettre en œuvre, et que ce que nous avons dit ne constitue qu'une partie minime de la réalité.
 Aujourd'hui, les Israéliens affirment qu'aucune partie ne sera victorieuse de la prochaine guerre, ce qui veut dire qu'ils ne parlent plus de victoire rapide, définitive et décisive. C'est devenu quelque chose du passé.
Nous, en tant que peuple libanais et forces politiques, devons comprendre ce qui se passe: des pressions  politiques sont exercées sur le Liban et son gouvernement qui adopte une excellente position, tout comme celle du chef de la République. Mais ils seront sujets à de nouvelles pressions. L'ambassadrice américaine transmettrait des messages d'intimidation de la part de son pays au Premier ministre ou au chef du parlement, à l'instar de ceux transmis à l'Iran et à la Syrie. Elle condamnerait la détention par une résistance d'armes de dissuasion, alors que tout est permis aux Israéliens… Je pense que c'est la politique américaine et israélienne qui sera adoptée. Mais, notre réponse a été très claire lors du sommet qui s'est tenu à Damas. Ce qui s'est passé à Damas et s'en est suivi à Téhéran suffisent pour répondre aux messages américains.          
Au cours des derniers mois, beaucoup de choses ont été dites dans les médias arabes sur une divergence entre la Syrie et l'Iran, et une distanciation entre la Syrie et la résistance. Ces journalistes parlent de leurs souhaits, mais ils mentent continuellement à tel point qu'ils croient en fin de compte à leurs mensonges. Dans tous les cas, les derniers jours ont prouvé le contraire.
 Ce qui est nécessaire actuellement est une résistance et une ténacité officielle. L'appel à la table du dialogue sur la stratégie défensive ne doit pas être en réponse aux pressions américaines ou à l'appel de Ban Ki Moon. Je ne pense pas ceci, parce que cette question avait été débattue avant les appels américains.
Nous espérons que la position des forces politiques et officielle libanaise sera semblable à celle de la Syrie et de l'Iran, forte et solide, qui répond logiquement aux questions posées. 
 Face aux questions adressées aux gouvernements libanais et syrien ainsi qu'à l'Iran sur les raisons pour lesquelles ils soutiennent la résistance libanaise et palestinienne, d'autres questions se posent: Qu'est-ce qui oblige Israël de cesser ses crimes, sa profanation de l'esplanade des mosquées d'al Aqsa, son annexion de la mosquée d'Ibrahim, sa violation de l'espace aérien libanais? Qui répond à ces questions? Aujourd'hui, la résistance puise sa force de la logique, de la vision, de la loi et de l'expérience. 
 Deuxièmement, nous devons œuvrer pour collecter des informations. Les Israéliens n'ont jamais stoppé leur guerre sécuritaire. La guerre militaire s'arrête après la mise en œuvre d'un cessez-le-feu ou d'une accalmie, mais la guerre sécuritaire ne s'arrête pas, ni contre le Liban ni ailleurs, et ce qui s'est passé à  Dubaï il y a quelques semaines démontre la véracité de cette idée. Et jour après jour, il s'avère que les réseaux israéliens et les Israéliens personnellement sont derrière certains assassinats. Aujourd'hui, la collecte d'informations constitue une partie importante de la guerre sécuritaire israélienne, l'ennemi veut savoir ce que possède la résistance en termes d'armes. Il détient quelques informations générales. Des fois, nous dévoilons une partie de ces informations, mais nous gardons une grande quantité pour surprendre les Israéliens et changer le déroulement de la guerre.
 Toutefois, nous devons parler de certaines informations pour empêcher la guerre. D'aucuns nous demandent: pourquoi vous avez menacé dans votre dernier discours? Et bien, il y a des informations qui poussent l'ennemi à réfléchir mille fois avant de déclencher la guerre. Nous parlons de la force de la résistance parce que nous ne  voulons pas exposer notre pays à la guerre.
 S'agissant de la collecte d'informations, les Israéliens ont besoin de savoir ce que possède la résistance sur le plan d'armement, sa quantité, sa qualité, et veut savoir les dirigeants militaires de cette résistance qui travaillent en coulisses.  A titre d'exemple, qui connaissait le martyr Hajj Imad Moughniyeh en personne? Ou le martyr Mahmoud Mabhouh? Ces gens travaillent sur les champs de bataille et ils sont inconnus. L'ennemi a besoin de faire des recherches pour les identifier.
Ce qui veut dire que si l'ennemi échoue dans sa récolte d'informations, la guerre tardera à venir. Donc, ce qui empêche l'ennemi de faire la guerre est le fait de masquer nos capacités et nos positions militaires. C'est là où réside le point fort de la résistance.

02/03     

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=127126&language=fr


4-3 Sayed Abbas Moussawi: histoire de dévouement et de soutien aux opprimés du monde.

C'est en 1952 que Sayed Abbas Moussawi vit le jour à Chiyah, dans la banlieue sud de Beyrouth, zone des plus déshéritées du Liban.
Depuis son enfance, ce descendant de la famille du prophète de l'Islam Mohammed fut connu pour son caractère distingué.

Ses proches et ses amis racontent son amour et son souci pour les autres, son soutien inconditionnel pour les pauvres et les opprimés, son courage, sa piété et sa moralité irréprochable.
Dès son jeune âge, Sayed Abbas fut soucieux pour sa nation arabe et islamique. Il réalisait que l'entité usurpatrice sioniste implantée par les grandes puissances dans la terre sainte de
la Palestine est derrière tous les maux et les tragédies des peuples opprimés de la région, à leur tête le peuple palestinien.
 Affligé par la tragédie palestinienne, Sayed Abbas Moussawi rejoignit les combattants de la révolution à dix ans, et poursuivit plusieurs sessions d'entrainements militaires.

Il s'attacha énormément à la cause palestinienne, et suivit les dernières nouvelles publiées par le quotidien "As Sawra".
 Il se déplaça entre le Liban et l'Irak, où il continua ses études religieuses avant de retourner au Liban, accompagné de son épouse, sa cousine Siham Moussawi.

A la Békaa, ils construisirent le centre religieux Az Zahra' pour inculquer les enseignements islamiques aux femmes. Alors que Sayed Abbas, attaché à l'unité de la nation islamique, inaugura le  "rassemblement des oulémas musulmans" en 1979, premier centre religieux de ce genre au Liban.
La victoire de
la Révolution islamique en Iran eut un grand effet sur la scène libanaise, notamment par rapport à la région du Sud, occupée par les sionistes, une région qui souffrait des maux de l'occupation hégémonique.
Sayed Abbas tira de ce grand exploit les leçons nécessaires pour persévérer sur le chemin du combat et de la résistance, et insuffler dans les esprits des jeunes les principes de la révolution, de la ténacité et de la résistance.
 Soutenu par les gardiens de la révolution en Iran, Sayed Abbas fut l'un des premiers fondateurs du Hezbollah en 1982, malgré les conditions politiques et militaires difficiles, dues à l'invasion israélienne du Liban et au déploiement des forces multinationales par la suite.
 En 1985, il se déplaça à Tyr (Sud) après s'être devenu chef du conseil consultatif au Hezbollah au Sud. Là-bas, il passa tout son temps avec les combattants, allant fréquemment aux fronts des combats et s'enquérant sur la situation et les difficultés qu'affrontaient les moudjahidines.  
Il fut l'un des premiers à participer à la journée mondiale d'Al Quds proclamée par l'imam Khomeiny, portant le treillis militaire et scandant: "A bas l'occupation! Nous allons libérer
la Palestine!"
 Nommé secrétaire général du Hezbollah en 1991, ce poste fut pour lui une grande responsabilité à assumer. Il ne resta que neuf mois à la tête du Hezbollah, avant que la main de la perfidie israélienne ne l'assassine sur le chemin de Jibshit, à la fin de la commémoration du martyre de chiekh ragheb Harb, autre fondateur de la résistance islamique.
 Pendant ces neuf mois, Sayed Abbas prit part à de nombreux congrès tenus dans les pays arabes, sous le titre du soutien à
la Palestine, à l'intifada et à l'unité islamique.
 Il se déplaça entre les régions libanaises, au Nord, au Sud, à
la Békaa et à Beyrouth, pour s'informer sur la situation sociale et économique des gens. Sa fameuse expression: "Nous vous servons de toutes nos capacités, mais je vous  recommande de protéger la résistance" reste vivante dans les esprits.
 Le 16 février 1992, à la fin de sa participation à la commémoration du martyre du cheikh Ragheb Harb, Sayed Abbas Moussawi prit le chemin de retour à la banlieue sud avec son épouse et son fils Yasser.  Un hélicoptère israélien le pourchassant tout au long de son trajet, lança un missile en sa direction. Ils tombèrent tous les trois en martyrs.
 Comme tous les combattants dévoués, le sort de Sayed Abbas Moussawi fut le martyr.

Telle est leur première et leur dernière aspiration.

Mais les Israéliens ne comprennent jamais les dessous de cette réflexion. Une chose est sure, c'est qu'à chaque assassinat, ils sont les premiers à regretter leur acte, et à payer le prix! 

16/02

 http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=124811&language=fr


4-4 Une barricade n’a que deux côtés.

Dans le combat contre l’impérialisme, devons-nous, comme le préconisent des camarades, mesurer notre soutien à l’aune des proximités ou des oppositions idéologiques qui nous lient ou qui nous séparent des mouvements de libération, menant localement la lutte ?

Telle est la question posée aujourd’hui en Palestine, au Liban, en Iran.

Autrement dit, face à des forces politiques qui se réclament de l’Islam, tels le Hamas ou le Hezbollah, ou à des régimes théocratiques en place, comme à Téhéran, faut-il « faire la fine bouche », du fait de leur choix idéologique, et émettre tant de restrictions à notre solidarité, que celle-ci en soit réduite à sa plus simple expression ?

Nous ne le pensons pas.

L’impérialisme constitue notre ennemi commun. Serait-il bon de fissurer le front qui lui résiste ? Avons-nous à juger de la qualité de nos alliés objectifs, avant de s’engager dans un solidaire combat ?

Rappelons des faits historiques.

Durant la Seconde Guerre mondiale, tant au sein des pays occupés par l’impérialisme allemand que dans les Etats qui lui étaient militairement opposés, fallait-il, par exemple, condamner l’engagement, aux côtés de l’Union soviétique, des Etats-Unis, du fait de leur logique impérialiste, refuser qu’ils créent un second front et que leurs troupes débarquent en France ?

La Résistance intérieure devait-elle coopérer avec les GI’s, compte tenu du fait que ces soldats étaient ceux d’une puissance raciste à l’intérieur, et impériale, à l’extérieur ?

Les combattants de l’Armée rouge, comme les FTPF et les FFI, attendaient avec une impatience extrême le jour J, celui du débarquement en Normandie, sans se poser de questions sur la nature du régime américain.

Leur commun combat, alors, l’exigeait.

Pendant la guerre d’Algérie, nous avons soutenu le FLN, qui constituait la force essentielle de la résistance populaire dans son combat contre le colonialisme français.

Et pourtant, des dirigeants du Front commettaient, dans les maquis, de nombreux crimes de sang à l’encontre de communistes algériens combattant à leurs côtés.

Notre engagement anticolonialiste exigeait notre solidarité envers ceux qui luttaient pour l’indépendance, malgré l’orientation idéologique des dirigeants du FLN.

Aujourd’hui, le Hamas constitue la force essentielle de la Résistance palestinienne à l’occupant israélien. Nous avons pu, lors de l’agression militaire contre la bande de Gaza, et depuis, face au blocus, mesurer l’ampleur de son soutien populaire. Nous devons donc manifester notre solidarité avec le Hamas sans chipoter sur son idéologie religieuse. Ce sera aux Palestiniens, et à eux seuls, de trancher le moment venu.

De même, le Hezbollah, en 2006, a été l’artisan de la défaite militaire de l’Etat qui se proclame « juif ». Par cette victoire, le mouvement de résistance libanais a défendu l’indépendance du Liban tout entier. Il constitue toujours la force décisive, face à l’impérialisme israélo-étasunien.

Le peuple libanais, dans sa composante islamique et bien au-delà, fait confiance au Hezbollah. Il nous appartient donc de le soutenir solidairement.

Quant à l’Iran, montré du doigt par toutes les composantes de l’impérialisme, dont le nôtre, le français, nous devons nous poser la question : pourquoi la campagne contre « le régime des mollahs » a-elle pris cette ampleur seulement depuis la présidence d’Ahmadinejad ?

Quand ses opposants, tel Mossavi, faisaient couler le sang ouvrier, personne, en occident, ne s‘en souciait. Il est vrai qu’alors Total signait de juteux contrats avec les gouvernants de l’époque.

Aujourd’hui, l’Etat iranien se veut indépendant et tient à sa souveraineté. C’est trop pour Washington et ses dociles alliés. D’où l’offensive contre le régime iranien. Que l’orientation idéologique de celui-ci ne corresponde pas à la nôtre, qui le conteste ?

Mais, c’est au peuple iranien à décider, seul, de ce choix.

Il reste que le gouvernement de Téhéran, menacé par l’impérialisme, se retrouve naturellement aux côtés du Venezuela, de Cuba, de l’Equateur, de la Bolivie, et aussi de la Chine, dans l’affrontement mondial.

C’est la raison pour laquelle, notre solidarité doit être apportée à l’Iran.

L’avenir de celui-ci appartient à son peuple.

Une barricade n’a que deux côtés.

Tiré de canempechepasnicolas

15 février 2010


4-5 Dr Ghada El Yafi : L’union à travers les yeux d’une citoyenne arabe.

Commémoration du 21 février date de la naissance de la République Arabe Unie

Dr Ghada El Yafi

Pardonnez-moi, pour commencer, de dire des vérités que vous connaissez sans doute beaucoup mieux que moi. Mais il est nécessaire de les rappeler.

Le déroulement de l’histoire ne s’est pas fait par lui-même. Il y a eu une suite de causes à effets qui a abouti à notre situation actuelle. Nos actions irréfléchies nous en font porter la lourde responsabilité

Lors de la rupture de l’union entre l’Egypte et la Syrie, des amis syriens avaient décrit le phénomène en ces termes : « Rien n’équivaut la joie du peuple syrien lors de cette rupture que cette  même joie le jour de l’Union ».

Le déferlement des foules en délire, emplissait toutes les places de la capitale. Les chants, les danses, les allocutions, les manifestations, tout y était. Cela se passait à Damas le 13 octobre 1961.

Mais ailleurs, dans le monde arabe, c’était la stupéfaction. L’union tant désirée n’avait duré « …que le temps d’une rose, l’espace d’un matin ». Oui, le temps de l’union était court, trop court, à peine trois ans et il n’est pas possible de ne pas s’interroger sur les causes et les conséquences de ce fiasco.

Se pouvait-il que l’union tant désirée soit devenue l’enfer à écarter ?

 Se peut-il que le peuple syrien ait cessé de se considérer arabe ?

L’unité arabe  est-elle une utopie ?

Il était à prévoir que l’influence de l’une des parties, l’Egypte, en l’occurrence allait peser sur l’autre, la Syrie, que les militaires ne suivraient pas forcément les options ou décisions politiques ; le coup de baguette magique ne pouvait pas avoir raison  des différences entre les deux pays : systèmes administratifs différents, systèmes financiers différents, systèmes judiciaires différents,  systèmes éducatifs différents. Et la liste est longue. Sans compter évidemment le rôle que jouent les puissances que l’union dérange.

Dès l’union, l’échec était  déjà présent en filigrane.

L’éclatement de la République Arabe Unie a éclaboussé la région telle une bombe

L’échec était là avec  ses conséquences incalculables sur les deux pays concernés, sur la région et les masses arabes.

Les chefs arabes étaient  satisfaits de l’échec de Nasser qu’ils jalousaient secrètement. Nasser, avec la fameuse phrase magique : « relève la tête, mon frère » voulait rendre  la dignité à tous les peuples arabes que le colonialisme (ou ses acolytes) avait matés, ou humiliés ou freiné le développement. Il a ainsi su s’attirer les foules au-delà de ses propres frontières. Pour ces chefs, c’était l’aubaine pour consolider leur autorité (ou dictat) chacun dans son pays et poursuivre les « dissidents ». Les prétextes  pour récupérer leur suprématie ne manquaient pas. Celui d’entre eux qui a le plus prévalu dans le monde arabe c’est la « Sécurité  Nationale», pour ne pas signaler, chez certains, l‘« Etat d’urgence » déclaré de manière illimitée. Au nom de la Sécurité Nationale, tous les abus de pouvoir devenaient permis. Les citoyens ont ainsi pu être maîtrisés puis soumis et finalement dépouillés de toute forme de résistance ou de liberté.

Certes, les dégâts avaient éclaboussé tout le monde arabe mais ils n’avaient pas le même impact sur tous les pays.  En général le cumul de privation de liberté, d’abus de pouvoir, de corruption et dans la plupart des pays d’une économie non productive, ont abouti progressivement à la réduction de la classe moyenne voire sa disparition, à l’appauvrissement des citoyens et à l’émigration.

La conséquence à l’échelle nationale a été  dramatique car elle a éliminé toute forme d’opposition, donc tout débat politique constructif. Il n’y a plus aucun frein aux abus, au népotisme, à la corruption avec perte progressive de l’espoir d’un rééquilibrage de la société.

Les citoyens se retrouvent devant des choix plus négatifs les uns que les autres : émigrer ? Mendier ? Voler ? Ou bien s’intégrer ?

Sur un plan régional, au lieu d’une évolution vers la consolidation des liens entre les différents pays arabes, liens qui pouvaient renforcer les différents pays pour faire face à toute menace extérieure et faire profiter tous ces peuples des richesses de leur sol dans un but de développement, de génération d’emplois , d’amélioration du niveau de vie, une évolution vers plus d’ouverture, vers une nation arabe qui aurait pu englober tous ses citoyens  sans distinction de race ou de confession, de tribu ou d’ethnie et en serait ainsi renforcée, on a assisté à une involution, une régression, vers  le « Moi, d’abord ».  Est-ce à dire le Liban d’abord, l‘Egypte d’abord, la Jordanie d’abord ? Non, c’est les chefs d’abord. Mais pourquoi pas, plus tard, ma confession d’abord, ma tribu d’abord ou encore mon clan d’abord ?!

Certes, ce démantèlement de l’arabité auquel ont largement contribué les pays occidentaux, à tour de rôle, n’a rendu service à aucun pays arabe séparément.

Je voudrais ouvrir ici une parenthèse pour dire que l’arabité telle que nous la concevons est une arabité qui ne réfute ni arménien, ni chaldéen, ni kurde, ni juif, ni Alawite ni aucune minorité existante ou future vivant en son sein. Elle  est basée, sur l’égalité des droits et devoirs des citoyens ; elle respecte cette pluralité qu’elle considère nécessaire et protège les particularités de chacun. Il faut se méfier du jeu de la protection des minorités, prétexte avancé par des forces étrangères pour s’immiscer dans les affaires intérieures de chaque pays.

Est-il possible de remonter la pente ?

La construction de l’Europe a commencé depuis plus d’un demi siècle et ne s’est pas encore terminée. Les gouvernements avaient réfléchi au bien fondé de cette union, puis  entrepris la concertation avec les citoyens, par le biais de leurs représentants afin d’en expliquer les enjeux. Dans certains cas ils ont eu recours à des référendums. Ils avaient  su mettre en avant leurs priorités et fixer les délais pour y parvenir. Pourtant ils avaient une difficulté majeure : l’absence d’une langue commune, facilité que possèdent les arabes et qui aurait pu les rapprocher.

La construction de l’unité arabe peut-elle se faire à l’instar de l’Europe ? 

Peut-elle être réalisée entre Etats faibles ?

Comment définir la force ou la faiblesse ?

Par l’importance de l’arsenal militaire? Par les richesses du sol ?

Par la prospérité des banques ? Ou par la volonté du peuple ?

Un pays qui en réfère à son peuple pour les décisions politiques n’est plus manipulable. Souvenons-nous de l’exemple de la Turquie, lorsque les Etats-Unis voulaient utiliser l’espace aérien turc pour frapper l’Irak.

En effet, la démocratie est une valeur fondamentale pour la stabilité de chaque pays. C’est d’abord un droit naturel des peuples de prendre en charge leur destin tant individuel que collectif. C’est l’instrument de la liberté, de la justice et le meilleur moyen d’assurer un développement économique équilibré. Elle réduit les frustrations des citoyens. Certes, elle n’est jamais parfaite ; elle évolue quand l’éducation s’améliore, que le développement progresse et quand la classe moyenne s’accroît. Il faut garder en tête que ce qui fragilise la démocratie ce n’est pas l’aspiration des peuples à la liberté mais l’ambition de pouvoir des leaders.

 Je voudrais rappeler rapidement, ici,  les éléments les plus importants de toute démocratie et que l’on a tendance à oublier :

1- Nul n’a l’apanage de la vérité ; chacun a le droit d’émettre et d’argumenter son point de vue.

2- Tout monopole du pouvoir doit être banni que ce soit au niveau des institutions ou des personnes. Les institutions doivent être régies par des lois, tout en respectant le principe de séparation des pouvoirs.

3- La tolérance, (qui n’exclut nullement le droit à la résistance en cas d’occupation).

4- La transparence

5- la démocratie est un état dynamique et évolutif qui nécessite la vigilance des citoyens pour son évolution.

6-Seul le peuple peut en définir les règles ou les modifier, selon ses besoins.

Le remède est donc de se référer à la volonté du peuple, sans manipulation, sans corruption, sans violence.

Par où commencer ?

Tout en gardant un œil bien ouvert sur l’ennemi sioniste, il n’est plus permis de laisser la situation se détériorer davantage. Si les chefs des pays arabes ne veulent pas de guerre, ils ont au moins le devoir de fermer leurs portes à l’entité sioniste, corps étranger dans tous les sens du terme. S’ils hésitent, aux populations de prendre la relève usant selon les cas de boycott ou de résistance.

Mais à l’intérieur de chaque pays, la tâche est ardue.

Il ne faut pas trop compter sur la classe qui gouverne pour exiger le changement. Cette classe a lamentablement échoué. Leurs bonnes paroles ne sont que des baumes pour masquer leur hypocrisie et leurs mensonges.

Il s’agit d’instaurer ou de réhabiliter les institutions.

La construction de la démocratie est un acte permanent. Il ne s’agit pas de copier sur l’occident mais de chercher dans notre milieu, ce à quoi nous aspirons et de bâtir sur nos propres valeurs. Il s’agit de trouver quel est  le meilleur moyen pour vivre, s’instruire, évoluer, et avoir une qualité de vie meilleure. La religion et la pauvreté ne seront pas un handicap comme on pourrait nous le faire croire. Car n’étant pas parfaite, la démocratie évolue pourtant à mesure que l’éducation s’améliore, que le développement progresse et que la classe moyenne s’accroît. C’est tout ce progrès qui la consolide.

Il faudrait donc commencer par assurer une bonne représentativité des citoyens et le seul moyen d’y parvenir est l’établissement d’une loi électorale  juste afin que toutes les classes de la population soient représentées au parlement. C’est pourquoi, au Liban par exemple, la loi qui adopte la grande circonscription et la proportionnelle, permettrait d’avoir au parlement une majorité et une opposition qui ont peu de chances d’être uni confessionnelles. Mais pour être efficace, cette loi électorale devrait être  accompagnée de garde-fous  garantissant la liberté du choix des citoyens et l’absence de fraude. La répétition des élections à intervalles réguliers, doit être une mesure de sanction. Les élus qui n’ont pas réussi à remplir les programmes pour lesquels ils ont été choisis seraient ainsi remplacés.

L’Europe a commencé le rapprochement entre ses divers membres en créant le Marché Commun.  L’économie est un point sur lequel tous les peuples de la région pourraient se mettre d’accord.  Tous les pays pourraient en bénéficier.

N’est-il pas temps de s’y mettre ?

Qui va s’atteler à cette tâche, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur? 

En tant que libanaise, je m’adresse, ici,  principalement aux citoyens libanais.

Les grands groupes qui ont certainement un rôle à jouer et qui forment la société civile sont essentiellement les intellectuels, penseurs, philosophes, économistes, professeurs d ‘université… puis les journalistes, les syndicats, les femmes, les jeunes, les écrivains, les artistes et aussi toute personne qui aspire au changement.

Je voudrais avant d’aller plus loin raconter une expérience personnelle que j’avais vécue avec le Courant de la Société Civile, groupe fondé par monseigneur Grégoire Haddad, à qui je voudrais ici rendre hommage. Grégoire Haddad pense que chaque membre de la société a quelque chose à donner. Ses idées vont du simple travail social qui permet à chacun de gagner sa vie, à la perspective de la construction d’une Nation. Dans cette dernière perspective, il a pensé que pour stimuler l’action, il fallait allier les forces de la société civile à celles de l’administration, dans des domaines aussi variés que l’éducation et la culture, la santé, l’environnement  et l’économie. Il fallait, dans chaque région séparément et sur toute la superficie du pays, évaluer la situation, mettre les priorités puis commencer à exécuter. Le plan a eu énormément de succès. Il s’est malheureusement heurté à un handicap majeur qui est le manque de fonds. Le bénévolat à lui seul ne pouvait arriver à bout de ce gigantesque projet. Pourtant ce projet à lui seul est une stratégie pour construire non seulement le Liban mais tout pays sous développé dans le but de servir l’Homme.

Pour revenir à la question : Qui va s’atteler à cette tâche, c’est d’abord la classe intellectuelle ; si elle assume ce titre elle doit s‘atteler à coordonner ses efforts en vue d’établir une stratégie, comme celle de Grégoire Haddad que j’ai citée plus haut ou tout autre stratégie, pour amorcer le changement en profondeur,  qui vise à former un citoyen libre et responsable. Jusqu'à ce jour, les zizanies entre partis ou chefs de partis ont gaspillé leur énergie et les ont distrait des buts réels de leur action. Ils doivent s’allier pour œuvrer d’abord pour une vraie représentativité des citoyens dans toute forme d’élection. Si leur tâche commence là, elle est loin de s’arrêter à ce niveau et ils le savent.

Les journalistes, les médias en général ont une grande part de responsabilité pour la renaissance vers laquelle nous tendons.  Certains avaient contribué à la dégradation de la situation dans le monde arabe louant leur plume à des fins privées. Beaucoup d’entre eux avaient ainsi contribué à désinformer au lieu d’informer. Le journaliste ne doit pas dévier de sa mission première : chercher la vérité, informer, découvrir et dénoncer fraude ou corruption lorsqu’il la trouve afin de relever le niveau de l’action. Un moyen efficace serait la mise en place d’un observatoire des médias, tel que proposé à Porto Allegre il y a quelques années, qui aurait pour rôle de dénoncer tout mensonge, toute information tronquée, de même que toute  incitation au confessionnalisme et au sectarisme. Cet observatoire pourrait permettre de rectifier la conduite des dirigeants chaque fois que le processus démocratique est menacé.

Les jeunes sont en fait les premiers concernés car l’avenir c’est eux. Eux seuls ont le dynamisme et le courage pour se lancer dans l’aventure du changement.  Ils devraient tenter de recouvrer leur liberté au sein des partis auxquels ils ont choisi d’adhérer afin d’être créatifs et de trouver de nouvelles voies, au lieu de suivre les traces de leurs aînés qui n’ont réussi en général qu’à morceler la société. Beaucoup d’entre eux ont déjà commencé, si l’on compte la quantité d ‘associations civiles qui se sont constituées ces dernières années. Il suffit de les encadrer et de coordonner leurs actions pour éviter de gaspiller temps et énergie.

Les syndicats doivent rectifier leur trajectoire et  reprendre en main leurs décisions. C’est toute la classe des travailleurs qui pourrait se relever et travailler dans de meilleures conditions. Je voudrais attirer l’attention, en passant, sur le fait que les deux mêmes personnes sont à la tête de deux syndicats majeurs du pays depuis des dizaines d’années, (je suis incapable de les compter). Est-ce cela la  démocratie ?

Les femmes forment la moitié de la société et font des efforts pour établir la condition de la femme comme membre actif et égal à l’homme dans la société. Nous devons reconnaître que les traditions et certaines lois vétustes n’ont fait que faire reculer la condition de la femme  et rétrograder ses droits, qui étaient bien plus importants lors de l’avènement de l’Islam au 6ème siècle.  Ces traditions ont également creusé le fossé entre Homme et Femme en considérant acceptables certains actes répréhensibles perpétrés par un homme, actes bannis par le Droit ou la religion (crime d’honneur par exemple). Cette égalité ne se fera que si dans les esprits des éducateurs, pères et mères, enseignants et enseignantes, à la maison, à l’école et au travail, le jugement est porté, non pas sur le « genre » de celui qui fait, mais sur le résultat de l’accomplissement de l’action, de la création, de l’innovation et du savoir faire. Les femmes sont les premières concernées, mais pas les seules, pour changer les mentalités.

De manière générale, tous ces efforts, et dans tous les pays concernés, devraient avoir des objectifs communs et des priorités similaires : Etablir ou rétablir la démocratie afin de créer le dynamisme qui permet l’évolution, former le citoyen, et pour cela, lutter contre l’analphabétisme en fixant des délais pour analphabétisme=zéro, revaloriser le travail en œuvrant pour  une économie productive, combattre la corruption même à l’intérieur des institutions religieuses considérées comme intouchables. Si ces conditions prioritaires sont assurées, tout le reste suivra.

Quant aux relations inter arabes, le premier pas vers l’amélioration des conditions de vie de leurs citoyens est de penser concrètement  à la possibilité d’une complémentarité économique.  Pourquoi ces pays n’augmenteraient-ils pas les échanges commerciaux entre eux, échanges qui permettraient l’évolution et le progrès dans tout le monde arabe ? Elle sera le premier pas vers la normalisation de leurs relations, bien plus importante que la normalisation avec l’entité sioniste qui n’a été créée que comme instrument pour mieux manipuler les pays arabes et entretenir leurs dissensions afin de mieux exploiter leurs richesses et d’en faire uniquement des sociétés de consommation.

En conclusion, nous sommes tous responsables du degré de faiblesse que nous avons atteint. Si ce n’est par une participation active du moins par notre passivité, notre « laisser faire, laisser aller », notre démission, parce que certains d’entre nous ont opté pour une « intégration » à ce système ou à cette société malade.

Pour que l’utopie citée au début de mon allocution devienne réalité, la seule voie possible est de s’engager dans la  coopération interarabe et dans chaque pays, de façon parallèle, amorcer la construction d’une vraie démocratie afin de rassurer les citoyens, apaiser leurs craintes, repousser leurs préjugés, garantir leurs droits essentiels et ouvrir  devant eux une porte d’espoir dans leurs pays

Beyrouth, le 18 février 2010

Dr Ghada El Yafi :



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


06/03/2010

n° 126 - Journal du Liban. - du 11-02 au 05-03 : -Début - : Si vous envahissez notre pays, plusieurs dizaines de milliers de résistants vous accueilleront dans la moindre vallée.

n° 126 - Journal du Liban. - du 11-02 au 05-03 :  -Début - :   Si vous envahissez notre pays, plusieurs dizaines de milliers de résistants vous accueilleront dans la moindre vallée.



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.


Journal du Liban

      n° 126                                          11-02 au 05-03

 

        C.De broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire

Tiré à part

Si vous envahissez notre pays, plusieurs dizaines de milliers de résistants vous accueilleront dans la moindre vallée.

Échanges les plus acerbes depuis des années entre Israël et ses voisins.

Menace d’attaque Israélienne contre le Liban ?

Résistance

Analyse

Sondage d’opinion : 73% des Libanais estiment estiment que la résistance saurait faire face  aux agressions israéliennes.

1 Lutte pour la libération du territoire

 2 Politique

a)   Politique Libanaise

b)  Israélienne

Fin  

c)  Politique internationale

d) Pays Arabes & voisins

4 Institutions internationales

5 Autres Pays

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-1 L’ambassade US à Beyrouth : un « Etat dans l’Etat »

6-2 Liban/Télécoms: Les Etats-Unis accusé d'espionnage.

6-3 Scandale des écoutes US : le Comité sur d'information ouvre une enquête.

7 Les brèves

7-1 Milli Gazete: Israël cherche à tuer Seyyed Hassan Nasrallah.  

7-2 Nasrallah:" les déclarations belliqueuses israéliennes ont diminué, voire changé"

7-4 Nawaf Moussaoui : « l’ambassade des Etats Unis agit comme un Etat dans l’Etat »

7-5 L’armée libanaise arrête deux réseaux d’espionnage israélien.

7-6 Espionnage: de plus en plus d'agents écroulés.    

7-7 « Tout étranger doit être considéré comme un « espion potentiel ».

 



Tiré à part :

Si vous envahissez notre pays, plusieurs dizaines de milliers de résistants vous accueilleront dans la moindre vallée.

Si vous envahissez notre pays, plusieurs dizaines de milliers de résistants vous accueilleront dans la moindre vallée, sur les sommets de nos collines et montagnes, dans nos champs, dans les moindres rues et ruelles, sur les moindres places…
Si vous bombardez la banlieue sud de Beyrouth, nous bombarderons Tel Aviv…
Si vous bombardez notre aéroport, nos sites portuaires, nos usines, nos zones d'activités économiques, nos équipements de production d'énergie électrique,..., nous bombarderons les vôtres…

16-02
http://libanresistance.blogspot.com:80/2010/02/16-fevrier-2010-sayyed-parle-si-vous.html

 

Echanges les plus acerbes depuis des années entre Israël et ses voisins.

Echanges les plus acerbes depuis des années entre Israël et ses voisins.

La tension est remontée d'un cran dans la région, avec les échanges les plus acerbes depuis des années entre Israël et ses voisins arabes.

La semaine dernière, Damas a accusé l'Etat hébreu de "répandre une atmosphère de guerre" dans la région, après les mises en garde du ministre de la guerre Barak: ce dernier avait déclaré que l'impasse du processus de paix avec la Syrie pourrait déboucher sur une guerre régionale globale.

15/2

http://fr.news.yahoo.com/3/20100214/twl-liban-israel-avions-951b410_2.html

 

Menace d’attaque Israélienne contre le Liban ?

"...Si une guerre Israël Syrie n’est sur l’agenda de personne, pourquoi les tambours de guerre ont -ils retenti la semaine dernière ?..."

La semaine dernière, le Moyen Orient semblait s’orienter vers une crise, avec des menaces de guerre échangées entre Israël et la Syrie.

Le ministre des affaires étrangères israélien, Avigdor Lieberman, a déclenché les hostilités jeudi en disant que, si une guerre éclatait, les syriens perdraient, provoquant une réaction prompte du ministre des affaires étrangères syrien, Walid al-Mouallem, disant que la Syrie n’épargnerait pas les villes israéliennes.
Il a décrit les Israéliens comme des « voyous » et dit qu’une nouvelle guerre régionale tuerait toute chance de retour à un processus de paix. Le premier ministre syrien, Mohammad Naji Otari, a fait des déclarations identiques, disant qu’Israël regretterait une guerre contre la Syrie, tandis que
le ministre de la défense israélien, Ehud Barak, disait à ses troupes de se préparer pour la guerre si les efforts de paix échouaient.
Le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou a essayé de dissiper la crise en disant lundi que la guerre n’était pas imminente. Parlant au cours de la réunion hebdomadaire de son cabinet, Netanyahou a dit qu’Israël désirait la paix « avec tous ses voisins » ajoutant : « nous l’avons faite avec l’Egypte et la Jordanie, nous voulons obtenir des accords identiques avec les Palestiniens et les Syriens. J’espère que nous sommes sur le point de renouer les négociations avec les Palestiniens, et nous sommes ouverts à une réouverture du processus avec les Syriens aussi. »

Une lecture rapide de l’histoire du Moyen Orient prouve que quand de tels échanges sont répercutés dans les médias de masse les chances d’une véritable guerre sont en fait très minces.

Des pays en état permanent de guerre n’informent pas leurs adversaires avant d’attaquer, préférant surprendre leurs ennemis en les attaquant plutôt que de les prévenir, comme cela a été le cas lors de la guerre d’Octobre 1973 ( Les pays arabes, Egypte, Syrie, ont attaqué Israël par surprise, provoquant une vague de panique et de sérieux revers israéliens les premiers jours obligeant les Américains à venir d’urgence en aide à Israël avec un pont aérien pour l’approvisionner en armes et munitions ndlt).
Si une guerre Israël - Syrie n’est sur l’agenda de personne, pourquoi les tambours de guerre ont -ils retenti la semaine dernière ?
L’une des raisons c’est que les partisans de la ligne dure au sein du cabinet Netanyahou comme Lieberman, qui ne croit absolument pas au processus de paix, aimeraient voir Israël se lancer dans une guerre avec un ennemi traditionnel comme la Syrie.

Ils accusent la Syrie d’un bon nombre d’échecs des Israéliens et de sa défaite lors de la guerre du Liban de 2006 et de la guerre de Gaza en 2008-2009.
Lieberman qui a peu d’influence en matière de paix et de guerre, se sent de plus en plus écarté par Netanyahou et Barak, car ce sont effectivement ces deux hommes qui dirigent la politique étrangère d’Israël, bien que Lieberman reste officiellement ministre des affaires étrangères. Mais la position dure de Lieberman place Israël dans une dangereuse situation de collision avec tout le voisinage arabe. Des hommes d’état plus sages et plus expérimentés comme le président Shimon Peres et le premier ministre ne veulent certainement pas d’une guerre avec la Syrie sachant combien pénible ce serait d’avoir des missiles syriens s’abattant sur des villes israéliennes.
Ils comprennent qu’une telle guerre mettrait en colère des poids lourds tels que l’Arabie Saoudite, l’Iran et la Turquie, isolant Israël au sein de la communauté internationale.

L’état d’Israël n’a pas encore récupéré de la très mauvaise publicité faite par le rapport Goldstone établi à la demande de l’ONU qui accuse les forces armées d’Israël - de même que le Hamas - de crimes de guerre dans Gaza en 2008.

C’est une chose de justifier une guerre contre des entités non étatiques comme le Hezbollah et le Hamas, avançant un argument qui est facilement vendable auprès du public israélien, mais c’est complètement différent de le faire en ce qui concerne un poids lourd régional puissant telle que la Syrie.
Autre raison pour laquelle cette rhétorique de guerre est liée directement au Liban.

Pendant des mois, le monde a observé les menaces échangées entre Israël et le Hezbollah. Beaucoup pensent que la guerre de 2006 n’est pas terminée, compte tenu du fait qu’aucun des objectifs déclarés d’Israël n’a été atteint. Israël avait promis de libérer deux soldats capturés par le Hezbollah et d’exterminer le groupe libanais, qui depuis 1982 est une épine dans le pied d’Israël.
Non seulement Israël a échoué dans ses objectifs cités ci-dessus, mais le Hezbollah, loin d’avoir été affaibli, est sorti renforcé de la guerre de 2006, plus fort qu’avant, à la fois en terme de popularité dans la rue arabe et musulmane, et en terme de puissance militaire. Il a remporté tous ses sièges contestés lors des élections parlementaires de 2009 et a obtenu tout ce qu’il voulait dans le cabinet du premier ministre Saad Hariri, formant une représentation forte avec son allié, le Free Patriotic Movement du Général Michel Aoun.
Netanyahou, qui préconise une guerre avec l’Iran, ne supporte pas l’existence du Hezbollah.

Un tel puissant groupe au Moyen Orient, si indépendant du contrôle des US et si dangereux pour l’état d’Israël, c’est un cauchemar pour le public israélien.

En ne gagnant pas en 2006, beaucoup d’Israéliens pensent qu’Israël a perdu la guerre avec le Hezbollah.
En 1973, le premier ministre Golda Meir avait été obligée de démissionner, non pas pour avoir perdu une guerre contre la Syrie et l’Egypte, mais pour ne pas l’avoir gagnée. C’est ce qui s’est passé avec l’ex premier ministre Ehud Olmert qui n’a pas gagné la guerre du Liban en 2006 ni celle de Gaza en 2008-2009.
Netanyahou a besoin d’une autre salve avec le Liban pour corriger les erreurs commises par l’armée sous son prédécesseur. Non seulement cela lui donnerait du pouvoir au niveau domestique et au niveau international mais cela le renforcerait dans toute négociation de paix que lui imposeront les US.
Des hauts responsables israéliens sont donc tentés par une nouvelle guerre contre le Liban. Ils ont lancé un ballon d’essai pour voir la réaction du Hezbollah face à des menaces et ont reçu une réponse très agressive du dirigeant du Hezbollah, Hassan Nasrallah, qui répondant du tac au tac de manière tonitruante a répété les menaces faites précédemment qu’il était prêt à frapper « Haifa et au delà de Haifa » se référant à la ville portuaire israélienne située au Nord.
En Israël même il y a une opinion largement répandue comme quoi il y aura bientôt une guerre avec le Hezbollah. Cependant, il y a des craintes que le moment ne soit pas propice, ne sachant pas comment l’Iran réagira si un tel conflit éclate, sachant aussi que les US ne sont pas très enthousiastes pour une telle aventure, avec leurs troupes encore en Irak et en Afghanistan. Par conséquent pour détourner l’attention de la situation potentiellement explosive, aux frontières Israël Liban, des hauts responsables israéliens ont décidé de lancer des menaces en l’air contre les Syriens - pas vraiment convaincus cependant qu’ils voulaient ou étaient capables d’une nouvelle guerre contre Damas.
Ceci dit, personne ne peut écarter la possibilité d’une autre guerre contre le Liban, que de nombreux analystes prévoient pour l’été prochain. Une guerre contre la Syrie serait cependant trop dangereuse pour Israël et trop coûteuse pour le Moyen Orient.
Sami Moubayed
Sami Moubayed editeur en chef du Forward Magazine –

Damas 09/02/2010

www.atimes.com
http://www.atimes.com/atimes/Middle_East/LB09Ak02.html

Mireille Delamarre traduction

9 Février 2010

http://www.planetenonviolence.org/Menace-d-Attaque-Israelienne-Contre-La-Syrie-Ou-Contre-Le-Liban_a2116.html



Résistance

Analyse

Sondage d’opinion : 73% des Libanais estiment estiment que la résistance saurait faire face  aux agressions israéliennes.

Selon le résultat d’un dernier sondage d’opinion effectué au Liban, 73% des citoyens libanais croient qu’une prochaine défaite  du régime sioniste signifie son déclin.

" Le résultat du sondage d'opinion montre que la majorité des citoyens libanais exclut une attaque imminente d'Israël contre leur  pays", a rapporté  par la chaîne satellitaire Al-Manar.
C’est le centre de recherches et des informations de Beyrouth qui a effectué ce sondage sur le  dernier discours du secrétaire général du Hezbollah Nasrallah.
 Le dit
sondage d'opinion a été réalisé après le discours du secrétaire général du Hezbollah prononcé à l'occasion de la commémoration annuelle des commandants martyrs, afin d’étudier ses répercussions dans les milieux médiatiques et diplomatiques.
Le sondage a été effectué sur 800 hommes et femmes d’âges differents, en tenant compte de la division ethnique et communautaire du Liban.
La majorité de ceux qui ont été interrogés ont affirmé avoir confiance dans les capacités et la puissance de la résistance à faire face aux agresseurs sionistes, alors que seuls 14% des interrogés pensent le contraire.
Plus de 73% des Libanais estiment que la résistance saurait faire face  aux agressions israéliennes, alors que  22% disent le contraire et 4% n'ont donné aucune réponse à ce propos.

25/02

http://www.almanar.com.lb/newsSite/NewsDetails.aspx?id=126336&language=fr



1 Lutte pour la libération du territoire

Les relents de la guerre

a) Liban

12-02

L'armée libanaise a annoncé dans un communiqué, que les chasseurs bombardiers israéliens ont violé, vendredi 12 février 2010, l'espace aérien de Hasbaya, d'Arqoub, de Nabatiyé et d'Iqlim al-Toufah, dans le sud du Liban, où ils ont brisé le mur du son.
Les violations quasi-quotidiennes de l'espace aérien du Liban, plus de 6000 depuis août 2006, bafouent encore et pour la six millième fois la souveraineté libanaise ainsi que les décisions du Conseil de sécurité de l'ONU, notamment la résolution 1701.

AFP

La DCA ouvre le feu sur des avions israéliens.

L'armée libanaise a annoncé avoir ouvert le feu dimanche sur quatre avions de chasse israéliens qui étaient entrés dans l'espace aérien libanais, au Sud-Liban et dans la vallée de la Bekaa (centre).

Les survols du territoire libanais par l'aviation israélienne sont fréquents, et source constante de tension entre les deux pays. L'armée israélienne affirme qu'il s'agit de missions de reconnaissance.

Dans un communiqué, l'armée libanaise précise que ses forces ont eu recours aux tirs de défense anti-aérienne pour forcer les avions à quitter l'espace aérien libanais.

Un porte-parole de l'armée israélienne s'est refusé à tout commentaire.

15/2

http://fr.news.yahoo.com/3/20100214/twl-liban-israel-avions-951b410_2.html

 


b) Israël

Nouvel exercice de l'armée israélienne à la frontière avec le Liban

L'état-major israélien a procédé cette semaine à un vaste exercice visant à tester, selon "Israël", les capacités opérationnelles du commandement parmi les unités régulières et les réservistes en cas de guerre à la frontière avec le Liban.
Selon communiqué militaire, publié jeudi, les enseignements de la guerre contre le Liban (12 juillet-14 août 2006) et de l'offensive "Plomb durci" contre la bande de Gaza (27 décembre 2008-18 janvier 2009) ont été pris en compte  durant cet exercice qui a commencé dimanche et s'est achevé jeudi soir, a rapporté une porte-parole de l'armée d'occupation.
Divers scénarios de conflit armé ont été envisagés, ainsi que le déploiement et la coordination des forces aériennes, terrestres et navales.

Ces opérations se sont déroulées avec le soutien des départements de la logistique, des renseignements, des télécommunications, le tout en liaison avec le gouvernement israélien.
Le chef d'état-major israélien, le général Gaby Ashkenazi, a supervisé l'exercice, le sixième du genre depuis la Seconde guerre contre le Liban en 2006.
"Israël n'a aucun intérêt à ce que la situation se dégrade dans la région, mais nous suivons de près ce qui se passe, et voulons être sûrs des capacités dissuasives de l'armée", a estimé Ashkenazi, cité dans le communiqué.
 Le Premier ministre Netanyahu et le ministre de la guerre, Ehud Barak, ont pris part à cet exercice qui intervient quelques jours après le discours du secrétaire général du Hezbollah.

26/02

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=126379&language=fr



2  Politique

a) Libanaise  

Michel Sleimane & Nasralah

Nasralah

16-02

Si vous envahissez notre pays, plusieurs dizaines de milliers de résistants vous accueilleront dans la moindre vallée, sur les sommets de nos collines et montagnes, dans nos champs, dans les moindres rues et ruelles, sur les moindres places…
Si vous bombardez la banlieue sud de Beyrouth, nous bombarderons Tel Aviv…
Si vous bombardez notre aéroport, nos sites portuaires, nos usines, nos zones d'activités économiques, nos équipements de production d'énergie électrique,..., nous bombarderons les vôtres…

16-02
http://libanresistance.blogspot.com:80/2010/02/16-fevrier-2010-sayyed-parle-si-vous.html

19-02

Sayed Nasrallah a rappelé que le Liban et la résistance se trouvent dans une situation très convenable. "Pas de peur face aux menaces israéliennes, et certes les plans et complots israéliens n'aboutiront à rien", a-t-il ajouté.
 Sayed Hassan Nasrallah a ajouté que "du point de vu stratégique, l'entité sioniste n’est pas en mesure, de lancer une nouvelle guerre, mais elle cherche par ses menaces et sa guerre psychologique à semer la panique, mais, quelques soit les circonstances, elle n'aboutira à rien."

19-02

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=125203&language=fr

26-02

Sayed Nasrallah a répondu aux menaces israéliennes en assurant que contre chaque bâtiment que les Israéliens vont détruire dans la Banlieue, le Hezbollah en détruira plusieurs à Tel Aviv.

26/02

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=126379&language=fr


2a-1  Sur le terrain

Rassemblement à Beyrouth pour le cinquième anniversaire de l'assassinat de Rafic Hariri.

Drapeaux du Pays du Cèdre en main, plusieurs dizaines de milliers de Libanais se sont rassemblés dimanche sur la principale place de Beyrouth pour le cinquième anniversaire de la mort de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri dans un attentat. Bien qu'importante, la mobilisation était semble-t-il moins forte que celle des années précédentes, selon des estimations. Possible reflet du fossé existant dans les rangs de la coalition pro-occidentale au pouvoir, désormais emmenée par Saad Hariri, fils du défunt ex-Premier ministre.

 

Un tribunal international a été établi aux Pays-Bas l'an dernier pour juger les assassins présumés de Rafic Hariri mais aucune personne n'a été inculpée à ce jour, suscitant l'inquiétude que le dossier traîne en longueur.

14/2

http://fr.news.yahoo.com/3/20100214/twl-liban-hariri-manifestation-2844f0d_7.html

 

Hariri : Le discours de Sayed Nasrallah a instauré un certain rééquilibre.

Le Premier ministre Saad al-Hariri a évoqué les menaces israéliennes, soulignant que le discours de Sayyed Hassan Nasrallah, a quelque part instauré un certain rééquilibre.
Au cours de sa visite à Qatar, Saad al-Hariri a affirmé aux journalistes que « le gouvernement de l’ennemi lance des menaces à droite et à gauche, sauf que le Liban suit  les mouvements de l'ennemi pour étudier s’il envisage de faire la guerre contre le Liban ».
 Reconnaissant l'existence d'une menace en provenance d'"Israël", Hariri a demandé de ne pas lui offrir un prétexte pour mener à terme ce qu'il veut.

Il a estimé que pour « face à ces menaces il faut promouvoir l'unité nationale » estimant que « nous sommes en mesure d'éviter cette guerre, et que l’israélien veut une guerre sur le Liban pour détourner l'attention de ce qui se passe dans le processus de paix avec les Palestiniens », notant que «  pas un seul m'a dit lors de mes visites qu'il y a une guerre contre le Liban ».
Interrogé sur le discours du Secrétaire général du Hezbollah Sayyed Hassan Nasrallah, Hariri a déclaré: «Ce discours a quelque part réinstauré  un certain équilibre, mais Israël cherche un argument, or en ce qui concerne le conflit arabo-israélien nous sommes en plein dedans et nous ne sommes pas concernés par tout autre axe ».

G.Houbballah :

01/03  

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=126958&language=fr

G.Houbballah :


2a-4 Des Canons ... pas du beurre

Russie-Liban: élaboration d'un accord de coopération militaire bilatéral

La Russie et le Liban discutent de l'élaboration d'un accord de coopération militaire et technique, a annoncé jeudi le président libanais Michel Sleiman lors d'une conférence de presse au terme d'une rencontre avec son homologue russe Dmitri Medvedev.

"Au cours de notre rencontre, nous avons évoqué la préparation d'un accord de coopération militaire et technique bilatéral", a-t-il indiqué.

Le président libanais a ajouté que les deux parties tâchaient à ce que le partenariat dans ce domaine se poursuive le plus longtemps possible.
Michel Sleiman a en outre déclaré s'attendre à ce que Moscou continue de contribuer au déminage du Liban ainsi qu'au nettoyage de son territoire d'armes à sous-munitions  qui s'y trouvent encore.

25/02

http://fr.rian.ru/world/20100225/186129325.html

26-02

Sayed Nasrallah a répondu aux menaces israéliennes en assurant que contre chaque bâtiment que les Israéliens vont détruire dans la Banlieue, le Hezbollah en détruira plusieurs à Tel Aviv.

26/02

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=126379&language=fr

 

L’armée libanaise arrête deux réseaux d’espionnage israélien.

La série des réseaux d’espionnage israélien se poursuit toujours.
En effet, après l’arrestation de plus de 80 agents libanais travaillant pour le compte de l’ennemi israélien, les services de renseignements militaires libanais ont réussi à démanteler deux nouveaux réseaux d’espionnage, l’un au sud et l’autre au nord, composé chacun de deux espions libanais !
Pour ce qui est du réseau du Sud, et selon un haut-responsable de la sécurité, les services de  renseignement de l'armée libanaise ont réussi à arrêter deux  retraités des Forces de sécurité intérieure (Hamad S.) de la région d’al-Mari et Mahmoud W. de Mays al Jabal.
Après des semaines de surveillance, les services de renseignements militaires ont saisi  à leur domicile des équipements de communications sophistiqués avec  l'ennemi sioniste.
Quand au réseau du Nord, il implique une personnalité  importante un certain (Jawdat Kh.), en plus d'une autre personne est Semaan S.
Les quatre espions sont soumis à des interrogations pour connaître les détails de leur relation avec le Mossad et la nature des informations qu'ils ont fournies.
A noter que les services de renseignement militaires libanais sont  en train de traquer d'autres éléments impliqués avec l'ennemi sioniste, par conséquent le démantèlement  de ces deux nouveaux réseaux s’inscrit dans le cadre des opérations de démantèlement des réseaux d’espionnage commencées l'an dernier et qui se poursuivent toujours.
Par ailleurs,  l'armée libanaise, a arrêté un suspect travaillant pour le compte de l’ennemi israélien H. O, originaire de  la ville frontalière de Mari dans le caza de Hasbaiya, et l'ont emmené au siège de la Direction du renseignement au ministère de la Défense à Yarze pour l’interroger.
L’homme est  un gendarme à la retraite, qui a  travaillé pour une certaine période, pour l'un des partis de la région avant de démissionner il y a quelques mois.
L’armée lui a confisqué  son ordinateur, et a saisi des documents et du matériel de communication.

27/02/2010  

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=126594&language=fr

 

 

Espionnage: de plus en plus d'agents écroulés.    
L’effondrement des réseaux d’espionnage pour la solde d’Israël se poursuit.

Selon le quotidien libanais AsSafir, un nouvel agent a été arrêté à Tripoli.

Citant des sources sécuritaires, le journal précise que l’arrestation de Jawdatt K. qui possédait un magasin de pièces de voitures détachées  a été possible grâce aux aveux des autres agents arrêtés lors des coups de filets précédents.  
"Il était muni de plusieurs faux passeports pour se rendre à Chypre ainsi que des appareils très sophistiqués qui permettent une communication avec les avions", indique le quotidien.
Homme d’une quarantaine d’années, Jawdatt avait des cousins haut placés dans la hiérarchie militaire libanaise.

Il s’est surtout fait remarquer par le train de vie luxueux qu’il entretenait ainsi que sa famille et de par les voitures dernières modèles qu’il conduisait.
Evoquant ce qu’il a considéré être « les échecs sécuritaires essuyés par Israël », le magazine britannique ‘The Economist’ a pour sa part recensé plus de 25 cellules d’agents travaillant pour la solde d’Israël arrêtées au Liban depuis le mois d’octobre 2008.

Selon des sources libanaises, ce sont plus de 100 personnes qui ont été arrêtées.
Par ailleurs, des sources sécuritaires ont affirmé à la chaine de télévision AlManar que l'agent (Michel M. Abdo) a reconnu lors de son interrogatoire être impliqué dans l'assassinat du responsable militaire au Hezbollah Ghaleb Awali.
 "Un groupe du Mossad avait rencontré Abdo dans son domicile pour planifier et exécuter l'attaque", ont-elles révélé.

01/03/2010

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=126861&language=fr

 

« Tout étranger doit être considéré comme un « espion potentiel »

Le Liban doit renforcer son contrôle sur tout étranger en visite dans le pays et le considérer comme un « espion potentiel », en raison de l'utilisation de passeports européens dans l'assassinat, à Dubaï, d'un cadre du Hamas palestinien, Mahmoud Mabhouh, a estimé hier un député du Hezbollah, Nawwaf Moussaoui.
« Les services de sécurité à l'aéroport et ailleurs doivent renforcer leur contrôle sur tout détenteur de passeport étranger », a affirmé à l'AFP M. Moussaoui. « Tout citoyen libanais et arabe doit traiter les
détenteurs de passeports étrangers comme des espions potentiels »,a-t-il ajouté.
« Des journalistes israéliens sont déjà entrés au Liban, munis de passeports européens, lors de la guerre de 2006. Ce risque est donc plus que probable », a poursuivi le député.
M. Moussaoui a en outre critiqué les pays européens qui, selon lui, « n'ont pas assumé leurs responsabilités face à la violation de leur souveraineté », en référence à l'utilisation de vrais-faux passeports européens, mais également australiens, par un commando dans l'assassinat de Mahmoud Mabhouh dans un hôtel à Dubaï en janvier, pour lequel le Mossad israélien est accusé.
« Si les pays européens ne respectent pas les passeports de leurs propres citoyens (...), ils doivent s'attendre à ce que ces derniers soient considérés avec suspicion », a expliqué M. Moussaoui.
« Ces pays doivent agir avec détermination pour défendre leur souveraineté (...) face la légèreté avec laquelle Israël a traité cette affaire », a-t-il déclaré.
Il a précisé que les agents travaillant pour le compte d'Israël « croient souvent au départ qu'ils le font pour des services de renseignements européens ».
Lundi, le chef de la police de Dubaï, le général Dhahi Khalfan, a affirmé que, suite à cette histoire de vrais-faux passeports, les contrôles des passeports seraient plus stricts pour les Européens qui
peuvent entrer, sans visa, aux Émirats arabes unis.
Depuis 2009, une série d'arrestations au Liban vise des agents présumés,libanais, travaillant pour le compte d'Israël.
L’Orient-Le Jour  -
Mercredi 03 mars 2010

 


2a-5 Les grandes manœuvres

Geagea a réitéré que le Hezbollah est un danger pour le Liban,
Geagea a réitéré que le Hezbollah est un danger pour le Liban, compte tenu de son arsenal militaire et aussi vu son attachement à "Wilayat al-Fakih" et à la République Islamique Iranienne.

Et encore, il avait estimé que sayyed Hassan Nasrallah avait enterré la table de dialogue libanaise sur la stratégie de défense nationale en dévoilant ce qu’il a appelé « un plan d’affrontement » au cas où l’ennemi israélien attaquait la banlieue sud !

24/02/2010  

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=126082&language=fr


2a-6 Politique régionale

Ce cinquième anniversaire est également intervenu après la réconciliation entre Saad Hariri et la Syrie, que l'actuel chef du gouvernement libanais a accusée d'être à l'origine de l'assassinat de son père le 14 février 2005 dans un attentat au camion piégé à Beyrouth.

A la différence des discours des années précédentes -ponctués d'attaques contre la Syrie-, Saad Hariri a évoqué dimanche place des Martyrs une nouvelle étape dans les relations entre Beyrouth et Damas.

"En toute vérité, honnêteté et responsabilité, je suis disposé à maintenir cette fenêtre (avec la Syrie) ouverte, et à bâtir une nouvelle ère dans les relations libano-syriennes", a lancé le Premier ministre, à la tête d'un gouvernement d'union qui comprend des personnalités soutenues par Damas, autrefois membres de l'opposition.

Un tribunal international a été établi aux Pays-Bas l'an dernier pour juger les assassins présumés de Rafic Hariri mais aucune personne n'a été inculpée à ce jour, suscitant l'inquiétude que le dossier traîne en longueur.

14/2

http://fr.news.yahoo.com/3/20100214/twl-liban-hariri-manifestation-2844f0d_7.html



3 Politique

b) Israélienne

Benjamin Netanyahou

09-03
Le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou a essayé de dissiper la crise en disant lundi que la guerre n’était pas imminente. Parlant au cours de la réunion hebdomadaire de son cabinet, Netanyahou a dit qu’Israël désirait la paix « avec tous ses voisins » ajoutant : « nous l’avons faite avec l’Egypte et la Jordanie, nous voulons obtenir des accords identiques avec les Palestiniens et les Syriens. J’espère que nous sommes sur le point de renouer les négociations avec les Palestiniens, et nous sommes ouverts à une réouverture du processus avec les Syriens aussi. »

Le ministre de la guerre, Ehud Barak, disait à ses troupes de se préparer pour la guerre si les efforts de paix échouaient.

09/02/2010

www.atimes.com
http://www.atimes.com/atimes/Middle_East/LB09Ak02.html


2b-2 Des Canons ... pas du beurre.

 Barak, menace de frapper « les infrastructures de l'État » libanais en cas d'attaque.
Notons que le ministre Barak, a une nouvelle fois menacé de frapper « les infrastructures de l'État » libanais en cas d'attaque contre Israël.
Dans une déclaration à la presse au terme d'un entretien avec la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton, à Washington, M. Barak a notamment déclaré : « Il faut mettre une limite à cette situation qui sort du commun. Le Liban est un pays membre de l'ONU qui compte dans son gouvernement les représentants d'une milice disposant d'un droit de veto et qui est soutenue par deux pays aussi membres de l'ONU, la Syrie et l'Iran. Cette milice dispose de 45 000 missiles capables de toucher toutes les régions d'Israël et qui risquent d'être tirés vers des régions peuplées, et cela nous est totalement inacceptable. »
M. Barak a souligné en conclusion qu'Israël est assez fort pour faire face à toute escalade à sa frontière nord, affirmant toutefois qu'il ne la provoquera pas.
http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/648711/Ahmadinejad_recevant_Nasrallah_et_des_ulemas_musulmans_a_Damas+%3A_%3C%3C+L%27eradication_d%27Israel_est_proche+%3E%3E.html

 

24-02

"Le chef des Forces Libanaises Samir Geagea possède-t-il des informations que nous n'avons pas ?", c’est la question que se pose le quotidien israélien "Haaretz" suite aux mises en garde de Geagea concernant "l'intention du Hezbollah d'impliquer le Liban dans une éventuelle guerre", selon ses propres termes.
 Le quotidien mentionne également que le Président iranien Mahmoud Ahmadinejad a déclaré la semaine dernière qu' « Israël » s'apprête à frapper la Syrie et le Liban, tout en s'engageant à soutenir les deux pays au cas où elle le fait.  
Le Premier ministre Netanyahu a rapidement renié toute intention de guerre

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=126082&language=fr

 

Nouvel exercice de l'armée israélienne à la frontière avec le Liban

L'état-major israélien a procédé cette semaine à un vaste exercice visant à tester, selon "Israël", les capacités opérationnelles du commandement parmi les unités régulières et les réservistes en cas de guerre à la frontière avec le Liban.
Selon communiqué militaire, publié jeudi, les enseignements de la guerre contre le Liban (12 juillet-14 août 2006) et de l'offensive "Plomb durci" contre la bande de Gaza (27 décembre 2008-18 janvier 2009) ont été pris en compte  durant cet exercice qui a commencé dimanche et s'est achevé jeudi soir, a rapporté une porte-parole de l'armée d'occupation.
Divers scénarios de conflit armé ont été envisagés, ainsi que le déploiement et la coordination des forces aériennes, terrestres et navales.

Ces opérations se sont déroulées avec le soutien des départements de la logistique, des renseignements, des télécommunications, le tout en liaison avec le gouvernement israélien.
Le chef d'état-major israélien, le général Gaby Ashkenazi, a supervisé l'exercice, le sixième du genre depuis la Seconde guerre contre le Liban en 2006.
"Israël n'a aucun intérêt à ce que la situation se dégrade dans la région, mais nous suivons de près ce qui se passe, et voulons être sûrs des capacités dissuasives de l'armée", a estimé Ashkenazi, cité dans le communiqué.
 Le Premier ministre Netanyahu et le ministre de la guerre, Ehud Barak, ont pris part à cet exercice qui intervient quelques jours après le discours du secrétaire général du Hezbollah.

26/02

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=126379&language=fr


n° 126 - Journal du Liban. - du 11-02 au 05-03 : -Fin - : Si vous envahissez notre pays, plusieurs dizaines de milliers de résistants vous accueilleront dans la moindre vallée.

n° 126 - Journal du Liban. - du 11-02 au 05-03 : -Fin  - :   Si vous envahissez notre pays, plusieurs dizaines de milliers de résistants vous accueilleront dans la moindre vallée.



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.


Journal du Liban

      n° 126                                          11-02 au 05-03

 

        C.De broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire.

 2 Politique

c)  Politique internationale

d) Pays Arabes & voisins

4 Institutions internationales

5 Autres Pays

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-1 L’ambassade US à Beyrouth : un « Etat dans l’Etat »

6-2 Liban/Télécoms: Les Etats-Unis accusé d'espionnage.

6-3 Scandale des écoutes US : le Comité sur d'information ouvre une enquête.

7 Les brèves

7-1 Milli Gazete: Israël cherche à tuer Seyyed Hassan Nasrallah.  

7-2 Nasrallah:" les déclarations belliqueuses israéliennes ont diminué, voire changé"

7-4 Nawaf Moussaoui : « l’ambassade des Etats Unis agit comme un Etat dans l’Etat »

7-5 L’armée libanaise arrête deux réseaux d’espionnage israélien.

7-6 Espionnage: de plus en plus d'agents écroulés.    

7-7 « Tout étranger doit être considéré comme un « espion potentiel ».

 


 

3 Politique internationale

a) Pays Arabes & voisins

Iran

Ahmadinejad réitère la nécessité d’être prêts à faire face aux menaces d’Israël.

19/02

Le Président iranien a réitéré la nécessité d’être prêts à faire face aux menaces de l'entité sioniste, et ce, lors d'un entretien téléphonique, jeudi, avec le secrétaire général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah.
Cité par l’IRNA, Mahmoud Ahmadinejad a appelé la résistance "à être prête, à clore le dossier d'"Israël" et à débarrasser la région de son mal pour toujours, s'il veut répéter les erreurs du passé".
Il a assuré que "les Iraniens seront aux côtés des Libanais et des peuples de la région dans cette affaire".
 M.Ahmadinejad a, également qualifié de "très fermes, courageuses et appropriées", les récentes positions du secrétaire général  du Hezbollah face aux menaces israéliennes.
 Il a ajouté que "les sionistes cherchent à compenser leur échecs à Gaza et au Liban car ils sentent que leur réputation et leur existence sont en danger, mais ils n'osent pas attaquer le Liban car ils craignent la résistance et les peuples de la région ainsi que les retombées d’une telle guerre".
19-02

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=125203&language=fr

 

 « la résistance en Palestine et au Liban doit se tenir fin prête

Il convient d'indiquer que dans un discours prononcé au cours d'un congrès de « solidarité nationale et islamique avec la Palestine », organisé à Téhéran, le président Ahmadinejad a déclaré que « la résistance en Palestine et au Liban doit se tenir fin prête » (à faire face à Israël). « Si l'ennemi commet une nouvelle erreur en lançant une agression, il faudra alors éradiquer définitivement cette entité, a-t-il affirmé. Et le peuple iranien se tiendra de toutes ses forces aux côtés de la Résistance. »
S'adressant en outre aux dirigeants d'Israël, Ahmadinejad a déclaré : «
Vous êtres arrivés à votre fin. En raison de vos crimes, votre avenir est sombre. Vous devez retourner là où vous étiez. Vous devez savoir que la main de Dieu qui s'est étendue par le biais de la résistance palestinienne va purifier cette région de votre présence. » En conclusion, le président iranien a invité les dirigeants européens et américains à « éradiquer cette entité de la région ».

01-03

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/64871...


Syrie

15-02

La tension est remontée d'un cran dans la région, avec les échanges les plus acerbes depuis des années entre Israël et ses voisins arabes.

La semaine dernière, Damas a accusé l'Etat hébreu de "répandre une atmosphère de guerre" dans la région, après les mises en garde du ministre de la guerre Barak: ce dernier avait déclaré que l'impasse du processus de paix avec la Syrie pourrait déboucher sur une guerre régionale globale.

15/2

http://fr.news.yahoo.com/3/20100214/twl-liban-israel-avions-951b410_2.html

 

La Syrie aurait livré des missiles Fateh 110.
La Syrie aurait livré, à la mi-janvier, des missiles sol-sol de type Fateh 110, d’une portée de 260 Km, pouvant ainsi atteindre toutes les villes israéliennes, selon le site Internet israélien Dabka.

Citant des sources sécuritaires et militaires israéliennes, le site ajoute que ce missile qui pèse trois tonnes et porte une ogive explosive de 500 Kg, est capable d’atteindre sa cible avec précision.

Ce missile à combustible solide exige seulement quelques minutes pour son installation avant d’être tiré.

Ces missiles ne peuvent pas être détectés par l’aviation israélienne, vu qu’ils sont facilement lancés, de n’importe quel endroit.

Mitchell et Moratinos auraient transmis à Damas une menace israélienne selon laquelle : "Israël" frappera les installations syriennes stratégiques si le missile Fateh 110 le vise.

17/2

http://www.voltairenet.org:80/article164070.html



c) Europe

1 Russie

La Russie contre toute ingérence dans la politique intérieure du Liban

La Russie qualifie d'inadmissibles les tentatives d'ingérence dans la politique intérieure libanaise, a déclaré le président Medvedev jeudi lors d'une conférence de presse au terme de l'entretien avec son homologue libanais Michel Sleimane, (en visite officielle en Russie).

 "La Russie a toujours prôné et prônera le soutien de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de la République libanaise. "Nous qualifions d'inadmissible toute tentative d'ingérence dans sa politique intérieure.", a indiqué Dmitri Medvedev.
Pour sa part, le président libanais, Michel Sleimane, a déclaré qu'il avait visité la Russie avec pour but d'encourager Moscou à continuer ses aides au Liban.

Lors de leur rencontre, les deux hommes politiques se sont penchés sur la coopération bilatérale dans divers domaines.
Dans un communiqué final, les deux parties ont insisté sur la volonté des dirigeants Moscou/Beyrouth pour de trancher les problèmes du Moyen-Orient.

25/2

http://french.irib.ir/index.php/info/31547

 

Des hélicoptères de combats Mi-24 au lieu des chasseurs MIG-29 d'occasion.
Cette annonce a été publiée dans un communiqué au retour vendredi du président Michel Sleimane d'une visite de deux jours à Moscou, la première d'un chef d'Etat libanais en Russie.
   "Les autorités russes ont accepté de remplacer les chasseurs MIG-29, prévus initialement dans leur aide militaire, par des hélicoptères de combat Mi-24, l'armée libanaise ayant besoin d'urgence de ce type d'appareils équipés de roquettes et de moyens de défense sophistiqués", a-t-elle précisé.
 Interrogé par des journalistes à Beyrouth, le ministre de la Défense Elias Murr a indiqué que le nombre des Mi-24 serait le même que celui prévu pour les MIG-29, c'est-à-dire 10.
 En outre, "un accord de coopération militaire sur la fourniture à l'armée libanaise des équipements et l'entraînement des militaires et officiers a été signé" à Moscou, a poursuivi le communiqué.
 M. Sleimane avait dit avoir évoqué avec le président russe Dimitri Medvedev la possibilité d'un accord de partenariat technico-militaire à long terme qui "concernera la contribution russe au déminage du territoire libanais, son nettoyage des bombes à fragmentation".
Cet accord, le premier à long terme, sera signé "dans un avenir proche, avait dit Mikhaïl Dmitriev, le directeur des services fédéraux russes de coopération militaire.
La Russie avait promis d'offrir au Liban dix chasseurs russes MIG-29 d'occasion en guise d'aide technico-militaire, lors d'une réunion des ministres de la Défense des deux pays en décembre 2008. Les chasseurs devaient être modernisés et placés sous garantie pendant une période donnée, mais les délais et la date de livraison n'avaient pas été précisées.
Selon le quotidien libanais As Safir, le budget de l'armée libanaise "ne lui permet pas de supporter les dépenses énormes liées aux MIG, qui nécessitent un entretien continu".

27/02

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=126605&language=fr

 

Russie-Liban: élaboration d'un accord de coopération militaire bilatéral

La Russie et le Liban discutent de l'élaboration d'un accord de coopération militaire et technique, a annoncé jeudi le président libanais Michel Sleiman lors d'une conférence de presse au terme d'une rencontre avec son homologue russe Dmitri Medvedev.

"Au cours de notre rencontre, nous avons évoqué la préparation d'un accord de coopération militaire et technique bilatéral", a-t-il indiqué.

Le président libanais a ajouté que les deux parties tâchaient à ce que le partenariat dans ce domaine se poursuive le plus longtemps possible.
Michel Sleiman a en outre déclaré s'attendre à ce que Moscou continue de contribuer au déminage du Liban ainsi qu'au nettoyage de son territoire d'armes à sous-munitions  qui s'y trouvent encore.

25/02

http://fr.rian.ru/world/20100225/186129325.html



d) Les organisations

1) Rassemblement des ulémas musulmans

« L’éradication d’Israël est proche »
Dans un communiqué de presse publié à Beyrouth, le Rassemblement des ulémas musulmans a indiqué que le président Ahmadinejad a mis l'accent sur « l'importance de l'unité de tous les fils de la Oumma qui est le seul moyen d'assurer la force de cette Oumma ».

« Le président Ahmadinejad nous a indiqué que la République islamique iranienne a achevé toutes les étapes du développement scientifique et technique, et il ne saurait y avoir de retour en arrière, rapporte le communiqué des ulémas musulmans.
Le président iranien nous a aussi assuré que la victoire et l'éradication de l'État d'Israël sont proches et inéluctables, soulignant que cette entité usurpatrice ne saurait perdurer car elle est condamnée à disparaître du fait qu'elle a perdu l'immunité qui lui assure la pérennité. »

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/648711/Ahmadinejad_recevant_Nasrallah_et_des_ulemas_musulmans_a_Damas+%3A_%3C%3C+L%27eradication_d%27Israel_est_proche+%3E%3E.html


2 ONU

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a réaffirmé l'engagement des Nations unies en faveur des efforts du tribunal pour "traduire les responsables en justice et mettre un terme à l'impunité au Liban", selon Martin Nesirky, porte-parole à New York.

D'après le bureau de M. Hariri, le président américain Barack Obama a également assuré le Premier ministre libanais de son soutien au tribunal. (…)

14/2

http://fr.news.yahoo.com/3/20100214/twl-liban-hariri-manifestation-2844f0d_7.html


3 Nations Unies

Ban Ki-Moon: le dialogue est l'unique voie …

Le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon se déclare satisfait de la performance de l'Etat libanais, que ce soit au niveau de sa présidence ou de son gouvernement.
Selon Ban, le dialogue est l'unique voie qui débouchera à une solution aux armes du Hezbollah ainsi qu'a celles palestiniennes qui se trouvent en dehors des camps

27/02

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=126617&language=fr



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-1 L’ambassade US à Beyrouth : un « Etat dans l’Etat »
Le quotidien As-Safir a publié une correspondance entre l’ambassade des Etats-Unis à Beyrouth et le commandement général des Forces de sécurité intérieures.

Au terme de ce dialogue, les Etats-Unis auraient eu accès à toutes les données des opérateurs de téléphonie mobile, de manière à écouter toutes les conversations et à localiser tous les téléphones connectés.

De son côté, le quotidien Al-Binaa a révélé qu’un aménagement de l’aéroport de Beyrouth est en cours de sorte que l’ambassade des Etats-Unis disposera de sa propre entrée et pourra faire circuler du personnel et des matériels sans contrôle.

Le député Nawaf el-Mousaoui (Hezbollah) a dénoncé l’édification d’un « Etat dans l’Etat ».

03-03

http://www.voltairenet.org:80/article164336.html


6-2 Liban/Télécoms: Les Etats-Unis accusé d'espionnage.

Une requête américaine pour obtenir des informations sur le réseau de téléphonie du pays a créé la polémique au Liban, entraînant des accusations d'espionnage, ainsi qu'une réunion d'urgence et une mise au point des autorités lundi.

Dans un communiqué, le ministère de l'Intérieur a confirmé qu'une requête avait été transmise, via l'ambassade américaine, par la division du département d'Etat chargée de la lutte contre le trafic de stupéfiants dans le monde, qui participe à l'entraînement des forces de sécurité au Liban.

Elle a été rejetée, signale le texte.

Titrant "L'ambassade américaine espionne le Liban", le quotidien As-Safir avait révélé dans son édition de vendredi l'existence d'une telle démarche auprès du gouvernement libanais en avril 2009.

La polémique a entraîné une réunion d'urgence des membres de la commission parlementaire de l'Information et des Télécommunications et de hauts responsables, dont le ministre de l'Intérieur Ziad Baroud.

"Si ce qui a été publié dans le journal est exact, nous pourrions nous retrouver face à une situation sensible et dangereuse", a réagi Hassan Fadlallah, à la tête de la commission.

"Nous devons nous opposer à toute tentative de nuire à la souveraineté libanaise, que cela vienne des ambassades américaine, iranienne, syrienne, française, ou de n'importe quelle autre représentation", a poursuivi ce député du Hezbollah, pilier de la minorité parlementaire.

Le chef du mouvement chiite Hassan Nasrallah a également dénoncé dans la soirée la requête américaine. "En raison des liens stratégiques entre les Etats-Unis et Israël, toute information recueillie grâce à ce genre de requête (...) parvient aux Israéliens", a déclaré cheikh Nasrallah.

"Cela revient à offrir à Israël des informations sur un plateau d'argent par procuration, et nous espérons qu'aucun citoyen libanais ne collabore avec l'ambassade américaine dans cette affaire", a-t-il ajouté.

Le ministre de l'Energie Gebrane Bassil (minorité), titulaire à l'époque du portefeuille des Télécommunications, a également affirmé à l'AFP que la requête américaine avait été rejetée.

"Ils ont demandé l'accès à des informations très détaillées sur le réseau de téléphonie mobile au Liban", a-t-il expliqué.

"En tant que ministre, je ne pense pas qu'une partie étrangère, quel que soit le pays qu'elle représente, ait besoin d'une telle information", a-t-il poursuivi.

L'ambassade américaine n'a pas souhaité réagir.

AFP / 01 mars


6-3 Scandale des écoutes US : le Comité sur d'information ouvre une enquête.

Le Comité parlementaire sur l'information et les communications s’est penché sur l’affaire scandaleuse de la demande faite par l’ambassade américaine au Liban au  directeur général de la Sécurité Intérieure et au Ministère de la communication de lui fournir des informations sur les deux sociétés de cellulaire.
Le Président du comité, le député Hassan Fadelallah du bloc de la Résistance, a déclaré que si cette affaire est confirmée, elle est dangereuse et sensible, et viole la souveraineté nationale. Il a souligné que «  cette question relève de la responsabilité et de la sécurité nationale de l’Etat, et non pas de calculs politiques ».
Hassan Fadelallah a ajouté que « cette initiative vise à réhabiliter la souveraineté des institutions étatiques, c’est pourquoi elle a été renvoyé aux institutions » notant que « la question touche à la souveraineté nationale, par conséquent nous refusons une telle demande venant  de l'ambassade du U. S., syrienne ou iranienne ou autres, parce que la souveraineté nationale ne peut pas être lésée ».

G.Houbballah

01/03/2010

 http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=126961&language=fr



7 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

7-1 Milli Gazete: Israël cherche à tuer Seyyed Hassan Nasrallah.  

 " Le régime sioniste est à l'affût de l'attentat à la vie de Seyyed Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah libanais." C'est ce qu'on peut lire sur l'édition électronique du web site turc Milli Gazete.
  "Israël est à l'affût de la moindre occasion pour tuer Seyyed Hassan Nasrallah", a lancé Dan Haloutz, ancien chef d'Etat major de l'armée israélienne, dans un discours à l'université de Tel-Aviv, cité par le site Milli Gazete.

Selon cette même source, Haloutz a, implicitement, reconnu l'implication du Mossad dans l'attentat à la vie de Mahmoud al-Mabhouh, un dirigeant du Hamas, pour ajouter que la sécurité de vie des dirigeants du Hamas seraient, désormais, en danger à l'extérieur des territoires palestiniens.

Il a prétendu que depuis trois ans, le leader de la résistance libanaise vivait en secret et qu'il serait tué dans un temps opportun. Haloutz a prononcé ces propos, alors que le quotidien israélien Jerusalem Post avait auparavant écrit que l'ex Chef d'Etat major israélien avait reconnu l'incapacité de l'armée sioniste à tuer le secrétaire général du Hezbollah libanais.

25/02

 http:///french.irib.ir/index.php/info/31541-milli-gazete-israel-cherche-a-tuer-seyyed-hassan-nasrallah


7-2 Nasrallah:" les déclarations belliqueuses israéliennes ont diminué, voire changé"

Le secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah a assuré que sa rencontre avec les deux présidents iranien et syrien et les dirigeants des factions de la résistance palestinienne à Damas était suffisante pour répondre aux messages américains qui ont précédé ce sommet, qualifiant les propos sur une certaine distanciation entre l'Iran, la Syrie et la résistance au Liban de "purs mensonges".
S'exprimant devant des milliers de partisans du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth à l'occasion de l'anniversaire du Messager de Dieu Mohammad (P) et de la semaine de l'unité islamique, Sayed Nasrallah a affirmé qu'à la suite de son dernier discours en février, les déclarations belliqueuses israéliennes ont diminué, voire changé, soulignant que la reconnaissance israélienne de s'être complètement retirée du Liban est une reconnaissance de la défaite.
Mettant en garde les sionistes contre l'annexion des lieux saints islamiques au "patrimoine israélien", Sayed Hassan Nasrallah a appelé la nation arabe et islamique à assumer ses responsabilités face à ce qui se passe en Palestine, ajoutant que la résistance est actuellement à son meilleur état.      
Et de poursuivre que les Israéliens ne craignent pas tous les musulmans, mais qu'ils ont peur de la résistance au Liban, en Palestine, en Syrie et en Iran, et qu'ils ne cessent de les menacer.
Par ailleurs, son Eminence a de nouveau appelé à exécuter les collaborateurs avec "Israël" et à les faire passer à la guillotine, tout en s'adressant aux autres collaborateurs pour qu'ils se repentent et retournent à leur patrie et à leurs familles parce qu'ils seront surement dévoilés. A ce sujet, il a affirmé que de nouveaux réseaux d'espionnage seront démantelés prochainement.
 S'agissant des demandes adressées de l'ambassade américaine à Beyrouth au ministère des Télécommunications libanais, Sayed Nasrallah a assuré que toutes les informations présentées à cette ambassade parviennent aux mains des Israéliens, ajoutant qu'il n'y a pas de différence entre ces informations et celles présentées par les collaborateurs à l'entité sioniste.
Il a de plus souhaité que personne au Liban ne soit impliqué dans cette affaire, parce que ceci est très dangereux et nécessiterait une importante action en contrepartie. Ce danger concerne la sécurité de tout le pays, non seulement du Hezbollah, selon lui. 

02/03     

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=127126&language=fr


7-4 Nawaf Moussaoui : « l’ambassade des Etats Unis agit comme un Etat dans l’Etat »

Le député du Hezbollah Nawaf Moussaoui a accusé l’ambassade des Etats Unis d’agir «comme un Etat dans l’Etat» en permettant à son ambassadrice Michelle Sisson de se mêler de questions importantes comme secondaires.  
  Il a souligné que l'appareil sécuritaire américain qui s'ingère dans les affaires internes libanaises est une menace contre ce pays.
Moussaoui  a ajouté qu'en raison des relations étroites entre  Washington et Tel-Aviv tout ce que les Etats-Unis savent, finit chez les Israéliens et pour cette raison il a exigé  que tout rapport entre Libanais et Américains cesse sans tarder.
Moussaoui a précisé également qu'il y avait des preuves  que la CIA était impliquée dans la guerre des 33 jours voire elle est complice avec Israël dans ses crimes.
Rappelons que le quotidien libanais as-Safir avait publié des informations concernant des écoutes illicites américaines au Liban.
Selon As-Safir,  une lettre signée par le chef du bureau des relations internationales de l'ambassade  américaine a été envoyée au commandement général des forces de sécurité intérieure du Liban demandant des informations au sujet des deux sociétés  du réseau du téléphone portable et des régions qu'elle couvrent ainsi qu'un rapport minutieux des télécommunications libanaises. L'objectif de Washington était d'avoir accès à l'écoute totale des conversations téléphoniques des Libanais pour pouvoir reconnaître même les lieux des détenteurs des portables et remettre ces informations au régime sioniste pour être utilisées dans les opérations terroristes.
Une affaire que le secrétaire général du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah  a jugé d’extrêmement dangereuses si elle s’avère être vraie.
Par ailleurs, le quotidien «Al-Binaa» a rapporté ce Mardi  que l'ambassade américaine prépare un passage à l'intérieur de l'aéroport international de Beyrouth, privé et isolé pour échapper au contrôle des forces de sécurité. Selon le même journal, ce passage permettra au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pourrait pénétrer dans les territoires libanais, sans que quelqu'un ne soit au courant.

02/03

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=127126&language=fr


7-5 L’armée libanaise arrête deux réseaux d’espionnage israélien.

La série noire des réseaux d’espionnage israélien se poursuit toujours.
En effet, après l’arrestation de plus de 80 agents libanais travaillant pour le compte de l’ennemi israélien, les services de renseignements militaires libanais ont réussi à démanteler deux nouveaux réseaux d’espionnage, l’un au sud et l’autre au nord, composé chacun de deux espions libanais !
Pour ce qui est du réseau du Sud, et selon un haut-responsable de la sécurité, les services de  renseignement de l'armée libanaise ont réussi à arrêter deux  retraités des Forces de sécurité intérieure (Hamad S.) de la région d’al-Mari et Mahmoud W. de Mays al Jabal.
Après des semaines de surveillance, les services de renseignements militaires ont saisi  à leur domicile des équipements de communications sophistiqués avec  l'ennemi sioniste.
Quand au réseau du Nord, il implique une personnalité  importante un certain (Jawdat Kh.), en plus d'une autre personne est Semaan S.
Les quatre espions sont soumis à des interrogations pour connaître les détails de leur relation avec le Mossad et la nature des informations qu'ils ont fournies.
A noter que les services de renseignement militaires libanais sont  en train de traquer d'autres éléments impliqués avec l'ennemi sioniste, par conséquent le démantèlement  de ces deux nouveaux réseaux s’inscrit dans le cadre des opérations de démantèlement des réseaux d’espionnage commencées l'an dernier et qui se poursuivent toujours.
Par ailleurs,  l'armée libanaise, a arrêté un suspect travaillant pour le compte de l’ennemi israélien H. O, originaire de  la ville frontalière de Mari dans le caza de Hasbaiya, et l'ont emmené au siège de la Direction du renseignement au ministère de la Défense à Yarze pour l’interroger.
L’homme est  un gendarme à la retraite, qui a  travaillé pour une certaine période, pour l'un des partis de la région avant de démissionner il y a quelques mois.
L’armée lui a confisqué  son ordinateur, et a saisi des documents et du matériel de communication.

27/02/2010  

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=126594&language=fr


7-6 Espionnage: de plus en plus d'agents écroulés.    
L’effondrement des réseaux d’espionnage pour la solde d’Israël se poursuit.

Selon le quotidien libanais AsSafir, un nouvel agent a été arrêté à Tripoli.

Citant des sources sécuritaires, le journal précise que l’arrestation de Jawdatt K. qui possédait un magasin de pièces de voitures détachées  a été possible grâce aux aveux des autres agents arrêtés lors des coups de filets précédents.  
"Il était muni de plusieurs faux passeports pour se rendre à Chypre ainsi que des appareils très sophistiqués qui permettent une communication avec les avions", indique le quotidien.
Homme d’une quarantaine d’années, Jawdatt avait des cousins haut placés dans la hiérarchie militaire libanaise.

Il s’est surtout fait remarquer par le train de vie luxueux qu’il entretenait ainsi que sa famille et de par les voitures dernières modèles qu’il conduisait.
Evoquant ce qu’il a considéré être « les échecs sécuritaires essuyés par Israël », le magazine britannique ‘The Economist’ a pour sa part recensé plus de 25 cellules d’agents travaillant pour la solde d’Israël arrêtées au Liban depuis le mois d’octobre 2008.

Selon des sources libanaises, ce sont plus de 100 personnes qui ont été arrêtées.
Par ailleurs, des sources sécuritaires ont affirmé à la chaine de télévision AlManar que l'agent (Michel M. Abdo) a reconnu lors de son interrogatoire être impliqué dans l'assassinat du responsable militaire au Hezbollah Ghaleb Awali.
 "Un groupe du Mossad avait rencontré Abdo dans son domicile pour planifier et exécuter l'attaque", ont-elles révélé.

01/03/2010

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=126861&language=fr

 


7-7 « Tout étranger doit être considéré comme un « espion potentiel ».

Le Liban doit renforcer son contrôle sur tout étranger en visite dans le pays et le considérer comme un « espion potentiel », en raison de l'utilisation de passeports européens dans l'assassinat, à Dubaï, d'un cadre du Hamas palestinien, Mahmoud Mabhouh, a estimé hier un député du Hezbollah, Nawwaf Moussaoui.
« Les services de sécurité à l'aéroport et ailleurs doivent renforcer leur contrôle sur tout détenteur de passeport étranger », a affirmé à l'AFP M. Moussaoui. « Tout citoyen libanais et arabe doit traiter les
détenteurs de passeports étrangers comme des espions potentiels »,a-t-il ajouté.
« Des journalistes israéliens sont déjà entrés au Liban, munis de passeports européens, lors de la guerre de 2006. Ce risque est donc plus que probable », a poursuivi le député.
M. Moussaoui a en outre critiqué les pays européens qui, selon lui, « n'ont pas assumé leurs responsabilités face à la violation de leur souveraineté », en référence à l'utilisation de vrais-faux passeports européens, mais également australiens, par un commando dans l'assassinat de Mahmoud Mabhouh dans un hôtel à Dubaï en janvier, pour lequel le Mossad israélien est accusé.
« Si les pays européens ne respectent pas les passeports de leurs propres citoyens (...), ils doivent s'attendre à ce que ces derniers soient considérés avec suspicion », a expliqué M. Moussaoui.
« Ces pays doivent agir avec détermination pour défendre leur souveraineté (...) face la légèreté avec laquelle Israël a traité cette affaire », a-t-il déclaré.
Il a précisé que les agents travaillant pour le compte d'Israël « croient souvent au départ qu'ils le font pour des services de renseignements européens ».
Lundi, le chef de la police de Dubaï, le général Dhahi Khalfan, a affirmé que, suite à cette histoire de vrais-faux passeports, les contrôles des passeports seraient plus stricts pour les Européens qui
peuvent entrer, sans visa, aux Émirats arabes unis.
Depuis 2009, une série d'arrestations au Liban vise des agents présumés,libanais, travaillant pour le compte d'Israël.
L’Orient-Le Jour  -
Mercredi 03 mars 2010

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/648992/Selon_le_Hezbollah%2C_tout_etranger_doit_etre_considere_comme_un_%3C%3C+espion_potentiel+%3E%3E.html



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


05/03/2010

n° 43 - Dossiers de Pakistan - : 03-03 : Début -: Le rôle de l'armée américaine en cause après un attentat.

n° 43 - Dossiers de Pakistan - : 03-03 : Début -: Le rôle de l'armée américaine en cause après un attentat.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de PAKISTAN 

                                              n° 43- 03-03

                                                             C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

1 Dossier & Point de vue

1-1 Blackwater et Xe tuent au Pakistan et en Afghanistan.

1-2 L'opinion publique pakistanaise, entre interrogation et défiance.

1-3 Marie-France Calle : Vers un dégel indo-pakistanais ?

1-4 Marie Desnos  : Arrestation du mollah Baradar, présenté comme le chef militaire des résistants afghans.

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Joe Kishore : Le chef des services de renseignement US revendique le droit d'assassiner des Américains à l'étranger…

2-2 États-Unis : Le verdict tombe pour Aafia Siddiqui : perpétuité.

2-3 Marie-France Calle : Le Pakistan offre sa médiation entre les ‘résistants’ et Washington.

Suite

3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 Alain Chouet :  Al-Qaïda n'est qu'une marque qui rapporte et rien de plus.

3-2 Un attentat à la bombe devant une école dévoile la guerre secrète d'Obama au Pakistan.

3-3 Le rôle de l'armée américaine en cause après un attentat.

3-4 Le Pakistan entend défendre ses ‘intérêts’ en Afghanistan après le départ de l'OTAN.

Fin

4 Annexe

4-1 Pascal Sacré : Union des Escrocs d’Amérique.

4-2 Michèle Decaster, En cette année du cinquantenaire des indépendances, le combat anticolonial est toujours d’actualité.

4-3 Olivier Tesquet : Les nouveaux agents de la Guerre froide numérique.

4-4 Wargame à Wahington : La cyber guerre arrive !



1 Dossier & Point de vue

1-1 Blackwater et Xe tuent au Pakistan et en Afghanistan.

Nb – ndlr : Traduction peu compréhensible… Nous avons tenté de l’améliorer… sans beaucoup de succès…
Selon ces nouvelles:
L'armée du Pakistan saisis régulièrement des armes sophistiquées de fabrication indienne de résistants dans la région frontalière.

L'Inde maintient des camps de 17 "consulaires" à l'intérieur du Pakistan, près de la frontière, à côté des installations de Blackwater, faussement désignée comme étatnt la CIA ou des stations de l'USAID.

Le Pakistan prétend que ces opérations tentent de former des soldats et des terroristes pour des opérations contre des cibles civiles au Pakistan.

Des milliers sont morts au Pakistan au cours des derniers mois au cours de ces attaques.

Le Pakistan a également noter que ces mêmes groupes luttent contre, pas seulement les militaires pakistanais, mais les Américains aussi.
Les conclusions du Daily Mail indiquent que les commandants ’Most Wanted’  activistes, dont Maulvi Fazlullah et de Qari Hussain ont été précédemment rapporté avoir été sérieusement blessé durant l'opération de lutte contre l'armée pakistanaise (nom de code «Opération Rah-e-Rast» ) et leurs cachettes ont été détruites par les forces à Swat, ont été secrètement prises pour l'Afghanistan par les agents de Blackwater ou de la Xe-service et sont apparus récemment en Afghanistan.
Selon l'enquête de la Daily Mail, Maulvi Fazaluallah est dans le district de Kamdesh Nooristan avec 300 militants et d'autres commandants de niveau intermédiaire.

Ces résultats font également apparaître que Maulvi Fazlullah était resté sous traitement dans un établissement médical de troupes américaines dans la base aérienne de Bagram avant qu'il ne retourne dans le district de Kamdesh.
Les conclusions du Daily Mail indique en outre que c’est la même zone où les troupes américaines quitté leur poste avec l'intention de permettre la fuite des militants pakistanais d'espace pour se regrouper.

Son évasion a été rendue possible grâce au soutien actif des services de renseignement afghans, soutenus financièrement par l'Agence indienne de R & Intelligence AW et exécuté par les ouvriers des Xe-services pendant que le Xe-Services travaillent également pour la mafia de la drogue afghans et des chefs de guerre.
Le Daily Mail révèle en outre que de même, l'autre commandant de Tehrik Taliban Pakistan Qari Hussein refait surface en Afghanistan, peu après le lancement de l'opération "Rah-e-Nijat".

Ces résultats révèlent que la Blackwaters ou le Xe-Services ont même utilisé les hélicoptères pour évacuer les militants de haut en Afghanistan.

Selon des sources crédibles au Sud-Waziristan (zone tribale du Pakistan) qui a demandé de ne pas être nommé, quelques hélicoptères ont été vus entrant dans le Pakistan le territoire de sa voisine, la province afghane de Paktia, à proximité de la frontière pakistano-afghane qui a atterri sur le sol pakistanais et évacué Qari Hussein et d'un quelques autres, puis de repartir immédiatement vers l'Afghanistan.

D'autres sources ont également signalé des hélicoptères étrangers dans la région tandis que la population locale, lorsqu'il a contacté également confirmé avoir assister à l'atterrissage, le décollage et le vol d'hélicoptères dans la direction aérienne de la province afghane de Paktika riverains et de Paktia.

Un notable de makine (Résident), Abdul Samad Khan qui ont assisté à la Loya locales dans la zone proche de la frontière et y est resté pendant quelques jours, a révélé que depuis le début de l'opération militaire dans le Waziristan du Sud, le trafic des hélicoptères des Etats-Unis / gouvernement afghan avait augmenté multiple dans la zone de guerre pour des raisons inconnues.
Il convient de mentionner ici que les troupes américaines postés dans Paktika au moment crucial où «opération Rah-e-Nijat" était en bonne voie, permettant ainsi à nouveau quiter sur le sol afghan à se regrouper et d'échapper à la capture.
Les conclusions du Daily Mail indique que le Xe-Services ont également été mobilisés pour évacuer RAW parrainé de nombreux militants de la province du Baloutchistan, du Pakistan et de tous ces "évacués" militants et les séparatistes sont en cours de doublage comme des «personnes disparues» par leurs familles et les arrière-cours au Pakistan. Ces résultats indiquent que près de trois mille, «évacuée» Pakistanais sont formés en outre par les ouvriers de RAW et le personnel du renseignement militaire de l'Inde qui sont présents en Afghanistan depuis plus de cinq ans. Ces résultats d'élaborer plus avant que RAW spécial du chef de la Division des opérations Chhota Rajan supervise personnellement le processus de formation et de facilitation.

Ces résultats indiquent que les militants sont ensuite évacués réorganisée et une formation complémentaire dans des camps différents qui sont en cours d'exécution sous la supervision conjointe de Chhota Rajan et d'un haut officier des renseignements militaires indiens avec le grade de major général.
L'armée pakistanaise, se réveiller avant qu'il ne soit trop tard!
Comprendre les conspirations du RAW et de la CIA contre le Pakistan.
Les résistants Taliban sont soutenus par RAW et la CIA pour déstabiliser le Pakistan.

http://www.lepost.fr/article/2010/02/03/1921998_blackwater-et-xe-tuent-au-pakistan-et-en-afghanistan.html


1-2 L'opinion publique pakistanaise, entre interrogation et défiance.

La mort de trois soldats américains le 3 février 2010 dans l’explosion d’une bombe devant une école de Timergara, dans le nord-ouest du Pakistan, suscite des questions dans la presse qui s’interroge sur la présence de ces soldats à cet endroit. Un climat de défiance prévaut dans l’opinion publique à l’égard de l’Amérique dont les soldats seraient venus, selon la version officielle, s’entraîner avec une organisation, paramilitaire pakistanaise, chargée de la surveillance de la frontière avec l’Afghanistan.

L'attentat du 3 février, a eu lieu devant une école de Timergara dans la région de la Frontière Nord-Ouest du Pakistan.

L’attentat revendiqué par les résistants qui a coûté la vie à plusieurs personnes dont trois soldats américains, mercredi 3 février 2010 dans le Nord Ouest du pays, soulève encore des questions ce jeudi 4 février au Pakistan.

C’est la première fois qu’il est fait état de la mort de soldats américains dans le pays, alors que la présence des Etats-Unis est de plus en plus contestée.

En particulier parce que les attaques de drones américains contre les zones tribales pakistanaises ne cessent de se multiplier et ont déjà tué des centaines de civils.

L’ambassade des Etats-Unis à Islamabad a fait savoir que les soldats américains qui ont été tués étaient au Pakistan en qualité d’instructeurs pour former des troupes paramilitaires locales.

Et que ces soldats se rendaient à l’inauguration d’une école pour filles dans le district de Dir, une région dans laquelle l’armée pakistanaise a mené des opérations il y a quelques mois pour lutter contre les résistants.

Mais ce jeudi 4 février, les journaux pakistanais posent tous la même question : « Pourquoi des soldats américains se rendaient-ils à l’inauguration d’une école ? ».

L’opinion a de plus en plus de mal à accorder sa confiance à son puissant allié dans la lutte contre le terrorisme depuis fin 2001.

De leur côté, les Etats-Unis affirment qu’il n’y avait rien de secret à la présence de leurs soldats dans cette région, contrairement à ce que disent les résistants. Le climat de défiance qui règne dans le pays continue d’alimenter les nombreuses polémiques autour de la présence américaine au Pakistan.

Nadia Blétry

Reuters/Ali Shah

http://www.rfi.fr/contenu/20100204-pakistanais-entre-interrogation-defiance


1-3 Marie-France Calle : Vers un dégel indo-pakistanais ?

L'Inde vient de proposer au Pakistan une reprise du dialogue, gelé depuis les attentats du 26 novembre 2008 à Bombay. New Delhi a évoqué une rencontre entre les Secrétaires aux Affaires étrangères des deux pays, à très haut niveau donc, dans la capitale indienne d'ici à la fin février. 

L'évolution de la situation en Afghanistan n'y est pas pour rien.

Lors de la Conférence de Londres des 28 et 29 janvier, l'Inde s'est sentie singulièrement isolée.

La presse indienne l'a amplement souligné tout au long de la semaine, Delhi n'a joué que les seconds violons au cours de la Conférence de Londres sur l'Afghanistan. Les raisons de cet isolement ont été décortiquées par les analystes politiques. Pour les uns - une minorité -, c'est parce que l'Inde n'a pas eu l'audace d'offrir une aide militaire aux Américains en Afghanistan. Que les Indiens soient parmi les premiers fournisseurs d'aide civile à l'Afghanistan ne compte pas, soulignent-ils avec amertume. Pour d'autres, si l'Inde est reléguée à un second plan, c'est parce que les Etats-Unis ont avant tout besoin du Pakistan. Les états d'âme de Delhi, Washington n'en a que faire, notent-ils. Le plus important pour les Américains étant d'éviter une confrontation indo-pakistanaise susceptible de détourner l'armée pakistanaise des combats contre Al-Qaïda et les "mauvais" résistants dans les zones tribales pakistanaises.

Cela étant posé, restait aux responsables indiens à décider de la conduite à suivre. Fallait-il montrer patte blanche et reprendre le dialogue avec Islamabad ?  Ou, au contraire, durcir le ton tant que le Pakistan se refuserait à punir les coupables des attaques de Bombay, et à anéantir les groupes djihadistes basés sur son sol, qui ne rêvent que d'une chose, organiser un nouvel attentat d'une envergure au moins égale à ceux de Bombay ?

A vrai dire, Delhi n'avait guère le choix que de reprendre l'initiative du dialogue avec Islamabad.

Comme le souligne le politologue M.K. Bhadrakumar, la Conférence de Londres a marqué un tournant : les Etats-Unis et leurs alliés sont aujourd'hui déterminés à parler aux résistants, parce qu'ils ont enfin réalisé qu'"ils faisaient partie du paysage politique afghan". Et, poursuit-il, que l'on ne s'y trompe pas, c'est Mollah Omar (le chef spirituel des résistants, aujourd'hui probablement en exil au Pakistan) qui reviendra au pouvoir à Kaboul. Quant au Pakistan, il occupe une "superbe position géopolitique dans la région".

Une chose est sûre, personne en Inde, ne croit au distingo entre "bons" et "mauvais" résistants. Et personne n'est dupe, non plus, sur la stratégie américaine. L'analyste politique Brahma Chellaney la résume abruptement en ces termes : " Surge, bribe and run'", renforcer le dispositif militaire, soudoyer (les militants islamistes) et s'en aller en courant.

Reste que la proposition indienne de reprendre le dialogue avec le Pakistan n'est pas forcément, cette fois, un geste dicté par Washington. Il pourrait tout simplement s'agir d'une nouvelle approche de la politique étrangère de Delhi. Elle va dans le sens du processus entamé par le Premier ministre indien Manmohan Singh à Charm-el-Cheikk, l'été dernier. L'artisan en était Shiv Shankar Menon, alors Secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères.

http://blog.lefigaro.fr/inde/pakistan/2010/02/


1-4 Marie Desnos : Arrestation du mollah Baradar, présenté comme le chef militaire des résistants afghans.

L'armée pakistanaise a confirmé mercredi l'arrestation du mollah Baradar, présenté comme le chef militaire des résistants afghans. Mais les circonstances de son interpellation restent floues.

Le chef militaire des taliban afghans, le mollah Abdul Ghani Baradar, aurait récemment été arrêté à Karachi, la capitale économique du Pakistan, lors d'une opération conjointe menée par les services secrets pakistanais et américains. L’information, révélée dans la nuit de lundi à mardi sur le site Internet du «New York Times», a été confirmée mardi par des hauts fonctionnaires américains, puis par l’armée pakistanaise ce mercredi.

Elle a en revanche été démentie par les résistants, dont l’un des porte-parole a affirmé hier dans les colonnes du «NYT» qu’il ne s’agissait que d’une «rumeur répandue par les étrangers pour détourner l'attention de l’offensive à Marjah» (cf encadré), où «ils [les forces étrangères et afghanes, ndlr] rencontrent de gros problèmes». «Baradar est sain et sauf. Il est en Afghanistan», a insisté Zabiullah Mujahid.

Reste que cette nouvelle a fait l’effet d’une bombe dans le monde diplomatique, car si elle était bien réelle –ce que semble néanmoins confirmer les déclarations de l'armée pakistanaise- il s’agirait de l’arrestation la plus importante depuis l’intervention militaire de l’Otan et la chute du régime taliban à Kaboul, fin 2001.

Bras droit du mollah Omar

Le mollah Baradar, qui serait né en 1968 à Weetmak (dans le Sud de l’Afghanistan), selon Interpol, est en effet présenté comme le numéro deux des taliban afghans, le bras droit de leur fondateur et chef suprême, le mollah Muhammad Omar. Il était en outre l’un des proches collaborateurs d’Oussama Ben Laden avant les attentats du 11-Septembre. C’est d’ailleurs peu après l’attaque du World Trade Center que le mollah Omar lui a confié le commandement général des forces des taliban dans le nord de l'Afghanistan. Brièvement arrêté la même année par les combattants des milices afghanes alignés avec les Etats-Unis, il avait été rapidement libéré, avec d’autres dirigeants islamistes, grâce à l’intervention d’agents du renseignement pakistanais.

De plus, certains analystes voient dans cette capture le signe qu’Islamabad évolue dans sa politique vis-à-vis des taliban. Longtemps soupçonnées de les aider en sous-main, les autorités pakistanaises, conscientes qu’elles ne pourraient pas continuer à soutenir ces fondamentalistes sans se mettre en danger elles-mêmes, seraient désormais prêtes à collaborer avec les Américains pour les chasser du pays et ainsi restaurer leur autorité.

C’est donc peu dire que cette interpellation est une réussite pour Washington et ses alliés, qui ont lancé samedi une opération coup de poing –baptisée «Mushtarak», qui signifie «Ensemble»- dans le sud du pays. «C'était un chef très respecté, très aimé, et sa perte, je pense, sera très démoralisante pour le mouvement taliban», a ainsi comment Arturo Munoz, un ancien agent de la CIA, interrogé par l’AFP.

Baradar «livré» aux autorités pakistanaises ?

Mais les spécialistes appellent néanmoins à la prudence, quant à d’éventuelles conclusions hâtives. D’abord bien sûr parce que les taliban ont démontré à plusieurs reprises leur capacité d’adaptation, de rebondissement après des coups durs. Leur tradition veut notamment qu’une fois arrêté, un chef, aussi puissant soit-il, perde toute son influence. Autrement dit, si les Américains espèrent se servir de Baradar comme moyen de pression pour négocier, rien n’est moins sûr qu’ils y arriveront. (*)

Par ailleurs, les contours de cette capture pourraient être plus complexes qu’ils n’y paraissent. Comme le soulignent des experts cités par la BBC ou Asia Times Online, le mollah Baradar, qui a représenté les taliban dans toutes les négociations de paix avec Washington, sous la médiation de l'Arabie saoudite, au cours des deux dernières années, est en effet perçu comme plus «pragmatique» que son chef. Ainsi, des analystes évoquent l’hypothèse d’une stratégie des résistants les plus modérés pour faire pression sur le mollah Omar afin qu'il entame les négociations. Ce dernier est pour l’heure hostile à tout pourparlers tant que les troupes étrangères n’auront pas quitté l'Afghanistan. «Si les responsables pakistanais avaient souhaité l'arrêter, ils auraient pu le faire à n'importe quel moment.

Pourquoi l'arrêtent-ils maintenant?», s’est, dans le même esprit, interrogé Sher Mohammad Akhud Zada, membre du Parlement afghan et ancien gouverneur de la province d'Helmand interrogé par l’Associated press.

Dernière variante à cette piste : certains soupçonnent pour leur part une stratégie de l’insurrection afghane qui aurait décidé de livrer Baradar aux Pakistanais -qui l’aurait ensuite remis aux Américains- en échange de concessions (comme monnaie de négociation en somme).

Les circonstances de l’arrestation de Baradar sont restées secrètes, officiellement pour des raisons de sécurité –la Maison blanche aurait demandé à «NYT» de différer la publication de son exclusivité de peur que cela n’affecte l’opération Mushtarak, selon le quotidien américain. Tout ce que l’on sait, c’est que Baradar a été arrêté plusieurs jours avant que cela soit officialisé –une dizaine de jours a priori, peut-être plus.

(*) En 2003, par exemple, quand le mollah Abdul Razzaq, un ex-ministre taliban, a été arrêté au Pakistan, les autorités ont tenté de l'utiliser pour mettre en place un canal de communication avec les résistants, mais ce fut un échec car il n'avait plus de «valeur» à leurs yeux.

Razzaq, a été libéré et par la suite a rejoint les taliban….

Marie Desnos –

Parismatch.com

http://www.parismatch.com/Actu-Match/Monde/Actu/L-enigmatique-arrestation-du-mollah-Baradar-168767/



2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Joe Kishore : Le chef des services de renseignement US revendique le droit d'assassiner des Américains à l'étranger…

Le directeur national des services de renseignement américains, Dennis Blair, a dit mercredi que les agences du gouvernement pratiquaient une politique d'assassiner les Américains à l'étranger comme l'exigeait la guerre « contre le terrorisme. »

Dans son témoignage devant la Commission de contrôle des services secrets de la Chambre des représentants, Blair a dit que les assassinats seraient justifiés si les citoyens américains « agissaient de manière à constituer une menace aux Américains ». Ceci constitue une catégorie extrêmement vaste et donne à l'appareil de renseignement américain l'autorisation générale de se livrer à ce qui n'est rien d'autre que des exécutions extrajudiciaires.

De tels meurtres sont illégaux en vertu de la loi internationale mais ils sont devenus sous l'euphémisme d'« assassinats ciblés » une procédure standard pour l'armée américaine et les agences de renseignement. Ils sont à présent pratique courante dans le cadre des occupations militaires à grande échelle en Irak et en Afghanistan, ainsi que dans d'autres pays visés par les Etats-Unis, y compris le Pakistan et le Yémen.

La question d'assassiner des Américains a été abordée spécifiquement par rapport au religieux américain d'origine yéménite, Anwar Al-Awlaki, qui a été lié par le gouvernement américain au suspect de la tentative d'attentat du jour de Noël sur le vol 253 de la Northwest Airlines l'an dernier. Le 24 décembre, les Etats-Unis avaient lancé des frappes contre des installations d'Al Qaïda au Yémen et l'on avait initialement cru qu'Al-Awlaki figurait parmi les tués.

Al-Awlaki n'a été accusé d'aucun crime. CNN a toutefois rapporté : « En privé, de nombreux responsables gouvernementaux ont dit qu'il était l'un des prochains citoyens américains à l'étranger dont les services de renseignement américains avaient l'intention de s'occuper. » CNN n'a pas dit qui d'autre figurait sur la liste des citoyens dont on allait « s'occuper ».

Les Etats-Unis suivent « une politique définie et un ensemble de procédures juridiques qui sont très minutieusement observées, » a proclamé Blair. Il a dit aussi que les agences américaines de renseignement cherchaient à obtenir « une autorisation spécifique, vraisemblablement de la Maison Blanche, sans pourtant que Blair soit explicite, pour exécuter des actions impliquant l'assassinat de citoyens américains.

Peter Hoekstra, le Républicain de haut rang siégeant à la Commission du renseignement, a dit qu'il était « étonné » que Blair ait fait cette déclaration lors d'une séance ouverte. « Donc, il existe un cadre et une politique. une voie claire pour le moment où cette personne pourra s'exprimer librement à l'étranger et où elle aurait pu avoir entamé le recrutement ou aurait pu avoir commencé à réellement coordonner et à exécuter des attaques contre les Etats-Unis ? » demanda-t-il.

Blair a répondu en disant qu'il préférait exposer les détails en « séance à huis clos, » mais a ajouté, « Nous ne ciblons pas les personnes pour liberté d'expression. »

Le fait que le chef du renseignement américain ait eu à assurer la population que le gouvernement ne tuait pas les citoyens américains sur la base de leurs opinions et de leurs points de vue politiques ne fait que souligner l'ampleur de la criminalisation de l'Etat.

Le gouvernement Obama est en train de poursuivre et à bien des égards d'intensifier l'attaque menée par Bush contre les droits démocratiques et constitutionnels. Durant le gouvernement Bush, la question de la surveillance abusive des communications impliquant des citoyens américains avait été à l'origine d'une tempête de controverses. A présent, le gouvernement américain s'arroge ouvertement le droit de tuer des citoyens américains sans que cela soulève de protestation d'aucun des deux partis politiques.

Les commentaires de Blair ont été faits au beau milieu d'une multiplication des avertissements lancés par les services de renseignement quant à d'imminentes attaques terroristes. Blair a dit que dans les prochains trois à six mois une tentative d'attaque était « certaine » aux Etats-Unis, répétant les commentaires faits mardi par le directeur de la CIA, Leon Panetta.

« Nous avons averti au cours de ces dernières années de ce qu'Al-Qaïda même et ses disciples ainsi que des terroristes inspirés par Al-Qaïda avaient toujours la ferme volonté de frapper les Etats-Unis, » a dit Blair, « et l'année dernière nous avons disposé de noms à associer à ces avertissements. »

Au milieu de ces avertissements, il est remarquable qu'aucun représentant du Congrès n'ait questionné Blair ou Panetta au sujet des rapports disant que les agences de renseignement américaines étaient intervenues pour empêcher la révocation du visa d'Umar Farouk Abdulmutallab, l'homme qui avait tenté de faire exploser l'avion du vol 253 de la Northwest Airlines.

Il y a eu une censure systématique de la part des médias et de l'establishment politique au sujet du témoignage du responsable du département d'Etat Patrick Kennedy devant le Congrès depuis la publication la semaine passée d'un article du Detroit News sous le titre, « Un suspect terroriste conserve son visa pour éviter toute enquête plus extensive. »

Le News avait écrit « Patrick F. Kennedy, un sous-secrétaire de la direction au Département d'Etat, a dit que le visa d'Abdulmutallab n'avait pas été révoqué parce que des responsables des services de renseignement avait demandé à son agence de ne pas refuser un visa au terroriste présumé de crainte qu'un rejet ne vienne contrecarrer une plus vaste enquête sur les menaces d'Al Qaïda à l'encontre des Etats-Unis. »

L'agence de renseignement en question avait été le National Counter Terrorism Center (NCTC) qui opère sous la direction du directeur du renseignement américain, Dennis Blair.

Les avertissements au sujet d'une attaque imminente émanant de ces mêmes agences de renseignement ont un caractère inquiétant. Sous George W. Bush, le gouvernement avait régulièrement manipulé les avertissements et l'évaluation des menaces pour des raisons politiques, afin de justifier une politique impopulaire, d'influencer les élections ou de détourner l'attention de révélations embarrassantes. Ces avertissements avaient en général de très peu à voir avec la réalité.

Dans le même temps, toute attaque terroriste réussie, qu'elle ait été facilitée ou non par des agences américaines de renseignement, serviront de prétexte à une escalade de la guerre et à des attaques contre les droits démocratiques.

Joe Kishore
Article original en anglais, US intelligence chief claims right to assassinate Americans overseas

WSWS, paru le 5 février 2010.

Mondialisation.ca,

Le 14 février 2010

WSWS

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=KIS20100214&articleId=17604


2-2 États-Unis : Le verdict tombe pour Aafia Siddiqui : perpétuité.

La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information

La  Pakistanaise Aafia Siddiqui, qui a fait de brillantes études aux États-Unis, a été jugée coupable, mercredi à New York, d'avoir tenté de tuer des militaires américains et des agents du FBI en Afghanistan en 2008. Elle risque la réclusion à perpétuité.

Aafia Siddiqui, 37 ans, une spécialiste en neurosciences ayant étudié au prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT), a été reconnue coupable par un jury fédéral de l'ensemble des charges pesant contre elle. Elle était accusée d'avoir ouvert le feu sur des militaires américains et des agents du FBI en juillet 2008, alors qu'elle était détenue en Afghanistan pour ses liens présumés avec Al-Qaïda.

« Nous sommes choqués par ce verdict inattendu », a réagi l'ambassade du Pakistan à Washington dans un communiqué, ajoutant que Islamabad « ferait tout son possible pour qu'elle obtienne justice en tant que citoyenne » de ce pays. Au cours des dernières années, une partie de l'opinion publique pakistanaise s'est mobilisée en faveur d'Aafia Siddiqui.

Une avocate de la famille Siddiqui, Tina Monshipour, a annoncé son intention de porter le jugement en appel. « [Aafia Siddiqui] a été décrite comme une terroriste bien qu'il n'y ait eu aucune accusation de terrorisme dans son procès. Il s'agit de l'un de ces cas dans lesquels nous voyons les préjugés et les partis pris envahir la salle d'audience », a-t-elle déclaré.

Un parcours plein de mystère

Aafia Siddiqui n'a pas été inculpée de terrorisme. Mais, selon l'accusation, elle a été arrêtée par la police afghane, dans la province afghane de Ghazni, en possession de notes et de matériel soupçonnés d'être destinés à des projets d'attentats contre la statue de la Liberté et d'autres sites new-yorkais.

Les faits reprochés

Aafia Siddiqui a été arrêtée en Afghanistan pour ses liens présumés avec Al-Qaïda. Au cours d'un interrogatoire mené par des officiers américains et des agents du FBI dans une station de police afghane, en juillet 2008, la jeune femme a réussi à s'emparer d'une arme d'un de ses interrogateurs et a tiré deux coups de feu en criant « Dieu est grand! ». Personne n'a été blessé. L'un des officiers américains a alors répliqué, la blessant à la poitrine.

La jeune femme a plaidé non coupable. Son avocat avait tenté de prouver qu'elle n'avait pas toutes ses facultés mentales, mais un juge avait estimé qu'elle ne souffrait d'aucun trouble psychique et l'avait déclarée apte à comparaître.

Aafia Siddiqui a plusieurs fois perturbé son procès en s'en prenant au jury, aux témoins et même à ses propres avocats. Elle prétendait être une victime d'Israël. « Il s'agit d'un verdict venant d'Israël, pas de l'Amérique. La colère devrait être dirigée vers la bonne cible », a-t-elle d'ailleurs répété mercredi, en réaction au jugement.

Aafia Siddiqui, qui vivait au Pakistan, avait disparu en mars 2003 avec ses trois enfants. Elle figurait sur une liste américaine de personnes soupçonnées de liens avec Al-Qaïda depuis mai 2004. On ignore où elle a été entre le moment de sa disparition (2003) et son arrestation (2008).

Ses proches pensent qu'elle a été arrêtée au cours d'une des nombreuses opérations menées à l'époque par l'armée pakistanaise contre Al-Qaïda.

Des groupes de défense des droits de l'homme estiment de leur côté qu'elle a pu être secrètement emprisonnée et torturée sur la base américaine de Bagram, en Afghanistan.

Les services de renseignements américains estiment que Aafia Siddiqui est liée à au moins 2 des 14 hommes soupçonnés d'être des hauts-placés d'Al-Qaïda qui ont été envoyés à la prison de Guantanamo en septembre 2006.

Mise à jour le jeudi 4 février 2010

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse, Associated Press, Reuters et New York Times

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2010/02/04/001-USA-accusation-Siddiqui.shtml 


2-3 Marie-France Calle : Le Pakistan offre sa médiation entre les ‘résistants’ et Washington.

Le Pakistan - ou plus exactement l'establishment militaire pakistanais - a fermement offert ses bons offices aux Américains pour amener à la table des négociations les résistants afghans qui se trouvent en territoire pakistanais. Une manière pour Islamabad de placer ses pions en Afghanistan dans la perspective d'un départ des troupes de l'Otan. Et une grosse pierre dans le jardin de l'Inde. 

Le New York Times le confirme dans son édition d'aujourd'hui, le général Kayani a proposé la médiation pakistanaise aux Américains lors d'une réunion aux quartiers généraux de l'Otan à Bruxelles, le mois dernier. " Il s'agit là d'un changement d'attitude du Pakistan, qui s'était toujours montré réticent à approcher les résistants", relève le quotidien américain. Indiquant que le chef d'état-major des armées US, Mike Mullen; le commandant du "Centcom", le général David H. Petraeus; et le commandant des forces de la coalition en Afghanistan, le général Stanley McChrystal, participaient à cette réunion.

"Les Pakistanais veulent prendre part aux discussions qui pourraient conduire à une réconciliation" en Afghanistan, a confié au New York Times un haut-gradé américain.

La motivation pakistanaise est claire : en jouant un rôle actif dans des négociations entre les résistants et les Etats-Unis, Islamabad entend bien préserver son influence en Afghanistan après le départ des troupes de l'Otan. Les Pakistanais savent qu'ils ont tout intérêt à avoir un "régime ami" à Kaboul, où ils anticipent depuis longtemps le retour de "certains résistants" au pouvoir. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle, malgré les pressions répétées des Etats-Unis, l'armée pakistnaise n'a jamais lancé d'opérations d'envergure contre les résistants afghans qui se trouvent au Pakistan. Pas plus contre "le réseau Haqqani", qui a trouvé refuge dans la zone tribale du Waziristan du Nord, que contre la "Choura (Conseil) de Quetta", en clair le gouvernement des résistants afghans en exil, qui a trouvé refuge au Baloutchistan, et dont le chef n'est autre que Mollah Omar.

Or, les Haqqanis sont liés à Al-Qäïda et Washington les considère comme étant les "forces les plus léthales" en Afghanistan, comme le souligne le New York Times. Ils contrôlent la plupart des opérations contre les forces de la coalition dans le Sud-afghan et seraient à l'origine de nombre d'attentats meurtriers à Kaboul. Ils auraient également aidé à organiser l'attaque-suicide du 30 décembre 2009 contre la base américaine Chapman, tuant sept agents de haut niveau de la CIA. Pour autant, Islamabad ménage les Haqqanis.

Pour les Etats-Unis, l'offre de médiation du général Kayani est à double tranchant. Elle pourrait, certes, les aider à "sortir du bourbier afghan". Mais Washington n'a pas encore clairement défini les contours d'une solution négociée du conflit afghan. Il y a un point, cependant sur lequel les Américains ne sont pas prêts à transiger, les résistants afghans doivent cesser de coopérer avec Al-Qaïda.

Le Pakistan est-il en mesure de forcer les Haqqanis à se séparer d'Al-Qaïda ? Rien n'est moins sûr. Mais tant que la question reste ouverte, les Haqqanis représentent un énorme atout pour Islamabad. Les Pakistanais pouvant notamment se payer le luxe de demander aux Américains de faire pression sur l'Inde, lui demandant de réduire ses ambitions et son influence en Afghanistan.     

Le général Kayani a été clair sur le sujet. Le chef des armées pakistanaises, qui ne s'était jamais beaucoup exprimé, et surtout pas devant les médias, a donné la semaine dernière deux conférences de presse, l'une pour les journalistes étrangers (les Indiens n'ont pas été invités...), l'autre pour les journalistes pakistanais. Il y a réitéré qu'une offensive pakistanaise dans le Nord-Waziristan n'était pas à l'ordre du jour, car il était hors de question de dégarnir le front Est, à la frontière indienne. L'armée pakistanaise reste "India-centric", je l'ai dit aux commandants de l'Otan lors de la réunion de Bruxelles, a-t-il indiqué. Kayani a également affirmé sans détours que le Pakistan avait des "intérêts stratégiques à long terme en Afghanistan" et qu'il était vital de les conserver. "L'Afghanistan est mon passé, mon présent et mon avenir", a martelé Kayani. Précisant: "Nous voulons conserver une profondeur stratégique en Afghanistan, sans pour autant vouloir le contrôler". 

http://blog.lefigaro.fr/inde/pakistan/2010/02/


n° 43 - Dossiers de Pakistan - : 03-03 : Suite -: Le rôle de l'armée américaine en cause après un attentat.

n° 43 - Dossiers de Pakistan - : 03-03 : Suite  -: Le rôle de l'armée américaine en cause après un attentat.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de PAKISTAN 

                                              n° 43- 03-03

                                                             C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 Alain Chouet :  Al-Qaïda n'est qu'une marque qui rapporte et rien de plus.

3-2 Un attentat à la bombe devant une école dévoile la guerre secrète d'Obama au Pakistan.

3-3 Le rôle de l'armée américaine en cause après un attentat.

3-4 Le Pakistan entend défendre ses ‘intérêts’ en Afghanistan après le départ de l'OTAN.

4 Annexe

4-1 Pascal Sacré : Union des Escrocs d’Amérique.

4-2 Michèle Decaster, En cette année du cinquantenaire des indépendances, le combat anticolonial est toujours d’actualité.

4-3 Olivier Tesquet : Les nouveaux agents de la Guerre froide numérique.

4-4 Wargame à Wahington : La cyber guerre arrive !



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

3-1 Alain Chouet :  Al-Qaïda n'est qu'une marque qui rapporte et rien de plus.
On s'en doutait mais il serait temps que cela soit dit ! 
Alors qui a intérêt à entretenir ce mythe ? et surtout dans quel but ?

http://videos.senat.fr/video/videos/2010/video3893.html

Salam,

Al-Qaïda n'est qu'une marque qui rapporte et rien de plus. Effectivement on s'en doutait !

 Cependant les propos de ce monsieur restent trop partiels et tendancieux, ce sont clairement des certitudes qui proviennent des rapports qu'on lui remonte et qui sont loin de dire la vérité et de comprendre les motivations des gens dans d'autres contrés avec d'autres références et d'autres cultures.

 De plus, ce monsieur veut nous faire croire que les mouvements islamiques qui optent pour la violence le font pour s'accaparer le pouvoir et les richesses du pays, mais ceci est loin d'être vrai. A l'origine, et depuis l'époque de Nasser, ces mouvements n'ont opté pour la violence, stupide et inutile, qu'en réaction presque désespérée à la répression terrible qu'ils ont subie par des régimes absolutistes, soutenus, voire fabriqués, soit par le bloc de l'Est ou bien par l'Occident.

Mais le point qui me semble le plus important que cet ancien directeur à la sécurité extérieure, un saint-ni-touche sans aucun doute, cherche à nous faire avaler, c'est que le danger qu'il faut combattre se trouve en vérité dans le mouvement des Frères Musulmans, qui est le mouvement principal qui a pignon sur rue et qui s'oppose politiquement aux régimes arabes pourris, notamment en Egypte et en Jordanie, et dont est issu le mouvement de résistance islamique en Palestine. On peut être pour ou contre les points de vue des Frères Musulmans, mais c'est un mouvement populaire qui se renouvelle et se modernise avec des jeunes gens de haut niveau et devient donc l'ennemi à abattre.

Cela pourrait même dépasser le cadre des pays arabes et musulmans pour atteindre des organisations musulmanes en France, comme l'UOIF par exemple, et en Occident d'une manière générale, sous prétexte des liens qu'ils pourraient avoir avec les Frères Musulmans.

Même le Vatican, hélas, s'y est mis, car dans un document qui date du 19 janvier de cette année 2010 (voir : http://www.zenit.org/rssfrench-23250) sur Synode des évêques pour l'Assemblée spéciale pour le Moyen Orient, qui aura lieu du 10 au 24 octobre 2010, le Saint-Siège critique timidement « l'Occupation israélienne des Territoires Palestiniens rend difficile la vie quotidienne » et parle de « certaines théologies chrétiennes fondamentalistes justifient par l'écriture Sainte l'occupation de la Palestine par Israël » sans aucune condamnation de ces théologies, en revanche le document définit le danger dans ce qu'il qualifie comme « la montée de l'Islam politique » en pointant les mouvements qui porte le slogan « l'Islam est la solution » en référence claire au mouvement des Frères Musulmans qui adopte ce slogan. Et il nous avertit que « ces courants extrémistes sont donc une menace pour tous, chrétiens et musulmans, et nous devons les affronter ensemble ».

Il y a donc les musulmans « modérés » bien gentils qu'il faut encourager partout, et les exemples ne manquent pas, et des musulmans « extrémistes » qui semblent faire peur et qu’il faut combattre !


3-2 Un attentat à la bombe devant une école dévoile la guerre secrète d'Obama au Pakistan.

J'ai pris la liberté de compléter cet article du TimesOnline, révélant un aspect important de la guerre US au Pakistan, mais incrusté de fausses vérités. "TimesOnline" oblige, l'article en l'état est une fausse critique de l'intervention US au Pakistan.
Les commentaires ajoutés
figurent entre crochets pour bien distinguer l'article original du complément qui lui est apporté.
Traduction de l'article original TimesOnline: "School bombing exposes Obama’s secret war inside Pakistan"

Mercredi 10 Février 2010

La découverte des corps de trois soldats Américains parmi les cadavres de l’attaque kamikaze la semaine dernière à l'ouverture d'une école pour filles dans la ville de Dir au nord-ouest du Pakistan, a ravivé les craintes de beaucoup de Pakistanais que Washington est déterminé à envahir leur pays.
 Barack Obama a banni le terme de l’ère Bush de la « guerre contre la terreur » et a hésité à envoyer des troupes supplémentaires en Afghanistan, mais de l’autre côté de la frontière au Pakistan, le président US a nettement intensifié la guerre secrète.
[Barack Obama, comme à son habitude, n’a fait que changer de techniques de Com par rapport à son acolyte Bush, tout deux sont des criminels de guerre, il n’y a que le langage qui change.

Obama a envoyé plus de 30000 soldats en plus en Afghanistan et a ouvert un front au Pakistan et au Yémen, tout cela évidemment pour combattre les fantoches d’ALCIA.]
Les raids aériens US au Pakistan, lancés par des drones sans pilote, sont maintenant en moyenne au nombre de trois par semaine, triplant en nombre depuis l'année dernière. « Nous voyons tranquillement un décalage géographique » a déclaré un agent du renseignement.
 Depuis le mois dernier, les drones ont martelé la région tribale du Nord Waziristan sous prétexte de prendre leur revanche pour le meurtre de sept officiers de la CIA en Afghanistan par un kamikaze Jordanien travaillant avec les résistants pakistanais.
Le fond de la forme
 Selon des hauts fonctionnaires de la sécurité Pakistanaise, la semaine dernière l'Amérique a lancé sa première attaque multiple de drones.
Dix-huit missiles ont été tirés à partir de huit avions sans pilote, touchant le village de Dattakhel et tuant 16 personnes.
 [Les agents de services secrets US n’ont rien à faire au Pakistan, par conséquent, ils ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes, les Américains vengent la mort de leurs soldats qui n’ont rien à faire au Pakistan en massacrant des villageois civils innocents. ]
 La découverte de soldats US morts a révélé la guerre de l’ombre que mène l'Amérique au Pakistan, impliquant non seulement des drones sans pilote mais également de petites escouades de soldats réalisant des opérations spéciales.
 [De nombreux agents des services secrets et membres de Black Water opérent en civil au Pakistan, ils se font régulièrement arrêter posant des bombes pour ensuite faire porter le chapeau aux résistants, les USA ont achetés plusieurs membres haut placés du gouvernement et de l’armée et de la Police Pakistanaise, aussitôt arrêtés, leurs agents sont donc systématiquement relâchés. ]
 Le Ministre des Affaires Etrangères Pakistanais, Shah Mehmood Qureshi, a insisté sur le fait que les troupes US étaient au Pakistan seulement pour délivrer une formation de contre-insurrection pour les gardes frontières, une force paramilitaire opérant dans les secteurs tribaux.
 D'autres sources ont indiqué qu'il y avait environ 200 militaires US à l'intérieur du pays. « Je ne suis pas sûr que l’on puisse juste appeler cela de la formation », a déclaré un haut fonctionnaire. « Ils se cachent à peine concernant l’opération de l’école de Dir »
Les trois soldats US, qui ont été décrits successivement comme faisant parti des forces spéciales et ensuite comme étant des soldats s’occupant d'affaires civiles, ont été tués dans le bombardement de leur convoi alors qu’ils étaient en route pour la réouverture de l'école.

Elle avait été reconstruite à l'aide des USA après avoir été bombardé l'année dernière par les Taliban.
[ Je suis sûr que 3 soldats US tués et les autres encore disséminés sur le sol Pakistanais sont strictement la pour agir dans l’intérêts du peuple Pakistanais (ironie),. Ces hommes font surtout de l’infiltration et du recrutement, de façon à provoquer le chaos dans le pays quand cela les arrange.]
Trois écolières, deux villageois et un soldat Pakistanais ont également été tués dans l'attaque revendiquée par les Résistants Pakistanais. Plus de 100 personnes ont été blessés, en majorité des écolières.
 Il a été officiellement signalé que le dispositif était une bombe télécommandée à distance. Il a maintenant émergé qu'un kamikaze à la bombe était caché dans le véhicule transportant les Américains. Ceci suggère que le kamikaze avait des informations de l’intérieur. « Cette attaque était trop parfaite : ils sont restés allongés en attendant que le convoi passe et savait exactement quel véhicule frapper », a indiqué un officier de l’Armée US au Long War Journal.
 L’une des victimes est le Sergent Matthew Sluss-Talle, 35 ans, père d'une fille de trois ans. Sa mère, Jane Blankenship, a dit que son fils était au Pakistan pour une mission concernant les affaires civiles et s'était laissé pousser la barbe dans le cadre de cette mission.   [ Le pauvre !!! on va limite verser une larme, personne n’a forcé M.
Matthew Sluss-Talle à aller créer le chaos au Pakistan, à des milliers de kilomètres de chez lui, et à massacrer de pauvres innocents. Il s’est laissé poussé une barbe surement par respect aux coutumes Pakistanaises (ironie)]
 Un haut fonctionnaire a proposé que les « instructeurs » puissent être utilisés pour recueillir des informations concernant les cibles des drones, en particulier parce que la CIA ne fait pas confiance à ses homologues de l'ISI, le Service des Renseignements Pakistanais qui a des liens étroits avec les Résistants.
Les Américains insistent sur le fait que les attaques de drones ont été un succès, ayant permis d’éliminer le deuxième et troisième niveau hiérarchique du commandement d'Al-Qaeda.

En Août, ils ont tué Baitullah Mehsud, chef des Résistants Pakistanais.

Ils ont récemment affirmé avoir tué son successeur, Hakimullah Mehsud, mais le ministre des Affaires Etrangères du Pakistan a dit que ceci n'avait pas été confirmé.
 [ Al Qaeda n’existe pas, chaque ennemi des USA est AlQaedaisé aussitôt, ils massacrent les mouvements de résistance populaire qui s’élèvent contre les dictatures pro US qu’ils ont eux-mêmes mis en place, voila ce qu’ils appellent le combat contre Al Qaeda. ]
 À l'irritation de Washington, Islamabad continue de prétendre que les attaques de drones ont été effectuées sans son approbation, alors même que les drones sont basés au Pakistan.
 [ Il est de notoriété publique que le gouvernement Pakistanais, l’Armée Pakistanaise et l’ISI sont depuis bien longtemps totalement corrompus, les USA les paient pour obtenir leur coopération, leur démenti ne sont donc que pour sauver les apparences ]
Concernant le peuple Pakistanais, il y a eu un tollé contre les attaques.

Les sondages montrent constamment que les Pakistanais considèrent les USA comme étant une plus grande menace que les résistants, en dépit des 3021 victimes Pakistanaises des attaques terroristes l'année dernière.
  [ Ce ne sont pas les Résistants qui mettent le pays à sac mais bien leur milliers d’agents de la CIA et de BlackWater qui posent bombe sur bombe sur le sol Pakistanais]
Si les drones sont controversés, la présence de soldats USA sur le sol Pakistanais l’est bien plus.

En dépit d'un programme d’aide de $1,5 milliards, Robert Gates, Secrétaire à la Défense US, a dû effectuer un vol au Pakistan il y a deux semaines pour rassurer son commandement militaire. « Laissez-moi dire définitivement que les USA ne convoite pas seul pouce du sol Pakistanais », a-t-il dit à l'Université de la Défense Nationale du Pakistan.  
 [ $1.5milliards dans les poches des élites Pakistanaises corrompus, la population vit dans une extrême pauvreté et ne touche rien de cette aide. Oui M. Gates, on vous croit sur parole, l’objectif des USA n’est effectivement pas d’envahir le Pakistan, mais d’endiguer les ardeurs Pakistanaises et de positionner leur troupes à la frontière de l’Iran afin d’être déjà sur place dans le cadre de leur plan initial de l’invasion de l’Iran]

10-02
Lien de l'article original:  http://www.timesonline.co.uk/tol/news/world/middle_east/article7017929.ece

http://www.alterinfo.net/Un-attentat-a-la-bombe-devant-une-ecole-devoile-la-guerre-secrete-d-Obama-au-Pakistan_a42488.html 

Commentaires

1.Posté par Taleb le 10/02/2010 18:46

Ça s’appelle la réconciliation avec le monde musulman !!!!!!!!!!
Ça s’appelle la main tendue !!!!!!!!!!!!!
Barack Obama, comme à son habitude, n’a fait que changer de techniques de Com par rapport à son acolyte Bush, tout deux sont des criminels de guerre, il n’y a que le langage qui change.

2.Posté par anti dajjal le 10/02/2010 19:09

obamerdeux et shaitanayou on été à la meme ecole celle du CFR
devise : le petrole rien que le petrole avec beaucoup et énormément de sang
croyez moi vous allez en bouffer du petrole et vous saignerez beaucoup!!!!!!!!!!!!!!

3.Posté par cielétoilé le 10/02/2010 19:29

Savez-vous qu'une de nos écoles d'ingénieurs ENAC a travaillé pour un projet de drones pour l'armée américaine ? Il y en a vraiment marre de tous ces attentats ! Au revoir à tous et bon courage à tous !

4.Posté par Censored31 le 10/02/2010 20:29

Ceci ne correspond pas avec la version des médias traditionnels qui prétendent nous informer.

Au moins Censored31 est claire sur le sujet et ce, pour la liberté d'expression et la presse.

Pour la première fois le public découvre le vrai visage de la guerre à travers des vidéos qui ont été publié sur mon blog.

Les images et vidéos concernant les énormes pertes de l'OTAN et de l'armée américaine contredisent toutes versions officielles. Ceci n'est pas de la propagande Islamique.
Découvrez que l'expérience est la nouvelle realité:  http://censored31.skynetblogs.be

http://censored31.skynetblogs.be

5.Posté par dan le 10/02/2010 22:43

je rappelle qu'Obama a été agent de la CIA au pakistan (à Karachi)

6.Posté par damien le 10/02/2010 23:15

ah depuis 2001 les US promettent de ramener paix, démocratie et prospérité dans l'AFPAK.
Le bilan est cinglant. La guerre est en train d'être perdue en afghanistan, et est s'est même propagée au pakistan. Le pakistan n'est plus qu'une république bananière.

7.Posté par Intellecterroriste le 11/02/2010 09:14

Perso, j'adore la présentation faite par le times:
Trois écolières, deux villageois et un soldat Pakistanais ont également été tués dans l'attaque revendiquée par les Résistants Pakistanais. Plus de 100 personnes ont été blessés, en majorité des écolières.
Ce paragraphe intervient en 10ème position, en nombre de paragraphes!

Dans les dix premiers, ils nous parlent des 3 soldats, puis des 7 agents de la CIA, puis de 16 personnes tuées en vengeance (lisez la phrase, ont croirait même que ce sont les drones qui se sont vengés!), pour revenir au 3 soldats tués.
Et enfin, après ce périple, on apprend que des civils ont aussi été touchés, que des gamines sont mortes...
Petit mot sur les attaques, et afin de laver toute émotion suscitée par la mort de 3 gamines, on nous parle du soldat, qui lui a une identité, un nom, un age, une famille, etc...
En bref, les soldats US sont "humanisés" quand les villageois eux, passent pour dommages collatéraux...
Bwavo bwavo!! On croirait lire un article du 20 minutes, ou autre torchon...

Méthode à mon avis utilisée depuis longtemps, et qui marche toujours autant.
M'enfin...

8.Posté par faria le 11/02/2010 10:17

en verite ca s appelle 1 guerre sainte commandite par les sionniste et pour affaiblir le monde arabo musulman le pakistan allait bien avant que musharaf vende son honneur et celui de son peuple au grand satan l amerique bras armee des sionniste ....

9.Posté par duperrier le 11/02/2010 11:04

Il était fatale;; que Obama était élu pour ;sa Couleur de peau,son sourire,sa descendance moitié Chrétien? Musulman??Tous cela pour tromper? déjouer les Peuples ça été une réussite parfaite,il n'y a que ceux qui ont cru a cette fabulation qui sont vraiment déçus ,Vu les sommes considérable qu'il a reçu pour son élection,il fallait s'attendre au pire,et ce n'est que le début il va appuyer sur le bouton rouge,
Je plains ces pauvres Noirs qui ont eu un espoir de grandeur de leur peuple,il sera pire que les autres,ils subissent déjà le cauchemar

http://aol

http://www.alterinfo.net/Un-attentat-a-la-bombe-devant-une-ecole-devoile-la-guerre-secrete-d-Obama-au-Pakistan_a42488.html


3-3 Le rôle de l'armée américaine en cause après un attentat.

La mort de trois soldats des forces spéciales américaines mercredi au Pakistan dans un attentat des résistants alimente la rumeur sur d'éventuelles opérations secrètes au sol au sein d'une opinion déjà majoritairement anti-américaine, estiment des experts.

L'attaque, survenue à l'occasion de l'inauguration d'une école pour filles, a également tué cinq fillettes et en a blessé des dizaines d'autres.

Washington assure que ces militaires étaient les instructeurs de soldats pakistanais dans le cadre d'une coopération publique.

"On se demande ce que faisaient des +instructeurs de l'armée américaine+ à la cérémonie d'inauguration d'une école pour filles", s'interrogeait jeudi l'éditorialiste du quotidien pakistanais The News qui affichait en une la photo d'écolières ensevelies sous les décombres.

Un kamikaze a précipité sa voiture piégée contre le véhicule de cinq militaires américains en civil dans un convoi qui arrivait pour l'inauguration de l'école dans le district de Lower Dir (nord-ouest).

"L'Amérique est comme un morceau de viande pourrie et partout où vont les Américains, ils apportent avec eux les maladies, la mort et la destruction", hurlait jeudi Mehrun Nisa à l'hôpital où sa fille de 10 ans reçoit des soins.

L'opinion dans ce pays musulman, stratégique dans la lutte contre al-Qaïda et les résistants, est très anti-américaine, comme le reconnaissent les plus hauts responsables de Washington.

Près de 3.000 personnes y ont péri en deux ans et demi dans des attentats perpétrés par les résistants alliés à Al-Qaïda. Une large partie de l'opinion estime que le "terrorisme" a été "importé" par les Américains qui ont échoué à éliminer les combattants d'Al-Qaïda qui ont fui l'Afghanistan voisin fin 2001.

Washington estime que les zones tribales du nord-ouest, frontalières, sont devenues le sanctuaire d'Al-Qaïda et des résistants qu'ils combattent en Afghanistan.

Les trois militaires américains tués et les deux blessés étaient membres des Forces d'opérations spéciales (SOF), chargées d'entraîner l'unité des gardes-frontières (FC) de l'armée pakistanaise, selon Washington et Islamabad.

Les résistants, qui ont revendiqué l'attentat, les accusent en revanche d'être des agents de Blackwater, la compagnie américaine de sécurité qui s'est bâtie une sinistre réputation en Irak, alimentant ainsi la suspicion.

Certains médias sont en effet prompts à relayer des rumeurs sur la présence de milliers de "commandos" et de "mercenaires" américains.

"Il n'y a pas de programme secret" derrière leur présence dans cette école, a assuré un responsable de l'ambassade des Etats-Unis. "Les FC opèrent dans cette zone, ils ont requis notre aide et un entraînement, nous le leur fournissons", ajoute-t-il.

L'ambassade a beau expliquer que quelque 200 militaires américains sont présents dans le cadre d'accords de coopération, l'attentat de mercredi alimente un doute qui bénéficie aux résistants, estiment des spécialistes.

"Cet attentat est extrêmement embarrassant pour le gouvernement du Pakistan", accusé par les médias de consentir à des opérations américaines secrète au sol, estime le général à la retraite Mehmood Shah.

"De tels événements renforcent la sympathie de certains à l'égard des résistants", renchérit Rahimullah Yusufzaï, journaliste et écrivain spécialiste des résistants et d'Al-Qaïda. "Personne ne savait qu'ils étaient présents dans le Lower Dir et, ce qui est sûr, c'est que les effectifs des forces spéciales américaines ont explosé au Pakistan", conclut-il.

 AFP

04 février 2010,

http://www.lematin.ch/flash-info/monde/pakistan-role-armee-americaine-cause-attentat

http://www.tdg.ch/depeches/monde/pakistan-role-armee-americaine-cause-attentat


3-4 Le Pakistan entend défendre ses ‘intérêts’ en Afghanistan après le départ de l'OTAN.

Nb : Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Le général Ashfaq Kayani dont les  propos sont toujours guettés avec l'intérêt le plus vif dirige l'institution la plus puissante du Pakistan.

Aussi, lorsque le chef d'état-major de l'armée pakistanaise convoque les médias, disserte sur la sécurité régionale, les exégètes s'activent.

Quand il évoque de surcroît l'Afghanistan, théorisant les intérêts du Pakistan chez son voisin ravagé par la guerre, la leçon géopolitique est un événement.

Ainsi le général Kayani fit-il l'"événement" le 1er février.

Dans un exceptionnel élan pédagogique, qualifié de "glasnost" par certains analystes, le patron de l'armée pakistanaise a expliqué à quel point son pays désire reprendre pied en Afghanistan.

A l'heure où les Etats-Unis et l'OTAN se préparent à un "surge" ("renforts") préalable à une amorce de retrait - à partir de l'été 2011 -, de tels propos illustrent l'ambition du Pakistan d'occuper le futur vide. Le général Kayani l'a justifiée par "la profondeur stratégique" que représente l'Afghanistan pour le Pakistan.

La formule est très chargée. Elle renvoie à une longue histoire d'ingérences du Pakistan sur la scène afghane ayant culminé avec la prise de pouvoir de Kaboul (1996-2001) par le mouvement des Talibans afghans, activement soutenu par les services secrets de l'armée pakistanaise (ISI).

Le général Kayani a réitéré ce postulat "fondamental" de la doctrine stratégique du Pakistan, qui a toujours cherché à exercer sa tutelle sur Kaboul afin d'empêcher l'Inde, le rival historique, d'y installer son influence. M. Kayani a certes précisé que son pays ne souhaitait nullement "contrôler" l'Afghanistan.

L'objectif, a-t-il dit, vise seulement à s'assurer de ses intentions "amicales".

Cette "sortie" du chef de l'armée pakistanaise survient à un moment où la perspective d'un désengagement de l'OTAN, fut-elle lointaine, exacerbe la rivalité entre l'Inde et le Pakistan en Afghanistan, un des terrains de jeu de leur antagonisme traditionnel. Depuis la chute du régime taliban fin 2001, le Pakistan a été, de facto, évincé de l'Afghanistan tandis que l'Inde y a développé ses réseaux. Le handicap d'Islamabad est lourd. Mais le général Kayani veut le combler.

Duel avec l'Inde

Ainsi a-t-il proposé que le Pakistan participe à l'entraînement de l'armée afghane dont la communauté internationale souhaite doper les effectifs (171 000 soldats en 2011) et les capacités afin de prendre, à terme, le relais des troupes étrangères. M. Kayani a fait cette offre de service lors la réunion à Bruxelles, les 26 et 27 janvier, du comité militaire de l'OTAN, à laquelle il a été associé. Il l'a renouvelée à la conférence sur la sécurité de Munich du 5 au 7 février. La pression du Pakistan sur ce sujet est d'autant plus soutenue que la future montée en puissance de l'armée afghane, qui a déjà noué des liens avec l'armée indienne, suscite le malaise. "Ce serait pour nous un motif d'inquiétude si la future armée afghane développait le potentiel d'engager la confrontation avec le Pakistan", a mis en garde M. Kayani. L'existence d'un contentieux frontalier, hérité de l'Empire britannique des Indes, ajoute aux préoccupations d'Islamabad.

L'offre de service du général Kayani n'a pas encore reçu de réponse de Kaboul.

Mais M. Kayani sait qu'il dispose d'un atout, une écoute au plus haut niveau. La coopération d'Islamabad est en effet cruciale pour l'OTAN, autant dans l'effort de guerre en Afghanistan que dans la recherche d'une solution politique. Le Pakistan abrite l'état-major des résistants afghans - replié à Quetta (Balouchistan) -, ce qui rend sa médiation incontournable.

Le plan de "réconciliation" avec les résistants dévoilé par le président afghan Hamid Karzaï lors de la conférence de Londres, le 28 janvier, ne peut que renforcer le jeu pakistanais.

Les Indiens l'ont constaté avec amertume. Hostiles au dialogue avec les chefs résistants, ils ont pu mesurer leur isolement à Londres.

Mais leur marge de manœuvre est fort réduite car le plan est celui de M. Karzaï, dont ils soutiennent chaudement le régime. Le duel Inde-Pakistan pour préparer l'Afghanistan post-OTAN ne fait que commencer.

10.02.

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2010/02/10/le-pakistan-entend-defendre-ses-interets-en-afghanistan-apres-le-depart-de-l-otan_1303721_3216.html#ens_id=1237640


n° 43 - Dossiers de Pakistan - : 03-03 : Fin -: Le rôle de l'armée américaine en cause après un attentat.

n° 43 - Dossiers de Pakistan - : 03-03 : Fin   -: Le rôle de l'armée américaine en cause après un attentat.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de PAKISTAN 

                                              n° 43- 03-03

                                                             C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

4 Annexe

4-1 Pascal Sacré : Union des Escrocs d’Amérique.

4-2 Michèle Decaster, En cette année du cinquantenaire des indépendances, le combat anticolonial est toujours d’actualité.

4-3 Olivier Tesquet : Les nouveaux agents de la Guerre froide numérique.

4-4 Wargame à Wahington : La cyber guerre arrive !



4 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

4-1 Pascal Sacré : Union des Escrocs d’Amérique.
27 janvier, discours sur l’état de l’Union : Dans quel état se trouve l’Union des menteurs, des voleurs et des envahisseurs ?

Le 27 janvier, Barack Obama, le 44è président des Etats-Unis s’est présenté devant son peuple, enfin, ceux que le vote démocratique a placés sur ces sièges pour le représenter.

Une vaste assemblée de personnes respectables au visage grave, aux costumes gris ou bleus, aux cheveux blancs pour la plupart.

Le Congrès des Etats-Unis d’Amérique.
Les USA (United Swindlers of America*) vont-ils bien ?
Faisons l’état de l’Union.

Normalement, les Etats-Unis devraient être sortis de l’époque sombre des présidences au scrutin entaché de rumeurs de fraude, des administrations privilégiant la guerre à des milliers de kilomètres (Washington à 9.694,69 km de Bagdad), des gouvernements inféodés aux multinationales, vampires ou tiques selon leur taille, suçant le sang rouge et frais de la population étatsunienne. Normalement.

Ce 27 janvier, Barack Obama s’est avancé, sûr de lui, l’habituelle main tendue vers tous ces élus dont le rôle est de surveiller, critiquer, évaluer la politique de leur président, dans le but unique et définitif de protéger la Constitution de leur pays et surtout, les intérêts du peuple étatsunien.

Pourtant, d’emblée, ce qui frappe est la dévotion. Ce qui pourrait passer pour un signe de politesse et de bonne éducation, dans cet hémicycle du Congrès américain, donne plutôt l’impression d’une soumission sans conditions. Si le respect est requis, où se trouve la véritable opposition, le contre-pouvoir, protégeant le peuple de l’Exécutif, fondement de la démocratie ?

Les lauriers entrelacés autour de piliers, gravés de part et d’autre du drapeau étoilé, derrière le Président et son Vice, évoquant le dieu dollar dans lequel une certaine élite croit encore, donnent le ton.

Des ressorts se cacheraient-ils dans les sièges des Congressmen pour que chaque année, quel que soit la marionnette qui se présente devant eux, quel que soit le programme défendu, de la guerre sans fin ou des litanies de promesses, ces Représentants du Peuple se lèvent comme un seul homme et applaudissent au lieu de rester assis et, sobrement, vraiment, avec ténacité et honnêteté, défendre le peuple qu’ils « représentent » ? Point par point. Sans injures (1) ni motivation électorale, juste la détermination de faire leur travail.

En attendant, le discours de Barack Obama sur l’état de l’Union s’est déroulé sans heurts pour le Président du Changement, une colombe pacifique et blanche planant au-dessus de sa première année de poursuite des guerres illégales, de maintien de la torture dans les trous noirs de la planète, et de promotion des camps d’internement inhumains de Guantanamo et d’ailleurs.

« Nous avons passé une année difficile.
Nous avons traversé une décennie difficile.
Mais nous n’abandonnons pas. Je n’abandonne pas », a-t-il déclaré ce mercredi 27 janvier, pour son premier discours d’Union.

Applaudissements. Position debout, bras tendus des Congressistes, pour féliciter et congratuler.

Dans ce monde où les paroles et les mots ont plus d’importance que les actes, plus d’importance que tout le reste, après ses discours d’investiture, son discours au Caire, Barack Obama s’est démené. Il sait bien que tout se gagne avec les mots, les promesses, les tournures de phrase, peu importe si les actes viennent tout contredire, tout discréditer. Il peut compter sur les médias et ceux qui veulent encore désespérément croire au changement dont il usurpe l’image, pour déformer la réalité, lui trouver des excuses, des circonstances atténuantes et ainsi, endormir les inquiétudes de la population.

Mr Obama n’abandonne pas.

S’il a passé une année difficile, que dire des Irakiens qui, s’ils ont bien compris, ont été envahi sur des mensonges et des buts encore inavoués, toujours impunis (2) ?

Des Afghans qui se réveillent tous les jours sous la menace d’un avion sans pilote (drone) qui pourrait avoir choisi leur banquet de mariage pour faire un carton, l’habituel prétexte d’un terroriste dissimulé dans le gâteau étant systématiquement avancé dans les médias occidentaux (3) ?

Des Yéménites, des Somaliens, des Américains du Sud, des Haïtiens, des paysans hindous poussés au suicide par les OGM terminator de Monsanto dont Barack Obama a nommé le Vice président Michael R. Taylor à un poste important de la FDA (la puissante agence fédérale pour les aliments et les médicaments aux USA) (4) ?

Une année difficile, une décennie difficile pour Barack Obama ! Et pour les Irakiens, les Afghans, les Pakistanais ? Fauchés sur place, ou emmenés sur des sites de torture pour être ébouillanté vif, comme en Ouzbékistan qui sous-traite les saletés de l’Union et de son opaque et terrifiante CIA (5).

Barack Obama n’abandonnera pas !

Alors cela ne devrait pas rassurer les six millions d’américains qui n’ont que les coupons alimentaires pour revenu (6), le million et demi d’enfants SDF aux USA (7), les millions de chômeurs grossissant la masse de personnes en très grande précarité, univers de misère en expansion qui pourrait toucher 50 millions d’étatsuniens, aussi démunis que les Mexicains ou les Haïtiens.

Non, la franchise du prix Nobel de la paix 2009, mal interprétée par les médias complices, devrait inquiéter franchement tous ces gens. Car pour le Pentagone, pour les banques et pour la guerre, Barack Obama a assuré des lendemains qui chantent. Uniquement pour eux.

Près de 800 milliards de dollars pour sauver les banques de leur imprudence irresponsable et spéculative en 2008, ayant précipité la crise financière et entraîné la mise à la rue de milliers d’américains. Une bonne raison, comme le dit Barack le 27 janvier, d’avoir détesté ce sauvetage des banques, le comparant à la dévitalisation d’une dent.

A mon avis, lui, il comparerait le massacre « involontaire » de quarante pakistanais innocents réunis pour un mariage à une écho-endoscopie de la prostate (8).

Barack avait bien fait le gros doigt en direction des banquiers qui pourtant, se paieront quand même d’immenses bonus qu’ils jugent mérités (9). Ainsi la banque américaine JP Morgan Chase & Co annonce ce 15 janvier le versement de 9,3 milliards de dollars à ses salariés (source : Le Monde).

Si le président du changement a promis à 46 millions d’américains de se battre pour leur obtenir une assurance-maladie qu’ils n’ont toujours pas, couverture promise au plus tard pour 2014, en revanche, il y a un domaine qui ne souffre aucun retard et qui ne dérange aucunement la « sensibilité » des Congressmen ni d’aucun des sénateurs américains : le budget du Pentagone.

Ainsi, le 28 octobre 2009, le président Barack Obama a signé le décret d’autorisation de la Défense pour 2010, c’est-à-dire le plus gros budget militaire de l’histoire des EU. Il n’est pas seulement le plus gros budget militaire au monde, il est en même temps plus important que l’ensemble des dépenses militaires du reste de la planète : près de 700 milliards de dollars. (10)

En cela, Barack Obama est bien le Président du Changement : il augmente encore le porte-monnaie de la Défense, multipliant par 3 le budget alloué par le guerrier texan G W Bush en 2000 (280 milliards $) faisant du Pentagone la plus grande arme de destruction massive jamais conçue par l’homme.

Mais c’est pour faire la paix. C’est pour accepter les différentes cultures (discours de Caire). C’est pour tendre la main.

Terroriser pour faire disparaître le terrorisme.

Il est bien accepté, même si c’est faux et criminel, qu’il faut bombarder le système immunitaire d’antibiotiques et de vaccins pour faire disparaître les infections (11).

La guerre en Irak coûtera au contribuable américain trois mille milliards de dollars (12).

Joseph Stiglitz, lauréat 2001 du prix Nobel d’Economie, est professeur d’économie à l’Université de Columbia et co-auteur, avec Linda Bilmes, de La Guerre à trois mille milliards de dollars : le véritable coût de la guerre en Irak (The Three Trillion Dollar War : The True Costs of the Iraq Conflict.)

Voilà, faites les comptes. Joseph Stiglitz et Linda Bilmes ont calculé que mille milliards de dollars, soit un tiers du coût de la guerre d’Irak, présentée comme indispensable et juste, auraient pu financer la construction de huit millions de logements, le recrutement de quinze millions de professeurs, les soins de 530 millions d’enfants, des bourses d’études pour 43 millions d’étudiants et une couverture sociale aux États-Uniens pour les cinquante prochaines années.

Tiens, plus besoin d’un combat acharné pour une couverture sociale prévue en 2014 pour la version optimiste et obligeant le président à implorer le congrès, penaud : « Ne vous détournez pas de la réforme. Pas maintenant. » Une larme ? Non, le président maîtrise. Un sourire gagnant et séducteur.

Partir d’Irak ? Vous n’y pensez pas. Après neuf ans d’administration américaine par Paul Bremer et ses milices privées (Blackwater Worldwide, devenu Xe, Triple Canopy), si les soldats US quittaient maintenant le sol irakien, ce serait le chaos, l’anarchie, l’enfer pour les Irakiens (13).

Donald Rumsfeld, Paul Wolfowitz, respectivement numéros 1 et 2 du Pentagone et Richard Perle, avaient pourtant bien tous promis que la guerre serait facile, ne nécessiterait jamais cent mille soldats et serait payée par le pétrole irakien à raison de deux, voire quinze milliards de dollars maximum. (14)

Si le fait de stopper la folie irakienne permettait, beaucoup plus rapidement que 2014, d’assurer 96% des Américains de moins de 65 ans, de rebâtir le pays, d’indemniser décemment les victimes de Katrina, de remettre à l’abri les enfants SDF, de garantir les retraites et de relancer l’emploi, monsieur Obama serait véritablement le Président du changement mais cela signifierait déplaire intensément aux dirigeants des Big Five (15) représentées dans toutes les administrations US successives, de Roosevelt au prix Nobel de la paix.

Face aux Big Five, que pèse la population des Etats-Unis ? Que vaut son bien-être ? A elle, la population, de répondre elle-même à cette question, et de tirer ses conclusions. En faisant l’état de l’Union, ce 27 janvier, ni Barack Obama, ni les représentants du peuple américain ne s’interpellent sur ce genre de détails. C’est un fait.

Evidemment, la réalité géopolitique indique que le retrait d’Irak maintenant serait une catastrophe militaire et énergétique pour les Etats-Unis, comme le souligne Noam Chomsky, laissant la voie libre à un grande nation chiite regroupant l’Iran, l’Irak et la partie d’Arabie saoudite où justement se trouve l’essentiel du pétrole saoudien (16).

La maison brûle et l’Oncle Sam est pris à son propre piège, empêtré dans le bourbier irakien. Le vin est tiré, il faut le boire. L’habitant de la maison, la population étatsunienne, devrait être mise au courant. C’est elle qui sera brûlée, paie la bouteille, et n’en boit que la lie.

Barack est bien un peu chahuté, boudé même, quand il reprend à son compte quelques idées républicaines lui faisant dire : « Je croyais que j’aurais plus d’applaudissements avec cette proposition. » Parfois, il est très gentiment bousculé mais dans l’ensemble et selon les termes des médias encore subjugués, il a revigoré la gauche malgré sa défaite récente dans le Massachussetts, a joué sur de multiples registres, a alterné sourire et optimisme, et adopté une attitude « reaganienne » : « Malgré nos difficultés, l’état de notre union est fort » (17).

D’une année à l’autre, que ce soit Johnson, Nixon, Carter, Reagan, Bush père, Clinton, Bush junior et maintenant le premier président noir, Nobélisé de la paix, démocrate à la main tendue, qu’est-ce qui change ?

La durée des ovations ? L’intensité des applaudissements ? Le nombre de représentants quittant leur siège pour se lever et marquer leur soumission, leur dévotion, non pas au président, mais au Système dont ce Président provisoire n’est que la marionnette changeant tous les quatre, au pire tous les huit ans ?

C’est un peu, toujours, la même bande de « copains » qui donnent chaque année un petit spectacle gratuit pour faire croire qu’ils vont changer les choses, puis tout se termine au fond du même verre de bière, et chacun retourne cirer les pompes du lobby qui paie l’éclairage et le mobilier de son bureau.

A l’année prochaine pour faire l’état de l’Union.
Barack Obama, an III.

Encore plus de guerres, de milliards pour le Pentagone et les banques. Encore plus d’Etats-uniens dans les rues et de drones de par le monde.

Toujours moins d’honneur.
Toujours plus d’espoir.
Certainement.

Pascal Sacré

Notes :

* Traduction : Union des Escrocs d’Amérique ou Escrocs Unis d’Amérique.

(1) Le représentant au Congrès, républicain, Joe Wilson traite Obama de menteur en direct devant le Congrès réuni le mercredi 9 septembre, en rapport avec le projet de réforme du système de santé du président américain : http://www.lemonde.fr/ameriques/art...

(2) http://www.liberation.fr/monde/0101...

(3) http://www.paperblog.fr/2716459/les...

(4) Michael R Taylor, the Vice President for Public Policy at Monsanto Corp. from 1998 until 2001 : http://www.organicconsumers.org/art... Monsanto’terminator : http://www.greenpeace.org/france/ne...

(5) Rapport de Craig Murray, ambassadeur de Grande-Bretagne en Ouzbékistan jusqu’en 2004 : http://www.reopen911.info/News/2009...

(6) Etats-Unis : six millions de personnes n’ont que les coupons alimentaires pour seul revenu par Jerry White, http://www.mondialisation.ca/index....

(7) Le Dr. Ellen Bassuk présidente du National Center on Family Homelessness a ainsi déclaré que 1,5 millions d’enfants étaient SDF aux USA. Source : http://mwcnews.net/content/view/29970.

(8) Echo-endoscopie de la prostate : examen invasif qui consiste à introduire une sonde d’échographie par le rectum d’un patient éveillé pour visualiser la prostate, glande masculine, à la recherche d’anomalies types adénomes, hypertrophie, cancers…

(9) http://www.lemonde.fr/la-crise-fina...

(10) http://www.michelcollon.info/index....

(11) Selon le dernier rapport alarmant de l’OMS, l’accroissement de la pharmacorésistance pourrait priver le monde des moyens de guérir les malades et d’arrêter les épidémies (OMS, communiqué de presse 2000-41). La résistance bactérienne aux antibiotiques est un phénomène biologique naturel qui est amplifié parce que l’homme utilise trop et mal les antibiotiques dont il dispose. http://revue.medhyg.ch/article.php3...

(12) http://contreinfo.info/article.php3...

(13) Le département d’Etat a diffusé un sondage montrant que les deux tiers des habitants de Bagdad souhaitent le retrait des forces états-uniennes ; un sondage de dimension nationale, à un autre moment, donnait un chiffre de 70%. Voilà l’Irak. Si vous vous limitez à l’Irak arabe les chiffres sont encore plus élevés.

(14) http://www.dailymotion.com/video/xb... , minutes 19 et suivantes.

Après la fin de […] mars 2009, les effectifs des forces américaines en Irak seront d’environ 138.000 contre 146.000 à l’heure actuelle. Ce nombre avait atteint 160.000 avec l’arrivée des renforts.

(15) The Big Five, les plus gros producteurs militaires aux Etats-Unis, Lockheed Martin, Northrop Grumman, General Dynamics, Boeing, Raytheon.

Guerre et mondialisation, à qui profite le 11 septembre ? Editions Le Serpent à Plumes, 2002, par Michel Chossudovsky. P. 28 Encadré 1.4.

(16) http://www.legrandsoir.info/La-poud...

(17) Le Mensuel, le meilleur du Monde, Corine Lesnes, correspondante à Washington, Février 2010, pp. 44 à 46

http://www.legrandsoir.info/Dans-quel-etat-se-trouve-l-Union-des-menteurs-des-voleurs-et-des-envahisseurs.html

Pascal Sacré

dimanche 21 février 2010

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article98732


4-2 Michèle Decaster, En cette année du cinquantenaire des indépendances, le combat anticolonial est toujours d’actualité.

La question coloniale n’appartient pas au passé. En cette année du cinquantenaire des indépendances, il est des questions toujours d’actualité : le combat pour une réelle souveraineté des peuples qui ont arraché l’indépendance, l’émancipation de ceux qui en sont encore privés et l’égalité des droits pour tous sur le sol des anciennes puissances coloniales. On le constate sur les plans militaire, économique, politique et idéologique.

Les gouvernements occidentaux et les nouvelles puissances économiques semblent ignorer l’exigence des peuples opprimés qui ont soufflé le vent des indépendances.

C’est le cas de la France qui a maintenu son emprise sur des peuples dans les océans Atlantique, Indien et Pacifique. Elle est le pays qui entretient le plus de bases militaires dans ses anciennes colonies. Ses dizaines de milliers de soldats s’ingèrent périodiquement dans les affaires intérieures des pays ou des territoires, souvent drapés d’humanitaire, dans des opérations aux noms plus poétiques les uns que les autres (« Licorne », « Turquoise », « Artémis »).

Mais toujours pour soutenir des dictateurs « compréhensifs » ou défendre les intérêts économiques des entreprises françaises qui exploitent les ressources naturelles et humaines, sous l’œil bienveillant de régimes mis en place ou soutenus.

La Françafrique se porte bien.

Les instruments de l’impérialisme (FMI, Banque mondiale) ont mis en place les politiques d’ajustement structurel, ruinant les structures étatiques de nombreux pays anciennement colonisés, et intégré à leurs économies fragiles les règles du jeu faussées du marché mondial. Au niveau politique, la France apporte son soutien aux entreprises colonialistes d’Israël contre le peuple palestinien, du Maroc contre le peuple sahraoui, aux aventures militaires des États-Unis qui sèment la mort dans les populations d’Irak et d’Afghanistan, sous couvert de lutte antiterroriste. Le niveau idéologique n’est pas en reste, il sera abordé demain.

Michele-Decaster- : secrétaire générale de l’Association française 
d’amitié et de solidarité avec les peuples d’Afrique (Afaspa).

22/2

http://www.humanite.fr/2010-02-22_Idees-Tribune-libre-Histoire_Michele-Decaster-En-cette-annee-du


4-3 Olivier Tesquet : Les nouveaux agents de la Guerre froide numérique.

Vous avez peut-être appris le nouveau partenariat entre Google et la NSA.

A la suite de l’incident chinois de mois de janvier, l’entreprise californienne et les services très secrets du gouvernement vont travailler de concert pour se prémunir contre de nouvelles attaques ciblées.

Bien entendu, quand les parangons du web éthique s’associent à la toute puissante agence de renseignement américaine pour mieux se protéger contre les hackers, ça fait jaser.

Certains sont même franchement dubitatifs.

C’est le cas de Noah Shachtman, le journaliste de Wired spécialiste des questions de Défense.

Il s’inquiète de l’impact négatif de cette collaboration sur l’image de Google, et rappelle à toutes fins utiles les antécédents invasifs du NSA (les mises sur écoute et l’espionnage zélé au nom de la “guerre contre la terreur”). C’est vrai, cette initiative pose une question importante, celle de l’équilibre entre la protection des données personnelles et la sécurité nationale.

L’armée fait une mise à jour

Si, depuis un mois, l’attention se focalise sur le Googlegate, dans l’ombre, les généraux américains planchent déjà depuis de longs mois sur la cybersécurité.

En juin 2009, le secrétaire à la Défense, Robert Gates, a impulsé le Cyber Command, une structure opérationnelle chargée à la fois de sécuriser les 15.000 réseaux – dans 88 pays – de l’armée et de lutter activement contre les cyber-menaces. Pour la petite histoire, ce commandement a été confié… aux geeks de la NSA.

Le terrain informatique pourrait bien devenir l’une des priorités de l’armée américaine pour les années à venir. Quelques jours avant la publication du QDR 2010 (Quadriennal Defense Review, le plan quadriennal du Pentagone, dévoilé lundi), William J. Lynn III, le numéro deux du département de la Défense, a évoqué les «défis de l’ère numérique» que devront relever les Etats-Unis. Alors qu’il parlait de la contre-insurrection et du rôle croissant des drones sur les théâtres d’opération, il a subtilement incorporé la cyberguerre, en rappelant que “la technologie est asymétrique”. Sur ce point, difficile de le contredire : le hacking ne coûte presque rien, peut-être même moins qu’une kalachnikov afghane assemblée dans une grotte des zones tribales. Mais ce n’est pas tout.

Le réseau américain n’est pas propre.

Ce n’est pas tout, parce que je vois émerger un problème plus inquiétant et qui entretient un flou dangereux. Après le discours d’Hillary Clinton sur la liberté du web, j’avais souligné sa rhétorique vintage, pleine de références à la Guerre froide, de murs à abattre, de frontières à ouvrir. Au-delà d’un soft power (ba)lourd de symboles, on pourrait bien avoir affaire à une véritable «course aux armements», comme au bon vieux temps des Pershing et des SS-20. Dans une tribune publiée lundi dans le Washington Post, Jack Goldsmith, professeur de droit à Harvard assène quelques vérités. Faites ce que je dis, pas ce que je fais, tel pourrait en être le résumé. «Pour dire les choses simplement, nous faisons exactement ce que Clinton critique, écrit-il. [...] Nous utilisons des techniques informatiques similaires à des fins que nous estimons justes».

Aujourd’hui, le réseau américain est plutôt mal en point, infesté de botnets et peuplé d’”hacktivistes” philanthropes qui veulent libérer les Chinois ou les Iraniens du joug de l’oppression.

Récemment, le blogueur et consultant en cybersécurité Dancho Danchev rappelait la nuance entre les attaques “sponsorisées par les gouvernements”, finalement marginales, et celles “tolérées”. Ces dernières sont les plus vicieuses, parce qu’elles pullulent. Il y a quelques mois, quand des ressortissants américains ont échangé sur Twitter des astuces pour mener des attaques de déni de service (DDoS) contre des sites officiels du gouvernement iranien, le Département d’Etat a fermé les yeux, concentrant ses reproches sur l’attitude de Téhéran. Pourtant, les conséquences ont été visibles : le réseau iranien s’est retrouvé congestionné, mettant au pas les adversaires de Mahmoud Ahmadinejad.

Avant de se poser en autorité morale, les Etats-Unis ne devraient-ils pas purger leur propre système? Aussi louables soient les intentions de leurs internautes, les laisser pirater des sites étrangers revient à accepter l’existence de corsaires numériques, naviguant aux frontières de la loi.

Dans un sondage commissionné par McAfee et réalisé par le Center for International and Strategic Studies (CSIS), 600 responsables de la sécurité informatique de grandes entreprises ont désigné les pays les plus fragiles.

Les Etats-Unis y récoltent 36% des suffrages. Devant la Chine.

Olivier Tesquet

http://blog.slate.fr/declassifies/2010/02/07/les-nouveaux-agents-de-la-guerre-froide-numerique/


4-4 Wargame à Wahington : La cyber guerre arrive !

Le Bipartisan Policy Center a organisé, le 16 février 2010, un exercice simulant une cyber-attaque contre les Etats-Unis.

Il s’agissait de démontrer la vulnérabilité du pays et de mobiliser l’opinion publique, dans la continuité des déclarations alarmistes du directeur national du Renseignement, Dennis Blair au Congrès.

Outre CNN, General Dynamics, SMobile Systems, Southern Company, PayPal, Symantec et l’université de Georgetown ont apporté leur concours logistique.

Le scénario a été rédigé par Michael Hyden (ancien directeur de la CIA) et la simulation elle-même a été co-dirigée par Thomas Kean et Lee Hamilton (qui avaient co-présidé la Commission présidentielle sur le 11-Septembre).

La salle de commandement de la Maison-Blanche a été reconstituée à l’hôtel Mandarin de Washington. Les rôles des membres du cabinet ont été joués par :

Rôle

Joueur

Conseiller de sécurité nationale

Michael Chertoff

Secrétaire d’Etat

John Negroponte

Secrétaire à la Sécurité de la Patrie

Fran Townsend

Directeur national du Renseignement

John McLaughlin

Secrétaire à l’Energie

Bennett Johnson

Secrétaire au Trésor

Stephen Friedman

Conseiller du président

Joe Lockhart

Cyber coordinateur

Stewart Baker

Secrétaire à la Défense

général Charles Wald

Selon le scénario, une application gratuite pour téléphone mobile destinée aux fans d’une équipe de basket-ball s’avère être un logiciel espion développé par des islamistes au Soudan et propagé via un serveur russe. En 45 minutes, il infecte les mobiles US, capture les mots de passe et les carnets d’adresse. Bientôt les attaquants peuvent intercepter tous les mails qu’ils souhaitent et intervenir dans les transactions financières. La bourse de Wall Street doit fermer et les contrôleurs aériens doivent annuler la plupart des vols. Les consommateurs abandonnent les téléphones portables et le trafic se reporte sur le réseau Internet qu’il sature…
L’exercice est sensé se dérouler à l’été 2011. Celui-ci est particulièrement chaud en raison des changements climatiques. Le réseau électrique est incapable de répondre à la demande accrue due à l’usage généralisé de la climatisation…
C’est le moment que les terroristes choisissent pour faire sauter une centrale électrique. De nombreux ordinateurs ne sont plus alimentés…
Non seulement la Maison-Blanche est débordée, mais elle ne sait pas contre qui elle doit riposter, ni de quelle manière…

Ah, tout cela ne serait pas arrivé si les Etats-uniens avaient acheté les anti-virus de SMobile Systems et de Symantec, si le département de la Défense avait acheté les derniers gadgets de General Dynamics, et si le pays s’était équipé avec les centrales nucléaires Exelon et les réseaux électriques de la Southern Company !

La simulation visait à démontrer une préparation insuffisante des services de sécurité états-unien et la nécessité de modifier la législation pour attribuer des pouvoirs d’exception à la Maison-Blanche en matière informatique. Des débats télévisés sont programmés pour discuter du nouveau concept de « cyber-hygiène ». Un projet de Loi martiale informatique devrait être prochainement présenté au Congrès qui permettra à l’exécutif de prendre instantanément le contrôle des grandes compagnies privées de téléphonie et d’internet en cas de nécessité de sécurité nationale.

Le Bipartisan Policy Center est un think tank créé en deux ètapes (2004 et 2007) par de grandes entreprises pour faire pression sur le gouvernement US qu’il soit démocrate ou républicain. Il sert de paravent à plusieurs multinationales dont Exelon (centrales nucléaires), Lockheed-Martin (avions), Johnson and Johnson (pharmacie), Ford (automobiles) et ConocoPhilips (pétrochimie). Ses lobbyistes se sont avérés particulièrement bien introduits dans l’administration Obama (notamment Thomas Daschle et George Mitchell).

En 2005, 2006, 2007 et 2008, le Bipartisan Policy Center avait confié au cabinet de relations publiques Downey McGrath le soin d’organiser deux exercices simulant un choc pétrolier (Oil Shockwave). Pour masquer les sponsors, une association ad hoc avait été créée, l’Energy Security Leadership Council, sous la houlette du général John Abizaid et de l’amiral Dennis Blair. Des personnalités de premier plan avaient participé à ces simulations, dont Richard Armitage, Carol Browner, Robert Gates, Robert Rubin, James Woolsey ou encore Philip Zelikov.

L’opération de propagande se terminera samedi et dimanche avec la diffusion par CNN d’un reportage de deux heures sur cet exercice (3 diffusions prévues à 8h, 11h et 14h Eastern Time), les samedi 20 et dimanche 21 février, sous le titre « Nous étions prévenus » (We Were Warned).

19 février

http://www.voltairenet.org/article164167.html



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

04/03/2010

n° 42 - Journal de PAKISTAN. - 09-02 au 03-03 -: Début : - $50 millions pour “aider” les Pakistanais à aimer l’Amérique.

n° 42 - Journal de PAKISTAN.  - 09-02 au 03-03 -: Début : - $50 millions pour “aider” les Pakistanais à aimer l’Amérique.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de PAKISTAN.

n° 42- 09-02 au 03-03

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be


Avant propos

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Sommaire.

Tiré à part :

7,1 milliards de dollars pour l'Afghanistan et le Pakistan dans le budget US.

$50 millions pour “aider” les Pakistanais à aimer l’Amérique.

Guy Dutron : Musharraf, le retour ??

1 Au jour le jour

2 Positions

Suite

3 Politique

a) locale

b) Usa

4 Institutions internationales

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Attaques de drones américains

5-2 Afghanistan - Pakistan : lourd tribut pour les populations civiles.

5-3 Eva R-sistons : La complicité des médias dans la promotion de la guerre.

Fin

6 Brèves

6-1 L'utilisation de drones "ont atteint leurs limites".

6-2 Islamabad veut en finir avec les résistants afghans.

7  Dossiers

7-1 Frédéric Bobin : La rivalité Inde-Pakistan se déporte sur le théâtre afghan.

7-2 Emmanuel Derville : La nouvelle stratégie de Karzai est mise en péril par le Pakistan.

7-3 Pierre Rousset : La faillite historique de l’Etat pakistanais.


Tiré à part :

7,1 milliards de dollars pour l'Afghanistan et le Pakistan dans le budget US.

L'Afghanistan et le Pakistan se partageront (…)  7,1 milliards de dollars d'aide américaine en 2011, selon le projet de budget du département d'Etat dévoilé lundi par l'administration Obama.

Ces sommes - 4 milliards pour l'Afghanistan, 3,1 pour le Pakistan - visent à "vaincre Al-Qaïda en augmentant l'assistance aux deux pays et en fournissant des fonds pour la gouvernance, la reconstruction et le développement", indique un document fourni par la Maison Blanche.

Ces crédits nouveaux ne représentent qu'une partie de l'effort budgétaire américain civil pour l'Afghanistan et le Pakistan.

S'y ajoutent les dépenses existantes pour assurer "le soutien, la logistique et la sécurité" des missions dans ces deux pays, ainsi qu'un nouveau financement qui doit permettre d'y envoyer 500 civils américains supplémentaires en mission.

Quelque 4,5 autres milliards doivent "faire progresser la stratégie du président pour l'Afghanistan et le Pakistan, et la transition en Irak" dès l'exercice 2010, indique le document sans autres détails.

L'aide aux deux pays est au cœur d'un budget en hausse pour la diplomatie américaine, dont les autorisations de dépense passeraient de 55,2 milliards de dollars en 2010 à 56,8 milliards en 2011.

Le budget 2011 du département d'Etat intègre par ailleurs des engagements précédemment assumés en Irak par le département de la Défense, notamment l'aide à la police irakienne.

Le développement, que la secrétaire d'Etat Hillary Clinton veut élever au rang de "troisième pilier" de son action aux côtés de la diplomatie et de la sécurité, est l'autre bénéficiaire du budget 2011 du ministère.

La lutte contre le sida, contre la mortalité maternelle et infantile et contre plusieurs maladies tropicales reçoivent 8,5 milliards.

Le développement agricole et les programmes d'aide alimentaire se voient également allouer 1,6 milliards. Enfin les pays pauvres recevront 1,4 milliards pour faciliter leur adaptation au changement climatique.

À LIRE AUSSI

Barack Obama présente un budget qui reflète les "graves difficultés" des Etats-Unis

Barack Obama renonce à la Lune pour combler le trou du budget américain

AFP

01 février 2010

http://www.france-amerique.com/articles/2010/02/01/7_1_milliards_de_dollars_pour_l_afghanistan_et_le_pakistan_dans_le_budget_americain.html


$50 millions pour “aider” les Pakistanais à aimer l’Amérique

L’administration Obama trouve que les Pakistanais n’aiment pas assez l’Amérique. Elle va débloquer $50 millions pour les médias pakistanais, pour les inciter à donner les bonnes nouvelles qui vont bien, qui apprendront aux Pakistanais à “aimer” l’Amérique.

Intéressante méthode…

Comment s’y prend-on pour distribuer $50 millions aux médias?

Est-ce de l’information? Qu’est-ce que c’est que l’information pour $50 millions?

Qu’est-ce que c’est que la liberté de la presse de ce point de vue des $50 millions?

Les Américains devraient songer à proposer à dedefensa à nous faire mieux “aimer” l’Amérique, cela résoudrait son problème d’abonnements (celui de dedefensa)…

C’est sur le site d’un journal pakistanais, je crois, le 27 février. (Lien : http://www.examiner.com/x-32569-Pakistan-Headlines-Examiner~y2010m2d27-US-to-spend-50-million-on-media-in-Pakistan.)

«The Obama administration plans to spend nearly $50 million on Pakistani media this year to reverse anti-American sentiments and raise awareness of projects aimed at improving quality of life, confirms a Washington insider. […]

»The US Special Representative to Pakistan and Afghanistan, Ambassador Richard Holbrooke believes that a substantial amount of monies spent on media- especially private TV channels will reduce tension and may even bring Pakistan-US relations back on the right path.»

“Le Flâneur”

01/03/2010 -

http://www.dedefensa.org/article-_50_millions_pour_aider_les_pakistanais_a_aimer_l_amerique_01_03_2010.html


Guy Dutron : Musharraf, le retour ??

Par ailleurs, selon certaines informations, l’ex Président Pakistanais Pervez Musharraf aurait fait son retour en public, en civil mais en faisant le salut militaire….Un signe !

Or, Musharraf est un homme de haute formation :

-      Pervez Musharraf suit des études à la St. Patrick’s High School de Karachi,

-      puis au Forman Christian Collège de Lahore, tandis que son père devient l’un des hauts responsables du ministère pakistanais des Affaires étrangères.

-      En 1961, il intègre la Pakistan Military Academy. Affecté dans un régiment d’artillerie en 1964,

-      il poursuit parallèlement sa formation militaire au Command and Staff Collège de Quetta.

-      Au National Defence Collège de Rawalpindi.

-      Et au Royal Collège of Defence Studies de Londres.

Il est connu pour tirer les leçons de son expérience et ne jamais commettre deux fois la même erreur.

Comme il fut viré de la présidence par les Etats-Unis, son retour serait un nouveau mauvais coup pour Obama dans la région d’autant que l’Inde effectue un spectaculaire rapprochement du Pakistan sous la pression de la menace terroriste.

Il va nous falloir réviser nos vieux schémas géopolitiques sur cette région et Perwez Musharraf va devoir se payer un solide gilet pare-balles !

Et pendant ce temps là, Hillary Clinton est en tournée au Moyen-Orient….sans résultat ! Les centrifugeuses arrivent avec régularité en Iran mais il faut dire que l’Iran a tout sauf des capacités de raffinage de son pétrole. C’est la Chine qui pourvoit à ce manque…alors ….

Guy Dutron

http://dutron.wordpress.com/2010/02/23/les-offensives-u-s-et-otan-au-pakistan-et-surtout-en-afghanistan-un-grand-bluff-et-beaucoup-de-questions/



Au jour le jour

 Résistance

19-11

Les zones tribales pakistanaises frontalières de l'Afghanistan sont considérées comme des bases arrière pour les résistants, d'où ils mènent des attaques contre les forces internationales déployées en Afghanistan ainsi que contre l'armée pakistanaise.

Les attaques devenues quasi-quotidiens depuis les quelques jours qui ont précédé le lancement de l'offensive du Waziristan, le 17 octobre, les résistants  empêchant ainsi de dissuader l'armée d'y engager quelque 30.000 soldats au sol.

10-02

Wazirdand est une bourgade de la banlieue de Peshawar, la capitale de la Province de la Frontière du Nord-Ouest (NWFP), située à l'entrée de la fameuse passe de Khyber, principale voie d'accès routier à l'Afghanistan par le nord-ouest.

Khyber est le fief des résistants qui attaquent régulièrement les convois de ravitaillement et d'équipements des forces internationales.

10 février

http://www.romandie.com/infos/news2/100210162606.resqt21t.asp

(Source AFP)

http://www.liberation.fr/monde/

 

08-02

Des inconnus ont ouvert le feu sur la permanence électorale d'un ancien ministre lundi à Rawalpindi, faisant quatre morts et deux blessés, rapporte la police. L'identité et les mobiles des agresseurs n'ont pas été établis. Selon un de ses collaborateurs, l'ancien ministre, Cheikh Rachid Ahmed, a été blessé au pied, non pas par balle, mais en tombant au moment de l'attaque.

Deux gardes du corps et deux autres personnes ont été tuées et deux autres gardes ont été blessés, a déclaré au Parlement le ministre de l'Intérieur, Rehman Malik.

Cheikh Rachid Ahmed a été ministre de l'Information et des Chemins de Fer dans le précédent gouvernement de l'ancien président Pervez Musharraf. Il a été battu aux élections législatives de février 2008 et a alors quitté le parti au pouvoir pour créer sa propre formation.

http://fr.news.yahoo.com/4/20100208/twl-pakistan-violence-41953f5_1.html

10-02

Au moins 18 personnes, dont onze policiers, ont été tuées mercredi dans une attaque kamikaze contre leur véhicule dans le nord-ouest du Pakistan, où l'armée combat les résistants afghan, a annoncé l'administration locale.

L'attaque s'est produite dans la zone de Wazirdand du district tribal de Khyber, près de la frontière afghane.

"Le bilan est de 18 morts. Onze sont des policiers tribaux et sept des civils", a ajouté l'officier. Ce bilan a été confirmé par un responsable de l'administration locale.

L'attentat n'a pas été revendiqué mais les attaques suicide sont d'ordinaire l'oeuvre des résistants pakistanais alliés à Al-Qaïda. Ils visent régulièrement la police tribale, moins bien équipée que l'armée régulière.

http://www.romandie.com/infos/news2/100210162606.resqt21t.asp

10-02

Toujours dans le district de Khyber...

Un hélicoptère de l'armée pakistanaise s'est écrasé mercredi lors d'une opération contre des résistants, a annoncé le porte-parole de l'armée, le général Athar Abbas, sans pouvoir préciser le sort des deux personnes qui se trouvaient à son bord.

L'équipe de secours envoyée sur les lieux a été attaquée par des résistants, qui ont tué l'un de ses officiers, ont précisé des responsables locaux.

A Wazirdand, le véhicule visé par l'attentat a été pulvérisé et trois autres endommagés, alors que la route était maculée de taches de sang, a constaté un journaliste de l'AFP.

http://www.romandie.com/infos/news2/100210162606.resqt21t.asp

11-02

Une double attaque devant un centre d'entraînement de la police a fait 15 morts, dont 8 policiers, et 24 blessés jeudi à Bannu, dans le nord-ouest du Pakistan, selon les autorités et un médecin de l'hôpital local.

La ville de Bannu, située au bord des instables zones tribales frontalières de l'Afghanistan, a fréquemment été la cible d'attaques de militants islamiques visant les forces de sécurité ou des objectifs civils.

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2010/02/11/au-moins-12-personnes-sont-mortes-dans-une-explosion-au-pakistan_1304455_3216.html#ens_id=1237640

11-02

Deux autres attaques avaient eu lieu mercredi dans le nord-ouest du pays. Au moins 18 personnes, dont 11 policiers, ont été tuées dans un attentat-suicide contre leur véhicule dans la zone de Wazirdand du district tribal de Khyber, près de la frontière afghane.

Toujours dans le district de Khyber, un groupe de résistants a attaqué, mercredi, des soldats qui se rendaient sur les lieux où venait de s'écraser un hélicoptère de l'armée pakistanaise lors d'une opération contre des résistants. Un officier a été tué et deux ont été blessés.

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2010/02/11/au-moins-12-personnes-sont-mortes-dans-une-explosion-au-pakistan_1304455_3216.html#ens_id=1237640

14-02

 "Sept résistants ont été tués et quatre blessés dans l'attaque d'un drone",

Les missiles se sont abattus sur un bâtiment près de Mirali, dans le district tribal du Waziristan du Nord, frontalier avec l'Afghanistan, ont dit à l'AFP des officiers des forces de sécurité pakistanaises, sous couvert de l'anonymat.

"Deux missiles tirés par un drone américain ont tué cinq personnes et en ont blessé trois autres", a déclaré l'une de ces sources, précisant que les victimes étaient des "résistants présumés".

Un autre responsable militaire a confirmé le bilan.

AFP

20-02

Attaque de deux commissariats dans le nord-ouest du Pakistan samedi, tuant un responsable de la police locale et blessant six personnes, dont quatre agents des forces de l'ordre, selon les autorités.

Les attaques ont été perpétrées à quelques minutes d'intervalle dans le district de Mansehra, a précisé Gul Zareen, des forces de police.

Le chef de la police locale, Khalil Khan, est mort dans l'explosion d'une charge déclenchée par un kamikaze à l'intérieur du commissariat de Mansehra, à environ 140km au nord-ouest d'Islamabad.

Gul Zareen a ajouté que deux autres assaillants avaient fait irruption quelques minutes plus tard dans un commissariat dans la localité de Balakot, à environ 25km de distance, provoquant une fusillade qui a coûté la vie à l'un des auteurs de l'attaque et blessé deux policiers.

http://fr.news.yahoo.com/

22-02

Une attaque à l'explosif qui visait apparemment les forces de sécurité pakistanaises a fait au moins huit morts et 35 blessés lundi sur un marché très fréquenté de la vallée de Swat, dans le nord-ouest du Pakistan, ont rapporté les autorités et plusieurs témoins.

L'attaque a eu lieu à Mingora, capitale du district de Swat, près de la frontière avec l'Afghanistan.

D'après un témoin, Rahim Gul, la déflagration s'est produite à un carrefour très fréquenté, au moment du passage de deux véhicules à bord desquels se trouvaient des membres des forces de sécurité.

http://tempsreel.nouvelobs.com/

24-02

Les résistants ont exécutés deux hommes qu'ils accusaient d'espionner pour les Etats-Unis, dans le Nord-Waziristan, une région tribale du nord-ouest du Pakistani, frontalière avec l'Afghanistan, selon des témoins.

26-02

Un kamikaze au volant d'une voiture piégée a foncé samedi sur un poste de police à Karak, dans le nord-ouest du Pakistan, tuant trois policiers et un enfant, rapportent les forces de l'ordre.

"Nous avons reçu trois corps et 26 blessés", parmi lesquels 21 policiers, dont plusieurs sont dans un état grave, a pour sa part expliqué un médecin de l'hôpital de Karak.

http://fr.news.yahoo.com/



Au jour le jour

Armée Pakistanaise

03-2.03.

L'armée a assuré mardi s'être emparée d'un camp d'Al-Qaïda (…) et de ses alliés dans le nord-ouest du Pakistan après une offensive de près de deux mois où elle dit avoir tué 75 résistants locaux et étrangers.
"Les premiers soldats de l'armée pakistanaise sont arrivés à Damadola et le drapeau pakistanais a été hissé", a déclaré le général Tariq Khan, qui dirige l'opération, à un groupe de journalistes héliportés sur les lieux par l'armée.

Damadola est une zone très montagneuse du district tribal de Bajaur, le long de la frontière afghane, et était jusqu'alors connu pour être l'un des innombrables camps des talibans pakistanais.
"Il y a eu des Egyptiens, des Ouzbeks, des Tchétchènes et des Afghans tués dans l'opération" lancée début janvier, a précisé le général Khan.

Les zones tribales du nord-ouest pakistanais, frontalières avec l'Afghanistan, territoires montagneux inexpugnables assez largement sous le contrôle des talibans pakistanais, sont considérées comme le nouveau sanctuaire d'Al-Qaïda et une base arrière des talibans afghans.

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/

02.03.

L'armée a assuré mardi s'être emparée d'une position dans le nord-ouest du Pakistan après une offensive de près de deux mois où elle dit avoir tué 75 résistants locaux et étrangers.( "Il y a eu des Egyptiens, des Ouzbeks, des Tchétchènes et des Afghans tués dans l'opération" lancée début janvier, a précisé le général Khan.)
"Les premiers soldats de l'armée pakistanaise sont arrivés à Damadola et le drapeau pakistanais a été hissé", a déclaré le général Tariq Khan, qui dirige l'opération, à un groupe de journalistes héliportés sur les lieux par l'armée.

Damadola est une zone très montagneuse du district tribal de Bajaur, le long de la frontière afghane, et était jusqu'alors connu pour être l'un des innombrables camps des résistants.
Mardi, les militaires ont conduit les journalistes dans un dédale de grottes, tranchées et souterrains présenté comme un quartier général des talibans dans la région.

Cette information ne pouvait être confirmée de sources indépendantes, pas plus que le bilan des combats avancé par l'armée.

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/

03-03

L'armée a assuré avoir tué dans le nord-ouest du Pakistan un résistant qui fournissait des vestes-suicide et des explosifs.

Muhammad Iqbal a été tué, ainsi qu'un de ses compagnon, lors d'une opération de l'armée lundi soir dans la banlieue de Peshawar, la capitale de la province du nord-ouest, frontalière avec l'Afghanistan, précisait mercredi l'armée dans un communiqué.

Selon l'armée, Iqbal était un membre du Mouvement des Talibans du Pakistan (TTP),

Il était notamment soupçonné d'avoir fourni "21 véhicules piégés" dans le district de Swat, dans le nord-ouest.

http://www.portalangop.co.ao/


Au jour le jour

Otan, Usa

 14-02

La CIA et l'armée américaine basées en Afghanistan ont considérablement intensifié ces dernières semaines leurs attaques de drones dans les zones tribales pakistanaises considérées par Washington comme le principal sanctuaire d'Al-Qaïda et une base arrière importante des résistants afghans grâce au soutien des résistants pakistanais.

AFP

15-02

Trois personnes ont été tuées lundi dans l'explosion d'un véhicule dans le Nord Waziristan, près de la frontière afghane, selon des responsables pakistanais.

Un responsable du gouvernement local, Wazir Gul, et deux responsables des services de renseignement ont attribué l'explosion à un tir de missile d'un drone américain.

Les trois victimes seraient des résistants.

http://fr.news.yahoo.com/3/20100215/twl-pakistan-violences-2f4e741.html

17-02

Le frère de Siraj Haqqani, un commandant des résistants afghans, a été tué lors d'un tir de missile présumé américain ont expliqué vendredi deux membres des services secrets pakistanais, qui ont requis l'anonymat.

Mohammed Siraj et trois autres proches du chef taliban ont été tués par un missile qui a touché une maison tard jeudi soir, dans la région de Dande Darpa Khel, à proximité de la frontière avec l'Afghanistan.

Les sources ont expliqué que l'attaque visait apparemment Siraj Haqqani. Elles ont ajouté ne pas savoir si celui-ci avait été blessé lors de la frappe.

Le réseau Haqqani, dirigé par Jalaluddin Haqqani, regroupe des militants autonomes qui auraient techniquement prêté serment au mollah Omar.

Le réseau est également suspecté d'être en relation avec les services secrets pakistanais.

Les Américains considèrent que cette organisation représente une menace des plus importantes contre leur opération militaire en Afghanistan.

http://fr.news.yahoo.com/3/20100219/twl-afghanistan-pakis...

24-02

Quatre enfants et adolescents, tous frères, ont été tués aujourd'hui par une roquette (tirée par ? ) sur une zone résidentielle de Peshawar, la grande capitale de la province du nord-ouest du Pakistan, a assuré la police.
Peshawar est une ville de 2,5 millions d'habitants aux portes des zones frontalières avec l'Afghanistan.

Afp

24-02

Des missiles tirés par un drone américain ont tué mercredi au moins trois personnes  à Miranshah (dans le nord-ouest du Pakistan, dans les zones tribales frontalières avec l'Afghanistan) ont indiqué des militaires pakistanais.

AFP

25-02

Selon Express News, un drone américain a tiré mercredi matin deux missiles dans la zone de Dargah Mandi à Miranshah, principale ville du Nord-Waziristan, près de la frontière afghane.

Au moins trois personnes ont été tuées et deux autres blessées.

Source: xinhua

26-02

Qari Zafar, l'un des chefs du Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP), le mouvement des résistants au Pakistan, serait mort, et le bilan de l'attaque de drone américain lancée mercredi dans la zone tribale pakistanaise du Nord-Waziristan (nord-ouest) s'est élevé à 11 morts, a rapporté vendredi la presse locale.
Source: xinhua



Les Déclarations

Résistance

 16/02  
Les résistants afghans ont démenti  mardi une information du New York Times selon laquelle «  le mollah Abdul Ghani Baradar, le chef militaire des résistants , aurait été arrêté au Pakistan ».
"Les rumeurs rapportées aujourd'hui sur l'arrestation du mollah Baradar sont absolument fausses, c'est un gros mensonge", a déclaré Yousuf Ahmadi, un des porte-parole habituels du commandement des résistants, dans un entretien téléphonique depuis un lieu inconnu. "Il est en ce moment en Afghanistan, où il dirige toutes les activités du jihad (la "guerre sainte"), il est avec nous et nous sommes en contact avec lui", a-t-il ajouté.

L'édition électronique du New York Times assurait que le mollah Baradar a été capturé jeudi dernier lors d'une opération secrète conjointe des services de renseignements américains et pakistanais à Karachi, dans le sud du Pakistan.
Le mollah Baradar est décrit par les sources du journal comme la personnalité la plus importante arrêtée depuis le début de la guerre en Afghanistan, fin 2001, et comme le n°2 des résistants afghans,.
http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=124770&language=fr

 

Les résistants  confirment la mort d'un de leurs chefs

3/3

Les résistants pont confirmé mardi la mort d'un de leurs chefs, Mohammed Qari Zafar, qui était recherché pour son rôle présumé dans l'attentat à la bombe contre le consulat américain de Karachi en 2006.

La mort de Zafar dans une frappe de missile américain avait déjà été annoncée par les services de renseignements pakistanais.

Dans un fax transmis à la presse locale, les talibans décrivent Zafar comme un martyr et promettent de venger sa mort. "Les moudjahidins se vengeront bientôt contre le gouvernement pakistanais pour ses meurtres dans tout le pays", expliquent les talibans, qui commentent rarement la mort d'un des leurs dans une attaque de missile.

http://fr.news.yahoo.com



    «Qu'il s'agisse d'une attaque ou d'une attaque par drone,
Pour moi c'est la même chose, un Pakistanais a été tué "

 

Suicide Bombing Victims

Dead = 3348, Injured = 8558, Total = 11906 and Counting…

Drone Attacks Victims

Dead = 1148, Injured = 364, Total = 1512 and Counting…

Success Rate of Drone Attacks against Al-Qaeeda ~ 2.5%

Les données sont recueillies à partir des rapports des médias, les hôpitaux, et internet.

Toutes les données sont accessibles au public et il n'y a pas de données classées ici. Il s'agit d'un effort pour montrer au monde l'intensité de suicide et les attaques Drone au Pakistan ".

Pakistan Body Count: http://www.pakistanbodycount.org/

 

 

n° 42 - Journal de PAKISTAN. - 09-02 au 03-03 -: Suite : - $50 millions pour “aider” les Pakistanais à aimer l’Amérique

n° 42 - Journal de PAKISTAN.  - 09-02 au 03-03 -: Suite  : - $50 millions pour “aider” les Pakistanais à aimer l’Amérique.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de PAKISTAN.

n° 42- 09-02 au 03-03

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be


Avant propos

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Sommaire.

3 Politique

a) locale

b) Usa

4 Institutions internationales

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Attaques de drones américains

5-2 Afghanistan - Pakistan : lourd tribut pour les populations civiles.

5-3 Eva R-sistons : La complicité des médias dans la promotion de la guerre.



3 Politique

a) Locale

Occupation de l'AfghanistanLe Pakistan pourrait remettre le résistant Abdul Kabir Baradar à l'Afghanistan.

Le haut responsable afghan capturé au Pakistan sera remis aux mains de l'Afghanistan, a déclaré mercredi un responsable du gouvernement afghan.

De son côté, Islamabad a déclaré n'avoir reçu aucune demande officielle de transfèrement et précisé qu'il pourrait d'abord être jugé au Pakistan.

Abdul Kabir Baradar, membre du conseil de direction des résistants, a été arrêté il y a quelques jours dans le district de Nowshera dans le nord-ouest du Pakistan, ont rapporté mardi le "New York Times" et le "Washington Post", citant des responsables de la sécurité pakistanaise.

"Le Pakistan a accepté de remettre le mollah Baradar, mais il y aura des consultations avec les autorités judiciaires", a déclaré Zemeri Bashary, le porte-parole du ministre de l'Intérieur afghan Hanif Atar, qui se trouvait à Islamabadad pour une réunion entre le Bureau Fédéral d'Investigation américain (FBI) et des responsables pakistanais.

Le ministre de l'Intérieur pakistanais, Rehman Malik, a pour sa part déclaré que le Pakistan attendait une requête formelle de transfèrement du gouvernement afghan. Dans un communiqué, le ministère pakistanais a précisé que le transfèrement n'était pas imminent.

"Le Pakistan va procéder à un examen juridique et également enquêter sur les crimes commis par le mollah Baradar, y compris son entrée illégale au Pakistan", note le communiqué. "Si le mollah Baradar a commis un crime au Pakistan, il sera d'abord jugé au Pakistan", est-il précisé.

L'arrestation du mollah Abdul Kabir constituerait la quatrième arrestation de chefs résistants en quelques semaines, ont rapporté mardi les journaux américains.

Deux autres chefs des résistants, le mollah Abdul Salam de la province de Kunduz et le mollah Mohammad de la province de Baghlan, avaient été également capturés au Pakistan il y a une dizaine de jours, selon le gouverneur de Kunduz, Mohammad Omar.

http://fr.news.yahoo.com/3/20100224/twl-pakistan-afghanistan-résistants-fcd69a8_2.html


Dans les coulisses et au sénat

 La Cour suprême s'oppose au président Zardari.

La possibilité d'un nouveau conflit entre le pouvoir judiciaire et le gouvernement menaçait dimanche au Pakistan, au lendemain de la décision de la Cour suprême de retoquer la nomination de deux juges par le président Asif Ali Zardari.

Lors d'une session extraordinaire tenue samedi soir, la Cour suprême a suspendu les nominations d'un de ses juges et d'un juge au tribunal de Lahore décidées seulement quelques heures auparavant par le président Zardari, contre les recommandations de la Cour.

La Constitution pakistanaise prévoit que le président consulte la Cour pour la nomination de nouveaux juges. Or, la Cour a estimé samedi soir qu'aucune consultation n'avait eu lieu et que la décision de Zardari "semblait enfreindre la disposition de la Constitution".

Historiquement, les magistrats et les avocats ont toujours joué un rôle dans la vie politique pakistanaise. Il y a quelques années, les manifestations d'avocats avaient contribué au départ du président Pervez Musharraf. La décision de la Cour suprême faisait donc craindre dimanche une nouvelle crise dans ce pays jugé crucial par les Occidentaux dans la lutte contre les résistants.

Dimanche, le porte-parole du président Zardari a démenti les rumeurs selon lesquelles le gouvernement envisageait de déclarer l'état d'urgence dans le pays.

Le ministre de l'Information Qamar Zaman Kaira a affirmé qu'Asif Ali Zardari avait bien consulté le président de la Cour suprême. "Nous avons toujours agi de manière constitutionnelle. Nous prendrons chaque future mesure tel que l'exigent la loi et la Constitution", a-t-il déclaré.

Pour certains médias pakistanais, la nomination des juges pourrait toutefois servir de base aux opposants à Zardari pour contester sa présidence. La possibilité d'un recul humiliant pour le président face à la Cour était également évoquée.

De son côté, le quotidien "Dawn", respecté dans la presse pakistanaise, critiquait également la décision de la Cour, accusée d'aggraver les tensions politiques dans le pays par sa décision.

"Historiquement, les conflits entre ces deux institutions ont conduit à des conséquences désastreuses pour la démocratie et la continuité constitutionnelle dans le pays", écrivait-il dimanche dans un éditorial. "Le sort d'un juge ici ou d'un juge de la Cour suprême à la retraite là ne doit pas prendre en otage l'avenir politique du pays".

Asif Ali Zardari est déjà confronté à de possibles recours judiciaires contre sa présidences.

La Cour suprême a ainsi retoqué en décembre une loi d'amnistie le protégeant d'accusations de corruption remontant aux années 1980.

En début d'année, il a également été contraint de réinstaller le président de la Cour suprême démis de ses fonctions par Pervez Musharraf, suite à des manifestations qui ont mis en lumière sa vulnérabilité politique et l'influence du pouvoir judiciaire

14/2

http://fr.news.yahoo.com/3/20100214/twl-pakistan-president-justice-2f4e741.html


Prisons & tortures - Déclaration et situation dans les geôles israéliennes

17-02

La demande de remise en liberté sous caution des cinq Américains soupçonnés de liens avec des mouvements de résistance arrêtés en décembre au Pakistan a été rejetée, rapporte un de leurs avocats.

Les étudiants de Virginie, tous âgés d'une vingtaine d'années, ont été interpellés à Sargodha, 190 km au sud-est d'Islamabad, quelques jours après leur arrivée au Pakistan.

Deux d'entre eux sont d'origine pakistanaise et les autres d'origines égyptienne, yéménite et érythréenne.

Passibles de longues peines de prison, ils n'ont pour le moment pas été inculpés par le juge antiterroriste chargé de l'affaire.

"Nous ne nous attendions pas à ce rejet, dans la mesure où, malgré nos demandes répétées, le parquet n'a rien produit de significatif à leur encontre. Nous allons maintenant saisir une juridiction plus élevée", a déclaré l'avocat Hassan Katchela, interrogé par Reuters.

Selon la police pakistanaise, des correspondances électroniques montrent que les cinq Américains étaient en contact avec des activistes pakistanais.

http://fr.news.yahoo.com/4/20100217/twl-pakistan-americains-justice-41953f5.html



3 Politique

b) Usa

Extension des guerres ?

USA: Livraison de 1.000 bombes au Pakistan

Les Etats-Unis vont livrer ce mois-ci 1.000 bombes guidées au laser au Pakistan, considéré comme un allié dans la lutte contre les résistants, établis à la frontière avec l'Afghanistan. "Ces ventes d'armes correspondent à une demande de l'armée de l'air pakistanaise", a indiqué le secrétaire chargé de l'US Air Force au sein du gouvernement Michael Donley, qui souligne que Washington a déjà accepté de vendre à son allié des munitions et des lunettes à visée nocturne, ainsi que d'intensifier l'entraînement des soldats pakistanais. Ces neuf dernières années, l'aide militaire américaine au Pakistan a dépassé dix milliards de dollars.

3/3

http://www.lejdd.fr/International/USA/Depeches/USA-Livraison-de-1.000-bombes-au-Pakistan-176451/



3 Politique

c) Les organisations mondiale

1 Onu

L'ONU demande 538 millions de dollars d'aide humanitaire.

Les organisations ‘humanitaires’ présentes au Pakistan ont besoin d'environ 538 millions de dollars (392,5 millions d'euros d'aide) pour les six mois à venir afin d'aider les millions de personnes déplacées à cause des affrontements avec les résistants, a constaté l'ONU mardi.

Les Nations Unies ont lancé cet appel.

L'offensive de l'armée pakistanaise dans la vallée de Swat a poussé près de 1,7 million de personnes à rentrer chez elles après avoir été déplacées l'année dernière, a rappelé l'ONU.

Et les conditions de sécurité dans certaines zones de cette région tribale, semi-autonome, se détériorent, entraînant de nouveaux déplacements forcés

9/2

http://fr.news.yahoo.com/3/20100209/twl-pakistan-onu-aide-2f4e741_2.html



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

5-1 Attaques de drones américains

Attaques de drones américains au Pakistan (2004-2010) : THEATRUM BELLI : blog de veille et d'études polémologiques

http://www.theatrum-belli.com/archive/2010/02/26/attaques-de-drones-americains-au-pakistan-2004-2010.html


5-2 Afghanistan - Pakistan : lourd tribut pour les populations civiles.

Le 28 janvier dernier, je vous avais proposé une vidéo sur l’hôpital chirurgical  de Kandahar en Afghanistan.

La situation pour les populations civiles afghanes demeure dramatique. 

Idem pour des centaines de milliers de personnes déplacées au Pakistan par les combats à la frontière du Nord-Ouest séparant les deux pays.

Tour d’horizon avec Katarina Ritz, cheffe des opérations du CICR pour la région : katarina-ritz-afpak.1265712628.mp3

09-02

http://cicr.blog.lemonde.fr/2010/02/09/afghanistan-pakistan-lourd-tribut-pour-les-populations-civiles/


5-3 Eva R-sistons : La complicité des médias dans la promotion de la guerre.

Les peuples aspirent à la paix.

Mais l'oligarchie qui s'est octroyée le droit de vie et surtout de mort sur les citoyens du monde entier, programme les guerres qui lui permettront de réaliser de juteux profits. De nombreux élus, à tous les niveaux, sont les alliés objectifs de ces politiques relayées par les médias. Ces derniers sont d'ailleurs, en France, aux mains des industriels de l'armement, et ils font, ouvertement ou indirectement, l'apologie de la guerre. (2).

La guerre est même présentée comme un moyen de promotion des femmes : En remplaçant les hommes au front, elles pourraient acquérir un meilleur statut; d'ailleurs, si elles "s'arrêtaient de travailler pendant plus de vingt ans, les guerres s'arrêteraient" (3). En outre, les guerres, comme celle de l'Afghanistan, permettraient d'améliorer le sort des femmes.

Inutile de proposer une émission sur la paix : lorsque j'étais journaliste pour une grande chaîne de télévision française, une seule de mes émissions a été censurée, celle où j'avais interviewé la présidente de l'Association internationale des Femmes pour la Paix. Laura Ingraham, star de la “talk radio” d'ultra-droite.

 On ne dira jamais assez à quel point le rôle des médias est déterminant dans la mise en œuvre des politiques élaborées en haut lieu; les journalistes deviennent les complices de la mise à mort programmée de pans entiers de populations ! (4)

Des signaux inquiétants

Le 22-23 mai 2003, le Congrès américain a en quelque sorte «légalisé» l'emploi de la bombe nucléaire à des fins militaires. Celle-ci serait considérée au même titre que les autres bombes, ni plus ni moins dangereuse (5).

En janvier 2008, cinq anciens généraux de l'OTAN ont ouvertement prôné l'utilisation du nucléaire dans les guerres futures, même préventives: « La nouvelle est passée jusque là relativement inaperçue : cinq anciens généraux de l'Otan, et pas des moindres, ont rédigé un manifeste pour une nouvelle organisation du traité de l'Atlantique Nord, qui prévoit, selon le Guardian, que " l'Occident doit être en mesure de déclencher une attaque préventive pour contrecarrer la menace imminente d'une diffusion d'armes nucléaires ou de destruction massive. » (6) . Il est vrai que le nucléaire tue plus radicalement, à grande échelle - une aubaine pour les partisans de la dépopulation, sans doute. Derrière leurs écrans, bien à l'abri (7), des hommes sèment mort et désolation sur la terre; et en coulisses, les industriels de la Reconstruction se frottent les mains, les barons du pétrole aussi.

Et comme l'horreur est banalisée, on ne se gêne plus, aujourd'hui, pour faire la promotion des guerres préventives, permanentes, totales et bien sûr nucléaires. Ceux qui ont le pouvoir jouent avec la vie des citoyens comme nos jeunes jouent virtuellement à la guerre: en tuant le plus possible. Si on regarde des vidéos sur la guerre d'Irak, on peut y apprendre que les soldats américains avaient une prime pour chaque Irakien tué. Joli monde... et qui ose se dire démocratique, moral, défenseur de la Liberté, du Bien, sans parler de ceux qui se réclament de Dieu pour prôner le choc de civilisations et anéantir une partie de la population qui déplaît. Guerre du Bien contre le Mal, bras armé de Dieu pour libérer le monde et amener par la guerre la paix sur terre, on connaît les refrains de Bush (8) ! Ce qu'on commence à découvrir, c'est que le président Obama les a repris à son compte, dans les faits (9), mais sans le claironner.

Le voici partant à la conquête du monde (10) pour la « glorieuse Amérique », l'Irak, l'Afghanistan, le Pakistan... tout en s'intéressant à Haïti, au Honduras, à l'Iran - pour commencer.

Il est inquiétant, aussi, de voir trois Prix Nobel de la Paix (Wiesel, Peres, Obama) envisager la guerre contre l'Iran ou réclamer son « désarmement nucléaire ». Une guerre qui risque d'enflammer la planète et prendre des dimensions titanesques ! D'autant plus que les États-Unis semblent dorénavant menacer la Chine (11).

Bientôt la troisième guerre mondiale ?

La troisième guerre mondiale est-elle pour bientôt ? Certains, comme Pascal Boniface, parlent de quatrième guerre mondiale, la troisième ayant été, selon eux, "la guerre froide". Trop froide, sans doute, parce qu'on la veut chaude, aujourd'hui, bien chaude et même brûlante... avec des armes laissant des séquelles irréversibles sur l'environnement et sur les générations futures. Les Vietnamiens ou les Palestiniens (12) sont bien placés pour en parler... et même les vétérans de tous les conflits ! Vous avez dit la « der des ders » ?

L'atmosphère est propice à une nouvelle guerre mondiale. Les maîtres mots, aujourd'hui, sont "compétition", "guerre économique", "guerre préventive", "colonisation", "mondialisation”... , et puis on fabrique des armes à l'infini, toujours plus sophistiquées et qui sont évidemment appelées à servir (13) , les discours belliqueux se multiplient, précédant souvent les opérations elles-mêmes (14), certains pays comme le Canada opèrent un tournant militariste (15), des navires russes sillonnent les mers des Caraïbes (16), et l'OTAN fait peser de graves menaces sur le monde (17).

Pour compléter ce tableau peu rassurant, on peut se demander si la création de l'Union européenne est un gage de paix, ou de guerres futures, en s'enrôlant sous la bannière de l'OTAN (18).

Aux mains d'irresponsables, le monde est dangereux.. En coulisses, ou ouvertement, ils poussent à la guerre : les néoconservateurs chrétiens extrémistes font clairement l'apologie de l'hégémonie étasunienne hors des frontières, les ultra-sionistes aspirent à la guerre mondiale pour que triomphe enfin le peuple élu, et les Islamistes fanatiques soufflent sur les braises judéo-chrétiennes...

La guerre est inscrite dans la logique du capitalisme

Alors, guerre, ou pas ? Quoiqu'on en dise, elle est plus que probable. Pour prospérer, le capitalisme a besoin de victimes, pauvres prêts à travailler pour une obole, ou jeunes appelés à "mourir pour la Patrie". Or, quand il est en crise, pour redémarrer, pour gonfler ses profits, le Système imposé aux peuples a besoin de conflits. Et aux États-Unis, pays capitaliste par excellence, l'industrie militaire est la plus florissante. Quel paradoxe pour ceux qui revendiquent si fort leur appartenance chrétienne "évangélique" !

Certains sont persuadés que les États, en grande difficulté financière, ne sont pas prêts à partir en guerre. Tous les faits nous indiquent le contraire. C'est parce que le capitalisme est en faillite, c'est parce qu'il s'effondre, qu'il a besoin, comme après 1929, d'une conflagration majeure pour redémarrer... Et puis, le désespoir incite à l'irrationnel. La City et Wall Street sont aux abois, et les anglo-Saxons ne veulent pas perdre leur leadership au profit de pays plus dynamiques comme la Chine, surtout si celle-ci est liée à des pays comme la Russie, le Venezuela ou l'Iran, grands producteurs de pétrole. Enfin, les nations de l'Eurasie sont considérées comme des territoires riches en ressources essentielles pour l'avenir.

Tout indique que les cartels internationaux, les banquiers, le Bilderberg... veulent provoquer une troisième guerre mondiale qui sera, n'en doutons point, nucléaire ! 

L'Iran est menacé par les puissances occidentales qui prétendent la dissuader de développer l'énergie nucléaire; il est encerclé par ces puissances hostiles.

Vous le savez sans doute, les généraux étasuniens, plus raisonnables que leur Chef, ont retenu le bras de Bush lorsqu'il brûlait d'en découdre avec l'Iran. Et les mois ont passé. Certes, l'Iran ne se laissera pas attaquer comme l'Irak, en ripostant pour la forme; il dispose d'un armement dissuasif, et d'une flotte impressionnante, stationnée dans un détroit stratégiquement important. Les essais de déstabilisation économique ou politique n'ont guère ébranlé sa légitime détermination à préserver sa souveraineté. Il semblerait aussi que la Chine soit décidée à protéger ses intérêts dans la région, et les États-Unis ne peuvent se permettre de mécontenter le pays qui le maintient sous perfusion. Sans l'aide de la Chine, sans ses prêts, l'économie étasunienne, en effet, s'effondrerait. Un pays lourdement endetté n'est pas aussi libre qu'il le voudrait.

Reste l'inconnue israélienne: les récentes déclarations de Shimon Peres au Bundestag («L'Iran est un danger pour le monde.») (19) ne présagent rien de bon, l'Allemagne de Mme Merckel n'a jamais été aussi proche d'Israël, et l'équipe de néoconservateurs français, de Sarkozy à Kouchner en passant par Morin, brûle de passer à l'attaque. Obama, sitôt son prix Nobel de la Paix reçu, a entrepris de le défendre en multipliant les guerres, Peres est prêt à tout, et un autre prix Nobel de la Paix israélien, Elie Wiesel, tient des discours que les bushistes ne renieraient pas. La France de Sarkozy, contrairement à celle de Chirac, pousse à la guerre: « La France et les États-Unis veulent "travailler" au sein du Conseil de sécurité de l'ONU à de nouvelles sanctions contre l'Iran sur son programme nucléaire», a déclaré à la presse le ministre français de la Défense, Hervé Morin, au côté de son homologue américain, Robert Gates. «Nous avons évoqué l'Iran (...) Notre convergence de vues est totale», a déclaré le ministre français après des discussions avec le chef du Pentagone. Il n'y a « pas d'autre choix que de travailler à d'autres mesures » au sein du Conseil de sécurité de l'ONU, a ajouté Hervé Morin (20).

Cela conduira-il à la guerre ? Deux facteurs semblent prépondérants: la crise du capitalisme, synonyme de besoin d'élans nouveaux, de quête de nouvelles sources de profit, et le caractère imprévisible d'Israël, pays d'ailleurs gouverné par des extrémistes. Outre le désir de domination de la région et le besoin de sécurité, un mobile important d'Israël, pas forcément avoué, serait-il la peur ? Or la peur pousse à l'irrationnel...

Sans doute l'apocalypse est-elle déjà en marche... Si elle ne se produit pas, nous pourrons être surpris. L'Histoire nous a trop souvent enseigné, malheureusement, que les puissances sont prêtes à tout pour augmenter leur pouvoir. Les irresponsables sont toujours aux commandes, et la crise va bientôt rebondir. Et plus on nous parlera d'identité nationale, de choc de civilisations, plus la confrontation sera, sans doute, inévitable !(21)

Quant à nous, nos meilleures armes devraient être la prévoyance, la solidarité et la créativité... et la dénonciation permanente des mensonges médiatiques !

Notes

(1) Le correspondant de Washington du journal «Die Welt» fit acte d’agitation guerrière le 25 janvier: les prises de position actuelles du gouvernement allemand en ce qui concerne l’Afghanistan et l’Iran sont «l’expression d’une préparation psychologique pour un conflit probablement majeur dans le Golfe persique, dont l’Allemagne ne peut pas se tenir à l’écart du fait de son histoire». L’article se répand dans un scénario de guerre et conclut: «Angela Merkel prépare l’Alle magne à une défense commune avec Israël.»

http://www.alterinfo.net/Agitation-guerriere-et-politique-secrete-Qu-ont-convenu-a-Berlin-les-gouvernements-allemand-et-israelien_a42431.html 

(2) http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/article-25474704.html  - Marie Drucker sur France 3, mercredi 3 décembre 2008, avec son "Prêts à mourir pour la France ?", "retour sur la France des héros" http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/ext/http://r-sistons.over-blog.com/article-25362305.html 

(3) http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/ext/http://r-sistons.over-blog.com/article-25426833.html

(4) Les cinq règles de la propagande de guerre, http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/article-33565761.html  - Propagande de guerre, propagande de paix : http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/article-23413830.html 

(5) http://sos-crise.over-blog.com/article-etats-unis-sur-le-chemin-de-la-guerre-nucleaire-globale-44793585.html  (Les États-Unis sur le chemin de la guerre nucléaire)

(6) Otan : Cinq généraux veulent des frappes nucléaires préventives. http://www.rue89.com/2008/01/26/otan-cinq-generaux-veulent-des-frappes-nucleaires-preventives . Le but : empêcher l'usage d'armes de destruction massive. Ce quinquet de « sages » propose donc tout bonnement que les États-Unis, la Grande-Bretagne ou la France ( » l'Occident » nucléaire, donc) puisse atomiser un pays non plus pour répondre à une attaque nucléaire, ni même pour » préempter » une telle attaque qui serait imminente, mais simplement pour empêcher un pays d'utiliser des armes nucléaires, chimiques ou bactériologiques. Avec une telle doctrine, les États-Unis auraient été en droit de rejouer Hiroshima à Bagdad en 2003, où à Pyongyang en 2006 ? Et même, pourquoi pas, à Téhéran en 2007 ? Une doctrine rejetée pendant la guerre froide. Selon nos cinq généraux, relève Le Monde, l' » emploi en premier' » de la bombe est légitime, puisqu'il aurait servi de fondement à la planification nucléaire de l'Otan pendant la guerre froide.

(7) http://bridge.over-blog.org/article-la-drone-de-guerre--43951158-comments.html#c 

(8) Assurément, le président américain, judéo-chrétien fondamentaliste, qui cherche à remettre chaque peuple à sa place selon l’ordre divin, ne peut trouver meilleure source d’inspiration que la lecture du Livre d’Isaïe ! Sa politique atteint au sublime. Il est le bras armé de Dieu, le messie et le berger qui protège tout à la fois le vieux peuple élu et le nouvel Israël... http://www.chemins-cathares.eu/020113_georges_bush_messie_dieu.php 

(9) Document d'Arte, les Hommes de la Maison Blanche, 2000. Il montre que la politique, d'un Président à l'autre, varie peu... "C'est un retour à la loi du plus fort de l'Allemagne nazie menant à la guerre préventive, unilatérale, sans menace, un retour aux règles existant avant la 2e guerre mondiale" (Roger Normand)

(10) Pour ceux pour lesquels cela semblait impossible il ya un an, cela se produit : la politique étrangère d’Obama est plus agressive et dangereuse pour l’Asie, l’Afrique et l’Amérique latine qu’elle de George Bush. Mais cette réalité n’a pas encore été devenue évidente à la grande majorité, influencé par la campagne mondiale qui présente le président américain comme un homme politique progressiste et défenseur de la paix. http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-la-politique-de-l-administration-obama-menace-l-humanite-44499490.html 

(11) La possibilité d’une nouvelle guerre américaine a augmenté la semaine dernière lorsque l’administration Obama a sévèrement critiqué à la fois la Chine et l’Iran. Le premier acte d’agression a été lancé par la Secrétaire d’État, Hillary Clinton, qui a « averti » la Chine qu’elle devait soutenir des sanctions économiques drastiques contre l’Iran (ce qui constituerait un acte de guerre). 8 février 2010, http://www.michelcollon.info/index.php?option=com_content&view=article&id=2541:une-autre-guerre-americaine-obama-menace-la-chine-et-liran&catid=6:articles&Itemid=11 

(12) http://r-sistons.over-blog.com/article-tandis-que-le-crif-festoie-a-gaza-les-meres-accouchent-d-enfants-malformes-44238621.html 

(13) Les observateurs ont également réitéré que les USA ont été le plus grand exportateur d’armes sur les deux dernières décennies, avec la plupart de ses clients situés dans le Moyen-Orient et dans la région du Golfe Persique. Ils ont ajouté que les États-Unis se sont servis de l'Iran comme d’une sorte d’« épouvantail» pour mettre sur le marché et vendre ses armes dans la région http://www.alterinfo.net/Petraeus-une-attaque-contre-l-Iran-pourrait-provoquer-l-effet-inverse-escompte_a42259.html 

(14) "Mais ses stratèges militaires (d'Israël) sont plus malins et imprévisibles que jamais. Les récents discours en provenance d’Israël suggèrent qu’une future guerre au Liban ciblera aussi très probablement la Syrie. Bien que cela ne signifie pas nécessairement qu’Israël ait réellement l’intention de prendre pour cible l’un ou l’autre de ces pays dans un avenir proche, il s’agit certainement du type de langage qui souvent précède des opérations militaires israéliennes.". http://www.alterinfo.net/La-guerre-qui-vient_a42314.html 

(15) http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=10666  Les vrais enjeux de l'intervention canadienne en Afghanistan  

(16) http://contreinfo.info/rubrique.php3?id_rubrique=42 

(17) http://chiron.over-blog.org/article-otan-une-menace-assez-serieuse-pour-la-russie-patrouchev-44607354.html , et http://fonzibrain.wordpress.com/2010/02/08/doctrine-militaire-moscou-craint-avant-tout-lotan/  : Le président russe Dmitri Medvedev a validé hier une nouvelle doctrine militaire qui place l’OTAN en tête des menaces pesant sur la sécurité de la Russie. Le texte de la doctrine, publié sur le site du Kremlin, place au premier rang des «principaux dangers militaires extérieurs» le fait que l’OTAN cherche à «mondialiser ses fonctions, en violation des normes du droit international». Le document dénonce aussi le rapprochement des frontières russes «de l’infrastructure militaire des pays membres de l’OTAN, notamment par la voie de l’élargissement du bloc».. Et aussi : http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-la-doctrine-imperiale-des-etats-unis-en-europe-44509161.html : Hillary a réitéré vouloir préserver l'efficacité de l'article 5 du traité de l'OTAN : « une attaque contre l'un est une attaque contre tous ». (..) Répondant à un intervenant (le général Perruche), elle a estimé ainsi qu'une « coopération étroite et plus complémentaire entre l'UE et l'OTAN est dans tous nos intérêts pour essayer de forger des politiques communes : le politique, économique, développement et juridique du coté de l'UE, et principalement la sécurité du coté de l'OTAN ».

(18) "...une identité commune ne semble pouvoir se forger que dans le fer, le feu et le sang, que dans l’opposition à l’autre. Bientôt la gentille Union européenne qui nous rend si forts passera des appels d’offre pour chercher le meilleur ennemi commun : le Russe ? Ennuyeux, ils ont des armes atomiques, ça pourrait mal tourner. Le chinois ? Pareil mais en pire, et en plus pour le moment le Chinois tient la tutelle américaine entre ses mains, à travers un gros matelas de t-bonds. L’Arabe et le musulman ? Parfait !http://www.alterinfo.net/Il-nous-faudrait-une-bonne-guerre-pour-construire-l-Europe-La-lettre-volee_a42306.html 

(19) http://www.alterinfo.net/Perez-L-Iran-cherche-a-prendre-le-controle-du-Moyen-Orient_a41922.htmlhttp://www.alterinfo.net/Netanyahu-et-Merkel-se-reunissent-pour-discuter-de-l-Iran_a41567.html 

(20) http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/proche_moyenorient/20100208.OBS6186/liran_cherche_a_gagner_du_temps_estime_kouchner.html  

(21) http://r-sistons.over-blog.com/article-debat-identite-nationale-choc-de-civilisations-guerre-mondiale-tout-est-lie-44305429.html 

Eva R-sistons

Mondialisation.ca, Le 17 février

 

Eva R-sistons, pseudo. Carrière de journaliste (0RTF entre autres) et d'écrivain, auteur d'ouvrages édités par des Maisons comme Hachette. Lauréate de l'Académie française. Administratrice de R-sistons à l'intolérable, http://r-sistons.over-Mondialisation.ca, Le 17 février blog.com.http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=R-S20100216&articleId=17642


n° 42 - Journal de PAKISTAN. - 09-02 au 03-03 -: Fin : - $50 millions pour “aider” les Pakistanais à aimer l’Amérique.

n° 42 - Journal de PAKISTAN.  - 09-02 au 03-03 -: Fin  : - $50 millions pour “aider” les Pakistanais à aimer l’Amérique.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de PAKISTAN.

n° 42- 09-02 au 03-03

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be


Avant propos

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes


Sommaire.

6 Brèves

6-1 L'utilisation de drones "ont atteint leurs limites".

6-2 Islamabad veut en finir avec les résistants afghans.

7  Dossiers

7-1 Frédéric Bobin : La rivalité Inde-Pakistan se déporte sur le théâtre afghan.

7-2 Emmanuel Derville : La nouvelle stratégie de Karzai est mise en péril par le Pakistan.

7-3 Pierre Rousset : La faillite historique de l’Etat pakistanais.



6 Brèves

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

6-1 L'utilisation de drones "ont atteint leurs limites".

26/2

Les attaques de drones menées par les États-Unis "ont atteint leurs limites", estime la New America Foundation, à Washington.

Dans un rapport intitulé The Year of the Drone, publié jeudi, ce centre de réflexion estime que cette tactique a plus d'inconvénients que d'avantages.(…)

 

L'utilisation de drones a sensiblement augmenté depuis l'entrée en fonctions du président Barack Obama en janvier 2009 : il ordonné plus d'attaques par des avions sans pilote en 2009 qu'il n'y en avait eu au cours des huit années précédentes.

Ces attaques ont fait entre 830 et 1 210 morts, selon le rapport de la New America Foundation,  dont  quelque chefs de la résistance, dont celle en août 2009 de Baitullah Mehsud, ancien dirigeant des résistants pakistanais, qui était le leader le plus recherché du Pakistan.

Peter Bergen, co-auteur du rapport, et Katherine Tiedemann soulignent que l'augmentation du nombre de ces attaques n'a pas eu pour effet d'affaiblir les forces des résistants ou d'Al-Qaida, ni de perturber les programmes d'entraînement dans les zones tribales pakistanaises, où les combattants se préparent pour combattre en Afghanistan ou mener des attentats en Occident.

Les attaques kamikaze au Pakistan et en Afghanistan ont d'ailleurs augmenté parallèlement à l'augmentation des attaques de drones.

Ces attaques sont également critiquées car elles font une majorité de victimes civiles soulignent les auteurs.

Le rapport souligne enfin que l'assassinat de résistants, plutôt que leur capture, prive le renseignement américain et pakistanais d'informations de grande valeur.

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/


6-2 Islamabad veut en finir avec les résistants afghans.

nb : Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Dans la guerre contre les islamistes, les autorités pakistanaises ont pendant longtemps refusé de collaborer avec Washington.

Mais depuis l’arrestation de leur numéro 2, l’Afghan Abdul Ghani Baradar, leur stratégie semble prête à évoluer.(...)

En deux mois, le gouvernement pakistanais pourrait avoir changé ses positions vis-à-vis des chefs afghans, les mêmes qu'il accueille sur son territoire depuis 2001, analyse dans ses colonnes le quotidien pakistanais The News. "Les autorités ont lancé une campagne massive contre les extrémistes afghans qui a déjà conduit à l'arrestation de 9 des 18 membres-clés de la Quetta Shura", récapitule le journal. L'existence de la Quetta Shura, organe de décision des résistants, dirigé par Omar, située dans la région de Quetta au Balouchistan, avait pourtant été niée, le 12 janvier, par le Premier ministre Gilani.

Mais la donne a changé. "Désormais, Islamabad semble avoir compris que la différence entre les talibans du Pakistan [le TTP, Tehrik-i-Taliban Pakistan, considéré commes les "mauvais talibans"] et les talibans afghans [ceux de la Quetta Shura, considéré comme les "bons talibans"] n'a plus lieu d'être", continue The News. "Un développement positif pour la région. Tous les talibans seront désormais traités de la même façon", se félicite pour sa part Dawn.

La capture par les autorités pakistanaises du Mollah Abdul Ghani Baradar, le chef militaire des talibans afghans, le 11 février, résultat d'une coopération entre l'ISI et la CIA, pourrait faciliter les futures négociations avec les résistants. A cela s'ajoutent les huit autres chefs arrêtés par le Pakistan entre le 26 janvier et la fin février.

Un autre facteur pourrait jouer, ajoute le bimestriel américain.

Il s'agit de l'amélioration des relations entre Mike Mullen, chef d'état-major des Etats-Unis, David Petraus, le commandant des forces américaines en Irak et en Afghanistan, le chef d'état-major pakistanais Ashfaq Kayani et le chef de l'ISI, le général Ahmed Shuja Pasha.

Pourtant, certains diplomates à Islamabad affirment que cette nouvelle inclinaison n'est pas le seul fruit de la diplomatie américaine, mais bien plus celui de l'influence de la famille royale saoudienne. "C'est le prince Muqrin Bin Abdulaziz, le demi-frère du roi Abdullah, en tant que chef des services de renseignements saoudiens, qui aurait conduit des pourparlers secrets entre l'Afghanistan et le Pakistan, afin que ce dernier traque les talibans afghans", révèle The News.Assiste-t-on pour autant à un réel basculement de stratégie de la part d'Islamabad ?

Il est trop tôt pour l'affirmer car, selon des sources américaines, l'arrestation de Baradar a été "un hasard heureux" alors que les services secrets pakistanais menaient au départ une opération anti-terroriste sans cible précise. "La capture du n°2 des talibans afghans n'est pas forcément le résultat d'une décision rationnelle", rapporte le New York Times. Surtout, le Pakistan, qui espère depuis la conférence de Londres du 28 janvier jouer un rôle de premier plan dans des pourparlers de paix en Afghanistan, reste très exigeant dans ses négociations avec les Etats-Unis. "L'Etat-major pakistanais sait qu'Obama a besoin de lui et sa liste de doléances est longue. Il souhaite un accord sur le nucléaire civil comme l'a obtenu l'Inde sous Bush.

Et la grande peur du Pakistan, c'est que les Etats-Unis reconnaissent à l'Inde le rôle de pouvoir régional", analyse l'Asia Times. Dès lors, rien n'est acquis pour les Etats-Unis, à l'heure où l'on apprend qu'un tribunal pakistanais s'est opposé, le 27 février, à l'extradition vers Kaboul des chefs talibans afghans capturés, pourtant décidée la veille entre les gouvernements des deux pays. 

01.03.

http://www.courrierinternational.com/revue-de-presse/2010/03/01/islamabad-veut-en-finir-avec-les-talibans-afghans



7  Dossiers

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

7-1 Frédéric Bobin : La rivalité Inde-Pakistan se déporte sur le théâtre afghan.

Nb- Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Renforts, offensives, contre-insurrection...

Avec la sortie de l'hiver qui s'annonce, la guerre va redoubler d'intensité en Afghanistan.

L'opération "Mushtarak" (Ensemble), fraîchement engagée dans la province méridionale du Helmand, en préfigure d'autres.

La nouvelle stratégie de l'OTAN, qui associe la montée en puissance militaire avec l'"afghanisation" des responsabilités et une reconstruction civile s'affichant volontariste, va s'y éprouver sur une grande échelle. Mais que vaudra pareil déploiement si les sanctuaires des résistants au Pakistan demeurent intacts ?

Si les services secrets de l'armée pakistanaise conservent leur duplicité historique à l'égard de certains groupes résistants opérant en Afghanistan ?

C'est un cliché maintes fois ressassé : la guerre afghane se joue aussi - surtout ? - au Pakistan.

En arrivant à la Maison Blanche, en janvier 2009, l'équipe de Barack Obama l'avait si bien compris qu'elle avait forgé le concept "Af-Pak" (pour Afghanistan-Pakistan) afin d'intégrer la dimension transfrontalière du conflit. Lucide perspective.

En réalité, il faudrait élargir encore l'angle de vue jusqu'à embrasser le panorama régional de la crise. Car la connexion Afghanistan-Pakistan ne peut se comprendre sans l'articulation Pakistan-Inde. La guerre se noue dans ce triangle stratégique. L'Afghanistan est devenu un terrain de manœuvre où se déporte le duel Inde-Pakistan.

 Une forme de délocalisation de la rivalité née de la sanglante partition de l'empire britannique des Indes, en 1947.

Quel jeu joue le Pakistan en Afghanistan ?

Son influence fut prépondérante sous le régime taliban à Kaboul (1996-2001). Le mouvement sunnite ultra-orthodoxe avait été mis sur orbite par Islamabad afin d'installer à Kaboul un pouvoir ami, clôturant ainsi la guerre civile ayant déchiré l'ex-résistance anticommuniste.

Contrôler la capitale afghane, c'est pour les dirigeants d'Islamabad s'assurer "une profondeur stratégique" à l'ouest, atout crucial dans sa confrontation avec l'Inde.

Au lendemain de la chute du régime taliban fin 2001, le Pakistan a payé cher ces manipulations passées. Il s'est retrouvé marginalisé du théâtre afghan.

Afin de ménager l'avenir, il a hébergé sur son sol, au Baloutchistan, l'état-major taliban en déroute tout en laissant certains groupes djihadistes (le "réseau Haqqani") réactiver le combat en Afghanistan à partir de leurs repaires au coeur des zones tribales pakistanaises. Ces sanctuaires étaient la seule carte, fort précieuse, permettant aux services secrets d'Islamabad de continuer à peser sur le cours afghan.

Le Pakistan a une bonne raison de vouloir restaurer son influence perdue : contrecarrer le nouvel activisme de l'Inde rivale sur son flanc occidental.

Le poids de New Delhi en Afghanistan a toujours été inversement proportionnel à celui d'Islamabad. C'est dire s'il est important depuis 2001.

L'Inde est aujourd'hui l'un des plus gros bailleurs de fonds de la "reconstruction" afghane. L'essor de ses réseaux est tout simplement inacceptable aux yeux du Pakistan, qui y voit la couverture de manœuvres de déstabilisation à son encontre.

On ne comprendra rien à l'attitude du Pakistan si l'on ne prend pas la mesure de sa paranoïa de l'encerclement par l'Inde à l'est (frontière naturelle) et à l'ouest (théâtre afghan).

Les Américains ne cessent de buter sur cet obstacle qui hypothèque leur effort de guerre en Afghanistan. Ils ont beau exercer une énorme pression sur Islamabad pour qu'il liquide les sanctuaires d'résistants afghans sur son sol, ils se heurtent à une muraille de mauvaise volonté. Celle-ci est confortée par la tournure prise par la guerre. Pourquoi les dirigeants pakistanais sacrifieraient-ils des "actifs stratégiques" - ainsi que l'on nomme à Islamabad certains groupes résistants - voués à jouer un rôle croissant dans le devenir afghan ? L'arrestation récente, à Karachi, du mollah Abdul Ghani Baradar, le chef militaire des résistants afghans, ne doit pas faire illusion. Son impact sur le dynamisme de l'insurrection ne devrait pas être aussi profond que certains l'espèrent. Les motifs de cette capture restent à ce stade opaques et, au-delà de ce cas personnel, rien n'annonce une offensive plus large et systématique d'Islamabad contre la direction du mouvement taliban.

La nouvelle approche du dossier afghan par M. Obama ne peut qu'encourager les Pakistanais à soigner ainsi leur connexion historique avec les résistants. A l'heure où Washington affiche sa volonté de se désengager à terme du théâtre afghan - à partir de l'été 2011 - et explore donc discrètement les voies d'une future négociation avec les résistants "réconciliables", le crédit politique du Pakistan remonte en flèche. Sa médiation devient incontournable.

D'Etat sulfureux, dénoncé pour sa duplicité, le Pakistan devient faiseur de paix.

Ce retour en grâce est sensible depuis quelques mois et elle accable l'Inde, qui s'inquiète pour l'avenir de sa présence en Afghanistan.

Car tout a un prix, bien sûr. Islamabad n'offrira pas gratuitement ses services à l'OTAN en quête d'une porte de sortie.

La facture qu'il présentera est déjà connue : le démantèlement des réseaux d'influence de l'Inde en Afghanistan.

La partie de bras de fer ne fait que commencer.

19.02.

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/02/19/la-rivalite-inde-pakistan-se-deporte-sur-le-theatre-afghan-par-frederic-bobin_1308423_3232.html


7-2 Emmanuel Derville : La nouvelle stratégie de Karzai est mise en péril par le Pakistan.

NB Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.
|Soixante pays se réunissent aujourd’hui dans la capitale britannique pour tenter de stabiliser l’Afghanistan.

Pour y parvenir, le président Karzaï tend la main aux résistants. Mais sans l’aide du Pakistan voisin, cette stratégie semble vouée à l’échec.

La solution de la dernière chance? La conférence qui s’ouvre aujourd’hui à Londres est cruciale pour l’avenir de l’Afghanistan.

L’année dernière, 520 soldats américains ont été tués dans des combats contre les résistants. Un record depuis le début de l’intervention, en 2001. Les violences s’étendent à presque tout le pays.

Le rôle du Pakistan

Pour calmer la situation, les Etats-Unis et le gouvernement afghan tendent la main aux résistants qui accepteraient de déposer les armes tout en combattant les plus radicaux, notamment ceux considérés proches d’Al-Qaida. Washington devrait dévoiler un plan d’aide de 500 millions de dollars pour faciliter leur intégration à la vie civile. Mais cette tentative de réconciliation pourrait ne pas aboutir.

Dans une interview au Financial Times, le général Stanley McChrystal, qui commande les forces américaines en Afghanistan, a expliqué sa tactique: affaiblir les résistants pour les inciter à cesser les combats. Difficile d’y parvenir tant qu’ils se réfugient au Pakistan, en particulier dans la région du Nord-Waziristan, où l’OTAN n’ose pas les pour­suivre. C’est là que les principaux groupes de combattants, ceux de Hafiz Gulbahadur et de Sirajuddin Haqqani, sont installés.

La semaine dernière, Robert Gates, le secrétaire d’Etat américain à la Défense, en visite à Islamabad, a demandé aux autorités de lancer une offensive au Nord-Waziristan. Refus des militaires pakistanais: «Nous n’en avons pas les moyens», a répondu leur porte-parole, le général Athar Abbas. Des dizaines de milliers de soldats sont déjà engagés contre certains groupes de résistants dans le nord-ouest du pays et les tensions sont fortes à la frontière avec l’Inde, où les deux armées ont échangé des tirs à plusieurs reprises ces dernières semaines. Islamabad ne veut pas affaiblir ses défenses dans cette région.

Contrer l’Inde

Surtout, le Pakistan a toujours été proche des réseaux résistants, perçus comme des relais pour contrer les ambitions de New Delhi, qui soutient le président Karzaï et multiplie les projets de reconstruction en Afghanistan. Si l’armée pakistanaise les privait de leur base arrière, elle perdrait de précieux alliés. Elle n’a d’ailleurs aucune raison de le faire car Islamabad semble convaincu que le pro­cessus de réconciliation ne marchera pas: «Des groupes d’résistants influents, comme celui de Sirajuddin Haqqani ou du mollah Omar, chassé du pouvoir par les Américains en 2001, n’y participeront pas puisque Kaboul les considère comme proches d’Al-Qaida», assure un haut fonctionnaire pakistanais.

Enfin, si l’armée pakistanaise intervenait, le prix à payer serait lourd. «L’état-major craint que les résistants ne commettent des attentats dans tout le pays en représailles. C’est d’ailleurs ce qui s’est passé en octobre, quand il a lancé une opération contre les résistants du Sud-Waziristan, près de la frontière afghane», souligne le général à la retraite Talat Masood. A l’époque, le Pakistan vivait au rythme d’un à deux attentats par jour.
Emmanuel Derville

28.01.2010

http://www.tdg.ch/actu/monde/nouvelle-strategie-afghanist...


7-3 Pierre Rousset : La faillite historique de l’Etat pakistanais.

La guerre d’Afghanistan plonge l’Etat pakistanais dans l’instabilité et met à nu sa fragilité.

Le Pakistan survivra-t-il à l’épreuve de la guerre d’Afghanistan ?

Si la question peut se poser, c’est que pour l’essentiel la crise actuelle n’est pas conjoncturelle.

Les fondements mêmes de l’Etat pakistanais, crée en 1947, s’avèrent inconsistants.

Pour exiger la partition de l’empire britannique des Indes, au moment de l’accession à l’indépendance, les promoteurs du Pakistan ont invoqué la théorie des « deux nations », identifiées à deux religions : islam et hindouisme. La partition a eu lieu au prix de terribles massacres et de gigantesques déplacements de populations. Le nouvel Etat indien a refusé la logique religieuse, se définissant laïque et continuant à abriter une importante minorité musulmane.

A l’inverse, l’Etat pakistanais – construction géographique artificielle – a recherché dans l’identité religieuse le ciment de son unité. Ce projet a radicalement échoué.

Premier échec historique : la guerre de 1971. Le Pakistan des origines était composé de deux parties séparées par toute la largeur de l’Inde. L’Etat était sous le contrôle des élites penjâbis à l’ouest qui ont refusé tout partage du pouvoir, provoquant la révolte des bengalis à l’est. Le pays s’est brisé dans un sanglant conflit, donnant naissance au Pakistan actuel et au Bengladesh.

Deuxième échec historique : les conséquences de l’islamisation. De musulman, l’Etat pakistanais est progressivement devenu islamiste, les lois étant soumises aux exigences des autorités religieuses, de la sharia. Les minorités, notamment chrétiennes, vivent dans une grande insécurité, et les laïques subissent des pressions croissantes. Au sein même de la référence musulmane, l’islamisation a ouvert une véritable guerre de religion opposant des sectes armées sunnites et chiites, nourrissant la montée de l’intolérance fondamentaliste, le tout confortés par l’Arabie saoudite et le wahhabisme.

Troisième échec historique : l’appel à l’unité des musulmans n’a pas amoindrie les tensions nationales et régionales. Le Pakistan est un puzzle où les élites penjâbis occupent une position de force (administration, armée…).

Aucune fraction des classes dominantes n’a présenté de projet fédéral commun au Nord-Ouest pachtoun, au Baloutchistan, au Sind, au Pendjab… Le pays reste une poudrière.

Quatrième échec historique : la guerre d’Afghanistan. Pendant plusieurs décennies, la question irrésolue du Cachemire aidant, l’Inde a joué le rôle d’ennemi héréditaire. Aujourd’hui, la frontière « chaude » se trouve à l’ouest et oppose d’anciens alliés (les résistants sont une création des services spéciaux pakistanais). A nouveau, musulmans contre musulmans. Autant le conflit avec l’Inde offrait une légitimité nationaliste à l’Etat pakistanais, autant la guerre afghane le mine.

L’identification « nation » et « religion » a été un facteur de division et non d’unification. Ainsi, l’Etat pakistanais apparaît aujourd’hui comme un maillon faible alors qu’il occupe une place décisive dans des tensions géopolitiques qui vont de l’Asie centrale au Moyen-Orient et à l’Asie du Sud. Washington s’en inquiète. Cependant, l’impérialisme étatsunien, par son intervention en Afghanistan et son rapprochement avec l’Inde, contribue lui-même à déstabiliser le Pakistan. Dans une partie du monde marquée par le face-à-face nucléaire indo-pakistanais, les Etats-Unis jouent le rôle de l’apprentis-sorcier.

Pierre Rousset

A paraître dans Hebdo TEAN # 4 (25/02/10).

21 février 2010.

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article16547



Pakistan.

Généralités.

Nom officiel du pays : République islamique du Pakistan.

Création : fondé le 14 août 1947, le Pakistan entretient des relations très tendues avec l'Inde depuis sa création en raison, notamment, du partage entre ces deux pays du territoire du Cachemire.

Pays limitrophes : Chine, Inde, Iran, Afghanistan.

Superficie : 803 000 km2.

Nombre d'habitants : 163 902 000 (estimation pour 2007).

Démographie

Population (estimation INED, en millions)

157,9

 

Composition de la population (en %)

Pendjabis (50 %), Sindis (15 %), Pathans (Pachtounes, 15 %), Mohajirs (immigrés d''''Inde au moment de la partition et leurs descendants, 8 %), Baloutches (5 %), autres (7 %).

 

Population urbaine

34 %. Principales villes : Karachi (9,2 millions d''''habitants), Lahore (5 millions), Faisalabad (1,9 million), aggl. Islamabad-Rawalpindi (1,4 million).

 

Densité (hab./km²)

198,4

 

Espérance de vie (années)

62,9

 

Fécondité (nombre moyen d'enfants/femme)

4,27

 

Taux d'alphabétisation (%)

44

 

Croissance démographique annuelle (%)

2,0

Nom des habitants : Pakistanais.

Religions : musulmans 97 % (dont sunnites 74 %, chiites [dont 2 millions d'ismaéliens] 26 %), autres (chrétiens, hindous, ahmadis, parsis [zoroastriens], 3 %).

Capitale : Islamabad.

Langues : ourdou et anglais.

Monnaie : roupie pakistanaise.

Religions : musulmans 97 % (dont sunnites 74 %, chiites [dont 2 millions d'ismaéliens] 26 %), autres (chrétiens, hindous, ahmadis, parsis [zoroastriens], 3 %).

Capitale : Islamabad.

Arme de destruction massive : le Pakistan dispose de l'arme nucléaire, à l’instar de l’Inde (puissances nucléaires de fait [les cinq autres puissances nucléaires officielles étant la Chine, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne et la Russie]). 

 

Nature de l'État : république à régime parlementaire.

Chef d’État : Asif Ali Zardari (né le 21 juillet 1956 à Nawabshah, Pakistan), élu président du Pakistan le 6 septembre 2008. Veuf de l'ancienne Premier ministre Benazir Bhutto (1953-2007).

Chef du gouvernement : Yousaf Raza Gilani (né en 1952 à Karachi, Pakistan).

Constitution : adoptée en 1973. Révisée en avril 1997 et en décembre 2003. La Constitution, suspendue le 15 octobre 1999 suite au coup d''''Etat du général Pervez Musharraf, le 12 octobre 1999. Chef de l''''état-major, Musharraf s''''est proclamé chef de l''''exécutif. Il a créé un Conseil de sécurité nationale (8 personnes), organe exécutif suprême.

En 1998, la charia et la sunna deviennent lois suprêmes ; il existe une Cour fédérale islamique chargée de veiller au respect de la charia. En mai 2000, la Cour suprême a validé le coup d''''Etat du 12 octobre 1999 en permettant au général Musharraf de rester au pouvoir pendant 3 ans.

Le Parlement islamique (Assemblée nationale, 237 membres élus pour 5 ans au suffrage universel, 20 sièges réservés à des femmes et 10 à des non-musulmans ; et Sénat, 87 membres élus pour 6 ans par les assemblées provinciales) a été dissolu par Musharraf le 15 octobre 1999. Cependant, les partis politiques ont été maintenus

Partis au pouvoir : Ligue musulmane du Pakistan (Pakistan Muslim League, PML-Q), Parti du peuple pakistanais (PPP, social-démocrate).Autres partis : Jamaat-i-Islami (JI, Alliance démocratique islamique, fondamentaliste sunnite).
Muttahida Majlis-e-Amal (MMA, alliance de six partis religieux islamiques, dont le principal parti est le Jamaat-i-Islami).
Muttahida Qaumi Movement (MQM, ex-Mohajir Qaumi Movement, parti des musulmans venus d'Inde lors de la partition, en 1947 ; formation dirigée depuis Londres).

Adhésions supranationales : OMC (Organisation mondiale du commerce), OCI (Organistion de la conférence islamique), IDB (Banque interaméricaine de développement), ADB (Banque pour le développement de l’Asie). . Le pays est composé de 4 Provin