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31/01/2010

n°469 - Journal d'Irak - 06/01- 30/01/10 – Début : Commission Chilcot: la guerre en Irak est illégale. - Tony Blair : "Je ne regrette rien"

n°469 - Journal d'Irak - 06/01- 30/01/10 – Début : Commission Chilcot: la guerre en Irak est illégale. - Tony Blair : "Je ne regrette rien"



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!


Journal d'Irak

n°469                 du 06/01                   au 30/01/10

C.De Broeder & M.Lemaire



Le " Journal d’Irak  " est visible  sur ...

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

Tiré à part :

G. Houbballah : Voila pour lequel ont se bat.

Commission Chilcot: la guerre en Irak est illégale.

La guerre d’Irak jugée illégale selon  plusieurs hauts magistrats britanniques.

Quelle est l’origine de ce changement d’opinion en quelques jours ?

Michael Wood: droit international - l’usage de la force n’avait pas été autorisé par le Conseil de sécurité, et n’avait pas d’autre base légale.

Le rôle de Donald Rumsfeld.

Un constat sans appel.

Tony Blair : "Je ne regrette rien".

Paroles & action du président...

Obama va demander une nouvelle rallonge de 33 milliards de dollars pour ses guerres

Lutte pour la libération du territoire

La résistance contre l'agresseur

Résistance :

1 Analyse

Des résistants

2 Occupation de l'Irak

3 Politique

1) collaborateurs Irakiens

2) occupants 

Suite

4 Libération du territoire

Détails.

L'Irak en chiffre. 

Fin   

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Vidéo : Des soldats américains partagent leur prise de conscience!!!

5-2 Vidéo : Des soldats américains partagent leur prise de conscience.

5-3 Vidéo : Les terroristes en Irak, c'est nous!

5-4 Vidéos : Ahmadinejad s'adresse à l'ONU 1/2 (en français)

5-5 Vidéos : Ahmadinejad s'adresse à l'ONU 2/2 (en français)

5-6 Nettoyage Culturel en Irak.

6 Les brèves

6-1 Reprise de la guerre

6-2 Chris Marsden : Tony Blair, la guerre en Irak et la ligue internationale des criminels de guerre.

6-3 Commission Chilcot.

1 Straw a soutenu la décision d'entrer en guerre contre Irak.

2 Enquête sur l'Irak: la guerre était "illégale" selon deux experts.

3 La guerre en Irak «contraire au droit international».

6-4 Non à la peine de mort en Iraq.

6-5 Les Marines ont plié bagage…pas les autres…

6-6 L'Irak redeviendra l'un des premiers producteurs de pétrole au monde.

6-7 Les troubles psychiatriques, charge croissant des troupes américaines.

6-8 La Grande-Bretagne interdit l´exportation d´un détecteur de bombes.

6-9 Les renseignements fournis par les drones sont trop nombreux…

6-10 Les "fusils de Jésus" américains créent la polémique dans les rangs de l'armée.

 



Tiré à part :

G. Houbballah : Voila pour lequel ont se bat.

Voici les principaux extraits du contenu de la charte:
L’hégémonie américaine
Après la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis se sont imposés en tant que projet central de domination, un projet fondé sur un développement dans les mécanismes de domination et d'asservissement sans précédent, renforcé par des réalisations à tous les niveaux de la connaissance scientifique, culturelle, technologique, économique et militaire.
Un projet politique et économique qui ne conçoit le monde que comme une ouverture à des marchés qui doivent être régis par leurs propres lois.
La chose la plus dangereuse dans la logique de l'hégémonie de l'Occident, et plus particulièrement les États-Unis, est de considérer que le droit de dominer le monde est naturel, et donc la stratégie économique capitaliste du projet est de nature globale, sans limites dans ses ambitions avides.
Les facteurs de contrôle du capitalisme sauvage, qui se composent d'un président et de réseaux internationaux soutenus par des sociétés transnationales, des institutions internationales, notamment financières appuyées par la force militaire supérieure, ont provoqué des conflits : conflits d'identités, de cultures et de modes de civilisations, contradictions entre riches et pauvres, etc.
Le capitalisme sauvage a transformé la mondialisation en un mécanisme de domination, de désunion, de discorde et de destruction des identités voire de l'aliénation culturelle, économique et sociale.
Cette mondialisation a atteint son paroxysme quand elle s’est transformée en militaire : dont les exemples au Moyen-Orient ne manquent comme l'Afghanistan, l'Irak, la Palestine, le Liban, avec la guerre globale de Juillet de 2006, exécutée par les Israéliens.
L'hégémonie et la domination des États-Unis ont atteint des niveaux dangereux récemment, surtout depuis la dernière décennie du XXe siècle et aujourd'hui encore, de façon ascendante après la chute de l'Union soviétique, une opportunité historique pour l'hégémonie américaine de conduire le monde au nom de la responsabilité historique et d’imposer l’idée qu'il n'y a pas de distinction entre les intérêts du monde et les intérêts américains.
Cette hégémonie a atteint son apogée avec l'administration Bush, qui a exprimé sa vision dans un document "Project for the New American Century" (1), écrit avant les élections américaines en l’an 2000.
Rien d'étrange ni de surprenant que ce document insiste sur la question du renforcement des capacités des USA à travers le monde, à travers une politique stratégique fondée sur le renforcement des capacités militaires. Ces dernières ne sont plus une force de dissuasion, mais aussi une force d’intervention, à la fois pour effectuer des frappes «préventives» à des fins « thérapeutiques » pour traiter des crises après qu'elles se produisent.

L'administration Bush a considéré les événements du 11 Septembre 2001 comme une occasion de réaliser cette vision, à travers le slogan de la «
guerre mondiale contre le terrorisme » et cette administration a travaillé comme suit :
1 - militarisation de la politique étrangère et de ses relations diplomatiques,
2 - éviter de dépendre des cadres multilatéraux, et monopoliser la prise de décision stratégique, et la coordination en cas de besoin, avec les alliés qui peuvent être convoqués,
3 - résoudre la guerre en Afghanistan rapidement pour se préparer à la prochaine étape, à savoir : contrôle de l'Irak, qui servira de pont principal pour l'établissement d'un nouveau Moyen-Orient en rapport avec les exigences du monde après le 11 Septembre.

Cette administration n'a pas hésité à recourir à toutes les méthodes de camouflage, de tromperie et les mensonges éhontés pour justifier les guerres, particulièrement la guerre en Irak, contre tous ceux qui résistent à ses projets néocoloniaux.
Dans ce contexte, l’administration a tenu à établir un lien entre le terrorisme et la résistance pour lui soutirer toute légitimité reconnue dans les droits de l'homme et ainsi justifier la lutte contre les guerres de toutes sortes, et donc réduire à néant les derniers bastions de la défense des peuples et de leur droit de vivre dans la liberté, la dignité et la fierté, à vivre leur propre expérience, à assumer leurs rôles dans le mouvement de l'histoire humaine, culturellement et intellectuellement.
Le « terrorisme » a servi d’argument à la domination américaine à travers divers moyens : poursuites judiciaires, saisie et détention arbitraire, absence des éléments les plus fondamentaux d'un procès équitable, tel que constaté dans les lieux de détention de "Guantanamo", intervention directe dans la souveraineté des États, déclenchement de guerres destructrices et dévastatrices sans distinguer l'innocent du coupable, ni entre les enfants et les hommes, les femmes et les jeunes...
Le prix humain des guerres américaines contre le terrorisme a dépassé le nombre de millions de personnes sans compter la destruction des infrastructures, mais aussi la structure et les composantes des communautés elles-mêmes, démantelées…
Il ne fait aucun doute que le terrorisme américain est à l'origine de tout le terrorisme dans le monde, et l'administration Bush a fait des États-Unis une menace pour le monde entier à tous les niveaux. Si, aujourd'hui, on fait un sondage de l'opinion mondiale, les Etats-Unis apparaîtront comme le pays le plus haï dans le monde.
L'échec subi par la guerre en Irak et la situation évolutive de la résistance, l'échec de la soi-disant « guerre contre le terrorisme », notamment en Afghanistan, où l’on assiste à un retour en force du mouvement des Talibans et la reconnaissance de leur rôle en cherchant à faire des compromis avec eux, ainsi que l'échec de la guerre américaine contre la résistance au Liban et en Palestine, via l’occupation israélienne, tout cela a frappé de plein fouet le prestige américain au niveau international lui causant un repli stratégique dans sa capacité à agir.
Toutefois, cela ne signifie pas que les Etats-Unis se retireraient de la scène facilement, ils feront tout le nécessaire pour protéger ce qu'ils appellent leurs « intérêts stratégiques », parce que les politiques visant à promouvoir l'hégémonie américaine, les projets idéologiques, alimentés par des tendances extrémistes

(G. Houbballah, pour Al Manar)


Commission Chilcot: la guerre en Irak est illégale.

Notre correspondant en Angleterre nous retrace les derniers développements des audiences de la commission Chilcot, qui mène à la demande du Parlement britannique et sous la pression populaire une enquête sur la légalité de la participation de la Grande-Bretagne à la coalition qui mena les opérations conjointes d’invasion et d’occupation de l’Irak en 2003.

Cette courte synthèse se fonde sur le suivi de BBC radio Whales, de BBC news, et des journaux nationaux.

 

La guerre d’Irak jugée illégale selon  plusieurs hauts magistrats britanniques.

Si la guerre en Irak est perçue aujourd’hui et depuis bien longtemps comme une guerre illégale par la majorité de la population mondiale, force est de constater que ni l’Europe ni les Etats-Unis ne semblent prêts à poser le fusil. Alors que le prix Nobel de la paix Obama s’apprête à renvoyer des renforts au Moyen Orient, l’opposition des politiques se fait désormais entendre au Royaume-Uni.

Elizabeth Wilmshurst, juriste britannique reconnue, membre du Royal Institute of International Affairs, était en 2003 conseillère juridique au ministère des Affaires étrangères britannique. Elle ira jusqu’à démissionner de son poste afin de montrer son opposition à l’engagement de troupes britanniques en Irak. Michael Wood était son supérieur, conseiller juridique principal au ministère des Affaires étrangères britannique. Elle vient de déclarer que la guerre en Irak était illégale. 
Alors que les ministres britanniques affirment tous que l’envoi de troupes en Irak était parfaitement justifié,
Elizabeth Wilmshurst et son supérieur, Sir Michael Wood, déclarent publiquement que d’un point de vue juridique, cette guerre n’est absolument pas légale et qu’elle est contraire au droit international.
Elizabeth Wilmshurst, lors de son audience publique le mardi 26 janvier a déclaré: « Je pense que la manière dont fut abordé le problème fut proprement lamentable.Il aurait dû y avoir une plus grande transparence (…) concernant l’avis juridique [sur la guerre en Irak]. Il est incroyable que l’on ait demandé son avis au Procureur général Lord Peter Goldmith seulement quelques jours avant l’envoi des troupes. (1) »

 

Quelle est l’origine de ce changement d’opinion en quelques jours ?

Quelques jours avant l’envoi des troupes sur le sol irakien, le Procureur général Lord Peter Goldmith déclarait aux ministres britanniques que l’existence des résolutions de l’ONU datant de 1991 concernant l’Irak rendait son invasion légale. Cependant quelques jours plus tôt il avait publiquement déclaré que l’invasion du pays devait être discutée car du point de vue de la loi il fallait examiner le caractère légal de cette guerre. Quelle est l’origine de ce changement d’opinion en quelques jours ?

Elizabeth Wilmshurst déclare qu’à l’époque elle avait eu en mains une version préliminaire d’une note du procureur dans lequel il déclarait qu’il préconisait alors une seconde résolution de l’ONU, explicite sur la question de l’envoi de troupes armées. Elle explique que du fait de l’importance capitale de la décision d’attaquer ou non l’Irak, c’est-à-dire de tuer des milliers de personnes, il était nécessaire que l’ONU fournisse une nouvelle résolution claire et faisant office d’autorisation."La question était l’invasion massive d’un autre pays, le renversement de son gouvernement, et l’occupation de ce pays. Dans de telles circonstances, il me paraissait capital de savoir où nous allions. »  C’est pourquoi selon elle, il est tout à fait impensable que le gouvernement ait pris une telle décision en demandant l’avis du Procureur général seulement quelques jours avant l’envoi des troupes. Elle ajoute qu’« à ce moment-là, il aurait été très difficile [pour le procureur] de donner un autre avis sur la question sans remettre en cause l’opinion publique sur Saddam Hussein ».

Faut-il en conclure par là que la décision du massacre ou non de centaines de milliers de civils tenait sur la volonté de ne pas « dévier » l’opinion publique de l’idée qu’elle se faisait de Saddam Hussein ? Qu’il ne fallait pas « casser » l’image donnée de lui par les médias ?

 « La manière dont fut abordé le problème est proprement lamentable. Il aurait dû y avoir une plus grande transparence de la part du gouvernement concernant l’avis juridique, ainsi il n’aurait pas appartenu uniquement au procureur de décider du dernier mot »Plus tôt dans la matinée de mardi 26 janvier, la commission d’enquête sur la participation du Royaume-Uni à la guerre en Irak a pris connaissance du fait que Jack Straw avait rejeté l’avis de Sir Michael Wood, représentant du droit légal au ministère des Affaires étrangères, qui avait expliqué que sans l’accord de l’ONU, l’invasion de l’Irak représenterait ce que l’on appelle « un crime d’agression ». Straw aurait déclaré au représentant du droit britannique que « les lois internationales sont un domaine incertain et que les opinions divergent sur ce terrain ». Nous voulons bien le croire…

Lorsque l’on demande pendant l’audition à l’experte en droit, Mrs Wilmshurst, ce qu’elle en pense, elle explique que Straw, ministre des Affaires étrangères, n’est absolument pas expert sur le sujet du droit international. D’ailleurs, Jack Straw, montrant déjà qu’il n’avait aucune compétence en droit international, avait déclaré en 2005 lors d’une émission de la BBC sur la guerre en Irak qu’il pensait que l’invasion "était" « la bonne solution », mais qu’il ne  « savait » pas avec certitude si elle l’était vraiment. Ce qui est pour le moins étonnant lorsque la vie de centaines de milliers de personnes est en jeu… (2)

Sir Malcom Rifkind a déclaré à l’assemblée qu’il n’est pas normal que Jack Straw ait eu son mot à dire sur la question tout en ignorant délibérément l’avis des experts en droit international. Selon Rifkind, Straw a simplement détourné les yeux de la question légale. Il parait maintenant clair que cette histoire ne fut qu’un revers de main sur le droit international et que la fin des va-t-en-guerre justifiait tous les moyens. Rifkin déclarera à la BBC après les auditions qu’il est « profondément bouleversé par les implications [de ces décisions] » qu’il a appris lors de cette audience. M. Rifkin ne connaissait-il donc pas ces implications?

 

Michael Wood: droit international - l’usage de la force n’avait pas été autorisé par le Conseil de sécurité, et n’avait pas d’autre base légale.

Après Elizabeth Wilmshurst, ce fut à son supérieur de s’exprimer. Michael Wood a déclaré  qu’il avait déconseillé au gouvernement Blair une invasion de l’Irak, la jugeant contraire au droit international. "Je considérais que l’utilisation de la force contre l’Irak en mars 2003 était contraire au droit international", a-t-il déclaré dans une déclaration écrite adressée à la commission d’enquête britannique sur la guerre en Irak. Wood précise : "A mon avis, l’usage de la force n’avait pas été autorisé par le Conseil de sécurité, et n’avait pas d’autre base légale en droit international." Il a expliqué qu’il considérait que la résolution 1441 de l’ONU, adoptée en novembre 2002 et qui proposait à Saddam Hussein d’obéir en abandonnant les armes de destruction massive qu’il était accusé de détenir, ne représentait pas une base suffisante pour entrer en guerre contre l’Irak. Par ailleurs, des lettres déclassifiées prouvent que Wood avait bel et bien averti Straw du caractère illégal de l’invasion. Lorsque l’on a demandé à Wood quelle avait été la réaction du ministre des Affaires étrangères, voici quelle fut sa réponse : « [vous êtes quelqu’un de] dogmatique et les lois internationales sont quelque chose de plutôt vague. » Straw expliquera qu’une nouvelle résolution de l’ONU n’aurait été utile « que pour des raisons politiques» et que « ce dont on disposait déjà suffisait ». Sir Michael Wood précisera que le rôle de rapporter le caractère illégal de l’invasion aux ministres britanniques incombait à Goldsmith, qui visiblement a ignoré tous les avertissements. Seulement dix jours avant son compte rendu où il donnait son avis favorable à l’invasion, il déclarait « d’un point de vue légal, la meilleure chose à faire est d’attendre une nouvelle résolution de l’ONU ».

Peter Goldmith a été interrogé aujourd’hui même (mardi 26 janvier). La question la plus importante qui lui fut posée fut la suivante : « Quelles sont les raisons qui vont ont fait changer d’avis, entre le moment où vous n’étiez pas en encore mesure de décider de l’invasion ou non, car il aurait fallu que l’ONU se prononce et le moment où vous déclarez quelques jours plus tard que les résolutions de l’ONU de 1991 suffisent » ? La réponse fut claire, le procureur « s’est décidé » après sa visite aux Etats-Unis où il a rencontré Donald Rumsfeld, secrétaire à la Défense de George Bush, et plusieurs généraux américains, ceux-ci lui ont clairement dit que de nouvelles résolutions de la part de l’ONU n’étaient pas nécessaires.

 

Le rôle de Donald Rumsfeld.

A la suite de ces auditions, il apparait désormais clairement que Donald Rumsfeld a été l’artisan de la persuasion du représentant britannique, en moins de 10 jours, qu’une nouvelle résolution de l’ONU n’était pas nécessaire.

Rappelons-nous qu’en 1983, c’est également Rumsfeld qui traitait d’un nouvel accord diplomatique avec Saddam Hussein. C’est encore Rumsfeld qui procède à la création du Bureau des projets spéciaux (Office of Special Plans), placé sous l’autorité directe de Paul Wolfowitz, son secrétaire adjoint et géré par le sous-secrétaire à la Défense, Douglas Feith. Le travail de cette officine fut d’analyser le matériel fourni par la CIA et les renseignements militaires et d’apporter ses propres conclusions à la Maison-Blanche. C’est à ce bureau qu’a été par la suite reproché d’avoir inventé de toutes pièces la menace des armes de destruction massive irakiennes et d’avoir sciemment fourni de fausses informations. C’est aussi Rumsfeld qui, dans l’affaire controversée du Tamiflu, était président du conseil d’administration de Gilead Science qui a vendu pour 60 millions de dollars de Tamiflu pour lutter contre la grippe aviaire. C’est aussi Rumsfeld le principal acteur de la mise en place de la torture dans les prisons d’Abu Graïb et de Guantanamo. Enfin, c’est également Rumsfeld qui avait prétendument retrouvé le nez de l’avion dans le Pentagone…et c’est toujours M. Rumsfeld qui ne sait trop quoi répondre devant la gabegie financière du Pentagone que lui reproche la députée Cynthia Mac Kinney, ou qui commet un lapsus -parmi bien d’autres au sein de l’administration US- ou une très grossière erreur en conférence de presse à propos du « vol 93 abattu en plein ciel ».

 

Un constat sans appel.

Désormais, après les soldats, c’est au tour des hauts représentants du droit international de dénoncer le caractère illégal de la guerre contre le terrorisme.
L’origine de cette guerre éternelle du « bien contre le mal » est incarnée par le 11 Septembre, dont les événements doivent être examinés par une nouvelle commission d’enquête indépendante disposant du pouvoir d’assigner à comparaitre, et rendant un avis exploitable par la justice internationale. 

Des centaines de milliers de vies ont déjà été décimées en Irak, et d’autres suivent chaque semaine, encore 8 années plus tard. 

Comme l’illustre le cas particulier des Britanniques, ce n’est pas la justice, ni les représentants du droit qui sont à blâmer, mais les gouvernements européens et américains qui ont délibérément ignoré les avis des conseillers juridiques et les directives de l’ONU afin d’étendre cette guerre éternelle contre « la terreur ». 
Si les armes de destructions massives n’ont jamais existé en Irak, cependant les négationnistes qui ont longtemps prétendu qu’elles ont bel et bien existé sont les mêmes qui prétendent toujours, sans étayer leurs affirmations, que c’est Ben Laden qui a attaqué les Etats-Unis. Car là encore le ministère américain de la justice au travers du FBI ne reconnait pas cette culpabilité par manque de preuves comme l’a déclaré le chargé des affaires publiques du FBI. Rex Tomb en mars 2006: « La raison pour laquelle le 11-Septembre n’est pas mentionné dans l’avis de recherche de Ousama Ben Laden est que, à ce jour, le FBI n’a pas de preuves tangibles de l’implication de Ben Laden dans ces attentats. » Ben Laden n’a pas été jugé, même par contumace, au chef de ce crime. Il n’est donc pas recherché pour.

Tony Blair sera auditionné ce vendredi 29 janvier, il lui sera posé la question de savoir s’il avait lui aussi été averti du caractère illégal de cette invasion.

Kikujitoh – Pour reopen911.info


Sources :

(1) 26 janvier 2010 : BBC news audition d’Elisabeth Wilmhurst

(2) 26 janvier BBC news audition de Jack Straw

(3) l’agenda de BBC News jour par jour des auditions de la commission Chilcot

Published on janvier 28, 2010 par Blue Rider

http://www.reopen911.info/News/2010/01/28/commission-chilcot-en-angleterre-une-juge-declare-la-guerre-en-irak-illegale/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Reopen911-News+%28ReOpen911+-+News%29


Tony Blair : "Je ne regrette rien".

Ndlr : la publication de l'article ou ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de Blair, mais doit être vu comme information

L’ancien Premier ministre Tony Blair a témoigné vendredi à Londres pendant six heures devant la commission d’enquête britannique sur la guerre en Irak, en justifiant sa décision controversée d’entrer dans le conflit avec les Etats-Unis en 2003. Dans le monde de l’après 11-Septembre 2001, on ne pouvait pas, selon lui, "prendre le moindre risque".
Cette commission d’enquête indépendante a été créée par le gouvernement de Gordon Brown qui a succédé à Tony Blair en juin 2007. Elle n’est pas chargée d’établir de responsabilités pénale ou civile pour les erreurs commises dans ce conflit par les divers responsables britanniques qui ont affirmé, à tort, que Saddam Hussein possédait des armes de destruction massive et renforçait ses liens avec Al-Qaïda.
Entré par une porte dérobée pour échapper aux manifestants qui l’attendaient devant le centre de conférences où s’est déroulée l’audition, Tony Blair a souligné qu’il ne regrettait rien à sa décision. Très impopulaire en Grande-Bretagne où elle a suscité d’immenses manifestations, la guerre en Irak a fait officielement 179 morts au sein du contingent britannique, qui s’est retiré en 2009.
Avant les attentats du 11 septembre 2001, Tony Blair considérait déjà l’ancien président irakien Saddam Hussein comme une "menace", un "monstre".

Et les attentats, a-t-il ajouté, ont changé le monde. Si leurs auteurs "inspirés par le fanatisme religieux avaient pu tuer 30.000 personnes, ils l’auraient fait". Après cela, "mon opinion était qu’on ne pouvait prendre le moindre risque".
"La décision que j’ai prise, et que franchement je prendrais de nouveau, était que s’il y avait la moindre possibilité qu’il puisse développer (un programme d’)armes de destruction massive, nous devions l’en empêcher", a-t-il témoigné. Cet arsenal était en définitive inexistant. Mais, a réaffirmé Tony Blair, "telle était alors mon opinion, et c’est toujours la même aujourd’hui". Le monde est selon lui "plus sûr" sans Saddam Hussein.
M. Blair a nié avoir conclu un accord "secret" avec George W. Bush en 2002 pour entrer en guerre en cas d’échec de la diplomatie.

Selon divers témoins qui ont déposé auparavant devant la commission d’enquête, dont l’ancien ambassadeur britannique à Washington Christopher Meyer, cet accord a été scellé lors d’un tête-à-tête entre Tony Blair et George W. Bush dans son ranch texan de Crawford, en avril 2002, 11 mois avant l’invasion de l’Irak en mars 2003.
"Le seul engagement que j’ai pris, et très ouvertement alors, était qu’il fallait s’occuper de Saddam Hussein", a déclaré Tony Blair. L’option militaire a été évoquée, a-t-il poursuivi. Mais il assure avoir déclaré à George W. Bush que toutes les voies diplomatiques devaient être épuisées avant d’envisager une guerre contre l’Irak.
S’il n’a pas manifesté de regrets, Tony Blair a reconnu que des erreurs ont été commises. Les planificateurs, a-t-il expliqué, pensaient que les principaux problèmes après le conflit porteraient sur les besoins humanitaires, les conséquences de l’utilisation de l’arme chimique et la défense des champs pétrolifères.

Les occupants, en fait, ont été confrontés à la ruine des infrastructures et une résistance sanglante, problèmes qui "n’ont pas été prévus", a-t-il dit.
Des familles des soldats tués en Irak figuraient parmi les membres du public dans la salle. Rose Gentle, dont le fils de 19 ans a été tué en 2004, a déclaré que la présence de Tony Blair la rendait "malade". A la fin de l’audition, des membres du public ont hurlé "vous êtes un menteur" et "un assassin".
A l’extérieur, devant le centre de conférence sous protection policière, quelque 150 manifestants ont lu les noms de civils et militaires tués en Irak, et scandé des slogans hostiles à l’ancien Premier ministre. "En prison", "Blair a menti, des milliers sont morts", pouvait-on entendre notamment.

Des manifestants, derrière de faux barreaux de prison, arboraient un masque à l’effigie de Tony Blair et brandissaient leur mains barbouillées de peinture rouge.
"Je trouve extraordinaire qu’un homme qui a vu un demi-million de gens manifester devant son bureau puisse aller à la guerre sans autre justification que penser qu’il faisait le bon choix. Tous les criminels de guerre ont dit la même chose", a commenté l’acteur britannique Samuel West, sympathisant du mouvement "Campagne pour arrêter la guerre".

 Al-Oufok

par La Rédaction

vendredi 29 janvier 2010,

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article1386



Paroles & action du président...

Obama va demander une nouvelle rallonge de 33 milliards de dollars pour ses guerres

Le président américain Barack Obama va demander au Congrès de lui accorder une rallonge de 33 milliards de dollars à consacrer à l'effort de guerre en Irak et en Afghanistan, a-t-on appris mardi de sources militaires. Cette rallonge s'ajoute aux 708 milliards de dollars que l'exécutif aurait l'intention de consacrer au budget de la Défense l'an prochain, selon les mêmes sources.

Les sources militaires qui ont révélé ce chiffre à l'Associated Press ont requis l'anonymat, car le projet de budget 2011 ne sera soumis que le 11 février.

Les 33 milliards de dollars additionnels seront consacrés principalement à l'Afghanistan, où les Etats-Unis ont l'intention de durcir leur ‘effort’ …

AP

13/1

http://fr.news.yahoo.com/3/20100113/twl-usa-afghanistan-irak-budget-obama-1def439_2.html


n°469 - Journal d'Irak - 06/01- 30/01/10 – Suite : Commission Chilcot: la guerre en Irak est illégale. - Tony Blair : "Je ne regrette rien"

n°469 - Journal d'Irak - 06/01- 30/01/10 – Suite  : Commission Chilcot: la guerre en Irak est illégale. - Tony Blair : "Je ne regrette rien"



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!


Journal d'Irak

n°469                 du 06/01                   au 30/01/10

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

4 Libération du territoire

Détails.

L'Irak en chiffre. 

 


 


L'Irak en chiffre: du 06-01 au 30-01-10



 

 

 

Tués

Blessés

 

 

 

 

 

Peuple irakien

24 + x

x

 

 

 

 

 

Usboys/Autres boys + miliciens

x

X

 

 

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs & miliciens

38

123 + x

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Politique

a) des collaborateurs Irakiens

Talabani

Talabani veut lever l'immunité de députés baassistes.

En vertu de la Constitution adoptée sous la houlette de l'occupant après 2003, les députés irakiens jouissent d'une immunité judiciaire pour leurs déclarations politiques et le président n'a pas les pouvoirs de les en priver.

Le président Talabani a demandé au parlement de lever l'immunité de certains députés accusés de propager des idées proches du Baas, l'ancien parti au pouvoir sous le régime de Saddam Hussein.

Le chef de l'Etat estime que ces parlementaires nuisent au processus de normalisation politique.

Alors que les tensions politiques s'avivent à l'approche du scrutin de mars, Nouri al Maliki a estimé que les baasistes devaient "exclus du processus démocratique".

"Ils veulent ramener la violence et la dictature. Croyez-moi, si nous ne faisons pas le bon choix à cette élection, nous en reviendrons à la case départ."*

Talabani épingle nommément le député sunnite Dhafer al Ani, l'accusant d'avoir fait l'éloge de la guerre Irak-Iran de 1980-88, du massacre de Kurdes durant la même décennie et de l'invasion du Koweït de 1990 comme des accomplissements de l'ancien régime.

"Nous constatons qu'Ani et ses amis, au lieu de s'efforcer de stabiliser le processus démocratique et de participer à la lutte contre le terrorisme et la criminalité, consacrent toutes leurs forces à porter atteinte à la situation actuelle", affirme-t-il.

Ani a pour sa part accusé Talabani de s'en prendre à lui parce qu'il avait appelé à son remplacement. "Demander au parlement de lever l'immunité de députés parce qu'ils expriment librement leur opinion est une violation constitutionnelle caractérisée", a-t-il ajouté.

13/1

http://fr.news.yahoo.com/4/20100112/twl-irak-talabani-38c...

Maliki

25-01

Nouri al-Maliki a accusé une coalition formée d'anciens responsables du parti de Saddam Hussein, le Baas, et des membres d'Al-Qaïda d'être responsables des attaquesa travers tout l'Irak.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/


2 Confection d'un gouvernement fantoche

Démocratie… quand tu nous tiens…

15 partis menacés d'inéligibilité pour les législatives en Irak.

Quinze partis politiques, devraient être décrétés inéligibles au scrutin législatif prévu le 7 mars en Irak, en raison de leurs liens supposés avec l'ancien régime de Saddam Hussein, estime une commission ad hoc.

La recommandation de la "Commission justice et responsabilité", instance ‘indépendante’(…) chargée de s'assurer que l'ancien parti Baas de Saddam Hussein ne revienne pas au pouvoir, doit encore être ratifiée par la commission électorale et pourra être contestée devant les tribunaux.

Mais la légitimité de ses conclusions, qui vont raviver les tensions intercommunautaires en Irak, a été immédiatement contestée par les partis visés, dont le Front du dialogue national de Saleh al Moutlak.

Moutlak, un dirigeant très populaire parmi la minorité sunnite, a qualifié d'absurdes et de politiques les recommandations de l'ex-"commission de débaassification" du pays. "Cela prouve une fois de plus l'absence de base véritable pour un processus démocratique en Irak", a-t-il dit à Reuters.

"Si défendre l'Irak et se prononcer contre l'occupation est considéré comme répandre des idées baasistes, ils ont raison.

Autrement, je n'ai jamais rien dit au nom d'un autre parti que le Front auquel j'appartiens", s'est-il défendu. "Je ferai appel de cette décision devant le tribunal fédéral et nous verrons bien s'il y a une vraie justice en Irak, ou non", a-t-il ajouté.

Des milliers de baassistes ont été évincés de l'administration après le renversement de l'ancien régime par l'armée américaine en 2003 mais Washington a ultérieurement admis que cette purge avait été poussée trop loin.

Les Etats-Unis ont alors entrepris des efforts pour réconcilier la communauté sunnite, qui dominait le pays sous Saddam Hussein, avec la majorité chiite installée au pouvoir grâce à l'intervention américaine.

A la suite des affrontements entre les communautés, le Premier ministre Nouri al Maliki s'était engagé à laisser de nombreux anciens baassistes réintégrer l'administration, tout en jurant d'écraser dans l'œuf toute tentative de résurrection du Baas….

18/1

http://fr.news.yahoo.com/4/20100108/twl-irak-baas-38cfb6d_1.html

 

Les partis menacés d'inéligibilité pour les législatives peuvent être contestées .

Ces recommandations, si elles sont ratifiées par la commission électorale, peuvent être contestées devant les tribunaux, comme compte le faire la Liste iranienne dirigée par le vice-président Tarek al Hachémi.

Ce mouvement laïque à dominante sunnite, qui compte dans ses rangs d'autres personnalités influentes comme le député Saleh al Moutlak, considéré comme proche du défunt Baas, et l'ancien Premier ministre chiite Iyad Allaoui, menace de boycotter le scrutin.

"VIOLATION CONSTITUTIONNELLE"

Un tel boycottage reproduirait une situation qui avait ‘grevé’ politiquement les législatives de 2005, risque de relancer les tensions intercommunautaires.

"Nous confirmons une nouvelle fois que la réconciliation nationale est indispensable. Mais nous disons que cela ne veut pas dire pour autant un retour au passé ou une réconciliation avec ceux qui veulent ramener le pays à l'ère du crime et de la tyrannie", a déclaré Djalal Talabani dans son communiqué.

Cheikh Khaled al-Mala a par ailleurs soutenu la décision du parlement irakien d'interdire à Saleh al-Motlaq de se porter candidat aux prochaines élections législatives, à cause de sa coopération avec le parti Baas, en ajoutant que le Comité indépendant pour la Justice et l'Intégrité, chargé, notamment, de purger la société irakienne de ses éléments baathistes avait été formé loin de tout conflit politique ou tribal, comité dont la décision d'empêcher certains groupes politiques de participer au prochain scrutin était alors tout à fait légale.

" Les activités des baasistes dont les mains sont souillés par le sang du peuple irakien et dont le parti est dissout en fonction de la Constitution, ont été interdites", a déclaré le responsable du comité des Oulémas irakiens." Le peuple irakien s'inquiète que le parti Baas reprenne du poil de la bête et cela sera suivi absolument de la reprise des meurtres en Irak", a déclaré Cheikh Khaled al-Mala, en faisant l'éloge des politiques du gouvernement de Nouri al-Maliki.

 http://french.irib.ir/
11/01/2010

http://www.alterinfo.net/notes/

http://fr.news.yahoo.com/4/20100112/twl-irak-talabani-38cfb6d_1.html

 

Le président ordonne une enquête sur l'exclusion de candidats aux prochaines législative

La décision d'empêcher des personnes soupçonnées de liens avec l'ancien régime de Saddam Hussein de se présenter aux élections législatives du 7 mars en Irak va faire l'objet d'une enquête, a annoncé jeudi le président irakien Jalal Talabani.

M. Talabani a indiqué qu'un comité présidentiel examinera la décision d'une commission d'exclure 511 candidats pour déterminer si elle a obtenu le plein soutien du Parlement. Cette mesure d'exclusion a suscité la colère de responsables sunnites et menace de jeter une ombre sur la légitimité du scrutin.

"Je ne suis moi-même pas satisfait de cette décision", a déclaré M. Talabani, un Kurde. "Nous avons envoyé une lettre à la Cour d'appel suprême pour demander si la commission qui a rendu la décision est légitime ou pas."

Les Etats-Unis espèrent que les élections de mars marqueront une étape importante sur la voie de la réconciliation entre chiites et sunnites en Irak. Le vice-président américain Joe Biden doit se rendre à Bagdad pour tenter d'apaiser les tensions soulevées par la mesure d'exclusion

AP

 22/1


Les grandes manœuvres

L’Irak réclame des dédommagements d’Israël.
28 ans après l’attaque de l’armée de l’Air israélienne contre le réacteur nucléaire irakien Tammouz, le gouvernement de Bagdad a décidé d’engager des poursuites contre Israël et d’exiger des dédommagements pour un montant de plusieurs milliards de dollars. 

Les Irakiens prétendent en effet que ce raid leur a causé à l’époque des dégâts considérables.
C’est un parlementaire irakien, Mohammed Naji Mohammed, qui a fait part de la décision des autorités de son pays, en précisant que celles-ci déploieraient tous leurs efforts pour obtenir satisfaction.

Interviewé par le journal en langue arabe al-Sahabah, il aurait souligné que le chef du gouvernement irakien, Nouri al-Maliki, et le ministère irakien des Affaires étrangères avaient présenté une requête à l’Onu et à son Conseil de Sécurité pour demander qu’Israël prenne l’engagement de verser des dommages et intérêts à l’Irak pour se dédouaner du bombardement de son réacteur, en 1981.
Pour étayer ces exigences, le député irakien a invoqué la résolution 487 de l’Onu, votée en 1987, c’est-à-dire six ans après l’opération israélienne. Elle stipule qu’Israël « n’a pas adhéré au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires » et condamne « énergiquement l’attaque militaire menée par Israël contre les installations nucléaires irakiennes ».

En outre, cette résolution onusienne demande qu’Israël « place d’urgence ses installations nucléaires sous la garantie de l’Agence internationale de l’Energie atomique (AIEA) ».
Par le passé, le président irakien Jalal Talabani avait indiqué qu’il ne soutenait pas ces démarches et ne revendiquait pas d’indemnités de la part d’Israël pour le bombardement de la centrale nucléaire de Tammouz. Il a expliqué que si l’Irak présentait ce genre d’exigences, les autorités israéliennes risquaient de leur côté de réclamer des dédommagements considérables pour les biens spoliés aux Juifs.
En Israël, on estime en fait que si les Irakiens exigent maintenant d’être indemnisés, c’est pour réagir aux démarches d’une organisation juive qui compte quant à elle obtenir réparation pour toutes les familles juives qui ont dû fuir le pays au moment de la création de l’Etat d’Israël.
Claire Dana-Picard

6/1
http://www.actu.co.il/2010/01/lirak-reclame-des-dedommagements-disrael/


c) Sur le terrain

50.000 collaborateurs travaillent pour l'Etat irakien.

Près de 50.000 collaborateur, qui ont combattu aux côtés des forces américaines contre les résistants, travaillent désormais pour le gouvernement irakien, a annoncé mardi un responsable irakien.

Beaucoup de ces anciens combattants faisant partie d'un mouvement connu sous le nom des Fils de l'Irak, étaient eux-mêmes d'anciens résistants ayant changé de camp.

Les Etats-Unis ont exhorté le gouvernement irakien, à trouver des emplois aux combattants et ainsi maintenir la sécurité alors que les troupes américaines commencent à quitter le pays.

Selon Mohammed Salman al-Saadi, président du Comité de mise en œuvre et du ‘suivi de la réconciliation nationale’, l'Irak espère trouver d'ici l'été prochain des emplois publics pour les autres Fils de l'Irak, dont le nombre total est estimé à 96.000.

AP

19/1


Politique intérieure & extérieure

Le ton monte contre les complots saoudiens en Irak.  

Le président du comité des oulémas irakiens a critiqué les actes conspirateurs de l'Arabie Saoudite en Irak, a-t-on appris la chaîne de télévision, Al-Alam.

Cheikh Khaled al-Mala, faisant valoir les tentatives de l'Arabie Saoudite de semer la dissension parmi les Irakiens, a indiqué que Riyad tentaient, depuis 10 ans, d'intensifier les problèmes de la nation irakien et ce, de manière que l'on ne pouvait pas nier le rôle de ce pays dans le déclenchement de la guerre Irak/Irak et l'invasion de l'Irak au Koweït.

 http://french.irib.ir/
11/01/2010

http://www.alterinfo.net/notes/


Prisons, exactions & torture

14-01

La justice (...) irakienne a condamné jeudi onze personnes à la peine capitale pour leur rôle dans une série d'attentats meurtriers l'année dernière à Bagdad.

Les onze hommes ont été reconnus coupables d'avoir financé, organisé et participé aux 19 (…) attentats d'août dernier qui avait dévasté les ministères des Affaires étrangères et des Finances, a précisé le porte-parole du Conseil judiciaire suprême Abdul-Sattar Bayrkdar.

Les onze condamnés ont un mois pour faire appel.

14/1

http://fr.news.yahoo.com/3/20100114/twl-iran-justice-attentats-ba66223.html



b) Les occupants 

1) Usa

Politique intérieure & extérieure

Spencer Delane : Les États-Unis s’apprêtent à replonger l’Irak dans le chaos.

511 candidats soutenus par les États-Unis viennent de se voir exclure des élections générales du 7 mars prochain par le gouvernement irakien. L’administration américaine a envoyé en toute urgence le vice-président Joseph Biden à Bagdad pour une ultime négociation : céder aux pressions américaines ou le retour au chaos.

Les 511 personnalités interdites sont toutes issues de l’ancien parti Baas de Saddam Hussein, aujourd’hui interdit. Les Etats-Unis pensaient se servir de ces sunnites afin de contrer l’influence du chef du gouvernement, Nouri al-Maliki, d’obédience chiite, et derrière lequel les américains voient la main de Téhéran.

La CIA négociait l’affaire avec l’administration irakienne depuis des mois, en jouant les intermédiaires des chefs baasistes, exilés depuis sept ans en Jordanie, en Syrie et au Yémen, dans le but de parvenir à un accord. Les efforts de l’agence de renseignement américaine auront été vains, puisque la Commission nationale électorale vient de confirmer l’exclusion des candidats. Cette prise de position, approuvée par l’actuel parti numéro un de l’Assemblée, dont est issu Nouri al-Maliki, à fortement contrarié la plan des États-Unis pour garder le contrôle du pays, condition indispensable au retrait de leurs troupes prévu d’ici le 30 août prochain. Raison pour laquelle ils viennent de dépêcher le vice-président Joseph Biden à Bagdad pour intervenir.

Tous les analystes de la scène politique irakienne jugent que la paix très relative volera en éclat si la liste des « interdits » est maintenue et qu’au soir du 7 mars le pays est livré à une majorité chiite absolue.

L’un deux, Pierre-Jean Luizard, chercheur au CNRS et spécialiste d’histoire contemporaine de l’islam dans les pays arabes du Moyen-Orient, estime même « que la possibilité d’un coup d’État militaire, mené par des troupes d’élite présentement entraînées à l’étranger par les Américains, se renforce. »

D’ici là, nous allons certainement voir ressurgir la nébuleuse Al-Qaeda en Irak, son cortège d’attentats sanglants et ses victimes civiles, qui n’auront d’autre but que d’affaiblir le gouvernement al-Maliki avant les élections.

Spencer Delane,

 Mecanopolis

Article placé le 25 jan 2010,

http://www.mecanopolis.org/?p=12893



Les alliés (des Usa)

1 Onu

25-01
Le chef de l'ONU Ban Ki-moon a appelé les Irakiens "à rester engagés sur la voie de la réconciliation en dépit de ces attentats, notamment à travers les préparatifs en cours des prochaines élections."

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/

 

L'Onu incite l'Irak et les USA à poursuivre Blackwater.

Des experts de l'Onu ont recommandé jeudi à l'Irak et aux Etats-Unis de veiller à ce qu'une action en justice soit intentée contre l'entreprise de sécurité américaine Blackwater pour une fusillade qui a entraîné la mort d'au moins 14 civils irakiens en 2007. Bagdad a confirmé lundi son intention de poursuivre Blackwater devant des tribunaux d'Irak et des Etats-Unis, rejetant ainsi l'arrêt rendu voici peu par un juge américain en faveur de l'abandon des charges retenues contre cinq agents de la firme dans cette affaire.

Dans un communiqué, le groupe de travail de l'Onu sur les mercenaires estime que le dossier met en évidence la nécessité d'une "supervision crédible" des entreprises de sécurité privées opérant pour le compte des Etats-Unis et d'autres pays dans les zones de guerre.

Bagdad et Washington doivent coopérer pour faire la lumière sur la fusillade déclenchée à un rond-point de la capitale irakienne le 16 septembre 2007, en s'assurant que "les auteurs soient tenus entièrement responsables", dit-il.

La fusillade s'est produite alors que les agents de sécurité escortaient un convoi de diplomates américains. Les cinq employés de Blackwater avaient été inculpés il y a un an pour 14 homicides involontaires, tentatives d'homicide et infraction à la législation sur les armes.

Blackwater Worldwide, rebaptisée Xe Services en février, avait perdu ensuite le contrat passé avec le département d'Etat pour assurer la sécurité de l'ambassade américaine à Bagdad.

La semaine dernière, un tribunal américain avait abandonné les charges en faisant valoir que les droits constitutionnels des accusés n'avaient pas été respectés.

"Nous respectons l'indépendance de la justice américaine et les exigences en matière de garantie du droit, mais nous craignons que la récente décision de classer l'affaire contre les agents de Blackwater n'engendre une situation où personne ne serait tenu responsable de graves atteintes aux droits de l'homme", a déclaré Shaista Shameem, qui préside le groupe d'experts indépendants des Nations unies.

Le gouvernement irakien et les familles de victimes ont le sentiment de n'avoir aucun recours possible en justice, a-t-elle ajouté. L'Irak avait déploré la décision du tribunal américain en la qualifiant d'"inacceptable et injuste".

7/1

http://fr.news.yahoo.com/4/20100107/twl-irak-usa-blackwater-38cfb6d_1.html


2 UE

L'UE et l'Irak signent un "partenariat stratégique" dans l'énergie.

L'Union européenne et l'Irak ont avalisé lundi à Bagdad un "partenariat énergétique stratégique", qui permettra de développer leurs relations futures dans le gaz et le pétrole, selon un communiqué de la Commission européenne.

Selon le protocole d'accord signé, cette coopération comporte plusieurs volets, dont "l'élaboration d'une politique énergétique au bénéfice de la population irakienne" et "la sécurité des approvisionnements énergétiques entre l'Irak et l'UE".

"L'Irak est un élément majeur de la sécurité d'approvisionnement de l'UE. C'est déjà un fournisseur de pétrole important qui peut devenir un fournisseur de gaz essentiel pour le corridor Sud" (en particulier le projet de gazoduc Nabucco), a commenté le commissaire européen à l'Energie, Andris Piebalgs, cité dans le communiqué.

"Pour sa part, l'UE peut aider l'Irak à développer son système électrique et à exploiter ses grandes ressources en matière d'énergies renouvelables. Ce protocole d'accord jette donc les bases de relations bilatérales plus solides entre l'UE et l'Irak", a-t-il ajouté, à l'occasion d'une cérémonie de signature avec Hussein Chahristani, ministre irakien du pétrole.

L'UE, qui souhaite diversifier ses sources d'approvisionnement énergétique avec le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, recherche des sources d'approvisionnement pour son projet de gazoduc Nabucco, un tuyau de 3.300 km passant par la Turquie qui peine à voir le jour.

AFP

18 janvier

http://www.romandie.com/ats/news/100118133407.1heic4s7.asp 



3 Dans le monde

Les grandes manœuvres

Grande-Bretagne

Enquête sur la guerre en Irak : commission d'enquête britannique.

La commission d'enquête britannique, composée de cinq membres, examine le rôle joué par Tony Blair avant, pendant et après la guerre.

Dans une récente interview, Tony Blair a dit comprendre l'hostilité qui s'était exprimée contre la guerre en Irak ainsi que la colère des familles des tués.

John Chilcot, ancien haut fonctionnaire chargé de la direction de l'enquête, a expliqué qu'il ne s'agissait pas d'un procès et s'est opposé aux critiques qui affirment que les enquêteurs ont été trop indulgents à l'égard des témoins et que leur seule utilité est de blanchir les éventuels responsables.

La commission a auditionné de hauts fonctionnaires et des responsables militaires qui ont révélé que la Grande-Bretagne avait reçu dans les jours précédant l'invasion des informations selon lesquelles l'Irak s'était débarrassé de ses armes chimiques.

L'ex-ambassadeur de Grande-Bretagne à l'Onu a reconnu que l'intervention militaire était d'une "légitimité contestable".

Le Premier ministre Gordon Brown, qui fut ministre des Finances de Tony Blair, ne comparaîtra pas devant la commission avant les élections législatives, prévues au plus tard fin mai.

Selon Alastair Campbell, Gordon Brown faisait partie du premier cercle des proches de Blair et était étroitement associé aux décisions. "Gordon Brown était l'un des ministres clés auxquels il (Blair) parlait régulièrement", a dit le conseiller, qui ne changerait pas "un traitre mot" au dossier qu'il a constitué en 2002 au sujet de Saddam Hussein.

Bien que très hostile au recours à la force, a-t-il poursuivi, le président français Jacques Chirac semblait lui aussi croire à l'existence d'un arsenal irakien non conventionnel. "Il n'a jamais semblé y avoir le moindre doute dans son esprit quant à l'existence des armes de destruction massive", a ajouté Alastair Campbell.

Version française Pascal Liétout et Jean-Philippe Lefief

http://fr.news.yahoo.com/4/20100112/twl-gb-irak-commission-38cfb6d.htmlhttp://fr.news.yahoo.com/4/20100112/twl-gb-irak-commission-38cfb6d.html

 

25-01

Blair sera appelé à témoigner le vendredi 29 janvier devant la commission d'enquête sur l'engagement controversé du Royaume-Uni dans la guerre en Irak en 2003, a annoncé lundi cette commission.

Le témoignage très attendu de M. Blair durera toute la journée, a précisé la commission sur son site internet.

L'intérêt du public pour cette journée d'audience est tel que la commission a dû organiser un tirage au sort en raison du nombre de places limité dans la salle où se déroulent les auditions.

L'ancien chef du gouvernement est très contesté sur le fond et sur la forme de l'engagement de plus de 45.000 soldats britanniques pour la guerre contre Irak en 2003, ceci malgré l'absence d'une résolution de l'ONU et l'opposition d'une majorité de son opinion publique.

AFP

 

L'heure de vérité pour Campbell.

Alastair Campbell, qui fut conseiller en communication de Tony Blair, doit témoigner mardi devant la commission d'enquête sur l'engagement britannique dans la guerre en Irak. Il sera la première personnalité de poids à être interrogée par la commission menée par John Chilcot, un ancien haut fonctionnaire, sur les conditions d'entrée en guerre de la Grande-Bretagne. Il devrait être interrogé pendant environ trois heures, à partir de 11 heures.  

Tony Blair, le premier ministre qui a engagé la Grande-Bretagne dans la guerre en Irak aux côtés des Etats-Unis, devrait témoigner fin janvier ou début février. L'ancien ministre Geoff Hoon, qui avait le portefeuille de la défense au moment de l'invasion en 2003, devrait témoigner le 19 janvier, tandis que l'ex-ministre des affaires étrangères Jack Straw devrait s'exprimer deux jours plus tard.

Alastair Campbell avait démissionné du gouvernement avec fracas en 2003, à l'issue d'une polémique particulièrement virulente avec la BBC, qui l'avait accusé d'avoir dramatisé un dossier sur la menace irakienne afin de justifier l'entrée en guerre des troupes britanniques. Il est resté discret depuis qu'il a quitté ses fonctions de conseiller de Tony Blair, réapparaissant dans les médias seulement à l'occasion de la publication de ses Mémoires en 2007, suivis d'un roman.

Il a aussi prodigué ses conseils de façon informelle à l'actuel premier ministre, Gordon Brown, en difficulté dans les sondages à l'approche d'élections législatives prévues cette année.

12/1

http://www.lemonde.fr/europe/article/2010/01/12/l-heure-de-verite-pour-alastair-campbell_1290407_3214.html#xtor=AL-32280184

 

Tony Blair ne s'est pas engagé de manière précipitée dans l’intervention militaire… 

Tony Blair ne s'est pas engagé de manière précipitée dans une intervention militaire en Irak, mais a épuisé auparavant toutes les voies diplomatiques, a assuré mardi son principal conseiller.

Alastair Campbell, responsable de la communication de l'ancien Premier ministre britannique, a comparu devant la commission d'enquête visant à élucider les conditions d'entrée de la Grande-Bretagne dans le conflit irakien.

En dépit des liens étroits entre Tony Blair et le président américain George Bush, il n'y a jamais eu de "rush précipité pour entrer en guerre", a affirmé Alastair Campbell.

"Vous semblez vouloir me faire dire que Tony Blair a signé sans tenir compte des faits, sans tenir compte des ADM (armes de destruction massive), en disant seulement: 'Nous allons nous débarrasser de ce type (Saddam Hussein)'. Cela ne s'est pas passé de cette façon", a-t-il ajouté.

Alastair Campbell a souligné que Tony Blair, qui devrait être interrogé par la commission dans les semaines à venir, s'inquiétait, bien avant les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, des liens entre les ADM, les Etats dits "voyous" et le terrorisme.

Chef du gouvernement de mai 1997 à juin 2007, Tony Blair a ordonné l'envoi de 45.000 soldats dans le cadre de l'opération militaire conduite par les Etats-Unis en 2003 et visant à renverser Saddam Hussein.

Ses adversaires estiment que l'ex-chef du gouvernement, en prenant cette décision, a enfreint le droit international. Il est accusé en outre d'avoir trompé l'opinion en affirmant que l'Irak disposait d'armes de destruction massive.

"La Grande-Bretagne en tant que pays doit se sentir extrêmement fière (…) du rôle que nous avons joué dans le renversement de l'un des régimes les plus brutaux et barbares de l'histoire et il y aura dans quelques semaines des élections qui se présentent bien", a affirmé Alastair Campbell, évoquant les législatives irakiennes de mars….

 

Hoon reconnaît des lacunes dans les préparatifs de l'après-guerre.

Entendu mardi devant la commission d'enquête britannique sur la guerre en Irak, l'ancien ministre britannique de la guerre Geoff Hoon que les préparatifs de l'après-guerre réalisés par les Etats-Unis avant l'intervention laissaient à désirer.

Geoff Hoon, à la tête de la défense britannique pendant la guerre, a admis que les préparatifs n'étaient pas aussi "détaillés et complets que nous l'aurions souhaité". Mais il a nié que la planification ait été désastreuse, même si les suites de l'invasion de 2003 "ne se sont pas déroulées aussi bien que nous l'aurions voulu".

AP 19/1


c) Sur le terrain

Londres a(urait) négocié un cessez-le-feu avec les résistants à Bassorah.

Une commission d'enquête en Grande-Bretagne examine les décisions et les erreurs entourant la participation britannique à la guerre en Irak. Elle n'a pas été créée pour désigner des coupables, mais ses conclusions pourraient embarrasser les hauts responsables britanniques et américains qui ont défendu l'intervention militaire en Irak.

La Grande-Bretagne a négocié un cessez-le-feu avec les résistants de Bassorah trois mois avant le retrait de ses troupes de la ville, a affirmé mercredi Jon Day (haut responsable britannique) dans le cadre de l'enquête sur l'engagement militaire de Londres en Irak.

Jon Day, directeur général de la politique opérationnelle du ministère de la Défense de 2007 à 2008, a assuré que des responsables britanniques ont eu des entretiens avec les chefs de l'armée du Mahdi, milice chiite fidèle à l'imam radical Moqtada al-Sadr.

"Je peux confirmer qu'il y a eu des contacts entre le Royaume uni et les sadristes à Bassorah à partir du printemps 2007", qui ont permis des "ententes", a-t-il affirmé.

Les Britanniques ont été accusés d'être restés trop passifs dans la région de Bassorah (sud de l'Irak) et de s'être retirés sans une stratégie post-conflit adéquate.

Les troupes britanniques se sont retirées du centre de Bassorah en septembre en 2007 pour s'installer dans les faubourgs de la ville, avant de quitter définitivement l'Irak en avril dernier.

6/1

http://fr.news.yahoo.com/3/20100106/twl-gb-irak-enquete-1def439_2.html


Pays-Bas

Les grandes manœuvres

Enquête gouvernementale

Aux Pays-Bas, les conclusions d'une enquête gouvernementale, dévoilées mardi devant les caméras de télévision, sont accablantes pour La Haye.

Le gouvernement, estiment ses auteurs, a agi sans la légitimité juridique nécessaire et n'a pas suffisamment informé le parlement de ses intentions.



4 Lutte pour la libération du territoire

Pertes déclarée des occupants.

Les armées répugnent à donner des chiffres officiels 

 


Les combats par provinces

1-1 Bagdad

02-01

A Sadr City, (nord-est de la ville), un tireur isolé a abattu un militaire irakien à un point de contrôle.

http://fr.news.yahoo.com/

02-01

Deux voitures ont explosé samedi dans le quartier de Bayaa, dans le sud-ouest de Bagdad, faisant un mort et 21 blessés, dont deux soldats gouvernementaux, annonce la police irakienne.

http://fr.news.yahoo.com/

18-01

Des résistants ( ?) sont entrés dans les bureaux de Mawteni,une ONG irakienne ,à Bagdad et ils ont tué cinq employés, ont annoncé les autorités locales.

Les assaillants ont aussi laissé derrière eux une bombe, qui a explosé un peu plus tard quand les forces de sécurité sont arrivées sur place, ont précisé un responsable du ministère de l'Intérieur et un policier. D'après eux, deux membres des forces de sécurité irakiennes ont été blessés dans l'explosion, survenue dans le quartier d'Azamiyah (nord de Bagdad).

Les forces de sécurité ont bouclé la zone peu après la fusillade, qui s'est produite vers 14h30, selon des témoins. Quatre hommes et une femme employés par l'organisation humanitaire Mawteni, qui s'occupe notamment de veuves et d'orphelins, ont été abattus, a précisé la police.

On ignorait pour l'instant la raison de cette fusillade.

AP

25-01

Un kamikaze à bord d'une voiture piégée a projeté son véhicule contre l'institut médico-légal, situé dans le quartier central de Karrada, qui s'est écroulé, a indiqué cette source.
Cinq policiers et 13 civils ont été tués, a-t-elle précisé.
"Le bâtiment s'est effondré peu après l'explosion. Des dizaines de d'employés travaillent dans l'institut en général", a-t-elle ajouté. Jusqu'à présent, les services de secours n'ont sorti des décombres que des personnes blessées.

Ces trois déflagrations s'étaient également produites dans le centre de la capitale irakienne, non loin de la zone verte sécurisée, dans les hôtels Sheraton Ishtar, Babylon et Hamra, peu avant que la télévision n'annonce l'exécution par pendaison du cousin de Saddam Hussein, Ali Hassan al-Majid, .

(AFP)

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/

25-01

Attaque Kamikaze, à l'encontre de trois hôtels fréquentés notamment par de nombreux journalistes occidentaux, exécuté en l'espace de 15 minutes et qui ont fait au moins 41 morts et 106 blessés, selon un dernier bilan communiqué mardi par la police et les services de santé.

Ces trois déflagrations s'étaient également produites dans le centre de la capitale irakienne, non loin de la zone verte sécurisée, dans les hôtels Sheraton Ishtar, Babylon et Hamra, peu avant que la télévision n'annonce l'exécution par pendaison du cousin de Saddam Hussein, Ali Hassan al-Majid.

Ces hôtels se situent dans différents quartiers de Bagdad, et les explosions ont eu lieu à quelques minutes d'intervalle vers 15 h 30 locales (13 h 30 à Paris.

Selon la source au ministère de l'intérieur, dans cette attaque, des assaillants armés ont ouvert le feu contre les gardes de l'établissement situé à Jadriya. Quand ils se sont mis à couvert, le kamikaze, à bord d'un minibus, a accéléré en direction de l'hôtel avant de se faire exploser.

Le Sheraton, b héberge les bureaux de plusieurs médias et entreprises. Toutefois, certains voyagistes internationaux ont commencé l'an dernier à y héberger à nouveau des clients.

Les résistants ont depuis six mois changé de stratégie : ils mènent désormais des actions spectaculaires à Bagdad.

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2010/01/25/fo...

AP 

26-01

Un kamikaze a c’est fait exploser mardi matin aux alentours de bureaux attenant au ministère irakien de l'Intérieur, situés dans le centre de Bagdad, tuant au moins 21 personnes, dont 12 policiers, et en blessant au moins 82 autres, selon des sources policières et hospitalières.

L'homme a tenté de forcer un point de contrôle et a fini sa course contre les murs protégeant l'immeuble de trois étages où sont diligentées les enquêtes criminelles, dans le quartier de Karradah, non loin de la direction générale anti-terroriste.(…)

AP

26-01

Lundi, les résistants ont de nouveau réussi à frapper Bagdad, en dépit d'importantes mesures de sécurité.

Des kamikazes au volant de trois minibus piégés ont fait exploser les véhicules dans différents quartiers de la ville, à quelques minutes d'intervalles, selon des sources de sécurité.

http://www.lemonde.fr/proche-orient/


1-2 Province d'Anbar (vaste territoire à l'ouest de Bagdad comprenant les villes de Amiriya, Baghdadi, Diyarah, Falloujah, Habbaniyah, Haditha, Haqlaniyah, Hawija Hit, Houssabayh, Karabilah,  Khaldiyah, Koussaïba, Mahawil, Oubaïdi, Ramadi (capitale de la province d'Al-Anbar,) Kaïm (à la frontière avec la Syrie), Sindjar & Zaidan

Hit (140 km à l'ouest de Bagdad)

07-01

Une série d'attentats a provoqué jeudi la mort de sept personnes dans la province d'Anbar, dans l'ouest de l'Irak, a annoncé un policier.

L'explosion a visé une maison appartenant au directeur de la lutte anti-terroriste, le colonel Mohammed Slaiman à Hit, à 140km à l'ouest de Bagdad, a précisé le colonel Fadhil Nimraw.

Une deuxième explosion a visé la maison de son père situé à côté de la sienne. Slaiman a été blessé, mais sa mère, deux soeur, un enfant et un autre membre de sa famille ont été tués.

Un avocat a été tué par une autre bombe chez lui et un policier a été blessé dans son sommeil par une quatrième, a-t-il ajouté.

Sept personnes ont été blessées dans les différentes explosions

http://fr.news.yahoo.com/3/20100107/twl-irak-violences-1def439_2.html


Falloudja, à 50 km à l'ouest de Bagdad,

13-01

Une action kamikaze a fait 4 morts et 6 blessés mercredi dans l'ouest de l'Irak, selon la police.

Le chef de la police de Falloujah, le colonel Mahmoud al-Issawi, a déclaré que le kamikaze avait fait sauter son véhicule chargé d'explosifs près de murs entourant un bâtiment en construction pour le compte du conseil municipal de Saqlawiyah, à 75km à l'ouest de Bagdad.

Deux policiers ont été tués et quatre autres blessés.

Deux civils figurent également parmi les tués.

Ces informations n'ont pu être confirmées de source indépendante

http://fr.news.yahoo.com/3/20100113/twl-irak-attentat-1def439_2.html.

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2010/01/13/irak-sept-morts-dans-un-attentat-suicide-au-camion-piege_1291264_3218.html#xtor=AL-32280184

http://fr.news.yahoo.com/4/20100113/twl-irak-attentat-38cfb6d.html


1-4 Province de Ninive (Mossoul (capitale de la région nord du pays - à 375 km au nord de Bagdad,) Hawijah, Kassak"(70 km au nord-est de Mossoul) & Tall Afar )

Mossoul

20-01

Un kamikaze a fait exploser son véhicule dans l'enceinte d'un quartier général de l'armée à Mossoul, dans le nord de l'Irak, faisant 33 blessés, annonce la police.

Dix-huit soldats figurent parmi les blessés, ainsi que cinq policiers et dix collaborateurs civils.

AP 20/1



L’Irak en chiffres (depuis le début de la guerre de conquête en mars 2003) 



Peuple

 

Civils tués (depuis l'occupation)   

2.500.907

Civils blessés (depuis l'occupation) 

 148.010 ( chiffre très très minimum)

Civils violés (par les troupes d'occupations)

2.507     (voir Ibrahim Allousch

Civils/Résistants arrêtes : (une dizaine par jour...)

8.945   (chiffre minimum)

Résistants (décrit tel quel ) tués

4.071(chiffre minimum)

Résistants (décrit tel quel ) blessés

3.888   (chiffre minimum)

En prison

1.900 (chiffre minimum)

Embargo

750.000 enfants (chiffre minimal)

Embargo

750.000 adultes (chiffre moyen)

 

 

Militaires irakiens tués pendant l'invasion

45.596 (chiffre minimal)

Civils tués pendant l'invasion

120.200 (chiffre minimal)

 

 

Coalition

 

Nombre de Soldats tués (ou morts...) 

34.687

Soldats rapatriés (blessés ou malades)

74.4102

(*) dont 10% meurent en cours de route ou à l'hopital)

 

Disparus (dans la nature)

1.014

Désertions

5.501

Mutinerie

2 corps + 25

Aide psychologique

66.108***

Suicides

Mercenaires tues                                                                                 

5.683 (chiffre très minimal)

933

non-combattants accidentés,

27 103

Policiers/soldats/miliciens irakiens  tués

13.084

Policiers /soldats/miliciens irakiens blessés

27028(chiffre minimal)

Policiers /soldats irakiens disparus (dans la nature)

13.916

 

 

Autres tués (collaborateur)

5.691

Autres blessés (collaborateur)

9.730

 

 

Nombre d'attaques de la résistance de 2003 à 2008:

Oléoducs, les infrastructures pétrolières & d'électricité

 

 164.001,

464 attaques (grand minimum)

Infrastructures du rail

195 attaques (idem)

Hélicoptères

104  ++              (idem)

Avions (& drone)

28 ++


Ces   totaux sont obtenus par le recoupement (si possible) des chiffres des pertes communiqué par la résistance & les médias occidentaux + XINHUANET



Hausse des suicides chez les anciens combattants américains âgés de 18 à 29 ans

Le taux de suicide parmi les vétérans de cette classe d'âge a augmenté de 26% entre 2005 et 2007, a précisé lundi le département. Il est passé de 44,99 pour 100.000 en 2005 à 56,77 pour 100.00 en 2007. Le VA a fondé ses calculs sur des chiffres des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC).

Ces dernières années, le VA a recruté des milliers de nouveaux professionnels de la santé mentale et a ouvert un service d'aide par téléphone qui aurait permis de porter secours à près de 6.000 anciens combattants et actuels membres des armées en détresse.

Lors d'une conférence sur la prévention du suicide lundi à Washington, le secrétaire aux Anciens Combattants Eric Shinseki a précisé que sur les quelque 30.000 suicides recensés chaque année aux Etats-Unis, environ 20% sont commis par des anciens combattants.

12/1

http://fr.news.yahoo.com/3/20100112/twl-usa-anciens-combattants-suicide-224d7fb_2.html 


Ces   totaux sont obtenus par le recoupement (si possible) des chiffres des pertes communiqué par la résistance & les médias occidentaux + XINHUANET



Number Of Iraqis Slaughtered In US War And Occupation Of Iraq "1,331,578"


Cost of U.S. War and Occupation of Iraq

                                             $704,286,129,230

 

30-01 - 11.4'-33''

http://www.costofwar.com/

http://www.nationalpriorities.org/costofwar_home
For more details, click here.

 


n°469 - Journal d'Irak - 06/01- 30/01/10 – Fin : Commission Chilcot: la guerre en Irak est illégale. - Tony Blair : "Je ne regrette rien"


n°469 - Journal d'Irak - 06/01- 30/01/10 – Fin   : Commission Chilcot: la guerre en Irak est illégale. - Tony Blair : "Je ne regrette rien"



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!


Journal d'Irak

n°469                 du 06/01                   au 30/01/10

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Vidéo : Des soldats américains partagent leur prise de conscience!!!

5-2 Vidéo : Des soldats américains partagent leur prise de conscience.

5-3 Vidéo : Les terroristes en Irak, c'est nous!

5-4 Vidéos : Ahmadinejad s'adresse à l'ONU 1/2 (en français)

5-5 Vidéos : Ahmadinejad s'adresse à l'ONU 2/2 (en français)

5-6 Nettoyage Culturel en Irak.

6 Les brèves

6-1 Reprise de la guerre

6-2 Chris Marsden : Tony Blair, la guerre en Irak et la ligue internationale des criminels de guerre.

6-3 Commission Chilcot.

1 Straw a soutenu la décision d'entrer en guerre contre Irak.

2 Enquête sur l'Irak: la guerre était "illégale" selon deux experts.

3 La guerre en Irak «contraire au droit international».

6-4 Non à la peine de mort en Iraq.

6-5 Les Marines ont plié bagage…pas les autres…

6-6 L'Irak redeviendra l'un des premiers producteurs de pétrole au monde.

6-7 Les troubles psychiatriques, charge croissant des troupes américaines.

6-8 La Grande-Bretagne interdit l´exportation d´un détecteur de bombes.

6-9 Les renseignements fournis par les drones sont trop nombreux…

6-10 Les "fusils de Jésus" américains créent la polémique dans les rangs de l'armée.

 

 



5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

 

5-1 Vidéo : Des soldats américains partagent leur prise de conscience!!!

-http://www.dailymotion.com:80/video/xbrj8s_des-soldats-americains-partagent-le_news


5-2 Vidéo : Des soldats américains partagent leur prise de conscience.

Une intervention remarquée de Mike Prysner, jeune vétéran de la guerre d'Irak, lors d'un colloque organisé par l'association "Vétérans d'Iraq contre la guerre" (IVAW) appelant la population à la lucidité. Celle de reconnaître qui sont les véritables instigateurs de ces guerres, initiées et entretenues sur base de motifs fallacieux, au mépris de toute dignité humaine et dans l'hypocrisie générale.

Sous-titrage : Jean-Luc Guilmot - www.vigli.org

Cliquer ici pour visionner la vidéo

http://www.dailymotion.com/video/xbqorv_des-soldats-americains-partagent-le_webcam


5-3 Vidéo : Les terroristes en Irak, c'est nous!

Un soldat américain ayant servi en Irak reconnaît que les terroristes en Irak c'étaient lui-même, son armée et les USA, et non les Irakiens.

Cliquez ici :http://www.dailymot ion..com/video/ xbrj8s_des- soldats-americai ns-partagent- le_news


5-4 Vidéos : Ahmadinejad s'adresse à l'ONU 1/2 (en français)

http://www.youtube.com/watch?v=Zr0aIyztAXo&feature=related


5-5 Vidéos : Ahmadinejad s'adresse à l'ONU 2/2 (en français)

http://www.youtube.com/watch?v=AKR40ScXFwg&NR=1


5-6 Nettoyage Culturel en Irak.

Why museums were looted, libraries burned and academics murdered?

Pourquoi les musées ont été pillés, brûlés et les bibliothécaires universitaires assassinés?

 

Le livre CULTURAL CLEANSING IN IRAQ est un exposé très intéressant de ce qui a été, selon les auteurs, une politique planifiée des États-Unis d'Amérique en Iraq. L'argumentation y est très bien documentée.

L'invasion de l'Iraq avait, en effet, sûrement une dimension économique.

Le fait que la dépendance pétrolière des USA augmente chaque année, jusqu'à un niveau probable de près de 100% dans quelques années, pousse le pays à tenter de contrôler le maximum possible de sources d'énergie fossiles dans le monde. L'Iraq étant l'une des régions les plus productives, avec un pétrole de haute qualité et dont l'exploitation est bon marché, a été une cible normale. En parallèle, une autre perspective a été développée: la destruction de l'Etat et de ses composantes culturelles à la base de la nation irakienne. Liée au caractère impérial de la politique américaine, les auteurs développent et nous rappellent, ce qu’il s'est passé en Yougoslavie et en Amérique Centrale. Dans le but de dominer une région, il est nécessaire de détruire un État solide, et si nécessaire, de le démanteler. La politique classique des puissances coloniales ou néocoloniales est ainsi de diviser la société et d'augmenter les conflits internes afin d'affaiblir l'Etat national. Le fait que l'administration Bush était idéologiquement orientée par les néo-conservateurs, a ajouté une autre dimension à l'invasion de l'Irak. Leur volonté est d’établir un "imperium doux" sur le monde entier, comme l'accomplissement d'une mission «divine» des Etats-Unis. Et ainsi imposer un type de démocratie et le renforcement d’une économie de marché, qui est la base de leur projet politique. L'aspect messianique d'une telle politique a été abandonnée par Barack Obama, mais apparemment pas les autres aspects. Au cours de la période Bush, une politique culturelle a aussi clairement été poursuivie. La destruction du patrimoine archéologique, la mise à mort ou l'expulsion de milliers d'intellectuels, sont des faits qui peuvent être liés à la volonté d'effacer la mémoire historique d'un peuple. Cet aspect de la guerre en Iraq est encore méconnu. Les différents chapîtres de l'ouvrage illustrent cette situation: la comparaison avec une politique similaire des États-Unis dans d'autres parties du monde, la destruction ou le pillage des richesses archéologiques, l'assassinat systématique des intellectuels, l'exode des cerveaux, la promotion des partis d’opposition issus des minorités, la constitution d'une "société civile" artificielle.

L'impérialisme, pour les États-Unis n'est pas une question théorique. Elle a des applications très concrètes et l'Iraq en a été l'une d'entre elles. Le livre insiste sur l'aspect culturel et, par cela ajoute une dimension fondamentale à une question généralement mieux connue à l'instar des dimensions économiques et politiques.

FRANCOIS HOUTART:



6 Les brèves

Ndlr : la publication des articles ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou les points de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

Nb : la publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

 

6-1 Reprise de la guerre

Sept personnes ont été tuées, jeudi 7 janvier avant l'aube, dans des attentats contre des maisons de policiers irakiens, qui ont notamment visé un responsable de la 'sécurité 'dans une localité près de Ramadi, a affirmé un officier de police.
Walid Al-Hiti fut un des policiers ayant engagé la lutte contre 'Al-Qaida' dans cette région de la province d'Al-Anbar, une ancienne place forte de la résistance avant que des chefs tribaux retournent leurs armes contre les résistants.

Ces attaques ont illustré une nouvelle fois le changement de stratégie de la résistance irakienne qui s'attaque depuis août aux symboles de l'Etat.

Le 3 décembre, le chef antiterroriste de la province irakienne de Salaheddine avait été tué dans un attentat-suicide à Tikrit, la capitale de la province de Salaheddine.

Le lieutenant-colonel Ahmed Al-Fahal avait participé en 2007 aux opérations pour défaire ‘Al-Qaida’ dans la province, devenue après l'invasion de l'Irak par l'armée américaine en 2003 un foyer de la résistance.

Agé d'une quarantaine d'années et ancien officier dans l'armée de l'ancien président Saddam Hussein, Ahmed Al-Fahal avait échappé à plusieurs tentatives d'assassinat.

7/1

http://www.lemonde.fr/proche-orient/


6-2 Chris Marsden : Tony Blair, la guerre en Irak et la ligue internationale des criminels de guerre.

Le 13 décembre un juge britannique délivra un mandat d’arrêt pour crime de guerre contre Tzipi Livni, l’ancienne ministre des Affaires étrangères d’Israël et actuelle leader de l’opposition. Elle encourait des poursuites en tant que membre du cabinet de guerre responsable de l’opération « plomb durci », l’offensive militaire menée contre Gaza entre le 27 décembre 2008 et le 18 janvier 2009.

Quelque 1.400 Palestiniens furent tués, en majorité des civils, parmi lesquels quatre cent femmes et enfants. 5.000 personnes au moins furent blessées et 21.000 habitations détruites.

Livni put éviter une arrestation parce qu’on l’informa de l’existence de ce mandat d’arrêt secret et elle ne se rendit pas en Grande-Bretagne.

La réaction du gouvernement britannique à l’émission du mandat d’arrêt a frôlé l’hystérie.

Cette réaction consista en des excuses personnelles à Livni et en promesses de la part du premier ministre Gordon Brown, du ministre des Affaires étrangères David Miliband et de la présidente de la Chambre des députés, Harriet Harman, que le gouvernement allait demander à faire changer la loi afin de prévenir tout mandat d’arrêt contre des responsables israéliens à l’avenir.

Il y a des raisons de politique étrangère évidentes à ce que la Grande-Bretagne se précipite pour protéger le gouvernement de Benjamin Netanyahu. Israël est un allié crucial de l’Occident au Moyen-Orient et une voix influente à Washington. Mais il y a d’autres facteurs qui dictent le comportement de Brown et Cie.

Chris Marsden

5 janvier 2010,

par Comité Valmy


6-3 Commission Chilcot.

22-01

Depuis quelques mois, les cinq membres de la commission nommée l'été dernier par Gordon Brown interrogent de nombreux témoins pour reconstituer les circonstances dans lesquelles le Royaume-Uni a suivi Washington pour rentrer en guerre avec l’Urak, puis comment s'est déroulée la phase qui a suivi l'invasion. «Mais, contrairement à la commission d'enquête néerlandaise qui vient de conclure que la guerre était illégale, la commission Chilcot n'a pas de légitimité pour statuer sur la légalité de l'invasion de l'Irak», fait remarquer Philippe Sands, professeur de droit international à l'University College de Londres, notant qu'aucun des cinq membres de la commission n'a d'expérience juridique.

Les conséquences pour Tony Blair et les anciens membres de son gouvernement risquent donc d'être limitées.

22/01

http://www.lefigaro.fr/international/

18 janvier 2010)

La commission ne délivrera pas de blâme ni n'établira de responsabilité pénale ou civile pour les erreurs commises (...)  mais émettra des recommandations pour prévenir de futures erreurs dans la planification de la guerre et de ses suites

AP 19/1


1 Straw a soutenu la décision d'entrer en guerre contre Irak.

Devant la commission Chilcot, l'ancien chef de la diplomatie britannique a soutenu jeudi la décision de renverser Saddam Hussein, malgré une lettre de 2002 prouvant ses réticences.

Jeudi, Jack Straw, actuel ministre de la Justice de Gordon Brown et ancien ministre des Affaires étrangères de 2001 à 2006, a tenté de défendre la décision controversée de renverser Saddam Hussein en 2003. «Je croyais à l'époque, et je crois toujours, que nous avions pris les meilleures décisions possibles», a assuré Jack Straw dans une lettre de vingt-cinq pages adressée à la commission d'enquête.

L'ancien patron du Foreign Office a affirmé que la Grande-Bretagne avait agi pour éviter que le dictateur irakien ne détienne des armes de destruction massive.

Sur la légalité de la décision d'entrer en guerre, il assure qu'il a tout fait pour obtenir une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies, mais que tous ses ­efforts ont été réduits à néant par l'opposition de Jacques Chirac et la menace de veto française.

jeudi Jack Straw a signaler que la décision d'entrer en guerre avait provoqué de graves dissensions au sein du gouvernement de Blair et avait très fortement divisé l'opinion publique en Grande-Bretagne.

22/01

http://www.lefigaro.fr/international/

PS :

Le week-end dernier dans le Sunday Times, Jack Straw, avait envoyée en 2002 une lettre secrète à Tony Blair, (un an avant l'invasion de l'Irak).

Il y mettait très clairement en garde l'ancien premier ministre contre les risques d'un renversement du pouvoir à Bagdad. «Aucune (des analyses américaines) n'a donné de réponse satisfaisante sur la manière dont un changement de régime pourrait être réussi, ni de certitude que le nouveau régime serait meilleur que l'ancien», avertissait l'ancien ministre.

22/01

http://www.lefigaro.fr/international/

 

2 Enquête sur l'Irak: la guerre était "illégale" selon deux experts.

Deux anciens avocats impliqués dans la préparation de l'invasion de l'Irak par les troupes britanniques vont témoigner mardi devant la commission d'enquête Chilcot.

Ils vont dire qu'ils considéraient cette guerre comme "illégale", a rapporté dimanche "The Independent on Sunday".

Ces témoins seront entendus avant l'audition de l'ancien premier ministre Tony Blair, vendredi.

Michael Wood, un des principaux conseillers du Foreign Office à l'époque, et son adjointe Elizabeth Wilmshurst, qui avait démissionné avant l'invasion de l'Irak, expliqueront qu'ils n'étaient pas les seuls à avoir des doutes sur le bien fondé de l'opération visant à déposer Saddam Hussein.

Wood et Wilmshurst avaient "clairement avisé" le Foreign Office que cette action était "illégale" selon les règles internationales.

L'hebdomadaire "The Observer" confirme que M. Wood va indiquer à la commission d'enquête que cette guerre était "illégale" en l'absence d'une seconde résolution du Conseil de sécurité des Nations unies autorisant explicitement l'usage de la force en Irak.

Mais le conseiller N.1 du Foreign Office à l'époque, le procureur général Lord Peter Goldsmith, avait donné son feu vert à l'opération militaire britannique sous couvert d'une résolution de l'ONU adoptée en novembre 2002.

Lord Goldsmith sera entendu par la commission d'enquête Chilcot mercredi.

24/1

http://www.romandie.com/infos/ats/display.asp?page=20100124050039000172019048000_brf007.xml

3 La guerre en Irak «contraire au droit international».

Michael Wood, conseiller juridique au ministère des Affaires étrangères britannique au moment du déclenchement de la guerre en 2003, estime que l'invasion n'avait «pas de base légale». 

«Je considère que l'utilisation de la force contre l'Irak en mars 2003 était contraire au droit international». La déclaration est de Michael Wood, qui était à l'époque le principal conseiller juridique du Foreign Office, devant la commission d'enquête britannique sur la guerre en Irak.

«A mon avis, l'usage de la force n'avait pas été autorisé par le Conseil de sécurité (de l'Onu) et n'avait pas d'autre base légale en droit international», a déclaré mardi matin Michael Wood devant les membres de la commission d'enquête de Sir John Chilcot.

Michael Wood a expliqué qu'il considérait que la résolution 1441 de l'ONU adoptée en novembre 2002, et qui offrait à Saddam Hussein une dernière chance de se conformer à ses obligations concernant l'abandon des armes de destruction massive qu'il était accusé de détenir, ne représentait pas une base suffisante pour entrer en guerre contre l'Irak.

Elizabeth Wilmshurst, adjointe de Sir Wood, qui avait démissionné de son poste avant l'invasion de l'Irak, devait s'exprimer devant la commission mardi après-midi.

Le conseiller juridique numéro 1 du gouvernement à l'époque, le procureur général Lord Peter Goldsmith, avait exprimé des réserves avant de finalement donner son feu vert à l'opération militaire britannique, malgré l'absence d'une deuxième résolution de l'ONU plus explicite sur l'entrée en guerre.

Peter Goldsmith sera entendu par la commission d'enquête Chilcot mercredi. L'ancien Premier ministre Tony Blair doit quant à lui s'exprimer vendredi devant la commission Chilcot, pour une audience très attendue à l'occasion de laquelle les opposants à la guerre en Irak ont prévu de manifester.

27/01

http://www.liberation.fr/monde/0101615798-la-guerre-en-irak-contraire-au-droit-international?xtor=EPR-450206


6-4 Non à la peine de mort en Iraq.
Plate-forme électorale de M. Maliki: 900 prisonniers irakiens font face à une exécution sommaire
Dans la période précédant les élections, M. Maliki propose des exécutions pour renforcer ses chances
La démocratie dans le nouvel Iraq équivaut la mort et à la répression
Le régime actuel en Iraq sert l'occupation américaine: c'est l'occupation qui tue les Irakiens
* Nous demandons à tous d'œuvrer pour mettre fin à ces exécutions et d'imposer un moratoire sur la peine de mort en Irak.
* Nous exigeons la libération de tous les prisonniers politiques, emprisonnés en détention dans les prisons officielles et les installations
fantôme par les États-Unis, le gouvernement irakien installé par les US et ses milices, apportées en Irak par l'occupation américaine.
* Tous les Irakiens méritent protection et justice. Les procès inéquitables en Irak doivent cesser.
* Nous demandons au Conseil des Droits de l'Homme des Nations Unies de nommer un Rapporteur Spécial pour la situation des droits humains
en Irak.
* Nous appelons toutes les organisations qui défendent le premier des droits humains - le droit à la vie - d'adopter de toute urgence la cause
des 900 prisonniers dans le couloir de la mort en Irak.
* Nous demandons à toutes les associations d'avocats de protester contre l'absence de droit et de procédure en Irak, et de déclarer illégale
l'exécution imminente de ces 900 prisonniers.
* 900 prisonniers tués en Irak seraient 900 insultes à la conscience commune de l'humanité.
* Nous demandons à tous de faire tout en leur pouvoir pour amener le cas de ces 900 prisonniers face à la mort aux yeux du public, et à exiger
une action des autorités concernées.
* L'occupation américaine de l'Irak doit prendre fin. C'est cette occupation qui est l'ultime corde autour du cou de l'Irak, et la prison ultime du Peuple irakien.
S'il vous plaît endossez, distribuez et prenez des mesures
Le Comite du BRussells Tribunal


6-5 Les Marines ont plié bagage…pas les autres…

Le corps des Marines américains a mis un point final à une ‘mission’ de près de sept ans en Irak, passant la main à l’armée de terre américaine.

Leur départ marque le début d’une accélération du retrait américain d’Irak, au moment où l’effort de guerre américain se concentre sur l’Afghanistan…

Le dernier soldat américain devra avoir quitté le sol irakien avant la fin de l’année 2010, selon les termes du pacte de sécurité conclu entre Washington et les autorités de Bagdad.

Etape importante, ce matin, de ce retrait progressif : les Marines ont officiellement transmis la responsabilité de la province d’Anbar, à l’armée de terre américaine.

La cérémonie s’est déroulée sur leur base de Ramadi, à une centaine de kilomètres à l’ouest de Bagdad, précisément là où avaient eu lieu certains des combats les plus intenses.

C’est désormais la 1ère division blindée de l’armée américaine qui est responsable de Bagdad et de la province d’Anbar.

Avec ce transfert, le corps des Marines achève sa mission de près de sept ans, dans une zone considérée autrefois comme le principal terrain d’action de la résistance.

En se retirant officiellement aujourd’hui, les Marines américains achèvent une mission de près de sept ans en Irak - précisions de la correspondante de France Info dans la région, Angélique Férat  (0'48")

Au plus fort de la guerre près de 25.000 Marines avaient été déployés en Irak, pour la plupart dans cette vaste province désertique qui s’étend de l’ouest de Bagdad jusqu’aux frontières syrienne, jordanienne et saoudienne.

Si tout se passe comme prévu, ce retrait sera suivi par celui de dizaines de milliers de militaires américains dans les prochains mois.

Obama a en effet ordonné le départ de toutes les forces de combat d’ici le 31 août 2010. Les 50.000 derniers militaires américains devraient avoir quitté le sol irakien avant fin 2010.

Gilles Halais, avec agences

24/1

http://www.france-info.com/monde-moyen-orient-2010-01-23-irak-les-marines-ont-plie-bagage-395924-14-19.html


6-6 L'Irak redeviendra l'un des premiers producteurs de pétrole au monde.

Le gouvernement irakien a approuvé neuf contrats conclus ces derniers mois avec des compagnies pétrolières étrangères et organisera prochainement une cérémonie officielle pour leur signature, a indiqué mercredi le ministère irakien du Pétrole.
Ces contrats doivent permettre à l'Irak de (re)devenir l'un des premiers producteurs de pétrole au monde.
L'Irak a attribué sept contrats le mois dernier pour l'exploitation de ses champs pétroliers. Ils s'ajoutent aux trois qui avaient été attribués en juin, dont deux qui n'ont pas été officiellement signés.
Ces accords, passés notamment avec les géants pétroliers Shell, Petronas, CNPC et Lukoil, doivent permettre de porter la production irakienne à 12 millions de barils par jour (bj), contre 2,5 millions actuellement.
L'Irak a les troisièmes réserves de pétrole au monde, estimées à 115 milliards de barils
 

07/01/2010

 http://www.almanar.com.lb

http://www.alterinfo.net/notes/?start=10


6-7 Les troubles psychiatriques, charge croissant des troupes américaines.

Les troupes américaines retirées du front pour raisons médicales en Irak et Afghanistan de 2004 à 2007 sont de plus en plus évacuées pour des motifs psychiatriques, selon une étude américaine.

Seulement 14% des troupes retirées des opérations de combat sur une base médicale dans les deux guerres durant cette période de quatre ans ont été évacués pour cause de blessure de guerre, selon l'étude publiée par la revue médicale britannique dans son édition de samedi.

La principale cause de retrait sont les troubles musculo-squelettiques et les problèmes articulaires qui représentaient 24 % des évacuations.

Les motifs psychiatriques, qui comptaient pour 5% des évacuations en Irak et 6% en Afghanistan en 2004, pesaient respectivement 14% et 11% en 2007.

L'analyse, dirigée par Steven Cohen de Baltimore (Johns Hopkins School of Medicine), porte sur les données provenant de plus de 34.000 personnels américains évacués à l'hôpital militaire américain de Landstuhl, en Allemagne.

Les auteurs relèvent l'augmentation des cas psychiatriques en dépit de l'introduction d'équipes de santé mentale dédiées à la prévention du stress de combat.

La répétition des missions et le soutien faiblissant du public à la guerre en Irak pourraient partiellement compter dans cette augmentation des troubles psychiatriques, suggèrent les auteurs.

Parmi les autres causes médicales d'évacuation, figurent les troubles du système nerveux (10%) et les douleurs de la colonne vertébrale (7%).

22/1

http://www.romandie.com/ats/news/100122094645.9c2gs29q.asp


6-8 La Grande-Bretagne interdit l´exportation d´un détecteur de bombes.

La Grande-Bretagne interdit l'exportation vers l'Irak et l'Afghanistan d'un appareil portatif vendu comme un détecteur d'explosifs. Une enquête conclut, en effet, à son inefficacité.

Les parlementaires irakiens demandent aux forces de sécurité d'arrêter d'utiliser cet appareil.

Ce type de détecteur de bombes ne sera plus exporté par le Département britannique du commerce et de l'innovation.

La décision a été prise après un programme de la BBC sur des tests en laboratoire laissant penser que l'appareil ne serait qu'un vulgaire détecteur de vols.

Haider Mohammed

Citoyen irakien

"Mon frère est mort dans les explosions, et deux nièces et mon oncle sont morts dans les explosions. Si le détecteur est défectueux, nous demandons que le gouvernement ne l'exporte pas vers l'Irak."

Les députés irakiens appellent le parlement à mettre hors service les appareils en question, et à former une commission d'enquête pour demander leur remboursement.

Le gouvernement irakien a acheté plus de 1 500 appareils, et chacun coûte 60 mille dollars américains.

Les détecteurs sont produits par la compagnie ATSC, qui prétend que les appareils peuvent détecter les explosifs à distance. La police britannique a déjà arrêté le directeur de la compagnie, Jim McCormick, pour présomption de déclaration frauduleuse. Il a été libéré sous caution.

Malgré le mécontentement de la population, des responsables irakiens défendent les détecteurs.

Jawad Al-Bolani

Ministre irakien de l'Intérieur

"Ces instruments ont réussi à prévenir et détecter plus de 16 mille bombes qui menaçaient la vie des gens."

Selon les responsables, les détecteurs ont certes un pourcentage d'erreur mais il faut aussi tenir compte des erreurs humaines.

Zhang Xiaomei, CCTV

25/1

http://fr.cctv.com/program/journal/20100125/101453.shtml


6-9 Les renseignements fournis par les drones sont trop nombreux…

Les vidéos sur l'Irak et l'Afghanistan tournées en 2009 par les drones américains sont tellement nombreuses qu'elles sont difficilement exploitables: il faudrait 24 ans pour les visionner en continu, rapporte dimanche soir le New York Times sur son site internet.

Elles ont été trois fois plus nombreuses en 2009 qu'en 2007 et leur volume devrait encore s'accroître en 2010 avec des dromes à caméras multiples.

Des analystes les examinent en direct à la base aérienne de Langley (Virginie) et dans d'autres centres de renseignement militaire pour alerter les troupes sur les positions des résistants et des bombes le long des routes, précise le journal.

Elles pourraient également être archivées et utilisées à plus long terme pour déterminer l'activité des résistants, mais seulement une petite partie des vidéos tournées est archivée, ajoute le quotidien new yorkais.

 (AFP) -

11-01

http://qc.news.yahoo.com/indepth/afghanistan/s/afp/100111/monde/usa_irak_afghanistan_arm__e_renseignements_1


6-10 Les "fusils de Jésus" américains créent la polémique dans les rangs de l'armée.

" Je suis la lumière du monde. Qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais aura la lumière de la vie."

 Prononcée dans une église américaine, cette phrase n'est que le douzième verset du huitième chapître de l'Evangile selon Jean. Evoquée, même de façon codée, sur les fusils d'assaut de l'armée américaine en Irak ou en Afghanistan, elle est beaucoup plus problématique et contrevient à l'ordre général numéro 1 applicable à l'armée américaine en Irak et en Afghanistan.

Cet ordre général daté de 2006 décrit toutes les activités "qui sont généralement admises dans les sociétés occidentales" mais que "les lois ou les coutumes locales interdisent", au nombre desquelles on trouve à l'article 3, alinéa l, "le prosélytisme de quelque religion, foi ou pratique que ce soit".

"LES FUSILS DE JÉSUS"

Un reportage diffusé par la chaîne de télévision ABC a en effet révélé, mercredi 20 janvier, que la société américaine Trijicon, sous contrat avec le Pentagone pour la fourniture de 800 000 viseurs contre 660 millions de dollars, avait fait graver sur son matériel, au sein des numéros de série, des codes faisant référence à deux passages du Nouveau Testament, en l'occurrence Jn 8. 12 et 2Cor 4. 6. ABC rapporte qu'entre eux, les soldats américains appellent ces armes "les fusils de Jésus".

Après l'indignation manifestée par la communauté musulmane américaine et des organisations de défense des libertés religieuses, Trijicon a assuré, jeudi, qu'elle allait fournir gratuitement cent trousses d'équipement "pour permettre d'ôter les références figurant sur les produits déjà en service". La société a ajouté qu'elle faisait graver des références au Nouveau Testament sur les enveloppes en métal de ses viseurs depuis plus de vingt ans.

"CELA FOURNIT DES ARGUMENTS À LA PROPAGANDE DES EXTRÉMISTES"

Pour le directeur du Conseil musulman des affaires publiques, Haris Tarin, "le fait qu'un équipement militaire comporte des références à la Bible est une violation des idéaux fondamentaux et des valeurs sur lesquelles notre pays a été fondé". Pire, a-t-il dit mercredi dans un communiqué, "cela fournit des arguments à la propagande des extrémistes qui prétendent qu'il existe une croisade contre l'islam menée par les Etats-Unis".

Le Pentagone s'est dit "préoccupé" par ces révélations. Le corps des marines et l'armée de terre ont lancé un examen de leurs procédures d'achats de matériels. Trijicon a précisé jeudi qu'elle avait pris l'initiative de supprimer ces références bibliques "en réponse aux préoccupations exprimées par le département de la défense", qu'elle supprimerait aussi ces références sur les viseurs déjà fabriqués mais pas encore livrés et a proposé aux armées étrangères utilisant ces matériels – notamment les forces britanniques et néo-zélandaises – de supprimer ces références à la Bible.

Un porte-parole de l'armée de terre, Gary Tallman, a indiqué à l'AFP que les responsables militaires "ignoraient jusqu'à il y a quelques jours la présence de ces références bibliques codées". "Ce n'est pas la politique du département de la défense de mettre des références religieuses, quelles qu'elles soient, sur ses équipements", a-t-il affirmé. Selon des sources au Pentagone, un peu moins de 300 000 de ces viseurs sont actuellement en service, dont 220 000 utilisés par les marines et de 70 000 à 75 000 par les soldats déployés en Irak et en Afghanistan.

24/1

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2010/01/22/les-fusils-de-jesus-americains-creent-la-polemique-dans-les-rangs-de-l-armee_1295182_3222.html




Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

 

30/01/2010

n°8 - 11-09- dossiers Géopolitique - -26-01 – Début - A qui profite le crime ?


n°8 - 11-09- dossiers Géopolitique - -26-01 – Début  - A qui profite le crime ?


11-09- dossiers Géopolitique

n°8 du 26-01

C.De Broeder & M.Lemaire

 



 Le "dossier  - Géopolitique du 11-09 " est  visible  sur mes blogs : 

http://www.blogs.dhnet.be/categories/International.html

http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

Et sur le site de Robert Bibeau :  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1 -1 GeantVert : Bâtiment 7 du World Trade Center : le « talon d’Achille » du 11-Septembre.

2-2 Daniel Pearl : Les 7 sacrifiés du mensonge : du 11 Septembre à la guerre contre l’Irak.

Suite

2-3 Chérif Boudelal : A qui profite le crime ?

2-4 Jean-Claude Paye : Tülay Umay* : Le renversement de la place de la victime : un paradigme de la modernité.

2 Dossier

2-1  - Bluerider : 11 septembre : un tour d’Europe du mouvement pour la vérité.

1: Une presse berlinoise ouverte, mais qui publie peu d’articles.

2: Un éminent et courageux journaliste.

Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Chauprade sur la contestation à la version officielle du 11 septembre 2001



1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

1 -1 GeantVert : Bâtiment 7 du World Trade Center : le « talon d’Achille » du 11-Septembre.

S’il est un événement qui prouve que l’Administration américaine n’a pas dit la vérité sur ce qui s’est réellement passé le 11 septembre 2001, c’est bien l’effondrement d’un 3ème bâtiment, le Bâtiment 7, aussi appelé WTC7 ou encore "Solomon Brothers building" -Bâtiment des Frères Salomon- . Ce gratte-ciel de plus de 47 étages, aussi haut que la tour Montparnasse à Paris, est tombé en 6.5 secondes,  le 11 septembre 2001, 7 heures après les Tours Jumelles et sans qu’aucun avion ne l’ait touché. Il abritait les bureaux de différentes agences du Renseignement ou de l’Administration, dont la CIA, la SEC (Security Exchange Commission – le gendarme américain de la Bourse  qui travaillait notamment sur les dossiers Worldcom et Enron soi-disant disparus à jamais), et le Bureau de la FEMA, l’administration de Gestion des urgences de la ville de New York.

C’est cette même FEMA qui est connue pour son premier rapport technique très incomplet sur la chute des Tours Jumelles, les WTC1 et 2, et qui ignora totalement le WTC7, confiant le dossier technique au NIST (National Institute of Standards and Technology).

En août 2008, soit presque sept ans après la tragédie (!), le NIST, équivalent de l’association française AFNOR, a rendu son Rapport final sur la chute du WTC7, que 2 autres rapports officiels, administratifs ceux-là, avaient eux aussi totalement ignoré (celui du Joint Enquiry Comittee de 2002, et celui de la Commission d’Enquête du Sénat américain en juillet 2004).

Pire: au pretexte que ce bâtiment n’avait fait aucune victime dans sa chute -ce que met en doute le témoignage de Barry Jennings disparu la semaine avant la publication du rapport du NIST-, Dick Cheney lui-même s’était opposé à toute enquête policière et judiciaire spécifique sur cette chute.

Cependant, même du simple point de vue technique, et suite aux observations de chercheurs indépendants [1] déposées dans les délais très serrés imposés par le NIST, celui-ci a dû se résoudre à admettre que le WTC7 était bien tombé en "chute libre" pendant les 2.25 premières secondes[2] de l’effondrement, ce que de nombreux spécialistes déclarent incompatible avec un effondrement naturel.

Voici une vidéo qui résume ces faits et témoignages entourant la chute du WTC7, faits et témoignages qui sont en totale contradiction avec les rapports officiels.

Références :

  1. Vidéos : L’effondrement en chute libre du WTC7 est désormais officiel (1/2) et L’effondrement en chute libre du WTC7 est désormais officiel (2/2)
  2. Voir ReOpenNews : La réponse des Architectes et Ingénieurs au Rapport du NIST (en 3 parties), octobre 2008

Published on janvier 12, 2010 par GeantVert

http://www.reopen911.info/News/2010/01/12/batiment-7-du-world-trade-center-le-pistolet-fumant-du-11-septembre/


2-2 Daniel Pearl : Les 7 sacrifiés du mensonge : du 11 Septembre à la guerre contre l’Irak.

Chapitre I

Le 7 août 1998, le Kenya et la Tanzanie étaient plongés dans l’horreur avec l’explosion simultanée de voitures piégées devant les ambassades américaines de Nairobi et de Dar es-Salaam.

Trois jours après, l’Armée islamique pour la libération des lieux saints musulmans revendiquait les opérations dans plusieurs communiqués.

Tous les regards convergèrent alors vers Oussama ben Laden, lequel est soupçonné de financer les groupuscules islamistes et de les fédérer à travers son organisation al-Qaida.

Quelques jours plus tard, Bill Clinton ordonna le bombardement de plusieurs camps d’entraînement d’al-Qaida en Afghanistan ainsi que la destruction de l’usine pharmaceutique d’Al Shifa près de Khartoum au Soudan, accusée de produire des armes de destruction massive.

Cette initiative fut lancée en violation flagrante de la souveraineté territoriale du Soudan et dans le mépris absolu de toutes les règles, lois et traités internationaux, au premier rang desquels la Charte de l’Organisation des Nations Unies.

Les allégations avancées par l’administration américaine pour légitimer ce bombardement se sont avérées non fondées. Des personnalités connues pour leur neutralité et leur objectivité, des scientifiques et des experts de premier plan ont réfuté les arguments américains en démontrant leur fausseté.

Tom Carnavin, ex-directeur d’Al Shifa, a pu témoigner que l’entreprise n’avait aucune capacité à produire des armes chimiques et que contrairement aux assertions américaines l’unité n’était pas protégée par un dispositif de sécurité renforcée.

De son côté, Henri Jop, ingénieur américain qui dessina les plans de l’usine, confirma que son unique destination ne pouvait être que la production de médicaments, ce point ayant été assuré par les maîtres d’œuvre jordaniens qui avaient dirigé sa construction. D’autres réfutations tout aussi incontestables ont été publiées dans les plus grands organes de presse occidentaux tels que The Observer et The Independant au Royaume-Uni ou le New York Times.

Les États-Unis ont besoin de se donner bonne conscience avant d’entreprendre toute action agressive pour normaliser les nations récalcitrantes à leur domination, mais aussi de conditionner les opinions publiques mondiales pour qu’elles acceptent sa politique d’hégémonie. Ainsi, l’offensive médiatique devance et prépare l’offensive militaire. Elle est destinée à convaincre les parlementaires du Congrès américain qui votent les budgets ainsi que les militaires qui accomplissent les buts de guerre, de la légitimité morale des agressions meurtrières entreprises sous prétexte de sécurité nationale.

La destruction par des missiles de croisière de l’usine d’Al Shifa en fut une illustration parfaite.

Après avoir soutenu, sans preuve, qu’elle abritait une unité de production d’armes chimiques et notamment de gaz innervant VX, il fallut bien, aux experts du Pentagone et de la CIA, finir par convenir qu’ils s’étaient trompés !

Les études, analyses et contre-expertises réalisées par des laboratoires indépendants et contenues dans le rapport très circonstancié de l’ambassadeur de la république d’Allemagne ont en effet balayé les déclarations américaines et démontré l’illégitimité de l’agression perpétrée contre le Soudan.

Reste que dans l’opinion publique internationale le mal était fait : les démentis et correctifs n’ayant été publiés que sous forme de brèves de bas de page, le grand public en resta aux motifs invoqués lors du bombardement. En matière de propagande et de désinformation, celui qui prend l’initiative et qui a le contrôle sur les réseaux planétaires de communication et de diffusion de l’information est assuré d’être toujours gagnant. La manipulation d’Al Shifa a été le prélude de la guerre préventive et de la guerre au terrorisme.

Dans un article de Daniel Pearl intitulé « Dans le bombardement du Soudan, la preuve dépend du point de vue où l’on se place » qui a été publié par le Wall Street Journal le 28 novembre 1998, le journaliste avait compris que les représailles en réponse aux attentats de Dar El Salam et Nairobi, attribués à al-Qaida, n’étaient qu’une opération de désinformation. Pearl y démontra ainsi que le prétexte avancé par le gouvernement ne tenait pas, et que les véritables raisons de l’attaque sur l’usine chimique étaient autres.

Mais Pearl alla plus loin encore, il avait compris que cette manipulation de l’information était le prélude à une guerre à venir, la conclusion prémonitoire de son article était : « Ce sera une guerre sale ».

Ce qui suit est le texte intégral de cet article remarquablement renseigné qui contient beaucoup d’indications qui se vérifieront les années suivant sa parution.

L’homme qui a fait ce travail d’enquête sera assassiné dans des conditions pour le moins troubles en 2001.

« KHARTOUM, Soudan — Saleh Idriss, investisseur soudanais, rencontre quelques problèmes : son usine est en ruines, ses comptes dans une banque américaine sont gelés et les services de renseignements américains le présentent comme un homme de paille du terroriste islamiste Oussama ben Laden.

Si ceci est vrai, et M. Idriss a juré ses grands Dieux que c’est faux, on peut penser que cela contribue à expliquer pourquoi les missiles de croisières américains ont détruit le 20 août dernier l’usine pharmaceutique d’Al Shifa en représailles d’attentats contre des ambassades des États-Unis en Afrique.

En fait, au moment même où les missiles de croisière partaient des bateaux de guerre américains, les responsables du renseignement américain avouaient ne savoir que peu de choses sur Idriss, et ne savaient pas qu’il avait acheté quelques mois auparavant l’usine de Al Shifa. Pourtant, depuis le bombardement, des sources diverses leur ont fourni des informations selon lesquelles Al Shifa était liée à Oussama ben Laden et ses tentatives pour se doter d’armes chimiques.

Certains alliés des États-Unis et quelques autorités de Washington ne sont toujours pas sûrs que les États-Unis aient frappé le bon objectif et il se pourrait bien qu’on ne connaisse jamais toute la vérité sur Al Shifa, masquée qu’elle est par le kaléidoscope politique de la lutte antiterroriste. La preuve essentielle est un morceau de terre ramassé près de l’usine et que les Américains estiment contenir un produit chimique dont on se sert pour fabriquer des gaz neurotoxiques.

Mais plus on y regarde de près, plus les choses s’obscurcissent.

L’histoire de l’usine de Al Shifa est assez embrouillée et M. Idriss, un millionnaire auquel sourit la fortune à l’image de ceux que le Moyen-Orient génère souvent, est un investisseur non moins hardi qui a accepté d’acheter l’usine en mars après une visite bien superficielle. Il ne peut affirmer que l’usine de Al Shifa n’a jamais produit d’ingrédients destinés à la fabrication d’armes chimiques, étant donné qu’il était encore en train d’étudier en profondeur les installations lorsque les Américains les ont détruites.

Certains de ses contrats au Soudan l’ont mis en relation avec des personnes qui avaient eu contact par le passé avec M. Bin Lâdin ou ses sociétés, bien que M.Idriss soutienne que ses contacts étaient sans importance. Il prétend qu’il avait l’intention de réorganiser Al Shifa pour partir à la conquête des marchés pharmaceutiques d’Afrique et du Moyen-Orient.

Les Américains avaient des raisons de penser que le Soudan souhaitait se doter d’armes chimiques. Il est en guerre civile avec des résistants soutenus par les Américains, dispose de trop peu d’argent pour se fournir en armement conventionnel et n’a pas signé de traité contre la détention des armes chimiques. Et comme le pays a autrefois donné asile à des résistants, les Américains prétendent qu’ils doivent prendre très au sérieux les rapports selon lesquels M.ben Laden et l’Iraq aideraient le Soudan à se doter d’armes chimiques.

Les autorités américaines affirment que le principal argument pour prendre Al Shifa comme cible était et reste cet échantillon de terre qu’on leur a remis en janvier et dont ils disent qu’il a été ramassé à un jet de pierre d’Al Shifa par un agent entraîné par la CIA, lui-même surveillé par un autre agent. Les autorités affirment que trois tests séparés pratiqués sur l’échantillon de terre ont montré une forte densité d’une substance, connue sous le nom de EMPTA, dont on peut facilement faire un gaz neurotoxique mortel.

Toutefois, d’autres maillons de la chaîne de preuves qu’ont présentées les officiels américains sont beaucoup plus fragiles que ce qu’avaient laissé entendre les rapports précédents. Les Américains n’ont cessé de répéter que l’usine faisait partie d’un complexe de la société d’Armement Militaire, le fabricant d’armes du gouvernement soudanais. En outre malgré les articles de presse qui expliquaient que les Américains avaient intercepté des communications entre l’usine et l’Iraq, un membre des services de renseignements américain a reconnu que tout ce que les Américains avaient en fait découvert, c’était des enregistrements indiquant que des membres de la direction d’Al Shifa avaient commencé à se rendre en visite en Iraq l’an dernier.

Les autorités supposent que les entretiens portaient sur les armes chimiques parce qu’ils avaient lieu dans une usine pharmaceutique dirigée par celui qu’ils considéraient comme le numéro 1 du programme iraquien sur le gaz neurotoxique VX : Emad Ani.

Mais les dirigeants de Al Shifa affirment qu’ils n’ont eu que des entretiens techniques sur un accord de coopération industrielle et qu’ils n’ont jamais eu de contact avec l’homme en question. L’inspecteur en armement des Nations Unies qui est le plus au contact de l’usine iraquienne déclare que M. Ani est un des hauts dirigeants de la Société d’État qui possède l’usine, mais n’a jamais été directement associé à son fonctionnement.

Interrogé sur le bombardement américain, M. Idriss répond : « Je pense que c’est le résultat d’une erreur ». Mais quand on l’interroge sur les rumeurs qui ont couru sur lui depuis le bombardement, il répond : « Cela vient de Moubarak ». Il parle de Moubarak Fadi Al Mahdi, un ténor de l’opposition soudanaise qui est en bisbille depuis plus d’un an avec M. Idriss pour des questions d’allégeance politique. M. Mahdi reconnaît avoir commencé à se renseigner sur l’usine après avoir appris en mai que M. Idriss l’avait achetée. Cinq jours après la frappe de missiles de croisière, il a diffusé un communiqué dans l’organe d’information de l’Alliance Démocratique, un groupe de dissidents, communiqué par lequel il accusait M. Idriss d’avoir investi dans un projet militaire soudanais. Des officiels américains ne vont pas tarder à donner de l’écho à cette déclaration. M. Mahdi s’en prit aussi directement à Al Shifa en affirmant que son personnel comportait des scientifiques et des techniciens iraquiens. Il insistait en soulignant que la plupart des installations pharmaceutiques au Soudan n’emploient pas en priorité des experts étrangers.

M. Mahdi nie s’être ouvert de ses soucis à quiconque avant le bombardement et les autorités du renseignement américain nient avoir fait confiance à quiconque aurait cherché à s’en prendre à Al Shifa et par-là à M. Idriss. Toutefois, c’est un secret de polichinelle que les autorités américaines, n’ayant pas d’ambassade à Khartoum qui pourrait leur servir de poste d’observation, ont toujours cherché à se renseigner sur des armes chimiques auprès de la dissidence et que les gouvernements amis comme l’Égypte reçoivent aussi leurs renseignements des membres de l’opposition soudanaise.

M. Idriss faisant référence à ses propres relations avec l’opposition soudanaise, prétend qu’il est loin d’être le genre de personnes à qui le gouvernement soudanais actuel ferait confiance pour prendre part à un projet militaire sensible. Son avocat pour le marché de Al Shifa, par exemple, qualifie de dictature le régime en place.

Cela dit, M. Idriss reconnaît aussi faire des affaires avec des personnalités du régime dont Abdul Baset Hamza, ancien ingénieur du gouvernement qui soutient avoir supervisé un chantier de construction de route conduit pour une société qui appartenait à Oussama ben Laden lorsque celui-ci était en exil au Soudan. M. Hamza construit maintenant des usines militaires pour le régime fondamentaliste du Soudan. Il prétend avoir tenté de décider M. ben Laden à investir dans une compagnie de téléphone et une usine de fabrication d’obus de mortiers, mais l’islamiste a refusé de mélanger ses capitaux avec ceux du gouvernement. Toutefois, plus tard, M. Hamza a obtenu que M. Idriss investisse dans la compagnie de téléphone et dans la construction d’un laminoir.

Les avocats de M. Idriss à Washington essaient maintenant de convaincre le ministère de la Justice qu’il n’a aucun lien avec Oussama ben Laden et que le gouvernement devrait libérer les fonds qu’il a en dépôt à la Bank of America. Seulement les officiels du renseignement américain ne veulent rien savoir. Ils ont déclaré lors d’un entretien qu’ils ont trouvé des preuves de ce que M. Idriss aurait accepté de l’argent d’un membre du Jihad islamique égyptien, mouvement lié à Oussama ben Laden. M. Idriss nie tout en bloc.

En outre, ses conseillers sont en train d’enquêter auprès des employés de Al Shifa et tentent de réunir des laboratoires indépendants pour analyser le sol près du site de l’usine. Mais des officiels américains et des experts en armement chimique prétendent qu’il n’est pas sûr que l’EMPTA résiste à la chaleur provoquée par l’explosion des têtes militaires des missiles. Les Américains, en partie pour cette raison, empêchent toute enquête du conseil de sécurité des Nations Unies. Cependant, les dirigeants de Al Shifa soutiennent que les documents qui étayaient leurs dires ont été détruits par les bombardements. Des amis [d’Idriss] assurent qu’imaginer Idriss soutenant des islamistes purs et durs est absurde parce que, bien que musulman pratiquant, il ne partage pas le puritanisme de M. ben Laden. M. Idriss apprécie les chansons d’amour soudanaises, a un luth arabe sur le canapé de chacune de ses maisons du Caire, de Jeddah, de Khartoum et de Londres et ses amis assurent qu’il n’empêche personne de boire de l’alcool dans les soirées qu’il organise. Deux de ses associés rappellent qu’il a refusé d’investir dans des boutiques de souvenirs à la sortie des mosquées parce qu’il craignait que l’argent récolté serve à acheter des armes pour la Bosnie.

Quoique son ascension de simple comptable de banque au statut de millionnaire suscite des soupçons ici, ses amis soutiennent qu’il ne cache aucun secret. M. Idriss est le protégé et parfois le partenaire financier de deux hommes d’affaires séoudiens qui évitent toute publicité et qui pourraient acheter, selon certains experts, vingt fois les affaires d’Oussama ben Laden, à supposer que l’islamiste dispose des deux cents millions de dollars qu’il est réputé avoir hérités il y a quelques années. L’un des hommes d’affaires est le Sheikh Muhammad Hussein al Amoudi, un magnat des travaux publics et du bâtiment qui a des origines éthiopiennes et qui vient de construire un luxueux hôtel Sheraton dans la capitale éthiopienne.

L’autre est le Sheikh Khâlid ben Mahfoudh, un riche banquier d’origine yéménite qui est en train de reconstruire le port d’Aden, au Yémen.

M. Idriss, quarante-six ans, fils de tailleur vient d’une ville agricole du nord du Soudan. Il a émigré en Arabie Séoudite en 1976 et y a trouvé du travail comme comptable à la Banque Nationale du Commerce, qui appartient à Sheikh Khâlid. Finalement, il a été admis dans le cercle restreint des proches conseillers de Sheikh Khâlid où il se mit à encaisser des commissions en trouvant des investissements pour ses amis. L’un de ses premiers contrats a été celui qu’il a passé avec la société WorldSpace, entreprise basée à Washington. Aux termes de ce contrat d’environ un milliard de dollars – on ne dira pas comment il a été passé – est sur le point d’être lancé le premier de trois satellites qui doit émettre des programmes de radio vers l’Afrique et le Moyen-Orient.

M. Idriss a également impressionné le Sheikh Khâlid en lui permettant ainsi qu’à sa banque de se désengager du scandale du blanchiment d’argent de la BCCI [ Bank of Credit & Commerce International ] raconte un intime. M. Idriss a travaillé en sous-main, renseignant les journalistes arabes et aidant à négocier un arrangement de quatre cent quarante-deux millions de dollars avec les liquidateurs de la BCCI. M. Idriss a perdu un peu de son propre argent dans une agence londonienne de la BCCI qui a fait faillite en 1991, mais ensuite, il a engagé l’ancien directeur de l’agence pour l’aider à faire fructifier ses affaires à Londres. « C’est un type bien « explique M. Idriss.

M. Idriss expose qu’il fait des affaires avec des gens liés au front islamique national (FIN) soudanais parce qu’il ne peut pas faire autrement. Mais s’il investit au Soudan actuellement, c’est parce que lorsque le gouvernement actuel tombera « Je serai en place ».

M. Idriss explique qu’il songeait à construire une usine pharmaceutique depuis des années. Seulement, Al Shifa était une création de Bashir Hassan Bashir, un partisan du FIN. Faisant appel à un architecte américain et à une entreprise chinoise, raconte M. Bashir, il construisit Al Shifa en 1993 afin de produire essentiellement pour l’exportation ce que ne faisait aucune usine pharmaceutique soudanaise.

Le Soudan est maintenant fier de son modèle de Al Shifa, mais en fait la programmation en a été très mal faite, selon des employés. M. Bashir voulait une usine de produits vétérinaires, mais il avait vu trop grand. Il y inclut donc une chaîne de produits pharmaceutiques pour l’homme. Cela voulait dire qu’il fallait s’agrandir au-delà d’une route désaffectée, raconte-t-il. Des dirigeants inexpérimentés ont acheté du matériel qui ne convenait pas et les autorités soudanaises refusèrent souvent des comprimés qui venaient des chaînes de Al Shifa.

Le directeur général soudanais du site, Osman Salman, explique que Al Shifa ne pouvait payer ses fournisseurs et il passa même quelques nuits en prison pour chèques sans provision. Alors, M. Salman envoya une télécopie désespérée à M. Idriss lui demandant d’acheter Al Shifa. Il savait qu’il avait l’argent et qu’il avait acheté de nombreuses sociétés soudanaises. Les deux hommes racontent qu’ils se sont rencontrés en Arabie Séoudite où M. Salman avait dirigé une société d’alimentation avant de revenir au Soudan.

Les officiels du renseignement américain évoquent des relations entre M. Salman et M. ben Laden. M. Salman explique qu’une société de bâtiment ben Laden a loué sa maison de Khartoum en 1992. Mais la fois où il s’est approché le plus près de l’islamiste cela a été lorsque, debout dans la rue poussiéreuse à l’extérieur de la propriété, il a crié contre l’agent de M. ben Laden parce que les occupants avaient démonté les toilettes à l’occidentale de la maison, raconte-t-il.

M. Idriss se précipita à Khartoum dans les jours qui ont suivi l’arrivée de la télécopie de M. Salman dans laquelle ce dernier mentionnait qu’un consortium séoudien s’intéressait aussi à Al Shifa. M. Idriss savait que le propriétaire du site était proche du FIN, mais il savait aussi qu’il était un importateur de médicaments qui avait eu des accrochages d’ordre réglementaire avec le gouvernement. M. Idriss, après avoir jeté un coup d’œil sur l’album photo du site d’Al Shifa fit une visite de vingt-quatre heures sur place, signa un accord par lequel il payait un million de dollars et endossait dix-huit millions de dollars de dettes. Puis il quitta la ville, racontent des employés.

Il confia l’expertise de l’usine à un de ses cousins, un professeur de pharmacie du nom de Idris Bubakr EtTayeb. Le Dr EtTayeb conclut rapidement qu’un tiers du personnel pouvait partir et qu’il fallait remplacer M. Salman par un spécialiste de la pharmacie. Cet été, explique le Dr EtTayeb, un ami lui a fait part de rumeurs venant des milieux de l’opposition selon lesquelles Al Shifa était un site de fabrication d’armes chimiques, mais il n’en tint pas compte parce que c’était absurde. Comment aurait-on pu fabriquer secrètement des produits chimiques à Al Shifa ? C’était une petite usine qui ne disposait pas d’installations de distillation et elle était si ouverte à tout le monde qu’il voulait restreindre les visites pour des raisons d’hygiène.

Les relations du site avec l’Irak étaient connues de l’équipe de M. Idriss.

En août 1997, M. Bashir et un directeur des ventes expliquèrent qu’ils étaient allés à Bagdad avec des cartons d’échantillons de médicaments et qu’ils trouvèrent l’hôtel ArRachid inondé de commerciaux en pharmacie concurrents qui se disputaient les contrats pour approvisionner l’Iraq dans le cadre d’un programme des Nations Unies. Les commerciaux expliquèrent qu’ils étaient allés sur le site pharmaceutique iraquien de Samarra pour tenter de mettre au point un accord industriel de production. Si Samarra pouvait produire certains médicaments à Al Shifa et Al Shifa en produire d’autres en Iraq, cela réduirait les coûts et fournirait une base d’échanges commerciaux. Le Dr EtTayeb dit qu’il était au courant de cette proposition à laquelle aucune société ne donna suite, parce qu’il a participé l’année dernière à une réunion de travail de pharmaciens à l’échelon du Soudan où on l’a évoqué brièvement.

Al Shifa avait emporté une adjudication en janvier pour livrer en Irak pour cent quatre-vingt-dix-neuf mille dollars de « Shifazole », un vermifuge pour animaux.

Cet été, l’usine n’avait pas encore livré un seul flacon, en raison de difficultés techniques. Pour prouver que, malgré tout, l’usine était sur le point de faire un premier envoi, le Dr EtTayeb montre une centaine de flacons blancs d’un litre portant la marque Shifazole qui s’amassent maintenant sur un tas de décombres du site Al Shifa.

M. Idriss était à Londres le 20 août quand il a appris que les missiles de croisière américains avaient détruit Al Shifa. « J’ai ri », raconte-t-il en pensant que les missiles étaient en fait destinés à un autre objectif. Ensuite il prit l’avion pour rencontrer au Caire des amis de la dissidence soudanaise.

La querelle entre MM. Idriss et Mahdi est symptomatique de leur pays divisé. M. Idriss soutient le Parti démocratique unioniste, modéré et dominé par les musulmans qui est en occurrence avec le parti musulman modéré de l’Umma pour la domination à venir du Soudan. Chaque parti soupçonne l’autre de nouer des accords avec le régime en place.

Moubarak Fadi Al Mahdi, ministre de l’Intérieur avant le coup d’État de 1989, est connu pour être le coordinateur du Parti de L’Umma et son pourvoyeur de fonds. Lui et M. Idriss ne se sont jamais rencontrés, mais se méfient salutairement l’un de l’autre. M. Idriss explique que les personnalités de l’opposition comme M. Mahdi sont la cause de ce que les Soudanais ne se débarrassent pas du régime actuel. M. Mahdi prétend que la raison en est que les hommes d’affaires comme M. Idriss sont « coupables de collaboration » parce qu’ils importent du blé dans un Soudan affaibli. Le soutien que M. Idriss apporte à certains partis d’opposition a pour but de « semer une sorte de confusion » sur ses ambitions réelles, dit-il.

Au début de l’année dernière, alors que les résistants faisaient face à une violente contre-attaque soudanaise le long de la frontière orientale, M. Mahdi est passé sur une chaîne de télévision arabe émettant de Londres, clamant qu’une compagnie de fret appartenant à un homme d’affaires séoudien originaire du Soudan transférait des armes de l’Iran au Soudan. Il s’agissait d’une allusion sans équivoque à la Trans Arabian Air Transport, une compagnie dont M. Idriss est le propriétaire. Celui-ci répondit qu’il avait découvert que sa compagnie aérienne s’était livrée à un transport non autorisé depuis l’Iran. Il déclara qu’il s’agissait de matériel destiné à la police et non d’armes de guerre, sans apporter plus de précisions.

Néanmoins, M. Idriss était furieux que M. Mahdi ne l’ait pas contacté avant de porter l’affaire sur la place publique. Il dédaigna la tentative de deux journalistes soudanais de Londres qui proposaient d’organiser une réunion de conciliation.

Le soir du bombardement de Al Shifa, M. Mahdi, contacté chez lui au Caire par deux journalistes du Wall Street Journal qui souhaitaient connaître sa réaction, put souligner des éléments qui semblaient incriminer l’usine de M. Idriss. Elle était reliée par une nouvelle route en dur avec un complexe militaire de l’Est situé à proximité, dit-il. ( La distance est de trois kilomètres, dont une partie sur une grande route très fréquentée). Le protecteur séoudien de M. Idriss, continua-t-il, a épousé une sœur de Oussama ben Laden. ( Même si c’était vrai – et selon des sources séoudiennes, c’est faux – M. ben Laden et sa famille sont très éloignés en matière de convictions idéologiques ; le ministère américain de la Defense a récemment confié à une entreprise de la famille la construction d’une nouvelle caserne pour les troupes américaines en Arabie Séoudite.)

Le 25 août, M. Mahdi a diffusé une télécopie prétendant qu’Al Shifa avait été construite en partie sur des terrains confisqués par le gouvernement et que, bien qu’officiellement propriété de M. Idriss, elle appartient en fait au FIN. M. Idriss se mit rapidement en contact avec les responsables du parti de M. Mahdi au Caire et menaça d’engager des poursuites judiciaires. M. Mahdi refusa de se dédire.

Au cours d’interviews, M. Mahdi a déclaré que le FIN au pouvoir se lançait dans les affaires et que M. Idriss, « un employé de banque », construisait des usines dans tout le Soudan. M. Mahdi prétendit que le complexe de sept usines de M. Idriss, connu sous le nom de Sariah, était un exemple des efforts du gouvernement soudanais pour repérer les usines civiles qui pourraient être reconverties à des fins militaires. Il affirma aussi que le laminoir de M. Idriss est situé à proximité d’une implantation de la Société Industrie Militaire ( Military Industrial Corp.) « qui produit vraisemblablement des gaz de combat ».

Se moquant de telles allégations, M. Idriss invita les journalistes à visiter ses sites industriels.

La visite du complexe de Sariah ne révéla rien de plus militaire que des batteries de véhicules et des rangers. Le laminoir, situé à proximité d’une route déserte n’était gardé que par trois jeunes gens sans armes et vêtus de T-shirt.

Les amis dissidents de M. Mahdi le trouvèrent très convaincant sur certains points tout en reconnaissant qu’il accusait souvent sans preuve. « Je me pose des questions sur la crédibilité de Moubarak » dit une personnalité de l’opposition, Sharif Harir, en soufflant sur son cappuccino à l’American Café, le Q.G. officieux des cancans où se réunit l’opposition soudanaise dans l’Érythrée voisine. Mais l’ascension de M. Idriss « a été trop rapide. Avec une paie d’employé de banque, il n’aurait pas eu les capitaux pour investir dans des usines ».

Certains officiels américains ne font pas confiance aux dissidents, mais en rencontrent souvent l’un ou l’autre à Asmara, capitale de l’Erythée. Lors d’une réception à la résidence de l’ambassadeur des États-Unis, se souvient un participant, un officier de renseignements américain déclara que les Américains s’inquiétaient de la présence d’armes chimiques au Soudan et étaient preneurs de toute information sur le sujet. Des dissidents prétendent avoir transmis une liste de suspects, mais que Al Shifa n’en faisait pas partie.

Des officiels du renseignement américain disent que Al Shifa avait attiré leur attention l’année dernière en raison de rapports de sécurité la concernant. Ensuite, ils avaient eu connaissance de la visite des dirigeants d’Al Shifa à Samara. Les officiels du renseignement américain disent qu’ils savaient que Al Shifa avait remporté une adjudication en Irak, mais qu’ils ne comprenaient pas pourquoi les Soudanais auraient utilisé la société « Samara Drug » comme intermédiaire.

L’Irak n’inspire pas à proprement parler la confiance lorsqu’on aborde la question des armes chimiques. C’est l’un des rares pays à les avoir utilisées. Selon des rapports non confirmés, l’Irak aurait fait héberger ses armes non conventionnelles dans des pays amis pour éviter qu’on ne les repère. Et l’Irak a été surpris en train de fabriquer du VX par le procédé de l’EMPTA.

C’est pourquoi expliquent les officiels américains, ils ont décidé de rechercher l’EMPTA ainsi que d’autres produits chimiques en analysant des échantillons du sol de sites suspects au Soudan. Al Shifa a été « le coup au but » on dit les officiels du renseignement américain. Selon eux les résultats des analyses ont été connus au cours de l’été et les enquêteurs ont commencé à planifier une seconde série d’analyses autour du site pour repérer d’où venait l’EMPTA. Puis survinrent les attentats du 7 août contre les ambassades. Les autorités de l’administration américaine décidèrent précipitamment que M. ben Laden était derrière ces actions et le président Clinton a exigé rapidement des objectifs à frapper en représailles.

En matière de renseignements, on n’est jamais sûr à cent pour cent, explique un officiel américain. Avec Al Shifa, dit-il, nous l’étions à quatre-vingts pour cent. Mais nous sommes en quelque sorte en guerre contre Oussama ben Laden. « Cela ne va pas être la guerre en dentelle. Cela va être une guerre sale, avec des choix sales et des décisions sales » ajoute-t-il. »

 Traduction Geopolintel

Opération militaire américaine rendue possible par une désinformation portant sur la présence d’armes de destruction massive, le bombardement d’Al Shifa sera logiquement suivi quatre ans plus tard par la guerre en Irak justifiée par le même motif et dans un contexte de désinformation à plus grande échelle encore à en juger par l’affaire de Colin Powell et de son éprouvette d’anthrax à l’ONU.

Dans son article, Pearl citait les noms des propriétaires de l’usine Al Shifa, les Saoudiens Salah Idris, Mohamed Hussein al-Amoudi et Khaled ben Mahfouz.

Ces trois hommes ont fait l’objet d’allégations selon lesquelles ils auraient soutenu financièrement le terrorisme et les attentats du 11 Septembre. Le dernier nommé est un des inculpés du procès O’Neill intenté par les victimes du World Trade Center. Il est soupçonné d’avoir canalisé des millions de dollars vers le réseau al-Qaida via un organisme de charité saoudien Blessed Relief. Ben Mahfouz a eu des intérêts communs avec la famille Bush dans plusieurs affaires. Et selon le témoignage sous serment de James Woolsey, ancien directeur de la CIA, devant le sénat, le 3 septembre 1998, Oussama ben Laden serait marié à l’une des jeunes sœurs de Khaled ben Mafhouz [1].

Plus tard, M. Woolsey déclarera ne plus bien se souvenir, avoir mal prononcé un nom arabe, ne pas avoir relu la transcription de son intervention [2]. Puis il se rétractera le 15 décembre lors de son témoignage devant la haute Cour de Justice de Queen’s Bench Division, alors qu’il était venu soutenir le Wall Street Journal accusé de diffamation. Ben Mahfouz a quant à lui toujours nié ce lien familial. Aucune preuve formelle ne peut accréditer les dires de Woolsey, bien connu dans l’art de la provocation et du mensonge.

Pearl identifia aussi ces hommes comme les actionnaires principaux de la société WorldSpace Incorporated, un consortium américain d’opérateurs de radiophonie visant à établir des communications par satellite. Mais en 1998, Pearl ignorait encore que des personnalités américaines influentes étaient leurs associés dans cette affaire. C’est peut-être là que se trouve le point crucial dans sa compréhension des mécanismes de désinformation qui l’aurait tôt ou tard conduit sur la piste de cette connivence.

D’après le Réseau Voltaire [3], le bombardement de l’usine avait été demandé au Président Clinton par l’ex-secrétaire d’État George Shultz et par Donald Rumsfeld. Cette usine fabriquait des médicaments anti Sida, sans licence, pour les pays du tiers-monde et concurrençait les grands groupes pharmaceutiques parmi lesquels Gilead Science, le groupe dont Rusmfeld était le PDG jusqu’à son retour au gouvernement. Shultz siégeait également à la direction de Gilead. Cette firme venait d’obtenir d’importants marchés publics dans le cadre de la prévention des attaques chimiques et biologiques. En effet, Rumsfeld avait réussi à convaincre son opinion publique que le régime de Saddam Hussein détenait encore quelques armes de destruction massive, qu’il lui avait lui-même vendues pendant la guerre Iran-Irak, et que Bagdad envisageait de les utiliser contre le peuple états-unien.

Des républicains, anciens membres du gouvernement Reagan, réunis dans le groupe de réflexion Project for the New American Century [4] demandèrent donc au président démocrate de bombarder une usine au Soudan qui appartenait à des Saoudiens, auxquels certains d’entre eux étaient associés dans une société américaine. Ceux-ci feront parties du gouvernement Bush Jr en 2000. En effet, on trouve William Schneider Jr accompagné de l’ensemble des ténors des néoconservateurs, Wolfvowitz, Rumsfeld, Tenet, Woolsey, siégeant dans des commissions gouvernementales.

William Schneider est aussi un proche de Christine Lagarde, membre du gouvernement de De Villepin et actuelle ministre des Finances. Lagarde fut l’attachée parlementaire stagiaire de William S.Cohen coprésident de Empower America avec Jack Kemp. William Cohen deviendra secrétaire à la Defense de Clinton tandis que Lagarde sera par la suite membre du Center for Strategic and International Studies [CSIS] [5] le think tank du lobby pétrolier aux États-Unis, au sein duquel elle coprésidera avec l’actuel conseiller de Barack Obama, Zbigniew Brzezinski [6], la commission Action USA-UE-Pologne [7] et suivra plus particulièrement le groupe de travail Industries de Defense USA-Pologne et les questions liées à la libéralisation des échanges polonais. Lagarde fut donc une des responsables du USA-Poland Defense Industries working group qui traitait de l’installation du volet offensif de l’ABM [8] en Pologne.

Jack Kemp s’est également impliqué dans le programme ABM si l’on en croit un document qu’il a signé en 1998 et qui fut diffusé par le Washington Times dans lequel il mentionne la dangerosité de ben Laden pour théoriser de l’utilité de l’ABM. 

Pourquoi et comment ces responsables politiques peuvent-ils être les associés d’un milliardaire accusé d’avoir financé les résistants du 11 Septembre ?

Et que penser des liens de ces Saoudiens avec l’affaire Sawari-2 qui est autrement connue sous le nom de l’affaire Clearstream-3 [9], l’affaire des rétrocommissions sur la vente de frégates à l’Arabie Saoudite qui auraient été touchées par certains hommes politiques, affaire qui continue à faire couler beaucoup d’encre ? D’après l’Economiste [10], un quotidien marocain, Mohammed Hussein al-Amoudi est président du Al Amoudi Group Compagny Ltd d’Arabie Saoudite, l’un des principaux conglomérats du royaume, dont le directeur général est Ali ben Mussalam, impliqué dans l’affaire du contrat d’armement Sawari-2. Mohammed Hussein al-Amoudi et Khaled ben Mahfouz sont tous deux actionnaires de WorldSpace.

Dans son livre « Le coupable idéal » aux Éditions Privé, Imad Lahoud qui est suspecté d’avoir falsifié les listings de Clearstream – mais l’ont-ils vraiment été ? – écrit qu’il aurait déclaré à Nicolas Sarkozy : « Écoutez, la seule chose que j’ai évoquée avec Philippe Rondot, ce sont des comptes que vous auriez en Italie à propos de rétrocommissions sur le contrat d’armement Sawari-2. Je me dis que c’est le genre de chose qui ne devrait pas lui faire plaisir. Je voulais l’agacer. Je réussis mon coup au-delà de toutes mes espérances. Devant moi, Sarkozy explose littéralement de rage » [11]

Revenons à William Schneider. C’est un personnage politique influent aux USA, membre du PNAC, think tank néoconservateur qui a argumenté dans une lettre [12] adressée à Clinton en 1998, la nécessité, déjà, de bombarder l’Irak prétextant un risque imminent pour les USA en s’appuyant sur la doctrine de la guerre préventive. William Schneider est l’un des promoteurs de l’IDS, l’Initiative de Defense Stratégique dite aussi « Guerre des étoiles ». Il a soutenu le concept de l’utilisation de bombes nucléaires dans le cadre de la guerre préventive.

Ce personnage est aussi l’associé de Mohamed Hussein al-Amoudi, fondateur du groupe Mohamed International Development Research and Organisation Company (Midroc) qu’il dirigeait aux côtés d’Ibrahim ben Ali ben Mussalam, l’un des principaux gestionnaires de la fortune du roi Fahd et qui a tenu un rôle de négociateur pour le contrat des frégates Sawari.

Schneider est donc à la fois un des protagonistes de la désinformation sur les armes de destruction massive en Irak par ses pressions sur Clinton et un proche des protagonistes de l’affaire Clearstream-3, cabale contre Dominique de Villepin, par ses liens avec ben Mussalam. William Schneider est aussi un administrateur d’EADS Etats-Unis et il était à ce titre l’un des principaux interlocuteurs du très américanophile Louis Gergorin, le corbeau de l’affaire Clearstream et l’un des fondateurs de la French American Foundation. Dominique de Villepin a été l’un des rares hommes politiques d’envergure internationale à dénoncer en 2003 la désinformation autour des armes de destruction massive. Dans son discours à l’ONU, il dénonce aussi les liens imaginaires entre Sadam Hussein et les attentats du 11 Septembre. À ce titre, il s’est attiré les foudres des néoconservateurs « va-t’en guerre », et il n’est pas étonnant qu’il puisse lui-même être victime d’une campagne de désinformation orchestrée par ceux-ci.

Pour être complet, il faut souligner que William Schneider a développé le concept de PO2G. Il s’agit d’une doctrine subversive visant à inciter les organisations résistants à passer à l’action pour mieux les détruire. En clair, cette doctrine vise à promouvoir des attentats pour susciter une résistance qui pourra ensuite être anéantie par la suprématie militaire US. William Arkin [13] dans le Los Angeles Times, offre un excellent article détaillé sur l’ensemble des dépenses que les différents services militaires vont diriger vers de nouvelles capacités d’action clandestines, et accorde une attention particulière à la résurrection de l’ancien Intelligence Support Activity (ISA) de l’ex-secrétaire à la Defense de Reagan Franck Carlucci, rebaptisé Grey Fox qui propose d’institutionnaliser les activités du Groupe d’Opérations proactives et préventives (P2OG) afin de lancer des opérations secrètes visant à stimuler des réactions parmi les résistants et les États possédant des armes de destruction massive. Autrement dit, il s’agit d’encourager des cellules résistantes à passer à l’action et les exposer à de promptes ripostes de la part des forces américaines.

Les attentats du 11 Septembre seraient, selon le rapport de la commission d’enquête, une défaillance des services des renseignements. Pourtant, le 19 juin 2005, le Times Herald révèle l’existence d’une unité de renseignements militaires « Able Danger » qui avait, selon toute vraisemblance, identifié Mohamed Atta et trois autres pirates du 11 Septembre (Nawaf Alhazmi, Khalid Almihdhar, Marwan Alshehhi) plus d’un an avant les attentats. Les quatre hommes sont identifiés comme membres d’al-Qaida oeuvrant aux États-Unis, dans la cellule dite de Brooklyn [14]. Cette unité de renseignements est une cellule secrète d’espionnage économique créée en 1999 sous l’administration Clinton. Elle deviendra par la suite l’héritière du réseau Gladio Stay Behind. Elle reprend le flambeau de Franck Calucci, patron du réseau US-ISA utilisé pour la prise d’otage à Téhéran en 1980. Pour cette opération, le gouvernement américain se servira des services de la BCCI de ben Mahfouz pour transiter les fonds de l’affaire Iran-Contras dirigée par le Lt Colonel Oliver North condamné en 1988 puis intégré par le Pentagone dans la chaîne Fox News, en tant qu’expert et analyste pour commenter le 11 Septembre. C’est le colonel Anthony Shaffer qui révéla l’identification de Mohamed Atta, mais l’armée ne voulut pas transmettre ces informations au FBI de John O’Neill [15].

Dans « Ben Laden, la vérité interdite » coécrit avec Guillaume Dasquié, J.C. Brisard racontera sa réunion, à Paris, en août 2001, avec John O’Neill, ancien coordinateur de la lutte antiterroriste aux États-Unis, devenu numéro 2 du FBI à New York chargé de la sécurité nationale, le directeur adjoint de la DST, responsable de la lutte antiterroriste, et l’ancien chef de la section antiterroriste du Parquet de Paris Alain Marsaud.

En 2007, Guillaume Dasquié sera mis en garde à vue à la DST en raison, entre autres, de ses révélations sur le 11 septembre 2001. L’article qui a énervé les services de renseignements remonte au 16 avril 2007. Sur deux pages, dans Le Monde, titrées « 11 septembre 2001 : les Français en savaient long » le journaliste raconte avoir consulté 328 pages de rapports de la DGSE rédigées entre juillet 2000 et octobre 2001, détaillant l’état des connaissances des services secrets français sur la nébuleuse al-Qaida. Michèle Alliot-Marie, alors ministre de la Defense, décide de porter plainte contre le journaliste. Les autorités cherchent à connaître par quels moyens il a obtenu ces documents classifiés, en clair, qui à la DGSE les lui a transmis, en violation avec les droits des journalistes de ne pas divulguer leurs sources.

Alors qui a-t-il contrarié par ses révélations ?

La plainte contre lui pour « détention de documents classés secret Defense »

et « divulgation de fichiers ou de renseignements classés secret Defense » officialise des informations qui jusque-là auraient pu passer pour des rumeurs infondées.

Mais revenons à Pearl qui, bien qu’il n’ait pas encore saisi tous les aspects de ce jeu, fut le premier à avoir perçu l’imminence de cette guerre. Au tout début de l’année 2002, Pearl sera enlevé puis décapité au Pakistan. Il s’y était rendu pour mener l’enquête sur le terroriste aux chaussures explosives du vol Paris New York, Richard Reid. Alors qu’il devait interviewer le cheikh Mubarak Ali Shah Gilani, un chef terroriste présumé, Pearl est enlevé par des activistes du « Mouvement national pour la restauration de la souveraineté pakistanaise » dirigé par un djihadiste nommé Omar Sheikh. Ce groupe, qui entretenait des contacts à la fois avec al-Qaida et avec l’ISI [16], prétendit que Pearl était un espion et, utilisant le courriel kidnapperguy@hotmail.com, présenta aux USA plusieurs demandes, dont la libération de plusieurs détenus pakistanais et la reprise de la vente de F-16 au gouvernement pakistanais.

J.P. Cloutier dans ses Chroniques de Cybérie, a établi les étapes de cette affaire trouble.

Le 3 mars, le secrétaire d’État Colin Powell déclare en entrevue à la chaîne CNN n’avoir aucune preuve de l’implication des services secrets pakistanais (ISI) dans l’enlèvement du journaliste Daniel Pearl. Le même jour, toujours à CNN, on demande à l’ambassadeur du Pakistan à Washington, pourquoi le principal suspect Omar Sheikh a été détenu et interrogé pendant sept jours par l’ISI avant d’être livré aux autorités policières. Réponse : ce qui comptait c’était de ne pas informer le public et les autres ravisseurs de sa détention.

Le lendemain, le gouvernement pakistanais informe officiellement les autorités étasuniennes que le principal suspect dans l’enlèvement du journaliste Daniel Pearl sera d’abord jugé au Pakistan avant de procéder à toute demande d’extradition aux États-Unis. Selon le quotidien pakistanais Dawn, le ministère public se heurte toutefois à certaines difficultés : les présumés complices de Omar Sheikh sont toujours en liberté et le corps de Pearl n’a pas été retrouvé.

Le 5 mars, le quotidien Dawn qui cite des sources policières rapporte que ces dernières mettent en doute l’authenticité de la bande vidéo de l’assassinat de Pearl. De plus, il y a un fait nouveau qu’on s’explique mal. Pearl a été enlevé le 23 janvier. Le 4 février, un siège sur le vol PK-757 de la Pakistan International Airlines en direction de Londres est réservé en son nom. Le billet est annulé le 8 février par l’acheteur qui demeure inconnu.

Le 7 mars, le président pakistanais Pervez Musharraf commente ainsi la disparition de Daniel Pearl : « Il cherchait à en savoir trop. Il s’est trop investi dans son enquête. Il y a un danger dans cette profession. Nous devons être prudents. » Musharraf n’a pas précisé pour qui les journalistes curieux représentaient un danger, pas plus que ce qu’englobait ce »nous » qui doit être prudent.

Le 9 mars, c’est dans un fourgon blindé que le principal suspect, Omar Sheikh, a été amené devant un tribunal de Karachi pour l’audition d’un témoin important. Un chauffeur de taxi aurait vu Omar Sheikh accueillir Daniel Pearl au restaurant d’où il est disparu. Enfin, le 11 mars, le Times of India revient sur l’étrange déclaration de Pervez Musharraf et pose directement la question : Pearl aurait-il découvert certains secrets embarrassants pour les services de renseignements pakistanais, l’ISI ? Un observateur suggère : « Relisez le journal que Omar Sheikh tenait alors qu’il était emprisonné en Inde. Il est rempli de références élogieuses à l’endroit de l’homme qui l’a inspiré. Et cet homme est Shah Sahab, l’ancien agent de renseignements de l’ISI à qui Omar Sheikh s’est rendu le 5 février. »

Un tribunal de Karachi accordait un délai ultime au ministère public, le 20 mars, pour inculper formellement Omar Saeed Sheikh pour sa participation dans l’affaire Daniel Pearl, à défaut de quoi il serait extradé aux États-Unis. Les procureurs ont déclaré que si l’enquête piétine, c’est que de nombreux complices sont toujours au large et qu’ils sont confrontés à de fausses identités. L’épilogue de cette histoire sera signé du président pakistanais Pervez Musharraf qui déclara dans ses mémoires que Omar Sheikh était un agent double travaillant pour l’ISI et les services du MI6 de sa gracieuse majesté la reine d’Angleterre.

Les attentats du 11 Septembre ont été largement exploités par l’Office Strategic of Influence pour justifier la guerre en Irak en présentant Sadam Hussein comme un soutien d’al-Qaida. Or, l’Irak est un pays laïque et ben Laden un islamiste fervent, et toute alliance est improbable entre eux. William Schneider est une pièce essentielle de ce dispositif de désinformation mis en place par les néoconservateurs du PNAC. Daniel Pearl, journaliste d’investigation dans la plus pure tradition de ce métier à haut risque, a payé de sa vie sa recherche de la vérité. La piste de Richard Reid, le terroriste aux chaussures explosives du vol Paris New York de décembre 2001, l’a mené au Pakistan, au coeur de l’échiquier international de la terreur. Ce qu’il était sur le point de découvrir, ou ce qu’il avait déjà découvert, lui a certainement valu le sort tragique qui lui a été réservé.

Rédaction Geopolintel
Tous droits de reproduction réservés.

Notes :

[1] Testimony before Senate Judiciary Committee Subcommittee” par James R.Woolsey, 3 septembre 1998

[2] Top investigator in 9/11 victims’s lawsuit faces libel action” par Ken Silverstein, Los Angeles Times, 26 février 2003

[3] Le Réseau Voltaire est une association française, fondée en 1994, dont les buts d’origine étaient « la promotion de la Liberté et de la Laïcité ». Elle oeuvrait à « l’émancipation des individus face aux dogmes et aux empires. » Depuis, elle a évolué en un « réseau international de presse non alignée » en s’appuyant sur un site internet multilingue qui rassemble des agences de presse et des journaux d’Amérique latine, d’Europe et du Monde arabe. Elle organise en 1995 la conférence Axis for Peace afin de mobiliser un mouvement contre l’impérialisme états-unien et contre la politique de l’État d’Israël. Son président, Thierry Meyssan, a suscité une vaste polémique au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 en affirmant dans un livre « L’effroyable imposture » qu’ils avaient été organisés par une faction du complexe militaro-industriel américain afin de pouvoir justifier des interventions des États-Unis en Afghanistan et en Irak. Le département d’État américain sous l’administration de George W. Bush a déclaré Thierry Meyssan persona non grata sur le territoire des États-Unis et celui-ci expliqua son exil au Liban en 2008 comme suit : « jusqu’en mai, les autorités françaises (gouvernement Chirac) ont garanti notre sécurité physique, notre liberté de circulation et d’expression. Il en va autrement aujourd’hui (élection Sarkozy) : les pressions sont plus fortes, elles s’étendent à notre entourage, et nous ne pouvons plus compter sur la bienveillance de la France ».

[4] Le Projet pour le Nouveau Siècle Américain est un groupe de réflexion néoconservateur américain, fondé en 1997, qui réunissait beaucoup des anciens membres du gouvernement Reagan et dont l’objectif affiché était de promouvoir l’hégémonie des États-Unis sur le reste du monde. Cette organisation a exercé une forte influence sur les hauts fonctionnaires du gouvernement des États-Unis durant les mandats de George W. Bush et a eu une incidence très importante sur le développement militaire et la politique étrangère de ce pays pendant cette période, particulièrement en ce qui concerne la sécurité nationale et la guerre en Irak. En janvier 1998 déjà, dans une lettre ouverte au président Clinton, ses membres appelèrent explicitement à mener une campagne en Irak pour renverser Sadam Hussein.

[5] Le Center for Strategic and International Studies ou CSIS est un groupe de réflexion et d’influence sur la politique étrangère états-unienne. Il fut originellement créé avec l’objectif d’encourager un lien fort entre Européens et Américains face à l’URSS. Il compte dans son conseil d’administration Zbigniew Brzezinski, Henry Kissinger, secrétaire d’État de Nixon puis de Ford, et James Woolsey, ancien directeur de la CIA. Le centre est à l’origine de la déclaration commune pour le renouvellement du partenariat transatlantique faite au plus fort de la guerre américaine contre l’Irak.

[6] Zbigniew Brzezinski, politologue américain d’origine polonaise, a été conseiller à la sécurité nationale du Président Jimmy Carter et était présenté pendant la dernière campagne présidentielle US comme l’inspirateur de la future politique extérieure d’un éventuel président Obama. Il a notamment écrit Le Grand Échiquier dans lequel il théorise l’idée que l’amélioration du monde et sa stabilité dépendent du maintien de l’hégémonie américaine. Toute puissance concurrente est dès lors considérée comme une menace pour la stabilité mondiale. Mais contrairement à l’unilatéralisme des néoconservateurs, il prône une alliance USA/Europe car la matérialisation de la doctrine Brzezinski, qui veut qu’ « Une puissance qui domine l’Eurasie contrôlerait deux des régions du monde les plus avancées et économiquement productives », passe par l’extension de l’OTAN vers l’Est et l’encerclement de la Russie, par la déstabilisation des états (révolutions de couleur et coups d’État) qui l’entourent pour reprendre son idée de la « ceinture verte d’étranglement de l’ours russe ».

[7] Pour le CSIS, la Commission Action USA-UE-Pologne a mis en place un groupe, le US-Poland Defense, chargé de promouvoir la coopération américano-polonaise dans l’industrie de la Defense. Madame Christine Lagarde en était encore la vice-présidente lors de sa prise de fonction ministérielle du gouvernement de Villepin, et y représentait les intérêts américains. Elle travaillait à l’intégration des systèmes de Defense entre les deux pays, au développement de l’industrie de Defense polonaise, conformément aux recommandations de Stanley Glod, vice-président de Boeing Europe, rival d’Airbus. Elle préparait des programmes d’entraînement, en coopération avec l’américain Lockheed Martin.

[8] Le traité ABM (antimissiles balistiques) fut signé à Moscou en 1972 dans le cadre des négociations sur la limitation des armes stratégiques et complété par le protocole du 3 juillet 1974 entre l’URSS et les États-Unis, puis confirmé par la Russie pour une durée illimitée. Mais le 13 décembre 2001, arguant des attaques sur son sol du 11 Septembre, les États-Unis annoncèrent leur retrait du traité ABM, permis par l’article XV qui prévoyait sa dénonciation du fait « d’événements extraordinaires » en rapport avec l’objet du Traité, ayant compromis ses intérêts suprêmes. Ils ne font plus partie, depuis le 13 juin 2002, de cet accord qui reste respecté par les autres puissances atomiques qui l’ont signé. Ce retrait unilatéral des États-Unis a fait sauter le verrou qui empêchait le développement du bouclier spatial du programme « Initiative de Defense stratégique » (IDS) ou « Guerre des étoiles » initié par l’administration Reagan

[9] Clearstream 1 – affaire des rétrocommissions sur la vente de frégates : 2001, ouverture d’une information judiciaire, confiée aux juges Renaud van Ruymbeke et Dominique de Talancé, sur la vente des frégates par la France à Taïwan en 1991, qui aurait donné lieu au versement de commissions à des hommes politiques français. Clearstream 2 – scandale financier de la chambre de compensation internationale Clearstream : 2001, publication de Révélation$ et de La Boîte noire, écrits par Denis Robert, journaliste, sur des informations de E. Backes, ancien numéro trois de Cedel International (devenu Clearstream après sa fusion avec Deutsche Börse Clearing). Backes, licencié en 1983, a affirmé qu’il existait un système de comptes non publiés, qui aurait été mis en place dans les années 1970, et généralisé après son départ. Ce système de comptes, en se servant du système légal de compensation interbancaire permettant l’effacement des traces des transactions, aurait fait de Clearstream une plate-forme mondiale de l’évasion fiscale et du blanchiment d’argent. Clearstream 3 – affaire EADS-Clearstream ou affaire du corbeau des frégates de Taïwan : 2004, scandale politique qui éclate par l’envoi de deux courriers anonymes et d’un cédérom à la justice française, dans lesquels un corbeau accuse des personnalités politiques et de l’industrie, de posséder des comptes secrets chez Clearstream, liés à l’affaire des rétrocommissions de Clearstream 1 et de Sawari 2. À sa suite, la presse dévoile l’existence d’un rapport de la DST sur l’affaire Clearstream dans lequel Jean-Louis Gergorin, vice-président du groupe industriel EADS, figurerait comme le corbeau de l’affaire. Une polémique éclate entre Dominique de Villlepin et Nicolas Sarkozy, lequel accuse de Villepin d’instrumentaliser cette affaire dans le but de lui nuire politiquement.

[10] http://www.leconomiste.com/print_article.html?a=64880

[11] http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2207/articles/a333895-les_%C3%A9tranges_confessions_dimad_lahoud.html

[12] http://www.newamericancentury.org/iraqclintonletter.htm

[13] William M. Arkin 10/27/2002 Los Angeles Times Home Edition Page M-1

[14] http://www.historycommons.org/essay.jsp?article=essaykhalidandnawaf

[15] http://www.historycommons.org/entity.jsp?entity=anthony_shaffer

[16] L’Inter-Services Intelligence ou ISI, est la plus importante des trois branches des services de renseignements du Pakistan. Ce service se fait connaître sur le plan mondial lors de la guerre d’Afghanistan lorsque, avec les services américains (CIA) et saoudiens, il a largement aidé et formé les moudjahidines contre l’Armée rouge et le gouvernement afghan d’alors. En 2001, le FBI démontra que le directeur de l’ISI, le Général Mahmoud, avait donné instruction à Ahmed Omar Cheikh, bras droit de ben Laden, de transférer 100.000 dollars au pirate de l’air du WTC, Mohammed Atta.

 Publié sur Geopolintel

le 1er décembre 209

http://www.reopen911.info/News/2009/12/05/daniel-pearl-le...

1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

n°8 - 11-09- dossiers Géopolitique - -26-01 – Suite - A qui profite le crime ?


n°8 - 11-09- dossiers Géopolitique - -26-01 – Suite  - A qui profite le crime ?


11-09- dossiers Géopolitique   

n°8 du 26-01

C.De Broeder & M.Lemaire

 



 Le "dossier  - Géopolitique du 11-09 " est  visible  sur mes blogs : 

http://www.blogs.dhnet.be/categories/International.html

http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

Et sur le site de Robert Bibeau :  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion (Suite)

2-3 Chérif Boudelal : A qui profite le crime ?

2-4 Jean-Claude Paye : Tülay Umay* : Le renversement de la place de la victime : un paradigme de la modernité.

2 Dossier

2-1  - Bluerider : 11 septembre : un tour d’Europe du mouvement pour la vérité.

1: Une presse berlinoise ouverte, mais qui publie peu d’articles.

2: Un éminent et courageux journaliste.

 

 


2-3 Chérif Boudelal : A A qui profite le crime ?

Les attentats du 11 septembre 2001 contre les USA ne finissent pas de faire des victimes !

Le 11 septembre 2001, une sale affaire pour la France.

J’ignorais personnellement que le commissaire Hubert Marty-Vrayance en question était le bouc émissaire dans cette affaire. Mais le doute me hantait déjà depuis le premier jour de ces attentats. Car l’écroulement des deux tours, simultanément, alors que le choc se trouvait aux derniers étages de ces tours (de 110 étages), ressemblait fortement aux fameuses destructions par la dynamite qui ont débuté en France, aux Minguettes, dans la banlieue lyonnaise. Cette technique, importée d’ailleurs des USA, a fait des ravages par la suite dans plusieurs quartiers des villes de ce pays.

Ne connaissant rien dans la résistance des matériaux en matière de construction, je trouvais déjà qu’il y avait quelque chose qui n’était pas logique. Souvenez-vous, dès le premier jour les médias occidentaux parlaient de 7.000 employés, travaillant dans ces tours, qui seraient déjà morts. Résultat, il y avait un peu moins de 3.000 morts.

La puce à l’oreille

Dès le début plusieurs indices nous mettaient déjà la « puce » à l’oreille. Certains médias étrangers, comme Al Jazzera, annonçaient, dès le deuxième jour après ces attentats, l’implication de certains services de renseignement comme la FBI et le MOSSAD, et donne des arguments. Ces médias parlaient de la chute de la bourse dans ce centre des affaires financières trois jours auparavant. Ils parlaient également de 4.000 mille juifs qui n’avaient pas travaillé ce jour-là (ce qui signifie qu’ils ont été avertis). Quelques jours avant ces attentats, il y avait l’assassinat du commandant Massoud (le chef des maquisards afghans), qui serait exécuté par des « islamistes arabes », lesquels « islamistes » avaient été filmés dans l’hélicoptère qui les amenait à leur victime !

Après l’annonce du nombre de morts (un peu moins de 3.000), les médias occidentaux, qui avaient traité de tous les noms ceux qui avaient parlé de 4.000 juifs manquant à l’appel au travail ce jour-là, et de l’implication probable de la FBI et du MOSSAD, ne se sont pas posé la question où sont passé les 4.000 autres employés !

Si on tient compte du nombre donné initialement par Al Jazeera (4.000 manquant à l’appel au travail), on trouve : 3.000 morts plus les 4.000 qui auraient manqué le travail ce jour-là, on trouve bien le nombre de 7.000 employés annoncés dès le début par tous les médias du monde.

Un autre indice viens renforcer les soupçons de l’implication du Mossad dans ces attentats : deux mois environ plus tard « Le Monde diplomatique » révéla l’expulsion de 120 israéliens par les USA. Et après ça le mutisme total régna sur toute la planète. Même Al-Jazeera qui avait implicitement soupçonné que le Mossad israélien avait averti les juifs de ne pas aller au travail ce jour-là, n’a plus soufflé mot ! Par ailleurs, des employés de ces deux tours avaient donné leurs témoignages selon lesquels ils avaient entendu des déflagrations dans le sous sol juste avant l’écroulement de ces tours, et puis le silence de mort dominait sur ces témoignages, pourtant capitaux. Il est fort possible que les témoins en question soient comptés parmi les autres victimes. Trop d’indices montrent qu’on nous cache quelque chose.

Par ailleurs, comment se fait-il que les USA qui possèdent les techniques les plus performantes dans tous les domaines de la science moderne ne puissent pas trouver l’ADN des auteurs présumés de ces attentats pour justifier leurs accusations envers les « islamistes » dont ils ont exhibé noms et photos ? Mystère.

Peut-on espérer que la vérité sur les vrais commanditaires de ce crime collectif éclate un jour ? Il faut toujours espérer ; entre temps les criminels courent toujours et peuvent faire encore beaucoup de dégâts.

La prédiction de Michel Collon

La vérité de cette affaire nous a été déjà prédite par le grand journaliste belge d’investigation, Michel Collon, plus d’un an avant les attentats du 11 septembre 2001. Après avoir brossé un tableau sur la guerre en Yougoslavie et précisé les vraies raisons de l’intervention militaire des USA, entraînant avec eux leurs alliés, il nous avait prévenu que les USA préparaient une intervention militaire en Asie central pour reprendre le projet qu’ils avaient abandonné lors de la présence soviétique en Afghanistan.

Où est la morale de ces « chercheurs de paix » en faisant la guerre aux peuples ?

Des crimes gratuits au profit des vampires

Ces terribles crimes ont donné le prétexte aux USA de G. W. Bush et leurs alliés d’aller occuper l’Afghanistan, puis l’Irak, de détruire toutes leurs infrastructure et provoquer la mort de plusieurs centaines de milliers de personnes et des millions d’autres ont pris le chemin de l’exil. Ils ont massacré et appauvri ces deux peuples ; mais en même temps, ils ont montré à leurs peuples et à ceux du monde entier qu’ils ne sont que des « tigres en papier » (expression de Mao Tsé-toung pour désigner l’impérialisme).

En analysant cette histoire et vérifiant l’incohérence des déclarations des USA avec les faits, et les réactions automatiques de leurs alliés stratégiques (pas ceux qui fournissent leurs soldats, mais leurs stratèges et porte-voix), le lecteur comprendra à qui profite le crime.

Question à Monsieur Benajam, l’auteur de l’article « Lettre ouverte à mes amis gaullistes », qui a écrit : « … toute contestation d'une version officielle venant des USA fait oeuvre de révisionnisme de négationnisme et d'antisémitisme.

Que vient faire l’« antisémitisme » dans cette affaire ?

Chérif Boudelal

9 novembre 2009


2-4 Jean-Claude Paye : Tülay Umay* : Le renversement de la place de la victime : un paradigme de la modernité.

Au cours des dernières années, les sociétés « occidentales » ont sacralisé les victimes.

Depuis le 11-Septembre, ce phénomène a été instrumenté par les promoteurs de la guerre des civilisations pour développer la « théorie du complot islamo-gauchiste », selon laquelle « l’Occident » devrait non seulement affronter le péril islamique, mais aussi une cinquième colonne intérieure.

Cette rhétorique élaborée aux USA par Daniel Pipes et développée en France par les intellectuels et journalistes membres du Cercle de l’Oratoire vient d’être reprise au mot-à-mot en Belgique par le sénateur libéral Alain Destexhe et le journaliste de gauche Claude Demelenne.

Mais comment fonctionne donc ce discours délirant ?

Dans la modernité, l’idéologie victimaire présente une structure particulière : le bourreau se présente systématiquement comme la victime. On peut penser immédiatement au sionisme, mais il ne s’agit là que d’un exemple, bien qu’il occupe une place fondamentale dans ce renversement général de l’ordre symbolique. Les troupes états-uniennes ne sont-elles pas des victimes des populations qu’elles bombardent ? Les patrons ne sont-ils pas victimes des grévistes qui prennent « les populations en otage » ? Les porteurs de l’idéologie coloniale ne se présentent ils pas comme stigmatisés par le racisme anti-blanc ? Le nombre d’exemples est infini. Notre vie sociale est entièrement structurée par ce déplacement pervers.

La puissance de l’image

Cette idéologie victimaire prend cependant toute sa puissance à travers les attentats du 11 septembre 2001. L’image, ainsi exhibée, crée une virtualité, un nouveau réel destiné à nous enfermer dans l’effroi. Il s’agit d’une image parfaite, d’une icône débarrassée de toute toute réalité matérielle, de tout sensible-concret. Dégagée de tout rapport aux faits, elle est aussi libérée de toute relation avec ce qui organise la conscience : la raison. Elle suppose la foi, l’adhésion sans faille au regard du pouvoir, qui se pose en lieu et place de l’observation. Il s’agit donc d’une foi particulière, non celle qui donnerait accès à un invisible, à un inconnu distinct de ce qui est visible, mais celle qui opère un déni de ce dernier et se substitue à lui en installant une pure virtualité.

L’image de la destruction des tours est une construction iconophile Cette icône pose les autorités US comme des victimes et les introduit ainsi dans le sacré. Ce qui les placent non seulement au delà du droit, mais leur permet aussi de renverser l’ordre symbolique. Elles constituent une pure anomie. Elles ne peuvent être nommées. Guantánamo est une vitrine du pouvoir qu’elles se sont données : de violer l’ensemble des lois, de nier ce qui fait de nous des hommes et d’être reconnu dans ce droit..

Grâce à cet enfermement psychotique, toute tentative de développer une parole, de nommer les choses ou même, plus simplement de faire référence aux faits, engendre le délire. Tout rappel de la nécessité de l’observation est immédiatement diabolisé, stigmatisé comme « théorie du complot ».

S’inscrivant dans une forme sociale psychotique, l’image des attentats du 11 septembre a pour objet de nous enfermer dans la phase du délire et de supprimer toute possibilité de confronter le regard, le sens donné par le pouvoir. Toute offensive de ce dernier contre nos libertés et notre existence, s’inscrit dans cette structure. La vague d’islamophobie qui se développe actuellement en est un exemple parmi d’autres.

Péril « islamo-gauchiste » en Belgique ?

S’alignant sur les actions françaises, les médias belges ont d’abord lancé une campagne contre le voile dit « islamique ». Depuis deux mois, à travers les opinions exprimées par un « intellectuel de gauche » et un sénateur libéral, se font le relais d’une campagne destinée à nous prévenir des dangers imminents du fondamentalisme musulman, ainsi que du « terrorisme intellectuel qui cherche à faire taire ceux qui refusent le politiquement correct islamo-gauchiste » .

La manière particulièrement caricaturale dont les choses sont présentées peut susciter un rejet immédiat. Cependant, il faut dépasser cette première réaction et voir qu’il s’agit en fait d’un condensé de la façon dont certaines informations nous sont régulièrement présentées.

Le discours se réduit à des pulsions. Il s’agit de soumettre le langage aux images et ainsi d’enfermer le lecteur dans l’émotion, dans une mécanique qui marche toute seule. Les « barbus », les « filles voilées » et les « gauchistes » sont des fétiches. Ces images deviennent leur propre base matérielle. Elles ne se rapportent plus qu’à elles-mêmes, elles volent de leurs propres ailes.

Les faits ne sont plus que le support du regard, du sens qui leur est attribué. Ce sont les images, ces abstractions qui créent un nouveau réel. Elles nous font abandonner le domaine de la raison, du pensable, pour établir le règne de la foi. Ainsi, le signifié devient parfaitement autonome. Il ne se confronte plus au réel, il tourne sur lui-même.

L’islamisme radical, le port du voile, le racisme anti-blanc, la police terrorisée par les bandes de jeunes arabo-musulmans, l’omniprésence des barbus semblent être devenus les principaux problèmes de notre pays. Surpuissants, grâce à leurs alliés gauchistes, les fondamentalistes musulmans contrôleraient les rouages de notre société. Ils auraient la capacité de faire taire toute critique à leur égard. Mais, le peuple belge possède deux chevaliers particulièrement courageux, Claude Demelenne et Alain Destexhe pour affronter cette emprise totalitaire.

Évidemment, le développement du discours fait immédiatement penser à la structure de la psychose paranoïaque que ce soit dans l’évaluation de la nature du danger, dans la surestimation de soi-même ou dans le caractère personnel de la mission que le sujet s’attribue. Toutefois, ce qui nous intéresse, ce n’est pas de nommer cette structure psychotique, mais de comprendre pourquoi, maintenant, ce discours, qui présente toutes les caractéristiques du délire, est mis en avant et valorisé par les médias.

Actuellement, ce qui existe est ce qui est regardé, exhibé. Montrée et ainsi reconnue, l’idéologie victimaire, dont se parent nos deux protagonistes, les intègre dans l’ordre symbolique de la société.

Un renversement de la place de la victime

La violence verbale qu’ils disent subir consiste, par exemple, à entendre que « les décrets et règlements qui empêchent les jeunes filles de porter le voile à l’école » sont « liberticides ». Cette qualification, pour un projet qu’ils promeuvent, est « d’une évidente violence verbale ». La violence ne consisterait plus dans le fait de subir une discrimination, mais dans la dénonciation de cette dernière. Toute critique leur étant adressée relève de la violence. Elle est donc inacceptable et qualifiée de terrorisme intellectuel.

Bien que leur action puisse s’assimiler à une croisade, nos deux auteurs se mettent dans la position privilégiée de la victime, place particulièrement valorisée aujourd’hui. La parole de la personne reconnue comme telle est par essence authentique, elle ne peut être contestée. Leur innocence est ainsi légitimée. Cette procédure induit une restructuration du langage et modifie la capacité de représentation du réel.

La transformation du sens et du langage leur est d’autant plus nécessaire que, ici, la position revendiquée de la victime émissaire, consentante qui catalyserait la violence sur elle-même afin de sauver la société, n’a pas pour effet le sacrifice de la victime exhibée. Le lieu réel du sacrifice est bien celui des personnes désignées comme agresseurs. Ce qui est aussi sacrifié, c’est la Parole qui à pour fonction de mettre un cran d’arrêt à la violence, de permettre une reconnaissance réciproque et ainsi de rétablir le lien social. Au contraire, le renversement de la place de la victime a pour effet de néantiser celle-ci en tant qu’être. Il s’agit bien là d’un mécanisme propre à ce que la psychanalyse désigne comme structure perverse

Un premier exemple s’impose : il suffit de signer « intellectuel de gauche » pour être en mesure de faire passer une pensée réduite à des états compulsifs et qui, historiquement, relève de l’imagerie véhiculée par l’extrême droite.

Le renversement de l’ordre symbolique, afin d’alimenter une machine pulsionnelle, est constant. Alors que leurs propos relèvent de l’argument d’autorité, les auteurs se présentent comme les victimes d’un « terrorisme intellectuel ». Leur opposer une argumentation ferait qu’ils seraient « diabolisés », « lépénisés » « et « quasiment criminalisés ». Bien qu’ils se révèlent être de simples instruments d’une machine, d’un système stigmatisant omniprésent dans notre société, l’invocation de leur courage est permanente. Ainsi, le conformisme exalté deviendrait un acte de résistance, une position à contre courant.

Cette antinomie apparente entre un moi présenté comme fort et le fait de se faire simple instrument de la machine est caractéristique de la structure perverse. C’est parce qu’ils se posent en tant qu’objet de cette mécanique stigmatisante que nos auteurs prennent la place de la victime. Ils se sacrifient pour réaliser le « Bien suprême » : l’éradication du mal gaucho-intégriste.

Ainsi, le sujet pervers, le « sujet supposé-savoir », peut confisquer la parole et la place de la victime. Se prévaloir de celle-ci offre des avantages décisifs dans la structure sociale actuelle. En effet, le renversement de cette place permet d’opérer un renversement de l’ordre de droit et offre la possibilité de nous placer dans la violence pure.

Jean-Claude Paye*,

Tülay Umay* 

Jean-Claude Paye

Sociologue. Derniers ouvrages publiés : La Fin de l’État de droit, La Dispute 2004 ; Global War on Liberty, Telos Press 2007.

Tülay Umay

Sociologue. Née en Anatolie, elle vit en Belgique. Elle travaille sur les structures sociales et psychiques de la postmodernité. Comme support concret de cette recherche, la question du voile dit « islamique » est objet d’étude privilégié, non comme objet en soi, mais comme symptôme de notre société

16 novembre 2009

18/11 VOLTAIRENET



2 Dossier

2 -1  Bluerider : 11 septembre : un tour d’Europe du mouvement pour la vérité.

A la veille de la commémoration des attentats de 2001, il nous a semblé intéressant de faire un tour d’Europe du mouvement pour la vérité.

1: Le 11 Septembre en Allemagne

Question : Ce pays est habité par 80 millions d’habitants, son PIB est le double de celui de la France, il n’est pas centralisé, les autoroutes y sont gratuites et en très bon état, il est le premier fournisseur mondial d’énormes machines-outil, et on y trouve des PME très importantes sur l’ensemble de son territoire.

Il a su par ailleurs préserver ses immenses forêts. Ses villes, dont la plupart connaissent un déficit démographique, ont connu des génies aussi variés que JS. Bach, Karl Zeiss, RW. Fassbinder, H. Adi (das), W. Gropius, JW. von Goethe, M. Luther, A. Horch (inventeur de génie, auteur de nombreux brevets automobile, et co-fondateur d’Auto-Union devenue Audi) et j’en oublie tant…

Quel est ce grand pays ?

Le 11 Septembre en Allemagne
(première partie)

Direction Berlin où nous attend Heiner Buecker, fondateur du café the COOP TV, au 3 de la rue Roch, dans le quartier branché de Berlin Mitte (ancien centre de Berlin Est), entre deux designers de mode et quelques restaurants bio à thème. Heiner est aussi l’animateur de plusieurs sites d’information sur le 11 Septembre. Il nous brosse un portrait des initiatives allemandes pour une nouvelle enquête sur les attentats.

1 De nombreuses initiatives…

Il n’y a pas en Allemagne de mouvement « unifié » comme, par exemple, en France autour de ReOpen911.

Par contre beaucoup d’initiatives pointues et complémentaires.

Heiner commente : «  Si l’une d’entre elles venait à cesser, les autres seraient là pour continuer le travail. L’histoire de notre pays explique cet émiettement. Les affinités politiques y sont complexes, et la méfiance règne entre les différents porte-parole allemands du mouvement ».

L’engagement d’Heiner remonte à 2002.

En septembre, il organisait son premier sitting pacifique devant l’ambassade des États-Unis à Berlin (la nouvelle ambassade vient juste d’ouvrir entre la Porte de Brandenbourg et le très beau et déstabilisant mémorial de la Shoah).  

Le sitting dura… 2 mois ; il écoula des dizaines de milliers de « deception dollars ».

En 2004, il organisait la première exposition pacifique « Bushtrash » dans une galerie d’art contemporain berlinoise, et fondait la « Bushzone » sur le net, rassemblement d’artistes pacifiques essentiellement, active jusqu’en 2007. Il continua avec la diffusion de 3 DVDs compilés, parfois doublés, puis diffusés gratuitement à 80 000 exemplaires à ce jour, dans 70 points de dépôt berlinois, auxquels il faut ajouter 10 000 DVDs  expédiés à divers groupes locaux, de même qu’à des politiciens et des journalistes. Le premier contenait LC2, Terrorstorm et divers extraits d’actualité, le deuxième contenait le film italien Inganno Globale – 11 Settembre 2001 (« Tromperie complète ») doublé, et le DVD actuel contient la conférence de l’architecte américain Richard Gage ainsi que Fabled Ennemies (Ennemis fabulés) de Jason Bermas, tous 2 sous-titrés, et disponibles en allemand, mais aussi en partie en français, sur le site de compilation européen conçu par Heiner: http://www.911video.de/franzosisch.php.

Heiner : « Nous accueillons ici les réunions de plusieurs groupes d’activistes, notamment ceux du 11/9 ainsi que des militants pacifistes et indépendants clairement de gauche, comme les membres berlinois du groupe du site de Suisse alémanique Alles Schall und Rauch (« L’habit ne fait pas le moine »), « le site qui monte » de ce côté du Rhin. Ce site organise notamment des rencontres-débats sur le 11 Septembre, mais aussi sur les questions politico-économiques, greffées sur des festivals d’été, qui sont autant d’occasions de développer sa notoriété et d’affiner ses positions politiques [actions dont ReOpen911 devrait aussi s’inspirer]. Ses activistes aujourd’hui se rassemblent dans 15 villes allemandes, souvent autour de Jürgen Elsässer, par opposition à des groupes moins homogènes politiquement, et qui cachent parfois, sous des apparences bien policées, des idées souverainistes radicales. Par exemple, le site http://infokrieg.tv/ est très complet, mais ses animateurs ont pris position contre la gauche (die Linke) et les verts (die Grünen) allemands, ou encore http://www.nuoviso.tv/ : ce site est animé par de très bons producteurs et réalisateurs de documentaires, mais ils traitent aussi de sujets totalement différents, et très controversés, tels que les UFOs ou les traditions de la droite allemande… »

Autre preuve de la diversité des initiatives, à Hambourg, deuxième ville d’Allemagne, siège social du grand hebdomadaire Der Spiegel et de son grand concurrent Die Zeit, Jens Wagner, médecin pacifiste engagé aux côtés de l’IPPNW (International Physicians for the Prevention of Nuclear War), est le coorganisateur, avec un succès mitigé malgré l’effort de communication vers le public et plus de 70 journalistes officiels, des venues de Griffin et Gage. Shattenblick, un cyberjournal activiste à la présentation minimaliste, mais au contenu pléthorique, dont l’équipe est emmenée par Riocard O’Tiarnaigh,  coorganisa ces soirées, présentées par l’ancienne agent du MI5 Annie Machon. Jens anime aussi un groupe de travail « Zukunftspolitik Hamburg » qui rassemble des intellectuels, des cadres et chefs d’entreprise, et des membres de la très importante fondation internationale de gauche "Rosa Luxemburg Stiftung". S’appuyant sur un titre de recueils emprunté à la très grande poétesse allemande Ingeborg Bachmann : « La vérité est supportable pour les hommes », Jens, qui est aussi médecin, conclu sa présentation avec ces mots : « Notre espoir repose sur la force des individus, sur le développement spontané d’une émotion cabrée contre les artifices qui empêchent les hommes de voir les faits et la vérité. Puisse cette émotion de la résistance être reconnue comme le mobile de l’innovation et des changements sociaux. »

Jens Wagner et Richard Gage le 28 novembre 2008 à Hambourg

Les positions très alignées –voir infra- des medias hambourgeois expliquent peut-être les difficultés pour fédérer les publics et les journalistes dans cette ville.

Par contre, les recherches sur la cellule de Hambourg se poursuivent grâce au travail inlassable d’Elias Davidson depuis Bonn, qui à ce jour a largement prouvé qu’aucune des preuves présentées au procès de Moussaoui, destinées aussi à attester de la présence des pirates à bord des avions et à ainsi conforter la version officielle, ne résistait à une expertise approfondie.

Cela paraitra aujourd’hui encore invraisemblable à beaucoup, mais la logique et les faits attestent bien du contraire. Elias Davidson souhaite à présent confronter ses conclusions lors d’entretiens approfondis avec Mounir El Motassadeq, emprisonné à Hambourg, et pour lequel un comité de soutien (lien valable à compter du 11/9/2009) demande la réouverture du procès, sur présentation des conclusions d’Elias concernant Mounir et les 19 pirates, auxquels d’autres pièces devraient venir s’ajouter.

J’ajoute encore (la recension est loin d’être exhaustive) le travail de Channing Jones, à Aachen (Aix-la-Chapelle, région industrielle de la Ruhr), qui étant lui-même de famille de militaire américaine, relaie de façon quasi exhaustive toutes les informations anglo-saxonnes sur le 11/9.

Son site 911komplott.de est une mine de liens et d’informations en temps réel, sans affinités politiques particulières, sans doute dues à la binationalité de son auteur.

2 … toujours sous haute surveillance citoyenne

Le 11 septembre est polarisé par la politique en Allemagne plus qu’ailleurs. Le contenu idéologique de tout discours politique y est toujours ultra-sensible, et on assiste à des alliances et ruptures permanentes : Heiner est clairement un homme de convictions qui puisent leur source à gauche.

Il avait par exemple pris ses distances par rapport à la revue trimestrielle Hintergrund (« Arrière-plan »), parce que l’un de ses contributeurs s’était rapproché, sans y adhérer ou même le promouvoir, du NPD , un parti souverainiste en accord avec les positions de ce contributeur contre le traité de Lisbonne… Hintergrund ne publie plus les articles de ce professeur, et veut devenir la référence en matière d’informations non publiées par les médias institutionnels, avec des articles de haut niveau. Elle est financée sur fonds propres par un industriel “conspirationniste“, Ronald Thoden, basé entre Francfort et Berlin, qui a consacré fin 2008 son premier numéro tiré à 6000 exemplaires diffusés en kiosques, au « 11 Septembre », avec des invités prestigieux comme Jürgen Elsässer, Michel Chossudovsky [que le mouvement devrait inviter pour une tournée européenne franco-anglophone] et Yukihisa Fujita. De même, Hintergrund s’est éloignée d’Elsässer, parce que ce dernier appelle désormais à l’union transversale entre forces de gauche et de droite dans son « Initiative Populaire » , la « Volksinitiative », lancée à l’occasion de la sortie de son dernier livre : « Gegen Finanzdiktatur ». Hintergrund s’était par ailleurs rétractée récemment, dans le financement de la venue de Griffin à Hambourg, suite à la présence d’une équipe de Nuoviso –voir infra- venue filmer.

Par contre, Elsässer accueille Infokrieg aussi bien que Die Linke ou Die Grünen au sein de sa Volksinitiative… vous me suivez ?

3 Jürgen Elsässer toujours au centre des débats

En septembre 2008, le Berlinois Elsässer publiait « Terrorziel Europa, das gefährliche Doppelspiel der Geheimdienste » (Europe : cible de la terreur, le double jeu dangereux des services secrets). En cours de traduction en anglais, il recense dans la lignée du livre de Daniele Gänser « Les Armées secrètes de l’OTAN », les actes terroristes en Europe, et leurs zones d’ombres, en partie grâce au travail de recherches réalisé dans les archives du BND, Bundesnachrichtendienst, Service fédéral du renseignement allemand, obtenues en 2006, sur requête d’une commission parlementaire officielle de coalition droite-gauche (comme quoi c’est possible), en vue d’éclaircir le rôle du BND lors des 2 guerres d’Iraq.  Jürgen Elsässer faisait partie de cette commission parlementaire de contrôle du BND, et a aussi obtenu l’aide de juristes et parties impliquées –voir infra- dans les procès « islamistes » des années 2006 2007 en Allemagne.

Jürgen Elsässer

Cette année, il élargit son combat au respect de la démocratie et de l’État de droit, en proposant cette fois un point de vue radical sur la crise financière, dans  « Gegen Finanzdiktatur ». Ce livre se veut le pamphlet fondateur de sa « Volksinitiative », ou « Initiative Populaire » destinée à refonder le débat démocratique autour de la lutte contre la corruption, la spéculation, la mondialisation par le haut, la rupture entre les élites et la base démocratique, avec le risque –immense- d’être récupérée par les identitaires. Et les réactions ne se sont pas faites attendre. Heiner : « Rien que le nom fait polémique ! » le symbole est lourd à porter en effet : l’inscription « Dem deutschen Volk » (Au Peuple allemand) ne sera ajoutée au fronton du Reichstag que 22 ans après son inauguration, et encore, avec de nombreuses réticences, puis 17 ans plus tard, le « peuple » allemand se retrouvera cette fois cité par son führer à peu près partout, tandis que le Reichstag était entièrement brûlé dans les circonstances que l’on connait désormais. De fait, le concept basé sur une grande coalition populaire gauche-droite a reçu un accueil difficile. Jugez plutôt de son ambition d’après la présentation qu’en donne son éditeur : « Au lieu d’attendre une entente internationale, l’État-nation doit intervenir d’urgence unilatéralement contre les spéculateurs agressifs et les sauterelles de la finance. Les États attaqués doivent se coordonner. Un axe Paris-Berlin-Moscou est possible et même souhaitable. Au lieu de s’emmurer dans les certitudes du politiquement correct, la gauche et les syndicats doivent se rapprocher de façon déterminée d’autres démocrates, et forger une alliance « de Lafontaine à Gauweiler » [c'est-à-dire depuis Die Linke, équivalent de notre Parti de Gauche fondé par JL Mélenchon, jusqu’à la CSU, équivalent évangélique de notre UMP catholique manœuvrée par qui vous savez].

 Ce livre [Contre la Dictature de la Finance] rassemble pour la première fois des textes fondateurs et des documents stratégiques pour l’Initiative Populaire ».

Comme le dit Heiner « Elsässer aime provoquer ses adversaires, et leur proposer des solutions audacieuses et radicales… mais à chercher à embrasser un spectre politique très large, il entraine la méfiance de beaucoup d’officiels. » Écarté du Junge Welt, il publie désormais dans Die Junge Freiheit, mais ce journal est aussi connecté à la droite majoritaire. Logiquement, il multiplie aussi les interventions publiques et sillonne l’Allemagne : 18 juillet 2009 à Berlin, 15 août 2009 avec Nuoviso à Leipzig, 5 septembre 2009 à Berlin contre le traité de Lisbonne, etc.

4 Gerhard Wisnewski dans le sillage de Andreas Von Bülow et Mathias Bröckers

Heiner rappelle que Gerhard Wisnewski, le Munichois de cette saga, fut de ceux qui tentèrent dès les années 2003/2004 d’unir le mouvement pour la vérité en Allemagne.

Des problèmes légaux en 2005 pour constituer les bases d’une association nationale, et les nécessités économiques, le conduisirent à abandonner cette voie, et à se lancer dans l’édition à sensation : La NASA est-elle allée sur la lune ? (eh oui…), mais plus sérieusement, et plus récemment, un bon livre qui soulève des questions sur l’accident de voiture le 11 octobre 2008 du fondateur du parti populiste BZÖ (Alliance pour l’avenir de l’Autriche) Jörg Haider, qui lui coûta la vie. Ceci en parallèle de ses recherches approfondies sur le terrorisme, qui culminèrent début 2007 avec son excellent livre « Les dessous du terrorisme » traduit et publié en France par les éditions Demi-lune la même année.

En Allemagne, ce livre reçu un accueil public très favorable, car si la presse officielle a adopté un point de vue très dubitatif, au moins l’a-t-elle recensé correctement, a contrario de la France où, malgré les efforts de son éditeur, nul article n’est jamais paru !

Il faut dire que l’Allemagne a été sensibilisée à la question des incohérences et mensonges de la vérité officielle sur les attentats quasiment dès le lendemain des attentats !

Grâce à un ancien ministre social-démocrate SPD du gouvernement de Helmut Schmidt, Andreas von Bülow, qui donna une interview au prestigieux quotidien berlinois Tagesspiegel dès janvier 2002, où figuraient déjà bon nombre des questions soulevées aujourd’hui. Il récidiva en juillet 2003 avec son livre « Die CIA und der 11. September», salué en France par l’incompréhension voire l’ironie du journal LE MONDE en octobre 2003, dont l’article fut repris in extenso par les sites alignés.  Depuis ces publications, Von Bülow a multiplié les interventions dans son pays et au-delà, sans toutefois parvenir à briser la résistance des médias nationaux et de l’intelligentsia politique active.

Et grâce à Mathias Bröckers , journaliste pour TELEPOLIS (grand prix du journalisme européen en ligne en 2000, sponsorisé par Reuters et AOL entre autres…), qui fut aussi un précurseur, accusé d’antisémitisme « pur » ( ?) suite à la parution dès janvier 2002 d’un article intitulé, tenez-vous bien : « La conspiration casher », d’après le titre d’un article du New Statesman, un très ancien journal socialiste anglais. Bröckers n’est pas avare de sensationnalisme provocateur, et ne craint absolument pas d’être mal compris. En revanche,  il mettait en garde les lecteurs contre les amalgames portés à son encontre parce qu’il désignait nommément Bush et Sharon, comme profiteurs actifs à plusieurs niveaux qu’il détaille, des crimes du 11 Septembre. Dès 2002, Mathias Bröckers a publié  « Verschwörungen, Verschwörungstheorien und die Geheimnisse des 11.9. 2001. » ( « Complots, Théories du Complot et les Mystères du 11 Septembre 2001 ») disponible en anglais. Un best-seller vendu à plus de 100 000 exemplaires. À titre d’exemple en France, 20 000 exemplaires sont à ce jour un gros succès commercial. Également journaliste au Tageszeitung, partenaire berlinois du Monde Diplomatique, il y développe ses recherches sur les usages des psychotropes, un autre de ses sujets de prédilection qui ne facilite pas sa reconnaissance parmi ses pairs.

Tous ces succès de librairie subirent des critiques professionnelles comparables à celles dont Meyssan fut rapidement l’objet en France. Der Spiegel, Die Zeit et la chaine WDR (Cologne) en particulier, menèrent une quasi-campagne de diffamation contre leurs auteurs, les accusant d’antiaméricanisme et de « conspirationnisme », sans développer leurs arguments sur le fond, mais seulement, comme en France, en exacerbant leurs réactions de façon irrationnelle et mal étayée.

À propos des thèses de Von Bülow, Die Zeit écrit : « C’est plausible, comme il est plausible que le pape soit une femme, c’est juste que personne n’a assez cherché ».

Der Spiegel quant à lui ne perd pas le nord, et à défaut de s’y intéresser, vend tous les livres dits « conspirationnistes » dans sa boutique online. Ce qui n’est pas le cas en cyberFrance.

Par contre comme en France, stigmatiser ces livres contribua à leur succès, et donc à informer très tôt le public allemand, de façon sans doute plus complète qu’en France.

L’Histoire récente du pays, avec notamment en février 1933 l‘incendie criminel du Reichstag (qu‘Hitler laissa en l‘état et où il n’a jamais siégé) provoqué par Göring et sa milice des SA, et attribué à un activiste communiste libertaire hollandais, suivi des autodafés de mai 1933, est encore dans toutes les mémoires des citoyens.

Une anecdote révélatrice: en 2008, lors du tournage de „Walkyrie“ de Steven Spielberg, avec l‘acteur scientologue Tom Cruise dans le rôle du Général « komplott-iste » Stauffenberg, l’ancien ministère de l’air nazi, seul bâtiment public d‘époque encore debout à Berlin et reconverti en centre des impôts, fut transformé avec des effigies et drapeaux nazis… Il y eut des plaintes, des évanouissements de personnes âgées, un piquet de protestations, et un décret ministériel fixe désormais les conditions dans lesquelles les films tournés à Berlin sur cette époque doivent faire l’objet d’une communication préalable importante.

Par Bluerider pour ReOpenNews

Published on septembre 3, 2009 par Spotless Mind


1: Une presse berlinoise ouverte, mais qui publie peu d’articles.

Les incursions de la presse officielle dans le monde confiné par défaut des théories alternatives sur le 11 Septembre confirment ces relations polémiques avec les médias mainstream, à l’opposé des succès publics des livres édités :

5 Une presse berlinoise ouverte, mais qui publie peu d’articles

Heiner compile tous les articles de la presse allemande, mis à disposition dans son café, et qu’on retrouve aussi sur le site freeloosechange Berlin. Selon Heiner, deux journaux berlinois à grand tirage sont plus enclins que les autres à documenter les recherches en cours, sur ces sujets de toute évidence « tabous » dans la presse allemande « occidentaliste » :

1/ Die junge Welt (1,5 millions d’exemplaires du temps de la RDA, 50/60 000 exemplaires à ce jour, accès internet payant): Ralf Wurzbacher a récemment interviewé le sénateur centriste japonais Fujita, et Marcus Klöckner a interviewé l’an passé Daniel Hopsicker et Mathias Bröckers, dans les 2 cas il reconnait à ces confrères « non alignés » que leurs recherches sont de plus en plus soutenues par des faits en contradiction avec la version officielle. Mais il ne se livre pas à une contre-enquête personnelle approfondie.

2/ Die Berliner Zeitung (180 / 200 000 exemplaires à ce jour): Deux anciens journalistes bien en place explorent la face cachée des événements avec une grille de lecture non alignée, un peu comme Daniel Mermet à France Inter (si Val le veut… mais Mermet se garde bien de toucher au 11 Septembre de près ou de loin, et son film documentaire adulé des bobos “Chomsky et Compagnie”, curieusement fait l’impasse sur l’année 2001 et s’en tient à des considérations de salon de thé avec le grand Chomsky…).

Andreas Förster a publié ainsi un remarquable article le 15 juillet 2006 sur les liens entre la famille Bush et les nazis : « Goldener notgroschen für Nazi-Führer » (« Des sous qui en cas de nécessité valent de l’or pour le Führer des nazis») où Prescott Bush est clairement mis en cause pour ses liens avec le régime nazi au travers de l’Union Banking Company qui travailla avec Thyssen au moins jusqu’en 1942, et servi d’intermédiaire comme agent de transfert de sommes payées par des juifs aisés pour acheter au gouvernement nazi leur liberté… Ce thème des liens entre l’ordre nazi et les cartels de Wall Street n’en finit pas de susciter les livres outre Rhin depuis, que les éditeurs français devraient peut-être mieux couvrir.

Roland Heine , dans l’édition des 17 /18 février 2007, en pleine tension Iran-USA, a abordé dans son article « Kriegsgründe made in USA » (des raisons made in USA pour faire la guerre) les opérations américaines récentes menées sous faux pavillon: Ajax (1953, renversement du régime iranien de Mossadegh pour installer le Shah),  mensonge du golfe du Tonkin (1964), projet Northwood (déstabilisation du régime castriste en abattant un avion maquillé au-dessus des eaux cubaines, refusée par Kennedy en 1963), commandos Gladio (déstabilisation des partis d’opposition communistes en Europe via des milices d’extrême droite entrainées et financées par l’OTAN dans les années 70/80), et projet IRAK sous Bush2 (un avion militaire maquillé en avion de l’ONU qui aurait été abattu au-dessus de l’Irak pour servir de déclencheur, documenté par le TIMES en 2006). Il conclut à la nécessité de garder à l’esprit ces plans si un incident de ce type survenait avec les Iraniens…

Avons-nous eu droit à une telle mise en garde dans la presse à grand tirage française ?… Alors que l’Histoire a confirmé depuis cette tendance profonde du « vice » Président américain à la manipulation de l’opinion publique: on se souvient de l’affaire des 5 vedettes iraniennes qui auraient menacé des bateaux américains dans le détroit d’Ormuz en janvier 2008 ; en août, Seymour Hersh révéla que Cheney avait voulu, entre autres coups fourrés, faire fabriquer de fausses vedettes iraniennes, peut-être même dans les chantiers de la Navy à Norfolk… On n’est jamais aussi bien servi que par soi-même.

6 Les alternatives :

Ces publications, même si plus incisives qu’en France, ne sauraient donc épargner aux citoyens allemands en mal « a minima » d’assainissement des relations internationales, le soin comme en France, de militer eux-mêmes pour relayer les informations alternatives sur le 11 Septembre. 4 stratégies se développent comme dans notre pays :

A/ Développer l’activisme sur le web : pour Jens Wagner, il s’agit notamment d’informer via les nouveaux réseaux sociaux comme facebook, twitter. De ce point de vue, le cas de la France semble exemplaire grâce au cyberactivisme tentaculaire des membres et sympathisants de ReOpen911, et il y a peu à ajouter venant d’Allemagne, si ce n’est le projet dantesque en cours d’évaluation par Jens Wagner, de créer une véritable cyber-TV 24/24 en streaming qui diffuse un véritable programme d’informations non alignées, projet auquel travaille également l’ex-député européen italien Giulietto Chiesa.

B/ Rejoindre ce que je décrirais comme « la frange ésotérique » ou « sensationnaliste » pour mieux se faire connaitre : quand la presse institutionnelle grand public ne répond pas, le désir de faire connaitre ses recherches et certains impératifs économiques peuvent conduire à des choix qui prêteront forcément à polémique. Les auteurs allemands cités en savent quelque chose, eux qui ont parfois choisi des maisons d’édition confidentielles ou versées dans des « sujets ésotériques ». Un bon résumé de cette dérive sensationnaliste se trouve à Rottenburg, entre Stuttgart et Strasbourg, siège des éditions KOPP, qui diffusent à plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires un catalogue papier mensuel, sorte de « France Loisirs » spécialisé consacré à tous les mythes et légendes de la terre, où le 11 Septembre tient une bonne place avec des ouvrages où le meilleur côtoie l’anecdotique.

L’autre exemple est celui de www.secret.tv , un site dédié lui aussi à tous les sujets « controversés, voire ésotériques » en vidéo, où figure une conférence d’Elsässer pour sa fameuse « Initiative populaire », tandis que Daniele Gänser a fait retirer la sienne, suite à la présence d’auteurs d’extrême droite comme Gerhoch Reisegger… ce qui nous ramène à la problématique du départ.

C/ Rejoindre les pacifistes pour désacraliser la cause et mieux se faire accepter : C’est la voie qu’a toujours privilégiée Heiner (tout comme  ReOpen911 qui soutient www.acdn.net ). Heiner a lancé le site très important http://www.war-is-illegal.org/french.php, qui a déjà reçu les signatures de milliers de personnalités politiques allemandes, européennes et américaines, notamment des « Grünen » et de « die Linke ». Vous pouvez signer la version française de la déclaration du site ! Il serait aussi souhaitable que nous relayions cette initiative auprès de nos parlementaires et élus locaux.

Les Verts et le Parti de Gauche y trouveront des noms familiers. Le MODEM pourrait aussi s’y intéresser et suivre ainsi les traces du centriste japonais Fujita.

Chaque année par ailleurs, Heiner s’associe au rassemblement antiguerre du 11 Septembre à la Porte de Brandebourg, mais le noyautage de la manifestation l’an passé par des éléments d’extrême droite le conduit cette année à se désolidariser.

Enfin, signalons La Marche mondiale pour la Paix et la non Violence  à laquelle une foule allemande nombreuse devrait participer à Berlin le 9 novembre prochain, qu’Heiner rejoindra avec un groupe d’activistes du 11 Septembre, mené par les membres berlinois de Alles Schall und Rauch . Elle passera par Paris juste avant le 7 novembre, et 2 groupes semblent rejoindre l’Espagne depuis Bordeaux, Toulouse, Perpignan et depuis Marseille. Ce sont là des occasions pour ReOpen911 de créer de nouveaux contacts.

d/ Militer dans la vie réelle et sortir de l’internet : Les difficultés sont les mêmes qu’en France. En 2006, Heiner avait organisé une projection de Loose Change2 à l’Université Humbolt avec un étudiant sympathisant. 2 jours avant, sans donner de raisons, le Président de l’Université a interdit la projection… ce qui leur valut 3 articles dans Der Junge Welt, Die Berliner Zeitung, et même dans le Deutsche Tageszeitung. Une fois de plus : un contre-effet bien connu en France, où chaque tentative des médias ou de l’intelligentsia de faire taire une personnalité ou bloquer un projet, aboutit à l’effet inverse.

Les projections-débat font aussi le plein : C’est ainsi que ZERO a très bien été accueilli à Munich le 19 avril 2008, où plus de 400 personnes sont venues écouter Chiesa et Wiesnewski, et à Berlin , lors d’un véritable FORUM sur 2 jours à la Maison russe, les 4 et 5 septembre 2008, organisé par la revue Hintergrund, et recensé dans un article neutre du site de la DEUTSCHE WELLE, autrement dit l’équivalent du site de France Télévisions… cette fois avec rien moins que Elsässer, von Bülow, Wisnewski, Bröckers et bien d’autres. On imagine la même chose à Paris… Un projet impossible à mettre sur pied en l’état actuel des choses…

Enfin, Jens Wagner insiste pour prendre contact directement avec un maximum d’élus à tous les niveaux, en essayant d’être reçu par eux afin de les informer et de leur remettre une documentation aussi factuelle que possible.

Une initiative que ReOpen911 devrait relancer sur son FORUM après quelques débuts encourageants initiés par certains de ses membres. Il pense aussi que l’humour et la dérision peuvent aider, comme WAC le fait aux USA et en UK, à la prise de conscience, et appelle à la constitution de groupes de choc, capables de ridiculiser en public les personnalités qui désinforment alors que leur position sociale ou leur statut professionnel en font des référents sociaux. Ce n’est pas Jean Marie Bigard qui dira le contraire !

En guise de conclusion :

Ce reportage appelle d’autres commentaires. Il ne couvre que Berlin, Hambourg, Munich et quelques initiatives « transfédérales ».

Nous reviendrons sur les autres métropoles allemandes au gré de nos rencontres. Nous espérons que cet article inspirera les journalistes, que nous respectons, pour rendre compte de la vitalité et du caractère européen et mondial de la revendication que nous portons avec des moyens pourtant limités, et dont la légitimité se fonde désormais sur une somme colossale d’indices qui se recoupent sans précédent dans l’histoire mondiale du journalisme. Le premier anniversaire de la mort de Barry Jennings en témoigne.

Par ailleurs, rappelons-le encore ici, les membres les mieux documentés de l’association ReOpen911 sont prêts à participer à tout débat sur le fond (et non sur l’association, ses membres ou le mouvement international dont elle se réclame), avec les journalistes officiels qui désirent confronter leur travail d’enquête à celui du mouvement international citoyen. L’association ReOpen911 peut même les mettre en contact avec les journalistes et chercheurs indépendants dont le site reopen911.info rapporte les travaux et découvertes. Il pourront ainsi rencontrer d’autres journalistes professionnels, des scientifiques, des experts en aéronautique ou en constructions métalliques par exemple, qui répondront à toutes les questions qu’ils voudront bien leur poser, ceci devant un public aussi varié que possible, le tout filmé en direct pour attester des informations échangées et des points de vue de chacun.

Cette invitation est toujours d’actualité, depuis la fondation de ce site, le 11 mars 2006, et depuis sa transformation en principal support de l’association loi de 1901 ReOpen911 le 1er septembre 2008.

Par Bluerider pour ReOpenNews

n°8 - 11-09- dossiers Géopolitique - -26-01 – Fin - A qui profite le crime ?


n°8 - 11-09- dossiers Géopolitique - -26-01 – Fin  - A qui profite le crime ?


11-09- dossiers Géopolitique  

 n°8 du 26-01

C.De Broeder & M.Lemaire

 



 Le "dossier  - Géopolitique du 11-09 " est  visible  sur mes blogs : 

http://www.blogs.dhnet.be/categories/International.html

http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

Et sur le site de Robert Bibeau :  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

2 Dossier

2-1  - Bluerider : 11 septembre : un tour d’Europe du mouvement pour la vérité.(suite)

2: Un éminent et courageux journaliste.

Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

3-1 Chauprade sur la contestation à la version officielle du 11 septembre 2001

 

 



2 : Un éminent et courageux journaliste,

(3eme partie)

Avec Oliver Janich, éditorialiste sceptique du journal économique allemand Focus Money.

Qui est Oliver Janich ?

Un éminent et courageux journaliste, éditorialiste qui écrit chaque semaine pour un lectorat important et un fan-club en plein développement autour de son journal Focus Money, l’édition destinée au monde des affaires du magazine Focus. Oliver a aussi publié dans le Financial Times, ou dans le Süddeutsche Zeitung. Ses contributions vont de ses éditoriaux centrés sur le débat politique ou sur les affaires boursières et financières, jusqu’à des articles de fond publiés en une.

Le 5 janvier dernier, il a publié en accord avec sa rédaction un article détaillé sur les attentats du 11 Septembre. Une première dans la presse économique allemande, dont nous saluons ici le courage et le professionnalisme. Nous reviendrons pour clôturer cette série d’articles consacrés à Focus Money sur les apports de ce dossier très complet et solidement bâti.

Focus est le dernier groupe de presse à s’être lancé avec succès en Allemagne, en mars 2000, en plein boom économique des valeurs internet. Après des réajustements consécutifs à la crise de ces valeurs, son très habile éditeur a su maintenir et même développer ses ventes en diversifiant les éditions. Le magazine-mère Focus, publié à 430 000 exemplaires à Munich, se bat chaque lundi avec le fameux Spiegel, qui paraît à Hambourg, et aussi avec die Zeit et Stern, ce dernier étant le plus populaire des news-hebdos allemands, plus orienté vers l’image un peu comme Paris Match en France.

Focus Money est donc une filiale dédiée exclusivement à la finance et au milieu des affaires, avec un tirage de 100/150 000 exemplaires comparable à celui deL’Expansion, pour un lectorat très assidu de 720 000 lecteurs. Il correspond à des titres en France tels que L’ExpansionLes Echos, Capital, Investir

Nous avons voulu entrer en contact avec Oliver afin de décrypter avec lui comment les médias « mainstream » traitent le sujet du 11/9 en Allemagne, et pour confronter sa démarche à celles de ses homologues français, si tant est que nous en trouvions dans la presse-magazine française… Nous espérons que les rédacteurs en chef et les salles de rédaction des journaux et magazines économiques français comprendront le message.

Oliver Janich, « Un journaliste qui dérange » ?

Vendredi 15 janvier 2010, de Munich

Bluerider : Votre numéro du 5 janvier s’est-il bien vendu ?

Oliver Janich : Non, pas bien… très très bien !

J’ai même gagné un pari substantiel avec mon directeur de rédaction / rédac’chef. Je le voulais même en une, faire la première de couverture, mais c’était plus que ce que Focus pouvait oser faire.

Alors, on a ajouté un bandeau en couverture, dans le coin à droite, pour promouvoir mon dossier. Le résultat a été au-delà des espérances. J’avais parié au moins 20% d’augmentation, et nous avons fait 30% de plus, j’ai donc gagné mon pari. Ils ne savaient même pas que ce scepticisme est très puissant en Allemagne…

Beaucoup de professionnels des médias ne savent même pas que le mouvement pour la vérité existe. Ces journalistes continuent de « vivre à Dresde » (avant 1989, Dresde était le « bout du monde » car cette ville « communiste » ne pouvait "même pas" capter les émissions d’Allemagne de l’Ouest).

BR : Comment vous y êtes-vous pris pour publier cet article ?

OJ : Le 11/9 n’est pas ma préoccupation principale. J’ai commencé par commenter les échanges boursiers pour Focus Money, puis j’ai glissé progressivement vers le commentaire politique, contre la volonté de mon chef. Maintenant j’ai pas mal de fans, et aussi beaucoup de gens qui me détestent. Quelques-uns achètent le magazine pour me soutenir, et mon groupe de fans s’est pas mal agrandi la semaine dernière. Mon scepticisme remonte à 6 ans environ, lorsque j’ai découvert le cas de la chute du WTC7. Puis la première chaîne publique autrichienne ORT2 a diffusé 9/11Mysteries il y a 2 ans, suivie par la chaîne privée allemande VOX… mais j’étais encore loin d’obtenir un résultat significatif. Comme je vous l’ai dit, tous mes collègues ne vont jamais sur le net se documenter sur les sites que je leur recommande… alors, j’ai commencé à leur distribuer des DVDs ainsi qu’à mon rédac’chef… mais ils ne les ont pas regardés non plus ! Jusqu’à ce que « das Wunder geschah », le miracle s’accomplisse. Le 11 septembre 2009, quand VOX a diffusé "9/11Mysteries" pour la seconde fois, mon rédac’chef m’a envoyé un SMS qui disait « t’ai obéi, suis assis devant ma TV », et le lendemain il est entré dans mon bureau et m’a dit « tu as 5 pages ». Le documentaire s’est avéré bien plus puissant que toutes mes discussions… Mon chef savait déjà tout, mais 9/11Mysteries l’avait tellement secoué… (on devrait les obliger, les forcer même, à regarder ces films. Ils montrent bien « Une vérité qui dérange » dans les écoles, alors qu’il est plein d’erreurs. Pourquoi pas ces films, qui exposent avant tout des faits ?)

BR : Les autres magazines allemands ont-ils fait le même travail que vous ?

OJ : Der Spiegel a publié un article sur les théories « conspirationnistes », mais c’était vraiment un mauvais exemple de journalisme, qui insistait sur quelques erreurs de Von Bülow, Wisnewski et Bröckers, puis il généralisait à toute la problématique…. bref des critiques ad hominem… Ils auraient dû considérer le simple fait qu’ils avaient été eux-mêmes incapables de fournir à leurs lecteurs une contre-enquête solide et approfondie.

BR : Quelles ont été les réactions autour de vous depuis cette parution ?

OJ Je raccroche juste le téléphone avec « un journaliste d’investigation très connu »… il m’a demandé si j’étais dans la m… maintenant (rires…) mais non, personne ne m’a averti de rien, et depuis la publication, notre maison mère est restée silencieuse. Mais vous savez, les chiffres parlent d’eux-mêmes, parfois bien mieux que les personnes qui se sont donné du mal pour les générer…

BR : Vous dites que vos collègues de la rédaction vous surnomment « der Spinner » (le dérangé)… qu’en pensez-vous ?

OJ : Bon, laissez-moi vous dire exactement ce que mon collègue a dit : « Dans le passé, nous pensions que tu étais dérangé (NdlR. c’était après la publication d’un article sur la problématique du climat, qui remet en cause l’obsession de la chasse aux émissions de carbone), mais depuis ton article, j’ai vu la même histoire à la TV, et j’ai changé de point de vue ». Cela lui paraît encore bizarre, mais peut-être ne me considère-t-il plus comme une personne bizarre… je crois fermement en l’être humain… avec ses paradoxes : beaucoup ne croient que ce qu’on leur raconte d’en haut, et pourtant ils ne sont jamais d’accord avec ce constat. Mais voilà : ils ne prennent pas le temps d’approfondir, et préfèrent suivre les ordres de leur hiérarchie, de leurs chefs de rédaction… parfois il leur arrive de faire des suggestions, mais très timides…

BR : Nous faisons face à la même déception en France. Les journalistes ont peur et en plus ils dénigrent le journalisme citoyen… mais il faut bien avancer… que pouvons-nous faire d’autre, sinon « être nos propres journalistes », n’est-ce pas ?

OJ : Quelques personnes se disent expertes, mais le sont-elles vraiment …

BR : … Comme ces soi-disant experts –jusque dans les rangs de l’armée- qui ont été payés pour vendre la guerre d’Irak au peuple américain sur FOX news ou CNN?..

OJ : … Votre association est curieuse, et veut en savoir beaucoup plus sur le 11/9. C’est comme cela que devrait être le journalisme. Mais ils n’enquêtent pas correctement. Des experts crédibles contredisent la version officielle, mais comme parmi eux il y en a qui sont très critiques envers les médias officiels mainstream… ils sont littéralement pulvérisés, dénigrés. En plus, ils ont souvent un look différent, même dans leurs vêtements, ils s’habillent comme des marginaux parce qu’ils ne supportent pas le point de vue de la masse. Ça n’a aucune importance pourtant. Ce qui donne de la valeur à leur travail, c’est leur farouche volonté d’approfondir le sujet pour le bien commun, et pas seulement, voire pas du tout, pour la feuille de paie [Ndlr : no comment].

BR : Comment argumentez-vous avec vos collègues face à la question du manque de preuves substantielles concernant les attaques du 11 Septembre ?

OJ : je dois dire que cela nécessite des stratégies compliquées. Par exemple : comment se fait-il qu’ils n’acceptent pas cette simple observation : Si la CIA est impliquée, bien sûr qu’elle va développer une stratégie de désinformation, qui implique elle-même une stratégie vis-à-vis des médias mainstream ? Ensuite, essayons de nous concentrer sur cette autre simple observation : les chercheurs essayent de traiter leurs découvertes avec autant de sérieux que possible, mais au final, ce n’est pas si important que cela si des détails de leurs informations sont faux –par exemple, le fait que le témoignage d’un témoin soit faux ou vrai n’est pas si important- parce que le mouvement pour la vérité a rassemblé une telle quantité d’indices qui fondent le doute parmi de plus en plus de gens, que le nombre de faits en lui-même est devenu plus important. Par exemple encore, l’utilisation prouvée dans les WTC de matériel qui montre des similitudes très importantes avec des explosifs militaires de haute technologie appelés « nanothermites » , l’emplacement exact où les échantillons furent trouvés, ou la qualité de leur stockage depuis ces événements dramatiques, sont parfois remis en cause, mais c’est finalement de peu de poids si on considère aussi la coordination parfaite de la rupture et de l’effondrement simultané de toutes les colonnes centrales dans 3 cas le même jour : les 3 WTC. Nous devons toujours garder un œil sur les probabilités d’occurrence de tout ce que nous avons vu ce jour-là.

BR : Dans votre article, vous ne mentionnez pas Andreas Von Bülow, Gerhard Wisnewski qui vit à Munich comme vous, ou Jürgen Elsässer, pourquoi ?

OJ : J’ai eu une opportunité formidable, mais elle devait tenir en 5 pages. Donc je devais me concentrer sur les meilleurs arguments pour informer un lectorat qui n’est pas spécialiste de la question.

Bülow est un expert.. Il connaît par cœur les services secrets… mais il est difficile de le citer pour des faits nouveaux, alors que je voulais un article très factuel. Et je n’ai pas cité d’autres journalistes parce que je voulais aussi éviter l’accusation selon laquelle les « théoriciens de la conspiration  se citent toujours entre eux ». Bon, ce sont effectivement des experts dans ce domaine, mais pour le grand public, c’est mieux de donner la parole à des pilotes ou des architectes par exemple. Je pense que les gens curieux feront leur chemin vers ces spécialistes dans un second temps. Par contre, j’ai choisi en exemple de me concentrer sur Dieter Deiseroth, qui est un haut magistrat de la cour fédérale, et qui vient de publier un article fondamental dans le Frankfurter Rundschau fin novembre. Vous devez le lire. Une telle confession, une telle implication qui met en jeu sa carrière et sa réputation est une nouvelle preuve de l’inquiétude grandissante causée par les mystères dérangeants du 11 Septembre.

BR : Avez-vous assisté à la projection de ZERO à Munich en avril dernier ? Giulietto Chiesa nous  a raconté qu’il y avait plus de 400 personnes, la TV locale, des articles dans la presse…

OJ : Non, je n’y suis pas allé. Je ne savais même pas que cet événement avait eu lieu. Comme je vous l’ai dit, le 11 Septembre n’est pas mon sujet principal. Je publie d’abord des articles sur des questions financières, économiques et de management, et je suis aussi impliqué dans le développement d’un nouveau parti politique qui essaye de définir de nouvelles voies qui respectent nos libertés, qui permettent de se respecter soi-même, et qui procurent au citoyen son autonomie.

BR : Comment en êtes-vous venu à fonder un parti politique ? Le 11 Septembre a-t-il joué un rôle ?

 OJ : La question du 11/9 ainsi que d’autres sujets sensibles comme le cas du réchauffement climatique ou le champ très large du lobbyisme donnent naissance à de nombreuses rumeurs… mais enquêter n’est pas suffisant, nous devons franchir un pas supplémentaire…. J’ai toujours été déçu de ce que je découvrais, en pensant que je n’en faisais pas assez… comme citoyens, comme êtres humains, nous devons agir… Concernant le 11/9, amener ses auteurs devant la justice est une chose, mais il est pour moi plus important de rétablir un système politique centré sur les libertés de chacun, les droits civiques et la liberté économique. C’est pour cela que j’ai fondé un parti, après un éditorial dans Focus Money il y a 2 ans, où j’exprimais un vœu, ou plutôt un rêve que j’avais eu d’un nouveau genre de parti politique. J’ai alors suggéré aux lecteurs de m’envoyer des lettres de soutien… et j’en ai reçu tellement que j’ai mis l’idée en pratique. Il n’y a que le 11 Septembre qui a dépassé ce nombre de courriers, 2 ans plus tard… j’ai dépassé les 100 lettres, ce qui est énorme pour un magazine comme le nôtre. Mais alors, quel parti fonder ? Le FDP était un parti libéral, mais ils ne le sont plus.

La question du réchauffement climatique m’a fait me poser des questions, dans le sillage du 11 Septembre, et je devenais impatient avec le FDP, mais notre parti libéral a toujours été en faveur de ce que je considère comme un non-sens : Que les attentats de septembre 2001 aient été perpétrés par 19 pirates si peu doués, ou que les émissions de carbone constituent la menace principale de la vie sur terre –en fait, le carbone est à la base de la vie sur terre, il faut partir de là-. Et il y a bien d’autres questions grâce auxquelles je me suis trouvé attiré par d’autres écoles de pensée et d’autres théories qui me semblent bien plus raisonnables, par exemple celles de l’école autrichienne d’économie nationale, une école centenaire qui étudie des modèles de développement raisonnables. Son modèle économique est basé sur la logique, et sur l’examen détaillé du comportement humain. Notre parti s’inspire de la notion d’«ordre spontané » de Friedrich August Von Hayek, et d’autres économistes comme Ludwig Von Mises , Roland Baader ou Jörg Guido Hülsmann, qui enseigne en France. Notre modèle politique serait Ron Paul, pacifiste libertarien viscéralement attaché à la liberté personnelle et au respect des êtres humains. Nous considérons que la seule manière de faire de la politique, c’est de trouver la voie ultime, celle qui possède la force de l’évidence, libérée des alternatives.

L’école autrichienne avait mis en garde contre la crise financière il y a déjà plusieurs années.

BR : Vous avez des projets d’actions politiques qui permettraient d’ « en finir avec le 11/9 » ?

OJ : Pour nous, le parti de la raison / die « Partei der Vernunft », le problème principal qui affecte les relations sociales, c’est le système bancaire central, et sa façon de créer de la monnaie. C’est le sujet de mon prochain livre. Nous nous intéressons à des questions proches de ce que certains qualifieraient de théories conspirationnistes –qui ne le sont pas- mais qui ne peuvent pas être abordées sereinement dans les médias, hélas… et comme nous ne pouvons pas toujours prouver toutes nos déclarations et hypothèses, nous ne pouvons qu’être des falsificateurs –au sens de Karl Poppers-

Ainsi, dans mon prochain livre, je « falsifie » le 11 Septembre et les théories du réchauffement climatique.. Puis je laisse le lecteur « à nouveau relier les points entre eux ». Cela ne m’intéresse pas d’écrire un livre »conspirationniste », il sera avant tout basé sur des faits avérés et des témoignages, mais des critiques diront encore qu’il falsifie la réalité, alors que je ne fais que falsifier leurs croyances du moment. Cependant, je publierai un chapitre spécialement dédié aux théories du complot et à leur mauvaise interprétation par beaucoup de pseudo-intellectuels, parmi lesquels des journalistes pourraient bien être les pires. Cet article sera en accès libre sur mon blog, et s’intéressera aux différences entre gloser et nourrir ces théories, et instruire un vrai dossier ! La création de la FED pourrait bien en être le meilleur exemple.

BR : Michael Ruppert est un ancien policier de Los Angeles qui a publié très tôt 2 livres essentiels sur le 11/9. Pour lui, la démolition contrôlée des WTC est impossible à prouver parce que personne ne sera jamais capable de reconstituer une chaine des causalités à valeur judiciaire concernant cet événement. Etes-vous d’accord avec ça ?

OJ : Bon, à ce jour, nous ne pouvons pas reconstituer les chaînes de causalité pour les événements qui se sont produits avant, pendant, et après la chute des 3 WTC !… et cependant, nous avons le cas particulier du WTC7, qui est très important d’un point de vue statistique.

Les probabilités ne collent pas avec cet événement : C’est le 3ème building à s’effondrer ce jour-là, de la même manière. Nous ne parlons plus là de probabilités très basses, c’est juste que cela ne peut pas arriver ! On est au-delà des probabilités, et je conseillerais à des scientifiques de travailler sur cette question. Et c’est une bonne manière de développer une argumentation… encore une fois, selon moi, les probabilités sont plus importantes que la « nanothermite ».

Un homme peut-il être « touché 3 fois par la foudre» dans la même journée ?

Impossible. Peu importe si James Fetzer ou Steven Jones ont raison ou pas, si on considère les probabilités qu’impliquent ces événements. Et il y en a d’autres, par exemple le fait qu’il y avait statistiquement trop de passagers de l’entreprise de défense Raytheon dans 3 des 4 avions… cela devrait à nouveau faire l’objet d’une étude statistique.

BR : Alors vous devriez aussi creuser la question des délits d’initiés ?

OJ : Selon moi, la SEC est au courant de tout. C’est impossible autrement. 

L’affaire SWIFT à Luxembourg est sous le contrôle des mêmes personnes. Mises bout à bout, Orwell n’est pas loin de notre réalité contemporaine. Je sais que cela peut paraître tiré par les cheveux, mais beaucoup de personnes sont d’accord avec cette idée, même au niveau supérieur. Pour le 11/9, le mensonge était trop énorme, et –par chance- l’internet n’était pas encore aussi prometteur et puissant qu’il l’est devenu. Les auteurs ont négligé l’internet, et maintenant tout cela est devenu trop immense : L’internet et son icône la plus symbolique : le 11/9… Le sénateur américain jay Rockefeller n’a-t-il pas dit « Internet n’aurait jamais dû être inventé » ? Eh bien, pour ses propres intérêts, sans doute que non !

BR : Avez-vous discuté des questions que posent les attentats avec Steven Jones ou d’autres ?

OJ : Non, j’ai surtout réuni des faits, et exercé ma pensée logique… il faudrait 4 ou 5 journalistes pour pouvoir mener à bien des interviews. J’ai privilégié les déclarations confirmées par d’autres sources.

BR : En France, Eric Raynaud vient de publier un livre basé sur des recherches sur internet dont le titre est « 11 Septembre, les vérités cachées » . Son travail a été beaucoup critiqué pour son manque d’enquête sur le terrain. Qu’en pensez-vous ?

OJ : Si je devais accuser quelqu’un de quelque chose, alors oui je l’appellerais et lui donnerais ainsi l’opportunité d’exprimer son point de vue. Mais ça n’a pas été le cas. J’ai fait une sélection des informations les plus fiables et vérifiées. Au passage, c’est exactement ce que les journalistes favorables à la version officielle ne font pas avec les sceptiques du mouvement international de « résistance » [ndlr en français dans le texte].

BR : … alors vous croyez tout ce qu’ils racontent sur le net ?…

OJ Ce que je fais, c’est ajouter des faits aux faits, et leur faire rendre leur sens. De toute manière, nous ne savons pas pour qui tous ces gens travaillent… alors nous devons nous reposer sur notre propre raison, même sans une trop grande quantité de documentation, parce qu’il y a bien trop de façons de parvenir au même point. Particulièrement avec les statistiques. J’ai étudié le business et le marketing, et la question centrale est : "Qu’est-ce que les gens vont faire avec mes informations ?" Nous devons être très prudents avec nos propos… si vous vous référez au net comme une source en soi, vous avez tort… ce n’est qu’un médium bien sûr… il rapproche la source du chercheur, c’est tout… et ne me dites pas que les librairies ne sont remplies que d’ouvrages et surtout de journaux fiables !

BR : Quelle sera votre prochaine étape concernant les questions liées au 11/9 ? Publier quelque chose dans le magazine principal Focus ?

OJ : Ils ne vont pas me le demander. Mais mon rédacteur en chef m’a dit qu’il voulait désormais publier davantage de récits polémiques. Ils ont tous été favorablement impressionnés. Les autres journalistes de ma rédaction ne font rien de semblable ! Mes collègues sont toujours contre. Pourtant, nous devrions méditer cette citation de John Lennon : « Je pense que nous sommes dirigés par des maniaques à des fins maniaques… et je pense que je suis susceptible d’être enfermé pour exprimer ça. Et c’est ça qui est le plus insensé. » [Ndlr. Interview BBC-TV / 22 juin 1968]

BR : Merci Oliver

OJ : Merci à vous tous et continuons de nous battre pour la vérité !
Blue Rider

Published on janvier 21, 2010

http://www.reopen911.info/News/2010/01/21/avec-oliver-janich-editorialiste-sceptique-du-journal-economique-allemand-focus-money/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Reopen911-News+%28ReOpen911+-+News%29

 


3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

3-1 Chauprade sur la contestation à la version officielle du 11 septembre 2001

Un universitaire à récemment rejoint la communauté des sceptiques concernant la version officielle du 11/9  : le professeur de géopolitique au Collège Interarmées de Défense Aymeric Chauprade, souverainiste opposé à tous les impérialismes, et auteur de Chronique du choc des civilisations (imprimé en décembre 2008 et sorti il y a quelques jours).

Dans cet ouvrage abondamment illustré, dix pages (pp.14-24) traitent de « la version officielle contestée » du 11 septembre 2001.

Nous reproduisons ici quelques passages de cette synthèse aux termes soigneusement pesés (l’auteur est en effet chargé d’instruire notre élite militaire, et l’éditeur est réputé pour son sérieux). Parmi les références citées, quelques titres de journaux et de documentaires et quelques noms d’enquêteurs dans le corps du texte, et, à la fin, une courte liste de sites comprenant Complete911timeline (« donne une chronologie critique du 11 septembre et propose des milliers d’articles et de reportages « enterrés» par les grands médias » ),

911Truth.org, Scholarsfor9/11Truth (« rassemble plus de 200 experts et scientifiques »), Reopen911.info (« présente de nombreux articles et répertorie des vidéos, essentiellement américaines » ),

et les récents ouvrages de Meyssan (L’Effroyable Imposture + Le Pentagate,  2007),

Griffin (Le Nouveau Pearl Harbor, 2006) et Tarpley (La Terreur fabriquée, 2006).

Encarts sur Ben Laden :

« (…) En 1996, Ben Laden déclare ouvertement la guerre aux Etats-Unis. Le Soudan, qui essaie de redorer son blason auprès de l’Occident, après avoir livré le terroriste Carlos aux Français, propose aux Américains de leur livrer Ben Laden. Etrangement, et probablement sous l’influence de la CIA, dont les connexions avec l’islamisme radical restent ambiguës et qui n’entend sans doute pas voir la justice américaine s’y intéresser de trop près, Washington décline deux fois de suite l’offre soudanaise ». 

« La puissance financière de Ben Laden, des liens secrets probablement conservés avec quelques membres de sa nombreuse et riche famille et les liens importants de cette dernière avec le complexe pétrolier texan (dont la famille Bush ), ont contribué à alimenter la thèse d’une conjuration islamo-américaine, voire islamo-américano-sioniste après le 11 septembre 2001, thèse fondée sur l’idée de la convergence d’intérêts entre des djihadistes soucieux d’accélérer le réveil du monde islamique, des Américains intéressés par le pétrole irakien, et des Israéliens décidés à bouleverser les frontières du Moyen-Orient » 

Sur le 11-9, plus précisément.

« Pourquoi les attaques du 11 septembre 2001 ont-elles constitué une accélération foudroyante du choc des civilisations ? Parce que le monde s’est divisé entre ceux qui pensent qu’un formidable attentat islamiste a déclenché une guerre contre l’Occident libéral et démocratiqe, et ceux qui pensent qu’un machiavélique complot américano-israélien a été le point de départ d’une guerre américaine contre le reste du monde. Une hypothèse qui ne manque pas d’arguments, à défaut de forcément convaincre »

« D’abord, les associations des familles de victime qualifient le texte officiel [rapport final de la commission nationale] de "rapport final de l’omission" ».

« Les théories qui remettent en cause la version officielle s’articulent autour de trois sujets distincts : les attentats contre le World Trade Center, l’attentat contre le Pentagone, l’ambiguïté du renseignement israélien ».

WTC : des tours minées ?

« L’incendie (…) ne peut être responsable de l’effondrement de bâtiments aux structures d’acier. Alors que le Meridian Plazza de Philadelphie, en 1991, a brûlé dix-neuf heures sans s’effondrer, les tours Sud et Nord se seraient respectivement écroulées au bout d’une heure et deux heures d’incendie, ceci quand le Scientific American (octobre 2001) affirme que rien n’a jamais été construit d’aussi solide que le WTC. L’incendie n’a pas été si violent que le prétend la Commission d’enquête, puisque, selon la FEMA (…) le kérosène s’est volatilisé dans l’explosion (…) Le test dit de Cardington atteste qu’un immeuble d’acier résiste à des températures très supérieures à celle de la combustion du kérosène. Le Fire Engineering Magazine, référence dans la science du feu, soutient qu’aucun bâtiment d’acier n’a jamais été détruit par le feu et que l’enquête sur le WTC ne fut qu’une "farce grossière" ».

« Plus troublant encore est le mystère du bâtiment 7 (…) brutalement désintégré à 17h30. Le « FEMA’s Report on the collapse » reconnaît prudemment que « les détails sur les incendies du bâtiment 7 et la façon dont ils ont provoqué l’effondrement sont inconnus ». Mystère qui débouche sur l’étrange M. Larry Silverstein, propriétaire du WTC seulement depuis le 24 juillet 2001 et qui s’était employé à remplacer le personnel d’entretien et de sécurité (…) il avait demandé aux pompiers de « tirer » le bâtiment 7 (terme qui désigne une démolition contrôlée) Or, comment les pompiers de New York, lesquels ne disposaient pas des personnels qualifiés dans le domaine de la démolition contrôlée, auraient-ils pu placer en moins de sept heures les explosifs aux bons endroits dans un bâtiment qui, selon la version officielle, brûlait, quand on sait qu’une implosion préparée demande au minimum deux semaines. Le bâtiment 7 n’était-il pas le centre de contrôle qui aurait servi à la démolition de l’ensemble ? Quelques mois plus tôt, le 23e étage avait été rénové dans le but d’en faire un centre de commande des situations d’urgence pour la mairie de New York. Cet étage (…) pouvait résister à des situations exceptionnelles (…) (et) offrait une vue idéale sur l’ensemble des bâtiments du WTC. Dans Painful Questions, Eric Hufschmid note que la trajectoire des deux avions semblait viser le bâtiment 7, comme si celui-ci émettait un signal d’autoguidage ».

« La thèse des explosifs est illustrée par un autre fait : une carte thermique des gravats du WTC fournie par la NASA montre que, cinq jours après les attentats, la température à l’intérieur des sous-sols du bâtiment 7 et de la tour Sud (où la chaleur est restée piégée) était encore supérieure à la température de fusion de l’acier. Seuls des explosifs comme le C4, qui porte la température à plus de 1600 °C peuvent expliquer la fusion des structures des sous-sols des tours ».

« Quant à l’école de pilotage de Venice (Floride), elle est pointée du doigt pour ses liens historiques avec la CIA ».

« Le matin du 11 septembre, plusieurs simulations militaires pouvant servir de couverture aux attaques eurent lieu (sous le contrôle du NORAD, de l’US Air Force et de la CIA) : il s’agissait de Northern Vigilance, exercice annuel de l’Air Force simulant une attaque russe, qui amena à déplacer les chasseurs patrouillant habituellement dans le Nord-Est vers le Canada et l’Alaska, les exercices Vigilant Warrior et Vigilant Guardian, simulant des détournements d’avions et l’injection de faux signaux d’avions sur les radars, et l’opération Northern Guardian, qui aurait affaibli la capacité de réponse de la base aérienne de Langley ».

Le Pentagone

« Les terroristes, qui provoquèrent la mort de plus de 2500 personnes dans le WTC, auraient-ils été assez stupides pour frapper la seule partie vide d’un bâtiment, le Pentagone, où travaillent habituellement 20 000 personnes ? L’aile touchée était en rénovation ; elle devait voir ses murs et fenêtres renforcés face à une attaque d’un missile de croisière ou d’un drone… Pour frapper cette aile en venant de la direction opposée, l’avion (si c’est le vol 11 77) a dû opérer un virage de 270° »

« Lorsque la navette Columbia a explosé à 65 km au-dessus du Texas en 2003, à la vitesse de 19 000 km/h, avec ses sept astronautes, on a retrouvé des lambeaux humains et des débris de l’appareil sur des centaines de kilomètres. Comment expliquer l’absence de débris significatifs et de morceaux de corps dans le cas d vol AA 77 ? (…) Où sont les 60 tonnes des moteurs, du fuselage, des sièges, des bagages et bien sûr des passagers ?. Le drone Global Hawk ressemble à un petit Boeing. Il est silencieux, vole à 18 000 m. d’altitude sans se faire repérer par les radars (les aiguilleurs ne le verraient donc pas venir ; or ils n’ont justement pas vu venir le vol AA 77) et son explosion laisserait, du fait qu’il est composé pour moitié de fibres de carbone et de résine, seulement 2 tonnes de débris. Avec lui, la pelouse du Pentagone ne serait jonchée que de quelques morceaux d’aluminium peu épais, et de fragments de moteur, à l’image de celui que l’on retrouve sur une photo et qui est bien trop petit pour appartenir à un 757.Officiellement, en décembre 2002, l’armée américaine déplorait la perte de deux Global Hawk en opérations, sans que l’on en connaisse la cause  (source : Christopher Bolen, reporter) ».

Le renseignement Israëlien

« Le troisième volet de la « théorie du complot  s’articule autour des arrestations de citoyens israéliens par le FBI juste après le 11 septembre. Le très officiel mémorandum de la Commission nationale sur les attaques terroristes du 11 septembre (rapport de la Commission du renseignement du Sénat américain), intitulé « La Surveillance israélienne des futurs pirates de l’air et des suspects du FBI dans les attaques du 11 septembre et son échec à donner aux Etats-Unis les avertissements nécessaires : le besoin d’une enquête publique » (publié le 15 septembre 2004), rapporte de nombreux faits qui ne peuvent qu’alimenter la polémique. »

« Que dit ce rapport du Sénat ? 

Des groupes israéliens (plus de 125 personnes), sous couvert d’espionnage dans le cadre de la DEA américaine (Drug Enforcement Agency), suivaient sur le sol américain les activités des islamistes. Ces « Israeli DEA Groups » se divisaient en cellules (New Jersey, Hollywood en Floride, etc.), toutes basées à proximité des cellules islamistes. Leurs moyens lourds d’écoute (notamment des communications de mobiles) font croire aux auteurs du rapport qu’ils disposaient très certainement des détails précis de l’opération terroriste en préparation. Le principal groupe israélien jouxtait à Hollywood le centre de commande des opérations terroristes (…) Le matin du 11 septembre, juste après le premier impact sur les tours jumelles, plusieurs membres de la cellule israélienne du New Jersey, écoutés par le FBI, se seraient réjouis au téléphone du succès de l’opération. »

« Le rapport souligne le décalage entre les avertissements vagues donnés par les Israéliens aux Américains dans la deuxième moitié d’août 2001 et la précision des informations dont disposaient certainement les groupes qui évoluaient sur le territoire américain et « tenaient à la culotte » les groupes islamistes ; il s’interroge sur le rôle de la CIA qui semblait protéger ces groupes israéliens et sur l’ambiguïté de la coopération du « renseignement extérieur » avec le FBI, lequel n’hésita pas à placer plusieurs de ces citoyens israéliens incriminés sur la liste des suspects du 11 septembre, au même titre que les islamistes. Mais ces Israéliens ne resteront pas longtemps aux Etats-Unis. Sans doute du fait des pressions de la CIA et de ses relations avec le Mossad, ils seront expulsés libres, vers Israël et l’on ne parlera plus de l’affaire des espions israéliens du 11 septembre, encore moins en France d’ailleurs qu’aux Etats-Unis (…) A cela s’ajoute l’ensemble des spéculations financières étranges, remarquées par la Commission des opérations de Bourse de New York (…) ».

Opération sous faux drapeau ?

« Si l’on fait la synthèse de ces trois volets, chacun ébranlant fortement la thèse officielle, on voit alors s’esquisser une sorte de complot – pas nécessairement à un niveau gouvernemental ou présidentiel, mais associant obligatoirement des composantes du renseignement américain et (ou) israélien – se superposer au complot islamiste. Une conspiration chargée de réussir un attentat sous « faux drapeau » de façon à justifier des choix politiques américains forts. Al-Qaïda, dont la responsabilité dans le 11 septembre proprement dit n’a jamais vraiment été établie, ne serait dès lors que le réseau exécutant et le responsable visible de cette conspiration. Des avions pilotés à distance auraient été téléguidés sur des tours qui devaient s’effondrer sous l’effet de destructions contrôlées à l’explosif, orchestrées à partir du centre de contrôle du bâtiment 7. Le vol AA 77 aurait atterri sur une base militaire de l’Ohio où il aurait disparu avec ses passagers et il aurait été remplacé par un drone Global Hawk envoyé sur l’aile en réfection du Pentagone (…) »

« Les événements tragiques du 11 septembre auraient alors constitué le premier acte d’une sorte de coup d’Etat invisible limitant les libertés civiles (Patriot Act), et donnant des marges de manœuvre géopolitiques considérables tant à l’Amérique (Asie centrale, Irak, Iran, etc.) qu’à Israël (libéré des contraintes internationales sur la Palestine grâce au spectre du terrorisme international), ainsi que des perspectives économiques nouvelles au complexe militaro-industriel et à l’industrie pétrolière des Etats-Unis ».

« Dans une Amérique hantée par le souvenir de l’assassinat de Kennedy et par les ambiguïtés de l’attaque japonaise de Pearl Harbor, profondément marquée par la culture du complot (ses thrillers multiplient les scénarios de coup d’Etat invisible contre les vieilles libertés américaines), et où la CIA a de lourds antécédents en matière d’opérations sous « faux drapeau », la thèse du complot intérieur est-elle vraiment plus étonnante que la thèse officielle selon laquelle des gens peu expérimentés et non rompus aux techniques du renseignement auraient réussi une opération aussi extraordinaire ? Reste toutefois, pour les tenants de la thèse officielle, l’argument le plus fort : comment une telle conspiration n’a-t-elle pas pu être démasquée dans un pays où tant de contre-pouvoirs peuvent jouer et où tant d’hommes farouchement attachés à leurs libertés sont prêts à se dresser pour « tuer Liberty Valance », pour paraphraser le titre de l’un des plus célèbres westerns de John Ford ? ».

Aymeric Chauprade : Politologue renommé, Aymeric Chauprade est chercheur à l’université René Descartes, professeur de science politique à l’Université de Neuchâtel (Suisse) et directeur des études de géopolitique au Collège interarmées de défense. Chargé de cours géopolitique à la Sorbonne, il dispense également des enseignements à l’École de guerre économique (Paris), au Collège des forces armées royales du Maroc (Rabat), à l’Institut supérieur de gestion, au Centre d’enseignement supérieur aérien (Paris) et à l’école de gendarmerie (Maisons-Alfort).

Directeur de collections depuis 1995, il a édité plus de 200 ouvrages, en mathématiques, sciences physiques, chimie, histoire, géographie et science politique, aux éditions Ellipses et est le fondateur et le rédacteur en chef de la Revue française de géopolitique.

(Source : http://www.cesa.air.defense.gouv.fr/article.php3?id_article=34)

jeproteste@yahoo.ca

Mercredi 28 Janvier 2009,

Published on janvier 30, 2009 par Spotless Mind

http://www.reopen911.info/News/2009/01/30/professeur-chauprade-sur-la-contestation-a-la-version-officielle-du-11-septembre-2001/



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

29/01/2010

n°7 - dossiers du 11-09 - 26-01-11- 26-01 – Début - 11 septembre, mensonge d’état, Orwell n’est pas loin…

n°7 - dossiers du 11-09 - 26-01-11- 26-01 – Début -   11 septembre, mensonge d’état, Orwell n’est pas loin…



dossiers du 11-09  n°7 du 26-01

             C.De Broeder & M.Lemaire

 



 Le "dossier du 11-09 " est  visible  sur mes blogs : 

http://www.blogs.dhnet.be/categories/International.html

http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

 

Et sur le site de Robert Bibeau :  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html


Voulez-vous rester au courant de la situation actuelle des enquêtes sur la vérité des événements du 11 septembre ?

Envoyé-moi votre adresse mail et une fois par mois vous recevrez nos dossiers.

 

Une seule adresse : fa029559@skynet.be



Sommaire :  

Tiré à part

Camaguer : Retour sur le 11 Septembre 2001

Entent-on parfois la vérité ?

11 septembre, mensonge d’état, Orwell n’est pas loin…

Au jour le jour

11-Septembre : le vol AA77 n’a pas pu être détourné.

Les accusés du 11 septembre seront jugés à New York.

Les Américains ne doivent pas craindre la tenue du procès du 11-Septembre.

Sécuriser le procès du 11 septembre à New York : 200 millions par an.

Perpétuité confirmée en appel pour Moussaoui.

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 11-septembre-2001-debat-sur-la-1ere_news.

1-2 Silvia Cattori : Les injustices subies par Youssef Nada : Un cas d’école.

Suite

1-3 Wisnewski: La diffamation n’arrêtera pas le travail des vrais journalistes.

2 Brèves

2-1 Le Juge Fédéral Allemand Dieter Deiseroth est favorable à une enquête sur le 11/9.

2-2 Dieter Deiseroth: 11 Septembre, de nombreuses théories plaident pour une nouvelle enquête.

2-3 Noam Chomsky : "Ne nous soumettons à aucune autorité".

Fin

3 Dossiers

3-1 Kevin Ryan : Qui aurait démoli les tours du World Trade Center (1/2) ?

 



Tiré à part 

Camaguer : Retour sur le 11 Septembre 2001.

Le 11 Septembre 2001 les attentats les plus spectaculaires de l’Histoire de l’Humanité frappent la première puissance militaire mondiale sur son propre sol.

Dans les heures qui suivent, ils sont attribués, sans l’ombre d’une enquête, à un groupe terroriste islamiste qui n’a jusqu’alors à son actif que des attentats sans commune mesure avec ceux du 11 Septembre et commis à des milliers de kilomètres du territoire des Etats-Unis.

Il ne faut que quelques jours pour identifier les supposés coupables directs et leur organisation.

Que ces terroristes de seconde zone, ces pilotes amateurs, aient pu déjouer toutes les protections des sites les mieux surveillés de la première armée du monde, qu’ils aient pu frapper les Etats-Unis en plein cœur, qu’ils aient atteint,  sans que les services de renseignement les plus puissants du monde  n’y prennent garde, un niveau technique proprement stupéfiant dans l’organisation et la coordination des attentats, ne suscite aucune interrogation officielle .  

Bien au contraire le suspect officiel va être aussitôt condamné sans jugement et sans preuves (quand le FBI lui-même précisera plus tard qu’il ne dispose pas d’éléments lui permettant  d’accuser  AL QAIDA pour  les attentats du Onze Septembre,  il n’en sera tenu aucun compte)  et aussitôt puni de mort.

Et c’est ainsi que moins d’un mois après le Onze Septembre, l’armée US prend d’assaut l’Afghanistan pour capturer celui à qui est attribué l’organisation de ces attentats.

Huit ans plus tard, la plus grande armée du monde a échoué dans cette gigantesque chasse à l’homme. Elle a pourtant déployé dans ce pays très pauvre et déjà dévasté par plusieurs guerres plus de 100 000 soldats et obtenu de l’aide de ses alliés de l’OTAN qui ont envoyé 30000 hommes pour participer à cette traque gigantesque.

Pour la poursuite de cette guerre en terre lointaine elle a dépensé depuis 8 ans 233 milliards de dollars et consommé des millions de tonnes de carburant partis en fumée de CO2 dans l’atmosphère*. Sans succès.

Cette obstination invraisemblable, cette onéreuse persévérance dans l’échec ont d’abord été attribuées au Président en exercice au moment des attentats que l’on présentait comme têtu et borné.  Mais le monde entier découvre avec consternation que son successeur a décidé de poursuivre et même d’amplifier le même politique en réaffirmant à nouveau que 19 terroristes de petit niveau et leur chef  toujours caché en Afghanistan  et toujours introuvable étaient bien les auteurs et les concepteurs des attentats du 11 Septembre. 

Ce genre d’affirmation veut continuer à faire croire qu’« AL QAIDA », qui, selon des sources officielles US, ne compterait plus aujourd’hui qu’une centaine de combattants,  aurait réussi à  tenir  tête pendant huit ans à l’armée, aux services de renseignement  et aux  forces spéciales des Etats-Unis  et de tous les membres de l’OTAN, la plus puissante coalition militaire du monde. Ce défi à l’intelligence est entretenu par un verrouillage médiatique sans précédent qui vise à empêcher  de répondre à la  question centrale :

Qui,  de « AL QAIDA » et des USA, a le plus fait avancer ses objectifs stratégiques avec ces attentats ?

EN REITERANT LE PLUS GRAND MENSONGE DU XXI° SIECLE, OBAMA VIENT D’Y REPONDRE LUI-MEME :

« Le seul des deux qui avait des objectifs stratégiques ! »

LES ETATS-UNIS ONT DECIDE D’INSTALLER DURABLEMENT UNE PUISSANTE FORCE MILITAIRE AU CŒUR DE L’ASIE CENTRALE, FORCE A LA FOIS DEMESUREE ET INADAPTEE A L’OBJECTIF ANNONCE QU’ILS S’EMPLOIERONT A NE PAS ATTEINDRE, CAR ELLE EST, EN REALITE, LE PREMIER ELEMENT D’UNE GUERRE DE BASSE INTENSITE AVEC LEURS RIVAUX STRATEGIQUES : CHINE ET RUSSIE , UNE MENACE PERMANENTE SUR L’IRAN VOISIN ET UN OUTIL DE DESTRUCTION DE L’ETAT PAKISTANAIS INSUFFISEMMENT DOCILE.

MAIS LE CRIME NE LUI PROFITERA PAS !

Les « ennemis » ont tous très bien compris cette stratégie d’occupation permanente de l’Asie Centrale. Ils s’emploient à mettre en place un cordon de protection pour éviter le déplacement du conflit chez eux et les infiltrations de « terroristes » made in Afghanistan, les poches pleines d’opio-dollars. Ils éviteront tout accrochage militaire direct avec les Etats-Unis. Seul le Pakistan n’a pas pu pour l’heure éviter la contamination mais des forces sociales existent dans le pays qui appellent à la résistance. Tous attendent l’enlisement de l’envahisseur et son épuisement financier.

L’AFGHANISTAN, CIMETIERE DES IMPERIALISMES, TIENT SA PROIE.

Au fil des jours et des lectures n°54

14 Décembre 2009


Entent-on parfois la vérité ?

Extrait

Que devons-nous penser des complots manqués, avec des sous-vêtements, du dentifrice, du shampooing et une bouteille d’eau, servant de bombes ?

Et de celui à la chaussure piégée ?

Ces complots maladroits et invraisemblables, visant à abattre des avions de ligne, semblent bien éloignés de l’habileté d’Al-Qaïda dans la réussite du 11/9 en dépit des difficultés.

Si l’on en croit le gouvernement étasunien, Khalid Sheikh Mohammed, le présumé « cerveau » d’Al-Qaida derrière le 11/9, a déjoué la CIA, la NSA, en fait l’ensemble des 16 agences de renseignement des États-Unis ainsi que celles de tous ses alliés, dont le Mossad, le Conseil de sécurité nationale, le NORAD, le contrôle du trafic aérien, la sécurité aéroportuaire à quatre reprises en une seule matinée, et Dick Cheney, et, avec des pilotes non qualifiés et inexpérimentés a réussi des prouesses de pilotage confirmées pour écraser les avions de ligne détournés sur les tours du World Trade Center et le Pentagone, où une batterie de défense aérienne ultramoderne a en quelque sorte échoué dans sa fonction.

Après une réussite aussi stupéfiante, Al-Qaida aurait attiré dans son business les meilleurs esprits, mais se serait plutôt cantonnée à des cascades d’amateurs.

L’intrigue aux caleçons piégés se joue à fond sur les médias TV et en particulier sur la chaîne Fox « News. »

Après avoir lu récemment que le Washington Post avait permis à un lobbyiste d’écrire un bulletin d’information qui prêche l’intérêt du lobbying, je me demandais si les fabricants de scanners intégraux ne seraient pas derrière la lourde couverture médiatique sur les slips piégés, s’ils ne seraient pas à l’origine du complot lui-même.

Aux États-Unis tout est à vendre.

L’intégrité s’en est allée au fil du vent.

J’ai lu dernièrement une chronique signée par un auteur qui a une théorie valable au sujet du kamikaze aux sous-vêtements piégés, qui serait Nigérien et auraient été formés par Al-Qaïda au Yémen.

Comme les États-Unis sont impliqués dans une guerre non déclarée au Yémen, sur laquelle le public et le Congrès n’ont été ni informés ni consultés, l’intrigue à la bombe dans le caleçon fournit un prétexte commode pour une nouvelle guerre de Washington, indépendamment du fait qu’il s’agisse d’un attentat réel ou d’un coup monté.

Dès que vous commencez à vous demander quel ordre du jour est servi par les événements et leur manipulation médiatique, d’autres choses viennent à l’esprit. Par exemple, en juillet dernier, un bulletin d’information indiquait que le gouvernement du Yémen avait démantelé une cellule terroriste opérant sous la supervision des services de renseignements israéliens.

Selon ce communiqué, le Président yéménite Ali Abdullah Saleh a déclaré à agence de presse Saba qu’une cellule terroriste a été arrêtée et que le dossier a été soumis aux autorités judiciaires « pour ses liens avec les services secrets israéliens. »

Se pourrait-il que le kamikaze au slip piégé ait été l’une des recrues terroristes israéliennes ?

Israël a certainement intérêt à maintenir les États-Unis pleinement engagés militairement contre tout adversaire potentiel à son expansion territoriale.

Cette pensée m’a rappelé mes études russes à l’Université d’Oxford, où j’ai appris que la police secrète du tsar, faisait sauter des bombes afin de pouvoir accuser ceux qu’elle voulait arrêter.

Je me suis ensuite souvenu de Francesco Cossiga, le Président de l’Italie de 1985 à 1992, qui révéla l’existence de l’Opération Gladio, une opération sous fausse bannière, sous les auspices de l’OTAN, qui réalisa des attentats à travers l’Europe dans les années 60, 70 et 80.

Ces attentats furent attribués aux Communistes et servirent à discréditer les partis communistes dans les élections.

Une enquête parlementaire italienne découvrit le fait que les attentats étaient supervisés par la CIA. L’agent de Gladio Vincenzo Vinciguerra déclara dans son témoignage sous serment que les attentats prenaient pour cible des civils inoffensifs, dont des femmes et des enfants, afin de « forcer le public à se tourner vers l’État pour demander une plus grande sécurité. »

Quelle coïncidence ! C’est exactement ce que le 11/9 a réussi à faire aux États-Unis

Chez les bien-pensants et les crédules en Occident, il est toujours supposé que le gouvernement représente l’intérêt national. Les partis politiques gardent ce mythe en vie en se disputant au sujet de quel est celui d’entre eux qui représente le mieux l’intérêt public. En vérité, le gouvernement représente des intérêts privés, ceux des titulaires des charges, c’est-à-dire eux-mêmes, et ceux des groupes de pression qui financent leurs campagnes politiques. Le public ignore tout quant à l’ordre du jour réel.

Les États-Unis et leur État fantoche allié ont entamé la guerre au Moyen-Orient et en Afghanistan en s’appuyant entièrement sur des mensonges et des supercheries.

Les armes de destruction massive irakiennes n’existaient pas et les gouvernements étasunien et britannique le savaient.

Des documents contrefaits, comme les « yellowcake documents » [sur les concentrés uranifères, ndt], ont été divulgués à la presse afin de créer des bulletins d’informations qui vendraient au public l’agenda de guerre du gouvernement.

La même chose se produit aujourd’hui en ce qui concerne un programme d’armes nucléaires iranien inexistant. De faux documents divulgués au Times (de Londres), indiquant que l’Iran développe un mécanisme « initiateur nucléaire, » se sont avérés être des contrefaçons.

Qui en profite ? De toute évidence, attaquer l’Iran est un programme israélo-étasunien, et quelqu’un fabrique des « preuves » pour le soutenir, tout comme ce fut révélé par la fuite du « Mémo secret de Downing Street » pour le cabinet britannique, qui informait le gouvernement du Premier ministre Tony Blair que le président Bush avait déjà pris la décision d’envahir l’Irak et que « les renseignements et les faits devaient être établis en fonction de la politique. »

La complaisance des gens à croire en leurs dirigeants et aux ministères de la propagande [grands médias, ndt] qui les servent est ahurissante. Beaucoup d’Étasuniens croient que l’Iran possède un programme d’armement nucléaire en dépit de la conclusion contraire unanime de 16 agences de renseignement.

Le vice-président Dick Cheney et les néo-conservateurs se sont battus avec un succès mitigé pour changer le rôle d’agence de renseignement de la CIA en organisme politique créateur de faits à l’appui de leur ordre du jour.

Pour le régime Bush, la création de « nouvelles réalités » avait plus de valeur que la connaissance des faits.

J’ai lu dernièrement une proposition émanant d’une personne censée favoriser l’indépendance des médias, qui déclarait que nous devons sauver la presse écrite de la faillite financière à l’aide de subventions étatiques. Ce genre de subventions asservirait complètement les médias au gouvernement.

Aux États-Unis nous produisons nos propres procès-spectacles.

Celui de Sheikh Mohammed en est un grandiose. Comme Chris Hedges l’a récemment fait observer, à partir du moment où le gouvernement utilise des musulmans diabolisés pour faire marcher le nouveau système judiciaire (sic), nous allons être les prochains.

Paul Craig Roberts,

7 janvier 2010

Original : vdare.com/roberts/100107_truth.htm

 (Source : AlterInfo)

Traduction copyleft de Pétrus Lombard

http://www.newsoftomorrow.org/spip.php?article7191


11 septembre, mensonge d’état, Orwell n’est pas loin…

D’abord il y a ces images horribles et fascinantes. Terrifiantes et étranges. Irréelles…

Non, magiques ! Maléfiques !

En boucle, partout.

C’est pas possible ?!

Et ces visages changés d’un coup. Hébétés, tous. Tous !

Tous sous le choc, mais avec la sensation pour la première fois que tout le monde sur la planète regarde ÇA, ressent ÇA.

Cette horreur, cette peur et ce petit truc agréable au fond…

Merde, c’est vrai, c’était un peu étrange ce truc là qui faisait qu’on ne pouvait pas s’empêcher de regarder encore et encore…

A la recherche de je ne sais quoi !

Mais putain, c’est pas possible ?!

C’est pas possible ! On a même pleuré, tous, un peu… de rage, d’impuissance, de quoi au fait ?

Et puis épuisés, saoulés, au bout de plusieurs heures, plusieurs jours, on s’est arrêté de regarder.

On s’est efforcé de ne plus y penser.

On avait ÇA marqué, tout au fond comme un horrible tatouage là. On a arrêté d’y penser. On pouvait rien y faire, alors…

On a laissé dire « Nous sommes tous des américains» …

Quelle connerie !

On a laissé passer une guerre.

Horrible ! Mais fallait un coupable, non ?

Am, stram, gram : l’IRAK. 

Ah, on a protesté, pourtant, on n’était pas d’accord !

Des millions dans la rue. Partout aussi.

Mais bon on est rentré à la maison et la guerre, on l’a laissé passer. Des milliers de morts, des dizaines de milliers, des centaines…

Putain combien au fait ??

Abu Ghraib, Guantánamo, les emprisonnements arbitraires, les camps de la CIA en Europe, la torture, les assassinats, les meurtres d’état… On a laissé passer tout ça !

C’est pas possible ?!

11 septembre 2001, 11 septembre 2009 : 8 ans.

8 ans de mensonges d’états, de manipulations, de non respect des lois et des conventions humanitaires, 8 ans de guerres saintes. 8 ans d’asservissement, d’avilissement et de soumission des peuples. 8 ans d’aveuglement. 8 ans de torpeur… 8 ans de barbarie sur un mensonge.

Et si le petit truc qu’on cherchait tous dans ces images, et qui nous fascinait au point d’en perdre le discernement et la raison c’était simplement ÇA ?

Ce mensonge, là, sous nos yeux, tellement énorme ! C’est pas possible ?!

C’est pas possible ?
J’en sais rien et j’m'en fous.

Le 11 septembre est sans doute un mensonge, mais c’est surtout un prétexte.

C’est la réponse imbécile et monstrueuse à toute forme d’intelligence et de réflexion.

C’est de la barbarie contagieuse. Aucun discours, aucune éloquence, aucune raison ne peut aller contre.

Dans quelques années il sera sans doute généralement admis que la CIA en est l’instigatrice…

Mais qu’importe ?

Ceux qui en ont été les victimes les plus directes seront sans doute morts…

Les autres seront habitués… Ou fatigués de prendre des décharges de Taser et des bombes lacrymos en tirs tendus à la moindre protestation…

Un autre 9/11 aura eu lieu ailleurs, encore plus énorme, encore plus télégénique, ouvrant la porte à une autre barbarie, encore plus moderne, encore plus clinique, encore plus insidieuse…

Orwell n’est pas loin mes amis…
Pauvre de nous.

(Et j’ai bien dit Orwell, l’auteur visionnaire de ‘1984′, pas Roswell, hein, faudrait pas non plus m’prendre pour un illuminé !)

 http://blog.romaindudek.net/?p=375#more-375



Au jour le jour

11-Septembre : le vol AA77 n’a pas pu être détourné.
Selon le rapport de
la Commission présidentielle Kean-Hamilton, le vol AA77 aurait été détourné par des pirates de l’air le 11 Septembre 2009 et se serait écrasé sur le Pentagone.

Le rapport précise que le détournement a eu lieu entre 8h51 (heure du dernier contact radio) et 8h54 (heure où l’avion change de cap) ; que le transpondeur ayant été coupé, on a perdu la trace de l’appareil à 8h56. Ce n’est qu’à 9h32 que l’aviation civile a observé un avion à proximité de Washington qu’elle a identifié par déduction comme étant le vol AA77.

Le rapport précise également que deux passagères Renée May et la journaliste Barbara Olson ont indiqué par téléphone à leurs proches qu’il y avait six pirates de l’air (et non cinq) armés de cutters. Selon le témoignage de Ted Olson, procureur général des États-unis, sa femme lui aurait précisé que les passagers et l’équipage avaient été regroupés au fond du Boeing et lui aurait demandé quelles instructions elle devait transmettre au capitaine avec lequel elle se trouvait.

Les témoignages des passagers ont déjà été invalidés par l’enquête du FBI, lors des auditions du procès Moussaoui.

À cette occasion, il a été établi qu’il n’était pas possible à l’époque de passer de communication téléphonique à cette altitude de vol et qu’au demeurant, il n’y avait pas de trace de ces communications sur les relevés des compagnies téléphoniques.

Des documents du National Transportation Safety Board (NTSB) nouvellement déclassifiés à la demande de l’association « Pilot for 9/11 Truth » font apparaître l’enregistrement du paramètre « CI », intitulé « Flight Deck Door ».

Celui-ci montre que la porte du cockpit est restée verrouillée. Il était donc à la fois impossible d’entrer dans le cockpit et d’en faire sortir le pilote durant le vol.

Dans ces conditions, seuls le commandant Charles F. Burlingame et le copilote David Charlebois se trouvaient dans le cockpit au moment où l’avion a changé de cap.

Le commandant Charles F. Burlingame était un ancien pilote de chasse de la Navy.

Il avait été porte-parole du Pentagone durant l’opération Tempête du désert.

Il avait également été responsable d’un exercice de simulation mettant en scène le possible écrasement d’un avion de ligne sur le Pentagone.

En vertu d’une loi ad hoc, ses restes supposés ont été inhumés au prestigieux cimetière militaire d’Arlington, bien qu’il soit considéré comme mort en civil.
Sa sœur Debra Burlingame co-préside avec Liz Cheney (fille du vice-président Dick Ceney) l’association
Keep America Safe.

http://www.voltairenet.org:80/article163141.html 


Les accusés du 11 septembre seront jugés à New York.

Le cerveau présumé des attentats, Khalid Sheikh Mohammed, sera jugé par un jury populaire, parfois plus prompt à infliger la peine de mort que les jurys militaires, dans la ville même où ont eu lieu les attentats.

Les cinq hommes accusés d'avoir organisé les attentats du 11 septembre seront jugés devant un tribunal de droit commun à New York à quelques centaines de mètres seulement du théâtre des évènements tragiques de 2001 qui ont fait près de 3000 morts.

Le ministre de la Justice Eric Holder a annoncé vendredi lors d'un point presse que les cinq accusés, actuellement détenus à Guantanamo, seraient bien jugés à New York.

«Les règles fédérales nous autorisent à réclamer la peine de mort pour des infractions lourdes», a dit M. Holder. «Je m'attends certainement à demander aux procureurs qu'ils requièrent la peine de mort contre chacun des accusés du 11 septembre», a-t-il ajouté en précisant toutefois que la justice allait examiner les preuves» des actes reprochés aux accusés.

Le cerveau autoproclamé des attentats Khaled Cheikh Mohammed («KSM» selon ses initiales anglaises), et quatre complices présumés, échapperont donc au tribunal militaire d'exception.

Une organisation de familles de victimes des attentats a immédiatement déclaré à l'AFP qu'il s'agissait d'une «grave erreur» et que la procédure judiciaire aurait dû se poursuivre devant ces juridictions.

Interrogé par l'AFP, un des avocats militaires des cinq hommes a, au contraire, estimé sous couvert d'anonymat que ceux-ci pourraient ainsi bénéficier d'«un procès plus équitable».

Le transfert des cinq hommes, KSM, Ramzi ben al-Shaiba, Ali Abd al-Aziz Ali, Wallid ben Attash et Mustapha al-Hawsawi vers une prison fédérale ne pourra pas intervenir avant au moins 45 jours, délai imposé par le Congrès pour faire venir tout détenu de Guantanamo sur le sol américain en vue de son procès. Quoiqu'il en soit, un procès ne devrait pas intervenir avant plusieurs années, selon les experts.

Le ministre Eric Holder a ajouté que cinq autres détenus de Guantanamo, actuellement poursuivis pour crimes de guerre devant des tribunaux d'exception, seront en revanche jugés par ces juridictions, qui ont été réformées fin octobre par le Congrès pour donner davantage de droits à la défense.

Le président Barack Obama a estimé vendredi depuis Tokyo que KSM serait jugé de la façon la plus «rigoureuse».

L'administration s'était engagée à annoncer d'ici lundi où elle entendait juger les détenus de Guantanamo formellement inculpés. La décision a impliqué le ministère de la Justice, le Pentagone et la Maison-Blanche.

Mais si ce choix final de renvoyer les cinq hommes devant un tribunal de droit commun est symbolique et restaure l'image internationale des États-Unis, cela ne signifie par pour autant que la tâche y sera plus facile pour le gouvernement.

Arrêtés en 2002 et 2003, les suspects ont disparu des années durant dans des prisons secrètes de la CIA, où ils ont de notoriété publique subi de mauvais traitements, voire, pour KSM au moins, été torturés.

Réapparus en 2006 à Guantanamo et formellement renvoyés ensemble en juin 2008 devant les tribunaux militaires d'exception conçus par l'administration Bush, certains ont dit vouloir mourir en martyrs. Mais devant une juridiction de droit commun, les violences qu'ils ont subies pourraient leur valoir la vie sauve.

Sans compter le casse-tête sécuritaire que risque d'être l'organisation d'un procès aussi sensible en plein coeur de Manhattan.

Agence France-Presse

http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/200911/13/01-921361-les-accuses-du-11-septembre-seront-juges-a-new-york.php?utm_source=bulletinCBP&utm_medium=email&utm_campaign=retention

 

Les Américains ne doivent pas craindre la tenue du procès du 11-Septembre.

Les Américains ne doivent pas "craindre" la tenue à New York du procès des cinq hommes accusés d'avoir organisé les attentats du 11-Septembre, a déclaré mercredi le président Barack Obama dans une interview.

"Je pense que cette notion selon laquelle nous devrions avoir peur, que ces terroristes disposeraient de pouvoirs spéciaux qui nous empêcheraient de présenter des preuves contre eux, de les enfermer et de livrer une justice rapide, je crois que cela a été une erreur fondamentale", a affirmé le président Obama à la chaîne CNN, selon des extraits de cette interview diffusés mercredi.

Le ministre américain de la Justice, Eric Holder, a annoncé vendredi dernier que les cinq accusés, actuellement détenus à Guantanamo, seraient jugés dans un tribunal du sud de Manhattan, non loin de "Ground Zero", théâtre de la tragédie qui coûta la vie à quelque 3.000 personnes le 11 septembre 2001.

(AFP /

18 novembre

http://www.romandie.com/ats/news/091118102336.cldz059z.asp

 

Sécuriser le procès du 11 septembre à New York : 200 millions par an.

Que faut-il attendre du jugement des deux présumés auteurs des attentats du 11/9 dont le procès devrait avoir lieu à New York ?

Pour l’instant, nous avons deux certitudes : il en coutera 200 millions de dollars par an pour la sécurité, et le Procureur général demandera la peine de mort pour les accusés.

Paru sur le site belge d’information 7sur7

Sécuriser le procès du 11 septembre : 200 millions par an

Les mesures de sécurité qui entoureront l’organisation à New York du procès des auteurs présumés des attentats du 11 septembre 2001 vont coûter plus de 200 millions de dollars par an, a estimé mercredi le maire de la ville Michael Bloomberg, réclamant une aide fédérale.
Crise financière de NYC
Dans une lettre adressée à Peter Orszag, directeur fédéral du bureau du budget à Washington, l’édile donne ainsi une première estimation du prix à payer pour le procès à haut risque de Khaled Cheikh Mohammed ("KSM"), cerveau auto-proclamé des attentats, et de ses co-accusés Ramzi ben al-Shaiba, Ali Abd al-Aziz Ali, Wallid ben Attash et Mustapha al-Hawsawi.
"Nous estimons le coût des opérations de sécurité à environ 216 millions de dollars pour la première année et 206 millions par an les années suivantes", écrit M. Bloomberg dans le document, soulignant qu’une aide fédérale sera nécessaire.
Le maire rappelle que New York traverse une crise financière et que le nombre de policiers a été réduit.
"Comme les attentats du 11 Septembre étaient dirigés contre la nation entière, nous aurons besoin de l’assistance du gouvernement fédéral pour faire face aux dépenses", estime-t-il.

Pour les suspects du 11-Septembre, "les mesures de sécurité seront en place jour et nuit pendant des années", ajoute-t-il.
Peines
Les procureurs ont d’ores et déjà annoncé qu’ils demanderont la peine de mort pour "KSM" et ses co-accusés dans les attentats, qui avaient fait près de 3.000 morts aux Etats-Unis, la plupart dans les tours du World Trade Center à New York. 
Un grand jury fédéral doit décider si les cinq hommes, actuellement détenus à Guantanamo, peuvent être inculpés et jugés, à quelques centaines de mètres seulement du théâtre des événements tragiques de 2001.
Pour le président Barack Obama, un procès devant un tribunal de droit commun permettrait de mettre un terme aux abus commis sous l’administration de George W. Bush dans le cadre de la "guerre contre le terrorisme".
Certains estiment au contraire que les accusés de terrorisme devraient être jugés devant des tribunaux militaires d’exception.

GeantVert

Published on janvier 18, 2010

http://www.reopen911.info/News/2010/01/18/securiser-le-pr...

 

Perpétuité confirmée en appel pour Moussaoui.

Arrêté quelques semaines avant les attentats du 11 septembre 2001, qui ont fait près de 3.000 morts, le Français, membre revendiqué d'Al-Qaeda, a plaidé coupable en avril 2005 de complicité avec les pirates de l'air.

Une cour d'appel américaine a confirmé lundi la condamnation à la prison à vie du Français Zacarias Moussaoui pour complicité dans les attentats du 11 Septembre 2001 prononcée en mai 2006 par un tribunal fédéral en Virginie (est des Etats-Unis).

Les avocats américains de Zacarias Moussaoui avait fait appel de la condamnation à la perpétuité réelle de leur client en janvier 2008.

Arrêté quelques semaines avant les attentats du 11 septembre 2001, qui ont fait près de 3.000 morts, Zacarias Moussaoui, membre revendiqué d'Al-Qaïda, a plaidé coupable en avril 2005 de complicité avec les pirates de l'air.

Il purge sa peine confiné à l'isolement dans une prison de très haute sécurité du Colorado.

(Source AFP)

05/01/2010

http://www.liberation.fr/monde/0101612023-perpetuite-confirmee-en-appel-pour-moussaoui?xtor=EPR-450206



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information.

1-1 11-septembre-2001-debat-sur-la-1ere_news.

 http://www.dailymotion.com/video/x8xgrv_11-septembre-2001-debat-sur-la-1ere_news


1-2 Silvia Cattori : Les injustices subies par Youssef Nada : Un cas d’école.

Le devoir d’un journaliste est d’apporter au public les éléments d’information et d’analyse permettant de comprendre ce qui se passe. Á l’heure où les États « occidentaux » se sont engagés dans des guerres unilatérales dévastatrices et des campagnes de haine raciste contre l’Islam, ce que les journalistes disent - ou taisent - peut contribuer à ce que des pays et des peuples soient injustement écrasés et humiliés, et des gens - notamment de confession musulmane - arbitrairement arrêtés, torturés, inscrits sur des listes terroristes, brisés à jamais.

18 janvier

Quand on exerce ce métier il est impératif de rester libre de toute attache. Car une information correcte requiert du journaliste le respect d’une éthique, et un travail de recherche courageux pour porter à la connaissance du public ce que les pouvoirs en place cherchent à occulter.

Dès les années 90, suite à des campagnes de dénigrement bien orchestrées - et malheureusement toujours à l’œuvre - la vie de nombreuses personnes de confession musulmane, a basculé dans l’horreur. Pour sa grande infortune et celle de sa famille, Youssef Nada, un ingénieur et banquier italien d’origine égyptienne, a été l’une d’elles.

La douloureuse histoire de Youssef Nada, inscrit après le 11 septembre 2001, sans que rien ne le justifie, sur la liste noire des personnes accusées de soutenir le terrorisme [1] – et finalement radié de cette liste [2] après huit années de « vicissitudes kafkaïennes », selon les propres termes du sénateur suisse Dick Marty – devrait nous conduire à méditer afin que ce genre d’abominations ne se répète plus. L’injustice subie par Youssef Nada - une figure politique très respectée dans le monde, qui occupait notamment une position éminente au sein du mouvement des Frères musulmans - nous paraît emblématique du rôle perverti d’une partie de la presse, et de ses accointances avec les services de renseignement.

Le ciel est tombé une première fois sur la tête de Youssef Nada quand, en 1997, le journaliste Guido Olimpio a publié un article [3] dans l’influent quotidien milanais Corriere della Sera, affirmant, sans apporter aucune preuve tangible, que Youssef Nada « finançait le mouvement du Hamas », mouvement de résistance – faut-il le préciser – que l’occupant israélien pourchassait et s’acharnait depuis longtemps à criminaliser et à transformer en menace planétaire, aux yeux de « l’Occident ».

Les folles accusations de Guido Olimpio ont été dûment démenties. Toutefois, la suite des évènements allait démontrer que l’objectif visé par ces fausses informations avait été atteint : braquer l’attention des services de renseignements et des médias du monde entier sur la personne de Youssef Nada, en faisant d’une pierre plusieurs coups. Donner un visage planétaire à la « menace musulmane » au travers d’un paisible financier ; stigmatiser les banques détenues par des musulmans pour inciter l’Occident à considérer d’avance comme suspectes leurs transactions financières et à considérer les dons versés à des organisations caritatives gérées par le mouvement des Frères musulmans comme destinées à financer le « terrorisme » ; répandre la peur dans l’opinion publique, en faisant croire que des musulmans vivants parmi nous, pouvaient cacher des « terroristes » potentiels, etc.

Les choses ne se sont donc pas arrêtées là. Dans de nombreux pays, considérés comme « stratégiques », il s’est trouvé des « experts en terrorisme » pour reprendre, sans vergogne, comme véridiques, les fantaisies de Guido Olimpio.

En Suisse, c’est le journaliste français Richard Labévière qui, dès 1997, a repris, en les aggravant, les affirmations de Guido Olimpio. Á cette époque d’intoxication et de désinformation intense destinée à criminaliser le mouvement des Frères musulmans, Richard Labévière travaillait à la télévision publique suisse romande (TSR). Il a dépeint Youssef Nada et le mouvement des Frères musulmans sous les traits de fanatiques dont il fallait se méfier. Ce qu’il affirmait, a eu un impact énorme sur des journalistes suisses qui n’avaient aucune connaissance du monde musulman, et qui s’en sont inspirés en toute bonne foi.

Le film « documentaire » réalisé par Richard Labévière, diffusé en mai 1998 par la TSR dans son magazine Temps Présent, mêlait la figure de Youssef Nada aux images de l’attentat qui, le 17 novembre 1997 à Louxor, avait coûté la vie à des touristes suisses, ce qui pouvait laisser penser qu’il y avait des liens entre les deux.

Youssef Nada évoque souvent ce film de Richard Labévière comme un moment très douloureux et offensant car il a relancé la polémique, attirant ainsi, une nouvelle fois l’attention des services de renseignement sur ses activités ; lui, l’homme respecté dans le monde entier, qui côtoyait les chefs d’Etats, qui intervenait comme médiateur de paix, a vu là, suite à cette nouvelle vague de calomnies et de suspicions, sa réputation compromise sans retour et le vide se faire autour de lui.

On sait bien aujourd’hui à quoi ont abouti ces campagnes visant à retourner l’opinion publique contre la population de confession musulmane, et poursuivies ad nauseam. En 2001, après l’attentat contre le World Trade Centre - attentat qui, selon la version officielle, n’impliquait qu’une poignée de terroristes - l’Occident a pu faire passer comme une lettre à la poste, aux yeux de l’opinion, sa guerre globale raciste contre la « terreur musulmane ».

Les listes noires où les noms de Youssef Nada, de mouvements politiques, d’entreprises, et de milliers de musulmans à la moralité irréprochable ont été inscrits, associés de manière infamante à des attentats terroristes (dont on ignore à ce jour qui sont les vrais commanditaires), à Ben Laden, à Al Qaida, se sont avérées arbitraires et illégales. « Un homme, n’importe quel citoyen, qui vient à se trouver sur ces listes est précipité instantanément, dans un puits sans fond » a fait remarquer Dick Marty [4].

Pourquoi des soi-disant « spécialistes du monde arabe » ou « experts en terrorisme », ont-ils œuvré de manière à propager un climat de peur et d’inquiétude vis-à-vis de la religion musulmane et à abonder dans le sens voulu par la propagande israélienne, c’est-à-dire, à viser continuellement, et en priorité, le mouvement des Frères musulmans, et à le désigner comme le péril absolu ? Pourquoi se sont-ils faits les instigateurs de ces campagnes mensongères ? Quel était finalement leur agenda ? Agissaient-ils de façon indépendante ou dans le cadre d’une stratégie organisée – et, si oui, par qui ? La question « cui bono ? » pourrait bien nous conduire sur la bonne piste.

La stratégie d’Israël a toujours consisté à tout tenter pour entraîner les grandes puissances dans sa confrontation avec ses voisins arabes et iraniens. Les campagnes orchestrées pour accréditer la « menace terroriste » devaient contribuer à déstabiliser les mouvements de résistance à l’occupant israélien en Palestine et au Liban, et les États qui, comme la Syrie, l’Iran, étaient dans la ligne de mire des États-Unis. [5]

Les gouvernements israéliens successifs ont toujours présenté la résistance palestinienne légitime, les résistants à l’occupant - résistance incarnée hier par le mouvement du Fatah (qu’il a réussi à mâter), et, depuis les années 90, par le mouvement du Hamas - comme des « terroristes » représentant une menace pour toute la région. En martelant que le Hamas et le mouvement des Frères musulmans qui, en Égypte s’oppose à Hosni Moubarak, ne faisaient qu’un, Israël a obtenu le plein ralliement du dictateur égyptien.

De même, en présentant la résistance libanaise incarnée par le Hezbollah, comme inféodée à l’Iran, et l’Iran lui-même comme une menace nucléaire, l’État d’Israël - fortement appuyé dans sa propagande de guerre par le réseau pro-israélien et divers services de renseignements aux États-Unis et en Europe - a réussi à entrainer l’Occident dans sa confrontation régionale sur fond de peur de l’Islam.

Le ciel est tombé une deuxième fois sur la tête de Youssef Nada quand, après les attentats du 11 septembre 2001, son nom, celui de ses associés ainsi que leurs sociétés, ont été inscrits sur la liste noire des personnes et institutions accusées de financer Al Qaida.

Aujourd’hui, grâce à sa formidable pugnacité, après huit années d’actions exténuantes et coûteuses auprès des tribunaux pour sauver son honneur et celui de sa famille, et être reconnu dans son innocence et son extranéité au terrorisme, il a obtenu la levée des accusations infamantes contre lui et la radiation de son nom de la liste terroriste des Nations Unies ; mais pas encore celle de toutes ses sociétés [6].

Ce n’est donc pas encore la fin de ses tribulations ! Dans cette folle histoire il a subi des torts moraux et des dommages estimés à plus de 380 millions de francs suisses. A qui va-t-il pouvoir présenter la facture de cet hallucinant gâchis auquel des journalistes sans scrupules ont activement contribué ?

Nous avons demandé à Youssef Nada si ceux des journalistes qui l’ont dépeint avec insistance et force affabulations, dans des avalanches d’articles et de livres traduits en plusieurs langues, comme le « chef d’un projet islamique qui voulait conquérir l’Occident », avaient, quand deux tribunaux l’ont innocenté, rectifié leurs erreurs et reconnu le mal qu’ils lui avaient causé. Il nous a répondu qu’aucun d’entre eux ne lui a jamais adressé la moindre excuse, ni écrit une ligne dans les médias qui avaient diffusé leurs accusations mensongères, pour faire connaître aux lecteurs abusés son innocence, établie depuis 2005, et admettre qu’ils s’étaient fourvoyés.

Face aux fabrications délibérées d’un prétendu « ennemi islamiste », il convient de choisir son camp : le camp de la vérité et de la justice ; le camp de la défense de ceux qui sont discriminés par nos sociétés « civilisées ».

On n’est jamais mieux servi que par soi-même. Durant ces années de cauchemar où il a eu à affronter tracas et humiliations, Youssef Nada a pris la plume pour désigner les « vandales » qui ont détruit sa vie et celle de sa famille. Une famille qui vivait jusque là dans le confort tranquille d’une grande demeure donnant sur le lac de Lugano et qui, privée du jour au lendemain de ses revenus et de ses avoirs, s’est trouvée à devoir licencier ses domestiques et à vivre à l’étroit, mais qui a su faire front avec cette foi des gens qui n’ont rien à se reprocher et savent que la justice est de leur côté.

Partant de son douloureux cas, Youssef Nada a voulu rendre justice à tant d’autres frères et sœurs musulmans anonymes n’ayant pas les moyens de faire entendre leur voix, et bien plus maltraités que lui, par les manipulations médiatiques qui ont précédé les attentats du 11 septembre, et par la folie sécuritaire qui s’en est suivie.

Sur son site personnel [7] (jamais fini faute de temps) Youssef Nada raconte, avec distance et précision, ce qu’il a observé, constaté, compris, analysé, au cours de cette pénible odyssée.

Blessé par les injustices subies, profondément atteint, affaibli par le grand âge, mais infiniment digne face à l’adversité, il résume ainsi en préambule son état d’esprit d’alors : « Youssef Nada, banquier prétendument terroriste, armé de foi et de courage, luttant pour établir son innocence et pour obtenir justice ».

Nous vous invitons à lire ce que Youssef Nada présente comme une « étude de cas sur l’utilisation abusive de slogans sur la lutte contre le terrorisme, pour stigmatiser les militants politiques musulmans. »

Extraits du récit de Youssef Nada [8]

« LE “SMOKING GUN ”

En octobre 1997 un banquier m’a appelé pour me demander si j’avais lu l’article paru à mon sujet dans le Corriere della Sera. Je lui ai dit que non. Il m’a dit : c’est très grave, vous devriez le lire et le transmettre à votre avocat pour qu’il engage une action en justice.

Il m’a fallu lutter de 1997 à 2005 pour obtenir du Tribunal pénal de Milan une condamnation de l’auteur de cet article : Guido Olimpio [9] du Corriere della Sera. Un procès civil contre lui est actuellement toujours en cours [à Milan, ndt].

Les mensonges de Guido Olimpio figurant dans son article du Corriere della Sera ont été diffusés et répandus partout.
Parmi ceux qui ont contribué à répandre ces mensonges, que ce soit par jalousie ou par haine, sciemment ou non, intentionnellement ou non, qu’ils aient été engagés pour désigner des « activistes islamistes », ou motivés politiquement ou financièrement, ou par leur propre agenda professionnel, ou qu’ils aient été induits en erreur, on relève les noms suivants : Richard Labévière [10], Roland Jacquard, Leo Sisti, Kevin Coogan, Paolo Fusi, Daniel Pipes [11], Victor Comras, Sylvain Besson [12], Lorenzo Vidino [13], Mike Isikoff, Mark Hosenball, Douglas Farah et d’autres dont les noms seront indiqués ultérieurement.

Chacun d’eux a été utilisé pour répandre des histoires fabriquées, par les moyens à sa disposition, que ce soit des journaux, des films, des chaînes de télévision, des livres, des sites internet, des rapports de sécurité, et des témoignages devant la Chambre des Représentants.

En cherchant à mettre ensemble les pièces de la mosaïque, les grandes agences d’information allèrent encore plus loin en ajoutant de graves modifications qui mirent en cause leur crédibilité. La Télévision Suisse romande, la BBC, et l’AFP sont parmi celles qui m’ont causé le plus de torts.

Quand je me suis mis à chercher sur Google ce qu’on avait écrit à mon sujet, j’ai trouvé 200’000 pages répétant les mêmes fabrications.

Au cours du long processus d’enquête, ce furent surtout l’ignorance et le manque de connaissance qui conduisirent à de mauvaises interprétations ; tout cela aboutit finalement à soutenir des accusations sans fondement. Celles-ci devinrent un problème pour ceux qui dans le monde devaient investiguer. Aucun enquêteur n’a jamais pu mettre la main sur aucun élément de preuve pour soutenir ces fausses allégations, simplement parce qu’elles n’existent pas.

Ceux des enquêteurs qui ont été trompés par les mensonges qu’ils ont repris dans leurs rapports officiels ou témoignages, ne peuvent continuer à s’abriter derrière l’excuse que leurs preuves sont classées, alors que des avocats commencent à vérifier et à enquêter. Je leur recommande sincèrement de reconsidérer leurs sources et de reconnaître leur erreur.

L’enquête pénale a commencé dans divers pays au sujet de cette diffusion de fuites mensongères. D’autres actions vont suivre pour démasquer ceux qui ont utilisé ces mensonges pour en faire des articles, des livres ou des rapports officiels.

(…)

Par qui le mal est arrivé pour commencer

Le 20.10.1997 le Corriere della Sera publiait en page 4 (Corriere economia) un article signé par Guido Olimpio intitulé « Hamas perde meta’ del tesoro » (« Le Hamas perd la moitié de son trésor »).

QUI EST GUIDO OLIMPIO ?

Il est né en Albanie le 15.04.1957. Son niveau d’éducation n’est pas connu. Il a commencé à travailler au journal Il Tempo à l’âge de 23 ans. Il a été correspondant du Corriere della Sera en Israël. Il a déclaré le 09.10.2002 devant le Tribunal pénal de Milan, avant d’être mis en accusation, qu’il avait des contacts avec le FBI des États-Unis, qu’il « avait donné une audience au Congrès des États-Unis en 1996 et qu’il avait témoigné devant la commission de sécurité du Congrès des États-Unis ».

Le cas AL TAQWA / NADA faisait partie de son témoignage [la banque de Youssef Nada qui sera conduite à faire faillite, ndt].

L’article de Guido Olimpio avait pour titre : « Le Hamas perd la moitié de son trésor »

Y figurait également un tableau contenant des déclarations agressives sans aucun fondement, au sujet de soit disant magiciens de la finance, de banquiers qui opéraient depuis les paradis fiscaux des Caraïbes et des montagnes suisses.

L’auteur, Guido Olimpio, y désignait à plusieurs reprises, sans aucune preuve, la Banque Al Taqwa comme la principale source de financement du Hamas et d’autres groupes islamistes ; notamment la Jamaa Islamia égyptienne, le FIS algérien et le Alnahda tunisien.
Il y écrivait également que les dirigeants du Hamas étaient en train d’enquêter pour savoir où avaient disparu les « cinquante milliards de lires » que
la Banque Al Taqwa avait donné au Hamas, la banque, qui avait son quartier général aux Bahamas et des bureaux à Lugano, étant considérée comme le « poumon de l’appareil financier des intégristes ».
Il affirmait en outre que
la Banque Al Taqwa était le moteur financier des partis islamistes au niveau planétaire. Il désignait le président de la banque YOUSSEF NADA et affirmait que ce dernier avait chargé son associé et adjoint Ghaleb Himmat de la mission de soutenir le Hamas, la Jamaa Islamia égyptienne, le FIS algérien et le Alnahda tunisien.

L’article portait également sur le financement des groupes armés accusés de promouvoir le terrorisme, et attribuait ce financement à la Banque Al Taqwa, à l’organisme de gestion Al Taqwa, à leur président YOUSSEF NADA, et à son adjoint Ghaleb Himmat.

(…)

LA DEUXIÈME VAGUE

En novembre 1997, j’ai reçu un appel de MM. Schreiber et Richard Labévière de la Télévision suisse romande. Ils voulaient m’interviewer au sujet de l’article du Corriere della Sera. Je les ai informés que notre avocat avait introduit une action en justice contre Guido Olimpio et le Corriere della Sera devant le Tribunal pénal de Milan et j’ai refusé de leur accorder une interview.

Le 14 mai 1988, [plus d’une année] après l’attaque terroriste inhumaine et barbare de Louxor, en Égypte où de nombreux touristes suisses avaient été tués, la Télévision suisse romande a diffusé un film documentaire réalisé par Richard Labévière.

QUI EST RICHARD LABÉVIÈRE ?

Citoyen français, né le 04.05.1958, domicilié à 01210 Ferney-Voltaire/Ain/France, 23 bis Rue de Meyrin [il collaborait alors avec la Télévision suisse romande (TSR). Actuellement, il affirme vivre entre le Liban et la France (ndt)]. Bachelier et journaliste. Le bruit a couru que, de 1991 à 1997, il a été utilisé pour des activités de renseignement au Centre des Nations Unies de Genève pour le compte de pays d’Europe et du Moyen-Orient. Nous ne savons pas si c’est vrai ou non.

Ce qui est étonnant est que Labévière a, par la suite, fait de son film [14] un livre [15], dans lequel il a encore ajouté d’autres fabulations. Comme ses connaissances [de la question musulmane] étaient médiocres, il a essayé de recueillir des informations au Moyen-Orient. On constate le même phénomène avec tous ceux qui ont tenté d’enquêter sur n’importe quelle faction islamiste, qu’il s’agisse de journalistes ou d’agents du renseignement. Il a utilisé comme source, des gens qu’il qualifiait d’experts, qui en savaient plus que lui mais qui, néanmoins, étaient soit des ignorants en la matière mais pas moins que lui, ou qui visaient les mêmes objectifs que lui ! Tous ceux qu’il a présentés comme des références dans son film, pour qu’ils contribuent à nous calomnier, appartiennent à cette catégorie.

Il n’a présenté, dans son livre ou son film, aucun élément de preuve pour soutenir ce que lui-même ou ses experts ont prétendu, excepté quelques individus stipendiés au Moyen-Orient, ainsi que l’article mensonger de Guido Olimpio dans le Corriere della Sera. Il a retenu ces éléments comme des preuves fiables, alors que, de son côté, Guido Olimpio, lors de l’audience à son encontre au Tribunal pénal de Milan où il a été inculpé, a tenté de faire valoir comme preuve le livre de Labévière pour soutenir ses propres fabrications !

Parmi les fantaisies écrites par Labévière figure l’histoire fabriquée selon laquelle, pendant la deuxième guerre mondiale, c’est-à-dire en 1940, Youssef Nada avait travaillé pour le troisième Reich allemand, l’Abwehr de l’amiral Canaris, et avait participé à un complot contre le roi Farouk. Labévière s’est ainsi montré nul en arithmétique parce que, à cette époque, j’étais un enfant de neuf ans (je suis né en 1931).

Dans ses publications, datant de septembre 2002, un autre prétendu expert international du même acabit nommé Kivin Coogan, et que les milieux du renseignement ont coutume de consulter, a écrit ce qui suit :
« À cet égard, Labévière cite également des rapports égyptiens selon lesquels Youssef Nada a travaillé pour le renseignement militaire de l’Abwehr allemande, dans les années 1930 et 1940 (nous rappelons au lecteur que, dans son livre, Labévière a écrit 1940, et que Coogan a ajouté une nouvelle fantaisie : 1930 ?). Il convient également de rappeler que Francois Genoud, le banquier nazi suisse, a commencé à développer des contacts dans le monde arabe pour le compte des renseignements allemands dans les années 1930 ».

Le film de Labévière, tout en répétant les fausses histoires de Guido Olimpio dans le Corriere della Sera, ajoutait des images sans aucun rapport, de Louxor, d’Afghanistan, de Ben Laden, et autres.

Madame Carla Del Ponte et le Dr. Urs Von Daeniken

Madame Carla Del Ponte, la Procureure fédérale Suisse à cette époque, et le Dr. Urs Von Daeniken, chef de la sécurité au sein de la Police fédérale suisse, ont tous deux été interrogés dans le film documentaire [de Richard Labévière] où il leur est demandé pourquoi ils ne veulent pas ouvrir un dossier pour enquêter sur les faits qu’il relate au sujet de Nada et d’Al Taqwa. La réponse qu’ils donnent dans le film est que les éléments présentés par ses auteurs ne contiennent aucune substance concrète ou preuve permettant l’ouverture d’une procédure d’enquête.

Quand j’ai vu le film j’ai appelé à la fois les bureaux de Madame Del Ponte et du Dr. Von Daeniken, le 26 mai 1998, pour demander une rencontre.

Une semaine après, le 02.06.1998, j’ai reçu de leur part un fax fixant un rendez-vous. (…)

Le résultat de cette rencontre a été que, pour eux, le film n’avait aucun sens ; si cela avait été crédible un dossier d’enquête aurait dû être ouvert ; c’est également ce que Mme Del Ponte disait dans le film. En même temps, le Dr. Von Daeniken est venu droit vers moi et m’a dit : « à part le film, j’ai des questions concernant deux transactions qui nous ont été signalées ». Je l’ai assuré que j’étais très confiant dans le fait que nos transactions ne pouvaient pas toucher ou venir de sources douteuses et que nous étions prêts à donner des réponses ou des clarifications concernant tout document relatif à toute transaction n’importe où dans le monde. Il m’a répondu que ses collaborateurs spécialisés se mettraient en contact avec moi.

Quelques semaines après, ses assistants, M. Christian Duc et M. Serge Bacci m’ont appelé pour prendre rendez-vous et sont venus à mon bureau. Les prétendues transactions au sujet desquelles ils avaient reçu des informations étaient fausses ; elles n’avaient jamais eu lieu et ne pouvaient pas avoir eu lieu ; je leur en ai expliqué la raison et j’ai répondu à leurs questions concernant notre histoire et nos activités. Nous avons compris que tout était en ordre et que, de leur côté, ils n’avaient rien à redire. Nous avons apprécié leur comportement respectueux et professionnel.

LA TROISIÈME VAGUE

Comme on pouvait s’y attendre, les calomnies contenues dans l’article du Corriere della Sera et le film de Labévière commencèrent à se développer et à produire leurs fruits empoisonnés.

Le 9 décembre 1999, je suis arrivé à l’aéroport d’Atlanta, en provenance de Zurich, en transit pour Nassau aux Bahamas. Les services d’immigration étatsuniens m’ont stoppé, m’ont empêché d’embarquer dans mon vol pour Nassau et m’ont renvoyé à Zurich par le vol retour de Swissair.

Lorsque je leur en ai demandé la raison, ils m’ont répondu : « Contactez le plus proche consulat des États-Unis et demandez-leur ». En examinant mon passeport italien, je me suis aperçu qu’ils y avaient inscrit un numéro de code ; ce code était 217.4’6’A7811 5412 ATC 212 ‘0’.

Le 15 décembre 1999, j’ai appelé le consul des États-Unis à Milan et je suis allé le voir. Quand il a vu le passeport, il m’a dit : « Vous devez ouvrir un dossier. Pour ouvrir un dossier vous devez demander un visa, apporter tout ce qui a été écrit sur vous dans les médias, le traduire en anglais, et apporter également tous vos documents bancaires, actions, obligations, correspondants, et les traduire en anglais. Apportez aussi l’inscription de votre entreprise. »
En fait, je me suis mis à rire et n’ai pu m’empêcher de lui demander : « Vous êtes sérieux ? Vous voulez que je vous amène cinq ou six camions ? Je ne veux pas aller aux États-Unis, tout ce que je veux, c’est laver mon nom de tout soupçon. Je ne connais pas la raison de ce qui s’est passé. Ce pourrait être une erreur ou une fausse information. » Néanmoins j’ai fait la demande de visa comme il l’avait indiqué.

Quatre mois plus tard, le 27 avril 2000, j’ai reçu une lettre disant qu’ils m’avaient trouvé « inéligible en vertu de l’article 212’a’’3’’b’ qui stipule notamment que tout étranger qui s’est engagé dans des activités terroristes ou qui est un représentant ou un membre d’une organisation terroriste étrangère est inadmissible. Les allégations du journal italien selon lesquelles vous étiez le financement d’organisations terroristes pourraient être la base d’un refus en vertu de l’article 212’a’’3’’b’ ; vous pouvez engager un avocat aux États-Unis et traiter directement avec l’INS. »
Je suis retourné voir le consul. Il était très détendu et m’a dit « Vous devez demander un nouveau visa de catégorie I. C’est la procédure officielle. Si vous ne l’acceptez pas, je ne peux pas vous aider. »
Je l’ai quitté puis lui ai envoyé une lettre relative aux documents juridiques ; j’ai également envoyé une autre lettre à l’Immigration and Naturalization Service (IMS) à Atlanta, disant : « Ma principale préoccupation n’est pas de voyager aux États-Unis ou dans n’importe quel autre pays ; c’est uniquement que mon nom soit lavé de tout soupçon. Je suis prêt à me soumettre à toute enquête, qu’elle soit formelle ou informelle, pour répondre à toute question pouvant conduire à ce que mon nom soit réhabilité. »

Deux mois plus tard, le 23 juin 2000, j’ai reçu leur réponse disant que ce qui s’était passé [le refoulement du 9 décembre 1999 à l’aéroport d’Atlanta. Ntd] découlait des instructions du siège, à Washington D.C. et que ma lettre avait été transmise à leur bureau.

Trois mois plus tard, le 29 septembre 2000, n’ayant reçu aucune réponse du bureau en question, je leur ai adressé une nouvelle lettre demandant une réponse.

Sept mois plus tard, le 8 février 2001, j’ai reçu une réponse disant : « Vous nous avez demandé de vous conseiller sur la personne à contacter pour discuter de votre cas. La personne appropriée serait le consul américain dans votre pays de résidence. Nous vous remercions d’avoir porté cette question à notre attention et de nous donner l’occasion de répondre à vos préoccupations. »

Le 30 mars 2001, j’ai contacté à nouveau le consul des États-Unis à Milan en lui donnant copie de ma correspondance avec le Département de la justice. Il m’a répondu (sur un petit Post-it jaune 3M) : « Aucune autre mesure ne peut être prise dans votre cas tant que vous n’avez pas fait une nouvelle demande de visa. »

Le 22 mai 2001, j’ai fait une nouvelle demande de visa en suivant son conseil.

Le 13 juin 2001, je lui ai envoyé un fax pour tenter d’obtenir un rendez-vous, vu qu’il n’avait pas répondu à ma lettre et à ma demande de visa et que je n’arrivais pas à le joindre par téléphone ; je n’ai reçu aucune réponse.

J’ai donc cherché pendant un an et demi, de décembre 1999 à juin 2001, à obtenir une réponse, mais en vain. Alors j’ai décidé d’attendre leur réponse.

LA DATE NOIRE DU 11 SEPTEMBRE 2001

Nous [associés faussement au financement du terrorisme avant ces attentats, ndt] avons dûment condamné l’acte barbare et inhumain que nous considérons comme contraire à toute civilisation et toute religion ; nous avons publié dans les journaux nos condoléances aux familles des victimes. Copie de ce communiqué de presse a été envoyé aux consulats des Etats-Unis à Milan et à Berne.

Les noms des pirates de l’air ont été distribués à toutes les banques du monde entier avec des instructions précises pour que tout compte ou opération, concernant ou lié à chacun d’entre eux, soit signalé.

Le 20 septembre 2001, nous avons vérifié tous nos dossiers et n’y avons trouvé aucun de ces noms là. (…). Nous avons suivi et respecté les instructions et fait le rapport requis, y compris tous les documents s’y rapportant, et les avons remis à la Banque centrale des Bahamas. La Banque centrale les a transmis au Procureur général des Bahamas qui les a envoyés aux États-Unis.

Le 29 octobre 2001, le Consulat des États-Unis à Rome m’a appelé et m’a dit : « Le 27 avril 2000 vous avez envoyé une lettre à Washington disant que vous vouliez que votre nom soit lavé de tout soupçon. Quelqu’un vous appellera demain de Washington, seriez-vous disponible, à 8h30 heure de Washington, 14h30 heure suisse ? » J’ai répondu positivement.
Le lendemain, M. John Cosenza du FBI m’a appelé et m’a dit qu’il allait prendre le jour suivant un vol pour Milan et qu’il me demandait de le rencontrer au consulat. Je suis arrivé au consulat à l’heure précise ; il y avait une longue file d’attente à l’entrée. J’ai demandé au garde de les informer que j’étais arrivé, par le biais de l’interphone. La réponse fut : « OK, s’il vous plaît, restez dans la file d’attente ». Je leur ai demandé de leur dire : « Nada ne reste pas dans la file des mendiants », et je suis parti.
Lorsque je suis arrivé chez moi, j’ai appris que le Consulat des États-Unis m’avait appelé quatre fois. Ils m’ont à nouveau appelé, et se sont excusés en me disant qu’ils m’attendraient en bas. J’ai pris avec moi une copie du fichier que j’avais donné à
la Banque centrale et la leur ai remise. Je leur ai raconté ma conversation avec le consul et que celui-ci me demandait de lui apporter des documents qui auraient rempli plusieurs camions ; je leur ai dit que, comme ce monsieur ne connaissait guère plus en matière de finance que son salaire, le contrat de location de sa maison, sa nourriture, ses habits et ceux de sa femme, comment aurait-il pu comprendre quelque chose aux documents financiers d’une banque ? Et comment aurais-je pu les lui amener ?

Ils m’ont posé des questions, au sujet de ce qui avait paru dans le Corriere della Sera, à mon sujet et au sujet de la Banque Al Taqwa, au sujet du Centre islamique de Milan, de Ahmed Idris Nasreddin [16], ainsi qu’au sujet de ma famille et de mon activité, aussi bien comme homme politique que comme banquier. Ils étaient deux : John Cosenza et Linda Viti ; j’ai compris que c’étaient des agents basés à Rome. Quatre ans plus tard, j’ai pu lire leur rapport et j’ai découvert qu’ils avaient fait de leur mieux pour reproduire l’entretien honnêtement, mais qu’ils avaient mélangé certains noms et certains faits.

Le 5 novembre 2001, M. Hosenball, de News Week, m’a appelé pour me poser de nombreuses questions au sujet de Nasreddin et de la Mosquée de Milan, ainsi qu’au sujet de notre avocat dont il m’a demandé le numéro de téléphone. Il a appelé notre avocat et l’a informé de sa conversation avec moi. Mais ce qu’il lui a rapporté n’était pas exact, il donnait d’autres significations à notre conversation et embrouillait les choses. Lorsque l’avocat m’en a informé, je lui demandé d’envoyer officiellement à M. Hosenball le contenu correct de la conversation et de tenir ce dernier pour responsable s’il y apportait le moindre changement. Le lendemain, j’ai appelé M. John Cosenza et je l’ai informé de cette conversation.

Le 5 novembre 2001, Nasreddin est arrivé du Maroc ; j’ai accompagné son fils pour aller l’accueillir à l’aéroport de Milan. À Chiasso, sur notre route en direction de Lugano, la Police suisse des frontières nous a arrêtés, nous a enfermés dans un garage avec la voiture, et a inspecté celle-ci complètement. Cela a duré deux heures ; lorsque je suis arrivé chez moi, j’ai téléphoné à mon avocat, et pris rendez-vous avec lui pour le lendemain matin. »

On peut lire d’autres parties du récit de Youssef Nada sur son site, où il raconte par exemple, comment les choses se sont précipitées de façon dramatique pour lui et ses associés, un fatidique 7 novembre 2001, lorsque des dizaines de policiers ont fait irruption à son domicile alors que son épouse dormait, ainsi qu’à celui de son associé Himmat et dans ses bureaux à Lugano, pour mener une perquisition, sous la direction de Claude Nicati, Substitut du Procureur fédéral suisse, qui lui signifiait sans ménagement qu’il « était accusé d’utiliser sa société Al Takwa Mamagement et sa Bank Al Taqwa pour financer une organisation terroriste. » [17]

Le soir même, le président George W. Bush en personne apparaissait à la télévision pour accuser M. Nada, ses associés et sa banque de soutien au terrorisme et déclarer « Nous allons les affamer ».

Les médias se sont à nouveau déchaînés contre lui. C’était le début de huit années cauchemardesques au cours desquelles, comme le dit M. Nada : « Les vandales sont réapparus. Les vieilles histoires et les mensonges ont été répétés dans les médias. (…). L’article du Corriere della Sera de Guido Olimpio ainsi que le film de Labévière ont recommencé à circuler avec de nouvelles inventions et fabrications. »

Quelques leçons à tirer

La plupart des gens l’ignorent, des journalistes, des responsables de rédactions travaillant dans les médias traditionnels ne sont pas forcément neutres : ils se font souvent l’écho de nouvelles biaisées qui participent activement à la guerre de propagande de certains États en guerre et contribuent à justifier l’inacceptable ; ou, pour les mêmes motifs, taisent délibérément certains évènements [18].

Les gens ignorent également que, malheureusement, les nouveaux médias ne sont pas épargnés non plus par les manipulations étatiques [19]. Des blogs et des sites, qu’ils croient honnêtes, militants, radicaux, sont la création d’agents de renseignement qui, par le biais des forums notamment, cherchent à infiltrer les milieux dissidents, à mesurer l’impact des articles que ces derniers diffusent, à soulever des faux débats entre faux messagers, pour ensuite ameuter les décideurs politiques sur l’ampleur de la menace « antisémite » par exemple, et, last but not least, à identifier les « islamistes » qui tombent dans leurs provocations.

En 1990, Israël et les États-Unis ont parfaitement réussi à entraîner l’Organisation des Nations Unies dans la guerre du Golfe qui opposa l’Irak à une coalition de 34 États. Cette guerre qui devait, selon leurs dires, apporter la « paix en Palestine » et « un nouvel ordre mondial » n’a apporté ni l’un ni l’autre. Au contraire, elle a été le point de départ de guerres toujours plus meurtrières, et toujours en cours. Des pays entiers ont été détruits, démembrés, contaminés pour des millénaires par des bombes à l’uranium appauvri. Des peuples, ont été jetés dans la misère, la faim et dans la peur des cancers en grande augmentation. Ils ne comprennent pas que cette barbarie puisse continuer de s’abattre sur eux, sans soulever, au niveau mondial, la vague d’indignation qui pourrait permettre de l’arrêter.

Comment notre monde dit « civilisé » en est-il arrivé à ce degré d’inhumanité ?

Le journaliste britannique John Laughland [20] apporte des éléments de réponse à cette lancinante question. Il a brillamment analysé les techniques de désinformation utilisées pour conditionner l’opinion en vue d’atteindre des objectifs politiques [21]. Il se réfère notamment à l’ouvrage de Serge Tchakhotine « Le viol des foules par la propagande politique » [22], pour nous rappeler ceci : « … le rôle des journalistes et des médias est fondamental pour s’assurer que la propagande est constante (…) la propagande ne saurait s’interrompre (…) une des règles fondamentales de la désinformation moderne est que le message doit être répété très souvent (…) les campagnes de propagande doivent être dirigées de manière centralisée et très organisée… ».

Laughland se fonde également sur les affirmations du journaliste à Sky TV, Tim Marshall, pour illustrer les liens pervers tissés entre journalistes et membres des services secrets. Il cite comme exemple les évènements qui ont conduit à la chute de Milosevic, où Tim Marshall « se vante de ses nombreux contacts avec les services secrets, en particulier ceux de Grande-Bretagne et des États-Unis (…) Un des thèmes qui traversent son livre [23] sans qu’il le veuille, est que la frontière entre les journalistes et les barbouzes est ténue. Au début du livre, Marshall parle en passant des « liens inévitables entre les agents, les journalistes et les politiques », disant qu’ils « travaillent tous dans le même domaine ». Il continue sur le ton de la plaisanterie en disant que c’est une « association de barbouzes, de journaleux et de politicards, plus le peuple », qui a causé la chute de Milosevic. Il adhère au mythe de la participation du « peuple » mais le reste de son livre montre qu’en réalité le renversement du président yougoslave n’a pu avoir lieu que grâce à des stratégies politiques conçues à Londres et à Washington. »

Soyons clairs : certes, les États de droit ont besoin de services de renseignements pour assurer leur sécurité, mais les citoyens n’ont pas à accepter que ces États les trompent, par la fabrication de fausses informations. Il est de ce fait inacceptable que des journalistes entrent dans ce jeu.

Silvia Cattori

[1] Voir :
 « 
L’incroyable histoire de Youssef Nada », par Silvia Cattori, Mondialisation, 13 juin 2008.
 « 
Islam : L’ennemi fabriqué », par Silvia Cattori, Mondialisation, 16 novembre 2008.

[2] Voir : « Nous avons toujours cru en l’innocence de Youssef Nada », par Silvia Cattori, silviacattori.net, 24 septembre 2009.

[3] Voir : « Hamas perde meta’ del tesoro », par Guido Olimpio, Corriere della Sera, 20 octobre 1997.

[4] Quotidien suisse italien Corriere del Ticino du 25 septembre 2009. Sans la dénonciation par Dick Marty, de ces listes noires illégales, qui a contribué à médiatiser le sort de M. Nada, celui-ci serait peut-être encore sur cette liste, associé au « terrorisme » fabriqué, comme tant d’autres plus malchanceux que lui.

[5] Voir la vidéo en trois parties intitulée : « Criminal State : A Closer Look at Israel’s Role in Terrorism », par Jeff Gates.

[6] Le 23 septembre 2009, a été retiré de la liste le nom de Youssef Nada et, le 22 octobre 2009 les noms de sa BANK AL TAQWA et de AL TAKWA MANAGEMENT. Les noms de ses deux associés avaient été retirés précédemment : celui de Ali Ghaleb Himmatt le 10 août 2009, et celui d’Albert Huber (décédé en mai 2008) le 12 août 2008. Voir : http://www.un.org/sc/committees/1267/docs/De-listed.htm.

En revanche, les noms de ses autres sociétés, BA TAQWA FOR COMMERCE AND REAL ESTATE COMPANY LIMITED ; NADA INTERNATIONAL ANSTALT ; WALDENBERG AG ; YOUSSEF M. NADA & CO. GESELLSCHAFT M.B.H, figurent encore sur la liste à l’heure où nous écrivons (voir : http://www.un.org/sc/committees/1267/consolidatedlist.htm).

[7] Voir : http://www.youssefnada.ch/

[8] Extraits traduits de l’anglais par JPH.

[9] Guido Olimpio, correspondant du « Corriere della Sera ». En 1996, Guido Olimpio avait témoigné à Washington, auprès de la "Task force" sur le terrorisme et les armes non conventionnelles. Présenté comme « expert en terrorisme international », M. Olimpio couvre les affaires du Moyen Orient depuis les années 80. De 1999 à l’été 2003, il était chef correspondant pour le Corriere della Sera en Israël.

Il a publié divers recueils de ses articles qui ont fait tant de mal au monde musulman, dont « La rete del terrore. Come nascono e agiscono i militanti delle Guerre Sante », Sperling & Kupfer, 2002.

Ses prétendues révélations ont aussi contribué au malheur de Kassim Brittel. Cet Italien d’origine marocaine, victime d’« extraordinary rendition », (consignes spéciales basées sur le kidnapping et le transfert par la CIA dans des lieux secrets), voyageait au Pakistan quand, le 10 mars 2002, il a été enlevé par les Services de renseignement pakistanais. Torturé, puis « vendu » aux officiers du FBI et de la CIA, enfin livré aux Services secrets marocains, il est toujours emprisonné au Maroc, alors même que son innocence a été démontrée, et malgré la pressante invitation au gouvernement italien, contenue dans la Résolution du Parlement européen sur les « vols secrets de la CIA », pour que l’Italie « fasse des pas concrets pour sa libération ».
Son épouse nous avait confié : « Déjà en 2001, quatre mois avant que mon mari ne soit enlevé illégalement et remis à des agents de
la CIA au Pakistan, Guido Olimpio avait écrit un article dans lequel il le présentait comme un dangereux terroriste. »
Pour plus de détails, voir : « 
Islam : L’ennemi fabriqué », par Silvia Cattori, Mondialisation, 16 novembre 2008.

[10] Chef du service de politique internationale à RFI de 1999 à 2008, Richard Labévière a poursuivi ses enquêtes sur les Frères musulmans et le terrorisme islamique. On peut lire ses articles et les interviews qu’il a données à ce sujet, sur les moteurs de recherche. Compte tenu des fausses informations qu’il a propagées sur Youssef Nada, et sur le mouvement des Frères musulmans – le Hamas est le mouvement de résistance contre l’occupant qui a évité jusqu’ici la liquidation de la cause palestinienne - n’est-il pas troublant de le voir aujourd’hui apparaître comme un défenseur de la cause palestinienne ?

[11] Voir : « Daniel Pipes, expert de la haine », Réseau Voltaire, 5 mai 2004.

[12] Auteur de « La conquête de l’Occident », Sylvain Besson, journaliste au quotidien genevois Le Temps, s’est-il laissé prendre dans cette folle spirale de la menace exagérée, voir fabriquée ? Toujours est-il que, dans son incroyable essai, il affirme de manière fantaisiste que, parmi les documents séquestrés chez Nada, il y avait un plan de conquête de l’Occident par les Frères musulmans. Exactement ce que les services de propagande israéliens et leurs associés cherchaient à faire croire !

[13] Auteur de « Al Qaeda in Europe : The New Battleground of International Jihad ». Les écrits de Lorenzo Vidino, consacrés à l’Islam politique et au terrorisme en Europe ont participé à la fabrication de l’ennemi musulman. Vidino a témoigné auprès de l’United States House of Representatives sur l’extrémisme islamique en Europe.

[14] La TSR a diffusé, le 14 mai 1998, un documentaire fait d’amalgames et d’approximations, réalisé par Richard Labévière, en lien avec l’attaque terroriste barbare qui avait eu lieu le 17 novembre 1997 à Louxor, et au cours de laquelle de nombreux touristes suisses avaient été tués.

[15] « Les Dollars de La Terreur - Les Etats-Unis et Les Islamistes », Grasset & Fasquelle, 1999.
Richard Labévière a également publié ultérieurement, et dans la même veine, « Les coulisses de la terreur », Grasset, 2003.

[16] Responsable avec Youssef Nada de la banque suisse Al-Taqwa son nom aussi a été abusivement mis sur la liste des organisations suspectées de liens avec Al-Qaida.

[17] Voir (en anglais) le compte rendu de cette journée fait par M. Nada sur son site : http://www.youssefnada.ch/7%20NOVEMBER%202001.asp

[18] Voir : « Une répression passée sous silence », par Seumas Milne, Réseau Voltaire, 10 janvier 2010.

[19] Voir par exemple : « Israël déploie une équipe de cybernautes pour diffuser de la désinformation positive », par Jonathan Cook, info-palestine.net, 25 juillet 2009.

[20] John Laughland a été administrateur du British Helsinki Human Rights Group, association étudiant la démocratie et le respect des Droits de l’homme dans les anciens pays communistes, et membre de Sanders Research Associates. Il est aujourd’hui directeur de recherches à l’Institut pour la Démocratie et la Coopération.

[21] Voir : « La technique du coup d’État coloré », par John Laughland, Réseau Voltaire, 4 janvier 2010.

[22] Le viol des foules par la propagande politique, par Serge Tchakhotine, Gallimard, réédition en poche 1992.

[23] Shadowplay, par Tim Marshall, Beograd : Samizdat B92, 2003.

Silvia Cattori

http://www.silviacattori.net/article1084.html


n°7 - dossiers du 11-09 - 26-01-11- 26-01 – Suite - 11 septembre, mensonge d’état, Orwell n’est pas loin…


n°7 - dossiers du 11-09 - 26-01-11- 26-01 – Suite -   11 septembre, mensonge d’état, Orwell n’est pas loin…



dossiers du 11-09  n°7 du 26-01

                  C.De Broeder & M.Lemaire



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Sommaire :  

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-3 Wisnewski: La diffamation n’arrêtera pas le travail des vrais journalistes.

2 Brèves

2-1 Le Juge Fédéral Allemand Dieter Deiseroth est favorable à une enquête sur le 11/9.

2-2 Dieter Deiseroth: 11 Septembre, de nombreuses théories plaident pour une nouvelle enquête.

2-3 Noam Chomsky : "Ne nous soumettons à aucune autorité".


 

1-3 Wisnewski: La diffamation n’arrêtera pas le travail des vrais journalistes.

FOCUS MONEY présente d’éminents sceptiques qui questionnent les mensonges du 11 Septembre 

par Gerhard Wisnevski, Munich, paru le 7 janvier 2010.

Voici la traduction de la réaction d’un expert du terrorisme international lui aussi munichois, bien connu de notre équipe à ReOpen911 : Gerhard Wisnewski. 

Dans cet article, M. Wisnewski nous rappelle que ce journaliste risque de se faire attaquer pour antisémitisme, systématiquement utilisé de façon sournoise pour discréditer ceux qui questionnent le 11/9.

Avec cette parution, il espère que cette fois la leçon de journalisme portera ses fruits, et rappelle qu’il vient de GAGNER un procès en diffamation et attend avec confiance le verdict du second…

On ne peut s’empêcher de penser à Mathieu Kassovitz, qui exactement au même moment subissait les attaques de quatre journalistes mal informés et prompts à l’amalgame et à l’insinuation.

Les journalistes français liront-ils nos articles?

(Vous pouvez retrouver son livre majeur et toujours d’actualité Les Dessous du Terrorisme en version française aux Editions Demi-Lune)

"Nous ne vous croyons pas!"

En 2003, Willy Brunner et moi-même avons perdu notre statut de travailleurs indépendants pour la WDR [NdT. chaine publique installée à Cologne] suite à nos doutes face à la version mensongère des attentats du 11 Septembre. A la suite d’une campagne de dénigrement du magazine Der Spiegel [ NdlR. Hambourg ], notre collaboration commune fut résiliée par cet établissement de droit public. Mais voilà : plus de 7 années plus tard, la vérité vient de faire une nouvelle percée. Le magazine mainstream « Focus Money » raconte dans un récit étonnant, les incohérences les plus marquantes concernant ces attentats, et apporte le témoignage de douzaines de personnalités sceptiques réputées.

Pour ce qui est de la vérité sur le 11-Septembre dans les « médias officiels de qualité », jusqu’à présent on a eu droit à des licenciements, des diffamations, des menaces, des mises en garde, et des mises à l’écart. Ce sont des titres tels que Der Spiegel, Panorama, Süddeutsche Zeitung, et la WDR Westdeutscher Rundfunk qui s’y sont employés. Après que Willy Brunner et moi-même eûmes au printemps 2003 réalisé le premier documentaire international critique sur les attentats de 2001 pour un grand diffuseur, une campagne de dénigrement sans précédent fut lancée, initiée par le « magazine d’actualités » der Spiegel. Dans un article à la une de son numéro du 8 septembre 2003, il nous décrivait comme des « théoriciens du complot », et des « fantaisistes ». Le journaliste à sensation Hans Leyendecker du Süddeutsche Zeitung réduisit les sceptiques de la théorie officielle à des « singes de la peur », des paranoïaques, des anges de l’Apocalypse, et autres intoxiqués du complot. La WDR mit en scène une émission pour nous exécuter insidieusement, intitulée « illusion ou vérité » dans laquelle le modérateur Helmut Reymsen jouait le rôle de grand inquisiteur. Le film financé par les deniers publics Aktenzeichen 11.9 , notre documentaire précurseur, disparut à jamais du petit écran. Le diffuseur alla même jusqu’à alléguer, à l’encontre des spectateurs, que « le programme que vous désireriez voir n’est pas dans nos archives ». Le Moyen Âge en plein 21ème siècle.

Suite à cette campagne de diffamation, le réalisateur renommé Willy Brunner perdit son existence même en tant que réalisateur TV. Pour ma part, je pouvais survivre en tant qu’écrivain. D’autres sceptiques réputés vis-à-vis de la version officielle mensongère furent aussi ostracisés et diffamés, comme le journaliste Mathias Bröckers. L’ex-ministre du gouvernement fédéral Andreas Von Bülow, après la parution de son livre sur la CIA et le 11 Septembre, fut pris à partie devant un public de plusieurs millions de personnes par l’ « inquisitrice amateur » Sandra Maischberger.  Moi-même, je suis aujourd’hui encore en procédures pour diffamation contre ceux qui essaient de nous faire passer, moi et d’autres sceptiques qui doutons des théories officielles mensongères, pour des « antisémites » -et rien d’autre, parce que c’est le meilleur coup de massue pour faire taire un journaliste [qui plus est] allemand. L’université technologique de Berlin a d’ailleurs perdu (tribunal de Berlin, actes 9U 142/08) [NdlR. condamnation pécuniaire au versement de 5000€ de dommages et intérêts] , de même que dernièrement l’« expert militaire » autrichien Gerald Karner (tribunal de Munich, actes 34 0 18591/09) [NdlR. les faits sont similaires et M. Karner risque 250 000€ de condamnation pécuniaire et jusqu’à 7 mois de prison].(1)

Ceci afin de rappeler aux journalistes qui sont « tombés » les premiers, ou qui ont été gravement blessés, qu’il faut des années pour s’en relever. Et pourtant, un autre journaliste vient de remporter une victoire d’étape importante en la personne du rédacteur de Focus Oliver Janich. Dans le magazine Focus Money du 5 janvier 2010, il vient de publier un article de 5 pages sur les sceptiques les plus connus et les doutes face à la version officielle des attentats du 11 septembre 2001. Désormais, on compte parmi les sceptiques des pilotes, des professeurs, des comédiens, des politiciens, d’anciens gouverneurs, et des contrôleurs aériens.

Des experts et des sceptiques très connus :

Ce n’est peut-être pas un hasard si c’est justement un magazine de la finance qui publie une telle histoire. Car lorsque les investisseurs s’arrêtent de penser, c’est que la faillite est proche –et l’incitation la plus convaincante [pour eux], c’est celle d’utiliser sa propre raison.

Et il dit : La version officielle du 11/9 ne peut être qu’un éclatant mensonge.

Celui qui n’est pas capable de se figurer cela devrait à l’avenir s’abstenir d’investir de l’argent.

Celui qui n’a pas encore renoncé à raisonner ne devrait plus investir un cent d’Euro dans ces compagnies d’assurance, qui ont ni plus ni moins investi [NdlR. juste avant le 11 Septembre] une paire de milliards dans ce qui ressemble à s’y méprendre à une arnaque à l’assurance. Voir ici.

L’article de Focus Money présente surtout les 2 mérites suivants :

1/ Il relie entre eux les points les plus importants et les meilleurs indices de preuves contre les bêtises dites sur le 11/9

2/ Il diffuse ces indices de preuves auprès d’un public aisé et important, en l’occurrence les décideurs politiques et économiques.

Afin que cela puisse être apprécié, je n’en dirai pas plus à propos de cet article.

S’il vous plaît, procurez-vous Focus Money, et encouragez la recherche de la vérité avec l’achat de votre exemplaire.

N’achetez auprès des médias mainstream que lorsqu’ils se battent pour la vérité. 

Gerhard Wisnevski,

Publié sur son site Web et celui de son éditeur,

Traduction BlueRider

Published on janvier 20, 2010 par Blue Rider

http://www.reopen911.info/News/2010/01/20/wisnewski-la-diffamation-narretera-pas-le-travail-des-vrais-journalistes/



2 Brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

2-1 Le Juge Fédéral Allemand Dieter Deiseroth est favorable à une enquête sur le 11/9.

Le 26 novembre dernier, le grand quotidien régional de la capitale financière de l’Allemagne Frankfurter Rundschau diffusait en avant-première un article fondamental de Dieter Deiseroth (1) destiné au numéro de décembre 2009 du mensuel spécialisé Les Cahiers de Politique allemande et internationale.

Cet article interroge la légitimité des actes de guerre commis depuis les attentats de 2001 dans le monde par les Etats-Unis et l’OTAN, suite aux polémiques suscitées en Allemagne par les "bavures meurtrières" attribuées à la Bundeswehr qui combat en Afghanistan au sein de l’ISAF. 

Nous reviendrons sur cette contribution fondamentale à la défense du droit international.

En attendant, la plateforme web de Heiner Buecker, pacifiste berlinois que nous avions interviewé l’été dernier, nous propose sur  911video.de , un extrait d’une interview de Dieter Deiseroth par Marcus Klöckner de la rédaction de TELEPOLIS, site de news politique développé sur la plateforme web de l’éditeur spécialisé allemand heise .

Reprise sur Worldfor911truth, en voici la traduction française. Le Juge Fédéral Allemand Dieter Deiseroth constate l’émergence de nombreuses théories sur les attentats du 11 Septembre, dont les lacunes sont confrontées aux lacunes non moins avérées de la version officielle, ce qui selon lui justifie l’ouverture d’une enquête devenue aujourd’hui indispensable.

apetimedia

Published on janvier 17, 2010


2-2 Dieter Deiseroth: 11 Septembre, de nombreuses théories plaident pour une nouvelle enquête.

Guerre en Afghanistan, remise en question du droit à l’autodéfense.
Extraits de l’interview publiée le 15 décembre 2009 sur http://www.heise.de/tp/r4/artikel/31/31729/1.html
 

(…/…)
Dieter Deiseroth: Il est très regrettable que les médias ne soient pas prêts à affronter la question du 11/9 et posent des questions sans réponse

Question: Pensez-vous que la proposition d’une enquête indépendante sur le 11/9 soit réaliste ?

Dieter Deiseroth: Je pense que la proposition est raisonnable et nécessaire. Car l’enquête officielle a principalement justifié la guerre ( Operation "Enduring Freedom») ainsi que les graves altérations du système juridique américain en vertu de ladite loi sur la sécurité intérieure.

Question: Cela s’avère difficile, car ni les hommes politiques ni les grands médias n’osent critiquer la version officielle du 11/9.

Dieter Deiseroth: Si l’histoire officielle du 11/9 était réellement diffusée par tous les gouvernements, cela coûterait très cher et il serait difficile de la remettre en question à cause de la rigidité de  l’opinion publique. Un important effort de recherche est nécessaire et pour des recherches approfondies, il faut du temps et de l’argent, ce qui est difficile à un moment où les budgets des rédactions sont coupés. Mais après tout, même la construction des mensonges pour justifier la guerre en Irak a été cassée. Nous savons maintenant que l’administration Bush, en termes de crédibilité et de véracité, était loin d’être digne de confiance. Il est regrettable que de nombreuses personnes au sein des médias ne soient toujours pas suffisamment préparées à affronter la question du 11/9 et les questions ouvertes sans réponse. Peut-être aussi à cause de l’abîme qui devient maintenant évident.

Question: Il n’y a pas si longtemps, on a parlé d’explications alternatives sur les attentats terroristes du 11/9  aux Etats-Unis.

Dieter Deiseroth: En effet.  Au sein du Parti démocrate au Japon, qui a gagné la dernière élection par une victoire écrasante.

Il y a environ 2 ans, les parlementaires ont maintes fois mis en doute la version officielle de Bush sur le 11/9 par des arguments très sérieux et ont demandé des explications.

Cela serait impossible au sein du parlement allemand, ce qui est assez regrettable.

Question: Mais il y a  également de nombreuses lacunes dans les théories alternatives sur le 11/9.

Dieter Deiseroth: C’est absolument exact. Je peux faire une mise en garde contre le remplacement de la théorie officielle du complot de l’administration Bush par des théories du complot de substitution conclues à la hâte. Si les critiques de la version officielle veulent réellement aboutir à une nouvelle enquête nationale ou internationale sur les attentats du 11/9, ils doivent alors imposer le plus haut niveau d’intégrité, l’orientation des faits et rester ouverts à d’éventuelles objections.

C’est la seule façon d’éviter de discréditer leurs propres arguments, par exemple par la conjecture et la spéculation déguisées en preuves.

Je l’affirme : des deux côtés, c’est-à-dire à la fois du côté de la présentation officielle de l’administration Bush avec le rapport de la Commission sur le 11/9, et du côté alternatif avec ses nombreuses contre-théories,  il y a une grande quantité de questions tout comme une grande quantité de mensonges flagrants. Ceci est presque une demande d’explications criante.

Question: L’engagement militaire en Afghanistan peut-il se fonder sur le droit international concernant le droit à l’autodéfense ?

Le 11/9  n’aurait-il pas donné aux États-Unis le droit de se défendre eux-mêmes, et à leurs alliés un motif d’ urgence ?

Dieter Deiseroth: Il faut comprendre qu’en général, le droit (militaire) à la légitime défense, tel que garanti par l’article 51 de la Charte des Nations Unies, ne peut être accordé que dans le cas où un Etat est attaqué militairement ( "si une attaque se produit »).

Par conséquent, il doit s’agir d’un acte militaire offensif en cours, qui s’accomplit  immédiatement ou qui est imminent. En outre, ce droit à l’autodéfense ne peut pas seulement être dirigé contre l’Etat qui a lancé une attaque, ou à qui on peut l’attribuer.

L’interview complète (en allemand) : http://www.heise.de/tp/r4/artikel/31/31729/1.html

Traduction apetimedia pour ReOpenNews

(1) Dieter Deiseroth, né en 1950, a étudié le Droit, la Sociologie et les Sciences politiques. De 1977 à 1983, il fut Chargé de recherche à l’université de Giesser et avocat. Docteur en droit. Jusqu’en 1983,  il fut  juge administratif de Düsseldorf, et de 1989 à 1991 à la Cour Constitutionnelle Fédérale de Karlsruhe. Ensuite, il fut le juge en chef de la Cour administrative de Münster et Chef de l’Agence de protection de données de Rhénanie du Nord-Westphalie. Depuis 2001, il est juge au tribunal administratif fédéral allemand.

http://www.reopen911.info/News/2010/01/17/le-juge-federal-allemand-pour-une-enquete-sur-le-119/


2-3 Noam Chomsky : "Ne nous soumettons à aucune autorité".

Un extrait d'une interview du philosophe et linguiste américain Noam Chomsky, réalisée par Jon Snow de canal 4. Chomsky nous livre avec sa clairvoyance habituelle ses opinions sur quelques thèmes cruciaux du monde actuel, dont du terrorisme au changement climatique, en passant par Résistance non violente en Irak.

La réponse au 11 septembre
Après le 9/11, il y eut un immense mouvement de sympathie pour les Etats-Unis, y compris de la part du mouvement du jihad.

Des fatwas furent émises ?

Oui, condamnant Osama bin Laden.

Comment répondirent les Etats-Unis ?

En s’aliénant les peuples qui commençaient à sympathiser. En envahissant l’Afghanistan et l’Iraq et en alimentant le soutien au terrorisme.
Cela revient à injecter le poison au patient. Et on s‘étonne après cela que le terrorisme croisse. La réponse au 9/11- comme le fit remarquer presque immédiatement l’historien Michael Howard – aurait dû être : c’est un acte criminel, essayons d’identifier les coupables et amenons les devant la justice pour qu’ils soient jugés de manière équitable.
L’administration Bush s’y est refusée. Il est possible qu’elle aurait pu être en mesure d’extrader al-Qaida et bin Laden. En fait, les Talibans avaient évoqué des possibilités d’extradition si les Etats-Unis fournissaient des preuves, ce que ferait n’importe quel pays. L’administration Bush a écarté cette proposition et a répondu : nous allons vous bombarder parce que vous ne nous le livrez pas. Il s’agit là d’un crime majeur qui a reserré les rangs du mouvement jihadiste. L’invasion de l’Irak a achevé la reconstruction d’un puissant mouvement terroriste mondial.

Noam Chomsky   

02 Novembre 2009

http://www.michelcollon.info:80/index.php?option=com_content&view=article&id=2365:qne-nous-soumettons-a-aucune-autoriteq&catid=6:articles&Itemid=11


 

n°7 - dossiers du 11-09 - 26-01-11- 26-01 – fIN - 11 septembre, mensonge d’état, Orwell n’est pas loin…

n°7 - dossiers du 11-09 - 26-01-11- 26-01 – Fin -   11 septembre, mensonge d’état, Orwell n’est pas loin…



dossiers du 11-09  n°7 du 26-01

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Sommaire :  

3 Dossiers

3-1 Kevin Ryan : Qui aurait démoli les tours du World Trade Center (1/2) ?

3-2 - Bluerider : 11 septembre : un tour d’Europe du mouvement pour la vérité.

1: Une presse berlinoise ouverte, mais qui publie peu d’articles.

2: Un éminent et courageux journaliste.



3 Dossiers

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

3-1 Kevin Ryan : Qui aurait démoli les tours du World Trade Center (1/2) ?

Kevin Ryan, chimiste et directeur de laboratoire, a été licencié par son employeur Underwriters Laboratories en 2004 pour avoir remis en question le rapport du NIST (National Institute of Standards & Technologies) sur les résultats des tests concernant l’effondrement des Tours Jumelles pratiqués par sa société sous contrat du NIST. Il avait également demandé au NIST, en vain, l’accès aux paramètres appliqués aux softwares utilisés par le NIST (LS-DYNA et ANSYS) pour modéliser la chute du WTC7.  

Cette sanction n’empêcha pas K. Ryan de poursuivre ses investigations.

Nous vous livrons ici la première partie d’un document repris par 911Truth.org, qu’il a rédigé en juillet 2009. Il y livre sa réflexion sur des donneurs d’ordre potentiels, susceptibles d’avoir participé à la démolition des Tours. Ses nombreuses questions mettent en lumière des faits qui, au fil des lignes, finissent par se recouper. L’hypothèse émise par K. Ryan constitue un scénario bien ficelé, où les acteurs, non des moindres, auraient disposé de toutes les clefs nécessaires pour faire tomber les Tours.

Nous vous présenterons sous peu la deuxième partie de ce document, consacrée aux sociétés de sécurité et aux administrations qui avaient accès aux Tours.


1 Qui aurait eu accès aux tours du World Trade Center pour les démolir ?

Partie I – Les locataires

Par Kevin Ryan,

Le 9/07/09

Il est arrivé que George W. Bush demande au public de renoncer à examiner certaines théories du complot.

Bush a fait ce genre de demande lorsque des gens se sont intéressés aux crimes dont il pourrait être coupable. Par exemple, en 1994, alors que l’ancienne société de Bush, Harken Energy, était liée à la frauduleuse Banque de Crédit et de Commerce International (BCCI) par le biais de plusieurs investisseurs, le porte-parole de M. Bush, Karen Hughes mit un terme à l’enquête, disant à l’Associated Press : « Nous n’avons aucune réponse à donner à de stupides théories du complot ». Plus tard, lors d’un discours télévisé, M. Bush a déclaré : « Ne tolérons jamais les scandaleuses théories du complot à propos des attentats du 11 Septembre. »

Paradoxalement, il nous a également été demandé de croire à la scandaleuse théorie du complot de Bush sur le 11/9, celle-ci se révélant fausse à bien des égards.

Un moyen conséquent de constater le caractère mensonger de la théorie du complot de Bush est de considérer le fait que les bâtiments du World Trade Center n’auraient pas pu tomber comme ils l’ont fait sans l’emploi d’explosifs.

Un certain nombre d’études scientifiques indépendantes l’ont notifié [1, 2, 3, 4], mais ce sont les propres scientifiques de Bush, à l’Institut National des Standards et de la Technologie (NIST), de par leur incapacité à fournir une défense convaincante de la ligne officielle, qui ont finalement prouvé que l’emploi d’explosifs avait été nécessaire. [2, 5, 6, 7]

D’évidence, cela nous mène à cette question : qui aurait pu placer des explosifs dans les tours du World Trade Center ? Pour répondre à cette question, nous devrions d’abord déterminer qui avait accès aux bâtiments, en particulier aux endroits propices à une opération de démolition de ces bâtiments. De même, nous devrions prendre en considération les moments favorables. Il faudrait retenir ceux qui y avaient accès aux moments favorables, selon leur aptitude à posséder les technologies d’explosifs nécessaires, leurs compétences, leur capacité à  garder le secret, tout comme la possibilité qu’ils aient de tirer profit de la destruction des bâtiments du WTC ou de la "Guerre contre la Terreur". Mais, à moins que cela n’ait été accompli par une personne agissant seule, une chose est certaine : il s’agissait d’ une conspiration.

Les locataires, la sécurité, le personnel gérant les bâtiments ainsi que des entrepreneurs avaient facilement accès aux Tours Jumelles et au WTC 7 hautement sécurisés.

Les preuves indiquent que la période concernée doit s’inscrire entre l’attentat du WTC en 1993 et le 11 septembre 2001.

Ces preuves incluent l’avertissement de Nidal Ayyad, l’auteur des attentats de 1993 qui aurait écrit : « la prochaine fois, ce sera plus précis.» [8]

De plus, parmi les preuves d’un complot s’étalant sur plusieurs années, figurent les informations détaillées que  l’informateur du FBI et de la mafia, Kingpin Gregory Scarpa Jr. a reçu lors de sa détention, dès 1996, de Ramzi Yousef, employé par Al-Qaïda et emprisonné dans la cellule adjacente. Yousef avait décrit le projet de « mettre New York à genoux » en faisant exploser le World Trade Center avec des « bombes volantes massives » d’appartenance américaine. Scarpa Jr. a soumis cette information à l’avocat adjoint Patrick Fitzgerald et à la conseillère du FBI, Valerie Caproni, apparemment peu intéressés. [9]

Un autre exemple est la conversation enregistrée entre un informateur du FBI, Randy Glass, et l’agent de l’ISI pakistanais, Raja Gulum Abbas, dans laquelle M. Abbas a affirmé « Ces tours vont s’effondrer », indiquant que le plan était en cours dès juillet 1999. [10]

Tout au long de la vie des bâtiments du WTC, des modifications ont été apportées à chaque structure. Ces modifications comprenaient des mises aux normes de l’électricité, de la protection incendie, des systèmes d’ascenseurs, ainsi que toutes les activités usuelles afférentes aux constructions.

En règle générale, l’Autorité portuaire de New York et du New Jersey (PANYNJ) était chargée d’initier les modifications dans les zones accessibles au public tandis que les locataires s’occupaient de compléter les modifications dans tous les locaux loués. [11]

Ainsi, les entreprises locataires auraient pu coordonner l’installation de matériaux explosifs et autres appareils avec la certitude raisonnable que ces matériaux ne pourraient être détectés par d’autres. Toutefois, pour réaliser un tel plan de démolition, il aurait fallu que les locataires soient gérés comme un groupe et les explosifs auraient dû être placés à un nombre d’étages suffisant pour assurer la chute de chaque bâtiment au travers de ce qui autrement, aurait été la voie de la plus grande résistance.

En examinant les locataires dans chaque zone critique, nous devrions nous demander – "Cui Bono?" Autrement dit, qui a bénéficié de la destruction des bâtiments du WTC et de la Guerre contre le Terrorisme qui s’ensuivit ?

La réponse évidente concerne essentiellement l’administration Bush et ses amis.

Elle concerne également des groupes imbriqués de sociétés pétrolières et gazières, des entrepreneurs de la Défense et ceux qui voulaient exercer une influence indue sur les politiques internationales touchant un grand nombre de questions, allant des droits civiques à la domination de l’espace.

La zone d’impact de la Tour Nord

Le 11/9, le vol 11 d’American Airlines a frappé la face nord de la Tour Nord (WTC 1) entre les étages 94 et 99.

Par une étrange coïncidence, ces étages regroupent ceux qui avaient été aménagés pour la protection incendie peu avant le 11/9. [12]

Cette coïncidence a été amplifiée par le fait qu’un locataire occupait tous ces étages – Marsh & McLennan (Marsh), qui, à cette époque, était la plus grande société de courtage d’assurance au monde.

Un autre locataire, Sumitomo Bank, partageait une partie du 96e étage avec Marsh.

Au cours de la période allant de 1993 à 2000, Marsh avait apporté plusieurs modifications à ces étages, en plus des mises aux normes de  l’ignifugation mentionnées ci-dessus.

Selon le National Institute of Standards and Technology (NIST), en 1998, Marsh avait apporté des modifications sur le côté sud du 94e étage.

Cette même année, la PANYNJ avait aidé Marsh à démolir les étages 95-98 afin de reconstruire les systèmes d’alarme incendie et le système d’extinction automatique. Marsh fit des modifications supplémentaires à l’étage 95 pendant l’année 2000. [13]

Les mises aux normes de l’ignifugation sur les étages 93 à 100 furent réalisées entre août et novembre de l’année 1998, à l’exception de celles concernant le 94e étage qui avaient été faites en décembre 1996.

Marsh était une grande entreprise possédant un certain nombre de filiales dont Putnam Investments, Mercer, Johnson & Higgins, et Guy Carpenter, une entreprise occupant les étages 47 à 54 de la Tour Sud. Marsh était aussi notoirement connue pour sa discrétion; on la comparait à la CIA. [14]

Jeffrey Greenberg, son directeur général le 11/9, était membre de la Brookings Institution, de la Commission Trilatérale, et le fils du président de l’American International Group (AIG), Maurice Greenberg.

On prétendait qu’AIG était au centre d’un certain nombre d’opérations de la CIA [15].

Venant directement d’AIG en 1995, Jeffrey Greenberg gravit rapidement les échelons vers la direction de Marsh, puis en devint le Directeur général à peine quatre ans plus tard. À la Brookings Institution, Greenberg avait connu Lee Hamilton, le co-président de la Commission sur le 11/9, et l’Irakien Nemir Kirdar Amin, directeur général d’Investcorp, une société – fondée par le Saoudien Abdullah Taha Bakhsh[16] – en lien avec la BCCI (Bank of Credit and Commerce International).

La BCCI avait été fondée par un Pakistanais nommé Agha Hasan Abedi, et "constituée de multiples strates d’entités, liées les unes aux autres par une série impénétrable de sociétés de portefeuille, de sociétés affiliées, de filiales, de banques-dans-les-banques, par des opérations d’initiés et des relations de prête-nom." Au début des années 90, la BCCI fit l’objet d’une vaste enquête pour blanchiment d’argent et  financement du terrorisme; elle fut finalement fermée par la Banque d’Angleterre en 1992. [17]

Comme la BCCI, l’AIG avait développé un réseau identique de succursales fragmentées, difficilement repérables, réparties dans 130 pays et couvertes par 400 contrôleurs différents.[18]

D’autres personnes très puissantes et étroitement liées entre elles travaillaient à la haute direction de Marsh. Il s’agissait entre autres de Stephen Friedman, directeur supérieur chez Marsh Capital et ancien associé de Goldman Sachs, qui devint plus tard le principal conseiller économique de George W. Bush. Friedman était également membre de la Brookings Institution, du groupe Bilderberg, du Conseil consultatif des Renseignements étrangers (Foreign Intelligence Advisory Board), et membre du Conseil chez In-Q-Tel, l’entreprise d’investissement fondée par la CIA en 1998.
Selon son site internet,  In-Q-Tel avait investi dans des technologies de pointe liées à
la Défense et au Renseignement, incluant les nanotechnologies et les technologies chimiques [19].

Autre coïncidence intéressante, Friedman, par le biais de l’université Cornell, appartenait à une société secrète nommée Quill and Dagger. Paul Wolfowitz, Sandy Berger et Stephen Hadley en étaient membres. Wolfowitz, le secrétaire néo-conservateur adjoint à la Défense de l’Administration Bush, fut l’auteur en 1992 de la "doctrine Wolfowitz" sur la guerre préventive.

Il avait également fait des commentaires sur une "surprise telle Pearl Harbor" plusieurs mois avant le 11/9 et s’était entretenu avec le général Mahmoud Ahmed de l’ISI pakistanais la semaine précédant le 11/9. [20]

Berger, Conseiller à la Sécurité nationale du Président Clinton, fut plus tard pris en train de voler des documents d’enquête de la Commission sur le 11/9. [21]

Berger était aussi le patron de Richard Clarke " l’empereur " du contre-terrorisme à la Maison Blanche; il était avec Hadley – qui fut l’adjoint de Condoleezza Rice – chargé de retarder ou d’entraver les plans de Clarke pour arrêter Al-Qaïda en janvier 2001. [22]

Craig Stapleton, le mari de la cousine de George W. Bush, Dorothy Walker Bush, fut président de Marsh Real Estate Advisors de 1982 à 2001. Cette division était chargée de négocier les baux des bureaux aux États-Unis, au Canada et en Europe. Il fut un temps co-propriétaire avec George W. Bush de Texas Rangers, un investissement spectaculaire pour les intéressés. En 1997, Stapleton faisait partie du Conseil d’administration d’une société nommée Cendant, qui fut inculpée en 1998 pour une importante fraude comptable.

A l’époque, le président de Cendant était Henry Silverman, ancien partenaire du groupe Blackstone et plus tard vice-président de la PANYNJ. Stapleton se joignit à Winston Partners, une société privée d’investissement fondée en 1993 que dirigeait le frère de George W. Bush, Marvin.

Le 11/9, le vice-président de Marsh était Mathis Cabiallavetta, un citoyen suisse. Bien que Cabiallavetta ait été membre du Conseil d’administration de Marsh de 1993 à 2000, il avait pris son poste de vice-président en 1999 après avoir été président de l’Union de banques suisses (UBS) de 1996 à 1998. Cette même UBS avait renfloué la société Harken Energy de George W. Bush en 1987 avec l’aide du milliardaire Jackson Stephens. UBS avait donc d’autres liens avec la frauduleuse banque de financement du terrorisme, la BCCI. [16, 23]

Un autre lien avec la famille Bush peut être établi par l’acquisition de la maison de courtage d’assurances de New York, Johnson et Higgins, réalisée par Marsh en mars 1997. Johnson et Higgins employaient de longue date Prescott Bush Jr, le frère de George H. W. Bush. Bien que Prescott Jr. n’y travailla plus, il avait passé 33 ans chez Johnson & Higgins avant de prendre sa retraite en tant que vice-président "Senior". Après sa retraite, M. Bush continuait à avoir un rôle de consultant pour le compte de l’entreprise lors de négociations avec les pays asiatiques. Avec Prescott Jr, Friedman et Stapleton, Marsh avait clairement des liens étroits avec le réseau Bush. En outre, il est possible que certains membres de la gestion de Marsh, en particulier Stephen Friedman, par le biais d’In-Q-Tel, aient eu accès à des technologies qui auraient pu être utilisées pour réaliser la démolition trompeuse des bâtiments du WTC.

En y ajoutant L. Paul Bremer, les liens possibles de Marsh avec la technologie de démolition deviennent plus clairs.

Un mois après le 11/9, Bremer allait devenir le chef de la direction d’une nouvelle division nommée Marsh Crisis. Fait intéressant, Bremer, diplômé de Yale, avait travaillé pour compléter le rapport national sur le terrorisme. Auparavant, il avait été directeur général de Kissinger Associates. Selon un rapport du Sénat américain, Kissinger Associates avait eu un certain nombre de réunions avec des représentants de la BCCI dans les années quatre-vingt et au début des années quatre vingt dix; il avait refusé de fournir les documents demandés par les enquêteurs du Sénat. [17] Bremer avait également été membre du Conseil d’administration d’Akzo Nobel, lié à International Paint, une entreprise qui produisait l’application d’ignifugation pour gratte-ciel appelée Interchar [24].

Bremer était membre du Conseil consultatif international pour la société minière et de machines japonaise, Komatsu. À l’époque, Komatsu avait été impliquée dans un accord de partenariat commercial avec Dresser Industries, une compagnie de renseignements sous couvert de services pétroliers. Prescott Bush père et George HW Bush, avaient fait leurs débuts avec Neil Mallon, la division minière de Komatsu-Dresser avait fonctionné de 1988 à 1997.

En Juillet 1996, elle avait breveté un dispositif de démolition aluminothermique capable de "démolir une structure en béton avec une très grande efficacité, tout en empêchant le problème secondaire du au bruit, à la poussière et aux résidus en suspension, etc." [25]

Des résidus de thermite, mélange chimique très énergétique, ont été retrouvés dans des échantillons de poussière du WTC; l’utilisation de thermite au WTC a également été révélée par les données sur l’environnement. [1, 2, 3, 4, 26] Dresser Industries fusionna avec la société  Halliburton de Dick Cheney en 1998.

On sait moins que la relation de Bremer avec Marsh avait commencé bien plus tôt.

En fait, le 11/9, Bremer était PDG de Marsh Political Risk Practice; il avait un bureau dans la Tour Sud. Ce jour-là, interviewé par la télévision NBC, il affirma qu’ Oussama ben Laden était responsable, et que l’Irak et l’Iran y avaient peut-être également participé; il avait demandé la réponse militaire la plus sévère qui soit. Google a retiré l’interview vidéo de ses serveurs à trois reprises, et l’a bloqué une fois [27].

Bremer a quitté Marsh en 2003 pour occuper le poste de Gouverneur en Irak. Dans ce rôle, son travail a été largement critiqué [28].

La zone d’impact de la Tour Sud

Le Vol 175 de United Airlines a percuté la Tour Sud (WTC 2) entre les étages 78 et 83, dans l’angle sud-est de l’édifice. Dans la zone d’impact, les services financiers de Baseline étaient situés aux étages 77 et 78, la banque Fuji occupait les étages 79 à 82, et AON Corporation se trouvait au 83e étage.

Baseline était dirigée par une personne très intéressante, Joseph Kasputys, réputé pour ses relations avec les plus hauts niveaux du gouvernement ainsi qu’avec les industries de la Défense et de Renseignement. Kasputys avait travaillé de 1972 à 1977 pour les Départements américains du Commerce et de la Défense.  Sous Nixon, il avait aussi été directeur adjoint du groupe de travail de la Maison Blanche traitant de l’embargo pétrolier arabe de 1973; il avait contribué à la création du Département de l’Energie (DOE).

De 1977 jusqu’à au moins 1997, les liens unissant Kasputy au DOE, sont intéressants si l’on considère que le DOE développait des dispositifs d’allumage de la thermite dès 1983. [29]

En outre, les laboratoires nationaux travaillant au DOE avaient développé la nanothermite à la fin des années 1990. Les nanothermites sont un mélange explosif de thermite dans lesquels un ou plusieurs réactifs se retrouvent à l’échelle nanométrique.

On les appelle également "super-thermites" en raison de la quantité extraordinairement grande d’énergie libérée à la mise à feu. [3, 30]

Kasputys était également membre de l’Institut de gestion de la logistique (LMI), qui compte parmi ses membres Paul Kaminski, de In-Q-Tel et de General Dynamics, Charles DiBona de Halliburton, le membre des Skull and Bones Samuel Joseph Nye, et Michael Daniels, de Science Applications International Corporation (SAIC). Il a été noté que la SAIC, une entreprise de la Défense avec une expertise dans les technologies liées à la thermite, a joué un grand rôle dans l’enquête du NIST sur le WTC. LMI avait proclamé que son rôle était  de « faire avancer la science du gouvernement. » [30, 31]

Mieux connu pour sa direction de Primark Corporation de 1987 à 2000, Kasputys a été PDG de deux sociétés après l’acquisition de Basline par Primark en 1996. Primark détenant pas moins de 50 entreprises au cours de cette période, elle fut acquise par Thomson Financial en juin 2000. Kasputys devint alors PDG de Thomson. Il fondera plus tard la société de Renseignement IHS Global Insight, en mars 2001. Une autre société, Primark Decision Economics, était située au 11ème étage de la Tour Nord.

Le très grand nombre de sociétés ayant contribué à Primark, avec les vagues descriptions d’activités données (Baseline a été décrite comme « fournisseur international d’informations »), donnait l’impression qu’il y avait plus que des affaires légitimes. Primark possédait Triad International Maintenance Company (TIMCO), une société qui, entre autres choses, modifiait les Boeing 757 et 767. Primark possédait également Analytic Sciences Corp (TASC), une société de sécurité et de renseignements (espionnage), société qui avait des contrats avec le DOE.

En tant que directeur général du World Markets Research Centre, Kasputys prédit en 2003 que les États-Unis étaient le pays-cible à plus haut risque du terrorisme, et que – « un autre attentat du style 11-Septembre aux États-Unis est hautement probable. » [32]

Selon le NIST, (la société) Baseline de Kasputys a modifié l’angle sud-est du 78e étage en 1999, exactement là où l’appareil a frappé le 11/9. [33]

Les étages 77 et 78 avaient été améliorés pour la protection incendie respectivement en juin et en avril 1998.

La First Commercial Bank avait également un bureau au 78e étage. Il s’agissait d’une banque nationale taiwanaise qui avait tout privatisé, sauf un tiers de ses parts en janvier 1998. Les deux autres tiers revenaient à la First Financial Commercial Corp (FCFC) de Seguin, au Texas. Malheureusement, il est difficile de dire si la FCFC est liée à la First Commercial Financial Group (FCFG), appartenant à Abdullah Taha Bakhsh. FCFG était une entreprise de courtage en marchandises qui fut contrainte de distribuer ses comptes clients en 1994, après que les régulateurs aient fait part de leurs préoccupations concernant les pertes en capital et les plaintes des clients. [34].

Fait intéressant, une autre société située à Seguin au Texas, le Groupe de Fort Alamo est une entreprise de fabrication de machines. Dave Grzelak, PDG de Komatsu Dresser, était directeur chez Alamo. Il était également membre du Conseil de Aoki Construction Co, une société minière associée à Prescott Bush Jr, comme nous le verrons plus bas.

Le locataire qui occupait les étages 79 à 82, juste au-dessus de Baseline, était la Fuji Bank. Fuji avait modifié le centre du 78e étage en 1998, le mur est du 80e étage en 1999, des parties inconnues de l’étage 80 en 2001, et l’angle sud-est du 82e étage en 1997 [33].

Avant l’année 2000, la Fuji Bank était la deuxième plus grande banque du Japon. Les investisseurs les plus importants de Fuji étaient Union Carbide, Mobil Oil et Raytheon. En 1996, Yasuda Trust devenait une filiale de Fuji et en septembre 2000, Fuji fusionnait avec la Dai-ichi Kangyo Bank (DKB) et la Banque internationale du Japon (IBJ), pour former la plus grande banque du monde sous le nom de Mizuho Holdings. La deuxième banque la plus importante à l’époque était la Sumitomo Mitsui Banking Corp, créée en octobre 1999. La fusion de la Fuji Bank signifiait qu’au 11/9, par le biais de DKB, Mizuho Holdings contrôlait non seulement les entreprises dans la zone d’impact de la Tour Sud, mais aussi celles situées aux étages 48 à 50 de la Tour Nord.

Toru Hashimoto, président de la Fuji Bank, était aussi de la Deutsche Securities Limited Direction de Tokyo et est actuellement, avec Norman Augustine, au conseil d’administration de la Deutsche Bank. Augustine, également PDG de Lockheed Martin, fut le fondateur d’In-Q-Tel et membre du conseil de Riggs National, l’entreprise bancaire de Jonathan Bush, l’autre frère de George HW Bush.

En 2004, le New York Times a révélé que des comptes de l’Arabie Saoudite à la Riggs faisaient l’objet d’enquêtes pour blanchiment d’argent et le financement possible des terroristes du 11 Septembre [35].

Durant la Seconde Guerre mondiale, la Deutsche Bank était la banque de la Gestapo allemande qui avait financé la construction des camps de concentration.

Elle fut démantelée après la guerre pour fusionner à nouveau en 1957. [36] En 1998, la Deutsche Bank ajouta à son groupe de sociétés la Banker’s Trust, qui avait acheté Alex Brown & Sons en 1997. C’est la Deutsche Bank et ses filiales qui ont été identifiées comme étant impliqués dans les délits d’initiés liés aux attentats du 11/9. La personne la plus intéressante dans ces opérations était A.B. Krongard, le chef de la direction d’Alex Brown, et conseiller de George Tenet à la CIA. [37]

De 2001 à 2004, Krongard fut le directeur exécutif de la CIA.

Un autre acteur important était Wolfgang Demisch, directeur général d’Alex Brown de 1993 à 1998, directeur général chez UBS Securities de 1988 à 1993, et membre du conseil chez SAIC.

Au début des années 1990, la Fuji Bank fut impliquée dans un scandale lié à des prêts frauduleux et des connexions avec des gangsters. Elle était également liée à des paiements importants en lien avec la CIA, déposés aux îles Caïmans, et à la First American Bank  connectée avec la BCCI. [38, 39, 40]

De plus, la Fuji Bank ne fut pas la seule société de Mizuho accusée d’activités criminelles.

En juin 1997, les cadres de DKB furent accusés de complot pour avoir fourni un prêt de 80 millions de dollars à Ryuichi Koike, un gangster japonais. Koike utilisa l’argent pour acheter des actions de sociétés de courtage comme Nomura, Nikko (situé au 79e étage de la tour nord), et Daiwa. Certains rapports ont estimé que les prêts de DKB extorqués pour Koike s’élevaient à 272 millions de dollars [41].

Il a été signalé que DKB a consenti des prêts à d’autres gangs de Yakuza, et en Juin 1997, le président de DKB a finalement démissionné suite au scandale [42].

En outre, on a découvert qu’en 1991, IBJ, filiale de Mizuho, a généré 2,5 milliards de dollars de prêts frauduleux pour une femme d’affaires appelée Nui Onoue. Il a également été rapporté qu’IBJ a indirectement soutenu des prêts abusifs à des entreprises comme FirstPlus Financial à Dallas, une société qui avait atteint la célébrité financière en 1996 pour s’ effondrer en 1999. Dan Quayle était membre du conseil d’administration [43].

Retour à l’été 1989. Tandis que son frère était Président, Prescott Bush Jr. fut l’intermédiaire dans le rachat de deux sociétés par West Tsusho, une entreprise d’investissement basée à Tokyo et liée à l’un des plus grands syndicats de la pègre du Japon. West Tsusho faisait partie de l’empire de Susumu Ishii à la tête du gang yakuza Inagawa-kai. En 1992, deux jours après la parution d’un article du Daily Yomiuri le reliant à Bush, Ishii serait mort des suites d’une "longue maladie." [44]

À l’époque, le Boston Globe avait rapporté que Prescott Bush Jr. était aussi partenaire d’ affaires de la Aoki Construction Corp (Aoki) basée à Tokyo pour conclure un marché de construction en Chine. Masahiro Sakane, actuellement PDG d’Aoki, fut directeur général de Komatsu de 1994 à 1999. Komatsu et Aoki partageaient de nombreux autres liens concernant la gestion.

Les deux sociétés West Tsusho acquises par l’intermédiaire de Prescott Bush Jr, étaient  Quantum Access (dont Bush avait été membre du conseil) et Asset Management International.

En tant que consultant à Asset Management, Prescott présenta Hughes Aircraft aux investisseurs japonais pour une transaction dans laquelle Hughes et le gouvernement chinois lanceraient des satellites pour la transmission de programmes de télévision à des diffuseurs en Chine. [45, 46]

En décembre 1989, le président Bush leva les sanctions bloquant l’accord sur les satellites, évoquant «l’intérêt national. » L’administration Bush avait précédemment accordé à Hughes Aircraft des "autorisations préliminaires" pour échanger des données avec des responsables chinois. [47]

Nikko Securities (au 79e étage de la tour nord) était également impliquée dans les affaires de pègre de West Tsusho.

Après sa mort, Susumu Ishii de West Tsusho fut remplacé par Toi Inagawa à la tête du gang Inagawa-kai. En septembre 1996, Inagawa forma une alliance avec Yoshinori Watanabe, le chef du plus important gang de yakuza, le Yamaguchi-gumi.

On disait d’Onoue Nui, qui avait reçu des prêts frauduleux de l’IBJ de Mizuho, qu’elle était associée au gang Takumi du Yamaguchi-gumi, le, et aussi une investisseuse dans l’Inagawa-kai [41].

Les banques japonaises ont connu une période relativement difficile dans les années 1990, que les milieux financiers ont nommé la «décennie perdue», et qui perdura encore pendant les années 2000 et 2001. En novembre 2000, Mizuho Holdings avait des problèmes de prêts et des créances douteuses de plus de 4 billions de yens (36 milliards de dollars). Au milieu de 2001, lorsque la fusion fut  annoncée, la société se négociait à la moitié de la valeur qu’elle avait à peine un an auparavant,. [48, 49]

Le système financier du Japon commença à se redresser en 2002. [50]

Passons au 83e étage de la Tour Sud : il y avait AON Corporation, une société, concurrente de Marsh, basée à Chicago. Aujourd’hui, le Général Richard Myers, l’une des personnes portant le plus de responsabilités dans le fait de ne pas nous avoir protégés le 11/9 , est administrateur chez Aon. Mais le 11/9, le personnage le plus intéressant qui travaillait pour Aon était Jim Pierce, cousin de George W. Bush. Le père de Jim Scott Pierce, un ancien partenaire chez GH Walker & Co, a plaidé coupable pour 2.000 chefs d’accusations concernant des fraudes par courriel en 1985, en tant que président de EF Hutton.

Jim Pierce, gérant d’Aon, avait organisé une réunion au 105e étage de la tour sud pour le 11/9 au matin. Bien que sur les douze personnes présentes à la réunion dans la Tour Sud, onze d’entre elles aient péri, Pierce survécut. Au cours de la nuit précédente, le lieu de la réunion avait été modifié pour l’Hôtel du Millénaire d’où Pierce put regarder la Tour Sud tandis que l’avion la percutait. Apparemment, tous les participants à la réunion n’avaient pas été informés de ce changement de lieu [51].

En 1997, AON avait modifié des parties "inconnues" du 83e étage. Quelques photos de la zone d’impact suggèrent que la partie la plus explosive de la boule de feu qui apparait sur la Tour Sud provenait du côté est du bâtiment, près du 83e étage (voir le rapport du NIST NCSTAR 1-5A, Figure 7-7).

Chuo Trust, qui partageait le 83e étage avec AON, était la partie fiduciaire de DKB Mizuho. Selon le NIST, Chuo avait remanié l’angle sud-est du 83e étage en 1999.

Une caractéristique particulière de la destruction de la Tour Sud est "la zone froide" sur la face nord du bâtiment. Cette section le long d’une zone de douze colonnes des étages 80, 81, 82 n’a subi aucun incendie,  bien que les zones sur les deux côtés aient été en feu. Dans son rapport NCSTAR 1-5, le NIST a conclu que " l’information disponible était insuffisante pour permettre de supposer un mécanisme de formation d’une zone froide. "

Le Groupe de Washington

Une autre société digne d’intérêt, au 91e étage juste au-dessus de la zone d’impact de la Tour Sud, était le Washington Group International (Washington). Cette société, surtout connue pour être à la fois une entreprise minière et de construction, venait d’acquérir Raytheon Engineers en juillet 2000. On a signalé que Raytheon occupait également le 91e étage.

Washington avait une intéressante histoire. Entrepreneur pour le DOE et ses prédécesseurs depuis 1942, la société avait été impliquée dans le projet Manhattan [ construction de la première bombe atomique - Ndlr]. En 1995, une secousse au sein de la direction de Washington plaça temporairement William Clark au poste de président par intérim. Clark était membre du Center for Security Policy, tout comme de nombreux néo-conservateurs tels Richard Perle, Eliot Abrams, Norman Augustine (In-Q-Tel), Douglas Feith et le commissaire du 11/9, John Lehman. Clark démissionna peu de mois après la réorganisation de la direction au sein de Washington,

En 1996, Washington reprit Morrison-Knudsen, une société d’ingénierie et de construction qui avait l’habitude de travailler sur de grands projets à travers le monde, y compris en Chine, en Iran, en Afghanistan et en Arabie saoudite. Au Vietnam, Washington avait dirigé le projet de construction RMK-BRJ avec Brown & Root. Durant les années 1980, la société avait étroitement travaillé sur des dangereux projets de nettoyage pour le DOE. En 1995, l’Army Corps of Engineers engagea Morrison-Knudsen pour démolir plus de 200 bâtiments [52].

En 1999, Washington acquit la Westinghouse Gouvernement Environmental Services Company (WGESC), une entreprise qui  fournissait des services de gestion au DOE et au DOD. En juillet 2001, E. Preston Rahe, Jr, le président de WGESC, fut promu vice-président de l’exécutif  du Business Development de Washington Group pour l’unité d’exploitation du gouvernement. Rahe allait former une nouvelle société appelée Lawrence Livermore National Security, LLC, avec le Général John A. Gordon.

Gordon était le directeur supérieur de George HW Bush pour la politique de défense au National Security Council. Il avait travaillé avec George Tenet à la CIA de septembre 1996 à octobre 1997 en tant que directeur adjoint du renseignement central pour le soutien militaire, et en tant que directeur adjoint de la CIA d’octobre 1997 à 2000. Durant ce temps, Gordon aurait travaillé en étroite collaboration avec A.B. Krongard, le conseiller de Tenet de 1998 à 2001. Plus tard, en 2003 et 2004, Gordon fut conseiller pour le Homeland Security de George W. Bush.

En dehors des laboratoires Lawrence Livermore (LLNL), l’une des installations du DOE pour lesquels Washington était responsable bien avant le 11/9, était le site de Savannah River, près de Aiken, SC. En février 1997, LLNL et le site de Savannah River avaient signé un accord de coopération pour le partage de la technologie. Savannah avait ajouté "Développer la technologie sol-gel pour les carburants et autres applications" à son portefeuille. [53, 54] La technologie du sol-gel est utilisée par LLNL dans la fabrication des nanothermites. [55] Par une autre coïncidence, le personnel de Savannah River a participé aux opérations de recherche et de sauvetage à Ground Zero en fournissant des outils uniques [56].

Aujourd’hui, Washington appartient à URS Corp, elle « aide encore à gérer et exploiter Idaho NL, LANL et LLNL," par un partenariat avec Battelle. [57] Mais juste avant le 11/9,  traversant une période financièrement difficile, ils demandèrent la protection du Chapitre 11 contre la faillite. Les documents de la Securities and Exchange Commission (SEC) indiquent que Washington, dans le cadre de ces procédures, fit des pré-paiements ordonnés par le tribunal à un certain nombre de sociétés, dont Komatsu. Washington a également effectué des paiements à Greenhorne & O’Mara – dont l’employée Thérèse McAllister fut l’un des principaux auteurs des rapports de la FEMA et du NIST sur la catastrophe du WTC – et à la Sumitomo Bank. [58] La Sumitomo Bank, proche alliée de Komatsu, participait à la production en lien avec la Défense [59].

Les autres étages et les entreprises intéressantes

Si une démolition du haut en bas avait été mise en œuvre dans des Tours Jumelles du WTC le 11 septembre 2001, il aurait alors été nécessaire de placer des explosifs dans les étages sous la zone d’impact. Du point de vue d’un novice, l’ idéal aurait été d’avoir dissimulé des explosifs à des intervalles réguliers sous la zone d’impact, vers le 50e étage, par exemple, et en dessous vers les étages 25 à 35, et plus bas. Les vidéos montrent des «déflagrations» émanant de ces zones dans chaque tour, à des niveaux espacés entre les étages techniques du 41e-42e, et du 75e-76e.

Nous avons vu que Marsh occupait la zone d’impact dans la Tour Nord et les étages 47 à 54 dans la Tour Sud. En outre, selon un schéma croisé réflexif, Mizuho Holdings, la société mère de la Banque Fuji occupait la zone d’impact dans la Tour Sud, ainsi que les étages 48 à 50 dans la Tour Nord (DKB). Primark Corporation occupait une partie de la zone d’impact de la Tour Sud, tout comme le 11e étage de la Tour Nord.                                                                                                                                                           Pour évaluer les étages 25 à 35 de chaque tour, il faudrait noter qu’en 1997 et 1998, des baux importants avaient été signés au WTC, impliquant AON, Marsh, et Bankers Trust ainsi que deux autres sociétés d’intérêt, Exco Resources et Oppenheimer & Co. A l’époque, le nombre de locations avait fortement augmenté et le complexe devait atteindre sa pleine capacité en raison de la croissance du secteur financier [60].

Exco Resources (Exco) à Dallas au Texas, était une société pétrolière et gazière liée à Garban Intercapital, située aux étages 25 et 26 de la Tour Nord et au 55e étage de la Tour Sud, juste au-dessus de la filiale de Marsh, Guy Carpenter. Exco connut une croissance rapide à partir de 1998, en partie grâce à des représentants de la direction très bien connectés. Le membre du Conseil, Mark Neporent représentait également Cerebrus Capital avec Dan Quayle. Robert L. Stillwell, l’associé principal dans la société Baker Botts de l’ami de Bush, James Baker, est actuellement directeur chez Exco.

Au cours de la période qui nous intéresse, les administrateurs et dirigeants d’ Exco étaient associés aux filiales d’Enron, Anadarko Petroleum, une société détenue et exploitée par Robert Allison, partenaire de longue date de la famille Bush, ainsi qu’à de nombreuses autres entreprises d’exploration de gaz et de pétrole. Enron et Robert Allison se sont entretenus avec Dick Cheney sur son groupe secret de travail sur l’énergie au début de 2001. [61]

Généralement, les compagnies pétrolières et gazières utilisent des explosifs pour créer des ondes de choc souterraines, de façon à trouver les réserves de pétrole par les réponses sismiques. En général, le taux de réussite pour découvrir de nouveaux champs pétroliers productifs n’est que de 10 % [62].

Jeffrey Benjamin était un autre cadre d’Exco; il avait siégé au conseil d’Exco dès 1998, et de 1996 à 1998, il avait été directeur général d’UBS, la banque connectée à la BCCI mentionnée ci-dessus avec Mathis Cabiallavetta et Wolfgang Demisch. Juste avant de travailler pour UBS, Benjamin avait été directeur général de Bankers Trust. Grâce à Bankers Trust, il avait travaillé avec A.B. Krongard, et en 2002, Benjamin fut conseiller principal auprès d’Apollo Management avec Cheryl Gordon Krongard, la femme de Krongard,.

La banque d’investissement Oppenheimer & Co se situait aux étages 31 à 34 de la Tour Sud. Le leadership d’Oppenheimer incluait Stephen Berger, ancien directeur exécutif de la PANYNJ (1985 à 1990). Berger était également membre du conseil de Dresser Industries, l’entreprise de la dynastie Bush, tout en étant membre du conseil de Forstmann Little & Co. avec le directeur général du groupe Carlyle, Daniel Akerson et Alex Mandl de In-Q-Tel.

Oppenheimer fut vendue par Stephen Robert et Nathan Gantcher à la Banque Canadienne Impériale de Commerce (CIBC) en 1997. M. Gantcher resta vice-président de la banque CIBC Oppenheimer de 1997 à 1999, siégeant également au Conseil d’administration de  Jacobsen Partners avec Gerald Parski, l’ancien sous-secrétaire au Trésor qui avait introduit les investisseurs saoudiens en Amérique. Parsky avait développé une relation étroite avec les Bush, et en 1976 il avait été « le fer de lance incontesté concernant le pétrole et l’argent avec les Saoudiens». Il avait  également récolté des fonds importants pour la campagne de George W. [63]. Dès 1997, Parski, Gantcher et Stephen Robert étaient tous membres du "Council on Foreign Relations" (CFR) avec Friedman, Bremer, Augustin, Gordon, et Maurice Greenberg (et environ 3.000 autres).

CIBC Oppenheimer investit dans un certain nombre de compagnies puissantes liées par un réseau politique, dont Hollinger International; Henry Kissinger, Richard Perle, et le commissaire du 11/9 James R. Thompson faisaient partie du conseil d’administration. CIBC Oppenheimer investit également dans la société d’exploitation pétrolière Anadarko de Robert Allison, et dans plusieurs filiales de DKB incluant le CIT Group où siège Thomas Kean le commissaire sur 11/9. Selon une note en aparté, Kean est aussi administrateur de l’université Drew avec Garnett Keith de Komatsu.

En 2003, la SEC a infligé une amende 80 millions de dollars à CIBC Oppenheimer pour avoir aidé Enron à trafiquer ses comptes financiers.

Conclusions et prochaines étapes

Si l’on regarde les entreprises qui occupaient les zones d’impact des tours du WTC et les autres étages qui auraient joué un rôle utile dans la démolition des Tours, on constate des connexions à des organisations qui avaient accès à des matériaux explosifs et à l’expertise requise pour utiliser des explosifs.

Les sociétés minières comme Washington, Morrison-Knudsen, Komatsu et Aoki Construction (et John Lehman’s Special Devices Inc) ont accès à de nombreux types de matières explosives.

Les compagnies pétrolières et gazières, comme celles liées à Exco, utilisent des explosifs pour l’exploration. Certaines technologies explosives accessibles par ces entreprises, par exemple, Komatsu et Washington, impliquent la thermite, un mélange de produits chimiques identifié dans la poussière du WTC et dans les données environnementales relatives à Ground Zero.

Il semble que, si certains représentants de la direction des entreprises locataires énumérées ci-dessus avaient voulu aider à faire tomber les tours du WTC, ils auraient été bien placés pour le faire.

Les sociétés mentionnées étaient situées à des intervalles convenablement espacés dans les bâtiments, et certaines, comme Marsh et les filiales de Primark, avaient une réputation de discrétion. En fait, un certain nombre de dirigeants de ces entreprises étaient soit au Conseil d’administration de sociétés de renseignement (par exemple, In-Q-Tel, TASC), ou en étroite relation avec d’autres qui l’étaient. D’autres étaient en relation avec la CIA elle-même, et avec quelques-uns des plus grands entrepreneurs de la défense dans le monde, comme Lockheed Martin, Raytheon, General Dynamics, Halliburton, et SAIC.

Il existe également des liens étroits entre ceux qui ont bénéficié des attentats du 11/9, et plus particulièrement la famille Bush et ses réseaux d’entreprises, dont Dresser Industries (aujourd’hui Halliburton) et UBS, tout comme la Deutsche Bank et ses filiales, dont on dit qu’elles ont négocié les marchés internes. Il existe des liens entre ces entreprises locataires et la BCCI, la banque frauduleuse liée aux terroristes.

Dans la partie II de cette série d’essais, nous considérerons les entreprises de sécurité et autres entrepreneurs qui ont eu accès aux bâtiments du WTC. Nous verrons ensuite d’autres liens avec la famille Bush, à travers les sociétés qui ont restructuré les systèmes de sécurité à la fin des années 1990, tel Securacom, dont Marvin Bush et Wirt Walker étaient les administrateurs. Également impliqués dans ces mises aux normes de sécurité, l’ENSEC, où le futur président du comité national démocrate, Terry McAuliffe fut inclus à titre d’administrateur en 1996 et a ensuite travaillé pour Alan Quasha de Harken Energy. Le deuxième essai se penchera aussi sur E.J. Electric, propriété de J. Robert Mann, de la Yale Glee Club, et examinera les données concernant le personnel de gestion de PANYNJ, Giuliani et les équipes de Silverstein impliquées.

La partie III passera en revue le nettoyage de Ground Zero ainsi que certaines personnes impliquées dans le camouflage des enquêtes. Par exemple, nous nous intéresserons de plus près à Donald Evans, le plus gros collecteur de fonds et proche ami de George W. Bush depuis 1968, également secrétaire du Département du Commerce lors de l’enquête WTC effectuée par le NIST. Ceci est intéressant, car le NIST dépend du Secrétariat au Commerce.

En fin de compte, on constatera sans doute que les conspirations ne se limitent pas simplement aux personnes démunies vivant malgré elles dans les pays stratégiquement les plus importants au monde. Les conspirations qui comptent pourraient impliquer des gens puissants qui cherchent à accéder à ces terres et qui ont consacré leur vie à acquérir plus de pouvoir.

Kevin Ryan,

le 9/07/09

Distribution via "the Unanswered Questions Wire"

Published on janvier 13, 2010 par apetimedia

Note : L’auteur est redevable envers quelques sources d’information et d’inspiration particulièrement utiles, tel le livre de Russ Baker  "Family of Secrets", les sites web nndb.com, sourcewatch.org et secinfo.com, ainsi qu’envers Richard Gage. 

Traduction apetimedia pour ReOpenNews 

***  Fin de la première partie ***

Notes et références :

[1] Steven. E. Jones, Why Indeed Did the WTC Buildings Completely Collapse?, Journal of 9/11 Studies, September 2006 http://www.journalof911studies.com/volume/200609/ WhyIndeedDidtheWorldTradeCenterBuildingsCompletelyCollapse.pdf

[2] Steven E. Jones, et al, Fourteen Points of Agreement with Official Government Reports on the World Trade Center Destruction, The Open Civil Engineering Journal Volume 2, doi: 10.2174/1874149500802010035 http://www.bentham.org/open/tociej/openaccess2.htm

[3] Niels H. Harrit, et al, Active Thermitic Material Discovered in Dust from the 9/11 World Trade Center Catastrophe, The Open Chemical Physics Journal, Vol 2, 2009, doi: 10.2174/1874412500902010007, http://www.bentham-open.org/pages/content.php?TOCPJ/2009/00000002/00000001/7TOCPJ.SGM

[4] Kevin R. Ryan, et al, Environmental anomalies at the World Trade Center: evidence for energetic materials, The Environmentalist, Volume 29, Number 1 / March, 2009, http://www.springerlink.com/content/f67q6272583h86n4/

[5] James Gourley, Appeal Filed with NIST, Pursuant to Earlier Request for Correction, Journal of 9/11 Studies, December 2007 http://www.journalof911studies.com/volume/2007/AppealLetterToNISTGourleyEtAl.pdf

[6] Eric Douglas, The NIST WTC Investigation–How Real Was The Simulation?: A review of NIST NCSTAR 1, J 9/11 Studies, December 2006 http://www.journalof911studies.com/volume/200612/NIST-WTC-Investigation.pdf

[7] Kevin Ryan, What is 9/11 Truth? – The First Steps, J 9/11 Studies, August 2006 http://www.journalof911studies.com/articles/Article_1_Ryan5.pdf

[8] Larry Neumeister, Trade Center bomber’s threat foreshadowed September terrorist attacks, September 30, 2001, Associated Press http://multimedia.belointeractive.com/attack/perspective/0930learning.html

[9] Sandra Harmon, Mafia Son, St. Martin’s Press, NY

[10] History Commons, page for Rajaa Gulum Abbas, http://www.historycommons.org/entity.jsp?entity=rajaa_gulum_abbas

[11] NIST WTC Report, NCSTAR 1-1H, Chapters 11 and 12, http://wtc.nist.gov/NCSTAR1/PDF/NCSTAR%201-1H.pdf

[12] Kevin Ryan, Another Amazing Coincidence Related to the WTC, 911blogger.com http://www.911blogger.com/node/13272

[13] NIST NCSTAR 1-1H (see above), table 13-1, and table 13-2.

[14] Marcia Vickers, The Secret World Of Marsh Mac, BusinessWeek, November 1, 2004 http://www.businessweek.com/magazine/content/04_44/b3906001_mz001.htm

[15] Wayne Madsen, AIG is a "special case", Online Journal. September 23, 2008 http://onlinejournal.com/artman/publish/article_3777.shtml

[16] Ellen Ray, William H. Schaap, Covertaction, Institute for Media Analysis, p 193

[17] John Kerry and Hank Brown, The BCCI Affair: A Report to the Committee on Foreign Relations United States Senate, December 1992, Senate Print 102-140, http://www.fas.org/irp/congress/1992_rpt/bcci/

[18] Eric J.Fry, From BCCI to AIG…, March 13, 2009, Bullion Vault Gold News, http://goldnews.bullionvault.com/aig_bcci_031320093

[19] Website for In-Q-Tel, http://www.iqt.org/technology-portfolio/index-by-practice-area.html

[20] The History Commons, "Wolfowitz Doctrine", http://www.historycommons.org/context.jsp?item=us_international_relations_41 Aaron Dykes, Wolfowitz Warns of ‘Surprise like Pearl Harbor’ Months Before 9/11 Attacks, Jones Report, February 9, 2007 http://www.jonesreport.com/articles/070207_wolfowitz.html Wolfowitz’s meeting with Mahmud Ahmed was documented in a FOIA response obtained by the 9/11 Working Group of Bloomington – http://911workinggroup.org/

[21] Philip Shenon, The Commission: The Uncensored History of the 9/11 Investigation, pp 249-253

[22] Craig Unger, House of Bush, House of Saud, pp 220, 228

[23] Craig Unger references the UBS links to BCCI in House of Bush, House of Saud, and Russ Baker describes the UBS bailout of Harken in Family of Secrets

[24] Akzo’s International Paint is the maker of Interchar http://www.international-pc.com/pc/pds/963to_uk.pdf http://www.sti.nasa.gov/tto/Spinoff2006/ps_3.html

[25] Taku Murakami, US Patent 5532449 – Using plasma ARC and thermite to demolish concrete, http://www.patentstorm.us/patents/5532449/description.html

[26] Steven E. Jones et al, Extremely High Temperatures During the World Trade Center Destruction, Journal of 9/11 Studies, January 2008 http://www.journalof911studies.com/articles/WTCHighTemp2.pdf

[27] Lewis Paul Bremer III on Washington DC NBC4 TV 09/11/01, Vehmgericht http://vehme.blogspot.com/2007/08/lewis-paul-bremer-iii-on-washington-dc.html

[28] A.K. Gupta, The Great Iraq Heist, January 15, 2004, Information Clearing House http://www.informationclearinghouse.info/article5692.htm

[29] Albert Gibson et al, Integral low-energy thermite igniter, US Patent number: 4464989, http://www.google.com/patents/about?id=rKl1AAAAEBAJ&dq=US+4464989

[30] Kevin R. Ryan, The Top Ten Connections Between NIST and Nanothermites, Journal of 9/11 Studies, July 2008, http://www.journalof911studies.com/volume/2008/Ryan_NIST_and_Nano-1.pdf

[31] Skull and Bones is a secret society at Yale University, founded in 1832. Members have included George H.W. Bush, his father Prescott Bush, his son George W. Bush, his brother Jonathan J. Bush, and many other powerful people. For LMI’s mission, see its website – http://www.lmi.org/aboutus/aboutus.aspx

[32] World Markets Research Centre, Global Terrorism Index: key findings, The Guardian (UK), August 18, 2003 http://www.guardian.co.uk/world/2003/aug/18/alqaida.terrorism1

[33] NIST NCSTAR 1-1H, table 13-2

[34] See Micha Morrison, Wall Street Journal, March 1, 1995. and, Gina Bellafante et al, All That Glitters…, Time Magazine, November 6, 1995

[35] Timothy O’Brien, A Washington Bank, a Global Mess, NY Times, April 11, 2004, http://www.nytimes.com/2004/04/11/business/yourmoney/11riggs.html?…

[36] Wikipedia page for Deutsche Bank – http://en.wikipedia.org/wiki/Deutsche_Bank

[37] Michael C. Ruppert, Suppressed Details of Criminal Insider Trading Lead Directly into the CIA’s Highest Ranks, October 9, 2001, http://www.fromthewilderness.com/free/ww3/10_09_01_krongard.html

[38] For the fraudulent loan scandal, see article from The Economist, entitled Japan’s financial scandals: now a big bank, July 27, 1991. For the Cayman islands deposits, see Terry Reed and John Cummins, Compromised: Clinton, Bush and the CIA, p248

[39] William Bowles, ‘Frauds-R-Us’ The Bush Family Saga, Information Clearing House, May 11, 2003 http://www.informationclearinghouse.info/article3333.htm

[40] Sam Smith, Arkansas Connections, The Progressive Review, January 2001 http://www.prorev.com/connex.htm

[41] David E. Kaplan and Alec Dubro, Yakuza: Japan’s Criminal Underworld, University of California Press, 2003, see p 216 for the Koike loans and pp 198-199 for Niu Onoue

[42] Chairman Resigns at Dai-Ichi Kangyo Bank, New York Times Business section, June 14, 1997

[43] For the IBJ loans, see Mizuho press release – http://www.mizuho-fg.co.jp/english/company/info/pdf/19991222release_eng.pdf and James Sterngold, Japan Hit by Another Scandal, New York Times, August 14, 1991 For FirstPlus Financial, see the Center for Public integrity, The Buying of the President – http://www.buyingofthepresident.org/index.php/archives/2000/545/ For more on Japanese banks and the Yakuza in the early 90s, see – http://www.independent.co.uk/news/business/japans-crime-incorporated-the-years-of-the-bubble-economy-lured-japans-yakuza-gangs-to-muscle…

[44] Thomas Flannigan, Bribing the Bushes – http://www.jpri.org/publications/critiques/critique_VIII_2.html

[45] Jeff Gerth, The 1992 Campaign; Business Dealings of the President’s Relatives: What the Record Shows, New York Times, April 19,1992, http://www.nytimes.com/1992/04/19/us/1992-campaign-business-dealings…&sq=%22asset%20management%20international%22&st=cse

[46] Russel S. Bowen, The Immaculate Deception, American West Publishers 1991 http://www.mail-archive.com/ctrl@listserv.aol.com/msg33133.html

[47] archive.com/ctrl@listserv.aol.com/msg33133.html Masanobu Iwatani, Regulatory Reform Provokes a Wave of New Entrants to Japan’s Security Markets, Capital Research Journal, Vol 2, No 4, http://www.nicmr.com/nicmr/english/report/repo/1999/1999win04.pdf

[48] Stephanie Strom, International Business; Japan’s Banks Pressed by Troubled Corporate Clients, New York Times, November 25, 2000, http://www.nytimes.com/2000/11/25/business/international-business-japan-s-banks-pressed-by-troubled-corporate-clients.html

[49] Miki Tanikawa, Stocks Relapse As Japan Waits For Changes, New York Times, July 27, 2001, http://www.nytimes.com/2001/07/27/business/stocks-relapse-as-japan-waits-for-changes.html?scp=6&sq=Mizuho&st=nyt

[50] Hiroko Tabuchi, In Japan’s Stagnant Decade, Cautionary Tales for America, New York Times, February 12, 2009

[51] See History Commons profile for Jim Pierce, and accompanying referencs, http://www.historycommons.org/entity.jsp?entity=jim_pierce

[52] Mark MacIntyre, Bunker Hill: light at the end of the tunnel, The Seattle Daily Journal of Commerce, August 20, 1998, http://www.djc.com/special/enviro98/10043970.htm

[53] The agreement between LLNL and Savannah River can be found here – https://www.llnl.gov/str/News597.html

[54] Savannah’s reference to developing sol-gels can be found here – http://srnl.doe.gov/mat_sci.htm

[55] Randy Simpson webpage at LLNL – https://www.llnl.gov/str/RSimpson.html

[56] News from the Savannah River National Laboratory, September 20, 2001, http://srnl.doe.gov/newsroom/2001news/nyc_911.pdf

[57] URS Website – http://www.urscorp.com/Divisions/index.php?s=102

[58] SEC document for Washington pre-payments – http://www.secinfo.com/dRqWm.4G1Vx.c.htm

[59] The Ties That Bind, Descended from family business empires, six huge business groups dominate the Japanese economy, Multinational Monitor, October 1983 – http://multinationalmonitor.org/hyper/issues/1983/10/ties.html

[60] John Holusha, Commercial Property/Downtown; At the World Trade Center, Things Are Looking Up, May 31, 1998, New York Times, http://www.nytimes.com/1998/05/31/realestate/commercial-property-downtown…?scp=121&sq=Mclennan&st=nyt&pagewanted=2 Also see PANYNJ press release from December 1997, – http://www.panynj.gov/pr/164-97.html

[61] Don Van Natta Jr. and Neela Banerjee, Top G.O.P. Donors in Energy Industry Met Cheney Panel, New York Times, March 1, 2002

[62] XROilPrice.com, http://xroilprice.com/Oil_Exploration.html

[63] Russ Baker, Family of Secrets, Bloomsbury Press, pp 292-295

 

Kevin Ryan est l’ancien gestionnaire de site pour les laboratoires de santé environnementale, une division de l’Underwriters Laboratories (UL). M. Ryan, chimiste et directeur de laboratoire, a été licencié par UL en 2004 pour avoir publiquement questionné le rapport rédigé par le National Institute of Standards and Technology (NIST) à propos de  leur enquête sur le World Trade Center. Dans l’intervalle, Ryan a effectué des recherches supplémentaires alors que ses questions initiales, devenues de plus en plus important au fil du temps, restent sans réponse de la part d’UL ou NIST. Plus d’informations sur  http://www.ultruth.com/ commentaires kncryan@msn.com

http://www.reopen911.info/News/2010/01/13/qui-aurait-demoli-les-tours-du-world-trade-center-12/


 




Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

28/01/2010

n°508 - Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de Palestine - 26-01 : - Début - : « l’attaque israélienne contre Gaza - La France et l'UE ont laissé faire ».

n°508 - Les  Dossiers   'Géopolitique et stratégie' de  Palestine - 26-01 : - Début  - : « l’attaque israélienne contre Gaza - La France et l'UE ont laissé faire ».



L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 

                                                       



   Les  Dossiers   'Géopolitique et stratégie' de  Palestine 

508 du 26-01                                     C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

 

Sommaire

1 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

1-1 Al Faraby : "Les arabes ne sont pas moins ou plus attachés à la démocratie que d’autres peuples." (1)

1-2 Les outils de l’impérialisme.

1-3 Robert Bibeau : La vraie nature de l'idéologie

1-4 Israël : confirmation de l'efficacité du boycott .

1-5 Quel est le  conflit aujourd’hui qui semble capitaliser, synthétiser, entretenir ensemble toutes les dimensions des visions Islam / Occident ?

Suite

1-6 Charles Hoareau : Y a-t-il un monde libre ?

1-7 Ali Abunimah : Israël ressemble à un Etat raté.

Fin 

1-8 Nadia Hijab : A partir de quand est-ce un génocide ? 

1-9 Stéphane Hessel : « l’attaque israélienne contre Gaza - La France et l'UE ont laissé faire ».

1-10 John Pilger : Analyse  - Israël : un bilan.

2 Annexe

2-1 La secte évangéliste et le jeu des Etats-Unis dans le monde arabe.

 



1 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

Ndlr : La publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

1-1 Al Faraby : "Les arabes ne sont pas moins ou plus attachés à la démocratie que d’autres peuples." (1)

Entretien exclusif par Abu Bakr al Razi

Abu Bakr al Razi : "Al Faraby, bonjour et merci de nous accorder cet entretien en exclusivité, ce qui est un fait très rare"
Al Faraby : "Bonjour... effectivement, c’est la première fois que j’interviens sous cette forme"

"Oui, on vous connaît plutôt à travers vos billets quotidiens sur Al-Oufok... vous écrivez, -site du Mouvement démocratique arabe-, de qui est-il composé ce Mouvement ?"
"La démocratie est absente dans le monde arabe. Il existe cependant des hommes et des femmes appartenant ou pas à différentes organisations (associations, syndicats ou partis) qui luttent pour la démocratie... Ce sont toutes ces individualités réunies qui, probablement sans en être pleinement conscientes, forment ce Mouvement. Le site et la liste de diffusion qui lui est rattachée ont justement comme objectif de contribuer à cette prise de conscience."
Nous sommes dans une démarche extra-organisationnelle... c’est la raison pour laquelle nous la qualifions de -Mouvement-."

"En plus d’arabe"
"Bien sûr... le monde arabe est un espace géo-politique bien défini... il n’y a aucune ambiguïté à ce sujet."

"Trouvez-vous !?"
"Absolument... depuis l’effondrement de l’empire Ottoman à nos jours, cet espace est soumis à des pressions de tout ordre pour empêcher sa formation et son émergence en tant qu’acteur souverain et indépendant au sein du monde moderne tel qu’il s’est constitué après les deux guerres mondiales et tel qu’il est connu aujourd’hui.
L’absence de la démocratie dans cet espace est inhérente à ces pressions."

"Pouvez-vous être plus explicite ?"
"Les arabes ne sont pas moins ou plus attachés à la démocratie que d’autres peuples. Si, malgré les nombreuses luttes qu’ils mènent, dans tous les domaines de la vie et tous les secteurs d’activité ils n’y arrivent pas, c’est essentiellement à cause de cette pression qu’ils subissent de la part des pouvoirs en place soutenus par d’autres pouvoirs dans le monde, particulièrement ceux qui ont pris la relève des Ottomans et qui n’ont pas intérêt à ce que la démocratie se développe dans le monde arabe."

"Pourquoi ?"
"En raison des enjeux en présence... économiques, sociaux, culturels et politiques"

"Que voulez-vous dire par enjeux culturels ?"
"Plusieurs cultures existent dans le monde arabe. Les pressions subies visent à empêcher qu’elles coexistent ce qui contribuerait à son épanouissement. Depuis toujours, ces pressions contribuent activement à opposer ces cultures entre elles et à faire de cette opposition une source supplémentaire de conflits qui, à leur tour, deviennent des éléments de pression contre la démocratie.
Ainsi, le développement de l’ensemble des cultures du monde arabe et leur coexistence, sont objectivement, un élément moteur de la démocratie. Réciproquement"

"Qu’entendez-vous par culture ?"
"C’est l’âme d’un groupe humain. Le monde arabe a le privilège d’en posséder plusieurs. Ceci pourrait être un fantastique facteur de progrès."

"Pourquoi dites-vous -pourrait- ?"
"Parce qu’au lieu de ça... cette diversité, suite aux pressions subies, est au contraire, facteur de division, de recul et d’effondrement. Partout, de profondes fractures séparent et opposent les groupes humains sur la base de critères variés, religieux, confessionnels, communautaires, ethniques, tribales, claniques... On a, hélas, l’embarras du choix pour illustrer cette réalité."

"Quelle serait, d’après vous, la fracture la plus grave ?"
"Elles le sont toutes... cependant, la fracture la plus profonde, la plus durable, la plus fondamentale et la plus dangereuse pour le monde arabe, mais aussi pour l’ensemble de l’humanité est l’implantation au plein coeur de notre monde, de ce qui est convenu d’appeler depuis 1948, le -Foyer national juif-.
Avec la construction de cette entité, l’humanité est en présence de l’un des projets le plus inhumain de son histoire.
Prétendre bâtir une société qui regrouperait des hommes et des femmes sur la base d’un mythe biblique -Une terre promise, pour un peuple élu- est une performance absurde mais surtout criminelle."

"Criminelle, dites-vous ?"
"Oui, car elle s’opère au détriment de l’existence même d’un des peuples fondateurs du monde arabe, le peuple Palestinien."

"Ainsi, vous considérez le projet sioniste comme faisant partie de cette fameuse pression contre le développement de la démocratie au sein du monde arabe ?"
"Asolument... c’est même sa raison d’être... Le plus odieux, c’est qu’il s’exécute sur le dos d’une communauté religieuse qui a payé le prix le plus fort pour sa survie au cours du siècle dernier suite à des politiques racistes et exterminatrices desquelless les peuples arabes et tout particulièrement Palestinien sont totalement innocents. Car enfin, n’est-ce pas en Europe qu’ont eu lieu ces atrocités ?"

(à suivre...)

Entretien réalisé par Abu Bakr al Razi
du Comité de la rédaction

mercredi 20 janvier 2010,

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article1331


1-2 Les outils de l’impérialisme.

Qu’importe le chômage, la malnutrition, la dégradation des infrastructures publiques (routes, ponts, chemins de fer) à l’abandon sur le sol des Etats-Unis eux-mêmes, l’armée impériale continue à s’équiper pour agresser, envahir, mater les révolutions et les vraies indépendances (pas celle des pantins impérialistes à Kaboul, Bagdad, Manille, Pristina, Tegucigalpa, Bogota, Panama… (liste non exhaustive)

Le nouvel outil est un navire de guerre permettant de forts coups de poing locaux. Il s’agit du LCS, en anglais « landing combat ship ».

Ce navire navigue à plus de 40 nœuds, est porteur d’hélicoptères, de drones, d’engins de débarquement et de commandos. Il est la plus exacte représentation contemporaine du BIG STICK (gros bâton) de la doctrine Monroe. Il est conçu pour intervenir dans les guerres dites asymétriques, c’est à dire dans tous les conflits contemporains où une menace anonyme, mal identifiée (terrorisme, piraterie..) ou faussement identifiée (« false flag operations ») contre les intérêts des Etats-Unis et de leurs multinationales est détectée

L’US NAVY qui a déjà acquis 4 LCS pendant l’ère BUSH, doit choisir entre deux modèles : le premier serait construit par General Dynamics (images1 et 1 bis)

le second (2) par un groupement composé de Lockheed-Martin, Gibbe and Cox et les chantiers italiens Fincantieri

L’Image ci-dessous fait apparaitre (triangles bleus) les contributions de l’industrie d’armement israélienne à l’équipement du navire.

Ceci permet de souligner que s’ajoutent à l’aide US budgétaire directe à l’armée israélienne qu’OBAMA vient de faire reconduire pour une période de 10 ans au niveau de 3 milliards de $ par an , les contrats industriels passés par les industriels US aux équipementiers israéliens.

Subsidiairement, on imagine assez bien l’usage que la marine israélienne pourrait faire de cet engin sur les côtes libanaise ou syrienne.

Quel que soit le constructeur choisi, le nouveau programme prévu porte sur l’achat de 55 navires pour un prix voisin de 500 millions de $ pièce soit un total compris entre 25 et 30 milliards de dollars et il est connu, même dans les couloirs du Congrès à Washington, que les devis militaires sont le plus souvent dépassés. Le prix des quatre premiers LCS en service a été multiplié par deux entre la commande et la livraison.

Avec 55 navires, l’US NAVY se donne les moyens d’intervenir à tout moment sur tous les littoraux de la planète et l’administration OBAMA donne une nouvelle démonstration de sa politique agressive et de sa totale soumission au complexe militaro-industriel.

COMAGUER

30 décembre 2009

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URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Les-outils-de-l-imperialisme.html


 1-3 Robert Bibeau : La vraie nature de l'idéologie.

1) La deuxième guerre mondiale n'a pas été déclenchée dans le but d'exterminer les juifs contrairement à ce que l'on enseigne dans nos écoles.

La deuxième guerre mondiale fut un vaste conflit pour le partage des marchés, des richesses naturelles  et des zones d'exploitation  entre divers pays impérialistes (Japon, Italie, Allemagne et USA - France Grande-Bretagne  et plus tard  URSS et la grande guerre Patriotique). 

2) Les NAZI développèrent toute une  hystérie raciste et ehtnocentriste d'abord  contre les communistes et les homosexuels, puis contre les  ROM (gitans qu'ils ont faillis exterminés), les slaves et les gens de religion juive, qu'ils ont présentés comme une race mais qui n'en est pas une  comme là prouvé Shlomo Sand dans son oeuvre "Comment le peuple juif fut inventé".  http://www.dailymotion.com/video/k4sIfrwtM8UvvLS8SG 

3) Tout en menant leurs invasions pour s'emparer de l'espace vitale (la terre), les marchés, la main-d’oeuvre et les ressources naturelles des pays conquis,  les NAZI  développèrent un programme de contrôle, "containement", d'exploitation de la force de travail  et d'extermination de ces populations ( ROM, Slaves, homosexuels, communistes et juifs, etc.).

4) Ce programme raciste et ethnocentriste  des NAZI  comportait des recherches pseudo scientifique sur la race, la bilogie humaine, le sang, les méthodes d'extermination les plus efficaces, la concentration et l'exploitation du travail (camp de concentration), le prélèvement d'organes sur les prisonniers, les méthodes de répression, de containement, et de lutte contre la résistance de ces populations emprisonnés et mise en servage.

5) L'entité sioniste est aujourd'hui l'héritière de cette idéologie NAZI et des méthodes de travail des NAZI et  nous le démontrons ci-dessous. 

5. A)  L'entité sioniste développe, notamment  à l'Université de Tel-Aviv des recherches sur la pureté de la soi-disant  "race juive"

(voir Shlomo Sand à ce propos http://www.dailymotion.com/video/x7okoe_peuple-juif-invent-shlomo-sand_news ) et  sur la biologie humaine, les chercheurs du Hertz Israël mènent des recherches pour la découverte d'un chromozone ou d'un ADN  "juif", etc.  http://www.dailymotion.com/video/k4sIfrwtM8UvvLS8SG 

5 B)  L'armée sioniste capture, blessent ou tuent des palestiniens avec l'intention explicite de prélever leurs organes pour le marché lucratif  de New-York et de l'Europe de l'Ouest.

5 C)   L'entité sioniste développe tout un programme d'annexion des terres authoctones (étendre l'espace vital sioniste),  de destruction des maisons authoctones palestinienne, d'extraction de l'eau potable de toute la région y compris de Gaza et de Cisjordanie.  L'entité sioniste s'accapare des eaux du Jourdain et est en train d'assécher la Mer Morte.

5 D) L'entité sioniste a développé un système d'exploitation de la main d'œuvre autochtone  dans des "sweet chops" et pour la production de béton pour la construction du MUR d'annexion  (programme qui devrait s'étendre après  la création  du bantoustan palestinien suite aux "négociations de paix" proposées par Barak Obama ).   

5 E) L'entité sioniste a développé toutes une série de tactiques et de méthodes de répression des soulèvements populaires (Intifada) et de punition collective, de "containement" de la population locale palestinienne musulmane ou chrétienne. L'entité sioniste exporte ce savoir faire  au Honduras et au Guatémala et ailleurs dans le monde. 

5 F) L'entité sioniste mène un programme  d'essai et d'expérimentation  sur les populations civiles palestiniennes  de nouvelles armes de destruction massive  (nouvelles bombes à fragmentation, bombes aux phosphores,  bombe à sous munition radio-actives, etc. ) pour le compte de l'armée américaine (sous contrat).  Les résultats de ces expériences de mise à mort et de destruction massive sont partagés avec les forces militaires américaines et d'autres.

5 G) L'entité sioniste construit des MUR, dont celui autour de Gaza et celui autour des villes palestinienns de Cisjordanie pour contenir, emprisonné les masses civiles palestiniennes  et les dirgés vers les portes d'entrées - et de sorties  pour les dirigés vers les camps de travail - (aujourd'hui appelés sweet chops)  et les champs agricoles ou ils n'ont d'autres choix que de travailler pour leurs  maîtres sionistes via lesquels ils écoulent obligatoirement leur marchandises à vils prix  (méthode de contrôle de la force de travail comme les Afrikanners en avaient développé dans les années soixante dix).  

5 H) L'entité sioniste détient 11 000 prisonniers Palestiniens. Un  palestiniens sur trois  vivant en Cisjordanie ou à  Gaza a été emprisonnés un jour ou l'autre dans les geôles sionistes au cours de son existence.  La torture des prisonniers y est légalisée et de pratique courante. Des milleirs de Palestiniens sont morts suite aux bombardements de population civile de type punition  collective (comme les NAZI le pratiquait régulièrement en Europe occupée).  Des milliers et des milliers de Palestiniens ont été blessés  (y compris que les os leurs ont été brisés devant les caméras de télévision)  au cours de leur existence  ( sur une population totale d'environ 3 millions d'individus dans les zones occupées et colonisées  depuis 1967). Toutes ces proportions sont les plus élevées du monde y compris en comparaison du système d'apartheid en Afrique du Sud héritier des NAZI  avant les sionistes. selon  Christopher Laarson : http://www.robertbibeau.ca/palestine/Israeli%20Apartheid%20in%20the%20Middle%20East.doc 

5 I) L'entité sioniste a développé tout un système d'enregistrement, d'identification, de passes  pour contôler les déplacements de la population autochtone locale, d'immatriculation des voitures de la population  authoctone palstinienne  de façon à contrôler ses déplacements à l'intérieur et à l'extérieur d'un système de zones  ( A, B, C) de type  camps de concentration.

5 J) L'entité sioniste a construit en Cisjordanie occupée tout un réseau de routes réservées à la population "arienne"  locale (les gens de religion juive ou se disant d'origine juive), routes interdites sous peine de mort à la population authoctone palestinienne.  

5 K)  L'entité sioniste à développer le camp de la mort de Gaza que certains appellent un bagne, une prison à ciel ouvert, etc.)  avec l'intention de faire mourir de faim, de malnutrition, de manque de soins hospitalier, de manque d'eau potable, bref, d'une lente mort par inanition (déjà les études démontrent que les enfants de Gaza ont un développement physique et mental inférieur à la moyenne de la région et connaissent massivement des maladies -reins - foie - intestins  inhabituelles  pour des enfants de cet âge) une population de 1,5 millions d'individus de race sémite (arabe)  que les gens de l'entité sioniste  considèrent  comme d'une race inférieure, des sous-hommes...

 Le président américain  BILL CLINTON  déclarait ceci à propos de  Benjamin Netanyahou actuel premier ministre   « Je suis le président le plus pro-israélien depuis Truman, mais le problème avec Bibi Netanyahou c'est qu'il ne reconnait pas l'humanité des palestiniens»  FIN DE CITATION.  Robert Fisk. La grande guerre de la civilisation. Page 466.  Robert Fisk ajoute « Cette remarque pointait le plus grave "défaut" (Les gillemets sont NDLR)  de Netanyahou : son incapacité à considérer les  Palestiniens comme des êtres humains ».  Robert Fisk  page 466.

 Que dire de Liberman et de d'autres facistes et intégristes judaïstes hystériques de même acabit qui pullulent dans le cabinet Netanyahou ?  

Cette vidéo présentant le point de vue sioniste à propos de la "race juive" et  du "peuple élu" est édifiant :  http://video.google.ca/videoplay?docid=5821727804505307487&ei=icW4SraXIISElgeMn5mKAg&hl=fr#   

6) Tous ces faits démontrent au même titre que les images et photographies ci-dessous que nous sommes tout à fait justifiés de comparer régime NAZI et régime sioniste  au pouvoir dans l'entité sioniste appelé Israël.  http://www.youtube.com/watch?v=N2Qq6U9ujds 

Les sionistes sont les héritiers de l'idéologie NAZI et constituent leurs indignes descendants.

Les sectes évangélistes et leur soutien réactionnaire au sionisme   : http://tunisitri.wordpress.com/2010/01/07/la-secte-evangeliste-et-le-jeu-des-etats-unis-dans-le-monde-arabe/

Robert Bibeau 

19 janvier 2010


1-4 Israël : confirmation de l'efficacité du boycott .

LA PEUR DU BOYCOTT FAIT RÉFLÉCHIR LES INVESTISSEURS FRANÇAIS.

23 janvier 2010
Préambule par Robert Bibeau  
http://www.robertbibeau.ca/palestine.html
Nous expliquons à qui veut l'entendre et depuis un certain temps déjà que l'économie israélienne est totalement intégrée - inféodée - à l'économie États-unienne au point que l'on peut direque l'entité sioniste est  le quasi 51em État de l'Union (USA).

Il est important d'être au fait de cette réalité car ainsi aucune surprise ne peut décontenancer les militants qui soutiennent la  résistance palestinienne et aucune illusion ne peut nous bercer à propos de Barak Obama ou d'un quelconque futur ou ex-président américain.
Ceci signifie également que l'on ne peut se fier aux américains pour représenter les intérêts du peuple Palestinien comme le proposait récemment  le président de l'Autorité palestinienne  Mahmoud Abbas.  Enfin, élément contextuel très important,  les anti-sionistes doivent cesser de croire qu'un soi-disant lobby juif mondial mène les États-Unis d'Amérique et le monde entier ou encore qu'un groupe de Franc maçon israélites conspire pour mener l'humanité à la catastrophe.  

À la lecturede l'extrait ci-dessous on comprend où est la tête du chien et où se trouve sa queue, et on comprend que c'est le chien qui branle sa queue et non l'inverse.
Nonobstant ces remarques, il est indubitable qu'un lobby pro-israélien influence lourdement la politique américaine et même si ce lobby est actuellement en perte de vitesse, il s'active comme une queue de chien enragé pour défendre les intérêts de ce 51em État, colonie de peuplement, isolé dans un milieu hostile à des milliers de kilomètres de la puissance américaine déclinante et de ce fait très dangereuse pour les peuples du monde. Ce lobby pro-israélien ( population de ce 51em état virtuel 7,5 millions d'habitants ) ne mène pas par le bout du nez la première puissance militaire mondiale (  population de l'Union 350 millions d'habitants ) mais il l'influence fortement et ce lobby fait partie des forces réactionnaires qui poussent la superpuissance militaire à des confrontations et à des guerres désastreuses tout en lui servant de base militaire permanente au Proche-Orient. Jimmy Carter a compris avant les autres que parfois les intérêts de l'ensemble de l'Union obligent  à référéner le quasi 51em État et à l'obliger à tenir compte des intérêts de l'ensemble des États-Unis d'Amériques. C'est la raison de sa croisade pour que l'entité sioniste accorde un bantoustan à administrer à l'Autorité palestinienne.

L'article du journal Le Monde
Israël : confirmation de l'efficacité du boycott
Dans Le Monde. 20 janvier 2010.

Le pays (Israël) dépense chaque année entre 5 % et 6 % de son PIB dans la recherche etdéveloppement (R&D) contre 2,1 % pour
la France. La concentration d'ingénieurs (140 pour 10 000 habitants) est aussi la plus élevée au monde. Et la haute technologie a remplacé, en vingt ans, les agrumes comme première industrie nationale. " Tant que l'on est au stade de la recherche fondamentale, les relations entre les deux pays sont parfaites mais dès qu'il s'agit d'investir, il n'y a pas grand monde ", souligne-t-on à Bercy. Hormis quelques investissements, comme dernièrement celui de Patrick Drahi, (détenteur du groupe Numericable-Completel),
dans l'opérateur de téléphonie mobile Mirs, pour 170 millions de dollars, la plupart des startup israéliennes passent sous pavillon américain ou se font coter au Nasdaq (C'est le corps du chien qui avale les startups de la queue - Israël -  et non l'inverse) .
En 2008, Israël a levé 2 milliards de dollars de capital-risque, deux tiers venant des États-Unis ( C'est la tête du chien qui fournit les investissements à la queue - Israël - et non l'inverse)  et la plupart des géants américains, de Microsoft à Intel en passant par Google, y ont ouvert des centres de R &D. (Ce sont les entreprises de la mère patrie qui s'établissent dans la colonie de peuplement et non l'inverse).
En dehors des problèmes liés à la sécurité du pays, la peur des réactions de certains pays arabes ou de mouvements pro-palestiniens appelant au boycott serait l'une des raisons invoquées pour expliquer la modestie de ces échanges. " On ressent ce risque en effet, indique un entrepreneur français installé depuis plus de vingt ans en Israël. J'ai beaucoup de mal à faire venir des entreprises françaises. Et si certaines le souhaitent, parfois elles ne veulent pas apparaître sous leur nom. "
Source: http://www.egalite68.fr/Qui-vive/21-01-10.pdf



1-5 Quel est le  conflit aujourd’hui qui semble capitaliser, synthétiser, entretenir ensemble toutes les dimensions des visions Islam / Occident ?

Intervention de Tariq Ramadan &  Radji Sourani.
A l’initiative de « Génération Palestine »

Vaux en Velin, le 23 décembre 2009.

Rencontre de quelque 1.500 personnes : autour de RADJI SOURANI et TARIK RAMADAN.

Quel est le  conflit aujourd’hui qui semble capitaliser, synthétiser, entretenir ensemble toutes les dimensions des visions Islam / Occident ? – C’est le conflit israélo – palestinien.

L’extermination des Juifs en terre européenne ne se discute même pas. Elle se condamne et il y a de notre côté la reconnaissance de la souffrance d’un Peuple, la reconnaissance de la souffrance des Juifs d’Occident. Il n’y a jamais à discuter là dessus.

Ce qui est en question c’est « l’instrumentalisation » de l’extermination : Se présenter comme victime de l’Histoire pour ne pas assumer son rôle potentiel de bourreau quand on est au Pouvoir.  C’est ça que nous contestons. C’est ça que nous refusons : Jamais personne qui ne  fut victime hier, ne peut se prévaloir demain de ne pas être accusé de devenir un bourreau potentiel.

Et ce que nous ne voulons pas et n’admettons pas pour cette question israélienne, il ne faut l’admettre pour aucun autre état sur la surface de la terre.

C’est pour nous une position de principe qui consiste à dire : le produit d’un acte de colonisation amène nécessairement  à opprimer un Peuple. Il y a un oppresseur et il y a des opprimés. Cela veut dire – posé clairement comme grille de lecture-  qu’on ne peut pas historiquement et aujourd’hui encore, mettre les deux Peuples sur un pied d’égalité en se disant :  «  Eh bien moi je suis neutre ».

La « neutralité » bienveillante de certains acteurs aujourd’hui est une façon d’être pro – israélien et de laisser tomber les Palestiniens. C’est ainsi que se manifeste la neutralité de certains et je suis assez content que l’une des rares voix dans la politique des diplomaties consensuelles ait été celle de la ministre des affaires étrangères de la Suisse. Micheline Calmy-Rey disait :  «  Dans la situation actuelle, la neutralité entre Palestiniens et Israéliens consiste à prendre fait et cause pour le puissant ».

C’est là une idée que Noam Shomsky a également développé : « La question n’est pas de savoir si les quelques rockets qui tombaient sur Israël  étaient légitimes, - ils ne l’étaient pas-

car il ne s’agit pas d’un rapport de forces. La vraie question est : Quand un Puissant a autant de puissance la question éthique qui se pose est la suivante : «  Israël devait-il oui ou non intervenir de cette façon-là ? – En  tant qu’oppresseur c’était « Non ».

Toutes les résolutions de l’O.N.U., les nombreuses négociations qui ont eu lieu, les rapports qui ont pu être faits ont systématiquement été trahis. Quelque soit le parti au Pouvoir en Israël, de gauche comme de droite, tous sont d’accord sur une chose :  Gagner du temps sur la Paix pour une politique du fait accompli.

C’est ce dont sont victimes tous le opprimés de la terre. C’est pourquoi il ne faut pas que nous ayons avec eux des relations d’émotion médiatique mais des relations de connaissance pratique et concrète des faits, des chiffres et des dates. C’est l’effort, le combat intellectuel. Nous sommes aujourd’hui dans un vrai combat intellectuel. C’est intelligence contre intelligence. Mensonge contre une certaine vérité historique. Certains aujourd’hui sont invités très souvent sur les plateaux de la télévision où ils entretiennent le mensonge historique et face au mensonge historique il ne faut pas de l’émotionnel. Il faut de la rigueur, il faut de la compréhension.  

Et comment s’y prend-on ? – certainement pas en étant sur les plateaux de télé. Vous n’aurez jamais le « prime time ». Vous ne serez pas invités au 20h00.

Par contre vous êtes dans les rues de Lyon, vous êtes dans les rues d’Europe. C’est là qu’il faut faire le travail . Ce que vous ne pouvez pas faire par le petit écran il faut le faire au quotidien par l’information des gens. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle  73 % des Européens qui étaient en faveur des Israéliens en 1967 et qu’aujourd’hui 67 % des Européens sont en faveur des droits palestiniens. En 20 ans ça a basculé. C’est la raison pour laquelle vous leur faites peur ….(applaudissements prolongés)

Sous prétexte que ça semble énorme, ne pensez pas qu’on n’y arrivera pas. Le Peuple palestinien continue de souffrir. Oui, le Peuple palestinien continue de souffrir. Avec ou sans nous il tiendra. Avec ou sans nous il est debout. Il n’a pas attendu les Français de Lyon et les Européens pour être debout. Il a toujours été debout.

Mais par contre si nous voulons être debout avec eux, il faut savoir comment être debout là où nous sommes. Et comment sommes-nous debout ici ? – C’est par l’étude, c’est par la connaissance, c’est par l’information, c’est par notre positionnement. Voilà !

La question religieuse,  elle, est réglée .

Il y a un oppresseur. Il y a des opprimés. On est du côté des opprimés et ce que l’on veut c’est la possibilité pour les Palestiniens d’avoir leur état, d’avoir les droits légitimes, d’avoir l’autonomie ; d’avoir un vrai état, pas un bantoustan, pas des confettis, pas ce mensonge historique, pas cette espèce de faux accord en train de se tramer, pas cette politique du fait accompli qui consiste à faire croire que vous êtes en train de négocier alors que vous multipliez les colonies de peuplement.

Ce qu’on attend aujourd’hui du président Barak Obama c’est autre chose que des mots qui lui font donner le prix Nobel de la Paix ; c’est des faits qui peut-être ne lui auraient pas donné le prix. Car c’est bien ça la réalité ; il n’a rien fait et il le reconnaît.

Car en l’occurrence, qu’a t-il dit ? – qu’il faut arrêter les colonies de peuplement. Et Netanyahou a continué mettant tout le monde devant le fait accompli. Et ça fait combien de temps que le fait accompli est un fait accompli qui perdure ?

Aujourd’hui – pour ceux d’entre vous qui sont majoritaires dans cette salle - vous êtes des citoyens européens ou des citoyens français, de confession musulmane.

Vous pouvez tomber dans un piège et ce piège c’est :  « vous êtes pour les Palestiniens donc en fait vous êtes surtout arabes et musulmans »

Et tout va dépendre du discours que vous allez tenir. Pour soutenir les Palestiniens, est ce que vous tiendrez le discours des Principes qui sont ceux de l’Universel, ceux qui ne se discutent pas ou ceux du « Communautaire » qui s’isole et qui se marginalise ? Êtes-vous capables de sortir de cette espèce de ghetto dans lequel on vous pousse ?

Faites attention : les grands débats français aujourd’hui sont des débats faussement unificateurs.

En cela Daniel Kohn Bendit a raison : le discours sur l’identité nationale qui est apparemment un discours qui rassemble est en fait un discours pour savoir ceux qu’on exclut et ceux qu’on a envie d’exclure sont ceux  qui seraient certes Français mais encore un peu trop arabes, encore un peu trop musulmans, encore un peu trop « autres »..

Il est là le piège : l’assimilation de ceux qui développent un discours de soutien à la question palestinienne, à ceux qui sont encore un peu trop arabe ou musulman. Et ceux-là ont deux fois tort.

Notre discours aujourd’hui doit être – étant Français- un discours de défense des principes qui sont les nôtres, les principes universels partagés. Nous prenons position au nom de tous les opprimés. Et parmi les opprimés de la terre il y a les Palestiniens, il y a les Tibétains, comme il y a les Africains du Congo et comme il y a d’autres politiques africaines, politiques racistes, politiques de colonisation, politiques de spoliation ….. (Applaudissements prolongés)

Où que tu sois, quoique tu penses, si tu es du côté des victimes au nom des principes universels que nous partageons, eh bien ! nous sommes ensemble dans cette lutte-là. On va  briser les ghettos intellectuels dans lesquels on nous pousse. Car elle est là la vraie question et c’est là que vous devez être au centre du débat.

Mais ça veut dire une chose : il faut avoir du courage. Il faut se lever. Il faut aller jusqu’à pouvoir dire :  « Ecoutez-moi bien ! D’abord Oui je suis Français. Ma conscience, elle, vient d’Afrique et jamais – pour être un bon Français – vous ne me ferez oublier que je viens d’Afrique ; d’Afrique du Nord ou d’Afrique Noire. Je viens du Sud et  jamais vous ne me le ferez oublier. Et je suis musulman en plus et jamais vous ne me ferez dire et jamais  vous ne me ferez penser que pour être un bon Français il faut que je sois moins musulman.

Je vous le prouve qu’on est Français tout en étant d’origine africaine, en ayant une conscience du Sud et en ayant des principes religieux : c’est qu’on sait respecter la loi commune de ce pays.

Mais on n’admettra jamais le discours de ceux qui du haut de leurs responsabilités au gouvernement veulent nous apprendre les « valeurs » de la France  alors qu’ils les trahissent quotidiennement.

J’ai enregistré cette intervention écoutée sur mon ordinateur et j’ai pris le plus grand soin à  la reproduire sur papier.

Vous devez pouvoir l’écouter sur -generation-palestine.org

Source & Transcription: Jacques Salles 

http://www.palestine-solidarite.org:80/analyses.Tariq_Ramadan.231209.htm


n°508 - Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de Palestine - 26-01 : - Suite - : « l’attaque israélienne contre Gaza - La France et l'UE ont laissé faire ».

n°508 - Les  Dossiers   'Géopolitique et stratégie' de  Palestine - 26-01 : - Suite  - : « l’attaque israélienne contre Gaza - La France et l'UE ont laissé faire ».



L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 

                                                       



   Les  Dossiers   'Géopolitique et stratégie' de  Palestine 

508 du 26-01                                     C.De Broeder & M.Lemaire



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Sommaire

1 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

Suite

1-6 Charles Hoareau : Y a-t-il un monde libre ?

1-7 Ali Abunimah : Israël ressemble à un Etat raté.


1-6 Charles Hoareau : Y a-t-il un monde libre ?

Il fut un temps pas si lointain où le capitalisme pour justifier son système et ses choix de société parlait de monde libre pour désigner les Etats membres de son camp par opposition aux pays qui, ailleurs dans le monde, faisaient d’autres choix.

Depuis, en même temps qu’un certain mur, le terme est un peu tombé en désuétude pour être avantageusement remplacé par ceux de démocraties et de droit d’ingérence, ce droit utilisé pour justifier les guerres de notre temps – on devrait dire les bourbiers meurtriers – au Kosovo ou en Afghanistan et avec quel succès !!!

Pourtant ce monde libre dont le capitalisme ne parle plus guère existe.

  Ce n’est pas celui des Etats qui se proclament les gardiens d’un ordre mondial qui serait immuable.
  Ce n’est pas celui des puissances qui, se croyant au dessus des autres, se sont mises d’accord en aparté pour faire échouer Copenhague.
  Ce n’est pas non plus bien sûr celui de ces gouvernements qui, au mépris de la volonté des peuples et donc de leur liberté, se coalisent pour faire la guerre en Afghanistan ou en Irak au nom de la lutte contre le terrorisme nouvel ennemi désigné
  Ce n’est pas enfin les dirigeants de ce monde qui, dans la foulée des USA, n’ont pas renoncé au projet de « Grand Moyen Orient » et par là se rendent coupables de « non assistance à peuple palestinien en danger ».

Non si le monde libre existe, il existe en dehors d’eux, malgré eux.

 C’est le monde des peuples qui n’acceptent pas les injonctions de l’empire, les politiques d’occupation et la violence imposée aux populations.
 Celui de ces millions de femmes et d’hommes qui, à travers le monde, refusent les atteintes aux libertés fondamentales.
 Celui qui s’est battu hier pour la paix au Viet Nam et pour la fin de l’apartheid et la libération de Mandela en Afrique du Sud.
 Celui qui s’est mobilisé de tous temps contre toutes les guerres et qui aujourd’hui se bat contre le calvaire interminable imposé au peuple palestinien.

Ce monde là n’a pas l’indignation sélective mais se bat sur tous les fronts, sans distinction.

Depuis leur offensive de l’an dernier le gouvernement israélien, s’il a atteint, du moins tente-t-il de le faire croire, ses objectifs militaires ce qu’ont payé de leur vie 1400 civils hommes, femmes et enfants, il a perdu définitivement et jusqu’à changement radical de sa politique sa place dans le camp du monde libre.

Depuis le 27 décembre 2008, il ne se passe pas un jour sans que quelque part dans le monde, ne se manifestent des habitants du monde libre pour dire leur refus du crime organisé élevé au rang de politique d’un état qui a perdu toute légitimité.

En Israël même, les voix encore peu nombreuses mais déterminées, laïques ou religieuses, disent leur refus de la guerre et de ce nouvel apartheid imposé par les sionistes au pouvoir qui ne veulent pas de deux états ni – rêve encore plus fou – d’un état laïque qui serait terre commune.

Les USA, l’UE, l’Australie, bref les pays riches de la planète ont beau soutenir les colonisateurs, l’épais revêtement de propagande se craquèle de toute part.

Les pétromonarchies ont-elles depuis longtemps abandonné les palestiniens à leur sort ?
 Leurs peuples le leur reprochent et sous des formes diverses font savoir qu’ils ne lâchent pas ce combat juste.

Et ce combat a encore gagné en intensité en cette fin d’année 2009, un an après l’offensive nommée « plomb durci ».

On a vu des gens aussi différents qu’inattendus rejoindre le camp du monde libre et prendre des positions qui vont dans le sens du progrès humain :

  Amnesty International a dénoncé le blocus de Gaza comme "une forme de punition collective de toute la population de Gaza, une violation flagrante des obligations d’Israël de la 4ème convention de Genève".

 Human Right Watch a qualifié le Blocus de "une violation grave du droit international" et de son côté MSF appelle à la levée du blocus

  L’ancien Président Jimmy Carter a déclaré que les habitants de Gaza sont traités "comme des animaux" et a appelé "à mettre fin au siège de Gaza" qui maintient 1,5 millions de personnes dans une extrême pauvreté.

 Le musicien anglais des Pink Floyd, Roger Waters a écrit, dans une lettre qui a fait le tour des médias du monde libre, son soutien et son admiration aux marcheurs de Gaza.

 Au Caire une rescapée de la shoah âgée de 85 ans a fait une grève de la faim pour pouvoir entrer dans Gaza.

Partout dans le monde se multiplient les manifestations en écho à la marche internationale pour Gaza, fort justement intitulée Marche pour la liberté.

Les occupants ont des tanks ?
  Les marcheurs se réclament de Gandhi et de l’Intifada avec comme arme principale les voix de millions d’hommes et de femmes qui ont le regard tourné vers cette région mutilée, comme si la
plaie Palestine saignait dans le cœur de millions d’êtres humains.

De millions d’êtres tout simplement humains, humains et libres.

On n’en finirait pas d’égrener la liste des villes de par le monde, petites ou grandes, où des gens se rassemblent dans ce combat pour la liberté :

San Francisco, Boston, Washington, Disneyland, Los Angeles, NY City, Waterville (USA), Edinburgh Ecosse, , Louisville (USA), Vancouver, Calgary, London Ontario Los Angeles, San Diego, La Jolla, Blue Hill, Northampton, Colorado Springs, Denver, Bellingham, Dubuque, Minneapolis, EREZ (Israel) , Dublin Ireland, Düsseldorf (RFA) Bethlehem, West Bank, Israel Corvallis Multicultural Literacy Center 128 SW 9th Street Corvallis, (USA) Sydney (Australie) Juneau, (USA) Syracuse, Doylestown (USA), Reims France, Brussels (Belgique) Bern, Switzerland Zurich, Switzerland, Little Rock, Sacramento, Olympia, (USA) Poznan (Pologne), Tübingen, Reutlingen, Bâle (Suisse) Albuquerque, Moscow (USA) San Francisco, Spokane, Toronto, Hartland, Chicago, Baltimore, Hamburg , Denver, Seattle ,Eugene, Freiburg (RFA), Woodstock, Colorado Springs, Berlin, Bamiyan (Afghanistan) Gainesville, Stockholm (Suède), Chicago, Illinois Dearborn,(Minesota) , Munich, (Germany), Phoenix, (Arizona) Santa Cruz, CA, St Louis, MO, Racine, (Wisconssin) Tünel-Taksim, Istanbul (Turquie) San Sebastian-Donostia, (Espagne) Houston (Texas) Redwood City (Californie) Athènes (Grèce), Rome, Naples, Turin, Northampton (Massachussets) Richardson (Texas),Nashville (Tenessee), Genève, Rotterdam, Buchanan Street (at Nelson Mandela Place), Glasgow UK. Glasgow, Providence, Rochester, Montery, Porto Rico, San Juan, Philadelphie Barcelone, Marseille (France), Séville, Amsterdam, Heidelberg, Avignon, Lyon, Lille, Alençon, Rennes….

A Tel Aviv même plusieurs centaines de militants pacifistes israéliens, arabes et juifs ont défilé dans le centre ville pour protester contre le blocus imposé par Israël à la bande de Gaza. Les manifestants -plus de mille selon les organisateurs- ont scandé "liberté et justice pour Gaza". Auparavant des militants anti-blocus avaient déjà manifesté des deux côtés de la frontière entre Israël et la bande de Gaza.

Le monde libre se moque des frontières et des murs…

Le député arabe israélien Taleb A-Sana a diffusé du côté israélien de la clôture par téléphone mobile, un message verbal du Premier ministre du gouvernement du Hamas, Ismaïl Haniyeh, soutenant la manifestation de Tel Aviv.
Aussitôt des députés d’extrême-droite ont réclamé publiquement la levée de l’immunité parlementaire du député et des poursuites judiciaires à son encontre pour "contacts avec l’ennemi".

Ne savent-ils pas que les hommes et les femmes du monde libre ne reculent pas devant la menace ?

Autour de Gaza des femmes et des hommes se battent par mer ou par voie terrestre pour briser le blocus en apportant vivres et médicaments
  Dans le reste du monde celles et ceux qui n’ont pu se déplacer les encouragent de leurs actions de toutes sortes.

Les Etats qui se disent démocratiques refusent de protéger le peuple palestinien ?
 Le monde libre multiplie les initiatives contre le mur illégal, le blocus illégal, les démolitions de maisons illégales, les détentions illégales, les tortures illégales…l’occupation illégale.

La campagne BDS prend elle aussi de l’ampleur, en particulier dans les pays scandinaves et anglo-saxons, comme l’Angleterre où les syndicats viennent de décider de participer activement au boycott.

Partis, syndicats, associations, mouvements les regroupements sont divers et les coordinations s’organisent.

Dans ce combat pour la liberté, une représentante du monde libre, Amira AlKarem, jeune palestinienne rescapée de Gaza vient d’accomplir une première historique : le dépôt d’une plainte devant la Cour Pénale Internationale de la Haye. La justice rencontrera-t-elle la liberté ?

Dans ce combat qui mobilise le monde comment ne pas penser à cette vieille complainte [1] superbement interprétée par, entre autres, Joan Baez ou Léonard Cohen et qui, chantée aujourd’hui dans le monde libre, donnerait sans doute ceci :

 

Les soldats étaient chez moi
Ils m’ont dit "Résigne-toi"
Mais je n’ai pas pu
Et j’ai pris mon arme

Personne ne m’a demandé
D’où je viens et où je vais
Vous qui le savez
Effacez mon passage

Ils ont détruit ma maison
Arraché mes oliviers
Pris l’eau de mon puits
Mais je m’accroche à ma terre

Emmuré dans mon pays
J’ai perdu femme et enfants
Mais j’ai tant d’amis
J’ai la terre entière

Un vieil homme dans un grenier
Pour la nuit nous a cachés
Les sionistes l’ont pris
Il est mort sans surprise

Hier encore, nous étions trois
Il ne reste plus que moi
Et je tourne en rond
Dans Gaza la martyre

Le vent passe sur les tombes
La liberté reviendra
L’Intifada cessera
Palestine vaincra

Le monde libre existe. Il a une capitale, Gaza

5 janvier

Source : Rouge Midi
http://www.rougemidi.org/...

http://www.palestine-solidarite.org:80/analyses.Charles_Hoareau.050110.htm


1-7 Ali Abunimah : Israël ressemble à un Etat raté.

Ce que nous avons fait en solidarité avec le peuple palestinien dans Gaza et le reste de la Palestine est encore insuffisant. Mais notre mouvement va croissant, il ne peut pas être arrêté, et nous atteindrons notre destination.
Plus de 1 400 Palestiniens ont été tués dans l’opération Plomb durci, mais selon l’auteur, la guerre a nui sérieusement à l’image d’Israël dans l’opinion publique internationale. (EPA)

Un an a passé depuis l’agression sauvage israélienne sur la bande de Gaza, mais pour la population là-bas, le temps aurait aussi bien pu s’arrêter.

Depuis que les Palestiniens dans Gaza ont enterré les leurs - plus de 1 400 personnes, dont près de 400 enfants -, il y a eu bien peu de guérisons et pratiquement pas de reconstructions.

Selon des organismes humanitaires internationaux, seuls 14 camions de matériaux de construction ont pu entrer dans la bande de Gaza au cours de l’année écoulée.

Les promesses de milliards faites à la conférence des donateurs, en mars dernier en Egypte, à laquelle participaient les sommités de la soi-disant « communauté internationale » et celles de l’industrie du processus de paix au Moyen-Orient n’ont pas été tenues, et le siège israélien soutenu par les Etats-Unis, l’Union européenne, les Etats arabes et, tacitement, par l’Autorité palestinienne de Ramallah se poursuit.

Politique de destructions

De la masse des statistiques, interminables, effroyables, quelques-unes ressortent : sur les 640 établissements scolaires de Gaza, 18 ont été complètement détruits et 280 endommagés par les frappes israéliennes. 250 étudiants et 15 enseignants ont été tués.

Sur les 122 établissements de santé estimés par l’Organisation mondiale de la Santé, 48% ont été endommagés ou détruits.

90% des ménages de la bande de Gaza subissent toujours des coupures d’électricité de 4 à 8 heures par jour, à cause des attaques israéliennes sur le réseau d’électricité et des dégradations dues au blocus.

46% des terres agricoles autrefois productives ne sont plus utilisables à cause des dommages israéliens sur les exploitations agricoles et des zones de tir libre décidées par Israël. Les exportations de Gaza qui montaient à 130 000 tonnes par an, de tomates, de fleurs, de fraises et d’autres fruits, sont tombées à zéro.

« Si une grande partie de la bande de Gaza est toujours en ruines, » a déclaré récemment un groupe d’organisations humanitaires internationales, « ce n’est pas un accident, c’est une question politique ».

Cette politique a été claire tout au long, et elle n’a rien à voir avec la « sécurité » d’Israël.

Détruire la résistance

Du 19 juin au 4 novembre 2008, le calme avait prévalu entre Israël et Gaza, le Hamas se conformant scrupuleusement - comme Israël lui-même l’a reconnu - au cessez-le-feu négocié. Ce cessez-le-feu fut rompu quand Israël lança une attaque surprise sur Gaza, tuant 6 personnes, à laquelle le Hamas et d’autres groupes de résistances ripostèrent.

Et même alors, les factions palestiniennes se tenaient prêtes à renouveler le cessez-le-feu, mais c’est Israël qui a refusé, choisissant au contraire de lancer une attaque de grande ampleur, préméditée, sur les fondements de la vie civilisée dans la bande de Gaza.

L’opération Plomb durci, comme elle fut nommée par Israël, était une tentative de détruire une fois pour toutes la résistance palestinienne en général, et le Hamas en particulier, Hamas qui avait remporté les élections de janvier 2006 et survécu au blocus, ainsi qu’aux nombreuses tentatives appuyées par les Etats-Unis pour le saper et le renverser, en collaboration avec des milices palestiniennes soutenues par les Etats-Unis.

A l’instar des multiples sanctions contre l’Irak au cours des années 90, le blocus de Gaza était calculé pour priver les civils des produits de première nécessité, de leurs droits et de leur dignité, dans l’espoir que leurs souffrances conduiraient leurs dirigeants à la capitulation ou l’effondrement.

A bien des égards, les choses sont peut-être plus graves aujourd’hui qu’il y a un an.

Barack Obama, président US, dont beaucoup espéraient qu’il abandonne la politique anti-palestinienne malveillante de son prédécesseur, George Bush, l’a au contraire affermie et même le simulacre d’un sérieux effort de paix s’est évanoui.

Selon les médias, le Corps du Génie de l’armée américaine apporte son aide à l’Egypte pour la construction d’un mur souterrain à sa frontière avec Gaza pour bloquer les tunnels qui font office de bouée de sauvetage pour le territoire assiégé (des ressources et des efforts qui feraient mieux d’être utilisés pour reconstruire la Nouvelle-Orléans dévastée par l’ouragan), et l’armement états-unien continue d’affluer vers les milices de Cisjordanie engagées dans une guerre parrainée par les USA et Israël contre le