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17/01/2010

n°28 - Géopolitique & stratégie d'Iran - 15-01 - : Suite :- : Les Etats-Unis soutiennent des fauteurs de trouble en Iran.


n°28 - Géopolitique & stratégie d'Iran - 15-01  - : Suite :- : Les Etats-Unis soutiennent des fauteurs de trouble en Iran.



Géopolitique & stratégie d'Iran

Dossier Spécial propagande & Les tentatives de déstabilisation.

           n°28 du 15-01                                C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


Sommaire :  

1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion (Suite)

1-4    Myriam Abraham : Elliot Abrams Artisan d’Une Confrontation Imminente.

1-5    Les raisons qui poussent l’Occident à s'immiscer en Iran.

1-6    Claude Beaulieu : La France et la volonté américaine du "Nouveau Moyen-Orient".


1-4 Myriam Abraham : Elliot Abrams Artisan d’Une Confrontation Imminente.

Pendant 8 ans, sous Bush II, Abrams a été le principal architecte clandestin de la politique étrangère belliqueuse US au Moyen Orient.

Actuellement il mène, avec succès, une campagne agressive pour faire adopter par l’Administration Obama la ligne dure du gouvernement Likoud de Netanyahou contre l’Iran.

Elliot Abrams est devenu « célèbre » sous l’administration Reagan et ses guerres sanglantes de proxies en Amérique Latine.

Des dizaines de milliers de personnes au Salvador, au Guatemala, au Nicaragua et dans d’autres pays d’Amérique Latine ont été massacrés par des milices para militaires entraînées et financées par les US. Abrams en tant que vice secrétaire d’état aux droits de l’homme et plus tard vice secrétaire d’état pour l’Amérique Latine a été au centre de ces carnages. Abrams a balayé à l’époque d’un revers de main les accusations de complicité dans les massacres commis par le gouvernement militaire de droite au Salvador au début des années 80.

Des centaines de travailleurs, de paysans et d’étudiants y ont été assassinés, leurs corps atrocement mutilés souvent jetés le long des routes ou dans des tas d’ordures. Son zèle pour encourager ce genre d’opérations l’a conduit à mentir sur ces opérations secrètes connues depuis comme le scandale de l' Iran –Contra. Plus tard il a plaidé coupable d’avoir trompé le Congrès sur cette affaire mais a été pardonné la vieille de Noêl 1992 par Bush I.
Elliot Abrams a fait sa réapparition en politique huit ans plus tard en devenant sous l’administration Bush II vice conseiller national à la sécurité en charge du Moyen Orient, une position idéale pour transformer le rêve sanguinaire des néocons au Moyen Orient en réalité, et faire avancer les intérêts d’Israël.
Elliot Abrams n’a jamais caché, comme de nombreux néoconservateurs américains, son entière dévotion à Israël, qu’il qualifie constamment d’état « juif ». Il est même allé jusqu’à exprimer publiquement son mécontentement à l’égard d'organisations chrétiennes américaines qui avaient adopté des positions plus nuancées sur Israël en exprimant de la sympathie pour les Palestiniens chassés de leurs maisons.
En 1997, Eliot Abrams a publié un livre intitulé « Faith or Fear : How Jews Can Survive In A Christian América » - « Foi ou Crainte : Comment Les Juifs Peuvent Survivre Dans Une Amérique Chrétienne » où il expliquait son engagement profond vis-à-vis du Sionisme, dénonçaient les Juifs qui épousaient des Chrétiennes et prenait violemment à partie les Chrétiens qui selon lui ne soutenaient pas suffisamment Israël.
Prenant la défense de l’état d’Israël, il a clairement manifesté sa totale soumission à l’idéologie politique sioniste : 
« l’existence, la signification de l’état d’Israël pour le peuple juif ne peut pas être surestimé. Selon l’évaluation théologique et religieuse juive, l’Etat représente l’accomplissement de l’histoire juive, une validation du contrat (avec Dieu) et la réponse majeure créative à l’Holocauste ».
Abrams résumait là l’idéologie messianique nationaliste sioniste contestée depuis sa création par de nombreux Juifs croyants dont un grand nombre ont péri pendant le génocide juif commis par les Nazis et que les Sionistes se sont indument appropriés pour le manipuler à des fins politiques et faire du chantage à l'antisémitisme sur la scène internationale, sans parler de son exploitation financière éhontée auprès de l'Allemagne.
Les déclarations franches, directes d'Abrams concernant ses croyances religieuses - qu'on peut qualifier d’intégristes notamment sa position intransigeante sur les mariages de Juifs avec des Non Juifs – et son ardent soutien à Israël, font qu’on est en droit de sérieusement questionner son objectivité alors qu’il occupait un poste de haut responsable du gouvernement US en lien avec le Moyen Orient. Actuellement il a intégré le Council of Foreign Relations (CFR) comme analyste et nul doute que là aussi il utilise son poste pour y défendre les intérêts d’Israêl.
Depuis la fin de l’Administration Bush II, Abrams- comme les autres néocons- a mené un combat d’avant- garde contre toute initiative d’Obama pour faire pression sur Israël afin d’obtenir de maigres «concessions », comme par exemple celle du gel de la colonisation. Abrams et ses comparses néocons ont depuis le début comme principal objectif de détourner l’attention d’Obama du conflit israélo palestinien et l’orienter vers une confrontation avec l’Iran.
Sur ce point, Abrams est clair, au lieu de continuer de faire « pression » sur la gouvernement Netanyahou, Obama doit adopter une
« nouvelle approche » visant à relativiser les efforts de paix entre Israéliens et Palestiniens, et au lieu de cela se concentrer sur le fait«de contrer les desseins de ceux qui gâchent les efforts de paix ».
Dans un article écrit cet automne en collaboration avec Michael Singh «Spoilers :
The End of The Peace Process » Abrams identifie clairement celui qui gâche ces efforts : l’Iran.
« En fomentant l’instabilité au Levant, et en mettant sur la défensive les dirigeants arabes qui cherchent un arrangement en les accusant de collaboration, Téhéran détourne l’attention d’Israël et affaiblit les états arabes sunnites qui ont dominé la région pendant cette dernière moitié de siècle » pouvait-on lire dans cet article.
Abrams recommande d’appliquer une pression très forte sur l’Iran
«pour l’empêcher d’acquérir la capacité de fabriquer des armes nucléaires, provoquant une course aux armements au Moyen Orient qui multiplierait les problèmes de la région et l’insécurité d’Israël». Bien sûr Abrams ne fait aucune référence aux bombes nucléaires israéliennes qui depuis plusieurs décennies mettent en danger toute cette région.
« On affirme souvent que les progrès dans la résolution du conflit israélo palestinien soutiendront l’effort pour négocier avec Téhéran sur sa sortie du nucléaire, mais c’est mettre la charrue avant les bœufs. Le problème palestinien ne présente aucun intérêt pour l’Iran et il ne fait que de le manipuler pour faire avancer ses propres intérêts » ont écrit Abrams et Singh.
Pour eux, le véritable problème c’est «
les ambitions nucléaires et hégémoniques de l’Iran». Abrams et Singh critiquent également le Hamas et le Hezbollah mouvements de résistance soutenus par Téhéran : « Parce qu’ils se déguisent en partis politiques, l’Occident est de plus en plus tenté de discuter avec eux ou de traiter leurs branches armées et politiques comme des entités différentes. » Abrams a été à l'origine de l'aide américaine apporté au régime collaborasioniste de Mahmoud Abbas pour former ses milices dont le principal objectif est d'arrêter, torturer les résistants palestiniens à l'occupation israélienne en Cisjordanie avec également l'aide financière de l'Union européenne.
Abrams a également concernant la Syrie une position interventioniste intransigeante. «
Le rôle de la Syrie est le plus important, et les US, Israël et leurs alliés doivent obliger le régime d’Assad à choisir entre l’Iran et la communauté internationale. Obliger Damas à faire ce choix nécessitera de la part des US et des pays européens d’abuser de leur pouvoir bien au-delà de ce qu’ils ont été capables de faire ensemble par le passé ».
Depuis la prise de fonction d’Obama à la Maison Blanche, Abrams a rejoint dans les colonnes des journaux tout une ribambelle de journalistes néo conservateurs sionistes qui reprochent à Obama de faire pression sur Israël pour relancer le « processus de paix ». Il a joint sa voix à ce chœur partisan de l’hégémonie mondiale américaine qui présente Obama comme dangereusement naïf et manquant de direction morale.
Dans un article publié dans la National Review du 10 Novembre, intitulé « Dazed and Confused « Ebloui et Confus », Abrams a écrit qu’il a découvert lors d’un voyage en Israël fin octobre que « les Israéliens de tout bord politique ont admis être étonnés, perplexes, et confus par la politique de l’administration Obama ».
« La politique américaine sous Obama s’est alignée de façon curieuse et même surprenante sur les pires éléments de la politique arabe. Comme celle des Arabes elle est froide à l’égard d’Israël : malgré plusieurs visites dans la région le président a évité Israël et l’attitude distante de la Maison Blanche vis-à-vis de Netanyahou est évidente »
Abrams oublie de mentionner que le candidat à la présidentielle américaine, Barack Obama, avait fait une visite chaleureuse, très médiatisée en Israël lors de sa campagne l’année dernière où il avait réaffirmé son appui inconditionnel au droit à "l'auto défense" d'Israël - justification des guerres préventives israéliennes - et la nécessité d'une aide militaire américaine lui permettant de maintenir son hégémonie régionale.
Abrams demande à Obama de renvoyer George Mitchell l’actuel envoyé US au Moyen Orient, et accuse la politique d’Obama d’être responsable de la condamnation mondiale de l’attaque d’Israël contre Gaza l’année dernière, Israël ayant en outre été accusé dans le rapport Goldstone d’avoir commis des crimes de guerre à l’encontre de la population civile palestinienne de Gaza. Abrams omet de dire que l’administration Obama a critiqué le rapport Goldstone et refusé de le soutenir à l’ONU.
Abrams se lamente que l’opinion publique mondiale se soit refroidie à l’égard d’Israël et qu’il y ait des «dénonciations d’Israël sans mentionner les efforts pour empêcher les responsables israéliens de parler sur des campus et même de les emprisonner en Europe… »
« La raison est évidente. Comme les Etats Unis, l’ami le plus proche d’Israël, se tient à distance d’Israël depuis la prise de fonction de l’administration Obama, les Européens se sont éloignés encore plus. Ils ont interprété l’attitude froide américaine comme une autorisation, voire même un encouragement, pour condamner l’état juif, et l’ont fait avec enthousiasme »
Abrams s’est acharné contre Obama dans un autre article du 30 Novembre intitulé «People not Placards » où il fustige les efforts d’Obama pour discuter avec ses adversaires comme étant autant- de tentatives folles de « discuter, faire l’apologie, éviter les frictions, se montrer humble, aller vers des régimes tyranniques méprisés auparavant. » Il se plaint également qu’Obama se soit engagé dans une «diplomatie multilatérale ce qui veut dire des petites discussions avec des tortionnaires, prendre le thé avec des dictateurs, des négociations avec des régimes qui survivent simplement en ayant recours à une pression brutale – et cela veut dire mettre de côté de tels faits déplaisants pour rallier des votes à l’ONU et obtenir un consensus ».
Les attaques continuelles portées par les néocons, dont Abrams, semblent avoir eu un effet sur Obama : escalade de la guerre en Afghanistan et au Pakistan, ordre donné récemment par Obama de bombarder les insurgés au Yémen. Dorénavant, l’administration Obama est prête à intervenir militairement là où bon lui semble comme l’a proclamé Obama lors de son discours prononcé pour recevoir le prix Nobel de la «paix ».
Dans ce discours d’Obama du 10 décembre on a pu constater à quel point la campagne de dénigrement d’Abrams et ses zélotes de néocons avait finalement porté ses fruits. En décrivant les inquiétudes des US à l’égard des armes atomiques, Obama a accusé l’Iran et la Corée du Nord de faire tout ce qu’ils pouvaient pour
« déjouer le système » ajoutant que « ceux qui se soucient de leur propre sécurité ne peuvent pas ignorer le danger d’une course aux armements au Moyen Orient et dans l’Est de l’Asie. Ceux qui recherchent la paix ne peuvent pas rester à ne rien faire alors que des nations s’arment pour une guerre nucléaire ».
Pour la première fois, ce discours marque nettement une néoconsionisation de la politique étrangère d’Obama.
Abrams peut dorénavant se réjouir d’avoir déjoué toute tentative de la part d’Obama de faire pression sur Israël pour résoudre le conflit israélo palestinien et de lui avoir finalement fait adopter son point de vue : d’abord s’occuper de l’Iran, position adoptée par le gouvernement Netanyahou de Tel Aviv. Les nouvelles sanctions contre l’Iran que prépare l’administration Obama - déjà docilement votées au Congrès américain, supplétif législatif américain du Lobby sioniste AIPAC- viendront le confirmer en début d’année prochaine.
Elliot Abrams, néocon juif sioniste, n’occupe plus aucune fonction au sein du gouvernement américain mais son activité clandestine se reflète désormais dans la politique étrangère US d’Obama que certains ont qualifié lors de son élection à la présidence de 1er président juif des Etats Unis. Obama a accédé au pouvoir propulsé par les milieux politiques juifs de Chicago : le Gang Sioniste de Chicago.

24 Décembre 2009

Myriam Abraham


1-5 Les raisons qui poussent l’Occident à s'immiscer en Iran.

Nb : Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toute l'analyse de l'auteur mais doit être vu comme information.

L'Iran est une figure de proue qui compte et qui pèse de tout son poids au Moyen-Orient et sur le littoral du golfe Persique.

L'établissement de l'Ordre islamique, en Iran, a donné ses fruits, en apportant indépendance, liberté et résistance, face à l'hégémonie des super-puissances du monde, en totale incompatibilité avec les intérêts des Etats occidentaux dans la région.

C'est pourquoi ces derniers se tuent à dire que l'Iran menace leurs intérêts.

Dans ce droit fil, ils ne cessent de dresser des obstacles devant l'Ordre islamique d'Iran.
Mais les troubles post-électoraux, en Iran, ces derniers mois, ont monopolisé l'attention des gouvernements et des médias européens et américains.

Après les élections présidentielles du 12 juin 2009, en Iran, chaleureusement, accueillies, par le peuple iranien, certains candidats malheureux ont parlé d’irrégularités électorales.

Les gouvernements et les médias occidentaux opportunistes ont, alors, sauté sur l’occasion, en s’efforçant de tirer profit des différends entre les candidats à la présidentielle, pour attiser les divergences.
Les Occidentaux recourent, ces jours-ci, à diverses méthodes, pour tirer profit des récents événements survenus, en Iran. Plus que quiconque, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France ont, durant ces derniers mois, orchestré un tapage médiatique sans commune mesure sur les troubles en Iran. Ils ont, dans la foulée, tenté d'instrumentaliser des principes, tels que les Droits de l'homme et la Démocratie, pour s'immiscer dans les affaires intérieures de l'Iran.

Dans ce droit fil, ils ont mobilisé tous leurs moyens, afin de tromper certains individus ignorants, à l'intérieur du pays, et les inciter à attiser les troubles intérieurs.
C’est ainsi que certains d’entre eux ont fait offense aux valeurs sacro-saintes islamiques, sous le prétexte de la contestation des résultats des élections.

Pour ce faire, ils n'ont pas hésité à infliger de lourds dégâts matériels aux biens publics. Des protestataires se sont rassemblés, le 27 décembre 2009, coïncidant avec le jour d'Achoura, pour provoquer des troubles. Certains d'entre eux ont profité de l'occasion pour faire outrage à l’Achoura, suscitant la colère du peuple iranien. Pendant ce temps là, le président américain n'a pas gardé le silence et il a apporté son soutien flagrant aux fauteurs de troubles, condamnant les responsables iraniens pour avoir pris contrôle de la situation. Les responsables britanniques, français et certains pays occidentaux n'ont pas lésiné sur leur soutien à ceux qui ont fait offense aux valeurs du jour de l'Achoura.
En l’espace de quelques jours, des millions des citoyens iraniens sont descendus dans la rue, façon de faire entendre leur protestation contre l'outrage fait aux valeurs sacrées islamiques et à l'Ordre de la République islamique.

Les vastes manifestations, à travers tout l'Iran, ont, bien entendu, fait couler beaucoup d'encre. Les manifestations enthousiastes du peuple iranien, dans diverses villes, n'ont, pourtant, guère été répercutées par les médias occidentaux.
Les hommes d'Etat et des médias européens et américains mettent en cause la démocratie et les Droits de l'Homme, en Iran, alors que, dans la plupart des pays riverains du golfe Persique et du Moyen-Orient, aucune élection libre n’a lieu et que les peuples de ces pays sont confrontés à de nombreuses restrictions. Mais comme ces pays s'alignent sur les politiques de l'Occident, ils ne font jamais l'objet de récriminations. Fahmi Hoveyda, écrivain égyptien de grande renommée, se demande, dans ses écrits, pourquoi les partisans de la démocratie, en Occident, ferment les yeux sur la répression de ceux qui s'opposent aux régimes arabes, estimant que cette attitude illustre de la meilleure manière l'hypocrisie de ceux qui s'érigent en défenseurs de la démocratie.
La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, a, récemment, reconnu, dans une interview accordée à la chaîne d'informations CNN, les interventions des Etats-Unis dans les affaires iraniennes, en ajoutant que Washington procédait à des tractations en coulisse, sans pour cela se trouver entre l'Ordre iranien et les protestataires, tout en apportant, néanmoins, un soutien flagrant aux opposants, en Iran.
La méthode principale qu'a choisie l'Occident, dans la lutte contre l'Ordre de la RII, notamment, dans les événements post-électoraux, est le recours à "la guerre douce", guerre dont les médias sont les principaux et indispensables instruments.
Les Etats occidentaux mobilisent leurs radios, leurs télévisions, leurs chaînes d'informations, leur presse et le réseau d'Internet pour exacerber les sentiments de ceux qui croient encore à des irrégularités dans les élections du 12 juin. Ils tentent de les dresser contre l'Ordre islamique d'Iran. Parmi d'autres médias occidentaux, CNN, Fox News, Euro News, BBC et la radio persanophone des Etats-Unis se focalisent au maximum sur ces plans néfastes.
La Grande-Bretagne a emboîté le pas aux Etats-Unis, dans ce domaine, de sorte que les média de ce pays, notamment, la BBC, ont joué leur rôle interventionniste dans les récents événements du pays. Cette chaîne d'informations qui diffuse, minute par minute, les actes des fauteurs de troubles et fait grand bruit sur ce que font ces derniers, évitent, toutefois, de rapporter les événements qui pourraient nuire à leurs intérêts.
Dans sa dernière interview, à ce propos, le ministre iranien de l'Intérieur, Mustafa Mohammad Nadjar, a affirmé que la chaîne persanophone BBC incitait les fauteurs de troubles à continuer de commettre leurs actes illégaux.

L'Internet est sous le contrôle des Etats-Unis, qui tentent de profiter des sites qui sont à leur disposition, tels que Facebook, Twitter, ou YouTube, pour se livrer à la désinformation et à la propagation de fausses nouvelles sur ce qui se passe en Iran. Ils jouent le rôle de coordinateurs entre les opposants.
Lesdits web sites ont, jusqu'à présent, propagé de nombreuses informations montées de toute pièce et en rassemblant de nombreuses images ont procédé à un grand tapage médiatique sur les événements post-électoraux. Ils essaient de faire croire que la police avait adopté une attitude violente et cruelle envers les manifestants protestataires.
L'écrivain égyptien, Fahmi Hoveyda, a écrit, dans un article, que les Occidentaux ne se sont pas, seulement, tenus au langage de la menace, mais encore, qu’ils ont mobilisé, aujourd'hui, leurs mass médias, pour exacerber les sentiments des Iraniens et faire porter leurs slogans par certains d’entre eux. Mais reste à savoir quels objectifs les Etats occidentaux poursuivent en Iran. La RII présente, aujourd'hui, un modèle réussi de démocratie religieuse au monde, modèle qu'ont, favorablement, accueilli les Musulmans et les hommes épris de liberté. C'est pourquoi les Etats occidentaux ont eu recours à des actes de représailles.
 A titre d'exemple, ils s’efforcent de propager le modèle de la démocratie libérale, à travers le monde, pour contrer l'Ordre de la RII. Alors que la plupart des protestataires ont accepté la validité des élections présidentielles d'il y a quelques mois, les médias occidentaux tentent de jeter de l'huile sur le feu. Furieux des positions indépendantes et contre l’hégémonie des super-puissances du monde de l’Iran, l'Occident n’a lésiné sur rien pour affaiblir l'Ordre de la RII.
Mais il n'est pas, jusqu'ici, parvenu à son but. Après avoir eu recours aux expériences infructueuses et sans résultat que sont les sanctions économiques, les coups d'Etat, et la création de troubles, ces échecs l’ont poussé à recourir à d'autres méthodes, telles que la guerre douce ou « soft war » et la guerre de nerfs contre la RII. Depuis son avènement, en 1979, la RII a poursuivi sa politique de principe, consistant à défendre les déshérités du monde, notamment, les Musulmans.
Défendre les Palestiniens, les Irakiens, les Afghans et les autres nations opprimées et tenir tête aux puissances hégémoniques, telles que les Etats-Unis et le régime sioniste, sont les politiques de la RII qui ont bouleversé les calculs de l'Occident au Moyen-Orient. C'est la raison pour laquelle les pays occidentaux apportent leur soutien total aux troubles temporaires à l'intérieur de l'Iran. Les médias occidentaux s’efforcent de créer des dissensions entre le peuple et les autorités iraniennes et de porter atteinte au prestige et à la place éminente du leadership de l'Ordre islamique.
Mais on doit rappeler à ces derniers que le scénario de la guerre douce, ainsi que le projet de la révolution colorée, à l’image de celles qui sont survenues, en Ukraine ou en Géorgie, ont échoué. La plupart des experts pensent que si l'Occident ne s'était pas ingéré dans les affaires intérieures iraniennes, les événements post-électoraux, en Iran, auraient pris fin depuis longtemps.

http://french.irib.ir/

Québec, le 9 janvier 2010

http://www.alterinfo.net/Les-raisons-qui-poussent-l-Occident-a-s-immiscer-dans-les-recents-troubles-en-Iran_a41205.html


1-6 Claude Beaulieu : La France et la volonté américaine du "Nouveau Moyen-Orient"

A l’enlisement des impérialistes US en Irak et à leurs revers militaires qui se multiplient en Afghanistan vient de s’ajouter, lors de l’agression d’Israël contre le Liban, l’échec de la mission qu’ils avaient confiée aux dirigeants de ce pays et visant à détruire le Hezbollah, en tant qu’actuel élément principal de la capacité de résistance de l’armée libanaise.

Ces difficultés stratégiques et d’autres, rencontrées par les dirigeants des Etats-Unis, commencent à changer la donne et augmentent le risque annoncé d’une agression de caractère non conventionnel contre l’Iran.

Il est devenu manifeste que pour développer leur domination à travers des interventions et des invasions militaires terrestres, même barbares et destructrices comme celles de l’Irak ou du Liban, l’impérialisme américain et ses alliés n’ont plus, malgré leur puissance technologique, la capacité de neutraliser ou de vaincre toujours, facilement, rapidement et sans pertes significatives pour eux, des résistances populaires et nationales en essor et qui se conjuguent.

L’échec actuel de leur volonté colonialiste de remodeler, sur des bases ethnico-religieuses, un nouveau Moyen-Orient satellite en est un exemple patent.

En conséquence, leur tentation grandit de recourir, d’une manière générale, à des armes de destruction massive, notamment nucléaires, ou encore à des armes nouvelles très puissantes.

Les dirigeants terroristes états-uniens l’ont annoncé clairement : dans le contexte de leur stratégie de guerres préventives, ils n’excluent pas, sous le prétexte que l’Iran maintient (légitimement) son programme d’enrichissement d’uranium, d’utiliser des armes nucléaires contre ce pays souverain.

Des responsables politiques et militaires préconisent l’utilisation d’armes nouvelles très puissantes qui donneraient des résultats équivalents à ceux obtenus avec des bombes nucléaires tactiques, mais suscitant, pensent-ils, une image politique moins négative aux yeux de l’opinion publique mondiale.

Il est à souligner qu’aucun gouvernement européen n’a jamais désapprouvé, ni ne s’est jamais désolidarisé de ces menaces américaines réitérées de bombardements éventuels contre l’Iran. Divers commentateurs géopolitiques affirment qui plus est, qu’il existerait un consensus sur ce sujet, entre la majorité des dirigeants de l’Europe germano-américaine et leurs suzerains à Washington. 

Nouveau Moyen-Orient - Avant

L’Iran, qui ne possède pas l’arme nucléaire et affirme jusqu’ici que ses objectifs en matière d’atome sont civils et pacifiques, se trouve géographiquement proche de l’Etat d’Israël, qui n’a jamais signé le Traité de non-prolifération de ces armes et possédait dès 2003, quant à lui, environ 400 têtes nucléaires. Cette logique du deux poids deux mesures est intolérable.

A terme, la préservation de la paix dans le monde exige un désarmement nucléaire général et non la perpétuation d’un monopole à géométrie variable et restant ouvert aux seuls amis ou supplétifs de l’impérialisme US. En premier lieu, ne serait-il pas équitable que ceux qui demandent aux Iraniens de ne pas se doter de l’arme nucléaire, fassent preuve de la même exigence vis-à-vis de l’ensemble des pays concernés de la région, et que tout le Moyen-Orient, pour commencer, soit dénucléarisé ?

L’Europe fédérale que le capital financier néo-libéral entend imposer aux peuples est inscrite de manière indélébile dans l’atlantisme le plus agressif et dans un processus impérialiste et totalitaire. Une analyse intéressante de l’Union Juive Française pour la Paix, rappelle que la Commission européenne avoue sans détours attribuer à Israël le rôle de garant de la stabilité et de la sécurité dans la région, pour construire la prospérité économique, et que la France et l’Italie ont avec Israël des liens plus étroits encore, en particulier en matière d’armement (« Israël est-il une menace nucléaire ? » – www.ujfp.org). L’intérêt national de la France et de son peuple, mais aussi celui de tous les peuples du monde, impose à notre pays de se démarquer clairement de la politique de guerre des impérialistes américains de tous poils. Elle doit s’opposer à leur volonté d’orchestrer le choc des civilisations et de remodeler le Moyen-Orient sur des bases ethniques et religieuses, en entités antagonistes.

Dans la crise actuelle, Jacques Chirac et Dominique de Villepin ont l’occasion de réaffirmer utilement les positions gaulliennes qui furent les leurs, face à G. W. Bush, à l’ONU, au moment de leur refus de la guerre en Irak. En ont-ils la volonté face à Sarkozy, l’un des principaux porte-parole de G. W. Bush en France ? Eux-même semblent n’être plus que des acteurs intermittents et velléitaires d’un gaullisme dont les principes de respect du droit des nations à maîtriser leurs destins sont rendus trop lourds pour eux par des réflexes pavloviens acquis à la suite d’une longue pratique de capitulations européistes, de soumissions et d’abandons de la souveraineté nationale. Son discours devant les ambassadeurs l’a montré, Jacques Chirac est conscient du danger majeur que représente le risque de divorce entre les cultures et les religions. A-t-il perçu le rôle des USA dans la manipulation des extrémismes religieux ?

Au Liban, la politique de la France doit abandonner son ambivalence attestée par le boycott d’Emile Lahoud, Président francophone de la République libanaise, lors du dernier sommet de la Francophonie, et par les déclarations de ministres français surtout préoccupés par la volonté de désarmer la Résistance libanaise et de neutraliser le Hezbollah (jusqu’à ce que Jacques Chirac reconnaisse qu’il s’agit d’un processus interne libanais). L’unité nationale des Libanais est précieuse et doit être soutenue. Si le gouvernement de la France envoie des troupes au Liban pour s’ingérer dans les affaires intérieures de ce pays ou contribuer à « finir le travail » des agresseurs israéliens, il serait mieux inspiré de s’abstenir. L’audience de la France dépend de son refus de s’engager dans une nouvelle aventure qui, malgré la couleur des casques et la mise en avant de l’ONU, pourrait s’avérer purement impérialiste, dans la logique du Nouveau Moyen-Orient et dans celle du choc des civilisations chères à la politique des dirigeants états-uniens.

Une politique française conçue dans une logique anti-impérialiste, d’indépendance et de paix exigerait au contraire la sortie de la France de l’OTAN, son retrait d’Afghanistan, où notre pays n’a rien à faire, et un soutien solide, dépourvu de toute ambiguïté, à la nation et au peuple libanais. Notre pays devrait, en premier lieu, contribuer avec détermination à une juste solution du problème palestinien et se situer à l’avant-garde, comme toute son histoire et sa vision du monde l’y prédispose, du combat contre l’engrenage du choc des civilisations, lequel pourrait conduire à une nouvelle guerre mondiale.

Il serait de l’intérêt national d’une France libre de se rapprocher davantage de pays comme la Russie et la Chine qui sont directement concernés par la menace américaine, et qui ont constitué avec l’Iran et d’autres pays, l’Organisation de Coopération de Shanghai.

Ces deux pays sont souvent amenés à s’opposer à la volonté US de régner sur un monde unipolaire et ne peuvent accepter passivement les actuels préparatifs de guerre états-uniens. Ils subiraient les effets directs de cette guerre contre l’Iran et savent être sur la liste de guerres « préventives » ultérieures mais déjà à l’étude.

Des obstacles existent donc qui limitent les possibilités bellicistes des dirigeants américains et de leurs alliés.

Mais les peuples du monde doivent d’abord compter sur eux-mêmes, sur leurs propres forces de résistance anti-impérialiste et pour la paix, sur leur prise de conscience et sur leur mobilisation internationaliste et solidaire. Il est urgent qu’en France, le peuple rétablisse sa souveraineté, celle de la Nation abandonnée par les fanatiques de l’Europe supranationale, ethniste et atlantiste, de la social-démocratie, de la fausse gauche comme de la vraie droite.

Claude Beaulieu

lundi 30 novembre 2009,

Comité Valmy

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article29


n°28 - Géopolitique & stratégie d'Iran - 15-01 - : Fin :- : Les Etats-Unis soutiennent des fauteurs de trouble en Iran.


n°28 - Géopolitique & stratégie d'Iran - 15-01  - : Fin  :- : Les Etats-Unis soutiennent des fauteurs de trouble en Iran.



Géopolitique & stratégie d'Iran

Dossier Spécial propagande & Les tentatives de déstabilisation.

           n°28 du 15-01                                C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


Sommaire :  

2  Annexe

2-1 Un vaste dispositif de sanctions vise L'Iran.

2-2 Paul Craig Roberts : Entent-on parfois la vérité ?

2-3 François Géré : L’Iran et le nucléaire. Les tourments perses.  

3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage.

3-1 Azizallah Rajabzadeh : Les  forces de l'ordre ont comme rôle d'identifier et d'arrêter les incitateurs.

3-2  Sylvain Mouillard : Les agitateurs ont agi selon un scénario préparé d’avance.

3-3 Les Etats-Unis soutiennent des fauteurs de trouble en Iran.


2  Annexe

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

2-1 Un vaste dispositif de sanctions vise L'Iran.

4/1

Les États-Unis, l'ONU et l'Union européenne ont mis en place un vaste dispositif de sanctions contre l'Iran.

Le mécanisme actuel de sanctions comprend :

a) DES SANCTIONS AMÉRICAINES

À la mi-décembre dernier, la Chambre des représentants américaine a adopté une législation prévoyant de sanc­tionner les compagnies étrangères fournissant de l'essence à l'Iran, qui doit importer 40 % de son pétrole raffiné. Le Sénat devrait suivre prochainement.

Fin octobre 2009, le président Barack Obama avait signé une loi interdisant au département américain de l'Énergie d'alimenter les réserves stratégiques de pétrole américaines auprès de toute compagnie fournissant par ailleurs l'Iran.

En octobre 2007, Washington a mis au ban du système financier international les banques iraniennes Melli, Saderat et Mellat. Les gardiens de la révolution sont aussi désignés comme agents de prolifération d'armes de destruction massive.

En 1995, Bill Clinton signe une loi interdisant aux entreprises américaines de commercer avec l'Iran. La même année, le Congrès mandate le gouvernement pour sanctionner les compagnies étrangères investissant plus de 20 millions de dollars par an dans le secteur énergétique iranien. Cette mesure a été prolongée pour cinq ans en 2006, mais aucune entreprise n'a subi de rétorsions.

Dès 1979, un embargo sur les échanges avait été instauré après la prise d'otages à l'ambassade américaine de Téhéran : aucun bien ni service ne peut être importé d'Iran aux États-Unis, directement ou via des pays tiers. Les exceptions concernent la nourriture, les biens de moins de 100 dollars, le matériel d'information et les tapis.

b) DES SANCTIONS ONUSIENNES

Le Conseil de sécurité de l'ONU a instauré trois régimes de sanctions successifs, qui se complètent :

En décembre 2006, l'ONU interdit la livraison à l'Iran de matériel nucléaire sensible et gèle les avoirs à l'étranger de dirigeants et d'entreprises iraniens liés au programme nucléaire. Elle donne soixante jours à Téhéran pour suspendre son programme d'enrichissement d'uranium, ultimatum ignoré par les mollahs.

En mars 2007, sont décidés un embargo sur les armes ainsi que de nouvelles sanctions financières : les avoirs de 28 personnalités ou sociétés impliquées dans la recherche nucléaire ou la production de missiles balistiques sont gelés, y compris ceux de la banque Sepah et d'autres compagnies affiliées aux gardiens de la révolution.

En mars 2008, l'ONU durcit les interdictions de voyage et les restrictions ­financières contre treize nouvelles personnalités et douze entreprises. Les technologies pouvant avoir un usage civil et militaire sont placées sous embargo.

En septembre 2008, une nouvelle résolution de l'ONU enjoint à l'Iran d'arrêter ses activités nucléaires, mais la Russie et la Chine s'opposent à de nouvelles sanctions.

c) DES SANCTIONS EUROPÉENNES

L'UE (Union européenne ), qui applique les résolutions de l'ONU sur le gel des avoirs, a en outre interdit de visa des dirigeants iraniens tels que le chef des gardiens de la révolution, Mohammad Ali Jafari, l'ancien ministre de la Défense Mostafa Mohammad Najjar et l'ancien responsable du programme atomique

Cependant de nouvelles dispositions doivent être négociées entre les grandes puissances dans les prochaines semaines.

http://www.lefigaro.fr/international/2010/01/04/01003-20100104ARTFIG00274-un-vaste-dispositif-de-sanctions-vise-teheran-.php


2-2 Paul Craig Roberts : Entent-on parfois la vérité ?

nb :  Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toute l'analyse de l'auteur mais doit être vu comme information.

extrait

Que devons-nous penser des complots manqués, avec des sous-vêtements, du dentifrice, du shampooing et une bouteille d’eau, servant de bombes ?

Et de celui à la chaussure piégée ?

Ces complots maladroits et invraisemblables, visant à abattre des avions de ligne, semblent bien éloignés de l’habileté d’Al-Qaïda dans la réussite du 11/9 (…) en dépit des difficultés.

Si l’on en croit le gouvernement étasunien, Khalid Sheikh Mohammed, le présumé « cerveau » d’Al-Qaida derrière le 11/9, a déjoué la CIA, la NSA, en fait l’ensemble des 16 agences de renseignement des États-Unis ainsi que celles de tous ses alliés, dont le Mossad, le Conseil de sécurité nationale, le NORAD, le contrôle du trafic aérien, la sécurité aéroportuaire à quatre reprises en une seule matinée, et Dick Cheney, et, avec des pilotes non qualifiés et inexpérimentés a réussi des prouesses de pilotage confirmées pour écraser les avions de ligne détournés sur les tours du World Trade Center et le Pentagone, où une batterie de défense aérienne ultramoderne a en quelque sorte échoué dans sa fonction.

Après une réussite aussi stupéfiante, Al-Qaida aurait attiré dans son business les meilleurs esprits, mais se serait plutôt cantonnée à des cascades d’amateurs.

L’intrigue aux caleçons piégés se joue à fond sur les médias TV et en particulier sur la chaîne Fox « News. » Après avoir lu récemment que le Washington Post avait permis à un lobbyiste d’écrire un bulletin d’information qui prêche l’intérêt du lobbying, je me demandais si les fabricants de scanners intégraux ne seraient pas derrière la lourde couverture médiatique sur les slips piégés, s’ils ne seraient pas à l’origine du complot lui-même. Aux États-Unis tout est à vendre. L’intégrité s’en est allée au fil du vent.

J’ai lu dernièrement une chronique signée par un auteur qui a une théorie valable au sujet du kamikaze aux sous-vêtements piégés, qui serait Nigérien et auraient été formés par Al-Qaïda au Yémen.

Comme les États-Unis sont impliqués dans une guerre non déclarée au Yémen, sur laquelle le public et le Congrès n’ont été ni informés ni consultés, l’intrigue à la bombe dans le caleçon fournit un prétexte commode pour une nouvelle guerre de Washington, indépendamment du fait qu’il s’agisse d’un attentat réel ou d’un coup monté.

Dès que vous commencez à vous demander quel ordre du jour est servi par les événements et leur manipulation médiatique, d’autres choses viennent à l’esprit. Par exemple, en juillet dernier, un bulletin d’information indiquait que le gouvernement du Yémen avait démantelé une cellule terroriste opérant sous la supervision des services de renseignements israéliens.

Selon ce communiqué, le Président yéménite Ali Abdullah Saleh a déclaré à agence de presse Saba qu’une cellule terroriste a été arrêtée et que le dossier a été soumis aux autorités judiciaires « pour ses liens avec les services secrets israéliens. »

Se pourrait-il que le kamikaze au slip piégé ait été l’une des recrues terroristes israéliennes ?

Israël a certainement intérêt à maintenir les États-Unis pleinement engagés militairement contre tout adversaire potentiel à son expansion territoriale.

Cette pensée m’a rappelé mes études russes à l’Université d’Oxford, où j’ai appris que la police secrète du tsar, faisait sauter des bombes afin de pouvoir accuser ceux qu’elle voulait arrêter.

Je me suis ensuite souvenu de Francesco Cossiga, le Président de l’Italie de 1985 à 1992, qui révéla l’existence de l’Opération Gladio, une opération sous fausse bannière, sous les auspices de l’OTAN, qui réalisa des attentats à travers l’Europe dans les années 60, 70 et 80. Ces attentats furent attribués aux Communistes et servirent à discréditer les partis communistes dans les élections.

Une enquête parlementaire italienne découvrit le fait que les attentats étaient supervisés par la CIA. L’agent de Gladio Vincenzo Vinciguerra déclara dans son témoignage sous serment que les attentats prenaient pour cible des civils inoffensifs, dont des femmes et des enfants, afin de « forcer le public à se tourner vers l’État pour demander une plus grande sécurité. »

Quelle coïncidence ! C’est exactement ce que le 11/9 a réussi à faire aux États-Unis

Chez les bien-pensants et les crédules en Occident, il est toujours supposé que le gouvernement représente l’intérêt national. Les partis politiques gardent ce mythe en vie en se disputant au sujet de quel est celui d’entre eux qui représente le mieux l’intérêt public. En vérité, le gouvernement représente des intérêts privés, ceux des titulaires des charges, c’est-à-dire eux-mêmes, et ceux des groupes de pression qui financent leurs campagnes politiques. Le public ignore tout quant à l’ordre du jour réel.

Les États-Unis et leur État fantoche allié ont entamé la guerre au Moyen-Orient et en Afghanistan en s’appuyant entièrement sur des mensonges et des supercheries.

Les armes de destruction massive irakiennes n’existaient pas et les gouvernements étasunien et britannique le savaient. Des documents contrefaits, comme les « yellowcake documents » [sur les concentrés uranifères, ndt], ont été divulgués à la presse afin de créer des bulletins d’informations qui vendraient au public l’agenda de guerre du gouvernement.

La même chose se produit aujourd’hui en ce qui concerne un programme d’armes nucléaires iranien inexistant. De faux documents divulgués au Times (de Londres), indiquant que l’Iran développe un mécanisme « initiateur nucléaire, » se sont avérés être des contrefaçons.

Qui en profite ? De toute évidence, attaquer l’Iran est un programme israélo-étasunien, et quelqu’un fabrique des « preuves » pour le soutenir, tout comme ce fut révélé par la fuite du « Mémo secret de Downing Street » pour le cabinet britannique, qui informait le gouvernement du Premier ministre Tony Blair que le président Bush avait déjà pris la décision d’envahir l’Irak et que « les renseignements et les faits devaient être établis en fonction de la politique. »

La complaisance des gens à croire en leurs dirigeants et aux ministères de la propagande [grands médias, ndt] qui les servent est ahurissante. Beaucoup d’Étasuniens croient que l’Iran possède un programme d’armement nucléaire en dépit de la conclusion contraire unanime de 16 agences de renseignement.

Le vice-président Dick Cheney et les néo-conservateurs se sont battus avec un succès mitigé pour changer le rôle d’agence de renseignement de la CIA en organisme politique créateur de faits à l’appui de leur ordre du jour. Pour le régime Bush, la création de « nouvelles réalités » avait plus de valeur que la connaissance des faits.

J’ai lu dernièrement une proposition émanant d’une personne censée favoriser l’indépendance des médias, qui déclarait que nous devons sauver la presse écrite de la faillite financière à l’aide de subventions étatiques. Ce genre de subventions asservirait complètement les médias au gouvernement.

Aux États-Unis nous produisons nos propres procès-spectacles. Celui de Sheikh Mohammed en est un grandiose. Comme Chris Hedges l’a récemment fait observer, à partir du moment où le gouvernement utilise des musulmans diabolisés pour faire marcher le nouveau système judiciaire (sic), nous allons être les prochains.

Paul Craig Roberts, VDARE,

Original : vdare.com/roberts/100107_truth.htm

Traduction copyleft de Pétrus Lombard

 (Source : AlterInfo)

7 janvier 2010

http://www.newsoftomorrow.org/spip.php?article7191


 


2-3 François Géré : L’Iran et le nucléaire. Les tourments perses.  

Dans le cadre de ses synergies géopolitiques, le site www.diploweb.com vous présente en exclusivité sur Internet un extrait d'un ouvrage de François Géré publié en mai 2006 par les éditions LIGNES DE REPERES. (176 pages, 16€, ISBN : 2-915752-12-5).

1: L'extrait

Les premiers pas

1. La période du shah

L’Iran adhère immédiatement à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et entre dès 1957 dans une coopération de recherche nucléaire avec les Etats-Unis.

Très logiquement, Téhéran rejoint le TNP, qu’il ratifie en 1970, et crée en 1974 l’Organisation pour l’énergie atomique de l’Iran (OEAI).

Le Centre de recherches de Téhéran devient le cerveau qui prend l’initiative de nombreuses entreprises de petites dimensions à caractère expérimental, visant à faire progresser connaissances et savoir-faire dans l’ensemble du vaste domaine nucléaire. Par exemple, dès cette époque, l’Iran s’intéresse à l’enrichissement par laser, afin d’étudier la physique des plasmas. Cette activité fait l’objet de quelques achats en 1979 auprès de firmes américaines. 

Dans cette phase initiale, avec un appétit juvénile et quelque peu brouillon, les responsables iraniens explorent toutes les voies, toutes les dimensions.

Ce sont les Etats-Unis qui, les premiers, fournissent un petit réacteur nucléaire de recherche plutonigène. Nous sommes dans une phase d’euphorie nucléaire qui commence à retomber après l’essai indien de 1974. Deux ans plus tard, l’Administration Carter va largement contribuer à un retour à la rigueur de la lutte contre la prolifération. 

Parallèlement, la « grande industrie » électronucléaire cherche les voies de son développement.

Le premier grand programme industriel iranien correspond à la construction du complexe de Busher, au sud du pays, le long du golfe Persique, conclu avec les firmes allemandes, notamment Krafwerke et Siemens. Second projet, avec la France, cette fois, dont la diplomatie gaullienne favorise le rapprochement avec l’Iran. En outre, Paris mesure tout l’intérêt qu’il y a à équilibrer la facture pétrolière par une « contre facture » nucléaire. 

Téhéran et Paris s’accordent sur un site à Darquin, au nord du golfe Persique, à proximité de la frontière koweïto-irakienne Ainsi qu’à Karum (1 000 MW), au sud-ouest de Téhéran, avec Framatome.

Mais quelques mois avant même la révolution islamique, ces contrats jugés trop onéreux sont dénoncés par l’ultime Premier ministre du shah, Chapour Bakhtiar. 

La troisième grande entreprise est Eurodif. Afin de mener à bien un vaste programme très coûteux, les autorités françaises ont l’idée de créer en 1975, à Tricastin, un consortium pour l’enrichissement de l’uranium. Il comporte, outre la France, la Belgique, l’Italie et l’Espagne ; l’Iran y prend une part de 10 %. Immédiatement après la révolution, le contentieux entre la France et le nouveau gouvernement iranien prend une tournure particulièrement désagréable et dangereuse, comportant la forte suspicion d’activités masquées de terrorisme indirect pour faire plier Paris. 

Les premiers pas du nucléaire iranien comportent, très classiquement, la mise en place de filières d’approvisionnement et de formation. L’entreprise iranienne prend son essor, touchant le monde entier, tirant partie des opportunités qui se font jour. Téhéran, avec astuce, exploite les intérêts des uns et les difficultés des autres.

Voilà qui ne va pas sans créer des situations baroques : il y a coopération avec l’Afrique du Sud, où Téhéran achète du « yellow cake » provenant de Sud-Namibie, ceci au moment même où, clandestinement, le pays de l’apartheid coopère avec Israël et construit secrètement un petit nombre d’armes nucléaires !

Pour former ses experts, l’Iran a cherché des places partout dans les possibles laboratoires d’accueil : en Inde et en Grande Bretagne, aux Etats-Unis, en Algérie et en France.  

En soi, ces activités n’ont rien d’illégal pour un Etat membre du TNP qui entend se doter d’une industrie électronucléaire. Il est toutefois dans l’obligation d’en faire la déclaration, ce qui fut largement omis par les gouvernements iraniens ultérieurs. Mais, pour l’heure, la création de ces multiples filières ne fait l’objet d’aucune objection. C’est la détérioration des relations entre le régime révolutionnaire iranien, d’une part, et les Etats-Unis et les Européens, de l’autre, qui va conduire ceux-ci à exercer des pressions pour fermer les voies d’approvisionnement et de formation.

2. Les effets de la révolution de 1979

Contrairement à une idée généralement reçue, la  révolution de 1979 n’a pas constitué un coup d’arrêt décisif au programme nucléaire. Dès 1984, le gouvernement iranien propose à Siemens de poursuivre les travaux à Busher ; l’entreprise décline l’offre, eu égard aux dangers. En effet, entre 1984 et 1988, les Irakiens ont bombardé à huit reprises les deux unités du site, endommageant les chantiers de construction dont l’activité était déjà suspendue. Ce sont les refus des industriels allemands de reprise de la construction après la guerre qui ont fait qu’au début de 2006, Busher n’a pas encore commencé à entrer en service puisqu’il a fallu passer par le relais de l’assistance russe

On fait aussi état du départ d’un grand nombre de scientifiques. Mais aucun chiffre précis n’a pu être avancé. En outre, nul n’est en mesure de comptabiliser ceux qui sont revenus. Enfin, plusieurs centaines de jeunes scientifiques se trouvaient en formation dans des laboratoires étrangers dans divers domaines touchant de plus ou moins près aux activités nucléaires, notamment la chimie liée à la conversion de l’uranium. Ils étaient d’autant plus nombreux qu’on les avait placés en formation dans la perspective du développement de l’industrie électronucléaire de l’Iran. Or la plupart sont revenus, une fois les troubles apaisés. 

Le programme actuel apparaît donc comme la continuité de ce qui avait été envisagé dès 1974. La volonté d’aller de l’avant a été amplifiée par les perspectives de relance de l’économie, alors que les effets de la guerre contre l’Irak ont pesé sur la mentalité des dirigeants… 

Finalement, ce ne sont pas tant les problèmes financiers ou les difficultés techniques qui dressent des obstacles, mais bien plutôt la méfiance politique.

En reprenant la comparaison avec le Japon, George Perkovich finit par lever le voile sur les véritables raisons : « Contrairement au Japon, l’Iran ne reconnaît pas l’existence de l’Etat d’Israël, remet en cause ses frontières avec ses voisins, soutient des organisations qui mènent un combat de nature terroriste et a menti pendant près de vingt ans sur la nature de ses activités nucléaires[i]. »

En raison de ses mobiles idéologiques et des orientations politiques qui en procèdent, l’Iran est donc toujours perçu, de plus en plus, comme un perturbateur régional dont la capacité de nuisance peut se hausser au niveau mondial.

L’Iran apparaît comme le pays le plus intéressé et le plus compétent pour développer, par des voies multiples, une authentique stratégie indirecte au plan géopolitique. Dès lors, ni la confiance, ni même la tolérance ne sont plus de mise. Au sortir de la guerre contre l’Irak, en 1990, l’Iran, bien que membre du TNP, fait l’objet d’un ostracisme tout particulier, résultant largement de la stratégie du « double endiguement » élaborée par les États-unis : Bagdad et Téhéran, soupçonnés de vouloir déstabiliser à leur profit le Moyen-Orient et de se doter d’armes de destruction massives, doivent être soigneusement contenus dans leurs entreprises, notamment à travers un contrôle aussi étroit que possible de leurs acquisitions technologiques. Mis en difficulté, le régime iranien va donc chercher des voies détournées. 

Dans le domaine nucléaire, la question des coopérations et des aides étrangères n’est jamais simple. Les enjeux industriels sont déjà considérables. Lorsque s’y ajoute la préoccupation d’une éventuelle dérive vers le nucléaire militaire, la complexité s’accroît. Dans cette crise riche en paradoxes, l’un des plus frappants est qu’à mesure de sa bonne volonté à coopérer –au compte-goutte – avec l’AIEA, Téhéran permet de mesurer rétrospectivement la diversité et l’ampleur des manquements iraniens, notamment à partir du premier accord avec le Pakistan, en 1987.

Ce sont plus de quinze années d’activités occultes, fortement soupçonnées, qui sont avouées : les achats au Pakistan, les expérimentations laser, les sites de Natanz, Arak, etc.

Pour justifier cette dissimulation, les officiels iraniens se retranchent derrière leurs difficultés, réelles et bien connues, à se procurer normalement les matériels nécessaires au développement d’une industrie électronucléaire. Ils excipent du fait que leur pays a fait l’objet d’une discrimination de la part des pays disposant des meilleures technologies nucléaires et qu’ils se sont vus, de toutes parts, rejetés.  

La liste des rebuffades est en effet longue.

Elle commence en 1984 avec le retrait allemand de Busher, puis, en 1987, avec la rétractation de l’Argentine d’un projet de fourniture d’un réacteur de recherche. Puis la Chine, cédant aux instances américaines, refuse à son tour de fournir un réacteur de recherche (ce qu’elle avait accordé à l’Algérie). Même attitude de l’Inde en 1991. Tout se passe comme si, pour assurer leur propre développement nucléaire, partiellement tributaire de transferts de technologies nord-américaines et européennes, ces grands Etats préféraient sacrifier – momentanément ? – leurs relations commerciales nucléaires avec le « petit » Iran, alors fortement marginalisé sur la scène mondiale.

Enfin, la Russie elle-même se retire d’un engagement pour fournir une usine d’enrichissement par centrifugation gazeuse ou un réacteur de recherche. On aura relevé au passage que la demande iranienne reste constante, toujours de l’ordre de 15 à 30 mégawatts (MW).

Ne pouvant se procurer certains matériels par les voies légales, progressivement fermées, l’Iran va donc finir par se comporter comme un acquéreur clandestin, créateur de réseaux plus ou moins opaques. C’est toute l’importance de la filière pakistanaise qui se dévoile en 2003 et 2004.

Dès 1987, l’Iran signe avec l’Agence de l’énergie atomique pakistanaise un premier accord de coopération, marqué par la visite d’Abdel Kader Khan. Bien que discret, cet accord n’est pas parvenu à rester secret. Plusieurs revues en font immédiatement état, indiquant que trente-neuf scientifiques iraniens seront accueillis au Pakistan [ii]. Or, sachant que M. Khan est un spécialiste de l’enrichissement, il n’est pas trop difficile d’en déduire à quel type de procédé les Iraniens vont être formés. Sitôt qu’il s’agit du Pakistan, la rumeur – qui ne circule pas par hasard – commence à raviver le thème de la « bombe islamique ». Ce thème qui relève de la guerre psychologique suppose des solidarités idéologiques qui méconnaissent la profonde différence entre le Pakistan sunnite et l’Iran chiite. En revanche, les intérêts économiques bien compris jouent un rôle considérable, nettement plus sérieux. Cela ne signifie certainement pas que le Pakistan ait jamais été disposé à livrer (gratuitement ?) une bombe clefs en main. Au contraire, l’examen des relations entre les deux agences de l’énergie atomique fait apparaître des tractations difficiles, passablement mesquines, très éloignées de la grande solidarité mythique panislamique. 

Mentionnons qu’à cette époque, l’Administration Reagan trouvait dans le Pakistan son meilleur allié contre l’occupation militaire soviétique de l’Afghanistan, et que le Congrès à majorité démocrate avait bien de la peine à bloquer la vente de F-16 à double capacité conventionnelle et militaire au bénéfice du gouvernement de la séduisante et totalement corrompue Benazir Bhutto. C’est à travers les mailles de ce filet que l’Iran a pu progresser dans sa voie vers l’enrichissement.  

François Géré, Président de l'IFAS

Pour en savoir plus, consultez le dossier de cet ouvrage et suivez son actualisation sur : www.lignes-de-reperes.com

François Géré,

Président de l'Institut français d'analyse stratégique

Géostratégie et géopolitique du Moyen-Orient : www.diploweb.com

http://www.diploweb.com/forum/iran06063.htm



3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

3-1 Azizallah Rajabzadeh : Les  forces de l'ordre ont comme rôle d'identifier et d'arrêter les incitateurs.

30-12

Le Commandement des Forces de l'ordre de Téhéran a publié un communiqué dans lequel, il a brossé un tableau des événements qui ont eu lieu, le jour de l'Achoura, (dimanche 28 décembre), dans la capitale. 
M.Azizallah Rajabzadeh, a souligné que les  forces de l'ordre qui ont comme rôle d'identifier et d'arrêter les incitateurs et les auteurs de ces agissements contre-révolutionnaires, ne tolèreront pas tout outrage aux valeurs sacrées de la religion, aux principes de la République islamique et aux croyances du peuple musulman.
Il a expliqué que, le jour de l'Achoura de l'Imam Hossein (S), les conspirateurs ont abusé de la patience des Forces de l'ordre, et procédé, conformément à un plan prémédité et à l'appel des étrangers, à des actes contre-révolutionnaires.
Ils ont détruit des biens publics et privés, agressé les fidèles participants au deuil de l'Imam Hossein et attaqué les forces de l'ordre. Ils ont, ainsi, blessé des dizaines de policiers, dont notamment, le Commandant des Forces de l'ordre de Téhéran.


Commentaires

2.Posté par duperrier le 30/12/2009 13:24

je suis contente les manipulateurs ont encore échoué, les Iraniens ont déjà donné ils savent ce que les Américains et Israéliens les ont conduit ,leur gouvernement c'est leur problème ,je crains qu'ils ne fassent comme en Irak , Mais si ils ont le malheur à toucher un seul bombardement ,ils n'auront même pas le temps de le regretter
il faut que les Américains cessent leur hégémonie sanguinaire ,

http://aol

 

3. Posté par manea le 30/12/2009 14:07

Nul doute que le peuple saura faire face. A bas les traitres à leur patrie qui prétextent qu'on leur a volé 11 millions de voix. Même une machine à frauder n'aurait pas permis un tel écart. Ce ne sont que de mauvais perdants aux ambitions démesurées.

 

4. Posté par Brams le 30/12/2009 14:43

Les masques commencent à tomber. En fait le projet de coup d’état coloré (Oh, pardon la révolution colorée révolution verte voir aussi la révolution orange, rose, .. dans certains pays de l'est) au nom d’Ajax 2, planifié depuis longtemps par les USA a échoué.
Maintenant les choses sont un peu plus claires. Depuis le mois de Janvier 2009, les médias occidentaux nous cassent les oreilles en répétant la main tendue des USA vers l’Iran.

Quand on demande au Président Obama pourquoi alors ne discutez-vous pas avec l’Iran ? Il a toujours répondu après l’élection présidentielle Iranienne. Pourquoi ?
Parce qu’il attendait sûrement les résultats de l'Opération Ajax 2 afin de commencer a discuter avec le nouveau gouvernement.
Etant donné que la révolution coloré (verte) organisé par des agences gouvernementales (CIA MI6, ... peut être le Mossad, ...) n’a pas réussi,alors on organise les choses différemment. On entraînent certains iraniens au travers l'OMP (organisation contre-révolutionnaire) a des manifestations violentes afin d'entraîner le gouvernement iranien dans des violences extremes et du coup, on peut légitimer une intervention militaire ( voir le cas de l'Irak, de la Serbie, ...) Il est clair que maintenant, pour les responsables iraniens, la balle est dans leur camp, éviter de tomber dans le piège qui leur est tendu. Souvenez-vous, chères internautes, des émeutes de 2005 en France, le gouvernement de l'époque voulait faire intervenir l'armée, il y avait eu un couver-feu. souvenez-vous chers internautes au soir de l'élection de M. Sarkosy, il y avait eu des émeutes à Paris. Questions: Est ce que le pays tout entier se soulevait ?? bien sur que non. Et bien nous pouvons sans doute faire le même parallèle, ce ne sont que quelques agités. Les médias occidentaux exagèrent, on se demande ... pourquoi ???. Le régime iranien est debout, et il n'est pas prêt de tomber comme le souhaiteraient certains opposant aigris, expulser, il y a bien longtemps du pays, Il souhaite revenir.... c'est pas gagner.
Ps. Les médias occidentaux continuent à raconter toujours le même mensonge à savoir : Les USA tendent la main vers l’Iran. Quelle main tendu ? la main droite tendu, la main gauche avec un couteau!!!

 

6.Posté par ishtar le 30/12/2009 19:30

je demande votre attention : Moussavi,et karoubi sont en cavale dans le nord de l'iran

http://www.alterinfo.net/Le-peuple-iranien-crevera-l-oeil-du-complot,-poursuite-des-manif-anti-emeutes_a40873.html?com#com_1120332


3-2  Sylvain Mouillard : Les agitateurs ont agi selon un scénario préparé d’avance.

Le commandement des forces de l’ordre de Téhéran a annoncé dans un communiqué publié dimanche que les agitateurs avaient agi selon un scénario préparé d’avance, en coordination avec les médias étrangers afin de perturber l’ordre public.

Le communiqué a ajouté que les forces de l’ordre avaient utilisé fermement leurs moyens, sans porter de l’arme à feu, pour disperser les fauteurs de trouble.

Nous lisons dans le communiqué : « Malheureusement, lors de ces troubles, cinq personnes ont trouvé la mort de manière douteuse. Plusieurs personnes ont été blessées. Une enquête est en cours pour identifier les fauteurs de trouble. »

 Les médias occidentaux qui couvrent les agitations de dimanche à Téhéran, les ont présentées comme les protestations populaires contre les résultats de l’élection présidentielle du 12 juin.

Les chaînes CNN, BBC, NBC et Al-Jazeera et les agences de presse Associated Press et France Presse prétendent que cinq personnes ont été tuées lors des agitations par le tir direct des forces de l’ordre et de la police.

Or, les événements post-électoraux en Iran a ont déjà révélé l’intervention directe et indirecte des pays étrangers dans les troubles à l’intérieur de l’Iran.

 http://french.irib.ir/

Commentaires

1.Posté par duperrier le 28/12/2009 13:11

ils ne les soutiennent pas ILS les organisent c'est très différent ,ils veulent arriver à leur FIN comme avec Saddam Hussein le malheur c'est que TOUS ont obéi ,a cette machine machiavélique qui broie Dictateur sanguinaire pas un journaliste à dénoncé ,ce n'est même pas lui qui a gazé les Kurdes,il ne s'est pas mis dans un trou ,ces les charognards qui l'ont arrêté ,il se battait pour SON PAYS Combien d'Hommes Politique en feraient autant ,nous allons peut-être le savoir bientôt je le souhaite
Nous avons aidé Komeiny a prendre le Pouvoir c'est le résultat, ils n'en veulent plus au suivant ,je pense qu'ils veulent installer le Fils du Shah, comme s'est les Américains qui gèrent sa fortune ,il sera obligé d'OBEIR

http://aol

 

7.Posté par Nelly le 28/12/2009 15:35

1- Les USA, un pays criminel qui terrorise le monde entier avec des guerres, des mensonges.
2- Les USA, un pays qui soutient tous les dictateurs du monde qui servent leurs intérêts.
3- Les USA, un pays qui ont fait un coup d’état en 1953 en Iran et chuté MOSSAEGH élu démocratiquement pour le remplacer par un tyran traître sioniste au nom SHAH.
4- Les USA, un pays qui s’en fichent des peuples et pour donner juste l’exemple de l’Iran entre 1953-1979 ont volé la richesse de l’Iran.
5- Les USA, un pays qui utilise bien l’outil de la démocratie pour bafouer et pilier la richesse des pays pauvres.
6- Les USA, un pays discrédité aux yeux du monde entier.
7- Les USA rêvent, les musulmans Iraniens ne permettront plus jamais qu’ils reviennent en Iran.
8- L’Iran est encerclé de partout mais les USA-sionistes n’osent pas agresser ce pays.

 

9.Posté par Hijack le 28/12/2009 16:28

@ duperrier,
Bien entendu que les USA ne soutiennent rien, ils organisent !!! comme tu le dis si bien !
Ce qui est grave, c'est le fait qu'il y ait des iraniens qui participent au massacre !
Ils ne se rendent pas compte à quel point ils sont utilisés ! C'est à nous de leur faire comprendre.
A mon sens, ces iraniens qui pactisent avec l'ennemi, ce n'est ni plus ni moins que des harkis volontaires

 

10.Posté par La Tortue le 28/12/2009 16:52

Payés par nous mêmes, contribuables français de toutes confessions , pour écouter et regarder nos médias officiels s'acharner sur la république islamique d'Iran en couvrant inexorablement ces voyous criminels de la shoha du shah et ses résidus" goujahidines calques" des va t-en guerre USionistes pervers.
- La position de nos médias ( ex.Israèl 24 d'Okrent-couchenerf ) et autres sont une insulte à la révolution Française de 1789/1799 ...
- une insulte au Général De Gaule , ce modèle d'homme que Ahmadinejaad représente pour tous les opprimés du monde colonial prédateur.
Contre la barbarie moderne , restons unis , citoyens opprimés de toutes confessions spirituelles !!!
Et vive la révolution Islamique de 1979 ! une et éternelle.

 

11.Posté par Brams le 28/12/2009 20:42

Opération de déstabilisation.
De tous les commentaires que j'ai pu lire, il y en a aucun qui explique de manière claire et limpide pourquoi ces manifestations ?

pourquoi maintenant ?

pourquoi les médias n'ont pas une position objective et explicative sur ces manifestations ?

Qui est derrière ces manifestations ? A qui profite la déstabilisation de l'Iran. Toutes ces questions y trouvent leurs réponses dans la géopolitique des énergies en particulier d'une part et la géopolitique en général.

Lire absolument les ouvrages de M. Aymeric Chauprade et si vous n'aimez pas lire je vous invite à écouter sur daily motion : taper Aymeric Chauprade ou géopolitique de l'Iran.

http://www.alterinfo.net/Les-Etats-Unis-soutiennent-des-fauteurs-de-trouble-en-Iran_a40793.html

 

SYLVAIN MOUILLARD

A Téhéran, dimanche 27 décembre (REUTERS/Stringer Iran)

«Que les gens ripostent, ce n'est pas un phénomène complètement nouveau, estime Fahrad Khosrokhavar. Mais il est frappant de voir la détermination de plus en plus importante d'une partie de la population.» Karim Lahidji appuie l'argument: «Les porte-parole du mouvement réformiste insistaient sur le caractère pacifique des manifestations malgré la répression. Le mouvement semble désormais se radicaliser (...). Des villes comme Qom, plutôt traditionnelles, commencent à bouger alors qu'elles n'étaient pas intervenues en juin.»

Les barricades entrevues hier dans les rues de Téhéran pourraient donc réapparaître prochainement. «La protestation dure depuis six mois.

Cela montre que le régime ne se débarrassera pas d'un mouvement si profond par la répression», avance Fahrad Khosrokhavar. «Un coup d'État militaire est possible. Mais on peut aussi aller vers une crise majeure au sein du régime.» Des luttes de pouvoir entre différentes factions de la République islamique pourraient alors éclater.

http://www.liberation.fr/

 

Monde 29/12/2009 à 17h17


3-3 Les Etats-Unis soutiennent des fauteurs de trouble en Iran.

Suite aux agitations à Téhéran et quelques autres villes iraniennes, dimanche au jour de l’Achoura, la Maison Blanche a publié un communiqué pour soutenir les fauteurs de troubles. « Les Etats-Unis soutiennent les efforts du peuple iranien », dit le communiqué.  Les Etats-Unis et certains pays européens avaient déjà pris des positions interventionnistes à l’égard des événements post-électoraux en Iran. La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton avait déclaré, le 9 août, lors d’une interview avec la chaîne CNN, que le fait que les auteurs des agitations survenues après l’élection présidentielle du 12 juin, parmi lesquels des employés des ambassades de France et de Grande Bretagne à Téhéran, serait un signe de faiblesse du gouvernement iranien. Hillary Clinton avait ajouté que les Etats-Unis aidaient et soutenaient dans les coulisses les protestataires.
La chaîne Press TVa rapporté que dimanche, vers midi, alors que les habitants de Téhéran étaient en train de célébrer les cérémonies de l’Achoura et du martyre du vénéré Imam Hossein (béni soit-il), plusieurs groupes ont procédé à une manifestation illégale dans les rues du centre et du sud de Téhéran, dégénérant les cérémonies de l’Achoura à la violence. Ces groupes d’agitateurs ont attaqué les effectifs de la police et des gens ordinaires qui participaient aux cérémonies de l’Achoura, en scandant des slogans offensants. Selon une source proche du ministère iranien du Renseignement, plusieurs fauteurs de trouble qui ont été arrêtés, sont des membres du groupuscule terroriste des Monafeghine. Le commandement des forces de l’ordre de Téhéran a annoncé dans un communiqué publié dimanche que les agitateurs avaient agi selon un scénario préparé d’avance, en coordination avec les médias étrangers afin de perturber l’ordre public. Le communiqué a ajouté que les forces de l’ordre avaient utilisé fermement leurs moyens, sans porter de l’arme à feu, pour disperser les fauteurs de trouble. Nous lisons dans le communiqué : « Malheureusement, lors de ces troubles, cinq personnes ont trouvé la mort de manière douteuse. Plusieurs personnes ont été blessées. Une enquête est en cours pour identifier les fauteurs de trouble. » Les médias occidentaux qui couvrent les agitations de dimanche à Téhéran, les ont présentées comme les protestations populaires contre les résultats de l’élection présidentielle du 12 juin. Les chaînes CNN, BBC, NBC et Al-Jazeera et les agences de presse Associated Press et France Presse prétendent que cinq personnes ont été tuées lors des agitations par le tir direct des forces de l’ordre et de la police. Or, les événements post-électoraux en Iran a ont déjà révélé l’intervention directe et indirecte des pays étrangers dans les troubles à l’intérieur de l’Iran. En effet, le peuple iranien est parfaitement conscient aujourd’hui que les puissances étrangères cherchent à réaliser leur projet de changement de régime en Iran par le biais des agitations à l’intérieur du pays.

 http://french.irib.ir/

 

4.Posté par ABDALLAH le 28/12/2009 13:47

Comme disait l'autre, chaque fois que mes ennemis m'applaudissent, je m'arrête pour me dire "quelle bêtise ai-je commise" ? Les parrains de l'apartheid hier et des sionistes criminels aussi bien de guerre que contre l'humanité aujourd'hui ne soutiennent pas le peuple iranien, mais leurs intérêts. Qu'ont-ils dit ou fait pendant les années de terreur du Shah ? Rien sinon soutenir sa répression. Les charognards ne baisseront jamais les bras pour renverser les régimes qui s'inspirent de l'Islam. Mais les vrais musulmans ne baisseront également jamais les bras pour défendre leur choix et leur foi. 

 

http://www.alterinfo.net/Les-Etats-Unis-soutiennent-des-fauteurs-de-trouble-en-Iran_a40793.html



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

16/01/2010

n°27 - Dossier d'Iran - 14-01 – Début - : Bataille de la communication, une sorte de jeu d'échec sous-terrain.

n°27 - Dossier d'Iran - 14-01 – Début - : Bataille de la communication, une sorte de jeu d'échec sous-terrain.



Dossier d'Iran  n°27  14-01-10

Dossier Spécial propagande & Les tentatives de déstabilisation.

                                                                                          C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Bataille de la communication, une sorte de jeu d'échec sous-terrain.

1-2 France 2 diffuse une photo du Honduras pour illustrer l'Iran.

1-3 La discrète(…) propagande britannique.

1-4 Washington reconnaît que les documents publiés sur le nucléaire iranien étaient faux. 

Suite

2 Les brèves - Les tentatives de déstabilisation.

2-1 Les gouvernements britannique et Etats-Unis hostile au peuple iranien.

2-2 Israël et la CIA derrière le meurtre du scientifique nucléaire Massoud Ali Mohammadi.

2-3 L'industrie aérienne: nouveau champ d'action de l'Iran.

2-4 “Si un ennemi possède des alliés, sa position est forte”.

2-5 Mahmoud Ahmadinejad : les ennemis refusent l'existence même d'un Etat musulman développé.

3 Dossier & Point de vue - Les tentatives de déstabilisation.

3-1 Oscar Fortin : Vérité-mensonge-vérité.

3-2 Qui sont les vrais conspirationnistes ?

3-3 Les manifs en Iran, «un scénario des sionistes et des Américains»

3-4 Obama a déçu le monde.

3-5  "Nous travaillons sur des sanctions supplémentaires"

Fin

3-6 Les discussions en vue d'un accord sur l'enrichissement de l'uranium.

3-7 Obama et le "feuilleton" nucléaire.

3-8 Le P5+1 prend actuellement en otage le nucléaire médical.

3-9 Amar Djerrad : Le Dialogue : entre le droit, la foi et la force.

3-10 Qui a organisé le rapt de Peter Moore en Irak ?

3-11 Mireille Delamarre : Iran: Kouchmerde, par sa diplomatie de trottoir prépare une guerre d'agression contre l'Iran.

3-12 Il n’y a rien de tel que le son du canon pour couvrir le chuchotement des mutins.



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tiré à Part

 point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information. 

1-1 Bataille de la communication, une sorte de jeu d'échec sous-terrain.

Les derniers développements du dossier Iranien ont pris de cours de nombreux observateurs avertis. 2 dossiers font actuellement la principale actualité internationale de l'Iran: Le nucléaire et le système de missiles S-300.
Vue de l'extérieur, nous avons tous l'impression que les contradictions se multiplient: Les Russes et les Chinois semblent tantôt pour et voila qu'ils votent contre, les Russes disent tantôt qu'ils livreront les S-300 tantôt ils disent qu'ils n'ont pas d'information sur le sujet.
Le dernier plus grand exercice militaire de défense jamais mené par l'Iran de la semaine dernière a laissé des sceptiques tant les déclarations de l'Iran semblaient en décalage quant à leurs véritables capacités.
Les analyses des "journalisteux" par ci par là sont du genre à sauter sur l'os, réagissant comme l'on s'attend à ce qu'ils réagissent.
Je pense qu'il ne faut pas perdre de vue que cette affaire est de haute volée et qu'ils ne s'agit pas de suivre son déroulement comme on suivrait les épisodes d'un vulgaire feuilleton Américain.

Nous le public n'apprenons que ce que les services gouvernementaux de tel ou tel parti veulent communiquer.
Je pense qu'il s'agit avant tout d'une bataille de la communication, une sorte de jeu d'échec sous-terrain, les annonces des uns et des autres ne reflètent pas forcément, voire rarement la réalité des faits.

La Russie et la Chine jouent peut-être un double jeu et veulent feindre de satisfaire le camp de l'Ouest par des actions comme cette dernière résolution, mais peuvent en réalité être du côté de l'Iran.

En effet, il est tout à fait normal en ces temps ou les USA commencent à perdre pied, que des pays comme la Russie ou la Chine ne veuillent pas se mettre en opposition frontale avec eux, préférant attendre le dernier moment pour dévoiler leur jeu et changer de bord.
De même, l'histoire des S-300 pourrait très bien n'être qu'un leurre, en niant leur livraison, les Russes font plaisir aux USA et à Israël, mais leur intérêt stratégique leur dictent aussi de livrer ce système à l'Iran. Les Russes ont très bien pu avoir déjà livré le système à l'Iran par un moyen détourné, comme ils en ont le secret, et officiellement déclaré le contraire, de cette manière, ils font le jeu de tout le monde. N'oublions pas que
la Russie et l'Iran sont très proche géographiquement et sont séparés par des pays satellites de la Russie, pouvant très bien servir d'intermédiaire pour la livraison des S-300 à l'Iran.
L'exercice de défense de l'Iran de la semaine dernière a été critiqué comme étant caduque, alors même que l'Iran jurait qu'aucun chasseur Israélien ne reverrait sa base si une attaque était mené. L'Iran exagère ou l'Iran dispose-til déjà du S-300?
Ils auraient très bien faire leur exercice en faisant comme si il avait le S300 (l'ayant peut-être déjà) mais sans sortir les S300 pour ne pas alarmer les Occidentaux.
Jouer un double jeu, voire un triple jeu, ne signifie pas forcément pour les Russes et les Chinois qu'ils ne sont pour personne, ils peuvent effectivement être parti pris pour un côté sans pour autant vouloir le montrer aux autres.
Bref, le problème est infiniment complexe et nous ne pouvons à notre niveau que spéculer, mais cela ne nous empêche pas d'avoir une réflexion complète sur le sujet, pour changer de la rengaine classique que nous servent tous les jours les journalistes, porte-voies des élites, qui ne sont que des agents de propagande.

Les derniers développements du dossier Iranien ont pris de cours de nombreux observateurs avertis. 2 dossiers font actuellement la principale actualité internationale de l'Iran: Le nucléaire et le système de missiles S-300.

Vue de l'extérieur,…

(ndlr Parte de texte manquant)

En même temps que les pouvoirs Occidentaux augmentent leur pression sur l'Iran, autour de ses activités nucléaires, la Chine a indiqué qu'elle préconise toujours les pourparlers, comme étant le meilleur moyen de résoudre le problème.  
 Le porte-parole du Ministère des Affaires Etrangères Chinois, Qin Gang, a indiqué Mardi que
la Chine recommande de résoudre le problème nucléaire Iranien par le dialogue et a appelé tous les partis impliqués à redoubler leur « efforts diplomatiques » pour résoudre le problème.    
 L'Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA) a passé Vendredi une nouvelle résolution contre l'Iran, concernant la construction de son site d'enrichissement de Fordo, situé à l’extérieur de Téhéran.    
 La résolution, qui a été rédigée par le P5+1, les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité de l'ONU plus l'Allemagne, appelle l'Iran à immédiatement stopper la construction de sa deuxième centrale d'enrichissement.  
La Malaisie, le Venezuela et Cuba ont voté contre la résolution ; mais la Russie et la Chine ont voté en sa faveur. Le mouvement était surprenant, considérant le fait que ces deux puissances, détentrices du droit de veto, ont à plusieurs reprises soutenu un règlement pacifique de l'issue du nucléaire Iranien.

La résolution a été passée après que le dernier rapport de l'AIEA ait confirmé la non-diversion du matériau nucléaire déclaré de la première centrale nucléaire de l'Iran à Natanz. Le rapport indique également que l'Iran a autorisé l'agence à effectuer une inspection complète de son site d'enrichissement d'uranium en construction.  
  Les inspecteurs de l'AIEA ont visité par 2 fois le site d'enrichissement de Fordo et, selon le Directeur Général de l'AIEA, Mohamed ElBaradei, n’ont « rien trouvé qui puisse donner lieu de s’inquiéter. » (« nothing to worry about »)
  L'Iran a disqualifié la résolution comme étant « politiquement motivée », pouvant introduire plus de tension à « l’esprit de coopération. »   
 Téhéran a aussi averti que les tentatives visant à renier les droites nucléaires de l’Iran, pourraient réduire la coopération du pays « au minimum légalement exigé, » ce qui signifie qu’ils n’iront pas au delà de leurs obligations légales.  
 En réponse à la résolution, le gouvernement iranien a également annoncé dimanche qu'il a prévu de construire dix nouveaux sites d'enrichissement.  
 L'annonce de l'Iran a suscité la critique des USA, de
la Grande-Bretagne, de la France et d’Israël, avec le porte-parole du Premier ministre Britannique, Gordon Brown, allant jusqu’à menacer l'Iran de nouvelles sanctions si les entretiens n’apportent pas une issue au conflit concernant la construction de davantage de sites d'enrichissement d'uranium.  
 Selon le chef de l'Organisation de l'Energie Atomique de l'Iran, Ali-Akbar Salehi, Téhéran n'avait initialement aucune intention de construire davantage de sites mais la nouvelle résolution a déclenché cette réponse de la part du gouvernement Iranien.  
 « L'Ouest a adopté une attitude envers l'Iran qui a fait que le gouvernement Iranien passe la ratification sur la construction de dix sites semblables au site d'enrichissement de Natanz, » a déclaré Salehi.  
 L'Iran a cependant affirmé qu’en dépit de la pression autour de ses activités nucléaires, il ne retirera pas du TNP et restera signataire du traité.
 http://www.presstv.ir/detail.aspx?id=112580&sectionid=351020104
Traduction Alter Info

http://www.alterinfo.net/Analyse-du-conflit-Iranien_a3990...


1-2 France 2 diffuse une photo du Honduras pour illustrer l'Iran.

L'image a été utilisée aux journaux télévisés de 13h et 20h.

Elle circulait sur Internet, relayée par des opposants au régime.

L'image, forte, illustre idéalement la situation en Iran : le régime pris en étau par la rue.

Dimanche, cette photo a largement été diffusée sur divers blogs rapportant les violences des manifestations à Téhéran.

Rue89 l'a reçue une première fois, sous l'intitulé « La plus belle image du jour » :

« L'image est prise à Téhéran aujourd'hui, les forces de répression sont encerclées par la foule de manifestants. Cette image représente si bien la situation du pouvoir aujourd'hui face à une population qui souhaite s'en débarrasser et acquérir sa liberté. »

« Il est prudent de ne pas en tenir compte »

Quelques heures plus tard, un rectificatif, envoyé par le même expéditeur -un opposant iranien installé en région parisienne :

« N'ayant pas trouvé l'origine de cette photo qui m'a été envoyé, je pense qu'il est plus prudent de ne pas en tenir compte, ça peut ne pas concerner la manifestation d'aujourd'hui. »

Un avertissement que France 2 n'a sans doute pas reçu(…)  puisque l'image, qualifiée de « saisissante » par la chaîne, a été diffusée pour illustrer la situation en Iran pendant les JT du 13 heures et du 20 heures.

Problème : elle a été prise au Honduras, comme l'a révélé Arrêt sur images. (Voir la vidéo)

La photo, signée Felix Esteban, figure dans un diaporama du Figaro Magazine datant du mois de juillet. Interrogé par ASI, Alban Mikoczy, le rédacteur en chef adjoint du 20 heures, s'est dit surpris :

« Cette image faisait partie d'un lot de photos, labellisées comme ayant été envoyées de Téhéran par l'agence AP, via le flux EVN [Exchange Video News met en commun des images du monde entier, que les rédactions peuvent utiliser librement, ndlr]. »

La rédaction de France 2 a indiqué qu'elle avait saisi le réseau EVN pour « demander la certification de l'origine de cette image ».

AP : « L'erreur ne vient pas de nous »

Contacté par Rue89, le service photo d'AP dit ne pas comprendre une telle erreur :

« Jamais AP n'aurait mis cette photo sur le fil avec une provenance Iran !

L'erreur ne vient pas de nous. Cette photo a été prise le 29 juin 2009 à Tegucigalpa, au Honduras, près du palais présidentiel.

Elle a été remise sur le fil récemment parce qu'elle fait partie des meilleures photos de l'année. Mais je le repète, l'erreur ne vient pas de nous. »

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89

TF1 et France 2 « bidonnent » : la plaie de la reconstitution


31-12

Le quotidien "Times" a, récemment, prétendu qu'il existait des documents confidentiels, prouvant les activités secrètes iraniennes, dans le domaine de la réalisation d'un essai nucléaire.

A ce propos, le Président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a déclaré que de tels documents étaient tous faux et fabriqués par les Etats-Unis.

31 Décembre

http://french.irib.ir/
http://www.alterinfo.net/notes/
 


1-3 La discrète(…) propagande britannique.

Comme nous l’indiquions suite à la mise en garde de Lyndon LaRouche, après leur échec à Copenhague et avec la détérioration avancée du système financier, les intérêts impériaux britanniques voient leur salut dans le déclenchement d’un conflit international, via une attaque sur l’Iran.

Lundi, l’agence Inter Press Service mettait en garde contre la falsification certaine du document publié le 14 décembre par le Times de Londres et censé prouver que l’Iran est sur le point de maîtriser l’arme nucléaire.

L’article du Times n’avait pas manqué de renforcer les partisans européens et américains de sanctions dures contre la république islamique.

IPS s’appuie sur l’analyse de sources dans le renseignement américain et cite l’ancien expert en contre-terrorisme de la CIA, Phil Giraldi, qui fut parmi les premiers à dénoncer le rapport truqué sur les achats d’uranium nigériens imputés à Saddam Hussein et concocté par les services de Tony Blair. Selon ces sources américaines, explique Gareth Porter d’IPS, il ne faut pas exclure une main britannique dans la fabrication de ce faux.

Pour Giraldi, c’est d’autant plus clair lorsque l’on examine la source de cette fuite, dénonçant le Times comme « une source fréquente de désinformation pour la propagande de guerre ». « Le groupe de médias de Rupert Murdoch [qui détient le Times] a été énormément utilisé pour publier de faux renseignements israéliens ou parfois du gouvernement britannique », explique-t-il.

De son côté, le correspondant militaire du quotidien israélien Haaretz, Amos Harel, mettait en garde contre 2010, « qui sera l’année de l’Iran ». « Israël s’efforce de développer une option militaire, écrit-il. A en juger par certaines fuites et remarques émanant de Jérusalem, le recours à la force semble être une réelle possibilité ».

Faisant une allusion à peine voilée au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, principal agent britannique dans l’Etat hébreux, Harel écrit que « ce rendez-vous avec le destin a mené des dirigeants israéliens à adopter un ton messianique. Certains y voient une occasion alléchante de bouleverser la réalité stratégique de la région ».

Si des officiers de haut rang dans les forces armées israéliennes « décrivent leur mission première comme d’empêcher toute acte déraisonnable dans l’année qui vient », explique t-il, il n’en reste pas moins que l’état-major ne pourra que se plier aux décisions du gouvernement. Puis Harel met en garde contre une réalité qui n’est pas sans importance pour Israël : « Les forces aériennes sont capables de délivrer une certaine quantité d’explosif sur une cible donnée et de ramener intact la plupart de leurs avions. Mais l’on peut douter de la capacité d’Israël à se permettre d’agir contre les souhaits des Etats-Unis et se retrouver seule face à une riposte iranienne, entamant des opérations sans fins contre une nation de 70 millions d’habitants ».

Dans sa déclaration du 28 décembre, Lyndon LaRouche expliquait : « Nous faisons face à un danger immédiat de guerre, peut-être même nucléaire.

Seul un accord entre les quatre grandes puissances peut l’empêcher.

Israël représente une menace nucléaire pour l’Iran ; elle agit comme une marionnette dans le jeu de Sykes-Picot orchestré par Londres, et les Iraniens le savent bien.

Nous ne pouvons plus nous permettre de laisser ce jeu continuer car il pourrait provoquer la destruction de l’Inde et du Pakistan et propagerait le chaos à toute la région.

Nous devons empêcher cette intervention israélienne autant que nous devons empêcher l’actuel gouvernement iranien d’obtenir l’arme nucléaire.

Seul un effort concerté des quatre grandes puissances permettra d’y arriver. Rien de moins ne pourra couper court à ce jeu britannique. »

31 décembre

http://www.solidariteetprogres.org/article6172.html


1-4 Washington reconnaît que les documents publiés sur le nucléaire iranien étaient faux. 

Des agences de renseignement des Etats-Unis ont reconnu que les documents, récemment, publié, par le quotidien "Times", contre le programme nucléaire iranien, étaient faux.

Selon la chaîne Press TV, des sources proches des services de renseignements des Etats-Unis disent que Philipp Giraldi, ancien agent anti-terroriste de la CIA, a confirmé que ces faux documents avaient été remis, le 14 décembre, au journal londonien "Times", par les agents secrets du régime sioniste et de la Grande Bretagne.

Dans l'article publié, dans le journal, l'Iran avait été accusé de faire des tests secrets sur "un initiateur à neutron", pour fabriquer des bombes atomiques.

Selon cette source, chaque fois que les services secrets israéliens ou occidentaux diffusent de fausses informations sur le programme nucléaire iranien, les médias les transmettent, en tant qu'informations obtenues auprès des "services de renseignements asiatiques".

30/12/2009

 http://french.irib.ir/

http://www.alterinfo.net/notes/


n°27 - Dossier d'Iran - 14-01 – Suite - : Bataille de la communication, une sorte de jeu d'échec sous-terrain.

n°27 - Dossier d'Iran - 14-01 – Suite - : Bataille de la communication, une sorte de jeu d'échec sous-terrain.



Dossier d'Iran  n°27  14-01-10

Dossier Spécial propagande & Les tentatives de déstabilisation.

                                                                                          C.De Broeder & M.Lemaire



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Sommaire :  

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Bataille de la communication, une sorte de jeu d'échec sous-terrain.

1-2 France 2 diffuse une photo du Honduras pour illustrer l'Iran.

1-3 La discrète(…) propagande britannique.

1-4 Washington reconnaît que les documents publiés sur le nucléaire iranien étaient faux. 

2 Les brèves - Les tentatives de déstabilisation.

2-1 Les gouvernements britannique et Etats-Unis hostile au peuple iranien.

2-2 Israël et la CIA derrière le meurtre du scientifique nucléaire Massoud Ali Mohammadi.

2-3 L'industrie aérienne: nouveau champ d'action de l'Iran.

2-4 “Si un ennemi possède des alliés, sa position est forte”.

2-5 Mahmoud Ahmadinejad : les ennemis refusent l'existence même d'un Etat musulman développé.

3 Dossier & Point de vue - Les tentatives de déstabilisation.

3-1 Oscar Fortin : Vérité-mensonge-vérité.

3-2 Qui sont les vrais conspirationnistes ?

3-3 Les manifs en Iran, «un scénario des sionistes et des Américains»

3-4 Obama a déçu le monde.

3-5  "Nous travaillons sur des sanctions supplémentaires"


2 Les brèves - Les tentatives de déstabilisation.

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

2-1 Les gouvernements britannique et Etats-Unis hostile au peuple iranien.

La Grande-Bretagne est tout aussi hostile à l'Iran que les Etats-Unis, a déclaré le président Mahmoud Ahmadinejad, ajoutant que Londres et Washington utilisaient les médias pour faire pression sur Téhéran.
"Le gouvernement britannique a démontré son hostilité à l'égard du peuple iranien qui subit la domination anglaise depuis cent ans", a-t-il affirmé, soulignant que les médias américains n'étaient pas indépendants eux non plus.
"Pourquoi est-il interdit de critiquer les sionistes en Amérique?", a demandé M.Ahmadinejad cité par l'agence Fars.
Selon lui, le comportement de Londres et de Washington, loin de régler le problème nucléaire iranien, ne fait que l'aggraver.
Ahmadinejad a
dénoncé jeudi la politique extérieure de son homologue américain Barack Obama pour avoir "déçu la communauté internationale".
Les Etats-Unis et certains autres pays reprochent à l'Iran de vouloir se doter de l'arme nucléaire sous couvert du programme nucléaire qu'il prétend réaliser à des fins pacifiques. Téhéran rejette ces accusations, affirmant que ses recherches nucléaires ont pour seul objectif de satisfaire les besoins du pays en électricité.
L'Iran, qui possède 1.200 kilos d'uranium faiblement enrichi, a récemment rejeté les propositions de l'Agence internationale de l'énergie atomique visant à porter cet uranium à un degré d'enrichissement plus élevé sur le territoire de pays tiers (Russie, Turquie, France).
Cependant, d'après M.Ahmadinejad, Téhéran a besoin de 250 - 300 tonnes de combustible nucléaire par an, y compris pour alimenter son réacteur de recherche.
Avant 2009, l'enrichissement d'uranium était effectué dans le site de Natanz, mais en 2009, l'existence d'un second site (près de la ville de Qom) a été révélée à la communauté internationale lors du sommet du G20 à Pittsburgh (Etats-Unis).
Lors d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU, le 10 décembre dernier, trois membres permanents du Conseil (Grande-Bretagne, France et Etats-Unis) ont fait savoir qu'ils n'excluaient pas la possibilité de nouvelles sanctions contre l'Iran s'il n'abandonnait pas son programme nucléaire.
L'ambassadeur britannique à l'ONU Mark Lyall Grant a alors souligné que les six pays-médiateurs sur le problème nucléaire iranien (Etats-Unis, Russie, Chine, Grande-Bretagne, France et Allemagne) décideraient de nouvelles sanctions contre Téhéran après avoir analysé tous les aspects de son programme nucléaire.
Selon le diplomate, cette décision pourrait être adoptée au début de 2010.
25 décembre –
RIA Novosti

2-2 Israël et la CIA derrière le meurtre du scientifique nucléaire Massoud Ali Mohammadi.

Les services de renseignement américains (CIA) et israéliens (Mossad) sont derrière l'attentat de mardi qui a coûté la vie au scientifique nucléaire iranien, Massoud Ali Mohammadi, a déclaré mercredi le président du parlement, Ali Larijani, cité par l'agence Isna.

"Nous avions reçu au cours des derniers jours des informations très claires selon lesquelles les services de renseignement du régime sioniste, avec l'aide de la CIA, cherchaient à perpétrer des actions terroristes à Téhéran", a déclaré M. Larijani en parlant de l'attentat contre M. Ali Mohammadi.

AFP 

13 janvier 2010

http://www.romandie.com/ats/news/100113071344.j52g6pba.asp


2-3 L'industrie aérienne: nouveau champ d'action de l'Iran.

Missiles balistiques, satellites, énergie nucléaire, … des avions aussi?

Pourquoi pas!

Les Iraniens ne chôment pas. Après s'être lancé dans le domaine de l'industrie militaire, celui de l'industrie spatiale,  sans oublier celui de l'énergie nucléaire, les voilà qu'ils entament celui des aéronefs.
Selon un expert iranien, Abdullah Yadurej, lors d'un entretien accordé à l'agence de presse iranienne Fars News, la république islamique va bientôt devenir "un pôle essentiel" dans l'industrie des aéronefs. Les domaines déjà acquis par les scientifiques iraniens sont surtout la fabrication des pièces détachées des aéronefs. "Les experts iraniens, grâce à leurs études et recherches, sont désormais capables de fabriquer sur place les pièces de rechange des aéronefs" indique-t-il.
Expliquant les avantages de ces exploits, l'expert précise que «le maintien et la reconstruction des appareils aériens par des experts iraniens permettront d'empêcher l'écoulement de la monnaie forte due au coût élevé de l'envoi des pièces détachées à l'étranger et soutiendra donc la politique d'austérité" adoptée par le gouvernement iranien
À noter que les Iraniens se sont lancés depuis les années 90 du siècle dernier dans la fabrication des avions de chasse. l'un d'entre eux, baptisé Azerakh ( le foudre), présente des similitudes avec le chasseur américain F5 et a fait ses premiers vols en 2007.
 "Ce qui devrait réduire  l'impact de l'embargo imposé par les puissances arrogantes contre le peuple iranien" ajoute-t-il.

08/01

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=118891&language=fr


2-4 “Si un ennemi possède des alliés, sa position est forte”.

Nb / Ndlr : la publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information. 

 

Après avoir refusé l’ordre américain d’accord nucléaire, les Iraniens cherchent de nouveaux alliés. .

Tensions

“Le conflit politique entre l’Iran et l’Arabie Saoudite au sujet du Yémen a pris ces derniers jours une dimension religieuse”,  “Les choses se sont notamment aggravées suite à l’intervention du grand mufti d’Arabie Saoudite, le cheikh Abdelaziz Al-Cheikh, qui a traité la République islamique de ‘régime infidèle’ en raison de son soutien aux rebelles zaïdites [une branche du chiisme] du nord du Yémen. La fatwa prononcée par le mufti n’est pas à prendre à la légère, car il est le plus haut dignitaire religieux d’Arabie Saoudite.” affirme la BBC Persian.

Puisque l’ayatollah Khamenei se rapproche de Recep Tayyip Erdogan, il pourrait apprendre du Premier ministre turc comment maintenir l’équilibre dans ses alliances. “Si un ennemi possède des alliés, sa position est forte”, a écrit Sun Tzu, le célèbre stratège chinois, dans L’Art de la guerre. Le guide suprême iranien constate aujourd’hui que les Etats-Unis, qu’il considère comme l’ennemi de ses ambitions nucléaires, s’évertuent à nouer des alliances, y compris avec la Russie. Et cela le contrarie beaucoup.

Au point que l’Iran a récemment rompu l’accord passé avec la Russie pour lancer son satellite de communication, s’adressant à la place à l’Italie [qui a refusé].

Pour enfoncer le clou un peu plus, Téhéran s’est plaint du retard pris par la Russie sur la livraison du système de missiles sol-air S-300. Jusqu’à récemment, l’Iran ne lavait jamais son linge sale devant les caméras, mais à huis clos. Maintenant que Khamenei juge la Russie déloyale, son gouvernement ne se prive pas d’exprimer ses griefs en public.
La stratégie iranienne suscite la sympathie
Le gouvernement iranien a décidé de reprendre l’initiative et de chercher un nouveau partenaire pour remplacer
la Russie. A en juger par le récent échange de visites entre Téhéran et Ankara, il semblerait que Khamenei ait trouvé en la Turquie un interlocuteur bien disposé. Mais, à la différence de la Russie, les Turcs n’ont pas de droit de veto au Conseil de sécurité des Nations unies. Cependant, leur cote au Moyen-Orient et dans le monde musulman est en hausse certaine.

Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, est de plus en plus considéré comme un défenseur crédible des intérêts arabes et musulmans. Beaucoup de gens respectent son autorité, parce qu’il a été élu à la suite d’un scrutin réellement démocratique. On ne peut pas en dire autant du président égyptien, Hosni Moubarak, ni du roi Abdallah d’Arabie Saoudite, qui ont décroché leur poste de façon bien peu démocratique. Les relations qu’entretient Erdogan avec les Etats-Unis et l’Europe jouent également en sa faveur. Même s’il s’est rapproché récemment de ses voisins musulmans dans la région, il n’a pas coupé ses liens avec l’Ouest, jouant avec habileté sur les deux tableaux. De plus, ses rapports avec les Etats-Unis ne reposent pas sur une faiblesse de la Turquie. Il a déjà résisté aux pressions américaines et a même refusé une promesse de 6 milliards de dollars [4 milliards d’euros] d’aides et de 20 milliards de dollars [13,3 milliards d’euros] de garantie de prêts parce que l’accord ne lui convenait pas. Ses attaques verbales contre Israël après la dernière guerre de Gaza ont aussi certainement contribué à lui donner une bonne image dans la région.
Maintenant que Khamenei a rejeté l’offre nucléaire de Barack Obama, il doit penser que les risques de sanctions sont plus grands. Il lui faut donc changer de stratégie pour affronter les difficultés qui l’attendent. Une solution est de transformer son bras de fer avec Obama en une nouvelle confrontation Est-Ouest. Si l’on en croit le débat télévisé organisé récemment au Qatar et diffusé dans plusieurs pays, débat où le programme nucléaire iranien a été discuté par plusieurs analystes du Moyen-Orient, la position de Khamenei suscite incontestablement la sympathie. Pour beaucoup dans la région, le programme nucléaire iranien est le seul moyen de contrer la supériorité d’Israël dans le rapport de forces. C’est une stratégie qui a des chances de réussir. Par ailleurs, la popularité croissante d’Erdogan dans la région ainsi que l’embellie dans les relations de Téhéran avec le gouvernement turc permettraient à Khamenei de renforcer sa propre position lorsque les temps seront durs. Il sera également aidé par l’absence de progrès dans le processus de paix israélo-palestinien.
Mais le guide suprême iranien devra réfléchir à la façon dont il entretiendra sa relation avec
la Turquie et au prix qu’il sera prêt à payer pour l’avoir comme alliée, aussi bien en Iran qu’à l’extérieur. D’après le site Internet de la chaîne d’information iranienne Khabar, le gouvernement d’Ahmadinejad aurait conclu un accord secret sur le gaz avec la Turquie sans en informer le Parlement.
Apprendre à équilibrer ses alliances
Les médias ont pris connaissance de cette transaction récemment, à la suite de quoi le Parlement a ouvert une enquête approfondie. L’accord pourrait être rompu si, comme le disent les députés, il s’avérait aller contre les intérêts du pays. Beaucoup soupçonnent Khamenei d’avoir offert des conditions très avantageuses à Ankara pour acheter sa loyauté. A en juger par les résultats, la manœuvre a fonctionné. Mais la tempête de protestations qu’elle pourrait déclencher en Iran risque d’ébranler encore davantage la légitimité du régime.
Autre question : la centrale nucléaire de Bushehr [dans le sud-ouest de l’Iran].
La Turquie ne peut pas mettre ce réacteur en service.

Seule la Russie peut le faire. Tourner le dos à Moscou risque de nuire encore davantage à cet important et onéreux projet. Khamenei pourrait peut-être prendre exemple sur les Turcs et, au lieu de remplacer constamment un allié par un autre, apprendre à équilibrer ses alliances.

25.11.

http://www.courrierinternational.com/


2-5 Mahmoud Ahmadinejad : les ennemis refusent l'existence même d'un Etat musulman développé.

12 Janvier 2010

Le président Mahmoud Ahmadinejad a déclaré lundi que les ennemis refusent même d’être témoins de l’avènement d'un état islamique développé où que ce soit dans le monde.
Le président iranien s’exprimait en ces termes en recevant à Téhéran le nouvel ambassadeur algérien Sofian Meimouni.
Qualifiant les relations entre Téhéran et Alger de profondes, d’amicales et durable, il a souhaité que tous les atouts dont disposent les deux pays permettent d’élargir plus encore les relations entre les deux nations.
Il a ajouté que l'adhésion des deux pays à l'Organisation de
la Conférence Islamique (OCI), au mouvement des non-Alignés (MNA) et au Groupe 15 ne pourra que faciliter le renforcement de la coopération entre l'Iran et l’Algérie au niveau international.
Le président Ahmadinejad a réitéré que les relations bilatérales entre Téhéran et Alger aideront à résoudre les problèmes existant dans le monde de l'Islam.
Il a ajouté que les deux pays partagent de nombreux points de vue communs concernant les divers développements régionaux et internationaux.
Pour sa part, l’ambassadeur d’Algérie a souligné le besoin d’élargir « encore plus » les coopérations entre les deux nations. Il a exprimé l'espoir que les relations entre Téhéran et Alger atteindraient leur plus haut niveau dans le cadre de sa mission en République Islamique d’Iran.
À la fin de cette rencontre, le nouvel ambassadeur algérien a remis ses lettres de créance au président iranien.

http://www.alterinfo.net/Mahmoud-Ahmadinejad-les-ennemis-refusent-l-existence-meme-d-un-Etat-musulman-developpe_a41307.html



3 Dossier & Point de vue - Les tentatives de déstabilisation.

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

3-1 Oscar Fortin : Vérité-mensonge-vérité.

Le plus grand défi que nos sociétés ont à relever, n’est plus celui des guerres ou celui des crises économiques, mais celui de la vérité.

Si nos démocraties reposent sur la responsabilité des électeurs et électrices et que cette dernière ne peut que s’alimenter à la vérité, il est donc indispensable qu’elle leur soit accessible dans sa forme la plus pure.

Or voilà bien le dilemme qui se présente au monde d’aujourd’hui :

la VÉRITÉ qu’on nous présente n’est pas toujours la VÉRITÉ

et le

MENSONGE n’est pas toujours le MENSONGE.

Comment, pour les citoyens et citoyennes que nous sommes, nous y retrouver de manière à assumer pleinement nos responsabilités ?

Dans un passé, pas encore bien lointain, nous pouvions discerner le mensonge chez ceux qui cherchaient à en faire une vérité. Certains rougissaient, d’autres regardaient dans le vide, certains autres parvenaient à soutenir le regard des autres en jurant sur la tête de leur mère, de leur père, de leurs enfants. Cependant, dans tous les cas, ils finissaient par se trahir eux-mêmes.

Aujourd’hui, il n’en est plus ainsi. Des universités en arrivent à former des spécialistes qui transforment, avec la conscience la plus tranquille du monde, la vérité en mensonge et le mensonge en vérité, tout comme le physicien transforme l’atome en énergie nucléaire et le pacifiste, la paix en guerre.

Ce problème est d’autant plus grave que ces nouveaux spécialistes de la métamorphose de la vérité en mensonge et du mensonge en vérité sont aussitôt recrutés par ceux-là mêmes pour qui ce type de traitement est de toute importance. Ils rejoindront des équipes spécialisées et auront la tâche de procéder à ces mutations selon les ordres reçus. Leurs principaux employeurs seront évidemment les grandes agences de presse et les propriétaires des principaux médias qui assurent l’information à l’ensemble de la planète.

Ils sont des alliés inconditionnels d’oligarchies politiques et économiques dont les intérêts couvrent le monde.

Un ancien diplomate britannique, Lord Arthur Ponsoby (1871-1946) avait élaboré les principes de propagandes de guerre :

• Le camp adverse est le seul responsable de la guerre
• Le chef du camp adverse a le visage du diable (ou l’« affreux » de service)
• C’est une cause noble que nous défendons et non des intérêts particuliers
• L’ennemi provoque sciemment des atrocités, et si nous commettons des bavures c’est involontairement. (1)

Ce général serait, sans doute, heureusement surpris de la qualité et du raffinement des moyens mis à la disposition des spécialistes d’aujourd’hui pour assurer l’application de ses principes.

Un survol des principales guerres menées par l’OCCIDENT CHRÉTIEN que ce soit en Asie, au Moyen Orient, en Amérique Latine, en Europe de l’Est, en Afrique, nous confirmeront que les populations des pays de cet OCCIDENT CHRÉTIEN avaient été bien préparées pour soutenir les actions « humanitaires » de leurs militaires contre de gros méchants, totalement dépourvus d’humanisme et de chrétienté.

Comme le résumait G.W. BUSH, « les forces du bien contre les forces du mal », DIEU contre le DIABLE, les CIVILISÉS contre les TERRORISTES.

Je trouve terrible que nos repaires de connaissances et de jugements soient ainsi pris en charge par des puissances dont les seuls objectifs sont ceux de leurs intérêts. Ils ont la possibilité de faire des lavages de cerveaux à volonté. Ils font, des humains que nous sommes, des robots dont la pensée est alimentée par l’information dont ils ont seuls le secret.

Je pense que l’information alternative a un rôle essentiel à jouer pour briser ce monopole. Le défi est grand et les moyens hautement disproportionnés. N’empêche que la force morale d’une conscience qui n’est pas à vendre peut atteindre une influence exponentielle que n’arrivera jamais à atteindre la force d’une conscience vendue.

Je vous laisse avec une référence de quelques exemples de l’application des principes de notre général….

BONNE ANNÉE 2010

Oscar Fortin
Québec, 1er janvier 2010
http://humanisme.blogspot.com

http://www.alterinfo.net/Guerres-me...

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Verite-mensonge-verite.html


3-2 Qui sont les vrais conspirationnistes ?

LE SITE INTER-INFO ILLUSTRE À MERVEILLE LES PRÉOCCUPATIONS QUE JE SOULÈVE DANS CE CRI DU COEUR. L'INFORMATION ALTERNATIVE NOUS RÉVÈLE QUE LES VÉRITABLES CONSPIRATIONNISTES SONT CEUX-LÀ MÊMES QUI S'ACHARNENT À ACCUSER DE CONSPIRATIONNISTES CEUX QUI LES DÉMASQUENT DERRIÈRES LEURS MENSONGES, LEURS TROMPERIES ET LEURS PIÈGES.

J’ai beau faire tous les efforts humainement possibles, mais je n’y arrive pas, pour croire ce que nos responsables politiques et la presse officielle nous rapportent sur les tragédies humaines et sur ceux qui en sont les principaux responsables. Il y a ce quelque chose qui s’appelle « la crédibilité » qui n’y est tout simplement plus. Ce n’est pas une simple question de caprice personnel, mais de comportements répétitifs qui n’ont pas su faire honneur à la vérité des choses et des évènements.

Il y a quelques jours à peine, la Secrétaire d’État des États-Unis a déclaré que le Yémen constituait une menace pour la stabilité de la région et du monde.

Cette révélation ne nous parvient pas du Secrétaire général des Nations Unies, ni des organismes humanitaires, ni des Églises, ni des pays non alignés, mais de Mme Hilary Clinton, préoccupée, il faut croire, du bien être de l’Humanité. Vous savez, c’est cette même personne qui avait apporté son soutien à l’usage des technologies de pointe pour attiser le feu de la révolte en Iran suite à l’élection de l’actuel Président et qui s’était faite stratège pour empêcher le Président constitutionnel du Honduras de reprendre son poste. Il aurait suffi d’une parole de sa part pour écarter les putschistes à l’origine du coup d’État militaire, mais ce n’était pas possible pour la simple raison qu’elle en était, avec la CIA et le PENTAGONE, la première responsable.

Tout récemment encore, nos médias nous ont alimentés d’images et de commentaires sur les manifestations antigouvernementales en Iran et la répression exercée par ce dernier. De quoi nous arracher les larmes en ce temps de Noël et du Jour de l’An, temps de paix et de fraternité. Pourtant ces mêmes âmes sensibles n’ont eu aucun mot, aucune image pour nous révéler la répression sanglante et mortelles, pour plusieurs, qui sévissait, au même moment, au Honduras sous la gouverne des putschistes. Vous savez, ces mêmes putschistes qui avaient organisé, au Honduras, en novembre dernier, des élections générales pour l’élection d’un nouveau Président. Plus de 60% des électeurs et électrices s’étaient abstenus, ne voulant pas entacher leur dignité à une mascarade d’élection. Eh bien, Mme Clinton et le Prix Nobel de la paix 2009 ont jugé que c’était une élection crédible en dépit du fait que la Communauté internationale pense le contraire.

Je n’ai vraiment pas le cœur à la fête et encore moins lorsque je vois ce qui se trame en catimini contre les pays émergents de l’Amérique Latine, tout particulièrement contre le Venezuela et les pays de l’ALBA. Je vous invite à lire un très bon article du directeur du Monde Diplomatique, Ignacio Ramonet. Ce qui nous y est raconté a de quoi soulever bien des questions. C’est à se demander qui constitue une véritable menace pour la stabilité de la région et du monde. Est-ce le Yémen, un des pays les plus pauvres de la planète? Est-ce le Venezuela qui a donné à la démocratie ses lettres de noblesse et au BIEN COMMUN sa véritable place dans les préoccupations de l’État ? Est-ce la Bolivie dont le Président vient de remporter une élection avec plus de 63% des votes et dont les objectifs sont le développement humain, social, politique, économique, culturel? Objectifs qui ont atteint en peu de temps un niveau jamais atteint à ce jour?

Qui est le trouble fête?

Ne serait-ce pas cet immense pays du Nord, celui-là même qui a fait la loi dans tout ce Continent du Sud et qui a puisé dans ses terres et montagnes les ressources minérales et agricoles qu’il a importées et commercialisées à travers le monde?

Serait-ce ce même peuple qui chante tous les dimanches le « Gloire à Dieu au plus haut des Cieux », et qui, sur semaine, se préoccupe de protéger et d’étendre son empire sur la terre? Tous les moyens sont bons et les 75 milliards $ de dollars, réservés à sa Centrale d’intelligence (CIA) seront utilisés de manière à bien servir les 650 autres milliards $ prévus pour la DÉFENSE.

Vous aurez remarqué qu’il ne s’agit pas de conquérir, d’attaquer, mais de DÉFENDRE. Il est évident que les pays les plus pauvres de la terre sont une menace pour la stabilité et la paix du monde. Ils le seront d’autant plus si quelques trésors s’y trouvent cachés dans leurs entrailles et que le sang de leurs martyrs en jaillira pour leur rappeler que c’est assez.

Vous aurez compris que, pour moi, la réponse ne fait pas de doute. Ce que je trouve de plus triste c’est l’ignorance entretenue consciemment, volontairement, froidement, chez la grande majorité des citoyens et citoyennes qui acceptent de bonne foi les histoires que nos médias leur racontent. Si quelqu’un ose dire le contraire, il est aussitôt accusé de conspirationniste, de dépendance à la théorie du complot. Le plus grave, c’est que nos silences nous rendent complices de tous ces crimes commis sous le montage de faussetés, de mensonges, de pièges tendus. Je ne puis m’empêcher de reprendre ici un texte, vieux de 2 600 ans, qui nous décrit si bien ce que nous vivons présentement. À vous d’en juger.

« Malheur à ceux qui appellent le mal bien et le bien mal, qui font des ténèbres la lumière et de la lumière les ténèbres, qui font de l'amer le doux et du doux l'amer. » Is. 5,20

Non, merci, je ne peux plus croire dans ces personnages, pas plus que dans ces médias qui en sont le miroir.

Oscar Fortin

Québec, le 9 janvier 2010

http://humanisme.blogspot.com
http://www.larevolucionvive.org.ve/spip.php?article1191=fr (ramonet)
http://www.alterinfo.net/Clinton-Le-Yemen,-une-menace-regionale-et-mondiale_a41066.html


3-3 Les manifs en Iran, «un scénario des sionistes et des Américains»

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, qui s'exprimait pour la première fois sur les importantes manifestations anti-gouvernementales de dimanche, estime qu'elles ont été instrumentalisées par les occidentaux.

Faire front contre «l'ennemi sioniste». La stratégie est récurrente à chaque phase de crispation entre Téhéran et les régimes occidentaux. Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a affirmé ce mardi que les manifestations antigouvernementales de dimanche répondent à «un scénario commandé par les sionistes et les Américains».

Des défilés dont les occidentaux «sont les seuls spectateurs», selon cette déclaration d'Ahmadinejad à l'agence officielle Irna. «C'est un spectacle qui fait vomir, mais aussi bien ceux qui l'ont planifié que ceux qui ont participé à ce spectacle se trompent».

Le président iranien a également dénoncé les déclarations du président américain Barack Obama et du gouvernement britannique critiquant la répression de ces manifestations, en affirmant : «Nous leurs avons donné des conseils à de nombreuses reprises, mais apparemment ils insistent pour expérimenter l'humiliation.»

«Ils vont voir que le peuple iranien, en se mobilisant sur le terrain, va les déshonorer une nouvelle fois», et qu'ils seront «encore plus humiliés que leurs prédécesseurs (es précédentes administrations américaines et britanniques, ndlr)».

Un ressortissant britannique interpellé

Un autre responsable iranien, le ministre des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki, a durement critiqué la Grande-Bretagne, qu'il a accusée d'ingérence dans les affaires intérieures iraniennes. «S'ils ne cessent pas leurs commentaires absurdes, ils recevront une gifle», a-t-il menacé.

L'ambassadeur de Grande-Bretagne a été convoqué mardi au ministère des Affaires étrangères pour recevoir «la protestation officielle de la République islamique d'Iran contre les ingérences dans les affaires intérieures du pays».

La Grande-Bretagne est plus particulièrement visée à cause du rôle de la chaîne de télévision britannique BBC en persan, qui accorde une large couverture aux événements en Iran. Un de ses ressortissants figure également parmi les manifestants arrêtés dimanche, selon une information du site progouvernemental Rajanews reprise mardi par plusieurs médias.

AFP

http://www.liberation.fr/monde/0101611024-ahmadinejad-un-scenario-des-sionistes-et-des-americains?xtor=EPR-450206


3-4 Obama a déçu le monde.

Lors d'une interview accordé à la chaîne britannique Channel Four, le président Ahmadinejad a estimé que le président Barack Obama n'était pas à la hauteur des exigences internationales et qu'il a "déçu" le monde.

Lors de cet entretien axé essentiellement sur le programme nucléaire iranien, le président Ahmadinejad a souligné que l'échange de combustible nucléaire était proposé par l'Iran et que selon les lois internationales, cette proposition iranienne doit être acceptée sans aucune condition préalable.  "Je crois qu'il est inutile aujourd'hui de parler encore du programme nucléaire iranien.

Les prétentions non fondées des Etats-Unis et de leurs alliés qui accusent l'Iran de vouloir accès à la bombe atomique n'est qu'une feuilleton fatiguant.", a-t-il ajouté.

Le président Ahmadinejad a déclaré que les Iraniens n'acceptent point le diktat américain. "Si les grandes puissances rejetaient la proposition de Téhéran, nous produirons nous-mêmes le combustible nucléaire enrichi à 20%", a-t-il fait remarquer. Il a rejeté, à son tour, la soi-disant "main tendue" du président Obama : "Quelle main a-t-il tendue ? Sa main droite ou sa main gauche ?", s'est interrogé Ahmadinejad. "Qui a tendu sa main dans les faits ?

Il a étendu les sanctions contre nous.

Quels avancées a-t-il fait ? Nous sommes préoccupés par ses possibilités - il a échoué à répondre aux attentes du peuple américain et des peuples du monde.", a déclaré le président iranien.

Interrogé par le journaliste du Channel Four sur le délai fixé par le groupe 5+1 jusqu'à la fin de l'année 2009, le président Ahmadinejad a dit : "Je crois qu'il faut d'abord corriger la question avant de vouloir y répondre. Ce sont nous et non par nos interlocuteurs dans le groupe des 5+1 qui avons avancé cette proposition.

Selon les lois internationales, nos interlocuteurs doivent l'accepter.

Par cette initiative, nous avons voulu leur donner une occasion pour qu'ils puissent coopérer avec nous au lieu de nous affronter. C'est un processus très simple. Cependant, ils souhaitent politiser l'opération de l'échange des combustibles nucléaires, tandis que ce processus n'est ni politique, ni juridique, mais simplement technique."
"Nous sommes parfaitement en mesure de produire du combustible nucléaire enrichi à 20%. S'ils n'acceptent pas notre proposition, nous nous chargerons nous-mêmes de la production du combustible dont nous avons besoin. ", a ajouté le président Ahmadinejad. Il n'y a pas de contrainte technique dans ce domaine. D'ailleurs, les règlements actuels de l'Agence internationale de l'énergie atomique nous autorisent à réaliser une telle opération. Interrogé ensuite au sujet d'éventuelle sanctions de la part des Etats-Unis et de leurs alliés, le président Ahmadinejad a déclaré : "C'est une autre question. Nous nous opposons aux politiques expansionnistes des Etats-Unis. Nous rejetons la politique d'intimidation et de terreur qu'ils veulent imposer au reste du monde."
L'Iran assure avoir pour seul objectif de produire de l'électricité, mais les Occidentaux le soupçonnent de chercher à se doter d'un arsenal atomique. "Je pense que c'est devenu une vieille rengaine de parler du programme nucléaire", a dit le président ironisé Ahmadinejad. "L'histoire de ces affirmations des Etats-Unis et de leurs alliés tourne au feuilleton télévisé." Il a en outre rappelé que Téhéran ne céderait pas à une politique "d'intimidation et d'agression" américaine et a jugé que les grandes puissances méprisait sa volonté de coopérer. "Quand on coopère les réactions sont négatives", a-t-il dit. "Qu'est-ce que cela signifie ? Cela veut-il dire que nous ne devrions pas coopérer du tout ?

Nous sommes ouverts à une relation amicale avec tous. Mais la base de jugement et de coopération est une base légale.", a déclaré le président iranien.
Lors de cette interview, le président Mahmoud Ahmadinejad a déclaré que
la RII est pour établir des relations amicales avec tous les pays du monde, relations fondées sur la justice et la coopération bilatérales sur la base des intérêts communs. Il a souligné que tous les documents de l'Agence internationale de l'énergie atomique indiquent que la RII a toujours pleinement coopéré avec les inspecteurs de cette agence onusienne.

Il a demandé ensuite à l'Agence internationale de l'énergie atomique de ne pas permettre que certaines puissances imposent leurs points de vue tendancieux au dossier nucléaire civile de la RII.

Il a demandé enfin à l'AEIA de s'occuper de l'inspection des sites nucléaires des Etats-Unis et d'autres grandes puissances, et de poursuivre sérieusement les questions liées au désarmement nucléaire.

25 Décembre 

 http://french.irib
http://www.alterinfo.net/Ahmadinejad-Obama-a-decu-le-monde_a40730.html


3-5  "Nous travaillons sur des sanctions supplémentaires"

Beaucoup de chahut tournent autour de la position chinoise quant à d'éventuelles sanctions contre l'Iran. Question de savoir si elle est acquise à la décision de sanctionner ce pays qui rejettent les soupçons occidentaux et sionistes de militarisation de son programme nucléaire, et se refuse à la suspension de l'enrichissement de son uranium.  
À l'approche de la fin du délai fixé par le président américain à fin décembre pour le dialogue avec Téhéran, deux versions distinctes apparaissent : la première, celle adoptée par les puissances occidentales au sein des (5+1) du Conseil de sécurité, dont les émissaires affluent à la capitale chinoise sans relâche (le Premier-ministre français François Fillon ayant été le dernier).

Relayée sans tarder par les agences de presse internationales.
Chaque fois que l'occasion se présente, ils prétendent que les six se préparent à voter un troisième bouquet de sanctions, à partir de l'an prochain, laissant planer le doute que Pékin a donné son consentement en faveur des sanctions votées par le Conseil de sécurité.
Le dernier à avoir véhiculé cette version n'est autre que le ministre des affaires étrangères français Bernard Kouchner qui depuis qu'il occupe ses fonctions en 2007 adopte une politique de dramatisation à l'encontre de l'Iran.  
"Nous travaillons sur des sanctions supplémentaires" et "tout en continuant d'essayer de dialoguer avec les Iraniens" a-t-il lancé. Kouchner s'est voulu même plus précis, sur la nature des sanctions: elles porteraient sur "tous les circuits d'assurances et de banques". Sur leur date aussi: fin février. Ceci laisse croire que les six sont déjà d'accord  sur le principe d'imposer des sanctions.
Quant à la deuxième version, celle qui circule souvent à travers quelque agences locales, beaucoup moins dans certaines agences internationales,  elle affiche une position chinoise officielle qui insiste sur la solution diplomatique du contentieux.

Plutôt cursive, elle fait croire à son exclusivité, et sape quand même la version occidentale.

Elle permet aussi de conclure que les avertissements français, américains ou autres ne sont que des procédés de guerre des nerfs. (Depuis 2007, des déclarations émanant de milieux américains faisaient croire que la frappe militaire contre l'Iran est à chaque déclaration imminente.) 
Ce jeudi,
la Chine a de nouveau réitéré sa position: " toutes les parties devraient renforcer les efforts diplomatiques et suivre la bonne voie des négociations" a déclaré à la presse la porte-parole du ministère des Affaires étrangères Jiang Yu.

Le message chinois est certes clair: a contrario, les autres voies différentes de celles de la diplomatie et des négociations ne sont pas bonnes. Malgré son ralliement fin novembre au sein de l'AIEA à ceux qui ont accusé Téhéran de ne pas collaborer assez sur son programme nucléaire, Pékin ne semble pas vouloir faire de même si de nouvelles sanctions devront être votées au Conseil de sécurité. Elle a d'ailleurs toujours prôné que cette affaire reste dans le cadre de l'AIEA.
À l'instar de
la Chine, la position russe ne semble pas non plus obtenue, contrairement à ce que les allégations occidentales font croire, en évoquant exclusivement les réticences chinoises. Mercredi, dans un discours prononcé à l'Université mondiale de l'économie à Tachkent, le chef de la diplomatie Serguei Lavrov a affirmé que " le problème nucléaire iranien ne pouvait être résolu que par les voies politique et diplomatique". Selon l'agence de presse iranienne Fars Lavrov a même considéré "qu'il est nécessaire  de faire participer l'Iran qui jouit d'une impacte importante au Proche et Moyen Orient à la quête des solutions aux problèmes de cette région": il est indispensable de le faire participer et non de l'isoler", a-t-il insisté. De quoi fragiliser encore plus les allégations françaises.
Serait-ce un retour à la case départ pour les puissances occidentales ou un retournement de veste de
la Chine et de la Russie, au moment de l'ultimatum américain et français?
Pour les responsables iraniens, premiers concernés, les propos occidentaux, surtout ceux de Kouchner, ne sont que bavardages

http://www.almanar.com.lb
Vendredi 25 Décembre

http://www.alterinfo.net/Nucleaire-iranien-Revers-chinois-et-russe_a40740.html

n°27 - Dossier d'Iran - 14-01 – Fin - : Bataille de la communication, une sorte de jeu d'échec sous-terrain.


n°27 - Dossier d'Iran - 14-01 – Fin - : Bataille de la communication, une sorte de jeu d'échec sous-terrain.



Dossier d'Iran  n°27  14-01-10

Dossier Spécial propagande & Les tentatives de déstabilisation.

                                                                                          C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

3 Dossier & Point de vue - Les tentatives de déstabilisation.

Suite

3-6 Les discussions en vue d'un accord sur l'enrichissement de l'uranium.

3-7 Obama et le "feuilleton" nucléaire.

3-8 Le P5+1 prend actuellement en otage le nucléaire médical.

3-9 Amar Djerrad : Le Dialogue : entre le droit, la foi et la force.

3-10 Qui a organisé le rapt de Peter Moore en Irak ?

3-11 Mireille Delamarre : Iran: Kouchmerde, par sa diplomatie de trottoir prépare une guerre d'agression contre l'Iran.

3-12 Il n’y a rien de tel que le son du canon pour couvrir le chuchotement des mutins.

 

 


3-6 Les discussions en vue d'un accord sur l'enrichissement de l'uranium.
nb :
Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Nucléaire Téhéran lance un ultimatum à la communauté internationale, posant fin janvier comme date limite pour clore les discussions en vue d'un accord sur l'enrichissement de l'uranium.
Menacé à brève échéance de nouvelles sanctions internationales pour sa politique nucléaire, l'Iran a renvoyé la balle dans le camp des Occidentaux, se disant prêt à poursuivre jusqu'à fin janvier des discussions en vue d'un accord sur l'enrichissement de l'uranium.

 Alors qu'Américains et Européens ont fixé à Téhéran la fin 2009 comme date butoir pour répondre à leur proposition de faire enrichir l'uranium iranien à l'étranger, le ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, leur a posé à son tour samedi un « ultimatum » pour la fin janvier. « La communauté internationale a juste un mois pour se décider » à répondre aux contre-propositions iraniennes, « sinon Téhéran enrichira l'uranium à un niveau supérieur », a dit M. Mottaki cité par la télévision d'État.
L'enrichissement de l'uranium est au centre d'un conflit entre l'Iran et une partie de la communauté internationale, qui redoute, malgré les démentis iraniens, que Téhéran ne cherche à produire du combustible utilisable à des fins militaires. Hier, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ramin Mehmanparast, a expliqué que la date de fin janvier évoquée par M. Mottaki résultait d'un accord passé voilà un mois avec les Occidentaux. Après l'annonce début décembre par l'Iran qu'il produirait lui-même son uranium hautement enrichi si l'Occident n'acceptait pas ses conditions, « les autres parties ont demandé à
la République islamique de leur donner deux mois pour parvenir à un accord, et nous avons accepté », a dit M. Mehmanparast. « Un mois est écoulé, et il reste donc encore un mois avant que l'Iran, si l'accord n'intervient pas, prenne la décision qui s'impose. »
L'Iran a rejeté à plusieurs reprises l'échéance fixée à fin 2009 par Washington et Paris pour accepter de faire enrichir son uranium à l'étranger sous l'égide de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Un projet du groupe des « Six » (États-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne), pays interlocuteurs de Téhéran sur le nucléaire, prévoyait que l'Iran fasse enrichir à 20 % par
la Russie la plus grosse partie de son uranium faiblement enrichi - 1 200 tonnes d'un coup - pour obtenir en retour du combustible pour son réacteur de recherche. L'Iran a rejeté cette offre visant selon les Occidentaux à créer un « climat de confiance » et a proposé des échanges d'uranium simultanés et en petites quantités. Téhéran a aussi exigé que ces échanges se fassent en Iran, avant de renoncer à cette condition en évoquant la possibilité d'un échange au Brésil, au Japon ou en Turquie.
Les Occidentaux n'ont pas réagi à cette ouverture, mais ils avaient rejeté auparavant le principe d'un échange par étapes. Ce rejet et la condamnation de la politique nucléaire iranienne par l'AIEA ont poussé le président iranien Mahmoud Ahmadinejad à affirmer début décembre que l'Iran enrichirait lui-même à 20 % l'uranium dont il estime avoir besoin et que le dossier était « clos ».
Pour le porte-parole du Conseil national de sécurité américain, Mike Hammer, l'Iran « s'isole » en posant aux grandes puissances un « ultimatum ». Les « Six » doivent se consulter dans les prochains jours sur d'éventuelles nouvelles sanctions contre l'Iran, dont l'examen pourrait débuter à la mi-janvier au Conseil de sécurité de l'ONU. L'Iran fait l'objet de cinq résolutions du Conseil de sécurité, dont trois assorties de sanctions, pour son refus de suspendre ses activités d'enrichissement d'uranium. Dans des propos rapportés hier par le journal Haaretz, le vice-ministre israélien des Affaires étrangères, Danny Ayalon, a estimé que le régime au pouvoir en Iran pourrait succomber à de nouvelles sanctions internationales.

4/1
http://www.lorientlejour.com/category/Moyen-Orient+et+International/article/642499/L%27Iran_lance_un_ultimatum_a_la_communaute_internationale.html


3-7 Obama et le "feuilleton" nucléaire.

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a tourné mercredi en dérision les soupçons répétés des Occidentaux sur le programme nucléaire de son pays et a ironisé sur la "main tendue" de Barack Obama.

Le président américain avait manifesté sa volonté de rompre avec la politique de confrontation de son prédécesseur George Bush. Mais le monde est désenchanté, a estimé Ahmadinejad dans un entretien donné à la chaîne britannique Channel Four.

Il a de nouveau rejeté l'ultimatum fixé par les puissances mondiales pour que l'Iran accepte leur proposition sur le nucléaire, estimant que celle-ci n'avait "pas de sens", et la menace de sanctions s'il ne répond pas d'ici la fin de l'année.

Le projet présenté sous l'égide de l'Onu par Washington, Paris et Moscou prévoyait le transfert de la majorité de l'uranium iranien faiblement enrichi en Russie puis en France pour qu'il y soit converti en combustible destiné à la centrale de recherche médicale de Téhéran.

Pour Ahmadinejad, l'Iran a donné une réponse et le projet ne prévoyait pas d'autres conditions qu'un transfert de matières.

"Mais ils insistent pour mettre des conditions à la livraison du carburant - des conditions politiques, j'entends - alors que l'échange de carburant est un procédé technique. Je n'entends encore personne qui a lancé un ultimatum là-dessus parce que ça n'a pas de sens", a-t-il dit à Channel Four.

L'Iran assure avoir pour seul objectif de produire de l'électricité, mais les Occidentaux le soupçonnent de chercher à se doter d'un arsenal atomique.

"Je pense que c'est devenu une vieille rengaine de parler du programme nucléaire", a ironisé Ahmadinejad. "L'histoire de ces affirmations des Etats-Unis et de leurs alliés tourne au feuilleton télévisé."

Il a en outre rappelé que Téhéran ne céderait pas à une politique "d'intimidation et d'agression" américaine et a jugé que les grandes puissances méprisait sa volonté de coopérer.

"Quand on coopère les réactions sont négatives", a-t-il dit.

"Qu'est-ce que cela signifie ? Cela veut-il dire que nous ne devrions pas coopérer du tout ? Nous sommes ouverts à une relation amicale avec tous. Mais la base de jugement et de coopération est une base légale."

Il a enfin tourné en dérision les propos d'Obama qui avait déclaré, au début de son mandat, que "si les pays comme l'Iran (avaient) la volonté de desserrer leur poing, ils trouver(aient) notre main tendue".

"Quelle main a-t-il tendue ? Sa main droite ou sa main gauche ?", s'est interrogé Ahmadinejad. "Qui a tendu sa main dans les faits ? Il a étendu les sanctions contre nous. Quels avancées a-t-il fait ? Nous sommes préoccupés par ses possibilités - il a échoué à répondre aux attentes du peuple américain et des peuples du monde."

Jeudi 24 décembre

http://fr.news.yahoo.com/4/20091224/twl-iran-nucleaire-ahmadinejad-bd5ae06_1.html


3-8 Le P5+1 prend actuellement en otage le nucléaire médical.

Le P5+1 prend actuellement en otage le nucléaire médical iranien en menaçant Téhéran de nouvelles sanctions s’ils n’envoient pas leur LEU à l’étranger et l’AIEA ne remplit pas ses obligations qui consistent à faciliter l’approvisionnement en uranium enrichi à 19.5 à des fins médicales tout pays signataire du TNP. C’est la vie de 850 000 malades iraniens qui est prise en otage, certains malades risquant de mourir prochainement faute de soins appropriés.

Un électricien à la retraite, Ruhollah Solook, vivant à Santa Monica en Californie était dans une situation critique. Il avait désespérément besoin d’une transplantation de rein de même que des séances de radiothérapie et autres traitements. Il pouvait bénéficier de la médecine nucléaire aux USA mais il n’y avait pas de donneur compatible pour lui.
Ironie du sort, alors que les USA et lsraël s’appliquent avec un zèle démoniaque à pousser la communauté internationale à des sanctions drastiques contre l’Iran à cause de ses activités d’enrichissement d’uranium, Solook, un juif d’origine iranienne de 70 ans qui a émigré aux USA il y a de cela plusieurs décennies a pu bénéficier à la fois d’une transplantation et des traitements adéquats dans son pays d’origine, l’Iran. Il est actuellement hospitalisé dans le plus vieil hôpital de Téhéran après avoir bénéficié d’une transplantation de rein grâce à la générosité d’un ami iranien.
« Ils m’ont sauvé la vie ici, maintenant j’espère qu’ils pourront me guérir » a-t-il dit.
En Iran, on estime à 850 000 le nombre de malades des reins du cœur et souffrant de cancer confrontés à une véritable course contre la montre.
Ces malades ont besoin de traitements post opératoires utilisant la médecine nucléaire, et les médecins et scientifiques du nucléaire là bas disent que la réserve d’uranium enrichi à 19.5 nécessaire pour faire fonctionner le réacteur nucléaire du centre de recherche de Téhéran produisant les isotopes nécessaires à tous ces traitements sera épuisée d’ici peu, probablement au printemps 2010.
« Nous avons dans notre seul hôpital des milliers de malades par mois à traiter » selon ce qu’a dit Gholamreza Pourmand, un spécialiste qui a soigné Solook en utilisant le technetium – 99, une technique nucléaire utilisée pour le diagnostic par scanners corporels.
« Si nous ne pouvons pas les aider, certains d’entre eux vont mourir. C’est aussi simple que cela ».
A l’origine de ce grave problème d’approvisionnement de la centrale de recherche nucléaire médicale de Téhéran, les sanctions imposées contre l’Iran avec la complicité de l’AIEA dont les décisions sont de plus en plus politisées et biaisées. L’Iran affirme que ces sanctions l’empêchent d’importer des scanners des USA et d’Europe pour diagnostiquer les cancers car certaines pièces sont listées comme pouvant être utilisées à des fins non médicales.
A ce jour, l’AIEA qui contrôle le programme nucléaire iranien a systématiquement noté dans tous ses rapports que l’Iran n’a pas détourné son programme nucléaire médical et civil à des fins militaires.
L’Iran affirme également que les sanctions votées par le CSONU en 2007 lui interdisent d’importer les isotopes médicaux nécessaires pour faire fonctionner ces scanners et d’autres appareils servant pour les traitements anticancéreux et autres. Compte tenu de la pénurie d’isotopes médicaux sur le marché mondial l’Iran a en fait surtout énormément de difficulté d’approvisionnement car certains pays sont peut empressés à les lui vendre et de plus ces importations coûtent extrêmement cher à l’Iran.
Les importations d’isotopes médicaux ont cessé en 2007 et l’Iran a réactivé l’ancien réacteur de recherche nucléaire à Téhéran qui lui avait été fourni il y a 40 ans par les US. Ce réacteur est utilisé actuellement presque en continu. En Juin, l’Iran a informé l’AIEA que le combustible obtenu de l’Argentine en 1993 pour le faire fonctionner serait épuisé d’ici fin 2010. Cette estimation a été actualisée et c’est en fait en début d’année prochaine qu’il le sera.
Comme les sanctions empêchent l’Iran d’acheter le combustible sur le marché international, l’Iran dit qu’il peut lui-même le produire, enrichir l’uranium à 19.5 pour fabriquer les isotopes médicaux bien que cela soit techniquement difficile comme l’a affirmé Mohammad Ghannadi, vice président de l’Organisation à l’Energie Atomique de l’Iran. (OEAI).
« Nous préférons acheter le combustible le plus rapidement possible » a-t-il précisé pour éviter une pénurie dont les premières victimes seraient bien évidemment les malades iraniens eux –mêmes.
Le P5+1 avec la complicité de l’AIEA, insiste pour que l’Iran envoie son LEU à l’étranger où il devrait être enrichi par
la Russie et transformé en barres de combustibles par la France. Mais l’Iran ne fait confiance ni à la Russie qui fait passer ses intérêts dans sa relation avec les US avant toute autre considération, ni à la France qui avec Sarkozy applique vis-à-vis de l’Iran la politique de Tel Aviv – des sanctions toujours plus de sanctions voire même un soutien à peine voilé à une attaque militaire israélienne ou tout du moins l’utilisation d’une possible attaque comme chantage pour faire pression sur l’Iran.
Pour Mr Ghannadi, il s’agit d’un problème humanitaire et non pas politique :
» Quand quelqu’un est malade on doit le soigner. Fournissez nous le combustible nous fabriquerons les isotopes médicaux ».
Le centre nucléaire de recherche médicale à Téhéran a commencé à fabriquer ces isotopes à cause de la fin des approvisionnements venant de l’étranger du aux sanctions, et fourni 120 hôpitaux dans tout l’Iran. «
Quand les cargaisons d’isotopes médicaux ont pris fin, nous avons été obligés de les fabriquer nous-mêmes ». Mais les médecins se souviennent que pendant deux mois aucun malade n’a pu être traité provoquant de sérieuses perturbations dans les soins en milieu hospitalier.
«
Quand ils parlent de droits de l’Homme à l’ONU ils ne devraient pas oublier que nos malades ont également des droits » a fait remarqué un interne iranien qui a étudié à l’Université Johns Hopkins aux Usa. « Les US essaient actuellement de m’empêcher d’utiliser en Iran ce que j’ai appris aux Etats Unis » s’est-il plaint.
Finalement, c’est très certainement Mr Solook ce Juif Américain d’origine iranienne qui de sa voix fluette de convalescent transplanté résume le mieux de son lit d’hôpital de Téhéran ce qui n’est qu’une simple question de bon sens et d’humanité : «Je ne crois pas à ces sanctions, elles font du mal aux gens ordinaires pas aux dirigeants.A quoi çà sert ?»
Sources de certaines informations le Washington Post du 20/12/09

http://www.planetenonviolence.org/Le-Nucleaire-Medical-Iranien-Et-Les-850-000-Malades-Qui-En-dependent-Ne-Doivent-Pas-Etre-Pris-En-Otages-Par-Le-P5-1-Et-L_a2079.html


3-9 Amar Djerrad : Le Dialogue : entre le droit, la foi et la force.

Il y a de ces « stratégies » et de ces comportements dans les relations internationales qui poussent carrément au divorce !

Si telle est la ‘diplomatie’ de certains pays dit puissants, la paix dans le monde peut être mise aux ‘calendes grecques’.

Les injustices et les guerres ne s’arrêteront pas de si tôt ! Les pays agressés se défendront toujours « par tous les moyens ».

Personne ne pourra leur dénier le « Droit de se défendre » même si, en cette circonstance, on usera de la toute puissante ‘propagande subversive’ qui d’ailleurs ne fait jamais ‘mouche’. Chacun dans le reste du monde saura se positionner ou prendre partie selon ses profondes convictions. 

Le problème qui ronge certains à l’obsession est, de l’avis des spécialistes au fait de ces choses, le suivant : C’est que l’Occident ne veut pas admettre ou voir que l’Iran soit devenu une puissance régionale, incontournable et déterminant dans le règlement des conflits de la région , qu’il s’est développé technologiquement malgré plus de 30 années d’embargo et d’adversité, qu’il possède une civilisation continue des plus anciennes du monde, qu’il est un territoire de plus 1,6 millions de km2, une population de plus de 70 millions d’habitants (cultivés qui savent mieux que quiconque le système politique et économique qui les arrange sans se voir dicter la conduite par les « faiseurs d’opinions » de l’Occident) , qu’il est 4ème producteur du monde de pétrole et 6ème en gaz, qu’il n’est plus ‘la vache à taire’ de l’époque du Shah !

 Les provocations, que subit actuellement l’Iran, sont tellement grossières et irraisonnées qu’elles discréditent leurs auteurs tout en le faisant gagner en sympathie de plusieurs peuples y compris ceux qui ne sont pas en estime avec la nature du régime.

Le monde sait que l’Occident veut empêcher simplement l’Iran d’acquérir et maitriser la technologie nucléaire dont les applications civiles sont nombreuses et rentables à moyen et long terme.

Quant à l’arme nucléaire qui en est une déviation que l’Occident craint, il s’agit pour l’Iran d’une question de morale de convictions et de principe. Selon leurs multiples déclarations, au plus haut niveau, leur religion ou leur foi, à laquelle ils tiennent apparemment, cet arme n’est pas accepter ou admise. Soyons logique et réaliste.

Dans les conditions dont nous voyons évoluer les choses du point de vue technologique, l’Iran n’est-elle pas capable de fabriquer cette funeste arme plus vite qu’on ne le croit ; si elle le souhaite ?

Comme les 30 années d’embargo qui ont permis à l’Iran un développement technologique sans précédent et dont l’Occident s’en mort les doigts actuellement ; car ayant misé absurdement sur une déliquescence du régime. L’Occident en semblant dire à l’Iran « même si vous n’avez pas l’intention de la fabriquer, vous avez quand même la technologie nécessaire » ou « même si l’usage est civile, on craint un usage militaire » et aussi « même si l’AIEA a fait les contrôles nécessaires, on soupçonne un programme caché », il faire sienne la célèbre fable « Le loup et l’agneau ». Cette approche et conception butées des choses est toujours vouée à l’échec tout comme le semblant de dialogue « agrémenté » de menaces n’aboutira à aucune solution.

La menace de guerre, qui ne peut avoir que les mêmes ‘arguments’ ayant justifié l’envahissement de l’Irak, sera la plus insensée des hâbleries et la plus grave violation du siècle aux conséquences insoupçonnées !

Car l’Iran est une autre donne beaucoup plus complexe que l’Irak ou l’Afghanistan ou déjà l’enlisement est confirmé. Son attaque entrainera, sans aucun doute, l’embrasement de la région ; même ceux qui se croient ‘puissance ‘ne seront pas épargnés.

Dans la culture persane, le sacrifice pour une cause juste (surtout l’agression de leur pays) est un serment d’abord personnel qui se décuple quand la foi, incontestée, s’y incruste. L’exemple de l’Algérie est le plus significatif ; il en est la preuve historique. Sa révolution a commencé avec des fusils de chasse et surtout la foi contre une puissance de l’OTAN pour se voir 07 ans plus tard indépendante et libre après 132 ans de colonisation de peuplement. Comment ? Seules les victimes connaissent la « formule ». Alors, pour l’Iran, chacun analysera en son âme et conscience la problématique.

A notre sens, seul le dialogue civilisé, respectueux des valeurs et des intérêts de chacun, est le moyen le plus efficace pour arriver aux solutions équitables. Pour ceux qui connaissent la culture et les mœurs des persans trouveront que la solution est à portée de mains. Les plus ‘va en guerre’ seront les premiers qui n’y entreront pas. Un dicton averti et instruit de la ‘chose’ comme ceci « C’est moi qui décide mais c’est vous qui en êtes responsable ». Certains veulent bien de cette guerre mais… faite par les autres.

Les pays comme la Russie, la Chine mais aussi la Turquie et l’Inde, nous semblent les mieux indiqués, pour différentes raisons liées à leur Histoire, pour s’y impliquer dans la recherche des solutions justes aux conflits tout en se constituant garants dans leurs applications. 

DJERRAD Amar

29 décembre

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/le-dialogue-entre-le-droit-la-foi-67303


3-10 Qui a organisé le rapt de Peter Moore en Irak ?

L'Iran a-t-il organisé l’enlèvement en Irak de l’informaticien Peter Moore, relâché le 30 décembre, et de ses quatre gardes du corps, également britanniques, dont trois ont été tués et un est présumé mort ?

Dans une enquête extrêmement fouillée publiée au lendemain de cette libération hautement médiatisée, le quotidien londonien The Guardian affirme que l’opération spectaculaire menée à Bagdad contre le ministère des finances, au cours de laquelle Peter Moore avait été kidnappé, avait été le fait de la Brigade Al-Qods, la branche des interventions armées à l’étranger des Gardiens de la révolution iraniens. Les prisonniers auraient d’ailleurs été séquestrés dans des prisons des pasdarans "loin à l’intérieur du territoire iranien".

A l’époque de son enlèvement, le 29 mai 2007, Peter Moore mettait au point un logiciel permettant d’assurer la traçabilité des fonds de l’aide internationale et des revenus pétroliers. Ce système aurait permis d’identifier des détournements financiers remontant jusqu’aux milices irakiennes pro-iraniennes.

Une centaine d’hommes auraient participé à un raid audacieux que les milices chiites irakiennes de Sadr City étaient incapables de mener à bien, selon l’enquête. Les négociations avec Londres, qui se sont soldées par la libération du technicien, ont témoigné d’une parfaite connaissance du mode opératoire des rouages du gouvernement britannique. Ainsi, quand Londres réitère sa position traditionnelle de refus de versement de rançon, les ravisseurs exécutent trois, peut-être quatre, otages mais gardent Peter Moore en vie pour pouvoir continuer à négocier.

Pour le sauver, le Foreign Office aurait fait pression sur les Etats-Unis afin qu’ils acceptent l’une des demandes des ravisseurs : la libération de Qais Al-Khazali, le chef des commandos de l’Armée du Mahdi capturé par l’armée américaine en septembre 2007.

Ce dernier devrait être libéré dans le cadre de la politique de réconciliation nationale poursuivie par le gouvernement irakien.

"Nous n’avons aucune preuve que les otages britanniques ont été détenus en Iran", a déclaré le Foreign Office à propos de l’enquête du Guardian, qui affirme s’appuyer sur des sources au plus haut niveau en Irak comme en Iran. Pour les spécialistes, les informations du quotidien de centre gauche ne peuvent qu’envenimer les relations actuellement acrimonieuses entre la Grande-Bretagne et l’Iran.

A l’époque de son enlèvement, le 29 mai 2007, Peter Moore mettait au point un logiciel permettant d’assurer la traçabilité des fonds de l’aide internationale et des revenus pétroliers. Ce système aurait permis d’identifier des détournements financiers remontant jusqu’aux milices irakiennes pro-iraniennes.

Une centaine d’hommes auraient participé à un raid audacieux que les milices chiites irakiennes de Sadr City étaient incapables de mener à bien, selon l’enquête. Les négociations avec Londres, qui se sont soldées par la libération du technicien, ont témoigné d’une parfaite connaissance du mode opératoire des rouages du gouvernement britannique. Ainsi, quand Londres réitère sa position traditionnelle de refus de versement de rançon, les ravisseurs exécutent trois, peut-être quatre, otages mais gardent Peter Moore en vie pour pouvoir continuer à négocier.

Pour le sauver, le Foreign Office aurait fait pression sur les Etats-Unis afin qu’ils acceptent l’une des demandes des ravisseurs : la libération de Qais Al-Khazali, le chef des commandos de l’Armée du Mahdi capturé par l’armée américaine en septembre 2007. Ce dernier devrait être libéré dans le cadre de la politique de réconciliation nationale poursuivie par le gouvernement irakien.

"Nous n’avons aucune preuve que les otages britanniques ont été détenus en Iran", a déclaré le Foreign Office à propos de l’enquête du Guardian, qui affirme s’appuyer sur des sources au plus haut niveau en Irak comme en Iran.

Pour les spécialistes, les informations du quotidien de centre gauche ne peuvent qu’envenimer les relations actuellement acrimonieuses entre la Grande-Bretagne et l’Iran.

LE MONDE |

31.12.09

http://www.lemonde.fr/international/article/2009/12/31/teheran-a-t-il-organise-le-rapt-de-peter-moore-en-irak_1286220_3210.html#xtor=AL-32280184


3-11 Mireille Delamarre : Iran: Kouchmerde, par sa diplomatie de trottoir prépare une guerre d'agression contre l'Iran.

La diplomatie française n’a jamais été aussi stérile contre productive non respectueuse de la souveraineté des états que depuis que Kouchner, cet agent sioniste, occupe le quai d’Orsay.

Pour preuve ses derniers propos sur le nucléaire iranien.
Une nouvelle fois Kouchner est intervenu ce lundi pour prôner des sanctions renforcées contre l’Iran mentant sans vergogne sur le supposé consentement des Russes et des Chinois pour ces sanctions.
«La communauté internationale n’a pas d’autre choix que d’imposer de nouvelles sanctions contre l’Iran à cause du refus de Téhéran de coopérer en ce qui concerne son programme nucléaire iranien« a-t-il péremptoirement affirmé.
«Je pense qu’il n’y a pas d’autre solution», la nature exacte des sanctions est encore en discussion, elles seront spécifiques a-t-il ajouté devant un parterre de journalistes. Il a affirmé que les «riches seraient touchés».

On sait que ce genre de sanctions touche en premier les plus pauvres, et dans le cas du refus de livrer du combustible nucléaire pour alimenter la centrale de recherche médicale de Téhéran fabricant des isotopes médicaux, ce sont 850 000 malades iraniens qui seront directement affectés certains risquant de mourir. Comble du reniement de sa carrière de médecin pour cet ex « french doctor » qui a depuis longtemps échangé son stéthoscope pour la valise politique, et tout récemment diplomatique, qui lui rapporte bien plus tant en « gloire » quand espèces sonnantes et trébuchantes.
L’Iran ne refuse pas de coopérer mais refuse, de se voir imposer - directement par des résolutions politisées et illégales du CSONU, ou indirectement par une proposition qui vise à lui voler son uranium enrichi à 3.5% en exigeant qu’il l’expédie à l’étranger en échange d’une hypothétique livraison d’ uranium enrichi à 19.5 % pour son centre de recherche médical de Téhéran – la fin de son droit à l’enrichissement d’uranium, un droit que l’Iran possède en tant que signataire du TNP, Cet enrichissement se fait sous strict contrôle de l’AIEA. L’Iran exige des garanties concrètes car les «pays occidentaux n’ont pas respecté par le passé leurs engagements nucléaires vis-à-vis de Téhéran». Jusqu’à présent le P5+1 n’a pas fourni ces garanties raison pour laquelle l’Iran a fait une contre proposition :
400 kg de son Leu à 3.5% seraient transférés sur l’île de Kish pour un échange simultané avec l’équivalent en Leu à 19.5% sous supervision de l’AIEA.
Le P5+1 a refusé.
Kouchner a soutenu la guerre d'agression US contre l’Irak et maintenant soutient une attaque israélienne contre les installations nucléaires iraniennes tout en prônant d’abord l’imposition de sanctions paralysantes contre la société iranienne comme cela avait été le cas contre la société irakienne. Son objectif, qu’il ne cache nullement d’ailleurs, c’est par le biais de ces sanctions de monter la population iranienne contre le gouvernement actuel de Mahmoud Ahmadinejad.

Non seulement il a réaffirmé son soutien au mouvement d’opposition iranienne : «je crois profondément à l’importance de ce mouvement» mais en plus il a ajouté que celui-ci pressait la communauté internationale de faire plus pour soutenir ses efforts.
L’attitude de Kouchner est totalement irresponsable. D’abord il s’ingère ouvertement dans les affaires intérieures d’un état souverain, comble de nuisance pour un ministre des affaires étrangères qui se doit d’observer une certaine réserve pour éviter d’envenimer des relations diplomatiques qui sont déjà particulièrement tendues entre
la France et l’Iran. Ensuite c’est bien mal connaître l’histoire politique des sanctions qui se sont toujours révélées être non pas un facteur de division mais un facteur d’union surtout dans un pays menacé comme l’est l’Iran. Kouchner voudrait rallier toute la population iranienne derrière l’actuel gouvernement de Téhéran qu’il ne s’y prendrait pas mieux.
D’autre part en liant son discours sur des sanctions et un pseudo appel de détresse de l’opposition iranienne, il met celle-ci en danger, car à Téhéran on ne manquera pas de le noter et d’en tirer les conséquences. Qu’on ne s’étonne pas ensuite si d’ici peu on apprend l’arrestation de certains responsables politiques de l’opposition pour « intelligence avec l’ennemi » «atteinte à la sécurité du pays» etc
Est-ce là l’objectif de Kouchner ?
Kouchner est donc un homme dangereux et peu fréquentable pour quiconque cherche par la voie démocratique à améliorer les libertés dans son pays.

Sans parler bien sûr des répercussions négatives sur le sort de Clotilde Reiss accusée d’espionnage par Téhéran et défendue par ce même Kouchner qui prône publiquement l’aide aux opposants iraniens pour renverser le régime d’Ahmadinejad.
Quelle aide et par qui
En envoyant des informations sur le nucléaire iranien, comme Reiss a été accusée d'avoir fait, les Iraniens n’ayant pas manqué de noter que son père est un haut responsable à
la Commission à l’Energie Atomique organisation étroitement liée à la défense française
Enfin Kouchner va jusqu’à mentir sciemment pour atteindre son objectif d’agent sioniste : des sanctions paralysantes avant une attaque militaire.
Il affirme que les « Russes sont à bord » ce qui est complètement faux.

Jusqu’à présent Moscou s’est refusé à voter toute nouvelle sanction au CSONU.

En ce qui concerne la Chine, Kouchner a dit aux journalistes qu’il croyait que « les Chinois suivront ». C’est faire preuve à l’égard de la Chine d’un total mépris en s’aventurant à affirmer que les Chinois sont des « suiveurs » autrement dit qu’ils n’ont pas leur propre agenda en ce qui concerne le nucléaire iranien. Jusqu’à présent la Chine a toujours refusé de voter de nouvelles sanctions contre l’Iran et a toujours affirmé que les sanctions n’étaient pas une solution et qu’il fallait discuter avec Téhéran.
Ni Kouchner, ni Obama - qui a forcé la main des Chinois récemment en faisant du chantage à une attaque israélienne sur les installations nucléaires iraniennes et au chaos qui en résulterait pour les approvisionnements en pétrole – n’ont de réelle influence sur la politique étrangère chinoise comme on l’a encore vu il y a quelques jours à Copenhague.
La Chine est désormais au même rang que les « grandes puissances » même si ces dernières la qualifient encore avec une certaine condescendance post coloniale de «pays émergeant«.
Kouchner a encore raté une occasion de se taire.
Mais que peut-on attendre d’un homme qui s’affiche ouvertement sioniste et utilise ses fonctions pour servir les intérêts d’Israël avant ceux de la France ?

Mireille Delamarre 

25/12/09
*http://www.planetenonviolence.org

http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article04/EkyEZykEulIbKCKFMg.shtml


3-12 Il n’y a rien de tel que le son du canon pour couvrir le chuchotement des mutins.

 La thèse officielle, sur le récent terrorisme massif qui a touché les USA, est que des kamikazes islamistes ont détourné des avions de ligne pour les jeter sur les tours jumelles du World Trade Center, faisant ainsi des milliers de morts, dans le but de faire pression sur l’État US afin, par exemple, qu’il cesse de soutenir Israël contre les Palestiniens.

          Pour faire pression sur l’État US, ce terrorisme massif doit lui nuire. Est-ce bien le cas ? Ces crashs d'avions de lignes, transformés en avions-suicide, contre les tours du WTC ont nuit à la population qui vit aux USA, puisqu’ils ont tué des milliers de personnes. Mais qui est encore assez bête pour confondre la population d'un pays avec l’État de ce pays ? En Mai 68, par exemple, la population du pays fRANCE s’est soulevée contre l’État français ! en 1992, la population des quartiers pauvres de toutes les grandes villes des États-Unis s'est révoltée contre l'État US. L’État n’est que l’arme de la bourgeoisie contre la population. L’État, ce sont les flics et l’armée, ce sont les bandes armées du pouvoir, qui maintiennent la population en état d’esclavage. Bien sûr, officiellement, les flics ne sont pas là pour matraquer les grévistes et les manifestants, pour tuer l’Arabe ou le Noir qui passe, mais pour sauver la veuve et l’orphelin. Bien sûr, officiellement, l’armée n’est pas là pour vaincre une éventuelle insurrection de la population, comme à Los Angeles en 1992, mais pour protéger la population contre une attaque militaire faite par un autre pays. Oui, il faut que la bourgeoisie nous mente afin de nous maintenir en esclavage.

          Or, justement, une grande remontée des luttes sociales, menant de Seattle à Gênes, utilisant avec conséquence la violence révolutionnaire, menaçait de déclencher contre les maîtres du monde un mouvement général de la population mondiale. La bourgeoisie devait donc mettre dans les rues bien plus de flics, et même des militaires, pour parer à toute éventualité ; elle devait se mettre à surveiller d'une façon nettement accrue toute personne susceptible d'être dangereuse pour le pouvoir, c'est-à-dire, en dernière analyse, tout le monde ; elle devait nettement augmenter le budget de la police et de l'armée, et leur accorder bien plus de pouvoirs ; elle devait imposer de nouvelles lois nationales et internationales hyper-répressives ; elle devait inciter à la délation généralisée ; bref, dans le but secret de lutter contre la puissante montée des luttes sociales internationales, la bourgeoisie voulait nous imposer au niveau de la planète toute entière un régime fasciste du type latino-américain ! Cependant, faire cela sans aucune excuse officielle apparemment acceptable par tous aurait provoqué de graves réactions dans la population, aurait précipité les événements. Juste au moment où la bourgeoisie avait besoin d’une telle excuse, les islamistes la lui fournissent en déclenchant une vague de terrorisme massif. Alors, ce terrorisme nuit-il à l’État US, ou bien à la population, pas seulement étasunienne, sur laquelle cet État exerce sa répression ?

QUESTION : les États Occidentaux en général, et l'État US en particulier, sont-ils ennemis de l’islamisme ?

          C’est en 1978 que pour la première fois j'ai entendu parler d’islamisme. Une grande révolution se faisait jour en Iran, elle avait déjà viré le dictateur tortionnaire au service de l’Occident, le Shah d’Iran. Elle menaçait de se répandre dans le monde entier. La bourgeoisie devait la stopper. Pour vaincre une révolution en Occident, on utilise les partis de gauche, et surtout le parti dit " communiste ", et les syndicats, notamment, du moins en Europe, ceux affiliés aux P"C ". C’est ce que montre l’excellent film de Ken Loach : " Land and Freedom ". C’est ce que nous avons constaté en France en Mai 68, et ensuite dans bien d’autres grèves. Mais chez les " musulmans ", cette technique répressive ne fonctionne pas puisqu’aucune hiérarchie dite " communiste " ne s’y est jamais réellement établie. Alors, comment faire ? C’est la France, je suppose, qui trouva la solution : Khomeiny était alors en France ; elle l’envoya en Iran afin de récupérer la révolution iranienne en la détournant vers l’islamisme. C’est ainsi que grâce à la France, avec la complicité des USA, à moins que ce ne soit l'inverse, l’islamisme put diriger l’Iran après y avoir vaincu une puissante révolution.

          Ensuite, l’Occident tout entier, et les U.S.A. en particulier, aidèrent largement les islamistes à " virer les Russes " d’Afghanistan .

          Au Soudan, la France soutient et finance un pouvoir islamiste qu'elle aide contre l'insurrection armée de la partie dite " chrétienne et animiste " de la population. D'ailleurs, le Soudan n'hésita pas à livrer cet imbécile de Carlos1 à la fRANCE !

          Quand en 1988 les émeutes se levèrent dans la banlieue d’Alger, l’armée dut tuer 500 personnes en 15 jours pour étouffer cette nouvelle renaissance de la révolution en Algérie. Mais ce ne fut pas suffisant, la révolte continuait à gronder. C’est pourquoi il fallut utiliser la même technique qu’en Iran : détourner la révolution vers l’islamisme. Le G.I.A. est financé et contrôlé par le Soudan (donc par la France), et le F.I.S. par les U.S.A. D’ailleurs, les premiers militaires du F.I.S. furent des algériens qui avaient été volontaires pour aller se battre dans les rangs islamistes en Afghanistan, et entraînés là-bas par les Américains. Et quand les USA ordonnèrent au FIS de cesser toute lutte armée, celui-ci s'exécuta sans rechigner !

          La guerre du Golfe peut s’interpréter comme l’aide militaire apportée par l’ensemble des États occidentaux à un État islamiste, celui du Koweït, pour le défendre contre le laïc Saddam Hussein (qui n’était pas un saint).

          Et qui est-ce qui, il y a environ six ans, sauva la mise aux " Bosniaques ", c’est-à-dire au pouvoir islamiste qui y règne ? c’est Chirac lui-même en poussant l’OTAN, c'est-à-dire les États-Unis, à bombarder massivement les " Serbes ".

          Fin juin 2001, il y a quelques semaines seulement, l'OTAN, c'est-à-dire les USA, sauva l'UCK pro-albanaise encerclée à Aracinovo en Macédoine. Grâce à l'intervention des Américains, l'UCK put sortir avec ses armes et munitions. Or, d'après un article intitulé " Réalité sur l'UCK " (<— lien cliquable, [En ce moment, le site semble ne plus exister, mais le cache google existe toujours. cliquer ici si le lien est encore effectivement mort] lire les quatre premières lignes de présentation, puis la seconde moitié du dernier paragraphe, qui parle de Agim Gashi, surnommé le « Rambo » du Kossovo, lié aux islamo-terroristes d’Ousssama Bin Laden ) qu'écrivit le spécialiste en islamisme Alexandre del Valle le 26 décembre1999, l'UCK est très liée à l'islamisme, en particulier à Ben Laden !

REPONSE : Non, les maîtres de l'Occident et l’islamisme ne sont pas ennemis : ils sont alliés. Et si l’islamisme a pratiqué récemment un terrorisme massif aux USA, ce ne peut être pour nuire à l’État US, mais bien au contraire pour l’aider à vaincre les révoltes de la population américaine et mondiale qui se bat de plus en plus vaillamment contre la mondialisation de l'impérialisme américain. Les maîtres du monde financent l'islamisme depuis longtemps, il fallait bien qu'un jour l'islamisme leur donne une contrepartie !

Autre question : On nous dit que depuis quelques années Ben Laden a trahi ses alliés américains ! et puis, les Américains ne vont-ils pas faire la guerre aux islamistes ?

         Ce n'est pas à tout l'islamisme que les maîtres de l'Amérique ont déclaré la guerre, mais seulement à Ben Laden et à ceux qui le soutiendraient. Il y a déjà bien des pays islamistes dont les États ont pris parti, au mépris de leurs populations, pour les USA contre Ben Laden.

          Et puis, je n'ai pas dit que c'était Ben Laden qui avait sacrifié quelques-uns de ses hommes pour rembourser ce que l'islamisme doit aux USA ; ce peut être n'importe quel autre chef islamiste dont les médias n'ont peut-être jamais prononcé le nom à propos du récent terrorisme.

          Cependant, "on" n'arrête pas de nous mentir ! Peut-être Ben Laden et l'État US ont-ils seulement fait semblant de se fâcher2. D'ailleurs, à ce sujet, il est bon de remarquer qu'on nous dit souvent que c'est après la guerre du Golf, il y a presque 10 ans, que Ben Laden, voyant la soldatesque américaine s'éterniser sur le sol d'Arabie Séoudite, est devenu anti-américain, pourtant, c'est il y a seulement quelques semaines que les USA sauvèrent la mise à l'UCK liée à Ben Laden ! Si cette " guerre " entre impérialisme américain et Ben Laden a effectivement lieu, au moins dans un premier temps, elle renforcera les " deux " camps, et notamment, elle renforcera Ben Laden au sein de toutes les populations arabes et musulmanes. Les maîtres des USA le savent bien !

           Le terrorisme aveugle vise le peuple, il est donc commandité par l’ennemi du peuple : l’État, le plus froid des monstres froids : c'est l'État US qui a commandité le terrorisme islamiste récent aux USA !

12 octobre 2001,
Merci pour votre attention,
Meilleure salutation,
 

Notes : (retour) 1) Carlos, parce qu'il est un grand défenseur de la cause Palestinienne, se croyait en sécurité au Soudan sous prétexte que c'est un pays islamiste ; mais, quelque soit le régime d'un pays, il est au service de celui qui le finance !
            (
retour) 2) Nous l'avons vu, il y a quelques semaines, l'impérialisme américain est encore venu en aide à l'UCK, pourtant liée à Ben Laden. Ce devrait être suffisant pour se demander s'il est bien vrai, ce mensonge qui dit que Ben Laden et les USA sont des ennemis jurés. Cependant, depuis le 11 septembre, la télé a souvent reparlé des attentats à la bombe perpétrés le 7 août 1998 contre les ambassades des États-Unis à Nairobi (Kenya) et à Dar es-Salaam (Tanzanie). Ces attentats ont fait 224 morts, dont 12 citoyens américains, et plus de 4 000 blessés, dont de nombreux musulmans. Ces attentats ont été attribués à Ben Laden, et les journalistes qui nous les rappellent sans arrêt ont pour but de nous montrer que ça fait déjà un bon bout de temps que Ben Laden pratique le terrorisme contre l'Amérique. Par la même occasion, ils nous rappellent souvent, aussi, qu'en représailles, le 20 aout suivant, l'Amérique fit des bombardements en Afghanistan et au Soudan. Et les journalistes les plus honnêtes vont même jusqu'à nous dire qu'au Soudan, ce que les Américains, ou plutôt leurs chefs, ont bombardé, c'est une innocente usine pharmaceutique ! J'en profite pour vous signaler qu'avant d'être bombardée par les Américains, cette usine pharmaceutique, nommée " Al Shifa ", produisait 50% des médicaments qui se consommaient au Soudan ! Par contre, ce qu'aucun journaliste ne nous a rappelé, allez savoir pourquoi, c'est le scandale du monicagate. Mais si, souvenez-vous, Monica Lewinsky, la nana qui, après avoir baisé avec Clinton, au lieu d'amener sa robe tâchée de sperme présidentiel au pressing, l'a soigneusement mise au congélateur afin de conserver intacte sa belle tâche de sperme, au cas où ça puisse lui servir, un jour. Eh bien ! Ce pauvre Clinton était bien dans la merde, avec cette histoire, vous vous souvenez, maintenant ? Ce scandale fut comparé au watergate, qui avait vu la démission de Nixon le 9 aout 1974. C'était donc important. On ne parlait plus que de ça ! Le scandale du monicagate atteignit de tels sommets qu'il faillit provoquer la démission de Clinton. Or, c'est précisément pendant que furent atteint les sommets de ce scandale qu'eurent lieu les attentats terroristes de Nairobi et Dar es-Salaam, puis les représailles qui s'en suivirent.

Voici quelques dates essentielles :
          — 30 juillet 1998 : Monica Lewinsky remet sa robe bleue qui serait tachée du sperme du Président. Elle sera envoyée au FBI pour des analyses qui démontreront par la suite que le sperme est bien celui de Clinton.
          — 7 août 1998 : attentats terroristes contre les ambassades des États-Unis à Nairobi et à Dar es-Salaam.
          — 17 août 1998 : Clinton témoigne pendant plus de quatre heures en circuit fermé à partir de la Maison-Blanche. Il s’adresse également à la nation américaine pour s’excuser d’avoir trompé le peuple ainsi que sa famille.
          — 20 août 1998 : bombardements américains de représailles en Afghanistan et au Soudan pour " punir le terrorisme islamiste ".
          Il n'y a pas besoin d'être très éveillé pour remarquer, coïncidence étrange, que ces événements essentiels eurent lieu en même temps. Avec toutefois un léger décalage, les événements liés au terrorisme " islamiste " arrivant légèrement après ceux du monicagate, comme pour les faire oublier. Et, effectivement, c'est bien en se servant des attentats contre les ambassades US de Nairobi et Dar es-Salaam que Clinton, jouant au grand personnage indispensable dans la lutte contre " le terrorisme international ", arriva, un peu, à faire oublier le scandale du monicagate qui le frappait de plein fouet. D'ailleurs, si vous essayez de vous rappeler de cette épique époque, vous vous souviendrez sûrement qu'en France, les journalistes d'alors ne se gênaient pas pour nous révéler, aux heures de grande écoute, en rigolant et en faisant des clins d'œils, comme qui dirait sous le sceau du secret et qu'il faudrait le répéter à personne, qu'il y avait là une coïncidence fort curieuse, sous-entendant que le monicagate, avait bien pu être la vraie cause de " l'indispensable représaille contre le terrorisme international ", et qu'en tout cas, les événements liés au terrorisme et à sa " répression " avaient bien arrangé les affaires de Clinton.
          Si, depuis le 11 septembre 2001, les journalistes nous ont bien souvent rappelé les attentats terroristes de Nairobi et Dar es-Salaam, c'était dans le but de bien montrer que ça fait quelques temps déjà que Ben Laden pratique le terrorisme le plus aveugle contre les USA ; par contre, ils ont, comme c'est curieux, totalement oublié de nous rappeler que ces attentats terroristes attribués à Ben Laden contre des ambassades américaines avaient bien rendu service au président Bill Clinton, puisque c'est grâce à eux qu'il a évité une démission honteuse !
          Ainsi, à tout point de vue, l'on est en droit de se demander si, contrairement à ce qu'on veut nous faire croire, les maîtres de l'Amérique d'un côté, et Ben Laden de l'autre, ne seraient pas tout simplement les meilleurs amis du monde ! (
retour)

http://mai68.org:80/ag/316.htm



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


15/01/2010

n°26 - journal d'Iran - (Dossier Spécial propagande & Les tentatives de déstabilisation) - 23-12 au 14-01-10 - : Début :- : Les manifs : «un scénario des sionistes et des Américains».


n°26 - journal d'Iran  - (Dossier Spécial propagande & Les tentatives de déstabilisation) - 23-12 au 14-01-10 - : Début :- : Les manifs : «un scénario des sionistes et des Américains».



journal d'Iran  

Dossier Spécial propagande & Les tentatives de déstabilisation.

 

n°26 du 23-12 au 14-01-10

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Tiré à part :

André Bellon : Plus jamais ça !

Il n'y a aucune preuve concernant l'accès de l'Iran à l'arme atomique. 

Les Etats-Unis aident et soutiennent dans les coulisses les agitateurs.

Les agitateurs ont agi selon un scénario préparé d’avance.

Les sanctions contre l’Iran sont un précurseur à la guerre.

Paroles & action du président...

Les manifs : «un scénario des sionistes et des Américains»

Tous ceux qui ont œuvré contre la Révolution islamique en Iran ont échoué.  

Le pouvoir des peuples est dans la pensée, non dans les armes nucléaires ».

Suite

1 Politique

1) Iran

Fin

2 Politique Internationale

1 Usa

2 Les voisins

3 Organisations Mondiales & régionales

4 Le Monde

 



Tiré à part :

André Bellon : Plus jamais ça !

On se souvient des lamentations des journalistes qui s’étaient fait manipuler lors de l’affaire des faux charniers roumains de Timisoara en décembre 1989.

Sur le moment, la presse unanime s’exclama « plus jamais ça ! ».

On fit alors des colloques sur la déontologie du métier de journaliste, on reparla de la charte des devoirs de la profession de 1918. Bref, ce fut une communion dans la repentance.

Est-il vrai que les choses ne sont plus les mêmes aujourd’hui ?

Il y a quelques jours, France2, emportée par son enthousiasme à ‘défendre la démocratie en Iran’, a montré, comme on le sait, des images de répression des manifestations dans ce pays.

On a, cela étant, assez vite découvert que les photos étaient en fait celles de la répression au Honduras, pays qui ne semble pas passionner la rédaction de la chaîne.

La différence avec 1989 est donc réelle, mais pas où on pourrait le croire.

C’est tout simplement que cet évènement ne donne pas lieu aux mêmes indignations qu’alors.

Et puis, en 1989, les journalistes étaient manipulés ; aujourd’hui, ils s’intoxiquent eux-mêmes.

Il est vrai que les émotions de 1989 n’avaient débouché sur aucune mesure contraignante ou réforme de fond quant à la formation des journalistes et aux conditions d’exercice de leur métier.

Est-ce une justification ?

La légèreté et l’incompétence –pour ne pas dire plus- des journalistes serait-elle devenue une banalité.

Quant à la République et aux règles démocratiques, qui s’en soucie encore ?

André Bellon

samedi 9 janvier 2010

Source : http://www.le-groupe-republique.fr/index.php

http://www.comite-valmy.org/spip.php?breve235

 

Il n'y a aucune preuve concernant l'accès de l'Iran à l'arme atomique. 

Un quotidien britannique a mis en cause le bien-fondé des documents publiés, dans le quotidien "Times", sur de prétendues activités nucléaires iraniennes, à vocation militaire. "Il n'y a aucun document prouvant que l'Iran se rapprocherait de la production d'une arme nucléaire.", selon le quotidien britannique, "Guardian".

"Il y a 7 ans, l'ex secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, avait prétendu qu'il y avait toujours des rumeurs, selon lesquelles, l'Iran se rapprocherait de la production de l'arme nucléaire, mais qu'en l'occurrence, on n'avait, en tout cas, besoin d'aucun document officiel, à ce propos, pour accuser ce pays.

31 Décembre

  http://french.irib.ir/
http://www.alterinfo.net/notes/

10-12

Pendant son discours à la Boston University, le renommé professeur Noam Chomsky a averti de la menace que les USA et Israël pose pour le monde et a dit que les gens peuvent avoir plus à craindre de ces deux là que de ceux que Washington essaye d'associer au terrorisme.  
 « [Les USA et Israël] uniformément et régulièrement… recourt à l’usage de la force et à la menace par la force… effectuent des agressions régulièrement et de façon répétée… envahissent d'autres pays, occupent d'autres pays, [et] invoquent la terreur et violence, » a-t-il dit.  
 Chomsky a également précisé que le gouvernement des USA et ses médias avaient diffusé des informations exagérées au sujet du programme nucléaire de l'Iran.  
 « Sur les 3 dernières années, il y a une campagne de propagande massive pour diaboliser l'Iran, qui le dépeint comme une menace majeure pour la paix dans le monde,» a-t-il dit.

 http://www.presstv.ir/detail.aspx?id=113360&sectionid=3510203

http://www.alterinfo.net/Chomsky-Israel-est-une-base-militaire-US_a40216.html

 

Les Etats-Unis aident et soutiennent dans les coulisses les agitateurs.

La chaîne Press TVa rapporté que dimanche, vers midi, alors que les habitants de Téhéran étaient en train de célébrer les cérémonies de l’Achoura et du martyre du vénéré Imam Hossein (béni soit-il), plusieurs groupes ont procédé à une manifestation illégale dans les rues du centre et du sud de Téhéran, dégénérant les cérémonies de l’Achoura à la violence. Ces groupes d’agitateurs ont attaqué les effectifs de la police et des gens ordinaires qui participaient aux cérémonies de l’Achoura, en scandant des slogans offensants.

Selon une source proche du ministère iranien du Renseignement, plusieurs fauteurs de trouble qui ont été arrêtés, sont des membres du groupuscule terroriste des Monafeghine.

Suite a ces manifestations  à Téhéran et quelques autres villes iraniennes, dimanche au jour de l’Achoura, la Maison Blanche a publié un communiqué pour soutenir les fauteurs de troubles.

« Les Etats-Unis soutiennent les efforts du peuple iranien », dit le communiqué.  

Les Etats-Unis et certains pays européens avaient déjà pris des positions interventionnistes à l’égard des événements post-électoraux en Iran.

La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton avait déclaré, le 9 août, lors d’une interview avec la chaîne CNN, que le fait que les auteurs des agitations survenues après l’élection présidentielle du 12 juin, parmi lesquels des employés des ambassades de France et de Grande Bretagne à Téhéran, serait un signe de faiblesse du gouvernement iranien.

Hillary Clinton avait ajouté que les Etats-Unis aidaient et soutenaient dans les coulisses les agitateurs.

28 Décembre

 http://french.irib.ir/

 

Les agitateurs ont agi selon un scénario préparé d’avance.

Le commandement des forces de l’ordre de Téhéran a annoncé dans un communiqué publié dimanche que les agitateurs avaient agi selon un scénario préparé d’avance, en coordination avec les médias étrangers afin de perturber l’ordre public.

Le communiqué a ajouté que les forces de l’ordre avaient utilisé fermement leurs moyens, sans porter de l’arme à feu, pour disperser les fauteurs de trouble.

Nous lisons dans le communiqué : « Malheureusement, lors de ces troubles, cinq personnes ont trouvé la mort de manière douteuse. Plusieurs personnes ont été blessées. Une enquête est en cours pour identifier les fauteurs de trouble. »

 Les médias occidentaux qui couvrent les agitations de dimanche à Téhéran, les ont présentées comme les protestations populaires contre les résultats de l’élection présidentielle du 12 juin.

Les chaînes CNN, BBC, NBC et Al-Jazeera et les agences de presse Associated Press et France Presse prétendent que cinq personnes ont été tuées lors des agitations par le tir direct des forces de l’ordre et de la police.

Or, les événements post-électoraux en Iran a ont déjà révélé l’intervention directe et indirecte des pays étrangers dans les troubles à l’intérieur de l’Iran.

En effet, le peuple iranien est parfaitement conscient aujourd’hui que les puissances étrangères cherchent à réaliser leur projet de changement de régime en Iran par le biais des agitations à l’intérieur du pays.

 http://french.irib.ir/

Les sanctions contre l’Iran sont un précurseur à la guerre.

Discours de Ron Paul :

« La semaine dernière la Chambre du Congrès a approuvé avec une majorité écrasante une mesure pour mettre en place un nouveau paquet de sanctions contre l’Iran. Si cette mesure passe au Sénat, les Etats-Unis ne pourront plus faire affaire avec quiconque vendant des produits pétroliers raffinées à l’Iran ou les aidant à développer leur propre capacité de raffinage du pétrole.

La chose triste est que plusieurs de mes collègues ont voté pour cette mesure parce qu’ils pensent que cela conduira à une opération militaire contre l’Iran.

Je leur pose la question, comment le Congrès réagirait si un autre gouvernement menaçait de cette façon nos partenaires commerciaux critiques ?

N’y verrions nous pas un acte de guerre ?

Cette politique est de l’isolationnisme pur. Elle est conçue pour fomenter la guerre en coupant le commerce et la diplomatie.

Beaucoup oublient que le marécage en Irak a commencé par un embargo. Les sanctions ne sont pas de la diplomatie. Elles sont un précurseur à la guerre et un embarras pour un pays qui prend à la légère le libre échange.

C’est ironique que les gens qui décrient l’isolationnisme cautionnent de telles actions. Si un gouvernement étranger essayait d’isoler économiquement les USA, coupait notre approvisionnement en pétrole, ou nous poussait à la famine, est-ce que cela pousserait les Américains à admirer cette entité étrangère ?

Ou est-ce que cela nous pousserait à nous unir sous le drapeau national pour la survie de notre pays ?

Nous ne tolérerions pas d’opérations secrètes étrangères fomentant le changement de régime au sein de notre gouvernement. Pourtant notre CIA fait cela en Iran depuis des décennies. Naturellement que les Iraniens ressentent tout cela.

En fait, beaucoup en Iran en veulent encore à la CIA pour sa participation dans le renversement de leur leader démocratiquement élu en 1953. La réponse n’est pas de couper l’essence aux Iraniens.

La réponse à donner est de rester en dehors de leurs affaires et de commercer avec eux honnêtement. Si nos agents n’étaient plus en Iran, ils ne serviraient plus de boucs émissaires au régime, qui correctement ou incorrectement, les blâme pour chaque mauvaise chose qui arrive.

Aussi mauvais que d’autres régimes puissent l’être, il incombe à leur propre peuple de gérer leurs affaires de façon à réaliser une vraie autodétermination.

Quand des étrangers incitent en coulisse au changement de régime, le nouveau gouvernement qu’ils instituent est toujours perçu comme servant l’intérêt du pays des instigateurs.

Pour le coup, nous subirons doublement le blâme de vouloir mettre en place un mauvais gouvernement. Au lieu de cela nous devrions rester totalement en dehors de leurs affaires.

A l’exception du complexe militaro-industriel, nous voulons tous un monde plus paisible.

Beaucoup sont hystériques au sujet de la menace imminente d’un Iran nucléaire. Voici les faits : L’Iran n’a été jamais failli au Traité de Non Prolifération nucléaire (TNP) qu’ils ont signé.

Cependant, étant entouré par des puissances nucléaires, on peut comprendre pourquoi ils pourraient vouloir détenir la capacité nucléaire si c’est pour seulement pour se défendre et être traités plus avec respect. Après tout, nous ne sanctionnons pas les pays ayant la capacité nucléaire. Nous prenons avec eux les négociations diplomatiques beaucoup plus au sérieux, et nous leur envoyons fréquemment l’argent au lieu de cela. Les pays non-nucléaires sont ceux que nous bombardons. Même si l’Iran essayait de violer le Traité de Non Prolifération, ils pourraient à peine être blâmés, puisque la politique extérieure des USA leur donne toutes les incitations pour le faire. »

Source : Alterinfo

22 décembre

Article original : " http://www.prisonplanet.com/iran-sanctions-are-a-precursor-to-war.html "

http://www.newsoftomorrow.org/spip.php?article7099



Paroles & action du président...

Les manifs : «un scénario des sionistes et des Américains»

Le président Ahmadinejad a affirmé ce mardi que les manifestations anti-gouvernementales de dimanche ont été instrumentalisées par les occidentaux et répondent à «un scénario commandé par les sionistes et les Américains».

Des défilés dont les occidentaux «sont les seuls spectateurs», selon cette déclaration d'Ahmadinejad à l'agence officielle Irna. «C'est un spectacle qui fait vomir, mais aussi bien ceux qui l'ont planifié que ceux qui ont participé à ce spectacle se trompent».

Le président a également dénoncé les déclarations du président américain Obama et du gouvernement britannique critiquant la répression de ces manifestations, en affirmant : «Nous leurs avons donné des conseils à de nombreuses reprises, mais apparemment ils insistent pour expérimenter l'humiliation.» «Ils vont voir que le peuple iranien, en se mobilisant sur le terrain, va les déshonorer une nouvelle fois», et qu'ils seront «encore plus humiliés que leurs prédécesseurs (les précédentes administrations américaines et britanniques, ndlr)».

AFP

29/12/

http://www.liberation.fr/monde/0101611024-ahmadinejad-un-scenario-des-sionistes-et-des-americains?xtor=EPR-450206

 

Tous ceux qui ont œuvré contre la Révolution islamique en Iran ont échoué.  

Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad a déclaré mercredi, que tous ceux qui ont œuvré contre la Révolution islamique en Iran ont échoué.
«Tous ceux qui s'opposent à
la Révolution islamique et sont impliqués dans des complots et vont jusqu’à trahir, seront confrontés à l'humiliation les uns après les autres," a expliqué le président Ahmadinejad.
Il a rappelé que la culture du martyr, le respect envers les anciens combattants et les familles endeuillées de martyrs devaient être connus des peuples du monde.
Il a dit que la voie des martyrs et des vétérans constituaient les critères du salut des hommes.
"La seule doctrine et pensée qui offrent des réponses adéquates aux besoins d'aujourd'hui de nos sociétés humaines c’est
la Révolution islamique.", a précisé le président iranien.
"L'instauration du Velayat et de l'Imamat mettront un terme au pillage et à l'insolence de l'Arrogance mondiale.", a affirmé le président Ahmadinejad.

24/12

http://www2.irna.ir

http://www.alterinfo.net/notes/?start=10

 

Le pouvoir des peuples est dans la pensée, non dans les armes nucléaires ».

M. Ahmadinedjad, décembre 2009 au cours de sa tournée en Bolivie et au Venezuela :

 « Ceux qui sont contre l’Iran, ne sont pas des personnes qui sont contre les armements nucléaires, puisque eux-mêmes les ont.

Si quelqu’un est contre un acte illégal, inacceptable, en premier lieu il ne doit pas agir ainsi.

Eux-mêmes pratiquent cela et veulent que les autres ne le pratiquent pas ?!

Nous pensons que l’ère des armes nucléaires est arrivée à sa fin.

Si ces armes nucléaires avaient été utiles, elles auraient aidé l‘Union Soviétique ainsi que le gouvernement nord-américain à vaincre en Afghanistan ou en Irak.

Le régime occupationniste d’Israël aurait vaincu à Gaza.

Nous savons que l’armement nucléaire n’aide pas.

Tant les réglementations que les pensées sur l’utilisation de ces armes.

La religion interdit l’arme nucléaire, et la pensée logique fait comprendre que cela ne marche pas. Nous considérons que ceux qui sont à la recherche d’armes nucléaires sont des personnes politiquement arriérées.

L’ère des armements est révolue.

L’ère de l’humanité, de la pensée, commence ; le pouvoir des peuples est dans la pensée, non dans les armes nucléaires ».

Site Alerte Otan 


n°26 - journal d'Iran - (Dossier Spécial propagande & Les tentatives de déstabilisation) - 23-12 au 14-01-10 - : Suite :- : Les manifs : «un scénario des sionistes et des Américains».


n°26 - journal d'Iran  - (Dossier Spécial propagande & Les tentatives de déstabilisation) - 23-12 au 14-01-10 - : Suite :- : Les manifs : «un scénario des sionistes et des Américains».



journal d'Iran  

Dossier Spécial propagande & Les tentatives de déstabilisation.

 

n°26 du 23-12 au 14-01-10

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


1 Politique

1) Iran

 



Politique

1 Politique Iranienne

Mahmoud Ahmadinejad

Le Président appelle à la création d'un front uni

Au cours d'une rencontre, à Téhéran, avec le Ministre somalien des Affaires étrangères, le Président a appelé à la création d'un front uni et puissant par les pays islamiques face aux ennemis.

Cité par l'Agence Fars, le Président Ahmadinejad a déclaré que les ennemis avaient visé l'unité des musulmans pour confronter les nations musulmanes.

Le Président a également déclaré Téhéran prêt à développer ses relations avec la Somalie.

De son côté, le Ministre somalien des Affaires étrangères a plaidé pour la promotion de la coopération bilatérale.

 31/12/2009

 http://french.irib.ir/
http://www.alterinfo.net/notes/?start=30

 

La nation iranienne détermine les équations du Moyen-Orient .

Le président Mahmoud Ahmadinejad a déclaré dimanche que la nation iranienne détermine les équations du Moyen-Orient.
Mahmoud Ahmadinejad présentait son prochain plan quinquennal de développement (mars 2010-mars 2015) devant le parlement iranien ce matin.
«Il est clair qu'aucune politique ne pourra se matérialiser dans la région du Moyen-Orient sans la présence de
la République Islamique de l'Iran » a t-il ajouté.
Evoquant l'Iran en tant que pays le plus important de la région, il a souligné le besoin de construire un Iran islamique avec la participation active de toutes les personnes et l’administration de la justice.
Concernant les grands développements survenus au cours des dernières trois décennies dans divers champs dans le pays, le président a déclaré que la révolution islamique a traversé avec succès les événements les plus difficiles depuis sa victoire en 1979.
Se référent aux situations prévalant actuellement en Palestine, en Irak et en Afghanistan qualifiées de problèmes majeurs se posant aux puissances de l’Arrogance, il a réitéré que le monde capitaliste est désormais dans une impasse.
Quant au plan quinquennal de développement 2010-2015, le président Ahmadinejad a présenté ses objectifs, le renforcement de la justice sociale visant à réduire l'écart entre les différentes classes, le développement économique des régions déshéritées et l’amélioration du système de sécurité sociale.
Il en outre a annoncé que la loi de financement pour l'année prochaine était achevée et que le gouvernement était prêt à la soumettre au parlement iranien la semaine prochaine.
Le président Ahmadinejad a souligné le souci de transparence qui avait prévalu dans la préparation du budget qui reflétait les objectifs mis en avant dans le plan quinquennal de développement 2010-2015.

11/01/2010

http://www2.irna.ir/

 

Le destin du monde se jouera au Moyen-Orient

Le président Ahmadinejad a déclaré jeudi que le destin du monde se jouera au Moyen-Orient.
«L' Iran et
la Syrie devraient dans une mission commune établir un nouvel ordre mondial basé sur le monothéisme, la justice et l'humanité » Il a poursuivi que le monde est sur le point de connaître de grands bouleversements et les systèmes tyranniques se meurent.
«L' Iran et
la Syrie doivent s'épauler dans le rôle crucial qui doit être le leur dans la conjoncture actuelle et leur coopération devrait s'élargit,» a déclaré le président iranien au président du parlement syrien.
Après les trente dernières années de lutte , l'Iran et
la Syrie sont presque au bout de leur victoire, selon le président iranien qui a ajouté que la « résistance des nations, y compris celle de l'Iran et de la Syrie, a permis de contrecarrer toutes les conspirations du système impérialiste dans les domaines politiques, économiques, militaires et idéologiques. »
Le président a dénoncé la construction du mur de séparation dans les territoires occupés et l'offensive "plomb durci" contre Gaza.
«Le gouvernement des Etats-Unis devra mettre un terme à ses interventions dans la région et retirer ses troupes d'occupation» a affirmé président iranien.
Son interlocuteur a, pour sa part a indiqué que le renforcement des relations et de la coopération entre états musulmans, y compris l'Iran et la Syrie, a permis de faire échouer la conspiration ennemie.
Il a exhorté l'Iran et
la Syrie a poursuivre plus en avant leur lutte contre l'Arrogance mondiale.

8/1

 http://www2.irna.ir/

 

La vigilance et l’unité permettront le progrès des musulmans.

 Mahmoud Ahmadinejad, le président iranien dans son entrevue avec le président du parlement de Bahreïn, a déclaré que la vigilance et l’unité neutraliseront les complots ennemis et favoriseront le progrès des musulmans.
Selon le site internet de la présidence, Mahmoud Ahmadinejad au cours de cette entrevue tout en soulignant que l’époque des puissances de l’Arrogance mondiale est révolue et que l’avenir appartient désormais aux nations, a précisé que la vigilance et l’unité ainsi que la coopération des peuples des pays islamiques neutraliseront les complots des ennemis et prépareront le progrès des musulmans.
Le président iranien a estimé que l’ummah islamique est une grande famille qui partage des points communs ajoutant qu’aujourd’hui celui qui pousse à la division des musulmans et des pays islamiques et cherche à affaiblir l’ummah islamique est traitre ou stupide.
Le président du parlement bahreïni, cheikh Khalifa Ben Ahmed Al Dhahrani, a au cours de cette entrevue tout en dénonçant les efforts des ennemis pour semer la discorde entre musulmans dans divers domaines, a précisé que les complots des ennemis ont engendré l’élargissement des relations entre pays islamiques.

 http://www2.irna.ir/
http://www.alterinfo.net/Mahmoud-Ahmadinejad-le-destin-du-monde-se-jouera-au-Moyen-Orient_a41171.html

 

Obama a déçu les attentes de la communauté internationale.
Le président Obama n'a pas répondu aux attentes de la communauté internationale qui espérait voir en lui un leader libéral déterminé à utiliser uniquement des méthodes diplomatiques pour régler les problèmes internationaux, estime le président iranien Mahmoud Ahmadinejad.
"Obama a déçu tout le monde. A qui a-t-il tendu la main?

N'est-il pas celui qui a prorogé les sanctions contre l'Iran?

Nous sommes préoccupés par sa politique extérieure. Il n'a su répondre ni aux attentes des Américains ni à celles de la communauté internationale", a affirmé M.Ahmadinejad cité par l'agence iranienne Fars.
Après avoir rappelé que l'Iran avait formulé une proposition prévoyant l'enrichissement d'uranium sur son territoire national, il a souligné que conformément aux normes internationales en vigueur, cette proposition devait être acceptée par les pays occidentaux, dont les Etats-Unis, "sans aucun préalable".
"Les déclarations au sujet du programme nucléaire iranien ne sont plus d'actualité.

Les accusations lancées contre l'Iran par Washington et ses alliés font depuis longtemps penser à un feuilleton télévisé", a constaté M.Ahmadinejad, ajoutant que Téhéran n'acceptait pas la politique des Etats-Unis "fondée sur les menaces et l'intimidation".
"Si les puissances mondiales déclinent la proposition iranienne prévoyant l'échange d'uranium [faiblement enrichi], l'Iran produira lui-même de l'uranium enrichi à 20% [indispensable pour faire fonctionner le réacteur de recherche de Téhéran]", a-t-il prévenu.
Selon le président iranien,
la République islamique a besoin de 250 - 300 tonnes de combustible nucléaire par an.

Avant 2009, la production d'uranium faiblement enrichi était effectuée dans le site de Natanz.
L'Iran a récemment rejeté les propositions de l'Agence internationale de l'énergie atomique visant à enrichir de l'uranium iranien sur le territoire d'un pays tiers (Russie, puis France).

24 décembre -

http://fr.rian.ru/world/20091224/185731775.html



2 L'énergie atomique à des fins pacifiques

Téhéran dément  la livraison secrète d'uranium enrichi kazakh en Iran.  

Les informations sur la livraison secrète d'uranium purifié kazakh en Iran sont fausses, a déclaré mercredi l'ambassade d'Iran à Moscou commentant un rapport rédigé pour l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) par un pays membre de l'agence et cité par Associated Press.

"L'information d'Associated Press en provenance de Vienne selon laquelle l'Iran est sur le point de conclure un contrat avec le Kazakhstan sur la livraison secrète de 1.350 tonnes d'uranium enrichi est fausse. Fabriquée de toutes pièces, elle fait partie d'une propagande mensongère", est-il indiqué dans un communiqué de l'ambassade dont une copie est parvenue à RIA Novosti.
Selon Associated Press, Téhéran, qui manque d'uranium pour réaliser son programme d'enrichissement, pourrait fabriquer environ 150 charges nucléaires avec les 1.350 tonnes d'uranium kazakh qu'il compte acheter pour 450 millions de dollars.
Les organisateurs de cette propagande "n'arriveront pas à priver Téhéran, qui respecte ses obligations en tant que membre de l'AIEA, de son droit légitime d'utiliser l'énergie atomique à des fins pacifiques", selon le communiqué iranien.
Dans le même temps, les auteurs du rapport n'ont pas réussi à établir le rôle des autorités du Kazakhstan dans cette affaire. Selon le rapport, seuls plusieurs fonctionnaires kazakhs participeraient aux discussions avec l'Iran.
Le Kazakhstan a démenti ces informations. "Toutes les activités kazakhes dans le domaine de l'uranium sont contrôlées par l'AIEA", a indiqué Erjan Ashikbaïev, porte-parole du ministère kazakh des Affaires étrangères.
Le Conseil de sécurité de l'ONU et l'AIEA ont déjà lancé des négociations avec le Kazakhstan pour jeter la lumière sur cette affaire.

Les Etats-Unis ont déclaré qu'un tel contrat violerait le régime de sanctions imposé à l'Iran.
L'uranium purifié, ou oxyde d'uranium, dit "yellowcake", est obtenu par concentration du minerai d'uranium. Il peut ensuite être enrichi à des degrés variables: enrichissement faible pour servir de combustible nucléaire, enrichissement poussé pour servir à la fabrication d'armes nucléaires.
Le Kazakhstan est l'un des trois principaux pays producteurs d'uranium au monde. Il a produit plus de 8.500 tonnes d'uranium en
2008. L'Iran produit quelque 20 tonnes d'uranium par an, une quantité suffisante pour alimenter un grand réacteur nucléaire.

31/12/2009

 http://fr.rian.ru/
http://www.alterinfo.net/notes/?start=30

 

L'Iran donne un mois au monde pour accepter un échange d'uranium

L'Iran est visé par cinq résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU pour son refus de suspendre ses activités d'enrichissement d'uranium.

L'Iran a donné aux grandes puissances un "ultimatum" d'un mois pour accepter un échange d'uranium selon ses propres termes, faute de quoi il produira lui-même l'uranium nécessaire pour son réacteur de recherche de Téhéran, a rapporté la télévision publique, samedi 2 janvier. "La communauté internationale a juste un mois pour se décider" à accepter ou non les conditions de Téhéran, a déclaré le ministre des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki, cité par la télévision. "Sinon, Téhéran enrichira l'uranium à un niveau supérieur", a-t-il poursuivi avant d'ajouter: "ceci est un ultimatum".
Apaiser les inquiétudes occidentales
L'enrichissement de l'uranium dont l'Iran dit avoir besoin pour le réacteur de recherche médicale de Téhéran est au centre d'un bras de fer avec les grandes puissances, qui redoutent que la République islamique ne veuille produire de l'uranium à des fins militaires, malgré ses démentis répétés. L'Iran a refusé un projet d'accord de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), prévoyant que Téhéran fasse enrichir à 20% par la Russie la plus grosse partie de son uranium faiblement enrichi, pour obtenir en retour du combustible pour son réacteur de recherche de Téhéran. Cet accord devait permettre d'apaiser les inquiétudes de certaines capitales occidentales.

L'Iran veut un échange par étapes 

Mardi, les autorités ont cependant déclaré que l'Iran était ouvert à un échange de son uranium faiblement enrichi à l'étranger, mais ont demandé qu'un tel échange se fasse par étapes. Le refus iranien de la proposition de l'AIEA a entraîné une condamnation de Téhéran par l'agence et la menace de nouvelles sanctions internationales à l'ONU. L'Iran est visé par cinq résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, dont trois assorties de sanctions, pour son refus de suspendre ses activités d'enrichissement d'uranium.

02.01
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/proche_moyenorient/20100102.OBS2321/liran_donne_un_mois_au_monde_pour_accepter_un_echange_d.html

 7 réactions

 

La Turquie comme option pour un échange de combustible nucléaire.?

L'Iran a présenté jeudi soir une nouvelle contre-proposition à la communauté internationale, évoquant la Turquie comme option pour procéder à un échange d'uranium contre du combustible nucléaire.

Il s'agit de la dernière contre-proposition en date de Téhéran, qui refuse d'accepter directement l'offre de l'ONU. Cette dernière prévoit l'envoi par l'Iran à l'étranger de 70% de son uranium faiblement enrichi et la fourniture en échange, de combustible un peu plus enrichi, pour sa centrale expérimentale de Téhéran.

L'Iran "n'a pas de problème avec le sol turc", a déclaré à la télévision publique le chef de la diplomatie iranienne Manouchehr Mottaki. Jusqu'à présent, l'Iran disait n'être prêt à accepter un tel échange que s'il se déroulait sur son propre territoire.

En vertu de l'accord proposé par l'ONU, l'uranium iranien serait enrichi en Russie et en France, et converti en barres de combustible. Ces dernières seraient ensuite rendues à l'Iran environ un an plus tard pour alimenter le réacteur de recherche de Téhéran. L'objectif est d'empêcher l'Iran d'avoir des stocks suffisants d'uranium à enrichir encore plus pour en faire du matériel à usage militaire. Une fois converti en barres de combustible, l'uranium ne peut plus être enrichi plus avant.

"L'échange est acceptable", a affirmé M. Mottaki, estimant que "la balle est dans le camp" de la communauté internationale, qui "devrait nous répondre". "Les menaces et sanctions sont sans effet", a-t-il dit.

En Turquie, le ministre des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu a accueilli favorablement l'annonce iranienne et a précisé que son gouvernement était prêt à faire de son mieux pour parvenir à une solution diplomatique dans la crise sur le dossier nucléaire iranien

http://fr.news.yahoo.com/3/20091225/twl-iran-turquie-nucl...



3 Les grandes manœuvres

Le rôle de  l’Iran dans les équations est très efficace.

Le président du parlement iranien a déclaré  qu’aujourd’hui tous les pays du monde amis et ennemis  avouent la place et le rôle déterminants de l’Iran dans les équations régionales et internationales.

Selon l’IRNA,  Ali Larijani qui parlait hier soir  a souligné : bien que certains pays n’aient pas accepté l’exploitation par l’Iran  de la technologie nucléaire pacifique sous prétexte de l’application militaire, pourtant l’accès à cette technologie et l’enrichissement de l’uranium pour lesquels les savants atomiques iranien ont travaillé 25 ans a surpris le monde entier.  

Le président du  parlement iranien a ajouté : l’occident qui est en colère de cette place de l’Iran a commencé une guerre soft contre nous et dans les événements post électoraux les inféodés des étrangers à l’intérieurs du pays ont créé des rouble pour exécuter les politiques des ennemis.

Le chef du pouvoir législatif reprocher l’attitude de certains  dans la journée d’Ashoura avant d’ajouter que le peuple s’est présenté avec la vigilance sur la scène et a montré qu’il soutient le vélayat Faqih et les ennemis intérieurs et extérieurs ont reçu ce message.

03 Janvier

http://french.irib.ir/index.php/info/29334-le-role-den-liran-dans-les-equations-su-monde-est-tres-efficace

 

Ali Larijani: le soutien aux voyous constitue désormais la nouvelle politique américaine

Pour le président du parlement iranien, la nouvelle politique US qui consiste à s’efforcer de changer la situation intérieure de l'Iran, est une façon de s’opposer à la Révolution islamique.
Ali Larijani a déclaré mercredi, dans la ville de Torbat Heydariyeh, au nord-est de l'Iran, que le soutien du président américain, Barack Obama, aux voyous qui ont déshonoré, le jour de l'Achoura, les cérémonies du deuil organisées en l’honneur de l'Imam Hossein, à Téhéran, témoigne de la politique hostile des Etats-Unis, à l'égard de
la Révolution islamique.
"Ce qui a permis de déjouer les politiques hostiles du gouvernement de G.W. Bush et les complots actuels de la nouvelle administration américaine, ce sont les directives du guide suprême de
la Révolution islamique" a souligné le président du parlement iranien.
Ali Larijani a rappelé qu'il fallait réagir, fermement, aux complots des ennemis et contre les auteurs des troubles survenus le jour de l'Achoura, à Téhéran.
Le président du parlement iranien Ali Larijani a prôné hier la "peine maximale" contre les "contre-révolutionnaires" qui ont manifesté dimanche en Iran, mais a estimé qu'il fallait les différencier de l'opposition réformatrice au sein du régime.

31 Décembre

http://www.alterinfo.net/Ali-Larijani-le-soutien-aux-voyous-constitue-desormais-la-nouvelle-politique-americaine_a40908.html

 

La puissance balistique de l’Iran est au-delà de l’imagination des ennemis

Le ministre iranien de la Défense a réitéré que la puissance balistique et dissuasive de la République Islamique d'Iran est au-delà de l’imagination des ennemis.
Le général Ahmad Vahidi a affirmé, dimanche, devant les commandants et le personnel des forces maritimes du Corps des Gardiens de
la Révolution islamique que contrairement aux campagnes d’intoxication et tapages médiatiques des ennemis, la puissance dissuasive de l’Iran vise à assurer la sécurité nationale et régionale et couper la main des agresseurs et des ennemis du pays.
Le ministre iranien de
la Défense a également salué les efforts des forces maritimes visant à renforcer la puissance défensive et dissuasive du pays face aux menaces éventuelles de l’ennemi.   

11/01

http:/www.almanar.com.lb



4 Sur le terrain

26-12

A la faveur de Tassoua et de l’Achoura, l’opposition a appelé à des rassemblements sur l’avenue Enghelab, traversant la capitale d’est en ouest, théâtre en juin de grandes manifestations après l’élection.

La police est intervenue à Téhéran contre des manifestations hostiles au président Mahmoud Ahmadinejad. Les manifestants criaient notamment «mort au dictateur», surnom donné par les manifestants anti-gouvernementaux à M. Ahmadinejad depuis sa réélection en juin.

Selon le site d’opposition Rahesabz, d’autres affrontements sporadiques de ce type ont opposé police et manifestants en plusieurs endroits de la capitale.

L’adjoint du chef de la police iranienne, le général Ahmad Reza Radan, avait averti mercredi que les forces de l’ordre agiraient «sévèrement» contre tout «rassemblement illégal».

http://www.letemps.ch/

28-12

Plus de quinze personnes ont été tuées lors des émeutes de dimanche à Téhéran, a annoncé la télévision d'Etat iranienne citant le ministère des Renseignements.

Plus de dix victimes appartenaient à des "groupes antirévolutionnaires".

"Lors d'actions suspectes, cinq personnes ont été tuées par des groupes terroristes", a indiqué la télévision dans une émission consacrée aux manifestations de l'opposition au président Mahmoud Ahmadinejad dimanche dans la capitale iranienne.

"Par ailleurs, le ministère des Renseignements a annoncé que plus de dix membres connus de groupes antirévolutionnaires ont été tués" lors de ces manifestations, a ajouté la télévision sans donner davantage de précisions.

Les sites internet de l'opposition avaient recensé dimanche au moins cinq morts, dont quatre par balles, lors des émeutes de dimanche.

(ats /

28 décembre

http://www.romandie.com/infos/ats/display.asp?page=20091228074507680172019048000_brf010.xml&associate=phf1467

30-12

Des centaines de milliers de personnes se sont rassemblées mercredi dans tout l'Iran à l'appel des autorités pour affirmer leur soutien au régime et dénoncer les chefs de l'opposition soumis à une pression croissante.
Les autorités n'avaient pas encore fourni de chiffres mercredi en fin d'après-midi, mais des dizaines de manifestations en province ont rassemblé des foules importantes dénonçant «les hypocrites séditieux» et réclamant parfois leur «pendaison».
A Téhéran, des dizaines de milliers de personnes se rassemblaient en début d'après-midi pour participer aux six cortèges prévus dans la capitale afin de dénoncer le «complot» visant a «renverser le régime islamique», selon les termes d'un communiqué du gouvernement.
 (Source AFP)

 

"Les valets de l'ennemi dans l'illusion de renverser le régime islamique",

Les émeutiers qui ont participé aux troubles de dimanche en Iran se sont faits "les valets de l'ennemi dans l'illusion de renverser le régime islamique", c'est ce qu'a affirmé, ce mercredi, le gouvernement iranien dans un communiqué.

Par leurs "slogans offensants", ils ont "satisfait le front du sionisme mondial, déroulé un tapis rouge sous les pieds des étrangers et visé la sécurité nationale", a poursuivi ce communiqué.
Mais "le peuple intelligent de l'Iran islamique va une nouvelle fois remettre à leur place les valets de l'oppression mondiale crèvera l'oeil du complot et déjouera les plans funestes des ennemis", a assuré le communiqué. 

Notons que les agissements anti-révolutionnaires ont provoqué la colère de la majorité des Iraniens, de par le pays. Mardi, plusieurs manifestations ont eu lieu, dans un grand nombre de villes, dont notamment, à Ispahan, à Tabriz, Meshad. 
Ce mercredi, aussi, des manifestations auront lieu, partout en Iran, pour protester contre les anti-révolutionnaires et  l'outrage fait à l'Achoura.
Lors de ces rassemblements de mercredi, un million de signatures vont être collectées pour condamner "les chefs de la sédition", selon la télévision iranienne.

30-12

 http://www.almanar.com.lb

 

Au sujet de l'assassinat du neveu de Moussavi…  

La préfecture de police de Téhéran a indiqué, mardi, dans un communiqué que le neveu de Mir Hossein Moussavi, âgé de 42 ans, a été tué, dans un incident, sans rapport avec les troubles de la journée de l'Achoura et qu'il n'était pas présent, lors des scènes d'émeutes.

La police iranienne a fait état de l'arrestation du propriétaire du véhicule dont le ou les passagers ont intenté à la vie du neveu de Mir Hossein Moussavi, a rapporté Press Tv. "Après avoir mené une enquête appropriée sur la mort de Seyyed Ali Habibi Moussavi Khameneh, neveu de Mir Hossein Moussavi, tué, dimanche, par arme à feu, les forces de l'ordre ont pu arrêter le propriétaire du véhicule, dont le ou les passagers ont intenté à la vie de la victime.", a indiqué, mercredi, une source proche de la police. "Le propriétaire du véhicule, une 'Nissan Patrol', de couleur noire, a prétendu que son automobile avait été volée quelques jours avant l'incident.

Ce dernier a été arrêté et placé en garde à vue, pour n'avoir déposé aucune déclaration de vol, auprès des services de police, et il est, actuellement, interrogé, comme suspect.", a ajouté la source.

31/12/2009

 http://french.irib.ir/
http://www.alterinfo.net/notes/?start=30

 

Des "étrangers" sont derrière les manifestations.

Téhéran insiste, des "étrangers" sont derrière les manifestations qui secouent l'Iran depuis la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad en juin.

Lundi 4 janvier, le ministère des renseignements avait annoncé que plusieurs étrangers, engagés dans une "guerre psychologique" contre la République islamique, avaient été appréhendés le 27 décembre, lors des fêtes de l'Achoura où les heurts entre manifestants et forces de l'ordre ont fait huit morts. "Des procédures judiciaires sont en cours. Ils seront punis s'ils sont reconnus coupables", a déclaré un porte-parole du ministère des affaires étrangères au cours d'une conférence de presse.

6/1

http://www.lemonde.fr/proche-orient/

06-01

L'Iran a aussi interdit à ses citoyens tout "contact" avec 60 organisations non gouvernementales occidentales (ONG), les médias étrangers en persan et les sites Internet "contre-révolutionnaires" comme Rahesabz.com. Une liste de ces organisations, accusées d'avoir joué un rôle dans la contestation actuelle, établie par le ministère des renseignements, a été publiée dans la presse.

On y trouve, entre autres, l'ONG Human Rights Watch, la Brookings Institution, la Fondation George-Soros, ou les Fondations Ford et Rockefeller.

Sont aussi à l'index les "chaînes satellitaires en persan, hostiles" comme la Voix de l'Amérique, la BBC, Radio Farda (financée par les Etats-Unis).

http://www.lemonde.fr/proche-orient/

06-01

Le ministre iranien de l'intérieur, Mostafa Mohammad Najjar, a réaffirmé, pour sa part, mardi, que tout émeutier serait désormais considéré comme un "ennemi de Dieu" (mohareb) et passible ainsi de la peine capitale.

http://www.lemonde.fr/proche-orient/


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n°26 du 23-12 au 14-01-10

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2 Politique Internationale

1 Usa

2 Les voisins

3 Organisations Mondiales & régionales

4 Le Monde

 


5 Politique Internationale

29-12

Le ministre des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki, a durement critiqué la Grande-Bretagne, qu'il a accusée d'ingérence dans les affaires intérieures iraniennes. «S'ils ne cessent pas leurs commentaires absurdes, ils recevront une gifle», a-t-il déclaré.

L'ambassadeur de Grande-Bretagne a été convoqué mardi au ministère des Affaires étrangères pour recevoir «la protestation officielle de la République islamique d'Iran contre les ingérences dans les affaires intérieures du pays».

La Grande-Bretagne est plus particulièrement visée à cause du rôle de la chaîne de télévision britannique BBC en persan, qui accorde une large couverture aux événements en Iran.

Un de ses ressortissants figure également parmi les manifestants arrêtés dimanche, selon une information du site progouvernemental Rajanews reprise mardi par plusieurs médias.

AFP

29/12/

http://www.liberation.fr/monde/0101611024-ahmadinejad-un-scenario-des-sionistes-et-des-americains?xtor=EPR-450206

 

Le ministre  des Affaires étrangères Ramin Mehmanparast accuse la France de "violer les droits de l'Homme".

Le ministère iranien des Affaires étrangères critique "le comportement de la police française" en particulier pendant la nuit de la Saint-Sylvestre où 481 personnes ont été placées en gardes à vues.

L'Iran a critiqué, lundi 4 janvier, l'arrestation en France par la police française de plusieurs centaines de personnes durant la nuit de la Saint-Sylvestre, estimant qu'il s'agissait d'une "violation des droits de l'Homme".
"Le comportement de la police française [...] constitue un exemple évident de violation des droits civiques, politiques, sociaux, économiques et culturels du peuple français. Il est inacceptable, et contraire aux obligations d'un pays signataire de la convention internationale des droits de l'Homme", a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères Ramin Mehmanparast cité par l'agence officielle Irna.

481 gardes à vues la nuit du 31
"Au lieu de s'attaquer à la population, le gouvernement français devrait essayer d'identifier les causes des récents troubles", a ajouté le porte-parole.
4/1
(Nouvelobs.com)

 

Accord sur la résolution des frontières.

Le chef de la diplomatie iranienne, Manouchehr Mottaki, a entamé ce jeudi une visite de deux jours en Irak pour évoquer avec les responsables irakiens les relations bilatérales, notamment la coopération sécuritaire et les problèmes frontaliers.
M. Mottaki qui est arrivé à Bagdad à la tête d'une importante délégation et a rencontré son homologue Hoshyar Zebari.
"Les deux pays sont convenus de mettre en place des comités de travail pour résoudre les  problèmes frontaliers, et il n'y a pas besoin de saisir les Nations-Unies, a assuré M.Mottaki, lors d'une conférence de presse avec son homologue irakien.
Il a ajouté que le comité chargé du tracé des frontières entre les deux pays se réunira après trois semaines pour discuter de la délimitation des frontières fluviales.
 Mottaki a, en outre, qualifié de frontières d'amitié, les limites entre les deux pays, précisant que le taux d'échange commercial entre l'Irak et l'Iran est de 5 milliards de dollars.
S'agissant des champs pétroliers à la frontière, le responsable de la diplomatie iranienne a indiqué qu'ils doivent être perçus comme une chance pour la coopération entre les deux pays. Des discussions, sur ce sujet, sont en cours au niveau des experts , a-t-il ajouté.

07/01

.http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=118723&language=fr



6 Prisons

28-12

L'ancien ministre des Affaires étrangères iranien Ibrahim Yazdi, chef du Mouvement de Libération de l'Iran (MLI, opposition libérale) a été arrêté dans la nuit de dimanche à lundi à son domicile par les services de sécurité, selon un site internet d'opposition.

Le chef du MLI, un mouvement d'opposition sans existence légale mais toléré depuis de nombreuses années, avait été convoqué la semaine dernière au ministère des Renseignements mais ne s'était pas rendu à cette convocation, a précisé le site.

M. Yazdi, âgé de 78 ans, a été ministre des Affaires étrangères de l'éphémère gouvernement de Mehdi Bazargan au début de la Révolution islamique de 1979.

Secrétaire général du MLI, mouvement d'inspiration libérale M. Yazdi a lui même été arrêté en 1997 avant d'être placé en liberté surveillée.

Il a à nouveau été brièvement détenu lors des troubles qui ont suivi la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad le 12 juin dernier.

(AFP /

28 décembre

http://www.romandie.com/ats/news/091228070016.w8e1q3xt.asp



2 Politique Internationale

1 Usa

a) Obama - Clinton

Clinton & les grandes manoeuvres.

04-01

Clinton s'est insurgée contre la manière dont les autorités iraniennes ont réprimé les manifestations qui ont éclaté après l'élection présidentielle contestée de juin.

"Nous sommes profondément préoccupés par les signes croissants de répression brutale qui s'exerce contre ceux qui se rassemblent et expriment des points de vue différents de ceux que les dirigeants de l'Irah souhaitent entendre", a-t-elle dit, ajoutant qu'elle tenait à exprimer sa solidarité avec les manifestants.

Reuters,

04-01

La secrétaire d'Etat Clinton a déclaré que Washington était prêt soit à suivre la voie des négociations, soit à décréter de nouvelles sanctions pour stopper l'activité de Téhéran dans le domaine de l'enrichissement de l'uranium.

http://fr.rian.ru/world/20100105/185779514.html

 

 

Les Etats-Unis veulent faire pression sur l'Iran.

Selon la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, l'objectif de sanctions contre l'Iran est de faire pression sur le gouvernement et sur les Gardiens de la révolution afin d'obtenir l'arrêt des activités nucléaires sensibles sans affecter la population. (Reuters/Jason Reed)

"Nous avons déjà entamé des discussions avec nos partenaires et avec des pays partageant notre point de vue sur la pression et des sanctions", a dit Hillary Clinton lors d'une conférence de presse avec le cheikh Hamad bin Jassim al Thani, Premier ministre du Qatar.

"Notre but est de faire pression sur le gouvernement iranien, en particulier sur des éléments des Gardiens de la révolution, sans contribuer aux souffrances de la population qui mérite mieux que ce qu'elle a actuellement", a ajouté Hillary Clinton.

Les Etats-Unis, qui accusent l'Iran de poursuivre secrètement un programme d'armement nucléaire sous couvert de programme civile continueront leur "double" approche consistant à poursuivre les négociations tout en envisageant des sanctions.

Des responsables ont rapporté que parmi les sanctions, ciblées envisagées par la Maison blanche figure le renforcement des restrictions, notamment aux voyages, pour les personnes et les institutions entretenant des liens étroits avec les dirigeants iraniens et les Gardiens de la révolution.

"Nous avons nous-mêmes évité d'utiliser le terme de date-butoir pour laisser la porte ouverte au dialogue, mais nous avons aussi bien dit que nous ne pouvons continuer à attendre", a souligné la secrétaire d'Etat. "Nous ne pouvons (...) rester les bras croisés lorsque les Iraniens eux-mêmes parlent d'augmenter leur production d'uranium hautement enrichi".

Clinton s'est aussi insurgée contre la manière dont les autorités iraniennes ont réprimé les manifestations qui ont éclaté après l'élection présidentielle contestée de juin.

Les autorités iraniennes ont à plusieurs reprises accusé les dirigeants de l'opposition de liens avec des "ennemis étrangers" et elles ont prévenu qu'elles ne tolèreraient plus de manifestations antigouvernementales après les troubles qui ont marché la célébration de la fête chiite de l'Achoura.

04/01/

Reuters


b) Les grandes manœuvres

Les Etats-Unis étudient des sanctions plus ciblées contre l'Iran.

Les Etats-Unis examinent une gamme de sanctions restreintes contre l'Iran plutôt que des pénalités économiques globales, par crainte de nuire indirectement aux opposants au régime, apprend-on de source autorisée et diplomatique. De plus en plus agacée par la poursuite du programme nucléaire iranien, l'administration Obama a mis au point un "menu" de sanctions qui pourraient être imposées par les Nations unies ou par les Etats-Unis en concertation avec des alliés européens.

Des responsables américains et des diplomates occidentaux ont indiqué que la Maison blanche était de plus en plus réticente à imposer de nouvelles sanctions à des pans entiers de l'économie iranienne, notamment le secteur pétrolier.

De telles mesures restent populaires auprès de nombreux parlementaires américains, mais elle seraient difficiles à imposer au Conseil de sécurité des Nations unies et aux pays européens.

De plus, Washington redoute qu’elle n’ait l'effet pervers de saper le soutien populaire iranien au mouvement d'opposition.

"Il ne s'agit pas de mettre l'économie iranienne à genoux mais de mettre fin au programme d'armement nucléaire", a souligné un diplomate occidental, qui s'exprimait sous anonymat.

Des sanctions qui viseraient à déstabiliser l'économie du pays "ne feraient qu'alimenter la paranoïa iranienne" envers les pays occidentaux, a-t-il ajouté.

MESURES CIBLÉES CONTRE DES INDIVIDUS

L'Iran a rejeté l'échéance fixée au 1er janvier par les puissance occidentales, qui ont proposé un système par lequel Téhéran enrichirait son uranium à l'étranger avant de le récupérer pour alimenter un réacteur de recherche médicale.

Selon un membre du gouvernement américain, Washington n'espère plus de réponse favorable de l'Iran avant le début de l'année.

Il a de plus minimisé la perspective que des démarches en vue de sanctions soient entreprises dès l'expiration du délai.

De tels débats ne commenceraient réellement au Conseil de sécurité qu'à la mi-janvier, et les négociations pourraient prendre des mois, a-t-il précisé.

Des responsables du gouvernement ont fait savoir en privé aux principaux élus du Congrès que la Maison blanche ne soutenait pas pour le moment de lois imposant des restrictions aux importations iraniennes d'essence et autres produits pétroliers raffinés.

De source diplomatique, on estime en outre que Washington sait bien que de lourdes pénalités économiques ont peu de chances de faire consensus au sein du Conseil de sécurité, où la Russie et la Chine s'opposent déjà à des sanctions économiques plus réduites.

En guise de mesures ciblées, la Maison blanche envisage notamment d'étendre les restrictions imposées aux déplacements d'individus ou de membres d'institutions proches du pouvoir, en particulier les gardiens de la révolution, indiquait-on de source autorisée.

Certains Etats européens prônent quant à eux des sanctions ciblées contre le secteur financier et celui des assurances, ont précisé des diplomates.

30/12

http://fr.news.yahoo.com/4/20091230/twl-usa-iran-sanctions-38cfb6d_1.html


c) Au Senat

16-12

Mardi, la chambre des représentants du Congrès américain a adopté un projet de loi limitant les exportations d'essence vers l'Iran. Les Etats-Unis "œuvrent depuis longtemps pour obtenir la réduction des livraisons d'hydrocarbures à Téhéran, ils ont notamment cessé de vendre de l'essence à deux sociétés - indienne et britannique - qui fournissaient de l'essence en Iran. Cela a réduit de 40% les exportations d'essence vers l'Iran, mais les sociétés chinoises ont complètement comblé ce déficit", a rappelé le chercheur.

Certains pays soutiennent l'idée d'interdire l'assurance des cargaisons, "c'est plus sérieux" comme mesure et cela portera un coup plus dur à l'Iran. "Mais cela dépend aussi de la Chine qui a récemment demandé de reporter les négociations à six.

Pékin analyse la situation, il ne souhaite pas réduire sa présence sur le marché iranien et c'est une question tant politique qu'économique pour la Chine", explique l'expert.

Qui plus est, "les milieux d'affaires des pays européens sont hostiles" à l'introduction de ces restrictions bien que des dirigeants de l'UE y soient prêts, a ajouté l'expert.

RIA Novosti

16 décembre

http://fr.rian.ru/world/20091216/185683108.html



2 Israël

b) Les grandes manœuvres

Commandants militaires israéliens: riposter à toute attaque …

Certains commandants de l'armée israélienne ont confirmé que les forces israéliennes sont prêtes à riposter par des moyens terrestres, aériens ou maritimes, aux missiles lancés à partir du Liban, de la Syrie, de la Bande de Gaza et même de l'Iran, séparément ou conjointement .
Selon le site israélien  ‘'whynet'' cette confirmation est survenue au cours d'une récente réunion extraordinaire secrète entre les chefs militaires et des politiciens de haut rang, durant laquelle ils ont discuté des stratégies, des moyens de lutte, et des tactiques de combat de l'armée israélienne, ainsi que des failles apparues durant la seconde guerre du Liban en 2006.
Bref une bonne pub..

A laquelle le député du Hezbollah, sayyed  Nawaf al-Moussawi a répondu : «  plus l’entité sioniste nous menace ou cherche à nous intimider, plus nous sommes  déterminés à accroître notre capacité de riposte et à affronter l’ennemi ».
Il a souligné que la guerre contre le Liban n'est plus un pique-nique pour l'armée israélienne.
Et d’ajouter : "Nous sommes prêts à vous montrer dès maintenant ce que les  moudjahidines sont capables de réaliser pour défendre le projet de la terre et de la dignité."

G.Houbballah

03/01

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=118107&language=fr


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14/01/2010

n°311 - Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan -12/01/10- : Début - Juan Gelman : Le borgne est roi. (Ce que pensent les Usaméricains d'en bas et ceux d'en haut)

n°311 - Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan -12/01/10- : Début - Juan Gelman : Le borgne est roi. (Ce que pensent les Usaméricains d'en bas et ceux d'en haut)



 Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

                              Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan

   n°311                                                                                                                             12/01/10

                   C.De Broeder    &   M.Lemaire                       



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

Tiré à part :

Juan Gelman : Le borgne est roi.

L'histoire ordinaire d'un médecin jordanien qui a décapité la CIA à Khost.

1  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 Jules Dufour : La guerre en Afghanistan est « terminée » : les renforts américains arrivent !

1-2 André Serra : Obama poursuit tranquillement le suicide des États-Unis.

Suite

1-3 Obama et La Der des Der…

1-4 « Plans de relance » titanesques - Fuite en avant

1-5 La coalition gagne des batailles mais perd la guerre en Afghanistan.

1-6 Ben Laden : Des années de mensonge.

Fin

1-7 Toute une région menacée.

1-8 O.Kempf : L’Asie et l’Afghanistan.

1-9 Hydrocarbures : les Russes et Chinois marquent des points.

1-10 Shaun Tandon : L'attentat en Afghanistan porte un coup sévère à la CIA.

2 Annexe

2-1Chris Hedges : Un jour nous serons tous des terroristes.



Avant propos

Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants ...



Tiré à part :

Juan Gelman : Le borgne est roi.

Ce que pensent les Usaméricains d'en bas et ceux d'en haut

Les Usaméricains estiment que leur pays est en train de jouer un rôle moins important qu’avant sur la planète: tel est le résultat d’une enquête que le Pew Research Center for the People & the Press de New York a mené en novembre et a fait connaître ce mois-ci, intitulée “La place qu’occupent les USA dans le monde”  (www.people-press.org/re port/569).

De 45 pour cent des sondés qui il y une décade pensaient que cette place était la plus importante on est passé à 25 pour cent et ceux qui croyaient le contraire est passé de 28 à 41 pour cent.

Il y a plus: 49 pour cent-”la proportion la plus élevée en quasiment un demi-siècle d’enquêtes”- estiment aujourd’hui que les “USA devraient s’occuper de leurs propres affaires sur le plan international et laisser les autres pays s’occuper des leurs de la meilleure manière possible”.

Et ensuite, un écrasant 78 pour cent des 2000 Usaméricains interrogés estiment que les USA devraient “se concentrer plus sur nos propres problèmes nationaux et construire notre force et prospérité à la maison”, contre 14 pour cent qui penchent pour la proposition que les “USA doivent penser en termes internationaux”.

Une quelconque relation avec les guerres d’Irak et d’Afghanistan, plus d’autres qui apparaissent, n’est pas le produit du hasard.

Autre surprise: 44 pour cent pensent que la Chine jouit de l’économie la plus puissante du monde, contre 30 pour cent en 2008, et 41 pour cent considèrent que les USA sont passés au second plan en la matière, contre 27 pour cent l’année dernière. Mais le plus important de l’investigation du Pew est qu’il a mené une enquête parallèle avec les mêmes questions auprès de 642 membres du Council of Foreign Relations (CFR) de Washington, un think tank ou plutôt un braintrust financé par 200 multinationales, qui regroupe 4200 ex-fonctionnaires de haut niveau et autres personnalités politiques, édite la prestigieuse revue Foreign Affairs (125.000 exemplaires) et oriente la politique extérieure des USA. Le CFR n’est pas le porte-parole de l’establishment, c’est l’establishment.

Les deux enquêtes révèlent qu’entre le citoyen usaméricain ordinaire et les élites du CFR il y a des brèches notables sur presque toutes les questions importantes, par exemple l’augmentation des troupes en Afghanistan décidée par Obama: les 50 pour cent des membres du CFR l’appuie contre à peine 32 pour cent des citoyens « ordinaires ». 40 pour cent des citoyens se prononcent pour la diminution des effectifs qui combattent en Afghanistan, contre 24 pour cent des interrogés du CFR. A la question de savoir si les USA doivent jouer un rôle mondial “plus agressif”, seulement 19 pour cent des premiers répondent par l’affirmative, contre 62 pour cent des seconds. Il n’est pas difficile d’entrevoir la pensée du CFR.

Une chose intéressante est comment les uns et les autres perçoivent Israël et son conflit avec les Palestiniens. Ce sont 51 pour cent du public général qui se prononce en faveur d’Israël, posture qu’adoptent seulement 26 pour cent des sondés du CFR. 30 pour cent des premiers jugent que la Maison Blanche appuie trop Israël, à comparer avec 67 pour cent des derniers, lesquels de plus évaluent que l’Etat sioniste n’est pas une priorité pour Washington. Dans la liste de pays qui seront dans l’avenir “les alliés et associés les plus importants des USA”, seulement 4 pour cent des interrogés du CFR incluent Israël, très loin de la Chine (58 pour cent), de l’Inde (55), du Brésil (37), de l’Union Européenne (19), de la Russie (17), du Japon (16), du Royaume-Uni, du Canada, de l’Indonésie, de l’Australie et autres. Quand on a demandé à ceux des élites quels seraient les alliés les moins importants, ils ont classé Israël en 23ème position derrière le Canada, entre autres, et la Turquie, l’Egypte et l’Arabie Saoudite dans la région du Moyen-Orient.

Il ressort de ces données que l’opinion publique s’en tient à l’information des grands médias, très favorables à la politique de Tel Aviv grâce à l’excellent travail de l’actif lobby pro-israélien US. Il ne s’agit donc pas seulement du travail du Comité des Affaires Publiques USA-Israël (l’Aipac).

Une enquête du New York Times a révélé que, derrière les “analystes militaires” qui apparaissent dans différentes chaînes de télévision et stations de radio pour convaincre le public de la nécessité et de l’efficacité de la politique belliqueuse de la Maison Blanche se trouve un appareil du Pentagone créé par W. Bush en 2005 qui continue à agir (nytimes.com, 20-4-08). “La majorité de ces analystes ont des liens avec des sous-traitants immergés dans la politique de guerre et on leur demande qu’ils l’ avalisent sur les ondes”.

Des commandants militaires et des fonctionnaires de la Maison Blanche, du Département d’Etat et du Département de la Justice les préparent dans des réunions ad hoc. Logique: l’Histoire enseigne que les chevaux de Troie doivent être bien faits.

Juan Gelman

Traduit par  Gérard Jugant.

Édité par Fausto Giudice

http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=9642&lg

 

L'histoire ordinaire d'un médecin jordanien qui a décapité la CIA à Khost.
Son épouse est "fière" de lui. D'Istanbul où elle réside, Defne Bayrak a dit toute l'admiration qu'elle portait à cet homme, son mari, qui s'est fait sauter lors d'un attentat-suicide en Afghanistan. "Je l'aime, a-t-elle dit. Il va me manquer."
Journaliste, traductrice, auteur d'un ouvrage qui décrit Oussama Ben Laden comme "le Che Guevara de l'Orient", Defne Bayrak a quelques raisons d'être fière.

En déclenchant sa ceinture d'explosifs, son mari, le médecin Jordanien Humam Muhammed Al-Balawi, a décapité la station de la CIA à Khost (est de l'Afghanistan), le poste avancé de la traque aux responsables d'Al-Qaida.
CONNAISSANCE "ENCYCLOPÉDIQUE"
L'attaque a eu lieu le 30 décembre 2009. Parmi les sept morts américains – cinq agents du contre-espionnage, dont deux femmes, et deux contractuels de la firme de sécurité privée Xe, l'ancienne Blackwater – figurait le chef de poste, une femme dont la CIA n'a pas révélé l'identité mais qui suivait déjà Al-Qaida avant le 11 septembre 2001. Elle avait une connaissance "encyclopédique" du mouvement de Ben Laden, ont dit ses anciens collègues.

Selon eux, il faudra des mois sinon des années pour reconstituer les connaissances et les réseaux détruits.
Les responsables américains sont prolixes sur les "défaillances systémiques" qui ont conduit à l'attentat manqué contre le vol Amsterdam-Detroit le jour de Noël.

Ils le sont moins sur l'épisode de Khost, qui témoigne de la guerre de l'ombre qu'ils ont tant de mal à gagner.

Et ils sont tout aussi discrets sur les infractions aux règles élémentaires qui ont vu plus de dix agents de la CIA se réunir autour d'un informateur, fut-il de confiance, sans l'avoir fouillé à l'entrée d'une base qui contrôle les tirs de drones contre les zones tribales où se concentre Al-Qaida. Un signe, pensent les spécialistes, de l'intérêt des informations que le Jordanien était censé leur apporter.
Humam Al-Balawi avait 32 ans et un parcours typique lié à une région secouée de crises. Né au Koweït, dans une famille de classe moyenne originaire d'Arabie saoudite, il y a vécu jusqu'à la guerre du Golfe en 1991. La famille s'est ensuite installée en Jordanie. Il y effectuera ses études secondaires avant d'aller étudier la médecine en Turquie et de s'y marier en 2001. Le couple a eu deux filles. Humam Muhammed Al-Balawi a travaillé à Zarka, à la clinique de l'UNRWA, l'office des Nations unies pour les réfugiés palestiniens, dans le fief d'Abou Moussab Al-Zarkaoui, chef d'Al-Qaida en Irak, tué par les Américains en 2006, sur renseignement jordanien.
Connu comme radical, intervenant sous divers pseudonymes sur les sites djihadistes, il a fini par être arrêté en mars 2008 par les autorités jordaniennes, pour prosélytisme. Il s'était porté volontaire pour une mission humanitaire à Gaza, après l'intervention israélienne.

Les Jordaniens l'ont gardé quelques jours en prison.
Après, les interprétations divergent. Les Jordaniens pensent l'avoir "retourné". Pour les Américains, il a joué les agents doubles et n'a jamais renoncé à sa fidélité envers le chef d'Al-Qaida. Quoi qu'il en soit, Humam Muhammed Al-Balawi a envoyé sa famille en Turquie et suffisamment donné satisfaction aux services jordaniens pour être expédié en Afghanistan avec pour missiond'infiltrer les rangs d'Al-Qaida.
Sous la direction de son officier traitant jordanien, Sharif Ali Ben Zeid, un cousin éloigné du roi Hussein, tué lui aussi dans l'attentat, il a fourni à la CIA des renseignements qui ont permis d'orienter les tirs de drone grâce auxquels les Américains essaient de frapper l'organisation terroriste.
PROFIL IDÉAL
Les services américains n'ont pas prêté attention aux écrits de Balawi, qui continuait à appeler au djihad sur les forums Internet. Leur espoir était de remonter grâce à lui la filière d'Al-Qaida jusqu'à Ayman Al-Zawahiri, le numéro deux d'Al-Qaida. Le Jordanien avait le profil idéal : arabe et médecin, donc susceptible de soigner les combattants d'Al-Qaida dans les zones afghanes rebelles. Selon la presse américaine, il était "extrêmement bien payé".
Humam Muhammed Al-Balawi n'était pas la première "taupe" recommandée par les services jordaniens, qui, plus qu'ils ne l'admettent, se chargent régulièrement des basses œuvres des services Américains. Lorsqu'il a demandé une réunion d'urgence à la fin décembre 2009, affirmant avoir des informations sur l'Egyptien Zawahiri, les Américains ne se sont pas méfiés. Ils avaient bon espoir d'être sur une piste intéressante et selon Time Magazine, l'annonce de la réunion a été transmise "jusqu'à la Maison Blanche".
Le 30 décembre, pas moins de 13 membres de la CIA étaient présents pour le briefing à Camp Chapman, base de haute sécurité qui sert de QG au lancement des drones.

Erreur incompréhensible pour des professionnels de l'action clandestine, l'informateur jordanien n'a pas été fouillé à son arrivée.
Certains experts américains pensent que Balawi avait prémédité l'attentat et ils y voient un haut degré de sophistication de la part d'une organisation qui semblait en déconfiture.

En Jordanie, où l'on a enterré l'officier Sharif Ben Zeid en présence du roi, il semble difficile d'admettre pareille erreur de jugement.
Selon la presse américaine, les Jordaniens pensent que Balawi était moins un agent double qu'un homme révolté par les dégâts collatéraux causés par les frappes de drone qu'il contribuait à diriger. A force de voir des civils innocents périr dans les frappes, il serait passé à l'action.

LE MONDE |

 08.01.10 |

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2010/01/08/l-histoire-ordinaire-d-un-medecin-jordanien-qui-a-decapite-la-cia-en-afghanistan_1288966_3216.html#ens_id=1191850&xtor=AL-32280151
http://www.fischer02003.over-blog.com/article-humam-al-balawi-42701192.html

 



1  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

1-1 Jules Dufour : La guerre en Afghanistan est « terminée » : les renforts américains arrivent !

Le feu vert donné par l'Administration Obama pour des renforts substantiels de troupes pour la guerre d'occupation de l'Afghanistan semble déjà, aux yeux des stratèges de l'armée étatsunienne, comme étant la garantie d'un succès assuré et que les champs de bataille seront très bientôt désertés par les résistants. Tout sera maintenant facile et un retrait probable des troupes américaines et alliées pourraient commencer en juillet 2011, c'est-à-dire dix ans après le début de l'invasion et des hostilités.

Cet optimisme présume que les résistants vont rapidement abandonner le combat et se rallier à l'appel du gouvernement de Kaboul et faire front commun contre les extrémistes et le tour sera joué. C'est vraiment vouloir ignorer les traditions guerrières et la fierté des Afghans et des résistants originaires de l'Asie centrale qui ne vont pas capituler devant les conquérants quelles que soient leur provenance et les forces dont ils disposent. Dans ce nouveau contexte, la résistance va modifier son approche et ne pas s'exposer aux frappes des conquérants.

Il est plus que probable que la première règle de conduite des résistants consistera à pratiquer un nouveau mode de guérilla, une guérilla furtive avec des actes répartis dans l'espace et dans le temps rendant toute intervention des forces occidentales complètement inopérantes, les amenant à multiplier les bavures au grand dam de la population afghane, ce qui pourrait contribuer à l'établissement d'un front massif de résistance à l'occupant qui deviendra éventuellement le seul ennemi à éradiquer aux yeux de la population afghane à l'instar du sentiment qui anime l'attitude les communautés locales vis-à-vis des Étatsuniens au Pakistan.

Ainsi, la quasi certitude de voir les troupes américaines triompher relève d'une vision erronée et tronquée de l'histoire de cette région du monde.

Un autre facteur doit être analysé ici et c'est la grande détermination des résistants. Ceux-ci n'ont pas peur d'affronter la mort pour défendre leur cause, ce qui n'est pas le cas des membres des forces occidentales. Ces derniers n'ont qu'un objectif et c'est celui de sauver leur peau. Et ils ont bien raison d'agir ainsi, car ils ne connaissent même pas la raison réelle pour laquelle ils se retrouvent en Asie centrale. Ils obéissent aux ordres donnés, patrouillent les lieux et se gardent de trop intervenir afin d'éviter les faux-pas et les bavures. Avec 30 000 soldats supplémentaires pourquoi les choses devraient être tout d'une coup complètement différentes?

Ce que les États-Unis et les forces de la coalition craignent, et plusieurs observateurs l’on noté, c’est l’effacement momentané de la résistance et l’adoption de la stratégie de l’usure. Les résistants n’ont pas d’agenda déterminé par le temps alors que les pressions pour le retrait complet des troupes internationales vont continuer à s’intensifier. C’est la raison pour laquelle la priorité sera donnée à l’entraînement et à la formation des forces armées afghanes qui seront alors invitées à prendre le relais. L’appel à l’aide de Hamid Karzai n’est que le résultat d’une mise en scène afin de donner à l’opinion publique américaine et européenne l’impression que l’Occident ne fait que répondre aux besoins de ses «amis afghans» en détresse (Karzaï demande de l'aide, Radio-Canada, le 8 décembre 2009).

Le prolongement de la guerre: De soldats et de combattants à fossoyeurs et à traumatisés

Ce qui risque de se produire c’est que cette guerre perdure et que les forces de la coalition devant rester en permanence s’épuisent. Le retour à la maison des soldats deviendra de plus en plus pénible et amer pour les intéressés eux-mêmes et pour toute la société. L’annonce d’un retrait progressif à partir de 2011 faite par le président Obama n’était qu’un dispositif visant à rendre plus acceptable l’ensemble de sa propre stratégie de guerre et donner le signal aux membres de la coalition que leur engagement renouvelé ne serait que d’une durée limitée.

Le jour même où le président Obama a présenté la nouvelle stratégie guerrière des États-Unis pour l’Afghanistan, les résistants lui ont signifié qu’il verra désormais davantage de cercueils défiler devant lui et que ses combattants se transformeront en porteurs de dépouilles mortelles et en fossoyeurs: « Dans un communiqué, les résistants estiment que le plan présenté le 1er décembre par le président américain n'est "pas la solution aux problèmes de l'Afghanistan » et que ce plan leur permettra d'accroître leurs attaques et ébranlera l'économie américaine, qui est déjà en proie à la crise. » Les résistants ajoutent que « le renforcement du contingent américain se traduira par des pertes accrues pour l'armée américaine » (AP, 2009).

Selon Bruce Riedel, l'un des anciens conseillers du président Barack Obama sur la crise dans la région. « tous les indicateurs et toutes les statistiques démontrent que la dynamique est aujourd'hui entièrement en faveur des résistants ». C’est ce qu’il a déclaré au cours d'un colloque organisé dans la capitale fédérale par un groupe de réflexion, la Jamestown Foundation (Washington est «en train de perdre» en Afghanistan, Cyberpresse, le 9 décembre 2009).

Conclusion

Dans l’esprit des stratèges du Pentagone la guerre serait déjà terminée. Le processus de neutralisation des forces de la résistance sera réalisé en quelques mois et on assistera à l’annonce officielle de la fin de la guerre par le président Obama, comme l’avait fait l’ex-président G.W. Bush pour celle de l’Irak quelques mois après son déclenchement. Il est important de ne pas être dupes des déclarations émanant de la Maison-Blanche, car les manoeuvres livrées dans cette guerre, à l’instar de ce qui est fait dans les autres autres conflits armés sont présentées dans la presse internationale en pièces détachées et sont manipulées selon l’humeur changeante de l’opinion publique. C’est ainsi que le discours du 1er décembre du président Obama a présenté une version (l’envoi de renforts) et son contraire (un retrait à partir de 2011) en même temps de manière à déjouer ainsi toute opposition à sa stratégie et de détourner l’attention vers le rôle déterminant désormais dévolu au régime de Kaboul.

Références

AFP. 2009. Washington est «en train de perdre» en Afghanistan. Cyberpresse.ca. Le 10 décembre 2009. En ligne: http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/200912/09/01-929574-washington-est-en-train-de-perdre-en-afghanistan.php  

AP. 2009. Les résistants estiment que la stratégie afghane d'Obama conduira à une augmentation des pertes américaines. LATRIBUNE.fr. Le 2 décembre 2009. En ligne: http://www.latribune.fr/depeches/associated-press/les-résistants-estiment-que-la-strategie-afghane-d-obama-conduira-a-une-augmentation-des-pertes-americaines.html 

DE LUCE, Daniel. 2009. Le général McChrystal promet de briser l'élan des résistants. AFP. Cyberpresse.ca. Le 9 décembre 2009 En ligne: http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/200912/08/01-929182-le-general-mcchrystal-promet-de-briser-lelan-des-résistants.php 
DUFOUR, Jules. 2008. Les guerres d’occupation de l’Afghanistan et de l’Irak. Un bilan horrifiant de portée mondiale. Montréal, Centre de recherche sur la mondialisation (CRM). Le 22 juillet 2008. En ligne :
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=9645 

DUFOUR, Jules. 2009. La poursuite de la guerre contre la terreur avec l'approche de la «main tendue». Montréal, Centre de recherche sur la mondialisation (CRM), le 30 novembre 2009. En ligne: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=16331 

KELLERHAIS Jr, Merle David. 2009. Obama Addresses Afghanistan Strategy December 1. Le 30 novembre 2009. America.gov. Engaging the world. En ligne: http://www.america.gov/st/peacesec-english/2009/November/20091130152512dmslahrellek0.2036554.html 

RADIO-CANADA.CA. 2009. Afghanistan: Karzaï demande de l’aide. Le 8 décembre 2009.

Jules Dufour

10 decembre

Mondialisation.ca

En ligne: http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2009/12/08/005-Karzai-aide-militaire.shtml


1-2 André Serra : Obama poursuit tranquillement le suicide des États-Unis.

Dans la conjoncture du Moyen-Orient, un moment décisif vient d’être atteint avec la décision d’Obama d’y propulser 40 000 soldats de plus, dont 10 000 à attendre de la part de ses alliés à-plat-ventristes de l’OTAN.

L’interprétation de cette décision est délicate et complexe, car elle met en cause plusieurs questions différentes.

Elle oblige d’abord à revenir sur la question irakienne.

La décision d’Obama semble mettre de côté cette question, comme si elle était définitivement réglée et classée, ce qui est fort loin d’être le cas.

En effet, si la paix semble être revenue dans le pays, peu d’incidents étant à signaler, mais si personne ne semble s’en apercevoir, c’est parce que les Étasuniens ne veulent pas avouer qu’ils ont totalement perdu la maîtrise des évènements qui s’y déroulent. Car ce n’est pas de leur fait que la paix règne à présent en Iraq.

C’est en effet l’action de l’Iran qui se trouve à la source de cette pacification. Expliquons pourquoi.

Il convient de se rappeler que les chiites représentent 65% de la population irakienne, et occupent tout le sud, où se trouve l’essentiel des ressources pétrolières, le reste de la population se trouvant en zone kurde avec le reste du pétrole du pays, et en zone sunnite, pratiquement dépourvue de pétrole. La population chiite a été opprimée et persécutée par les sunnites pendant toute la durée de la dictature de Saddam Hussein. Une bonne partie de son élite, ainsi que les familles qui en avaient les moyens, ont émigré à cette époque en Iran, où les mollahs chiites les ont recueillis.

À ce propos, il est nécessaire de rappeler que sunnites et chiites irakiens sont des musulmans arabes, alors que les chiites iraniens sont des musulmans persans. Ajoutons quelques mots pour expliquer la séparation intervenue entre les sunnites et les chiites, après l‘assassinat d’Ali en 661. Ces indications sont cependant très simplifiées, car la lutte complexe entre les sunnites et les chiites s’étendit sur une longue période, et n’est pas l’objet de ce court article

Ali était le cousin et le gendre du Prophète. Peu avant sa mort, ce dernier désigna Ali comme son successeur. Une grande partie des musulmans considéraient qu’il était préférable que le successeur du fondateur de l’Islam soit choisi dans sa famille et acceptèrent cette décision. Ce furent les chiites d’Ali (ou partisans d’Ali). Mais les chefs des tribus arabes, anciens adversaires de Mahomet, appelés par la suite “ sunnites ” ( de sunna, la tradition du Prophète ) estimèrent au contraire que le successeur de Mahomet devait être choisi parmi eux, et serait nommé Calife. D’où l’institution du Califat chez les sunnites.

De ce litige résultèrent des heurts violents entre sunnites et chiites, qui ensanglantèrent pendant longtemps les rapports entre les deux camps, un peu à la manière des catholiques et des protestants au moment de la Réforme, mais pour des raisons totalement différentes. Je passe volontairement sur les détails de moindre importance.

On remarquera donc, à propos des populations de l’Iraq et de l’Iran, que c’est la religion qui les rapproche ou les divise, et non les ethnies auxquelles elles appartiennent respectivement. Bien qu’arabe l’une et l’autre, les factions chiites et sunnites de l’Iraq sont profondément divisées, alors que les chiites arabes et les chiites persans s’entendent relativement bien entre eux. Notons qu’en Iran les chiites représentent 89% de la population, et les sunnites moins de 10%. Les chiites y sont donc largement dominants, comme d’ailleurs aussi en Irak, où les proportions sont de 64% pour les chiites et 36% pour les sunnites, mais ces derniers se partagent sensiblement à égalité entre les Arabes (et anciens partisans de Saddam Hussein) et les Kurdes. Or ceux-ci sont pratiquement autonomes depuis l’invasion, alliés des chiites à l’Assemblée nationale, et c‘est l’un des leurs qui est actuellement le président du pays, Jalal Talabani.

***

À partir de l’invasion américaine, les choses changèrent du tout au tout, quoique pas dans le sens que l’auraient désiré les conquérants. La première décision des proconsuls étasuniens fut de dissoudre l’armée irakienne, qui avait maintenu jusque-là l’ordre dans le pays, sous la dictature (sunnite) de Saddam Hussein, en dépit des dissensions sanglantes régnant entre les trois groupes qui l’habitent, sunnites arabes, sunnites kurdes et chiites arabes. Les envahisseurs étasuniens assassinèrent ensuite le dictateur sunnite pour des raisons sur lesquelles ils auraient pu tout aussi bien s’appuyer pour faire pendre leur propre chef à ses côtés, George Bush junior. [ Mais çà, c'est juste une opinion personnelle ]

Par leur ignorance de ce qu’était l’Iraq, les Étasuniens avaient ainsi libéré d’un seul trait de plume la communauté chiite iraquienne de leurs deux ennemis historiques. Après une forte résistance de l’imam chiite Sadr et de son armée du Mahdi (équivalent à “ messie “), toute résistance violente des chiites s’arrêta sous l’influence des Iraniens, qui en calmèrent énergiquement le jeu par l’intermédiaire des chiites irakiens exilés en Iran pendant la dictature de Saddam, et revenus dans leur pays après l’invasion étrangère. Ils agirent cependant de manière totalement discrète, sans jamais se prévaloir de leur influence, et sans que les Étasuniens ne se rendent compte qu’ils agissaient par dessus leurs têtes.

Bien que les Étasuniens se soient plaint à de multiples reprises de l’irruption des Iraniens dans le pays, sans toutefois en découvrir la raison ni les missions, ils ne comprirent pas que leur action avait eu pour résultat, non seulement de ramener l’ordre là où les envahisseurs avaient créé le chaos, mais aussi d’établir sur la population du pays un ascendant très important qui allait les amener à prendre progressivement possession de la totalité du pays, à la barbe des troupes étasuniennes, notamment dans le sud, où ils gèrent actuellement à leur profit, et en toute liberté, l’économie du pétrole de la zone de Basra (Bassora). Rappelons qu’actuellement l’Assemblée nationale est en majorité chiite, que le Premier ministre, Nouri al-Maliki, est un chiite favorable à l’Iran, et que les trois quarts des ministres le sont aussi.

Ce qui permit aux Iraniens d’être aussi discrets fut la tentation des militaires de s’attribuer tout le mérite d’avoir réussi la pacification du pays. Mais ce vilain défaut faisait parfaitement l’affaire de l’Iran.

L’explication du report de l’action étasunienne en Afghanistan se trouve là, dans la prise de pouvoir souterraine de l’Irak chiite par l’Iran. Voici pourquoi et comment :

***

Ici aussi nous devons faire un autre retour en arrière, cette fois dans la stratégie étasunienne. Pour à peu près tout le monde, l’invasion de l’Iraq décidée par Bush et son clan semblait sous-tendue par la volonté de s’emparer du pétrole irakien, en prétextant que Saddam Hussein possédait des armes de destruction massives illégales. Bush et son petit monde étaient très contents de cette erreur de l’opinion publique, car elle les aidait à masquer leurs véritables intentions aux yeux de ceux qu’ils voulaient réellement atteindre.

De la même manière, l’agression contre l’Afghanistan avait vraisemblablement été montée de toutes pièces à travers la destruction des tours du WTC, pour justifier leur irruption en Asie en plein milieu de l’articulation du monde chinois et du monde russe, juste en dessous des cinq anciennes possessions musulmanes de l’U.R.S.S., encore sous forte influence russe.

D’ailleurs, la première chose que le gouvernement étasunien fit, avant même d’entreprendre leur voyage vers le Moyen-Orient, fut de demander à ces cinq pays d’accepter la construction de bases militaires des É-U sur leurs territoires pour les aider, ce qu’ils consentirent sous le coup de l’émotion de l’époque, alors qu’il aurait été tellement plus normal pour les É-U d’établir directement ces bases en Afghanistan, ou plus simplement de les obtenir du Pakistan, encore plus proche de Kaboul, et accessible par mer.

Depuis, la Russie a réussi à pousser ces cinq pays à exiger la fermeture de quelques-unes de ces bases. Mais les É-U ont beaucoup renâclé avant d’en évacuer certaines, mais pas toutes. Dans certains cas, ces pays ont accepté d’accueillir des bases russes pour rétablir l’équilibre des forces. Toujours est-il que cette tentative des Étasuniens n’était évidemment pas innocente…

***

Il suffit de regarder une carte de l’Asie pour comprendre immédiatement l’idée géopolitique de “l’Empire étasunien“, qui pensait bien pouvoir s’offrir un siècle hégémonique supplémentaire. Mais voilà, s’ils ne sont pas très futés, ils ont tout de même des yeux pour voir, et si leurs naïfs alliés occidentaux les suivent aveuglément avec des manières de colonisés, eux ont très bien vu l’arrivée de Deng Xiao Ping à la tête de la Chine, celle de Poutine au Kremlin, et plus récemment de Lula à Brésilia et de Chavez à Caracas, en bordure du golfe du Mexique. Et ils ont donc parfaitement compris que ces mouvements géopolitiques ressemblaient de plus en plus à un siège, qui se resserrait progressivement autour d’eux.

L’Amérique a donc cherché à desserrer cet encerclement progressif par des actions de domination, selon leur habitude historique. Leur tentative de dominer économiquement la Chine a échoué. Ils ont bien laissé leurs usines sur le continent asiatique, mais en ont rapidement perdu la maîtrise, car les Chinois les ont vus venir. Malgré leurs autres initiatives, sous couvert de démocratie et de droits humains, ils n’ont pu empêcher Le Tibet et Taïwan de rester dans le giron de la Chine.

Évènement passé inaperçu lors du soixantième anniversaire de la création de la République Populaire de Chine, la délégation taïwanaise a défilé à Beijing le 1er octobre 2009, en tant que province chinoise, et non en tant qu’État invité. Personne ne semble avoir remarqué cette particularité étonnante, pourtant tout à fait significative.

Enfin, en aout 2008, la Russie a bloqué l’offensive géorgienne contre l’Ossétie du Sud dans le Caucase, plus ou moins tentée avec l’assentiment de Washington pour tester Poutine, Premier ministre de Russie, à ce moment précis en train d’assister aux Olympiques de Beijing. Les Étasuniens ont rapidement été fixés sur le respect que leur portaient les Russes.

Leur restent malgré tout aujourd’hui les Européens. Mais ils sont tout de même en train de s’unir, de peine et de misère, et, né il y a moins de 10 ans, l’euro leur tient la dragée haute, quelquefois même un peu trop à leur goût.

***

Débordés par une crise mondiale qu’ils ont provoquée par maladresse, et à laquelle ils n’ont su répondre que par une hausse artificielle de leurs bourses, au milieu d’un endettement insoutenable, les États-Unis cherchent désespérément une issue. S’ils vont sans doute terminer 2009 avec des indices encourageants, la pérennité de ceux-ci n’est pas assurée, et beaucoup de gens sont sceptiques quant à la poursuite de ce qu’ils présentent comme une sortie de crise. Il est vrai qu’il leur fallait bien enrober le suppositoire que constitue l’envoi d’une nouvelle armada en Afghanistan, d’un peu de nourritures terrestres ! Un long enchaînement d’épées de Damoclès s’aiguise cependant encore dans leur ciel.

Contraints d’abandonner l’Iraq, puisqu’il leur est progressivement, mais sûrement soutiré par l’Iran, Obama et ses militaires ont finalement jeté leur dévolu sur l’Afghanistan où leur armée est enlisée en compagnie des supplétifs fournis par leurs adorateurs de l’OTAN, ruine sans avenir de l’époque stalinienne.

Il tente à présent de poursuivre l’idée géopolitique de la génération Bush, c’est-à-dire essayer de reprendre les rênes de l’Occident autour d’un projet déjà largement dépassé. Mais surtout, il croit encore possible de s’infiltrer entre la Russie et la Chine, soudées dans l’OCS [ l'Organisation de Coopération de Shanghai ].

Une véritable fuite en avant !

Elle fait penser à Napoléon devant Moscou en flamme ou à Hitler grelottant sur la Volga, dans Stalingrad.

La Bérézina n’est plus très loin !

Presque tous les analystes militaires et politiques, aussi bien dans le monde qu’aux États-Unis, affirment qu’il faudrait des effectifs de 300 à 500 000 hommes pour parvenir à ‘stabiliser’ l’Afghanistan, et Obama espère malgré tout parvenir à n’en aligner que 140 000 d’ici 18 mois !

Il a cependant trouvé une argumentation imparable pour soutenir son antépénultième stratégie. À de jeunes officiers de West Point, qui n’apprennent plus ni l’histoire ni la géographie, il a dit, en levant très haut le menton selon son habitude : “ Si je ne pensais pas que la sécurité des États-Unis et des Américains était en jeu en Afghanistan, j’ordonnerais avec plaisir le retour de chacun de nos soldats dès demain. ”

C’est incroyable ! Ainsi, le sort des États-Unis se trouvait entre les mains des Résistants, et nous ne le savions pas !

Obama a de la buée dans les yeux !

André Serra

http://andreserra.blogauteurs.net/blog/

http://cybercanard.com

http://andreserra.blogauteurs.net/blog/obama-poursuit-tranquillement-le-suicide-des-e-u/


n°311 - Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan -12/01/10- : Suite - Juan Gelman : Le borgne est roi. (Ce que pensent les Usaméricains d'en bas et ceux d'en haut)

n°311 - Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan -12/01/10- : Suite - Juan Gelman : Le borgne est roi. (Ce que pensent les Usaméricains d'en bas et ceux d'en haut)



 Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

                              Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan

   n°311                                                                                                                             12/01/10

                   C.De Broeder    &   M.Lemaire                       



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

1-3 Obama et La Der des Der…

1-4 « Plans de relance » titanesques - Fuite en avant

1-5 La coalition gagne des batailles mais perd la guerre en Afghanistan.

1-6 Ben Laden : Des années de mensonge.


1-3 Obama et La Der des Der…

«  La guerre en Algérie est une lutte imposée à la France par une minorité de rebelles fanatiques, terroristes et racistes, armés et soutenus financièrement par l’étranger. »

Extrait du Manifeste des Intellectuels Français (1)

Et, 30.000 de plus !…

L’escalade.

Telle est la décision d’Obama, pour mettre un terme à la guerre en Afghanistan : envoyer des troupes supplémentaires.

Juste avant d’aller chercher son Prix Nobel de la Paix à Stockholm.

Il est vrai que les traîneurs de sabre du Pentagone en souhaitaient 80.000…

A défaut, ils vont donc à coups de pied au derrière de leurs « alliés », vassaux, auxiliaires et autres supplétifs, en extraire quelques milliers de plus…

Résultat recherché par l’équipe Obama : remonter dans les sondages US !

Objectif atteint. D’après l’organisme Gallup, sa cote de « popularité » serait remontée de 47 % à 52 %. (2)

Nous ne sommes plus dans l’utopie démocratique, où règneraient raison et justice, mais dans l’émotionnel, le fugitif, la poudre aux yeux. Car les questions des sondages, habilement formulées, avaient pour toile de fond l’engagement d’Obama de retirer les troupes d’Afghanistan, d’ici 18 mois. Ce que souhaite, en fait, la majorité des américains : le retour de leurs soldats « at home ».

On a vu ce que les engagements du « nouveau Président » valaient : les américains attendent toujours le retrait des troupes US d’Irak. Quant au centre de détention et de torture de Guantanamo, au procès public et équitable de ses internés, le reste du monde attendra.

Il n’est pire sourd…

Refusant d’écouter le nouvel ambassadeur US à Kaboul, nommé en mars 2009, Karl Eikenberry. Cet ancien général, opposé à de nouveaux envois de troupes, a remué ciel et terre pour faire comprendre à Washington que la solution n’était pas militaire mais politique :

« Les problèmes américains en Afghanistan ne vont pas être résolus en tuant des gens, mais en aidant les Afghans à mettre en place des institutions gouvernementales fiables. » (3)

Les analystes les plus chevronnés de l’appareil de defense US, dès qu’ils ont la liberté de parole, insistent sur la nécessité de mettre un terme à l’aventure militaire, en Afghanistan mais aussi au Pakistan. Ainsi James Clad, ancien du Pentagone, dont la vision géopolitique est d’une rigoureuse clarté :« Nous devons trouver la solution dans le cadre d’un règlement régional qui doit inclure l’Iran, la Chine, la Russie et l’Inde, dans un consensus global. » (4)

Les Russes, instruits de l’expérience de leur guerre en Afghanistan ne manquent pas de prodiguer leurs conseils de modération. Tel le général Igor Rodinov, qui a commandé les 120.000 hommes de la 40° Armée pendant 10 ans en Afghanistan, avant de devoir le quitter dans la défaite :

« Ils (les USA et leurs alliés) doivent comprendre qu’il n’y a aucune chance de succès militaire… Il s’agit d’un problème politique que nous avons été totalement incapables de résoudre par notre approche militaire. » (5)

De nombreux américains, citoyens, intellectuels, responsables, se mobilisent, contre cette folie guerrière. Sans être entendus… Beaucoup aux USA, hors les médias de la propagande ne cessant, avec Patrick Cockburn, de réclamer, manifester, pour le respect du droit à l’autodétermination, et laisser l’Afghanistan aux Afghans :

« Leave Afghanistan to the Afghans ! ». (6)

Tel Anthony DiMaggio dénonçant le « cynisme d’Obama » de prendre, avec son parti et son clan, une décision militaire uniquement dans un but électoraliste, celui de la préparation des élections présidentielles US de 2012 : La Politique du Cynisme - Afghanistan et les élections de 2012. (7)

Ou encore, Paul Craig Roberts, ancien ministre du Budget US, stigmatisant la « double fraude d’Obama », militaire et sociale :

« … Tout l’argent public a été dépensé pour financer les banques et les guerres. Le peuple américain, excepté les 1 % “superriches”, a été abandonné ». (8)

Dans une analyse décapante, Gary Leupp, historien spécialiste de l’Asie, mettant en lumière les réflexes idéologiques d’Obama :

« Obama est un politicien de la haute bourgeoisie traditionnelle qui, avec son Ministère des Affaires Etrangères, identifie les intérêts des multinationales américaines avec les intérêts « nationaux » ; persuadant ces derniers de se battre pour eux. Ou du moins, d’employer les soldats américains de se battre et de mourir pour eux ». (9)

D’autres, comme Susan Galleymore, militante de la paix pour avoir perdu un fils en Irak, rappelle, dans cet “Arc de la Guerre” allant de la Palestine à l’Afghanistan, l’écrasante responsabilité des USA :

« Reconnaître l’irréfutable évidence de “l’Arc d’Avilissement” qu’est la guerre, c’est l’obligation d’assumer notre responsabilité… et faire en sorte de ne plus jamais en accabler notre monde et ses populations ». (10)

Rien à faire.

Il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre…

Et, puis Business is Business… Les experts et milieux d’affaires disent que c’est excellent pour l’économie. Exemple ? Isabel Sawhill, senior fellow dans le Think Tank néoconservateur The Brookings Institution, estime que les dépenses de guerre stimulent l’économie  (11) :

 « Toute dépense, même une guerre, peut être bonne pour l’économie. C’est grâce à cela que nous sommes sortis de “La Grande Dépression” des années 1930. » (12)

Conséquence : la bride est lâchée.

Terminator va pouvoir faire joujou avec tous ses gadgets mortifères. Les lobbies de l’armement, s’en mettre plein les poches.

Terminator danseuse “de luxe” des pays en faillite

Je ne sais si c’est le chiffre de « 30.000 », mais l’obstination du lobby militariste US, l’aveuglement de son état-major, me font penser à ceux du Portugal, en 1970, dans sa guerre pour maintenir son emprise sur le Mozambique.

Le général McChrystal, nouveau patron du dispositif occidental en Afghanistan, le plus fanatique des promoteurs de cette « escalade », semble le clone du général portugais Kautza de Arriaga.

Ce « fou de guerre » exerçait, à l’époque, son génie militaire dans cette partie du monde, que les « colonialistes » considéraient comme partie intégrante du Portugal. Ce fut une des plus atroces, des plus barbares guerres coloniales que des européens « pétris de valeurs » aient menées…

Archétype de ces généraux « jusqu’au boutistes » qui jalonnent l’histoire des guerres coloniales. Je l’ai évoqué dans un texte sur le poignant témoignage de la romancière portugaise Lidia Jorge,  Le Rivage des Murmures :

 « … Mozambique, en 1970. Au plus fort de la guerre. Le général Kautza de Arriaga avait déclenché une opération de grande envergure avec 35.000 hommes et une centaine d’avions et d’hélicoptères près de la frontière tanzanienne. L’objectif étant de récupérer la ville et la région de Muda, que la résistance avait libérées.

Ce genre d’opérations folles, la « der des der », rêvées par des états-majors incapables de comprendre les mécanismes inexorables d’une guerre menée par une Nation pour sa Libération. Plus d’hommes, plus de matériel et plus d’argent, disent-ils, et nous éradiquerons ces indépendantistes, ces terroristes, ces résistants, qui mettent en danger la civilisation occidentale …

Les militaires portugais n’avaient pas retenu la leçon des récentes guerres d’indépendance des colonies françaises d’Indochine quinze ans plus tôt, ou d’Algérie huit ans plus tôt. Ils se croyaient plus forts… »

Vieille rhétorique belliciste, coloniale, de ces Terminator galonnés.  Increvable. Encore un effort, clament-ils, le dernier, et on va gagner ! La Der des Der… Comme en 14, chaque guerre coloniale, chaque expédition. Chaque « opération » même,  avec son nom pour marquer la campagne de communication, ou de propagande plutôt, comme les marques de lessive ou de jeux vidéos.

En fait, jusqu’à ce qu’ils aient déplacé l’intégralité de la population dans des camps de réfugiés, après en avoir exterminé le plus possible : hommes valides, jeunes et vieux. Pas d’état d’âme : ce ne sont que des rebelles, des résistants, des terroristes, ou s’ils ne le sont pas, ils en sont des sympathisants, sauvages, barbares.

Les enfants ?… Tués ? Amputés ? Traumatisés ? Brûlés ?

Ensevelis vivants dans les bombardements ?

Dégâts collatéraux, inévitables. Comme les effets secondaires dans un traitement de choc. C’est à ce prix, qu’on sauve les Civilisations.

Le prix…
Et, le coût ?…Rien qu’aux contribuables américains, le coût de la guerre en Afghanistan atteindrait 228 milliards de dollars, à ce jour. En 2009, 60,2 milliards de dollars auraient été dépensés pour les seules actions militaires. Avec un rythme d’augmentation exponentiel : de 3,5 milliards de dollars par mois sous Bush, on est passé à 5 milliards de dollars par mois avec Obama. (13)

Encore plus vertigineux : Le Center for Defense Information fait apparaître un montant “budgété” par le Congrès des USA, de 300 milliards de dollars pour toutes les dépenses US, en Afghanistan ou liées aux actions le concernant, forces armées, agences et ministères divers, y compris dépenses de maintenance ou médicales, pour l’année fiscale 2010. Contre 173 milliards en 2009, et 140 milliards en 2008.

Obama et les « Démocrates » font plus fort, que Bush et les « Républicains »…

Depuis l'invasion de l’Afghanistan, en 2001, le montant cumulé des dépenses des USA liées à l’Afghanistan, militaires et civiles, atteint le montant astronomique de 739,8 milliards de dollars (14).

Tout cela, comme le rappelle Jones, un des conseillers US à la Defense Nationale (National Security Adviser), alors que les Résistants ne sont pas “de retour”, et que les membres d’Al-Qaida seraient moins d’une centaine en Afghanistan… (15)

D’ailleurs Gates, le patron de la CIA, le reconnaît : après huit ans de guerre de haute technologie, on ne sait toujours pas où se trouve Ben Laden qui est connu souffrir des reins et être sous dialyse… (16). Parallèlement, d’après les propres rapports de l’ONU, la culture de l’opium, depuis le contrôle et l'administration du pays par les USA et l’OTAN, a mystérieusement décuplé…

Des milliards par centaines, de quoi transformer l’Afghanistan en un pays aussi arboré et prospère que la Norvège…
Mais, où va tout cet argent ?… Aspiré comme le sont les galaxies par un gigantesque Trou Noir, non plus intersidéral mais financier.

Encore, n’a-t-on de disponibles que les chiffres US. Connaissez-vous le montant des dépenses françaises pour l'Afghanistan ?… Le coût mensuel de notre corps expéditionnaire : avions, blindés, transport, logistique ? Pour un Etat en faillite, comme ne cesse de le répéter le Premier ministre français, la gestion devrait se faire au centime près, dans la transparence.

Et, l’OTAN ?… Cette énorme machine bureaucratique, qui regroupe directement ou indirectement, au-delà des pays européens, tous les satellites américains : Corée, Taiwan, Japon Canada, Australie, Nouvelle-Zélande, etc.

Ce que la France verse en contributions à l’OTAN, chaque année ? Les matériels et personnels que la France met à la disposition de l’OTAN, en termes de coûts pour le contribuable français ?…

Et, ce que l’OTAN jette par la fenêtre sous la rubrique « Afghanistan » ?… Dans les caisses de ce pôle d’incompétence, de gaspillage, dans l’impunité. Incapable de redresser ses échecs, accumulés depuis 8 ans en Afghanistan.

Impossible de savoir. Aucun débat public.

L’OTAN, véritable pôle antidémocratique, aussi. Ses dirigeants, dont on ne sait d’où ils sortent si ce n’est de tout sauf du suffrage universel. Parlant d’égal à égal, aussi arrogants que mégalomanes, avec les responsables élus des peuples européens. Réclamant sans cesse, eux aussi, plus d’argent, d’hommes et d’engagements, pour satisfaire les visions bellicistes et paranoïaques de cette organisation devenue ingouvernable. Sauf par le lobby de l’armement…

Toutes ces dérives illégitimes, dans le culte de l’opacité, du mensonge et de la gabegie. Induites par un appareil militaro-industriel, aux mains d’une oligarchie, d’une caste, qui échappe totalement au contrôle démocratique, celui des contribuables, de la collectivité, du peuple.

L’avez-vous remarqué ?… Dans nos pays occidentaux, les plus riches du monde, on multiplie les opérations de charité publique pour nourrir le pauvre, soulager le malade, financer la lutte contre les maladies.

Car, l’Etat n’a jamais assez d’argent pour financer le système de santé de la collectivité, les œuvres sociales, médicales. Il n’a même pas de quoi payer les heures supplémentaires de ses propres fonctionnaires, du moins les subalternes. Encore moins, la recherche médicale.

C’est tellement difficile de gérer un « Etat en faillite »…

Bizarrement, le même Etat n’éprouve jamais le besoin d’organiser des collectes publiques pour financer des investissements militaires, des expéditions coloniales ou des guerres lointaines. Les dons et versements s’affichant en temps réel sur un tableau lumineux. Genre : “TeleBomb”, ou “BombAction”… Avec leurs petits rubans, leurs T-shirts, leurs campagnes médiatiques : bals, dîners de gala, concerts, ventes de CD ou DVD…

Non. Miracle ! Tous les budgets sont disponibles, à tout moment, pour tout montant. Instantanément. Comme pour renflouer les banquiers véreux. Dans la discrétion…

Normal.

 « Défendre La Civilisation » n’est-il pas prioritaire ?…

1)       Paru dans Le Figaro et Le Monde, le 7 octobre 1960.

2)       Parmi plus de 300 signataires, approuvant la guerre coloniale en Algérie, avec ses massacres, tortures et destructions, figuraient :
Chaunu, Dorgelès, Maulnier, Pauwels, Michel de Saint-Pierre, Nimier, Déon, Blondin, Romains, Henri de Monfreid, Gabriel Marcel, Jacques Laurent, André François-Poncet, Gaxotte, Pierre de Bénouville, le colonel Rémy, le maréchal Juin, etc…

 

2)  Eli Clifton, « Surge » sends Obama soaring, Asia Times, 10 décembre 2009, http://www.atimes.com/atimes/South_Asia/KL10Df03.html

 

3)  Karl Eikenberry : « America's problems in Afghanistan weren't going to be solve by killing people, but by helping the Afghans build credible governing institutions ». Cité par Mark Perry, The day the general made a misstep, Asia Times, 10 décembre 2009, http://www.atimes.com/atimes/South_Asia/KL10Df04.html

 

4)  James Clad : « We will need to anchor the result in a regional settlement - one that draws Iran, China, Russia and India into a common purpose ». Cité par Mark Perry, Op. Cit.

 

5)  Général Russe Igor Rodionov : « They [the U.S. and its allies] have to understand that there is no way for them to succeed militarily…It is a political problem which we utterly failed to grasp with our military mindset ». Cité par Conn Hallinan, Obama's Escalation - An Af-Pak Train Wreck,  http://www.fpif.org/fpiftxt/6620, 7 décembre 2009.

 

6)  Patrick Cockburn, Leave Afghanistan to the Afghans – Why Afghans Oppose the Escalation, 9 novembre 2009, http://www.counterpunch.org/patrick11092009.html

 

7)  Anthony DiMaggio, Obama, Afghanistan and the 2012 Elections – The Politics of Cynicism, CounterPunch, 9 décembre 2009.

 

8)  Paul Craig Roberts, The Twin Frauds of Obama, Afghanistan and Elkhart, Indiana, 4 décembre 2009, http://www.counterpunch.org/roberts12042009.html :

 

« … In other words, all the public’s money has been spent on the banks and the wars. The American people, except for the one percent of super-rich, have been abandoned. »

 

9)  Gary Leupp, Obama as Hamlet, Wrestling With the Question of Afghanistan, CounterPunch, 24 novembre 2009 :

 

« Obama is a traditional bourgeois politician who with his State Department identifies corporate U.S. interests  as “national” interests and probably can be persuaded that they’re worth fighting for. Or rather, using U.S. troops to fight and die for. »

 

10)  Susan Galleymore, The Caualtie of Toxic Warfare – Global Connection an the Arc of War, 1 décembre 2009, http://www.counterpunch.org/galleymore12012009.html :
« As we recognize the incontrovertible evidence in the arc of degradation that is war we must accept our responsibility for it...and ensure we no longer contaminate our world or its people ».

 

11)  Isabel Sawhill : «  Any kind of spending - even a war - can be good for the economy. That's how we got out of the Depression in the 1930s. ». Cité par Matthew Rusling, Afghanistan costly, but no budget buster, 11 décembre 2009, http://news.xinhuanet.com/english/2009-12/11/content_12629827.htm

 

12)  Cf. La Grande Dépression : http://fr.wikipedia.org/wiki/Grande_D%C3%A9pression

 

13)  Chiffres énoncés par Jo Comerford, directeur du National Priorities Project, cité par Pepe Escobar in Stuck in Kabul, With Saigon Blues Again, 8 octobre 2009, Asia Times, http://www.atimes.com/atimes/South_Asia/KJ08Df01.html

 

14)  Consulter le tableau des montants répertoriés année par année : "The Cost of Iraq, Afghanistan, and Other Global War on Terror Operations Since 9/11," Amy Belasco, Congressional Research Service Report for Congress, RL33110, p. CRS–6); and Center for Defense Information, "Defense Budget Tutorial : So, You Think You Know the Cost of the Wars?" Web: www.cdi.org. et http://www.infoplease.com/ipa/A0933935.html

 

15)  In Pepe Escobar, Op. Cit.

16)    Al-Qaïda: les Américains ignorent où se cache Oussama Ben Laden (Gates), 6 décembre 2009, http://fr.rian.ru/world/20091206/185628167.html

A contre-courant,

16 décembre 2009

 http://stanechy.over-blog.com/article-afghanistan-obama-et-la-der-des-der--41284228.html


1-4 « Plans de relance » titanesques - Fuite en avant

EXTRAIT

Convenons qu’une bonne stratégie politique ne soit, par nature, pas aisément déchiffrable par le pékin.

Mais tout de même.

 Le sentiment qui domine, en ce moment, est celui d’une confusion généralisée.

Par exemple, le consensus déroutant en faveur de « plans de relance » titanesques, générant des déficits publics abyssaux et faisant naître des doutes légitimes sur la solvabilité future de grandes nations, parmi lesquelles la Grande-Bretagne et les Etats-Unis eux-mêmes.

Ne fanfaronnons pas : la patrie de Jeanne d’Arc, de Bonaparte et du Général de Gaulle, qui marque ses distances avec les pratiques sulfureuses du commerce, n’est pas pour autant à l’abri d’une dépréciation infamante de sa signature.

La cerise sur le gâteau confusionnel revient au Président Obama, récemment distingué par le Nobel de la Paix. Dans une allocution très attendue, bien que sa teneur eût déjà été divulguée, la feuille de route de l’Amérique en Afghanistan a enfin été dévoilée : elle ne diffère en rien de celle fixée par son prédécesseur, connu comme un va-t-en guerre obsessionnel et réputé avoir la tête près du bonnet.

Le monde entier s’accorde à créditer Obama d’une puissance intellectuelle de haut niveau, et de sentiments pacifistes avérés. Ces jugements sont probablement fondés.

L’ennui, c’est que dès le début de son allocution à West Point, Obama a justifié l’intervention en Afghanistan par la nécessité de démanteler Al Qaida, présumé responsable des attentats du 11 septembre, et de mettre à genoux les résistants qui soutiennent l’organisation.

En accordant à McChrystal les suppléments d’effectifs qu’il réclame, le président américain semble oublier les propos de son général, tenus dans Le Figaro du 29 septembre dernier : « Ce n’est pas une guerre pour conquérir un territoire, pour s’enrichir ou nous protéger au sens le plus immédiat : nous nous prémunissons contre al-Qaida par mille autres moyens »… Ainsi, réchauffer l’argument frelaté de la lutte anti-terroriste pour intensifier les opérations, voilà une grosse menterie belliciste que l’on n’attendait pas vraiment d’un Nobel de la Paix. « Nous sommes en Afghanistan afin d’empêcher qu’un cancer ne s’y propage une fois de plus » a ajouté Obama. C’est-à-dire que pour prévenir une hypothétique épidémie locale de choléra, on prend le risque de répandre la peste dans le monde entier. Voilà qui ressemble à une non-politique : la fuite en avant dans des guerres insensées et reconnues comme perdues d’avance, attestant le triomphe d’une bureaucratie kafkaïenne inféodée au complexe militaro-industriel. Dont le business consiste à mettre la planète à feu et à sang.

Si un « cancer » menace notre monde, il ne prolifère pas nécessairement là où le Président Obama dit l’avoir décelé…

http://www.echos-judiciaires.com/economie/crise-le-volont...


1-5 La coalition gagne des batailles mais perd la guerre en Afghanistan.

Nb Ndlr : La publication de l’analyse ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec toute l'analyse.

Une nouvelle analyse conclut que les forces internationales ont perdu la plus grande partie de l'Afghanistan, même si elles ont gagné la plupart des combats contre les résistants.

Selon l'étude du Center for Strategic and International Studies, un organisme américain non partisan, ‘l'effort’ des Etats-Unis et de leurs alliés est insuffisant.

"Les Etats-Unis n'ont pas réussi à se concentrer sur les besoins et sur la sécurité du peuple afghan", lit-on dans le rapport publié cette semaine. "Ils n'ont pas réussi non plus à allouer les ressources nécessaires à la guerre et à fournir un leadership efficace."

Largement basée sur des données de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) et du Pentagone, l'analyse soutient que le gouvernement afghan et l'aide internationale n'ont même pas réussi à répondre aux besoins essentiels des Afghans. L'étude conclut aussi que les forces afghanes ont été traitées comme des "adjoints" plutôt que comme de véritables partenaires de la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS).

Résultat: les Etats-Unis et leurs alliés ont remporté des batailles tactiques essentiellement sans importance, pendant qu'ils laissaient graduellement échapper le pays et ses habitants.

Selon le rapport, la coalition a choisi un modèle de combat qui cause beaucoup de morts chez les civils et de dommages collatéraux. Cette stratégie aurait ainsi joué un rôle dans l'effritement constant du soutien afghan.

...

Citant des données d'enquête, les analystes indiquent que les Afghans ont le sentiment que la coalition les expose aux résistants.’ (???)

L'étude laisse entendre que le président américain, Barack Obama, et les hauts dirigeants militaires des Etats-Unis avaient reconnu que leur approche comportait des lacunes et commencé à rectifier le tir.

Toutefois, elle juge que "le gouvernement afghan, l'OTAN et la FIAS ont perdu le contrôle dans la plupart des régions du pays, et que les résistants et les résistants ont poussé la guerre jusqu'à un point critique".

Au sud de l'Afghanistan, notamment dans la zone où l'armée canadienne est active, la guerre a doublé d'intensité entre 2008 et 2009.

"Les succès des résistants sont principalement attribuables à une négligence sur le plan stratégique, qui a créé un certain vide politique dans la plus grande partie du pays", conclut l'analyse.

6-1

http://www.google.com/hostednews/canadianpress/


1-6 Ben Laden : Des années de mensonge.

Nb : Ndlr : La publication de l’analyse ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec toute l'analyse.

Ben Laden absent du rapport de McChrystal et du discours d’Obama: "La traque de ben Laden", une honte nationale.

Il y a des années que le commentateur conservateur, l’ancien Colonel de Marine Bob Pappas, explique que Ben Laden est mort à Tora Bora et que l’affirmation du Sénateur Kerry selon laquelle Ben Laden a pu fuir avec l’aide de Bush est un mensonge. Nous savons maintenant que Pappas voyait juste.

Entendre la Secrétaire d’État Clinton lors de son passage au Pakistan parler de Ben Laden était terriblement embarrassant. Ben Laden est mort le 13 décembre 2001 et maintenant enfin, Obama, McChrystal, Cheney, et tous ceux qui ne sont pas complètement stupides finissent par avouer ce qu’ils savaient depuis des années.

Cependant, puisque nous avons perdu entre 200 et 300 hommes au sein de nos meilleures troupes d’opérations spéciales alors que nous savions Ben Laden mort, quelqu’un va-t-il pour autant passer derrière les barreaux ?

Et vu que nous avons dépensé 200 millions de dollars pour ces "Special Ops" à la recherche d’un homme dont on savait qu’il était mort, qui donc ira en prison pour cela ? Bush, Rumsfeld et Cheney, pour des raisons que l’on sait maintenant d’ordre POLITIQUE, parlaient continuellement d’un homme qu’ils savaient décédé, mais qui ira en prison pour cela ?

Pourquoi en 2004, des vidéos qui s’avérèrent contrefaites ont-elles été brandies comme des preuves issues du Renseignement pour faire basculer des élections [américaines] à l’issue incertaine ? 

C’est un acte criminel, s’il en fut.
Gordon Duff

En 66 pages, le Général Stanley McChrystal ne mentionne pas une seule fois Oussama Ben Laden.

Il n’y en a que pour "le Mollah Omar" à présent. Lors de son intervention à West Point, le Président Obama n’a jamais mentionné Oussama Ben Laden non plus. Pour le Colonel Pappas, c’est très clair : le vice-président Cheney "a laissé tomber" Ben Laden il y a longtemps. Ce dernier a été tué par des soldats américains il y a plusieurs années.

L’Amérique sait qu’Oussama Ben Laden est mort le 13 décembre 2001. Après cette date, son nom a servi moins à unir l’Amérique qu’à la diviser, à piper les dés. Une fois le cas de Ben Laden réglé, nous aurions pu commencer la reconstruction d’une Nation légitime en Afghanistan, au lieu d’affronter une insurrection sans fin que nous avons nous-mêmes inventée.

Sans une politique intoxiquée par de fausses informations nous aurions pu apporter une solution diplomatique pour l’Afghanistan dès 2002, ce que nous nous refusons à faire encore aujourd’hui, et investir l’argent dans la reconstruction du pays. Cette dépense-là représente 5 cents sur un dollar, comparé à ce que nous dépensons dans une guerre contre un ennemi que nous avons nous-mêmes créé en exploitant son ignorance

Le mensonge concernant Ben Laden est un des actes les plus honteux jamais commis contre le peuple américain. Nous ne savons même pas s’il était vraiment notre ennemi. En tout cas, il n’a jamais été le personnage dépeint par Bush et Cheney. En fait, les familles Bush et Ben Laden ont toujours été proches, et cela, depuis des années.

Quel genre d’homme était Oussama Ben Laden ?

L’allié des Américains contre la Russie, fils d’une riche famille saoudienne, il s’est rendu en Afghanistan pour aider les Afghans à défendre leur liberté.

L’Amérique l’a alors célébré comme un héros. Les transcriptions des propos du véritable Ben Laden le montrent beaucoup plus modéré que nous le prétendons, fâché contre Israël et contre le gouvernement américain, mais n’affichant aucune colère envers les Américains et ne proférant aucune des menaces alléguées. Tout cela appartient au domaine public, pour qui souhaite s’informer.

Dans quelle mesure la tragédie de l’Amérique est-elle liée au destin de ces deux enfants de familles fortunées, longtemps liées par l’argent et l’amitié, les clans Bush et Ben Laden ?

L’un des deux fils est mort au milieu de montagnes éloignées de tout, l’autre vit dans une banlieue de Dallas espérant que personne ne soit envoyé pour venir le chercher.

L’un est vétéran de combat, l’autre n’a jamais montré de courage si ce n’est depuis son confortable bureau sécurisé. L’Islam a pu voir en Ben Laden un grand leader. À présent on l’a pratiquement oublié.

Qu’a décidé l’Amérique à propos de Bush ?

Nous le savons : Ben Laden a toujours nié être impliqué dans les attentats du 11 Septembre pour lesquels en réalité il n’a jamais été inculpé. Non seulement quand il était encore en vie a-t-il nié y avoir participé, mais il l’a fait à quatre reprises, et en condamnant vigoureusement ceux qui ont perpétré ces attaques.

Cela est du ressort du domaine public, enfin public dans tous les pays sauf le nôtre. Au lieu de cela, nous avons fabriqué des films et payé des acteurs qui devaient ressembler plus ou moins à Ben Laden, lesquels acteurs ont contredit les déclarations connues de Ben Laden, jouant Ben Laden longtemps après sa mort.

Ces vidéos ont servi à justifier des budgets, des lois répressives, la torture et le vol pur et simple.

Pendant des années, nous avons reproché au gouvernement pakistanais de ne pas pourchasser un individu que tous savaient mort.

Dès le 15 décembre 2001 au Pakistan, les journaux font état de sa mort. Comment pensez-vous que notre allié se soit senti alors qu’il se faisait continuellement tirer l’oreille après ses échecs répétés à capturer et à livrer quelqu’un qui n’existait plus ?

Quel effet pensez-vous que cela a pu avoir sur la crédibilité de l’Amérique au Pakistan et dans tout le monde musulman ?

Étions-nous vus comme des criminels, des menteurs ou simplement comme des imbéciles ? Qu’est-ce qui vaut mieux ?

Cela aussi est une trahison.

Dans quelle mesure la mort de Ben Laden, la défaite et l’annihilation de la capacité de nuisance d’Al-Qaïda influeront-elles sur les évaluations du Renseignement, partiellement basées sur l’activité de Ben Laden, mais aussi d’Al-Qaïda en Irak qui non seulement n’a jamais existé, mais que l’on savait par ailleurs parfaitement impossible ?

Combien d’"experts du Pentagone" sont coupables de ces crimes, tous ces officiers retraités qui ont vendu leur honneur en nous envoyant en guerre pour ce que l’on sait maintenant être un très sale tour de politique intérieure, sans rapport avec la sécurité nationale ?

Je ne suis pas toujours d’accord sur tout avec le Colonel Pappas. Je crois que son engagement politique a parfois tendance à obscurcir son jugement. Cependant, si nous sommes d’accord en ce qui concerne Ben Laden, nous ne le sommes pas sur ce que cela signifie. D’après moi, envoyer des hommes se faire tuer au front en se basant sur un mensonge est une trahison.

Falsifier des renseignements militaires secrets et dépenser des milliards de dollars pour des opérations militaires inutiles est une abomination. Pensez-y: c’est pure folie que de donner ces milliards pour des contrats à ses amis du Parti républicain afin d’aller remplir les caisses de campagne, et tout cela à partir de renseignements falsifiés. Cela s’est fait pendant des années.

Nous avons passé huit ans à poursuivre un mort, dépensant des milliards, envoyant des agents du FBI, de la C.I.A., des Forces spéciales de nageurs de combat de l’US Navy, des Unités de reconnaissance de la Navy, des Unités de Forces spéciales, dont beaucoup y ont laissé la vie, payant le prix d’une campagne politique visant à faire accepter l’explosion de la dette du pays, à enrichir une bande de copains du même bord et des profiteurs de guerre, et à faire applaudir une clique de fanfarons au Pentagone et leurs planqués de patrons à la Maison Blanche.

Combien de lois passées grâce à un mort ?

Combien de centaines de personnes torturées pour rechercher un mort ?

Combien de morts pour rechercher un mort ?

Combien de milliards dépensés à poursuivre un mort ?

Chaque fois que Bush, Cheney ou Rumsfeld se sont tenus devant des soldats et ont parlé de la traque du défunt Ben Laden, ce fut une honte, un déshonneur.

Mentir aux hommes et aux femmes qui mettent leur vie en jeu n’est pas une plaisanterie.

Qui donc va répondre aux familles qui ont perdu un proche à cause de ces calculs politiques et financiers cachés derrière le prétexte de la traque de Ben Laden ?

Gordon Duff, Veterans Today,

5 décembre 2009
traduit par C.Doure pour ReOpenNews

http://www.reopen911.info/News/2009/12/22/veterans-us-les...


n°311 - Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan -12/01/10- : Fin - Juan Gelman : Le borgne est roi. (Ce que pensent les Usaméricains d'en bas et ceux d'en haut)

n°311 - Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan -12/01/10- : Fin  - Juan Gelman : Le borgne est roi. (Ce que pensent les Usaméricains d'en bas et ceux d'en haut)



 Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

                              Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan

   n°311                                                                                                                             12/01/10

                   C.De Broeder    &   M.Lemaire                       



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

1-7 Toute une région menacée.

1-8 O.Kempf : L’Asie et l’Afghanistan.

1-9 Hydrocarbures : les Russes et Chinois marquent des points.

1-10 Shaun Tandon : L'attentat en Afghanistan porte un coup sévère à la CIA.

2 Annexe

2-1Chris Hedges : Un jour nous serons tous des terroristes.


1-7 Toute une région menacée.

La guerre en Afghanistan ravive les tensions entre Delhi, Islamabad et Pékin.

Depuis plus de cinquante ans, les tensions entre l’Inde et le Pakistan étaient centrées au premier chef sur la question du Cachemire.

L’Afghanistan, en prise avec 'l’intervention' militaire US  est le nouveau terrain de confrontation entre New Delhi et Islamabad.

L’Inde, qui a soutenu l’offensive de Washington, considère la guerre afghane comme un moyen de contrecarrer l’influence du Pakistan et de faire avancer ses propres intérêts géopolitiques dans une Asie centrale riche en pétrole.

En plus de son ambassade à Kaboul, Delhi a ouvert quatre consulats en Afghanistan, et Islamabad affirme qu’ils sont utilisés par les services de renseignements indiens pour créer des troubles au Baloutchistan pakistanais.

En soutenant pleinement l’envoi de renforts atlantistes en terre afghane, Delhi espère bénéficier de la compréhension de Washington au risque d’exacerber les tensions régionales et encourager « des contre-mesures » de la part du Pakistan, allié traditionnel de la Chine.

Et c’est là que résident tous les dangers de la stratégie de guerre portée par Obama, laquelle fait resurgir les vieux démons antagoniques entre les deux géants asiatiques qui jouent la concurrence dans le « grand jeu afghan ».

Dominique Bari

16-12

http://www.humanite.fr/2009-12-16_International_Toute-une...


1-8 O.Kempf : L’Asie et l’Afghanistan.

Nb Ndlr : La publication de l’analyse ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec toute l'analyse.

L’Afghanistan : Asie centrale ou du sud ?

Question classique, soulevée par le thème d’octobre 2009 portant sur l’Asie.

Sans tenter d’y répondre, il me semble utile de m’interroger sur la place de l’Afghanistan aux yeux de ses voisins asiatiques.

C’est un article de Robert Kaplan dans le New York Times qui m’y incite.

Que dit-il ?

1/ En Afghanistan, les intérêts de la Chine et des États-Unis convergent (vous me direz, il n’y a pas que là, mais c’est une autre question).

En effet, l’Afghanistan constitue un moyen pour faire venir en Chine les matières premières en provenance de l’Océan Indien, mais aussi de l’Iran, ou de plus loin.

Sous-entendu : une liaison terrestre qui permette d’éviter le contournement de l’Inde, puis la traversée du détroit de Malacca et de la contestée mer de Chine.

2/ Mais alors, que se passe-t-il si les Américains décident d’abandonner l’Afghanistan ?

Kandahar et le sud du pays passent aux mains des Résistants, et c’en serait fini de la diversification des voies d’approvisionnement : un échec.

Échec ? Pas sûr.

Car alors, l’Inde sera obligée de faire face à un Islamistan (un AfPak à tendance islamiste) : et si elle résisterait à une guerre contre le Pakistan, elle serait obligée de bander toutes ses énergies dans cette opposition, au risque d’entraver son développement économique. Ce qui laisserait la Chine tranquille, dans toute l’Asie du sud.

3/ Pour résumer l’alternative : soit l’Asie centrale se stabilise, ce qui ouvre une porte à l’Asie orientale ; soit elle périclite, et cela handicape l’Asie du sud, laissant donc tranquille l’Asie orientale.

Peut-on aller plus loin que Kaplan?

Oui, car l’analyse paraît un peu sommaire, monofactorielle. Un Afghanistan stabilisé favorise aussi l’Inde, ce qui, si on suit la logique de Kaplan, amoindrit l’intérêt chinois.

Un Afghanistan déstabilisé, et ce sont les confins de la Chine qui sont eux-mêmes menacés (Xin Jiang), sans même parler de la dépendance accrue envers une unique voie d’approvisionnement, et donc une possibilité de contrôle indirect par l’Inde. Toute médaille a bien sûr son revers.

4/ Ceci explique probablement plus encore l’ambiguïté chinoise sur la question afghane.

Conclusion : Les questions d’Asie sont le creuset de relations intriquées, qui ne sont pas faciles à dénouer. Ce qui constitue, au fond, une grande “loi” de la géopolitique.

O. Kempf, EGEA

8/12

http://www.alliancegeostrategique.org/2009/10/08/lasie-et-lafghanistan/#more-1612 


1-9 Hydrocarbures : les Russes et Chinois marquent des points.
Le 14 décembre dernier, la République populaire de Chine a officiellement ouvert un gazoduc au départ du camp de Samandepe au Turkménistan en présence des présidents de Chine, d'Ouzbékistan et du Kazakhstan (pays que traverse le gazoduc). Ce gazoduc de sept mille kilomètres devrait acheminer quarante milliards de mètres cubes par an en Chine en 2012. La semaine suivante on apprenait que la Russie après des tensions avec le Turkménistan suite à une explosion de gazoduc en avril dernier venait de signer un accord pour une livraison de 30 milliards de mètres cubes de gaz par an.
Ces accords semblent signer le glas des espoirs américains de voir le gouvernement turkmène exporter son gaz vers l'Occident via le pipeline qui traverse la Turquie. L'option du pipeline occidental avait été déjà affaiblie par le mémorandum signé en mars entre la société azerbaïdjanaise SOCAR et le russe Gazprom. Par ailleurs la guerre d'Afghanistan continue d'affaiblir la politique des Etats-Unis en Asie centrale. Alexander Cooley de l'université de Columbia, notait récemment que l'utilisation des pays d'Asie centrale pour l'approvisionnement des troupes américaines en Afghanistan dans le cadre du Northern Distribution Network (NDN) - un tiers des approvisionnemet des troupes transitent par ces pays désormais - pourrait prochainement nuire à la stabilité de ces pays en faisant des cibles potentielles des résistants, et rend Washington dépendant de leur bon vouloir.
En Irak où les Etats-Unis firent la guerre entre autres pour accaparer les ressources en hydrocarbures, leur position est aussi loin d'être hégémonique.

Le 12 décembre dernier, le russe Loukoil en partenariat avec le norvégien StatoilHydro a remporté le marché d'exploitation du champ pétrolifère Kourna Ouest (West Qurna)-2 tandis que Shell et China national petroleum company obtenaient d'autres champs.

L'Irak produit 2,5 millions de barils par jour. Il espère passer à 7 millions dans six ans. West Qurna-2 exploité par les Russes pourrait produire 1,8 millions de barils.
En termes de réserves prouvées Qourna Ouest-2 recèle 12,8 milliards de barils soit un dixième des réserves du pays.

Les Russes en partenariat avec les Turcs et les Malaisiens obtiennent aussi Badra (109 millions de barrils) dans l'est du pays.

Malaisiens et Japonais obtiennent Garraf (au centre du pays) - 863 millions de barils.

L'Angola (l'entreprise publique Sonanol) décroche Najmah au nord (858 millions de barils) alors qu'elle exploitait déjà Qaiyarah (807 millions).

Toutefois Shell et le Malaisien Petronas contrôleront Majnoon au Sud de l'Irak (12,6 milliards de bails) et China National Petroleum Company exploitera Halfiya dans le sud (4,1 milliards) en partenariat avec Petronas et Total. Les Chinois sont aussi présents dans Roumalia (17,8 milliards de barils) où British Petroleum est majoritaire. Certains champs n'ont pas trouvé preneur à cause des actions de la guérilla.

Le groupe Hands off Iraqi oil continue de dénoncer ces ventes aux enchères du pétrole irakien.
A noter aussi dans ces grandes recompositions du partage du gâteau des hydrocarbures en Eurasie que la Russie vient de signer un accord d'approvisionnement de la Chine en gaz.

Elle vient en outre d'inaugurer un nouveau terminal pétrolier pour approvisionner l'Extrême Orient. Tandis que sur le front Ouest, comme tous les ans en hiver, les tensions avec l'Ukraine menacent à nouveau l'approvisionnement de l'Europe de l'Est.
En clair, l'Asie centrale basculant économiquement dans le camp chinois et russe, et les troupes US en Afghanistan ne pouvant se maintenir que grâce aux approvisionnement consentis par les Russes, la guerre dans ce pays n'a plus de sens pour les USA et leurs alliés, puisque de toute façon le but stratégique (et énergétique) de cette guerre : l'Asie centrale, échappe aux envahisseurs.
Cette guerre n'est plus qu'un piège que les musulmans locaux (résistants et peut-être "al Qaida" si cela existe) d'abord, puis les Russes ont tendu aux USA et leurs alliés.

Et ils vont les y faire rôtir encore un peu jusqu'à ce qu'ils soient tendres et à point pour être mangés. En l'occurrence, à point pour qu'ils quittent la zone après négociation d'avantages dans d'autres parties du globe. Et les Chinois avec les Iraniens se frotteront les mains d'avoir gagné sans même avoir fait la guerre. Sun Tze est toujours aussi brillant !
Pour l'Irak et son pétrole, observant entre autre le site iraq-war.ru, on peut supposer que l'ex-GRU garde le contact avec la résistance irakienne (les Chinois sans doute aussi) pour le jour où celle-ci pourrait revenir au pouvoir dans la foulée de la défaite des fantoches et groupuscules alliés des USA. Avec l'Iran là aussi en arrière cour.
BD

30/12

http://www.reopen911.info/News/2009/12/04/michael-moore-a...
http://www.contreinfo.info/article.php3?id_article=2922
http://www.fischer02003.over-blog.com/article-moore-contr...


1-10 Shaun Tandon : L'attentat en Afghanistan porte un coup sévère à la CIA.

Ndlr : La publication de l’analyse ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec toute l'analyse.

extrait

Le président américain Barack Obama a présenté ses condoléances aux employés de l'agence, en saluant le «courage et l'honneur» des victimes.

 Depuis le 11 septembre, «la CIA a été mise à l'épreuve comme jamais auparavant», a insisté le président américain.

L'attentat suicide qui a causé la mort de sept agents de la CIA en Afghanistan porte un coup sévère à l'agence de renseignement américaine, qui a peut-être perdu ses meilleurs éléments sur le terrain alors qu'elle est de plus en plus impliquée dans le conflit.

Sept agents de la CIA ont été tués et six autres blessés mercredi lors de cet attentat commis dans une base de l'est de l'Afghanistan.

Alors que quelque 500 membres des forces américaines et de la coalition ont trouvé la mort en Afghanistan cette année, l'action pourrait attester d'un nouveau niveau de sophistication des méthodes employées par les résistants, qui ont infiltré l'agence chargée de les débusquer.

Selon la presse américaine, l'auteur de l'attentat aurait réussi à tromper la surveillance de la base pour pénétrer dans une salle de gym et faire exploser une ceinture bourrée d'explosifs.

«Cette attaque laissera une trace indélébile» pour la CIA, estime l'un de ses anciens agents, Jack Rice.

«L'impact pourrait être énorme, pas seulement sur la marge de manoeuvre des hommes sur le terrain, mais aussi sur les relations qu'ils ont construites» avec les Afghans, ajoute-t-il.

Selon Jack Rice, les agents tués dans l'attentat «étaient probablement les meilleurs du monde dans ce qu'ils faisaient» et il sera très difficile de les remplacer.

L'attentat survenu mercredi est le plus meurtrier pour la CIA depuis 1983, quand huit agents avaient trouvé la mort dans l'attaque d'une base militaire à Beyrouth, qui avait fait 241 morts côté américain, 58 côté français.

Ce coup dur intervient alors que la CIA est de plus en plus sollicitée par l'administration américaine dans la réalisation de ses objectifs stratégiques en Afghanistan.

La CIA était déjà en première ligne lors de l'invasion américaine de l'Afghanistan qui avait suivi les attentats du 11 septembre 2001, en balisant le terrain avant le renversement du régime des résistants.

Plus récemment, la CIA a dirigé des raids de drones controversés dans des régions reculées du Pakistan.

Le renseignement américain est également amené à jouer un rôle crucial dans l'optique du déploiement des quelque 30 000 soldats supplémentaires décidé par le président Obama dans le cadre de sa nouvelle stratégie dans la région.

Mais l'attentat suicide pourrait remettre en cause les procédures utilisées jusqu'à présent par la CIA, estime Thomas M. Sanderson, expert du Center for Strategic and International Studies.

«C'est problématique parce que cela va rendre tout le monde soupçonneux vis-à-vis des Afghans. La confiance va en prendre un coup», avance-t-il.

Et comme si cela ne suffisait pas, l'affaire de l'attentat manqué contre un avion américain le jour de Noël oblige la CIA à rendre des comptes au président Obama, qui a qualifié d'«inacceptable» le manque de coopération entre agences.

Shaun Tandon

31 décembre
Agence France-Presse



2 Annexe

2-1Chris Hedges : Un jour nous serons tous des terroristes.

Syed Fahad Hashmi pourrait vous en raconter sur le côté sombre des Etats-Unis.

Il sait que nos droits défendus par le Premier Amendement ne sont plus qu’une farce, que l’habeas corpus n’existe plus et que nous torturons, non seulement dans des trous noirs comme la base aérienne de Bagram ou à Guantanamo, mais aussi dans le centre de détention métropolitain de Manhattan.

Hashmi est un citoyen étasunien d’origine musulmane. Il a été emprisonné sous deux accusations de fournir de l’aide matériel et un soutien à Al-Qaeda. Alors que la date de son procès approche, son calvaire démontre que la plus grande menace qui nous guette ne vient pas des extrémistes islamiques mais de la codification de procédures draconiennes qui nient aux américains leurs droits élémentaires et un procès équitable. Hashmi serait mieux placé que moi pour vous expliquer tout ça, mais le problème c’est qu’il n’a pas le droit de parler.

Si l’histoire peut nous apprendre quelque chose, c’est qu’un jour cette corruption de notre système judiciaire ne sera plus réservée aux seuls accusés de terrorisme, ni même aux musulmans américains. Dans la perspective des agitations et crises économiques à venir, ce traitement sera appliqué à tous ceux qui seront qualifiés d’agitateurs ou de subversifs. Hashmi endure ce que beaucoup d’autres, non musulmans, vont endurer plus tard. Des militants radicaux, des mouvements écologistes, altermondialistes, antinucléaires, du développement durable et anarchistes – qui sont d’ores et déjà placés dans des centres de détention spéciaux avec les musulmans accusés de terrorisme – ont découvert que son sort était aussi le leur.

Des groupes courageux ont organisé des protestations, dont des veillées devant le centre de détention de Manhattan.

On peut les découvrir sur www.educatorsforcivilliberties.org ou www.freefahad.com.

Pendant la journée Martin Luther King, le 18 janvier prochain (2010), une manifestation sera organisée devant le centre pour exiger le respect des droits constitutionnels. Allez-y, si vous pouvez.

Le dossier contre Hashmi, comme dans la plupart des affaires de terrorisme déclenchées par l’administration Bush, est incroyablement vide. C’est peut-être la raison pour laquelle l’état a crée des codes civils et pénaux parallèles réservés à ceux qu’il accuse d’entretenir des liens avec le terrorisme. S’il ne s’agissait que d’une question d’éléments concrets à présenter, des militants comme Hashmi, accusé d’avoir facilité la livraison de chaussettes à Al Qaeda, n’auraient probablement jamais été présentés devant la justice.

Hashmi, qui risque 70 ans de prison, a été maintenu en isolement depuis plus de deux ans et demi. Des mesures administratives spéciales (Special administrative measures – SAM) ont été imposées par le Département de Justice pour empêcher ou strictement limiter toute communication avec d’autres prisonniers, avocats, famille, médias ou personnes extérieures à la prison. Il n’a pas droit aux journaux ni aux livres. Hashmi n’a pas le droit d’assister aux séances de prières. Il est sous surveillance vidéo 24/24h et enfermé 23h par jour. Il doit se doucher et aller aux toilettes sous l’oeil des caméras. Il a le droit d’écrire une lettre par semaine à un seul membre de sa famille, mais il ne peut pas utiliser plus de trois feuilles de papier. Il n’a pas accès à l’air libre et doit passer son heure de recréation dans une cage. Son « penchant pour la violence » est invoqué pour expliquer ces mesures, même s’il n’a été jamais été accusé ou condamné pour des actes de violence.

« Mon frère était un militant », m’a dit au téléphone son frère, Faisal, depuis sa maison dans le Queens. « Il s’exprimait sur des sujets qui préoccupent les musulmans, particulièrement les guerres en Irak et en Afghanistan.

Son arrestation et ses tortures n’ont rien à voir avec la fourniture de ponchos ou de chaussettes à Al Qaeda, ce dont on l’accuse, il s’agit d’une manipulation de la loi pour réprimer les militants et effrayer la communauté musulmane aux Etats-Unis. Mon frère est un exemple. Le traitement qui lui est infligé est destiné à montrer aux musulmans ce qui les attend s’ils s’expriment sur le sort infligé aux musulmans. Nous avons perdu tous les appels en justice pour préserver son humanité et faire lever les mesures administratives spéciales. Ces mesures sont destinées uniquement à briser psychologiquement les prisonniers et à terroriser la communauté musulmane. Ces mesures illustrent la malveillance à l’égard des musulmans qui existe chez nous et la malveillance à l’égard des millions de musulmans qui sont considérés comme des animaux en Irak et en Afghanistan. »

La privation sensorielle infligée à Hashmi est une forme de torture psychologique très efficace pour briser la volonté et désorienter les détenus. C’est une forme de science appliquée à la torture. En Allemagne, la Gestapo brisait les os tandis que son successeur, la Stasi communiste est-allemande, brisait les esprits. Nous sommes semblables à la Stasi. Nous avons perfectionné l’art de la désintégration psychologique et traîné devant des tribunaux secrets des accusés qui n’avaient plus la capacité mentale et psychologique de se défendre.

« Le droit de Hashmi à un procés équitable a été violé, » dit Michael Ratner, le président du Centre pour les Droits Constitutionnels (Center for Constitutional Rights ). « Une bonne partie des éléments à charge a été classifiée sous la loi CIPA (Classified Information Procedures Act (CIPA)), Hashimi n’a donc pas été autorisé à en prendre connaissance. L’accusation n’a fourni que récemment quelques éléments des pièces à conviction à ses avocats. Hashmi n’a pas le droit de communiquer avec les média, ni directement ni par l’intermédiaire de ses avocats. Ses conditions de détention ont détérioré son état mental et sa capacité à participer à sa propre defense.

La procédure contre Hashmi, un militant notoire au sein de la communauté musulmane, viole ses droits garantis par le Premier Amendement ainsi que ceux des autres. » ajoute Ratner. « Alors que les croyances religieuses et politiques de Hashmi, ainsi que sa liberté d’expression et d’association sont protégées par la Constitution, le gouvernement s’est vu accorder une grande latitude par le tribunal pour les utiliser comme preuves quant à son état d’esprit et, par extension, à ses intentions. Les éléments à charge qui sont présentés se basent sur une criminalisation par association. Ce qui pourrait aboutir à la suspension des droits garantis par le Premier Amendement pour d’autres, particulièrement pour les militants et les musulmans.

Des déclarations, croyances et associations qui sont garanties et protégées par la Constitution peuvent donc être considérées comme des crimes. Des dissidents, même ceux qui n’enfreignent aucune loi, peuvent voir leurs droits suspendus et se voir emprisonner sans procès équitable. C’est l’équivalent d’une guerre préventive. L’état peut emprisonner et poursuivre des gens non pas pour ce qu’ils ont fait, ni même pour ce qu’ils avaient l’intention de faire, mais pour avoir exprimé des croyances religieuses ou politiques considérées comme séditieuses. Les premiers ciblés ont été les musulmans pratiquants, mais ils ne seront pas les derniers.

« La plupart des éléments du dossier sont classifiés », m’a dit Jeanne Theoharis, professeur de sciences politiques à Brooklyn College, qui a eu Hashmi comme élève, « mais Hashmi n’y a pas accès. Il est citoyen américain. Mais en Amérique, vous pouvez désormais passer devant un tribunal sans connaître les éléments à charge présentés contre vous. Vous pouvez passer 2 ans et demi en isolement avant d’être accusé de quoi que ce soit. On a parlé des gens enlevés et remis à des états tiers, de Guantanamo et d’Abou Ghraib avec cette idée que si ces gens étaient jugés aux Etats-Unis, leurs procès seraient justes et équitables. C’est faux. Ce qui a rendu Guantanamo possible c’est l’abolition de l’état de droit ici et Hashmi n’est pas le seul à la subir. »

Hashmi a été, comme beaucoup de gens arrêtés dans les années Bush, brièvement présenté comme un cas d’école dans la « guerre contre le terrorisme ». Il a été arrêté en Grande Bretagne le 6 juin 2006, suite à un mandant d’arrêt lancé par des Etats-Unis. Son arrestation a fait la une des journaux de CBS et NBC, qui présentaient des graphismes qui disaient « Sur la piste du terrorisme » ou « Réseau terroriste ». Il a été détenu pendant 11 mois à la prison Belmarsh à Londres, puis il est devenu le premier citoyen américain à être extradé par la Grande-Bretagne. L’année prédédent son arrestation, Hashmi, diplomé de Brooklyn College, avait obtenu un diplôme d’études supérieures (master’s degree) en relations internationales au London Metropolitan University. Son dossier est aussi vide que celui des sept hommes arrêtés sous l’accusation de complot pour faire sauter la tour Sears, une affaire où, malgré les cinq condamnations prononcées et après deux jugements cassés, un directeur adjoint du FBI a reconnu que le complot relevait plus d’une « aspiration que d’une opération ». Et ça rappelle aussi l’affaire plus ancienne du militant palestinien Sami Al-Arian, actuellement assigné à résidence en Virginie, persécuté par le Département de Justice alors qu’il aurait du être légalement libéré. Au début du mois de mars, la juge Leonie Brinkema, chargée du dossier Al-Arian, a critiqué les actions du procureur dans cette affaire en déclarant sèchement : « je crois qu’il y a quelque chose de plus importante en jeu ici, et c’est l’intégrité du Département de Justice ».

L’affaire Hashmi repose sur le témoignage de Junaid Babar, citoyen étasunien lui aussi. Au début de 2004, Babar a vécu pendant deux semaines avec Hashimi dans l’appartement de ce dernier à Londres. Dans ses bagages, selon le gouvernement, Babar transportait des imperméables, des ponchos et des chaussettes imperméabilisées, qu’il a ensuite livré à un membre d’Al-Qaeda dans le sud du Waziristan, au Pakistan. Hashmi aurait autorisé Babar à utiliser son téléphone portable pour communiquer avec des conspirateurs impliqués dans des projets terroristes.

« Hashmi a grandi ici, il était bien connu, il avait un franc-parler, très charismatique et très politisé » dit Theoharis. « Le véritable message envoyé aux musulmans américains est que le militantisme politique a un prix. Ca n’a rien à voir avec la livraison de chaussettes ou de ponchos ou d’imperméables. Croyez-vous réellement qu’Al-Qaeda est incapable de se procurer des chaussettes et des ponchos au Pakistan ? Le gouvernement veut présenter au procès des enregistrements de conversations politiques de Hashmi lorsqu’il était étudiant à Brooklyn College. Pourquoi tolérons-nous ceci ? Parce qu’ils sont musulmans et que cela ne nous concernerait pas ? Tous ceux qui croient aux droits garantis par le Premier Amendement devraient être terrifiés. Il s’agit d’un des enjeux les plus importants de notre époque en matière de droits civiques. Nous l’ignorons à nos risques et périls. »

Babar fut arrêté en 2004 et a plaidé coupable pour quatre accusations de soutien matériel à Al-Qaeda et risque lui aussi 70 ans de prison. Mais il a accepté de témoigner pour le gouvernement et l’a déjà fait lors de deux procès sur le terrorisme en Grande-Bretagne et au Canada. Babar bénéficiera d’une réduction de peine pour services rendus, et beaucoup pensent qu’il sera libéré à l’issue du procès de Hashmi. Puisqu’il n’existe que très peu d’éléments liant Hashmi à des activités terroristes, le gouvernement s’appuiera sur le témoignage de Babar pour démontrer l’existence d’une intention. La réalité de cette intention serait prouvée par des conversations et des déclarations formulées par Hashmi en présence de Babar. Hashmi, qui était membre d’une organisation politique New-yorkaise, Al Muhajiroun, lorsqu’il étudiait à Brooklyn College, a tenu des propos provocateurs en qualifiant les Etats-Unis de la « plus grande organisation terroriste au monde ». Mais l’organisation Al Muhajiroun n’est pas considérée par l’administration comme une organisation terroriste et en être membre n’est pas illégale. Et quant à la complicité des Etats-Unis dans des actes de terrorisme d’état, c’est simplement une vérité historique.

Il y aura d’autres Hashmis, et le Département de Justice, en prévision d’autres détentions, a fait construire en 2006 dans la prison fédérale de Terre Haute, dans l’Indiana, un bâtiment isolé appelé Communication Management Unit. Pratiquement tous les détenus sont musulmans. Un deuxième batiment a été construit à Marion, dans l’Illinois. Là aussi, le plupart des détenus sont musulmans mais on y trouve aussi des defenseurs d’animaux et des militants écologistes, dont Daniel McGowan, accusé de deux incendies sur un site d’exploitation forestière dans l’Oregon. La peine prononcée a été durcie pour cause de « dimension terroriste » dans le cadre de la loi Patriot Act. Amnesty International a qualifié les conditions de détention à Marion de « inhumaines ». Dans ces deux unités spéciales, tous les appels et courriers – généralement considérés par les administrations pénitentiaires comme faisant partie de la vie privée – sont surveillés. La communication entre prisonniers doit se faire uniquement en anglais. Les détenus considérés les plus dangereux sont enfermés dans un centre de sécurité maximum (Penitentiary Administrative Maximum Facility) appelé Supermax, à Florence, dans le Colorado. Là-bas, les détenus n’ont pratiquement aucun contact humain, exercice physique ou stimulation mentale. On y reproduit les conditions de détention que connaissent la plupart des détenus à Guantanamo. Si des détenus étaient transférés de Guantanamo à la prison de Thomson, dans l’Illinois, ils ne remarqueraient pas une grande différence. Ils y connaîtraient des conditions semblables à celles de Guantanamo, avec le froid en plus.

Notre décadence n’est que l’expression du mal dont souffrent tous les empires en déclin. La tyrannie que nous imposons aux autres finit par se retourner contre nous. L’afflux de militants américains non-musulmans dans ces sites de détention n’est qu’une sinistre tendance de plus. Elle présage la poursuite du démantèlement de l’état de droit, l’élargissement d’un système où les prisonniers sont brisés psychologiquement par des privations sensorielles, un isolement extrême et des tribunaux fantoches tenus à huis clos où les accusés sont condamnés sur la base de rumeurs ou de sous-entendus et n’ont pas accès au dossier d’accusation.

La dissidence n’est plus le devoir d’un citoyen engagé mais est en train de devenir un acte de terrorisme.

Chris Hedges

ARTICLE ORIGINAL : http://www.truthdig.com/report/item/one_day_well_all_be_terrorists_20091228/

traduction VD pour le Grand Soir

30 décembre 2009

URL de cet article : http://www.legrandsoir.info/Un-jour-nous-serons-tous-des-terroristes.html


Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

13/01/2010

n°310 - dossiers de l'Afghanistan - 11-01 - : Fin -: Le Prix Nobel de la guerre a abattu ses cartes.

n°310 - dossiers de l'Afghanistan - 11-01  - : Fin -: Le Prix Nobel de la guerre a abattu ses cartes.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de l'Afghanistan n°310 du 11-01

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


Sommaire :  

Tiré à part :

Le coût du soldat « coalisé » avoisine les 354 000 euros par an...

1 Brèves

1-1  Guantanamo, "l'enfer sur terre"

1-2 Guantanamo/tribunaux d'exception: les procès auront lieu dans l'Illinois

1-3 Douze détenus de Guantanamo transférés dans trois pays.

1-4 Les Etats-Unis veulent transférer en Bulgarie des détenus…

1-5 Lituanie: existence de prisons de la CIA?

1-6 Obama n'arrive pas à délier le nœud Gordien de Guantanamo.

Suite

2 Dossiers

2-1 Les États-Unis reconnaissent ouvertement que Ben Laden est mort depuis longtemps.

2-2 L’Otan termine 2009 dans le sang et la tourmente.

2-3 Les faux choix d'Obama.

2-4 Le Prix Nobel de la guerre a abattu ses cartes.

2-5 Kai Eide - ex numéro 2 de l'ONU en Afghanistan -  voulait le départ de Karzaï .

2-6 Les soldats de l'Otan ont-ils tous la même valeur?

2-7 Abdel Bari Atwan : La coalition otanesque ne peut pas vaincre la résistance.

Fin

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

3-1Obama ne mérite pas son Prix Nobel.

3-2 Michael Moore : Arrêtez la guerre, M. le Président !

3-3 Ils sont afghans, ils dénoncent le fiasco occidental.

3-4 «Il n’y a jamais eu de solution militaire en Afghanistan».

3-5 A Tagab, sous le feu des résistants...

3-6 Richard Hétu, collaboration spéciale : Se préparer aux réalités afghanes... en Indiana.

3-7 La Grande-Bretagne est confrontée à un déficit budgétaire record de 199 milliards d'euros.

3-8 Une mission humanitaire en Afghanistan : Un jeune Breton témoigne.



Tiré à part :

Sur le plan militaire, les résistants ont étendu leurs attaques à des régions du nord ou de l'ouest jusqu'ici épargnées.

L'International Council on Security and Development (ICOS), qui jugeait en décembre 2008 que les résistants étaient très actifs sur 72% du territoire, estime que les résistants sont désormais présents quasiment partout dans le pays.

23/12

http://www.lexpress.fr/actualites/2/2009-des-renforts-us-en-afghanistan-a-l-alternance-au-japon_838120.html 


Le coût du soldat « coalisé » avoisine les 354 000 euros par an...

10 Jan 2010

Au bas mot, un soldat canadien de l'ISAF (Force internationale d'assistance et de sécurité) revient, hors solde, hors acheminement initial, à environ 525 000 CAD l'an. Soit près de 354 000 euros. C'est ce que révèle un envoyé spécial du CanWest News Service qui s'est rendu auprès des responsables de l'intendance et du « train des équipages » des Forces canadiennes en Afghanistan. Les montants relatifs au GI en Afghanistan seraient comparables, selon le Pentagone.

En multipliant cette somme par l'effectif du contingent français sur place (hors ex-républiques soviétiques ou océan Indien), soit plus de 3 000, la somme dépasserait annuellement le milliard d'euros…

L'article de Mathew Fisher, publié par Canada.com le 9 janvier 2010, est assorti de multiples « dièses » quant à la minoration de cette estimation. 1,5 milliards de dollars canadiens pour 2 850 militaires sur le sol afghan en 2009, c'est fortement restrictif, soit une vue partielle et instantanée des dépenses engagées.

Vue partielle puisqu'elle n'inclut pas le ravitaillement depuis le Canada, les prestations d'entreprises partenaires (la France utilise aussi du personnel afghan et des entreprises françaises ou étrangères pour la maintenance et l'ordinaire des troupes), le coût des opérations en hélicoptères canadiens ou loués (la France va en fournir à ses troupes), les investissements en bâtiments, bases, et diverses insfrastructures. Partielle aussi puisque les rémunérations des entreprises ou supplétifs afghans qui effectuent des travaux de « pacification » (construction de routes, d'écoles, dispensaires…) ne sont pas incluses dans l'estimation canadienne Vue instanée aussi. Si elle ne prend pas en compte les soldes versées annuellement, souvent majorées, ni les incidences sur les futures retraites ou les pensions d'invalidité, ni la prise en charge des pathologies graves sur le long termes n'entrent en ligne de compte. Le problème des répercussions de la guerre en Irak et en Afghanistan a fortement sensibilisé l'opinion britannique du fait de la précarité et des faibles revenus des grands blessés rendus à la vie civile.

En France, les indemnisations étant heureusement plus élevées, le problème à long terme se pose – pour le moment – très différemment.

Par ailleurs, les sommes versées à des autorités compréhensives (les Italiens rétribuaient l'adversaire dans la région de Kapisa avant qu'elle ne passe sous contrôle français, les Britanniques avaient passé un accord chiffré pour se retirer de Bassorah en Irak…) ne peuvent guère être estimées si la pratique venait à être adoptée. Toutefois, cette approche, est contrecarrée par le recours – très coûteux – à des interventions en hélicoptères et l'emploi de drônes.

D'un côté, cet effort financier épargne des pertes militaires, de l'autre, il ralentit la volonté d'être au contact des populations pour mettre, par la coopération, une fin possible à la mission globale. De plus, les groupes d'insurgés ne tenant plus le terrain tendent à avoir recours de plus en plus aux bombes artisanales,  pesant désormais jusqu'à 45 kilos d'explosifs, voire aux attaques suicidaires au sein même de la population. Est-ce pour contrebalancer un repli sur des bases sûres que, dans la province de Surobi, la Légion étrangère a lancé une radio émettant en patchoune avec deux animateurs locaux ? Le lancement de cette radio a été estimé à 10 000 euros et les unités françaises vont distribuer 4 000 radios à piles et capteurs solaires. Des distributions de téléphones portables sont aussi envisagées… Ce genre d'angle de couverture du conflit afghan est assez typique de la presse nord-américaine. Fin juin 2009, le Devoir de Montréal titrait « Afghanistan – le coût de la guerre a doublé en quatre ans ». Le ministère de la Défense canadien a publié ses estimations pour l'année 2010-2011, près de 1,5 milliard de CAD, montant devant régresser à 779 millions en 2011-2012 car le Canada a décidé de retirer son contingent du théâtre des opérations (« pas question de garder des troupes là-bas après juillet 2011, » a déclaré le responsable pour l'Afghanistan au ministère de la Défense canadienne). De même, après la mort d'une journaliste, Michelle Lang (34 ans) et de quatre soldats canadiens victimes d'une bombe artisanale ayant frappé leur véhicule blindé, la presse canadienne porte un autre regard sur l'activité des envoyés spéciaux. La discrétion avec laquelle les deux journalistes de FR3 ont agi pour rejoindre le site de construction d'une route est estimée plus prudente qu'inconsciente par la presse canadienne. Les bombes artisanales sont désormais fabriquées industriellement ou presque au Pakistan et les détonateurs en graphite ainsi que la charge de nitrate d'ammonium sont devenus indétectables par des moyens classiques et il faudrait entraîner spécifiquement des chiens pour tenter de les déceler.

Le coût de la guerre (Irak, Afghanistan, Pakistan...) pour les États-Unis avoisinerait le cinquième de leur PIB s'il est tenu compte des dépenses cachées, des prédictions sur le long terme, des intérêts croissants de la dette générée par l'effort de guerre, &c. Outre les vies humaines, les destructions d'habitats, le coût pour la population afghane est lourd : les retombées positives sont contrebalancées par les atteintes générales à l'environnement (sable prélevé dans les rivières pour construire ou fortifier à l'occidentale, déchets non retraités ni recyclés, mode de vie modifié accentuant la pauvreté des plus pauvres). Lorsque les désormais très lourdes charges des bombes et mines artisanales explosent, les habitations, le matériel agricole aux alentours sont aussi détruits, comme cela s'est produit lors de l'explosion du tunnel ayant provoqué la mort de la journaliste canadienne. Les habitants blament davantage la guerre en général, et la présence massive des troupes coalisées, que les talibans ou d'autres insurgés…

La guerre en Afghanistan, plus que celle d'Irak, a aussi de lourdes conséquences pour l'armée britannique.

Selon une récente étude publiée par The Independent, désormais, jusqu'à 22 % du personnel militaire combattant n'est plus en état de participer à des opérations de guerre. « Plus de 16 000 militaires ne sont plus en état de combattre » (sur un total de 73 000 militaires), est-il estimé. Aussi le ministère de la Défense britannique a-t-il lancé une campagne de recrutement pour porter les effectifs à 102 000.

Mais un ancien officier devenu député émet des doutes sur les capacités de trouver assez d'instructeurs compétents pour les nouvelles recrues. L'armée britannique, depuis 2001, a compté environ cinq blessés au combat pour chaque tué (1 018 blessés pour 246 tués en Afghanistan), auxquels ils faut ajouter près de 2 200 hospitalisés pour d'autres raisons (maladies, accidents hors zones de combat). Plus de 9 000 militaires sont estimés aptes à rejoindre un champ d'opérations, mais non de participer aux combats. La France, pour sa part, déploie ses troupes sur des zones en Afrique, par exemple, en sus des zones où elle côtoie l'armée britannique, comme au Kosovo.

Samedi 9 janvier 2009, c'est un journaliste britannique qui a sauté sur une mine. Il était entouré de soldats, c'était son nième séjour en Afghanistan. Libération a illustré la dépêche d'une photo de soldat muni d'une « poèle à frire » (un détecteur de métal). Dérisoire si ce n'était affligeant : les nouvelles mines ne sont plus ainsi détectables. Rupert Hamer, pas plus de Michelle Lang, n'étaient inconscients des dangers, pas davantage, quoi qu'on en dise, que les agents de la CIA et de Xe (ex-Blackwater) qui ont été victimes d'un attentat-suicide. Il devait certes y avoir de l'inconscience, de la part des journalistes qui visitaient les tranchées du Chemin des Dames, lors des offensives meurtrières de la Grande Guerre… Mais que dire de l'état-major ?

Tant les journalistes que les spécialistes de l'Afghanistan ayant couvert la guerre soviétique, ou ayant séjourné longtemps dans le pays, les participants aux missions humanitaires, avaient mis souvent confidentiellement en garde sur les conséquences d'une occupation. Ils n'ont pas été écoutés.

Verra-t-on bientôt Nicolas Sarkozy se lamenter sur le prix du rapatriement d'un corps de journaliste en France et pester inconsidérément ?

Les correcteurs et secrétaires de rédaction corrigent « second » en « deuxième » lorsqu'il existe une troisième instance.

Faudra-t-il bientôt renommer Deuxième Guerre la « Seconde » mondiale ?

L'extension des opérations au Pakistan, au Yémen, en comporte le risque…

Déjà, de nombreux observateurs connaisseurs du Yémen ont fait part de leurs fortes réserves à l'égard d'une présence coalisée ou américaine dans la région. Pour avoir un peu fréquenté le Yémen, ne peux qu'abonder en leur sens…

Ndlr : La publication de l’analyse ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec toute l'analyse.

http://www.come4news.com/afghanistan-le-cout-du-soldat-coalise-avoisine-les-354-000-euros-par-an-297194



1 Brèves

Ndlr : La publication de l’article ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage ce point de vue, mais doit être vu comme information.

1-1 Guantanamo, "l'enfer sur terre"
21/12

Un ancien détenu somalien de la prison de Guantanamo Bay, détenu pendant huit ans et libéré la semaine dernière, a déclaré aujourd'hui que sa captivité avait été "comme l'enfer sur terre", dans sa première interview depuis sa libération.
Mohamed Saleban Bare, 44 ans, affirme n'avoir été en rien impliqué dans des actes terroristes au moment de son arrestation par la police pakistanaise à Karachi en décembre 2001.

Il a été détenu quatre mois au Pakistan, envoyé en Afghanistan puis à Guantanamo Bay.
"J'ai été emprisonné pendant environ huit ans et deux mois alors que j'étais innocent, mais grâce à Allah, je suis libre maintenant et je veux laisser derrière moi toutes ces souffrances", a déclaré M. Bare, dans une interview accordée à Hargueisa, capitale de la région somalienne semi-autonome du Somaliland.
M. Bare et un autre Somalien, Osmail Mohamed Arale, 45 ans, ont été libérés et ramenés dans leur patrie samedi par le comité international de la Croix Rouge.
"Guantanamo Bay est comme l'enfer sur terre et je ne me sens pas encore normal, mais je remercie Allah de m'avoir maintenu en vie et d'avoir fait que je ne souffre pas de désordres physiques et mentaux comme plusieurs de mes amis", a déclaré M. Bare.
A Guantanamo, a-t-il ajouté, "ils utilisent des techniques de torture très dures. Ils vous empêchent de dormir pendant au moins quatre nuits de suite, ils ne vous donnent quasiment qu'un biscuit à manger pour toute la journée, ils vous font dormir dehors sans couverture dans le froid, et pour certains détenus, c'est encore pire, avec des tortures à l'électricité et des coups", a affirmé M. Bare.
M. Bare a ajouté que les autorités américaines ne lui avaient jamais indiqué quelles charges pesaient sur lui. Les interrogatoires ont porté sur son passé et ses relations en Somalie. "Il n'y avait que des soupçons et aucun dossier clair", selon lui.
MM. Bare et Arale font partie d'un groupe de 12 détenus de Guantanamo, dont six Yéménites et quatre Afghans renvoyés dans leur pays d'origine par les autorités américaines le week-end dernier.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/12/21/01011-20091221FILWWW00642-guantanamo-l-enfer-sur-terre.php


1-2 Guantanamo/tribunaux d'exception: les procès auront lieu dans l'Illinois

Les procès de prisonniers de Guantanamo poursuivis pour crimes de guerre devant des tribunaux militaires d'exception se tiendront à Thomson, dans l'Illinois (nord des Etats-Unis), où doivent être transférés certains détenus, a indiqué mardi un responsable américain.

"Ceux qui seront traduits devant une commission militaire (...) seront enfermés à Thomson", où se situe la prison dont l'administration Obama a annoncé l'achat mardi pour accueillir certains des 210 détenus de Guantanamo, a affirmé à la presse un haut responsable de l'administration sous couvert d'anonymat.

"Les procès se tiendront là", a-t-il précisé.

Cinq hommes ont jusqu'ici été formellement renvoyés devant ces tribunaux militaires d'exception conçus pour juger les "crimes de guerre", dont le jeune Canadien Omar Khadr arrêté en Afghanistan à l'âge de 15 ans et accusé d'avoir tué un militaire américain.

Mis en place par George W. Bush et très contestés pour le peu de cas qu'ils faisaient de la defense, ces tribunaux ont été réformés cet automne par le Congrès, à la demande de l'administration Obama. Ils n'accepteront plus notamment les déclarations obtenues sous la contrainte.

"Ceux qui seront renvoyés devant un tribunal fédéral (tribunal de droit commun) seront transférés directement dans la juridiction de ce tribunal", a précisé le haut responsable. "Ceux qui seront extradés dans des pays amis ou alliés partiront directement de Guantanamo", sans passer par la case Thomson, a-t-il encore assuré.

Interrogé sur les détenus identifiés en mai par Barack Obama comme trop dangereux pour être libérés mais contre lesquels le gouvernement ne dispose pas de suffisamment de preuves pour envisager un procès, il a affirmé qu'"il n'y a aucun détenu qui corresponde à cette catégorie" dans l'immédiat.

"L'examen (des situations) est toujours en cours", a-t-il certifié.

Dans cette mesure, a-t-il argumenté, l'interdiction imposée par le Congrès de faire venir des détenus sur le sol américain pour autre chose que leur procès n'est pas violée.

Le Congrès a voté des clauses dans différentes lois depuis le mois de juin pour empêcher la venue de prisonniers de Guantanamo aux Etats-Unis, libres ou en prison, à moins qu'ils n'aient été renvoyés devant un tribunal.

L'administration Obama, qui a abandonné son objectif de fermer Guantanamo en janvier 2010 comme prévu, a annoncé mardi qu'elle achetait le centre pénitentiaire de Thomson, situé à quelque 200 km à l'ouest de Chicago et aujourd'hui presque vide, afin d'accueillir "un nombre limité" de détenus de la prison ouverte par George Bush en janvier 2002 sur une base militaire américaine à Cuba.

Les détenus qui y seront accueillis "ne recevront pas de visites de leur famille ou d'amis, ils ne rencontreront que leurs avocats, les agents des forces de l'ordre et les représentants du comité international de la Croix rouge", a assuré le haut responsable.

"Ils seront séparés des autres détenus de droit commun", a-t-il encore expliqué.

Sur les 210 individus aujourd'hui détenus à Guantanamo, l'administration prévoit d'en libérer ou d'en extrader 116 vers leurs pays d'origine ou des pays tiers.

 15.12

http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-41182504@7-60,0.html


1-3 Douze détenus de Guantanamo transférés dans trois pays.

Douze détenus de la prison militaire américaine de Guantanamo, sur l'île de Cuba, ont été transférés en Afghanistan, au Yémen et au Somaliland, annonce le ministère américain de la Justice. Six détenus yéménites et quatre afghans ont été renvoyés ce week-end dans leurs pays respectifs tandis que deux Somaliens ont été remis aux autorités du Somaliland, une enclave du nord-ouest de la Somalie qui a proclamé son "indépendance" en 1991.

"Ces transferts ont été réalisés dans le cadre d'accords individuels passés entre les Etats-Unis et les autorités étrangères compétentes afin de s'assurer que les transferts s'effectuent dans des conditions de sécurités adéquates", a précisé le ministère de la Justice dans un communiqué.

Avec ces derniers transferts, il ne reste plus aujourd'hui à Guantanamo que 198 pensionnaires, considérés par les Etats-Unis, comme des "ennemis combattants".

Certains parmi eux risquent d'être jugés aux Etats-Unis par des juridictions civiles ou militaires.

D'autres devraient être transférés à l'étranger.

20/12

http://fr.news.yahoo.com/4/20091220/tts-usa-guantanamo-de...

URL de cet article: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=16362

www.Mondialisation.ca


1-4 Les Etats-Unis veulent transférer en Bulgarie des détenus…

Les Etats-Unis ont demandé à la Bulgarie de prendre en charge certains détenus de la prison de Guantanamo, a déclaré samedi le ministre bulgare de l'Intérieur, Tsvetan Tsvetanov. Le président américain Barack Obama s'est engagé à fermer la prison de la base américaine à Cuba.

"Nous n'avons pas encore pris de décision. Nous ne pouvons contribuer que de façon minime", a-t-il dit à la radio nationale.

La prison de Guantanamo a été utilisée par son prédécesseur George W. Bush pour y enfermer sans jugement des suspects de terrorisme après les attentats du 11 septembre 2001.

Le ministère français des Affaires étrangères a fait savoir au début du mois que deux prisonniers avaient été transférés, l'un en France et l'autre en Hongrie. Plus de 200 personnes sont elles toujours détenus à Guantanamo.

En Suisse, Des quatre cantons qui au début de l'année avaient publiquement indiqué qu'ils étaient prêts à étudier la possibilité d'accueillir des détenus de la base américaine, seul Genève a confirmé cette volonté. Dans le canton de Fribourg, le dossier est encore ouvert.

Bâle-Ville et Thurgovie, qui avaient aussi évoqué l'idée, n'ont désormais plus l'intention d'accueillir des ex-détenus, ont-ils fait savoir.

ats / 13 décembre

http://www.romandie.com/infos/ats/display.asp?page=20091213074706151721948107000_brf011.xml


1-5 Lituanie: existence de prisons de la CIA?
Deux prisons secrètes de la CIA ont pu exister sur le territoire lituanien, a reconnu aujourd'hui Arvydas Anusauskas, président d'une commission d'enquête parlementaire chargée du dossier.
"Des locaux ont existé, les frontières lituaniennes ont pu être franchies, des avions ont atterri", a déclaré Arvydas Anusauskas à la presse, en présentant les conclusions de l'enquête parlementaire, ouverte début novembre. "En ce qui concerne la cargaison, je ne peux rien affirmer car les services lituaniens ne pouvaient procéder aux contrôles habituels, et donc ce qui était transporté n'est pas connu", a-t-il ajouté.
La chaîne de télévision américaine ABC avait affirmé en août, citant d'anciens responsables des services secrets américains et des relevés de vols entre l'Afghanistan et la Lituanie, que cette ex-république soviétique avait accueilli une prison secrète de la CIA pour des personnes soupçonnées d'appartenir à l'organisation terroriste Al-Qaïda.
"Nous avons identifié les locaux. En 2002, le premier projet a commencé à être développé. En fonction des souhaits de nos partenaires et des conditions imposées, les locaux étaient prévus pour accueillir une personne", a précisé Arvydas Anusauskas. Le deuxième local est apparu en 2004, selon les informations de la commission, et seulement quelques personnes étaient au courant de son existence.
"L’agencement des locaux, leur caractère secret, la barrière délimitant le territoire, la présence très ponctuelle d’agents du VSD (services secrets lituaniens) dans ces locaux ont permis aux propriétaires d'y mener une activité non contrôlée par le VSD et d’utiliser l’infrastructure comme ils l'entendaient", a expliqué aux journalistes le président de la commission d’enquête.
Selon les conclusions de la commission, cinq avions liés à la CIA ont atterri sur le sol lituanien entre 2003 et 2006.

Deux appareils se sont posés à l’aéroport international de Vilnius, le 4 février 2003 et le 6 octobre 2005.

Trois autres avions ont atterri à l’aéroport de Palanga, sur la côte balte, le 2 janvier 2005, le 18 février 2005, puis le 25 mars 2006. La commission a toutefois conclu que "ceux qui étaient à la tête l'Etat n’étaient pas informés, ou informés de manière très superficielle", a-t-il dit.

22/12

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/12/22/01011-20091222FILWWW00513-lituanie-existence-de-prisons-de-la-cia.php


1-6 Obama n'arrive pas à délier le nœud Gordien de Guantanamo.

Ndlr : La publication de l’analyse ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec toute l'analyse.

Comment fermer Guantanamo ?

Une affaire qui prend au fil du temps, les tailles d'une mission impossible pour l'équipe du président Obama à qui il reste peu de temps pour réaliser sa promesse.

Une dernière suggestion consistant à transférer un certain nombre de détenus de Guantanamo à une maison d'arrêt dans l'Etat d'Illinois s'est heurtée à des objections.

Le chef de la minorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell a même déclaré que ses camarades du parti au sein du Congrès américain auraient recours à des manœuvres dilatoires afin de prévenir l'allocation de fonds pour la prison de l'Illinois. McConnell a également émis l'espoir que les congressistes démocrates soutiennent eux aussi cette mesure.

Entre temps, une manifestation a eu lieu en Illinois, en signe de protestation contre la décision de Barask Obama de transférer certains prisonniers de Guantanamo dans la maison de correction Thomson située à Carrol County, dans cet Etat de Mid-West.

Les manifestants disaient qu'ils ne voulaient pas qu'on garde des terroristes tout près de leurs maisons. Le nombre précis de prisonniers qui seraient transférés aux Etats-Unis n'a pas encore été annoncé, mais la presse américaine l'estime entre 35 et 90.

Le plan profite cependant de l'appui de quelque 12 membres de la commission de prévention d'Illinois qui comprend les élus de cet Etat à la Chambre des représentants et au Sénat américains. Barack Obama avait lancé le 15 décembre la proposition de transférer un nombre de détenus de Guantanamo aux Etats-Unis; or, il avait promis de fermer cette prison avant le janvier 2010.

Toujours à propos de cette prison mal réputée, l'hebdomadaire allemand Der Spiegel a écrit que la pratique de la torture continuait de se faire sur les prisonniers, bien que le Président états-unien Barack Obama avait interdit la torture sous toutes ses formes, dans cette prison. La pratique de la torture sur les détenus de Guantanamo, en total déni du décret présidentiel, a, en fait, été confirmée dans plusieurs reportages. Reste à voir quel sera le destin de la prison tristement connue de Guantanamo, un héritage gênant que George W. Bush a laissé à M. Obama qui peine à s'en débarrasser.

IRIB

25/12

http://french.irib.ir/index.php/commentaires/28995-obama-narrive-pas-a-delier-le-nud-gordien-de-guantanamo-


n°310 - dossiers de l'Afghanistan - 11-01 - : Suite -: Le Prix Nobel de la guerre a abattu ses cartes.

n°310 - dossiers de l'Afghanistan - 11-01  - : Suite  -: Le Prix Nobel de la guerre a abattu ses cartes.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de l'Afghanistan n°310 du 11-01

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


Sommaire :  

2 Dossiers

2-1 Les États-Unis reconnaissent ouvertement que Ben Laden est mort depuis longtemps.

2-2 L’Otan termine 2009 dans le sang et la tourmente.

2-3 Les faux choix d'Obama.

2-4 Le Prix Nobel de la guerre a abattu ses cartes.

2-5 Kai Eide - ex numéro 2 de l'ONU en Afghanistan -  voulait le départ de Karzaï .

2-6 Les soldats de l'Otan ont-ils tous la même valeur?

2-7 Abdel Bari Atwan : La coalition otanesque ne peut pas vaincre la résistance.



2 Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

2-1 Les États-Unis reconnaissent ouvertement que Ben Laden est mort depuis longtemps.

Gordon Duff, un ancien Marine US parle de sa honte et du déshonneur qu’ont représenté pour lui, et représentent encore aujourd’hui, les continuelles évocations par Bush et maintenant par Obama, de l’ennemi public numéro un, Oussama Ben Laden.

Il revient sur le gâchis innommable de cette guerre faite au nom d’un simulacre de chasse à l’homme, puisque les administrations américaines successives, les Services Secrets et tant d’autres personnes même bien moins informées savent depuis longtemps que ben Laden est mort en décembre 2001 après avoir toujours nié être l’organisateur des attentats du 11-Septembre.

Une ‘découverte’ stratégique : Capturer ou tuer ben Laden est la clef de la victoire sur Al-Qaïda.

Al-Qaïda ne pourra être vaincu si Oussama ben Laden n'est pas capturé ou tué, a jugé mardi le général américain Stanley McChrystal, commandant des forces internationales en Afghanistan, lors d'une audition au Congrès."Le capturer ou le tuer ne constituera pas en soi la défaite d'Al-Qaïda, mais je ne pense pas que nous puissions vaincre totalement Al-Qaïda tant qu'il ne sera pas capturé ou tué," a déclaré le général, architecte de la stratégie de renforts en Afghanistan."Je crois qu'il représente une figure symbolique, dont la survie enhardit Al-Qaïda en tant que franchise internationale," a-t-il dit devant la commission des affaires militaires du Sénat.

L'ambassadeur des Etats-Unis à Kaboul, Karl Eikenberry, a de son côté estimé lors de la même audition que la capture ou la mort de Ben Laden "reste importante pour le peuple américain, et pour le monde entier".Dimanche, le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, le général James Jones, avait indiqué que les derniers rapports du renseignement laissaient penser que le chef d'Al-Qaïda se trouvait "quelque part au Waziristan du Nord, parfois du côté pakistanais de la frontière, parfois du côté afghan, et qu'il se cache dans une région montagneuse très hostile"."Nous allons devoir nous en occuper" afin que ben Laden "soit à nouveau obligé de fuir ou soit capturé", avait-il ajouté.

Toutefois, le secrétaire américain à la Defense Robert Gates avait souligné le même jour que les Etats-Unis manquaient d'informations fiables "depuis des années" pour le localiser."On ne sait pas où Oussama ben Laden se trouve. Si on le savait, on serait allé le chercher", avait-il dit.

9/12

Published on décembre 22,

 Par GeantVert

http://www.rtlinfo.be/info/monde/international/292298/afg...


2-2 L’Otan termine 2009 dans le sang et la tourmente.

Pertes record, attentat suicide au cœur d'une base américaine, accusations de "meurtres" de civils afghans: les forces internationales en Afghanistan, qui commencent à recevoir les renforts promis par Barack Obama, terminent l'année 2009 dans le sang et la tourmente.

Les revers se sont accumulés ces derniers jours pour les forces internationales, quelques semaines après l'annonce par le président américain et ses alliés de l'Otan de l'envoi de près de 40.000 soldats pour tenter d'endiguer l'insurrection qui gagne du terrain et en intensité.

L'annonce de la mort de dix civils, dont huit adolescents, dans une opération dans l'est de l'Afghanistan a provoqué en début de semaine la colère du président afghan Hamid Karzaï, qui a accusé les forces internationales.

La publication d'un rapport officiel confirmant ces accusations a suscité une polémique, l'Otan tardant à avouer les faits avant de reconnaître qu'une opération s'était déroulée mais que ses soldats s'étaient contentés de riposter à des tirs de personnes "en âge de combattre".

Jeudi, les autorités afghanes ont annoncé qu'elles enquêtaient sur la mort possible d'autres civils dans une frappe aérienne de l'Otan près de Lashkar Gah, dans le sud.

L'affaire de Kunar a déjà provoqué l'émoi dans le pays.

Trois manifestations, mercredi à Jalalabad (est) et Kaboul et ce jeudi à Asadabad, capitale de Kunar, ont réuni des centaines d'étudiants protestant aux cris de "Obama, tu es le grand Satan" et "Obama, retire tes troupes d'Afghanistan".

Mardi, c'est le contingent canadien basé à Kandahar, un fief résistants dans le sud afghan, qui a été visé. Quatre soldats et une journaliste canadienne ont péri dans l'explosion d'une bombe au passage de leur véhicule blindé.

Le lendemain, les résistants ont frappé un grand coup en tuant huit Américains, travaillant pour la CIA selon le Washington Post, sur une base militaire de la province de Khost, dans le sud-est.

Selon un porte-parole des résistants, Zabihullah Mujahid, l'homme, nommé "Samiullah" a actionné sa ceinture au milieu "d'agents de la CIA".

Les attaques sur les entrées des bases américaines sont fréquentes mais il est extrêmement rare qu'un attentat soit perpétré à l'intérieur même d'une de ces bases, où les conditions de sécurité sont très strictes.

Avant même ces deux attaques, les forces internationales avaient déjà établi, de très loin, un record de pertes depuis leur arrivée en 2001, avec 512 morts, contre 295 en 2008 qui était déjà une année record, selon un décompte de l'AFP établi à partir du site internet spécialisé icasualties.org.

L'armée américaine à elle seule a vu le nombre de ses soldats disparus dans le cadre de la guerre doubler avec 311 morts en 2009, contre 155 en 2008.

Le nombre de soldats américains et de l'Isaf doit être porté de 113.000 à 150.000 en 2010 afin de combattre l'insurrection des résistants.

Or avec l'augmentation du nombre de troupes engagées, les pertes américaines devraient encore augmenter, préviennent plusieurs experts.

Même le chef d'état-major interarmées américain, l'amiral Michael Mullen, en visite en Afghanistan le 14 décembre, avait prévenu qu'il fallait s'attendre au retour d'un nombre croissant de cercueils aux Etats-Unis.

"Cette mission sera beaucoup plus difficile qu'elle ne l'était il y a un an" pour les soldats américains, avait-il admis.

"J'ai dit à nos troupes de se préparer à plus de combats et à plus de pertes", car "l'insurrection est devenue plus violente, plus étendue, plus sophistiquée" et les résistants "plus efficaces", avait-il ajouté.

De Karim TALBI–

Sabawoon

31/12/2009

AFP

http://www.ladepeche.fr/article/2009/12/31/746840-Afghanistan-l-Otan-termine-2009-dans-le-sang-et-la-tourmente.html


2-3 Les faux choix d'Obama.

Il parle de guerre quand on lui décerne le prix Nobel de la paix, annonce le retrait d’Afghanistan en même temps que des renforts, et promet la réduction des déficits en même temps qu’un nouveau plan de dépenses pour l’emploi…

Barack Obama est bien le président de la synthèse par excellence… ce qui se trahit aussi par un tic de langage.

Christopher Beam, analyste chez Slate, a relevé que Barack Obama parle sans cesse de “faux choix” (“false choice”, que les philosophes préfèreront peut-être traduire par “faux dilemme”).

Dans son discours inaugural, il avait rejeté  “le faux choix entre notre sécurité et nos idéaux”.

Cette semaine, il a dénoncé le “faux choix” entre “réduire nos déficits d’un côté et investir dans la création d’emploi et la croissance économique”.

Quand on lui demande d’autoriser la recherche sur les cellules souches, il surmonte encore un “faux choix”, “entre la science et les valeurs morales”.

Et au service de l’environnement, il met en garde: “Il y a eu des tensions entre ceux qui cherchent à conserver nos ressources naturelles au profit des générations futures et ceux qui ont cherché à tirer profit de ces ressources. Mais je suis ici pour vous dire que c’est un faux choix”.

En répudiant tous ces faux choix, Barack Obama prend au moins clairement le contre-pied de George Bush et de son célèbre “Soit vous êtes avec nous, soit vous êtes contre nous, dans la guerre contre le terrorisme” (après le 11 septembre 2001), constate Christopher Beam.

Pour Obama, “c’est une façon chic de dire: les choses sont plus compliquées que vous ne le pensez. Le monde n’est pas blanc ou noir. Ne soyez pas puérils!”.

Sauf que souvent la formule peut aussi servir à masquer qu’il fait bel et bien un de ces choix, soupçonne Beam: “En disant sans cesse qu’il rejette les “faux choix”, Obama peut ainsi prendre en compte les deux côtés d’un argument, et masquer le fait qu’il choisit l’un des deux”.

Sur l’Afghanistan, le choix est clairement celui de la force militaire, dans l’immédiat du moins. Sur le front économique, il y a bien en revanche “faux choix”: le chômage est au taux record de 10% de la population active tandis que le congrès se prépare ces jours-ci à relever encore de 1800 milliards de dollars le plafond de la dette publique (qui est actuellement de 12 000 milliards). Sans doute est-il là plus élégant de parler de “faux choix”, plutôt que de choix impossible.

L’Amérique vue et corrigée par la correspondante de Libération à Washington, Lorraine Millot.

12/12/2009

http://washington.blogs.liberation.fr:80/great_america/2009/12/les-faux-choix-dobama.html?xtor=EPR-450206


2-4 Le Prix Nobel de la guerre a abattu ses cartes.

Retour sur le 11 Septembre 2001

Le 11 Septembre 2001 les attentats les plus spectaculaires de l’Histoire de l’Humanité frappent la première puissance militaire mondiale sur son propre sol.

Dans les heures qui suivent, ils sont attribués, sans l’ombre d’une enquête, à un groupe terroriste islamiste qui n’a jusqu’alors à son actif que des attentats sans commune mesure avec ceux du 11 Septembre et  commis à des milliers de kilomètres du territoire des Etats-Unis.

Il ne faut que quelques jours pour identifier les supposés coupables directs et leur organisation.

Que ces terroristes de seconde zone, ces pilotes amateurs, aient pu déjouer toutes les protections des sites les mieux surveillés de la première armée du monde, qu’ils aient pu frapper  les Etats-Unis en plein cœur, qu’ils aient atteint,  sans que les services de renseignement les plus puissants du monde  n’y prennent garde, un niveau technique proprement stupéfiant dans l’organisation et la coordination des attentats, ne suscite aucune interrogation officielle .  

Bien au contraire le suspect officiel va être aussitôt condamné sans jugement et sans preuves (quand le FBI lui-même précisera plus tard qu’il ne dispose pas d’éléments lui permettant  d’accuser  AL QAIDA pour  les attentats du Onze Septembre,  il n’en sera tenu aucun compte)  et aussitôt puni de mort.

Et c’est ainsi que moins d’un mois après le Onze Septembre, l’armée US prend d’assaut l’Afghanistan pour capturer celui à qui est attribué l’organisation de ces attentats.

Huit ans plus tard, la plus grande armée du monde a échoué dans cette gigantesque chasse à l’homme. Elle a pourtant déployé dans ce pays très pauvre et déjà dévasté par plusieurs guerres plus de 100 000 soldats et obtenu de l’aide de ses alliés de l’OTAN qui ont envoyé 30000 hommes pour participer à cette traque gigantesque.

Pour la poursuite de cette guerre en terre lointaine elle a dépensé depuis 8 ans 233 milliards de dollars et consommé des millions de tonnes de carburant partis en fumée de CO2 dans l’atmosphère*. Sans succès.

Cette obstination invraisemblable, cette onéreuse persévérance dans l’échec ont d’abord été attribuées au Président en exercice au moment des attentats que l’on présentait comme têtu et borné.  Mais le monde entier découvre avec consternation que son successeur a décidé de poursuivre et même d’amplifier le même politique en réaffirmant à nouveau que 19 terroristes de petit niveau et leur chef  toujours caché en Afghanistan  et toujours introuvable étaient bien les auteurs et les concepteurs des attentats du 11 Septembre. 

Ce genre d’affirmation veut continuer à faire croire qu’« AL QAIDA », qui , selon des sources officielles US, ne compterait plus aujourd’hui qu’une centaine de combattants,  aurait réussi à  tenir  tête pendant huit ans à l’armée, aux services de renseignement  et aux  forces spéciales des Etats-Unis  et de tous les membres de l’OTAN, la plus puissante coalition militaire du monde.

Ce défi à l’intelligence est entretenu par un verrouillage médiatique sans précédent qui vise à empêcher  de répondre à la  question centrale :

Qui,  de « AL QAIDA » et des USA, a le plus fait avancer ses objectifs stratégiques avec ces attentats ?

EN REITERANT LE PLUS GRAND MENSONGE DU XXI° SIECLE, OBAMA VIENT D’Y REPONDRE LUI-MEME : « Le seul des deux qui avait des objectifs stratégiques ! »

LES ETATS-UNIS ONT DECIDE D’INSTALLER DURABLEMENT UNE PUISSANTE FORCE MILITAIRE AU CŒUR DE L’ASIE CENTRALE, FORCE A LA FOIS DEMESUREE ET INADAPTEE A L’OBJECTIF ANNONCE QU’ILS S’EMPLOIERONT A NE PAS ATTEINDRE, CAR ELLE EST, EN REALITE, LE PREMIER ELEMENT D’UNE GUERRE DE BASSE INTENSITE AVEC LEURS RIVAUX STRATEGIQUES : CHINE ET RUSSIE , UNE MENACE PERMANENTE SUR L’IRAN VOISIN ET UN OUTIL DE DESTRUCTION DE L’ETAT PAKISTANAIS INSUFFISEMMENT DOCILE.

MAIS LE CRIME NE LUI PROFITERA PAS !

Les « ennemis » ont tous très bien compris cette stratégie d’occupation permanente de l’Asie Centrale. Ils s’emploient à mettre en place un cordon de protection pour éviter le déplacement du conflit chez eux et les infiltrations de « terroristes » made in Afghanistan, les poches pleines d’opio-dollars. Ils éviteront tout accrochage militaire direct avec les Etats-Unis. Seul le Pakistan n’a pas pu pour l’heure éviter la contamination mais des forces sociales existent dans le pays qui appellent à la résistance. Tous attendent l’enlisement de l’envahisseur et son épuisement financier.

COMAGUER

Au fil des jours et des lectures n°54

14 Décembre 2009


2-5 Kai Eide - ex numéro 2 de l'ONU en Afghanistan -  voulait le départ de Karzaï .

L'envoyé spécial de l'ONU en Afghanistan, le Norvégien Kai Eide, a accusé son ancien adjoint, l'Américain Peter Galbraith, d'avoir tenté d'obtenir le soutien des autorités américaines pour provoquer la démission du président afghan Hamid Karzaï, rapporte jeudi le New York Times.

Selon le journal, M. Eide, a accusé son adjoint de vouloir effectuer une "mission secrète à Washington" afin d'y trouver un soutien pour chasser M. Karzaï, alors que la confiance des Occidentaux s'érodait en raison de soupçons de corruption.
Ces informations constituent le dernier rebondissement dans la saga diplomatique entourant les élections présidentielles afghanes d'août dernier qui ont été entachées par des accusations de fraude. M. Galbraith avait été démis de ses fonctions par l'ONU en septembre, officiellement pour avoir affirmé que jusqu'à 30% des bulletins de vote en faveur du président sortant Karzaï étaient frauduleux, ce qui avait entraîné une dispute avec M. Eide.
Mais l'Américain aurait également été mis à la porte par son supérieur en raison de la désapprobation par ce dernier des intentions secrètes de son adjoint, indique le New York Times, citant des responsables onusiens et américains, ainsi qu'une lettre du numéro 1 de l'ONU en Afghanistan.
"Il m'avait dit qu'il voulait d'abord rencontrer le vice-président" américain Joe Biden, a écrit M. Eide dans la missive obtenue par le quotidien. "Si le vice-président acceptait la proposition de Galbraith, ils seraient allés voir le président (Barack) Obama avec le plan suivant: le président Karzaï doit être forcé à démissionner", poursuit le document.
Une fois M. Karzaï parti, M. Galbraith pensait faire accéder à la présidence Ashraf Ghani, ancien ministre des Finances, ou Ali Jalili, ex-ministre de l'Intérieur, indique le New York Times. M. Galbraith a assuré que son plan n'avait jamais été finalisé et qu'il n'avait rien imaginé de contraire à la constitution afghane. Et, a-t-il insisté, sa volonté de remplacer M. Karzaï n'a jamais pesé dans son renvoi.
Au contraire, a affirmé au New York Times Vijay Nambiar, chef de cabinet du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, les intentions bien connues de M. Galbraith "étaient l'un des motifs" de son renvoi. Au courant du dessein de l'Américain, M. Karzaï était furieux, a ajouté M. Nambiar.
L'administration Obama avait en outre rejeté un tel plan, a dit au journal une porte-parole de l'ambassade américaine à Kaboul, tandis qu'un membre du cabinet de Joe Biden a souligné que M. Galbraith n'avait pas obtenu l'entretien demandé avec le vice-président.
(belga/ca)

17/12/09 17h06

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/1043478/2009/12/17/L-ex-numero-2-de-l-ONU-en-Afghanistan-voulait-le-depart-de-Karzai.dhtml


2-6 Les soldats de l'Otan ont-ils tous la même valeur?

Quand il s'agit de tirer sur l'’ennemi’, tous les soldats de l'OTAN ne sont pas logés à la même enseigne.

Mercredi dernier, le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, a annoncé que l'Europe ajouterait 5.000 soldats à son contingent en Afghanistan.

Mais il n'a pas encore clairement été décidé quels pays européens déploieront des soldats.

L'ex-république soviétique de Géorgie pourrait être le plus grand contributeur.

L'Angleterre, la Pologne et l'Italie se sont également engagés à fournir des hommes.

La provenance des troupes a-t-elle une importance?

Les soldats de certains pays sont-ils meilleurs que d'autres?

Oui, les troupes britanniques et canadiennes reçoivent un meilleur entraînement que celui de beaucoup de leurs collègues européens.

Souvent, des plus petits pays - ou des pays disposant de budgets militaires moins importants - ne peuvent pas financer des exercices de tirs avec des vraies munitions. En outre leurs simulations de guerre sont beaucoup moins élaborées.

Les équipements et les tactiques des Britanniques et des Canadiens ressemblent à ceux des Etats-Unis. Il leur est donc plus facile de les intégrer à une opération dirigée par les Etats-Unis. Et contrairement aux autres grands pays contributeurs européens, leurs gouvernements nationaux n'ont pas posé de conditions pour les combats contre l'ennemi.

Les soldats allemands et français sont bien entraînés, mais ils doivent rester dans un certain cadre ou respecter un certain nombre de «restrictions» instituées par leur parlement. Certaines de ces restrictions limitent les zones où les troupes peuvent opérer, ce qui permet aux ennemis de se réfugier dans des secteurs sans risque quand ils sont attaqués. La restriction la plus controversée est l'interdiction de l'«utilisation offensive de la force meurtrière» (en clair, les soldats ont le droit de se défendre, mais pas d'attaquer.) L'Allemagne a notamment mis en place une règle particulière selon laquelle ses soldats doivent porter une fiche dans leur poche leur indiquant dans quelles situations ils sont autorisés à tirer. Cette règle a fait l'objet de vives critiques.

En 2008, les forces spéciales allemandes avaient un commandant résistants dans leur ligne de mire. Mais tant que leur détachement n'était pas activement attaqué par des forces résistantses, elles n'étaient pas autorisées à tirer. Alors au lieu d'éliminer leur cible, elles se sont docilement retirées. (Les conditions imposées par le gouvernement allemand s'assouplissent, mais les changements à ce niveau, effectués par à-coups, ont créé une certaine confusion.) Au total, les pays de l'OTAN ont émis près de 80 restrictions applicables à leurs soldats.

Des pays de plus petite taille, comme la Pologne ou la Géorgie, ont fixé peu de limitations pour les opérations militaires - parfois aucune. Mais leur budget militaire restreint signifie que leurs équipements sont moins perfectionnés et leur entraînement moindre, ce qui est susceptible de compromettre des opérations conjointes. Les combats de nuit posent particulièrement problème. Si des soldats de pays sous-financés - dont l'équipement de vision nocturne est moins bon que celui des Etats-Unis ou inexistant - participent à une attaque, les planificateurs doivent décider s'ils équipent et entraînent les nouveaux soldats ou s'ils les laissent se débrouiller. Même quand ces troupes disposent du même équipement, elles sont moins habituées à les utiliser. Les exercices militaires intensifs engendrent en effet des coûts supplémentaires pour la maintenance et l'achat de munitions.

Cependant, ces limitations ne signifient pas que les forces de l'OTAN autres que britanniques et canadiennes ne sont pas utiles. Elles le sont. En sus de leurs activités de combat (parfois partielles), beaucoup jouent un rôle de soutien essentiel. Par exemple, elles pilotent des hélicoptères d'évacuation médicale, assurent des convois de ravitaillement et s'occupent de la surveillance de nuit dans les quartiers généraux. (Les planificateurs militaires estiment qu'il faut 10 soldats affectés à des opérations de soutien pour un soldat sur le front.) Ce genre d'opérations est de toute façon plus adapté à la coopération internationale. Tandis que les textes fondateurs de l'OTAN stipulent que les membres de l'Alliance atlantique doivent «unir leurs efforts pour leur defense collective», leurs tactiques de terrain sont souvent très différentes. Commander des forces conjointes devient alors une tâche plutôt compliquée. Il est bien plus facile d'affecter huit soldats luxembourgeois à la garde de la base aérienne de Kaboul que de les mettre au fait du protocole militaire de combat italien.

Brian Palmer

Traduit par Micha Cziffra

9 Décembre


2-7 Abdel Bari Atwan : La coalition otanesque ne peut pas vaincre la résistance.

Qu’il y ait renforcement ou non des troupes d’occupation, les Résistants sont aguerris et patients, et ils n’ont aucune intention d’abandonner l’Afghanistan, écrit Abdel Bari Atwan.

Le président Barack Obama a finalement annoncé sa décision d’envoyer quelques 30 000 soldats supplémentaires en Afghanistan, mais la logique qui sous-tend cette décision reste floue.

Il a fallu au président près de quatre mois pour répondre à la demande, de 40 000 soldats supplémentaires du général américain Stanley Mc Chrystal, commandant en Afghanistan, pour « prévenir l’échec de la mission ». La réticence avec laquelle 75% de la demande du général a été remplie témoigne d’un certain manque de conviction de la part d’Obama.

Sa décision entre-deux comprend également le projet d’un retrait complet d’ici juillet 2011, illustrant sa volonté de faire plaisir à tout le monde et tout le temps. Les faucons seront contents avec l’augmentation du nombre de soldats, tandis que les colombes seront calmées par la perspective d’une fin de la guerre.

Mais Obama est une personne très intelligente qui se rend compte que que soit le nombre de soldats de l’Otan envoyés en Afghanistan, la guerre restera impossible à gagner.

Le renforcement des troupes en Irak [« surge »] avec le général David Patraeus a été largement considéré comme un succès (même si l’insurrection est loin d’être terminée dans ce pays), mais l’Afghanistan n’est pas l’Irak et un « surge » n’est pas une panacée.

Cela a pu fonctionner en Irak pour plusieurs raisons, du fait que les deux tiers de la population (les parts chiite et kurde) ont soutenu l’invasion et par l’élimination de Saddam Hussein (sunnite) dès le départ.

En Afghanistan, 90% de la population est sunnite, une grande part ayant suivi l’enseignement radical de l’école Hanafi préconisé par les Résistants. En outre, près de la moitié des Afghans sont issus des tribus pachtounes farouchement loyales, ou s’y sont mariés. Le mouvement Résistants est largement composé de Pachtounes.

Il est hautement improbable que la majorité du peuple afghan, musulman hanafite, pachtoune, ou les deux, puisse préférer la présence de troupes américaines plutôt que les Résistants, indépendamment de leur accord ou non avec l’interprétation extrémiste de la charia imposée par ces derniers. Pour cette raison, les Résistants contrôlent aujourd’hui environ les deux-tiers du pays, et ils ont gagné en popularité à la suite du processus électoral en capilotade qui a vu le retour Hamid Karzaï à la présidence, malgré les accusations de fraude électorale.

Lorsque les troupes de George W. Bush ont envahi l’Afghanistan au lendemain du 11 septembre 2001, leur objectif était de mettre en déroute Al-Qaïda et de renverser ceux qui les hébergeaient, les Résistants. Quand Obama est arrivé au pouvoir au début de cette année, la destruction d’Al-Qaïda était encore un objectif crédible alors que les hommes-clé du réseau étaient retournés à leurs refuges dans l’Hindu Kush et avaient organisé des camps d’entraînement conjointement avec les Résistants.

Mais à présent peu de gens imaginent que le moindre chef d’Al-Qaida, sans parler d’Oussama Ben Laden et du Dr Ayman Al Zawahiri, continue de s’y cacher.

De récents rapports de renseignement affirment que moins d’une centaine de combattants d’Al Qaida seraient encore dans le pays.

Al Qaida s’est redéployé ailleurs, tout comme il l’a fait au cours du « surge » en Irak. Le réseau réapparaît actuellement dans le Maghreb, la péninsule arabique (avec une forte présence au Yémen) et la Somalie où les combattants autochtones Al Shabaab ont récemment fait allégeance à Ben Laden.

Une grande partie de la direction du mouvement ainsi que de nombreux combattants auraient franchi la frontière vers le Pakistan où existe un mouvement Résistants local en plein essor.

En effet, il semble que la sécurité intérieure du Pakistan soit désormais la question-clé de la politique afghane d’Obama et la raison pour laquelle toute prétention d’apporter la démocratie à ce malheureux pays [l’Afghanistan] a été abandonnée, Obama assurant dans son discours de juin « qu’aucun système de gouvernement ne peut ou ne doit être imposé à une nation par une autre ».

Même sans mandat populaire, Karzaï est l’homme de l’Amérique. Si le contrôle de l’Afghanistan devait tomber aux mains des Résistants, le régime actuel du Pakistan en serait automatiquement fragilisé. Et le Pakistan est une puissance nucléaire...

Quelle que soit la stratégie militaire américaine et ses ambitions, il est difficile d’envisager un avenir pour l’Afghanistan qui n’implique pas les Résistants. L’hiver afghan notoirement difficile en même temps que le terrain impitoyable donneront peu de latitude aux troupes américaines, peu importe leur nombre.

Les plans américains de confiner les combats plutôt dans les zones urbaines que rurales ne sont pas de meilleure augure. Sirajuddin Haqqani, second commandant Résistants, a déclaré aux journalistes qu’il sera plus facile à ses hommes de cibler un plus grand nombre de troupes américaines dans les villes et les villages - où ses combattants bénéficient d’un soutien populaire - que dans les montagnes.

Dans son discours du Caire, Obama a fait allusion à un renversement de la tendance générale à l’hégémonie américaine qui caractérisait la politique de la précédente administration au Moyen-Orient. Si tel est bien son objectif à long terme, et s’il ne veut pas avoir à gérer un second Vietnam, Obama serait bien avisé de suivre sa première et plus intelligente intention de discuter avec les Résistants.

Peu importe combien de temps les Etats-Unis sont prêts à rester en Afghanistan. Les Résistants sont aguerris, patients et ont le temps pour eux. Un célèbre Pachtoune disait fort justement : « Ils ont les montres, mais nous avons le temps ».

 Abdel Bari Atwan

19 décembre
http://www.bariatwan.com/index.asp?...
Traduction : Nazem

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=7819


n°310 - dossiers de l'Afghanistan - 11-01 - : Fin -: Le Prix Nobel de la guerre a abattu ses cartes

n°310 - dossiers de l'Afghanistan - 11-01  - : Fin  -: Le Prix Nobel de la guerre a abattu ses cartes.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de l'Afghanistan n°310 du 11-01

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


Sommaire :  

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

3-1Obama ne mérite pas son Prix Nobel.

3-2 Michael Moore : Arrêtez la guerre, M. le Président !

3-3 Ils sont afghans, ils dénoncent le fiasco occidental.

3-4 «Il n’y a jamais eu de solution militaire en Afghanistan».

3-5 A Tagab, sous le feu des résistants...

3-6 Richard Hétu, collaboration spéciale : Se préparer aux réalités afghanes... en Indiana.

3-7 La Grande-Bretagne est confrontée à un déficit budgétaire record de 199 milliards d'euros.

3-8 Une mission humanitaire en Afghanistan : Un jeune Breton témoigne.


3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1Obama ne mérite pas son Prix Nobel.

Ce n’est pas notre avis (quoique…), mais celui –massif- des Américains. 26% seulement des électeurs américains estiment que Barack Obama a mérité son Prix Nobel, assène un sondage de l’université de Quinnipiac, réalisé début décembre.

Le choix du comité norvégien n’est approuvé que par les Noirs américains, qui sont 73% à juger ce prix justifié, contre 18% seulement des Blancs. Ce n’était certainement pas l’effet imaginé, mais ce prix Nobel scinde à nouveau les races aux Etats-Unis, ou du moins révèle un gouffre que beaucoup voulaient justement croire comblé avec l’élection d’Obama. 

Un an tout juste après avoir élu ce “président de l’espoir”, ce sondage montre les Américains pessimistes et sévères à l’égard de leur Prix Nobel. 46% disent approuver la façon dont Barack Obama mène la politique étrangère… mais 45% désapprouvent.

La seule chose qui les convainque en majorité (peut-être parce que le discours est encore tout frais et qu’il était bien argumenté) est l’annonce d’un nouveau renfort de 30 000 hommes en Afghanistan, suivi d’un début de retrait à partir de juillet 2011. 58% des électeurs déclarent approuver ces renforts et 60% le début du retrait à l’été 2011.

Même les démocrates, les plus hostiles à la guerre, ont été remobilisés par le discours du commandant en chef et sont maintenant 50% à saluer les renforts.

Le paradoxe est que tout en approuvant cette politique, les Américains ne croient guère qu’elle réussira… 38% seulement estiment que les Etats-Unis réussiront à éliminer la menace terroriste émanant d’Afghanistan… En résumé: ça ne marchera certainement pas, mais il faut le tenter. Comme quoi les Américains et le comité Nobel se rejoignent tout de même quelque part, en pariant sur Obama

Lorraine Millot.

10/12/2009

.http://washington.blogs.liberation.fr/great_america/2009/12/obama-ne-m%C3%A9rite-pas-son-prix-nobel.html


3-2 Michael Moore : Arrêtez la guerre, M. le Président !
« Qu’aurait fait Martin Luther King ? ...

Il n’aurait pas envoyé encore plus de pauvres s’en aller tuer d’autres pauvres qui ne les menacent pas. Ni dépensé des milliards et des milliers de milliards pour faire la guerre, alors que les enfants d’Amérique dorment sur les trottoirs et font la queue pour obtenir du pain. » Michael Moore, qui avait espéré, comme tant d’américains, qu’Obama sache sortir de l’engrenage des conflits, laisse éclater sa profonde déception et lance un dernier appel désespéré pour tenter de convaincre le Président de ne pas choisir la voie de l’escalade dans la guerre d’Afghanistan.
Lettre ouverte au Président Obama
Par Michael Moore, 30 novembre 2009
Cher Président Obama,

Voulez-vous vraiment être un nouveau « président de guerre » ? Si vous vous rendez demain soir à West Point pour annoncer une escalade, au lieu d’un retrait des troupes en Afghanistan, vous serez un nouveau président de guerre. Purement et simplement. Et du même coup, vous ferez la pire chose que vous puissiez faire - détruire les espoirs et les rêves que tant de millions de gens ont placés en vous. En un seul discours demain soir, vous pourriez transformer en cyniques désabusés la multitude de jeunes qui ont formé la cheville ouvrière de votre campagne. Vous allez leur apprendre que ce qu’ils ont toujours entendu dire est vrai - que tous les politiques sont pareils. Je ne peux tout simplement pas croire que vous êtes sur le point de faire ce qu’ils disent que vous êtes sur le point de faire. S’il vous plaît, dites qu’il n’en est rien.
Votre travail ne consiste pas à faire ce que les généraux vous disent de faire. Notre gouvernement est dirigé par les civils. C’est nous qui disons quoi faire à l’état-major des armées, et non l’inverse. Le général Washington y avait insisté. Et c’est ce que le président Truman a fait savoir au général MacArthur, lorsqu’il a voulu envahir la Chine. « Vous êtes viré ! », lui a dit Truman, et puis c’est tout. Et vous auriez du virer le général Mc Chrystal lorsqu’il a tenté de vous forcer la main en disant à la presse ce que vous devriez faire. Permettez-moi d’être franc : Nous aimons nos gamins qui sont dans les forces armées, mais nous avons une P*#&... de haine pour ces généraux, depuis Westmoreland au Vietnam jusqu’à Colin Powell, oui même lui, qui a menti à l’ONU avec ses faux graphiques d’armes de destruction massive (depuis, il s’est amendé).
Aujourd’hui, vous vous sentez coincé. Il y a 30 ans ce jeudi, les généraux soviétiques ont eu une sacré idée : « Envahissons l’Afghanistan ! » Eh bien, cela s’est avéré être le dernier clou enfoncé dans le cercueil de l’URSS.
Il y a une bonne raison pour que l’Afghanistan ne porte pas le surnom d’ « Etat Jardin » (Bien qu’on pourrait y penser en voyant que le frère du président corrompu Karzaï, que nous soutenons, fait dans le commerce de l’héroïne et cultive du pavot). Le surnom de l’Afghanistan, c’est le « cimetière des empires ». Si vous ne le croyez pas, téléphonez donc aux britanniques. Je vous aurais volontiers suggéré d’appeler Gengis Khan, mais j’ai perdu son numéro. Mais j’ai par contre celui de Gorbatchev. C’est le 41 22 789 1662. Je suis sûr qu’il aurait des tas de choses à vous dire concernant l’erreur historique que vous vous apprêtez à commettre.
Si vous devenez un « président de guerre, » avec cette crise économique qui se poursuit, avec le sacrifice de notre jeunesse sur l’autel de l’arrogance et la cupidité, cette grande civilisation que nous appelons l’Amérique va se précipiter à pleins gaz vers sa chute et l’abîme. Les empires ne croient jamais que leur fin est proche, jusqu’à qu’elle soit là. Les empires croient qu’en faisant encore plus de mal, ils forceront les païens à rentrer dans le rang - et pourtant cela ne fonctionne jamais. Les païens finissent en général par tailler en pièces les empires.
Réfléchissez avec soin, Président Obama. Vous êtes le premier à savoir que cela ne doit pas se dérouler ainsi. Il vous reste quelques heures pour écouter votre cœur et faire appel à votre raison. Vous savez que rien de bon ne sortira de l’envoi de nouveaux soldats à l’autre bout du monde, dans une région que ni vous, ni eux, ne comprennent, pour atteindre un objectif dont ni vous, ni eux, ne savent ce qu’il est, et ce dans un pays qui ne veut pas de nous. Vous pouvez le ressentir au plus profond de vous.
Je sais que vous savez qu’il reste moins d’une centaine de partisans d’Al Qaïda en Afghanistan ! Une centaine de milliers de soldats tenteraient d’écraser une centaine de types qui vivent dans des cavernes ? Vous êtes sérieux ? Avez-vous gouté à la même liqueur que Bush ? Je me refuse à le croire.
Votre décision éventuelle d’étendre la guerre (tout en affirmant que vous le faites pour vous permettre de « mettre fin à la guerre »), fera davantage pour graver dans la pierre votre place dans l’histoire qu’aucune des grandes choses que vous avez accomplies et dites durant votre première année de mandat. Si vous jetez encore un os à ronger aux Républicains, la coalition des gens qui espèrent en vous et de ceux qui étaient désespérés pourrait disparaître - et le sort de cette nation reviendra alors dans les mains de ceux qui répandent la haine, en moins de temps qu’il n’en faut pour crier « Tea Party » ! [1]
Choisissez avec soin, Monsieur le Président. Les entreprises qui ont financé votre campagne vont vous abandonner dès qu’il sera clair que vous n’exercerez pas de second mandat, et que le destin de la nation reviendra à nouveau entre les mains des idiots habituels qui leurs attribuent des marchés. Cela pourrait se produire dès mercredi matin.
Nous, le peuple, nous vous aimons toujours. Nous, les citoyens, nous conservons toujours une lueur d’espoir. Mais nous, les citoyens, nous n’en accepterons pas plus. Nous ne pouvons accepter de vous voir faire encore et encore des concessions, alors que nous vous avons élu à cette fonction avec une large majorité de millions de voix pour que le travail soit fait. Quelle est donc la dimension de cette « victoire écrasante » qui vous échappe ?
Ne vous laissez pas abuser en pensant que l’envoi d’un nombre inférieur de soldats en Afghanistan fera une différence, ou vous gagnera le respect de ceux qui vous haïssent. Ils ne s’arrêteront pas avant que ce pays ne soit réduit en lambeaux et que le dernier dollar n’ait été extorqué aux pauvres et à ceux qui vont le devenir. Vous pourriez envoyer là-bas un million de soldats, et la droite hystérique ne serait toujours pas satisfaite. Vous seriez toujours victime de leur venin, répandu sans cesse par des radios et télévisions haineuses, parce que peu importe ce que vous faites, vous ne pouvez pas changer la seule chose en vous-même qui les mets hors d’eux-mêmes.
Ces gens pleins de haine ne sont pas ceux qui vous ont élu, et ils ne pourront pas être ralliés, même si vous nous abandonnez.
Président Obama, il est temps de rentrer à la maison. Demandez donc à vos voisins à Chicago et aux parents des jeunes hommes et femmes qui se battent et meurent, s’ils veulent voir encore plus de soldats et de milliards envoyés en Afghanistan. Pensez-vous qu’ils vous répondraient : « Non, nous n’avons pas besoin d’assurance santé, nous n’avons pas besoin d’emplois, nous n’avons pas besoin de logements. Allez-y, M. le Président, et envoyez notre richesse, nos fils et nos filles à l’étranger, nous n’avons besoin de rien. »
Qu’aurait fait Martin Luther King ? Qu’aurait fait votre grand-mère ? Ils n’auraient pas envoyé encore plus de pauvres s’en aller tuer d’autres pauvres qui ne les menacent pas... Ni dépensé des milliards et des milliers de milliards pour faire la guerre, alors que les enfants d’Amérique dorment sur les trottoirs et font la queue pour obtenir du pain.
Tous ceux qui ont voté pour vous, ont prié pour vous, et pleuré le soir de votre victoire, tous ont enduré un enfer orwellien durant ces huit années de crimes commis en notre nom : torture, prisons secrètes, suspension de la déclaration des droits, invasion de nations qui ne nous avaient pas attaqué, bombardement des quartiers où Saddam « pouvait » se trouver (sans y être jamais), massacre de cortèges de mariages en Afghanistan. Nous avons vu des centaines de milliers de civils irakiens se faire abattre et des dizaines de milliers de nos braves jeunes hommes et femmes se faire tuer, mutiler, ressentir l’angoisse. Ce fut une terreur totale dont nous ne soupçonnions qu’à peine l’existence.
Lorsque nous vous avons élu, nous ne nous attendions pas à des miracles. Nous nous ne nous attendions même pas à beaucoup de changements. Mais nous en attendions quelques-uns. Nous avons pensé que vous alliez arrêter cette folie. Arrêter le massacre. Abandonner cette idée folle que des hommes en armes pourraient réorganiser une nation qui ne fonctionne même pas en tant que nation, et ne l’a jamais fait.
Arrêtez, arrêtez, arrêtez ! Pour la vie des jeunes Américains et des civils afghans, arrêtez. Pour votre présidence, l’espérance et l’avenir de notre nation, arrêtez. Pour l’amour de Dieu, arrêtez.
Ce soir, nous avons encore espoir.
Demain, nous verrons. La balle est dans votre camp. Vous ne devez PAS le faire. Vous pouvez être un exemple de courage. Vous pouvez être le digne fils de votre mère.
Nous comptons sur vous.


3-3 Ils sont afghans, ils dénoncent le fiasco occidental.

nb : Ndlr : La publication de l’analyse ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec toute l'analyse.

Les Résistants surfent sur le rejet par la population d’un gouvernement corrompu et soutenu par des armées étrangères qui tuent les civils.

Les femmes rappellent que la violence à leur encontre ne cesse d’augmenter.

Reportage.

D’un geste brusque, Gul Khan ajuste son patou, l’indispensable couverture en laine, rempart contre le froid vif qui sévit à Kaboul. De la main, il désigne ce qui est maintenant sa maison, où il loge avec sa femme et ses neuf enfants : une bâtisse en pisé recouverte tant bien que mal de bâches en plastique, dérisoire rempart contre le vent. Alentour, ce n’est qu’une mare de boue. Les gamins jouent aux osselets avec de vrais os.

La femme, vêtue d’un tchadri bleu, tente, tant bien que mal, de ranimer le poêle de fortune censée chauffer l’unique pièce dans laquelle ils dorment tous. Dans la marmite, il n’y a pas grand chose. Ici, tous se contentent de thé, vert ou noir, c’est selon.

Paysan de 40 ans, Gul Khan est arrivé il y a près de trois mois de la province du Helmand, dans le sud, où les résistants ont repris pied. Lui et sa famille ont fui leur village du district de Sangin en toute hâte, sans rien pouvoir emporter. Ils sont maintenant, comme des centaines d’autres familles, réfugiés dans un camp, Nawabad Charahe, à l’est de la capitale, soumis aux intempéries autant qu’à la violence. La veille de notre rencontre, alors qu’on leur avait distribué des couvertures, des hommes en uniforme – « comme ceux de la police » - sont arrivés et en ont emporté une centaine.

L’histoire de Gul Khan est d’une banalité à pleurer, tant elle est triste et commune. « Les Résistants sont venus s’installer de force dans notre village, en nous disant qu’ils nous tueraient si on les dénonçait », raconte-t-il. « Peu de temps après, ils ont attaqué un convoi américain. Alors, notre village a été bombardé, sans discrimination ». De sa poche, il sort des photocopies dans un sale état. Les soldats canadiens ont pris les photos originales. On distingue néanmoins des corps d’enfants et de femmes. Les troupes de l’Otan ont frappé. « Après les bombardements, les Résistants sont partis, mais l’armée est arrivée, nous a accusé de soutenir les Résistants et a arrêté plusieurs villageois », s’emporte Gul Khan. « Pourtant, on n’aime pas les Résistants. Ils empêchent nos filles d’aller à l’école ».

S’il fallait un indicateur de l’échec de la stratégie américaine et de l’Otan en Afghanistan, il suffit de discuter avec les Afghans. Eux qui avaient rejeté la présence de troupes soviétiques n’apprécient guère plus ce défilé de troupes étrangères dans les rues de leur ville. Ils se sentent pris en tenaille entre d’un côté des Résistants qui voudraient reprendre le pouvoir et de l’autre un gouvernement éloigné d’eux mais soutenu par Washington, Paris et les autres capitales occidentales. Pour le docteur Hojabr, l’un des animateurs du Conseil national unifié afghan, opposé au gouvernement d’Hamid Karzaï, « la raison pour laquelle les Résistants reprennent du poil de la bête, c’est d’abord l’incapacité du gouvernement à améliorer vraiment la vie des gens ». De fait, actifs depuis plusieurs années dans le sud du pays, les Résistants ont établi de nouvelles bases dans les provinces plus au nord, comme Kunduz et Bagla. « La présence de l’Otan et des Américains n’est pas non plus appréciée car ils ne respectent pas notre culture, tuent des gens et favorisent la corruption. De fait, le fossé s’agrandit entre la population et le gouvernement », soutient le docteur Hojabr. Ancien conseiller du président Najibullah, torturé à mort et pendu à Kaboul par ceux qui sont aujourd’hui au pouvoir en Afghanistan, Khalil Roman constate que « la situation est plus mauvaise qu’auparavant. Karzaï est incapable de régler quoi que ce soit. Il y a plus de corruption et le commerce de drogue est florissant ». Abdullah Abdullah, le grand rival du président Karzaï, qui a longtemps participé au gouvernement, soutient lui l’augmentation des troupes étrangères mais estime que « si le gouvernement perd le peuple c’est au bénéfice des résistants. Dans ces circonstances, les Résistants ne se sentent pas obligés de se préoccuper de la réconciliation. Ils pensent pouvoir gagner. »

Quand on parle de corruption, il faut lire Sanjar Sohail, directeur du quotidien « 8 Subh » (8 heures du matin). Son journal traque les corrompus à coup de manchettes et d’enquêtes courageuses sur les biens mal acquis des dirigeants. « La corruption de l’administration en Afghanistan s’est aggravée au cours des deux dernières années », a établi un récent rapport de Transparency International. Les exemples de corruption vont des emplois publics mis en vente ou de décisions de justice mises à prix aux pots-de-vin quotidiens versés en échange de services de base. Le tout couplé à une explosion du trafic d’opium qui génère des millions de dollars. A Kandahar, l’un des principaux corrompus n’est autre que Wali Karzaï, frère du président. C’est dire si, ici, personne ne croit les déclarations d’Hamid Karzaï promettant de s’attaquer à la corruption !

Quant à la situation des femmes, présentée en 2001 comme l’une des raisons majeures de l’intervention, elle ne fait que se dégrader. « La dépendance du président Karzaï vis à vis de la partie conservatrice, des fondamentalistes, a augmenté. Il dépend d’eux », dénonce la députée Fawzia Koofi. « La violence contre les femmes - abus sexuels et de l’impunité dont bénéficient ceux qui les ont commis - a augmenté. Il y a également la question du manque de participation des femmes dans la politique. » La parlementaire fait remarquer : « La récente stratégie exposée par Obama n’est basée que sur le combat militaire. Il oublie la promotion de la démocratie, les droits de l’homme et ceux des femmes. »

http://www.humanite.fr/2009-12-16_International_Ils-sont-afghans-ils-denoncent-le-fiasco-occidental


3-4 «Il n’y a jamais eu de solution militaire en Afghanistan».

nb :  Ndlr : La publication de l’analyse ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec toute l'analyse.

Extrait

Arrivé en troisième position lors de l’élection présidentielle, le député Ramazan Bashardost dénonce la présence de troupes étrangères dans son pays et le soutien occidental à un pouvoir corrompu.

Kaboul, envoyé spécial.

Barack Obama a annoncé l’envoi de troupes supplémentaires en Afghanistan. L’Otan aussi. Qu’en pensez-vous ?

Ramazan Bashardost : Je regrette que l’analyse de Barack Obama 
et de l’état-major des États-Unis soit complètement erronée par rapport à la situation dans laquelle se trouve l’Afghanistan. Plus il y a de troupes, plus il y a de guerre, plus il y a d’insécurité. En 2003, il y avait sur notre sol, environ 25000 soldats américains. Aujourd’hui, il y en a 68000. 
Mais la sécurité ne s’est pas améliorée. Je suis convaincu qu’en Afghanistan, les résistants ne combattent pas les soldats américains ou les soldats français. Ils combattent leurs anciens ennemis, c’est-à-dire les chefs des moudjahidin au pouvoir. 
Les résistants ont commencé la guerre en 1994 au moment où il n’y avait pas un soldat américain ou français sur le sol afghan. 
En deux ans, ils ont pris 
le pouvoir politique. Les chefs 
des moudjahidin se sont réfugiés en Iran, au Pakistan, en Europe, aux États-Unis. En 2001, ces mêmes moudjahidin sont retournés au pouvoir avec le président Karzai, sont devenus ministres, gouverneurs, chefs de la police, députés… C’est pourquoi 
je suis convaincu que tant que ces moudjahidin seront au pouvoir, 
les résistants ne déposeront 
pas les armes.
Si les Américains et les Français veulent vraiment qu’il y ait 
la paix en Afghanistan, il faut se débarrasser des criminels de guerre au pouvoir. Dix soldats français 
ont été tués en une seule journée dans le district de Saroubi, en août 2008. Lors des rencontres 
que j’ai pu avoir par la suite, 
on m’a expliqué qu’on ne tuait pas les Français parce qu’ils sont nos ennemis, mais parce 
que ces Français protègent 
de fait le gouverneur et le chef du district corrompus, que, pour accéder à ces hommes, il fallait passer sur les cadavres de soldats français ou américains. La solution est de faire table rase des criminels de guerre en Afghanistan. Dans ce cas, sans soldat, on pourra ramener la paix et la sécurité
en Afghanistan.

Comment les Afghans perçoivent-ils alors la guerre menée chez eux ?

Ramazan Bashardost : Les États-Unis et l’Otan mènent une guerre contre des gens qu’ils avaient financés puis aidés à prendre le pouvoir. Maintenant on ne sait pas contre qui est menée cette guerre. Chaque jour on annonce que des résistants sont tués, mais ça ne finit jamais. C’est pourquoi il n’y a pas de solution avec cette stratégie. Il n’y a jamais eu de solution militaire en Afghanistan.
Les 40 pays occidentaux présents chez nous ne sont pas venus combattre les 5000 ou 10000 résistants pieds nus ! C’est plutôt dans l’optique d’une stratégie à long terme qu’ils sont en Afghanistan. Peut-être pour contrecarrer l’Organisation de coopération de Shanghai (1). C’est dans cette optique que l’Afghanistan est le théâtre d’affrontements régionaux et internationaux.

Que pensez-vous de l’attitude de l’Union européenne ?

Ramazan Bashardost : C’est terrible ! Les Français donnent leur sang. Une partie de leurs impôts est utilisée en Afghanistan. Mais la politique française soutient les criminels de guerre. Les gens qui ont violé les filles afghanes sont aujourd’hui vice-présidents, ministres, gouverneurs et sont soutenus par les Américains, les Français et les Européens. Si la communauté internationale prive de son soutien les criminels de guerre, je suis convaincu qu’ils vont chuter. Dans ce cas, on pourra avoir un gouvernement véritablement au service du peuple afghan.

Entretien réalisé par Pierre Barbancey

(1) L’OCS est constitué de la Chine, du Kazakhstan, du Kirghizistan, de l’Ouzbékistan, de la Russie, et du Tadjikistan. L’Iran, la Mongolie, l’Inde et le Pakistan sont pays observateurs.

http://www.humanite.fr/article2757378,2757378


3-5 A Tagab, sous le feu des résistants...

La base française de Tagab, dans l'est afghan, est réveillée au son de ses mortiers: une unité, partie sécuriser le village de Jalokhel pour une réunion entre chefs de tribus et un officier français, est prise sous le feu nourri des résistants.

"Nous avons été pris à partie avec de la Kalachnikov, du PKM (mitrailleuse lourde de fabrication soviétique, ndlr) et peut-être du tir de précision, personne n'a été touché et on a riposté", explique un capitaine de la Légion étrangère arrivé en éclaireur avec une compagnie de chasseurs alpins.Sur la base, distante de trois kilomètres, l'écho des combats met tout le monde en alerte.

A l'entrée du QG, un panonceau annonce: "TIC en cours". Dans le jargon de l'Otan, un TIC (Troop In Contact) signale un accrochage. Il s'en produit quasi quotidiennement dans ce sanctuaire résistants.

L'accrochage se prolonge pendant trois quarts d'heure et les militaires français ripostent vigoureusement, à coups de fusils d'assaut, de mitrailleuses lourdes, de mortiers et de canon de 105. Un missile antichar Milan est tiré contre des résistants embusqués derrière un muret.

"Je pense qu'on a fait un peu de bilan (blessés ou tués, ndlr) en face", confie un soldat.

Deux heures plus tard, une nouvelle colonne de militaires français, mais aussi de gendarmes qui accompagnent des policiers afghans, se dirige vers le village.

Objectif: tenir malgré tout la choura (assemblée de notables) prévue et perquisitionner deux habitations traditionnelles d'où seraient partis les tirs des résistants.

Finalement la choura se réunit dans une salle de la mosquée de Jalokhel, en présence du colonel Vincent Pons, patron des 800 soldats français déployées dans la province de Kapisa.

"Hier soir les résistants ont distribué des tracts dans toutes les mosquées de la région disant que si les maleks (notables) participaient à la réunion, ils seraient tués", explique le "chef" de la choura. Assis en tailleur tout autour d'une pièce aux murs nus, la vingtaine de maleks présents écoutent sans broncher.

La discussion se poursuit autour de projets de construction de puits ou d'irrigation, tandis que quelques tirs retentissent au loin.

"On ne peut pas développer de projets dans ce contexte, quand je suis obligé de faire tirer mes canons, mes fusils et mes missiles", observe le colonel Pons.

Le chef des maleks salue les Français qui ont maintenu la choura dans cette "zone de guerre".

Mais personne ne s'éternise pour la photo de famille. "La dernière fois qu'on a fait ça dans une école, des roquettes ont volé au-dessus de la cour", glisse l'officier français.

A deux pas de là, les perquisitions sont effectuées sans résultat par la police afghane, sous l'oeil vigilent de ses "mentors" de la gendarmerie française.

L'opération se poursuit dans l'après-midi de l'autre côté du pont de Jalokhel, à l'entrée de la majestueuse vallée d'Alasay où les Français tirent des obus fumigènes pour désengager une section. "Un tireur (insurgé) neutralisé", annonce la radio.

La journée se terminera comme elle avait commencé, sous le feu des résistants qui profitent du désengagement des Français pour lancer une nouvelle attaque.

Dans son blindé dont les "gunners" répliquent à coups de fusil d'assaut, le colonel Pons donne ses ordres à la radio, impassible.

Les détonations claquent tout autour en rafale. Mais la colonne française parvient à se reformer et à rejoindre sa base sans dégâts. Dans le ciel, vrombissent deux hélicoptères d'attaque Tigre. L'un d'eux ouvre le feu au canon sur un bosquet. "Une journée presque ordinaire à Tagab", note le colonel Pons.

6/1

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jSGZcuv2lkHVzfPsMH0AObQlGr0A


3-6 Richard Hétu, collaboration spéciale : Se préparer aux réalités afghanes... en Indiana.

 Parallèlement à l'escalade militaire en Afghanistan annoncée récemment par Barack Obama, la Maison-Blanche a aussi décidé d'expédier de nombreux civils en renfort. Leur nombre aura triplé en un an, à la fin de janvier 2010.

Notre collaborateur a accompagné certains de ces civils au camp Atterbury, dans un décor afghan recréé en plein coeur de l'Indiana. Là où ils se préparent à leur mission dans un pays en guerre aux côtés de vrais militaires et de vrais Afghans.

À pied ou à bord de véhicules blindés, une douzaine de soldats escortent un groupe composé de civils américains et de responsables afghans. Ils se dirigent vers un marché de Kunar, une province située à la frontière des zones tribales du Pakistan, où les résistants et les combattants d'Al-Qaeda ont reconstitué leurs forces.

Ce déplacement risqué a pour but de vérifier auprès des marchands locaux les accusations de corruption formulées par un chef tribal contre le gouverneur provincial. Or, comme le groupe arrive à la hauteur des premiers étals, l'explosion d'une roquette secoue le marché, suivie de tirs d'armes légères. Des résistants attaquent.

«Tout le monde à l'abri!» s'écrie un soldat américain en entraînant le groupe dans une des échoppes.

Le bruit d'une autre explosion de roquette retentit, tandis que le premier de quatre véhicules blindés s'arrête devant l'échoppe, prenant à son bord quelques membres du groupe. Avec le départ du dernier Humvee, tous les civils américains et responsables afghans sont évacués du marché. Tous, sauf le gouverneur, qui badine maintenant avec un des marchands.

«Ha! Nous avons encore oublié le gouverneur!» s'exclame en souriant un des responsables de ce qui n'était en réalité qu'une mise en scène, dont les détails étaient connus à l'avance de tous les acteurs, à l'exception des civils américains.

Réagir aux explosions

Bienvenue à Camp Atterbury, un centre d'entraînement militaire situé dans l'Indiana, où l'armée américaine prépare ses soldats aux combats urbains. Depuis juillet, c'est également là, dans un décor afghan, que le département d'État envoie les coopérants civils avant leur déploiement à Kandahar, Helmand ou Kunar. Ceux-ci y apprennent non seulement à réagir aux explosions de roquette, à monter dans les Humvees et à distinguer les uniformes et les grades des officiers, mais également à composer avec la réalité politique, sociale et culturelle de l'Afghanistan.

La formation de ces coopérants, qui travailleront en priorité dans le domaine agricole, s'inscrit dans le cadre d'une escalade de l'effort civil des États-Unis en Afghanistan. Avant même que Barack Obama ne présente sa nouvelle stratégie pour ce pays, le département d'État avait annoncé le triplement du nombre de coopérants américains en Afghanistan, qui doit ainsi passer de 320 à un millier d'ici la fin de janvier 2010.

À ce millier de coopérants, il faudra ajouter quelque 10 000 civils afghans qui seront embauchés sur place.

«Nous allons fournir une aide qui aura un impact direct sur le secteur agricole de l'Afghanistan», a déclaré la secrétaire d'État Hillary Clinton lors d'une audition récente devant une commission sénatoriale. «Cette aide créera des emplois, réduira les revenus que les résistants tirent de la culture du pavot et éloignera les résistants du champ de bataille.»

Afghans recrutés en Virginie

Conçu par le département d'État, l'entraînement des civils à Camp Atterbury leur fait vivre durant sept jours diverses situations dans lesquelles ils risquent de se retrouver en Afghanistan, où ils seront placés sous la protection des militaires américains.

«S'ils font des erreurs, nous voulons qu'ils les fassent ici, et non là-bas», déclare le sergent Brad Staggs, un des porte-parole militaires de Camp Atterbury.

Le rôle des Afghans dans les scènes d'entraînement est joué par des immigrés recrutés dans la banlieue de Washington par Jim McKellar, un militaire à la retraite. La quête de cet ex-marine a commencé dans un restaurant afghan de Falls Church, en Virginie. Le bouche à oreille a fait le reste. La troupe de McKellar compte désormais quelque 500 acteurs afghans, dont Mohammed Pir Mohammad, un ancien diplomate qui tient souvent le rôle de gouverneur.

Dans une des scènes auxquelles La Presse a assisté cette semaine, le gouverneur a répondu aux accusations de corruption portées par le chef tribal en les retournant contre ce dernier.

«Vous n'avez jamais respecté votre engagement de cesser la culture du pavot», a-t-il dit, par l'entremise d'un interprète, en présence des coopérants américains.

«Et ne vous étonnez pas si vos jeunes ne sont pas embauchés par la police frontalière. La plupart d'entre eux sont accros à l'opium.»

Le gouverneur dit-il vrai? La question, à laquelle les coopérants n'obtiendront pas une réponse claire, lève un voile sur la complexité de la réalité à laquelle ils feront face en Afghanistan

19/12

http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/200912/18/01-932511-se-preparer-aux-realites-afghanes-en-indiana.php


3-7 La Grande-Bretagne est confrontée à un déficit budgétaire record de 199 milliards d'euros.

Le gouvernement britannique annonce une commande de 22 hélicoptères de combat Chinook à Boeing pour augmenter le soutien aérien de ses troupes en Afghanistan.

Les dix premiers appareils doivent être livrés d'ici 2013 et cette commande d'hélicoptères fera passer la flotte de Chinook de 48 à 70 appareils, a indiqué le ministère de la Defense dans un communiqué.

Le secrétaire de la Defense, Bob Ainsworth, devait annoncer dans la journée au parlement des mesures de réduction des dépenses militaires dans d'autres domaines.

La Grande-Bretagne est en effet confrontée à un déficit budgétaire record de 178 milliards de livres (199 milliards d'euros) cette année.

Selon la BBC, une base de l'armée de l'air britannique pourrait être fermée et des milliers d'emplois supprimés à la Defense.

D'autres médias ont évoqué la possibilité d'une réduction de la flotte de chasseurs Tornado et Harrier comme de celle de la Royal Navy.

Le National Audit Office (NAO), équivalent britannique de la Cour des comptes, a de son côté averti que le budget de la Defense pourrait accuser un déficit d'au moins six milliards de livres par rapport aux achats prévus d'avions, de vaisseaux et d'autres équipements.

Sur la prochaine décennie, le déficit pourrait atteindre 36 milliards de livres, soit une année de budget de la Defense au niveau actuel, en cas de gel des dépenses, a précisé le NAO.

Combler ce déficit nécessiterait une action "audacieuse" dans le cadre d'une révision stratégique de la Defense prévue après les élections législatives de 2010, a dit le chef du NAO, Amyas Morse.

15 décembre

http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE5BE08620091215


3-8 Une mission humanitaire en Afghanistan : Un jeune Breton témoigne.

29 décembre

Owen Breuil, originaire de Locquénolé, effectue actuellement une mission humanitaire en Afghanistan. Le jeune Finistérien, âgé de 29 ans, raconte son immersion dans ce pays en guerre.
Quelle est la nature de vos missions?
Je suis arrivé en Afghanistan en mai 2008. Depuis avril 2009, je suis responsable du programme «National solidarity programme»(NSP). Un programme piloté par l'organisation non gouvernementale Solidarités (*) et financé par la Banque mondiale, ainsi que par de nombreux États, sur le district de Ruyi Doab, dans la province de Samangan. Nous mettons en oeuvre des projets tels que la construction de routes, de stations micro-hydroélectriques, de réseaux d'eau, de réservoirs d'eau, de barrages, d'installation contre les inondations de printemps, de ponts
...
Quels rapports entretenez-vous avec la population?
Ici, selon l'islam et les coutumes afghanes, les invités sont sacrés, alors j'ai toujours été très bien reçu. La société afghane est régie par de nombreuses règles le plus souvent non-dites, qui, d'ailleurs, ont beaucoup de points communs avec les traditions de la paysannerie bretonne. Lorsqu'on connaît ces règles et qu'on les respecte, on est accepté et respecté.
Et avec les militaires?
En tant qu'ONG, nous n'avons pas de rapports avec les militaires, afin de garder notre neutralité et notre impartialité. Tout contact avec les forces gouvernementales ou militaires internationales serait plutôt un risque pour nous. En effet, les militaires sont directement visés par les résistants, les groupes antigouvernementaux et autres groupes armés. Il faut tout de même préciser que je travaille dans une zone «calme», où il n'y a pas de conflit ouvert.
Et plus généralement, quel regard portez-vous sur ce pays?
C'est un pays et une culture magnifiques. Si l'on s'intéresse, sans préjugés occidentaux, à cette culture complexe et riche, on en tombe amoureux. L'interprétation de l'Islam en Afghanistan est l'une des plus fondamentalistes dans le monde musulman. La culture afghane et la religion sont imbriquées de manière fusionnelle. Certes, il y a beaucoup d'interdits, mais n'était-ce pas le cas de la Bretagne au début du XXe siècle?
Vous êtes-vous déjà sentis en danger?
Le peu de fois où je me suis senti en danger, c'est lorsque je travaillais dans la Kunar. Il y avait un nombre impressionnant de militaires américains. Là, j'ai senti que j'étais au centre d'une guerre ouverte. On pouvait sentir la tension. Nous faisons très attention. Nous sommes dans une logique de prévention et ne prenons jamais de risques inutiles.
Qu'est-ce qui vous a le plus marqué?
La différence entre ce que j'ai vécu ici et la vision des gens restés en France. Certes, la guerre est présente, mais la vie continue. Les Afghans ne sont pas foncièrement contre les étrangers, comme on peut le lire dans la presse française. Le sensationnalisme est trop souvent privilégié par les rédactions. Un jour, un producteur d'oranges de la Kunar m'a dit:«Vous savez, nous, les Afghans, tout ce que nous voulons, c'est cultiver nos champs, prospérer et vivre en paix avec nos familles; nous ne sommes pas plus pour les résistants que pour les Américains, seulement certains d'entre nous désespèrent de voir la paix venir».
* www.solidarites.org

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/morbihan/afghanistan-un-jeune-breton-temoigne-29-12-2009-718646.php



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

12/01/2010

n°308 - Journal de la Lutte pour la libération du territoire Afghan - 15-12 au 10-01 : Début :- Modern Warfare 2: la guerre, c'est l'enfer.

n°308 - Journal de la Lutte pour la libération du territoire  Afghan  - 15-12 au 10-01 : Début  :- Modern Warfare 2: la guerre, c'est l'enfer.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de la Lutte pour la libération du territoire  Afghan 

n° 308 - du 15-12 au 10-01                                         C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

Tiré à part :

Trois enfants meurent chaque jour dans la guerre.

Hausse de 10% du nombre de civils tués 

Plus de 520 soldats de l'OTAN morts en Afghanistan en 2009.

Dan de Luce : Armée américaine: record de suicides pour 2009.

1 Lutte pour la libération du territoire

Détails.

L'Afghanistan en chiffre. 

2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

2-1 Afghanistan : Images, Témoignages De Vies Déchiquetées Dans La Sale Guerre De "Nécessité" D'Obama.

2-2 Pour l'armée américaine, la guerre est un jeu.

2-3 Modern Warfare 2: la guerre, c'est l'enfer

2-4 Les blogueurs militaires US en grève...

2-5 Aljazeera chaîne satellitaire arabe, la « CNN arabe ».

(Fin)  3 Les Brèves

3-1 Les troupes étrangères craignent les bombes artisanales...

3-2 Les résistants revendiquent les deux attaques contre des Occidentaux.

3-3 Le kamikaze qui a tué des agents de la CIA serait un agent double jordanien.

3-4 Les résistants empêchent l'achèvement d'un chantier crucial.

3-5 "Septentrion" : Opération d'envergure à l'est de Kaboul.

3-6 Chiens renifleurs en renfort…

3-7 Comment les États-Unis financent le mollah Omar.

3-8 Blackwater impliqué dans les opérations clandestines de la CIA.

3-9 De Crem promet aux USA: les Belges resteront en Afghanistan .!!!

3-10 Les présidents iranien et turc évoquent la situation en Afghanistan.

3-11 La « nouvelle » politique d’Obama cherchant à « faire naître un véritable Etat afghan » n’est qu’un doux rêve.

3-12 Hamid Karzaï conserve ses ministres clés.

3-13 Le gouvernement d'Angela Merkel mis en difficulté sur l'Afghanistan.

3-14 Retour d'Afghanistan, les militaires s'arrêtent à Chypre pour réduire leur stress.

3-15 Réduire le stress.

3-16 Les civils ne savent pas que des allégations de torture circulent.



L'Afghanistan en chiffre du 15-12 au 10-11/10            

 

 

 

tués

blessés

 

 

 

Usboys / Autres boys

36

 16 + X

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs

53

 25

 

 

 

Peuple Afghan

52 + X

 x

 



Tiré à part :

Trois enfants meurent chaque jour dans la guerre.

Trois enfants meurent chaque jour dans le conflit afghan, victimes des bombardements et combats de plus en plus violents entre résistants et forces occupantes, selon un rapport publié mercredi par une ONG afghane de défense des droits de l'Homme.

"En 2009, au moins trois enfants ont été tués chaque jour dans des incidents liés à la guerre", selon Ajmal Samadi, directeur de l'ONG ARM (Afghanistan Rights Monitor), cité dans le rapport : "Une forte augmentation de la guerre a fait de 2009 l'année la plus meurtrière pour eux depuis la chute du régime des résistants à la fin 2001", explique-t-il.(ndlr : soir au moins 1000 enfants).

Premières victimes de la guerre, les enfants afghans ont payé un lourd tribut en 2009, plus de 1.050 d'entre eux ayant été tués, selon d'ARM.

ARM n'a pas précisé la méthode de calcul de cette étude, ni indiqué combien d'Afghans au total sont morts en 2009 dans le cadre de la guerre contre le peuple afghan.

Fin décembre, l'ONU avait annoncé que le nombre de civils tués avait augmenté de 10% sur les dix premiers mois de 2009.

Selon la mission de l'ONU à Kaboul (Unama), 2.038 civils ont été tués entre début janvier et fin octobre, contre 1.838 sur la même période de l'année précédente.

L'ONU annoncera début janvier les chiffres globaux pour l'ensemble de l'année 2009. Ils pourraient dépasser ceux de l'année 2008, qui avait vu une hausse brutale de 40% du nombre de civils tués (2.118) par rapport à 2007.

7/1

http://www.lemonde.fr/


Hausse de 10% du nombre de civils tués 

 Le nombre de civils tués en Afghanistan a augmenté de 10% sur les dix premiers mois de 2009, a annoncé mardi à l'AFP la mission de l'ONU en Afghanistan (Unama), alors que la présidence afghane a de nouveau accusé les forces internationales de faire ‘trop’ de victimes civiles.

Selon les chiffres de l'Unama, 2.038 civils ont été tués entre début janvier et fin octobre, contre 1.838 durant la même période de l'année précédente.

Par ailleurs, 468 autres Afghans ont été tués par les forces afghanes et les troupes étrangères (Otan et coalition américaine), notamment dans des bombardements visant des résistants.

Et 166 personnes ont été tuées par d'"autres acteurs" qui n'ont pas pu être identifiées (résistants, armée, police), selon l'Unama.

29/12

http://www.romandie.com/ats/news/091229101359.r938ou7m.asp

29-12

Au cours des 10 premiers mois de 2009, 2038 civils afghans sont morts, une augmentation de 11 pour cent par rapport à la même période en 2008.

Les chiffres des Nations unies mettent également en lumière qu'environ quatre fois plus de civils afghans que de membres des troupes de la coalition sont morts en 2009.

Cette année seulement, 28 soldats canadiens sont morts en Afghanistan.

Selon un porte-parole des Nations unies, Aleem Siddique, «ces données illustrent que le conflit a un impact grandissant sur les Afghans». Il a également estimé que «le nombre de morts chez les militaires démontre que les conditions de sécurité sont difficiles».

Plus tôt cette année, la Force internationale d'assistance à la sécurité a distribué une publication à l'ensemble de ses membres demandant de mettre tout en oeuvre pour réduire les pertes civiles.(…)

Colin Perkel
La Presse Canadienne

29/12


Plus de 520 soldats de l'OTAN morts en Afghanistan en 2009.

ndlr : 35.000 soldats américains ne sont pas sous commandement OTAN...

Pour l'OTAN, l'année 2009 aura été la plus meurtrière en Afghanistan depuis l'intervention des troupes étrangères en 2002.

Les deux attaques qui ont lourdement touché les contingents canadien et américain, mercredi 30 décembre, ont encore aggravé des chiffres reflétant la détérioration de la sécurité dans ce pays.

Selon le site reconnu iCasualties.org, qui recense le nombre de victimes en Afghanistan, 520 soldats y sont morts en 2009 contre 295 en 2008. (Les mercenaires eux ne meurent jamais. !!!!!)

L'essentiel des opérations ayant visé les troupes de l'OTAN s'est déroulé dans le sud de l'Afghanistan, dans les provinces de Kandahar et d'Helmand, ainsi que dans la région est, frontalière avec le Pakistan. De l'autre côté de cette frontière, les zones tribales restent un sanctuaire actif pour l'insurrection résistantse en dépit de l'offensive de l'armée pakistanaise.

31/12

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2009/12/31/p...

http://oulmahomet.hautetfort.com/archive/2009/12/31/plus-de-500-soldats-de-l-otan-morts-en-afghanistan-en-2009.html


Dan de Luce : Armée américaine: record de suicides pour 2009.

Les suicides dans l'armée américaine vont très probablement atteindre un record en 2009, un phénomène que l'état-major a du mal à expliquer (...) et qui semble dépasser l'engagement des Etats-Unis en Irak et en Afghanistan.

«Au 16 novembre, l'armée de Terre a enregistré 140 suicides de soldats d'active, ce qui équivaut au nombre total de cas en 2008 alors qu'il reste un mois et demi avant la fin de l'année», a annoncé mardi son numéro deux, le général Peter Chiarelli qui s'attend à d'autres suicides en 2009.

«Nous pensons que nous faisons des progrès», a toutefois assuré le général, en indiquant que le nombre de suicides avait globalement baissé au fil des mois grâce à des efforts de prévention et de dépistage des problèmes psychologiques, comme le syndrome post-traumatique, ou des traumatismes cérébraux provoqués par les explosions ou les chocs violents.

«En janvier et février, nous avons recensé 40 suicides, soit près d'un tiers du nombre total cette année» et «depuis mars, la tendance générale est à la baisse à l'exception de deux mois», a-t-il souligné.

Les déploiements à répétition des forces armées en Irak et en Afghanistan depuis des années sont généralement considérés comme l'une des causes de la forte progression du nombre de suicides chez les militaires.

Toutefois, l'armée estime que le lien n'est pas forcément clair.

Elle a étudié les données recueillies sur les suicides mais n'a pas réussi à pointer de facteurs explicatifs convaincants qui seraient liés par exemple aux zones de combat fréquentées par les soldats qui se sont donnés la mort ou même aux saisons de l'année les plus propices aux suicides.

«Sur les 140 cas (recensés cette année), un tiers n'avait jamais été déployé» en zone de combat, a ainsi expliqué le général.

Seul lien à peu près établi, les soldats semblent plus enclins à se suicider après avoir quitté une base ou un poste même s'ils restent aux Etats-Unis.

L'armée se penche par ailleurs sur l'abus d'alcool, de drogue ou de médicaments, dont le taux est «plus élevé qu'il y a huit ans», comme l'a admis M. Chiarelli.

De son côté, le chef d'état-major interarmées, l'amiral Michael Mullen, a reconnu que les militaires américains subissaient le stress dû aux deux guerres que leur pays mène, en Irak et en Afghanistan, mais que les forces armées n'en étaient pas pour autant «au bord de l'effondrement».

«Je ne pense pas que nous soyons au bord de l'effondrement mais (...) je ne veux pas sous-estimer la gravité des tensions pour les soldats et (leurs) familles», a déclaré M. Mullen lors d'une communication organisée par le Wall Street Journal.

L'annonce du triste record de suicides intervient alors que le président américain Barack Obama réfléchit à l'envoi de renforts en Afghanistan où les soldats américains ont enregistré en octobre leurs pertes les plus importantes depuis le début du conflit en 2001.

Elle se produit aussi quelques jours après la tuerie de Fort Hood au cours de laquelle un psychiatre de l'armée, Nidal Hasan, qui évaluait l'état psychologique des soldats envoyés au combat et qui devait être déployé en Afghanistan, a tué 13 personnes dans une base du Texas (sud).

Le numéro deux de l'armée a indiqué que 900 spécialistes de la santé mentale avaient été engagés pour essayer d'offrir un meilleur soutien aux soldats qui en ont besoin mais que 800 autres étaient nécessaires.

Le général a aussi rappelé aux responsables de l'armée que les soldats qui feraient appel à un soutien psychologique ne devaient pas voir leur carrière en pâtir.

Dan de Luce 

Agence France-Presse

http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/200911...



1 Lutte pour la libération du territoire &  la victoire de la résistance Afghane

Pertes déclarée des occupants.

US & Isaf

15-12

Des attaques ont tué quatre soldats de la force internationale de l'Otan -deux Britanniques, un Estonien et un Américain- dans le sud du pays.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/

17-12

Une vaste opération militaire a été menée jeudi 17 décembre dans la vallée d'Uzbin.

Plus de 1 100 soldats, dont 800 légionnaires français et des commandos afghans et américains, ont mené une opération d'envergure à l'est de Kaboul.

Cellle-ci s'est déroulée dans la vallée d'Uzbin, au cours de laquelle 5 soldats des forces spéciales américaines ont été blessés.

18/12

http://www.rfi.fr/contenu/20091218-vaste-operation

19/12

"Un soldat américain a péri hier dans l'explosion d'une bombe artisanale dans le sud de l'Afghanistan", a indiqué l'Isaf sans autre précision. Le sud de l'Afghanistan, où se situent notamment les provinces de Kandahar et du Helmand, est un bastion de la résistance.
Américains.

http://www.lefigaro.fr/f

20/12

Deux soldats britannique et polonais ont trouvé la mort samedi en Afghanistan.

Le Polonais a été tué par des tirs d'armes légères lors d'une attaque des résistants dans l'est du pays et le soldat britannique a été fauché par une explosion lors d'une patrouille à pied dans la province de Helmand (sud). (Reuters/Morteza Nikoubazl)

Le soldat britannique effectuait une patrouille à pied dans le district de Nad Ali, dans la province de Helmand (sud), quand il a été fauché par une explosion, a précisé le ministère britannique de la Defense.

http://www.lexpress.fr/actualites/2/deux-soldats-britanni...

20/12

"Cet après-midi, sur l’aéroport de Kaboul (Kaboul International Airport), un sous-officier du bataillon d’hélicoptères de la Task Force La Fayette a été heurté accidentellement par le train d’atterrissage d’un hélicoptère au roulage", a déclaré le lieutenant-colonel Jacky Fouquereau.
La Task Force La Fayette désigne l'ensemble des troupes françaises en Afghanistan.
Le militaire, "sérieusement blessé", a été évacué sur l’hôpital militaire français de Kaboul et sera rapatrié en France.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/12/20/01011-200912...

22-12

Un soldat britannique a succombé à ses blessures après des combats lundi soir près de Sangin dans la province d'Helmand dans le sud de l'Afghanistan, a annoncé mardi le ministère britannique de la Defense, qui précise qu'une enquête est en cours pour vérifier les informations selon lesquelles il aurait été atteint par des tirs de son propre camp.

La veille, l'armée britannique avait annoncé qu'un soldat de la police militaire royale mort dimanche soir dans le sud de l'Afghanistan pourrait avoir lui aussi été tué par des tirs de son camp.

http://fr.news.yahoo.com/3/20091222/

23 -12

Un soldat britannique a été tué mardi dans le sud de l'Afghanistan, a annoncé mercredi le ministère de la Defense. Le soldat, qui appartenait au Régiment des parachutistes, a été tué par un engin explosif lors d'une patrouille près de la ville de Sangin, dans la province de Helmand, a précisé le ministère dans un communiqué.

http://fr.news.yahoo.com/3/20091223/t

24/12

Un soldat canadien de la Force internationale (Isaf) a été tué hier par l'explosion d'une bombe artisanale dans le sud de l'Afghanistan, a annoncé aujourd'hui l'Otan, sans donner de précisions sur le lieu de l'incident.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/12/24/01011-2009 -

25-12

Des soldats de l'Armée nationale afghane patrouillaient à pied, lorsqu'un engin explosif artisanal a éclaté.

Le lieutenant Nuttall et un soldat afghan ont été tués alors qu'un interprète a été blessé.

26/12

http://qc.news.yahoo.com/indepth/afghanistan/s/capress/091226/nationales/afghanistan_canada_strategie_1

26-12

Un soldat américain a été tué dans l'explosion d'une bombe en bordure de route vendredi dans le sud de l'Afghanistan, a rapporté l'OTAN samedi.

http://fr.news.yahoo.com/3/20091226/twl-afghanistan-usa-violences-224d7fb_2.html

28/12/

Un militaire britannique a été tué lundi par une explosion dans la province de Helmand (sud de l’Afghanistan), a annoncé le ministère britannique de la Defense.

Le soldat a été tué lors d’une patrouille dans la zone de Kajaki, où sont stationnées les troupes britanniques.

http://www.france-info.com/ressources-afp-2009-12-28

29-12

Un soldat afghan a ouvert le feu mardi sur des soldats de la Force internationale (Isaf), tuant un soldat américain et blessant deux Italiens dans l'ouest de l'Afghanistan, a annoncé l'Isaf à Kaboul.

 «Un soldat américain de l'Isaf est décédé à la suite de tirs dans l'ouest de l'Afghanistan», a déclaré l'Isaf dans un communiqué. «L'Isaf coopère avec ses partenaires afghans pour enquêter sur l'incident», précise le communiqué.

 «Le soldat qui a ouvert le feu a été blessé et a été immédiatement arrêté et est en observation à l'hôpital du campement», a précisé l'état-major italien dans un communiqué.

Agence France-Presse

29-12

http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/200912/29/01-934827

31-12

Parallèlement, cinq Canadiens ont  été tués mercredi, dans l'explosion d'une bombe dans la province de Kandahar, dans le sud de l'Afghanistan, l'une des provinces les plus dangereuses du pays. Les victimes sont une journaliste et quatre militaires.

La journaliste est identifiée par la Presse canadienne comme étant Michelle Lang, 34 ans, une correspondante de la presse médicale, pour la première fois sur le terrain en Afghanistan. Elle travaillait au "Calgary Herald" 

http://fr.news.yahoo.com/4/20091231/twl-afghanistan-canad...

31-12

Huit civils américains, travaillant probablement pour la CIA, ainsi que cinq Canadiens, 4 soldats et une journaliste, ont été tués mardi et mercredi par des kamikazes.

"Huit Américains ont été tués dans une attaque dans la région RC-East", a déclaré mercredi une responsable de l'ambassade des Etats-Unis. "RC-East" désigne la région militaire de l'est de l'Afghanistan, qui couvre 14 provinces.

Les attaques ont eu lieu sur la Base opérationnelle avancée Chapman, située dans la province de Khost, près de la frontière avec le Pakistan, a précisé la porte-parole du Pentagone, le lieutenant-colonel Almarah Belk.

Des Américains y entraînent notamment les forces spéciales afghanes.

Selon le Washington Post, "la plupart (des victimes) sont probablement des employés ou des sous-traitants de la CIA".

31 décembre

http://www.romandie.com/ats/news/091231072209.uvp1qxh2.asp

http://www.lesechos.fr/info/inter/020291595962-huit-civil...

31-12

Le 30 décembre, sept fonctionnaires de la CIA ont été tués et six autres blessés lors d'une attaque kamikaze dans une base de l'est de l'Afghanistan.

Xinghua

01/01

Un agent de renseignement jordanien, a été tué dans l’attaque kamukaze du 30 décembre sur une base secrète de l'est de l'Afghanistan et qui visait des agents de la CIA, écrit le Washington Post.

Cet attaque visait la Base opérationnelle avancée Chapman, dans la province de Khost, près de la frontière avec le Pakistan, avait tué sept fonctionnaires de l'Agence centrale de renseignement américaine, plus le militaire jordanien et fait des blessés.

Ce capitaine jordanien se trouvait en mission en Afghanistan depuis 20 jours.

Il faisait partie des services de renseignements jordaniens, le General Intelligence Department (GID), précise le Washington Post.

L'agence officielle de presse jordanienne Petra l'a identifié comme Ali bin Zeid, en déclarant qu'il avait été tué "mercredi soir en martyr dans le cadre du devoir sacré des forces jordaniennes en Afghanistan".

Le Post souligne que cette information donne un "rare aperçu d'une collaboration" entre les services de renseignement américain et jordanien, et que le régime jordanien joue un rôle accru dans la lutte contre Al-Qaïda.(…)

AP

01-01

Un militaire britannique, membre d'une unité chargée de neutraliser les bombes artisanales, a été tué aux alentours de la base de Blenheim, près de Sangin, dans la province d'Helmand", au sud du pays, hier après-midi, a indiqué le ministère de la Defense.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu

04.01.

Quatre soldats américains des forces de l'Otan ont péri dimanche dans l'explosion d'une bombe artisanale dans le sud de l'Afghanistan.

Un soldat britannique a aussi été tué dimanche dans une explosion dans le sud de l'Afghanistan. On ne sait pas s'il s'agit de la même explosion.

Xinghua

6/1

Neuf soldats de l'Isaf et quatre policiers, ont été blessés dans l'explosion d'une bombe dans la province de Nangarhar dans l'est de l'Afghanistan, annoncent des responsables allié et afghan. Un porte-parole du gouvernement provincial a précisé que les deux morts étaient des enfants.

Le porte-parole de l'Isaf, le sergent-chef Jeff Lotfin, n'a pas précisé la nationalité des soldats blessés. La plupart des militaires stationnés dans cette partie du pays sont américains.

http://fr.news.yahoo.com/4/20100106/twl-afghanistan-violence-41953f5_1.html

07-01

Un démineur français a été grièvement blessé mercredi dans l'explosion d'un obus récupéré au cours d'une opération dans la province de Kapisa où sont déployées les forces françaises, a annoncé aujourd'hui le porte-parole de l'armée française en Afghanistan.
"Un obus récupéré par les forces françaises a explosé au cours des opérations précédant sa destruction. Un démineur français a été sévèrement blessé", a indiqué le porte-parole militaire. L'incident s'est produit mercredi sur la base militaire de Nijrab, dans la province de Kapisa, à l'est de Kaboul.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/01/07/01011-20100107FILWWW00511-afghanistan-un-demineur-francais-blesse.php

09-01

Une roquette a frappé le nouveau consulat américain à Herat, dans l'ouest de l'Afghanistan, selon la police afghane.

La roquette a touché le premier étage du bâtiment, faisant voler les vitres en éclats.

La police a précisé qu'aucun employé américain ne se trouvait sur place au moment de l'attaque.

http://fr.news.yahoo.com/

09-01

Un soldat américain a été tué , et quatre autres blessés , samedi dans l'explosion d'un engin artisanal, alors qu'il accompagnait une patrouille américaine au nord-ouest de Nawa, dans la province méridionale d'Helmand, a annoncé le ministère dans un communiqué.

Le ministère avait d'abord annoncé qu'un soldat afghan avait été tué, mais a ensuite rectifié cette information en précisant qu'aucun Afghan n'avait été tué ou blessé.

 (AFP)



Résumé

24-12

Officiellement 503 soldats est le nombre de soldats des forces internationales morts en Afghanistan depuis le début de l'année, selon un décompte établi à partir du site iwww.icasualties.org.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/12/24/01011-2009 -

31-12

L'armée américaine, à elle seule, a vu le nombre de ses soldats tués dans le cadre de la guerre doubler en 2008 avec avec 311, contre 155 en 2008.

Xinghua

31-12

Côté britannique, 246 soldats britanniques ont été tués en Afghanistan depuis le début en 2001 de l'offensive occidentale.

Avec 108 soldats britanniques tués en 2009, l'année a été la plus meurtrière pour les troupes de ‘Sa Majesté’ depuis la guerre des Malouines en 1982.

Xinghua

29-12

Le Canada a perdu 138 soldats depuis le début en 2001 de l'offensive occidentale.

Cette année seulement, 28 soldats canadiens sont morts en Afghanistan.

 

Colin Perkel
La Presse Canadienne


Pertes des forces collaboratrice locales   - Province non précisée

16/12

Au moins quatorze Afghans, dont huit soldats et policiers, ont été tués hier dans plusieurs attaques à travers le pays, ont indiqué aujourd'hui les autorités afghanes.
L'attaque la plus meurtrière a eu lieu dans la la province de Kandahar (sud), a par ailleurs annoncé le ministère de la Défense.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/


n°308 - Journal de la Lutte pour la libération du territoire Afghan - 15-12 au 10-01 : (Suite) :- Modern Warfare 2: la guerre, c'est l'enfer.

n°308 - Journal de la Lutte pour la libération du territoire  Afghan  - 15-12 au 10-01 : (Suite)  :- Modern Warfare 2: la guerre, c'est l'enfer.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de la Lutte pour la libération du territoire  Afghan 

n° 308 - du 15-12 au 10-01                                         C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

1 Lutte pour la libération du territoire

Détails. (Suite)

L'Afghanistan en chiffre. 

2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

2-1 Afghanistan : Images, Témoignages De Vies Déchiquetées Dans La Sale Guerre De "Nécessité" D'Obama.

2-2 Pour l'armée américaine, la guerre est un jeu.

2-3 Modern Warfare 2: la guerre, c'est l'enfer

2-4 Les blogueurs militaires US en grève...

2-5 Aljazeera chaîne satellitaire arabe, la « CNN arabe ».

 



Détails

Kaboul

17-12

800 légionnaires français, ainsi que 200 soldats afghans et membres des forces spéciales américaines, ont mené une opération dans la vallée d'Uzbin, à l'est de Kaboul, a-t-on appris jeudi auprès du porte-parole de l'état-major des armées, le contre-amiral Christophe Prazuck.

Selon Christophe Prazuck, l'objectif de l'opération "Septentrion" était de reprendre le contrôle de cette zone. Il a affirmé que cet objectif avait été "atteint"..

http://fr.news.yahoo.com/3/20091217/twl-afghanistan-franc...


Province de Badghis

28-12

La police afghane a annoncé lundi que deux policiers ont été tués par des résistants, qui ont attaqué un point de contrôle dans l'ouest du pays.

Le porte-parole de la police nationale Raouf Ahmedi a précisé que trois autres policiers étaient portés disparus après l'attaque de samedi soir, dans le district de Qadis, dans la province de Badghis.

28/12

http://fr.news.yahoo.com/3/20091228/twl-afghanistan-viole...


Province de Baghlan (nord)

23/12

Le sénateur Mohammad Younus, plus connu sous le nom de Shirin Agha, sénateur de la province de Baghlan, a été tué dans le nord de l'Afghanistan, ont indiqué  le ministère de l'Intérieur et le gouverneur local

Mohammad Younus, rentrait chez lui quand l'’incident’ s'est produit vers 2h30 locales près de la ville de Pul-i-Khumri, a précisé Mohammad Akbar Barikzai, le gouverneur de la province.

"Le sénateur et son chauffeur ont été malheureusement tués et une troisième personne a été blessée", a-t-on ajouté.
La police se trouvait sur cette route pour tendre une embuscade à des résistants qui étaient censés quitter la ville proche.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/12/23/01011-200912...


Province de Kandahar (sud)  

15-12
Quatre soldats afghans ont été tués dans deux attaques distinctes dans l'est et dans la province de Kandahar (sud), a par ailleurs annoncé le ministère de la Défense.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/

24/12

 Une attaque kamikaze a fait jeudi huit morts et cinq blessés à Kandahar, dans le sud de l'Afghanistan, a annoncé un haut responsable de la police.

Le résistant a fait sauter les explosifs qu'il avait sur lui et dans sa carriole tirée par un cheval lorsque des policiers qui le suivaient lui ont intimé l'ordre de s'arrêter, a expliqué le chef adjoint de la police provinciale, Salez Ahmad Shairzad.

L'explosion s'est produite vers 19H15 à l'extérieur de la direction provinciale du ministère de la Santé et d'un hôtel dans lequel séjournent des étrangers, a-t-il ajouté.

"Cinq des personnes tuées étaient assises dans une voiture à proximité", les trois autres étaient des passants, a précisé le responsable.

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5ghl9ux2woyD2qAecc6WkBd2ZaIrA


Province de Kunar (est de l'Afghanistan)

27-12

Au moins dix résistants ont été tués dimanche soir dans le district de Narang, a rapporté le chef de la police de la province de Kunar

28/12

http://fr.news.yahoo.com/3/20091228/twl-afghanistan-viole...


Province de Khost (sud-est)

07-01

Le gouverneur de la province de Khost et six personnes ont été blessés jeudi par une bombe enfouie dans un tas d'ordure, a annoncé le ministère de l'Intérieur.

http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-41329100@7-6...


Province de Koundouz,

5-1

Quatorze résistants ont été tués hier soir par leurs propres explosifs dans la province de Kunduz, dans le nord de l'Afghanistan.
"La bombe a explosé pendant qu'ils étaient en train de fabriquer un véhicule piégé", a annoncé le chef de la police de la province.

http://www.lefigaro.fr/


Province de Nangarhar(orientale)

6/1

Deux civils ont été tués, et quatre policiers, ont été blessés dans l'explosion d'une bombe, annoncent des responsables allié et afghan.

Un porte-parole du gouvernement provincial a précisé que les deux morts étaient des enfants.

http://fr.news.yahoo.com/4/20100106/twl-afghanistan-viole...

06-01

Quatre policiers afghans ont été tués dans l'explosion d'une bombe artisanale au passage de leur véhicule.

http://www.romandie.com/


Province d'Oruzgan (sud de l'Afghanistan)

17-12

Un kamikaze a blessé jeudi cinq soldats afghans et quatre chefs collaborateurs dans la province d'Uruzgan, dans le centre du