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26/11/2009

n° 300 - journal de l'Afghanistan - du 07-11au 25-11 -Suite : - Selon un rapport du Congrès US, La guerre en Afghanistan a dépassé celui en Irak en matière d'intensité.

journal de l'Afghanistan 

n° 300 - du 07-11au 25-11

C.De Broeder & M.Lemaire


Sommaire.

3 Politique

2) occupants 

Guantanamo

1 Au jour le jour

Pas de délai pour la fermeture de Guantanamo.

Obama a déclaré mercredi qu'il n'arrêterait pas une nouvelle date pour la fermeture de la prison militaire de Guantanamo, tout en souhaitant une fermeture l'année prochaine.

L'administration Obama ne pourra pas respecter la date annoncée de janvier 2010 que le nouveau président avait arrêtée lors de son arrivée à la Maison Blanche. Barack Obama a déclaré dans une interview sur la chaîne Fox News avoir réalisé que les choses bougeaient plus lentement à Washington qu'il ne le pensait.

Selon le président américain, la date de fermeture de Guantanamo dépendra de la coopération avec le Congrès.

Environ 220 personnes sont toujours emprisonnées sur cette prison américaine située à Cuba.

(ap)

18-11

http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/24090867


Prisons, exactions & torture

USA: les photos des sévices infligés par l'armée américaine pas publiées

Le secrétaire américain à la Defense Robert Gates a interdit la publication de 44 photos de soldats américains infligeant des sévices à des détenus en Irak ou en Afghanistan, en vertu d'une loi adoptée fin octobre par le Congrès, selon des documents judiciaires.

Dans une lettre envoyée à la Cour suprême des Etats-Unis, dont l'AFP s'est procuré copie mardi, le gouvernement Obama explique que, "le 13 novembre, le secrétaire (Gates) a personnellement exercé l'autorité qui lui a été dévolue par la loi à propos de 21 photographies dont le sort est devant la Cour suprême et de 23 autres, identifiées dans un arrêt de cour d'appel".

Prises entre le 11 Septembre 2001 et le 22 janvier 2009, les photos décrivent en effet "le traitement infligé ou subi par des personnes engagées ou détenues après le 11-Septembre par les forces armées américaines hors des Etats-Unis".

"Leur publication mettrait en danger les citoyens américains, membres des forces armées ou employés par les Etats-Unis, déployés hors du territoire", précise encore le gouvernement, citant la décision de M. Gates.

"Nous sommes déçus (...), ces photos constituent une part importante de nos archives historiques et sont capitales dans le débat en cours sur les responsabilités" dans les mauvais traitements subis par les prisonniers en Irak et en Afghanistan, a estimé dans un communiqué l'Association de defense des libertés civiles (ACLU).

C'est cette association qui, au printemps 2009, avait obtenu en justice la publication des photos.

Alors que le Pentagone semblait prêt à les rendre publiques, le 13 mai, le président Barack Obama avait bloqué toute parution des photos, estimant qu'elles risquaient d'"attiser encore davantage les sentiments anti-américains et d'exposer nos soldats à un danger plus grand".

Le gouvernement avait alors saisi la Cour suprême pour qu'elle interdise la publication. Mais le Congrès est allé plus vite et a ajouté, à l'unanimité fin octobre, une clause à la loi sur le budget de la Sécurité intérieure, donnant autorité au secrétaire à la Defense de refuser de publier ce type de photos, s'il peut certifier qu'elles mettraient en danger des Américains.

Dans sa lettre, le gouvernement Obama explique que la plus haute juridiction des Etats-Unis n'a plus besoin d'examiner la question.

(AFP / 17 novembre 2009 17h15)

http://www.romandie.com/ats/news/091117161542.5t7tkhcs.asp

http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/23927017



2) Otan-Isaf

Rasmussen

13-11

Début novembre, le secrétaire général de l'Otan Anders Fogh Rasmussen a exhorté les pays membres de la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) en Afghanistan à réfléchir à une aide supplémentaire à ce pays sur le plan "militaire, financier et civil".
Les Etats-Unis et leurs alliés ont entamé une opération armée sur le territoire de l'Afghanistan après les attentats terroristes du 11 septembre 2001 à New York.

13/11

http://fr.rian.ru/world/20091113/185497521.html

 

Rasmussen s'attend à des renforts de troupes "substantiels"

 Le secrétaire général de l'Otan Anders Fogh Rasmussen a estimé mardi qu'une augmentation "substantielle" du nombre de troupes en Afghanistan devrait être annoncée rapidement, dans le cadre d'une stratégie de transfert de la sécurité aux Afghans à partir de 2010.

Lors d'un discours devant l'Assemblée parlementaire de l'Alliance atlantique, réunie depuis vendredi à Edimbourg (Ecosse), M. Rasmussen a expliqué qu'il s'attendait à un accord sur des renforts "dans quelques semaines".

L'Otan devrait décider une "approche pour contrer les résistants, avec une augmentation substantielle des forces" sur le terrain, a-t-il déclaré, alors que le président américain Barack Obama doit se prononcer prochainement sur une demande de ses généraux d'envoyer des dizaines de milliers de soldats en renfort.

"Je suis persuadé que nous pouvons, et nous devrions, commencer l'an prochain à transférer aux forces afghanes plus de responsabilités de premier plan en matière de sécurité", a-t-il déclaré.

"Nous le ferons de façon coordonnée, quand c'est possible, et cela nous permettra d'évoluer progressivement vers un rôle de soutien" et non plus seulement de combat, a-t-il fait valoir.

Ces propos interviennent au lendemain d'un discours de politique étrangère du Premier ministre britannique Gordon Brown, qui a plaidé pour la mise en place d'un calendrier fixant le début du transfert de ces pouvoirs, district par district, dès l'an prochain.

M. Brown a proposé d'organiser début 2010 à Londres une conférence internationale destinée à mettre au point cette stratégie, considérée par la presse comme un premier pas vers un calendrier de retrait des troupes.

De telles mesures sont "à la fois réalistes et réalisables", a estimé M. Rasmussen. "Mais elles ne peuvent pas être faites à l'économie. En effet, si on veut en faire moins à l'avenir, il faut en faire plus aujourd'hui".

Selon lui, les forces de l'Otan déployées en Afghanistan ont connu "de réels succès" contre le réseau terroriste Al-Qaïda.

Toutefois, "si on devait partir et tourner le dos à l'Afghanistan, Al-Qaïda reviendrait en un éclair", a-t-il prévenu. Tous ceux qui pensent le contraire "sont déconnectés de la réalité", selon lui.

M. Rasmussen s'exprimait devant quelque 260 parlementaires de 28 pays membres de l'Otan, ainsi que des délégués de Russie, Ukraine, Géorgie, Israël, Australie, Japon et Corée du sud, réunis à Edimbourg.

AFP / 17 novembre

http://www.romandie.com/ats/news/091117110207.wpdme0rh.asp

http://www.rtlinfo.be/info/monde/europe/287037/afghanistan-vers-des-renforts-de-troupes--substantiels--selon-rasmussen/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed:%20RTLInternational%20(RTL%20Info%20-%20%20Monde)



Les alliés

3 UE

16-11

Les ministres européens de la Défense et des Affaires étrangères sont réunis à Bruxelles pour évoquer la situation politique en Afghanistan. Le représentant de l'ONU dans le pays, le ‘diplomate’ norvégien Kai Eide, faisait le point sur les efforts du président Hamid Karzaï pour former son gouvernement, selon une porte-parole de l'UE.

Les Vingt-Sept n'ont pas l'intention de revenir sur leur engagement en Afghanistan, mais font pression sur le président afghan pour qu'il mette fin à la corruption.

Le gouvernement afghan a d'ailleurs lancé lundi une nouvelle unité de lutte contre la corruption et le crime. Des responsables du gouvernement ont promis que cette nouvelle tentative, la troisième du genre, avait davantage de chances de succès en raison du soutien de la communauté internationale et d'une réelle volonté de réussir.

Plusieurs responsables afghans ont insisté sur leur volonté de mener à bien ce combat. "La corruption est le cancer qui détruit la vie de la population", a souligné le ministre de la Justice Mohammad Sarwar Danish.

http://fr.news.yahoo.com/



Les organisations mondiales

Amnesty International

Karzaï doit s’engager en faveur du respect des droits humains en Afghanistan.

Amnesty International a exhorté le président Hamid Karzaï nouvellement réélu à la tête de l’Afghanistan à donner la priorité, lors de son deuxième mandat, aux droits humains et à la primauté de la loi pour renforcer la stabilité et la sécurité dans le pays.

« Des Afghans de différentes parties du pays continuent de nous dire qu’ils souffrent d’une gouvernance défaillante, de la corruption endémique, d’une justice inapte et de l’absence de respect de la légalité et des droits humains, a déclaré Sam Zarifi, directeur du programme Asie-Pacifique d’Amnesty International. Tous ces éléments n’incitent pas la population à soutenir le gouvernement et ses alliés internationaux. »

Amnesty International a souligné que la récente élection présidentielle avait été entachée par les atteintes aux droits humains commises par les candidats et l’augmentation des attaques des résistants contre les civils.

 19 novembre

http://www.hns-info.net/spip.php?article20426 



Dans le monde

Allemagne

Angela Merkel veut prolonger son déploiement militaire en Afghanistan.

Le gouvernement allemand d'Angela Merkel a décidé mercredi de prolonger d'un an son très impopulaire déploiement militaire en Afghanistan, a-t-on appris de source gouvernementale.

Cette décision conforme à l'accord entre conservateurs et libéraux qui forment la coalition issue des législatives de septembre doit encore être approuvée par le parlement, qui sera appelé à se prononcer le 13 décembre.

La nouvelle coalition gouvernementale a décidé de maintenir, pour le moment, à 4.500 le plafond maximum de soldats susceptibles d'être déployés en Afghanistan, où 35 soldats de la Bundeswehr sont morts depuis 2001.

Le contingent allemand est le troisième plus important au sein de la force internationale de quelque 100.000 hommes, dont 65.000 sous commandement de l'Otan, mais ses alliés souhaitent un accroissement de cette force.

Berlin, avait prévenu Mme Merkel dans une récente interview, n'envisage pas de reconsidérer le nombre de soldats déployés pour cette mission avant la tenue d'une conférence internationale sur l'Afghanistan prévue pour le début 2010.

Jusqu'à la conférence "nous maintiendrons notre mandat au niveau de ce que nous avons actuellement", a-t-elle déclaré au journal Frankfurter Allgemeine Zeitung.

La conférence internationale visera "à définir avec le nouveau gouvernement afghan un calendrier pour la formation de soldats et de policiers", avait-elle ajouté.

Le Premier ministre britannique Gordon Brown a proposé de tenir cette conférence en janvier à Londres alors même que les Etats-Unis s'interrogent sur l'opportunité de renforcer leur contingent dans l'Indoukouch.

Le ministre allemand de la Defense, Karl-Theodor zu Guttenberg, s'entretiendra de la question afghane lors de rencontres mercredi avec son homologue français Hervé Morin à Paris, et jeudi avec son homologue américain Robert Gates à Washington.

La Bundeswehr est déployée à Kaboul et dans le nord relativement bien contrôlé du pays, et Berlin résiste aux pressions de l'Otan pour déployer en permanence des renforts dans le sud où les combats contre les résistants sont plus meurtriers à un moment où cette mission est de plus en plus critiquée en Allemagne.

Par ailleurs, un mandat approuvé par le parlement en juillet concernant l'envoi de soldats allemands à bord d'avions-radar Awacs pour aider à surveiller l'espace aérien afghan ne sera pas renouvelé, ces avions n'ayant jamais pu être déployés, a-t-on appris de même source.

Les Awacs ont été envoyés à Konya, en Turquie, d'où ils devaient assurer des rotations au-dessus de l'Afghanistan, mais l'Azerbaïdjan et le Turkménistan ont refusé d'autoriser le survol de leur territoire.

Le gouvernement s'est également prononcé en faveur du renouvellement pour six mois de la participation militaire à la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul).

AFP

18 novembre

http://www.romandie.com/ats/news/091118102531.02e3b3ki.asp


France

 Kouchner juge "très prometteur" le discours d'investiture de Karzaï(…)

Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner, en Afghanistan jeudi pour l'investiture du président Hamid Karzaï, s'est félicité des déclarations de ce dernier, notamment sur la lutte contre la corruption.

"Le président a toute la légitimité née des urnes quand même, quelles que soient les péripéties pour en arriver là," a déclaré Bernard Kouchner à l'Associated Press sur la base militaire de Tora, dans le district de Surobi, 50 kilomètres à l'est de Kaboul, au pied de l'Hindou Koush.

"Il faut se féliciter de son discours d'aujourd'hui (...) en particulier concernant la lutte contre la corruption" et les efforts en vue d'une meilleure gouvernance, avec notamment la création d'un secrétariat général, a-t-il ajouté. "Tout ça paraît quand même très prometteur".

"Ce qui est très nouveau" dans le discours de Karzaï, "c'est cette date fixée qu'on n'attendait pas, de deux ans, pour que l'armée afghane prenne en charge la sécurité du pays", a ajouté Bernard Kouchner. Il a estimé que ce calendrier était "une base de réflexion suffisante".

Le ministre a par ailleurs exclu toute "augmentation de troupes françaises": "je pense que pour cette région (...) nos soldats sont en nombre suffisant

19/11

http://fr.news.yahoo.com/3/20091119/twl-afghanistan-france-karzai-kouchner-fcd69a8_2.html

 

Christophe Kantcheff   : Les plus gros bobards de Nicolas Sarkozy.

Finance, pouvoir d’achat, médias, écologie : voici un échantillon des contrevérités proférées par le Président

Afghanistan : « Je continuerai de rapatrier nos forces spéciales »
Le 26 avril 2007, dans l’émission « À vous de juger » sur France 2, Nicolas Sarkozy déclare : « La présence à long terme des troupes françaises dans cet endroit du monde [Afghanistan] ne me semble pas décisive. Le président de la République [Jacques Chirac] a pris la décision de rapatrier nos forces spéciales et un certain ­nombre d’éléments. C’est une politique que je poursuivrai. »
Le 7 novembre 2007, le président Sarkozy assure lors d’une visite officielle à Washington que la France restera engagée militairement en Afghanistan « aussi longtemps qu’il le faudra ». Le 26 mars 2008, il annonce devant le Parlement britannique un renforcement à venir de la présence militaire française. Le 3 avril 2008, le président Sarkozy déclare lors du sommet de l’Otan à Bucarest que la France enverra 700 hommes supplémentaires qui s’ajouteront aux 2 200 militaires français déjà déployés. Le 5 août 2008, la France prend le commandement « tournant » de la région de Kaboul. Le 22 septembre 2008, le Parlement français autorise la prolongation de l’intervention des forces armées. En janvier 2009, les premiers drones français de type opératif sont mis en place sur le théâtre afghan.

Christophe Kantcheff   
12 novembre


Grande-Bretagne

17-11

La question afghane s'est récemment invitée avec force au sein des débats politiques en Grande-Bretagne. L'enlisement du conflit et l'importante hausse du nombre de morts parmi les soldats britanniques en Afghanistan suscitent de plus en plus d'inquiétudes dans les rangs de l'opinion publique du Royaume-Uni.

Un sondage, publié dimanche par le journal dominical "The Independent on Sunday", a montré que 71 pc des Britanniques sont en faveur d'un retrait, d'ici un an, des quelques 9.000 soldats de leurs pays déployés en Afghanistan.

http://www.aufaitmaroc.com/fr/actualite/monde/article/londres-appelle-a-lintegration-des-combattants-résistants-au-sein-de-la-societe-afghane/

 

Sondage en Grande Bretagne.

"Il est impossible de gagner la guerre en Afghanistan" affirment 64 % des personnes interrogées lors d'un sondage, soit 6 % de plus que le sondage réalisé par l'institut ComRes en juillet.

Un sondage de l'institut YouGov indiquait jeudi dernier que 57 % des Britanniques ne croyaient pas en la victoire en Afghanistan, 35 % souhaitaient un retrait immédiat des troupes et 38 % un retrait "rapide". Selon The Gardian la culture de pavot et le trafic de la drogue en Afghanistan ont augmenté après l'occupation de ce pays et malgré les slogans des pays occidentaux dans la lutte contre les narcotrafiquants, les indices montrent que les Occidentaux sont eux-mêmes impliqués dans la culture de pavot et le trafic de la drogue.

La situation des forces étrangères en Afghanistan dont 2009 est l'année la plus meurtrière pour elles, est toujours ambiguë.

14-11

 http://french.irib
http://www.alterinfo.net/notes/Sondage-en-Grande-Bretagne-au-sujet-de-l-Afghanistan_b1705167.html

 

Une majorité croissante de Britanniques pour un retrait.

Une majorité croissante de Britanniques sont favorables à un retrait de leurs troupes d'Afghanistan dans les douze mois, indique un sondage publié dimanche par the "Independent on Sunday". Le contingent britannique est actuellement fort de 9000 hommes, le deuxième en importance derrière celui des Etats-Unis.
Dans ce sondage réalisé par l'institut ComRes, quelque 71% de personnes interrogées déclarent qu'elles soutiendraient un retrait programmé des forces britanniques dans les douze mois. 47% jugent que l'envoi supplémentaire de soldats en Afghanistan accroît la menace terroriste en Grande-Bretagne.
Environ 1000 personnes ont manifesté contre la guerre en Afghanistan, en défilant samedi dans le centre d'Edimbourg (Ecosse) où se tient l'Assemblée parlementaire annuelle de l'Otan.
La guerre a fait 232 morts parmi les troupes britanniques depuis le lancement des opérations en 2001.
Le Premier ministre britannique Gordon Brown a annoncé vendredi qu'il tentait de persuader les alliés de l'Otan et en dehors de l'Alliance atlantique de déployer environ 5000 soldats supplémentaires en Afghanistan, en plus d'éventuels renforts américains.
Le Premier ministre s'est engagé à envoyer 500 soldats supplémentaires en Afghanistan à condition que d'autres membres de l'Otan fassent un effort similaire.
Le sondage de l'institut ComRes a été réalisé auprès de 1007 adultes qui ont été interrogés par téléphone entre le 11 et le 12 novembre.
16/11
(ats / Romandie News)

http://www.alterinfo.net/notes/Une-majorite-croissante-de-Britanniques-pour-un-retrait_b1706043.html

 

"Il est temps de quitter l'Afghanistan"

09.11

Le 8 novembre marquait au Royaume-Uni le Remembrance Day, journée d'hommage aux soldats du Commonwealth morts au combat. A cette occasion, l'hebdomadaire relance le débat sur l'engagement britannique en Afghanistan. Dans une une sur fond noir, il explique que "cette guerre est mal menée, impossible à gagner et contre-productive. Nous devons maintenant préparer un retrait, graduel et en bon ordre, de nos troupes valeureuses au prestige intact." Depuis le début de l'opération, en 2001, 232 soldats britanniques sont morts en Afghanistan.

http://www.courrierinternational.com/breve/2009/11/09/il-est-temps-de-quitter-l-afghanistan

 

A Londres, le vent a tourné

Longtemps considérées comme une guerre “juste”, les opérations sur le territoire afghan sont désormais remises en cause par l’opinion publique.

En Grande-Bretagne, l’Afghanistan a généralement été considéré comme une guerre “juste”.

Si l’invasion de l’Irak a été entachée de doute, à cause des manipulations du renseignement, d’une planification brouillonne et de violations des droits de l’homme, la mission en Afghanistan était auréolée de vertu.

Mais, alors qu’il ne reste aujourd’hui que très peu de soldats de la Couronne en Irak, ils sont 9 000 en Afghanistan. Le centre d’attention a changé et la guerre “juste” se complique.
C’est en partie dû aux pertes importantes enregistrées cet été (plus de 200 tués au total depuis 2001). Dans le même temps, les buts de guerre deviennent plus flous.

L’objectif mis en avant par le gouvernement – la nécessité de protéger la ­Grande-Bretagne contre le terrorisme – semble désormais douteux. Certains arguments parmi les plus convaincants en faveur d’un maintien sur place, comme les conséquences d’un retrait sur nos relations avec les Etats-Unis et sur le moral tant de nos forces armées que des terroristes islamistes, sont relativement peu abordés en public.

Dans le même temps, le climat économique pousse les Britanniques à remettre en question la sagesse de ces ambitions militaires. Aux yeux de beaucoup, l’Afghanistan passe aujourd’hui pour être un ­mauvais choix plutôt qu’une guerre nécessaire.
Voilà pourquoi l’attitude de la ­Grande-Bretagne vis-à-vis de la guerre est faite ­d’hésitations et de contradictions. Les ­Britanniques sont absolument convaincus que leurs forces armées sont les meilleures du monde. Pourtant, les engagements militaires que le folklore populaire invoque avec le plus de ferveur sont des missions de noble résistance plutôt que des offensives. Le souvenir de la Seconde Guerre mondiale, parangon de l’héroïsme guerrier britannique, est dominé par la retraite de Dunkerque et le courage de Londres durant le Blitz. Ce curieux mélange de belligérance et de susceptibilité défensive se retrouve chez toutes les nations impérialistes. Dans le cas de la Grande-Bretagne, cette tension est probablement liée à la géographie. Pour l’essentiel, la Manche l’a protégée des invasions et de la sauvagerie qui ont ravagé l’Europe continentale. Mais, en même temps, la Grande-Bretagne a été affectée par les tumultes de l’Europe bien plus directement que l’Amérique et a subi des traumatismes beaucoup plus profonds, surtout lors des massacres de la Première Guerre mondiale. On assiste apparemment à une résurgence de l’instinct de conservation né de ce traumatisme.
Ce subtil basculement n’a pas encore atteint les hautes sphères de la politique. Nick Clegg, chef de file des libéraux-démocrates, a eu le cran d’exprimer ses inquiétudes face à la stratégie, aux ressources et aux perspectives de la campagne en Afghanistan, alors que d’autres ne les abordent qu’en privé. Les conservateurs ont grommelé à propos des trucages flagrants des élections afghanes. Par crainte de se faire traiter d’antipatriote, aucun homme politique de renom n’appelle à un retrait. Du moins, pas encore. Quoi qu’il en soit, la guerre et les opinions qu’elle suscite s’orientent dans cette direction. Peut-être approchons-nous de la fin de l’ère de la guerre en Grande-Bretagne.

http://www.courrierinternational.com/article/2009/09/17/a-londres-le-vent-a-tourne

 

La guerre en Afghanistan est vitale pour stopper Al-Qaïda, selon Gordon Brown.(…)

Le Premier ministre britannique Gordon Brown va défendre lundi dans un discours la guerre en Afghanistan, en argumentant sur le fait que cette campagne empêche qu'Al-Qaïda ne trouve un asile sur dans ce pays. D'après le cabinet du premier ministre, Gordon Brown va utiliser son discours annuel de politique étrangère au banquet du Lord Maire de Londres pour affirmer qu'"il a été fait, avec succès, et prévu plus de choses cette année pour démanteler Al-Qaïda que toute autre année depuis l'invasion du pays en 2001".

D'après les extraits du discours diffusés à l'avance, Brown devrait signaler qu'Al-Qaïda, forcée de se replier d'Afghanistan au Pakistan depuis la chute des résistants, pourrait y revenir si les troupes alliées quittaient le pays.

"Nous sommes en Afghanistan parce que nos jugeons que si les résistants reprennent le pouvoir, Al-Qaïda ou d'autres organisations auront de nouveau un environnement favorable depuis lequel opérer" devait déclarer le premier ministre.

http://fr.news.yahoo.com/3/20091116/twl-gb-afghanistan-brown-fcd69a8_2.html

 

Gordon Brown n'a été applaudi qu'une seule fois

Nb Ndlr : la publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue des auteurs mais doit être vu comme information.

Cherchant à convaincre une opinion publique plus en plus sceptique que sa sécurité dépend du conflit afghan, le Premier ministre britannique Gordon Brown a consacré la quasi-totalité de son discours annuel de politique étrangère lundi à une defense de l'engagement de Londres en Afghanistan. "Cette coalition n'a pas l'intention de devenir une armée d'occupation", a-t-il ajouté. Il a proposé la tenue d'une conférence internationale sur l'Afghanistan à Londres en janvier 2010, afin notamment de mettre sur pied un "calendrier clair" de retrait et de transfert du contrôle de la sécurité aux Afghans débutant en 2010, avec un "cadre politique global dans lequel la stratégie militaire puisse s'inscrire".

Les trois-quarts des complots terroristes mis au jour en Grande-Bretagne ont leur origine en Afghanistan, a-t-il jugé, rappelant à ses auditeurs le souvenir des attentats du 7 juillet 2005 dans les transports en commun londoniens, qui ont traumatisé le pays et portaient la marque d'Al-Qaïda: "Je veux dire clairement que ce n'est qu'en nous opposant à la menace terroriste à sa source que nous pouvons défendre correctement nos côtes", a-t-il lancé.

Selon lui, les responsables du renseignement voient l'occasion d'infliger "des dégâts significatifs et durable à Al-Qaïda". "Méthodiquement et patiemment, nous sommes en train de désorganiser et paralyser la direction d'Al-Qaïda", a-t-il déclaré, expliquant que sept des principaux dirigeants du groupe terroriste avaient été tués depuis janvier 2008. "Nous ne devons pas permettre que ce processus s'inverse via un repli ou via l'irrésolution", a-t-il ajouté.

Son discours intervenait au jour de l'hommage funèbre de deux soldats tués en Afghanistan, et quelques heures après l'annonce d'un nouveau décès.

Et la controverse bat son plein, proches des soldats, députés et même membres du gouvernement travailliste jugeant que les soldats ont été envoyés au front sans suffisamment d'équipement.

Gordon Brown n'a été applaudi qu'une seule fois au cours de son discours, lorsqu'il a salué le "courage et le professionnalisme de nos forces armées".

http://fr.news.yahoo.com/3/20091116/twl-gb-afghanistan-brown-fcd69a8_3.html


Grèce

La Grèce reste en Afghanistan et refuse de quitter Kaboul…

Le Conseil gouvernemental de la Defense et des Affaires étrangères (KYSEA) s'est réuni vendredi sous la présidence du premier ministre, Georgios Papandréou, en vue des sessions majeures à venir de l'UE et de l'OTAN, et adopté des décisions unanimes concernant les thèses grecques relatives à la présence de la Grèce - au plan politique et militaire - dans des missions internationales placées sous l'égide du Conseil de sécurité de l'ONU.

Comme l'a annoncé le ministre de la Defense, Evanghelos Vénizélos, lors d'une conférence de presse, le KYSEA a décidé la prorogation en 2010 de la participation de la Grèce avec une frégate à l'opération "Atlanta" de l'UE pour la lutte contre la piraterie, la prorogation en 2010 de la participation de la Grèce avec une unité de la flotte et des vols d'avions de combat à l'opération de l'OTAN "Active Endeavour" pour la lutte contre le terrorisme, ainsi que l'exercice du commandement à partir de 2012 de la Force de réaction rapide de l'OTAN qui aura pour QG le 3e Corps d'armée.

Concernant le contingent grec en Afghanistan, le gouvernement grec a décidé, en prenant en compte la totalité des facteurs intervenant sur la scène internationale et les forces en présence, que le Bataillon de composition spéciale (TES) de 122 hommes, composé d'une compagnie du génie, de deux groupes de cadres du service sanitaire et d'un groupe d'appui et de sécurité, restera en place à Kaboul, en maintenant en vigueur la restriction nationale, le financement à hauteur de 3 millions d'euros du Fonds de réorganisation de l'armée afghane, étant donné que la partie grecque n'aura pas de frais de déplacement de son bataillon. Notons que la Grèce a déjà contribué pour 600.000 euros à l'initiative franco-britannique pour les hélicoptères de l'ISAF et pour 800.000 euros à l'initiative hongroise de mettre sur pied un groupe de réorganisation.

Par ailleurs, la Grèce enverra 19 formateurs supplémentaires qui intègreront la structure atlantique - qui auront la protection de l'Alliance - pour l'entraînement du 201e Corps de l'Afghanistan, la prise en charge du commandement de l'aéroport de Kaboul pour la période avril-octobre 2010 avec 53 cadres, ainsi que l'envoi jusqu'à deux groupes de 8 hommes de personnel sanitaire, si l'ISAF le demande, afin de servir dans des hôpitaux alliés.

Le KYSEA a donc rejeté le déplacement du bataillon grec (TES) de Kaboul à Herat, voir à Farah, une région encore à plus haut risque, comme il avait été envisagé à partir d'une décision en janvier 2009, faisant valoir que même les conditions requises à être mise en place n'étaient toujours pas réunies aujourd'hui.

13 novembre

http://www.info-grece.com/modules.php?name=News&file=article&sid=4992


Japon

Le Japon promet 5 milliards de dollars d'aide(…)

Le gouvernement japonais a annoncé mardi accorder une aide de 5 milliards de dollars sur cinq ans à partir de 2010 pour aider à la reconstruction de l'Afghanistan, ravagé par la guerre. Cette décision a été prise lors d'un conseil des ministres.

Le gouvernement de centre-gauche a par ailleurs décidé d'octroyer une aide de deux milliards de dollars au Pakistan voisin, ont rapporté les médias.

Le Premier ministre japonais Yukio Hatoyama devrait révéler les détails de son plan lors de la visite du président américain Barack Obama, vendredi et samedi à Tokyo, a indiqué l'agence de presse Jiji.

Le nouveau gouvernement, qui a mis fin en septembre à un demi-siècle de règne des conservateurs au Japon, a annoncé qu'il cesserait en janvier 2010 la mission navale de ravitaillement dans l'Océan Indien en soutien à la coalition internationale engagée dans la lutte en Afghanistan. Il a promis en échange d'aider à la reconstruction de ce pays, qui est au coeur de la lutte contre le terrorisme engagée par l'administration américaine.

Selon la télévision publique NHK, l'aide servira notamment à encourager les résistants à retourner à la vie civile, à financer la transformation de la capitale Kaboul, à payer les policiers afghans et à soutenir le développement agricole.

Le Japon n'enverra cependant aucun soldat des Forces d'autodefense sur le terrain, a assuré l'agence Jiji.

Lorsqu'il était encore dans l'opposition, le Parti Démocrate du Japon de M. Hatoyama avait fustigé la mission de ravitaillement dans l'océan Indien, en dénonçant la participation de la marine japonaise à "une guerre américaine".

(ats / 10 novembre 2009 03:55)

http://www.romandie.com/infos/ats/display2.asp?page=20091110035518250172019048000_brf009.xml 


Nouvelle Zelande

La Nouvelle-Zélande va envoyer trois véhicules blindés en Afghanistan …

La Nouvelle-Zélande compte envoyer trois véhicules blindés légers et leurs équipages en Afghanistan pour appuyer les troupes d'élites.
Le gouvernement néo-zélandais a affirmé que ces véhicules blindés fourniront une protection pour les 71 soldats du SAS (Special Air Service), l'unité des troupes spéciales contre les bombes en bordure de route, a rapporté vendredi Radio New Zealand.
D'après le ministre de la Defense, Wayne Mapp, les véhicules blindés légers stationneront en Afghanistan pour fournir une protection renforcée aux personnels contre les bombes en bordure de route, qui figurent parmi les plus graves menaces en Afghanistan.
Les troupes font un travail difficile dans un environnement dangereux et le gouvernement s'est engagé à leur fournir ces équipements nécessaires, a précisé le ministre.
Ces véhicules sont armés d'un canon de 25mm et de deux mitrailleuses.

13/11

Source: xinhua

http://french.people.com.cn/International/6812586.html


Pologne

La Pologne présente sa stratégie afghane

Le ministre polonais de la Defense, Bogdan Klich, a présenté jeudi les six priorités sous- tendant la stratégie gouvernementale pour la mission polonaise en Afghanistan.
M. Klich a indiqué que les priorités sont la sécurité civile, la poursuite du dialogue politique avec les autorités afghanes, l'aide humanitaire et au développement, les opérations militaires, la formation de l'armée et de la police afghanes, et l'aide à l'administration locale et l'équipement supplémentaire pour le contingent.
M. Klich a révélé que la stratégie est toujours discutée au ministère des Affaires étrangères. Une fois prête, elle sera présentée au Premier ministre, a rapporté l'agence de presse polonaise PAP citant M. Klich.
Le ministre a indiqué que le gouvernement suppose que "la présence en Afghanistan est un élément de la présence de l'ensemble de l'Alliance de l'Atlantique Nord dans ce pays".
"Nous reconnaissons que nous devrions nous laisser guider par le principe selon lequel, bien que nous ne sommes pas entrés en Afghanistan ensemble, nous devrions quand même sortir de ce pays ensemble", a souligné M. Klich.
La Pologne, qui est responsable ‘de la sécurité’ dans la province afghane de Ghazni, a déployé près de 2 000 soldats en Afghanistan, dans le cadre de la force multinationale dirigée par l'OTAN, (ISAF).

13/11

Source: xinhua

http://french.people.com.cn/International/6812083.html


Russie 

19-11

Une délégation russe conduite par le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov est arrivée jeudi à Kaboul afin de participer à la cérémonie d'investiture du président Hamid Karzaï, rapporte le correspondant de RIA Novosti.
M.Lavrov s'est entretenu  avec le président afghan élu pour un nouveau mandat et lui a remis un message de félicitations de la part du président russe Dmitri Medvedev.
Le chef de la diplomatie russe est accompagné par l'ancien ambassadeur russe en Afghanistan Zamir Kaboulov.
Les chefs de la diplomatie des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne, de la France, de l'Italie, du Canada, de la Turquie, de l'Allemagne, de la Lituanie, des Emirats arabes unis et de la Suède prendront part à la cérémonie d'investiture de M.Karzaï.
Les présidents du Pakistan et du Tadjikistan, les vice-présidents de l'Inde et de l'Iran, le secrétaire général du Conseil de l'UE, ainsi que le secrétaire général de l'OTAN sont également attendus à Kaboul.

RIA Novosti

http://fr.rian.ru/world/20091119/185524610.html



Les voisins

Pakistan - Extension de la guerre

Turquie

Le président turc prône une aide tous azimuts à l'Afghanistan.

Le président turc Abdullah Gül s'est prononcé lundi à Istanbul en faveur d'une aide économique et militaire à l'Afghanistan jusqu'à ce que les autorités afghanes soient en mesure d'assurer par elles-mêmes la sécurité, rapportent les medias turcs.
Lors d'une rencontre avec son homologue afghan Hamid Karzaï en marge du sommet de l'Organisation de la conférence islamique (OCI), Abdullah Gül a pointé la nécessité d'une lutte conjointe contre le terrorisme, notamment contre Al-Qaïda.
"Nous y sommes présents (en Afghanistan, ndlr) pour empêcher la propagation du terrorisme dans toute la région et à travers le monde, et pour ne pas laisser l'Afghanistan se convertir en +havre de paix des terroristes+", a annoncé le président turc, avant de rappeler qu'un contingent militaire turc opérait en Afghanistan au sein de la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF).
En outre, le chef de l'Etat turc a affirmé que suite à l'élection présidentielle au terme de laquelle M. Karzaï a été reconduit dans ses fonctions, l'un des objectifs principaux de l'Afghanistan était de former au plus vite un gouvernement capable de résoudre les problèmes du pays et d'unir la société.

RIA Novosti

9 novembre

http://fr.rian.ru/world/20091109/185474590.html



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

25/11/2009

n°6 - dossiers du 11-09 n°6 - 24-11 - Début - Les "conspirationnistes" sont-ils anti-américains ? Ont-ils raison d’utiliser la stratégie du doute ?

n°6 - dossiers du 11-09 n°6 - 24-11 -  Début -  Les "conspirationnistes" sont-ils anti-américains ? Ont-ils raison d’utiliser la stratégie du doute ?


dossiers du 11-09 n°6 du 24-11

C.De Broeder & M.Lemaire

 



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Vidéo : 11septembre 2001 : un jeudi noir.

1-2 L’avion, n’a pas pu frapper le Pentagone.

2 Dossiers

2-1 Franco Fracassi : Financement du 11 Septembre: « Nous avons la preuve ».

2-2 Van Jones, qui réfutait la version officielle du 11/09/2001 = Limogeage.

Suite

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

3-1 11 septembre 2001 - Les "conspirationnistes" sont-ils anti-américains ? Ont-ils raison d’utiliser la stratégie du doute ?

3-2 11 septembre 2001: les médias se contentèrent de quelques témoignages sur la présence d'un avion à basse altitude dans le ciel d'Arlington.

3-3 Les théories des risques et l’écroulement des Tours du W.T.C.

Fin

4 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4-1 Erosion de nos libertés.

4-2 « les Etats-Unis n’ont jamais cessé de soutenir Ben Laden jusqu’au 11-Septembre».

5Annexe

5-1 Thomas Michael Corcoran : Al-Qaida préfère-t-il le Pakistan et l’Afghanistan à l’Amérique?

 



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Vidéo : 11septembre 2001 : un jeudi


1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Vidéo : 11septembre 2001 : un jeudi noir.

http://www.dailymotion.com/video/xag646_11-septembre-2001-un-jeudi-noir-de_news?from=rss

 

1-2 L’avion, n’a pas pu frapper le Pentagone.

11 septembre 2001 : Enquête indépendante auprès des témoins officiels qui ont vu le fameux avion du Pentagone : L’enquête indépendante auprès des personnes qui, d’après les autorités, ont vu l’avion du Pentagone prouve que cet avion, qu'ils ont effectivement vu et dont ils ont parlé à la commission officielle sur le 11 septembre, n’a pas pu frapper le Pentagone.

Leur témoignage est une preuve absolue que le gouvernement américain nous ment effrontément à propos du 11 septembre 2001.

Jusqu’à quand ?

http://mai68.debithost.net/spip/spip.php?article487

http://mai68.org/index1.htm



2 Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

2-1 Franco Fracassi : Financement du 11 Septembre: « Nous avons la preuve ».
Des informations inédites, par le journaliste d'investigation Franco Fracassi
L'association française loi 1901 d'information francophone sur le 11 Septembre ReOpen911 organise en France métropolitaine aux mois de mars, avril et mai 2009 une tournée de projections/débats du documentaire italien ZÉRO –

Enquête sur le 11 Septembre.

Le député européen Giulietto Chiesa a été à l'origine du projet du film. ZÉRO a été brillamment accueilli au festival de cinéma de Rome en 2007 et projeté en février 2008 au Parlement européen pour illustrer la demande d'une Commission d'enquête indépendante sur le 11 Septembre.

C'est le journaliste d'investigation et documentariste italien Franco Fracassi qui a réalisé le film.

Parmi d'autres intervenants, tous deux participent aux débats qui suivent les projections dans des salles combles de plusieurs grandes villes en France (Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux, etc.). Dans cette interview réalisée le 14 mars 2009 par Dante Ricci pour un journal local, Franco Fracassi présente le film ZÉRO - Enquête sur le 11 Septembre et dit posséder des éléments de preuve concernant le financement des attentats du 11 Septembre, que lui et son équipe ont recueillis lors de l'investigation qui a débouché sur le documentaire.
Dante Ricci : Vous êtes journaliste de formation, quel est votre parcours ?
Franco Fracassi : J´ai longtemps travaillé, durant seize ans précisément, comme journaliste de guerre sur différents conflits internationaux. J´ai ensuite mené différentes investigations journalistiques, notamment sur
la Russie, pays dans lequel j´ai vécu un temps. J´ai réalisé beaucoup de reportages sur ce pays. J´ai fait pas mal de reportages également sur la mafia, ses liens avec les services secrets...

D.R. : Des dossiers plutôt « chauds »...

F.F : Comme vous dites, oui. J´ai décidé ensuite de passer à la réalisation de films documentaires.
D.R: Pourquoi vous êtes-vous intéressé aux attentats de New York ?
F.F : Le journalisme n´est pas un métier comme les autres. Il y a quelque chose de l´ordre de la mission. Un peu comme un curé, si vous voyez... Le plus important pour un journaliste est de contribuer à la fabrication d´une conscience populaire honnête et sincère. Les journalistes ont le devoir de poser, toujours, des questions sur la vérité officielle qu´on leur livre. Ils doivent se poser ces questions et transmettre ensuite à l´opinion des faits précis. Or que s´est-il passé après les attentats du 11 Septembre ? Eh bien, tous les journalistes, tous ou presque, ont cessé de se poser ces questions. Ils ont accepté comme telle la thèse officielle, sans demander aucune preuve complémentaire. L´idée est bien de croire à quelque chose, à une vérité, mais à quelle vérité ?

C´est ça la question ! Et sur quelle base...
D.R. : Quand vous est venue cette interrogation ?
F.F : J´ai toujours pensé, par expérience, que la vérité sur ce type de sujet n´est pas forcément celle que l´on veut bien nous dire. La vérité, par définition, n´est pas toujours fidèle aux apparences. Parfois, elle est un peu différente, parfois elle est même très différente. Sur les attentats de New York, tout m´est apparu affreusement simple, trop simple.. Trois jours seulement après les attentats, trois jours seulement après le plus grand attentat de l´histoire, voilà qu´on nous livre cette vérité sur un plateau. Par expérience, je sais que ce n´est pas possible. Tous les amateurs de romans policiers savent que lorsqu´il y a un crime, et là il y a eu un énorme crime, il convient de chercher à qui profite le crime pour ensuite trouver le coupable. Un crime oui, mais pourquoi et pour qui ? Ben Laden a-t-il profité des attentats du 11 Septembre ? peut-être... mais il n´est certainement pas le seul ! Il y a eu d´autres personnes qui ont largement profité de ces attentats, celles-là mêmes qui, ensuite, se sont revendiquées comme victimes de ce crime...
D.R. : En France, se poser des questions sur le 11 Septembre, c´est interdit ! Est-ce la même chose en Italie, ton pays d´origine ?
F.F : Oui et non.
D.R. : En France, c´est « mal »...
F.F : En Italie, ce n´est pas « mal », non... La politique italienne est alignée sur la politique européenne de ce point de vue. De l´extrême gauche à l´extrême droite, tous les partis politiques italiens ont pourtant accepté cette thèse officielle. Les grands journaux et les médias aussi. Mais au même moment, de nombreux ouvrages sont sortis, édités par de grandes sociétés d´édition, de nombreux matériels ont été publiés avançant d´autres hypothèses.
D.R. : Il y a donc eu, en Italie, ce travail de contre-enquête...
F.F : Oui, pour la bonne et simple raison que nous y sommes habitués depuis « les années de plomb ». Durant les années 70, de nombreux attentats ont été perpétrés en Italie, des attentats qui ont fait des dizaines de morts, et on a constaté, avec le recul et l´expérience, que ces attentats n´avaient pas été forcément menés par ceux à qui on _ les médias et les politiques _ les avait attribués plus tôt. La manipulation politique et médiatique, en Italie, on connaît ça depuis quelques années... En Italie, on pense qu´il existe toujours une autre vérité que celle qui se situe derrière la version que l´État veut bien présenter. Après les attentats du 11 Septembre, de nombreuses émissions de télé ont évoqué ce sujet, et à chaque fois, elles réunissaient des millions de téléspectateurs. Les Italiens ont toujours été très intéressés par ce sujet.
D.R. : À New York vit une forte communauté italo-américaine, touchée en partie par les attentats, cela a-t-il influé sur les événements ?
F.F : Je ne crois pas, non, car les Italiens n´ont rien à faire des autres Italiens qui vivent ailleurs. Ce travail de contre-enquête vient surtout de notre histoire récente.
D.R. : À quel moment vous êtes-vous décidé à enquêter sur le 11 Septembre ?
F.F : En 2004.
D.R. : Avez-vous rencontré des soucis particuliers lors de vos enquêtes ?
F.F : Non, pas du tout. Les soucis sont intervenus lorsque nous terminions le film, nous n´avons en effet trouvé aucun distributeur pour s´occuper du film.
D.R. : Personne ne vous a mis en garde ?
F.F : Non.
D.R. : Vous avez dû lire le livre de Thierry Meyssan, L´Effroyable imposture...
F.F : Oui. Le livre s´est beaucoup vendu en Italie, il sort actuellement en poche. Thierry Meyssan est très connu chez nous.
D.R. : En France, on l´a traité de « terroriste » !
F.F : Alors qu´en Italie, c´est quelqu´un de très respectable et de très connu. Pourquoi ?
D.R. : On l´a dit pro-Arabe, paranoïaque, avec la thèse du complot américano-sioniste...
F.F : Ah bon ?
D.R. : Thierry Meyssan avance ses propres thèses. Selon lui, ces attentats ont été imaginés et organisés par les néo-conservateurs américains au pouvoir, aidés par le complexe militaro-industriel et par les services secrets américains...
F.F : En ce qui nous concerne, nous n´avançons aucune thèse, et ce, pour différentes raisons. J´ai toujours pensé qu´un journaliste ne devait pas donner « sa propre version », son travail se limitant à livrer des faits, à retranscrire une réalité. Les faits, il doit les trouver en enquêtant. Quand tu produis un travail journalistique, tu dois être prêt à remettre en cause tes propres idées. Donc, il ne faut pas avoir d´idées préconçues avant.
D.R. : Vous avez lu son livre ?
F.F : Oui.
D.R. : Qu´en avez-vous pensé ?
F.F : Ce livre propose des choses intéressantes, mais j´ai l´impression qu´il « force » aussi d´autres choses, d´autres idées qui ont pris le dessus sur les premières analyses autour des Tours ou du Pentagone notamment. Ensuite, Thierry Meyssan mélange un peu tout. Quand tu as des arguments controversés aussi forts que ceux-là, moins tu prends de positions politiques ou idéologiques, mieux tu peux défendre ton travail. Je crois que Meyssan avait quelque chose à dire qui allait au-delà de son enquête journalistique.
D.R. : Mais il n´a jamais défendu l´idée d´être un journaliste, il a toujours dit « Voilà ma conviction » sur les faits...
F.F : Justement, d´après moi, ce que l´on pense n´est pas le plus important, car tout le monde pense des choses différentes. Jamais ce que l´on pense ne constitue une preuve, non ?
D.R. : Vous le rejoignez sur certains points. Visiblement, les tours ne se sont pas effondrées par la simple percussion des deux avions. Vous parlez d´explosions à la base des deux Tours...
F.F : Tout à fait, mais avant de l´affirmer, nous essayons de vérifier les preuves... Le film ne reconstitue que 5 % du travail d´investigation que nous avons mené. 95% de notre travail n´est pas montré dans le film. Nous avons mené un grand nombre d´entretiens pour vérifier ce que nous disons. Pour les tours en question, nous avons enquêté en vérifiant la version officielle. Nous avons rencontré un scientifique que l´on voit dans le film, qui a travaillé sur le rapport officiel publié par l´Administration américaine ensuite. Il nous a affirmé que le travail de
la Commission était « faux » et qu´il avait été « manipulé ». Nous avons ensuite recherché des témoignages directs. Les témoignages sont importants dans l´élaboration de la vérité, parce que par définition, ces gens se trouvaient dans les tours...

Les témoignages que nous relatons disent qu´ils ont vu d´autres choses dans les tours que ce que rapporte la version officielle... dont William Rodriguez [le portier principal de la tour nord qui sauva 200 personnes - Ndlr] qui a été désigné héros national par le gouvernement américain. Nous avons rencontré Steven Jones, un physicien reconnu qui a notamment élaboré la théorie de la fusion froide. Steven Jones s´est penché sur les tours et personne n´a écouté sa version des faits qui est très différente de la version officielle. Nous avons enquêté à Rome, dans un laboratoire qui mène des recherches sur la fission nucléaire. Nous avons rencontré des scientifiques internationaux qui étaient étrangers au 11 Septembre. Nous les avons interrogés sur le matériel officiel, les thèses validées par la Commission d´enquête officielle. Ils ont mené un vrai travail scientifique et nous ont livré ensuite leur interprétation, voilà les faits que nous livrons.
D.R. : Vous maintenez donc que des explosifs ont été placés sur la base des deux tours jumelles ?
F.F : Oui...
Sur l´attaque du Pentagone, vous rejoignez la thèse de Thierry Meyssan selon laquelle jamais aucun Boeing ne s´y est écrasé....
F.F : Oui. Sur les vidéos qu´a transmises le Pentagone, on ne voit aucune trace de débris d´avions... On ne voit rien. Mais nous sommes allés plus loin, nous avons enquêté sur le système de défense propre au Pentagone, qui a été pris au dépourvu ce jour-là, nous avons enquêté aussi, et on ne le voit pas dans le film, auprès de Barbara Honegger, une journaliste réputée aux États-Unis, c´est elle qui a mis à jour le scandale de l´Irangate notamment. Barbara Honegger travaille actuellement pour le Pentagone justement. Elle est responsable de la communication du Pentagone. Eh bien, Barbara Honegger a pu rencontrer, dans le cadre de son nouveau poste, tous les intervenants du Pentagone et elle a eu accès à tous les documents internes de la maison. Elle a eu accès à la propre enquête que le Pentagone a mandatée en interne sur cette attaque. Qu´a dit Barbara Honegger suite à son propre travail d´investigation ? Elle a dit que tout le monde s´est posé les mauvaises questions au sujet de l´attaque du Pentagone, car l´important n´était pas de savoir ce qui était tombé sur le Pentagone, un avion de chasse, un missile ou un Boeing, mais bien de comprendre ce qui s´était passé à l´intérieur même du Pentagone, ce qui n´est pas la même chose. Dans l´enceinte même du Pentagone, on le voit très bien sur toutes les vues aériennes du bâtiment, on voit qu´il y a cinq anneaux constitutifs en partant du centre du Pentagone. La « chose » qui a percuté le Pentagone a donc détruit les trois premiers anneaux, le 5ème, le 4ème, et le 3ème. Or, la plupart de ceux qui sont morts au Pentagone durant l´attaque ont été tués dans le premier anneau du Pentagone, ce qui n´avait rien à voir avec l´attaque.
D.R. : De quoi sont-ils morts alors ?
F.F : Toutes les horloges internes du Pentagone se sont arrêtées précisément à 9 h 32. Les horloges internes s´arrêtent automatiquement en cas d´explosion. Or l´impact sur le Pentagone est arrivé à 9 h 37, donc 5 minutes après. Tous les témoignages de gens qui se trouvaient alors à l´intérieur de l´ édifice ont ensuite relaté une odeur de cordite. Ce sont des témoignages concordants. La cordite est un matériel important qui intervient dans la fabrication des bombes. Et on retrouve chez certains témoins l´utilisation du terme « bombe » pour relater les faits. Les rapports internes du Pentagone parlent d´une bombe, mais pas le rapport officiel de la commission d´enquête.
D.R. : Sur les vidéos, on voit nettement Donald Rumsfeld, patron du Pentagone, faire « le brancardier »...
F.F : Eh oui (rires)... Car à ce moment précis, tout le monde ignore ce qui se passe dans le ciel, Rumsfled devait s´occuper de la défense du pays et on le voit aider à transporter les blessés... C´est ahurissant. Il aurait dû se trouver à un poste de commandement, et non devant le Pentagone à transporter les blessés. Brancardier, ce n´est pas son métier, si ?
D.R. : La thèse officielle parle de l´écrasement d´un Boeing d´une ligne régulière. Si ce Boeing ne s´est pas écrasé sur le Pentagone, qu´est-il devenu avec ses passagers ?
F.F : Je l´ignore. Cependant, jamais personne n´a vu les corps des passagers, même pas les familles des victimes. Les familles ont su qu´il s´agissait de leurs parents grâce aux tests ADN, mais à aucun moment ils n´ont eu accès aux corps des victimes. Les corps ont été reconnus grâce aux empreintes ADN, mais personne ne les a vus.
D.R. : Cet avion a bien existé ?
F.F : Oui, tout à fait. Les passagers ont bien pris cet avion. Qu´est-il devenu ? Je n´ai pas de réponse. Où est-il passé ? Sont-ils morts ? Ou vivants ?
D.R. : Vous parliez du système de défense du Pentagone, en théorie, aucun avion ne peut franchir une ligne invisible située autour du Pentagone...
F.F : Aucun avion ne peut transpercer cette ligne sauf si on l´autorise à passer...
D.R. : Vous ne parlez pas du 4ème avion qui s´est écrasé quelque part...
F.F : Non. Nous avons enquêté sur cet avion, mais il nous apparaissait compliqué d´intégrer de manière simple et lisible le scénario de ce 4ème avion. On s´aperçoit que le film fonctionne sans ce 4ème avion et qu´il dure déjà 1 h et 45 minutes...
D.R. : Vous parlez ensuite des terroristes. Vous affirmez que sur les 19 terroristes morts et présentés par le gouvernement américain, 6 sont encore vivants et vivent toujours au Proche-Orient...
F.F : Oui (rires).
D.R. : Si, officiellement, ils sont morts, ils ne peuvent pas être vivants !
F.F : (rires)... C´est vrai. Nous les avons retrouvés nous aussi, mais ils ont refusé de témoigner. On comprend pourquoi...
D.R. : Vous les avez rencontrés personnellement?
F.F : Ce qui est sûr, c´est qu´ils existent et qu´ils sont bien vivants. Nous en avons rencontré un précisément. Et cette personne, nous pouvons en témoigner, elle vit toujours. Les cinq autres ont été retrouvés par différents médias locaux qui ont témoigné de leur existence. On ne les a pas rencontrés, mais ils existent. C´est un fait.
D.R. : Visiblement, ces terroristes étaient connus et surveillés par les services secrets américains ?
F.F : Et en plus, ils faisaient tout pour ne pas se cacher... Si vous devez prendre un avion en otage, vous essayez d´être discret, non ? (rires). Leur comportement est pour le moins étrange. On a comme l´impression que ces gens-là ont tout fait pour se rendre visibles aux yeux du plus grand nombre, comme pour, a posteriori, justifier de leur existence. Comme s´il fallait que le public sache qu´ils ont réellement existé. Comme si leur existence entrait dans le cadre d´une histoire... C´est notre hypothèse.
D.R. : Al-Qaïda, d´après vous, n´a jamais existé en tant que telle. Cette organisation est la création des services secrets américains et anglais...
F.F : Beaucoup de gens croient en Al-Qaïda, ce n´est plus une fiction actuellement, c´est évident, mais l´organisation terroriste, celle dont nous parlent les médias, n´a jamais existé. C´est autre chose. Dans chaque pays, on trouve des mouvements terroristes. Chaque organisation travaille de son propre côté. Ensuite, elles revendiquent leur appartenance à Al-Qaïda, c´est un peu comme une franchise...
D.R. : Une sorte de « Benetton » du terrorisme ?
F.F : C´est un peu ça, oui. Il y a Al-Qaïda et tous les groupuscules qui se trouvent dans différents pays. Ces groupuscules se revendiquent ensuite d´Al-Qaïda, mais l´organisation terroriste en tant que telle n´existait pas.
D.R. : Ben Laden existe-t-il vraiment ?
F.F : (rires)...Oui, je peux dire qu´il existe, lui. Mais est-ce qu´il est encore vivant, ça, je l´ignore.
D.R. : Dans le film, vous dites qu´on ne le retrouvera jamais...
F.F : Tant que le mythe existe, on a des raisons de le combattre, oui. Reconnaissez que la façon dont lui et le Mollah Omar ont fui d´Afghanistan est plutôt comique, non ? Il aurait fui sur un cheval blanc et le Mollah Omar sur une mobylette... (rires).
D.R. : On sait que les services secrets français ont envoyé des messages d´avertissement, à l´été 2001, à leurs confrères américains. Un journaliste français, J. Dasquier [NdR: il s´agit de Guillaume Dasquié], a été placé en garde à vue pour avoir révélé cette information.
F.F : Tous les services secrets étrangers ont averti leurs confrères américains. Savez-vous même que les services secrets de l´Azerbaïdjan ont averti
la CIA ? On se croirait dans le film Borat (rires...). Tout le monde savait qu´il y avait ce risque d´attentat, curieusement, sauf les services secrets américains.
D.R. : Combien de temps vous a pris la réalisation de cette enquête ?
F.F : Deux ans et demi.
D.R. : Qui a financé le film ?
F.F : Le film a coûté précisément 650.000 euros. Le film a été produit par une petite société indépendante que nous avons montée avec mon associé. Nous avons lancé une souscription en Italie qui a regroupé plus de 2000 personnes et donateurs. C´est grâce à cette souscription que nous avons pu financer le film. Le film leur appartient aussi. Tout cela est très contractuel.
D.R. : Vous utilisez Dario Fo comme narrateur principal...
F.F : Il est Prix Nobel de Littérature, quand même ! C´est une figure incontournable de la scène culturelle européenne et mondiale. Dario Fo est connu dans le monde entier. C´est pourquoi nous avons pensé immédiatement à lui, d´autant qu´il parvient à être très didactique, il met beaucoup de fougue dans ce qu´il dit. Il a beaucoup de talent... C´est un homme de théâtre très respecté.
D.R. : Que s´est-il passé lorsque vous avez recherché des distributeurs ?
F.F : Personne n´a voulu distribuer le film ! En Italie, nous avons démarché tout le monde, toutes les sociétés de distribution, du coup, nous avons dû créer notre propre société de distribution.
D.R. : Pourquoi personne n´a-t-il été intéressé ?
F.F : On nous a dit qu´on avait bien travaillé, mais... le sujet visiblement était trop brûlant... Curieusement, la société [Piemme - Ndlr] qui a acheté les droits de distribution en DVD en Italie est une société qui appartient au groupe Berlusconi. Alors que tous les médias du groupe Berlusconi nous ont attaqués lorsque le film est sorti... Paradoxal, non ? D´un côté, il nous attaque, de l´autre il vend le DVD.(rires), c´est incroyable, non ? Nous avons fait une émission sur
La Cinq, une chaîne du groupe Berlusconi... mais il n´a pas voulu la diffuser... Allez comprendre (rires)...
D.R. : Votre film a été diffusé lors du Festival du cinéma de Rome ?
F.F : En 2007, oui. Notre film a été celui qui a accueilli le plus grand nombre de spectateurs ! En deux jours de vente de billets seulement, il a été complet. Trois autres projections ont été ajoutées pour accueillir toutes les demandes du public... La presse italienne nous a commentés, comme toutes les télévisions. Ensuite, le film a été présenté dans d´autres festivals d´Amérique latine, il a toujours été très bien accueilli.
D.R. : Et en France ?
F.F : Aucune grande société n´a voulu le distribuer. Du coup, la distribution est assurée par l´association Reopen911. Le tabou est plus grand ici, j´ai l´impression. La plus grande diffusion a été assurée en Russie et dans l´ensemble des anciens pays soviétiques. Puis au Moyen-Orient. On a même retransmis le film sur la première chaîne russe, la diffusion a fait tout de même 35 millions de spectateurs, un record pour cette chaîne ! Ensuite, ils ont vendu le DVD à des centaines de milliers d´exemplaires ! Dans le monde arabe, Al Jazeera l´a diffusé sur son antenne, le film a recueilli plus de 10 millions de téléspectateurs...
D.R. : Et aux États-Unis ?
F.F : (rires)...Le film est sorti en salle uniquement à San Francisco ! (rires). Le DVD est vendu uniquement à San Francisco, c´est comme ça. Il faut savoir aussi que iTunes a acquis les droits de sa diffusion Internet aux États-Unis.
D.R. :
La France reste-t-elle imperméable aux thèses contestataires ?
F.F : Je ne sais pas pourquoi, parce qu´habituellement les journalistes français travaillent très bien.
D.R. : Au fond, personnellement, quelle est votre thèse, sachant que dans le film vous ne présentez aucune thèse?
F.F : À qui profite le crime? Ça, tout le monde s´en est rendu compte...
D.R. : Le complexe militaro-industriel américain?
F.F : Pas uniquement. Je ne pense pas que le 11 Septembre ait été organisé exclusivement par une organisation américaine ni par l´Administration américaine... Il y a beaucoup de gens et de sociétés dans le monde qui ont profité du 11 Septembre. Ce sont eux qui ont organisé ces événements. Ces gens et ces sociétés se trouvent en Amérique, bien sûr, mais aussi en Arabie Saoudite, en Angleterre, au Pakistan... Il ne s´agit pas précisément des pays, mais des intérêts privés, financiers, industriels, militaires ou économiques, agissant dans tous ces pays.
D.R. : Vous rejetez l´idée que le 11 Septembre serait une organisation des services secrets américains ?
F.F : Oui, pour moi ça ne tient pas, c´est autre chose. Probablement, il y a au sein des services secrets américains des gens qui ont participé à tout cela, oui. Dans l´Administration américaine, des gens ont certainement participé à cela, il y a aussi dans les milieux militaires américains, au Pentagone, des gens qui y ont participé, mais aussi dans d´autres services étrangers. Il faut savoir que l´argent ayant financé les attentats provient directement du gouvernement de l´Arabie Saoudite. Ils ont payé 10 milliards de dollars pour cela. Nous avons la preuve, nous avons les chèques, les traces bancaires, qui confirment tout ceci.
D.R. : Vous parlez de l´implication directe du gouvernement saoudien ?
F.F : Oui.
D.R. : À qui a-t-il versé cet argent ?
F.F : C´est là où les circuits se compliquent. On a retrouvé l´argent à
la Bank of New York, mais il est bloqué par un procureur américain [Ndlr: Robert M. Morgenthau]. Ensuite, le maire de l´époque, Rudy Giuliani, intervient directement pour faire débloquer l´argent qui part vers l´Europe, on le retrouve sur le compte d´un citoyen allemand qui réside en Suisse, qui a un passé de nazi et qui s´est, depuis, converti à la religion musulmane, il possède même une banque en Italie. Vous voyez, tout devient complexe. Cet individu récupère l´argent saoudien en provenance de New York, puis le redistribue en partie en Bosnie, qui, à l´époque, est encore en conflit, et au Kosovo pour soutenir les mouvements de résistance islamiques. Une partie de cet argent va également en Afrique pour inonder d´autres mouvements terroristes.. Enfin, une autre partie de cet argent retourne aux États-Unis, à Houston exactement, là où l´on retrouve la société Enron, qui sera au centre d´un énorme scandale financier. C´est de différents comptes bancaires d´Enron que provient l´argent qui est ensuite utilisé par les terroristes sur le sol américain [1] !
D.R. : Vous avez les preuves de ce que vous avancez ?
F.F : Nous avons la trace du passage de cet argent et des différents chèques émis, oui. Ce n´est pas une thèse, ce sont des faits prouvés.
D.R. : Des intérêts internationaux seraient donc au centre de cette manipulation. Mais concrètement, comment tout ceci se met-il en place ?
F.F : Des plans ont été concrètement rédigés et validés par ces gens depuis le milieu des années 90.
D.R. : Thierry Meyssan parle, lui, d´un complot strictement américain pour mettre la main sur le pétrole...
F.F : Ce n´est pas faux non plus. Mais ce n´est qu´une partie de l´ensemble. Pour comprendre toute la portée du 11 Septembre, il faut avoir une analyse globale. Le 11 Septembre n´est pas un événement strictement américain. C´est un événement mondial dont les répercussions sont internationales. Depuis le siècle dernier, on a eu seulement deux événements de portée mondiale et globale. Le G8 de Gênes, en juillet 2001, et le 11 Septembre en 2001. Ce sont deux choses complètement différentes, mais elles vont exactement dans le même sens. Elles contribuent à la même logique. Avec le 11 Septembre, on aboutit à une économie de guerre, au monde du terrorisme. [Avec] le G8 à Gênes, on aboutit à la fin du mouvement anti-globalisation. À Gênes, on a complètement ouvert les portes au marché et aux multinationales. Les multinationales n´ont plus aucune limite et elles parviennent à imposer leur propre idée du marché. Les deux événements sont liés puisqu´ils aboutissent finalement à la crise mondiale que l´on constate aujourd´hui.
D.R. : Cette crise n´est-elle pas, au fond, une bonne nouvelle pour repartir de zéro justement !
F.F : (rires) Le monde ne fonctionne pas comme ça...
D.R. : Ça bouge au niveau des paradis fiscaux par exemple...
F.F : Le monde est plus compliqué que ça, je crois...
D.R. : Votre thèse nous amène à penser qu´à un moment donné, des gens issus de l´Administration américaine acceptent l´idée de sacrifier 3000 personnes sur leur propre sol...
F.F : Et d´après vous, qu´est-ce qui s´est passé à Pearl Harbor ? Où est le problème ? À Pearl Harbor, c´étaient des Japonais, à New York, ce sont des Arabes... tout simplement. Si vous passez une annonce dans un journal quelconque « recherche volontaires pour tuer 3000 personnes contre des milliards de dollars et le pouvoir mondial absolu »... Pensez-vous que vous ne trouverez personne pour répondre favorablement à votre annonce ? Il faut faire tomber nos propres tabous. Beaucoup de gens n´ont rien à faire du décès de 3000 personnes ! Plus de 5000 soldats américains sont morts en Irak ! Des centaines de milliers d´Irakiens sont morts ! Des dizaines de milliers de soldats américains sont morts au Vietnam ! Qui s´en soucie? Jusqu´à preuve du contraire, aucun parent de la famille Bush n´est mort en Irak... À partir du moment où aucune personne proche de ces gens n´est tuée sur place, ils n´en ont rien à faire !
D.R. : Votre objectif aujourd´hui ?
F.F : Nous voulons, avec ce film, ouvrir la pensée des gens, apprendre à recommencer à penser librement sans barrières. Les médias ont arrêté de penser sur le 11 Septembre et ils ont entraîné avec eux l´ensemble de la population. Il faut donner des clés, des éléments précis et réels, pour que les gens se remettent à réfléchir. Chaque personne est différente, chacun peut avoir son libre arbitre par rapport à notre film, c´est normal, mais il ne faut plus s´arrêter de penser. Pour cela, il faut des éléments concrets, des preuves. Ce film apporte des éléments. En ce qui nous concerne, nous travaillons sur un sujet qui est la conséquence du 11 Septembre.
D.R. : Quel sujet ?
F.F : Nous travaillons sur Al-Qaïda. Nous menons une enquête sur le mouvement de Ben Laden. Nous espérons avoir les moyens financiers pour mener à bien cette enquête.
D.R. : L´association ReOpen911 milite pour une réouverture de l´enquête sur les attentats de New York. Qu´en pensez-vous ?
F.F : J´aimerais qu´il y ait une enquête honnête et indépendante, mais, au fond de moi, je doute qu´il y en ait une un jour... Je crois que la vérité serait si terrible à assumer qu´elle pourrait détruire nos propres sociétés. La crise actuelle ne serait rien comparée au traumatisme que causerait cette vérité. Car elle remettrait en cause notre modèle de société. La vérité serait terrible, je crois. D´un côté, je redoute le moment où l´opinion publique apprendra cette vérité, d´un autre côté, il faut qu´elle sorte ne serait-ce que pour les victimes, puisque nous sommes tous les victimes du 11 Septembre. Je suis une victime du 11 Septembre, vous êtes une victime aussi... (rires)
D.R. : Terrifiant, non ?
Interview réalisée par Dante Ricci le 14 mars 2009 à Aix-en-Provence et parue dans L'Agenda stéphanois, n° 344, du 18 au 31 mars 2009, pp. 9 - 14
Note:
[1] Les archives des procédures judiciaires de l´Etat américain contre ENRON seront détruites le 11 septembre 2001 dans l´effondrement du WTC7 à 17H26
Franco Fracassi
Mondialisation.ca,3 avril 2009

Reopen 911
L'association ReOpen911 distribue le film en DVD et organise actuellement la tournée des projections/débats.


2-2 Van Jones, qui réfutait la version officielle du 11/09/2001 = Limogeage.

Le conseiller Van Jones, le « Monsieur emplois verts » du gouvernement Obama, a présenté samedi sa lettre de démission après avoir subi les attaques de l’extrême droite contre des positions défendues dans le passé, parmi lesquelles on compte l'apposition de sa signature à une déclaration contestant les explications officielles des attentats du 11 septembre.
Alors que le limogeage de Jones a été présenté sous forme de lettre de démission, il est évident que le gouvernement Obama avait décidé de le lâcher. La démarche a été annoncée samedi vers minuit, la veille d’un long weekend, dans l’espoir de voir la nouvelle rapidement enterrée.
Interrogé samedi sur cette démission, le secrétaire à la presse de
la Maison Blanche, Robert Gibbs, a indiqué que le gouvernement avait soutenu le limogeage du conseiller en disant que Jones avait démissionné parce que « l’agenda du président est plus important que n’importe quel individu. »
Jones avait occupé une position relativement secondaire dans le gouvernement en tant que conseiller spécial pour les emplois verts, l’Entreprise et l’Innovation au sein du Conseil de
la Maison Blanche sur la Qualité de l’Environnement. Toutefois, ses positions et associations antérieures étaient devenues la cible d’une campagne menée durant des semaines par le présentateur de Fox News, Glenn Beck, et d’autres personnalités semi-fascistes des médias et de l’internet qui réclamaient la tête de Jones.
Quel est le crime de Jones ? Avant de s’adapter à l’establishment politique, il avait autrefois manifesté un certain degré d’engagement social. Au début des années 1990, alors étudiant en droit à l’université de Yale, il avait été impliqué dans les manifestations contre le passage à tabac par la police de Rodney King. Plus tard, il avait brièvement été associé à une organisation maoïste connue sous le nom de STORM et qui organisait des campagnes contre la guerre et la brutalité policière.
Tout comme nombre d’autres de cette couche sociale, Jones a rapidement changé ses positions avec la progression de sa carrière. Il s’est impliqué dans diverses organisations libérales de politique identitaire avant de devenir un partisan du « capitalisme vert » en avançant l’idée que les centres urbains pouvaient être ranimés si on proposait une formation continue dans « une économie fondée sur les nouvelles énergies. » En 2008, il a écrit un best-seller, « The Green Collar Economy » (L’économie du col vert).
L’un des péchés majeurs de Jones a été aux yeux des critiques d’avoir signé en 2004 une déclaration « 9.11 Truth Statement » (Déclaration pour la vérité sur le 11 septembre). La déclaration mettait le doigt sur de nombreuses questions restées sans réponses sur les attentats du 11 septembre en appelant à l’ouverture d’une enquête, à des auditions du Congrès, à l’attention des médias et à la constitution d’une commission d’enquête indépendante.
Il n’y a rien d’extraordinaire à la déclaration signée par Jones qui commence en citant le résultat d’un sondage réalisé par l’institut Zogby international disant que la moitié des habitants de New York City et 41 pour cent des habitants de l’Etat de New York croient que des sections du gouvernement américain avaient eu connaissance à l’avance des attentats et « n’avaient consciemment pas réagi. » Soixante six pour cent avaient soutenu l’ouverture d’une nouvelle enquête sur ces questions. D’autres sondages avaient trouvé que plus d’un tiers de la population et plus de 40 pour cent des personnes se qualifiant elles-mêmes de démocrates dans le pays rejettent l’explication officielle du 11 septembre.
Mais la remise en cause du fondement de la « guerre contre le terrorisme » est tout à fait proscrite au sein de l’establishment politique et des mass médias. En effet, le scepticisme largement répandu sur le 11 septembre, l’événement qui est devenu la justification centrale des guerres américaines en Afghanistan et en Irak ainsi que des attaques massives contre les droits démocratiques aux Etats-Unis, est étonnant compte tenu du silence total qui pèse sur de telles questions au sein des cercles « officiels. »
L’association de Jones avec de telles conceptions est particulièrement problématique pour le gouvernement Obama au moment précis où il intensifie de façon massive la guerre en Afghanistan et au Pakistan sous le prétexte qu’il est impératif de rechercher les auteurs des attentats du 11 septembre.
Jones lui-même a rapidement rejeté toute association avec la déclaration du 11 septembre après que sa signature ait été révélée. « Je ne suis pas d’accord avec cette déclaration et elle ne reflète nullement mes opinions d’aujourd’hui ni de jamais auparavant, » a-t-il affirmé.
Ceci mis à part, Jones avait fait l’objet d’un enregistrement vidéo en 2008 où il avait qualifié certains Républicains de « connards » (« assholes. ») Il avait suggéré que certains Démocrates devraient adopter une attitude identique en conséquence.
Glenn Beck, dont l’émission a été la cible d’un boycott publicitaire de la part d’une organisation dirigée autrefois par Jones, avait cité le passé du conseiller de
la Maison Blanche dans le cadre d’une campagne devenue de plus en plus hystérique, insistant pour dire qu’Obama était secrètement en train de manigancer l’introduction du communisme aux Etats-Unis.
Vendredi dernier, les dénonciations de Beck ont été reprises par le sénateur républicain Kit Bond qui a exigé des auditions du Sénat afin de déterminer si Jones était apte à occuper son poste (en tant qu’employé subalterne de
la Maison Blanche il n’avait pas besoin d’une confirmation du Sénat). Le représentant républicain Mike Pence a exigé sa démission parce que « ses opinions extrémistes et sa rhétorique grossière n’ont pas de place dans ce gouvernement ou dans le débat public. »
Pour éviter toute discussion sur Jones, le gouvernement Obama a rapidement cédé, en accordant en essence un droit de véto à l’extrême droite, qui en fait n’a que très peu de soutien au sein de la population, sur la question de qui est ou non capable d’occuper des fonctions gouvernementales.
Il y a une signification plus large à cet événement. Obama était entré en fonction sur une vague de colère et d’opposition qui avait déferlé contre de la politique du gouvernement Bush. Cette opposition n'a toutefois pas trouvé son expression dans le gouvernement Obama qui, en ce qui concerne toutes ces questions, la guerre, les droits démocratiques, le renflouement des banques et la politique intérieure, poursuit et étend la politique de son prédécesseur.
Dans le même temps, Obama est soumis à une pression constante de l’extrême droite. La réponse du gouvernement est invariablement de faire tout ce qu’il peut pour apaiser cette couche en virant de plus en plus à droite. Et donc, dès qu'il a été attaqué, il s'est débarrassé rapidement de Jones.
L’affaire Jones et le gouvernement Obama en général ont des relents de lâcheté et d'attitude réactionnaire. Quant à l’affirmation de Jones selon laquelle il aurait démissionné (alors qu’en fait il a été limogé) pour ne pas entraver l'« agenda » d’Obama, on peut dire que son limogeage est en adéquation absolue avec cet agenda.

http://www.wsws.org/

http://www.alterinfo.net/Le-limogeage-de-Van-Jones,-le-co...


n°6 - dossiers du 11-09 n°6 - 24-11 - Suite- Les "conspirationnistes" sont-ils anti-américains ? Ont-ils raison d’utiliser la stratégie du doute ?

n°6 - dossiers du 11-09 n°6 - 24-11 -  Suite-  Les "conspirationnistes" sont-ils anti-américains ? Ont-ils raison d’utiliser la stratégie du doute ?


dossiers du 11-09 n°6 du 24-11

C.De Broeder & M.Lemaire

 



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

3-1 11 septembre 2001 - Les "conspirationnistes" sont-ils anti-américains ? Ont-ils raison d’utiliser la stratégie du doute ?

3-2 11 septembre 2001: les médias se contentèrent de quelques témoignages sur la présence d'un avion à basse altitude dans le ciel d'Arlington.

3-3 Les théories des risques et l’écroulement des Tours du W.T.C.

 



3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

3-1 11 septembre 2001 - Les "conspirationnistes" sont-ils anti-américains ? Ont-il raison d’utiliser la stratégie du doute ?

En pleine discussion avec un ami sur le fait que la stratégie du doute soit mauvaise pour combattre les mensonges proférés par le pouvoir sur le 11 septembre 2001, celui-ci m’envoya l’édito suivant écrit le 7 octobre 2009 par Thomas Legrand de France-Inter : La vogue des thèses "conspirationistes"

Ceux que l’on appelle les "conspirationistes", depuis quelques années sont ceux qui estiment que les attentats du 11 septembre, sont en fait le fruit d’une manipulation, d’une conspiration des services secrets américains, que les terroristes qui ont précipité deux avions sur le World Trade Center étaient manipulés par la CIA ou je ne sais quelle agence de renseignement américaine.

Leur principal argument tient au fait que dans le film de la vidéo surveillance du Pentagone, on ne voit pas l’avion s’écraser, on ne voit que l’explosion et que l’on n’a pas retrouvé de débris d’avion dans les décombres de la partie détruite du pentagone. Le fait que des dizaines de témoins affirment avoir vu l’avion, le fait que des dizaines de familles aient perdu un proche qui était passager dans le vol en question, le fait tout simplement de l’absurdité de cette théorie n’a aucun poids face à la construction intellectuelle des "conspirationistes". Je sais déjà qu’en répétant ces évidences ce matin je vais recevoir des dizaines de mails m’accusant de n’être que le suppôt de la version officielle. Et si je traite de ce sujet ce matin c’est d’abord parce que j’ai reçu plusieurs mails récemment d’auditeur s’étonnant que je ne _ remette pas en doute ces attentats du 11 septembre, moi qui ai pour habitude de décrypter les stratégies et de tenter de démonter les politiques de communication de ceux qui nous gouvernent ou aspirent à le faire ? L’autre raison c’est que les "conspirationistes" viennent enfin (façon de parler) de recevoir le soutien de poids de celui qui tardait dans cette affaire : Jean-Marie Le Pen. La semaine dernière le président du Front National a émis –sur Radio Classique- des doutes sur le 11 septembre, après plusieurs artistes qui se sont exprimés en ce sens récemment. Comme si la remise en cause du 11 septembre était une opinion qui se banalisait. Alors les propos de Jean-Marie Le Pen n’ont pas fait scandale, parce que les propos de Jean-Marie Le Pen, (quel qu’ils soient) ne font plus scandale. Le stratagème est usé, il y a un moment où à trop utiliser le coussin péteur pour se faire remarquer, l’entourage du farceur se lasse et ne se choque plus. Mais ce qui est intéressant (si je puis dire) dans l’argumentation de Jean-Marie le Pen c’est sa revendication au droit de douter. « J’ai le droit de douter, c’est peut être mon coté Voltairien » dit il.

Voltaire ?

Oui, Jean-Marie LePen qui invoque Voltaire ce n’est pas banal, en l’occurrence je pense qu’il veut plutôt parler du doute cartésien, les Lumières ce ne sont pas ses références habituelles. Mais bon, on comprend ce qu’il veut dire…Et, c’est vrai que dans l’interpellation de ceux qui souscrivent au "conspirationisme", il y a souvent cette revendication : Le droit au doute. C’est ce qui est le plus désarmant parce qu’en effet, une démocratie, une société libre est une société dans laquelle on a le droit de douter, et surtout quand les affirmations viennent d’en haut, du pouvoir et encore plus quand elles viennent du pouvoir le plus puissant de la planète le pouvoir américain.

Seulement le pari de Pascal, le doute Cartésien c’est d’abord, la contestation de l’irrationnel par la raison. Il y a dans le dévoiement de l’utilisation du droit au doute par Jean-Marie Le Pen et les "conspirationistes" l’exigence de pouvoir aussi douter des faits. Mais l’idéologie du doute est en marche et rien d’objectif ne peut l’arrêter. Alors ont peut reconnaître le moteur du doute : parfois un antisémitisme latent, souvent un anti-américanisme certain, mais si l’on met ces arguments en avant on met les pieds sur un terrain miné, on se place sur le terrain des idées, (même nauséabondes). En réalité, dans le cas du conspirationisme, le moteur du doute est plus puissant que la raison. Il n’y a donc rien à répondre de raisonnable.

Voici ma réponse :

Salut,

Oui cet édito de Thomas Legrand est intéressant à étudier : il prouve surtout que le pouvoir tente d’assimiler les prétendus "conspirationnistes" aux lepenistes et aux antisémites. Chose que j’avais prévue d’emblée. Tu auras remarqué, je suppose, que nous ne sommes pas assimilés à Kassovitz ! Et de même, la lutte contre l’impérialisme américain est assimilée à l’anti-américanisme (mot utilisé dans ce cas pour signifier non pas l’anti-impérialisme, mais le racisme anti-américain, d’ailleurs il est accolé au mot "antisémitisme") ; alors que, pourtant, il y a beaucoup d’Américains que j’adore :

Géronimo est mon Américain préféré (il faut lire le livre aux Éditions du Rocher intitulé "Pleure Géronimo") ; mais j’aime aussi Cochise ; Red Cloud ; Sitting Bull ; l’Apache Nanah, ami de Géronimo qui faisait encore la guerre aux cows-boys à l’âge de 80 ans sur son cheval avec sa winchester ; l’Apache Victorio, mort à 40 ans en combattant le même ennemi et que Géronimo envia, regrettant beaucoup de ne pas être, lui aussi, mort jeune au combat.

J’adore aussi Jimi Hendrix qui, en pleine guerre du Vietnam, fit la fermeture de Woodstock en interprêtant un hymne américain qui se mèle à des bruits de guerre, de mitraillettes, de bombardements, de populations affolées sous les bombes, bruits imités purement et simplement à la guitare ; Jimi hendrix, dont Eric Clapton lui-même dit en sortant du premier concert où il le vit : « quand je le vois et l’écoute jouer de la guitare, j’ai l’impression que moi, je joue avec des mouffles » ! Jimi Hendrix fut probablement assassiné par les services secrets comme Martin Luther King, comme Monseigneur Romero, Comme Kennedy et comme tant d’autres.

J’aime Cassius Clay, même s’il n’aime pas qu’on l’appelle ainsi, qui finança les Black Panthers que j’aime évidemment avec leurs "chefs" Huey P. Newton et Bobby seale et Eldrige Cleaver.

J’aime aussi Jim Morrison probablement assassiné, j’aime Alice cooper, etc.

J’aime Janis Joplin qui but cul-sec un verre entier de LSD alors que la dose californienne était de 2000 microgrammes (la dose française était de cinquante microgrammes !) et qui n’en mourut pas (ce qui prouve définitivement qu’il n’y a pas d’overdose au LSD !) et qui fit ainsi un trip de trois jours.

J’aime Joan Baez qui alla au Vietnam chanter "parachutiste" aux soldats américains (tu connais cette chanson de Maxime Le forestier ?) !

J’aime les diggers de San Francisco, avec leur "chef" Emmett Grogan (il écrivit un livre à lire à tout prix qui s’intitule "Ringolevio", mais il faut prendre la première traduction qui date des années 1970, la seconde est illisible) et leur sous-marin jaune (une camionette dans laquelle les diggers trimballaient la bouffe gratuite qu’ils préparaient eux-mêmes) dont ils se servaient pour nourir gratuitement tous les Hippies de Haight-Ashbury et qui faisaient des casses de banques pour financer des logements gratuits, des magasins gratuits, des concerts de légende gratuits avec les meilleurs musiciens de l’époque et avec des supers-affiches psychédéliques et LSD abondamment et gratuitement servi pour tout le monde.

J’aime tous les hippies et tous les yippies (lire le livre intitulé "Do it !" de Jerry Rubin) qui firent la guerre à la guerre du Vietnam et grâce à qui les Viets sortirent vainqueurs (c’est d’ailleurs bien de cette façon qu’Ho Chi Minh comptait gagner cette guerre dont il n’aura malheureusement pas vu la fin).

J’aime tous les Américain-e-s de plus en plus nombreux qui, sans jamais douter, dénoncent la vérité du 11 septembre dans le but de stopper la fascisation du monde et dans le but de stopper les guerres de l’impérialisme américain.

Alors, moi raciste anti-américain ? Certes, non ! Anti-américain, moi ? Oui ! mais au sens du US GO HOME ! qu’on écrit sur les murs pour dire aux soldats américains qu’ils n’ont rien à faire là sinon à déserter et à passer à l’ennemi avec armes, bagages et renseignements après avoir tué leurs chefs militaires.

Douter ne sert pas à grand chose, car le doute ne permet en rien de passer à la contre-offensive !

Je vais maintenant utiliser le texte de Thomas Legrand dont il est question dans cet article pour prouver définitivement que le doute est une mauvaise stratégie pour combattre les mensonges officiels sur le 11 septembre 2001.

Comme vous voyez, je ne doute pas du doute : je SAIS que le doute est mauvais pour nous.

Aujourd’hui, sur un conseil débile de Thierry Meyssan (voir cette vidéo de Bigard chez Paul Amar en cliquant ici), les vedettes de télé risquent de se cantonner dans le doute sur le 11 septembre 2001. Si cette mauvaise stratégie n’est pas dénoncée partout avec force, le principe du doute va servir très longtemps à empécher la vérité du 911 d’avoir de graves conséquences pour le pouvoir ; car, pendant qu’on se contente de réfléchir pour savoir qui a raison, et si on a raison de se poser des questions, on ne passe pas à l’action.

Le doute ne mène pas à l’acton, il amène l’immobilisme et la défaite.

Le doute est une mauvaise stratégie ; car, en fin de compte, il sert le pouvoir.

Pour prouver définitivement mes dires sur le doute, je vous demande maintenant de bien remarquer que le texte de Thomas Legrand se conclue à peu près ainsi : « Les conspirationnistes doutent ; et nous, les journalistes officiels, nous savons les faits. » Le doute contre le fait, c’est le pot de terre contre le pot de fer ! Il faut renverser la vapeur : désormais, c’est à nous de dire le fait !

Bien à toi,
do

http://mai68.org/spip/spip.php?article475

Note de RoRo: "on ne voit pas l’avion s’écraser, on ne voit que l’explosion et que l’on n’a pas retrouvé de débris d’avion dans les décombres de la partie détruite du pentagone. Le fait que des dizaines de témoins affirment avoir vu l’avion" On se demande surtout comment un avion de grande taille aurait pu laisser un aussi petit trou dans le bâtiment du Pentagone ...

On s' étonne aussi des circonstances de l' effrondrement de la troisième tour à New-York ... Et de bien d' autres choses encore ...


3-2 11 septembre 2001: les médias se contentèrent de quelques témoignages sur la présence d'un avion à basse altitude dans le ciel d'Arlington.

Une enquête indépendante apporte la preuve du complot intérieur.

 

Lorsque Thierry Meyssan publia "L'Effroyable imposture" en mars 2002, les médias se contentèrent de quelques témoignages sur la présence d'un avion à basse altitude dans le ciel d'Arlington, pour valider la version officielle de l'attentat, sans creuser les déclarations des témoins oculaires de l'événement.
2 citoyens américains ont accompli le travail que les journalistes professionnels et dits "d'investigation" ont refusé de faire.

Les résultats de l'enquête du Citizen Investigation Team sont synthétisés dans cette présentation de 81 minutes.

VIDEO :http://www.dailymotion.com/video/xarnky_fr-national-security-alert-le-penta_news
FR National Security Alert Le Pentagone VOST 9-11 11 09 2001

Les témoignages de 13 témoins oculaires directs (policiers du Pentagone, employés de l'annexe de la Navy ou du cimetière d'Arlington) prouvent que l'avion - bien réel - n'a pas frappé le bâtiment et que les dégâts matériels étaient une mise en scène. Le placement unanime de l'appareil au Nord de Colombia Pike et au Nord de la station service CITGO contredit définitivement l'approche officielle par le sud exigée par les dégâts matériels (lampadaires "arrachés" et orientation des dégâts à l'intérieur du bâtiment).

Mais outre les témoignages sur la phase d'approche de l'appareil, le CIT présente également des témoins du survol du bâtiment. Visionnez et jugez par vous même.

Cette enquête fournit sans doute la première explication plausible aux événements de Washington, le 11 septembre 2001. Un travail que nos journalistes encartés pourront difficilement balayer du revers de la main. Pour plus d'information et consulter l'intégralité des éléments rassemblés par le CIT, rendez-vous sur: http://www.citizeninvestigationteam.com/index.html et http://thepentacon.com/index.htm Kropotkine427

14/10


3-3 Les théories des risques et l’écroulement des Tours du W.T.C.

REFLEXIONS après un FUNESTE DRAME MONDIAL (W.T.C.).
Cet article rapporte les réflexions d’un Scientifique RUSSE de grande renommée, spécialiste en construction pour la ville de MOSCOU.(
Ashot Tamrazian)  Il analyse les effondrements des Tours Jumelles de façon rationnelle, en utilisant la méthode de la Théorie des risques.  
Sa conclusion est sans Appel.  
Pour ceux qui n’auraient pas le temps de lire l’intégralité de l’article, la conclusion de cet Expert est la suivante :  
 "ces changements [l'affaiblissement des structures inférieures des tours - NDLR] n’ont pu se produire qu’après l’impact, puisqu’en présence de telles modifications (évidemment générées artificiellement), le bâtiment se serait écroulé de toute façon, avec ou sans l’impact de l’avion.  
 Et c’est là le point central. Et donc, l’impact de l’avion a été un moyen de détourner l’attention de l’observateur, de l’analyse des faits réels."

Le titre de l’article, écrit tout spécialement pour Megachip, est :  
 “Les théories des risques et l’écroulement des Tours du World Trade Center de New York”.

Titre d’un travail académique, même s’il a été synthétisé pour des raisons de publication.

 Son auteur s’appelle Ashot Tamrazian, Docteur en Sciences techniques, professeur à l’université d’État de MOSCOU pour le Bâtiment et les Constructions, directeur du “Centre d’études des risques et de la sécurité des constructions”.

Je l’ai rencontré, et connu, le 12 septembre 2008, lors du débat télévisé organisé par la 1ère chaine de TV RUSSE, ORT, et qui accompagna, avant le film et après, la diffusion de Zéro, qui ce soir-là, sur cette chaîne, atteint un score de 34 % d’audience, exceptionnel pour un vendredi soir RUSSE, et une audience, pour la seule RUSSIE, d’une trentaine de millions de téléspectateurs. [Voir les deux vidéos sous-titrées en Français de ce débat - partie 1 et partie 2, NDLR].
 Tamrazian exposa succinctement lors de ce débat certaines des idées que nous publions ici.
 Je l’ai rencontré de nouveau à MOSCOU en Septembre 2009, et j’ai appris à cette occasion certains faits curieux que j’ignorais.  
 Parmi eux, l’histoire de ses Recherches, qui ne furent pas à l’initiative de son Institut.
 Tout a commencé en 2004 à BRUXELLES dans les Bureaux de l’OTAN. C’est là qu’est née l’idée d’un concours pour l’étude des effondrements du World Trade Center le 11 Septembre 2001.
 Et cela montre déjà une chose ; que même à l’OTAN, ils n’étaient pas satisfaits des conclusions données par les Autorités Américaines, et en particulier le NIST (National Institute of Standards and Technology), l’Institut auquel l’Administration de WASHINGTON avait confié la tâche de présenter des conclusions.
 L’avis de Concours fut diffusé par des canaux spécialisés, dans différentes directions, c’est-à-dire vers les meilleurs Instituts de Recherches Européens. Le gagnant fut l’Université Hollandaise de Delft, le plus important Institut polytechnique du Pays. Mais les inextricables méandres du Destin firent que le Rossijskij Fond Fundamentalnykh Issledovanii (RFFI – Fondation RUSSE pour
la Recherche fondamentale) reçut une Invitation à participer et, à son tour, lança un concours interne à la RUSSIE, dont le vainqueur fut l’Institut Kurciatov de MOSCOU.  
 Au sein de cet Etablissement, un Institut Universitaire de
la Capitale RUSSE extrêmement connu, se forma alors un groupe de 13 Scientifiques : Ingénieurs du bâtiment, Experts en aviation, Ingénieurs dans le nucléaire, Spécialistes en métallurgie, etc. Tamrazian faisait partie de ce Groupe.
 Mais il n’y resta pas longtemps. Un an et demi plus tard, il décida de quitter le projet. Cela pour 2 raisons : le Groupe était soumis à un contrôle strict de la part d’”observateurs” à l’identité imprécise, qui enregistraient toutes les Réunions, de façon ostensible ou un peu moins, mais toujours perceptible. L’atmosphère – explique Tamrazian – “n’était pas celle permettant un libre travail de Recherche”.  
 La deuxième raison est que Tamrazian lui-même s’aperçut, après quelques mois de travaux, que les positions des autres Membres du Groupe étaient à priori orientées dans des directions qui ne correspondaient pas aux éléments recueillis jusque-là.  
 Tamrazian tira sa révérence, comme on dit, malgré le montant de la prime de l’OTAN qui s’élevait en tout à 200.000 dollars.  
 Quel fut le Résultat de l’étude ?  
 Tamrazian m’explique qu’il n’a plus obtenu aucune information là-dessus, et c’est compréhensible puisqu’il n’en faisait plus partie.
Mais ce qui semble plus étrange, et qui l’est effectivement, est que personne n’a aucune Nouvelle des conclusions du Groupe de l’Institut Kurciatov, ni de celles de l’Institut Polytechnique de Delft. Qui sait où elles sont passées ?
Voici donc le texte du professeur Ashot Tamrazian.
Les théories des risques et l’écroulement des Tours du World Trade Center de New York.
   “Celui qui connait peu connaît avec précision”.    
 La question fondamentale de la théorie du risque et des systèmes de contrôle du risque est celle-ci : “Et que se serait-il passé si….?”
 Il  s’agit ici de prendre en considération n’importe quel type de question théorique, pourvu qu’elle ne soit pas totalement dénuée de sens ou en contradiction flagrante avec les lois connues de la physique.
 Postulat  :
 Le précédent le plus connu d’une Affaire analogue remonte à 4'000 ans en arrière. Après deux siècles d’observation, les hommes purent démontrer ce qui semblait contredire l’apparence immédiate :
la Terre tournait autour du Soleil et non l’inverse, comme on l’avait cru jusque-là.
 Où se situait le problème ?  
 Il résidait dans la modalité de l’expérimentation. Autrement dit, les gens observaient les choses visibles et construisaient la théorie sur la base du fait trivial que c’était ce qu’ils voyaient. S’ils s’étaient posé le problème sous la forme classique de la théorie du risque, tout serait alors devenu clair.
 L’analogie est limpide.  
 Mettons l’avion à la place du Soleil et le gratte-ciel à la place de
la Terre.  
 La partie visible de l’expérience est représentée par le coup porté à l’immeuble par l’avion. C”est là un fait incontestable.  
 Sur cette base, tout le flux de réflexions scientifiques et politiques est parti dans la mauvaise direction.
 Naturellement, pour que cela se produise de façon aussi unanime, il a fallu l’intervention d’un vaste lobby politique dont la volonté était que cela se passe ainsi. Mais le mal produit parfois le bien. Nombreuses sont les théories sur le sujet, et les Conférences qui se sont tenues et on donné naissance à un véritable développement des sciences du bâtiment et plus généralement de l’ingénierie.
 Plusieurs questions pratiques relatives à la solidité des édifices de grande hauteur sont apparues, permettant d’augmenter
la Sécurité des Nouvelles constructions et de prolonger leur durée de vie.
 Même s’il est vrai qu’au jour d’aujourd’hui, personne n’est en mesure de tirer des conclusions en termes de conception.
 La plupart des observateurs inclinent à penser que la cause des effondrements n’était pas l’incendie. 
 Ce thème est même développé jusqu’à l’absurde, affirmant dans le même temps que les survivants furent sauvés grâce au maintien de la structure et malgré l’effet combiné de l’impact de l’avion et des incendies qui s’ensuivirent.
 Mais est-ce vraiment ce qui s’est passé ?  
 Des exemples d’avions percutant des édifices, il n’en existe pas beaucoup. Mais pas un seul n’a produit un effondrement avec de telles caractéristiques. Posons-nous cependant la question initiale :  
 “Et que se serait-il passé si…”
 Autrement dit : Et si l’impact de l’avion et les incendies n’étaient pas les seules raisons de l’effondrement des édifices ?
 Analysons la situation.
 Qu’avons-nous en réalité ?
 Ce que nous avons vu, c’est à dire :
 1. Action. Impact de l’avion (vitesse de l’aéronef, masse, quantité de carburant à bord); incendie (température, durée).
 2. Objet de l’action. Nous disposons de toutes les données sur les caractéristiques des bâtiments et sur leur conception.
 3. Réaction de l’objet à l’action. Après environ une heure, écroulement total des deux édifices (effondrement parfaitement vertical, sans signe de basculement latéral).
 Tâche a) Action. Ce que nous avons vu possède toutes les caractéristiques de l’évidence. Et peut être calculé. Il y a ici plusieurs manières de calculer. On peut, au besoin, augmenter l’intensité et la puissance des influences exercées. [énergies en jeu].
 Tâche b) Objet de l’action. La représentation d’une situation donnée, à laquelle peuvent être superposées plusieurs hypothèses, liées à la conception, à la période d’utilisation, à l’usure des composants.  
 Parmi elles, les caractéristiques des matériaux de la structure. La disposition des colonnes métalliques, le schéma de construction. Tout ceci peut être évalué, bien qu’il existe une incertitude sur la résistance des matériaux, liée à la vitesse de vieillissement.  
 Là encore, il est possible de manipuler les données en diminuant, par exemple, les chiffres concernant la résistance des matériels de construction utilisés. Toutes ces variables sont prévues par la théorie du Risque.
L’objectif est d’obtenir des édifices hautement fiables en terme de Sécurité. Tous les éléments amenant une augmentation des facteurs de charge, de pressions, etc., et ceux introduisant une baisse de la résistance des matériaux soumis à effort et à usure sont répertoriés avec une grande rigueur dans les Normes de construction.
 Tâche c) Réaction de l’objet. Je dirai qu’elle est déterministe.  
 Tous ont pu observer les images de l’effondrement, filmées, par ailleurs, avec un grand professionnalisme, comme si nous nous trouvions devant quelque expérience scientifique.
 C’est sur la base de ces données de départ que prennent place diverses méthodes de calcul sur le comportement des bâtiments. L’objectif est celui d’identifier et de prouver les causes de l’écroulement et de donner une description acceptable des raisons dudit écroulement.  
 Ce sont des tâches scientifiques, logiques et clairement définies.
 Mais pour atteindre l’objectif, au CAS ou quelque chose ne fonctionne pas, il se peut qu’on doive introduire des éléments arbitraires.  
 Autrement dit qu’on manipule les coefficients de résistance.
 C’est seulement de cette manière qu’il est possible, en fait, d’obtenir une réponse sur la cause (présentée comme un fait indiscutable) et sur la présumée description de l’effondrement.  
 Et tout ceci fut probablement réalisé avec les meilleures intentions.
 Postulat Numéro 1. Le schéma de calcul de l’édifice est constitué d’une barre homogène verticale fixée à une extrémité et libre à l’autre.  
 L’Action est créée par une impulsion latérale, suivie par des incendies à une hauteur définie et à une température déterminée.  
 La réaction de l’objet consiste en la perte partielle de la capacité de soutien des structures épargnées par l’impact au niveau où celui-ci s’est produit. Les développements successifs sont l’écroulement au-dessus et en-dessous de la zone de l’impact, sous la forme d’effets secondaires. Et c’est tout.
 Postulat Numéro 2. Le feu se propage vers le bas (? !) et annihile les structures portantes de la construction sur toute sa superficie.  
 On observe des effondrements importants, le broyage de l’édifice dans les étages supérieurs (chose que l’on ne perçoit pas dans les vidéos).  
 Mais les mouvements déjà ralentis de l’effondrement sont stoppés dans un premier temps par la résistance des parties inférieures de soutien de l’édifice (restées indemnes, NDLR) .
 Postulat Numéro 3. Le mouvement des parties supérieures du bâtiment commence à enfoncer les structures de la partie inférieure (à la façon d’un piston) et démembre le bâtiment de façon transversale, et, à partir de là, acquiert de la vitesse en étant précipité vers le bas.  
 Une description qui correspond à ce qui a été vu, mais qui relève du fantastique, même dans l’interprétation exacte de la scène.  
 De fait, pour obtenir un tel cadre, il a fallu amplifier le volume des écroulements initiaux, augmenter la température de l’incendie et, de façon très “scientifique”, diminuer les coefficients de résistance de l’édifice, même de très peu en vérité, du fait de l’affaiblissement déjà dû à l’âge des matériaux.  
 Mais cet argument joue un rôle tout à fait secondaire face à la description d’une précision chirurgicale.
 En somme, les théories ont été montrées, l’objectif est atteint.
 Mais il suffit d’enlever seulement quelques briques pour que l’ensemble du modèle réalisé ne tienne plus la route.
 Par exemple, la représentation de la chute libre de la partie supérieure au point d’impact, semblable à un piston, vers le bas, comme si les parties encore saines du bâtiment n’existaient pas.
 Ou encore : il est bien connu que le coefficient dynamique de chute est, dans ce cas, 1,2. C’est à dire, quand deux corps (comme ceux ici présents, les parties supérieures et inférieures des gratte-ciel, NDLR) entrent en collision
  – et rappelons que la partie inférieure représente entre 75 et 80 % du total –  il n’est pas possible que le corps de masse inférieure pénètre dans l’autre qui est plus gros. En outre, il s’agit d’un coup déjà atténué puisque l’objet contondant n’est plus totalement compact et a déjà commencé à se fracturer.
 En appliquant les postulats de la théorie des risques, notre schéma descriptif produit des résultats différents.
 Pour obtenir une description qui corresponde aux observations, une seule chose est nécessaire : en présence d’un choc relativement faible, il est nécessaire par la force des choses d’émettre l’hypothèse que la solidité de la partie inférieure des Tours était bien plus réduite que ce qui est décrit dans le récit officiel.
 Nous ne sommes pas dans les hypothèses, mais dans les calculs arithmétiques simples.
 Inutile ici, de détailler ces calculs, mais, pour l’Amour du CIEL, ne mettons pas en avant le vieillissement de la structure.  
 Je veux, pour exemple, les dalles de béton armé des bâtiments de l’époque “Kroutchev” qui ont été abattus ces dernières années à MOSCOU. Il s’agissait de panneaux d’un âge comparable à celui du World Trade Center, et dont le niveau de dégradation se révéla supérieur de 40-50 % aux prévisions des concepteurs.
 (…)
 À la lumière de tout ce qui vient d’être dit, une question se pose : mais comment ce qui s’est passé est-il possible ?  
 Même dans l’hypothèse ou NON - pas UN mais DEUX Avions percutent une seule tour, même dans ce CAS, l’effondrement total des édifices ne se serait pas produit. D”après nos calculs il aurait fallu au minimum 4 Avions de cette dimension.
 La théorie du Risque ne s’arrête pas là.
 Si, comme nous sommes obligés d’en émettre l’hypothèse pour pouvoir expliquer l’écroulement, dans les bâtiments en question se produisirent d’importantes réductions du maintien structurel de la construction en-dessous du niveau des incendies, alors une question se pose :  
 A quel moment ce changement est-il survenu ?  
 Avant ou après l’impact ? (Je précise qu’ici, la question sur le “comment cela est arrivé” ne nous intéresse pas).
 La réponse, la seule possible, est que ces changements n’ont pu se produire qu’après l’impact, puisqu’en présence de telles modifications (évidemment générées artificiellement), le bâtiment se serait écroulé de toute façon, AVEC ou SANS l’impact de l’Avion.
 Et c’est là le point central.  
 Et donc, l’impact de l’Avion a été un moyen de détourner l’Attention de l’observateur, de l’Analyse des faits réels.

 Par Ashot Tamrazian – avec préface de Giulietto Chiesa. [auteur du film "Zéro - Enquête sur le 11 Septembre 2001", Ndlr] 

garlette@calixo.net Lundi 19 Octobre 2009

.Published on Octobre 18, 2009 par GeantVert

http://www.dailymotion.com/user/ReOpen911/video/xasydx_11-septembre-2001-12-questions

 Traduit de l'ITALIEN par GV pour ReOpenNews

http://www.alterinfo.net/Les-theories-des-risques-et-l-ecroulement-des-Tours-du-W-T-C-Published-on-Octobre-18,-2009-par-GeantVert_a38126.html


n°6 - dossiers du 11-09 n°6 - 24-11 - Fin - Les "conspirationnistes" sont-ils anti-américains ? Ont-ils raison d’utiliser la stratégie du doute ?

n°6 - dossiers du 11-09 n°6 - 24-11 -  Fin -  Les "conspirationnistes" sont-ils anti-américains ? Ont-ils raison d’utiliser la stratégie du doute ?


dossiers du 11-09 n°6 du 24-11

C.De Broeder & M.Lemaire

 



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Sommaire :  

4 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4-1 Erosion de nos libertés.

4-2 « les Etats-Unis n’ont jamais cessé de soutenir Ben Laden jusqu’au 11-Septembre».

5Annexe

5-1 Thomas Michael Corcoran : Al-Qaida préfère-t-il le Pakistan et l’Afghanistan à l’Amérique?

 


Analyse -  Géopolitique et stratégie 4 Analyse -  Géopolitique et stratégie Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

4-1 Erosion de nos libertés.
Êtes-vous inquiet face à la "guerre au terrorisme", à l'érosion de vos libertés et aux conflits au Moyen-Orient ?

Savez-vous que de nombreux experts dans le monde entier remettent en question leur prétexte même, à savoir la version officielle du 11 Septembre 2001 donnée par le gouvernement Bush
Ne manquez pas cette opportunité d'écouter la candidate "Verte" aux élections présidentielles US, Cynthia McKinney, et l'ex-député européen Giulietto Chiesa, parler de leurs enquêtes sur ces sujets et bien d'autres encore.
Les invités seront: Cynthia McKinney, Giulietto Chiesa, Annie Machon et Franco Fracassi (voir ci-dessous pour plus d'informations sur les invités). Le film Zero sera projeté au cours de la soirée.
Vers
la Vérité, c'est l'occasion inespérée d'avoir un aperçu de ce qui se passe en coulisse au sein de nos gouvernements et de découvrir comment cela nous affecte à une échelle mondiale.
Pour une seule soirée, la députée US Cynthia McKinney et l'ex-député européen Giulietto Chiesa exposeront leurs vues sur la politique, les médias, la guerre au terrorisme, le 11-Septembre, et bien d'autres sujets. S'ensuivra la projection du film « Zéro » ainsi qu'un débat avec son réalisateur Franco Fracassi.
De plus en plus de gens se méfient de ce que leur disent les hommes politiques et les médias. Les exemples flagrants de manipulation et de mensonges ont marqué ces dernières années, comme l'usage de faux renseignements utilisés comme prétextes pour les guerres d'Irak et d'Afghanistan, les enlèvements secrets [pratiqués en Europe par
la CIA], et l'usage de la torture.
Cette perte de confiance qui gagne de nombreux citoyens accroit la demande quant aux vraies responsabilités du 11/9 et, à l'appui des familles et des survivants, l'exigence d'une nouvelle enquête réellement indépendante.
Vers
la Vérité ne prétend pas apporter de réponses. Notre ambition est de fournir une plateforme à ceux qui ont été les acteurs de ce travail de terrain, et qui ont eu le courage de se lever et de dire publiquement leurs doutes.
Que pouvons-nous faire ?
La tragédie du 11/9 et la « guerre au terrorisme » qui en a découlé sont constamment utilisées comme prétextes pour envahir illégalement des pays étrangers et pour restreindre nos droits constitutionnels de citoyens.
Pourtant, dans le monde entier, le nombre d'experts reconnus, d'hommes politiques et de personnes compétentes remettant en cause les raisons mêmes de cette « guerre au terrorisme » s'accroit chaque jour. Tous demandent une nouvelle enquête, réellement indépendante, sur les événements du 11 Septembre, qui aurait pour tâche d'établir une fois pour toutes s'il existe de réelles justifications aux guerres illégales et aux atteintes à nos libertés.
Ce n'est qu'en nous informant et en soutenant ceux qui se sont déjà informés et qui se battent aujourd'hui au nom de nous tous, que nous serons en mesure de mettre fin aux dérives du pouvoir comme celles dont nous sommes témoins depuis les attentats du 11 septembre 2001.
INTERVENANTS
Cynthia McKinney

Quelques mots sur Cynthia McKinney. Élue à 6 reprises comme représentante au Congrès américain pour la ville Atlanta (Géorgie), Cynthia fut la candidate du parti Vert aux élections présidentielles de 2008. Attachée aux valeurs de responsabilité, de citoyenneté et des droits de l'homme, elle pose inlassablement les questions qui fâchent, soulevant des problèmes comme celui de la fraude des machines à voter, l'inaction de l'administration après l'ouragan Katrina, et l'échec catastrophique de l'appareil de Défense et de renseignements US aux attaques du 11/9. En 2006, elle a soumis une demande de destitution (« impeachment ») contre George W. Bush pour son non-respect de
la Constitution et sa justification de la guerre en Irak. L'année dernière, elle a tenté de se rendre par deux fois à Gaza pour apporter de l'aide humanitaire à la communauté palestinienne. La première fois son bateau a été arraisonné par
l'armée israélienne. La deuxième fois, elle et les autres humanitaires furent arrêtés, jetés en prison pendant 7 jours et finalement expulsés.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cynthia_McKinney
Giulietto Chiesa
Giulietto Chiesa est un éminent journaliste européen, et fut jusqu'à très récemment député italien au Parlement européen. En 2006, il est l'auteur d'un des films les plus incisifs et intelligents sur le questionnement de la version officielle sur le 11/9. Le film, intitulé « Zéro », a vu la participation du Prix Nobel Dario Fo ainsi que de l'écrivain Gore Vidal, et a été projeté en avant-première au Parlement européen de Bruxelles en février 2008. Il a, depuis cette date, été projeté dans toute l'Europe. « Zéro » a aussi été programmé par la 1ère chaine TV russe en septembre 2008, qui a, pour l'occasion, atteint une audience estimée à 30 millions de personnes. En juillet 2009, G. Chiesa a quitté ses fonctions de député européen pour se concentrer sur le cinéma. Il continue activement d'exiger une nouvelle enquête sur le 11 Septembre, et est l'un des fondateurs du mouvement des « Hommes politiques pour la Vérité sur le 11/9 » (« Political leaders for 9/11 truth » ://fr.wikipedia.org/wiki/Giulietto_Chiesa
Franco Fracassi
Franco Fracassi est le réalisateur du film "ZÉRO d'Enquête sur le 11 Septembre", mais il est avant tout journaliste d'investigation après avoir été journaliste de guerre pendant plusieurs années. Il a mené différentes investigations journalistiques, notamment sur
la Russie, pays dans lequel il a vécu quelques années, mais aussi sur la mafia et ses liens avec les services secrets. Franco Fracassi travaille actuellement sur différents projets de films et de livres traitant de sujets d'actualité comme, ce qui se cache derrière le nom d'Al-Qaïda, les dessous de scandale de la répression policière au G8 de Gènes en 2001, ou le tremblement de terre à l'Aquila et ses dramatiques effondrements de maisons et d'immeubles mal construits. Il travaille aussi avec G. Chiesa au 2e volet du film Zéro.
Annie Machon
Dans les années 90, Annie Machon a travaillé comme agent de renseignements au MI5 anglais. Elle a démissionné pour pouvoir aider son ex-partenaire, David Shayler, à dénoncer publiquement ("blow the whistle") toute une série de crimes ; depuis les fichiers sur des hommes politiques, aux bombes de l'IRA qu'il était possible de stopper, en passant par les écoutes téléphoniques, les personnes innocentes emprisonnées à tort, ou encore la tentative illégale d'assassinat du leader libyen Kadaffi organisée en 1996 par le MI6 [service de renseignements extérieurs anglais Ndlr]. Avec pour conséquence de devoir partir dans d'autres pays d'Europe, s'exiler en France, être arrêtée et emprisonnée, ses amis, sa famille, des journalistes étant arrêtés eux aussi, et parfois condamnés. Elle est désormais écrivaine, experte des médias, et défenseur des libertés civiles, mais surtout, Annie Machon est l'un des fers de lance du
mouvement pour la vérité sur les événements du 11 Septembre, parcourant ainsi régulièrement l'Europe et les États-Unis.

http://www.wsws.org/francais/News/2009/sep2009/vanj-s10.shtml
http://www.fischer02003.over-blog.com/article-demission-d-un-conseiller-de-la-maison-blanche-37421517.html


4-2 « les Etats-Unis n’ont jamais cessé de soutenir Ben Laden jusqu’au 11-Septembre».

Taïké Eilée : Non, la fameuse Sibel Edmonds ne vient pas nous dire que le 11-Septembre est un « inside job », car elle ne se prononce que sur ce qu’elle connaît de sa propre expérience.

Et elle fait bien.

Mais elle vient nous dire ce que certains documents classifiés qu’elle a eu entre les mains pourraient prouver : les Etats-Unis n’ont jamais cessé de soutenir Ben Laden jusqu’au 11-Septembre, dans le cadre d’opérations de déstabilisation en Asie Centrale.

C’est ce qu’on appelle une bombe médiatique.

L’ancienne traductrice au FBI Sibel Edmonds a fait une révélation fracassante le 24 juin 2009, au micro de Brad Friedman, dans le Mike Malloy Show. Ses propos ont été retranscrits le 31 juillet sur les blogs Let Sibel Edmonds Speak, Against All Enemies et Daily Kos. Ils ont enfin été traduits (une première fois) en français sur le site ReOpen911 le 13 août.

Des propos qui rejoignent ceux du journaliste Eric Margolis au micro de Scott Horton, d’abord le 30 novembre 2008, puis le 28 avril 2009 (les Français ont pu apercevoir cet ancien correspondant de guerre, fin connaisseur du Moyen-Orient et de l’Asie Centrale, dans l’émission de Frédéric Taddeï,

Ce soir ou jamais sur France 3).

Relations intimes... et pérennes

Selon Sibel Edmonds, les Etats-Unis ont entretenu des relations très étroites avec Oussama Ben Laden et les Talibans, sans discontinuer jusqu’au 11-Septembre, dans le cadre d’opérations en Asie Centrale, une zone aux ressources énergétiques particulièrement convoitées.

Ces relations étaient pourtant censées être rompues depuis la fin de la Guerre froide : "Dire que depuis la chute de l’Union Soviétique, nous avons mis un terme à notre relation intime avec Ben Laden et les Talibans est un mensonge, et il est possible de le prouver très facilement sur la base des informations qui ont été classifiées dans mon affaire. Nous avons entretenu des relations très étroites avec ces gens, au sujet de l’Asie Centrale, et cela jusqu’au 11-Septembre. (...) Nous avons réalisé des opérations en Asie Centrale avec ces groupes, les utilisant comme nous le faisions déjà durant le conflit soviéto-afghan, et nous les avons utilisés jusqu’au 11-Septembre"

(à écouter via le 2e lecteur MP3 sur cette page, entre la 6e et la 7e minute, ou à partir de la 6e minute sur la vidéo qui suit). 

Le rôle du tiers

 Cette "utilisation" se faisait via des intermédiaires, la Turquie (dont Sibel Edmonds est originaire), mais aussi d’autres acteurs provenant du Pakistan, d’Afghanistan et d’Arabie Saoudite.

Ben Laden, les Talibans et d’autres groupes servaient ainsi d’armée terroriste par procuration.

Les Etats-Unis avaient besoin de cette discrétion afin d’éviter tout risque de révolte populaire en Asie centrale (Ouzbékistan, Azerbaïdjan, Kazakhstan et Turkménistan), mais aussi de fâcheuses répercussions en Chine et en Russie.

Sibel Edmonds précisait, en juillet 2008 : "Ceci a commencé il y a plus de dix ans, dans le cadre d’une longue opération illégale et à couvert, menée en Asie centrale par un petit groupe aux États-Unis. Ce groupe avait l’intention de promouvoir l’industrie pétrolière et le complexe militaro-industriel en utilisant les employés turcs, les partenaires saoudiens et les alliés pakistanais, cet objectif étant poursuivi au nom de l’Islam." La stratégie pro-islamiste des Etats-Unis, une longue histoire...

L’Afghanistan, un repaire de terroristes ? 

De son côté, Eric Margolis, s’il affirme aussi que la CIA a supporté Ben Laden jusqu’en 2001, avance encore une idée tout à fait iconoclaste, selon laquelle l’Afghanistan n’a jamais constitué un foyer du terrorisme : "En réalité, quand les Etats-Unis ont envahi l’Afghanistan en 2001, ils ont prétendu qu’il y avait plus de 20 "camps d’entraînement terroristes", comme ils les appelaient, qui entraînaient tous des terroristes devant aller frapper l’Amérique, eh bien, c’était un mensonge absolu. Un parmi tant d’autres." Qu’étaient donc ces camps, s’ils n’entraînaient pas des terroristes ?

"Pour 90 % des gens dans les camps d’entraînement, il pouvait s’agir de Cachemiris, entraînés par les services de renseignement pakistanais, l’ISI, au vu et au su des Américains, pour aller se battre au Cachemire contre la loi indienne. C’était le groupe le plus important. Le deuxième plus important regroupait des gens d’Asie Centrale, principalement d’Ouzbékistan, du Kazakhstan et du Tadjikistan, qui étaient organisés et entraînés pour aller combattre ces épouvantables régimes communistes d’Asie Centrale, encore au vu et au su des Américains. Enfin, il y avait un groupe de Ouïghours, ces Chinois musulmans de la province du Xinjiang qui étaient entraînés par Ben Laden pour aller combattre les communistes chinois au Xinjiang, et ce ne n’était pas seulement au vu et au su de la CIA, mais avec son soutien, car elle pensait qu’elle pourrait les utiliser au cas où une guerre éclaterait avec la Chine." Interloqué, l’animateur radio demande à Eric Margolis jusqu’à quand ces pratiques ont eu cours, et le reporter de répondre que cela se passait en 2001... 

La CIA encourage Ben Laden 

Lorsqu’il lui demande si Ben Laden "travaillait avec" la CIA, Margolis précise sa pensée : "Je n’irai pas aussi loin. Je dirais qu’ils savaient ce que Ben Laden faisait, et qu’ils l’encourageaient par l’entremise d’un tiers, probablement les Saoudiens..." Et le journaliste de poursuivre : "Vous vous souvenez que Washington versait de l’argent aux Talibans jusque 4 mois avant le 11-Septembre ; la raison était qu’ils pensaient pouvoir ainsi les enrôler pour aller renverser les régimes communistes d’Asie Centrale, et même attaquer la Chine. Mais bien sûr, le 11-Septembre est arrivé, et alors ces sales petits secrets ont été dissimulés, les dossiers ont été brûlés, et quiconque y avaient pris part fut expulsé au purgatoire. (...) Le fait est que l’Afghanistan n’était pas un foyer du terrorisme, il y avait des groupes commando, des groupes de guérilla, entraînés dans des buts précis en Asie Centrale" (à écouter sur cette page, à partir de la 7e minute).

Dans une interview plus récente, Eric Margolis précisera que les Ouïghours entraînés en Afghanistan, dont certains bénéficiaient de la "collaboration de Ben Laden", étaient "payés" et "armés" par les Etats-Unis (à écouter sur cette page, à la 13e minute). On ne sait si l’on doit faire un lien entre ces "encouragements" et la visite d’un agent de la CIA à Ben Laden, le 12 juillet 2001, alors que le milliardaire saoudien était soigné à l’hôpital américain de Dubaï...

Une certaine logique

Le Figaro ne se montrera guère étonné par cette rencontre : "Les contacts entre la CIA et Ben Laden remontent à 1979 lorsque, représentant de la société familiale à Istanbul, il commença à enrôler des volontaires du monde arabo-musulman pour la résistance afghane contre l’Armée rouge. Enquêtant sur les attentats d’août 1998 contre les ambassades américaines de Nairobi (Kenya) et de Dares-Salaam (Tanzanie), les enquêteurs du FBI ont découvert que les traces laissées par les charges proviennent d’un explosif militaire de l’armée américaine et que cet explosif a été livré trois ans auparavant à des Afghans arabes, les fameuses brigades internationales de volontaires, engagés au côté d’Oussama ben Laden durant la guerre d’Afghanistan contre l’armée soviétique. Poursuivant ses investigations, le FBI découvre des « montages » que la CIA avait développés avec ses « amis islamistes » depuis des années. La rencontre de Dubaï ne serait donc que la suite logique d’une « certaine politique américaine »."

 Les propos de Sibel Edmonds et Eric Margolis ne viennent finalement que confirmer, et approfondir, ce qu’Alexandra Richard, pour Le Figaro, et Richard Labévière, pour RFI, laissaient entrevoir dès le 31 octobre 2001 : les relations entre Ben Laden et les Américains n’avaient jamais cessé, malgré les attentats, attribués à Al-Qaïda, contre les ambassades américaines en Tanzanie et au Kenya en 1998, et contre le navire de guerre USS Cole en 2000. Elles n’ont pas même cessé après que les avertissements d’attentats à venir aux Etats-Unis ont commencé à pleuvoir... On n’en déduira rien, si ce n’est qu’amis et ennemis sont notions relatives, contrairement à ce que laisserait croire la rhétorique du combat entre le Bien et le Mal, et que l’intérêt, dans ces affaires, prime sans doute sur toute considération morale. Nul étonnement donc devant de telles relations. Seulement le constat d’une persistante obscurité.

Une femme... tenace  

L’obscurité ne se lèvera pas tant que les documents que Sibel Edmonds (ou Bob Graham...) évoque seront classifiés.

Pour avoir voulu lever un coin du voile, la jeune traductrice subit les foudres de l’administration Bush : chargée en effet de traduire, au lendemain du 11-Septembre, des documents liés aux attentats, elle fut renvoyée, dès mars 2002, pour avoir signalé à ses supérieurs certains faits graves, comme l’infiltration du FBI par des espions œuvrant pour un lobby turc...

Peu après son renvoi, elle fit l’objet d’un "gag order", une mesure exceptionnelle l’assignant au silence, lui interdisant de révéler la teneur exacte des faits qu’elle reprochait et de documenter ses propos. 

Plus tard, elle dénonça les mensonges de Condoleezza Rice, lorsque cette dernière affirma que nul, dans la communauté du renseignement, ne pouvait imaginer les attaques du 11-Septembre.

Le 11 février 2004, elle témoigna devant la Commission d’enquête. Mais le rapport final, paru le 22 juillet 2004, et gros de 567 pages, n’en tint pas compte (le nom de Sibel Edmonds n’apparaissant qu’une seule fois, dans une simple note de bas de page). Le 1er août 2004, elle décida donc d’écrire une lettre au Président de la Commission, Thomas Kean, dans laquelle on peut lire qu’en avril 2001, un informateur du FBI avait transmis à l’agence les informations suivantes :

« 1) Oussama Ben Laden planifiait une attaque terroriste majeure aux Etats-Unis visant 4 ou 5 villes importantes,

2) l’attaque allait impliquer des avions,

3) certains des individus en charge de porter l’attaque étaient déjà en place aux Etats-Unis,

4) l’attaque allait être portée dans les prochains mois. » Sibel Edmonds ne reçut aucune réponse de la part de Thomas Kean. Ce qui renforça sa hargne et sa détermination. 

"Marché noir nucléaire entre la Turquie et le Pakistan, néoconservateurs travaillant pour des intérêts turcs et israéliens, multinationales de l’armement et sociétés-écrans, en 6 mois au FBI la petite traductrice de Washington a joué dans la cour des grands" : le documentaire Une Femme à abattre nous fait entrevoir l’incroyable sac de noeuds dans lequel la jeune femme a mis les pieds.

Taïké Eilée (son site)

samedi 15 août

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/sibel-edmonds-la-cia-a-utilise-ben-60245

Hubert Héléian



5 Annexe

5-1 Thomas Michael Corcoran : Al-Qaida préfère-t-il le Pakistan et l’Afghanistan à l’Amérique?

Nb- Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le pont de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Troisième volet de l'enquête sur l'absence d'attentats aux Etats-Unis depuis le 11 septembre 2001

jeudi 10 septembre 2009

A l'occasion du huitième anniversaire des attaques du 11 septembre 2001 contre New York et Washington, nous republions une série de neuf articles de Slate.com sur les raisons pour lesquelles il n'y a plus depuis un autre attentat d'ampleur sur le sol américain.

Pour lire l'introduction, cliquez ici et le premier volet ici 11 septembre: les fous de Dieu ne sont pas des criminels de génie.

Impossible de nier qu'al-Qaida veut du mal aux Etats-Unis. Cette association terroriste n'a cessé de le faire savoir, par le verbe et par le geste, et ce depuis bien avant le 11 septembre 2001.

En 2004, Oussama Ben Laden fanfaronnait dans un enregistrement vidéo qu'al-Qaida allait «saigner l'Amérique jusqu'à la ruine», comme lui et ses acolytes djihadistes avaient saigné l'Union soviétique dans les années 1980 en combattant les soldats russes en Afghanistan.

En vérité, Ben Laden et les combattants étrangers qu'il dirigeait en Afghanistan ont joué un rôle secondaire dans l'expulsion des Soviétiques d'Afghanistan - le mérite en revient en fait aux moudjahidine du pays (financés par la CIA) - et l'intervention soviétique ratée n'a été que l'un des facteurs qui a précipité la dissolution de l'Union soviétique.

Admettons quand même qu'al-Qaida veut beaucoup de mal aux Etats-Unis, et qu'il a réussi à leur infliger de sérieux revers. Est-ce sa seule fin?

Bien sûr que non. Al-Qaida veut saigner et pousser les Etats-Unis à la ruine non parce qu'il convoite le territoire qui s'étend entre le Canada et le Mexique, mais parce qu'il honnit l'influence américaine dans le monde musulman. Est-ce au nom du progrès (laïcité, état de droit, démocratie) ou de l'intérêt personnel (pétrole à bas prix, stabilité géopolitique, développement des marchés pour les biens et les services occidentaux) que cette influence est davantage exercée, le débat reste ouvert. Pour al-Qaida, cela importe peu. «Le progrès» tout comme l'avancement des intérêts américains sont également indésirables, car ils empêchent l'objectif sacré d'al-Qaida de ressusciter le califat de 1000 ans.

Dans l'article précédent («Les fous de dieu ne sont pas des criminels de génie»), Thomas Schelling, Marc Sageman et Max Abrahms exposent que les terroristes élaborent une stratégie très médiocre, voire n'en ont pas du tout. Si c'est le cas, alors la principale raison d'al-Qaida d'attaquer les Etats-Unis est tout simplement qu'ils se trouvent là. Mais si les terroristes sont vraiment des stratèges, alors l'objectif immédiat d'al-Qaida devrait, en toute logique, être de commencer à bâtir ce califat en encourageant la création de régimes djihadistes dans les territoires autrefois conquis par le prophète Mahomet et ses successeurs.

En suivant cette logique, la nécessité d'attaquer les Etats-Unis devrait varier en fonction de la fermeté avec laquelle les Etats-Unis contiennent les djihadistes au Moyen-Orient, en Asie du Sud et en Afrique du Nord. Pour le moment, les Etats-Unis n'arrivent pas à contenir du tout ni le Pakistan, ni l'Afghanistan, deux endroits où al-Qaida est implanté de longue date.

Il serait par conséquent logique qu'al-Qaida y concentre ses ressources. Le Pakistan est particulièrement précieux, car il possède des armes nucléaires; Bruce Riedel, un ancien de la Central Intelligence Agency (CIA) et aujourd'hui membre de la Brookings Institution, le qualifie de «pays le plus dangereux du monde actuel.» Deux décisions prises récemment par les autorités pakistanaises ont tout particulièrement suscité l'inquiétude : un accord avec un important djihadiste taliban d'imposer la loi islamiste (la charia) dans la vallée de Swat, à 150 km d'Islamabad, la capitale du Pakistan ; et la libération d'A.Q Khan, le scientifique qui a vendu les secrets nucléaires à la Corée du Nord, à l'Iran et à la Lybie, et qui était jusque-là en résidence surveillée.

En Afghanistan, les talibans en nette augmentation restent étroitement liés avec al-Qaida, et depuis 2005, ils ont adopté sa tactique des attentats-suicides. Al-Qaida et les talibans sont tous impliqués dans l'assassinat, en 2007, de l'ancien Premier ministre pakistanaise Benazir Bhutto, et certaines preuves indiquent qu'ils ont aussi collaboré à une tentative d'assassinat avortée du président afghan Hamid Karzaï en avril 2008.

Les djihadistes évoquent un «ennemi proche» (les régimes apostats au Moyen-Orient et alentour) et un «ennemi lointain» (les Etats-Unis et l'Occident en général). L'homme à qui l'on attribue l'invention de ces expressions, Mohammed Abd al-Salam Faraj, l'a fait principalement pour souligner qu'attaquer l'ennemi proche importait bien davantage, principe qu'il a appliqué en organisant l'assassinat, en 1981, du président égyptien Anouar el-Sadate (le gouvernement égyptien a adhéré au même principe en exécutant Faraj.) En 1993, un groupe égyptien militant appelé Jamaa islamiya, qui entretenait des liens approfondis avec al-Qaida, rompit avec la stratégie de «l'ennemi proche» en commettant un attentat au World Trade Center.

En 1996, al-Qaida lui emboîta le pas et se focalisa formellement sur l'ennemi lointain. Mais à en croire Fawaz A. Gerges, professeur en relations internationales à Sarah Lawrence et auteur de The Far Enemy: Why Jihad Went Global [l'ennemi lointain : pourquoi le djihad s'est mondialisé], d'autres groupes djihadistes du monde n'ont jamais vraiment adhéré à ce changement de priorités. Même le Jamaa islamiya, fin 1999, avait décrété un cessez-le-feu, geste qui indigna son chef spirituel incarcéré, Omar Abdel-Rahman («le cheikh aveugle») et causa la scission du groupe. Avec les attaques du 11-Septembre, Ben Laden espérait rallier les djihadistes en dehors de l'orbite d'al-Qaida afin qu'ils rejoignent la lutte contre l'ennemi lointain. Au lieu de ça, il les a fait fuir. Al-Qaida est aujourd'hui le seul groupe terroriste étranger connu dont l'intérêt déclaré soit d'attaquer les Etats-Unis.

C'est pour cette raison que les discussions - y compris celle-ci -sur l'éventualité d'un nouveau 11-Septembre aux Etats-Unis ont tendance à se concentrer uniquement sur al-Qaida (j'expliquerai dans l'enquête de demain pourquoi la possibilité qu'une association nationale provoque un nouveau 11 septembre est hautement improbable.) Si al-Qaida n'est pas actuellement en train de fomenter une attaque des Etats-Unis, alors il n'y aucune raison de penser qui quiconque soit en train de le faire.

Je place la théorie de l'ennemi proche un cran au-dessus de la théorie des terroristes pas malins dans le spectre des inquiétudes, car même si al-Qaida s'attache en ce moment à étudier ses opportunités à domicile, cela ne l'empêche pas nécessairement de consacrer une partie de ses ressources à l'attaque des Etats-Unis.

Les attentats du 11-Septembre ont provoqué l'invasion de l'Afghanistan et de l'Irak par les Etats-Unis, et ces invasions ont monté le monde musulman contre l'Amérique.

Au Pakistan, le pourcentage de population ayant une opinion favorable des Etats-Unis (23%) a chuté de plus de la moitié (à 10%) entre 1999 et 2002, selon les chiffres du Pew Global Attitudes Project.

Depuis lors, il est remonté à 19%. Qu'une nouvelle attaque d'al-Qaida sur les Etats-Unis provoque une nouvelle action militaire dans le monde musulman, et l'opinion pakistanaise des Etats-Unis se dégradera à nouveau. Al-Qaida peut considérer que cette probabilité est un outil fort utile dans son combat de «l'ennemi proche.»

En contrepartie, al-Qaida a pu déduire l'endroit où les soldats américains se déverseraient dans ce cas : au Pakistan et en Afghanistan. Voilà qui serait un probable revers dans son combat contre son «ennemi proche».

Thomas Michael Corcoran

Reuters
Cet article, traduit par Bérengère Viennot, est paru sur slate.com le 2 mars 2009.

http://www.slate.fr/story/alqaida-prefere-pakistan-amerique-11-septembre



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

24/11/2009

n°462 - Dossier d'Irak - 22/11/09 : Début : Les États-Unis : la «puissance intelligente » au service de la guerre.


n°462 - Dossier d'Irak  - 22/11/09 : Début : Les États-Unis : la «puissance intelligente » au service de la guerre.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les Dossiers d'Irak

N° 462                                                           22/11/09

C.De Broeder & M.Lemaire



 Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :  

Dossier & Point de vue

1-1  William Pfaff : Création d’une armée de métier aux Etats-Unis.

1-2 Alain Lallemand : «Bucca», le camp de concentration américain.

1-3 Gilles Munier : Guerre des services secrets à Bagdad.

1-4 Agence France-Presse : Le géant américain Exxon Mobil va exploiter du pétrole en Irak.

1-5 Jean-Claude Péclet : Barack Obama, Prix Nobel de la Paix 2009…

Suite

2  Les brèves

2-1 Quinze fois plus de malformations de naissance à Falloujah.

2-2 Un centre d'équitation en Lituanie transformé en prison par la CIA.

2-3 Un Irakien frappé avant sa mort, selon un soldat britannique.

2-4 Blair sera interrogé dans le cadre d'une enquête sur l'Irak.

2-5 rtlinfo.La fusillade aux USA, un nouveau coup au moral d'une armée stressée.

2-6 almanar : Blackwater a cherché à corrompre les autorités irakiennes.

2-7 Un différend sur la loi électorale menace le scrutin.

3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

3-1 Les 'Special Ops' proposent un programme d'assassinat des 'ennemis d'Etat'

3-2 Vincent Hugeux : Bons baisers de Bagdad.

3-3 Mahmoud Raouf : Chroniques irakiennes.

Fin

4 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4-1 Barthélémy Courmont: Les deux piliers de la nouvelle diplomatie américaine.

4-2 William Blum : La recherche désespérée de quelque chose de positif à dire sur la politique étrangère des Etats-Unis.

4-3 Noam Chomsky : "Ne nous soumettons à aucune autorité".

4-4 Jules Dufour : Les États-Unis : la «puissance intelligente » au service de la guerre.  

5 Annexe

5-1 Commentaires sur 'Les États-Unis : la «puissance intelligente » au service de la guerre. ' 

5-2 Jean-Claude Paye*, Tülay Umay* : Le renversement de la place de la victime : un paradigme de la modernité.

5-3 D. Guimond : Le droit est le fondement de la paix, de la justice et de l’humanité…



Avant propos

·                    Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- pour désigner les résistants qui osent leur résister...


Tiré à part



Dossier & Point de vue

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

1-1  William Pfaff : Création d’une armée de métier aux Etats-Unis.

La création d’une armée de métier aux Etats-Unis pourrait bien avoir été la décision la plus dangereuse jamais prise par le Congrès. La nation fait face aujourd’hui à une crise politique dont l’enjeu non déclaré est celui d’une confrontation entre le pouvoir du Pentagone et celui du président nouvellement élu.

Barack Obama n’a pas encore annoncé sa décision concernant la guerre, en Afghanistan, mais il y a tout lieu de penser qu’il va se ranger à l’avis des militaires. De fait, soumis à l’intense pression de ses adversaires républicains, il s’apprête à renoncer à son pouvoir présidentiel, et à rester à l’écart des décisions stratégiques fondamentales pour la nation.

Stanley Mc Chrystal, le général qu’il a nommé au commandement des opérations en Afghanistan, demande un renfort de 40 mille soldats, portant l’engagement total des États-Unis à plus de 100 mille hommes (ou plus, dans le futur). Il déclare qu’il ne saurait réussir sa mission sans eux, et même dans ce cas, ne sera peut-être pas capable de gagner la guerre, en une décennie. Mais l’opinion publique américaine ressent généralement des doutes au sujet de cette guerre,, particulièrement dans l’électorat du Président.

Le Président Obama va presque certainement faire ce que ses généraux lui demandent, ou décidera de quelque chose de très semblable. Il comprend quels sont les enjeux politiques en temps de guerre,.

La guerre, du Vietnam a été contestée par l’opinion dans les années 1970, alors que le gouvernement lui-même savait que la victoire était peu probable, selon les documents du Pentagone.

Aujourd’hui, l’opinion doute de la victoire dans la guerre, en Afghanistan. Cependant, désormais la plupart des Américains - qui n’étaient pas là à l’époque ! - lisent une version de l’histoire de la guerre, du Vietnam qui prétend que ce n’était pas une défaite.

On affirme qu’il y a simplement eu un effondrement du soutien des civils pour la guerre,, provoqué par la presse de gauche, qui aurait produit une désaffection de l’opinion tant dans le pays qu’à l’intérieur de l’armée de conscription, entrainant un effondrement de la discipline militaire, des assassinats (« fraggings ») d’officiers trop agressifs au combat, et une démoralisation dans les rangs. Telle est la version à laquelle adhèrent aujourd’hui la plupart des officiers dans l’armée.

Il s’agit de la version américaine du mythe du « coup de poignard dans le dos » auquel ont cru les militaires allemands et les cercles politiques de droite, après la première guerre, mondiale.

Dans le cas des États-Unis, la défaite au Vietnam était à l’époque douloureusement évidente, et peu de personnes croyaient que le Congrès des États-Unis ou l’administration Nixon (qui a signé l’accord de paix avec le Nord Vietnam) étaient en train de trahir le pays.

Aujourd’hui, cette interprétation révisée de la guerre, du Vietnam, affirmant qu’elle était en réalité une « victoire perdue », est devenue une question sensible car la plupart des dirigeants du Pentagone sont partisans d’une « longue guerre, » contre le « terrorisme musulman ».

Un ordre de retrait de l’Afghanistan, de l’Irak (ou au Pakistan) donné par l’administration Obama, subirait de nombreuses attaques en provenance du Congrès, des médias, et provoquerait des manifestations d’insubordination implicites de l’appareil militaire, dirigées contre la « reddition » d’un gouvernement Obama accusé de manquer de patriotisme et d’être inapte à gouverner.

Les conservateurs sont convaincus que toute politique qui ne se traduirait pas par une victoire totale pour les Etats-Unis en Irak, en Afghanistan, au Pakistan - et dans les prochains mois, peut-être en Somalie, au Yémen, ou, éventuellement, en Palestine ou dans l’Afrique subsaharienne, (ou même contre un Iran déterminé à poursuivre ses ambitions nucléaires) - serait une humiliation et une défaite américaine.

Après le Vietnam, le Congrès a mis fin à la conscription, qui durant cette guerre, était profondément injuste : les pauvres et les classes laborieuses ont été appelés sous les drapeaux, alors que nombre de privilégiés provenant de familles influentes trouvaient des médecins complaisants ou des doyens de collèges prêts à fournir des dérogations injustifiées à ceux — tel le futur Vice Président Richard Cheney - qui avaient d’« autres priorités » que le patriotisme et le service national.

Le Congrès a créé une nouvelle armée composée uniquement d’engagés volontaires. La sociologie de cette nouvelle armée est très différente de l’ancienne armée de citoyens. Elle est désormais faite de gens qui voulaient être des soldats, ou souhaitaient bénéficier de l’enseignement universitaire dispensé aux engagés, ou étaient souvent des diplômés du secondaire qui n’avaient guère d’autres choix. Mais depuis le 11 septembre, et l’invasion de l’Irak, cette armée nouvelle fait de plus en en plus appel aux immigrants ou aux jeunes étrangers qui peuvent obtenir un permis de séjour permanent aux États-Unis en s’enrôlant dans l’armée américaine. Les États-Unis utilisent également de plus en plus de mercenaires étrangers recrutés par des entreprises privées.

Son caractère d’armée professionnelle est fondamentalement différent de celui de l’ancienne armée. Auparavant, les officiers de carrière de West Point étaient en temps de guerre, largement dépassés en nombre par ceux en provenance de la conscription, qui étaient diplômés des écoles des aspirants-officiers ou des officiers de réserve formés dans les universités (où une grande partie du coût de l’enseignement supérieur pouvait être prise en charge en échange d’une durée d’engagement).

Ainsi, l’armée américaine depuis le début de la Seconde Guerre, mondiale jusqu’à la fin du Vietnam était en fait une armée démocratique, avec des conscrits civils, et une majorité de sous-officiers et officiers qui étaient des civils en temps de paix, solidement enracinés dans la société civile, ayant souvent une famille à la maison, et qui accomplissaient leur devoir patriotique de façon temporaire (ou « pour la durée de la guerre, »).

Les armées professionnelles ont souvent été considérées comme une menace pour leurs propres sociétés. L’un des officiers de Frédéric le Grand décrivait la Prusse, comme « une armée dotée d’un Etat, dans lequel elle était temporairement casernée, pour ainsi dire. » Mirabeau, l’homme d’Etat de la révolution française, avait affirmé que « la guerre, est l’industrie nationale de la Prusse. » Considérant la partie du budget national des États-Unis qui est maintenant consommée par le Pentagone, le même raisonnement vaudrait pratiquement pour les USA.

Cette nouvelle armée a également des ambitions politiques. Elle domine aujourd’hui la politique étrangère américaine, disposant d’un millier de bases à travers le monde, avec des commandants régionaux qui sont autant de proconsuls impériaux.

Le général Mc Chrystal et son supérieur, le général David H. Petraeus, ont été mentionnés comme de possibles futurs candidats à la présidence. Le dernier général à être devenu président était Dwight Eisenhower. C’est l’homme qui a mis en garde les Américains contre « le complexe militaro-industriel. »

Voir en ligne : ContreInfo

P.-S.

12 novembre 2009

Publication originale William Pfaff via ICH,

Traduction Contre Info

http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/publications/nos-publications/articles-et-analyses/articles-de-l-exterieur/article/l-amerique-sous-la-coupe-de-son


1-2 Alain Lallemand :  «Bucca», le camp de concentration américain.

Camp Bucca… Pour les journalistes américains, il s’agissait de cette prison idéale où le Pentagone «tournait le dos à 180º à Abou Ghraib».

Lorsque ce site a été contraint de fermer ses portes le 17 septembre dernier, l’événement a reçu peu d’écho. Et pourtant: grâce au témoignage d’un contractant extérieur qui y a travaillé de manière régulière durant des années, nous sommes en mesure de révéler qu’il s’agit, dans l’histoire contemporaine, du plus vaste centre de rétention géré par l’armée américaine. Sans jugement, sans avocat, sans même un mandat d’arrêt, quelque 2000 à 3000 personnes y étaient retenues en 2005. Elles étaient 9000 début 2006. Et début 2008, un record de 28000 personnes y a été atteint: un authentique camp de concentration, au plein sens du terme.

Explication: en 2005-2006, face à la flambée des violences – et bien que l’Irak ne compte que 31,2 millions d’habitants – le Pentagone s’est lancé dans une campagne d’arrestations massives. Pas des insurgés: des suspects, dénoncés à la suite d’un litige foncier ou d’une simple dispute. Au plus fort de cette campagne, les forces américaines ont détenu jusqu’à 60000 personnes dans le pays, alors que les forces irakiennes n’en détenaient de leur côté que 40000. Soit 100000 prisonniers, un chiffre aujourd’hui ramené à environ 60000.

C’est alors qu’un centre de détention autrefois mineur, Camp Freddy, situé en plein désert près de la ville d’Um Qasr, presque sur la ligne frontière du Koweït, a pris toute son importance.

Lorsqu’ils s’en étaient emparés, en avril 2003, les Américains l’avaient rebaptisé «Camp Bucca», du nom de ce pompier new-yorkais tué dans l’effondrement des tours du World Trade Center.

En plein territoire chiite, entouré d’un désert qui éteignait tout projet d’évasion, une population à 80% sunnite s’est retrouvée logée sous tentes, en conteneurs maritimes, puis en conteneurs de chantier, au petit bonheur selon les développements successifs et un rien anarchiques du camp. «Ici, la température atteint les 60º centigrades en été, – 10ºC en hiver, note notre source. Tous les prisonniers étaient habillés d’un jaune criard, un jaune canari: chaque homme – il n’y a pas une seule femme prisonnière – recevait pantoufles, couverture, tee-shirt jaune.

A première vue, un traitement correct.

Sauf lorsqu’on est 28000, et que tout est forcément plus difficile.

La santé? Il y a un hôpital, avec la possibilité de petite chirurgie, de la dentisterie, et 15lits pour accueillir les patients. Mais lorsqu’on est 28000, vous imaginez les retards…»

Pourtant, ce ne sont pas les conditions matérielles qui angoissent le plus ces internés: c’est le futur. Que fait l’épouse, la famille? Comment survivent-ils?

«En principe, il n’y a pas d’interrogatoire à Camp Bucca, dit notre interlocuteur. En principe. Car on enferme pour deux raisons: soit pour supprimer un risque, soit pour obtenir du renseignement. Pour le renseignement, l’armée a compris que la violence n’est pas productive. Mais on mélange «par fausse inadvertance» un chiite de l’armée du Mahdi avec un wahhabite sunnite, histoire de provoquer un clash et des dénonciations. Le chantage et la menace sont également utilisés. Ne fût-ce que la menace de ne jamais sortir de ce «trou noir» juridique.»

Et pour sortir, pas de mystère: il faut se plier à des sessions de rééducation dignes du Nord-Vietnam: «L’idée est que les personnes peuvent être rééduquées. Les Américains ont ainsi mis en place des cours de peinture, où les motifs dépeignent la concorde entre Américains et Irakiens. Il y a aussi, avec l’accord de certains mollahs locaux, des groupes de relecture du Coran. Avec des mollahs approuvés par les Américains, bien sûr. Un certain nombre de cours de «rééducation» sont donnés. Si l’interné accepte, c’est un point en plus dans son dossier. L’armée le nie, mais c’est pris en compte: comme à Guantanamo, tous les dossiers sont revus par des commissions militaires (environ six personnes dont un traducteur), et le comportement du prisonnier est inscrit dans ce dossier.»

Tous les internés ne sont pas égaux: ils sont triés en trois niveaux de dangerosité. «Pour les hauts risques», ceux qu’ils appellent les «salafistes», soit 700 à 800 détenus, a été constitué un «quartier rouge». Ceux-là vivent par groupes de 10 à 15, logés à chaque fois dans deux conteneurs maritimes de 40 pieds (12 mètres) mis côte à côte, soudés l’un à l’autre et dans lesquels ont été ouvertes à la meule des fenêtres et aérations. Les soldats meulent aussi la cloison intérieure, pour former un seul espace. En gros, l’équivalent d’un conteneur permet aux 10 à 15prisonniers de dormir, l’autre conteneur abritant une arrivée d’eau avec lavabo et, derrière un rideau, un WC à la turque. Et c’est là-dedans que certains ont vécu plus de quatre ans, ne pouvant en sortir qu’une heure par jour…»

Petit calcul: en dimensions intérieures, un conteneur maritime fait 12,04 mètres sur 2,33 mètres. Quinze détenus se partagent donc 56,1 m², soit un espace moindre (3,74m²) que les 4,46 m² de Camp Echo, à Guantanamo. A titre de comparaison, l’ACA, l’Association pénitentiaire américaine, estime qu’un détenu a toujours droit – au minimum – à 7,43 m².

En revanche, l’unique heure quotidienne de promenade respecte – au cordeau – les règles standards minimales confirmées en mai 1977 par les Nations unies. «Mais, remarque notre source, ils sortent dans un espace clos avec double grillage et barbelés. Pour chaque logement de ce «quartier rouge», il y a une zone tampon, un mirador, un poste de garde avec deux ou trois hommes et, s’il faut intervenir en cas de désordre, une force d’intervention à disposition.»

Question: en septembre dernier, pourquoi avoir subitement fermé ce camp et relâché des milliers d’hommes qui en garderont un souvenir rageur? Parce que l’accord sur le statut des forces (Sofa) conclu entre Bagdad et Washington stipulait qu’à partir du 1er janvier 2009, les détentions devaient être justifiées par un mandat d’arrêt. Donc par un juge. Au strict minimum, il fallait ouvrir une information judiciaire. Dès lors, Camp Bucca était condamné. Ultime vacherie: ceux qui, à ce moment, ont pu être inculpés n’ont pas vu leurs années d’internement assimilées à de la détention préventive. Ils étaient tombés dans un trou noir, tout simplement.

Alain Lallemand,

pour Le Temps (Suisse)

Article rédigé le 07 nov 2009,

par Mecanopolis


1-3 Gilles Munier : Guerre des services secrets à Bagdad.
L’Irak est un champ de bataille entre services secrets.

Une bonne quinzaine y crée un climat de terreur à coups de black ops et psy ops, sans considération pour le nombre de victimes civiles. A côté des principaux : l’Iraqi National Intelligence Service (INIS- pro américain) et le ministère de la Sécurité nationale (MNS- pro iranien), on peut citer dans le désordre ceux du ministère de l’Intérieur, de la Défense, l’Asayish kurde - dans les régions de Ninive, de Kirkouk et de Diyala - et ceux des milices arabes ou kurdes. Les plus venimeux sont ceux de la Brigade Badr « dissoute » et de l’Iraq Special Operations Forces (ISOF– pro américaine), surnommée « la Sale Brigade », passée récemment sous les ordres de Nouri al-Maliki. A cette liste, il faut ajouter les agences américaines – CIA en tête –, le Vevak iranien et les Forces al-Qods des Gardiens de la Révolution, qui tirent la plupart des ficelles. Dans cette guerre de l’ombre, la résistance n’est pas en reste, constituée dés l’origine de cadres de l’ancien Iraqi Intelligence Service actifs dans les organisations de libération, ou « dormants » dans les structures étatiques, attendant de passer à l’action.
La main des Gardiens de la Révolution
Les attentats au camion piégé du 19 août contre les ministères des Affaires étrangères et des Finances sont un révélateur des luttes intestines qui secouent le régime à l’approche des élections législatives, fixées au 16 janvier 2010. Al-Maliki pensait les remporter haut la main, fort d’un soi- disant bilan positif : départ des troupes d’occupation, amélioration de la sécurité … etc … et comptait modifier dans la foulée la constitution et instaurer un régime présidentiel. Le 18 août, à Damas, il avait parlé coopération avec le président Bachar al-Assad et remis une liste de résistants à expulser… copie conforme de celle communiquée par les Américains à la Syrie deux mois plus tôt ! Et puis, « Boum ! » : 100 morts et 500 blessés en pleine Zone verte, parmi lesquels 10% des fonctionnaires des Affaires étrangères, lui ont cou
pé les ailes.
Depuis, al-Maliki marche sur des œufs. Le général al-Shahwani, patron de l’INIS, lui a présenté des preuves de l’implication des services secrets iraniens dans le carnage, accusation confirmée par le général Abdul-Karim Khalaf, porte parole du ministère de l’Intérieur. L’explosif employé, du C4, est une des signatures des Forces al-Qods. Le 31 août, sur Al-Jazeera, le prince Ali bin al-Hussein, prétendant au trône d’Irak, affirmait que les Irakiens pensent que l’ISCI (Conseil suprême islamique en Irak) en est l’auteur ou, en d’autres termes : la Brigade Badr, son bras armé créé par les Gardiens de la Révolution … Même si, plus tard, « Al-Qaïda en Mésopotamie », dont c’est également le mode d’action, a revendiqué les attentats, on sait à Bagdad que l’organisation a trois têtes, dont deux soutenues par l’Iran.
La réaction d’al-Maliki fut rapide, et aberrante pour ceux qui le croient libre de toute attache avec Téhéran. Passe encore qu’il exige les démissions d’al-Shahwani et de Khalaf, le contrat du premier arrivait à son terme. Affronter Khalaf - qui refuse de quitter son poste - n’avait d’autre intérêt que d’embarrasser Jawad al-Bolani, ministre de l’Intérieur, possible rival aux législatives. Mais s’en prendre contre toute logique à la Syrie, demander au Conseil de sécurité l’ouverture d’une enquête internationale, et accuser le courant baasiste irakien plutôt modéré de Younis al- Ahmad, réfugié à Damas, c’était inattendu, mensonger, déloyal.
Al-Maliki en difficulté
La marge de manœuvre d’al-Maliki est étroite.

Le président Obama le soutient, croyant qu’il facilitera le retrait sans casse d’environ 80 000 GI’s sur les 130 000 occupant l’Irak. Dans cette perspective, il demande de remplacer al-Sahwani par un de ses protégés. Le n°2 de l’INIS assure l’intérim mais al-Maliki voudrait nommer à sa place son chef de cabinet, Tarik Najem Abdallah, pour parer aux coups tordus qui vont fleurir d’ici les élections. De leur côté, les mollahs iraniens ont, comme toujours, plusieurs fers au feu. Ils jouent la carte al-Maliki, ne lui laissant que la tête hors de l’eau. Pour eux, l’Irak doit demeurer une zone de turbulence tant que la déstabilisation de leur régime sera d’actualité. La capacité des agents à changer de rôle ont pris al-Maliki de court: l’Alliance Nationale Irakienne (INA), coalition chiite concurrençant la sienne, comprend Ammar al-Hakim (ISCI) et Moqtada al-Sadr qui parle maintenant de réconciliation nationale ; et Shirwan al-Wa’ili, l’ombrageux ministre de la Sécurité, ne cache pas qu’accuser la Syrie est une erreur.
Al-Shahwani et l’INIS, service secret made in USA
Pratiquement inconnu avant sa tentative de coup d’Etat en 1996, le général Muhammad Abdallah al-Shahwani est un Turcoman de la région de Ninive, titulaire d’une médaille d’or de décathlon gagnée en 1963 à Djakarta, ancien élève de l’US Army Ranger School qui s’est illustré au Kurdistan pendant la guerre Iran-Irak, à la tête d’une unité d’hélicoptères de la Garde Républicaine. Arrêté en 1989, soupçonné d’entretenir des relations avec la CIA, libéré faute de preuves suffisantes, il fit défection en 1990, trois mois avant l’entrée des troupes irakiennes au Koweït.
A partir de la première guerre du Golfe, la CIA s’appuya sur lui pour constituer un réseau d’informateurs, puis pour renverser le président Saddam Hussein. Un soulèvement militaire – nom de code DBACHILLES - fut organisé en collaboration avec Iyad Allaoui, futur Premier ministre et agent du MI6 britannique. Infiltrés, les comploteurs furent arrêtés en juin 1996 et exécutés, notamment les trois fils d’al-Shahwani, officiers dans la Garde Républicaine, à qui ce dernier avait transmis, sans précaution, un téléphone satellitaire Thuraya. Pas découragé, le général poursuivit son travail de sape. Il prit la tête, en mars 2003, d’un réseau clandestin appelé « 77 Alpha », puis « Les Scorpions ».
Après la chute de Bagdad, les Etats-Unis regroupèrent leurs espions dans un embryon de service de renseignement : le CMAD (Collection, Management and Analysis Directorate). Puis, en décembre 2003, ils créèrent l’Iraqi National Intelligence Service (INIS). L’agence, formée et financée par la CIA, n’avait de compte à rendre ni au Parlement ni au gouvernement irakien. Nommé à sa direction, al-Shahwani enrôla d’anciens membres des services spéciaux, notamment ceux chargés d’espionner l’Iran et la Syrie, si bien que le Premier ministre al-Maliki, visitant le siège de l’INIS, se vit interdire l’accès aux étages qu’ils occupaient. Les « shahwanis », nom donné à ses troupes de choc, sont particulièrement haïs par la résistance qui les a affrontés à la bataille de Falloujah en novembre 2004, et qui leur attribue un certain nombre de tueries perpétrées dans la tradition des escadrons de la mort pro américains en Amérique latine.
Pour qui roule Shirwan al-Wa’ili ?
Le choix de Shirwan Kamel Sebti al-Wa’ili pour diriger un service de renseignement concurrent de l’INIS, demeure mystérieux. En avril 2003, il était encore proche collaborateur d’Ali Hassan al-Majid, cousin du président Saddam Hussein, surnommé par les occidentaux « Ali le Chimique ». Sa désignation par les Américains pour gouverner Nassiriya occupée, serait due à un concours de circonstances. On dit que les Marines auraient découvert un dirigeant baasiste bagdadi au domicile du cheikh Ali al-Minshid, chef de la tribu Ghizzi. De l’interrogatoire qui suivit, les officiers de renseignement américains déduirent qu’il fallait nommer à la tête du conseil municipal un Irakien capable d’enrayer le bain de sang annoncé si Saddam était renversé. Le baasiste leur dit qu’un certain al-Wa’ili, de ses amis, était l’homme de la situation. Le marché fut vite conclu.
Malgré son prénom kurde, al-Wa’ili est Arabe. Tout laisse supposer que son grand père Sebti était un Kurde féli, c’est à dire chiite, ayant intégré une tribu du sud irakien au début du 20ème siècle. Toujours est-il qu’après sa nomination, al-Wa’ili fit une carrière fulgurante. Il adhéra au parti al-Dawa sans difficulté : son frère en était un des représentants aux Etats-Unis. Sa cote au sein du nouveau régime ne cessa ensuite de progresser ; en Iran aussi, grâce à ses relations avec Abou Mahdi al-Muhandis (L’Ingénieur), auteur d’un attentat contre l’ambassade de France à Koweït en 1983, chef du Hezbollah irakien, et surtout conseiller des Forces al-Qods. Cela expliquerait sa promotion à la direction de la province de Dhi Qar, son élection au Parlement, et enfin sa nomination au poste de ministre de la Sécurité nationale. En 2006, lorsque le Premier ministre al-Maliki, également proche de « L’Ingénieur », décida de créer un rival de l’INIS, c’est al-Wa’ili qui hérita du poste. Mais rien n’est simple dans le monde du renseignement, et encore moins en Irak : les Américains ont démantelé le département anti-iranien de l’INIS et considèrent al-Wa’ili comme un homme de confiance…
Gilles Munier
Amitiés Franco-Irakiennes.
(novembre 2009)
Rédaction et traduction : Gilles Munier, Xavière Jardez

http://irakiennes.blogspot.com/


1-4 Agence France-Presse : Le géant américain Exxon Mobil va exploiter du pétrole en Irak.

Un géant pétrolier américain va pouvoir extraire du pétrole en Irak pour la première fois depuis près de quarante ans à la suite de la signature d'un accord d'exploitation préliminaire jeudi entre Exxon Mobil et les autorités irakiennes.

Exxon Mobil dirigera un consortium avec la compagnie anglo-néerlandaise Shell pour exploiter le deuxième plus grand champ pétrolier irakien, de Qourna-Ouest 1, aux réserves estimées à 8,5 milliards de barils.

«Ce contrat va permettre à la production d'atteindre 2,325 millions barils/jour d'ici six ans», a affirmé aux journalistes le ministre du Pétrole Hussein Chahristani, soulignant que le consortium investirait 25 milliards de dollars et en débourserait 25 autres en coûts de fonctionnement.

Ce champ produit actuellement 279 000 barils/jour et la compagnie irakienne publique y emploie 800 personnes.

«Le consortium sera rémunéré 1,9 dollar par baril supplémentaire (à la production actuelle). Sur cette somme, le cartel ne touchera que 0,92 dollar car elle devra payer 35% de taxes et 25% à la compagnie irakienne associée à la production», a expliqué M. Chahristani.

Le consortium (appartenant à 80% à Exxon Mobil et à 20% à Shell) était en concurrence avec la société russe Lukoil.

L'accord préliminaire a été signé entre Abdel Mahdi al-Amidi, directeur général adjoint du département des contrats du ministère et Richard C. Vierbuchen, Président d'Exxon Mobil pour les opérations en amont.

«Nous attendons avec impatience de signer l'accord final très prochainement», a dit M. Vierbuchen.

Le consortium avait remporté fin juin un appel d'offres organisé par le ministère du Pétrole irakien mais avait, comme toutes les compagnies pétrolières sauf la britannique BP et la chinoise CNPC, refusé les conditions irakiennes.

À l'approche d'un deuxième round d'appel d'offres, à la mi-décembre, Exxon Mobil et Shell ont décidé d'accepter le prix de 1,9 dollar par baril plutôt que de voir le contrat leur échapper au profit d'autres sociétés, notamment chinoises qui ont adopté une stratégie agressive pour rafler les contrats pétroliers.

Fin juin, un appel d'offres, le premier depuis la nationalisation du secteur pétrolier irakien en 1975, pour six champs pétrolifères et deux champs gaziers, avait tourné au fiasco.

Seul celui de Roumaïla, qui recèle avec 17,7 milliards de barils les plus grandes réserves de pétrole du pays, avait trouvé preneur avec la compagnie britannique BP Exploration Operating Company et la société chinoise CNPC, pour 2 dollars par baril.

L'Irak possède les troisièmes réserves du monde avec 115 milliards de barils, derrière l'Arabie saoudite et l'Iran. Cependant, il n'y a pas eu d'exploration depuis des décennies à cause des guerre,s et de l'embargo imposée à l'Irak en 1990.

L'exploitation des champs de Zoubair, Roumaïla, Qourna-ouest 1, Kirkouk, et Missane devrait permettre à l'Irak de faire passer sa production de 2,4 millions de barils par jour aujourd'hui à 7 millions de barils dans six ans.

À terme, avec l'exploitation des neuf grands champs irakiens, le pays devrait produire 10 à 12 millions de barils par jour, ce qui fera de l'Irak l'égal des plus grands producteurs.

Les revenus tirés du pétrole représentent 85% des recettes de l'État mais il a un besoin crucial d'accroître les profits pétroliers afin de financer la reconstruction du pays, dévasté par les guerre,s successives.

Agence France-Presse

05 novembre 2009

http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/bourse/nouvelles/energie-et-ressources/200911/05/01-918729-un-geant-americain-va-exploiter-du-petrole-en-irak.php?utm_source=bulletinLPA&utm_medium=email&utm_campaign=retention


1-5 Jean-Claude Péclet : Barack Obama, Prix Nobel de la Paix 2009…

Le plus prestigieux des Nobel a été décerné ce matin à Oslo. Le jury a annoncé récompenser chez le président américain «ses efforts extraordinaires en vue de renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples».

«Le comité a attaché beaucoup d’importance à la vision et aux efforts d’Obama en vue d’un monde sans armes nucléaires», a déclaré le président du comité Nobel norvégien, Thorbjoern Jagland.

Le prix sera remis à Oslo le 10 décembre, date-anniversaire de la mort de son fondateur, l’industriel et philanthrope suédois Alfred Nobel. Il consiste en une médaille, un diplôme et un chèque de 10 millions de couronnes suédoises (près d’un million d’euros).

Commentaire

Pourquoi lui?

Ou plutôt, pourquoi maintenant déjà?

L’histoire des prix Nobel de la Paix est semée de décisions critiquées, mais celle-ci va être une des plus controversées. Pire, elle risque d’être contre-productive.

Malgré la sympathie qu’inspire Barack Obama dans le monde, le fait est qu’il n’a encore rien prouvé. Certes, l’élection du premier président américain noir fut un symbole magnifique – mais dans ce cas, c’est au peuple américain qu’il fallait donner le prix. Sans doute, les discours de Barack Obama sont ciselés et impressionnants, mais ce ne sont pas encore des actes, encore moins la conséquence de ces actes.

Si on observe la politique étrangère du président – du moins ce qu’on en a vu jusqu’ici, qui ne suffit pas à tirer quelque bilan que ce soit – on voit d’abord un homme très emprunté sur les deux dossiers les plus brûlants du moment: le Proche-Orient et l’Afghanistan. Dans le premier cas, Barack Obama s’est fait moucher par les Israéliens à fin septembre et cherche pour l’instant une façon de rebondir. Dans le second, il consulte sur l’avenir d’une force internationale qui n’arrive plus à juguler les rebelles et cautionne un régime corrompu.

Si on observe sa politique intérieure, on voit des chantiers (santé, climat) qui, pour l’instant, prennent du retard tandis que, si Wall Street reprend des couleurs, le dollar chute et l’économie réelle des Etats-Unis ne se porte pas mieux qu’il y a un an, avec un chômage approchant les 10%.

Il en résulte un climat politique tendu. Les attaques ont gagné en violence cet été ne diminuent pas d’intensité. Dans ces conditions, le Nobel de la paix risque d’attiser les tensions plus qu’il ne les calmera. On entend déjà l’usage qu’en feront les télévisions et radios néo-conservatrices. Paradoxalement, ce prix qui doit célébrer un rassembleur va probablement polariser.

Jean-Claude Péclet 

AFP )

12/10

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/dd4e7bc6-b4b1-11de-86ab-756874689762


n°462 - Dossier d'Irak - 22/11/09 : Suite : Les États-Unis : la «puissance intelligente » au service de la guerre.


n°462 - Dossier d'Irak  - 22/11/09 : Suite  : Les États-Unis : la «puissance intelligente » au service de la guerre.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les Dossiers d'Irak

N° 462                                                           22/11/09

C.De Broeder & M.Lemaire



 Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :  

2  Les brèves

2-1 Quinze fois plus de malformations de naissance à Falloujah.

2-2 Un centre d'équitation en Lituanie transformé en prison par la CIA.

2-3 Un Irakien frappé avant sa mort, selon un soldat britannique.

2-4 Blair sera interrogé dans le cadre d'une enquête sur l'Irak.

2-5 rtlinfo.La fusillade aux USA, un nouveau coup au moral d'une armée stressée.

2-6 almanar : Blackwater a cherché à corrompre les autorités irakiennes.

2-7 Un différend sur la loi électorale menace le scrutin.

3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

3-1 Les 'Special Ops' proposent un programme d'assassinat des 'ennemis d'Etat'

3-2 Vincent Hugeux : Bons baisers de Bagdad.

3-3 Mahmoud Raouf : Chroniques irakiennes.



2  Les brèves

Ndlr : la publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyses ou le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information.

2-1 Quinze fois plus de malformations de naissance à Falloujah.

Selon des médecins, le nombre de malformations de naissance et de cancers a été multiplié par quinze chez les bébés dans l'enclave ravagée par la guerre de Falloujah, le site de deux grandes batailles après l'invasion de l'Irak.

Le Dr Ayman Qais a déclaré qu'avant le début de la guerre, en 2003, on comptait un nombre sporadique de malformations chez les bébés, mais maintenant leur fréquence « augmente considérablement. »

« Nous voyons une poussée très importante des anomalies du système nerveux central, » a ajouté le Dr Qais.

Les médecins du système de santé débordé de Falloujah disent être perplexes quant à ce qui est derrière la flambée des malformations de naissance, mais suggèrent que cela puisse être en rapport avec des matériaux toxiques restés des combats.

La ville fut le théâtre de quelques-uns des pires combats de la guerre, notamment la bataille en 2004, dans laquelle les États-Unis admirent avoir utilisé du phosphore blanc.

Il y a eu aussi des rapports non confirmés, selon lesquels les troupiers étasuniens se sont servis de munitions à l'uranium appauvri à Falloujah.

Interviewés par le quotidien britannique The Guardian, des neurologues et des obstétriciens de la ville disent que la hausse des malformations de naissance, qui comprennent un bébé né avec deux têtes, des bébés présentant des tumeurs multiples, et d'autres problèmes du système nerveux, est sans précédent, et à présent inexplicable.  

Des responsables irakiens et britanniques et des médecins ont demandé aux Nations Unies de créer une commission internationale pour enquêter sur la forte augmentation des malformations de naissance et éliminer les substances toxiques à Falloujah.  

À Bassora et Najaf ont aussi été constatés des associations de malformations congénitales, qui se sont déclarées en 2003, après l’invasion.

Les médecins disent que les dossiers cliniques détaillés de tous les nouveau-nés sont en cours de compilation.

16 novembre

www.presstv.com/detail.aspx?id=111297&sectionid=35102...
Traduction : Pétrus Lombard

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid...


2-2 Un centre d'équitation en Lituanie transformé en prison par la CIA.

Un centre d'équitation lituanien a servi de prison à la CIA qui y interrogeait en secret sur le sol européen des suspects d'Al-Qaïda, a rapporté ABC News, citant des responsables du gouvernement de Vilnius et un ex-responsable du renseignement américain. 
 Jusqu'à huit personnes suspectées d'appartenir à Al-Qaïda ont été interrogées en même temps dans ce centre équestre situé près de la capitale Vilnius, a indiqué cette chaine de télévision américaine qui n'identifie pas ces responsables.
 La CIA avait à cet effet fait aménager le bâtiment après l'avoir racheté en sous main, selon cette même source.
 Début novembre, le parlement lituanien avait annoncé l'ouverture d'une enquête sur l'existence présumée d'une prison secrète de la CIA en Lituanie où auraient été incarcérées des personnes soupçonnées de terrorisme.
 La commission d'enquête, qui doit notamment vérifier si cela s'est fait avec la complicité des autorités lituaniennes, doit rendre ses conclusions avant la fin de l'année.
En octobre, la présidente lituanienne Dalia Grybauskaite avait déclaré avoir des "soupçons indirects" sur la présence à une période récente d'une prison secrète de la CIA en Lituanie. 
Elle s'était notamment engagée à enquêter sur des allégations surgies en août, suite à des informations de cette même chaîne de télévision  ABC News selon lesquelles la Lituanie avait permis aux Etats-Unis de détenir sur son territoire, dans une prison secrète de la CIA, des personnes suspectées d'appartenir à Al-Qaïda. Cette prison, selon ABC News, a fonctionné jusqu'en2005.

19/11/2009   

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=11... 


2-3 Un Irakien frappé avant sa mort, selon un soldat britannique.

Dans le cadre d'une enquête sur des abus présumés commis par l'armée britannique en Irak, un ancien soldat a déclaré lundi avoir vu deux de ses collègues donner des coups de pied à un Irakien menotté peu avant qu'il meure. Baha Moussa, employé d'hôtel âgé de 26 ans, était décédé environ 24 heures après avoir été arrêté avec six autres personnes par l'armée britannique en 2003, au cours d'une rafle visant à saisir des armes dans des établissements de Bassorah, dans le Sud irakien.

En 2007, le caporal britannique Donald Payne avait été exclu des rangs de l'armée et emprisonné un an par une cour martiale après avoir plaidé coupable de traitement inhumain sur Moussa et d'autres détenus irakiens. Son avocat avait fait valoir qu'il exécutait des ordres.

Une enquête publique a été ouverte cette année à Londres afin d'établir les circonstances exactes de la mort de Moussa et d'examiner les méthodes employées par l'armée britannique pour faire craquer des prisonniers lors d'interrogatoires.

Dans une déclaration aux enquêteurs, l'ancien soldat Garry Reader a annoncé pour la première fois qu'il avait vu Payne et un autre militaire frapper Moussa et lui donner des coups de pied en tentant de l'entraîner de force vers une cellule.

"Je ne pense pas qu'il représentait une menace. Je crois simplement qu'il avait été blessé et voulait recevoir de l'aide", a dit Reader, ajoutant que Payne et l'autre soldat s'étaient tous deux montrés "très agressifs".

"Ils ont fait tout ce qu'ils pouvaient pour le ramener dans la pièce. En partant, j'ai entendu des cris qui en provenaient. Baha Moussa n'avait aucune chance de s'échapper, il était dans un complexe rempli de soldats, il avait l'air un peu ahuri et ne serait arrivé nulle part."

Reader a dit être ensuite retourné au lieu de détention et avoir découvert Moussa affaissé et sans réaction. Il a déclaré avoir vainement tenté de le ranimer.

L'ancien militaire a ajouté qu'il n'avait pas ouvertement parlé de l'incident jusqu'ici parce qu'il était en service et ne voulait "pas de répercussions". Il a ajouté: "Six ans après, je me sens en mesure de dire la vérité et de livrer mon souvenir le plus sûr de ce qui s'est passé. Je crois que le caporal Payne et le soldat Cooper ont provoqué la mort de Baha Moussa."

L'an dernier, le ministère britannique de la Defense a accepté de verser près de trois millions de livres (cinq millions de dollars) d'indemnités à la famille de Moussa et à d'autres Irakiens frappés par des soldats en 2003.

9 novembre

http://fr.news.yahoo.com/4/20091109/twl-gb-irak-enquete-3...


2-4 Blair sera interrogé dans le cadre d'une enquête sur l'Irak.

L'ancien Premier ministre britannique Tony Blair sera interrogé publiquement l'an prochain sur la guerre en Irak dans le cadre d'une enquête attendue de longue date, annonce le président de la commission chargée de mener les investigations.John Chilcot a précisé dans un communiqué que les cinq membres de la commission d'enquête entameraient les audiences publiques le 24 novembre avant d'interroger à partir de janvier plusieurs dirigeants britanniques.

Un porte-parole de Blair, présenté comme un candidat possible au poste de président de l'Union européenne créé par le traité de Lisbonne, a déclaré que l'ancien Premier ministre coopérerait pleinement à l'enquête.

Les raisons de l'entrée en guerre de la Grande-Bretagne aux côtés des Etats-Unis en 2003 figureront au coeur des travaux de la commission.

Lors de réunions préparatoires avec la commission, des familles de militaires britanniques tués en Irak ont accusé Tony Blair, alors Premier ministre, d'avoir embarqué la Grande-Bretagne dans une guerre illégale et d'avoir trompé l'opinion publique sur les raisons de cet engagement.

Le gouvernement britannique avait justifié l'entrée en guerre en déclarant que Saddam Hussein était en possession d'un arsenal d'armes de destruction massive, dont aucune trace n'a jamais été retrouvée.

AUCUN CARACTÈRE LÉGAL

Les parents des militaires tués ont fait savoir qu'ils voulaient que les enquêteurs se concentrent sur trois points: la légalité de la guerre d'Irak, les failles en matière d'équipements et de matériels dont les militaires britanniques étaient dotés, et la réalité des informations émanant des services de renseignement britanniques pour justifier la participation de Londres au conflit.

La commission d'enquête a été créée par le successeur de Tony Blair, Gordon Brown, qui a longtemps résisté à cette idée tant que la vaste majorité des troupes britanniques n'auraient pas quitté l'ancienne Mésopotamie, ce qui est le cas aujourd'hui.

Brown s'est aussi rallié à l'idée d'organiser des audiences publiques alors qu'il était favorable au début à ce qu'elles restent privées.

"Nous allons utiliser les cinq premières semaines d'audiences pour établir un compte rendu fiable des caractéristiques principales de l'engagement britannique en Irak", a déclaré John Chilcot.

La commission entendra ensuite dans un premier temps des responsables militaires ayant conseillé le gouvernement sur la marche à suivre en Irak.

"Cela nous apportera une compréhension claire de la manière dont les politiques ont été conçues et mises en oeuvre", a déclaré Chilcot.

Puis, au début de l'année 2010, "nous entamerons le recueil des témoignages des ministres (dont le Premier ministre) sur leur rôle et leurs décisions", a-t-il ajouté sans préciser si l'actuel chef du gouvernement serait appelé à témoigner.

Chilcot, qui espère remettre son rapport définitif d'ici la fin 2010, a fait savoir que son enquête n'avait aucun caractère légal et n'avait pas valeur de procès.

"J'ai toutefois clairement indiqué que nous n'éviterons pas dans notre rapport de faire des critiques - contre des individus ou des systèmes - si cela est justifié", a-t-il dit.

13 novembre

http://fr.news.yahoo.com/4/20091113/twl-gb-irak-enquete-3...

 

Blair pris à partie !
"je ne vous serre pas la main, vous avez du sang dessus"
Un service religieux organisé vendredi a été suivi d'un incident entre le père d'un soldat tué et l'ex-Premier ministre Blair.
M. Blair, qui avait engagé la Grande-Bretagne dans la guerre, en Irak, s'est joint au président irakien Jalal Talabani et à la reine Elizabeth II pour cette cérémonie en hommage aux quelque 100 000 militaires et civils britanniques qui ont occupés l’Irak depuis 2003.

Au cours de la réception le père Peter Brierley d'un soldat mort en Irak a refusé de serrer la main de Tony Blair.
Peter Brierley, qui a perdu son fils Shaun Brierley âgé de 28 ans, a dit à l'ex-Premier ministre : "je ne vous serre pas la main, vous avez du sang dessus".
"Je crois que Tony Blair est un criminel de guerre,. Je ne peux pas supporter d'être dans la même pièce que lui. Je ne peux pas croire qu'il ait été invité à cette réception", a déclaré M. Brierley peu après.
2/11
http://guerre,enirak.canalblog.com/


2-5 rtlinfo.La fusillade aux USA, un nouveau coup au moral d'une armée stressée.

La fusillade qui a fait 12 morts sur une base militaire américaine risque de porter un sévère coup au moral d'une armée épuisée par des déploiements à répétition depuis des années en Irak et en Afghanistan, et confrontée à un taux record de suicides et de dépressions.

La fusillade qui a fait 12 morts sur une base militaire américaine risque de porter un sévère coup au moral d'une armée épuisée par des déploiements à répétition depuis des années en Irak et en Afghanistan, et confrontée à un taux record de suicides et de dépressions.

Sombre ironie du sort: le tireur, qui a tué au moins 12 personnes et en a blessé 31 autres à Fort Hood (Texas), est un psychiatre militaire, le commandant Nidal Malik Hasan. Il était sur le point d'être envoyé en Irak et a survécu après avoir été touché par balles lors de la fusillade.

Ce massacre, au cours duquel plus de soldats américains ont péri qu'en Irak au mois d'octobre, ne va pas manquer de déprimer un peu plus des forces armées stressées par la violence des combats, la fréquence et la longueur des missions en Irak et en Afghanistan -- douze mois de suite, entrecoupés d'une seule permission de 15 jours.

Ces missions à répétition sont considérées comme étant à l'origine d'une forte progression du nombre de suicides dans l'armée américaine. L'an passé, 128 soldats ont mis fin à leurs jours contre 115 en 2007, et le nombre de suicides cette année est en voie de dépasser ce funeste record.

Face à ces statistiques alarmantes, le Pentagone a lancé des programmes de prévention et accentué les efforts de dépistage des problèmes psychologiques, comme le syndrome post-traumatique, et des traumatismes cérébraux provoqués par les explosions ou les chocs violents.

"Je veux briser le tabou autour de ces blessures. Elles sont aussi réelles qu'une jambe cassée ou un bras arraché. Ce ne sont pas des faux problèmes inventés par des soldats faibles", déclarait courant octobre le numéro deux de l'armée de terre américaine, le général Peter Chiarelli.

Parmi les soldats impliqués dans des incidents en Irak ou en Afghanistan, la proportion d'hommes souffrant de syndrome post-traumatique ou de traumatisme cérébral est passée de 38% à 52% depuis août 2008.

Et selon le général Chiarelli, environ un tiers des soldats envoyés au front souffriront d'une forme ou d'une autre de syndrome post-traumatique.

Le problème commence à être pris sérieusement en compte. A l'hôpital militaire Walter Reed, à Washington, l'aide psychologique fait désormais partie intégrante des soins prodigués aux blessés revenant des zones de combat. Le personnel médical offre aussi un soutien aux familles d'anciens combattants, fragilisées par les longues absences des militaires et les traumatismes qu'ils rapportent.

"Il est clair que plus vous traitez ces blessures rapidement, plus vous avez des chances de succès. Il y a véritablement urgence" à s'attaquer au problème, a commenté mercredi le chef d'état-major américain, Michael Mullen, lors d'une conférence à Washington. Le plus haut gradé américain reconnaît toutefois que les soldats, baignés dans une culture valorisant les "durs à cuire", sont réticents à demander un soutien.

"Nous devons continuer à briser ce tabou. Parce que c'est difficile d'appeler à l'aide. Et cela se retourne trop souvent contre vous", a fait valoir l'amiral Mullen.

6/11

http://www.rtlinfo.be/info/monde/international/284280/la-...


2-6 almanar : Blackwater a cherché à corrompre les autorités irakiennes.

Des cadres de la société de sécurité Blackwater ont autorisé le versement d'un million de dollars à des responsables irakiens pour qu'ils "taisent leurs critiques" après une fusillade meurtrière à Bagdad en 2007 impliquant ses agents, révèle mardi le New York Times.
Citant des entretiens avec quatre anciens cadres de la société américaine Blackwater non identifiés, le quotidien américain indique que le président de la société de sécurité privée à l'époque, Gary Jackson, avait autorisé le pot-de-vin.
L'argent a été envoyé de Jordanie au responsable de l'entreprise américaine à Bagdad, mais les cadres cités par le journal précisent qu'ils ne savent pas s'il a été finalement versé aux Irakiens. 
Selon une des sources citées, les pots-de-vin devaient être versés à des responsables du ministère de l'Intérieur irakien, où les entreprises de sécurité sous-traitantes sont choisies, afin de mettre fin aux critiques et de bénéficier de leur soutien.
Le département d'Etat américain a(urait) rompu ses liens avec la société de sécurité controversée suite à la fusillade impliquant plusieurs de ses agents, qui avait fait 17 morts le 16 septembre 2007 à Bagdad.
 Le groupe, basé en Caroline du Nord (sud-est) a changé de nom et s'est rebaptisé Xe, après avoir été interdit en janvier 2009 par le gouvernement irakien suite à cette fusillade.
 
La plus grande entreprise privée de sécurité utilisée par les Etats-Unis en Irak était devenue le symbole de l'entrée des sociétés privées dans les guerre,s au XXIe siècle. Ces agents étaient honnis des Irakiens qui leur reprochaient d'agir en toute impunité.

11/11/2009

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=11...


2-7 Un différend sur la loi électorale menace le scrutin.

Les élections législatives irakiennes, prévues en janvier, pourraient être compromises après la menace du Conseil présidentiel irakien de ne pas ratifier la loi électorale sans une meilleure représentation des minorités et des Irakiens de l'étranger.

«Nous demandons de relever le taux de 5 à 15% de sièges» attribués aux minorités et aux Irakiens vivant à l'étranger, a affirmé lundi à l'AFP le chef de l'État kurde, Jalal Talabani, avant de partir pour Paris.

Cette prise de position est intervenue au lendemain de la demande du Parlement kurde à M. Talabani de ne pas ratifier la loi.

«Nous lui avons demandé dans une lettre de ne pas ratifier la loi car le taux de sièges (aux minorités et aux Irakiens de l'étranger) n'est pas correct et nous demandons au Parlement irakien de réviser la loi «, avait déclaré dimanche soir aux députés le président du Parlement kurde Kamal Kirkouki.

Le vice-président sunnite Tarek al-Hachemi a prévenu qu'il opposerait son «veto» à la loi si les députés ne modifiaient pas ce taux.

Une des responsables de la Commission électorale, Hamdiya al-Husseini, a indiqué à l'AFP que si les discussions sur la loi devaient se prolonger, la date des élections, prévues pour fin janvier, serait repoussée. «Si la loi est modifiée, cela affectera la date du scrutin», a-t-elle dit.

Le 8 novembre, les députés avaient accordé seulement 5%, soit 16 sièges, aux minorités, aux Irakiens de l'étranger et aux partis n'ayant pas réussi à obtenir suffisamment de votes au niveau régional mais dont le nombre cumulé de voix à l'échelle nationale est assez important pour qu'ils soient représentés.

Le Conseil présidentiel, composé du chef de l'État -kurde- et de ses deux vice-présidents -sunnite et chiite-, demande de revenir à un taux de 15% accordé lors des premières élections législatives de décembre 2005.

Le nombre de sièges qui était de 275 a été porté à 323 dans le nouveau Parlement pour tenir compte de la poussée démographique.

«Si nous voulons une véritable réconciliation nationale, il faut accorder une vraie représentation aux Irakiens qui vivent en exil. Beaucoup ont quitté le pays après 2003 et les conflits confessionnels», a affirmé à l'AFP le conseiller de M. Hachémi, Saifaldin Abdul Rahman.

Lors du vote, il y a près de deux semaines, le député sunnite Saleh Moutlaq avait qualifié de «scandaleuse» la décision de réduire le nombre de sièges compensatoires.

Les listes sunnites ainsi que le Mouvement national irakien conduit par deux anciens baassistes, l'ex-premier ministre Iyad Allaoui et Saleh Moutlaq, considèrent que la majorité des exilés ont fui le pays après la prise de pouvoir par les chiites et le bannissement des anciens partisans de Saddam Hussein, dans la foulée de l'invasion conduite par les États-Unis.

Avec un million et demi de votes de l'étranger, ils comptent sur ce réservoir de voix pour améliorer leur représentation.

Quant aux Kurdes, ils misent sur les minorités religieuses et ethniques, dont une grande partie réside sur leur territoire dans le nord du pays, pour également accroître leur influence au Parlement.

Selon la Constitution, une loi pour entrer en vigueur doit être ratifiée par le Conseil Présidentiel, qui prend ses décisions par consensus. Il a le droit d'opposer deux refus. La troisième fois, le Parlement peut passer outre si la loi est approuvée par trois cinquièmes des députés.

Le président du Parlement sunnite Iyad al-Samaraï a informé les 70 députés présents lundi de la requête de M. Hachémi mais aucune décision n'a été prise et la question n'a pas été pour le moment inscrite à l'ordre du jour, a affirmé une source parlementaire.

16/11

http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/200911/16/01-922056-irak-un-differend-sur-la-loi-electorale-menace-le-scrutin.php



3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

3-1 Les 'Special Ops' proposent un programme d'assassinat des 'ennemis d'Etat'

nb : Ndlr : la publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partagele point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

Dans un article posté sur le site Web Wired.com, Noé Shachtman a mentionné un plan de la CIA pour traquer et tuer les « jihadistes, les trafiquants de drogue, les pirates et les autres ennemis de l'Etat. » cite Shachtman d’un rapport produit par le Joint Special Operations University de l’armée US, suggérant la mise en place d’une équipe globale d'assassinat.

« L’auteur d’articles et le vétéran Lieutenant –Colonel, George Crawford, voudraient voir, au lieu de cela, un groupe permanent avec une autorité, un entrainement, une doctrine claires et la technologie pour aller à la poursuite de ces dangereux individus, » a écrit Shachtman.  
http://www.wired.com/dangerroom/2009/11/us-needs-hit-squa...
 Au delà de l'illégalité évidente d'un tel programme, cela reviendrait à exécuter des terroristes et des trafiquants de drogue présumés, sans jugement préalable,  le programme d’assassinat proposé va au-delà d’un autre grand problème. Il permettrait au gouvernement de définir ce qu’est un ennemi de l'Etat.  
 Le dernier rapport infâme du DHS sur le terrorisme domestique, définit les milices, les vétérans de retour de mission, et les activistes du second amendement (pour le port d’arme), comme des extrémistes dangereux qui constituent une menace pour la sécurité nationale du pays. Pendant plusieurs mois, les médias corporatifs de malheur se sont engagés dans une campagne concertée pour dépeindre les activistes « de droite » comme étant une menace. Les activistes portant une arme mise en évidence, protestant lors des meetings d’Obama ont été caractérisés comme une menace pour le président. 
 En Juillet, la Garde Nationale du Missouri s’est entrainée à engager le combat contre les milices.

La 205ième compagnie de support médical du Kensas et la 206ième compagnie à Springfield se sont exercés pour se défendre contre les attaques tout en remplissant leurs fonctions médicales, » a rapporté le 30 Juin une source du Pentagone.      
 En Avril, la Garde Nationale du Maryland a été mise en alerte en prévision des manifestations du « Tea Party », indiquant que le gouvernement considère les activistes constitutionnels comme étant des « insurgés » et des « militants, » rapporte Infowars.    
http://www.infowars.com/missouri-national-guard-train-to-...
En Mars, le Commandement de l’Armée de Réserve des Etats-Unis a publié un bulletin de renseignements de protection, recommandant « une prise de conscience sur la situation » et la « réduction des mesures » en réponse aux manifestations contre la Fed.
 Le 22 Novembre 2008, Alex Jones a mené un rassemblement devant la Réserve Fédérale à Dallas au Texas. La manifestation de Dallas a été spécifiquement mentionnée dans le document officiel de l'armée. Le frère de Ron Paul était également dans l’audience. L'événement a été surveillé par le Pentagone.  
 Le 15 Juin, Infowars a publié un article sur un questionnaire à choix multiple du Département de la Defense qui définit constitutionnellement les protestations protégées comme du « terrorisme de bas niveau. »  
http://www.infowars.com/pentagon-multiple-choice-dissenti...  
 Rex 84, Operation Chaos, COINTELPRO, Garden Plot, Rose Bush, Punch Block, Steep Hill, Lantern Spike, Quiet Town, Gram Metric, Cable Splicer, et de nombreux autres programmes militaires et opérations des services secrets, ont uniformément caractérisé des Américains respectueux de la loi comme terroristes et « ennemis de l’Etat. »  
 La CIA pourrait tuer quelques pigeons dans « la guerre, globale contre la terreur » afin de créer l'impression d'une menace au sein de la patrie.

La CIA n’a pas seulement créé, organisé, et financé Al-Qaeda, les Talibans, et d'autres organisations de « false flag », terrorismes, elle gère également le trafic de drogue des banquiers de Wall Street. Carlos Lehder, Pablo Escobar, Amado Fuentes, Matta Ballesteros et Hank Rohn, sont les employés offshores des banquiers, qui se font des milliards en blanchissant l'argent illégale de la drogue.

La CIA et les gouvernements « proxy » peuvent les assassiner pour améliorer leur image, mais ils n'arrêteront pas les affaires internationales lucratives des cartels de la drogue.  
 Les vrais « ennemis de l'Etat » sont les Américains, et non pas les pirates Africains et les trafiquants de drogue. Il reste à voir si le gouvernement assassinera les chefs du mouvement de patriotes aux Etats-Unis.  
 Nous sommes peut-être sur le chemin d’une future « false flag » attaque terroriste orchestrée de l’intérieur, particulièrement si un tel événement est attribué aux citoyens Américains. 
 6 Novembre
Traduction Alter Info
http://www.prisonplanet.com/special-ops-report-suggests-a...

http://www.alterinfo.net/Les-Special-Ops-proposent-un-pro...


3-2 Vincent Hugeux : Bons baisers de Bagdad.

Le contingent américain a quasiment disparu du paysage urbain à Bagdad. Les barrages sont désormais tenus par des soldats et des policiers irakiens.

En deux ans, la capitale irakienne n'a guère changé de profil.

Du moins à première vue... Suivez toute la semaine les chroniques de Vincent Hugeux.

L'escale d'Istanbul laissera des traces. Passe encore que le Boeing de la Turkish Airlines, peuplé pour l'essentiel de musulmans en route pour La Mecque, décolle de Roissy avec 90 minutes de retard.

Ce délai aura au moins le mérite d'abréger le transit nocturne: le vol pour Bagdad ne quitte les rives du Bosphore qu'à 3H30 du matin, pour atteindre à l'aube celles du Tigre.

Reste donc, pour tuer le temps, à contempler les cohortes de pèlerins en correspondance, venus d'Indonésie, du Kazakhstan ou d'ailleurs, et souvent affublés d'un masque supposé contenir les assauts de la grippe mondialisée.

A l'arrivée en terre irakienne, le comité d'accueil "fait le job". Deux anges gardiens à bord d'une voiture banalisée, flanquée dès la sortie de l'aéroport d'un puissant 4X4. Dès lors, le mini-convoi fonce vers le centre-ville à 150 à km/h. Bien sûr, ce tronçon de 18 km n'est plus la roulette russe qu'il fut. Naguère quotidiennes ou peu s'en faut, les embuscades et les mines téléguidées se font rarissimes.

Mais pourquoi diable le principe de précaution ne vaudrait-il que pour le virus H1N1?

En deux ans, Bagdad n'a guère changé de profil. Du moins à première vue. Toujours ce visage gris, sec, anguleux, minéral, à peine rafraîchi par les eaux indolentes du Tigre, nimbé de poussière dès que le vent se lève. Un faciès que balafrent plus que jamais de longues palissades de béton armé. Pour autant, divers indices attestent un début d'embellie. Le trafic plus dense, l'animation plus intense, les restaurants bondés à la nuit tombée.

Quant au contingent américain, il a quasiment disparu du paysage urbain.

Les barrages sont désormais tenus par des soldats et des policiers irakiens, souvent équipés de "sonars mobiles", dont l'usage obéit à un rituel immuable: le cerbère en treillis longe à pas lent le véhicule à l'arrêt, l'oeil rivé sur l'appareil doté d'une courte antenne, brandi telle une arme de poing et censé déceler pétoires de tous calibres ou explosifs.

Chroniques d'Irak (1/5)

Vincent Hugeux,

publié le 16/112009

Chroniques irakiennes


3-3 Mahmoud Raouf : Chroniques irakiennes.

L'explosion d'un camion piégé près du ministère de la Justice, le 25 octobre dernier, a fait plus de 150 morts.

Infaillible? Pas vraiment. En deux jours, mes deux accompagnateurs, dûment "équipés", ont franchi plusieurs check-points sans que le détecteur s'en émeuve. "Logique, avance l'un d'eux, ancien officier, ces types ne savent pas toujours s'en servir. Manque de formation."

Il arrive hélas que les Bagdadis payent au prix fort les failles du dispositif de sécurité.

Tel fut le cas le 25 octobre, lorsqu'un camion piégé aux couleurs de la compagnie des eaux de Fallouja, parvint jusqu'au seuil du ministère de la Justice, avant qu'un minibus, lui aussi bourré d'explosifs, se glisse sous les fenêtres du gouvernorat de la capitale.

Un carnage, promptement revendiqué par la succursale irakienne d'’Al-Qaeda’: 153 tués et un demi-millier de blessés.

En clair, ce double attentat, perpétré deux mois après les attaques kamikaze contre les ministères des Affaires étrangères et des Finances -une centaine de morts-, est le plus meurtrier depuis août 2007.

Balcons perforés, faux-plafonds éventrés, baies vitrées pulvérisées: l'Hôtel Mansour porte sur ses flancs les stigmates de ces terrifiantes déflagrations. Au premier étage du palace décati et délabré, fleuron kaki de l'architecture baassiste, une équipe de plâtriers et de carreleurs s'affaire vaillamment sous les câbles qui pendouillent et les conduites d'aération mises à nu.

REUTERS/

Mahmoud Raouf

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/bons-baisers-de-bagdad_828650.html


n°462 - Dossier d'Irak - 22/11/09 : Fin : Les États-Unis : la «puissance intelligente » au service de la guerre.

n°462 - Dossier d'Irak  - 22/11/09 : Fin  : Les États-Unis : la «puissance intelligente » au service de la guerre.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les Dossiers d'Irak

N° 462                                                           22/11/09

C.De Broeder & M.Lemaire



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Sommaire :  

4 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4-1 Barthélémy Courmont: Les deux piliers de la nouvelle diplomatie américaine.

4-2 William Blum : La recherche désespérée de quelque chose de positif à dire sur la politique étrangère des Etats-Unis.

4-3 Noam Chomsky : "Ne nous soumettons à aucune autorité".

4-4 Jules Dufour : Les États-Unis : la «puissance intelligente » au service de la guerre.  

5 Annexe

5-1 Commentaires sur 'Les États-Unis : la «puissance intelligente » au service de la guerre. ' 

5-2 Jean-Claude Paye*, Tülay Umay* : Le renversement de la place de la victime : un paradigme de la modernité.

5-3 D. Guimond : Le droit est le fondement de la paix, de la justice et de l’humanité…




4 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

 

4-1 Barthélémy Courmont: Les deux piliers de la nouvelle diplomatie américaine.

"Puissance intelligente" et "responsabilité" : tels sont les deux piliers de la nouvelle diplomatie américaine. Que retenir des premières semaines de l’administration Obama en matière de politique étrangère ?

Les attentes étaient grandes, témoignant du rôle unique de Washington sur la scène internationale, et les premières mesures ont été observées avec attention dans toutes les régions du monde, preuve s’il en est de l’espoir suscité par l’élection de Barack Obama. Mais au-delà de ces espérances, comment définir le changement insufflé à la politique étrangère de la première puissances mondiale ? Entre puissance intelligente et responsabilité, la nouvelle administration entend ainsi donner un nouveau cap à la politique étrangère américaine, mais avec quels effets ?

Puissance intelligente, mode d’emploi

La puissance intelligente (smart power) est le nouveau terme à la mode désignant la politique étrangère de l’administration Obama. Le concept a été développé par Joseph Nye, déjà instigateur du soft power dans les années 90, et formulé par Hillary Clinton, à l’occasion de plusieurs interventions sur l’engagement américain sur la scène internationale. Et depuis deux mois, il s’impose comme le principal thème de réflexion des think tanks spécialisés dans la politique étrangère à Washington.

La puissance intelligente propose de concilier les outils du hard power et du soft power

En substance, la puissance intelligente propose de concilier les outils du hard power (puissance militaire, économie), et du soft power (diplomatie, culture, capacité d’influence) pour proposer une politique étrangère à la fois cohérente, acceptable, et capable de s’imposer. Une rupture avec le hard power des années Bush, mais également le refus d’un retour en arrière. En d’autres termes, une adaptation à la nécessité de proposer une politique étrangère ferme sur des dossiers tels que la prolifération des armes de destruction massive et le terrorisme, mais dans le même temps ouverte à la coopération, et à l’écoute des requêtes des alliés de Washington, mais également de ses adversaires potentiels.

La responsabilité, vis-à-vis de qui ?

 Autre slogan à la mode à Washington, et invoqué par Barack Obama lui-même, notamment lors de son discours de Chicago le soir de son élection, la responsabilité de Washington sur la scène internationale consiste à ne pas refuser les obligations propres à la première puissance mondiale. Le nouveau président américain estime ainsi que, en opposition avec un repli sur soi, et sans pour autant privilégier un engagement trop marqué, les Etats-Unis doivent rester la puissance indispensable, présente sur les principaux dossiers internationaux, mais agissant dans le même temps de concert avec ses alliés et les autres grandes puissances. Une responsabilité vis-à-vis du multilatéralisme, et des attentes de l’opinion publique, américaine et internationale, qui ne souhaite pas voir Washington se replier sur soi.

Quels effets escomptés ?

 La nouvelle politique étrangère américaine est ambitieuse. Le premier effet est bien entendu de modifier l’image de Washington sur la scène internationale, en offrant un visage plus positif de la puissance américaine et de la manière dont elle se pratique. Mais c’est surtout dans les résultats que les effets sont attendus.

Washington entend mettre en avant une gestion multilatérale, tout en maintenant son rôle de leader

Ainsi, en modifiant la stratégie vis-à-vis des Etats voyous, et en adoptant une stratégie plus globale sur les questions régionales, Washington entend progresser sur des dossiers tels que la Corée du Nord ou l’Iran (en invitant ces deux pays au dialogue), et ne pas s’aliéner le nécessaire soutien d’alliés en Irak ou en Afghanistan. En d’autres termes, Washington entend mettre en avant une gestion multilatérale des grands dossiers internationaux, tout en maintenant son rôle de leader, et sans manquer à ses obligations de première puissance mondiale.

Quelles limites ? 

Certes, les concepts de puissante intelligente et de responsabilité sont respectables, et répondent à un besoin indispensable de changer l’image des Etats-Unis sur la scène internationale, après les dommages occasionnés par l’administration Bush. Mais passé l’effet d’annonce, il convient de s’interroger sur les limites de cette nouvelle politique étrangère. A cet égard, tant dans la relation avec les alliés que dans le bras de fer avec les adversaires, cette politique d’ouverture se heurte à plusieurs difficultés. On pense ainsi aux efforts demandés par Washington à ses alliés en Afghanistan, qui créent de nouvelles lignes de tensions transatlantiques, mais aussi aux résultats possibles dans le traitement des Etats voyous.

Ainsi, dans le cas d’un échec dans les négociations sur le désarmement dans la péninsule coréenne ou dans l’abandon du programme nucléaire iranien, la puissance intelligente de Washington serait montrée du doigt par ses détracteurs. Or, devant la difficulté de ces deux dossiers, et le caractère souvent imprévisible de Pyongyang et de Téhéran, force est de reconnaître que la diplomatie américaine est soumise à rude épreuve, et attendue au tournant.

Barthélémy Courmont

http://www.contre-feux.com/international/les-deux-piliers...


4-2 Chroniques de l’anti-empire

William Blum : La recherche désespérée de quelque chose de positif à dire sur la politique étrangère des Etats-Unis.

  « Il est interdit de tuer ; par conséquent tous les assassins sont punis, à moins qu’ils ne tuent en grand nombre et au son des trompettes »
Voltaire

Question : Avec combien de pays faut-il être en guerre, pour ne plus pouvoir prétendre au Prix Nobel de la Paix ?

Réponse : Cinq. Barack Obama n’est en guerre, que contre le Pakistan, l’Afghanistan, l’Irak et la Somalie. En attendant de recevoir le prix en mains propres, il a mis l’Iran en liste d’attente.

La société civile somalienne et l’appareil judiciaire sont tellement dévastés par des années de guerre,s qu’on ne s’attendrait pas à voir les Somaliens intenter un procès contre Washington et sa prétention de larguer des bombes sur ce misérable pays à chaque fois qu’il estime que les intérêts de l’empire sont en jeu. Mais un groupe de Pakistanais, qui se sont baptisés les « Avocats pour la Defense de la Constitution », qui se souviennent encore vaguement d’un passé plus civilisé pour leur pays, ont intenté un procés devant la Haute Cour pour obliger le gouvernement fédéral à faire cesser les innombrables attaques américaines par drones sur la population civile. Le groupe affirme qu’un porte-parole de l’armée pakistanaise avait déclaré qu’ils avaient les capacités d’abattre les drones, mais que le gouvernement avait fait le choix politique de laisser faire. (1)

L’administration Obama, comme l’administration Bush, se comporte comme si le monde n’était qu’une grande Somalie sans foi ni loi et les Etats-Unis le chef de guerre,. Le 20 octobre, le président a encore une fois démontré son amour profond pour la paix en rendant hommage à la Maison Blanche à quelques 80 vétérans de la guerre, au Vietnam, après avoir attribué à leur régiment une « citation présidentielle » pour « leur héroïsme extraordinaire et leur bravoure éclatante » (2) Le correspondant de guerre, Michael Herr a rendu hommage aux soldats du Vietnam à sa manière. : « Nous avons repris rapidement le terrain, avec les grands moyens, dans le chaos et avec un maximum de brutalité. Notre machine de guerre, était dévastatrice. Et versatile. Elle était capable de tout sauf de s’arrêter ». (3)

Que faudrait-il pour que les Obamaniaques se réveillent de leur transe amoureuse pour leur cher Lauréat du Prix Nobel ? Peut-être si le Président annonçait qu’il reverserait l’argent du Prix pour la construction d’un monument dédié à la Première – et oh combien grandiose – Guerre, Mondiale ? Le monument pourrait être gravé ainsi :

« Souvenons-nous que Rudyard Kipling avait réussi à convaincre son jeune fils John de s’engager dans la guerre,. John est mort au cours de son premier jour de combat. Plus tard, Kipling écrivait ceci :

« Si on demande pourquoi nous sommes morts,
dites que c’est parce que nos pères ont menti.. »

« La Constitution tient compte de ce que l’histoire de tous les gouvernements nous enseigne, à savoir que le pouvoir exécutif est le pouvoir le plus intéressé par la guerre,, et le plus enclin à la faire. C’est pour cela qu’elle confie soigneusement la responsabilité de la guerre, au pouvoir législatif. »
James Mason, dans une lettre à Thomas Jefferson, le 2 avril 1798.

Sage précaution, en effet. Cela dit, chaque président américain, l’un après l’autre, a entraîné le pays dans une guerre, sanglante sans l’approbation du Congrès, du peuple américain, du droit international ou de l’opinion publique internationale. Des millions ont manifesté contre la guerre, en Irak avant son déclenchement. Et encore plus de millions ont voté pour Barack Obama en croyant partager son dégoût pour les Guerre,s Sans Fin de l’Amérique. Ils n’avaient aucune raison concrète pour le croire – durant sa campagne, Obama a constamment réitéré des menaces guerrières contre l’Iran et l’Afghanistan – mais ils se sont accrochés à cette idée.

Si le machisme suffisait pour expliquer les guerre,s, si les hommes aimaient tellement faire la guerre, et se battre, alors pourquoi faut-il instaurer un service militaire et punir les récalcitrants ? Pourquoi sont-ils obligés de lancer des campagnes de publicité pour séduire les jeunes à s’engager dans l’armée ? Pourquoi certains font-ils tout pour être exemptés ou déclarés inaptes ? Pourquoi s’exilent-ils pour échapper au service ? Pourquoi désertent-ils en masse en plein milieu d’une guerre, ? Pourquoi la Suède, la Suisse ou le Costa Rica n’ont pas de guerre,s ? Il y a pourtant sûrement de nombreux machos dans ces pays.

« Engagez-vous,
visitez des contrées lointaines,
rencontrez des gens intéressants,
puis tuez-les
. »

La guerre, permet aux hommes d’avoir un comportement qui, en d’autres circonstances, serait qualifié de psychotique.

« Parfois je me dis qu’il faudrait instaurer une loi de la guerre, qui vous obligerait à vous rapprocher de quelqu’un le temps d’apprendre à le connaître, avant de lui tirer dessus. »
Colonel Potter, dans M*A*S*H (film et série télé comique US – NDT)

« Dans le combat entre le Bien et le Mal, ce sont toujours les gens qui se font tuer »
Eduardo Galeano

Après les attaques terroristes du 11 septembre 2001, un dirigeant Taliban a déclaré « Dieu est à nos côtés, et si les autres tentent de mettre le feu à l’Afghanistan, Dieu nous protégera et nous viendra en aide » (4)

« Je crois que Dieu s’exprime à travers moi. Sans ça, je ne pourrais pas faire mon travail »
George W. Bush, 2004, pendant la guerre, contre l’Irak. (5)

« Je crois que le Christ est mort pour mes péchés et que par Lui je trouve ma rédemption. C’est là que je puise ma force et trouve un soutien chaque jour. »
Barack Obama (6)

Pourquoi les chefs d’église n’interdisent pas aux catholiques de s’engager dans l’armée avec la même ferveur qu’ils leur interdisent de s’approcher d’une clinique où l’on pratique des avortements ?

Dieu, la guerre,, la Banque Mondiale, le FMI, les accords de libre échange, l’OTAN, la guerre, contre le terrorisme, la guerre, contre la drogue, les candidats « anti-guerre, », les Prix Nobel de la Paix, peuvent tous être vus comme différents instruments au service de l’impérialisme US.

Tom Lehrer, le merveilleux chanteur-compositeur engagé des années 50/60, a déclaré un jour : « la satire politique est devenue obsolète le jour où Henry Kissinger a reçu le Prix Nobel de la Paix. » Peut-être que chaque génération doit réapprendre à quel point ce prix est devenu une farce, ou qu’il l’a toujours été.

Parmi ses lauréats, on trouve un certain nombre d’individus dont le rapport avec la paix dans le monde est le même que celui que l’administration Bush avait avec la vérité.

Prenons un exemple d’actualité : Bernard Kouchner, co-fondateur de Médecins Sans Frontières, a remporté le Prix en 1998. Kouchner, qui est devenu le ministre français des affaires étrangères, milite depuis longtemps en faveur d’une intervention militaire contre l’Iran. La semaine dernière il a invité l’Iran à conclure un accord sur le nucléaire qui serait acceptable pour les puissances occidentales, sans quoi Israël pourrait infliger Dieu sait quelles horreurs sur les Iraniens. Israël « ne tolérera pas une bombe iranienne, » a-t-il dit. « Ne le savons. Tout le monde le sait. » (7) (traduction à partir de cette version anglaise – NDT). Il existe un mot pour désigner une telle menace voilée : « chantage ». Un mot normalement associé aux maffieux. « Faites ce que je vous dis et tout ira bien ». Ou, comme Al Capone l’a dit un jour : « Des mots aimables et une mitraillette sont plus efficaces que juste des mots aimables ».

La recherche désespérée de quelque chose de positif à dire sur la politique étrangère des Etats-Unis.

Il ne s’agit pas de l’extrême droite haineuse, ou d’un meeting de racistes agités... mais d’une droite respectable, celle qui occupe des postes de haut rang dans les académies et dans chaque administration, Républicaine ou Démocrate. Il s’agit de membres du très respecté Council on Foreign Relations (CFR).

Voici Joshua Kurlantzick, « chargé des questions de l’Asie du Sud-est » au sein du CFR, qui écrit dans le non moins respecté Washington Post sur comment – malgré tous les discours alarmistes – il ne serait pas plus mal que l’Afghanistan se transforme en un autre Vietnam parce que « le Vietnam et les Etats-Unis sont devenus des partenaires en Asie du Sud-est, avec des échanges officiels, et sont en train de construire une relation commerciale et stratégique importante, et encouragent toutes les bonnes volontés des deux côtés... L’Amérique n’a pas gagné la guerre, là-bas, mais avec le temps elle a gagné la paix... Les vétérans américains de la guerre, se sont publiquement réconciliés avec leurs anciens adversaires... Un programme (d’échanges scolaires) pourrait garantir que la prochaine génération de dirigeants Afghans voient les Etats-Unis d’un autre oeil. » (8) Et ainsi de suite.

A la réflexion, il s’agit là moins de propos extrémistes de droite que de propos... comment dire ? ... c’est quoi le terme déjà ? Ah oui, « idiots ». Car que cherche-t-il à démontrer exactement ? Que l’Allemagne et Israël sont en très bons termes... et qu’il faudrait donc en tirer des conclusions par rapport à l’Holocauste ?

Quant à dire que l’Amérique a perdu la guerre,, c’est encore pire. Parce que c’est faux. La plupart des gens croient que les Etats-Unis ont perdu la guerre,. En détruisant le Vietnam de fond en comble, en empoisonnement les terres, les eaux, l’air et le patrimoine génétique pour plusieurs générations, les Etats-Unis ont en fait réussi à atteindre leur objectif initial : empêcher le Vietnam de représenter un bon exemple de développement en Asie, une alternative au modèle capitaliste. C’est pour la même raison que les Etats-Unis sont en guerre, contre Cuba depuis plus de 50 ans, pour que le modèle alternatif cubain ne soit pas aussi séduisant qu’il aurait pu l’être si on lui avait fichu la paix.

Et pendant toutes ces années depuis la fin de la guerre, au Vietnam, les millions de vietnamiens qui souffrent de maladies et de malformations provoquées par les épandages US de « l’Agent Orange » n’ont reçu aucune aide médicale de la part des Etats-Unis, aucune réparation écologique, aucune indemnisation, aucune présentation d’excuses officielle.

C’est exactement le même sort qui attend les Afghans – leurs terres et/ou corps touchés par l’uranium appauvri, les bombes à fragmentation, et toute une panoplie d’armes chimiques – dans le Nouvel Ordre Mondial de Kurlantzick. « Si les relations entre les Etats-Unis et l’Afghanistan ressemblent un jour à nos relations avec le Vietnam, ce serait une excellente chose », écrit-il. Que Dieu bénisse l’Amérique.

Une dernière réflexion sur l’Afghanistan : la suggestion que les Etats-Unis pourraient, et devraient, résoudre ce dilemme (qu’ils ont crée) tout simplement en se retirant de ce trou perdu est fermement rejetée par le gouvernement et les médias. Même certains critiques de gauche sont réticents devant une décision si osée – car qui sait quelles horreurs pourraient en découler ?

Mais lorsque l’Union Soviétique a entamé son retrait de l’Afghanistan (entre mai 1988 et février 1989), personne ne leur a demandé de rester. Peu importait la raison, peu importait les conséquences du retrait. Mais si les Russes ont pu se retirer plus facilement que les Américains c’est parce qu’ils n’y étaient pas pour des raisons impérialistes, comme le pétrole ou les gazoducs. Ces raisons pour lesquelles les Etats-Unis ne peuvent quitter l’Irak.

[....]

William Blum

ARTICLE ORIGINAL
http://killinghope.org/bblum6/aer75.html

5/11

traduction (partielle) par Le Grand Soir

http://www.legrandsoir.info/La-recherche-desesperee-de-qu...

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n°462 - Dossier d'Irak - 22/11/09 : Fin : Les États-Unis : la «puissance intelligente » au service de la guerre.

n°462 - Dossier d'Irak  - 22/11/09 : Fin  : Les États-Unis : la «puissance intelligente » au service de la guerre.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

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N° 462                                                           22/11/09

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4 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4-1 Barthélémy Courmont: Les deux piliers de la nouvelle diplomatie américaine.

4-2 William Blum : La recherche désespérée de quelque chose de positif à dire sur la politique étrangère des Etats-Unis.

4-3 Noam Chomsky : "Ne nous soumettons à aucune autorité".

4-4 Jules Dufour : Les États-Unis : la «puissance intelligente » au service de la guerre.  

5 Annexe

5-1 Commentaires sur 'Les États-Unis : la «puissance intelligente » au service de la guerre. ' 

5-2 Jean-Claude Paye*, Tülay Umay* : Le renversement de la place de la victime : un paradigme de la modernité.

5-3 D. Guimond : Le droit est le fondement de la paix, de la justice et de l’humanité…




4 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

 

4-1 Barthélémy Courmont: Les deux piliers de la nouvelle diplomatie américaine.

"Puissance intelligente" et "responsabilité" : tels sont les deux piliers de la nouvelle diplomatie américaine. Que retenir des premières semaines de l’administration Obama en matière de politique étrangère ?

Les attentes étaient grandes, témoignant du rôle unique de Washington sur la scène internationale, et les premières mesures ont été observées avec attention dans toutes les régions du monde, preuve s’il en est de l’espoir suscité par l’élection de Barack Obama. Mais au-delà de ces espérances, comment définir le changement insufflé à la politique étrangère de la première puissances mondiale ? Entre puissance intelligente et responsabilité, la nouvelle administration entend ainsi donner un nouveau cap à la politique étrangère américaine, mais avec quels effets ?

Puissance intelligente, mode d’emploi

La puissance intelligente (smart power) est le nouveau terme à la mode désignant la politique étrangère de l’administration Obama. Le concept a été développé par Joseph Nye, déjà instigateur du soft power dans les années 90, et formulé par Hillary Clinton, à l’occasion de plusieurs interventions sur l’engagement américain sur la scène internationale. Et depuis deux mois, il s’impose comme le principal thème de réflexion des think tanks spécialisés dans la politique étrangère à Washington.

La puissance intelligente propose de concilier les outils du hard power et du soft power

En substance, la puissance intelligente propose de concilier les outils du hard power (puissance militaire, économie), et du soft power (diplomatie, culture, capacité d’influence) pour proposer une politique étrangère à la fois cohérente, acceptable, et capable de s’imposer. Une rupture avec le hard power des années Bush, mais également le refus d’un retour en arrière. En d’autres termes, une adaptation à la nécessité de proposer une politique étrangère ferme sur des dossiers tels que la prolifération des armes de destruction massive et le terrorisme, mais dans le même temps ouverte à la coopération, et à l’écoute des requêtes des alliés de Washington, mais également de ses adversaires potentiels.

La responsabilité, vis-à-vis de qui ?

 Autre slogan à la mode à Washington, et invoqué par Barack Obama lui-même, notamment lors de son discours de Chicago le soir de son élection, la responsabilité de Washington sur la scène internationale consiste à ne pas refuser les obligations propres à la première puissance mondiale. Le nouveau président américain estime ainsi que, en opposition avec un repli sur soi, et sans pour autant privilégier un engagement trop marqué, les Etats-Unis doivent rester la puissance indispensable, présente sur les principaux dossiers internationaux, mais agissant dans le même temps de concert avec ses alliés et les autres grandes puissances. Une responsabilité vis-à-vis du multilatéralisme, et des attentes de l’opinion publique, américaine et internationale, qui ne souhaite pas voir Washington se replier sur soi.

Quels effets escomptés ?

 La nouvelle politique étrangère américaine est ambitieuse. Le premier effet est bien entendu de modifier l’image de Washington sur la scène internationale, en offrant un visage plus positif de la puissance américaine et de la manière dont elle se pratique. Mais c’est surtout dans les résultats que les effets sont attendus.

Washington entend mettre en avant une gestion multilatérale, tout en maintenant son rôle de leader

Ainsi, en modifiant la stratégie vis-à-vis des Etats voyous, et en adoptant une stratégie plus globale sur les questions régionales, Washington entend progresser sur des dossiers tels que la Corée du Nord ou l’Iran (en invitant ces deux pays au dialogue), et ne pas s’aliéner le nécessaire soutien d’alliés en Irak ou en Afghanistan. En d’autres termes, Washington entend mettre en avant une gestion multilatérale des grands dossiers internationaux, tout en maintenant son rôle de leader, et sans manquer à ses obligations de première puissance mondiale.

Quelles limites ? 

Certes, les concepts de puissante intelligente et de responsabilité sont respectables, et répondent à un besoin indispensable de changer l’image des Etats-Unis sur la scène internationale, après les dommages occasionnés par l’administration Bush. Mais passé l’effet d’annonce, il convient de s’interroger sur les limites de cette nouvelle politique étrangère. A cet égard, tant dans la relation avec les alliés que dans le bras de fer avec les adversaires, cette politique d’ouverture se heurte à plusieurs difficultés. On pense ainsi aux efforts demandés par Washington à ses alliés en Afghanistan, qui créent de nouvelles lignes de tensions transatlantiques, mais aussi aux résultats possibles dans le traitement des Etats voyous.

Ainsi, dans le cas d’un échec dans les négociations sur le désarmement dans la péninsule coréenne ou dans l’abandon du programme nucléaire iranien, la puissance intelligente de Washington serait montrée du doigt par ses détracteurs. Or, devant la difficulté de ces deux dossiers, et le caractère souvent imprévisible de Pyongyang et de Téhéran, force est de reconnaître que la diplomatie américaine est soumise à rude épreuve, et attendue au tournant.

Barthélémy Courmont

http://www.contre-feux.com/international/les-deux-piliers...


4-2 Chroniques de l’anti-empire

William Blum : La recherche désespérée de quelque chose de positif à dire sur la politique étrangère des Etats-Unis.

  « Il est interdit de tuer ; par conséquent tous les assassins sont punis, à moins qu’ils ne tuent en grand nombre et au son des trompettes »
Voltaire

Question : Avec combien de pays faut-il être en guerre, pour ne plus pouvoir prétendre au Prix Nobel de la Paix ?

Réponse : Cinq. Barack Obama n’est en guerre, que contre le Pakistan, l’Afghanistan, l’Irak et la Somalie. En attendant de recevoir le prix en mains propres, il a mis l’Iran en liste d’attente.

La société civile somalienne et l’appareil judiciaire sont tellement dévastés par des années de guerre,s qu’on ne s’attendrait pas à voir les Somaliens intenter un procès contre Washington et sa prétention de larguer des bombes sur ce misérable pays à chaque fois qu’il estime que les intérêts de l’empire sont en jeu. Mais un groupe de Pakistanais, qui se sont baptisés les « Avocats pour la Defense de la Constitution », qui se souviennent encore vaguement d’un passé plus civilisé pour leur pays, ont intenté un procés devant la Haute Cour pour obliger le gouvernement fédéral à faire cesser les innombrables attaques américaines par drones sur la population civile. Le groupe affirme qu’un porte-parole de l’armée pakistanaise avait déclaré qu’ils avaient les capacités d’abattre les drones, mais que le gouvernement avait fait le choix politique de laisser faire. (1)

L’administration Obama, comme l’administration Bush, se comporte comme si le monde n’était qu’une grande Somalie sans foi ni loi et les Etats-Unis le chef de guerre,. Le 20 octobre, le président a encore une fois démontré son amour profond pour la paix en rendant hommage à la Maison Blanche à quelques 80 vétérans de la guerre, au Vietnam, après avoir attribué à leur régiment une « citation présidentielle » pour « leur héroïsme extraordinaire et leur bravoure éclatante » (2) Le correspondant de guerre, Michael Herr a rendu hommage aux soldats du Vietnam à sa manière. : « Nous avons repris rapidement le terrain, avec les grands moyens, dans le chaos et avec un maximum de brutalité. Notre machine de guerre, était dévastatrice. Et versatile. Elle était capable de tout sauf de s’arrêter ». (3)

Que faudrait-il pour que les Obamaniaques se réveillent de leur transe amoureuse pour leur cher Lauréat du Prix Nobel ? Peut-être si le Président annonçait qu’il reverserait l’argent du Prix pour la construction d’un monument dédié à la Première – et oh combien grandiose – Guerre, Mondiale ? Le monument pourrait être gravé ainsi :

« Souvenons-nous que Rudyard Kipling avait réussi à convaincre son jeune fils John de s’engager dans la guerre,. John est mort au cours de son premier jour de combat. Plus tard, Kipling écrivait ceci :

« Si on demande pourquoi nous sommes morts,
dites que c’est parce que nos pères ont menti.. »

« La Constitution tient compte de ce que l’histoire de tous les gouvernements nous enseigne, à savoir que le pouvoir exécutif est le pouvoir le plus intéressé par la guerre,, et le plus enclin à la faire. C’est pour cela qu’elle confie soigneusement la responsabilité de la guerre, au pouvoir législatif. »
James Mason, dans une lettre à Thomas Jefferson, le 2 avril 1798.

Sage précaution, en effet. Cela dit, chaque président américain, l’un après l’autre, a entraîné le pays dans une guerre, sanglante sans l’approbation du Congrès, du peuple américain, du droit international ou de l’opinion publique internationale. Des millions ont manifesté contre la guerre, en Irak avant son déclenchement. Et encore plus de millions ont voté pour Barack Obama en croyant partager son dégoût pour les Guerre,s Sans Fin de l’Amérique. Ils n’avaient aucune raison concrète pour le croire – durant sa campagne, Obama a constamment réitéré des menaces guerrières contre l’Iran et l’Afghanistan – mais ils se sont accrochés à cette idée.

Si le machisme suffisait pour expliquer les guerre,s, si les hommes aimaient tellement faire la guerre, et se battre, alors pourquoi faut-il instaurer un service militaire et punir les récalcitrants ? Pourquoi sont-ils obligés de lancer des campagnes de publicité pour séduire les jeunes à s’engager dans l’armée ? Pourquoi certains font-ils tout pour être exemptés ou déclarés inaptes ? Pourquoi s’exilent-ils pour échapper au service ? Pourquoi désertent-ils en masse en plein milieu d’une guerre, ? Pourquoi la Suède, la Suisse ou le Costa Rica n’ont pas de guerre,s ? Il y a pourtant sûrement de nombreux machos dans ces pays.

« Engagez-vous,
visitez des contrées lointaines,
rencontrez des gens intéressants,
puis tuez-les
. »

La guerre, permet aux hommes d’avoir un comportement qui, en d’autres circonstances, serait qualifié de psychotique.

« Parfois je me dis qu’il faudrait instaurer une loi de la guerre, qui vous obligerait à vous rapprocher de quelqu’un le temps d’apprendre à le connaître, avant de lui tirer dessus. »
Colonel Potter, dans M*A*S*H (film et série télé comique US – NDT)

« Dans le combat entre le Bien et le Mal, ce sont toujours les gens qui se font tuer »
Eduardo Galeano

Après les attaques terroristes du 11 septembre 2001, un dirigeant Taliban a déclaré « Dieu est à nos côtés, et si les autres tentent de mettre le feu à l’Afghanistan, Dieu nous protégera et nous viendra en aide » (4)

« Je crois que Dieu s’exprime à travers moi. Sans ça, je ne pourrais pas faire mon travail »
George W. Bush, 2004, pendant la guerre, contre l’Irak. (5)

« Je crois que le Christ est mort pour mes péchés et que par Lui je trouve ma rédemption. C’est là que je puise ma force et trouve un soutien chaque jour. »
Barack Obama (6)

Pourquoi les chefs d’église n’interdisent pas aux catholiques de s’engager dans l’armée avec la même ferveur qu’ils leur interdisent de s’approcher d’une clinique où l’on pratique des avortements ?

Dieu, la guerre,, la Banque Mondiale, le FMI, les accords de libre échange, l’OTAN, la guerre, contre le terrorisme, la guerre, contre la drogue, les candidats « anti-guerre, », les Prix Nobel de la Paix, peuvent tous être vus comme différents instruments au service de l’impérialisme US.

Tom Lehrer, le merveilleux chanteur-compositeur engagé des années 50/60, a déclaré un jour : « la satire politique est devenue obsolète le jour où Henry Kissinger a reçu le Prix Nobel de la Paix. » Peut-être que chaque génération doit réapprendre à quel point ce prix est devenu une farce, ou qu’il l’a toujours été.

Parmi ses lauréats, on trouve un certain nombre d’individus dont le rapport avec la paix dans le monde est le même que celui que l’administration Bush avait avec la vérité.

Prenons un exemple d’actualité : Bernard Kouchner, co-fondateur de Médecins Sans Frontières, a remporté le Prix en 1998. Kouchner, qui est devenu le ministre français des affaires étrangères, milite depuis longtemps en faveur d’une intervention militaire contre l’Iran. La semaine dernière il a invité l’Iran à conclure un accord sur le nucléaire qui serait acceptable pour les puissances occidentales, sans quoi Israël pourrait infliger Dieu sait quelles horreurs sur les Iraniens. Israël « ne tolérera pas une bombe iranienne, » a-t-il dit. « Ne le savons. Tout le monde le sait. » (7) (traduction à partir de cette version anglaise – NDT). Il existe un mot pour désigner une telle menace voilée : « chantage ». Un mot normalement associé aux maffieux. « Faites ce que je vous dis et tout ira bien ». Ou, comme Al Capone l’a dit un jour : « Des mots aimables et une mitraillette sont plus efficaces que juste des mots aimables ».

La recherche désespérée de quelque chose de positif à dire sur la politique étrangère des Etats-Unis.

Il ne s’agit pas de l’extrême droite haineuse, ou d’un meeting de racistes agités... mais d’une droite respectable, celle qui occupe des postes de haut rang dans les académies et dans chaque administration, Républicaine ou Démocrate. Il s’agit de membres du très respecté Council on Foreign Relations (CFR).

Voici Joshua Kurlantzick, « chargé des questions de l’Asie du Sud-est » au sein du CFR, qui écrit dans le non moins respecté Washington Post sur comment – malgré tous les discours alarmistes – il ne serait pas plus mal que l’Afghanistan se transforme en un autre Vietnam parce que « le Vietnam et les Etats-Unis sont devenus des partenaires en Asie du Sud-est, avec des échanges officiels, et sont en train de construire une relation commerciale et stratégique importante, et encouragent toutes les bonnes volontés des deux côtés... L’Amérique n’a pas gagné la guerre, là-bas, mais avec le temps elle a gagné la paix... Les vétérans américains de la guerre, se sont publiquement réconciliés avec leurs anciens adversaires... Un programme (d’échanges scolaires) pourrait garantir que la prochaine génération de dirigeants Afghans voient les Etats-Unis d’un autre oeil. » (8) Et ainsi de suite.

A la réflexion, il s’agit là moins de propos extrémistes de droite que de propos... comment dire ? ... c’est quoi le terme déjà ? Ah oui, « idiots ». Car que cherche-t-il à démontrer exactement ? Que l’Allemagne et Israël sont en très bons termes... et qu’il faudrait donc en tirer des conclusions par rapport à l’Holocauste ?

Quant à dire que l’Amérique a perdu la guerre,, c’est encore pire. Parce que c’est faux. La plupart des gens croient que les Etats-Unis ont perdu la guerre,. En détruisant le Vietnam de fond en comble, en empoisonnement les terres, les eaux, l’air et le patrimoine génétique pour plusieurs générations, les Etats-Unis ont en fait réussi à atteindre leur objectif initial : empêcher le Vietnam de représenter un bon exemple de développement en Asie, une alternative au modèle capitaliste. C’est pour la même raison que les Etats-Unis sont en guerre, contre Cuba depuis plus de 50 ans, pour que le modèle alternatif cubain ne soit pas aussi séduisant qu’il aurait pu l’être si on lui avait fichu la paix.

Et pendant toutes ces années depuis la fin de la guerre, au Vietnam, les millions de vietnamiens qui souffrent de maladies et de malformations provoquées par les épandages US de « l’Agent Orange » n’ont reçu aucune aide médicale de la part des Etats-Unis, aucune réparation écologique, aucune indemnisation, aucune présentation d’excuses officielle.

C’est exactement le même sort qui attend les Afghans – leurs terres et/ou corps touchés par l’uranium appauvri, les bombes à fragmentation, et toute une panoplie d’armes chimiques – dans le Nouvel Ordre Mondial de Kurlantzick. « Si les relations entre les Etats-Unis et l’Afghanistan ressemblent un jour à nos relations avec le Vietnam, ce serait une excellente chose », écrit-il. Que Dieu bénisse l’Amérique.

Une dernière réflexion sur l’Afghanistan : la suggestion que les Etats-Unis pourraient, et devraient, résoudre ce dilemme (qu’ils ont crée) tout simplement en se retirant de ce trou perdu est fermement rejetée par le gouvernement et les médias. Même certains critiques de gauche sont réticents devant une décision si osée – car qui sait quelles horreurs pourraient en découler ?

Mais lorsque l’Union Soviétique a entamé son retrait de l’Afghanistan (entre mai 1988 et février 1989), personne ne leur a demandé de rester. Peu importait la raison, peu importait les conséquences du retrait. Mais si les Russes ont pu se retirer plus facilement que les Américains c’est parce qu’ils n’y étaient pas pour des raisons impérialistes, comme le pétrole ou les gazoducs. Ces raisons pour lesquelles les Etats-Unis ne peuvent quitter l’Irak.

[....]

William Blum

ARTICLE ORIGINAL
http://killinghope.org/bblum6/aer75.html

5/11

traduction (partielle) par Le Grand Soir

http://www.legrandsoir.info/La-recherche-desesperee-de-qu...

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n°462 - Dossier d'Irak - 22/11/09 : Fin : Les États-Unis : la «puissance intelligente » au service de la guerre.

n°462 - Dossier d'Irak  - 22/11/09 : Fin  : Les États-Unis : la «puissance intelligente » au service de la guerre.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les Dossiers d'Irak

N° 462                                                           22/11/09

C.De Broeder & M.Lemaire



 Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :  

4 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4-1 Barthélémy Courmont: Les deux piliers de la nouvelle diplomatie américaine.

4-2 William Blum : La recherche désespérée de quelque chose de positif à dire sur la politique étrangère des Etats-Unis.

4-3 Noam Chomsky : "Ne nous soumettons à aucune autorité".

4-4 Jules Dufour : Les États-Unis : la «puissance intelligente » au service de la guerre.  

5 Annexe

5-1 Commentaires sur 'Les États-Unis : la «puissance intelligente » au service de la guerre. ' 

5-2 Jean-Claude Paye*, Tülay Umay* : Le renversement de la place de la victime : un paradigme de la modernité.

5-3 D. Guimond : Le droit est le fondement de la paix, de la justice et de l’humanité…




4 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

 

4-1 Barthélémy Courmont: Les deux piliers de la nouvelle diplomatie américaine.

"Puissance intelligente" et "responsabilité" : tels sont les deux piliers de la nouvelle diplomatie américaine. Que retenir des premières semaines de l’administration Obama en matière de politique étrangère ?

Les attentes étaient grandes, témoignant du rôle unique de Washington sur la scène internationale, et les premières mesures ont été observées avec attention dans toutes les régions du monde, preuve s’il en est de l’espoir suscité par l’élection de Barack Obama. Mais au-delà de ces espérances, comment définir le changement insufflé à la politique étrangère de la première puissances mondiale ? Entre puissance intelligente et responsabilité, la nouvelle administration entend ainsi donner un nouveau cap à la politique étrangère américaine, mais avec quels effets ?

Puissance intelligente, mode d’emploi

La puissance intelligente (smart power) est le nouveau terme à la mode désignant la politique étrangère de l’administration Obama. Le concept a été développé par Joseph Nye, déjà instigateur du soft power dans les années 90, et formulé par Hillary Clinton, à l’occasion de plusieurs interventions sur l’engagement américain sur la scène internationale. Et depuis deux mois, il s’impose comme le principal thème de réflexion des think tanks spécialisés dans la politique étrangère à Washington.

La puissance intelligente propose de concilier les outils du hard power et du soft power

En substance, la puissance intelligente propose de concilier les outils du hard power (puissance militaire, économie), et du soft power (diplomatie, culture, capacité d’influence) pour proposer une politique étrangère à la fois cohérente, acceptable, et capable de s’imposer. Une rupture avec le hard power des années Bush, mais également le refus d’un retour en arrière. En d’autres termes, une adaptation à la nécessité de proposer une politique étrangère ferme sur des dossiers tels que la prolifération des armes de destruction massive et le terrorisme, mais dans le même temps ouverte à la coopération, et à l’écoute des requêtes des alliés de Washington, mais également de ses adversaires potentiels.

La responsabilité, vis-à-vis de qui ?

 Autre slogan à la mode à Washington, et invoqué par Barack Obama lui-même, notamment lors de son discours de Chicago le soir de son élection, la responsabilité de Washington sur la scène internationale consiste à ne pas refuser les obligations propres à la première puissance mondiale. Le nouveau président américain estime ainsi que, en opposition avec un repli sur soi, et sans pour autant privilégier un engagement trop marqué, les Etats-Unis doivent rester la puissance indispensable, présente sur les principaux dossiers internationaux, mais agissant dans le même temps de concert avec ses alliés et les autres grandes puissances. Une responsabilité vis-à-vis du multilatéralisme, et des attentes de l’opinion publique, américaine et internationale, qui ne souhaite pas voir Washington se replier sur soi.

Quels effets escomptés ?

 La nouvelle politique étrangère américaine est ambitieuse. Le premier effet est bien entendu de modifier l’image de Washington sur la scène internationale, en offrant un visage plus positif de la puissance américaine et de la manière dont elle se pratique. Mais c’est surtout dans les résultats que les effets sont attendus.

Washington entend mettre en avant une gestion multilatérale, tout en maintenant son rôle de leader

Ainsi, en modifiant la stratégie vis-à-vis des Etats voyous, et en adoptant une stratégie plus globale sur les questions régionales, Washington entend progresser sur des dossiers tels que la Corée du Nord ou l’Iran (en invitant ces deux pays au dialogue), et ne pas s’aliéner le nécessaire soutien d’alliés en Irak ou en Afghanistan. En d’autres termes, Washington entend mettre en avant une gestion multilatérale des grands dossiers internationaux, tout en maintenant son rôle de leader, et sans manquer à ses obligations de première puissance mondiale.

Quelles limites ? 

Certes, les concepts de puissante intelligente et de responsabilité sont respectables, et répondent à un besoin indispensable de changer l’image des Etats-Unis sur la scène internationale, après les dommages occasionnés par l’administration Bush. Mais passé l’effet d’annonce, il convient de s’interroger sur les limites de cette nouvelle politique étrangère. A cet égard, tant dans la relation avec les alliés que dans le bras de fer avec les adversaires, cette politique d’ouverture se heurte à plusieurs difficultés. On pense ainsi aux efforts demandés par Washington à ses alliés en Afghanistan, qui créent de nouvelles lignes de tensions transatlantiques, mais aussi aux résultats possibles dans le traitement des Etats voyous.

Ainsi, dans le cas d’un échec dans les négociations sur le désarmement dans la péninsule coréenne ou dans l’abandon du programme nucléaire iranien, la puissance intelligente de Washington serait montrée du doigt par ses détracteurs. Or, devant la difficulté de ces deux dossiers, et le caractère souvent imprévisible de Pyongyang et de Téhéran, force est de reconnaître que la diplomatie américaine est soumise à rude épreuve, et attendue au tournant.

Barthélémy Courmont

http://www.contre-feux.com/international/les-deux-piliers...


4-2 Chroniques de l’anti-empire

William Blum : La recherche désespérée de quelque chose de positif à dire sur la politique étrangère des Etats-Unis.

  « Il est interdit de tuer ; par conséquent tous les assassins sont punis, à moins qu’ils ne tuent en grand nombre et au son des trompettes »
Voltaire

Question : Avec combien de pays faut-il être en guerre, pour ne plus pouvoir prétendre au Prix Nobel de la Paix ?

Réponse : Cinq. Barack Obama n’est en guerre, que contre le Pakistan, l’Afghanistan, l’Irak et la Somalie. En attendant de recevoir le prix en mains propres, il a mis l’Iran en liste d’attente.

La société civile somalienne et l’appareil judiciaire sont tellement dévastés par des années de guerre,s qu’on ne s’attendrait pas à voir les Somaliens intenter un procès contre Washington et sa prétention de larguer des bombes sur ce misérable pays à chaque fois qu’il estime que les intérêts de l’empire sont en jeu. Mais un groupe de Pakistanais, qui se sont baptisés les « Avocats pour la Defense de la Constitution », qui se souviennent encore vaguement d’un passé plus civilisé pour leur pays, ont intenté un procés devant la Haute Cour pour obliger le gouvernement fédéral à faire cesser les innombrables attaques américaines par drones sur la population civile. Le groupe affirme qu’un porte-parole de l’armée pakistanaise avait déclaré qu’ils avaient les capacités d’abattre les drones, mais que le gouvernement avait fait le choix politique de laisser faire. (1)

L’administration Obama, comme l’administration Bush, se comporte comme si le monde n’était qu’une grande Somalie sans foi ni loi et les Etats-Unis le chef de guerre,. Le 20 octobre, le président a encore une fois démontré son amour profond pour la paix en rendant hommage à la Maison Blanche à quelques 80 vétérans de la guerre, au Vietnam, après avoir attribué à leur régiment une « citation présidentielle » pour « leur héroïsme extraordinaire et leur bravoure éclatante » (2) Le correspondant de guerre, Michael Herr a rendu hommage aux soldats du Vietnam à sa manière. : « Nous avons repris rapidement le terrain, avec les grands moyens, dans le chaos et avec un maximum de brutalité. Notre machine de guerre, était dévastatrice. Et versatile. Elle était capable de tout sauf de s’arrêter ». (3)

Que faudrait-il pour que les Obamaniaques se réveillent de leur transe amoureuse pour leur cher Lauréat du Prix Nobel ? Peut-être si le Président annonçait qu’il reverserait l’argent du Prix pour la construction d’un monument dédié à la Première – et oh combien grandiose – Guerre, Mondiale ? Le monument pourrait être gravé ainsi :

« Souvenons-nous que Rudyard Kipling avait réussi à convaincre son jeune fils John de s’engager dans la guerre,. John est mort au cours de son premier jour de combat. Plus tard, Kipling écrivait ceci :

« Si on demande pourquoi nous sommes morts,
dites que c’est parce que nos pères ont menti.. »

« La Constitution tient compte de ce que l’histoire de tous les gouvernements nous enseigne, à savoir que le pouvoir exécutif est le pouvoir le plus intéressé par la guerre,, et le plus enclin à la faire. C’est pour cela qu’elle confie soigneusement la responsabilité de la guerre, au pouvoir législatif. »
James Mason, dans une lettre à Thomas Jefferson, le 2 avril 1798.

Sage précaution, en effet. Cela dit, chaque président américain, l’un après l’autre, a entraîné le pays dans une guerre, sanglante sans l’approbation du Congrès, du peuple américain, du droit international ou de l’opinion publique internationale. Des millions ont manifesté contre la guerre, en Irak avant son déclenchement. Et encore plus de millions ont voté pour Barack Obama en croyant partager son dégoût pour les Guerre,s Sans Fin de l’Amérique. Ils n’avaient aucune raison concrète pour le croire – durant sa campagne, Obama a constamment réitéré des menaces guerrières contre l’Iran et l’Afghanistan – mais ils se sont accrochés à cette idée.

Si le machisme suffisait pour expliquer les guerre,s, si les hommes aimaient tellement faire la guerre, et se battre, alors pourquoi faut-il instaurer un service militaire et punir les récalcitrants ? Pourquoi sont-ils obligés de lancer des campagnes de publicité pour séduire les jeunes à s’engager dans l’armée ? Pourquoi certains font-ils tout pour être exemptés ou déclarés inaptes ? Pourquoi s’exilent-ils pour échapper au service ? Pourquoi désertent-ils en masse en plein milieu d’une guerre, ? Pourquoi la Suède, la Suisse ou le Costa Rica n’ont pas de guerre,s ? Il y a pourtant sûrement de nombreux machos dans ces pays.

« Engagez-vous,
visitez des contrées lointaines,
rencontrez des gens intéressants,
puis tuez-les
. »

La guerre, permet aux hommes d’avoir un comportement qui, en d’autres circonstances, serait qualifié de psychotique.

« Parfois je me dis qu’il faudrait instaurer une loi de la guerre, qui vous obligerait à vous rapprocher de quelqu’un le temps d’apprendre à le connaître, avant de lui tirer dessus. »
Colonel Potter, dans M*A*S*H (film et série télé comique US – NDT)

« Dans le combat entre le Bien et le Mal, ce sont toujours les gens qui se font tuer »
Eduardo Galeano

Après les attaques terroristes du 11 septembre 2001, un dirigeant Taliban a déclaré « Dieu est à nos côtés, et si les autres tentent de mettre le feu à l’Afghanistan, Dieu nous protégera et nous viendra en aide » (4)

« Je crois que Dieu s’exprime à travers moi. Sans ça, je ne pourrais pas faire mon travail »
George W. Bush, 2004, pendant la guerre, contre l’Irak. (5)

« Je crois que le Christ est mort pour mes péchés et que par Lui je trouve ma rédemption. C’est là que je puise ma force et trouve un soutien chaque jour. »
Barack Obama (6)

Pourquoi les chefs d’église n’interdisent pas aux catholiques de s’engager dans l’armée avec la même ferveur qu’ils leur interdisent de s’approcher d’une clinique où l’on pratique des avortements ?

Dieu, la guerre,, la Banque Mondiale, le FMI, les accords de libre échange, l’OTAN, la guerre, contre le terrorisme, la guerre, contre la drogue, les candidats « anti-guerre, », les Prix Nobel de la Paix, peuvent tous être vus comme différents instruments au service de l’impérialisme US.

Tom Lehrer, le merveilleux chanteur-compositeur engagé des années 50/60, a déclaré un jour : « la satire politique est devenue obsolète le jour où Henry Kissinger a reçu le Prix Nobel de la Paix. » Peut-être que chaque génération doit réapprendre à quel point ce prix est devenu une farce, ou qu’il l’a toujours été.

Parmi ses lauréats, on trouve un certain nombre d’individus dont le rapport avec la paix dans le monde est le même que celui que l’administration Bush avait avec la vérité.

Prenons un exemple d’actualité : Bernard Kouchner, co-fondateur de Médecins Sans Frontières, a remporté le Prix en 1998. Kouchner, qui est devenu le ministre français des affaires étrangères, milite depuis longtemps en faveur d’une intervention militaire contre l’Iran. La semaine dernière il a invité l’Iran à conclure un accord sur le nucléaire qui serait acceptable pour les puissances occidentales, sans quoi Israël pourrait infliger Dieu sait quelles horreurs sur les Iraniens. Israël « ne tolérera pas une bombe iranienne, » a-t-il dit. « Ne le savons. Tout le monde le sait. » (7) (traduction à partir de cette version anglaise – NDT). Il existe un mot pour désigner une telle menace voilée : « chantage ». Un mot normalement associé aux maffieux. « Faites ce que je vous dis et tout ira bien ». Ou, comme Al Capone l’a dit un jour : « Des mots aimables et une mitraillette sont plus efficaces que juste des mots aimables ».

La recherche désespérée de quelque chose de positif à dire sur la politique étrangère des Etats-Unis.

Il ne s’agit pas de l’extrême droite haineuse, ou d’un meeting de racistes agités... mais d’une droite respectable, celle qui occupe des postes de haut rang dans les académies et dans chaque administration, Républicaine ou Démocrate. Il s’agit de membres du très respecté Council on Foreign Relations (CFR).

Voici Joshua Kurlantzick, « chargé des questions de l’Asie du Sud-est » au sein du CFR, qui écrit dans le non moins respecté Washington Post sur comment – malgré tous les discours alarmistes – il ne serait pas plus mal que l’Afghanistan se transforme en un autre Vietnam parce que « le Vietnam et les Etats-Unis sont devenus des partenaires en Asie du Sud-est, avec des échanges officiels, et sont en train de construire une relation commerciale et stratégique importante, et encouragent toutes les bonnes volontés des deux côtés... L’Amérique n’a pas gagné la guerre, là-bas, mais avec le temps elle a gagné la paix... Les vétérans américains de la guerre, se sont publiquement réconciliés avec leurs anciens adversaires... Un programme (d’échanges scolaires) pourrait garantir que la prochaine génération de dirigeants Afghans voient les Etats-Unis d’un autre oeil. » (8) Et ainsi de suite.

A la réflexion, il s’agit là moins de propos extrémistes de droite que de propos... comment dire ? ... c’est quoi le terme déjà ? Ah oui, « idiots ». Car que cherche-t-il à démontrer exactement ? Que l’Allemagne et Israël sont en très bons termes... et qu’il faudrait donc en tirer des conclusions par rapport à l’Holocauste ?

Quant à dire que l’Amérique a perdu la guerre,, c’est encore pire. Parce que c’est faux. La plupart des gens croient que les Etats-Unis ont perdu la guerre,. En détruisant le Vietnam de fond en comble, en empoisonnement les terres, les eaux, l’air et le patrimoine génétique pour plusieurs générations, les Etats-Unis ont en fait réussi à atteindre leur objectif initial : empêcher le Vietnam de représenter un bon exemple de développement en Asie, une alternative au modèle capitaliste. C’est pour la même raison que les Etats-Unis sont en guerre, contre Cuba depuis plus de 50 ans, pour que le modèle alternatif cubain ne soit pas aussi séduisant qu’il aurait pu l’être si on lui avait fichu la paix.

Et pendant toutes ces années depuis la fin de la guerre, au Vietnam, les millions de vietnamiens qui souffrent de maladies et de malformations provoquées par les épandages US de « l’Agent Orange » n’ont reçu aucune aide médicale de la part des Etats-Unis, aucune réparation écologique, aucune indemnisation, aucune présentation d’excuses officielle.

C’est exactement le même sort qui attend les Afghans – leurs terres et/ou corps touchés par l’uranium appauvri, les bombes à fragmentation, et toute une panoplie d’armes chimiques – dans le Nouvel Ordre Mondial de Kurlantzick. « Si les relations entre les Etats-Unis et l’Afghanistan ressemblent un jour à nos relations avec le Vietnam, ce serait une excellente chose », écrit-il. Que Dieu bénisse l’Amérique.

Une dernière réflexion sur l’Afghanistan : la suggestion que les Etats-Unis pourraient, et devraient, résoudre ce dilemme (qu’ils ont crée) tout simplement en se retirant de ce trou perdu est fermement rejetée par le gouvernement et les médias. Même certains critiques de gauche sont réticents devant une décision si osée – car qui sait quelles horreurs pourraient en découler ?

Mais lorsque l’Union Soviétique a entamé son retrait de l’Afghanistan (entre mai 1988 et février 1989), personne ne leur a demandé de rester. Peu importait la raison, peu importait les conséquences du retrait. Mais si les Russes ont pu se retirer plus facilement que les Américains c’est parce qu’ils n’y étaient pas pour des raisons impérialistes, comme le pétrole ou les gazoducs. Ces raisons pour lesquelles les Etats-Unis ne peuvent quitter l’Irak.

[....]

William Blum

ARTICLE ORIGINAL
http://killinghope.org/bblum6/aer75.html

5/11

traduction (partielle) par Le Grand Soir

http://www.legrandsoir.info/La-recherche-desesperee-de-qu...

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n°462 - Dossier d'Irak - 22/11/09 : Fin : Les États-Unis : la «puissance intelligente » au service de la guerre.

n°462 - Dossier d'Irak  - 22/11/09 : Fin  : Les États-Unis : la «puissance intelligente » au service de la guerre.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les Dossiers d'Irak

N° 462                                                           22/11/09

C.De Broeder & M.Lemaire



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Sommaire :  

4 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4-1 Barthélémy Courmont: Les deux piliers de la nouvelle diplomatie américaine.

4-2 William Blum : La recherche désespérée de quelque chose de positif à dire sur la politique étrangère des Etats-Unis.

4-3 Noam Chomsky : "Ne nous soumettons à aucune autorité".

4-4 Jules Dufour : Les États-Unis : la «puissance intelligente » au service de la guerre.  

5 Annexe

5-1 Commentaires sur 'Les États-Unis : la «puissance intelligente » au service de la guerre. ' 

5-2 Jean-Claude Paye*, Tülay Umay* : Le renversement de la place de la victime : un paradigme de la modernité.

5-3 D. Guimond : Le droit est le fondement de la paix, de la justice et de l’humanité…




4 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

 

4-1 Barthélémy Courmont: Les deux piliers de la nouvelle diplomatie américaine.

"Puissance intelligente" et "responsabilité" : tels sont les deux piliers de la nouvelle diplomatie américaine. Que retenir des premières semaines de l’administration Obama en matière de politique étrangère ?

Les attentes étaient grandes, témoignant du rôle unique de Washington sur la scène internationale, et les premières mesures ont été observées avec attention dans toutes les régions du monde, preuve s’il en est de l’espoir suscité par l’élection de Barack Obama. Mais au-delà de ces espérances, comment définir le changement insufflé à la politique étrangère de la première puissances mondiale ? Entre puissance intelligente et responsabilité, la nouvelle administration entend ainsi donner un nouveau cap à la politique étrangère américaine, mais avec quels effets ?

Puissance intelligente, mode d’emploi

La puissance intelligente (smart power) est le nouveau terme à la mode désignant la politique étrangère de l’administration Obama. Le concept a été développé par Joseph Nye, déjà instigateur du soft power dans les années 90, et formulé par Hillary Clinton, à l’occasion de plusieurs interventions sur l’engagement américain sur la scène internationale. Et depuis deux mois, il s’impose comme le principal thème de réflexion des think tanks spécialisés dans la politique étrangère à Washington.

La puissance intelligente propose de concilier les outils du hard power et du soft power

En substance, la puissance intelligente propose de concilier les outils du hard power (puissance militaire, économie), et du soft power (diplomatie, culture, capacité d’influence) pour proposer une politique étrangère à la fois cohérente, acceptable, et capable de s’imposer. Une rupture avec le hard power des années Bush, mais également le refus d’un retour en arrière. En d’autres termes, une adaptation à la nécessité de proposer une politique étrangère ferme sur des dossiers tels que la prolifération des armes de destruction massive et le terrorisme, mais dans le même temps ouverte à la coopération, et à l’écoute des requêtes des alliés de Washington, mais également de ses adversaires potentiels.

La responsabilité, vis-à-vis de qui ?

 Autre slogan à la mode à Washington, et invoqué par Barack Obama lui-même, notamment lors de son discours de Chicago le soir de son élection, la responsabilité de Washington sur la scène internationale consiste à ne pas refuser les obligations propres à la première puissance mondiale. Le nouveau président américain estime ainsi que, en opposition avec un repli sur soi, et sans pour autant privilégier un engagement trop marqué, les Etats-Unis doivent rester la puissance indispensable, présente sur les principaux dossiers internationaux, mais agissant dans le même temps de concert avec ses alliés et les autres grandes puissances. Une responsabilité vis-à-vis du multilatéralisme, et des attentes de l’opinion publique, américaine et internationale, qui ne souhaite pas voir Washington se replier sur soi.

Quels effets escomptés ?

 La nouvelle politique étrangère américaine est ambitieuse. Le premier effet est bien entendu de modifier l’image de Washington sur la scène internationale, en offrant un visage plus positif de la puissance américaine et de la manière dont elle se pratique. Mais c’est surtout dans les résultats que les effets sont attendus.

Washington entend mettre en avant une gestion multilatérale, tout en maintenant son rôle de leader

Ainsi, en modifiant la stratégie vis-à-vis des Etats voyous, et en adoptant une stratégie plus globale sur les questions régionales, Washington entend progresser sur des dossiers tels que la Corée du Nord ou l’Iran (en invitant ces deux pays au dialogue), et ne pas s’aliéner le nécessaire soutien d’alliés en Irak ou en Afghanistan. En d’autres termes, Washington entend mettre en avant une gestion multilatérale des grands dossiers internationaux, tout en maintenant son rôle de leader, et sans manquer à ses obligations de première puissance mondiale.

Quelles limites ? 

Certes, les concepts de puissante intelligente et de responsabilité sont respectables, et répondent à un besoin indispensable de changer l’image des Etats-Unis sur la scène internationale, après les dommages occasionnés par l’administration Bush. Mais passé l’effet d’annonce, il convient de s’interroger sur les limites de cette nouvelle politique étrangère. A cet égard, tant dans la relation avec les alliés que dans le bras de fer avec les adversaires, cette politique d’ouverture se heurte à plusieurs difficultés. On pense ainsi aux efforts demandés par Washington à ses alliés en Afghanistan, qui créent de nouvelles lignes de tensions transatlantiques, mais aussi aux résultats possibles dans le traitement des Etats voyous.

Ainsi, dans le cas d’un échec dans les négociations sur le désarmement dans la péninsule coréenne ou dans l’abandon du programme nucléaire iranien, la puissance intelligente de Washington serait montrée du doigt par ses détracteurs. Or, devant la difficulté de ces deux dossiers, et le caractère souvent imprévisible de Pyongyang et de Téhéran, force est de reconnaître que la diplomatie américaine est soumise à rude épreuve, et attendue au tournant.

Barthélémy Courmont

http://www.contre-feux.com/international/les-deux-piliers...


4-2 Chroniques de l’anti-empire

William Blum : La recherche désespérée de quelque chose de positif à dire sur la politique étrangère des Etats-Unis.

  « Il est interdit de tuer ; par conséquent tous les assassins sont punis, à moins qu’ils ne tuent en grand nombre et au son des trompettes »
Voltaire

Question : Avec combien de pays faut-il être en guerre, pour ne plus pouvoir prétendre au Prix Nobel de la Paix ?

Réponse : Cinq. Barack Obama n’est en guerre, que contre le Pakistan, l’Afghanistan, l’Irak et la Somalie. En attendant de recevoir le prix en mains propres, il a mis l’Iran en liste d’attente.

La société civile somalienne et l’appareil judiciaire sont tellement dévastés par des années de guerre,s qu’on ne s’attendrait pas à voir les Somaliens intenter un procès contre Washington et sa prétention de larguer des bombes sur ce misérable pays à chaque fois qu’il estime que les intérêts de l’empire sont en jeu. Mais un groupe de Pakistanais, qui se sont baptisés les « Avocats pour la Defense de la Constitution », qui se souviennent encore vaguement d’un passé plus civilisé pour leur pays, ont intenté un procés devant la Haute Cour pour obliger le gouvernement fédéral à faire cesser les innombrables attaques américaines par drones sur la population civile. Le groupe affirme qu’un porte-parole de l’armée pakistanaise avait déclaré qu’ils avaient les capacités d’abattre les drones, mais que le gouvernement avait fait le choix politique de laisser faire. (1)

L’administration Obama, comme l’administration Bush, se comporte comme si le monde n’était qu’une grande Somalie sans foi ni loi et les Etats-Unis le chef de guerre,. Le 20 octobre, le président a encore une fois démontré son amour profond pour la paix en rendant hommage à la Maison Blanche à quelques 80 vétérans de la guerre, au Vietnam, après avoir attribué à leur régiment une « citation présidentielle » pour « leur héroïsme extraordinaire et leur bravoure éclatante » (2) Le correspondant de guerre, Michael Herr a rendu hommage aux soldats du Vietnam à sa manière. : « Nous avons repris rapidement le terrain, avec les grands moyens, dans le chaos et avec un maximum de brutalité. Notre machine de guerre, était dévastatrice. Et versatile. Elle était capable de tout sauf de s’arrêter ». (3)

Que faudrait-il pour que les Obamaniaques se réveillent de leur transe amoureuse pour leur cher Lauréat du Prix Nobel ? Peut-être si le Président annonçait qu’il reverserait l’argent du Prix pour la construction d’un monument dédié à la Première – et oh combien grandiose – Guerre, Mondiale ? Le monument pourrait être gravé ainsi :

« Souvenons-nous que Rudyard Kipling avait réussi à convaincre son jeune fils John de s’engager dans la guerre,. John est mort au cours de son premier jour de combat. Plus tard, Kipling écrivait ceci :

« Si on demande pourquoi nous sommes morts,
dites que c’est parce que nos pères ont menti.. »

« La Constitution tient compte de ce que l’histoire de tous les gouvernements nous enseigne, à savoir que le pouvoir exécutif est le pouvoir le plus intéressé par la guerre,, et le plus enclin à la faire. C’est pour cela qu’elle confie soigneusement la responsabilité de la guerre, au pouvoir législatif. »
James Mason, dans une lettre à Thomas Jefferson, le 2 avril 1798.

Sage précaution, en effet. Cela dit, chaque président américain, l’un après l’autre, a entraîné le pays dans une guerre, sanglante sans l’approbation du Congrès, du peuple américain, du droit international ou de l’opinion publique internationale. Des millions ont manifesté contre la guerre, en Irak avant son déclenchement. Et encore plus de millions ont voté pour Barack Obama en croyant partager son dégoût pour les Guerre,s Sans Fin de l’Amérique. Ils n’avaient aucune raison concrète pour le croire – durant sa campagne, Obama a constamment réitéré des menaces guerrières contre l’Iran et l’Afghanistan – mais ils se sont accrochés à cette idée.

Si le machisme suffisait pour expliquer les guerre,s, si les hommes aimaient tellement faire la guerre, et se battre, alors pourquoi faut-il instaurer un service militaire et punir les récalcitrants ? Pourquoi sont-ils obligés de lancer des campagnes de publicité pour séduire les jeunes à s’engager dans l’armée ? Pourquoi certains font-ils tout pour être exemptés ou déclarés inaptes ? Pourquoi s’exilent-ils pour échapper au service ? Pourquoi désertent-ils en masse en plein milieu d’une guerre, ? Pourquoi la Suède, la Suisse ou le Costa Rica n’ont pas de guerre,s ? Il y a pourtant sûrement de nombreux machos dans ces pays.

« Engagez-vous,
visitez des contrées lointaines,
rencontrez des gens intéressants,
puis tuez-les
. »

La guerre, permet aux hommes d’avoir un comportement qui, en d’autres circonstances, serait qualifié de psychotique.

« Parfois je me dis qu’il faudrait instaurer une loi de la guerre, qui vous obligerait à vous rapprocher de quelqu’un le temps d’apprendre à le connaître, avant de lui tirer dessus. »
Colonel Potter, dans M*A*S*H (film et série télé comique US – NDT)

« Dans le combat entre le Bien et le Mal, ce sont toujours les gens qui se font tuer »
Eduardo Galeano

Après les attaques terroristes du 11 septembre 2001, un dirigeant Taliban a déclaré « Dieu est à nos côtés, et si les autres tentent de mettre le feu à l’Afghanistan, Dieu nous protégera et nous viendra en aide » (4)

« Je crois que Dieu s’exprime à travers moi. Sans ça, je ne pourrais pas faire mon travail »
George W. Bush, 2004, pendant la guerre, contre l’Irak. (5)

« Je crois que le Christ est mort pour mes péchés et que par Lui je trouve ma rédemption. C’est là que je puise ma force et trouve un soutien chaque jour. »
Barack Obama (6)

Pourquoi les chefs d’église n’interdisent pas aux catholiques de s’engager dans l’armée avec la même ferveur qu’ils leur interdisent de s’approcher d’une clinique où l’on pratique des avortements ?

Dieu, la guerre,, la Banque Mondiale, le FMI, les accords de libre échange, l’OTAN, la guerre, contre le terrorisme, la guerre, contre la drogue, les candidats « anti-guerre, », les Prix Nobel de la Paix, peuvent tous être vus comme différents instruments au service de l’impérialisme US.

Tom Lehrer, le merveilleux chanteur-compositeur engagé des années 50/60, a déclaré un jour : « la satire politique est devenue obsolète le jour où Henry Kissinger a reçu le Prix Nobel de la Paix. » Peut-être que chaque génération doit réapprendre à quel point ce prix est devenu une farce, ou qu’il l’a toujours été.

Parmi ses lauréats, on trouve un certain nombre d’individus dont le rapport avec la paix dans le monde est le même que celui que l’administration Bush avait avec la vérité.

Prenons un exemple d’actualité : Bernard Kouchner, co-fondateur de Médecins Sans Frontières, a remporté le Prix en 1998. Kouchner, qui est devenu le ministre français des affaires étrangères, milite depuis longtemps en faveur d’une intervention militaire contre l’Iran. La semaine dernière il a invité l’Iran à conclure un accord sur le nucléaire qui serait acceptable pour les puissances occidentales, sans quoi Israël pourrait infliger Dieu sait quelles horreurs sur les Iraniens. Israël « ne tolérera pas une bombe iranienne, » a-t-il dit. « Ne le savons. Tout le monde le sait. » (7) (traduction à partir de cette version anglaise – NDT). Il existe un mot pour désigner une telle menace voilée : « chantage ». Un mot normalement associé aux maffieux. « Faites ce que je vous dis et tout ira bien ». Ou, comme Al Capone l’a dit un jour : « Des mots aimables et une mitraillette sont plus efficaces que juste des mots aimables ».

La recherche désespérée de quelque chose de positif à dire sur la politique étrangère des Etats-Unis.

Il ne s’agit pas de l’extrême droite haineuse, ou d’un meeting de racistes agités... mais d’une droite respectable, celle qui occupe des postes de haut rang dans les académies et dans chaque administration, Républicaine ou Démocrate. Il s’agit de membres du très respecté Council on Foreign Relations (CFR).

Voici Joshua Kurlantzick, « chargé des questions de l’Asie du Sud-est » au sein du CFR, qui écrit dans le non moins respecté Washington Post sur comment – malgré tous les discours alarmistes – il ne serait pas plus mal que l’Afghanistan se transforme en un autre Vietnam parce que « le Vietnam et les Etats-Unis sont devenus des partenaires en Asie du Sud-est, avec des échanges officiels, et sont en train de construire une relation commerciale et stratégique importante, et encouragent toutes les bonnes volontés des deux côtés... L’Amérique n’a pas gagné la guerre, là-bas, mais avec le temps elle a gagné la paix... Les vétérans américains de la guerre, se sont publiquement réconciliés avec leurs anciens adversaires... Un programme (d’échanges scolaires) pourrait garantir que la prochaine génération de dirigeants Afghans voient les Etats-Unis d’un autre oeil. » (8) Et ainsi de suite.

A la réflexion, il s’agit là moins de propos extrémistes de droite que de propos... comment dire ? ... c’est quoi le terme déjà ? Ah oui, « idiots ». Car que cherche-t-il à démontrer exactement ? Que l’Allemagne et Israël sont en très bons termes... et qu’il faudrait donc en tirer des conclusions par rapport à l’Holocauste ?

Quant à dire que l’Amérique a perdu la guerre,, c’est encore pire. Parce que c’est faux. La plupart des gens croient que les Etats-Unis ont perdu la guerre,. En détruisant le Vietnam de fond en comble, en empoisonnement les terres, les eaux, l’air et le patrimoine génétique pour plusieurs générations, les Etats-Unis ont en fait réussi à atteindre leur objectif initial : empêcher le Vietnam de représenter un bon exemple de développement en Asie, une alternative au modèle capitaliste. C’est pour la même raison que les Etats-Unis sont en guerre, contre Cuba depuis plus de 50 ans, pour que le modèle alternatif cubain ne soit pas aussi séduisant qu’il aurait pu l’être si on lui avait fichu la paix.

Et pendant toutes ces années depuis la fin de la guerre, au Vietnam, les millions de vietnamiens qui souffrent de maladies et de malformations provoquées par les épandages US de « l’Agent Orange » n’ont reçu aucune aide médicale de la part des Etats-Unis, aucune réparation écologique, aucune indemnisation, aucune présentation d’excuses officielle.

C’est exactement le même sort qui attend les Afghans – leurs terres et/ou corps touchés par l’uranium appauvri, les bombes à fragmentation, et toute une panoplie d’armes chimiques – dans le Nouvel Ordre Mondial de Kurlantzick. « Si les relations entre les Etats-Unis et l’Afghanistan ressemblent un jour à nos relations avec le Vietnam, ce serait une excellente chose », écrit-il. Que Dieu bénisse l’Amérique.

Une dernière réflexion sur l’Afghanistan : la suggestion que les Etats-Unis pourraient, et devraient, résoudre ce dilemme (qu’ils ont crée) tout simplement en se retirant de ce trou perdu est fermement rejetée par le gouvernement et les médias. Même certains critiques de gauche sont réticents devant une décision si osée – car qui sait quelles horreurs pourraient en découler ?

Mais lorsque l’Union Soviétique a entamé son retrait de l’Afghanistan (entre mai 1988 et février 1989), personne ne leur a demandé de rester. Peu importait la raison, peu importait les conséquences du retrait. Mais si les Russes ont pu se retirer plus facilement que les Américains c’est parce qu’ils n’y étaient pas pour des raisons impérialistes, comme le pétrole ou les gazoducs. Ces raisons pour lesquelles les Etats-Unis ne peuvent quitter l’Irak.

[....]

William Blum

ARTICLE ORIGINAL
http://killinghope.org/bblum6/aer75.html

5/11

traduction (partielle) par Le Grand Soir

http://www.legrandsoir.info/La-recherche-desesperee-de-qu...

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23/11/2009

n°461 - Journal d'Irak - 04/11 au 21/11/09 – début - : Larijani: l'extrémisme américain derrière le terrorisme.

n°461 - Journal d'Irak - 04/11  au 21/11/09 – début - : Larijani: l'extrémisme américain derrière le terrorisme.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!



Journal d'Irak

n°461                 du 04/11                   au 22/11/09

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire :

Tiré à part :

L'Irak veut accéder au nucléaire. (ndlr : pour aider à attaquer l’Iran?)

Crime de guerre, à Fallujah.  

Larijani: l'extrémisme américain derrière le terrorisme. 

Des militaires britanniques accusés d'exactions en Irak.

 Paroles & action du président...

Obama : Al-Qaïda reste la plus grande menace pour la sécurité des Etats-Unis

Lutte pour la libération du territoire

La résistance contre l'agresseur

Résistance :

1 Analyse

Des résistants

2 Occupation de l'Irak

Suite

3 Politique

1) collaborateurs Irakiens

2) occupants 

Fin

4 Libération du territoire

Détails.

L'Irak en chiffre. 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Ne le croyez jamais

5-2 Vidéo : Bombes dans les marchés ? BLACKWATER !

 



Tiré à part :

L'Irak veut accéder au nucléaire. (ndlr : pour aider à attaquer l’Iran?)

L'Irak, accusé par les Etats-Unis, pour justifier l'invasion de 2003,  de vouloir se doter d'armes nucléaires, réclame aujourd'hui le "droit" d'accéder au nucléaire civil pour développer son économie et son réseau électrique.
Le ministre des Sciences et des Technologies, Raëd Fahmi, a appelé la communauté internationale à lever les obstacles, principalement les précédentes résolutions de l'ONU qui bloquent tout développement de son pays.
"Notre stratégie nucléaire est une application civile de l'énergie atomique et nous pensons que nous en avons le droit et que certaines contraintes contenues dans la résolution 707 doivent être levées", a-t-il dit.
"Nous avons une stratégie politique claire et transparente avec une coordination étroite avec les instances internationales et l'Irak a le droit de rétablir certaines des capacités qu'il avait" auparavant, a-t-il assuré, soulignant toutefois qu'aucune "décision politique" n'a encore été prise pour la construction d'une centrale nucléaire.
La résolution 707, adoptée par le Conseil de sécurité de l'ONU en août 1991, impose à l'Irak de "cesser toutes les activités nucléaires" jusqu'au moment où cette instance de l'ONU pourra déterminer que le pays respecte les traités sur la non-prolifération d'armes nucléaires.
Le ministre a affirmé que le "processus" de ratification des traités est en cours. "Nous travaillons pour mettre en oeuvre et respecter tous les engagements de l'Irak et nous avons soulevé cette question avec l'AIEA", l'Agence internationale de l'énergie atomique basée à Vienne, insiste le ministre.
L'Irak est l'un des plus grands producteurs de pétrole du monde et possède de gigantesques réserves mais souffre d'importantes pénuries d'électricité en raison d'un réseau vétuste et détruit par des décennies de guerre,.
Le pays a entamé un vaste programme de reconstruction de centrales électriques qui devrait toutefois nécessiter plusieurs années avant d'être opérationnel.
"Il y a un avenir avec les énergies renouvelables propres et le nucléaire est un choix pour beaucoup de pays. Nous avons des problèmes d'électricité et c'est un choix qui paraît possible", souligne M. Fahmi.
Le ministre a indiqué à l'AFP que l'Irak avait entamé un programme de formation de cadres et d'ingénieurs nucléaires avec l'AIEA.

16/11/

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/11/16/01011-20091116FILWWW00399-l-irak-veut-acceder-au-nucleaire-civil.php

 

Crime de guerre, à Fallujah.  

En septembre dernier, sur 170 enfants nés au principal l'hôpital de Fallujah, 24% sont morts la première semaine, ¾ présentaient des difformités (pas de tête, deux têtes, un seul oeil, pas de membres). En 2002, dans le même hôpital, sur 530 naissances, 6 bébés étaient morts, un seul présentait des difformités.

Des médecins irakiens et britanniques mettent cause l'utilisation de phosphore blanc et de munitions à l'uranium appauvri utilisée lors des bombardements de la ville en 2004 par l'armée d'occupation. Ils demandent aux Nations unies d'ouvrir une enquête indépendante.

Une pétition a été lancée pour soutenir cette initiative :

http://www.petitiononline.com/hdcif/petition.html

Signature:

http://www.petitiononline.com/hdcif/petition-sign.html

Gilles Munier

http://www.guardian.co.uk/world/2009/nov/13/falluja-cancer-children-birth-defects

 

Larijani: l'extrémisme américain derrière le terrorisme. 

Le chef du Parlement iranien Ali Larijani a incombé au comportement américain " extrémiste" dans la région la responsabilité de la montée du terrorisme en Irak.
Lors d'une entrevue à Bagdad où il est en visite, avec les chefs des blocs parlementaires irakiens, Larijani a accusé les Américains, d'exercer par le biais de leurs  politiques agressives, "la férocité moderne dans le monde", et de la faire payer  chère aux peuples.
Larijani a rendu hommage aux résistances des peuples, en Irak, en Afghanistan, en Palestine et au Liban, estimant que ce sont elles qui ont coincé la stratégie américaine au mur et l'ont contraint à ne plus parler d'unilatéralisme.
Selon lui, le peuple irakien a supporté des difficultés énormes durant l'ère de Saddam et puis celle de l'occupation, estimant qu'il bénéficie désormais d'une situation démocratique et n'a pas besoin de tutelle. Et d'assurer que "Téhéran a dès le début soutenu la démocratie dans ce pays".
Selon un député présent à la rencontre, et rapporté par l'AFP, Larijani s'en est pris violemment sans les nommer à "certains pays qui appuient le terrorisme et lancent de violentes attaques en Irak sous le prétexte de lutter contre les Américains, alors qu'au fond d'eux-mêmes, ils les aiment".  
Concernant les relations bilatérales, le chef du législatif iranien a soupçonné des tentatives louches visant  à semer les divisions entre les deux pays, lesquels disposent "de capacités économiques importantes leur permettant d'être influents dans la région".
Évoquant la guerre, qui a confronté les deux pays dans les années quatre-vingt, il a accusé les Américains d'avoir incité le président déchu Saddam Hussein à la déclencher.  

 06/11/2009

 http://www.almanar.com.lb
http://www.alterinfo.net/notes/

 

Des militaires britanniques accusés d'exactions en Irak.

Le ministère britannique de la Defense a annoncé samedi qu'il avait ouvert une enquête sur de nouvelles accusations d'exactions à l'encontre de prisonniers visant des militaires britanniques en Irak. Selon le quotidien Independent, Phil Shiner, un avocat représentant des détenus, a recensé 33 nouveaux cas de mauvais traitements depuis l'invasion de l'Irak, en 2003.

Pour la première fois, des femmes soldats sont accusées d'avoir participé à des violences sexuelles et physiques à l'encontre de détenus, écrit le journal.

Le ministre britannique des Forces armées, Bill Rammell, a déclaré que les accusations étaient prises au sérieux mais que les investigations devaient être menées "sans porter de jugement prématuré".

Dans un cas, des soldats sont accusés d'avoir entassé des détenus irakiens les uns sur les autres et de les avoir soumis à des décharges électriques, écrit l'Independent.

Le journal compare cette affaire aux exactions perpétrées par des militaires américains au centre de détention d'Abu Ghraïb, à Bagdad.

L'une des plaintes émane d'un adolescent de seize ans qui dit avoir été violé par des soldats britanniques alors qu'il était en détention, en 2003. D'autres disent avoir été déshabillés, maltraités et photographiés.*

Une enquête publique est déjà en cours concernant la mort d'un civil irakien, Baha Moussa, mort alors qu'il était détenu par des Britanniques, en 2003 à Bassorah, et sur le corps duquel ont été relevées 93 marques de blessures.

Le caporal Donald Payne a plaidé coupable des accusations de traitements inhumains sur des prisonniers.

Phil Shiner, qui représente la famille de Baha Moussa, a dit à la BBC qu'il pensait qu'il existait "des centaines de cas qui ne font pas l'objet d'enquête".

Le ministère de la Defense a estimé pour sa part que les exemples d'exactions constituaient des cas isolés.

La Grande-Bretagne a retiré presque tous ses effectifs d'Irak. Une centaine d'instructeurs de la marine y sont restés pour protéger les terminaux pétroliers du sud du pays.

14 novembre,

 http://fr.news.yahoo.com/4/20091114/twl-gb-irak-exactions-38cfb6d_1.html 


Paroles & action du président...

Obama : Al-Qaïda reste la plus grande menace pour la sécurité des Etats-Unis

Ndlr : la publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

Obama a déclaré lundi que les organisations terroristes tels qu'Al-Qaïda représentaient la plus grave menace pour la sécurité des Etats-Unis.

"Je continue de croire (…) que les réseaux terroristes tels qu'Al-Qaïda représentent la plus grande menace pour la sécurité des Etats-Unis," a affirmé Obama lors d'un dialogue avec des étudiants chinois à Shanghai.

Le président a admis que vaincre Al-Qaïda était une tâche difficile, pas un simple exercice militaire.

16/11

http://www.chine-informations.com/actualite/chine-obama-al-qaida-reste-la-plus-grande-menace-pour-la-securite-des_16230.html



L'Irak en chiffre: du 04-11 au 21-11-09


 

 

 

Tués

Blessés

 

 

 

 

 

Peuple irakien

x

x

 

 

 

 

 

Usboys/Autres boys + miliciens

x

x

 

 

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs & miliciens

14

x

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Politique

a) Des collaborateurs Irakiens

1 Tiré à part

18-11

Ce mardi, l'ONG Transparency International a publié son rapport annuel sur la corruption.

Au palmarès de la bonne gouvernance, l'Irak figure au 176e rang -sur 180-,

 "Sans corrupteurs, pas de corrompus", se plaisait à répéter le défunt Omar Bongo. "Sans corrompus, pas de corrupteurs", lui répondait l'écho

18/11

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/le-butin-des-deputes-irakiens_829209.html 


2 Confection d'un gouvernement fantoche

Deux jours pour fixer les règles du scrutin…
La commission électorale a demandé hier au Parlement de fixer immédiatement, au plus tard aujourd'hui, le mode de scrutin afin de permettre la tenue des élections générales comme prévu le 16 janvier.

En outre, le président du Parlement, Iyad al-Samarraï, a demandé au ministère de la Justice de suspendre les exécutions jusqu'après les élections, pour éviter qu'elles soient instrumentalisées par les partis au pouvoir durant la campagne.

2/11

http://www.lorientlejour.com/

Le parlement irakien vote une loi électorale importante.

L'obstacle principal à l'adoption de cette loi portait sur la manière d'organiser le scrutin à Kirkouk, une ville du nord du pays où des différends existent entre les responsables arabes et kurdes.

Le débat sur la loi électorale a été suivi de près, le scrutin prévu en janvier risquant d'être reporté en cas d'échec, et peut-être d'affecter le plan de retrait des forces américaines.

Les parlementaires ont finalement approuvé le projet de loi au terme d'une session tendue qui a duré une journée.

A Washington, Barack Obama a déclaré que cette nouvelle loi électorale constituait un grand pas en avant.

"C'est une étape importante alors que le peuple irakien continue à prendre la responsabilité de son avenir. Je veux féliciter les dirigeants irakiens d'être parvenus à cet accord", a observé le président américain depuis la Maison Blanche. "Les Etats-Unis continueront à se tenir aux côtés de l'Irak, comme un partenaire fort et un ami."

Les élections étaient prévues pour le 16 janvier, mais elles devraient finalement être organisées un peu plus tard, toujours au mois de janvier.

AP

08-11

 http://fr.news.yahoo.com/3/20091108/twl-irak-elections-1def439_3.html

 

Les élections législatives irakiennes fixées au 21 janvier

Les élections législatives irakiennes, se tiendront le 21 janvier prochain, annonce la commission électorale. Dimanche, après de longs et âpres débats, le parlement irakien a fini par adopter une nouvelle loi électorale.

Le président de la commission électorale, Faradj al Haïdari, a précisé que la date du scrutin législatif devait être maintenant approuvée par le conseil présidentiel, qui rassemble le président Djalal Talabani et ses deux vice-présidents.

Les désaccords au sujet du mode de scrutin dans la ville ethniquement mixte de Kirkouk, revendiquée historiquement par les Kurdes, avaient différé l'adoption de la nouvelle loi électorale.

Le compromis conclu, approuvé par 141 des 196 députés présents lors de la session de dimanche, prévoit d'éviter de prendre une décision dès maintenant sur le sort futur de Kirkouk.

Cette ville est l'un des points chauds du pays où la tension entre Kurdes, d'une part, et les Arabes et Turkmènes qui s'opposent à son annexion par le Kurdistan, de l'autre, peut dégénérer en violences à tout moment.

9 novembre,

http://fr.news.yahoo.com/4/20091109/twl-irak-elections-38cfb6d_1.html

 

Abir Taleb : La nouvelle loi électorale se fait de plus en plus pressant. 

Les appels à un vote rapide de la nouvelle loi électorale se font de plus en plus pressants aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.

Tout porte cependant à croire que le scrutin de janvier sera reporté.
Kirkouk divise toujours

Blocage politique et recrudescence de la violence. C’est ainsi que se résume la situation en Iraq. Selon des chiffres publiés jeudi par les ministères de l’Intérieur, de la Defense et de la Santé, le nombre d’Iraqiens tués et blessés en octobre dans les violences en Iraq a doublé par rapport à celui du mois précédent, avec 410 morts. Cette semaine encore, au moins dix personnes ont été tuées dans des violences qui ont lieu dimanche, dont cinq en matinée lors de l’explosion d’une bicyclette piégée sur un marché de Moussayeb (60 km au sud de Bagdad).
C’est au rythme de ces violences que vivent les Iraqiens, au moment où les différends politiques menaçant la tenue des élections à la date prévue, le 16 janvier prochain, inquiètent de plus en plus. En effet,
les dates limites fixées pour le vote de la nouvelle loi électorale expirent l’une après l’autre, sans que les différentes parties ne parviennent à un accord à ce sujet. « Il y a un calendrier à respecter et nous entrons dans une période critique. Si le Parlement ne peut pas approuver la totalité de la loi électorale, il doit au moins se prononcer aujourd’hui (dimanche) ou demain (lundi) sur les modalités du scrutin », a affirmé à l’AFP Qassem Al-Abboudi, un haut responsable de la commission électorale. Selon lui, les députés doivent se prononcer sur le nombre de sièges à pourvoir, les quotas pour les femmes et les minorités, le nombre de circonscriptions et s’il s’agit d’un scrutin avec des listes ouvertes ou fermées. Autant de détails nécessaires pour que la commission électorale puisse commencer son travail et respecter le délai prévu. Or, depuis, rien n’a été fait. Pire encore, le vote de la loi électorale ne figurait même pas à l’ordre du jour de dimanche au Parlement. La question a, semble-t-il, été éludée en raison de la persistance de profondes divergences.
Le Parlement doit décider s’il veut faire passer son nombre de sièges de 275 à 311 pour s’ajuster à la Constitution qui prévoit un député pour 100 000 habitants. Il doit aussi trancher la question de savoir si les listes seront bloquées ou si les électeurs pourront panacher avec des candidats indépendants, comme le demande le guide spirituel de la communauté chiite, le Grand Ayatollah Ali Al-Sistani. « Le temps presse et sans ces informations, les élections sont en danger. La question de Kirkouk peut être tranchée par les députés ultérieurement », a-t-il ajouté. C’est la région pétrolière de Kirkouk, où vivent Kurdes, Arabes et Turcomans, qui constitue la pomme de discorde. Les Kurdes exigent d’être majoritaires dans les instances dirigeantes de Kirkouk (quelque 900 000 habitants), qu’ils veulent annexer à leur région autonome. Les Arabes et les Turcomans accusent les Kurdes de s’y installer en masse pour modifier l’équilibre démographique.
La situation est bloquée en dépit des pressions exercées par les Etats-Unis, les Nations-Unies et le premier ministre, Nouri Al-Maliki.
Dans un entretien téléphonique dimanche dernier, le vice-président américain, Joe Biden, a ainsi insisté auprès du président du Kurdistan iraqien, Massoud Barzani, sur la nécessité d’adopter la loi électorale pour que les élections se tiennent bien le 16 janvier.
Voter la loi électorale
Sur le plan interne, les appels se multiplient de part et d’autre. Le
représentant du guide spirituel de la communauté chiite iraqienne, Cheikh Abdel-Mahdi Al-Kerbalaï, a pressé vendredi les députés de voter la loi électorale. Les propos de l’imam rejoignaient les prêches prononcés par d’autres dignitaires religieux au lendemain de l’échec du Parlement, faute de quorum, à voter la loi électorale. « La période actuelle est très délicate et les terroristes agissent pour saper la confiance de la population dans le gouvernement et les partis politiques », a expliqué aux fidèles le représentant du Grand Ayatollah Ali Al-Sistani. « Le temps qui reste pour préparer les élections se réduit.
Les tenir à la date prévue est un principe démocratique, alors que les retarder aurait des effets négatifs sur la sécurité », a-t-il mis en garde.
A Sadr City, un quartier pauvre de Bagdad, cheikh Mouhannad Al-Moussaoui, proche du mouvement radical chiite de Moqtada Sadr, a lui aussi vivement critiqué les parlementaires pour leur absentéisme. En effet, le week-end dernier, le boycott des députés kurdes de la réunion parlementaire a empêché le vote. Selon le vice-président de la commission des lois Selim Al-Joubouri, « les députés arabes ont refusé une nouvelle proposition avancée par l’Onu de tenir les élections à Kirkouk sur la base des listes électorales de 2009 ». La proposition de l’Onu suggère que le scrutin ait lieu à Kirkouk en même temps que dans le reste de l’Iraq en tenant compte, exceptionnellement et pour ce scrutin uniquement, de la liste des inscrits en 2009 comme l’exigent les Kurdes. Après le scrutin, cette liste serait révisée pour tenir compte de l’opposition des Arabes et des Turcomans. Une tentative de compromis qui n’a pourtant pas permis une sortie de crise.
Abir Taleb

10/11

http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2009/11/4/marab3.htm

 

Les Kurdes d'Irak menacent de boycotter les élections.

Incertitude sur les élections irakiennes. Les dirigeants kurdes ont menacé mardi de boycotter le scrutin prévu en janvier, à moins que les régions kurdes n'obtiennent plus de sièges.

Cette menace intervient juste après la surenchère d'un des vice-présidents sunnites du pays, qui a lui menacé de mettre son veto à la loi électorale adoptée la semaine dernière, après de longues tractations. Il réclame pour sa part plus de sièges pour les Irakiens de l'étranger.

Les Kurdes avaient quant à eux voté en faveur de la loi électorale. Mais ils disent avoir découvert au cours du week-end que les provinces kurdes n'ont pas autant de sièges qu'il devrait leur en revenir et dénoncent une injustice.

Le nombre de sièges au Parlement a été augmenté, passant de 275 à 323 pour refléter la croissance démographique. Mais seuls trois nouveaux sièges ont été alloués aux provinces kurdes, pour un total de 38, selon le site Web de la Commission électorale.

D'autres régions sont bien mieux servies: la province de Ninive, en lisière du Kurdistan, et considérée comme l'un des derniers bastions de l'insurrection, passe de 19 à 31 sièges. Celle de Bassorah (sud) passe elle de 16 à 24 sièges. Le Kurdistan d'Irak (nord) compte lui trois provinces.

"A moins que cette répartition des sièges ne soit réétudiée de manière équitable, le Kurdistan sera obligé de boycotter l'élection", déclare un communiqué du président régional Massoud Barzani sur son site Web.

Mahmoud Othman, député kurde du parlement national irakien, lui a fait écho, affirmant que les Kurdes s'attendaient à environ 17 sièges supplémentaires. "S'il n'y a pas de modifications sur ce sujet, nous ne participerons pas aux élections", a-t-il lui aussi menacé.

De son côté, le vice-président Tariq al-Hashemi a menacé d'opposer son veto à la loi si les Irakiens de l'étranger n'ont pas plus de sièges. La plupart de ces exilés seraient sunnites.

La loi électorale avait été adoptée le 8 novembre, au grand soulagement de tous ceux qui craignent que les élections de janvier ne puissent pas avoir lieu.

Mais ces nouvelles exigences font remonter l'inquiétude, alors que Washington a lié le début de son retrait à cette élection. Le repli devrait commencer 60 jours après.

17/11

http://fr.news.yahoo.com/3/20091117/twl-irak-elections-kurdes-1def439_2.html

 

Irak: les élections seront «certainement» retardées.

La tenue en janvier des élections législatives irakiennes a été remise en cause mercredi par un veto du vice-président sunnite à la loi électorale, suscitant une crise sans précédent au sommet de l'État.

Après l'annonce du veto du vice-président Tarek al-Hachémi, la commission électorale a annoncé que les élections seraient «certainement» retardées et qu'elle suspendait ses activités jusqu'à l'adoption d'une nouvelle loi.

La décision de M. Hachémi oblige les députés à rediscuter de la loi électorale alors que l'ONU, qui aide à l'organisation du scrutin, avait déjà qualifié sa tenue en un temps si court de «tâche herculéenne».

«Le 15 novembre, j'ai envoyé une lettre au Parlement pour demander une révision de la loi. Le Parlement m'a proposé d'opposer mon veto à son article premier contesté, ce que j'ai fait aujourd'hui», a déclaré M. Hachémi aux journalistes à Bagdad.

Une épreuve de force s'est aussitôt engagée entre la présidence irakienne et le premier ministre chiite, Nouri al-Maliki, qui a appelé la commission électorale et le Parlement à passer outre le veto du vice-président et poursuivre leurs activités afin de pouvoir tenir les élections à temps.

Le veto «représente une menace dangereuse pour le processus politique et la démocratie», a dit M. Maliki dans un communiqué, estimant que cette décision n'avait «pas de base constitutionnelle solide».

«J'appelle la commission électorale à poursuivre ses préparatifs pour tenir les élections à leur date prévue sans retard», a ajouté M. Maliki.

Sans craindre d'être accusé d'ingérence dans le pouvoir législatif, il a poussé le Parlement à «tenir une séance urgente pour réaffirmer sa décision de tenir des élections en temps voulu».

Mais pour la commission électorale, il est quasi-impossible d'organiser un scrutin dans un délai qui sera encore raccourci par les nouvelles discussions au Parlement.

«Nous suspendons toutes nos activités, y compris l'enregistrement des listes des candidats et l'impression des bulletins de vote, jusqu'à l'adoption d'une loi électorale. La situation est très difficile et retardera certainement les élections», a annoncé Kassem al-Aboudi, un responsable de cette instance indépendante.

La commission parlementaire des lois doit se réunir jeudi pour débattre du texte, a affirmé son président Bahaa al-Araji. La législature se termine le 15 mars 2010 et les élections doivent avoir lieu au plus tard 45 jours auparavant, soit fin janvier.

M. Hachémi souhaite que la loi, adoptée le 8 novembre par le Parlement, attribue 15% des sièges de l'Assemblée notamment aux minorités et aux Irakiens de l'étranger, soit 48 sièges sur 323, contre les 5% figurant dans le texte actuel.

Les dates des 18 et 21 janvier avaient été évoquées par la commission électorale pour tenir ces deuxièmes législatives depuis la chute de Saddam Hussein en avril 2003.

Les commandants américains avaient prévenu qu'un report de la date des élections pourrait les pousser à revoir le calendrier de retrait de leurs troupes de combat stationnées en Irak. Ce retrait, qui doit s'achever à la mi-août, est un prélude au désengagement total américain du pays fin 2011.

Le général Ray Odierno, commandant des troupes dans le pays, a toutefois assuré que les plans n'avaient pas changé mais qu'il jouissait d'une «flexibilité» quant à la date exacte du départ des troupes combattantes.

Les Kurdes ont eux menacé de boycotter le scrutin s'ils n'obtenaient pas une meilleure représentation dans la nouvelle assemblée.

S'ils peuvent espérer avoir le même nombre de sièges que dans la législature précédente (53), leur poids risque de diminuer avec l'augmentation du nombre de députés qui doit passer de 275 à 323 pour se conformer à la croissance démographique du pays.

Selon la Constitution, les lois doivent être validées par la présidence irakienne dont les décisions sont prises par consensus.

Agence France-Presse

18 novembre

http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/200911/18/01-922820-irak-les-elections-seront-certainement-retardees.php

 

Le vice-président irakien repousse une loi sur les élections.

Le vice-président irakien Tarik al-Hashemi a mis son veto mercredi sur une partie de la loi électorale, repoussant le vote prévu en janvier et remettant en question le retrait des troupes américaines.

Le vice-président sunnite a expliqué qu'il renvoyait une partie de cette lois devant le parlement pour qu'il l'amende. Il souhaite que d'avantage de sièges soient attribués aux Irakiens vivant à l'étranger, la majorité d'entre eux étant sunnites.

Les députés ont négocié pendant des semaines sur la loi électorale qui a fini par être adoptée le 8 novembre dernier.

18/11

http://fr.news.yahoo.com/3/20091118/twl-irak-elections-vice-president-1def439_2.html 

 

Talabani craint la vacation de pouvoir en cas de nouveau report  

Contrairement au vice-président Tarek al-Hachémi, le président Jalal Talabani ne s’oppose pas à la loi électorale prévoyant la tenue des élections législatives le 18 janvier, même si les deux hommes sont d’accord sur ses insuffisances.

Les élections législatives irakiennes seront-elles reportées une nouvelle fois ?

Mercredi, le vice-président irakien, Tarek al-Hachémi, a opposé son véto à la loi électorale qui prévoit leur tenue le 18 janvier.

Le vice-président estime en effet que celle-ci ne prévoit pas une représentation équitable de quelque 4 millions d’Irakiens qui vivent hors du pays.

Le scrutin a déjà été reporté une dizaine de fois.

Invité de FRANCE 24, le président Jalal Talabani, a affirmé que, comme Hachémi, il avait "relevé des insuffisances dans cette loi" dans sa forme actuelle.

En revanche, le chef de l’État l’a approuvé. "Je crains un nouveau report des élections. J’ai décidé de ne pas m’opposer à la loi électorale parce que je ne veux pas que ça arrive.

Si l’élection est repoussée au-delà du délai prévu dans la Constitution, il y aura une vacance du pouvoir en Irak. C’est la raison principale qui a motivé ma décision", a-t-il expliqué.

Selon la Constitution, le Conseil présidentiel, qui décide par consensus, doit ratifier une loi pour qu’elle entre en vigueur. Avec le veto du vice-président, il y aura un nouveau débat au Parlement. La tenue des élections le 18 janvier est donc sérieusement remise en cause.

18/11

http://www.france24.com/fr/20091118-irak-legislatives-jalal-talabani-craint-vacation-pouvoir-cas-nouveau-report-18-janvier


n°461 - Journal d'Irak - 04/11 au 21/11/09 – début - : Larijani: l'extrémisme américain derrière le terrorisme.

n°461 - Journal d'Irak - 04/11  au 21/11/09 – début - : Larijani: l'extrémisme américain derrière le terrorisme.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!



Journal d'Irak

n°461                 du 04/11                   au 22/11/09

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire :

3 Politique

1) collaborateurs Irakiens

Suite -

2) occupants 

 


Suite Politique

Des collaborateurs Irakiens

3 Les grandes manœuvres

Visite de Jalal Talabani en France.

Sarkozy devait recevoir lundi son homologue Jalal Talabani. Cette visite d'Etat de quatre jours survient deux ans après l'opposition de la France à l'invasion de l'Irak conduite par les Etats-Unis en 2003.

Talabani a déclaré à la presse avant son départ que le but de cette visite était "de signer des protocoles d'accord qui peuvent renforcer et développer les relations bilatérales".

En mars dernier, l'Irak a acheté 24 hélicoptères Eurocopter fabriqués en France dans le cadre de la reconstitution de sa flotte militaire, pour quelque 360 millions d'euros, selon un responsable français de la Defense ayant requis l'anonymat. Eurocopter est une filiale du groupe européen EADS dont le siège se trouve à Marignane, dans les Bouches-du-Rhône.

La France était l'un des grands fournisseurs d'armement de l'Irak du temps de Saddam Hussein mais les Etats-Unis dominent ce marché depuis son renversement en 2003.

Jalal Talabani sera reçu mercredi par la présidente du syndicat patronal du MEDEF, Laurence Parisot, "Cette rencontre permettra au président de présenter ses attentes vis-à-vis des entreprises françaises", selon le Mouvement des entreprises de France.

16/11

http://fr.news.yahoo.com/3/20091116/twl-france-irak-talabani-1def439_1.html


4  Sur le terrain

Le butin des députés irakiens.

Cérémonie d'ouverture du nouveau siège du Parlement irakien à Bagdad en août 2008. Iraqi Prime

Les membres du Parlement irakien savent dépasser les clivages ethniques ou religieux... pour voter en catimini une loi régissant leurs avantages.

Vincent Hugeux expose les détails de ce discret casse du siècle.

Qui, désormais, osera prétendre que les élites politiques de l'Irak nouveau sont incapables de surmonter leurs déchirements communautaires?

Au diable les clivages ethniques et religieux: l'union sacrée existe, les députés l'ont rencontrée.

Ô bien sûr, les élus du peuple ont, dans un louable souci de retenue, accordé leurs djozas -violons rustiques locaux- en catimini.

Au point de voter à huis-clos, à la mi-septembre, la loi qui régit leurs menus avantages.

Le butin de ce discret casse du siècle a de quoi donner le tournis. Y compris à un questeur du Palais-Bourbon, au président du Sénat ou au locataire de l'Elysée

Tout parlementaire perçoit -salaires et indemnités- 25 500 dollars par mois, soit 17 160 euros, ou encore plus de 50 fois le revenu moyen du pays. Au terme de son mandat, il touchera dix années durant 80% de son traitement. Chacun a droit à 30 gardes du corps rémunérés par l'Etat, mais l'usage veut que l'on en recrute moins -au sein de son clan de préférence-, histoire d'empocher le reliquat.

L'heureux élu se voit aussi octroyer un passeport diplomatique, privilège étendu aux membres de sa famille. De même, lui revient de droit un terrain de 600 m2, à l'endroit de sa convenance. Enfin, les députés se sont montrés assez persuasifs pour obtenir d'eux-mêmes la conversion en don du prêt de 70 millions de dinars (soit plus de 40000 euros), contracté en 2006, au plus fort des carnages confessionnels, et censé financer l'achat d'une voiture blindée. Pour ce qui est d'être blindé...

Miracle: le texte ayant été adopté à la majorité des trois-cinquièmes, il peut se passer de l'aval du Conseil présidentiel, triumvirat composé du raïs, le Kurde Jalal Talabani, en visite d'Etat en France jusqu'à jeudi, et de ses deux vice-présidents, l'un chiite, l'autre sunnite.

On ne saurait mieux inviter à l'abstention des électeurs guettés par l'écœurement

"Plus consternant, soupire un expatrié familier des combines bagdadies, les députés ont voté ce statut en douce alors même qu'ils s'écharpaient sur la loi électorale appelée à orchestrer les législatives de janvier prochain... Soyons clairs: beaucoup d'entre eux ont deux ou trois nationalités. Conscients de la précarité de leur position, ils veulent se remplir les poches avant, si besoin, de filer à l'étranger avec le magot. On ne saurait mieux inviter à l'abstention des électeurs guettés par l'écoeurement."

"Demain, peste en écho un bloggeur du cru cité par l'AFP, ces gars-là fuiront les eaux putrides de l'Irak et ses maisons en ruines pour aller jouir des richesses accumulées sur le dos du peuple."

Lequel peuple a pourtant échappé au pire. Sans le pilonnage d'une presse pugnace et les objurgations du Grand ayatollah Ali al-Sistani, figure révérée du chiisme, la représentation nationale aurait reconduit, pour la prochaine législature, la formule des "listes fermées", donc anonymes, en vigueur en 2005. A l'époque, mener campagne à visage découvert s'apparentait souvent à une tentative de suicide.

Tel n'est plus le cas aujourd'hui. Mais beaucoup espéraient, en avançant masqué, échapper au châtiment des urnes.

18/11

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/le-butin-des-deputes-irakiens_829209.html 


5 Politique intérieure & extérieure

Les minorités victimes de la rivalité entre arabes et kurdes dans le nord de l'Irak.

La querelle entre les collabos du gouvernement central irakien et les ‘autorités’ du Kurdistan autonome dans le nord du pays risque de déboucher sur une "catastrophe en matière de droits de l'homme" pour les minorités de la région, met en garde dans un nouveau rapport l'ONG basée à New York ‘Human Rights Watch’.

Les chrétiens, ainsi que d'autres minorités ethniques ou religieuses régionales, notamment les Shabaks et les Yazidis, sont pris entre deux feux au Kurdistan irakien depuis 2003 et "souffrent considérablement", note Joe Stork, directeur adjoint pour le Proche-Orient à HRW, estimant que tant les autorités arabes que les kurdes doivent "reprendre le contrôle sur les forces de sécurité, les extrémistes et les milices, et dire que les minorités ne peuvent être attaquées en toute impunité".

En 51 pages, HRW dénonce notamment les pressions subies par ceux qui résistent à "l'expansionnisme" kurde, arrestations arbitraires et détentions.

Si le conflit territorial explose à nouveau, "cela risque de créer une autre catastrophe majeure en matière de droits de l'homme pour les petites minorités qui ont vécu là à travers les époques", note le rapport.

La ville de Kirkouk, cœur d'une région stratégique riche en pétrole, est l'un des points centraux du conflit: les Kurdes la revendiquent, les arabes dénonçant une politique migratoire kurde destinée à faire pencher la balance démographique de leur côté.

HRW a a également mise l'accent sur la situation dans la province de Ninive, où vivent de nombreuses communautés minoritaires sur lesquelles les Kurdes tentent d'étendre leur influence.

Une attitude qui a mis à mal les relations avec nombre d'arabes et transformé la capitale provinciale, Mossoul, en un des derniers bastions de la résistance.

 11 novembre,

http://fr.news.yahoo.com/



b) Les occupants 

Usa

Obama

Vote d'une loi électorale en Irak : un grand pas en avant.

Barack Obama a déclaré que cette nouvelle loi électorale constituait un grand pas en avant.

"C'est une étape importante alors que le peuple irakien continue à prendre la responsabilité de son avenir. Je veux féliciter les dirigeants irakiens d'être parvenus à cet accord", a observé le président américain depuis la Maison Blanche. "Les Etats-Unis continueront à se tenir aux côtés de l'Irak, comme un partenaire fort et un ami."

9/11
http://fr.news.yahoo.com/3/20091108/twl-irak-elections-1d...


Extension des guerres ?

Schwarzenegger rend visite aux troupes en Irak.

Le gouverneur de Californie Arnold Schwarzenegger est venu lundi rende visite aux troupes américaines en Irak, en les remerciant pour leur ‘sacrifice’ et ceux de leurs familles

L'ex champion de bodybuilding a insisté auprès des soldats sur la nécessité de se maintenir en forme en faisant de l'exercice quotidiennement(…)

Le gouverneur voulait aussi rencontrer des officiels irakiens. Il a dîné avec un groupe de généraux, dont le commandant américain en Irak Raymond Odierno, après avoir distribué des cigares aux soldats.

Le voyage est payé par une association de businessmen soutenant le gouverneur

17/11

Arnold Schwarzenegger parmi les soldats américains…

Après le dramaturge mésestimé, l'acteur reconverti.

Gouverneur républicain de Californie, Arnold Schwarzenegger a déboulé hier lundi à Bagdad, le temps d'une visite sur le front des troupes. Accueil triomphal dans le réfectoire du Camp Victory, la gigantesque base américaine jouxtant l'aéroport.

Et cabotinage garanti: "En 2003, claironne l'austro-californien, j'avais juré ici-même que je reviendrai. Terminator tient toujours ses promesses".

Ce mardi matin, c'est juré, l'ex-M. Univers ira soulever de la fonte dans un gymnase de l'US Army.

Intermède convenu: pourquoi "Schwarzy", star indétrônable chez les forçats des haltères irakiens, ne s'aventure-t-il pas dans l'une des salles de body-building qu'orne en façade sa silhouette musculeuse? A commencer, à titre d'exemple, par ce club Arnold Gym Classic logé depuis des lustres à deux pas de l'ambassade de France. Dommage.

REUTERS/

Saad Shalash

17-11

18/11

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/cult...


Politique intérieure & extérieure

Biden : Soutenir la réconciliation.

Le vice-président Biden a insisté auprès du président du Kurdistan irakien Massoud Barzani sur la nécessité d'adopter la loi électorale pour que les élections se tiennent bien le 16 janvier, ont indiqué lundi les autorités kurdes. Les deux hommes se sont entretenus dimanche au téléphone, alors que la tenue des élections générales à la date prévue semble de plus en plus compromise en raison du conflit opposant les Kurdes aux Arabes et Turcomans sur la répartition des sièges dans la riche région pétrolière de Kirkouk.
9/11
http://www.lorientlejour.com/

 

 Le  géant américain Exxon Mobil va exploiter du pétrole en Irak.

Un géant pétrolier américain va pouvoir extraire du pétrole en Irak pour la première fois depuis près de quarante ans à la suite de la signature d'un accord d'exploitation préliminaire jeudi entre Exxon Mobil et les autorités irakiennes.

Exxon Mobil dirigera un consortium avec la compagnie anglo-néerlandaise Shell pour exploiter le deuxième plus grand champ pétrolier irakien, de Qourna-Ouest 1, aux réserves estimées à 8,5 milliards de barils.

«Ce contrat va permettre à la production d'atteindre 2,325 millions barils/jour d'ici six ans», a affirmé aux journalistes le ministre du Pétrole Hussein Chahristani, soulignant que le consortium investirait 25 milliards de dollars et en débourserait 25 autres en coûts de fonctionnement.

Ce champ produit actuellement 279 000 barils/jour et la compagnie irakienne publique y emploie 800 personnes.

«Le consortium sera rémunéré 1,9 dollar par baril supplémentaire (à la production actuelle). Sur cette somme, le cartel ne touchera que 0,92 dollar car elle devra payer 35% de taxes et 25% à la compagnie irakienne associée à la production», a expliqué M. Chahristani.

Le consortium (appartenant à 80% à Exxon Mobil et à 20% à Shell) était en concurrence avec la société russe Lukoil.

L'accord préliminaire a été signé entre Abdel Mahdi al-Amidi, directeur général adjoint du département des contrats du ministère et Richard C. Vierbuchen, Président d'Exxon Mobil pour les opérations en amont.

«Nous attendons avec impatience de signer l'accord final très prochainement», a dit M. Vierbuchen.

Le consortium avait remporté fin juin un appel d'offres organisé par le ministère du Pétrole irakien mais avait, comme toutes les compagnies pétrolières sauf la britannique BP et la chinoise CNPC, refusé les conditions irakiennes.

À l'approche d'un deuxième round d'appel d'offres, à la mi-décembre, Exxon Mobil et Shell ont décidé d'accepter le prix de 1,9 dollar par baril plutôt que de voir le contrat leur échapper au profit d'autres sociétés, notamment chinoises qui ont adopté une stratégie agressive pour rafler les contrats pétroliers.

Fin juin, un appel d'offres, le premier depuis la nationalisation du secteur pétrolier irakien en 1975, pour six champs pétrolifères et deux champs gaziers, avait tourné au fiasco.

Seul celui de Roumaïla, qui recèle avec 17,7 milliards de barils les plus grandes réserves de pétrole du pays, avait trouvé preneur avec la compagnie britannique BP Exploration Operating Company et la société chinoise CNPC, pour 2 dollars par baril.

L'Irak possède les troisièmes réserves du monde avec 115 milliards de barils, derrière l'Arabie saoudite et l'Iran. Cependant, il n'y a pas eu d'exploration depuis des décennies à cause des guerres et de l'embargo imposée à l'Irak en 1990.

L'exploitation des champs de Zoubair, Roumaïla, Qourna-ouest 1, Kirkouk, et Missane devrait permettre à l'Irak de faire passer sa production de 2,4 millions de barils par jour aujourd'hui à 7 millions de barils dans six ans.

À terme, avec l'exploitation des neuf grands champs irakiens, le pays devrait produire 10 à 12 millions de barils par jour, ce qui fera de l'Irak l'égal des plus grands producteurs.

Les revenus tirés du pétrole représentent 85% des recettes de l'État mais il a un besoin crucial d'accroître les profits pétroliers afin de financer la reconstruction du pays, dévasté par les guerres successives.

Publié le 05 novembre 2009

Agence France-Presse

http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/bourse/nouvelles/energie-et-ressources/200911/05/01-918729-un-geant-americain-va-exploiter-du-petrole-en-irak.php?utm_source=bulletinLPA&utm_medium=email&utm_campaign=retention


Prisons, exactions & torture

Les photos des sévices infligés par l'armée américaine ne seront pas publiées. !!!

Le secrétaire américain à la Defense Gates a interdit la publication de 44 photos de soldats américains infligeant des sévices à des détenus en Irak ou en Afghanistan, en vertu d'une loi adoptée fin octobre par le Congrès, selon des documents judiciaires.

Dans une lettre envoyée à la Cour suprême des Etats-Unis, dont l'AFP s'est procuré copie mardi, le gouvernement Obama explique que, "le 13 novembre, le secrétaire (Gates) a personnellement exercé l'autorité qui lui a été dévolue par la loi à propos de 21 photographies dont le sort est devant la Cour suprême et de 23 autres, identifiées dans un arrêt de cour d'appel".

Prises entre le 11 Septembre 2001 et le 22 janvier 2009, les photos décrivent en effet "le traitement infligé ou subi par des personnes engagées ou détenues après le 11-Septembre par les forces armées américaines hors des Etats-Unis".

"Leur publication mettrait en danger les citoyens américains, membres des forces armées ou employés par les Etats-Unis, déployés hors du territoire", précise encore le gouvernement, citant la décision de M. Gates.

"Nous sommes déçus (...), ces photos constituent une part importante de nos archives historiques et sont capitales dans le débat en cours sur les responsabilités" dans les mauvais traitements subis par les prisonniers en Irak et en Afghanistan, a estimé dans un communiqué l'Association de defense des libertés civiles (ACLU).

C'est cette association qui, au printemps 2009, avait obtenu en justice la publication des photos.

Alors que le Pentagone semblait prêt à les rendre publiques, le 13 mai, le président Barack Obama avait bloqué toute parution des photos, estimant qu'elles risquaient d'"attiser encore davantage les sentiments anti-américains et d'exposer nos soldats à un danger plus grand".

Le gouvernement avait alors saisi la Cour suprême pour qu'elle interdise la publication.

Mais le Congrès est allé plus vite et a ajouté, à l'unanimité fin octobre, une clause à la loi sur le budget de la Sécurité intérieure, donnant autorité au secrétaire à la Defense de refuser de publier ce type de photos, s'il peut certifier qu'elles mettraient en danger des Américains.

Dans sa lettre, le gouvernement Obama explique que la plus haute juridiction des Etats-Unis n'a plus besoin d'examiner la question.

(AFP /

17 novembre

http://www.romandie.com/ats/news/091117161542.5t7tkhcs.asp

18.11.

http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/23927017

 

Le sergent Jarrett Taylor,condamné pour cruauté

Le sergent Jarrett Taylor, 23 ans, est l'un des quatre militaires de la troupe B, 2ème escadron, 13ème régiment de cavalerie de Fort Bliss au Texas impliqués dans cette affaire.

Jarrett Taylor a été reconnu coupable par une cour martiale au Koweït de "cruauté, mauvais traitements et fausses déclarations officielles", précis l'armée. Il a été condamné à 180 jours de prison, destitution au grade de simple soldat et une amende mensuelle de 933 dollars durant six mois.

Taylor, originaire d'Edmond (Oklahoma), devait répondre de deux accusations de cruauté et mauvais traitements, de fausses déclarations officielles, et mise en danger pour imprudence, selon l'acte d'accusation émis en août.

La peine maximale pour ces chefs d'accusations est de huit ans de prison, renvoi de l'armée, amendes équivalentes à son salaire et primes durant la durée de son emprisonnement.

Le caporal Daniel Weber, 24 ans, de Frankenmuth (Michigan), dont les charges n'ont pas été précisées, a été innocenté, précise l'armée. Les sergents-chefs Bob Clements et Enoch Chatman doivent être jugés prochainement par cette cour. Le premier, poursuivi pour neuf inculpations, risque 25 ans de prison, et le second, qui répondra de six délits et crimes, risque 10 ans derrière les barreaux.

21//1

http://www.lalibre.be/actu/international/article/544414/irak-un-soldat-americain-condamne-pour-cruaute.html



a)    Les voisins

Iran

Larijani: l'extrémisme américain derrière le terrorisme.

Le chef du Parlement iranien Ali Larijani a incombé au comportement américain " extrémiste" dans la région la responsabilité de la montée du terrorisme en Irak.
Lors d'une entrevue à Bagdad où il est en visite, avec les chefs des blocs parlementaires irakiens, Larijani a accusé les Américains, d'exercer par le biais de leurs  politiques agressives, "la férocité moderne dans le monde", et de la faire payer  chère aux peuples.
Larijani a rendu hommage aux résistances des peuples, en Irak, en Afghanistan, en Palestine et au Liban, estimant que ce sont elles qui ont coincé la stratégie américaine au mur et l'ont contraint à ne plus parler d'unilatéralisme.
Selon lui, le peuple irakien a supporté des difficultés énormes durant l'ère de Saddam et puis celle de l'occupation, estimant qu'il bénéficie désormais d'une situation démocratique et n'a pas besoin de tutelle. Et d'assurer que "Téhéran a dès le début soutenu la démocratie dans ce pays".
Selon un député présent à la rencontre, et rapporté par l'AFP, Larijani s'en est pris violemment sans les nommer à "certains pays qui appuient le terrorisme et lancent de violentes attaques en Irak sous le prétexte de lutter contre les Américains, alors qu'au fond d'eux-mêmes, ils les aiment".
Concernant les relations bilatérales, le chef du législatif iranien a soupçonné des tentatives louches visant  à semer les divisions entre les deux pays, lesquels disposent "de capacités économiques importantes leur permettant d'être influents dans la région".
Évoquant la guerre, qui a confronté les deux pays dans les années quatre-vingt, il a accusé les Américains d'avoir incité le président déchu Saddam Hussein à la déclencher.

 06/11/2009

http://www.almanar.com.lb
http://www.alterinfo.net/notes/

 

Larijani apporte son appui à la démocratie irakienne.

Le président du Parlement iranien, Ali Larijani, a loué hier à Bagdad la démocratie en Irak au moment où les députés éprouvent des difficultés à se mettre d'accord sur une nouvelle loi électorale indispensable à la tenue du scrutin législatif le 16 janvier. « L'Iran appuie fortement le processus démocratique et se félicite que le peuple irakien ait trouvé sa voie vers la démocratie », a affirmé M. Larijani, en rencontrant peu après son arrivée à Bagdad la présidence du Parlement et plusieurs députés

5/11

http://www.lorientlejour.com/category/International/article/636885/Irak.html



b Les alliés (des Usa)

1 Onu

L'élection irakienne sera une "tâche herculéenne", selon l'ONU.

Garantir que les élections irakiennes prévues en janvier se déroulent en respectant les standards minimaux requis sera une "tâche herculéenne", a estimé lundi le représentant spécial du secrétaire générale de l'ONU pour l'Irak, Ad Melkert

Devant le Conseil de sécurité, il fait part des "graves inquiétudes" de l'ONU, notamment car le parlement irakien n'a adopté qu'il y a une semaine la loi électorale, après de longues semaines de débat. La question du vote à Kirkouk, ville stratégique et disputée au coeur d'une région pétrolière, menaçait de provoquer un report du scrutin.

La date exacte de ce dernier n'a toujours pas été définie avec précision: le président de la commission électorale irakienne a proposé le 21 janvier.

Mais la confusion demeure après la menace, émise dimanche par le vice-président sunnite Tariq al-Hashemi, qui a réclamé plus de sièges pour les Irakiens de l'étranger et donné aux députés jusqu'à mardi midi pour modifier la loi en fonction, sous peine d'y opposer son veto

16/11

http://fr.news.yahoo.com/3/20091116/twl-onu-irak-elections-1def439_2.html



c) Les institutions

Selon HRW : Les minorités, victimes collatérales du conflit arabo-kurde.

Nb : Ndlr : la publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

Les minorités, notamment chrétiennes, du nord de l'Irak sont les victimes collatérales du conflit entre Arabes et Kurdes pour le contrôle de territoires disputés et doivent être protégés, affirme mardi l'organisation de defense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW).

Dans un rapport, cette organisation estime qu'elles "sont prises pour cible dans la lutte opposant Arabes et Kurdes pour le contrôle de territoires dans la région de Ninive", dont Mossoul est la capitale.

Les minorités visées par les attaques et les pressions sont les 550.000 chrétiens, les 220.000 yazidis (une secte accusée d'être adoratrice du diable) et les 60.000 chabaks (une minorité ethnique), ainsi que des minorités turkmènes et des kurdes kakaïs (une communauté réduite aux croyances syncrétiques).

"Elles se retrouvent dans une position de plus en plus précaire alors que le gouvernement central dominé par les Arabes et le gouvernement régional du Kurdistan se disputent le contrôle des territoires convoités", assure HRW.

"Un des principaux fronts du conflit est Ninive, la deuxième province la plus peuplée d'Irak, et qui présente une concentration unique de groupes de minorités ayant une présence historique dans la région", explique-t-elle.

HRW, basée à New York, accuse les forces kurdes de recourir, pour consolider leur emprise sur ces territoires, "à des détentions et arrestations arbitraires, à des actes d'intimidation et dans certains cas à des violences de faible intensité contre les minorités qui ont défié le contrôle du gouvernement régional sur les territoires convoités".

Par ailleurs, selon elle, "des éléments extrémistes de l'insurrection arabe sunnite, qui considèrent ces communautés minoritaires comme des +croisés+ et des +infidèles+ ont lancé des attaques dévastatrices qui ont tué des centaines de civils".

HRW appelle le gouvernement régional kurde à modifier sa Constitution afin que les chabaks et les yazidis "soient reconnus légalement comme des groupes ethniques distincts et à cesser la répression contre les organisations de la société civile et politique qui s'opposent à la politique kurde dans les régions disputées".

Elle lui demande aussi d'enquêter sur les agissements des milices kurdes accusées de s'attaquer aux minorités.

Le rapport appelle également le gouvernement irakien à protéger "les minorités au niveau local, provincial et national, et à enquêter sur les meurtres et les déplacements de chrétiens et sur les agressions mortelles dirigées contre d'autres minorités".

En août 2007, des attentats simultanés au camion piégé à Ninive, vraisemblablement commis par des islamistes sunnites, ont tué plus de 400 yazidis dans la pire attaque contre les civils depuis 2003.

Fin 2008, une campagne systématique de meurtres et de violences ciblés a fait 40 morts parmi les chrétiens, entraînant le départ de Mossoul de plus de 12.000 d'entre eux. Les diverses communautés se rejettent la responsabilité de ces attaques.

Les attaques contre les minorités entre juillet et septembre ont tué plus de 157 personnes et ont fait 500 blessés, selon HRW.

En outre, les groupes de résistants ont repris les attaques à la bombe depuis le retrait des villes des forces américaines le 30 juin.

 (AFP /

10 novembre 2009)

http://www.romandie.com/infos/News2/091110081453.0hz8qmdf.asp


n°461 - Journal d'Irak - 04/11 au 21/11/09 – début - : Larijani: l'extrémisme américain derrière le terrorisme.


n°461 - Journal d'Irak - 04/11  au 21/11/09 – début - : Larijani: l'extrémisme américain derrière le terrorisme.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!



Journal d'Irak

n°461                 du 04/11                   au 22/11/09

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire :

3 Politique

1) collaborateurs Irakiens

Fin -

2) Dans le monde - France

4 Libération du territoire

Détails.

L'Irak en chiffre. 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Ne le croyez jamais

5-2 Vidéo : Bombes dans les marchés ? BLACKWATER !

 


3 Dans le monde

France

Les entreprises françaises de retour en Irak

Le président Jalal Talabani, a exprimé le souhait, mercredi 18 novembre à Paris, que le groupe Total travaille sur les champs pétrolifères de son pays. Il a également appelé les sociétés françaises à investir de nouveau largement en Irak.

"L'appel d'offres [concernant l'exploitation pétrolière] n'est pas seulement basé sur des chiffres, nous devons favoriser une offre française quels que soient les chiffres", a déclaré le chef de l'Etat irakien en appelant le groupe pétrolier français à "faire la meilleure offre". "C'est notre politique, nous voulons voir Total travailler sur nos champs pétrolifères", a-t-il déclaré, à l'occasion d'une réunion avec le Medef.

 18.11

http://www.lemonde.fr/economie/article/2009/11/18/les-entreprises-francaises-de-retour-en-irak_1268705_3234.html#xtor=EPR-32280229-%5BNL_Titresdujour%5D-20091118-%5Bzoneb%5D

Paris et Bagdad veulent se rapprocher dans tous les domaines.

- La France et l'Irak ont signé lundi ou s'apprêtent à signer une série d'accords qui témoignent de leur volonté de développer leurs relations dans tous les domaines.

Le président Jalal Talabani raccompagné par Nicolas Sarkozy dans la cour de l'Elysée.

La France et l'Irak ont signé lundi ou s'apprêtent à signer une série d'accords qui témoignent de leur volonté de développer leurs relations dans tous les domaines. (Reuters/Philippe Wojazer)

Au premier jour d'une visite d'Etat en France du président Jalal Talabani, Nicolas Sarkozy "a dit combien il souhaitait que le partenariat entre les deux pays soit sans limite".

Il a prôné une coopération "politique, culturelle, scientifique, technique, commerciale, militaire et stratégique", a dit une source diplomatique française.

Le président irakien a confirmé dans des termes proches, à la sortie d'un entretien à l'Elysée, sa volonté de "renforcer et élargir" les relations entre Paris et Bagdad.

Deux accords ont été signés lundi, l'un dans la defense qui "donne une base juridique pour des actions communes dans les domaines militaires, notamment des équipements et des armements", l'autre en matière de coopération culturelle, scientifique et technique.

Renouvelant un précédent accord qui remontait à 1969, ce dernier intègre des champs d'actions nouveaux comme l'environnement et le développement durable.

Deux autres seront paraphés dans les jours qui viennent, l'un sur l'établissement, pour la première fois à Bagdad, d'une antenne de l'Agence française pour le développement, l'organisme qui gère l'aide publique française aux pays en développement.

L'autre instaure une garantie de l'assureur Coface sur les crédits court terme pour le financement des exportations des entreprises françaises vers l'Irak.

De source diplomatique française, on veut voir dans ces décisions un "signal très fort de confiance de la France dans l'avenir de l'Irak", un pays de 30 millions d'habitants en pleine reconstruction qui possède les troisièmes réserves de pétrole du monde.

CENTRE FRANÇAIS DES AFFAIRES

Pour encourager ses entreprises à exporter, la France va créer en 2010 à Bagdad un centre français des affaires chargé de les accueillir et de leur venir en aide sur les questions sécuritaires et stratégiques.

"L'Irak a besoin de faire revenir des entreprises. Or les entreprises ne connaissent pas l'Irak, elles ont peur de l'Irak", souligne la source française.

Ce nouveau centre prendra la forme d'un partenariat public privé, tout comme une nouvelle Maison française de l'agriculture qui aura pour mission d'aider le développement du secteur en Irak, jadis le "grenier à blé" du Moyen-Orient.

La France va enfin installer en Irak un centre de recherche en archéologie et sciences sociales.

Plusieurs grandes entreprises françaises ont conclu récemment des accords en Irak ou sont sur le point d'en finaliser.

Toujours selon la même source, ADP va réaliser des études pour la construction d'un aéroport dans le moyen Euphrate et Thales a obtenu de l'Irak un contrat de cartes d'identité.

L'armateur CMA-CGM, qui a obtenu la concession de quais dans le port méridional d'Oum Qasr, envisage un corridor ferroviaire pour le relier au port syrien de Lattaquieh.

Schneider pour des infrastructures électriques et Saint-Gobain, pour l'équipement de villes irakiennes en canalisations, mènent également des négociations sur place.

Prié de dire si la question de la participation de Total à l'exploitation du pétrole irakien avait été évoquée dans les premiers entretiens, la source française a répondu : "Le président Talabani a souhaité que la France soit présente dans tous les domaines, y compris les hydrocarbures."

Premier président à se rendre en Irak en février dernier, Nicolas Sarkozy a indiqué au cours d'un dîner d'Etat qu'il était prêt à y retourner avec son épouse Carla.

"Nous irons à Bagdad pour montrer au monde entier que Bagdad mérite qu'on lui donne la chance du renouveau," a-t-il dit.

Yann Le Guernigou

16/11
http://www.lexpress.fr/actualites/2/paris-et-bagdad-veulent-se-rapprocher-dans-tous-les-domaines_828840.html

  

L'Irak souhaite que le groupe Total travaille sur ses champs pétroliers.

Le président Talabani a déclaré mercredi à Paris qu'il souhaitait que le groupe français Total "travaille sur les champs pétroliers" de son pays, au troisième jour d'une visite d'Etat en France.

"L'appel d'offres n'est pas seulement basé sur des chiffres, nous devons favoriser une offre française quels que soient les chiffres", a déclaré le chef de l'Etat irakien, en appelant le groupe français à "faire la meilleure offre".

"C'est notre politique, nous voulons voir Total travailler sur nos champs pétroliers", a-t-il dit, lors d'une intervention devant le Mouvement des entreprises de France (Médef, patronat français), suscitant les applaudissements de l'assistance.

Jalal Talabani a appelé les entreprises françaises à investir largement dans son pays en dépit des risques de sécurité qui demeurent après plusieurs années de conflit. "Les perspectives sont très positives. Vous devez vous montrer courageux et investir dans tous les secteurs", a-t-il dit.

Un appel d'offres sur les champs pétroliers irakiens aura lieu les 11 et 12 décembre. L'Irak doit soumettre aux enchères dix contrats d'exploitation de champs pétrolifères et 44 compagnies devraient participer à l'appel d'offres.

Début juillet, l'Irak avait déjà lancé à destination de 31 compagnies pétrolières étrangères une première série d'appels d'offres concernant l'exploitation de cinq champs pétrolifères et de deux champs gaziers.

(AFP)

18 novembre

http://www.romandie.com/ats/news/091118101159.hs5ibm3s.asp

 

Signature de deux accord franco-irakiens.

Nicolas Sarkozy a annoncé la signature de deux accords avec l'Irak lundi, à l'occasion d'un dîner d'Etat en l'honneur de son homologue irakien Jalal Talabani, qui entamait une visite d'Etat de quatre jours en France

Talabani a quant à lui évoqué une "rencontre très importante" entre les deux délégations, fait état de la signature de deux accords, l'un par les ministres des affaires étrangères, l'autre par ceux de la defense. Il a dit espérer que d'autres accords suivraient dans le cadre du renforcement de la relation bilatérale.

"La tâche est immense -il faut reconstruire un Etat", a lancé de son côté le président français lors des toasts, rappelant le rôle de la France dans l'assistance en matière de justice et police et notant qu'"il n'y a pas de développement sans Etat de droit".

"Il n'y a pas non plus d'Etat sans armée et dans ce domaine également, la France va coopérer sans limite avec vous", a ajouté le chef de l'Etat, sans fournir plus de précisions.

Boris Boillon, ambassadeur de France en Irak, a expliqué quant à lui qu'un des accords signés lundi posait en effet "les bases juridiques" en vue d'une plus grande coopération en matière de defense, "des actions ensemble dans le domaine militaire, dans le domaine de l'armement, dans le domaine de l'equipement", mais sans accords concrets dans l'immédiat.

Le président français a également affirmé à son homologue irakien qu'il pouvait "compter" sur les entreprises françaises pour "répondre a vos besoins en matière d'infrastructures ou d'hydrocarbures".

Nicolas Sarkozy a par ailleurs déclaré qu'un Centre français des affaires s'installerait à Bagdad l'année prochaine, et qu'une Maison française de l'agriculture aurait "pour mission de partager avec (l'Irak) le savoir-faire et les techniques" françaises.

La France créera aussi une maison de l'archéologie et des sciences sociales dans la citadelle d'Erbil, a poursuivi le président français. "Nos écoles rouvrent, notre centre culturel, jamais fermé, reprend l'ensemble de ses activités. La culture qui reprend ses droits, c'est la vie qui renaît dans un Irak démocratique", a-t-il lancé.

16/11

http://fr.news.yahoo.com/3/20091116/twl-france-irak-sarkozy-defense-1def439_2.html

 

Le coût de la 'reconstruction' de l'Irak

Par ailleurs, le ministre de la défense irakien, Abdelkader Jassem Al-Obeidi, a souligné, à l'issue d'une rencontre avec son homologue Hervé Morin, que son pays accordait "beaucoup d'importance aux armements" français, laissant entendre que de nouveaux contrats pourraient être conclus après l'acquisition de vingt-quatre hélicoptères d'Eurocopter.

Depuis le début de l'année, les visites de responsables irakiens et français se sont multipliées. Nicolas Sarkozy était à Bagdad en février, son premier ministre, François Fillon, en juillet. Alors que le coût de la 'reconstruction de l'Irak' est estimé à 600 milliards de dollars, plusieurs contrats ont déjà été signés en matière de sécurité intérieure et dans le domaine militaire.

M. Talabani a qualifié de "total succès" sa visite en France. "Les portes sont totalement ouvertes à la coopération avec la France" et la collaboration entre les deux pays "est stratégique", a-t-il conclut devant les représentants du Medef.

18-11

http://www.lemonde.fr/economie/article/2009/11/18/les-entreprises-francaises-de-retour-en-irak_1268705_3234.html#xtor=EPR-32280229-%5BNL_Titresdujour%5D-20091118-%5Bzoneb%5D


Grande-Bretagne

La Grande-Bretagne enquête sur des abus commis en Irak.(2)

Des civils irakiens qui ont été détenus par les forces britanniques pendant le conflit ont étayé 33 plaintes pour viols et divers abus contre des soldats, hommes et femmes, a indiqué samedi le ministère de la Defense à Londres.

Ces allégations interviennent alors que la Grande-Bretagne a prévu de faire quitter l'Irak à ses troupes dans l'année.

Un homme dit avoir été violé par deux soldats britanniques, et un autre aurait été humilié sexuellement par des personnels féminins et masculins. D'autres soutiennent qu'ils ont été dépouillés de leurs vêtements et photographiés dans des poses comparables à celles des images des prisonniers d'Abou Ghraib. Ces photos de détenus en laisse ou la tête couverte de sacs avaient déchaîné le ressentiment des Irakiens contre les troupes américaines.

Les soldats du Royaume ont déjà du répondre à des accusations pour avoir maltraité des citoyens irakiens lors de leur occupation du sud du pays, pendant six ans, en zones de combat.

L'an dernier, une affaire portée en justice s'est soldée par 3 millions de livres (3,35 millions d'euros) de compensation pour la mort d'un civil et les mauvais traitements subis par neuf autres Irakiens.

Une enquête est en cours sur le cas de Baha Mousa, mort en détention par les troupes britanniques après une opération contre son hôtel de Bassorah, dans le sud du pays, en 1993. Il a souffert de 93 blessures distinctes. Le caporal Donald Payne a plaidé coupable des accusations de traitements inhumains sur des prisonniers.

"120.000 militaires britanniques ont servi en Irak" a souligné le ministère de la Defense britannique

15/11

http://fr.news.yahoo.com/3/20091115/twl-gb-irak-enquete-1def439_2.html

(ap)

http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/13266720

 

Blair devant la commission d'enquête sur l'Irak début 2010.

L'ancien Premier ministre britannique Tony Blair va témoigner au début de l'année prochaine devant la commission d'enquête sur la participation du Royaume-Uni à la guerre, en Irak, a annoncé vendredi le responsable de la procédure, Sir John Chilcot.    

Au cours des auditions publiques débutant le 24 novembre, la commission va d'abord entendre des hauts responsables de l'armée, a-t-il précisé dans un communiqué.    

Tony Blair, qui a engagé son pays dans le conflit irakien et quitté la tête du gouvernement britannique en juin 2007, ainsi que plusieurs ministres seront appelés à témoigner en janvier et au début du mois de février, a-t-il ajouté.    

L'impopularité du conflit a été l'une des raisons primordiales du départ de Tony Blair.

"Nous allons leur demander d'expliquer les principales décisions et fonctions, et leur implication", a expliqué  Chilcot. "Cela nous fournira un éclairage sur la façon dont la stratégie a été élaborée puis mise en œuvre, et quelle considération a été portée aux solutions alternatives".      

La commission s'intéressera à des thèmes comme les "décisions cruciales et leurs justifications", la base légale pour l'intervention militaire, la stratégie et la communication, a-t-il poursuivi.    

Après cette première phase d'auditions publiques, la commission procédera à huis clos à une première analyse des éléments récoltés, qui sera suivie par une seconde session de témoignages en public mi-2010.      

Des personnes ayant déjà témoigné pourront de nouveau être appelées devant la commission, a ajouté Chilcot, affirmant que l'enquête serait "exhaustive, rigoureuse, juste et honnête" mais "ne sera le procès de personne".    

 "J'ai cependant dit clairement que nous n'hésiterons pas, dans notre rapport, à faire des critiques --de personnes ou de dispositifs-- le cas échéant", a-t-il assuré.      

Le Premier ministre Gordon Brown a annoncé en juin l'ouverture de cette enquête sur les raisons qui ont poussé le gouvernement à engager 45.000 soldats dans l'invasion de l'Irak en 2003.

Les opposants à cette décision veulent en particulier savoir comment des ministres ont pu se laisser persuader que le régime de Saddam Hussein disposait d'armes de destruction massive, ce qui s'est avéré faux.

13/11/2009

 http://www.almanar.com.lb
http://www.alterinfo.net/notes/GB-temoignage-debut-2010-de-Blair-devant-la-commission-d-enquete-sur-l-Irak_b1703279.html

 

Blair va être interrogé publiquement sur la guerre, en Irak.

L'ancien Premier ministre britannique Tony Blair va être interrogé publiquement sur la guerre, en Irak dans le cadre d'une enquête qui était attendue depuis longtemps sur les erreurs commises avant et pendant le conflit, a annoncé vendredi le président de la commission d'enquête, John Chilcott.

M. Chilcott a précisé que Tony Blair et d'autres dirigeants britanniques seront interrogés au début de l'année prochaine sur leur rôle et les décisions prises concernant la guerre,.

Le Premier ministre Gordon Brown avait annoncé au mois de juin qu'une enquête serait ouverte sur l'intervention menée par les Etats-Unis en Irak en 2003. Il avait d'abord dit que les auditions se tiendraient à huis-clos, mais il a changé sa position en raison notamment de l'opposition des familles des victimes, qui souhaitaient des auditions publiques.

12-11

http://www.cyberpresse.ca/international/europe/200911/12/01-921187-tony-blair-va-etre-interroge-publiquement-sur-la-guerre,-en-irak.php



4 Lutte pour la libération du territoire

Pertes déclarée des occupants.

Les armées répugnent à donner des chiffres officiels

Pertes déclarée des occupants.

09-11

Deux pilotes américains se sont tués dimanche dans un accident d'hélicoptère en Irak, a annoncé l'armée. Dans un communiqué elle précise que les deux hommes sont morts lors d'un atterrissage difficile dans la province de Salahuddine, au nord de Bagdad. Une enquête est en cours pour déterminer l'origine de l'incident.

AP



Les combats par provinces

1-1 Bagdad

16-11

Treize membres d'une tribu, qui avait participé en 2007 à une offensive contre la résistance, ont été tués dans l'ouest de Bagdad, a affirmé le général Qassem Atta dans un communiqué du porte-parole militaire de Bagdad.  

Pour les habitants, il s'agit d'une opération d'’Al-Qaïda’ qui compte encore des partisans dans la région.

http://www.lemonde.fr/

http://fr.news.yahoo.com

22-11

Deux policiers irakiens ont été tués lorsqu'une bombe qui était placée dans leur voiture a explosé tard samedi, a-t-on appris de sources officielles irakiennes. Cet attaque s'est produite dans le quartier d'Azamiyah, dans le nord de la capitale.

C'est là également qu'a été tué par balle dimanche matin un membre d'une milice soutenue par les Etats-Unis.

22/11

http://fr.news.yahoo.com/3/20091122/twl-irak-violences-1def439_1.html



L’Irak en chiffres (depuis le début de la guerre de conquête en mars 2003)

  Le rapport se fonde sur des statistiques officielles récentes. Ainsi il y aurait, jusqu’au mois décembre 2008:
 - Un million de veuves (ministère irakien de la femme),  
  - Quatre millions d’orphelins (4 à 6 enfants en moyenne par famille) : ministère irakien de la planification),  
  - Deux millions cinq cents mille martyrs (2.500.000) (ministère de la santé publique et les services de la médecine légale),  
  - Huit cents mille disparus (selon le chiffre des plaintes enregistrées auprès du ministère de la justice),  
  - Trente quatre mille (34.000) prisonniers dans les prisons des forces d’occupation américaine, les prisons de l’Etat et celles du Kurdistan irakien (statistiques des organisations de droits humains). Notons que les forces américaines ont reconnu officiellement détenir douze mille (12.000) personnes,

07/10/2009  



Peuple

 

Civils tués (depuis l'occupation)   

2.500.840

Civils blessés (depuis l'occupation) 

 147.810 ( chiffre très très minimum)

Civils violés (par les troupes d'occupations)

2.507     (voir Ibrahim Allousch

Civils/Résistants arrêtes : (une dizaine par jour...)

8.945   (chiffre minimum)

Résistants (décrit tel quel ) tués

4.050 (chiffre minimum)

Résistants (décrit tel quel ) blessés

3.888   (chiffre minimum)

En prison

34.000 (chiffre minimum)

Embargo

750.000 enfants (chiffre minimal)

Embargo

750.000 adultes (chiffre moyen)

 

 

Militaires irakiens tués pendant l'invasion

45.596 (chiffre minimal)

Civils tués pendant l'invasion

120.200 (chiffre minimal)

 

 

Coalition

 

Nombre de Soldats tués (ou morts...) 

34.687

Soldats rapatriés (blessés ou malades)

74.4102

(*) dont 10% meurent en cours de route ou à l'hopital)

 

Disparus (dans la nature)

1.014

Désertions

5.501

Mutinerie

2 corps + 25

Aide psychologique

66.108***

Suicides

Mercenaires tues                                                                                 

5.683 (chiffre très minimal)

933

non-combattants accidentés,

27 103

Policiers/soldats/miliciens irakiens  tués

13.063

Policiers /soldats/miliciens irakiens blessés

26.933(chiffre minimal)

Policiers /soldats irakiens disparus (dans la nature)

13.916

 

 

Autres tués (collaborateur)

5.653

Autres blessés (collaborateur)

9.705

 

 

Nombre d'attaques de la résistance de 2003 à 2008:

Oléoducs, les infrastructures pétrolières & d'électricité

 

 164.000,

464 attaques (grand minimum)

Infrastructures du rail

195 attaques (idem)

Hélicoptères

104  ++              (idem)

Avions (& drone)

28 ++

 

 



Ces   totaux sont obtenus par le recoupement (si possible) des chiffres des pertes communiqué par la résistance & les médias occidentaux + XINHUANET



Number Of Iraqis Slaughtered In US War And Occupation Of Iraq "1,331,578"


Cost of U.S. War and Occupation of Iraq

                                             $702,396,411,161

10.20

http://www.costofwar.com/

http://www.nationalpriorities.org/costofwar_home
For more details, click here.

 


Des blessures de guerre, moins visibles mais plus chères.
Les progrès réalisés dans le domaine de la médecine sont le seul bon côté de la guerre, moderne.

On peut soigner des blessures qui, à l’époque du Vietnam, étaient mortelles.

Jusqu’à 90 % des soldats blessés en Irak ont survécu, contre 76 % au Vietnam.

C’est la seule victoire.
Mais, étant donné la nature différente des combats d’aujourd’hui – notamment les expositions plus fréquentes à des explosions qui ne sont pas toujours mortelles pour des soldats vêtus de protections sophistiquées –, les survivants ont beaucoup plus de risques de souffrir de lésions au cerveau.

Les troubles cognitifs qui en résultent peuvent être quasi imperceptibles et de longue durée, et les symptômes – trous de mémoire, difficultés de concentration ou maux de tête – peuvent être confondus ou coexister avec ceux du stress posttraumatique et de la dépression.

Lorsque les vétérans rentrent aux Etats-Unis, ils constatent que les traitements neurologiques de qualité sont rares. Et, les blessures psychologiques et cognitives ne laissant pas de cicatrice visible, leur cas ne suscite aucune compassion chez leurs concitoyens.
Le nombre de blessés ayant subi des lésions physiques ou mentales continue d’augmenter.

Bien que le nombre de soldats tués en Irak ait diminué depuis l’envoi de renforts, l’été dernier, le nombre de soldats morts au combat s’est tout de même élevé à 25 en février et 36 en mars.

Et le nombre de blessés est passé de 214 à 323, résultat d’une intensification des combats.

Une étude menée récemment par le think tank Rand Corp. souligne les coûts cachés de l’engagement militaire américain en Irak et en Afghanistan, et montre l’importance de ces blessures de guerre, invisibles. Selon cette étude, réalisée auprès de vétérans, 14 % d’entre eux souffriraient de stress posttraumatique, 14 % auraient connu une dépression sévère dans les trente derniers jours, et 19 % auraient probablement des lésions traumatiques au cerveau. Si l’on se fie à ces chiffres, sur un total de 1,64 million de soldats déployés, 320 000 souffriraient de lésions cérébrales traumatiques.

Par ailleurs, il ne faut pas oublier que 57 % des sondés n’ont jamais été examinés.

En 2007, les coûts de traitement des lésions cérébrales allaient de 26 000 dollars [17 000 euros], pour les moins graves, à 409 000 dollars [262 000 euros], pour les plus sévères. Toujours selon l’enquête, traiter les troubles posttraumatiques et les dépressions dans les deux années suivant le déploiement des troupes coûterait 6 milliards de dollars [3,8 milliards d’euros].

En outre, il est évidemment impossible de chiffrer la douleur, le chagrin et les vies brisées de ces jeunes soldats.
La recherche sur les lésions cérébrales n’en est qu’à ses balbutiements ; il est donc crucial d’y accorder plus de financement. Scientifiquement, on sait comment traiter le stress et la dépression, mais trop souvent ces connaissances ne sont pas traduites en soins de qualité. Nous avons le devoir d’apprendre à mieux soigner l’esprit et le cerveau de nos soldats, et d’aider et de respecter ceux qui ne peuvent pas encore être pris en charge.

29.05.

http://www.courrierinternational.com/article/2008/05/29/des-blessures-de-guerre,-moins-visibles-mais-plus-cheres


Dan de Luce : Armée américaine: record de suicides pour 2009.

Les suicides dans l'armée américaine vont très probablement atteindre un record en 2009, un phénomène que l'état-major a du mal à expliquer (...) et qui semble dépasser l'engagement des Etats-Unis en Irak et en Afghanistan.

«Au 16 novembre, l'armée de Terre a enregistré 140 suicides de soldats d'active, ce qui équivaut au nombre total de cas en 2008 alors qu'il reste un mois et demi avant la fin de l'année», a annoncé mardi son numéro deux, le général Peter Chiarelli qui s'attend à d'autres suicides en 2009.

«Nous pensons que nous faisons des progrès», a toutefois assuré le général, en indiquant que le nombre de suicides avait globalement baissé au fil des mois grâce à des efforts de prévention et de dépistage des problèmes psychologiques, comme le syndrome post-traumatique, ou des traumatismes cérébraux provoqués par les explosions ou les chocs violents.

«En janvier et février, nous avons recensé 40 suicides, soit près d'un tiers du nombre total cette année» et «depuis mars, la tendance générale est à la baisse à l'exception de deux mois», a-t-il souligné.

Les déploiements à répétition des forces armées en Irak et en Afghanistan depuis des années sont généralement considérés comme l'une des causes de la forte progression du nombre de suicides chez les militaires.

Toutefois, l'armée estime que le lien n'est pas forcément clair.

Elle a étudié les données recueillies sur les suicides mais n'a pas réussi à pointer de facteurs explicatifs convaincants qui seraient liés par exemple aux zones de combat fréquentées par les soldats qui se sont donné la mort ou même aux saisons de l'année les plus propices aux suicides.

«Sur les 140 cas (recensés cette année), un tiers n'avait jamais été déployé» en zone de combat, a ainsi expliqué le général.

Seul lien à peu près établi, les soldats semblent plus enclins à se suicider après avoir quitté une base ou un poste même s'ils restent aux Etats-Unis.

L'armée se penche par ailleurs sur l'abus d'alcool, de drogue ou de médicaments, dont le taux est «plus élevé qu'il y a huit ans», comme l'a admis M. Chiarelli.

De son côté, le chef d'état-major interarmées, l'amiral Michael Mullen, a reconnu que les militaires américains subissaient le stress dû aux deux guerre,s que leur pays mène, en Irak et en Afghanistan, mais que les forces armées n'en étaient pas pour autant «au bord de l'effondrement».

«Je ne pense pas que nous soyons au bord de l'effondrement mais (...) je ne veux pas sous-estimer la gravité des tensions pour les soldats et (leurs) familles», a déclaré M. Mullen lors d'une communication organisée par le Wall Street Journal.

L'annonce du triste record de suicides intervient alors que le président américain Barack Obama réfléchit à l'envoi de renforts en Afghanistan où les soldats américains ont enregistré en octobre leurs pertes les plus importantes depuis le début du conflit en 2001.

Elle se produit aussi quelques jours après la tuerie de Fort Hood au cours de laquelle un psychiatre de l'armée, Nidal Hasan, qui évaluait l'état psychologique des soldats envoyés au combat et qui devait être déployé en Afghanistan, a tué 13 personnes dans une base du Texas (sud).

Le numéro deux de l'armée a indiqué que 900 spécialistes de la santé mentale avaient été engagés pour essayer d'offrir un meilleur soutien aux soldats qui en ont besoin mais que 800 autres étaient nécessaires.

Le général a aussi rappelé aux responsables de l'armée que les soldats qui feraient appel à un soutien psychologique ne devaient pas voir leur carrière en pâtir.

Dan de Luce
Agence France-Presse

17-11

http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/200911/17/01-922566-armee-americaine-record-de-suicides-pour-2009.php



5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

5-1 Ne le croyez jamais.

Quand la télévision vous dit que la résistance (*) a jeté des bombes aveugles dans la foule, ne le croyez jamais.

Il faut toujours traduire une telle nouvelle, et la traduction est toujours : l’armée d’occupation jette des bombes aveugles dans la foule et essaie de faire croire que c’est la résistance qui a fait ça !

Le but est de faire mal voir la résistance afin qu’une partie au moins de la population occupée passe dans le camp de l’envahisseur.

(*) La télé ne dit jamais "la résistance" mais utilise généralement un autre mot, un mot péjoratif.

 

5-2 Vidéo : Bombes dans les marchés ? BLACKWATER !

http://www.dailymotion.com/video/xb6zdi_bombes-dans-les-marches-y-blackwate_news



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

 

22/11/2009

n° 51 - Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan. 19-11-Début - : L’OTAN, un « monde meilleur » dans le viseur.

n° 51 - Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan.  19-11-Début - : L’OTAN, un « monde meilleur » dans le viseur.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'Otan et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan.

n° 51 - 19-11

C.De Broeder & M.Lemaire

 


Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Tiré à part :

Le choix européen de l'organisation Bilderberg.

1 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 Frédéric Courvoisier : L’OTAN, un « monde meilleur » dans le viseur.

1-2 Jules Dufour : Les États-Unis : la « puissance intelligente » au service de la guerre.

1-3 Jean Bricmont : Guerres « humanitaires », les nouvelles croisades.

1-4 Pol De Vos : Les Etats-Unis, l'Otan et l'armée européenne.

2 Annexe

Michael T. Klare : Le déclin précipité de l’hégémonie américaine.



Tiré à part :

Le choix européen de l'organisation Bilderberg.
C'est l'homme adoubé par le cénacle mondialiste Bilderberg qui a été nommé président de "l'Europe bruxelloise": Van Rompuy.
Le premier ministre belge, Herman Van Rompuy, a été choisi jeudi 19 novembre par les dirigeants de l'UE (avec l'accord des officines mondialistes) pour devenir le premier président fixe du Conseil pseudo "européen", ont indiqué plusieurs diplomates
Herman Van Rompuy est un homme politique belge flamand né à Etterbeek le 31 octobre 1947. Membre du CD&V (Christen-Democratisch en Vlaams), il a été président de
la Chambre des Représentants du 12 juillet 2007 au 30 décembre 2008. Il a été nommé formateur par le roi Albert II le 28 décembre 2008 pour former un nouveau gouvernement, en remplacement du gouvernement Leterme démissionnaire depuis le 19 décembre. Il prête serment le 30 décembre 2008 et devient le 48e Premier ministre.
Herman Van Rompuy représente l'aile conservatrice du parti au sein du CD&V ; il met l'accent sur les normes et les valeurs, le respect et d'autres thèmes éthiques. Il a par ailleurs l'image d'un intellectuel.

Pour devenir président de "l'Europe bruxelloise", il faut être adoubé par l'oligarchie mondialiste (Bildelberg etc...)
Une info particulièrement intéressante, bien qu’elle soit sortie de manière parfaitement anodine dans les médias économiques Belges. De quoi s’agit-il ? Le premier ministre Belge, Herman Van Rompuy (chrétien démocrate), pressenti pour devenir le premier président de l’Union Européenne, a été présenter son programme devant le très démocratique groupe Bilderberg. Comme au temps où les présidents du Conseil devaient faire valider leur programme par les actionnaires de
la Banque de France, dans les années 30.
Depuis les années 50, une fois par an, se réunissent les pontes de certaines multinationales bien placées, comme BNP Paribas, Axa, Rothschild, Lafarge etc. Mais aussi, de nombreux représentants politiques bien placés, tels que DSK, Etienne Davignon, Bernard Kouchner, Barroso, Pascal Lamy, et on a pu y croiser aussi Jean François Copé, Manuel Valls, Christine Lagarde, Xavier Bertrand ou Denis Olivennes plus récemment. Les piliers de ce groupe d’influence, depuis l’origine, sont David Rockefeller et le prince Bernhard des pays bas, remplacé depuis par la reine Béatrix.
En France, les piliers qui viennent quasiment à toutes les réunions sont Thierry de Montbrial, le président de l’Institut Français des Relations Internationales, un think tank atlantiste, Nicolas Baverez, chroniqueur du Point… Mais des boîtes comme Axa (d’où vient Bertrand), Lafarge,
la Société générale, Coca Cola, Lazard, ING, la banque Goldman Sachs, la Chase Manhattan Bank et bien d‘autres y sont systématiquement représentées.
Le Bilderberg est en connexion avec
la Trilatérale, présidée par Rockefeller, et l’European Round Table, le lobby des multinationales présentes en Europe, ce qui augmente encore l’influence des ces réseaux de pouvoir.
De quoi y parle-t-on ? Difficile de le savoir exactement, puisque les réunions sont totalement secrètes. On a quelques fuites, et quelques déclarations fracassantes de ceux qui ont assisté à la réunion.
En gros, on y parle des enjeux mondiaux, économiques, politiques, militaires et sociaux.

Depuis le début, le Bilderberg a une grande influence sur les décisions européennes. Normal : les pionniers de l’Europe tels qu’Antoine Pinay ou Guy Mollet pour la France. En 2009, ils ont parlé du traité européen qu’il faut faire avaler à l‘Irlande, de taxe mondiale sur le carbone, de l’Iran, de la grippe H1N1… Et on sait qu’une grande partie de leurs prédictions finissent par arriver. Car il ne s’agit pas de « prévisions » à proprement parler, plutôt d’un programme de gouvernance mondiale.
Quand le Bilderberg choisit les chefs de "l’Europe bruxelloise"
Bref, officiellement on se réunit et on cause entre gens bien élevés. En réalité, on se rend compte que des décisions sont prises quant aux orientations en matière de politique et d’économie internationales.
Et voilà qu’on apprend que l’un des candidats à la présidence européenne, le premier ministre Belge sorti de nulle part Herman Van Rompuy, a été s’expliquer devant le groupe Bilderberg ce week end, où il se serait légèrement planté en évoquant un impôt vert made in Europe. Comme le dit
la RTBF, « ses propos circulent aujourd’hui dans toutes les capitales européennes au risque d’hypothéquer ses chances dans la course à la présidence du Conseil de l’Union, à quelques jours du sommet européen extraordinaire du 19 novembre » preuve que l’influence du Bilderberg et ses réseaux ne sont pas un mythe.
Mais van Rompuy est assez proche du vicomte Belge Etienne Davignon, le secrétaire du Bilderberg depuis près de quarante ans, membre de l’European Round Table of Industrialist, ponte de
la Société Générale et ancien vice président de la Commission européenne, qu’il fréquente au sein du King’s Crown Council où on retrouve l’élite politique Belge.
Alors certes, ledit président ne sera pas élu. Mais que ce soit une réunion totalement informelle des « élites » financières et politiques mondiales qui choisisse le candidat est proprement inacceptable. Ce n’est plus d’un gentil « déficit démocratique » dont il s’agit, mais d’une oligarchie de fait.
Accessoirement, on notera que pour la première fois, on entend parler d’une réunion du Bilderberg en dehors de la grande réunion annuelle qui a lieu vers avril-juin. Y aurait-il une urgence à nommer un leader maximo pour l’Europe ? Serait-on déjà à la phase terminale du processus vers un gouvernement mondial ? En outre, c’est aussi la première fois que les médias nationaux Belges évoquent franchement le Bilderberg et son rôle.
Mais, ce n’est pas rassurant : s’ils parlent du Bilderberg, les médias se gardent en revanche de critiquer le groupe, et encore moins son action, antidémocratique s’il en est.
Nous sommes face à une usurpation de la souveraineté populaire qui pourtant, est à la base de ce « pacte républicain » au nom duquel le peuple accepte d’élire des représentants.
D’autre postulants au poste européen, comme l’anglais David Miliband ou l’ex premier ministre hollandais Balkenende sont aussi dans les petits papiers du Bilderberg. A tel point que certains demandent à ce que les pays nomment clairement leurs propres candidats, et pas ceux du Bilderberg ou de
la Trilatérale.
Drôl
e d’impression, et le sentiment que surtout, rien ne va s’améliorer, bien au contraire. Les élites ont la main et ne veulent pas la perdre après 60 ans de travail pour en arriver là.
La saga bruxelloise continue à éloigner les décisions de la population, à quand le point de non retour ?__________
*http://dondevamos.canalblog.com/

From: Bruno DRWESKI

 

Le choix européen de l'organisation Bilderberg.

Liste des participants à la réunion 2009 du Groupe de Bilderberg

La réunion annuelle du Groupe de Bilderberg s’est tenue du 14 au 17 mai 2009 à l’Astir Palace de Vouliagméni (une station balnéaire proche d’Athènes).

Sous les auspices de la famille régnante des Pays-Bas et sous la garde de l’OTAN, ce club rassemble une centaine d’invités du monde des affaires, de la politique et des médias favorables à l’Alliance atlantique. Il semble que cette année, Henry Kissinger n’ait pu y participer et que, pour la seconde année, des Suisses y aient été conviés.

http://www.voltairenet.org/article160173.html

 

Sur demande– Liste des participants


1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

1-1 Frédéric Courvoisier : L’OTAN, un « monde meilleur » dans le viseur.

La première visite en Europe du président américain Barack Obama enchainera les sommets du G20 et de l’OTAN. Dans ce contexte de crise du capitalisme, rencontrer successivement les dirigeants les plus puissants et l’Alliance militaire la plus considérable est plus qu’un symbole politique.

Alors que l’OTAN a été créée au début de la guerre froide pour permettre un déploiement militaire américain en Europe, c’est essentiellement après 1989 que l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord a été active. Issue d’une époque révolue, c’est dans le monde multipolaire d’aujourd’hui que l’OTAN exploite sa pleine dimension politique et militaire. Il nous faut appréhender le contexte géopolitique actuel pour saisir toute la pertinence de cet outil de domination qu’est l’OTAN.

En effet, une idée fondatrice de la mondialisation capitaliste est que les frontières n’entravent pas le libre cours du marché, que les nations profitent d’une saine concurrence. Or, au lieu de réduire les tensions internationales, cette même mondialisation les a aggravées.

Regardons par exemple les secteurs dits stratégiques qui ont toujours constitué l’exception à la règle néolibérale en restant la chasse gardée des États : biotechnologies, industrie de l’armement (…), mais surtout énergies.

Si plus personne ne peut croire que la guerre en Irak n’était pas motivée par le pétrole, il en va de même pour les pirates des côtes somaliennes où il s’agit également de « sécuriser » le Golf d’Aden par lequel le pétrole transite.

Pure coïncidence sans doute si l’OTAN se retrouve impliqué dans ces deux conflits armés.

Il est intéressant par ailleurs de noter le basculement du centre de gravité du capitalisme vers l’Asie. La Chine et l’Inde restent également très dépendantes énergétiquement, ces deux-là comptent bien prendre la part du gâteau des ressources qui leur revient. Jusqu’où seront-ils prêts à défendre leurs intérêts ?

L’Organisation de Coopération de Shanghai regroupe justement militairement et économiquement entre autres la Russie, la Chine et l’Inde. L’Iran les a rejoint en 2005. Ce groupe pose de facto la question d’une suprématie militaire numérique d’une alliance Chine – Russie.

Dans ce contexte, les anciennes « démocraties populaires » d’Europe de l’Est entrent progressivement dans l’Union Européenne quand l’ex- « grand frère » russe retrouve de sa superbe sous l’impulsion du capitalisme autoritaire de Poutine. Rien de plus logique alors que la Géorgie, tout juste sortie de la guerre d’Ossétie du Sud, demande son adhésion à l’OTAN.

Parallèlement, notons encore le renversement du proaméricanisme gouvernemental en Turquie, pillier de l’OTAN au Moyen Orient, en phase avec la dégradation de l’image des USA dans le monde arabo-musulman.

On le voit bien, le déclin relatif du leadership occidental dans le monde du XXIe siècle signe la fin de la domination sans condition du binôme USA – UE.

Or, face à la géopolitisation de l’espace économique mondial, l’Europe et les USA n’ont d’autres véritables options que de s’allier.

Pour faire de nécessité vertu, l’OTAN apparaît comme un des moyens de maintenir leurs positions dominantes respectives, aussi bien stratégiquement qu’économiquement.

Et c’est en premier lieu pour faire la guerre que cette union prouve toute sa compétence : l’OTAN a participé aux guerres du Kosovo en bombardant la Serbie-et-Monténégro, de Bosnie-Herzégovine, d’Albanie, de Macédoine, et est encore engagée en Afghanistan et en Irak.

L’Irak justement et le renversement de l’opinion américaine même nous rappelle qu’il faut en quelque sorte être autorisé à faire la guerre. Ce bon droit falsifié de l’agresseur est généralement très bien construit dans l’opinion. L’OTAN permet justement de masquer les États derrière un paravent transnational et faire ainsi progresser cette légitimité. De la même manière, l’Otan peut servir à pallier les insuffisances de l’ONU (Organisation des Nations Unis) autre outil supra-étatique, mais où le droit de véto russe et chinois au conseil de sécurité limite le pouvoir des états occidentaux.

L’Otan permet également le maintient d’une politique impérialiste en Europe de l’ouest et alimente les tensions avec Moscou : la Moldavie, l’Ukraine et, comme nous l’évoquions, la Géorgie ont demandé leur adhésion à l’Alliance atlantique. La présence de bases militaires américaines en UE n’est pas non plus un simple héritage de la guerre froide, les aspirations de la Russie sont contenues par l’installation probable de missiles à la périphérie de l’Europe sous le nom de programme NMB.

Regardons enfin l’un des enjeux majeurs de ce sommet de l’OTAN à Strasbourg où la France va réintégrer le commandement militaire quitté en 1966. Il faut savoir que le système d’attribution des marchés de l’armement au sein de l’Alliance est soumise à la participation militaire aux conflits par les États membres. Quand le 06/02/09, à la conférence de Munich, J. Biden, vice président américain, déclare « Nous nous féliciterons de la décision éventuelle de la France de revenir dans les structures » N. Sarkozy se garde bien de son coté de dire que Dassault, EADS ou Nexter, nos trois marchands de mort nationaux, pourront trouvé de nouveaux débouchés.

Cela se situe dans continuité de la Déclaration de Riga qui demande aux pays dont les budgets militaires diminuent d’augmenter à nouveau leurs dépenses. Le budget 2007 de l’Otan de 1,87 milliard d’euros et le fait que les 24 plus gros vendeurs d’armes au monde soient dans des pays membres de l’OTAN n’y est pas tout à fait étranger. Nous ne pouvons qu’y voir de notre coté un lien déjà éprouvé entre le capitalisme et la militarisation.

Nous dénonçons ces intérêts des États impérialistes qui se rassemblent sous la bannière de l’Otan. Sous un discours de « sécurité globale » se cache la priorité de maintenir un système économique et politique, quitte à écraser par la force ceux qui ne s’y soumettent pas. La solidarité internationale apparaît comme la grande absente du monde que l’on construit pour nous. Ce n’est pourtant qu’à travers elle que peut se construire la paix entre les peuples. Ne soyons pas dupes des annonces sur la nouvelle politique extérieure des États-Unis, si la forme change, la logique reste la même.

Frédéric Courvoisier

http://www.mecanopolis.org/?p=4658


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n° 51 - Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan. 19-11- Suite - : L’OTAN, un « monde meilleur » dans le viseur.

n° 51 - Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan.  19-11- Suite - : L’OTAN, un « monde meilleur » dans le viseur.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'Otan et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan.

n° 51 - 19-11

C.De Broeder & M.Lemaire

 


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Sommaire.

1-4 Pol De Vos : Les Etats-Unis, l'Otan et l'armée européenne.



1-4 Pol De Vos : Les Etats-Unis, l'Otan et l'armée européenne.

1. La globalisation de la crise économique

Ces vingt dernières années, nous avons assisté à de gigantesques vagues de concentration du capital à l'échelle mondiale. Actuellement, une douzaine de multinationales contrôlent les divers secteurs de l'économie mondiale. Les deux cents principales multinationales mondiales représentent 25% de la valeur manufacturière mondiale. Quelques milliers de multinationales (sur un total de 65.000) détiennent la majeure partie des moyens de production et les font tourner dans le seul but de réaliser un maximum de profit à l'avantage de leurs actionnaires.

Partout, l'exploitation s'intensifie. Le nombre de travailleurs se réduit alors que la productivité s'accroît de façon galopante. Les travailleurs sont surexploités et sous-payés. L'immense majorité de la population mondiale est maintenue en dehors de la production industrielle moderne. Les pays en voie de développement gémissent sous le fardeau de leur dette : 2.500 milliards de dollars, alors que la privatisation a permis aux multinationales américaines et européennes de reprendre la plupart de leurs richesses et entreprises.

La surproduction et la crise sont aujourd'hui un phénomène généralisé. En vingt ans de globalisation néo-libérale, les remèdes à court terme à la crise ont été épuisés. En dépit de tous les « gains » réalisés, les Etats-Unis ont été confrontés à la crise la plus grave de toute leur histoire. Désormais, la superpuissance américaine place surtout ses mises sur la « globalisation militaire », sur sa supériorité militaire écrasante, et ce, afin de sauver ses multinationales au détriment du reste de la planète. Les Etats-Unis essaient de gonfler l'économie grâce à une production massive d'armes tout en s'assurant une position hégémonique à l'échelle mondiale et en ratissant le plus grand nombre possible de sources de matières premières et de marchés...

L'Union européenne elle aussi est devenue un bloc impérialiste capable de rivaliser avec les Etats-Unis dans les domaines économique et financier. L'euro défie la position du dollar américain en tant que seule devise de réserve internationale. Un transfert vers l'euro d'une partie importante des actuelles réserves mondiales conservées en dollars provoquerait un véritable séisme économique. La même chose serait vraie si une partie importante du commerce pétrolier qui, aujourd'hui, s'effectue en dollars, passait à l'euro.

2. Concentration de la production d'armes aux Etats-Unis et en Europe

La concentration à l'échelle mondiale du capital s'est également opérée dans l'industrie militaire. De 1990 à 1998, une série de fusions et de reprises aux Etats-Unis a abouti à la mise en place de quatre producteurs géants dans le secteur aérospatial : Lockheed Martin, Northrop Grumman, Raytheon et Boeing. De 1998 à 2002, le taux de concentration parmi les grosses compagnies s'est ralenti, mais le processus s'est poursuivi au niveau des sous-traitants. La concentration a réduit dramatiquement le nombre d'« entreprises de tête » - les producteurs terminaux des plus importants systèmes d'armements – au cours des années 1990. En 1990, aux Etats-Unis, par exemple, 13 fournisseurs de missiles tactiques fonctionnaient encore. En 2000 ? ils avaient fusionné en trois grosses sociétés.

Alors que le processus de concentration et de consolidation de l'industrie américaine de l'armement a été à prédominance nationale, les industries de l'armement des pays ouest-européens ont poursuivi le processus de concentration au-delà de tout niveau national, en conséquence de ce que leurs « marchés » domestiques et leurs budgets d'achats nationaux se réduisaient progressivement. Depuis la fin des années 1990, il y a eu en Europe un certain nombre de fusions et de reprises, ainsi que la constitution de joint-ventures en Europe même. L'une des conséquences de ceci est l'évolution des trois plus gros producteurs d'armes de l'Europe occidentale : BAe Systems, EADS et Thales. Alors qu'ils intègrent sous une seule enseigne la plupart des grosses capacités de production dans les parts de marché de leurs pays respectifs, ils acquièrent également des sociétés de production d'armes à l'étranger.

Les gouvernements ont soutenu cette concentration via le déploiement d'un large éventail de programmes communs d'armements, la signature de lettres d'intentions et d'accords-cadres et leur soutien à la création de joint-ventures.

La dimension transatlantique de cette internationalisation est plus limitée en raison d'une série de problèmes relatifs au transfert des technologies et – surtout – en raison de préférences dans le choix des arsenaux domestiques, et ce dans le contexte de la concurrence euro-américaine.

A l'instar de ce qui se passe aux Etats-Unis, la concentration de la production militaire en Europe s'inscrit dans une mondialisation accrue de la militarisation de l'économie et elle est une composante essentielle de la construction d'une Europe militaire. Divers organes ont été instaurés. En 1993, était fondé le COARM, groupe des « exportations d'armes conventionnelles », dépendant directement du Conseil européen. Son objectif est de coordonner les exports vers les pays du tiers monde. En 1995, a suivi le POLARM, le groupe consacré à la « politique européenne de l'armement », également lié au Conseil européen. La tâche de ses experts consiste à développer une stratégie commune. Le 12 novembre 1996, est créée l'Organisation commune de coopération dans le domaine de l'armement (OCCAR), sur l'initiative des quatre principaux pays de l'Union : la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni et l'Italie. Son objectif est de coordonner leurs politiques sur le plan de l'industrie militaire. Après le rachat par Boeing de McDonnell Douglas, en 1997, les dirigeants européens craignaient de voir leur industrie militaire terrassée par leurs rivaux américains. Airbus était en danger. En décembre 1997, les chefs d'Etat de l'Allemagne, la France et la Grande-Bretagne signaient une déclaration commune, confirmant que : « La France, l'Allemagne et le Royaume-Uni ont un même intérêt essentiel, politiquement et économiquement, à s'assurer que l'Europe ait une industrie efficace et compétitive dans le domaine de l'aérospatiale et de l'électronique de défense. Cela permettra à l'Europe d'améliorer sa position commerciale dans le monde, de renforcer sa sécurité et de s'assurer un rôle complet dans sa propre défense. Nous nous sommes mis d'accord sur la nécessité urgente de réorganiser l'industrie dans le domaine de l'aérospatiale et de l'électronique de défense. Ce processus devrait inclure, dans le secteur aérospatial, des activités civiles et militaires, et mener à une intégration européenne reposant sur un partenariat équilibré. » 1

Le 27 mars 1998, les présidents des sociétés participant au projet Airbus (DASA, British Aerospace et Aérospatiale) proposaient de développer une société intégrée, l'European Aerospace and Defence Company (EADC). L'accord était signé en décembre 1999. EADC contrôle 80% d'Airbus (qui représente 50% de son chiffre de ventes), 100% d'Eurocopter, 62,5% d'Eurofighter, 25,9% d'Arianespace, 75% d'Astrium, 46% de Dassault, etc. Le groupe français Lagardère et le groupe allemand Daimler (c'est-à-dire la Deutsche Bank) dominent EADC.

La concentration, européenne conduit à la constitution de quelques groupes très puissants. Outre EADC, il y a BAe Systems, la nouvelle appellation de British Aerospace, devenu la première industrie de défense de la planète, après avoir repris les activités de contrôle de systèmes de .Lockheed Martin. Son président définissait sa société comme « la première société américaine en Europe et la première société européenne aux Etats-Unis ». 2 Son poids est plus important aux Etats-Unis qu'en Europe. Ce qui constitue – en même temps que les intérêts pétroliers coïncidents – un élément important pour expliquer l'impatience britannique de participer à la guerre des Etats-Unis contre l'Irak. EADS est devenu le « véritable » pôle européen, mais il est fortement lié à BAe Systems.

Ces développements industriels – aux Etats-Unis et en Europe – entraînent une véritable course mondiale aux armements. Selon le Stockholm International Peace Research Institute, quelque 80% du total des équipements militaires mondiaux sont produits par des membres de l'Otan (chiffres de 1996). Les membres suivants de l'Otan font partie des dix principaux producteurs militaires mondiaux : Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Allemagne, Italie et Canada. Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France, à eux trois, prenaient à leur compte environ 70% de la production totale d'armements de cette année.

3. Le changement de stratégie de l'Otan

Yougoslavie 1999 : « Le nouveau concept stratégique »

Après la disparition de l'Union soviétique et du pacte de Varsovie, l'Otan a progressivement perdu sa raison d'être en tant qu'alliance de défense. Dans le but d'utiliser l'alliance au profit de leurs ambitions à l'échelle planétaire, les Etats-Unis tout mis en oeuvre pour que la doctrine de l'Otan reçoive une nouvelle définition. L'Otan ne devrait pas uniquement servir à défendre l'intégrité territoriale de ses membres, mais également à mener des « interventions humanitaires » en dehors de son territoire.

Cette nouvelle stratégie a été mise en pratique au cours de la guerre contre la Yougoslavie. Dans ce pays, pour la première fois, l'Otan intervenait en dehors du territoire couvert par le traité. Ce « nouveau concept stratégique » fut ratifié par la suite lors d'un sommet qui se tint à Washington à la fin du mois d'avril 1999. La prétendue « guerre humanitaire » de l'Otan en Yougoslavie fut vendue au public comme étant un moyen de régler des conflits entre groupes ethniques, alors que son but réel était d'étendre les sphères d'influence des Etats membres de l'Otan et de leurs alliés constitués.

Une récente escalade dans les contradictions ethniques au Kosovo (mars 2004) prouve l'échec complet de l'occupation « humanitaire » par l'Otan. Les minorités restantes du Kosovo n'ont aucune liberté de mouvement, vivent dans des ghettos et doivent affronter d'incessantes attaques terroristes ainsi que la destruction de leurs biens et avoirs.

La « Force de riposte de l'Otan » et l'implication de l'Otan dans la « guerre contre le terrorisme »

Le sommet de Prague de novembre 2002 a réinséré l'Otan dans la stratégie d'évolution des Etats-Unis vers la domination mondiale et qui, aujourd'hui, porte le nom de « guerre contre le terrorisme ». D'organisation de « défense » (1949), en passant par un stade d'organisation de « défense et de sécurité » (1999), l'Otan se transforme en organisation « antiterroriste ».

Le secrétaire général de l'Otan, Lord Robertson, a décrit les décisions de Prague comme « un nouveau plan de capacités doté de fortes implications nationales en vue de parer aux besoins les plus urgents; des propositions concrètes afin d'améliorer les capacités de défense de l'Otan contre les armements biologiques et chimiques; un ensemble de mesures antiterroristes qui oblige l'Alliance à intervenir là et quand c'est nécessaire; des réformes internes garantissant que l'Otan élargie demeurera une organisation efficace et flexible ». C'est dans ce contexte qu'a été créée la « Force de riposte de l'Otan », dans le but d'assurer des interventions mobiles et efficaces en dehors du territoire même de l'Otan. Cette armée destinée à des interventions rapides de combat à l'échelle mondiale disposera de 21.000 hommes d'ici 2006. 3">ref3">3

Le contenu concret de cette nouvelle stratégie a été officiellement accepté durant une réunion de l'Otan à Bruxelles, en juin 2003. A travers cette réforme fondamentale de l'Otan, l'alliance se prépare manifestement à mener des guerres un peu partout dans le monde afin de faire régner l'ordre néo-colonial. Le secrétaire général Robertson expliquait : « C'est une nouvelle Otan. Une Otan capable de remplir ses engagements quand les temps se durcissent, depuis le détroit de Gibraltar au Sud de la Turquie, en passant par les Balkans. Une Otan se préparant aujourd'hui à entreprendre une exigeante mission de stabilisation dans la capitale afghane. Bref, une Otan transformant ses affiliations, ses relations, ses capacités et ses missions. » 4 Robertson était très clair sur les objectifs de l'Otan : l'organisation veut jouer un rôle central dans la stratégie prévoyant de contrer toutes tentatives de résistance et d'opposition à la domination et à l'hégémonie mondiales sous la direction des Etats-Unis. Robertson y allait ensuite de quelques exemples pour 2003 : « Dernièrement, nous en avons terminé avec le déploiement de l'aviation de surveillance, des systèmes de défense balistique et des unités de protection nucléaires, biologiques et chimiques en Turquie. Nous continuons, dans la Méditerranée, à mener de larges opérations maritimes contre le terrorisme. Nous restons engagés de façon décisive dans les Balkans. A partir d'août, l'Otan assumera le rôle central dans la Force internationale d'Assistance sécuritaire à Kaboul, en Afghanistan. Et, la semaine dernière, l'Otan a répondu favorablement à la requête de la Pologne en faveur du soutien de l'alliance dans le rôle qu'elle va assumer cet été dans la stabilisation de l'Irak. »

Davantage d'argent pour l'armement, moins pour la sécurité sociale et la santé...

La « paix et la stabilité » que l'Otan prétend défendre n'est autre qu'une volonté de s'assurer l'hégémonie mondiale par tous les moyens nécessaires. La réforme de 2003 comprend quatre points principaux, comme Robertson l'a expliqué. Tout d'abord, une structure de commandement plus flexible qui prendra la direction de l'alliance : « Tous les commandements opérationnels seront sous le contrôle des nouvelles Opérations du Commandement allié, cantonnées au SHAPE, à Mons, Belgique. » Secundo, tous les pays membres ont pris une série d'engagements concrets destinés à accroître leurs capacités militaires, principalement leurs forces aériennes et navales. Ceci se traduira nécessairement par une importante augmentation des budgets de la défense de tous les Etats membres de l'Otan. Tertio, il existe un accord sur « la création d'un nouvel outil clé, la Force de riposte de l'Otan. Il s'agira d'une force combattante de réaction robuste et rapide qui pourra être aisément déployée partout dans le monde. Elle pourrait avoir une capacité opérationnelle précoce, dès l'automne de cette année. » Et, finalement, comme l'expliquait Robertson, il y a « des progrès importants sur le plan de la défense balistique et dans nos assortiments de défense chimiques, biologiques, nucléaires et antiterroristes. »

Ces réformes seront réalisées très rapidement, et Robertson est optimiste : « Le monde a changé fondamentalement pour devenir plus complexe et même plus dangereux qu'auparavant. Mais l'Otan a su tenir le rythme. Elle a prouvé son élasticité, sa force et sa détermination. C'est un facteur décisif dans notre sécurité et dans une stabilité plus large. Une force pour l'avenir, qui travaille déjà pour la paix aujourd'hui. »

Puisqu'ils font partie de « l'Initiative des Capacités défensives de l'Otan », les Etats membres de cette dernière se sont engagés à accroître leurs capacités militaires dans « des projets de pouvoir, la mobilité et un accroissement de leurs possibilités inter-opérationelles ». Ceci va requérir d'importantes dépenses militaires additionnelles. Depuis 1995, les pays européens de l'Otan ont déjà accru leurs dépenses en équipements militaires de 11% en termes réels.

Par le biais de l'Otan, les Etats-Unis poussent l'Europe vers des dépenses militaires de plus en plus élevées, tout en assurant sa dépendance vis-à-vis des mêmes Etats-Unis. Le budget militaire américain atteignait presque 400 milliards de dollars en 2003, alors que les dépenses militaires totales de ses alliés de l'Otan s'élevaient à 165 milliards de dollars.

Lors du sommet de l'Otan de décembre 2001, le secrétaire général Robertson insista sur une augmentation de ces budgets. L'Italie annonça une augmentation passant de 1,5 à 2% de son PIB et la France allait augmenter son budget en vue de l'acquisition de nouveaux équipements (+1.7%). En janvier 2003, le parlement français décidait un investissement de 14,6 milliards d'euros en 5 ans.

La Belgique et l'Allemagne ont été critiquées par l'Otan parce qu'elles ne consacraient que 1,5% de leur PIB à des dépenses militaires. L'Allemagne décida de dépenser 7,8 milliards d'euros par an pour sa défense dès 2010, soit une augmentation de 78%, en comparaison avec les 4,4 milliards d'euros actuels.

En attendant, les budgets militaires américain et canadien n'ont cessé non plus d'augmenter, ces dernières années. Les budgets militaires des pays de l'Otan s'élevaient à quelque 60% des dépenses militaires totales dans le monde (798 milliards de dollars) pour l'année 2000.

4. Le futur engagement de l'Otan en Irak a déjà été décidé

Pas à pas, l'Otan acquiert une position de force occupante dans les pays colonisés par l'agression américaine. En Afghanistan, l'Otan a repris la responsabilité finale de l'occupation. Il s'agissait d'un nouveau pas qualitatif dans le développement de l'Otan. En décembre 2003, le secrétaire d'Etat américain Colin Powell confirmait que tous les alliés de l'Otan avaient été unanimement d'accord sur une hausse du taux d'engagement en Irak. « Pas un seul membre de l'Otan n'a été contre cette idée ni n'a donné de raisons de ne pas y participer », déclara Powell, « pas même la France ou l'Allemagne ». 5 Aujourd'hui, 18 des 26 membres de l'Otan exercent une forme de présence ou l'autre en Irak.

En février 2004, l'ambassadeur américain à l'Otan, Nicholas Burns, parlait de « forte volonté politique au sein de l'alliance d'en faire plus en Irak ». Washington suggérait que l'Otan reprenne le commandement des divisions déployées en Irak du centre sud actuellement sous le commandement de la Pologne. Mais Burns ajouta que l'augmentation de la présence militaire de l'Otan en Afghanistan allait occuper le centre des discussions au cours des mois à venir. « Je pense qu'il est trop tôt pour discuter formellement au sein de l'Otan d'un rôle formel en Irak. La discussion viendra plus tard, peut-être au printemps ou au début de l'été... » 6

A la suite de la promesse de l'Allemagne, la France et la Belgique, l'Otan ne sera engagée qu'après la reprise formelle du pouvoir politique par les Irakiens, à la fin de juin prochain. Même si le nouveau gouvernement irakien était un régime fantoche complètement dépendant des Etats-Unis, un tel gouvernement de façade ouvrirait la voie à une résolution de l'ONU accordant à l'Otan un mandat pour une prétendue « mission de paix ». A la fin 2004 ou au début 2005, l'Otan pourrait être sur le terrain. L'Europe désire réellement participer à une occupation (pacifique). Non à cause de son désir de restaurer la paix et la souveraineté du peuple irakien, mais pour s'assurer sa part de profit pour ses propres multinationales...

Naturellement, les évolutions actuelles en Irak influenceront certainement, et de façon décisive, la date et le mode de participation de l'Otan dans l'occupation. Mais la décision a été prise. Seule une intensité croissante de la résistance irakienne ainsi que la capacité de mobilisation du mouvement de la paix partout dans le monde, et particulièrement en Europe, pourrait encore l'empêcher.

5. Les Etats-Unis contre l'Europe : les contradictions croissantes

Il ne fait aucun doute que les Etats-Unis sont aujourd'hui la seule superpuissance disposant de la stratégie, des moyens et de la politique pour s'assurer et conserver l'hégémonie mondiale. Pour les Etats-Unis, l'Otan demeure un instrument en vue de garantir cet ordre hégémonique mondial. Les Etats-Unis utilisent l'Otan pour s'assurer le contrôle de l'Europe et empêcher toute tentative d'insubordination envers leurs plans. En 1995, le Pentagone déclarait que « l'Otan est l'instrument le plus important d'une direction américaine de longue durée sur la situation de la sécurité européenne ». 7 Steven Metz, un expert de l'armée américaine, avertissait de ce que « l'objectif américain devait être de veiller à ce que la capacité défensive de l'Europe se développe en tant que complément, dans le même temps que le rôle prépondérant de l'Otan restera intact ». 8

A travers l'Otan, les Etats-Unis continuent à impliquer leurs alliés dans des guerres d'agression, comme en Yougoslavie, en Afghanistan et en Irak. Même si le secrétaire général de l'Otan est toujours un Européen, les Etats-Unis n'acceptent de travailler qu'avec des gens capables de garantir que cette politique sera toujours mise en pratique. L'ancien secrétaire général de l'Otan, Lord Robertson, confirma par exemple lors de la Conférence des Industries de Défense, à Londres, le 14 octobre 2002, que « même en 2015 et ce, malgré – et naturellement, en partie à cause de – le gain de puissance de l'Europe, les Etats-Unis fourniront le noyau indispensable autour duquel les coalitions militaires se construiront ». 9

L'actuel secrétaire général de l'Otan, l'ancien ministre hollandais des Affaires étrangères Jaap de Hoop Scheffer, aura besoin de tout sa force de persuasion pour rebâtir les relations transatlantiques mises à mal par une querelle entre les Etats-Unis et la France et l'Allemagne à propos de la guerre en Irak dirigée par les Etats-Unis. Mais les Etats-Unis sont confiants : de Hoop Scheffer a toujours été un « transatlantique » très convaincu. « S'il y a bien quelqu'un du camp transatlantique qui serait à même de construire des ponts vers la France, c'est lui », a révélé une source diplomatique à Reuters. 10

De Hoop Scheffer avait été accueilli à bras ouverts à la Maison-Blanche, au début 2003, pour avoir forcé le soutien politique hollandais à la guerre en Irak dirigée par les Etats-Unis. C'est un candidat très convenable, pour les Américains, mais il est toujours acceptable pour les Allemands, pour les Français et les Belges, puisque les Pays-Bas n'ont pas soutenu la décision d'aller en guerre dans le sens militaire, mais uniquement dans un sens politique (même si, par la suite, ils ont envoyé des troupes pour soutenir l'occupation). Il est surtout une expression de l'équilibre du pouvoir existant au sein de l'Otan : l'Europe n'a d'autre choix que d'accepter la domination américaine.

La récente guerre (qui se poursuit, d'ailleurs) en Irak montre de sérieuses contradictions entre les Etats-Unis et l'Union européenne. Ces contradictions constituent une expression bien tranchée de la rivalité croissante entre les deux puissances économiques occidentales et qui n'a cessé de s'accentuer depuis 1989, lorsque la chute de l'Union soviétique mit un terme à l'union sacrée avec l'ennemi communiste. Le Premier ministre belge Guy Verhofstadt expliquait en février 2003 : « Aussi longtemps que les divisions de l'Armée rouge pouvaient atteindre le Rhin en 48 heures, il était évident de maintenir un lien de sang avec nos cousins américains. Mais, aujourd'hui, la guerre froide est terminée et les points de vue contradictoires peuvent s'exprimer plus ouvertement. D'un point de vue économique, l'Europe est devenue une puissance mondiale. Sur le plan international, l'Europe adopte un profil qui lui est propre, elle développe ses propres projets et montre ses propres ambitions. C'est aussi ce qui explique les tensions qui sont apparues au sein de l'Alliance atlantique. » 11

Les différences de stratégie entre les deux blocs économiques sont nées de la nécessité de l'Europe de conquérir une place plus importante dans la domination du monde, et cela ne peut se faire qu'au détriment des Etats-Unis. Ceux-ci sont une puissance économique en déclin, rattrapée et même dépassée par la puissance économique mondiale de l'Union européenne. Mais la puissance militaire américaine reste incomparablement supérieure. A la fin, c'est sur cette force destructive inégalée que l'impérialisme américain parie afin de maintenir et de renforcer sa domination et son exploitation au maximum. L'Europe, qui ne progresse que très timidement dans la construction de son armée européenne, tente d'empêcher les Etats-Unis de jouer leurs cartes militaires. Non en raison de l'aversion de l'Europe à l'égard des armes, mais à cause de son manque d'armes.

Les objectifs militaristes de l'oligarchie européenne étaient déjà évidents en septembre 1991, trois mois avant le sommet de Maastricht, lorsque la Table ronde européenne fit son évaluation de la guerre du Golfe de 1991 : « La crise du Moyen-Orient de 1990 a montré la difficulté de transposer nos développements techniques et économiques sur la scène politique : et c'est là le paradoxe européen, un géant économique mais un nain politique. (...) L'Europe a des intérêts à défendre dans le Golfe et des idées sur ce qu'il convient de faire. Mais quand il convient d'user la force, l'Europe n'a pas les mécanismes de décision ni les moyens qui permettraient d'intervenir. Aujourd'hui, c'est un anachronisme de prétendre que l'Union européenne peut gérer ses problèmes économiques d'une façon satisfaisante tout en laissant à d'autres le soin de débattre les questions de politique étrangère. » 12

Thomas Friedman, journaliste du New York Times et partisan du libre marché, a montré clairement comment l'économie mondiale est liée à la guerre quand, en mars 1999, durant la guerre de Yougoslavie, il écrivait : « la main cachée du marché ne fonctionnera jamais sans un poing de fer – McDonald's ne peut prospérer sans McDonnell Douglas, le constructeur du F-15. Et le poing caché qui garde le monde en sécurité pour les technologies de Silicon Valley s'appelle l'Armée de terre, les Forces aériennes et le corps des Marines des Etats-Unis. » 13 Il n'est pas superflu de rappeler que l'Union européenne s'est considérée elle-même comme une institution au service de ses propres multinationales et que « si McDonald's a besoin de McDonnell, Danone a aussi besoin de Dassault » . 14

Nain militaire, l'Europe doit jouer la carte économique pour entrer au Moyen-Orient. Par exemple, les exportations de l'Allemagne vers l'Iran sont passées de 1,6 milliard en 1999 à 2,33 milliards en 2001. Au cours des cinq premiers mois de 2002, elles ont augmenté de 17% par rapport à l'année précédente. L'Allemagne est devenue la principale importatrice au monde de produits iraniens, à l'exception du pétrole. L'Europe aimerait également se débarrasser des régimes trop indépendants, trop attachés à leur souveraineté, trop jaloux de leur propre développement. Elle aimerait installer des régimes pro-européens en Irak, en Iran, en Syrie et partout ailleurs, via des moyens politiques, en d'autres termes, en renforçant les groupes d'opposition pro-européens, ce qu'on appelle communément la « société civile ». Dans un même temps, toutefois, la majorité des pays européens sont conscients de ce qu'ils ne peuvent le faire sans la puissance militaire américaine. Via l'expérience de la Yougoslavie et – de façon plus évidente – les véritables contradictions en Irak aujourd'hui, l'Union européenne est de plus en plus convaincue de la nécessité d'avoir sa propre armée. Néanmoins, l'Otan reste le seul cadre dans lequel l'Europe, aujourd'hui, peut intervenir militairement et à grande échelle dans le monde.

Par conséquent, même s'ils s'opposent à l'agression contre l'Irak, la plupart des Etats européens ont soutenu de diverses façons les efforts de guerre américains en Irak. L'armée américaine a été autorisée à utiliser tous les ports, aéroports et autres infrastructures des pays de l'Otan.

6. L'expansion de l'Otan vers l'Est

Après l'annexion par l'Otan de la République tchèque, la Hongrie et la Pologne voici quelques années, l'adhésion récente de la Bulgarie, l'Estonie, les Lettonie, la Lituanie, la Roumanie, la Slovaquie et la Slovénie ont encore accéléré l'expansion de l'Otan vers l'est.

L'expansion de l'Otan vers l'Europe centrale et l'Europe de l'est représente un moyen d'intégrer les forces militaires de ces pays sous le contrôle de l'Otan (et principalement des Etats-Unis). En tant qu'unités militaires de l'Otan, les forces armées des nouveaux Etats membres de l'Otan doivent se soumettre aux exigences en matière de standardisation de l'entraînement militaire, des armements et autres équipements militaires. Ces requêtes de standardisation selon les normes spécifiques de l'Otan constituent un filon terrible pour les industries militaires des Etats-Unis et de l'Europe qui vont tirer d'amples bénéfices de cette extension de leurs marchés d'exportations.

Les nouveaux Etats membres de l'Otan perdent également leur souveraineté sur d'autres aspects importants de leurs forces armées, tels le commandement, le contrôle, le fonctionnement des communications et des renseignements, qui risquent également d'être soumis aux auspices de la standardisation de l'Alliance.

Les raisons de l'expansion vers l'est de l'Otan sont en majeure partie économiques. Par exemple, l'accès militaire et le contrôle de l'Otan sur l'Europe de l'Est aide les sociétés ouest-européennes à s'assurer des ressources énergétiques stratégiques, tel le pétrole de la mer Caspienne et de l'Asie centrale. Les sociétés américaines et ouest-européennes tireront grandement parti du contrôle de l'Otan sur le corridor pétrolier qui passe par les montagnes du Caucase. L'Otan veut que ses troupes patrouillent autour de ce pipeline et qu'elles dominent la route arménienne et russe vers la mer Caspienne. Le Caucase lui aussi relie le pipeline Adriatique-Ceyhan-Bakou aux pays riches en pétrole un peu plus à l'est, dans les anciennes républiques soviétiques de l'Asie centrale que sont le Kazakhstan et l'Ouzbékistan. Des milliards de dollars en pétrole vont pouvoir, un jour ou l'autre, emprunter ces corridors vers l'Europe occidentale au profit des compagnies pétrolières basées en Occident.

Cet élargissement de l'Otan a une influence importante sur les contradictions internes au sein de l'Otan même. De l'Estonie à la Bulgarie, les Etats-Unis ont aujourd'hui 10 nouveaux – ou assez récents – Etats dans l'Otan sur le soutien desquels Washington peut compter lorsque les contradictions entre les Etats-Unis et l'Europe vont s'intensifier à l'avenir. L'adhésion de ces pays à l'Otan renforce les Etats-Unis par rapport à l'Allemagne et la France, les rivaux de l'impérialisme américains au sein de la « vieille Europe ». Cela rapproche les forces américaines de la frontière russe, avec des bases aériennes qui ne sont qu'à cinq minutes de vol de Saint-Pétersbourg. Et les jeunes travailleurs de ces pays représentent une source supplémentaire de chair à canon pour les occupations militaires américaines. Elles sont déjà stationnées en Irak, Afghanistan et Yougoslavie. 15

Mais Washington a d'autres raisons de procéder à cette expansion de l'Otan. Avant 1989, les gens vivant dans les sept nouveaux Etats membres faisaient partie du camp socialiste. La Bulgarie et la Roumanie étaient des pays indépendants. L'Estonie, la Lettonie et la Lituanie étaient des républiques de l'Union soviétique. La Slovaquie faisait partie de la Tchécoslovaquie. La Slovénie était la plus riche des républiques yougoslaves. Les peuples de tous ces pays avaient accès à la gratuité de l'éducation, des soins médicaux et ils connaissaient pour ainsi dire le plein emploi. Les différences de salaires étaient relativement minimes. Aujourd'hui, l'éducation, les soins médicaux et tout le reste sont assujettis au « libre marché » dominé par les monopoles occidentaux. L'extrême minorité de gens très riches dans ces pays le sont en raison de leurs connexions avec ces monopoles. Il y a beaucoup de chômage, aujourd'hui, et, par ailleurs, des travailleurs très pauvres. Les conditions de vie, spécialement pour les travailleuses, se sont vilainement détériorées. Les gouvernements qui ont accepté les exigences liées à l'adhésion au sein de l'Otan, désirent cette adhésion à l'alliance en vue d'une protection future si, d'aventure, la classe ouvrière de leur pays se révoltait.

7. Une pression croissante vers une armée européenne

L'armée européenne est à l'ordre du jour parce que la superpuissance européenne veut jouer un rôle dans la lutte pour le repartage du monde qui a débuté lorsque l'URSS a disparu.

La « guerre contre le terrorisme » est le prétexte d'une lutte commune où « Américains et Européens sont des partenaires dans ces valeurs communes qui sont au-delà de toute discussion ». 16Aucun gouvernement européen ne doute de la nécessité de l'Otan. Même ceux qui sont le plus « européens » savant que, pour la défense de leurs intérêts communs, ils ont toujours besoin, et durant de nombreuses années encore, de l'Otan et de son infrastructure. Verhofstadt explique sa conception de l'armée européenne en tant que « pilier européen au sein de l'Otan ». « La solidarité au sein de l'Alliance risque de disparaître en raison de son manque d'équilibre : une superpuissance et 18 Etats, la plupart européens, sans une ligne commune en matière de défense, et dont certains pensent toujours qu'ils sont eux-mêmes une superpuissance, alors que, comparés aux Etats-Unis, ils ne font guère le poids. »

Mais pour la France et l'Allemagne (et la Belgique), le pilier européen de l'Otan n'est qu'une étape vers la construction d'une armée européenne indépendante comparable à celle des Etats-Unis. Par conséquent, dans certaines régions, ceux qui sont considérés comme des « terroristes » par certains, ne sont pas nécessaires des « terroristes » pour d'autres. Les Etats qui fournissent pétrole et gaz au continent européen sont, en maintes occasions, en conflit avec Washington. Ces « Etats voyous », pour reprendre l'étiquette de la Maison-Blanche, assurent 27% du pétrole européen. Et cela, sans compter les 14% de la Russie, les 3% de l'Algérie et les 2% du Venezuela, trois pays qui n'entretiennent pas de très bonnes relations avec l'impérialisme américain.

C'est un point essentiel sur lequel les intérêts européens et américains risquent de diverger de plus en plus à l'avenir. Le Moyen-Orient et l'Asie centrale sont plus importants pour l'approvisionnement pétrolier de l'Europe que pour les Etats-Unis. Ainsi donc, cette partie du monde est stratégique pour l'Europe (et pour le Japon, la Chine, le reste de l'Asie et la Russie). Par conséquent, le fait que les Etats-Unis sont intéressés par le contrôle de cette région constitue une affirmation de leur désir d'hégémonie. Alors qu'en même temps, c'est l'endroit par excellence où cette suprématie pourrait être défiée.

La confrontation au sujet de l'Irak, en 2002-2003, révèle les contradictions croissantes entre l'impérialisme américain et l'impérialisme européen. Manifestement, ceci concerne moins les « armes de destruction massive » que la mise en place d'un ordre nouveau dans le monde arabe.

De là vient la demande d'accélérer la constitution d'une force militaire européenne, capable de défendre les intérêts des monopoles européens chaque fois qu'ils divergent des intérêts américains ou ceux de tout autre concurrent ou ennemi. Il y a dix ans, la France et l'Allemagne avaient déjà développé l'Eurocorps auquel la Belgique, le Luxembourg et l'Espagne sont susceptibles de participer. La chose avait été perçue comme le point de départ de la future armée européenne. Depuis, le pilier de la politique étrangère et sécuritaire commune (CFSP) a été introduit dans le traité de Maastricht (1993). 17 Lors du sommet de Cologne de juin 1999, un mois après la guerre contre la Yougoslavie, il fut décidé qu'une « force européenne d'intervention rapide » de 60.000 soldats allait être créée.

Mais les contradictions demeurent et se sont encore accrues depuis la guerre de l'Irak. Alors que la Grande-Bretagne considère clairement l'armée européenne comme un « pilier de l'Otan », la France et l'Allemagne (ainsi que la Belgique) soutiennent la constitution d'une « avant-garde européenne » composée des pays désireux d'accélérer le développement d'une « politique sécuritaire et défensive européenne ».

8. Conclusion

L'axe France-Allemagne-Belgique affirme que la constitution d'une armée européenne est une nécessité pour développer un contrepoids à la politique hégémonique des Etats-Unis. Ces trois pays présentent l'Europe comme une alternative humaine, sociale, écologique et multilatérale aux Etats-Unis. Verhofstadt affirme : « L'union européenne a un profil plus modéré dans le monde que les Etats-Unis, sans pour autant leur être inférieure. L'Europe est présentée comme un exemple de coopération multilatérale. L'Europe est perçue comme un continent sensible aux problèmes sociaux et écologiques, comme un continent qui comprend que sa propre richesse est vulnérable si la plupart des peuples du monde souffrent de la faim. » 18

Nous ne sommes pas d'accord avec cette déclaration. L'armée européenne n'est pas une solution à la politique de guerre américaine. C'est également une armée impérialiste, au service des intérêts économiques des monopoles européens. Sa création accroît le danger de guerre, conduit à la militarisation de l'économie, à l'explosion des budgets militaires et à la rupture des droits démocratiques.

Si « l'Europe des monopoles » parle de diplomatie, de dialogue et de multilatéralisme, c'est avant tout parce qu'elle n'a pas encore les moyens d'imposer ses vues face à la puissance militaire américaine. Le passé européen en Afrique, en Amérique latine ou en Asie montre la férocité de l'impérialisme européen là et quand il a été dominant. L'armée européenne ne fera qu'accélérer la rivalité et le danger d'une guerre mondiale majeure. Plus cette armée sera en mesure de développer sa capacité d'intervention à l'étranger, plus elle renforcera la capacité politique de l'Union européenne, plus elle rendra possible une politique européenne indépendante en faveur des multinationales européennes, plus elle donnera à l'Union européenne la possibilité de défendre ses zones d'influence contre d'éventuels concurrents, comme les Etats-Unis, par exemple. Ceci peut mener à d'importants conflits, comme on l'a vu lors des deux précédentes guerres mondiales.

Un commentaire final.

Sans aucun doute, la crise à propos de l'Irak a sévèrement divisé l'Otan. Mais à l'égard du Moyen-Orient, les intérêts communs de l'Europe et des Etats-Unis sont – dans la situation actuelle sur le terrain, en Irak – sans commune mesure plus importants que ce qui oppose les Etats-Unis et l'Union européenne. Tous deux veulent garantir la « stabilité » de la région du Moyen-Orient. Les Etats-Unis sont obligés par la réalité des choses de laisser leurs partenaires entrer dans l'affaire. Et l'Europe a hâte de le faire. Malgré toute la rancœur qui pourrait toujours subsister au sein même de l'alliance, l'Otan subit une profonde transformation qui en fait une organisation « dont les principales missions sont la sécurité collective et la gestion de la crise et dont le principal centre d'activité est de plus en plus situé dans le monde musulman. L'Otan aujourd'hui assure la sécurité de l'Afghanistan. Et, au-delà, l'Otan se prépare actuellement à se déplacer vers le Moyen-Orient. » 19 La question de savoir si, et quand, l'Otan va entrer en Irak dépendra de la résistance opposée par le peuple irakien à ses occupants. « Bien que l'actuelle priorité de l'Otan soit l'Afghanistan et qu'elle soit réticente à entrer en Irak sauf si ses membres de mettent d'accord autour de cette idée, le principe de l'engagement au Moyen-Orient ne fait pas l'objet d'une contestation. Ce serait plutôt la question de savoir comment procéder, c'est-à-dire les modalités de cet engagement. En fait, l'Otan est manifestement en voie de créer une base plus solide pour ses relations avec le Moyen-Orient. Le nouveau plan de l'Otan, baptisé « Davantage d'initiative au Moyen-Orient », sera dévoilé lors de son prochain sommet à Istanbul, en juin. » 20

S'ils veulent bloquer les préparatifs de guerre américains et préserver la paix mondiale, les peuples du monde ont raison d'exiger le retrait des troupes d'occupation américaine des Balkans, de l'Afghanistan et de l'Irak, la dissolution de l'Otan et le démantèlement des bases militaires américaines à l'étranger. Le mouvement anti-guerre mondial prend de l'ampleur, dans le même temps que le surcroît de l'agressivité américaine et la complicité de l'Otan vont nous aider à renforcer son caractère anti-impérialiste.

Nous nous opposons à toute augmentation des budgets militaires, à tout développement ou production de nouvelles armes. Pas un cent, pas un homme pour l'armée impérialiste. Pas d'argent pour la guerre impérialiste, mais pour l'éducation, la santé et l'emploi. Nous soutenons le droit des nations opprimées à se défendre. Nous luttons pour la signature de pactes de non-agression, dans le but de préserver la souveraineté et la sécurité collective des nations.

Notes

1 http://www.archives.premier-ministre.gouv.fr/jospin_version2/PM/091297.HTM.

2 Burkard Schmitt. “From Cooperation to Integration: Defence and Aerospace Industries in Europe,” Chaillot Paper 40, Paris: Western European Union Institute for Security Studies, juin 2000. p.53.

3Robert van de Roer, NAVO gaat ingrijpend reorganiseren, NRC-Handelsblad , 7 juin 2002.

4 http://www.NATO.int/docu/update/2003/06-june/e0612a.htm.

5www.cnn.com – 4 décembre 2003.

6www.yahoo.com – Reuters, 5 février 2004.

7US Department of Defense, United States security strategy for Europe and NATO, juin 1995.

8Steven Metz, The American army in the Balkan, strategic alternatives and implications, Strategic Studies Institute (SSI), janvier 2001.

9www.NATO.int/docu/speech/2002/s21014a.html.

10http://www.reuters.co.uk/newsPackageArticle.jhtml?type=topNews&storyID=376518§ion=news .

11Discours prononcé par le Premier ministre Guy Verhofstadt à La Haye, le 19 février 2002. (http://www.diplomatie.be/fr/press/speechdetails.asp?TEXTID=4661)

12 ERT, Remodeler l'Europe, Bruxelles, septembre 1991, p.58.

13 Friedman Thomas. New York Times Magazine, 28 mars 1999.

14 Geoffry Geuens. The B Russell s Tribunal, Questioning the New Imperial World Order.p.51, Bruxelles, avril 2004. ( www.brusselstribunal.org )

15Stratfor Weekly , 2 février 2004.

16 Lydia Pnevmaticou, « Aspects juridiques de la politique européenne de sécurité et de défense », Institut d'études de sécurité - Union de l'Europe occidentale, Publications occasionnelles, n°31, novembre 2001, p.1.

17 http://ue.eu.int/Pesc/default.asp?lang=en.

18 Discours prononcé par le premier ministre Guy Verhofstadt à La Haye, le 19 février 2002. (http://www.diplomatie.be/fr/press/speechdetails.asp?TEXTID=4661)

19 Stephen Blank, NATO's Drive to the East (February 11, 2004). Stephen Blank is a Professor in the Strategic Studies Institute at the U.S. Army War College. http://www.inthenationalinterest.com/Articles/Vol3Issue6/Vol3Issue6BlankPFV.html .

20 Ibidem.

http://www.csotan.org/textes/texte.php?type=articles&art_id=119

Pol De Vos
source : Stop USa

Coordination contre la guerre Stop United States of Aggression (
www.stopUSA.be ) 


n° 51 - Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan. 19-11- Fin - : L’OTAN, un « monde meilleur » dans le viseur.



n° 51 - Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan.  19-11- Fin - : L’OTAN, un « monde meilleur » dans le viseur.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'Otan et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan.

n° 51 - 19-11

C.De Broeder & M.Lemaire

 


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Sommaire.

2 Annexe

Michael T. Klare : Le déclin précipité de l’hégémonie américaine.



2 Annexe

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

Michael T. Klare : Le déclin précipité de l’hégémonie américaine.

Les prédictions sur un probable déclin de l’hégémonie américaine sont récurrentes. La CIA elle-même s’était récemment livrée à cet exercice, prévoyant qu’à l’horizon 2025, le statut des USA serait révisé à la baisse et leur latitude d’action diminuée d’autant. Mais la crise économique a dramatiquement accéléré la marche de l’histoire. Lors de son audition par les sénateurs américains au printemps dernier, l’économiste Martin Wolf avait annoncé que la crise allait « porter un coup dévastateur à la crédibilité et la légitimité des États-Unis à travers le monde. » Aujourd’hui, les indices de cet affaiblissement sont déjà sensibles sur tous les fronts. Michael Klare en recense six, parmi lesquels le remplacement du G7 par le G20, la remise en cause du dollar, le rôle accru du groupe BRIC, le renforcement des liens entre l’Iran et la Chine, et le refus des alliés d’envoyer des renforts en Afghanistan. A ce catalogue il conviendrait d’ajouter le récent refroidissement des relations avec le Japon, sans oublier la nouvelle orientation de la Turquie, qui elle aussi resserre ses liens avec l’Iran et s’éloigne d’Israël. Bienvenue donc, dès aujourd’hui, dans ce nouveau monde des années 2025.

Note à l’attention de la CIA : Vous n’êtes peut-être pas préparés à voyager dans le temps, mais bienvenue quand même en 2025 ! Vos bureaux sont peut-être un peu exigus, vos droits à exiger de meilleurs locaux se sont sans doute évaporés, et les avantages annexes ne seront peut-être pas à votre goût, mais il faudra vous y habituer. Car telle sera désormais la réalité.

Trêve de plaisanterie. Passons maintenant à la version sérieuse de ce qui précède : En Novembre 2008, le National Intelligence Council (NIC), une branche de la Central Intelligence Agency, a publié le dernier rapport d’une série de publications futuriste, destinées à défricher le terrain pour la future administration Obama. Cette consultation de boule de cristal analytique s’est conclue par un rapport intitulé « Tendances mondiales 2025 », où l’agence prédit que l’hégémonie américaine tendrait à disparaître progressivement au cours des 15 prochaines années - parallèlement à la montée de nouvelles puissances mondiales, en particulier la Chine et l’Inde. Ce rapport examinait de nombreux aspects de l’environnement stratégique du futur, mais sa conclusion la plus remarquable - et qui a fait les unes - était celle d’une érosion à long terme de la domination américaine et de l’émergence de nouveaux concurrents mondiaux. « Bien que les États-Unis puissent rester l’acteur le plus puissant [en 2025] », constatait sans ambages cette étude, la « puissance relative - même dans le domaine militaire - diminuera et les moyens d’actions des USA seront plus limités. »

Ce rapport, appartient déjà au passé. Aujourd’hui, quelques 11 mois plus tard, les choses ont déjà changé. Ces prédictions futuristes devront être adaptées aux réalités rapidement changeantes de la situation actuelle. Bien qu’ayant été publié après le début de la crise économique mondiale, ce rapport a été rédigé avant que cette crise n’atteigne son maximum. Il affirmait donc que le déclin de la puissance américaine serait graduel, s’étendant au-delà de l’horizon de 15 ans qui était celui de l’étude. Mais la crise économique et les événements qui l’ont accompagné ont radicalement bouleversé ce calendrier. À la suite des énormes pertes subies par l’économie américaine durant l’année écoulée, et d’un redémarrage surprenant de l’économie chinoise, la transition des pouvoirs que ce rapport prévoyait s’est accélérée. Lorsque l’on examine les faits, cette année 2025 est déjà là.

De nombreux évènements prévus par le « Global Trends 2025 » se sont en fait déjà déroulés. Le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine - désignés collectivement par l’acronyme BRIC - jouent déjà un rôle beaucoup plus actif dans les affaires économiques mondiales, alors que le rapport prévoyait que cela ne serait le cas que dans une décennie ou deux. Dans le même temps, la position mondiale dominante auparavant monopolisée par les Etats-Unis avec l’aide des grandes puissances industrielles occidentales - le Groupe des 7 (G-7) - s’est déjà affaiblie à un rythme remarquable. Les pays qui autrefois demandaient conseil aux États-Unis sur les grandes questions internationales ignorent maintenant les recommandations de Washington et développent au contraire leurs propres réseaux politiques autonomes. Les États-Unis sont de moins en moins enclins à déployer leurs forces armées à l’étranger alors que les puissances rivales augmentent leurs propres capacités militaires et que les acteurs non étatiques recourent aux tactiques « asymétriques » pour contrecarrer l’avantage de la puissance de feu conventionnelle dont disposent les États-Unis.

Personne ne semble le dire haut et fort - pour le moment - mais exprimons les choses crûment : après que moins d’un an se soit écoulé sur les 15 années qu’analysait le rapport de la CIA, la période de la domination incontestée de l’Amérique sur le monde est arrivée à son terme. Cela pourra prendre une décennie ou deux (ou trois) avant que les historiens ne soient capables de porter leurs regards en arrière et de se prononcer avec certitude sur « le moment où les Etats-Unis ont cessé d’être la puissance dominante de la planète et ont été forcés de se comporter comme un acteur majeur parmi d’autres dans un monde où existent plusieurs grandes puissances rivales. » Cependant, pour les esprits observateurs, les indices de cette grande transition sont déjà visibles.

Six étapes vers un destin de nation ordinaire

Voici la liste de six événements récents qui indiquent selon moi que nous sommes entrés en « 2025 » dès aujourd’hui. Tous les six ont été rapportés par les médias ces dernières semaines, bien qu’ils n’aient jamais été mis en perspective tous ensembles. Ces six évènements (ainsi que d’autres, semblables) forment un motif : ils dessinent une nouvelle ère en formation.

1. Lors du sommet économique mondial de Pittsburgh, les 24 et le 25 septembre, les dirigeants des grandes puissances industrielles, le G-7 (G-8 si l’on inclut la Russie) ont accepté de transférer la responsabilité de la supervision de l’économie mondiale à un groupe plus vaste, plus ouvert : le Groupe des 20 (G-20), incluant la Chine, l’Inde, le Brésil, la Turquie, et d’autres pays en développement. Bien que des doutes aient été soulevés quant à la capacité de ce groupe élargi à exercer un leadership efficace au niveau mondial, il ne fait aucun doute que cette transformation signale un déplacement de la puissance économique dans le monde, de l’Ouest en direction de l’Est et le Sud. Ce déplacement entérine une baisse considérable de la prééminence économique américaine.

« La véritable signification du G-20 n’est pas celle d’un passage de relais du G-7/G-8 mais du G-1 : les États-Unis », a écrit dans le Financial Times Jeffrey Sachs de l’Université de Columbia. « Durant les 33 années du Forum économique du G-7, les États-Unis ont impulsé les décisions économiques les plus importantes. » Le déclin du leadership américain au cours de ces dernières décennies a été obscurci par l’effondrement de l’Union soviétique et par l’avance initiale acquise par les USA dans les technologies de l’information, note également Jeffrey Sachs, mais on ne peut plus désormais se méprendre sur cette transition du pouvoir économique des Etats-Unis en direction de la Chine et des autres locomotives des économiques émergentes.

2. Selon la presse, les rivaux économiques de l’Amérique ont tenu des réunions secrètes (mais pas tant que cela) afin d’étudier une réduction du rôle du dollar US - qui perd de sa valeur - dans le commerce international. Jusqu’à présent, l’utilisation du dollar comme devise internationale procurait aux États-Unis un avantage économique important : ils pouvaient simplement imprimer des dollars pour faire face à leurs obligations internationales alors que les autres pays doivent convertir leurs propres devises en dollars, ce qui entraîne souvent des surcoûts significatifs. Désormais, nombre de grands pays exportateurs - dont la Chine, la Russie, le Japon, le Brésil et les pays pétroliers du golfe Persique - envisagent l’utilisation de l’euro, ou d’un « panier » de monnaies pour leurs échanges commerciaux. S’il est adopté, un tel plan accélérerait la chute vertigineuse du cours du dollar et éroderait encore davantage l’influence américaine sur les affaires économiques internationales.

L’une de ces rencontres aurait eu lieu cet été lors d’un sommet des BRIC. Alors qu’il ne s’agissait que d’un concept il y a un an, lorsque le terme de BRIC a été inventé par l’économiste en chef de Goldman Sachs, le groupe des BRIC est devenu une réalité en juin lorsque les dirigeants des quatre pays ont tenu une session inaugurale à Iekaterinbourg, en Russie.

Le fait même que le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine aient choisi de se constituer en groupe a été considéré comme significatif, car ces pays rassemblent conjointement environ 43% de la population mondiale et devraient représenter 33% du produit intérieur brut mondial d’ici 2030 - à peu près autant que les États-Unis et l’Europe occidentale à cet horizon. Bien que les dirigeants du groupe BRIC aient décidé à ce stade de ne pas former un organe permanent comme le G-7, ils sont convenus de coordonner les efforts visant à développer des alternatives au dollar et à réformer le Fonds Monétaire International, pour que les pays non occidentaux y disposent d’une voix plus forte.

3. Sur le front diplomatique, les efforts de Washington pour obtenir le soutien d’une pression internationale accrue sur l’Iran afin qu’il mette un terme à son programme d’enrichissement d’uranium ont été rejetés par la Russie et la Chine. Un mois après que le président Obama ait annulé le projet de déploiement d’un système anti-missiles en Europe orientale, souhaitant apparemment obtenir le soutien russe sur une position plus dure envers Téhéran, les hauts dirigeants russes ont clairement indiqué qu’ils n’avaient aucune intention de cautionner un renforcement des sanctions contre l’Iran. « Les menaces, les sanctions et les pressions dans la situation actuelle, nous en sommes convaincus, seraient contre-productifs », a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères, Sergey V. Lavrov, après une réunion avec le secrétaire d’État Hillary Clinton à Moscou le 13 octobre. Le lendemain, le Premier ministre russe Vladimir Poutine déclarait que la menace de sanctions était « prématurée ». Étant donné les risques politiques qu’a pris Obama en annulant le programme de bouclier anti-missiles - une mesure largement condamnée par les Républicains à Washington - le refus rapide de Moscou de coopérer avec les Etats-Unis sur le dossier nucléaire iranien ne peut être interprété que comme un signe supplémentaire du déclin de l’influence américaine.

4. On peut tirer exactement la même conclusion après la réunion de haut niveau qui s’est tenue à Pékin le 15 octobre entre le Premier ministre chinois Wen Jiabao et le premier vice-président iranien, Mohammad Reza Rahimi. « Les relations sino-iraniennes ont connu un développement rapide, depuis que les dirigeants des deux pays ont de fréquents échanges et que la coopération dans le commerce et l’énergie s’est élargie et approfondie », a déclaré M. Wen, au Palais du Peuple. Intervenant à un moment où les États-Unis sont engagés dans une campagne diplomatique vigoureuse pour persuader la Chine et la Russie, entre autres, de réduire leurs liens commerciaux avec l’Iran, en prélude au renforcement des sanctions, cette déclaration chinoise ne peut être considérée que comme une nette rebuffade en direction de Washington.

5. Les tentatives de Washington pour obtenir un soutien international à l’effort de guerre allié en Afghanistan ont également rencontré des réponses étonnamment décevantes. Pour preuve, la manifestation de soutien réticent à l’effort de guerre américain du Premier ministre britannique Gordon Brown lorsqu’il a annoncé le 14 octobre que la Grande-Bretagne enverrait davantage de troupes pour renforcer le contingent britannique dans ce pays - mais seulement 500 de plus, et seulement si d’autres nations européennes augmentaient leur participation militaire, chose qu’il sait sans doute hautement improbable. Jusqu’à aujourd’hui, ce minuscule contingent provisoire représente le total des troupes supplémentaires que l’administration Obama a été en mesure d’obtenir de ses alliés européens, et ce en dépit d’une campagne diplomatique soutenue pour le renforcement de la force combinée de l’OTAN en Afghanistan. En d’autres termes, même l’allié le plus fidèle et docile des USA en Europe ne semble plus disposé à supporter le poids de ce qui est largement perçu comme une couteuse et épuisante aventure militaire américaine dans le Grand Moyen-Orient.

6. Enfin, en un geste dont la portée symbolique est frappante, le Comité International Olympique (CIO) a choisi d’ignorer Chicago (de même que Madrid et Tokyo) et désigné Rio de Janeiro pour la tenue des Jeux Olympiques d’été de 2016. C’est la première fois qu’une nation sud-américaine se voit décerné cet honneur. Avant le vote, Chicago était considérée comme un candidat sérieux, surtout depuis que Barack Obama, qui y a habité, s’était personnellement déplacé à Copenhague pour faire pression sur le CIO. Néanmoins, à la surprise générale, Chicago a non seulement perdu, mais a été éliminée dès le premier tour de scrutin.

« Le Brésil est passé d’un pays de deuxième classe à un pays de première classe, et aujourd’hui, nous commençons à être considéré avec le respect que nous méritons », a déclaré le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva, lors d’une célébration de la victoire à Copenhague après le vote. Durant ce processus de décision des Olympiades les États-Unis se sont vus sans ménagement et ostensiblement rétrogradés du rang de seule superpuissance à celui de compétiteur malchanceux, et ce moment symbolisait l’entrée de la planète dans une nouvelle ère.

Devenir un pays ordinaire

Ce ne sont que quelques exemples de développements récents qui me laissent penser que les jours de l’hégémonie américaine sont déjà arrivés à leur terme, des années plus tôt que les services de renseignement américain ne l’avaient prévu. Il est de plus en plus clair que d’autres puissances - même parmi nos plus proches alliés - poursuivent une politique étrangère de plus en plus indépendante, quelles que soient les pressions que Washington tente d’exercer.

Bien sûr, rien de tout cela n’implique que les États-Unis ne pourront pas conserver pendant un certain temps encore la plus puissante économie au monde et, en termes de capacité de destruction, la plus puissante force militaire. Néanmoins, il ne fait aucun doute que l’environnement stratégique dans lequel les dirigeants américains doivent prendre des décisions critiques, lorsque les intérêts nationaux vitaux sont en jeu, a changé de façon spectaculaire depuis le début de la crise économique mondiale.

Plus significatif encore, le président Obama et ses principaux conseillers commencent à contrecœur à remodeler la politique étrangère américaine en ayant à l’esprit cette nouvelle réalité mondiale. Cela paraît évident, par exemple, dans la décision de l’administration de réexaminer la stratégie américaine en l’Afghanistan.

C’est seulement en mars que le président a adopté une nouvelle stratégie de contre-insurrection en Afghanistan, consistant en un renforcement de la présence américaine sur le terrain, accompagné d’un engagement de longue durée pour gagner les cœurs et les esprits dans les villages où les talibans ont réapparu. C’est sur cette base qu’il a limogé le commandant en chef en Afghanistan, le général David D. McKiernan, pour le remplacer par le général Stanley A. Mc Chrystal, considéré comme un partisan plus résolu de la contre-insurrection. Toutefois, lorsque Mc Chrystal a présenté à Obama la facture de cette stratégie - 40 000 à 80 000 soldats supplémentaires (en plus des 20.000 et quelques renforts récemment déployés) - nombreux sont ceux qui ont pâli dans la garde rapprochée du Président.

Un tel déploiement coûtera non seulement des centaines de milliards de dollars au Trésor, ce qu’il peut difficilement se permettre, mais la pression exercée sur l’armée et le Corps des Marines peut devenir presqu’insupportable après ces nombreuses années de déploiements multiples et répétés et de stress en Irak. Ce prix serait plus tolérable, bien sûr, si les alliés de l’Amérique acceptaient de prendre une plus grande part de cette charge, mais ils sont de moins en moins disposés à le faire.

Les dirigeants de la Russie et la Chine ne sont sans doute pas entièrement mécontent de voir les États-Unis épuiser leurs ressources financières et militaires en Afghanistan. Dans ces circonstances, il n’est guère surprenant que le Vice Président Joe Biden, entre autres, préconise un nouveau tournant dans la politique américaine, avec une stratégie moins coûteuse de contre-terrorisme - plutôt que de contre-insurrection - qui viserait pour partie à démanteler Al-Qaïda au Pakistan - à l’aide de drones et des forces spéciales - au lieu de mobiliser de nombreuses troupes américaines (tout en laissant le niveau des forces en Afghanistan relativement inchangé).

Il est trop tôt pour prédire sur quoi va déboucher cette réévaluation par le président de la stratégie américaine en Afghanistan, mais le fait qu’il n’ait pas accepté immédiatement le plan Mc Chrystal et ait laissé libre cours à Joe Biden pour défendre sa position suggère qu’il puisse finir par comprendre ce qu’il y aurait de déraisonnable à accroitre les engagements militaires américains à l’étranger au moment où la prééminence mondiale des USA est sur le déclin.

On perçoit cette prudence d’Obama dans autres décisions prises récemment. Bien qu’il continue d’affirmer que l’acquisition d’armes nucléaires par l’Iran est inadmissible et que l’utilisation de la force pour l’en empêcher reste une option, il a clairement fait en sorte de réduire au minimum la probabilité que cette option - qui pourrait également être compromise par des « alliés » récalcitrants - soit jamais utilisée.

Par ailleurs, il a donné une nouvelle impulsion à la diplomatie américaine, en cherchant l’amélioration des liens avec Moscou et en permettant que soient repris les contacts diplomatiques avec des Etats précédemment considérés comme parias, tels la Birmanie, le Soudan et la Syrie. Cela reflète également la réalité de notre monde en évolution : la posture du « je vaux mieux que toi » et de l’intimidation adoptée par l’administration Bush envers ces pays et d’autres durant près de huit ans n’a que rarement permis d’obtenir quoique ce soit. On peut se représenter cela comme la reconnaissance implicite que les États-Unis sont descendus de leur statut de « superpuissance unique » de la planète à celui de pays ordinaire. C’est après tout ce que font les pays ordinaires : ils engagent des pourparlers diplomatiques avec les autres pays, qu’ils aiment ou non leurs gouvernements actuels.

Bienvenue donc, dans le monde de 2025. Il ne ressemble plus à celui de notre passé récent, lorsque les États-Unis dépassaient de la tête et des épaules toutes les autres nations, et ne convient qu’assez mal aux fantasmes de puissance mondiale nés à Washington depuis l’effondrement de l’Union soviétique en 1991. Mais c’est la réalité.

Pour beaucoup d’Américains, la perte de cette prééminence pourrait provoquer de l’inconfort, voire du désespoir. Mais d’un autre côté, il convient de reconnaitre les avantages qu’il y a à être un pays ordinaire, comme n’importe quelle autre nation : personne ne s’attend à ce que le Canada, la France ou l’Italie envoient 40 000 soldats supplémentaires en Afghanistan, en plus des 68 000 qui y sont déjà et des 120 000 hommes en Irak. Personne non plus ne s’attend à ce que ces pays consacrent 925 milliards de dollars sur l’argent des contribuables à cette fin - ce que coûtent ces deux guerres, selon le National Priorities Project.

Une question demeure : Combien de temps encore persistera à Washington le sentiment que les Américains peuvent se permettre de financer leur rôle mondial, avec le maintien de bases militaires sur une bonne partie de la planète et la poursuite de guerres lointaines au nom de la sécurité mondiale, alors que l’économie américaine perd autant de terrain face à ses concurrents ? Tel est le dilemme auquel le président Obama et ses conseillers doivent se confronter dans ce monde transformé de l’année 2025.

Michael T. Klare,

TomDispatch,

26 octobre 2009

Source : Contre Info · info - traduction Contre Info

Comité Valmy



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

 

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

21/11/2009

n° 50 - Les dossiers des 'Guerres de l'Otan' - 19-11 :- Début - L’UE, l’OTAN et les États-Unis : l’Alliance du XXIe siècle pour une domination mondiale.


n° 50 -  Les dossiers  des 'Guerres de l'Otan'  - 19-11 :- Début  - L’UE, l’OTAN et les États-Unis : l’Alliance du XXIe siècle pour une domination mondiale.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Les dossiers des ‘Guerres de l'Otan’. n° 50 - 19-11

C.De Broeder & M.Lemaire

 



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

1 Dossiers

1-1 dedefensa : OTAN, irresponsabilité et conspiration.

1-2 Américains et Européens fêtent-ils la même Otan ?

1-3 Comité Valmy : -'Nous, aux États-Unis, avons besoin d’une Europe qui soit aussi unie que possible'. dit Victoria Nuland. 

1-4 dedefensa : La Russie, le Mistral et l’OTAN.

Suite

2 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

2-1 OTAN Laval : Rapprochement OTAN – Russie : entente cordiale ou calme avant la tempête?

2-2 Rick Rozoff : L’UE, l’OTAN et les États-Unis : l’Alliance du XXIe siècle pour une domination mondiale.

Fin  -

2-3 Diana Johnstone : L’Otan du Kosovo à l’Afghanistan : guerres sans frontières.



Dossiers

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

1-1 dedefensa : OTAN, irresponsabilité et conspiration.

Plusieurs indications précises montrent qu’un climat nouveau est en train de s’installer autour de l’OTAN, avec notamment les USA et la Russie comme autres acteurs. L’événement prend place dans un domaine plus vaste, où nos considérations sur le black budget du Pentagone (voir notre Bloc-Notes de ce 9 mai 2009) ont largement leur place. Plus précisément, il s’agit d’un affrontement qui se dessine, ou se découvre c’est selon, entre des forces bureaucratiques et certains réseaux, et des pouvoirs nationaux, dans des situations qu’on ne peut décrire que comme paradoxales en apparence, – mais qui, à notre sens, répondent parfaitement à la perception de la réalité d’un système tout-puissant, notamment militaro-bureaucratico-industriel, qui commence à sérieusement s’inquiéter de certaines possibles orientations politiques.

Voyons d’abord les “indications précises”… Dimitri Rogozine, représentant de la Russie auprès de l’OTAN, qui joue avec délectation le rôle de porte-voix provocateur pour mettre à jour des situations de tension ou de crise qu’on voudrait garder dissimulées, en est l’incontestable architecte-vedette.

• Le 7 mai 2009 (UPI), Rogozine lance une première attaque contre l’OTAN, se référant à l’exercice en cours en Géorgie et à l’expulsion (pour “espionnage”) de deux fonctionnaires de la délégation russe auprès de l’OTAN. Moscou a répondu par l’expulsion de deux diplomates canadiens (les Russes se sont abstenus de choisir des Américains). Rogozine parle dans une interview à Izvestia:

«Russia's outspoken ambassador to NATO, Dmitry Rogozin, hammered home Moscow's dim view of the alliance in an interview published in the daily Izvestia. “This organisation is becoming more and more unpredictable.... The alliance can't seem to behave itself in a respectable, stable and decent way,” Rogozin told the newspaper.»

• Le lendemain, Rogozine remet ça, en beaucoup, beaucoup plus précis. On passe de l’organisation “incontrôlable” à l’organisation “comploteuse” (mais on comprendra aisément que c’est la même chose). La déclaration de Rogozine, d’une interview en vidéo à partir de Moscou (reprise notamment sur RussiaToday le 8 mai 2009) est à la fois extraordinairement précise et extraordinairement chaleureuse pour l’administration Obama. La “conspiration” dénoncée, c’est contre Obama d’abord, contre les relations USA-Russie en pleine amélioration ensuite. Bien entendu, Rogozine parle avec l’assentiment du gouvernement russe, – mais aussi, du moins peut-on aisément l’envisager, avec l’accord discret des Américains. Rogozine dit tout haut ce que Moscou pense un peu plus bas, et ce que l’administration Obama pense tout bas. Les nuances de Rogozine, à côté du propos un peu leste, vont jusqu’à éviter de condamner l’OTAN en tant que telle, mais certains groupes, certaines tendances, etc., le reste restant convenable à ses yeux.

«Speaking on Friday to the media via a video link from Brussels, [Rogozin] said: “We believe it is possible that there might be some conspiracy against Obama inside the North Atlantic alliance. This is because the difference between Obama and the former U.S. President George W. Bush is too striking.” “We like what the new leader in the White House is saying. But those who worked with the previous administration may not like it, they may take it as criticism,” he added.

»Dmitry Rogozin blamed NATO for several recent “provocative” moves aimed at Russia. One is attempting to exploit the tension between Russia and Georgia to make the rift worse, which the envoy called “unfair.” “We have ages-long ties with Georgia, and sooner or later we’ll work out our relations. NATO’s exploiting the difficulties in our relations is graceless and unfair. Let the alliance fight real challenges.”»

Puis, après avoir dénoncé l’expulsion des deux “espions” russes, également perçue comme une provocation, Rogozine nuance effectivement son discours dans le sens du poil: «However NATO is not “lost as a partner” to Russia, Rogozin believes. “There are active forces in the alliance, which don’t belong to the so-called ‘party of war,' but on the contrary, support the party of peace, the party of cooperation, the party of concord…»

• Il nous paraît évident, effectivement, que les Américains partagent les préoccupations des Russes devant les interférences de tel ou tel “incident”, directement ou indirectement otanien, sur les négociation USA-Russie en cours et, de façon plus générale, sur le courant d’amélioration des relations entre les deux puissances. C’est à la lumière de cette préoccupation qu’on doit interpréter l’intervention conjointe Clinton-Lavrov, le 7 mai 2009 à Washington, pour dire que ce qui se passe en Géorgie (les manœuvres OTAN) n’interfèrent en rien dans le processus USA-Russie; signe des temps et signe de l’entente, d’autant plus marquée face aux gamineries et comploteries géorgiennes, Clinton a solennellement et en personne accompagné Lavrov à la Maison-Blanche. “We mean business”, comme ils disent.

«The United States and Russia vowed Thursday that tension over the former Soviet state of Georgia will not torpedo negotiations to replace a Cold War-era nuclear arms control treaty. Secretary of State Hillary Clinton and her Russian counterpart Sergei Lavrov insisted plans for a follow-on Strategic Arms Reduction Treaty (START) trumped their concerns over Georgia, with which Russia fought a brief war last August. In a sign of the importance the new administration attaches to improving relations with Russia, which plunged to a low under president George W. Bush, Clinton was to accompany Lavrov later to the Oval Office to meet President Barack Obama.

»Wednesday's start of NATO war games in Georgia has rekindled tensions between Washington and Moscow, which is also unhappy with US support for Georgia's eventual membership in the North Atlantic Treaty Organization. But Clinton said: “It is I think old thinking to say that we have a disagreement in one area, therefore we should not work on something else that is of overwhelming importance. That's just not the way we think. “If you look at what we are doing on START and non proliferation, that has to do with the future safety of the world and the United States and Russia bear a special responsibility,” she added. “So we are working very hard together.”»

• Il apparaît que les Russes ménagent au maximum les USA, et ceux qui parlent de “climat de Guerre froide” (des journaux britanniques type Times, très friands de ces lieux communs d’autres temps) devraient le réserver à l’OTAN. Exemple, ce commentaire du ministre russe de la défense concernant le tir raté d’un missile stratégique tiré de sous-marin Boulava, selon Novosti le 6 mai 2009. Le ministre écarte catégoriquement les suggestions d’intervention malveillantes US, pourtant un sujet polémique en or et sans trop de risque s’il y avait concurrence ou antagonisme entre les deux pays:

«Les Etats-Unis ne sont pas responsables des tirs manqués du missile balistique basé en mer Boulava, a fait savoir le ministre russe de la Défense Anatoli Serdioukov. Certains médias avaient antérieurement affirmé que les essais du missile étaient gênés par les Américains qui utilisaient à cet effet les systèmes de lutte radio-électronique déployés en Alaska, dans le nord de l'Europe et au Groenland. “Les Américains n'y sont pour rien”, a déclaré le ministre dans une interview à la Rossiiskaïa Gazeta. Il a souligné que les essais de n'importe quel missile constituaient un processus difficile et, malheureusement, assez lent.»

Bel enchaînement des choses, en une séquence révélatrice. Tout cela tend à montrer une réelle coordination entre les USA et la Russie, dans tous les cas sur la question des négociations nucléaires et stratégiques, et tout ce qui s’ensuit aux niveaux régionaux (notamment, semble-t-il, le réseau BMDE). L’intervention de Rogozine, dénonçant “une sorte de conspiration contre Obama à l’intérieur de l’Alliance atlantique” (notez qu’il ne dit pas “l’OTAN” mais quelque chose comme “des forces à l’intérieur de l’OTAN”) est une affirmation extraordinaire: non seulement parce qu’elle met en cause l’OTAN, ou “des forces à l’intérieur de l’OTAN”, mais aussi parce qu’elle constitue une étonnante tentative de protection de l’administration Obama, d’ailleurs aussitôt expliquée par la satisfaction russe pour la politique de cette administration. Avec toutes ces nuances, on découvre effectivement une cohérence entre le premier propos de Rogozine (“l’OTAN est incontrôlable”) et le second (conspiration “de forces à l’intérieur de l’OTAN”), – le second propos confirmant le premier, – c’est bien parce que l’OTAN est incontrôlable et incontrôlée que de telles pratiques peuvent se développer.

La valse des étiquettes et des références

Effectivement, l'idée est celle de l’OTAN devenant incontrôlable, et l’OTAN pouvant apparaître comme une chose manipulée par certaines forces contre la politique officielle des USA. Il faudra s’habituer à envisager de ne plus identifier exactement l’OTAN avec la politique extérieure des USA; il faudra s’habituer à ces situations où les adversaires, les coups bas, les manœuvres ne suivent plus les lignes d’engagement habituelles, nationales, ou “de bloc”. Il y a suffisamment d’éléments qui apparaissent ici et là pour que l’on puisse commencer à prendre tout cela au sérieux; ce que Rogozine dit de l’OTAN ne correspond-il pas à ce qui se passe au Pentagone avec le black budget? Ainsi, d’ailleurs, devons-nous prendre garde à bien définir le mot “conspiration” (ou “complot”, également utilisé) comme nous le faisons dans le cas du black budget. Il s’agit de manœuvres de résistance, de pressions et de pesanteurs bureaucratiques, de manipulations, d’orientations spécifiques données à tel ou tel mouvement déjà lancé, à tel ou tel moment opportun, pour obtenir un effet intéressant; avec, au bout du circuit, quelque cinglé type Saakachvili, toujours aussi nerveux, et l’affaire est dans le sac. Le genèse de l’exercice actuellement en cours en Géorgie, telle que nous l’avons rapportée le 29 avril 2009, avec l’irresponsabilité et la pesanteur bureaucratiques comme causes principales, et l’absence de contrôle du système par le pouvoir politique par-dessus, est tout à fait cohérente avec la prise en main du processus, en phase finale, lorsqu’il s’avère que le pouvoir politique est trop faible pour annuler l’exercice, par les caisses de résonnance des réseaux hérités de l’époque neocons, toujours en place.

Le cas peut être d’ailleurs élargi. L’irresponsabilité de l’UE sous présidence tchèque, avec agressivité anti-russe garantie, a été mise en évidence au sommet du 7 mai à Prague (voir EU Observer du 7 mai 2009). Le sommet avait été précédé d’un malaise et de pressions de certains pays (Allemagne, France, Hollande) pour atténuer l’aspect pro-élargissement (vers les pays limitrophes de la Russie), pour éviter, évidemment, une relance de la tension avec la Russie. Les anciens pays d’Europe de l’Est continuent à pétroler comme au temps de GW Bush, suivis avec l’entrain d’un bœuf inspiré par la Commission européenne. Les pays plus “responsables” freinent des quatre fers. Les Russes devraient faire de ce cas la même analyse qu’il font du cas OTAN ci-dessus. Il ne serait pas étonnant qu’on retrouve, à l’OTAN, certaines inclinations des mêmes pays impliqués dans le maximalisme anti-russe de l’UE, dans la même manœuvre dénoncée par Rogozine. L’irresponsabilité de ces pays rencontre précisément celle des bureaucraties occupées à leur travail de provocation.

La valse des étiquettes, c’est la valse des références, – idéologiques, nationales, politiques. C’est le cas lorsqu’un ténor russe défend la politique de l’administration US contre l’OTAN; un idéologue n’y retrouverait plus ses petits. Absolument détestable lorsqu’il accentue ses attaques au Pakistan ou lorsqu’il s’aligne sur les banques de Wall Street, Obama devient intéressant et presque vertueux lorsqu’il fait dire qu’Israël devrait faire passer son nucléaire au filtre du traité de non-prolifération ou lorsqu’il reçoit Lavrov en grande pompe pour confirmer la déclaration Clinton-Lavrov selon lesquelles les pantalonnades OTAN-Saakachvili n’auront aucun effet sur les négociations Russie-USA. On ne peut plus juger tout cela à l’aune des idéologies, ni même à l’aune des intérêts des uns et des autres. Il faut juger sur les effets essentiels des actes des uns et des autres, entre les effets structurants et les effets déstructurants.

D’une façon générale, on observe tout de même une évolution, avec l’extension de l’irresponsabilité déstructurante des réseaux de l’ancien régime GW Bush associés aux pays irresponsables et en général anti-russes de l’ancienne Europe communiste, vers des organisations internationales dont la direction politique est notoirement nulle (OTAN, bien sûr); et, par conséquence directe, un certain durcissement des grands pays responsables qui prend des allures structurantes par simple effet contradictoire. Certaines forces conservent leur activisme habituel, en l’augmentant, éventuellement vers des tensions qui pourraient devenir intolérables (cas de la bureaucratie du Pentagone/du CMI). Cette évolution est évidemment une conséquence de l’extension des crises systémiques, qu’alimentent les forces déstructurantes, tandis que le courant structurant recrute ponctuellement des pouvoirs nationaux, eux-mêmes mis en danger par les crises systémiques et jugeant essentiel de lutter contre elles. Les schémas idéologiques, voire “de bloc” ou nationaux, deviennent insuffisants ou inappropriés pour ces situations.

Cette évolution n’est pas faite pour ramener la stabilité, on s’en doute. Elle diversifie de façon rafraîchissante les jeux de rôle des uns et des autres. Et puis, elle peut réserver des surprises, si, à une occasion ou l’autre, elle suscite une tension trop forte. C’est de cette façon qu’on peut pousser certains dirigeants, qui ne le désirent pas nécessairement, vers des positions extrêmes qui pourraient leur donner un rôle intéressant. (Qui ne penserait à BHO?) Ce serait un spectacle intéressant, et une évolution porteuse de bien des surprises, d’avoir un jour un Obama au côté d’un Medvedev, condamnant les agissements de l’OTAN, ou de “certains groupes dans l’OTAN” pour leurs action souterraine en Géorgie.

dedefensa.org 

09/05/2009 -

http://www.dedefensa.org/article-otan_irresponsabilite_et_conspiration_09_05_2009.html


1-2 Américains et Européens fêtent-ils la même Otan?

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

Américains et Européens vont fêter sur les bords du Rhin les 60 ans de la plus puissante alliance militaire du globe, mais il n'est pas sûr que leur belle unanimité résisterait si Washington se mettait en tête de promouvoir une Otan mondiale au XXIe siècle.
UE et USA réconciliés
"Les Européens renouent avec les Etats-Unis et vice versa", se félicite un responsable américain à l'Otan, ravi de l'atmosphère de retrouvailles que favorisera au sommet de Strasbourg-Kehl la symbolique du retour de la France dans sa structure militaire. Pour François Heisbourg, conseiller auprès de la Fondation pour la recherche stratégique à Paris, "l'administration du président Barack Obama cherche à montrer au monde un visage coopératif".
En fait, selon l'expert en stratégie belge Joseph Henrotin, "le vrai changement des Etats-Unis à l'égard de l'Europe remonte au deuxième mandat de George W. Bush". Après le grave différend transatlantique sur l'Irak en 2003, "il y a eu, note-t-il, une inflexion consistant à dire que l'on ne pouvait pas se passer des Européens".

A rebours de l'idée des néo-conservateurs américains que l'Europe, déclassée face à la montée de l'Asie, est définitivement hors du coup.
Les Européens, meilleurs partenaires des Américains
Jeremy Shapiro, analyste de l'Institution Brookings de Washington, confirme: "l'ensemble du monde politique américain considère que les Etats-Unis ne trouveront pas de partenaires plus efficaces et plus sûrs dans le monde" que les Européens. Après tout, l'Otan représente encore 75% des dépenses militaires mondiales. Mais si l'on veut que le partenariat euro-atlantique se perpétue, encore faut-il lui trouver une mission évidente, 19 ans après
la Guerre froide.
Aucune menace militaire directe ne pèse plus sur l'Europe. Selon un officier allié, l'Otan garde néanmoins tout son sens pour Washington: "tandis que les Européens eux y cherchent une garantie militaire des Etats-Unis, les Américains viennent y chercher l'appui politique des Européens à leurs entreprises". "L'Otan tel qu'il fonctionne sur la base de l'unanimité est plutôt un boulet pour les Américains. Mais ils y restent pour la transformer en une alliance planétaire destinée à encadrer les Etats +malfaisants+, accessoirement tenir en respect
la Russie et à terme endiguer la Chine", estime l'officier.
Perspective de "global Nato"
En somme, "ils veulent avoir leurs arrières assurés". Perspective de "global Nato" (Otan mondiale) que confirme M. Shapiro. Même s'il admet que les Américains, conscients de l'opposition de nombre de pays européens à un tel programme, ne vont pas se battre pour que cela figure dans le nouveau "concept stratégique" que l'alliance va préparer pour la fin 2010. Pour M. Shapiro, peu importe les oppositions "théoriques". "En pratique, oui, l'Otan est en train de se transformer en une organisation mondiale", et "c'est ce dont ont besoin les Etats-Unis".
C'est pourquoi ils poussent l'Otan à approfondir la coopération militaire avec la trentaine de partenaires extérieurs à la zone atlantique qu'elle a déjà. Cela rassemble quatre pays dits de "contact" (Australie, Japon, Nouvelle-Zélande et Corée du sud), les sept du Dialogue méditerranéen (dont l'Egypte et Israël), les quatre pays du Golfe de l'Initiative d'Istanbul, et la vingtaine de nations du Partenariat pour la paix (Asie centrale, Caucase, cinq neutres européens, plus l'Ukraine, le Belarus et même
la Russie).
"Espérons que nos amis américains ne poussent pas jusqu'à une coalition du genre ligue des démocraties", avertit pourtant François Heisbourg, "car cela conduirait au choc des civilisations". "Si quelque chose peut casser l'Otan, c'est bien un projet de ce genre", insiste-t-il, prévenant qu'il serait contraire à la fois au traité de Washington ayant fondé l'Alliance atlantique et à
la Charte des Nations unies ne reconnaissant qu'un seul organisme à vocation mondiale, le Conseil de sécurité.

(afp/th)

03/04/09

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/806838/2009/04/03/Americains-et-Europeens-fetent-ils-la-meme-Otan.dhtml 


1-3 Comité Valmy : -'Nous, aux États-Unis, avons besoin d’une Europe qui soit aussi unie que possible'. dit Victoria Nuland. 

L’Union transatlantique – Géostratégie des relations OTAN - Union européenne

Notamment depuis l’adoption de l’accord de partenariat transatlantique UE / Etats-Unis du 1er juin 2006, la construction de l’union transatlantique s’accélère à l’insu des peuples, afin de créer un nouvel ordre mondial. Le 9 mars 2009 le parlement européen ( socialistes et verts compris) a décidé de mettre en application un processus devant aboutir en 2015 au Grand Marché Transatlantique, c’est à dire à une grande zone unifiée de libre échange entre l’Europe et les Etats-Unis.

Il s’agit d’une démarche globale devant déboucher, historiquement à brève échéance, sur une fusion politique et militaire qui à son tour sera imposée aux peuples s’ils ne se révoltent pas. Une fois n’est pas coutume, le Comité Valmy donne ci-dessous la parole à l’ambassadeur des Etats-unis auprès de l’OTAN, ( sic ) pour des propos en forme de directives adressées à des vassaux de l’impérialisme étatsunien.


L’ambassadeur américain auprès de l’Otan, Mme Victoria Nuland, a prononcé deux discours fin février, l’un à Londres le 25 février 2008 et l’autre à Paris le 22 février.

Elle appelle à une nouvelle Union transatlantique, passant notamment par le renforcement de l’Europe de la défense, celle-ci trouvant sa place pour agir indépendamment.

L’UE comme l’Otan pourront alors travailler ensemble. Ayant de nombreux passages communs, les discours se ressemblent.

Le plus révolutionnaire est celui de Londres, même si les extraits significatifs de celui de Paris sont également présentés (http://nato.usmission.gov/ ). 

Extraits du DISCOURS À LA LONDON SCHOOL OF ECONOMICS LE 25 FÉVRIER 2008

(...) Laissez-moi poursuivre avec quelque chose que vous pouvez trouver totalement surprenant, surtout venant de moi : vous qui êtes les diplomates, journalistes, parlementaires, juristes internationaux et les hommes d’affaires de demain, j’espère que vous estimerez que votre première responsabilité, en plus de construire la Grande-Bretagne et l’Otan les plus solides possible, consiste à renforcer et construire les capacités de l’Union européenne. Vous trouverez cela étrange et même un peu louche d’avoir l’ambassadeur américain à l’Otan qui se tient devant vous et qui préconise que vous, les dirigeants britanniques et internationaux de demain, construisiez une UE plus forte. Pourquoi donc ai-je un tel discours ?

Si nous avons appris une chose depuis le 11 septembre 2001, ou même, en l’occurrence, depuis soixante voire cent ans, c’est que les États-Unis et le Royaume-Uni n’ont pas seulement besoin l’un de l’autre, mais qu’ils ont besoin d’une Europe forte. Nous, aux États-Unis, avons besoin d’une Europe qui soit aussi unie que possible, prête à porter toute sa part des responsabilités et à défendre notre sécurité commune et promouvoir nos valeurs partagées. Et les Britanniques, comme tous les Européens, ont besoin d’une Amérique qui est engagée, consultant l’Europe et coopérant avec elle afin de trouver des solutions communes à des défis communs (...).

Aujourd’hui, les défis que nous devons surmonter ensemble vont du terrorisme, de l’extrémisme violent et des armes à effet de masse jusqu’au besoin d’abaisser notre dépendance envers l’énergie fossile, de réagir à la pauvreté, aux maladies et à la faim qui touchent encore trop de gens dans le monde. Ensemble, nous devons composer avec un Kremlin qui a fermement renforcé son pouvoir d’État, qui s’est retiré du traité sur les Forces conventionnelles en Europe (FCE) et qui menace de pointer ses missiles contre ses voisins, même si nous travaillons de concert avec la Russie sur l’Iran, la Corée du Nord et d’autres intérêts communs de première importance. Nous devons maintenir envers l’Iran la juste proportion de diplomatie, d’ouvertures politiques et économiques, et de pression pour qu’il recommence à coopérer avec le Conseil de sécurité, abandonnant toute idée terroriste et procurant à son peuple le futur qu’il mérite. Et nous devons encourager la Chine à utiliser sa puissance croissante à la stabilité et la paix, dans son voisinage ou dans les affaires du monde. En bref, nous vivons dans un monde compliqué et dangereux qui nécessite de la part de ceux qui ont la chance de vivre dans des sociétés libres de réunir leurs forces pour protéger ce que nous avons chez nous et pour consolider et élargir la communauté démocratique.

L’UE indispensable

Quand nous, les États-Unis, cherchons de par le monde les partenaires qui peuvent répondre à ces défis, nous voyons bien sûr nos alliés d’Asie et les autres démocraties puissantes à notre sud et à notre est ; mais souvent, nous nous arrêtons d’abord à l’UE. Nous consulterons toujours Londres en premier, tout comme les autres capitales, mais de plus en plus souvent nous nous tournons également vers les institutions européennes.

Avec maintenant quinze missions sur trois continents, l’UE a prouvé sa capacité à constituer un ensemble plus grand que la somme de ses parties. Aujourd’hui, l’UE fournit de l’aide au développement, des droits de l’homme, des programmes anticorruption, des formateurs de police, des facultés d’encadrement et, le plus important, la capacité de réunir toutes ces choses dans la juste proportion pour faire face au problème du moment. La Grande-Bretagne a été pilote pour construire ces capacités dans l’UE et elles sont fructueuses : à preuve, la mission civilo-militaire de l’UE en Bosnie, les missions de police au Timor oriental et à Rafah, et les efforts de maintien de la paix au Tchad. Nous soutenons le leadership européen dans chacun de ces cas.

Mais alors que la capacité européenne à conduire des actions communes en matière de puissance douce (soft power) s’est accrue, notre engagement transatlantique en matière de puissance dure (hard power) a objectivement décru.

(…) Déjà, au Tchad, les nations européennes qui participent à la mission découvrent que même pour organiser une modeste opération de soutien de la paix, il faut des hélicoptères de manœuvre, des avions de transport à long rayon d’action ; des moyens de renseignement, de surveillance et de reconnaissance sophistiqués ; des moyens de communication modernes et interopérables. Toute l’aide au développement du monde, tout le soutien à la bonne gouvernance et tous les entraînements de police du monde ne servent à rien si vous ne pouvez d’abord fournir de la sécurité aux personnes que vous cherchez à aider.

Besoin d’Europe

L’organisation où je sers, l’Otan, tire les mêmes enseignements en Afghanistan.

C’est pourquoi je suis à Londres aujourd’hui pour dire que les États-Unis, que le Royaume-Uni, que l’Otan et le monde démocratique ont besoin d’une capacité de défense européenne plus forte et plus puissante. Une Politique européenne de sécurité et de défense (PESD) qui ne ferait que de la puissance douce ne suffit pas. Cela impose que la Grande-Bretagne utilise avec détermination son leadership en Europe pour que les dépenses européennes de défense augmentent à nouveau : il faut améliorer les moyens militaires européens investis dans des domaines négligés comme les hélicoptères, les drones, les forces spéciales ; disposer de communications interopérables et de soldats entraînés à la lutte antirébellion. C’est notre intérêt commun parce que les Américains et les Britanniques ne peuvent continuer à porter une telle part du fardeau global sans davantage d’aide de nos Alliés et amis.

(…) Cela me ramène à mon idée première : nous avons besoin d’une UE plus forte, nous avons besoin d’une Otan plus forte, et si l’Afghanistan nous a appris une chose, c’est que nous avons besoin de relations plus proches et confiantes entre elles. J’irai plus loin : si de part et d’autre de l’Atlantique nous croyons réellement à une approche globale de la sécurité, qui réunisse le meilleur de notre puissance, dure et douce à la fois, nous avons besoin d’un endroit où nous pouvons planifier et nous entraîner à de telles missions, comme une famille Otan-UE.

N’ayez pas peur, je ne suis pas en train de parler du rapprochement d’institutions ou même de la fusion de leurs mandats. Ça n’aurait de sens ni pour l’Europe ni pour l’Amérique. L’Europe a besoin d’un espace où elle puisse agir indépendamment, et nous avons besoin d’une Europe capable et déterminée à le faire, dans la défense de nos intérêts et valeurs communs.

Pourtant, nous ne pouvons continuer à partir chacun de notre côté dans des contrées éloignées du monde, et choisir à chaque fois nos partenaires. Les coalitions de volontaires ont leur limite. Nous devons apprendre à penser, se préparer et agir ensemble, tout en préservant l’autonomie de chaque institution. Pas seulement en Afghanistan et au Kosovo, où l’Otan comme l’UE sont engagées ; mais chaque fois que l’on nous appellera à soutenir la sécurité et le développement, que ce soit dans les territoires palestiniens, en Afrique ou pour les prochains défis à peine imaginables aujourd’hui. Si nous pouvons le réaliser en tant que communauté transatlantique, nous pourrons également, en tant que membres au cœur de la famille des Nations unies, renforcer les efforts de l’organisation.

Conjonction favorable

La bonne nouvelle, c’est que les astres paraissent se conjuguer pour favoriser une telle cohérence. À Paris, nous avons un président qui veut utiliser sa présidence de l’UE pour renforcer l’Europe de la défense, et ensuite ramener la France dans une Otan rénovée. À Washington, les dirigeants de tous côtés appellent à plus et non moins d’Europe. Et à Londres, David Miliband nous demande de soutenir la vague civile du monde en faveur de la démocratie, avec la puissance douce comme la dure.

Ainsi, les vieux contentieux et autres disputes s’apaisent sur les deux rives de l’Atlantique. Nous devons maintenant montrer une sagesse égale afin d’abaisser les barrières entre les organisations. Du côté européen, un partenaire comme la Turquie qui contribue généreusement aux missions de l’UE et veut coopérer à l’Agence européenne de défense doit être accueilli : on doit le consulter et lui offrir un accord de sécurité et des droits proportionnés à ses contributions et à son potentiel. En échange, l’Otan doit ouvrir ses portes à un partenariat complet avec Chypre et finaliser un accord de sécurité, tout en encourageant Malte à revenir dans le Partenariat pour la Paix. Des membres anciens de l’UE et de l’Otan comme le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne détiennent les clés de ce grand arrangement. Les États-Unis restent prêts à les aider, mais les Européens doivent prendre l’initiative de faire fondre les glaciers de l’absurde « conflit gelé » entre les deux organisations (...).

(…) Ma génération est prête à entamer le travail pour élaborer l’un des plus grands partenariats de l’histoire, l’Union transatlantique, afin de répondre aux défis les plus récents qui affectent notre sécurité et notre liberté.

EXTRAITS DU DISCOURS AU CLUB DE LA PRESSE À PARIS LE 22 FÉVRIER 2008

(...) L’organisation où je sers, l’Otan, tire les mêmes enseignements en Afghanistan. Aussi quand le président français Nicolas Sarkozy déclare en novembre 2007 devant le Congrès américain : « L’Europe doit maintenant reprendre le dossier majeur de ses capacités militaires... il y a plus de crises qu’il n’y a de capacités pour s’en occuper », aucun Américain ne le désapprouve.

Nous sommes d’accord avec la France : l’Europe, les États-Unis, l’Otan et le monde démocratique ont besoin d’une capacité de défense européenne plus forte et plus puissante. (...) parce que le président Sarkozy a raison : « l’Otan ne peut pas être partout ».

(...) Avec ces défis à l’esprit, nous accueillons avec grand plaisir la déclaration du président français, « la France restera engagée en Afghanistan aussi longtemps que nécessaire, parce que ce qui est en jeu, c’est l’avenir de nos valeurs et de l’Alliance atlantique ». Avec des forces à Kaboul, des équipes intégrées d’entraînement prêtes sans restriction, des Mirage dans le Sud et l’annonce récente de renforts prévisibles, nous voyons que la France joue un rôle croissant dans ce combat.

(...) Nicolas Sarkozy veut utiliser la présidence de l’UE pour renforcer l’Europe de la défense, et ensuite ramener la France dans une Otan rénovée. Avec un moteur français dans les deux organisations, nous pouvons les rapprocher encore plus. À Washington, les dirigeants de tous côtés appellent à plus et non moins d’Europe et applaudissent à l’appel du président français pour que l’Union européenne et l’Otan « marchent la main dans la main ».

(...) Cela nécessitera du courage, de la créativité et un esprit visionnaire. Cela nécessitera considérablement plus d’investissement de la part de chacun d’entre nous. Mais si Washington et Lafayette ont pu joindre leurs forces pour repousser les vareuses rouges, alors, sûrement, notre génération pourra élaborer l’un des plus grands partenariats de l’histoire, l’Union transatlantique, afin de répondre aux défis les plus récents qui affectent notre sécurité et notre liberté.

Comité Valmy

2 novembre 2009,

Source : www.diploweb.com

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article409


1-4 dedefensa : La Russie, le Mistral et l’OTAN.

…Mais, peut-être, dans ce titre, le mot principal est-il absent: “France”.

L’article que Tony Halpin, dans le Times du 2 octobre 2009, consacre à la vente possible du porte-hélicoptères Mistral (avec d’autres à suivre) à la Russie est du plus grand intérêt, à cause de la façon dont il dit certaines choses et pour certaines choses qu’il ne dit pas. Ce “plus grand intérêt” ce résume au titre, aux trois premiers paragraphes et à un autre paragraphe plus loin, le reste de l’article reprenant les diverses déclarations des Français et des Russes, et les à-côtés qui accompagnent cette vente possible qui est évoquée depuis quelques mois.

Le titre nous dit: «Russia to buy warship from France in first Nato arms deal since Cold War.»

…Et les quatre paragraphes (trois + un) que nous citons: