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01/11/2009

n° 116 - Journal du Liban - 26-09 au 31-10 - : Fin- : Israël » se prépare-t-elle à une nouvelle guerre ?


n° 116 -  Journal du Liban - 26-09 au 31-10 - : Fin- : Israël » se prépare-t-elle à une nouvelle guerre ?



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.


Journal du Liban

 n° 116                                        26-09 au 31-10

                                 C.De broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

 6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-1 Mossad au Liban.

7 Les brèves

7-1 Tension a la  frontière libano-israélienne.

7-2 Israël » se prépare-t-elle à une nouvelle guerre ?  

7-3 Le Hezbollah dévoile un projet d'espionnage israélien sans précédent.

7-4 Les dessous de la découverte des dispositifs d'espionnage israélien au Liban Sud.

7-5 Le Hezbollah se déchaîne contre la Finul. 

7-6 Espionnage : Du matériel Français d'interception et de localisation d'écoutes livré au Liban... permet de démanteler un vaste réseau d'espions pro-israéliens au Liban.
7-7 Espionnage israélien : « La communauté internationale est complice ».

7-8 Explosion de Tayr Filsay : qui dit la vérité ?

7-9 Liban: Damas et Ryad pour un gouvernement d'union nationale.

 


 


Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-1 Mossad au Liban.

Le Mossad massacre, certes. Mais il apprend aussi à d'autres fascistes sanguinaires à massacrer... 

Livre Explosif à paraître courant Mai en France aux Editions Fayard intitulé " La Tuerie d'Ehden ou la Malediction des Arabes chrétiens" et qui dévoile notamment les interventions criminelles du Mossad au Liban.
L'importance de ce livre est lié entre autre au fait que son auteur, Richard Labévière, est un écrivain et journaliste qui a des rapports étroits avec certaines sources au ministère français de la Défense. Journaliste expérimenté, il fut le rédacteur en chef de Défense, la revue de l'Institut des hautes études de défense nationale.

Spécialiste du Moyen Orient, il suit de près les développements politiques au Liban depuis des années. En 2006, il a publié un autre livre, Le grand retournement : Bagdad-Beyrouth (Edition du Seuil, 2006) sur les dessous des négociations qui ont eu lieu aux Nations-Unies sur la situation au Liban. Il a également publié Les dollars de la terreur, expliquant le rôle des Etats-Unis dans la fabrication de Bin Laden.
Richard Labévière figure, et pour cause, sur la liste des persona non grata du régime sioniste, dont certains agents occupent des postes de haut niveau dans les milieux politiques et médiatiques, et c'est à ce titre qu'il à été licencié en août dernier, de Radio France Internationale, notamment pour avoir fait des objections sur l'alignement inconditionnel des médias français sur la propagande du gouvernement sioniste. Richard Labévière subit des pressions énormes pour que certains noms figurant dans son livre soient occultés.
En effet, il affirme, preuves indéniables à l'appui, que le meurtre en 1978 du député libanais Tony Frangié, le fils de l'ex-président libanais Sleiman Frangié a été planifié par le Mossad. Le personnage central du Mossad dans ce massacre fut Samir Geagea, à l'époque chef des Phalanges pour la région Nord, devenu aujourd hui l'une des figures de proue dans la coalition du 14 mars au Liban, côte à côte avec Walid Joumblatt, Amin Gémayel et Saad Al-Hariri.
Labévière explique dans une partie de ce livre qu'Israël visait 4 objectifs derrière l'assassinat de Tony Frangié le 13 juin 1978. Il s'agissait tout d'abord d'éliminer l'un de ses pires ennemis chrétiens au Liban, ensuite d'intervenir militairement au nord du Liban où Frangié contrôlait la sécurité, mais aussi de semer la zizanie dans le camp chrétien afin de se faire des alliés. Le dernier objectif visait à affaiblir le camp chrétien allié à la Syrie.
Labévière révèle que le Mossad avait décidé d'assigner cette mission au chef des phalangistes, le défunt Béchir Gémayel. Mais suite à une étude psychologique effectuée par ses services secrets sur quelques-unes des personnalités libanaises c'est Samir Geagea qui a été désigné comme étant la personne ayant le profil pour ce genre de mission.
Dans le chapitre 11, l'auteur décrit les détails du scénario du jour du meurtre de Frangié, ainsi que de celui de son épouse et de son enfant de 3 ans, et de plusieurs de ses collaborateurs et de ses gardes du corps. L'auteur avance que le plan originel consistait à kidnapper l'un des collaborateurs de Frangié, responsable du meurtre de l'un des chefs des phalangistes. En fait, Frangié ne devait pas se trouver dans son palais dans la région d'Ehden à ce moment là, mais une panne de voiture l'a empêché de sortir. Lorsque Samir Geagea, agissant pour le compte du Mossad, est arrivé pour accomplir sa sale besogne, Tony Frangié a refusé catégoriquement de lui livrer son collaborateur.
Les deux camps se sont alors livrés à un combat sans merci dans le palais de Frangié, à Ehden. La famille de Tony Frangié a été massacrée ainsi que tous ceux qui se trouvaient dans le palais à ce moment là, au total 35 personnes mortes ou blessées. Samir Geagea a été blessé à la main et au bras. Richard Labévière a pris soin d'écouter la version de ce dernier. Tout le 14e chapitre lui est consacré.
Le chef des phalangistes a reconnu les évènements sanglants de ces années infernales au Liban mais a nié avoir assassiné Tony Frangié, avançant comme argument sa blessure au bras et à la main. Sa relation avec le Mossad n'avait jamais jusqu'à ce jour été dévoilée aussi clairement, preuves à l'appui. Comme par hasard, il y a quelques mois, l'un des collaborateurs de Tony Frangié, un dénommé Joseph, est apparu sur la chaîne libanaise Orange. Il a dit avoir participé à la défense du palais de Frangié et il a reconnu qu'il était responsable de la blessure de Samir Geagea. Témoin gênant, quelques jours après la diffusion du programme, il a été assassiné.
Les efforts déployés pour suspendre la sortie du livre vont-ils réussir ? A l'intérieur du Mossad, certains de ceux qui ont planifié ce massacre sont encore vivants et actifs. Au Liban, certains noms que l'on retrouve dans ce livre sont actuellement sur le devant de la scène politique, notamment dans le cadre des élections de Juin prochain.
Le danger ne vient pas seulement de ces pressions, mais aussi des révélations qui pourraient éventuellement se solder par des opérations d'assassinat ciblant certaines personnes citées dans ce livre. Il est bien évident que la vie de l'auteur peut elle aussi se trouver menacée.
Alors même qu'au Liban les services de sécurité intérieure se livrent à des arrestations en nombre d'agents travaillant pour le compte du Mossad et faisant partie de trois réseaux d'espionnage, ce livre tombe à pic pour rappeler, s'il en était besoin, les objectifs du régime sioniste de déstabilisation par la violence de son voisin y compris par des assassinats.
Certains accusent le Mossad d'être derrière l'attentat qui a coûté la vie à l'ex premier ministre libanais Rafik Hariri. Cette vague d'arrestations pourrait bien être une piste sérieuse pour prouver les implications criminelles du Mossad au Liban et notamment dans cet assassinat.
Mossad Au Liban : De Nouvelles Révélations Dans Un Livre Explosif De Richard Labévière A Paraître en Mai

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7 Les brèves

Ndlr : La publication de L'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

7-1 Tension a la  frontière libano-israélienne.
La force de paix de l’ONU au Liban a renforcé hier sa présence près de la frontière avec Israël, au lendemain des tirs de roquettes sur le nord d’Israël. Vendredi, des roquettes ont été tirées à partir du village de Qlailé, distant de 15 km de la frontière, suscitant une riposte immédiate de l’armée israélienne qui a bombardé le village avec au moins dix roquettes.
Les tirs sur Israël n’ont pas été revendiqués. L’armée libanaise et la Finul ont retrouvé deux plateformes en bois de lancement de roquettes dans les environs de ce village. « La Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), en coordination avec l’armée libanaise, a déployé des troupes supplémentaires dans le secteur pour empêcher toute escalade, mais la situation est très calme », a déclaré à l’AFP la porte-parole de la Finul, Yasmina Bouziane.

La Finul a de nouveau appelé les parties à la retenue après avoir annoncé l’ouverture d’une enquête, alors que le Premier ministre intérimaire libanais, Fouad Siniora, a considéré que les tirs de roquettes israéliennes qui se sont abattues sur son sol sont comme « une agression flagrante à l’encontre du Liban ».

Lors d’une conversation téléphonique avec le président libanais, Michel Sleimane, en réaction aux tirs de roquettes d’Israël dans l’après-midi, Fouad Siniora a ajouté que ces tirs « sont dangereux dans le contexte actuel ». Cette flambée de violence aux frontières, qui n’a pas fait de victimes, est survenue en pleine crise gouvernementale au Liban, où le chef de la majorité parlementaire, Saâd Hariri, a renoncé à former un gouvernement d’union, accusant la minorité menée par le puissant Hezbollah chiite d’avoir entravé ses efforts. M. Siniora a également appelé le commandant de l’armée libanaise et les Forces intérimaires de l’ONU au Liban (Finul) à ouvrir une enquête et à prendre les mesures de sécurité nécessaires. Il s’agit là du troisième incident du genre à la frontière israélo-libanaise cette année. En janvier et février, plusieurs roquettes tirées à partir du Liban se sont abattues sur le nord d’Israël, faisant des blessés légers. Le Hezbollah, contre lequel Israël a mené une guerre en 2006 après l’enlèvement par le mouvement de deux soldats israéliens, avait nié toute implication. Le mouvement chiite n’a toujours pas réagi à l’attaque de vendredi. La Finul, qui compte aujourd’hui 13 000 militaires, a été créée en 1978 pour surveiller la frontière avec Israël. Elle a vu ses effectifs renforcés en 2006 pour veiller au respect de l’arrêt des combats après la guerre de juillet-août.

L’armée libanaise a été déployée au Liban-sud après ce conflit. Paradoxalement, le vice-ministre israélien des Affaires étrangères a accusé hier le gouvernement libanais de se soustraire à ses engagements et a indiqué que son pays avait porté plainte auprès des Nations unies. « Le gouvernement libanais souverain ne respecte pas ses engagements relevant de la résolution 1701 de l’ONU, car il n’empêche pas ces tirs de roquettes contre notre territoire et ferme les yeux sur les transferts d’armes au Hezbollah », a déclaré
Danny Ayalon. « Le gouvernement libanais est en formation, mais il y a un gouvernement de transition qui doit assumer ses responsabilités, et notre ambassadrice aux Nations unies, Gabriela Shalev, a porté plainte auprès du Conseil de sécurité de l’ONU », a-t-il ajouté. « Pour l’heure, notre riposte ponctuelle sur le terrain suffit. Mais cet incident isolé témoigne du potentiel des terroristes, et Israël répondra massivement si le calme est sérieusement rompu », a-t-il encore dit. La résolution 1701 de l’ONU a mis fin à la guerre de 34 jours qu’Israël a menée à l’été 2006 contre le Hezbollah. Sa composante centrale — qui organisait le retrait progressif des forces israéliennes du Liban sud et leur remplacement par l’armée libanaise appuyée par une Finul (Force intérimaire de l’ONU au Liban) considérablement renforcée — a été appliquée. Mais elle exigeait aussi le strict respect d’un embargo sur les armes à destination des milices libanaises ou étrangères au Liban. «
Nous attendons une action plus efficace de la part des troupes de la Finul pour empêcher la répétition de tels incidents », a encore déclaré M. Ayalon.

13 septembre 2009
http://www.elwatan.com/Tension-aux-frontieres-libano


7-2 Israël » se prépare-t-elle à une nouvelle guerre ?  

Alors que le Commandement du Front intérieur israélien se prépare à distribuer les masques à gaz qu’il avait commandé aux israéliens début d’année, des sources militaires israéliennes ont affirmé  

qu’il est de plus en plus probable qu' « Israël » lance une guerre contre le Hezbollah et le Hamas.
En effet, d'après un article du Canard Enchaîné, « il serait de plus en plus probable qu'Israël mène des offensives terrestres contre le Hezbollah et le Hamas »,.
L’hebdomadaire  s’est basé sur "ce qu'a exposé le commandant en chef de Tsahal, le général Gabi Ashkenazi, aux Américains et aux Français." Le Canard prétend, selon des sources secrétes, qu'Ashkenazi a rencontré le chef d'état-major US, l'amiral Michael Mullen, en Normandie, ainsi que son homologue français Jean-Louis Georgelin à Paris, le 4 octobre dernier.
Le général Ashkenazi aurait été envoyé "en mission" par les autorités israéliennes qui lui avaient demandé de rassurer les Etats-Unis et la France sur le volet iranien; il aurait expliqué aux deux parties qu'Israël ne planifie pas d'offensive contre les structures nucléaires iraniennes mais qu'il se réserve "le droit de riposter ou de mener des opérations terrestres dans le Liban-Sud contre le Hezbollah, ou dans la bande de Gaza où règne le Hamas, allié de l'Iran."
Cela dit, le commandant en chef du Front intérieur,  Yair Golan, a déclaré à Haaretz que le Commandement du front intérieur a terminé le développement d'un nouveau plan de fortification des anciens bâtiments tournera autour de telle sorte que l'escalier pour les zones de sécurité de la population d'appartements de situation d'urgence.
Le commandant en chef prévoit de distribuer des kits aux habitants du nord et du centre, deux régions considérées comme les plus sensibles aux attaques chimiques.
En ce qui concerne le Golan un plan a été élaboré, qui permettrait d'améliorer la défense civile pour la protection des anciens  bâtiments, le plan prévoit de transformer les escaliers en pièces pour assurer la défense civile, ce qui permettrait de maintenir la population en sécurité dans des situations d'urgence.
Yair a déclaré que « 2010 était l'année dans laquelle on doit être surentraîné et que notre  défense civile doit être améliorée », soulignant qu'«Israël fait face à des milliers de missiles dotés d’ogives, qui pèsent une demi-tonne."

Samedi 17 Octobre 2009

 http://www.almanar.com.lb

http://www.alterinfo.net/Israel-se-prepare-t-elle-a-une-g...


7-3 Le Hezbollah dévoile un projet d'espionnage israélien sans précédent.
Après le démantèlement de dizaines de réseaux d'espionnage travaillant à la solde d''Israël", voilà que le Hezbollah fait avorter un projet d'espionnage israélien sans précédent.
Samedi dernier, le Hezbollah a découvert "un engin d'espionnage que l'ennemi israélien a installé sur un câble entre les villages de Houla et de Mays el-Jebel (sud Liban) après la guerre de 2006", a affirmé la résistance islamique dans un communiqué, précisant que l'engin en question était piégé, et que l'ennemi sioniste l'a fait exploser après avoir pris connaissance de sa découverte.
Immédiatement après, l'armée libanaise et la Force des Nations unies (Finul) ont découvert d'autres engins, poussant "Israël" à en détruire une partie, tandis que les autres ont été démantelés du côté libanais.
Le Hezbollah a indiqué que cette agression prouve une fois de plus que l'ennemi continue de violer la souveraineté nationale libanaise et de tenter par toutes les voies, maritime, terrestre et aérienne d'attaquer le pays.

19/10/2009

http://nasr-moqawama.blogspot.com/2009/10/espionnage-israelien-dejoue.html


7-4 Les dessous de la découverte des dispositifs d'espionnage israélien au Liban Sud.
C'est la Résistance qui a informé samedi l'armée libanaise de la présence des trois engins d'espionnage israéliens installés dans la vallée AlAnk entre les deux localités de Houla et de Meïs ElJabal, située à près de mille mètres de la position militaire israélienne AlAbbad.
C'est alors que celle-ci s'est attelée à assiéger la région, quand les drones israéliens sont arrivés sur les lieux.

Vers 20 heures 20 de la nuit de samedi, le premier engin a explosé. Piégé, il semble avoir été sauté à distance, à partir de la Palestine occupée. Le Hezbollah et l'armée libanaise accusent l'ennemi sioniste de l'avoir détruit, de crainte qu'il ne soit démantelé et décodé.
Le second appareil d'espionnage, installé non loin du premier dans la même région, a également eu le même sort, douze heures plus tard, dans la matinée du dimanche. Auparavant, l'armée ennemie avait mis en garde l'armée libanaise et la Finul contre toute velléité de s'en approcher.
C'est alors qu'un régiment de génie de l'armée libanaise s'est chargé de démanteler le troisième dispositif, interdisant à un contingent espagnol de s'en charger seul. Assistée par une unité onusienne, il a découvert 6 boîtes ainsi que des câbles liés aux deux engins détruits. Chacune des boîtes contenait 360 batteries. L'engin n'était pas piégé et servait à connecter les deux autres détruits.
Selon le quotidien AsSafir, les deux engins étaient liés par câbles à un panneau d'émission équipé de caméras, fixé dans la colonie israélienne de Manara située aux confins avec la frontière libanaise. Ils permettaient la transmission presque instantanée de toute action captée.
Restent à savoir quand et comment leur installation a eu lieu.

Selon le Hezbollah, c'est après la guerre de juillet 2006 que le dispositif a été planté, ce qui implique qu'un groupe de techniciens israéliens ou de collaborateurs libanais s'en sont chargés.

Quant à la Finul, elle s'est empressée de dire qu'il a été installé par les Israéliens eux mêmes, durant la guerre de juillet, sans préciser d'où ses informations ont été recueillies.

19/10/2009

http://nasr-moqawama.blogspot.com/2009/10/espionnage-israelien-dejoue.html


7-5 Le Hezbollah se déchaîne contre la Finul. 

Au lendemain de la destruction par Israël d'un matériel d'espionnage installée à Houla en 2006, le Hezbollah s'est déchaîné contre la Finul, l'accusant de « partialité inacceptable » et criant à la « flagrante violation » de la résolution 1701.

20/10 

http://www.lorientlejour.com/


7-6 Espionnage : Du matériel Français d'interception et de localisation d'écoutes livré au Liban... permet de démanteler un vaste réseau d'espions pro-israéliens au Liban.
Le Figaro :
"La France a livré du matériel d’écoutes téléphoniques aux Forces de sécurité intérieure libanaises (FSI) pour les aider à découvrir la vérité sur l’assassinat, en février 2005, de l’ancien premier ministre Rafic Hariri, mais cet équipement sensible a servi ensuite à démanteler un vaste réseau d’espions pro-israéliens au Liban, ce qui a provoqué la colère de l’État hébreu.
L’affaire, confirmée par une source diplomatique et une autre au ministère de l’Intérieur, pourrait s’avérer embarrassante, lorsque le tribunal spécial pour le Liban publiera son acte d’accusation.
«L’opération s’est nouée au printemps 2006, lorsque les FSI, proches du camp Hariri, se sont plaintes de ne pas disposer d’un matériel de qualité identique à celui dont bénéficiait alors la commission d’enquête internationale», affirme une source française proche de la famille Hariri.

À cette époque, les hommes du général Ashraf Rifi, patron des FSI, cherchaient à bâtir leur propre service de renseignements, pour ne pas se laisser déborder par les services existants, proches des factions rivales.
Du matériel d’interception et de localisation d’écoutes sera livré aux FSI, par des sociétés privées françaises, après accord de l’État. Aux côtés d’autres équipements fournis eux par la CIA (en particulier, un précieux logiciel d’exploitation de données), ces outils vont notamment permettre aux enquêteurs de mettre au jour un réseau d’individus impliqués dans la préparation de l’attentat contre Hariri.

Mais l’efficacité des limiers libanais finira par inquiéter leurs ennemis. En janvier 2008, le capitaine Wissam Eid, responsable des écoutes au sein des FSI, est tué, lorsque son convoi explose sur une bombe à Beyrouth.
Ces grandes oreilles devaient théoriquement traquer les communications des «ennemis syriens, iraniens et de leurs alliés locaux», mais, comme souvent en matière de fourniture de systèmes d’écoutes, ceux-ci auront d’autres applications".

IsraelValley Desk
Source: http://www.lefigaro.fr/international/2009/10/15/01003-20091015ARTFIG00007-une-livraison-francaise-de-materiel-d-ecoutes-irrite-israel-.php


7-7 Espionnage israélien : « La communauté internationale est complice ».
Le député du Bloc de la fidélité à la résistance, Nawwar Sahili, a estimé que « la découverte du matériel d'espionnage israélien à Houla est une victoire pour le Liban, que ce soit pour sa Résistance ou son armée.

Cette affaire a embarrassé les Israéliens qui ont été obligés de faire exploser le matériel.

« Ceci est une violation claire des résolutions internationales, pire encore, c'est une violation de la souveraineté libanaise. Cette affaire devrait être liée au dossier du réseau d'espionnage israélien, démantelé l'été dernier », a-t-il ajouté.
De son côté, le responsable des affaires internationales au sein du Hezbollah, Nawwaf Moussaoui, a indiqué lors d'un entretien avec l'ambassadeur du Danemark au Liban, Jan Top Christensen, qu'il « relève du devoir de la communauté internationale de mieux surveiller les agissements israéliens » et que « le Liban a le droit de défendre son territoire et sa souveraineté ».
M. Moussaoui a également indiqué que « le rapport de Ban Ki-moon sur la 1559 n'a pas été clair concernant le réseau d'espionnage israélien démantelé au Liban ou encore les explosions de matériel d'espionnage à Houla dernièrement ». « Cette affaire met la sécurité du Liban en danger et constitue une violation claire de la 1701 », a-t-il estimé, ajoutant qu'encore « une fois, la communauté internationale se range du côté des agresseurs. Il semble qu'elle est incapable de résister à ce qui est dicté par l'axe israélo-américain ».
Pour sa part, le vice-président du Conseil supérieur Abdel Amir Kabalan, a constaté qu'Israël « veut du mal au Liban, violant sa souveraineté avec ses survols et avec son réseau d'espionnage ». «
L'État hébreu effectue actuellement des manœuvres conjointes avec l'armée américaine. Les Libanais devraient prendre leurs précautions », a-t-il ajouté.

21/10

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/635506/Amal_et_le_Hezbollah_critiquent_le_dernier_rapport_de_Ban_Ki-moon_sur_la_1559.html


7-8 Explosion de Tayr Filsay : qui dit la vérité ?
ps
Ndlr : La publication de l'article et  analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur (lorient le jour) mais doit être vu comme information.

Les informations les plus contradictoires circulaient hier autour de l'explosion survenue la veille au soir dans le village de Tayr Filsay, dans le caza de Tyr.
Un seul fait est certain, dans la mesure où il a été reconnu par l'ensemble des sources : l'explosion s'est produite dans des locaux appartenant à un membre du Hezbollah, Nasser Issa.
L'armée libanaise a déclaré hier dans un communiqué qu'une personne avait été blessée lundi soir dans l'explosion d'un obus dans une maison de Tayr Filsay, un village situé dans le nord du caza de Tyr.
Hussein Hajj-Hassan, député du Hezbollah, a affirmé que la déflagration s'était produite dans le garage d'un membre de ce parti, blessant une seule personne.

Reprenant un communiqué du Hezbollah, il a précisé que sa formation cherchait à connaître l'origine de cette déflagration.
Critiquant certaines versions « gonflées » de l'incident, M. Hajj-Hassan, qui s'exprimait dans le cadre de l'émission « Nharkom saïd » de la LBC, et à affirmé que Tayr Filsay se trouve au nord du Litani, autrement dit hors de la zone d'application de la résolution 1701 du Conseil de sécurité dans son article interdisant la présence d'armes non légales.
Cette affirmation est fausse, car Tayr Filsay est situé sur une colline surplombant directement le fleuve, mais du côté sud, ce qui veut dire que ce village est placé sous la juridiction de la 1701.
Pour en revenir au déroulement de l'incident, certains habitants du village ont abondé dans le sens du Hezbollah, affirmant même qu'un court-circuit pourrait être à l'origine de la déflagration.
En revanche, d'autres témoins ont indiqué à l'agence al-Markaziya que plusieurs personnes se trouvaient dans le garage et qu'ils étaient en train de réparer une rampe de lancement de roquettes et de manipuler des munitions. Celles-ci ont explosé, faisant deux morts et deux blessés.
Des sources des services de sécurité avaient indiqué lundi soir à Reuters que cinq personnes, parmi lesquelles un responsable du Hezbollah, avaient péri dans l'explosion.
Un autre responsable des services de sécurité libanais avait affirmé à l'AFP qu'un militant du Hezbollah avait été grièvement blessé alors qu'il tentait de désamorcer chez lui une roquette datant de la guerre de l'été 2006.
La version israélienne
Hier soir, l'AFP a rapporté de Jérusalem que l'armée israélienne a diffusé des images prises par un drone montrant des roquettes évacuées, la veille, du site de l'explosion à Tayr Filsay.
Le film, tourné après l'explosion, présente clairement des roquettes, dont l'une de quatre mètres de long, qui sont extraites de la maison et chargées dans deux camions.
Les images du drone qui, selon l'armée israélienne, a suivi les camions, montrent ensuite le déchargement des roquettes dans un bâtiment situé dans une autre localité du Liban-Sud.
« L'armée israélienne considère que cette explosion démontre une nouvelle fois la présence au Liban-Sud d'armes interdites » par le Conseil de sécurité de l'ONU, selon un communiqué militaire.
« L'armée israélienne a demandé à la Finul d'ouvrir une enquête sur cette affaire », ajoute le communiqué.
Le vice-ministre israélien de la Défense, Matan Vilnai, a déclaré mardi à la radio de l'armée israélienne qu'il était évident qu'il s'agissait d'un « accident du Hezbollah ».
Yasmina Bouziane, porte-parole de la Finul, a indiqué qu'une patrouille de Casques bleus et une patrouille de l'armée libanaise s'étaient rendues lundi soir sur les lieux de l'explosion. Mardi, des enquêteurs des deux parties ont « inspecté le site et les environs ».
« D'après les informations de l'armée libanaise, une personne a été blessée et la Finul n'a pas reçu d'informations sur d'autres victimes », a-t-elle ajouté.
Michael Williams, coordinateur spécial de l'ONU pour le Liban, s'est dit « très préoccupé » par l'explosion. « Nous suivons cette affaire de près parce qu'elle concerne la résolution 1701 », a-t-il dit à l'issue d'une rencontre avec le Premier ministre désigné, Saad Hariri.
Israël et les États-Unis avaient accusé le Hezbollah de violer l'embargo des Nations unies sur les armes au Liban-Sud après l'explosion d'une cache d'armes en juillet à Kherbet Selm, dans le caza de Bint-Jbeil.
Les Nations unies avaient dit à l'époque que certains éléments indiquaient que ces armes appartenaient au Hezbollah et que leur présence constituait une violation de la résolution 1701 du Conseil de sécurité.

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/634497/Explosion_de_Tayr_Filsay+%3A_qui_dit_la_verite+%3F.html


7-9 Liban: Damas et Ryad pour un gouvernement d'union nationale.

Le président syrien Bachar al-Assad et le roi Abdallah d'Arabie ont souligné jeudi l'importance de la formation d'un gouvernement d'union nationale au Liban, lors d'une rencontre à Damas, a indiqué l'agence officielle Sana.

Les deux dirigeants ont souligné "l'importance de l'entente entre les Libanais qui (devraient) trouver des points communs pour servir l'intérêt du Liban et former un gouvernement d'union nationale" dans ce pays, rapporte Sana.

"Un gouvernement d'union nationale est la base de la stabilité, de l'unité et de la force du Liban", ont-ils ajouté.

Le Liban est sans gouvernement depuis les législatives de juin remportées par le camp dirigé par Saad Hariri.

Les concertations entre la majorité parlementaire soutenue par les Etats-Unis et l'Arabie saoudite et la minorité appuyée par Damas et Téhéran sur la formation d'un gouvernement d'union traînent en longueur, les deux camps ne parvenant pas à se mettre d'accord sur les portefeuilles.

8/10

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iNA4EhI5h4zeta-TZNkptRwcne2w



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


31/10/2009

n°492 - Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de Palestine - 27-10 -:Début - : L'inéluctable affaiblissement d’Israël.


n°492 - Les  Dossiers   'Géopolitique et stratégie' de  Palestine  - 27-10 -:Début - : L'inéluctable affaiblissement d’Israël.



L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

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Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 



Les  Dossiers   'Géopolitique et stratégie' de  Palestine

n°492 - 27-10

C.De Broeder & M.Lemaire



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Sommaire

Tiré à part

Quelle vision d'avenir réaliste  après l'illégitime, amoral et meurtrier  passé ?

1 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

1-1 Israël attaquerait l'Iran après Décembre.

1-2 Le chef de l'Autorité palestinienne accumule les revers.

1-3 Mahmoud Abbas peine à enrayer son déclin de popularité. 

1-4 Ali Abunimah : La faillite d’Obama et la lutte des Palestiniens.  

1-5 Nicolas Bárdos-Féltoronyi : Obama Nobel ?

1-6 Nadine Rosa-Rosso : Boycott et résistance : Israël et Afrique du Sud.

1-7 Olivier Kempf : L'inéluctable affaiblissement d’Israël.

1-8 Jeff Gates : Israël tombera-t-il dans cinq ans ?

Suite

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Abed el-Muhmayn Asus : « Ils ont massacré mes oliviers ».

2-2 Mouedden Mohsin : Bruxelles persiste à soutenir Israël.

Leyla Jad : La Palestine participera à la 35ème session de la conférence de l’UNESCO.

3 Annexe

3-1 Dan Lieberman : Dissident Voice : Déconstruire le discours israélien. 

3-2 Mounadil Djazaïri : Arthur Ruppin, le "père de la colonisation sioniste" de la Palestine était Nazi!  

3-3 Tom Segev : La fabrique de l'Histoire : Revisiter Arthur Ruppin.

Fin

3-4 Jean Bricmont : Antifascistes, encore un effort... si vous voulez l'être vraiment !

3-5 Chems Eddine Chitour : Le partage du Moyen-Orient.

3-6 Francis Boyle : La dissuasion nucléaire est contraire au droit international.

3-7 Israël plante ses Equipements Militaires High Tech Invasifs en Azerbaïdjan.

3-8 Un Ex du Mossad comme Ambassadeur au Turkmenistan.

 



Tiré a part

"Quelle vision d'avenir réaliste  après l'illégitime, amoral et meurtrier passé ?"

Quoiqu’il en soit de cette résolution fondamentale kafkaïenne et du  passé meurtrier inadmissible , même si,  après une « mauvaise paix »,  l’état palestinien totalement souverain  - toléré par les pays occidentaux aux ordres du sionisme international -  s’étendait  de la mythique "ligne  verte" (et pas du mur donc ?) jusqu’au Jourdain, est-il sérieusement démontré avec un minimum de précisions , par des économistes compétents (c’est déjà très rare !) et indépendants (sans commentaire),  que ce territoire avec peu  de surfaces  arables, réserve gazière littorale incluse  ou non,  serait  suffisant pour permettre l’autonomie économique, dans le respect plus que souhaitable et durable de l’environnement,  de tous les Palestiniens  de la planète voulant enfin vivre ou revivre, suite à ce qui resterait une inadmissible injustice éthiquement ,  sur une  partie seulement de la terre de leurs aïeux ? Y compris les Palestiniens dit de 1948 que bien évidemment l’état sioniste « inviteraient fermement » à quitter « l’état de Juifs » et à aller vivre dans « leur pays » ?

Telle est la question que devraient honnêtement se poser celles et ceux qui, tout en affirmant à juste titre qu’ils ont  fait beaucoup non pas pour les, mais pour « seulement » des  Palestiniens, estiment qu’il faut être réaliste et se résigner à la perdurance d’un état fondamentalement raciste encore sans respect de sa propre déclaration d’indépendance, sans frontières, sans constitution, sans nationalité (israélienne), sans haute Cour de justice indépendante digne de ce nom, sans  respect des lois internationales,  sans respect des résolutions  de l’Onu qui la dérangent, sans …, sans … et encore sans …..

A chacun de répondre en conscience

Bonne nuit  ou bonjour

Un palestinophile français

Jean-Marie 



1 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

Ndlr : La publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

 

1-1 Israël attaquerait l'Iran après Décembre.

Un magazine Français (ndlr. Canard Enchainé).  a rapporté Mercredi qu’Israël effectue des préparations pour mener une attaque militaire contre l’Iran après Décembre.
Selon l’article du Canard Enchainé cité par
la Radio Israël, Jérusalem a déjà commandé des rations de combat de haute qualité auprès d’un fabricant alimentaire Français pour les soldats servant dans des unités d'élite et a également demandé aux réservistes de ces unités qui habitent à l’étranger de retourner en Israël.    
Le magazine rapporte plus loin que lors d’une récente visite en France, le Général en chef de l’Israel Defense Forces, Gabi Ashkenazi, a dit à son homologue français, Jean-Louis Georgelin, qu'Israël ne prévoyait pas de bombarder l'Iran, mais pourrait envoyer des troupes d'élite pour mener des activités sur le sol Iranien.  
 Selon le magazine, ceci pourrait signifier le sabotage des installations nucléaires, mais aussi les assassinats des hauts scientifiques du nucléaire Iranien.
 Israël a récemment atténué sa rhétorique contre l'Iran pour ne pas gêner les efforts diplomatiques Américains pour la transparence de l’Iran concernant son programme nucléaire, mais ni Jérusalem ni Washington n'ont jusqu'ici fait de déclaration claire sur le fait que l'option militaire contre l'Iran est écarté.  
 Israël maintient qu'il a la capacité militaire d'attaquer seul l'Iran si les sanctions contre
la Iran se révèlent inefficaces.   
 Israël accuse l'Iran de chercher à acquérir l’arme nucléaire.

Téhéran maintient que son programme nucléaire est à des fins pacifiques.  
ndlr : Le ‘Jerusalem Post’ n'a pas pu confirmer l’article du ‘Canard Enchainé’.

15/10
Traduction Alter Info
http://www.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1255547721120&pagename=JPost/JPArticle/ShowFull

http://www.alterinfo.net/Israel-attaquerait-l-Iran-apres-Decembre_a38027.html 


1-2 Le chef de l'Autorité palestinienne accumule les revers.

La réunion du Conseil des droits de l'homme des Nations unies, qui s'est tenue vendredi 2 octobre à Genève, a tourné à l'avantage d'Israël. S'exprimant au nom des pays arabes, musulmans et africains, le représentant du Pakistan a demandé que le vote sur une résolution reprenant l'essentiel des conclusions du rapport du juge Richard Goldstone sur la guerre de Gaza (27 décembre 2008-17 janvier 2009) soit reporté à la prochaine session du Conseil, en mars 2010.

Cette décision a été prise après que l'Autorité palestinienne a indiqué, jeudi, qu'elle renonçait à soutenir le projet de résolution.

Le même jour, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, avait lancé un avertissement : "L'adoption du rapport Goldstone porterait un coup fatal au processus de paix."

 Les Etats-Unis, échaudés par le sommet tripartite peu fructueux de New York, le 22 septembre, n'ont voulu prendre aucun risque. L'administration américaine a exercé d'intenses pressions sur l'Autorité palestinienne, ainsi que sur les pays européens, pour que le vote sur un texte accusant Israël - mais également le Hamas - de "crimes de guerre" et de "possibles crimes contre l'humanité" n'ait pas lieu.

Ainsi, quelques jours après avoir de facto entériné le renoncement de Washington à exiger un gel intégral de la colonisation israélienne en Cisjordanie, l'Autorité palestinienne a dû une nouvelle fois s'incliner. Une reculade que son représentant à Genève, Ibrahim Khreisheh, s'est efforcé de présenter comme une pause tactique : "Le rapport est très technique. Nous voulons donner le temps à toutes les délégations de l'étudier en profondeur. Nous espérons qu'à la prochaine session, certains pays européens auront changé d'attitude."

"CAPITULATION INTÉGRALE"

Cette décision risque cependant de choquer profondément la population des territoires occupés. "L'Autorité palestinienne ne représente plus le peuple palestinien, affirme ainsi le psychiatre Eyad Sarraj, figure de la société civile de Gaza. C'est une capitulation intégrale."

Du côté du Hamas, ravi de prendre son rival de Cisjordanie en flagrant délit de faiblesse, le ton est encore moins amène.

"Abou Mazen (nom de guerre de M. Abbas) a torpillé tous les efforts des organisations de défense des droits de l'homme qui espéraient rendre justice aux habitants de Gaza. Quelle meilleure preuve que l'Autorité palestinienne a en fait soutenu la guerre ?", estime Fawzi Barhoum, un porte-parole du mouvement. A Genève, l'embarras des Européens était manifeste. Juliette de Rivero, la représentante de l'ONG Human Rights Watch (HRW) s'est dit choquée du "silence et de l'absence de position" de l'Union européenne (UE). Alors que la France et la Grande-Bretagne n'ont fait aucun commentaire, la Suède, au nom de l'UE, s'est contentée d'évoquer un "rapport sérieux", tout en se demandant s'il n'aurait pas "un impact négatif sur les pourparlers de paix en cours".

L'adoption d'une résolution aurait ouvert la voie à d'éventuelles poursuites d'officiers et de représentants du gouvernement israélien devant la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye. Un vote du Conseil de sécurité de l'ONU pour saisir la CPI était cependant nécessaire. La position américaine le rendait peu probable.

Les Israéliens ont néanmoins insisté sur le fait que le précédent ainsi créé pourrait s'appliquer à toutes les armées engagées dans un conflit. Jeudi, M. Nétanyahou a reporté la création d'une commission d'enquête indépendante sur la guerre de Gaza prônée par le rapport Goldstone. Le gouvernement israélien a décidé d'attendre la conclusion des vingt-trois enquêtes criminelles qui ont été ouvertes à la suite de la guerre de Gaza.

Le rapport du juge Goldstone paraît aujourd'hui avoir été mis sous le boisseau, ce qui n'épuise pas pour autant le débat sur les "crimes de guerre" à Gaza. Le gouvernement israélien va intensifier ses efforts pour inciter davantage de pays à se rallier à la position américaine : le rapport Goldstone, avait indiqué le département d'Etat, "se focalise de manière écrasante sur les actions d'Israël".

3/10

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2009/10/03/le-chef-de-l-autorite-palestinienne-accumule-les-revers_1248856_3218.html#ens_id=1228030


1-3 Mahmoud Abbas peine à enrayer son déclin de popularité. 

 "Je ne me suis pas déplacée pour aller le voir, parce que, contrairement à Arafat, il ne se préoccupe pas du petit peuple. Mais je me serais déplacée pour voir Arafat",

S'efforçant d'enrayer son déclin de popularité parmi les Palestiniens de Cisjordanie, Mahmoud Abbas a effectué mardi une rare incursion hors de son quartier général de Ramallah et s'est rendu à Djénine, pour la première fois depuis qu'il est devenu président, il y a près de cinq ans.

Mahmoud Abbas lors de sa visite à Djénine mardi, la première depuis qu'il est devenu président, il y a près de cinq ans. S'efforçant d'enrayer son déclin de popularité parmi les Palestiniens de Cisjordanie, Mahmoud Abbas a effectué mardi une rare incursion hors de son quartier général de Ramallah avec cette visite à Djénine. (Reuters/Mohamad Torokman)

Conscient de subir une perte de confiance notable, le chef du Fatah a tenté de tordre le cou aux rumeurs colportées par ses rivaux du Hamas voulant qu'il ait encouragé Israël à intervenir l'hiver dernier à Gaza contre le mouvement islamiste.

"Je veux répondre à l'accusation de collusion formulée par ses dirigeants. S'il y avait eu collusion, nous ne les aurions pas prévenus une fois, deux fois, trois fois même de l'imminence de l'agression", a asséné le président palestinien à une foule de quelque 1.500 étudiants.

Certains de ceux-ci ont tenu à immortaliser l'événement en prenant des photos du successeur de Yasser Arafat, un vétéran du mouvement nationaliste qu'ils n'avaient jamais vu auparavant en chair et en os, mais seulement sur des affiches ou bien encore à la télévision.

Puis Abbas a contre-attaqué, assurant que, loin d'être des héros, les chefs du Hamas ont fui l'offensive israélienne de décembre et janvier derniers pour gagner le Sinaï à bord d'ambulances, une accusation démentie aussitôt par le mouvement islamiste qui égale en gravité celle de collaboration avec l'Etat juif.

Il n'y a encore pas si longtemps, Abbas ne se serait pas abaissé à relever une telle insulte, mais, aujourd'hui, il est accablé de critiques lui reprochant d'être désespérément coupé du peuple, de n'être qu'une marionnette entre les mains des Etats-Unis, quand ce n'est pas d'être carrément un traître à la cause palestinienne.

DÉSARROI DANS SON PROPRE CAMP

Pour complaire à Barack Obama, Mahmoud Abbas a consenti le mois dernier à rencontrer sous son égide le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu - un sommet qui a fourni à celui-ci une flatteuse occasion de photo sans pour autant à avoir à concéder au chef de la Maison blanche le gel de la colonisation juive.

Mahmoud Abbas aurait pu s'en remettre, car la plupart des Palestiniens sont conscients qu'il doit tenir compte de la forte pression d'un président américain qui a jeté tout son poids dans la balance pour tenter d'arracher un accord de paix global.

Mais il a accru son impression de faiblesse deux semaines plus tard en consentant, à nouveau sous la pression américaine, à reporter à mars prochain toute action de l'Onu sur le rapport indépendant du juge sud-africain Richard Goldstone mettant en cause le comportement de Tsahal lors du conflit de Gaza.

Le Hamas a immédiatement saisi l'occasion de cette reculade pour accuser Abbas de brader la cause nationale, certains chefs du mouvement allant jusqu'à exiger son jugement pour trahison.

Même au sein du propre camp du président le désarroi était manifeste. Ses collaborateurs se sont démenés pour tenter de réparer ce qu'ils considèrent comme une "erreur" qu'il faudra du temps à effacer des mémoires, assurant qu'elle résulte d'un imbroglio diplomatique fondé sur de mauvaises informations.

Durant ses cinq ans de pouvoir, Abbas, qui est âgé de 76 ans, s'est rarement préoccupé des critiques, adoptant une attitude distante et préférant se cantonner à la haute politique, que ce soit à l'étranger ou de son QG de Ramallah.

NI BAIN DE FOULE, NI EFFUSIONS

"C'est la première fois que je vois le président. Je suis très excité. J'espère qu'il se déplacera plus souvent", confie Ahmed Hussein, juché sur une chaise pour pouvoir prendre la photo d'Abbas au-dessus de la forêt de drapeaux palestiniens brandis par les étudiants, qui ont bénéficié d'un jour de congé pour cette visite.

Mais Abbas a peut-être attendu trop longtemps pour changer son comportement. Durant ses années de pouvoir, aucun progrès tangible vers la création d'un Etat palestinien indépendant et une paix juste n'a été accompli. Pendant son discours, mardi, le rugissement des avions israéliens dans le ciel venait rappeler cette dure réalité.

Au lieu de la paix dont il rêve, le mouvement palestinien a connu le plus profond schisme de son histoire, avec mise en déroute des forces du Fatah par celles du Hamas, qui a consacré en juin 2007 une partition de faite entre la bande de Gaza et la Cisjordanie.

L'impression domine désormais que l'érosion de ses soutiens pourrait bien être irréversible, menaçant d'emporter le Fatah, le mouvement nationaliste historique longtemps incontesté, qui doit maintenant se démener pour reconquérir une population qui s'est tournée vers les héros islamistes intransigeants de la résistance.

Le déplacement d'Abbas à Djénine s'inscrit manifestement dans cette tentative de reconquête des coeurs et des esprits, mais il n'a donné lieu à aucun bain de foule ni effusions.

Abbas était entouré de centaines de gardes du corps et policiers armés. Entre ce dispositif de sécurité impressionnant et les limousines noires roulant à vive allure toutes sirènes hurlantes, le contact avec le peuple a été minimal.

Abbas, de toute façon, n'a jamais été aussi populaire que son charismatique prédécesseur, Yasser Arafat, mort fin 2004.

"Je ne me suis pas déplacée pour aller le voir, parce que, contrairement à Arafat, il ne se préoccupe pas du petit peuple. Mais je me serais déplacée pour voir Arafat", confie une femme derrière la grille de son jardin.

13/10

http://www.lexpress.fr/actualites/2/mahmoud-abbas-peine-a-enrayer-son-declin-de-popularite_794258.html

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n°492 - Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de Palestine - 27-10 -:Suite - : L'inéluctable affaiblissement d’Israël.

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L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 



Les  Dossiers   'Géopolitique et stratégie' de  Palestine

n°492 - 27-10

C.De Broeder & M.Lemaire



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Sommaire

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Abed el-Muhmayn Asus : « Ils ont massacré mes oliviers ».

2-2 Mouedden Mohsin : Bruxelles persiste à soutenir Israël.

Leyla Jad : La Palestine participera à la 35ème session de la conférence de l’UNESCO.

3 Annexe

3-1 Dan Lieberman : Dissident Voice : Déconstruire le discours israélien. 

3-2 Mounadil Djazaïri : Arthur Ruppin, le "père de la colonisation sioniste" de la Palestine était Nazi!  

3-3 Tom Segev : La fabrique de l'Histoire : Revisiter Arthur Ruppin. 



2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Abed el-Muhmayn Asus : « Ils ont massacré mes oliviers ».

Quelques jours avant le début de la récolte des olives, les arbres gisent à terre, leurs branches chargées de fruits presque mûrs, dans un champs situé en contrebas de Yitzhar, une colonie juive ultra-orthodoxe réputée comme l’une des plus extrémistes de Cisjordanie. « Ils ont massacré mes oliviers », se lamente Abed el-Muhmayn Asus, qui habite Burin, village palestinien proche de Yitzhar, en montrant ses arbres amputés - certains vieux de plusieurs décennies.
La semaine dernière, près d’une centaine de ses oliviers ont été détruits par les colons de Yitzhar, dont les toits sont visibles sur la ligne de crête qui surplombe son champ.
C’est la quatrième fois qu’ils s’en prennent à ses arbres. Parmi l’enchevêtrement de branches brisées, des troncs calcinés et des boutures d’arbres témoignent des destructions précédentes. « Cette fois-ci, c’est la pire de toutes. Ils ont tailladé sauvagement les troncs verticalement pour qu’il n’y ait aucune chance que je puisse sauver les arbres », explique Abed. Il y a le manque à gagner - 20 000 shekels (3 650 euros) - liés à la vente des olives, mais aussi le dommage de la destruction des arbres, « inestimable », précise l’agriculteur : « Chaque olivier vaut plusieurs milliers de dollars. Leur destruction me ramène plus de dix ans en arrière. »
La récolte des olives, traditionnellement festive dans les Territoires, est, depuis la deuxième Intifada, l’occasion d’incidents avec les colons qui tentent d’intimider les agriculteurs. Cette année, les Palestiniens disent s’attendre au pire en raison des pressions des Etats-Unis, réclamant un gel total de la colonisation, ce qui a exacerbé l’hostilité des Israéliens implantés en Cisjordanie.
La situation est particulièrement tendue autour de Yitzhar, qui est régulièrement le théâtre d’affrontements entre colons, Palestiniens et forces de sécurité israéliennes. Quatre avant-postes de la colonie sont sur la liste des implantations illégales que le gouvernement israélien a promis à Washington de démanteler.
Les habitants de Yitzhar, qui accusent les Palestiniens de tenter de brûler leurs champs et leurs maisons, assurent ne pas avoir entendu parler de l’affaire. « Je ne suis au courant d’aucun incident de ce genre mais si ces oliviers ont effectivement été détruits, cela ne m’étonnerait pas que cela soit l’œuvre des Palestiniens eux-mêmes ou d’anarchistes [militants des organisations internationales de défense des droits des Palestiniens, ndlr], qui se livrent souvent à ce genre de provocation », estime le porte-parole de l’implantation, Yigal Amitaï.
Il y a un mois environ, explique Mohammed Zaban, plus gros propriétaire terrien de Burin, 200 de ses oliviers ont été aspergés d’insecticides, rendant incomestibles les olives. « Cela fait plusieurs années qu’ils s’en prennent à nos arbres, mais depuis quelques mois, tous les moyens sont bons : ils déracinent, brûlent, lacèrent, utilisent des insecticides », explique Mohammed. Et d’ajouter : « La pression des Etats-Unis ne fait que renforcer l’agressivité des colons à notre égard et sur le terrain, rien ne change, Israël continue d’investir des millions dans les colonies. »
En raison des heurts incessants, les Palestiniens ne peuvent accéder à leurs terres proches de Yitzhar qu’en se coordonnant au préalable avec les autorités israéliennes, qu’ils accusent de complaisance à l’égard des colons. « Quand j’ai rapporté ce qui s’est passé, l’officier israélien responsable m’a demandé pourquoi j’étais en colère, que ce genre d’incident arrive tout le temps », relate Abed. Puis, désabusé : « Je n’ai pas porté plainte, ça ne sert à rien. Et ce qui est sûr, c’est que ça ne me rendra pas mes oliviers. »

( Par Delphine Matthieussent:  de Libération - Envoyée spéciale à Burin

06 octobre 2009

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article940


2-2 Mouedden Mohsin : Bruxelles persiste à soutenir Israël.

Après la visite de collaboration du bourgmestre Thielemans à Tel- Aviv, Bruxelles soutient à nouveau Israël  en organisant une mission économique dans l'Etat coupable de crimes contre l'humanité. Jusqu'à quand durera l'honteuse complaisance de nos politiciens?

Une conférence aura lieu le 23 octobre prochain avec Ilan Pappe et Samia Botmeh pour faire le point sur le boycott d'Israël (voir infos ci-dessous). Investig'Action.

Nous venons d’apprendre que la Région Bruxelles-Capitale organiserait en collaboration avec des entreprises belges, une mission économique à Tel-Aviv en Israël entre le 6 et le 10 décembre 2009 (voir ici les détails de la mission).
Pourtant, les trois partis actuellement au pouvoir, à savoir le PS, le CDH et Ecolo tenaient un discours autre avant les élections régionales et notamment lors de la soirée organisée juste après le massacre de Gaza par le Mouvement Citoyen Palestine.
Ce jour-là, la main sur le cœur, les représentants, Isabelle Durant (Ecolo), Philippe Moureaux (PS) et Joëlle Milquet (CDH) trouvaient les mots justes (devant une assistance digne et furieuse), pour condamner une agression militaire inqualifiable qui fit plus de 1400 morts, dont une majorité de  civils.
Comme lors de l’apartheid par l’Afrique du Sud, nous pensions que les partis démocratiques avaient compris la leçon et avaient comme valeurs : la justice, le respect du droit international, le respect de la vie humaine.

Nous sommes au regret de constater qu’en lieu et place de ces valeurs, nous avons droit à ceci : collaboration, cynisme, hypocrisie et soutien à une politique criminelle par diverses missions culturelles, politiques et économiques.
Pour le malheur des Palestiniens, Israël n’est pas l’Afrique du Sud. C’est l’enfant chéri de l’Europe et des Occidentaux en particulier qui quoi qu’il ait fait l'excuseront d’une façon ou d’une autre. Pour beaucoup, Israël, malgré ses « excès », traduisez crime contre l'humanité, reste pour l’Occident, un état modèle, démocratique, respectueux des valeurs humaines et peut-être ou sûrement, le plus important dans un monde fragmenté, un allié inconditionnel contre la « menace » islamique…
Que la Belgique et les partis politiques belges qui ont surfé sur l’émotion collective ne s’étonnent pas d’un radicalisme exacerbé de plus en plus grande de la jeunesse bruxelloise ulcérés par des pratiques au mieux collaborationnistes.

Que l’on ne s’étonne plus du rejet d'une politique dite classique qui depuis trop longtemps a des senteurs nauséabondes. Que l'on ne s'étonne plus de la voir s’exiler vers des partis radicaux ou en émergence…

C'est véritablement l'échec de l'intégration des partis traditionnels à des valeurs nobles. Il y a un mépris profond de la vie de l’arabe et du musulman, un déni de droit pour les colonisés et une façon très hautaine, cynique et ethnocentriste de monnayer ses « valeurs » en tenant un triple discours : économique, politique et "humaniste"…
Ainsi, j’estime que nous n’avons pas de valeurs communes à partager avec certains partis démocratiques. Ce serait faire injure à notre citoyenneté et à notre dignité d’être humain que d’avaliser des valeurs communes instrumentalisés, ressassés et qui en fin de compte ne sont que : fric, sang, collaboration et cynisme.

N’attendez pas dès lors de cette jeunesse bruxelloise en rupture et stigmatisé qu’elle adopte "vos" valeurs, car ces dernières sont de rouge sang ! Pour ma part, un jeune délinquant a bien plus de mérite et a droit à bien plus de respect, qu’un ministre, un politique ou des partis qui font leur fric sur le sang des enfants et des populations civiles… Il n'y a pas photo !
Passez ce choc, il serait utile de savoir exactement qui a initié cette sordide mission économique. Si c'est le gouvernement régional, dans ce cas, les trois partis précités portent une responsabilité écrasante ou n'est-ce que le Ministre CDH qui s’occupe actuellement des affaires économiques ? A nous d'enquêter.

A côté de cela, comment interpréter une fois de plus, le silence de « nos élus » ? De ces « élus » arabes, musulmans qui trop souvent flirtent avec l’émotion et sont absents de la scène politique et de débats qui font sens. Bien évidemment, certains diront comme lors de notre enquête sur Gaza qui m’a valu d’être  « remercié » illico de la radio « socialiste » Al Manar sans que les pontes ne disent mot, que c'est "un communautarisme inadmissible" ou une "stigmatisation outrancière"...Dormez bon peuple, nos élus veillent !
Ceux qui, nombreux, partis politiques et élus allochtones, la main sur le cœur, nous promirent que cette fois-ci, la collaboration ne passera plus avec un état violant allégrement toutes les résolutions des Nations Unies, le droit international, la Cour de la Haye, avec des crimes de guerres (et crime contre l’humanité ?) avéré selon le dernier rapport des Nations Unis du rapporteur, Goldstone. Ce dernier comme nous pouvions nous y attendre a été violemment vilipendé par Israël, en étant traité d’antisémite, alors que lui-même est juif.
Après les fleurs offert par le bourgmestre de la ville de Bruxelles à Tel-Aviv qui n’arrivèrent jamais (panne d’avion ?!), voici que notre gouvernement se hasarde à une collaboration des plus indignes…

Mesdames, Messieurs les politiques, nous attendons vos explications dans toutes les langues et sommes une fois de plus toute ouie…

Mouedden Mohsin   

 14 Octobre 2009

http://www.michelcollon.info:80/index.php?option=com_content&view=article&id=2330:bruxelles-persiste-a-soutenir-israel&catid=6:articles&Itemid=11


Leyla Jad : La Palestine participera à la 35ème session de la conférence de l’UNESCO.

La 35ème session de la conférence générale de l’UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture) se déroulera à Paris du 6 au 23 octobre 2009. Une grande délégation palestinienne y participera :

* Riyad Al-Maliki (ministre des Affaires étrangères) * Lamis Al-Alami (ministre de l’Éducation et de l’Enseignement) * Yahya Yakhluf (chef du Conseil suprême pour l’Education et la Culture), * Ismail Tallawy (secrétaire général du Comité national palestinien pour l’éducation, la culture et les sciences) * Hamdan Taha (sous-secrétaire adjoint du ministère du Tourisme et des Antiquités) * Musa Abu Gharbya (sous-secrétaire adjoint du ministère de la Culture) * Fadi al-Husseini (directeur du Bureau du ministre des Affaires étrangères).

Al-Maliki adressera un discours à la conférence le 9 octobre, en soulèvant des questions concernant la Palestine et la ville de Jérusalem.

La Conférence devra déterminer l’orientation et la ligne de conduite générale de l’Organisation, notamment à travers l’examen et l’adoption du programme et du budget biennal.

Ismail Tallawy (secrétaire général du Comité national pour l’éducation, la culture et les sciences) a déclaré que « la Conférence se déroulera alors que se poursuivent les attaques des colons – sous la protection des autorités d’occupation israéliennes – contre la Mosquée Al-Aqsa et les fidèles de Jérusalem. Les fouilles archéologiques israéliennes sous la Mosquée Al-Aqsa continuent également, en provoquant des risques d’effondrement et destruction ».

« A Jérusalem se poursuivent les actions de pillage, les expulsions et les démolitions injustifiées, dans le but d’isoler la ville sainte du monde arabe et islamique. Les autorités israéliennes sont en guerre aussi contre les institutions culturelles et les mouvements culturels de Jérusalem, dans une tentative de judaïsation de la ville, son identité arabe et sa tradition islamique », a ajouté Tallawy.

Le secrétaire général a invité la communauté internationale à assumer la responsabilité de ce qui se passe dans la ville de Jérusalem : « L’UNESCO, en particulier, a la responsabilité morale et juridique de protéger la ville sainte de Jérusalem, inscrite sur la Liste du patrimoine mondial et du patrimoine mondial en péril : il faut prendre immédiatement les mesures immédiates pour forcer les autorités d’occupation à arrêter ses pratiques racistes, interdire les attaques des colons contre les fidèles musulmans, arrêter les agressions contre la mosquée et sa cour et faire cesser les fouilles menées sous la mosquée Al-Aqsa. »

Ecrit par Leyla Jad

05/10/2009

http://french.pnn.ps/index.php?opti...

publié par al Ahram hebdo en français

http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahra...

http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=article&sid=4655 

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n°492 - Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de Palestine - 27-10 -:Suite - : L'inéluctable affaiblissement d’Israël.

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n°492 - 27-10

C.De Broeder & M.Lemaire



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3 Annexe (suite)

3-4 Jean Bricmont : Antifascistes, encore un effort... si vous voulez l'être vraiment !

3-5 Chems Eddine Chitour : Le partage du Moyen-Orient.

3-6 Francis Boyle : La dissuasion nucléaire est contraire au droit international.

3-7 Israël plante ses Equipements Militaires High Tech Invasifs en Azerbaïdjan.

3-8 Un Ex du Mossad comme Ambassadeur au Turkmenistan.

 



3-4 Jean Bricmont : Antifascistes, encore un effort... si vous voulez l'être vraiment !

Pour guérir radicalement la censure, il faudrait la supprimer car l'institution est mauvaise et les institutions sont plus puissantes que les hommes."
Karl Marx (1)

Divers amis se sont inquiétés du fait que mon nom soit cité dans un article (non signé) de « REFLEXes », intitulé « Procès Dieudonné - Faurisson :
la Cour des Miracles négationnistes » et relayé par l'AFPS (http://www.france-palestine.org/article12838.html) et Bellaciao (http://bellaciao.org/fr/spip.php?article91875).

J'ai donc lu l'article avec attention; il s'attaque à un certain nombre de gens qui ont assisté au procès de Dieudonné et Faurisson suite au spectacle du Zénith (2) et particulièrement à Paul-Eric Blanrue, auteur du livre Sarkozy, Israël et les juifs (voir http://sarkozyisraeletlesjuifs.blogspot.com/), dont j'ai recommandé la lecture. Cet article est intéressant parce qu'il illustre tous les défauts d'une certaine « gauche antifasciste ».
Le fond de l'affaire tourne autour de la liberté d'expression.

Ayant expliqué ailleurs mon point de vue à ce propos (http://www.legrandsoir.info/La-liberte-d-expression-quels-principes.html), je ne vais pas y revenir en détail. Et, avant de continuer, je voudrais souligner (même si cela devrait être inutile) que défendre la liberté d'expression de X ne signifie nullement approuver les idées de X. Cette défense découle seulement d'une réflexion sur les principes de droit sur lesquels repose une société démocratique. Et, dans une société réellement démocratique, il y aura nécessairement une telle multiplicité d'opinions qu'il est impossible de les approuver toutes - mais on peut néanmoins considérer que l'expression de toutes ces idées, aussi folles et mutuellement contradictoires qu'elles soient, doit être légale. La liberté d'expression est un principe fondamental de la démocratie, et pas, comme on le dit trop souvent, un « prétexte » pour « soutenir » X ou Y. Il est pour le moins étrange que des « antifascistes » approuvent le fait que l'on rende, comme l'a dit Chomsky à propos de l'affaire Faurisson, un triste hommage aux victimes de l'holocauste en adoptant la doctrine centrale de leurs bourreaux, à savoir qu'il appartient à l'État de déterminer la vérité historique et de condamner ceux qui ne s'y conforment pas.
Mais, même si l'on ne partage pas ce point de vue, la question de la pente glissante se pose: jusqu'où ira-t-on dans la répression des opinions « scandaleuses »? On requiert un an de prison (avec sursis) contre Dieudonné pour un sketch. On est évidemment libre d'estimer ce sketch de très mauvais goût, insultant, et le condamner moralement (3). Mais un an de prison (même avec sursis)? Que répondra-t-on aux Noirs et aux musulmans qui pourraient se sentir insultés par d'autres sketches (y compris certains sketches de Dieudonné)? Comment éviter que les musulmans, qui se considèrent insultés par les caricatures du Prophète, et l'impunité dont elles jouissent (heureusement), n'y voient une nouvelle preuve du « deux poids, deux mesures » à leur égard (4) ? Aujourd'hui, divers courants au sein de l'Union européenne veulent sacraliser la mémoire des « victimes du communisme ». Où s'arrêtera-t-on? Une partie de la gauche s'inquiète de cette dernière sacralisation-mais peut-être aurait-elle été mieux avisée de ne pas entrer, justement à propos des victimes du fascisme, dans le jeu de la sacralisation.
A mon humble avis, c'est cette constante restriction de la liberté d'expression qui devrait donner « froid dans le dos » aux antifascistes véritables.
Par une pure coïncidence, cette affaire Dieudonné se produit en même temps que la levée de boucliers du monde intellectuel et artistique en faveur de Polanski. Alors que, dans cette dernière affaire, le « talent artistique » semble tout permettre, même des miracles, comme le fait de commettre une erreur de jeunesse (dixit BHL) à 43 ans, ou d'avoir des rapports sexuels avec une mineure non consentante sans commettre de viol (dixit Costa-Gavras), pas un mot n'est prononcé par ce même monde intellectuel et artistique en faveur de Dieudonné qui, au cours de toute sa carrière, n'a jamais été « coupable » que de délit d'opinion. Dans le cas de Polanski, le fait qu'une fille pose nue (Finkielkraut) ou paraisse plus âgée qu'elle n'est (Costa-Gavras), ou que le violeur soit une victime (du nazisme et du communisme - Finkielkraut et BHL) sert de circonstance atténuante. Finkielkraut vit dans « l'épouvante ». Lelouch compare la police suisse à
la Gestapo. BHL en appelle à l'esprit de tolérance suisse, mentionnant Voltaire, comme si c'était Polanski et non Dieudonné qui était poursuivi pour délit d'opinion. Etrange époque où la lutte contre « l'ordre moral» et contre le « fascisme », ou encore le « il est interdit d'interdire », mènent simultanément à la complaisance à l'égard du viol et au rejet de la simple liberté d'expression.
L'article de REFLEXes soulève aussi le problème du « guilt by association », de la culpabilité par association, fortement dénoncée aux Etats-Unis, surtout dans la gauche, parce que c'était une des armes favorites du McCarthysme. Que viennent faire dans cet article Michel Collon, la librairie Résistances et moi-même? Michel Collon rien, à part le fait que j'en suis « proche ». Mais pourquoi le citer lui et pas Noam Chomsky, Alan Sokal, Régis Debray, Anne Morelli, ou quantité d'autres, dont je suis tout aussi « proche »?
La librairie Résistances, elle, a été attaquée par des nervis sionistes et a tenu un meeting en plein air suite à cette agression, au cours duquel Me Bastardi Daumont, avocat de Blanrue et de Faurisson, a pris la parole. Où est le crime? Que reproche-t-on à Me Bastardi Daumont? Suggère-t-on que Faurisson ne doit pas avoir d'avocat, contrairement aux pires assassins? S'il doit bien en avoir un, est-ce un crime d'être celui-là? Pense-t-on qu'un avocat partage nécessairement les vues de son client? Pourquoi cette coïncidence (être à la fois l'avocat de Blanrue, de Faurisson et participer au meeting de soutien à la librairie) ? Sans doute parce que, précisément à cause du climat de terreur intellectuelle « antifasciste » qui règne en France, les avocats prêts à défendre le principe de la liberté d'expression ne se bousculent pas au portillon.
Et moi-même? J'ai lu le livre de Blanrue et je l'ai trouvé salutaire. Bien que moins complet, il est un peu le « Mearsheimer et Walt » français, en ce sens qu'il met, pour la première fois, le doigt sur un problème fondamental de nos sociétés, à savoir l'extraordinaire influence sur notre vie politique des réseaux pro-israéliens (ou du lobby pro-israélien comme disent Mearsheimer et Walt). Je le lui ai dit et je l'ai autorisé à me citer sur son site. Je ne lui ai pas trouvé d'éditeur, contrairement à ce qu'affirment nos spécialistes de l'antifascisme (et du renseignement), même si j'aurais été heureux de pouvoir le faire. Comme le dit Alain Gresh, le livre de Blanrue « mérite débat »; mais le livre a été de facto censuré en France, vu que le diffuseur français de son éditeur belge a refusé de le distribuer (initiative extraordinaire de la part d'un diffuseur, si on y réfléchit: qu'est-il advenu du bon vieux capitalisme et de la « soif de profit »?). De plus, bien que Blanrue soit un auteur relativement connu, aucun grand média ne parle de son livre. La puissance des réseaux sionistes est accrue par le tabou qui empêche de parler d'eux. Le terrorisme intellectuel « antifasciste » ne fait que renforcer ce tabou. Le grand mérite de Blanrue est de tenter de sortir de ce cercle vicieux qui, comme il le souligne d'ailleurs , n'est pas, à terme, « bon pour les juifs ».
Bref, j'apprécie le livre de Blanrue et je le dis. Quelle relation entre cela et le fait qu'il assiste au procès Dieudonné-Faurisson (ce qui, vu les enjeux juridiques de cette affaire, est tout à fait compréhensible) ou qu'il ait eu dans sa jeunesse des activités « suspectes » (aux yeux de la police de la pensée) en Moselle? Il a été chrétien? Je vais l'avouer: moi aussi (ainsi, il existe encore des chrétiens en France et en Belgique; quelle horreur! Que fait la police?). Il a été royaliste? Moi pas, mais en tant que Belge, j'en ai rencontré beaucoup et je n'ai pas remarqué qu'ils mangeaient des enfants au petit déjeuner. Et j'ai connu assez de gens qui ont, dans leur jeunesse, fait une apologie sans nuance de Staline, de Mao, ou de toute forme de violence, pourvu qu'elle soit « révolutionnaire » (et dont certains se sont recyclés dans l'antifascisme), pour que le genre d'accusations portées contre Blanrue me laisse froid (est-il vraiment si fréquent de trouver des gens en France dont le parcours est, comme dit REFLEXes, « politiquement limpide et irréprochable »?).
De plus, quand il s'agit d'auteurs comme Heidegger, Céline ou Foucault (oui, oui, même Foucault), il est permis de citer, d'étudier, d'admirer une partie de leur oeuvre sans se soucier de ce qu'ils ont dit ou fait par ailleurs, et qui est souvent plus étrange que ce que l'on reproche à Blanrue. Pourquoi ne pourrait-on pas avoir la même attitude par rapport au citoyen Blanrue? Existe-t-il un principe de Polanski généralisé qui veut que pour des gens suffisamment célèbres (Heidegger et co), on puisse parler de leur oeuvre ou d'une partie de celle-ci sans parler de la personne ou de l'ensemble de l'oeuvre, mais pour les moins célèbres, non?
J'avoue également avoir un petit problème avec la notion d'extrême droite en France. Pour les « antifascistes », l'extrême droite, ce sont exclusivement les gens qui sont supposés être nostalgiques de Vichy, de la monarchie, de l'Algérie française, qui sont trop souverainistes à leur goût, ou encore, pour certains, les « islamo-fascistes ».
Mais pourquoi la censure n'est-elle pas d'extrême droite? Pourquoi l'apologie de la guerre (et la négation de crimes de guerre) à Gaza, au Liban, en Afghanistan et en Irak ne l'est-elle pas? Pourquoi le fait de considérer qu'un peuple a le droit de s'installer sur la terre d'un autre et de l'en chasser à jamais (c'est-à-dire en lui refusant tout droit au retour) n'est-il pas d'extrême droite? Pourquoi n'est-il pas d'extrême droite de célébrer comme démocratique (avilissant ainsi ce concept) un État défini explicitement sur une base ethnique (5) ? Pourquoi la notion de culpabilité collective (appliquée au peuple allemand, français etc.) n'est-elle pas de « l'essentialisme raciste » et donc d'extrême droite? N'est-ce pas encore plus le cas quand cette culpabilité devient transmissible aux descendants?
Si l'on veut bien élargir ainsi la notion d'extrême droite (ce qui me semble justifié d'un point de vue conceptuel et historique), on se rend compte que le gouvernement français, la plupart des médias et des intellectuels, et bien sûr, une bonne partie de la « gauche antifasciste » sont d'extrême droite, ce qui complique considérablement la nécessaire « lutte contre l'extrême droite ». Il ne suffit pas de ne pas « ouvrir son antenne » à Soral ou à de Benoist, mais il faudrait la refuser à pratiquement tout le monde. De plus, l'extrême droite la plus dangereuse est-elle celle de la « nostalgie », ou celle qui influence la politique et la pensée occidentale actuelles?
Finalement, il est regrettable de voir que des articles comme celui de REFLEXes sont repris par des associations pro-palestiniennes comme l'AFPS (ou Bellaciao). Bien sûr, ils ont le droit de le faire, là n'est pas la question. Mais le fait de diffuser certains articles plutôt que d'autres est un choix politique, et ce choix peut être discuté. Or ce choix signifie que la priorité, pour ces organisations, n'est pas de défendre la liberté d'expression mais bien de hurler avec les loups dans la dénonciation des « méchants » (Dieudonné, Blanrue etc.).
Comment ne pas voir que le discours sur l'holocauste est instrumentalisé pour soutenir Israël et pour faire taire les critiques (la question n'étant pas de « mettre en cause » l'holocauste, mais de se demander pourquoi cet événement doit déterminer notre politique étrangère)? Le temps où une majorité de gens aimaient réellement Israël, « la seule démocratie au Moyen-Orient », « la villa au milieu de la jungle » etc. est passé. Mais l'étape qui reste à franchir, pour qu'une autre politique envers le Moyen-Orient soit possible, est de libérer la parole et de faire cesser l'intimidation et la culpabilisation à propos de tout ce qui concerne Israël et le sionisme.
La « solidarité avec
la Palestine » commence ici, principalement dans la lutte contre les réseaux pro-israéliens. Diffuser et faire connaître le livre de Blanrue, ou celui de Mearsheimer et Walt, défendre la liberté d'expression, aider à libérer le discours et à ouvrir le débat, c'est réellement « aider la lutte des Palestiniens », et c'est l'aider de façon essentielle.
Nous ne devons pas montrer aux sionistes que nous sommes « gentils », en nous « démarquant » sans arrêt de X ou de Y qui a eu une parole trop dure ou trop franche, mais montrer que nous sommes libres et que le temps de l'intimidation est passé. Heureusement, de même que les Palestiniens résistent, il existe encore des gens en France qui défendent les principes les plus élémentaires de
la République et de la laïcité. Il ne reste plus qu'à souhaiter que les « antifascistes » se joignent à eux.
__________________
1
- Remarque sur la récente réglementation de la censure prussienne, 1842, Textes philosophiques, 1842-1847, Cahier Spartacus, n° 33, 1970.
2- Au cours duquel (en décembre 2008) Dieudonné fit remettre un « prix de l'infréquentabilité et de l'insolence» à Robert Faurisson, par son assistant déguisé en costume de déporté. Suite à cela, Dieudonné est poursuivi, entre autres, pour insultes à caractère raciste.
3- Il faut néanmoins rappeler que si la liberté d'expression était respectée en France, il n'y aurait jamais eu d'affaire Faurisson, ce dernier serait probablement inconnu et il n'y aurait probablement pas eu le show du Zénith. La censure incite toujours à la transgression et il n'y a aucune raison de penser que l'affaire du Zénith soit la dernière du genre, quelles que soient les peines qui seront prononcées.
4- Voir la vidéo
http://www.youtube.com/watch?v=KvNPhiT0b0I pour une illustration de ce sentiment d'injustice.
5- Par exemple, où faut-il situer sur le spectre politique la citation suivante: « Si l’on regarde une carte du monde, en allant vers l’est : au-delà des frontières de l’Europe, c’est-à-dire de
la Grèce, le monde démocratique s’arrête. On en trouve juste un petit confetti avancé au Moyen-Orient : c’est l’État d’Israël. Après, plus rien, jusqu’au Japon. [...] Entre Tel-Aviv et Tokyo règnent des pouvoirs arbitraires dont la seule manière de se maintenir est d’entretenir, chez des populations illettrées à 80%, une haine farouche de l’Occident, en tant qu’il est constitué de démocraties. » Elle est de Philippe Val (dans Charlie-Hebdo, 26 juillet 2006), ancien directeur de Charlie-Hebdo et actuel directeur de France Inter. Voir Le plan B, Frappes médiatiques sur le Liban, 5 janvier 2009 (http://www.leplanb.org/spip.php?page=article&id_article=102); ce journal précise: « selon le Rapport des Nations unies sur le développement humain de 2003, seuls trois pays au monde avaient alors un taux d’illettrisme supérieur à 80%. Et aucun d’entre eux n’était situé entre Tel-Aviv et Tokyo, puisqu’il s’agissait du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Ailleurs, entre Tel-Aviv et Tokyo, le taux d’illettrisme était de 23% en Iran, de 9% en Chine, de 7% aux Philippines. Et... de 13% au Liban. »
__________________
*http://sarkozyisraeletlesjuifs.blogspot.com/2009/10/jean-bricmont-repond-aux-calmonies-du.html

21/10/09

Jean Bricmont 

http://www.toutsaufsarkozy.com:80/cc/article04/EkVyEFVukVmJiTavUO.shtml

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30/10/2009

n°491 - Les dossiers de Palestine - 28-10 - : Début : - Silence, on assassine un peuple!

n°491 - Les dossiers de Palestine - 28-10 - : Début : - Silence, on assassine un peuple!



  L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 



Dossier de Palestine

 n°491                                                     28-10

          C.De Broeder & M.Lemaire   



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



 

Sommaire

Tiré a part

Israël défie encore et encore le monde et la morale au vu et au su de tous : silence, on assassine un peuple!

1 Les brèves
1-1 Azam Tamimi: l'Égypte et Abbas voulait expulser le Hamas.

1-2 "Israël" chasse les militants étrangers de Cisjordanie.

1-3 Vous êtes un terroriste”, crie un Palestinien à Tony Blair.

1-4 Echauffourées entre policiers israéliens et manifestants palestiniens sur l’Esplanade des Mosquées à Jérusalem.

1-5 Plateforme-Palestine : « Incidents inter-religieux » à Jérusalem.

1-6 Zahri, frère du porte-parole du Hamas, décède à la suite de tortures.

2 Dossier

2-1 Michel Warschawski   : Boycott, Désinvestissement, Sanctions contre Israël : réponse à Uri Avnery.

2-2 Israël maintient son refus du traité de non-prolifération nucléaire.

2-3 Thabet El Masri Gaza : Un camp de lente extermination ?

2-3 Silvia Cattori  - Gaza : Un camp de lente extermination ? Entretiens avec le Docteur Thabet El Masri.

Suite

2-4 Peter Eyre : Le rapt des réserves naturelles de Gaza par Israël.

2-5 Ashkenazi, accusé de crimes de guerre et crimes contre l’humanité & Boss de l’Armée Israélienne...

2-6 Dr. Ibrahim Hamami : Criez : cela leur est égal, tout à fait !

2-7 Chérif Boudelal  : Les criminels protégés et les victimes pénalisées !

2-8 Omar Barghouti : 8H contre Agrexco Montpellier.

Fin

2-9 Jerrold Kessel et Pierre Klochendler : Turquie : Premier Allié A Boycotter Israël...

2-10 Turquie- Israël ce n’est plus bizness comme d’habitude.

2-11 Ahmad Y. Al-Qarei : Tous les Etats et instances arabes et islamiques sont unanimes sur le danger qui pèse actuellement sur Jérusalem.

3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

3-1 Topaz Amoore et Yolande Knell : Balles dans le cerveau, shrapnel dans la colonne vertébrale : terribles blessures chez les enfants de Gaza.

3-2 Rapport : Les captives palestiniennes, souffrances inhumaines, en attendant une lueur de liberté.

3-3 Annick-Denise Hamouri : Mon fils Salah, franco palestinien, détenu depuis 2005, condamné à 7 ans de prison.

3-4 Sabri Mohammed Ghraïeb : Ils m'ont mis en prison dans ma maison. (Un Palestinien au milieu des colons.)

3-5 Des fermiers de Gaza aux prises avec des terres agricoles endommagées.



Tiré a part

Israël défie encore et encore le monde et la morale au vu et au su de tous : silence, on assassine un peuple!

Par la violence et l’arrogance, Israël veut obliger les institutions internationales de retirer définitivement de leur programme les travaux concernant le rapport Goldston !

Ceci montre la panique des dirigeants israéliens qui voient leur impunité remise en cause. Ils voient déjà leurs assassins traînés devant la justice internationale et condamnés pour les crimes de guerre et crimes contre l’humanité qu’ils ont commis.

Cela fait plusieurs jours que l’Esplanade des mosquées d’Al Aqsa, du Dôme du Rocher et leurs environnements sont assiégés en permanence par la police et l’armée israéliennes qui protègent les colons extrémistes. Ces derniers veulent en faire leurs lieux de prière et expulser tous les Palestinien de Jérusalem Est.

Cailloux, chaussures et chaises contre les grenades fumigènes et balles enrobées

Plusieurs jours d’affrontement déjà entre jeunes palestiniens d’un côté et policiers et soldats israéliens de l’autre ; plusieurs dizaines de blessés et d’arrestations ont été comptabilisés chez les Palestiniens, et le monde reste muet ! Dans quel monde nous vivons ? Nous vivons dans un monde muselé, dépourvu de toute humanité.

Que les femmes et les hommes encore libres dans ce monde réagissent sans tarder contre cette lâcheté pour exiger le retrait total de l’armé israélienne de ces lieux et de toute la Cisjordanie. Sans la présence des soldats israéliens en Cisjordanie, et sans les colons qui polluent la vie des Palestiniens, il n’y aurait pas de « violence » comme le disent les médias sionisants occidentaux.

Où sont les régimes arabes

Où sont les gouvernements des pays musulmans ?

Où sont les États occidentaux, donneurs de leçons des droits de l’Homme ?

Où est l’ONU qui est censé gérer la vile de Jérusalem ?

Où est Mahmoud  ABBAS ?

Même les morts ont bougé dans leurs tombes devant cette injustice.

Mais tout ce mode reste immobile devant cette infamie et cette barbarie de l’armée « la plus morale du monde » selon ses dirigeants, lesquels sont soutenus par les dirigeants des pays occidentaux et par certains régimes arabes ! Est-ce ceci signifie que ce monde est encore plus moral que l’armée israélienne ?
Contre la répression et l’occupation israéliennes à Jérusalem-Est. AFPS, CCIPPP, Génération Palestine, UJFP...
Chérif BOUDELAL – 27 octobre 2009



1 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information
1-1 Azam Tamimi: l'Égypte et Abbas voulait expulser le Hamas.

"L'Égypte et le président sortant Mahmoud Abbas, ont tenté d'expulser totalement le Hamas de la scène politique, via un enjeu semblant légitime, mais ne sont pas tombés accord  sur les dispositifs et mesures à pratiquer", a dévoilé le directeur de 'l'institut de l'esprit politique et islamique", à Londres, Azam Tamimi.

Tamimi a affirmé lors de ses déclarations sur la chaîne télévisée "Al Qods", le mercredi 21/10, que le projet israélo-américain a tenté d'escroquer le Hamas, via des élections falsifiées, pour propager au monde entier que le Hamas a raté réellement les résultats électoraux.

"Ce projet sioniste vise d'expulser le Hamas de la scène politique, via une méthode d'apparence aussi légitime et démocratique", a ajouté l'analyste (Tamimi).

Tamimi a appelé le Hamas de s'attacher fortement à sa stratégie légale, en confirmant qu'il va certainement remporter les résultats prévus.

"L'occident veut que le Hamas tira sur soi la balle de grâce", a –t-il ajouté.
En attaquant le président sortant, Mahmoud Abbas, avec un ton plus ferme, Tamimi a contesté en affirmant:" Les déclarations d'Abbas sont hostiles, racistes, il ne veut plus une telle  réconciliation, ni un consensus palestinien".

Tamimi a protesté contre Abbas en insistant:"Si Abbas a voulu mettre fin aux désaccords, il avait  vraiment libéré  les captifs politiques en Cisjordanie, il avait contribué avec le Hamas pour briser l'embargo sioniste sur Gaza, il avait œuvré avec les parties concernées pour l'ouverture du passage de Rafah".

"Abbas ne tient qu'à exécuter le projet israélo-américain  destinant à renverser le Hamas de la scène politique, à travers une campagne électorale falsilfiée", a finalement apprécié Tamimi.

CPI Azam Tamimi
22/10

http://www.palestine-info.cc/fr/


1-2 "Israël" chasse les militants étrangers de Cisjordanie.

Les autorités de l'occupation israélienne ont durci les restrictions qu'elles exercent sur les Palestiniens de la Cisjordanie occupée qui luttent pour préserver leurs terres.
Selon la chaîne satellitaire qatarie AlJazira, elles ont  expulsé dernièrement des dizaines de militants étrangers venus assister les Palestiniens dans le village de Bourine, au sud de Naplouse, dans la cueillette des olives dans les terres situées à proximité des colonies sionistes. Elles les ont également menacés de les expulser hors de la Palestine et d'imposer une contravention aux Palestiniens qui leur demandent assistance.20/10/2009 Les autorités de l'occupation israélienne ont durci les restrictions qu'elles exercent sur les Palestiniens de la Cisjordanie occupée qui luttent pour préserver leurs terres.
Selon la chaîne satellitaire qatarie AlJazira, elles ont  expulsé dernièrement des dizaines de militants étrangers venus assister les Palestiniens dans le village de Bourine, au sud de Naplouse, dans la cueillette des olives dans les terres situées à proximité des colonies sionistes. Elles les ont également menacés de les expulser hors de la Palestine et d'imposer une contravention aux Palestiniens qui leur demandent assistance.

Selon un des habitants du village en question, le Palestinien Bilal Eid (42 ans), après avoir perquisitionné leurs terres, les soldats de l'occupation leur ont demandé de ne plus demander assistance auprès des militants étrangers, sous peine de payer une amende de 2.000$ et plus.
Eid a assuré avoir obtenu confirmation de cette décision auprès du bureau de liaison palestinien auquel toutes les décisions israéliennes sont transmises.
"La gravité (de cette décision) réside dans le fait que les citoyens palestiniens ne pourront plus empêcher la confiscation de leurs terres, ni transmettre leur endurances au monde à travers ces militants.  De plus, leur absence va faciliter la tâche aux colons pour réprimer encore plus les Palestiniens et prendre d'assaut leurs terres sans aucune surveillance"  s'est plaint Eid.
Lequel a souligné l'importance que jouent ces militants diffusés un peu partout dans les villages de
la Cisjordanie et qui "dévoilent à leurs états et aux organisations humaines la réalité des exactions et des crimes commis par l'occupation israélienne et réfute ses mensonges à travers lesquels elle fait croire le monde entier que les Palestiniens sont des criminels et les agresseurs des colons".
Pour leur part, les militants étrangers ont refusé de quitter les territoires palestiniens. Par la voix de leur porte-parole, le britannique Peter Leder, ils assuré q'ils feront tout pour revenir au cas où les israéliens en viennent à les expulser. " Nous ne laisserons jamais les Palestiniens lutter seuls contre les Israéliens" a-t-il affirmé.

20/10/2009  

http://www.almanar.com.lb/newssite/NewsDetails.aspx?id=107789&language=fr


1-3 Vous êtes un terroriste”, crie un Palestinien à Tony Blair.

Article repris de Sky News Online, Blair Called 'Terrorist' On West Bank Visit, par Steve Davies.
L’envoyé au Moyen Orient visitait une mosquée ancienne dans la ville d’Hébron quand l’incident est survenu.
Le jeune palestinien a été poussé dans un coin par le personnel de la sécurité palestinienne, pour tenter de le faire taire.
Il a alors crié : « Vous n’êtes pas le bienvenu sur la terre de Palestine, » et « Vous êtes un terroriste, » pendant que T. Blair visitait la mosquée.
L’ancien premier ministre s’est tourné vers l’homme en souriant et lui a fait un geste de la main tandis qu’on l’expulsait.
Blair a dit aux journalistes que les sentiments de cet homme n’étaient pas le juste reflet de l’attitude locale envers lui.
Il a dit : « Vous savez, il a protesté, et c’est parfait. Je pense qu’il est important pour vous aussi, les gars, de ne pas toujours prendre une protestation pour la position générale de la population toute entière. »
M. Blair a ajouté que les Israéliens et les Palestiniens voulaient une résolution pacifique du conflit.
« Il ne sera résolu que lorsque nous aurons trouvé le moyen de créer deux Etats… côte à côte, en paix. Franchement, ce n’est pas avec des protestations qu’on y arrivera, mais avec des négociations patientes. »
Le correspondant de Sky au Moyen-Orient ajoute : « M. Blair a été pris à partie deux fois, une par le Palestinien, puis par une touriste britannique. »
Elle lui a demandé : « Que pensez-vous avoir fait pour cette région pendant que vous étiez premier ministre ? »
Blair a répondu : « L’une des raisons pour lesquelles je voulais revenir et me concentrer sur cette région est précisément parce que j’ai ressenti ici qu’il y avait beaucoup de choses que je n’avais pu faire, ce que je vais essayer de faire maintenant. »
Waghorn ajoute : « Pour quelqu’un qui fait toujours extrêmement attention à ce qu’il dit, c’était une déclaration inhabituellement franche. »
M. Blair est très controversé au Moyen-Orient, principalement parce qu’il a pris part à l’invasion de l’Irak en 2003.

Source : Palestinian Mothers

Traduction : MR pour ISM

21/10

http://www.alterinfo.net/Vous-etes-un-terroriste-,-crie-u...

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n°491 - Les dossiers de Palestine - 28-10 - : Suite : - Silence, on assassine un peuple!

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  L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 



Dossier de Palestine

 n°491                                                     28-10

          C.De Broeder & M.Lemaire   



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Sommaire

2 Dossier Suite

2-4 Peter Eyre : Le rapt des réserves naturelles de Gaza par Israël.

2-5 Ashkenazi, accusé de crimes de guerre et crimes contre l’humanité & Boss de l’Armée Israélienne...

2-6 Dr. Ibrahim Hamami : Criez : cela leur est égal, tout à fait !

2-7 Chérif Boudelal  : Les criminels protégés et les victimes pénalisées !

2-8 Omar Barghouti : 8H contre Agrexco Montpellier.



2-4 Peter Eyre : Le rapt des réserves naturelles de Gaza par Israël. ()

Usant de la violence que lui permet sa suprématie militaire, Israël souhaite non seulement exploiter ses propres réserves en gaz naturel, mais aussi celles qui appartiennent aux Palestiniens, écrit Peter Eyre.

La partie orientale de la Méditerranée abonde en gaz naturel, avec de très bonnes chances de trouver du pétrole plus profondément. Dans bien des parties du monde nous trouvons suffisamment de réserves pour que tous le partagent et en profitent.

Pour quelque étrange raison, Israël ne suit pas ce principe et souhaite en fait prendre non seulement ses propres réserves mais aussi celles qui appartiennent aux Palestiniens.

Tout d’abord examinons encore une fois les ressources naturelles offshore et voyons comment Israël aurait ou a déjà la capacité de priver les Palestiniens de ses propres ressources vitales. Ensuite nous nous pencherons sur les possibilités terrestres en Cisjordanie et nous montrerons que certaines des zones prises par Israël ou sous son contrôle pourraient bien recéler des découvertes intéressantes.

Comme je l’ai souligné auparavant, le champ de gaz naturel Mari B d’Israël se trouve sur la frontière avec Gaza et enveloppé d’un halo de secret. La zone autour de la plate-forme est totalement hors des limites que l’on attendrait normalement, mais y a-t-il plus que le champ gazier et pourrait-il s’étendre dans les eaux de Gaza ? Si c’était le cas, c’est une grande injustice qui aurait lieu, privant les Palestiniens d’une ressource partagée et de toute l’incroyable richesse qui va de pair.

Carte de la Cisjordanie

La plate-forme Mari B est opérationnelle depuis décembre 2003 et a produit quelque 100 millions de pieds au cube (mmscf/jour). Ensuite en 2004 la production a augmenté jusqu’à 170 mmscf. Les installations de Mari B étaient censées produire jusqu’à 600 mmscf. La compagnie estime que le total des réserves récupérables du champ Mari B dépassera le trillion de pieds au cube de gaz naturel. Nobel Energy a également une découverte non développée, Noa, qu’on estime contenir plus de 200 milliards de Bcf de gaz naturel. Noa devrait être exploité ultérieurement via une liaison à la plateforme Mari B.

Réexaminons la question et demandons-nous si le champ gazier Mari B s’étend par-delà la frontière et si oui, Israël est coupable de vol d’une ressource commune. Le champ gazier Noa (qui se trouve plus à l’ouest de Mari B) doit être mis en service dans un futur proche. En fait ce champ en comprend deux : Noa et Noa sud. Je crains qu’ils ne s’étendent probablement dans la zone marine de Gaza et qu’ils sont donc une ressource partagée. Enfin, nous avons la réserve propre de Gaza, Marine et Marine 2, qui se trouvent intégralement sur son territoire.

Je pose encore la question : les Palestiniens le savent-ils et si oui, que fait-on pour investiguer et stopper cette exploitation par le gouvernement israélien ?

Il est absolument scandaleux que le monde se contente de regarder sans rien dire tandis que le peuple de Gaza vit dans le dénuement complet. Où sont les Nations Unies et où est notre conscience ?

Il est également important de noter que les Accords d’Oslo (manipulés par Israël) montrent une zone tampon des deux côtés de cette zone, réduisant ainsi la Zone marine de Gaza et le privant de ses droits territoriaux légaux. En fait, la plate-forme gazière israélienne (Mari B) se trouve à peine à un mile nautique de cette frontière, ce qui peut indiquer que quelque chose de sinistre se trame ici. Normalement les plate-formes gazières se trouvent bien au-dedans des limites de leurs réserves respectives, ce qui, une fois encore, pourrait indiquer que ce champ s’étend au-delà de la frontière israélienne. 

Regardons à présent la scène pétrolière et gazière sur la terre ferme. Dans un de mes précédents articles j’ai parlé d’un champ pétrolier onshore qui se trouve très près du coin nord-est de Gaza. Cette réserve est appelée le champ Heletz et il a produit du pétrole brut pendant de nombreuses années. Certains puits ont été forés dans la bande de Gaza puis abandonnés pendant longtemps. Je supposerais qu’avec les réserves offshore dans la Zone marine de Gaza et le pétrole brut se trouvant près de Gaza onshore, cette zone pourrait révéler des découvertes excitantes. Il est aussi intéressant de noter que de telles zones productives comme Heletz ont appartenu un jour aux Palestiniens.

A Gaza nous avons des indications claires que le gaz et le pétrole existent. Les principales zones d’intérêt ont été déclarées zones militaires israéliennes restreintes et sont donc hors limites pour les Palestiniens. L’ironie est que la Cisjordanie est une zone classée territoire palestinien alors qu’à peine un tiers en est disponible pour leur usage. Historiquement les bords de la Mer Morte recèlent du bitume [bitume de Judée] ce qui indique clairement que la géologie du sous-sol a quelque chose à offrir.

Plus récemment du pétrole a été découvert sur les côtes occidentales de la Mer Morte qui est contrôlée par les Israéliens. Les réserves ont été trouvées dans le nord, le centre et le sud de la côte, ce qui les place clairement en territoire palestinien cisjordanien. Vu la géologie de la région, je dirais que du pétrole/gaz doit aussi exister le long de la vallée en rift séparant la Cisjordanie de la Jordanie. Des recherches ont lieu également de l’autre côté de la frontière avec la Jordanie.

Quelles sont les perspectives pour les Palestiniens ? Verront-ils jamais la justice et auront-ils l’occasion d’explorer et de récupérer leurs propres ressources naturelles ? Je dois dire qu’Israël fait exactement ce qu’il veut, quand il le veut et que les Nations Unies continuent de ne pas être efficaces. De même les Etats-Unis ne prennent pas position et ne disent rien, pour une très bonne raison : la plupart des programmes d’exploration pétrole/gaz sont des partenariats avec des compagnies états-uniennes et une telle interférence serait contre-productive.

Il faut aussi se rappeler que la zone de la Mer Morte apporte d’autres ressources naturelles qu’Israël commercialise depuis de nombreuses années. La région a été un producteur mondial de fertilisants, certains basés sur les minéraux extraits de la Mer Morte. Les eaux d’évaporation de la Mer Morte laissent un réseau unique de sels, chlorure de magnésium et de sodium, potassium, calcium, brome, etc. L’autre facette unique d’un tel environnement est celle de la santé et des produits cosmétiques. Comme nous l’avons dit, les Palestiniens sont totalement privés de leurs propres ressources et la commercialisation de ces ressources est volée par des entreprises israéliennes.

Si on regarde le potentiel touristique accessible aux Palestiniens, nous voyons que si la communauté internationale était ferme et intransigeante pour que la Cisjordanie retourne au peuple de Palestine, nous pourrions voir un immense changement dans la prospérité de la Cisjordanie et de Gaza. Ce n’est que quand chacun des Israéliens aura quitté la région que la stabilité reviendra.

Peter Eyre

6 octobre 2009 -

* Peter Eyre est conseiller pour le Moyen-Orient

Sur le même thème :

  La guerre et le gaz naturel : l’invasion israélienne et les gisements de Gaza en mer - 15-01-09
  Convoitises autour du gaz naturel palestinien - 22 août 2007
  Gaza, des ressources pétrolières en mal d’exploitation - 22 juin 2007
 

The Palestine Telegraph - Vous pouvez consulter cet article ici :
http://www.paltelegraph.com/opinion...
Traduction de l’anglais : Marie Meert

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=7474

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n°491 - Les dossiers de Palestine - 28-10 - : Fin : - Silence, on assassine un peuple!

n°491 - Les dossiers de Palestine - 28-10 - : Fin : - Silence, on assassine un peuple!



  L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 



Dossier de Palestine

 n°491                                                     28-10

          C.De Broeder & M.Lemaire   



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

2 Dossier -  Fin

2-9 Jerrold Kessel et Pierre Klochendler : Turquie : Premier Allié A Boycotter Israël...

2-10 Turquie- Israël ce n’est plus bizness comme d’habitude.

2-11 Ahmad Y. Al-Qarei : Tous les Etats et instances arabes et islamiques sont unanimes sur le danger qui pèse actuellement sur Jérusalem.

3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

3-1 Topaz Amoore et Yolande Knell : Balles dans le cerveau, shrapnel dans la colonne vertébrale : terribles blessures chez les enfants de Gaza.

3-2 Rapport : Les captives palestiniennes, souffrances inhumaines, en attendant une lueur de liberté.

3-3 Annick-Denise Hamouri : Mon fils Salah, franco palestinien, détenu depuis 2005, condamné à 7 ans de prison.

3-4 Sabri Mohammed Ghraïeb : Ils m'ont mis en prison dans ma maison. (Un Palestinien au milieu des colons.)

3-5 Des fermiers de Gaza aux prises avec des terres agricoles endommagées.



2-9 Jerrold Kessel et Pierre Klochendler : Turquie : Premier Allié A Boycotter Israël...

Une Bonne Nouvelle Pour les Palestiniens ?

La Turquie est-elle entrain d’effectuer un virage en U dans la conduite de sa politique régionale, au détriment du régime sioniste ?

La Turquie ne joue pas avec Israël

C’est depuis longtemps la relation stratégique la plus durable au Moyen Orient – peut être parce que c’était la plus improbable.
Pendant des décennies, les deux superpuissances régionales,
la Turquie et Israël, se sont tenus épaule contre épaule face à des défis stratégiques.
Ces 20 dernières années, la mystérieuse coopération entre l’Israël Juive et
la Turquie Musulmane a de plus en plus fait surface, faisant fi des demandes du Monde Arabe et des faucons en Turquie – à la fois Musulmans et de Gauche – que la Turquie prenne ses distances avec Israël dans ses liens militaires élaborés et les services secrets.
Actuellement, tout est entrain de changer. Ou bien est-ce juste un contretemps ?
Dimanche, Israël a fait savoir que des manœuvres aériennes militaires conjointes de l’OTAN, nom de code, « Anatolie Eagle », avaient été repoussées car
la Turquie avait exclu l’armée de l’air israélienne. Les exercices devaient inclure les Etats Unis et l’Italie. Les deux pays ont annulé leur participation après l’exclusion d’Israël par la Turquie.
Les
exercices de guerre auraient du avoir lieu dans la ville centrale d’Anatolie, Konya, et auraient du inclure des entraînements aux bombardements dans l’espace aérien turc le long des frontières iraniennes, syriennes et irakiennes.
Le ministère turc des affaires étrangères a fait une déclaration insipide disant que «ce n’est pas la peine de donner un sens politique au fait que la partie internationale de l’exercice ait été repoussée».
Mais, parlant dimanche soir sur CNN, le ministre turc des affaires étrangères, Ahmet Davutogmu, a fait allusion au fait que l’exclusion d’Israël était liée à la colère persistante de
la Turquie à l’égard d’Israël à cause de sa guerre effrénée contre le Hamas à Gaza au début de l’année.
Davutoglu a dit : « Nous espérons que la situation à Gaza s’améliorera, qu’il y aura un retour à la voie diplomatique, et que cela créera également une nouvelle atmosphère dans les relations turco israéliennes. »
« Mais » a-t-il ajouté, « dans la situation existant présentement, bien sûr, nous critiquons Israël. »
La colère de
la Turquie a été ravivée suite à la publication du rapport Goldstone pour les Nations Unies, qui accuse Israël d’avoir commis des crimes de guerre. Le Premier Ministre Recip Tayyip Erdogan est monté au front pour critiquer la mise au placard du rapport au Conseil des Droits de L’Homme des Nations Unies.
Cette exclusion n’est pas la première action menée par
la Turquie pour montrer publiquement son mécontentement contre Israël à cause de l’attaque contre Gaza.
En Janvier, au Forum Economique Mondial de Davos en Suisse, Erdogan a quitté précipitamment la conférence après avoir reproché au président israélien Shimon Peres l’importance du nombre de victimes à Gaza lui disant : « Vous savez très bien comment tuer des gens ».
Et, le mois dernier, Davutoglu a annulé une visite en Israël car les autorités israéliennes avaient fait savoir qu’il ne serait pas le bienvenu s’il rendait visite à Gaza en même temps.
Ces incidents ont accru les tensions existantes dans les liens politiques entre les deux pays depuis l’arrivée au pouvoir du Parti islamiste Justice et Développement en 2002.
Le quotidien turc le plus lu, Hurriyet, suggère que le « nouveau ton glacial » dans les relations ne va pas changer de si tôt. Les exercices de guerre « ont été repoussé indéfiniment », selon le quotidien, citant un responsable turc bien placé.
La décision concernant les exercices de guerre ont été un choc majeur pour les planificateurs stratégiques d’Israël.
« C’est un développement sérieusement inquiétant » a dit l’ancien chef d’état major de l’armée de l’air, Eytan Ben –Eliyahou, à
la TV publique israélienne. « La Turquie est vitale pour l’entraînement de nos forces armées aériennes sur de vastes espaces, étant donné surtout la localisation stratégique de la Turquie proche à la fois de l’Iran et de la Syrie. »
Il y a deux ans, des bombardiers israéliens auraient emprunté l’espace aérien turc lors de leur attaque d’un site syrien en construction soit disant nucléaire.
Les deux états ont entretenu des liens étroits sur le plan militaire. Ils ont régulièrement mené des exercices conjoints de leurs flottes, le partage des renseignements est devenu une routine, et le commerce des armes s’est consolidé suite à un accord de coopération militaire signé en 1996.
Israël a fourni pour des centaines de millions de dollars d’équipement militaire à
la Turquie pendant des années, et a modernisé les tanks et avions turcs.
Mais depuis un an,
la Turquie a régulièrement commencé à diminuer sa coopération militaire tout en augmentant parallèlement de tels liens avec la Syrie.
Des
responsables israéliens ont fait savoir que même avant l’annulation de l’exercice aérien, il y avait déjà des inquiétudes concernant le futur d’accords d’armement et d’efforts conjoints pour développer des systèmes d’armement spécialisés.
Non officiellement, les industries militaires israéliennes sous contrôle gouvernemental ont reconnu que le potentiel d’exportation vars
la Turquie a diminué de mois en mois, les US et les Européens, spécialement les Italiens, les fabricants d’armes italiens remplaçant les industriels de l’armement israéliens.
Suite aux commentaires israéliens initiaux durs mais emprunts de panique sur l’annulation des exercices de guerre, une déclaration du bureau des affaires étrangères turc a dit : « nous appelons les responsables israéliens à agir avec bon sens dans leurs déclarations et leurs attitudes. »
Le directeur du centre stratégique de recherche à l’Université Bahcesehir d’ Istanbul, Ercan Citioglu, a dit à
la TV Al Jazeera basée au Qatar : « La Turquie est le seul pays ami d’Israël dans la région. Elle a de très bonnes relations avec la Syrie et l’Iran. C’est pourquoi Israël recherche le soutien de la Turquie pour la politique qu’il mène dans la région ce qui est vital pour lui. »
En privé, certains responsables israéliens disent qu’Israël ne devrait pas considérer « le changement abrasif d’Ankara » à la lègère.
Le Ministre de
la Défense Ehud Barak a conseillé de garder la tête froide. Après une discussion à huit clos de haut niveau dans son QG de Tel Aviv, Barak a dit : « malgré les hauts et les bas, la Turquie continue d’être un élément central dans notre région. Il n’est pas question de se laisser entraîner à des déclarations acerbes contre eux. »
Mais l’un des hauts responsables israéliens a dit franchement à inter Press Service, » il se pourrait que la réalité ait déjà changé, et que les liens stratégiques que nous pensions continuer avec
la Turquie sont simplement terminés ».
Lors de la réunion du cabinet hebdomadaire Dimanche, un ancien ministre de la défense, le Ministre de l’Industrie, Benyamin Ben-Eliezer, a dit qu’Israël ne pouvait pas se permettre d’adopter une ligne dure : « Nous avons des intérêts communs stratégiques importants avec
la Turquie. Nous devons agir avec la plus grande sensibilité de sorte que les prévisions sombres ne se matérialisent pas. »
Influer sur l’attitude de
la Turquie semble peu probable sans un changement significatif de la politique israélienne vis-à-vis des Palestiniens.
L’annulation d’ »Anatolian Eagle » laisse un certain nombre de questions stratégiques sans réponse, à la fois sur le plan bilatéral et international, et aussi en interne en Turquie et en Israël :
•Quels sont les implications d’un différent Turquie Israël sur les efforts internationaux pour stopper le nucléaire iranien ?
•Cela signale t-il un changement dramatique dans les relations entre l’armée turque et l’Administration islamique modérée du parti au pouvoir l’AK ? Jusqu’à cette dramatique décision l’armée turque a toujours prudemment couvert ses liens étroits avec Israël face à la colère croissante du gouvernement et du public sur cette relation stratégique étroite.
•Cette exclusion d’Israël sera-t-elle la preuve d’un premier boycott tangible par un pays allié d’Israël ?
•Et, quel effet cela aura-t-il sur la politique obstinée d’Israël pour relâcher sa pression constante sur les Palestiniens ?
Jerrold Kessel et Pierre Klochendler –

15/10/09

Inter Press Service repris par www.atimes.com

18/10
http://www.planetenonviolence.org/Tensions-Turquie-Israel-Premier-Allie-A-Boycotter-Israel,-Une-Bonne-Nouvelle-Pour-Les-Palestiniens_a2035.html


2-10 Turquie- Israël ce n’est plus bizness comme d’habitude.

Des nouveaux contrats pour des centaines de millions de $ de fourniture en équipement fabriqués par les industries militaires israéliennes pour l’armée turque de même que la coopération entre militaires turcs st israéliens sont actuellement suspendus. Récemment, des responsables turcs ont préféré acheter un satellite espion à l’Italie alors même qu’il est plus cher que celui pouvant être fourni par les Israéliens et de moins bonne qualité.
La Turquie a menacé Israël de lui imposer pour des millions de $ d’amende à cause du retard dans la livraison à l’armée turque de 10 drones fabriqués par les Industries Aérospaciales Israéliennes(IAI). La Turquie a prévenu Israël que si les appareils ne sont pas livrés avant la fin de l’année l’affaire sera portée devant la Cour Internationale d’Arbitrage Commercial.
Ces drones ont été commandés il y a quatre ans pour un montant de 180 millions de $ selon le quotidien turc, Zaman, auprès d’Elbit Systems et des Industries Aérospaciales d’Israël, et
la Turquie menace de demander 3 à 4 millions d’amende pour ce retard dans la livraison.
D’autre part, les exportations d’Israël vers
la Turquie ont chuté de 40% les 9 premiers mois de cette année, et les entreprises turques ont des dettes et cela a un impact sur le secteur assurances en Israël. Les banques turques qui par le passé coopéraient volontiers avec les Israéliens en fournissant des informations sur la situation comptable des entreprises turques - surtout celles ayant des problèmes de trésorerie – se refusent désormais à le faire ce qui complique la tâche des exportateurs israéliens pour gérer les crédits accordés et fait porter le fardeau sur la principale compagnie d’assurance israélienne ICIC. « Ces derniers mois nous avons vu une augmentation exceptionnelle des retards de paiement des sociétés turques auprès des exportateurs israéliens » (paiement à 30 jours) a dit David Milgrom, CEO d’ICIC.
Les 9 premiers mois de l’année Israël a exporté pour 800 millions de $ de produits en Turquie, soit une baisse de 40% pour la même période en 2008. La baisse des exportations vers
la Turquie est le double de la baisse générale des exportations israéliennes qui est de 20%. Les dettes des entreprises turques auprès des exportateurs israéliens a augmenté de 90% pour cette même période 2009, et actuellement se monte à 40 millions de $.
Des responsables israéliens prônent l’adoption d’un profil bas en espérant un retour à la «normale» d’ici peu. Mais certains en Israël analysent ce changement de position de
la Turquie comme un « fait accompli » et reconnaissent que la Turquie n’est plus un partenaire stratégique et sécuritaire partageant une relation de dépendance vis-à-vis d’Israël, ce qui est un coup considérable pour Tel Aviv. Cela sape le pouvoir de dissuasion d’Israël vis-à-vis de la Syrie et de l’Iran.
Quiconque regarde la carte régionale peut le comprendre facilement et en saisir les implications géopolitiques et stratégiques surtout pour Israël. Israël a commencé à chercher des relations de substitutions avec des pays comme l’Azerbaïdjan, le Turkmenistan, mais le processus est complexe, il est surveillé de près par
la Russie, l’Iran, la Chine, reste instable, à court terme, et ne pourra en aucun cas remplacer des décennies de coopération étroite Turquie Israël.

Changement politique majeur de la Turquie dans la région, un point positif pour les Palestiniens

La Turquie semble mettre en place un changement politique majeur dans la région, se tournant vers l’Est comme alternative positive à ses relations frustrantes avec l’Ouest, surtout à cause de ses difficultés à obtenir gain de cause en ce qui concerne son adhésion à l’UE (La dernière visite turque à Paris s’est terminée par un fin de non recevoir de Sarkozy).
Selon les déclarations faites à IPS par le Dr Samir Awad de l’Université Birzeit près de Ramallah, Cisjordanie/Palestine occupée :
« Les relations de plus en plus tendues entre
la Turquie et Israël et sa sympathie croissante pour la cause palestinienne pourraient avoir une influence importante sur les Européens, les Américains, et les Pays Arabes ».
«
La Turquie, un pays musulman séculier à des liens forts avec le monde Musulman et Arabe. En même temps, elle a des relations fortes avec les Etats Unis qui la considèrent comme un allié régional et stratégique. Elle est aussi d’une certaine façon respectée par l’Occident pour être séculière et démocratique mais avec quelques dérives ».

La Syrie a annoncé mardi qu’elle allait participer à d’importantes manœuvres militaires conjointes avec la Turquie, au grand dam des Israéliens. Déjà en début d’année un exercice militaire conjoint avait été organisé.
Selon Anat Lapidot-Firilla, de l’Université de Jérusalem, qui s’est exprimée dans un article dans le quotidien israélien Haaretz,
la Turquie se voit comme possible dirigeant du monde sunnite musulman.
La Turquie pourrait faire pression sur certains pays arabes pour qu’ils s’engagent plus pour aider les Palestiniens, notamment l’Arabie Saoudite, qui jusqu’à présent a joué un double jeu dans la région selon ses intérêts et ceux de son allié et protecteur américain. Hors tout récemment la Syrie et l’Arabie Saoudite ont renoué des liens tendus depuis des années à cause du Liban, sur lequel ils se sont mis d’accord pour favoriser la formation rapide d’un gouvernement d’Union Nationale incluant notamment les Shi’ites du Hezbollah et les Sunnites d’Hariri.
La Turquie pourrait jouer un rôle majeur pour consolider les liens Shi’ites Sunnites, notamment ceux entre l’Arabie Saoudite et l’Iran portant ainsi un coup fatal au projet américanosioniste de semer la discorde et provoquer un violent conflit régional entre Shi’ites et Sunnites. La Turquie pourrait donc œuvrer à cette réunification du monde musulman dans la région, ce que l’Iran et le Hezbollah réclament depuis un certain temps et retrouver ainsi son rôle d’antan.
Héritage de l’Empire Ottoman,
La Turquie considère en effet comme faisant partie de sa mission d’assurer la paix et la stabilité de même que la prospérité économique dans la région, selon Lapidot.
« Les Turcs ont donné un exemple moral en menant des actions diplomatiques contre Israël, plus que ce que n’ont pu faire l’Egypte et
la Jordanie, toutes deux ayant signé des traités de paix avec Israël » a affirmé le Dr Awad.
La Turquie - actuellement membre non permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU- a prévu de soutenir un certain nombre de résolutions pro palestiniennes à la fois dans des forums régionaux et internationaux au Conseil de Sécurité, à l’Assemblée Générale des Nations Unies, et au Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU à Genève. La Turquie a aussi récemment participé à une rencontre de l’Organisation des Pays Islamiques et à une cession de la Ligue Arabe, et le « cas Israël » était partout sur l’Agenda.
« Même si auparavant
la Turquie a toujours soutenu les résolutions pro palestiniennes dans ces réunions, je pense qu’elle se fera encore plus entendre dans le futur et fera plus de lobbying » a dit le Dr Awad.

Jerrold Kessel et Pierre Klochendler –

15/10/09

Inter Press Service repris par www.atimes.com

18/10
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29/10/2009

n°490 - Journal de Palestine - 07-10 au 27-10 – Début - : Israël » se prépare-t-elle à une nouvelle guerre ?

n°490 - Journal de Palestine - 07-10  au  27-10 – Début - : Israël » se prépare-t-elle à une nouvelle guerre ? 


          Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

     Sa diffusion est un acte de résistance.

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine 

n°490                    07-10  au  27-10

C.De Broeder      &  M.Lemaire



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Sommaire

Tiré a part

Vers une troisième intifada?

Israël » se prépare-t-elle à une nouvelle guerre ?  

L'espoir que faisait naître Obama chez les Palestiniens "s'évapore", selon le Fatah.

Paroles & actions du président cette semaine ...

Obama prix Nobel... Une farce sanglante !

1 Résistance

Détails par région:

2 Décompte des pertes humaines

Suite

3 Politique

Politique Palestinienne

Politique Israélienne

Fin

4 Politique internationale des territoires occupés 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Vidéo : 2 août : expulsion de la famille Hannoun
5-2 Vidéo : 2 août au soir : l’armée sioniste attaque les manifestants

5-3 3 août : interview de M. Hannoun (en anglais)
5-4 Vidéo : La famille Hanoun dort dans la rue, devant sa maison volée

5-5 Vidéo : Manifestation à Bilin.

5-6 Vidéo : Vous êtes un terroriste”, crie un Palestinien à Tony Blair lors de sa visite de la Mosquée Ibrahimi, à Al-Khalil (Hébron)

5-7 Vidéo : Le boycott d’Israël : Pourquoi ? Comment ?

5-8 Vidéo : « I am Israel »

5-9  «Par le feu et par le sang».



07-10 au 27-10: Peuple Palestinien : 2 tués   -  17 blessés

                        Occupants               :  0 tué    -    5 blessés



Tiré a part

Vers une troisième intifada?

Un regain de tension est perceptible en Cisjordanie. Les actes de violence se multiplient à nouveau. Le principal bénéficiaire d'une nouvelle intifada serait sûrement l'Iran.

La tension est perceptible dans les territoires de Cisjordanie depuis plusieurs semaines. Des entrefilets dans la presse annoncent régulièrement des incidents. La recrudescence d'actes de terrorisme contre des civils ou des militaires inquiète les experts israéliens. Des cocktails Molotov ont été lancés au passage de véhicules. De nombreux jets de pierre ont lieu quotidiennement sur des voitures ou des autocars circulant en Cisjordanie. Les troubles se sont propagés à Jérusalem où le Fatah, le parti du président Mahmoud Abbas, a appelé les palestiniens à manifester en masse pour marquer leur solidarité avec la mosquée Al-Aqsa et pour rappeler que Jérusalem reste la «capitale éternelle de l'Etat palestinien indépendant».

Des renforts de policiers ont été dépêchés à Jérusalem et dans plusieurs ville de Cisjordanie afin d'éviter les troubles lors de la prière du vendredi sur le Mont du Temple. Le Hamas en profite pour appeler à «faire chuter le régime de Mahmoud Abbas et lancer une intifada».

La situation est prise au sérieux par les dirigeants israéliens qui voient dans ces signes avant coureurs une tentative de lancer une troisième intifada. La première appelée «guerre des pierres» avait débuté le 9 décembre 1987 tandis que la seconde, appelée «intifada Al-Aqsa», avait été lancée le 29 septembre 2000 à la suite de la visite d'Ariel Sharon sur l'esplanade du Mont du Temple. Chacune de ces révoltes, aux motivations différentes, constituait à la fois un affrontement direct avec les Israéliens et une réponse collective à des problèmes internes au peuple palestinien. Les jeunes tenaient à manifester leur colère contre les échecs et les divisions de leurs dirigeants accusés de népotisme et de corruption.

Une étincelle a entrainé la première intifada. Un accident de la route, le 9 décembre 1987, impliquant un camion israélien et une voiture palestinienne, a entrainé la mort de quatre passagers. Ce prétexte a donné l'occasion à la foule palestinienne d'envahir la ville de Gaza pendant les funérailles et de s'en prendre à l'armée israélienne dans le camp de réfugiés de Jabalya. Les réelles motivations étaient à chercher ailleurs. Les manifestants de 1987 tenaient à prendre en main leur combat, jusqu'alors géré par leurs dirigeants de l'étranger, et voulaient s'opposer aux luttes de factions en réclamant « l'unité nationale » et en fustigeant la désunion et la discorde. De nouveaux visages, jeunes pour la plupart, ont alors bataillé avec la vieille garde totalement dépassée. Israël a réagi avec brutalité à cette première intifada qui a été déclenchée sous le gouvernement de droite de Yitzhak Shamir et qui s'est poursuivie sous celui du travailliste Yitzhak Rabin. Les Premiers ministres estimaient qu'il fallait écraser la révolte avant qu'elle ne se propage mais ils s'étaient complètement trompés sur son origine en imputant à tort à Yasser Arafat l'instigation de la révolte dans le but de redorer son blason. Les jeunes avaient agit d'eux-mêmes.

La deuxième intifada a été déclenchée dans la foulée des accords d'Oslo de 1993 qui avaient suscité beaucoup d'espoir mais qui avaient débouché sur un processus stérile puisque la situation sur le terrain n'avait pas évolué à l'exception d'une certaine autonomie financière obtenue par la direction palestinienne. Cette deuxième révolte a été à l'origine de l'arrivée au pouvoir d'Ariel Sharon et, parallèlement, de la cassure du mouvement palestinien en deux entités antagonistes Fatah et Hamas. Elle eu pour conséquence d'inciter les Israéliens à créer le mur de protection et à multiplier les colonies de peuplement chargées de mailler la Cisjordanie à des fins sécuritaires.

Aujourd'hui la troisième intifada, qui semble poindre à l'horizon, est liée au dilemme auquel est confronté le peuple palestinien dans le choix de l'une des trois stratégies qu'il peut suivre pour sortir de son conflit avec Israël.

La première est diplomatique. Le président palestinien Mahmoud Abbas s'est rendu aux Etats-Unis pour obtenir des Américains leur implication plus directe et plus active dans le processus de paix. Or, plusieurs mois après l'arrivée de Barack Obama à la Maison-Blanche, la situation reste figée et la diplomatie américaine est mise en échec. Benjamin Netanyahou s'est opposé ouvertement au gel de l'extension des implantations israéliennes et n'a pas aidé le président palestinien à se prévaloir d'une quelconque avancée politique. La persistance du blocus de Gaza déconsidère Mahmoud Abbas vis-à-vis de ses compatriotes.

Le deuxième choix implique une résistance civile, non violente, prônée au cas où les palestiniens veulent éviter une rupture totale avec le gouvernement israélien qui repousserait alors aux calendres grecques tout espoir de solution permettant l'émergence d'un Etat palestinien. Le cessez-le-feu a déjà été expérimenté en Cisjordanie et il avait pour avantage de ne pas porter atteinte aux conditions économiques de la population. Même si l'occupation militaire est reconnue comme humiliante et difficile, l'amélioration des conditions de vie est réelle tandis que le monde arabe se satisfait de cette situation de ni guerre ni paix.

La troisième approche reste la résistance violente, l'intifada, au moyen d'attaques contre les militaires et les civils israéliens. Bien qu'elle soit justifiée par une minorité de palestiniens, elle semble aujourd'hui avoir la faveur des jeunes qui ne se satisfont plus d'une réaction timorée de dirigeants espérant toujours que le salut viendra de l'étranger. L'incitation du Hamas, qui a fait la preuve de son efficacité à Gaza, à s'opposer à la fois à la direction actuelle palestinienne et à Tsahal commence à germer dans les esprits. Le seul frein à cette option réside dans la dépendance vis-à-vis de l'économie israélienne d'autant plus que les palestiniens ont volontairement modifié leur structure sociale en réduisant le nombre d'agriculteurs au profit d'un prolétariat qui s'expatrie en Israël.

La situation politique est à présent bloquée et plusieurs signes annonciateurs donnent à penser que les mêmes causes risquent de produire les mêmes effets. En 1987, un officier israélien avait été tué, des camps militaires avaient été attaqués, des émeutes avaient été déclenchées dans différentes villes, des jets de pierre contre les véhicules se généralisaient et des barrages de pneus brûlés s'étendaient. Ce même type d'actions délibérées se reproduit aujourd'hui. Il reste à analyser le caractère spontané ou non de ces incidents dans les territoires. Sauf à choisir le suicide politique, le président palestinien Mahmoud Abbas n'a rien à gagner à susciter ces troubles car l'intifada est une arme à double tranchant. Le soulèvement populariserait certes auprès des milieux internationaux la question palestinienne pour qu'elle revienne au premier plan de l'actualité mais, elle risquerait de délégitimer une direction palestinienne déjà discréditée.

Les pays arabes, la Jordanie en particulier, verraient d'un mauvais œil les flambées de violence se propager au delà de leurs frontières au moment où ils sont particulièrement inquiets de l'évolution de l'Iran. Ils accuseraient la main d'Ahmadinejad d'avoir trempé dans un éventuel déclenchement d'une troisième intifada ayant pour but de détourner l'attention des occidentaux de ses centrales nucléaires.

La volonté du gouvernement israélien d'intervenir rapidement et en masse pour éteindre le feu relève de cette analyse. Mais l'Etat juif pourra difficilement, comme les fois précédentes, étouffer dans l'œuf le mouvement nationaliste comme il l'avait fait à l'arrivée du Likoud au pouvoir. Il devra inventer une nouvelle stratégie quand les germes d'un soulèvement seront de plus en plus visibles en Cisjordanie. Et il risque aussi d'agir plus vite contre l'Iran pour déstabiliser tous ses soutiens palestiniens.

Jacques Benillouche

12/10

http://www.slate.fr/story/11501/Palestine-israel-intifada-hamas-netanyahou

 

Israël » se prépare-t-elle à une nouvelle guerre ?.  

Alors que le Commandement du Front intérieur israélien se prépare à distribuer les masques à gaz qu’il avait commandé aux israéliens début d’année,  des sources militaires israéliennes ont affirmé  qu’ il est de plus en plus probable qu' « Israël » lance une guerre contre le Hezbollah et le Hamas.
En effet, d'après un article du Canard Enchaîné, « il serait de plus en plus probable qu'Israël mène des offensives terrestres contre le Hezbollah et le Hamas »,.
L’hebdomadaire  s’est basé sur "ce qu'a exposé le commandant en chef de Tsahal, le général Gabi Ashkenazi, aux Américains et aux Français." Le Canard prétend, selon des sources secrétes, qu'Ashkenazi a rencontré le chef d'état-major US, l'amiral Michael Mullen, en Normandie, ainsi que son homologue français Jean-Louis Georgelin à Paris, le 4 octobre dernier.
Le général Ashkenazi aurait été envoyé "en mission" par les autorités israéliennes qui lui avaient demandé de rassurer les Etats-Unis et la France sur le volet iranien; il aurait expliqué aux deux parties qu'Israël ne planifie pas d'offensive contre les structures nucléaires iraniennes mais qu'il se réserve "le droit de riposter ou de mener des opérations terrestres dans le Liban-Sud contre le Hezbollah, ou dans la bande de Gaza où règne le Hamas, allié de l'Iran."
Cela dit, le commandant en chef du Front intérieur,  Yair Golan, a déclaré à Haaretz que le Commandement du front intérieur a terminé le développement d'un nouveau plan de fortification des anciens bâtiments tournera autour de telle sorte que l'escalier pour les zones de sécurité de la population d'appartements de situation d'urgence.
Le commandant en chef prévoit de distribuer des kits aux habitants du nord et du centre, deux régions considérées comme les plus sensibles aux attaques chimiques.
En ce qui concerne le Golan un plan a été élaboré, qui permettrait d'améliorer la défense civile pour la protection des anciens  bâtiments, le plan prévoit de transformer les escaliers en pièces pour assurer la défense civile, ce qui permettrait de maintenir la population en sécurité dans des situations d'urgence.
Yair a déclaré que « 2010 était l'année dans laquelle on doit être surentraîné et que notre  défense civile doit être améliorée », soulignant qu'«Israël fait face à des milliers de missiles dotés d’ogives, qui pèsent une demi-tonne."

Samedi 17 Octobre 2009

 http://www.almanar.com.lb

http://www.alterinfo.net/Israel-se-prepare-t-elle-a-une-guerre_a38090.html

 

L'espoir que faisait naître Obama chez les Palestiniens "s'évapore", selon le Fatah.

Un mémorandum interne, circulant actuellement au sein du Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas, affirme que les espoirs placés dans la nouvelle administration Obama "se sont évaporés", les Palestiniens considérant que la Maison Blanche a reculé face à Israël.

Ce document, obtenu mardi par l'Associated Press, accuse les Etats-Unis d'avoir reculé sur leur exigence de gel des constructions dans les colonies sous la pression du lobby pro-israélien de Washington, et d'avoir échoué à fixer un calendrier clair pour la reprise de pourparlers de paix.

Le texte, daté du 12 octobre, émane du bureau de la mobilisation du Fatah, dirigé par le numéro deux du parti, Mohammed Ghneim.

On ne sait pas pour l'heure si ce document réflète le point de vue du président Abbas.

Ni s'il était destiné à "fuiter" pour faire pression sur Barack Obama, afin qu'il hausse le ton face à Israël.

Reste que son apparition intervient dans la foulée de l'obtention-surprise par le président américain du prix Nobel de la paix. Un prix considéré comme attribué par anticipation, pour justement les espoirs de paix qu'il suscite.

Le document, lui, en prend le contrepied: "Tous les espoirs placés dans la nouvelle administration et dans le président Obama se sont évaporés", peut-on lire. Obama "n'a pas pu faire face à la pression du lobby sioniste, qui a débouché sur un repli par rapport à ses prises de position précédentes sur l'arrêt des constructions dans les implantations (juives en Cisjordanie, NDLR) et sur la définition d'un calendrier pour les négociations et la paix".

Les Palestiniens s'étaient montrés encouragés par l'arrivée d'Obama à la Maison Blanche et par sa main tendue au monde musulman, espérant de lui des positions nettement moins pro-israéliennes que son prédecesseur George W. Bush.

Le document du Fatah réaffirme qu'il s'agit là de deux préconditions avant la reprise de toute négociation. La partie américaine de son côté dit n'avoir pas abandonné ces objectifs, mais que Washington ne les considère pas comme des préalables.

Et l'intervention d'Obama en personne le mois dernier, qui a organisé une réunion tripartite avec Abbas et le Premier ministre Benjamin Nétanyahou en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, n'a pas permis de sortir de l'impasse.

Le document du Fatah vient faire écho à l'expression de la déception d'autres personnalités du parti. Dimanche, l'ancien homme fort du Fatah dans la Bande de Gaza, Mohammed Dahlan, déclarait que le parti se sentait "très déçu et inquiet par le recul de l'administration américaine".

Ce mémo est en outre rendu public à un moment où le Fatah est en plein trouble et en colère contre Mahmoud Abbas: sous la pression des Etats-Unis, le président de l'Autorité palestinienne avait en effet renoncé à avancer sur le chemin d'une éventuelle traduction d'Israël devant la justice internationale pour crimes de guerre lors de son offensive dans la Bande de Gaza l'hiver dernier. Mais, confronté à la colère palestinienne, il a change son fusil d'épaule et relancé la machine.

Les Palestiniens étant remontés au créneau, la Commission des droits de l'homme de l'ONU va donc se pencher à compter de jeudi sur le rapport du juge sud-africain Richard Goldstone, qui accuse Israël de recours disproportionné à la force lors de l'opération "Plomb fondu" à Gaza.

Dans cette affaire, Abbas a également subi une pluie de critiques venant du Hamas. Mardi, dans son discours le plus virulent à ce jour contre le Mouvement de la résistance islamique, il a dénoncé un "Emirat de l'obscurité" à Gaza, et accusé les combattants du Hamas d'avoir fui à l'époque, en "abandonnant les leurs à la mort".

AP

13 octobre,

http://fr.news.yahoo.com/3/20091013/twl-israel-palestiniens-usa-obama-224d7fb_2.html



Paroles & actions du président cette semaine ...

Obama prix Nobel... Une farce sanglante !

Selon quoi le Président Obama avait eu le Prix Nobel de la Paix 2009 pour « ses efforts extraordinaires dans le renforcement de la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples ».

 Cela doit sûrement être le prix le plus rapide jamais attribué dans d’aussi brefs délais.

Serait-ce une sorte de lot de consolation après avoir perdu la candidature olympique ?
Serait-ce une récompense pour avoir retardé le procès des crimes de guerre israéliens ?
Serait-ce pour faire semblant de retirer ses troupes d’Irak, mais en permettant à des entreprises privées de sécurité d’y placer des milliers de leurs agents et poursuivre leurs activités clandestines ?
Serait-ce pour avoir étendu la guerre en Afghanistan et vouloir ajouter des milliers de soldats dans la zone de guerre ?
Serait-ce pour vouloir réduire les armes nucléaires, mais sous la tromperie de vouloir faire fabriquer beaucoup plus de petites armes conventionnelles de destruction massive ?
Serait-ce par qu’il se tient aux côtés d’Israël et cède à toutes ses exigences ?
Serait-ce parce qu’il applique continuellement des pressions sur l’Iran qui ne sont même pas une menace pour les Etats-Unis ?
Serait-ce en récompense de son soutien pour les institutions financières en place et pour avoir condamné les pauvres a en payer le prix ?

Je suis sûr qu’une fois que nous nous serons tous remis de ce choc, nous pourrons énumérer bien d’autres raisons. Alors, quelles sont donc ses réalisations qui justifient un prix si prestigieux ?

Avant d’étudier cet homme de plus près, nous devons nous rappeler que la plupart des discours et des actions prises par un président ou un premier ministre sont rédigés par leurs conseillers appropriés. Prenons un moment pour étudier les promesses qu’il a faites à son peuple et au monde à son entrée en fonctions au titre de 44e président des États-Unis.

Barack Obama a promis une nouvelle ère de domination américaine dans laquelle la puissance militaire pourrait être tempérée par de l’humilité et de la retenue.

M. Obama a établi le contact avec le monde musulman et a déclaré que l’Amérique devait à nouveau mériter sa grandeur.

M. Obama a promis de rétablir des alliances et a dit que les Américains devaient reconnaître leurs devoirs « à nous-mêmes, à notre nation et au monde ». Il a dit aussi que leur puissance militaire n’autorisait pas les Etats-Unis « à faire ce qui leur plaît ».

« Sachez-le bien, ces devoirs seront remplis. En ce jour, nous nous réunissons parce que nous avons choisi l’espoir contre la peur, l’unité des objectifs contre le conflit et la discorde », dit-il. « A partir d’aujourd’hui, nous devons nous relever, secouer la poussière sur nous et entamer à nouveau la tâche de reconstruire l’Amérique ».

Aux musulmans il a offert une « nouvelle voie, fondée sur l’intérêt mutuel et le respect mutuel », mais il a averti les terroristes qu’ils seraient battus. Pour ceux qui nous regardent, a-t-il ajouté, « sachez que l’Amérique est un ami de chaque nation et de chaque homme, femme et enfant qui cherche un avenir de paix et de dignité, et que nous sommes prêts à être à nous tenir en tête une fois de plus. » Ses promesse de fermer Guantanamo Bay et certaines de ses citations clés ont été retentissantes mais le temps montrera la véritable nature de cet homme qui ne fait que parler. Jusqu’à présent, nous avons vu la faiblesse de sa promesse à propos de Guantanamo Bay, son incapacité à mettre Israël au pas et ses inutiles discours agressifs à l’égard de l’Iran.

Nous voyons aussi président avançant ses objectifs cachés en expliquant pourquoi les Etats-Unis sont en Afghanistan, et utilisant des tactiques alarmistes similaires à celles d’autres dirigeants dans le monde pour « terminer le travail ». Il a donné son accord à une nouvelle tactique consistant à envoyer plus de troupes en Afghanistan, et il a même changé le commandant américain pour manque de résultats à ce jour.

Nous avons maintenant un nouveau commandant qui nous dit que si davantage de troupes ne sont pas expédiées la guerre sera perdue. Le président a été jusqu’à déclarer au premier ministre britannique que les rues de Grande-Bretagne étaient désormais plus à risque que celles des États-Unis. Depuis quand les Talibans ont-ils mené des attaques terroristes en Europe ou aux Etats-Unis ?

Nous voyons cet autre président prendre le contrôle de l’Organisation des Nations Unies en annonçant publiquement ce que les autres pays devraient ou ne devraient pas faire, mais tout en ne tenant aucun compte de ses exigences.

Peut-être verrons-nous Ban Ki-Moon recevoir le Prix Nobel l’année prochaine pour services rendus à l’humanité ! Je suis sûr qu’il y a beaucoup plus de gens qui, ce qui fait de toute cette histoire une plaisanterie. 

Peter Eyre
The Palestine Telegraph

10 octobre 2009 - 09h:02

Vous pouvez consulter cet article à : http://www.paltelegraph.com/diaries...
Traduction : Info-Palestine.net

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=7441



1 La lutte pour la libération dans les  territoires occupés

Résistance

Bande de Gaza - Au jour le jour

Un enfant malade meurt : 360e victimes.

21-10

Le ministre palestinien de la santé a annoncé, ce lundi 20/10, la mort de l'enfant Tamer Jamil Sakani, 13 ans, en confirmant que  les forces occupantes l'ont interdit de voyager pour se soigner à l'étranger, en élevant le nombre à 360 victimes, tués à cause du blocus arbitraire sioniste.
L'état sanitaire de l'enfant Sakani, qui souffrait d'un cancer, s’est détérioré dernièrement après l'épuisement des médicaments, dû au sévère blocus imposé contre la bande de Gaza depuis plus de 3 ans successifs. 

21/10

http://www.palestine-info.cc

22-10

"Nouvelle agression contre les habitants de Gaza, les avions militaires de type (F16), ont bombardé les champs agricoles et les propriétés des palestiniens près des frontières de la bande de Gaza avec les territoires égyptiens", ont déclaré les sources locales au correspondant du centre palestinien d'information.

Dans le même contexte, le correspondant du centre palestinien d'information a rapporté des sources locales dans la ville de Gaza que l'aviation militaire a bombardé un atelier à Jabalia.

22/10

CPI

http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz


Cisjordanie occupée par Israël depuis 1967 :  Au jour le jour 

04-10

La police israélienne a fermé dimanche l'esplanade des Mosquées de Jérusalem à la suite de heurts avec des manifestants palestiniens qui ont fait une dizaine de blessés légers. Parmi les blessés figurent deux policiers.

La semaine dernière des incidents analogues sur ce même site avaient fait une trentaine de blessés.

L'esplanade, qui abrite les mosquées d'Al Aksa et du Dôme du rocher, est considérée comme le troisième lieu saint de l'islam après la Mecque et Médine, en Arabie saoudite.

 

La partie orientale et arabe de Jérusalem a été conquise et annexée durant la guerre de 1967 par Israël, qui a proclamé ensuite que la ville réunifiée serait sa capitale à jamais, une initiative qui n'est reconnue par aucun pays étranger

http://fr.news.yahoo.com/4/20091004/twl-po-violences-38cfb6d_1.html

06-10

Des incidents se sont produits lundi à Jérusalem.

Plusieurs dizaines de jeunes Palestiniens ont lancé des pierres sur des policiers israéliens dans la Vieille ville. Il y a eu plusieurs arrestations, selon la police.

Les tensions sont vives à l'heure de la fête juive de Souccot.

http://fr.news.yahoo.com:80/3/20091005/twl-israel-palestiniens-gb-951b410.html

 

Mehdi Abu Ayyesh, 17 ans,

est mort des suites de ses blessures de mars dernier.
Hier, lundi 12 octobre, Mehdi Sa’id Abu Ayyesh a finalement succombé à ses blessures dans un hôpital d’Hébron. Il avait été blessé à la tête par un tir à balles réelles, dont les médecins pensent qu’il s’agissait de balles de calibre .22 tirées par un pistolet Ruger, dont l’armée israélienne prétend qu’elles sont « non létales », le soir du 4 mars 2009 devant chez lui pendant une invasion militaire israélienne, au prétexte qu’il aurait jeté des pierres sur les soldats.

Il avait été transporté à l’hôpital à Hébron, où il est resté dans le coma avec des éclats de balle dans le cerveau, jusqu’à ce que son corps maintenant émacié rejette finalement l’appareil respiratoire et les médicaments, tôt ce matin.
8.000 habitants de Beit Ommar sont allés au devant de son corps lorsqu’il a été rendu au village, et ont participé à une immense procession funéraire.
Comme c’est l’habitude à Beit Ommar, les soldats israéliens ont envahi le village pendant les funérailles, tirant massivement des grenades lacrymogènes et des balles caoutchouc-acier, ainsi que d’autres gaz non identifiés qui ont provoqué des vomissements.
Pendant plus de 5 heures, des petits groupes de soldats ont parcouru le village à pied, tirant sur les groupes de jeunes qui s’étaient rassemblés pour repousser l’armée d’invasion avec des pierres.

Source : PSP (Palestine Solidarity Project) 

13-10-2009

Traduction : MR pour ISM

http://www.ism-france.org/news/article.php?id=12845&type=temoignage&lesujet=Incursions

21/10

Des colons attaquent une famille palestinienne à Sheikh Jarrah et blessent 7 personnes

Les colons qui se sont récemment emparés de la maison de la famille Gawi, expulsée par la force de chez elle à Sheikh Jarrah le 2 août 2009, ont attaqué hier le campement palestinien installé à l’extérieur. Selon les sources locales, sept palestiniens ont été blessés.

 L’attaque a commencé entre 8h et 8h30, lorsque le chauffeur d'un camion de livraison de meubles pour la maison occupée, accompagné de quatre colons, a agressé un gamin de 5 ans de la famille Gawi, qui jouait à côté. 

Source : Palsolidarity

Traduction : MR pour ISM

http://www.alterinfo.net/Non-au-nettoyage-ethnique-!-Des-colons-attaquent-une-famille-palestinienne-a-Sheikh-Jarrah-et-blessent-7-personnes_a38233.html   

25-10

La police israélienne a utilisé dimanche des grenades assourdissantes pour disperser des centaines de manifestants palestiniens qui lui jetaient des pierres sur l'Esplanade des Mosquées, dans la vieille ville de Jérusalem.

Au cours de ces incidents, trois policiers israéliens ont été légèrement blessés et 15 manifestants ont été arrêtés, dont Hatem Abdelkader, le conseiller du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas pour les questions de Jérusalem. D'après Micky Rosenfeld, porte-parole de la police israélienne, le responsable politique palestinien est soupçonné d'incitation aux troubles à l'ordre public.

 http://www.aloufok.net/spip.php?article998



2 La Palestine en chiffre 

(Depuis le début de l'Intifada le 25 septembre 2000)


Civils & résistants tués                                                                            :  7.030

Palestiniens blessés                                                                               :  54.676

Internationaux blessés                                                                             : 192 (chiffre tout a fait minimal)

(balles réelles ou caoutchoutées, gaz lacrymogène, autres moyens)

Arrêtés     :                                                                                            :  47.733

En prison :                                                                                             : 11.800

Pacifistes en prison ou arrêtés                                                                  : 108

Autres actes           

Journalistes tués                                                                                      : 9

Journalistes blessés                                                                                :  ? + 32

Nombre de maisons palestiniennes détruites ou partiellement démolies       :  66.275

 

2-2 Occupants:

Israéliens  tués                                                                                        : 1.201

                                                                                                                ( 359 militaires/policiers)

Israéliens blessés                                                                                     : 6611


Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & XINHUANET (Chine)  


n°490 - Journal de Palestine - 07-10 au 27-10 - Suite - : Israël » se prépare-t-elle à une nouvelle guerre ?

Palestine, Israël, Netanyahou, liberman, livni, colonialisme, gaza, obama, Clinton, netanyahou, abbas, haniyeh, Blocus.


n°490 - Journal de Palestine - 07-10  au  27-10 - Suite - : Israël » se prépare-t-elle à une nouvelle guerre ? 


          Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

     Sa diffusion est un acte de résistance.

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine 

n°490                    07-10  au  27-10

C.De Broeder      &  M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire Suite

3 Politique

Politique Palestinienne

Politique Israélienne


3 Politique

a) Politique Palestinienne

MM Abbas & Haniyeh.

Abbas

Abdelbari Atwan : Abbas s'en prend vivement au Hamas et ignore totalement les criminels sionistes.

Le rédacteur en chef du journal "Qods al arabi", Abdelbari Atwan a fortement critiqué le président sortant, Mahmoud Abbas, en considérant qu'il s'est pris vivement au Hamas, au moment où il a ignoré totalement les criminels sionistes.

"Abbas a ignoré les crimes de l'occupation, à Al Qods, dont les projets de judaïsation, les démolitions des maisons palestiniennes, les campagnes d'arrestations, les assauts d'assassinats en Cisjordanie et à Gaza, alors qu'il attaque fortement le Hamas", a contesté le célèbre palestinien, Abdelbari Atwan.

Atwan a appelé Abbas à la nécessité de traiter la réalité telle qu'elle est, en réalisant d'abord la réconciliation avec le Fatah, en faisant allusion au refus des grands dirigeants du Fatah à la stratégie inutile d'Abbas qui ne serve que l'occupation israélienne.

"Comment peut Abbas nous convaincre par ses délires concernant la réconciliation nationale, alors que le comité central, le comité exécutif du Fatah, ainsi que son conseiller Yasser Abd Rabou n'avaient pas pris connaissance de sa décision à propos du report du rapport de Goldstone?", s'est interrogé Atwan.

Atwan a ajouté :" Abbas n'a pas voulu, à deux reprises durant sa visite à Damas, rencontrer Khaled Mechaal".

"Est-ce que Mechaal est plus dangereux pour la Palestine que Liebermann ou Netanyahu? 

Pourquoi se précipite-t-il pour rencontrer les sionistes à New York, et tourne le dos aux palestiniens?  Et puis qu'elle réconciliation veut Abbas, au juste?"

Abdelbari Atwan

14/10/2009

CPI

http://www.palestine-


1-2 Les analyses (du processus de paix).

Ayman al-Zawahri accuse Barack Obama d'être un "imposteur". 

Le numéro deux d'Al-Qaïda Ayman al-Zawahri a reproché lundi au président américain Barack Obama de n'avoir pas réussi à obtenir un gel de la colonisation israélienne en Cisjordanie, le qualifiant d'"imposteur" dans un nouveau message audio.

Dans le nouvel enregistrement, Ayman al-Zawahri épingle une nouvelle fois Barack Obama.

Le chef de la Maison Blanche a publiquement appelé à un gel de la colonisation israélienne en vue de relancer les pourparlers de paix avec les Palestiniens mais ses demandes ont été repoussées la semaine dernière par le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou.

Des responsables américains ont demandé aux pays arabes de normaliser leurs relations avec Israël pour l'encourager à reprendre les pourparlers avec les Palestiniens.

Obama, "l'imposteur, qui faisait semblant d'être affecté par la souffrance des Palestiniens", "autorise les colonies à prospérer en Cisjordanie et à Jérusalem, en pressant les fragiles dirigeants (arabes) de proposer davantage de concessions", déclare Al-Zawahri dans le message. "Avons nous besoin d'autres crimes à Kaboul, Bagdad, Mogadiscio et Gaza pour être sûrs de sa nature criminelle".

28/9

http://fr.news.yahoo.com/3/20090928/twl-terrorisme-al-qaida-1be00ca_2.html 


1-4 Plan de réconciliation palestinienne.

Le Hamas rejette le plan de réconciliation palestinienne proposé par l'Egypte.

Cette proposition prévoit également que le Hamas puisse déployer 3.000 policiers dans la Bande de Gaza. Des comités de surveillance composés de membres des deux camps seraient également créés pour établir une force de sécurité unifiée dans la Bande de Gaza et en Cisjordanie, tandis qu'un comité distinct serait, lui, chargé de préparer les élections.

Le plan du Caire n'aborde pas plusieurs des principaux points de discorde entre le Fatah et le Hamas, notamment le renoncement à la lutte armée et la reconnaissance d'Israël par un éventuel gouvernement palestinien unifié.

La direction du Hamas, basée en Syrie, a annoncé jeudi avoir rejeté en l'état le plan de réconciliation entre le Hamas et le Fatah, proposé par la médiation égyptienne.

Dans un communiqué, le Hamas et sept autres factions palestiniennes ont expliqué que le plan de réconciliation devait être revu pour inclure une référence au droit des Palestiniens à résister à l'occupation israélienne.

"La formulation soumise aux factions par Le Caire ne fait aucune référence à la lutte (contre Israël, NDLR) et à l'agression contre notre peuple", indique ce communiqué, précisant que ses signataires n'approuveraient pas la proposition égyptienne si elle n'était pas amendée.

L'Egypte assure depuis des mois une médiation pour tenter d'obtenir un accord de réconciliation, prélude à des négociations plus larges en vue d'un accord de paix au Proche-Orient.

Le Fatah a annoncé mercredi qu'il acceptait le plan égyptien, qui prévoit notamment des élections présidentielle et législatives le 28 juin 2010.

Le mouvement a indiqué avoir signé le plan et envoyé un émissaire au Caire pour faire parvenir sa réponse jeudi.

AP

15-10

http://fr.news.yahoo.com/3/20091015/twl-israel-palestiniens-reconciliation-951b410_2.html


1-6 Gouvernement cherche coalition désespérément...

Mahmoud Abbas convoque les élections palestiniennes le 24 janvier 2010.

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a signé vendredi le décret convoquant les élections présidentielle et législatives palestiniennes le 24 janvier prochain, une initiative qui risque d’accroître encore les tensions interpalestiniennes entre le Fatah et le Hamas.
Le décret de vendredi était attendu après l’échec des pourparlers de réconciliation entre le Fatah et le Hamas, cette semaine. Un accord aurait reporté le scrutin au mois de juin.
Le porte-parole de Mahmoud Abbas, Nabil Abou Rdeneh a expliqué que faute d’accord Fatah-Hamas, Mahmoud Abbas était constitutionnellement tenu de convoquer le scrutin en janvier. Il a précisé que le vote se déroulerait en Cisjordanie, à Jérusalem-Est et dans
la Bande de Gaza.
Mais on ignore comment l’Autorité palestinienne pourra organiser le scrutin à Jérusalem-Est, sous contrôle israélien, et dans
la Bande de Gaza, où le Hamas, vainqueur des législatives de 2006, a pris le pouvoir en juin 2007. L’Autorité palestinienne ne contrôle plus de fait que la Cisjordanie.
Le Hamas
a aussitôt condamné la décision de Mahmoud Abbas, le porte-parole du Mouvement de la résistance islamique Sami Abou Zouhri expliquant que l’Autorité palestinienne ne pouvait organiser des élections dans la Bande de Gaza. "Cette annonce signifie que les élections n’auront lieu qu’en Cisjordanie, scellant la fracture palestinienne au lieu de résoudre le problème", a-t-il estimé.
Cette semaine, l’Egypte n’était pas parvenue à réunir les deux parties pour une nouvelle séance de pourparlers au Caire, où elle espérait qu’un accord de réconciliation aurait pu être signé.

AP

 23 octobre

http://www.aloufok.net/spip.php?article991

 

Hamas: le décret d'Abbas est illégitime et reflète ses réelles intensions contre la réconciliation.

"On refuse d'une manière plus décisive, le soi-disant décret du président sortant Mahmoud Abbas, pour la fixation de la date des élections qui n'aura pour objectif que de paralyser les efforts égyptiens pour la ratification d'une réconciliation palestinienne", a annoncé le Hamas en contestation contre la proclamation d'Abbas.

Le Hamas a publié un communiqué le vendredi soir 23/10, en rapportant son refus décisif à ce décret qu'avait désigné illégitime et inconstitutionnel.
Le Hamas qu'avait choisi de renforcer sa stratégie démocratique à travers l'entente palestinienne a souligné" Abbas n'est plus habilité à émettre de tels décrets".

"Abbas est un président sortant qu'avait perdu sa légitimité, il ne pourra d'ailleurs rien décréter, surtout que toute décision ou mesure sans le consensus nationale va approfondir que les désaccords entre les palestiniens", a protesté fermement le Hamas contre toute date fixe des élections avant la réconciliation palestinienne.

Le Hamas a mis en garde contre les conséquents très désastreuses, en qualifiant qu'Abbas avait pris cette décision illégale en soumission aux exigences israélo-américaines qui visent à réaliser leurs objectifs à travers le renforcement des désaccords palestiniens, notamment pour échouer la réalisation de la réconciliation palestinienne, tout en portant la responsabilité toute entière sur Abbas et son groupe à Ramallah.
Il est à noter que le président sortant Mahmoud Abbas a convoqué des élections présidentielle et législatives pour le 24 janvier 2010 dans l'ensemble des territoires palestiniens, sans aucun consensus national.

24/10

http://www.palestine-solidarite.org:80/actualite.CPI.241009.htm


1-10 Politique extérieure & économique.

Un programme immobilier en Cisjordanie

Mahmoud Abbas a inauguré mardi le programme immobilier le plus ambitieux à ce jour en Cisjordanie, qui vise à créer 30.000 logements dans les cinq à dix prochaines années.

"L'objectif de ce projet est de poser les fondations de l'Etat indépendant", a dit Mohammad Moustafa, président du Fonds d'investissement de Palestine (Pif), tandis qu'Abbas dévoilait une plaque dans un décor de collines couvertes d'oliveraies.

Une nouvelle route, goudronnée depuis deux jours, a conduit le convoi présidentiel à l'endroit où la société Amaar, récemment fondée par Moustafa, construira mille logements destinés à 5.000 personnes près de Djénine.

Il s'agit de la première phase du plus vaste programme immobilier jamais entrepris par les Palestiniens.

La Cisjordanie occupée compte 2,5 millions d'habitants palestiniens, mais leurs projets de construction à grande échelle y sont tout récents.

Des centaines de milliers d'entre eux vivent dans des agglomérations dépourvues d'infrastructures essentielles, qui furent d'abord des camps de réfugiés une fois créé l'Etat d'Israël en 1948 et restent considérés comme tels bien qu'ils aient acquis un caractère permanent.

"Ces projets de logement ont pour but d'attacher les gens à leur terre, de relever le défi du développement des colonies et de préserver la terre", a déclaré le ministre du Logement, Mohammed Chtayyeh.

Les Palestiniens ont besoin de 10.000 à 12.000 logements par an pour absorber leur croissance démographique, a-t-il dit. Pour atteindre cet objectif, il leur faudrait construire sur des terrains aujourd'hui sous contrôle israélien, l'impact de l'occupation sur le marché se traduisant par de fortes hausses de prix dans les zones que les Palestiniens administrent seuls.

Le Pif a annoncé lundi la création du Groupe immobilier Amaar, doté d'un capital de 220 millions de dollars, pour la gestion de projets immobiliers et touristiques existants évalués à un milliard de dollars environ, avec pour objectif de porter les investissements à deux milliards sur cinq ans.

Le Pif a entrepris en juin la construction de 2.000 logements bon marché destinés à 10.000 personnes à Reehane, dans le centre de la Cisjordanie.

AUTORISATION ISRAÉLIENNE REQUISE

Mais une nouvelle ville du nom de Raouabi, avec 5.000 logements destinés à 25.000 personnes, n'existe encore que sur le papier, au nord de Ramallah, car Israël n'a pas encore autorisé la construction des routes qui y donneraient accès.

Israël contrôle environ 60% du territoire de la Cisjordanie, qu'il a conquis en 1967, et plus de 300.000 Israéliens habitent la centaine d'implantations juives qui en parsèment les collines.

Ces colons revendiquent leurs terres au nom d'un héritage biblique non reconnu par le droit international.

Reuters

Avec Wael Ahmad à Djénine, version française Philippe Bas-Rabérin

13 octobre,

http://fr.news.yahoo.com/4/20091013/twl-palestiniens-construction-38cfb6d_1.html


L'occupation viole la loi internationale en prolongeant la détention des palestiniens.

B'Tselem confirmant l'arrestation de 1000 palestiniens depuis l'Intifada d'al Aqsa

"L'occupation détient mille palestiniens, dont des femmes et des enfants, depuis l'Intifada d'al Aqsa, et prolonge leur détention administrative, sans aucun jugement", a révélé l'organisation juridique israélienne," B'Tselem", chargée des droits de l'homme dans l'entité sioniste.

"Certains détenus palestiniens ont dépassé 4 ans, sans aucun jugement, chose qui présente une violation à la loi internationale", a souligné l'organisation juridique, "B'Tselem".

Lors de son rapport publié, le mercredi14/10, "B'Tselem" a confirmé que le nombre des arrestations administratives a dépassé 350 cas, cette année seulement, en révélant que les juges ont ratifié 95% des dossiers des détentions administratives, tout en soulignant l'influence des services de renseignements sionistes, "Chabak", sur ces dossiers.

Al Nassera : B'Tselem

15/10/2009 -

http://www.palestine-

18-10

Le ministère des captifs et des libérés a annoncé que deux captifs sont entrés dans la liste des anciens détenus palestiniens qui ont dépassé plus de 20 ans de souffrance dans les prisons de l'occupation sioniste, en levant leur nombre à 108 personnes.

"Les deux captifs, Majdi Atia (48ans) de Toulkarem et Mahmoud Saïd Ahmed Jaradate (46 ans) de Jénine, sont entrés dans la liste des anciens captifs qui ont dépassé la vingtième année de souffrance dans les geôles de l'occupation, après avoir été condamnés à la perpétuité", a dévoilé le directeur du bureau médiatique du ministère des captifs, Riyad Al Achkar, en confirmant que les deux captifs ont été enlevés le 17/10/1989.
CPI

http://www.palestine-info.cc/fr/default.

18-10

Al Achkar a révélé aussi que la captive, Warda Abbas Abdel Fattah Barkawi, des habitants d'Al Jalil a déjà passé 7 ans de sa peine après avoir été condamnée à une peine de 8 ans, depuis son arrestation, le 16/10/2003.

Le ministère palestinien des captifs et libérés a exhorté les institutions, organisations juridiques régionales et internationales, ainsi que les hommes libres au monde qui s'occupent des droits de l'homme et des prisonniers, à assumer leurs responsabilités et presser sur l'occupation israélienne afin de libérer les captifs palestiniens qui vivent des conditions inhumaines très difficiles dans les prisons sionistes.

CPI

18/10/2009

http://www.palestine-info.cc/fr/default.



b) Politique Israélienne

Netanyahu & Lieberman

Lieberman

La nouvelle politique étrangère de Lieberman.

Le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, veut revoir la politique étrangère israélienne. D'après plusieurs sources officielles, il présentera dans les prochains jours un premier document de cinq pages aux hauts responsables de son ministère, afin d'amorcer les discussions sur "les grandes lignes de la toute nouvelle politique extérieure".

Trois points majeurs seront notamment soulignés dans le document :

le développement de liens avec certaines parties du monde "négligées" par les gouvernements précédents ;

la nécessaire diminution des attentes internationales concernant des progrès dans les négociations avec les Palestiniens ;

et

la création d'une politique de "tolérance zéro" mondiale contre toute forme d'expression antisémite.

La note dénonce en particulier la dérive du portefeuille en "ministère des Affaires palestiniennes, dont la politique étrangère israélienne est presque entièrement orientée autour de cette question précise". Une stratégie qui a "fait du tort aux intérêts israéliens dans ses relations internationales, plus particulièrement celles avec les Etats-Unis et l'Europe (…).

Même si les Etats-Unis restent le meilleur allié d'Israël, l'état de dépendance est malsain pour les deux parties.

Notre pays doit construire des relations fortes avec d'autres Etats sur la base d'intérêts communs. Son cercle de soutien pourra ainsi être étendu et renforcé - ce qui constituera un soulagement pour les Etats-Unis aussi". Et ces relations doivent s'étendre à d'autres domaines que la sécurité régionale et la lutte contre le terrorisme, selon Lieberman, à savoir : l'économie, la culture et la recherche scientifique, entre autres.

"Pendant des décennies, Israël a négligé des régions entières : Amérique latine, Afrique, Europe de l'Est et les Balkans, l'Asie Centrale et du Sud-est. Le coût de cette négligence est immense et a été mis en évidence lors des conférences de l'ONU et autres forums internationaux ".

Le document appelle ainsi à multiplier "les réunions de hauts responsables, à accroître les aides au développement, et à développer des liens économiques et financiers plus forts, en remodelant la scène internationale, pour qu'Israël n'y soit plus un acteur solitaire".

Quant au conflit israélo-palestinien, aucun plan de paix n'a pu être bâti concrètement depuis les accords d'Oslo (il y a seize ans), souligne le ministère. Critiquant les efforts d'Obama pour une paix immédiate il ajoute : "Créer des attentes exagérées sur le court terme […] pourrait décevoir une fois de plus la communauté internationale et endommager les relations avec les Etats-Unis et l'Europe, voire mené à des réponses violentes des Palestiniens."

Une approche plus réaliste est donc nécessaire : "Nous pouvons atteindre des accords provisoires, sans forcément résoudre les problèmes principaux - Jérusalem, le droit de retour des réfugiés ou les frontières. En étant réaliste, c'est le maximum qui peut être fait et il est important que les Etats-Unis et l'Europe le comprennent", précise Lieberman.

"Outre les manifestations classiques de l'antisémitisme, de nouvelles tactiques surgissent : les boycotts de produits et d'institutions israéliens, les procès contre les dirigeants israéliens et le personnel militaire (…). Nous ne pouvons rester silencieux face à la conduite du gouvernement suédois qui ne condamne pas les articles antisémites publiés dans les médias nationaux", ajoute le ministère. "Seule une position convaincue et offensive face à ces événements fera comprendre au monde qu'il n'est pas permis d'accepter ou d'encourager l'antisémitisme, quelle que soit sa forme."

7/9

http://fr.jpost.com:80/servlet/Satellite?cid=1254861888977&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull


2-2 Des Canons ... pas du beurre.

Les jeunes israéliens essayent d'échapper au service militaire. 

A Tel-Aviv, les autorités israéliennes, qui s'inquiétaient, déjà, de voir les jeunes israéliens essayer d'échapper au service militaire, se voient, maintenant, confrontées à l'opposition de certains jeunes au service militaire. D'après les médias israéliens, 80 lycéens, qui venaient de terminer leurs études et qui devaient accomplir leur service militaire obligatoire, ont signé une pétition demandant aux jeunes israéliens de refuser de faire leur service militaire, pour, ainsi, empêcher la répression des Palestiniens. "Nous les filles et les fils d'Israël, indique la pétition, nous sommes contre la politique répressive de l'armée israélienne, dans les régions occupées, et nous refusons, donc, de rejoindre les rangs de l'armée." Ils ont, aussi, affirmé qu'ils ne pouvaient pas ignorer ou rester indifférents devant cette réalité qu'est l'occupation, qui est un acte extrémiste, brutal, raciste, inhumain, illégal, immoral et non démocratique.

D'après le rapport de l'armée israélienne, environ, un quart de jeunes israéliens, échappent au service militaire, sous divers prétextes. Plus de 25% des garçons et, environ, 45% des filles, ont refusé de faire leur service militaire, d'après les chiffres de cette armée. La durée du service militaire est de trois ans pour les garçons et de deux ans pour les filles. Par ailleurs, les nouvelles font part de l'escalade des désertions chez les officiers et les gradés de l'armée israélienne, ce qui laisse présager une grave crise, au sein de l'armée, qui constitue, d'ailleurs, l'un des principaux piliers du régime belliciste et occupant israélien. On parle de diverses raisons et facteurs à l'origine du refus des jeunes israéliens de servir sous les drapeaux. Les Juifs qui, sous l'influence des campagnes médiatiques du régime sioniste, immigrent en Palestine occupée, se rendent, aussitôt, compte qu'ils sont, en effet, utilisés comme des instruments par ce régime, pour poursuivre ses politiques expansionnistes et occupantes. En obligeant les jeunes juifs à rejoindre l'armée et à servir sous les drapeaux, l'entité sioniste s'en sert pour réaliser ses objectifs criminels dans la région. C'est cet état de fait qui a, en effet, conduit les jeunes israéliens à manifester de plus en plus de réluctance à s'impliquer dans la répression des Palestiniens, crimes dont ils ont honte. En tout état de cause, les échecs du régime sioniste devant la résistance des Palestiniens et des Libanais ont créé une sorte de crainte chez les Sionistes, les conduisant à refuser d'accomplir leur service militaire. La désertion des jeunes israéliens, parallèlement à l'intensification de l'émigration des Juifs de la Palestine occupée, témoigne, certes, de l'aggravation de la crise, au sein de l'entité sioniste, notamment, dans le secteur militaire.

 15/10/2009

 http://french.irib.ir

http://www.alterinfo.net/notes/Les-jeunes-israeliens-essayent-d-echapper-au-service-militaire_b1643892.html


2-3 Sur le terrain.

Israël chasse les militants étrangers de Cisjordanie.

Les autorités de l'occupation israélienne ont durci les restrictions qu'elles exercent sur les Palestiniens de la Cisjordanie occupée qui luttent pour préserver leurs terres. Selon la chaîne satellitaire qatarie Al Jazzera, elles ont  expulsé dernièrement des dizaines de militants étrangers venus assister les Palestiniens dans le village de Bourine, au sud de Naplouse, dans la cueillette des olives dans les terres situées à proximité des colonies sionistes. Elles les ont également menacés de les expulser hors de la Palestine et d'imposer une contravention aux Palestiniens qui leur demandent assistance

Selon un des habitants du village en question, le Palestinien Bilal Eid (42 ans), après avoir perquisitionné leurs terres, les soldats de l'occupation leur ont demandé de ne plus demander assistance auprès des militants étrangers, sous peine de payer une amende de 2.000$ et plus.
Eid a assuré avoir obtenu confirmation de cette décision auprès du bureau de liaison palestinien auquel toutes les décisions israéliennes sont transmises.
"La gravité (de cette décision) réside dans le fait que les citoyens palestiniens ne pourront plus empêcher la confiscation de leurs terres, ni transmettre leur endurances au monde à travers ces militants.  De plus, leur absence va faciliter la tâche aux colons pour réprimer encore plus les Palestiniens et prendre d'assaut leurs terres sans aucune surveillance"  s'est plaint Eid.
Lequel a souligné l'importance que jouent ces militants diffusés un peu partout dans les villages de
la Cisjordanie et qui "dévoilent à leurs états et aux organisations humaines la réalité des exactions et des crimes commis par l'occupation israélienne et réfute ses mensonges à travers lesquels elle fait croire le monde entier que les Palestiniens sont des criminels et les agresseurs des colons".
Pour leur part, les militants étrangers ont refusé de quitter les territoires palestiniens. Par la voix de leur porte-parole, le britannique Peter Leder, ils assuré q'ils feront tout pour revenir au cas où les israéliens en viennent à les expulser. " Nous ne laisserons jamais les Palestiniens lutter seuls contre les Israéliens" a-t-il affirmé.  

http://www.almanar.com.lb/newssite/NewsDetails.aspx?id=107789&language=fr

 (lire la suite).

Bulletin Palestine, 23 octobre 2009


2-4 Les grandes manœuvres

Craignant d'être arrêté, un ministre israélien annule sa visite en Grande-Bretagne.

 Le vice-Premier ministre Moshe Yaalon a annulé une visite qu'il devait effectuer en Grande-Bretagne, craignant d'être arrêté en raison de soupçons de crimes de guerre qui pèsent sur lui, a annoncé lundi à Jérusalem un porte-parole, Alon Ofek-Arnon.

Cette décision de Moshe Yaalon, ancien chef d'état-major de l'armée, intervient une semaine après que des activistes palestiniens eurent tenté, sans succès, de faire arrêter le ministre israélien de la Défense Ehoud Barak lors d'une visite en Grande-Bretagne.

"C'est une campagne pour délégitimer Israël", a affirmé Moshe Yaalon dans un communiqué.

6/10

http://fr.news.yahoo.com:80/3/20091005/twl-israel-palestiniens-gb-951b410.html


2-10 Politique colonialiste israélienne. (Colonisation & colonies)

Quelque 1 200 enfants risquent d’être expulsés

TEL AVIV, 22 octobre 2009

 Eli Yishai, ministre israélien de l’Intérieur, a annoncé qu’il ne régulariserait pas la situation d’environ 1 200 enfants de travailleurs immigrés, une annonce qui a poussé plusieurs ONG (organisations non gouvernementales) à mener une campagne contre les expulsions.
Ces 1 200 enfants ne sont pas concernés par le dispositif gouvernemental de 2006 qui avait permis de régulariser la situation de plus de 600 enfants de travailleurs immigrés.
« Leurs parents les utilisent pour obtenir une régularisation de leur propre situation en Israël…

Si nous ne les expulsons pas, les travailleurs immigrés continueront à exploiter la générosité de l’Etat d’Israël », a déclaré M. Yishai.
La plupart des contrats de travail des immigrés contiennent une clause leur interdisant d’avoir des enfants en Israël, et obligeant les femmes enceintes à quitter le pays. De nombreuses ONG dénoncent cette clause, qu’elles qualifient d’inhumaine et draconienne.
Malgré cette disposition, l’Autorité de l’Education de Tel Aviv estime que 2 000 enfants d’immigrés sont nés en Israël au cours des 10 dernières années.
Environ 250 familles risquent d’être expulsées, de même que des centaines d’enfants nés en Israël au cours des trois dernières années, d’après des activistes menant une campagne de défense des droits des migrants.
En juillet, OZ (l’unité opérationnelle de la nouvelle Autorité israélienne de l’immigration) a lancé une opération visant à expulser près de 300 000 immigrés illégaux et personnes en situation irrégulière, d’après Tziki Sela, directeur d’OZ.
Des critiques de la part de certains membres du Parlement et de leaders religieux et communautaires ont forcé le Premier ministre Benjamin Netanyahu à reporter l’expulsion des familles de travailleurs immigrés avec enfants : alors qu’elle devait débuter le 1er août, l’opération a été suspendue pour trois mois.
Parallèlement, d’après un rapport officiel d’OZ, dont IRIN a pris connaissance le 21 octobre, 700 travailleurs immigrés sans enfants ont été expulsés depuis le 1er juin 2009, et 2 000 ont « volontairement quitté le territoire ».
Le 12 octobre, une commission parlementaire sur les travailleurs immigrés a décidé de commencer à expulser les enfants d’ici le début du deuxième semestre 2010, au moment de la fermeture des écoles.
Campagne anti-expulsions
Le gouvernement prévoit de procéder aux expulsions malgré une campagne anti-expulsions « massive » (selon de hauts responsables israéliens) menée par plusieurs ONG et organisations humanitaires, dont Moked, la ligne d’assistance téléphonique destinée aux travailleurs immigrés.
Karen Tal, directeur de l’école publique de Bialik-Rogozin, dans le sud de Tel Aviv, a dit à des journalistes que quelque 302 élèves de l’école (sur 784) seraient concernés par l’expulsion si M. Yishai ne changeait pas d’avis. M. Tal a évoqué les difficultés et les incertitudes auxquelles les enfants sont confrontés depuis que le gouvernement a révélé, en juin, son intention de les expulser.
Des sources de l’Autorité de l’immigration et de l’unité OZ ont dit à IRIN qu’elles n’avaient pas l’intention d’intervenir dans les écoles, bien qu’il soit relativement facile d’y arrêter les enfants et les parents.

http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportId=86705


Incidents à l'esplanade des Mosquées de Jérusalem.

La police israélienne a fermé dimanche l'esplanade des Mosquées de Jérusalem à la suite de heurts avec des manifestants palestiniens qui ont fait une dizaine de blessés légers. Parmi les blessés figurent deux policiers. Trois manifestants ont été arrêtés.

La semaine dernière des incidents analogues sur ce même site avaient fait une trentaine de blessés.

L'esplanade, qui abrite les mosquées d'Al Aksa et du Dôme du rocher, est considérée comme le troisième lieu saint de l'islam après la Mecque et Médine, en Arabie saoudite.

La sécurité avait été renforcée par les forces de sécurité israéliennes sur terre-plein qui surplombe le mur des Lamentations, à l'occasion de la fête juive des Cabanes, qui clôt la semaine du Grand Pardon.

Adnane al Husseïni, gouverneur palestinien de Jérusalem-Est, a déclaré que les policiers interdisaient l'accès à l'esplanade, même si des fidèles musulmans s'y trouvaient depuis la veille.

Micky Rosenfeld, porte-parole de la police israélienne, a précisé que cette "fermeture aux visiteurs" était une mesure de précaution pour éviter des violences sur ce site appelé mont du Temple par les juifs et Noble Sanctuaire par les musulmans.

Selon Husseïni, "la situation est très tendue dans la vieille ville", où un conseiller du Premier ministre palestinien Salam Fayyad, Khatem Abdel Khader, a été arrêté pour incitation à la violence.

Par la suite, les autorités israéliennes ont semblé alléger le blocus en laissant passer des femmes, enfants et personnes âgées palestiniens sur l'esplanade.

La seconde intifada palestinienne avait éclaté en septembre 2000 après une visite de l'ancien Premier ministre israélien Ariel Sharon sur ce lieu hautement symbolique du conflit israélo-palestinien.

La partie orientale et arabe de Jérusalem a été conquise et annexée durant la guerre de 1967 par Israël, qui a proclamé ensuite que la ville réunifiée serait sa capitale à jamais, une initiative qui n'est reconnue par aucun pays étranger

4/10

http://fr.news.yahoo.com/4/20091004/twl-po-violences-38cfb6d_1.html

 

800 nouveaux logements en construction en Cisjordanie, selon ‘La Paix maintenant’. 

Plusieurs centaines de logements sont en cours de construction dans des colonies de Cisjordanie occupée, en dépit des appels de la communauté internationale à stopper les implantations, a indiqué hier le mouvement La Paix maintenant dans un rapport. Selon ce mouvement opposé à la colonisation, les nouveaux chantiers, lancés ces trois derniers mois, concernent 800 logements dans 34 colonies.
En outre,
La Paix maintenant précise que 55 bâtiments sont sur le point d'être terminés et que les fondations pour 50 autres habitations sont en train d'être creusées.
Selon le rapport, ces projets ne concernent pas les 2 400 unités de logement déjà en chantier et dont Israël entend poursuivre la construction, même en cas de ralentissement de la colonisation.

6/10

http://www.lorientlejour.com:80/category/International/article/633551/800_nouveaux_logements_en_construction__en_Cisjordanie,_selon_La_Paix_maintenant.html

 

Les autorités d'occupation israéliennes mettent en exécution de nouveaux plans d'implantation.

 Les autorités d'occupation israéliennes ont commencé l'exécution d'un plan intitulé /les 7 étoiles/ et l'intensification de la colonisation israélienne aux alentours des agglomérations palestiniennes dans les territoires palestiniens occupés en /1948/.

La chaîne satellitaires al-Jazzera a indiqué dans un reportage que ce projet comporte également l'annonce de l'établissement de /4/ colonies à Néguev, au triangle, à Nazareth et en Galilée, et ce, dans le cadre d'un plan pour judaïser ces régions.

M. Hanna Sweid, membre du FDLP dans les territoires occupés en /1948/, a fait noter que ces plans sont un nouveau genre de judaïsation, notamment après l'échec du gouvernement israélien de judaïser ces régions par les méthodes traditionnelles.

 Mme Enayat Jalal Banna, planificatrice des villes, a souligné que ce plan israélien entre dans le cadre d'un programme complémentaire visant à judaïser lesdites régions, indiquant que ces plans portent des dimensions sociales qui introduirait un nouveau mode de vie israélien, imposé sur les localités palestiniennes et les villages environnants.

17/10

A. Chatta & T. Slimani 

http://www.sana.sy/fra/55/2009/10/17/250389.htm

 

Non au nettoyage ethnique !

Des colons attaquent une famille palestinienne à Sheikh Jarrah et blessent 7 personnes

Les colons qui se sont récemment emparés de la maison de la famille Gawi, expulsée par la force de chez elle à Sheikh Jarrah le 2 août 2009, ont attaqué hier le campement palestinien installé à l’extérieur. Selon les sources locales, sept palestiniens ont été blessés, et quatre arrêtés. L’attaque a commencé entre 8h et 8h30, lorsque le chauffeur d'un camion de livraison de meubles pour la maison occupée, accompagné de quatre colons, a agressé un gamin de 5 ans de la famille Gawi, qui jouait à côté.   

Les colons ont alors attaqué la petite tente où vit la famille Gawi depuis son expulsion. A ce moment là, il y avait sous la tente principalement des femmes et des enfants. Une Palestinienne, violemment frappée par le chauffeur du camion, a été transportée à l’hôpital. Une bagarre s’en est immédiatement suivie, impliquant au moins 15 colons. Plusieurs membres de la famille ont été légèrement blessés et une adolescente de 15 ans du voisinage a été blessée par la chute d’un poste de télévision quand les colons ont fait tomber la tente.
Lorsque la police est arrivée, ils n’ont pas essayé de stopper l’attaque des colons contre la famille et ont arrêté 4 palestiniens. 2 ont été relâchés et deux autres, Khalet Gawi et Saleh Diab, ont été transportés à l’hôpital. La police leur a demandé de revenir le lendemain au poste pour interrogatoire. 4 colons ont été emmenés pour interrogatoire et immédiatement libérés.
Les familles Gawi et Hannoun, qui comprennent 53 personnes, dont 20 enfants, sont sans logis depuis leur expulsion par la force de chez elles le 2 août 2009. Les forces israéliennes ont encerclé les maisons des deux familles à 5h30 du matin et, brisant les fenêtres, ont traîné tous les habitants dans la rue. La police a également démoli la tente de protestation installée à côté, dressée par Um Kamel à la suite de l’expulsion forcée de sa famille en novembre 2008.
Actuellement, les trois maisons sont occupées par des colons et un agent de sécurité israélien patrouille dans le secteur 24 heures sur 24. Les familles Hannoun et Gawi, laissées sans aucun autre logement depuis août, continuent de protester contre leur expulsion illégale depuis le trottoir en face de leurs maisons, soumises aux attaques constantes des colons et au harcèlement de la police.
Le quartier Karm Al-Ja’ouni, à Sheikh Jarra, abrite 28 familles palestiniennes, toutes réfugiées depuis 1948, et dont les maisons leur ont été données par l’UNRWA et le gouvernement jordanien en 1956. Elles sont toutes menacées d’expulsion, comme les familles Hannoun, Gawi et al-Kurd.
L’objectif des colons est de transformer tout le quartier en une nouvelle colonie juive et de créer un continuum juif qui coupera de fait
la Vieille Ville des quartiers palestiniens du nord.
L’implantation de colonies juives à Jérusalem Est et en Cisjordanie est illégale selon de nombreuses lois internationales, dont l’article 49 de la 4ème Convention de Genève.

Source : Palsolidarity

21/10

Traduction : MR pour ISM

http://www.alterinfo.net/Non-au-nettoyage-ethnique-!-Des-colons-attaquent-une-famille-palestinienne-a-Sheikh-Jarrah-et-blessent-7-personnes_a38233.html


2-14 Prisons & tortures : Déclaration 

14-10 

Le frère d'un porte-parole du mouvement palestinien Hamas est mort après avoir été torturé dans une prison égyptienne, affirme le groupe.

Youssef Abou Zouhri serait mort d'une hémorragie interne. Il était le frère de Sami Abou Zourhi, un des porte-voix de l'organisation. Mardi, un second porte-parole du Hamas, Faouzi Barhoum, a exhorté l'Egypte à mener une enquête.

D'après un responsable de la prison égyptienne, Abou Zouhri serait décédé en raison de faiblesses du coeur et des reins, des problèmes de santé qui existaient déjà lors de son incarcération.

Il avait été arrêté en avril pour entrée illégale sur le territoire égyptien.

D'après les groupes de défenses de droits de l'Homme, la torture est pratiquée systématiquement dans les prisons d'Egypte.

AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20091014/twl-egypte-palestiniens-hamas-1be00ca_2.html

n°490 - Journal de Palestine - 07-10 au 27-10 - Fin - : Israël » se prépare-t-elle à une nouvelle guerre ?

n°490 - Journal de Palestine - 07-10  au  27-10 - Fin - : Israël » se prépare-t-elle à une nouvelle guerre ? 


          Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

     Sa diffusion est un acte de résistance.

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine 

n°490                    07-10  au  27-10

C.De Broeder      &  M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire Fin

4 Politique internationale des territoires occupés 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Vidéo : 2 août : expulsion de la famille Hannoun
5-2 Vidéo : 2 août au soir : l’armée sioniste attaque les manifestants

5-3 3 août : interview de M. Hannoun (en anglais)
5-4 Vidéo : La famille Hanoun dort dans la rue, devant sa maison volée

5-5 Vidéo : Manifestation à Bilin.

5-6 Vidéo : Vous êtes un terroriste”, crie un Palestinien à Tony Blair lors de sa visite de la Mosquée Ibrahimi, à Al-Khalil (Hébron)

5-7 Vidéo : Le boycott d’Israël : Pourquoi ? Comment ?

5-8 Vidéo : « I am Israel »

5-9  «Par le feu et par le sang».


3 Politique Internationale des territoires occupés

a) Pays Arabes & voisins

Iran

Ahmadinejad: "l'entité sioniste existe grâce à la guerre psychologique"

Extrait

Le président Ahmadinejad a estimé que l'entité sioniste a été fondée et perdure encore grâce à la guerre psychologique. " Sans guerre psychologique, il ne resterait rien de cette entité" a-t-il précisé lors d'une rencontre à Téhéran intitulée:" la guerre psychologique et les médias".
Selon le dirigeant iranien, le régime a depuis sa fondation "réprimé les innocents, tout en se présentant lui comme étant l'opprimé, et ce grâce aux médias et à la guerre psychologique".
Évoquant les crimes israéliens commis contre la Bande de Gaza, il a déclaré que " le monde entier a vu de ses propres yeux la guerre sauvage qu'il y a mené, mais lui et ses alliés tentent de marginaliser le sujet de Gaza à travers les médias, en déclenchant une guerre psychologique".                                                           

 http://www.almanar.com.lb 12 Octobre 2009
http://www.alterinfo.net/Ahmadinejad-l-entite-sioniste-existe-grace-a-la-guerre-psychologique_a37855.html

 

Admettons que l’holocauste soit un fait réel, mais ce sont les Européens qui l’avaient commis. Pourquoi alors ce sont les Palestiniens qui en payent le prix ?

Au cours du jour mondial de la ville d'Al-Quds, vendredi 18 septembre 2009, les Iraniens sont sortis par millions, à Téhéran comme dans toutes les autres villes iraniennes. Ils sont sortis célébrer ce jour mis en place par le défunt Khomeiny.

Les masses condamnaient les agressions sionistes pratiquées contre la sainte ville d’Al-Quds et contre le peuple palestinien tout entier.

L’envoyé de notre Centre Palestinien d’Information (CPI) dans la capitale iranienne Téhéran rapporte que les manifestants répétaient les slogans « A bas les Etats-Unis », « A bas "Israël" ».

Ils déclaraient leur volonté d’aller en Palestine pour la défendre et défendre la sainte mosquée d’Al-Aqsa.

Ils appelaient les gouvernements arabes et islamiques et la communauté internationale à réagir pour stopper les mesures prises par les occupants israéliens dans la ville d'Al-Quds.

Le président Mahmoud Ahmadinejad a donné un discours aux manifestants. Il a confirmé que toutes les mesures et tous les crimes commis par les occupants israéliens sont des crimes contre l’humanité. Il a réaffirmé encore une fois le soutien du peuple iranien et de son gouvernement au peuple palestinien et à sa résistance.

Le devoir de la nation musulmane est de faire barrage à l’Entité sioniste qui met tous les peuples de la région en danger, a-t-il dit.

Les Juifs continuent à mettre en avant l’injustice qu’ils avaient subie.

Ils ne veulent que justifier leur occupation des territoires palestiniens.

Admettons, dit le président iranien, que l’holocauste soit un fait réel, mais ce sont les Européens qui l’avaient commis. Pourquoi alors ce sont les Palestiniens qui en payent le prix ?

21/09/2009

CPI


Turquie

Une série TV turque montre des massacres d'enfants.

15-10 

La télévision israélienne a décrit un extrait de la série montrant un acteur représentant un soldat de Tsahal, visant une jeune fille souriante et l'abattant d'une balle à bout-portant dans la poitrine.

La série raconte la vie d'une famille palestinienne, et a été diffusée par la 1ère chaîne publique turque TRT mardi.

On y voit aussi un nouveau-né tué après que sa mère enceinte ait accouché à un barrage routier de l'armée israélienne, d'après la radio de Tsahal.

Le ministre Lieberman estime dans un communiqué que ce programme télévisé diffusé en Turquie est une provocation contre Israël "de la plus haute gravité".

"Une telle série, qui n'a aucun rapport avec la réalité, qui montre des enfants innocents assassinés par des soldats israéliens, ne devrait même pas être diffusée dans un pays ennemi, et encore moins dans un pays qui entretient des relations diplomatiques avec Israël", selon Lieberman.

Le ministre des affaires étrangères israélien a demandé la convocation de l'ambassadeur turc en Israël, pour protester contre la diffusion d'une série télévisée dans laquelle des soldats israéliens assassinent des enfants, a indiqué mercredi le ministère.

C'est le dernier signe d'un durcissement des relations entre les deux pays, qui entretiennent pourtant des liens étroits en matière de défense.

AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20091015/twl-israel-turquie-television-951b410_2.html


b) Le Monde

1 Usa (le parrain)

1 Obama 

Exclusif : Obama a accepté de garder le secret sur l’arsenal nucléaire d’Israël.

Obama a réaffirmé l’accord tacite sur le secret de 40 ans qui a permis à Israël de garder son arsenal nucléaire sans l'ouvrir aux inspections internationales, ont déclaré trois hauts fonctionnaires au courant de l’accord tacite.  
Les hauts fonctionnaires, qui ont parlé à condition de ne pas être nommés, ont déclaré que M. Obama s’est engagé à maintenir l'accord, lorsqu’il a reçu pour la première fois en Mai, le Premier Ministre Israélien Benjamin Netanyahu, à
la Maison Blanche.  
 Entendez par « accord tacite » que les États-Unis ne feront pas pression sur Israël pour révéler ses armes nucléaires ou pour signer le Traité de Non Prolifération nucléaire (TNP), qui pourrait obliger Israël à abandonner son arsenal estimé à  plusieurs centaines de bombes nucléaires.    
 Israël était nerveux que M. Obama ne poursuive pas l’« accord tacite» en place depuis 1969 en raison de son soutien important pour
la Non Prolifération et sa priorité d’empêcher l'Iran de développer des armes nucléaires. Les États-Unis et cinq autres puissances mondiales ont réalisé des progrès lors des entretiens de Jeudi avec l'Iran à Genève, alors que l'Iran a donné son accord de principe pour transférer une certaine quantité de son fuel, pouvant servir à la fabrication de bombe, hors du pays et pour ouvrir son site récemment révélé à l'inspection internationale.  
 La semaine dernière, dans une remarque qui a attiré peu d’attention, M. Netanyahu a laissé entendre que l’accord Israélo-Américain pourrait être compromis. Il avait été questionné par la chaîne Israélienne Channel 2 s’il s’inquiétait que le discours de M. Obama à l'Assemblée Générale de l’ONU, pour un monde sans arme nucléaire, puisse s’appliquer à Israël.
   « Il est tout à fait clair, vu le contexte du discours, qu'il parlait au sujet de
la Corée du Nord et de l'Iran, » a déclaré le leader Israélien.
« Mais je voudrais vous rappeler que lors de ma première rencontre avec le Président Obama à Washington, j'ai reçu de lui, et j'ai demandé à recevoir de lui, une liste détaillée des « accords tacites » stratégiques qui existent depuis de nombreuses années entre Israël et les Etats-Unis sur cette question. Et ce n'est pas pour rien que je l'ai demandé, et ce n'est pas pour rien que j'ai obtenu [ce document]. »  
 Cet accord tacite sur le nucléaire remonte au sommet du 25 Septembre 1969 entre le Président Nixon et le Premier Ministre Israélien Golda Mei. Avner Cohen, auteur d’ « Israël et la bombe » et principale autorité, en dehors du gouvernement Israélien, sur l'histoire du programme nucléaire Israélien, a indiqué que l’accord consiste à ce que « les Etats-Unis acceptent passivement le statut des armes nucléaires Israéliennes tant qu'Israël ne dévoile pas publiquement ses capacités ou ne réalise pas de test. »  
 Il n'y a aucune trace formelle de l'accord, et ni le gouvernement Israélien ni le gouvernement Américain ne l’ont jamais publiquement reconnu. Cependant, en 2007, un mémo déclassifié du 19 Juillet 1969, du conseiller pour la sécurité nationale, Henry Kissinger, représente le document le plus révélateur de la politique des États-Unis sur la question. Ce memo dit, « même si nous aurions idéalement aimé stopper la possession Israélienne actuelle, ce que nous voulons vraiment au minimum, est juste de d’empêcher que la possession israélienne ne devienne un fait international établi. »    
 M. Cohen a déclaré que politiquement cela consiste en « Ne demandez pas, n'en parlez-pas ».  
 Le gouvernement Netanyahu a cherché à réaffirmer cet accord tacite en partie parce que l'Iran demandera que le programme nucléaire Israélien soit révélé, dans ses négociations avec les Etats-Unis et les autres puissances mondiales. L'Iran a fréquemment accusé les États-Unis de mener une politique du « deux poids, deux mesures », en ne s'opposant pas à l'arsenal d'Israël.    
 M. Cohen a déclaré que la réaffirmation et le fait que M. Netanyahu ait voulu et obtenu un document écrit de cet accord « tacite » (qui ne l’est plus du coup) suggère qu’ « il s'avère non seulement qu'il n'y ait eu aucun accord écrit de ce qui avait été convenu en Septembre 1969 mais il apparaît également de façon évidente, que même les notes des deux leaders (Nixon et Golda Mei) pourraient ne plus n'exister. Ce qui signifie que Netanyahu a voulu avoir quelque chose d'écrit qui sous-entende cet accord tacite. Cela confirme également que les Etats-Unis sont en fait associés dans la politique d’opacité nucléaire d'Israël. »   
 Jonathan Peled, un porte-parole de l'ambassade Israélienne à Washington, a refusé de commenter, de même le Conseiller à
la Sécurité Nationale de la Maison Blanche.  
   L’accord tacite secret pourrait saper l’objectif de l'administration Obama d'avoir un monde sans arme nucléaire. En particulier, il pourrait mettre à mal les efforts des États-Unis pour mettre en vigueur le Traité d'arrêt complet des essais et le Traité de coupure de matière fissile (Comprehensive Test Ban Treaty and the Fissile Material Cutoff Treaty), deux accords que les administrations des États-Unis ont par le passé conclu qu’ils devraient s'appliquer aussi à Israël. Ils consistent en l’arrêt des essais nucléaires et de la production du combustible pour les armes.
 Un membre du personnel du Sénat, au courant de la « réaffirmation » de Mai, qui a demandé à ne pas être nommé en raison de la sensibilité du sujet, a dit, « ce que cela signifie, c’est que le président a donné des engagements que politiquement il n'a pas d’autre choix que de céder concernant le programme nucléaire Israélien. Cependant, cela remet en question pratiquement tous les volets de l’agenda présidentiel pour la non-prolifération. Le président a donné à Israël une carte « libéré de prison » concernant le Traité de Non Prolifération. »  
 Daryl Kimball, directeur exécutif de l’Arms Control Association, a déclaré que le maneouvre était moins nuisible à la politique des États-Unis.  
 « Je pense que les deux présidents entrants des Etats-Unis et d'Israël voulaient de paire clarifier les précédents accords tacites entre leurs gouvernements sur cette question, » a-t-il dit.  
 Toutefois M. Kimball a ajouté, « je suis profondément en désaccord avec le discours du Président Obama concernant M. Netanyahu. La résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU de 1887 s'applique à tous les pays indépendamment des accords tacites secrets entre les États-Unis et Israël. Un monde sans armes nucléaires est compatible avec l’objectif déclaré d'Israël d’avoir un Moyen-Orient exempt d’armes de destruction massive. Le message d'Obama devrait être que les mêmes responsabilités sur la non-prolifération et le désarmement devraient s'appliquer à tous les états et pas simplement à quelques uns. »  
 La doctrine nucléaire d’Israël est connue sous le nom de « the long corridor».  Selon cette doctrine, Israël commencerait à considérer le désarmement nucléaire seulement après que tous les pays officiellement en guerre contre eux, aient signé des traités de paix et que tous les pays voisins abandonnent, non seulement, leurs programmes nucléaires, mais également leurs arsenaux chimiques et biologiques. Israël voit ses armes nucléaires comme une garantie existentielle dans un environnement hostile.   
 David Albright, président de l'Institut pour
la Science et la Sécurité Internationale, a déclaré qu’il espère que l'administration Obama n'a pas fait trop de concessions à  Israël.    
 « On espère que le prix de telles concessions est l’accord Israélien avec le Comprehensive Test Ban Treaty et le Fissile Material Cutoff Treaty et l’acceptation de l’objectif à long terme d'une zone sans arme de destruction de masse au Moyen-Orient, » a-t-il dit. « Autrement, l'administration Obama aurait payé le prix cher, étant donné sa vision pour un monde exempt d’armes nucléaires. »
 
Traduction Alter Info

Lundi 05 Octobre 2009
http://www.washingtontimes.com/news/2009/oct/02/president-obama-has-reaffirmed-a-4-decade-old-secr/

http://www.alterinfo.net/Exclusif-Obama-a-accepte-de-garder-le-secret-sur-l-arsenal-nucleaire-d-Isarel_a37583.html


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28/10/2009

N°489 - 'Tiré à part' Palestine & rapport Goldstone. - 27-10 : Début - Moyen-Orient : la stratégie américaine en proie au doute face à la perte de popularité d’Abbas.

N°489  - 'Tiré à part'  Palestine & rapport Goldstone. - 27-10 : Début - Moyen-Orient : la stratégie américaine en proie au doute face à la perte de popularité d’Abbas.


       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 



‘Tiré à part’   

Palestine & rapport Goldstone.

N°489                                                     27-10

                                                C.De Broeder & M.Lemaire   



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

Tiré a part

Le Conseil des droits de l'homme approuve le rapport Goldstone.

Goldstone: La guerre sioniste était une punition collective contre les habitants de Gaza.

Philipe Bolopion et Laurent Zecchini : Les Palestiniens veulent porter le rapport Goldstone devant les Nations unies.

Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU approuve le rapport sur Gaza.

Abbas : Au jour le jour

Rapport Goldstone : L'Autorité palestinienne revient sur sa décision de revenir sur sa décision….

Le rapport Goldstone embarrasse Abbas.

Au jour le jour  

Manifestation à Ramallah : Fureur contre l’Autorité Palestinienne sur la décision Goldstone.

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Vidéo : Lancer de chaussures sur les posters du traître à Gaza.

1-2 Vidéo : La stratégie Us en proie au doute.

2 Les brèves

2-1 40 organisations expriment leur étonnement de la position d'Abbas envers le rapport de Goldston

2-2 Dweïk demande la démission immédiate d'Abbas.  

2-3 L'assemblé générale de l'Onu : le rapport de Goldstone va être bientôt examiné

2-4 Goldstone au Conseil de sécurité ?

2-5 Rapport Goldstone : un véto au Conseil de Sécurité ?

Suite

3 Dossier

3-1 Le Conseil des droits de l'homme de l'Onu condamne Israël.

3-2 Paul Craig Roberts : Israël et le rapport Goldstone.

3-3 Amira Hass : La soumission chronique de Mahmoud Abbas.  

3-4 IRIB : Abbas, le bras exécuteur des plans d’Israël.

3-5 Hassan Moali : Rapport Goldstone : La ligue arabe et le Qatar dénoncent la manœuvre en faveur d’Israël.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

4-1 Le Hamas : «Nous sommes l’autorité légale».

4-2 Gaza et Israël : Navi Pillay appelle à mettre fin à l'impunité.

Fin

5 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

5-1 Le point de vue du Hamas sur l'ajournement du vote sur le rapport Goldstone.

5-2 Leila Mazboudi : Les sales dessous du report de l'examen du rapport Goldstone.

5-3 Pierre Stambul : "Ce qui vient de se passer est pire qu’une erreur d’analyse."

5-4 Helena Cobban Moyen-Orient : la stratégie américaine en proie au doute face à la perte de popularité d’Abbas.

6 Annexe : Israël

6-1 Rapport de Goldston adopté.

6-2 Israël met en garde contre l’examen du rapport Goldstone à l’Onu.

6 Annexe : Israël

6-1 Rapport de Goldston adopté.

6-2 Israël met en garde contre l’examen du rapport Goldstone à l’Onu.

6-3 Israël demande à Ban Ki-moon de remiser le rapport Goldstone.

6-4 Benjamin Netanyahu promet de discréditer le rapport Goldstone.

6-5 Marius Schattner : Israël compte sur Washington pour torpiller le rapport Goldstone.

6-6 Leila Mazboudi : "Israël" veut changer les lois internationales.



Tiré a part

Le Conseil des droits de l'homme approuve le rapport Goldstone.

Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a adopté vendredi une résolution initiée par les Palestiniens et qui approuve le rapport Goldstone dénonçant des crimes de guerre commis lors du conflit à Gaza l'hiver dernier.

Le vote a été approuvé par 25 voix pour, 6 contre et 11 abstentions, «en conséquence il est adopté», a indiqué le président du Conseil des droits de l'homme.

Cinq des 47 États membres du Conseil, dont la France et le Royaume-Uni ont refusé de participer au vote qui renvoie concrètement le dossier aux instances onusiennes de New York, l'Assemblée générale de l'ONU et le Conseil de sécurité.

Les responsables français et britannique ont tenté juste avant sa tenue de négocier avec Israël sur «la mise en œuvre des recommandations faites aux parties notamment concernant les enquêtes» nationales, a expliqué à l'AFP l'ambassadeur de France Jean-Baptiste Mattéi.

Mais les membres du Conseil ont refusé de donner du temps à ces négociations de dernières minutes destinées à aboutir à «des décisions concrètes», a-t-il regretté, justifiant ainsi la décision de Paris et Londres de ne pas participer au vote.

Le Conseil des droits de l'homme était réuni depuis jeudi pour une session extraordinaire sur la demande de l'Autorité palestinienne avec le soutien du groupe arabe, l'Organisation de la conférence islamique (OCI), les non-alignés et les pays africains majoritaires au sein du Conseil.

Moins de deux semaines après la décision du Conseil de reporter de six mois l'examen du rapport ultra-sensible, les Palestiniens ont opéré une volte-face en début de semaine pour obtenir dans les plus brefs délais l'adoption d'une résolution en trois parties sur «la situation des droits de l'homme dans le territoire palestinien occupé, y compris Jerusalem-est».

La principale soutient les recommandations du rapport du juge sud-africain Richard Goldstone qui accuse l'armée israélienne, mais aussi les militants palestiniens, d'avoir commis «des crimes de guerre» et «de possibles crimes contre l'humanité» durant l'offensive israélienne à Gaza de décembre-janvier.

Le texte approuve ainsi la demande d'enquêtes nationales indépendantes des deux parties pour punir les responsables de crimes et le fait que le Conseil de sécurité puisse saisir le Procureur de la Cour pénale internationale (CPI) en cas d'échec de ces enquêtes.

Ce point constitue la principale pierre d'achoppement pour nombre de pays et en premier lieu les États-Unis qui ont voté contre la résolution palestinienne, sans laisser de doute sur le veto à attendre de leur part au Conseil de sécurité.

Agence France-Presse
Publié le 16 octobre

http://www.cyberpresse.ca/international/200910/16/01-911874-le-conseil-des-droits-de-lhomme-approuve-le-rapport-goldstone.php?utm_source=bulletinCBP&utm_medium=email&utm_campaign=retention

 

Goldstone: La guerre sioniste était une punition collective contre les habitants de Gaza.

Le président du comité international des droits de l'homme à l'ONU, Richard Goldstone, a refusé les accusations et les critiques de l'entité sioniste à son rapport autour des crimes de guerre perpétrés par les forces occupantes lors de la guerre contre la bande de Gaza au début de l'année 2009.

Il a critiqué les prétentions des leaders de l'occupation que ce rapport va paralyser les processus de paix au Proche-Orient.

En commentaire aux déclaration du ministre sioniste des affaires étrangères, Avigdor Libermann, que ne peut pas réaliser la paix dans la région durant cette étape, Goldstone a dit, le mardi soir 20/10, qu'il n'y pas des processus de paix et que Libermann ne veut jamais la paix.

"Où les processus prétendus de paix?" a-t-il ajouté Goldstone.

Enfin il a dit qu"'Israël" voulait punir les habitants de la bande de Gaza collectivement à travers son offensive militaire.

Le rapporte de Goldstone adopté par le conseil des droits de l'homme de l'ONU accuse l'occupation de perpétrer des crimes de guerre et contre l'humanité durant ses dernières agressions contre la bande de Gaza au début de l'année 2009.

http://www.alterinfo.net/Goldstone-la-guerre-sioniste-etait-une-punition-collective-contre-les-habitants-de-Gaza_a38238.html

 

Philipe Bolopion et Laurent Zecchini : Les Palestiniens veulent porter le rapport Goldstone devant les Nations unies.

L'Autorité palestinienne entend placer l'ONU face à ses responsabilités.

Elle est déjà parvenue à convaincre le Conseil des droits de l'homme d'adopter, vendredi 16 octobre à Genève, une résolution soutenant les conclusions du rapport du juge Richard Goldstone, qui accuse Israël et le Hamas d'avoir commis des "crimes de guerre" lors du conflit de Gaza (décembre 2008-janvier 2009).

Les responsables palestiniens œuvrent désormais pour que le dossier soit examiné par l'Assemblée générale des Nations unies, voire transmis au Conseil de sécurité. Le document de Genève a été approuvé par 25 voix sur 47. Six pays ont voté contre (notamment les Etats-Unis, l'Italie et les Pays-Bas), onze se sont abstenus et cinq n'ont pas participé au vote, dont le Royaume-Uni et la France. Dans un communiqué du Quai d'Orsay, vendredi, Paris avait estimé "la mise aux voix de ce projet prématurée" et que le texte "mêlait de manière inopportune le rapport de la mission d'établissement des faits et des questions sans lien direct avec le mandat du Conseil des droits de l'homme", détournant ainsi l'action du Conseil "de l'objectif qu'il s'était initialement assigné".

Outre les conclusions du juge Goldstone, ce texte dénonce des violations des droits de l'homme à Jérusalem-Est et accuse Israël d'entraver l'accès des musulmans à la mosquée Al-Aqsa.

Très critique pour l'Etat juif, cette résolution, initiée par les Palestiniens, a été soutenue par les pays arabes, africains et non alignés. "Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, doit faire ce qui est attendu de lui et transmettre le dossier au Conseil de sécurité", a expliqué au Monde le représentant de l'Autorité palestinienne à l'ONU, Riyad Mansour.

Il est probable que les Etats-Unis, qui jugent le rapport Goldstone "déséquilibré" au détriment d'Israël, utiliseront leur droit de veto pour bloquer son examen par le Conseil de sécurité.

Le représentant palestinien travaille avec les pays arabes et non alignés à l'organisation d'un débat au sein de l'Assemblée générale de l'ONU "avant le mois de décembre". Une majorité des 192 pays de l'assemblée est acquise à la cause palestinienne et, en l'absence de droit de veto au sein de cette institution, le passage d'une résolution condamnant Israël ne devrait guère poser problème. Le gouvernement de Benyamin Nétanyahou s'est livré à un intense lobbying, avec le soutien de Washington, pour éviter que les pays européens approuvent la résolution, pour en diminuer la portée devant l'Assemblée générale de l'ONU.

Rivalité interpalestinienne

De ce point de vue, les Israéliens s'estiment satisfaits, même s'ils dénoncent une résolution "injuste", qui "ignore les attaques meurtrières perpétrées par le Hamas et d'autres organisations terroristes contre des civils israéliens ". Les Palestiniens se sont en revanche réjouis du vote du Conseil. Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, a exprimé l'espoir que cette décision "devienne un levier pour protéger les Palestiniens contre Israël" et le Hamas s'est félicité de cette "victoire".

Cette réaction, apparemment identique, des organisations palestiniennes cache une rivalité qui n'a cessé de croître. Début octobre, soucieux de ne pas s'aliéner le soutien des Américains, le Fatah, qui contrôle l'Autorité palestinienne, avait renoncé à soutenir la résolution devant le Conseil des droits de l'homme. Immédiatement qualifié de "traître" par le Hamas, Mahmoud Abbas, dont la décision avait été contestée au sein même du Fatah, avait fait machine arrière et demandé une nouvelle réunion du Conseil de Genève.

Le vote de vendredi permet au chef de l'Autorité palestinienne de retrouver un peu de crédit, même s'il est peu probable qu'il suffise à restaurer l'unité palestinienne.

Prenant acte des "répercussions de la dispute" entre les deux organisations à propos du rapport Goldstone, l'Egypte, qui mène depuis plusieurs mois une médiation, a annoncé le report sine die de la signature de l'accord de réconciliation interpalestinien, prévue le 26 octobre.

Philipe Bolopion et Laurent Zecchini

17.10.
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2009/10/17/le...

 

Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU approuve le rapport sur Gaza.

Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a adopté vendredi une résolution qui approuve un rapport dénonçant des crimes de guerre lors du conflit à Gaza l'hiver dernier et renvoie de facto le dossier au Conseil de sécurité à New York.

L'adoption, votée à une faible majorité des 47 pays membres du Conseil, a provoqué un tollé du côté d'Israël tandis que l'Autorité palestinienne et le Hamas ne cachaient pas leur satisfaction.

Cette résolution "entrave les efforts pour promouvoir la paix au Proche-Orient", a averti le ministère israélien des Affaires étrangères, dénonçant "un encouragement pour les organisations terroristes dans le monde entier".

De son côté, l'Autorité palestinienne, à l'origine de la résolution, s'est félicitée du vote obtenu grâce au soutien des pays musulmans, non-alignés et africains, majoritaires au Conseil.

"Nous espérons maintenant que le rapport sera porté devant le Conseil de sécurité" de l'ONU, a déclaré à l'AFP le négociateur palestinien Saëb Erakat.

Quant au mouvement islamiste Hamas, rival de l'Autorité palestinienne et qui contrôle la bande de Gaza, il a espéré "que ce vote conduira à un procès des chefs de l'occupation (israélienne)".

Le satisfecit des Palestiniens est d'autant plus marqué qu'il y a deux semaines, le Conseil des droits de l'homme avait décidé de reporter de six mois l'examen du rapport produit par le juge sud-africain Richard Goldstone et qui accuse l'armée israélienne ainsi que les militants palestiniens d'avoir commis "des crimes de guerre" et "de possibles crimes contre l'humanité" durant l'offensive israélienne à Gaza de décembre-janvier.

La décision avait été soutenue alors par l'Autorité palestinienne. Mais elle s'est avérée politiquement catastrophique pour le président palestinien Mahmoud Abbas qui a finalement opéré un revirement et réclamé une session au plus vite auprès de l'organe genevois.

A l'issue de deux jours mouvementés, la résolution palestinienne a été adoptée par 25 voix contre six (dont les Etats-Unis) et onze abstentions. La France et le Royaume-Uni ont refusé de participer.

La résolution "apporte son soutien aux recommandations" du rapport Goldstone, approuvant la demande d'enquêtes indépendantes des deux protagonistes pour punir les responsables d'exactions. Elle appelle également "toutes les parties concernées, dont les organes de l'ONU, à assurer" son application "en accord avec leurs mandats respectifs".

Ce qui signifie que la résolution renvoie le rapport Goldstone aux instances onusiennes, Assemblée générale et surtout Conseil de sécurité, censé, selon les recommandations, saisir le Procureur de la Cour pénale internationale (CPI) en cas d'échec des enquêtes.

De nombreux pays, dont l'Union européenne et les Etats-Unis, sont montés au créneau pour empêcher une telle éventualité, craignant qu'elle ne complique les fragiles tentatives de paix entre Israéliens et Palestiniens.

A Washington, le porte-parole du département d'Etat, Ian Kelly, a estimé que la résolution ne signifiait pas que le rapport serait automatiquement transmis au Conseil de sécurité. "Les membres du Conseil peuvent décider de l'ordre du jour", a-t-il déclaré.

Dans un courrier signé par le président français Nicolas Sarkozy et le Premier ministre britannique Gordon Brown, Paris et Londres ont demandé à Israël d'ouvrir une enquête "transparente et indépendante" sur les événements de Gaza et d'en partager les résultats avec eux.

L'offensive israélienne contre la bande de Gaza a fait plus de 1.400 morts palestiniens, en majorité des civils, selon des sources médicales palestiniennes.

Côté israélien, dix militaires et trois civils ont été tués, selon les chiffres officiels.

17/10

http://www.lematin.ch:80/flash-info/monde/conseil-droits-homme-onu-approuve-rapport-gaza



Abbas : Au jour le jour

Rapport Goldstone : L'Autorité palestinienne revient sur sa décision de revenir sur sa décision….

L'Autorité palestinienne avait demandé au Conseil de sécurité d'examiner les accusations portées contre Israël, avant de revenir sur sa décision suite à d'intenses pressions de Washington.

L'enquête menée par l'ancien juge sud-africain Richard Goldstone a établi que l'Etat hébreu "avait commis des actions qui équivalaient à des crimes de guerre, peut-être des crimes contre de l'humanité" au cours des opérations militaires conduites du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009 dans la Bande de Gaza.

La semaine dernière, l'Autorité palestinienne a finalement retiré son aval au rapport de l'ONU sous la pression des Américains, mais cette décision a suscité la colère des Palestiniens.

Mercredi, les dirigeants palestiniens ont une nouvelle fois fait marche arrière, en soutenant fortement la décision de la Libye d'organiser un débat sur cette question le 14 octobre.

Ndlr : Avec l’AP

09-10

http://fr.news.yahoo.com/3/20091009/twl-onu-israel-palestiniens-gaza-951b410_2.html

 

Le rapport Goldstone embarrasse Abbas.

Le rapport Goldstone a fait une première victime : l'Autorité palestinienne.

Ce rapport, rédigé à la demande des Nations unies sous la direction d'un juge sud-africain, n'en finit pas de faire des vagues depuis sa publication mi-septembre.

Il dresse un bilan sans concession des crimes de guerre voire des crimes contre l'humanité commis tant par l'armée israélienne que par les miliciens du Hamas lors de la guerre de Gaza, en janvier. Mais étonnamment, c'est Mahmoud Abbas, le président de l'Autorité palestinienne, qui a le plus souffert de ce texte et de ses retombées diplomatiques. L'Autorité n'avait pas participé à la guerre de Gaza, mais c'est à elle qu'il incombait de donner des suites diplomatiques au rapport, puisqu'elle est le seul représentant internationalement reconnu du peuple palestinien.

Or, à la surprise générale, au lieu de profiter de la présentation du rapport au Conseil des droits de l'homme, basé à Genève, pour proposer une résolution demandant l'examen du texte par le Conseil de sécurité des Nations unies, l'instance suprême de l'ONU, l'Autorité palestinienne a annoncé début octobre qu'elle proposait un report de la discussion du texte à mars 2010.

Autant dire, son enterrement.

Chaussures. Cette décision a provoqué un tollé immédiat dans les Territoires palestiniens. A commencer par la bande de Gaza, où la population, déjà tiraillée entre le Hamas qui règne de facto et l’Autorité qui paye les salaires des fonctionnaires restés loyaux, s’est sentie une fois de plus abandonnée. Mais aussi en Cisjordanie, où d’importantes manifestations ont dénoncé la «lâcheté» et la «traîtrise» de la direction palestinienne. On a ainsi vu des manifestants jeter leurs chaussures sur l’effigie du président palestinien. Des voix à l’intérieur du Fatah ont même dénoncé cette «honte» et appelé à la démission de Mahmoud Abbas, président du parti.

Comment expliquer un tel faux pas ? Bassem Khoury, ministre de l’Economie du gouvernement palestinien, explique que Mahmoud Abbas a «cédé à une intense pression israélienne et des Occidentaux». Interviewé par Libération à l’occasion de son passage par Paris, vendredi, le responsable palestinien ne justifie pas pour autant la décision de l’Autorité palestinienne : il a d’ailleurs démissionné du gouvernement la semaine dernière en signe de protestation.

Volte-face.Israël, en effet, a rejeté en bloc le rapport Goldstone et, selon plusieurs sources diplomatiques, aurait menacé de ne pas reprendre le processus de paix si jamais les Palestiniens persistaient dans leur intention de demander une saisine du Conseil de sécurité. En effet, seule cette instance est habilitée à saisir la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye pour faire juger les crimes de guerre d’Israël et du Hamas en cas de refus de des deux parties d’enquêter et de sanctionner leurs propres combattants. Israël n’est pas le seul pays hostile à cette très hypothétique éventualité : c’est le cas des Etats-Unis et de la France qui estiment que la menace de la justice internationale pourrait gêner un retour à la table des négociations.

«L’administration Obama dit vouloir la paix, en fait, elle accède à toutes les demandes d’Israël», fustige Bassem Khoury. Plus discrètement, la Russie et la Chine, également membres permanents du Conseil de sécurité, ne sont pas très chaudes pour un tel précédent. Face à l’ampleur des critiques, Abbas a opéré une volte-face en fin de semaine : l’Autorité palestinienne s’est jointe à une demande libyenne d’examen du rapport Goldstone au Conseil de sécurité. Etant donné le veto américain, il y a peu de chances que cela débouche sur grand-chose. Le Conseil des droits de l’homme devrait discuter le texte dans la foulée. Mais pour le président palestinien, le mal est déjà fait auprès de son peuple.

http://www.liberation.fr/monde/0101596462-le-rapport-goldstone-embarrasse-abbas

13 octobre. 

http://fr.news.yahoo.com/76/20091013/twl-le-rapport-goldstone-embarrasse-abba-1a8f422_1.html


Au jour le jour

Manifestation à Ramallah : Fureur contre l’Autorité Palestinienne sur la décision Goldstone.

 

Un millier de personnes sont descendues dans la rue de Ramallah hier 5 octobre pour protester contre la position de l’Autorité Nationale Palestinienne sur le rapport Goldstone. Brandissant drapeaux et pancartes, bloquant la circulation, les gens ont marché et exprimé leur rage contre l’AP pour ne pas avoir saisi l’opportunité de traîner les criminels de guerre israéliens devant les tribunaux internationaux.

Les protestataires, portant des drapeaux palestiniens et des partis, sont partis du Club Orthodoxe, situé en dehors du centre-ville de Ramallah, et sont passés par les deux principales places de la ville. Surveillés par la police, des centaines de personnes ont rejoint chacun des différents contingents pour protester contre ce qui est largement considéré comme une insulte à la population de Gaza et une trahison de la lutte globale du peuple palestinien.
La colère contre l’ANP fut la caractéristique de la manifestation, et les protestataires ont scandé des slogans condamnant Salam Fayyad et Abu Mazen, qualifiant l’abandon du rapport Goldstone d’opportunité manquée et demandant leur démission.

Les manifestants ont également dénoncé le rôle de l’administration US dans la décision de l’AP et le simulacre d’enquête que l’AP a l’intention de lancer.
Le rapport Goldstone a statué que les Israéliens étaient responsables de violations graves des Conventions de Genève, de crimes de guerre et de violations graves des droits internationaux de l’homme et du droit humanitaire.
De plus, la rapport a trouvé des preuves suffisantes qui indiquent que des crimes contre l’humanité ont été perpétrés pendant l’attaque de
la Bande de Gaza, qui devraient être présentés devant la Cour Internationale de Justice.

 7 Octobre

Source : Stop The Wall

Traduction : MR pourISM

http://www.alterinfo.net/Manifestation-a-Ramallah-Fureur-contre-l-Autorite-Palestinienne-sur-la-decision-Goldstone_a37677.html?com#com_999835



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

 

1-1 Vidéo : Lancer de chaussures sur les posters du traître à Gaza.

http://www.youtube.com/watch?v=GnFUy9SR5Ms&feature=player_embedded

 

1-2 Vidéo : La stratégie Us en proie au doute. 

http://www.alterinfo.net/Moyen-Orient-la-strategie-americaine-en-proie-au-doute-face-a-la-perte-de-popularite-d-Abbas-video-Gaza_a37865.html



2 Les brèves

Ndlr : La publication de l’article ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse ou point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information

2-1 40 organisations expriment leur étonnement de la position d'Abbas envers le rapport de Goldston

40 organisations européennes ont exprimé leur étonnement de la position de l'autorité de Ramallah dirigée par le président sortant, Mahmoud Abbas, envers le rapport du comité de l'ONU pour l'enquête sur les crimes de guerre perpétrés par les forces occupantes dans la Bande de Gaza, après qu'elle a demandé de reporter la discussion du rapport au conseil international des droits de l'homme, malgré la garantie des voix soutenant le rapport.

Dans un communiqué commun signé par 40 organisations européennes dont le centre Palestinien d'information a reçu une copie, ces organisations ont vu que le report de la discussion de ce rapport représente un pas très dangereux et une négligence aux sangs de plus de 1400 victimes dans la Bande de Gaza ainsi qu'une forte gifle aux efforts prodigués par le comité international et tous les aux organisations des droits de l'homme pour démasquer les crimes de l'occupation contre l'humanité.

Elles ont porté l'autorité palestinienne la responsabilité générale de la paralysie du rapport de Goldston qui condamne l'occupation israélienne d'avoir perpétré des crimes de guerre contre les Palestiniens dans la bande de Gaza, tout en avertissant que cette position va causer l'escalade des agressions sionistes contre le peuple palestinien.

De son côté, l'Amnesty a appelé, le samedi 3/10, dans un communiqué, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon à transférer le rapport de Goldston au conseil de sécurité international.

L'Amnesty a condamné le conseil des droits de l'homme en l'accusant de l'échec.

CPI

3/10
http://www.palestine-info.cc/...

http://www.palestine-solidarite.org:80/actualite.CPI.031009.htm


2-2 Dweïk demande la démission immédiate d'Abbas.  

Le chef du conseil législatif palestinien, Dr. Aziz Dweïk a demandé au présidant sortant, Mahmoud Abbas à présenter immédiatement sa démission, à cause de sa décision menant au report du rapport de Goldstone, sur les crimes horribles de l'occupation israélienne, commis à Gaza.
"J'exige la démission immédiate d'Abbas qu'avait ordonné son délégué à Genève, devant le conseil des droits de l'homme de reporter le rapport de Goldstone", a souligné Dweïk, le mardi 6/10, lors d'un entretien avec la chaîne d'Al Hiwar, tout en appelant à la création d'un comité nationale provisoire pour présider l’autorité, d'une manière démocratique.
En appellent le conseil de l'Onu chargé des droits de l'homme à la nécessité d'assumer ses responsabilité et de revenir sur le report du rapport de Goldstone, le chef du conseil législatif palestinien a confirmé qu'il va former un comité parlementaire pour enquêter sur les causes du report de ce rapport afin d'emmener les acteurs à la justice.

7/10

 http://www.palestine-info.cc
http://www.alterinfo.net/notes/Dweik-demande-la-demission-immediate-d-Abbas_b1628933.html


2-3 L'assemblé générale de l'Onu : le rapport de Goldstone va être bientôt examiné

"L'assemblée générale décide d'examiner, avant la fin de cette année, le rapport du Juge Richard Goldstone, sur les crimes de l'occupation israélienne qu'avait commis au sein de la population civile de Gaza", a révélé le porte parole de l'assemblé générale de l'Onu.

Le porte- parole Onusien"Jean Victor Knolo" a souligné le lundi 19/10 que le chef de l'assemblé général "Ali Al Triki" a reçu le rapport du conseil mondial des droits de l'homme, suite de l'approbation des  recommandations de ce rapport le vendredi passé, sur les crimes de guerre sionistes contre l'humanité.

"Triki va contacter les membres et côtés concernés pour une date fixe, afin d'examiner le rapport juridique sur les crimes des forces armées israéliennes perpétrés à Gaza", a dévoilé le porte- parole onusien.

http://www.palestine-info.cc


2-4 Goldstone au Conseil de sécurité ?
Moscou et Pékin ont laissé entendre qu’ils ne souhaitaient pas que le Conseil de sécurité examine le rapport Goldstone, du nom du juriste sud-africain qui a été chargé de le rédiger, car, selon eux, ce serait s’immiscer dans la souveraineté nationale de l’Etat juif, ont déclaré des diplomates occidentaux, sous le couvert de l’anonymat.

Al-Oufok avec les agences de presse)

24 octobre 2009,

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article992


2-5 Rapport Goldstone : un véto au Conseil de Sécurité ?

Personne n’en doute : le succès de l’adoption finale des recommandations du rapport Goldstone par la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU sera certainement suivi par un véto au Conseil de Sécurité, qu’il soit étasunien ou français. L’essentiel n’est pas là : depuis les massacres de Gaza, l’impunité n’est plus garantie à Israël, comme l’évoquent sur tous les tons les médias israéliens. Les Israéliens sionistes se consoleront peut-être en entendant Javier Solana dire le 21 octobre à Jérusalem : « Israël permettez-moi de le dire, est un membre de l'Union européenne sans être membre de ses institutions" (Israël) « est partie prenante à tous les programmes"…"Aucun pays hors du continent n'a le type de relations qu'Israël entretient avec l'Union européenne." Il n’est pas certain qu’ils se réjouissent longtemps : Un des objectifs de la campagne BDS (Boycott – Désinvestissements – Sanctions) est précisément de remettre en cause, un par un, tous ces programmes sans principe ni moralité.

Bulletin Palestine, 23 octobre 2009


N°489 - 'Tiré à part' Palestine & rapport Goldstone. - 27-10 : Suite - Moyen-Orient : la stratégie américaine en proie au doute face à la perte de popularité d’Abbas.


N°489  - 'Tiré à part'  Palestine & rapport Goldstone. - 27-10 : Suite - Moyen-Orient : la stratégie américaine en proie au doute face à la perte de popularité d’Abbas.


       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 



‘Tiré à part’   

Palestine & rapport Goldstone.

N°489                                                     27-10

                                                C.De Broeder & M.Lemaire   



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

3 Dossier

3-1 Le Conseil des droits de l'homme de l'Onu condamne Israël.

3-2 Paul Craig Roberts : Israël et le rapport Goldstone.

3-3 Amira Hass : La soumission chronique de Mahmoud Abbas.  

3-4 IRIB : Abbas, le bras exécuteur des plans d’Israël.

3-5 Hassan Moali : Rapport Goldstone : La ligue arabe et le Qatar dénoncent la manœuvre en faveur d’Israël.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

4-1 Le Hamas : «Nous sommes l’autorité légale».

4-2 Gaza et Israël : Navi Pillay appelle à mettre fin à l'impunité.



3 Dossier

Ndlr : La publication de l’article ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse ou point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information

3-1 Le Conseil des droits de l'homme de l'Onu condamne Israël.

Le Conseil des droits de l'homme (CDH) de l'Onu a repris vendredi à son compte le rapport de la commission d'enquête indépendante conduite par Richard Goldstone, qui fait état de crimes de guerre commis par Israël et le Hamas lors de leur conflit de l'hiver dernier à Gaza.

Au terme d'une session extraordinaire de deux jours, 25 des 47 membres de l'instance onusienne basée à Genève ont adopté une résolution endossant ce document et condamnant le seul Etat juif pour son refus de collaborer à l'enquête ainsi que pour la poursuite de son occupation et le blocus de Gaza.

Nommé en avril par le président du CDH, le Nigérian Martin Ihoeghian, Richard Goldstone est un magistrat juif sud-africain qui fut membre de la Cour constitutionnelle de son pays et procureur en chef du Tribunal pénal international sur le Rwanda ainsi que recteur de l'université hébraïque de Jérusalem.

Son rapport de 575 pages invite le Conseil de sécurité des Nations unies à saisir la Cour pénale internationale de La Haye (CPI) si Israël et le Hamas ne mènent pas dans les six mois des investigations crédibles pour châtier leurs combattant s'étant rendus coupables d'exactions.

Mais la résolution adopté par le CDH, contre l'avis des Etats-Unis et de cinq autres pays - la Grande-Bretagne et la France ne prenant pas part au vote -, se borne à soumettre le rapport à l'Assemblée générale et à requérir du secrétaire général de l'Onu un compte rendu sur la mise en oeuvre de ses recommandations.

Le gouvernement israélien, qui rejette en bloc le rapport Goldstone, qualifié d'absurde il y a quelques jours par le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, a réagi en estimant que "cette résolution encourage les organisations terroristes à travers le monde et sape une paix mondiale".

TEXTE D'INSPIRATION PALESTINIENNE

La résolution a été rédigée par l'Autorité palestinienne sous le parrainage de l'Egypte pour les Non-alignés, du Nigeria, pour l'Afrique, du Pakistan pour l'Organisation de la conférence islamique et de la Tunisie pour la Ligue arabe.

Pour Nabil Aboud Rdaïnah, collaborateur du président palestinien Mahmoud Abbas, la communauté internationale a le devoir de faire en sorte que le vote intervenu à Genève établisse "un précédent qui assurera la protection du peuple palestinien contre toute agression".

Au début du mois, le président palestinien Mahmoud Abbas avait accepté, sous la pression de Washington, le report au mois de mars d'un premier projet de résolution, plus radical, condamnant Israël pour son absence de coopération et saisissant le Conseil de sécurité du rapport Goldstone.

Vilipendé par le Hamas pour "trahison" et critiqué dans son propre camp pour son "erreur politique", Abbas a aussitôt fait machine arrière et demandé une réunion extraordinaire du Conseil sur les territoires occupés d'une façon générale.

A l'ouverture de cette session, jeudi, Navi Pillay, haut commissaire de l'Onu aux droits de l'homme, s'est prononcée pour des "investigations impartiales, indépendantes, rapides et efficaces" au sujet des violations des droits de l'homme et du droit humanitaire.

Elle s'est également dite préoccupée par les restrictions d'accès aux lieux saints musulmans de Jérusalem et par la poursuite du blocus de Gaza, deux préoccupations qui sont reprises, ainsi qu'une série de griefs rituels contre Israël, dans la résolution adoptée vendredi .

Taher al Nono, porte-parole du Hamas, a remercié vendredi les "pays amis" qui ont voté à Genève en faveur du rapport Goldstone et assuré que son mouvement en étudierait les recommandations. Il n'a soufflé mot des accusations portées contre ce dernier dans le document.

16/10

http://fr.news.yahoo.com/4/20091016/twl-po-gaza-israel-onu-38cfb6d_2.html


3-2 Paul Craig Roberts : Israël et le rapport Goldstone.

important

Pour tout le monde, le deux poids deux mesures dans lequel opère le gouvernement israélien, ça suffit ! sauf pour les Américains au cerveau reconditionné.

Même le très israélien Jerusalem Post peut trouver du deux poids deux mesures dans :

« Tout Israël parle maintenant d’une seule voix contre le rapport Goldstone » :

« C’est le concept israélien pour un accord équitable : nous avons le droit de faire vivre l’enfer aux Palestiniens comme on le veut parce que, par définition, tout ce que nous leur faisons, c’est pour nous défendre. Eux, cependant, n’ont pas le droit de lever le petit doigt contre nous parce que, par définition, tout ce qu’ils nous font, c’est du terrorisme.

« Cela a toujours été comme cela et c’est comme cela qu’il y a eu l’opération Plomb durci.

« Et il n’y a aucune limite à notre droit à nous défendre. Il n’y a là rien de "disproportionné".

« Nous pouvons détruire délibérément des milliers de maisons de Gaza, le parlement de Gaza, le ministère de la Justice, le ministère de l’Intérieur, les sièges des tribunaux, l’unique meunerie de Gaza, le plus important élevage de volailles, une usine de traitement des eaux usées, les puits d’eau de source et Dieu sait quoi encore.

« Délibérément.

« Pourquoi ? Parce que nous sommes mieux qu’eux.

Parce que nous sommes une démocratie et qu’ils ne sont qu’une bande d’islamo-fascistes. Parce que nous avons une culture de la vie et eux une culture de la mort. Parce qu’ils sont décidés à nous anéantir et nous, tout ce que nous disons, c’est qu’il faut donner une chance à la paix.

« Les Goldstone du monde appellent cela de l’hypocrisie, un deux poids deux mesures.

Comment osent-ils ! Partout ici, nous appelons cela de la clarté morale. »

On ne lirait jamais un tel article dans le New York Times ou le Washington Post, ou on ne l’entendrait jamais de n’importe quelle source d’informations aux Etats-Unis.

Contrairement aux journaux israéliens, les médias US sont un véritable porte-parole pour le lobby israélien. Jamais la moindre critique.

Cela va même être davantage le cas maintenant que le lobby pro Israël, après des années d’efforts, a réussi à faire abroger le Cinquième amendement en faisant annexer un projet de loi sur le Crime de haine au projet de loi sur les crédits militaires qui a été voté récemment. C’est ainsi que le syllogisme fonctionne : critiquer Israël c’est être antisémite. Or, l’antisémitisme est un crime de haine. Donc, critiquer Israël est un crime de haine.

Comme l’indique le Jerusalem Post, ce syllogisme est de la « clarté morale ».

L’ambassadeur britannique aux Nations unies, John Sawers, est entré dans l’arène du crime de haine quand il a déclaré à la radio de l’armée israélienne que le rapport Goldstone sur l’agression militaire d’Israël contre Gaza contenait « certains détails très graves sur lesquels il fallait enquêter. »

D’ici un an, quand la Ligue anti-diffamation aura sa phalange de procureurs en place au Département de la justice US (sic), Sawers sera interpellé et traduit en justice.

L’immunité diplomatique ne signifie rien pour les Etats-Unis, ils envahissent régulièrement d’autres pays, exécutent leurs dirigeants ou les envoient à La Haye pour être jugés comme criminels de guerre.

Dans le même temps, cependant, le gouvernement israélien a fait savoir à Sawers et au gouvernement britannique qu’un soutien britannique au rapport Goldstone aurait pour conséquence la fin d’un deux poids deux mesures qui protège l’Occident et Israël, et créerait un précédent qui placerait les Britanniques sur le banc des accusés pour crimes de guerre en Iraq et en Afghanistan.

« Londres, » a déclaré le gouvernement israélien, « pourrait se retrouver avec les menottes s’il soutient le document (le rapport Goldstone). »

Une fois que le crime de haine sera passé au Journal officiel et entrera en vigueur, les « juifs qui ont la haine d’eux-mêmes », tels que les dirigeants du mouvement de la paix israélien et les journalistes d’Ha’aretz et du Jerusalem Post, ces juifs pourront s’attendre à être inculpés pour crimes de haine antisémite devant les tribunaux des Etats-Unis.
Paul Craig Roberts

Vendredi 16 Octobre 2009

Paul Craig Roberts a été sous-secrétaire au Trésor dans l’administration Reagan.

Il est co-auteur de The Tyranny of Good Intentions.

On peut le joindre à l’adresse : PaulCraigRoberts@yahoo.com.

En politique extérieure, ses conviction sont à l’opposée de celles des néoconservateurs.

Il s’est montré favorable aux thèses conspirationnistes à propos des attentats du 11 septembre 2001, a marqué son opposition à la guerre en Irak, et a appelé les élus du Congrès à voter la mise en accusation de George W. Bush. Il est également très critique envers la politique américaine vis-à-vis de l’Iran. (Wikipédia).
Counterpunch

Traduction : JPP
http://www.info-palestine.net/

http://www.alterinfo.net/Les-criminels-de-guerre-deviennent-les-arbitres-de-la-loi_a38048.html


3-3 Amira Hass : La soumission chronique de Mahmoud Abbas.  

Ceci n’est pas une bévue isolée, mais une situation qui perdure depuis que la direction de l’OLP a concocté, en collaboration avec les naïfs Norvégiens et les retors avocats israéliens, les Accords d’Oslo.

En un seul coup de téléphone à son représentant à Genève, Mahmoud Abbas a montré son mépris de l’action populaire, et son manque de confiance dans le pouvoir qu’il a accumulé et dans la place des mouvements de masse dans le processus de changement.

Pendant neuf mois, des milliers de personnes - des Palestiniens, leurs sympathisants étrangers et des militants anti-occupation israéliens - en ont bavé pour s’assurer que les suites de l’offensive militaire d’Israël contre Gaza ne seront pas jetées à la poubelle à ordures des nations occupantes obsédées par leurs sentiments de supériorité.

Merci au rapport Goldstone : même en Israël des voix commencent à bégayer que peut-être il faudrait une enquête indépendante sur l’agression. Mais peu après qu’Abbas ait rendu visite jeudi au consul général états-unien, le dirigeant de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) prenait son téléphone pour donner des instructions à son représentant au Conseil des droits de l’homme des Nations unies, pour qu’il demande aux autres membres du Conseil de reporter le vote sur l’adoption des conclusions du rapport.

D’après Abbas, son revirement serait dû à une forte pression américaine et à la reprise des négociations de paix. Le porte-parole palestinien s’est quelque peu affolé en donnant différentes versions pour essayer de faire passer ce revirement, expliquant que ce n’était pas une annulation que voulait Abbas mais un report de six mois.

Est-ce que les représentants états-uniens et européens à Genève approuvent l’adoption de ce report de six mois ? Est-ce qu’Israël va, dans les mois à venir, tenir compte du droit international, arrêter les constructions dans les colonies et annoncer des négociations immédiates sur leur démantèlement et la création d’un Etat palestinien sur les Territoires occupés ? Est-ce cela qu’une adoption du rapport aurait mis en danger ? Evidemment non !

Beaucoup d’une folie politique et du manque de perspicacité a été mis à nu avec ce coup de téléphone, à la veille de la célébration par le Hamas de sa victoire après avoir obtenu la libération de 20 prisonnières. C’est précisément ce jour-là qu’Abbas a mis Gaza à la une des journaux, étalant le défaitisme de l’OLP et crachant à la figure des victimes de l’agression ; c’est comme cela qu’ils l’ont ressenti, à Gaza et ailleurs.

Abbas a apporté effectivement la confirmation que le Hamas est la véritable direction nationale, et il a fourni des armes à tous ceux qui prétendent que la voie choisie par le Hamas - celle de la lutte armée - donnait des résultats que les négociations n’arrivaient pas à obtenir.

Ceci n’est pas une bévue isolée, mais une situation qui perdure depuis que la direction de l’OLP a concocté, en collaboration avec les naïfs Norvégiens et les retors avocats israéliens, les Accords d’Oslo. Le mépris et le manque d’intérêt à l’égard de la connaissance et de l’expérience accumulées par les habitants des Territoires occupés dans leur longue lutte populaire ont conduit à des premières erreurs : en ne faisant pas une déclaration explicite disant que l’objectif était de créer un Etat à l’intérieur de frontières définies, en n’insistant pas sur le gel des constructions dans les colonies, en oubliant les prisonniers, en approuvant un arrangement sur la zone C, etc.

Une soumission chronique est toujours expliquée par un désir de « faire des progrès ». Mais pour l’OLP et le Fatah, faire un progrès c’est maintenir l’existence même de l’Autorité palestinienne, une Autorité qui fonctionne aujourd’hui plus que jamais comme un sous-traitant des forces de défenses israéliennes, des services de sécurité du Shin Bet et de l’Administration civile.

C’est une direction qui s’est convaincue que la lutte armée ne pouvait - face à la supériorité militaire israélienne certainement - donner l’indépendance. Et effectivement, les répercussions désastreuses de la Seconde Intifada confirment cette position. C’est une direction qui croit dans la négociation comme voie stratégique pour obtenir un Etat et une intégration dans le monde que les Etats-Unis sont en train de mettre en forme.

Mais dans un tel monde, il y a des profits personnels qui s’accumulent à partir d’une soumission chronique ; des avantages dont profitent les dirigeants et leur entourage immédiat. C’est ce profit personnel qui façonne la tactique.

N’est-ce vraiment qu’un choix entre négociations et théâtre de la lutte armée, comme le prétend la direction palestinienne ? Non.

Le vrai choix est entre négocier dans le cadre d’une lutte populaire ancrée dans la langue d’une culture universelle et d’une égalité des droits, et négocier entre associés en affaires avec un associé débutant qui exprime docilement sa gratitude envers l’associé aguerri pour sa générosité.

Amira Hass
Ha’aretz

 7 Octobre

http://www.alterinfo.net/La-soumission-chronique-de-Mahmoud-Abbas_a37682.html


3-4 IRIB : Abbas, le bras exécuteur des plans d’Israël.

Le chef du centre des recherches de la Palestine a qualifié Mahmoud Abbas d'exécuteur des plans du régime sioniste. Walid Mohammad Ali en évoquant la demande de Mahmoud Abbas pour le report de l'examen du rapport Goldstone sur les crimes du régime sioniste dans la Bande de Gaza et son laxisme vis-à-vis de ces crimes, rappelle que le président de l'Autorité autonome n'a laissé aucun doute sur sa mission qui consiste à coopérer avec l'ennemi sioniste car tout ce qu'il fait, prolonge les intérêts des occupants de la sainte Qods. Le rapport Goldstone a été envoyé fin de la semaine dernière au Conseil des droits de l'Homme à Genève sous les pressions de l'opinion publique et des Palestiniens et malgré le vote négatif des 6 pays occidentaux protecteurs du régime de Tel-Aviv, ce Conseil a validé le rapport par une résolution et l'a préparé pour l'envoyer au Conseil de sécurité de l'ONU. La commission d'enquête de l'ONU dirigée par le juge sud-africain juif Richard Goldstone annonce, dans son rapport, basé sur des centaines de documents indéniables, que le régime usurpateur, lors de l'offensive de 22 jours contre la Bande de Gaza, a commis des crimes de guerre et contre l'Humanité. Walid Mohammad Ali a ajouté que Mahmoud Abbas cherchait à éclipser les crimes des sionistes contre les habitants de la Bande de Gaza en demandant le report de l'examen du rapport Goldstone mais il a échoué. En même temps, Benjamin Netanyahu, Premier ministre israélien a demandé au chef de l'Autorité autonome d'exhorter les Palestiniens à faire un compromis avec ce régime ou à se plier devant les demandes d'Israël. Talal Nassar, membre du bureau politique du Hamas a déclaré que les démarches de Mahmoud Abbas contre les Palestiniens ont encouragé les sionistes de poursuivre en toute impunité, leurs crimes contre les Palestiniens. Le porte-parole du Hamas Fawzi Barhoum a déclaré pour sa part que Mahmoud Abbas est exposé aux affres d'une véritable crise, en raison de sa coopération avec le régime sioniste pendant la guerre de 22 jours contre la Bande de Gaza. Mahmoud Abbas a avoué vendredi, que certaines parties internationales lui avaient demandaient de s'abstenir de signer l'accord de la réconciliation nationale inter-palestinien et empêcher son application. Le changement de certains articles du dit accord et la coopération de Mahmoud Abbas avec l'Egypte pour l'annulation des ailes militaires des groupes de la Résistance palestiniennes, figurent parmi tant d'autres des démarches anti-palestiniennes de Mahmoud Abbas

IRIB

24 Octobre 2009

http://french.irib.ir/index.php?option=com_content&task=view&id=26590&Itemid=0


3-5 Hassan Moali : Rapport Goldstone : La ligue arabe et le Qatar dénoncent la manœuvre en faveur d’Israël.

Pleins feux sur l’Autorité palestinienne

L’ajournement à mars 2010 de l’examen du rapport Goldstone sur les crimes de guerre d’Israël lors de sa guerre contre Ghaza, à la demande du délégué palestinien au conseil des droits de l’homme de l’ONU a mis l’autorité de Mahmoud Abbas dans de sales draps.

En effet pour une fois que l’Etat hébreu était mis en demeure de répondre de ses actes, il a bénéficié contre toute attente d’une planche de salut tendue par… l’Autorité palestinienne ! En effet et contrairement aux déclarations de son représentant à l’assemblée générale du conseil à Genève, c’est lui-même qui a demandé le report de l’examen du rapport Goldstone et non pas le groupe arabe et musulman. Le délégué de Mahmoud Abbas aurait ainsi cédé aux pressions des Américains qui ne voulaient pas que leurs « poulains » israéliens soient accusés de crimes de guerre. L’Etat hébreu s’en était donc sorti indemne de toute condamnation avec, ironie de l’histoire, la bénédiction du représentant du peuple qu’il a pulvérisé avec ses bombes phosphoriques ! Et c’est fort logiquement que les autres factions palestiniennes ont dénoncé ce qu’elles en appellent la « haute trahison ». Pour le Hamas, le FPLP et le FDLP, l’Autorité palestinienne a « vendu la cause ». Même au sein d u propre camp de Mahmoud Abbas, le report a eu l’effet d’une bombe. 

Un ministre indigné, a même démissionné de son poste en signe de protestation. Hier, c’était le tour du pourtant très « égyptien » Amr Moussa, le secrétaire général de la Ligue arabe, de réitérer sa « vive indignation » de la demande du report du vote sur le rapport Goldstone sur les crimes de guerre perpétrés lors des agressions israéliennes contre Ghaza. 

Feuille de route, feuille de vigne…

Dans des déclarations à la presse publiées hier au Caire, M. Moussa s’est dit « profondément indigné » de cette attitude mettant en garde contre les répercussions négatives d’une telle décision à long terme. Cette décision prise à Genève « est d’une grande gravité et tout à fait négative », a martelé M. Moussa ajoutant qu’il était « inconcevable qu’un rapport demandé par l’ONU soit établi après une enquête sur les crimes commis contre la population en Palestine, particulièrement à Ghaza et qu’il soit toujours en suspens ». « La construction des colonies se poursuit alors que le rapport Goldstone est mis à l’écart sans qu’il y ait une position arabe commune », s’est interrogé M. Moussa qui s’est félicité du rapport, d’autant que « l’absence de justice sape tout espoir de relance du processus de paix ». De son côté, l’Etat du Qatar, qui continue de casser l’unanimisme arabe, a mis les pieds dans le plat en déclarant hier que c’est l’Autorité palestinienne et non les pays arabes et islamiques, qui avait demandé le report du vote sur le rapport de l’ONU fustigeant l’attitude d’Israël pendant la guerre de Ghaza. « Le délégué palestinien a demandé le report de l’examen du rapport au cours de la réunion le 2 octobre du Conseil des droits de l’homme de l’ONU et a informé tous les participants de sa demande », a déclaré le directeur du bureau des droits de l’homme au ministère des Affaires étrangères, cheikh Khaled Ben Jassem Al Thani.

« Nous ne serons pas plus royalistes que le roi, puisque les Palestiniens ont eux-mêmes demandé le report », a ajouté le responsable qatari dans des déclarations à la chaîne satellitaire Al-Jazira. Cheikh Khaled a démenti que la demande de report ait été formulée à la demande du groupe arabe et islamique à l’Onu, comme l’avait annoncé l’Autorité palestinienne. Il a estimé que « le vote aurait pu avoir lieu et je crois qu’une bonne occasion (de condamner Israël) a été perdue et pourrait ne pas se renouveler ». Ce feu nourri contre l’Autorité palestinienne coupable d’avoir « sauvé » Israël d’une condamnation, intervient au moment où l’armée d’occupation poursuivait hier le bouclage de la mosquée El Aqsa, à El Qods, dans le cadre de la politique israélienne de répression dans les territoires palestiniens occupés. Selon des agences de presse, qui citent des témoins, des milliers de policiers israéliens ont été déployés pour la deuxième journée consécutive autour de la mosquée El Aqsa, dans la partie orientale d’El Qods. C’est là la première « récompense » d’Israël à Mahmoud Abbas qui semble obéir une autre feuille de route que celle qui vise à prendre Israël en flagrant délit de crime de guerre.

Hassan Moali

7/10 

Source : El Watan

http://www.elwatan.com/...

http://www.palestine-solidarite.org:80/analyses.Hassan_Moali.071009.htm 



Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

4-1 Le Hamas : «Nous sommes l’autorité légale».

Extrait

Interview

«Libération» a rencontré Mahmoud al-Zahar, haut responsable du mouvement palestinien.

Par CHRISTOPHE AYAD envoyé spécial à Gaza

Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a ouvert jeudi une session extraordinaire destinée à adopter le rapport Goldstone sur l’invasion sioniste de l'hiver dernier à Gaza.

Mahmoud al-Zahar est le ministre des Affaires étrangères du gouvernement du Hamas, qui dirige la bande de Gaza.

Membre du bureau politique et parmi les dirigeants les plus influents du parti islamiste, il est considéré comme un «faucon».

Alors que le Conseil de sécurité et le Conseil des droits de l’homme de l’ONU examinaient hier le rapport Goldstone, il revient sur la controverse qu’a occasionnée ce texte côté palestinien.

Pour Libération, il s’explique aussi sur les relations avec Israël, le sort du soldat franco-israélien Gilad Shalit (détenu à Gaza depuis juin 2006), l’administration Obama et la réconciliation entre le Hamas et le Fatah.

Comment réagissez-vous au rapport Goldstone ?

C’est un texte très important, qui dépasse largement les suites qui seront données au niveau des Nations unies. Mais nous ne sommes pas d’accord avec les accusations qui concernent le Hamas. Le rapport accuse le Hamas d’avoir utilisé des civils [palestiniens] comme boucliers humains et d’avoir visé des civils [israéliens]. Or tout le monde sait que lorsque l’armée israélienne a attaqué des hôpitaux ou des écoles, on n’a retrouvé aucun combattant du Hamas parmi les victimes. Quant aux attaques visant Israël, aucun civil [israélien] n’a été tué pendant la guerre.

Le point positif de ce rapport, c’est qu’il donne aux familles de Gaza - comme la famille Samouni, qui a perdu 18 de ses membres - une base pour poursuivre en justice les responsables israéliens devant les justices française, britannique ou suisse.

Comment réagissez-vous à la décision initiale de Mahmoud Abbas de reporter à mars 2010 l’examen du rapport Goldstone à l’ONU ?

Nous sommes fâchés de cette décision. Abou Mazen [le nom de guerre de Mahmoud Abbas, ndlr] s’est rendu coupable de deux crimes. D’abord, il a encouragé l’agression israélienne : ce sont les Israéliens eux-mêmes qui le disent et jamais le Fatah n’a démenti. Ensuite, il a empêché la communauté internationale de prendre connaissance du rapport et de poursuivre les criminels. Comment qualifier cela ? Comment voulez-vous que les gens qui ont perdu leurs proches, leurs maisons, leurs hôpitaux, leurs écoles réagissent ? Le peuple palestinien est en colère, pas seulement le Hamas. Tous les responsables du Fatah reconnaissent que cette décision était une erreur, tous sauf Abou Mazen, qui ne veut pas s’excuser et continue d’insulter le Hamas.

N’a-t il pas fini par changer d’avis ?

Oui, mais nous avons de grands doutes. C’est peut-être un piège. Il compte sur un échec à l’ONU afin de pouvoir dire aux gens : «Vous voyez bien, j’avais raison de ne pas demander que le rapport Goldstone soit présenté.»

Cette controverse est-elle la seule raison de la demande par le Hamas de reporter la signature de l’accord de réconciliation interpalestinien, prévue le 25 octobre au Caire ?

Il n’y a pas de report. Le Hamas a donné son accord pour une signature le 25 octobre, il signera. Mais il faut faire la part des choses. Signer un document d’entente n’est pas difficile. Une vraie réconciliation, elle, nécessite une atmosphère appropriée. Et là, ce n’est pas le moment. Nous considérons que l’autre partie a participé à l’agression contre le peuple palestinien.

Vos relations avec l’Autorité palestinienne peuvent-elles s’améliorer ?

Qu’entendez-vous par l’Autorité palestinienne ?

L’Autorité, c’est la présidence, le Conseil législatif et le gouvernement.

Le terme du mandat d’Abou Mazen est passé depuis janvier : il n’est donc plus président d’après notre Loi fondamentale. Le Hamas détient la majorité au Conseil législatif et dirige le gouvernement. Nous sommes donc l’autorité légale.

Quels sont les obstacles à une réconciliation avec le Fatah ?

Essentiellement, l’absence de volonté politique du Fatah. L’année dernière, j’ai fait six rounds de négociations, d’une semaine chacun, avec eux. A la fin, je leur ai dit : «Vous ne voulez pas d’une réconciliation, vous faites traîner, vous vous tirez dans les pattes ; quand vous serez prêts, appelez-nous.» C’était il y a un an.

Mais maintenant, pourquoi sont-ils si pressés de signer ?

Parce qu’ils pensent que c’est la bouée de sauvetage qui les sortira du pétrin dans lequel ils se sont mis avec le rapport Goldstone.

Le mandat du Conseil législatif arrive à son terme en 2010. Des élections auront-elles lieu ?

Nous ferons de notre mieux, mais j’en doute fort. Abou Mazen dit qu’il veut aller aux élections. Mais la dernière fois [en 2006, ndlr], il a refusé les résultats, tout comme Israël, les Américains, certains pays européens et arabes. Que va-t-il se passer s’il perd à nouveau ? Cette fois-ci, il croit qu’il peut gagner en trichant et avec l’aide d’Israël. Mais si cela se passe ainsi, ce seront les dernières élections de l’histoire palestinienne.

Le blocus israélien se poursuit et pourtant le Hamas ne tire plus de roquettes vers Israël. Pourquoi ?

Nous avons trouvé de nouvelles voies [les tunnels, ndlr] pour alléger nos souffrances et faire entrer des médicaments, de la nourriture, de l’essence. Ce n’est pas l’idéal, mais nous n’avons pas le choix. En outre, notre projet est de libérer la Palestine. Or il n’y a plus un seul Israélien à Gaza. Maintenant, c’est au tour de la Cisjordanie d’être libérée de l’occupation, mais qui nous en empêche ? Abou Mazen !

Qu’attendez-vous de l’administration Obama ?

Si nous avions attendu quoi que ce soit d’une administration américaine, nous aurions participé depuis longtemps au processus de paix. Nous avons aujourd’hui des preuves innombrables qu’on ne peut rien attendre de l’administration Obama. Ce n’est pas un problème de volonté personnelle, c’est le système du pouvoir américain et l’impact des lobbys qui veulent ça.

En juin, le chef du Hamas exilé en Syrie, Khaled Mechaal, se disait prêt à accepter un Etat palestinien dans les frontières de 1967 et une trêve de dix ans avec Israël. Aujourd’hui, il reparle de libérer la Palestine «de la mer [Méditerranée] au fleuve [Jourdain]». Pourquoi ce durcissement ?

Primo, Israël n’a aucun droit sur notre terre : c’est un principe idéologique non négociable. Secundo, si nous parvenons un jour à établir un Etat dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, nous pourrons proposer une trêve. Mais nous ne reconnaîtrons pas Israël et nous ne demanderons pas à Israël de nous reconnaître.

Dernièrement, plusieurs mesures ont été prises pour obliger les femmes et les collégiennes à porter le voile ou interdire aux hommes de se baigner torse nu. Pourquoi ?

C’est une question d’uniforme, c’est tout. Vos avocats, vos étudiants, vos députés doivent respecter des règles vestimentaires. Chez nous aussi. Quant aux plages, nous avons nos traditions, c’est tout. Mais nous ne forçons personne.

Le Hamas pourrait-il un jour proclamer un Etat palestinien dans la seule bande de Gaza ?

Pourquoi ferions-nous cela ?

Pour justifier les fantasmes des Occidentaux sur «l’émirat de l’obscurantisme» ?

Les Palestiniens croient en leur patrie, pourquoi y renonceraient-ils ?

En attendant, nous sommes le gouvernement officiel de la Cisjordanie et de Gaza. C’est notre travail de gouverner, de faire régner la sécurité, d’assurer la santé, de rendre la justice.

Des négociations semblent bien engagées sur le sort du soldat Gilad Shalit. Quelles conditions le Hamas pose-t-il à sa libération ?

Des négociations sont en cours par l’intermédiaire des Allemands, je ne peux rien dire de plus.

Nous avons un but noble, qui est de libérer les 11 000 prisonniers palestiniens détenus en Israël.

Cela justifie tous les moyens licites, y compris négocier indirectement avec Israël, que ce soit via l’Allemagne ou l’Egypte. Mais j’ai de grands doutes sur la volonté d’Israël d’aboutir.

16/10/

http://www.liberation.fr/monde/0101597362-le-hamas-a-gaza-nous-sommes-l-autorite-legale


4-2 Gaza et Israël : Navi Pillay appelle à mettre fin à l'impunité.
Une « culture d'impunité continue dans les territoires du droit international humanitaire et des droits de l'homme, a regretté jeudi la Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Navi Pillay.
Mme Pillay, qui s'exprimait devant le Conseil des droits de l'homme (CDH ) à Genève, a réitéré son soutien aux recommandations du rapport remis par le juge Goldstone en sa qualité de chef de
la Mission d'établissement des faits sur les violations commises par toutes les parties lors du conflit à Gaza de décembre 2008 et janvier 2009.
Elle a souligné la nécessité « pour toutes les parties de mener des enquêtes impartiales, indépendantes, rapides et efficaces sur les violations des droits de l'homme signalées, conformément au droit international ».
La Mission d'établissement des faits a mis en lumière un certain nombre de cas concrets imputables à l'armée israélienne et à des groupes palestiniens dans le territoire de Gaza qui reste sous contrôle du Hamas. Elle a recommandé que le Conseil de sécurité se saisisse de la question et intime aux parties l'ouverture d'enquêtes, à défaut de quoi, dans les six mois, il devrait référer la situation à
la Cour pénale internationale (CPI). Le Conseil de sécurité ne s'est pour l'instant réuni que de façon informelle sur la question. « La recherche des responsables des violations du droit international humanitaire et des droits fondamentaux n'est pas un obstacle à la paix mais au contraire constitue la condition préalable sur la base de laquelle la confiance et en fin de compte une paix durable pourra être édifiée », a insisté Navi Pillay.
Elle a déploré le recours à la détention de prisonniers dans le cadre de la justice militaire « qui ne répond pas aux normes de base de droit international dans la conduite d'un procès ».
La Haut commissaire a déploré les récents incidents sur le mont du Temple, aussi connu sous le nom d'esplanade des Mosquées, à Jérusalem, appelant Israël à laisser les Palestiniens accéder aux lieux saints.
Elle a aussi regretté la poursuite des démolitions de maisons de familles palestiniennes à Gaza. Elle a enfin appelé à mettre fin au blocus de Gaza, où le niveau de vie continue de se dégrader, et qui constitue une punition collective.
Par ailleurs, jeudi également, l'actrice américaine Mia Farrow et l'acteur égyptien Mahmoud Kabil, tous deux ambassadeurs de bonne volonté
du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), ont achevé une visite de deux jours à Gaza.
« Les enfants paraissent traumatisés », a déclaré Mia Farrow. « Les enseignants disent que lorsqu'ils entendent un grand bruit ils regardent vers le ciel et crient et pleurent. Ils ne savent pas ce qui les attend.
Ils méritent mieux que ça », a-t-elle insisté.
Les ambassadeurs de bonne volonté ont appris que de nombreux enfants sont maintenant obligés de travailler au percement de tunnels servant au trafic de biens vers Gaza, afin de soutenir leurs familles.
Mia Farrow se rendra ensuite à Sderot, la ville du sud d'Israël la plus souvent visée par les roquettes en provenance de Gaza.
Gaza fait
45 km de long et 12 km de large et abrite une population de 1,5 million de personnes, dont plus de la moitié sont des enfants. Les hostilités de 2008/2009 ont fait plus de 1.400 morts à Gaza, dont 350 enfants, et plus de 5.000 blessés, dont 1.600 enfants.

15 octobre 2009

http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=20357&Cr=Gaza&Cr1


N°489 - 'Tiré à part' Palestine & rapport Goldstone. - 27-10 : Fin - Moyen-Orient : la stratégie américaine en proie au doute face à la perte de popularité d’Abbas.

N°489  - 'Tiré à part'  Palestine & rapport Goldstone. - 27-10 : Fin - Moyen-Orient : la stratégie américaine en proie au doute face à la perte de popularité d’Abbas.


       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 



‘Tiré à part’   

Palestine & rapport Goldstone.

N°489                                                     27-10

                                                C.De Broeder & M.Lemaire   



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

5 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

5-1 Le point de vue du Hamas sur l'ajournement du vote sur le rapport Goldstone.

5-2 Leila Mazboudi : Les sales dessous du report de l'examen du rapport Goldstone.

5-3 Pierre Stambul : "Ce qui vient de se passer est pire qu’une erreur d’analyse."

5-4 Helena Cobban Moyen-Orient : la stratégie américaine en proie au doute face à la perte de popularité d’Abbas.

6 Annexe : Israël

6-1 Rapport de Goldston adopté.

6-2 Israël met en garde contre l’examen du rapport Goldstone à l’Onu.

6-3 Israël demande à Ban Ki-moon de remiser le rapport Goldstone.

6-4 Benjamin Netanyahu promet de discréditer le rapport Goldstone.

6-5 Marius Schattner : Israël compte sur Washington pour torpiller le rapport Goldstone.

6-6 Leila Mazboudi : "Israël" veut changer les lois internationales.



5 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

Ndlr : La publication de l’article ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse ou point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information

5-1 Le point de vue du Hamas sur l'ajournement du vote sur le rapport Goldstone.

Communiqué de presse

Le comité des droits de l’homme de l’Organisation des Nations Unies a décidé de remettre au mois de mars de l’année prochaine 2010 le vote sur le rapport de Goldstone.

Un responsable du mouvement de la résistance islamique Hamas a commenté cette décision, dans les points suivants :

Premièrement : Le mouvement du Hamas condamne l’ajournement du vote sur le rapport Goldstone qui condamne l’Entité sioniste pour ses crimes de guerre et ses crimes contre l’humanité pratiqués durant la guerre agressive menée contre notre peuple palestinien de la bande de Gaza, à la fin de l’année 2008. Cet ajournement représente un réel scandale pour la communauté internationale dans le domaine des droits de l’homme, l’homme en général et l’homme palestinien en particulier.

Notre peuple sans arme est le sujet d’un terrorisme prémédité et systématique des plus affreux de la part de l’occupation israélienne. Les occupants israéliens vont loin dans leurs crimes, en comptant sur la communauté internationale qui n’assume pas ses devoirs. Tout cela met un grand point d’interrogation sur la crédibilité des Nations Unies.

Deuxièmement : Nous condamnons la position prise par Mr Mahmoud Abbas, dont le mandat avait pris fin, qui a appelé à l’ajournement du vote au profit de la décision, une décision pourtant saluée par la majorité des pays membres. Abbas s’est montré inquiet pour les efforts donnés au service de la paix !

Notre peuple se pose des questions sur l’utilité de l’opération dite de paix, l’opération ne faisant qu’altérer ses droits depuis deux décennies.

Nous considérons irresponsable la position d’Abbas. Cette position n’est qu’une couverture donnée à l’occupant pour qu’il puisse esquiver son jugement et celui de ses criminels devant le tribunal pénal international. Et cela ne fait que pousser l’occupant à commettre plus de crimes contre notre peuple.

Troisièmement : Nous condamnons et trouvons étonnante la position des Etats-Unis.

Ils mettent tout leur poids pour ajourner le vote sur le rapport Goldstone, au moment où le président Barak Obama parle de son soutien aux droits de l’homme.

En adoptant une telle position, l’administration américaine sera accusée d'appliquer une politique de deux poids deux mesures, dès qu’une affaire touche l’occupation sioniste. Ainsi, un grand doute enveloppera son rôle dans l’opération politique de paix, cette administration en étant le parrain.

Le bureau d’information (Hamas-Palestine)
Source : CPI

Le vendredi 13 chaoual 1430

Le 2 octobre 2009

http://www.palestine-solidarite.org:80/communique.Hamas.021009.htm


5-2 Leila Mazboudi : Les sales dessous du report de l'examen du rapport Goldstone. De scandale  en scandale, grâce entre autre aux mèches jetées sournoisement par les Israéliens, la responsabilité de l'Autorité palestinienne (AP) et de Mahmoud Abbas s'affirme de plus en plus dans le report de l'examen du rapport Goldstone sur les crimes israéliens contre la Bande de Gaza.  
Selon l'agence de presse palestinienne "Shéhab", citant des sources à Washington, puis relayé par le quotidien israélien Maariv, Abbas s'est plié aux sommations israéliennes de reporter l'examen de ce rapport par le Comité des droits de l'homme des Nations Unies lorsque les dirigeants israéliens l'ont menacé de révéler au grand jour, devant l'organisation onusienne et les médias internationaux son soutien à l'offensive israélienne contre
la Bande de Gaza "Plomb durci",  pour mettre fin au Hamas. Un colonel israélien, Élie Éfraham, rapporte l'agence, s'était présenté chez les dirigeants palestiniens, alors que les coulisses des Nations Unies se préparaient à l'examen du rapport. À partir de son ordinateur, il leur a montré deux enregistrements, l'un vidéo et l'autre vocal.
Le premier montrant Abbas en s'attelant à persuader Ehud Barak (qui était alors ministre de la sécurité intérieure) en présence de Tzipi Livni, la chef de la diplomatie, de poursuivre l'offensive.  
L'autre renvoyant la voix de Tayeb AbderRahim, le secrétaire général de la présidence palestinienne, lors d'un contact téléphonique avec le directeur du bureau du chef d'état major, Dov Weissglass, expliquant que les circonstances étaient propices pour que "l'armée israélienne investisse les deux camps de Jabalia et de Chati dans
la Bande, pour contraindre le Hamas à céder".
Les sources à Washington rapportent aussi des propos de Weissglass, selon lesquels il aurait dit qu'une telle mesure pourrait tuer beaucoup de civils"; et ceux d'AbderRahim qui aurait rétorqué:" Ils ont tous voté pour le Hamas, ce sont eux qui ont ainsi choisi leur sort et pas nous".
Le colonel Efraham aurait même demandé un engagement écrit pour n'accorder aucune autorisation aux pays arabes pour faire passer le rapport en question.   
Quoique cette version des faits n'exclut pas l'autre marchandage véhiculée par les médias israéliens, liant la suspension de l'examen à l'obtention d'un deuxième réseau de téléphonie mobile, mais son impact ne peu qu'être renforcé.
Elle permet d'abord d'impliquer les Palestiniens de l'Autorité palestinienne dans l'offensive " Plomb durci" et d'alléger en conséquence la responsabilité des militaires israéliens. Le chef de la diplomatie israélien Avigdor Lieberman  s'était d'ailleurs dernièrement offusqué contre la politique de l'AP de traduire devant
la Justice internationale des généraux et des responsables militaires israéliens, sous peine de crimes de guerre.
Leur divulgation devrait aussi creuser encore plus l'écart entre le Fatah et le Hamas qui se préparaient à un nouveau round de négociations qui s'annonçaient plus positives.
Mais, elle montre surtout que les Israéliens n'ont pas tenu parole, et ont violé l'engagement du marchandage, en divulguant par sources américaines interposées, le contenu des deux enregistrements.
Au mépris de dénuder Abbas encore plus devant les siens.

Leila Mazboudi

Mercredi 7 Octobre 2009

 http://www.almanar.com.lb
http://www.alterinfo.net/Les-sales-dessous-du-report-de-l-examen-du-rapport-Goldstone_a37668.html


5-3 Pierre Stambul : "Ce qui vient de se passer est pire qu’une erreur d’analyse."

Entretien accordé par Pierre Stambul, de l’Union juive française pour la paix, au "Le jour d’Algérie"
Vous avez été parmi les nombreuses personnes, dont des Juifs, ayant condamné cette guerre et soutenu la population de Gaza. Quel est votre sentiment par rapport à la réalisation de ce rapport ?
Une des principales causes de cette guerre qui dure depuis des décennies, c’est l’impunité des dirigeants israéliens. C’est le fait qu’à diverses périodes de l’histoire, ils ont pu violer frontalement le droit international, tuer sans procès, « nettoyer ethniquement » des territoires, interdire aux Palestiniens le retour dans leur pays, raser le Sud-Liban ou commettre des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité à Gaza. Il n’y a jamais eu de sanctions alors que partout dans le monde, des dirigeants ou des Etats ont été sanctionnés pour moins que cela. Pour l’establishment israélien, l’absence de sanctions équivaut à un permis de tuer, au permis « d’achever la guerre de 48 » comme ils le disent si bien en « transférant » les Palestiniens au-delà du Jourdain. Faute de sanctions, les dirigeants israéliens peuvent continuer face à leur opinion publique à se considérer comme des victimes.
À propos du rapport Goldstone, il faut savoir que son auteur est un Juif sud-africain réputé favorable au sionisme. Mais à la suite du travail tenace et très précis qu’il avait fait contre les criminels de guerre en ex-Yougoslavie ou au Rwanda, Richard Goldstone a fait un travail extrêmement sérieux.
Pour les Palestiniens, il y a une répétition de vexations qu’ils ont déjà subies : après la catastrophe (Naqba) de 1948, ils avaient été nombreux à témoigner, à expliquer leur souffrance ou le fait que leur expulsion avait été délibérée et organisée. Il aura fallu attendre l’ouverture des archives israéliennes et la confirmation de cette expulsion par les historiens israéliens pour qu’ils soient enfin crus. À propos des crimes commis à Gaza, tous les témoignages palestiniens ont montré que les Israéliens avaient délibérément frappé des zones civiles, massacré des réfugiés, utilisé des armes interdites, tiré contre les hôpitaux. « Propagande », répondaient les dirigeants israéliens. L’importance du rapport Goldstone, c’est qu’il confirme toutes les accusations. Et il donne une matière juridique pour inculper les dirigeants israéliens civils (Livni, Barak, Olmert …) ou militaires (Ashkénazi, Yaalon …).
Quel est votre sentiment par rapport au report de son étude par l’assemblée générale de l’ONU ?
Je partage totalement l’étonnement et la colère de toutes les ONG palestiniennes. Il y avait avec le rapport Goldstone une occasion unique de démontrer aux yeux de tous qu’Israël a un comportement d’Etat voyou. Il y avait une occasion unique de traîner en justice les responsables du massacre de Gaza. Il faut savoir que les Israéliens voyagent beaucoup et que 15% d’entre eux vivent à l’étranger. Ils sont politiquement, économiquement ou moralement extrêmement sensibles à ce qui se dit d’eux. La prise en compte du rapport Goldstone aurait pu (et aurait dû) être un tournant majeur annonçant l’isolement de ce pays et l’inculpation de ses dirigeants. On pouvait espérer que, comme Pinochet arrêté en Angleterre pour ses crimes commis au Chili, des dirigeants israéliens seraient enfin appelés à répondre de leurs crimes. On vient d’assister à un terrible gâchis, aux conséquences graves, qui nous ramène en arrière et qui offre une victoire facile à Nétanyahou.
Certains ont accusé la direction politique palestinienne de "trahison" après ce report ?

Que s’est-il réellement passé selon vous pour que ce rapport ne soit pas discuté en cette date à l’assemblée générale de l’ONU ?
Il n’est pas facile pour une association juive française de dire qui sont les bons ou les mauvais Palestiniens. Mais la décision politique de l’Autorité Palestinienne de contribuer à enterrer le rapport Goldstone est à la fois une catastrophe et une faute politique majeure. Notre sentiment est partagé par toutes les ONG palestiniennes, par les milliers de manifestants qui ont essayé de défiler à Ramallah, et bien sûr par les survivants de Gaza pour qui ce report est une insulte.
En privé, j’ai pu à plusieurs reprises discuter avec des dirigeants palestiniens liés à l’Autorité Palestinienne. Ils sont les premiers à dire que les concessions à sens unique, les pseudo négociations où l’on ne discute que de la sécurité de l’occupant et les négociations parrainées par les Etats-Unis, ne mènent nulle part et tournent le dos à une paix juste. En public, la seule voix qu’on entend du côté de l’Autorité Palestinienne, c’est celle d’une bourgeoisie proaméricaine qui se fait aujourd’hui traiter de « collabo » par de nombreux Palestiniens.
Déjà le congrès du Fatah à Bethléem avait donné l’image assez triste de délégués, arrivant en voiture de luxe, coupés de leur peuple, insensibles à la colère montant y compris de la base de leur parti et réaffirmant une stratégie de soumission à l’Amérique.
Qu’est-ce qui a dû se passer ? Les Israéliens ont dû dire que si l’Autorité appuyait le rapport Goldstone, ce serait la fin du « processus de paix ». Comme si ce processus existait. Nétanyahou a fait sa campagne électorale sur une agression « préventive » contre l’Iran en passant sous silence toute évocation de négociations. En bon héritier de Jabotinski qui fut il y a 80 ans l’idéologue de la conquête sioniste, il est pour le « transfert », c’est-à-dire l’expulsion des 5 millions de Palestiniens qui vivent en Palestine au-delà du Jourdain. Il veut tout garder : Jérusalem, les colonies, la vallée du Jourdain.
Comment l’Autorité Palestinienne peut-elle faire croire à un quelconque processus de paix ? Il y a là, pour le moins, une méconnaissance complète du sionisme et de sa stratégie. On peut imaginer que l’Autorité Palestinienne joue la carte Obama en espérant qu’après le discours du Caire, celui-ci finira par faire pression sur les dirigeants israéliens. C’est l’inverse qui se passe et ce sont les Etats-Unis qui font pression sur l’Autorité Palestinienne pour qu’elle renonce sans avoir rien obtenu en échange à ce que
la Justice internationale fasse appliquer le droit.
Ce qui vient de se passer est pire qu’une erreur d’analyse. Seuls le boycott, le désinvestissement, les sanctions, les poursuites juridiques contre les dirigeants, l’isolement politique, moral et économique d’Israël peuvent débloquer la situation et obliger la société israélienne à changer de cap. Avec le rapport Goldstone, cet objectif était facilité.
Je ne parle pas des centaines de milliers de victimes de Gaza pour qui ce report est une horreur et une forme de négationnisme de ce qu’ils ont subi.
L’étude de ce rapport par l’assemblée générale de l’ONU aurait-elle, d’après vous, pu arriver à une condamnation de cette guerre par l’opinion publique internationale et l’institution onusienne ?
Oui, bien sûr. Depuis la guerre du Liban et encore plus depuis le massacre de gaza, les opinions publiques évoluent. On voit des associations de la société civile, des syndicats se rallier à l’idée du boycott d’Israël. Plus personne ne peut ignorer l’occupation et le maintien contre la Palestine d’une domination de forme coloniale. Plus personne ne peut ignorer que les dirigeants israéliens ont choisi la fuite en avant, l’annexion et l’occupation sans fin. Les opinions publiques ont fortement évolué alors que les gouvernements, surtout en Europe, ont fait la démarche inverse. Une condamnation juridique internationale des crimes de guerre israéliens serait le moyen d’obliger ces gouvernements à cesser ce soutien indigne, au colonialisme et à la destruction de la Palestine.
Sur
l’institution onusienne, je suis personnellement critique. C’est par un vote de l’ONU que l’Etat d’Israël a été créé, mais l’ONU n’a jamais été capable d’imposer le droit au retour des Palestiniens ou l’évacuation des territoires occupés. Cette impuissance interroge.
L’étude de ce rapport aurait-il pu, comme le disent certains responsables israéliens, porter préjudice à la relance des négociations de paix ?
J’ai envie de dire, c’est quoi la paix ? Quand les dirigeants israéliens parlent de paix, ça veut dire souvent « foutez-nous la paix ». Il y a 60 ans, la grande majorité des Palestiniens a été expulsée de son pays. Négocier la paix, c’est reconnaître ce « crime fondateur » et examiner par la négociation les moyens de « réparer ». Cela ne peut se faire que sur la base du droit international et d’une totale égalité des droits dans la région. Jamais, les négociations n’ont été faites sur cette base et c’est la raison de l’échec total du processus d’Oslo. Négocier en parlant de la sécurité de l’occupant et en n’attaquant pas frontalement les questions de l’occupation, des colonies, des prisonniers ou des crimes commis ne mène nulle part. Tous les gouvernements israéliens veulent imposer comme préalable le fait accompli. Sur cette base-là, une fois de plus on exigera une capitulation des Palestiniens et s’ils refusent (comme Arafat à Taba et Camp David), on les condamnera à mort et on cherchera des dirigeants plus dociles. Ce n’est pas une « relance des négociations de paix » qu’il faut viser. C’est l’application du droit international qui fixera les bases de la négociation.
En ce qui concerne le gouvernement actuel en Israël, il est clair qu’il ne voudra jamais d’une paix qui soit autre chose qu’une capitulation. Il saura courber la tête s’il se fâche avec Obama en consolidant le fait accompli et en attendant des jours meilleurs. Négocier avec lui sans rapport de force est une illusion dangereuse.
Quelle est la position de l’Union Juive Française pour la Paix, dont vous êtes membre, par rapport à ce rapport de l’ONU ?
L’Ujfp a salué l’honnêteté et la rigueur de ce rapport. Une analyse de ce rapport figure sur notre site ujfp.org. La militante qui a écrit cette analyse avait fait partie d’une mission à Gaza juste après le massacre. Le contenu du rapport confirme complètement tout ce qu’elle-même avait pu observer et tous les témoignages reçus. L’Ujfp s’est toujours battue pour que les criminels soient jugés. Nous soutenons à la fois les initiatives symboliques comme le tribunal Russell et les recours auprès de la Cour Pénale Internationale, que ce soit à propos de la guerre du Liban ou du massacre de Gaza.
Comment qualifiez-vous les événements et les affrontements qui se déroulent, actuellement, autour de la mosquée Al Aqsa en Palestine ?
Cela fait partie de la fuite en avant des dirigeants israéliens. Ce qui se passe rappelle la provocation d’Ariel Sharon sur l’esplanade des mosquées qui avait déclenché ce qu’on appelle la deuxième Intifada.
La guerre du Proche-Orient n’est pas une guerre religieuse et les fondateurs du sionisme n’étaient pas croyants pour la plupart. Mais, surtout depuis 1967, il existe en Israël un courant « national religieux », hégémonique chez les colons et représentant près d’un quart de la société israélienne. Ces intégristes font une lecture littérale de « 
la Bible ». Pour eux, Dieu a donné cette terre aux Juifs et les Palestiniens sont des Amalécites, ce qui signifie qu’on peut « les tuer, ainsi que leurs femmes, leurs enfants, leurs troupeaux ». Les plus extrémistes voudraient faire sauter les mosquées pour reconstruire le temple. En fait, pour un Juif religieux, prier sur l’esplanade du temple n’a strictement aucun sens. Il s’agit, une fois de plus, de l’exploitation de la religion à des fins politiques et coloniales. Il s’agit surtout, par la provocation contre tous les Musulmans, de repousser durablement toute issue politique.
Quelles seraient les visées des autorités israéliennes quant aux travaux menés autour de ce lieu sacré ?

Quelles seraient les visées de ces mêmes autorités quant à l’interdiction faite à des Palestiniens d’y accomplir leurs prières ?
Jérusalem est depuis des siècles une ville où vivent des Musulmans, des Juifs, des Chrétiens et qui abrite les lieux saints de ces trois religions. Depuis 1967, le vote par la Knesset (la Parlement israélien) de l’annexion de Jérusalem Est et l’extension de la ville qui s’étend désormais sur 4% de la Cisjordanie depuis Ramallah jusqu’à Bethléem, l’obsession des dirigeants israéliens est de « judaïser » la ville. Les destructions de maisons et l’extension des colonies intégrées dans Jérusalem sont permanentes. Les provocations sur l’esplanade des mosquées prolongent ce processus. Le même processus a déjà été à l’œuvre à Hébron où plusieurs centaines de colons extrémistes sont installés depuis de nombreuses années (sous protection permanente de l’armée israélienne) en plein cœur de la ville. On se souvient du massacre commis dans le Caveau des Patriarches et de la popularité de l’assassin parmi les colons.
Les autorités israéliennes proclament partout que Jérusalem est leur capitale (alors que la plupart des ambassades sont à Tel-Aviv) et font de Jérusalem la base arrière de l’annexion de
la Cisjordanie. Pour eux, l’afflux de pèlerins musulmans est un problème et tout est fait pour limiter ou interdire leur présence.
Quant aux fouilles menées en permanence sous l’esplanade du Temple, avec le danger de graves dommages sur les Lieux Saints, elles ont aussi une cause beaucoup moins connue. Les sionistes et l’histoire officielle enseignée en Israël affirment que ce pays reconstitue l’ancien royaume unifié de David et Salomon. Or tous les archéologues (y compris les plus grands archéologues israéliens qui l’ont écrit dans le livre « 
La Bible Dévoilée ») ont montré qu’à l’époque de Salomon, Jérusalem n’était qu’un village et donc que cette histoire est un mythe. Il y a un enjeu idéologique pour le gouvernement israélien à prouver le contraire. D’où la multiplication des fouilles. Hélas pour eux, la réalité est têtue et ils n’ont rien trouvé.
Le président de l’Autorité Palestinienne a déclaré que les pays arabes étaient informés et consentants quant au retrait de ce rapport de l’assemblée générale de l’ONU. L’Egypte l’a contredit en annonçant que ce pays n’était pas informé. Qu’en est-il exactement, selon vous ?
Tout le monde se renvoie la balle et c’est assez consternant. Les pays arabes et en particulier l’Egypte ont eu dans la dernière période un comportement de complices de l’occupant. Il n’y aurait pas de blocus de Gaza si l’Egypte qui contrôle le passage de Rafah n’y participait pas. Les pays arabes (je parle des gouvernements, pas des peuples) pourraient faire 100 fois plus, politiquement et économiquement, s’ils étaient réellement solidaires de la Palestine. Cette duplicité est hélas ancienne et quand on examine le rôle des armées arabes pendant la guerre de 1948, on constate qu’elles se battaient pour leurs propres intérêts mais pas pour défendre la Palestine.
Dans
cette affaire du rapport Goldstone, la responsabilité de l’Autorité Palestinienne ne fait pas de doute et encore une fois, c’est pire qu’une erreur. Cela tourne le dos à la nécessité absolue de la période : isoler et sanctionner l’occupant.
Pierre Stambul
(
Membre du Bureau National de l’Union Juive Française pour la Paix)

Vendredi 9 Octobre 2009

 http://www.aloufok.net/spip.php?article946
http://www.alterinfo.net/Pierre-Stambul-Ce-qui-vient-de-se-passer-est-pire-qu-une-erreur-d-analyse_a37758.html


5-4 Helena Cobban Moyen-Orient : la stratégie américaine en proie au doute face à la perte de popularité d’Abbas.

Voici tout juste deux mois, beaucoup de commentateurs occidentaux jubilaient de voir Mahmoud Abbas, chef à la fois de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) et de l’Autorité Palestinienne (AP) intérimaire, basée à Ramallah, faire son comeback et réduire l’influence du Hamas au sein de la société palestinienne.

Seulement voilà : ces dernières semaines, des événements en série ont fait littéralement plonger le niveau du soutien populaire à Abbas. Le plus graves de tous fut la réaction, chez les Palestiniens, à une décision d’ajournement prise par Abbas concernant le rapport Goldstone sur les atrocités commises durant la guerre Israël-Gaza (sic) durant l’hiver dernier.
Richard Goldstone, un juriste sud-africain éminent, et procureur en matière de crimes de guerre, a présenté ledit rapport devant le Conseil des Droits de l’Homme de l’Onu, à Genève, le 29 septembre ; il contenait la recommandation, adressée à ce Conseil, de transmettre les conclusions détaillées et surabondantes concernant les exactions des deux parties (sic) au Conseil de sécurité, en vue d’éventuelles suites à y donner.
Mais alors que le Conseil des DH examinait le rapport, le 1er octobre, le représentant de l’OLP exigea qu’il ajourne sa décision jusqu’au mois de mars, avant toute démarche supplémentaire.
La plupart des Palestiniens, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de leur patrie historique, furent ulcérés.

Ils ont exigé de savoir qui avait pris une telle décision, et pour quelle raison. Les soupçons se portèrent très vite sur Abbas soi-même – et ils ne furent en rien allégés par sa déclaration hâtive selon laquelle le mouvement Fatah, qu’il dirige, mettrait sur pied sa propre commission d’enquête interne afin de découvrir de quelle manière cette décision a été prise.
Les médias palestiniens ont fourni deux explications – sans doute se recoupant en partie – sur ce qui aurait persuadé Abbas – ou quelqu’un d’extrêmement proche de celui-ci – de bloquer toute action rapide au sujet du rapport Goldstone.
Une de ces explications tournait autour d’appâts financiers qu’Israël a fait miroiter à une entreprise palestinienne ayant ses entrées à Ramallah, désireuse d’acquérir les faisceaux hertzliens (oups : hertziens !, ndt) lui permettant de mettre sur pied un nouveau réseau de téléphonie cellulaire.
Une autre explication, émanant de l’agence d’information Shahab, avait trait à des formes différentes, sans doute encore plus insidieuses, de chantage israélien.
L’Agence Shahab a en effet fait savoir que des représentants de l’AP/OLP, ici, à Washington, furent convaincus de la nécessité de laisser tomber toute action précipitée sur le rapport Goldstone après qu’on leur eut montré et fait entendre une vidéo et un document audio, qui auraient été enregistrés durant la guerre de l’hiver dernier, dans lesquels Abbas et un de ses conseillers clés en matière de sécurité, Tayyib Abdul-Rahim, suppliaient l’un comme l’autre les dirigeants sionistes de poursuivre, et même d’intensifier leur agression contre Gaza.
Ces allégations ont fait tilt chez de très nombreux Palestiniens qui, durant la guerre, avaient remarqué le refus de la plupart des membres du corps diplomatique pléthorique de l’OLP de dire ou de faire quoi que ce soit qui eût été de nature à contrarier le pilonnage interminable et particulièrement meurtrier de la population de Gaza, composée d’une écrasante majorité de civils, par la soldatesque israélienne.
En Cisjordanie, sur ces entrefaites, les forces de sécurité de l’Autorité palestinienne (sic)(commandée en partie par l’Abdul-Rahim en question) réprimaient la plupart des manifestations qui avaient spontanément surgi contre la guerre, et elles arrêtaient des centaines de militants de la solidarité avec Gaza.
Difficile de dire si le gouvernement israélien voit dans la mise au pilori politique d’Abbas, à la suite de sa décision sur le rapport Goldstone, quelque chose de « bon pour les sionistes », en ceci qu’elle réduit la capacité d’Abbas de négocier au nom de l’ensemble du peuple palestinienne, ou bien quelque chose de regrettable, étant donné l’extrémisme de l’opposition d’Abbas au Hamas ; mais cette mise au pilori, aux yeux d’Israël, était de toutes les manières nécessaire, car c’était un des moyens dont il disposait pour s’assurer du blocage du processus que le rapport Goldstone n’allait pas manquer d’enclencher.
Une chose est claire, en revanche : le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pensait très sérieusement à bloquer toute prise en considération du rapport Goldstone par le Conseil de sécurité.
Les porte-parole du gouvernement israélien ont lâché des torrents de boue contre Goldstone, qui est juif et que sa fille présente pourtant comme un sioniste invétéré.
L’ambassadeur de Netanyahu à Washington, Michael Oren, a déclaré jeudi dernier que le rapport Goldstone était plus insidieux que le négationnisme de l’Holocauste par le Président iranien Mahmoud Ahmadinejad. Si les recommandations de Goldstone devaient être retenues par la communauté internationale, a ainsi déclaré Oren, cela paralyserait les démocraties occidentales, qui ne seraient plus en mesure de ses défendre contre le terrorisme.
Il a aussi relevé l’ « intense coopération » dont a bénéficié son gouvernement de la part de l’administration de Barack Obama dans le déminage du « danger » que représentait, à ses yeux, le rapport Goldstone tant pour Israël que pour [le reste de] l’Occident.
Oren et Netanyahu sont sans doute satisfaits d’avoir pu repousser ce « danger ». Mais la manière cavalière dont ils – et apparemment, avec eux, certains responsables américains – ont traité Abbas dans cette affaire a considérablement compliqué le projet de jeu diplomatique que l’administration Obama semblait suivre jusque-là, qui reposait dans une très large mesure sur le renforcement du poids politique d’Abbas et du Fatah par rapport à (et au détriment de) celui du Hamas.
C’est donc l’équilibre politique qui a vient d’être bouleversé – sans doute de manière décisive.
C’est un grand changement par rapport au début du mois d’août, où Abbas avait été applaudi par les dirigeants occidentaux pour avoir organisé avec succès une « conférence générale » du Fatah – la première réunion de cette importance de ce mouvement depuis vingt ans.
La combinaison entre la conférence du Fatah couronnée de succès et les perfusions de finances occidentales dans les veines de l’Autorité palestinienne, où ce fric est contrôlé à la fois par Abbas et son technocrate de Premier ministre pro-occidental Salam Fayyad, ont amené certains gouvernements occidentaux à s’illusionner quant au fait que ces deux hommes auraient été désormais à même de marginaliser le Hamas et de lui faire perdre tout impact réel sur les négociations de paix.
Désormais, ce plan semble bien moins réalisable. La position d’Abbas été fragilisée non pas seulement par les décisions qu’il a prises tout récemment en ce qui concerne le rapport Goldstone, mais aussi par la stagnation totale de la diplomatie de paix de Washington, par l’échec de Washington à obtenir un gel de la colonisation de la part de Netanyahu, comme il avait promis de le faire et, enfin, par la manière humiliante dont Abbas fut contraint à s’engager dans une réunion « à trois voies » avec Netanyahu et Obama, à l’Assemblée générale de l’Onu, à la fin du mois de septembre.
L’envoyé spécial d’Obama George Michell rentrera vendredi de Jérusalem, à la fin de sa septième ou huitième tournée de navette rapide dans l’ensemble de la région israélo-arabe. Samedi, il sera à Ramallah. Sherine Tadros, une journaliste de la chaîne satellitaire Al-Jazeera, a rapporté depuis Jérusalem Est que les Palestiniens de cette ville « sont très inquiets, en colère, et ils sont de plus en plus déçus par l’approche américaine, qui n’apporte strictement rien de nouveau sur la table [des négociations] ».
En même temps, l’on évoque avec de plus en plus d’insistance, tant chez les Palestiniens que chez nombre d’Israéliens, la possibilité d’une nouvelle intifada. Si cela arrive, l’étincelle sera fort vraisemblablement la vague massive de colonisation et d’activités connexes qu’ont entreprises les autorités israéliennes à Jérusalem Est.
De hauts diplomates de pays arabes voisins ont averti qu’étant donné la signification insigne de Jérusalem pour les Arabes et pour les musulmans du monde entier, les effets d’une nouvelle intifada centrée sur la question de Jérusalem risqueraient de se faire ressentir bien au-delà de
la Palestine.

Le dernier ouvrage de l’analyste politique Helena Cobban est The Israeli-Syrian Peace Talks: 1991-96 and Beyond (U.S. Institute of Peace, 2000.).

Son site ouèbe personnel est à l’adresse ci-après : http://helenacobban.org/home.html

Helena Cobban

Lundi 12 Octobre 2009

Source : Australia.to

Traduction : Marcel Charbonnier

http://ism-france.org/



6 Annexe : Israël

6-1 Rapport de Goldston adopté.

"Le gouvernement de l'occupation israélienne a été heurté par une coriace défaite diplomatique, suite de l'adoption,  à une large majorité, vendredi à Genève, le rapport du haut Juge juif Richard Goldstone sur les crimes israéliens, au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU", ont rapporté des médias.
Des sources proches à
la Knesset ont souligné que le Premier ministre de l'occupation israélienne, Benjamin Netanyahu a demandé, hier, le mardi 20/10, à son gouvernement d'accéder à des idées biens appréciées  pour amender les lois internationales de la guerre, en contestation à l'adoption  du rapport Goldstone qui condamne  les forces armées sionistes d'avoir commis, l'hiver dernier, d'horribles crimes de guerre, contre la population civile de Gaza.
"Aucune discussion n'a été tenue pour la création éventuelle d'une commission d'enquête sur la campagne de l'armée israélienne, dans la bande de Gaza, mais le cabinet de sécurité israélien s'est réuni pour débattre des conséquences du rapport Goldstone", ont affirmé les sources officielles sioniste, en niant la propagande des médias à propos de la création d'une commission d'enquête sioniste.
En outre, les médias ont propagé, selon le communiqué du cabinet sécuritaire que le Premier ministre a exigé aux organes gouvernementaux compétents d'évaluer une initiative pour amender la législation internationale sur la guerre.
"Netanyahu a pris considération d'attribuer à cette initiative, pour  l'adaptation  à l'expansion du terrorisme mondial", ont rapporté les sources, en faisant allusion aux ennuis réels des dirigeants sionistes face aux recommandations du rapport de Goldstone, affirmant qu'il tente par tous les moyens de le paralyser, afin qu'il ne soit pas approuvé encore au Conseil de sécurité de l'ONU,  ni  transmis à
la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye, pour poursuivre les criminels dirigeants israéliens.

L'Autorité Palestinian

21/10/2009

http://www.moi.gov.ps/Fr/?page=633167343250594025&Nid=12334

http://www.alterinfo.net/Goldstone-la-guerre-sioniste-etait-une-punition-collective-contre-les-habitants-de-Gaza_a38238.html


6-2 Israël met en garde contre l’examen du rapport Goldstone à l’Onu.

Israël a mis en garde vendredi contre l’examen par le Conseil de sécurité des Nations unies du rapport de l’Onu l’accusant de crimes de guerre dans la bande de Gaza.
Le rapport Goldstone accuse à la fois Israël et l’organisation intégriste palestinienne du Hamas de crimes de guerre durant les combats dans la bande de Gaza, mais c’est l’Etat juif qui est le plus durement critiqué. Pendant cette guerre, qui a commencé fin décembre dernier et a duré trois semaines, 1.387 Palestiniens et 13 Israéliens ont été tués.
"Si le rapport Goldstone aboutit devant le Conseil de sécurité, cela nuira à la possibilité d’avancer dans le processus politique (de paix) avec les Palestiniens", a déclaré à la presse le vice-Premier ministre israélien Silvan Shalom, après avoir rencontré le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, à New York.
Silvan Shalom a jugé le rapport Goldstone "inacceptable, partial".
Dans son rapport, Goldstone recommande au Conseil de sécurité des Nations unies de saisir
la Cour pénale internationale de La Haye (CPI), pour les questions de crimes de guerre, au cas où les deux parties, Israël et Hamas, ne mèneraient pas elles-mêmes, dans un délai de six mois, des enquêtes jugées crédibles.
Silvan Shalom a fait valoir qu’Israël avait déjà enquêté sur les accusations visant son offensive et n’avait pas de conseils à recevoir pour ce qui est la manière de conduire ses affaires intérieures.
Selon certains diplomates occidentaux,
la Russie et la Chine, critiquées par le passé pour la situation des droits de l’homme chez elles, souhaitent éviter qu’en examinant un tel rapport, le Conseil de sécurité ne crée un précédent.
Quant aux Américains, selon ces mêmes diplomates, ils s’opposent à ce que l’on donne aux détracteurs d’Israël une nouvelle occasion de critiquer l’Etat juif à la tribune des Nations unies.
Ban Ki-moon, qui s’est rendu dans la bande de Gaza en janvier, s’est également entretenu ces dernières heures avec le chef de la diplomatie israélienne, l’ultranationaliste Avigdor Lieberman, et a souligné le besoin de justice et de rendre des comptes.
Ibrahim Dabbachi, numéro deux de la représentation libyenne à l’Onu, a déclaré à Reuters que le rapport Goldstone serait vraisemblablement examiné par l’assemblée générale des Nations unies, qui rassemble 192 pays, et au sein de laquelle Américains, Russes et Chinois n’ont pas le droit de veto dont ils disposent au Conseil de sécurité.

Al-Oufok avec les agences de presse)

24 octobre 2009,

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article992


6-3 Israël demande à Ban Ki-moon de remiser le rapport Goldstone.
Le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman a demandé au chef de l'ONU Ban Ki-

moon de ne pas transmettre le rapport Goldstone à l'Assemblée générale des Nations unies ou au Conseil de sécurité, selon un communiqué de ses services publié hier.

Mandaté par l'ONU, le juge sud-africain Richard Goldstone a rédigé un rapport très critique sur l'offensive israélienne dans la bande de Gaza l'hiver
dernier qui a été récemment approuvé par le Conseil des droits de l'homme à Genève. Le rapport Goldstone accuse notamment Israël et les groupes armés palestiniens de « crimes de guerre » durant les combats qui ont tué 1 400 Palestiniens et 13 Israéliens.

Ce document controversé, qualifié d'« inique, saugrenu et unilatéral » par les Israéliens, doit être examiné par l'Assemblée générale de l'ONU d'ici à la fin décembre. Israël, qui a lancé une campagne diplomatique tous azimuts contre le rapport Goldstone, craint par-dessus tout qu'il finisse devant le Conseil de sécurité de l'ONU puis la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye, qui pourrait alors engager des poursuites contre ses hauts responsables militaires ou politiques. Le juge Goldstone a recommandé que son rapport soit transmis à la CPI si Israël et le mouvement islamiste Hamas, qui contrôle la bande de Gaza,
ne procèdent pas dans les six mois à une « enquête crédible » sur leurs agissements durant l'offensive.

24/10

http://www.lorientlejour.com/category/International/article/635610/Israel_demande_a_Ban_Ki-moon_de_remiser__le_rapport_Goldstone.html


6-4 Benjamin Netanyahu promet de discréditer le rapport Goldstone.
Benjamin Netanyahu a promis de mener une longue bataille diplomatique pour discréditer le rapport Goldstone sur "Plomb durci", l’hiver dernier, apprend-on samedi de source officielle.

Le Conseil des droits de l’homme (CDH) de l’Onu a repris vendredi à son compte le rapport de la commission d’enquête indépendante conduite par le juriste sud-africain Richard Goldstone, qui fait état de crimes de guerre commis par Israël et le Hamas.
"Israël doit discréditer le discrédit", a lancé le chef du gouvernement, selon un membre de son équipe. Cette campagne, a ajouté Benjamin Netanyahu, "ne prendra pas seulement quelques semaines, mais peut-être des années".
Au terme d’une session extraordinaire de deux jours, 25 des 47 Etats membres de l’instance onusienne basée à Genève ont voté pour une résolution endossant le document et condamnant le seul Etat juif pour son refus de collaborer à l’enquête, ainsi que pour la poursuite de son occupation et le blocus de Gaza.
Le rapport Goldstone invite le Conseil de sécurité des Nations unies à saisir
la Cour pénale internationale de La Haye (CPI) si Israël et le Hamas ne mènent pas dans les six mois des investigations crédibles.
La résolution adoptée par le CDH, contre l’avis des Etats-Unis et de cinq autres pays, se borne toutefois à soumettre le rapport à l’Assemblée générale et à requérir du secrétaire général de l’Onu un compte rendu sur la mise en oeuvre de ses recommandations.
Le gouvernement israélien, qui rejette en bloc le rapport Goldstone, jugé absurde il y a quelques jours par Benjamin Netanyahu, a réagi en estimant que "cette résolution encourage les organisations terroristes à travers le monde" et sape les efforts de paix.
Pour Nabil Aboud Rdaïnah, collaborateur du président palestinien Mahmoud Abbas, la communauté internationale a le devoir de faire en sorte que le vote intervenu à Genève établisse "un précédent qui assurera la protection du peuple palestinien contre toute agression".
 17 octobre
http://www.aloufok.net/spip.php?article971


6-5 Marius Schattner : Israël compte sur Washington pour torpiller le rapport Goldstone.

Israël compte sur les Etats-Unis pour torpiller toute résolution sur le rapport Goldstone qui accuse l’armée israélienne de crimes de guerre durant son offensive à Gaza.

Placé sur la défensive à l’ONU par le rapport Goldstone, Israël compte sur les Etats-Unis pour torpiller toute résolution sur ce document qui accuse l’armée israélienne de crimes de guerre durant son offensive à Gaza. «La secrétaire d’Etat Hillary Clinton s’est engagée à ce que les Etats-Unis opposent leur veto en cas de décision du Conseil de sécurité» entérinant le rapport du juge sud-africain Richard Goldstone, a déclaré la représentante d’Israël à l ONU, Gabriela Shalev, à la radio israélienne. Elle a déploré que le rapport dénoncé par l’Etat hébreu fasse même l’objet d’un débat au Conseil de sécurité, soulignant qu’Israël n’était pas en mesure de s’y opposer. «Qu’un rapport aussi inique, saugrenu et unilatéral puisse être pris au sérieux par des pays démocratiques n’est en soi pas rassurant», a déclaré à l’AFP le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Yigal Palmor. «Nous nous employons à faire comprendre qu’une validation du rapport aurait deux conséquences graves: d’une part elle mettrait en danger la relance des négociations avec les Palestiniens, d’autre part elle constituerait un précédent dangereux en empêchant tout pays résolu à se défendre contre le terrorisme», a-t-il ajouté. Le rapport stigmatisant principalement le comportement d’Israël doit être évoqué mercredi au Conseil de sécurité de l’ONU à New York dans le cadre d’un débat général sur la situation au Proche-Orient. Cette décision de compromis a été prise par un Conseil divisé, lors de consultations à huis clos consécutives à une demande de la Libye -soutenue par le groupe arabe et les non-alignés-, d’une réunion d’urgence pour discuter du rapport de la commission d’enquête dirigée par le juge Richard Goldstone. (...). Le Conseil doit débattre jeudi du rapport lors d’une session extraordinaire destinée à examiner «la situation des droits de l’Homme dans les territoires palestiniens occupés et à Jérusalem». Devant les réticences des pays occidentaux, les partisans d’une approbation du rapport avaient décidé le 2 octobre, à la fin de la dernière session ordinaire du Conseil des droits de l’Homme, «de donner plus de temps pour un examen fondé et complet du rapport de la mission d’enquête» Goldstone. Le président palestinien Mahmoud Abbas, qui dans un premier temps avait défendu le report de six mois de ce vote, a été contraint de faire volte face sous la pression de sa propre opinion publique et face aux dénonciations véhémentes du Hamas, qui contrôle la bande de Gaza. Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, s’est lui aussi déclaré favorable à ce que le Conseil des droits de l’Homme revienne sur sa décision de reporter l’examen du rapport à mars 2010. La présidence suédoise de l’UE a quant à elle estimé que le rapport était «digne de considération». Selon des diplomates à New York, les pays occidentaux ont toutefois refusé la tenue d’une réunion spécifique sur le rapport Goldstone, qu’ils considèrent comme «défectueux» et «déséquilibré». Le document met également en cause les groupes armés palestiniens tirant des roquettes sur des localités en Israël à partir de la bande de Gaza, contrôlée par le mouvement islamiste Hamas, et recommande aux deux parties, israélienne et palestinienne, d’effectuer leurs propres enquêtes sur les événements de décembre 2008-janvier 2009.

L’offensive israélienne contre la bande de Gaza a fait plus de 1.400 morts palestiniens durant cette période, en majorité des civils, selon des sources médicales palestiniennes. Côté israélien, dix militaires et trois civils ont été tués, selon les chiffres officiels.
Marius Schattner

(AFP)

15/10

http://www.aujourdhui.ma:80/international-details71594.html


6-6 Leila Mazboudi : "Israël" veut changer les lois internationales.

Folie des grandeurs: Israël veut changer les lois pour se permettre l'interdit.
Partie en guerre contre le rapport Goldstone qui l'a accusé de crimes de guerre, voire de l'humanité lors de l'offensive Plomb durci, l'entité sioniste se prépare à "délégitimer" tout ce qui l'accuse. Selon le mot d'ordre lancé par le Premier ministre Benjamin Netanyahou.
Vient en tête de ses cibles le Droit international: l'amendement de ses lois de la guerre était au menu du Conseil ministériel restreint, plus haute instance exécutive politico-sécuritaire, réunie mardi.
"Le Premier ministre (Benjamin Netanyahou) a demandé aux organes gouvernementaux compétents d'étudier une initiative pour amender la législation internationale sur la guerre afin de l'adapter à l'expansion du terrorisme mondial", ont indiqué ses services dans un communiqué.
Selon le ministre de la guerre israélien Ehud Barak, il faut agir au plus vite en vue d'entreprendre ces amendements, assurant en avoir discuté avec les dirigeants des états qui participent à la guerre en Afghanistan, et qui lui auraient exprimé leur consentement.
Les détails de cet amendement convoité n'ont pas été précisés, mais " les lois de la guerre devraient répondre aux nécessités de la guerre contre le terrorisme et contre les terroristes qui se cachent parmi les civils", selon les explications de Barak.
Les lois en vigueur dans les états de l'Union Européenne constituent également une autre cible, et "devraient à leur tour être amendées", selon Tsipi Livni qui était chef de la diplomatie lors de l'offensive. Afin que les responsables israéliens, politiques ou militaires ne soient pas inquiétés d'être poursuivis en justice par leurs tribunaux, argue-t-elle, citant l'exemple de l'Espagne laquelle a amendé ses lois après la guerre de Gaza, pour entraver les actions judiciaires entamées auprès de ses tribunaux.
Un autre changement sera également exigé: l'élargissement de la liste des organisations terroristes, pour qu'elle comprenne une cinquantaine d'organisations: celles qui soutiennent la cause palestinienne, celles qui soutiennent l'Iran, en plus de grandes organisations islamiques. Bref, tous ceux qui critiquent Israël.
En échange, l'entité sioniste n'est prête à aucune concession. S'agissant du rapport en question, c'est le dénigrement total de toutes ses recommandations. "Le rapport est biaisé et mensonger. Il n'y a aucune raison d'appliquer une de ses recommandations, à savoir la création d'une commission d'enquête israélienne" a déclaré le vice-Premier ministre Sylvain Shalom. Mais c'est Barak qui a tranché le sujet, estimant que "la liberté d'action de l'armée israélienne ne doit nullement être entravée". Selon les médias israéliens, la création de cette commission n'était même pas à l'ordre du jour du Conseil ministériel restreint.
Fort du soutien occidental inconditionnel consacrant son impunité inébranlable, force est de constater que l'entité sioniste sombre de plus en plus dans un fanatisme exécrable. Fragilisant les solutions pacifiques en faveur des options militaires.

Leila Mazboudi
21/10
MANAR

http://nasr-moqawama.blogspot.com/



 Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


27/10/2009

n° 33 - dossiers de PAKISTAN - 25-10 - : Début - : Commandant Ilyas Kashmiri: Lire les pensées de l’ennemi et agir en conséquence »

n° 33 - dossiers de PAKISTAN - 25-10 - : Début - : Commandant Ilyas Kashmiri: Lire les pensées de l’ennemi et agir en conséquence »



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de PAKISTAN.  

                                                                               n° 33- 25-10

                                     C.De Broeder & M.Lemaire



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Sommaire :  

Tiré à part :  

Commandant Ilyas Kashmiri: Lire les pensées de l’ennemi et agir en conséquence »:

Suite

1  Dossiers

1-1 Talha Mujaddidi : Les USA envahissent et occupent le Pakistan.

1-2 Eric Margolis : La guerre d’à côté sème la désolation au Pakistan.  

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Les talibans passent à la vitesse supérieure…

Fin

3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 Roland Marounek : Après Bush, la paix ?

3-2 Jean-Michel Vernochet : La situation au Pakistan.

3-3 Le Pakistan aux prises avec son pire scénario.

4 Annexe

4-1 New York Times : L'effarant bréviaire de torture de la CIA.

4-2 Biographie d'Alfred Nobel



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Tiré à part :

Commandant Ilyas Kashmiri: Lire les pensées de l’ennemi et agir en conséquence »:

Rencontre avec le commandant Ilyas Kashmiri, le chef de la brigade 313 de guérilla d'Al Qaïda

ANGORADA, Sud-Waziristan, zone frontalière avec l'Afghanistan –

Lors d'une rencontre de haut niveau le 9 octobre dernier, au palais présidentiel, entre les dirigeants civils et militaires du Pakistan, le feu vert a été donné à une opération militaire contre les talibans pakistanais et Al Qaïda dans la zone tribale du Sud-Waziristan  – définie par les experts comme le berceau de tous les conflits régionaux.

Au même moment, Al Qaïda escalade sa stratégie sur le théâtre de guerre de l’Asie du sud, qui fait partie de sa campagne plus large contre l'hégémonie mondiale usaméricaine qui a commencé avec les attaques du 11 septembre 2001 aux USA.

La cible d'Al Qaïda restent les USA et ses alliés, tels que l'Europe, Israël et l'Inde, et elle n'envisage pas de diluer sa stratégie en englobant les résistances musulmanes locales.

Dans ce contexte, l'activité militante au Pakistan est plutôt perçue comme une source de complications que comme faisant partie de la stratégie d'Al Qaïda.

Les militants ont été particulièrement actifs ces derniers jours. Jeudi dernier, une voiture chargée d'explosifs s’est écrasée contre le mur d'enceinte de l'ambassade indienne à Kaboul, la capitale de l’Afghanistan, tuant au moins 17 personnes. Puis samedi, des militants ont organisé une attaque audacieuse contre l'état-major de l'armée pakistanaise à Rawalpindi, la ville jumelle de la capitale, Islamabad. Lundi, un attentat suicide a eu lieu dans un bourg de la vallée de Swat, tuant 41 personnes et en blessant 45 autres.

Le Pakistan se trouve dans une phase critique avec des forces armées qui n'ont jamais été si nombreuses  (presque tout un corps d’armée, avec 60 000 hommes), rassemblées autour du Sud-Waziristan pour déloger le Pakistan Tehrik-e-taliban (PTT) – la Fédération des groupes talibans pakistanais -, Al Qaïda et leurs alliés des zones tribales pakistanaises.

En ces temps de tension, Mohammad Ilyas Kashmiri, un dirigeant d'Al Qaïda qui, selon les renseignements usaméricains, est à la tête des opérations militaires d'Al Qaïda et dont la mort a été faussement confirmée lors d'une récente attaque par un drone usaméricain Predator dans le Nord-Waziristan, a accordé un entretien à Asia Times Online.

Il a invité ce correspondant à se rendre dans une cache secrète dans la zone du Sud-Waziristan à la frontière avec l'Afghanistan, survolée en permanence par  des drones.

C'est une première historique que cette rencontre d'Ilyas avec les médias, depuis qu'il a rejoint Al Qaïda en 2005. C’est un commandant vétéran de la lutte contre l'Inde pour le Cachemire divisé.

Ces derniers mois, les militants semblent avoir connu des revers. Plusieurs personnalités dirigeantes ont été tuées lors d'attaques de drones au Pakistan, comme Oussama Al Kini, de nationalité kenyane et chef des opérations extérieures d'Al Qaïda, Khalid Habid, le commandant de Lashkar Al Zil, l'Armée des Ombres, la force combattante d'Al Qaïda ; Tahir Youldachev, le dirigeant du Mouvement islamique d'Ouzbekistan lié à Al Qaïda ; Baitullah Mehsud, dirigeant du PTT et plusieurs autres.

Les talibans pakistanais ont également reçu des coups de la part des militaires dans les zones tribales et urbaines. Des négociations étaient également en cours pour conclure des accords de paix avec des commandants talibans dans diverses provinces afghanes.

Puis la semaine dernière, au moins neuf soldats US et plusieurs douzaines de soldats de l'Armée Nationale Afghane (ANA) ont été tués dans un raid sur un avant-poste dans la province du Nuristan, tandis que plus de 30 officiers et soldats de l'ANA étaient capturés par les talibans.

Cette attaque a été complétée par une série d'autres attaques sur les bases de l’OTAN dans les provinces du sud-est de Khost, Paktia et Paktika, forçant le Général US Stanley Mc Chrystal [commandant des forces d’invasion, NdE] à retirer toutes ses troupes des postes isolés dans les zones éloignées de ces provinces pour les repositionner dans des centres plus peuplés.
Ce qui a libéré un immense espace d’opérations pour les talibans, et signifie que si le Pakistan conduit des opérations dans le Sud-Waziristan, les militants pourront facilement traverses la frontière pour  trouver refuge du côté afghan.

Les attaques de ces derniers jours ont également montré que les militants sont toujours capables de frapper des cibles importantes, presque à volonté. Elles signifient également une reconfiguration du théâtre de guerre, car le Pakistan devra transférer ses troupes du front oriental (Inde) vers le front occidental (Afghanistan), puisque les talibans sont désormais l'ennemi numéro un.

Washington prévoit d'envoyer au moins 40 000 hommes supplémentaires en Afghanistan tandis que l'Inde complètera ces efforts avec ses services de renseignements et son expertise militaire contre l'ennemi commun, les groupes militants musulmans.

La bataille à venir

Ilyas Kashmiri a donné son avis sur ce à quoi va ressembler la prochaine bataille, quelles seront les cibles et quelle en sera l'influence sur l'Occident en rapport avec la déstabilisation d'un État musulman comme le Pakistan.

Le contact avec Asia Times Online a débuté par un appel téléphonique de militants le 6 octobre, invitant ce correspondant à se rendre dans la ville de Mir Ali dans le Nord-Waziristan. Aucune raison ne fut donnée pour ce rendez-vous. Le jour suivant, je me suis donc rendu à Mir Ali, une ville qui a été fortement attaquée par les drones cette dernière année. Après plus de sept heures d'un voyage ininterrompu, je fus reçu par un groupe d'hommes armés qui m'a emmené dans une maison appartenant à un homme d'une tribu locale.

« Le commandant (Ilyas Kashmiri) est vivant. Vous savez que le commandant n'a encore jamais parlé aux médias, mais puisque tout le monde est persuadé de sa mort à cause d'une attaque de drone (en septembre), la Choura (conseil) d'Al Qaïda a décidé d’apporter un démenti à ces informations par un entretien d'Ilyas Kashmiri en personne avec un journal indépendant, et c'est pourquoi le conseil a convenu de faire appel à vous», m'a dit une personne que j’ai reconnue comme étant le personnage clé dans la fameuse Brigade 313 d'Ilyas, alors que j'entrais dans la maison sécurisée. La brigade, un rassemblement de groupes djuhadistes, a combattu de longues années contre l'Inde dans la partie du Cachemire occupée par l'Inde.

« Vous devrez rester dans cette pièce jusqu'à ce qu'on vous informe de la suite du plan. Vous pouvez entendre les drones voler au-dessus de votre tête, c'est pourquoi vous ne prendrez pas le risque de quitter la pièce. La région est remplie de talibans mais également d'informateurs qui, s'ils signalaient la présence d'étrangers dans une maison, pourraient entraîner une attaque de drone », m'a indiqué l'homme.

Le lendemain, j’ai été transféré dans une autre maison en un lieu inconnu, après environ 3 heures de route. Pendant tout ce temps, j'étais en permanence accompagné par une escorte armée. Je n'avais pas le droit de leur parler, et ils ne pouvaient pas non plus communiquer avec moi. J'étais entré dans le monde d'Al Qaïda. Finalement, tôt le matin du 9 octobre, quelques hommes armés sont arrivés dans une voiture blanche.

« Merci de laisser tous vos gadgets électroniques ici. Pas de téléphone portable, pas d'appareil photo, rien. Nous vous fournirons un stylo et du papier pour prendre des notes», furent les ordres que je reçus. Après plusieurs heures d'un trajet très pénible, entre pistes boueuses et cols montagneux, nous sommes arrivés dans le lieu où je devais rencontrer Ilyas.

Après quelques heures d’attente, le bruit d'un puissant véhicule a soudain rompu le silence. Mon escorte et les hommes déjà présents dans la pièce ont pris rapidement position. Ils portaient tous des cartouchières et des AK-47.

Ilyas a fait son entrée. Une apparition saisissante : il mesure environ 1.83 m, portait un turban de couleur crème et un qameez shalwar (ensemble tunique et pantalon traditionnels) blanc, un AK-47 sur l'épaule et un bâton en bois dans une main, et encadré par des commandos de sa célèbre et irréductible Brigade 313.

Ilyas porte maintenant une longue barbe blanche teintée au henné. A l'âge de 45 ans, il reste bien bâti, même s'il porte des cicatrices de guerre – il a perdu un œil et un index. Quand nous nous sommes serrés la main, sa poignée était puissante.

L'hôte a immédiatement servi le déjeuner et nous nous sommes assis sur le sol pour manger.
« Alors, vous avez survécu à une troisième attaque de drone... Pourquoi l'Agence centrale de renseignements US (la CIA) vous recherche comme ça ? », lui ai-je demandé.

La question était quelque peu rhétorique. Il est l'un des commandants d'Al Qaïda le plus en vue, avec une prime sur sa tête de 50 millions de roupies (soit 600 000 $). Son rôle est défini différemment suivant les organisations des renseignements et les médias. Certains disent qu'il est le commandant en chef des opérations internationales d'Al Qaïda, tandis que d'autres disent qu'il est le chef de la branche militaire d'Al Qaïda.

Si aujourd'hui, Al Qaïda est divisé en trois sphères, Oussama Ben Laden est bien sûr le symbole du mouvement et son adjoint, Ayman Al Zawahiri détermine l'idéologie d'Al Qaïda et sa vision stratégique globale. Et Ilyas, avec son expertise inégalable de la guérilla, transforme la vision stratégique en réalité, fournit les ressources et fait en sorte que les objectifs soient atteints, mais il choisit de rester à l'arrière-plan et de garder un profil bas.

Ses bases et ses activités sont toujours restées enveloppées du voile du secret. Cependant, l'arrestation de cinq de ses hommes au Pakistan au début de cette année et leurs interrogatoires serrés subséquents ont aidé à lever le voile. Les informations qu'ils ont fournies ont provoqué des attaques de drones de la CIA contre lui : la première a eu lieu au mois de mai puis à nouveau le 7 septembre quand il fut déclaré mort par les renseignements pakistanais, et finalement le 14 septembre, attaque après laquelle la CIA indiqua qu'il était mort et déclara que c'était un grand succès pour la « guerre contre le terrorisme. »

« Ils ont raison de me poursuivre. Ils connaissent bien leur ennemi. Ils savent ce dont je suis réellement capable», a répondu fièrement Ilyas.

Né à Bimbur (l'ancienne Mirpur) le 10 février 1964, dans la vallée de Samhani, dans la partie du Cachemire administrée par le Pakistan, Ilyas a suivi la première année d'études en communication de masse à l'Université ouverte Allama Iqbal, à Islamabad. Il n'a pas continué à cause de son engagement important dans les activités djihadistes.

Le Mouvement de Libération du Cachemire a été sa première expérience dans le domaine du militantisme, puis le Harkat-ul Jihad-i-Islami (HUJI) et finalement sa légendaire Brigade 313. Cette dernière est devenue le groupe le plus puissant de l'Asie du sud et son réseau s'est fortement développé en Afghanistan, au Pakistan, au Cachemire, en Inde, au Népal et au Bangladesh. Selon certaines informations de la CIA, la Brigade 313 serait désormais basée en Europe et serait capable du genre d'attaques qui a vu une poignée de militants terroriser la cité indienne de Mumbai (Bombay) en novembre dernier.

Il y a peu de documents sur la vie d'Ilyas et ce qui a été raconté est souvent contradictoire. Cependant, il est invariablement décrit, certes par les agences de renseignements du monde entier, comme le dirigeant guérillero le plus efficace, le plus dangereux et le plus intelligent du monde.

Il a quitté le Cachemire en 2005 après sa seconde libération de détention par l'Inter-Services Intelligence (les services de renseignements du Pakistan - ISI) et est parti pour le Nord-Waziristan. Il avait été arrêté auparavant par les forces indiennes, mais il s’évada de prison et s'enfuit. Il est alors détenu par l'ISI en tant que cerveau soupçonné d'une attaque contre le Président de l'époque, Parviz Musharraf, en 2003 mais est acquitté et libéré. L'ISI arrête à nouveau Ilyas en 2005 après qu'il eut refusé d'arrêter ses opérations au Cachemire.

Son installation dans les zones agitées de la frontière  a donné des frissons à Washington quand ils réalisèrent qu'avec sa grande expérience, il pourrait transformer les modes d’engagement peu sophistiqués des guérilleros afghans en une guerre de guérilla moderne et audacieuse.

Les succès d'Ilyas parlent d'eux-mêmes. En 1994, il a lancé l'opération Al Hadid dans la capitale indienne New Delhi, pour faire relâcher certains de ses camarades djihadistes. Son groupe constitué de 25 personnes comprenait Cheikh Omar Saeed (le kidnappeur du journaliste US, Daniel Pearl, à Karachi en 2002) comme adjoint. Le groupe a enlevé plusieurs étrangers, y compris des touristes usaméricains, israéliens et britanniques et les a emmenés à Ghaziabad près de Delhi. Ils ont alors demandé que les autorités indiennes relâchent leurs collègues mais au lieu de cela, celles-ci attaquèrent leur planque. Cheikh Omar fut blessé et arrêté. (Il fut plus tard libéré en échange de passagers d'un avion indien détourné). Ilyas put s’enfuir sans être blessé.

Le 25 février 2000, l'armée indienne tua 14 civils dans le village de Lonjot dans la partie du Cachemire administrée par le Pakistan après que des commandos eurent traversé la ligne de contrôle (LoC) séparant les deux Cachemires. Ils revinrent du côté indien avec des filles pakistanaises qu'ils avaient kidnappées et envoyèrent les têtes coupées de trois d'entre elles aux soldats pakistanais.

Le jour suivant, Ilyas mena une opération de guérilla contre l'armée indienne dans le secteur de Nakyal après avoir traversé la LoC avec 25 combattants de la Brigade 313. Ils kidnappèrent un officier de l'armée indienne qui fut plus tard décapité – sa tête fut exhibée dans les souks de Kotli en territoire pakistanais.

Cependant, l'opération la plus significative d'Ilyas eut lieu contre le cantonnement d'Aknor dans le Cachemire sous occupation indienne, contre les forces armées indiennes, suite au massacre de musulmans dans la ville indienne de Gujarat en 2002. Lors d'attaques intelligemment préparées impliquant la Brigade 313 divisée en deux groupes, des généraux, des brigadiers et d'autres officiers supérieurs indiens furent attirés sur la scène de la première attaque. Deux généraux furent blessés (l'armée pakistanaise n'a pas réussi à blesser un seul général indien en trois guerres) et plusieurs brigadiers et colonels furent tués. Ce fut un des plus impressionnants revers pour l'Inde dans la longue insurrection en cours au Cachemire.

Malgré ce qu'ont indiqué certains rapports, Ilyas n'a jamais fait partie des forces spéciales du Pakistan, ni non plus de l'armée. En presque 30 ans, depuis qu’il rejoignit le djihad afghan contre les Soviétiques d’à partir de la plate-forme de l'HUJI, il a pu développer ses compétences en guerre de guérilla en explosifs.

Dans les mois qui ont immédiatement suivi son arrivée sur le théâtre de guerre afghan en 2005, Kashmiri a redéfini l'insurrection dirigée par les talibans, basée sur la stratégie à trois objectifs de la guerre de guérilla mise en place par le légendaire général vietnamien Vo Nguyen Giap. Pour les talibans, l'important était de se positionner de manière à couper les lignes de ravitaillement de l'OTAN depuis les quatre côtés de l'Afghanistan et d'effectuer des opérations spéciales en Afghanistan, semblables à l'attaque de Mumbai.

Au fil des années, Ilyas a délibérément adopté un profil bas dans la hiérarchie des militants. Ses attaques sont exactement à l’opposé, bien qu'il n'ait jamais publié de déclaration ni n'ait revendiqué de responsabilité pour aucune opération.

On pense que sa Brigade 313 est le catalyseur des opérations à forte visibilité telles que celle de Mumbai et d'autres en Afghanistan, ainsi que des opérations d'Al Qaïda en Somalie et dans une certaine mesure, en Irak.

« Pensez-vous que la prochaine opération au Sud-Waziristan sera la ‘mère de toutes les opérations’ dans la région, comme le disent certains experts ?», lui ai-je demandé après que eussions ayons fini de déjeuner et que je me trouvais seul avec Ilyas et son fidèle confident.

« Je ne sais pas comment jouer avec les mots pendant un entretien », répondit Ilyas. « J'ai toujours été un commandant de terrain et je connais la langue du champs de bataille. Je vais essayer de répondre à vos questions dans la langue que je connais. » (Ilyas a parlé principalement en urdu, mélangé de Panjâbî).

« Saleem ! J'attirerai votre attention sur les données de base de l’actuel théâtre de guerre et j’utiliserai cela pour expliquer toute la stratégie des batailles à venir. Ceux qui ont planifié cette bataille ont en fait pour but d'amener le plus grand Satan du monde (les USA) et ses alliés dans ce piège et ce bourbier (l'Afghanistan). L'Afghanistan est un endroit au monde unique, où le chasseur a le choix entre toutes sortes de pièges. »

 « Ça peut aussi bien être le désert, que les rivières que les montagnes ou même les centres urbains. C'était la pensée des planificateurs de cette guerre qui en avaient marre des intrigues internationales du grand Satan et ils œuvrent à sa fin pour faire de ce monde un lieu de paix et de justice. Cependant, le grand Satan était plein d'arrogance pour sa supériorité et pensait que les Afghans n'était qu'un ramassis de statues impuissantes qui seraient frappé des quatre côtés par leurs machines de guerre et qu'il n'auraient ni le pouvoir ni la capacité de réagir.

« C'est dans cette illusion qu'une grande alliance de puissances mondiales est venue en Afghanistan, mais, à cause de leurs conceptions mal placées, elles se sont petit à petit retrouvées piégées en Afghanistan. Aujourd'hui, l'OTAN n'a aucune importance ni pertinence ici. Ils ont perdu la guerre en Afghanistan. Et quand ils ont réalisé leur défaite, ils ont mis l'accent sur le fait que toute cette bataille se jouait depuis l'extérieur de l'Afghanistan, c'est à dire, depuis les deux Waziristan.

Pour moi, cette thèse militaire est un mirage qui a créé une situation complexe dans la région et a engendré des réactions et des contre-réactions. Je ne veux pas entrer dans les détails mais pour moi, tout cela ne servait qu'à faire diversion. Pour moi en tant que commandant militaire, la réalité est que le piège de l'Afghanistan a fonctionné et que les objectifs militaires de base sur le terrain ont été atteints», dit  Ilyas.

J'ai répliqué que repositionnement de la Brigade 313 du Cachemire [en Afghanistan/Waziristan, NdE] était elle-même une preuve que des mains étrangères étaient impliquées en Afghanistan.

« La base même de votre argument est fausse : que cette guerre serait menée depuis l'extérieur de l'Afghanistan. C’est là qu'une compréhension sortie du contexte, de l'entière situation. En ce qui me concerne et en ce qui concerne la Brigade 313, j'ai décidé de rejoindre la résistance afghane en tant qu'individu et j'avais une bonne raison pour cela. Chacun sait qu'il y a juste une décennie, je menais une guerre pour la libération de ma patrie, le Cachemire.

« Cependant, j'ai réalisé que des décennies de luttes armées et politiques ne pourraient pas aider à la résolution de ce problème. Néanmoins, le problème du Timor oriental a été résolu sans que soit perdu autant de temps. Pourquoi ? Parce que tout le jeu se trouvait entre les mains du grand Satan, les USA. Des organes tels que les Nations Unies et des pays comme l'Inde et Israël n'étaient que le prolongement de ses ressources et c'est pourquoi ce fut un échec pour la résolution du problème palestinien, du problème du Cachemire et du bourbier en Afghanistan.

« Ainsi, j'ai réalisé, comme beaucoup de gens dans le monde, qu'analyser la situation dans une perspective politique régionale étroite était une approche incorrecte. C'est une partie de match entièrement différente pour laquelle une stratégie unifiée est obligatoire. La défaite de l'hégémonie mondiale usaméricaine est indispensable si je veux la libération de ma patrie, le Cachemire et ce qui explique la raison de ma présence sur ce théâtre de guerre. »

Ilyas a continué : « Quand je suis venu ici, j'ai découvert que ma présence ici était justifiée : la façon dont les puissances régionales du monde opèrent sous le parapluie du grand Satan et comment elles soutiennent ses grands projets. Tout cela peut être perçu d'ici, en Afghanistan. » Il ajouta que la stratégie de guerre régionale d'Al Qaïda, dans laquelle ils ont frappé des cibles indiennes, est en fait d’amputer la puissance américaine.

« Le RAW (Research and Analysing Wing : l'agence de renseignements extérieurs de l'Inde) a des centres de commandement de détachement dans les provinces afghanes de Kunar, de Jalalabad, de Khost, d'Argun, de Helmand et de Kandahar. Les opérations de couverture sont des entreprises de construction routière. Par exemple, le contrat de construction de la route depuis la ville de Khost jusqu'à la zone tribale de Tanai est traité par un entrepreneur qui est en fait un colonel de l'armée indienne. À Gardez, des entreprises de télécommunications sont la couverture pour des opérations de renseignements indiens. La plupart du temps, leurs hommes opèrent avec des noms musulmans mais en fait, les employés sont hindous. »

« Le monde doit-il s'attendre à plus d'attaques du style de celles de Mumbai ? », lui ai-je demandé.

« Ce n’était rien comparé à ce qui a déjà été planifié pour l'avenir», a répondu Ilyas.

« Même contre Israël et les USA ? », ai-je demandé.

« Saleem, je ne suis pas un mollah traditionnel du djihad, qui se gargarise de slogans. En tant que commandant militaire, je dirais que chaque objectif a un temps et une raison précis et les réponses viendront en conséquence», répond Ilyas.

Alors que je notais les réponses de Kashmiri, je pensais à ces années passées quand il était encore le chéri des forces armées pakistanaises, leur fierté. Les officiers militaires les plus importants étaient fiers de le rencontrer dans sa base au Cachemire, ils passaient du temps avec lui à écouter les légendes de ses exploits militaires. Aujourd'hui, j'ai une personne différente en face de moi – un homme condamné en tant que terroriste par l’establishment militaire pakistanais, qui n’a qu’un  souhait : sa mort.

« Qu'est-ce qui vous a poussé à rejoindre Al Qaïda ? », ai-je demandé .

« Nous étions tous les deux victimes du même tyran, le monde musulman en a assez des Usaméricains et c'est pourquoi ils sont d’accord avec Cheikh Oussama. Si on demandait au monde musulman d'élire un dirigeant, il choisirait soit Mollah Omar (le dirigeant des Talibans) soit cheikh Oussama», a dit Ilyas.

« Si cela est vrai, pourquoi une partie des militants font-ils la guerre à des États musulmans comme le Pakistan ? Est-ce que vous pensez que c’est correct ? »

« Notre bataille ne peut pas être contre les Musulmans et les croyants. Comme je l'ai mentionné auparavant, ce qui se passe en ce moment dans le monde musulman est une complexité causée par les jeux de pouvoir usaméricains qui ont provoqué des réactions et des contre-réactions.

C'est un débat totalement différent et ceci peut me dévier du sujet réel. Le jeu réel est le combat contre le grand Satan et ses partisans », a répondu Ilyas.

« Qu'est-ce qui vous a fait passer du rôle de meilleur ami bien-aimé à celui d'ennemi le plus détesté aux les yeux de l’establishment militaire pakistanais ? », ai-je demandé.

«  Le Pakistan est mon pays bien-aimé et les gens qui vivent là-bas sont nos frères, nos sœurs et nos parents. Je ne peux pas imaginer agir contre ses intérêts. L'armée pakistanaise n'a jamais été contre moi mais certains éléments m'ont désigné comme ennemi afin de dissimuler leurs faiblesses et pour apaiser leurs maîtres», a répondu Ilyas .

« Qu'est ce que la Brigade 313 ? », ai-je demandé.

« Je ne peux pas vous le dire, seulement que la guerre est une question de tactique et c'est tout ce dont il s'agit : lire les pensées de l'ennemi et réagir en conséquence. Le monde pensait que le Prophète Mahomet n'avait laissé que des femmes derrière lui. Ils ont oublié qu’il y avait aussi de vrais hommes qui ne savaient pas ce que la défaite signifiait. Le monde ne connaît que des soi-disant Musulmans, qui ne suivent que la direction du vent et qui n'ont aucune volonté propre. Ils n'ont pas de pensées ou de dimensions propres. Le monde attend encore de voir de vrais Musulmans. Jusqu'à présent, ils n'ont vu qu’Oussama et Mollah Omar, alors qu'il y en a des milliers d'autres. Les loups ne respectent que le coup de patte  du lion ; les lions ne se laissent pas impressionner avec la logique d'un mouton », dit Ilyas.

La conversation se termine alors que la nuit tombe. Le lendemain, un couvre-feu devait être imposé imposé au Nord-Waziristan en préparation de la grande opération dans la région, et je devais quitter la zone. Ilyas devait également partir vers une nouvelle destination, comme il le fait de façon régulière, pour se cacher aux yeux des drones Predator.
Karachi, 28 juin 2009

Source : Asia Times :  Al-Qaeda's guerrilla chief lays out strategy 

Syed Saleem Shahzad.

Traduit par  Isabelle Rousselot. Édité par Fausto Giudice
Article original publié le 15/10/2009
Sur l’auteur
Isabelle Rousselot et Fausto Giudice sont membres de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, la traductrice, le réviseur et la source.
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Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

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1  Dossiers

1-1 Talha Mujaddidi : Les USA envahissent et occupent le Pakistan.

1-2 Eric Margolis : La guerre d’à côté sème la désolation au Pakistan.  

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Les talibans passent à la vitesse supérieure…



 Dossiers

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

1-1 Talha Mujaddidi : Les USA envahissent et occupent le Pakistan.

Jusqu'au débarquement des forces usaméricaines, le porte-parole US pour les Affaires étrangères a démenti que 1000 marines US étaient en route pour Islamabad. Les mille marines se trouvent désormais dans la capitale.. Certains d'entre eux doivent être en train de s’infiltrer tranquillement au Baloutchistan où la présence du Joint Special Operations Command (l'état-major conjoint des opérations spécial) a été signalée par des journalistes étrangers. Mais la majorité d'entre eux sont là pour défendre ce que sera la plus grande ambassade/forteresse usaméricaine du monde, pour l'instant en cours de construction, et pour servir de tête de pont à l'invasion et à l'occupation.

Le coût pour le contribuable usaméricain
Le coût total pour l'hébergement et le soutien général sur place des  seuls marines sera de 112.5 million $. L'ambassadrice Anne W. Patterson, a indiqué que l'argent est réparti de la façon suivante : « 5 millions $ pour les quartiers des marines, 53,5 millions $ pour les infrastructures d'hébergement, 18 millions $ pour l'amélioration de la zone de  bureaux des services généraux et 36 millions $ pour les quartiers de temporaire et les équipements collectifs. »
Dans ses explications concernant l'expansion massive de l'ambassade usaméricaine, Patterson a mentionné le chiffre de 4 milliards de dollars : 

«  L'expansion de l'ambassade, a -t-elle déclaré, reflète l'engagement à long terme que les USA ont l'intention de prendre au Pakistan. De plus, a t'-elle indiqué, quadrupler l'aide sociale, économique et militaire qui engagera 4 milliards $ par an pendant les 18 prochains mois, nécessite un accroissement du personnel. »

L'ambassadrice Patterson n'a pas clarifié si les 4 milliards $ couvraient la construction qui fera de cette ambassade la plus grande du monde. Quand on replace cette construction dans le contexte et compte tenu du nouveau degré de l'occupation US au Pakistan, cela ressemble plus à une base militaire permanente, pas seulement pour le Pakistan mais aussi pour toute la région, qu'à une ambassade pour les opérations militaires courantes et secrètes.

Des armes et des Hummers
Des témoins et des journalistes informés ont signalé avoir observé depuis quelques semaines, du personnel usaméricain à Islamabad mais il se déplace maintenant librement à travers la capitale. La loi (section 144) stipule que des Pakistanais en possession d'armes à feu ne sont pas autorisés à les porter sur eux, dans Islamabad. Mais le personnel usaméricain montre aux Pakistanais qu'il est  au-dessus de la loi en brandissant ouvertement ses  armes. Il a également été confirmé que 3 000 Hummers militaires, verrouillés et chargés, attendent d’ être débarqués et déployés, à Port Qasim (Karachi). Pour des millions de Pakistanais l’évocation de ces Hummers rappelle des images de troupes usaméricaines, armées jusqu'aux dents, chargeant dans les rues des villes irakiennes, terrifiant et tuant souvent des civils sans défense.
Le 23 février 2009, le Pentagone a révélé que plus de 70 conseillers militaires usaméricains travaillaient secrètement au Pakistan.
Blackwater et la CIA
Les
Pakistanais étaient au courant qu'environ 300 "conseillers" militaires US logeaient à Tarbela. Mais la nouvelle de l'arrivée des célèbres mercenaires de Blackwater, en plus des mille marines US, concentre toute leur attention. Au Pakistan, la société Blackwater a remplacé son nom entaché par un nom plus parlant,  "Xe Worldwide", nom derrière lequel ces tueurs à gage se cachent.
La semaine dernière également, Creative Associates International Inc (CAII), une couverture de la CIA, opérait à Peshawar. Ils ont maintenant bouclé une route et ouvert boutique  près des maisons de hauts responsables pakistanais à Islamabad, juste en face d'une école.
Le Dr. Shireen M. Mazari est une chercheuse et commentatrice  en  Études Stratégiques et Sciences Politiques du Pakistan. Elle possède un doctorat de l'Université Colombia et était Directrice Générale de l'Institut d'Etudes Stratégiques à Islamabad, au Pakistan et est ancienne présidente du Département de la Défense et des Etudes Stratégiques à l'Université Quaid-i-Azam, à Islamabad. Elle est critique des relations que le gouvernement du Pakistan entretient avec les USA et l'Inde. Intervenant pour un parti politique de l'opposition (Tehreek-e-Insaaf), le  Dr. Shireen Mazari parle de la récente arrivée des forces US au Pakistan :

"Vont-ils se joindre aux brigades d'assassins du Pentagone, qui pourraient élire domicile dans les maisons barricadées d'Islamabad et avec lesquels le présent commandant US en Afghanistan était directement associé ? Des employés des aéroports pakistanais ont parlé de leurs inquiétudes au sujet de vols charters qui transportent des Américains et dont l'entrée dans le pays n'est pas enregistrée, ni même les visas des membres de l'équipage des vols qui ne sont pas non plus vérifiés, ainsi il n'existe aucun registre du nombre exact d'Usaméricains qui entrent ou sortent du Pakistan. D'ailleurs, Craig Davis du CAII (CIA/Blackwater) qui a été expulsé, est maintenant revenu à Peshawar ! Et ne nous laissons pas avoir par l'argument comme quoi le nombre est le reflet de l'amitié car nous savons ce que le nombre signifiait pour les satellites soviétiques."

Les USA attribuent d'habitude  ce genre d’attentats aux 'terroristes' musulmans.

Les USA ont aussi, comme d'habitude, saboté les accords de paix entre le gouvernement pakistanais et divers groupes de résistance au Pakistan. Des attentats  comme celui-ci permettent de justifier l'invasion et l'occupation actuelles par les USA. 

L'hôtel Pearl Continental à Peshawar a été bombardé le 9 juin 2009, ce qui n'a attiré que très peu d'attention de la part des médias dominants. Au moment de l'attentat, les médias pakistanais ont déclaré officiellement que l'hôtel était occupé par du personnel U.S. mais ils n'ont pas mentionné Blackwater. Cependant, le nom de Blackwater a commencé à apparaître suite à des rumeurs et des rapports officieux, après l’attentat  à Peshawar. 
Le 5 août 2009,  Ahmed Quraishi, analyste politique, chroniqueur et propriétaire indépendant d'un site Internet d'actualités, a rendu compte de l'introduction des marines U.S., de Blackwater, de la CIA et d'équipement militaire au Pakistan :

“Les Pakistanais se demandent : « Qui gouverne nos rues, le gouvernement pakistanais ou les Américains ?  Et qui les a autorisés à venir ? »

« Il y a trois semaines, un groupe de citoyens pakistanais de Peshawar, inquiets, a écrit au ministère fédéral  de l’Intérieur au sujet des activités suspectes d'un groupe d'Américains fantomatiques dans une maison louée dans leur voisinage, le quartier chic de l'University Town à Peshawar. Une ONG se désignant sous le nom de Creative Associates International Inc. louait la maison”. Selon son  site Internet, la CAII se décrit comme « une organisation privée non gouvernementale qui  s'occupe des défis urgents auxquels se trouvent confrontées les sociétés d'aujourd'hui … Les objectifs de Creative sont d'offrir l'opportunité d'améliorer, de transformer et de renouveler… » La description n'a aucun sens. C'est plus ou moins une parfaite couverture pour le véritable travail de cette « ONG » US  : l'espionnage… 

“A Peshawar, la CAII a ouvert un bureau pour travailler sur des projets dans les zones  tribales proches. Il est intéressant de voir que tous ces projets sont liés au gouvernement US. Les autres projets de la CAII, à l'extérieur du Pakistan, sont aussi liés au gouvernement US. En résumé, cette ONG n'en est pas une. Elle est étroitement liée au gouvernement usaméricain. »

Entre-temps, lorsqu'on l'a interrogée sur l'agrandissement de l'ambassade, l'ambassadrice U.S., Anne W. Patterson, a été « manifestement secouée » et a répondu : “Je suis sans voix. Pour espionner le Pakistan, nous n'avons pas besoin d'une grande ambassade.” Puis se ressaisissant rapidement, elle a ajouté :“ Et nous n'avons pas non plus besoin d'espionner.” Patterson a continué en disant que le Pakistan pourrait devenir une “station familiale” – on se demande ce que ça veut dire  pour un bureaucrate colonial US. 

Au sujet de la couverture de la CIA pour les mercenaires de Blackwater, Ahmed précise :
« À Peshawar, la CAII a indiqué aux autorités pakistanaise  qu'elle avait besoin d'engager des gardes pour sa protection. Il s'est avéré que les gardes n'étaient autres que des tueurs à gage professionnels de Blackwater. Ils utilisaient la couverture de la CAII pour mener une série d'activités secrètes dans la province de la Frontière nord-ouest du Pakistan. La tristement célèbre société de sécurité privée Blackwater opère en tant que branche de l'armée US et de la CIA, s'occupant,  dans des zones stratégiques éloignées, du sale boulot auquel le gouvernement US ne peut pas ouvertement s'associer. Blackwater n'est rien d'autre qu'une société de sécurité. C'est une armée mercenaire de plusieurs milliers de soldats.

« Les responsables de la sécurité pakistanaise ont été alertés par des rapports qui indiquaient que Blackwater opérait depuis le bureau de la CAII sur Chinar Road, dans le quartier de l'University Town à Peshawar. La personne responsable du bureau, un Américain du nom de Craig Davis selon un article du journal  Jang, un des plus grands quotidiens en langue urdu du Pakistan, a été arrêté et accusé d'établir des contacts avec « les ennemis du Pakistan » dans des régions attenantes à l'Afghanistan. Son visa a été annulé, le bureau fermé et d'après certaines informations, M. Davis aurait été expulsé aux USA.

« On ne sait pas exactement quand M. Davis aurait été expulsé ni s'il y a eu d'autres membres du personnel expulsés en même temps que lui. Quand j'ai contacté l'ambassade US durant le week-end, la première réaction du porte-parole, Richard Snelsire a été la suivante : « Aucun employé de l'ambassade n'a été expulsé. »

Souvenez-vous que Dr. Shireen Mazari qui est en position de savoir, a indiqué catégoriquement  : « Craig Davis de la CAII qui a été expulsé, est maintenant revenu à Peshawar. »
Offres d'emploi pour le Pakistan de l'ONG qui n'est pas une ONG

Mais Ahmed Quraishi explique ainsi ce démenti de l’ambassade US :

« Cette réponse défensive est similaire aux réactions causées par la culpabilité des employés de l'ambassade US à Bagdad et à Kaboul face à la présence de mercenaires travaillant pour l'armée US et la CIA. J'ai dit à M. Snelsire que ma question ne concernait pas un employé de l'ambassade ayant été expulsé. Il a déclaré qu'il avait entendu ces rapports et qu'il avait « vérifié »de son côté avec les employés de l'ambassade mais personne n'en avait entendu parler.  « C'est sans fondement » (a-t-il  dit). Alors je lui ai demandé : « Est-ce que Blackwater opère au Pakistan, à Peshawar ? » réponse : « Pas à ma connaissance ». « Admettons. Les ambassades US à Bagdad et à Kaboul n'ont jamais reconnu, non plus, aucune des opérations de Blackwater en Irak et en Afghanistan. Cela fait partie des conflits de bas niveau entre les diplomates du Département d'Etat des USA et ceux du Pentagone et de la CIA. Les gens des Affaires étrangères ont, selon certaines informations, indiqué clairement qu'ils ne reconnaîtraient pas, ni n'accepteraient des responsabilités pour les activités d’ opérations spéciales des agents opérant dans des pays amis, à l'insu de ces pays et en violation de leur souveraineté. Des rapports ont suggéré que parfois, même l'ambassadeur US n'était pas au courant des actions des mercenaires de son gouvernement dans un pays cible. »

Finalement, Ahmed parle d'un diplomate US qui a rencontré secrètement un diplomate indien à l'intérieur du Pakistan, en sachant parfaitement que l'Inde est considérée comme un État ennemi du Pakistan : « En mai, une femme diplomate US fut surprise en train d'arranger une réunion discrète (lire « secrète») entre un diplomate indien de bas niveau et plusieurs responsables de haut niveau  du gouvernement pakistanais. Une adresse à Islamabad (152 Margalla Road) fut identifiée comme le lieu où la réunion secrète aurait lieu. La diplomate usaméricaine en question savait qu'il n'y avait aucune chance pour que l'Indien rencontre les Pakistanais dans des circonstances habituelles. Il n'était pas non plus possible de le faire durant un événement de grande visibilité. Après l'incident, le ministère des Affaires étrangères du Pakistan publia un court communiqué avertissant tous les officiels du gouvernement de s'abstenir de tels contacts directs avec des diplomates étrangers dans des cadres officieux, sans en référer auparavant à leurs départements. »

Des ONG qui ne sont pas des ONG
De plus, de nombreuses ONG sponsorisées par les USA œuvrent à la production de bulletins d'information dans les médias dominants qui sont pro-Usaméricain. Pour ce faire, beaucoup d'analystes, de généraux à la retraite, d'hommes d'affaires, de journalistes et d'universitaires pakistanais sont recrutés. Comme Ahmed Quraishi l'a dit : « cette ONG n'est pas une ONG » ; par exemple des organisations non gouvernementales fonctionnent sous le contrôle et la direction des gouvernements qui les utilisent pour des opérations de couverture dans des pays étrangers et les financent discrètement.

Conclusion
Il est évident que le gouvernement actuel a donné tous les privilèges aux USA. Ils ne savent pas comment, ni ils ne veulent, contenir l’ingérence  US dans les affaires pakistanaises. Pour le dire franchement, ils sont en train de céder la souveraineté du Pakistan à un pouvoir étranger. Dr. Shireen Mazari a déclaré : « Tout ce qui émane de l'ambassade US... est repris par la direction pakistanaise, terrifiée. » Les objectifs des USA sont clairs : une plus grande pénétration des USA entraînera la déstabilisation du Pakistan, qui mènera à la déstabilisation de toute la région. Ces installations militaires US renforcent également l’encerclement de  Iran. Les partis d'opposition politique pakistanais gardent bouche close face à tous ces développements. La raison principale de leur silence est qu'ils sont aussi corrompus que le Parti du peuple Pakistanais (le PPP) au pouvoir. Aucun parti politique au Pakistan n'est d'humeur à résister à l'hégémonie des USA. L'armée pakistanaise ne montre plus aucun intérêt à s’ingérer directement dans les décisions politiques. Après les huit années désastreuses sous la dictature militaire de Musharraf, le peuple n'est lui non plus, pas prêt à ce que l'armée du Pakistan intervienne dans la vie politique du pays. Les terroristes du TTP (Tehreek-e-Taliban Pakistan), le Mouvement des talibans pakistanais, viennent, à peine, d'être maîtrisés. Aujourd'hui, des millions de Pakistanais sont terrifiés par leurs nouveaux et importuns invités venus d’Occident, les terroristes US. Il va maintenant nous falloir apprendre à supporter et survivre sous la colonisation croissante et de plus en plus dangereuse du Pakistan par les USA.

Talha Mujaddidi :

  • L'inventeur du mot PAKISTAN, Chowdhry Rehmat Ali, l'a ainsi expliqué : " 'Pakistan' est à la fois un mot persan et urdu. Il est composé des lettres prises des noms de nos terres - "indiennes" et "asiatiques" - , c'est-à-dire : Punjab, Afghania (Province  de la Frontière nord-oues), Kashmir, Iran, Sindh (y compris Kachch et Kathiawar), Tukharistan, Afghanistan et BaluchistaN. Cela veut dire le pays des Paks - les spirituellement purs et propres. Il symbolise les croyances religieuses et les souches ethniques de notre peuple; et il représente les composants territoriaux de notre Patrie originelle. Il n'a pas d'autre origine ni d'autre signification; et il n'admet aucune autre interprétation." (NdE Tlaxcala)  

Source : Pak Alert Press-The U.S. Invades and Occupies Pakistan
Article original publié le 30/8/2009
Isabelle Rousselot et Fausto Giudice sont membres de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, la traductrice, le réviseur et la source.
URL de cet article sur Tlaxcala :
http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=8648&lg=fr

http://www.alterinfo.net/Les-USA-envahissent-et-occupent-le-Pakistan_a36699.html


1-2 Eric Margolis : La guerre d’à côté sème la désolation au Pakistan.  

Le Pakistan, de plus en plus déstabilisé par la guerre dirigée par les Américains chez le voisin afghan, est sur le point d’exploser.

Bombardements et tirs ont ébranlé cette nation de 167 millions d’habitants, sans parler de l’attaque téméraire contre le QG de l’armée à Rawalpindi et du bombardement massif du très exotique Khyber Bazaar à Peshawar.
L’armée du Pakistan prépare actuellement une offensive majeure contre les tribus pachtoun rebelles du Sud-Waziristan. Pendant ce temps, le gouvernement fragile et très impopulaire installé par les États-Unis à Islamabad, doit faire face au mécontentement de plus en plus exacerbé de l’armée.

À l’instar du proverbial éléphant dans le magasin de porcelaine, l’administration Obama et le Congrès américain ont choisi cette période des plus explosives pour tenter d’imposer un nouveau surcroît de contrôle sur le Pakistan, puisque le tout récent lauréat du prix Nobel de la paix s’apprête à envoyer des milliers d’hommes en renfort en Afghanistan.
Il est vraiment tragique que la politique américaine dans le monde musulman continue à être dirigée par une arrogance impériale, une profonde ignorance et nombre de groupes d’intérêts particuliers.

L’actuel projet de loi Kerry-Lugar-Berman proposé avec la bénédiction du président Barack Obama n’est que de la diplomatie du plus bas étage qui soit, maladroite et menée à coups de dollars. Le Pakistan, mis en faillite par la corruption et les grands propriétaires féodaux, s’est vu offrir 7,5 milliards de dollars sur cinq ans, mais des conditions outrageantes y sont liées.
Les États-Unis veulent construire à Islamabad une nouvelle ambassade gigantesque pour 1.000 personnes.

Ce sera la plus grande après l’ambassade forteresse de Bagdad. Il y faut du nouveau personnel, prétend Washington, afin de tenir à l’œil cette aide de 7,5 milliards.

Ainsi, on va y amener des mercenaires américains afin de protéger les « intérêts » des États-Unis. 

De nouvelles bases américaines seront ouvertes. La majeure partie de cette aide nouvelle ira directement dans les poches de l’establishment dirigeant, pro-occidental, représentant environ 1 % de la population.

Washington réclame également un pouvoir de veto à propos des promotions dans les forces armées pakistanaises et les services de renseignement de l’ISI. Cette tentative grossière de s’arroger le contrôle de la fière armée pakistanaise, forte de 617.000 hommes, a particulièrement irrité les milieux militaires.
Tout cela s’inscrit dans la stratégie « Af-Pak » (Afghanistan-Pakistan) de Washington qui cherche à renforcer son contrôle sur un Pakistan rétif et à utiliser les forces armées et les espions de ce dernier en Afghanistan. L’autre objectif important des États-Unis est de s’emparer du contrôle de l’arsenal nucléaire du Pakistan, clé de sa défense nationale contre l’Inde, beaucoup plus puissante.

Toutefois, 90 % des Pakistanais sont opposés à la guerre dirigée par les Américains en Afghanistan et considèrent les taliban et leurs alliés comme une résistance nationale à l’occupation occidentale.

La violence

Il est alarmant que les violentes attaques contre le gouvernement du Pakistan viennent non seulement des tribus pachtoun naguère autonomes (erronément appelées « taliban ») dans la province de la Frontière du Nord-Ouest mais, de plus en plus, dans la plus grande des provinces, celle du Pendjab. Récemment, l’ambassadeur des États-Unis à Islamabad, dans une bouffée subite d’orgueil impérial, a réclamé des attaques aériennes contre les chefs pachtoun à Quetta, la capitale de la province du Baloutchistan, hostile au Pakistan.

Washington ne prend même pas la peine de demander la permission de l’impuissant gouvernement d’Islamabad de lancer des attaques aériennes à l’intérieur même du Pakistan.

Et voilà que s’amène la corruption faite loi, le projet Kerry-Lugar-Berman, au moment même où les pakistanais les plus en colère accusent le gouvernement du président Asif Ali Zardari d’être un ramassis de mercenaires à la solde des Américains.

Zardari, veuf de Benazir Bhutto, est poursuivi depuis des décennies par des accusations de corruption. Ses principaux conseillers au Pakistan et à Washington sont dénoncés par les quelques médias pakistanais qui échappent encore au contrôle du gouvernement.

Washington ne semble guère conscient de la folie furieuse que sa politique grossière, brutale et contre-productive a attisée au Pakistan. L’administration Obama préfère écouter les néo-conservateurs, les faucons militaires et les « experts » installés à Washington, lesquels lui racontent uniquement ce qu’il désire entendre, et non les faits. Ottawa fait pareil.

La révolte

Il en résulte que l’armée pakistanaise, la première institution de la nation, est de plus en plus au bord de la révolte. Dans l’actuel contexte de bombardements et de fusillades apparaissent des rumeurs prétendant que les chefs des forces armées et des renseignements du Pakistan pourraient être remplacés.

Les Pakistanais réclament la destitution de l’homme fort du régime de Zardari, le ministre de l’Intérieur Rehman Malik. Ils sont nombreux également à réclamer la tête de l’ambassadeur du Pakistan à Washington, mon vieil ami Hussain Haqqani, considéré trop proche des Américains.

On soupçonne l’astucieux Haqqani de manœuvrer également afin que les États-Unis l’aident à devenir le prochain dirigeant de Pakistan.

La possibilité d’un coup d’État militaire contre le régime de Zardari tombé en discrédit ne cesse de croître.

Mais le Pakistan est dépendant de la monnaie américaine et il craint l’Inde.

Ses généraux peuvent-ils se permettre de rompre avec le patron de Washington ?

Eric Margolis

20 Octobre 2009 

Source: Toronto Sun

Traduit par Jean-Marie Flémal http://www.michelcollon.info:80/index.php?option=com_content&view=article&id=2342:la-guerre-da-cote-seme-la-desolation-au-pakistan&catid=6:articles&Itemid=11



2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Les talibans passent à la vitesse supérieure…

Nb. Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Au moins 31 talibans ont été tués dimanche et lundi derniers dans des bombardements de l’armée.

Cette dernière pilonne régulièrement les fiefs des talibans dans les zones tribales du nord-ouest du Pakistan, où Al-Qaëda et les talibans afghans sont présents.

En effet, ces combats ont été déclenchés après une attaque audacieuse, attribuée aux talibans, contre le siège de l’état-major de l’armée dans la banlieue d’Islamabad samedi et dimanche derniers.

Près de 24 heures durant, les Talibans ont tenu en haleine le monde entier. 42 otages, militaires et civils employés par l’armée ont été retenus dans un bâtiment jouxtant le QG (Quartier Général) de l’armée dans la ville-garnison de Rawalpindi. Et, les commandos ont libéré 39 otages. Mais cette attaque a fait un bilan lourd : huit morts parmi les militaires, trois parmi les otages et huit parmi les assaillants.

De leur part, le gouvernement et l’armée ont également accusé le principal fief du Mouvement des talibans du Pakistan (TTP) de l’attaque contre le QG de l’armée et de la prise d’otages. Une accusation qui a été revendiquée par le TTP, selon plusieurs chaînes de télévision. Le TTP a fait allégeance à Al-Qaëda et combat Islamabad pour son alliance avec Washington dans sa « guerre contre le terrorisme ».
Par ailleurs, le nouveau chef du TTP, Hakimullah Mehsud, a juré de multiplier les attaques contre « l’Amérique et le Pakistan » pour venger la mort de son prédécesseur Baïtullah Mehsud, tué le 5 août par un tir de missiles américains. Ce groupe a pour fief les zones tribales du nord-ouest frontalières avec l’Afghanistan.
Pour se venger de cette attaque, le pilonnage aérien a commencé depuis dimanche soir. « Des avions de chasse ont bombardé différents repaires des talibans dans le district de Bajaur », près de la frontière afghane, a déclaré à l’AFP un responsable de l’administration locale, Manasib Khan.

Tandis que le gouvernement a annoncé qu’une intervention terrestre était « imminente ». Les bombardements aériens ou les tirs d’artillerie contre le sud du Waziristan durent depuis plusieurs mois, mais le gouvernement pakistanais n’a pas encore franchi le pas d’une offensive terrestre.
Cette attaque a parachevé une semaine marquée par des actions kamikaze dans la capitale, Islamabad, et à Peshawar qui ont fait plus de 50 morts.

Cependant, cette attaque démontre que les talibans avaient la capacité de frapper aucœur même du dispositif le plus sécurisé de ce pays. Selon les analystes, l’armée, qui avait annoncé en juillet avoir repris totalement le contrôle de la vallée de Swat, jusque-là aux mains des talibans, n’est pas allée assez loin. Et au lieu de poursuivre sa marche en avant et de lancer un assaut dans les zones tribales du nord-ouest, l’armée a donné aux talibans, affaiblis par la mort de Baïtullah Mehsud, le temps de se regrouper et de revenir en force.
De son côté, le ministre de l’Intérieur, Rehman Malika, a annoncé que l’offensive au Waziristan, dans le nord-ouest du pays, ne représentait plus un choix. « Ce n’est pas une question d’engagement.

Cela est devenu une obligation parce qu’il existe une demande de la part des tribus locales pour que nous menions cette opération », a-t-il dit.

Quelque 28 000 soldats ont été mobilisés pour déloger les rebelles dont le nombre est estimé à 10 000, avaient indiqué des responsables militaires auparavant.

15/10
Maha Salem

http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2009/10/14/bref2.htm

Des dirigeants qui désertent

Face à la multiplication des attaques, la population ne sait plus à quel saint se vouer.

Elle s’inquiète de l’absence remarquée de la classe politique sur le terrain.

J’ai feuilleté les journaux et zappé d’une chaîne d’information à l’autre en espérant y voir Zardari, notre président.

Je voulais savoir ce qu’il fabriquait.

Il est bien là, mais il est caché dans sa forteresse perchée sur une colline d’Islamabad.

Il rencontre des sénateurs américains et des responsables du gouvernement, critique l’armée et l’opposition et s’inquiète de sa prochaine tournée à l’étranger.

Mais l’avez-vous vu rendre visite aux blessés, présenter ses condoléances aux familles des victimes, remonter le moral des troupes sur le terrain ?

Nous vivons pourtant une période de troubles graves et la population a plus que jamais besoin d’être rassurée. La morosité qui a envahi le pays est presque aussi dangereuse qu’une veste bourrée d’explosifs enfilée par un adolescent. Combien de fois avons-nous entendu répéter que, pour réussir, une contre-insurrection doit obtenir le soutien du peuple ? Celui-ci est aujourd’hui confronté à l’omniprésence des kamikazes et des terroristes. Nos leaders, eux, se cachent derrière des murs infranchissables dans des propriétés et des véhicules qui résistent aux bombes. Sors de ta cachette, Zardari, le pays a besoin de toi !

Si tu ne te montres pas aux côtés de la population lorsqu’elle en a besoin, pourquoi aurait-elle confiance en toi ?

Idem pour le Premier ministre Gilani.

Où se cache le leader de la Chambre des représentants élus par le peuple ? Oui, le gouvernement doit continuer de travailler, et le Parlement, de légiférer. C’est vrai, il faut encore préparer les réunions du cabinet, mais, alors que le pays sombre dans un terrible cycle de violence qui semble vouloir perdurer, ne faudrait-il pas rassurer la population ? Avez-vous vu le Premier ministre consoler une femme âgée ayant perdu son foyer et vivant maintenant sur les routes, comme des milliers de déplacés ?

L’avez-vous vu s’agenouiller aux côtés d’un père dont le fils a eu le corps criblé de plombs dans un attentat kamikaze ? L’avez-vous vu s’asseoir avec les soldats et partager leur repas ?

Je ne leur demande qu’une chose, c’est d’observer ce que d’autres gouvernements ont fait, par le passé, pour maintenir le moral de leur population en temps de guerre.

Ouvrez vos livres d’histoire pour savoir ce que les présidents, les Premiers ministres et les membres des familles royales en Europe ont fait pendant la Première et la Seconde Guerre mondiale.

Appelez des historiens et demandez-leur comment se comportaient les responsables politiques les plus célèbres en plein conflit. Et adaptez-vous. Faites s’activer cette armée de fonctionnaires chargés des relations publiques et de la propagande. Au lieu de surcharger les ondes avec des hymnes nationaux et les journaux avec des publicités faciles, pensez à des mesures qui peuvent avoir un impact sur le terrain.

Le pays est obsédé par le cricket.

Pourquoi ne pas acheter quelques centaines de milliers de battes, nettoyer les terrains vagues du pays et organiser des matchs ?

Les enfants, qui ne peuvent aller à l’école parce qu’elles sont fermées [par les autorités à la suite des attentats], pourraient ainsi jouer une partie ou deux en attendant la reprise des cours.

Ces rencontres sportives risqueraient-elles d’attirer les kamikazes ?

Nul ne peut le dire.

Nous n’avons aucun contrôle sur ces individus. S’ils veulent tuer et mutiler des innocents, les cibles ne manquent pas : les arrêts de bus, les marchés, les épiceries, les files d’attente pour obtenir du sucre ou de l’huile à frire.

Si la vie ne peut s’arrêter et que la population doit continuer d’exister, pourquoi ne pas lui offrir quelque chose qui puisse lui faire oublier, même pour un court moment, la violence croissante qui affecte le pays ?

23.10.

http://www.courrierinternational.com/article/2009/10/23/des-dirigeants-qui-desertent


n° 33 - dossiers de PAKISTAN - 25-10 - : Fin - : Commandant Ilyas Kashmiri: Lire les pensées de l’ennemi et agir en conséquence »

n° 33 - dossiers de PAKISTAN - 25-10 - : Fin  - : Commandant Ilyas Kashmiri: Lire les pensées de l’ennemi et agir en conséquence »



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de PAKISTAN.  

                                                                               n° 33- 25-10

                                     C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossier de Pakistan" est  visible  sur mes blogs : 

http://www.blogs.dhnet.be/categories/International.html

http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

Et sur le site de Robert Bibeau :  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 Roland Marounek : Après Bush, la paix ?

3-2 Jean-Michel Vernochet : La situation au Pakistan.

3-3 Le Pakistan aux prises avec son pire scénario.

4 Annexe

4-1 New York Times : L'effarant bréviaire de torture de la CIA.

4-2 Biographie d'Alfred Nobel


Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

3-1 Roland Marounek : Après Bush, la paix ?

Extrait

Un indicateur autrement plus parlant que les belles phrases, est le budget de la "défense". Obama a demandé au Congrès de débloquer 83,4 milliards de dollars supplémentaires pour financer les opérations militaires en Irak et en Afghanistan, soit plus que ce que n’avait demandé le va-t-en guerre G.W. Bush.

Les Etats-Unis ont accru leur présence en Afghanistan à 56.000 hommes actuellement, et devraient arriver à près de 70.000 d'ici l'automne. Le modèle suivi pour "pacifier" l'Afghanistan est ouvertement celui du surge irakien, une "déferlante" de force censée briser toute résistance – et permettre un hypothétique retrait ultérieur. Obama a été manifestement impressionné par la politique de "surge" de son prédécesseur au point de le qualifier sur Fox News de succès "au delà des rêves les plus fous" ["beyond our wildest dreams"].

Ce rêve fou est en train de déborder sur le Pakistan, pris dans le bain de sang de la guerre au terrorisme. Les drones US bombardent désormais régulièrement les régions pachtounes, ciblant les "terroristes" désignés, massacrant en passant les civils tout autour : selon certaines sources, 6% de militants sur plus de 700 victimes1. Les taliban se montrent plus sélectifs. Ce sont de biens singulières entrées en matière pour une administration supposée œuvrer pour la paix.

Bref il est assez difficile de voir où se situe vraiment le changement dans lequel on est tenu de "croire", où est la différence concrète entre les politiques guerrières des deux administrations

Par contre et cela est beaucoup plus inquiétant, l'emballement médiatique pour Obama permet de faire beaucoup mieux passer, chez nous, l'engagement européen dans ces guerres, et dans celles qui s'annoncent. Le discours sur la nouvelle attitude de coopération des USA avec les Alliés est en fait un appel à une plus grande implication de l'OTAN dans les guerres impériales. Au moins l'arrogance de Bush et de sa bande de néo-cons nous épargnait cela.

Les effets sont tout à fait réels : Quelque 33.000 soldats supplémentaires sont déployés en Afghanistan venant de l'Otan ou des pays alliés. Les ministres des affaires extérieurs des pays de l'Otan ont avalisé sans broncher le fait que l'Isaf passe sous commandement unifié US, coordonnant la stratégie de l'Isaf et de l'opération "Enduring Freedom". L'illusion de la force de maintien de la paix de l'Otan bien distincte de l'opération de guerre US est bien révolue.

1. Eric Margolis, Winnipeg Sun
2. Boston Globe, traduit sur Planète non-violence
3. "Que faut-il faire avec l'Iran", www.slate.fr
4. cf. Le Mouvement de la Paix
5. cf. la déclaration finale du Sommet de Bucarest

 http://www.csotan.org/ao/article.php?ao_id=34&art_id=457&Mois=juillet&Year=2009 

http://www.michelcollon.info:80/index.php?option=com_content&view=article&id=2329:apres-bush-la-paix-&catid=6:articles&Itemid=11


3-2 Jean-Michel Vernochet : La situation au Pakistan.

3 Questions sur la situation au Pakistan posées à Jean-Michel Vernochet

Géopolintel - Le Pakistan subit actuellement une vague d’attentats d’une ampleur inouïe. Cette vague de violence peut-elle aboutir à une déstabilisation du pouvoir. 
 JMV : À première vue, le gouvernement pakistanais se trouve engagé dans une mauvaise passe. Cette vague d’attentats - sans précédent par son intensité  - précédait l’offensive lancée aujourd’hui samedi 17 octobre 2009 contre les positions des Taliban au Waziristân Sud.

N’inversons pas la relation de causalité : cette opération n’est pas une « réponse » aux attentats, c’en est l’exact contraire.
 La plus marquante de ces actions est intervenue le 10 octobre à Rawalpindi, au cœur de la capitale historique du Pakistan où la dissidence islamiste a frappé un symbole fort : un bâtiment situé dans la proximité immédiate du Quartier général des forces armées pakistanaises. Quant au dernier épisode, hier, il a fait treize morts à Peshawar…

Cela, soit dit en passant, après une semaine particulièrement sanglante : jeudi une série d’attaques à Lahore visait la police et avait causé quelque 39 morts et 11 autres dans un attentat-suicide dans le nord-ouest.

Ces attentats constituaient évidemment de sortes d’actions de rétorsion par anticipation selon l’intéressante formule inventée par l’état-major américain au Vietnam à l’occasion de ses frappes préventives sur le Nord. 
 
Alors que dire de la situation actuelle ?

 Visiblement l’offensive pakistanaise de l’été dernier dans la Vallée de Swat, à 160 Km d’Islamabad, n’a pas porté ses fruits. Nous assistons donc à une ultime tentative avant la pause hivernale, en vue de réduire les capacités des Taliban et soulager la pression croissante qui s’exerce maintenant un peu partout en Afghanistan sur forces de la coalition… Autant dire que le gouvernement légal pakistanais est à présent pris entre le marteau américain et l’enclume Taleb. Cela ne rend pas particulièrement optimiste pour l’avenir d’un pays où la population – forte de 165 millions d’âmes sur un espace géographique représentant environ une fois et demie la France - et l’armée sont de plus en plus remontées contre la soumission du pouvoir politique aux oukases de Washington. Cela entre autres en raison d’une aide votée par le Congrès américain de 7,5 milliards de $ sur cinq ans qui impose en contrepartie de la part du Pakistan un complet alignement sur les desiderata de Washington…
 N’oublions pas que l’armée pakistanaise - de surcroît titulaire de l’arme nucléaire et des vecteurs ad hoc - est travaillée en profondeur par un national-islamisme qui pourrait bien, un jour pas très lointain, opérer le cas échéant un nouveau coup d’État militaire à Islamabad. Une possibilité que nul ne peut exclure.
 Géopolintel - Le Pakistan est connu pour avoir, par le truchement de l’ISI, aidé et financé Al Qaïda pendant la guerre djihadiste russo-afghane. Qui se cache derrière ces derniers attentats ou qui en sont les bénéficiaires directs ou indirects ? 
JMV :
Une partie de l’armée pakistanaise reste effectivement fort proche, non pas d’une Al Qaïda en partie mythique – ce que disent mezzo voce la plupart des spécialistes – mais des Taliban eux-mêmes qui ne sont en vérité, à l’origine, qu’une extension de l’armée pakistanaise.

Car avant le 11 septembre 2001, Islamabad tenait l’Afghanistan plus ou moins sous sa coupe par le truchement du régime Taleb au pouvoir à Kaboul.

Sur place c’était un secret de polichinelle, vu d’ici, bien sûr, à travers le prisme déformant du strabisme divergent de nos chers « spécialistes » de la pensée unique, la version des faits était toute autre. Partant de cela, on peut émettre l’hypothèse qu’en partie des services pakistanais ou même certaines factions au sein de l’armée pakistanaise instrumentent ou apportent un soutien logistique – des renseignements par exemple – suivant divers degré de « complicité » avec les groupes d’activistes et de kamikazes.
Pour le reste, accordons-nous la licence d’un peu de politique-fiction…

Cette montée de la violence contre le gouvernement d’Ali Zardari est indirectement dirigée contre les intérêts américains au Pakistan. Sans dire que la déstabilisation du régime qui s’amorce indéniablement dans un contexte de surtension politico-militaire pourrait avoir reçu le feu vert de Pékin allié de longue date du Pakistan contre sa rivale indienne soutenue elle, tout aussi traditionnellement par Moscou, serait peut-être un peu hâtif.
Il faudrait alors considérer ce « signal » envoyé à l’Amérique dont les ingérences au Xinjiang par exemple (par le truchement des services turcs ?), au Tibet ou en Birmanie sont un poil à gratter de plus en plus irritant pour le Politburo pékinois. Une réponse du berger à la bergère en quelque sorte.
Mais nous sommes ici, bien sûr, dans le domaine de la pure spéculation !
 Géopolintel - Obama ont eu l’occasion de désigner le Pakistan comme un État voyou, “ a rogue state”, il était allé jusqu’à le menacer en 2008 de bombardement. À votre avis, c’était une menace gratuite ou pourrait-elle s’actualiser un jour prochain ?
 JMV – L’objectif du Président Obama est fixé depuis belle lurette.

Le 15 juillet 2008, dans un discours tenu à Washington, un discours relatif à la guerre et au terrorisme, juste avant un voyage d’intronisation finale à Tel-Aviv, le candidat à la présidence des É-U et futur prix Nobel de la paix 2009, Barak Obama affirmait en effet haut et fort que l’urgence se situait sur le front afghano-pakistanais… dénigrant au passage la politique de l’équipe encore aux mannettes : « Comme le président Bush et le sénateur John McCain auraient dû s’en rendre compte, le front central de la guerre contre le terrorisme n’est pas en Irak, et ne l’a jamais été… la base d’Al Qaïda est en train de s’étendre au Pakistan », tout en ajoutant pour mieux jouer électoralement sur la peur : »s’il y un nouvel attentat contre notre patrie, cela viendra probablement de la même région d’où le 11-Septembre avait été préparé ».

Or, même si à cette occasion le candidat Obama s’est dit vouloir « sécuriser les armes et matériaux nucléaires des terroristes et des Etats voyous », il n’a pas alors désigné explicitement le Pakistan comme tel. Ç’eut été d’ailleurs passablement maladroit. Il est cependant tout à fait exact que quelques mois plus tôt, en févier 2008, en plein cœur de la bataille des primaires démocrates, la postulante à l’investiture Hillary Clinton accusait encore son chalengeur d’avoir au cours de l’été précédent « menacé de bombarder le Pakistan », ce à quoi celui-ci rétorqua qu’il entendait « le cas échéant bombarder des cibles d’Al Qaïda au Pakistan, cela même sans l’accord préalable d’Islamabad ».

Ce qui, au fond, est du pareil au même. Et c’est exactement ce qui se passe depuis plusieurs mois, les forces américaines envoient leurs drones tueurs - les Predators et les Reapers guidés depuis des bases du Nevada à vingt mille kilomètres des zones tribales du Pakistan - frapper à qui mieux mieux combattants et civils confondus. De facto la guerre s’est étendue à bas-bruit au Pakistan. Le Président Obama n’a d’ailleurs fait qu’emboîter le pas à George Walker Bush (qui lui, le pauvre, n’a pas été nobélisé), qui avait autorisé dès juillet 2008 des opérations terrestres et aériennes à l’intérieur des frontières du Pakistan et sans accord préalable d’Islamabad pourtant allié des États-Unis. Aujourd’hui l’armée américaine intervient au Waziristân et demain où ? Au Penjab où des signes d’embrasement général se manifestent de plus en plus ?

À bien y regarder, la situation à l’ouest du Pakistan commence à ressembler furieusement à d la guerre du Vietnam et à son extension périphérique au Laos et surtout au Cambodge à partir de 1969…

Enlisé, l’état-major américain est convaincu que les bases arrières dont les insurgés disposent au Cambodge sont coupables de l’échec américain. Le président Lyndon Jonhson ordonne alors des campagnes de frappes aériennes sur le Cambodge. Une extension de la guerre à un pays où le conflit s’est finalement prolongé pendant les dix-sept ans qui ont suivi la débâcle américaine au Vietnam. Une guerre qui a en fin de compte cessé faute de combattants avec le retrait des troupes vietnamiennes du Cambodge, un retrait qui démarre seulement le 30 juin 1988, précédant de quelques mois l’effondrement total de l’Empire soviétique…

Christopher Hitchens, Américain et intellectuel de gauche passé avec armes et bagages en 2003 dans le camp de George W. Bush à l’occasion de la guerre d’Irak, expliquait encore il y a peu que « le Pakistan est Le Problème », jugeant dans la foulée que Barak Obama est l’homme idoine pour conduire « la Bonne Guerre », une guerre totale, « une guerre plus âpre et plus prolongée », celle qu’il appelle, avec beaucoup de ses semblables, de tous ses vœux. C’est au fond également la position du plan Kerry-Lugar - John Kerry candidat démocrate malheureux à la présidence en 2004 – qui vise en quelque sorte sous couvert d’aide, à mettre le Pakistan sous tutelle étatsuninenne. Ann Patterson, représentante américaine au Pakistan, n’affirmait-elle pas récemment que si Mollah Omar a réellement trouvé refuge à Quetta, ville du Baloutchistan pakistanais, il ne fallait pas exclure de bombarder la ville afin de l’en déloger… !
 Jean Michel Vernochet pour Geopolintel.

Jean-Michel Vernochet, écrivain, journaliste et politologue, auteur d’“EUROPE, CHRONIQUE D’UNE MORT ANNONCÉE” - mai 2009 aux éditions de l’Infini
http://www.editions-infini.fr/

geopolintel@gmail.com

Samedi 17 Octobre 2009

http://www.alterinfo.net/La-situation-au-Pakistan-par-Jean-Michel-Vernochet_a38069.html


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26/10/2009

n° 32 - Journal de PAKISTAN - 06-10 au 25-10 - Début - : Les Etats-Unis très attentifs aux 'fragiles' progrès du Pakistan.

n° 32 -  Journal de PAKISTAN - 06-10 au 25-10  - Début - : Les Etats-Unis très attentifs aux 'fragiles' progrès du Pakistan.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de PAKISTAN.

n° 32- 06-10 au 25-10

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


Avant propos

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Sommaire.

Tiré à part :

Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

Les récits douloureux des déplacés du Waziristan

Le Pakistan au cœur des débats.

Tariq Ali : Farce à Kaboul, tragédie au Pakistan.

1 Au jour le jour

Suite  

2 Positions

3 Politique

a) locale

b) Usa

4 Institutions internationales

Fin

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 William Grisby Vado : Des médias alternatifs pour une grande cause.

6 Brèves

6-1 Sue Pleming : Les Etats-Unis très attentifs aux ‘fragiles’ progrès du Pakistan.

6-2 Offensive au Waziristan: conditions défavorables à l'armée pakistanaise.



Tiré à part :

06-10

La Brookings Institution a dévoilé lundi un nouvel indice statistique pour mesurer les tendances économiques, politiques et de sécurité au Pakistan.

L'indice inclut en outre les sondages qui montrent un mécontentement croissant vis-à-vis des Etats-Unis.

Selon une étude de WorldPublicOpinion.org publiée en mai 2009, 58% des Pakistans ont une opinion "très défavorables" des Etats-Unis, contre 39% en septembre 2008.

Il y a un "déficit de confiance" entre les deux pays selon Madeline Chamberlain, ancienne ambassadrice américaine à Islamabad, mais l'aide massive sur cinq ans pourrait contribuer à balayer certaines craintes, estime-t-elle.

"Je suis optimiste à court terme mais pessimiste à long terme", prévient Stephen Cohen, de la Brookings, évoquant le dysfonctionnement patent du système éducatif, de l'économie, et la montée des violences interconfessionnelles.

Sue Pleming  (Reuters) 

6/10

http://www.euroinvestor.fr/news/story.aspx?id=10656377#


Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

19-10

Plus de 100 000 personnes ont déjà fui le Waziristan du Sud, selon l'armée pakistanaise et le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR). « Environ 100 000 personnes ont été déplacées, elles s'installent dans les districts voisins de Tank et Dera Ismaïl Khan », a déclaré à l'AFP le colonel Waseem Shahid. Les autorités avertissent que le nombre de déplacés pourrait atteindre 200 000 personnes.

http://www.lorientlejour.com/category/International/article/634987/Les_talibans_pakistanais_opposent_une_vive_resistance.htm

 

Les récits douloureux des déplacés du Waziristan

De nombreux déplacés qui ont fui le Sud-Waziristan racontent le cauchemar qu’ils ont vécu, les tirs de roquettes s’abattant sur les routes et les maisons alors qu’ils tentaient de quitter les zones où les talibans affrontent les forces du gouvernement.
« J’ai vu la maison de mon cousin prendre feu après avoir été touchée par une bombe. Heureusement, il était parti avec toute sa famille la semaine dernière », a dit Miran Gul, déplacé originaire d’un village situé près de Makine, dans le Sud-Waziristan.
Miran Gul a raconté qu’il avait dû « marcher pendant plus de 12 heures » pour atteindre la ville de Razmak, dans le Nord-Waziristan, où il a trouvé un moyen de transport pour se rendre à Peshawar.
Le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a indiqué, dans son dernier rapport de situation : « Les déplacés disent avoir rencontré des difficultés alors qu’ils cherchaient à fuir les zones de conflit, car toutes les routes principales sont bloquées et extrêmement contrôlées… un couvre-feu est imposé dans toutes les zones du Sud-Waziristan affectées par le conflit ».

D’après le journal Dawn, 12 membres d’une famille ont été tués par une bombe alors qu’ils essayaient de fuir le Sud-Waziristan.
Malgré des difficultés constantes pour accéder aux déplacés, la région reçoit de l’aide.
Billi Bierling, un porte-parole d’OCHA au Pakistan, a dit à IRIN : « Bien que l’accès soit compliqué en raison des problèmes de sécurité dans la zone, les agences des Nations Unies et leurs partenaires opérationnels apportent aux déplacés l’aide dont ils ont tant besoin.

Jusqu’à présent, les déplacés sont principalement hébergés chez des familles d’accueil ou dans des logements de location. Cependant, les déplacés inscrits sur les registres reçoivent des produits alimentaires et non-alimentaires, tels que de la literie, des ustensiles de cuisine, des serviettes, du savon, etc. »

Pas de camps
Citant le Département de la protection sociale de la province de la Frontière du Nord-Ouest (PFNO), le rapport de situation d’OCHA indique que 106 800 déplacés sont aujourd’hui inscrits dans les districts voisins de Tank et Dera Ismail Khan dans la PFNO, dont 85 000 à Dera Ismail Khan.

Environ 26 300 déplacés sont arrivés dans les deux districts depuis le 13 octobre, tandis que 80 500 sont venus dans la région entre mai et août 2009, d’après le rapport.
« A l’heure actuelle, les déplacés sont hébergés chez des familles d’accueil et aucun camp n’a été mis en place, ni dans le district de Dera Ismail Khan, ni dans celui de Tank.

Cependant, les autorités pourraient envisager la possibilité d’installer des camps dans un futur [plus ou moins proche], car de plus en plus de civils fuient les zones de conflits », a indiqué OCHA.
Selon M. Bierling, la communauté humanitaire s’attend à ce que le nombre actuel de déplacés « augmente, pour atteindre 250 000 si les opérations militaires se poursuivent ».
Shakeel Qadar Khan, Commissaire des secours de la PFNO, a par ailleurs dit à IRIN : « Il est prévu que les déplacés reçoivent 5 000 roupies [60 dollars] par mois ».
A l’approche de l’hiver
Une des questions qui préoccupent le plus les déplacés est de savoir dans combien de temps ils pourront retourner chez eux. « L’hiver se rapproche à grands pas. Il sera difficile de rentrer si les routes sont coupées à cause de la neige », a dit Miran Gul. Il s’est également inquiété de ce que les maisons pourraient devenir si « personne [n’est sur place] pour enlever la neige qui s’accumule sur les toits ».
Les personnes qui ont fui la région qualifient les combats de «très violents», et sont inquiètes pour leurs proches qui n’ont pas pu partir.
« Mon frère est resté près de Wana [ville principale du Waziristan] avec nos parents, qui ont refusé de quitter la maison familiale. Les contacts sont difficiles, car les liaisons téléphoniques sont mauvaises, et je m’inquiète en permanence pour eux », a dit Azam Khan, qui est aujourd’hui à Peshawar.

IRIN-

23 octobre

http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportId=86723


Le Pakistan au cœur des débats.

19-10

Qualifiées par Obama « d'endroit le plus dangereux du monde pour les Américains », les zones tribales du nord-ouest du Pakistan sont devenues progressivement une base arrière des résistants afghans.
Washington considère que les résistants ont reconstitués ses forces dans les zones tribales pakistanaises frontalières avec l'Afghanistan.

http://www.lorientlejour.com/category/International/article/634987/Les_talibans_pakistanais_opposent_une_vive_resistance.html

19-10

Selon des experts, l'offensive au Waziristan pourrait se solder par un désastre pour des troupes entraînées à la guerre conventionnelle et non à la contre-insurrection, dans une région où il est extrêmement difficile d'acheminer chars et pièces d'artillerie lourde. Les nombreuses opérations militaires lancées par le passé n'ont engrangé que des succès limités et l'armée a déjà perdu 2.000 hommes depuis 2002.

19/10

http://www.lorientlejour.com/category/International/article/634987/Les_talibans_pakistanais_opposent_une_vive_resistance.html

 

Tariq Ali : Farce à Kaboul, tragédie au Pakistan.

Extrait...

Alors qu’à Kaboul se joue la farce, dans le Pakistan voisin, la situation est devenue plus meurtrière. Le gouvernement Zardari (dirigé en fait par l’ambassadrice des Etats-Unis, Anne W. Patterson) a donné l’ordre à l’armée pakistanaise de nettoyer le Sud Waziristan, proche de la frontière afghane, des Taliban.

Cela aussi va échouer. D’autres innocents vont mourir, de nouveaux réfugiés vont s’ajouter aux deux millions de « personnes déplacées de l’intérieur » et qui vivent déjà dans des camps. Le résultat en sera un héritage amer qui va alimenter les haines et les actes de vengeance dans la région et, de façon menaçante, créer des tensions nouvelles à l’intérieur de l’armée pakistanaise.

Incapables de comprendre que c’est le débordement de la guerre afghane à l’intérieur du Pakistan qui a exacerbé la crise au Pakistan, les directives de l’administration Obama ne peuvent que faire empirer les choses.

Tariq Ali

* Tariq Ali (né le 21 octobre 1943 à Lahore) est historien, écrivain et commentateur politique britannique, d’origine pakistanaise.
Il est l’auteur d’un grand nombre d’ouvrages, en particulier sur l’Asie du Sud, le Moyen-Orient, l’histoire de l’Islam, l’empire américain et la résistance politique.

22/10

Son dernier livre, The Protocols of the Elders of Sodom : and Other Essays, vient juste d’être édité par Verso.

Du même auteur :

  Pourquoi l’hôtel Marriott ? - 26 septembre 2008



1) Au jour le jour

Les zones tribales pakistanaises frontalières de l'Afghanistan sont considérées comme des bases arrière pour les résistants, d'où ils mènent des attaques contre les forces internationales déployées en Afghanistan.

a) Résistance

26-09

Vers 07h30, un kamikaze a fait détoner un petit camion bourré d'explosifs devant un poste de police de la ville garnison de Bannu, non loin de la frontière afghane, tuant au moins deux policiers, deux détenus et un passant, et blessant plus de 50 personnes.

"Nous revendiquons la responsabilité de l'attentat de Bannu", a déclaré à l'AFP par téléphone Qari Hussain, porte-parole du Mouvement des talibans du Pakistan (Tehrik-e-Taliban Pakistan, TTP).

"Nous étions restés silencieux et le gouvernement a pris ce silence pour un signe de faiblesse depuis le martyre de Baïtullah", a expliqué à l'AFP Qari Hussain. "Nous ne sommes pas affaiblis et, à l'avenir, nous allons frapper les installations du gouvernement ainsi que des hauts responsables avec la plus grande sévérité".

AFP

05-10

Un kamikaze portant l'uniforme militaire a fait exploser sa bombe dans la réception du Programme alimentaire mondial (PAM) de l'ONU, en plein coeur d'Islamabad, tuant au moins 5 employés des Nations unies, dont trois Pakistanais et un Irakien.

5/10

http://www.google.com/hostednews/afp/

09-10
"Six véhicules ont été incendiés par les scélérats près de Toor Baba, un quartier de la périphérie de Peshawar", la capitale de la Province Frontière du Nord-Ouest (NWFP), a annoncé à l'AFP l'officier de police Asghar Hussain.

Les camions, qui appartiennent à une compagnie privée pakistanaise, étaient garés devant un hôtel et une station de carburants quand des hommes armés les ont aspergés d'essence et incendiés, juste avant le lever du soleil, a expliqué l'officier.
Un responsable des services de renseignements en NWFP a confirmé l'information à l'AFP.
Le terme "scélérat" est utilisé par les autorités pour désigner les talibans pakistanais ou afghans, ou les combattants étrangers d'Al-Qaïda…

AFP

10-10

Le QG de l'armée pakistanaise attaqué …

Le QG de l'armée pakistanaise a été visé samedi par une attaque audacieuse qui a fait huit morts - quatre assaillants et quatre soldats - selon un bilan fourni par les militaires.

Déguisés en militaires, les assaillants ont pénétré à l'intérieur du vaste complexe sous haute protection de Rawalpindi, près de la capitale Islamabad, à bord d'une camionnette transportant des explosifs. Ils ont ouvert le feu et jeté une grenade.

L'armée a déclaré dans un premier temps que tous les assaillants avaient été tués, en ajoutant contrôler la situation.

Mais un officier a précisé ensuite que "deux terroristes sont toujours manquants" et qu'une opération de recherche avait été lancée.

http://fr.news.yahoo.com

12-10

Démonstration de force des talibans au cœur du pays.

 Ce week-end, les talibans ont lancé un assaut sur le quartier général de l'armée pakistanaise, près d'Islamabad. Ils ont ensuite pris en otage des militaires et des civils employés par l'armée. L'attaque, très médiatisée, s'est terminée hier sur un bilan lourd.

Trente-neuf otages ont été libérés en deux vagues, mais huit militaires, trois captifs et huit assaillants ont été tués.

L'assaut de samedi intervient alors que l'armée pakistanaise a lancé récemment des offensives dans le nord-ouest du pays, frontalier de l'Afghanistan, sous la pression des Etats-Unis. La nouvelle stratégie américaine pour la guerre en Afghanistan passe en effet par le Pakistan.

Car, selon le porte-parole d'Obama, « la plupart, sinon presque tous » les membres du réseau d'Oussama ben Laden qui chercheraient à s'en prendre à nouveau aux Etats-Unis vivent dans ce pays. Mais l'attaque de ce week-end démontre que les talibans n'ont pas dit leur dernier mot et qu'ils ont la capacité de frapper au coeur du dispositif le plus sécurisé du Pakistan, seule puissance nucléaire militaire avérée du monde musulman.

12/10

http://www.20minutes.fr/article/353821/Monde-Demonstration-de-force-des-talibans-au-coeur-du-pays.php

15-10

Au moins trois policiers, ont été tués jeudi dans les attaques quasi-simultanées de trois installations de la police à Lahore, dans l'est et le nord-ouest du Pakistan.

Les trois attaques ont visé un bâtiment gouvernemental et deux écoles de police à Lahore (est), capitale culturelle du Pakistan, qui a été paralysée pendant plusieurs heures.

Selon les premiers éléments de l'enquête, ce sont des 'talibans' de la région frontalière avec l'Afghanistan et des militants du Punjab qui auraient exécuter l’opération . "C'est une opération talibane, soutenue par des groupes locaux", a estimé le chef de la police anti-terroriste de Lahore,

http://fr.news.yahoo.com/

http://www.lematin.ch/flash-info/monde/pakistan-attentat-fait-8-morts-nord-ouest

16-10

Vendredi matin : double attaque d’un commissariat de police de Peshawar, dans le nord-ouest du pays. Au moins treize personnes, dont trois policiers, ont été tués par trois kamikazes, dont une femme.

L’attentat n'a pas été revendiqué..

L'attentat de vendredi visait un commissariat de police pourtant très protégé, situé près d'une mosquée de Peshawar, principale ville de la province de la frontière du Nord-Ouest, fief des talibans.

Une voiture remplie d'explosifs a été lancée contre l'entrée principale du commissariat, alors qu'une moto conduite par un homme avec une passagère qui en est descendue, a expliqué le chef de la police de Peshawar Ali Kahn. La kamikaze a alors couru vers les bâtiments abritant les quartiers des policiers et a fait exploser sa charge, tandis que le motocycliste lançait son engin contre la voiture piégée.

16/10

http://fr.news.yahoo.com/

Les résistants afghans volent au secours des pakistanais.

Selon le correspondant de la télévision « Al Jazeera » en Afghanistan, Ahmed Zaïdane, croit savoir que près de 1.500 combattants Afghans ont réussi à rejoindre la province du Waziristân, dans le nord-ouest du Pakistan, pour prêter main forte aux islamistes pakistanais face à l’offensive de l’armée d’Islamabad dans la région.

20/10

http://www.mediarabe.info/spip.php?breve2175

23-10

Un kamikaze  a tué sept personnes dont deux soldats, et en blessant treize autres vendredi dans une attaque kamikaze contre un point de contrôle situé près d'installations militaires, dans le nord du Pakistan, selon la police.

L'attaque a eu lieu près du complexe aéronautique de Kamra, un site associé au programme d'armes nucléaires du pays.

D'après les experts militaires étrangers, c'est sur cette base que le Pakistan stocke des éléments de ses missiles nucléaires, ou les avions qui peuvent les transporter.

C'est la deuxième fois que ces vastes installations sont visées par un attentat.

Kamra se trouve à une cinquantaine de kilomètres d'Islamabad.

23/10

http://fr.news.yahoo.com/3/20091023/

www.canoe.com

25-10

Un policier pakistanais a été tué dans une attaque kamikaze à proximité d'un poste de péage à l'est d'Islamabad, déclare la police.

Le kamikaze, resté au volant de sa voiture, a bénéficié de l'aide d'un complice pour attirer des policiers avant de faire exploser sa charge à leur approche, a précisé un responsable de la police.

25/10

http://fr.news.yahoo.com/
25-10

"Un hélicoptère MI-17 en mission de ravitaillement s'est écrasé en raison d'une erreur technique à Nawapass, dans le district de Bajaur. Six soldats ont péri dans l'accident", a indiqué l'armée dans un communiqué.

Un premier bilan, d'une source militaire ayant requis l'anonymat, avait fait état de trois officiers tués et deux soldats blessés.

L'hélicoptère venait de ravitailler en essence et en rations un poste isolé, selon cette source.

http://www.romandie.com/ats/


b) Forces pakistanaise

L'armée lance l'offensive au Sud-Waziristan

L'armée pakistanaise a lancé ce samedi son offensive terrestre, dans le nord-ouest du pays près de la frontière afghane.

"L'opération terrestre a débuté", a déclaré à Reuters Tariq Hayat Khan, ministre chargé des régions tribales pachtounes, sans fournir d'autres détails.

Des responsables des services de renseignement ont précisé que les forces gouvernementales, qui suivent trois axes de progression, avaient rapidement rencontré une résistance. Jusqu'ici, quatre militaires ont été blessés dans les combats.

Les gouvernementaux avaient intensifié ces derniers jours leurs bombardements sur ce bastion des militants d'Al Qaïda et des taliban.

Au total, 28.000 soldats devraient participer à l'offensive contre les combattants qui seraient environ 10.000.

Cinq cents commandos des forces spéciales étaient arrivés sur place vendredi.

Plus de 80.000 civils ont quitté la région pour ne pas se retrouver pris dans les combats.

Peu avant le début de l'attaque terrestre, les autorités pakistanaises avaient imposé le couvre-feu sur les routes du Sud-Waziristan afin de protéger les convois militaires.

Les liaisons téléphoniques ont apparemment été suspendues dans la région.

Trois soldats ont été blessés et cinq autres blessés ces dernières heures lorsque des bombes ont explosé au passage des convois de troupes au Sud et au Nord-Waziristan, ont annoncé les services de renseignement.

Les Etats-Unis, confrontés à l'intensification des attaques de la résistance en Afghanistan, ont accru pour leur part les attaques de drones à partir de septembre 2008.

Depuis le début de l'année, 42 attaques de drones américains ont été dénombrées, contre 32 l'an dernier, selon un bilan établi par Reuters sur la base d'informations en provenance du Pakistan.

Ces attaques ont fait plusieurs centaines de morts des résistants , mais surtout  des civils.

Le responsable  taliban pakistanais Baitullah Mehsud a été tué par un drone américain en août (voir article … se manifeste…

17/10.

http://www.lepoint.fr/actualites/2009-10-17/l-armee-pakistanaise-lance-l-offensive-au-sud-waziristan/1037/0/386623

 

Offensive terrestre et aérienne.

Auparavant, un haut responsable de l'armée, sous couvert de l'anonymat, avait déclaré à l'AFP que "des forces se dirigent vers le territoire des Mehsud, il ne s'agit pas pour l'instant de la totalité de nos troupes mais d'éléments qui doivent prendre pied là-bas".

Un couvre-feu illimité a également été imposé dans certains secteurs du Waziristan du Sud, d'où environ 90.000 civils ont fui depuis début août.

L'armée et le gouvernement se sont donc accordés pour précipiter l'offensive terrestre, assuraient samedi les médias pakistanais.

Un autre officier des forces de sécurité a confirmé les mouvements de troupes dans cette zone au relief extrêmement montagneux, fief de dizaines de milliers de talibans pakistanais, afghans et de combattants étrangers d'Al-Qaïda très aguerris.

Mais l'offensive terrestre n'a pas été officiellement déclenchée, selon des hauts responsables militaires.

L'une d'elles a assuré à l'AFP que l'opération contre le TTP devrait impliquer au sol quelque 60.000 militaires au total. "Ce sera une opération-éclair car nous devons garder à l'esprit les conditions météorologiques: on doit essayer de terminer l'opération avant l'hiver", a expliqué à l'AFP le responsable militaire.

17/10

http://www.rtlinfo.be/info/monde/international/279331/pakistan-offensive-terrestre-et-aerienne-conte-le-bastion-des-talibans

18-10

L'armée pakistanaise pilonnait dimanche à l'artillerie lourde les positions des combattants islamistes dans le Waziristan du Sud, au lendemain du lancement d'une offensive majeure contre les talibans alliés d'Al-Qaïda dans le nord-ouest du Pakistan.

18/10

http://www.rtlinfo.be/info/monde/international/279503/pakistan-60-rebelles-tues-dans-l-offensive-anti-talibans

18-10

Selon des experts, une offensive terrestre au Waziristan pourrait se solder par un désastre pour des troupes entraînées à la guerre conventionnelle et non à la contre-insurrection, dans une région où il est extrêmement difficile d'acheminer chars et pièces d'artillerie lourde.

Les nombreuses opérations militaires lancées par le passé n'ont engrangé que des succès limités et l'armée a déjà perdu 2.000 hommes depuis 2002.

18/10

http://www.rtlinfo.be/info/monde/international/279503/pakistan-60-rebelles-tues-dans-l-offensive-anti-talibans

18-10

L'armée pakistanaise pilonnait dimanche à l'artillerie lourde les positions des combattants dans le Waziristan du Sud, au lendemain du lancement d'une offensive majeure.

Les talibans continuaient d'offrir dimanche une âpre résistance à l'armée pakistanaise.

Equipés de roquettes et d'armes lourdes, les combattants ont opposé une vive résistance dans la zone de Sharwangi, la première en territoire des tribus Mehsud, qui composent le gros de l'encadrement et des combattants du Mouvement des Talibans du Pakistan (TTP).

L'aviation est entrée en action en menant des raids sur les localités de Ladha et Makeen, dans le nord du district où cinq repaires de talibans ont été détruits, a indiqué à l'AFP un officier sous le couvert de l'anonymat.

L'armée est cependant parvenue à s'emparer du village de Spinkai Raghzai et à mettre en place un checkpoint près de Kotkai, a affirmé un autre responsable militaire..

Des responsables militaires ont évoqué une durée de six à huit semaines pour cette offensive, l'objectif étant de terminer avant l'arrivée des premières neiges.

Plus de 100.000 personnes ont fui le district tribal du Waziristan du Sud, dans le nord-ouest du Pakistan.

Les autorités avertissent que le nombre de déplacés pourrait atteindre 200.000.

 (AFP) –

18.10.2009

http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Pakistan_les_talibans_resistent_a_l_armee_plus_de_.htm?&rub=2&xml=newsmlmmd.4e5caaec299b3440eac131b4e7a559d4.201.xml

19-10

Six soldats ont été tués au cours des 24 premières heures de la bataille.

Dans le nord-ouest du Pakistan les deux parties prétendent avoir pris l'avantage lors de cette vaste offensive qui mobiliserait plus de 30.000 soldats.

Les résistants ont prévenu qu'ils se battront jusqu'à leur "dernière goutte de sang" pour défendre leur fief du Sud-Waziristan.

19/10

http://fr.news.yahoo.com

19-10

Cette opération de reconquête pourrait durer deux mois. Le général Athar Abbas, porte-parole de l'armée, a récemment déclaré à l'Associated Press que l'assaut terrestre visait le territoire des Mehsud, soit environ la moitié du Sud-Waziristan, où se trouveraient 10.000 résistants locaux et environ 1.500 combattants étrangers, originaires d'Asie centrale pour la plupart

19/10

http://fr.news.yahoo.com

24-10

Les militaires ont pris d'assaut une base dirigé par Hakimullah Mehsud dans la zone tribale du Sud-Waziristan (Pakistan), rapportent samedi les médias européens, citant un représentant des forces de l'ordre qui a requis l'anonymat.

"La nuit, les forces de sécurité ont établi un contrôle de la base à Kotkai, et maintenant, l'opération axée sur l'extermination des combattants extrémistes est en cours. Il s'agit d'une conquête très importante, car c'est précisément dans cette ville que se trouvaient Hakimullah Mehsud et Qari Hussain", a-t-il souligné.

RIA Novosti


Troupes d'occupation

USA  

24-10

Quatorze personnes ont été tuées samedi dans une attaque de drone américain dans les zones tribales du nord-ouest du Pakistan, à la frontière avec l’Afghanistan, a annoncé à l’AFP un responsable local. La frappe a visé une maison du village de Damadola, à 15 km au nord de Khar, la principale ville du district de Bajaur.

Un autre responsable a précisé que la frappe aurait viser un chef local du Mouvement des Talibans du Pakistan (TTP), le maulvi Faqir Mohammad.

Plusieurs membres de sa famille figureraient parmi les victimes et huit autres auraient été blessées.

Des informations indiquent que le maulvi se trouvait dans la maison, mais qu’il l’avait quittée 10 minutes avant la frappe.

http://www.lesoir.be/actualite/le_fil_info/index.shtml#734404



   «Qu'il s'agisse d'une attaque ou d'une attaque par drone,
Pour moi c'est la même chose, un Pakistanais a été tué "

 

Bombing Victims

Dead = 2770, Injured = 6996, Total = 9766 and Counting…

Drone Attacks Victims

Dead = 904, Injured = 305, Total = 1209 and Counting…

 

Success Rate of Drone Attacks against Al-Qaeeda =3%  

Les données sont recueillies à partir des rapports des médias, les hôpitaux, et internet.

Toutes les données sont accessibles au public et il n'y a pas de données classées ici. ".

Pakistan Body Count: http://www.pakistanbodycount.org/

 



n° 32 - Journal de PAKISTAN - 06-10 au 25-10 -Suite - : Les Etats-Unis très attentifs aux 'fragiles' progrès du Pakistan.

n° 32 -  Journal de PAKISTAN - 06-10 au 25-10  -Suite  - : Les Etats-Unis très attentifs aux 'fragiles' progrès du Pakistan.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de PAKISTAN.

n° 32- 06-10 au 25-10

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


Avant propos

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Sommaire.

1 Au jour le jour (Fin)

2 Positions

3 Politique

a) locale

b) Usa

4 Institutions internationales

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 William Grisby Vado : Des médias alternatifs pour une grande cause.

6 Brèves

6-1 Sue Pleming : Les Etats-Unis très attentifs aux ‘fragiles’ progrès du Pakistan.

6-2 Offensive au Waziristan: conditions défavorables à l'armée pakistanaise.


2 Les forces en présence

Résistance

17-10

Le TTP dispose de 20.000 à 25.000 combattants dans les zones tribales dont 10.000 à 12.000 au Waziristan du Sud, épaulés par des combattants étrangers arabes

(AFP) –

Qualifiées par le président Obama d'"endroit le plus dangereux du monde pour les Américains", les zones tribales du nord-ouest du Pakistan sont considérer d’être le sanctuaire d'Al-Qaïda et une base-arrière des talibans afghans, soutenus par les talibans pakistanais dont c'est le fief.

17/10

 (AFP)


Troupes d'occupation

USA

X

Otan-Isaf

X

Troupes Afghane



2 Positions

Résistance 

Hakimullah Mehsud se manifeste

Le chef des taliban pakistanais,( Hakimullah Mehsud)  que les autorités américaines et pakistanaises pensaient mort, s'est manifesté en rencontrant des journalistes dans son bastion du Sud-Waziristan.

Hakimullah Mehsud, devenu chef des taliban pakistanais après la mort de son prédécesseur, Baitullah Mehsud, paraît en bonne santé sur les images diffusées lundi par la station de télévision pakistanaise Dawn.

Les services de renseignement américains et pakistanais pensaient que Hakimullah Mehsud avait pu trouver la mort lors d'un accrochage il y a quelques semaines.

Il a présenté à la presse Qari Safar, soupçonné d'être responsable d'une attaque à la bombe au consulat des Etats-Unis à Karachi et pour la capture duquel Washington offre une récompense de cinq millions de dollars.

L'opération médiatique du chef des taliban intervient alors que l'armée pakistanaise s'apprêterait à lancer une vaste offensive dans le Sud-Waziristan, province frontalière de l'Afghanistan.

Le Pakistan a dit ces derniers temps qu'il ne pouvait pas passer à l'offensive en raison d'un manque d'hélicoptères, de véhicules blindés et d'armes de précision mais, à Washington, on juge que l'armée pakistanaise est désormais prête.

5/10

http://www.lexpress.fr/actualites/2/le-chef-des-taliban-pakistanais-se-manifeste_792334.html



3 Politique

a) Locale

Sur le terrain

Xe Worldwide

A Karachi, l’antenne de Blackwater – appelée aujourd’hui Xe Worldwide - serait dirigée par Craig Davis, sous couvert de Creative Associates International Inc, une de ses ramifications.

A Islamabad, la police pakistanaise a perquisitionné les bureaux de la société Inter-Risk company qui assure la sécurité de l’ambassade et des consulats étasuniens.

Elle est soupçonnée de liens avec Blackwater. Une importante quantité d’armes introduites illégalement a été saisie.

http://www.nation.com.pk/pakistan-news-newspaper-daily-english-online/Politics/15-Sep-2009/Xe-Worldwide-Blackwater-spreads-tentacles-to-Karachi

http://www.tulsaworld.com/news/article.aspx?subjectid=13&articleid=20090920_13_A6_APakis779448


Occupation du Pakistan.

Shah Mehmood Qureshi, a exhorté un engagement US à long terme.

07-10 

Le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Shah Mehmood Qureshi, a exhorté mardi les Etats-Unis à s'engager sur le long terme aux côtés de son pays, de l'Afghanistan et de la région entière.

Son appel intervient en pleine réflexion du président Barack Obama sur la révision de la stratégie américaine en Afghanistan, où l'état-major le presse d'envoyer des renforts tandis que des responsables militent pour une mission réduite et plus ciblée contre l'insurrection.

A l'issue d'un entretien avec son homologue Hillary Clinton, Qureshi a fait allusion à la décision américaine d'abandonner l'Afghanistan aux talibans locaux après le retrait soviétique en 1989, et a demandé à Washington d'en tirer les leçons.

"Ce que nous souhaitons désormais, c'est un engagement à long terme", a dit le ministre pakistanais à la presse.

"Pourquoi dis-je cela ? Parce que la population de la région doit être rassurée sur le fait que les Etats-Unis ont une vision à long terme, pas seulement pour l'Afghanistan ou le Pakistan, mais pour toute la région", a-t-il ajouté.

"Il faut garder à l'esprit l'incohérence du passé et nous devons apprendre à tirer les leçons des erreurs du passé", a-t-il insisté, sans évoquer ouvertement l'Afghanistan.

Le Pakistan est considéré par les Etats-Unis comme un acteur clé de la région, comme en témoigne le texte adopté au Congrès le 30 septembre pour tripler l'aide non militaire( ?)  à Islamabad, portée à 1,5 milliard de dollars annuels pendant cinq ans.

Beaucoup de Pakistanais estiment que Washington souffle le chaud et le froid avec eux au gré de ses seuls intérêts, et l'administration Obama tente de battre cette idée en brèche, notamment avec cette aide qui doit contribuer au développement économique et social.

Après un entretien avec Qureshi, le sénateur démocrate John Kerry, co-auteur du texte sur l'aide, a dit que les Américains ne voulaient pas s'ingérer(…)  dans les affaires internes du Pakistan et qu'aucune condition préalable n'était posée…

Seule l'aide militaire s'accompagne de dispositions stipulant qu'elle sera suspendue si le Pakistan ne participe pas à la lutte contre les "terroristes" et au démantèlement des réseaux de la prolifération nucléaire.

Arsah Mohammed et Susan Cornwell, version française Grégory Blachier

http://fr.news.yahoo.com/4/20091007/twl-pakistan-usa-41953f5_1.html



b) Usa

Obama -Clinton

Obama

15-10

Ces derniers jours, les collaborateurs du président américain, Barack Obama, ont signifié que sa nouvelle stratégie pour le conflit en Afghanistan ferait une place importante au Pakistan, son porte-parole, Robert Gibbs, soulignant que « la plupart, sinon presque tous » les membres du réseau d’Ossama bin Laden qui chercheraient à s’en prendre à nouveau aux Etats-Unis étaient au Pakistan.(…)
15/10

http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2009/10/14/bref2.htm

Clinton

15-10

Commentant la recrudescence des attaques des talibans au Pakistan, la secrétaire d’Etat Clinton, a affirmé qu’Obama avait « confiance » dans le contrôle du Pakistan sur ses armes nucléaires. « Nous ne voyons pas de preuve que (les résistants) vont prendre le pouvoir », a-t-elle souligné.
Et, sous la pression intense de Washington, l’armée pakistanaise a lancé récemment des offensives dans le nord-ouest.

http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2009/10/14/bref2.htm


Occupation du Pakistan

Le général Petraeus et le sénateur Kerry devaient rencontrer des responsables pakistanais.

Visite du commandant David Petraeus, chef du Central Command et à ce titre supervisant les guerres d'Irak et d'Afghanistan, et celle du sénateur John Kerry. Ils vont rencontrer de hauts responsables pakistanais, a annoncé l'ambassade des Etats-Unis.

19/10

http://fr.news.yahoo.com/



Otan-Isaf

Sur le terrain

Le Pakistan demande à l'Otan de fermer la frontière afghane.

Les premiers jours, les quelque 28.000 soldats pakistanais lancés sur le front n'ont rencontré qu'une faible résistance, mais les combats se sont intensifiés à mesure que l'armée pakistanaise s'est rapprochée des principales bases des insurgés, dans les montagnes.

Mercredi, des hélicoptères de combat et l'artillerie sont entrés en action contre des bastions de Makeen et Ladha. Des échanges de tir nourris ont également eu lieu à Kotkai, la ville de Qari Hussain Mehsud, par ailleurs ville natale du chef du Tehrik-e-Taliban, Hakimullah Mehsud.

Les forces de sécurité en avaient brièvement pris le contrôle dans la nuit de lundi à mardi, mais les insurgés l'ont reprise depuis.

L'état-major a exhorté les forces de l'Otan en Afghanistan à fermer la frontière entre les deux pays "afin d'empêcher les mouvements transfrontaliers et de stopper la circulation d'armes".

L'appel a été relayé par le président de la commission conjointe pakistanais des chefs d'état-major, le général Tariq Majid, lors de discussion avec son homologue britannique, Sir Jock Stirrup.

Ces derniers jours, des journaux pakistanais ont signalé que la Force internationale (Isaf), sous commandement de l'Otan, avait abandonné des postes-frontière situés en Afghanistan, face au Sud-Waziristan.

Ces départs, ajoutent-ils, permettent aux résistants afghans de venir en aide aux pakistanais ou à ces derniers de fuir les combats.

Dans un communiqué militaire diffusé tard mardi soir, le général Majid insiste sur la nécessité d'une "synchronisation des efforts menés de part et d'autre et d'un partage en temps réel des renseignements relatifs aux opérations en cours".

D'après l'armée pakistanaise, 90 résistants et 13 soldats ont été tués depuis le déclenchement de l'offensive, un bilan impossible à confirmer de source indépendante.

Les journalistes étrangers sont tenus à l'écart de la zone de combat, très dangereuse pour les reporters pakistanais.

L'offensive au Sud-Waziristan, un territoire montagneux de 6.600 km² est bien entendu suivi de près par les Etats-Unis et les autres puissances engagées en Afghanistan.

21/10

http://fr.news.yahoo.com/4/20091021/twl-pakistan-offensive-41953f5.html



Les alliés

Comité Nobel

Barack Obama, Prix Nobel de la Paix 2009

Le plus prestigieux des Nobel a été décerné ce matin à Oslo.

Le jury a annoncé récompenser chez le président américain «ses efforts extraordinaires en vue de renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples».

«Le comité a attaché beaucoup d’importance à la vision et aux efforts d’Obama en vue d’un monde sans armes nucléaires», a déclaré le président du comité Nobel norvégien, Thorbjoern Jagland.

Le prix sera remis à Oslo le 10 décembre, date-anniversaire de la mort de son fondateur, l’industriel suédois Alfred Nobel. Il consiste en une médaille, un diplôme et un chèque de 10 millions de couronnes suédoises (près d’un million d’euros).

Commentaire

Pourquoi lui?

Ou plutôt, pourquoi maintenant déjà?

L’histoire des prix Nobel de la Paix est semée de décisions critiquées, mais celle-ci va être une des plus controversées. Pire, elle risque d’être contre-productive.

Malgré la sympathie qu’inspire Barack Obama dans le monde, le fait est qu’il n’a encore rien prouvé. …

Si on observe la politique étrangère du président – du moins ce qu’on en a vu jusqu’ici, qui ne suffit pas à tirer quelque bilan que ce soit – on voit d’abord un homme très emprunté sur les deux dossiers les plus brûlants du moment: le Proche-Orient et l’Afghanistan.

Dans le premier cas, Barack Obama s’est fait moucher par les Israéliens à fin septembre et cherche pour l’instant une façon de rebondir.

Dans le second, il consulte sur l’avenir d’une force internationale qui n’arrive plus à juguler les ‘rebelles’ et cautionne un régime corrompu.

Si on observe sa politique intérieure, on voit des chantiers (santé, climat) qui, pour l’instant, prennent du retard tandis que, si Wall Street reprend des couleurs, le dollar chute et l’économie réelle des Etats-Unis ne se porte pas mieux qu’il y a un an, avec un chômage approchant les 10%.

Il en résulte un climat politique tendu.

Les attaques ont gagné en violence cet été ne diminuent pas d’intensité.

Dans ces conditions, le Nobel de la paix risque d’attiser les tensions plus qu’il ne les calmera. On entend déjà l’usage qu’en feront les télévisions et radios néo-conservatrices. Paradoxalement, ce prix qui doit célébrer un rassembleur va probablement polariser.

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/dd4e7bc6-b4b1-11de-86ab-756874689762



Dans le monde

France

Vers la levée du ‘secret défense’ concernant l'attentat de Karachi 

Des documents sur l'attentat de Karachi du 8 mai 2002, au Pakistan, devraient faire bientôt l'objet d'une déclassification à la demande des juges parisiens chargés de l'enquête.

La Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN) a en effet émis un avis favorable à la déclassification de 40 documents concernant cette affaire, indique vendredi le "Journal officiel".

La CCSDN avait été saisie par le ministre de la Défense Hervé Morin, qui devrait suivre son avis.

L'attentat de Karachi avait fait 14 morts, dont onze salariés français de la Direction des constructions navales (DCN), en mai 2002.

Après avoir mis en avant l'hypothèse d'une action d'Al Qaïda, les juges Marc Trévidic et Yves Jannier se penchent à présent sur l'hypothèse d'un différent entre des services pakistanais et la France, lié à l'arrêt du versement de commissions en marge d'un contrat de sous-marins.

9/10


n° 32 - Journal de PAKISTAN - 06-10 au 25-10 -Fin - : Les Etats-Unis très attentifs aux 'fragiles' progrès du Pakistan.

n° 32 -  Journal de PAKISTAN - 06-10 au 25-10  -Fin  - : Les Etats-Unis très attentifs aux 'fragiles' progrès du Pakistan.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de PAKISTAN.

n° 32- 06-10 au 25-10

C.De Broeder & M.Lemaire



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Avant propos

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Sommaire.

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 William Grisby Vado : Des médias alternatifs pour une grande cause.

6 Brèves

6-1 Sue Pleming : Les Etats-Unis très attentifs aux ‘fragiles’ progrès du Pakistan.

6-2 Offensive au Waziristan: conditions défavorables à l'armée pakistanaise.


http://fr.news.yahoo.com/4/20091009/tts-france-justice-ka...


 


 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

5-1 William Grisby Vado : Des médias alternatifs pour une grande cause.

« Les médias de communication sont avant tout des entreprises, des corporations, qui cherchent à générer du profit. Et à la différence du pouvoir politique, celui des médias n’est pas soumis à des limites, ni aux règles strictes de transparence qui sont exigées pour les politiques. Il est urgent que nous comprenions que nous devons être très prudents quant à la prétention de certains médias de s’arroger la représentation de l’intérêt public, et de se substituer dans cette fonction aux représentants démocratiquement élus ».

Ce qui précède n’est pas une réflexion nouvelle. Des centaines de chercheurs en sciences sociales l’ont dénoncé dès le XIXème siècle, et bien qu’il reste des journalistes au service des maîtres du pouvoir médiatique qui continuent à nier cette réalité et répandent la fiction d’une presse « indépendante », « apolitique » et sans parti, c’est un fait incontestable. A tel point que le 26 août 2009, le président du Costa Rica, Oscar Arias, l’a rappelé, lui qui est un personnage peu suspect de « gauchisme ».

Lénine disait que « les ouvriers savent bien, et les socialistes de tous les pays l’ont constaté des millions de fois, que cette liberté (de la presse) sera une mystification tant que les plus grandes imprimeries et les plus grandes réserves de papier seront entre les mains des capitalistes, et tant qu’existe le pouvoir du capital sur la presse, pouvoir qui se manifeste dans le monde entier avec une immense clarté, netteté et cynisme, et d’autant plus que se développent la démocratie et le régime républicain, comme, par exemple, en Amérique du Nord. Les capitalistes appellent « liberté de la presse » la liberté de corruption de la presse par les riches, la liberté d’utiliser la richesse pour fabriquer de toute pièce et falsifier la supposée « opinion publique ». Les défenseurs de la « démocratie pure » se manifestent aussi dans ce cas comme des défenseurs du plus immonde et vénal système de domination des riches sur les médias de masse, et en deviennent des menteurs qui trompent le peuple et qui, avec des phrases belles mais fausses jusqu’à la moelle, le détournent de la tâche historique concrète de libérer la presse de sa soumission au capital »

Qu’ont Arias et Lénine en commun pour que chacun, au départ de positions de classe antagonistes, aboutissent à des conclusions semblables ?

En 1880, à New-York, le journaliste John Swinton confessait que « le travail des journalistes consiste à utiliser le mensonge pur et simple, pervertir, diffamer et adorer le « Mammon » (l’argent) à ses pieds, pour détruire la vérité, et pour vendre son pays et son humanité pour manger chaque jour. Cela vous le savez et je le sais, mais quelle est cette illusion de célébrer une presse indépendante ? Nous sommes les instruments et les vassaux de ces riches qui se cachent dans les coulisses. Nous sommes des marionnettes pour ceux qui en tirent les ficelles, et nous dansons. Nos talents, nos potentiels et nos vies sont propriétés d’autres hommes. Nous sommes des prostitués intellectuels ».

Deborah Davis, dans son livre « Katherine The Great » (1991), raconte qu’un agent de la CIA a révélé que les agents « peuvent trouver des journalistes moins chers qu’une bonne prostituée, pour 200 dollars le mois ».

Pour sa part l’ex-directeur de la CIA (1973-1976), William Colby, affirmait- avec un brin d’orgueil- que la centrale « contrôlait tout ce qu’il y avait d’important dans les moyens de communication ». A peu près rien n’a changé dans ces médias de communication convertis en toutes-puissantes corporations multinationales, devenant même une expression du pouvoir du capitalisme.

Tous ces commentaires décrivent la réalité de la société capitaliste à toutes les époques, et le Nicaragua ne fait pas exception. Il reste des vassaux, des marionnettes, des prostitués intellectuels, donc l’objectif impérieux est de détruire la possibilité qu’a le pays actuellement de résoudre ses problèmes structurels (faim, ignorance, mortalité, retard, chômage).

Un des commentaires que l’on entend le plus souvent à l’extérieur, c’est que les journalistes ne savent pas ce qui se passe au Nicaragua, ni à qui se fier. Ils se sentent sujets à la confusion entre autres raisons parce que lorsqu’on lit la version digitale des journaux d’opposition, on croit que le pays va droit au chaos, qu’il subit une dictature, qu’il y a de la répression et des persécutions politiques, que le gouvernement est corrompu et incapable, que la population appauvrie a été abandonnée à son triste sort, que les nicaraguayens sont dans un état pire que jamais. En somme, ils ont créé leur propre pays, une réalité virtuelle accommodée exactement pour leurs intérêts, et dont l’unique objectif est de harceler et faire tomber un gouvernement démocratiquement élu.

Le président équatorien Rafael Correa a signalé que « nous avons vaincu ceux qui ont détenu le pouvoir pour l’exercer en faveur des privilégiés, mais pas le pouvoir lui-même. Il y a toujours des pouvoirs factuels. Et surtout ce terrible pouvoir qu’est le pouvoir de l’information »

La journaliste et écrivain espagnole Maria Toledano affirme qu « il existe une relation historique, connue, qui unit information et pouvoir. C’est une relation stable, propre, ordonnée comme un saint sacrement, comme un bon petit mariage bourgeois. Les entreprises propriétaires des grands moyens de communication (qui à leur tour détiennent une infinité d’autres entreprises multinationales) décident, en accord avec leurs intérêts et ceux de leurs annonceurs, de ce qui se publie, comment et quand. Les filtres (qui se trompent rarement) sont fixés par les directives, véritables lignes de transmission – chiens de la presse – de leur actionnariat et répondent aux spectateurs sans défense avec une petite dose de vraisemblance (un regard apparemment innocent sur le monde) qui n’a rien à voir avec la vérité des faits décrits, ni avec le principe de base – répété par eux-mêmes jusqu’à plus soif – de l’objectivité ».

Le facteur peur

Depuis que la société est divisée en classes sociales, le principal facteur de domination des unes sur les autres a toujours été la peur. Le psychiatre et écrivain argentin Pacho O’Donnel, dans son livre « La sociedad de los medios » (2009), décrit ce sentiment qui paralyse et réduit les mécanismes humains de défense naturelle comme « le plus puissant des mécanismes pour influer sur la conduite des personnes. Pour cela les peurs sont fabriquées au fur et à mesure des nécessités politiques et économiques des élites qui gouvernent. La peur de la mort est la base de toutes les autres. Mais il y en a d’autres. Et elles semblent liées les unes aux autres. Elles dépendent les unes des autres et se renforcent l’une l’autre : la peur d’être différent, de perdre ce que l’on a, du futur, de ne pas être aimé, de l’échec, de la souffrance, de la folie, de l’insécurité urbaine, de la vieillesse, de la solitude ».

O’Donnel affirme que le facteur peur a saisi pratiquement toute la planète depuis l’hégémonie de l’impérialisme nord-américain et de ses affiliés, « et le développement des techniques modernes de communication massive qui ont permis d’infiltrer les éléments du cocktail « menaces et dangers » dans chaque foyer du monde. La grippe A, comme tant d’autres « menaces », fait partie de ce panel de peurs fabriquées de façon industrielle, de façon systématique, par les maîtres du monde ».

Toledano se demande : « Quel contre pouvoir informatif peut garantir la qualité et la véracité des informations diffusées, si ceux en qui nous avons déposé notre confiance mentent ? ».

Lénine croyait que la presse socialiste devait être « un moyen d’éducation et de cohésion entre les classes réellement avancées », et que « quand les masses connaissent tout, elles peuvent émettre des jugements sur tout et se résoudre consciemment à tout ».

L’uruguayo-vénézuélien Aram Ahoronian, un des fondateurs de teleSUR, met en garde cependant contre un des plus gr